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M E R
13. I
BULLETIN OFFICIEL
D E
SAINT T-D O MINGU E. Les Colonies françaises sont parties inrégtances de la République,
et sont soumises à la même Loi constirutionoelle,
Article 6 de la Constinaion. Du 24 GERMINAL, l'an sept de la République française, une et indivisible. ( Samedi 13 AVRIL 1799, vieux style. )
COLONIES FRANÇAISES,
de ses mines d'or, d'argent, de plarine,
ce qu'elle
Du Cap-Frangais, le 24 Germinal,
contient d'un de producrions immense des trois règnes, SEGLO doit être
rapport
pour la République T'abonUw bâtiment de Bordeaux,
dance de ses denrées devenues des besoins f première
PAmagone, capitaine nécessité pour toute
elle
Leroux, a mouilléà Jacmelleis dece mois, après une infuence marquante T'Europe; la
doit donner une
traversée de 32 jours. Le Gouvernement a reçu, par son sott est en quelque sorte puissance qui la posside, mais
cette voie, des papiers de la plus geande importance de Toussaint Louverture. Il aujourd'hui n'est entre les mains
etdes journaux de Patis, qu'il a bien voulu nous com- de connaître cet homme qui par-là done pas sans intérêt
muniquer; ils contiennent,des détails très- intéressans. Il porte le citre de
en joue un geandrôle,
Nous nous empresserons de les rendre publics, En Se-Dotningne. Noir créole, général âgé de chef de Farmée de
actendant, nous avons la sarisfacrion d'annoncer à nos stature; ilest né esclave sur T'hebitacion s2'ans, de moyeone
Lecteurs, que le citoyen Caze jeune, qui avait été de distance du Cap. Dès son bas age, il Bréda,
chargé, par'le Général en chef,
annonça
E
deses paquets pour le dispositions heureuses qui artirèrent
de
Direcroite, en été tres-favorablement accueilli, Son maitres. A peine fut il en âge T'actention ses
arrivée a entièrement dissipé les inquiétudes qu'avairfait de-la culture, que son d'ordre de suivte et les travaux
naître celle du général Hedouville, et déjoué toures les fitconfier la direction des esprir affaires les d'économie essentielles lui
traies ourdies par la malveillance. Le Gouvernement dePhabitation: : il remplic avec succès cet plus
français, qui connait les vertus de notre brave Général, Bailion Libertat gérait alors l'habication emploi. n'a pas été long-t temps abusé par les bruits qui s'étaient était Toussaint; il apprécia le métire de ce sur laquelle
répandus sur son précendu projet de faire scission avec et voulur en faire s ami, en l'attachant de jeunen noir,
la Métropoles et le public lui-même été bientôt sa personne ; il lui apprit lui-mème à lire et près
détrompé. Ses ennemis ont donc eu la douleur de voir ses leçons
CTLCT
non-seulement leuts projets évanouis mais encore toute Toussaint, développèrent quoiqu'esclave, les n'écait qualités ni de son ni élève. lal Franceapplaudir al la conduite de ce vertueux Général. conime tel, et son maitre alors lui traité, fr une regardé
Un Citoyen qui, pendant son séjour dans cette annuelle de 800 francs; ilétaitva avec
pension
Colonie, a écudié la vie ptivée du généra! Toussaint lesanciens libres, et considérés des plaisir par rrous
Louvecture, en doane le portrait suivant dans le Toussaint, dont les facultés
planteurs.
lal Franceapplaudir al la conduite de ce vertueux Général. conime tel, et son maitre alors lui traité, fr une regardé
Un Citoyen qui, pendant son séjour dans cette annuelle de 800 francs; ilétaitva avec
pension
Colonie, a écudié la vie ptivée du généra! Toussaint lesanciens libres, et considérés des plaisir par rrous
Louvecture, en doane le portrait suivant dans le Toussaint, dont les facultés
planteurs. se
journal le Publiciste de Patis. saient en
mârismemr
raison des rapports habitoels qu'ila avait avec
la classe des libres, portair ses réfexions sur la dégraExtrait d'une lettre d'un Citayen nouvellement arrivé dation de ses frères; ilne pouvait concevoir par quelle
de Suint-Domingue, àun de ses Amis. facalié l'esclavage se trouvair si près de la liberté,
Ds Paris, le 16 Nivose an sept. et une comment d énorme une distance diffétence d'un dans Tépiderme avait mis
Toutes les fois qu'on a parlé des affaires de idées s'agrandirent en entendant homme à un autre. Ses
Saint - Domingue, les bons esprits ont remarqué que passages de Raynal; il parvintà se plusieurs fcis citer des
les opinions étaient la plupart dictées par la passion, Celivre l'enfamma
procurer son ouvrage. par le préjugé ou par le besoin de justifier des missions rale. Havait souvenr d'enthousiasmep les sur pour la liberigend:
sans succès. J'essayerai de vous donner quelquesnotions parait annoncer le libérateur yeux cette ou Raynat
que je crois justes et impartiales. fers nne grande portion de qui devair PRSLR ises
Cette belle Colonie a une étendue de 75 myriamètres nait sans cesse à cette prédiction Fespèee dont humaine. il étair si Il revesur 30 dans sa plus grande largeur, et cinq dans la Cependant la
frappé,
la plus resserrées eile comprend cing départemens. Europe. les droits révolation éternels de frangaise proclamzit en
Esre par la fécondité de SoD sol, comme parfespérance nouvelles lannoncèrent lhomme. Les premières
qui
en Amérique, donnèrent à --- Page 2 ---
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J
Touseaint Tidée du rôle qu'il al pris depuis. Pour se gantes négresses. J'ai tonjours su résister aGx volontés
mettte au ceurs des événemens,. il s'adressa à "un qai contrariaientmes; goits, dans l'idée quejes me formais
européen philantrophe, a qui il remit les fonds néces- d'un heureux mariage Jusu'au: momeot de la révolutios
saires pour un abonnement aux journaux français. A je n'avais pas quitté ma femme une heure. Nous allions
cette.époque, un homme de couleur conau par le zile travaillera notre place C1) en,hous tenanr lamainy
infatigable ga'ila mis 1 défeadie la cause deses frères, nous 1evenions de méme ; à
nous appercevionsfaisafe concevoir à.' Toussaint le prajer d'être aussi le nous des fatigues du jour. Le KOr. toujour béoi notre
défenseur des siens; maisvoyant bientôt les obstacies qae travail; car pen- seulement nous
dans l'abon2
nagions
lon opposait l'admission des noirs 2 l'état dhomme; 3, dance et nous faisions des épargues, mais nous aviocs
les décrets des 15 Mai et 24 Septembre 1791, et 4 encore le plaisir de donner des vivres aux noirs de
Avril 1792, qui tous çonsacraient l'esclavage, rrompant T'habitation lorsqu'ils en manquaient.
les obstacies qae travail; car pen- seulement nous
dans l'abon2
nagions
lon opposait l'admission des noirs 2 l'état dhomme; 3, dance et nous faisions des épargues, mais nous aviocs
les décrets des 15 Mai et 24 Septembre 1791, et 4 encore le plaisir de donner des vivres aux noirs de
Avril 1792, qui tous çonsacraient l'esclavage, rrompant T'habitation lorsqu'ils en manquaient. son espoir, il ne soagea plus conquérir la
>> Les dimanches et les fètes Hous allions àla messe,
force, les droits que la cupidité, RAET et- une Eaat ma femme, moi et tous nos parens. Deretour ala case,
politique refusaient a ceux de sa couleur. après un repas agréable, nous passions le reste du jour
Le roi d'Espagne, commençant alors la guerreavec en famille, et nous le terminions par la prière que nous
la, France, leur
ainsi qu'a queiques autres faisions en commun. chefs noirs, de FRUesret lu1 accorder libertéqu'on leur refusait
Au moment de la révolution, ma
en
plus grande
France, s'iis voulaient combattre sous SES drapeaux. peine fur de quitter ma femme; et je ne me suis battu
Toussaint, qui ne vit dans cette offre que le moyen d'ar- avec courage, et n'ai eu l'esprit libte pour coutes mes
rivetalal liberté, accepta;mais dèsl'instant France, opérations, que lorsque je savais ma femme en sureté,
son décret du 16 Pluviàse, eut appelé cat la libereé Je n'ai été parfaitement heureux qu'après avoir acquis
E population noire des Antilles, Toussaint résolut de pour elle cettefr fretraite ot je viens
les momens
reutrer dans le sein de sa patrie et de tournet contre les plus agréables, er me soulager inquiérudes des
les
en
Térranget armes qu'il avait portées contr'elles en affaires pubiiques. effet, on sait comment il l'a servie depuis. Plusieurs
2> La sicuation de Thabitation du Général est àla fois
autres chefs noirs, guidés par lui, s'attachèrent à la la plus riante et la plus pittoresque que j'aie vue dans
même cause. Je dois ici remarquer que de tous les Ja Colonie, a neuf lieues des Gonaives et à trois de la
noirs qui rentrèrent alors au sein de la République, partie espagnole c'est une solitude agréable' et paisible. aucun ne l'a trahie josqu'à ce jour. Me voila carvenu La maison principale et les cases des cultivatenrs sont
à T'époque oi Toussaint va jouer un premier rôie sur bâties sur un plateau peu élevé, et au bas sont des
la scène policique à Saint Domingue. J'exposerai -sa piantations de cafés, au bord d'une rivière qui vient
conduite postéricure, après avoit fait connzître son de la partie espagnole, et dontle cours forme les deux
caractère et ses maeurs privées. tiers d'un cetcie aurour de la maison. D'un coup- d'ail
Pour placer mon opinion à l'abri des considérations on apperçoit toutes les plantations, qui sont dans le
du moment, je vous citerai ce qu'éerivait, lannée meilleur état. La vue est burnée de tous côtés des
dernière, un observateur dont lestalens ont été employés mornes dont la position rend certe vallée par
par le Gouvernement. et présente le rlus joli tableau. charmante,
<e J'atrive d'Ennery, lieu oi est située Thabitation 32 Tour respire l'ordre et la décence dans la maison
de Toussaint.
, qui sont dans le
du moment, je vous citerai ce qu'éerivait, lannée meilleur état. La vue est burnée de tous côtés des
dernière, un observateur dont lestalens ont été employés mornes dont la position rend certe vallée par
par le Gouvernement. et présente le rlus joli tableau. charmante,
<e J'atrive d'Ennery, lieu oi est située Thabitation 32 Tour respire l'ordre et la décence dans la maison
de Toussaint. J'ai eu le plaisir d'y passer deux journées du génétal Tousaint. Son épouse, malgréle soin
bien agréables. Les observations que jai été a portée prend de son ménage, travaille encore elie- -même qu'elle à la
defaire surl les détails de la vie domestique de Toussaint, culture des cafés. Toussainti m'a montré une de son
m'ont donné de lui la plus haute opinion. C'est au sein terrein cuicivé par elle et par les femmes qui partie la
de sa famille qu'on jager de la moralité d'un homme,
La citoyenne Toussaint a environ
servent,
Ua bon maii, un rets père, un ami de la natnre, ne et quoique la plus grosse femme j'aie quarante vue à Saint- ans',
peut êcre ni un méchant, ni un malhonnère homme. Domingue, Tensembie de sa personne que n'est désas Depuis long temps javais conçu le désir d'ailer gréables sa physionomie est douce et exprime la pas candeurs
étudier Toussaint chez lui-méme, erjy fis on voyage. elle parait avoir la modestie d'une fille de vingr ans,
J'y fus conduit Par un de ses nevegx. A mon arrivée, Toutce qui l'entoure partage ses morurs simples. je ne trouvai sur Thabitation la femme da Général, 22 Je n'ai quitté qu'avec regrer cette charmante soliavec laquelle je conversai. der vient, pendant notre cude; mais le départ du Genéral en chef, hâté
entreticnt, loi anuoncer l'arrivée du Général en chef. l'arrivée des dépèches qui l'appelaient a ses foncrions, Far
Au nom de son mari, je vis sen visage s'épanouir; elle mit fin à mon heureux séjour, et je me iendis au n,
se leva pour l'aller embrasser, Revenus aup:ès de moi,
Cap
ils s'assoient l'un à côté del'autre.. Aux premières paroles
succéda un silence de quelques minutes, et je ne fus
A D R E S S
pas peu éronné de remarquer dans le maintien de lun
E
erdel'autre, dansl'expression de leurs physionomnies, ces Da citoyen CAZE jeune, chef de Brigede, aide
douces émocions qu'éprouvent deux jeunes amans. Je de cump du Ginéral en chef de Sain:- Domingue,
rompis ce silence pour rémoigner au Géuéral combien
j'écait Aatté de le voir. II me répondit par un sogrire,
Au COMMERCE F RANGAIS. meprit la main et embrassa encore une fvis sonl éoase,
dés dernières
La conversation devint bientôt gaie; et durant toute Chargé
dépèches du général Toussaint
la route, il ne fut question que de sa femme. li me Louverture , commandant en chef de farmée de la
raconta presque tous les détzils d' 'une vie domestiqoe Répabliqu:, 2 Saint-Domingue, jai per:é au Dizecde vingt ans, semés de traits du plus grand intéret, roire exécarif des preuves incontestables de lattecheparmi lesquels j'en apperçus beaucoup qui déceleut menc de ce chef a la mere patrie, de son amour pour
fhomme fait pour influer sur le sortde ses semblabies, la République de son zèle pour ses ingéièes, etda
et pour produire de
résultats.
pabliqu:, 2 Saint-Domingue, jai per:é au Dizecde vingt ans, semés de traits du plus grand intéret, roire exécarif des preuves incontestables de lattecheparmi lesquels j'en apperçus beaucoup qui déceleut menc de ce chef a la mere patrie, de son amour pour
fhomme fait pour influer sur le sortde ses semblabies, la République de son zèle pour ses ingéièes, etda
et pour produire de
résultats. vIE désir gu'il a de rérablit, dans cerie Colonie,
>> C'est moi, me Shr qui ai chossi ma ferme, (:) Portion de terre qu'on doanait aux
Mes maitres voulaient me marier avec de jeunes et frin- mémes les racincs nécessaites i keur noutritares. noirs pour y caliver eux- --- Page 3 ---
C 51 3
Pordre et la tranquillité, l'union et ia confiance que les cegaux qui doivent faciliter l'industrie des
des intrigans ambitieux 1 ennemis de la France et de des deux hémisphères
habicans
3a prospérité, semblaient en avoir éloigné toujours. français. Aprés avoir iempli ma tâche auprès ICt GouverneSigné CAzI jeune. ment, il eSt de mon, devoir de décruire les impressions On-voit par ce tableau, s'il est fidelle, comme il
facheuses qu'ont dû produire dans l'opinion publique ne faut pas douter qu'il le soit que les malhenreuses
les bruits calomnieux répandus à desscin dans les' divisions suscitées entre les
et
fevilles
et accueillis par plusieurs journaux du nouveau monde sont éreintes, républicains et tourbent d'Europe
français, Rare projet d'indépendance ou d'une conni- au piofit du perfide anglais qui s'efforce de par-tout les alivence criminelle entre le général Toussaint Louverture menter par rous les moyens
de lui,
ef
at
les anglais. nefus; des bords du Nil aux dignes rives de per fas
sans
Ils suffitait doute de rappeler la conduite franche voix Toute puissante est révérée du Directoire r'Ozama, de la la
et loyale de ce Général, depuis qu'il été investi du grande Nation se fait entendre, et
la
commandement en cbef de Saint Domingue et du dane let villes, le bonheur dans les rappelle paix et
tous ceux
rémoignage anivoque de
qui ont été a portée l'oubli des fautes dans les caeurs. campagnes, La
d'apprécier sa moralité et ses intentions pour faire française est le centre des affections de République ses enfans
appercevoir le ridicule des idées insensées qu'on lui victorieux sur toutes les parties du globe. C'est aujourprète, si l'on n'avait d'ailleurs la conviction qu'un d'hur votre tour 9 6 commerçans'! assez
de
projetde cette narure (for- -il mnême conçu parce chef) confance dans les assurances données par pleius le citoyen
n'aurait l'assentiment ni du peuple qai habite cette Caze, livrez -vous à votre génie 5 donnez l'essor à
Colonie, ni de l'armée qui la' défend, ni des officiers votre heureuse audace 5 c'est à vous de
la
qui commaudent sous ses ordres, 3 et du moins on prospérité de la Nation au même degré oi T'héroisme porrer
conviendra qu'en pareille byporhèse il faudrait le guerrier a porté la gloire de ses armes !
ni du peuple qai habite cette Caze, livrez -vous à votre génie 5 donnez l'essor à
Colonie, ni de l'armée qui la' défend, ni des officiers votre heureuse audace 5 c'est à vous de
la
qui commaudent sous ses ordres, 3 et du moins on prospérité de la Nation au même degré oi T'héroisme porrer
conviendra qu'en pareille byporhèse il faudrait le guerrier a porté la gloire de ses armes ! suncert de toutes Ces parties intéressées. Non, il n'entra jamais dans la tête d'aucun des
défenseus actuels de'Saint-Domingue. de se détacher
NOU VELLES DIVERSES,
de mère-patrie, à laquelle ils doivent leur liberté et
De Turin, 2
leur existence, pour se jeter dans les bras d'une rivale
le Nivôse. qui a toit fair pour les remettre dans lesclavage ou
Au quartier-sénizal de Turin, le 29 Frimaire, an sept. les anéantir s et les anglais connaissent trop bien la Lagénéral en chef considérant la
haine qu'ils ont inspirée aux habitans de cette Colonie, avec-laquelle il écait indispensable que promptitude le
pour qu'ils osent se flatter de s'y voir jamais appeler. verrgment provisoire, ne luia permis, d'organiset dansles gouLes derniers événemens de Saint-Domingue ne sont momens, d'en choisir les membres dans premiers
point de nature à accréditer les soupçone mal fondés habitans de Turin, dont il était que à ceux des de
qu'on s'est plas à répandre sur la fidcliré du genéral connaitre les lumières et les vertus plus portée 3
Toussaint Louveiture; ils n'ont été précédés ni suivis cependant il est, juste que les diverses civiques l'état que
d'aucan symprôme alarmant four la Répubhque dout piémharas comiericent parciciper à lavantage Parties de d'avoir
les intététs sactés seront toujours cumme ils l'ont dans le Gouvernement
des hommes en
déà été, r'objet de la plus vive sollicitude de ce chef partagent les travaur, provisoire éclairent ses délibérarions, qui
désintéressé, mais jalour de se montrer digue de la portent les connaissances locales à l'aile desquelles ety le
réputation que ses vertus Tui ont acquise er de la Gouvegemnente pourra occuper des intérêts de chacun
confiance amise enlui on Gouvernement
et veilayaux droits de tous, ordoone:
déclaré de : liberté, ami de l'ordre et de Irpwoni prospé- Art. jer. Sont ajoutés, aux quinze membres
rité nationale. nommés, les citoyens Balbis, médecin; 5 Chiabrera, déjà s
C'est particulitrement au commerce français les ci-devagt intendant général; Blotta, médecin;Simian 2
agens de'la Grande- Bretagoe, a Londres et a SELAr avocat 3, Avogadro Formiglian 3 Bunico avocat;
ont cherché à inspirer des méfiances sur les dispositions Bellini-grofesseur; Cerise-Guillaumes Geymet, modédes chefs de S:-Domingue, l'effet de suspendre leurs rateur des vallées. relations avec cette Colonie s et d'arriver au double II. Lrce-mpremanpmwineiiagelesal le
but de priver la France des ressources inmenses que dans 5on sein,les membres ci-dessus,
champ, tenus
lui offre cette riche contrée, et de forcet Sc-Domingue de se rendre leur poste sous les quiseront heures. à livrer ses denrées aux colporteurs de rAngleterre,
vingt-quatre
en échange des objets provenans de ses mannfacturess
Signé JOUBERT.
et d'arriver au double II. Lrce-mpremanpmwineiiagelesal le
but de priver la France des ressources inmenses que dans 5on sein,les membres ci-dessus,
champ, tenus
lui offre cette riche contrée, et de forcet Sc-Domingue de se rendre leur poste sous les quiseront heures. à livrer ses denrées aux colporteurs de rAngleterre,
vingt-quatre
en échange des objets provenans de ses mannfacturess
Signé JOUBERT. mais que les armateurs français ne se laissent pas
LIBERTi, VEATU,
entrainer dans ce piége, qu'ils redoublent au contraire
ÉoALiti,
d'activité, et ils se convainctont bientôt de la perfidie FormulidaStment prescrit aux Fonctionnaires publics. de nos ennemis. Je jure au tout-puissant fidélité au Gouvernement
Depuis long-temps les cultivateurs de St-Domingue, républ.cain, et de maintenir de toutes mes forces la
dupes de la mauvaise foi des neutres désirent de libertégt l'égalité. renouer avec leurs frères d'Enrope leurs liaisons com- >> J-gure haine érernelle à la tyrannie, er d'être
merciales; l'abondance des denrées du pays et le défaut fidelle lalliance de ma patrie avec la République
ou la mauvaise qualité des approvisionnemens et mar- française sa libératrice 22,
chandivesétrangere, Roseucosorgdulumunt sfrançais Da 12. Toutes les troupes de ligoe piémontaises
les retours les plus fructoeux. L'intérêt national sont
pour la Cisalpine. Les gardes nationales
l'avantage particulier du négociant français doivent font Erte le setvice avec les troupns françaises Le ciangager rétablir au plutôr les relations commerciales devant psince de Carignan, qui est restéa Turin, est
entre la Mérropole et ses Colonies; c'est le lien le inscrit en.qualité de grenadier dans la garde nationale. plus intime qui puisse les unif à la France. I! est Quelgues membres du Gouvernement provisoire ont
tempe de les arracher au monopole anglais s auquel demandé-leur démission 5 mais le général Joubert la
T'apathie da commetce les a liviées, et de r'ouvrir leur a refasée, --- Page 4 ---
bEC
6 52 3
Le génétal Grouchy. qui commande dans ie Piemont,
vient de publier une proclamarion qui enjoint a tous
A V I S D I V E P S. les émigrés frangais de quirrer, sous trois jours, le
territoire piémonrais, sous peine d'être traités sutant 1. La ciroyenne Lapeyre, veuve du ciroyen Car,
Age
toure la rigueut des lois 1épublicaines. en son vivanr procureur. au Cap, invire les particuliers
De Vienne, le 12 Nivôse. pourraient avoir des dossiers ou ritres de créances'
officielle therca- C l'étude de feu son' mari, de les faire retireri incesDès qu'on appric ici la nouvelle
de
samment; elle prendra avec eux tous les arrangemens
pation du Piémont les Français et de la retraite convenables; ils pourronr s'adresserau citoyen Besson;
du roi, l'empereur A convoquer un conseil extraor- homme de loi, rue de lEgalité.
ivôse. pourraient avoir des dossiers ou ritres de créances'
officielle therca- C l'étude de feu son' mari, de les faire retireri incesDès qu'on appric ici la nouvelle
de
samment; elle prendra avec eux tous les arrangemens
pation du Piémont les Français et de la retraite convenables; ils pourronr s'adresserau citoyen Besson;
du roi, l'empereur A convoquer un conseil extraor- homme de loi, rue de lEgalité. dinaire ou assistèrent les ministres des principales puis- 1. Le citoyen Dasabaye fils prévient que le citoven
sances. Après la conférence, des courriers furent-capé- Chapuiset, résidant au Cap;le citoyen
à
Breuil,négociant
diés leurs couis respectives. Les dépèchej qu'ils à Philadelphie ; et le citoyen Poré, ci-devant nçtaird
portaient éraient, dit-on, toutes à la guerrei
au Cap, résidant à Philadelphie chez ce deinier, se
De Paris, le 19 Nivôse,
disenr porreurs de billers, de frès fortes sen:mes, de
On nous mande de Nantes que l'embargo mis sur feu P. Tausia, son beau-père. Le ciroyen Desabaye fils
les bâtimens destinés pour Saint-Domingue estleré, annonce que ces billets ne peuvent exister dans les mnaius
Les dernières lettres de Parine, du 1er Ninése, dess susdits nommés, attendu ces billets sont l'effet
disen: qu'après deux jours de repos, nécessités.per la d'un dépôt, et qu'ils sont de ir valeur dans les maios
maladie de la reine, le roi de Sardaigne avait continué de ces ttois personnes. La citoyenne veuve Tausia a
sa route pour Livoure, oi il devait s'embarques. donné le même avis, en 1794er 1795 (v.s.) dans les
papiers publics des places de commerce de France et
Copie de la Lettre écrite de Paris, le 5 Pluviôse, des Erats-Unis,
an sept, par le citoyen RAIMOND, ex. agen: da 1. Le citoyen Geraud Borie va exercet l'état de
Directoire d Suint- Domingue, à son ami GRANIER. défenseur officieux près les tribunaux du Cap;il assure
Mon ami, après bien des inquiérudes sur ie sott de ceux qui Thonoreront de leur confiance, qu'il traitera
notre cher Pascal, nous venons enfin d'appreadre son leurs affaires avec célérité et désinréressement, Sa
arrivée a la Corogne, après une traversée qui dve être demeure est rues du' Secret et du Désir. bien tertible, 1 puisqu'il n'a abordé nos côtes qu'un 2. Le citoyen Clémenr, confiseur, prévient qu'il a
mois après nous, er que le bâtiment qui le poweit a changé de logement, et qu'il demeure actuellement rue
écé condamné en mouillant a la Corogne. de la Paix, près le marché de FIndispensable, oû l'oa
Le Ministre qui m'anonnça cette nouvelle, néuge à trouve Ia toutes sortes de sirops, conficures et dragées
diner chez lui, en
satisfait que moi, parce.
émenr, confiseur, prévient qu'il a
mois après nous, er que le bâtiment qui le poweit a changé de logement, et qu'il demeure actuellement rue
écé condamné en mouillant a la Corogne. de la Paix, près le marché de FIndispensable, oû l'oa
Le Ministre qui m'anonnça cette nouvelle, néuge à trouve Ia toutes sortes de sirops, conficures et dragées
diner chez lui, en
satisfait que moi, parce. DEPA R T S. que, me disait-il, scélérats que j'ai démasqués iri, 1. Le
Goudain,
Era
chetchaient à persuader que Pascal étair allé chez les
les États- citoyen Unis. négociant àu Cap, Fact
Anglainleor porter les corditions de Tyndépepdany" dg pour -. La citcycone Descbry, habitante du taorne du
général Toussaint: routes ces caloniries ontroeraés Cap,
les Érats- Unis,
ma présence a rout dissipé et réduit au silenc- le plus 3. Le part ciroyen pour Louis Foucher aîné part France,
abyolu,Sonthomx, Leborgne et toute la clique Aucun 3. Les citoyens Lebreton et Michel pour
de ces scélérats, ni d'autres n'ont osé répan-tre aucune Saint-Themas, et déclarent ne rien devoir. partent pour
calomnie sur moi; l'accueil favorable et disrisanl que 3. Les citoyens Gonor tt Guetin, demeurant au
jai reçu du Directoire, à qui ja lu moi-mene mon Port-de.Paix.partent pour Saint-Thomas,
sapport en séance, le jour lumineux que je rézunds sut
toutesd. :S affaires des Colonies, ont réduit à yn calme
NAVIRES EN CHARGE MSNT. plar, Tagiration des coquins. Aujourd'hui le Gouver- 2. L'Abeille, fin voilier atmé en guerre et marnement bien instruit, va prendre des mesuresçui feront chandises, capitaine André Prpio, partira au commenplaisir à tous les amis sincères de la Colonie. Eusurez- cement du mois ptochain pour Bordeaux ou tout autre
vous donc rous et n'ayez aucune inquiétude. premier port venude France. Ceux qni voudronty passer
Nous atrendons tous les jours a Paris notre cher ou charger à fret s'adresseront au citoyen Bourdarie,
Pascal; ilavaic raison de dire au Cap, qu'ilr ne faudrait armateur dudit navire, négociant au Csp. pas grand peine pour terrasser Sonthonax erFrcus ses
A V E ND R E. adhérars; car il n'a fallu que ma présence, ct Pascal
trouvera la besogne faite. 3. Vingt-mn carreaux erun quart de rerre, faisant
Tous nos fuyards ne sont pas à leur aise icii ils se le moitié d' 'une habitation en café, située à la tête des
repentent, avec juste raison, d'avoir quitté Sainr- Perches, commune du Trou, contenant au total 42
Domingue, comme ils l'ont fait; ils reçoivent une fière carreaux et demi,dont partie en bois de bout,cafers,
leçon. On parle de destituer tous les militares et vivres et savannes, indivise entre la citoyenne Anre
fonctionnaires civils qui ont abandonné leur Joste 5 Lavaud et les ciroyens Augusrin er François Lavaud,
certes, cela ne les fera pas rire.-
W
ses frères.
ches, commune du Trou, contenant au total 42
Domingue, comme ils l'ont fait; ils reçoivent une fière carreaux et demi,dont partie en bois de bout,cafers,
leçon. On parle de destituer tous les militares et vivres et savannes, indivise entre la citoyenne Anre
fonctionnaires civils qui ont abandonné leur Joste 5 Lavaud et les ciroyens Augusrin er François Lavaud,
certes, cela ne les fera pas rire.-
W
ses frères. S'adresser au citoyen Bourgeois, noraire,
Salut er amitié,
Signé RAIM GSD. rues Neuve et du Panchéon, qui doonera connaissance
P. S. Guibre est à Paris; le hasard l'a mens chez des conditions. A AF F E R M R. Je citoyen Coisnon au collége des Colonies, oi nous
dinions avec les enfans du général Toussaiat. Hier,
I. Unel habiration établie en jardinage, arbres fruiriers
nous nons y sommes trouvés plos de quinze personnes et vignes, sise à la Bande da Nord. conrenanr neuf
rassemblées, er tous sincères amis de liberté, carreaux et demi de terre, sur laquelle ily une maison
de la Répablique er de la Colonie. put sera en maçonnerie, puits pompes, bassins, erc. S'adresser
ici daus deux jourssFaurai enfin le bor. beirde l'em- àla ciroyenne Decroix, maison Menude, rue Narionale. brasser. Guibre ne l'a devancé de quelquessours, que
parce gu'il ess vepu à franc étries depuit_Bayonne. Au Cap, chez P. Roux, imps meu: du Couvernemen: