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OBSERVATIONS
No 2.
DE MEDECINE ET DE CHIRURGIE CLINIQUE.
DISSERTATION
Présentée et soutenue à TEcole de Médecine de Paris,
le I2 janvier 1809, suivant laforme prescrite
l'article XI de la. loi du 19 ventôse an
par
X, conformément ct la décision du Ministre de PIntérieur, du
27 décembre 1808;
Par ABEE-VICTOR BRANDIN,
Chirurgien-Major, etc., etc.;
Membre des Sociétés de Médecine,
2 Sciences et Arts, de
Philadelphie, Bruxelles, Strasbourg et Venise.
Duo sunt pracipui medicina cardines; ratio et
observatio; $ obscrvatio tamen est filum ad quod
dirigi debent medicorum ratiocinia.
BAGLIVL
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE DIDOT JEUNE,
Imprimeur de l'Ecole de Médecine, rue des' Magons-Sorhonne, n°13.
1809.
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-
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M L va E 2
Pressé par les Circonstances qui me rappellent à T'Armée, et désirant satisfaire à la Loi, qui règle T'Organisation et PExercice de la Médecine , je suis forcé de me
borner à offrir quelques Observations de Médecine et de
Chirurgie Clinique. J'aurais pu aisément en augmenter
le nombre, mais j'ai cru devoir me fixer à celles que je
présente. Heureux si la discussion publique à laquelle
elles vont être soumises me fournit les moyens de rectifier les erreurs que j'aurais pu commettre ! plus heureux
encore si les principes qui m'ont dirigé sont approuvés !
M
decine , je suis forcé de me
borner à offrir quelques Observations de Médecine et de
Chirurgie Clinique. J'aurais pu aisément en augmenter
le nombre, mais j'ai cru devoir me fixer à celles que je
présente. Heureux si la discussion publique à laquelle
elles vont être soumises me fournit les moyens de rectifier les erreurs que j'aurais pu commettre ! plus heureux
encore si les principes qui m'ont dirigé sont approuvés !
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T F4as 2
* MCN a
APERCUS sur les Ulcères observés dans les
taux Militaires de Saint-Domingue,
Hôpidu Climat; des Saisons, etc.
etsurtInfluence
J'OASEAVAI dans le nord de l'ile de
Français, à l'ile de la Tortue, etc.) Saint-Domingue (au cap
difficilement, et dès-lors je crus devoir queles ulcères se guérissaient
particulière leurs phénomènes etleur suivre avec une attention
reconnaitre l'influence des
marche; je m'appliquai à
tion; j'examinai en
causes qui s'opposaient à la cicatrisaconséquence: :
10 L'influence des causcs locales
près de Pulcère.
immédiatement appliquées
20 L'influence des vices ou virus.
5o
des lieux qu'habitaient les
4o
du climat.
malades,
des saisons.
: de la situation et de l'exposition des
et notamment de ceux de Pile de hôpitaux, la
7°
des affections morales.
Tortue.
8o
. . des alimens.
Ne me proposant de dopner que des
tats des faits observés et recueillis,
aperçus pratiques, résulsur les théories et les définitions je n'entrerai dans aucun détail
seulement qu'on peut distinguer la différentes des ulcères : je dirai
est une solution de continuité
plaie de l'ulcère; ; qué celui-ci
vitales sont
chronique dans laquelle les forces
opprimées; ; et qu'il doit étre observé, comme
judicieusement dit Bordenz, dans lcs périodes d'irritation l'a
coction. Que la plaie, au contraire, est une solution de
et de
récente, dans laquelle les forces vitales tendent
continuité
guérison ou à la réunion; qu'elle cesse d'être essentiellement à la
tend plus vers ce but de
plaie alors qu'elle ne
entretenue
guérison, ce qui arrive
ou dégénère par un vice quelconque. lorsqu'elle est
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judicieusement dit Bordenz, dans lcs périodes d'irritation l'a
coction. Que la plaie, au contraire, est une solution de
et de
récente, dans laquelle les forces vitales tendent
continuité
guérison ou à la réunion; qu'elle cesse d'être essentiellement à la
tend plus vers ce but de
plaie alors qu'elle ne
entretenue
guérison, ce qui arrive
ou dégénère par un vice quelconque. lorsqu'elle est
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6 RI 4
apaa
(8) )
les ulcères dans leur guérison 2
Les difficultés que présentaient rencontrées dans une des causes suise sont le plus ordinairement
vantes, ou plusieurs d'elles réunies :
du tissu cellulaire; 20 l'endurcissement
1° Le boursouflement
ou infiltration; 4o les
des bords de l'ulcère ; 30 l'empâtement fistules; 60 Tinflammation;
varices ; 50 les sinuosités, fusées et
des parties
7° la gangrène ; 80 la callosité; ; 9° la désorganisation de déchiremens consiT'effet de commotions violentes, ou
par
dérables.
ces ul2° Les divers virus qui entretenaient ou compliquaient elfets sur
cères étaient le dartreux, qui dirigeait ses
le T'organe
au travail de la cicatrisation; syphillicutané, et s'opposait militaires sonl si souvent atteints: : je remarquai
tique, dont les
entretenait continuellement une transpiraque-la chaleur, qui
moins actif que sous les zones tem
tion abondante, le rendait tandis
cette même chaleur,
pérées et les zoues froides;
que souvent des affections
excitant l'organe cutané, y rebelles. produisait Le troisième virus, le
dartreuses et des éruptions
dans les Antilles, ou l'humiscorbutique, vice fort commun choisit de préférence, condité, Ja chaleur et les alimens Enfin qu'on le scrofuleux et le cancéreux
courent à le développer. ces sortes de maladies rebelles.
ont aussi rendu quelquefois
étaient mal approvisionnés, mal entretenus;les
50 Nos hôpitaux
souvent, et les malades, étendus sur
fournitures manquaient
leurs maux s'agquelques feuilles de bananier 1 voyaient malfaisantes. Il est facile
graver par Phumidité et les exhalaisons siluation n'était que trop propre
de concevoir qu'une les pareille ulcères les plus simples.
à faire dégénérer
n'est pas touLe degré de chaleur qui règne dans un pays
4o
de T'équateur.
jours déterminé par sa plus grande proximité
sont
Martinique et la Guadeloupe, par exemple, en
plus
La
et cependant celle-ci est plus
voisines que Saint-Domingue, --- Page 11 ---
pw ET EE h &
- 3 AE
(9)
chaude et plus dangereuse pour les Européens; ce qui
dépendre du peu d'étendue des premières, de leur pourrait
Les vents de la mer sont très-salutaires dans les Antilles. culture, etc. quelque direction qu'ils puissent avoir à la
Or
Guadeloupe, ils rafraichissent
Martinique ou à Ja
les courans
nécessairement ces deux iles par
alternatifs, qui se remplacent
fois le jour.
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- 3 AE
(9)
chaude et plus dangereuse pour les Européens; ce qui
dépendre du peu d'étendue des premières, de leur pourrait
Les vents de la mer sont très-salutaires dans les Antilles. culture, etc. quelque direction qu'ils puissent avoir à la
Or
Guadeloupe, ils rafraichissent
Martinique ou à Ja
les courans
nécessairement ces deux iles par
alternatifs, qui se remplacent
fois le jour. A
régulièrement deux
Saint-Domingue, au contraire (dont la
pourrait se comparer à un continent, sa surface étant grandeur estimée
plus de deux mille deux cent vingt-deux
de terre, qui succède le soir à la brise de myriamètres), la brise
focante, parce que,
arriver
mer, est souvent suf. embrasées, et
pour
au cap, elle passe surdes terres
se surcharge de calorique, au licu de le
sur les grandes masses d'eau. On pourrait encore déposer
les hautes moniagnes et les vastes bois qu'on rencontre penser à Saint- que
Domingue mettent obstacle au balancement de
à la circulation del'air. l'atmosphère et
La chaleur ressentie à Saint-Domingue raréfie les fluides
produit une espèce d'effervescence qui tend à leur
;
leur affinité naturelle et
faire perdre
pertes excessives la leursirapports vilaux, tandis que les
par transpiration relâchent les solides. On
prend pourdela force une fermentation intérieure (sij'osem'exprimerainsi), et pour bewdiafappaurrisenent
de grandes
que produisent
déperditions. On se sent porté vers les divers
res d'incontinence; 5 à ce désordre plysique qu'il faudrait genriger, , se joignent tous les écarts de
cordeviennent lentes
Timagination; ; les digestions
et pénibles, le sommeil
se perdent, les maladies arriyent. laborieux, > les forces
L'action de toutes ces causes débilitantes
cure des ulcères : d'abord, par la même raison influait les sur la
étaient privés de leurs propriétés
que fluides
pus ne pouvait être homogène, de bonne balsamiques et vitales, le
d'une coction salutaire; ensuite la
nature, et le produit
buait
faiblesse de la fibre contriencore à donner aux ulcères ce caractère de lenteur
je remarquai dans leur guérison , et non dans leur dégéué- que
--- Page 12 ---
N NL
-
( IO )
Car les maladies à Saint-Domingue ont ce caractère
rescence. dégénèrent promptement, et qu'elles guérisfàcheux, qu'clles
sent lentement. deux saisons marquées : l'une
50 1l y a à Saint - Domingue
et qui peut être désignée
tres-chande,sans pluie, sans orages, d'orages épouvantables
sousle nom d'été; l'autre, accompagnée des torrens de pluic, est désignée
annoncés par des tonnerres ,
sous le nom d'hivernage. Dans les mois très-chauds, ce qui a lieu depuis aveiljusqu'en plus
octobre, la fievrejaune se développe plus particulièrement,
les fièvres intermiltentes, les doublestierces,
activement, ainsi que
ou nerveuses, et les dyssenteries.
orages, d'orages épouvantables
sousle nom d'été; l'autre, accompagnée des torrens de pluic, est désignée
annoncés par des tonnerres ,
sous le nom d'hivernage. Dans les mois très-chauds, ce qui a lieu depuis aveiljusqu'en plus
octobre, la fievrejaune se développe plus particulièrement,
les fièvres intermiltentes, les doublestierces,
activement, ainsi que
ou nerveuses, et les dyssenteries. les adynamiques, les ataxiques
voit paDans les mois moins chauds ou Thivernage, les rhumatismes, on
raitre les catarrhes, les fluxions de poitrine, Barthes, et autres céla goutte, quoi qu'en aient dit Raynal,
lebres écrivains. intéressante. naturellement une remarque
Ici se présente
Créoles ou anciens Colons ; PhiL'été est plus salutaire aux
l'été l'est aux nouvernage leur est funeste : au contraire 3
il les aclimate;
veaux arrivés, et Thivernage leur convient, débarquer des
de sorte que l'époque la plus favorable dans les pour mois de novembre,
troupes à Saint-Domingue serait
décembre, janvier et février. Il faut de la chaleuraux Colons ) et à SantDomisgucleher jusqu'a 30. momètrevaric en été depuis 23 degrés de Réaumur
arrivés il faut du frais;.et dans les mois quiAux nouveaux thermomètre varie de 18 à 23 deg. Je l'ai
le procurent;1 le
le 1gjanvier 1 S02, à 16 deg.; ce qui,
observé au Cap-Français
tres-froide. les anciens habitans 2 était une température
pour
M.
chaleuraux Colons ) et à SantDomisgucleher jusqu'a 30. momètrevaric en été depuis 23 degrés de Réaumur
arrivés il faut du frais;.et dans les mois quiAux nouveaux thermomètre varie de 18 à 23 deg. Je l'ai
le procurent;1 le
le 1gjanvier 1 S02, à 16 deg.; ce qui,
observé au Cap-Français
tres-froide. les anciens habitans 2 était une température
pour
M. Gilbert, médecin en chef, l'avait vu l'année Histoire précédente Méla publié dans son
dans l'été à 58 deg., ainsiqu'il
dicale de l'armée de SaintDomingue. --- Page 13 ---
(ir)
Je conclus de ces remarques sur les deux saisons de SaintDomingue que les ulcères se terminent
hiver qu'en été chez les Colons ; et au plus difficilement en
ment en hiver qu'en été chez les
contraire plus facilequ'il est important de saisir, et qui nouveaux venus : différence
choses et des observations les
découle de la nature des
plus précises.
6° Le terrain sur lequel est silué un
et le
eaux stagnantes , méritent également hôpital, d'être
voisinage des
tion dans les causes qui influent
pris en considérapocrale avait bien
sur la cure des ulcères. Hiples habitations et leur rommasdid@enniserkal lieux envirorinans
ceptes deceg grand maitre exposition. Pour me conformer aux préje vais. faire connaître le
mes malades, et d'abord
lieu où étaient
Phôpitalde l'ile de la Tortue.
L'ile de la Tortue est située au nord de l'ile de
mingue, dont elle n'est séparée
Saint. t- Dosept cent mètres de largeur que par un canal de onze mille
moyenne.
Lelocal où étaient les blessés confiés à mes soins,
auparavant les Negres de l'habitation Labbattut. Il
recevait
le revers d'une colline qui elle-méme
est placé sur
Basse-Terre ; Tatmosphère,
surmonte le morne dela
à cause du voisinage du canal malgré cette élévation, y est humide,
Petit Saint-Louis et de
qui sépare l'ile de la Torlue du
plusieurs mares qui l'environnent."
Leseauxdonton: faisait usage pourles
une citerne
maladesétaient prisesdans
quidevenait souvent le
et tous les inconvéniens
réceptacle des immondices;
qui dénaturaient les
encore aggravés par laccumulation d'un
ulcères 1 étaient
lades, couchés sur le sol dont ils n'étaient grand nombre de màpeu de paille. Si l'on
à
séparés que par un
des cinq premiers mois ajoute de ces causes les pluies continuelles
si l'on considère
l'an 11, qui avaient relâché la
à
que ces mêmes pluies avaient donné fibre;
une immense quantité de
naissance
qui faisait que les malades moustiques et de maringouins, ce
fenétres, et
ne voulaient plus laisser ouvrir les
empéchaient le renouvellement de l'air, on se forL 4 K
à
séparés que par un
des cinq premiers mois ajoute de ces causes les pluies continuelles
si l'on considère
l'an 11, qui avaient relâché la
à
que ces mêmes pluies avaient donné fibre;
une immense quantité de
naissance
qui faisait que les malades moustiques et de maringouins, ce
fenétres, et
ne voulaient plus laisser ouvrir les
empéchaient le renouvellement de l'air, on se forL 4 K --- Page 14 ---
- 12 )
mera alors une idée des difficultés sans nombre qui contrariaient le traitement des maladies et la cicatrisation des ulcères.
dans les colonies, la nostalgie et les af7" On a remarqué que,
de sa
fections morales sont très - fréquentes. Séparé
patrie
des mers immenses, entouré de dangers et d'ubstacles;
par des consolations de l'amitié et de ses proches, celui qui
privé
est bientôt la proie d'une fièvre
s'abandonne à ses réflexions
détruit ses
erratique quile consumic,ou d'une dyssenterie qui
forces; si, dans ces circonstances (àcheuses, un individu est
atteint de la maladie qui fait. le sujet de mes réflexions, nul
moyen de la terminer : les chairs deviennent blafardes,la: suppuation sanieuse; la gangrène des hôpitaux même se manifeste,
si la résolution ou le desséchement de Tulcèren'a hâté la mort.
Que de causes sont venues miner nos forces ou domter notre
Il fallait combattre les artifices des ennemis et les incourage! insidieuses du climat. Des hordes de barbares venaient
fluences
le sommeil, et il fallait toujours
pour nous égorger pendant
sous le fer des briavoir les armes à la main, ou -succomber
et
gauds. La fièvre jaune exerçait en même temps ses ravages,
imprimait la terreur; tous les élémens semblaient conjurés
officiers et soldats, tous ont payé le tribut; et sur
contre nous ;
officiers de santé envoyés, en moins de
quatre cent cinquante
à peine en est-il resté quarante
deux ans, à Saint-Domingue,
de vivans.
de nourriture paraissait encore affaiblir le
8° Le changement
les
centre épigastrique, point sur lequel paraissent s'appuyer
forces vitales; les alimens sont moins nourrissans qu'en fraiche, Europe.
On mange trop de salaisons et trop peu de. viande
resle est moins bonne qu'en France. La nature parait
qui, du
la soif qui se renouvelle et la
demanderdés fruits pour tromper
chaleur qui fatigue; on semble entrainé, par un affaiblissement alors
à faire
des boissons spiritueuses; et
qui en impose,
usage
on use les dernières ressources de la vie.
issent s'appuyer
forces vitales; les alimens sont moins nourrissans qu'en fraiche, Europe.
On mange trop de salaisons et trop peu de. viande
resle est moins bonne qu'en France. La nature parait
qui, du
la soif qui se renouvelle et la
demanderdés fruits pour tromper
chaleur qui fatigue; on semble entrainé, par un affaiblissement alors
à faire
des boissons spiritueuses; et
qui en impose,
usage
on use les dernières ressources de la vie. --- Page 15 ---
T3
F SE ER NAIX BR RA AE
(13)
Malgré ces causes, j'ai observé des uleères
dement vers la cicatrice par des routes plus marchaient rapidicrées par des écrivains
que celles inSis
qui tendentà la guérison. quisupposent quatre périodes dans ceux
En considérant avec soin les changemens qu'ils
lorsqu'ils étaient sans complication,
éprouvaient
M. Bayer ( Cours de Pathologie je remarquai, comme la dit
en sorlait un liquide
chirurgicale, ans
sans
rougeâtre,
consistance Get7),quil
flanmation le changeait en
; bientôt linface de la plaie se couvrait pus . de blanc, épais, homogène; la surlement saillans; ; lenr grosseur diminuait bourgeons charaus ) inégails se rapprochaient les uns des autres; ; l'étendue quelque de temps après;
nuait; toutes les parties
l'ulcère dimion voyait
voisines se dégorgeaient et
;
paraitre sur les bords une
s'allaissaient;
endroits où elle se manifestait cessaient pellicule de
rougeâtre, et les
cule gagnait chaque jour
suppnrer; cette pellientière.
) jusqu'à ce qu'entin la cicatrice fat
lonais J'ai particalièrement observé cette marche chez un soldat
plaie dont-famputaila cuisse; il élait d'une stature
poqui résulta de l'ampotation fut énorme,
collossale; la
miers jours elle diminua de plus de la moitié; Dans les quinze presuivans de plus d'un quart, puis d'un
dans les quinze
la diminution de la
huitième, de manière
plaie ne se faisait jamais
que
l'approche de l'entière guérison.
plus lentement qu'a
Dirigé par les principes exposés
mèdes sarcotiques dans la cure des 7 j'ai rejeté l'emploi des reguens, dont on a fait, comme de ulcères; la
j'ai employé peu d'onqu'on bannit aujourd'hui
saignée, un grand abus, et
Fhomme était condamné à nesaisir peut-étre trop exelusivement, comme si
et Ruggiery, célebres
que les extrèmes. MM. Sografia
des ulcères que l'eau chirurgiensitaliens, tiède,
n'emploient dansl la cure
assurant que c'est la véritable sans mélange d'aucune substance,
Pratique Hippocratique.
A ZN
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'ai employé peu d'onqu'on bannit aujourd'hui
saignée, un grand abus, et
Fhomme était condamné à nesaisir peut-étre trop exelusivement, comme si
et Ruggiery, célebres
que les extrèmes. MM. Sografia
des ulcères que l'eau chirurgiensitaliens, tiède,
n'emploient dansl la cure
assurant que c'est la véritable sans mélange d'aucune substance,
Pratique Hippocratique.
A ZN
a L --- Page 16 ---
a0
A
MAAN
(14)
encore, êt dont l'éloquence et les
Un antreitalien, pluscélebre
aussi la
vastes connaissances médicales, et peut-être
auditoire singularité de
des opinions, lui altirent à Milan le plus nombreux
de l'auteur dell analisi dell preteso genio
lItalie, je veux parler
della Febbre epidemica di Genova,
dHippocrato, dellastoria des traductions et commentaire. de
negli anni 1799 et 1800, s'élève avec force contre cette même
Brown et de Darwin,
Pratique Hippocratique. lexercice ou le repos du membre, la compresLes frictions ,
les eaux minérales; changer la nature des
sion ,le cautère actuel,
enfin, entretenir l'ulcère à un
ulcères par des topiques actifs, la charpie sèche ou imbibée
degré convenable d'inllammation;
selon les
d'une décoction tonique ou émolliente, ou astringente, le cérat de
cas; le suc de citron frais, Thuile de térébenthine,
Galien, etc., sont les moyens quej'ai le plus souvent mis en n'étais usage,
et m'ont ordinairement réussi, lorsque cependant je
qui contrarié F'influence du climat, par la pénurie, par mille
point
concourent par dans les hôpitaux à rendre les résultats
causes qui incertains. De ce nombre sont le régime peu
thérapeutiques
l'indocilitédes malades,etc.
todentenrotnade
Thuile de térébenthine,
Galien, etc., sont les moyens quej'ai le plus souvent mis en n'étais usage,
et m'ont ordinairement réussi, lorsque cependant je
qui contrarié F'influence du climat, par la pénurie, par mille
point
concourent par dans les hôpitaux à rendre les résultats
causes qui incertains. De ce nombre sont le régime peu
thérapeutiques
l'indocilitédes malades,etc.
todentenrotnade --- Page 17 ---
N RS 6g TL
(15)
HISTOIRE NATURELLE
CHIRURGICALE.
Observation sur cent cinguante vers tirés
dans lespace de huit par lesfosses nasales
jours.
Le plus haut point de perfection dans la
decine et de la chirurgie, est sans doule le pratique de la méentre le degré de la maladie et le remède rapport convenable
les observations et les méthodes curatives propre à la guérir; et
plus utiles que lorsqu'elles ont le même vantées, ne sont jamais
J'ai vainement cherché dans
cas à combaltre.
maladies de ce pays (sous la les auteurs qui ont écrit sur les
portes jusqu'à
zone lorride), depois Poupée Desd'avoiroccasion Campet, un cas semblable à celui
de traiter; tous gardent le
que je viens
me parait cependant mériter
silence, Cette maladie
cales del l'Amérique.
une place dans les annales médiM. Guilain (François), âgé de trente-six
Haute-Saône, officier à la
ans, né à Rouchamp,
d'une bonne
Quatre-iagt-troisième demi-brigade,
à
constitution, mais affaibli par sept mois de
Saint-Domingue, et par plusieurs maladies
séjour
présenta, le 19 ventose an 11, al'art, un de ces qu'ily a éprouvées,
lesquels on se trouve forcé de combatire les cas affligeans dans
voir avec certitude déterminer et
accidens, sans pouDans les preniers jours de encore moins attaquerleur cause.
mière fois, des picotemens ventose, il éprouva, pour la prefosses nasales, surtout à leur incommodes, une irritation dans les
remarquables, gui cessaient de partie supérieure; picotemens peu
laient à des intervalles de
temps en temps et se renouvejours se passèrent ainsi
quatre à cinc jours. Huit à dix
sans inquiétude de la
lorsque, ce qui n'était qu'une
part du malade,
réelle, continue et toujours incommodité, devint une douleur
fosses nasales, et inférieure rapportée des
à la partie supérieure des
décida à entrerà l'hôpital
sinus frontaux. Le malade se
je le vis pour la
Durand, du Cap-Français. C'est là que
suivans:
première fois; il me présenta les symptômes
uit à dix
sans inquiétude de la
lorsque, ce qui n'était qu'une
part du malade,
réelle, continue et toujours incommodité, devint une douleur
fosses nasales, et inférieure rapportée des
à la partie supérieure des
décida à entrerà l'hôpital
sinus frontaux. Le malade se
je le vis pour la
Durand, du Cap-Français. C'est là que
suivans:
première fois; il me présenta les symptômes --- Page 18 ---
AE 2 0u -
3 a
A
a
(16) )
et presque décolorée, une voix rauque, la
Une figure assez pleine
du sommeil,
respiration laborieuse, un malaise général, privation
d'appétit, mouvement fébrile; le nez tuméfié, rouge, enperte
trois
les fosses nasales enflammé dans ses
quarts supérieurs; fétide, laissaient
duites d'un mucus épais et d'une odeur
passage
une forme conique, renflée et obtuse
à des vers qui présentaient antérieurement; une des extrémités
postérieurement, plus grèle
l'autre l'était
une espèce de suçoir très-aigu;
se terminait par
ouverture à
abouune
large
laquellevenaient
moins, et présentait
du milieu de la longueur
tir deux lignes noirâtres, qui partaient
introduire
de cette extrémité et supérieurement; on pouvait y
à
d'une
On ne distinguait ni pattes ni anneaux
la tête
épingle. dans leur marche, les deux lignes noires étaient
la simple loupe;
de Lamarck.?aux
en dessous. Les rapporterai-je au tricocéphalus
asccaris de Fortassin? ou, comme Wolhsfarhlt, aux strongles? à leur
avec Littre, aux centipèdes? Je laisse aux naturalistes
ou,
assigner un rang et un nom.
la sortie des vers et rechercher leur cause, calmer
Provoquer du malade et favoriser le sommeil, telles élaient
les agitations
en
des fules indications à remplir. - Ony satisfit prescrivant faites d'heure
migations de vinaigre camphré et des injections d'huile d'oen heure avec une mixture aromatique, composée décoction de kinlive,d'eau de mélisse, de teinture d'aloës et de
kina.
bouillons; et pour médicamens, de l'eau
Pour régime, quelques
vineuse et une émulsion.
entrée à Phopital,
Le 22 ventose, ou le troisième jour de son
du manul
la nuit, agitation violente, efforts de la part
repos favoriser la chute des vers qui, aussitôt qu'il s'assoulade pour
des fosses
luisemblaient tomber des ouvertures postérieures
pissait,
Inquictude morale. - Les vers
nasales dans Pisthmedu gosier.
donti til sera rendu
sont recueillis et soumis à diverses expériences,
compte à la suite de cette observation.
jour, le malade n'avait encore gouté aucun repos;.
Lc quatrième
nuit, agitation violente, efforts de la part
repos favoriser la chute des vers qui, aussitôt qu'il s'assoulade pour
des fosses
luisemblaient tomber des ouvertures postérieures
pissait,
Inquictude morale. - Les vers
nasales dans Pisthmedu gosier.
donti til sera rendu
sont recueillis et soumis à diverses expériences,
compte à la suite de cette observation.
jour, le malade n'avait encore gouté aucun repos;.
Lc quatrième --- Page 19 ---
-
ENUR CW 3 T : 32 T NCRE
CAu
(17)
rester sur son lit que le temps nécessaire pour
il ne pouvait
Il renditjusqu'à
faire les injections et prendre ses fumigations. étaient de même forme et
vingt vers dans le courant du jour; ils
de même vigueur que les précédens.
la
luiLe cinquième, le nez était extrèmement rouge, entre peau Yexsante; les vers avaient fait une ouverture extéricure il en sortit six
trémité inférieure des OS propres et les cartilages. distinguer ce que
à huit par cette ouverture. On pouvait à peine autre vers, tombés
disait le malade, qui rendit plus de quarante de
rouges,
des arrières-narines dans la gorge. Ily en avait plus
de
cette intensité de couleur ils paraissaient moins jouir
et avcc
dit
leur couleur
la vie. ( Fotassin, Dissertation sur les Vers, que
rose est de bon augure, qu'elle annonce leur fin.)
furent continuées.
Les injections et les fumigations précitées avaient faite au nez
-Le25, l'ouverture extérieure que les vers
à cet enparaissait fermée, il y avait un enfoncement marqué A la dépresdroit. Les vers avaient enlièrement cessé de sorlir. On
revenu à son état primitif.
apersion près, le nez paraissait
du côté
çut alors un point ulcéré au fond de T'arrière-bouche dans l'isthme du
gauche. Le malade se plaignait d'une compression
Son
disait-il, les vers s'y étaient accumulés.
gosier, comme si,
descendus dans F'estomac, qu'il
imagination les lui représentait
Du tabac pris en
croyait sentir rongé (c'étaient ses expressions).
qu'on
poudre ne produisit aucun effet surlà membrane pituitaire, avec les
supposa altérée. Ses justes inquiétudes augmentaient avaler de
nôtres; son état devenait alarmant; il ne pouvait plus
liquides ni de solides.
alors : l'une, et la plus urDeux indications se présentaient
d'inanition. Degente, était de secourir le malade près de périr
d'un coup
vait-on, comme le fit Desault, dans le cas très-connu les narines,
de feu dans la bouche, introduire une sonde par l'ouverture du
la faire passer dans le pharynx, et la fixer à
pour
fréquemment les alimens fluides
nez, et par ce moyen injecter
ce procédé, si le
les plus nourrissans ? On aurait pu employer
dest -
A
d'inanition. Degente, était de secourir le malade près de périr
d'un coup
vait-on, comme le fit Desault, dans le cas très-connu les narines,
de feu dans la bouche, introduire une sonde par l'ouverture du
la faire passer dans le pharynx, et la fixer à
pour
fréquemment les alimens fluides
nez, et par ce moyen injecter
ce procédé, si le
les plus nourrissans ? On aurait pu employer
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A --- Page 20 ---
A
3 A
(-18).
avait été moins enflammé, moins obstrué; mais vu l'état
pharynx
l'introduction de la sonde n'aurait pas été plus
des fosses nasales,
facile; c'eût été multiplier les difficultés en ajoutant aux obstacles
il
L'instrument inventé par Bellocg pour
dans le cas dont s'agit.
aurait pent - être pu arriver au
lier les polypes de ces parties,
niveau des arrière - narines, sans parer aux inconvéniens. Qui
d'ailleurs que le malade, même le plus courageux, eût
répondra
incommode d'un corps étranpu supporter la présence toujours excessive causée par la maladie ?
ger, qui ajoute à la douleur déjà
les
Ilrestait les lavemens nutritifs, et l'espérance de désobstruer
le
des émolliens ou par un violent
fosses nasales ou pharynx par
à introduire le
effort. Ils furent mis en usage 5 et on parvint
il occasionna peu de vomissemens et fit son effet
tartre les stibié; selles. Le malade affaibli et fatigué reposa un peu.
par
de crachats épais et
La nuit il fut moins agitceslexpectoration
furent réfa sortie des, vers eut lieu de nouveau. Les injections
avait
plusieurs fois, et il rendit encore plusieurs vers. Il y
pétées de Pamélioration dans son état. - Il put prendre un bouillon.
On lui prescrivit deux lavemens.
la
Le 28,les vers cessérent encore de tomber; mais l'appétit et
possibilité de manger étaient revenus. Une soupe 2 quelques pruneaux cuits, quelques onces de vin lui furent donnés.
Le 50, la dépression de la partie moyenne du nez était tousensible. Le malade commençait à moucher, etle passage
jours de l'air dans les fosses nasales à s'établir. Il restait toujours une
du reste, la
altération de la voix, un nasillement désagréable;
de
déglutition s'opérait bien, toutes les fonctions se faisaient
même. Le malade était guéri. 1 Je lui recommandai de contituer
d'abord émollientes, et quelques jours après avec
des injections, 7
les rendre légerede l'eau simple et un peu de vinaigre pour
ment astringentes.
air dans les fosses nasales à s'établir. Il restait toujours une
du reste, la
altération de la voix, un nasillement désagréable;
de
déglutition s'opérait bien, toutes les fonctions se faisaient
même. Le malade était guéri. 1 Je lui recommandai de contituer
d'abord émollientes, et quelques jours après avec
des injections, 7
les rendre légerede l'eau simple et un peu de vinaigre pour
ment astringentes. --- Page 21 ---
ENOT 2 Ta L L
REC3
(19)
Ezperiences sur les pers tirés desfosses nasales.
Le 22 ventose , àsix heures du soir, trois vers furent
une cloche; le lendemain, à sept heures, ils étaient mis sous
vans. Le 23, six à huit autres vers sont mis
encore vil'huile d'olive; six heures après, le plus en contact avec de
vait des
grand nombre consermouvemens très - forts. Les autres n'en donnaient
aucun signe. Le jour suivant, les premiers
plus
parurent dans
en
gourdissement; les retirant de Fhuile et en les
l'ense sont ranimés, puis sont morts un peu après. essuyant, ils
D'autres n'ont pas attaqué la viande fraiche
fiée, sur laquelle ils ont été posés dans
1 ou putréLe froid du verre les engourdissait.
un endroit chaud.
les tue promptement. On
Lieutaud dit que la glace
çais de
sent qu'il est impossible au
répéter l'expérience de Lieutaud.
Cap-FranDans l'espace de huit jours, on a tiré des fosses nasales
malade plus de cent
de ce
cinquante vers.
onti ils
portés? comment s'y. sont-ils développés? Commenty
éléapLes individus atteints de cette maladie, y ont-ils
tunité ? Mais la bonne conslitution de l'officier
une opporde eette
qui fait le sujet
lerait cette observation, son tempérament sanguin, rien ne déceprédisposition. Il n'avait point d'ozène, ni de maladie
vénérienne, ni aucune maladie dans les fosses nasales.
Son état l'a obligé de coucher et de passer les nuits
air; il s'est quelquefois lavé le
en plein
et bourbeuses,
visage avec des eaux stagnantes
qu'il aurait pu aspirer. Y aurait-il eu de
vers ou ceufs, qui, portés dans les fosses nasales,
petits
veloppés ?
s'y seraient déDans le courant de ventose, le nommé Bouché,
de la même
sergent-major
des
demi-brigade, est mort à l'hépital des
vers par les fosses nasales.
Pères, rendant
Il's s'était plaint long-lemps avant de vives douleurs à la
supéricure du nez, et il rendait des vers,à certaine distance. partie
Mes
N
3eR --- Page 22 ---
E
- 20 )
sur son état
démarches pour avoir de plus amples renseignemens
ont été infructueuses.
mon séjour à l'ile de la Tortue,
Un de mes collègues, , pendant mais il a négligé de le recueillir.
m'a parlé d'un fait semblable; mouche ait déposé ce germe, comment
Si l'on admet qu'une énorme quantité de vers ?
celui-ci a-t-il produit cette
Littre, admettre qu'ils ont
puisse, avec
Je ne crois pas alimens qu'on et. celle de la circulation, pour venir
pris la voie des
Ni avec d'autres que cette maladie a des
percer l'os cribleux.
contrées. Quelles qu'en soient la
rapports avec l'air de certaines mentionnées, celles d'oxide de
cause et T'espèce, les fumigations d'une forte décoction de feuilles vertes
mercure sulfuré rouge, et
de tabac, sont avantageuses.
'ils ont
puisse, avec
Je ne crois pas alimens qu'on et. celle de la circulation, pour venir
pris la voie des
Ni avec d'autres que cette maladie a des
percer l'os cribleux.
contrées. Quelles qu'en soient la
rapports avec l'air de certaines mentionnées, celles d'oxide de
cause et T'espèce, les fumigations d'une forte décoction de feuilles vertes
mercure sulfuré rouge, et
de tabac, sont avantageuses. --- Page 23 ---
SEE MAKS
CS V3 tak E SN RCSF
(21 )
FIEVRE JAUNE
ORSERFATIO ON.
Étienne Lebrun, agéd'environ
près Orléans, d'un
vingt-quatre ans, né à Combleu,
Six mois à
tempérament sanguin, élait depuis près de
Saint-Domingue, où il n'avait
fatigue, ni privation, DI indisposition, jusque-là éprouvé ni
de la
lorsqu'en revenant de
Tortue, 2 au Cap-Français, dans la nuit du 20
l'ile
an 11, il fut exposé à P'humidité et à la
au 21 nivose
semens de bile et plusieurs selles
pluie, et eut des vomisment du navire.
qui furent attribués au mouveLes jours suivans, il se plaignitdef froid, 3 de
lalgie et de perte d'appétit.
lassitude, de céphaà entrer à Thôpital militaire Cessymptômes de la
persistant, il demanda
de clinique de M.
Providence. Placé dans la salle
là,il
Bally, , je me chargeai de l'observation.
me présenta lessymptômes suivans:
Ce jourleur sous-orbitaire
céphalalgie violente, douchâtre
, yeux fort rouges, somnolence,
et humide > soif intense, ventre libre, urines Jangue blanrespiration non génée, prostration de force. Une peu foncées,
bain de pied lui furent prescrits.
limonade et un
A la visite du soir, le médecin Bally l'examina
et jugea que Lebrun était atteint des
avec attention,
fièvre jaune. Ille fit frictionner tout premiers le
symptômes de la
frais, etordonna del'infusion de camomille par
corps avec des citrons
Troisième jour. Le malade avait étéfort pour boisson ordinaire.
plus forie, l'inquiétude morale
agitéla nuit; la céphalalgie
yeux ardens et la conjoncture augmentée; la face plus rouge, les
difficile, le
fortement injectée ; la respiration
pouls plein et dur, la chaleur forte, , la peau sèche.
Tous ces symptômes, ainsi que lage et la constitution
rique du sujet, paraissaient commander la
pléthoet pratiquai. Je tirai un sang noir, épais, saignée, que je proposai
de six onces; le malade se trouva
quej j'évaluai à la quantité
Le soir, la nostalgie et la terreur soulagé. se
manifestèrent; je consolai
J
; la respiration
pouls plein et dur, la chaleur forte, , la peau sèche.
Tous ces symptômes, ainsi que lage et la constitution
rique du sujet, paraissaient commander la
pléthoet pratiquai. Je tirai un sang noir, épais, saignée, que je proposai
de six onces; le malade se trouva
quej j'évaluai à la quantité
Le soir, la nostalgie et la terreur soulagé. se
manifestèrent; je consolai
J --- Page 24 ---
Fa 1 6 a ::
SRAG
7 AAR ACURHE
1e 22 )
s'inquiéter et aggraver ainsi sa
à ne point
le malade, 9 l'engageant auprès de sa famille dépendait de son
maladie; ; que son retour
La nuit du trois au quatre fut orarétablissement. Quatrième.
diacoumseticetincohéplusieurs fois sans motif;ses
son lit; ileut une
geuseilsele
àle faire resterdans
rens, sans liaison; je parvins trois selles très liquides et jaunes. - Sa
pelite hémorragie nasale,
fort animés; le menton et le cou
face et ses yeux étaient toujours La langue rouge et humide sur
prenaient une teinte jaunâtre. avait dans son centre une forme blanchâtre
ses bords et sa pointe étaitsouple;l les urines abondantes et jaunes;
et thumide,tabdomen
laborieuse;1 le pouls petit et fréquent,
la respiration devenait plus
bain tiède, lavement.
la peau très-chaude. - Eau vineuse, toujours s'échapper du lit, et cepenLe soir, le malade voulait levé. Inquiétude ; agitation.
dant il ne pouvait rester dans la nuit, puis assoupissement comaCinquième.. Délire
inquiétude qui le porlait à jeter çà
teux, anxiété , gémissemens,
Vésicatoire qui produisit
et là ses membres et à se découvrir. sérosité abondante-ily eut dans
des phlyctaines remplies d'une
nasale.
le courant du jour une hémorragie
Sixième.. Tous les symptômess
et furent
Krmrmaeluietatee
intense ; les vomissemens survinrent
dit et devint plus le malade mourut le lendemain.
de matières noires: $
les soins les plus affectueux,
On avait prodigué à ce malade éclairés, et on ne put prolonger son
les plus assidus et les plus
de l'invasion de la maladie. Il
du septième jour
maladies
existenceau-dela la fièvre jaune est une de ces
quiparaissent donnée
est vrai que
de Fart, qui jusqu'ici n'a aucune dans les
se. jouer des ressources traitement. Elle est préparée souvent
positive pour le
morales, et cetle observation en offre
colonies par les affections
Il ne fallait que la plus petite cirun exemple des plus frappans. cette cause
elle fut
en
prédisposante:
constance pour mettre jeu
essuya. Lhumidité
amenée par celle humidité, cette pluic toutes quil les régions, mais plus
et les pluies sont fàcheuses dans qu'ailleurs ; et plus eucore
particnlierenent à Saint-Domingue
les étrangers que pour les indigenes.
pour
morales, et cetle observation en offre
colonies par les affections
Il ne fallait que la plus petite cirun exemple des plus frappans. cette cause
elle fut
en
prédisposante:
constance pour mettre jeu
essuya. Lhumidité
amenée par celle humidité, cette pluic toutes quil les régions, mais plus
et les pluies sont fàcheuses dans qu'ailleurs ; et plus eucore
particnlierenent à Saint-Domingue
les étrangers que pour les indigenes.
pour --- Page 25 ---
A3
( 23. )
Celte observalion comme beaucoup d'autres de cette nature,
me fournirait une foule de réflexions, auxquclles je me livrerais
si lcs bornes de cette dissertation me le permettaient; j'ajouterai
seulement.quejel fus sensiblement affligé de la perte de.cethommc,
qui m'avait été confié par ses parens et son protecteur. Je ne
négligeai aucun des moyens qui furent en mon pouvoir pour le
sauver du danger quile menaçait; mais les efforts délétères d'une
cause désorganisatrice sont bien supéricurs à ceux de la science
ct de l'amitié,
- t
- - --- Page 26 ---
(24)
SIT un cas d'Hydropisie guérie par
OBSERFITION
Vésicatoires rubéfians.
Tapplication de plusieurs
ans, entra à Thôpital miliFrançois Weis, âgé de irente-sept
s'y faire traiter
19 brumaire an 9 7 pour de
elle
taire de Valldohd,). 1 Quotidienne dans principe, Elle
d'une fièvre intermittente. et fut combattue par le kinkina.
devint bientôt tierce,
de la fièvre succéda un empâtement,
céda; mais à la disparition gagnant les cuisses et le scrotum,
une enflure aux jambes, qui, la
au bras, enfin devint gés'étendit à T'abdomen, à figure,
nérale.
frimaire, dans la salle de clinique
Le malade fut placé, le 22 confia T'observation.
du médecin Bally, qui m'en
savoir si elle était sur
Distinguer l'espèce ahydropisies
par des obstruchumorale Ou entretenue
ou sons-tonigue, tel était le probléme à résoudre.
tions',
des signes, l'absence de ceux d'hydropisie de la lésion
L'examen analytique
ramenèrent aux idées
humorale et d'obstruction 7 le malade ayant été affaibli par une
de, la force tonique; mais
antécédentes, T'usage soutenu
longue fèvre et par des maladics digestives el produit) probablement
du kina ayant altéré les forces
fallait se prononcer pour
débilité indirecte, , on crut qu'il
les lois de la méla
néanmoins
- En suivant
à celles de la
Pétat sous-tonique.
également s'assujettir
decine analytique, on pouvait à la fois deux indications.
médecine imitative, et remplir d'associer quelques sels dans les
On jugea donc à propos les forces; en conséquence on adsubstances destinées à relever
combinée avec le niministra d'abord une tisane sudorifique amer, 7 dans lequel on faitrate de potasse; ; ensuite un de apozème sulfate de magnésie, dont on aug- les
saitentrer un ou deux gros voulait exciter plus ou moins vésimentait la dose selon qu'on
Yapplication des
évacuations alvines; et enfin on levés preserivit d'heure en heure, et applicatoires rubéfians. Ils étaient
- Le premier jour on en mit
qués de suite sur une autre parlic.
istra d'abord une tisane sudorifique amer, 7 dans lequel on faitrate de potasse; ; ensuite un de apozème sulfate de magnésie, dont on aug- les
saitentrer un ou deux gros voulait exciter plus ou moins vésimentait la dose selon qu'on
Yapplication des
évacuations alvines; et enfin on levés preserivit d'heure en heure, et applicatoires rubéfians. Ils étaient
- Le premier jour on en mit
qués de suite sur une autre parlic. --- Page 27 ---
N MN ( a N - P
- -ER MT o
(25)
quatre. - Pour régime, le malade eut trois
ceuf et huit onces de vin blanc, le tout deux onces de pain, un
Le deuxième jour, le sommeil avait été
fois par jour.
tristes, la face pâle et boursoullée, la
faible, lcs yeux étaient
Ja soif peu forte > les forces diminuées, langue blanche et humide,
le scrolum très-tuméfié, les urines le ventre volumineux, 9
respiration peu laborieuse, la circulation pâles, lente claires et rares 2 la
peau sèche et un peu chaude. On continua la 9 le pouls mol, la
et l'apozème s et on appliqua quatre vésicatoires. tisane sudorilique
Le troisième, mauvais sommeil, méme
le quatrième, idem.
régime, six vésicatoiros;
Le cinquième , la nuit avait été
le volume du scrotum
bonne 2 le malade eut unes selle;
3 des extrémités et de
pas changé. On substitua à la tisane
l'abdomen n'était
amère nitrée. On appliqua six vésicatoires. sudorifique une tisane
moins mol,face moins bouflie, ventre
Le sixième, pouls
urines plus abondantes. Même et extrémités moins tendus,
Le
régime ; six vésicatoires.
septième, le repos de la nuit fot troublé
besoin d'uriner; le malade rendit près de
par le fréquent
pâles et claires dans l'espace de douze quatre pintes d'urines
diminué de volume. On
heures ; le scrotum élait
augmenta la quantité des alimens.
Le huitième, les yeux étaient plus animés, la face
presque à son état naturel, , la langue
la
revenue
mac faisant bien ses fonctions ; le ventre rouge, était soif nulle 1 l'estole scrotum, ainsi que les extrémités
moins volumineux,
la circulation, dans un bon état; les supérieures, urines
la respiration et
fatiguer le malade par le fréquent besoin assez de abondantes pour
ventre libre, l'appétit
les rendre ; le
Le
impérieux 1 augmentation d'alimens.
neuvième, les eaux étaient entièrement
lade n'avait aucune infiltration ni
évacuées. Le mament guéri.
engorgement, il était parfaiteDanslès trente-deux vésicatoires furent
ou cinqjours, ,la plupart agirent comme qui
appliqués en quatre
seulement produisirent des vessies; mais rubéfians, trois ou quatre
on ne les enleva point,
du -
les rendre ; le
Le
impérieux 1 augmentation d'alimens.
neuvième, les eaux étaient entièrement
lade n'avait aucune infiltration ni
évacuées. Le mament guéri.
engorgement, il était parfaiteDanslès trente-deux vésicatoires furent
ou cinqjours, ,la plupart agirent comme qui
appliqués en quatre
seulement produisirent des vessies; mais rubéfians, trois ou quatre
on ne les enleva point,
du - --- Page 28 ---
(26)
l'intention
on ne les fit pas suppurer, et ils ne contrarièrent stimulant pas
de relever les forces toniques en
l'organe
qu'un'avait
de la peau.
n'est presque partout qu'un registre
L'histoire des hydropisies
heureux quand il se trouve des
mortuaire ; aussi doit-on s'estimer donner
lueurs d'escirconstances favorables et propres à
quelques beaucoup
pérance: :parmi ces circonstances on doit compler pour été ménagé
de Vindividu, et surtout celle d'avoir
la jeunesse
a donné naissance à celle-ci.
dans le courant de la maladie qui de "la voir être la suite d'autres
Car il n'est que trop ordinaire
des organes gastriques,
affections , ou l'effet d'un affaiblissement
administrés.
ou de remèdes trop long-temps très-souvent mortelles, et les
Du reste , les hydropisies étant efficaces, on doit tourner
remèdes connus par conséquent peu
sans altérer les forces
ses vues vers des moyens nouveaux qui,
digestives, puissent relever les forces toniques.
les
Le médecin Bally nous fit observer que. les hydropisies, succèdent aux
cachéxies, ou autres maladies de ce genre qui leur origine à l'afdoivent presque toutes
fievres intermittentos,
l'usage des remèdes, ou par une
faiblissement de l'estomac par de la nature dans une longue
fausse direction des mouvemens l'estomac comme un des trépieds
maladie. Regardant tavec Bordeu des forces vitales, et comme
de la vie, comme Vhypomochlion éminent de sensibilité et d'irritajouissant d'ailleurs d'un degré
administrés pendant
bilité, il croit que les toniques, long-temps donner la débilité indirecte
une fièvre intermittente, finissent par
trop haut.
avoir porté les forces à un degré
de Brown, après
les remèdes internes,
Partant de cette idée, il ne pouvait répéter
de cette
fortement stimulans ou toniques, 3 dans une hydropisie existant entre
nature. Il imagina que les rapports sympathiques rendre efficaces les
la peau et les,organes intérieurs, Il pouvaient recommande par. conséquent
remèdes appliqués à l'extérieur. malades, de fréquentes frictions
dans ces cas lexercice à ses le tronc. C'est ce même principe
seches sur tous les membres et
de la peau, le réveil des
qui fit croire qu'en rubéfiant une partie
, 3 dans une hydropisie existant entre
nature. Il imagina que les rapports sympathiques rendre efficaces les
la peau et les,organes intérieurs, Il pouvaient recommande par. conséquent
remèdes appliqués à l'extérieur. malades, de fréquentes frictions
dans ces cas lexercice à ses le tronc. C'est ce même principe
seches sur tous les membres et
de la peau, le réveil des
qui fit croire qu'en rubéfiant une partie --- Page 29 ---
a MAs a A A
- -
(27 )
forces toniques de cet organe se répéterait
autres, et que ce moyen serait aussi actif promptement sur les
C'est une chose bien digne de
qu'eflicace.
et qui confrme le
remarque daos cette observation,
principe que les remèdes
prédispositions organiques et
agissent en raison des
ses vues vers la peau, et tous morbifiques. les
Ici on dirigeait toutes
les urines. Tant il est vrai
la mouvemens se portèrent vers
cipe de vie modifie l'action que des sensibilité particulière du prinet les fait
médicamens les plus
Ce n'est converger vers le but principal et le
spécifiques,
pas le seul exémple
plus utile.
qui, traité par les
que j'aie eu. J'ai vu un malade
sueurs ni de selles, sudorifiques et les laxatifs, n'eut
, mais chez
les
point de
tous vers les voies
lequel mouvemens se
traité
urinaires, et il guérit
dirigèrent
par les apéritifs, se retablit au parfaitement. Un autre,
Ces
moyen de
observations, 9 et d'autres de celte
sueurs copieuses.
que, s'ily a des spécifiques
nature, me portent à penser
est altérée par la force
d'organes ou de maladies, leur action
ne doivent être
sensitive; ; d'où je conclus que les remèdes
cause
appliqués qu'en raison de la
matérielle ou réelle; et alors seulement connaissance de la
cifiques de maladie.
ils deviennent spéDans Thydropisie,
sont affaiblis, il faut quelle que soit sa nature, quand les organes
diriger les
peut varier ces moyens de
applications vers la peau ; on
produisent aucun dommage. beaucoup de manières, sans qu'ils
On m'a raconté qu'une femme
loppa le corps avec de la poix de ayant une anasarque, s'envetoute la peau , et il s'ensuivit cordonnier. Celte poix rubéfia
les matelas; ; et au bout de un suintement général qui perçait
Ces procédés ne font
quelques jours la malade fut guérie.
lois.
qu'imiter la nature et se conformer à ses
Toutes les éruptions
elle-môme, guérissent spontanées, tous les ulcères, la gangrène
nous pas aussi des Phydropisie : pourquoi ne
cielles? Ne.
rougeurs 7 des tumeurs, des pustules produitions- artifiméme que le guérit-on malade n'a pas , avec une chemise de galeux, lors
jamais été infecté de ce vice ?
Rr
i
ques jours la malade fut guérie.
lois.
qu'imiter la nature et se conformer à ses
Toutes les éruptions
elle-môme, guérissent spontanées, tous les ulcères, la gangrène
nous pas aussi des Phydropisie : pourquoi ne
cielles? Ne.
rougeurs 7 des tumeurs, des pustules produitions- artifiméme que le guérit-on malade n'a pas , avec une chemise de galeux, lors
jamais été infecté de ce vice ?
Rr
i --- Page 30 ---
- -s
(28)
de produire de grands ulcères
Il serait sans doute dangereux
quels sont
la
: on sait, par expérience,
le
ou de solliciter gangrène
Mais ne tirerait-on pas
les funestes effets des scarifications.
factice , que lon ferait
même avantage d'une éruption simultanée pustuleuse sur le corps de soixante emnaître par Fapplication dont l'ouverture ne serait guère plus grande
plâtres fenestrés, tête d'une épingle, et sur chacun desquels
que le diamètre de la
de poudre de cantharides? On
on mettrait quelques grains
curatifs, sans courir
imiterait ainsi la nature dans ses abondante moyens suppuration, ou d'un
les dangers d'une longue et trop
trop grand ulcère. --- Page 31 ---
I3 N AR N X
EAL ERO 7 ERN FANY
(29) )
0BSERFATIOXS sur la situation de Fenise, cl sur les
Causesdes maladies quiaffectèrent les
tionnées dans celle wille eldans les iles troupesfhangaises stavoisines, année 1807.
VENISE, située sous le 45- degré de latitude
sur soixante et douze iles qui communiquent etle3g-delongitude entre elles
sieurs centaines de ponts , est au milieu de l'eau salée par plulagunes.
et des
Sa circonférence a un peu plus de six milles
lieues de Paris : elle est divisée en deux
véniliennes ou deux
parties
unlarge el profond canal appelé il Canale
principales, par
en
et fait comme deux villes unies parle Grande, quila traverse
de Rivo-Alto. C'est au bas de ce pont, du grand côté et des magnifique pont
furent jetés les premiers fondemens de cette ville prisons, que
voit encore les restes de la première chapelle. singulière ; on y
Venise est entrecoupée de nombreux canaux
élroites, torlueuses et plus semblables,
; ses rues sont
écrivain,
comme l'a dit un célèbre
9 à des corridors qu'à des rues. L'air,
circule difficilement; ; le soleil n'y pénètre jamais. par Sa conséquent, y
qui va toujours en décroissant, élait encore estimée, population,
ans, à cent cinquante mille ames; elle en possède ily a vingt
peine la moitié.
aujourd'hui à
C'est assurément de Venise et des petites iles qui
qu'on peut dire que, sous le même degré et à de l'environnent,
tances, ily a souvent de grandes différences
très-petites la
disla longévité.
pour salubrité et
Malamocco, quir n'en est éloiguée (de Venise) de
quatre milles, est presque inhabitable. Murano et
que
être tout-à-fait semblables, n'offrent
la
Burano, saus
Venise, qui est encore assez salubre pas même longévité que
habitués. Des renseignemens
de pour ceux quiy sont nés ou
Venise, la vie
dignes foi m'ont appris que, dans
moyenne élait dans la mêmc
les pays élevés; ce qui est fort différent de proportion que pour
Malamocco, où le physique des habitans Torcello, et surtout de
funeste de la situation. Les individus annonce assez l'influence
y sont jaunes, secs ou bouffis,
A
Venise, qui est encore assez salubre pas même longévité que
habitués. Des renseignemens
de pour ceux quiy sont nés ou
Venise, la vie
dignes foi m'ont appris que, dans
moyenne élait dans la mêmc
les pays élevés; ce qui est fort différent de proportion que pour
Malamocco, où le physique des habitans Torcello, et surtout de
funeste de la situation. Les individus annonce assez l'influence
y sont jaunes, secs ou bouffis,
A --- Page 32 ---
-
0 30 )
tourmentés de fièvre intermittente;ce malheuet presque toujours d'un sol bas, entouré de toutes parls de marais
reux état est l'effet
constamment des exhalaisons délétères.
el de canaux d'ou sorlent
toujours plongé dans un
Dans ces lieux malsains, on est presque raréfié
le jour, et qui
brouillard épais pendant la nuit,
pendant du,soleil. La
retombe de nouveau sur les habitations au coucher
donne
élevée qui règne long-temps dans ces lieux,
température
activité à toutes ces causes.
encore une nouvelle
moi-mème tout ce qui,
J'ai fait employer et mis en usage pour les auleurs les plus
est recommandé par
dans ces circonstances, coucher de bonne heure; 'se soustraire à
cstimés. Rentrer etse
les vêtemens; faire
l'air de la nuit; se garantir de T'humidité avant par d'avoir excité le ton
de l'exercice le matin; ne point sortir
dose de liqueur
de l'estomac par quelques alimens ou une légère telles furentles respiritneuse; ; redouter les excès en tout etsoldats genre: de mon régiment.
commandations que je fis aux officiers
stationnés à Malales individus
Mais, malgré ces précautions, depuis le mois de mai 1807
mocco, Lido , Treporti, etc., considérablement etc.,
de ces fièvres injusqu'en octobre, souffrirent
Febbriquanto agliefetti,
termittentes; ce que Gianninidit-chele)
di
sono una vera peste permanente,
e al modo propagarsi,
> peut sartouts'apcl'esse vi miclono una parte dipopolasione,
pliquer à ces lieux.
beaucoup plus grandes, furent
Les iles de Marano et Burano, dans la première, à Murano, que
moins funestes aux troupes. C'est fournaises où se fabriquent'les fase trouvent de nombreuses
doit-on une partie de son
meuses glaces de Venise; et peut-être circulation de lair que
moindre d'insalubrité à la grande
de chaleur. Cependegré T'entretien de ces immenses foyers
nécessite
avait déjà dit:
dantScaliger
Muranum incolumi caelo, , atque insontibus auris,
Et guud majori nomen, ab orbe tulit.
plupartdes autrès iles voisines 7 tout présente
NaaBumnoetdanslay de la
la plus dégottante, ce
la livrée de la misère et
malpropreté
insalubrité à la grande
de chaleur. Cependegré T'entretien de ces immenses foyers
nécessite
avait déjà dit:
dantScaliger
Muranum incolumi caelo, , atque insontibus auris,
Et guud majori nomen, ab orbe tulit.
plupartdes autrès iles voisines 7 tout présente
NaaBumnoetdanslay de la
la plus dégottante, ce
la livrée de la misère et
malpropreté --- Page 33 ---
TT a an - 25 A No
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: 31 )
qui contribuait encore à répandre les maladics parmi nos soldais.
On peut ajouterà ces causes physiques l'influence des aflections
morales qui frappent si facilement le F'rançais cuand il est dans
des iles circonscrites, onil ne peutdéployersa prodigieuse activité.
Transplantés brusquemient (sije puis ainsi
d'un
climat dans un autre, par des marches forcécs, m'exprimer) des saisons humides ou brilantes, , pour venir prendre des habitudes tout-à-fait
opposées aux leurs, lcs nouveaux soldals sont plus disposés à recevoirl'impression des agens délétères. C'est ce qui arriva dans mon
régiment. Il eut encore le désavantage de séjourner
meis les plus chauds dans l'ile la plus malsaine, dans pendant les
dont le nom indique assez la mauvaise situation.
Malamocco,
Vers l'automne etle commencement del T'hiver, on lui fit
cctte ile pour le caserner dans une partie d'un grand quitter et bel
édifice, ditles Jésuites. Situé au seplentrion de
est assez bon ; mais l'humidité de la saison et Venise, l'influence l'airy du
séjour dans les lieux dont nous venons de parler, avaient tellement détérioré les constitutions 1 que les rechutes de fièvre, les
aphtes les esquinancies, les engorgemens extérieurs du col , le
gonflement de la face, les fluxions, les catarrlies, etc., etc., devinrent
comme épidémiques.
Les mêmes causes, et des circonslances à peu près semblables,
m'avaient offert les mêmes observations dans l'année 1806, en Hollande, où le séjour des troupes dans les iles de la Zélande, même
à Harlem, Gouda, etc., avait produit des indispositions
et prédisposé à d'autres qui se manifestèrent par la suite. analogues
- -
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lement de la face, les fluxions, les catarrlies, etc., etc., devinrent
comme épidémiques.
Les mêmes causes, et des circonslances à peu près semblables,
m'avaient offert les mêmes observations dans l'année 1806, en Hollande, où le séjour des troupes dans les iles de la Zélande, même
à Harlem, Gouda, etc., avait produit des indispositions
et prédisposé à d'autres qui se manifestèrent par la suite. analogues
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(3)
CAS RARES.
Phénomène observé sur un jeune conscrit qui avait un écoulement de sang périodique parla verge.
Quoique des faits curieux et isolés ne semblent, au premier
d'ceil, devoir exciter que la surprise, leur rapprochement
coup des faits semblables peut néanmoins éclairer sur leur
avec cause et leurs effets, et donner lieu à quelques inductions utiles.
La connaissance de ces faits peut faciliter l'explication de ce
l'on appelle quelquefois nn écart de la nature, lorsqu'on
que
ses vues d'utilité; elle peut faire cesser Fétonne pénètre pas
erronés, les conséquences fausses ou hanement, les jugemens l'on tire d'après des notions inexactes sur un fait
extraordinaire. sardées que C'est ce qui arriva à l'égard du foetus trouvé
dans le cadavre d'un jeune homme, aux environs de Rouen; le
lumineux rapport des commissaires de l'Ecole de Médecine de
Paris dissipa tous les doutes, éclaira et satisfit tous les bons
esprits. Un soldat faisant partie des troupes stationnées en Hollande
facile à déterminer, et enoffrit un cas aussi affligeant que peu
core moins à attaquer dans sa cause.
Loyaux Julien, âgé de vingt-deux ans, né à Luçon (Sarthe),
d'une constitution peu forte, éprouva, le 2 fructidor an 12, une
de force, douleurs dans les régions lombaires et hyprostration sentiment de froid et diminution d'appétit.Appelé à
pogastriques, constater son état et le soulager, je lui trouvai
la caserne pour les
abattus et environnés d'un cercle brun,
la figure pale, yeux
le
la
la langue humide et point chargée, la respiration, pouls,
chaleur de la peau peu différens de l'état naturel, le ventre libre,
les urines claires et passant bien. La diète et une infusion de
camomille furent les seules prescriptions que je fis.
Le 3 fructidor, le sommeil avait élé agité la nuit, les symptômes précités subsistaient, sans avoir augmenté d'intensité. Iy
environnés d'un cercle brun,
la figure pale, yeux
le
la
la langue humide et point chargée, la respiration, pouls,
chaleur de la peau peu différens de l'état naturel, le ventre libre,
les urines claires et passant bien. La diète et une infusion de
camomille furent les seules prescriptions que je fis.
Le 3 fructidor, le sommeil avait élé agité la nuit, les symptômes précités subsistaient, sans avoir augmenté d'intensité. Iy --- Page 35 ---
LE
3 T EAE 4 ER RAX BCNA
NOA ARA
(33)
avait eu, par l'urètre, une perte de sang que, par approximation,
j'estimai au moins d'une demi-once. Le malade avait épronvé de
plus vives douleurs dans la région lombaire et hypogastrique
lors que le sang s'était porté au dehors. - - Je pratiquai le cathétérisme pour connaitre l'état de l'uretre et de la vessie; l'algalie en
parcourut le trajet sans obstacle, et l'urine, rendue immédiatement après, était claire et non teinte desang; d'oir je econclusquele
sang ne venait pas de la vessie. Dans les douze heures suivantes,
il réparut de nouveau ( et avec les mêmes douleurs gravatives des régions meationnées); sa couleur étail plus intense, et
sa quantité plus abondante; ses symptômes persistèrent pendant
six jours, après lesquels les forces, le sommeil et l'appétit revinrent;i il reprit son service accoutumé.
Fant que dura cette perte de sang ( que j'estime une livre poids
de marc), qui avait lieu non parjet, comme dans les hémorragies,
mais par goutte seuletnent, et par intervalle de plusieurs heures,
il était le plus ordinairement couché surle ventre, comme pour en
faciliter la sortie; cela diminuait aussi, disait-il, ses donleurs.
Ce jeune militaire n'a jamais été affecté de maladies des voies
urinaires, vénériennes, ni des parties génitales; celles-ci sont trèsdéveloppées, quoiqu'il n'en ail point ou peu fait usage :il assure
n'avoir jamais pratiqué le' coit. Son imagination, son tempérament peu vigoureux, aucune habitude vicieuse ne paraissent l'avoir
porté à les exercer.
maladie
Il dit avoir éprouvé, à l'àge de seize ans, une
grave 7
qui se termina par une perte de sang. par la verge; perte qui, depuis cette époque, - s'est corslamment renouvelée tous les mois avec
les mêmes symptômes, et qui toujours lont obligé de garder le lit
six à huit jours. Ces faits sont constatés depuis sa présence au régiment. Pour mé convaincre qu'iln'y avait point de supercherie
de sa part, et qu'il ne provoquait pas cette affection pour se faire
réformer, , je le fis entrer à Thopital, et scrupuleusement observer: :
ily présenta le même état.
Dans l'origine de cette affection , et depuis, on n'a tenté aucun
moyen curatif. Ii serait certainement dangereux de supprimer
:
A
a
six à huit jours. Ces faits sont constatés depuis sa présence au régiment. Pour mé convaincre qu'iln'y avait point de supercherie
de sa part, et qu'il ne provoquait pas cette affection pour se faire
réformer, , je le fis entrer à Thopital, et scrupuleusement observer: :
ily présenta le même état.
Dans l'origine de cette affection , et depuis, on n'a tenté aucun
moyen curatif. Ii serait certainement dangereux de supprimer
:
A
a --- Page 36 ---
(34)
excrétion, à laquelle l'économie est habituée ;
aujourd'hui dette
Doit-on la considérer comme
etquip parait en msintenielequitibre. incommode dont la nature cherche à se
une surcharge de sang
étroite des forces vitales
débarrasser, ou comme une Mais çonnexion rien n'annonce ce dernier état,
avec un état de pléthore ?
seulement alorsily a spasme.
même au môment del'écoulement; femmes de la ville, moins fortes, plus
On sait d'ailleurs que les
ont
les menstrues
maigres que celles de la campagne, cependant
vigouque ces dernières, , généralement
beaucoup plnsabondantes chez
les passions sont moins
et
lesquelles
reuses , pléthoriques, moinsirritable. Maisy a-l-il de l'anaexaltées > le genre dont nerveux il est
? - On ne peut lattribuerà
logie avec le fait
question à la rétropulsion de la gale,
la cessation d'une autre évacuation, à la bonne chère, à une vie trop.
à une constitution pléthorique,
dès diurétiques âcres 2 à la
sédentaire, à l'équitation , à l'usage
présence de gravier ou de calcul.
autre trouble ni
et coule sans
Le sang parait périodiquement,
aucune débilité senexcès que ceux décrits. Cette perte ne produit
sible; elle dissipe le sentiment de stupeur qui la précède. violaDoit-on la considérer comme une aberration bizarre, une
lois
auxquelles la nature s'est assujettie? qu'il
tion des générales
la nature ait
exemple, qu'à une certaine époque
ait suffi, par
soit devenue habituelle,
pris une fois cette direction, pour ordre? qu'elle leurs
d'érupdans le' même
que
époques
et se renouvelle
entre elles des intervalles rétions soient parvenues à garder
guliers?
faits observés. J'ajonterai cependant les réflexions
Tels sont les
ct directeur de l'École
du savant et célebre feu M.Noël, professeurd
: C D'après les
de Médecine de Strasbourg, qui m' écrivait à ce sujet
doit la
caractéristiques de la maladie de Loyau, on
symptômes
hémorragie active par anastomose.
considérer comme une simple
à la
supérieure du
> Les vaisseaux exhalans qui sont
partie de s'extracanal de l'urètre, sont ceux qui permettent au sang sanguine se
vaser dans chaque accès, quoique la congestion de la vessie urinaire.
fasse en même temps dans les membranes
asbourg, qui m' écrivait à ce sujet
doit la
caractéristiques de la maladie de Loyau, on
symptômes
hémorragie active par anastomose.
considérer comme une simple
à la
supérieure du
> Les vaisseaux exhalans qui sont
partie de s'extracanal de l'urètre, sont ceux qui permettent au sang sanguine se
vaser dans chaque accès, quoique la congestion de la vessie urinaire.
fasse en même temps dans les membranes --- Page 37 ---
- PN
- A 2 * ERE RAC CNPA
(35) )
> L'irruption de Thémorragie critique, et ses retours périodiques, ne peuvent produire aucun soupçon sur l'incertitude du
sexe de Loyau; mais il est probable que l'invasion de cette maladie, à l'époque où Ia nature dirige tous ses efforts sur les parties sexuelles et sur les organes de la voix pour établir la virilité,
a fait avorter le travail de Ja puberté; et qu'en déterminant une
irradiation insolite de la tonicité sur la vessie urinaire, elle
a causé l'espèce d'ambiguité qui se manifeste dans ce militaire, etc., etc...
> Enfin, la périodicité ne doit pas être attribuée à un défaut de
conformation originelle, mais bien à l'altération de déplétion et de
réplétion des artères, jointe à la suceptibilité nerveuse du sujel, età
la disposition acquise de l'organe qui reçoit la fluxion sanguine.
> Je pense, comme vous, qu'il faut se borner à la cure symptomatique; ; toute espèce de traitement radical serait inutile, et
même pernicieux; il en eût été autrement dans la première aunée
de la maladie: elle aurait été curable; et, si on l'eût bien traitée
alors, on serait parvenu à rappeler le travail de la puberté. > --- Page 38 ---
07-132
(35)
HIPPOCRATIS APHORISMI
I.
si
tempestiva reddanIv constantibus temporibus faciles 1 tempestive funt morbi : in inconstantibus
tur, constantes, et judicatu difficiles judicatu. Secti III Aph. 8.
autem, inconstantes, et
II
fiunt quidem in quibuslibet anni tempoMorbi autem quilibet
potiàs et fiunt > et
ribus nonnulli vero in quibusdam ipsorum
exacerbantur. Ibid. Aph. 19.
III
lethargi, gravedines,
Hyeme vero, pleuritides, peripaeumonise, et laterum, et Jumborum, ,
raucedines, tusses , dolores pectoram, apoplexiae. Ibid. Aph. 25.
el capitis dolores, vertigines,
IV.
mingunt, his à renibus venae ruptionem
Qui spontè sanguinem
significat. Sect. IP, Aph. 78.
V.
maligna. Sect. FI, Aph. 4.
Ulcera circum-glabra
VI.
desperatus est. Sect. FII,
Hydropicum si tussis habeat,
Aph. 47. --- Page 39 ---
T
7 NASN 1AT
AAS TESAKTVIR - FANF RRa SAR
-
oL A --- Page 40 --- --- Page 41 ---
E809
B2180
1-SI2E
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