--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jlohu Carter Srolon
Librarg
Groumt Hninersitg
elequired witb the assistance oftbe
hhie hip dhe Mrntes
Fund
CARTER BROWN LIBRARY
JOnN --- Page 3 --- --- Page 4 ---
06-27
(4)
chers Compatriotes, il eft bien vrai
Cependant,
toutes nos démarches
a.tie
toutes nos opérations, la que & la circonfpeation , furêtre diétées par prudence de PAffembléc nationale, fur la
tout jufqu'au caufe qui jugement lui eft foumife; mais en attendant, chers
grande Compatriotes, foyons unis; travaillons avec l'ardeur qu'infle véritable amour de la Patrie, à propager la concorde pire parmi nos frères; fefons bonne fentinelle pour eux ;
foyons prêts à tout.
Sur-tout à folliciter, s'il le faut, dans
Findulgence de la Métropole en faveur de ceux qui,
ces derniers temps, & par une malheurcufe erreur, ont
pu fe rendre coupables.
Nous avons Thonneur d'être avec un fraternel attachemcnt,
Meffieurs et chers Compatriotes,
Vos très-humbles & trèsobéiflans ferviteurs,
Les Membres de LAfemblie proyinciale du Nord.
COUGNACQ-MION, Préfident,
GAUVAIN, Vice - Préfident.
BoUissoU, Secrituire-parpéucl.
BIANCHARD, Secrétaire - adjoint.
Collationné PAQUOT, Secrétaire - perpétucl,
Garde des Archives.
De limprimerie de PAffemblée Provinciale du Nord.
a
chers Compatriotes,
Vos très-humbles & trèsobéiflans ferviteurs,
Les Membres de LAfemblie proyinciale du Nord.
COUGNACQ-MION, Préfident,
GAUVAIN, Vice - Préfident.
BoUissoU, Secrituire-parpéucl.
BIANCHARD, Secrétaire - adjoint.
Collationné PAQUOT, Secrétaire - perpétucl,
Garde des Archives.
De limprimerie de PAffemblée Provinciale du Nord.
a --- Page 5 ---
OBSERVATIONS
D E
LA SOCIÉTÉ CORRESPONDANTE
DES COLONS FRANÇAIS
R E U NI IS A PA R I S,
SUR UN ÉCRIT PORTANT POUR TITRE:
Comespondaneesecrete desl DéputésdeSaint-Domingue
avec les Comités de cette ile.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE P. FR. DIDOT JEUNE
179 O. --- Page 6 ---
2 - --- Page 7 ---
AVERTISS S E M ENT.
la Société, de borner ses soins,
LA résolution prise par
défensive, à conserver
en se tenant constamment sur la
les droits et les intérêts de la Colonie de Saint-Domingue; les
le moins qu'il se pourroit,
de répandre au dehors, livre continuellement ; cette rétravaux auxquels elle se
bien contrariée par,
solution se trouve , à son grand regret défendre 2 contre des atta-,
la nécessité où on la met de se
cependant elle
publiques et multipliées, auxquelles
ques
d'avoir donné lieu , non pas seulement
est bien éloignée mais même sous les plus légères appa-.
dans la réalité,
rences.
août
elle s'étoit renfermée
Formée depuis le 20
1789, étoient inconnues au pu-,
en elle-même : ses délibérations d'écrire, ni avec faveur,ni iavec
blic; elle s'étoit abstenue
la fin dé
pour,ni contre qui que ce fat, lorsqu'à Colon
critique
attaquée par un
novembre elle fut publiquement
de Saint-Domingue, par un compatriote,
de la députation
àla Colonie commet un appui,
qui la dénonça à la Franceet
ministériel.
instrument du despotisme
comme un servile
paroissoit
Cette sortie extraordinaire et bieninattenduc, venoit d'être faite à,
destinée à soutenir une motion qui la formation d'un
TAssemblée nationale, pour en obtenir
la,
Comité des Colonies ; et à désapprécier Topposition demande. que Mais
Société s'étoit vu forcée de faire à cette
nationale n'en décida pas moins 1 qu'il n'y
T'Assemblée
former le Comité; et MM. les Députés de
avoit pas lieu à
léur mécontenSaint-Domingue ne dissimulèrent pas
Aij
faite à,
destinée à soutenir une motion qui la formation d'un
TAssemblée nationale, pour en obtenir
la,
Comité des Colonies ; et à désapprécier Topposition demande. que Mais
Société s'étoit vu forcée de faire à cette
nationale n'en décida pas moins 1 qu'il n'y
T'Assemblée
former le Comité; et MM. les Députés de
avoit pas lieu à
léur mécontenSaint-Domingue ne dissimulèrent pas
Aij --- Page 8 ---
A V E R T ISS E M E N T.
iv
dédaigna la calomnie; et trop
tement contre la société.Elle elle rentra dans son silence.
généreitse pours'en venger,
s'étoit plu à rendre de
Cependant ayant appris qu'on
de ses
et de sa conduite un compte
ses vues 2
principes
qu'il séloignoitde
qui lui étoit défavorable en proportion cherchoit à faire prendre
la vérité ; que Topinion qu'on tellement désavantageuse,
d'elle à Saint-Domingue, étoit
fàcheux
résulter des effets singulièrement
quilenpouroit
alors, et alors seulement, elle se
pour ses membres (1); elle-même toutes ses; opérations
décida à faire connoître
le mois de mars' dernier,
dans le plus grand détail : dans
et de
un
extrait de ses délibérations
elle' fit partir premier
sa correspondance.
elle a eu lieu de regretter d'avoir
Depuis cette époque ,
eussent été
autant retardé à faire cet envoi: si ses travaux
fondé
du nordin'eût pas
connus, T'Assemblée provinciale excessivemeut rigoureuses
sur T'erreur des déterminations flatte de mériter, et qui est digne
contre une Sociélé qui se
exemple, qu'on eût pu porter l'esprit de vengeance
(), Qui croiroit, par dans) la Colonie que M. Belin de Villerieuve, est parjusqu'a vouloir. persuader
dans les prétentionsoutréess qu'ils.
tisan des gens de couleur, quillessoutienticl villeneive, qui, comme vice-] président de lo
ont fornées ! Lui, M. Belit de lès circonstances à éclairer sur Ies opinions
Suciété, a concouru, dans toutes
Jes résolutions qui ont été
locales, qu'il connoit parfaitement. ' et Ajdéterminer qu'a faite pendant long-temps la
prises pour s'opposer aux progrés que, journaliers par ignorance, on confondoit avec celle
cause de cette elassedthoinshed, 4 Lui, M. Belin de Villeneuve qui a toudes citoyens fratiçois de la métropole: tres-certainement eût cesse. d'inspirer
jours été cR vue dans la sdcidfs eti qui, s'oublier un, seulmoment, jusqu'à préla confiauce quilar mcritée, sil avoit pu intérêt de la Colonie ! Lui enfin qui a
senter des idées contraires air véritable a la Sociéié établie à Paris sous le
éerit la lettre d'ui 'créilé de Syint-Doningtie 1a
des gens de coulenx
non d'amis des noirs, owilidit,0:29 > que atroce protentio ' 911
est une insulte.faite aux blancs, une, injustice:
ouprito
confiauce quilar mcritée, sil avoit pu intérêt de la Colonie ! Lui enfin qui a
senter des idées contraires air véritable a la Sociéié établie à Paris sous le
éerit la lettre d'ui 'créilé de Syint-Doningtie 1a
des gens de coulenx
non d'amis des noirs, owilidit,0:29 > que atroce protentio ' 911
est une insulte.faite aux blancs, une, injustice:
ouprito --- Page 9 ---
a
A V E R T I S S E M E N T.
V
d'autant d'estime que cette Assemblée provinen effet
de
L'erreur est démontrée par
ciale lui a témoigné mépris.
été
la Colonie : quand ils auront
des écrits publiés pour
lus, il est impossible que la Sociélé n'obtienne pas toute
la justice qui lui est due.
ici
En attendant, qu'il soit permis de faire remarquer
rien peut-être ne dut jamais paroitre plus étrange que
que
de persuader que des co-intéressés à une réla prétention
génération dont ils doivent indispensablement) partagerles
heureux effets,aient pu rmmahsmnninaeree
les efforts mesurés d'une sage liberté.
ment d'anéantir
L'histoire montre de temps à autre, tel ou tel homme,
dont la raison s'étoit aliénée au point de lui faire desirer,
son propre mal, la perte de son
de lui faire entreprendre'
n'ont
encore eu à
pays: : mais les annales des Nations
point
feroit
conserver des traits de démence 1 pareils à celui qui
nombre d'hommes réunis pour opérer
voir un très-grand
de celui de leur faleur propre malheur, inséparable
La Socicté
mille, de leurs amis, de leurs compatriotes.
avoir d'autre intérêt que celui de la Colonie ; si,
n'a pu
elle avoit eu des intérêts opposés, elle
par impossible 2
lui a donné la naissance; il
n'existeroit pas. Le patriotisme elle n'a cessé de marcher dans les
a dirigé sa conduite;
zèle
l'a constamment anisentiers de T'honneur; un
pur
circonsmée ; la prudence. 2 la modération $ la plus grande
ont
été les règles de ses déterpection même 2
toujours
minations.
; on a osé la réduire à la
Cependant on a osé Tinculper;
s'écarter
nécessité de se défendre ! elle T'a fait jusqu'ici sans
elle ne changera ni de ton ni de
de ses vues pacifiques ;
nouyelles. Elle aime
langage, en repoussant des attaques --- Page 10 ---
A V E R T I S S E M E N T.
vj
c'est une vérité qu'elle sent bien,
à le répéter, 9 parce que
plus encore quele sien
que lintérèt de la Colonie l'engage, les
les caà
le soin de dissiper erreurs,
propre , prendre
répandues dans la brochure qui
lomnies qui se trouvent
sous le titre de corresvient d'ètre distribuée au public,
pondance secrète des Députés de Saint-Domingue. l'éditeurse fait
Quoique cette brochure soit anonyme,
facilement reconnoitre pour être un ami des noirs,
assez des
de couleur, et aux yeux de laSociéré, cette
partisan gens
encore au défaut d'authentiopinion ne peut qu'ajouter n'entend y ajouter aucune
cité. Aussi prévient-elle qu'elle
sur ce quila confoi; qu'en se bornant à des observations
s'adresse,
directement. , c'est à Véditeur seul qu'elle
cerne
loin d'avoir nuià la Colonie,elle a veillé:
pour prouver que intérêts, et qu'elle est, dans tous les cas,
sans cesse à ses
lui sont faits.
fort au-dessus des reproches qui
authentiopinion ne peut qu'ajouter n'entend y ajouter aucune
cité. Aussi prévient-elle qu'elle
sur ce quila confoi; qu'en se bornant à des observations
s'adresse,
directement. , c'est à Véditeur seul qu'elle
cerne
loin d'avoir nuià la Colonie,elle a veillé:
pour prouver que intérêts, et qu'elle est, dans tous les cas,
sans cesse à ses
lui sont faits.
fort au-dessus des reproches qui --- Page 11 ---
OBSERVATIONS
DE
LA SOCIÉTE CORRESPONDANTE
DES
COLOXS-FRANGAIS
R E U N I S A PAR I S.
ÉCRIT PORTANT POUR TITRE:
SUR UN
secrête des Députés de Saint-Domingue avec
Correspondance les Comités de cette ile.
COIRESPOXBANCE
chambres du commerce, , du 18 septembre.
LETTRE aux
MEsSIEUNS,
de
exige que Ton Page II.
Comme la sureté Saint-Domingue
en ce moment toutes les précautions possiempécher tous nègres et tous mulâtres
t pour
de s'embarquer pour la Colonie. --- Page 12 ---
(8)
N S.
) d BSERVATIO
n'avoit point été inculpée, elle ne saisiroit pas cette
Si la Société
qu'ayant aussi la crainte que les gens de
occasion, pour rappeler
dans la Colonie l'esprit d'insurcouleur, et les nègres ne portassent
,
manifester
elle n'avoit pas attendu au 18 septembre pour
la
rection,
les précautions. On peut en voir
cette crainte , et recommander séance du 20 aoit, daus la séauce du 24
preuve dans sa première
extraordinaires du comet dans les lettres écrites le 27 aux députés
des villes marimerce à Versailles, , et. aux chambres de commerce
times ().
relative à la demande des gens de couleur, du
MOTION
20 septembre.
MM.
convien-
< Dans cette cireonstance, 2 je pensc,
qu'il la deCOFREST
vis-à-vis LAssemblée nationale
page 12.
droit de prévenir
Tobtiendront
mande des gens de couleur 2. parce qu'ils les
de couet
convient mieuz que gens
sans difficulté, qu'il
naleur doivent celle justice d la Colnic,puat.docntile
tionale.
étoit aussi celle de la Société : elle
OssERY. L'idée de cette convenance
sa lettre au sieur Jolly,
l'avoit manifestée dès le IO septembre par avoit donné connoisJ'envoi de cette lettre à MM. les Députésleur leur lettre du 12
sance de cette idée, et ils l'avoient approuvée par
du même mois (2).
() Premier extrait du procès-verbal de la Société. de la
les dé-
(2) Voyez cette lettre, page 12, des observations Socidé,sur
libérations de l'Assemblée provinciale du Nord.
EXTRAIT
lettre au sieur Jolly,
l'avoit manifestée dès le IO septembre par avoit donné connoisJ'envoi de cette lettre à MM. les Députésleur leur lettre du 12
sance de cette idée, et ils l'avoient approuvée par
du même mois (2).
() Premier extrait du procès-verbal de la Société. de la
les dé-
(2) Voyez cette lettre, page 12, des observations Socidé,sur
libérations de l'Assemblée provinciale du Nord.
EXTRAIT --- Page 13 ---
(9)
des lettres du Cap - s des 20 et 30 novembre.
EZTRAIT
à Paris de plus CORREST.
coloniale, composée
page.22.
K Que T'Assemblée
a eu une audience par
cent cinquante personnes,
se
R
deux
chez M. le chancelier, où
de députés,
a un nombre
mcmbres du conseil, les ministres
sont trouvés plusieurs de Vienne ; et que là ila été question
e et M. Tarchevèque
et du mécontentemente qu'on
desi intérêts de la Colonie,
S a des députés. >
de la Colo- OBSERY.
conférence, il ne fut question des intérêts de
Dans cette
seulement le réglement convocation
nie, qu'en ce qui concernoit coloniale. Quant au mécontentement contre les
pour une assemblée s'étoit montré, il n'auroit porté que sur
MM. les Députés,sil mode de cette convocation.
discussions relatives au
trois Comités, du 5 décembre:
EXTRAIT d'une lettre aux
CORREST
mulâtres libres 9 et gens de couleur qui page 23.
e Les nègres,
réunis à Texemple des propriétaires
c sontà Paris, se sont
de jouir
et ont la prétention 7 non-seulement ils osent
G blancs, droits de ces derniers, mais encore
e de tous les
mulâtre né d'un esclave soit déclaré
e demander que tout
de mettre le désordre parmi
Ce seroit lc moyen
K libre.
ne voudroient plus cohaateliers; car les négresses
a les
blancs. Ceci est la suite de l'exemple
a biter qu'avee les
les Colons de Paris leur ont donné
C bien impolitique que
a en se réunissant en corps. G
impolitique donné OBSERT.
Le désordre parmi les ateliers, trouvent et Pezemple ici dans un rapprochement
par les Colons de Paris, se
secrète a cruinepirer
bien perfide! Si Péditeur de la correspondance
B
car les négresses
a les
blancs. Ceci est la suite de l'exemple
a biter qu'avee les
les Colons de Paris leur ont donné
C bien impolitique que
a en se réunissant en corps. G
impolitique donné OBSERT.
Le désordre parmi les ateliers, trouvent et Pezemple ici dans un rapprochement
par les Colons de Paris, se
secrète a cruinepirer
bien perfide! Si Péditeur de la correspondance
B --- Page 14 ---
(10)
à
CC qu'il dit avoir été
de Ja confiance dans son exactitude rapporter
écrit MM. les Députés, il a été mal-adroit en cette circonstance;
il par T'a été d'autant plus, s'il est, comme il faut le présumer, un
et
de couleur. Lorsqu'on cherche à persuader, il ne
partisan des gens
et on les entasse ici en
faut pas présenter de grossiers de mensonges; couleur est due à celle des Colons
disant que la réunion des gens des
de couleur qu'il faut attriblancs, et que c'est à la réunion gens
buer les prétentions qu'ils ont formées.
Raymond,
Cet édireurdevoit êtreinstruit des démarchesdumulitre société. Il devoit savoir que,
hien antérieures à la formation de la
dit : < Quit
le sixième jour de cette formation, il sy présenta ministre ety de la marine, et
< avoit fait plusieurs démarches auprès du
nationale, à
étoit
à en faire auprès de l'assemblée
< qu'il
disposé
amélioration dans l'état, à Saint-
< Feffet d'obtenir une très-grande couleur libres; telle cntre autres que de
c Domingue, des gens de
de légitimité. .> (1)
K les déclarer blancs au second degré éditeur,
dès le 8 septembre
Il auroit dû se rappeler, cet
que
vers la
l'assembiée des gens de couleur avoit arrêté sa députation remonter
sociélé qui eut lieu le lendemain (2);que de cette époqueà en conne s'étoit écoulé que 18 jours, et prévoir qu'on
au 20 août,il
ce court délai eût été suffisant
cluroit qu'il n'est pas présumable que antérieurement) préparée.
pourfornerunes réunion,si elle n'avoit été
untellangage de la
Cet éditeur pouvoit d'autant moins supporter
ignorer
de MM. les Députés, , qu'il savoit bien qu'ils ne pouvoient < Ils
part
tenu les gens de couleur eux-mêmes, qui disent:
celui qu'avoient
la déclaration des droits de Phomme
K ont senti ce qu'ils étoient; valoient ; et leurs vues se sont portées
<e leura fait connoitre ce qu'ils
l'insubordination, comme on
< aussitôt, non pas vers la licence et cette liberté précieuse que
* s'est permis de les en accuser, mais vers
avec vous. >> (3)
K les lois leur assurent, et qu'ils doivent partager
sur l'extrait du procès-verbal de la Société, séance du 25
() Geci est copié
août.
(2) Voyez ibidem , pag. 28.
libres et
-
(3) Extraitdu procès-verbal de l"Assemblée des citoyens
propriétaires
de couleur des 1les et colonies françaises.
cette liberté précieuse que
* s'est permis de les en accuser, mais vers
avec vous. >> (3)
K les lois leur assurent, et qu'ils doivent partager
sur l'extrait du procès-verbal de la Société, séance du 25
() Geci est copié
août.
(2) Voyez ibidem , pag. 28.
libres et
-
(3) Extraitdu procès-verbal de l"Assemblée des citoyens
propriétaires
de couleur des 1les et colonies françaises. --- Page 15 ---
(n)
déclaration des droits de Thomme
Qui disent encore: < Instruitsdela de couleur ont senti ce quils étoieut;
les Colons
ont
< et du citoyen,
vous leur aviez assignée ; ils
< ils se sont élevés à la dignité que usé. Ils se sont réunis; ; ils ont rédigé
leurs droits, ils en ont
K connul
toutes leurs demandes.. >> (:)
K un cahier qui contient
des droits de l'homme seule quil
Or, c'est donc à la déclaration
c'est donc à cette
faut attribuer la réunion des gens de couleur;
faut attribuer Jeurs prétentions, puisqu'eux
déclaration seule qu'il
aussi positivement: : or, sans la formêmes le disent et le répètent couleurne: se seroient pas moins asmation de la société , les gens de
à l'Assemblée nasemblés ; ils ne se seroient pas moins présentés les extravagances dont
tionale, n'auroient pas moins fait écrire toutes odieux, inexcusable,
ils ont inondé le public; c'est donc un mensonge de couleur, à celle des Colons
que d'attribuer cette réunion des gens
l'existence de la socicté,
blancs ; que de vouloir insinuer que, sans
les mulâtres eussent gardé le silence. MM. les Députés ayent pu s'ouEt il se peut d'autant moins que demande des mulâtres et la réponse
blier jusqu'à ce point 3 que la
à Versailles, ils louèrent beaude la société leur ayant été envoyées tris-particulitrenent la société
coup la réponse, et remercièrent
des gens de couleur. (2)
de Jeur avoir fait connoître Ies prétentions circonstance, d'eût été un
Si Péditeur avoit connu cette nouvelle MM. les Députés, en
T'empécher de calomnier
motif de plus pour
avoir eues, 2 en leur attrileur prêtant des idées qu'ils ne peuvent d'autant moins s'être
tres-grave qu'ils peuvent
Il
buant unei inculpation
ils en connoissoient la fausseté.
permise, s que mieux que personnei l'intention quel paroîtavoire eu cet éditeur
y a bien de la noirceur dans de tous leurs compatriotes. Mais sans
de les dégrader dans r'opinion
s'empresseront de se montrer
douteils feront connoître la vérité;ils
obtiendront la. justice
réellement à cet égard, et ils
ce qu'ils sont
qui leur est due.
des
nationale, pour les citoyens libres decouleur,
() Adresse à T'Assemblée
jles et Colonies françaises.
ci-devant citée.
(*) Voyez la lettre du 12 mars,
B ij
ur dans de tous leurs compatriotes. Mais sans
de les dégrader dans r'opinion
s'empresseront de se montrer
douteils feront connoître la vérité;ils
obtiendront la. justice
réellement à cet égard, et ils
ce qu'ils sont
qui leur est due.
des
nationale, pour les citoyens libres decouleur,
() Adresse à T'Assemblée
jles et Colonies françaises.
ci-devant citée.
(*) Voyez la lettre du 12 mars,
B ij --- Page 16 ---
(1)
lettre du 8 décembre 1789, aux trois Comités.
ExTRAIT d'une
malheureusement
de Saint-Domingue,
46 La députation
démarches par les Colons réCORRESP. # croiséc dans ses vues et ses
du soir du trois courant,
page 25
à Paris dans la séance
c sidans
ou si on rejetteroit la deon discutoit si on accorderoit de Tétablissement d'un
nous avions formée
( mande que
sexpérionsqu'on examineroit
Comitédes Colonies,odinouse
pourroient nous inplus froidement les questions qui
seroient vraitéresser, parce que ses antagonistes n'y
semblablement pas admis. >>
demande du comité des Colonies, ce qui a
OBSERY. Ce qui avoit précédé la
montre bien clairement que ce
accompagné et suivi la réjection, bien heureusement au contraire,
n'est pas malheureusemenl, mais croisés dans leurs vues.
que MM. les Députés ont été long-temps Ies esprits avant Ia deLa disposition où étoient depuis
Colonies,par défaut
mande de ce comité, faisoit tout eraindrepourles( d'autres motifs très-puissans, s
de lumières locales, et peut-ètre par leur constitution, leur lési des discussions s'étoient engagées sur
leur administration.
du
gislation, T'Assemblée nationale on discuta sur létablissement à
Lorsqu'à craintes n'étoient rien moins que dissipées; et quant
comité, les
le procès verbal même : ()
la composition 2 voici ce qu'apprend
avoit pas lieu à délimembres ont soutenu qu'il n'y
< Plusiears
moins
à
d'autres,
sur cet établissement, 2 du
quant présent;
< bérer
le comité devoit être formé. (-)Parmi
K au contraire, ont pensé que demandé
fût composé, pour un
les uns ont
qu'il
< ces derniers,
tiers de
et pour le dernier
K tiers de Colons, pour un
commerçans,
(1) Séance du 3 décembrevoyoient dans l'établissement
(-) Les partisans des mulâtres sur-tout, leurs 2 prétentions qui
; qui voyoient dans la
du Comité, un moyen de faire valoir àla Calonie, dont ils n'étoient pas satisfaits.
xéjection de ce Comité 2 un renyoi
, pour un
les uns ont
qu'il
< ces derniers,
tiers de
et pour le dernier
K tiers de Colons, pour un
commerçans,
(1) Séance du 3 décembrevoyoient dans l'établissement
(-) Les partisans des mulâtres sur-tout, leurs 2 prétentions qui
; qui voyoient dans la
du Comité, un moyen de faire valoir àla Calonie, dont ils n'étoient pas satisfaits.
xéjection de ce Comité 2 un renyoi --- Page 17 ---
(13)
Les autres ont concla à ce que le comité
K tiers, d'autres députés. indistinctement pris dans V'assemblée:
de membres
< fàt composé
ont été riemmebaisereoeter
4 plosieursamendenense cela, il n'y a ancune raison pour croire que l'une ou l'autre
Daprès
n'eût pas été admise 7 si la création dut comité
de ces compositions
Popiavoit teulieu :ily en a beaucoup, an contraire, pour penser que
vouloient les membres fussent indistinctement
nion de ceux qui
que
l'Assemblée ne
dans l'Assemblée auroit prévalu, parce que
pris décider autrement sans contrarier ses principes, sans conpouvoit
suivi dans la compotrarier Tusagequ'elle a tonjoursiwvariablenent
sition de tous ses comités. Ainsi,il n'y aaucune raison pour ne paspré.
auroit tombé surdes amis des noirs, despartisans
sumer quelechoix
donc
douteux que MM. les
des gens de couleur. Il est
plus que
aient écrit que, si le comité avoitété formé, les aatagonistes
Députés
pas été admis 3 ils savoient trop
n'y auroient araisemblabtement les amis des noirs et des gens de couleur
bien qu'à cette époque faveur, avoient de nombreux partisans
jouissoient d'une grande
dans l'Assemblée nationale.
du
n'auroit point
Ce quia suivila réjection de la demande comité,
lien, si cette demande avoit été accueillie; l'Assemblée nationale
eu
à la Colonie elle-même la préparation de sa
n'auroit pas renvoyé
dans le comité, et
constitution; cette constitution se seroit préparée certes! c'eût été l'éauroit été présentée par lui à PAssemblée; et
d'un grand mal contre un grand bien. MM. les Députés
change tardé à le sentir > à en convenir, et à le répéter eux-mêmes,
n'ont pas fait dire dans cette leltre du 8 septeibre que dans le
On leur
ezamineroit plusfroidement les quescomité, ils espéroient qu'on
intéresserles Colonies. Il ne se peut qu'à cette
tions qui pourroient
plusieurs d'entr'eux
époque ils se soient exprimés ainsi, parce que l'intention secrète
assuroient à quelques membres de la société, que
étoit d'éluder toutesidiscussions: ; c'est même ce que
de la députation
écrivant au président. < Je gémis de la
veut dire M. Laborie en
la
faute
entr'elle (la société) et députation,
< division qui règne
yous
a de: confiance et de s'entendre. J'ai fait ce que jai pu pour
ux
époque ils se soient exprimés ainsi, parce que l'intention secrète
assuroient à quelques membres de la société, que
étoit d'éluder toutesidiscussions: ; c'est même ce que
de la députation
écrivant au président. < Je gémis de la
veut dire M. Laborie en
la
faute
entr'elle (la société) et députation,
< division qui règne
yous
a de: confiance et de s'entendre. J'ai fait ce que jai pu pour --- Page 18 ---
( 14) )
les idées de la députation et les vôtres étoient les
4 convainere que
< mèmes. auroient >>
dû étre les mémes ! Mais, malheureusement pour
Elles de la Colonie, la motion de M. de Curt prouvoit trop
Jes intérêts
entièrement
On leverroit encore
bien que ces idées étoient
opposées. secrète est de MM.
ici, si on pouvoit croire que la correspondance
direcqu'on examinera desquestionsest
Jes Députés, puisqu'espèrer vouloir éluder toutes discussions.
tenent contraire à
LETTRE de Paris, 11janvier 1790.
< MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES."
CORRESP (C Une révolution, etc.
>2
page20.
Nous avons été à T'Assemblée nationale, au nombre
à raison de la population de la Co-
( de six seulement,
lonie. <
déjà dit ailleurs: < En supposant en France 24 millions
OBSERY. La société a
dans l'Assemblée nationale un représentant
< d'hommes, il y auroit Colonie
six députés, seroit censée
20 mille hommes; la
ayant
<] par
mille
>>
< avoir 120
représentés. mille
ne peut être. Si dans la
Or, ce nombre de 120
représentés nombre des
les esclaves au
représentés,
population on comprenoit d'environ 450 mille, et alors la Colonie auroit da
ce nombre seroit
; en écartant les esclaves, resteroit en
avoir 22 ou 23 représentans
libres, environ 50 mille, et alors
blancs, gens de couleur et nègres
Il est donc faux
la Colonie n'auroit eu que deux ou trois députés. fixé à six le nombré
ce soit à raison de sa population qu'on a
n'ont écrire
que
et ceux-ci, qui le sayoient bien,
pu
de ses Députés,
ce qu'on leurattribue ici.
autant qu'ilétoit en nous, à cette
CORRESE C Nousavons suppléé,
les députés votans se conièidem. < réduction, en arrêtant que
leurs collègues. .
sur tous les objets avec
(C certeroient
que deux ou trois députés. fixé à six le nombré
ce soit à raison de sa population qu'on a
n'ont écrire
que
et ceux-ci, qui le sayoient bien,
pu
de ses Députés,
ce qu'on leurattribue ici.
autant qu'ilétoit en nous, à cette
CORRESE C Nousavons suppléé,
les députés votans se conièidem. < réduction, en arrêtant que
leurs collègues. .
sur tous les objets avec
(C certeroient --- Page 19 ---
(15)
OBSERYMM. les Dépntés eussent le droit de consentir
Ilest doniteux que
de la Colonie un pouvoir ad
à cette rédaction, s'ils n'avoient pas
hoc, bien legal, bien précis.
réduction devoit aussi leur être
La manière de suppléer à cette c'étoit s'exposer à des reproches
indliquée par la Colonie ,autrement ne pas trouver convenable 5
pour avoir pris un parti qu'elle pourroit vraisemblablement, qu'au moment
etc'étoitsy exposerd'autant plus l'admission de MM. les Députés,
de la réduction rien ne pressoit
Ia Colonie et d'attendre
qu'ils avoient tout le temps de consulter
son voeu.
suivi de conséquences qni portent
Un principe vicieux est toujours
à la réduction n'a point
son empreinte : cette manière de suppléer MM. les Députés vorempli le but qu'on sembloit s'être proposé, leurs collègues. MM.
constament concertés avec
tans ne se sont pas
de Courjeolles dirent le 24
Laborie, comte 0-Gorman et chevalier admis n'avoient pas pu se conseptembre 1789 que ( les députés certains, sans la participation de
< former à cette convention; que des écrits dans lesquels ils avoient
avoient publié
c leurs collégues,
compromettre lesintérêts de la Colonie,
K faits des aveux quipouvoient
faita agir la Colonie,
de la traite des negessgreconellontd
< alégard
de France , ce dont on pourcomme province
difficile
6 et Tont presentée
funestes, et ansquellesila seroit
< roit tirer des conséquences étoit une fois admis ().
< déchapper, si le principe
MM.I les députés aient éerit
D'après cela 2 il n'est pas possible que à faire croire que les yotans
dans des termes propres
postérieurement concertés Sur tous les objets avec leurs collègues. donné
s'étoient
s'en
à un papier public, ils auroient
Et s'il falloit rapporter
d'accord entr'eux.
depuis peu une nouvelle preuve quil règne peu
le décret du
de la formation d'un comité pour préparer
II S'agissoit
Phonneur,
colon n'entreroit
mars:on s'étoit promis, sur
qu'aucun
impor91
K Une exacte neutralité devenoit leplus
dans sa composition.
la protestation, pag. 148 et 149 du premier extrait des procès-yer-
(1) Voyez.
baux de la Société.
er
d'accord entr'eux.
depuis peu une nouvelle preuve quil règne peu
le décret du
de la formation d'un comité pour préparer
II S'agissoit
Phonneur,
colon n'entreroit
mars:on s'étoit promis, sur
qu'aucun
impor91
K Une exacte neutralité devenoit leplus
dans sa composition.
la protestation, pag. 148 et 149 du premier extrait des procès-yer-
(1) Voyez.
baux de la Société. --- Page 20 ---
(16)
< tant des devoirs. La loi suprême de
( nécessité. On s'étoit juré une
Phonneur en démontroit la
( quer: mais déja plus d'une fois.. promesse solennelle de n'y pas man-
< duisent les mêmes fautes (1).
Les mêmes principes proCORRESP. a Nous avons senti
page 30.
d'abord que ce nouvel ordre de
choses non prévu par nos constituans, et dans
le sort des Colonies tomboit entre les
lequel
de députés des
mains d'une foule
provinces intérieures,
€ noissent
, qui ne les connullement, , et des députés des villes de
merce qui ont quelques intérêts
com-
( inspirer la plus grande
opposés, devoit nous
circonspection. >
OBSERY. Si c'étoit réellement Mrs. les
députés
se
a
qués , il faudroit leur demander
qui fussent ainsi explinon préru par leurs
pourquoi dans u ordre de choses
qui s'empresseroit de constituans, ils vouloient faire établir un comité
mettre le sort des Colonies dans les
dune Jonle de députés qui ne les connoissoient
mains
Pourquoi ils vouloient faire
nullement.
députés des willes de commerce composer cc comité mi-partie de ces
comme si on étoit bien
à qui ont quelques intérêts opposés ,
de législation, d'administration propre préparer un plan de constitution 3
intérêts opposés. D
pour un pays avec lequel on a des
On demanderoit enfin à Mrs. les députés, a s'il seroit bien
qu'ils eussent montré le 29 novembre la grande
vrai
ils auroient cherché à Se faire honneur le
circonspection dont
teurde la correspondance secrète
II janvier suivant. L'édilant de cetted
continue à leur faire dire, en parcirconspection :
CORRESP. C Enfin elle est devenue
ibidem.
une espèce de terreur, lorsque
(r) Gazette de Paris du 7 mars,
nous
it enfin à Mrs. les députés, a s'il seroit bien
qu'ils eussent montré le 29 novembre la grande
vrai
ils auroient cherché à Se faire honneur le
circonspection dont
teurde la correspondance secrète
II janvier suivant. L'édilant de cetted
continue à leur faire dire, en parcirconspection :
CORRESP. C Enfin elle est devenue
ibidem.
une espèce de terreur, lorsque
(r) Gazette de Paris du 7 mars,
nous --- Page 21 ---
(17)
nous avons vu la déclaration dcs droits de
(
T'homme
poser, pour base de la constitution, l'égalité
C l'identité des droits et la liberté de tous les absolue,
individus. >
L'éditeur prête à Mrs. les députés une terreur
eue réellement.
qu'ils n'ont point
Plusieurs déclarations des droits,
qui contiennent ces
effrayans pour les Colonies, ont été présentées dès le principes
ment d'août. Le 20, ces principes ont commencé à être commenceCombien cependant n'a-t-il pas fallu que la société se donnât décrétés. de
soins, pour que Saint-Domingue eût une Assemblée coloniale
malgré tous ses désirs, elle n'a pu obtenir qu'à la fin de
que,
quelque pressant qu'il fut que la Colonie pût veiller septembre,
le plus efficacement
se
par elle-même ,
pouvoit
qu'il pourroit 3 à sa propre tranquillité,
compromettre cette déclaration des droits.
que
Mrs. les députés n'ont point eu cette terreur > parce
seroit
inconciliable avec les démarches qu'ils ont faites
qu'elle
ceux-là mêmes qui avoient posé ces bases de la constitution, pour obtenir que
ceux qui établiroient les principes d'une constitution
fussent
lonies où l'égalité absolue, lidentité des droits la pour des Coles individus sont impossibles.
, cl liberté de lous
* A proportion que nous avons connu l'esprit de l'AsR semblée 9 nous nous sommes aisément convaincus
CORREST Ibidem.
a Timportance des Colonies étoit méconnue
que
e parti nombreux existoit
; qu'un
pour risquer,s'il le falloit, leur
conservation en faveur des principes
d'une secte trop répandue ; que
philosophiques
K esclaves étoit desiré
la
Taffranchissement des
par pluralité 9 comme
C que Thumanité et la religion
un acte
vriroit de gloire les
prescrivojent, et qui couréformateurs. >
Il est certain que, comme on vient de le faire dire
auxdéputés de OBSERY.
C
oit
; qu'un
pour risquer,s'il le falloit, leur
conservation en faveur des principes
d'une secte trop répandue ; que
philosophiques
K esclaves étoit desiré
la
Taffranchissement des
par pluralité 9 comme
C que Thumanité et la religion
un acte
vriroit de gloire les
prescrivojent, et qui couréformateurs. >
Il est certain que, comme on vient de le faire dire
auxdéputés de OBSERY.
C --- Page 22 ---
(18)
Saint-Domingue,,tunefoule de députés
noissoient
dapoiwintinnmioe
nullementles Colonies ;il estcertain que, comme on leur
faitdire ici, l'importance des Colonies étoit méconnue. Les Colonics
étoient fondéesà s'en plaindre; mais
Nocladéputesrfeeton-iha éga-
-
lement, eux quiavoient fait tout ce qu'il falloit pour donner aux députés des provinces intérieures Pidée de ce peu
consentant que Saint-Domingue fût réduit à n'avoir d'importance 2 en
sentation égale au plus petit bailliage de France? qu'une repréSi Mrs. les députés avoient effectivement eu les effrayantes lumières qu'on leur donne ici, pourquoi donc auroient-ils voulu
senter un plan de constitution coloniale à la discussion et an prément de ce parti nombreuz de réformateurs P Pourquoi auroient-ils jugevoulu présenter ce plan à cette pluralité de législateurs
désiroient Pafranchissement. des esclaves P C'est encore ici où qui P'éditeur
décèle ses mensonges, en supposant une grande contradiction entre
ce qu'on: dit et ce qu'ont fait Mrs. les députés.
CORRESP. K C'est du temps qui dissipeles erreurs
nous
page-31.
1 que
avons
attendu des circoustances moins périlleuses ; et, excepté
Tobjet de Tapprovisionnement des Colonies,
9 qui nous
a paru d'une nécessité urgente, nous avons pris le
r
parti,
non-seulement de ne présenter aucune demande rela-
( tive aux Colonies, mais de mettre tous nos.soins à éluder toutes celles qui pourroient être présentées ; et tel
étoit notamment l'objet du comité des Colonies
nous avions demandé en dernier lieu. 22
que
OaSkRY. Si c'étoit là le langage de Mrs. les députés, on pourroit leur
rappeler que c'est bien malgré eux, que c'est bien forcément qu'ils
ont attendu des circonstances moins périlleuses j la motion de
M. de Curt, qui prouve qu'ils vouloient s'occuper. sans détai, pour
présenter ci très-pen de temps un plan de constitution, d'administration et dej jurisprudence pour les Colonies, ne laisse aucun doute
L
. 22
que
OaSkRY. Si c'étoit là le langage de Mrs. les députés, on pourroit leur
rappeler que c'est bien malgré eux, que c'est bien forcément qu'ils
ont attendu des circonstances moins périlleuses j la motion de
M. de Curt, qui prouve qu'ils vouloient s'occuper. sans détai, pour
présenter ci très-pen de temps un plan de constitution, d'administration et dej jurisprudence pour les Colonies, ne laisse aucun doute
L --- Page 23 ---
(19)
à cet égard. Il est bien vrai que quand, d'un côté, ils
cet empressement de la manière la plus
la manifestoient
tique, ils disoient en particulier
avoient publique, plus authensément contraire;
qu'ils
une intention précic'étoit se réserver. avec assez d'adresse la faculté
d'interpréteràl leur gré leurs vues ostensibles et leurs vues
c'étoit se] préparer d'avancer
secrètes;
Mais s'ilss'étoient expliquésaussi -nisa-t-s-a
dance qu'on leur
nettement quele fait la corresponattribue , il n'y auroit plus
Et en effet écrire, le 8
moyen d'équivoquer.
décembre, <
< comitédes Coloniesone
qu'ils espéroient que dans lc
ct écrire,le Il
eaamineroitplus froidement les questions;
janvier, ( queleur objet, en
c Colonies, étoit d'éluder toutes les demandes demandantl le comité des
K nies,wc'est, commenous l'avons déjadit,
relatives aux Colomontreraneconradiction
manifeste; car entre espérer qu'on ezaminera 3 et vouloir
élude , ilya une opposition directe d'intention. Ce
gu'on
est une nouvelle preuve de la mal-adresse de l'éditenr. rapprochement
c Nous pensions qu'instruits de l'état actuel de
c blée nationale, et des instructions
l'Assem- CORRESP.
cc portées, la colonie les réformeroit que nous y avions pag-31et32.
d'autres
et nous en enverroit
plus relatives aux circonstances, et
réfléK chies, , comme plus précises. cc
plus
Si ces dispositions ne s'accordent pas avec le désir si bien
dans la motion de M. de Curt, de
marqué OBSERY.
le
s'occuper sans délai d'un
pour présenter en très-per de temps à l'Assemblée
plan,
sont, au contraire, bien évidemment
nationale ; elles
faite la Sociélé qui demande
calquées sur la pétition qu'a
la Colonie ait
que tout soit suspendu jusqu'à ce que
Loin de fortéd'autresvamux, en nouvelle connoissance
former une demande opposée, Mrs. les
decause.
rien de mieux à faire, pour les intérêts de la Colonie, députés n'avoient
tenir cette pétition. Si on pouvoit raisonnablement que de soula correspondance secrite > la Socicté auroit à se féliciter leur de supposer
tage qu'elle auroit procuré à la Colonie, en les conduisant l'avanle 11 janvier , autrement qu'ils n'agissoient le
à penser
27 novembre.
Cij
former une demande opposée, Mrs. les
decause.
rien de mieux à faire, pour les intérêts de la Colonie, députés n'avoient
tenir cette pétition. Si on pouvoit raisonnablement que de soula correspondance secrite > la Socicté auroit à se féliciter leur de supposer
tage qu'elle auroit procuré à la Colonie, en les conduisant l'avanle 11 janvier , autrement qu'ils n'agissoient le
à penser
27 novembre.
Cij --- Page 24 ---
(20)
CORRESE ee Nous avons répandu à profusion
page 32.
pres à rectifier les idées; nous les quelques écrits prodans les villes de
avons fait circuler
commerce, et nous avons excité leurs
réclamations. c
ORSERY. Lasociété n'a pas non plus négligé ce
à la cause des Colonies; si elle vouloit moyen d'intéresser lc public
se flatteroit également de tous les
s'en faire un mérite, elle
soins qu'elle a pris,à cet égard.
CORRESE. e Les députés à l'Assemblée
pagelzet33. c
nationale
jours nos adversaires sur nos intérêts (Négocians) tourégime C xclusif du
personnels, le
les
de
commerce, ont senti que cet intérêt
forçoit se réunirà nous. sur
c et leur iufluence
tous les autres points
nous a servi heureusement. >
OBSERY. Cest parce que la sociélé a toujours
de chuses qui se présentoit feroit naître prévu que le nouvel ordre
du commerce
des occasions où l'influence
Colonie,
ponrroit être tris-avantageuse aux intérêts de la
qu'elle écrivit aux villes de
extraordinaires dès le
commerce et aux députés
Cest par cetle raison 27 qte doust.(i) le 3t da même
Dépntés de Saint-Domingue de
mois elle pria MM. les
Je commierce, jusqu'a ce qu'elle suspendre leur eût leurs poursuites contre
le danger d'une division. (2)
fait part de ses idées sur
C'est encore pour cela que le
* Vons avez pensé qu'il étoit 13décembre la sociélé Ieur écrivoit :
4 nationale des demandes avantagenx de former à l'Assemblée
* fond de la
contre le commerce; sans examiner le
f peut être, question les circonstances s nous ayons pensé, , par plus d'un motif, que,
n'étoient pas favorables. > (3).
() Premier extrait du
(2) Ibidem pages 25 et 26, procès-verbal de la Société, pages 1I et 12,
(3) Ibidem page 130.
it 13décembre la sociélé Ieur écrivoit :
4 nationale des demandes avantagenx de former à l'Assemblée
* fond de la
contre le commerce; sans examiner le
f peut être, question les circonstances s nous ayons pensé, , par plus d'un motif, que,
n'étoient pas favorables. > (3).
() Premier extrait du
(2) Ibidem pages 25 et 26, procès-verbal de la Société, pages 1I et 12,
(3) Ibidem page 130. --- Page 25 ---
(21) )
Si la lettre du II
de MM, les Députés, janvier, 9 qu'on examine ici, étoit cffectivement
on y verroit qu'ils auroient
H uisqu'ils y diroient :
profité de l'avis,
< Nous-mémes, 2 Mrs., nous ne
4 depuis long-temps nous
dissimulerons pas que CORRESP.
avons
4 cette demande
proposé d'abandonner pag-33et34.
s
qui nous divise avec le
lequel il est si intéressant
commerce, , avec
6 commune sur les
pour nous de faire cause
4 portés plus
objets majeurs, et que nous y sommes
que jamais. >
Mais il n'est pas possible que MM. les
janvierequils avoient depuis
Députés aient écrit le II
<
long-temps proposé
CORRESP.
demande 3 puisque le procès verbal de
d'abandonner cette page35.
27 décembre Frécédent
l'Assemblée nationale du
e de passer à l'ordre du porte : < Ensuite M. le Président a proposé
jour; MM. les
$ ont réclamé la priorité
Députés de Saint-Domingue
< Colonie. > Et dans la même pour l'affaire des subsistances de cette
< Domingue ont renouvellé leurs séance 4 MM. les Députés de Saint-
< subsistances; ils ont été
réclamations sur l'examen de leurs
K de deux heures.
ajournés à la séance de demain à
> Cette demande avoit si peu été
l'ordre
pris long-temps qu'on voit dans le
abandonnée de
< Ona a ensuite passé à l'ordre du procès verbal du 29 décembre :
* discussion de Taffaire du jour : on a réclamé tout à-la-fois la
don
K des. subsistances de
patriotique de Genève, de celle
< plusieurs débats et Saint-Domingne, de celle de Bélème. Aprés
< Colonies seroit réclamations, il a été décrété que l'affaire des
ajournée définitivement à lundi
< précis. >> Cette demande avoit si été
prochain à mid;
temps , que le procès verbal du peu abandonnée depuis long-
< la priorité pour les subsistances 4 de janvier porte : ( On a demandé
* que l'on passeroit à l'ordre du Saint-Domingue : on a décidé
répète, il n'est pas possible
jour MM. * relatif aux pensions. > On le
janvier qu'ils avoient
que
les Députés ayent écrit le II
proposé depuis long-temps d'abandonner cette
*
a
oit si été
prochain à mid;
temps , que le procès verbal du peu abandonnée depuis long-
< la priorité pour les subsistances 4 de janvier porte : ( On a demandé
* que l'on passeroit à l'ordre du Saint-Domingue : on a décidé
répète, il n'est pas possible
jour MM. * relatif aux pensions. > On le
janvier qu'ils avoient
que
les Députés ayent écrit le II
proposé depuis long-temps d'abandonner cette
*
a --- Page 26 ---
(22)
demande, puisqu'ils l'avoient encore poursuivie, il avoit
plus de siz jours.
n'y
pas
Au surplus, il est très-vrai que les écrits de
çans et les pétitions des villes maritimes, ont mis le quelques commerdans la balance, lorsqu'il a été question de décider plus grand poids
nationale sur l'abolition ou la continuation de la traite à l'Assemblée
des noirs.
CORRESP, K Les amis des noirs eux-mêmes sont
page35. 44 premier objet
ramenés sur le
(T'affranchissement) ). M. de Condorcet
4 publiquement déclaré dansle Journal de
l'a
Paris
44 cet égard, nous vous
; et, à
annonçons ici avec
4 l'excellent écrit de M. de
plaisir que
Rouvray , intitulé De l'état
44. négres , a porté, dans l'opinion
des
44 plus violent à celte Société
publique 7 le coup le
< donnée
; qu'elle a été même abanpar plusieurs de ses membres ,
ils se
G sont vus dénoncés à
quand
l'exécration; ; enfin que cet écrit a
< excité la réclamation puissante de
plusieurs
de
44 commerce. 25
places
OBSERY. Si cet écrit de M. de Rouvray a été imprimé,
pandu avec profusion, Mrs. les députés savent bien râimprimé, réteront pas tous les frais en ligne de compte dans les qu'ils n'en porla députation. Mais l'éditeur qui
dépenses de
à eux seuls qu'il falloit attribuerla l'ignoroit, a pu croire que c'étoit
ble vouloir leur
publicité de cet écrit, et il semseroicnt
en faire un mérite exclusif, que sûrement ils ne se
pas fait eux-mêmes.
(1) La Sociélé a contribué la première aux frais
a fait réimprimer. Il seroit superflu de faire
de l'impression ; elle
dépense et de beaucoup d'autres
remarquer, à légard de cette
plaindre elle-même de sa
plus considérables, que la Société auroit à se
tulieneat), elle avoit agi propre contre conduite, les intérêts si(comme on le suppose bien graajouté au sacrifice des
de la Golonie 2 puisqu'elle anroit
présens et assez souvent siens, qui y sont confondusydes sacrifices pécuniaires
répétés.
faire
de l'impression ; elle
dépense et de beaucoup d'autres
remarquer, à légard de cette
plaindre elle-même de sa
plus considérables, que la Société auroit à se
tulieneat), elle avoit agi propre contre conduite, les intérêts si(comme on le suppose bien graajouté au sacrifice des
de la Golonie 2 puisqu'elle anroit
présens et assez souvent siens, qui y sont confondusydes sacrifices pécuniaires
répétés. --- Page 27 ---
(23)
Au commencement de janvier, la société des amis des Noirs sembloit ébranlée parle retour de l'opinion publique vers les véritables
intérêts de la Nation, , dans la masse desquels les Colonies forment
une si grande part; le décret du 8 mars 9 rendu d'après des préliminaires imposans de la part des provinces maritimes, auroit dà imposer à cette Société le silence le plus absolu. Cependant elle est
actuellement présidée par un membre de l'Assemblée nationale du
parti de la majorité (1) 3 elle se vante d'avoir plusieurs autres membres de cetteassemblée (2); elle vient de se plaindre,parune adresse,
de ce que les Colons tiroient une fausse conséquence du décret du
8 mars, en prétendant qu'il lni fait la loi de ne plus s'efforcer à persuader que la traite et l'esclavage sont deux crimes qu'il faut
extirper; elle ne dissimule pas, elle annonce , au contraire, avec
beaucuupdaeurancr, qu'elle va continuer les travaux qui peuvent
conduire à ce double but : et on veut condamner les Colons,
sont en France, à la plus entière abnégation de leurs intérêts et qui de
ceux de leurs frères, de leurs amis, de leurs compatriotes éloignés
du foyer infernal oùr se fabriquent et s'acèrent les armes avec lesquelles on prétend les anéantir!
< Sur tous les points, nous croyons pouvoir vous an- CORRESP.
K noncer qu'il y a toute apparence que l'Assemblée na- Ibidem.
< tionale est résolue de ne toucher à rien de ce qui inK téresse les colonies, qu'elle veut attendre qu'elles aient
4 formé leur constitution dans leur sein.
>>
Si le comité des Colonies avoit été formé sur la molion du 27 noOBSERY.
(1) M. Petion de Villeneuve.
(2) S'il faut s'en rapporter au tableau que la Sociélé des amis des noirs afait
publier, on comptera parmi ses membres, MM. Bergasse, le marquis de
la Fayette, leducde la Mecadfowcoanih,fedguede Chartres,le baron de Diétrick
le chevalier de Boufflers, > le comte de Crillon, ,du Porl, lecomte Charlesde
le cheralier Alexandre de Lameth; eton peut ajouterà cette liste M. le Lameth, coule
de Mirabeau.
s'en rapporter au tableau que la Sociélé des amis des noirs afait
publier, on comptera parmi ses membres, MM. Bergasse, le marquis de
la Fayette, leducde la Mecadfowcoanih,fedguede Chartres,le baron de Diétrick
le chevalier de Boufflers, > le comte de Crillon, ,du Porl, lecomte Charlesde
le cheralier Alexandre de Lameth; eton peut ajouterà cette liste M. le Lameth, coule
de Mirabeau. --- Page 28 ---
(24)
vembre, l'Assemblée nationale auroit, par cette formation,
loucher A TOUT ce qui intéresse les Colonies,h
résolu de
les intéresser qui ne soit compris dans la Ipuisque rien ne peut
tration, la jurisprudence.
constitution, PudminisSi ce comité avoit été établi, comme il devoit
délai d'un plan, qu'il auroit présenté en très-peu de s'occuper sans
blée nationale n'eût point attendu
les
temps, T'Assemleur constitution dans leur sein ; elle que auroit Colonies décrété eussentformé
cût été proposé, et, dans le moment où
le plan qui lui
verti en loi positive, seroit
nous écrivons ce plan, conlonie
probablement déja envoyé dans la Copour qu'elle sy assujettit. Qu'on joigne à cette idée
noissance du cahier de doléances, du
la con27janvier, ,et qu'on réléchisse!
CORRESP. K Lhotelde/inssiac,
si
page35et36.
quinousa violemment
4 semble ébranlé par les
combattus,
mouvemens quise sont
< au Cap; tous les détails annoncent
passés
K tend conserver la
que la colonie endéputation, saufà régler ses
< et Thôtel de Massiac semble altendre
pouvoirs;
ses décisions
4 le même
avec
respect que nous. >%
ODSERY. La Socicté n'a point violenment combattu Mrs. Jes
lesa heurusenentardiés dans
députés; elle
créer un comité des Colonies, leursprojets lorsqu'ils ont voulu faire
la faisant décréter
qui, en préparant la constitution et
par l'Assemblée nationale, auroit
nos
patriotes de préparer enz-mêmes ct sur les lieuz privé comC'est la seule circonstance dans laquelle la Société cette constitution.
les dépntés, et elle T'a fait sans violence
a combattn Mrs.
tout, elle a conservé son caractère de (1). En cela, comme en
enj plus que la concipundancesecrte modération. On voit de plus
se peut que Mrs. les
est controuvée; parce qu'ii ne
députés aient, d'un côté, félicité la Colonie
(r) Voyez la pétition 2 pag. 85 du premier
Société,
extrait du procès-verbal de la
de
constitution.
les dépntés, et elle T'a fait sans violence
a combattn Mrs.
tout, elle a conservé son caractère de (1). En cela, comme en
enj plus que la concipundancesecrte modération. On voit de plus
se peut que Mrs. les
est controuvée; parce qu'ii ne
députés aient, d'un côté, félicité la Colonie
(r) Voyez la pétition 2 pag. 85 du premier
Société,
extrait du procès-verbal de la
de --- Page 29 ---
de ce que l'Assemblée nationale (25) étoit résolue
de ce qui lintéressoit, de ce
de ne toucher à rien
titution dans son sein; et d'un autre que celle-ci côté, pourroit former la consqui, malgré leurs efforts,
se plaindre de la société
nationale, en s'opposant à avoitpréparé la formation cette décision de l'Assembléc
Il se peut que la Colonie veuille
du comité des Colonies.
la société n'a point encore connoissance conserver la députation : mais
cet égard. Lorsque l'Assemblée Coloniale qu'elle se soit expliquée à
sion, il ne peut pas être douteux
aura prononcé une décimettent sans le moindre examen. que tous les Colons ne s'y souattendre cette décision avec
Non-seulement la société semble
ce sentiment
respect, elle est réellement
de
pour tout ce qui émanera de la Colonie pénétrée
assemblée; tous les voeux, toutes les
les légalement
riables de la société n'ont jamais démarches, principes invabien entier, à une telle
eu d'autre but que de conseryer
à tous les Colons de assemblée, , ledroit qu'elle a de dicterdes lois
distinction.
Saint-Domingue absens et présens, sans aucune
Une nouvelle
cetteinsinuation preuve qu'on ne peut attribuerà MM. les
que ce sont les mouvemens, ont
Députés
gui ont ébranlé la sociélé et lui font
qui eu lieu au Cap,
sions de la Colonie relativement à la attendre avec respect les décique les nouvelles du Cap n'ont été députation ; c'est qu'ils savoient
22décembre, etque dès le 13 la sociétéleure connues à Paris que du 20 au
e déterminésà cet égard à attendre le
écrivoit : e Noussommes
* porté; sur les lieux, et nous
jugement de nos scompatriotes,
* et par respect, parce qu'il nousy. sera libre, soumettons d'avance par devoir
général et bien connu (1).
Ces Mrs. (les colons réunis à
et quelques places du
Paris) ont paru désirer, CORREST.
voeu, , qu'on obtint commerce du
ont exprimé le même page 36,
pouvoir exécutif des forces
prévenir les désordres qui
leer les colonies de la
pourroient se passer
part des esclaves,
jugé ne pas devoir le
Nous avons
prendre sur nous..
() Voyez le premier extrait du
procès-verbal de la Société, page 130,
D
Ces Mrs. (les colons réunis à
et quelques places du
Paris) ont paru désirer, CORREST.
voeu, , qu'on obtint commerce du
ont exprimé le même page 36,
pouvoir exécutif des forces
prévenir les désordres qui
leer les colonies de la
pourroient se passer
part des esclaves,
jugé ne pas devoir le
Nous avons
prendre sur nous..
() Voyez le premier extrait du
procès-verbal de la Société, page 130,
D --- Page 30 ---
(26)
OESERY. Il a effectivement été question de ces forces et de
moment où les'nouvelles de
leuremploi au
insurrection contre les blancs; Saint-Domingue mais la faisoient craindre une
certitude du danger, s'est également
société ne voyant pas la
demandede ces forces :
dispensée de prendres surellela
constamment: sur la réserve,
aucun vau, quand il étoit douteux
ellen'amanifesté
qu'il pàt plaire à la Colonie.
CORRESP. <4 Nous devons vous prévenirde veiller
page37. 56
sur un sieur Ogé
jeune, que nous vous avons déja dénoncé
44 lettre
, pour une
Pe
audacieuse par lui écrite à l'un de nos
44 Nous sommes avertis
collègues.
6 six
qu'il passe dans Ia Colonie avec
suppôts . . que cet homine et ses adjoints veulent
4 soulever les gens de couleur. >
OBSERY. La société a également surveillé
question, Elle a été plus heureuse l'embarquement dont il est ici
qu'elle est
encore dans SCS démarches puisparvenue jusqu'à avoir l'effigie du sieur
graver à Paris, , et qu'elle a déja adressé aux trois Ogé qu'il a fait
vinciales. Elle a été plus loin encore, en SC procurant assemblées le
procet homme étoit surle point d'extorquerà Pordre du brevet que
de Limbourg, où sur la qualité, effrontément
mérite du lion
des troupes de
supposée, de colonel
hérault
Saint-Domingne, on lui accordoit celles
d'armes, ad houores, de la classe militaire
décnyer
d'en porter la décoration qui consiste
, avec le droit
de celle de
dans une croix de Ia forme
Saint-Lonis, sur les branches de laquelle sont
quatre lettres H,C,W,S; portant
gravées les
surunchamp d'azur, et sur le
pour écusson un lion de gueule
due a un ruban couleur de feu, revers virtute pour devise, et suspenavec un léger lizéré citron.
CORRESP, 4 M. de la Fayette, membre de la
page28. 4 des
Société des Amis
Noirs, a proposé à un député de la
6 d'établir des conférences entre
Martinique
$5 la Société, les
quelques membres de
députés, des colons de T'hôtel de Massiac
pour écusson un lion de gueule
due a un ruban couleur de feu, revers virtute pour devise, et suspenavec un léger lizéré citron.
CORRESP, 4 M. de la Fayette, membre de la
page28. 4 des
Société des Amis
Noirs, a proposé à un député de la
6 d'établir des conférences entre
Martinique
$5 la Société, les
quelques membres de
députés, des colons de T'hôtel de Massiac --- Page 31 ---
(27)
< et quelques négocians des ports de
du soulagement des
mer, pour s'occuper
nègres. e
K
de La la même proposition fut faite par un autre à lun des
société qui lui en fit part; mais il
membres OBSERY.
dans la conférence on dàt se borner à
ne paroissoit pas que
des nègres ; il sembloit qu'il devoit s'occuper du soulagement
traite et peut-être même d'un
encore y être question de la
distinguer, la société toujours affranchissement graduel. Sans rien
la Colonie seule appartient le droit prudente, de
toujours persuadée qu'à
cetteconférence. Elle sentit, de
s'occuper de ces objets, refusa
n'étoit nullement autorisée à discuter mêmequel MM. les Députés, qu'elle
ces amis des noirs
là
avec les amis des noirs ; que
donner à eux-mêmes; prenoient une mission qu'ils ne pouvoient se
que du consentement à conférer avec
philantropes outrés, ils auroient pu tirer la
ces
acquis un droit tacite de soutenir une conséquence qu'ilsavoient
leur est étrangère; dans
cause qui, en bonne politique,
leur
laquelle ils n'ont rien à risquer, quand
sion doctrine.atucontraire, tend àanéantir les Antilles. En
, comme en tout, la saciété manifesta son voeu de cette occaà la Colonie.
tout renyoyer
L'Assemubléenationile, élude la demande des
comme tout ce quiregarde les colonies. Mais mulâtres, CORRESE,
se sont présentés à la commune de
ces gens-là page5o.
I
son appui auprès de l'Assemblée Paris 9 pour réclamer
46 fait un discours
nationale, 9 et y ont
très-séditieux, dans lequel ils
>> menacer de soixante mille
ont osé
armes..
hommes, et de prendre les
>>
L'Assemblée nationale éludoit la demande des
ce qui regardoit les colonies,
mulâtres, et tout OBSERV.
comité, faite le 27
parce qu'en rejetant la demande du
de rien
novembre, s elle avoit tacitement décidé
prononcer elle attendroit
qu'avant
que nos compatriotes se fussent
et y ont
très-séditieux, dans lequel ils
>> menacer de soixante mille
ont osé
armes..
hommes, et de prendre les
>>
L'Assemblée nationale éludoit la demande des
ce qui regardoit les colonies,
mulâtres, et tout OBSERV.
comité, faite le 27
parce qu'en rejetant la demande du
de rien
novembre, s elle avoit tacitement décidé
prononcer elle attendroit
qu'avant
que nos compatriotes se fussent --- Page 32 ---
(18)
expliqués sur les lieuz, dans le délai qui Jeur
pas incessamment par l'organe de MM, les conviendroit, et non
Quant à la démarche des mulâtres à l'Assemblée Députés.
de Paris, elle est très-vraie; mais
de la commune
il faut dire que M. de
pour rendrel hommage à la vérité,
Maissemy, l'un des
de
mune, et membre de la société, qui combattit représentans la comqui parvint à faire décider qu'il n'y avoit lieu leurs prétentions et
rapporté la menace dont il est ici question. à délibérer, n'a pas
()
Le surplus de ce qui est contenu dans la
ne concerne pas la société; elle se
correspondance secrète
aucune observation.
dispensera par ce motif d'y faire
direct avec elle, Ayant voulu se renfermer en ce qui a un rapport
ne
sonintention setrouve remplie. Elle
peut croire ni à lauthenticité,i à l'exactitude répète qu'elle
pondance secrète, dont
elle
de cette correslaisser subsister des pourtant
a dà s'occuper, pour ne pas
tinés à perpétuer la erreurs, des faits controuvés, qui paroissent descontreelle. Des défaveur qu'on a cru avoir besoin de répandre
s'ils mendioient citoyens zélés pour leur patrie se
des éloges pour les soins que leur désapprécieroient ont
devoirs enyers leurs
dictés leurs
compatriotes et la conseryation de leurs
personnels: : mais ils seroient blâmables s'ils
intérêts
les attaques de la calomnie,
négligeoient de repousser
avec les armes de Ia vérité.
Arrété dans la séance du 13 mai
sident, ROBERJOT
1790. Signés, BILLARD,PrÉ
LARTIGUE, secrétaire.
(:) Ce qui, suivant son rapport, se
la première suite des procès-verbaux de passa la alors, se trouvera détaillé dans
connoitre bientôt à la Colonie.
Société, qu'clle se propose de faire --- Page 33 ---
I. B. Cps observations étoient imprimées lorsque la Sociélé a
appris par plusieurs de ses membres, que quelques-uns de MM. les
députés SC plaignoient d'une infidélité de la part d'un secrétaire qui
avoit livré une partie de leur correspondance à Tn ami des noirs.
Si le fait est vrai, ets'il pent s'appliquerà celle dont il est ici question,
la Socicréregrette d'avoir répondu à Péditeur 3 ses observations auroient porté directement contre Mrs. les Députés. Lincertitude ne
peut exister pour la colonie; tout ce que ceux-ci ont écrit doit être
connu 3 elle aura à juger de leur sincérité, 2 ou de celle de léditeur,
d'après la lecture de cet écrit,
correspondance à Tn ami des noirs.
Si le fait est vrai, ets'il pent s'appliquerà celle dont il est ici question,
la Socicréregrette d'avoir répondu à Péditeur 3 ses observations auroient porté directement contre Mrs. les Députés. Lincertitude ne
peut exister pour la colonie; tout ce que ceux-ci ont écrit doit être
connu 3 elle aura à juger de leur sincérité, 2 ou de celle de léditeur,
d'après la lecture de cet écrit, --- Page 34 ---
06-88 --- Page 35 --- EXTRAIT
DES
REGISTRES
DES DELIBERATIONS
DE L'ASSEMBLÉE
PROVINCIALE
PERMA A N E N T E DU NORD,
De la Séance extraordinaire du vingt-deux Odobre
mil cent
quatre-vingt-diz au matin, > a été extrair ce qui fuit: fpe
PROVING CLA LE
LAsewuer
du Nord de
permanente de la partie
ce
Saint-Domingue, ) dans fa féance
jour au matin où étaient MM. les
extraordinaire de
pour le Roi, les Chefs de bataillons Commandant en fecond
Officiers d'adminiltration, Commandant patriotiques de la itation et militaires,
navales, Capitaine de port 2 accompagné chacun
des forces
bas- Officiers et Soldats des Troupes
des Officiers 3
Commandant de la Marine marchande patriotiques et réglées, du
navires des divers ports de la Métropole, > er des Capitaines des
tous invités en vertu de la délibération du actuellement en rade,
jour d'hier :
Après avoir entendu le difcours de fon
fion dont la Province du Nord eft
Préfident fur la fubverd'une gucrre civile préte à P'embrafer. menacée, et fur la certitude
La matière mife en délibération , mûrement
difcutée > et après --- Page 36 ---
a
--- Page 37 ---
F3355 --- Page 38 ---