--- Page 1 --- --- Page 2 ---
3c
Bobn Uuter Srolmn
Lihrary
Aroum Ilinersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- Curé de Saint SauReybaud Prètre de 1Oratoirey
Mobre 1763, figné
Seigneur de Romagné 9 les
veur.
Lazare Griffon,
Général en la Sénéchauf
Nous Pierre-Erienne Roi & fon Lieutenant
de la Rochelle, déConfeillerda Préfidial de la ville & Gouvernement le fieur Reybaud qi,
# fée Siege
qu'il
que
ci-delue draucerrifions à tous appaticndret & fépultures Sainit Saulivré les aêtes de mariages : baprèmes & Caint kB yraille foi doit
Prêtre de TOrstoire. Vie a Saintes isque détres cette ville, - que nant retyari. ers woin des
avons c.-temveur
Losme
rhatu
y étreajoutée en tout Fail d xa Ruz
notre gardevant nous A
livré ce préfentes. rigne Grifion.
Saint
Saint
bre 1761
Domingtie C
mortuaire 0
des regiftres dofr ces fieur préfentes Jean & 1745 fouf- le
EXTRAIT Rochelle, pour les anthedur
Curé.
Sauveur de la mois de Décembre Noir d'agir Pounor de feu
duyt Sinriour du eimetiere de ceti dit fieur Aut Carn Barque 9
ane.cure dans le
de Gil fe voit Pasize ans ou environ,
1 mainiyine Aubri, fille légitime mogligation & Curé de Saint
née Neau bion.époai.
Anglier
feing,
tous les Sucremarpeeds
fie,s avoir reçu
Ler
auveyr.
a été inhumé au ci- de
Janvie 10740 par moi Curé foufligné de feu TRd Aubri, Maitre &
metine.. Le 5 drauté de 2;8 nbn corps de 37 ans, , fils de Gui Audurier, Aubri
Rarge cones originaux enregihcage reçu tous les Sacremens de Saint figné Sauveur.
Greffier.
roupet Jaillot a Curé a été inhumé dans le
s
d moi Curé foulligné, de.Renée. Aubri, fille de feu
EETRAN
le & corps de feu Renée Neau, décédée du
1A
BRANAEOE de
Aftrue
:dd
netes e Kae de4; Barque, ans, figné Louis Aubri, collationné les extraits
rae FrapéE Curé de Saint Sauveur,, de
j'ai figné à
- Neaed Jaillot conforme à Toriginal , en foi
de TOrafont
pal
a3, ils
1763, figné Reybaud
la Rochelle le Seprembre Sauveur.
0.
toire's Curé de dant
les Confeillers du
1763 ?, pardevani
les fieuis.Jac:
22 Septembre
ont comparu
Aujourdhut Notaires à la Rochelle, a foulfigné, Pierre Ravaux & Jean Nicolas Brifard, &c
Roi, Guillien , Charles Gachet.s, cétte ville paroille Saint
Saintmarcnands ques
demeurans tous en
, ils
1763, figné Reybaud
la Rochelle le Seprembre Sauveur.
0.
toire's Curé de dant
les Confeillers du
1763 ?, pardevani
les fieuis.Jac:
22 Septembre
ont comparu
Aujourdhut Notaires à la Rochelle, a foulfigné, Pierre Ravaux & Jean Nicolas Brifard, &c
Roi, Guillien , Charles Gachet.s, cétte ville paroille Saint
Saintmarcnands ques
demeurans tous en --- Page 5 ---
h
a a OBSERYATIONS
ET REPLIQUES,
AIMÉ-DAVID DAGUILAKD, ancien'
POUR JOSEPH
de Sentence
Negwciant au Port au-Prince, rendue appelant en la Chambre
de la Senéchauffée dudit lieu,
criminelle, le 2 Mai 1787.
CONTRF JEAN GARESCHÉ DUROCHER, acquéreur
C'habitation dudit Szeur Daguilard, fiuée au quarde
défendeur 8 accufe.
tier du Boucalfin,
des alions des hommes,
Sit eft un Juge fuprême & je lui dis : Erre puifans
je l'invoque avec confiance
du coupable 2 9 prétestu vois mon coeur & T'arrogance
ont à remplir le
moi ton fecours ! Éclaire ceux qui les forfaits ! Au
devoir accablant & augulte de juger des COBUTS arides
mépris s.de tes Loix & dc Thumanité,
A
Me. G # DUROIS *
C W UUBUIS * --- Page 6 ---
2 ni les formes gardiennes
& faux prorégent Taffafin;
ne font refpedables
de Téquité; ni les Loix vengerelfes digne de Jean Garefché,
eux, & leur fuffrage,
il n'ett point
pour
ofe appeler Topinion pabligue, les
eft ce qu'il n'emploie pour dénaturer écoulés, preuves, la
d'efforts quil
Onze mois fe font
ou les faire" oublier.
& le Sieur Comte eft devenu
Dame Giraud eft morte, 9
jsi rendue, mais le délit
abient depuis la plainte s'affoiblir que,
dans la mémoire des
eft conftaté, il ne peut
à m'enlever tous les
hommes, & fi I'on parvenoit jen retrouverois mille.
témoins quejai fait entendre,
d'indignation qui
J'en artefte ce premier mouvement à Tafpe&t de mon front
de la multitude
naturelle des
s'eft emparé dans le fommeil. Cette révolté
de venenfanglanré Tatrocité du crime ; ce cri univerfel entier,
fens, contre
pendant un jour
qui. a nis en danger, ta fe fauver de maifons en
geance,
& l'a réduit
des faits ne fe
la vie delaflafin, un afile. Lhorreur
de
maifons fans trouver
il s'agit des premiers droits eft
détruira point. Et quand eft Juge, la voix du peuple
Thomme, tout Citoyen
celle de Dieu.
forfaits tu te rebelles sen vain conOrgueil, père des
En
région de la terre
facré des Loix ! quelle
dans
tre le joug
Thomme quia meurtri,
exifteroit-il un pardon pour & fon ami? L'ame friffon-,
le fommeil, fon bienfaireur Non les liens de la fociété,
ne à l'idée d'un tel crime.
endurer, un fi cruel
les Loix de la nature ne peuvent
outrage.
le plus làche
excufer le reffentiment
Envain
la fois, Jean Garefché sappligue
& le plus Eras à
974.
! quelle
dans
tre le joug
Thomme quia meurtri,
exifteroit-il un pardon pour & fon ami? L'ame friffon-,
le fommeil, fon bienfaireur Non les liens de la fociété,
ne à l'idée d'un tel crime.
endurer, un fi cruel
les Loix de la nature ne peuvent
outrage.
le plus làche
excufer le reffentiment
Envain
la fois, Jean Garefché sappligue
& le plus Eras à
974. --- Page 7 ---
à me créer des torts. Après Tavoir, dit-il, follicité
d'acquérir mon ancienne habitation, je re le vis pas
plurôt en polleilion que jintriguai fourdement pour
empécher les arrangemens qu'il fc propofoit de prendre (a). Vo:là le texte fur lequel on répond à ma
jufte plainte! Voilà le texte de cette requête que
Ton diftribue manufcrite entre les affidés 9 & qui
bientôt transformee en mémoire eft deftinée, fans
doure, à l'immortalité, afin de confacrer dans les
fiècles à venir ce que l'ingratitude peut ofer, &
d'apprendre à nos neveux l'art d'acquérir des habitarions fans bourle délier, en violant la foi des promeffes, en faifant fuccéder l'audace criminelle aux plus
baffes Aateries, à tour ce que les fermens ont de plus
fallacieux. ils apprendront rart funefte de facrifer à
la cupidité, le dellin, l'exiftence de mille infortunés
s - e J'en étois la. je me plongeois dans ces réflexions
fondees, trop malheureufement, fur mon expérience,
quand on eft venu m'apporrer un exemplaire do mémoire
de Jean Garefthé; de ce mémoire filong- temps annoncé, attendu plus long temps. Une voiture richement
attelée, entouree de valers jaunes & bleus embarraffe
la voie publique, & le coupable affcétant UI air doucereux & confiant que trahit le remord, préfente aux
Juges, aux Citoyens, ce chef-d'ceuvre impuiffant de
Yartifice & du menfonge, en leur difant t: 6 c'eft on
> memoire dans l'affaire malheureufe que j'ai 9 contre le
>> Sieur Daguilard 9). : Oui malheureufe fans doure,
malheurcufe cent fois! L'enfer n'a point ourdi de plus
cruelle trame, Le crime a eté'commis avec noirceur,
L
UUBOIS i
aux
Juges, aux Citoyens, ce chef-d'ceuvre impuiffant de
Yartifice & du menfonge, en leur difant t: 6 c'eft on
> memoire dans l'affaire malheureufe que j'ai 9 contre le
>> Sieur Daguilard 9). : Oui malheureufe fans doure,
malheurcufe cent fois! L'enfer n'a point ourdi de plus
cruelle trame, Le crime a eté'commis avec noirceur,
L
UUBOIS i --- Page 8 ---
abufant des 4 débris de ma fortune qu'il
avec- rélexion; adverfaire enchaine mes facultés, pour
retient, ce fatal
dans mon lein; mais
à fon gré, le. poignard
le glaive
plonger, enfin quelque terme à mes peines,
Jentrevois.
demeuré fufpendus; quelde laJuftice a trop foit long-temps le délit il falloit bien laiffer à l'accufé
que grave que
m'ait, furpris endormi
le temps de fe défendre. Quoiquil n'ai, point defiré de làpour me porter fes coups, je
à T'humanité des
ches reprélailles. Je rends hommage voulu le réduire, comme
Magiftrats qui n'ont point
dans les rénébres; plus
un nouvel. Ajax, à combattre
eft affurée,
les faits feront difcutés, plus ma vengeance
& fes efforts ne le feront paroitre que plus
-
faire
terider
a parlé, il eft temps d'y
ble. Le menfonge des preuves. Je les foumets avec trant
céder l'évidence des Juges Souverains, je les oppofe
quilliré aux. pieds inébranlable à tout ce. qu'il peur
comme une barrière atténuer des forfaits trop réels
mettre en ufage pour
par des circonflances. imaginaires. des menfonges. à rele:
Ileft pénible de n'avoir que
de fuiver. & des aveux à faifir, on nous pardonnera lui même 3 voulu
vre Je coupable dans les routes que
il
de
rien n'eft indigne de (oins quand sagit
fe tracer,
d'un Citoyen, & de la fureté de
la vie, de Thonneur
tous. les autres (6). diril, d'un délit de la plus baffe
< Je fuis accufé, criminelle efpèce. ... D'un guete
9> & de la plus
vrais : &.
jamais
e Si.les faits, font
- prouvés,
>>, apens,
fut plus bas, jamais. artentat ne fut
>>: complot. ne
duis fubir lec chàtiment le plus exems
23 plus criminel,Je
de
la vie, de Thonneur
tous. les autres (6). diril, d'un délit de la plus baffe
< Je fuis accufé, criminelle efpèce. ... D'un guete
9> & de la plus
vrais : &.
jamais
e Si.les faits, font
- prouvés,
>>, apens,
fut plus bas, jamais. artentat ne fut
>>: complot. ne
duis fubir lec chàtiment le plus exems
23 plus criminel,Je --- Page 9 ---
55 plaire, & pour Tintérêt de la fooiété,
>>
les
-
foudres, de la Juftice auraient dà
déjà9 ma tête >). La gravité du délit eft avouée s'appefantir fur
cufé lui-même, il ne s'agit donc plus
d'en par Tacminer les preuves.
que.
exaLa Sentence dont je fuis appelant a déclaré l'accufé ATTEINT ET CONYAINCU; ; mais elle réduit la
à cinquante livres d'aumônes, &. les
à
mille livres
réparations
acies
cinquante
de dommages & intérêts.
tat eft prouvé, mais on a détourné les foudres L'atten- de la
Juftice, linformation', les interrogatoires, le
-
ment & la confrontation, réuniffent
récolleHe vérité qui conflirue les
cette énergie
your.
preuves. plus claires que le
J'étois fur mon lit, je dormois. J'ai
ean Garefché, it m'a porté entre l'oeil étéfiappé & la par
in coup d'un bâton d'une! énorme
tempe
plait
groffeur,
une
d'appeler
canne, mais dont la
quillui
a de frois pouces & demi. & lal longueur circonférencé de
bieds; le deffein qu'il avoit de m'affommer n'a quatre été
ccompli, mais il a employé fes efforts, il pas
fufion de fang; jai voulu me relever," de y a. eu
oups fur la tête m'ont empêché de
nouveaux
ens, j'allois périr quand: le Sieur Comte, réprendre le Sieur mes
aujeon, le Sieur Guiho, la multitude enfin
élivré de Taffaffin.
m'ont
Tout cela eft prouvé &x avoué par Garefché fuiême, à l'exception d'une fcule:
pe j'érois couché fur
circonflance: ilaffire
ndormi,
mon_lir, majs que je n'étois pas
UUBUIS t.
ouveaux
ens, j'allois périr quand: le Sieur Comte, réprendre le Sieur mes
aujeon, le Sieur Guiho, la multitude enfin
élivré de Taffaffin.
m'ont
Tout cela eft prouvé &x avoué par Garefché fuiême, à l'exception d'une fcule:
pe j'érois couché fur
circonflance: ilaffire
ndormi,
mon_lir, majs que je n'étois pas
UUBUIS t. --- Page 10 ---
qu'tl
dit-il, de guet-apens 3 parce
20. Il nyapas,
réfléchi exprès pour m'aflomn'eft pas venu d'un efprit
mer; il a cru s'entendre détoit appeler. de ma part, i eft entré,
3. Préfumant que lit, mais je n'étois pas endor
m'a trouvé couché fur mon
& ne ft qu'ufer
il me trouva furieux,
mi, au contraire
en repouffant mom attaque. de
d'une défenfe légiime,
Je tirai de la
4. Le danger étoit preffant fit
de fes
ioecd
: alors chacun ulage
mon habit un piplolet
demeuré. Le Sieur Garef
mais luvantage ne m'ef pas & m'a donné des coup
che mia arraché mon piftolet, me plaindre, puifqu
de: bâton, dont je ne dois pas
eftropié, & 12
je ne; fuis ni mort, ni dangereufument honnête
un hon
Sieur Garefché qui eff un
Cuoyen(1). un homm
doit des égards
me à qui la Juftice
(3), ne laille pas même
riche, dont la folvabilité le droit de' murmurer, u
fes nombreux créanciers dans leurs deniers qu'il garde,
homme qui trouve
6 3 de fes vertus (4), qu
récompenfe a de fes travaux
& qui étoit.choga
sougefoit de m'avoir des obligations, familièeres (5).ga avo
6 huumilié der mes expreflions
à côté de lui (6
plus d'une fois de m'avoir
/à
Tougi
& quil mappeloit
Jorique fon, intérêt 2e
Texigeoit homme ayant cril s'entend
cher. ami (7). Un tel
(1) r'age 32 2 de fon mémoire. mémoire imprimé.
(2)
33 dudit "ibid.
(3 du7. Dicembre 1784
au pot-de-vin de
S) Interogatoire Lertre
far' faits & articles relativement
fiton.
mon (ccond mécro
acqt (7) Voyzla! lettres du Siea: Curdtdingnimkndan
14) Page 32 ibid,
- --- Page 11 ---
ppeler étoir fans doute en droit de m'affommer
n'apprendre à refpeéter un débiteur tel que lui. pour
Malgré des torts auffi, graves.que ceux que j'avois
de vouloir terminer mes affaires d'intérét avec lui,
airendu, fur quelques égratignures qu'il m'avoit faites,
Hans la chaleur de fa défenfe légitime, une plainte
alomnieufe, j'ai raffembié contre lui des
alomnieux, & j'ai porté l'irréverence jufqu'a
mprimer des
Mearet
Mémoires calomnieux, qui ont été en
France chagriner fa famille.
Je me fuis autorifé de ce que quelques témoins ont
reconnu fa canne, pour demander contre luitrois cents
mille livres de dommages & intérêts : & prendre
Hes conclufions indécentes 2 dont le ridicule
alomnieufe, j'ai raffembié contre lui des
alomnieux, & j'ai porté l'irréverence jufqu'a
mprimer des
Mearet
Mémoires calomnieux, qui ont été en
France chagriner fa famille.
Je me fuis autorifé de ce que quelques témoins ont
reconnu fa canne, pour demander contre luitrois cents
mille livres de dommages & intérêts : & prendre
Hes conclufions indécentes 2 dont le ridicule car
raifonnement,
ceferoit lui qu'un refentiment tioufe
ime devroit armer ( une feconde fois) contre tant d'inful- ligi:
es (8), fi déjà l'opinion publique ne l'en avoit fuffiamment vengé, en lappelant Thonnête criminelle.
Enfin il paroit affuré dc la difpofition de fes
fon égard, parce que c'eft fur-tout en matière crimi- Juges
Belle quile efpermis aux Juges defaire acception de perfonres, & qu'il eft évident que les témoins que. j'ai fait entenHIre font autant de faux témoins, car ils n'ont point vu
e Sieur Laborde, l'un deux, qui, fi fa dépofition étoit
Nraie, devoir. être en flation devant ma porte, & ils
h'ont pu reconnoitre une canne quefes mouvemens ficcef
ff 6 rapides devoient rendre comme invifible pour eux
D'ailleurs le Sieur Laborde eft un poltron qui ne mérite, (9).
(9) Page 33 & 23 ibid,
(4) Page 33 du mémoire de Garcfché,
Se
C. U * OUBOIS e
, l'un deux, qui, fi fa dépofition étoit
Nraie, devoir. être en flation devant ma porte, & ils
h'ont pu reconnoitre une canne quefes mouvemens ficcef
ff 6 rapides devoient rendre comme invifible pour eux
D'ailleurs le Sieur Laborde eft un poltron qui ne mérite, (9).
(9) Page 33 & 23 ibid,
(4) Page 33 du mémoire de Garcfché,
Se
C. U * OUBOIS e --- Page 12 ---
8 dit avoir été appeller mes
aucune confiance parce quil fecours, & que perfonlieu de voler à mon
rurpirude (ro).
neveux,au être reçu à alléguer fa propre de
il
ne ne peut de réimnoignages. point
que celui
Ainti point de cette affaire d'autre
fe donRERE
ne doit refter
Sieur Garefché a Téquité de
des éloges que le
Garefché.
ner à los-mème.
la juflification de Jean fes Leéteurs, 9
Telle eft Tapologie,
il ofe fourire à
Dans une affaire G lerieule, & peindre les mouvemens la
badiner avec fes fortairs, canne d'un homme dans-1
Juccelifa 8 rapides de la affommer un vieillard renverié
force de Tage, qui veut endormi!.
fur fon lit oû il T'a furpris fair de la journéd du 8 Décem: vouTel eft le récit qu'il
du peuple qui
fous Glence lindianation
fon évalion
.
br, il palfe Sa fuite de maifons en mailons, récrimina
loit Tétouffer. la nuit, -la mullité de fa plainre rien
à Tentrée de
ou il s'eit trouvé de
eux, réprocher & les
toire, Timpuifance lors de fa confrontation avec 6 convainsu .
aux témoins facheufes des mots auéint qui ne T'a
indu@tions trop
de la lentence
cemmencent le difpolitif
légères.
qui
erreur qu'à des peines
à loifir;
condamné par
corrigé & augmenté
le
1 Ce récit a été revu; mois de rélexiens, O que
eftler réfultar de onze
le veut ainfi, roueft mal adroit ! La providence
crime
devoir obferver que le de témoin tourt e Jean con-
(1
23 ibid. mal, Nons eft croyons un homme cfhmé, & qui quicita jouit sejourd'hul Habirant dc
Gareehé. rE 6 Pierre Robert, Négociant,, dorné p.us de preures ofe linfiance du Sieur des GrandsHois; il a peut-êre de probité que celui qui
ala montagne & certainement plus de preuses.
courage avec 1 tant d'infolence.
jours
juricua
le de témoin tourt e Jean con-
(1
23 ibid. mal, Nons eft croyons un homme cfhmé, & qui quicita jouit sejourd'hul Habirant dc
Gareehé. rE 6 Pierre Robert, Négociant,, dorné p.us de preures ofe linfiance du Sieur des GrandsHois; il a peut-êre de probité que celui qui
ala montagne & certainement plus de preuses.
courage avec 1 tant d'infolence.
jours
juricua --- Page 13 ---
jours a elle aveugie le coupable, 9
elle le conduit au chàtiment par une route infenfible.
Jean Garefché raconte qu'il crut s'entendre appeler,
Il crut : mais la dépofition de la Dame Giraulr qui a
été confrontée avec lui & à laguelle il n'a point oppofé
der reproches, atrefte qu'il marchoit rapidement, & entra
fans écouter, fans entendres il voloit vers fa vifime d'un
pas deiibéré, balançant dans fa main la caone qui eft
dépolce au Greffe, & qui € eft fi remarquable dans toures
fes proportions, qu'on ne peut douter en la voyant de
qu'il en vouloit faire.
moment etoit
lugr
favorable, & j'étois endomi,
Non, dit-il, vous étiez couche mais vous ne dormiez
pas comme on l'a dit & répété, c'ofl une calomnie. Es
quels font les calomniateurs? Seraient Ce les témoins :
d'ailleurs puilque j'étois couché entre onze heures 8
midi il y a lieu de croire que je dormois. - Non.
les témoins ont pu vous voir dormant, mais vous étiez
réveillé quand je fuis entré, ou bien fi vous dormiez
ce n'étoit que du fommeil léger d'un
1 J'affure que je : dormois profondément, fesagénaire & l'on (11). n'en
doutera pas lorique l'on faura que depuis dix ans je me
fens accablé à cette heure d'un fommeil involontaire,
qui m'oblige de me coucher, & dont aucun remède, 2,
aucun régime n'a pu me délivrer. Si la vieillefle
eft fujette à l'infomnie, elle T'eft auffi à un affaiffement
des organes, uneceffarion des facultés d'agir quiablorbe
& accable bien plus que le fommeil doux & profond de
la jeuneffe.
(1s)Wags 17 du. -mémuire- de Garcfché;
B
MC. U * DUBOIS .
& dont aucun remède, 2,
aucun régime n'a pu me délivrer. Si la vieillefle
eft fujette à l'infomnie, elle T'eft auffi à un affaiffement
des organes, uneceffarion des facultés d'agir quiablorbe
& accable bien plus que le fommeil doux & profond de
la jeuneffe.
(1s)Wags 17 du. -mémuire- de Garcfché;
B
MC. U * DUBOIS . --- Page 14 ---
1O
éroit fitcontinue le coupable,
Le Sieur
ufe que d'une défenfe ligivime. érait courieux, & je
Vous avouez qu'il
Dyerte
Comment cela fe peutil? entré, il ne seft point levé avant
ché quand vous êtes témoins l'ont vu fur fon féant,
d'être attaqué; car (ortoit les de la bleffure que vousluiavicz
baigné au-deffus du (ang 1 l'oeil.
tira de la poche de fon
faite
à un piflolet qu'il
&
mais
11 recourut eut des coups donnés reçus, e Il
habit. Alors ily
au Sieur Deguilard..
Tavantage ne reftoit pas
affez que vous Taviez déjà
recourut. Ce terme annonce
Vous dites quil tira
frappé avant qu'il prit un de piftoler. fon habit. Ceft un melonge, la
un pittolet de la poche témoin dont vous' invoquez
le Sieur Comte, 9
dit
je
car
à la page 28 de votre fur Mémoire, les tablettes eSiE
dépofition des
qui étoient
pris un
piftolets bureau.
6 de ce
nes de mon contredites vous-même à la page
Vous vous difant que le premier pillolet m'ayant fus
Mémoire, en
tirer un fecond, mais que Jen
manqué jen voulus
deux piltolers, & ils n'étoient
Ily avoit donc habit, mais fur les tablettes
empéché. dans la poche de mon dans ma chambre.
pas voilines de mon bureau
rifu de menfonges &
Votre récit n'eft donc saccorder quun
avec les rémoigna
d'abfurdités, qui ne peut
celui du Sieur Comte,
quitous, & paricaliltrement incertitude dans Tefprit de
ges,
laiffer aucune
nc péuvent
de guet apens
VOS Juges. êtes venu de deffein 'prémédité,
vous
Vous
yous m'avez provoqué,
chez moi, non-feulement
pas voilines de mon bureau
rifu de menfonges &
Votre récit n'eft donc saccorder quun
avec les rémoigna
d'abfurdités, qui ne peut
celui du Sieur Comte,
quitous, & paricaliltrement incertitude dans Tefprit de
ges,
laiffer aucune
nc péuvent
de guet apens
VOS Juges. êtes venu de deffein 'prémédité,
vous
Vous
yous m'avez provoqué,
chez moi, non-feulement --- Page 15 ---
ir
m'avez attaqué à coups de canne fur fa tête tandis
je dormois, & emporté
que
du crime, c'en étoit fait 6 par l'on Taveuglément n'étoit
& l'ivreffe
fortant du fommeil & me fentant
accouru. Envain
coups la feule réfiffance
frappé j'oppofois à vOS
qui me fut
mes mains foibles & tremblantes poffible, en agitant
ciel. Le fang. qui couloit fur
que j'elevois vers le
la vue de mon affaflin.
mes yeux me déroboit
Quel fut helas le
qui me glaça d'horreur quand
mouvement
homme
je reconnus en lui un
Je
vingt ans s'étoit dir mon ami!
un de mes
adita
piltolets qui étoit près de mon
bureau, ce n'étoit qu'une menace; mais eût-elle dû fe
la changer en vengeance. Je puis avouer le fenriment
diétoir, & les témoins qui accouroient
qui
tèrent peur être plus
moi
en foule regretd'un viellard
gue
que le jufte reflentimene
la foiblefe de outragé eût été trahi par mon trouble 8c
le
mes armes. La multirude vouloit étouffer
coupable, elle vouloit anticiper fur les droits de
Juflice, a c'eft . elle qui lui a prodigué les
la
attribuoir à mon bras dans fa plainte récrin coups qu'il
Le menfonge lui coûte
Avec
inatoire,
frappé? J'érois fur mon lit, peu. & fans quoi l'aurois je
Je n'ai fair
forces, fans armes,
tôr
ulage que d'un de mes piftelets, &
pour forcer l'aflaffin de fe retirer' & donner pluperfonnes qui entroient alors dans ma chambre, le aux
desapprocher,q que pour attenter à des
tem PS
de couvrir d'infamie, & qu'il falloit
jours qu'ilvenoit
Jean-Gareiché
réferverà la Juftice.
rétablir les
auroir dô m'épargner la néceffité de
douloureux véritables circonflances d'un évenement fi
pour moi,
mc. G * DUBOIS w.
affin de fe retirer' & donner pluperfonnes qui entroient alors dans ma chambre, le aux
desapprocher,q que pour attenter à des
tem PS
de couvrir d'infamie, & qu'il falloit
jours qu'ilvenoit
Jean-Gareiché
réferverà la Juftice.
rétablir les
auroir dô m'épargner la néceffité de
douloureux véritables circonflances d'un évenement fi
pour moi,
mc. G * DUBOIS w. --- Page 16 ---
Comment efil polible de fuppofer, dit-il, quefeus
d'allaliner de guêt apens lé Sieur Daguiformé le deffein
chez lai fans autres
lard; paifque je me fuis ptélenté
pour rien la
Armes que ma canne : Er comptera-t-on la
de fes
çonfiance atroce qu'il avoit dans fupériorité les autres
choifi, & routes
forces, le momenr qu'ilavoit foo crime afreux?
circonftances qui, rendent
Aétrir fon honneur : fon
Et il ofe diré que je veux
T'exahonneur! :
Peut-il en êrre queflion ? Pourfuivons
fariguant, mais néceflairé des preuves;
inen peut-étre
de l'accufé, & dans le
car il,s s'agit de laconviétion
Ja, lociété civile, rien
jugement dun delirallarmant pour
h'elt indifferent, rien ne fauroit être trop-prouvé fenti- (6).
Le Nègre que Y'on prétend que jai placé-en
nelle, dit le Sieur Gareiché, cet Ejclave prétendu placé
épier le Sieur Daguilard, eft un petit Negre
envigic pour de deux ou trois ans lorfque le Steur Daqui étoit âgé
à la Dame Delaunay. Il ne pouvoit
guilard le vendit
de fon ancien maitre Mauconnoitré les habitudes
etant devenu valet de
vaile conféquence, ce Nègre
de vue, c'étoit de
Jean Garefché, ne m'a point perdu auprès de moi dans
lui qu'il fe fervoit pour fes meflages il n'eft point vrai, que ce
le.temps de fon acquifition; & cet
au furplus n'a
Nègre n'ait que quatorze ans, ordres age de fon nouveau
pule rendre incapable d'obéiraux d'ailleurs ignorer les morifs (d).
maitre, dont il pouvoit
de ce
apoité
-
Les témoins n'ont point parle d'entr'eux, Negre & d'auau cojn de la rue, mals, plufieurs faitentendre T'ont vu,
tres perfonnes.que je n'ai point
circonftances dupr
& ceit-d'elles que jai appris cette
'ait que quatorze ans, ordres age de fon nouveau
pule rendre incapable d'obéiraux d'ailleurs ignorer les morifs (d).
maitre, dont il pouvoit
de ce
apoité
-
Les témoins n'ont point parle d'entr'eux, Negre & d'auau cojn de la rue, mals, plufieurs faitentendre T'ont vu,
tres perfonnes.que je n'ai point
circonftances dupr
& ceit-d'elles que jai appris cette --- Page 17 ---
des preuves n'ont point été recueillies 23
dans
&
jai regardée comme furabondanre. linformation,
Garefché en
Ras
induir que siln'y aj point de
légales qu'il ait apofté le Negre Louis, c'eft
preuves
ipoint apofté; que s'il nel'a point appofté,iln'a qu'il nie Ta
truir que j'étois feul & dormant, d'ou ils'en fuit pu étreinf.
rement felon luiquiln'y. a pas eu defa part deffein néceffaidité, violanon d'afile : il a cru s'entendre preméJ'etois couché, c'eft un hafard, il
appeller.
:ver debour. .
Mais à qui perfuadera croyoit t-il me troucontre qu'il.a faite du
que la renendormiait été
moment J ou j'étois couché &
fortuite'? Er 6 l'on
encore quelques fentimens d'humaniré pouvoit admettre
de Jean Garefché, s'il ignoroit
dans le cceur
-n'etoit point preparé à la vue que j'erois couché, s'il
à
fon ami; érendu fur fon
d'un. vieillard., autrefois
faire refiftance,
lit.& dans limpofibilité de
n'y a-t-il pas lieu de
vue devoit le défarmer & calmer fa croire que cette
fure.r.
Il n'ya pas.:eu violation d'afile, continue le couSieur pable; aurois-je pu m'introduire dans la chambie du
Daguilard, en maltraitant fon
la porte, fans l'avoir reveillé, cela n'efl Negre qui étoir à
blable Il ne s'agir pas ici de
guère.vraifemvent Jai vérité paroir invrailemb blable, vrailemblances, foumarches particulières
lelcrinie a fes
vraifemblance & à la prelque raifon. En toujours contraires à la
teft monfrueux
général, Rout ce qui
s'éloigne de la.,
crime, de Jean Garelché, 8rula vraifemblance, &i le
accompli,-font G
maniérer. dentalis s'eft
peu vraifemblables que peurêre ail
MC. G * DUBOIS E.
mblances, foumarches particulières
lelcrinie a fes
vraifemblance & à la prelque raifon. En toujours contraires à la
teft monfrueux
général, Rout ce qui
s'éloigne de la.,
crime, de Jean Garelché, 8rula vraifemblance, &i le
accompli,-font G
maniérer. dentalis s'eft
peu vraifemblables que peurêre ail
MC. G * DUBOIS E. --- Page 18 ---
avoit jamais eu un tel exemple de la perverfité
n'y humaine, & du mépris des Loix.
Mais il n'eft pas fans vraifemblance que Garef- mon
Nègre ait éré frappé & écarté par le Sieur fot à la
che fans que je. Taie entendu, quoiqu'il
la porte eft dans la rue, & que le
porte, parce que
en dehors, il peur fe frire
Negre étoit probablement le fàt écarté de la porte. Je dorautii que le Negre favoir à ce fujet que ce qui m'a eté
mois & je n'ai pu La préfence ou l'ablence de ce Negre
dir par Zamore. Sieur Garefché eft entré, & le plus Ou le
lorique le
faite
ni n'exculent
moins de réfiftance qu'il a
n'agravent
le forfait.
dans le fommeil, ajoute
(6 Il n'y a point d'agreffion
dormoit du-jomGarefché,car le Sieur Daguilard,qui
d'un
a eu.l le remps de fe réveiller
meil
(exagenatre, fait
entrer dans la chambre,
au
que J'ai
pour
Er
du Sieur Daguilard étoit à la porte, n'a-
& fi le Négre
moi
détendre ton maitre >?.
til pas dà entrer avec
pour
attenuerlesforfits, 9
Si de pareils raitonnémens pouvaient:
jamais on ne puniroit de coupable. fe fûr obftiné à réfifer à GaPour que mon Nègre lui
vouloit T'eloigner,
refché, à entrer avec
lorfquil
qu'il ofàt detobéir a ce Blanc impérieux,l'auroit
pour
qu'il eût été informé par moi ou par
fallu fuppofer le Sieur Garelché avoit jetté le mafque
quelqu'autre que
cruel ennemi. Or je n'avois point
& étoit devenu mon
fans défiancé
fait à mon Nègre une telle confidence,fétois à mon valet,
& je n'avois donné.aucun ordre particulier
le Sieur
puilque le Sieur Zanico, le Sieur Laujeon,
it
pour
qu'il eût été informé par moi ou par
fallu fuppofer le Sieur Garelché avoit jetté le mafque
quelqu'autre que
cruel ennemi. Or je n'avois point
& étoit devenu mon
fans défiancé
fait à mon Nègre une telle confidence,fétois à mon valet,
& je n'avois donné.aucun ordre particulier
le Sieur
puilque le Sieur Zanico, le Sieur Laujeon, --- Page 19 ---
Guiho & le nommé Bonnecafe étoient entrés chez moi
à quelques minutes de dilance & m'avoient vu dormant.
Je ne fais ce qui is'eft paffé entre. le Sieur Garefché &c
mon Negre, que d'après la déclaration de ce Nègre,
je ne l'ai vu rentrer qu'avec diverfes perfonnes accourues à mes cris. Que fait une circonftance auffi frivole
à la preuve d'un délit que-le coupable avoue, en diffimulant feulement que j'étois. endormi?
Il affure n'avoir pas eu l'intention de m'aflafiner,
puifque m'ayant furpris fur mon lit, il a dà porter des
coups aflez fur pour exécuter fon projet, & que cependant je naidémisuéniblofe dangucasjemont.-las). ERce donc la première fois que le trouble du meurtrier
a trompé fa fureur ? Le premier coup a fait jaillir le.
lang, mais il m'a réveillé, & alors le bras de l'affaffin
quis'étoit égaré de quelques lignes en voulant me
à la
frapper
tempe, s a trahi fon funefte deffein; mais le petit
de ma main gauche. aréré bleffé violemment en voulant doigt
rer un de fes coups, &il eft demeuré efropié; enfn pa- on
eft venu au fecours, on ma délivré tout
des
mains de T'homicide, & depuis ce moment fanglant affreux ma
vue déjà affoiblie par lage a fenfiblement diminué,
&- peut à peine conduire mes pas. Je n'ai
été 4
rué, mais Taffaffin y, a mis e fa force & fa volonté, pas &
fi le Sieur Comte n'avoit pas entendu mes cris, fi le,
Sieur Laujeon eût été forti, fi le Sieur Laborde n'avoir
pas alors paffé fur mon péron pour defcendre la rue,
que feroit-il arrivé ? La porte étoit ouverte, l'affaffin
(12) Pages 18 & fuivantcs du mémoire imprim6,
ac. U * DUBOIS *.
4
rué, mais Taffaffin y, a mis e fa force & fa volonté, pas &
fi le Sieur Comte n'avoit pas entendu mes cris, fi le,
Sieur Laujeon eût été forti, fi le Sieur Laborde n'avoir
pas alors paffé fur mon péron pour defcendre la rue,
que feroit-il arrivé ? La porte étoit ouverte, l'affaffin
(12) Pages 18 & fuivantcs du mémoire imprim6,
ac. U * DUBOIS *. --- Page 20 ---
16:
avoir été
pouvoit fortir comme il étoit entré, ilignoroit
&
par la Dame Giraàd. Le témoignage
vu remarqué
admis contre les Blancs quand il
des Nègres n'ef pas
il pouvoir fe prometn'eft pas foutenu d'autres preuves,
tre Timpunité. dit-il, le procès verbal du Chirurgien qui
Qu'on life,
ne conftate que des blefa vifité le, Sieur Daguilard, 8 nuilement dangereufes.
fures
fuperhicielles,
légères, o
d'oblerver que ce procès verbal n'a pas
Il me luffir
& que celui qui l'a rédigé
dre. exempt de partialiné, avoit voulu fauverle coupable.
a dit pabliquemenr qu'il
parce que les dépofiMais c'étoit un défir impuiffant,
le délit eft trop
tions (ont trop fortes, trop unanimes, le complot qu 'il s'agit de
odieux; & c'eft bien plurôt
juger que fon cxécution. n'a gardé ni le lit ni la
(6 Le Sieur Daguilard
dit Garefché, que
5> chambre, de là nous concluons,
eft
Tévidence eft contre lui, & qu'il
impofmible
>>
ait été
ni même frappé pendant quil
2> qu'il
afalfiné les coups qu'on lui eût portés
2> dormoit parce que laifé après eux des traces d'un
>) dans cet érat auroient 18 du mémoire" imprimé.
3) autre nature 9). Page & au Public cle foin d'apprécier
Je laiffe aux.Juges conclufion. Telle eft la prérendue
le mérite de cette allafin;il ne ra'a pas tuéou dangejuflification de mon
cela feul fon crime doit, felon
reufement bleffe, & par
lui, demeurer impuni.
d'abimes en abimes, &x de
a Mais.fe plongeant toujours il ditalap. p.1gdefonme
contradictions en contradi@ions,
&
inpdinangmatdfs
moirestasDagulande
laiffe aux.Juges conclufion. Telle eft la prérendue
le mérite de cette allafin;il ne ra'a pas tuéou dangejuflification de mon
cela feul fon crime doit, felon
reufement bleffe, & par
lui, demeurer impuni.
d'abimes en abimes, &x de
a Mais.fe plongeant toujours il ditalap. p.1gdefonme
contradictions en contradi@ions,
&
inpdinangmatdfs
moirestasDagulande --- Page 21 ---
& l'a bleffé bien plus gu'il ne l'étoit lui-méme. Or
à la page 5 il avoit avoué que l'avantage ni'étoit
au S' Daguilard. Le procès verbal des Chirurgiens pas refé
par lefquels il s'eft fait vifiter pour former fa plainte
récriminatoire, conftate qu'il leur a paru avoir reçu
plufieurs coups, mais ces Chirurgiens n'ont pas entrepris d'indiquer qui a donné ces coups, & tout le
mondé fait, tout le monde a été témoin qu'il les a
reçus de ceux qui m'ont fouftrair à fa
les a reçus de la foule indignée qui, dans fureur, 9 qu'il
équiré de fes premiers mouvemens, vouloit Tirréfragable elle-méme
l'erouffer.
Et il ofe aujourd'hui dire avec dérifion:
46 Le Sieur Daguilard n'a pas été furpris, ni
99 dans le fommeil, puifquil m'ep ni mort, ni frapé
9 dangereulement 6 que Jon prétendu
efl blepe
9> du combar plus malade
lui
afelin
forti
moire de Garefché.
que
>>. Pag. 19 du méIl fera donc deformais permis à des hommes
fés par des motifs
pouf
méprifables 1 par l'efprit de domination ou par la foif de l'or, d'atraquer les ciroyens juf
gues dans leurs demeures & de tramer contr'eux les
plus lâches complots 2 pourvu qu'ils ne Jorent ni morts
ni blefis dangereufement
Détournons, detournons cette idée effrayante
ramenant les fiècles de barbarie armeroit à l'envi les uns qui
contre les autres les ciroyens qui voudroient fe
de latraque imprévue des pervers, on ne pourroir garantir
fc confier à l'autorité des Loix - civiles
plus
croient fermées
9 les portes
comme en des jours de deuil; bien-.
C
MC. G * DUBOIS .
ni blefis dangereufement
Détournons, detournons cette idée effrayante
ramenant les fiècles de barbarie armeroit à l'envi les uns qui
contre les autres les ciroyens qui voudroient fe
de latraque imprévue des pervers, on ne pourroir garantir
fc confier à l'autorité des Loix - civiles
plus
croient fermées
9 les portes
comme en des jours de deuil; bien-.
C
MC. G * DUBOIS . --- Page 22 ---
feroient Nus
tôt les villes feroient défertès, les pauvres
euxles bêtes de fomme, o lestyrans
malheureux n'habiteroient que
au milieu des campagnes délolees,
mêmes
entourés de follés.
que des donjons
fe fait entendre & nous rapelle
Mais quel murmure Garelché infulte les témoins
à d'autres objets? Jean il s'attache fur- tout au Sieur
qu'il n'a pu reprocher;
me fraper. fur mon lit,
Laborde qui la.vu le premier
le Sieur Laborde
11 ne trouve pas vraifemblable entroit dans que ma chambre. Ce
Tait remarqué loriqu'il
ni affez
dit-il, aflez extraurdinaire.
fait n'étoit pas,
marche & fixer fon atten :
curieux pour Julpendre.fa Mais le Sieur Laborde a fans doute
tion.
dans le maintien de cet homme qui entroit,
remarqué
extraordinai.es, cette demarche cgarée
des mouvemens
de la Dame Giraud
qui n'a point échapé aux fa regards boutique, a pu frapper le
loriquil a paffe devant Garefché dans fon état natuSieur Laborde. Le Sieur
d'attention, mais, il etoit
rel ne pouvoir être un objet deffein eft écrit fur. le front
agiré, mais' le mauvais
eux fe montre fur leur
des criminels, leur ame malgré
yilage.
le Sieur Laborde
Il ne trouve pas vraifemblable volé que au fecours du Sieur
ait tout vu, & qu'il n'ait pas du Sieur Laborde conrinueDaguilard. La dépofition
Phonneur de thuma
t-il décèle une lâcheté dont pour elle dout être rejette
nité on doit le croire incapable,
a artl
juftice perfonne ni'ef réçu
du procès 1 parce qi'en Mais qui pourroit fe dillimuler
culer Ja propre honie.
le Sieur Laborde
Il ne trouve pas vraifemblable volé que au fecours du Sieur
ait tout vu, & qu'il n'ait pas du Sieur Laborde conrinueDaguilard. La dépofition
Phonneur de thuma
t-il décèle une lâcheté dont pour elle dout être rejette
nité on doit le croire incapable,
a artl
juftice perfonne ni'ef réçu
du procès 1 parce qi'en Mais qui pourroit fe dillimuler
culer Ja propre honie. --- Page 23 ---
la noirceur de cette imputation 19 (13),
les Sieurs Lopes, mes neveux, demeurent lorfqu'on fair. que
au coin de -la même rue, & qué le Sieur, tout auprés
a couru.les-avertir que lon affaffinoit leur
Laborde
Quand même il feroir vrat
le oncle. I
fe feroit mepris fur le
de que
Sieur Laborde
me donnér, fon
genre
fecours qu'ii pouvoit
temoignage en Heroit i moins valable,
pouvoit il; faire de mieux que de chercher
Rure pour. arrêter laffaffin, tandis
les
main:
& Laujeon accouroient à
que
Sieurs Comre
Il trouve.
mes CrIS P
encore ainvraifemblable la
Sieur Laujeon, Parce que, dir il; ce
dépofition du
vu entrer le: Sieur Laborde chez-moi, témoinin'a. &
poine
Laborde n'a point vu le Sieur
que le Sieur
a dir. que.le Sieur. Laborde & le Laujeon; Sieur
mais qui.dui
hafard a rendus témoins du. moment où Laujeon, que le
eft entré chez moi, ne fe font
Jean Garefché
Oà a-t-il
point vus en,ce moment 3
pris ce fair ? Le Sieur Laujeon ne déclare
quil ait, vu: le Sieur Laborde, mais il ne declare
quil ney Tait point vû; il n'eroit
ce fair dans la
point gueftion
B
la plainte gn'ils étoient plainte, A.cétoit fur les fairs e
fer, &
Tun: & T'aurre requis de
non pas fur les vaines fubtilités
depoe
Sieur Garefché é.dimaginer dans da
qu'il a plà.u
1 . Il contefe la recopnoiffance fuire.
a faite
que le Sieur Lalorde
dea.cannes.il n'a
tre les proportions,
pu,:dirit,.ca reconnoipaice que les mouvemens rapides
grouvera (13) Le point Sieur, Garcfché dic en commençant fon mémoire, quelons7 :
d'umputatuons, voilà, comme il tiont paro.c.
ac, G * DUBOIS w,
fché é.dimaginer dans da
qu'il a plà.u
1 . Il contefe la recopnoiffance fuire.
a faite
que le Sieur Lalorde
dea.cannes.il n'a
tre les proportions,
pu,:dirit,.ca reconnoipaice que les mouvemens rapides
grouvera (13) Le point Sieur, Garcfché dic en commençant fon mémoire, quelons7 :
d'umputatuons, voilà, comme il tiont paro.c.
ac, G * DUBOIS w, --- Page 24 ---
20 devoient la rendre comme invi6 Taceffs de cette canne combienle crime enfante d'abfurfhle:ile eft inconcevable décèlent & Tagravent. Suppofons
dités & d'aveux qui le
m'ait frappé G violemment
le Sieur Gare(ché,
& fi continus quil
que
des mouvemens fi rapides forme & les pro-
& avec
la
:
de reconnoitre
frappé.
ait été impoflible canne, pendant que jétois avec
portions de cette
revenu à T'inftant
Sieur Laborde n'eft-il pas
avec le Sieur
Le
n'a-t-il pas concouru. mains du Sieur
les Sieurs Lopes? cette canne des
&
Guiho à arracher
le tems de la voir
d'apGare(ché? n'a-t-il pas eu
moment où il eft
à la reconnoitre, jufqu'au extraordinaire en
prendre forti de ma maifon ? Cette canne été vue de cent
n'a-t-elle pas
longueur & en groffeur
jen ai fait au Greffe? lel
témoins avant le dépôt que vaine allégation contre
d'ailleurs cette
celui du Sieur
Que fignifie du fieur Laborde, contre Girault, qui felon
témoignage
celui de la Dame
eft
Laujeon, contre réconnoitre fa canne, loriquil la canne
lui ne devoient pas & convient au procès que
cette
forcé de convenir Greffe & montrée aux témoins, le feul
dépofée au
de maffue dont
de
canne énorme, cette efpèce violent du guét - apens &
afpeÉt. eft un. indice
& qu'il s'en ef fervi pour
ladlaffinat, eft la fienne, telle fureur, que fès mouvemens
avec une
invifible (14):
me frapper
la rendoient comme
rapides 6 fucefgfs
qui. ne font pas cclles de la Juflice, ans. fur On
(14) On répète entre des c'ef balances, la canne dont il certificat feforr depuis de diverles vingt perfonnes la
des portes de magelins: Garefché doit produire ans un fe fosvir tous les joure de
allire déclareront même que Yavoir VU depais vinge
qui
avec une
invifible (14):
me frapper
la rendoient comme
rapides 6 fucefgfs
qui. ne font pas cclles de la Juflice, ans. fur On
(14) On répète entre des c'ef balances, la canne dont il certificat feforr depuis de diverles vingt perfonnes la
des portes de magelins: Garefché doit produire ans un fe fosvir tous les joure de
allire déclareront même que Yavoir VU depais vinge
qui --- Page 25 ---
2t
C'eft, dit-il, celle dont je me fers
ans. II en faut donc conclure
depuis vinge
fouvent,
qu'il ne s'en fert
ou qu'elle étoit de nature à durer bien pas
tems. Difons plutôr que le Sieur Garefché,
longché dans fes meubles
trop rechercanne
pour porter journellement une
femblable, 9 ne s'en eft armé qu'à deffein, &
eu le tems de m'en donner autant de
a
voulu le
coups qu'il
men
dire, parce
le Sieur
le
Sieur Laujeon, le Sieur ROIS le Sieut Comte,
l'ont heureufement
Laborde,
empéché d'achever l'aflaffinar.
Mais voici le dernier effort du coupable accablé
par les preuves,
Le Sieur Laujeon ne dépofe point, felon
des
mêmes faits que le Sieur Laborde, il ne dit lui, avoir
vu le Sieur Garefché frapper le Sieur
point
coups de canne; il
Daguilard de
dans
déclare au contraire, n'être entré
T'appartement qu'attiré par des cris. Mais
étoient ces cris? c'étoit le Sieur Daguilard
quels
voix
qui, d'une
expirante, crioit à Lafalfin. Le
avoir
SieurLaujeon dépofe
entendurous ces cris. Le Sieur Guiho a entendu ces
méme cris. Il eft venu au fecours, c'eftlui
le Sieur Garefché & l'a défaifi de
qui a arrêté
fer, qu'il lui plait
ce bâton armé de
d'apeler une canne.
canne même de dont il s'agit. Il fe débite dans ces mêmes lieux qu'un
canne de jonc, guet-apens quelle n'a qu'en rien de grave étre quand il eft commis avec afaffinar une
la pefanteur 8: l'embout & de puiffe la pomme, la Enfin grofleur, & quelle que foit
jugement, des
& le coupable en fera quitte pour une on légère devine, dit-on, le
& l'on dommages d'on dintéréts, On oftre même de parier des réprimande &
on ajoute
ton fentencicux : les affaires
nègres nouveaur
pofsede une fucrerie; tels font les
s'arrangent facilement quand
ne doivent fervir qu'à bàter la condamnation propos du indifcrets que l'on cntond & qui
coupable,
AC. U * DUBOIS *.
& le coupable en fera quitte pour une on légère devine, dit-on, le
& l'on dommages d'on dintéréts, On oftre même de parier des réprimande &
on ajoute
ton fentencicux : les affaires
nègres nouveaur
pofsede une fucrerie; tels font les
s'arrangent facilement quand
ne doivent fervir qu'à bàter la condamnation propos du indifcrets que l'on cntond & qui
coupable,
AC. U * DUBOIS *. --- Page 26 ---
22 mention dansle mémoire
Ons'eft bienigardd.de.fire du Sieur Guihoi, qui
de- l'acculénide 1 cette dépolinion
tourner er
-détruit tous, les febrerfuges, imaginés pour: carieterite
sixe.loffallinat deguetiapenwque der coupable:
luiméme en-centendroits par lesa aveux quilui échapent
La'preuive, de'lr mes 1 cris douloureux au moment L même
de Tagretlions de ces cris entendus a la fois parile Sicur
Laujeon, te 1 Sieur Comre" & le- Sieur Guho.fequi
vaurelle pas à'celle des coups qui les ont provoqués; à' vet
& ladépolition "du Sieur Laujeon n'eftelle pas infant
égird-comcondante fur Ie même fire-au'mème celle du
avec celle du Sieur Laborde. ainfi quavec 34
Sieur Comte &c celle du Sieur Guiho?
L .
. répète Taccufé, ne, dépofe
6. Maisle Stcur-Laborde,
Lat Tai.frappe le Sieur - Daguilard pendant guil
% P35 GHE
di bien
le Steur Dagudarl
9> étoit endormi;
lit
que,
Gare) hé
2, dioti couclié fur. fon
lorlgue le-Steur :
de ce que le Sieur Daguilard )
éroit éouché l
9>
fon.
ne senfuir b
AU endorm! 1a3 6 12 PCDE
:
Sferr TAS
Pas qualff
>> dant
U le
92. 32 b3 URON 8to Hio 900
44.9904 frappaik
du me réveillet, & m'a réveillé
- Lep premier.coup.a
fus
en effer; mais accordons rau SieurGarekchéd iqueuje Heroitcouché &- non. pas-endormi, Hon crime ne
-pas
beaucoup'moins odieux; qu' elle peut-êre lare défenfe
dun'homme couche dans une attaque foudaine & imprévue? La, peine n'en feroit pas moins févèrement fubhiteroit prononcée par les Loix, le.caretrede guct-apens
aflafinat(e)
toujourss.ce feroinounanan-iacke avoir
la railon par de ridicules
En fn après
tarigud
-
. pas-endormi, Hon crime ne
-pas
beaucoup'moins odieux; qu' elle peut-êre lare défenfe
dun'homme couche dans une attaque foudaine & imprévue? La, peine n'en feroit pas moins févèrement fubhiteroit prononcée par les Loix, le.caretrede guct-apens
aflafinat(e)
toujourss.ce feroinounanan-iacke avoir
la railon par de ridicules
En fn après
tarigud
- --- Page 27 ---
difingions, de miférables diffuges, fa vérité échappe'
à l'accufé, à la page 25 de fon mémoire, & fa pré.
tendue juftitication s'évanouit.
G Le Sieur Laujeon a dit qu'éran: entré antérieus,
93 rement dans la chambre du Sieur Daguilard, il l'a
s9 trouvé dormant: un Auberguftre, fon Cuifinier, un
99 homme de Couleur dépofent du même fait. Mais
2 qu'importe :
le Sieur Daguilard pouvoir s'être
9) réveillé aucun ne dir que lorique le Sieur Garet9> ché eft entré,le Sieur Daguilard dormoit encore,
ainfi le filence de linformation fur ce point , feroit
tomber l'accufation d'agreffion dans le fommeil.
Mais Gi quatre témoins dignes de foi & irréprochables, dépofent que le Sieur Daguilard étoit couché fur
fon lit & endormi l'inftant avant celui où le Sieur Garefché, armé d'une canne de trois pouces de diamètre, 9
dans la force de T'age & animé de fureur, eft.entré
dans la demeure de ce vieillard à deffein de l'affommer,
ily, a prélomption très grave qu'il étoit enccre endormi
lorique fon affaffin a frappé le premier coup, & de
telles préfomptions lont egales à des preuves, parce
quil ett impoflible d'en acquérir de plus prochaines &
de plus politives G)
t. Envain le Sieur Garefché's'efiorce de divifer la dé:
pofirion du Sieur Laujeon, de celle du Sieur Laborde,
en paffant fous filence que le Sieur Laujeon a entendu
les cris, tandis que le Sieur Laborde a yul porter. les
coups, & que par conféquent tous deux ont dépnfé du
méme inftant & de la même chofe. A quoi fervent des
Cf
MC. U * DUBOIS V,
t. Envain le Sieur Garefché's'efiorce de divifer la dé:
pofirion du Sieur Laujeon, de celle du Sieur Laborde,
en paffant fous filence que le Sieur Laujeon a entendu
les cris, tandis que le Sieur Laborde a yul porter. les
coups, & que par conféquent tous deux ont dépnfé du
méme inftant & de la même chofe. A quoi fervent des
Cf
MC. U * DUBOIS V, --- Page 28 ---
24.
efforts
lui-mème détruit par fes propres aveux?
que
des Sieurs Laborde, Laujeon, Comte
Les défpolitions d'ailleurs fortifiées par celles des Sieurs
& Guiho, font
TEtang & Moreau, par celle du nommé Bonnecafe;
la
témoins oculaires,
enfin il y a onze témoins, plupart autres, foit fur
aucune dépofition n'eft contraire aux
les témoins
l'inftant, foir fer la nature du délit; tous
& ce feroit abufer de la conl'ont qualifié d'afafinat,
viStion elle-même, que d'infifter fur tant de preuves (E)-
-
1l tâche de ramener les faits de fa plainte récriminatoire, &: de perfuader que n'ayant pu me modérer Sieurs
la veille lorique je l'avois rencontré chez les
à
Camfrancq & Thézan, je n'ai pas dû me modérer
fon afpea, dans ma propre maifon. dass fon mémoire
Il avoit promis qu'on ne trouveroit & il commence par
point d'imputations ni d'emphafe,
lui;
minputer d'avoir intrigué jourdement contre
impura- d'autres
tion démentie par fes propres écrits, & par tant
Chacun fait qu'il me doit tout ce dont il abufe,
preuves. & qu'il eft paffé en proverbe, en parlant d'un ingrat,
de citer Garefché. déformais étre dupe de fes allégaS Perfonne ne peut
& le menfonge
tions. Oa fait que nul ne profère l'injure
ne fe
d'infolence, mais auffi que perfonne
avec contredit plus & ne fe décèle par de plus imbécilles aveux.
On fe rappelle fes réponfes a Tinterrogatoire fur faits &
articles, qu'il a fubi relativement au pot-de-vin qu'il me
niait, & qu'il vient d'être condamné à me payer,, par des
arrêt de la Cour. Je ne puis donc rencontrer que récriLeBeurs déjà préparés aux menfonges de fa plainte
minatoire :
'injure
ne fe
d'infolence, mais auffi que perfonne
avec contredit plus & ne fe décèle par de plus imbécilles aveux.
On fe rappelle fes réponfes a Tinterrogatoire fur faits &
articles, qu'il a fubi relativement au pot-de-vin qu'il me
niait, & qu'il vient d'être condamné à me payer,, par des
arrêt de la Cour. Je ne puis donc rencontrer que récriLeBeurs déjà préparés aux menfonges de fa plainte
minatoire : --- Page 29 ---
minatoire ; elle a été profcue par arrêt mais ilfcforce
de la reflufciter, il foutiént même que la procédure n'eft
pas réglée a Textraordinaire, & cependan: il devroit fe
fouvenir quila eté contronté. Enfin c'eft avec peine çu'il
renon e à faire Teloge de la lentence qui avoit civilité
la procédure S qui n'a pas obtenu l'approbation du
Trbunal Supérieur. II ecarte fur- tour les mo 1 tS atteun &
convaincu que porte la fentence dont il cit appelant,
il gurde à ce fujer le plus profond filence.
Il rerranche de même les mois de fa lettre du 7
Décembre, quipeignent fon caraétère. Refliruons le texte.
C Vos termes familiers me choquent 6 m'humilient,
Le voile qui vOus cachoit à mes yeux eft tout à fais
rompu. Je rouguois d'avoir queluentimité avec vous 9),
Cesespretlins du Sieur Garefché, vostermes famuiters,
me choquen, li aumilicnt, employees 6 à propos lorf-,
quil a cru n'avoir plus beloin de moi. rappellent ce,
vers connu : c'efi a.vous de fortir, vous que parlen cre
maitre.
66 Le Geur Daguilard, pourfuit il, fe trouva offenfé,
(s des termes de Certe lettre. e (Qui ine l'auroir été P)
64 Il fut à la rencontre du Sieu: Garelché pour lui en,
66 démander raifon 9>. C'eft ainti qu'il fuppole que je *
Fai
en combat
mais il veut bien
à provoqué
(ingulier;
ajouter.-que ce n'étoit pas ferieufement.
Je n'ai point à réfurer ce caralère fpadadin qu'il plaie
à l'Acculé de me prérer à 60 ans. La vérité eft que,
layant rencontré devant la maifon des Sieurs Carnfran-q,
& Thézan, je lui reprochai fa conduite dans nos affaires
dintérêt, mais fans violence & en particulier, luirepréD
mc. U * DUBOIS w,
qué
(ingulier;
ajouter.-que ce n'étoit pas ferieufement.
Je n'ai point à réfurer ce caralère fpadadin qu'il plaie
à l'Acculé de me prérer à 60 ans. La vérité eft que,
layant rencontré devant la maifon des Sieurs Carnfran-q,
& Thézan, je lui reprochai fa conduite dans nos affaires
dintérêt, mais fans violence & en particulier, luirepréD
mc. U * DUBOIS w, --- Page 30 ---
& de mépris ne lui
le ton de fupériorité
avoit été en
fentant que
vis-à-vis d'un homme qui
&
convenoit point
& pour le moins fon Is'arma égal, Matee
tout fon prédécelleur de fon ingratitude,
c'étoit à moi de rougir
fans égard pour mon àge.
feinte colère, en me menaçant que je me mis à couvert
de peine
Ce.f fut avec beaucoup
voix, en m'éde fa férocité. je Tai invedivé a haute
de le juire
Il fuppole que reny des propos capables
loignant, & que Tai
dit-il, conjervé julgualos,
fonur du fang/reid quilavoit, n'avoir rien entendu : car prudent
& delquels il avoue n'avois ofé, s'il faut Ten croires
comme un faux braveje loin.
les proférer que moindres de
traits, on reconnoit Torgueil font
Partout, aux
d'éducation & de principes qui
infolent & le défaut Gorefché les objets fous un afpcet
par le Sieur
des citoyens juftes
envilager
font aux yeux
à fe
différent de ce qu'ils
n'étoient. pas de nâture
& modérés. Nos démélés Peut - être V'extravagance,
terminer par un coup d'épée. lui perfuade - t- elle quil
toujours compagne du crime, de la vie d'un vieillard qui dans
auroit eu bon marché
moins confulrté fes ferces que un
une telle extrémité auroit
femble excufer
Mais 6 le préjngé
d'une femme,
fon defefpoir. qui fe bat pour Thonneur
veut
homme
celui qui
jeune Aétrit & condamne au fupplice avoir acheté une
il
habitation. Siaprès
fe battre pour une
de fe délivrer des hypmhèques de ducls.
fucrerie, 1 il étoit permis la Colonie feroit. remplie
à la
de Tépée,
fe permettre d'impuL'Acenté pointe a promis de ne point d'avoir eré prudent com:
eations, & il mimpute à faux
*
veut
homme
celui qui
jeune Aétrit & condamne au fupplice avoir acheté une
il
habitation. Siaprès
fe battre pour une
de fe délivrer des hypmhèques de ducls.
fucrerie, 1 il étoit permis la Colonie feroit. remplie
à la
de Tépée,
fe permettre d'impuL'Acenté pointe a promis de ne point d'avoir eré prudent com:
eations, & il mimpute à faux
* --- Page 31 ---
me un faux brave, Mais 27 quel eft le faux
celui que Jean Garefché veut faire paffer brave de
refufé à foixante ans un combat
pour avoir
propofé, & dont la
qui ne lui a point été
propofition elle- méme était un
crime, meil ou de celui
eft venu attaquer dans le
fon créancier? de, titre me fuffir.
fomIl fuppofe quejai dit de loin que c'étoit à
me demander raifon
&
luià venir
agrefion criminelle (15), efpère faire ainfi paffer fon
dans ma
une fuite de l'efpèce d'invitation propre maifon, comme
mots; mais T'artifice eft groflier, il que eft mal renferment ces
imaginé, puilque Jean Garefché déclare lui-même adroitement
pas entendu les
n'avoir
C'eft donc fur propos le
qu'il me prête.
rapport d'autres
cru être dans le cas de demander perfonnes qu'il aura
effer poffible
des
raifon, & il eft en
s'en
que
hommes fans principes, teis
trouve en tous lieux, & peut-être
qu'il
ment qu'ailleurs dans une Colonie, ou plus fréquemlance des
malgré la vigiAdminifrateurs, la Police n'eft
exaôte, lvi aient perfuadé que le bruit de pas toujours
& de fes mauvais procédés dans
notre rupture
s'étant répandu
nOS affaires dintérét,
parmi eux, il n'avoit d'autres
pour reprendre à leurs yeux le rang d'homme reffources, d'honneur, d'Officier de Milice, de brave
de fe battre avec moi ou de m'affommer champion, à
que
bâton. Iy a malheureufement des hommes coups de
nent ainfi, penfent qu'un crime excufe
qui railon-
& comptent pour rien la Juftice,
un autre crime,
qu'ils méprifent au poing
(1s) C'eft l'expreffion technique,
MC. G * DUBOIS €
yeux le rang d'homme reffources, d'honneur, d'Officier de Milice, de brave
de fe battre avec moi ou de m'affommer champion, à
que
bâton. Iy a malheureufement des hommes coups de
nent ainfi, penfent qu'un crime excufe
qui railon-
& comptent pour rien la Juftice,
un autre crime,
qu'ils méprifent au poing
(1s) C'eft l'expreffion technique,
MC. G * DUBOIS € --- Page 32 ---
forts qu'elle, tel eft l'excès de Tigno:
de fe croire plus
rance & de la perverfité.
voir Jean Garefché
H ne faut donc pas - 'étonner brave de & lui en héros. Je
en faux
me métamorphofer
diférence qui exifte entre
ne fais fi telle eft en effet'la
Diratil à fes Juges;
nous, mais il y. en a une reeile.
voulois
Tafafcomme à diverfes perfonnes : ( je ne
voulois pas
le
mais ia colère m'aveugloit, & je
9) Giner,
3) deshonorer 97.
déshonorer un homme en l'artaQuoi, vous voulez
de bâton fur la rête? Brave
quant fur fon lit à coups
même vous
de vieillards endormis, quand
vainqueur d'autre intention que de déshonorer votre
n'auriez eu
les Loix criminelles foient
adverlaire, croyez-vous que de
apens que pour
moins févères pour cette elpèce guer Affurément vous
celui qui attaque la vie d'un ennemi.
Thonneur ne dépend point
ne pouviez me déshonorer,
& il n'eft pas au poude la force Gu de la foibleffe,
un,autre Gi lui même
voir d'un homme d'en dé-honorer le vice de fes adions;
n'a contribué a fon déshonneur par ravir un bien non
mais vous aviez l'intenrion de me dites-vous l'intenmoins précieux que la vie, vous aviez c'étaient les rettes de
tion de m'enlever Thonneur;
atraquer mon
ma vie que vous attaquiez en deffein croyant du
honneur,8 c'eft la volonté, le
coupable que
confidèrent dans le Jugement des crimes (A):
les Loix
voulu'mafafiner, dites vous, un tel
Vous n'avez pas
demeure, en
n'auroit
réuffir dans ma propre
ptojet
de mes voifins & de mes parens.
midi,
rien
rentetet
plein Ces réflexjons venues' trop tard ne diminuent
ma vie que vous attaquiez en deffein croyant du
honneur,8 c'eft la volonté, le
coupable que
confidèrent dans le Jugement des crimes (A):
les Loix
voulu'mafafiner, dites vous, un tel
Vous n'avez pas
demeure, en
n'auroit
réuffir dans ma propre
ptojet
de mes voifins & de mes parens.
midi,
rien
rentetet
plein Ces réflexjons venues' trop tard ne diminuent --- Page 33 ---
un tel crime. Vous aviez autrement calcntA, c'eft au
nlieu du jour que les rues font délertes (16), chacun
occupé dans l'intérieur de fa marfon, ce n'elt point
cette heure que les oififs fe promènent. C'érait le 8
Decembre, jour de Fêre folemnelle, les lieux publics
raient fermés, vous aviez pris toutes les précaurions
uI peuvent affurer le fuccès d'uni forfeit; 8r en faire
vanouir les preuves Vous Maviez què le Sieur Daguiard étoit feul & qu'il étoit couché. Vous l'avez furi ris
ndormi; f vous n'aviez pas le projet que tout annonce,
jue veniez vous faire dans (a demeure : Jai cru m'enendre appeler C'eft un mentonge trop malà droit
our n'être pas regarde comme un aveu politif que vous
êtes venu de propos délibéré, vous confant fur vos
orces,le poids de votre canne, & du' fer & du plomb
dont elle étoit armée, & plus encore fur la toibleffe
don vieillard, à deffein de l'affommer chez lui, & de
e faire paffer d'un moment de repos - au fommeil de
a mort.
(6 Un fairimportant & prouvé.c'eft, dit le Sieur Garefthe, que le SieurDaguilard a fait ulage contre lui
:
d'un pifolet 9), Il affure gue me voyanr faifi'd'une
arme fi dangercule, il à dil cratre ee fa vie en danger 6 fc
oi
diferdre en conféquence Hiembleroit al ce recit que je
AUD
porE : f alm 01 1'S (
(16)Henfa ainfi danis touslespays chaudsimiis flus - qu'aillénrsan Porta
an-Princ., oû la ch-leur.cf terrible& saugm.nte par laz tév,ibération du &
Sol-il, fur unere re blanches les rucs font d'an
éronpani,
t un grand hafard qu: lei leur Garefihé ast rencontré
perfonses qui
MFT
risi, nt oppofées : un crim: qu'il parai; ayoir, profndrm.nt. fe medite, ttre & de
dont il avait bin chifi les inttan-; aflurém-nt i pouva't prom
frajper, d'aliommer le Sicur'Dagulard; fans qu'il y en cût aucunee preuves.
MC. G * DUBOIS . --- Page 34 ---
30. &
le
me ferois d'abord armé d'un piftolet,
qu'enfaite
Sieur Garefché fe feroit défendu, mais c'eft précife
le
inondé de mon
je fuc
ment,
contraire; j'étais
fang,
du meurtrier, lorfque jai pris UR
combois aux coups du Sieur Comte, qu'il ofe invo
piftoler. La dépofition
laiffois
quer fur ce fait, & qu'à mon grand regret.
30. &
le
me ferois d'abord armé d'un piftolet,
qu'enfaite
Sieur Garefché fe feroit défendu, mais c'eft précife
le
inondé de mon
je fuc
ment,
contraire; j'étais
fang,
du meurtrier, lorfque jai pris UR
combois aux coups du Sieur Comte, qu'il ofe invo
piftoler. La dépofition
laiffois
quer fur ce fait, & qu'à mon grand regret. je abfent
à l'écart, attendu que ce témoin eft devenu aflafliné
2vant d'avoir été contronté, prouve défaut quejétois d'autres armes
fanglant, long-temps avant qu'à
de
jaie eu recours au piftolet qui étoit fur une tablette nier ce
fuis bien éloigné de vouloir
ma chambre; je le Sieur Garefché cite la dépofition du
fait, & puifque demanderai qu'elle foit lue dans la
Sieur Comte, je
vifite du procès. &
confens
T'Accufe
La voici toute entière, je
xe foit
fur cette dépofition
invoque
AS
jugé que
&c. dépole que Ven
46 Pierre Comte, Bijoutier,
dernier vers midi, il a entendu quelqu'ur
59 dredi crioit Zamore au meurtre ! on miafaleme - : qu'at
2> qui inftant il eft forti devant la porte; & eft de
2) même
dans la chambre du Sieur Daguilard, où
2 fuite entré
homme à lui inconnu qui étoit - a
> ila, trouvé Sieur un
avec une canne; ; que
9> frapper le
Daguilard
& à l'aide dur
9) lui dépolant prit alors cet homme, entré, ils l'ont
99 autre auffi à lui inconnu qui eft
dans la même
qu'un
:
99 far un canapé
chambre;
tant
le Sieur Daguilard prit un piflolet qui
3 1 voulut après tirer fur la perfonne qui Tavoit frappé; que
99 l'amorce feule
& brûla un peu le dépolant
le mit dans prit le cas de fortir 2. 29, ce. qui
--- Page 35 ---
'Lc crime de Jean Garefché ne peut donc celler
Têre prouvé fous tous fes afpeêts différens. II nie qu'à Fepoque de ce crime, il ait été mon
Hébireur de rentes viagères, & dit gue cette circon f
ance eft un moyen d'amenuirion, parce que
pu devoit
l'époque
commencer cette rente 1 étoit fubordonnée
u rapport que je devois lui faire de 125, 000 I. de
Préances acquirées, & que n'ayant pas raporté Ces
Créances il n'a pas été dans le cas de confommer
de, & n'avoir par conféquent aucun intérêt à ma
perre; mais la fraude eft groflière, elle n'échapera
à la fagaciré de mes Juges. pas
J'ai rapporté, je rapporte les 125, 000 liv. de
créances acquirtées de mes deniers, mais le Sieur
Garefché a retardé par toutes fortes de moyens le commencement de la rente, en me demandanr que fes créances fuffent reconnues par la Dame ve
& méme
vérifiés par le Sr Berault fon homme Delaunay
mille autres difficultés.
ft groflière, elle n'échapera
à la fagaciré de mes Juges. pas
J'ai rapporté, je rapporte les 125, 000 liv. de
créances acquirtées de mes deniers, mais le Sieur
Garefché a retardé par toutes fortes de moyens le commencement de la rente, en me demandanr que fes créances fuffent reconnues par la Dame ve
& méme
vérifiés par le Sr Berault fon homme Delaunay
mille autres difficultés. d'affaires, & par
ter il n'auroit
Cependant fij'avois ceflé d'exif
pas manqué de prétendre
renoncé au rembourfement du capital, & que j'avois
devoir autre chofe que des rentes viagères
qu'il avoiene ne
fni avec moi, Telle eft même fa prétention qui actuelle,
Je pourfuis le rembourfement des 125,000 I
Tai payées à fon defaut à mes
que
Je rapporte les doffiers & les quitrances, propres créanciers, & il réclame l'exécution de l'alte de renres viagères don: je
demande la nullité & contre lequel j'ai obrenu des
tres de refcifion. Tout contrat entre
lete
ancanti Par le délit du 8
nous fe trouve
Décembre, & les Joges'ne
AC, G * DUBOIS E. --- Page 36 ---
3, à confier fon exiflence
penvent. obliger un citoyen artenté à les jours avec
phylique à celui qui a déjà
tant de lacheté,
ce traité n'étoit avanIl a le front de fuppofer que fon
tout cd
tageux que pour moi; car dans
opinion, mais 6 ce traité
qui émane de lui devient une faveur;
pourquoi s'oppoferoit il à ce qu'il
m'éroit avantageux, au lieu de m'offiir le rembour
fur annullé ? Pousquoi
fement pur & fimple des créances que je rapporte, dont 9
n'a-t il réduit à prendre des lettres de refcifion,
il contefte Tenterinement ?
une
Il trouve mieux fon compte à me promettre de la
rente viagere, qu'il efpère ne voir courir deux que années,
veille de mon décès, & quila,d dejà rétardé
d'un
ce qui eft environ le quart de la vie préfumable &
fexagenaire; il compte la trame de mes jours quilcr
flatte touavorr impunément Sheg.cm.itoemiene fur-tour
de fe fouftrairealahache du Ligeur,
quand
jours
de richeffe. J'ai foixante ans, &
il jouit d'une aparence
travaux &x
fon crima fanté eft altérée par mes
par
&
&.
toutes les tracafferies, qu'il a tulcirées
me,
par
retenir les debris de ma fortune. Je
reproduires pour
fesremords,
metraine langunflamment, tandis quecachant
une
il montre aux Spe@ucles & dans la place puhlique,
tête non moins coupable quaudacieule(s). criminelle
eft, ditil,
Ceft fur-tout en marière
quil
permis aux Juges, de faire ucception de perjonnes, maxilhomme le plus en credit, peut
me qui. fignifie que
elpérer Timpunité.
forfair dons
ait cu plainte
Cefl, dit-il,le premier
ilya
i contre
aine langunflamment, tandis quecachant
une
il montre aux Spe@ucles & dans la place puhlique,
tête non moins coupable quaudacieule(s). criminelle
eft, ditil,
Ceft fur-tout en marière
quil
permis aux Juges, de faire ucception de perjonnes, maxilhomme le plus en credit, peut
me qui. fignifie que
elpérer Timpunité.
forfair dons
ait cu plainte
Cefl, dit-il,le premier
ilya
i contre --- Page 37 ---
contre moi, j'apporte, dit-il, ma vie entière en témoignage de mon innocence.. Mais le Doleur Williams
Dodd, Aumônier du Roi d'Angleterre, Prédicateur le
plus célèbre des trois Royaumes, fondateur de divers
holpices & établiflemens pienx, apportoir en témoignage de fon innocence, une carrière.de foixante années;
ila avoit fabriqué une faufle quittance, & coupable un
feule jour, il a fubi le dernier fupplice.
< Mais, ajoute-t-il, un citoyen honnête, domicilié
9> depuiszs ansdans la Colonie,ne doit pasétrefoupgonné
9 d'un alfaffinat de defein prémédité >; non fans doute,
il ne doit pas en être foupçonné, mais quand le délit
eft prouvé, on ne doit pas lui faire grace au mépris d'un
autre citoyen & de Thumanité.
II ne faur qu'un inftant pour rendre criminel l'homme le moins foupçonné de crime. Le Préfident d'Entrecafteaux, jouiffoit à Aix de la réputation la plus entière,
quand ila a coupé lâchement la gorge de fa femme. Billard
fe difoit vertueux quand il fut mis au pilori; de même
que ceux qui méditent une banqueroute immenfe, font
les plus attentifs à augmenter leur crédit; de même,
les hommes les plus criminels font ordinairement les
plus grands fanfarons de vertu & de réputation. Jean
Garelché n'a point été criminel tant. qu'il n'a point eu
d'intérêt à le devenir ; mais depuis que je Jui ait fait
acquérir T'habitation Delaunay, il a entaffé tout ce
Tiniquité peut fuggérer d'horreurs, & n'a eu que f
de fe mafquer juiqu'à l'occafion de m'affaffiner; ; je lui
fuis devenu odieux, parce qu'il me devoit trop, parce
que je lui avois rendu. trop de fervices, parce que fon
E
sac. U * DUBOIS E.
devenir ; mais depuis que je Jui ait fait
acquérir T'habitation Delaunay, il a entaffé tout ce
Tiniquité peut fuggérer d'horreurs, & n'a eu que f
de fe mafquer juiqu'à l'occafion de m'affaffiner; ; je lui
fuis devenu odieux, parce qu'il me devoit trop, parce
que je lui avois rendu. trop de fervices, parce que fon
E
sac. U * DUBOIS E. --- Page 38 ---
orgueil fouffroit en ma préfence, & c'étoit ma perte
tramoir
il
fon père, fon cher
cora
quand m'appeloit
accufé
Qu'elle idée peut on fe faire de Thomme qui,
d'un crime capital & accablé par les preuves les plus
fortes, ofe dire de lui-même dans un mémoire imprimé, après avoir penfé être étouffé par le Peuple indigné, le jour même du délit : je fuis tellement au-deffus
du foupçon, que je jouis parmi mes Concitoyens, du
prix de mes travaux G de mes vertus (7).
braver
Il femble défier l'autorité de fes Juges & les
jufques fur leur Tribunal; eft-ce fur moi, leur dit-il, que
la Jufice doit s'appefantir ? Quel excès de hardielfe!
La Juflice fouvent a frappé les têtes ambitieufes, elle
fe plait à renverfer les coupables par-tout où elle les
apperçoit, & leurs efforts ni leur arrogance ne peuvent lui en impofer.
cents mille
Il fe récrie fur ce que jai conclu en trois
livres de dommages & intéréts (18) contre lui, outre
la réparation honnorable qu'il me doit, tant pour les
nouvelles injures qu'il m'a prodiguées dans fa lettre du
Décembre, & dans fon interrogatoire; ces domma7 & intérêts paroitront au contraire trop légers, f
ges l'on confidère la gravité du délit principal, & celle même
des injures, le luxe & l'orgueil de Jean Garefché, l'avarice quieft la première caufe du crime, & les prétentions
audacieufes de cet, homme, quine parle que par millions,
& croit que tout crime devient vertu quand il s'agit de
fortes fommes ; f l'on confidère fur-tout que je ne
(17) Page 32 : de fes menfonges imprimés. livres de France..
(18) Qui ne font que. 200, 000
des injures, le luxe & l'orgueil de Jean Garefché, l'avarice quieft la première caufe du crime, & les prétentions
audacieufes de cet, homme, quine parle que par millions,
& croit que tout crime devient vertu quand il s'agit de
fortes fommes ; f l'on confidère fur-tout que je ne
(17) Page 32 : de fes menfonges imprimés. livres de France..
(18) Qui ne font que. 200, 000 --- Page 39 ---
demande pour moi que 60000 livres, foibles dédommagemens des pertes & des retards que cette affaire
criminelle a apportées dans mes affaires civiles; retards
dont mon ennemi ne doit pas profiter, & que je COnclus à Temploi des 240, 000 livres excédentes, au
profit de la-ville du Port-au-Prince, où le délit s'eft
commis. C'eft au Tribunal du Public que cette affaire
doit fur-tout être jugée, & les Magiftrats qui compofent le Confeil Souverain, ne peuvent en une telle
matière fe confidérer que comme les délégués & les
proteéteurs du Peuple. L'intérêt de chaque ciroyen à
fa fureté perfonnel, à la tranquiliré de fon afile, doit
guider leur Jugement. La caufe que je défends eft celle
de toute la ville, de toute la Colonie, & 240, 000
livres de dommages & intérêts, font la moindre réparation que dans de telles circonftances il doir à fes
Concitoyens. Une dernière confidération ne permet
aux Juges de banlancer fur l'étendue des dommages pas &c
intéréts civils que je répète, c'eft qu'il n'eft pas douteux que Jean Garefché ne préférât toute autre condamnation à celle qui diminueroit fes prérentions, aux
richeffes qui font la caufe de fes égaremens, & qu'il
ne préférât la honte à la perre de l'argent, de cet argent
qui dans fon audace criminelle, l'aidera à braver Tifamie elle-même.
Enfin les Loix ne fixent rien en matière de demmages & intérêts, ils doivent être arbitres d'aprés les
circonflances, les lieux & les perfonnes, & l'on ne peut
difconvenir qu'après une acquifition de 1, 650, oCo
livres, & dans toutes les, autres circonflances qui ont
MC. G * DUBOIS *.
argent, de cet argent
qui dans fon audace criminelle, l'aidera à braver Tifamie elle-même.
Enfin les Loix ne fixent rien en matière de demmages & intérêts, ils doivent être arbitres d'aprés les
circonflances, les lieux & les perfonnes, & l'on ne peut
difconvenir qu'après une acquifition de 1, 650, oCo
livres, & dans toutes les, autres circonflances qui ont
MC. G * DUBOIS *. --- Page 40 ---
36 le crime de Jean Garefché,
précédé & accompagné font moins à fon égard que mille écus
300, 000 livres
affranchi qui auroit été malT'on accorderoit à un
m'a faits font
que
Blanc; car les torts qu'il
traité par un
ce
eft impora mon I age, & c'eft qu'il
tous irréparables dans la proportion des dommages
tant de remarquer
& intérêts (19). Topinion publique ; peut-on porter
Il invoque
le coupable
Rer
loin Tefpèce d'aveuglement qui égare fon offenfe auroit
dernier moment ? Il oublie que
s'il ne
qu'au
fur le champ, par le Peuple indigné, au décliti.
été punie
en maifons, & évadé
s'étoit fauvé de maifons
de la Maréchauffée, que le
du jour, fous la proteéion lui accorda pour fauvegarde.
Commandant. militaire
eft-ce celle de
Quentend-il par l'opinion publique? feroit utile de nomde & de quelques autres quil
?
ménager les pervers
&
mer, car. pourquoi dérifion mes titres anciens àleflime
Quilcite avec
Puifque mes bienfaits
de la Colonie.
à lareconnoillance
des fervices rendus depuis
fe font effacés de fon coeur, être inurillement rappelés
quarante ans pourroient bien
change & fe renoudans une Colonie dont la population mais ils font confiétonnante,
velle avec une rapidité publics.quont rendu les Adinis
gnés danslestémoignages
Cour eft fapliée de ne pas perdre de viie ma plainte & intérêts en réparation & aux.
(19) La écrits. elle: doit ajourer. aux' On dommages doit avoir égard à Tatrocité
réparations d'igjures p3t. j'a1 droit de réclamer, écit, ,& à plafieurs mois de. diflance cllca
des injures a fois répétées remarquables par
par, la force des,
de diffamek
Ces injures) (ont fue-tour
dâns-le
MIREETA
annoncent la pesléstrance la la vie plus 'a été coupable, anc fuite de'travawix asilesau Pablice
an cicoyta dont- toute
rocité
réparations d'igjures p3t. j'a1 droit de réclamer, écit, ,& à plafieurs mois de. diflance cllca
des injures a fois répétées remarquables par
par, la force des,
de diffamek
Ces injures) (ont fue-tour
dâns-le
MIREETA
annoncent la pesléstrance la la vie plus 'a été coupable, anc fuite de'travawix asilesau Pablice
an cicoyta dont- toute --- Page 41 ---
37.
niftrateurs & les Minifres du Roi, & ce fcroit me
manquer à moi-même que de paroitre les oublier, quand
ils'agit de mon honneur qu'attaque un parvenu, après
àvoir attenté à ma vic.
On trouve à la fin de fon imprimé, un ate précédé
PIÈCES JUSTIFICATIVES;
de ces mots, en gros caraétères,
bien
le Sieur Garefché a tout
cette pièce juftifie
que divifer, innover & éloimis en ulage pour affoiblir,
gner ma créance, & le déguerpiffement qui devoit en
réfulter à défaut de payement; mais c'eft abufer groflièrement de la crédulité publique que de fe perfuade rqu'elle
le juftifie du crime dont ii eft acculé, au contraire elle
laggrave, & c'eft de ce forfait que je pourfuis la vengeance, tandis que le coupable ne parle que de fes vertus
& de fa fécurité.
Mais qui pourroit l'en croire? La fécurité n'eft plus
faire pour lui. La nature a placé de longs fopplices dans
le coeur même du coupable.
Il triompheroit plutôt de la Juftice elle-même, quil
de fes remords; il fe verra réduit
ne à fuir pourroit la folitude, triompher & dans le flence des nuits la cruelle
infomnie me vengera de lui. Jufqu'au dernier jour 1e ; il
me verra toujours me réveiller fanglant aux coups qu'il
m'a portés, Il verra mes mains tremblantes s'élever au
Ciel, avec horreur, en reconnoiffant mon affaffin dans
celui que long-temps javais cru mon ami; il entendra
irritée, ils viendront
mes cris & ceux de la multitude
le tourmenter à toute heure & le frapper de terreur. Son
Mc. U * DUBOIS *
lui. Jufqu'au dernier jour 1e ; il
me verra toujours me réveiller fanglant aux coups qu'il
m'a portés, Il verra mes mains tremblantes s'élever au
Ciel, avec horreur, en reconnoiffant mon affaffin dans
celui que long-temps javais cru mon ami; il entendra
irritée, ils viendront
mes cris & ceux de la multitude
le tourmenter à toute heure & le frapper de terreur. Son
Mc. U * DUBOIS * --- Page 42 ---
;8
déformais fenfible
le crime, ne fera
coeur defféché par
R D.
Signé D AGUILAI
qu'al'effroi.
G ODIN
& autorifation. Signt
Pour alMflance
Avocat.
TI T E,
D E FILLIE
32SE1 SARCIVILEDARETES
E S.
M A d R QU
RE
intrigué fourdement pour m'oppofee
wIt eft tellement faux que jaie les créanciers de la Dame Delaunay,
de Garefché; avec
de plus des dcux tiers
aux arrangemens moi qui lui ai procuré le confentement
: créanciers. c'cft
bien peu de préfence d'efprit, pour croire qu'il
Il faut fuppofer aux Leêeurs dérails & les preuves de mon fecond mémoire,
les
la
alléguer un tel menne fe rappclieront utr pcu les Juges que vérité, pour avant d'ètre adlaffiné par
il faut lorfque refpedter je puis. prouver que quinze oit j'étois jours couché & endormi,avois
fonge, Garelché Durocher, fur mon lic,
les pourfuites que faifoit
Jcan
de mes propres intérêts, fufpendu lc contraindre à accomplir une
au détriment luile fyndic de mes créanciers, pourl
contre de fes obligations,
perdre de vue que tandis que je me facriparic Je (upplie mes Juges de ne pas rcftois perfonnellement en bute aux pourfuites
fiois ainli pour un perfide,je d'un autre côté il m'abufoit de vaines livres pro- de
de ces mêmcs créanciers; aLAFu limpollibilicé de retirer les 125, 000. & me retemeffs, pour," me mettre lui avois promis de changer en rentes viageres, Oaobre 1785, en
créanees que je francs
devoit me paytr, depuis lc 13
nait 80 mille
quil
& Piccard , qu'il fuppofoit inépuifables,
mandats fur les Sicurs Meynardie tout a payer & ne payoit rien. livres de
& fur tefquels il renvoyoir & au dcla les 125 mille
créances;
Néanmoins j'ai rembourfé privé du '4 O8obre 1785, je lcs ai les en inftances nature,
mentionnées au fous-fcing
heure, elles font produites dans
& je puis les repréfenter a toute mais je ne vcux plus recevoir de lui de
civiles que je pourfuis contre lui; les raifons dans mon fecond mémoire, &j'ai
rentes viageres, j'en ai befoin expliqué feroit des lettres de refcifion,
à la fois
obtenu en tant que la cruauté à fon comble que de délivrer me retcnir du refte des
N'étoit-ce mille pas porter francs,, qui deveient me fervir à me à 60 ans la rente qui
quatre-vinge
& de me garder
ces mêmes
créanciers qui me fous pourfuivoient, prétexte que je ne pouvois diminuer termineravec fa dette fans aucun
m'étoit promife,. pas un moyen affuré de
créanciers ? N'étoit-ce
enu en tant que la cruauté à fon comble que de délivrer me retcnir du refte des
N'étoit-ce mille pas porter francs,, qui deveient me fervir à me à 60 ans la rente qui
quatre-vinge
& de me garder
ces mêmes
créanciers qui me fous pourfuivoient, prétexte que je ne pouvois diminuer termineravec fa dette fans aucun
m'étoit promife,. pas un moyen affuré de
créanciers ? N'étoit-ce --- Page 43 ---
débourfé, cn retardant le jour oi cette 39 rente devoit
Si le Sicur Garefché avoit
commercr courir? promis fer lcs Sieurs
purgé en 1785, dans les mandats qu'il m'avoic
duflent étre payés, Meynardie & Piccard, quelques termes que ces mandacs
livres qu'il devoit à pourvu M. Dicort, qu'ils 'comme fullent acceptés & négociabics, les 80,0co
indépendamment des fommes
acquéreur de Madame Delaunay,
au mêmc tirre;je ferois
qu'il deux me redevoit & me redoir perfonnellerer. C
auroic eu tout le
depuis de
ans exempt d'affaires & d'embarras. it
j'ai
temps payer les deux cents quarante mille livres
tranfportées micux
au Sieur Deluynes, de Nantes; mais il m'a lié les que
fes pour
m'afiafliner de toutes les façons. II a fait banqueroute à bras tous
par cngagemens fa lettre du envers moi, & a manqué à la parole qu'il m'avoit donnée
Il
13 Oétobre 1787. Sieurs me trompoit groflièrement en me promettant des mandats
des
affez riches Meynardie & Piccard, qui ne lui devoient rien &c ne acceptés feroiene
pour acquiter fes dettes s'ils en avoient la voloncé. Le
pas
qui exiftàt entr'eux étoit de lui
fur
foul accord
coûtoit rien en leur confiant le procurer des eux un crédic qui ne leur
les adreffer au Sieur Garefché de chargement la Rochelle denrées de T'habitacion, , pour
de change tirées fur ces denrées. Un événement 9 qui devoit accepter lcs. lettres
oi ma confiance étoit encore aveugle, auroit dà furvenu dans les momens
des Sieurs Mcynardie & Piccard n'étoit
du me démontrer que la caiffe
de Jean Garelché, & qu'ils avoient foin point de
tout commune avec celle
en compenfation qu'a concurrence des remifes de ne denrées rien accepter, ni admettre
Le Sieur Legrand de
qu'il ponvoit leur faire,
comme tant
Campeaux, créancier de la Dame
avenglé
dautres par la fuffifance du Sicur Garefché, Delaunay, avoit
prendre fà fignature au bas de la prière
avoir adreflée
laidlé furde T'habitation. Il avoit acheté des Nègres qu'il des Sieurs
aux créanciers
& le Sieur Garefché promit de les payer; mais Meynardie vint & Piccard,
Sieurs Meynardie & Piccard obrinrent une Ordonnance quand
l'échéance les
mettre en prifon Je ne doutois pas qu'une telle vexation de rigueur pour 'e
vée par le Sieur Garcfchié, & quil ne fir retirer fur le
ne fic delaproude rigueur; mais voici la réponle qu'il me fit le 8 champ l'ordonnance
a Je reçois dans le moment, .mon cher
Novembre 1785.
payer; mais Meynardie vint & Piccard,
Sieurs Meynardie & Piccard obrinrent une Ordonnance quand
l'échéance les
mettre en prifon Je ne doutois pas qu'une telle vexation de rigueur pour 'e
vée par le Sieur Garcfchié, & quil ne fir retirer fur le
ne fic delaproude rigueur; mais voici la réponle qu'il me fit le 8 champ l'ordonnance
a Je reçois dans le moment, .mon cher
Novembre 1785. tâcherai d'arranger l'affaire de M. Daguilard, votre lectre.. .Je
> mais je crains que le bonhomme n'ait Legrand oublié de Campeaux à fa fatisfaction,
a promis dans le temps que Mrs Meynardie & nos accords je lui
> quelque temps l'efict de l'ordonnance qu'ils Ficcard fulpendroient pour
> aujourd'hui qu'il compte au
auroicnt contre lui, & je vois
> Meflicurs 20000 livres ou environ contraire que cC fera moi gui payerai à ces
> du tout promis. Je vous fouhaite fanté qu'il leur & doit, ce que je ne lui ai point
Je ne fais lequel avoit raifon, mais le Sieur profpérité, Legrand &c. de &c >. krouva point fatisfait, il prit
Campeaux ne fe
qu'il avoit ligné; mais ce n'eft nimtimistnadentcilan contre le confentement
pas ma faute fi, forcé par des ordres de rigueur
() C'ef Tufage du Sieup Garefché de tourner en ridicule ceux qu'il read malheureux;
ac, G * DUBOIS *. --- Page 44 ---
fon'propre débiteur, le Sieut
fomme croyoit acquittée par
fa fortune,
de payer rne
quil cftirrité, Ce payement impréeua dérangé avoit dépendu
Legrand de Campeaxsen Garefché a eu Hinyaflice de croire qu'il
& cipendint le Sieur
de Campeaux ne le pourfnivit point. celui
de moi q'e le Sieur Legrand le témoignage du fyndic les de facrifices mes créanciers, que j'ai faits
Je puis prouver & celui par du Sieur Saint-Marin,
du Sicur Glay
Girefché à mes propres dépins. avoit civipour faciliter ie Sicur
rapelle la fentince du premier Juge qui c'eft que le
(b) Le Sieur Garefché déclare que s'il n'en fait pas l'apologie, 2
lifé la pro.édure, & à
de l'infirmer. du Mars,
Confeil Supérieur a ye (on propos mémoire), que l'arrêt de la Cour, 27, le Sieuc
Il prét.nd (page 9 la fentence de civilifation, cn, ordonnant procédurd
à
accufé; que
R
s'ft borné refteroit annuller a.cufateur, & Jean Carefché &
tout fe trouvoit renvoye
Dagunlard même été réglée à T'extraordinaire, cet arrêt que ne doit pas faire un préjuge
n'a devant pas les premiers Juges $ qu'ainfi
contre lui. l'arrét n'avoit pas tout prononcé en décla
foutenir que
le Sieur Garefch
Mais qui pourroit du premier Juge, en ordonnant
la procé
rant nulle la fentence
Jeroit
Puifque
ELSE
demeureroit accufé, & que la procédure c'étoit extraordinaitement qu'ell
dure avoit été commencé eertaordinairement, mais Jean Garefché a des motifs pour voir autremcn
devoit être continuées
ayant été conti
que fes Juges.
tout prononcé en décla
foutenir que
le Sieur Garefch
Mais qui pourroit du premier Juge, en ordonnant
la procé
rant nulle la fentence
Jeroit
Puifque
ELSE
demeureroit accufé, & que la procédure c'étoit extraordinaitement qu'ell
dure avoit été commencé eertaordinairement, mais Jean Garefché a des motifs pour voir autremcn
devoit être continuées
ayant été conti
que fes Juges. il avone à la même page, que témoins la procédure entendus contre lui or
Cependant
a l'arrét de la Cour, les
à V'extraordinaire ? nuce conformement
la procédure étoit réglée
de Jean Garefché
été récollés e confrontés, foible échantillon des contradidions
Ce n'cft la toujours qu'un dans un mauvaife caufe.. a vu le Sieur Gare
on fe trouble Le Sieur j. A. L. Laborde, premier couché témoin, fur mon lit & endormi
ché (c) entrer dans la chambre oit j'écois, de mon lic & me donnerdeux fuite coup
il a vu le Sieur Garefché alors s'appracher lui dépofant, a pallé & a été de reconnu prévs
de canne fur le front;
aflaffinoit leur oncle : il a
nir les Sieurs Lopes lorfqu'elle frercs, qu'on lai a été* repréfentée le Juge. eft entré,s
de Garefché
: le Sieur
dangoue
çanne Tels (ont les termes dc la dépolition de canne fur mon front, & jétois et
arprochi, il a frappé deux coups lui-même le délit: il a couru arertir
dormi. Le témoin caraétérife l'on aflaffinoit leur oncle,
chez m
Sicurs Lopes frères, que
troifième témoin, eft entré
Lc Sieur Laujeon de la Touche, & m'a trouvé couché & endormi, ce moi qui
vers onze Leures du matin, & un inftant après ila vu entter chez alors il a
engagé à fe retirer, inconnu, & enfuite il a entendu des cris, & s'eft auffi ren
homme à lui perfonnes accourues aux mêmes l'homme cris, qu'il avoit vu
entrer plufiears & a parfaitement reconnu
malgré lec
dans ma chambre, qui, entouré de diverfes perfonnes lui portoit dépofant, prit
inftant auparavant, de çanne fur moi; il ajoute quc
efforts des coups
homn --- Page 45 ---
homme au collet', & à l'aide des autres perfonnes
chambre l'en fit fortir. qui étoient dans la
midi, Le Sieur Guiho, quatrième témoin, m'a entendu crier un
arrêté un qu'on homme m'afalinoit fur mon lit, il eft accouru au peu avant
à lui inconnu, lui a arraché fa canne & me fecours, à
Ces trois dépofitions font auffi pofitives for la
l'a remife,
font claires & concordantes fur toutes ls
narure du crime, qu'clles
trois témoins ne nomment par le Sieur circonflanccs, mais, deux des
inconnu, Ils parlent du commencement Garifché; c'eft un homme à eux
en indiquer la fin.
fur mon lit, il eft accouru au peu avant
à lui inconnu, lui a arraché fa canne & me fecours, à
Ces trois dépofitions font auffi pofitives for la
l'a remife,
font claires & concordantes fur toutes ls
narure du crime, qu'clles
trois témoins ne nomment par le Sieur circonflanccs, mais, deux des
inconnu, Ils parlent du commencement Garifché; c'eft un homme à eux
en indiquer la fin. & des progrès de l'affafinat fans
Mais le Sieur Létang, 9 le Sieur
teron libre, en même temps qu'ils Moreau, &le nommé Bonnecafe, quartous trois le Sieur Garefché; ils dépo's ent des mémes fairs, nommenc
gné de Jang; le Sieur Garefché indiquent lz fin, il m'ont trouvé bais
je l'ai ait, le Jang de fa vidime en a été lui- méme couvert, 6 comme
Le Sieur Zanico,
a rejailli Jur lui. ment il a délivré le deuxième témoin, a raconté dans fa dépofition comment il l'a fait faurer coupable dans la des mains de ceux qui l'avoient arrété : comattiré à ce fujet des
maifon du Sieur Robere; comment il s'eit
chofe indigne que de reproches, délivrer en cntendant cricr à haute voix : c'eft une
Daguillard chez lui; il
un homme gui fort d'aflafiner le Sieur
lut-meme, oui, c'eft une regretta chofe infame ce qu'il venoit de faire, en s'écriane
Mais comme ce n'étoit pas affez de toutes que d'affafiner ces
un vicux homme,
Girault, ajoute un fait important &
dépolitions, la Dame
roit au coin de la rue de Belair, précis. Cette le Marchande, qui demeufait fuivre par fon Négre pour favoir voyant ou
Sieur Garcfché agité, l'a
fin; le Nepre eft revenu lui dire ce ilalloit, fe
&
étoit fon defle Sieur
qui palloir; a auffirôt
)
3ccl
il étoit Lopes jeune, fon voifin & neveu dudit Sieur
avcrti
de plaficurs trop tard, & bien-tôt après elle a vu le Sieur Garelché Daguilard; mais
(4) Le Sieur perfornes Garefché qui s'étoicnt emparés de lui. entouté
le compte que j'ai rendu des me reproche d'avoir varié pluficors fois dans
Sa cette remarque n'eft point circonflances fondée, il fuffir principales. d'obferver Pour démontrer
circonftancié & raconté avec détail,
que le délic
fur la plainte feule que les témoins
dans la plainte, Que c'cft
frontés en leurs
ont O entendus, récollés & conpaffé rapidement dépolitions, fur des détails & que l'on ne pcur me reprocher d'avoir
de répéter dans mes écrits & dans qu'il coûtoit à moi & à mes défenfeurs
inflant je répète des faits. déjà trop mes fus, mémoires. C'eft
Faut-il qu'à chaque
articulés fo.mellement, c'eft dans lcs
dans la plainte gu'ils fonc
preuve eft complère. dépofitions des témoins que leur
(€) S'il étoit permis, dit le Sieur Garefché,
coupable 1l n'ef de guer - apens, il faudroit fuir le conmerce dc foppofer un cicoyen
point permis de
des hommes. fuppofer un citoyen coupable dc guet-apens;
F
Mc.
'à chaque
articulés fo.mellement, c'eft dans lcs
dans la plainte gu'ils fonc
preuve eft complère. dépofitions des témoins que leur
(€) S'il étoit permis, dit le Sieur Garefché,
coupable 1l n'ef de guer - apens, il faudroit fuir le conmerce dc foppofer un cicoyen
point permis de
des hommes. fuppofer un citoyen coupable dc guet-apens;
F
Mc. G *
DUBOIS . --- Page 46 ---
il 42 faut punir le ciroyen. coupable & le
mais, quand le délit eft prouvé,
r.trancher du commerce des hommes. des
politives, les
(f) Dans les cas oh il eft difficile d'acquérir & lesindices. preuves Reeprifima eft
Juges ne peuvent pas négliger les préfomptions funt dificilia, leviores proban
in jure illa propofitio un his qua probatu admitte. tiones ut fant conjedurae & prafomiptiones les conféquences qu'on tire d'un fait connu -
On entend par préfomption la vérité d'un fait certain mais inconnu dont on checfaire connoitre
Eseri la preuve. faire
la certitude qui réfulte
Les préfomptions font réputées eft preuvelorfque en clarté & en évidence; au
de leur nombre & de lcur qualité, de ézale foi qui dépoferoient du mêm: fai;
témoignage de plufieurs perfonnesd dignes
à la preuve
dans ce fens on peut dire qu'il ya preuve ou préfomp'ion égale le Sieur
étoit endormi lor/quil a été frappé par
que le Sieur Daguilard témoins font entrés chez lui peu d'inftans
Garefché, puifque plufieurs
&
le Sieur Laborde a r2 vu
ravant & l'ont trouvé couché & endormi, de canne que lur. fon lit. Les préfomptions
Sieur Garcfché lui donner deux coups de la nature des preuves, lorfqu'elles
font de la plus grande force & tiennent
naturellement du fait connu &
s'accordent aux aétes par écrit, & conduifent étant conftaté d'un côté le
conftité vCrs la vérité que l'on cherche : or
a été
& de
lit
TEe
Sieur Daguilard étoit couché fur fon lorfqu'il
frappé, très- forte qu'il a
dormoit l'inflant d'auparavant ; il y a préfomption fe fûr reveillé;
22 attaqué dans le (ommeil, bien qui foit poflible diftance qu'il infinie,, il feroic
mais de la poffibillité à la préfomprion,11 a une dans le court intervalle
le Sicur
fc fuc
".ai
pollible que
la vilice Daguilard du Sieur Laujeon &cl'agrellion. du Sieur Garefquil y a eu entre
lieu de le préfumer, & it y a au contraire une
ché, mais il n'ya pas étoit encore endormi lorfque le Sieur Garefché
pré'onption très-forte donné qu'il deux
à la tète, fur fon lit oii il étoit. couché. eft encré, & lui a Garcfché eft coups déclaré atteint 8 convaincu par la fentence
(e), Le Sieur
de
1° cn ce que le délic écans
dont eft appel.
lieu de le préfumer, & it y a au contraire une
ché, mais il n'ya pas étoit encore endormi lorfque le Sieur Garefché
pré'onption très-forte donné qu'il deux
à la tète, fur fon lit oii il étoit. couché. eft encré, & lui a Garcfché eft coups déclaré atteint 8 convaincu par la fentence
(e), Le Sieur
de
1° cn ce que le délic écans
dont eft appel. Je me plains cette fentence; livres d'aumône & ne m'acprouvé, ellc nc condamne le coupable qu'en la condamnation 5o,
ne répond Ipoint à
corde aucune réparation 5 2° en ce quc
la gravité des charges. la
du délit, il ne contefte que
Jean Garelché avoue lui-méme, faut gravité douter, ileft atteint & convaincu, 1
les preuves Or fi comme iln'en pas
de
les confi les preuves font complètes, il nes'agit plus n'a que fait proportionner la fentence. damnations à la gravité du délit,ce que
pas
a cu récollement &
La procédure a été fuivie extraordinairement, être fuivie à ily l'extraordinaire fur-tout
confrontacion: : or la procédure ne peut
a lieu d'infliger quelque:
à l'égird d'un do-nicilié, que lorfqu'il fa y
éft réglé:, les Juges. ram
cipitale ou affliat.ve, & dès que fur l'ablolution. procédnre ou la condamnation de l'ac
vent pronencer dérinitivement le déclarér atteint e convaincu, fans honnorable répax
culé; ils ne peuvent
ration envers la parcie civile. --- Page 47 ---
Le" Sieur Garefclié érant ateint 43 & sonvaineu fur
guct-apens, aucun Juge ne pouvoit s'abftenir de une acculation' de
zigueur deila Loi,
.T . prononcét - fuivant la
Stil s'agit de blefures faitesde
Th
: LI1 9
méme les blepures) fcroient ligéres, lc guerapens délit doit s8-deifang étre
Froid," gtiaré
Lc guer-apens eft évident, l'accufé choifit l'heure oir puni le de peine sapitale. s'endort ordinairement, c'eft à l'heure de midi,
ou Sieur Daguilard
déferres; il choifit un jour-dé fête,
temps les rues fonc
a PEglife rencrent dans l'intéricur de (olemnelle,roin leurs
ceux. quirné font point
fermés & le commerce fufpendu. Il fe maifons, les lieux publics 6 ant
de fortir de méme. 11 furprend le Siene promet d'entrer fans étre vu &
il n'eft armé que d'une canne
Daguilard couché & endormi,
n'en eft pas moins finiftre ; il encre, pour dloigner le foupçon, mais fon projet
providence fauve la vie au malheureux frappe, vicillard mais il eft apperçu, & la
On peut bien l'avouer, ce crime eft de la furpris dans le fommeil. criminelle clpèce. plus lâche & de la plus
Le coupable ef atteint & convaincu & il ofe défier @ la
Cependant le crime eft qualifié non-feulement dans Juftice,
par l'irftiné naturel des témoins,
la plainte, mais
claires & les Loix ont prononcé, 8 c'cft un aliaflinat : les preuves font
(A) L'Ordonnance de Blois, art. 195,
nation les meurtres, les outrages, & les comprend excès fousla même condamLe guct- apens, fe dit de ceux qui
commis de guet-apens.
la
Cependant le crime eft qualifié non-feulement dans Juftice,
par l'irftiné naturel des témoins,
la plainte, mais
claires & les Loix ont prononcé, 8 c'cft un aliaflinat : les preuves font
(A) L'Ordonnance de Blois, art. 195,
nation les meurtres, les outrages, & les comprend excès fousla même condamLe guct- apens, fe dit de ceux qui
commis de guet-apens. dent en trahifon e avec avantage. tuent, Voy. ou fculement outragent ex dchap. 2. Lacombe, matièrcs criminelles,
La feule machination ou attentat
punis dc mort. Odonnance de Blois. pour attaquer quelqu'un doivent étre
Cette difpofition eft conforme au droit
maniféfté par des indicsextérieures, foit Romain, qui veut que le deffein
ad leg. cornel, deficaris; leg. puniflable commel l'effet. L. 7, cod. non poft,
propter infidias, 14, cod, dehis qui accus
faire, Le ciime eft cenfé accompli, quand il n'a tenu à celui
qu'il n'ait été entiérement mis a
qui l'a voulu
effet mis fa force & fon indfrie. C'eft exécution, y. ayant pour cel
& non l'événement dans le
l'intention qu'il fauc cenfidérer
Jpeautur non cxitus. jugement des crimes; in maleficiis voluntzs
Sieur Jcan Garefché, eft atteint & convaincu d'avoir
Daguilard, en trahifon & avec
outragé & excédé le
(i)_Je n'ajouterai rien à ce
avantage. au fujct de la folvabilité; que j'ai dic dans mon fecond m/moire,
acquéreur folvable, il l'étoit, non, je n'ai point cru trouver en lui un
emais. 2 il Pft moins que la Dame
travaux t-hescroyalzipany qui
cnxd duis a procurant l'occafion:. der fer livrcr Dilaunay,
foi, le crime n'érojent &
plus de mon age, armer contre moi la mauvaife à.des
: Jerae me iditimule Tinfimic. poide qu'it a Réréc favorilé par los' premiers" Jnges
MC, G *
DUBOIS %. --- Page 48 ---
a
flatte de l'étre encore en 44 la : Cour. Il n'a point ét6 décreté
& qai1 fc
fes voitures. furchargent fans obftacles les chemins &
de prife de corps; d'immenfes revenus, ne paye que ce qr'il: veut &
les rues. 1l perçoit point ide D revers ; le coupable, s'endort julqu'au dernice 1
il..n'entrevoit
moment M13.
5'1
:
GODIN D E FILLIETTE
Pour autorifation. Signé,
!
de TImprimerie Royale, 1787:
Au Port-an-Prince,
fc
fes voitures. furchargent fans obftacles les chemins &
de prife de corps; d'immenfes revenus, ne paye que ce qr'il: veut &
les rues. 1l perçoit point ide D revers ; le coupable, s'endort julqu'au dernice 1
il..n'entrevoit
moment M13.
5'1
:
GODIN D E FILLIETTE
Pour autorifation. Signé,
!
de TImprimerie Royale, 1787:
Au Port-an-Prince, --- Page 49 ---
-
4 1
Topi8o
J3 Ta
PR ECIS
POURle Sieur JOSEPH-AINÉ-DAYID DAGUILLARD,
ancien Négociant au Port-au-Prince, originairement
plaignant & accufateur, appelant de fentence de civilifation, rendue en la Chambre Criminelle de la Jurif
digion de la même ville, le 4 Janvier 1787;
CO NTRE le Sieur GARESCHÉ DUROCHER;
Habitant au Boucaffin, au principalaccufe G défendeur,
intimé,
d'un délit qui n'a point
dans fon
Tros
d'exemple
genre,
l'atrocité & le concours de fes circonftances,
d'une fentence unique dans fon
TAET
la molleffe du jugement qu'elle contient 8 parlimpunité efpèce, par
qu'elle promer au crime.
Qu'on ne s'attende pas à trouver de l'ordre dans ces
A
Me. G * DUBOIS N. --- Page 50 --- --- Page 51 ---
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