--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jubi Carter roin
ihraru
Brumt Mniversity
JOHN CARTER BROWN
LIBRARY
Purchased from the
Trust Fund of
Lathrop Colgate Harper
LITT. D. --- Page 3 ---
Coeigee e 30 --- Page 4 --- --- Page 5 ---
OBSERVATIONS
SUR
LE TÉTANO - S;
Ses différences, 3 fes caufes, fes fymptômes, avec le traitement
de cette maladie & les moyens de la prévenir.
Pxicipirs
D'un Difcours fur les moyens de Ferfedtionner la Médecines
Pratique fous la zone torride,
Suivies d'Obfervations fur la fanté des femmes enceintes dans
ces Régions ; leurs maladies aux différentes époques de la
grofferfe; l'accouchement & fes fuites; la confervation des
nouveau-nés jufqu'à Padolefcence.
Terminées par le rapprochement des vices & des abus des
hôpiraux d'entre les tropiques, & les moyens d'y remédier.
PAR M. DAZILLE,
Pour fervir de développement & de fuite à ce que cet Auteura écrit
du Tétanos dans fes Ouvrages fur les maladies des Nigrse, &
furles maladies des climats chauds.
I nefuffit; pas au Médecin de bien ordonner it faut encore
faffc
concourir lc malade lui même à fa guérifon, ainfi que tous qu'il ceux
quile foignent, au de quif fon fort peut dépendre.
HIFPOCRATR, Aphorifme I.
A PARIS,
Chez PIANCHE ; Libraire, rue neuve del Richelieu-Sorbonne,
M. DCC. LXXXVIIL
Avec Approbation, & Privilige du Roi, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
A M O INSIEUR,
MONSIEUR A. PETIT,
Doéteur Régent 1 de la Faculté de Médecine de Paris, Profeffeur d'Anatomie & de Chirurgic au Jardin
Royal, ancien Infpeéteur des Hopitaux Militaires du Royaume ; de
P'Académie des Scienccs de Paris &
de Stockholm, &c. &c.
MoN MAITRE,
Jarfuivi vos favantes leçons pendant
plufieurs années ; c'ef après avoir puifé
dans ces fources fécondes, guej'ai pratiqué la Médecine & la Chirurgie entre
les tropiques. --- Page 8 ---
Cet Ouvrage étant le fruit de vos
principes ,je vous prie d'en agréer Phommage public 9 comme un tribut de ma
vive reconnoifance, de mon refped &
de mon inviolable attachement. Puilfent
ceux qui vous connoiffent, puiffent fiurtout mes Condifciples le trouver digne de
vous étre ofert!
DAZILLE --- Page 9 ---
A
Ae
BAS
DISCOURS
S UR
LES MOYENS DE PERFECTIONNER
LAMÈDECINE-PRATIQUE
ENTRI E LES TROFIQUES
mmt
S.r Pon confidère avec attention le
nombre & l'étendue des connoiffances
locales que le Médecin, arrivant dans
2 unc Colonie, doit indifpenfablemens
acquérir pour être en état d'y exercer
utilement fon état, quelqu'inftruit, quelque laborieux qu'il foit d'ailleurs, &
quelque zele qu'on lui fuppofe, 2 on ne
fera pas forpris que la Médecine ait fait
A
ROFIQUES
mmt
S.r Pon confidère avec attention le
nombre & l'étendue des connoiffances
locales que le Médecin, arrivant dans
2 unc Colonie, doit indifpenfablemens
acquérir pour être en état d'y exercer
utilement fon état, quelqu'inftruit, quelque laborieux qu'il foit d'ailleurs, &
quelque zele qu'on lui fuppofe, 2 on ne
fera pas forpris que la Médecine ait fait
A --- Page 10 ---
Moyens de perfelionner
de
fous la zone torride.
fi peu
progrès fituation des lieux &
En effet, la
de
l'air & les variétés
leurs produéions,
le climat & fes influences
fa température,
le
ordinaidiverfes, celles des vents
plus
les marais, leurs effets
rement régnans, funeftes en raifon de
plus ou moins
ou de. leur éloignement
leur proximité
habitations & des villes; les qualités
des
de vie des habitans,
des eaux, le genre
leurs traleurs mceurs, leur nourriture, manière de fe
vaux 2 & jufqu'à leur
doivent
vètir : tels font les objets qui
attention de lhomme
fixer la première
une fource
de Tart, & quilui préfentent
telle
d'obfervations utiles;
intariffable
Pétude qui doit précéeft, en un mot,
fincèrement
der fa pratique, s'il defire
de fes
-de bien mériter de Phumanité,
concitoyens & du Gouvernement.
établiffemens que les
Les premiers faits dans les vaftes réEuropéens ont
fe font formés
gions de la zone torride,
lenteur, &, pour ainfi dire, en
-avec --- Page 11 ---
la Médecine - Pratique,
tâtonnant. Cette: incertitude étoit inés
vitable dans des temps ou les lumières
& les connoiffances néceffaires
quoient
manpour prévoir, faifir & prévenir
les effets des différences extrêmes
devoit rencontrer en paffant
qu'on
des climats
rapidenient
tempérés dans les climats
brûlans : auffi des
épidémies, non moins
défaftreufes qu'inattenducs, ont 4 elles
fouvent forcé les premicrs Colons de
changer de fite, & même d'abandonner,
pendant des fiècles, le pays
loient établir.
qu'ils voua
Combien de milliers de ces
ainfi
hommess
tranfplantés, ont péri pour avoir
ignoré les préceptes fages & lumineux
d'Hippocrate, fur les diverfes influences
de l'air, ou pour avoir imprudemment
négligé de sly conformer! Suivant les
révolutions de chaque faifon, les changemens arrivés dans l'atmofphère & le
fitc des lieux, ce Prince de la médecine
prédifoit le genre de maladie qui alloit
régner dans telle ou tellc contréc, Ce
As
és, ont péri pour avoir
ignoré les préceptes fages & lumineux
d'Hippocrate, fur les diverfes influences
de l'air, ou pour avoir imprudemment
négligé de sly conformer! Suivant les
révolutions de chaque faifon, les changemens arrivés dans l'atmofphère & le
fitc des lieux, ce Prince de la médecine
prédifoit le genre de maladie qui alloit
régner dans telle ou tellc contréc, Ce
As --- Page 12 ---
Moyens de perfedionner
& profond Obfervateur fait défage
pendre dc ces circonftances, 2 non-feulement le plus grand nombre des maux
phyfiques qui affiégent T'humanité, mais
encore la majeure partie de nos affections morales. Il va enfin jufqu'à en déduire la diverfité des ufages des Peuples,
& celle de leurs gouvernemens.
C'elt en fuivant les traccs de ce grand
homme, qu'en Europc plufieurs Médecins célebres nous ont tranfmis la connoiffance des maladies
particulières
aux habitans des zonés tempérées.
Celles qu'on éprouve entre les tropiques font reftées prefqu'inconnucs; les
plus fréquentes, telles que les putridesmalignes; comme les plus rares, telles
que le tétanos.
Parcourons les caufes de ce' retardement funefte.
Dans les premiers temps de ces établiffemens au-delà, dcs mers, il n'y a
spaffé qu'un très-petit nombre de Médecins. Aujourd'hui, même, les Iflesdc --- Page 13 ---
la Midecine- Pratique.
$
France & de Bourbon n'en ont qu'un
& notre Colonie de
(1),
Cayenne, ainfi
que nos peuplades de la province de
Guyane, n'èn ont point st malgré la fré
quence des maladies qu'éprouvent les
habitans de ces contrées (2):
Avant de paffer dans les Colonies,
le plus grand nombre des Médecins,
n'ayant point été
préparés en Europe à
l'éxercice des différentes branches del'art
de guérir, fur-tour de la chirurgie
n'ont
(3),
pu- pratiquer que celle à laquelle ils fe font
confacrés; & dans ces.
(z) Encore eft-il membre du. Confeil Souveraina
(2)-1 Le Canada, partagé dans fa vafte
trois Gouvernemens, n'a' eu. qu'un feul étendue en.
faifoit (a réfidence à Quebec
Médecin qui
reftée vacante
: encore la. place eft-elle
depuis la
pendant plus de dix ans,
mort de M. Gautier,
c'eftà-dire,
le Beau,. au moment du
jufqu'à l'arrivée de M..
Royales &
fiège de Quebec. Les I4les.
T'Acadie, n'én Saint-Jean, ainfi que nos établiflemens da
ont jamajs ' eu.
G) Voyet pag. I5I & fuivantes,
mats chauds.
maladies des clia
A3.
: encore la. place eft-elle
depuis la
pendant plus de dix ans,
mort de M. Gautier,
c'eftà-dire,
le Beau,. au moment du
jufqu'à l'arrivée de M..
Royales &
fiège de Quebec. Les I4les.
T'Acadie, n'én Saint-Jean, ainfi que nos établiflemens da
ont jamajs ' eu.
G) Voyet pag. I5I & fuivantes,
mats chauds.
maladies des clia
A3. --- Page 14 ---
de perfelionner
Moyens
dans nos camclimets, plus enccre que
d'Europe, le Médecin doit pof
pagnes
de toutes les partics
féder la connoiffance
être en état de remplir,
dc l'art, pour
feul, les fonaions * de plufieurs fujets
& qu'une multitude
fouvent difperfés,
le débordede circonitances, telles que
ment des rivières, &c., peuvent cmpddans des momens où
cher de raffembler
eft indif
la réunion de leurs fecours
penfable.
inçonftance ou par
Les uns 7 par
à la
d'autres motifs, fe font appliqués
des loix, & ont été faits
connoiffance
Cours Souveraines de
Confeillers des
fait leur
d'autres ont
ces érabliffemens;
Phiftoire naturelle,
unique occupation de
eft
feulement; il en
ou de la botaniqué
livrés à
enfin qui fc font exclufivement & les
Pagriculture; de forte que les uns
fe font tellement éloignés de la
autres
médicinale, qu'en 1763, j'ai
pratique
Médecin du
yu a Cayenne M. Artur,
vifites
de faire fes
Roi, fc difpenfer --- Page 15 ---
Ta Médecine. - Pratique,
d'hôpital, & confier le traitement
femme &de fes enfans.à
de fa
de la ville,
fe
un Chirurgien
affaires
pour livrer tout entier aux
du Confeil : indifférence
plus étonnante & plus
encore
répréhenfible
une Colonie oà l'art a d'aurant dans.
faire, que Pair des marais
plus à
fidérablement
diminue conles forces vitales.
L'opinion a marqué le rang de Médecin au deffous de celui de
voilà la fource decette
Confeiller:
cumulation
ou plutôt de ces
d'érats,
métamorphafes.
C'eft, encore l'opinion
lièrement donné
qui a particule non defavant à ceux:
qui ne s'attachent qu'a
chymic, à la
lanatomic, à la
branche de boranique, ou à telle autre
l'art (4). C'eftelle encore
dans d'autres
qui,
temps, a marqué moins:
d'égards pour les Médecins
qui en ont
font (4) Je. fuis bien éloigné de leur refufer ce titre
font trop utiles à l'art entier par les
: ils.
faire; ils paffent leur vie à
progrès qu'ils lei:
diria branche à laquelle ils fe font érudier, à approfonattachés, &c quelques
A4
, ou à telle autre
l'art (4). C'eftelle encore
dans d'autres
qui,
temps, a marqué moins:
d'égards pour les Médecins
qui en ont
font (4) Je. fuis bien éloigné de leur refufer ce titre
font trop utiles à l'art entier par les
: ils.
faire; ils paffent leur vie à
progrès qu'ils lei:
diria branche à laquelle ils fe font érudier, à approfonattachés, &c quelques
A4 --- Page 16 ---
Moyehs de perfedionner
exercé toutes les partics; ; Pillufion & lc'
préjugé ont même été portés jufqu'a conde cet enfidérer ceux qui s'occupent
femble, comme des amphibies. Mais,
dans un fiecle éclairé, des erreurs fi:
préjudiciables au bien public & à Thumanité, ne peuvent qu'être rejetées.
Colonies
Le Médecin - praticien des
n'obtiendra jamais que des fuccès médiocres, , peu foutenus, une réputation
éphémère, fi, avant de fe confacrer à
la pratique, il n'a étudié dans nos meilloures Univerfités, & d'une manière diftingués, Panatomie, la phyfiologie, Thygièné, la pathologic, la botanique, la
mois d'étude rendent le Médecin-ptaticien poffeffeur de
Jeurs découvertes. Mais, fi celui-ci leur doit fes applaudiffemens, gardons-nous de marquer moins de "conâdération pour le Médecin qui, réuniffant dans fa tète, a
& pouvant exercer les différentes branches de Part,
devient fi précieux dans les Colonies, ou, comme nous
venons de le dire, la réunion des fujets divers qui n'en
pofsèdent qu'une', eft fouvent indifpenfable & prefque
toujours impoflible, --- Page 17 ---
la Médecine- Pratiguei
chymie, les effets que les différens.p 9
fons produifent, la chirurgic
poifes parties, la médecine
dans toutes
cine criminelle
civile, la médeou du barreau, enfin la
médecine-pratique.
Ajoutons qu'il doit s'être
cette étude
préparé à
par celle des fciences préliminaires, & fur-tout de la
qui fert de bafe &
phyfique
branches
d'appui à toutes les
de la Médecine dont les détails
& les développemens
foutiennent
s'éclairent & fe
réciproquement.
Si-I l'on fouffre que le commun des
Médecins: n'ait que des idécs
& fuperficielles de ces différens générales
cette' tolérance ne doit jamais avoir objets >
à l'égard du Médecin du Roi de
lieu
Colonie, quia continuellement chaque
liers de malades à
des mil9 ciers de fanté à
conduire, des Offéclairer, à difbtribuer,à
maintenir, & auxquels fa primauté, les
devoirs de fa charge, les
de nos Rois & le bien de ordonnances
font une loi
Thumanité,
d'expliquer, en abrégé, la
cette' tolérance ne doit jamais avoir objets >
à l'égard du Médecin du Roi de
lieu
Colonie, quia continuellement chaque
liers de malades à
des mil9 ciers de fanté à
conduire, des Offéclairer, à difbtribuer,à
maintenir, & auxquels fa primauté, les
devoirs de fa charge, les
de nos Rois & le bien de ordonnances
font une loi
Thumanité,
d'expliquer, en abrégé, la --- Page 18 ---
Moyens de perfeclionner
& la pratique de ce grand art,
théorie liaifons & les rapports que fes partics
les
elles; & de faire exaétement,
ont entre
Tinfpeétion des caen leur préfence,
enfuite le rcfte du
davres, pour donner
temps à fa correfpondance.
ne
Le Médecin dont la capacité
embraffer Penfemble des différentes
peute
n'a ni le talent
branches de Part, qui
nécefde les tranfinettre, ni les qualités foncfaires pour remplir dignemént: des
tions d'une telle étendue, les perfedtion-
& les rendre utiles à chaque inftant,
ner
folliciter une place de cette imloin de
la refufer,
portance, doit au contraire
it
qu'au lieu de fe faire honorer,
parce
infailliblement dans le mépris.
tombera
Mais Phomme de l'art, qui en pofsède:
failit facileà fond toutes les partics,
diftingue
ment T'état de chaque malade;
de fes. complicala maladie prineipale
& morales, fi multipliées
tions phyfiques
n'emploie que des
entre les tropiques;
variés,
remedes fimplcs, éncrgiques, peu --- Page 19 ---
la Médecine- Pratigue:
II
& fur-tonr bien indiqués (5); imite la
nature dans fes opérations; calcule les
forces vitales au flambeau del'expérience;
tourne à Pavantage du malade la grande
aétion ou la foiblefle; fait connoitre à
fes fous-ordres les fymptômcs
avant-coureurs de chaque crife, & leur apprend
à n'en pas confondre l'effet avec celui
des remèdes.
Ses ordonnances, de facile exécution,
ne rebutent ni fes malades, ni fes fousordres; le fervice fe fait avec exadtitude;
les uns l'attendent pour être foulagés,
les autres pour leur inftrudtion; il lit
G) L'indication faifie, il faut s'en tenir au remède
qu'on a jugé le plus propre à la remplir; ; car rien n'eft
fi funefe que d'aller continuellement d'un remède à
un autre; ; en un mot, on doit fuivre en tout les voies
de la nature, & n'en être que le miniftre fidèle.
J'ai vu des ordonnances fi furchargées de médicamens
contraires à l'état du malade, que leur exécutien étoit
prefque toujours fuivie des plus funeftes effets. Souvent
auffi leur complication les rendoit impoffibles à exécuter, & cela étoit fi frappant, que les fous-ordres, les
ferviteurs & les malades eux-mèmes s'en appercevoienz,
de la nature, & n'en être que le miniftre fidèle.
J'ai vu des ordonnances fi furchargées de médicamens
contraires à l'état du malade, que leur exécutien étoit
prefque toujours fuivie des plus funeftes effets. Souvent
auffi leur complication les rendoit impoffibles à exécuter, & cela étoit fi frappant, que les fous-ordres, les
ferviteurs & les malades eux-mèmes s'en appercevoienz, --- Page 20 ---
de perfedionher
Moyens
toutes les
que
fur chaque phyfionomie fur lui.
efpérances font fondées
fe fait rendre
Dans les comptes qu'il d'une vifite à
de tout ce qui s'eft paffé
fa
Fautre, il encourage par fa douceur, le
& fon zèle; règle toujours
patience
fes vifites fur les befoins des
nombre de
toumalades &cl'exigence des cas ; prend
pour que le malade
tes les précautions
les entreprefoit fecouru à propos, que
& les fournifleurs ne fe difpenfent
neurs
fpécieux, de fourpas, fous des prétextes
& que
nir des alimens de bonne qualité,
des
le nombre des Aides-Chirurgicns, foit touApothicaires & des Infirmiers
proportionné à celui des malades
jours
à Peffet d'en-
& a Tefpece de maladies,
falles
dans toutesles
tretenir confamment
& la falubrité, fans lefquelles
la propreté
de guérifon.
on ne peut cfpérer des devoirs de fon
Toujours occupé chacun à fa place;
miniftère, il maintiént
harmonie, de ce concours
& de cette
de peines, de
unanime de follicitudes, --- Page 21 ---
la Médecine a Pratique,
foins & de travaux, il réfulte
les épidémies mémes, il
que; dans
ne perd pas
quelquefois le douzième du nombre de
fes malades, tandis qu'en d'autrés
il s'en fauve à
mains
peine un douzième.
5 Çc n'eft pas à Phopital feulêntent
le Médecin éclairé & ami de
qué
T'humanité
trouve dans fes fuccès le prix de fes travaux & de fon zèle. Dans la
ville, les citoyens de tout état & de tout
preffent de le voir & de l'accucillir rang, s'emdes' diftinétions qui
avec
n'appartiennent
vrai mérite. Dans les
qu'au
reconnoiffant
camps, le foldat
fon bienfaireur, lui
digue avec attendriffement les
proplus chers. Par-tour
noms les
enfin où le Médecirt remplic dignement les devoirs de fon
état, il recueille le prix de fon favoir &
de fès fuccès.
Le falut des Colonies
tiellement
dépend effendes hommes de guerre & de
mer, que S. M. entretient dans ces
feflions
pof
éloignées, & la confervation de
ces hommes précieux: dépend du traite:
digue avec attendriffement les
proplus chers. Par-tour
noms les
enfin où le Médecirt remplic dignement les devoirs de fon
état, il recueille le prix de fon favoir &
de fès fuccès.
Le falut des Colonies
tiellement
dépend effendes hommes de guerre & de
mer, que S. M. entretient dans ces
feflions
pof
éloignées, & la confervation de
ces hommes précieux: dépend du traite: --- Page 22 ---
Moyens de perfedionnier
maladies & de la bonno
ment de Jeurs
Le Médeadminiftration des. hôpitaux.
Roi eft fans doute le prémicr
cin du
ou
coopérateur de cette adminiftration,
mobile; mais comme
plutôt le premier epronverflintuenced du
il peut, lui-même,
fon ardeur pour
climat, que fon zèle,
T'expofent plus
le travail & fon humanité les effets, prinque tout autreà en fubir
d'épidémie - 3
cipalement dans les temps donner un fer:
de lui
il eft indifpenfable
à chaque.
de le fuppléer
cond, capable hopitaux & dansles camps;
inftant dansles
& qui, pour.
comme auprès des chefs,
ait
foit également inftruit, 9
cet effet,
& foit revêtu
fait les mêmes preuves, Sans cette fage prédes mêmes qualités.
à efpérer
caution, nul ordre permanent Ces afyles.
dans la tenue de ces hofpices.
confacrés, loin de fournir des occafions fouffrante,
tinuelles sdefoulager Thumanité
des lumières & de perfediond'acquérir
médicinale, continueront
ner la pratique
d'erreurs où Phomme
d'être un chaos --- Page 23 ---
la Médecine-Pratigucs a
fouffrant,Thomme de Tétat, fcront fans
ceffc expofés à devenir les viétimcs de.
l'ignorance & de la cupidité; à avoir
pour, Médecin l'entrepreneur lui-méme,
homme toujours intéreffé à ne pas fourhir les objets effentiels à leur guérifon,
& à perpétuer leurs maux.
Les Colonies efpèrent que le Miniftre
fage & éclairé qui les gouverne,des mettra à l'abri des effets de T'entreprifc, d'autant plus redoutable, que par fa foupleffe,
fes incrigues fecrètes & la fécondité de fes
reffources, elle fait quelquefois tourner
à fon avantage les opérations mêmes deftinées à Ja détruire.
3220 -
Après ce que nous avons dit dans nos
obfervations générales fur les maladies
des climats. chauds, & dans cet
à l'égard de l'ordre & du régime ouvrage,
convient d'établir dans les hôpitaux qu'il des
Colonies, 3 il ne nous refte qu'a former
des voeux pour que le Gouvernement
veuille bien adopter pour ces établiffemens les règles fuivies avec tant de zéle
deftinées à Ja détruire.
3220 -
Après ce que nous avons dit dans nos
obfervations générales fur les maladies
des climats. chauds, & dans cet
à l'égard de l'ordre & du régime ouvrage,
convient d'établir dans les hôpitaux qu'il des
Colonies, 3 il ne nous refte qu'a former
des voeux pour que le Gouvernement
veuille bien adopter pour ces établiffemens les règles fuivies avec tant de zéle --- Page 24 ---
Moyens de perfedionner
oà les
d'exastitude dans les hopitaux,
&
font chargées de
Sceurs de Saint-Lazare Il eft de la dernière
fervir les malades.
des gens
importance que les ordonnances
ftriétement & religicufede lart foient
chacun fafle fa
exécutées, & que
ment
d'aucune autre fonccharge fans mélange
tion.
malades d'un hopital
Les vifites des
du
indépendamiment
demandent encore,
forte d'habitude
favoir du Médecin, une Médecins des
avoir les
que ne peuvent
d'une feconde
villes. Par Pétabliffement
Médecin du Roi, les hopitaux
place de
à être privés, quelne feront plus expofés
des
des mois entiers,
quefois pendant
ordinaire (7). A
vifites de leur Médecin
de 7 à 800 malades, ptivé,
(7) J'ai vu un hôpital des vifites du Médecin du
pendant plus de huit mois ,
de fuccomber à ure
Roi, qui, après avoir manqué été
d'un an à fe rétablir.
maladie des plus graves, a près qu'il Y a dans les
C'eft pour éviter cet Toulon inconvénient & de Rochefort, jufqu'à
ports de Breft, de
d'hôpital,
grois places de Médecin
quclque --- Page 25 ---
la Médecine - Pratique.
quelque diftance dc la ville-quils foient 17
firués, l'un des deux Médecinsne
difpenfer d'y coucher;
Bourrafe
même à Texécution-de pour veiller lujs
fes
Cer avantage eft inappréciable, ordonnatices.
entre les tropiques, où, dans la fur-tout
des maladics, telles que le
pluparer
putrides
tétarios, les
malignes, & les inflammations
vraies, il-eft fi important de faifir les'
fymptômes dès l'inftant de leur
tion,& d'adminiftrer aufli-tôt leso appatis
dcs convenables,
remé
qu'après leur accroif
fement, il eft très-difficile d'en
les progrès & les fuites funeftes. arrêtér
même le traitement des autres Souvene
mal commencé, entraine
maladies,
mats la mort du
dans- ces climalade, ou ne lui laifle
qu'une vic languiflante.
fa Tels font les vrais,sles feuls
d'érablir Tordre d'ou
moyens
des malades. En
dépend la guérifon
bien entenduc, outre, cette direéion
les obfervations , permettra. de recueillie
chaque
intéreffantes faites danis
hopital; & leur réunion à celles
B
entraine
maladies,
mats la mort du
dans- ces climalade, ou ne lui laifle
qu'une vic languiflante.
fa Tels font les vrais,sles feuls
d'érablir Tordre d'ou
moyens
des malades. En
dépend la guérifon
bien entenduc, outre, cette direéion
les obfervations , permettra. de recueillie
chaque
intéreffantes faites danis
hopital; & leur réunion à celles
B --- Page 26 ---
Moyens de perfediouner
1 fourniront tous les hopitaux d'entré
que
fervira déformais a éclailes tropiques,
la pratirer, redificr ou perfedtionnes
stnorrt
médicinale des' Colonies.
que Mais, à la tenue des journaux indifremplir ces' grands obpenfable pour
utiles a
jets,. & les rendre vraiment du Roil
Tavenir, il faut que le Médecin
&, fon' collègue joignent T'enfeignement cet
& que pour,
des Aides-Chirurgiens,
altereffet, fclon leurs talens;i ils donnent heures
nativement chaque jour &i à des
furl les différchtes branfixes, des leçons
ches de T'art de guérir.
de toutes
Comme les vrais préceptcs
& de
les fciences fe tirent de Pexercice
Fexpérience, il n'apparticne quaclti2
d'cn
la feul qui réunit cCS avantages, du
donner des leçons. Mais les Médecins fure
Roi ne doivent point entreprendre; de donner
tout dans les premières aninées,
partic de Tart des développea chaque
dans nos Univermens auffi étendus que:
fités. Ils fcront cependant fentir Timpof:
1A,
& de
les fciences fe tirent de Pexercice
Fexpérience, il n'apparticne quaclti2
d'cn
la feul qui réunit cCS avantages, du
donner des leçons. Mais les Médecins fure
Roi ne doivent point entreprendre; de donner
tout dans les premières aninées,
partic de Tart des développea chaque
dans nos Univermens auffi étendus que:
fités. Ils fcront cependant fentir Timpof:
1A, --- Page 27 ---
la Midecine - Pratigue.
fibilité d'exercer
ry
parfaitement un art de
ctteimportance, fàns en pofléder à fond
la théoric & là pratique, -
a C'eft alors que Thopital du Roi dea
viendra une école de médecine théoriquei
&.pratique pour lei refte de la
& que les Ordonnances &
Colonie,
qui, avânt d'accorder aux' Réglemens,
la liberté de
Chirurgiens
pratiquer, les
à une année d'exercice dans aftreignent
Roi,. ccfleront: d'être
Thopital du
illufoires, &
ront leur pleine & cntière exécution. auLa fageffe des réglemens
Médecins arrivant
oblige. les
dans les
rie fc
Colonics, de
préfenter au Confeil pour obtenirle.
droit dc pratiquer,
tjon du Médecin qu'avec une atteftafirerg 130
du. Roi. II, feroit à deMédecin que, pouraccorder 131
ce droit au jeune
qui 11 auroitmoins de deux années
desereice dans les hôpitaux
la même loi
d'Europe, 2
SS I
Tobligeat de fuivre
un an les leçons & les vifites pendant du
decin du
MéPul
or Roi; & gua cet effet, il fur
tenu de réfider a Phopital
pendant ce
B 2
--- Page 28 ---
de perfedioniner
Moyens
fes
temps, d'y montref, d'y développer
talens par l'exercice des différentes paralors, le Médecin du'
ties de la médecine;
Roi connoiffant la capacité, les mceurs
& la conduite du fujct, pourroit en toute'
fareté lui donner fon atteftation & s'en
rendre en quelque forte le garant auprès
d'événedes chefs & de la juftice. Trop
dc cet obmens ont juftifié Pimportance
les
jet, pour qu'on ne prenne pas toutes
précautions poflibles à. cet égard.
A N A T O M I E.
Toutes les partics de T'art de * guérir
s'enfeigner dans les colonies, 3
peuvent Panatomic, en prenant le temps
même
& les faifons convenables.
Le Médecin ne doit point être gèné
dans fa méthode; mais, la plus qu'ail- :
leurs, il ne pourra enfcigner en été, que
Toftéologie : la miologic & Tangiologie
sèches. Les autres faifons étant aflez fraiches pour obliger entre les tropiques,
& fous la lignc même, à prendre les
de * guérir
s'enfeigner dans les colonies, 3
peuvent Panatomic, en prenant le temps
même
& les faifons convenables.
Le Médecin ne doit point être gèné
dans fa méthode; mais, la plus qu'ail- :
leurs, il ne pourra enfcigner en été, que
Toftéologie : la miologic & Tangiologie
sèches. Les autres faifons étant aflez fraiches pour obliger entre les tropiques,
& fous la lignc même, à prendre les --- Page 29 ---
la Médecine- Pratique.
2E
habirs.de drap, permettront les démonftions far le cadavre..
Il ne's s'expofera jamais à difféquer, &c
ne permettra jamais qu'on difsèque aucun
fujet mort de maladie maligne, de dyffenteric, ou.de maladie éruptive..
Une: attention également importante,
c'elt que les ouvertures principales de
fon amphithéitre, ou falle de diffedtion,
foient placécs.les unes. du côté des vents.
régnans, & les autres du côté oppofé,
afin- qu'à chaque brife on. puiffe en renouveler Pair. Les diffcations. & les démonftrations, doivent être faites.pendant
la brife., & le Profcffeur, ainfi que le
profedteur & les. élèves, placés au vent.
du fujet. Par CC moyen, on fera exempt
de toute efpèce de. danger , même de
ceux que l'on ne peut éviter en Europe,
ou les.vents.font toujours variables.
Il changera fouvent de cadavre,.afin
d'éviter les dangers de la purréfastion qui
empêche d'ailleurs de, donner une idé:
exa.te des parties. Ces parties doivent
B3 --- Page 30 ---
Moyen de perfadionner
d'abord être préfentées jdans leur vraic
firuation, enfuite bien détachées de
qui les entourent afin
celles
confidérer
,
de pouvoir les
enfemble &
Cet objet cffentiel féparément.
-
du
dépend du talent
profeétcur. Il fera choifi parmi les
Aides-Chirurgiens, decin
, & formé par le Médu Roi, qui confequemment
Iui-même favoir très-bien
doit
Dans les climats les
difléquer.
prépare & l'on
plus chauds, lon
conferve les animaux
res qu'on envoie figurer dans les ranets des curieux d'Europe.
cabile même temps & les
Qu'on emploie
l'anatomie de
mêmcs foins pour
Thomme 7 on ne courra
pas plus de dangers, & l'on fera
que chofe pour Thumanité.
quclIl fera même très-utile àla
MédecinePratique des Colonies, fur-tout à
da
celle
Baremn, que le Médecin du Roi
montre à fes élèves la
qui exifte entre les
correfpondance
lcs parties internes partics externes &
les plus effenticlles,
'anatomie de
mêmcs foins pour
Thomme 7 on ne courra
pas plus de dangers, & l'on fera
que chofe pour Thumanité.
quclIl fera même très-utile àla
MédecinePratique des Colonies, fur-tout à
da
celle
Baremn, que le Médecin du Roi
montre à fes élèves la
qui exifte entre les
correfpondance
lcs parties internes partics externes &
les plus effenticlles, --- Page 31 ---
la Midesinc-Pratigue.
-
telles que les vifcères & les gros troncs
des vaifleaux. 11
a Il fera également intéreffant pour les
développemnens & les progrès de la phyannée, deux
fiologie, 2 de donner, chaque
ou trois leçons d'anatomie comparée, dans
lefquelles on fera connoitre les différences
effentielles qui exiftent dans les partics
principales, telles que les vifcères de la
tête, ceux de la poitrine & du bas-ventre, entre Phomme & les différens quadrupèdes, les oifcaux & les poiffons.
Sans lobfervation, - On n'aura jamais
de Médecin méthodique dans ces contrées éloignées. Le traitement des maladies internes fera livré à T'empirifme,
&la chirurgie à une routine aveugle. C'elt
par des obfervations exaétes & précifes,
faites fur des fujets de tout âge &.de
tout fexe, en fanté comme en maladie. 7
& fur les cadavres, que l'on parviendra
a connoitre les changemens qu'éprouvent
les vifcères. Sans Pobfervation & VinfB 4: --- Page 32 ---
Moyens de perfedtionner
peétion des çadavres, nous
-
ignorerions
que dans le phrénitis, les vaiffeaux du
cerveau & de fes enveloppes, fopt gorgés
de fang jufques dans leurs plus petitcs
ramifiçations; que quelquefois dans les
pays chauds, le foic prend le double de
fon volume, principalement chez les cnfans; & qu'il eft des maladies qui ne font
que des dépravations d'organcs, çaufées
par des-accroifemens infiniment petits
dçs parties qui les compofent (8).
(8) Tout récemmeat, M. le Breton, Maitre en Chirurgic, & très- bon Anatomifte, a fait l'ouverture du
cadavre d'un Officier de cavalerie, âgé de 39 ans, né à
Montbéliard, &: arrivé depuis peu de l'Inde, oti il avoit
rsfté 17 ans, dans les Etats d'Hiyder-Ali-Kam & Tipou
Sultag, fon fucceffeur,
Pendant tout le temps que cet Oflicier a refté en
Afe, fon état lobligeoit à un grand exercice; il
perdoie beaucoup par la tranfpiration; fumoit, au moins,
quinze pipes de tabac parjour, &; buvait ordinairement
environ une demi-bouteille d'eau-de-vie,
De retour en Europe, il a changé fa manière de
vivre 3 il a ceifé de monter à cheval & de fumer. Le
sifft de la peau s'étant reffermé par l'acion d'un air plas
frais, la tepiration eft devenue gênée. Les premiers Mé-
il
perdoie beaucoup par la tranfpiration; fumoit, au moins,
quinze pipes de tabac parjour, &; buvait ordinairement
environ une demi-bouteille d'eau-de-vie,
De retour en Europe, il a changé fa manière de
vivre 3 il a ceifé de monter à cheval & de fumer. Le
sifft de la peau s'étant reffermé par l'acion d'un air plas
frais, la tepiration eft devenue gênée. Les premiers Mé- --- Page 33 ---
la Médecine- Pratique.
J'infifte particulièrement fur l'anatomie comme fur le premier flambeau
de
decins. confultés à Paris, ont' confeillé à cet Officier
d'aller re(pirer l'air natal; mais ce
n'ayant produit aucun effet, les Médecins changement du
d'air
lieu l'ont
envoyé aux eaux de Luxeuil, près Plombières.
eaux ayane augmenté l'embarras des
Ces
lade eft revenu à Paris, oi
poumons, le ma-
& confeillé
on luia a mis un caurère
divers remèdes qui n'ont procuré que des
fbulagemens momentanés, Alors il a commencé à
cher du pus, &c P'engorgement &
craaugmenté par dégrés, le malade a été l'oppreffion ayant
Nous avons crouvé le
fuffoqué.
adhérent à la
poumon droit entièrement
plèvre, & le gauche rempli de
avoient perdu, l'un & l'autre, leur
pUS; ils
devenus plus confiftans
foupleffe, & écoient
quele foie, Mais ce
de furprenanr, c'eft la
qu'il y avoiz
five de
dépravation & l'extenfion excefce vifcère dont le volume eût encore été
confidérable pour une poitsine qui auroit eu le double trop de
capacité.
L'oppreflion. & la gêne de ce vifcère étoient
même en fuppofant que fes véficules euffent selles, ques
leur foupleffe elles n'auroient
confervé
dilater & de fe
point eu la liberté de fe
refferrer pour l'entrée & la fortie de
fans
l'air,
lefquelles aous ne pouvons vivre. Il faut obferver
que cet Officièr avoit de la gêne dans la
fon départ d'Europe, &
refpiration avant
plufieuts
que, quoiqu'il ait reçu en Alie
bleffares, il a toujours continué, après leug
guérifon, de refpirer comme auparavant,
ervé
dilater & de fe
point eu la liberté de fe
refferrer pour l'entrée & la fortie de
fans
l'air,
lefquelles aous ne pouvons vivre. Il faut obferver
que cet Officièr avoit de la gêne dans la
fon départ d'Europe, &
refpiration avant
plufieuts
que, quoiqu'il ait reçu en Alie
bleffares, il a toujours continué, après leug
guérifon, de refpirer comme auparavant, --- Page 34 ---
Moyens de perfedionner
l'art de guérir. Mais, afin que le M6decin du Roi ait le temps de
différentes
remplir fes
obligations, il évitera d'entrer
dans des détails
dus, & fe bornera anatomiques à faire trop étenfeules découvertes utiles
obferver Ies
dans
qui ont été faites
cette fcience. Dans.les fiècles &
les pays où l'anatomic
dans
a été ignorée Ou
négligéc, la pratique médicinale n'a été
qu'un chaos d'erreurs, un
mais depuis que le
charlaranifme;
ficien la cultivent Philofophe & le Phy-
& la chériffent
le Médecin, les lumières
comme
diflipéles ténèbres
ont peu à peu
de cette
rance.
funefteignoL'illuftre Defcartes s'eft
dant onze années, de
occupé penrecherches anatomiques, qui l'ont conduit à
qu'avec la fcience de la
clpérer
parviendroit à
médecine, on
guérir les maladics de
l'efprit. Les vues fublimes &
de ce grand homme l'ont
profondes
le premier,
porté a penfer,
que les opérations les
fecrètes & lcs plus cffentielles
plus
de notre --- Page 35 ---
la Midecinc- Pratique,
machine, s'opérent dans les plus
vaiffeaux ; que c'eft-là
petits
caufes de la fanté
que réfident les
comme celles des maladies lcs plus obfcures. ; enfin,
T'aide de l'expérience & des yeux de l'ef- qu'à
prit, le Médecin pourroit parvenir à dérober le fecret de la nature.
PH YSIOLOGI I E.
Immédiatement après le cours d'anatomie, 2 le Médecin du Roi fera celui
de phyfiologie, Il expliquera la nature des
partics du corps humain, tant folides que
fluides; la compofition, Punion, la difpofition, l'aétion & Ia dépendance réciproques, qui les font concourir à remplir lcs fonétions de l'économic animale,
parce qu'avant de pafferà la connoiffance
de Phomme malade, il eft indifpenfable
de faire connoître Thomme dans l'état
de fanté, expofé au choc des corps qui
Tenvironnent, à l'impreffion des fluides
qui le pénetrent; Pharmonie de ce tout
admirable, Téquilibre de fes partics, en
ance réciproques, qui les font concourir à remplir lcs fonétions de l'économic animale,
parce qu'avant de pafferà la connoiffance
de Phomme malade, il eft indifpenfable
de faire connoître Thomme dans l'état
de fanté, expofé au choc des corps qui
Tenvironnent, à l'impreffion des fluides
qui le pénetrent; Pharmonie de ce tout
admirable, Téquilibre de fes partics, en --- Page 36 ---
Moyens de perfedionner
fes fonétions sexere
vertu duquel toutes
les orgalibrement & facilement;
cent
dinerveux dont les conffitutions
nes. forment les différens tempéramens;
verles
principe à la fois
enfin lc. fluide- animal,
& du fentidc la vic, du mouvèment
font la
ment, & dont les modifications & des Cafource de la variété des génies
raétères.
toutes les parties, > la phyMais, entre
il feroit furfiologic eft celle furlaquelle
de
de fe livrer a Tefprit
tout dangereux
inftruifant fes
fyftême. Le Profelleur, en
;
doit ràcher de les en garantir
élèves,
it évitera dans fes le-
&, pour cet effet,
difcuffions oifeu-.
d'entrer dans des
çons dans des détails de controverfe,
fes &
fouvent rebattus; ; il ne développera
trop
paroitront
même que les opinions quilui
dans la
à répandre quelque jour
propres & à fervir à la connoifance
pratique,
od fes élèves doides maladics du climat
vent exercer.
de- faire" obferver
Il ne nogligera pas --- Page 37 ---
la Milerine-Pratigui.
les changemens effenticls
qui furviennent
en différens temps dans l'organifation &
dans les fondtions del'homme. Cet te connoilance, Pune des plus belles parties de
la phyfiologic, jette une grande lumière
fur le vrai mécanifme du
&,
corps humain,
devient très - utile au praticien, furtout entre les tropiques, ol, plus fréquemment encore que dans les zones tempérées, ces changemens font accompagnés de fymptômes maladifs qu'il eft trèsimportant de rapporter à leur véritable
caufe.
PATHOrOCT E.
Après T'expofition phyfiologique des
fonctions;il convient de faire connoître
les dérangemens dont elles font fufceptibles. Cette partic de la médecine Ja
pathologie, a pour objet les maladics, 2
leurs caufes, leurs fignes, leurs
mes & leurs accidens.
fymptôLe Médecin des Colonics trouveroit
dansles Commentaires de M, de Hade,,
qu'il eft trèsimportant de rapporter à leur véritable
caufe.
PATHOrOCT E.
Après T'expofition phyfiologique des
fonctions;il convient de faire connoître
les dérangemens dont elles font fufceptibles. Cette partic de la médecine Ja
pathologie, a pour objet les maladics, 2
leurs caufes, leurs fignes, leurs
mes & leurs accidens.
fymptôLe Médecin des Colonics trouveroit
dansles Commentaires de M, de Hade,, --- Page 38 ---
Moyens de
fur les leçons de
perfidionnicr
ques autres
Boerhaave, & dans quelouvrages,
les - à imiter; mais, d'excellens modetemps pour fuivre les n'ayant pas affez de
divifions
divifions & fubque nous ont laiflé ces-hommes
cdlebres; il s'occupera d'abord des
néralités fur les maladies des
ge
des fluides, fur les
folides &
ques,
aigués & Ies chroniépailififemenedes humeurs & leur
diffolution, la pléchore & la vacuité dcsi
vaifleaux, &c. & fe bornera
traiter, dans un grand
enfuite à
Jadics particulières
détail, des maIl en allignera les au pays qu'il habite,
pera lesi fympromes, caufes, erf dévelopà'celles qui étant moins s'attachera fur-tout
conféquent plus difficiles connues, à
font par
par exemple, : - le,
guérir; telles,
dans prefque qUG A
on tétanos & le saufuss
péennes.
toutes les poffeffions
entre les
Eurodoubli-tierce de
tropiques ; la févre
Domingue;
mauyais gepres 2; à Saintnique & à la la-févre jaune, àrla Martiopinidtre à Cuadcloupe; : la dyfenterie
Madagafcar; le barbier ou --- Page 39 ---
- la Médecine - Pratigue:
coup-d'air, fur lés côres de la'p
de TInde : enfin les maladies prefqu'ifle
malignes
endémigues, dans tous les érablifiemens
placés dans des bas-fonds voilins des
marais & des eaux
croupifantes, parmi
lefquels les villes & comptoirs des
Eions Européennes, fitués fur les bords na*
du Gange, font remarquables.
Le Médecin du Roi traitera auffi de
Tinfammation, de la fuppuration & de
la gangrène, a des fpafmes, des convulfions, de leurs différences, de: la fièvre
en général, & de chaque fièvre
en. parecelere qu'il réduira. comme elles devroient l'être
3t O
par-kout, &
entre
principalemene
II
les tropiques, aux,
aux
intermittences,
u inflammataires, aux putrides, aux
putrides
h
malignes & aux éruptiveses
s'attachera fur-tour à bien établir les
raétères. qui les diftinguent & les diffé- cat
rencient, I.
afin de démontrer que cette
multicude de fièvres
Auteurs de
imaginées par 5 les
2 cabinet, ne font. réellement;
fous.des noms
S
différens, que des fub-
les tropiques, aux,
aux
intermittences,
u inflammataires, aux putrides, aux
putrides
h
malignes & aux éruptiveses
s'attachera fur-tour à bien établir les
raétères. qui les diftinguent & les diffé- cat
rencient, I.
afin de démontrer que cette
multicude de fièvres
Auteurs de
imaginées par 5 les
2 cabinet, ne font. réellement;
fous.des noms
S
différens, que des fub- --- Page 40 ---
Moyens de perfedtionnér
divifions des mémes : elpèces de fièvres
dont nous venons de parler, &
on doit toujours les
auxquelles
traitement.
rapporter dans le
D'ailleurs, cette
ture eft non-feulement
nomenclaune vaine furs
charge pour la mémoire, mais
elle peut égarer dans. la
encore
venir
pratique &detres-dangercufe.
M A T - I ÈRE M ÉDIC
ALE;
E T THARATNUTIQUR
Quand le Médecin des Colonics
roit affez de temps
aupour féparer dans
Tenfeignement la
tière médicale, thérapeurique de la maces deux parties font fi
étroitementliées de les
entre elles * que le moyen
n'en rendre encore plus utiles, eft dé
faire, là & par-tout
feul & même cours.
ailleurs, qu'un
Après avoir expofé les
les médicamens,
généralités fur
principalemient fur
que produit la Colonie
ceux
le Profefleur les
qu'il labite,
divifcra paf clafics, &
toujours --- Page 41 ---
la Médecine- Pratique:
toujours d'après fon expérience. Il traitera de chacun en particulier, de leur
indication, du temps &'de la manière
de s'en fervir. Il fera fentir la néceffité
de n'employer de chaque claffe, que ceux
dont les vertus font. bien éprouvécs, &
dans quelles circonftances on doit préférer les uns aux autres. Il s'attachera
effenticllementà faire connoitre leurs propriétés démontrées par Texpérience; il
doit même à cet égard, être un critique févère, & rejeter tout médicainent
qui ne produit aucun effet (9).
Ilya même des pays oà il feroit convenable de réunir dans l'enfeignement la
thérapeutique, la matière médicale 8.la
pathologie, pour n'en faire qu'un feut
cours; ce qui doit dépendre. des occupations du Médecin du Roi, du nombre,
des difpofitions & du temps de fes
élèves, en un mot 7 dès circonftances
(9) Voyet page 170, obfervations fur les maladies
des climats chauds,
C --- Page 42 ---
Moyens de perf.dionner
très - difficile de
locales quil eft toujours
même
prévoirdanst un grand éloignement, -étenduc des
très
avec une connoiffance
différentes Colonics.
Bor ANI QUE
de botanique fe borneront
Les leçons
conftirua faire connoitre les principes des
tifs desplantes, 7 leur dépendance de lair, AFE
lités du fol, de Tinfluence
Le Méavec les animaux.
leur analogie
n'anatomifera que les
decin du Roi
claffera d'après fon
plantes ufuelles, qu'il
celles que
expérience, & particulièrement
fournit la Colonic qu'il habite. fes occuIlferoit même à defirer que
fes
lui permiffent de faire, avec
pations
courfes botaniques, ,afin
élèves, quelques
& les difféde leur montrer les variétés fe trouvent
rences confidérables qui cultivées &
fouvent entre les plantes
celles. des campagnes.
des vertus
Quoique la connoiffance
à la
médicinales des plantes apparticune.
ièrement
fournit la Colonic qu'il habite. fes occuIlferoit même à defirer que
fes
lui permiffent de faire, avec
pations
courfes botaniques, ,afin
élèves, quelques
& les difféde leur montrer les variétés fe trouvent
rences confidérables qui cultivées &
fouvent entre les plantes
celles. des campagnes.
des vertus
Quoique la connoiffance
à la
médicinales des plantes apparticune. --- Page 43 ---
Za Médecine -Pratigue.
matiére médicale &à la
le Profefleur, érant
thérapéutique,
lcs
chargét de toutes
partics de f'enfeignement, s'étendra
beaucoup fur leurs proprictés,
Tufage contraire de quelques Univerfités. malgré
Ilimporte infiniment que le, Médecin
ait une parfaite connoiflance des reffources locales, pour ne prefcrire à fcs
maladcs que des remedes: convenables
à leur pofition. L'utilité de
noiffance s'étendra à
cette conainfi
toute la Golonie, ,
qu'à d'autres pays, par la
-
des élèves, & éparghera
difperfion
Roi les dépenfes exceflives déformais au
les médicamens
que coûtent
qu'on envoie dans ces
polleflions éloignécs (ro).
CH Y M I E,
Iln'eft peut-être point de pays ou la.
chymie foit fi utile au Médeçin que dans
les Colonics,. parce que nulle part il n'a
tions (10) Poyez pages 149 & faivantes de més obfervagénérales fur les maladies des climats chauds,
C2 --- Page 44 ---
Moyens de perfedionner
autant d'occafions de
féparer les
rentes fubftances dont les mixtes diffécompofés, de les
font
fembler
purifier, de les rafpour les rendre plus
& en obtenir des effets
efficaces,
ou dc les réduire
plus prompts,
premiers
par l'analyfe à leurs
principes, afin de
les fophiftications
découvrir
charlatanifine
des remédes 5 que lc
&1 clevilinonsrinroduifee
continuellement dans Ces contrées, malgré la fageffe des loix & des
mens.
régloLe vrai moyen, le feul
prévenir les
peur-étre de
dangereux effets de ces
fophifications, eft que le Médecin
Roi enfeigne à fes élèves les
du
généraux de la chymie;
principes
men des
qu'il fafle P'exacorps des trois
infifte particulièrement
règnes; qu'il
tions des
fur les préparamédicamens
des analyfes exaétes & d'ufage; que par
enfuite connoître
précifes il faffe
moins celles
les eaux minérales, au
qui fe trouvent dans la
le Médecin
Roi enfeigne à fes élèves les
du
généraux de la chymie;
principes
men des
qu'il fafle P'exacorps des trois
infifte particulièrement
règnes; qu'il
tions des
fur les préparamédicamens
des analyfes exaétes & d'ufage; que par
enfuite connoître
précifes il faffe
moins celles
les eaux minérales, au
qui fe trouvent dans la --- Page 45 ---
Ta Médecine - Pratique:
37.
Colonic qu'il habite: (11); enfin, qu'it
termine-fes leçons, fur cette partie de
la médecine, par l'expofition des.principesde la pharmacie.
des villes &c
Alors, les fujets séloignés
dedifperfés dans. les. différens quartiers
connoiflant: les qualités que
la Colonie,
qu'ils em-.
doivent: avoir les médicamens
ploienctouslles jours, pour être compofés.
exaétitude & fidélité, ainfi- que les.
avec:
les.. falfifications,.
moyens. de découvrir
n'adminiftreront plus: de ramèdes. qu'ils:
ne. les aient vérifiés, &. fe tiendront
contre T'aftuce & la:
toujours en garde cherchent: a. introduire
fraude 3- qui
toutes fortes:
dans les Colonics, par
décompofés.
de voics, des.médicamens.
fouvent corrompar la. fermentation,
Fobjet
& qui, loin- de remplir
pus,
déviennent très-dangereux, &:
propofé,
(11) Poyer ies maladies des Nègres, pages 295 &
fuivantes..
C3. --- Page 46 ---
Moyens de.
perfiationner
quelquefois méme des
poifons (is).
Lesexpériences de chymic & les
rations pharmaceutiques
opeferont faites par
TApothicaire du Roi, ou fon
Aide; parce qu'il
premier
pharmacic,
ya, fur-tout dans la
des manipulations
peuvent être démontrécs
qui ne
qui ena Thabitude.Le que par celui
fo bornera à
Médecin du Roi
indiquer Topération & à en
développer les principes. Lc Démonftrateur expliquera enfuite fa: manière
procéder,
de
d'opérer & de
indiquera le choix des
compofer; il
en préparcra des
drogues fimples,
des
poudres 5 des
firops, des éleéuaires
pulpes,
& autres mé-
(12) Foyct dans mes Ouvrages les
parer avec l'extrai des
moyens de pré.
ja nature a placés avec plantes, arbres &: arbuftes que
médicamens convenables profufion à la dans ces climats, les
qu'on y éprouve,
guérifon des maladies
climats Vayer aufi, Pages 239 & fuivantes des maladies
chauds, la note des fubftances
des
qu'il fuflit d'envoyer dans chaque
médicamenteufes
établifemens,
mes Ouvrages les
parer avec l'extrai des
moyens de pré.
ja nature a placés avec plantes, arbres &: arbuftes que
médicamens convenables profufion à la dans ces climats, les
qu'on y éprouve,
guérifon des maladies
climats Vayer aufi, Pages 239 & fuivantes des maladies
chauds, la note des fubftances
des
qu'il fuflit d'envoyer dans chaque
médicamenteufes
établifemens, --- Page 47 ---
la Médecine. - Pratique:
dicamens, qu'il combinera de manière
que, confervant leurs vertus réunics, ils
foient préfervés. d'altération & de décompofition.
En un mot, PApothicaire du Roi 5E 1
obligé, par état,. de concourir aux vues:
du Médecin, mettra tout fon zèle & fon
favoir à faciliter Tinftruction dcs. élèves,
& à aider le Profeffeur à former dcs:
hommes utiles dans les hôpitaux, les:
armées & les Colonies
H Y G I i N E..
L'hygiène, cette partic précieufe de
la médecine, qui a pour objet de conferver la fanté,eft d'une importance qui:
ne pcut être fentie dans les pays. falubres.
comme dans les autres climats,quoiquit
foit avantageux par - tout d'obferver
T'homme, dans l'un & l'autre fexe, depuis.
fa naiffance jufqu'a lage le plis avancé
afin de lui prefcrire un régime convenable. aux différentes époques de fa vie,
& qui,. en prévenant fcs maux, le fafle
C 4 --- Page 48 ---
Moyens de perfedionner
jouir d'une fanté conftante,
fcs jours,
& prolonge
L'art des Sandorius
Keil en Angleterre,
en Italie, des
Dodart
Gorther en
en France,
Hollande,
choix,
ayant pour objet le
l'efpèce, la quantieé & les
des alimens, les fécrétions
qualités
T'exercice & le
& excrétions,
veille, eft
repos, le fommeil & la.
entre les
vafte & prefque
tropiques un champ
neuf, dont lIa culeure eft
indifpenfable pour le falut des Colonics.
L'influence du climat far les
de Phomme, fur fes
facultés
paffions & leur développement, fuir les mceurs & les
donne à cette branche de la ufages,
une trop grande éenduc,
médecine
Médecin du Roi n'en fafle pour que le
au moins, les
pas connoitre,
élèves,
principcs généraux à fes
Mé D E C I N. e C
IVIL E.
L'application des règles de
à la confervation de la fanté Thygiène
hommcs réunis, eft la
de plufieurs
médecine civile,
les mceurs & les
donne à cette branche de la ufages,
une trop grande éenduc,
médecine
Médecin du Roi n'en fafle pour que le
au moins, les
pas connoitre,
élèves,
principcs généraux à fes
Mé D E C I N. e C
IVIL E.
L'application des règles de
à la confervation de la fanté Thygiène
hommcs réunis, eft la
de plufieurs
médecine civile, --- Page 49 ---
la Médecine- Pratique.
4Y
Elle confifte principalement à prévenir
ou éloigner les caufes qui peuvent la
déranger ou la détruire.
Les différences de Fair, foit à la ville,
foit à la campagne leur
dépendance
du fite des lieux, , de la diverfité du fol,
& d'autres circonftances, font fon objet
principal. Ainfi Pexpofition la plus falubre des hopitaux & des cafernes, lemplàcement des boucherics, des tanneries,
des cimetières & autres établiffemens ci- /
vils; la tranflation des uns & la fuppref.
fion des autres, devant être déterminées
par les' Officiers de fanté, le Profeffeur
les éclairera fur tous Ces objets de falut
public; leur fera remarquer la différence
quelquefois exceflive, de Pair d'un quartier à celui d'un autre (13); fixera le
feulement (13) Par-tout les qualités de l'air diffèrenr nonmaifon à d'un quartier à un autre, mais encore de
des
mai(on,. d'appartement à
puances dont tous les individus ne appartement, font
par
lement fufceptibles, La difpofition des
pas égapoumons, une --- Page 50 ---
Moyens de perfedionner
licule plus propre pour affeoir l'édifices
fon expofition, fon
élévation, le nombre, la grandeur de fes.
cidera s'il convient
ouvertures; déde la placer au midi
ou au couchant, du côté des: brifes
régnantes, ou dans la Partie oppoféc, felon.
T'objet de fa deftination & les circonftances locales. Il leur en expliquera dans
le plus grand détail les raifons & les
tifs qui doivent toujours être
mola
appuyés fur
phyfique & T'expérience.
Lcs établiffemens de
Chirurgiens 5;
d'Apothicaires & de
Sages-femmes, font
partie de la médecine civile, Leurs
defenfibilité, un mode plus exquis dans le
rendent certains fijets, ceux fur-tout genre nerveur,
Pofitions à T'afthme, fi
qui ont des difde ces nuances,
propres à éprouver la moindrede voyager & de que faire j'en ai vu qui, ayant eu occafion.
favoien:
enfuite les mêmes
quelles étoient les villes oi ils
voyages, 5
cher fans y. éprouver la plus légère
pouvoient coumes amis, homme inftruit,
incommodité. Un de.
f d'allime, a été
ayant eu plufieurs
l'attention
guéri en changeant de province attaques &
de ne prendre
avec
au nord.
d'appartement qu'au. levant. &
de que faire j'en ai vu qui, ayant eu occafion.
favoien:
enfuite les mêmes
quelles étoient les villes oi ils
voyages, 5
cher fans y. éprouver la plus légère
pouvoient coumes amis, homme inftruit,
incommodité. Un de.
f d'allime, a été
ayant eu plufieurs
l'attention
guéri en changeant de province attaques &
de ne prendre
avec
au nord.
d'appartement qu'au. levant. & --- Page 51 ---
la Midecine- Pratique:
voirs, comme leur inftrudion, font auffi 43
un des' principaux objets de la furveillance du Médecin du Roi & du Chirurgien-Major en chef, qui, pour le falut
public, doivent examiner le rapport entre
lc nombre des morts des différens
tiers de la Colonic; travailler à décou- quarvrir Ce qui peut" contribuer à prolonger
ou abréger la vie, pour parvenir à une
plus grande juftefle de calcul fur les
babilités de la durée delhomme dans pro- fcs
différens ages.
is
MEDECINT B LÉCALE,
Comme il n'eft point de pays où il
ne fe rencontre de ces ocçafions délicates, dans lefquelles Phomme de Tart,
inftruit dc la médecinc légale,
pécher les plus grands
peut emmalheurs, cette
connoiflance eft une des plus effentielles.
Par-tour, le coupable cherché à déguifer
fon. crime, & à faire tomber le
fur Tinnocent: Lcs Tribunaux foupçon
trop fouvent retenti
n'ont que
degémiffemens qu'un --- Page 52 ---
Moyens de perfadionner
examen fait par un Médecin éclairé ede
prévénus.
Une des principales
decin du Roi, eft
obligations du M6à bien
d'enfeigner à fes élèves
diftinguer d'après les
Ces
connoiffananatomiques, le fuicide de l'aflaffinat..
Que de maux, de larmes & de regrets le Chirurgien de Touloufe auroit
épargné, en prévenant la malheurcufc
cataftrophe de la famille Calas,
dans.
fon rapport, it eût fu
fi,
connoitre
diftinguer & faire
la différence de Feffet de
corde fur les tégumens & les mufcles la
col d'un homme
du
qui s'eft pendu lui-.
même, d'avec Timpreffion que fait Ta
même corde fur le col d'un homme
n'a été fufpendu
qui
où
gu'après avoir cté étouffé
étranglé! Mais, 3 comment un Chi-.
rurgien affez ignorant
le jeune Calas
pour- avoir jugé
froid
mort, parce- qu'il étoit
(comme fi le froid étoit
figne certain de
plus un
mort, que la chaleur
un figne affuré de vie), auroit-il fair
Timpreffion que fait Ta
même corde fur le col d'un homme
n'a été fufpendu
qui
où
gu'après avoir cté étouffé
étranglé! Mais, 3 comment un Chi-.
rurgien affez ignorant
le jeune Calas
pour- avoir jugé
froid
mort, parce- qu'il étoit
(comme fi le froid étoit
figne certain de
plus un
mort, que la chaleur
un figne affuré de vie), auroit-il fair --- Page 53 ---
la Midecine - Pratigue.
dans fon procès s-verbal les
diftinaions
précicufes qui, dans cette fatale circonf
rance, pouvoient feules éclairer les Magiftrats?
Ily a dans les Colonies une. infinité
d'occafions oir les bruits
difcours
populaires, les
envenimés fur Phonneur & la
réputation, n'ont d'autre fondement
la haine & la malignité de celui
que
répand.
qui les
Deux Européens de la même
& de la même
province
profeflion,
dans une même Colonie tran/plantés
(IIfle de
France) & devenus cultivatéurs des mêmes denrées, établis l'un à côté de
à fept lieues de diftance du
l'antre,
Tun marié, l'autre
cheflieu;
les deux par la
garçon, aveuglés tous
jaloufie, s'accusèrent. réciproquement, en 1767, de vouloir attenter aux jours Pun de l'autre. La haine,
contagieufe % de fa naturé, s'étendit jufqu'aux domeftiques & aux atteliers des
deux habitations. Ce n'étoit
& procès criminels fur la que plaintes
mortalité des --- Page 54 ---
46.
Moyens de perftdionner
Negres & des befliaux.Le Confeil Sou-,
verain ordonna pluficurs fois des exhumations utiles, il eft vrai, à Téclairciffement du procès, mais qui
avoir les fuites les plus
pouvoient
pandant dans le refte de funeftes, en réla: Colonie les.
germes de-la deftruétion & de la mort.,
Ces deux ennemis, quoique d'une fortune tris-aifie, étoient les hommes les
plus à plaindre de la Colonie.
Tout fembloit éteint & terminé
entre
cux,lorfquel la malheurcufe femme, -
& caufe innocente de leurs
objet
cablée des
furcurs, acchagrins les plus cuifans, eft
attaquée d'une fièvre maligne,
.Des lcs premières atteintes de fon meurt.
le célibataire fait répandre dans
mal,
Colonie par fes efclaves,
toute la
que c'eft
une viétime facrifiée à la
encore!
haine, &
cette mort eft l'effct du même
que,
quia enlevé les Nègres & les
poifon:
de fon habitation,
troupeaux
A peine cette femme intéreflante U
tous les
fous
rapports, eut rendu le: dernicr
lcs premières atteintes de fon meurt.
le célibataire fait répandre dans
mal,
Colonie par fes efclaves,
toute la
que c'eft
une viétime facrifiée à la
encore!
haine, &
cette mort eft l'effct du même
que,
quia enlevé les Nègres & les
poifon:
de fon habitation,
troupeaux
A peine cette femme intéreflante U
tous les
fous
rapports, eut rendu le: dernicr --- Page 55 ---
Za Midecine-1 Pratique:
foupir, que Je : fus mandé
aller 47
l'ouverture du
pour
faire
cadavre, & en dreffer
procès-verbal.
L'accufateur n'avoit garde de fe montrer ; mais heureufemient l'adverfaire
l'accufé favoit parfaitement
de
il avoit même cxercé la
lanatomic;
les: armées, avec
chirurgic dans
&
béaucoup de diftination,
Texerçoit encore fur fon
& pour obliger fes voifins. habitation,
a Profitant de cette circonftance
la confiance dont le
& de
public
jele priai de fe
m'honoroit,
joindre aux
qui'devoient m'aider à
Chirurgiens
dont j'étois
remplir la miffion
chargé.
taire chez lui tout L'amour-propre fit
fe rendit à mes
autre fentiment. Il
lui-méme
follicitations, & travailla
plus exaétes avec nous aux recherches les'
& à l'examen le plus
vère, d'après
fbm:
mes
lefquels nous nous affuràfon. qu'il n'yavoit aucune trace de poi*
vifcères L'eftomac, les inteftins & tous les
étoicnt dans le meilleur état;
comme dans prefque toutcs les
&
maladiés --- Page 56 ---
Moyens de perfedionner
trouvâmes aucune
malignes > nous ne
de mort. L'accufateur,
caufe apparente
lui-mème T'ade authentique
fecret figna
bruits diffamans, empéqui fit ceffer les
de
cha toute efpècc de plainte,
procé-
& affura le répos & la tranquillité
dure,
des deux familles.
les
oà le ciC'eft fur-tout dans
pays
défend. lui-même fes foyers, qu'il
toyen
des cas oà la nature de la
fe rencontre feule mettre les Juges du
bleffure peut
de prononcer
d'honneur en état
point
équitablement. nombre d'affaires de cc,
Parmi le
ici, je
genre que je pourrois rapporter
ne citerai que la fuivante.
mis
deux Officiers ayant
En 1767,
le bleffé accufa fon
Tépée a la main,
Thonneur
adverfaire, jeunc homme dont
lui
étoient connus , de
& le courage
fût en
avoir porté la botte avant qu'il
garde.
de la ColoLe Gouverneur-Généal les aétions
nie (M.Dumas), dont toutes
étoient
, je
genre que je pourrois rapporter
ne citerai que la fuivante.
mis
deux Officiers ayant
En 1767,
le bleffé accufa fon
Tépée a la main,
Thonneur
adverfaire, jeunc homme dont
lui
étoient connus , de
& le courage
fût en
avoir porté la botte avant qu'il
garde.
de la ColoLe Gouverneur-Généal les aétions
nie (M.Dumas), dont toutes
étoient --- Page 57 ---
la Midecine * Pratigue.
étoient marquées par la
juftice,
que Texamen de la plaie & la
elpéra
la bleffare
nature de
occafion fi pourroient l'éclairer dans une
délicare. Il m'ordonna de
concerter avec le
me
& de le
Chirurgien du bleffé,
prévenir qu'avec deux de mes,
adjoints nous nous trouverions à la
du premier appareil, à l'effer
levée
fidérer avec attention l'état
de contion de la bleffure;
& la direccles avoient
d'examiner fi les muf
été bleffés dans un état de
contraétion ou de
drefler du tout fur le relachement, lieu
& de
verbal.
même procèsLe coup, porté à la partie
la poitrine, deux
latérale de
&
travers de doige à
un peu au-deffns du
côté
nétroit dans la capacité, mamelon 1. 9 p6le grand
fans avoir blefé
pectoral; Ce qui n'avoit eu licu
que parce que la botte avoit été
pendant que ce mufcle étoit
portée
tion, &le bras tendu & élevé. en contrace
Dans le cas contraire, le bras
être pendane le long du
ne peur
tronc, que le
D --- Page 58 ---
Moyens de perfedionner
auffi lc
peStoral ne foit relaché;
grand inférieur de ce mufcle defcendoic
bord
au - deffous de la
il au moins un pouce
tandis qu'en.
plaic faite aux tégumens,
rendoit
élevant & tendant le bras, on
débleffure fa diredion, ce qui
à la
la faufleté de Pacmontroit évidemment
cufation.
APN
infinité d'auCes exemples, & une
combien il eft prudent
tres, prouvent
d'un crime, que
de ne croire à la réalité Médécins & Chid'après le rapport des
&
les plus inftruits en anatomie
rurgiens
en phylique.
DE
INSTITUTS ET OPÉRATIONS
C H I R. U RGIE
& des
I'enfeignement des infituts
doit être fait avec
opérations de chirurgie qu'entre les trod'autant plus de foin, plus que: parpiques il importe encore
point
de ne faire prefque
tout ailleurs, biftouri dans le traitement
d'ufage du
des plaics,
des tumeurs, des contufions,
les plus inftruits en anatomie
rurgiens
en phylique.
DE
INSTITUTS ET OPÉRATIONS
C H I R. U RGIE
& des
I'enfeignement des infituts
doit être fait avec
opérations de chirurgie qu'entre les trod'autant plus de foin, plus que: parpiques il importe encore
point
de ne faire prefque
tout ailleurs, biftouri dans le traitement
d'ufage du
des plaics,
des tumeurs, des contufions, --- Page 59 ---
la Médecine a Pratigue,
des ulcères, des fractures, des luxations St
& autres maladies chirurgicales.
Onavu. dans mes Obfervations générales fur les maladies des climats chauds,
& l'on verra dans l'Ouvrage fuivant,
je dois à la fagefle de cette méthode, que
la plus grande partic de mes fuccès en
ce genre; & que dans tous les cas ou
les opérations chirurgicales font inévitablès, la guérifon dépend
prefque toujours des précautions que l'on prend,
& de la manière d'opérer.
Ilfera donc très-utile à
le
Tenfeignemenr,
que Chinurgien-Major entre dans les
vues du Médecin du Roi, parce que le
Chirurgien-Major des hopitaux, en chef
& en exercice, ayant une plus grande
habitude des opérations, démontrera fur
le cadavre (14) les différentes manières
de les faire, entre lefquelles il fera dif
tinguer la meilleure; & de concert avec
(14) Confornément à l'efptit de l'Ordonnance,
D2 --- Page 60 ---
Moyens de perfedionner
le. Profefieur, it
toutes celles
rejettera our réformera
qui ont des
Il-fera auffi connoitre
inconvéniens.
trumens & les
lcs meilleurs inftionner.
moyens de les perfecH E R NIE S.
La connoifance des hernies,
tinétions en vraics &
s leurs dif
riété de leurs
en faufles, la vaelles font
noms tirés des parties oir
fituées, & de celles
compofent, la - diftinéion
qui les
faur indifpenfablement dcs cas où il
ceux où T'opération
opérer, d'avec
densplus
entraincroit des acciles
dangereux que la maladieméme;
bandages, leurs différences & leur
application fuivant les
la maladie, font
particularités de
truétions
autant de fujets d'infdeviennent cflentiels par-tont, mais qui le
torride, où encore les davantage fous la zone
lachement de la maux produits par le refibre font
blement plus fréquens
incomparamats tempérés.
que dans les cli-
avec
densplus
entraincroit des acciles
dangereux que la maladieméme;
bandages, leurs différences & leur
application fuivant les
la maladie, font
particularités de
truétions
autant de fujets d'infdeviennent cflentiels par-tont, mais qui le
torride, où encore les davantage fous la zone
lachement de la maux produits par le refibre font
blement plus fréquens
incomparamats tempérés.
que dans les cli- --- Page 61 ---
la Midecine : Pratique.
Un exemple fuffira pour faire fentir
combien il importe de diftinguer la nature du mal, pour être en état d'adminiftrer le remède convenable.
J'ai vu, en 1767, le Chirurgien-Mad'une Légion de 3000 hommes, apjor
pliquer des bandages shomisinea(is)fariea fpermacordons gonfés des vaiffeaux
defriques des-foldats, à la confervation &
quels il devoit veiller particulièrement
effenticllement.
du
Le Gouverneur - Général, effrayé
nombre d'hommes. sa qui l'on preferivoit
de guérifon, me chargea de
ce moyen s'il leur étoit réellement utile. Dès
vérifier
la fourniture des bandages
ce moment, & les foldats furent guéris par les
cefla,
Ce
moyens & les rcmedes que findiquai. de fInChirurgien-Major obtint enfuite
tendant la fourniture des fufpenfoirs
aux bandages
ertr
javois fubftitués j'empéchois le retour
res, par lefquels
(:s) Qu'il fourpilloit
D3 --- Page 62 ---
Moyen de perfationner
des foldats en
Europe 5
mon départ de ha
qui, aprés
Golonie, eft devenu
très-fréquent. On fera furpris fans doute
qu'il n'ait ricn moins fallu
la
voyance & Pautorité du
que
prénéral
Gouverneur-Gépour réformer un abus d'autant
plus funefte, qu'il tendoit à priver dc fes
défenfeurs une Colonic très-importante.
Avant cet exemple, j'aurois eur
à me perfuader que la pelotte du peine bandage herniaire, appliquée fur le canal
particulier à la, liqueur du refticule,
occafionner fi
puc
cette
promptement le fquirre de
partie, & quelquefcis celui du
cordon des vaifleaux fpermatiques.
Il importe d'autant plus d'exercer les
jeunes Chirurgiens à Phopital du Roi &
à Tamphithéitre,
qui paffent dans les que prefque tous ceux
Colonies,
des navires marchands,
débarqués
ne fàvent que
faigner, & qu'il feroit fort dangereux
qu'avant d'être inftruits, ils fe
fent fur les habitations oùr leur répandif
feroit tous les jours quciques victimes, ignorance
des vaifleaux fpermatiques.
Il importe d'autant plus d'exercer les
jeunes Chirurgiens à Phopital du Roi &
à Tamphithéitre,
qui paffent dans les que prefque tous ceux
Colonies,
des navires marchands,
débarqués
ne fàvent que
faigner, & qu'il feroit fort dangereux
qu'avant d'être inftruits, ils fe
fent fur les habitations oùr leur répandif
feroit tous les jours quciques victimes, ignorance --- Page 63 ---
la Midecine 2- Pratigue.
ces défordres funeftes,
"On préviendra
Tapplication,
Faffiduité,
cn ieccompenfant
le - zèle & les talens.. Que pour cet cffct,
lon fafe des premières places un objet.
ne foient
d'émulation & dejuftice, qu'elles
accordécs qu'au mérite perfonnel &c par
la voie honorable d'un concours public fuite
& à la
dont on tiendra regiftre, les motifs de la no
duquel on annoncera & de Texclufion des
mination dcs uns
autres. Ce moyen, fipropre à développer eft
& cependant fi négligé,
les talens,
les Colonies, oii il eft
indifpenfable dans
d'encourager
de la dernière conféquence fur-tout
les fujets, de leur montrer
que:
LEE:
obtenir il faut mériter;
pour
fourçes d'erreurs,.
trigue & la faveur,
n'auront audéfordres & d'injuftices,
- de
des Officiers.
cune part à la nomination
enfin
de fanté & de leurs fous-ordres; & le falut
que le régime des hopitaux déformais prede nos établiffemens feront deftrusteur de
fervés de ce defpotifme,
tout bien.
D4 --- Page 64 ---
Moyens de
perfedionner
Aco UC H. E M E N S.
L'art des
tous les pays accorchemens, du
qui, dans
rement
monde, &
entre les
particuliÈ
plus importantes tropiques, eft une des
doirentrer
parties de la chirurgic,
prefcrits cffentiellement dans les cours
par les
II n'y a point ordonnances. de
contrées, T'homme joury ou, dans ces
d'écre
de Tart n'ait occafion
foit confalté,foity tpour la femme
pour la femme en travail, grofie,
Taccouchée, foit cnfin
foit pour
né, Mais c'eft
pour le nouveanfur-tout dans les
pagncs que fon miniftere
camfont utiles,
ou fes confeils
des habitations parce que les accoucheufes
font des
le plus fouvent
Négrefles qui
ayant été
reur par ceux mêmes induites -en eréelairer, n'ont à
qui devoient les
tfe favoir
propremenr parler - d'auque Thabitude, & font
quc toujours trop preffées
pref
Unexemple
d'agir.
riches
pris dans une ede-wosplus
Colonics, rendra-cette
fible,
véritéfen-
ils
des habitations parce que les accoucheufes
font des
le plus fouvent
Négrefles qui
ayant été
reur par ceux mêmes induites -en eréelairer, n'ont à
qui devoient les
tfe favoir
propremenr parler - d'auque Thabitude, & font
quc toujours trop preffées
pref
Unexemple
d'agir.
riches
pris dans une ede-wosplus
Colonics, rendra-cette
fible,
véritéfen- --- Page 65 ---
ia Midecine-Pratigue
la maladie de MEn 1778, pendant
chargé des accoucheBalay, Chirurgien,
de Madame de
mens fur Phabitation
Ile
Bellevue, quartier de Limonade 7
Saint-Domingue (16), jefus appelé (17)
aller au fecours de deux Négrelles
pour T'on-croyoit en travail. La plus avanque
étoit encore à quatre
cée dans fag groffelfe,
elle étoit fille
mois de fon terme; mais
de Thabitation, qui,
de la Sage-femme
que"la volonté de la femme
perfuadée
Taccougroffe avançoit ou retardoit
étoit au moment ou Farrivai
chement, 2
vive colère contre ifa fille,
dans la plus
de ce que fon travail n'avançoit point.
Sa fureuri Tavoit; déja portée jufqu'à
lui donner des coups de poing fur le
dans
vifage, : 8cplufieurs conps de genou
e dos, ne ceffant de répéter que c'étoit
retenoit fes douleurs.
une coquine qui
traitemens
Heureufement ces mauvais
(16) J'étois le Médecin de cette habitation.
(17) Le 20 Février, à minuit, --- Page 66 ---
Moyens de
n'ayant
perfelionner
pas cncore occafionné
je n'eus befoin
d'accidens,
Cette
que de calmer les
partie de T'art eftd'une fi cfprirs.
importance dans les
grande
cru dévoir placer dans Colonies, que j'ai
aprèsle traitement du Fouvrage fuivane,
quelques obfervations tétanos desenfins,
fur ce qui intéreffe la fanté effenticlles, tant
enccintes, entre les
des femmcs
féretites
tropiques, aux difépoques de cet état, que fir ce
la
& fes
Singnshecoashenee
naiflance & la confervation fuites,
veaux-nés.
des nouil Indépendamment eft
de tous ces objets,
Roi faffe indifpenfable que le Médecin du
gime & la connoitre à fcs éleves le rédans ces diverfes conduite que l'art prefcrit
démontre fur-tout circonflancesse qu'il Ileur
moins
que les alimens les
fafcepcibles de
général ceux qui
s'alkalifer, font en
climats aux femmes conviennent dans ces
couches, aux
groffes, à celles en
Alors la acconchées, & aux nourrices,
population de nos érabliffe-
in du
gime & la connoitre à fcs éleves le rédans ces diverfes conduite que l'art prefcrit
démontre fur-tout circonflancesse qu'il Ileur
moins
que les alimens les
fafcepcibles de
général ceux qui
s'alkalifer, font en
climats aux femmes conviennent dans ces
couches, aux
groffes, à celles en
Alors la acconchées, & aux nourrices,
population de nos érabliffe- --- Page 67 ---
la Médecine- Pratique.
mens
5o
recevra, parmil 2 lcs Nagres fur-tout, la
progreflion que l'on en doit attendre; &.
la
mafifeducrdanmuel, comme celledelimportation de cette efpèce d'hommes, ceffera d'être confommée par les mortalités.
MAL A DIES D E S Y E U A
Dans toutes les maladies des
il eftindlifpenfable,
yeux,
particuliérement entre les tropiques, de confidérer Tuniverfalité des humeurs, & d'examiner
un foin
avec
ferupuleux , avant decommencer
le traitement, fi l'affection
de T'ail dépend d'obftrudion, particulière
d'inflammation, ou d'un fimple
& fur-tout fi elle n'cft épailfifement,
pas caufée
un vice de la maffe des liqueurs.
par
Le Médecin du Roi fera fentir à fes
élèves Fimportance de ces diftinétions
dans la pratique.
Combien de maladcs,
dans ces contrées; ont perdu la vue
fait
2 pour n'avoir
que des, remèdes locaux ! Que de
cataraétes fecondaircs ou capfulaires, fur- --- Page 68 ---
Moyens de perfedionner
venucs après Fextradion du
pour n'avoir pas
cryftallin,
détourné,
détruit, ou au moins
pluficurs mois. avant
tion, le vice qui avoit
T'opérament de Fhumeur
caufé Tépailiffccryflalline (18)!
D'après ces principes, il fera facilc
Profeffeur de démontrer
au
des maladies dcs
que le nombre
julqu'à 243, eft, yeux, porté par Taëlor
lebre Médecin comme Toblerve le.céde
de charlaran.
Laufanne, un compte
Tout homme de Tart, dans les
nics, doit
ColoFopération indilpenfablement della
favoir faire
de la fiftule
cataraétc, ainfi que celle
être inttruic lacrymale, & pour cct cffer,
dcs differentes
fiftules & de cataraétes.
efpéces de
Mais la maladic
(18) Avec l'extrait de cigué,
maricime, à la dole de 6
fr-tour de .cigue
jour, on pourroit, dans une jufqu'à infinité 24 & 30 grains par
-tropiques, difiper, dès le
de cas, entre les
ladie, répaififement du commencement de la macité de la cornée
cryftallin, & quelguefois T'opafont les antivénériens tranfparente, D'autres fois aufi, ce
ment chez. les Negres. qu'il faut employer, particulière-
cigué,
maricime, à la dole de 6
fr-tour de .cigue
jour, on pourroit, dans une jufqu'à infinité 24 & 30 grains par
-tropiques, difiper, dès le
de cas, entre les
ladie, répaififement du commencement de la macité de la cornée
cryftallin, & quelguefois T'opafont les antivénériens tranfparente, D'autres fois aufi, ce
ment chez. les Negres. qu'il faut employer, particulière- --- Page 69 ---
la Médecine- - Pratique.
dans les climats
de l'eil la plus fréquente
naiffance
chauds, & qui fouvent donne
les
c'eft Tophthalmic &
a toutes
autres,"
toujours
furstout le chemofis 7 qui prefque
par un vice dans
cft produit lui-mème,
les humeurs (19).
le Médecin
Mais ce n'eft pas affez que
Colonies fache opérer; il eft encore
des infinité de cas ou il doit favoir faire
une
les plus délicates.
exécuter les opérations
C'cit une vérité à Yappui de laquelle je
ne citerai que le fait fuivant.
Ifle
En 1779, au quarticr Morin,
S.Domingue, dans un temps d'épidémic
qui me laiffoit a peine le temps de manger
le pied d'un des che*
& de me repofer,
lancé un
vaux de ma voiture, m'ayant
de terre dans T'osil droit ,
morceau
dès le foir même la conjondive
Comme l'a obfervé M. Antoine Petit, dans fes
(19)
fut la Médecine-Pratiqte. & comme
favantes Leçons
note 34 des maladies des
on pent le voir page as1,
Nègres. --- Page 70 ---
Moyens de
perfedionn er
& tout le bord circulaire
tranfparente
de la cornée
commencèrenr à
mer. L'irritation
s'enflamdevint fic
s'accrut par degrés, &
de trois confidérable, que dans Pefpace
huit
jours, on fut obligé de me faire
faignées. Les boiffons
la plus grande auftérité dans délayantes s
lc tégime,
Tapplication des
minuer ni la
calmans, ne purent dichaleur nila douleur, Au
contraire, elles devinrent fi
bies, que je courois dansla infapportaune partie de la nuit,
Savanne (20)
tenan: avec les
doigts mon ceil ouvert, dans
que la fraicheur de Pair
l'efpérance
apporteroit
que foulagement, au moins
quelà ma cruelle fituation. Rien momentané,
cherla conjondtive
ne putempedes'élever& de
un bourlet.affcz
former:
confidérable
les
pour jeter
paupières en dehors. L'ail avoit
fa forme, & la cornée
perdu
bloit placée dansi
tranfparente femm'étoit
un enfoncement. Il
impoflible de foutenir lc plus
(20) Prairie.
apporteroit
que foulagement, au moins
quelà ma cruelle fituation. Rien momentané,
cherla conjondtive
ne putempedes'élever& de
un bourlet.affcz
former:
confidérable
les
pour jeter
paupières en dehors. L'ail avoit
fa forme, & la cornée
perdu
bloit placée dansi
tranfparente femm'étoit
un enfoncement. Il
impoflible de foutenir lc plus
(20) Prairie. --- Page 71 ---
la Médecine. - Pratique,
foible rayon de lumière, fans
des douleurs affreufes. Il
éprouver
tellement
m'étoit auffi
impoffible de me coucher, que,.
lorfqu'accablé par. les douleurs &. le befoin
de dormir, je ceffois de tenir la tête
dans la fituation verticale, &
lontairement je m'inclinois
qu'invod'un, côté ou de
à tant foit peu
Tautre, linftant même
je reflentois une douleur atroce
fond de l'orbite.
jofqu'au
Je ne pouvois plus en calmer la violence par les faignées, fans
Tappauvriffement des
m'expofer à
liqueurs, & ce' foulagement momentané eût lui-même
menté la caufe du mal 1 , en ôtant augvaiffeaux délicats de cet
aux
dont ils avoient befoin organe, l'action
réfolution de
pour opérer la
cette funefte inflammation.
Ce fut dans cette cruelle
polition,
je me décidai fur le champ à faire que détruire par dés fearifications la maffe
rouge ou bourlet formé par la
tive.
conjoncLcs Chirurgiens qui éroient à
m2- --- Page 72 ---
Moyens de perfationner
portée n'avoient jamais opéré fur
gane; mais le plus voifin
cet or+
cellente main &
avoit une CXJc fis deffiner beaucoup d'intelligence.
mon cil, & dès
marqué Pendroit ou il falloit que j'eus
que
faire chafe fut fcarification, & que ce
pénétré (2x) de la manière Chirurgien
Topération devoit être
dont
à mes
faite, il fer rendie
inflances, & avec une
lancette affermie
excellente
incifa tranfterfalement par une bandelette, il
une trentaine de
le bourlet par
fondes
mouchetures aflez
pour le couper
proqu'une petite
entièrement, ainfi
partie de la cornée cranfparente.
Je fimplifiai
Jc jugeai
beaucoup cette opération,
que dans cette
étoit inutile de
circonflance il
vaiffeaux
paffer des fils fous les
tirpation, variqueux, &c.
pour en faire l'exEn cffct, environ
une heure après
(21); Dansmes obfervations far les
page 253.
maladiesdes Negres,
Topération,
pour le couper
proqu'une petite
entièrement, ainfi
partie de la cornée cranfparente.
Je fimplifiai
Jc jugeai
beaucoup cette opération,
que dans cette
étoit inutile de
circonflance il
vaiffeaux
paffer des fils fous les
tirpation, variqueux, &c.
pour en faire l'exEn cffct, environ
une heure après
(21); Dansmes obfervations far les
page 253.
maladiesdes Negres,
Topération, --- Page 73 ---
la Médecinc-1 Pratigues
Yopération,je pus me coucher horizontalement. Je m'endormis, & à mon ré
veil les douleurs fe trouvèrent confidérablement diminuées. Dès-lors j'allai de
mieux en mieux. Mais, deux jours après,
(22), - Toil gaumalgré mes précautions
maladie. Le
che fut pris de la même
bourlet ne fut pas plutôt formé, que je
décidai à fouffrir la même opérame
ordonnée à Pautre ceil.
tion que j'avois
m'avoit
La réfiftance du Chirurgien qui
fervice, m'obligea de
rendu ce premicr
lui,
recourir à un autre, qui, comme
avoit une excellente main:
Je commençai peu à peu a foutenit
&
jours après, le
la lumière, 2
quinze
dernier ceil opéré fe trouva parfaitement
guéri. Il me refta feulement pendant quelune opacité à la cornée tranfque temps de Tail droit, ce qui n'auroit
parente
fi
été opéré plus tôt.
pas eu lieu,
j'cufle
(22) Il entroit dans chaque once du collyre dont je
ae fervois, deux grains de vitriol blahc. E --- Page 74 ---
66 - Moyens de perfedionner
Ce mal étoit alors
fieurs
épidémique. Plu+
perfonnes, entre autres M
Adminiftrateur
d'habitation, &l M.Damifreville, perdirent la vue pour n'avoir
pas été opérés; & fans ma détermination
& ma fermeté, j'aurois fubi le même
fort.
J'ai eu depuis pluficurs fois occafion
de pratiquer ou de faire
pratiquer cette
opération par des Chirurgiens, & toujours avec beaucoup de fuccès,
on n'a pas attendu que Tinflammation quand
produit un défordre
ait
trop fouvent irrémédiable dans la chorroide & la
& fur-tour lorfque, la
rétine,
maladicayant
caufe un vice des
pour
été combattu
humeurs, ce vice a
& détruit par les remedes I
convenables.
M ALADIES
DES D E T S.
Il eft auffi de la plus grande
tance, que le Médecin du Roi, impora
Colonics, fafle
dans les
les
connoitre à fes élèves
principes de P'art du Dentiftc,
la
& fur-tour lorfque, la
rétine,
maladicayant
caufe un vice des
pour
été combattu
humeurs, ce vice a
& détruit par les remedes I
convenables.
M ALADIES
DES D E T S.
Il eft auffi de la plus grande
tance, que le Médecin du Roi, impora
Colonics, fafle
dans les
les
connoitre à fes élèves
principes de P'art du Dentiftc, --- Page 75 ---
- la Médecine- Pratique,
Lcs chalcurs exceflives de ces climats
relâchent à tel point le tiffr des glandes,
particulièrement de celles de la bouche,
qu'il In'y a point de pays où la carie des
dents foit plus fouvent accompagnée de
maladies d'alvéoles & d'ulcères aux
gencives.
Lorfque ces maladics ont pour caufe
un vice, foit vénérien, foit fcorbutique,
fcrophuleux ou pforique (23), elles ne
peuvent être guéries que, le vice de la
mafie n'ait été détruit par leurs antidotes. Le Profeffeur indiquera à fes
élèves ccux que le pays produit & la
manière de les adminiftrer.
La partie des dents demande une
telle inftruétion, que nous avons des
exemples de tétanos furvenu entre les
tropiques, pour s'être fait arracher unc
dent.
(23) Ces vices fe manifeftent, le plus fouvent, pas
une odeur infupportable.
E2 --- Page 76 ---
Moyess de
perfitionner
PoIso N S.
Par-tout, Phomme de l'art
heureufement befoin de favoir a malles effets du poifon, de
diftinguer
pagnent les maux
ceux qui accomeft fans cefle
auxquels Phumanité
expofée.
Cette
connoifance eft
utilité dans les
delap plus grande
& Phomme
pays où Thomme libre
efclave cultivent la
terre, où l'un a fans ceffe à
même
effets du
redouter les
pouvoir, & l'autre ccux de la
vengeance.
C'eft là qu'il importe
peuples, 3 que le Médecin au repos des
noître les traces &
fache recon-
& l'efpèce des
diftinguer la nature
ment
poifons pris intérieureafin de par méprife ou par fedlératefle,
s'oppofer à leurs
ne les pas confondre,
effets, & de
des virus intérieurs foit avec les effets
des
& de la
parties, foit avec ceux dégénération
dans l'air une
qui portent
conomie
malignité mortelle à l'éanimale, tels que la fumée, les
fache recon-
& l'efpèce des
diftinguer la nature
ment
poifons pris intérieureafin de par méprife ou par fedlératefle,
s'oppofer à leurs
ne les pas confondre,
effets, & de
des virus intérieurs foit avec les effets
des
& de la
parties, foit avec ceux dégénération
dans l'air une
qui portent
conomie
malignité mortelle à l'éanimale, tels que la fumée, les --- Page 77 ---
Pratiquei
la Médecineexhalaifons fuffocantes du
vapeurs & les
en
du foufre, des liqueurs
charbon,
des mines, des puifards,
fermentation,
des foffes d'aifance (24), &c.
diverfes qu'il
C'eft dans ces occafions
connoitre Tétat naturel des
importe de
conpour ne pas
organes principaux,
fondreles effcts des maladies contagicufes
ceux des poifons, 2 dont
ou autres, avec
& fur le cadavre
lés traces fur le vivant
différentes dans le plusgrand nombre
font
les fecours que l'on doit adminiftrer aux
(24) Voyex
Recherches fur la nature &c les
afphyxiés, dans les
M. Hallé, de la, Faculté de.
effets du Méphitifine, par la Société Royale de Médecine.
Médecine de Paris, & de
fuivantes des maladies des
Voyez auffi, pages 69 & j'ai employés pour faire
climats chauds, res moyens que
des eaux,
caufée par la corruption
ceffer une épidémie
Ine Saintfur r'habitation Chaftenoye du quartierMorin,
Domingue,
été fi frappant, que l'on a, depuis, fait
Ce fuccès a
avoient fait courir. de fi
combler les mates qui nous caufe de maladie a fubgrands dangers. Tant que cette.
cette habitations
fifté, je me fuis contenté de défigner a la.rendre auffi
mais, aujourd'hui que l'on eft parvenu
parle plus.
voilines ,. j'en
falubre - que lès habitations
Hbrement. -
E3 --- Page 78 ---
Moyens de parfetionnier
des cas. Toute méprife
avoir les fuites les
en cegenre pens
plus funcftes,
Poiso N L E N T.
On trouve dans pluficurs
les fignes & les fymptômes
ouvrages
pris ou donnés à dofes
des poifons
tuer
affez fortes Pour
fois, promptement (25). Mais,
Thomme qui étouffc le quelque- cri
Phonneur & de Phumanité,
de
du génic
emprunte l'art
pour rendre cette fcience
ténébreufe & mettre en défaut
plus
fagacité du Médecin. Il
toute la
effer celle des fubftances emploic à cet
qu'il croit la
des trois règnes
tcllement,
plus propre à agir mormais avec une telle
que fes effets
lenteur,
reffemblant à ceux de quelques-unes des maladies
parties s'obliterent,
chroniques, les
fe: rapetiffent & fe
(2s) Poyet dans les maladies des climats
moyens que j'ai employés pour faire ceffer chauds les
rerribles qu'one éprouvé ceux
les accidens
de manger du fruit du grand qui ont eu limprudenco
1713 & du manioc cru,
médecinier ou ricin, page
pages 204 & 205, ibidem.
reffemblant à ceux de quelques-unes des maladies
parties s'obliterent,
chroniques, les
fe: rapetiffent & fe
(2s) Poyet dans les maladies des climats
moyens que j'ai employés pour faire ceffer chauds les
rerribles qu'one éprouvé ceux
les accidens
de manger du fruit du grand qui ont eu limprudenco
1713 & du manioc cru,
médecinier ou ricin, page
pages 204 & 205, ibidem. --- Page 79 ---
f la Midecine a Pratique.
racorniffent au point que les foupeons
nie frappent la vietime, &c
du poifon
le Médecin
fes proches, & quelquefois
rien
lui-mème, qu'après qu'il n'y a plus
à efpérer des remèdes.
C'eft de cette horrible manière qu'un
ami intime me fut enlevé en 1779. Il
après avoir fouffert pendant plus
périt, mois des douleurs incuies dans.
de cinq
toute la capacité du bas-ventrc.
Je le voyois fouvent. Sans céffe OCde fon état, je fuivois pas a pas
cupé
de fon mal; & ne. pouvant
les progres
à aucune des
attribuer cè qu'il éprouvoit
c'étoit
maladies connuès, Faffurai que
l'effet d'un poifon Ient.
Plufieurs fois, dans ces circonflanees;
trois Médecins & trois Chirurgiens fuz
conjointement en confultarent appclés
Mais ceux mêmes
tion, comme experts.
d'entr'eux qui avoient de la réputation,
furent point de mon avis. Ne voyant
ne
moment des confultale malade qu'au
caufc:
tions, ils attribuèrent à toute autre
E4 --- Page 80 ---
Moyens de perfedionner
les accidens qu'il éprouvoit, tels
vomiffemens, le
que les
refferrement, le froncement & la crifpation des inteflins,
particulièrement du caecum & du
qui, dans les derniers
color,
voient admettre
temps, , ne pou-.
plus de la huitième
d'un lavement ordinaire,
partie
malade éprouvàr
9 fans que le
des douleurs horribles,
Cet infortuné fuccomba,
éprouvé
après avoir
jufqu'à fa fin, des tourmens
d'autant plus affreux, qu'il étoit de la
conftitution la plus forte & la
buftc, & fans nul
plus roefpoir de
L'ouverture feule du cadavre guérifon,
aux experts leur erreur.
démontra
Toute la partie inféricure
mac, dans laquelle les alimens de Peftoquelque temps avant de
fejournent
pilore, étoit tellement
paffer dans le
avoit perdu
corrodée, qu'elle
par uneforte der
au moins la moitié de fon rongeure(a6)
épaiffeur,
(26) Exprefion littérale du
procès-verbal des Experts,
de
L'ouverture feule du cadavre guérifon,
aux experts leur erreur.
démontra
Toute la partie inféricure
mac, dans laquelle les alimens de Peftoquelque temps avant de
fejournent
pilore, étoit tellement
paffer dans le
avoit perdu
corrodée, qu'elle
par uneforte der
au moins la moitié de fon rongeure(a6)
épaiffeur,
(26) Exprefion littérale du
procès-verbal des Experts, --- Page 81 ---
la Médecine -Pratique.
tandis que toute la partic fupéricure de
vifcère avoit confervé fon intégrité.
ce différence de ces cffets étoit d'autant
La
plus frappante, qu'elle étoit marquée par
de zone qui faifoit la fépaune efpèce
ration de Pune & de lautre de ces parties.
défordres étoient
Mais les plus grands
leurs
aux inteftins. Loin de remplir par
circonvolutions ordinaires la capacité
du bas-ventre, & fur-tout de la région
iliaque, ils étoient réunis & ramaflés fur
la (colonne vertébrale ou ils occupoient
a peine la place de trois travers de doigt;
de forte que, tant en longueur qu'en
amplitude, ils avoient perdu au moins
les neuf dixièmes de leur volume. Cétoit
refferrement exceflif qui caufoit des
ce
lorfqu'on vouloit
douleurs fi horribles,
introduire dans le colon & le cacum un
plus de la' "huitième partie d'un lavepeu
ment doux & mucilagineux.
Cet exemple prouve qu'il feroit égale Médecin attrilement dangereux que
buât les accidens & les fymptômes des --- Page 82 ---
Moyens de perfedionner
maladics aux fuites d'un
ment, ou que la prévention, empoifonnea
fyttéme ou
lefprit de
méconnoitre lamour-propre lui fiffent
les traces du poifon, lorf
qu'elles font évidentes.
Ceft fur-tout dans CCS circonftances
délicates, que Phomme de l'art doit
porter dans l'exercice de fon
cfprit de doute qui bannie
état, cet
& donne accès à la lumière T'enthoufiafme
Les Médecins & les
des faits.
furcnt
Chirurgiens experts
convaincus, par. Tinfpedtion : du
cadavre, qu'ils s'éroient manifeftement
trompés dans leurs confultations.
procès-verbal de Pétat des
Le
parties,
d'eux, a démontré cette
figné
nière la plus fonfible erreur de la ma-
& la plus: authentique, On a, d'ailleurs, appris
que ces défordres étoicnt Peffer depuis
fubftances corrofives
des
nègre,
qu'un malheureux
cuifinier, de concert avec quelques domeftiques, méloit de
temps aux boiffons & aux lavenens temps en
d'un
ations.
procès-verbal de Pétat des
Le
parties,
d'eux, a démontré cette
figné
nière la plus fonfible erreur de la ma-
& la plus: authentique, On a, d'ailleurs, appris
que ces défordres étoicnt Peffer depuis
fubftances corrofives
des
nègre,
qu'un malheureux
cuifinier, de concert avec quelques domeftiques, méloit de
temps aux boiffons & aux lavenens temps en
d'un --- Page 83 ---
Za Midecine - Pratique
repréfentant de leur maitre dont ils
avoient juré la perte.
I N F 1 N T I C IDE,
Mais un genre d'atrocité plus fréquent
encore parmi les efclaves, & contre
lequel le Médecin doit être fans ceffe
garde, c'eft l'anéantifiement de leur en
térité, dont ils ne fe rendent
poffouvent
que trop
coupables, & que la fagelle du
plus grand nombre des habitans qui dif
penfent les négreffes mères de fix enfans
des travaux de Thabitation (27),nep
vient
prépas toujours.
I: Onil a des exemples affreux d'une telle
feélératefle fur des
ou
premier infanticide habitations,
un
a été fuivi d'un fecond, d'un troifième, & ainfi de fuite,
jufqu'à ce que le propriéraire ou fes
repréfentans ayant découvert les
moyens
(27) Afn gu'elles fe livrent
leur enfancé,
entièremént aux foins de --- Page 84 ---
Moyens de
perfedionner.
que ces monftres
fait punir.
employoient, les ont
Sur une habitation
de nos plus riches tres-connue d'une
ne fut découvere Colonies, ce crime
deuxième enfant. qu'a la mort du trenteIls
tous dans les neuf
périffoient prefque
naiffance, & l'on premicrs jours de leur
tétanos.
croyoit que c'étoit du
Lc
Chirurgien de
trouvé ce trente-deuxiéme Thabitation ayant
bien portant lc dixième
enfant trèsfance, en fit
jour de fa naif
mais le lendemain compliment au propriéraire;
dit que l'enfant
de fa vifite, on lui
la veille,
qu'il avoit trouvé fi
3 étoit mort du
bien
la nuit.
tétanos, dans
Le Chirurgien foutint
impoffible, L'enfant
que ccla étoit
reconnut qu'il avoit fut exhumé, & l'on
fieurs bouchons
été étouffé avec
de filafle
pluintroduic dans
qu'on avoit
artère. Ce. Tafophage & la trachécne fut que fur
pendant que le fouet faifoit T'échelle &
ruifleler le
avoit trouvé fi
3 étoit mort du
bien
la nuit.
tétanos, dans
Le Chirurgien foutint
impoffible, L'enfant
que ccla étoit
reconnut qu'il avoit fut exhumé, & l'on
fieurs bouchons
été étouffé avec
de filafle
pluintroduic dans
qu'on avoit
artère. Ce. Tafophage & la trachécne fut que fur
pendant que le fouet faifoit T'échelle &
ruifleler le --- Page 85 ---
la Médecine- €- Pratique.
de cette mère abominable, qu'clle
fang le crime de Patelier entier 9 en
révéla
n'étoit pas plus coupable
difant qu'clle
qui avoient faie
que les autres négreffes même manière.
périr leurs enfans de la
d'autres
Ces exemples & une infinité
s'il eft avantageux de reprouvent que caufes des maladies pour
connoitre les
il ne le feroit
en faire ceffer les effets,
de tous
moins de faire Pouverture
pas
& de conftater par un
les cadavres,
de maladie qui
procès-verbal le genre
Le
d'un Médecin
a caufé la mort
rapport
éclairé, en faifant frémir les coupables,
réveillé la furveillance des adminifeût
d'habitation, & prévenu la fuite
trateurs
des malheurs de cclle
non interrompue
dont nous venons de parler.
M É D E C I N E P R A TIQUE
avoir enfeigné à fes élèves les
différentes Après branches de Part, qui prefque
à la médetoutes fervent d'introdu8ion
cine-pratique, le Profeffeur des Colonies --- Page 86 ---
Moyens de perfedionner
terminera fes leçons par cette dernière
partie, qui feule achèvé le
cet effet, il s'attachera Médecin. Pour
définir & à décrire
effentiellement à
avec exaétitude chaque maladie, à faire connoitre fcs différentes caufes, les dangers divers
qui
Taccompagnent; enfin le traitement
lui eft propre.
qui
Afin de mettre l'ordre
dans
convenable
Tenfeignement de cctte partie importante, & employer le temps
manièrc utile à la Colonic
d'une
le Médecin du Roi traitera qu'il habite,
maladies des arrivans
d'abord des
des diférentes
parties du monde, enfuite de celles des
naturels du pays, des femmes, des
fans, des vicillards, des habitans envilles, de ceux des plaines & de la des
tagne.
monDaris la defcription de chaque
il fera voir les différences
maladie,
caraétériftiques, indiquera les caufes
& accidentelles; &,
prédifpofantes
Juit le
après en avoir dé:
pronoftic & les indications, il
'abord des
des diférentes
parties du monde, enfuite de celles des
naturels du pays, des femmes, des
fans, des vicillards, des habitans envilles, de ceux des plaines & de la des
tagne.
monDaris la defcription de chaque
il fera voir les différences
maladie,
caraétériftiques, indiquera les caufes
& accidentelles; &,
prédifpofantes
Juit le
après en avoir dé:
pronoftic & les indications, il --- Page 87 ---
la Médecine- Pratigue:
donnera les moyens qu'il
propres à les remplir, ainfi jugera les plus
qui convient dans les
que le régime
Mais il nel foumettra différens cas.
ordre. Les maladies
pas tout au même
femblant
particulières ne refpas toujours aux
générales, il fera Phiftoire deferiptions de
riétés les plus fréquentes,
Jeurs vales fpmprômes
& indiquera
donnent tel
extraordinaires qui Icur
ou tel caraétère.
Pour remplir, avec fuccès, une
de cette
tàche
importance, il fera dé
du Roi une école de Médecine Phopital
de manière, tourefois,
clinique,
ment ne puiffe nuire
que T'enfeignola
aux malades, dont
guérifon cft le premier objet du Médecin.
C'eft d'après ces principes
nité, que les malades doivent d'humatribués dans des falles
être difparées pour chaque particulières, pré-
& confiés, des
genre de maladic,
à chacun des Pinftant de leur entrée,
élèves, fuivant leur
cité, leur zèle & leur
capaintelligence, --- Page 88 ---
Bo
Moyens de
perfidionner
Chaque élève tiendra
un cahier
par colonnes, fur
féparé
lequel il infcrira
jour & Pheure
le
entré à
auxquels le malade eft
Thôpiral, fon nom &
fa profeffion, fon
furnom,
Il n'inferira
age, fa patrie (28).
fur chaque feuille
quatre malades
que
(29), afin de laifler
un
(28) Pour juger combien il
confidère le pays natal de fon importe que le Médecin
pelle l'excellive mortalité des malade, qu'on fe rapla Louifiane, &, en 1764, à Allemands, en 1747, a
gue les peuples des climats Cayenne ; & l'on verra
infiniment plus de peine à s'acclimater éloignés de la ligne, ont
que ceux des provinces méridionales entre les tropiques,
Le Phyficien explique facilement d'Enrope.
fort & robufte, , habitane du nord de pourquoi Thomme
ticulièrement celui des
lEurope, s & paravant que fa fibre foit montagnes, a tant à fouffrir,
néceffaire pour réfifter parvanue au degré de
Mais le Médecin
aux chaleurs de la zone fouplefs torride.
qui a pratiqué dans
peur feul rendre raifon des
tous les climats,
les maladics des hommes différences qui exiftent dans
titutions fi oppofés, & de tempéramens & de confmédecine
qui doivent faire
comme individuelle.
confidérer la
(29) Au moins cela étoit-il
1768, à T'hôpiral de lIfle de fuffifanr, en 1767 &
televés très-exads, pendant France, ou, d'après des
tout le temps que l'ordre que
cfpace
rendre raifon des
tous les climats,
les maladics des hommes différences qui exiftent dans
titutions fi oppofés, & de tempéramens & de confmédecine
qui doivent faire
comme individuelle.
confidérer la
(29) Au moins cela étoit-il
1768, à T'hôpiral de lIfle de fuffifanr, en 1767 &
televés très-exads, pendant France, ou, d'après des
tout le temps que l'ordre que
cfpace --- Page 89 ---
la Médecine Pratigue:
8t
efpace Gufifant pour y relater fuccinételeurs mmaladies précédentes, & y
ment
depuis quand & par quels fympe
marquer tômes s'eft annoncée celle -
pour laquelle
chacun d'eux eft entré à Thopital.
Dans fes vifites, le Médecin accoutufes élèves à ne jamais faire de
mera
inutile, & leur montrera le
queftion d'omcttre une feule'de celles qtii
danger ferventa faire connoitre exagtement Pétat
du malade.
Le pouls étant un des plus sûrs indices de Tétat de toutes les parties de
Téconomie animale, le Profeffeurle toule fera toucher
chera très-attentivement, afin de former leur
auflitôr à fcs élèves,
variatact à faifir jufqu'a fcs moindrcs
avois, établi a fubfifté, il eft démohtré que les troupes
iy n'ont perdu le fixième de ce qu'elles ont perdu depuis.
pas
de Pavertifemeu: gut
Voyex le premier paragraphe
précede les maladies des Negres.
emplorés Four
Voyex auffi, note 8, ibidiles de moyens l'Ile de France, avanr"
conferver la fanté des troupes.
l'année 1769.
F --- Page 90 ---
Moyens de
perfedionner
tions, & n'oubliera jamais de les
truire des
inf
changemens & du
que chacune de ces variations préfage
Guidés par fon
indique.
lumières, ils
expériencc & fes
l'état des fonéions apprendront à juger de
la
vitalcs par celui de
refpiration & du pouls; à prévoir
qu'on peut cfpérer ou craindre
ce
fources ou de la foibleffe
des refenfin, à affeoir leur
de la nature;
terminer les
pronoftic, & à déL'état de la moyens de guérifon.
bouche
des fonétions naturelles. indiquera celui
ou humide,
La langue sèche
le dégodt, les jaune, pâle, rouge, la foif,
en font les
naufées, les vomillemens,
fignes
des inteftins, la caraderifiques L'état
des crachats & nature des urines, celle
de la fucur, doivent
confidérées avec Ia méme
être
L'afpedt du
attention.
vifage, la phyfionomie,
principalement les yeux & les autres
internes & externes,
fens
de grands indices donneront aux élèves
animales,
de T'état des foncions
la foif,
en font les
naufées, les vomillemens,
fignes
des inteftins, la caraderifiques L'état
des crachats & nature des urines, celle
de la fucur, doivent
confidérées avec Ia méme
être
L'afpedt du
attention.
vifage, la phyfionomie,
principalement les yeux & les autres
internes & externes,
fens
de grands indices donneront aux élèves
animales,
de T'état des foncions --- Page 91 ---
la Médecine- Pratique.
Les deuleurs doivent érre,dans toutes
les' maladics, d'unc grande confidération.
C'eft pourquoi le Profefleur enfignera
à reconnoitre avec précifion, leur liege,
fi elles font continues ou intermittentes,
fixesou ambulantes, ce qui les augmente
ou les diminue, &c.
Toutes les maladies ayant des caufes
& des effcts pareiculièrs, ont aufli leur
carasere diftinatif, auquel le Médecin
doit s'atracher cflentiellement, Ainfi,
dans la pleuréfic, les fymptomés décilifs
font le plus ou le moins d'intenfité de
la douleur, l'étaf de la refpiration, la
nature des crachats; dans Tidère, c'cft
la couleur de la peau, la nature des felles,
des urines, & les vifcères du bas-veutre,
qu'ilimporte de confidérer ; dans le plus
grand nombre des maladies aigués, &
même dans plufieurs des chroniques, on
doit palper avec un foin ferupuleux les
vifcères de cette capacité ;8ec.
Ajoutons qu'en obfervant avec attention dans chaque maladie,itour. CC qui
F2 --- Page 92 ---
Moyens de
perfidionner
intérefle le malade,
cipale
l'objet de la prinfollicicude du Médecin,
jours étre lc vifcère
doit tourégion ou il eft
fouffrant, & la
placé (30).
Mais, 3 comme il
auquel le Médecin n'y a point d'objet
des
tout le Médecin
Colonics, & furconfultant,
tant s'attacher
doivent auqu'au
me permettre de citer pronoftic, je vais
ici
ples que me fournit
quelques exemen feront mieux
ma pratique, & qui
fentir
ne pourroient le faire Timporrance, que
raifonnement.
les principes & le
nombre
Ces exemples font
de ceux que la
du
nions de mes confrères diverfité d'opia rendu publics,
(s0) J'ai fouvent été appelé
tree-grandes diftances,
en confulration a de
defquels pleffeursMédecins pour voir des malades fur l'étar
Dans toures ces occafions réunis n'éroient point d'accord,
Falement déterminé
mon pronoftic a été
par le pouls, les
principhyfionomie; ; & quoique, en
douleers-de la
pour ainfi dire, l'effct d'un général, le pronoflic foit,
affurer qu'il eft très-rarement coup d'cil, je puis
fymptômes m'aic trompé,
atrivé que l'enfemble des
malades fur l'étar
Dans toures ces occafions réunis n'éroient point d'accord,
Falement déterminé
mon pronoftic a été
par le pouls, les
principhyfionomie; ; & quoique, en
douleers-de la
pour ainfi dire, l'effct d'un général, le pronoflic foit,
affurer qu'il eft très-rarement coup d'cil, je puis
fymptômes m'aic trompé,
atrivé que l'enfemble des --- Page 93 ---
la Médecine - Pratique.
& qui même ont fait beaucoup de bruit
dans le temps.
En 1777, au Cap Français, Ile
Saint-Domingue, nous fames appelés trois
de mes confrères & moi, à fix heures du
matin, pour confulter fur Tétat de
M. Lambert, arrivé d'Europe depuis peu
de temps.
M. Lambert entroit dans le feptième
jour de fa maladie. Nous le trouvâmes
debout au milieu de fon appartement,
ne reffentant aucune cfpèce de douleur,
grondant bcaucoup ceux qui nousavoient
appclés, & affurant qu'il n'étoit point
malade. Son pouls étoit intermittent,
fébrile, fa converfation peu fuivie.
peu
II avait au blanc de l'ceil une légère
teinte jaune, & ne marchoit qu'avec
beaucoup de difficulté. Cétoit un homme
de trente ans, des mieux faits & des
mieux conftitués.
Pour ne pas augmenter Pimpatience
& la mauvaife humeur que notre préfence lui avoit caufécs, nous fortimes
F3 --- Page 94 ---
Moyens de perfedionnér
prefque qu'atilioe de fa chambre, En
defecndant T'efcalier pour aller
fur fon état, dans un aitre
délibéret
un de mes confreres me denianda appartement,
jer pcnfois. Je réponidis
ce quc
le champ lui
qu'il falloit fut
aux jainbes, appliquer des véficatoires
d'une maladie attendu qu'il étoit frappé
doutable,
maligne d'autant plus rcb
logere douletir, qu'il ne fefentoit pas la plus
Tous ces Mefficurs
rérent que je me
aflutroimpois, que la malas
dienleroirqu'une fièvred doubletierceurdi
le naire, & que j'étois le feul qui eût trouvé
nionter pouls intermittent. Je lés priai de re+
fois. En pour tolicherle pouis Une feconde
rentrant, ils me dirent
avoicht eficdlivement obfervé
qu'ils
tence dont je parlois, & qu'ils l'intermitnécellaire quie nous nous jugcoient
de nouveau, le lendemain
réuniffirons
voir fi le malade auroit
matin, pout
ficatoircs. Je
befoin de vés
fcroit mort le répliquai foir
vivement qu'if
avoir foutenu
méme. Enfin, après
chacun norre opinion,
rentrant, ils me dirent
avoicht eficdlivement obfervé
qu'ils
tence dont je parlois, & qu'ils l'intermitnécellaire quie nous nous jugcoient
de nouveau, le lendemain
réuniffirons
voir fi le malade auroit
matin, pout
ficatoircs. Je
befoin de vés
fcroit mort le répliquai foir
vivement qu'if
avoir foutenu
méme. Enfin, après
chacun norre opinion, --- Page 95 ---
la Midecine - Pratique.
convimmes que Pheute de la connous
feroit avancée & fixée à midi
fultation
Nous trouvâmés le madu même jour.
& dans
lade jaune comme un fouci,
fe faifoit déja
de coma; la déglurition
heures &,
difficilement. Il mourut à fept
du foir. J'ai été mandé, dans la
demic
d'une
mêmc ville, pour une perfonne
confidération, qui étoit au
très-grande
d'une maladie malignes
douzième jour
on avoit eu limdans le cours de laquelle
faignéesi
prudence de faire plaficurs
Crainte de l'effrayer, on fit une confultation fur le fimple expofé des Médecins
ordinaires. Le réfultat de cette confulfut
lui feroit manger une
tation
qu'on dès le foir mème, du
foupe, & prendre,
Pun des confulquinqsina; M. Monaix,
étoit fur-tout de cet avis; je pertans,
donner le mien, qu'après que
fiftai à ne
fut
j'aurois yu la malade. Mais, quel
étonnement de la trouver, deux
mon
les youx fixes! Le pouls
heures après,
intermittent & convulétoit très-petit,
F 4 --- Page 96 ---
Moyens de
fif; le froid des
pérfediohnér
extrémirés
déja à fe manifefter;
commençoie
prefque fans
enfin, clle étoit
connoifance.
Je fis' fur le
yélicatoires champappliquer de larges
aux jambes, & ordonnai une
potion très - cordiale.
J'affirai que nous parviendrions à
mcria maladc; mais
rani
troptardifs,
quc nos foins étant
dans trente hetires
feroit plus,
cilen'exif
Lc jour mémc, M, lc. Vicomte
Choifeul m'écrivit
de
vifiter M.
pour me pricr d'aller
Sainthey, Chevalier de Saint
Louis, & Commifiaire dcs
la Colonie, Je le trouvai à limites de
fon burcau
comprant de Pargent. Devenu
le quatrième
jaune dès
jour de T fai maladie, fa
phyfionomic étoit tres-altérée, fon pouls
mauvais; la peau avoit déja Ce
humide d'une nature fi;
froid
re
particuilière, qu'il
femanifelte, fur-tour . entre les tropiques, que dans les derniers
quelgucfois dans les dernières jours, &
fevres maligncs du
heures des
plus mauvais genre,
prant de Pargent. Devenu
le quatrième
jaune dès
jour de T fai maladie, fa
phyfionomic étoit tres-altérée, fon pouls
mauvais; la peau avoit déja Ce
humide d'une nature fi;
froid
re
particuilière, qu'il
femanifelte, fur-tour . entre les tropiques, que dans les derniers
quelgucfois dans les dernières jours, &
fevres maligncs du
heures des
plus mauvais genre, --- Page 97 ---
la Medecine - pratique.
J'avertis M. de Choifeul que le malade
mourroit le jour mêmc, &. que tien
n'étoit plus inftant pour fes proches, que
de lai faire arranger fes affiires.
Ces trois malades morts aux heures
annoncécs; firent redouter
que j'avois
Mais, fi fa jufteffe en a
mon pronoftic.
à quelques mafait craindre le prononcé
eft une infinité d'autres qu'il
- ladcs, il en
& dont le
a raffuré de leurs craintes,
determinéparunefele vifite,
traitement,
heureufe convalefles a conduits à une
ccnce. nombre fut M. Jubelin, CapiDoce
Il étoità fon treizième
taine Dunkerquois.
lorfque je fus
jour dane fèvre putride;
appelé. Ce malade, d'un age avancé,
avoitlepouis peu fébrile, mais très-petit,
comme il arrive prefque toujours dans
ces climats à la fin des putrides. Ce qui
inquiétoit le plus fes proches & M. SaiChirurgien-Miajor du Régiment
Teron,
du Cap, étoit un hoquet tres-fatigant,
être calmé depuis fix
qui, n'ayant pu --- Page 98 ---
Moyens de
jours, faifoit
perfadtionner
un homme confidércrle malade comme
leufement perdu. Après avoir
examiné l'enfemble fcrupus
tômes, je reconnus
des fympétoit la caufe actuclle que la foibleffe feule
malgré les
de Ce hoquer; que,
étreterminée apparences, la maladie alloit
cet effcc, le heureufément; malade
Scque, pour
d'être foutenu. En n'avoit befoin que
fitai pas lui faire conféquence, je n'hé.
& en ma préfence, Prendre, furle champ
un bon verre de vin une petite rôtie avec
jelavois
d'E(pagne. Ainfi
prévu, le
que
belin alla de mienx hoquersarréta; M. Jus
érat, très - peu de en mieux, & fut en
temps après, de res
Mendtrelcsmmandomsted def
Dans de femblables
fonvaiftean,
fouvent obtenu
scirconidlanees, j'ai
les mémes fuccès, par les mémes moyens
pour M. Latanne notamment deux fois
trateur de
Tainé, alors Adminif
Thabitation
grande rivière,
Mazere, de la
& Saine-Mont, pour qui MM. Beauclair
ce quartier, Chirurgiens établis dans
m'avoient appelé dans la
après, de res
Mendtrelcsmmandomsted def
Dans de femblables
fonvaiftean,
fouvent obtenu
scirconidlanees, j'ai
les mémes fuccès, par les mémes moyens
pour M. Latanne notamment deux fois
trateur de
Tainé, alors Adminif
Thabitation
grande rivière,
Mazere, de la
& Saine-Mont, pour qui MM. Beauclair
ce quartier, Chirurgiens établis dans
m'avoient appelé dans la --- Page 99 ---
la Midecine-) Pratique.
9t
de faire la
nuit, avec recommandation
plus prompte diligence.
Dans le même temps, une jeune veuve
Furopéenne, réfidant habituellement au
Cap, rue de Penthievre, & qui étoit alors
àla campagneprès dela montagne du Bonnt-a-'Evèque 3 fut réduite à un état de
foibieile & dedanger par une fievrelente,
accompagnée de vomiffemens continuels,
qui la fit confidérer comme fans reffource
par fon Médecin ordinaire, l'un des confultans, autrefois Profeffeur dans une de
nos principales vilies maritimes.
Malgré Téloignement de ma réfidence,
je cédai aux preffahres follicitations qui
me furcnt faites d'aller vifiter cette malade.
Après 1n examen férieux de fon état,
javertis fecrèrement que les accidens
qu'elle éprouvoit étoient Peffet d'une
groffifie.
Je he fais Mi ce coup-d'ail, qui enipécha de faire des remedes, a été plus
précieux à Ja malade qu'à celui à qui
faifois confidorice : 'Ce qu'il y a de
jen --- Page 100 ---
Moyens de
perfedionner
certain, c'eft qu'il eft devenu
dès que la malade
fon époux
à FEglife
a pu étre
2 & que la mère tranfportée &
jouiffent d'une belle fanté.
P'enfant
Mon objet, cn
particuliers, eft, rapportant ces faits
d'inviter le
comme je Pai déja dit,
fur-tout
Médecin des
le Médecin
Colonics, &.
cher
confaultrant, à s'attade fi particulierement au pronoftic. Rien
diftance muliplié des
que les occafions ou la
licux nel'empéchera
appclé pour des malades
pas d'être
près defquels il ne
en danger, aude fe rendre,
pourra fc difpenfer
maladcs
2 fi toutcfois l'état de fes
fenter. ordinaires lui permet de s'abJ'ai fouvent été appelé de
dix, douze, quinze
fept, huit,
vantage, &
licues, & même datourner le même cependant forcé de m'en renoflic, je
jour. D'après mon proconvenabic preferivois ce que je jugeois
maladie, & pendant l'on
toute la duréc dc la
couriers fuivant m'envoyoit enfuite des
Texigence des Cas. Ccla
at de fes
fenter. ordinaires lui permet de s'abJ'ai fouvent été appelé de
dix, douze, quinze
fept, huit,
vantage, &
licues, & même datourner le même cependant forcé de m'en renoflic, je
jour. D'après mon proconvenabic preferivois ce que je jugeois
maladie, & pendant l'on
toute la duréc dc la
couriers fuivant m'envoyoit enfuite des
Texigence des Cas. Ccla --- Page 101 ---
la Médecine = Pratique,
arrivé pour MM. du
m'eft principalement Comte Félix de Pardicu, à
Poèy, M.'le
& à des difJacquefy & aux environs,
M. de
tances encore plus éloignées, pour
Fort Dauphin, Madame MefMathy ,au Galeries du Dondon, &z plunard aux
nomficurs autres ; & dans le plus grand
une feule vifite &c
bre de ces occafions,
ont fuffi pour guérir
ma correfpondance
le malade.
les vifites du-MéIl ne fuffit pas que
il
decin de Thopital foient bien faires;
-
fes ordonnances foient
faut encore que
exécutées.
fidelement & ponétuellement
de
Le premier de ces avantages dépend
Paucre, de Tordre qu'il a
fa capacité ;
des malades, de la
établi dans cet afyle
manière dont il a.fu -
lier & enchainer
entre elles toutes les partics du fervice,
de la bonne volonté & de l'intelligence
de cet important oudes coopérateurs
vrage. livre des vifites du Médecin doitLe
fervir aux élèves de point de ralliement --- Page 102 ---
Moyens de
& de règle
perfaBionner
las plus capables deiconduite: Pour cet cffet,
pénétrer fans cefle d'entre cux doivent fe
déterminé
des morifs
les
qui ont
dans fes vifites ordonnances du Médecin
qu'clles
fuccellives, & des vues
d'être à annoncent pour Favenir, afin
chaque inftant en état de lcs
interpréter, & de
au premicr
remplacer le Profeffeur
changement
venir dans Fintervalle
qui pourra furmême dans les
d'une viliceàfaurre,
cilesa traiter, maladies les plus difltant par leurs
que par les
variations,
Lcs
contre-indications.
étant principes donnés dans les
conformes à la
leçons
pital, les élèves
pratique de Pho-
(31)
peu à peu à rendre raifon parviendront ainfi
ont déterminé le
des motifs qui
ou tel
Médecin à preferire tel
remede, à
ilcft néccfiaire &t diltinguer les cas Oir
d'avec ceux ou il-ne fouvent inflant d'agir,
faur
tant; enfin à fe dire à
qu'être expeceux-mêmes, dans
(31) Au moins les plus intelligens.
ital, les élèves
pratique de Pho-
(31)
peu à peu à rendre raifon parviendront ainfi
ont déterminé le
des motifs qui
ou tel
Médecin à preferire tel
remede, à
ilcft néccfiaire &t diltinguer les cas Oir
d'avec ceux ou il-ne fouvent inflant d'agir,
faur
tant; enfin à fe dire à
qu'être expeceux-mêmes, dans
(31) Au moins les plus intelligens. --- Page 103 ---
la Médecine - Pratique.
9$
les momens les plus urgens : C Le Protrouvé aucune indica9) fefleur n'ayant
9) tion à remplir, n'a ordonné que la
2> diète, & ce mot feul placé. à côté du
3 numéro du malade, en eft la preuve
>2 convaincante.
fommes ici
veiller les
>) Nous
pour
furvicndront en fon
2) fymptômes qui
>> ablence, & lui en rendre compte,afin
9) de lel mettre en état, dans fes vifites
de décider fi la nature
s fubféquentes,
33 peut encore fe fuffire à elle - même,
2> ou fi elle a befoin d'être aidée, foit
diminuant le volume du fang, foit
2> en
>) en vidant leftomac, ou en rempliflant
9> telle ou telle autre indication 97.
Dansla plupart des hopitaux d'Europe,
& même de ceux des Colonies, un aide-.
Apothicaire eft chargé d'écrire les remèdes ordonnés par. le Médecin ; un élève
en chirurgie, les faignécs, les cataplafa mcs, les fomentations, le panfement des
véficaroires; & un commis des entrepreneurs ou de la régie écrit tout CC qui --- Page 104 ---
Moyens de perfidionner
concerne le régime: de forte
la
fitc fuivante, le
qu'à vis
peler fon
Médecin, pour fe rapcourir ordonnance, cft obligé de parfuccelfivement trois cahiers différens; fouvent méme, preffé parle
il ne peur yjeter les
temps,
Cette méthode
yeux.
foule
barbarc entraîne une
lades, d'ineonvitions, tant pour les maque pour le Médccin & fes élèvcs.
Par-tout où j'ai fait le fervice de PhoPital, j'ai eti deux livres de
lefquels étoit écrit
vifitcs, fur
qui concernoit la exaétement tout Ce
rurgie & le
pharmacie - 9 la chirégime. L'un étoit tenu par
TApothicaire, l'autre par un
Ma vifite étoit également Chirurgien,
chaque falle par le
fuivie dans
premier Elève-Chirurgien qui y étoit attaché en chef.
me rendoit compte, fon cahieràl la
Il
des effets des remedes
main,
(32), des
(3:) Si, fuivant Tufage, ce compte m'eât
par PApothicaire, mès élèves
été rendu
à l'exécution de mes
n'ayanr eu aucun incérét
chacun à leur
ordennances, &
s'en feroient renizs
des fujets propres partie, pour les Colonies, ne feroient jamais devenus
changemens
en chef.
me rendoit compte, fon cahieràl la
Il
des effets des remedes
main,
(32), des
(3:) Si, fuivant Tufage, ce compte m'eât
par PApothicaire, mès élèves
été rendu
à l'exécution de mes
n'ayanr eu aucun incérét
chacun à leur
ordennances, &
s'en feroient renizs
des fujets propres partie, pour les Colonies, ne feroient jamais devenus
changemens --- Page 105 ---
la Midecine - Pratique.
changemens furvenus 3 de CC qu'avoit
le malade, en un mot, de tout
éprouvé
s'étoit paffé depuis ma dernière
ce qui
vifite.
falle, chargé de
Ce chef de chaque
chacun à fon
maintenoit
tout furveiller,
les infirmiers.".
devoir, & principalement
dans les affcétions
Pendant ma vifite,
il examinoit en ma préde la. gorge,
dans le
fence, la luette, les amygdales;
fcorbut, les gencives, les taches des jambes; & ainfi des autres parties affedtécs,
fuivant le genre & Pefpèce de maladie.
Il m'en rendoit çomptc à Tinftant, ou -
me mettoit en état d'en faire moi-même
Texamen, fans retarder le fervice.
C'eft dans cette vue que, pour mettre
de T'abdomen dans l'état de
les mufcles
élever la
relichement, il faifoit un peu
tête & fléchir les cuiffes de cenx des malades à qui il étoit néceffaire de palper
les vifcères du bas-ventre. vifiter d'une
Par ces moyens, jai pu
convenable à leur état, jufqu'à
manière
G --- Page 106 ---
Moyens de
perfedionner
cent malades par heure
les épidémics,
(33); & dans
les plus
même les plus longues &
ces,
opiniatres, jai obtenu des fucqui, j'ofe le dire, étoient
l'effet de Tordre
autant
que j'avois érabli,
desprincipes de nos grands maîtres. que
Tous les jours, à une heure
dans lintervalle du
fixe &
Iades à T'exercice de
fervice des ma -
que élève
Tamphithéitre, chafervations repréfentera fon cahier d'obau Médecin en
dirigera dans Pordre
exercice, quile
de cette importance. qu'exige un. travail
eft indilpenfable
Pour cet. cffet, il
une copie cxaéte du que chaque élève faffe
falle des malades cahier devifites de la
dont il eft
Les ordonnances
chargé.
feront toujours pro-
(33) A Kourou, chef-lieu
de Cayenne, j'ai vifité
de la nouvelle Colonie
toujours environ 200 jufqu'à 700 malades, &
les logemens de ces dilperfés derniers dans le camp; &, prefque
des autres, ces 200 malades fuffent affez près quoigue les uns
de temps & me donnoient in'emportoient toujours plus
ceux de Phôpital,
beaucoup plus de peine que
dont il eft
Les ordonnances
chargé.
feront toujours pro-
(33) A Kourou, chef-lieu
de Cayenne, j'ai vifité
de la nouvelle Colonie
toujours environ 200 jufqu'à 700 malades, &
les logemens de ces dilperfés derniers dans le camp; &, prefque
des autres, ces 200 malades fuffent affez près quoigue les uns
de temps & me donnoient in'emportoient toujours plus
ceux de Phôpital,
beaucoup plus de peine que --- Page 107 ---
la Midecine- Pratique.
noncées dans la langue de la nation,
appartiendra Nétabliflement 2
à laquelle
funeftes
afin d'éviter les quiproguo
Tufage de les éctire en laqu'entraine
d'ailleurs de la dureté
tin (34). Il y a
ar refufer a un malade la confolation d'entendre ce qui lui eft prefcrit, & de Vexà prendre un remède pour
pofer par-h
un autre.
Lc Médecin affezindifférent pourn'étre
jaloux dela confiance de fon malade,
pas
de lui fauver la vie. Le
n'eft pas digne
zèlc & Thumanité font incompatibles avec
des ordonnances sèches, quclquefois impollibles à exécuter, & brufquement prononcées. Le Médecin doit à fes élèves
(34)Fairencontré dans le cours de ma pratique plufieurs
Apothicaires inftruits, notamment à Cayenne, , M. Thomas, qui avoit fervi dans les hôpitaux en Allemague habi- ;
& au Caps un Religieux de la Charité, tellemeot leur eût
tués à écrire les ordonnances en latin, qu'il
été difficile, avec la meilleure volonté, de fe conformer à mon ufage. Auffi, dans ces circonftances, je
prononçois en françois & ils écriyoient en latin.
G2 --- Page 108 ---
IOO
Moyens de perfedionner
Pexemple d'une douceur & d'une
auffi foutenucs
bonté
d'une grande
qu'éclairées, mais auffi
être
fermeté; car la foibleffe
un motif d'exclufion
doit
d'hôpital.
de toutc place
Indépendamment des
des' examens & des
interrogations, 5;
dont Pobjet cft de faire concours publics,
tenir le zèle,
naitre & de foutravail
Pémulation & l'amour du
parmi fcs élèves
Médecin du Roi follicitera coopérateurs, le
& de Téquité des
de la juftice
néraux, des
Adminiftrateurs- S-G6les plus capables gratifications annuelles pour
tionnées aux fervices d'entre eux, proporDans
qu'ils auront rendus.
demandé aucune Colonie, je n'ai jamais
tion;
pour moi, ni cu de
mais j'en ai follicité, & gratifica- il
fouvent été accordé
m'en a
plus diflingués,
pour les élèves les
ordres. Ccs
qui ont fervi fous mes
codteux, & encouragemens ont
ont été peu
leur eflet.
toujours produit le meilCelni quifacrifie fon Jommeil &
con-
d'entre eux, proporDans
qu'ils auront rendus.
demandé aucune Colonie, je n'ai jamais
tion;
pour moi, ni cu de
mais j'en ai follicité, & gratifica- il
fouvent été accordé
m'en a
plus diflingués,
pour les élèves les
ordres. Ccs
qui ont fervi fous mes
codteux, & encouragemens ont
ont été peu
leur eflet.
toujours produit le meilCelni quifacrifie fon Jommeil &
con- --- Page 109 ---
la Médecine - Pratique.
TOr
de Phufacre fes veilles au foulagement de fon
manité fouffrante & aux progrès
doit
refter. fans récompenfe.
art, ne.
pas
ou il importe
Il n'eft point de région
de féfous la zone torride,
autant que
far-tour qui font
parcr les malades, ceux
éruptives,
attaqués de maladies putrides,
&c d'avoir une falle de confcorbutiques,
des villes,
valefcens dans tous les hopitaux
de celles qui font fituéés.
principalement
& une maifon de
dans des bas-fonds,
fanté dans la montagne - la plus favoraLe Médecin du a Roi
blement expoféc.
qui
développera à fes élèves les avantages
(35).
réfultcront de ces érabliffemens
détail des
En traitant dans un grand
entre les, tropil
maladies des Européens
de cellcs des Naturels du pays ou
ques,
d'une maifon de fanté dans la
(35) Les avantages les motifs qui doivent en déterminer.
montagne, &
détaillés pages 63 & fuirétabliffement, , fe trouvent climats chauds, ou At nous avons:
vantes des maladies des les montagnes ne font pas
fait remarquer que toutes
également propres à remplir cet objet.
G3 --- Page 110 ---
Moyens de
perfitionnier
Créoles, des femmes, des
il obfervera
enfans, 8cc.,
rable
que le Aéau le plus redoupour TEuropéen
CCS climats brilans, tranfplanté dans
veufe, dont la caufe eft une fièvre nertridité, & T'effet la principale eft la pupric vital; mais
détérioration de l'effluide
que cette dégradation du
nerveux eft
aux caufes quila conflamment relarive
dési
produifent, à la diverfité
rempéramens, & au
moins long
féjour plus ou
lonic, avant quion a déja fait dans la CoioLe
d'effuyer cctaflaut du climat,
génie médical confifte à faifir
rapports conftans de
les
avecilebrs
ces mêmcs caufcs
pofer
effersya ne s'en pas laiffer im:
par lès apparences
(36); à calculer
mmalade (36) Lapparence la plus
de.
effure qu'il ne (ent aucun trompeufe mal. eft lorfque le
voir.des- -gens de-l'art
Il n'éft pas rate
circonflance, tandis qu'il arrive Promettre guérifon dans-cette
funefte meure dès le lendemain ou le jour quelguefois que le fajet
fécurité du malade n'en même, Mais cette
Médecin, parce qu'il fait qu'il impofe doit jamais au vrai
fois Proportion encré le mal & fes
tobjours y avoir
que cette proportion n'exifte effers, & que toutes les
maligne,
pas, la maladie eit
18'7,
'éft pas rate
circonflance, tandis qu'il arrive Promettre guérifon dans-cette
funefte meure dès le lendemain ou le jour quelguefois que le fajet
fécurité du malade n'en même, Mais cette
Médecin, parce qu'il fait qu'il impofe doit jamais au vrai
fois Proportion encré le mal & fes
tobjours y avoir
que cette proportion n'exifte effers, & que toutes les
maligne,
pas, la maladie eit
18'7, --- Page 111 ---
ia Midecine-Pratigue
continnelle d'un air chaud & chu-.
Faction
fibre forte & réfiftante chez
mide fur une
fans reffort chez les
les. uns, molle &
traitement
autres; à diriger toujours le
d'après ces différences qui dépendent de la
effentiellement: : de forganifation,
conduite, des peines, des chagrins, en
phyfiques & moun. mot, des difpofitions
rendent
rales du fujet, 23 difpolfitions qui
da fibre plus ou moins irritable.
ce difcours par
A
Nous allons,terminer
réflexions & quelques exemquelques rendront cette dernière obfetples, qui
vation fenfible.
de même àge & de
e Deux Européens
arrivés en même
même conftitution (37),
dans une Colonie, font attaqués:
temps
accompad'une fièvre inflammatoire,
Ils ontincongnéedes mêmes fymptômes. lun & Tautre, d'être:
teftablement befoin,
faignés, d'ufer de boiffons tempérantes,
acidulées & nitrées 2. & de lavemens.
(37) Ce qui ne doit pas être entendu rigoureufemedt G
--- Page 112 ---
1o4
Moyens de perfedionner
Mais lun des deux eft en
à a
chagrin profond, d'autant
proie un
qu'il eft de nature à
plus funefte,
confié, tandis
ne pouvoir être
que le fecond n'a d'autre
fujet d'inquiétude que fon mal.
Si le Médecin les abat
quantitédef
par une égale
ce
nebrnamerondis
dernicr à une foibleile
T'autre à un épuifement
falutaire, &
mortel,
que chez celui-ci, la première parce
portée à l'ordre de léconomie atteinte
ayant agi fur le cerveau & Pefprie animale,
fa maladie n'a
vital,
flammation.
que Papparence de PinCe parallèle démontre- évidemment
qu'onne fauroit être trop réfervéfur toutes
fortes d'évacuations,
la faignée. Lc Médecin principalement fur
dernière
doit, dans cette
circonftances foutenir les
de fon malade,
forccs
s'oppofer aux funeftcs
cffets de la putridité, en un mot,
un traitement mixte. Avec
faire
fageffe & circonfpedtion, il s'informera
de l'état de fcs
fecrètement
affaircs, de fa pofition
it être trop réfervéfur toutes
fortes d'évacuations,
la faignée. Lc Médecin principalement fur
dernière
doit, dans cette
circonftances foutenir les
de fon malade,
forccs
s'oppofer aux funeftcs
cffets de la putridité, en un mot,
un traitement mixte. Avec
faire
fageffe & circonfpedtion, il s'informera
de l'état de fcs
fecrètement
affaircs, de fa pofition --- Page 113 ---
-
IoS
5 la Médecine Pratique.
aduelleisiln n'a point été forcéde renoncer
efpérances, qui feules l'ont
à de grandes
Dans cette cirdérerminé à s'expatrier.
malade
conftance auffi délicate pour le
celui-ci ne fe borque pour le Médecin, froidement fes vifites &
nera pas à faire
fes ordonnances ; il doit au contraire,
état & par humanité, en fuivre grapar
les effets, lui donner ou lui'
duellement
toutes
faire donner roureslctefpérances, rédont ila befoin pour
les confolations
& rendre la mcfifter à fon ennemi,
confidérer
enfin fe
decine vietorieufe;
comme l'ami du malade, que
plurôr
comme fon Médecin.
de trenteEn 1777, un Européen àgé
& arrivé depuis trois au Cap,
deux ans,
oû il n'avoit pas
Ifle Saint-Domingue,
s'étant apencore éprouvé de maladic,
déranperçu un peu tard de quclques tellement
dans' fes affaires, fut
geniens affesté de la crainte de perdre dans T'opila confidération dont il
nion publique
crainte le (uivoit parjouiffoit, que cette --- Page 114 ---
Moyens de
perfidionner
tout, mème àla
ment il chercha campagne, où vaine
dans la diflipation les
moyens d'adoucir fon
la néceflité où il étoit chagrin. L'idée de
de retourner à la
ville, au centre de fes affaires, lui
foit fur-tont des
caupations
refferremiens, des crif
doulourcufes dans toutes les
ties précordiales. En
pardemain de fon
cffet, dès le lend'une fièvre
rétour au Cap, il fut pris
infhmmaroires quis'annonga par des fignes
(38).
Ayant été appelé auffi-tôr,
une faignéc ; mais le fociétaire j'ordonnai
lade m'ayant averti
du mafecrètement.
toit une caufe
qu'ilexif
étoit doud
morale, & que le fujer
d'une, tres-grande fenfibilité,
je n'infiftai point fur cette
j'adminiftrai
évactation;
l'émétique d'abord comme
vomicif, enfuite comme altérant &
tiputride.
an-
(38) Les maladies qu'on
été dans cette Colonie,
éprouve ordinairement en
dès la fin de Mars, & fe manifefarenr, commencèrent , cette année,
fécherefle, par des fièvres indammatoires, après un longue
er
d'une, tres-grande fenfibilité,
je n'infiftai point fur cette
j'adminiftrai
évactation;
l'émétique d'abord comme
vomicif, enfuite comme altérant &
tiputride.
an-
(38) Les maladies qu'on
été dans cette Colonie,
éprouve ordinairement en
dès la fin de Mars, & fe manifefarenr, commencèrent , cette année,
fécherefle, par des fièvres indammatoires, après un longue --- Page 115 ---
la Midecine- Pratique:
107 -
Apres un examen férieux & réféchi
de la caufe du mal & de fes effets, Pallai
fans balancer trouver les repréfentatis des
Adminilamoame-Censaes je leur expo:
fai Pétat du malade, & Ics affurai que
la crainte feule de perdre fa confidéra
tion', loi faifoit éprouver une fièvre maligne à laquelle il fuccomberoit infailliblement, s'ils n'avoient la générofité de
pofition,
manifefter run gandinisdras-ty 1.
& de
afin d'arrêter cettc funefte caufe, dé
donner à la médecine le temps d'en VE
trire les effets. umet 1183 -
Les Adminiftrateurs qui n'avoient bes
envoyèrent F8:
foin que d'être prévehus, favoir desnou:
gulièremenc foir & matin 5
lesen avois
velles du malade; &,commeje ordre dellui
prtéssleur émiflaire avoit
Theuré
parler-chaque fois, &ide prendre
de mes -vifites. Clétoit le vrai moyen -de
tranquillifer & de rétablir fon moral,
fans troubler fon repos ni déranger les
fecours hommes phyliques. qualifiés que le malade
Des --- Page 116 ---
108.
Moyen de perfationner
voyoit quelquefois
cipaux
en fociété, les prinNégocians & autres
térent les
notables,imitfon état Adminifrateun;o & autant
put le mettre, je
que
parlàt à tout le moride confentis qu'il
cautions
(39). Ces' préj'en
produifirent le bon effet
attendois. La gravité de la
que
n'empêcha pas que le malade
maladie
fenfible à un
ne fàc trèslités perfonnelles, empreffement que fes qua-
& le.
comment jel : lc
defir de favoir
néral,
conduifois, rendirent g6Nous ne parvinmes
que le délire re
pas à empécher
- même que le furvint; il ne fe termina
treizième
modéré,
jour; mais il fut
fur
&finagination nefe
des objets fombres
porta point
& noirs.
L'état des yeux, celui de la
3:
la langue, des
peau, de
felles, des urines, & prin-
- (39)-Ma condoite fut
mal sout par les gens de l'art. généralement Il eft vrai condamnées furétoit ignorée, &
que fa caufe da
en furent inftruits, ainf que les Adminiftrateurs feuls
malade,
que les amis les plus incimes du
at L
finagination nefe
des objets fombres
porta point
& noirs.
L'état des yeux, celui de la
3:
la langue, des
peau, de
felles, des urines, & prin-
- (39)-Ma condoite fut
mal sout par les gens de l'art. généralement Il eft vrai condamnées furétoit ignorée, &
que fa caufe da
en furent inftruits, ainf que les Adminiftrateurs feuls
malade,
que les amis les plus incimes du
at L --- Page 117 ---
la Midecine - Pratique:
I09
cipalement du pouls; furent mes guides
troubler la nature dans
pour ne point
faifir les inftans d'adfes fondtions, pour
miniftrer le camphre à petite dofe, ordesvéficatoires (40),
donner Tapplication
& n'infifter cependant fur
le quinquina,
véritablement antiputrides,
ces remèdes
qu'autant que leur indication fubfifteroit,
afin de détruire peu à peu les embarras du
& de terminer une maladie dont
cerveau,
de foixante jours, & la
la cure a duré près
Cette
convalefcence (41) cnviron fix mois.
maladie, à laquelle preiqu'une Colonie
entière a pris le plus grand intérêt, a,
honoré mon zele
jole le dire, beaucoup
à fervir Thuma-
& mon empreflement
nité.
A peine ce malade fut,hors d'affaire,
J'avois la confiance entière du malade & de fes
(40)
des véficatoires feule me fit
proches. quelques L'application difficultés ; on prir l'avis de quelqueséprouver uns de mes confrères pour cette application qui fut
faite à miruit.
(41) D'abord à la plaine, enfuite dans la montagne. --- Page 118 ---
IIO Moyens de
perfedionner
que j'eus occafion
moyens pour un d'employer les mémes
fièvre maligne, Négociant attaqué d'une
furvenue
diatement après une vexation prefqu'immqu'il venoit
inattendue,
rupture d'un d'éprouver adte
à la fuite de la
ruiné. Les foins de fociété qui l'avoit
geois avec M. affeéueux que je partaéc, fur-tour, Garnier, fon
la certitude Chirurgien,
dans
f'entretenois le malade,
laquelle
fortes maifons de
qu'une des plus
lui feroit toutes les commerce du Cap,
befoin
avances dont ilauroit
pour travailler de
ceffer tous les
nouvcau, firent
fe termina
accidens, & la maladic
au vinge & unième
Les temps & les inftans ou il jour.
d'adminiftrer les remèdes
conviene
par le Profefeur
feront indiqués
Cette
au lit des malades.
tielle, connoifance eft d'autant plus effendes
qu'en général on les emploie à
périodes où ils ne manquent
de,déranger les crifes de la
jamais
nature (42).
(42) L'action d'un médicament
tion, de fa qualité, de la dofe & dépend de fa préparadu temps auxgwels
inftans ou il jour.
d'adminiftrer les remèdes
conviene
par le Profefeur
feront indiqués
Cette
au lit des malades.
tielle, connoifance eft d'autant plus effendes
qu'en général on les emploie à
périodes où ils ne manquent
de,déranger les crifes de la
jamais
nature (42).
(42) L'action d'un médicament
tion, de fa qualité, de la dofe & dépend de fa préparadu temps auxgwels --- Page 119 ---
la Médecine - Pratique.
IID
D'ailleurs, les maladies malignes different
leur
tollement entre ellcs, que quoique
le
ordinaire foit du cinq
terme
plus
& du neuf au onze,il arrive
au fept,
eft adminiftré; mais elle eft toujours relative à la'
il difpofition du corps fur lequel il agit, difpofition quifavorife fon opération ou s'oppofe à fes effets.
Par exemple, dans les parties baffes de l'Europe 2
dans le voifinage des marais & dans les hôpitaux mal
adminiftrés de cette partie du globe, l'extradtion d'une
dans trois demi-feptiers d'eau bouilonce de quinquina
Iante, avec un gros de fel d'abfinthe, pris, chaque
la rémiflion de la fièvre maligne
jour ,1 par verrées,pendant
rehauffer le ton des
nerveufe, fuffit ordinairement pour
folides, accélérer la circulation, & faciliter les fécrétions.
Tandis que dans une infinité de cas, entre les tropiques,,
le relâchement eft tel, qu'on n'obtient ces effets qu'en
portant l'ufage de ce remède, en apozème, jufqu'à quatre,
cinq & fix onces par vingt - quatre heures; principalement lorfque la caufe de la maladie eft morale; que
l'abattement eft exceffif; que les inquiétudes fe font
fentir vers les parties précordiales; que. le pouls eft
petit, ferré, vite, inégal; que les défordres de la circulation font manifeftes ; en un mot, felon le genre
d'affection du fyftème nerveux. Mais, comme ie malade
une fi grande quantité de cet
ne pourroit prendre
d'eau deux
apozème, je mets fur les trois demi-feptiers
onces de quinquina & un gros & demi de fel d'abfinthe
ou de terre foliée de tartre, I --- Page 120 ---
II2
Moyens de perfedionner
cependant que quelques malades
périflent le troifième, à moins
en
jour méme de
que, le
ou dès le
Tatraque de la maladie,
on ne fe décide commencement à
du fecond,
adminiftrer lémétique
chappliquer, en même
véficatoires aux
temps, delarges
jambes,
ne doit pas être faite
application qui
fubfifte,
tant que Firritation
car, dans cette
il feroit dangercux
circonflance,
de la fibre.
d'augmenter laction
Mais cette prompte
détermination
fuppofe un tad qui, je le
s'acquiert qu'au lit du
répète, ne
fculement
malade; c'eft la
qu'il eft permis d'elpérer
prendre à faire ces précicufes
d'apDans cette même ville du dilin&ions.
dantles chaleurs exceflives
Cap, pen-.
de la même année
du mois d'août
quai d'être viétime 1777 (43), je. mand'une pareille
nance.
ordon-
(43) Lors de la révolution
mois après mon arrivée.
que iy éprouvai huit
J'étois
fculement
malade; c'eft la
qu'il eft permis d'elpérer
prendre à faire ces précicufes
d'apDans cette même ville du dilin&ions.
dantles chaleurs exceflives
Cap, pen-.
de la même année
du mois d'août
quai d'être viétime 1777 (43), je. mand'une pareille
nance.
ordon-
(43) Lors de la révolution
mois après mon arrivée.
que iy éprouvai huit
J'étois --- Page 121 ---
la Midecine- Pratiguei
I13
J'étois dans le délire & au cinquième
de la maladie, pour laquelle on ver
jour
des véficatoircs aux
noit de me prefcrire
jambes. M. Granier, Chirurgien, m'ayant
propofé de me les appliquer,nef fit aucune
fur mon moral, fans doute
impreflion
que mon état ne me permit pas
parce
me difoit. Mais
de comprendre ce qu'il
qu'il me montra me fraples emplâtres
revenant auffipèrent fi vivement, quetôtà moi, je T'affurai, en me mettant
précipitamment fur mon féant, quejétois
dans le feu, & que cC fecours me conles feuls remèdes d'ou
venoit fi peu, que
étoient un
je puffe attendre guérifon,
En
air frais & une eau de bonne qualité.
dès quatre heures du matin
confiquence,
(huit heures après),je me fis tranfporter
Morin, ou, par le feul chanau quartier
fus huit jours après hors
gement d'air, je
dagout danger. P'encrai en convalefcence,
& fus dès-lors en état de conduire fur
Thabitation Mazèrc, éloignée d'une lieue
dc celle oû jétois, le traitement de
H --- Page 122 ---
114 Moyens de
M. Poulec,
pafeitonntr
qui éprouvoir la même
volution, & qui avoit été
réa
rance par les
jugé fans efpé.
bitation.
Chinrgiens de cette haJe fuis très. - furpris
d'entre les
que les Médecins
d'accord far tropiques la
ne foient pas encore
favoir fi l'on doit queftion importante de
même où l'on cft refter dans la ville
tombé
eft plus
malade, ou s'il
à la
avantageux de fe faire tranfporter
moi-méme campagne. Taiagi fur ce point
comme pour les
pour
j'avoue que j'ai été flatté de autres; &
dix. ans après, ma
trouver,
abfolument
pratique à cet égard
Dodteur
conforme à celle du
Lind,
célébre
N.
CONCLUSIO
Oxa vu dans ce
il importe que le Médecin difeours, combien
pour Ic fervice des
qui fe deftine
unhomme inftruit, Colonies, foit déja
& laborieux; & honntte,afida, adtif
létenduc des
quels font le nombre &
connoifances localcs qu'il
ix. ans après, ma
trouver,
abfolument
pratique à cet égard
Dodteur
conforme à celle du
Lind,
célébre
N.
CONCLUSIO
Oxa vu dans ce
il importe que le Médecin difeours, combien
pour Ic fervice des
qui fe deftine
unhomme inftruit, Colonies, foit déja
& laborieux; & honntte,afida, adtif
létenduc des
quels font le nombre &
connoifances localcs qu'il --- Page 123 ---
la Médecine - Pratigue:
i13
a ehcore à ajouter à celles qu'il polsedc;
pour en faire une heureufe application
& fe rendre vraiment utile dans CCs climats: II réfulte de ce que rous avons die
des qualités perfonnelles du Médecin dui
Roi dans une Colonie, de fes taléns;
de fes devoirs, de fon zele, de fon dés
vouement, de fa patience; de fon affec
tion pour fcs malades ; de fa douceur
& de fa fermeté envers fes difciples; fes
élèves & fes coopératcurs;
1°, Que le Gouvernement ne fauroit
apporter trop d'attention & trop dc ré4
flexion furle choix de Phommequildeftiné
à aller remplir dans ces poffeflions élois
gnées une tâche àla fois fi pénible; @
difficile & fi importante 3
20. Qu'il eft de la prudencé & dé la
fageffe du Miniftère, ou plutôt de ho*
ceffité abfolue de lui donnér un fecorids
&, pour ainfi dire, un autre lui-méme :
capable de le fuppléer & de le repré*
fenter en tout & par-tout.
H* --- Page 124 ---
II6
Moyens de perfslionner
Nous croyons avoir
montré,
fufifamment déI°. Combien il eft
Ic falut des malades, intércffant pour
d'entre les
que les hopitaux
tropiques foient bien
bien aérés, &c, &c de
fitués,
établiffemens
profcrire, de ccs
Tadminiftration par entreprife, dont Tignorance & la cupidité
le partage, comme les
font
funefcs enfont la
ravages les plus
fuite;
20. Qu'il ne Peft pas moins d'établit
Pordre & la tenue les plus févères dans
ces afyles facrés.
3". L'utilité d'un journal, tenu
Médecin du Roi & fon:
par le
toutes-les obfervations
collegue, de
dans chaque
inréreffantes faitcs
celles
hopital; lefquellcs réunics à
que fourniroient tous les
d'entre les tropiques, formeroiene hôpitaux
pôt précicux dans lequel la
un déMédecincPratique trouveroit de nouveaux
de fe perfedtionner.
moyens
Ce que nous avons dit de la fophiftication des médicamens envoyés
d'Europe
& fon:
par le
toutes-les obfervations
collegue, de
dans chaque
inréreffantes faitcs
celles
hopital; lefquellcs réunics à
que fourniroient tous les
d'entre les tropiques, formeroiene hôpitaux
pôt précicux dans lequel la
un déMédecincPratique trouveroit de nouveaux
de fe perfedtionner.
moyens
Ce que nous avons dit de la fophiftication des médicamens envoyés
d'Europe --- Page 125 ---
la Médecine-1 Pratique.
dans les Colonies, fuffit pour réveiller choix
fur le
Pattention du Gouvernemept
fur
fourniffeurs & des difpenfireurs
des
les licux. E
d'avoir
Nous nous flattons également
dans
démontré la néceffité de n'envoyer
les feules fubftances
les Colonics, que
à leur fol, &
médicinales étrangeres
dans ces poffeflions.
d'avoir, à cet cffet,
,
des Apothicaires - Chymilles,
éloignées d'extraire les principes des procapables
& de' fournir à la mé-.
duétions locales,
des médicamens.
decine la majeure partie
fouvent:
d'Europe, qui le plus
&
envoyés
dans les traverfées,
fe décompofent Gouvernement des fommesquicoitentau
confidérables.
le Miniftère ne fauNous penfons que
que:
des réflexions
roit trop fe pénétrer
fur les:
nous fommes permis
nous
de nos étaaccouchemens. La population
au-dela des mers en dépend
bliffemens
& par fuite Tobjet
trop immédiarement,
pour que cet
des Negres,
de Fimportation
H 3 --- Page 126 ---
Y13 Moyens deparf-dionner,
article ne mérite
Ga
II ne nous refte pas toute fon attention,
veeux
plus gu'à former des
pour que le Souverain, auffi
auffi refpecté dans fcs
chéri,
dans la
Colonies, qu'il l'eft
méme Métropoie, & qui veille avec la
tendrefefur le fort des
Ccs poffeffions éloignécs,
habitans de
fes fizjets d'Europe,
comme fur tous
tion des obfervations prenne en confidérar
de plus de trente
qu'une expérience
fervice, nous
annécs, paffécs à fon
a fournics,
--- Page 127 ---
ORSERYATIONS
SUR.
LE TETANOS,
sudbrmdinpiagre
AVEC
Le traitement de cette maladic, & les moyens
de la préyenir..
INTRODUCTIO N.
LA médecine oftt une fcience de faits.
& d'expérience. Elle a, comme toutes les.
fes loix
mais elle en
autres,
généralcs;
auffi de
& de très-diver-.
a
particulières
fifiées, qui fe modifient encore a raifon.
de la variété des climats, du phyfique
& du moral-de chaque individu.
Pins les maladies- font graves,. phus He
importe de rechercher les caufes qui les:
produifent. Cette coanoiflance pene feula
H4
.
& d'expérience. Elle a, comme toutes les.
fes loix
mais elle en
autres,
généralcs;
auffi de
& de très-diver-.
a
particulières
fifiées, qui fe modifient encore a raifon.
de la variété des climats, du phyfique
& du moral-de chaque individu.
Pins les maladies- font graves,. phus He
importe de rechercher les caufes qui les:
produifent. Cette coanoiflance pene feula
H4 --- Page 128 ---
I20
Obfervations
conduire aux moyens d'en arrêter,
qui eft plus utile
&, ce
les funeftes
encore, d'cn prévenir
effets.
Si l'enthoufiafme adopte
ment les chofes
trop légèrenouvelles, T'entétement
qui fait tout
rejeter perpétue
rance & fes
Fignoravages : ces extrêmés font
également funeftes. L'homme de l'art doit 1
être inacceflible à l'un & à l'autre..
Le tétahos, la plus violente & la plus
deftruétive des maladies convulfives, qui
attaque indifinétement en, Afie, en Afrique, 2 en Amérique, & quelquefois en
Europe, tous les individus du regne animal, eft fans doute une de celles fur lefquelles il cft néceffaire que les Médecins
qui ont long-temps pratiqué dans les différentes parties du monde,
CC que Pexpérience leur mettentaujour a
tout dans un temps où le Miniftere appris, furble ouvrir les yeux fur les
femcette efpèce de maladie,
ravages de
Je vais entrer dans des détails
le
plan de mes obfervations fur les maladies que --- Page 129 ---
Jur le Tétanos.
12t
& celui de mes obfervations
des Negres,
maladies des climats
générales fur les
chauds, ne m'ont pas permis de placer
dans. ces Ouvrages.
Tordre obJe fuivrai dans cclui-ci (i)
la
fervé dans le Projet d'infrudion que
de Médecine vient de puSociété Royale
blier fur cc" fléau deftruéteur, parce
ordre dès matières eft néceflaire
que cet
de difcuter
au but que je me propofe,
ou reles différentes opinions adoptées
jetées par cette Compagnic.
CHAPITRE PREMIER.
d'infrudion fur le
Examen du Projet
la Société
TETANOS , publié par
Royale de Medecine.
TosseavanAt d'abord que les variations multipliées que cette Compagnie
Cet ouvrage étoit prét à-être mis fous preffe,
il y (1) a plus de deux ans. Des circonftances particulières
en ont re:ardé Timpreflion.
reles différentes opinions adoptées
jetées par cette Compagnic.
CHAPITRE PREMIER.
d'infrudion fur le
Examen du Projet
la Société
TETANOS , publié par
Royale de Medecine.
TosseavanAt d'abord que les variations multipliées que cette Compagnie
Cet ouvrage étoit prét à-être mis fous preffe,
il y (1) a plus de deux ans. Des circonftances particulières
en ont re:ardé Timpreflion. --- Page 130 ---
Obfervations
a remarquées dans.les écrits des Auteurs
qu'elle a confultés furle tétanos, n'ont
d'autre caufe quele defir de donnerdunou- eu
veau & du merveilleuk, qui, à défaur de
faits &
d'obfervations, a porté ces Écrivains à préfenter les caslesp plus rares &cles
plus extraordinaires, comme fe rencontrant journellement dans la pratique.
vent
Sour
aufl,ignorancles caufes & les
du. titanos
effets
2, ils ant donné ce nom à dés
çonvulfions qui ne font point du tout cclles
qui conftitucnt cette maladie, tandis
l'ont méconnue lors
qu'ils,
étoit
2.
même qu'clle
accompagnéc de tous fes caradtères,
Ceft ce que nous allons
développer dans.
ce chapitre.
Jai diftinguéle tétanos en
&
en fymptomatique (2). Cette efentiel
fi importante dans la
difinéion,
faite
pratique, 2 n'a été
par aucun des Autcurs cités par la
Société Royale.
On lit dans le Réfumé de fon Projst
(2) Maladies des climats chauds, pages 246 &
Vantes,
fuin --- Page 131 ---
Fur le Tétanos,
dinfrudion (3) : G La
-la caufe
connoiffance de
qui a donné lieu au
doit fixer l'attention du
titanos,
feule peuc
Praticien : elle
diriger lc choix des fecours
qu'il doit employer 22..
Ce précepte important fe trouve déve+
loppé dans mes Obfervations fur les
Maladies des Nègres (4),
1976,00;a
imprimées-cn
dèla maladic saprisaroirrapponé &
les détails
de la cure de Louis, Domeftique de M. de Riviere
tétangs dans une ficvre (s),attaqué du
< Lc tétanos furvient putride, j'ai dir;
les pays chauds a la fuite plus fouvert dans
& môme des
des bleffires,
inflammations des
que dans les fievres putrides. Jc vifcères,
fervé dans Phépatitis.
l'ai obil'ett effentiel de
Dans tous les cas
leufe
porter la plus fcrupuattention à diflinguer les. caufes
lc produifent : on commeteroit
qui
fans cela
() Page 94.
(4) Pages 54 & S5.
fp. Officier de la Légion de fIfe de France:
fouvert dans
& môme des
des bleffires,
inflammations des
que dans les fievres putrides. Jc vifcères,
fervé dans Phépatitis.
l'ai obil'ett effentiel de
Dans tous les cas
leufe
porter la plus fcrupuattention à diflinguer les. caufes
lc produifent : on commeteroit
qui
fans cela
() Page 94.
(4) Pages 54 & S5.
fp. Officier de la Légion de fIfe de France: --- Page 132 ---
124.
Obfarvations
des erreursgroffitres;
affez général
par exemple, l'afage
d'employer la
même de la répéter
faignée, &
fouvent dans le
tétanos, à deffein de dégager lecerveau,
efttrès-pernicieux dans celui qui
dans la fièvre putride,
furvient
que les faignées
par Faffaiffenent
la caufe irritante produiroient, fans ôter
qui Pa fait naitre. De
mémc que dans le tétanos qui vient à la
fuite des bleffures, & dans les
grandes
inflammations," un émétique répété &
donné à trop forte dofe caufe ordinairement la mort 92.
> Il ne faut cependant
même dans le tétanos pas croire que,
les maladics
qui furvient dans
putrides, il ne puifle fe
rencontrer des cas où la faignée foit indiquée, tels qu'un pouls dur &
la gène dans la
plein, de
relpiration, pendant les
intervalles - que laiffent les convulfions
mais cela eft
;
des
très-rare, vu l'état ordinaire
Negres dans les fièvres
furtout après pluficurs
putrides,
encore
jours de maladie ,
cette exccption ne porte-t-cile --- Page 133 ---
fur le Tétanos.
fur les Nègres domefliques qui vivent
que
comme les blancs 9> (6).
à-peu-près
Ces diftinations font fi importantes,
fuis
de les répéter dans
queje me
permis
où après avoir
mon dernier Ouvrage,
réfumé
cité quelques cures nouvelles, jai tétanos
du
en ces - termes le traitement
regarde comme effentiel (7).
que je
furvient dans tous les
C Il (le tétanos)
lorfpays. du monde, principalement des lieux
qu'étant en fueur, on s'arrêtedans
humides. Le traibas trop frais ou trop
Il s'agit de
tement eft le même par-tout.
rappeler la tranfpiration répercutéc, par
des friétions sèches, fouvent répétées, par
boiffons chaudes; fur-tout celles qui
des
à la peau, telles qu'une légère
portent
la limonnade chaude,
eau: de fureau,
l'eau de lenTorangeade, la bigarade,
Péther ou la liqueur minérale
tilles;
(6) Pour de' plus grands détails, voyer les pages 51
& fuivantes des maladies des Nègres.
(7) Voyei maladies des climats chauds,
ions sèches, fouvent répétées, par
boiffons chaudes; fur-tout celles qui
des
à la peau, telles qu'une légère
portent
la limonnade chaude,
eau: de fureau,
l'eau de lenTorangeade, la bigarade,
Péther ou la liqueur minérale
tilles;
(6) Pour de' plus grands détails, voyer les pages 51
& fuivantes des maladies des Nègres.
(7) Voyei maladies des climats chauds, --- Page 134 ---
Oéfarsations
d'Hofmann, à des dofes
à l'age du fujet & à la circonflanec. proportionnées
deux derniers
Lcs
traiter
que j'ai cu occafion de
(cn 1783) du tétanos
& quejai guéris par cette
efenzicl,
encore cxiftans fur
méthode, font
T'habitation de M,
Pons; au quartier Morin, Ifle Saint
Domingue (8) 29;
Les autres cures remarquables
citécs, ont dré"également
que J'ai
grandes
opérées fur de
habitations, dont la plupart des
proprictaires font dans la capitale, Ces
curesdevichnent précicufesàla
à Thumanité;
pratique &
tiennent
j'ofe me flatter qu'elles condes détails heufs ; inftruétifs
les moyens d'éviter le tétanos
fur
dans les grandes bleffures,
aceidentel
importe d'autant
maladie qu'if
fon invafion il plusdeprévenir, eft
qu'après
arracher fcs
très - diffcile de lui
viétimcs.
Siles ordrcs quej'avois rèçus du Gous
vernement, & le peu de
eu pour lés
temps que j'ai
rempli: ne m'cuffent aftreint.
(8) Ille Saint-Domingue., --- Page 135 ---
Jurle Tétanos.
à généralifer mes obfervations
maladics des climats
fur les
porté les"détails de chauds,Faurois la
rapcure du
Jacob, 2 de Thabitation
Negré
ticr Morin, Ifle
Mazère, au quar-.
en
Saint-Domingue,
1779, du tétanos furvenu
guéri,
traitement d'une bleffurc
pehdant le
la jambe.
confidérable à
Après la ledture de mon
nier Ouvrage, l'un de Mefficurs
derpriéraires
les Proégard
ayant ptis mon filence à cet
pour un oubli, m'a fait
de m'écrire
Fhonneur
Sieft,
pour me T'obferver, & M. de
Adminiftrateur
habitation,
particulier de cette
m'affure à Pinftant mêmc,
queJacob concintedejouird rde la
fanté,
meilleure
Onlit, page 17du Projet.
c M. Bajon a obfervé
d'infnudion:
à Cayenne quie fur queletéianos les
n'a licu
de diflance dc la
côtes, & à peu
jamais dans T'intérieur mer; qu'on ne-le voit
dix ou douze lieues
des terres, ahuit,
Jes habitans voifins des côtes, que parmi
Si cela
de la mer, &c. >
étoit, les enfans blancs, nés fur
page 17du Projet.
c M. Bajon a obfervé
d'infnudion:
à Cayenne quie fur queletéianos les
n'a licu
de diflance dc la
côtes, & à peu
jamais dans T'intérieur mer; qu'on ne-le voit
dix ou douze lieues
des terres, ahuit,
Jes habitans voifins des côtes, que parmi
Si cela
de la mer, &c. >
étoit, les enfans blancs, nés fur --- Page 136 ---
OBfarvations
lcs bords de la mer; feroient
de mâchoire
fujets au mal
(efpécc de tétanos)
les enfans
mais
comme
point
Negres;
on n'en a prefque
d'exemples. Pour moi,
de trente années de
pendant près
pratique dans nos diyerfesColonies,jer la vafte
n'en ai vuaucun, & dans
Colonie de
Saine-Domingus, jen'ai
entenduciterqu'ln: feulenfant blanc,
du mal de mâchoire,
mort
encore ne
que parce que fon père avoit eu périt-il
dence, ou plutôt la témérité de Timpruferver dans fa
conmaifon,après fon
une Négreffe avec laquelle il mariage, avoit
pluficurs enfans; la jaloufie
eu
malheurcufe, au point
égara Cette
que dans fon défefpoir, elle fit fur la têre du
né,àl'endroit de la
nouveaupreflion affez forte fontaneile, une comdans le
nourporter le défordre
fyftème cerveau, ainfi que dans tout le
nerveux, & cauferles
& la mort. Le titanos
convulfions
chez les enfans
n'eft plus rare
biancs, que
en a infiniment plus de foin parce qu'on
enfans Négres; qu'ils
que des
fontlogés dans des
maifons --- Page 137 ---
Jur le Tétanos.
maifons mienx fermées,
ment
Scincomparablemieux couverts.
Cette maladie n'eft, devenue plus fréquente furThabitation dont parle M. Bajon, après la coupe des bois de hautefutaie de Cayenne,
réunion des arbres que parce que la
bliffement
garantiffoit cet étades fortes brifes, qui dans
cette Colonie viennent confamment
côté de la mer( (9).
du
C'eft à la fraicheur de Pair qu'eft
cettcifunefte
due
vaife
différence, & non à une mau+
qualité de cet élément, à T'adion
duquel tout eft également foumis. A la
mer, il n'eft chargé d'aucune émanation
mal-faifante, comme On Ta'cru dans des
temps plus reculés; c'eft au contraire le
mcilleur que l'on puifle refpirer dans
la zone torride, ainfi
toute
tré
que je lai démon-
(to); & ce qui ne laiffe aucun doute
à cet égard, c'eft C que lcs grands bleflés
(s) Maladies des Nègres, page 9.
(1o) Page 17-de mes Obfervations générales,
I
aucune émanation
mal-faifante, comme On Ta'cru dans des
temps plus reculés; c'eft au contraire le
mcilleur que l'on puifle refpirer dans
la zone torride, ainfi
toute
tré
que je lai démon-
(to); & ce qui ne laiffe aucun doute
à cet égard, c'eft C que lcs grands bleflés
(s) Maladies des Nègres, page 9.
(1o) Page 17-de mes Obfervations générales,
I --- Page 138 ---
Obfersarions
de l'efcadre de M. Daché,
quiont été
dansl TInde;
que tous péri débarqués, du
ont tous ou preftétanos, tandis
ceux que les circonftances
que de
ont fait refter à
ou le hafard
un plus grand
bord, il en eft guéri
fervations
nombre 2) (KI). Ces oble Doétcur font conformes à tout ce
Linda écrit fur cc
que
Les Auteurs cités dans le fujet.
trudion fe contredifent
Projet d'inffi
que M. Bajon dit,
manifelement,
téanos) eft
page 17: cc Il (le
plus fréquent fur
teurs ou petites
les,hauçoit direétement montagnes, où l'on redans lcs habitations Pair de, la mer , que
de cet air
bafles, & garanties
par des
bois n;& M. Poupée montagnes ou des
dit au
Defportes, , page 18,
contraire, G qu'à
cette maladie eft plus Saine-Domingue
endroits
commune dans Ics
M.
maréageux >, Il eft vrai
Defportes ne pouvoit
que
le tétanos ailleurs
guères obferver
que dans les licux bas,
(1I) Pages 148 &:49 de mes
Obf@resienrg@siats --- Page 139 ---
jarle Titanos.
puifque ta ville qu'il habitoit à Saint: ist
Dominguc, & Phopital quhly ya fait conf
troire, & où il a exercé julqu'a fa
font également très-voifins des mort s,
vice de fituation
marais,
dans
que jai-fait cornoltre
mes Obfervations générales
& qui auroir da être conmu du
(12);
M. Delportes.
temps de
Quoique le titanos foit plus
entre les tropiques que dans nos fréquent
les Autears cités dansle Projet climats,
tion (13), fc font
d'inftructrompés en confidérant
comme caufe de cette maladic; <la fup:
preffion des règles & des lochics chez
les femmes, ,' du flux
d'un caurere, d'un
hémorthoidal,
autre ulcere
véficatoire; de tout
habituel, de quelque
du corps, foit
partie
gonorrhoique; foit darfreux, foit de toute autre clpèce, de la
tranfpiration partielle ou locale de quel:
quepartie, comme des pieds, dcs maitis;
(1:) Depuis la page 45 jufqu'a la page 84.
(13) Pages 22 & zj-du Projet d'inftruétion.
Iz
caurere, d'un
hémorthoidal,
autre ulcere
véficatoire; de tout
habituel, de quelque
du corps, foit
partie
gonorrhoique; foit darfreux, foit de toute autre clpèce, de la
tranfpiration partielle ou locale de quel:
quepartie, comme des pieds, dcs maitis;
(1:) Depuis la page 45 jufqu'a la page 84.
(13) Pages 22 & zj-du Projet d'inftruétion.
Iz --- Page 140 ---
Obfersations
des aiffelles ; telle eft
cuflion d'une humeur encore la réper
dartrcufe,
variolique, 2 de la rougeole & galeufe,
tions cutanées, la
autre affecIin'apartiene préfence des vers,&c.s
qu'aux Auteurs
pas pratiqué, de faire de
quin'ont.
fes & d'induire
pareilles mépridittances,
en crreur, à de
même des hommcs grandes
On s'en convaincra
inftruirs.
vans.
par les détails fuiAprès la fuppreffion des
lochies, il furvient
regles & des
du monde des
dans tous les. pays
maladies
quelquefois même des
(palmodiques,
point le tétanos.
convulfions, mais
A la fuppreffion du flux
fuccède
hémorrhoidal,
Tengorgement du
les maladies
foie, & toutes
acrimonicufe, qui dépendent d'une bile
La
mais point le tétanos,
ficatoire, fuppreffion d'un cautère, d'un vécaufe la
dance, une dilatation pléthore, une redopdes maladics
dans les fluides,
raifon de la plus ou moins graves en
nanuresplus ou moins acri- --- Page 141 ---
fer le Tétanos.
monieufe de Thumeur à
133.
toires
laquelle ces cxudonnoient iflic, mais point le
tetanos.
Rien de ficommun
que les ulcères (14)
(14)J'ai vu avec d'autant plus de plaifir
Médecine du mois de Mars
(Jouthal de
les Obfervations de M. 1788,page 430 & fuivantes')
bons effets de
Lionard Gillephe *, fir les.
des
l'acide du citron dans le
ulcères, & principalement de l'ulcère panfement
fcorbutique, que j'avois, avant cette
putride ou
mes Oblervations générales fur les époque, , imprimé
chauds.
maladies des climats
Après avoir indiqué dans cet ouvrage,
tempéramens auxquels conviennent
page 197, les.
acides végétaux, &les cas, tels
les effentiellement les.
inalignes, dans
que fièvres purrides&e,
être
le(quels ils doivent de toute néceflité
employés en boiffons, j'ai ajouté
l'on
auffi à l'extérieur, lorfque la chaleur que
s'en fert
eft trop confidérable;
de Ja partie malade.
la réfolution, &c.
qu'en tempérant, > ils. facilitent:
M.
(pag. 219. ).
de manioc. Gillepfe reconnoit auffi les bons effets de la
J'avois également imptimé
racine
mème ouvrage) 'c. parmi le grand
(pag 204 du.
eifs que fourniffent
nombre des réfolu-.
connois
ces trois, parties du monde, je n'en
point de meilleur & de plus
racine de manioc fraîchement
commun que_la
rapée, &c, >.
de Chirurgien de la. Marine cn Angleterre, & Aide
Thôpital de Saiste-Lucic, pendant la dernière
Chintngien
guerre,
I3
imé
racine
mème ouvrage) 'c. parmi le grand
(pag 204 du.
eifs que fourniffent
nombre des réfolu-.
connois
ces trois, parties du monde, je n'en
point de meilleur & de plus
racine de manioc fraîchement
commun que_la
rapée, &c, >.
de Chirurgien de la. Marine cn Angleterre, & Aide
Thôpital de Saiste-Lucic, pendant la dernière
Chintngien
guerre,
I3 --- Page 142 ---
Obfarvations
dans toute-la zone torride, &
cependane
iln'y a peut-êire pas deux exemples de
Mais, pour guérir T'ulcère putride, il ne
toujours de corriger Thumeur
(ufitc pas
Jes chairs s'élèvent
qui.en découle. Lorfque,
les réprimer,
trop &, qu'il eft indifpenfable de
liane
je donne la préférence aux feuilles de
pilées, à celles du médecinier, du karatas &
femblables (pag. 175 des maladies des climats autres
M, Gillepfe,d d'après
cliauds.)
Lucie, s'eft fervi dans Pexpérience le
des Nègres de Saintetiques & vénétiens, de tranches panfement des uleères fcorbuemployé l'acide de
de citron 3 il a auffi
fuivant les
ce fruit, pur, ou étendu d'eau,
avoit
circonflances, Il ajoure : <f le téta"os qui
fait.périr au moins la moitié de ceux à
avoit fait des
qui lon
que çette
amputations, n'a jamais reparu depuis :
M. opération a été pratiquée felon la méthode de
Alengon, que l'on s'eft fervi de jus de
M. Cillepfe rapporte à la manière de citron. bleflés le changement heureux
panfer les
de Sainte-I Lucie. qui s'pft opéré à Thopital
Cependant il obferve
4a mortalité y -devint exceflive après lui-méme ' que
avoit détguit prefque tous les végétaux, un ouragan qui
en effet
Lexpérience a
- trop fouvent démontré que, Jorfque nous débare
quons nos malhenreux feorbusiques' dans des
Lon ne peut leur procurer des fubflances pays oti
animales fraiches, il
végérales &;
guérifon : des
eft impolible de les guérir. La
fcorbutiques du vaiffeat la Paix,
fcis citée dans mes autres
pluffeurs
Aa laiffe aucun doure à ce; ouvrages égard, & dans celui-ci,
Mais.ce n'eft pas entre les, trépiques fulement
--- Page 143 ---
fur le Tatanos. r33
immédiatement: après la
tézanos farvenu
d'un ulcère; encore dans ces
cicatrifation
maladic doit-elle
la
cas extraordinaires,
plaie, ce
être rapportée anl titanosfans
être guéris que par Tapplication
les ulcères ne peuvent fraiches. En Europe, & furdes fubftances végétales
je n'ai obtenu la cicatritout dans les lieux infalubres,
qu'en emfation des uleres.purides ou fcorbutiques, en' forme
ployant la grande perfcaire, pilée & appliquée des, fubf-
& fur-tout en faifant entrer
de catapla(me,
& fraiches dans la nourriture:
tances égalemeut végétales
de maladie. des fujets attaqués de ce gente
M.Gillepfie, fureng.
je n'ai obtenu la cicatritout dans les lieux infalubres,
qu'en emfation des uleres.purides ou fcorbutiques, en' forme
ployant la grande perfcaire, pilée & appliquée des, fubf-
& fur-tout en faifant entrer
de catapla(me,
& fraiches dans la nourriture:
tances égalemeut végétales
de maladie. des fujets attaqués de ce gente
M.Gillepfie, fureng. ajoute
< Les liqueurs fpirinueufes, des fcorburiques; on ne
toralement bannies du régime
ou de Madere 33. leur fit prendre que dy vin de Ténérifs
ceux
Mais tout vin eft un (piritueux, 3 principalemene eft même fi indit
Gillepfe. Le vin
qu'à eimployésM:
dans ces
néceflaire, comme (piritueux.,
penfablement
lorfqu'il a manqué, j'y ai (ubfitué
circogftances, que,,
de rum, de tafia ou d'eau-de. avec fuccès un mélange d'eau, de-jus de citron &
vie,' avec fuffifante quantité
je n'ai ceffé de reçomr
de fucre, elpèce de. punch que
du fcorbut. mander même dans tous les temps fur les acides végétaux
Pour de plus grands détails fur toutes les autres fubf
d'entre les tropiques, ainfi que
& fubir
peuvent être employées en médecine,
tances qui
, on peur voir- mes Obfervatituées les unes aux autres des climats chauds, depuis,
tions générales far les maladies
la page 142 jufques à la page 240,
--- Page 144 ---
136. Obfarvations
qui eft fort
tement
different, tant pour le. traia
que pour l'efpoir de la
Si la foppreffion des
guérifon. norrhoiques caufoit le écoulemens gorégions de
tétanos, les vaites
TAfie, de TAfrique & de
Famérique, fituécs fous la zone torride,
n'auroient jamais pu être habitécs, les
hommes sy feroient détruits
méme qui les
par P'aéte
perpétue, tant les maladies
vénériennes y font multipliées. Le tétanos
peut fans doure furvenir à
a la gonorrhéc, mais le quelgu'un qui
vice
aura aucune
vénérien n'y
part. La gale, & particulièrement les dartres, font auffi
la zone torride. tres-multipliées dans toute
Mais lcs maladies
nées caufent fi peu le tétanos,
cutareconnu des gens de Tart,
qu'il-eft
fimples
comme des
voyageurs 3 que dans
toutes nos Colonies la moitié prefque
de nos Soldats eft
au moins
&
artaquéc de
que ce vice, loin de leur caufer dartres;
tétanos, femble les
le
préferver des mala-
dartres, font auffi
la zone torride. tres-multipliées dans toute
Mais lcs maladies
nées caufent fi peu le tétanos,
cutareconnu des gens de Tart,
qu'il-eft
fimples
comme des
voyageurs 3 que dans
toutes nos Colonies la moitié prefque
de nos Soldats eft
au moins
&
artaquéc de
que ce vice, loin de leur caufer dartres;
tétanos, femble les
le
préferver des mala- --- Page 145 ---
fur.le Tétanos.
diesinflammaroirese quiyfontfic communes
& fi dangereufes.
dans
Il arrive cependant quelquefois
les Colonies ou les variations de l'air font
les plus fréquentes & les plus rapides,
le paflage fubit du froid au chaud
que
à
à crifper les porcs
venant
refiorrer,
darde Phumeur
de la peau, une partic
treufe fe porte fur les organes de la refpiration, ou elle produit, felon fon ded'acrimonie & la diverfité des temgré
des rhumes, des catharres *
péramens,
de vraies inflammades engorgemens ,
même des fuppurations
tions, quelquefois
n'arriaux poumons; ; mais CCS affcétions
qu'aux fujets avancés
vent ordinairement
chez lefquels Paction vafculaire
en àge,
& à ceux d'une maucft tres-affoiblie,
vaife conftitution.
bien
Je le répète, quand on connoit
les Colonics, & qu'on lit ce qu'ont écrit
les Auteurs cités dans le Projet d'infruction, il eft aifé de voir que le defir de --- Page 146 ---
Olfarvations
donner du
nouveau, a fait
cas les plus rares & les
préfenter les
naircs,
plus extraordicomme fe rencontrant
mene dans la pratique de médecine. journelleainfi, par
C'oft
exemple, 2 que
vu 1 un Negre
Defportes ayant
fuite d'une
attaqué du tétanos à la
maladie
petite vérole, a placé cette .
au nombre des caufes du
nos. Cependant je n'en ai
tétaple, je n'ai même
aucun exemjamais oui-dire
yen eût. Le fait rapporté
qu'il
n'eft
par De/portes
pas impoffible; mais ce Médecin
étoit f peu praticien, qu'on
fans offenfer fa
peut croire,
à Phumeur
mémoire, qu'il a attribué
dû à
variolique un effct qui étoic
toute autre caufe.
Il : en eft ainfi des vers. Nous avons
en dans pluficurs Colonics,
atix Iflcs de France & de Bourbon, notamment
des
exemples del Negres écrafés par
de bais OH der
despièces
à la
maçonnerie, & d'autrestués
guerre, à l'ouverture defqucls on
a trouvé les inteftins gréles,
comme kes
gros boyaux, remplis de vers; cc n'ai-je
ct qui étoic
toute autre caufe.
Il : en eft ainfi des vers. Nous avons
en dans pluficurs Colonics,
atix Iflcs de France & de Bourbon, notamment
des
exemples del Negres écrafés par
de bais OH der
despièces
à la
maçonnerie, & d'autrestués
guerre, à l'ouverture defqucls on
a trouvé les inteftins gréles,
comme kes
gros boyaux, remplis de vers; cc n'ai-je --- Page 147 ---
fur le Tétanos,
des Maladies des
pas imprimé, page 77 démontre que
Nègres: < L'obforvation
& de
les Nègres morts de dyffenterie enlevés
diarrhéc, même ceux qui font
ont les inteftins
par d'autres maladics, 3
farçis de vers 5) ; & page 107: ( Nous
obfervé qu'à Pouverture de
avons déja
morts de
tous les cadavres des Nègres
Cor
dans pluficurs
maladie quelconque, inteltins farcis de
lonics, l'on trouve les
doivent leur exiftence à la nourvers qui
muqueufe,
ritureinfipide, non-fermentée,
à laquelle ces efclaves font bornés 9)..
Enfin le Mulâtre des Iles de France
& de Bourbon,qui a éprouvé le tétanos,
&quej j'ai cité (15), avoit rendu par un
vomitif, le cinquième jour de la maladie, des vers par haut & par bas. Cette
maladie avoit pour caufe la putridité des
feule produifit tous les dén
humeurs, qui
fordres. Si c'cût été les vers, les COns
vulfions fe feroient manifeftées pendant
(rS) Fage 53 des maladies des.Nigress --- Page 148 ---
T40
Oifervations
qu'ils étoient encore dans l'eftomac
les inteftins; mais
&
le tétanos
comme je Tairapporté,
ne furvint que le
de la maladic, fix
onzième jour
des
jours après
vers 3 intervalle
Texpulfion
n'arriva
pendant lequel il
aucun accident grave &
culicr.
partiToutcs ces obfervations réunies,
vent combien il eft important, proudans la
pratique, 3 de ne s'cn pas laiffer
par des apparences
impofer
trompeufes; de bien
diftingucr la caufe majeure des caufes
fecondaires, qui, fans la première, reftcroient fans effet. Mais
cette fincfle de tact
cette fagacité,
ne s'acquicrt
un jour; il faut,
pas en
de
pour y parvenir, avoir
profondes connoiffances locales, avoir
beancoup vu, bien obfervé & long-temps
pratiqué, Quelques détails fur ce
rendront cette vérité de tous les fujet
& de tous les lieux,
temps
Dans
encore plus fenfible.
toute la zone torride, particulièrement dans les établiffemens lcs
voifins de
plus
léquateur, & plus particulic-
ne s'acquicrt
un jour; il faut,
pas en
de
pour y parvenir, avoir
profondes connoiffances locales, avoir
beancoup vu, bien obfervé & long-temps
pratiqué, Quelques détails fur ce
rendront cette vérité de tous les fujet
& de tous les lieux,
temps
Dans
encore plus fenfible.
toute la zone torride, particulièrement dans les établiffemens lcs
voifins de
plus
léquateur, & plus particulic- --- Page 149 ---
Jur a le Tétanos.
rement encore dans ceux ou la confti- 141
tution de l'air eft chaude &
les caux font ftagnantes, il humide, où
grand nombre d'enfans
périt un trèsde maladies vermineufes, furtout
qu'ils fe gorgent. d'alimcns denfineNegresp mal
parce
qui favorifent la génération des préparés
vers agacent d'abord,
vers. Ces
irritent, enflamment, percent même quelquefois
teftins gréles, le plus fouvent les.inil s'en fait dans les anfractuofités Tileum;
les inteftins,
de tous
comme dcs clpèces de
lottes. Là, Pinteftin fc
pedu ventre
diftend, le refle 1
des
paroit enfoncé, la douleur eft
plus aiguès, la fièvre des
le pouls ferré, inégal & fouvent plus vives,
mitrent; le malade rend
le interment le refte des
par
vomiffe.
tières
digeftlions, puis des machyleufes &x enfuite bilieufes; les
convalfions fuccèdent, les
gnent, , les extrémités deviennent yeux s'éteiles fyncopes, les convallions,lest froides,
fe rapprochient, & le malade foiblefles
A Pouverture du
péric.
cadavre, on trouve --- Page 150 ---
Olfarvationi
tne ou pluficurs portions du canal
tinal rétréci;
intef.
au-deffus de prefque entièrement fermé
Fobftacle, enflammé,
grené en divers
gand'autres. On
endroirs, & percé en
trouve auffi des volvulus ou
invaginatioss d'inteflins; de fix,
huit pouces; &
fept &
fix endroits
quelquefois dans cinq à
différens.
Tout
il eft
schanerefimnblepeinra
même très-rare
tautétanos;
périffent, fi le
que les malades en
Médecin a été appelé à
temps,qu'il ait connu la
ait adminiftré fur-tour maladie, qu'il
fois,! Tipécacuanha
une ou plufieurs.
boiffon, la limonade comme vomitif; pour
ftibié, ainfi
la aiguifée de tartre
que
mouffe de Corfe
autres anti-vermineux. Jet fuis
&
venu. à prévenir les maladies même par-
& leurs terribles
vermincufes
tions
cffets, pat lcs préparaaloétiques & les (piritueux
Quoiqu'il foit trés-rare
(16).
que Firritation
rales (16) far Page les 192 & 193 de mes Obfervations
maladies des climats chauds.
géné-
, ainfi
la aiguifée de tartre
que
mouffe de Corfe
autres anti-vermineux. Jet fuis
&
venu. à prévenir les maladies même par-
& leurs terribles
vermincufes
tions
cffets, pat lcs préparaaloétiques & les (piritueux
Quoiqu'il foit trés-rare
(16).
que Firritation
rales (16) far Page les 192 & 193 de mes Obfervations
maladies des climats chauds.
géné- --- Page 151 ---
6 far le Titanos,
merveufe, fuite de Pivrefle,
qu'aux convulfions,
aille juf
lcs cffets.
je vais en examiner
Dans toute la zone torride, lcs Negres, & mêmeles Matelots &1 les
abufent exceffivement
Soldars,
des liqueurs feimentécs, lcs plus fortes & les
velles; ils boivent fur-tour
plus noule
avec profufion,
tafia, ou Tarak, felon les lieux ou
fe trouvent. Ges liqueurs
ils
élémens . des fibres des rapprochent les
organes de la digeftion, 2 introduifent à la place du fluide
qui les unit', une matière âcre
duit la rigidité & la roideur qui provement des
: le moudevient
liqueurs augmente, le pouls
fréquent,
les excrémens font fimaginationbosilng
dans les
long-temps retenus
inteftins; & pour peu que le
tempérament du fujet foit irritable,
la crapule, & l'ufage
que
pernicieux des liqueurs fortes foient continués, lérétifme
de l'eftomac furvient
; ce vifcère eft
prefque tout nerveux, car une des branches de la huitième
paire,.après avoir --- Page 152 ---
Obfrvations
couvert cet organe
mifications, fc
principal de fes rajoint au
y établit une fympathie, nerfintercoflal;
T'érétifme fe
9 par laquelle
nerveux ; de là propage la
à tout le fyftème
mal-être indicible, petiteffe du pouls, ce
miffemeris continuels ces anxiérés, Ces VOtômes
& ces friffons, fymp.
précurfeurs de Finflammation
mençante. Alors la cirçulation
comen plufieurs
fe ralentic
congeftions. endroits, & il fe fait des
Si le. point
principal de
s'étend du côté du
Tinflammation
lades ne
diaphragme, lcs marefpirent que de la
hypocondres font
poitrine; les
celans & le regard refferrés, les yeux étinc'eft du côté du furieux. Siau contraire
grands
foie que fe font les,
fa
défordres, ce vifcère fe
région s'élève au lieu de fe tuméfie,
trer, comme dans le
concenjauniffe fe manifette premier cas; la
des
s viennent enfuite
leurs angoiffes, des coliques avec des doutres-vives dans toute la région
pocondriaque, le hoquet, les
hymouvemens
fpafmodiques,
les yeux étinc'eft du côté du furieux. Siau contraire
grands
foie que fe font les,
fa
défordres, ce vifcère fe
région s'élève au lieu de fe tuméfie,
trer, comme dans le
concenjauniffe fe manifette premier cas; la
des
s viennent enfuite
leurs angoiffes, des coliques avec des doutres-vives dans toute la région
pocondriaque, le hoquet, les
hymouvemens
fpafmodiques, --- Page 153 ---
fur le Titanos.
fpafmodiques, les foubrefauts, & enfin,
lcs convulfions. ces.cas la peau eft sèche,
Dans tous
brôlante; & il y.a prefque fuppreffion
des urines: A raifon de Fextrême fenfibilité des parties, les doulcurs font
des plus aiguès, & elles fe font toujours
fentir plus vivement toutes les fois que,
le malade touffe, qu'il prend fes alimens,
& qu'il fait dés efforts pour aller a la
gardé-robe; on voit enfin fc manifefter
tous les effets d'une bile brôlée par la
chaleur-excellive des parties ; les douleurs
les convulfions fe
font infupportables,
rapprocheht , deviehnent univerfelles ,.
dans le tétanos, & le malade
conime dans létatle plus violent.
périt Les détails foivans prouveront que les
accidens & la mort des malades,
grands de cette efpèce de convulfions,
atéaqués
caufe le mauvais traiont plutôt pour
tement que Fivreffe.
encore
- Le feul malade que jaie
du tétanos accidentel pour
vu attaqué
K --- Page 154 ---
Obfervations
avoir abufs des liqueurs
Canonicrllombardier
forres, fut un
la plus haute,
(17), homme de
ftature,
& d'un
fort, vigoureux;
tempérament
fuite d'une ivrefle, fanguin, qui, à.la
mal de
avoit été pris d'un
gorge & d'une douleur
Le foldat attaché à
d'eftomac.
cette
qualité de Chirurgien,
compagnic en
trer, avec le
avoit vu adminif.
tique
plius grand fuccès, l'émécomme vomitif dans les fauffes
inflammations de la gorge, les
cics humorales & autres du même efquinandans lefquelles, en évacuant les genre,
il, faut encore folliciter
humeurs,
feaux, qui dans ce cas font Taction des vaif
qu'en érétifme : il promit, plurôr relâchés
valoir, à fes Officiers &
pour fel faire
guérir en deux
au malade, de le
fentir à ne
jours, s'il vouloir conpoint aller à Thôpital, &
prendre
à
T'émétique; mais Ce
adminiftré aux cafernes,
vomitif,
défordres affreux.
produifit des
(:7) A Ilne de France,
dans ce cas font Taction des vaif
qu'en érétifme : il promit, plurôr relâchés
valoir, à fes Officiers &
pour fel faire
guérir en deux
au malade, de le
fentir à ne
jours, s'il vouloir conpoint aller à Thôpital, &
prendre
à
T'émétique; mais Ce
adminiftré aux cafernes,
vomitif,
défordres affreux.
produifit des
(:7) A Ilne de France, --- Page 155 ---
furté Titanas.
Les vifcères du bas-ventre,
le plus grand érétifine,
déja dans
au point que, quelques heurcs s'enflammérent
malheureux tomba dans l'état après, Cc
convullions
violent de
générales dont je viens de
parler; rien. ne put adoueir fes tourmens. Il mourut trente fix heures
T'adminiftration de Témétique. Cette après
fervation eft parfaitement
obCe que jai imprimé
conforme k
maladies des
pages 54 & 55. des
Nègres.
S'il eûr été fair à ce Bombardier
nombre de faignées
un
forces, à la nafure & proportionné à T'intenfité à fes
inflammation; fi on lui eût fait boire de fon
vent, foit de l'eau dégourdie
foudes principes de la bourache,
chargéo
pcétorales
ou des fleurs
pari infufion, foit une limonade
légère, avec l'attention de lui en
peu àl la fois, afin
donne:
qui dans ce cas fuit
deerieronifomem,
toujours la moindré
furcharge de T'eftomac; que les bains
degré 26 therm. de Réaum, &
au.
vemens adouciflans cuflent
les laété employés;
K 2 --- Page 156 ---
Obfarvations
en un mot, fi on eût fait le
de fa maladie, les
traiteméne
point furvenues. Ce convulfions ne feroient
cendié avec le remède malheureux fur incontraire à fon état.
qui étoit le plus
- Dix-huit heures
après fa
ouvert, On aura
moft, il fur
main ne pouvoit peine à croire que la
foutenir la chaleur encore que difficilement
entre le foie &
qui s'étoit confervée
de Ce dernier vifeère T'eftomac. Les runiques
brun &
étoient d'un rouge
confidérablement épaillies
Finflammacion, 3 qui s'étoit
par
tout le
propagée à
canalinteflinal, au point
pluficurs endroits lcs
que dans
étoient tellement
inteftins grèles
libre auroic à peine recrécis, que leur Caplume,
admis lc tuyau d'une
Cette obfervation,
portée dans mon
que j'ai déja rapdes Nègres,
Ouvrage furles Maladics
zétanos
préfente le feul exemple de
mation accidentel, à la fuite de
du foie, que. j'aie
Pinflamle cours d'une
rencontré dans
longue pratique, encore,
que dans
étoient tellement
inteftins grèles
libre auroic à peine recrécis, que leur Caplume,
admis lc tuyau d'une
Cette obfervation,
portée dans mon
que j'ai déja rapdes Nègres,
Ouvrage furles Maladics
zétanos
préfente le feul exemple de
mation accidentel, à la fuite de
du foie, que. j'aie
Pinflamle cours d'une
rencontré dans
longue pratique, encore, --- Page 157 ---
fur le Tétanos.
comme on vient de le voir, dut-il être
la
plutôr rapporté au traitement qu'à
maladie même. Ceft pourquoije ne confidère les inflammations des vifcères du
bas-ventre, entre les tropiques, que
des caufes, capables, à la vérité,
comme
mais trèsde produire des convulfions,
rarement le tétanos, à moins qu'un mautraitement n'augmente Tintenfité de
vais
ces caufes.
décifif fencore,
Ce qui,me paroit plus
s'il eft poffible, c'eft que le tétanos le
deitrufteur, celui qui furvient à la
plus
celui auquel les Méfuite des bleffures,
decins les plus éclairés n'ont pu arracher
qu'lun-petit nombre de vidtimes,.
jufquici
difficommence toujours par une légère
embarras dans.
culté d'avaler, un petic
dans.
de lalanguc, fur-tout
le mouvement
infécclui des mufcles de la màchoire
rieure; & cela deux, trois,quatre, & quelmême cinq jours, avant: que les
quefois mufcles de la poitrine entrent: en conceux: de la
trastion, & fucccffivement
K3 --- Page 158 ---
ayo
Oéfervations
eête, du col & de T'épine
'contraire
5 tandis au
que lcs convulfions qui fiurviennent dans les grandes inflammations, foit
de I'cftomac, foit du foie & des autres
wifcercs de Fabdomen;
dinairement
commencent orparles mufcles du bas-ventre,
kgagnent fucceflivement
choire
ceux de la mâ
inféricure & de tout le refte du
corps.
Mais il arrive quelquefois fous la zone
torride, 3 principalement à la côte de CoFomandel & à T'Ifle.de Ceylan,
lcs pluies froides des
qu'après
paflageà
orages $ après le
guédesrivières dans les marches
forcécs des troupes, les porés fe refferrant tout -a - coup, la tranfpiration fe
porte brufquemene fur la région épigal
trique & toutes les parties précordiales;
prefqu'aufli-tàe les fymptômes du cholersmorbeslep plus formidable fc
Ja tenfion & la douleur dans manifeftent;
gion
toute la rée
-à
épigaftrique font extrémes; on brule
limerieury tandis qu'on a un froid
exceflifau dehors,
fur-tour aux extrés
ant tout -a - coup, la tranfpiration fe
porte brufquemene fur la région épigal
trique & toutes les parties précordiales;
prefqu'aufli-tàe les fymptômes du cholersmorbeslep plus formidable fc
Ja tenfion & la douleur dans manifeftent;
gion
toute la rée
-à
épigaftrique font extrémes; on brule
limerieury tandis qu'on a un froid
exceflifau dehors,
fur-tour aux extrés --- Page 159 ---
furle Tétanos:
font prefque conmités; les vomiflemens
dans les efforts, le diaphragme
tinuels; contracte avec une telle violence, qu'il
fe
tous les vifcères du
comprime & refoule
bas-ventre: Lès fonêions en fontarrêtées;
fous les doigts; les
le pouls s'échappe
douloureufes
crampes, les contractions
les doudes mufcles du gras des jambes,
leurs vives, la tenfion de toutlabdomen,
le hoquet, les déjedions
les anxiétés,
continuclles,
par haut & par bas, prefque
noires &
de matières vertes, Paltération quelquefois de la phyfétides ; la pâleur 2
les contractions des membres,
fionomic,
foules fueurs froides, les cardialgics
le maladc en moins.
droient quelquefois
1 de 24, 18 & 12 heures. accidens qui en
Ce.font ces derniers
à M. Lavo, & qui lui ont
ont impolé
maladie Ie nom de
fait donner à cette
Pune avec
tétanos , en les çonfondant
l'autre (18).
(18) Dans un Mémoire qui m'a. été communiqué,
K4 --- Page 160 ---
Obfervations
Lc cholera-morbus
les maladics, fes
a, comme toutes
qui tiennent
nuances & fes degrés;
principalement dans cette
circonltance, à la difpofition du moral
du fajet, à fon cempérament,
dans lequel fe trouvoient
à l'état
fes humeurs;
lorfque la caufe déterminante de la maladie a agi fur lui; à la durée de cct
aétion; enfin,.au plus ou moins de
cautions qui ont été prifes
prorarder ou en empécher
pour en rcs
Ce concours de
l'effet. C'eft de
moins
cirçonftances 3 plus ou
diverfifices, que dépendent toujours le nombre, l'intenfité des
tômes & la gravité des accidens, fympJefquels la nature du traitçment doit d'après
déterminée,
étrç
Lorfque les fymptômes font modérés,
gu'il y a peurde déjedtions, qu'clles
font point de mauvaife qualité,
ne
praticiens donnentà cette maladie quelques le
de crampe séche, fans doutc
nom
dans cértaines Colonies
parce que
tétanos le
on donne au
nom de crampe, ou bien à
des accidens, fympJefquels la nature du traitçment doit d'après
déterminée,
étrç
Lorfque les fymptômes font modérés,
gu'il y a peurde déjedtions, qu'clles
font point de mauvaife qualité,
ne
praticiens donnentà cette maladie quelques le
de crampe séche, fans doutc
nom
dans cértaines Colonies
parce que
tétanos le
on donne au
nom de crampe, ou bien à --- Page 161 ---
fur le Tétanos,
caufe des crampes & des contractions 153
des mufcles des jambes; peut-être auffi
veut-on déligner fous cette dénomination
le mal-de-ventre Jec, maladie beaucoup
plus fréquente aux Indes orientales
dansles autres parties de la zone torride, que
& qui eft par-tout des plus dangercufes,
lorfqu'elle furvient après qu'on a dormi
fur la- terre, ou après qu'on a pris immodérément des liqueurs nouvellement
diftillécs; ou enfin, après s'être épuifé
avec les femmes.
Mais le peu de durée de la maladio
dont parle M. Lavo', & la facilité avec
laquelle illa guérit, prouvent que ce n'eft
point le titanos; mais plutôt un choleramorbus léger, une inflammation commençante du duodenum, dont la gravité,
je le répète, eft toujours proportionnéo
aux caufes qui la produifent, & à l'érat
moral & phyfique du fujer quil'éprouve,
Ceft par l'examen des caufes, des
fymptomes 3 des accidens & de leur
enfembleyque Phomme de l'art diftingue --- Page 162 ---
Obfervations
ces fortes de convulfions
caradtérifent le
de celles qui
titanos, de celles
attaquent les
qui
driaques, les hyflériques, les hypoconaffeétions
épileptiques, ainfi que des
Ces
comatenfes & autres.
diftinéions font
la pratique,
fieffentielles dans
le traitement que c'eft d'après elles que
doit étre
par exemple, dans le déterminé; ainfi,
morbus
cas du choleraléger, les délayans, les adoucif.
fans, le petir lait, une limonade
l'eau panée,
légère,
&
liens, enfuite avecqselqueslavemenad de
émolque la caffe & la légers évacuans, tels
nairement
manne, foffifent OrdiMais fi des pour opérer la guérifon.
gularités dans caufes morales, des irréduite ont'
le régime & dans la conquantité déja diflipé une très - grande
fur-tour, d'elprits 3 les vaiffeaux, les nerfs
fluides altérés 3 ne tranfmettant plus que des
& dépravés, les
organes de la vie font cux-mémes principaux
ment menacés de perdre
violemadion ; dcla, la
entierement leur
petiteffe & la couçen-
on.
gularités dans caufes morales, des irréduite ont'
le régime & dans la conquantité déja diflipé une très - grande
fur-tour, d'elprits 3 les vaiffeaux, les nerfs
fluides altérés 3 ne tranfmettant plus que des
& dépravés, les
organes de la vie font cux-mémes principaux
ment menacés de perdre
violemadion ; dcla, la
entierement leur
petiteffe & la couçen- --- Page 163 ---
Jur le Tétanos,
tration du pouls; le froid exceffif des T55
trémités, l'altération de la
exles fincopes & tous les phyfionomie,
fymptômes effrayans d'une inflammnation maligne, def
quels j'ai fait l'énumération, 5" & qui attaquent ordinairement les
les valétudinaires & les
cacochymes, 3
intempérans:
Les premières indications à remplir
dans un péril auffi éminent, font de calmer les mouvemens défordonnés des
nerfs, de s'oppofer aux progrès de la dé
térioration de lofprit vital, d'adoucir
des matièrcs irritantes, & en même
de foutenir les forces.
temps
On emploie à cet cffet des boiffons
acidulécs tiedes, des frictions sèches,
principalement fur les cxcrémités, des
bouteilles remplies d'eau chaude; on
applique des flanelles imbibées dans les
infufions émollientes éccalmantes; mais
dans CCS cas extrêmes, Ces moyens, quoiqu'utiles, font infuffifans. Les évacuans
feroient direétement
coneraires; en exciEant de nouvelles contrattions, ils déter- --- Page 164 ---
*56
Olfervations
mineroient T'affluence du
parties aff cétécs,
fang vers lcs
défordres, &
en augmenteroient les
Cette
hâteroient la fin du malade.
le'
cruelle pofition ne donnant
temps d'attendre que les
pas
voies foient évacuées,
premières
la violence des
fymptômes, & fur-tour les vomiffemens
obligent de recourir au plus tôt à
adminiftré avec les
Topium,
recommandées dans précautions que j'ai
générales,
mes obfervations
fois en obfervant pages 234 & fuivantes, toutedinaires ou la vie que dans ces Cas extraorle remède doit
eft en grand danger,
dofe
être employé à plus
que je ne
forte
conjonéture délicate Taiindique; & dans cctte
la liqueur anodine je préfère à lopium
deSydenham
ou laudanum liguide
douze,
(19), d'abord à la dofede
dix-huit, ou
fuivant Tage & la force vingt-quatre du
gouttes,
La dofc déterminée
fujet.
fera cnfuite
augla (19) préparation Voyet, Chapitre VIII, de ces
de Sydeaham, del la liqueur anodine ou laudanum OSfarvaione. liquide
te
la liqueur anodine je préfère à lopium
deSydenham
ou laudanum liguide
douze,
(19), d'abord à la dofede
dix-huit, ou
fuivant Tage & la force vingt-quatre du
gouttes,
La dofc déterminée
fujet.
fera cnfuite
augla (19) préparation Voyet, Chapitre VIII, de ces
de Sydeaham, del la liqueur anodine ou laudanum OSfarvaione. liquide --- Page 165 ---
Jurle Titanos,
mentée ou diminuée, & les intervalles 157
rapprochés ou éloignés, felon que le
remède produira plus ou moins
il faur auffi Padminiftrer
d'effet;
fur-tout fi les
en lavemens,
vomiflemens font continuels, avec l'attention alors d'en employer le double.
Ileft très-rare que l'état du malade ne
néceffite pas une augmentation graduée
dece remede, & qu'on ne foit pas
d'en
obligé
employer une grande quantité:
fais auffi appliquer fur l'eftomac
je
une rôtie
au vin chaud avec les épices & Popium,
épithème que je renouvelle toutes - les
quatre heures.
Mais dans le cas ou
fur.
de folliciter le
il's'agit
tout *
cours de l'efprit vital, il
elt indifpenfable
d'appliquer en même
temps des véficatoires aux jambes; le fel
des
cantharides, en pénétrant le fyftème
nervéux, fait une révulfion favorable.
Ne perdant jamais de vue Ja caufe de
la maladie, je fais. auffi prendre
fuccès depuis dix jufqu'a vingt
avec
gouttes --- Page 166 ---
Obfervations
d'alkali-volatil dans quelques cuillerées de
tifane chaude; &, fuivant les effets
ce remedc,1 l'enfemble des
de
& fur-tout la tranfpiration circonflances,
abondante, je le
plus ou moins
Les
répète plus ou moins.
finapifmes & autres ftimulans,
qucs en caraplafmesà la plante des applifont encore un bon effet.
pieds,
Lorfque Ia maladic fe termine heu-.
reufement, les lymptômes deviennent
à peu moins cffrayans. Je diminue peu
la même proportion la dofe de
dans
& dès que les grands accidens Fopium,
paffés, je foutieris les forces
font
tifane de pain &
avec une
liqueur anodine
quelques gouttes de
viens
d'Hofmann; je n'en
aux purgatifs qu'avec la plus grande
circonfpedtion, le
encore y fais-je mettre
plus fouvenc de Gx à huit
laudanum liguide. La
gouttes de
fedion
thériaque, la cond'hyacinthe, le
peuvent alors être
disfcortium,
ne doit être
adminiftrés; mais ce
& de
qu'avec beaucoup de fagefie
précaution.
gouttes de
viens
d'Hofmann; je n'en
aux purgatifs qu'avec la plus grande
circonfpedtion, le
encore y fais-je mettre
plus fouvenc de Gx à huit
laudanum liguide. La
gouttes de
fedion
thériaque, la cond'hyacinthe, le
peuvent alors être
disfcortium,
ne doit être
adminiftrés; mais ce
& de
qu'avec beaucoup de fagefie
précaution. --- Page 167 ---
Jur le Titanos.
Je n'ai ceffé de
recommander l'examen le plus attentif des caufes
qui
duifent le
procholera-morbus; les détails
contenus dans la note fuivante en feront
fentir Timportance (20).
A (20)J'atrivai au Cap François, Ifle
en Janvier 1777 : l'on m'avoit
Saint-Domingue,
jours un logement garni chez le fieur retenu pour quelques
M. Senné,
Brotel, Perruquier.
feau de Roi Chirurgien-Major fur
de la Marine & du vaif.
avoit
lequel j'étois paffé dans cette
occafion de me venir voir
Colonie, 3
fieur Brotcl avoit alors
tous les jours. Le
tement de
une fièvre tierce, pour le trailaquelle deux Chirurgiens
fa'd 'confiance, lui faifoient
alfociés, qui avoient
de
prendre une très-grande
quinquina : & le purgeoient
quantité
Ce traitement
alternarivement,
monde,
qui ne convient dans aucun pays da
La fièvre convenoit encore moins à Saint -
ne guériffoit pas, les friffons
Domingue.
contraire 3 de jour en jour plus longs & devenoient, au
ainfi que les vomifemens. M,
plus inguictans,
part de mes craintes à
Senné, à qui j'avois fair
fenté plufieurs fois à la femme cet égard, après avoir représ
traitement deviendroit
du fieur Brotel, que ce
à
funefte à fon mari,
joindre mes
m'engagea
tion, de M. Senné repréfentations aux fiennes. Mais la
& la mienne étcient tout-à-fair pofiférences : on n'eûr pas écouté un
dif.
la Colonie; chacun craint de Médecin- arrivant dans
auffi, loin de me permettre la T'employer le premier ;
me contentai de
moindre obfervation, je
le plus
gémir en fecret' & m'impofaile filence
rigoureux,
r
m'engagea
tion, de M. Senné repréfentations aux fiennes. Mais la
& la mienne étcient tout-à-fair pofiférences : on n'eûr pas écouté un
dif.
la Colonie; chacun craint de Médecin- arrivant dans
auffi, loin de me permettre la T'employer le premier ;
me contentai de
moindre obfervation, je
le plus
gémir en fecret' & m'impofaile filence
rigoureux,
r --- Page 168 ---
O&forvations
Ona vu M.
tétanos n'a lieu Bajon avancer que le
a Cayenne
que fir les
Mon logement étant prét,
feur Brotel. J'avois
je quitrai la mailon du
fuccès quelques maladies eu déja occafion de traiter avec
à mevoir avec plaifir; graves 5 le Public commençoir
dans les premiers
j'étois même tres-occupé, lorfque,
au plus vite
jours de Mars, , f'on vint me
pour aller voir le fieur Brotel
chercher
vomiflemens
qui avoit des
lel
concinuels, une douleur trés-vive dans
basventre, &
touc
lui avoir fait principalement au creux de l'eftomac.. On
mais rien abfolument prendre une grande quantité
lavement.
ne palfoir, ni en
d'opium 2
Les mufcles du
boiffon ni en
traction * & en convulfion bas-ventre entroient en conles vifcères de cette
avec une telle force, que
à un très-petir volume, capacité étoient comprimés & réduits
environ deux
Pendant la convulfion qui duroit
minutes, &
les quarts d'heure, Le revenoit, a-peu-près, tous
petit, ferré dans les pouls étoir peu fébrile, dur,
entièrement dans le intervalles ; mais il
du
temps de la crife. Alors di@paroiffoie les
vifage entroient auffi en
mufcles
& des jambes fe contractoient convulfion, ,, ceux des bras
la phyfionomie s'altéroit
également avec force;
Le malade, né dans une fenfiblement. des
France, de petite ftature, d'une provinces métidionales de
peu pâle, ayant les vaiffeaux complexion maigre, un
hauts cris. Mon ancien
tres-expriniés, 1 jetoit les
de favoir que le fieur Brotel voifnage m'avoir mis à portée
* Ces contradions
ne buvoit dans fa maifon
qu'éprouyent los fomines avoient dans beaucoup de rappor: ay:c celles
F'ascouchement.
cétes;
lement. des
France, de petite ftature, d'une provinces métidionales de
peu pâle, ayant les vaiffeaux complexion maigre, un
hauts cris. Mon ancien
tres-expriniés, 1 jetoit les
de favoir que le fieur Brotel voifnage m'avoir mis à portée
* Ces contradions
ne buvoit dans fa maifon
qu'éprouyent los fomines avoient dans beaucoup de rappor: ay:c celles
F'ascouchement.
cétes; --- Page 169 ---
Jur le Tianosi
16t
eâtes ; gu'on ne. le voit jamais dans I
térieur des terres, 2
linhuit, dix ou douze
que du vir nouveau, La récolte avoit été
1a tres-abondante. On en
cette année.
avoit tranfporté ude :
quantiré a
# grande
livres la Saint-Doningue, qu'il étoit au Cap à quarante
Barique, argent des Colonies. Mais
nouveaux, dont la partie tartaréufe n'eft
les vins
combinée avec les autres principes
pas cxademedt
une aprété, qui feule auroit été' conftiruans, confervent
à un convalefcent les accidens capable d'occafionnet
fieur Brotel, J'ordonnai fur
graves qu'éprouvoir le
buins, qui : furent aufliftô: le champ la faignée & les
fang étoit fec & fort
adminiftrés en ina préfence. Le
fut anciennement arrivé confiftant, qubique le fieur Brotel
dans la Colonie. Le
à (e développer 5 je
pouls comS fut faite dans le bain. prefcrivis une fecotide fuignce
Le malade eut tin calme de près de trois
après lequel il furvine de fortes ctifes. Je" quarts d'hebre,
troifième faignée qui fut beaucoup retardée prefcrivis une
que je vais rapporter.
par des mouife
La femme du fieur Brotel,
groffelfe, avoir déja reffenti les tres-avancée dans fa
Tacouchement. Eile avoir
premières douleurs de
Lemoine, Sage -Femme brévetée auprés d'elle Madame
joint à la crainte de perdre fon
du Roi. Son étar,
dans le plus grand
mari, la mit elle- même
Brotel fe
danger. Les convulfichs du fieuz
l'ai dit plus rapprochoient. Rien ne paffoit, comme
haut, ni en boiffon ni en
je
cris redoublés étoient prefque
:
lavement; fes
continuels; on accouroit
L
Lemoine, Sage -Femme brévetée auprés d'elle Madame
joint à la crainte de perdre fon
du Roi. Son étar,
dans le plus grand
mari, la mit elle- même
Brotel fe
danger. Les convulfichs du fieuz
l'ai dit plus rapprochoient. Rien ne paffoit, comme
haut, ni en boiffon ni en
je
cris redoublés étoient prefque
:
lavement; fes
continuels; on accouroit
L --- Page 170 ---
Olfervations
lieues de ces mémés
côtes, & cn inférer
que c'eft à l'air de la
mer qu'on doit
de toutes parts & même de fort loin,
maifon & le voMinage éroient
: de force que la
bon d'obferver que la
remplis de monde. Il eft
que la purgation feule étoit faignée n'étoit plus de mode &
murmuroit, les deux femmes accueillie *, Déja le public
lument à une plus grande
s'opposèrent même abfod'une confulration du quantité de faignées, à moins
qu'on pourroit réunir. plus grand nombre de Médecins
fieur Brotdl;
C'étoit-là le cri de la femme du
mais, dans le fait, c'étoit
decin Monaix feul, que la
l'avis du MéParce qu'il avoit la
Sage-Femme vouloir
la faignée.
réputation de n'être pas partifan avoir, de
La convidion intime ou jétois
l'état du malade, lhumanité,
que j'avois bien vu
propre bleffé, me déterminèrenr peut-être auffi mon amourminuit prier M. de
à aller moi-mème
arrivé
"Etang, , Médecin du Roi des
à
au Cap depuis peu de jours, de fe réunir Cayes,
ilyvint fans difficulté, J'avois étudié
à nous;
nous devions avoir les
avec M. de rEtungs
gu'il verroit la maladie mêmes principes, Je me Alartai
balanceroit lopinion
du même ccil que moi, gu'il
d'agir & de fauver la contraire, vie
& quej j'acquerrois lal liberté
J'avois
au fieur Brotel,
contre moi l'opinion du
les procbes du malade, Heureufement moment, & fur-tour
zurgien de beaucoup de mérite,
M. Darund, Chiprès du fieur Brotel,
> qui paffoit les nuits au
(*) Pag. ago de
diftinguoit à chaque inftant les
mes Obfervations généralos,
'il
d'agir & de fauver la contraire, vie
& quej j'acquerrois lal liberté
J'avois
au fieur Brotel,
contre moi l'opinion du
les procbes du malade, Heureufement moment, & fur-tour
zurgien de beaucoup de mérite,
M. Darund, Chiprès du fieur Brotel,
> qui paffoit les nuits au
(*) Pag. ago de
diftinguoit à chaque inftant les
mes Obfervations généralos, --- Page 171 ---
Jur le Titanos.
attribuer
cette maladie. Mais
de M.
l'affertion
Bajon, & la conféquence
qu'il
temèdes qui apportoient du
étoient fans ffet. Dans
foulagement, de ceux gui
au milieu de
une forte crife il le
fieme
ces clameurs, à fe Laifler faire désermina, la
faignée pour laquelle
troidictions. Les accidens
j'éprouvois tanr de conttafur-tour les convalions. continuoient d'être efayans,
éroient abfens
Plufieurs des Médecins du
ou malades, de forte
Cap
que M. Mnaiz, M. de
qu'on,ne pur réunir
tion de la
TEtang & moi. La fatisfacfeulement Sage-Femmene fut pas
les crois faignées furent delungue durée : nonque Jes.bains ; mais encore il fut arrêté appronvées. ainfi
feroit frite fur le
&
que la ghacim:
yrai auffi que-M. Monaix champ
en notre préfence. Il eft
fur un plus grand nombre témoigna dès-lors fes ctaintes
propofa de faire avaler, à d'évacuations fanguines, &
onces de mercure crud,
différentes fois, plufieure
marières defféchées
pour entrainer par fon
& arrêtées dans le
poids igs
Je voyois le malade à toutes les
canal inteftinal.
nous réuniflions près de lui,
heures du. jour. Nous
quatre & même cing fois dans mes confrères & moi, trois,
Nous y reftions le
les xinge-ghatte heures.
fon état. Malgré temps néceffaire Pour bien cxaminer
cellesqui,
cela, les ctifes les plus
d'après les vrais;
efrayentes,
fer le champ un parti décidé, pincpes.obigenient à piendre,
dans les intervalles de
vencient prefque
ces régnions *; de fprte ronjaurs
Les domefigues de la maifon n'éroient
gu'ep
chercher, &, à chaque courfe
oecupés qu'à
en plus de la mort trèsqu'ils talfoient : perfuadés de nous
prochaine de leur maitre, ils
plus
Portoient
L 2
vrais;
efrayentes,
fer le champ un parti décidé, pincpes.obigenient à piendre,
dans les intervalles de
vencient prefque
ces régnions *; de fprte ronjaurs
Les domefigues de la maifon n'éroient
gu'ep
chercher, &, à chaque courfe
oecupés qu'à
en plus de la mort trèsqu'ils talfoient : perfuadés de nous
prochaine de leur maitre, ils
plus
Portoient
L 2 --- Page 172 ---
Obfervations
en tire, fe trouvent fans
l'on
fondement, fi
faitattention quela maladie obfervée
quatre joufs, je fis faire quatorze
chaque aflembléc,
faignées, quoiqu'
fit arrêté
, particulièrement dans les
il
que l'on ne tecourroir
dernières,
les fuites pouvoient
plus à ce moyen, dont
condaire à la diffoluition,
lorfque , comme le fieur Brozel, le fujet eft
fur-ront
ài quinze ans dans les
depuis douzé
ment habité les villes. Colonies, & qu'il y a conftamJe't ne me déterminai à ce grand nombre
que Parce qu'après chaque évacuation
de faignées;
les intervalles des
&a après le bain dans
convulfions, le malade
calme qui donnoit des
éprouvoit tn
truifoit à la vérité; mais efpérances que chaque crife dé:
fa mort étoit
en s'abftenant de la faignée,
certaine, au lieu qu'en le
gagnions du temps, avantage
faignant, nous
tances auffi malheureufes précieux dans des circonf
Brotel, Sil eût fuccombé que celles oi étoit le fieur
ma
à la violence de fon
réputarion étoir perdue 5 mais j'attefte
mal;
l'honnéur de la vérité,
ici, pour
facrifice, je ne balançai que, malgré l'étendue de ce
la vie d'un homme
jamais entre ma répuration &.
fion & dans
: ce que j'ai fait dans cette
une infinité d'autres non
occane lailfe, j'ole m'en Aatter,
moins délicates,
Cependant M. Monaix, aucun doute à cet égard.
€
que le public honoroit de'
dans toute la ville les craintes & lcs
femme &cdes enfans du ficur Brotel; & alarmcs fur le fort de la
à l'intérêt de
dans ces
rendent
Thumanité, s'en joint une infinité circonflances,
toujours dass les Colonics le
d'autres "qui
fucveillant,
public infiniment atteutif &
'en Aatter,
moins délicates,
Cependant M. Monaix, aucun doute à cet égard.
€
que le public honoroit de'
dans toute la ville les craintes & lcs
femme &cdes enfans du ficur Brotel; & alarmcs fur le fort de la
à l'intérêt de
dans ces
rendent
Thumanité, s'en joint une infinité circonflances,
toujours dass les Colonics le
d'autres "qui
fucveillant,
public infiniment atteutif & --- Page 173 ---
furile Tétanos.
Madier fur les enfans Blancs: du
par M.
de SarVivarais, fous la dénomination
confultation fur la néfa confiance; infiftoit à chaque
malgeé nos
ceflité de" faire prendre du mercure crud;
d'un
fur r'inutilité de ce moyen, qui, dérepréfentations
nuire au malade. Nous nous
autre côté, ne pouvoit
& moi, à caufe des murterminames, M. de-lEtang M. Durand à l'adminic
mures du public, a engager
nuit orageufe:,
En
dans la dernière
trer.
conféquence, fix onces en deux fois. Nous toule malade en avala de voir combien ce moyen étoiz
chons enfin au moment
inutile.
faignée, le cinquième jour de
Après la quarorzième l'extrème fenfibilité du basla maladie, la tenfion &
les convulfions moins
ventre commencèrent à diminuer; infenfiblement 5 la
fortes & moins longues scioignoient des convulfions, étoit
phyfionomie, mème-dans le temps
fibre étant alors
altérée, &c le relâchement de la
moins
général., le- petit lait" par cuillerées
devenu prefque
dès ce moment,
commença apaffer. Le maldegardaauli,d qui; dès le foir de ce
environ un quaft de fés lavements ontrainer des matières.
cinquieme jour, commencèrent à
perfonnes, même
rougeatres, f defféchées, que quelques n'étoient autre chofe
un des Médecins, pensèrens qu'elles quantité de quinquinas
que des amas de la très-grande
admir
quiavoit été f imprudemment & fi audacieufement n'étoient que des.
niftré. Mais au vrai-, ces matières
& des parties
excrémens arrètés dans les gros boyaux
&, pour, -
retenues dans les inteftins grèles,
alimentaires
L3
rougeatres, f defféchées, que quelques n'étoient autre chofe
un des Médecins, pensèrens qu'elles quantité de quinquinas
que des amas de la très-grande
admir
quiavoit été f imprudemment & fi audacieufement n'étoient que des.
niftré. Mais au vrai-, ces matières
& des parties
excrémens arrètés dans les gros boyaux
&, pour, -
retenues dans les inteftins grèles,
alimentaires
L3 --- Page 174 ---
Obfarvatione
rette, eft un vrai
blable au mal stanos, cn tout femde machoire,
auquel font
ainfi dire,: torréfiées
canal inteftinal.
Par la chaleur exceffive
Certe chaleur.
de tout le
pen par lufage des vins
avoir été produire peu à
remède auffi précieux nouvéaux, & l'abus exceffif d'un
qu'il eft adminiftré
que l'en l'écorce du Pérou
Le pouls, devenu par des mains habiles &
lorf
toujours dans
mrins ferré & plus
expérimentées.
la mème
fouple, fe développa
accidens,
proportion de la dimination des
Le fixième jour, l'iffue des
s'étoit fair un aflez grand matières continuant, il
pour
vuide dans
permettre au malade de
linteflin colons
Prefgue entiérs,
recevoir les lavemens
de
D'ailleats, moins de
crifpation & plus
froncemens, moins
aufi un peu mieux, d'ampliuade: Les boiffons
nues moins
Enfin, les convalfions étant paffoient
les mjeux fondées fréquentes & de peu de durée, les
deveétoit
fuccédérent à tanr'
efperances
fes temps ; les Médecins, les
d'alarmes. Il en
gardes & les domeliques, Chinuigiens, les proches,
fatigne, fmr-tcut M, Durand & étoient tous épuifés de
narivement les nuits entières
moi, qui pallions alter.
plus volontiérs,
: factifice que je fis
vifires des
que je n'étois pas encore d'aurant
hépiraux du Roi, &
chargé des
autre Chirurgien que M.
que je craignois qu'un
aurant de fagacité Pétar du Durand.. feur n'eà: Pas faifi avec
rrairemenr qure j'avois arrêté.
Brotel & le plan da
Il éft incroyable
R les lavémens conrinnerent avec queile abondance le petit laie
H même couleur
d'entrainer des matières de
pendant touz le feptième
jour; époque
piraux du Roi, &
chargé des
autre Chirurgien que M.
que je craignois qu'un
aurant de fagacité Pétar du Durand.. feur n'eà: Pas faifi avec
rrairemenr qure j'avois arrêté.
Brotel & le plan da
Il éft incroyable
R les lavémens conrinnerent avec queile abondance le petit laie
H même couleur
d'entrainer des matières de
pendant touz le feptième
jour; époque --- Page 175 ---
Jur le Tétanos.
fajets les enfans Negres; que les (ymptômes & la marche de la maladie font
de la ceffation totale des convulfions & de tous les autres
accidens
Le lendemain, le malade prit deux onces de manne
fondue à froid dans quatre verres d'eau, avec le jus
de deux citrons de moyenne groffeur, minoratif
lévacua parfaitement. On foutint fes forces avec qui de
légers bouillons de riz, & le fommeil commença à devenir
réparateur.
Le neuvième, fon état de tranquillité, de
& de bien-étre augmenta fenfiblement.
fatisfaction
Le dixième, il prit un fecond minoratif femblable à
celui du huit, qui produifit le même effet.
Le fieur Brotel commença alors d'étre en érat de
prendre quelques légers alimens folides. D'après ce
nous avons dit de fa conftiturion, de fon
que
& de fon ancienneté dans la Colonie, il tempérament
doute farprenant qu'après
paroitra fans
ainfi dire coup fur
quatorze faignées faites pour
coup, il n'ait prelque point eu de
convalefcence, pas. la plus légère bouffifure foir aux
malléoles, foit aux orbites, qu'il ait même
çer à monterà cheval dès le
pu commenjour de fa maladie,
quatorzième ou le quiuzième
la
pour aller à un quart de lieue de
ville, re(pirer l'air frais du matin. fe
Pendant ce remps on a foigneufement confervé les:
déjedtions du fieur Brotel, afin de favoir ce
droient les fix onces de mercure crud
que devienn.
En s'inclinant fur
qu'il avoir avalé.
Pun ou l'autre côré, illes fentir
remuer 'dans l'eftomac
toujours.
jufqu'an dix - feptième jours;
L4
ue de
ville, re(pirer l'air frais du matin. fe
Pendant ce remps on a foigneufement confervé les:
déjedtions du fieur Brotel, afin de favoir ce
droient les fix onces de mercure crud
que devienn.
En s'inclinant fur
qu'il avoir avalé.
Pun ou l'autre côré, illes fentir
remuer 'dans l'eftomac
toujours.
jufqu'an dix - feptième jours;
L4 --- Page 176 ---
Obfervations
exactement les mêmes dans le Vivarais
qu'cn Afie, en Afrique & dans tout' PArmais le dix-huit, en defeendant de cheval, il le rendir
parmi fes excrémens,
It eft inurile d'obferver que fi ces fix onces de mercure
euffenc aidé par lent poids à déboucher les intefhns, le
malade les auroit inconreftablement rendues
temps que les matières qui formoient
en même
Puife
l'obftacle,
T'exemple du fieur Brotel difliper les
funeftes que l'on a contre la faignée! Mal préventions
elle caufe, fans doute, de
adminiftrée
combien de malades
grands maux ; mais auffi,
dans
roug's & gorgés de fang
toute la zone rorride, fouvent dès les périffent
jours de leur maladie,
premicrs
pour n'avoir pas écé faignés du
tout, ne Pavoir pas été fuffifamment ! Je le
encore une fois : dans toutes les maladies, de répè:e
nature qu'elles foient, il s'agit de bien
quelque
cas ou cette évacuation eft
diftinguer les
elle doit être rejetée. Les indifpenfable de ceux od
yrais praticiens favent
coup d'ocil fuffi: le plus fouvent pour faire
qu'un
diftination. On
cette précieufe
yations
peut voir ce que j'ai dit dans mes Obfergénérales fur les maladies des climats
parlant des toniques & des relâchans, chauds, en
fuivantes.
pages 1S5 &
Le fieur Brotel craignant de retomber
état, a renoncé dès
dans-le même
qa'il a écé rétabli, aux
que lui procuroit la ville du Cap; il s'eft retiré avanrages
famille dans la
oi il
avec fa
f:
montagne
a acheté une habiration
laquelle j'ai appris par fàs voifins qu'il continuoit
parlant des toniques & des relâchans, chauds, en
fuivantes.
pages 1S5 &
Le fieur Brotel craignant de retomber
état, a renoncé dès
dans-le même
qa'il a écé rétabli, aux
que lui procuroit la ville du Cap; il s'eft retiré avanrages
famille dans la
oi il
avec fa
f:
montagne
a acheté une habiration
laquelle j'ai appris par fàs voifins qu'il continuoit --- Page 177 ---
fir le Titanos,
chipelidu Nouveau - Monde;
quand on
confidère fur-tout que la partie de cette
province la plus voifine de la mer, en
eft diftante de vingt lieues, & qu'il y
périt cependant du tétanos (appelé fars
rette) près d'un dixième des enfans nouveau-nés.
. Le
climat du Vivarais eft affez chaud,
il eft vrai, mais les vents de nord-eft
appelés bife, y font très - fréquens &'
tres-froids, le paffage du chaud au'
i.
froid
de fe bien. porter. Il y vit, perfradé fans' doute
Médecin. doit- trouver fa propre
que le
bien qu'il fait.
2 récompenfe dans le
.Toutes les citconftances de la maladic
du fieur Drotel m'ont paru fi intérefantes, extraordinaire
l'ufage, j'ai cru devoir en rapporter les détai's que, contre
des jeunes Médecins qui fe deftinent
les en faveur
Si les Auteurs fe permertoient
pour
Colonies.
quelquefois de (emblables
détails, ceux qui entreprennent de courir cette
carrière, feroient prémunis çontre les occafions pénible
d'éprouver lear zèle, leur favoir, leur courage multipliées & leur
patience, pour vaincrer journeilement - les préjugés &
l'empire. de Phabicude, les incerrirudes, les
lestracafferies toujours renaiffantesdu
dificuleés,
triompher enfin des entreprifes audacieufes demi-favoir, de
& pour :
Tignorance, --- Page 178 ---
Osfirvations
enfupprimant
fubitementl la
peut dans tous les lieux du tranfpiration,
une funcfte répercuflion,
monde, par
ment Phumeur
porter brufquemotrice, & caufer perfpiratoire fur la fibre
fur-tour
le mal de
aux nouvcat-nés.
mâchoire,
Enfin il ne refte aucun
important objet,
doute fur cet
ro. que fur toutes lorfqu'on les
fait artention,
côtes d'Afie,
cipalement à celle du
prinde terre venant des Malabar, les vents
y occafionnent
montagnes voifines,
que le thermométre quelquefois un froid fivif,
dix-huit
defcend d'environ
degrés en moins de
res, fur-tout dans les mois quatre heuNovembre, Décembre,
d'Odobre,
& Mars, temps de la mouffon Janvier, Février
2°. Que ceux qui,
du nord-eft.
fon, ont
pendant cette mouf.
Timprudence de
plein air, féduits
la s'endormir en
férénité du
par
fraicheur & la
ladies
temps, s'expofent à des maaffestions graves 5 particulièrement à des
rhumatifmales
fes, clpèce de paralyfic tres-doulouren
qui prive en tout
d'Odobre,
& Mars, temps de la mouffon Janvier, Février
2°. Que ceux qui,
du nord-eft.
fon, ont
pendant cette mouf.
Timprudence de
plein air, féduits
la s'endormir en
férénité du
par
fraicheur & la
ladies
temps, s'expofent à des maaffestions graves 5 particulièrement à des
rhumatifmales
fes, clpèce de paralyfic tres-doulouren
qui prive en tout --- Page 179 ---
fur le Titanos.
ou en pârtie les membres de leurs 17I
vemens, n'épargnant
moupas plus Vindigene
que létranger : maladie connue dans les
érabliflemens Anglois fous la dénomination de barbier, & dansccuxg
tiennent à la France, fous le quiapparnom de
coup-d'air, ou
Le
Rppiedtienderaafination
barbier ou coup-d'air n'attaque
ordinairement que les hommes dela dernière claffe, , qui abufent dcs liqueurs
forres, & ceux qui
femmes. Il eft
s'épuifent avec lcs
cependant arrivé
fois quic des hommes,
quelquea
pour s'être livrés
fages d'ailleurs,
an fommeil dans des
lieux.acceflibles à ces vents frais, en ont
cux-mémes éprouvé de funeftes
tels que des coliques vives &
effets,
& plus fouvent des rétradtions opiniatres,
cles qui font devenues des
de mufhabituelles.
incommodités
Les Naturels du pays remédient à cet
état facheux, en mettant leurs malades
pendant la grande chaleur du jour dans
le fable jufqu'au cou ; ils les y. laiflent --- Page 180 ---
Obfervations
tant. qu'ils peuvent en
Ce remède violent
fupporter l'effet.
tions
excite des tranfpiraténir trésabondantes que l'on doit foupar des boiffons convenables,
que l'eau de fureau, une légère
telles,
chaude, &c.
limonade
Le Doacur Lind, &
Médecins
quelques autres
dans
recommandables, fe fervent
Ce cas de la décoétion de bois de
gayac, du camphre, des remèdes
& fortifians; mais
nervins
tres-fouvent,
ces fecours, les malades reftent malgré
jufqu'au
paralyfés
changement de mouffon
moins qu'on ne les faffe
(21),
changer d'air.
: Le Dogeur Lind n'a eu fans doute
occafion d'obferverle barbier
du Malabar,
qu'à la côte
les mois de puifqu'il propofe pendant
Décembre, Janvier;
& Mars,
Février
d'envoyer à la côte de Coramandel, pour s'y rétablir, ceux qui font
actaqués de cette maladic,
Quoiqu'on
Mai,Juin, (2I)Les vents de fud règnent pendant les mois d'Avril,
Juiller, Août & Septembre,
Lind n'a eu fans doute
occafion d'obferverle barbier
du Malabar,
qu'à la côte
les mois de puifqu'il propofe pendant
Décembre, Janvier;
& Mars,
Février
d'envoyer à la côte de Coramandel, pour s'y rétablir, ceux qui font
actaqués de cette maladic,
Quoiqu'on
Mai,Juin, (2I)Les vents de fud règnent pendant les mois d'Avril,
Juiller, Août & Septembre, --- Page 181 ---
fur le Tétanos.
éprouve auffi fouvent le barbier à la 173
de Coromandel qu'à celle de
côte
Malabar;
l'embarquement n'en devient
précieux. Le nombre des
pas moins.
ment du
perclus au modépart, foulagés &
fois même guéris avant d'avoir quelque:
le Cap Comorin,
doublé
prouve
ment que Jeur
incontcftablei
Ja mer ont fuff déplacement & l'air de
règles
pour leur guérifon; : les
réfultat générales doivent roujours être le
d'obfervations
d'une longue
tres-multipliées &c
expérience.
Dans'rous les climats où les
mens de la
changetempérature de Pair font
prompts & rapides, à la mer même,
un ciel bralant, ceux
fous
dormira un courant d'air quiesexpofent à
yéprouver le barbier.
froid, peuvent
à la vérité far
Onyeft moins fujet
cet élément, parce
général la
qu'en
& plus temipératurey eft plus conflante
tations uniforme; mais par-tour, les murapides dans
des précautions.
Fatmofphère exigent
Le barbier ou coup-d'air laiffe
pen- --- Page 182 ---
Obfervations
dant très long-temps
& de foibleffes
beaucoup de géne
ties
douloureufes dans les
qui en ont été affedtécs.
parCe qui femble
trativement
prouver plus démonfM.
encore contre l'opinion de
Bajon, fur les qualités de Tair de
mer, c'eit qu'én 1778,
la
page du vaiffeau fur prefque tout léquiqué M. (Nicolas
lequel étoit embarattaqué à la côte de Fontana ( fur
Malabar du
maladie qui s'armonçoit
barbier,
aigué, des douleurs
par une fièvre
dans les
des genoux, des mains, du articulations cubitus
de Phumerus, fans altération
&
ment de couleur
ni changeaux parties affectécs
ceux qui recevoient de
;
guérifloient
promprs fecours,
ordinairement dans
de quatreà cingjours,
Pefpace
lorfqu'ils buvoient
bcatcoup, foit du thé, foit des
à grande dofe, fur-tour
délayans
lorfqu'ils fuoient
.confidérablemene; mais il y en eut qui
(*) Dont les Obfervarions fur les maladics
Européens dans les Pays chauds, ont éré
des
1785.
publiées en
voient de
;
guérifloient
promprs fecours,
ordinairement dans
de quatreà cingjours,
Pefpace
lorfqu'ils buvoient
bcatcoup, foit du thé, foit des
à grande dofe, fur-tour
délayans
lorfqu'ils fuoient
.confidérablemene; mais il y en eut qui
(*) Dont les Obfervarions fur les maladics
Européens dans les Pays chauds, ont éré
des
1785.
publiées en --- Page 183 ---
Jur le Taanos.
perdirent
bres, roralementufaged de leurs memfans malgré les moyens les plus puifemployés pour les rétablir. Le changement d'air fit le plus grand bien.
qu'on eut quitté cette côte
Dès
PIile de Bombay,
pour aller à
tout le monde fe fenzit
foulagé, & peu de temps
On, s'apperçur
après guéri.
dancla
que l'air de la mer pentraverfée, devint plus efficace
toutes les clpèces de
que
s'évoit fervi
topiqués dont on
Si les malades jufqu'alors 2>
de Ce vaiflcau
pas été guéris
n'euffent
Bombay étant par lair de la mer >
un lieu
leurs maux s'y feroient tres-mal fain',
obfervations
aggravés. Des
répétécs. atteftent conftantes pluficurs, fois
la mer. Il n'en
la falubriré de T'air de
côtes; il eft eft pas ainfi de Pair des
confiamment
elles ont dans leur
mauvais, fi
voifinage des eaux
croupiflantes, ou de hautes
montagncs
(*) Extrait d'one note de
2 volume de fa traduéion du M. Thion de la Chaume,
& 83.,
Doccur Lird, page 82 --- Page 184 ---
Olfervations
a pic (), tandis qu'il eft
lubre- dans les
toujours fas
d'avoir ces
dablalemets, qui, loin
Tayantage d'étre jinconvéniets, jouiffent de
& éloigneés
placés fur des lieux élevés
des
&
tais (22);
montagnes
dcs mafiles
avantage plus précieux
eaux y font de bonne
encore,
Revenons à
qualité,
même Oil M. Cayennc, dans la Colonic
fon érat.
Bajor a eu occafion d'exercer
Servons-nous de fes
fervations pour, raffurer fur propres obfair de la mer,, Les
les effets de
perdent jamais
Indiens, dit-il, ne
mudchoire,
aucun enfant du, mal de
parce qu'ils leur
le
corps, pendant les neuf
oignent
premiers jours
(*) Voyet depuis la
mes Obfetvations fur les page maladies 7 jufqu'a la Page 22 de
en 1776.
des Negtes, imprimées
(22) Dans les rades des
des malades à bord dés vaiffeaux pays mal-fains, le nombre
tionné à leur diftance des
eft toujours proporeft exceffif; il diminue à mefure terres; tres-près, ce. nombre
au point qu'à quelques lieues, que même l'on s'en éoigne,
d'épidémie, il eft arrivé qu'on
dans des temps
maladies.
n'y a Foint éprouvé-de
de
de
en 1776.
des Negtes, imprimées
(22) Dans les rades des
des malades à bord dés vaiffeaux pays mal-fains, le nombre
tionné à leur diftance des
eft toujours proporeft exceffif; il diminue à mefure terres; tres-près, ce. nombre
au point qu'à quelques lieues, que même l'on s'en éoigne,
d'épidémie, il eft arrivé qu'on
dans des temps
maladies.
n'y a Foint éprouvé-de
de --- Page 185 ---
Jur le Titanas,
charnaipaacoasecs
6 hiiteufe gaii les met cunefabfancegrufe à Pahri des impreffions de Lair. Dans les mêmes
dés gu'ils ont fuit la fedion dé Porbilic, vucs,
ils appliquent fir les vaifeaux coupés
L12 emplitre agglutinatif; c'eft-à-dire,
que, quoique leurs moyens foient différens de ceux des Créoles blancs, les uds
& les autres parviennent égalerent à
ferver leurs enfans du nial de machoire, préen les garantiffant dcs
-
viciffitudes de Fair.
Le fait fuivant eft encore' uné
de la falubrité de l'air de la mer. preuve
En 176s, après les malheurs de la
nouvelle Colonie de Cayenne & de la
Province de
Guyanne, j'eus ordre de
m'embarquer fur la flute du Roi, I'Elé
phant, & de prendre foin de 400 paffagers (23), malades ou convalefcens,
que le Gouvernement faifoit repaffer
France.
en
(23). Dont 66 mangeoient à la table
Il eft vrai qu'il y avoit beaucoup d'enfans du Capitaine.
fervis à part.
qui étoien:
M --- Page 186 ---
Obfervations
Le courage.a avec lequel j'avois foutentr
les peines, les travaux, les fatigues inféparables de mon état dans une
auffli longue & auffi opiniâtre épidémie
été celle de la France
que l'avoit
m'avoit
équinoxiale, ne
pas empèché d'y fuccomber. Les
rechutes que je ne ceflois d'éprouver depuis dix huit mois, me mettant dans l'indifpenfable néccffiré de regagner les climats froids. jacceptai ma nouvellemiffion
avec plaifir. Le jour du départ étoit
mes malles, mes effets étoient
fixé;
embarqués, lorique,je fus pris plus vivement
que jamais d'une fièvre continue avec redoublement. Mon état de foiblefle, des
embarras au méfentère, ne me garantirent pas de ce nouvel affaur (24).
Je fus conduit à Phopital de Plfle de
Cayenne, & deslelendemain, j'étois fans
connoiffance. Quelques jours après
(24) Il arrive très-rarement entre les tropiques que les
fujets attaqués d'obftructions ou autres affections chroniques, foient pris de maladies aiguès.
() Le preraier Juin à quatre heures du matin.
fle, des
embarras au méfentère, ne me garantirent pas de ce nouvel affaur (24).
Je fus conduit à Phopital de Plfle de
Cayenne, & deslelendemain, j'étois fans
connoiffance. Quelques jours après
(24) Il arrive très-rarement entre les tropiques que les
fujets attaqués d'obftructions ou autres affections chroniques, foient pris de maladies aiguès.
() Le preraier Juin à quatre heures du matin. --- Page 187 ---
Jur le: Tétanos,
un des Adminiftrateurs
partie du nombre des qui faifoit
je devois donner
paflagers auxquels
à bord. Le
mes foins, fe rondic
moment de fon
ment fut marqué
embarqueguantité de
par une très - grande
lcs
coups de canon, que
navires de la rade.
tirèrent
tres-voifin, le bruit, la L'hopiral en érant
Jalves
commotion des
frappèrent à tel point mes
nes, que je revins
orgaMalgré les
entièrement à moi,
m'avoit
précautions d'un ami qui ne
pas abandonné un feul
j'appris par un Domeftique,
inftant,
phant alloit mettre à la voile. que PEl
débarqués
Mes effets
que j'apperçus près de
lit, ne me laifsèrent aucun
mon
égard. J'en fus fi vivement doute à cet
réuniflant le peu de forces affecté, que
qui me reftoir
àbeaucoup de
je réfiftaia
les repréfentations courage,)
togtes
& le jour même
qui me furent faites,
je me fis porterà bord.
Quoique le Capiraine fàr
au lit,
(*) M. de Charvallos,
(*) M. Dulair,
M 2 --- Page 188 ---
Obfrvations
très-mal, ainf que le
feau, nous
Chirurgien du vaif
à
mimes à la voile le
trois heures du matin.
lendemain,
Le plus grand nombre des
étoit compofé de familles
paflagers
maris, les
entières. Les
femmes, les enfans, &
malades ou convalefcens,
autres
furent
avec beaucoup d'ordre dans le répartis
qui heureufement-étoit
vaiffeau,
commode,
fort grand & fort
- Dans ces climats, les
élevés font les
logemens les plus
été
plus falubres. Il m'en avoit
accordé un (25) très-convenable à la
circonftance où je me trouvois; mais
j'étois fi mal, que M. Mink, ancien
cier, n'avoit
OffiBarbe,
confentiàfelogers à la Saintequ'à condition que ma
lui feroit
cabanne
accordéaprès ma mort,
Malgré mon état, la fraicheur de l'air
de la mer me fic dormir
une partie de
: (2s) C'étoit une efpèce de cabane fituée
la grand'chambre fous le gaillard,
à côté de
phant, fe trouvoit élevé au deffus qui, du à bord de PÉlE
viron fix pieds,
fecond pont d'en-
àfelogers à la Saintequ'à condition que ma
lui feroit
cabanne
accordéaprès ma mort,
Malgré mon état, la fraicheur de l'air
de la mer me fic dormir
une partie de
: (2s) C'étoit une efpèce de cabane fituée
la grand'chambre fous le gaillard,
à côté de
phant, fe trouvoit élevé au deffus qui, du à bord de PÉlE
viron fix pieds,
fecond pont d'en- --- Page 189 ---
Jur le Tétanos.
fa nuit. Ma boiffon étoit
18r
cuite. Je
une limonade
fuçois de temps en
- quartier
temps un
d'orange, un morceau
bien mir,
d'ananas
corrofol
quelquefois de la chair de
(26), & quelques grains de
grenade. Ces fruits,
de fanté mon goût verslequeldansfetae m'a
me fembloient
toujours porté, 9
encore meilleurs Dès
la première nuit, je rendis quelques felles
fétides dont j'augurai bien. J'étois
quille fur mon état. Pendant
trannotre vaiffeau, fans rien
ce temps,
s'élevoit vers le nord
gagner à l'eft,
chaque jour d'un
degré,quelquefois d'un & demi, &
de deux.
même
A mefure que la fraicheur de
mes
mentoit,
urines
Tairaugabondantes. Les
devenoicnt plus
valefccns,
autres malades, les con-
& mêmeles
perfonnes en fanté
(26) Qui eft meilleur à Cayenne
dans
Colonies; l'orange & l'ananas y font que également nos autres
(*) Veyet ce qui a été dit du fuc de parfnits.
autres, pages 196 & fuivantes de mes grenade &
générales,
Obfervations
M3 --- Page 190 ---
Obfervations
éprouvoientle même cffet avec des diffé.
rences relatives à nos maladies & à
pefitions refpedives. Cette
nos
falutairc
crife devint
prefque pour tout le monde. Lcs
bouffis, les cachexiques, les
ques (27) en furent
hydropifix
guéris en moins de
femaines, fans prendre aucune
de remède.
cfpèce
Dans lcs Colonies fituées
ligne
près de la
(28), les tranfpirations font
que continuelles. Parl la fraicheur & pref
ticiré du nouvel air
Télaf
la matière de
que nous refpirions,
ces tranfpirations fut reportée du côté des reins. Ce
s'étant fait peu à peu, loin changemene de
perfonne, devint falutaire
nuire à
Il eft vrai
à toutlemorde.
que dans les premiers
fut fort incommode
jours il
ii
par la néceffité
nous mettoit d'uriner à
ou
chaque inflant.
(27) Da nombre defquels étoit le
Quardigicn, Commilfaire Général domeflique de M. de
malade avoit été
de la Marine. Ce
eft vrai qu'il étoir embarqué fans efpoir de guérifon, Il
jeune & fort courageux.
(28) Cayenne eft par les 4 d so' lat. nord,
ut fort incommode
jours il
ii
par la néceffité
nous mettoit d'uriner à
ou
chaque inflant.
(27) Da nombre defquels étoit le
Quardigicn, Commilfaire Général domeflique de M. de
malade avoit été
de la Marine. Ce
eft vrai qu'il étoir embarqué fans efpoir de guérifon, Il
jeune & fort courageux.
(28) Cayenne eft par les 4 d so' lat. nord, --- Page 191 ---
Jur le Titanos,
Mes felles fétides continuèrent
trois jours. J'allois cinq à fix fois encore
les
dans
vingt-quatre heures. Par ce léger dévoiement, ma maladie fut entièrement
terminéc. Le Capitaine, le
vaiffeau &
Chirurgien du
plufieurs autres furent
de la même manière fans le fecours guéris
d'aucun médicament.
Pendant la convalefeencc,
cipale nourricure fut le
notre prinfruits
riz, quelques
(29) cuits, & des ceufs, avec un
peu de bon vin; il faut obferver auffi
le ciel fut conftamment
que
beau (30)
dant toute la traverféc,
penAutant que mes forces me le
toient, je me promenois la majcure permetde la journée dans la
partic
galerie ou fur le
gaillard. Par ces moyens, les urines continuèrent d'étre
abondantes, & le fom-
(29) Tels que des bananes dans les
& dans'la fuite des patates,
premiers jours,
repris plus de force,
lotfque nos eftomacs eurent
(30) Sur-tout depuis le vingtième jufqu'au trencième
degré; dans cêtte traverfée les tentes furent
les jours.
mifes tous
M 4 --- Page 192 ---
Obfervations
meil réparateur; de forte
jours après avoir mis à la que quirize
trouvai affez fort
voile, je me:
tions de
pour remplir les fonc-:
mon état, & me nourrir comme
tout le monde, avec Tattention d'aroma.:
tifer toyjours mcs alimens d'un filet de:
vinaigre, fur-tour la viande (31) & les.
farineux,
Tous ceux qui fe trouvèrent logés dans
les partics élevécs duv vaiffeau, ceux mêmey
qui étoient placés dans Pentrepont &.a
la Sainte-Barbe, qui vonlurent fuivre mes
confeils & obferver la même conduire
'dans le régime &cl'exerçice,
mémes
jouirent des
avantages.
Maisnousfumes
pour nous
foinante-quarorejoure
rendre dans la rivière de Bordeaux, & parmi les hommes
& parcffeux, il s'en trouva découragés
pouvois arracher des
que je ne
parties baffes du
vaiffeau; ; la plupart, malgré la févérité
(31 Je me fuis toujours bien trouvé à la mer
manger le moins poflible, particulièremen: dans d'en les
convalefgences.
irent des
avantages.
Maisnousfumes
pour nous
foinante-quarorejoure
rendre dans la rivière de Bordeaux, & parmi les hommes
& parcffeux, il s'en trouva découragés
pouvois arracher des
que je ne
parties baffes du
vaiffeau; ; la plupart, malgré la févérité
(31 Je me fuis toujours bien trouvé à la mer
manger le moins poflible, particulièremen: dans d'en les
convalefgences. --- Page 193 ---
Jur le Titanos.
18s
de la difcipline,
croupiffoient dans leur
ordure; ceux que je ne pus empécher
de viyre de lard & de beeuf falé ne
rirent
guépoint; ceux fur-tout qui s'étoient
embarqués avec des affeétions. fcorbutiques.
Il n'en eff pas moins furprenant
dans une traverfée auffi
que
un fi
longue, & parmi
grand nombre de malades & de
convalefcens, de tout âge & de tout
nous n'en
fexe,
ayons pas perdu un feul, &
qu'arrivés à Bordeaux, il ne s'en
trouvé
foit -
que quatorze dans le cas d'être
conduits à Phopital, attaqués du fcorbut
au premier ou au fecond degré. Le reite
fut débarqué bien portant,
nous devons
avantage que
la falubrité rapporter principalement à
de Pair de la mer.
Ce qui prouve enfin que l'on ne fauroit raifonnablement confidérer Pair de
la mer comme caufe du tétanos, mal
de machoire, c'eft que dans le nombre
des pafigtresembarquces
il fç trouva pluficurs femmes furlEliphant,
groffes, --- Page 194 ---
Oéfervations
dont fix accouchèrent dans les
premiers jours de la traverfée, & quaranté
les fimples précautions
qu'avec
d'ufage en pareil
cas, les nouveau-nés ont été
du tétanos. J'ai quantité
préfervés
d'autres exemplcs d'accouchemens heureux à la mer,
dans les climats les plus froids
dansles plus chauds. Mais je
comme
regarde ces
exemples scomme fuperflus à rapporter ici.
Après avoir examiné
Si les vers dans les premières voies
caufent le téanos, quels font les effets
& les maladies qu'ils produifent ordinairement, 2 ainfi que les circonftanccs qui
diverfifient ces éffets & ces maladies;
Siparmi les caufès du tétanos, on
comprer la fuppreffion des
pent
lochics
règles ou des
chez les femmes; & dans l'un &
Fautre fexe, celle du flux hémorrhoidal,
desdartres, de la gonorrhée, &c.;
Si, comme Defportes a cru le voir
à
Saine-Domingue, cette maladie furvient
quelquefois à la fuite de la petite vérole;
Quels font les effets de Tivrefle, s'ils
Siparmi les caufès du tétanos, on
comprer la fuppreffion des
pent
lochics
règles ou des
chez les femmes; & dans l'un &
Fautre fexe, celle du flux hémorrhoidal,
desdartres, de la gonorrhée, &c.;
Si, comme Defportes a cru le voir
à
Saine-Domingue, cette maladie furvient
quelquefois à la fuite de la petite vérole;
Quels font les effets de Tivrefle, s'ils --- Page 195 ---
Jar le Tétanos,
peuvent étre confidérés
Letauos;
comme caufe du
Enin, après avoir examiné fur
fondemens M.
quels
maladie à
Bajon a pu attribuer cette
l'air de la mer,
Paiappuyé cet examen d'obfervations.
Toujours d'après ma propre
je vais
expérience,
m'occuper des vraies caufes
cette maladic, Moins elles feront
de
breufes, & moins les alarmes nomcraintes
& lcs
naitre
que quelques Auteurs ont fait
feront fondées.
CHAPITRE II
Caufes du Tétanos,
Qvarque le tétanos
accidentel, foit P'effet
3 efentiel ou
genre
de Firritation du
dans nerveux, & que dans l'un comme
Pautre cette irritation foit
toujours produite par la
prefque
la tranfpiration,
fuppreflion de
cette diftinétion,
nous Favons obfervé, n'en eft
comme
pas moins --- Page 196 ---
Obfervations
de la plus grande
traitement.
importance pour le
La'f fuppreffion de la
une caufe commune
tranfpiration eft
ticl, foit
au tétanos,foit effend'autres acridoared.comme à une infinité
maladics.
L'évacuation de cette humcur
&
fubtile
déliée, qui s'exhale en forme de
peurs de toute la fupérficic du
vades poumons,
corps &
il eft vrai, mais s'apperçoit elle
dificilement,
la plus abondante n'en eft pas moins
tions
de toutes nos excré-:
(32).
Quand on confidère
eft
ou moins douce, àcre, qu'elle
plus
qu'clle s'émane d'un
3 piquante felon
fain,
corps plus ou moins
plus ou moins malade, on
que fes qualités doivent étre
conçoit
que nos phyfionomies.
auffi variées
Ne foyons donc point farpris
fclon lcs climats, les faifons,
que, >
les temps,
mens, (32) il Sardorius s'en
a obfervé que fur huit livres d'alidiflipe cinq par la tranfpiration infenfible,
s'émane d'un
3 piquante felon
fain,
corps plus ou moins
plus ou moins malade, on
que fes qualités doivent étre
conçoit
que nos phyfionomies.
auffi variées
Ne foyons donc point farpris
fclon lcs climats, les faifons,
que, >
les temps,
mens, (32) il Sardorius s'en
a obfervé que fur huit livres d'alidiflipe cinq par la tranfpiration infenfible, --- Page 197 ---
Jur le Tétanos,
les individus, elle produife des effcts
difiemblables.
Depuis 175s7siénéemployé danst toutes
nos Colonies. Par-tour nos armécs ont
éprouvé des épidémics, défaftreufes. A
Louisbourg, en 1757, la tranfpiration
de plufieurs malades devint fi mordicante & s'exhalta à tel point,
derme des
que lépidoigts & de la paume des
mains, avec lefquels je les touchois, s'en
fépara. prefqu'entiérement.
Cc n'eft que par les qualités diverfes
de la tranfpiration & la différence des
partics plus ou moins effenticlles à la
vie, fur lefquelles eile fe porte, que l'on
peut expliquer pourquoi en Afie (33),
par exemple, pendant le temps des vents
froids, pluficurs hommes s'expofant a
dormir en plein air, dans le même lieu
& dans le même inftant; les uns font
pris de coliques plus ou moins
d'affeétions
vives, ou
rhumatifmales, même de pa-
(33) On y eft expofé dans plufieurs autres endroits, ou
platôt dans tous les lieux du monde. --- Page 198 ---
Oafarvations
ralyfics, tandis que d'autres
que de légères incommodités. n'éprouvent
Ce font ces mêmes différences qui font
que quelques-unes de ces affedtions réfiflent aux meilleurs
traitemens, tandis
que les autres fe guériflent avec facilité,
Quelquefois Phumeur varioliquefe
tant brufquement de la fuperficie du porfur le ceur, 2 les poumons ou le
corps
enlève en moins de
cerveau,
quacre heures des
maladcs jugés fans danger,
le degré d'acrimonie &
parce que
d'altération de
l'humeur a échappé à T'homme de l'art
qui a prononcé favorablement fur leur
état; & cela n'eft que trop fouvent arrivé
pour ne s'étre pas prémuni contre les
changemens fubits de Tatmofphère.
Dans Ces circonftances, il eft fans
doute effentiel que l'air foir renouvellé;
mais il ne l'eft pas moins d'être
prét à fermer les portes & les toujours
fenétres,
d'augmenter le nombre des
de foutenir, dans ces
couvertures,
inftans, les malades
avec un peu de bon vin vieux, de leur
n'eft que trop fouvent arrivé
pour ne s'étre pas prémuni contre les
changemens fubits de Tatmofphère.
Dans Ces circonftances, il eft fans
doute effentiel que l'air foir renouvellé;
mais il ne l'eft pas moins d'être
prét à fermer les portes & les toujours
fenétres,
d'augmenter le nombre des
de foutenir, dans ces
couvertures,
inftans, les malades
avec un peu de bon vin vieux, de leur --- Page 199 ---
Jir le Tétanos.
permettre méme l'ufage de
E9I
mens légers. Les indigeflions quelques aliquefois funeftes, mais la diète font quelne l'eft pas moins.
rigoureule
Ce que.je dis des varioliques eft
auffi fouvent arrivé à des femmes encore
ches, furour par les fuites funcftes en coudiète auffi mal entendue
d'une
des gens de l'art prefcrivent que celle que
qui fuivent les
dans lesj jours
travail a été
accouchemens dont le
long, & pendant lefquels
Tépuifement des efprits a été fi
que la
grand,
phyfionomic en eft reftée altérée
quelquefois pendant des quinze,
& vingt-quatre heures.
dix-huit
Ces
différences, enfin, deviennent incalculables 5 lorfqu'on confidère
quelle facilité & quelle
avec
tains virus vénériens promptitude certreux, &c. fe tranfmcttent, , galeux, - 2 dartandisq
tres moins acrimonieux
que d'autés ne
& moins exhalpeuvent étre tranfmis fans un
tact
conplusimmédiat, & quelquefois
II fe renconcre même des
répété.
fujets chez lef- --- Page 200 ---
Obfervations
ces virus font non communicad
quels
détruifent jufqu'aux
bles (34), quoiqu'ils
en
compaétes de ceux qui
05 les plus
Timmenle difont atraqués De la,
Phumeur
verfité que jai obfervée dans
fur - tout dans les pays
perfpiratoire ,
chauds.
furvenir dans
Le tétanos cffentiel peut
licux du monde, lorfqu'étant en
tous les
dans des lieux bas : 5
fueur, on s'arrêtc
On y a
frais ou trop humides
trop
plus expofé dans
eft incomparableiment dans les climats
les régions chaudes que
oùt les
froids, & généralement par-tout chaud font
alrernatives du froid & du
chez. d'autres, fur-tout dans les
(34) Ils dégéntrent Cette tranfmiffion plus ou moins facile
climats tempérés. de la texture & de Torganifation de ceux
dépend aûffi à fubir l'action de ces différens virus.
qui l'expofent
détails fur les effets du
(*) Pour de plus grands
Nègres depuis la
virus vénérien, voyer les maladies'des & fur-tout la 167.
page 15o jufqu'à la page 262,
peutle voir page 248 de nos Obfer-
(-)Amfi qu'on &i dans cet Ouvrage; chipitrs V.
vations générales,
confidérables,
ifation de ceux
dépend aûffi à fubir l'action de ces différens virus.
qui l'expofent
détails fur les effets du
(*) Pour de plus grands
Nègres depuis la
virus vénérien, voyer les maladies'des & fur-tout la 167.
page 15o jufqu'à la page 262,
peutle voir page 248 de nos Obfer-
(-)Amfi qu'on &i dans cet Ouvrage; chipitrs V.
vations générales,
confidérables, --- Page 201 ---
Jir le Tétanos,
confidérables, la chaleur du
& lcs nuits très-fraichcs, jour brilanto
les
Mais c'eft dans
pays couverts de montagnes trèsélevées, principalement entre les
ques, que le Médecin a le plus à tropiz
de maladies
traiter
(pafmodiques.
E C'eft auffi dans les batailles
tes, dont ces contrées font le fanglanthéâtre,
Srkwanwanddnatiaul. fait
de mâchoire,
périr un plus grand nombre de
bleffés, de ceux fur-tout chez
les grands fracas d'os, & la
lefquels
vaifleaux obligent à
rupture des
ou totale des
Tamputation partiellé
les fieges & les extrémités; c'eft enfin dans
de tétanos fait combats, les
que cette clpèce
&
plus grands
que F'obfervateur doit fe ravages,
pour en connoitre les caufes &1 tranfporrer les
de les prévenir.
moyens
Quoique le tétanos accidentel,
vient à la fuite des
quifurcoup plus fréquent bleffures, foit beauentre les
que par-tour ailleurs; c'eft
tropiques
néanmoins en
N --- Page 202 ---
Obfervations
Canada, en 1759, après le bombardement de Québec capitale de
falubre,
ce pays
que je l'ai obfervé pour la
mière fois (35). Il furvint
prevers la fin
d'Août des pluics froides; la fraicheur de
(*) Situé parles 49 d. de latitude nord, à Iso lieues
de la mer.
(35) Après avoir fubi, en 1758, les malheurs
fuivirent le naufrage'du vaiffeau du Roi TAigle, & qui
la ceffation de la maladie
après
peftilentielle de la paroiffe
Saint-Bermabe, je fus conduit par certe chaîne d'événemens au bombardement de Québec, & chargé du plus
grand nombre des malades bleffés & febricirans,
defquels je fuppléois Meflieurs de Beau & Brieau, auprès
mier Méde in & Chirurgien
pre-.
firent
très-tard
-Major en chef, qui ne
que
leur réfidence dans les
La Aotte Angloife entra dans le fleuve Saint-Laurent hôpitaux.
le Is Mai ; le bombardement de
les detniers
Québec CO mmença dans
jours de Juin. Le nombre des bl.ffés fut,
jufques vers la fin d'Août, de deux cents à quatre &
cinq cents. La majeure partie l'étoient par des balles
qui traverfoient les chairs; beaucoup d'autrés avoient
été bràlés ; il y eut en outre plufieurs fractures
toutes compliquées de plaies, quelques membres prefque
par des boulets & des éclats de bombes.
emportés
Jamais l'humaniré ne reçur de foins & de fecours
confolans; les hôpitaux deffervis
des
plus
par
Religieufes
inq cents. La majeure partie l'étoient par des balles
qui traverfoient les chairs; beaucoup d'autrés avoient
été bràlés ; il y eut en outre plufieurs fractures
toutes compliquées de plaies, quelques membres prefque
par des boulets & des éclats de bombes.
emportés
Jamais l'humaniré ne reçur de foins & de fecours
confolans; les hôpitaux deffervis
des
plus
par
Religieufes --- Page 203 ---
Ferle Titanos.
la nuit & celle des
matinées devint fi
sloitrées *, éroienr tehus dans le plus gtand ordre.
érions au niveau de notre
&
Nous
qu'un
befogne, nous ne perdions
très-perit nombre de malades. Mais après laffaire
du fauit de, Monemiorency : du 31 Juiller)
chaleuts. exceflives **, nous fumes
pendant les
de.bleffés & de febricitanis,
tellement furchargés
placet pour les
que nous ne favions ou les
panfer comimodément & les
wiciffitudes de T'atmo(phère.
garantir dcs
Cependant, malgre cètte furcharge, le fervice
malades & des bleffés fe fit avec ordre
des
journée du 13 Septembre,
jufgu'a la fatale
époque dé cette bataille fithefle.qui coûta la vie aux Génétaux des deux armées
& dans laquelle nous. eûmes onzè cents bleffés. m'étoit éloigné que de mille à douze
Lhôpiral
champ ou fous
cents pas du
Je
nos.yeux l'armée Françoife fut repouffée.
a'entreprendrai point de tracer icile tableau de ce
hos cceurs eurent à fouffrir; je ma bornerai à obferver gue
-que. FEglife & lesgreniers de Thôpital étant
Jong-temps, les onzè cents bleffés furenc remplis depuis
Jes granges, les angars voifines, & fecourus répartis dans
de zèle, que, chacun eut
avec tant
desdraps, une coaverture, ua
De 'Ordre de S. Auguftin,
** 11 paroitra fans doute étonnant que daus un
enchiver, les chaleurs: dellété foientzufi grandes. Cela pays fifroid
;concours de circontiances dont les
dépend, d'un
des vents, le gifement des
principales font la direétiyn
Yeyey cc que j'ai dit du Cap montagnes, François, &c.
de mes Obfervations générales,
Pages'ti & fuivahtes
*** Mellieurs de
jufqu'aux pages 42 & fuivantess
Montcalm * Woolf.
N2
nant que daus un
enchiver, les chaleurs: dellété foientzufi grandes. Cela pays fifroid
;concours de circontiances dont les
dépend, d'un
des vents, le gifement des
principales font la direétiyn
Yeyey cc que j'ai dit du Cap montagnes, François, &c.
de mes Obfervations générales,
Pages'ti & fuivahtes
*** Mellieurs de
jufqu'aux pages 42 & fuivantess
Montcalm * Woolf.
N2 --- Page 204 ---
Obfervations
funefte à huit de
nos bleffés (à qui od
matelas ou ane paillaffe, fans cadre, à
de fangle; ils étoient couchés
la vérité, ni lit
Ofticiers de fanté étoient
à plat, de forte que les
& les
obligés de_faire les
attitudes panfemens à genoux, ou au moins opérations
qui devinrent exceflivement
très-courbés,
n'étions que onze
fatigantes. Nous
heures du foir, Chirurgiens, & le lendemain, à
treize balles. nous avions retiré quatre cents foixante cing
Enfin nous eumes affez de force &
rage pour ne prendre notre Premier
de conPanfement du dernier bleffé,
repas, gu'après le
L'ordre rétabli ramena nos fuccès.
dans toutes nos poffeflions
J'ai vu depuis
nombre de ces braves Officiers au-delà des mers un grand
font même
bleffés en
parvenus aux premières dignités Canadasplafeurs
France doit la confervation de
militaires. La
bonne
ces hommes précieux à la
chirurgie, qui dès-lors préféroit
conferver un membre, à celui d'en favoir Thonneur de
retranchements
bien faire le
quer que
opération cruelle que l'on ne doit
lorfqu'il ne refte aucun. moyen de le
pratiLhomme de l'art, d'une fenfibilité
conferver.
pas fans une douce
éclairée, ne verra
devant Québec, le fatisfidion, que fur onze cents bleffés
qu'une feule
13 Septembre 1759, nous ne fimes
dans
amputation. Il eft à propos
cette journée les deux armées d'obferver que
point ufage de canon, &
ne firent prefque
jours que dura ce
que pendant foixante. - dix
prefque tous les bombardemenr, fujets
ou plutôt cet incendie,
avoient été conduits auxquels on fit des amputations
dans les hspiraux François, auflitét
, que fur onze cents bleffés
qu'une feule
13 Septembre 1759, nous ne fimes
dans
amputation. Il eft à propos
cette journée les deux armées d'obferver que
point ufage de canon, &
ne firent prefque
jours que dura ce
que pendant foixante. - dix
prefque tous les bombardemenr, fujets
ou plutôt cet incendie,
avoient été conduits auxquels on fit des amputations
dans les hspiraux François, auflitét --- Page 205 ---
futr lc Tétanos.
avoit fait des amputations
(36), gu'ils
périrent du tétanos,
Il faut obferver que P'hôpital de P'armée, fitué dans un bas-fonds, étoit trèsacceffible à Phumidité, & que les amputés du 31 Juillet furent tous placés dans
des falles baffes. Aucun de nos grands
bleffés,avant tenteéponealbnesidpround
ce crucl accident; & nos fuccès conftans
qui faifoient à la fois la fécuriré de P'Offcier de fanté & celle du
malade, con1 tribuèrent en quelque forte à laiffer furprendre par cette funefte humidité quelques-uns dc nos principaux bleffés.
après avoir eu leurs membres emportés, ou même arrachés
foitp pardes boulets, de éclats del bombeso ou des
Les Dames Religieufes de
démelitions.
des foins, du zèle & de Québec, de la propreté 9
parlé, méritèrent de partager Pintelligence l'honneur de defquelles j'ai
tant Par les fecours ho/pitaliers
nos fuccès,
conftamment à nos bleffés, que par qu'elles leur noble prodiguèrent défintéreffement & la manière dont elles
le
leur inftitution.
remplirent but de
(36) L'affaire du 31 Juiller ayant été une
nous n'eumes prefque point d'autres bleffures canonade,
membres emportés,
que des
N3 --- Page 206 ---
Obfarvations
La fraicheur de lair, en refferrane
fubitement les pores de la pcau,
voit feule caufer ce terrible
poumais loriqu'a la fuite des
accident;
grands changemens atmofphériques, Jes effets de
Phumidité viennent fe joindre à ce refRorememyicdmg-adoidion fubite,
dans la circonflance dont
comme
ils font, ainfi
nous parlons,
que nous l'avons
la fource d'une infinité de
avancé,
maladies, furtout de maladies (pafmodiques,
tétanos eft le dernier
dont le
degré.
Pour nous convaincre de ce
Phumidité,
que peut
jetons un coup-d'ail
fur fes effets, Répandue dans
rapide
la terre dans de
l'air & fur
eft
juftes proportions, elle
une des caufes génératrices de tout
ce qui exifte; elle donne pour ainfi dire
la vie à Tunivers; mais P'air étant l'excipient de l'eau réduite en vapeurs, & en
même temps le véhicule des émanations
diverfes qui s'élèvent de tous les
les promène fuivant des directions corps,
dans certains
variées
pays, & déterminées dans
d'aurres. L'air eft tantôr tranfparent &
ftes proportions, elle
une des caufes génératrices de tout
ce qui exifte; elle donne pour ainfi dire
la vie à Tunivers; mais P'air étant l'excipient de l'eau réduite en vapeurs, & en
même temps le véhicule des émanations
diverfes qui s'élèvent de tous les
les promène fuivant des directions corps,
dans certains
variées
pays, & déterminées dans
d'aurres. L'air eft tantôr tranfparent & --- Page 207 ---
Jur le Titanos.
fuave, quelquefois infed &
midité s'y trouve condenfée opaque.] L'hu-
& volatilifée, felon le
ou atténuée
de chaud.
degré de froid ou
Lorfque Pair eft
acion dans certains climats humide, fon
va jufqu'a difoudre
eft telle, qu'il
à rouiller avec
prefque tous les fels,
promptitude le fer & le
cuivre, qu'il finit par détruire. C'eft
Phumidité que l'air attaque les
par
Jés plus compagtes,
rochers
fiurface, &
qu'il les ronge à leur
il
que, femblable au
porte quelquefois la deftruétion /phacèle,
leur intérieur.
jufqu'a
Enfin Thumidies fans
mentation putride
laqu-lle la fer2 la
prompte des corps & la decompofition
peuvent avoir licu,
putréfaction ne
les huit bleffés du ayant frappéA Québcc
le fujet de cette
31 Juillet, qui fonc
être évidemmene oblervation, me paroic
mal de mâchoire la caufe du tétanos,
J'ai fait
qui les fit périr.
la même obfervation dans
Colonics fituécs entre les
nos.
tétanos accidentel
tropiques. Le
qui furvient après une
N. 4 --- Page 208 ---
OBfervations
bleffure, ne reconnoît le plus fouvent
d'autre caufe que l'air frais &
alaétion
humide,
duquel les bleffés fe livrent avec
d'autant plus de plaifir dans
bliffemens,
tous ces étaque pendant la
de l'année, les
majeure partie
&
chaleurs y font exceffives
Tatmofphère brilante
d'ailleurs
(37). Il eft
naturelqu'unétre fouffrant defire
un changement de
pofition, fur - tout
lorfque la nature de fa bleffure
de refter, pourainfid
loblige
dire,immobile. Telles
(37) Les pluies ne viennent dans çette
certaines faifons de l'année, mais prefque région, gu'en
font trop abondantes. Le fec & T'humide font toujours elles
exceffifs. On eft quelquefois fix,
y
également
qu'il tombe une
fept & huit mois fans
goutte d'eau, &
avec une telle abondance,
tout-à-coup il pleut
cinq & fix heures, les rivières que dans moins de quatre,
& forment des torrens
fe trouvent débordées
nication,
qui interrompent toute commuvoir ces différences quelquefois pendant plufieurs jours, L'on peut
vations générales. extrêmes page 68 de mes Obfer.
Cette obfervation eftd'autant plus
Médecin, que c'eft toujours après les importante pour le
refles & les pluies exceflives,
longues féchedéfafireufes, telles
que furviennent les épidémies
que celle qu'a éprouvé l'Ine
Domingue en 1786,
Sainte
nication,
qui interrompent toute commuvoir ces différences quelquefois pendant plufieurs jours, L'on peut
vations générales. extrêmes page 68 de mes Obfer.
Cette obfervation eftd'autant plus
Médecin, que c'eft toujours après les importante pour le
refles & les pluies exceflives,
longues féchedéfafireufes, telles
que furviennent les épidémies
que celle qu'a éprouvé l'Ine
Domingue en 1786,
Sainte --- Page 209 ---
fur le Tétanos.
20I
font différentes efpèces de fractures dans
lefquelles le moindre mouvement fuffit
quelquefois pour caufer de nouveaux
accidens.
Ileft donc indifpenfable
par-tout, &
particulièrement entre les tropiques, de
bien obferver quel eft le genre de bleffure,
quelles font les parties léfées & leur
ou moins d'irritation. Le
plus
fibilité eft fi varié,
degré de fenfi diverfifié dans chaque individu, de même que P'état moral
& phyfique, que rien n'eft petit dans
ges fàcheufes
traire doit être circonftances; tout au conpefé, balancé & calculé:
les moindres caufes en apparence
alors, par des développemens peuvent
qui nous
échappent, produire les plus funeftes
effets.
Ceux de l'air frais & humide font
prouvés par unfig grand nombre d'exemplcs, qu'il fuffit d'en rapporter ici quelques-uns, fur-tout de l'efpèce de ceux
qui, dans nos principales
le plus fixé
Colonies, ont
Tattention du public, & qui --- Page 210 ---
Odfervations
fourni aux Médecins
par cela même ont
des
de ces contrées,
& aux Chirurgiens
du plus févère
obfervations à l'épreuve
examen.
M. Leydet, habiJe commencerai par
Anfe,
de la petite
tant à tEmbarcadère Ille & côte Saintdépendance du Cap,
astif & entreDomingue. Cet homme
confidéprenant faifoit un commerce à être fouPobligeoit
rable de tafia, qui
Dans une de fes
vent hors de chez lui.
voiture s'étant
tournées, la dofière de fa
ruades
évitér les
caffée, il crut, pour
pouvoir fans
de fon cheval de brancard, entrainé par
danger fauter à terre. Mais,
de fon corps, & le pied ayant
le poids
il fe frasura les deux OS
porté à faux,
audeffus
droitc, un pouce
de la jambe
fupérieure du
des malléoles : la partie
même
à Tendroit
tibia fit aux tégumens, tranfverfale d'ende la fracture, une plaie
viron deux pouces.
long-temps le
M. Leydet avoit depuis
périroit du tétanos,
preffensiment qu'il
uter à terre. Mais,
de fon corps, & le pied ayant
le poids
il fe frasura les deux OS
porté à faux,
audeffus
droitc, un pouce
de la jambe
fupérieure du
des malléoles : la partie
même
à Tendroit
tibia fit aux tégumens, tranfverfale d'ende la fracture, une plaie
viron deux pouces.
long-temps le
M. Leydet avoit depuis
périroit du tétanos,
preffensiment qu'il --- Page 211 ---
Jurile Tétanos,
c'cft pourquoi, immédiatement après fon
accident, il me fit: prier de me joindre
àl M, Raffina, fon Chirurgicn. La fracture
fut parfairement bien réduite, la
& la jambe alloient de mieux
plaie
en micux,
Cependant rien ne put raffurer le malade,En effet, dès le troifième jour de
fa bleffure, il furvint une pluie froide
& beaucoup de vent, ce qu'on
dans le pays un nord. Cette révolution appelle
armofphérique fuc telle, que nous fimes
obligés de quitter les habits detoile
prendre ceux de drap.
pour
Il faut obferver auffi que dans tous
lesérabliflemens fitués entreles
fur-tout dans les plaines & les tropiques,
les maifons n'ont
bas-fonds,
ordinairement qu'un
rez-de-chauffie, & font conftruites de
maniere à recevoir le plus léger foufle
de vent, & à ce qu'il circule librement
danstouclearinericur,e
font difpofées uniquement c'efkal-direqu'elles
pour les temps
ordinaires; auffi l'on a prefque toujours
reçu limpreffion du changement fubie --- Page 212 ---
204,
Osfersations
de
s'en Tatmofphère, garantir.
avant d'avoir penfé à
ler malade avoit D'ailleurs, la chambre que
de la maifonl defirée étoit de toutescelles
Les
la plus expofée au nord.
midité précautions furent
contre le vent & l'hus'appliqua
prifcs avec célérité; on
fur-toutà
avéc des
remplir exaétement
fortes de draps les vides qui dans Ces
conftrudions
autour du bâtiment, régnent roujours
térales & la
entre fcs faccs laMais
charpente du comble,
ces précautions furent
tes, & n'empéchèrent
infufffanne fut frappé de Pair pas que le malade
devint un peu froide; humide. La peau
pied de laj jambe & dela lal chalehr du
cuifle, diminua
confidérablemens ce
fut fuivi de légers fentiment de froid
après, fans dérangement friffons, deux jours
Les nuits furent
fenfible au pouls.
chaleur intéricure un peu agitées, & la
nifefter.
commença à fe maLe quatrième jour du mauvais
& le feptième de la fraéture,
temps
le malade
ide; humide. La peau
pied de laj jambe & dela lal chalehr du
cuifle, diminua
confidérablemens ce
fut fuivi de légers fentiment de froid
après, fans dérangement friffons, deux jours
Les nuits furent
fenfible au pouls.
chaleur intéricure un peu agitées, & la
nifefter.
commença à fe maLe quatrième jour du mauvais
& le feptième de la fraéture,
temps
le malade --- Page 213 ---
fur le Titanos.
fe plaignit d'une légère difficulté
& de remuer le col; je
d'avaler
une confultation.
propofai de faire
Le 8, la déglutition devint
ficile, & la douleur du
plus difcol,
ment à la nuque,
particulièreaugmenta fenfiblement.
Lc 9,. la conftriéion
cles releveurs
rigide dès muf
de la mâchoire
prit un accroiffement
inférieure,
l'on appcla de la ville du confidérable, &
Médecin,
Cap, M. David,
qui infifta beaucoup fur la
continuation des mêmes
Le 1O, le refferrement moyens. des
devint fi grand, qu'il fut
mâchoires
rien faire avaler. Les
impoffible de
& du col tendus
mufcles de la tête
avec la même
arrière & en avant, tinrent le forceen
&e roide ; la refpiration
corps droit
devint très-pré
cipitée, & les yeux étincelans; le
enflammé fc
vifage
contourna ; le pouls difparoiffoit entièrement pendant les
vulfions, & dans les intervalles il conaffez régulier; les fueurs
étoit
froides ; la rigidité & la étoient déja
contraétion --- Page 214 ---
Oéfarvations
gagnérent les mufcles de tout le
lesconvalfionst
corps;
stresrapprochéerd devinrene
générales, & le malade
méme, dans des
périt, le jour
Un Médecin tourmens affreux.
Chirurgien du Cap,ayant
parfaitement réuffi à faire
d'une
Toxtirpation
glande au fein d'une
qui fc trouvoit dans
Canadienne
arrété,
cette ville, il fut
d'après le fuccès de cetten opération, qu'il en feroit une
femmcde M. Riortier,
parcille à la
bitation de M. de
Procureur de Tharin. Jene
Monnudauquantiers Momination fapanconfihnedamcetes déterqui avoitéréprife au
comme j'étois chargé du traitement Cap;mais,
Nègres de Thabitation ou
des
devoit fe faire,
foxtirpation
La glande étoit jefasiniteamys fort
trouver,
tion fut auffi bien faite petite. L'opéramais,
que la première;
nord quelques joursaprés, il furvine un
qui changea fubitement Tatmof.
phère.. La maifon &
les mêmcs
Fappartement avoient
M. Leydet; inconvéniens que ceux de
avec la même -célérité, an
Nègres de Thabitation ou
des
devoit fe faire,
foxtirpation
La glande étoit jefasiniteamys fort
trouver,
tion fut auffi bien faite petite. L'opéramais,
que la première;
nord quelques joursaprés, il furvine un
qui changea fubitement Tatmof.
phère.. La maifon &
les mêmcs
Fappartement avoient
M. Leydet; inconvéniens que ceux de
avec la même -célérité, an --- Page 215 ---
Jier le Titanos.
prit lcs mêmes
reufemént furent précautions, qui malheuauffi inucilcs.
Lcs premicrs effets de ce
fubit dans la température, changemene
minution de la
furene la dichaleur; la
un peu froide, la pâleur du peau devint
tout me frappa fi
vifage furdu tétanos,
vivement de la crainte
que je pris en particulier
T'Opérareur pour lui en faire
fa qualité ide
part. En
chargé des Modesin-Chirorgien, il Létoic
du
panfemens, de la conduite &
traitement de da malade dont il avoit
entièrement la confiance. C'étoit la
mière Colonie dans laquelle il
preily avoit beaucoup dc
réfidoit;
que nouvellement
réputation, quoila
arrivé, & c'étoit auffi
première fois qu'il avoit
voir ce terrible accidene occafion de
fuite d'une bieffure.
farvenir à la
monftrateur
Mais ayant été Dédansune de inos
villes de Franice,
principales
connoiffant bien fes
Aurcuirs, & revenu de la première furprife que lui avoit caufé mon avertiflement, ilefpéra que, malgré mon expe. --- Page 216 ---
Olfarvations
rience,Taurois porté mon pronoftic
trop de
avec
précipitation; que le changemene
atmofphérique
piration de fc nemxécheroitpast la tranfces premiers rétablir; en un mot, que
fympromes
Le fuccès de la
difparoitroient.
tenoit fes
première extirpation fouefpérances; &
aux obfervations de M. conformément
Hillari, àl la Barbade, Ce ne fur que le
après cette funefte
quatrième jour
dité, que fe manifefta impreffion de Phumiculté de
la première diffiremuer Ia mâchoire
La malade,
inférieure,
tuée &
jeune Créole bien confti
géc, s'amufoit très-intéreffante, loin d'être afflide ce léger
mais fon mari,
embarras;
qu'une
trente années dans la Colonie, expérience de
avoient mis à
& fon état
portée de voir
malades artaqués du tétanos à pluficurs la
des bleffures, fut frappé
fuite
que moi du malheur
prefque auffi-tôr
En
qu'if alloit éprouvér:
cffet, le fpafme
ficulté
mufculaire, la difd'avaler, le refferrement des mâchoires; la rigidité, la tenfion, la roideur
des
dans la Colonie, expérience de
avoient mis à
& fon état
portée de voir
malades artaqués du tétanos à pluficurs la
des bleffures, fut frappé
fuite
que moi du malheur
prefque auffi-tôr
En
qu'if alloit éprouvér:
cffet, le fpafme
ficulté
mufculaire, la difd'avaler, le refferrement des mâchoires; la rigidité, la tenfion, la roideur
des --- Page 217 ---
farile Tétanos)
des mufeles & tous les accidens
2og:
avons fait
que nous
M.
remarqtier en : pariant de:
Leydei, fe fuccéderent avec ia mème
rupidité, & enlevèrent la malade
mort affieufe, le feptième
par une.
Fapparition des premiers
jour. après :
tétanos cccidentel,
fymptômes du
* Les deux femmes opérées étoient
lune & Tautre, , & d'après
jeunes
la glande dont
POpérateur,
lextirpation fuc fi funcfte
étaitbeacoupplsg On
perite que la première,
pouvoit auffi
ter
raifonnablement
fur la purcté dua lang de la compopérée; en. un mot, fa pofition dernière
plus
étant. des
favorables,on ne peut artribuer
extrême différence dans les fuites de cette
ration, qu'au funefte
Fopémofphère,
changement de l'at-
$ dont la première avoit cté
exempte. C'eft pourquoi dans mes Ouvrages, je n'ai ceffé de
ne fc fervir. du bipouri recommander de
grande
qu'avec la plus
les
eirconfpection, & feulement
Cas indifpenfables.
dans
L'année fuivante, -dans le quartier de.
O --- Page 218 ---
Obfervations
210.
Chevalier de Caduchi
Limonade, M. le
croffedefon fu
ayant le bras appuyé ducanonfur furla
fon picd,
fil, Sctenantleb bout
facheufe pole coup partit dans cette dont Parme
fition. Les grains de plomb plufieurs tenintérefserept
étoit chargéc,
accidens
les premiers
dons. Cependant
s'établit parfe calmèrent, la fuppuration fut dans le meilfaitement, & le malade
changement
leur état jufqu'a ce qu'un Tatmofphère,
fubit étant furvénu dans deux bleffés que
il fut pris, comme les tétanos accidentel
je viens de citer, du tombeau. Je ne fus
qui le conduifit au donner mes foins à
point appclé pour mais ces détails font
M. de Caduch;
je les tiens du:
d'autant plus exacts, que & d'unami
Chirurgien même du malade,
de ce
uenertheadenanis
particulier
fait
de bruit
à M. de Caduch. a
beaucoup le nord furvenu
&
à. Saine-Domingue, m'empêcha moi-mème,
après fa bleffure
dep paflerla grande
pendant plufieursjours, fecourir quelques-uns
rivière, & d'aller
détails font
M. de Caduch;
je les tiens du:
d'autant plus exacts, que & d'unami
Chirurgien même du malade,
de ce
uenertheadenanis
particulier
fait
de bruit
à M. de Caduch. a
beaucoup le nord furvenu
&
à. Saine-Domingue, m'empêcha moi-mème,
après fa bleffure
dep paflerla grande
pendant plufieursjours, fecourir quelques-uns
rivière, & d'aller --- Page 219 ---
fur €
-
Tands
de mes malades A
iri
plus grandes
qui me donnoient ics
inguiétudes
Ces trois
dentel,
exemples de tétanos accis A
arrivés
changement dans immédiatement aprés un 9v
que cet accident terrible Patmofphère 5 prouvent
caufe principale
récornoie pour
frais & humide Timpreffion fubite delair
funeftes
dont on vient de
effets.
voirles:
D'aprèsles obfervations
ce chapitre, il eft aifé de contenues dans
Nègres étant
fentir: que les'
infiniment
nus, ou prefque nus, font
Timpreffion plus fujets que les Blancs à
des changemens fubirs de.
Tarmofphère, &
les caufes qui généralement à routes
tétanos
peuvent occafionner le
effenitiel & accidentel.
tous les établiflemens
Aufi, dans
eutre les tropiques, Européens, ficnés
lonies à fucre;
fur-tout dans les Covoit-on
Nègres attaqués de la fréquemmene des
maladies,tandis
premire de Ces
vent
que les blancs fie
que très l rarement. II n'en Péprou,
eft pas
atébabamsamiaaue fuite - del bleffure,.
2" --- Page 220 ---
Obfarsations
A nombre égal de Blancs &
bleffés, il y en a
de Negres
des premiers que incomparablemene des
plus
vent ce cruel
derniers qui éproufurpris de ces fymptome. On fera. peu,
attention à ce différences, fi Tona fait,
Ce
que nous avons dit, dans
chapitre, fur Ce fujec.
CHAPITRE
IIL
Caufes du Tétanos des
de
enfans, ou mal
mâchoire,
Lrsenon Blancs
enfans Negres,
font, comme les
qui furvicnnent fujets aux convulfions
dentition. Chez les quelguefois pendant la:
uns & chez les
tres, cette difpofition
au-.
de la foibleffe de leur dépend toujours
font auffi également
confticution. Ils
convulfions
fujers aux fréquentes
cipalement dans produites par les vers, prinMais les enfans toute la zone torride.
jours de leur Blancs, dans les promiers
naiflance, font moins fujets
fans Negres,
font, comme les
qui furvicnnent fujets aux convulfions
dentition. Chez les quelguefois pendant la:
uns & chez les
tres, cette difpofition
au-.
de la foibleffe de leur dépend toujours
font auffi également
confticution. Ils
convulfions
fujers aux fréquentes
cipalement dans produites par les vers, prinMais les enfans toute la zone torride.
jours de leur Blancs, dans les promiers
naiflance, font moins fujets --- Page 221 ---
fur le Titanos,
que les enfans
de
Negres au titanos, mal
)
& une machoire, parce que leurs vêtemens
rantiflent. furveillaniee continuelle les en.
gaLes cafes des Negres étant
ouvertes de toutes
prefque
netre dans leur parts, la chaleur p6.
grande facilité, intéricur avec la plus
dc ces logemens D'un autre côté, le fol
terre, ils font étant. de niveau avec la
dité, La
tres-acceflibles à T'humifuppreflion de la
àl laquelle les Negres font tranfpiration,
expofés par Ces vices de contintellment
eft la caufe principale
conftruction,
der michoire.
du tétanos, mal
L'expérience &
prouvent que le titanos efta auffi Tobfervation
les quartiers bien
râre dans
bitations où le
établis, & fur les hales
Negre obtient facilement
objets de première néceflité,
quent dans les
que fré
&
érabliffemens
généralement par-tout où nouveaux, 9
mécontent de fon exiftence. FEfclave eft
Il.faur obferver
les enfans
que le plus fouvent
Negres naiffent de pères &
--- Page 222 ---
Obfervations
mères mal-fains
brûlans, fur- (38),-dans ces climats
Colonics,
tour dans.nos
Il n'eft.
principales
infortuinés venir
pas rare de voir. ces
de puftules
au monde tout, couverts
vénériennes.
alors aucune
Leur peau n'ayant -
déchirée
confifance, eft
en pluficurs endroits quelquefois de
nière la plus hideufe,
la maDans ce cruel état, l'enfant fans
mufculaire faifant
action
quelques cris
entendre à peine
force de
plaincifs, n'a pas méme la
de
térer; il avale avec
diffculté quelques
beaucoup
lui donne dans
gouttes de lait qu'on
les
une cuiller, & meurt dès
premiersjours de fa naiflance, à
que, la déglutition devenant
moins
il n'acquiere affez de force plus facile,
fucer le
pour faifir &
conium. mamelon, & rendre fon mé
Comme la difficulté d'avaler eft
des premiers
un
fymptômes du mal de md-
(38) On pegt voir combien il eft
les pirer des macurs, pages 28 & 29 de mes difficile de leur inf.
maladies des Negres.
Obfervations fue
iersjours de fa naiflance, à
que, la déglutition devenant
moins
il n'acquiere affez de force plus facile,
fucer le
pour faifir &
conium. mamelon, & rendre fon mé
Comme la difficulté d'avaler eft
des premiers
un
fymptômes du mal de md-
(38) On pegt voir combien il eft
les pirer des macurs, pages 28 & 29 de mes difficile de leur inf.
maladies des Negres.
Obfervations fue --- Page 223 ---
Turle Titanos,
choire, les
2r5
Nègres, & fouvent auffi
Blancs confondent
les
& de virulence
cet état de foiblefe
avec le téhanos.Dans
ficheufe circonttances
cette
chaque
je fais prendre
jour, aux mères de ces
reux
malhetienfans, un bol de deux
panacdemercurielle
grains de
je fuis parvenua
(39); Gcpar ce moyen
les guérir
ainfi que leurs enfans, complétement,
mème en
3 & quelquefois
tres-peu de temps.
Je ne m'arrérerai
ce qui a été écrit fur pas à difcuterici tout
ombilical
la fection du cordon
Pobferverai feulement
cette féparation
que fi
mal de mâchoire indifpenfable caufoit le
2 elle produiroit né-
(39) Pour de plus grands détails
eômes vénériens & les
far les divers tympvarier le
complications qui
traitement 9
obligent à
mes Obfervations fur voyeg les pages Iyo & fuivantes de
abfolument effentiel de n'adminifirer maladies des Nègres. Il eft
qu'à rrès-petite dofe; ; Par cette méthode alors les mercuriaux
exception, tous les enfans
j'ai guéri, fans
les OS fe fraGturoient
pianifes, même ceux dont
ficulté qu'on éprouve tbs-fasilemenr; en
& d'après la. dif.
vénérien de naiffance, Europe pour détruire le virus
grande publicité m'out j'avoue infiniment gue ces fuccès de la plus
fatisfait,
O 4 --- Page 224 ---
Obfervations
eeffairement le même effet fur les enfans
Blancs. Ilen eft ainfi de
a de dégorger la
lattention qu'on
même cordon,
portion reftante de ce
la féparation après la fedion, pour que
chement
s'en fafle plutôt par deffé
thode
que par putrefadion. La méétant indifinéement la même
tous les pays,&
dans
de quelque
pour tous les enfans,
couleur qu'ils
ne peut pas raifonnablement foient, l'on
cette précaution
elpérer que
de cette
prévienne- une maladic
importance,
Parmi iles différens
tion dont les
genres de deftrucpour ruiner leur Negres pervers fe fervene
dourer que celui dc Maitre, T'on ne peut
veau-nés
faire périr les noudu.tétanas, mal de
ne foit un des plus fréquens. machoire,
généralement Tattention
Auffi a-t-on
les Negres étrangers d'empécher que
n'entrent dans
chambre de laccouchée
la
jour; mais ce qui
avant le on2ième
eft fouvent l'effet prouve que ce mal
de la perverfité des
Negres, c'eft l'aveu de
quelques decoue
veau-nés
faire périr les noudu.tétanas, mal de
ne foit un des plus fréquens. machoire,
généralement Tattention
Auffi a-t-on
les Negres étrangers d'empécher que
n'entrent dans
chambre de laccouchée
la
jour; mais ce qui
avant le on2ième
eft fouvent l'effet prouve que ce mal
de la perverfité des
Negres, c'eft l'aveu de
quelques decoue --- Page 225 ---
Jur le Titanos,
cheufes qui ont confeffé leur
vouloir déclarer les
crime, fans
employés
moyens qu'elles ont
pour le commettre; ce font les
dénonciations des Pafteurs
ont fait de ce même crime Citoyens qui
inftruétions
l'objet de leurs
publiques.
Le defir de fe venger de leurs
ou de la famille de l'enfant,
Maitres
la
qui nait des
jaloufie
préférences, de la
des oecuparions
différence
chez les Efelaves domeftiques, fuflifent
atrocité
pour donner lieu à cette J'ai déja obfervé que la maladie
enfans nouveau-nés du
des
Sarrette dans
Vivarais, appclée
cette Province, eft un vrai
titanos, mal de machoire,"
blable à celui
en tout femauquel font expofés les
nouveau. - nés entre les tropiques,
reconnoit les mêmes
qu'il
caufes; & que lcs
(*) Ces objets dignes de l'attention des
prateurs, fe trouvent très-détaillés dans le
Adminif.
M. Moreau de Saint-Méri a lu à
Mémoire que
Mufée de Paris, le16 Mai 1786, l'affemblée &
doit publique du
de fon grand ouvrage fur les Loix & qui
faire partie
Hfles Françoiles de FAmétique fous le Conflicutions des
veng, --- Page 226 ---
Obfervations
précautions & lcs traitemens
dans cet Ouvrage,
prefcrits
conviennent
ment en
égalela
Langitedoe, en Provence, fous
zone torride & dans tous les
monde.
pays du
Des circonflanees
particulières
long 1 temps retardé
ayarie
Ouwrage,jaien
Timpreffion de cet
depuis diverfes occafions
d'obfervera.Phopital des
de] Paris, la maladie
la Enfans-Trouvés
de Médecine
que Société Royale
croit qu'on pourroit appeler
endureifement du tifu cellulaire
& d'après un examen
(40);
plufieurs fois répéréfurpluficurs decesenfans,
foir après leur
foieavant,
mort, j'ai reconnu
cette maladie eft: comme lay
quie
vrai tétanos, mal de mâchoire, farrette, 2 un
Pour s'en comvainere, il fuffira
Médecins - Praticiens
aux
à
qui ne font point
portée de vifiter cet hofpice, de com-
(40) M. Amiry, Médecin très-inftruit, éclairé &
rieux, chargé de la conduire des malades de labopice, s'occupe effentiellement de faire connoître cet hof,
maladie, fes complications & les moyens de la gaérr. cetre
ire, farrette, 2 un
Pour s'en comvainere, il fuffira
Médecins - Praticiens
aux
à
qui ne font point
portée de vifiter cet hofpice, de com-
(40) M. Amiry, Médecin très-inftruit, éclairé &
rieux, chargé de la conduire des malades de labopice, s'occupe effentiellement de faire connoître cet hof,
maladie, fes complications & les moyens de la gaérr. cetre --- Page 227 ---
Jir le Titanos.
parer mes Obfervations fur le tétanos 219
dés enfans, avec la defcription
Sociésé Royale donne de la que la
qu'clle appelle endureifement du naladie
lulaire, & qui fait le fujet du
tiffie cel.
qu'elle a propofé pour fa féance programme du
rême 1789
caL'endurciffement du tiffu
la convexité de la plante des ccllulaire,
courbure
picds, la
apparente des extrémités, le
refferrement des machoires, la difficulté
d'avaler, font autang de fuites
de la contradion des mufcles. néceflairés
Le froid, caufe première de cette
traétion, produifant la dureté
congement cxceffifs des
&l'engorou arrête, felon fon tégumens, retarde
la cirçulation dans le tiffi degré d'intenfité,
devient
cellulaire, qui
compaéte & grenu, & donnelieud
lengorgement des glandes & des vaiffeaux
lymphatiques. Les fluides ne fe
plus qu'avec difficulré vers les extrémités portant
(*) Voyez Journal de Médecine,
Pages 492 & fuivantes,
Septembre 1787; --- Page 228 ---
Olfaivations
& à la fuperficie du
térieur,
corps, refltient à lin3 diftendent & cuméfient néceflairement les vifcères. De-là
obfervé dans les glandes Tengorgement
le volume du foic, & méfenériques,
du bas-ventre.
tous les défordres
Siles
enfansapporroient Cette
en venant au monde, le nombre affedion
fances érant à
des naifpeu près le même en tout
temps, on pourroit obferver à Paris
état dans toutes les faifons de:
cet
Mais cette maladie étant
Tannée.
infiniment plus
fréquente en hiver & dans les
frojds, qu'en été & dans les
temps
les mutations de
temps où
moins
Tatmofphère font le
fenfibles., on ne doit T'attribuer
qu'au peu de foin que Pon prenid de ces
malheureufes créatures dans les
heurcs de leur
premières
naiflance, & à la coupable négligence de les laiffer à l'air
libre, dès linftant qu'ils font fortis
fein de leurs mères.
du
l'air froid, les
L'air, & fur-tout
faififlant fubitement,
fa première
porte
impreffion fur les tégumens
., on ne doit T'attribuer
qu'au peu de foin que Pon prenid de ces
malheureufes créatures dans les
heurcs de leur
premières
naiflance, & à la coupable négligence de les laiffer à l'air
libre, dès linftant qu'ils font fortis
fein de leurs mères.
du
l'air froid, les
L'air, & fur-tout
faififlant fubitement,
fa première
porte
impreffion fur les tégumens --- Page 229 ---
fitr le Tétanos.
dont l'organe cellulaire ( trop peu
fait partie & produit enfuite connu)
défordres qui rendent
tous les
funefte.
Cet abandon fi
Eh, commentlenfantr naiflant, l'enfant
ainfi abandonné, qui, prefque toujours eft le fruit d'un
d'un moral
phyfique &
pervertis, qui le plus fouvent
eft fans force, fans aétion
& pourainfi dire fans vie, mufculaire,
il pas les plus dangcreux n'éprouveroie- effets
de Pimpreffion fubite de Pair froid ?
Phomme fort, Phomme robufte puifque
quelquefois lui-mème la
en eft
viétimc,
nous l'avons démontré
comme
bre
par un grand nomvoir d'exemples, & comme on peut le
par les deux tétanos rapportés
le Journal de Médecine, de Mars dans
page 426 (41).
1787;
l'un (41) Des deux malades qui en ont été les
péric dans trente, heures, pour avoir
vidtimes,
dans un temps très - froid, & l'autre dans été braconner
heures.pouravoire du froid dans. éréàl la péche ouil fute également vingt-quatre
une forte gelée,
Pénétré --- Page 230 ---
Obfervations
obfervarions, & unetinfis.
Toutes ces
non-feulemene:
fourniflent
nité d'autres,"
avancé fur les
la pretive de ce que j'ai
mais:
caufes de cette cruelle maladie; 1
les
encore elles juftifient les précautions; remedes
foins & fur-tout la néceflité des mêmes
& qui auront les
mejaiindiqués,
dans toutes les
fuccès à Paris que
parties du monde:
CHAPITRE iV.
des Ipiritueux 8 des flimulans,
Dangers
des blelfes.
dans lc panfement
du monde il eft
Dixs tous les pays
récentes
d'appliquer fur les plaies
d'ufage
des ftimulans de toute
des fpiritueux 1.
les formes. Parefpèce & fous toutes Tartifan, le laboug.
tout. le bourgeois,
del'état & e
reur, & plus ouventThomme
fon
du rang le plus élevé, a fon topique, les
excellence, pour guérir
baume par bleffures. Au midi, ceft
plaics & les
eft
Dixs tous les pays
récentes
d'appliquer fur les plaies
d'ufage
des ftimulans de toute
des fpiritueux 1.
les formes. Parefpèce & fous toutes Tartifan, le laboug.
tout. le bourgeois,
del'état & e
reur, & plus ouventThomme
fon
du rang le plus élevé, a fon topique, les
excellence, pour guérir
baume par bleffures. Au midi, ceft
plaics & les --- Page 231 ---
Jur le Titanos.
Farack ou le tafia, dans
diffous des
lequel on a
gommes ou des
au,
nord, c'eft le mars ou autre réfines;
foluble dans le ker-vas
fubftance
ou Teau-de-vie.
a En vain le phyficien
de
obfervateur, ami
Thumanité, ne cefle d'avertir
fubftances âcres, de
que ces
qu'elles foient, crifpant quelque nature
feaux, irritcnt
l'orifice des vaif
les fibres divifées , &
principalement les houpes nerveufes) d'ou
naiflent des mouvemens
de fortes contractions, (pafmodiques,
& même
des convulfions,
n'en reft quelquefois le tétanos : Pufage
pas moins général, &, entre les
tropiques, 7 plus que par- tout
Thomme de Tart, retenu
ailleurs,
de
par un concours
circonftances, ne s'élève que
ment contre l'empire de Thabitude. foibleEu Europe, oùt nos fibres font moins
irritables, les ftimulans & les
gonflent les vaiffeaux voilins piritueux
caufent des
des plaies,
dans le tiffu engorgemens, des embarras
cellulaire, & retardent. toujours beaucoup la fuppuration qui,
dans --- Page 232 ---
Obfervations
224"
fait feute is
toutes les partics du globe,
cicatrice Mais entre les tropiques, le
ou, dans toutes les combinaifons, Y'acfeu domine fur les autres élémens,
fubftances eft plus prompte
tion de CCS
& leurs effets plus terribles. fi difficile à opéLe bien eft par-tour
n'ont pas
mes fuccès multipliés
rer, que
fpiricueus
toujours fuffi pour garantirales
des
funeltes cffets les bleffés
& de leurs
jai été
habitations mêmes fur lefquelles
traitement & de la conduite
chargé du
des malades.
En voici une preuve. Pierrot, de Thanommé
Un Negre,
des Gleraux, du quarderMuriny
bitation
de la
en ramenant
Ifle Saint-Domingue, cabrouet chargé de
pctite habitation un
à la jambe
fut bleffé par la roue,
vivres,
& Taponévrofe du
gauche. Les régumens
& formèrent
fafcia-lata furent déchirés,
d'environ fix pouces.
une plaie
des
Obfervations fur les maladies
(*) Voyet 274 mes & note 43J'avois
Nègres, page
arderMuriny
bitation
de la
en ramenant
Ifle Saint-Domingue, cabrouet chargé de
pctite habitation un
à la jambe
fut bleffé par la roue,
vivres,
& Taponévrofe du
gauche. Les régumens
& formèrent
fafcia-lata furent déchirés,
d'environ fix pouces.
une plaie
des
Obfervations fur les maladies
(*) Voyet 274 mes & note 43J'avois
Nègres, page --- Page 233 ---
Jiur le Tétanos,
l'avois alors fur cetté habitation 225
pharmacic portative. D'après
une
reçue, un Chirurgien voifin
Popinion
le champ ;à mon infu, fur appliqua fur
cette
un de ces topiques âcres & bicffure,
dans lequel on fit entrer le fel fimulans,
comme préfervatif du tétanos. ammoniac, On
fi perfuadé de l'efficacité de
étoit
prétendu fouverain,
Ce topique,
que je n'appris que
quelquesjours aprèsTufage
fair. Mais,
qu'on en avoit
3 dès ma première vifite,
reconnus les premiers fignes du
je
& rien ne pur arrêter les
téianas,
cruel fymptôme. Ce
progrès de ce
malheureux
dans des tourmens affreux,le
périt
jour de fa bleffure.
neuvièma
On verra à Tarticle des
préferverles bleffés du
moyens de
que j'ai
tchanos, que CCux
employés m'ont fi conflaniment
réufià
Saine-Domingue comme ailleurs,
que, quoique les Negres aillent
que leurs travaux
nu-pieds,
pénibles les expofent
continucllement furcs
aux piquûres & aux blefa
les plus graves ; celui qui fait le
P --- Page 234 ---
Obfervations
obfervation importante ,
fujet de cette
bleffé que
le feul Nègre
éft cependant
de blefure,
jaie perdu du rétanos,Jite été charge
pendant tout le temps que j'ai
manude ces importantes
des hôpicaux
ait eu conffaétures (42); & qu'il Y
de
dans Phopital
ramment en traitement
Nègres grahabitation plufieurs
chaque
Ceft pourquoi je fuis
vement bleffés.
occafion ce font
perfiadé que dans cette
caufé ce terles irritans feuls qui ont
I
&
accident. C'eft à cette époque,
rible
habitation, que le Nègre
far cctte même
avoit été guéri
Jean - Baptifte
d'une amputadepuis peu de temps, 2
sèche fcule-.
avec la charpie
tion (43),
fans agaric, fans
ment, fans fpiritueux,
jufqu à
(42) Dont le nombre a été à Sain-Domingue Morin s & trois à
quatorze dans le bas du fanté quartier fe fit dérangée.
Limonade, avant que ma
& 247 de mes Ob-.
€) Dont il eft parlé pages 246
fervations générales.
lui-mème le poignet avec
(43) Ce Nègre s'étoit coupé travailler.
ene ferpe pour ne point
pie
tion (43),
fans agaric, fans
ment, fans fpiritueux,
jufqu à
(42) Dont le nombre a été à Sain-Domingue Morin s & trois à
quatorze dans le bas du fanté quartier fe fit dérangée.
Limonade, avant que ma
& 247 de mes Ob-.
€) Dont il eft parlé pages 246
fervations générales.
lui-mème le poignet avec
(43) Ce Nègre s'étoit coupé travailler.
ene ferpe pour ne point --- Page 235 ---
fir le Tétanos,
ligature, 9 & fans autre compreffion
celle d'un bandage
que
convenable. 3
Lorfqu'ilarrive que leGérant Où
nome d'une labitation' eft
P'Ecole maintien de
forcé, pour
clave
l'autorité, de punir l'efpar le fouet, & d'ordonner
ce châtiment aille jufqu'au
que
d'ufage dans
fang, il eft
quelques Colonies
quer fur les plaies
d'applis
diatement
fanglantes, s immé
après la puinicion, un
de jus de citron, de fel marin, & mélange
de piment, afin, dit-on, de
méme
prévenir les
fuppurations, la gangrène & autres accidens facheux ; mais combien de
ces applications irritantes &
fois
ment doulourcufes, loin de exceflivebons effets, n'ont-elles
produire Ces
que l'on vouloit éviter pas cauféletétanos
de
! O hommes !
quelque nation que vous foyiez, Phumanité vous invite dans ces P circonftances
trop affligeantes pour VOS caeurs, à.recommander à VCS hofpitalières de n'employer au foulagement de ces matheureux.
quede l'eau ciède, & de les panfer
P2 --- Page 236 ---
Obfervations
cérat de Galien,
enfuite avec le fimple
Thuile & la cire.
fait avec
fois n'eft-il
de
pasarrivé
Ehlcombien
pouflés, on ne
que vOS Commandeurs, fentiment, ont fait
horrible
fait par quel
dans les convulpérir vos efclaves (44)
vos mulets s'autres
(44) De même que vos baufs,
animaux.
leur maltre porte quelquefois ces
Le defir de rainer
d'atrocités. Afn
malbeureux à tenter tous les genres & leurs enfans font
décatter les fouprons,! leurs.femmes leur perte, &,
viétimes; ils pleurent
fouvene
leurs premières
toujours des complices,
quoiquils aient prefque
très-long-temps après.
leurs crimes ne fe découvrent s'affocier que avec les Négreffes
On a vu de ces forcenés plus promptement leurs
hopitalières pour exécuter après avoir, par des moyens
projets de deftruétion; &, & la mort dans l'attelier &
divers, porté la défolation leur maitre.
les troupeaux, fnir par
Nègre a commis
Colonies, 3 lorfqu'un
vendre
Dans quelques adtion, on fe permet de T'envoyer Juftice.
une mauvaife
que de le livrer à la
dans une autre Ife plutôt frémit, qu'il fe rencontroit des
Je n'ai pu voir, fans
ofer efpérer que la
affez téméraires pour
enchaineroient les
acquéreurs
de leur difcipline
fagelle & la vigueur La hardieffe imprudente a même
vices de leurs efclaves.
acheter des cuifiniers de
été quelquefois portée jufqu'à leur confier enfuite la preérangètes, & à
Colonies
que de le livrer à la
dans une autre Ife plutôt frémit, qu'il fe rencontroit des
Je n'ai pu voir, fans
ofer efpérer que la
affez téméraires pour
enchaineroient les
acquéreurs
de leur difcipline
fagelle & la vigueur La hardieffe imprudente a même
vices de leurs efclaves.
acheter des cuifiniers de
été quelquefois portée jufqu'à leur confier enfuite la preérangètes, & à
Colonies --- Page 237 ---
Jur le Tétanos,
fions, en imprégnant l'extrémité de leur
fouct de certains fucs de plantes acrimonicufes, qui nefont délétères,
comme
quelques autres poifons de , que lorfqu'ils
touchent immédiatement les vaiffeaux
ouverts !
Enfin, l'abus des fpiritueux & des
irritans a été porté, entre les
tropiques,
jufgu'à lcs appliquer fur dcs brûlures
profondes. Un propriétaire ayant été vifiter la fucrerie d'une
habitation, eut le
malheur de tomber dans une, chaudière
de firop bouillante, dans
refta
laquelle il ne
pas affez de temps pour y périr.
paration des alimens de Jeurs nouveaux
capitale qui n'a été reconnue qu'après maitres, faure
la vie à des objets infiniment
qu'il en a coûté
Mais fi, d'un côté, le caraétère chers, infiniment précieux.
choix des Commandeurs
caché du Negre rend le.
heureufement
& des Hofpicalières
ces Nègres pervers, ces abominables difficile,
trudteurs font en petit nombre ; d'un antre
defil y a peu d'habitations oi il ne fe
côté aufi
Nègres fidèles, & capables d'actions trouve plufieurs
eft qui aiment vértablement leur
généreufes. Il en
leur attachement jufqu'a fe donner maître, & qui Portent
d'en changer,
la mort plutôt que
P 3 --- Page 238 ---
Obfervations
vite
lui donner
On manda au plus
2 pour
un Médecin de la ville voie
du fecours,
le
finc, qui, dans la vue de prévenir
des
tetanos, faifoit panfer quelques-unes
brulées avec l'efprit de vin (45):
parties
malheureux, pendant les
Les cris de ce
fe faifoient entendre jufques
panfamers,
voifines. La mort mit.
fur les habitations
affreux qu'il fouffrit
fin aux tourmens
pendant le peu de jours qu'il vécut dans
ce cruel état.
(45) Il faut au contraire fe fervir, dans ce cas, des
adoucifans, tels que la cire & T'huiles imiter le Chas
maifeur, & non pas le Tanneur.
autres adouLe premier, par le moyen des huileux-&
ciffans, rend la peau fouple, Aexible & extenfibles les afrandis que le fecond lépaiffir & la durcit par
à
gringens & les irritans, au point de la rendre propre
faire des femelles de fouliers.
On peut voir le réfultat de ce qu'une longue expém'ont appris touchant
xience & une grande application
mondifienifs, innos prétendus valnéraires, détetfifs,
carnarifs, cicatrifans , &c, page 166 de mes ObfervaCes objers faifant partie de la chirurgie
tions générales.
de les traiter un jour
des Colonies, > je me propofe
& les circonftances
avec détail, fi ma fanté, mon remps
yzie le permottent.
ce qu'une longue expém'ont appris touchant
xience & une grande application
mondifienifs, innos prétendus valnéraires, détetfifs,
carnarifs, cicatrifans , &c, page 166 de mes ObfervaCes objers faifant partie de la chirurgie
tions générales.
de les traiter un jour
des Colonies, > je me propofe
& les circonftances
avec détail, fi ma fanté, mon remps
yzie le permottent. --- Page 239 ---
fiur le Tétanos.
Ce font des
blicité & de
impéritics de cette pucotteimportance, qui, depuis
long-temps 2 me font defirer vivement
que Thommede l'art, deftiné pour les Co
lonies, foit également inftruit de la Médecine-Pratique, dela
de
Chirurgieproprement
dite,
la Botanique & de la Chymic,
parce que, jele répète, il eft impoffible de
réunir dans ces poffeffions
fujets capables dans
éloignées, des
qui conftituent
chacune des parties
l'art de guérir. En un
mot, ikeft à déiirer, pourle bonheur
deces contrées, que le plan d'inftrucion
du célèbre M. de Larnage, fur
tie, foit mis à exécution.
cette parminiftrateur
Ce grand Ad.
cice
regarddit avec raifon l'exerféparé des différentes branches de la
Médecine dans les
-
une des caufes
Colonies, comme
principales de leur
pulation
dépoJe pourrois rapporter ici beaucoup.
(*) Voyet mes e Obfevations générales
fuivantes,
pages.Is1 8z
P 4 --- Page 240 ---
Olfervations
de tétanos, mal de
d'aurres exemples
differentes
machoire, furvenu dans nos
Colonies, tant après des bleflures graves,
des opérations de Chirurgies
qu'après
atmofparce que, dans des changemens
phériques, les fujets bleflés ou opérés
d'humidité, ou panfés
ent été frappés
mais ceux que jai
avec des fpiritueux ;
fuffifans,
d'autant plus
cités me paroifent
plus d'égan
qu'en Europe mêmc, ou, par
Aité dans la température, on a beaucoup & de
moins a fouffrir de ces variations
viciffitudes, ce crucl accidenty-fur
çes
par la même caufe.
vient quelquefois
M.del'EtenAu mois deJanvier 1770,
à fon déduaires Gardc dela Marine,étantà
ala
fut bleffé d'un coup d'épée
partement,
de la cuiffe; les tuniques
partic moyenne
été léfées 2 il
de l'artère crurale ayant
prendre
anevrifme. Le feul partià
syfit
étoit de faire Yamputation, ou
dans ce cas
de ce vaiffeau COn#
de tenter la ligature fut fuivi comme le
fidérable ; ce dernier
plus fage.
,
à fon déduaires Gardc dela Marine,étantà
ala
fut bleffé d'un coup d'épée
partement,
de la cuiffe; les tuniques
partic moyenne
été léfées 2 il
de l'artère crurale ayant
prendre
anevrifme. Le feul partià
syfit
étoit de faire Yamputation, ou
dans ce cas
de ce vaiffeau COn#
de tenter la ligature fut fuivi comme le
fidérable ; ce dernier
plus fage. --- Page 241 ---
Jurle Tiranos
Denk
+33
Chirurgiens du premier ordre
exécuterent cette opération avec la
grande dextéricé. Peu à peu les artéres pius
collatérales fe dilatèrent affez
voir le fang qui paffoit dans pour recevaiflenu, & vivifioit
ce grand
jeunes
cette extrémité, De
Chirurgiens intelligens veilloient
jour & nuit le malade,
en fe relevant
alcernativement, La
les extrémités de fappurationstmblit,
dèrent, les
l'artère fe confolicident;
ligatures tombèrent fans ac
eicatrifoit enfin, la plaic fe remplit & fe
à vue d'eil, lorfque,
beau jour de Février,
dans un
après
environ un mois
Popération, 2 & le malade étant
parfaitement bien, on crut, à
un peu avançée du matin.,
une heuré
danger renouveler Pair
potvoir fans
tement, pendant
de fon apparaflis fur-tune
qu'ail fe faifoit peigner,
à Cct effet chaife longue. On ouvrit
main il fe les croifées; mais le lendeler & d'ouvrir plaignit d'une difficulté d'avales machoires; cette diffi- --- Page 242 ---
Obfervations
& il mourut la nuit
culté augmenta, 2
fuivante.
Cette obfervation celles, quejuirap-
& une infinité d'autres que je
portées,
que le tétanos
pourrois citer, prouvent
furvient
accidentel , fuite de bleffure,
n'eft
dans tous les lieux du monde;quil la
plus rare en Europe, quc parce que n'eft
température y eft plus égale ; qu'il
dans la majeure
fréquent au contraire,
& prinpartic de PAfie, de T'Afrique, PAmécipalement dans tout T'archipel de
qu'à caufe des viciflitudes extrêmes
rique,
fucceffives auxquelles
& promptemenit
dans ces difféFatmofphère cit fujette
Cette maladie dépend
rentes régions.
P'avons déja obfervé,
aufi, comme nous
qui fe troudes difpofitions particulieres de la manière
vent dans certains fujets,
& con-:
de panfer les plaies, de diriget
duire les malades.
, PAmécipalement dans tout T'archipel de
qu'à caufe des viciflitudes extrêmes
rique,
fucceffives auxquelles
& promptemenit
dans ces difféFatmofphère cit fujette
Cette maladie dépend
rentes régions.
P'avons déja obfervé,
aufi, comme nous
qui fe troudes difpofitions particulieres de la manière
vent dans certains fujets,
& con-:
de panfer les plaies, de diriget
duire les malades. --- Page 243 ---
Jurle Titanos.
CHAPITRE V.
Moyens de prévenir le Tétanos
effentiel.
Novs avons démontré dans
vrages, que la médecine
nos Oula plus utile & la
préfervative étant
la
plus certaine, doit être
première, fur-tout en
&
les deux Indes. Jc
Afrique dans
me fuis
appliqué dans celui-ci à
également
caufes de cette cruelle approfondir les
mon travail écarter
maladic. Puiffe
fes
les larmes amères
ravages, & tarir
teur fait
que ce fléau deftrucrépandre dans ces vaftes
On prévient le tétanos
régions!
gu'étant en fueur,
efentiel, lorf
dans des lieux
on évite de s'arréter
bas, trop frais ou
humides; en foutenant dans
trop
conftance fon eftomac
cette circorroborantes
par des boiffons
& fortifiantes,
dans les marches, les
fur-t tout
les mauvais
travaux forcés &
temps
(3 On peur voir ce gue nous avons
271 & fuivantes de nos
confcillé pages
Obfervatiens fur les maladies --- Page 244 ---
Obfervations
T'abus des liS'il cft incontcftable que
intéricurequeurs fpiritucufes, 9 prifes
caufe quelquefois des convulfions,
ment,
nombreufes démontrent
des expériences
auffique, dansles climats chauds,Tufage
étendues dans
de ces mêmes liqueurs
&
d'eau, édulcorées
fuffifante quantité
aromatifées prévient la répercuffion
qui caufe le
funefte de la tranfpiration,
tétanos cffenticl.
maladie & une
C'eft pour éviter cette
infinité d'autres, qu'en parlant des hôpiconfeille d'empetaux (")desNegres,je couchent fur des
cher que lcs malades ne
érendues par terre ; que jai rcnattes
léur fournir des cadres à
commandé de
à
pieds, garnis de cordages, propres
des matelas de coton, & au
recevoir
empécher la dépopulation des Colodes Nigres, pour les Soidats, les Matclots & les
pies fer-rout parmi
Efclaves. De la manière que je l'ai prefcrit pour en for- des
(*)
de
page 271 des maladies
mer une efpèce punch,
Nègres.
Ibid. 1o4&.10g.
ur fournir des cadres à
commandé de
à
pieds, garnis de cordages, propres
des matelas de coton, & au
recevoir
empécher la dépopulation des Colodes Nigres, pour les Soidats, les Matclots & les
pies fer-rout parmi
Efclaves. De la manière que je l'ai prefcrit pour en for- des
(*)
de
page 271 des maladies
mer une efpèce punch,
Nègres.
Ibid. 1o4&.10g. --- Page 245 ---
far le Tétanos,
défaut de matelas, de leur
moins des paillaflès
donner au
bien
des chemifes, de
entrctenucs,
couvertures.
gros draps & des
: C'eft auffi dans la vue de
Efclaves à l'abri des effets
mettre les
répercufions,
dangercux des
fournir
que j'ai confeillé
à chaque
(*) de
de laine,
Negre une couverture
une vefte de gros
deux
gros bonnets &
drap,
Je renouveile quatre rechanges de toilc.
aujourd'huiles
feils & lcs mêmes
ménes conde ccs infortunés. inftances en faveur
J'attefte ici
tout où
que parzités
Thabitane, pénétré de ces véimportantes, s'eft
la tigueur du fort de occupé d'adoucir
leur fourniflant
fes Efclaves, en
il
Ces objets
a
indifpenfables,
prévenu non - feulement le tétanos
efentiel, mais encore une infinité
d'autres
maldieudépendinter de ces
funcites , & de Facrimonie répercuffions
meurs (46).
des hu-
(*) lbid, 267.
fur (46) chague Cela eft f vrai, que le nombre des
habication & la nortalité de
malades
Nègres fone --- Page 246 ---
238 -
Obfervations
I Jai frémi en voyant le GouvernettGénéral d'une Colonie, exiger que fes
cafernés couchaflent habituelleSoldats
fans draps ni
ment dans des hamacs,
chaleur
couvertures. Plus,jele répète 2 la
a été exceflive, plus les corps
du jour
fubi Paétion doivent fe gaqui en ont
nonrantir de la fraicheur des nuits,
feulement dans les climats chauds, mais
dans toutes les régions du monde,
encore
fommeil éngourdit les vaifparce que le
& leur bte la faculté
feaux & les nerfs,
& de
de réfifter aux effets de Paltération
Phumidité de Tair, dont Fabforption eft
que les pores font
d'autant plus prompte,
ouverts. Le Soldat ne pouvoit
alors plus
inconvénient qu'en couéviter cC funefte
mais il s'expofoit
chant tout habillé;
maladies
par-là à une infinité d'autres
à la manière dont ils font nourris,
toujours proportionnés
auffi de l'eflogés, couverts & difciplinés 5 ce qui dépend du plus otl
pèce de travail auquel ils font laiffe employés, enfin de
moins de repos qu'on leur
prendre,
l'ufage modéré ou exceffif de leurs plaifirs.
couéviter cC funefte
mais il s'expofoit
chant tout habillé;
maladies
par-là à une infinité d'autres
à la manière dont ils font nourris,
toujours proportionnés
auffi de l'eflogés, couverts & difciplinés 5 ce qui dépend du plus otl
pèce de travail auquel ils font laiffe employés, enfin de
moins de repos qu'on leur
prendre,
l'ufage modéré ou exceffif de leurs plaifirs. --- Page 247 ---
Furle Titanos,
dépendantes de la
tout de la gêne de mal-propreté, la
& furdans cette
circulation, qui,
mentée
circonflance, fe trouvoit
parla pofition courbée
augobligé de tenir dans le hamac, qu'on eft
Si.pour favoriferle
la diftribution
cours des liquides;
des efprits & leur action
réciproque fur les folidés, il eft
tageux dans tous les pays du
avancoucher fur un plan
monde de
précaution devient d'une horizontal, cette
penfable entre les
néceflité indif
minuer les effets de tropiques, la
pour difique- & morale
révolution phyque fubit
tranfplanté fur un horizon
TEuropéen
La connoiffance
enflammé,
rentes
des effets des diffs
températures de l'air, cette
importante de la phyfique
partie
effentielle aux
médicale, eft
des Colonics, Adainthmeum-@auet
vaftation & les pour faire ceffer la dédéfaftres
vellent fi
qui fe renoufréquemment, &
temps dans ces
depuis filongle fort de cet contrées, 2 & pour éviter.
Adminiftrateur qui, après --- Page 248 ---
Obfervations
avoir perdu dâns un. an la moitié de fes
Soldats, fut lui. - mémc. viétime de fes
erreurs & de fes fyfiémes.
En Europe, les changemens dans l'atmofphère, €eux fur-tout qu'on
au renouvellement des
yéprouve
moins fenfibles
faifons, quoique
que dans la zone
ne laiffert pas
torride;
que d'occafionner des
rhumes, des catharves, des fluxions de
poirrine, & une infinité d'autres maladies dont Tefpèce, la gravité & lintenfité
dépendent autant de la précipitation.
de la lenteur avec
ou
laquelle fe fait ce
changement
des
atmofphérique, que de T'etar
humeurs de ceux qui en fubiflenr
l'aétion.
On fait peu d'attention aux variarions
de Parmofphère dans les villes & dans
les bourgs, parcequengénétallesi
cn état
shommcs
d'obferver, font par M tout trèsrares. Cependant elles font la fource d'un
grand nombre d'incommodités &c de
ladics, qu'on attribue
made tout autres caufes. ordinairement à
Ma
phérique, que de T'etar
humeurs de ceux qui en fubiflenr
l'aétion.
On fait peu d'attention aux variarions
de Parmofphère dans les villes & dans
les bourgs, parcequengénétallesi
cn état
shommcs
d'obferver, font par M tout trèsrares. Cependant elles font la fource d'un
grand nombre d'incommodités &c de
ladics, qu'on attribue
made tout autres caufes. ordinairement à
Ma --- Page 249 ---
JaF le Tétanos.
des troupes, qui fuit
2 Maisle Médecin
fes
le Soldar dans les camps, pendant fituations
travaux à la guerre, dans ces
de courage eft plus
pénibles ou Fhomme
de fa fanté,
occupé de fes devoirs que
dans toutes fcs pofitions phyen un mot
voit folvent, , quoifiques & morales,
le quart,
dans la zône tempérée,
que
le tiers, & même la moitié
quelquefois
de rhumes, de
d'une armée attaquée
qui
diarrhées ou de fievres éphémères,
de facilité,
fc guériffent àvec beaucoup
de leur
dès que les nuages fe dégagent
en
humidité, & que les vents du midi,
tous les- corps, permiettent a
dilatant
de fe reporter a la
Phumeur perfpiratoire
peau (47).
Après la niort du Général de la valte Colonie. N
(47)
de parler, les maladies & la mortalité
dont je viens confiderablement parmi ies ttoupes, par la
diminuèrent fourniture de lits de (angles & de drapse On en,
feule
nombre, f on y eit ajouté
auroit fauvé un plus
à defirer qu'en Europe on
E
des couvertures.
des moyens de conferver le Soldat
s'occupàt efficacement
& le Macelor dans les Colonies.
Q. --- Page 250 ---
Oéfervations
Dans la zone torride, le Soldat, le
Matelot & le
Nègre ont infiniment
à fouffrir de ces viciflitudcs,
plus
font privés des objets
lorfqu'ils
qui pourroient les
en garantir (48). Auffi les hommes de
trois claffcs, qui font d'un
CCS
foible, éprouvent-ils
tempérament
lement des
prefque continueldiarrhécs, des dyflenteries
opiniâtres, compliquées de
tandis que les autres, d'une putridité ;
conflitution
plus forte, font
-
affectés de fièvres
ou moins ardentes, d'affedions
plus
tifmales,
rhumaaigués ou chroniques, de
mes,, de convuifions; cnfin de la fpaf- férie
des maux que nous avons indiqués dans
nos Obfervations fur les Maladics des
Negres fuivant leurs différens
tem-
(48) A la Caroline métidionale,
& Lionel Charmer ont remarqué Mellieurs Linnings
homme qui paffe d'une atmo(phère que le poids d'un
himide, augmente d'une
sèche dans un air
rentrant dans la
fivre; & que le même homme
vite cette augmentation, première rempérarure, y perd encore plus
tion font rapides.
tant 1 l'abforption & l'émanata
(*) Pages II6 & 117..
Maladics des
Negres fuivant leurs différens
tem-
(48) A la Caroline métidionale,
& Lionel Charmer ont remarqué Mellieurs Linnings
homme qui paffe d'une atmo(phère que le poids d'un
himide, augmente d'une
sèche dans un air
rentrant dans la
fivre; & que le même homme
vite cette augmentation, première rempérarure, y perd encore plus
tion font rapides.
tant 1 l'abforption & l'émanata
(*) Pages II6 & 117.. --- Page 251 ---
far lé Téanox
pétamens, & que leurs
ctr mhoins
fibres font plus
contradiles;
vanc que les parties fur en'un mor, fuie
Thamear;f font
lequelles fen fixe
à la vie.
plus our moins'e elleontiellés
V. I.
CHAFITRE
Moyens de prévenir le
acetdentel.
Tsands ay
L
premicr, les plus ucile des
qu'on doit
fecourst
fures,de Porter aux plaies & aux bler
eft fans quelque cfpèce qu'elles foiehr,
contad coptrediede les
de Pair (49),
prefervér dul
furtout fielles in-
(49)
EMT
du fentimene Hippocrate & a confidéré lair comme le diitibuteur -
&-de la mort, fleft demouvemens, au mnoins
le maicre dé la fanté
confiderablement far nos: cerraig que ce Auide in@ae
tions. En effet, ils font"f foibles cempéramens & nos
tion de la (alubricé ou de
ou robuflesren coufituse SROporhabitens On Pent voir dans Linfalubrité des lieux
vations: far les maladies des fintroduction de nos qwe.nogs
& des effers de l'air falubre Negres, , le
Obles)
I eft Par-tour des
& de l'air infaluibre. dini.dascschas
Gg.n-easdauntisas des bonmes n
Qz --- Page 252 ---
Obfervations
téreflent les nerfs, les tendons
ou les
aponévrofes. A cet cffet, dès l'inftane
d'une bleffure, il faut
couvrir d'un
s'empreffer de la
linge double, fermer en
même temps les portes & les fenétres de
Tappartement, & pendant tous les
femens avoir un réchaud
panprès de la
bleffée, Enfuite
partie
on en fait l'examen avec
une bougie allumée, & toute la célérité
poffible. On recouvre de nouveau la plaie
pendant que l'on prépare l'appareil. Cet
appareil & les opérations,
sily en a qu'on
ne puiffe éviter, doivent être faits
la même célérité,
avec
L'on ne doit fur-tout jamais
perdre de
vue ce que j'ai prefcrit, dans mes Obfervations générales où jai cité trois
oti mauvaifes qualités de l'air. Ici les hommes font
à "de fréquentes maladies; là au contraire ils fujers
pour ainfi dire exempts; ailleurs c'eft la difficulté en font
guérir les ulcères.
de
y a des pays, & far-tout des hôpitaux f mal
fains, qu'on n'y guérit prefque point d'ulcères &
ticulièrement d'alcères aux jambes.
parmes Obfervations généralés.
Yoyet page 52 de
() Page 246 & fuivantes,
Ici les hommes font
à "de fréquentes maladies; là au contraire ils fujers
pour ainfi dire exempts; ailleurs c'eft la difficulté en font
guérir les ulcères.
de
y a des pays, & far-tout des hôpitaux f mal
fains, qu'on n'y guérit prefque point d'ulcères &
ticulièrement d'alcères aux jambes.
parmes Obfervations généralés.
Yoyet page 52 de
() Page 246 & fuivantes, --- Page 253 ---
le Tétanos:
far
à Saint-Domin
exemples de guérifon, bleffuresles plus graves
gue, en 1777, des
celles ou les
qu'on puiffe avoir à traiter, font écrafés
os, les nerfs & les tendons moulin. On a vu
les rouleaux d'un
évité lés
par
jai
dans ces circonftances
que
ce qui prouve
opérations de chirurgie, font rares les cas
évidemment combien
oblige de
ou l'on eft indlifpeniblenene
Va3
fe fervir du biftouri (s6). cet avertiffeici
- Mais en renouvelant effrayer Phomme
ment,je n'entends point
Après
ils'en faut de beaucoup.
de Part,
la zone torride
de
dans toute
avoir pratiqué
avec le plus
de chirurgie
les opérations en
contradidion
grand fuccbs, je ferois fur-tout avec ce que
&
avec moi-mème, dernière partic de més
jai dit dans la
en Afie, en Afrique & en Amé-
(jo) Non-feulement
comme M. Bilguer,
rique, mais encore en armées Europe, du Roi de Pruffe, T'a
Chirurgien Général des
fur rinutilité de l'ampudémontré dans fa Differtation Cette Differtation > traduite &
tation des membres. célebre M. Tifor, devroit êtte entre
augmenrée par le
de l'art dans les Colonies,
les mains de tous, les gens
Q3 --- Page 254 ---
PAG
OHfarsations
Obfervarions fur lesMalndiceides
SuBvenr dans les bhénorrhagies, Nègres.
mefersque de Tagaric aidé d'une je ne
comprollion; Ksje le répète,
douce
décide auyetranchemene
je ne me
d'un
que lonfqu'il.ne refte aucun
membre,
sanferver.
moyen de le
Jinvite à ne Pas confidérer les
queje propole comme
moyens
tout à ne pas les rejerter fuperfns, furtigux, Le sétanos eit fi comme minur
fouvent
qn'on ne doit rien négliger
funefte,
venir Finvafion,
pour en préS Après avoir nettoyé la plaie
Feau sitde, je fais toujours
avec" de
les premiers
panfemensavec, la charpie seche;
que par-deflus un emplitre
jappliYit so
(St) aflez
(st) Les emplafliques, 3 fa
eprre le mercure ou les excerté ceux dans lefquels
pécher bnm le gontact de l'air, santharides, à
ne fonr gu'emune A toile cirée; mais dans cetre peu près comme ie ferait
rage eft confidérable. Les dircmnflanse, cet avanfucs des vaiffeaux divifess ils emplaftiqnes regoivent les
gqu'ils humeétent fans celles ces lesréRéchifens fucsréunis vers laplaije
appelle le PUs., qui, comme nous
forment ce qu'ga
2752 3b f4 Tavens die sb plas PaAtr
ides, à
ne fonr gu'emune A toile cirée; mais dans cetre peu près comme ie ferait
rage eft confidérable. Les dircmnflanse, cet avanfucs des vaiffeaux divifess ils emplaftiqnes regoivent les
gqu'ils humeétent fans celles ces lesréRéchifens fucsréunis vers laplaije
appelle le PUs., qui, comme nous
forment ce qu'ga
2752 3b f4 Tavens die sb plas PaAtr --- Page 255 ---
Titanos.
Farile
Je
la couvrir commiodéineht
grand pour
double, plus
mets enfuite une comprefle & imbibée dans
grande que Pemplicre, de Aleurs de fureau &
une infulion tiède diminuer Tirrication
afin de
de guimauve,
voifines : enfin,
de la plaic & des parties
con
le tout avec un bandage
Faflujertis
venable,
aux bras- & aux
les bleffures
2 Dans
font les plus fréquentes; 2 les
jambes, qui
être couchés fur un plan
malades doivent
dans celles du corps
horizontal (comme manière pourtant que
& de la tète), de
bleflée
inféricure de l'exerémité
la partie -
élevée que la fupérieure;
foit un peu plus
du fang & des
afin de faciliter le retour
efprits.
faneft d'un tempérament
Si le fujet
ou
faifais faire une
plulieurs
guin, je
Vinfulion anodine cignées ; 8 avec
C'eft pourquoi je ne permets prefque des
fait (eul la cicatrice. lesi
qui s'élèvent
jamais - qu'on : elfuie
bourgeons circonfpedion. Yoyet
plaies, f cer n'efkaveclat plus des grande maladics des Negres.
pages 209 & fuivanres
Q4 --- Page 256 ---
Offervations
deffius, on arrofe, on humeate
deux ou trois fois le
T'appareil
méme davantage felon jour, quelquefois
ties léfécs, le degré lanarure des pary
tenfité des douleurs: d'irritation & linA moins qu'il ne furvienne
Bievje, ne fais jamais lever hémorrhaquarante-huit heures après, Tapparcil que
tion d'orer
avec T'atten-
& de laiffer trlsedoticement celle
la charpic,
jufquace
qui tient à la plaic,
elle fe détache qu'humeéée par la fappuration,
facilement & tombe
Tappareil lors des panfemens
dans
Je viens d'obferver
fuivans,
ôter entièrement
qu'il ne fautjamais
plaies en les
le, pus de deffus les
méthode, qui cffuyanr , parce que cette
rctarde
peut caufer des
toujours la guérifon.
accidens,
Si Ja plaie eft
tulions, que les accompagnée de convafées dans les liqueurs fe foient extraleur, le plus parties voifines, le meilchargée de fel puifant marin. réfolutif, eft l'eau
des compreffes
Il faut en imbiber
que l'on appliquera &
en les
le, pus de deffus les
méthode, qui cffuyanr , parce que cette
rctarde
peut caufer des
toujours la guérifon.
accidens,
Si Ja plaie eft
tulions, que les accompagnée de convafées dans les liqueurs fe foient extraleur, le plus parties voifines, le meilchargée de fel puifant marin. réfolutif, eft l'eau
des compreffes
Il faut en imbiber
que l'on appliquera & --- Page 257 ---
Jur le Tétanos.
renouvellera autant de. fois qu'il fera 249
ecflaire, avec la précaution de
nédéranger Templatrc,
ne point
On pourra même fe fervir
vie, de tafia ou
d'ean-deabfolument
d'arack, en s'abltenant
d'en mettre fur la
en fe conformant
plaie, &
j'ai recommandé exactement à ce que
fur les Maladies dans mes Obfervations
des Negres (page
Aprés avoir levé le
274).
&
premier
jufqu'a ce que
appareil,
lafuppuration foit bien
établie, on panfe la bleffure
plumaccaux garnis d'un
avec des
lejaune d'euf & T'huile digeftif, fait avec
on fuppléc
de lis, à laquellé
Avec par toute autre huile douce.
courir . Ces précautions, on peut, fans
à ce aucun rifque, ajourer dans la fuite
digeftif la térébenthine, &
fuivant les
méme,
la tcinture circonflances, de
l'animer avec
myrrhe ou d'aloès :
lorfque les chairs s'élèvent
enfin,
fans crainte les réprimer trop, on peut
ciné, le précipité
avec Palun calpierre infernale rouge, ou même la
i pour faire une bonne --- Page 258 ---
Obfervations
cicatrice, avec Pattention toutefois
jamais cmployer Ces
de ne
moins que la
remèdes adifs,
néceffitén'en foit démontrée,
Lorfque la fuppuration devient trèsabondarte, on fait à
pointe des
Templâtre avec la
cifcaux, en écartant
dcs fils de la toile, de
feulemene
de diftance en dittance, petitcs! ouvertures
quelles le
au travers defpus paffe à mefure qu'il devicne
farabondant; on mct enfuite
une feconde
par deffus
compreffe d'un dinge mollee
pour en faire Tabforption.
Par cette pratique fage & fondée fur
Texpérience, on peut étrc jufqua trois
jours fans ôter la charpie, & l'on
que le pus ne foit reporté
évite
abforbans dans le
par les pores
torrent de la circulation, ou il pourroit cauferles
les plus graves.
accidens
Il faur en même temps veiller
tementà tont ce quife paffc dans le moral exack
comme dans de phyfique; le
cès devoirs eft fouvent le
premier de
plis difficile a
remplis. Les différene genres -de. vie.
que
fans ôter la charpie, & l'on
que le pus ne foit reporté
évite
abforbans dans le
par les pores
torrent de la circulation, ou il pourroit cauferles
les plus graves.
accidens
Il faur en même temps veiller
tementà tont ce quife paffc dans le moral exack
comme dans de phyfique; le
cès devoirs eft fouvent le
premier de
plis difficile a
remplis. Les différene genres -de. vie.
que --- Page 259 ---
Jur le Titanos,
I'on mène, par-tout fi
25x
bien
diverfifiés, le font
dayantege. dans les Colonies.
manicre de vivre influe à tel
La
les divers
point fur
regarder, compéramens, que lon peut
la
fur : tout entre les.
médecine comme
tropiques,
les Médecins
individuelle : auffi
ladics fout qui ont avancé que lcs mafimples fous la zone
ne peuvent être confidérés
torride,
des voyageurs quin'ont
que comme
de pratiquer. Lcs
point eu occafion
bumeurs ticnnent inconrellablemenea la
de vie & à toutes les conduite, au régime
nous avons parlé dans circonflances dont
Quelques
nos Ouvrages
plus feafible. exemples rendront cette vérité
Tel homme bleffé eft d'un
meut fanguin
tempéra
riture a été fucculente Smnisplahoriques - fa nours
rigidité de fes fibres & abondante. La
oblige, dans cette
circonflanee, de reconrinaux
figncs dans mes Obfervations moyens dégénérales,
(#)E Et norammene
des Negres,
pages 4 & fuivantes des maladies --- Page 260 ---
Osfervations
fous la dénomination de Remedia
tentia, En
J
préparée conféquence, fa boiffon fera
avec les acides
les femences de melons, végétaux, ou
de courges, de
citrouilles; On emploiera
les
méme, fuivant
des circonilances, les adouciflans tirés
graminées
a Celui au contraire quia été mal
loin d'être
nourti,
dantes à pléthorique, a fes humeurs tenfiffure. Fappauvriffement & à la bouf
Pour obtenir chez l'un
chez l'autre une bonne
comme
quelguefois néceffaire fuppuration,ileft
fons calmantes &
d'ajourer aux boif
mier, une ou plufieurs tempérantes du pregn'il faut donner
faignées, tandis
au fecond
alimens légers, & quelquefois quelques
tenir la débilité de fon
même foupcu de bon vin.
eftomac avec un
Il'en eft qui fe font
ont également befoin
épuifés & qui
d'être foutenus par
(*) Voyet pages 213 &
vations générales,
fuivantes de mes * Obfer-
-42T3
à
&
d'ajourer aux boif
mier, une ou plufieurs tempérantes du pregn'il faut donner
faignées, tandis
au fecond
alimens légers, & quelquefois quelques
tenir la débilité de fon
même foupcu de bon vin.
eftomac avec un
Il'en eft qui fe font
ont également befoin
épuifés & qui
d'être foutenus par
(*) Voyet pages 213 &
vations générales,
fuivantes de mes * Obfer-
-42T3
à --- Page 261 ---
Jurle Titanos;
des alimens
légers, tirés du règne
tal, & en quantité
végeproportionnéc à leurs
forces, & à Pinaéion à
être
laquelle ils vont
obligés de fe foumettrc.
D'autres ontle fang infodté, & le
fouvent du vice vénérien
plus
(s2). Dès que
(52) Ce vice eft très-commun dans
J'ai vu à
toute TAmérique,
Saint-Doninge, fur l'habitation
en Negre travaillant à la briqueterie, fe Chafenoy,
en levant, en préfence de M.
cafler un bras
niftrateurs, un moule
Botex, l'un des Admilivres.
qui ne pefoit que de trois à quatre
Dans le même femps, fur Thabiration
Negre cocher, nommé Bougui,
da Plaa, un
fc fractura
d'une complexion
également le bras, en
foible,
fon corps pour defcendre d'une foutenant le poids de
rez-de-chauffte à terre,
ctoifée très-baffe d'un
Ces deux Nègres n'avoient
apparent, mais.
aucun fymprôme vénétien
tions vénériennes, ayant eu précédemment plufieurs affecfrictions
, on leur adminiftra à chacun
mercurielles d'un demi-gros
vinge
aufli chaque jour deux grains de chacune; ils prirent
ce qui fut fuffifant
panacée mercurielle,
remédiai
pour décruire le vice
en mème temps au
vénérien 5 je
une falade de creffon à relâchement des folides avec
vin à chaque repas. Un mois midi, & un gobelet de bon
traitement & leur entière
& demi fuffit pour leur
faites par la feule action guérifon. Ces deux fraétures
pliquées de plaies, ces' mufculaire, n'étant point comNagres ne furent point couchés --- Page 262 ---
Offervations
les premiers
fymptômes du virts fe manifeftenr, if faur leur faire
que jour deux
prendre charielle,en
grains de panacée mercuprefcrivant égalementle
qui convient à leurs
régime
C'eft d'après les itempéramens.
des
nuanccs fi diverfifiées
tempéramens & des
pour étre véricablement humeurs, que,
Médecins entre les
utile aux jeunes
en un. volume, fous tropiques, le
jai réuni
tions générales, les
titre d'Obfervaprincipes de médecine
applicablés à ces climats.
La tenfien des fibres & leur
fenfibilité exigent chez
extrême
tant pour réprimer les quclques fujers,
fordonnés des nerfs, mouvemens déle travail de- la
que pour favorifer
cours aux
fuppuration, qu'on ait regouttes del narcotiques. Six, huit, dix
grain & même laudanum' liquide, Oil un 7 demi
préparé,
un grain d'opium, bien.
un
calmenefansaforblir,
fommeil d'aurant plus
procurene
Sluraire, qu'en
dans des chambres parriculieres,
F'une & fur l'aurre habitation, qdoiqu'il y en A edr fur"
que pour favorifer
cours aux
fuppuration, qu'on ait regouttes del narcotiques. Six, huit, dix
grain & même laudanum' liquide, Oil un 7 demi
préparé,
un grain d'opium, bien.
un
calmenefansaforblir,
fommeil d'aurant plus
procurene
Sluraire, qu'en
dans des chambres parriculieres,
F'une & fur l'aurre habitation, qdoiqu'il y en A edr fur" --- Page 263 ---
fur le Titanos.
agiffanc fur l'efprit vital, il
mouvemens
diffipe les
tions, qui, (pafmodiques dans.
& les irritapar-tour
ces climats plus
ailleurs, fe manifeftent
que
toujours dans les premiers
prefquie
fuivent les grandes
inftans qui
chez les fijets ardens bleffures, far- tout
On n'a point à craindre &.irritables,
circonflagce, comme dans le dans cette
cement des maladies
commerremèdes fixent Thumeur aiguès, que Ces
pendant ils pourroient mo-biliques nuire
Ced'un tempérament froid,
aux fujets
le mouvement des
chez leiquels
lenti; en un mot, liqucurs eft trop rafoient généralement quoique ces remèdes
vent être employés utiles, ils né peuil faut. convenir
indiféremment, &
diverfes (qu'il
que dans ces occafions
importe de bien
on ne peut obtenir de fuccès diltinguer),
riancles
qu'en vafecours,6 en fe
leur spplication,
conduifant dans
vrais principes.
confaqtiemment aux
L'air
defappartement doit
êtrc, 2. le plus, --- Page 264 ---
Oéfervations
qu'il eft poffible,
de
tenu au mêmc degré
température; à cet cffet, dans lès
temps de pluies & aux heures où il fait
froid; on y entretiendra du
Phomme de l'art
feu; que
& de la conduite chargé du traitement
des
de manière à ce que le malades, dirigera
theriomètre foit
toujours au terme moyen de la
du licu où l'on fe trouve,
chaleur
jeure partic de T'Ifle
Dans la made toutes les
Saint-Domingue &
de vingt à Antilles, Ce terme doit être
vingt-un &
La même
vingt-deux degrés.
établir
proportion fera très - aifée à
aux IflesdeFrance & de
ainfi que dans tous les
Bourbon,
mens
autres érabliffeEuropéens, tânt à la côte de Coromandel, qu'à celle de Malabar,
Bengale, à PHle de
au
quelque
Madagafcar, & dans
partie du monde que ce foit.
Dans toutes les bleffures
que le thermométre
graves, dès
deux
aura monté d'un ou
degrés,ceg qui arrive
fur les neuf ou dix
ordinairemene
pendant les
heures du matin
grandes chaleurs, on en
modérera
Européens, tânt à la côte de Coromandel, qu'à celle de Malabar,
Bengale, à PHle de
au
quelque
Madagafcar, & dans
partie du monde que ce foit.
Dans toutes les bleffures
que le thermométre
graves, dès
deux
aura monté d'un ou
degrés,ceg qui arrive
fur les neuf ou dix
ordinairemene
pendant les
heures du matin
grandes chaleurs, on en
modérera --- Page 265 ---
fer ie Taanoy.
asdirentencforein
da malade quelques pneancaupebodulic fcaux
du puits,que l'on
d'eat fortant
de Erois co trois aura fin de changer
otera lorlque Ja heures, K gue J'on
dera rombés
grande chaleur du jour
(53).
Pour cntretenir le mcme degré de
semperaure,8r fures des
garantirles grandes. sblof
changemens
il eltde la plus grande acaofpieriqusy
faire barir dans chaque impprsane: de
Roi que des
hopital, tant du
amagonnerie, particuliers. une falle en
n'y aic.ni
conftruire de manière qulil
ibrifes
Portes ni, ifenétres du coré des
regnantex. Ainfi, par,
Cap françois, Mle
exemiple,an
brife du large, venant Sae-Dosinigie, ducôté
S celle de terre ducoré du dunord,
ouvertures indifpenfables
fud,das
feront
(s3) Ce dernier moyen fera
pra- *
traitement de toutes les maladiesi également utile dans le
far-toiut, que les Eutopéens indammatoires, de celles,
dans ces contrées bralantes, & éprouvent a leur artivée
171 & V72 de mes Obfervations que j'ai indiquées Pages
189 & 290 des maladies des Negres, générules, & Pages
R --- Page 266 ---
2,8
Olfervations
tiquées à l'eft & à l'oueft, afin
veler P'air autant dé fois
de renoticeflaire, fans nuire
qu'il fera néCette
aux bleffés (54).
côté des attention de ne jamais placer du
brifes
de
régnantes les
cette falle
ouvertures
dans tout particulière, doit avoir lieu
tropiques, établiffement fitué entre lcs
foit
prefqu'llle, Par. continental, foit Ifle ou
à la côte exemple, au port de
Cayenne, dela
de' PIfC & x celle
de Guyanne,) jufques par-dela la rivière
Kourou, 9 les brifes venant
de la mer
du côté
doivent
> les portes & les fenêtres
afin
être placées du côté
d'éviter les dangercux
oppofé,
contadt de Tair. II eft des effets du fort
où les malades
cas, à la vérité,
privés du
dela brife
raftaichiffement
d'un
regnante,courraiente des
autre genre; mais alors il rifques
rel de parer à cet
eft natuinconvénienr. M. de
(54) Cette falle ainfi conftruite eft
penfable pour préferver les femmes égaiement indif
cidens, & - les
en couches, d'acmâchoire.
nouvcau-nét, du tétanos, mal de
ades
cas, à la vérité,
privés du
dela brife
raftaichiffement
d'un
regnante,courraiente des
autre genre; mais alors il rifques
rel de parer à cet
eft natuinconvénienr. M. de
(54) Cette falle ainfi conftruite eft
penfable pour préferver les femmes égaiement indif
cidens, & - les
en couches, d'acmâchoire.
nouvcau-nét, du tétanos, mal de --- Page 267 ---
Jur le Téanos,
Chanvatin, 2 de
jai déja parlé, Tembarquemene ditquel
de cette
nous fournit un exemple
exception.
Get Adminiltrateur,
long tomps
, attaqué depuis
pluticurs
d'obfiruaions, à la fuite de
nouvelle maladies aigues, fur arrêté à la
Colonie de la
Décembre 1764, & conduit Guyanne, y le 25
après à rife de
trois jours
fermé dans
Cayenne, > cù il fut rendu côré
une chambre dontls
de la mer furent
fenétres
ne laifla qu'une feule
formices; on
côté oppofé, ce quile croifée ouverte, du
de la brifc
privoit cnricrement
de l'air régnante & du
: ce ne fur qu'à renouvellement la fin
4 mois après, que je fus:
d'avril,
conflater fon état. Je
mandé pour
fibilité de la guérifon Anoivaiimpu de
teur, s'il u'obrenoit la
cet Adminiftraouvrir une des croifécs permiffion de faire
ment du côté de la
de fon appartode fe promener
mer, avec la libérté
la place
dans fon jardin & fur
publique; ce dernier article lui
furaccordé, mais T'ouvercure
de la croiféa
R 2 --- Page 268 ---
Olfervations
fut refuféc. Sans cette
confistation, à laquelle fc réunirent tous les
de la ville, ce malade
Chirurgiens
feroit
ment
infaillibletombé dans le trifte état des fcorbutiques, 9 dont j'ai fait le tablcau
mes Obfervations fur les
dans
maladies des'
Nègres & auroit péri dans
Colonic (55).
cette
L'appartement que je propofe aura au
moins une croifée de plus
celui de M. de
que n'avoit
Chanvallon. Il eft
(*) Pages 94 & fuivantes.
- (ss)"Qui croiroit gu'an acte qui a fauvé
regrets aux accufateurs & aux accufés;
tant de.
honorable, j'ofe le dire,
le
qu'un-ade auffi
favoir du
pour cceur que pour le
mis,
Médecin, m'ait cependant fufciré des enne- >
de qui, après m'avoir fait perdre mon état! à lIe
France, n'ont pas laiffé que de me
autres Colonies,
nuire dans les
decin de M. de quoique je n'aie pas été depuis le Mé- J
aucun
Chanyation, & que je n'aie méme eu
rapport avec lui? Cer Ouvrage étant fait
cipalement pour les jeunes Médecins qui
prin:
ver. en pareil cas, je fais ici l'aveu
peuvent fe troufert ne peut être mis en
que ce que j'ai foufque la vérité & le fuceès parallele de
avec les jouiffances
jonmnellement éprouyer,
ma confultarion me font
a
ique je n'aie pas été depuis le Mé- J
aucun
Chanyation, & que je n'aie méme eu
rapport avec lui? Cer Ouvrage étant fait
cipalement pour les jeunes Médecins qui
prin:
ver. en pareil cas, je fais ici l'aveu
peuvent fe troufert ne peut être mis en
que ce que j'ai foufque la vérité & le fuceès parallele de
avec les jouiffances
jonmnellement éprouyer,
ma confultarion me font
a --- Page 269 ---
furile Tiianos.
les bleffures lés
d'ailleurs erés-rare que
les frace
telles que
plus confidérablés, de plaies & les amtures compliquécs
de deux mois à
foient plus
petations;
font biens conduites,
guérir,1 loriqu'elles
cinq
en demeura
& cet Adminiftrateur
dans cet appartement: toute crainte a
knfin'y pour diffiper
ici Pufage
cèt égard, nous rappellerons entre les troou Y'on a été long-temps dans une falle
piques de tenir renfermés vénériens pendant
particulierel les maladcs traitement. L'ignotout: le temps de leur à TIle de France;
rance avoit été portée
les croifées, &
julqu'a faire maçonner &r nuit un grand
entretenir jour
jufquia
falle. On ne pén6
fcu au milieu de cette cachot , ou plurôt
troit même dans ce
une double
dans cette fournaife, que par
le renouvelleporte, tant on craignoit
ment de Tair.
des mar
A mon arrivée dans cet afyle
de
lors de la prife de poffelfion
lades,
i
du Roi,
cettc S
Colonic pour le compre
R3 --- Page 270 ---
C -
Oéfarvations
je fis ôter la
maçonnerie des
auffi contraire aux
croifées,
àla mémoire du malades, qu'injuricufe
célèbre La
qui les avoit fait.
Bourdonnais
auffi
pratiquer. Je fis détruire
Tefpèce de plate forme
au milicu de cette falle, fur conftruite
laquelle on'
entretenoit un feu continuel; &
bonhcur de guerir tous lcs
j'eus le
fermés dans cet affreux
malades renAvant
féjour
cette époque, on tenoit
ment renfermés dans CCS climats, & égaleticulièrement aux Antilles, les malades paratraguésde petitcs-vérolcs. Dans pluficurs
Colonics on les forçoit même à
les tifanes faitcs avec le
prendre
fras, la
gayac, le faffafalfeparcille, & autres fudorifiques ; auffi, viétimes de ferreur de
temps, ceux qui étoient attaqués de CCS
deux genres de maladie
ces
périffoient - ils
prefque toLIs, Heureufement
& la
Texpérience
phyfique ont commencéà
la Médecine des Colonies.
éclairer
(*) Voyer pages Ig2 & fuivantes des maladies
Négres.
des
prendre
fras, la
gayac, le faffafalfeparcille, & autres fudorifiques ; auffi, viétimes de ferreur de
temps, ceux qui étoient attaqués de CCS
deux genres de maladie
ces
périffoient - ils
prefque toLIs, Heureufement
& la
Texpérience
phyfique ont commencéà
la Médecine des Colonies.
éclairer
(*) Voyer pages Ig2 & fuivantes des maladies
Négres.
des --- Page 271 ---
le Tétanos.
fur
vifcères,
Après la léfion des principaux même des
des aponévrofes,
des tendons,
bleffures à la fuite defampurations, les
craindre le titanos,
quelles on a le plus à
piquûres de
fontles
entre lestropiques, de clous rouillés.
clous & fur-tout
toutes les partics
Les pieds font de
celles qui font le plus expolées
du corps
Mais f,
accident
-
à ce dangereux
bleflure, on a
immédiatement après.la
malade;
de faire coucherler
la précaution
pofle plus promptement
& d'appliquer
ou deux ravets(s6)
fible fur la plaie un
chez les Nègres qui vont nu-pieds.
(*)P Pariculirement
affez femblable au. hanneton
(56) E(pèce de (carabée recouvient fes ailes, mais un peu
dépouillé des écuis qui
plus plat & plus mou.
en Afie, en Afrique &,
Les ravets (ont tres-mulripliés des Colonies orientales
en Amérique, car les kakerlaques auffi puans, & qui ont les
font des efpèces de ravets les ravets dès Antilles.
mêmes propriétés que d'Afie, tes cargaifons des vaiffeaux
Dans les miers incommodées des ravets, qu'on impofe infectes
font tellement Mouffes jufqu'à cinquante de ces
quelquefois les
& détruic tout comme les rats.
par jour. Le ravet ronge.
R 4 --- Page 272 ---
Olferiarions
éerates, ou deux plumaceauix imbites
Thuile de cct infcac;
de
de
mité blefice de la manière placer-Textres
diqué ($7), afiide
que je Taiint
tonte
garantir le malade de
efpece d'humidite, OH
à évitér lé teranos:
parviendre
Sur toures les habitations dont
tement des malades m'a été
letraiPon à voulu
confic, & Oi
obferver la conduite
-
preferissje
que jé
Waijamais và le tétanos forver.
nir; tandis que j'ai été fouvént appele e#f
confultation pour reniédicr à cé terriblé
Accident, arrivé chcz les uns pour avoir
eu Pimprudence de marcher
ou de trafriève méme tud Tépiderme des
des
de cecr qui s'endorment i doigis pieds & des inains
Ee ravec érant entiemi des décohvert, bonnes
cet inconvénient en faifant conftruire odeurs, on évite
de fenteur,
fon lit eir bois
Mais on cire' de cet infeae deflruéteur
épaifle & gres-bonne dans les
une huile tress
de plaies &: de bleffares, & fur-tour pan(eméns de tout te elpèce
des
G9) II et également effentiel dans piquires.
plaies &c de bleffures, fur-tout
totites fortes de
miers jotits, de ténir l'extrémité Pendant blefée les quinze pres
afin qae les mufclés foieite danslérit un Peu féchie;
de
e
relschemensy
& gres-bonne dans les
une huile tress
de plaies &: de bleffares, & fur-tour pan(eméns de tout te elpèce
des
G9) II et également effentiel dans piquires.
plaies &c de bleffures, fur-tout
totites fortes de
miers jotits, de ténir l'extrémité Pendant blefée les quinze pres
afin qae les mufclés foieite danslérit un Peu féchie;
de
e
relschemensy --- Page 273 ---
ferke Titanos.
des piquûres; & chcz les
vailler après
de tenif les
autres, pour avoir néghigé
%
bleffures couvertes, ou s'êtré expofés
Thumidité.
éntre les
Mais fans nous tranfporter
des'
tropiques, nous avons 1 en Eorope
obfervations qui prouvent que darso qucldu monde que ce foit, ces
que partié
être de la plus grande
moyens peuvent
; une des
uitilité. Entre ces obfervations fe trouve
plus frappantes eft celle qui de la Fa
dans Pextrait du primna meitfis inféré dans
culté de Médéciné de Paris,
le journal de Médecine de Juillet 178::
M. Desbois dé Rochefort; Médecin
dela Charité & du College de Ste. Barbe;
qu'un Erudiant èn phia Paris, rapporté
d'ur tétanos
bofophic fuc pris; le 1O Mai,
violent, dont la faignée & les antifpae
modiques nc purent arrêter le funefte
effet.
avoir rapporté quelques déAprès
qu'éprouva cet
tails fur les fymptômes obfervations fur
Erudiant 3 & quelques --- Page 274 ---
266.
Oéfrvationr
T'état des principaux
vifeères
mort, M. Desboisa
après fa
>> a pu favoir, c'eft ajouté: <Tout ce qu'on
>> étoit vif &
que ce jeune homme
fujet à des
>> (pafmofdiques
mouvemens
>
été fujet autrefois tres-rapides; qu'ilavoit
à la
>> & que, quelqiies
mafturbation,
>> ber malade, il jours avant de tom-
> du pied
s'étoit blefié à la plante
avec un clou >>,
M. Desbois héfite de
la piquure T'irritation
rapporter à
& la mort de fon nerveufe,le tétanos
m'a déterminéà
malade. C'eft ce qui
& à faire les prendre lesi informations,
vérificationsies
fur toutes les
plus cxadtes
& de la
circonflances de la maladie
mort de ce jeune hommc.
Faiappris que M. le Sourd
diant au Collège de Stc.
étuReims.
Barbe, rue de
2 ennuyé de refter dans fa
chambre, dix jours après fa
avoir été jouer à la
blefture,
paume, & étoit ren-
(*)
vings & Fraol-Emsant-Thema un ans &c fix mois, décédéle le Sourd, agé de
12 Mai 1782.
de la
circonflances de la maladie
mort de ce jeune hommc.
Faiappris que M. le Sourd
diant au Collège de Stc.
étuReims.
Barbe, rue de
2 ennuyé de refter dans fa
chambre, dix jours après fa
avoir été jouer à la
blefture,
paume, & étoit ren-
(*)
vings & Fraol-Emsant-Thema un ans &c fix mois, décédéle le Sourd, agé de
12 Mai 1782. --- Page 275 ---
Jar le Titanos.
tré couvert de fueur &
Lespremiers
excédé - de fatigues.
fymsptômes du
manifeftés
serinoss'stane
24 heures après, ce cruel
accident & fes fuites funeftcs
étre rapportécs
ne peuvent
qu'à la
tout à
piqutre, & furlimprudence du jcune homme:
Quand on cxamine
la texture de Taponévrofe ansromiquemene
pareil du fyllême
plantaire, Tapde la fenfibilité, nerveux, fource unique
la
de lirritabilité & de
correfpondance
ties, & que Tona vu fympathique des paron n'eft point étonné beaucoup de bleffés,
cale caufe ces affreux qu'une irritation loSi M. le Sourd, défordres.
de fatigues
au lieu de s'excéder
dans une journée
edt refté dans fon
rres-chaude,
chambre;
lit, ou même dans fa
que fa plaie cût étépanfée
venablement, il eft plus
conqu'il eût évité le fort funefte quie probable
victime (58).
dont il fur
G (s8) Jean-Baptifte
> lége de Sainte Barbe, Molinier, a alfuré domeftique an ColB Médecin, que, Ja veille de la à M. Olivaud, jeune
mort de M, le Sourd;
fté dans fon
rres-chaude,
chambre;
lit, ou même dans fa
que fa plaie cût étépanfée
venablement, il eft plus
conqu'il eût évité le fort funefte quie probable
victime (58).
dont il fur
G (s8) Jean-Baptifte
> lége de Sainte Barbe, Molinier, a alfuré domeftique an ColB Médecin, que, Ja veille de la à M. Olivaud, jeune
mort de M, le Sourd; --- Page 276 ---
Oajtfuations
Il eti eft ainfi
de-Toblervation
fur Jofeph Maltere:
faite
(,
de
maçon; age
45.ans, bleffé à la plante du
en, démoliffant
pied;
une vielle boiferie,
, par
>> il l'avoit encore vu' jouer à la
3> Adérablement M. l'Abbé
Paume & fuer cens
>> défunt, en a dit autant Tlanghes condifciple du
>
; & M... l'Abbé
condifciple de l'un & de
Daians, 1
51 fouviene parfaitement
T'autre, a ajouté gu'il (c
9: jouant, d'une
que M. lé Sourd fe plaignoit, en
grande
3 de monvoir les bras douleur
en
rdenkedesquifeptier
>> on le trouva roide fur avant; le que le lendemain macin
a> jour dans cet érài; & plancher; qu'il-relta tout le
M. l'Abbé Deshans mourut la' nuit fuivante. I
> orteil & un
affure auffi que c'eft au
Mais Par Os que la bleffure a été faite >2, gros
65, que la plaie ait été" faite par un C clou
; qu'elle fit à la plarite du pied ou
ou par un
cela eft abfolument égal;
au gros orteil,
yrofe
puifque la léfion de
les plantaire & celle de la gaine des tendons l'aponé
mêmes défordres, &
le
caufent
in' ablolu repos.
n3 exigent même traitement avec
S L'ouverture du cadavre aété faite
Profeffeur aux Esoles de
Par M. Peyrilhe;
découvert de caufe de * Chirurgie 5 qui n'ayant
mort dans les
point
portée à lirritation nerveufe
capacités, l'a rapproduite Par la bleffure.
Rapportée par, M. le
Differtation far lay rage,
Foux,t page 12 de fa
Société Royale de
qui.a, remporté le prix de la
Midgcing de Paris,len1 Mars 278i, --- Page 277 ---
far le Tetanos.
la femelle de
un clou rouillé qui-perça aflez avant pour
fon foulier, & entra
accicaufer le tétanos , quide fit périr.y'
fi la piquare
dent qu'on eûr pu prévenir, malade tenu conveeût été panfée & le
nablement.
furvient auffi Es-fRéquene
ae Le tétanos
du cordon des
ment après la ligature.
mal-avaiffeaux fpermatiques, pratiquéc caftration.
dans Topération de la
propos Blanc, Chirurgien d'Orléans,sffure
Mile
- Major
avoir oui dire a un Chirurgien
hôpital, que ( dc 1 4 opéra-.
d'un grand
illui en étoit mort
5 tions de caftration,
ce malheur
convenu que
2) 12,& quieft
-
-
forte ftriction de la
> - avoit pour caufc la étoit habitué
à laquelle 1
> ligature
deux fois le même
- Morand a vu ar
même caufe
accident furvenir par la
273.00
Guvte Chirurg. de M. le Blanc, Tome
(*) Voyet
premier, , page 85.
feconde Partie,
Voyer Opufc. de Ghirurgie,
page 173-
convenu que
2) 12,& quieft
-
-
forte ftriction de la
> - avoit pour caufc la étoit habitué
à laquelle 1
> ligature
deux fois le même
- Morand a vu ar
même caufe
accident furvenir par la
273.00
Guvte Chirurg. de M. le Blanc, Tome
(*) Voyet
premier, , page 85.
feconde Partie,
Voyer Opufc. de Ghirurgie,
page 173- --- Page 278 ---
Obfarvations
Licutaud, dans de femblables
tances, a érétémoin dumême
circonfa
Enfin, le célèbre Lecat
malheur
T'efpace de 21 ans
pendant
Phopital de
1 a obfervé , à
lades
Roueny une douzaine de maattaqués du tétanos, & il ne
pas fouvenu d'en avoir
s'eft
fcul.
vu réchapper un
Cc cruel accident furvenant
climat auffi
dans un
tempéré que le notre,
cipalement lorfqu'en faifant les prins
rations, on ne prend pas Ics
opctions prefcrites par la bonne
précauique ne doit-on pas craindre Chirurgie, des
fautes entre les tropiques ?..
mêmcs
Auffi, d'après les principes du
M. Antoine Petit, fous
célébre
toutes les branches
lequel j'ai étudié
de la médecinc, &
d'après mon expérience dansles
me fuis-je élevé, dès l'annéc
Colonies,
1776, contre
Sarcocèle. Page 293, Tome II, troifème édition, article
meninges, Page 13 de fa Differration far la fenfibilité des --- Page 279 ---
Jur le Titanos,
la ligature du cordon des
271.
vaiffeanx
matiques; les accidens les
fperle tétanos
plus funeltes,
crire de, fur-tout, me l'ayant fait profans.
ma pratique, il y a plus de 25
Je. n'ai jamais été dans la néceffité
dilater par des incifions les
de
clous. Les
piquures de
moyens que je propofe m'ont
toujours fuffi pour prévenir les douleurs
vives, le gonflement & les
mens qui font craindre le
étranglelorique I le Médecin a
tétanos, Mais
& que, faute d'avoir étéappclé trop tard,
pris les précautions
que findique, Ces premiers accidens fe
manifeftent, il faut, à Pinftant
& fans balancer, faire des
mêmei,
fifantes
incifions fuf
Teffet, pour en empêcher les progrès &.
fur-tour fi la plaie intérefle
névrofe plantaire
T'apoLa circonfpection
mandée à cet égard, que j'ai recomne porte pas
(*) Voyer la manière auffi fimple
tiquer la
210 &
que fire de prades Negres, caltation,-pager
fuivanres des maladies
manifeftent, il faut, à Pinftant
& fans balancer, faire des
mêmei,
fifantes
incifions fuf
Teffet, pour en empêcher les progrès &.
fur-tour fi la plaie intérefle
névrofe plantaire
T'apoLa circonfpection
mandée à cet égard, que j'ai recomne porte pas
(*) Voyer la manière auffi fimple
tiquer la
210 &
que fire de prades Negres, caltation,-pager
fuivanres des maladies --- Page 280 ---
Osfargations
furles accidens qui fuccedent
aux piquures fairesà d'autres quelquefois
dineufes & aponévrotiques parties tencerte,une aiguille
par une lande poiffon, &c. 7 uneépine, une arête
sn
:
eft une
L'obfervation, fuivante
preuve,
En 1764, à Kourou, chef-licn de
nouvelle Colonie de
la
ran dupoids de 6à 7 Cayepne,t un machaou IO pieds de haut, livresst tomba fufpendu à 9
moyenne dela cuifle du
fur la partie
M, de Prifontaine, Negre pécheur de
dongue défenfc dont ce Commandant. La
da.partic
poiffon eft armé à
poftéricure de la téte,
plus de trois grands travers de pénécraà
profondeur, déchira les
doige de
tégumens, Fapoworoledufayiaienat fun des
& le gréleancérieurs
fut fur le extenfeurs del la jambe. Le-bleflé
douleurs champ porté à Thôpital. Ses
woit de fortes étoientd desplus wives, ecil éproucontracions
léfées, Dès Pinftant de dans-lesparrios
de Préfontaine
cet accident, M.
inévitable.
regardale ttenos comme
Après --- Page 281 ---
furle Tiranos,
Apresavoir mis l'extrémité
fituation,
blellée ch
je couvris la plaie dun
maceau imbibé d'huile de lis.
pluc
par-deffus un grand
Tappliquai
de pain & de lait. Les cataplafine de mie
portes Sclcs fenêtres
clofes, je faifois changer ce
toutes les quatre heures fans cataplafme
plumaceau. Ce
ôrer le
Nègre étant d'un
rament fanguin, & d'une forte tempé. conftitution, je le fis faigner quatre fois dan's
les 24 heures.
Le panfement & les deux premières
faignécs faites coup fur
apporté aucun
coup 2 n'ayant
incifions
foulagement, je fis deux
(t) longitudinales, chacune de
trois travers de doigt; l'une à la
fupérieure, & l'autre à la parcicinférienre partie
de la bleffure. II faut, dans ce cas, avoir
un biftouri
biftouris
droit, 3 plus grand que les
ordinaires 7 conferver autant
qu'il cft poffible les fibres
& couper bien
longitudimles,
gerpendiculairement juf
(*) Voyet page 126 de mes Obfetvations ginératar.
S
les, chacune de
trois travers de doigt; l'une à la
fupérieure, & l'autre à la parcicinférienre partie
de la bleffure. II faut, dans ce cas, avoir
un biftouri
biftouris
droit, 3 plus grand que les
ordinaires 7 conferver autant
qu'il cft poffible les fibres
& couper bien
longitudimles,
gerpendiculairement juf
(*) Voyet page 126 de mes Obfetvations ginératar.
S --- Page 282 ---
e
Obftrvations
qu'au fond dela piquare,de manière
le fafcialata & Taponévrofe
que
des mufcles ne faflentaucune
commune
Le premier
étranglement.
panfement fut fait avec la
charpie sèche; &les fuivansavecle digeftif
fimple de jaunes d'ceufs & d'huile de lis.
Avant d'ôter le
cataplafme, mes plumaceaux étoient garnis & prèts à être
appliqués; de forte que,quoiqueles
& les fenêtres fuffent
portes
fermées, la
ne reftoit pas
plaie
découverte, > à chaque panfement, l'efpace de deux fecondes.
Par CCs moyens 1 lcs contraétions des
mufcles & lesdouleurs vives cefsèrent; il
ne furvint aucun accident; toute
de crainte fedillipa;
cfpèce
peu-à-peu la plaie fe
remplit, &, fix femaines après fa bleffure, le malade fut radicalement
Pendant les travaux de ce nouvel guéri. établiffement, fitué à une lieue de la mer,
depuis le mois de Décembre
qu'en Mai
1763 , juf
1765, ce Nègre fur, de tous
les bleffés, le feul menacé du, tétanos
quoique ce temps comprenne celui de ; --- Page 283 ---
Jurle Titanos.
l'affluence d'une
très - grande quantité
d'Européens dans Cette Colonie
& de lépidémic affreufe
naiffante,
parlé pages 7 & 8 de dont nous avons
générales.
nos Obfervations
Le tétanos ayant été confidéré
quelques Ecrivains ();
par
quent à Cayenne
comme plus frébliflemens
que dans les autres étade la zone torride, il
fans doute étonnant
paroitra
circonflances
que dans de telles
bleffs,
nous n'ayons pas eu un fcul
qui ait éprouvé ce cruel
& que, pendant
accident,
ces dix-huit
un feul enfant n'ait été
moisspas
de mâchoire
attaqué du mal
(59).
Il en eft ainfi de tous les
contes qui
Médecine (*) Yoyet pag 883, Tome X, de la
de M. Planque, imprimée Bilio-hique chez
de
d'Houry en 1770.
la veuve
(59) Il faut confidérer
lieu de la Guyanne Françoife qu'à cette époque ce chef.
Nagres, & que nous étions tous n'avoit prefque point de
Parmi les grands maux qui
fufamment vétus. -
nie, on peut compter une afligérent. la nouvelle ColoVoyet pages L51 & 252 des ophthalmie maladies-des des plus opiniitzes.
Negres.
S2
primée Bilio-hique chez
de
d'Houry en 1770.
la veuve
(59) Il faut confidérer
lieu de la Guyanne Françoife qu'à cette époque ce chef.
Nagres, & que nous étions tous n'avoit prefque point de
Parmi les grands maux qui
fufamment vétus. -
nie, on peut compter une afligérent. la nouvelle ColoVoyet pages L51 & 252 des ophthalmie maladies-des des plus opiniitzes.
Negres.
S2 --- Page 284 ---
Obferyations
ont été faits fur cette immenfe
de reptiles & d'animaux
quantité
rendent;
venimeux, qui
dit-on, la Guyanne fi
reufe à habiter, tandis
dangegrande
qu'avec cette
quantité de monde, & pendant ce
long efpace de temps, nousn'avons
à remédier a un feul accident de
pas eu
Mais
ce genre.
que n'a-t-on pas dit fur cette
Partie de la France équinoxiale, &
d'évènemens - Ccs fables Oit
que
Europe ! L'obfervateur
produits en
judicieux & impartial qui a vu les chofes dans leur principe, ne peut que s'indigner del la maladroiteimpoflure de CCS voyageurs exhaltés, qui n'ayant apperçu les objets qu'au
travers du prifme de leurs
de leurs intéréts,
paflions ou
cherchent encore à
Ferfuader la réalité des fantômes de leur
imagination.
- Je n'ai-vu qu'une feule fois le tétanos
furvenir dans les inflammations du bas-,
ventre Le moyen de
prévenir cet
7*) A la (uite d'un émétique inconfidérément
niftré. Voyez pages 145 & faivantes de cet Ouvrage. admi- --- Page 285 ---
furile Titanos.
accident en parcille circonftance, 277
eft;
comme nous l'avons obfervé, de ne s'en
pas laifler impofer par des
apparences
trompeufes; de faifir, dès les premiers
inttans, le genre de la maladie, & de faire
le traitement de Pinflammation vraie.
:
Ileneftainfi du
je - n'ai
tétanos accidentel, que
également rencontré qu'une fois
dans les fièvrés putrides pendant le
de ma pratique; ; encore la maladie n'avoit- cours
elle pas été connue. Les trois faignées
qui avoient éé faites étoient manifeftement contre-indiquées; & d'après l'état
oà je trouvai le malade, lorfque
chargeai de fon traitement
je: me
fuadé
1 je fuis perque ce cruelaccident; ne feroit point
furvenu, f au lieu dcs évacuations fanguines qui ne fervirent qu'à favorifer la
putréfaction, on eût adminiftré
dans les I
premiersjours del la maladie, Pipécacuanha
& les antiputrides.qui fauvèrent la vic
malade
au
Lorfque j'ai été chargé du traitement
(*) VoyeP pag S* & fuivantes des maladies des Nègies.
S3
1 je fuis perque ce cruelaccident; ne feroit point
furvenu, f au lieu dcs évacuations fanguines qui ne fervirent qu'à favorifer la
putréfaction, on eût adminiftré
dans les I
premiersjours del la maladie, Pipécacuanha
& les antiputrides.qui fauvèrent la vic
malade
au
Lorfque j'ai été chargé du traitement
(*) VoyeP pag S* & fuivantes des maladies des Nègies.
S3 --- Page 286 ---
Obfervations
des malades, in primo fatu morbi,
point vu le tétanos furvenir
je n'ai
après la fup-
& des ulcères;
tantsrst
à l'attention de avantage que je rapporte
dant.
veiller exadement, penquelque temps, à la manière
les principales fonétions fe
dont
celles' du bas-ventre.
font, furtout
En tenant le bas-ventre
venant la tenfion de
libre, en préP'eftomac, celle des
inteftins, & leur effort contre le diaphragme, on parvient à maintenir l'action & réaction
& CCS vifcères. Mais réciproque entre la tête
mac
le cerveau & l'eftcréagifiant plus particulièrement
fur l'autre que fur les autres
l'un
faut modérer-deur
partics, il
nière
contranitence de maque ces deux capacités ne
vent que le degré de tenfion
conferpcur le libre exercice de leurs néceflaire
Alors leurs
fonctions.
Tharmonic mouvemens, loin de troubler
tenir dans générale, fervent à la mainle parfait équilibre
titue la fanté.
qui conf- --- Page 287 ---
fur le Tétanios.
avoir foin, après le traitement,
Il faut
guéris, dans les hode retenir les fujets
penou dans leur appartement,
pitaux
& mêmc vingt jours;
dant dix, quinze
des
fclon
de léfion
parties,
fclon le genrc
froid
eft ferein ou pluvieux;
quel le temps
, & que la
fec ou humide,
ou chaud,
ont été plus ou
bleffure & la fuppuration
moins confidérables.
tres-conJ'ai été fouvent, il eft vrai,
des Adminiftratrarié à cet égard par
regardant ces
qui
teurs d'habitations, inutiles 5 faifoient
précautions comme & les envoyoient aux
fortir les Efclaves repredentations: s:auffi
travaux, malgrémes fois que ces fortes
eft-il arrivé plufieurs rouvertes prompde plaics fe font
con-
& qu'il a fallu un temps feconde
tement,
obtenir une
fidérable pour dans cette circonftance
cicatrice, Mais
furvenu de tétanos.
mêmc, il n'eft point
S 4 --- Page 288 ---
C
28a
Oefariations
CHAPITRE VII
Traitement du Tétanas efenticl,
Ausst-roz
tômes du tétanos que les premiers (ympil faut coucher efenticl fe manifeftent,
le malade dans un
tement fitué & difpofé de la manière apparm
que nous l'avons. prefcrit, ou il
labri du fort contaé de
foit à
des brifes
Fair, fur-tout
entretiendra régnantes, & dans lequel on,
la
moyen de la chaleur température du licu. au terme
On s'applique enfuite à reconnoitre
caufe déterminante de Fircitation
la
veufe, afin de la faire ceffer.
ner-,
Sile fujet eft
fera un
nombre pléshorigue-fanguin, de
on.
à fon age & à fon faignécs proportionné
Si la pléthore eft tempémament.
langue foir
humorale, que la
chargée, au lieu de
on adminiftrera
faignées
Tipécacuanha ou l'émé
terme
On s'applique enfuite à reconnoitre
caufe déterminante de Fircitation
la
veufe, afin de la faire ceffer.
ner-,
Sile fujet eft
fera un
nombre pléshorigue-fanguin, de
on.
à fon age & à fon faignécs proportionné
Si la pléthore eft tempémament.
langue foir
humorale, que la
chargée, au lieu de
on adminiftrera
faignées
Tipécacuanha ou l'émé --- Page 289 ---
le Tétanos.
28r
fur
à dofe aflez
tique felon les eirconltances,
obtenir des vomiffemens.
forte pour
tout en ceuvre pour faIlfaut mettre
parviendra
vorifer la tranfpiration. Ony répétées,
frictions sèches, fouvent
pardex
chaudes, telles qu'une
par des boiffons
la limonade chaude,
légère eau de furcau,
ou Peau de
Vorangeade, la bigarrade,
lentilles.
jours de la maPendant les premiers trouvé dans les
ladie, je me fuis bien
chez les fujets
intervalles des convullions, conflitution,
fanguins & dune forte
bains
d'ajouter à la faignée quelques
de chalcur vinge-cing
tiedes, aul degré
de Réaumur. En
therm.
ou vinge-fix diminuent la tenfion, la
tempérant, jis
& calment la violence
roideur dela fibre,
des convulfions ( 60).
m'abftiens des bains lorfque
o Mais je
ici que du bain tiède, parce que je
(60) Je ne parle des bains chauds & des bains froids
me fuis mal trouvé
que fur la fei de quelques
que je n'avois fe emnployés. font copiés les uns les autres,
Ecrivains qui --- Page 290 ---
Obfervations
lap pléthore eft humorale, Jc me fuis mieux
trouvé dans cette circonftance de l'éther
vitriolique, depuis quinze jufqu'à trentefix gouttes, répété fix à fept fois
ks vinge-quatre heures, ainfi
dans
liqueur mincralc
que de la
d'Hofmann, dont
mente la dofe de moitié,
j'augremede qui n'eft
parce que ce
qu'un éther
n'a de propriétés calmantes
affoibli,
que celles des
particules éthérécs qu'il congient,
2. Dans lc premier cas, après lévacuation
fanguine & le premier bain, le malade
étant couché & bien
de
enveloppé
couverturcs, j'adminiftre l'opium, d'abord
a la dofe d'un grain,ou dix
laudanum
gouttes de
liguide de Sydenham,
paré de la manière prefcrite dans préOuvrage (Chapitre
cet
VIII) : fi les
tômes ne fe calment pas
fympon ne
fenfiblement,
doit pas craindre
dc
d'augmenter ou
rapprocher les dofcs de ce remède.
Dans la pléthore chumorale, mémcaprès
Tévacuation des,
humeurs viciées dans
Teftomac & les inteftins, filéther &
tes de
liguide de Sydenham,
paré de la manière prefcrite dans préOuvrage (Chapitre
cet
VIII) : fi les
tômes ne fe calment pas
fympon ne
fenfiblement,
doit pas craindre
dc
d'augmenter ou
rapprocher les dofcs de ce remède.
Dans la pléthore chumorale, mémcaprès
Tévacuation des,
humeurs viciées dans
Teftomac & les inteftins, filéther & --- Page 291 ---
furle Titanos.
la liqueur minérale
d'Hofmann ne diminuent pas les
lement
convalfions; on a égarecours klopium ou au laudanum
liguide, Punis même quelquefois alors les
antifpafmodiques aux narcoriques. J'adminiftre de deux en deux heures un grain
d'opium, deux grains de camphre &
quatre grains de mufc, avec
dans l'un comme dans l'autre Fattention,
tretenir
cas, d'entoujours la liberté du ventre
des lavemens émolliens.
par
Mais c'eft principalement
convulfions
lorfque les
ont pour caufes des fenfations
trop vives, des paffions violentes, des
méditations profondes, des veilles exceffives, 2 des études forcées; en un
dans tous les cas de léfion
mot,
de trouble ou de
particulière,
diffipation du fluide
nerveux, qu'il faut s'empreffer d'adminiftrer Topium favoneux ou le laudanum
liquide, afin de ramener peu à
le
calme dans le cerveau, les nerfs peu & les
elprits,en diminuant les contragions des --- Page 292 ---
Obfervations
mufcles & les mouvemens défordonnés
de toute la machine.
2 Deslinftant
selefapudncicfmopms
commencent à fe. diffiper; le pouls fe.
développe, devient plus égal & fe rapproche dc Pétat naturel, la peau fel couvre d'une douce moiteur, Alors je fais
prendre depuis dix jufqu'à vingt gouttes
d'alkali volatil dans quelques cuillerécs
de tifane chaude, &, fuivant leffet de ce
remede,je le répèté plus ou moins: Enfin
Pharmonic entre toutes Ics parties commence à fe rétablir.
2 Dans les mémcs vues., on fait fur les
partics artaquées de fpafmes, des embrocations d'huiles douces & mucilagincufes,
fur-tout d'huile de ravets; on les renou-,
velle toutes les trois heures ; Cn applique auffi avec fuccès des veflies remplies
d'eau chaude furle creux de l'eftomac.
Pendant tout ce temps, On foutient
le malade avec des bouillons de riz.
I ofttres-rare que le tétanos Denticl
vues., on fait fur les
partics artaquées de fpafmes, des embrocations d'huiles douces & mucilagincufes,
fur-tout d'huile de ravets; on les renou-,
velle toutes les trois heures ; Cn applique auffi avec fuccès des veflies remplies
d'eau chaude furle creux de l'eftomac.
Pendant tout ce temps, On foutient
le malade avec des bouillons de riz.
I ofttres-rare que le tétanos Denticl --- Page 293 ---
Fur le Tétanos.
réfifte aux
d'indiquer, moyens curatifique je viens
fur-tout lorfque le
a été appelé à
Médecin
maladie, &
temps, qu'il a reconnu la
qu'il en a fait le traitemenr.
Mais fi, malgré tous ces fecours, la
contraction des mufcles releveurs de la
machoire
du
inferieure, celle des mufcles
gofier & la difficulté d'avaler
mentent; ; en un mot, fi les
augfe rapprochent & fc
convulfions
prefque fait du malade.] prolongenr, c'en cft
Dans cette affreufe
pofition, Phumanicé invite le
à mettre tout en ufage
Médecin
malade T'horreur de fon pour cacher au
au lieu
état. A cet cfiet,
d'éloigner fes vifites, qu'il lés
rapproche; la feule idée d'abandon
augmenter les accidens & réduire le peut
heurcux au défefpoir. Que dans
malcafion, écoutant fon
cette OC-.
defon
cceur & la fainteré
miniftereplacot que fes
il agiffe fur le moral
efpérances,
phyfique;
autant que fur le
; qu'il partage fon temps
fes autres malades, de manière à entre
voir coucher affez près de cclui-ci poupour --- Page 294 ---
L
Olfervetions
le fecourir pendant la nuit, & fur-toue
pour être à pcrtéc, l'inftant Oût la dé.
glutition ne fe fait plus, de lui faire
prendre de Fopium en Javement.
doit pas craindreOn-ne
de ce remède foicnt que de furtes dofcs
qu'il
fuivies des accidens
produit quelquefois dans d'autres
maladies où il eft moins inftant de l'adminiftrer. La perfévérance foutenue
Tadminifration des
dans
rappelé à la vie des fecours, a fi fouvent
malades
que le Médecin doit continuer abandonnés,
niftère jufqu'a alinftant de la
fon mimort.
Quroiqu'il foit prouvé par
quele tétanos
lexpéricnce
de toutes les cfenciclattaque lés hommcs
couleurs. & dans tous les
pays,je n'ai jamais eu occafion de l'obferver chez les Blancs entreles
Jecroisen avoir fuffifamment tropiques,
raifons. Paffons au traitement expliquéles du
aceidentel,
tétanos
*
doit continuer abandonnés,
niftère jufqu'a alinftant de la
fon mimort.
Quroiqu'il foit prouvé par
quele tétanos
lexpéricnce
de toutes les cfenciclattaque lés hommcs
couleurs. & dans tous les
pays,je n'ai jamais eu occafion de l'obferver chez les Blancs entreles
Jecroisen avoir fuffifamment tropiques,
raifons. Paffons au traitement expliquéles du
aceidentel,
tétanos
* --- Page 295 ---
far le Tétanos.
CHAFITRE VIII
Traitement du Tatanos accidentel.
Examen des rem2des confaillés par Defportesi
fAnatomilte & le
Le Phyfiologifte,
occafions
Médecin, qui ont de fréquentes
nerfavent que le genre
de pratiquer, fource & le principe de toutes
veux eft la
nos fenfations. dans des difcuffions & des
Sans entrer
ou le moins de fenfyftèmes fur le plus
il fuffit
fibilité de nos différentes partics, unid'obferver que la communication
établie entre elles,
verfelle & réciproque
dont les enven'exifté que par les nerfs,
du cer-.
loppes partent des membranes
font,a autre chofe que
veau, ou plutotne
continuées jufques
ces mêmes membranes ramifications; que
dans leurs plus petites
forment les
d'un côté ces membranes.
qui font
toiles & les houpes nerveufes --- Page 296 ---
Offarvations
T'organe du toucher, & de
trent dans la compofition Taurre, endes
enfin
mufckcs;
qu'ily y a un grand nombre de maladics, méme entre les chroniqucs,
Ont leur fièged dansles extrémités des nerfs. qui
. De-là, cette prodigieufe quantité de
douleurs fympathiques
5 dépendantes du
trop ou trop peu d'aétion des nerfs,
différence qui caraétérifc néceffairement
deux gehres oppofés d'affedions nerveules,
dont la; plupartn'ont point encore été affez
obfervées. Il en eft pour la guérifon defquelles il faut quelquefeis agir fur T'efprit
vital, en excitant fur les nerfs des mouvemens qui les défobitruent. Tels font,
par exemple, les cas où les Médecins
expérimentés adminiftrent avec
& méthode la cigué, le fublimé prudence
rofif, &c. tandis que les affections cordu
genre oppofé, dans lefquelles la tenfion
des nerfs exige Tulage des anodins &
des calmans, fe guériffent
prefque toujours par Popium, lorfqu'elles ne font
point accompagnées de fievres.
D'après
vemens qui les défobitruent. Tels font,
par exemple, les cas où les Médecins
expérimentés adminiftrent avec
& méthode la cigué, le fublimé prudence
rofif, &c. tandis que les affections cordu
genre oppofé, dans lefquelles la tenfion
des nerfs exige Tulage des anodins &
des calmans, fe guériffent
prefque toujours par Popium, lorfqu'elles ne font
point accompagnées de fievres.
D'après --- Page 297 ---
fir le Tirahos.
D'apres celays fi-les moyens que jai
indiqués pour prévenir le tétanos accia
dentel n'ont pas été fuffifans, 0 ou
Médecin n'ait
qoe-le
pas étérappele" affez tôt
pogr les mettre : en prarique;
ait négligé dertenir
que Pon
même degré de
Fappartement au
température;
une douce moiteur à la d'entretenir
boiflons tiedes, &
peau, par les
une augmentation de
couverrures; dès l'initant que le plus
léger friflon ou le plus petit froid fe fait
fentir, il faut adminiftrer
laudanum
l'opium ou le
liquide, & en augmenter
duellement la dofe, fans artendre gralcs progres du malaient
que
dre difficulté dans
produit la moinle mouvement mufculaire,& queles
avons obfervés aresfympsomesquer en
nous
de Mme,
parlant de M. Leyder &
Riortier fe manifeftent. ei
ME Le ténunos.fuite de
que le
Befhres,elt,ainf
Dodcur Lind en fait la remarque, lc plus difficile à guérir & le
plus
(*) Pages 202 & 206 de cet Ouvrage.
T --- Page 298 ---
290.
Olfervations
deftruétcur. Mais,
comme les premicrs
fymptômes de
cèdent
limpreffion du froid préordinairement de quatre à
jours ceux de l'embarras
cinq
gofier & de la
des mufcles du
cette époque
mâchoire inférieure : s à
diminuer
on a encore le temps de
,par Taugmentation
T'opium, la tenfion de la
graduée de
T'érécifme & les
fibre,ainfi que
mouvemens
ques. Par ce
fpafmodidont
moyen, au lieu des
on étoit menacé, le
orages
la moiteur à la
fommeilr rappelle
fois
peau, & même
une légèrc fueur qui maintient quelquecalme dans les
le
dans
clprits 2 & la foupleffe
toutes les parties,
Mais, pour obtenir ces
tages,il faut étre bien fàr de précieux avan-
& pour cet effetl'avoir
fon opium,
Mes fuccès,
choifi foi-même.
partic à la fidélité en. pareil cas, font dus en
la Planche,
& au favoir de M. de
Apothicaire de
m'a toujours fourni des
Paris, qui
mière qualité, II eft
remèdes de prevrai qu'a. cet égard
its 2 & la foupleffe
toutes les parties,
Mais, pour obtenir ces
tages,il faut étre bien fàr de précieux avan-
& pour cet effetl'avoir
fon opium,
Mes fuccès,
choifi foi-même.
partic à la fidélité en. pareil cas, font dus en
la Planche,
& au favoir de M. de
Apothicaire de
m'a toujours fourni des
Paris, qui
mière qualité, II eft
remèdes de prevrai qu'a. cet égard --- Page 299 ---
fur le Titands.
ba
toujours obtenir ce que
on ne peut pas
Yon defire:
Les faits contenus dansla note fuivante
combien cette furveillance eft
prouvent
importante (61).
(SI) On à va dans cet Ouvrage, quimméliatenient en conaptès la fracture de M. Leydet,je. fus d'une appelé lieué de ce
fultation. Ma rélidence étoit éloignée
M. Rafina, fon Chirurgien & fon voifin, $
malade.
annuel, fuivant i'ufage
s'étoit chargé par un abonnement foins, ainfi
famille &
du. pays, de lui donner fes
quaa fournir les médide fa manufaéhute, & de
aux Nègres
camens nécelfaires: dès l'apparition des premiers & des
En conféquence, du tétanos , M. Raffina adminif
plus légers fymmptômes
dix-huit gouttes
tra, comme nous en étions convenus, Ce remède n'ayant.
de laidanum liquide de Sydenham. de moitié la dofe
produit aucun effet, on en augmenta
qui n'opéra pas davantage. foupçonnai que Yextraction de
Dès ce moment je faite. M. Rafina ayant envoyé
Topium avoit été mal
trouvai la liqueur trop peu
chetcher fon facon , je
&j'ofcolorée pour ne pas perfifter dans mon opinion,
chez moi. - Mais M. Rafina
fris d'en envoyer prendre de M. Leydet , avoit déja
qui palfoit les nuits auprès l'état du malade plucst qu'à la
artribué ce non-fuccès à
mon offre eût
foible qualité du remede; &; quoique
T2:
. Rafina ayant envoyé
Topium avoit été mal
trouvai la liqueur trop peu
chetcher fon facon , je
&j'ofcolorée pour ne pas perfifter dans mon opinion,
chez moi. - Mais M. Rafina
fris d'en envoyer prendre de M. Leydet , avoit déja
qui palfoit les nuits auprès l'état du malade plucst qu'à la
artribué ce non-fuccès à
mon offre eût
foible qualité du remede; &; quoique
T2: --- Page 300 ---
Obfervations
D'après des expériences
multipliées,
on a eftimé que fept goutres de laudaété faite avec tour le ménagement poffible, il
offenfer 1 & me répondit qu'il alloir à l'inftant Parut s'en
à la ville voiline *, ot certainement fon
même
lui fourniroir du laudanum qui vaudroir celui Apothicaire
apporté de Paris.
que j'avois
Dans cet intervalle on manqua l'inftant,
d'adminiftrer ce remède; les fymptômes
précieux
l'accroifement & le malade périt.
prirent de
A l'égard de Madame Eiortier, dès l'inftant
premiers fymptômes du tétanos fe
que les
manquai pas, d'après ce qui étoit arrivé manifeftèrent, à M. je ne
d'avertir le Médecin - Chirurgien quiavoit fait Leydet,
ration & qui étoit chargé du traitement, de la néceffité T'opéde s'affurer de la bonne qualité des remèdes. En conféquence il fit prendre au Cap, chez fon
confiance, la plus grande partie des médicamens Apothicaire de.
furent adminiftrés.
qui
Cette malade fur faignée plufieurs fois; elle prit aufi
plufieurs médecines compofées. Je la voyois tous les' -
jours, mais ces évacuations furent toutes déterminées à
mon infçu & Pendant mon abfence 3 je crus même
m'appercevoir que le Médecin ne prenoit mon avis
dans les momens ou fes craintes
que
agifloir feul lorfçu'il-avoir
augmentoient, & qu'il
accidens.
l'efpérance de faire ceffer les
Mais, comme il n'étoit pas jufte de vouloir.
Le Cap, diftanr d'une petite lieue,
, mais ces évacuations furent toutes déterminées à
mon infçu & Pendant mon abfence 3 je crus même
m'appercevoir que le Médecin ne prenoit mon avis
dans les momens ou fes craintes
que
agifloir feul lorfçu'il-avoir
augmentoient, & qu'il
accidens.
l'efpérance de faire ceffer les
Mais, comme il n'étoit pas jufte de vouloir.
Le Cap, diftanr d'une petite lieue, --- Page 301 ---
Titanos.
Jurile
comme on vient
préparé
num liquide,
convoir dans la note précédente,
de le
d'opium.
tiennent un grain
Publique les défagréme faire partager dans Topinion & me priver de T'honmens de la perte de la malade, , le bonhenr de la fauver ;
neur de la cure, fi nous avions
de mon caractère
bleffé : la frauchi(e
de le
mon amour-propre état, ne me permirent pas
& la dignité de mon
lui en avoir vainement fait
diffimuler au Médecin. Après m'en plaignis hautement.
Tobfervation en particulier., 2 je
le plus prompt, &
prirent Taccroilfement
Les fymptômes
la malate périt.
tins en garde contré tout autre
D'après cela je me
Je découvris même
remède que ceux de ma pharmacie. compofes, tranflaplupart des médicamens
enfuire : que
par la voie du commerce
portés dans les Colonies f médiocre, quil eût été
étoient vendus a un prix bonne qualité. J'ai vu, entre
impofible de les, fournir de
qui, à la dofe d'une
autres, dela liqueur d'Hofmann effet, parce que 2 comme je
'once 5 ne procuroit aucun n'étoit autre chofe qu'un efpritl'ai reconnu au goûr, ce
éthéré. Les remèdes
de-vin affoibli 82 ies-légtiemenr
mon arrivée
étojent fi rares au Cap, qu'a en me priant
bien compofés
Apothicaire du Roi,
M. de la, Porte,
apportés de Paris, eut Thonde lui céder cevx quejavois ne trouverois pas dans la
néteté de m'obferver que je femblable à la mienne ().
Colonie de teinture d'opium
s'oit établi
Apotlicaire très ialruit,
(Y Dépuls, M. Saricans
su Çap.
T 3.
fi rares au Cap, qu'a en me priant
bien compofés
Apothicaire du Roi,
M. de la, Porte,
apportés de Paris, eut Thonde lui céder cevx quejavois ne trouverois pas dans la
néteté de m'obferver que je femblable à la mienne ().
Colonie de teinture d'opium
s'oit établi
Apotlicaire très ialruit,
(Y Dépuls, M. Saricans
su Çap.
T 3. --- Page 302 ---
Osfirvations
Depuis 1776,
je me fers avéc
coup de fuccès de l'extrait
beaud'opium, préQuoique çette teinture fe"
de la Faculté de. Midecine trouve dans le difpenfaire
aurres, j'ai regardé
de Paris & daps
récetre,
comme effentiel d'en placer pluficurs ici la
Laudanum liguide de
Sydenham.
(Opium tres-pur
Safran
Prenez. -
:
I onces;
Canelle e
once.
Girofle.
I gros,
(Vin d'Efpagne *
I E
Coupez meny l'opiam & le (afran.
girofe & la canelle. Mettez
Conçaffez le
d'E/pagae dans un matras ces fubfances avec le vin
la veflie mouillée & affujertie que vous boucherez avec de
pe mélange au - foleil Fendant avec un fl. Faites digérer
re temps, paffez la liqueur quinze jours. Au bour de
d'une toile. Laiffez dépofer; avec expreffion au travers
du papier gris. Elle fe conferve après quoi filrrez au travers
criftal bien bouchés,
dans des facons de
Cette reinture ainff préparée, a la
elair & la couleur de nos
denfiré d'un firop
de Pontac,
gros vins foncés, tels que celui
On prend du vin d'Epagne
les pas vins fufeeptible ordinaires. de s'altérer par la très-liquoree, chaleur de la parce gu'il n'ef
digeltion, 2 çomme --- Page 303 ---
fur le Tétanos.
de M. de
à froid, fuivant le procédé
paré
rapporté dans la note
la Planche (62),
ci deffous.
j'invite les
D'après mon expérience,
même
Médecins d'entre les tropiques ,
clihabitent les villes de ces
ceux qui
au moins le laumats, d'avoir à eux,
& T'extraic
danum liquide de Sydenham,
on
d'opium, préparés comme
favonneux
Extrait fayonneux d'Opium.
d'opium très-pur que voue
(62) Prenez la quantité mortier demarbre, Ajourez
defrerez. Pilez-la dans un
ce. qu'il foit entièrement
peu à peu de l'eau froide jufqu'a chargée de lapartie extradive.
délayé. Décantezlal l'eau, liqueur & décantez jufqu'a ce qu'elle
Verlez encore de couleur. Raffemblez toutes ces eaux..
ne prenne plus de
Jofeph. Evaporezàl lachaleus
Filrez-lesà travers ke papier confiftance pilalaire. On
douce du bain - marie julgu'a quit s'élève une odeut:
obferve pendant Tévaporation forme fur la liquenr une couche
vireufe, & qu'il (e
Mais 6Ton.fluse la liqueur
graffe d'un brun très-fonce. il. ne fe forme plus de matière
A deux ou trois reprifes, devient inodore, &, ainfi, dépouillé
gralfe; cet extrait il ne conferve que fes vertus calde la partie vireufe, de venige,aia aucun autre effes:
mantes, fans occafonnet
dasgereux,
T4
:
obferve pendant Tévaporation forme fur la liquenr une couche
vireufe, & qu'il (e
Mais 6Ton.fluse la liqueur
graffe d'un brun très-fonce. il. ne fe forme plus de matière
A deux ou trois reprifes, devient inodore, &, ainfi, dépouillé
gralfe; cet extrait il ne conferve que fes vertus calde la partie vireufe, de venige,aia aucun autre effes:
mantes, fans occafonnet
dasgereux,
T4 --- Page 304 ---
Obferiations
vient de le' voir, & de n'en
ployer d'autres. Il feroit
point emqu'ils fuflent
même àdefirer
de ces
préfens à Pune & à laurre
maladic préparations auff
Les fuccès dans une
nent à
ferrible que le tétanos
une
tiendes,
furveilaiee, à des
pcines, des foins
dérails,
loin de rebuter le
continuels qui,
blement
jeune Médecin vériraappelé à fon s état, ne feront
qu'exciter fon zèle & fon
peut-étre poiut de carrière courage. Il n'eft
mais auffi eft-il de
plus épineufe;
& de
plus douce jouiflance
récompenfe plus honorable
d'arracher ala mort fcs vidimes?
que
Sin tout eft
o
lié, fi tour fe tient
notre machine par la fibre
dans
que fos rameaux diverfement nervcufe,
contournés,
repliés &
mircs U
ca des S"
s'étendent jufqu'aux extrédoigrs, ne foyons point furpris que la plus petite.
dons des
léfion des tentire , e
neffs, ou leur
caufe des convulfions,
irritation
caractérifent
même celles quj
le titanos,
tion de nos
L'organifapartics & une
S longue --- Page 305 ---
fir le Tétanos,
fuite d'obfervations
la néceflité de
juftifient également
prendreles précautions
nous avons confeillécs dans cet
que
& principalement d'éviter
Ouvrage,
des fpiritueux & des ftimulans Tapplication
elpèce de plaies & de bleffurcs. fur toute
Il eft furprenant fans doute
des
hommes célebres,
que
M.
&, de nos jours, 3
Lecor(),aient reconnu que CeS fortesd'applications font fuivies des plus vives douleurs; qu'ils aient cependant
tinué de les cmployer dans les
condes bleffures les plus
panfemens
illufion
graves; & qu'une
conftante les ait portés pendant
des fiècles à en abufer jufques à
quer de Tefprit-de-vin fur les
applimembrancs du
plaies des
cerveau
Je ne me perfuaderai jamais
homume de génie, dont les
que cet
pleins d'idées lumineufes ouvrages font
& profondes,
(rgrtrage 21 de fa differration furla fenfibilitédes
meninges, lue à T'Académie
1757.
-
des Sciences de Rouen en
(**yIéit. page 8.
en abufer jufques à
quer de Tefprit-de-vin fur les
applimembrancs du
plaies des
cerveau
Je ne me perfuaderai jamais
homume de génie, dont les
que cet
pleins d'idées lumineufes ouvrages font
& profondes,
(rgrtrage 21 de fa differration furla fenfibilitédes
meninges, lue à T'Académie
1757.
-
des Sciences de Rouen en
(**yIéit. page 8. --- Page 306 ---
298.
OBfarvations
eût laiffé cette réforme à
été moins
faire, 3 s'il edr
branches occupé d'éclairer les autres
de la Médecine, telles
Phyfiologie,
que la
TAnatomic, &
ment la Phyfique
particulièrequi fert de bafe &
d'appui à toutes les parties de l'art
guérir. Il eft vrai
M.
de
fié un
que
Lecatafacritemps précicux à foutenir fes
nions contre celles du
opiHaller
trop célebre M.
(63).
Les erreurs des grands hommes font
d'autant plus dangereufes & plus
à détruirc, qu'ellès fc
difficiles
répandent à la fois
(63) Haller n'a prefque point
la
La majeure par:ie de fes
pratiqué médecine,
des animaux' bien
expériences ont été faites fur
celles de M. Lecat portans, l'ont été randis que Ia plupart de
pii la fenfibilité eft fi
fur des parties blelfées,
compreffion ou l'affaiffement differente, que quelquefois la
elprits, jette la parrie dans. la interrompant le cours des
léthargique. Dans d'aucres fupeur & rend le fujet,
développe le fentiment
circonftances la maladie
parties mêmes qui font jufqu'à infenfbles rendre douloureufes les
Tels fonr les tendons, les
dans l'état de fanté.
quelquefois deviennent d'une cartilages & même lesos, qui
des plaies, des ulcères, &ç. fenlibilité extrérpe à la fnite --- Page 307 ---
Jar le Tétanos.
dans toutes les parties de l'univers 299
Lc temps feul mer lès hommes & (64),
chofes à leur place. Le bandeau
les
rême tombe, & la vérité
du fyf
obfeurcie, n'en eft
long - temps
plus précieufe,
que plus brillante &
On A a vu que, dès l'année
Lecat avoir eu occafion
1757, M.
pétanos fur douze
d'oblerver le
guéri aucun
fujets fans en avoir
point
Ses onvrages ne font
mention des moyens qu'il a employés pour combattre cette affreufe
ladie; mais des expériences
ma-'
divers climats
réitérées dans
contractions nous ont appris que les
dent
convulfives des mufcles céaux narcotiques & aux antifpafmodiques pris
qués à
intérieurenene, & appliTextérieur, fur- tout, çomme l'a
fuivis (64) Les cours de M. Haller & de M.
de par des fujets de toutes les
Lecat étoient
ces fayans Profefeurs avaient Narions, quel la célébrité
Rouen.
attirés à Leyde & à
in (*) Page I4 de @ Dilferation fur la
meninges.
fen@ibilité des
cles céaux narcotiques & aux antifpafmodiques pris
qués à
intérieurenene, & appliTextérieur, fur- tout, çomme l'a
fuivis (64) Les cours de M. Haller & de M.
de par des fujets de toutes les
Lecat étoient
ces fayans Profefeurs avaient Narions, quel la célébrité
Rouen.
attirés à Leyde & à
in (*) Page I4 de @ Dilferation fur la
meninges.
fen@ibilité des --- Page 308 ---
Olfervations
obfervé le DoSeur Lind
fices applications font faites à la
pieds
plante des
Pour cet fir:
Prenez un gros de
le
camphre ; réduifezen poudre - 3 que vous mélerez avec
trois gros d'opium, & même davantage felon l'âge, la force du fujer &
l'intenfité des accidens. Etendez-le
tout fur deux morceaux de peau de
la grandeur de la paume de la main,:
que vous appliquerez à la plante de
chaque pied.
Ce topique a autant de fuccès dars
les irritations nervéufes
tarde
3 que la moupulvérifée, &
I
incorporée avec le
levain, en a, également appliquée à la
plante des picds, dans les cas oppofés oùt
Tadion des nerfs femble être anéantic,
(*) Page 63 s II. vol. des Efais fur les maladies des
Européens dans les pays chauds,
i Dans les.cas extrèmes on mèle même la diffolution
d'opium avec les digelifs, --- Page 309 ---
Jur le Tétanos,
Tels font, dans la plupart des
30r
malignes que les Européens
maladics
éprouvent fi
inftans fréquemment entre les tropiques - 7 ces
effrayans où le froid des extrémités, la paleur, Vinfenfibilité,
telle & la concentration
la pctitération dela
du pouls, l'alla
phyfionomie, & quelquefois
perte de la connoifance femblent
annoncer au Médecin même la fin du
malade,
C'cft alors que cette
application des
ftimulans, fur les parties les
gnées du centre des
plus *éloicourt fi puifamment, circilations, conrcs& l'éther
avec les véficatoichaleur
vitriolique, à rappeler la
animale & la vie 1 que la
verfion du fluide nerveux fembloir perétcintes pour toujours.
avoir
Il feroit dangereux
danum dans le tétanos d'employer le laules inflammations
qui furvient dans
les maladies
des vifcères & dans
putrides : dans le
cas, avant d'avoir fait un nombre premier
faignécs proportionné à la
de
nature de
s& l'éther
avec les véficatoichaleur
vitriolique, à rappeler la
animale & la vie 1 que la
verfion du fluide nerveux fembloir perétcintes pour toujours.
avoir
Il feroit dangereux
danum dans le tétanos d'employer le laules inflammations
qui furvient dans
les maladies
des vifcères & dans
putrides : dans le
cas, avant d'avoir fait un nombre premier
faignécs proportionné à la
de
nature de --- Page 310 ---
36s
Oéprations
Tinflammation; ; & dans le
que T'eftomae eut été
fecond, avant
cuanha, (ou,
vidé par T'ipéca
conftance.)
Témétique felon la cir
C'eft for-tout dans les cas
d'engorgement, de difpofition inflammatoire; & d'inflammation
branes du cervcau
des memconfpcé dans
2 qu'il faut être cirencore ne
Pufage de ce remedc:
doit - on
trait d'opium
cmployer que l'exfans porter à la préparéà froid, qui calme
donné la
téte, & dont nous avons
préparation.
Examinons maintenane les
employés par Defportes dans le noyens
ment du tétanos 5 &
traitefont
prouvons combien
dangereufes les
ques hommes réunis, prétentions de quelrience perfonnelle
qui, fans expés
traitent;
dans le fujet qu'ils
trui.
n'écrivent que fur la foi d'auDans ces circonflances
exigent les
diverfes, qui
principes les plus folides &
Texpérience la plus
confomméc, 9 De --- Page 311 ---
fur le Titanos.
portes (*) fc borne à
qués méthodes,
rapporter quel5 tantôt Negres, tantôt
Efpagnoles, & fouvent auffi de
oui-dire de Chirurgiens
fimples
blis dans les
François étaJui, livrés à campagnes 3 &, 2 comme
Tempirifmne.
C'eft
ainfi, par.
avoir dit On exemple, 2 qu'après
débattre dans lc bain laife le malade fè
fes forces peuvent le froid, autant gue
On
permettre, il ajoute
celui d'eau préfère le bain de la mer à
réuf;
douces cette fagon a fouvent
enfauite, d'autres, /earifiene
hadinuntsfereeur dans le
proattague les parties
Ipafme gui
Za nugue du col poférigures, depuis
tantôt
julqu'à Los
avec un infrumene
facrum,
tantôt avec Un qui h'ef prefque rouge 3
Ils donnent
pas échaufi
enftuite des lavemens
garifs, 6 une forte dofe
purd'énétigue, 2
(*) Voyer fon Hiftoire des maladies de
mingue,
Saint-Do.
Ibid. page 161, vol. I.
Ibid. page 162,
Ipafme gui
Za nugue du col poférigures, depuis
tantôt
julqu'à Los
avec un infrumene
facrum,
tantôt avec Un qui h'ef prefque rouge 3
Ils donnent
pas échaufi
enftuite des lavemens
garifs, 6 une forte dofe
purd'énétigue, 2
(*) Voyer fon Hiftoire des maladies de
mingue,
Saint-Do.
Ibid. page 161, vol. I.
Ibid. page 162, --- Page 312 ---
Obfervations
laguelle ils
trois
foaifseiter.pendtent deux d
jours une forte tifanc
les potions cordiales, & la purgative,
rifigue,
tifancfudoPlufteurs font faigner copicufement,
baigner dans des bains tiedes
avec les émolliens les
> frotter
huileux, & y
joignent les fudorifiques fans
faifane fculemnent précider deux purger,
lavemens bien
ou trois
purgatifs
Les Efpagnols
faignene aux quatre
membres, lorlgu'il y a une grande
thore ; ils font vomir trois
pléfois; ; ils donnent
ou quatre
enfuite la
dans du vin; on fait le lendemain thériaque des
incifons, depuis la nuque du col juf
gu'ay gras des jambes, G on2
de
deux en deux heures, nuit G frotte
partie incifée avec du karatas, jour, la
la cendre gu'on
&
cuit Jous
pile 3
dont On2 exprime le fuc. Si les incifions fe cicatrifent, ilfaut renouveler.
(*) Ibid. page 163.
Enfuite --- Page 313 ---
Jur le Tiranos,
Enfvite (*) les Nigres font
dans fix' à fept pintes de
de infufer
des racines de verveine
jus citron,
à chigues,
puante G d'herbe
chacune
coupées par morceaux 5 de
mala.le une poignée ; on en frotté le
depuis la téte
A cette fridion
julqu'aux pieds,
en fuccède une autre
fuite avec lne lefive de cendres,
laguelle on
2 dans
fondre la moitié d'une
brigue de
G on
ajoute une
7e
teille de taffia. Après
boucette.
tion,on elz fait une troifème avecle lécondefric
ge deg graines de
mélan.
polasedhnifidaunmies
e'sf-a-dire, rôties G pilées dans
ou deux livres de
une
due.
mantaigue (65)
Toutes CeS fridions
fomnativement, de
fe font alterrefte point
fagon que le malade ne
en repos, & que le corps
toujours humide, Pour
eft
obliger le malade
(*) Page 165, Defportes.ibid.
gnols (6s) à Mor qui l'Ile qui fignifie de
du fain - doux, pris des
appartenu,
Saint- Domingue entière a d'abord F(paV
ou deux livres de
une
due.
mantaigue (65)
Toutes CeS fridions
fomnativement, de
fe font alterrefte point
fagon que le malade ne
en repos, & que le corps
toujours humide, Pour
eft
obliger le malade
(*) Page 165, Defportes.ibid.
gnols (6s) à Mor qui l'Ile qui fignifie de
du fain - doux, pris des
appartenu,
Saint- Domingue entière a d'abord F(paV --- Page 314 ---
Obfervations
às SOUFFRIR
PATIEMMENT toutes ces
fridions, on l'attache à une
à mefuure gu'un membre
échelle, &
(*) entre en
contradion, on le lie dans Patitude oi
la violence du mal le met, &
frotte plus
on le
lade
qu'un autre. Lorfque le maparoit trop fatigué, On le détache
& on lui permet de
leurs, Jufpendre les safpoir,funs d'ailfridions, & dès gu'il
efun peu repofe,on le remet Jir Péchelle,
Après avoir
auffi
rapporté ces - moyens 2
extravagans qu'inhumains, & quelques autres du même genre, Defportes
ajoute. On doit juger
échantillon, de la
3 par cet
pratique des Négres,
Er, comme s'il fe repentoit. de ces deux
mots d'incertitude fur ces
barbaries, il
reprend en difant: Cette méthode, , au
refle, m'a paru étre bonne pour les
mes, G l'étre d'autant
/paf
corde
plus, qu'elle s'acavec les indications qui convien-
(*) Page 166, Defportes,ibid,
Page 167, ibid, --- Page 315 ---
fur le Titanos,
nent; mais, comme elle eff
variations inutiles &
remplie de
fort embarraffaunter,je l'ai réduite à des opérations
plus fimples 5 fauf à chacun de
celle guiljugera à
fuivre
propos.
Ayons encore le courage
ce que Defportes entend
d'examiner fa
réduite ; &,
par
méthode
pour cet cffet,
de le copier mot à mot, afin continuons de
tre le Leéteur en état d'en
metmêmer
juger luiUn Negociant du Cap fut tout-dcoup attagué d'une violente
à la nugue du cou- & aux vertébres contradion
dos, & d'un
du
il prit
referrement de mâchoire :
pendant trois jours une
faite avec une demi once de fené tifane
deni-livreded
5 une
du
calfe, une poignée de feuilles
petit médicinier G une once
Jumsdans le premier verre dafldtge
d'émitique, & dans chacun quatre grains
guinze grains de
des autres
poudre de
trois heures d'intervalle cornachine,
prife, e du thé avec l'anis entre chaque
pour boif
Va
referrement de mâchoire :
pendant trois jours une
faite avec une demi once de fené tifane
deni-livreded
5 une
du
calfe, une poignée de feuilles
petit médicinier G une once
Jumsdans le premier verre dafldtge
d'émitique, & dans chacun quatre grains
guinze grains de
des autres
poudre de
trois heures d'intervalle cornachine,
prife, e du thé avec l'anis entre chaque
pour boif
Va --- Page 316 ---
Obfervations
for. On fit les cataplafmes 8
tions que voici:
embrocaPrenetfeuilles G tiges de pois
de grande Jauge,
puants, >
d'apiaba, de francbagin, de verveine puante
6 de calebale
9 d'épinards
mufguée, du
chement
maniocfraigrugé s G légèrement
8 du tabac en corde
exprimé, 9
ceaux, de chacun
coupé par mordufavon
une bonne poignée $
une livre, dufel ammoniac une
once. Faites bouillir,
le tout dans
fondre, G cuire
vin
parties égales d'eau & de
blanc: pafeg &
codion, dont le
exprimeg cette déété
marc 3 après avoir
pafé 3 fervira pour un cataplafme
gu'on appliguera fur toutes les parties
gui paroitront les plus tendues,
renouvellera de deux en deux heures qu'on
Jaifant précéder
;
fridions
auparavant de fortes
la
pendant une demi- heure avec
décodion. On terminera
légère fridion
par une
ds
faite avec la difolution
quinge grains d'opium dans un
de la méme décodion.
verre --- Page 317 ---
fur le Tétanos.
le mal diminua,
Aubouede trois jours
ems'en tint aux fimples
de façon qu'on
brocations.
font fi furCes deux Ordonnances
nomdans le plus grand
chargées, que, convulfions étant génébre des cas,les feroit mort avant qu'il
rales, le malade
réunir une fuffifanté
eut été poflible de
(de propriétés
quantité de ces plantes
de
diverfes), pour en faire descataplafmies de fpaf
des parties afedies
la grandeur
toutes les deux
mes, & les renouveler
Defporcomme lc preferit
heures 1
tes (66).
de Pune & de
L'abus le plus funcfte eft de perdre
l'autre de ces méthodes, devroient être
précieux qui
des momens
font tellement compliE (66) Toutes ces Ordonnances néceffaire d'avoir exercé la Médequées, qu'il n'eft pas
& qu'il fuffit de le hre pour
cine dans les Colonies, lai démontré, page 221 & fuivantes,
juger, comme je
Canti impofibles à exé-
(Osferyations geniralci ,) quelles
cuter,
V3
re
l'autre de ces méthodes, devroient être
précieux qui
des momens
font tellement compliE (66) Toutes ces Ordonnances néceffaire d'avoir exercé la Médequées, qu'il n'eft pas
& qu'il fuffit de le hre pour
cine dans les Colonies, lai démontré, page 221 & fuivantes,
juger, comme je
Canti impofibles à exé-
(Osferyations geniralci ,) quelles
cuter,
V3 --- Page 318 ---
3re
Obfervations
employés à faire des remèdes conves
nables,
Les tifanes, les cataplafmes & les embrocations employés par les Nègres, ne
pcuvent convenir dans aucune cpèce de
tétaros 3 mais le fEné 2 le petit médicinier, le fel d'ep/um 2 lémétigue & la
poudre cornachine, prefcrits par Deportcs dans des contraétions mufculaires, affez fortes pour rompre quelquefois les CS les plus compadtes
peuvent qu'augmenter ces défordres ne &
bâter la fin de CCS malheureux.
Plus Pirritation eft grande, & plus il
eft important d'infifler fur les
Ics adouciflans & les calmans, anodins, &
menter la dofe de T'opium,
d'auge
contraire, alors
C'eft, 5 au
que Defportes a recours
aux remedesles plusviolens; voici fes pro:
prcs expreffions : Quand les malades ne
peuvent avaler, il faut les vider parle
(*) Voyer fur ce fajer l'exemple rapporté par
$3 lui-méme, page 171, , II. vol.
Defpor- --- Page 319 ---
Jur à le Titanos.
3TE
lavemens; faits avecle
Fecours des forts
bouillic dans
- la cafe, la coloquinte
Jiné 3
& employer quelquefois
Teau de mer ,
la
eft
car confipation
le vin émétigue, maladic
éronnante dans cette
Def
Ce font les mémes fubftances que
d'employer en lavemens
portes confeille
cette diffédansla colique du Poitou,avec dont nous
dans la circonftance
rence que
pas leur quanparlons; il ne détermine
plus émbartité, ce qui devient encore Médecin. Mais ces
raffant pourle jeune auffi contraires a
remèdes violens font
quala cotoutes les clpèces de tétanos,
je me
du Poitou ; c'eft pourquoi
lique'
leur adminiftration.
fuis élevé contre
de la
Jai même confeillé de profcrire
médecine le vin émétique
malades attaqués du tétanos
Quelques
conftieffentiel, affez vigoureufement
a Page 169, II. vot. morifs, > pages 230 & fuis
On peut: voir par quels générales,
vantes de mes Obfetvations
V 4
tétanos,
je me
du Poitou ; c'eft pourquoi
lique'
leur adminiftration.
fuis élevé contre
de la
Jai même confeillé de profcrire
médecine le vin émétique
malades attaqués du tétanos
Quelques
conftieffentiel, affez vigoureufement
a Page 169, II. vot. morifs, > pages 230 & fuis
On peut: voir par quels générales,
vantes de mes Obfetvations
V 4 --- Page 320 ---
Obfervations
tués, comme le Négociant du Cap,ciné
par Delportes 3 pour avoir réfifté -
mal & aux remèdes
au
tellement
(67) lui en ont
impofé, quilconfeillele même
traitement pour toutes les cfpèces de tér
tanos, Ceft ainfi que d'erréurs
reurs, il eft continuellement
en erdictionavec lui-mémc,
en contraUnedes plus
pantes eft d'oublier
frape.
qu'il a dit formelle,pagers8:
mortel a la I(lefpalme)g eff egalement
fuite d'uné plaie, du moins
je n'ai encore vu perfonne en
Vulacri convulfo
rechapper :
Juperveniens
& d'avancer enfuite;
lethalis;
Jant des reinèdes
page 167, en par:
leur
des Negres., 3 malgré
non-fuccès: Cette
étre bonne pour les ndhodemiagarg
d'autant
Jpafmes. 8 létre
Plus,qu'elie s'accorde avec les
indications gui conviennent.
Loin de confacrer
par Timpreffion
pn (67) plys grand L'expérience démontre qu'il en feroir guérl
fans autres fecours Inombre,silseufente étélivrés à euz-mémes,
que ceux de la nature. --- Page 321 ---
Jur le Tétanos,
ces pratiques
mens
dangereufes, 3 CCS monud'ignorance > un homme habile,
pénétré des devoirs de fon état, fe fût
empreffé d'éclairer les Adminiftrateurs
généraux & le Minifère public fur des
abus d'une telle
folliciré
importance. Il auroit
de leur juftice & de.leur humanité une loi par laquelle il eût été dé.
fendu aux gens de coulcur de traiter le
aétanos, & de pouffer leur
grofficre jufqu'à torturer les malades ignorance
taqués de Ipafmes, en les attachant atdes échelles. Eh!
fur
decin du Roi
qui micux que le Mépeut, dans ees occafions
affligeantes , aller aux fecours des imaginations foibles & dés
ainfi que le Confeil
ignorans! C'eft
Souverain du
a eu la fageffe de
Cap
16 Mai
rendre un Arrét, le
1786, qui interdic le
tifme aux gens de couleur.
magnéNous terminerons ce Chapitre
ferver que dans un cas
par obture
grave (une fraccompliquée de plaic) M.
-
Chirurgien
Serufer,
major de Thôpital militaire --- Page 322 ---
Obfarvations
de Cherbourg 2 vient tout récemment
d'obtenir le plus grand fuccès, en portant la dofe du Laudanum liquide de
Sydenham jufqu'à cent vingt gouttes.
Ileftàobferver que M, Serufier, pendant fon fervice à Phôpital de Breft, dans
la dernière guerre, a été témoin des fuccès que M. Billard, Chirurgien - major
en chefde ce département, a obtenus par
l'opium à très-forte dofc dans le traitement du tétanos furvenu tant à la fuite
des grandes bieffures, qu'à la fuite dea
amputations.
de
Sydenham jufqu'à cent vingt gouttes.
Ileftàobferver que M, Serufier, pendant fon fervice à Phôpital de Breft, dans
la dernière guerre, a été témoin des fuccès que M. Billard, Chirurgien - major
en chefde ce département, a obtenus par
l'opium à très-forte dofc dans le traitement du tétanos furvenu tant à la fuite
des grandes bieffures, qu'à la fuite dea
amputations. --- Page 323 ---
fr le Titanos;
CHAPIT
RE IX
Moycns de prévenir le Téanos, mial
de mâchoire des nouvcau-nés,
Dwxir les caufes
avons rapporté le tétanos auxquelles nous
nés Pon ne fauroit
des nouyeauder aux
trop recommanleurs
propriétaires des Negres ou à
repréfentans , ainfi qu'aux
cins & Chirurgiens,
Méde.
à Ja confervation
chargés de veiller
vifiter
de ces infortunés, de
jours,-les ferupuleufement 2 tous les huit
Négrefles groffes,
rer fi dans cet intervalle il pours'affudéclaré quelque
ne s'eft point
maladie, fur-t toyr du
genre des vénériennes,
indifpenfablement
parce qu'il-eft
lc traitement
néceffaire d'cn faire
pendant la groffeffe, afin
(*) Peyrtle Chapitre III de cet Quvrage, --- Page 324 ---
Ofirsations
d'éviter que les enfans
monde dans l'état
ne viennent au
avons parlé
affreux dont nous
plus haut
Ici Phumanité & l'intérét fe
pour inviter les
réuniffent
propriétaires & leurs
repréfentans à
n'occuper les
groffes qu'aux travaux les
Négreffes
bles, fur-tour
moins pénide leur
pendant les dernierstemps
groflefle, & à les faire
dès Pinftant
paffer,
que les premières
fe déclarcnt, dans la
douleurs
falle
dont nous avons tracé la particulière
& la diftribution
conftruétion
(68).
(*) Voyer le Chapitre III de cet Ouvrage.
falle (68) Voyt le Chapitre VI de cet
peut être partagée par une cloifon Ouvrage. Cette
égales, , dans l'une
en deux pieces
à recevoir les malades defquelles on placera les lits deftinés
lefquels on aura à craindre gravement le tétanos bleffés, & ceux pour
l'autre, les ligs pour les femmes en couches. efentiel; dans
tribution fera d'autantplus facile à
Certe dif,
cafionnera aucune
exécuter, , qu'elle n'ocles bleffés & les augmentation femmes
de dépenfe, attendu que
d'un logement féparé.
en couches ont toujours befoin
D'après mon expérience à PHôpiral du Roi,au Cap,
lefquels on aura à craindre gravement le tétanos bleffés, & ceux pour
l'autre, les ligs pour les femmes en couches. efentiel; dans
tribution fera d'autantplus facile à
Certe dif,
cafionnera aucune
exécuter, , qu'elle n'ocles bleffés & les augmentation femmes
de dépenfe, attendu que
d'un logement féparé.
en couches ont toujours befoin
D'après mon expérience à PHôpiral du Roi,au Cap, --- Page 325 ---
Jur le Titanos,
Si le moment de
317.
rive avant
Taccouchement arqu'on ait eu lel temps de
guérir les fymptômes
en toute
vénériens, on peut
stdreté, dès que la fièvre de
fera. terminée
laic
s reprendre Tufage de la
panacée mercurielle à la dofe de
grains par jour.
deux
Pendant & après
Taccouchement, il
Ifle Saine-Domingne, j'eftime
lits fuffira en temps de
qu'une falle de cinquante
garnifon de cette ville paix, pour les bleffés tant dela
tion, L'étendue de
que des vaiffeaur du Roi cn ftaceffaire dans chacun cette' faile & le nombre de lits nédes érablifemens
entre les tropiques, doivent
Européens, fitués
à la quantité des
toujours être proportionnés
troupes & des vaiffeaux
conferver & àl les défendre.
deftinés à les
II en eft ainfi des habitations
exemple, une falle de dix lits fera des particuliers. Par
babitation de cent Nègres; de feize fufifante pour une
cents, &c. Cette proportion eft
lits, s pour deux
des travaux & des accidens
relative aufi à la nature
expolés : Parce que, plus les auxquels 'les hommes font
les fecours doivent l'ètre. maux font imnultipliés,
236 des maladies des
On peut voir, note 31 , plus
en faifant faire le fervice Nègres, les fuccès que j'ai obtenus page
dans les occalions de
des malades en ma préfence,
furcharge excelive. --- Page 326 ---
Oéfervations
eftn éceffaire, autant pour la mère
pour Fenfant, de tenir
que
de
jour & nuit l'air
l'appartement au méme degré de température, & qu'à cet effet le
mètre foit
thermola chaleur toujours au terme moyen de
du lieu oà l'on fe
comme nous l'avons obfervé trouve,
grands bleffés.
pour les
Pour mettre les Propriéraires,
Gérans,
Economes, ou autres Adminifi-ateurs
d'habitation, 9 les Médecins & les Chirurgiens à portée de juger de
portance de cette obfervation Pimpor.
nons avec eux qucl eft entre 5 examiques le degré de la chaleur les tropicorps homain.
naturelle du
L'expérience démontre
qu'clle eft du trente- unième
troifieme degré, thermom. au trenteElle varie dans l'état
de Réaumur.
de fanté
ron trois degrés au-deffus &
d'enviau-deffous, fclon les
troisdegrés
diverfes latitudes & la tempéramens, les
mais dans les maladies pofition des lieux;
de ces climatsbràJans, la chaleur morbifique élève de
cing,
expérience démontre
qu'clle eft du trente- unième
troifieme degré, thermom. au trenteElle varie dans l'état
de Réaumur.
de fanté
ron trois degrés au-deffus &
d'enviau-deffous, fclon les
troisdegrés
diverfes latitudes & la tempéramens, les
mais dans les maladies pofition des lieux;
de ces climatsbràJans, la chaleur morbifique élève de
cing, --- Page 327 ---
fur le Titanos,
fix, fept & huit
thermometre
degrés la liqueur du
; jelai même
les fièvres
obfervéq dans
inflammatoires
les nouveaux venus
qu'éprouvent
du
d'Europe, au-deffus
quarante-deuxième degré.
Le libre exercice des fonétions
de la régularité du
dépend
& progreffif des mouvement inteftin
liqueurs ; la chaleur,
parledcselopemente des
Taccélère & le
particulesignées,
fon aftridtion précipite ; le froid par
le ralentit. Dans la circonftance actuelle, la mère &
n'ont befoin
l'enfant
que d'une chaleur douce,
égale & modéréc,
,
pour faciliter la circulation, & rendre leurs humeurs
coulantes.
plus
Le froid & le chaud étant
contraires, il eft encore
également
utile que les Médecins, les effentiellement
les
Chirurgiens,
Propriétaires & les Adminiftrateursfo
tranfportent,
vifites
indépendamment de leurs
ordinaires, dans la falle des
mes en couches, à des heures où femfont point attendus
ils ne
2 afin de s'affurer
par --- Page 328 ---
Obfervations
cette furreillnce, que la liqueur du
thermométre eft maintenue
moyen de la chaleur du
au terme
ront foin de déterminer lieu, qu'ils auIl n'eft
chaque jour.
à
pas moins important de veiller
ceque l'enfant rende fon
fur-tout s'il eft né de
méconium,
avec la face terreufe parens &
mal-fains,
chée, ce qui n'arrive
la peau defféque trop fouvent.
Quoique le lait de la
acide dans ics
mère, un peu
chement',
premiers jours de l'accou2 foit ordinairement fuffifant
pour détacher des inteftins
graffe & noiritre; ; il eft cette matière
ceflaire, fur-tout fi
quelquefois néchées, de favorifer T'enfant a des trancette
lui faifant prendre tous les féparation, en
cuillerée d'huile de
jours une demion
Palma-Chrijfi, dont
peut même continuer Pufage
cC que les tranchées foient
julqu'à
que les excrémens aient
ceflées, &
qu'ils doivent avoir.
pris la couleur
Lorfque les tranchées font
j'adminitre avec
opinistres,
beaucoup de fuccès au
nouveau-
, de favorifer T'enfant a des trancette
lui faifant prendre tous les féparation, en
cuillerée d'huile de
jours une demion
Palma-Chrijfi, dont
peut même continuer Pufage
cC que les tranchées foient
julqu'à
que les excrémens aient
ceflées, &
qu'ils doivent avoir.
pris la couleur
Lorfque les tranchées font
j'adminitre avec
opinistres,
beaucoup de fuccès au
nouveau- --- Page 329 ---
leTlranos.
fur
quatre & cingigouties
sbmenenétrcis,
dansune ou
de laudanum de Sydenhant du lait de la-1 merc,
puficors cnillerées foir tcnu bien couayant artention quil
il furvient une
vert. Par ces moyens 1
efpice de
& toure
doucc tranfpirationy
crainte fe-difipe.
CHAFITRE X.
Traitement du tétanos des enfans.
de prendre les
Lowsevow a négligé d'indiquers Ou
précautions que je infufffantes vichs
, Tenfant
qu'elles ont été
prendre le mafait des difficultés pour
, fes me
melon; fes cris atigmentene contrc l'autre par
choires fc ferrent Tene
fur-rout des
des mufeles,
la contracion
Bientôt il
croraplytes & des mepieters. quelques gourprendre que
nc peut plus dans une cuiller. Cepenres de liquide cesraccidens fe fuccedert
dant, comme
X --- Page 330 ---
Olfervations
gradullement, il faut
mufcles du
2 avant que les
gofier foient attaqués de
pafmes, s'emprefler
dulaudanum de
d'augmenter la dofe
Sydiaham,oud del'opium
favonnenx, préparés de la manière
je l'ai indiqué,
que
Dès que les difficultés de la
tion fe manifeftent
dégluti-
, il faur
CC remède en
adminiftrer
lavement, avec
comme nous T'avons obfervé Tattention,
menter la dofe-de moitié,
3 d'augauffi des
On en fait
applications à la plante des
pieds de Pehfant
jours, je le
> proportionnant toumède à fon répète, la quantiré du rcage, a fa force, & à
fité desaccidens.
l'intenPar ces moyens 2 on peut. > dans le
plus grand nombre des cas,
fuccès dans tous les
c/pérer dcs
fait fuivant
pays du monde. Le
en eft une preuve
cente.
très-réM.le Breton, Maitre en
qui j'ai
Chirurgie, de
déja parlé avec éloge dans cet -
ouvrage, connoiflant depuis long-temps
, la quantiré du rcage, a fa force, & à
fité desaccidens.
l'intenPar ces moyens 2 on peut. > dans le
plus grand nombre des cas,
fuccès dans tous les
c/pérer dcs
fait fuivant
pays du monde. Le
en eft une preuve
cente.
très-réM.le Breton, Maitre en
qui j'ai
Chirurgie, de
déja parlé avec éloge dans cet -
ouvrage, connoiflant depuis long-temps --- Page 331 ---
Fur le Titanos,
mia nianière de traiter.le
d'en faire
tétanos, vienc
Tapplication la
au mois de Février
plus heureufe,
dc la Tonnellerie, 1787, à Paris, rue
de neuf
fir un enfant (1) agé
dans
ans, attaqué de
lequel les mufcles lopifioronos, 3
téte, du cou & du dos extenfeurs de la
tésd'une telle force,
étoicht contraede la tête aux
que Fenfant, roide,
verfée çn
pieds, avoit la tête renarriere, 2 au point que la
Thyroide en éroit
glande
flée, & formoit confiderablemcne gonM. le Breton une elpècc de goetre;
infillé fur les bains dans cC trajtement a
lichant ont
tiedes, qui en reprocuré
ment à Fenfant. Mais quelque il
foulageraifon fa guérifon à douze rapporte avec
favomncux,
grains d'opium
jours. Il cft qu'il à a adminiftrés en quatre
apres les trois obferver que Cet cufant,
premiers grains
préparé de la maniere
a'opium,
diqué, n'a pas eu
qule je Dai inu
plus de fommeil gu'a
(*) Di Sieur Jazeran.
X2 --- Page 332 ---
Obfervations
Pordinaire; que ce remède a feulement
procuré & entretenu une douce moiteur, à la fuire de laquelle les mufcles
fc font relachés, la tumeur de la
s'eft diflipée par degrés, & l'enfant gorge
a été
guéri en quatre jours.
a
CONCLUSION
JE ne me fuis point arrété dans cet
Ouvrage à relever en détail les erreurs
& les méprifes des Auteurs
écrit fur le tétanos; à
qui Ont
démontrer l'infuffifance, Pinutilité ou Ics dangers d'un
grand nombre de remèdes & de
employés pour combattre cette maladie, moyens
quoique ces moyens & ces remèdes faf
fent la bafe de plufieurs
dernes. En traitant de
Ouvrages motétanos
chaque clpèce de
en particulier, des moyens de
les guérir, &;ce qui eft infiniment
utile, d'en prévenir
plus
Tinvafion, j'ai rempli, autant que la nature du fujet a
me le permettre, la tâche
pu.
que je m'étois
impofée.
, moyens
quoique ces moyens & ces remèdes faf
fent la bafe de plufieurs
dernes. En traitant de
Ouvrages motétanos
chaque clpèce de
en particulier, des moyens de
les guérir, &;ce qui eft infiniment
utile, d'en prévenir
plus
Tinvafion, j'ai rempli, autant que la nature du fujet a
me le permettre, la tâche
pu.
que je m'étois
impofée. --- Page 333 ---
fuir lc Tétanos.
Il réfulte de cette mulitude de d'obfer- faits
vations qu'un grand nombre
fournics pendant une expérience
m'ont de trente annécs,
de plus
tétanos attaque indiftine:
2". Que le
parties du monde,
tement dansles quarre
tout fexe&
les hommes de tout age,de
de toute couleur.
deux fortes
2o, Qu'il faut difinguer efenticl,
de tétanos, Pun que j'appelle
& Tautre accidenitel.
ou immé
3". Que la caufc première , n'eft autre
diate du tétanos cfenticl rapide du chaud
chofe que le paflage
variarions
au froid, dans les grandes
de la
& la fuppreffion imarmofphériquess quloccalionne cette
tran/piration
preflion. le tétanos accidentel, auquel
4°. Quc
reconnoit pour
cette caufe eft commune,
fenfibilité
caufes
& Virritation occamesnehueterea
du genre nerveux, efpèce de bleffufes,
fionnée par toute
de Chirurgie.
de léfions ou d'opérations X3 --- Page 334 ---
Oéfarvations
5 - Que le tctanos des cnfans ou
de
mal
michoire,a, comme le tétanos
ticl, pour caufe immédiate
efenfubite foit de Phumidité,
Timpretlion
tions
foit des variaachiofpiiériques.
6°, Qu'enere pous les moyens'd de
ycnir le titano , le premier. eft, dans pré
tous les pays du monde, de fe prémunir
conftamment contre les variations fubitcs de
Tasmofphtre.deriner avec le pluis
grand foin tout Ce qui peut occafionner
la fuppreffion de la
tranfpiration, &c
d'employer au contraire tous les moyens
qui peuvent entretenir légalité de cette
excrétion,
PQulundipendammere de Ces moyens
préfervatifs, il faur rejeter dans le traie
tement des plaies & des bleffures-de
genres > toute efpèce de
tous
d'irritanse
fpiritueux, &
quelconques ; s'abitenin, jle plus
qu'il cft poffible, de faire ufage de l'inftrument tranchant, principalement entre
les eropiques, & apporter les plus
des précautiors aux bleffures, même gran- les
ulundipendammere de Ces moyens
préfervatifs, il faur rejeter dans le traie
tement des plaies & des bleffures-de
genres > toute efpèce de
tous
d'irritanse
fpiritueux, &
quelconques ; s'abitenin, jle plus
qu'il cft poffible, de faire ufage de l'inftrument tranchant, principalement entre
les eropiques, & apporter les plus
des précautiors aux bleffures, même gran- les --- Page 335 ---
fur le Titanos.
telles que les
légères en apparence,
-
plus
&c.
piquûres aux picds,
les
de préferver
8o. Que les moyens
tétanos, mal de mâchoires
enfans du
dans les préconfiftent eflentiellement
des mères
la grofleffe
cautions qu'exige & dars tous les foins
& Taceuchement, Thumanité peuvent infque la nature &
nouveau - nés a
pirer pour mettre les accidens auxquels
couvert de tous les
dès
font expofés
leurs tendres organcs leur naiffance,
inftans de
les premicrs
temps de leur
& pendamt les premicrs
enfance.
lc feul remede propre
9°. Enfin, vietorteufement que
toute cfpèce
a combattre
(69), fous forme
de tétanos, eft Popium
dit del Defiortes (Chap. VIII) dans le
(69) Ce que nousavons fur-tout des drafiques ,
fur l'ufage des pungatits, eft entièrement: applicable à quel- leur
traitenaent du tétanos,. conrinuent de les emyloyer & de
ques modernes effets 2 qui de T'opium qu'ils adminifirent en
atribuer les
confidérer que dans cette circonfmème temps 5 fans, donnent à forte dole, triomple
tance Topium quils
X4 --- Page 336 ---
OBfervations
liquide ou folide. La
mitifs, les
faignée, . les VO=
minoratifs
mufc
yle camphre 3 à le
$ les lavemens, lcs bains
lcs épithémes,
tiédes,
les embrocations d'huiles
douces, & particulierement
d'huile de
ravers, ne font que des reffources
daires & circonflancielles.
feçonMais, je le répète, quelque bien
moptrés que foient les fiuccès
dé.
de Topium
à-la-fois par fes vercus fédatives &
maladie & de l'effet
calmantes, de la
gatifs.
directemenr conrraire des purMais s'il eft hors de vraifemblance
inftruit rombe dans de
qu'un Médecin
fer de ceux qui ofent les pareilleserreurs, publier 2
que peut-on pen:
Il en eft ainfi des fricions metcurielles
adminiftrés en même temps. Ces deux & de l'opium
peu enfemnble, que les" Mdecins
remèdes vont f
difent abfolament, fur-tout
expérimentés s'interdes mercuriels dans le
entre les tropiques, T'ufage
traitement des maladies
nes, tant que la fièvre fubfifte.
vénérienD'après éela, s'il eft vrai que
qués de mouyemens
quelques mala desatrayoulu prendre pour (pafmodiques, le
que l'on a pris oir
l'ufage de Ces deux
tétaros 2 ont été guéris par
remèdes, c'eft
Fopium que cet zvantage doit être incontellablemenr à
attribuc,
, T'ufage
traitement des maladies
nes, tant que la fièvre fubfifte.
vénérienD'après éela, s'il eft vrai que
qués de mouyemens
quelques mala desatrayoulu prendre pour (pafmodiques, le
que l'on a pris oir
l'ufage de Ces deux
tétaros 2 ont été guéris par
remèdes, c'eft
Fopium que cet zvantage doit être incontellablemenr à
attribuc, --- Page 337 ---
fur le Tétanos.
par un tres-grand nombre de cures
récs dans toutes les partics du monde, opéle Médecin ne fauroit trop slaffurer de
la bonne qualité & de la préparation de
cC remede, & épier trop attentivemenc
Tinflant de l'adminiftrer. --- Page 338 ---
OBSERVATIONS
Sur la fenté des femmes enccintes
les
entre
tropigues ; leurs maladies
diferentes
aux
épogues de cet état; Paccouchemcht 6 fes fuites; ; la
8 la confervation des
naiffance
enfans nouveau-nés, jufgu'a Padolficnce.
C ONC R.P TIO N.
Pasi les maux qui enlèvent
tropiques les enfans de
entre les
veau-nés, il en eft
couleur noutunés ne tiennent de peu que ces inforres. En cffet,
leurs pères & metous les vices du
je dirois prefque auffi tous les vices corps, de
Tame, fe tranfinettent,fep
la génération.
perpétuent par
Lalymphe prolifiqueprenant a
fa fource --- Page 339 ---
Obfarvations) fur la fanté, Gc.
dars le fang, fi la mafe
liqueurs eft infedtéc de générale des
morbifique, il eft
quelque levain
viviliant, qui citcule impoflible que Telptic
participe.
dans les nerfs, n'y
de Alors T'embryon , cette
Phomme dégénéré, eft à peinc produdion
qu'ii partage fes vices &
formé,
tes;ceft unc vistime
expie fes faufe montre
innocente quine
tôr, ou pour trainer que pour dilparuitre aufli-
& languiffanre.
une exillenceinfirime
De-la cette foible confticurion
plupart desienfans
que la
au mondes de-là apportent cn venant
cette
tes.
difpofition à ton
lerimaladiee, aux
tétanos lui-méme
convulfions, 3 au
un - fi grand nombre qui en moiflonne
dansiles climats de la 9 principalement
Chefs des
zone torride,
cideésy-eui, nations, arbitres des fo4
vistimes,
frappés du. nombre de ces
dre aux fources cherchez les moyens de ren-.
Pelpece
de la réprodudion de
humaine deur pureté originelle,
tes.
difpofition à ton
lerimaladiee, aux
tétanos lui-méme
convulfions, 3 au
un - fi grand nombre qui en moiflonne
dansiles climats de la 9 principalement
Chefs des
zone torride,
cideésy-eui, nations, arbitres des fo4
vistimes,
frappés du. nombre de ces
dre aux fources cherchez les moyens de ren-.
Pelpece
de la réprodudion de
humaine deur pureté originelle, --- Page 340 ---
Obfervations fur la fanté
mettez fin à l'oppreffion & à la misère d'oà
naiffent le découragement & l'aviliflement ; établiffez de bonnes loix, de fages inititutions; favorifez les
les connoiffances ; & Phomme lumières,
devénu
vertueux & éclairé trouvera déformais
fon bonheur à donner le jour à une poftérité nombrenfe & durable:
Mais il ne fuffit pas que P'homme &
la femme foient également fains ; il faut
encore que leurs corps foicnt d'age, de
grandeur s de groffeur
> proportionmés, pour que les fruits de cette union
foient bicn conformés, fortement conftitués, & capables de réfiftcr aux diverfes impreffions dont la plupart des nouveau-nés font fiufceptibles.
Mais comme cette bonne conftitution
de Phomme doit être préparée dès les
premiers inftans de fon féjour dans le
fein de la nière 2 fortifiée enfuite &
affermie par un bon lait; nous allons
entrer ici, en faveur des jeuncs Médecins, des pères de famille & des chefs. --- Page 341 ---
enceintes, éc. 333
des femmes
détails tant
l'habications, dans quelques enceinte,
fur les - devoirs de la femme
qui Pentourent,
& ceux des perfonnes d'une bonne nourque fur les qualités
lieu à quelques
rice; ce qui donnera
& la prudence
réflexions fur la fageffe
& lcurs
les accouchemens
qu'exigent
fuites.
GR o$S E S S E.
étant attachéà
Le fort de Tembryon
MF
qui en eft dépolicelui de la femme,,
importance
taire, il eft de la dernière
tout ce qui peuc agiter
de prévenir
la femme renceinte $
trop vivement
Jes
la faifir, pFincipalement)
la troubler,
de lame., telles que
grandes paffions
la colèrc, le défeflenvie, la jaloufic, 9 beuleverfer toutes
poir, &c. qui peuvent être, &c interrompre,
facultés de fon
les
leur inténfité, -
la formation
en raifon de
de Tembryon, ou
& le développement qui les unit Tun à
brifer la chaine tendre
Pautre.
trop vivement
Jes
la faifir, pFincipalement)
la troubler,
de lame., telles que
grandes paffions
la colèrc, le défeflenvie, la jaloufic, 9 beuleverfer toutes
poir, &c. qui peuvent être, &c interrompre,
facultés de fon
les
leur inténfité, -
la formation
en raifon de
de Tembryon, ou
& le développement qui les unit Tun à
brifer la chaine tendre
Pautre. --- Page 342 ---
Olfervations fur lafanté
La femme cnceinte évitera donc
foin tout CC qui peut alérerle
avec
fang & lcs
cfprits. Dans les révolutions
fubitcs, les
fluides ne cédant pcint aflez
ment à Timpéruofité
prompte-
-
imprévuc des ofcillations des fibres ils
s'embarrafent,
s'arrêtent quelquefois
$
bien
tour-à-coup, ou
venant à reflucr à grands flots à
Fintéricur, ils renverfent tlordre &
libre de Téconomie
léquiahimale (1).
(:) Le célibre Van Syieten a connu une femme
qui, aprés avoir dormi fort
le feu étoit dans fon
tranquillement pendant que
quarrier 3 frt
en apprenant cette nouvelle, de tout-à-coup faifie,
faillances , fuivis d'une
tremblemens & de déd'unfarius de
perte defang &. de l'avottement
quatre mois.
Fn 1757,le feu' ayant pris dans les
de Rochefert, Mmo la
magafins dn Port
Lieucenant-Général
Marquife de Turpin, fille de
qui y commandoit alors,
fept mois & demi, fir tellement affeckée
grofle de
que tour l'arfenal ne fut incendié,
de la crainte
T'accouchemeutla
que les douleurs de
prirent & neceférent
appris que la commupicati3n du feu cyant qu'apeisqu'sileeur été
n'y avoit plus à craindre pour le Port. Mais les coupée, il
revinrent tous les foirs à pareille heure
douleurs
de
jufqu'au jour
beureux. Pacoucheiment, qai cependant n'en fur"pas moins --- Page 343 ---
8c. 335
des femmes enceintcs,
Parmi les caufes des révolutions qui
ouvrir Torifice interne dela mapeuveric décoller le placenta, les plus
trice, ou
(ont la
fréquentes entre les tropiques médecines
percu/fon du ventre 2 lcs
ordon-.
âcres, & quelquefois les faignées chez les fomfur-tout
nées fans néceflité,
homide & pimes d'un tempérament
loin de remtuitcux. Cette évacuation,
Pobjet,
plir, dans cette circonflance,
enqu'on fe propofe, rompt Téquilibre & caufe
tre les folides & les Auides,
J'avortement ou une maladie qui y conduit. raifon & T'expérience impofent
La
la loi de ne faire ulage
à la femme groffe
a dévelopque d'alimens fains, propres
& étendre fans efforts les organes
per
d éviter avec le mêmc foin les
du fetus,
effets d'une réparation trop fréquente ,
comme ceux d'une nourriture infiufffante
de Teftomac.
ou rébelle aux puiflances femmes doiPendant la grofteffe, les
fi elles
leur ventre libre,
vent entretenir
& T'expérience impofent
La
la loi de ne faire ulage
à la femme groffe
a dévelopque d'alimens fains, propres
& étendre fans efforts les organes
per
d éviter avec le mêmc foin les
du fetus,
effets d'une réparation trop fréquente ,
comme ceux d'une nourriture infiufffante
de Teftomac.
ou rébelle aux puiflances femmes doiPendant la grofteffe, les
fi elles
leur ventre libre,
vent entretenir --- Page 344 ---
P
Obfarvations fir la fanté
ne.vont pas naturellement une fois le jour
àla garde-robe; afin d'éviterles défordres
quelcs excrémens endurcis & les vents retenus. pourroicnt caufer. Pour cet effet,
les alimens flatucux & ceux qui fermentent trop 5 doivent leur étre intredits,
parce que l'abdomen diftendu géneroir
leur refpiration & prefferoit le factus (2).
La femme n'eft jamais fi fufceptible
des imprcflions atmofphériques,
lorfqu'elle eft enceinte:
7 que
aufli, pour éviter que la tranfpiration infenfible ite foit
arrêtée ou détournéc, doit-elle
fer le moins qu'il eft
s'expopoffible au grand
vent & à T'humidité. La matière de
cette excrétion fc trouvant retenue
Dans tous les pays de PUnivers, la
& la nourrice doivent s'abftenir de tout aliment femmegrofe
Fefant, falé, irsitant, wilqueux, poivré ou Rcre, &
tout de
Ete
I'ufage immodéré des liqueurs fortes, confidérées avec raifon comme un poifon adtif pour le
dans la martice, & les enfans à la mamelle. Le fac:us chyle
gu'ils reçoivent de ceseboiffons de feu, produit des fucs
calcinés qui les' rendent languiffans, ou lès détraifent.
prend --- Page 345 ---
enccinter,06 337
des feanines
vifqueule
prend bientôt unel difpofition la voie de
&. àcre, qui, reforbée infeéte par
toute la
gate &,
la circulation,
influc fur Tembryon,
mafle deshumeurs G
complexion
& prépare 1 dés -lors cette partie des
valérudinaire. que la majeure d & que
en naiflant 3
enfans apportent
l'age corrige rarement. libre exercice de
Pour favorifer, le érat de fes nerfs:
fes fonctions, le bon
en-régler & maintenir les mouvemens, doit être
demeure de la femmc grofle
la
dans une grande propreté
entretenuc
doit veiller: à fon moral
En un mot, on
afin d'affermir fa
& à fon phyfique. e.3i ameneramaturité.
fanté,& qu'elle puiffe
le fruit qu'elle porte.
LeN Tinf
Quelqwlaveugle que nous paroille cireft, dans cette
rinet des animaux,.le
& plussûr que
conftance, plus pénétrane
notre raifon,
dont jouiflent lés fer,
Les prérogatives
font le
melles pendant qu'elles portent, & les attributs
prix de leur continence
y"
ir fa
& à fon phyfique. e.3i ameneramaturité.
fanté,& qu'elle puiffe
le fruit qu'elle porte.
LeN Tinf
Quelqwlaveugle que nous paroille cireft, dans cette
rinet des animaux,.le
& plussûr que
conftance, plus pénétrane
notre raifon,
dont jouiflent lés fer,
Les prérogatives
font le
melles pendant qu'elles portent, & les attributs
prix de leur continence
y" --- Page 346 ---
338 Obfervations fur lz fanté
conftans de leur
modération & de leur
retenue. Il n'en cft pas une parmi
dont les mouvemens
clles, 5
ne foient moins
impérueux dans cet état, qu'auparavant.
Saivant en tout le veeu de la
elles ne fe Permettent rien
nature s
altérer ou détruire le
qui puiffe en
dépôr. Necraignons
pasdelerépéter, une conduite prudente &
ménagée eft auffi néceffaire à l'accouchement heureux,y que les veilles, la lubricité, 2 les paflions ardentes, les
cices violens y font contraires &t exercicux.
pernis"
D'un autre côté, il feroit
& dangereux que la femme, imprudent
devénuc enceinte, paffàt
aétive à un état tout-3-coupd'une vie trèslivrer à des
d'inadion. Loin de fo
changemens trop
elle doit au contraire être
fubits,
très-circonf
peéte à cet égard ; & fur Ce
comme fur plufieurs
point,
autres, fe conformer à la coutume (3) du pays & du lieu
(3) J'entends par coutume, s,celle que la
prudence a --- Page 347 ---
enccintcs, Erc. 339
des femmes
ce
ou elle fe trouve 2 au moins jufau'
ait pris aflez de volume
que le placenta
fes racincs. Elle
pour fe foutenir par
être touje le répète,
doit également,
les patfions, dont
jours en garde contre
Pharmonic de
le propre eft de renverfer cft
-
& dont ii
néceffaire
nos fontions,
de divifer le
de tempérer les excès,u fortes Oul peu vafoyer lorfqu'telles font
Tame d'une
riécs. Il feroit a defirer que
affeétée
femme enccinte ne fût jamais
elle
quagnéablenent ; que chaque jour délicieun'éprouvat que des fenfations ce Huide
fes; afin quc Pefpric facilemtent nerveux, & modéconfervateur , mû bons effets dans tous
rément, portàr fes
cette aifance,
les vifeères, & entretint
quiconiticette régularité des fonctions,
tuent la bonne fant:.
les abus, même ies plus fune'tes, p.lient
confacrés"cat
quelquefois en afage.
Y2 2
que chaque jour délicieun'éprouvat que des fenfations ce Huide
fes; afin quc Pefpric facilemtent nerveux, & modéconfervateur , mû bons effets dans tous
rément, portàr fes
cette aifance,
les vifeères, & entretint
quiconiticette régularité des fonctions,
tuent la bonne fant:.
les abus, même ies plus fune'tes, p.lient
confacrés"cat
quelquefois en afage.
Y2 2 --- Page 348 ---
340 Olfarvations fur la fanté
ACCOUCHENENT ET SES SUITES.
Après avoir parlé des
requifes entre les pèrcs & difpofitions les
de la conduite & du
mères,
qu'une femme doit
régime de vic
tant
obferver depuis l'infqu'elle aura conçu,jufqu'au
terme de fa groffefle
dernier
voie Penfant,
; voyons parquelle
liens,
2 après avoir rompu fes
quitte fap prifon, s'offreaux
des hommes; & fe trouve
regards
leur
dépendant de
intelligence ou de leur
En vain on aura veillé à la mal-adrefle,
du factus
confervation
pendant la groffeffe, fiun feul
rir moment d'impradence peut le faire
dans
péTaccouchement, ou
fon
corps à devenir infirme
difpofer
ou difforme.
Celui - là feul qui connoit bien
marche & les loix de la
la.
nature dans
Tenfantement, fait quand il faut
& quand On doit lui
Taider,
travail.
abandonner Co
C'eft à regret que nous nous
forcés de dire combien il eft voyons
rare de --- Page 349 ---
enceintes, 8c. 341
des femmes
Accoutrouver entre les tropiques des état d'exeren
cheurs & desAccoucheufes fi effentiellebranche de T'art,
cer cette
Laflés de voir fouffrir, ils
ment utile.
&, trop fouvent,
cherchent à foulager, des erreurs accré-
. des efforts indiferets 2
ditficile
ditées rendent tel accouchement
laborieux, qui, avec plus de prudence
&
eût été Vaccouchement
& de capacité,
conforme au voeu
le plus fimple & le plus
de la nature.
effentiel eft de difLe premicr objet douleurs d'avec les
tinguer les vraies
la nature fe
fauffes. Entre les tropiques, le véritable
roujours dans
fuffit prefque
ordinairement
travail, & elle le conduit elle fait fi bien
avec tant de fuccès, éloigner les obfprofiter des inftans,
produire des
tacles, s'arrêter a propos, exciter des dou.
mouvemens favorables, prefque toujours
leurs utiles, quil.eft
fur - tout
imprudent de les provoquer, la têtc.
lorfque T'enfant fe préfente par circonf
dans cette
Ceft principalement
Y3.
roujours dans
fuffit prefque
ordinairement
travail, & elle le conduit elle fait fi bien
avec tant de fuccès, éloigner les obfprofiter des inftans,
produire des
tacles, s'arrêter a propos, exciter des dou.
mouvemens favorables, prefque toujours
leurs utiles, quil.eft
fur - tout
imprudent de les provoquer, la têtc.
lorfque T'enfant fe préfente par circonf
dans cette
Ceft principalement
Y3. --- Page 350 ---
342 Oéferyations Jur la fanté
tance, que les efforts prématurés deviennent dangereux & mcurtriers,
le zones tempérées
Dans
eft
méme, ou la fibre
confiftante, incomparablement plus forte, plus
foetus arrétés nous avons des cxcmples de
au çol de la matrice, &
qu'avee de la parience & de la
ona tirés heurenfement
prudence
joursder
après cinq ou fix
travailtandis
le plus long que j'aie quelaccouchemene vu entre les
piques,n'a été que derrente-huit, tro=
Voici le fait:
heurcs,
La Négrefle nommée Sugon, de Thas
bitation Delglereatx ; du quartier Morin,Ile Saint - Domingue, a
trois pieds de haut, & eft affeétée environ
gibbofiré confidérable
d'une
feraum
3 qui lui éleve le
difformice prefque jufqu'au inenton, Cette
ving grofle,en n'empécha pas, qu'elle ne der
Negre, d'une 1779, du fait d'un jcune
fix
taille de plus de cinq picds
pouces. Mais, dès le cinquième
le volume de la matrice
mois,
ment le diaphragme,d repouffoir tellecelui-ciles pour --- Page 351 ---
enceintes, : ec. 343
des femmes
d'infpiration
mons, que les mouvemens faifoient avec une très-
& d'expiration fe
circulation en L étoit
grande difficulté. La quelquefois Ton
génée, au point que bartemens du pouls.
fentoit à pcine les
la malade que
La faignée ne foulageoit
: de forte
de jours
pour une quinzaine de faire faire huit faiqueje fus obligé dans les quatre derniers
gnécs à Suzon
Il faut obferver que
mois de fa groffeffe.
a cepenbien conformés mais,
Eeate
dact le ballinallez volume exceffif de fon
le
en confidérant
qu'elle avoit éprouvés
ventre,less accidens
la grandeur,
dans fa groflefie, &1 fur-touc
de Penforce & la vigueur du père
la
m'étois perfuadé que V'opérafant, je
étoit indifpenfable- Tous
rion céfarienne
préparés; mais quelle
les efprisyétoient
fatisfadion 1 9 lorffut ma furprife & ma dans tous, les accouquc je VIS, comme les eaux 7 par leur
chemens narurels ):
pcuàpeus avec
effort continucl, sengager forme de coin, dans
les enycloppes, en
Y4
m'étois perfuadé que V'opérafant, je
étoit indifpenfable- Tous
rion céfarienne
préparés; mais quelle
les efprisyétoient
fatisfadion 1 9 lorffut ma furprife & ma dans tous, les accouquc je VIS, comme les eaux 7 par leur
chemens narurels ):
pcuàpeus avec
effort continucl, sengager forme de coin, dans
les enycloppes, en
Y4 --- Page 352 ---
344 Obfervations fur la: fanté
Torifice de la
& les
tions
matrices
contracfucccflives de L ce vifcère
avec une lenteur fage &
pouffer
del l'enfant, qui, d'une graduce la tête
forme
part, prenant la
tancede oblongues autant que la confif
fesos lepermettoit,
paflage, & de l'autre
femoulaau
même
1 écarta avec la
fageffe & la même lenteur les
pubis (4), ainfi que cela fe paffe chez Osfemmes.
les
A mefure que cette heureufe
tion dévenoit plus fenfible
gradatravail
, & que le
avançoit, la tête
toutes les contradtions delenfansydans
de la
continuant fes
matrice, 2
ler au paffage, mouvemeus pour fe moudans le détroit inférieur s'engageoit peu à peu
eus-je manifefté,
du baflin.A peine
la flatteufe
contre mon pronoftic,
de
cfpérance que fans Jcs fecours
l'art, la nature feroit fuffifante
pour
grum, (4) fe Les cartilages 2 qui uniffent les OS des
prétent auffi & s'étendent dans
flesan fas
mais moins que le cartilage intermédiaire Taccouchemen;
des QS pubis, --- Page 353 ---
enceintes, Gc: - 345
des femmes
vivant;
mère. d'un enfant
rendre Suron,
furtoures les phy:
que la joic (e répandit
fans aufionomics Ces mots prononcés
d'inquiétude, ce triomphe
cune apparence
efforts de Sugon,
prochain des' pénibles tarderoient pas à la
Taffurance qu'ils ne
viétorieufe 9 donnèrent 5 pour
rendre
nouvelle force à fon couainfi dire, une
fc rapproclierene
rage; les contraatiens accoucha heu-"
de plus: en. plus, & elle
heures de
reufement, après trente-huit vivant & bien
travail; diun gros garcon & élevé.
conffituf, qu'elle a nourri del'enfant dans la
La fituation naturelle
fans doute
matrices eeft d'un grand avantage mais fi les faidans cette circonflance;
& la
répétées dans la grofleffe
grées
étoit la fuite, n'avoient
maladic qui en
mufculaire de Sudiminué la force
pas
fafibre etit confervé fa conzonp que
agion; les parties ne fe
fiftance & fon,
fiffifamment pour
feroient pas prétécs d'un enfant fi volupermettre la fortie
avec fa)
mineux & G difproportionné
d'un grand avantage mais fi les faidans cette circonflance;
& la
répétées dans la grofleffe
grées
étoit la fuite, n'avoient
maladic qui en
mufculaire de Sudiminué la force
pas
fafibre etit confervé fa conzonp que
agion; les parties ne fe
fiftance & fon,
fiffifamment pour
feroient pas prétécs d'un enfant fi volupermettre la fortie
avec fa)
mineux & G difproportionné --- Page 354 ---
346 Obfirvations fur la fansé
mère, quelque favorable
pofition.
qu'edt été fa
Pendant tout le temps que j'ai refté à
Kourou, chef-lieu de da nouvelle
nie de Cayenne
Colo-
(s),jai été chargé de
THôpital des femmes, dans lequel
toujours eu dc trente à
ily a
mes groffes. Elles
quarante femches, ainfi
y faifoient leurs couque celles du dehors qui
n'avoient pas chez elles les
tés néceflaires. Une de
commoditaquée de
ces femmes,a atdyffenterie depuis
temps, 3 & groffe de fept mois, quelque
encore reffenti
n'avoit
aucune douleur de l'enfantement, 2 lorfgu'érant à la garde-robe,
fes parties, relâchées par la maladie &
le climat, fe dilatèrent aflez dans
forte épreinte
une
la fortie
3 pour permettre à-la-fois
de l'enfant, du placenta & des
eaux enveloppées de leurs membranes.
La malade évanouie, ayant à fcsp picds
(s) Ce temps comprend lépidémie, dont
parlé dans cet Ouvrage.
nous avons --- Page 355 ---
enceintes, Gc. 347.
des ferames
fortie toutune mafle G confidérable, jufqu'aux
par la vulve, effraya
à-coup
brévetées du Roi, 2 étaOgasfemms
m'aider avec un
blies infirmières pour à faire le fervice de
Aide-Chirurgien,
n'étoit fécetre falle d'ou mon logement Il étoit midi.
paré que par une cloifon. faire ma vifite I
Jc rentrois, venant de
far le
des maladcs du camp; Tappliquai d'oxicrat froid
champ des comprefics afin de faciliter
fur tout le bas-ventre,
de la
la contraétion & le reflerrement aufli-tôt de
matrice. La malade revenue
être
ne croyoit pas
fon ésanouilfement,
même
accouchée. J'ouvris prefqu'au
étoient encore
inftantles miembranes,esic Je fis la ligarure
dans toute, leur intégrité. vivant, mais il
Venfant étoit
du cordon :
La mère fe rétanc véeut qu'onze jours.
blit parfairement.
ombilical
Après avoir lié le cordon
foin
fuivant les règles de T'art, le premier la main
de Pà ccoucheur eft de mettre
de la femme, pour
fur 1ç bas - ventre
'au
étoient encore
inftantles miembranes,esic Je fis la ligarure
dans toute, leur intégrité. vivant, mais il
Venfant étoit
du cordon :
La mère fe rétanc véeut qu'onze jours.
blit parfairement.
ombilical
Après avoir lié le cordon
foin
fuivant les règles de T'art, le premier la main
de Pà ccoucheur eft de mettre
de la femme, pour
fur 1ç bas - ventre --- Page 356 ---
348 Obfervations fur la Janté
s'affurer fi la matrice fe
ellc. refte dans Tinertie. contrade Ou fi
cas, il faut
Dans le dernier
Tagacer, la titiler & même
quelqucfois appliquer fur le bas -
des fervicttes imbibées
ventre
d'oxicrat
ce qui eft indifpenfable
froid,
hémmoragie.
lorfqu'il furvient
reil ou le
Levret, dans un cas padanger étoit imminent, fauva
la vie de la malade, en introduifant
morccau de glace dans le vagin.
un
cecheureux
Sans
expédient 3 la matrice
pas pu fe contraêer, Taccouchée n'ayant
vement affoiblie par la perte qu'elle exceffi- avoit
déja faite, 2 auroit péri
le moment même
d'hémorragie dans
s comme il n'arrive
que trop fouvent entre les tropiques
lorfqu'on eft trop preffé de délivrer. 3
La matrice étant contraéée far le.
placenta, FAccoucheur met le cordon
autour de deux de fes doigts, &
enfuite lindex & le medius de l'autre porte
main fur la racine du
placenta. Alors
GII ébranlant cette naffe par de petits --- Page 357 ---
enccintes, Gc. 349.
des femmes
à
il la fait defcendre peu
monvemens,
peu dans Ic fond du vagin.
le
ces précautions,
Si lon ne prenoit
à décrire dans
placenta ayant un angle le cordon ne
le chemin qu'il a à faire,
Sur toutes
manqueroit pas de fe rompré. chargé des
les habirations où jai été attendoient
accouchemens, les Négrefles
de luifàt defcendu
que le placentu fond du vagin, & ce n'émême dans le
leur étoit permis de
toit qu'alors qu'il
attente fe prolondélivrer. Lorfque cette
chercher ;
geoit trop, lon m'envoyoit arrivé, &
mais celà eft très-rarement de cette méceft en partie à la fagelfe
ne foit
thode qu'a été dà Tavantage qu'il accifurvenu fur ces habitations aucun
pendant tout le temps
dent de ce genre
de cecte partic.
que, jai été chargé faifois'qu'y veiller, exCependant je ne
Je
cepté dans s_les cas extraordinaires qui fe
feulement de la partie
m'affurois
dè près de
& dans T'efpace
préfentoit,
Jai pafices à Saint - Dofcpt annécs que
e
ne foit
thode qu'a été dà Tavantage qu'il accifurvenu fur ces habitations aucun
pendant tout le temps
dent de ce genre
de cecte partic.
que, jai été chargé faifois'qu'y veiller, exCependant je ne
Je
cepté dans s_les cas extraordinaires qui fe
feulement de la partie
m'affurois
dè près de
& dans T'efpace
préfentoit,
Jai pafices à Saint - Dofcpt annécs que --- Page 358 ---
-
350 Obfervations fur la fanté
mingue, je n'ai pas eté appelé une feule
fois pendant la nuit fur les habirations
oà j'avois établi cette regle.
ALL AITI E M E N T.
L'enfant nouveau-né n'a
franchi le détroit
pas plutôt
qui l'a conduit à la
lumière, qu'il fait une infpiration mécanique,produite parla
eaux de lamnios & compreffion que les
fait
lcsos dubaffin ont
éprouver à la charpente
de fa poitrine dans la matrice & élaftique
fage.
au pacCette réaétion des côtes donnc néceffairement lieu à un vide dans le thorax. L'air s'y précipitant par la bouche
& par le nez de l'enfant, le fait ordinairement éternuer par fon conta&t fur
Ia membrane pituiraire.
Ce Huide parcourant la
tère & pénétrant auffi-tôr les trachéc-ar- filières
du
poumon, ce vifcère jufqu'alors immobile
& inerte, fort de fon
fcs vaiffeaux affaiflés fe engourdiftement;
rempliffent & fe --- Page 359 ---
des Femmes enceintes, Gc. I 35E
étoient pleins fe
diftendent ; ceux qui
dans
leur fuperflu
dégorgent, , portent
de la
d'autres canaux; tous les organes
fe foulèvent ; il fe fait un
refpiration
le corps
nouvel ordre de circulations;
tout entier eit dans une forte d'agitation
ccfle
que Pair extérieur
qui ne
qu'après
& oppolcr
a pu s'introduire par-tout,
fon élafticité une réfiftance égale
par
au poids de f'atmolphère. Phomme font
Les premiers inftans de
fes befoins; ; la confervation
marqués par
néceffairement dui,
de fon être dépend
à
concours de foins (6) divers, analogues
lui, & fans lefquels il re pourroit fc mainl'obfervent quelques Accoucheurs; &.
(5) Si, comme M. Gauthiers on ne doit pas tropr'atacher
parieulièrement? à ôter le méconium extérieurqui couvre l'enen Europe
on doit, entre les tropiques plus que
fant nouveau-ne, abandonner en partie le foin de cette
par - tout ailleurs,
& confidéter cet enduit comme
féparation à la nature,
de l'impreffion de l'air:"
une de fes reflources pour garantir faites avecl'eau riède , &
la propreté & quelques lotions feront fu fifantes pour détaune douzième partie de vin, tombera dans leslanges,
cher le refte de cette craffe qui
lorfqu'elle ne fera plus utile.
, entre les tropiques plus que
fant nouveau-ne, abandonner en partie le foin de cette
par - tout ailleurs,
& confidéter cet enduit comme
féparation à la nature,
de l'impreffion de l'air:"
une de fes reflources pour garantir faites avecl'eau riède , &
la propreté & quelques lotions feront fu fifantes pour détaune douzième partie de vin, tombera dans leslanges,
cher le refte de cette craffe qui
lorfqu'elle ne fera plus utile. --- Page 360 ---
Obfervations fiur la faité
tenir dans T'exiftence
qu'il a reçue,
Quelques momens après Taccouche
ment, la matrice étant
fac laiteux
reflerrée, & le
il fe fait
ne pouvant plus y pénétrer,
vers les mamelles ure révulfion
qui dare-jufqu'a ce que cette humeur
foit entièrement
fe
veaux
logée dans ces nou-.
réfervoirs, & ait commencé à fe
filtrer. Cette liqacur eft formée
nourrir Tenfaucjufquace
pour
que
ment fucceflif-de fes
laccroifle.
&
puiflanices digellives
léruptian de fes dents, le mettent
état d'ufer d'une notirriture
emr
Le lait eft
à
plus folide.
propre favorifer les dé
veloppemnens de l'enfanr, fes fonêions &
tout le mécanifme de fon étre,
il le tire d'une fource
quand
-
faine.
La fortic de cette humcur
le
débarrafle la mère d'un
par fein
fupcrfln qui
T'expoferoit à des accidens
même à des dangers
graves, &
retenu
certains, s'il éroit
ou mal détourné. (7).
(7) Les différences dans les levains digelifs de l'efoLe --- Page 361 ---
enceintes, 8c. 353
des femmes
Lel lait acide dans les premiers jours
& dérache le refte du mécodétrempe
nettoie les
prévient les tranchées,
num,
une douce
premières voies, provoque.
difpofe le corps de Tentranfpiration,
plus confant à recevoir une nourriture
mefure
le befoin de,
ffante; car à
que
augmente, & que la néceflité
fe fubftanter
cefle, cette
évacuations
des premières
devient
liqueur perd fa qualité purgative,
fubflantielle, & coft
plus denfe, plus
donnent au lait de chaque ferme un caraétère
mac,
Mais les caufes de la perverfion de cette,liindividuel. rendent la mère & l'enfant débiles 8 languifqueur, , qui
fouvent, dans, tous les pays du
fans, riennent le plus
& à la barbarie-"
monde, à Textravagance, , à T'abfurdité
les couches
- Dela les avortemens fréquens 5
des ufages.
T'oblitération des vaiffeaux des.
laborieufes, quelquefois déviation confidérable & hamamelles, d'o fuit une
la matrice; indifpofition
bituelle de tous les fues yers
fur-tout à celles
habitantes des villes,
familière, aux
& qui les rend à-la-fois cacochy-.
d'entre les tropiques,
inhabiles à la généraincommodes à leurs maris ,
mes,
du moins d'en conferver les fruits, &
ration, incapables conféquent la tàche que la nature, leur
de remplir par
avoit deftinée.
Z
able & hamamelles, d'o fuit une
la matrice; indifpofition
bituelle de tous les fues yers
fur-tout à celles
habitantes des villes,
familière, aux
& qui les rend à-la-fois cacochy-.
d'entre les tropiques,
inhabiles à la généraincommodes à leurs maris ,
mes,
du moins d'en conferver les fruits, &
ration, incapables conféquent la tàche que la nature, leur
de remplir par
avoit deftinée.
Z --- Page 362 ---
Osfervations fur la Janté
alors qu'elle a toutes les qualités defirables pour fatisfaire à des
formés. Les couloirs
organes mieux
délicats de
fant, fes vaiffeaux
l'enfc
tendres, fe
tournent, fe
ployent,
à mefure
développent, fe fortifient
que le lait prend plus de confiflance; de forte que la
toujours établie, à moins proportion eft
fubifle
que le lait ne
quelqu'alrération par le
ment de la fanté de la mère dérangePenfant perd fa
; car alors
vigucur, le fluide
reçoit par la
qu'il
ladation, porte avec lui le
principe des maladies dont la mère eft
atteinte, au licu de faire
fcs tendres
germer dans
organes la force, la
& de favorifer
fanté,
par-là le
de fon étre.
développement
Toutes les fois que le lait eft vicié,
perverti ou corrompu par une caufe quelconque, il faut s'empreffer de détruire
cette caufe. Il eft indifpenfable de
ner' - une autre nourrice à l'enfant don-.
(8);
(8) Cette néceffité a lieu auffi toutes les fois que la
a --- Page 363 ---
erceintes, gc. 355
des femmes
nourrice qui ne foit fujette à
une
infirmité habituelle ou périodiaucune
détruire par un bon
que, & qui puifle
corriger
lait les levains morbifiques 2
Tintempérie du fang & régénérer en quelque forte les humeurs.
nourrice ne,
Il feroit à defirer que la
a différat de la mère de Penfant que dans
fcs manvaifes qualités, & lui reffemblat
dans toutes les autres;' que fon. âge & fa
fature fuffent à peu près les mêmes; &,
quoiqu'il y ait des femmes paflablement
bonnes nourrices dès leur dix - huitième
&cd'autresjufqu'a la quarantième,
année,
il faut la choifir de vingt à trente ans', 3
c'eft à cet age que le lait eft
parce que fa bonté & fa plus grande
dans toute
abondance: c'elt fur-tout dans les climats de
Mais
qu'il importe de s'aflula zonc torride, nourrice eft née de parens
rer qu'une
mère eft d'une habitude peu fucculente, qu'elle eft languillante & maladive.
Z2
la quarantième,
année,
il faut la choifir de vingt à trente ans', 3
c'eft à cet age que le lait eft
parce que fa bonté & fa plus grande
dans toute
abondance: c'elt fur-tout dans les climats de
Mais
qu'il importe de s'aflula zonc torride, nourrice eft née de parens
rer qu'une
mère eft d'une habitude peu fucculente, qu'elle eft languillante & maladive.
Z2 --- Page 364 ---
336 Obfervations fur la Janté
fains & robuftes, & qu'elle n'a
fon enfanceaucune
eu dans
incommodité
de rachitis, defcrophule,
fufpedte
attendu
d'épilepfic, &c.
qu'elle pourroit en avoir les
germes en clle, & les communiquer à
fon nourriffon; il faut également obferver avec le plus grand foin l'état de fes
enfans.
La nourrice doir être forte filenfant
eft gros, un peu moins, s'il eft
afin
délicar,
qu'il ne s'abreuve pas d'une liqueur
trop foible Oil trop confiflante.
Les fibres d'une bonne nourrice font
folides & fouples, fa chair ferme & fuffifamment colorée (9); elle doit étre bien
conformée, bien buftée, peu ventrue &
fans aucune obftruction ni
engorgement.
Cammclifemmetncne,) il eft effenticl
(9) La belle couleur du teint provient du
exad, & de la bonne qualité des humeurs. La mélange
change la peau , quelle que foit la couleur du maladie
celle des Nègres devient alors d'un
fujer;
nous l'avons fait remarquer
rouge cuivré, comme
ladies des Nègres.
pag-116, nore 21 des ma- --- Page 365 ---
enceintes, éc. 357
'des Femmes
foit point expofécà des brufquequ'elle ne
traitemens. De quelque
ries, à de mauvais
effet
fes chagrins,leur
fource queviennent
Pordre des fécréeft toujours de déranger humeurs & même
tions, de troubler les
de les corrompre.
I1 faut autant qu'il cft poflible que fa
foit douce (1o), fes gencitranfpiration
fes dents (aines,
ves fermes & rouges, vermeillesiqu'alle
fon fouflepur, feslèvres bonne, le forr
ait la vue franche, Pouic
qu'clle foit gracieufe,
de voix agréable; vive fans étourderic,
alerte., cnjouée,
Mais il cft
prudente fans ètre peureufc. clle deux
far-tont effentiel de trouver en condiabondantes d'un lait bicn
fources
des fuites d'une groftionné, 1 proveriant & d'un bon accotchement,
feffe heurcufe
récent fuivant Tage du
& plus ou moins
confiftant ne
nourriffon. Un lait trop
Lesfemmes de couleur ont totjours, du plus. ait
moins, (1o) un pen d'odeur.
Z3
udente fans ètre peureufc. clle deux
far-tont effentiel de trouver en condiabondantes d'un lait bicn
fources
des fuites d'une groftionné, 1 proveriant & d'un bon accotchement,
feffe heurcufe
récent fuivant Tage du
& plus ou moins
confiftant ne
nourriffon. Un lait trop
Lesfemmes de couleur ont totjours, du plus. ait
moins, (1o) un pen d'odeur.
Z3 --- Page 366 ---
318 Obfervations fir la fanié
conviendroit point du tout aux enfans
nés avant terme.
Ond doirregarderle lait comme vicieux,
s'il eft trop gras; trop gluant, trop clair
ou trop coulant; & plus vicieux encore
s'il eft falé Oil icre, amer ou acide, tirant fur le jaune, &c,
Les vices de cette liqueur font, à la
vérité, fouvent impereeptibles
il eft même arrivég que des femences aux.fens;
morbifiques ont été tranfmifes avec un lait
d'une belle apparence. Néanmoins il
a divers moyens de s'aflurer de fes bon- y
nes qualités, qu'on ne doit pas négliger.
Il doit être à
demi-tranfparent, un pcu
bleuâtre, prefgu'inoderc,amandé au goût
& de peu de faveur quand la nourrice
eft à jeun, Une goutte introduite dans
Fceil, ne doit y exciter aucun picotement,
aucune fenfation douloureufe: pofée fur
l'ongle, elle doit y refter un peu fans
s'évafer, & couler quand on l'incline.
Ileft C encore d'autres épreuves, comme
d'en imbiber un linge blanc fur lequel --- Page 367 ---
des femmes
enceintes, Gc.
on ne doit en.
lorfqu'il eft fec. appercevoir aucune trace
On peut encore en recueillir fur
alliette de faiance bien
une
s'il n'engluc
propre, & voir
rayé,
pas trop la place où il a été
Enfin, on peut en tirer dans
une certaine quantité, &
un verre
ne fait aucune
obferver s'il
des' ou les
effervefeence avec les acialkalis, &
fels le
feulement fi ces
parties, coagulent, & le divifent en deux
lune liquide & Pautre plus
pacte, Les teintures bleues des
comtelles, par.
vegéraux,
exemple, que le firop de
lettes, ne doivent offrir
viode rouge
rien de verd ni
par la préfence de cette
On obferve que le lait qui liqueur.
expreflion, avant que le
fort par
été quelque
mamclon aic
temps dans la bouche
Tenfant, eft clair & féreux,
de
tôt que la chaleur de la mais qu'auffilaté, il
fuccion l'a dis'échappe tel qu'il eft de
ture. C'eftp
fa naver le
veuté
lpourquoi,lorfquon
lait d'unc
éprounourrice,ilfaut lui faire
Z4
ve que le lait qui liqueur.
expreflion, avant que le
fort par
été quelque
mamclon aic
temps dans la bouche
Tenfant, eft clair & féreux,
de
tôt que la chaleur de la mais qu'auffilaté, il
fuccion l'a dis'échappe tel qu'il eft de
ture. C'eftp
fa naver le
veuté
lpourquoi,lorfquon
lait d'unc
éprounourrice,ilfaut lui faire
Z4 --- Page 368 ---
360 Obftrvations Jur la famté
dégorger -
un peu lesaamelles
la
cion d'une perfonne
par fucadulte.
Les mamclles d'une bonne
étant. vidées, doivent fc
nourrice
l'efpace de deux ou trois heures. remplir dans
doivent être ni gréles ni
Ellcs ne
flétries,
groffes, ni trop dures, mais pleines ni.trop &c
fertiles, un peu en forme de poire &
parfemécs de veines; le mamelon d'un
brun clair doit être bien
entouré d'une.
proportionné &
ticuleufe,
pctite aréole, un peu mon-
& chacun d'eux perforé de
plufieurs P etits trous en forme d'arrofoir, pour laiffer échapper à-la-fois
plus grande quantité de' lait,
une
moins,,
ou, du,
pour que cette liqueur foit de
plus facile trait quand elle abonde.
La nourriture de la nourrice,
celle delafemme
comme
fuffifante
groffe, doit être fainc,
& affez variée pour
lc dégoût des alimens
prévenir
continucs, Il faut, fur-tour trop long temps
mats
dans les clichauds,que Ces alimens puiffent com.
battre la difpofition particulière & --- Page 369 ---
encintes, 8c. 36t
des femmes
des huineurs. Par exemple,
peceminente
acifi Tony remarquoit une trops grande viandes de
dité, la nourrice uferoit des d'abforbans.
jeuncs animaux 5 de crcffon, caufe eit alkaAu contraire, lorfque la
linc, itfautlui oppofer les anti-feptiques, raciTufage des légumes aigrclets, fruits des bien
nes, dcs herbes; tendres, limonade des
& de la
murs, &i mémc de la
falade.
les nourriccs doiMais, en général, alimens qu'clles cnt
vent. fe nourrir des denveliesaimenr ; on
cenmumedepreadre accorder quelque chofc
doit àcct égard
du pays. Les
à Thabitude & aux ufages
alimens
recommandables de ces
plus.
contiennent beaucoup de
font ceux qui
au
fucs doux K 7 humeStans 2 analogues codion fachyle, ceux qui font d'unc
libre.
cile & qui tiennent le ventre
toutes,
Les viandes falées & fumées,
a,
dorinent beaucoup de pcinc
cclles qui
les alimens gràs 2
Teftomac, telles que
doivent
d'iuncodeurforte & défagréable,
ufages
alimens
recommandables de ces
plus.
contiennent beaucoup de
font ceux qui
au
fucs doux K 7 humeStans 2 analogues codion fachyle, ceux qui font d'unc
libre.
cile & qui tiennent le ventre
toutes,
Les viandes falées & fumées,
a,
dorinent beaucoup de pcinc
cclles qui
les alimens gràs 2
Teftomac, telles que
doivent
d'iuncodeurforte & défagréable, --- Page 370 ---
Obfervations fur la Janté
lui être abfolument interdits;
fourniffent un lait
parce qu'ils
quelquefois
âcre, répugnant &
dangercux:
1 Lc befoin de manger, fe
vent chez les bonnes
répèté foumême' que les femmes nourriccs, &, de
avancées, elles ne
enceintes un peu
principalement peuvent point du tout,
dans les climats de
zone torride, fupporter
la
le jetine.
T'abftinence &
Cependant il faur, autant qu'il eft
poffible, que la réparation n'excède
confidérablement la
jamais
corps fe maintienne perte, afin que le
équilibre
dans cet heureux
qui entretient fes
fes refforts
tuyaux libres,
dégagés & fes humeurs
La nourrice
fluidcs.
a,. comme la femme
groffe, befoin d'exercice à l'air
afin de divifer les fucs de fon
libre,
mais elle doit s'abftenir de cftomac;
& de s'exténuer
s'échauffer
nibles (1r).
par des travaux pé-
(tI) Lorlque les inquiérudes de fon nourrifon l'obli- --- Page 371 ---
des femmes enceintes, Gc.
L'une & Pautre doivent
nous l'avons
éviter, comme
déja fait obferver,
des liqueurs fortes
Tufage
efprits &le
qui incendient les
fang,
les nerfs, durciffent enivrenefenfant, 1 irritent
les fibres,
les fucs deftinés à leur
confument
leur accroiflement, à leur arrofement, à
foupleffe.
Cependant, entre
les.tropiquies, il eft
indifpenfable de foutenir par des boiffons fortifiantes & corroborantes
forccs des femmes grofles
les
rices, afin
& des Nour-
& de
d'entretenir Taction dcs fibres
prévenir les maladies de
ment. Elles peuvent en toute farcté relâchepour Cet effet de T'efpèce de
ufer
jai donné la
punch dont
miers Ouvrages compofition dans mes pre-
les.tropiquies, il eft
indifpenfable de foutenir par des boiffons fortifiantes & corroborantes
forccs des femmes grofles
les
rices, afin
& des Nour-
& de
d'entretenir Taction dcs fibres
prévenir les maladies de
ment. Elles peuvent en toute farcté relâchepour Cet effet de T'efpèce de
ufer
jai donné la
punch dont
miers Ouvrages compofition dans mes pre- La nourrice & le nourriflon
doivent
gent à paffer la nuit fans dormir
pléée le lendemain dans fes
, elle doit être fuplui laiffer prendre fon fommeil travaux ordinaire domefliques, > pour
peu au-delà,
, & même un'
(*) Page 271, maladies desNegres.
maladics des climats chauds.
Pages S1&5: des --- Page 372 ---
364 Obfervations fir la fanté
être éloignés des lieux où l'air eft inprégné de vapeurs infeétes ou de
cules fulfurcufes. Leur
particafe doit être aflez
chambre, ou
grande, élevée, tenue
tres-proprement, & fur-tout
autant qu'il eft poffible, des dloignée,
mares, des
fumiers, &c.
On peut affurer que l'air qu'on
dans un lieu cft bon, lorfque fcs refpire habitans, &p particulièrement les enfans, jouiffent d'une fanté conftante,
de mortalités, &
qu'ily a peu
qu'on y patvient à un
age avancé.
Pendant la nuit, la nourrice doit fc
mettre hors du lit toutes les fois
veut donner à téter, non-feulement qu'elle
à
caufe. du fommeil qui pourroit la furprendre & expofer fon nourriffon à être
étcuffé, mais encore parce que la bouche
de l'enfant faifant l'office d'une
afpirante, moins l'air fera
pompe
rare,. plus il
aura de reffort, & plus il facilitera la
fuccion des mamelles.
La propreté de la nourrice & de la --- Page 373 ---
enceintes, 8c. 365
des femmes
nécellaire
femme groffe eft d'autant plus
empéche la tranfplque la mal-propreté excrétion fe portant
ration, & que cette
du lait, s'y mèle,
fouvent dansle courant
la qualité,
s'y confond, &c en pervertit fur Tenfant
L'action de. la Nourrice
attaché à fon fein - ) d eft fi immédiate,
être malade fans que
que Tune ne peut
T'autre ne s'en reffente. Le chyle tient
Le lait émâne du chyle.
qui
des levains de T'eftomac,
fes qualités
viciés dès que Téconomic
font toujours
dérangeanimale éprouve le plus petit
C'eft un mal de changer légèrement.
mais il eft incompament de nourrice;
de continuer
rablement plus dangereux
le lait d'une femme malade,
à un enfant morale, foit de caufe phyfoit de caufe
qu'un
fique. Auffi eft-il tres-important vifite de
homme de Fart, tres-inftruit, afin de reconT'enfant,
temps-cne-temps la nature de fes déjedions la
noitre par
des humeurs de
qualité prédominante Chez les enfans bien nourla' nourrice:
il eft incompament de nourrice;
de continuer
rablement plus dangereux
le lait d'une femme malade,
à un enfant morale, foit de caufe phyfoit de caufe
qu'un
fique. Auffi eft-il tres-important vifite de
homme de Fart, tres-inftruit, afin de reconT'enfant,
temps-cne-temps la nature de fes déjedions la
noitre par
des humeurs de
qualité prédominante Chez les enfans bien nourla' nourrice: --- Page 374 ---
L
Obfervations fur lafanté
ris, elles font jaunâtres, d'une confiftance égale, plus liquides cependant -
folides & fans mélange de
que
laiteux ; les excrémens blanchâtres grumeaux
verdâtres & même de couleur brune, 2
indiquenr, au moins, des indifpofitions.
Mais on juge aifément qu'un enfant pâtit
fur le fein de fa nourrice, par fon amaigriffement & la molleffe de fcs chairs,
par fon avidité à tetter, par les matières
dures & compaôtes qu'il rehd dans fes
couches; il ne regorge jamais de lait,
la joie ne brille point dans fes yeux, le
fourire n'embeliit point fa bouche, il
décline, fe fane, fe flétrit peu-à-peu,
jufqu'à ce qu'enfin ilfedeffeche & périffe.
MALADIES DES FEMMES GROSSES.
L'homme fain & continent
je le répète, cfpérer d'avoir des. peur enfans feul,
de conftitution affez forte pour réfifler
aux chaleurs de la zone torride. Au
contraire, la femence de l'homme fans
meurs, dont le phyfique eft affoibli par --- Page 375 ---
des femmes cncintes, Ge. 367
l'abus des plaifirs & l'excès des pallions,
qui feules
a perdu fes qualités prolifiques,
une
la rendoient capable de produire
heureufe fécondation.
I
Si des maladies aiguès ne moiffonnent
de bonne heure Phomme crapuleux
pas
la langueur. & le dépérif-
& débauché,
à des affeations
fement le conduifent
T'accomchrôniques, doulourcufes, qui
pagnent au tombean.
fouvent dans
Mais il n'arrive que trop
qu'avant de terminer fa carces climats,
rière, il donne lieu à des conceptions
irrégulières qui produifent des môles,
de faux germes, de malheureux avortons; felon le vice & le degré de per-,
verfion de la liqueur féminale. Dela les
foibles, les vicès, des
conftitutions
folides qui fe perpétuent de génération
tels que font, en Afie
en génération,
partie de' PAfrique
& dans une grande
&
& de TAmérique, les mattocéphales,
la goutte, la phthific, la pulpar-tout,
monic, &c.
les,
de faux germes, de malheureux avortons; felon le vice & le degré de per-,
verfion de la liqueur féminale. Dela les
foibles, les vicès, des
conftitutions
folides qui fe perpétuent de génération
tels que font, en Afie
en génération,
partie de' PAfrique
& dans une grande
&
& de TAmérique, les mattocéphales,
la goutte, la phthific, la pulpar-tout,
monic, &c. --- Page 376 ---
Obfervations fier la fanté
Après de telles
tion des
conceptions, la ceffarèglès, quoique naturelle,
des douleurs de tête, des
caufe
digeftions
infomnics, des
pénibles, des fièvres
de violentes douleurs de reins lentes,
écoulemens féreux
des
guefoisauffi des
parle vagin, & quel-
& des convulfions msisenerafrafiniadidnes
: accidens qui
vent & pervertifient le fuc
dépradeftiné à favorifer les
nourricier
développemens de
couches fouvent
Koenacte
dangercnfes, fur-tout
lorfque la: groffeff eft avancée,
Sil'enfant ne meurt pas dans. le feirt
I de la mère, il ne fubfifte
état de débilité &
que dans un
moins confidérable d'épuifement plus ou
felon le degré de
perverfion des fucs qu'il reçoit,
fion que les chaleurs exceffives perverclimats
de ces
augmentene fans ceffe.
fois auffi les femmes
Quelques'amaigriffent; il
(*) Qui s'éreudent jufqu'aux cuiffes,
miner-à Thypogalre.
vont feterne --- Page 377 ---
des femmes enccintes, éc.
ne fe fait chez elle
partie blanche du aucune réparation ; la
rête dansle
fang fe fépare & s'artiffu cellulaire des
enfuite dans celui de tout le extrémités,
s'épanchie enfin dans les
corps, &
On remédie à chacun capacités, de
dc différentes
ces défordres
manièrcs.
Si les membranes de la matrice
crifpées, tenducs & roides,
fonc
fa fenfibilité à
qu'ily ait de
Ics
Thypogaftre, on emploie
calmans, 2 les adoucifians, les mucia
lagineuix, & un nombre de faignécs
portionné aux
pro-
& à l'intenfité forces, au tempérament
de la maladie; en un
comme nous l'avons obfervé
mot,
on fait ufage des remedia ailleurs
Au contraire, files
ffentia.
duits par le
défordres font prorelichement, il faut
menter le ton & le reffort des
dug-
& leur rendre en
folides,
élafticité
quelque forte leur
par les remèdeso oppofés,
délignés fous le nom de remedia quej'ai
m0-
(*) Voez maladies des climats chauds,
page 169
A a
l'avons obfervé
mot,
on fait ufage des remedia ailleurs
Au contraire, files
ffentia.
duits par le
défordres font prorelichement, il faut
menter le ton & le reffort des
dug-
& leur rendre en
folides,
élafticité
quelque forte leur
par les remèdeso oppofés,
délignés fous le nom de remedia quej'ai
m0-
(*) Voez maladies des climats chauds,
page 169
A a --- Page 378 ---
a
370 Obfervations
la fur fante
ventia Les plus convenables dans
dernières circonftances
Ces
à petite dofe
fontlipéeacuanha
(12), les préparations fcillitiques, & fur-tour l'oximel
(13), foutenus par un régime tonique & reftaurant,
dans lequel on fait entrer la tortue & le
bon vin, par-tout où l'on peut fe
rer
l'un & l'autre.
procuDès que l'on craint que les accidens
ne foient fuivis de Favortement, il faut
fur le champ faire mettre la malade
lit & ly tenir dans un abfolu
au
repos; lui
donner du riz pour toute nourriture,
mêmc en tifane. La faignée eft indifpenfable dans cette
circonftance, mais le
(*) Voyez maladies des climats chauds,
page 169.
(r2) Un grain adminiftré toutes les deux heures fuffie
ordinairement. On augmente ou on diminue la
fuivant l'age & P'effet de ce remède.
dofe,
(13) Une cuillerée à café de deux en deux heures
fuffit le plus fouvent pour faciliter les fécrétions &c excrétions, principalement celles des urines. On doit
procher ou éloigner > augmenter ou diminuer la dofe rapfuivant fes effets, --- Page 379 ---
des femmes enceintes, Gc.
nombre doit en être réglé fuivant 371
forces & le tempérament
les
Il faut auffi
de.la malade.
faite
que cette évacuation foit
avec lenteur, parce qu'une émiffion
trop brufque pourroit cauferune
fuivic de T'accident
foiblefe
Venir,
qu'on cherche à pré.
On doit même s'en abftenir
fois que l'on craint la défunion toutes les
cipes du fang qui conduiroit des prinà la diflolution, au lieu de rétablir
les femmes délicates
léquilibre chez
titution,
& d'une foible conf
Citadines telles que font la plupart de nos
d'entre les tropiques. Cette
évacuation
mufcles & des augmentant la foibleffe des
ligamens,
aux
donneroit lieu
engorgemens des vifcères & aux obf.
tructions; ; on attend alors
régime, desacidesunis
davantage du
& fur-tour du
auxmueilnginets,
repos.
Dans tous ces cas, c'eft la
mal qu'on doit
caufe du
attaquer; fans cela l'oa
s'expoferoit à des récidives
mortelles.
Lhommequi n'a queles fens
pour guide,
Aa 2
ant la foibleffe des
ligamens,
aux
donneroit lieu
engorgemens des vifcères & aux obf.
tructions; ; on attend alors
régime, desacidesunis
davantage du
& fur-tour du
auxmueilnginets,
repos.
Dans tous ces cas, c'eft la
mal qu'on doit
caufe du
attaquer; fans cela l'oa
s'expoferoit à des récidives
mortelles.
Lhommequi n'a queles fens
pour guide,
Aa 2 --- Page 380 ---
Obfervations fer la fanté
honteufement, dominé par fes
dégénère
il n'ait plus la
pations,jufquh ce qu'enfin
faculté de les fatisfaire; & malheureufela fcule vigime
ment il n'eft pas toujours
la vie
de fes défordres. Il tranfmet avec
les caufes d'une mort préà fa poftérité
des
maturée, & fait détefter pendant
fuifiècles fa mémoire aux générations
vantes.
des digeftions,
Dans les dérangemens
dans les inteftins y
la bile féjournant
des cours
acquiert de Pâcreté, & produit
bilieux
de ventre de différentes efpèces,
felon que les humeurs
ou dyffentériques,
moins acrimodu fujet font plus ou
folides
nieufes. Les femmes dont les
très-relachés, telles que les valétufont
dont P'eftodinaires & les cacuchymes,
eft fans reffort & fans adtivité, y
mac
fujettes. La chylifont principalement chez les femmes enfication dépravée
les conduit
ceintes entre les tropiques, & fi elles
infailliblement à la cachexie;
traitées d'une manière conne font pas --- Page 381 ---
des femmes enceintes, 6c,
venable, 2 Tappauvriffement
devenant
des liqueurs
général, & le relâchement
folides exceffif, elles fouffrent
des
quiétudes dans les bras &
des inrefpirent avec
les jambes,
foible,lent, difficulté; leur pouls eft
quentes
irréguliers elles ont de fréla férofité palpitations ; Tépanchement de
dans le tiffu
les capacités
cellulaire & dans
& animales augmente; ; les forccs vitales
enfin, elles diminuent de jour en jour ;
périffent.
La femme qui vient
trc les
d'accoucher entropiques, a befoin,
tant que le nouvcau-né,
prefqu'audes impreffions du
d'être garantie
contaét de T'air.
Quelques portions du placenta
membranes reftécs dans
ou des
fluidité & Teffervefcence la matrice, 9 la
nent quclquefois lieu
du fang, donévacuation de
à une trop grande
remédie
vidanges, 2 à laquelle on
par les tempérans & les
cilagineux, tels quel les tifancs
mules fleurs & les
faites avec
nier, lcs fommités bourgeons du cotondu
mapou > acidus
Aa3
ques portions du placenta
membranes reftécs dans
ou des
fluidité & Teffervefcence la matrice, 9 la
nent quclquefois lieu
du fang, donévacuation de
à une trop grande
remédie
vidanges, 2 à laquelle on
par les tempérans & les
cilagineux, tels quel les tifancs
mules fleurs & les
faites avec
nier, lcs fommités bourgeons du cotondu
mapou > acidus
Aa3 --- Page 382 ---
a a
374 Olfervations fur la fanté
lées avec le jus de citron ; les
de
crèmes
ziz, plus ou moins nourrifantes felon
que l'eftomac eff en état de les fouteuir,
Mais la diminution ou la
totale des vidanges, étant fuppreflion
plus
tes, que leur trop grande
fréquenpeuvent faire éprouver les abondance, 2
plus
açcidens les
graves, fila malade n'eft pas fecourue à temps, & qu'on ne puiffe
venir à les rétablir,
pas parParmiles accidens qui fuivent la
preffion des lochies,
fapmamelles eft un des lengorgement des
plus
les
fréquens entre
tropiques. II eft quelquefois fi confidérable, quele gonflement & la tenfion
s'étendent jufqu'a la gorge. Alorsle
eft perit, irrégulier, & la
pouls
tellement gênéc, que la malade relpiration
fe tenir que fur fon féant,
ne peut
Dans cette
facheufe pofition - 2 l'engorgement
pour caufe principale la foibleffe ayane
l'inaétion des folides,
&
2 il faut employer --- Page 383 ---
des femmes enceinzes, Gc.
en tifane les feuilles
fur-tour
d'avocatier &
grain
l'ipécacuanha à la dofe d'un
toutes les heures. Cettc
être rapprochée
dofe doit
tée ou diminuéc, ou éloignée s augmenOn fait auffi
felon les circonflances,
ufage d'éther, à la
avingt - quatre
dofe de
gouttes.
3 trente & trente - fix
Mais fi les accidens font
le froncement & la
caufés par
lides, ce qui fe
crifpation des fo-
& la fenfibilité manifefte par la tenfion
de
employer les
Thypogaftre, il faut
& les
adouciffans, les
mucilagineux, en -
tempérans
vemens & en
boiffons, en lacataplafmes.
pouls eftdur & ferré, il faut Lorfque le
rir à la faignée du
mêmer recoude déterminer
bras, avec Pattention
la quantiré du
nombre des évacuations
fang & le
tômes
d'après les fympinflammatoires: : toute
une
méprife dans
R circonftance fi délicate
peuc favorifer
dernier (*) Veyet maladics des climats chauds,
paragraphe,
page 228,
e
Aa4
pouls eftdur & ferré, il faut Lorfque le
rir à la faignée du
mêmer recoude déterminer
bras, avec Pattention
la quantiré du
nombre des évacuations
fang & le
tômes
d'après les fympinflammatoires: : toute
une
méprife dans
R circonftance fi délicate
peuc favorifer
dernier (*) Veyet maladics des climats chauds,
paragraphe,
page 228,
e
Aa4 --- Page 384 ---
376 Obfervations fur la Janté
Ja putréfadtion, augmenter Pintenfité des
accidens, & faire périr la malade.
Dans toute la zone torride le meilleur
réfolutif eft l'application des feuilles de
plama-chriftifor les mamelles, à moins que
le lait coagulé dans lesvaiffcaux ne fe foit
endurci;car; alors ileft - difficile d'éviter les
dépôts s dont il faut hâter la maturité
par lescataplafmes de mie de pain & de
lait, L'un & l'autre de ces moyens doivent étre renouvelés au moins toutes les
ttois heures,
Si la tumeur des mamelles prenoit
un carastère fquirreux, on adminiftreroit
l'extrait de ciguë de la manière que je
l'ai prefcrit dans le difcours qui précède
çct ouvrage
MALADIES DES ENFANS.
Si l'on confidère la difproportion du
volume du cerveau des enfans aveç le
(*) Page 60, note 18, --- Page 385 ---
des femmes enceintes, Gc.
rcfte de leur corps, la
nerfs
groffeur de leurs
relacivement à ceux des
& la délicateffe de leur
adultes,
organifation,
on ne fera pas furpris qu'il en périffe
de convulfions un fi grand nombre
les tropiques, où les caufcs d'irritation entre
du genre nerveux font fi fréquentes &
fi muitipliécs.
Il eft inconteftable que le défaut des
qualirés du lait de la nourrice eft une des
principales caufes de Ces
ainfi que du plus grand nombre convullions,
tres maladies
des auqui font périr les enfans
du premier âge. C'eft auffi ce qui m'a
déterminé a entrer dans des détails circonftanciésà cet égard, d'après
ileft facile de juger
lefquels
les
que prefque toutes
indifpofitions des enfans à la mamelle dépendent de l'état des humeurs
de la nourrice, des alimens dont elle fo
nourrit, enfin de fon inattention à obfervé un régime de vie prudent, modéré
& toujours
analogue aux befcins de fon
nourriffon,
ce qui m'a
déterminé a entrer dans des détails circonftanciésà cet égard, d'après
ileft facile de juger
lefquels
les
que prefque toutes
indifpofitions des enfans à la mamelle dépendent de l'état des humeurs
de la nourrice, des alimens dont elle fo
nourrit, enfin de fon inattention à obfervé un régime de vie prudent, modéré
& toujours
analogue aux befcins de fon
nourriffon, --- Page 386 ---
A a
O8fervations fir la fanté
C'eft
important pourquoi,je le répète, il eft fi
que la nourrice
ne faffe ufage
sobferve, &
réparer fes
que d'alimens propres à
lait, tels
pertes & à fournir un bon
le
que les ceufs frais, les
lait de vache, les
farineux,
bien mûrs, la chair légumes, les fruits
jeunes
tendre & fraiche de
animaux, & autres fubftances
capablcs dc corriger l'âcreté des humeurs.
Ces alimens doux, humeéans,
tiendront le ventre libre, &
lui
au profit de fon nourriffon tourneront
dront fes
3 prévientition.
maladies, & faciliteront fa denOn doit s'abftenir,
les climats
principalement dans
chauds, defaire prendre aux
enfans de l'huile d'amandes douces
appaifer leurs tranchées. C'eft
pour
tif qui leur affoiblit
un palliaT'embarras des
P'eftomac, augmente
digeftions, &
ment les défordres. L'huile conféquemchrifti,
de palmaou le firop de chicorée font
préférables 3 parce qu'en évacuant --- Page 387 ---
des femmes enceintes, Gc.
les humeurs mal
fent fans
digérées, ils remplifinconvénient l'objet qu'on fe
propofe.
Les enfans ne font ordinairement
à ces coliques
fujets
que pendant les
mois. Elles deviennent moins premiers
à mefurre que leur eftomac fe fréquentes
mais auffi ils font infiniment
fortific;
plus
que dans nos climats au rhume expofés
reux, efpèce de coqueluche dans catharles narines, la
laquelle
gorge, l'eflomac & les
poumons font attaqués en même
& prefque toujours de deux temps,
différentes. Dans Pune
manières
affez
(t4), la fièvre eft
forte, le pouls ferré, lenfant eft
agité, fa refpiration eft génée; ily
Fairération, de Pérétifme.
y a de
Dans Tautre, au contraire, la maladie
dépend plus de Ia congeftion & de la
ftafe des fluides que de la crifpation des
fains (14) & bien Psincipalement conflitués. chez les enfans nés de parens
. Dans Pune
manières
affez
(t4), la fièvre eft
forte, le pouls ferré, lenfant eft
agité, fa refpiration eft génée; ily
Fairération, de Pérétifme.
y a de
Dans Tautre, au contraire, la maladie
dépend plus de Ia congeftion & de la
ftafe des fluides que de la crifpation des
fains (14) & bien Psincipalement conflitués. chez les enfans nés de parens --- Page 388 ---
a
380 Obfervations fur la fanté
folides(1s)Ia fièvre eft à peine
il n'y a point ou. prefque
marquée;
le pouls efti lent; l'enfant point de foif;
&
eft plutôt affoupi
engourdi qu'agité, & les quintes de
toux beaucoup moins violentes.
Dans le premier cas. ce font les adouciflans, 3 les tempérans & les
qu'il faut employer, d'abord mucilagineux
& en lavemens; enfuite
en boiflons
un minoratiffait
avec une once de manne fondueà froid
dans un verre d'eau, acidulée avec le
de la moitié d'un citron,
jus
prendre dans la matinée que l'on fait
à des diftances
égales, Ces remèdes fufifert ordinairement pour terminer la maladie,
Dans le fecond, c'eft Témétique
faut adminiftrer à dofe affez forte qu'il
faire vomir. Cc dernier cas fc
pour
fi fréquemment
rencontre
entre les
&
ma méthode y a été fuivie tropiques, d'un tel ficcès, que fur toutes les habitations où j'ai
(1s) Cette feconde efrèce de coqueluche attaque plus
particulièremenr) les enfans cacochymes, --- Page 389 ---
des femmes enceinees : 8c.
été chargé du traitement
38r
j'avois
des malades,
tiféc, toujours une bouteille d'eau émédanslaquelle on avoit diffous
grains d'émétique. Souvent
quatre
chefs de Fhabitation
même les
remède fans
adminiftroient ce
m'appeler, & me
compte des effets à ma vifite rendoient
Dans lcs cas mixtes, fouvent fuivante,
d'autres maladies,
compliqués
ceflaire, on
ma préfence étant néchamp, fur-t m'envoyoit chercher fur le
tout lorfque les embarras
s'étendoient au foie&cau méfentère.
je donnois la
Alors
& à P'oximel préférence à T'ipécactanha
fouvent
feillitique, qui même le
failoient la majeure
plus
traitement.
partie du
Lépoque de la dentition
les tropiques
varie entre
ailleurs. Elle eft encore plus que par-tour
& mérite dans quelquefois très dificile,
confpestion, ce cas la plus grande cirdes convulfions parce qu'elle donne lieu à
ne font pas fecourus mortelles, fi les enfans
Cef
à propos.
alors, fur : tout, qu'il eft effen-
ha
fouvent
feillitique, qui même le
failoient la majeure
plus
traitement.
partie du
Lépoque de la dentition
les tropiques
varie entre
ailleurs. Elle eft encore plus que par-tour
& mérite dans quelquefois très dificile,
confpestion, ce cas la plus grande cirdes convulfions parce qu'elle donne lieu à
ne font pas fecourus mortelles, fi les enfans
Cef
à propos.
alors, fur : tout, qu'il eft effen- --- Page 390 ---
A à
Obfervations fur la Janté
tiel que la nourrice fuive exaétement lc
régime adouciffant que nous venons de
preferire, afin de diminuer la violence du
mal & de favorifer I'oeuvre de la nature.
Toute la bouche de l'enfant eft alors
pour ainfi dire en feu. Les gencives exceffivement tenducs ne peuvent fupporter
le plus léger attouchement; toutes ces
parties ont befoin d'être fans ceffe raffraichies, humédtées, tempérécs, & pour
cet effet, rien ne peut fuppléer à un bon
lait.
En conféquence, dès les premières inquiétudes de la dentition, non-feulement
je fais veiller au choix des alimens de la
nourrice, mais encore je confeille de
diminuer un peu leur quantité; il cft
même quelquefois néceffaire d'évacuer la
nourrice par un douxminoratif, ou bien,
felon l'état de fcs humeurs, d'entretenir
la liberté du ventre par l'ufage d'une
tifane (*) faite avec le tamarin frais
que
(*) Préparée de la manière que je l'ai indiqué ,
18; & 184 des maladies des climats chauds.
pages --- Page 391 ---
des femmes enctintes, Bc.
la nature a placé avec
toute la zone
profufion dans
torride, & qui eft
tout excellent & tres-agréable y
parL'on doit d'autant moins
aups goût.
cette diminution d'alimens craindre que
l'enfant, que les accidens de la n'affoiblifle
n'ont d'autre caufe que. la réfiftance dentition,
folides, & que la réplétion ne fait
des
menter cette réfiftance : ce qui qu'augcombien eftl blàmable, fur-tout
prouve
circonflance,
dans cette
de bouillie T'ufage de gorger les enfans
ou autres alimens groffiers &
indigeftes, dans la vue
cris.
d'appaifer leurs
Cependant, fi le régime de la
rice & les autres fecours
nourfans
étoicnt infuffipour calmer les douleurs &
les
diminuer
fympromes, 9 on peut (16)
ou faire ceffer les
prévenir
fant avec un biftouri convulfions, la
en incimilieu & felon la diredtion gencive dans fon
dela mâchoire.
(16) Pourvu toutefois qu'on ne foit
card.
pas appelé srop
.
d'appaifer leurs
Cependant, fi le régime de la
rice & les autres fecours
nourfans
étoicnt infuffipour calmer les douleurs &
les
diminuer
fympromes, 9 on peut (16)
ou faire ceffer les
prévenir
fant avec un biftouri convulfions, la
en incimilieu & felon la diredtion gencive dans fon
dela mâchoire.
(16) Pourvu toutefois qu'on ne foit
card.
pas appelé srop --- Page 392 ---
-
384 Obfervations fir la fanté
Cctte incifion eft d'autant plus facile a
exécuter, que Ia gencive eft alors extréa
mement tendue, mince, &, pour ainfi
dire, prête à fe rompre. Il ya vingt &
quelques annécs que M, Petit, Médecin
exergantàSoiffons, & quifer trouvoitalors
à Paris, ayant ordonné en
parcil cas une
potion antifpafmodique pour un enfant
(") attaqué de convulfions violentes,
l'avoient déja min dans un état très-alar- qui
mant, je lui obtervai que les incifions
pouvoient, feules, faire ceffer les accidens, & qu'il étoit même à craindre
T'enfant ne périt avant que la
que
fit arrivéc. M. Petit,
potion ne
avis,
ayant adopté mon
j'opérai à l'inftant même, & à
l'infçu du père & de la mère, dont la
tendreffe alarmée fe fàt peut-être
à cette opération. Les convulfions oppofée
cefserent en effct prefqu'auffi-rét que les incifions furent faites. La fièvre fur
encore
(*) Dont le père étoir Receveur-général des finances,
très- --- Page 393 ---
des femmes enceintes,
tres-forte
9 Gc. 38;
mais
pendant quarante-huit
enfuite Tenfant alla de heures;
mieux, & fe rétablit
mieux en
J'ai eu fouvent
promptement.
plufieurs de nos
occafion depuis, dans
blables
colonies, de faire de femincifions en pareilles
ccs, & toujours avec le méme circonflanJ'obferverai néanmoins
fuccès.
ne doivent
que ces incifions
ccflité,
pas étrc pratiquées fans néprincipalement entre les
ques
tropiOn a vu dans cet
lcs vers font dans les ouvrage que
des principalcs
climats chauds une
caufes des maladics des
enfans, & combien il importe de la
venir par un choix d'alimens
pré.
au
convenables
déveloypement de leurs
même par Pufage habituel organes, &
tels que l'extrait d'aloës
des amers,
diffous dans des
(*) Voyez maladies des climats
fuivantes,
chauds, pages 246 &
Pages 20 & fuivantes,
Bb
dans les ouvrage que
des principalcs
climats chauds une
caufes des maladics des
enfans, & combien il importe de la
venir par un choix d'alimens
pré.
au
convenables
déveloypement de leurs
même par Pufage habituel organes, &
tels que l'extrait d'aloës
des amers,
diffous dans des
(*) Voyez maladies des climats
fuivantes,
chauds, pages 246 &
Pages 20 & fuivantes,
Bb --- Page 394 ---
a
Obfervations fur la fanté
fpiritueux, à desdcfes proportionnéesà la
grandeur & à la force de l'enfant.
D'après mes fuccès à cet égard fur
toutes les habitations où ce moyen a été
mis en pratique, on ne fauroit trop recommander aux pèrcs de famille & aux
adminiftratcurs d'habintions, de faire
donner, chaque matin 9 à tous les
enfans, dèslc moment qu'ils font fevrés,
une cuillerée à café, ou une cuillerée à
bouche, & même felon leur force une
cuillerée & demie de la diffolution d'un
gros d'aloës dans unepinte de tafia
Les vers fucent le chyle deftiné à
nourrir l'enfant, le privent de fa
fubftance, obftruent les
propre
inteftins, compriment les parties voifines par leur VOlume, irritent le canalinteftinal, le rongent & le percent même quelquefois.
Ils s'annoncent le plus fouvent entre
les tropiques, comme nous l'avons ob-
(*) Voyet maladies des climats chauds, pages 191 &
fuivantes, --- Page 395 ---
des femmes enceintes, Sc.
fervé par le défaut ou l'excès 387
pétit. La langue eft
d'aplimon ordinairement tres-chargée d'un
blanchitte; l'enfant
a des naufées, fon pouls eft
cillant, fon fommeil
petit, Vacommunément
interrompu; il a
les yeux à
des foubrefauts
demi-ouvers;
légersleréveillent
il fent quelquefois des
fouvent;
démangeaifons
aux narines; le ventre eft bouffi; il a des
grincemens de dents, quelquefois des palpitations, des évanouifemens & des convulfions, des fièvres dont la putridité &
la malignité font les
raétèrcs.
principaux CaIly a cependant à Cet égard
des variétés fingulières;
enfans foient
car, quoique les
incomparablement plus
fujets aux maladies vermineufes fous la
zone torride, il arrive que plufieurs enfans & méme des adultes, comme
l'avons obfervé
nous
ailleurs, ont
de vers fans en être incommodés, beaucoup
tandis
que d'autres éprouvent les maux affreux
(*)Page 107, maladies des Nègres.
Bbz
ly a cependant à Cet égard
des variétés fingulières;
enfans foient
car, quoique les
incomparablement plus
fujets aux maladies vermineufes fous la
zone torride, il arrive que plufieurs enfans & méme des adultes, comme
l'avons obfervé
nous
ailleurs, ont
de vers fans en être incommodés, beaucoup
tandis
que d'autres éprouvent les maux affreux
(*)Page 107, maladies des Nègres.
Bbz --- Page 396 ---
a
388 Obfervations fur lafanté
dont nous venons de parler: auffi, malgré cette différence, doit-on
dans Ces climats les vers
regarder
comme une caufe
principale de maladic, contre laquelle
le praticien doit toujours être
en garde.
Après avoir évacué les enfans
une cau émétifée,6
avec
quelquefoisavecl'extrait de liane
purgative ou autres draftiques du pays, broyés &
fucre
préparés avec du
(16), jlinfifte fur les préparations
alcétiques ou le quinquina, les martiaux
ou la panacée, & je parviens à détruire
la difpofition des premières voies à la
réprodugtion des vers.
J'invite les parens qui habitent des
lieux bas, fur-tout les citadins, à
voyer leurs enfans dans les
enfituées à mi-côte ; l'air & l'exercice campagnes
tribuent
confingulièrement à les rétablir,
difliper la groffeur du
2 à
ventre, & à empécher qu'ils ne tombent en chartre.
(*) De la manière que je l'ai prefcrit
maladies des Nègres; &
page IIO des
des climats chauds.
Fages 176 & 177 des maladies --- Page 397 ---
des femmes enceintes, Gc. 389
Jerecommandriplemo, lorfque les
enfans ont des éruptions, de ne les point
panfer avec des defficatifs ou des répercuffifs, qui les font périr, ou les jettent
dans des maux de Jangueur;les croûtes
laiteufes demandent auffi des ménagemens particuliers.
Mon objet, dans ce chapitre, n'éant
de parler des maladies
que
méconium & le mauvais produites par le
lait, des accidens
de la dentition & des vers, 2 je ne traiterai
point des autres maladics des enfans, qui
jufqu'a l'adolefcence riennent rarement à
d'autres caufcs qu'a celles que je viens de
détailler,
Bb3 --- Page 398 ---
ACa RDEAM
RAPPROCHEMENT
Des vices & des abus des Hôpitaux
d'entre les tropiques s, ainfi que des
moyens d'y remédier,
Lxs hépitaux d'entre les tropiques ont
prefque tons été conftruits à la hâtc,
Preflés par les befoins du moment les
,
Adminilratcursn'onr, pu porter leurs vues
fur l'avenir, & ont négligé jufqu'au foin
de fixer le fervice intérieur de ces afyles qui n'ont encore tiré aucun avantage
des progrès que nous avons faits dans les
fciences phyfiques, &x font reftés mal
fitués, mal aérés, loin des eaux courantes,
fans vues d'utilité dans leur diftribution,
fans ordre, fans tenue, prefque tous livrés à Pentreprife & à tous les maux qui
en font la fiite
(*) Voyet maladies des climats chauds, pages 6 & fui-
de fixer le fervice intérieur de ces afyles qui n'ont encore tiré aucun avantage
des progrès que nous avons faits dans les
fciences phyfiques, &x font reftés mal
fitués, mal aérés, loin des eaux courantes,
fans vues d'utilité dans leur diftribution,
fans ordre, fans tenue, prefque tous livrés à Pentreprife & à tous les maux qui
en font la fiite
(*) Voyet maladies des climats chauds, pages 6 & fui- --- Page 399 ---
Olfervations fiur les Hopitaux.
Parmi les caufes de la
39F
tante des foldats & des mortalité confles tropiques, la
matelots entre
& Tair infeet & mauvaifequalité des caux
tiennent fans doute corrompu des hôpiraux,
il en eft une infinité le premier rang. Mais
aétives, telles
d'autres non moins
convenables que le manque d'alimens
à leur état, fur-tour de lé.
gumes, de fruits, &c; Tufage
contraires
d'alimens
l'emploi de
falfifiés, altérés ou
médicamens
de linge, &c. &c. corrompus, & la
le défaur
unique de tous ces
cupidité, fource
pas la; plus avide défordres, ne s'en tient
fur le nombre des encore,elle économife
des
Infirmiers, fur celui
Apothicaires, des
malgré les réclamations Aides-Chirurgiens,
Officiers de fantécontre continuelles des
neftes De-là
des abus fi fu.
de mourans reftés ces exemplcs affreux
dans leur ordure des
vantes, 32 & faivantes, 31 & fuivantes,
(*) Ibid, page 48.
79. & fuivantes,
Ibid. Page 3.7-,
Bb 4 --- Page 400 ---
Obftrvations
vingt-quatre heures entières ces fcèncs aviliffantes pour Phumanité, qui doivent faire proferire à jamais des Colonies l'adminiftration des hôpitaux
par
entreprife (r).
Chargé par les Adminiftrateurs d'une
de nos principales Colonies, de vifiter
700 malades à T'hôpital du Roi, pendant
les chaleurs exceffives du mois de Juin
1777, je me déterminai à commencer
chaque jour, ma vifite dès trois heures
du matin, afin que les malades dont l'état
exigeoit des purgatifs, puffent les prendrekcenéprouverl.s effets avantla grande
chaleur qui leur eft fi contraire. Il n'y
avoit ni Aporhicaire ni Chirurgien
pour
m'aider dans mes vifites, & exécuter
(*) Voyet maladies des climats chauds, page 38,
(1) ibid. pages 38 & 39. L'exemple affreux des
puits creufis dans la cour d'un des Hôpitaux du Cap,
Et, pour avoir une idée jufte des dangereux effets des
eax de mauvaife qualité danstoutes les parties de l'Univers, on peur lire les pages 40 & fuivantes du même
Ouvrage.
urgien
pour
m'aider dans mes vifites, & exécuter
(*) Voyet maladies des climats chauds, page 38,
(1) ibid. pages 38 & 39. L'exemple affreux des
puits creufis dans la cour d'un des Hôpitaux du Cap,
Et, pour avoir une idée jufte des dangereux effets des
eax de mauvaife qualité danstoutes les parties de l'Univers, on peur lire les pages 40 & fuivantes du même
Ouvrage. --- Page 401 ---
Jier les Hopitaux.
enfuite mes
ordonnances; un des Entrepreneurs rempliffoit feull les fonations des
fous-ordres. J'avois befoin d'une lumière
pour exminerlétatded chaque malade; ;cet
Entrepreneur avoit également befoin d'étre éclairé pour écrire les ordonnanccs
que je.lui distois, Ce qui rendoit deux
lumières indifpenfables
cependant il
pour ma vifite;
n'y en avoit qu'une : le Médecin dont je faifois le fervice, avoit
la foibleffe de n'en
eu
pas demander
feconde - 2 ce qui favorifoit dcs
une
cupidité les plus
vues de
répréhenfibles. Non-feulement ce défaut de lumière
mes vifités de plus d'une heure, prolongeoit mais
core il privoit les derniers maladcs entés des fecours dont ils avoient
vifipreflant befoin.
le plus
Malgré des motifs fi
puiffans pour tout autre
Entrepreneur
que pour un
s je fus plufieurs jours à
attendre l'effet de ma demande, & vraifemblablement elle ne m'cût point été
accordéc, fi j'e n'avois pas menacé d'en --- Page 402 ---
-
OBfervations
écrire aux Adeinifioiteun-Gfnéaus
&
au Miniftre mêmc.
Par ce refus d'une fimple
bougie, on
peut juger de quel ceil les Entrepreneurs
envifageoient l'ordonnance
je preferivois,
par laquelle
contre Pufage, le vin &
les ceufs à ceux des foldats & des
telots maladcs, bouffis &
macachexiques,
qui avoient un befoin preffant d'être
foutenus, dès leur entrée à Thopital,
ne pas devenir hydropiques
pour Im'étoit affreux fans doute, dans un
pays & dans un temps où il ne manquoit ni fujets pour faire le fervice de
Thôpital, ni alimens convenables à l'état
des malades, de voir que mes ordonnances reftoient fans exécution. L'humanité feule a pu me donner les forces néceffaires pour remplir les fonétions d'un
tel miniftère, au milieu de tant de contrariétés.
(*) Voyet maladies des climats chauds,pag. 34 & 35.
affreux fans doute, dans un
pays & dans un temps où il ne manquoit ni fujets pour faire le fervice de
Thôpital, ni alimens convenables à l'état
des malades, de voir que mes ordonnances reftoient fans exécution. L'humanité feule a pu me donner les forces néceffaires pour remplir les fonétions d'un
tel miniftère, au milieu de tant de contrariétés.
(*) Voyet maladies des climats chauds,pag. 34 & 35. --- Page 403 ---
Jiur les Hépitaux.
En vain
-
difois-je > chaque
jour, aux
Entreprenetrs: vous avez
lades ; vous retirez
fept cents majour, &c 6 liv.1s des uns 24 liv. par
donnance du Roi fidesaures(). &
L'orun Apothicaire
Fhumanité exigent
pour
un
cinquante malades,
Aide-Chinurgien pour dix
un pour vingt-cinq foldats Officiers, &
Infirmier
ou matelots; un
pour deux Officiers, & un
vingt-cinq malades bleffés
pour
Mais, comme
ou vénériens.
mes ordonnances font
chargées & de facile
peu
Meflieurs, au moins un cxécution, ayez, 9
deux cents
Apothicaire pour
malades, un
pour cent
Aide-Chirrgien
& bien
febricitans, &c. bien dirigés
fuffifant conduits, ce petit nombre fera
pour le fervice, & vous
verez , au moins, les deux ticrs
faulades - que vous
des maenterrez.
(*) Maladies des climats chauds,
Poyer
Page S6.
j'ai employés page à 98 de cet Ouvrage les moyens
défordres,
Cayenne pour prévenir de pareils gue --- Page 404 ---
Obfervations
n'étoit pas une de
Ce que je propofois
les
chimériques que
ces fpéculations
fouvent
à projets préfentent le plus
gens
& à ccux qui font
aux hommes en place
J'avois
chargés de grandes entreprifes. dans les hôexécuté la même opération
du Roi, à TIlede -
France, en1767,
pitaux
la divifion & la
dans des circonftances que
méfintelligence des Adminiftrateurs-Gerendoient
néraux & de leurs repréfentans
fur-tout à Tépoque
infiniment délicates s Colonies au Roi.
de la rétroceffion de ces
étoient mêTous les genres de maladies
les
les fébricitans,
lés & confondus;
les vénériens, les fcorbutiques,
bleffés,
étoient placés
les galeux, les dartreux,
dans ces hofpices
péle-méle
divers & particuliers
Tant d'intérêts
affreux
concouroient à entretenir cet
d'abord impoffible
chaos, qu'il me parut
Part &
fubftituer l'ordre prefcrit par
d'y
(*) Maladies des climats chauds, page 54.
confondus;
les vénériens, les fcorbutiques,
bleffés,
étoient placés
les galeux, les dartreux,
dans ces hofpices
péle-méle
divers & particuliers
Tant d'intérêts
affreux
concouroient à entretenir cet
d'abord impoffible
chaos, qu'il me parut
Part &
fubftituer l'ordre prefcrit par
d'y
(*) Maladies des climats chauds, page 54. --- Page 405 ---
Jur les Hopitaux.
l'humanité, Les difficultés fe
fous mes pas. La première de multiplioient
la réduéion
toutes étoit
indifpenfable des trois
au moins, du prix de chaque
quarts,
malade, qui coûtoit à la
journée de
Indesjufqu'h 6 livres
Compagnie dcs
4 fous 6 deniers
réduéion qui ôtoit à des hommes (2);
fans l'occafion de faire des
puif
énormes, comme cela s'étoit fortunes
depuis létabliffement de la Colonic. pratiqué
je ne fas point
Mais
des
effrayé de la mulitude
oppofans, appuyé de la
la
juftice & de
prééminence du Gouverneur Général
(M. Dumas) qui defiroit
les hôpitaux ceffaffent
vivement que
d'être un féjour
d'épouvante &
dans les Colonies cheeingulidoisfn oi il
des afyles dignés de
commandoit,
Phumanité; &
pour cet effet, ils fuffent établis que,
même pied qu'illes avoit
fur le
vus à Québec,
& (2) Celaeftconftaré par un
notamment par la lettre de trbr-grandnombre M.
d'écrits,
fur fon
Dumas au
adminifiration, 2 datés du T6 Juiller 1769. Minifre, --- Page 406 ---
A a
Obfervations
oi, par le défintéreffement des Dames
Religieufes (*) & le zele des Officiers de
fanté la journéc du malade
toit
ne coûpas plus cher que dans les
bien adminiftrés
hôpitaux
d'Europe.
Le Gouverneur
Général convoqua à I
Phôpital unea affemblée
desprincipaux. Adminiftrateurs, dans laquelle, malgré la
contradiation du partiquilui étoit
il fut décidé & arrêté
oppofé,
de la
quc, le jour même
prife de poffefion de
Thopital au
compte du Roi, conformément à
plan, chaque malade feroit
mon
Ia falle
placé dans
fa
fpécialement deftinée au genre de
maladie; que tous les fous - ordres,
Elèves - Chirurgiens &
fant le fervice, feroient Apothicaires faiconfervés & continueroient leur exercice fous T'adminif.
tration Royale. Les ennemis du bicn
public fe bornèrent dans cette circonf
tance à faire donner fecrètement à
Ces
(*) Maladies des climats chauds, pag-s5 & fuivantes,
Du nombre delquelsj'étois,
fpécialement deftinée au genre de
maladie; que tous les fous - ordres,
Elèves - Chirurgiens &
fant le fervice, feroient Apothicaires faiconfervés & continueroient leur exercice fous T'adminif.
tration Royale. Les ennemis du bicn
public fe bornèrent dans cette circonf
tance à faire donner fecrètement à
Ces
(*) Maladies des climats chauds, pag-s5 & fuivantes,
Du nombre delquelsj'étois, --- Page 407 ---
Jur les Hépitaux,
fous-ordres leur
faire échouer
démiffion; & afin de
ils attendirene, mon plan d'ordre intérieur,
deffeins, la veille pour l'exécution de leurs
du jour
mettre en fonétions
deftiné à les
forme d'adminiftration. fous cette nouvelle
Mais la' certitude
principes, habituésà que des fujets fans
commettroient,
uneroutine aveugle,
ma
chaque jour, malgré
furveillance, des impérities,
confadénerkurd@nifont
me fit
& dès ce moment,
comme un bien;
aller à bord des
je me fis autorifer à
les jeunes pilotins vaifleaux, choifir parmi
études,
quiavoient
ceux qui voudroient fairquelques
l'état de
embraffer
fieurs, deux Chirurgien, Il s'en trouva pluqui avoient entre autres, MM. Maurin,
déja fervi,
en cette qualité dans quelques mois,
Port de POrient. II
les hopitaux du
permis de choifir
me fut également
dacs-Chirurgiens quelques jeunes Solqui devinrent des que je difciplinai, &
remplir les
fajets capables de bien
places qu'ils
occupoient & la --- Page 408 ---
Obfervations
befognequileurétoire tconfiée. L'un d'entre
eux eft devenu depuis & eft encore aujourd'hui Chirurgien-Major en chef de
ces mêmes hôpitaux. Dans les premiers
jours, je préparai moi-mème tous les
apparcils & panfai tous Ics bleffés; de
forte que ma journée fe trouvoit tellefus obligé de
ment remplie, que je
prendre mes repas à T'hopital, d'y coucher, & de n'en pas fortir pendant tout
le temps que dura ce pénible travail. -
Mais, par le rapprochement des malades &x des fccours, le fervice devint fi
d'exercice furent
facile, que quinze jours
fuffifans pour rendre les Elèves des fujets
utiles : fi bien qu'au licu d'une matinée
cntière, cinq quarts d'heurc le matin &
demi-heure le foir fuffirent au ChirurgienMajor pour faire faire en fa préfence ie
panfement de tous les bleffés. Les malades foulagés & promptement guéris
bénirent le nouvel ordre établi, & la
mortalité fe trouva réduite au fixième de
Cc qu'clle étoit auparavant.
Ces
ets
utiles : fi bien qu'au licu d'une matinée
cntière, cinq quarts d'heurc le matin &
demi-heure le foir fuffirent au ChirurgienMajor pour faire faire en fa préfence ie
panfement de tous les bleffés. Les malades foulagés & promptement guéris
bénirent le nouvel ordre établi, & la
mortalité fe trouva réduite au fixième de
Cc qu'clle étoit auparavant.
Ces --- Page 409 ---
Jur les Hépitaux.
Ces
40t
fiecksaulfatisfifanse
frappans, avoient été
qu'ilsétoient
par la fage
préparés d'avance
prévoyance du GouverncurGénéral qui avoit
du Roi
envoyé une des flâtes
(la Garonne) chercher des
à Madagafcar.
boeufs
L'aller, le
le retour de
chargement &
cette flâte ayant été faits
vingt-fept jours (3), les boeufs
en
apporta arrivèrent dans le meilleur qu'elle
& bons à être envoyés
état,
cherie.
auflitôt à la bouPendant que la feule flâte la Garonne
répandoit à bas prix l'abondance
baufs dans la Colonie,
des
étoit
un autre bâtiment
employé à faire des voyages à PIle
Rudrigue, & apportoit plus de
tortues
(3) Ce que les vaiffeaux de la
ne faifoient qu'en cing, fix,
Compagnie des Indes
fept & huit mois,
qwindépertlamment des bacufs, ils traitoient
parce
temps des Nègres pour leur compte. Il fuffit en méme
T'expédition du navire le Comte de Provence de citer
nons, lequel apporta 350 baufs étiques, de 74 cal'arrivée 5 & qui, àla vérité, avoir aufi qui périrent à
Ifoo Négres en contrebande.
apportéjufqu'a
Cc --- Page 410 ---
Obfervations
conles hopitaux n'en pouvoient
que
fommer.
& les fecours de la
Par ces moyens
d'une maMaifon de Santé que jétablis
àla Grande Rivière,
nière convenable fur-tout les fcorbunos convalefcens,
tiques, fe rétablirentavec unetelle prompmêmes
titude, que les Adminiftrateurs
s'étoient le plus oppofés a - ce nouveau
qui
m'en faifoient compliment en
régime,
rendu
public (4). Le foldat promptement bord de fon
à fon fervice, le matelot à
des
vaiffeau, & fur-t tout une diminution
fixièmes dans les mortalirés,forçoient
cinq
au filence, lors
le parti des oppofans
de parler de
même qu'ils étoient obligés
ces objets.
d'Europe, le GouAvant fon départ
verneur-Général avoit bien compté que
Voyst maladies des climats chauds, page 78.
(*) G1 eft vrai que dans le cabinet ils écrivoient le con- à
& à leurs fauteurs & complices
traire au Miniftre
Paris.
diminution
fixièmes dans les mortalirés,forçoient
cinq
au filence, lors
le parti des oppofans
de parler de
même qu'ils étoient obligés
ces objets.
d'Europe, le GouAvant fon départ
verneur-Général avoit bien compté que
Voyst maladies des climats chauds, page 78.
(*) G1 eft vrai que dans le cabinet ils écrivoient le con- à
& à leurs fauteurs & complices
traire au Miniftre
Paris. --- Page 411 ---
Jir le Hépitaux.
Phopital fercit rétrocédé
niftré
au Roi,& admipatr économie, comme
fous fes yeux les
lavoient été
&
hôpitaux du
que conformément
Canada,
aux ordres de Sa
Majefté, la Compagnic feroit
temps la ceffion des
en même
affeêtés
nègres &
au fervice des
négrefles
chiflage du
malades, au blanniftrateur linge, &c. Mais cet Admifavoit que les
leur patience & leur zèle femmes, par
font feules capables des
charitable,
renaiflans que la
détails toujours
des hopitaux
propreté & la falubrité
il fit
néceffitent. En conféquence,
auprès des Sceurs de Saint
lcs démarches
Lazare
terminer à fe néceffaires pour les délades dans
charger du fervice des males hépitaux de TIc de
où il alloit commander,
France
lègue (1 M. P*)
Mais fon colqui n'avoit
mêmcs vues, parvint,
pas les
par des
perfides fur le compte de
infinuations
adroitement
ce Gouvernenur,
répandues par des
fecrets, à éloigner les
émiffaires
Religieufes de Cette
Cc2 --- Page 412 ---
-
Obfervations
fuffent déja renréfolution, quoiqu'elles
dues au port de l'Orient (5).
de fuppléer les Sceurs
Dans la néceffité
le Général tint la main
de Saint Lazare,
les affemblées des Adminiftraà ce que
de fanté de Phopital
teurs & Officiers
cxaétement chaque mois,
fuffent tenues
fuivant le vceu de TOrdonnance de 1747.
Général des
Dans ma vifite d'Infpeéteur
javoisobfervé
hopitaux de la Colonie(6),
chambres à bord étoient déja difpofées; mais
(5) Leurs
parce qu'on les avoit
elles refusèrent de s'embarquer, n'auroit pas pour elles les
perfuadées que le Général fe dévouent au bien de T'huégards dus à des êtres qui
l'eftime & la confidéramanité: calomnie démontrée par
du Canada
que les Dames Hofpitalières
tion difinguée
Officiers.
ont confervées pour ces
utile aux malades & à la caiffe
(6) Pour être à-la-fois Thomme, à qui les fonétions
du Roi, il ne fuffit pas que
fe foit diftingué
font confiées >
dlafpedeur-Géndal de Médecine. S'il n'a pas exercé 7 un
dans la pratique
dans lesl hôpitaux; s'iln'en a pas
certain nombred'années, les détails 5 s'il ne connoir point les
étudié avec foin tous
il fera toujours
dont ils font fufceptibles,
abus multipliés
me, à qui les fonétions
du Roi, il ne fuffit pas que
fe foit diftingué
font confiées >
dlafpedeur-Géndal de Médecine. S'il n'a pas exercé 7 un
dans la pratique
dans lesl hôpitaux; s'iln'en a pas
certain nombred'années, les détails 5 s'il ne connoir point les
étudié avec foin tous
il fera toujours
dont ils font fufceptibles,
abus multipliés --- Page 413 ---
Jar les Hôpitaux.
que la femme du
Chirurgien-Major du
grand Port, lequel en étoit en même
hors d'étar, quelle que foit fa
de prévenir les funeftes effets vigilance, d'écarter ou
Il eft
de la cupidiré,
également indi(penfable quel
connoiffe
linfjedeur-Général
particulièrement) les Colonies, leurs
leurs reffources en tous
productions,
ger ou
genres, > pour tre en état de corrifimplifier les formules de chaque hôpital.
plus petite erreur de cette elpèce
La
grand nombre
pouvant faire périr un
fe di(penfer d'hommes, on ne peut fans inhumaniré
Cette
d'ouvrir les yeux fur un objet fi important.
farcharge exceflive, ces complications funeftes des
Ordonnances, n'en impofent que trop fouvent à la multitude, & quelquefois auffi
mes en place, à ceux même malheureufement aux homfuivent, da nombre
qui les prefcrivent ou qui les
lonies
defquels font tous les fujets des Co.
qui ont pris Defportes pour modèle.
Cette connoiffance eft encore de néceffité abfolue à
PInfpedteur- Général, pour
tité des médicamens
déterminerle(pece & la quanque l'on doit faire
dans ces peffeffions
paffer d'Europe
dloignées, &
ne continue d'y envoyer à
empécher que l'on
mêmes dont leur
grands frais les produétions
propre fol abonde, Je ne citerai
laloès fuccotrin s çui, pris chez le Fourniffeur, que
au Roi 6 I. la livre , & qu'on envoie à
coûte
tandis que cette Colonie pourroit s'en F'ile-de.France,
de-bonnepourvoir au Capa
E(pérance, à 12 ou 15 f. la livre, argent de
France, fi elle n'en produifoit
elle-même
grande quantité, Eh! a'eft-il pas
une trèspas honteux que PAporhi
Cc3
ès fuccotrin s çui, pris chez le Fourniffeur, que
au Roi 6 I. la livre , & qu'on envoie à
coûte
tandis que cette Colonie pourroit s'en F'ile-de.France,
de-bonnepourvoir au Capa
E(pérance, à 12 ou 15 f. la livre, argent de
France, fi elle n'en produifoit
elle-même
grande quantité, Eh! a'eft-il pas
une trèspas honteux que PAporhi
Cc3 --- Page 414 ---
Obfervations
Direfteur, entretenoitun telordre;
temps
telle propreté, & une fi grande écoune
caire du Roi de chaque Hopiral ne fe donne pasla peine
de faire au moins lextrait néceffaire pour la confommales Nègres de la Pharmacie
tion du pays? Cependant,
facile
cette
appartenant au Roi, rien ne feroit plus
que
& alors cet extrait ne reviendroit à Sa Majefté
extraction, f. la livre
le prix du bois ).
qu'à: ou 3
(c'eft-à-dire,
enMais les abus de ce genre ont été pouffés jufqu'à
d'Europe les préparations les plus fufceptibles de
voyer
la fermentation, telles que les firops
fe décompofer par
& les éleétuaires. Si je n'avois pas été chargé pendant
de régler en France ces fortes de dequelque temps
euffent été portées
mandes, je n'aurois jamais cril qu'elles
comprendre les préparations dans lefquelles enjufqu'à y &l'aeiller,
avoir vu les haies des grands
trent la rofe
après
mêmes rochenins de PIfle - de - France plantées de ces
dans cette Colonie qu'en
fiers, & l'aillet plus muliplié
du monde; convaincu d'ailleurs par ma proaucun pays
Pifle-de-France, comme par-tour,
pree expérience, qu'à
remplacé par tout
çe cordial peut être parfairement fur les maladies
Obfervations générales
autre: ( Yoyez
& fuivantes, & 191
des climats chauds, pag, 149
& 192.)
refté à FIde-de-France,
Pendant tout le temps quej'ai
été
la nécellité des demandes des médicamens n'aj jamais
des Officiers de fan:é. Les
çonftatée par un procès-verbal
mémoires n'ont jamais été fignés que par M. lIntendant
Ce renverfement d'ordre, cette inE un Apothicaire.
( Yoyez
& fuivantes, & 191
des climats chauds, pag, 149
& 192.)
refté à FIde-de-France,
Pendant tout le temps quej'ai
été
la nécellité des demandes des médicamens n'aj jamais
des Officiers de fan:é. Les
çonftatée par un procès-verbal
mémoires n'ont jamais été fignés que par M. lIntendant
Ce renverfement d'ordre, cette inE un Apothicaire. --- Page 415 ---
Jur les Hopitaux.
nomie dans cet hofpice, que dès la
mière affemblée qui fuivit la
preprife de
pofleffion, je crus ne pouvoir mieux faire
que de propofer de placer au grand hopital ce Chirurgien pour y fervir en cette
qualité, & d'établir fa femme Direétrice
de cette maifon. La réfiftance & les
contrariétés que j'éprouvai dans cette nouvelle
circonftance, ne ralentirent point
mon zèle & mon courage, Je foumis
même temps à l'affemblée les
en
réformes
fraction de l'efprit de toutes les Ordonnances étoient
vorifés par le Secrétaire de M.
fafouftraire les médicamens à
Flatendant, qui, pour
du
l'infpection du Médecin &
Chirurgien-Major, les avoit fait enlever de
tal, avant la prife de poffeflion, pour les
Thôpi- dans
une maifon adofée à une fontaine
placer
T'humidité
publique > dansl laquello
corrompoit tour 5 les fels tomboient en deliguium, les poudres fe moififfoient, &c.
qui étoit chargé de ce magafin ne faifoit L'Apothicaire aucun fervice
dans les hôpitaux, & n'avoit rien de commun avec le
Médecin & le Chirurgien-Major 3 mais il étoit l'ami intime du Secrétaire dont nous venons de
Sieur Chalan, tellement connu à Paris,
parler, le
obtenir la permiflion de s'embarquer fous que, fon n'ayant pu
celui de Belval,
nom,il pric
Cc4 --- Page 416 ---
a
Obfervations
que je jugeois néceffaires pour établir
dans l'intérieur de cette maifon l'ordre
qui me paroiffoit le plus convenable (7).
Le premier moyen d'atteindre au buc
d'ordre & d'économie que je propofois
d'établir dans la grande adminiftration
qui nous étoit confiée, fut de former des
tableaux d'après lefquels on pût voir
l'enfemble de la recette & de la dépenfe,
& de tenir à cet effet un regiftre d'entrée
& dc fortie des
malades, qui, en conftatant le nombre des individus entrés à
Thôpital, leurs qualités, le jour de leur
entrée & celui de leur fortie, préfentât
le nombre de journées que chacun d'eux
y auroit féjourné,
Les regiftres du Médecin & du Chi-
(7) Les réglemens de tout hôpital doivent être établis
far les inêmes principes 5 mais ils ne peuvent étre uniformes, 2 parce que les difpofitions diverfes & particulières de chacun de ces afyles, rendent utile à l'un ce qui
eft nuifible à l'autre. C'eft donc d'après les circonftances
& les convenances locales, que les réglemens propres à
chaque hopital doivent être déterminés,
res du Médecin & du Chi-
(7) Les réglemens de tout hôpital doivent être établis
far les inêmes principes 5 mais ils ne peuvent étre uniformes, 2 parce que les difpofitions diverfes & particulières de chacun de ces afyles, rendent utile à l'un ce qui
eft nuifible à l'autre. C'eft donc d'après les circonftances
& les convenances locales, que les réglemens propres à
chaque hopital doivent être déterminés, --- Page 417 ---
fur les Hopitaux.
rurgien - Major devoient fervir de contrôle au regiftre d'entrée & de fortie,
indiquer le genre de maladie de chaque 2
individu & préfenter, àla fin dechaque année, une table nofologique, infiniment utile par les obfervations auxquelles les différentes maladics donnent lieu.
Toujours d'après mon plan d'ordre
intérieur, le regiitre d'entrée & de fortie, ceux du Médecin & du ChirurgienMajor, devant rigoureufement fe
ter à ccux des
rapporOfficiers-Major des différens corps militaires, des Ecrivains des
vaifleaux & de tous les Commiffaires de
détail ayant l'infpeation des ouvriers &
matelots, enfin à ceux des Ingénieurs &
dcs Officiers du Port, la fraude dont
on a accufé, dans tous les
temps, > les
Adminiftrateurs de cet hôpital, devenoit
déformais impofible.
D'un autre côté, la Direétrice devoit
(*) Poyet pag. I & fuivantes de l'Avertiffement
précéde mes Obfervations fur les maladies des Negres. qui --- Page 418 ---
a
4I0
Obfervations
inferire journellement touteslesd
tenir à cet effet un
dépenfes;
le
regiftre féparé
pain, un autrè pour la
pour
troifième
viande, un
pour le vin, un
pour la lumière, le bois & la quatrième
cinquième pour le
braife, un
pour la remonte blanchilfage,un du
fixième
linge, un
pour les menues dépenfes de la feptième
un huitième pour les
cuifine, 3
dépenfes
&c. & tous ces regiftres
imprévues,
devoient être
vifés, à la fin de chaque femaine,
par le
Commiffaire, & arrètés, tous les
par les Adminiftrateurs
mois,
blée
réunis à Taffemprefcrite par les Ordonnances.
Le regiftre pour la pharmacie devoit
également être arrêté, toutes les femaines, par le Médccin & le ChirurgienMajor, chacun en ce qui les
par le Commiffaire,
concerne;
&, chaque mois, touslesquinze jours;
par les Adminiftrateurs
aflemblés, après avoir vérifié fi les
de confommation
états
formcs
préfentés feroient conaux livres de vifites qui devoient
être fignés tous les jours.
Ordonnances.
Le regiftre pour la pharmacie devoit
également être arrêté, toutes les femaines, par le Médccin & le ChirurgienMajor, chacun en ce qui les
par le Commiffaire,
concerne;
&, chaque mois, touslesquinze jours;
par les Adminiftrateurs
aflemblés, après avoir vérifié fi les
de confommation
états
formcs
préfentés feroient conaux livres de vifites qui devoient
être fignés tous les jours. --- Page 419 ---
Jur les Hépitaux.
41I
Jc propofai en outre un regiftre pour
les dépenfes des conftrudtions ou réparations de bâtimens, que les circonftances pourroient exiger ; mais aucune dépenfe ne pouvoit étre allouée pour les
exécuter, qu'autant qu'clles auroient été
jugées néceffaires par les Adminiftrateurs
affemblés (8).
L'objer de ces différens regiftres étoit
de fervir à former l'état de fituation de
lai maifon. Pour y parvenir, il devoit être
fait, le premier jour de chaque mois,
le relevé des
journécs, tant des malades
reftés à Thôpiral au premier du mois
précédent, & infcrits fur un état particulicr 3 que de ccux entrés pendant le
cours dudit mois, & portés fur les regiftres, De ce relevé réfultoit l'état de
fituation de chaque mois. A la fin de
(8) La diftribution des bâtimens dépenidans de T'hôpital doit toujours être déterminée parle Médecin du
& le Chirurgien-Major. Ila été depenféinatilement Roi
de fommes pour cet objet, que l'on ne fauroit y apporter tant
grop'de furyeillance, --- Page 420 ---
Obfervations
Tannée, il devoit donc fe trouver douze
états de fituation, d'après
formeroit l'état
lefquels on
général de Puniverfalité
des dépenfes de Phopiral
entière,
pendant l'année
Ces états de fituation & l'état
néral étoient autant de tableaux
g6qui devoient fervir à faire connoitre fidèles,
un clin-d'aille nombre des malades en
trés & foignés à
enThôpital, foit dans le
mois, foit dans Tannée, la dépenfe qu'ils
auroicnt occafionnée, & le prix de chaque journée d'hôpital.
Tous les premiers jours de chaque
mois, l'extrait de ce journal de recette
& de dépenfe devoit être remis aux Adminudbraten-Ciadrans,au Commiffaire
de la marine Controleur, & adreffé
Miniftre. Ces différens états de
au
de dépenfe
recette &
préfentoient des objets de
comparaifon (9), d'après lefquels le Mi-
(9)1 Plus grands & plus intéreffans à mefure qu'ils embrafferoient plus d'années.
mois, l'extrait de ce journal de recette
& de dépenfe devoit être remis aux Adminudbraten-Ciadrans,au Commiffaire
de la marine Controleur, & adreffé
Miniftre. Ces différens états de
au
de dépenfe
recette &
préfentoient des objets de
comparaifon (9), d'après lefquels le Mi-
(9)1 Plus grands & plus intéreffans à mefure qu'ils embrafferoient plus d'années. --- Page 421 ---
Jur les Hôpitaux.
niftre auroit pu donner les ordrcs
néceffaires, à l'effet de préparerd'avanceles
rations ultérieures de
opéprévoyance & d'économie, en raifon du
&
inombredestroupes
des vaiffeaux que Sa Majefté
tiendroit dans cette Colonie,
entreJc préfentai, en même
temps, un réglement de police, en vingt-fepe articles,fur lesdevoirs du Médecin, du Chirurgien-Major,d des Aides majors, Elèves.
Chirurgiens, Apothicaires & Infirmiers,
par l'exécution duquel il étoit
ble queles : malades,
impoffifuflent
mémelesarrivans, ne
pas fecourus promptement, àquelque heure que ce fit, foir du jour, foit
de la nuit.
Ce réglement fut reçu, ainfi
plan d'adminiftration de
que mon
Thôpital (1o), à
(1o) Par l'exédution de ce plan, le
du
grand Port fut appelé à Thôpital avec fa Chirurgien
femme en fut nommée
la falle famille, & fa
Diredrice;
des
riens, ou plurôt leur cachot, fut rendu habicable vénéfeurs falles percées & a récs; les infirmiers choifis ; plufurveillés jour & nuit; les formules fimplifiées, &c. 8kca & --- Page 422 ---
Obfervations
la faveur de la protcétion ferme & éclairée du Gériéral; mais par une fuite des
contrariétés fans ceffe renaiffantes qu'6prouvoient toutes les opérations du bicni
public, iln'en fut exécuté qu'une partie.
Les abus dans toutes les parties de
T'adminiftration deshopitaux étoient d'autant plus difficiles sà réformer, qu'ils fubfiftoient depuis T'établiflement de la
Colonie, & que le Commiffaire chargé
de la furveillance, n'avoit abfolument
aucune connoiffance des détails relatifsa
cette adminiftration, ce qui renouveloit
fans ceffe mes peines & mes embarras,
& m'obligea de continuer à coucher à
Phopital, & de fuivre, moi-méme, l'exécution des nouveaux réglemens qui, juf
qu'à mon départ, ont fait le falut des
malades, & ont réduit la dépenfe de la
journée de chacun à vingt-fix ou vingtfept fols (11).
(II) De 6 1. 4 C 6 d. qu'elle coûtoit fous le régime
la Compagnie des Indes,
de
embarras,
& m'obligea de continuer à coucher à
Phopital, & de fuivre, moi-méme, l'exécution des nouveaux réglemens qui, juf
qu'à mon départ, ont fait le falut des
malades, & ont réduit la dépenfe de la
journée de chacun à vingt-fix ou vingtfept fols (11).
(II) De 6 1. 4 C 6 d. qu'elle coûtoit fous le régime
la Compagnie des Indes,
de --- Page 423 ---
fur les Hôpitaux:
41$
II falloit fans ceffe repréfenter, prier du
obtenir les chofes
& folliciter pour
L'indifférence pour
befoin le plus urgent. étoit telle, que j'eus
le falut des malades monde à faire comtoutes les peines du
de Thopital pour
prendre au Commiffaire maifon exigeoit
quoi le fervice de cette
(12).Ilétoit
une clocheala porte
quilyedtt
d'en fentir la néceffité!
cependant fi facile
nombre de coups
Le portier fonnoit un
(13), pour
déterminé par les réglemens
à la fois, le Chirurgien de garde,
avertir, 9
avoit la clef du dépôt des
la perfonne qui
qu'il entroit 9
fecours, & les Infirmiers,
foit un
Tinftant méme, foit un bleffé,
à
&c. de forte
vénérien, foit un fébricitant, conduire le
le temps néceffaire pour
que
deTholpicckla falle qui
maladedela porte étoit fuffifant pour lui
lui étoit deftinée,
fans ceffe. qu'avant nous l'or
L'on m'objeétoit
s'en étoit bien pafe. étoient affichés dans tous les ap4
(13) Ces réglemens ferviteurs des malades.
partemens des --- Page 424 ---
Oéfervations
préparer un lit, apporter une
gobelet, un porpour la tifane, chemife,un
tout ce qui étoit
en un mot
Cette
néceflaire à fon étar,
même cloche fervoit à avertir lcs
Hva-Chinurgteris/es.
Apothicaires & Ies
Infirmiers, de fe rendre à leurs
foit à la vifite du Médecin
devoirs,
ou à celle du
Chirurgien-Major, foit aux
ou à la diftribution des
panfemens
alimens,
voir fi l'état des malades
pour
n'avoit point
changé depuis les vifités des Médecin & Chirurgien, & fi l'on pouvoir fans
dangers donner les alimens prefcrits
leurs ordonnances.
par
Par Tadtivité, la vigilance & les foins
continuels dela Direérice, qui tenoitfans
ceffe les Infirmiers & les Infirmièrcsà
devoir, nousp parvinmesà
leur
garantir les falles
de toute mauvaife odeur, même cellesdes
Nègres & des Négrefles (14).
(14) Les Nègres matelots, charpentiers,
nuifers, cloutiers, chaufourniers &
maçons, meréuocédés au Roi, > ctoient traités à autres, qui furent
Phépital. Ils ne
Avant
tenoitfans
ceffe les Infirmiers & les Infirmièrcsà
devoir, nousp parvinmesà
leur
garantir les falles
de toute mauvaife odeur, même cellesdes
Nègres & des Négrefles (14).
(14) Les Nègres matelots, charpentiers,
nuifers, cloutiers, chaufourniers &
maçons, meréuocédés au Roi, > ctoient traités à autres, qui furent
Phépital. Ils ne
Avant --- Page 425 ---
far les Hopitaux.
mon afrivéc dans cette Colonie,
s Avant
dans les hopitaux à cette
on ne donnoit
humaine, ni draps ni
portion de Pefpece
d'enitre ces I
pailladle; de forte que ceux devoieht fe
infortunés; dont les maladics
étoient au
terminer par la tranfpiration, linfume avatant de vistimes igmoléesal
rice dcs Direêtcurs.
nil
ces
L'homme de bien, qai gouvernoit
(M. Dumas)( (15) m'ayant orColonies,
indilinétemertà tout,
donné de preferire
fuey
de quelque couleur qu'il
être malade,
lui étre
tous les fecours qui pourroient
demandai des draps () pour.
doninés, je
coftoient a Sa Majele, Jans les ateliets, que 3 C6d.
jour de nourriture. & d'enretien, comme lesNegres o
par
infirmiers.
(dans les maladies des climats chatids,
(15) Enparlant défsèchement des marais du Cap, dela
P. 14 & 1f)du de que'ques fontaines publiques , j'aurois
conftruclion
& bieafaifans aux-
: dà nommerl les Alniniliratmmédlaines doit cès avantages : ce font MM.
quels Saint-Domingue Villeverd & le, Brafeur, qui méme
de Reynaud de Pont de la ivière da Cap. :
ont commencélet maledies des Nigres, page 243, note 32.
(*) Voyet
Da --- Page 426 ---
Oéfervations
les Negres, & même du vin,
lorfque
cette liqueur leur étoit
la
indifpenfable dans
convalefcence: Mais M. P** s'oublia tellement dans cette circonflance,
qu'il enyoya par écrit une défenfe expreffe a Phopital de donner dans
cas du vin aux Nègres malades aucun
qui me détermina,
ce
prévenir la
pour y fupplécr &
mort de ces
à
leur faire
malheureux,
préparer une boiffon corroborante, telle que je à l'ai prefcrite dans mes
Obfervations fur les maladies des Negres'(
Les ennemis du bien public s'irriterent àitel point de mes fuccès,
les
fervices importans
que
que je rendois, ne furent plus fuffifans pour arrêter les effcts
de leur haine.
Les draps donnés aux
Nègres me
(*) Voyez maladies des Nègres, pag. 176 & fuivanres.
j'aieu le lbid, bonheurde page 274, note * 43, ou l'on peut voir que
Aon d'un abus
trouver cette reffource dans la fupprec
ares-dangereux.
ent àitel point de mes fuccès,
les
fervices importans
que
que je rendois, ne furent plus fuffifans pour arrêter les effcts
de leur haine.
Les draps donnés aux
Nègres me
(*) Voyez maladies des Nègres, pag. 176 & fuivanres.
j'aieu le lbid, bonheurde page 274, note * 43, ou l'on peut voir que
Aon d'un abus
trouver cette reffource dans la fupprec
ares-dangereux. --- Page 427 ---
Jut les Hépitaux.
valurent la menace d'ètre renvoyé en
fous
France. Mais le Gouvermeur-Génétal, bleffés
lj'avois fecourales
les yeux duquel
à M. TIndu fiége de Quebec, ahnonça
tant qu'il feroit Gouvertendant, que,
point la Colonie de
neur, il ne priveroit
que j'avois été autorifé par
mes fervices;
foins & mes fccours
lui a étendre mes
fit
fur les efclaves du Roijillui
jufques T'importance des fervices que
dire quc
javoisrendusg sgratuitement; ; parmesvoyaaurour de TIle & mes infpetions
ges
avoient apporté de fi
d'hôpitaux, qui y
grands & de fi utiles changemens, tant
le falut des malades que pour l'épour
enfin, que mon analyfe des
conomie ;
fur la nature du
eaux & mes expériences
fol dc la Colonie, at lieu de me mériter
la perte de ma place, devoient m'affurer
des éloges & des récompenfes (16).
(16) Ce fut le Confeffeur de M. TIntendant qui alla
de fa part au réduit propofer mon renvoi au Général,
qui lui rappoita cette répon(e.
Ddz --- Page 428 ---
Obfervations a
eft plus meurr
Le défordre deshôpitaux
trier pour les malades que les maladies
mêmc, & ruine la caiffe du Roi. Mais les
Adminiftrateurs infidèles dont il favorife
Linfatiable cupidité, font intéreffésa T'en-
& s'en fervent comme d'un voile
tretenir,
déprédations,
pour rgour@rleunshoneufead reddition de
dans leur
en préfentant,
commele gouffre
comptes, les hôpitaux,
engloutile déficit de la caiffc.
quia Les Ifles de France & de Bourbon en
imméont fourni un exemple frappant,
diatement après le rappel du Général qui
ces Colonics en 1767 &
avoit gouverné
de telles
1768. . Cc contradiéteurs prirent même
mefures, que je fus rappelé en
mais comtemps que ce Gouverneur; avoit fallu
parvenir à ce but,il
me, pour religion du Miniftre, je fus
tromper-la les ennemis du bien public;
calomnié par
fans
perdis mon état & ma. fortune,
je m'ait été poffible de réclamer conqu'il
Tattention qu'ils
tre leur injuftice, par
France
en
eurent d'avertir lcurs complices L
éteurs prirent même
mefures, que je fus rappelé en
mais comtemps que ce Gouverneur; avoit fallu
parvenir à ce but,il
me, pour religion du Miniftre, je fus
tromper-la les ennemis du bien public;
calomnié par
fans
perdis mon état & ma. fortune,
je m'ait été poffible de réclamer conqu'il
Tattention qu'ils
tre leur injuftice, par
France
en
eurent d'avertir lcurs complices L --- Page 429 ---
Hopiraus.
far 1es
dépèches
defouftraire leurs criminelles Cependant
afinfant de mon arrivée auroient (17). pur venir
la juftice & Thumanité
de prenfecours, & me permettre L'intéa mon calomniateu-s à partie.
drc mes
les cût condammcsa
gricé des Magiftrats de ccs Colonics une
payer aux pauvres immenfes qu'ils ont
partic des fommes après mon rappel;
fctirécs de Thôpital
en pareille cir-
& cet exemple eût pu,
atroprévenir de femblables
conflance,
cités.
& éclairé qui veille
Le Miniftre jufte
citoyeh verrueux
fur nous, & fur lequelle fondent leurs efpé-
& ie ferviteur fidele
laiffé impofer,
ne s'en fat pas
ofé
sanccs,
n'cit jamais
ou : plucor la calomnic les Ilés de Franfe montrer devant lui; feroient peurétre enur ce & dc Bourbon
elles Tont été,
coreadnitaitses, comme
-
depuis Clef du bureau delinde, moi dans: m'a les
(17) M. Aica, n'exille aucune lettre contre
affuré quil
bureaux.
Dd3 --- Page 430 ---
Obfervations
en 1767 & 1768, par Phomme intes
gre qui favoit fi bien maintenir chacun
à fa place & à fon devoir, & dont le
zèle, la vigilance &lcs lumières auroient
prévenu les prévarications & les crimcs
qui ont fuivi fon rappel; enfin, l'ordre
intéricur que j'avois établi dans les hopitaux, auffi utile à la confervation dcs
hommcs qu'aux intérêts du Roi, fubfifteroit encore, & plus parfait qu'il ne
l'étoit alors.
Ilimporte à telpoint , pour le: falut des
troupes & le bien du fervice de Sa
Majefté, que les Adminifrateurs Génés
raux d'une Colonie foient des hommes
vertucux, éclairés & vraimont amis de
Phumanité, que' je crois ne pouvoir me
difpenfer ici de rendre hommage à la
véritéen faveur de l'Officier Général qui
venoit de prende poffeffion des Ifles de
France & de Bourbon au nom du Roi:
c'cft que le bien que jai fait dans les
hopitaux de ces Colonies, eft inconteftablement fon ouvrage, Sans lui, fans fon
d'une Colonie foient des hommes
vertucux, éclairés & vraimont amis de
Phumanité, que' je crois ne pouvoir me
difpenfer ici de rendre hommage à la
véritéen faveur de l'Officier Général qui
venoit de prende poffeffion des Ifles de
France & de Bourbon au nom du Roi:
c'cft que le bien que jai fait dans les
hopitaux de ces Colonies, eft inconteftablement fon ouvrage, Sans lui, fans fon --- Page 431 ---
Hopitaus.
furles
& fans
fidélité à fes devoirs;
inviolable
n'cuffent jamais
fa fermeté, ces holpices
par la Comà Sa Majeité,
été récrocédés Indes à qui M. TIntendant
pagnic des vouloir les laiffer, contre le
Nobtlinoita
commiunes aux deux
veu des inftrusions la tendre follicitude de
Adminilrateurss ;
de YhuGouvérneur pour CCS afyles
ies
ce
fouffrante, avoit feule disté
manité
donnoit aux Capitaines
inftrucions. quil
entretenir labondes Aûtes deftinées pour des tortues; c'eft CC
dance des boufs & d'humanité qui lui infmême fentiment
néccllaires à l'effet
piroit les précautions les temps aux malades
d'affurer dans tous
de légumes pour
une fuffifante quancité de leurs humeurs,
corriger talkalgfeence fécherefles exceflives
& qui, lorfque des
végétales trèsrendoient les fubftances Thopital T'celles
rarcs, le portoitk envoyerà fa table. C'eit
étoient. deftinécs pour
les
qui
ordres de ce Général, que
par les
chaque
Officiers des Camragriteateise leurs' foldats majour, a Phopiral vifiter --- Page 432 ---
Obfervations
lades, & qu'un d'entre eux venoit, auf
chaque jour, à midi précis, goûter le
bouillon, le vin, le pain, & entendre
les plaintes de chacun, pour lui rendre
compre de tous ces objets. Indépendamment de toutes ces précautions, cet Adminiftrateur regardoit comme un de fes
devoirslesplus faena,dyfitc:haiméms,
de fréquentes vifites, fur-tour dans des
momens où il étoit le moins attendu 1(1);
&, afin que rien ne pit lui échapper, il
pafloir, chaque fois, dans touteslesfalles,
confoloit, encourageoit & favorifoit de
tout fon pouvoir T'homme fouffrant &
malheureux.
Telie eften partic la fourcé des regrets,
des, lar'mes & de la confternation des
(18) Ayant eu l'occafion de me lever une nuit ,
dis
j'enrenmatcherplufeurs perfoines vers la fentinelles'
1 prochai du factionnaire pour Jui demander ce que je m'apI! me répondit que le Général, faifant lui-mème la c'étoit, ronde
de nuit, avoit fait appeler le Chirurgien & les
de garde, pour s'informer de l'état des malades Infirmiers qu'on
veilloit.
& de la confternation des
(18) Ayant eu l'occafion de me lever une nuit ,
dis
j'enrenmatcherplufeurs perfoines vers la fentinelles'
1 prochai du factionnaire pour Jui demander ce que je m'apI! me répondit que le Général, faifant lui-mème la c'étoit, ronde
de nuit, avoit fait appeler le Chirurgien & les
de garde, pour s'informer de l'état des malades Infirmiers qu'on
veilloit. --- Page 433 ---
fur les Hôpitaux.
de tous les ordres, , lc jour oà
Citoyens
perdoient leur foutien
ils apprirent qu'ils Tels font en partie les ma-
& leur appui,
durable que ce Gétériaux du momument lame des Citoyens
néral a élevé dans
Le fouvenir
yertueux de ces Colonies.
d'age
sy perpétuera
de fon adminiftration Préfet apoftolique 9
en age. M.le Borgne,
qu'il honoroit,
& M. Dupuy, Syndic, cftime particulière
de fon
entre autres,
annoncèrent qu'ils ne
& de fon amitié,
irréparable
fauroient furvivre à la perte
Illes;
faifoient, ainfi que les deux
qu'ils
peu de jours
& en effet ils fuccombèrent, Vous partez, me
après, à leur douleur.
mais
dirent-ils, vous perdez votrc place;
vous êtes heureux d'accompaguer
que
& de ne plus
Thomme que nous pleurons, qui font nos
refter parmi les méchans
malheurs!
FIN. --- Page 434 ---
RAPPORT
Fait à la Faculté de Médecine
s par MM.
Grandclas 3 Duchanoy > Sigault & Leroux
des Tillets.
Faculté nous a
L.
chargés d'examiner un ouvrage qui
ap pourtitte:"
OSSERYATIONS fur le Tltanos, , fes diftrences > fes
caufes, fes fymptômes, avec le traitement de cette
maladie 6 les moyens de la prévenir. Précidées d'un
Difcours fur les moyens de perfedionnerla MédecinePratique dans la gone torride. Suivies d'Os ervations
far la fanté des femmes enceintes dans ces Régions ;
leurs maladies aux diftrentes époques de la Erefi-fes
P'accouchenient 6 fès fuites ; la confervation des nouveau-nés jufa'à l'adolefcence. Terminées par le Rapprockement des vices 6 des abus des hôpitaux d'entre
les tropiques, & les moyens d'y reméaier. Par M.
DAZILLE. Pour fervir de développement & de fuite à
ce que cet Auteur a écrit du Tétanos dans fes ouvrages
fur les maladies des Nègres, 8 fur les maladies des -
climats chauds,
Le titre de cet Ouvrage en expofe la divifion générale,
Nous fuivrons cette divifion pour vous faire connoitre
l'Ouvrage de M. Dagille.
us des hôpitaux d'entre
les tropiques, & les moyens d'y reméaier. Par M.
DAZILLE. Pour fervir de développement & de fuite à
ce que cet Auteur a écrit du Tétanos dans fes ouvrages
fur les maladies des Nègres, 8 fur les maladies des -
climats chauds,
Le titre de cet Ouvrage en expofe la divifion générale,
Nous fuivrons cette divifion pour vous faire connoitre
l'Ouvrage de M. Dagille. --- Page 435 ---
Rapporfita a la Faculté de
Dans le Difcours
Médecine. 427
far les moyens de
Miinihn-bratier les
entre les
perjtaionner la
connoilfances locales
sropinses > TAuteur indique
acquétir pour exercer utilement qwun.piéedecin des Colonies doit
Tufage ou font quelques
fon art. Ils'éleve
de
Médecins
contre
de judicncure, rHiftoire de fe livrer trop d'aceprerdece charges
narurelle
exclafivement à
PAgriculure.
s ou de la
l'étude
Duzille,
Dans le plan de
Boranique, ou de
bien > tout le temps du Midecin conduite que trace M.
Jeur général, foit en donnant
fe trouve confacré au
doit, foir en
aux maladesles foins
parini ceux qui doivent répandant les lumières de
qu'il
ou dans les
le feconder dans les fisfirucion
comme une habjracions; 5 aufi M.
hapiraux
cbofe
Datille
Roi polède la connoifance indifpenfible , que le Médecin érablit-il,
Médecine, qu'il
des différentes
du
puille dans
parties de la
rés, & qu'il foit même
l'occafion les
tions.
en état d'en faire des pratiquer toudémonfiraLes
faire Chirurgiens font obligés,
une année d'exercice
par les
d'avoir la liberté
dans Thôpiral du Réglemens > de
tie de ce,
de pratiquer dans la Colonie. Roi, avant
temps, dont M.
Une parprolongeit la durée, feroit Dagille voudroit que l'on
que le Médecin feroit fur employée à fuivre les
la
T'anatomie
leçons
bouanique, la chymie, la
1 la Phyfologis,
pachologie ; les inflituts & les pharmacie s Thygine s la
matière médicale & la
opérations de Chiruryic la
civile, la midecine Mirapcaigue ; enfin, la
,
M. Daille ligale,8 la mideciney
médecine
de la médecine, dillingue celles, de ces différentes pentique. v
des
qui n'esigent de la Part du
parties
généralités; il indique celles
Profeffeur que'
pliguées plus en dérail; il
qui ont beloin d'etre exrpond d'avance aux
objece,
ations de Chiruryic la
civile, la midecine Mirapcaigue ; enfin, la
,
M. Daille ligale,8 la mideciney
médecine
de la médecine, dillingue celles, de ces différentes pentique. v
des
qui n'esigent de la Part du
parties
généralités; il indique celles
Profeffeur que'
pliguées plus en dérail; il
qui ont beloin d'etre exrpond d'avance aux
objece, --- Page 436 ---
Rapport fait d la Faculeé
tions que l'on pourroit lui faire; c'eft ainff
donne les moyens d'étudier
qué t. i
dangers que Ia chaleur du l'anatomie fans s'expofer aux
2°. il veut
l'on
climar peut faire redouter :'
que
ne cultive de la boranique
plantes en ulage dans lamédeciue,
que les
que la Colonie
particulitrement cellés
produit ; 3o. it confeille de
mie aux préparations
borner la chy.
bien connoitre
pharmaceutiques, & de s'attachcra
Taltération & fur-tout la falffication des
médicamens 5 4°. il défire que le Midecin
préceptes de
applique les
Phygiène aux habitans dont la fanté lui eft.
confice; so. il l'engage à traiter dans
fera fur la Chirurgie les
lesrleçons qu'il
des yeux & celles des accouchemens, , les ma' 'adies
denrs; 69, il prefcrit de déve-'
lopper la Médecine légale; & de
F'effer des
parler en dérail de
poifons & de Tinfanticide; 7°.
il infifte
fur l'enfeigpement de la Mide-ine
erfin,
Favantage qui réfultera de
pratique, & fait voir
diftinguer les maladies des
Européens entre les tropiques, des naturels du
des
eréoles, des femmes, des enfans, &c. Il fait pays 5
parmi ces maladies, ceiles qui font le plus remarquer
& il établit des rigles générales
redourables,
Ce
pour le traitement.
ne font point des préceptes ifolés que donne M.
Detille; tour ferapporteld direétement à la
ce qu'il dit paroit fondé far une
pratique; tout
de plufieurs der nos Colonies, du connoiffance parfaite
lons, de leurs mceurs, de leurs
tempérament des Comanière de vivre, Par-tout ufages, en un mot, de leut
il rapporte des obfervations
qai lui font propres & qui viennent à
fen:iment : ces obfervationsefont
l'appui de fon
très intéreffantes.
En expofant cel que M. Dagil'e attend 'du Médecin
du Roi, nous n'avons pas befojn de! faire
qu'un
pour être
remarquer
bonme,
digne 4 de rémplie "cette place,
érament des Comanière de vivre, Par-tout ufages, en un mot, de leut
il rapporte des obfervations
qai lui font propres & qui viennent à
fen:iment : ces obfervationsefont
l'appui de fon
très intéreffantes.
En expofant cel que M. Dagil'e attend 'du Médecin
du Roi, nous n'avons pas befojn de! faire
qu'un
pour être
remarquer
bonme,
digne 4 de rémplie "cette place, --- Page 437 ---
de Médecines
doit être très inflruit &
MR
l'exécotion
plein de zèle 5 mis perfuadé
des confcils qu'il donne eft
que
ces d'un feul homine, M.
au-deffus des fora
nemmer'
Daille érablic là néceffité de
un fecond Médecin du-Roi qui
vaux avec le premier 1 il invite en ourre parrageles les deux tradecins à s'unir
Méde
intimement avec le Chirurgien en chef
Thopiral du Roi, pour qu'il les aide à rendre
complerre Pinflruction des Elèves qui doivent
plus
difperfer dans toute,la
un jour la
à la guérifon des
Colonie, & coopérer avec eux
malades & à l'ordre qui doit
dans les hôpitaux.
regner
: M. Dagille s'occupe beaucoup de cette dernière
tie : ladminipration intérieure des
pardans les plus grands détails fur
higitaux. il entre
Médecin, le'
tout ce qui regarde de
Chirurgien &les Elèves; furice qui a
anx médicamens, aux abus dans les fournitures faites rapport
entreprife; à la propreré, à l'exacticude & à la
par
tude dans le fervice. Nous nous
promptiquit convenoir de' faire
permettrons de dire ici,
par fes foins dans les ces rémarques à M. Dagille qui,
de
différens Pays oii it a été
diriger les hôpitatix, eft quelquefois
chargé
minuer des cinq fixièmes la mortalité parvenu à dicommunément.
qu'on y obferve
Oifervations fur le Tétanos.
Le tétanos a été conna dès les promiers
de la
Médecine. Plufieurs Auteurs ont parlé de àges
die, mais aucun, pent-étre, ne Ta fait d'une cette malaPelitive & farisfaifante; sinfi desobfervationer manière
par an Médecin qui a eu fouvent - &c pendane recueillies
tem;s occafion de voir & de traiter cette maladie; long- des
ommunément.
qu'on y obferve
Oifervations fur le Tétanos.
Le tétanos a été conna dès les promiers
de la
Médecine. Plufieurs Auteurs ont parlé de àges
die, mais aucun, pent-étre, ne Ta fait d'une cette malaPelitive & farisfaifante; sinfi desobfervationer manière
par an Médecin qui a eu fouvent - &c pendane recueillies
tem;s occafion de voir & de traiter cette maladie; long- des --- Page 438 ---
Rappore fait a la Faculté
obfervations faites fans prévention, fans e(prit de Gc
tème, &crapportées avec candeur, font un préfent à faire
à la Médecine ; c'eft un fervice à rendre en général à
Thumanité,&cen particulier aux pays ot le tétanos eft
fréquent.
Dans la première partie de fes Obfervations M.
Dazille examine un
s
Ouvrage imprimé en 1786, avec le
titre de Prejet d'infruction fur une maladie convulfve,
fréquente dans les Colonies de
le nom de tétanos
LAmérique s connme fous
9 demandé par le Minifre de la
Marine, à la Société Royale de Médecine.
M. Dazille remarque que la plupart des Auteurs de
ce projet d'inftruction n'ayane point vu le tétanos dants
les Pays ou il fait le plus de
&
ravage, par conféquent
ayant été obligés de s'en rapporter aux Mémoires qui leut
ont été communiqués, ont été quelquefois induits e
erreur.
Dans le projet d'inftradtion, I. on admet pour caufes
du tétanos, la fupprefion des règles, , des lochies, du
fux hémorroidal, d'un cautère ou de tout autre exutoire;
celle d'un écoulement vénérien, d'un ancien ulcères la
répercuffion de la petite virole, de la rougeole, ou d'une
maladiecutanée quelconque ;la Préfencedesvers, livrefe
&c. M. Dagille n'eft pas de cette opinion : il la com- 7
bat en s'appuyant par-tout fur l'expérience ; il foutient
que fouvent les Auteurs des Mémoires d'après lefquela
Y'Ouvrage cité a été rédigé, ont plurôt cherché à
donner du nouveau & du merveilleur, qu'à rapporter des
obfervations bien faités & en aflez grand nombre pour
métiter de faire autorité, Il indique les maladies gai
réfultent communément des caufes auxquelles ils ont
attribué le tétanos 3 il diflingue en Médecin infiruit,
; il foutient
que fouvent les Auteurs des Mémoires d'après lefquela
Y'Ouvrage cité a été rédigé, ont plurôt cherché à
donner du nouveau & du merveilleur, qu'à rapporter des
obfervations bien faités & en aflez grand nombre pour
métiter de faire autorité, Il indique les maladies gai
réfultent communément des caufes auxquelles ils ont
attribué le tétanos 3 il diflingue en Médecin infiruit, --- Page 439 ---
de Médecine.
en Praticien quia bien obfervé les
pas de confondre ces maladies fignes qui ne permettent
& cela lui fournit occafion
avec le tétanos mème ;
de faire des
imporrantes, noramment fur les
rémarques trèsqui
fymprômes (pafmodiques
tation manjfefonrqeelqwefoie nerveufe
la préfence des vers, fur l'irriqui"d eft la fuite de l'ivreffe, firr
vulfions qui accompagnent le cholera
les' con.
obfervations ne
-morbus , &c, Ces
doivent
peuvent être que trés-utiles à ceux
exercer la médecine entre les
qui
20. Dans le projet d'inftrudion tropiques.
mer comme mal - fain, &
on regarde l'air de la
comme caufe du
Dagille, au contraire
tétanos. M.
les plus
, attribue à cet air les
falubres, II confidère
qualirés
fair de la mner
avec le Doéteur Lind,
quelques
comme un remède dans les maladies
Auteurs, moins inftruits ou
que
ont pris pour le tétanos, Telle eft moins, - attencifs, 2
ralyfie qui a lieu en Afie
cette elpèce de paeft, & qui eft
pendant la mouffon du nord- I
fous le
connue dans les établiffemens
nom de bartier 2 & dans les
Anglois
soifesfons celui de
Poffellions Franqu'en faifant
coap-d'air ; maladie que l'on ne guérit
Ici les
voyager fur mer ceux qui en font
obfervarions de M. Dagillc
arraqués:
earadère de certitudes elles
Portent encore un
Malabar, à celle de
ont éts faites à la côte. dei
plufifeurs autres de tos Coromandel, à Cayenne, & dans
à la mer dans de
Colonies ; elles ont été répétées
longs
eft obligé de couper voyages 2 pendant lefquels on
elles ont
plufieurs fois la ligne
eu pour objer un très-grand nombre équinoxiale 3
dus,& notamment l'Aureur lui-même
d'indivipar l'enfemble de fes
> qui doit forcer,
D'ailleurs
preuves, à étre de fon avis,
M. Daille affare que le
moins fréquent dans l'ingéricur des
tétanos n'eft pas
terres, que (ur'les bords
obligé de couper voyages 2 pendant lefquels on
elles ont
plufieurs fois la ligne
eu pour objer un très-grand nombre équinoxiale 3
dus,& notamment l'Aureur lui-même
d'indivipar l'enfemble de fes
> qui doit forcer,
D'ailleurs
preuves, à étre de fon avis,
M. Daille affare que le
moins fréquent dans l'ingéricur des
tétanos n'eft pas
terres, que (ur'les bords --- Page 440 ---
Rapport fait à la Facilté
de la mer : les faits qu'il cite à ce fujer font très-mal.
tipliés; ils font extraits de divers Auteurs; ils font
dans des centrées fort
arrivés
éloiguées les tnes des
ce qui paroit le plus concluant
aucres : mais
s c'eft de voit
le
Kitanos, ou mal demachoire décrir
que
le nom dej farrette,
par M. Madier fous
règne affez fouvent fur les enfans da
Vivarais, à d'affez grandes diftances de la mer. C'eftfur-,
tout de voir cette maladie exercer fes
de Paris, fi, comme le prétend M. ravages au milieu
gui artaquent les enfans
Dagille, les accidens
enfans-trouvés,
nouveau - nés, à Thôpital des
ne fontqu'un vrai tétanos dans lequel il
remarque que > lendurcigemeat du tiffi cellulaire, la
5 vexité de la plante despieds, la courbure
cons3 extrémités, le
apparente des
refferrement des machoires, ia
D d'avaler, font autant de fuites néceffaires difficulté
> traction des mufcles. > H obferve
de la conladie' n'eft point l'effer d'ane
encore- que cette, maaffection que, les enfans
apportent eh naiffant; mais qu'elle eft caufée par le froid
qui fiupprime la tran(piration, & qu'elle eft infiniment
fréquente en hiver & dans les
plus
dans les
temps froids, qu'en été &
temps chauds.
M, Dagille diftingue le
accidentel
tétanos en effentiel, & en
ou fymptomatique : il divife en dix
ce que fon expérience lui a
far
Chapitres
appris
cette maladie,
Caufes du Tétanos.
Le prémier Chapitre a pour objer les vraies caufes du
tétanos. La caufe première ou immédiate de cette
ladie eft, felon M,
maDagille, ou les variations de l'atmofphere qui paffe fubitement du chaud: au froid, &c
eccafionne, la fupprellion del la
tranfpiration, ou un froid
piquant
que fon expérience lui a
far
Chapitres
appris
cette maladie,
Caufes du Tétanos.
Le prémier Chapitre a pour objer les vraies caufes du
tétanos. La caufe première ou immédiate de cette
ladie eft, felon M,
maDagille, ou les variations de l'atmofphere qui paffe fubitement du chaud: au froid, &c
eccafionne, la fupprellion del la
tranfpiration, ou un froid
piquant --- Page 441 ---
de Médecine.
de
l'imgiquant & foutenu dont on fupporte long-temips
prefion, & qui de même arrête la tran(piration contre M.
faite dans Thopical dés enfans- trouvés.
T'obfervation
tirés du Journal de Médecine,
Dazille cite deux exemples
à l'appui de fon fentivol. LXX, page416, qui viennent
au tétanos
ment. Il regarde ces canles comme communes felon lai,
effenciel & au tétanos accidentel Mais quoique 1 eft plus
avoirlieu dans tous les chimars,il
le tétanos puiffe
les
& dans les
fréquent & plus redoutable entre tropiques
Pays ou il y a des montagnes très-élevies. caufes ptédifpoLe tétun s accidentel reconnoit pour
le
toutes les maladies danslefquelles
fantes, en général,
affccté ; de forte que fi
genre nerveux eft gravement elle occafionne de légers
l'irritation nerveufe eft foible, eft
forte, on voit
mouvemens (pafmodiques ; fi elle plus
; fi elle cft eztrêmé , le tétanos a
naître les convulfions
furvenir
lieu. C'eft pourquoi on le voit
principalement de
dans les cas de bleffures, & après les opérations
C'eft toujours à la fuite des combats que
Chirurgie.
affection
lorfl'on rencontre le plus cette
fpafmodique, endroits bas
les bleffés fe trouvent placés dans des
que
la température vient à changer
& humides, ou lorfque
d'une manière
fubitement; ce que M. Dazillea vu arriver
de
pendant le bombardement
bien marquée en 1759 >
Quebec,
Tétanos des enfans.
des enfans, ou mal de maEn' parlant du,tétanos
M. Daille rechoire dans les enfans nouveau-nés,
les enfans des Blancs y font narurellemear
marque que
les.enfans des Negrer, & que I cer
aufli difpofés que
E e
ides, ou lorfque
d'une manière
fubitement; ce que M. Dazillea vu arriver
de
pendant le bombardement
bien marquée en 1759 >
Quebec,
Tétanos des enfans.
des enfans, ou mal de maEn' parlant du,tétanos
M. Daille rechoire dans les enfans nouveau-nés,
les enfans des Blancs y font narurellemear
marque que
les.enfans des Negrer, & que I cer
aufli difpofés que
E e --- Page 442 ---
Rapport faie a la Faculié
derniers en font les viétimes en plus grand nombre, i
faut en rechercher la caufe dans le peu de foin que l'on
prend de les garantir de Phumidité & des variations de
fatmolphère : auffi cette maladie eft-elle beaucoup plus
fréquente dans les habitations dont les Nègres font mal
traités. Notre Auteur obferve encore
que quelquefois
on prend pour un commencement de tétanos, une foibleffe
extrême, due fouvent à l'infeétion vénérienne qui empêche
l'enfant de téter.
Moyens de prévenir le Tétanos effenziel.
Les moyens de prévenir le tétanos effentiel font
fimples; ils fe bornent, I°. à éviter, , lorfqu'on eft en
fueur, de s'arrêter dans des lieux bas, trop frais, ou trop
humides; 2o, à foutenir l'eftomac par des boiflons
fortifiantes, fur-tout dans les marches & les travaux
forcés, entrepris dans des mauvais temps, avec l'attention.
de ne point prendre de liqueurs fpiritueufes pures, qui
fuffifent quelquefois pour caufer des convulfions, mais
de les étendre avec de l'eau > de Ies édulcorer, & de les
aromatifer;s"., à prendre pendant le jour des précautions
contre les variations de l'atmofphere, en fe vétifant convenablement 3 4°. à ne pas coucher par terre fur des
nattes, fansdrap ni couverture, comme cela arrive fouvent dans les pays chauds; mais à éléver fon lit, à fe
coucher fur des matelas, ou au moins fur des paillaffes,
à fe bien couvrir le corps, pour prévenir la répercuflion
de la tranfpiration.
En parlant des moyens de prévenir le tétanos accidentel, M. Dazille s'élève fortement contte l'emploi
f'on fait des fpiritueux, des iritans, des ligatures dans que
des
nattes, fansdrap ni couverture, comme cela arrive fouvent dans les pays chauds; mais à éléver fon lit, à fe
coucher fur des matelas, ou au moins fur des paillaffes,
à fe bien couvrir le corps, pour prévenir la répercuflion
de la tranfpiration.
En parlant des moyens de prévenir le tétanos accidentel, M. Dazille s'élève fortement contte l'emploi
f'on fait des fpiritueux, des iritans, des ligatures dans que --- Page 443 ---
de Médecine.
ie traitement des plaies
*3$
pratique à la fuite des récentes, ou dans celui que l'on
ces moyens eft depuis opérations; & comme T'ufage de
les réfexions de M. long-temaps & généralement adopté,
une attention
Dagille nous paroiffent méricer
marche
particulière. Notre Auteur
toute oppofée à la soutine
preferit ure
les plus Srands détails
anciennne. Ilentre dans
bleffures. conlidérables relativenient, 16. au panfement des
rence, telles qu'une & des bleffures legeres en
lefquelles les incilions piquûre, fur-tonr au pied, & appa. dans
font quelquefois
quoiqu'engénéral de
ch doive, entre les
avantageufes,
Tinftrument
tropiques, s'abfenic
les plaies du cohtact tranchants 20, aux moyens de
le
de l'air, & de faire
défendre
degré de température foit
en forte que
chambre du malade; ;°, toujours le même dans la
confeille de prendre dahs les aux précautions infinies gu'il
hécellité
casoiles opérations font d'une
du malade; indifpenfable ; 4°, aux foins
le
; & à cet égard il
gu'erige moral
que la Médecine entre les
remarque jadicienfement
comme individuelle,
tropiques peut être
fimples,
> parce que les maladies, loin regafdée
comme l'ont avancé
d'êtte
nent au contraire un caraétère qtelques aufli Aurehrs, prendes individus malades.
varié que l'eft celui
Enfuite s confondant enfemble
des fpiritueux, des
Ce qa'il a dit ftr
irtitans, des
Fafage
plaies , les
enfin ligatures dans les grandes
précaurions que opérations, lou doit
ce qu'il a établi fut les
geres, M. Dagille
Prendre dans les bleffurcs lés
lefquelles il a Etéallez rapporte, 1°, des obfertations dans
quoiqu'il y eût tout lieu heureux de le pout prévenir le tézanes,
sons de M. Lionard
ctaindre; 16, des oblervas
Gillphes Chiturgien de la Mariue
Ee A
fin ligatures dans les grandes
précaurions que opérations, lou doit
ce qu'il a établi fut les
geres, M. Dagille
Prendre dans les bleffurcs lés
lefquelles il a Etéallez rapporte, 1°, des obfertations dans
quoiqu'il y eût tout lieu heureux de le pout prévenir le tézanes,
sons de M. Lionard
ctaindre; 16, des oblervas
Gillphes Chiturgien de la Mariue
Ee A --- Page 444 ---
Rapport fait à la Facultd
en Angleterre dans
nable des
lefquelles un traitement conveplaies & des ulcères & un régime
ont prévenu le tétanos 3 traitement &
approprié
aux obfervations que donne M.
régime conformes
dans
dont
Dazilie, non-feulement
l'ouvrage
nous nous occupons
encore dans fes obfervations fur les maladies maintenanc, mais
chauds, 3°. D'sunresobfarvations
des climats
les
dont il a été témoin dans
Colonies, ou qui ont été faites en Europe, & dans
quelles le tétanos accidentel eft furvenu
lefporté aux bleffures légères l'attention 3 faute d'avoir
faute d'avoir traité
qu'elles méritent,
convenablement les
ou pour avoir fait la ligature à la fuite des grandes plaies,
Ce chapitre eft terminé
amputations.
à tenir
par l'expofé de la conduite
pendant la convalefcence des bieffés,
nir le tétanos.
pour préveTraitement du Tétanos des adulces.
M. Dagiledifingue ce qu'il convient
gemeurdutétanos efentiel,8
edefiredansletrai.
dansceluiduréranos
Dans le tétanos efenticl,il prefcrit,
accidentel.
fanguine , d'avoirrecours: à la
lorfqu'il y a pléthore
néceffaires; &
faignée, avec les précautions
lorfqu'ily a pléthore humorale,
les vomitifs. Dans les deux cas, il donne des d'employer
fuivre pour T'ufage de l'extrait
règles à
il
ne
de l'adminiftrer
d'opium; recommande
que dégagé de fa partie vireufe
retirée par, le moyen de l'ean froide. Il
&
indiquel l'emploi du
t") Extrait du Journal de Médecine de
tic de l'année 1785, Page 373 5 traduit Londrcs, 9 vol, VI, 4C. pardaus le Journal de Médecine de
par M. Afollant, & inféré
Paris, vol, IXXIV, page430.
ne
de l'adminiftrer
d'opium; recommande
que dégagé de fa partie vireufe
retirée par, le moyen de l'ean froide. Il
&
indiquel l'emploi du
t") Extrait du Journal de Médecine de
tic de l'année 1785, Page 373 5 traduit Londrcs, 9 vol, VI, 4C. pardaus le Journal de Médecine de
par M. Afollant, & inféré
Paris, vol, IXXIV, page430. --- Page 445 ---
de Mélecine.
du mufc,
du camphre,
laudanum liquide de Sydenham, émolliens, foir faits avec
foit fimplement
&
des lavemens,
des embrocacions
des bains, des épithèmes,
Fopium,
des ravets.
les forces du
de Tapplication des moyens de foutenir
Il
Il. s'occupe
la tranfpiration.
malade, de favorifer & d'entretenir tous les fecours moraux
confeille de donner aux malades même que le mal laiffe
dont ils (ont fufceptibles, lors
peu d'efpérance.
propres à combattre le titanos
En expofant les moyens
fur Tufage
notre Auteur infifte principalemenr d'opium dont la
accidentel, laudanum liquide, ou de l'extrait : il s'attache à
du
grazuellemenr
dans
dofe doit être augmentée comme de grandes erreurs
telever ce qu'il regarde fur le téranos. Sans vouloir
ce qu'a dit M. D:fportes deux Médecins, nous ne poudécider du mérite de ces
parle de ce qu'il a vu,
vons diffimnler que M. Dazille plus de trente ans dans
a obfervé pendant
portent
de ce qu'il
du monde 5 fes obfervations fe refufer de
les quatre parties vétité que l'on ne peut
de
fur des connoifun caradère
font arpuyés
faine docfentir, & fes raifoninenens les
de la plus
fances tèsétendues, fur principes longue & heureufe.
trine, enfin fur une expérience
dans les enfans.
le Tetanos
Moyens de prévenir
pour prévenit
donne M. Darille
Les préceptes que
fétendent depuis la groffefe
le tétanos dans les enfans, oû les enfans ont pris aflez
des mères jufqu'à répoque expofés à cette funefte made force pour être moins relatifs à la rempéracare qui
ladie. Ces préceptes font
d'enrerenir cette
convient aux enfans, & aux moyens les vices de l'air,, foit
tempéracure, foit en corrigeant
E e 3
donne M. Darille
Les préceptes que
fétendent depuis la groffefe
le tétanos dans les enfans, oû les enfans ont pris aflez
des mères jufqu'à répoque expofés à cette funefte made force pour être moins relatifs à la rempéracare qui
ladie. Ces préceptes font
d'enrerenir cette
convient aux enfans, & aux moyens les vices de l'air,, foit
tempéracure, foit en corrigeant
E e 3 --- Page 446 ---
Rapport fait a la Faculté
en vétiffant les jeunes individus d'une manière
nable. Ils on: rapport à la fortie du méconium, conve:
tranchées & aux accidens qui en. réfultent,
aux
vénérien.
enfin au mal
Traitement.
Le traitement du tétanos dans les enfans fe rapporte a
çelui quieftindiqué pour le tétanos des adultes. M,
confeille d'avoir recours au laudanum, &c même Datille à
l'extrait d'opium, lprfque la maladie ne fait encore que
menacer, & que les mâchoires commencent à fe ferrer,
Mais quand la déglutition eft devenue difficile ou même
impoflible, il faur employer l'opium en
ayant foin' alors d'en doubler la dofe. lavement, en
Quelquefois on.
applique ce médicament à la plante des pieds, Ce Chapicre eft terminé par une obfervation dans laqueile M. le
Breton, Chirurgien de cette ville, a obtenule plus heureux
fuccès en praitant un tétanos par la méthode de M.
Dagille.
Groffefe, J accouchement & fes fuites.
Dans l'intention de rendre fon Ouvrage plus utile a
çeux qui fe deftinen: a exercer la médecine ou la chirurgie entre les tropiques, M, Dagille traite fommairemebt, 18. de la conception. Il confidère les qualités
morales & phyfiques que doiyent avoir le père & la mère
pour que. cer acte s'accompliffe fuivant le vacu de la
nature. 29. De la groffeffe : il indique les foins que cet
érat exige, le régime qui lui eft propre, les maladies qui
peuvent furvenir pendant fa durée. 3 ,Defaccouchements :
il expole les circonftances particulières quilaccompagnent
entre les tropiques, & à ce fujer il rapporte deux
ales & phyfiques que doiyent avoir le père & la mère
pour que. cer acte s'accompliffe fuivant le vacu de la
nature. 29. De la groffeffe : il indique les foins que cet
érat exige, le régime qui lui eft propre, les maladies qui
peuvent furvenir pendant fa durée. 3 ,Defaccouchements :
il expole les circonftances particulières quilaccompagnent
entre les tropiques, & à ce fujer il rapporte deux --- Page 447 ---
de Médecinei
obfervations qui prouvent avec quelle facilité l'accouchement s'opère dans les pays chauds, & combien on doir
y compter fur la nature. 4°. De la couche : ilfair
noitre quelques-uns des accidens
conqui en font la fuire.
".Del'allaicement & de la
- dans des décails fur le
nourriture des enfans : ilentre
convient
choix d'une nourrice, fur ce
de faire pour favorifer la laétation,
qu'il
ou conferver au lait les qualités
pour donner
alimens
requifes; enfin fur les
que l'on doit joindre au lait; 6°, des maladies
qui attaquent les enfans depuis la naiffance
lefcence; telles font la fortie difficile jufqu'à l'adoles tranchées, la dentition, le
du méconium,
ventre, la maladie
mauvais érat du basde
vénérienne, &cc.; & il s'occupe des
moyens
remédier à ces maladies. On
affurer
que, quoiqu'en général les
Peut
remarques contenues dans ce
Chapitre ne foienr pas neuves, 9 cependant M.
un fervice
Dagille rend
effentiel, en faifant, à l'égard des
& des enfans quihabitent entre les
femmes
application de
tropiques ; une heureufe
ce que l'on trouve inféré dans
Truités d'accoucheméns, > de maladies des femmes plufieurs
enfans, & de ce que l'expérience
& des
de plus certain fur cette
journalière apprend
importante matière.
Rapprochement des vices & des abus des
hépitaux
a'entre les
tropiques, *
Nous ne pouvons entrer dans le détail de ce
con-,
tient cç chapitre,qui eft le réfumé de ce qui eft que
dans les différens ouvrages de M. Dagille. Nous répandu
contenterons de dire que ce ne font point de vaines nous déclamations, des lieux communs, mais l'expofé de
sft arcivé à ce Médecin dans divers-l
ce qui,
hôpicaux des Colo*
Ee 3
les
tropiques, *
Nous ne pouvons entrer dans le détail de ce
con-,
tient cç chapitre,qui eft le réfumé de ce qui eft que
dans les différens ouvrages de M. Dagille. Nous répandu
contenterons de dire que ce ne font point de vaines nous déclamations, des lieux communs, mais l'expofé de
sft arcivé à ce Médecin dans divers-l
ce qui,
hôpicaux des Colo*
Ee 3 --- Page 448 ---
Rapport fait a la Faculté
nies, 3 c'eft un tableau. des excès
la cupidité foutenue de
auxquels peut porter
de, l'efprit de domination, lignorance, de Ja préfomrtion,
blésenvers
Ce font des hommes coupales plus Phumanité, s par le mépris qu'ilsfont des devoirs
leur facrés, que M. Daille effaye de faire:
préfentant une glace fidelle qui rend leur rougir, en
Çette. difformité doit paroitre
difformités
la même glace rend les trairs d'aurant plus lideufe, que.
feul feconda les efforts de d'un homme verrueux, qui
fon autoricé
M, D gille, qui
pour faire éeablir & pour foutenir employa
ment dictés par ce Médecin. La révolutian les régles'opéra, dans les hôpitaux de l'Ille de
heureufe qui
que des malades qui coûroient France, fut telles
6 d., quoiqu'ils
par jour 6 liv. 4 G
Telativement à manquaffent des chofes les plus néceflaires
les commodités la nourriture, aux. médicamens à & toutes
hôpitaux,
acceffoires qui dépendent du fervice des
quoiqu'ils fuffent entaffés & confondus
égard pour les différens genres de maladies,
fans
pendant que M. Dazitle eft refté dans n'ont coûté,
que. 26 à 27 fols; ils ont été claflés cette Colonie,
modément, & ont été abondamment & p'acés comqui pouvoit favorifer leur
pourvus de ce
Dagille a éprouvé de grandes prompt récabliffement. M.
mais pendant fon féjour à IIAe difficultés pour faire le bien $
douceur,au milieu des
de France, il a eu la
réduire la mortalicé
contrariétés de tous. genres, de.
Jui. Il
au cinquième de ce qu'elle étoit avant
profice aujourd'hui de l'occafion
lui
le. fijet qu'il traite,
que
fournit
pour éclairer fur desfabus
dans l'efpoir, cher à fon cqpur,
funeftes,
que l'adminiftration des
d'empécher à l'avenir /
Tels font,
hépitaux ne fe faffe par entreprife,
tés-dans
Meffieurs, les diférens points qui font trai-.
Pouvrage dont vous. nous. avez. chargés. de vous
de l'occafion
lui
le. fijet qu'il traite,
que
fournit
pour éclairer fur desfabus
dans l'efpoir, cher à fon cqpur,
funeftes,
que l'adminiftration des
d'empécher à l'avenir /
Tels font,
hépitaux ne fe faffe par entreprife,
tés-dans
Meffieurs, les diférens points qui font trai-.
Pouvrage dont vous. nous. avez. chargés. de vous --- Page 449 ---
de Médecine.
rendre compte, Par-tout M.
44*
cin vraimen:
Dazille s'y montre Médeinftruit.
obfervateur, Ecrivain de bonne foi & trèsDans plafieurs endroirs, il n'a pas craint de fe
répéter, de s'éloigner quelquefois de
quand cela Jui donnoit l'occafion T'objet qu'il traitoit,
obferrations
de faire connoitre des
intéreffantes. II n'a pas cherché à
après les graces du
courir
chéers il a mème langage, après les tourcures recherd'ane manière quelquefois négligé d'exprimer fes idées
aufi con ife, auffi correête
roit le défirer; fa feule
que l'on pourintention a été d'être clair, trèsintelligible, & fur-tout d'étre utile; & il nous
a pleinement réufli. M. Dagille
femble qu'il
renvoie
teurs à fes
fouvent les lecun
propres ouvrages, & on ne peur lui en faire
reproché, puifque le fajerqu'il traite eft
II s'appuie fur des obfervations
prefque neuf,
mais
tirées de fa feule
certe prarique eft le réfultat de plus de pratique;
d'exercice de la Médecine & de la
trente ans
tropiques. Quel Aureur
Chirurgie entre les
sûr que de lui-même pouvoit-il citer done il fit plus
: Ce moyen, nous le
pas celui d'étaler pour ainfi dire
favons, n'eft
c'eft celui de ne
un luxe d'érudition, mais
point s'abufer & de ne
erreur ceux qui confultent
point induire en
firer que tous
nos onvrages. Il feroit à déceux qui ont l'ambition de faire
lumes,, fe contentaffent de
des.voobfervations; nous ferions rapporter modeftement leurs
trois
garantis de ces traités dont les
quarts de ce qui les compofe font en
dans lefquels on a de la peine à
citations,'
faits de Médecine
dans appercevoir quelqucs
dans des
noyés
de vaines difercations,
préceptes vagues, & dont la ledture
rien, finon que tel a fait fur cette marière n'apprend
différens Auteurs.
T'extrait de
D'après ces confdérations,nous penfons que la Faculté
de ces traités dont les
quarts de ce qui les compofe font en
dans lefquels on a de la peine à
citations,'
faits de Médecine
dans appercevoir quelqucs
dans des
noyés
de vaines difercations,
préceptes vagues, & dont la ledture
rien, finon que tel a fait fur cette marière n'apprend
différens Auteurs.
T'extrait de
D'après ces confdérations,nous penfons que la Faculté --- Page 450 ---
442 Rapport faitala Faculté de Médecine,
doit applandir au zèle de M. Dazille, dont le travail, :
gu'il eft à défirer qu'on rende public, fera très-utile x
la Médecine, &
fe deflinent à particulierement aux gens de l'art, qui
pratiquer la Médecine & la Chirurgie dans
les Pays ou l'Auteur a fait le plus grand nombre de fes
obfervations. Signé GRANDCEAS
SIGAULT, Lz Roux
3 DUCHANOY
DES TILLETS.
DÉCRET
De la Faculté de Médecine de Paris.
mil
cent
-
Lw
fept
quatre vinge - huit, le fecond
jour du mois de Mai, la Faculté de Médecine de
Paris, affemblée en fes Ecoles fupérieures à cinq houres
de relevée. : ayant entendu la leéture du Rapport ci-deffus,
l'a adopté d'un avis unanime en tou: fon contenu, & a
applaudi généralement à la manière dont il étoit conçu :
en conféquence, elle a donné fon approbation à l'ou-,
vrage de M. Dagille 3 elle a cependant décidé que M.
Dazille ne pourroit faire ufage de cette approbation
qu'autant qu'il feroit imprinier à la fn de fon ouvrage 2:
ledit Rapport en tout cè qu'il contient; ; & j'ai conclu,
avec ellc. Signé EDME-CLAUDE BOURRU, Doy:n. --- Page 451 ---
TABLE
RAISONNÉE
Des matières
contenues dans cet
Ouvrage.
DISCOURS
Sur les moyens de perfettionner la
Médecinepratique entre les tropiques.
au
Comamaen
Enumération de ces indifpenfables Médecin, Pagex
Leur utilicé,
connoifances,
Sentiment d'Hippocrate fur l'influence de
Pourquoi les maladies des climats
T'air, 3 &4
jourd'hui fi peu connues,
chauds ont été jufqu'au.
Dignité du Médecin
,
Erreurs dangereufes s de méconnue ,
Le Médecin qui fe
l'opinion à cet égard,
ibid.
ques, doit
confacre à la pratique entre les
La
polféder à fond la théoric de l'art, tropiphylique eft la bafe principele de l'art de
Ie Médecin du Roi dans une Colonie doit guérir,
un homme profondément
fur-tout être
Iiée générale des devoirs de inflruit, fa
ibid.
Le
charge,
ibid.
Médecin, 3 qui fent fon infériorité
place, doirs'abltenir de la
pour remplir cette
folliciter, 2
Io
les
La
polféder à fond la théoric de l'art, tropiphylique eft la bafe principele de l'art de
Ie Médecin du Roi dans une Colonie doit guérir,
un homme profondément
fur-tout être
Iiée générale des devoirs de inflruit, fa
ibid.
Le
charge,
ibid.
Médecin, 3 qui fent fon infériorité
place, doirs'abltenir de la
pour remplir cette
folliciter, 2
Io --- Page 452 ---
Table raifonnée
Prééminence que donnent an vrai Médecin fes talens & (es
qualités perfonnelles,
Page IO
Combien le fervice de Thôpital eft facile fous fes ordres,
II
Avantages que l'humanité & le Gouvernement retirent de
fon miniftère,
L'eftime & la confidération générale couronnent fon zèle
& fes travaux,
Le Gouvernement ne peut fe difpenfer de lui donner un
fecond, capable de le fuppléer en tout & par-tout, 14
Funeftes effets de l'adminiftracien des hépitanx par entreprife,
L5
L'Awrcarconfeille d'adopter, pourle fervice des malades,
les règles fuivies par les Sccurs de St.-1 Lazare dans les
hopitaux ou ce fervice leur eft confié, fans mélange
d'autres fonctions,
ibid,
Avantages.que procureroit une feconde place de Médecin
du Roi,
Tenue de Journaux, feroit utile aux progrès de l'art de
guérir >
L'enfeignement des Aides-Chirurgiens fur toutes les parties de l'art doit entrer dans les devoirs du Médecin du
Roi & de fon Collègue 3
ibid.
Les leçons des premières années fe borneront aux principes
généraux , quip pourront être développés dans les années
fuivantes,
ibid,
Lhôpital du Roi deviendra une école de Médecine théorique & pratique >
19.
Confidération relative au choix, à l'inflrudtion & àl'examen des fujets,
ibid, --- Page 453 ---
des matières.
AN A T M I E.
L'anatomie, comme toutes les autres parties de l'art de
guérir , peut être enfeignée dans les Colonies,
Attention que le Médecin - Profeffeur doit Page 20
égard,
avoir à cet
Précautions indi(penfables,
ibid.
Choix du Profecteur,
2&
II feroit très-utile de préparer & de conferver dans les 22
lonies pour les démonftratrons
Corentes parties du corps humain, anatomiques, les difféLes rapports que les parties externes &
ibid.
elles fonr
internes ont entre
très-intéreffans à faire connoître,
ibid.
Quelques leçons d'anaromie comparée feront également
utiles,
Utilité de Tinfpection des cadavres
Médecine,
pour les progrès de la
Nore fur ce fujet,
ibid,
Le Profeffeur bornera fes leçons d'anatomie
utiles,
aux objets
Ucilité de cette fcience pour la
nale,
pratique médiciO,inion de Defeartes, fondée fur fes
ibid,
anatomiques,
longues recherches
ibid.
P HYSTOLO 2e GI E,
Objet des leçons du Médecin du Roi fur la
gie,
PhyfioloIdéegénérale de cette partie,
C'et fur-tour dans certe fcience.
le
ioid.
que Profeffeur doit
çons d'anatomie
utiles,
aux objets
Ucilité de cette fcience pour la
nale,
pratique médiciO,inion de Defeartes, fondée fur fes
ibid,
anatomiques,
longues recherches
ibid.
P HYSTOLO 2e GI E,
Objet des leçons du Médecin du Roi fur la
gie,
PhyfioloIdéegénérale de cette partie,
C'et fur-tour dans certe fcience.
le
ioid.
que Profeffeur doit --- Page 454 ---
Table raifonnée
botner fes leçons aux feuls objets utifes; Page 18
Il ne néglgera pas de faire obferver les shangemens auxquels l'organifation & les fonctions de Phomme font
fujettes,
PATHOLOG I E. Le Profeffeur trairera d'abord des maladies en général
pour donner plus d'étendue aux maladies particulières
at pays qu'il habite,
Il s'attachera far-tout à bien diftinguer leurs caractères 30
propres,
MATIÈRE MÉDICALE ÉT THÉRAPEUTIQUE. Ces deax parties de la Médecine ne doiverit faire qu'ua
feul & même cours' dans l'enfeignement,
Le Profeflurrattachera fur-tourà faire connoitie les mé. 32
dicamens que produit la Colonie qu'il habite, 3
ibid. Il n'enfeignera que leurs feules propriétés démontrées par
T'expétience,
La thérapeutique, la matière médicale & la pathologia 33
pourroient, dans certains pays 2 être réunies en un
feul cours,
ibid. B OT A NI Q U E. Objets de cette fcience, 1 auxqueis les leçons de botauique
doivent fe borner entre les tropiques,
Courfes botaniques. 1 utiles,
itid. 34
Le Profeffeur traitera dans un grand détail des propriétés
médicinales desplantes,
--- Page 455 ---
des matières:
Uailiédela connoifance des reffources
de cegeure, P.35
- H Y M I E,
Uilicé de la chymie dans les
Un de fes grands avantages eftde Colonies,
ibid. ticarion des remédes,
faire connoitre la fophiftion ,
par T'analy(e & la décompofiLe
Profsfurjoinda à fes leçons far cette
des eaux minérales &c les
partie Fanalyfe
cie, 9
Principes de la pharmaCombien ces connoifances font
ibid,
des Elèves & le bien
utiles pour l'inftruction
Les opérations
de'Thnumanité,
chymiquies & les
ceutiques, néceffaires
manipulations
aux
pharmafeur, feront faites
démonftrations du Profef. premier Elève,
par lApochicaire du Roi ou fon
Devoirs de TApochicaire du Roià
cét égard,
Hr G I t N E. Son ucilité dans les Colonies,
Cette partie de l'art eft un fujet
ibid. tropiques, ,
prefque neuf entre les
Le Profelfeur en
expofera au moins les
raux,
principes géndibid,
MÉ D E C I N K
CIVIL E. Son objet,
Détails far ce fujer, qui doivent
ibid,
Profelleur,
entrar dans les leçons du
--- Page 456 ---
Table raifonnée
Nore relative à cette partie de l'arr,
Autres détails dont I- Médecin du Roi & le Chirurgien-Mujor doivent s'occuper conjointement, 42 &43
M É D E C I N E L EG A L E.
raux,
principes géndibid,
MÉ D E C I N K
CIVIL E. Son objet,
Détails far ce fujer, qui doivent
ibid,
Profelleur,
entrar dans les leçons du
--- Page 456 ---
Table raifonnée
Nore relative à cette partie de l'arr,
Autres détails dont I- Médecin du Roi & le Chirurgien-Mujor doivent s'occuper conjointement, 42 &43
M É D E C I N E L EG A L E. Cette partie eft une des plus effenticlles de l'enfeignement,
ibid. Il efti important de faire bien connoitre les différences qui
diftinguentl le fuicide de l'affiffinar,
Exemples fervant à prouver l'unlizé de cette connoiffance,
ibid. rer, Exemple,
ibid. 2me, Exemple s
3" me Exemple,
I STITUIS ET OPÉRATIONS DE CHIRURGIE. Dangers du bifouri dans les climats chauds,
so
L'Auteur attribue la majeure partie de fes fuccès en ce
genre alattention qu'il a eu d'éviter l'ufage de cet inftrument,
SI
Les opérations chirurgicales qu'on ne peut éviter, exigent
de grandes précautions; leur fuccès dépend fur tout
- de la manière de les faire,
ibid. Le Chuurgien-Major s'occupera de cette partie de l'enfeignement de concert avec le Médecin du Roi, ibid. H E R N I E S. Objet des leçons fur cette partie,
L'utilité de ce genre d'inflrudion eft encore plus grande
entre --- Page 457 ---
des matières.
entre les tropiques, ghe dans les autres
Prenve de la nécellité de cette connoifance, elimas,Pege S2
Les jeunes Chirurgiens doivent être exercés avéc
Thôpital du Roi & à
foin à
de
Dangeis leur
Tampiliciue;
Les
ignerance, >
ibid.
encodiagemens, , par-tout trop négligés, fonticid'une
importance majeufe,
jf
Accoid H-E M E N S.
Néceffité dé cette partie de Tinftruction énrre les
ques,
tropiDangers de Tignoranice à cet égard,
SG
Obfervation,
ibid,
Détails dè Fenfeignement fur cette partie,
Ayantages que T'humanifé & le Gouvernement
feront,
en reti
ibid,
MAIADIESE DES Y EU X.
Premier objet de T'enfeignement fur cette
Funeftes effets de
a
partie,
Opéracions dont ia lignorance cet égaid,
ibid.
pratique eft
f'art dans les Colonics, Hintipentoueathomnads
Lophthalinie &ie chémefis font 2 les
6p
ladies des yeux entreles
plus fréquentes des ma.
Qu'il n'elt pas moins utile tropiques de favoir >
faire cxécuter les
opérationis, > que d'être en érat de les exécuter fois
mème,
Exemple frappant de cette vérité,
ibid.
Autres exemples,
ibid, & faiv:
Succès de P'Aureur en ce geare,
ibid,
F f
athomnads
Lophthalinie &ie chémefis font 2 les
6p
ladies des yeux entreles
plus fréquentes des ma.
Qu'il n'elt pas moins utile tropiques de favoir >
faire cxécuter les
opérationis, > que d'être en érat de les exécuter fois
mème,
Exemple frappant de cette vérité,
ibid.
Autres exemples,
ibid, & faiv:
Succès de P'Aureur en ce geare,
ibid,
F f --- Page 458 ---
Table raifonnée
MALADIES DES DENTS
Le Profeffeur enttera dans tous les détails de cette partie
infiniment utile entre les tropiques, Pages 668 fuiy,
PoISO N S.
Ile eft très-important de faire connoitre les caraétères
pres des poifons',
proCette connoiffance eft fur * tout utile dans les Cofo- 68
nies,
ibid.
Combien il importe que le Médecin fache diftinguer les
diffétens effets des poifons & reconnoitre leurs traces,
pour ne pas les confondre avec ceux des virus intérieurs, &c.
ibid.
Toute méprife de ce genre peut avoir les fuites les plus funeftes,
69 &70
POISO N L E N T.
Ses effets-difficiles à reconnoître, à caufe deleur reffemblanceavec ceux de quelques-ones des maladies chroniques,
ibid.
Exemple d'an empoifonnement de cette efpèce,
71.
Dérail de fes effets,
ibid.
Faux jugement porté par les Médecins & Chirurgiens gui
furent appelés,
ibid,
Leur erreur fut démontrée par l'ouverture du cadavre,
Détail des défordres intérieurs que ce poifon lent avoic 7%
produits,
ibid.
Cet exemple prouve que le Médecin ne fauroit apporter --- Page 459 ---
des matières.
trop de dif-ernement & de circon@pedion
45t
des fymptômes & des accidens qui ont dansfexames
blance avec les effets des
quelque reffem-
.Les coupables furent
poifons ,
Pugé 73
découverts Peti de temps
verturé du cadavre,
après loa74
INFANffciDs
Ce crime ét fréquent chez les Nègres,
Le Médecin doit (e ténir
d'atrocité
fanscefeng garde contre cè
;
genré
Exemple d'infanticide,
ibid,
Comment cè crime fut
décotivert, 9
ibid.
Combien il feroit utiled de faire l'ouverture de
duvres, pour conftater les différentes caufes de fousles Camort 577
M É D DRCIRE-PRATIQUR
Le Médecin de Roi mettra une attention
fes leçons fr cette partie,
particalière danis
II traitera d'abord des maladies des arrivans dans la Co- 78
lonie ; de tout âge & de tout fexe,
Détails effentiels qui doivent entfer dans
ibid)
la
Fenfeignement de
Medecine-pratique ,
Le Profeffeur fera de Thopital du Roi une école de Méle- ibit
cine clinique,
D:friburion des falles des malades, fuivant les différens 79
genres de maladies,
Chaque Elève tiendra un cahict féparéy
isid.
Objer de ce cahier,
Obfervation (ervant à protver ccmbien le
ibids
climat influe fur l'économie animale, changement de
idid,
Ff:
de
Medecine-pratique ,
Le Profeffeur fera de Thopital du Roi une école de Méle- ibit
cine clinique,
D:friburion des falles des malades, fuivant les différens 79
genres de maladies,
Chaque Elève tiendra un cahict féparéy
isid.
Objer de ce cahier,
Obfervation (ervant à protver ccmbien le
ibids
climat influe fur l'économie animale, changement de
idid,
Ff: --- Page 460 ---
Table raifonnée
Réflexion fur ce fujet,
Page So
Le Profefeurenfcignera avec foin à fes Élèves à connoitre
le pouls,
8r
Détails de l'enfeignement concefnant l'état de la bouche s
l'afpect du vifage, s &cc.
ibid.
Le Profeffeur apprendra à fes Elèves à reconnoitre avec
précifion le fiège des douleurs 9 &c.
Diftinations précieufes qu'il doit s'attacher à faire connoitre ,
ibid.
Le vifcère fouffrant doit être le principal objet de l'attention du Médecin,
Importance du pronoflic, prouvée par des exemples puifés dans la pratique de l'Auteur,
ibid.
Premier exemple,
Second exemple,
Troifième exemple, Quatrième exemple,
Cinquième exemple,
Sixième
exemple $
97.
Le Médecin des Colonies, & fur-tout le Médecin-confultant,doitr'attacher particulièrement au pronoftic, 92
Les ordonnances du Médecin de T'hôpital doivent être
fidèlement &.pon@uellement exécutées,
Avanrages que les Elèves pourront retirer du livre de vifites du Médecin, 9 tant pour leur inftruction que pour
le bien du fervice. ,
ibid.
Ufage vicieux fuivi dansla plupart des hôpitaux tant d'Europe que des Colonies,
Ufage çontraire faivi avec fuccès par l'Autear dans le
cours de fa pratique,
Bons effets du nouvel ordre qu'il preferit d'après fa pro-
- pre expérience,
--- Page 461 ---
des matièros:
Sa méthode l'a mis en état de vifiter avec. de
+53
cès julqu'à neuf cents malades
grands fucSaite des moyens d'mftruction par jour,
Les ordonnances doivent
>
ibid.
toujours être prononcées en langue vulgaire 2
Pourquoi ?
Qualités perfonnelles du Médecin
ibid.
Le Médecin du Roi folliciterà s treseffentielles, ibid.
fes Elèves,
des encouragemens pour
Les récompenfes, lorfqu'elles font méritées,
IOO
toujours les meilleurs effets,
produifent
Malades doivent être placés & claffés ftivant les diff6- ibid,
rens genres de leurs affections,
Salle des convalefcens,
10I
Maifon de fanzé,
ibid,
Le Médecin du Roi fera connoitre aux Elèves les
ibid.
de ces établifemens,
avantages
Autre objet d'inftruction,
ibid.
Obfervation relative à l'influence du moral fur le phyfi- ibid,
que , développée par une note, 2
IO2
Paralleleà l'appui de cette obfervation,
Avantages de la faignée,
IO3
Ses dangers,
1Q4
Circonfpedion néceflaire à l'égard des évacuations de ibid,
genres , & particulièrement de la faignée,
ibid, tous
Conduite de l'Auteur dans les maladies
le moral
occafionnées par à
Première obfervation,
IOS
Seconde obfervation 3,
ibid,
Un des principaux foins > du Profeffeur dans
1O9
des Elèeves, fera de leur apprendre à connoitre l'enfeignement & à
Ff;
4
Circonfpedion néceflaire à l'égard des évacuations de ibid,
genres , & particulièrement de la faignée,
ibid, tous
Conduite de l'Auteur dans les maladies
le moral
occafionnées par à
Première obfervation,
IOS
Seconde obfervation 3,
ibid,
Un des principaux foins > du Profeffeur dans
1O9
des Elèeves, fera de leur apprendre à connoitre l'enfeignement & à
Ff; --- Page 462 ---
$54
Tabla raifonnée
faifr les temps &, les inftans ou il conyient d'adminiftrer les remèdes, :
Note fur ce fujer,
Pegenio
Le tact médical ne s'acquiert
ibid.
parfairement qu'au Jit dy
malade,
Maladie de L'Aureur, dans laquelleil a failli à être la vic-i 112
time d'ane ordonnance mal indiquée,
ibid.
Cure d'une femblable maladie pendant fa convalefcence, 3
foxCLUSION,
ibid.
OBSERYATIONS SUR LE TÉTANOS,
INTR O D U - T I C N.
Loix de la'Médecine varient felon les climats,
Connoillance des caufes des maladies eft un objet IT9 important des recherches du
Médecin, 3
119 &120
Dangers, de la prévention 2
ibit.,
Tiranps; C
; - maladie commune à tous les climats; - peu
connue 3 néceflité des recherches fur ce Acau, ibid.
CHAPITRE P'R E M'1 I E R.
Examen du Projct dinhrudion/ar le Tétanos,
pabizeper la Société Royale de Médecine.
Canfes dela diverfité d'opinions fur letitanos,
n
Diflinaion du tétanos
1 121&1 122
en effentiel & en fymptomati5 que., -
Précepte de la Société Rayale, puifé dans les obfervations 122
de l'Auteur fnr les maladies des Negres, 123 & 124 --- Page 463 ---
des matières:
Diftinctions relatives au tétanos 9
Réfexions,
Obfervation deM, Bajon,
126& 127
rapportée dans le projet d'intruction >
Réfurée,
127 &128
Tétanos eft plus rare chez les enfans Blancs que chez
Ies enfans Negres,
Pourquoi ?
ibidAir de la mer eft le meilleur qu'on refpire entre. les
tropiques,
Ses effers,
- IJo&i31
De/portes &. M. Bajon fe contredifent fur les caufes du
tétanos 1
Affertion des Auteurs cités par la Société Royale de Mé- 130
decine fur les caufes du tétanos >
131 & 132
Contredites par l'obferyation & l'expérience de IAuteur,
ibid.
Suppreflion des règles & des lochies; - fes effets; ; -
n'eft point caufe du tétanos, ,
ibid.
Suppreflion du fux hémorrhoidal; - fes effets 5' ne
caufe point le tétanos ,
ibid.
Suppreflion d'un exutoire quelcanque 5 - fes effets; ne
caufe point le tétanos 1
Tétanos à la fuite de la cicatrifation des ulcères eft ibid,
niment rare,
infi-."
Note fur le panfement des ulcères,
133 brfuiv,
Vice
ibid.
vénérien - ne caufe point le tétanos s
Maladies curanées ne produifent point le tétanos, ibid.
Effets des variations fubites de l'atmofphère fur Phumeur,
dartreufe,
Humeur variolique, - mife par Defportes aurang des cau- 137
F f3
de la cicatrifation des ulcères eft ibid,
niment rare,
infi-."
Note fur le panfement des ulcères,
133 brfuiv,
Vice
ibid.
vénérien - ne caufe point le tétanos s
Maladies curanées ne produifent point le tétanos, ibid.
Effets des variations fubites de l'atmofphère fur Phumeur,
dartreufe,
Humeur variolique, - mife par Defportes aurang des cau- 137
F f3 --- Page 464 ---
Table reifonnée
fes du tétanos : - quelle confiance. emérite cet Agteur?
Convulfions produites
les
par vers
ne font point le
tianos,
138 & 139
Combien il importe de bien diftinguer dans toutes les
maladiesla caufe majeuré des caufes fecondaires, 149
Le tact médical eft le fruit del'obfervation & d'une longue
expérience,
Maladies vermineufes- font fréquentes & fouvent dan- ibid.
geteufes entre les tropiques,
ibid.
Tableau des défordres caufés par les vers ; leurs effets
font entérement différens de ceux du tégungs;, 141
& 142
Moyens de prévenirles maladies vermineufes,
Ivreffe - produit rarement des convulfions,
ibid. 142
Examen des effets de l'ivreffe. - Tableay des défordres
qu'elle produit,
143 & 144
Les conyulfions canfées par l'ivreffe ont quelque reffemblance avec celles qui caraétérifent le tétanos,
Tetanos accidentel, furvenant à la fuite de Tivreffe,
eftplutôt lafuite denmauvaiscraienenr
que deliv:effe
elle-même,
ibid.
Exemple frappant de cette vérité,
ibid & faive
Traitement général de l'infammation produite
livreffe,
Par
Diffirence
caradtéridique entre les conkulfiensiqui conttituent le tétands , & celles qui furviennent dans les
des infiammations des vifcères, 7
granCholera-morius,
fréquent entre les tropiques, & particulitreinent à la côte de Coromandel & à Ple de Ceylan ;
fes cffets; mal-a-propos qualifié du nom
a
rité,
ibid & faive
Traitement général de l'infammation produite
livreffe,
Par
Diffirence
caradtéridique entre les conkulfiensiqui conttituent le tétands , & celles qui furviennent dans les
des infiammations des vifcères, 7
granCholera-morius,
fréquent entre les tropiques, & particulitreinent à la côte de Coromandel & à Ple de Ceylan ;
fes cffets; mal-a-propos qualifié du nom
a --- Page 465 ---
des matièresi
M. Lavo, lun des Anteurs cités dans
de téanos, par
Pages I5o & ISE
le projet d'infiruction,
& celles qui fuivent
Les circonftances qui ont précédé déterminer la nature du
le cholera-morbus 3 doivent
traitement,
crampe-skche,
ibid.
Quelqucsmpraticiens' T'appellent maladie plus fréquente aux
Mal : ventre fec eft une
de la zone
dans les autres parties
- Indes Orientales, que
torride 5 1 fes caufes,
ibid.
Exreur de M. Lavo, démontrée, à raifon de leurs cauConvulfions
font différentes
ibid.
fes,
du cholera-morbus léger >
- Traitement
dégénérer en inflammation maLe cholera-morbus Peut
ibid. & 155
ligne,
ibid.
Quels fujets'y font le plus expofts, dans le traitement de cette
Premières indications à remplir
ibid.
maladie,
ibid.
Moyens utiles dans cette circonftance, ?
ibid.
Evacuans font direétement contraires,
Opium -doit être employé, liquide de Sydenham 1 elt
Liqueur anodine ou laudanum
ibid.
à quelle dofe on doit lradminiftrer,
préférable;
ou diminuée fuiLa dofe de ceremède doit étreaugmentée 1
vant fes effets, ,
d'en employerune grande
eft rare
pas obligéd
A Il
qu'onnefoitt
ibid.
quantité,
PAuteur dans ce cas, ibid.
Kpithême recommandé par
ibid.
Vélicatoires font également utiles,
par T'Auteur - - à quelle
Alkali - yolatil
employé
dofe,
quelle dofe on doit lradminiftrer,
préférable;
ou diminuée fuiLa dofe de ceremède doit étreaugmentée 1
vant fes effets, ,
d'en employerune grande
eft rare
pas obligéd
A Il
qu'onnefoitt
ibid.
quantité,
PAuteur dans ce cas, ibid.
Kpithême recommandé par
ibid.
Vélicatoires font également utiles,
par T'Auteur - - à quelle
Alkali - yolatil
employé
dofe, --- Page 466 ---
Table raifonnée
Il recommande auffi dans ce ca6 les finapifmes & autres
flimulans 2
La dofe de l'opium doit être diminuée à
fymptômes deviennent moins
mefure que les
Suite du traitement
dangereux,
ibid,
après les grands accidens,
ibid:
Note contenant les détails de la cure d'un cholerdenorius,
furrvenu à
Saint-Domingue en 1777, exemple fervant
à prouver combien il importe de rechercher attentivement la caufe déterminante des maladies,
Ravages du quinquina à forte dofe & des
fidérément adminiftrés dans la fièvre purgatifs inconContrariétés
tierce,
ibid.
que la faignée ordonnée, par PAuteur dans
cette maladie, lui a fait
Ces contrariétés
éprouver, 9
162 e fuiv.
ne l'empéchent pas d'ordonner jufqu'à
quatorze éyacuations fanguin les dans l'efpace de quatre
jours,
Quels motifs l'ont déterminé à ce grand nombre 164 de
faignées,
Le mercure crud fut adminiftré,
ibid.
contre fon avis, dans
cette circenftance,
Bons effets du grand nombre de
ibid.
faignées qu'il avoit
ordonnées 2
Suite du traitement,
Le malade n'a prefque pas et de convalefcence,
ibid.
Inutilité du mercure crud, démontrée,
ibid. 167
Réflexions fur la faignée,
M. Bajon regarde l'air de la mer comme caufe du tétanos 9
Réfutation de ce fentiment, s
ibid. & fuive
La farrette eft un vrai tétanos 2
165 & 166
Les fymptômes & la marche du tétanos, font les mêmes dans toutes les parties du monde, 167 &: 158
de convalefcence,
ibid.
Inutilité du mercure crud, démontrée,
ibid. 167
Réflexions fur la faignée,
M. Bajon regarde l'air de la mer comme caufe du tétanos 9
Réfutation de ce fentiment, s
ibid. & fuive
La farrette eft un vrai tétanos 2
165 & 166
Les fymptômes & la marche du tétanos, font les mêmes dans toutes les parties du monde, 167 &: 158 --- Page 467 ---
des matières,
Paffage fabir du chaud au froid -
459 :
du monde caufer le mal de
peurdans tous les lieux"
Barbicr ou
machoire, Pages 169 & 170
d'Afie, coup-d'air > maladie fréqtente fur les côtes
Ses caufes;
fes effers,
Quelfujetsiyfone le plus erpofés,
iit.ofuin,
Traitement de cette maladie, en ufage chez les ibid.
dupays,
naturels
Remedes employés dans cette maladie
le
I71
Lind & quelques atgres Médecins par Dodeur
incuifans,
fonr fouvent
Embarguemene, air de la mer , employés
contre le barbier,
tres-utilemene
Lesmusations rapides
précautious,
dePatmofpitrectigene par-tout des
Autre- preuve contre l'opinion de M. Bajon, fur l'air ibid,
la.mer,
de
M. B jon réfuré par fespropres
Obfervation fervant à
obfervations, 176& 177
mer,
prouver la falubrité de l'air de la
Autre oblervation du même
178 8 faiv.
genre,
CHAI PITRE II.
Caufes du Tétanos,
Irritation des nerfs 1 eft une caufe commune à touteefpèce de tétanos,
Tranfpiration- - arrétée, conduit au tétanos
acc
&
efenziel &
dentel, r
caufeanfi
En de toutes nos excrétions plafeusaumermaladin, la plus
Ses qualirés varient à l'infini,
abondante,
ibid.
ibid.
à --- Page 468 ---
Table raifonnée
Ainfi que fes effets,
Suite funefte de la répercuffion de Pagas 188&189
T'humeur variolique,
Néceffité de fe prémunir contre les
changemens fubits de
Fatmofphère,
Dangers de la négligence à cet égard
les
ibid,
couche,
pour femmcs en
Humeur
perpiratoire 3 1 fes effets varient à raifon de la
diverfité de fes
Caufes du tétanos qualités, 2
ibid,
da
efentiel , commenes à tous les lieux
monde,
On y eft fur-tout expofé dans les climats
Et plus encore dans les
chauds, ibid.
Le tétanos accidentel pays montueux, s A
ou mal de mâchoire, fait de grands
ravages fur les bleffés, dans les batailles données entre les tropiques,
Caufe du tétanos accidentel qui fit périr huit bleffés ibid,
amputés après le bombardement de Quebec, 196
Note contenant le détail des foins
fuive
dans
que reçarent les bleffés
cette circonftance,
194 8 fuiv.
Grands changemens armofphériques font la fource d'une
infinité de maladies (pafmodiques, dont le tétanos eftle
dernier degré,
Effets de Phumidité,
ibid. 6
Dans le Nord de l'Amérique,
fuise
Entre les tropiques,
Le traitement de toute efpèce de bleffure exige la ibid. plus
grande circonfpection,
Effets de l'air frais & humide,
Premier exemple de ces effets,
ibid.
Progrefion des fymptômes du tétanos ascidentel, 2c4
infinité de maladies (pafmodiques, dont le tétanos eftle
dernier degré,
Effets de Phumidité,
ibid. 6
Dans le Nord de l'Amérique,
fuise
Entre les tropiques,
Le traitement de toute efpèce de bleffure exige la ibid. plus
grande circonfpection,
Effets de l'air frais & humide,
Premier exemple de ces effets,
ibid.
Progrefion des fymptômes du tétanos ascidentel, 2c4 --- Page 469 ---
dés matières:
Second exemple,
Derniers accidens du tétahos
Pagesos
Preuve de Pinfuence des compliqué de plaie, 209
les plaies,
changemens atmorplériques fur
Troifième exemple,
ibid.
Les Nègres font plus fujets
ibid. & fuiv.
fensiel, & moins
que les Blancs at tétanos ef:
fujets au tétanos accideneel,
2II
CHAPITRE III
Caufes du Téranos des
enfans, ou mal de
mâchoire,
Pourquoi lese enfans Blancs font moins
mâchoire que les enfans Negres?
fujets au mal de
Mices de fituation & de conftruction des
2t3
donnent lieu au tétanos, 3
cafasiNigres,
Vices héréditaires, - leurs
ibid,
pris quelquefois
fymptômes & leurs effets foar
& méme les pour ceux du tétanos, pat les
par Blancs 2
Nègres
Traitement du vice vénérien
21S
Note far ce fujet,
héréditaire,
ibid.
Obfervation fur la fection du cordon
ibid.
Lekianor, mal de michoire,
ombilical, 276
lérateffe de quelques
2 peut être l'effet de la fceAveu de quelques Accoucheufes Negres,
ibid.
qui portent les efclaves
à cet égard. 1 Mocifs
La farrette du
à cet excès d'atrocité, 217
Vivarais eft un vrai
mal
choire, femblable en tour à celui tisanos, de mdveau-nés entre les
qui attaque les nouExamen de la maladie tropiques des 3
ibid,
nouveau. - nés 2 que la' So-
l'effet de la fceAveu de quelques Accoucheufes Negres,
ibid.
qui portent les efclaves
à cet égard. 1 Mocifs
La farrette du
à cet excès d'atrocité, 217
Vivarais eft un vrai
mal
choire, femblable en tour à celui tisanos, de mdveau-nés entre les
qui attaque les nouExamen de la maladie tropiques des 3
ibid,
nouveau. - nés 2 que la' So- --- Page 470 ---
46i
Table raifornée
ciété. Royale de Médecine appelle endurcifemeni die
tiffiua cellulaire,
Cette maladie eft , comme la farrette an Page vrai 218
tétanos 2
ibid:
La defeription que la Société Royale donne de cetre maladie eft conforme aux obfervations de P Auteur furle
t.tanos dès enfans,
Suite de l'examen des fymptômés de cette maladie, dont 115
YAuteur prouve lidentitéavec le tétanos, malde mâchoire,
ibid: & fuiv:
CHAPITRE Iv.
Dangers des Jpiritueux & des fimulans dans lé
panfement des blefes.
Spirituedx & flimulans dans le panfement des phies
técentes, - font en ufage dans tous les pays,
A quels dangers cette méthode expofe, 1 Le tétanos
en eft quelquefois la fuute,
z2;
Pourquoi les effets de ces remèdes font encore plus
prompts & plus funeftes entre les tropiques qu'en'
Europe,
ibid.6 Juiv.
Les fuccès que "Auteur a obtenus en fuivant tin traitement tout oppofé, n'ont pas toujours fuffi pour faire
profcrire cette funefte méthode dans les lieux ou il a'
pratiqué,,
Les Nègres allant nt-pieds, ," fonr plus expofes 224 aux
piquires & aux bleffures, & conféquemment au tétanos
qui en eft la fuite,
Exemple d'un Nègre guéri d'une amputation fans
fpiritueux, fans ligatures,
--- Page 471 ---
des matières.
Les (piricueux employés dans le panfement des
occalionnées
plaies
parle fouer, ont fouvent caufé le tétanos
aux Nègres punis de cette mantère,
Page
Trairenient convenable dans cette
Funeftes effets de la cruauté de circonftance; 228
commandeurs,
quelques NègresNote fuf ce fujet,
ibid,
Exemple de l'abus des fpiritueux & des irritans ibid. dans
le panfement des brilures,
Adouciffans, feul remède convenable dans 229 &130
On préviendroit de tellesce cas, 230
le Médecin des Colonies impérities, fit
en exigeant que
également inftruir de la
médecine-pratique proprement di:e, de la
de
la botanique & de la
chirurgie,
chymie s
23I
Opinion de M. de Larnage fur ce fujet,
ibid..
Exemple de tétanos, fuite de bleffisre, furvenu'
France en 1770, pour avoir imprudemment renouvelé en
l'air de F'appartement du malade,
Cette efpèce de tétanos furvient dans tous les 232
du monde. - Pourquoi il eft moins
pays
que dans les climats chauds?
fréquent en Europe
CHAPITRE V.
Moyens de prévenir (e Tétanos effentiel.
Précautions effentielles dans l'état de fueur,
Eipèce de punch, très-utile dans cette circonftance, 235
Soins effentiels égalemen: préfervatifs,
Confeils de
TAuseur,
Preuve deleur utilieé,
236& 237
ibid,
du monde. - Pourquoi il eft moins
pays
que dans les climats chauds?
fréquent en Europe
CHAPITRE V.
Moyens de prévenir (e Tétanos effentiel.
Précautions effentielles dans l'état de fueur,
Eipèce de punch, très-utile dans cette circonftance, 235
Soins effentiels égalemen: préfervatifs,
Confeils de
TAuseur,
Preuve deleur utilieé,
236& 237
ibid, --- Page 472 ---
Table raiforinée
Inhumanité d'un Gouverneur - Général à Trégard de (e
foldats,
Dangers de la fraîcheur des nuits dans tous les pays du
monde,
ibid.
Néceffité de coucher fuf un flan horizontal. - - ; plus indifpenfable encore entre les tropiques que par - tout
ailleurs,
Gouveneurs-Gendiaux des Colonies doivent êtré très-inftruits en phylique,
ibid.
Effets des changemens atmofphériqies
én Europe,
ibid,
Méritent une grande attention 7
ibid:
Sont fréquens dans les camps 2 même fous les climats
tempérés,--plus multipliés encore & plus dangereux fous
la zone torride,
241 &243
Notes fur ce fujet,
ibid:
CHAPITRE VI
Moyens de prévenir le Fétanos accidentel.
Plaies, bleffures
doivent être garanties du contaét de
l'air, &c.
Notes fur les effets de l'air, 9
ibid.
Auttes précautions qu'exigent les plaies & les bleffures,
L'examen en. doit êtte fait avec célérité, ainfi queles optrations, lorfqu'il y en a d'inévitables,
ibid.
II faut éviter, le plus qu'il eft poflible Ies opérations de
Chirurgie dans le traitement des plaies,
Hémorthagies à la fuite desbleffures;
comment trattées par PAuteur?
On --- Page 473 ---
des maticses.
On doit employer jufqu'aux
peuvent empécher finvalion du plus petits - moyens qui.
tement des plaies & des bleTures, tétanos dans le traia
Méthode de TAuteur dans lès premiers
Page, 246
panfemens; ibids
Note fur les avantages des emplafligiues;
ejuivy
De quelle manière les malades doivent être
ibid.
les.cas de bleffitres.anx bras & aux
couchés dans
Suite du traitement,
jambes;
On ne doit jamais ôter entièrement ie
i8id.6s48
plaies en les elluyant,
pus de deffas les
Plaies accompagnées de
ibidi
gent,
concufions 3 - foins qu'elles exis
Digefif dont on doit faire ifage dans le
ibid.
bleffutes; 3
paifemene des
Lesremèdes adifsne doivent être
les chairs, que lorfqu'ils font employés pour réprimer
Précauti.ns néceffaires dans le cas indifpenfales, d'une.
2fo
abondante,
fuppuration trèsLe moral ne doit peint être hégligé dansle
ibid,
bleffures,
traitement des
In'eft pas moins impotant de confidérer ibid. & ast
le genre de vie du malide, Pétat des letemnpérament,
eft Ia fuite,
humesrs quie er
Attention néceffaire. dans le traitement dès bleiles ibidi
tempérament (anguin & plethorique
d'un
De ccnx qui font d'un tempéramient j
ibidi 6 zjz
De ceux qui fe font épuifes,
oppofé,
25x
De ceux qui ont le fang infeété de virus vénérien, ibide
5 253
Note 8x obfervation telatives à deux
& 254
Nègres blefés, &in
G g
,
humesrs quie er
Attention néceffaire. dans le traitement dès bleiles ibidi
tempérament (anguin & plethorique
d'un
De ccnx qui font d'un tempéramient j
ibidi 6 zjz
De ceux qui fe font épuifes,
oppofé,
25x
De ceux qui ont le fang infeété de virus vénérien, ibide
5 253
Note 8x obfervation telatives à deux
& 254
Nègres blefés, &in
G g --- Page 474 ---
C
Table raifonnée
feétés de virus vénérien, (ans(ymptôme apparent, P.:54
Narcotiques font quelquefois néceffaires dans le panfement des bleffures,
ibid,
Sont contraires. aux bieffés d'un. tempérament froid , 255
L'air de l'appartement des bleffés doit être entr etenuau
même degré de température.
Moyens qu'on doit
employer à cereffet,
ibid. & fuiv.
Plan de conftruétion d'une falle particulière pourles bleffés : avantages qui en réfultent 3
2578 faiv.
Méthode barbare, & troplong-temps fuivie enrre lcs tropiques dans le traitement des vénériens ,
26r
Réformée par lAuteur à l'Ifle - de - France s ibid,
& 262
Traitement de la petite vérole;, changé, -
ibid.
Piquûres de cloux & particulièrement de cloux rouillés.
Caufe très-menaçante de tétanos entre les tropigues,
Prompts fecours dans ce cas, recommandés par l'Auteura
Utiles dans tous les lieux du monde, 3 ibid. & 264
Exemple du tétanos,fuite de piquûre,furvenu à Paris, 265
Quelle étoit la difpofition du fajet avant l'accident, 266
Imprudence commife 9 dix jours après fa bleffure s
ibid.
Irritation locale des nerfs, - caufe le tétanos
Autre exemple du tétanos furvenu à la fuice d'une 7 167 piquûre 7
Ligature des cordons des vaiffeaux (permatiques, mal-àpropos pratiquée dans l'opération de la caftration,
peut cauferle tétanos 9
269 & 270
Autres exemples de tétanos accidentel, rapportés par des
Auteurs célèbres, s
ibid.
s
ibid.
Irritation locale des nerfs, - caufe le tétanos
Autre exemple du tétanos furvenu à la fuice d'une 7 167 piquûre 7
Ligature des cordons des vaiffeaux (permatiques, mal-àpropos pratiquée dans l'opération de la caftration,
peut cauferle tétanos 9
269 & 270
Autres exemples de tétanos accidentel, rapportés par des
Auteurs célèbres, s
ibid. --- Page 475 ---
dés matidiesi.
Ii fatir, le plas qu'il eft
polible., évirer de dilarer leg
piquires de cloux far des incifions;" mais, lorfque ces
incifions font indilpenfables, on doit les faire à P'iudtant
mème,
lleft des piquires telles que celles d'tne
Fages71
lancetré, * d'une
aiguille, d'une arête de poiffon, &tc. dans iefquelles
on ne peut fe difpenfer de dilater la plaie par des
incifions 3
Exemple d'une piquire profonde faite parl la défenfe d'un 172
machoran, & qui mepagoit du titanos, ibid. bfuivi
L'Aueur obferve que pendant dix huit mois qu'il a paffé
à Cayennie, il n'y a pas éu un feul bleffé qui ait
éprouvé le tétanos, epas un feulenfant attaqué du mal
de machoire,
it obferve aufi
274 8 275
que; pendant cét efpace de tempe , les
rilés & autres animaux vénimeux n'ont fait de mal tep- à
perfonne 3
Inflammation du bas véntre failant craindre le iltanos, 276
doit être traitée commél finfammation vraie ; ibid &
Le tétanos accidentel n'eft prefque jamais à craindre dans 277
les fièvres putrides, à moins qu'un mauvais traitement
ne donne lieu à cet accident,
ibid:
LAuteur n'a jamais vu le tétanos furvenir après la fop-,
preflion des grandes fuppurations des plaies & des ulcères, lorfgu'il a été chargé du traitement dèsle commencement de la maladie ;
ibid. & 278
A quoi il rappoite cet avantage, ;
idi
Soin qu'il faur avoir après le traitenrent du tétcros ot
des maladies qui font craindre ce fymptômme,
G g 2
moins qu'un mauvais traitement
ne donne lieu à cet accident,
ibid:
LAuteur n'a jamais vu le tétanos furvenir après la fop-,
preflion des grandes fuppurations des plaies & des ulcères, lorfgu'il a été chargé du traitement dèsle commencement de la maladie ;
ibid. & 278
A quoi il rappoite cet avantage, ;
idi
Soin qu'il faur avoir après le traitenrent du tétcros ot
des maladies qui font craindre ce fymptômme,
G g 2 --- Page 476 ---
Table raifonnée
Accidens furvenus pour avoir négligé les précautions recommandées par TAuteur,
CHAPITRE VII.
Traitement du Tétanos effentiel.
Premier précaution $ déja recommandée Chap. VI, 180
Caufe déterminante de l'irritation perveufe, fecond objet
d'attention 1
ibid.
Ufage de la faignée , - dans quel cas indiqué, 1 ibid.
Vomitifs, - dans quel cas doivent être employés, ibid.
On ne doit rien négliger pour favorifer la tran(piration.
Moyens d'y parvenir,
Bains tièdes, - dans quelles circonftances font utiles,
ibid.
Ether vittiolique, liqueur minérale d'Hofnann, - fout
préférables dans d'autres,
Opium ou laudanum liquide de Sydenham, , - dans quels
cas & à quelle dofe doit être adminiftré,
ibid.
Réunion des antipa(modiques & narcotiques eft quel.
quefois utile, 9
28;
Cas dans lefquels l'opium favonneux ou le laudanum li
quide 'de Sydenham doivent être adminiftrés avec célérité,
ibid.
Alkali-volatil, - à quelle époque de la maladie, comment & à quelle dofe doit'être adminiftré,
28-4
Embrocations d'huiles douces, mucilagineufes, fur-tour
d'huile de ravets,
ibid.
Veflies remplies d'eau chaude,
ibid,
Bouillons de tiz,
ibid, --- Page 477 ---
des matièies.
& dans ce cas devoirs du Mé
État défefpéré du malade,
decin,
à forte dofe, - dernière reffource, 286
Opfum en lavemens
efenL'Auceur n'a jamais eu Loabontopeweieituere ibid.
tiel chez les Blancs entre les tropiques,
CHAPITRE VIII.
accidentel. Examen des
Traitement du Tétanos
remedes confeillés par Defportes.
de toutes nos fenfations, 287
Genre nerveux eftle principe
des nerfs,
ibid.
Confidérations fur la compofion
mala- .
extrémités font le fiège * de plufieurs 288
Leurs
dies,
d'aétion des nerfs conftituene
Le trop & le trop peu d'affedtions nerveufes,
ibid.
deux genres oppofés
indiqués au. Chap. VI
Lorfque les mnoyens préfervatifs avec célérité l'opium
ont été négligés, 1 faut employer
à forte dofea
ou le laudanum liquide de Sydenham,
poir prévenir les grands accidens, eft le plus difficile à
Tétanos, fuite de bleffure
ibid.
guérir,
de l'opium. - Quand & com-.
Augmentation graduée
ment utile, ,
nécefité d'être bien sûr de las
Notes fur tindifpenfable
emploie 5 contenant aulli
qualité de Yopium qu'on liquide de Sydenham , 86
la préparation du Laudanum. à froid l'extrait d'opium
la manière de prépater
291 8 fuiv.
favonneux, -
ne peuvent fe difpen-.
Les Médecjns d'entre les tropiques
GE 3
'opium. - Quand & com-.
Augmentation graduée
ment utile, ,
nécefité d'être bien sûr de las
Notes fur tindifpenfable
emploie 5 contenant aulli
qualité de Yopium qu'on liquide de Sydenham , 86
la préparation du Laudanum. à froid l'extrait d'opium
la manière de prépater
291 8 fuiv.
favonneux, -
ne peuvent fe difpen-.
Les Médecjns d'entre les tropiques
GE 3 --- Page 478 ---
Table raifonnée
fer d'avoir a eux au mo:ns le laudanum liquide de *
Sydenham, & l'extrait favonneux
Pourquoi la plus petite léfion' des tendons d'opium, s
leur
, des nerfs ou
irritarion exige les plus grandesprécautions, 296
Erreur de M. Lecvr,
A quoi on peut l'attribner,
Erreurs des
297 & 298
grands-hommes.
Combien font dangereufes,
Compofition d'un topique très-ucile,
298 G 299
Précautions néceffaires avant
30E
d'employetis/audonen dans
des cas très-rires,
Dangers de quelques ordonnances de
301, & 302
Defportes dans
let traitement du titungs,
302 &
Combien il imporre de ne permettre l'imprefion fais, des
Qavrages de médecine, que d'aprèsl'esamen le plus
approfondi,
CHAPITRE IX.
Mayens de prévenir le Tétanos , mal de michoire des nouveau-nés,
Kégreffes groffes doivent être vifitées avec foin tous les
huit jours,
Lsurtavailjouralier doit être diminué à mefure qu'elles
approchent du terme de leur délivrance,
Note fur la diftrbution & les proportions de la falle
des femmes en couches & de celle des bieffés, tant
dans les hôpitaux du Roi, que dans ceux des particuliers,
316 & 3 317 --- Page 479 ---
des matières.
Panacée mercurielle, - quand utile & à quelle dofe, 317
Appartement,
doit être tenu au même degré de
tempérarure, ,
Chaleur naturelle du corps humain - eft généralement
du-st au 33 degré, thermomètre de Réaumur,
ibid.
S'élève, dans l'état de maladie entre les tropiques de 5,
6,7, 8 & 9 degrés aui deffus,
Letrop & le trop peu de chaleur de l'appartement, font
également contraires à la femme en couches, ibid.
Atrention & furveillance néceffaires à cet égard,
Huile de palma - chrifti - facilite la féparation du
méconium,
ibid.
Laudanum liquide de Sydenham efficace dans le cas des
tranchées,
CHAPITRE X.
Traitement du Tétanos des enfans.
Ce traitement eft le même que pour les hommes, à
quelques modifications près qu'exigent la foibleffe de
leur age, & autres" circonftances,
321 6rfuiv,
Cure d'un enfant de 9 ans attaqué du titanos, 323
CoxCLOSION,
324& fuv.
Gg4
féparation du
méconium,
ibid.
Laudanum liquide de Sydenham efficace dans le cas des
tranchées,
CHAPITRE X.
Traitement du Tétanos des enfans.
Ce traitement eft le même que pour les hommes, à
quelques modifications près qu'exigent la foibleffe de
leur age, & autres" circonftances,
321 6rfuiv,
Cure d'un enfant de 9 ans attaqué du titanos, 323
CoxCLOSION,
324& fuv.
Gg4 --- Page 480 ---
Table raifonnée
OBSERVATIONS
Sur la fanté des femmes enceintes entre les trapiques 3 leurs maladies aux diferentes époques
de cet état ; Laccouchement 6 fes Juites ; la
naifance des enfans sousequncsju/g4'a Padofeftence.
CONc E P T IO N.
Vices héréditaires; - première caufe de ia mortalité des
nouveau-nés entre les tropiques,
Gomment fe tranfmettenr,
Moyens d'en préferver les générations furures, ibid.
8 Juiv.
Difproportion entre les époux influe confidérablement
fur la conftitution des enfans,
GROS S S E S S E.
Soins & précautions qu'exige la femme enceinte,
Dabigers de l'imprudence,
Note fur ce fujer,
ibid,
Dangers de la faignée & des médecines âcres pendant la
groffeffe,
Attention que la femme eneeinte doit avoir relativement
à fes alimens,
ibid.
Liberté du ventre - néceffaire,
ibid. 6 fuiv.
Dangers des alimens flatueux,
Note fur les dangers d'autres alimens >2
ibid. --- Page 481 ---
des matières.
La femme groffe doit toujours fe tenir
les varjations de T'atmofphère,
en gatde contre
Cembien cette précaution eft néceffaire,
ibid,
Combien il eft utile d'entretentr une grande
dans l'appartement de la femme groffe,
propreté
ibid.
ACCOVCHEMENT ET SES SUITES,
Dangers des excès de tous genres.
340 & fuiv,
Accoucheurs & accoucheufes inftruits,
les tropiquecs,
-trop rares entre
Dangers de lignorance à cet égard,
ibid. & 341
Douleurs- - vraies ou fauffes,
ibid.
La nature fe fuffic prefque roujours à elle-même entre ibid. les
tropiques,
Différence fenfible à cet égard d'une zone à une
ibid,
Accouchement d'nne Négreffe mal conformée, autre, 342
Détails far la conduire de "duteur
ibid,
pendant cette groffeffe,
lamaladiequien furla (uite &l'accouchement, ibid.6f
Réfexion fur ces diverfes circonftances,
Autre accouchement infiniment
Première attengion de
rare, s
Rigle, fuivie des plys heureux l'Accouchenr, fuccès,
348 & 349
AL L A I T E M E N T.
Révolution qui s'opère dans les organes da nouveau-né
dis l'inflant de fa naiffance ;
Lajt,
La fource en doit être faine,
Rétenu ou mal détourné. expofe la mère à des dangers, ibid.
ibid,
ftances,
Autre accouchement infiniment
Première attengion de
rare, s
Rigle, fuivie des plys heureux l'Accouchenr, fuccès,
348 & 349
AL L A I T E M E N T.
Révolution qui s'opère dans les organes da nouveau-né
dis l'inflant de fa naiffance ;
Lajt,
La fource en doit être faine,
Rétenu ou mal détourné. expofe la mère à des dangers, ibid.
ibid, --- Page 482 ---
Table raifonnée
Note far ce fujet,
Page
Nourtice,,
ibid.
La confiftance de fon lait doit être, le plus qu'il eft poffible, Proportionné à i'àge du nourrifion,
Cas oti i: eft indifpenfable de changer de nourrice,
Néceflité de s'afurer de fa bonne
conftitution >
ibia,
Proportion requife entre elle & l'enfant,
ibil.
Qualités phyfiques & morales d'une bonne nourrice , 355
e faive
Moyeus de reconnoîtie les bonnes Ou mauvailes qualites du
lait,
357 8fuiv.
Proportions des mamelles,
Nourriture de la nourrice doit toujours être variée &
déterminée felon l'érat de fes humeurs,
ibid.
Confidérations particulières à cet égard,
Quels font les alimensqu'on doit préférer pour la nourticey
Ceux qu'on doit rejeter, 3
ibid. 8 fuiv.
Le trop & le trop peu d'alimens font également puifi-.
bles,
36%
Uailité de l'exercice à l'air libre,
ilid..
Dangers de l'ufage des liqueurs fortes,
Exception,
ibid,
Expofition de la chambre de la nourrice ; fite de Ia maifon qu'elle habite 3
Ffets de l'air falubre,
ibid,
Attention que doit avoir la nourrice, lorfqu'elle veut donner a teter à l'enfant pendant la nuit,
ib d.
Dangers de la mal-propreté,
Il eft dangereux de changer légèrement de nourrice >
& plus dangereux encore de n'en point changer, lorfque fon lair s'altère par une caufe quelcongue, ibid. --- Page 483 ---
des matières.
Moyens de reconnoitre lei bon état ou
aneurs de la nourrice,
Taltération.derhuSuires funeftes du lait vicié,
Pages66
ib.d.
MALADIES DES FEMMES
GROSSES.
Conflitution des enfans-eft forte ou
la bonne ou mauvaife
débile à raifon de
Suites funeftes des
conduire des pères,
Conceptions
mccurs déréglées,
ibid.
irrégulières, vices hérédiraires - -
que touioursle fruiz de la débauche,
font prefDéCordres occafionnés par de telies
ibid.
Accidens qui en refultenr,
conceptions, ibid.
Moyens de remédier à ces accidens,
Remedia FAenzia.
Dans
quel cas doivent être
- ployés ,
emRemedia
ibid.
moventia. : Dans quels cas font indiqués,
Avortements 5 moyens de le
Saignée indifpenfible dans
prévenir, 9
ibid.
tion qu'elle
cetté circonftance. Précauexige,
Ses dangers dans certains cas 5
préférables 3
autres moyens alors
Récidives - fon: à craindre fi l'on
ibid,
du mal,
n'attaque pas la caufe
Derangement des digeftions,
ibid. & 372
les femmes enceintes
dépravation du chyle chez.
méritent far-toutentreles
piques, la plus férieufe attention,
tro-,
Peuvenr devenir funeftes,
ibid.
Impteffions du contact de l'air, - font
reufes entre les tropiques,
la également dangeçoucher & pour le nouveau-né, pour femme quivient d'acibid,
ibid,
du mal,
n'attaque pas la caufe
Derangement des digeftions,
ibid. & 372
les femmes enceintes
dépravation du chyle chez.
méritent far-toutentreles
piques, la plus férieufe attention,
tro-,
Peuvenr devenir funeftes,
ibid.
Impteffions du contact de l'air, - font
reufes entre les tropiques,
la également dangeçoucher & pour le nouveau-né, pour femme quivient d'acibid, --- Page 484 ---
Table raifonnée
Vidanges,
Caufes de leur trop grande abondance s
ibid.
Moyens d'y remédier,
ibid.
Dangers de la diminution ou de la fuppreflion torale de
cette évacuation,
Engorgement des' mamelles,
ibid.
Fréquent entreles tropiques,
ibid.
Ses saufes, fes fymprômes ;
moyens de remédier à ces
accidens,
Tumeur des mamelles devenant quirrheufe; - comment
fe guérit,
ibid.
Réfolutif dans ce cas,
MALADIES D ES E NFANS.
Convulfions des nouveau-nés - font fréquentes entre les
tropiques,
Prennent leur fource, comme la plupart des autres maladies des enfans, dans les mauvaifes qualités de la nourrice. 1
ibid.
Régime de la nourrice doit toujours étre analogue aux
befoins de fon nourriffon 3
ibid.
Doux & humeétant 1 prévientlesmaladies des enfans &
facilite la dentition,
Tranchées;- -huiled'amandes doyces - - n'eft dans. ce cas
qu'un palliatif,
ibid.
Huile de palma-chrifti, frop de chicorée - - font préféraibid.
bles,
Coqueluche, 1 fes caufes, fes fymptômes, fes effets,
Moyens d'y remédier,
--- Page 485 ---
des matières:
variée-8 plus difficile entre les tropiDentition - eft plus
ques que par-tout ailleurs, 7 montelles,. l'on n'y reDonne lieu à des convulions
ibid.
médie à temps,
dans
adouciffant dela nourrice 1 - eft très-efficace
Régime
cette circonftance,
le travail de la den-
: Etat de la bouche del'enfanrpendant
ibid.
tition,
la dentition par le régime de la nourMoyens de faciliter
ibid.
rice,
ou font ceffer les
- Incifions des gencives préviennent & facilitent T'éruption
accidens caufés par la dentition
des dents,
de ce A
, 384
Obfervation relative à une circonftance
genre, fàcheuLes incifions des gencives pouivant avoirdes fuites
défur-tout entre les tropiques, on, ne doit pass'y
fes,
ter miner légèrement, 2
chauds une des principales
Vers- (ont dans les climats
ibid.
caufes des maladies des enfans,
Moyens d'en prévenir les effets 3
ibid.
Précautions contre" les vers,
ibid.
Défordres qu'ils occafionrent, la préfence des vers,
on reconnolt
A quels fymptômes
3,87
doit être toujours en garde
Le Médecin - praticien
des maladies des encontre cette caufe principale
fans ,
ibid.
Anti-vermineux employés avec fucgès,
chez
de Texercice à P'air libre pour corriger
Avantages
aux maladies vermiles enfans toute difpolition
ibid,
neufes,
écautions contre" les vers,
ibid.
Défordres qu'ils occafionrent, la préfence des vers,
on reconnolt
A quels fymptômes
3,87
doit être toujours en garde
Le Médecin - praticien
des maladies des encontre cette caufe principale
fans ,
ibid.
Anti-vermineux employés avec fucgès,
chez
de Texercice à P'air libre pour corriger
Avantages
aux maladies vermiles enfans toute difpolition
ibid,
neufes, --- Page 486 ---
Table raifonnée des matières.
Eruptions --dangers de les panfer avec des defficatifs ou
des répercufifs 5
Croites laiteufes 1 exigent des ménagemens s
ibid.
RAPPROCH E M E N T
Des vices & des sabus des Hôpitaux d'entre les
tropiques J ainfi que des moy ens d'y remé
dier, 3
Fin de la Table: --- Page 487 ---
APPRODATIO N.
Jax
lu,pare ordre de Monfeigneur le Garde des
un manufcrir intitulé : Obfirvations
Sceaux,
furle
fes
diftrences : fes caufes & fes Iymptômes, Tisanos,
ment de cctte maladie & les
avec le traitecédées d'un
moyens de la prévenir. PréDifcours fur les moyens de
Médecineperfifionner la
Pratique entre les tropiques. Suivies
vations particulières far la fanté dcs
dOéferdans ces régions sfur leurs mialadies femmes enceinres
ques de la, grolfelfe
aux difirentes épo-
> fier l'acconchement 6
fur la confervation des nouveau-nés
fes fuites,
Avec un Rapprochement des vices 6 jefqu'a des l'adoltfiences
dans les hopitaux fitués fous la
aburquiexifest
Rapport de la Faculti de Médecine tone torride, & d'ue
vrages
de Paris fur les Oaprécidens. Ce Rapport me
de
cun jugement furle mérite des ces difpenfe porter atje n'ai rien trouvé
Ouvrages , dans lefquels
A
qui puife en em;ècher
Paris, ce 18 Mai 1788.
T'impreflion.
BOSQUILLON.
PRIVILEGE GENÉRAL,
&
par la grâce de
Roi
Loun?
de Navarre : A nos amés & Dieu,
de France
Gens tenans nos' Cours de
féaux Confeillers, les
tcs ordinaires de
Parlement, Maitres des Requénotre Hôtel,
de Paris, Baillifs, Sénéchaux, Grand-Confeil, Prévôt
& autres nos Jufticiers
leurs Licutenans civils
qu'il apparticndra. SALUT t
OSQUILLON.
PRIVILEGE GENÉRAL,
&
par la grâce de
Roi
Loun?
de Navarre : A nos amés & Dieu,
de France
Gens tenans nos' Cours de
féaux Confeillers, les
tcs ordinaires de
Parlement, Maitres des Requénotre Hôtel,
de Paris, Baillifs, Sénéchaux, Grand-Confeil, Prévôt
& autres nos Jufticiers
leurs Licutenans civils
qu'il apparticndra. SALUT t --- Page 488 ---
Notre amé le Sicur
DAEIELE, Nous a fait
gu'il defireroit faire
expoler
imprimcr, & donner au Public des
Obfervartons farle
Tiunci,fscaufa, fès
avec le traitement de cette maladie e les fymptômes $
prévenir, Bc. s'il Nous
moyens de la
de
plaifoir lui accorder nos Lettres
Privilége pour ce néceflaires. A CES
voulant favorabiement traiter
CAUSES,
permis &
T'Expofant, Nous lui avons
permettons par ces Préfentcs, de
ledit Ouvrage autant de fois
faicimptimer
de le vendre, faire
que bon lui femblera, &
vendre & débiter par tout notre
Koyaume; voulons qu'il jouiffe de l'effct du
Privilège, pour lui & fes hoirs à perpéruité, préfent
qu'il nc le rétrocèdé à perfonne; & fi
pouryu
geoit à propos d'en faire une ccflion cependant il juticndra fera enrégiftré
laéte qui la con:
cn la Chambre Syndicale de
Paris, à peine dé nullité, tant du
Ceflion ; & alors, par le fait feul de Privilège que de la
giftrée, la durée du
la Cellion enréde la vie de
préfent Privilège.fera rédoite à celle
T'Expofant, ou à celle de dix années,
compter de ce jour , fi TExpolant décède
> à
ration defdites dix années le
avaht Texpis
i tout
articles IV & V de l'Arrêt du Confeil conforimément.aus du
30 Août
portant Règlément fur la durée des
1777,
brairie. Faifons défenfes à
Privilèges en Liv
aûtres
tous Imprimeurs 5 Libraires &
perfonnes, de quelque qualité & condition qu'elles
foient, d'en introduire d'impreflion
lieu de notre
étrangere dans aucun
obéiflance; comme auffi
ou
faire imptimer,. vendre, faise
d'imprimer
trefaire ledit
vendrey débiter ni coriouvrage fous quelque prétexte que ce
puilfe étre, fans la permiffion expreffe:&
écrit
dit
par
duExpolant, ou de celui qui le repréfentera, à
de faifie & de confifcarion des
peire
de fix mille livics d'amende exemplaires contrefaits,
qui ne pourra écrc modérée
Fous
i
ou
faire imptimer,. vendre, faise
d'imprimer
trefaire ledit
vendrey débiter ni coriouvrage fous quelque prétexte que ce
puilfe étre, fans la permiffion expreffe:&
écrit
dit
par
duExpolant, ou de celui qui le repréfentera, à
de faifie & de confifcarion des
peire
de fix mille livics d'amende exemplaires contrefaits,
qui ne pourra écrc modérée
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pour ia première fois , de pareifie amende
chéance d'éta:
& de de
en cas de récidive, & de rous
dorimages & intérêts, conformément
dépens $
feil du
à TArrer du Con30 Août. 1777s concefnant les
la charge que ces Préfentes feront
conrrefaçons : à
long far le regiftre de la
enregiftrées fout au
Communanté des
& Libraires de Paris
Imptimeurs
d'icelles
2 dans trois mois de la date
3 que l'impreffion dudit Ouvrage fera faite
hotre Royaume & non ailleurs, en bon
dans
caraderes, conformément
papier & béatir
à
aux Réglemens de la
peine de déchéance du préfent
Librairie,
de
Privilège 3
lexpofer en ventc, le Manufcrit
qu'avant
de copie à
qui atra fervi
l'imprellion dudit Ouvrage
dans le même érat cu
5 fera remis
ès mains de
fapprobation aura été donnée,
notre très-cher & féal Chevalier
Sceaux de France; le Sieur DE
Garde des
deur de nos Oidres; ; qu'il LAMOIGKON, Commanen fera enfuite remis deux
exemplaires dans nctre Bibliotlieque
celle de notre Château du
publique, an dans
notre
Louvre 5 un dans ceile de
très-cher & féal Chevalier
le
Chancelier de
Sicur DE MAUPEOU, & un dans celle
Ftance, s
LAMOIGNON 5 le sout à
dudit ficur DE
Du
peine de nullité des
contenu
Préfentes.
defquelles vous mandons &
faire jouir ledit
enjoignons de
Expolant & fcs hoirs
& paifiblement, fans fouffrir
pleinement
trouble
qu'il leur foic fait
ou empécheinent. Vonlons
aucun
fentes,
qu'à la copie
3 qui fera imprimée tour au
desl'ré.
menr ou à la fin dadit
long, ati commhencel
Ouvrage, foit tente Pour ducmene
fignifiée s & qu'aux copies collationnées
nos amés & féaux
par l'an da
comme à
Coufeiten-Seréaites, foi (oit ajontée
l'original. Commandons au
Huiflier Ou Sergent fut cè requis, de faire premier notre
d'icelles tous actes requis &
pour.l'exécorion
néceliaites, fans demander
H h
ou à la fin dadit
long, ati commhencel
Ouvrage, foit tente Pour ducmene
fignifiée s & qu'aux copies collationnées
nos amés & féaux
par l'an da
comme à
Coufeiten-Seréaites, foi (oit ajontée
l'original. Commandons au
Huiflier Ou Sergent fut cè requis, de faire premier notre
d'icelles tous actes requis &
pour.l'exécorion
néceliaites, fans demander
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autre permifion 3 & nonobftant clameur de Hare :
Charte Normande & Lettres à ce contraires : car tel eft
notre plaifir. Donné à Paris le vingt-fixieme iour dumois
de Mai, l'an de grâce mil fepe cent quatre-vingehuit, &
de notrel Règne le quinzième, Par le Roien (on Confeil,
LEBEGUE,
Regifréfur le Regifre XXII1 de la Chambre Royale
& Syndicale des Libraires 8 Imprimeurs de Paris,
po. 1664, conformément aux difpofitions énoncées dans
le préfent Privilège , & à la charge de remettre à ladite Chambre les neuf. Exemplaires prefcrits par l'Are
yét du Confeil du 16 Avril 1785. A Paris, le 18
Juillet.1788, NYON l'ainé, Adjoint, --- Page 491 ---
On trouve cheg lc méme Libraire:
Obfervations générales fur les malas
dies des climats chauds ;
Obfervations fur les maladies des
Negres; par le méme Auteur.
€ --- Page 492 ---
63-260
APR 1963
LESNA ReSTENCER
r --- Page 493 --- --- Page 494 --- --- Page 495 ---
E788
D2770 --- Page 496 ---