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Dabeit
OBSERVATIONS
DI E
LA SOCIÉTÉ CORRESPONDANTE
DES COLONS FRANÇAIS
RÉ U N IS A PARI S,
SUR UN ÉCRIT PORTANT POUR TITRE:
Correspondancesecrète HdnDipatadeban-Demiaps
avec les Comités de cette ile.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE P. FR. DIDOT JEUNE
I 7 9 O. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
AVERTIS 1e S E M E NT.
LA résolution prise par la Société, de borner ses soins,
en se tenant constamment sur la défensive, à conscrver
les droits et les intérêts de la Colonic de Saint-Domingue;
dc répandre au dehors, le moins qu'il SC pourroit, les
travaux auxquels cllc SC livre continuellement ; cette résolution se trouve, à son grand regret, bien contrariée par
la nécessité où on la met de se défendre contre des attaques publiques et multipliées auxquclles cependant ellc
est bien éloignée d'avoir donné lieu, 9 non pas seulement
dans la réalité, mais même sous les plus légères apparences.
Formée depuis le 20 août 1789, elle s'étoit renfermée
en elle-méme : ses délibérations étoient inconnucs au public; elle s'étoit abstenue d'écrire, ni avec faveur, ni avec
critique pour,ni contre qui que ce fat, Jorsqu'à la fin de
novembre elle fut publiquement attaquée par Z172 Colon
de la députation de Saint-Doningue, par un compatriotc,
qui la dénonça à la France et àla Colonie comme un appui,
comme un servile instrument du despotisme ministériel.
Cette sortie extraordinaire et bien inattendue, paroissoit
destinée à soutenir une motion qui venoit d'être faite d
PAssemblée nationale, pour en obtenir la formation d'un
Comité des Colonies ; et à désapprécier l'opposition que la
Sociélé s'étoit vu forcée de faire à cette demande. Mais
T'Assemblée nationale n'en décida pas moins 2 qu'il n'y
avoit pas lieu à former le Comité; et MM. les Députés de
Saint-Domingue ne dissimulèrent pas leur mécontenAij
destinée à soutenir une motion qui venoit d'être faite d
PAssemblée nationale, pour en obtenir la formation d'un
Comité des Colonies ; et à désapprécier l'opposition que la
Sociélé s'étoit vu forcée de faire à cette demande. Mais
T'Assemblée nationale n'en décida pas moins 2 qu'il n'y
avoit pas lieu à former le Comité; et MM. les Députés de
Saint-Domingue ne dissimulèrent pas leur mécontenAij --- Page 8 ---
A VE R T IS S E M E N T.
iv
et trop
la société. Elle dédaigna lacalomnie;
tement contre
elle rentra dans son silence.
généreuse pour s'en venger,
s'étoit plu à rendre de
Cependant ayant appris qu'on conduite un compte
et de sa
ses vues 2 de ses principes
séloignoit de
étoit défavorable en proportion qu'il
qui lui
cherchoit à faire prendre
la vérité ; que Topinion qu'on téllement désavantageuse,
d'elle à Saint-Domingue. 7 étoit
facheux
résulter des effets singulièrement elle se
qu'il en pourroit
et alors seulement,
(1); alors 1
pour ses membres
elle-mème toutes ses opérations
décida à faire connoitre dans le mois de mars dernier,
dans le plus grand détail: :
et de
extrait de ses délibérations
elle fit partir un premier
d'âvoir
sa correspondance.
elle a eu lieu de regretter
Depuis cette époque,
eussent été
retardé à faire cet envoi: si ses travaux
fondé
autant
provinciale du nord n'eût pas
connus, TAssemblée
excessivement rigoureuses
sur Terreur des déterminations flatte de mériter, et qui est digne
contre une Sociétéqui se
eût pu porter l'esprit de vengeance
Qui croiroit, par exemple , qu'on M. Belin de Villeneuve, est par-
(), vouloir persuader dans la Colonie 2 que dans les prétentions soutrées qu'ils
jusqu'a
de couleur, qu'il Jes soutientici
de lo
tisan des gens
M: Belin de Villenewve, qui, comme sice-président sur les opinions
ont formées ! Lui, dans toutes les circonstanees 2 à éclairer qui ont été
Société, a concouru,
7 et à déterminer les résolutions long-temps la
locales qu'il connoit parfaitement journaliers qu'a faite pendant avec celle
prises pour s'opposer classe aux d'hommes progrès 2 que, par ignorance, on de confondoit Villeneuve qui a toucause de cette françois de la métropole 1 Lui, M. Belin eût cessé d'inspirer
des citoyens vue dans la Socidté, et qui, tres-certainement seul Imoment ,jusqu'a préjours été en qa'ila méritée, s'il avoit pu s'oublier de un la Colonie ! Lui enfin qui a
la confiance contraires au véritable intérét
établie à Paris sous le
senter des idées créole de Saiu-Domingue à la Société des gens de couleur
écrit la lettre d'un oii il dit,p. 29 2 que la pretention
nom d'amis des noirs, blancs, une injustice atroce!
est une insultefiise aux
seul Imoment ,jusqu'a préjours été en qa'ila méritée, s'il avoit pu s'oublier de un la Colonie ! Lui enfin qui a
la confiance contraires au véritable intérét
établie à Paris sous le
senter des idées créole de Saiu-Domingue à la Société des gens de couleur
écrit la lettre d'un oii il dit,p. 29 2 que la pretention
nom d'amis des noirs, blancs, une injustice atroce!
est une insultefiise aux --- Page 9 ---
A V E R T IS S E M E N 'T.
Y
en effet d'autant d'estime que cette Assemblée provinciale luia a témoigné de mépris. L'erreur est démontrée par
des écrits publiés pour la Colonie : quand ils auront été
lus, il est impossible que la Société n'obtienne pas toute
la justice qui Ini est duc.
En attendant, qu'il soit permis de faire remarquer ici
que rien peut-être ne dut jamais paroitre plus étrange que
la prétention de persuader que des co-intéressés à unc ré
génération dont ils doivent indispensaiblement partagerles
heureux effets,aient pu concevoirlidée,ets'efforcersciemment d'anéantir lcs efforts mesurés d'une sage liberté.
L'histoire montrc, de temps à autre, tel ou tel homme, 9
dont la raison s'étoit aliénée au point de lui faire desirer,
de lui faire entreprendre son propre mal , la perte de son
pays: nais les annales dcs Nations n'ont point encore euà
conserver des traits de démence 2 parcils à celui qui feroit
voir un très-grand nombre d'homines réunis pour opérer
leur propre malheur, 1 inséparable de celui de leur famille, de leurs amis, de leurs compatriotes. La Société
n'a pu avoir d'autre intérêt que celui de la Colonic ; si,
par impossible. ellc avoit eu des intérêts opposés elle
n'existeroit pas. Le patriotisme lui a donné la naissance; il
a dirigé sa conduite: ; elle n'a cessé de marcher dans les
sentiers de Thonneur; ; un zèle pur Ta constamment animée ; la prudence,la modération, la plus grande circonspection même 2 ont toujours été Ics règles de ses déterminations.
Cependant on a osé linculper; on a osé la réduire à Ia
nécessité dc SC défendrelelle la faiti jusqu'ici sans s'écarter
de ses vues pacifiques ; elle nc changera ni dc ton ni de
langage, en repoussant des attaques nouyelles, Elle aime --- Page 10 ---
A VERT T I S S E M E N T.
bien,
vj
c'est une vérité qu'elle sent
à le répéter, 1 parce Colonie que l'engage, plus encore quele sien
que Tintérèt dela le soin de dissiper les erreurs, les capropre , à prendre
répandues dans la brochure qui
lomnies qui se trouvent
sous le titre de corresvient d'ètre distribuée au publie,
secrète des Députés de Saint-Domingue. Téditeurse fait
pondance cette brochure soit anonyme, ami des noirs,
Quoique facilement reconnoitre pour être un
cette
assez
de couleur, et auxyeuxdel laSociété,
partisan des gens
encore au défaut d'authentiopinion ne peut qu'ajouter qu'elle n'entend y ajouter aucune
cité. Aussi préxient-elle à des observations sur ce quila con-:
foi; qu'en se bornant c'est à léditeur seul qu'elle s'adresse,
cerne directement 1 d'avoir nui à la Colonie,elle a veillé
pour prouver que loin ct qu'elle est, dans tous les cas, 9
sans ccsse à ses intérêts,
qui lui sont faits.
fort au-dessus des reproches
'authentiopinion ne peut qu'ajouter qu'elle n'entend y ajouter aucune
cité. Aussi préxient-elle à des observations sur ce quila con-:
foi; qu'en se bornant c'est à léditeur seul qu'elle s'adresse,
cerne directement 1 d'avoir nui à la Colonie,elle a veillé
pour prouver que loin ct qu'elle est, dans tous les cas, 9
sans ccsse à ses intérêts,
qui lui sont faits.
fort au-dessus des reproches --- Page 11 ---
OBSERVATIO N 2e S
DE
LA SOCIETE CORRESPONDANTE
DES COLONS-FRANCAIS
RE U NI I S A PARI S.
SUR UN ÉCRIT PORTANT POUR TITRE:
Correspondance secrète des Députés de Saint-Domingue avec
les Comités de cette ile.
CORRESPONDANCE
LETTKE aux chambres du commerce, du 18 septembre.
MrssIEURS,
Comme Ia sureté de Saint-Domingue exige que l'on Page II.
en ce moment toutes les précautions possie
pour empêcher tous nègres et tous mulâtres
Eee
K de s'embarquer pour la Colonie, --- Page 12 --- --- Page 13 ---
E789:
T653m
I-SIRE
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