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Blabi Carler Browi
fibrary
Bromnt Kntrerstity --- Page 3 ---
vis
dés
les
et
def --- Page 4 ---
3labi Carter Groln
fibrorg
Bwount Anitrersitg --- Page 5 ---
NOUVELLES
OPFICIELLES
DE LARM EE
DE
Tirées
S-DOMINGUE,
en entier du
Le général en chef, Moniteur,
warine. au
au ministre de lai
Gros-Morne, le partor-ginonut 8 veniose
au
an 10.
Gihosen ministre,
Comme j'ai eu T'honneur de
noncer, du
je suis entré en
vous l'ana
néral mois passé; ce_jour, la campagne division le 28
la division Desfourneaux du
s'est portée au Limbe, dugés
au grand Boncan géméral et Hardy s'est
du général
aux Mornets; ; portée celle
Tannerie et Rochambeau le Bois de a marché sur la
corps formé par les l'Ame. Un petit
da Fort-Dauphin, 8'est garnisons du Cap et
Suzanne, le Troa et porté sur Ste.-
visions ont et à soutenir Vaillière, des
Ces didénagréables les
par les localités, combats trèset dans rebelles se cacholent dans en ce que
les bois
les haziers
dent les rallées, impenétrables et
qui borétoient
avoient,
dans les repoussés, une retraite lorsqu'ile
mornes.
assurée
ont occapé les positions Néanmoins les colonnes
ordonné de prendre. que je leur avois
Le. 29, la division
position près de
Desfourneanx a pris
Hardy au
Plaisance, , la division
chambeau à Dondon, et la division Rovisions ont forcé Saiul-Raphael. Ces trois dila plos grande l'ennemi par foût avec
vu le pays pour impétuosité. se former Il faut avoir
Je difliculies n'ai qu'on y rencontre à ane idée ded
doit comparable. rien va dans les Alpes chague qui lear pas.
Le 50, la division
position * Plaisance Desfourneaux a pris
sane obstacle, Ge
::
a pris
Hardy au
Plaisance, , la division
chambeau à Dondon, et la division Rovisions ont forcé Saiul-Raphael. Ces trois dila plos grande l'ennemi par foût avec
vu le pays pour impétuosité. se former Il faut avoir
Je difliculies n'ai qu'on y rencontre à ane idée ded
doit comparable. rien va dans les Alpes chague qui lear pas.
Le 50, la division
position * Plaisance Desfourneaux a pris
sane obstacle, Ge
:: --- Page 6 ---
(2)
canton éloit commandé par un brave
homme, nommé Jeah-Pivrre Dumesnil,
qui est venu au-devant du général Desfourneanx, avec denx cents honnes de
cavalerie et 300 d'infanterie, et qui a
eu le courage de conserver son pays,
malgré les ordres de Toussaint de tout
incendier.
La division Hardy prit position à la
Marmelade; elle s'empara avant d'y arriver du Morne à Boispin, qai est la
posiion la plus formidable que j'aie rencontrée depais que je fais la guerre. Elle
entra an pas de charge et la bayonnetie
en avant dans la, Marmelade, quoique
ce posle rut défendu par le général Cristophe, en personne, qui avoit sous ses
ordres 1200 homines de troupes de ligne,
et autant de cnltivaleurs. Tout céda à
l'impétuosité française. Le général Rochambeau pril posilion le même jour à
Saint-Michel, oi il trouva très-peu de
résistance; 3a colonne de droite qni devoit passer par la Mare-i-ls-Reche, qui
éloit retranchée, défendue par 400 hommes
et par. de l'artillerie, emporia cette position à la bayonnelte, sans tirer nn coup
de fusil, et rejoignit le général, le soir,
à Saint-Raphaël.
Je savois que l'ennemi avoit l'intention
de défendre le canton d'Ennery el les
Gonaïves, et c'est pour cela queje l'acculais sur celte position le plus qu'il m'éloit
possible. Dans cetle vue , j'avois envoyé
le général Debeile au Port-de-Paix avec
une division : il avoit l'ordre d'acculer
le général Maurepas sur les Gonaives. Ce
général étoit avec deux mille hommes
de troupes de ligne et denx mille cultivateurs, retranché à deux lieues du Portde-Paix, dans la gorge des Trois-Rivières,
Je leuvis beaucoup à écraser ce corps
I
position le plus qu'il m'éloit
possible. Dans cetle vue , j'avois envoyé
le général Debeile au Port-de-Paix avec
une division : il avoit l'ordre d'acculer
le général Maurepas sur les Gonaives. Ce
général étoit avec deux mille hommes
de troupes de ligne et denx mille cultivateurs, retranché à deux lieues du Portde-Paix, dans la gorge des Trois-Rivières,
Je leuvis beaucoup à écraser ce corps
I --- Page 7 ---
(3)
qui avoit eu quelque succès sur le général
Hlumbert. J'avois ordonné au général
Boudet de se porter par le Mirebalais retraite
surla Petite-Rivière pour couper le Goà Pennemi que j'espérais battre au
naives: ces deux divisions n'ont pu m'être
d'aucun secours pour celle opéra(iort.
Le général Debelle, qui, d'après mes
calculs, devoit débarquer le 29 au Portde-Paix, n'a pu y arriver que le 30;
très-tard: les vents de l'est qui règnent
constamment sur la côte ayant manqué
pendant la traversée du Cap au Port-dePaix.
le général Debelle sé
Le ier. ventôse,
le général
mit en marche pour allaquer alfreuse
Maurepas; mais une pluie
qui
sarvint, empècha la colonne qui étoit destinée à tourner la position de P'ennenit
d'arriver à lemps ; les colonnes qui atla- haquérent de front la position arrivèrent Penlever :
rassées de fatigue , et ne purent
quant à celle qui devoit tourner la position des rebelles, elle mit Vingl-quatre
heures à exéchler son mosvement, ayant les
été contrariée dans sa marche par fut
torrens el les mauvais chemins: : elle
atlaquée par toutes les forces des rebelles
réunies contre elle ; elle exééuta cependant sa retraite en très-bon ordre. Legéhéral Debelle avoit marché pour protéger
son mouvement. Boudet, en partant du PortLa division
au-Prince, marcha sur la Croix-des-rou-
; Ies rebelles y mirent le feu à soti
quets
Le général Dessalines qui iconispproche. ce
eut l'air de faire
mandoil sur point,
des Grandssa retraite sur la montagne
Bois ; mais par une marche rapide Mon- 9 ilse
porta sur Léogane, en passant parla
tagne-Noire. J'avais ordonné at général
Boudet d'cnvoyerane frégate prendre pos4
au-Prince, marcha sur la Croix-des-rou-
; Ies rebelles y mirent le feu à soti
quets
Le général Dessalines qui iconispproche. ce
eut l'air de faire
mandoil sur point,
des Grandssa retraite sur la montagne
Bois ; mais par une marche rapide Mon- 9 ilse
porta sur Léogane, en passant parla
tagne-Noire. J'avais ordonné at général
Boudet d'cnvoyerane frégate prendre pos4 --- Page 8 ---
session de
(4)
Léogane; mais ses forces ne
salines purent préserver fit
la ville, , à laquelle Desmeltre le feu. Delà,
se porta sur Jacmel, d'ou il Deasalines
adresse signée de tous les m'envoya une
habitans de la
commune, , dans laquelle ces misérablea
regrettoientle gonvernement
bare de Toussaint.
féroceetbarnople, les têtes n'ont Jamais, saulé à Constantifacilité, et les coups de balons avec tant de
distribués avec plus de
n'ont élé
générosité qu'à St.-
Domingne s sous le gonvernement de
saint et de ses adhérens.
TousLe général Boudet qui connoissoit les
intentions du général
dant la partie du Laplame, com mansud, de se soumettre au
gouvernement français, ne crut pas devoir
abandonner celle partie intéressante.
envoya l'adjndant commandant
Ily
avec 1500 hommes, pour forcer Darbois,
lines à la retraite, et décider la Dessasion du général Laplume. Celte soumissauvé la partie du sud. Dessalines marche a
tiré avec les siens dans les
s'estreet le général Laplume m'a Grands-soia,
acte de soumission. Depuis envoyé son
n'aipas reçu de nonvelles du ce lemps 3 je
det;je sais seulement qu'il est général entré BOUhier à Saint-Marc, qu'ila trouvé avantincendié.
en parlie
Le 1r, ventôse, les divisions
nèrent dans leurs
aéjonr.
temps avoit élé affreux, positions ; le 50, le
tout le Jer,
et fut le même
Le 2,la division
à deux lieues en avant Desfourneaux de
se porta
division
Plaisance la
bayonnette, Hlardy 3 s'empara d'Ennery à la
éloit encore défendu suivant son usage. Ce poste
avoit mille hommes BeT Christophe, qui
et douze cents cultivateurs. troupes de ligne
le général Christophe avoit faitaa J'appris que
retraite
é affreux, positions ; le 50, le
tout le Jer,
et fut le même
Le 2,la division
à deux lieues en avant Desfourneaux de
se porta
division
Plaisance la
bayonnette, Hlardy 3 s'empara d'Ennery à la
éloit encore défendu suivant son usage. Ce poste
avoit mille hommes BeT Christophe, qui
et douze cents cultivateurs. troupes de ligne
le général Christophe avoit faitaa J'appris que
retraite --- Page 9 ---
(5) Yordonnsisursur T'habilation Bayonnai: Hardy d'y envoyer
le-champ, au général Saim ; celte brila brigade du général fait une marche tres-fagadey.d qui avoit marcha encore soulela nuit,
tiguante le 2, du jour, le 5, enleva au
el à la pointe charge la position de Christophe:
pas de brigade trouva nn bulin très-consicette c'éloit un dépêt des rebelles.
dérable
Rochambeau prit
Le 3, la têle division de la
sition à la
à sa
EPESE
gauche,
qui laisse la Couperl-laude ou Christophe s'éloit retranet les Mornes droite. Le mème jour la diviché, à Deafouraeaux sa
vint prendre position
sion
d'Ennery, el le général Ilardy
en rassembla avant aussi sa division. se porla
y Le 4,la division Desfourneaux
elley rencontirafen division
àla nemi. Cotpei-Pianiadeis J'avois fait sontenir cette: de celle du
par la brigade Desplanques, Le genéral Desfournanx atgénéral T'ennemi Hardy. et le poussas jusques jours. anx
taqua Gonaives incendiées depuis. deux ne put
L'ennemi poussé retira tigolareuserent sur la riviere d'Bater,
y tenir; ilse laissé 200 hormes lués sur
après avoir de bataille. La brigade Salm mèue de
le champ division Hardy, vint prendre le de la
la posilion au Poteau eu avant
jour
Compeipimade, Le mèmej jour4 ,ladivision Rochambeag C'étoit
entra' dans la Radina-Coeuwe, avec ses gardes,
làq Humise.aitearide de quinze cents grenaformant un de corps différentes demi-brigndes,
diers environ tirés douze cents hommes choisis sur et
el neilleors bataillons de so armée
les
comploit se défendre.
quatre cents dragons, est extrèmnement
La Marisei-Couhsie eile est flanquée de montagnes étoient
resserrée; de bois,daus lenquels
Apiccouvertead
.
-Coeuwe, avec ses gardes,
làq Humise.aitearide de quinze cents grenaformant un de corps différentes demi-brigndes,
diers environ tirés douze cents hommes choisis sur et
el neilleors bataillons de so armée
les
comploit se défendre.
quatre cents dragons, est extrèmnement
La Marisei-Couhsie eile est flanquée de montagnes étoient
resserrée; de bois,daus lenquels
Apiccouvertead
. --- Page 10 ---
(6)
répandus plus de deux mille cultivateurs
armés, qu'il fant ajouter aux Iroupes dont
jeviens de faire l'énumération. Lesrebelles
avoient fait des abattis considérables qui
ohstrnoient le passage: ils cecrpoient des
positions retranchées qui dominoient la
Ravine. Une position aussi forte ett arrêté
nécessairement tout antre que le général
Rochamibeau; maix il Et ses dispesitions
avec la rap.dité de l'éctair, et attaqua
les retranchemens de Pennemi.
Ilye ent là ce-daifilemerdkeem,
Jes troupes dePonssaint se baltirent bien,
mais lout céda à P'iniropidité française,
Toussaint évacna ses positions el se retira
en désordre sur la Perre-Rivisre, en lalssant Soo des siens sir ie champ de bataille,
Le 5,je me rendis aux Gonsives:i'étois
extrèmemnent inqnier des généraux Debelle et Boudet, dont je n'avois aucuue
nouvelle.
Le 6, j'appris par mes émissaires que le
général Debelle n'avoit pu forcer le général Maurepas:fordonnaia la division Desfourneaux de inarcher sur le gros Morne
chemin du Port-de-Paix, et au général
Rochambeau de se porterau pont de I'Ester, et de pousser des reconnoissances sur
sa droite et sur sa gauche, pour avoir des
nouvelles dn géuéral Boudet et de la retraite
de l'ennemi.
Le 7.j'appris que le général Roudet
éloit maitre de St.-Marc; je ne vis plus
d'autre ennemià terrasser que Manrepas ;
j'ordonnai an pénéral Hardy de marcher
sur le gros Morne avec 5 compagnies de
grenadiers et 800 hommes tirés de sa division. J'ajontai à ce corps une compagnie
de mes gardes, de 100 hommes. Je marphai moi-méme avec ce corps, et pris, le
9 dans la nuit, position à deux lieues du
gros Morne, Mon intention éloil d'allep
re de St.-Marc; je ne vis plus
d'autre ennemià terrasser que Manrepas ;
j'ordonnai an pénéral Hardy de marcher
sur le gros Morne avec 5 compagnies de
grenadiers et 800 hommes tirés de sa division. J'ajontai à ce corps une compagnie
de mes gardes, de 100 hommes. Je marphai moi-méme avec ce corps, et pris, le
9 dans la nuit, position à deux lieues du
gros Morne, Mon intention éloil d'allep --- Page 11 ---
Deafourneanx (7)
et les 1,500
avec la division Hardy , prendre posi- du
hommes du général lieues, sur les derrières au
tion le 8 à 2
pour Fallaquer leg
général Maurepas, de concer! avec le général moupoint du quejavois jour,
prévenu de ce à qui
Debelle, Mais le général Maurepas. envoya des
vement. il ne restoit aucune retraite, Debelle, à qui ines
dépulés au général encore parvenuenio et
letires n'étoient pas
conditions
uidemands de se soumettrenix , oi je prodans nia woclamation auxficiers
portées de conserver leurs grades Debelle y
mets
Le général fut ma
qui se soumettront. et quelque bonne que cequ'aconsentit, position .je cris devoir Debelle approuver :j'ai ordonné
voit fait le Maurepas général de venir me joindre
au général
je! l'attends. 8 le corps tiré
au Eessurr.ee aujourd'lni
oit je
J'ai division reavoyé. Hardy aux Gonaives: me
de la rendn moi-mème, ce soir, pour du géserai dès demain à la poursuile lien
nentTonmaisti remelire
du 4, les habitans da
Depuis la journée Toussaint comme perdu babi- ;
pays regardent rentrent sur leurs ses dra- 4
les cultivateura ses soldats désertent
lations ;
que nous sommes
tous pensent
peux.e mailres de la colonie. Desourneaux se loue partiLe général du chef de brigade Grandet;
culièrement Hardy se loue de T'adjudant- Vai nommé
le génèral Displanques loue : je aussi du gécommandant général de brigade. Ilse nommé le chef de banéral Salm. J'avois chefde brigade de la on- Ce
taillon zième Gongeat légère, sur le champ-de la suite bataille. des blesbrave officier est avoient mortde mérité ce nouveau
sures qui lui
grade.
Rochambeau se loue particuliLe général
de brigade Grandet;
culièrement Hardy se loue de T'adjudant- Vai nommé
le génèral Displanques loue : je aussi du gécommandant général de brigade. Ilse nommé le chef de banéral Salm. J'avois chefde brigade de la on- Ce
taillon zième Gongeat légère, sur le champ-de la suite bataille. des blesbrave officier est avoient mortde mérité ce nouveau
sures qui lui
grade.
Rochambeau se loue particuliLe général --- Page 12 ---
(8 - )
rement du général de brigade Brunet, des
aluline-commandane Lavalette et Andrieux,
et du ciroyen Rey, chefde brigade de la 5*
légère. Un aide de camp de ce général, le
citoyen Lachâtre, a été tué en escaladant
le fort Dauphin. Je suis très-conrent du chef
d'escadron Bruyères, mon aide de camp, et
du chef d'escadron Bellecourt, adjoint à l'étar-major général.
Je suis très content de tout les corps de
l'armée, mais particuliérement des 5, t1,
19 légères, et des 31 et 68 de ligne.
Le général Boudet se loue beaucoup des
adiudans-commandans, Pamphile Lacroix et
Darbois.
Aussi-tôt que les rapports des différens
corps seront parvenus au général chef de l'état-major-général de l'arméc, il vous fera passer un rapport détaillé Il vous fera connoitre
les. braves à qui j'ai cru devoir décerner des
récompenses. Je vous prierai d'en demander
la confirmation au premier consul.
Ainsi l'armée de Saint-Domingue a, en
cinq jours de campagne, dispersé les principaux rassemblemens des ennemis, s'est emparée d'une grande partie de leurs bagages et
d'une portion de leur artillerie. La défection
est dans le camp des rebelles. Clervaux, Laplume, Maurepas, 3 plusieurs autres chefs noirs
ou hommes de couleur, sont soumis, Les
piantarions du Sud sont entièrement conservées. Toute la partie espagnole est entièremen; soumise. Salut et respect. LECLERC,
Te general en chef, au ministre de
la marine. il Au quartier genéral, le
1o vertose a 10.
Je vous ai fait connoitre 9 citoyen ministre, par ma dépèche d'avant-hier 9 les
les. Clervaux, Laplume, Maurepas, 3 plusieurs autres chefs noirs
ou hommes de couleur, sont soumis, Les
piantarions du Sud sont entièrement conservées. Toute la partie espagnole est entièremen; soumise. Salut et respect. LECLERC,
Te general en chef, au ministre de
la marine. il Au quartier genéral, le
1o vertose a 10.
Je vous ai fait connoitre 9 citoyen ministre, par ma dépèche d'avant-hier 9 les --- Page 13 ---
(9) obtenus. Nous somsuccès que nous avons de Toussaint qui s'est
mes à la poursuire
Le génèral Roretiré dans le Mirebalais. l'Ester , le génèral
chambeau qui a passé
Bouder qui est parti du Port-au-Prince, espagnole, qui
et les colonnes de l'armée direction , me font
marchent dans cette
long-tems nous
espérer qu,il ne pourra pas gardes à cheval,
échapper. De ses 500 Depuis la jour300 l'ont déjà abandonné. dans les campagnes.
née du 4, tout a changé féroce de tous a masDessalines, le plus Heureusement que nous
'sacré quelques blancs. le mois de venrôse et de
avons encore tous les grandes chaleurs et
germinal avant que recommencent. Nous
les pluies de T'hivernage
Toussaint,
poursuivrons, sans nous reposer, aura avec
de morne en morne. Tant qu'il sûrs de l'atlui 2000 hommes, nous, serons
reindre. les côtes et tous les ports sont à
Toutes Il n'est plus, dès ce moment, 1 que ce de
nous.
dû être, un chef
ni
qu'il auroit toujours la partie du sud et toute la
brigands. Toure la partie du Fort-Liberté
partie espagnole, Môle seront les plus heureuses ; la paret du
la plus riche de
tie du sud, sans contredit
mal,
la colonie, n'a éprouvé aucun qu'éprouvent les
Rien n'égale les fatigues
contre
troupes; rien n'égale leur indignation LECLERC.
cesi féroces brigands. Salut etrespect.
F'illarel-Joyeuse. an ministre
J'amiral
et des colonies , à Paris.
de la marine
amiral le Jem21 bord du vaisseau
le
mapes , en rade du Cap Français,
13 ventose an 10.
Citoyen ministre. dépêche (e1 dare du
Depuis ma dernière
aucun qu'éprouvent les
Rien n'égale les fatigues
contre
troupes; rien n'égale leur indignation LECLERC.
cesi féroces brigands. Salut etrespect.
F'illarel-Joyeuse. an ministre
J'amiral
et des colonies , à Paris.
de la marine
amiral le Jem21 bord du vaisseau
le
mapes , en rade du Cap Français,
13 ventose an 10.
Citoyen ministre. dépêche (e1 dare du
Depuis ma dernière --- Page 14 ---
(10)
30 pluviose ) il s'est passé, sur les points
les plus importans de SaintDomingue 1 des
événemens qui me paroissent en assurer la
conquête. Tout présage que bientôt les troupes de la république, au lieu d'avoir à combattre une révolte générale et combinée,
n'auront plus à détruire qu'un brigandage
partiel, exercé par des hordes errantes,sous
des chefs sans autorité , sans asyle et sans
dessein: je ne puis séparer le tableau de ces
événemens, du compte queje dois vous rendre
des opérations del l'armée navale, puisqu'elies
n'onrjamais eu d'autre but que de les préparer,
Ou d'en soutenir les résultats. Je commence
donc par les détails qui me sont parvenus de
Santo- Domingo.
Le capitaine Bernard, commandant les
frégates la fraternité et la P'récieuse, chargées d'un corps de troupes sous les ordres
du générel Kerverseanx, se présenta le 13
pluviose devant l'ancienne capitale de la
periterspagnule-Ran) Louverture, frère de
Toussaint, commandoil dans celle place et
dans tout le département de l'Ozama. A la
sommalion qui lui ful faite de rendre la
villeaux Iroupes de la République, il répondit, conforniément au système de lenteur el de dissimulation qui Jui étoit prescrit, qu'il attendoit les ordres du gouverneur-général. Vous epprendrez > citoyen
ministre, sans en être étonné, qu'il les
attendoit encore le 25 pluviose (dale de la
dernière dépèche du capitaine Bernard).
Les forces du général Kerverseaux ne lui
permellant pas d'allaquer la place, il fallut
allendre l'ellet des dispositions connues de
ses habitans.
Dans la nnit du 20 pluviose ceux pour
qui lej jong deTonssannt éloit le plns intolérable, enlevèrent un des forts l'épée à la
main, et nous ouvrirent lcs portes de la
it encore le 25 pluviose (dale de la
dernière dépèche du capitaine Bernard).
Les forces du général Kerverseaux ne lui
permellant pas d'allaquer la place, il fallut
allendre l'ellet des dispositions connues de
ses habitans.
Dans la nnit du 20 pluviose ceux pour
qui lej jong deTonssannt éloit le plns intolérable, enlevèrent un des forts l'épée à la
main, et nous ouvrirent lcs portes de la --- Page 15 ---
(u) de courage fut inntile, ,
ville. Mais cet élan de le combineravec lrs
par la dificulié
le sontenir: : on fit
mouvemens quidesoient debarquer les
efforts pour
Jes plus grands côle de fer qui ne présente
troupes sur tne
turenienerates
aucun asile. Leschaloupes Mens.sansqumn senthomme
et remplies rivage. Hlenreusement perpit tatteindrele et les braves insurgés,
sonne ne périt - sur eux la garnison toute la
voyant accotrir sans perte le fort et
entière, évacuèrent dans les campiznes
ville,ctse répandirent contre la tyrannie des noirs.
déjà soulerées à la charge le 92, et ont
Ils sont revenns
extérieurs. Le 24 2
enleré Pon des postes soumission paroissant
tonte esnérance de ont quitté le mouilévanone: les frégates les forts, et depuis lors,
lage dominé par
de
elles bloquent
deux bàtinens
t..eatmtm
TOzama, oû elles ont arrêté vivres.
amerieains chargés reste de de la partie ci-deCependant, le
vant mpanoie est "metisn.epebitrni et le zénéral
sont en armaspe
de
les indisonm
par an co"ps
en chef les a fait souienir
an général
tronpes qui doil alleraejoindire forcer la senle pincequi
Kerversraux, pour
des rebelles. J'ai
soit encore atl ponvnir qu'elle est réduite dans
tout lieu de croire les partisans de Tousce moment.et que pas un ponce de terre
saint ne conservent
qui sont
dans les deux vastes départeinens à Tinatant quel le
àl'est de l'ile. (s'apprends est entre le 4 reniose
pénèral Kerverseaux sans effusion de sang. II
à Sento-Dominan assiégée par terre et par mer
tenoit la place jours. Il paroit que la soudepuis pinsieues Clerranx et du reste de la parmission de
entrainé la reddition de
tie expagnole a
Santo-Doingo) dn Sud oit commandoit
Le déparictuent noir Li Plume, s'est rendu
le génèral
'est de l'ile. (s'apprends est entre le 4 reniose
pénèral Kerverseaux sans effusion de sang. II
à Sento-Dominan assiégée par terre et par mer
tenoit la place jours. Il paroit que la soudepuis pinsieues Clerranx et du reste de la parmission de
entrainé la reddition de
tie expagnole a
Santo-Doingo) dn Sud oit commandoit
Le déparictuent noir Li Plume, s'est rendu
le génèral --- Page 16 ---
(1),
sans conp férir. Les vaisseeux lUnion -
Argonaute, et le Duguytrouin détachés de l'escadre dn contre-amiral Latouche, ont contribué particulièrement à
y maintenir l'ordre el la soumission, aoit
en y portant les forces que le général
Boudel a cru devoir y répartir, soit en
montrant le pavillon de Ja république
dans tons les postes ou des commandans particnliers pouvoient tenter quelque résistance. Ainsi 1 depuis le petit
Gonve jusqu'à Jacmel, en faisant le tour
de la presqu'ile du Sud, tout est conservé. La riche plaine des Cayes et le
beau quartier de Jérémie offriront au
commerce national des ressonrces précieuses. Il n'a pas tenu à Toussaint et
à Dessalines qu'elles ne fussent anéanties. Leur correapondance interceptée et
leurs aides de camp prisonniers, altestent
que l'ordre général et abselu de ces deux
chefs sangninaires 7 éloit d'égorger les
bianes et de lout incendier à l'apparition
de l'escadre. 4
Pendant la retraite de Dessalines, le
vaisseau VArgonaute réduisoit le fort de
1 éogane, et l'adjudant commandant Darbois déharqué sur ce point, détruisoit un
corps de 2000 noirs, retranchés dans les
mnornes voisins. Le vaisseau Aigle et
quelques bàlimens légers portoient. 90o
hommes à FArcahaye; le général Boudet
ayant assuré la tranqnillité du département du Sud et du Port-Répnblicain, débarquoit lui-mème a1 mont Roui, avec
le reste de ses troupes, pour se porter
vers Saint-Marc, et les vaisseaux le Hérort
et PAigle, la frégate la Guerrière, et
plusieurs goélelles armées croisoient depuis
l baye des Gonaives, jusqu'à la Gonave,
pour intercepler les comtuunications des
; le général Boudet
ayant assuré la tranqnillité du département du Sud et du Port-Répnblicain, débarquoit lui-mème a1 mont Roui, avec
le reste de ses troupes, pour se porter
vers Saint-Marc, et les vaisseaux le Hérort
et PAigle, la frégate la Guerrière, et
plusieurs goélelles armées croisoient depuis
l baye des Gonaives, jusqu'à la Gonave,
pour intercepler les comtuunications des --- Page 17 ---
(13)
protéger les
noirs; détruire leurs bagages, fournir des subsisBcharquemere partiels, armée, el arrêter tous les
tances à notre pourroient porter des mu- des
batimens qui rebelles, ou se charger
nilions aux de leurs chefs. Le contee-atniral événemens
trésors m'a fait part de ces
ici
Lalouche
en m'envoyant fait reet de ces dispositions, que j'ai
la frégate Embuscaule, ventôse pour aller le rejoindre.
partir le 10 le nord la marche du général,
Dans combinée avec les nionvemens mettre
en chef, Boudet, va sans doute qui
du général dévastations sanglantes
un terme aux
de l'Ouest. L'ar- a
ont ruiné le dépariement du Cap le 29 pluvidse,,
mée partie jour les postes du Dondon
forcé le même
Toussaint et Chriset de Saint-Raphant, tenu dans ces positions
tophe n'ont contre pas la division du général
redoutables qui les a chassés pareille- Dans
Rochambeau,
Jnent de CHmASELLEANT le général Hardy s'emle même temps
etd'Ennery. quarparoit de la Marmelade des rebelles; et le général
her-péneral
pénétroit
Plaisance.
Desfourneanx y étoient, : 3 ventose,
Ces trois divisions
place qui devoit
à lienes des le Gonsives, 5 ou le 6. Les révoltés dans se
22 enlevée alors sur les hauteurs, ou entro
trouveront la plaine de PArtibonite, chef pressés et le corpe
J'arméc du général en Boudet. J'espère en
amené par le général décisives avant le
recevoir des nonvelles
départ de ces dépèches. Leclerc pressé d'atleindro desLe général objet de son expédition ) la qu'it
Je grand entière des deux brigands
truction mis hors la loi par sa proclama- dans
avoit tion du 28 plaviose , avoit rasemablemens négligé
sa marche rapide, rebelles quelgues qui pouvoient inquicter
de nègres
et. J'espère en
amené par le général décisives avant le
recevoir des nonvelles
départ de ces dépèches. Leclerc pressé d'atleindro desLe général objet de son expédition ) la qu'it
Je grand entière des deux brigands
truction mis hors la loi par sa proclama- dans
avoit tion du 28 plaviose , avoit rasemablemens négligé
sa marche rapide, rebelles quelgues qui pouvoient inquicter
de nègres --- Page 18 ---
( 14)
aes derrières, et qui chaque jour incendioient des habitations aux environs du
Cap.Legénéral Boyer quicommande dans
cettevilleet dans le dépa-tement danord,
les a fait attaquer par 400 hommes dans
le poste de Sainte-Suzane el aul fort le
Sec. Ils en on! été chassesala baiounelle,
le fort rasé, les canons roulés au bas da
Morne, les munitions, les palissades et
les affits brûlés. fls ont laissé sur la pluce
vingl-huit morts el cinquante blessés. De
Sonl côré, le contre-amiral Magon s'est
avancé du fort Liberié jusqu'a Caracole,
à la tôte d'uu petit détachement altaqué
par les rebelles, il leur H tué soixantehuit homieserfait 5prinonniers, parmi
lesquels Se trouvoit lechef dur rassemblement, quia été fustilé sur-le-chatup. Ces
deux expéditions assurent la tranquillité
des quartiers voisins, focilitent les convois et les comtufimicalious, et conservent
àla cultore, des habitations qui sontl'espérance du comuerceetlegaged'unavenir
plus heureux..
Il me reste, citoven ministre, à vous
parler du Port-de-Paix ot la marine, en
parlageant tous les dangers dés troupes
de terre, a rivalisé de courage avec elles,
el signale son dévouenient atec aulant
d'éclat qile d'atilité. Le 26 pluviose, je
fis passer au Port-de-Paix le vaisseau le
Jean-Bart, avecun reufort de400 homnes; ce qui permit à la frégale la Purieuse de se rendre au Mole, et des'assurer de ce poste important. Cent hiommes
d'artillerie de marine out sufli pour occuper Jean-Robel, ou 2on noirs qui depuis
3 ans, s'étoient réfugiés dans les bois, sous
la conduite du nom.né Galard, pour se
soustraireau joug de Toussaint, sorit venus
sB réunir à nous. Au Mole, le capitaine
de la lurieuse a élé reçu comme un lis
la Purieuse de se rendre au Mole, et des'assurer de ce poste important. Cent hiommes
d'artillerie de marine out sufli pour occuper Jean-Robel, ou 2on noirs qui depuis
3 ans, s'étoient réfugiés dans les bois, sous
la conduite du nom.né Galard, pour se
soustraireau joug de Toussaint, sorit venus
sB réunir à nous. Au Mole, le capitaine
de la lurieuse a élé reçu comme un lis --- Page 19 ---
(:5) d'artillerie de la ville
berateur, aux salves foris, et 500 hommes qu'on hors
et de tous les depuis.,. meltent la place de Tonsya délachés
des lettres
il
d'insulle. OnyaaM dans lesquelles
seint an commandant instance, Fimprimerie,
demande fusils avec et pistolets qui se de trouvent 24 et 2
tous les
, 4 pièces
dans les magasins
Leclerc enmortiers.
2 le général
de
Le 27 plovidse, , jngea onnvenable Port-detrant en campngne 1500 hoinmes ultérieure au
coufrire passer une destination Le contreamital
Paix.avee généra! Debelle.
- avec
fiée au fut chargé de cette expédition. les frégates qui
Linois
Vintrépide , et
le vaisseau dans la rade.
qui ont
se trouvoient les diltérens événemens la marine et les
Dans lieu,! Ics troupes des de
de la part
en
ont mérité éloges
aspirans
de terre.
moi.chesen
des généraux
comme
Vous reconnoiirez combien il est wetentomratst gens, ,
ministre,
de ces jeunes par
le zèle et Vémoulation eapérance de la marine, mérités. Je
la plus belle etwontarbien ne con-:
Jes Aancemena point
devoir donner.
cru
mrkemomumr
nedoutey firme tous ceux quejai qui tenoit tête atl
Le noir Maurepas. de la marche
Debelle, informé en chef, et de son la
Rénéral Rictorieuwe du général ainsi que de
arrivée sur ses derrières, Louverture,
fuile préipiée de Tonssaint de se confier aux il
n'a pas jugé prudent plus longue résistance ;
hasards d'une sureté dans une capitulation vena cherché sa elle a été conclue licencié le 7. 8000
plus utile; le
ayant ses dralAse , et oultivateurs .Maurepe: qui anivoient avec 2003
negres
Port.de-Paixs
de
peaux , esl entréau réglées et 7 pièces de la
hommes de troupes remis aux genéraux
eamon,gei a
il
n'a pas jugé prudent plus longue résistance ;
hasards d'une sureté dans une capitulation vena cherché sa elle a été conclue licencié le 7. 8000
plus utile; le
ayant ses dralAse , et oultivateurs .Maurepe: qui anivoient avec 2003
negres
Port.de-Paixs
de
peaux , esl entréau réglées et 7 pièces de la
hommes de troupes remis aux genéraux
eamon,gei a --- Page 20 ---
1ET 802
66-20
L462h
Jul 65
We o
(16)
République. Hos.aeroetrehsmnleww
après 2 avec le général Debelle - pour joindre le général eu chef; et la division du
contre-amiral Linois est arrivée le gdans la
reded dn Cap, te laissant au Port-de-Paix
que la frégate le Muiron.
Informé de Cre événemens décisifs, j'ai
fait partir la corvelte la Mignonne, pour
relever la Cigogne dans la baie de T'Acul,
ou elle tenoit 70 mille rations de biscuit à la
disposition du gébéral en chef. Elle va les
Jui porteraux Gonaives. J'airenvoyé l'Embuscade au contre-amiral Lalouche, et je
fais croiser le cutter LAiguille sur les côtes
voisines, pour intercepler les communicatious des negres rebelles qui sont dispersés
surdillérens points, el qui forment des baudes peu nombreuses.
"Teles,citoyen ministre, le tableau fidèle
de nos opérations et des événemens qui se
sont passés jusqu'à ce jour.
Agréez, citoyen minisire, l'hommage de
monattachement respectuenx. VIELARET.
P.S.Cetle dépèche éloit destinée à parlir
après-demain surla division du contre-ami.
ral Gantheaume ; mais le général en chef
m'ayant adressé hier des paquets, avec
prière de les expédier sur-le-champ par
ler meilleur voilierde Texcadre,Texpedie lc
Cisalpin.
Le général Imtifiratnoendeicis
eir même-temps le désir que ces paquets
soient confiés à un officier actif,intelligent,
et qui pût ajouter aux nouvelles qn'il porte, des détaila qui nous ont échappés, j'ai
choisi le citoyen Jérôme Bonaparte, quiej
cru devoir élever au grade d'enseigne, d'a- j'ai
près les lalens qu'il a eonstainment développés depnis qu'il est anprès de moi. V.
A BORDEAUX, de V'imprimerie de P.BEAUME, rue
de l'Egalité, n.* 32. --- Page 21 --- --- Page 22 ---