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A 130
3ubn Cater Broin. --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
Grfona
Venns
1724-9 --- Page 6 --- --- Page 7 ---
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Y AG E
DU PERE LABAT,
A U X
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DE
L'A M E CRIQU E.
C O N T E N A N T
Une exacte Defcription de toutes cesIles; des Arbres,
Plantes, Flcurs & Fruits qu'clles produifent; des
Animaux, Oifeaux, Reptiles & Poiflons
trouve;d desHabitans, deleurs Moeurs & qu'ony
des Manufactures & du Commercequ'onyf Coutumes; fait 8cc,
ENI II POLUMES --- Page 8 ---
ODN
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aUpiaMAl 1E --- Page 9 ---
N OU V EAU
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Y A
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AUX
ISLES
DE
L'A M ERIQUE
C 0 N T E N A N T
LHISTOIRE NATURELLE DE CES PAYS,
l'Origine, les Macurs, la Rcligion & le Gouvernement des
Habitans anciens & Modernes: :
Les Guerves 6 les Evenemens
quiy font arrivez pendant
le long fejour que
2 a fait.
Pitats
LE COMMERCE ET LES MANUFACTURES
.qui y font établies, &c les moyens de les augmenter.
Ouurage enrichi d'un grand nombre de Cartes, Plans O Figures eye Taille-donce.
T 0 M E
S E C 0 N D.
a A Y E,
Chez fP. HUSSON. TJOHNSON, P. GOSSE,
U. VAN DUREN. RALBERTS, & C. LE VIER,
M. DCC XXIV.
jour que
2 a fait.
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LE COMMERCE ET LES MANUFACTURES
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U. VAN DUREN. RALBERTS, & C. LE VIER,
M. DCC XXIV. --- Page 10 ---
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B
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DES
C - H A - PITR E S,
DySEcoxD VOLUM E.
QUARTIENT E PARTIE.
CHAP. I.
eff attagméda mal du teur fit bàtir à laMarzinigue. Mort
Lawr de Siam. Efu
Saperiewr Generala de lewrs Milfions, 69
du Tonnerres De "Oifaw appellé prodigieuze Cali- CHAP. de IX. Ce gue c'efs qnins Boucan
bry. Des Bargans de teintmre,. d des CHAP. Cochon, X. Maladie dont.
Liames à fang Gà cans
Pag- I tagné. Son remede. PAutenr efate
CHAP. IF. Dela Cocbenille.. Des Pommes
Diferemes epeces
de Raguettes. De la Liame percée, II CHAP, dijecscuma, XI.
CHAP. III. Du Chataignier G de fon linique, Panition Alalinat commis à la Marfruit. Ds Figmierfuronges 6 des Pifa- Me
6 Niort tres-cerétiene
ht
chet,i
darAlafins
CHAP. IV. Defiente d'un Carfatire. A- 17 CHAP. Fols: ala XII. Nombre extraordinaire de
glois à la Cabeferve de la Martinique.
Martinique. Mort de plufiexrs
Allarme canfic par Nn Serpent. 21 CHAP, Religiene, XIII. De la
CHAP. V. Arrivée dss Superiesr Genc- de la
Famille de Meffewrs
ral de 7os Miffions, 6 de PArchevi- CHAP. Guarigne, XIV.
de Saint Domingue. Eclipfa rotale la Guadelanpe. L'Aateur # s'embargue porr
T Soleil,
fejenrne à la. DomiCHAP. VI. Il arrive sEn nosveai Sape- 25 CRAP, ntigue. XV. Defcrigrion de cetie Ifes 10o
rieur General des Mifions des Freres vages. Diverfes Contumes des SauPre/chewrs, Danger ois PAutesr f trOHPrejugez far leirr origine. Lenrs
VA d'être
mordu par 1n Serpent, Di- dipmt bautres largagri, 6 leur maniere de fa
CHAP. verfes vemargues Jnor ce Iajers
31 CHAF. XVI. Leur
VII. Des Efclaves moirs, dont feu. De la
maniere de faire dxe
ons f fert alx Hfes. Du Commerce de diferens plante eppelilée Caratas, Ses
lenr pais, Lewr Religian. Lewrs MENTS,
afiges Aitrefe des Caraibes
Lewrs danfes. Comment on les achete. Foms, powr mager, De 6 Ge battre contre les poif
Comment on les traite, Comment On les
FE/padon, o de la Baleine,
CRAP. infruit. VIII. Plan du Convent
37 CHAP, XVII. De rEpian maladic ordi- IIS
Tom.1I.
qmela- naire des Caraibes,
#
Kamdagelilny 4F.
portent.
ENTS,
afiges Aitrefe des Caraibes
Lewrs danfes. Comment on les achete. Foms, powr mager, De 6 Ge battre contre les poif
Comment on les traite, Comment On les
FE/padon, o de la Baleine,
CRAP. infruit. VIII. Plan du Convent
37 CHAP, XVII. De rEpian maladic ordi- IIS
Tom.1I.
qmela- naire des Caraibes,
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Kamdagelilny 4F.
portent. --- Page 12 ---
B L E
D E S
T A
Des Caymans 038 Crocodiles." Hiffoire
De lewr Religion, 6 de quel- d'un Chirargien,
portext. de leurs Caatwmes, 120
IX. Yoiage de PAntenr. de Lgoques antres L'Aurewr arrive a la : CHAP, a la Caye Saint Lottis. Du ComCHAP. XVIII. Monfeur le Chevalier Rey- gae merce avec les Elpagmols. Deferiptio
Guadtlonpe. Monfieur de la Boulaye viftent d'un Boncam,
nan 6
ordre de la Cour. Projet CHAP. X. Defeription de la Caye Saint
les Ifles par la Guadelompe,
126 Loiis, er du fond de PIfe a Vache,
farrifier
de PAutenr a la
XIX. Voiage
àu S. L
par
a la Barbade,
chs
Grenade. Il paife
Deferi- CHAP. XI. LAutenr ef pomrfarvi
Vincent > er a Sainte Alonfe. 128 les Forbans G pris par Cuke ImrEpuomab. devivre. geilbros
prion de la Barbade,
de la Bar- Lewr maniere
CHAP. XX. Ldatewr Gremade. part Defrip- dent à S. Diego,
les Sentibade, e arrive à la
149C CHAP. XII. Manierede c'ef le pofer Baratto. Deftion de cette IRes: part de la Gre- nelles. Cé qute
la Bargue Jpr le
LAenr
de
T
CHAP. XXI. de Bequia, S. Vincent, fin LEquipage Tls parnent d continade. Des Iles
147 Vaifeas Eipagnal. e Sainte Alonfies
retowrne a la nuent leur voiage, Vë de la CateCHAP. XXII. LAtewr inenté à lewr Mif CHAP. XIIL, Tempite. Defcente AM Cofre à
Guadelomge. Proces
157 - lines- de Port-Riei a Crabes. "Pomes de
fion par TAbbE ds Lion,
159 mort, d à PIfle
CHAP. XXIII. das Tabac. Raqpeutes e lewr efers de MRe de S. CHAP, XIV. Defcription Indienmes à bon
CINQUIENET PARTIE. Thomas. Son commeret. de poifoe dans les
de PAutewr à S. Do- marché. Serpent Quanité Marins
CHAP. I. lipalas. Voiage Chorijtopble. GHAP. Vierges. XV. De rIRe appeile la-Nega- De
minque. Pag. eSTE
6 dit trefor qu'oin dit 2: Eire. tion de cerre Hle's part de S. Chripo- de,
Defeription de celles de SaCHAP. II. TAurewr de ri Ipe de Sainte Croix, ba, la Sombrere. d de S. Enftaches
293 S. pible. Deeription
195 CHAP: XVI. LAutenr debarque à
Hipoire abregée de PIfe de
Vanité ds General des AnCHAP. III. 199 Chrijfospble. Arrivée à la Guadelompe: DifeS. Domingut,
arrive As Cap glois.
S. Chripo- de,
Defeription de celles de SaCHAP. II. TAurewr de ri Ipe de Sainte Croix, ba, la Sombrere. d de S. Enftaches
293 S. pible. Deeription
195 CHAP: XVI. LAutenr debarque à
Hipoire abregée de PIfe de
Vanité ds General des AnCHAP. III. 199 Chrijfospble. Arrivée à la Guadelompe: DifeS. Domingut,
arrive As Cap glois. PAutenr est avec Hn Gommis
CHAP. IV.. LAnewr
Qumier, yent que
Frangoit. Djerpuaneor 219 dis Domaine, XVII. De Parbre appcllé Gom. de Quartier 6 dss CHAP. ds Patron goliph, dra du
CHAP. V. Defeription e. ds refe. de la mier. Hifoire Daniel, Du bois de SavornetFort de Port-Paix,
225 Capitaine des larmes de yob; du Courbary,
côte jufma Leogane, du Quarier dela te;
CHAP. VI: Defeription
231 cdefpafrmi XVIII. De la Ponfolaxe desIF
perite Riviere,
du Quartier de CHAP. du Plâtre. M. le Comte Defmots
CHAP. VII. Defeription Mariage d'un Gentillomme less Gowvernewr general des Iles. Efa
L'Efterre. I6I
T
digiene du Soleil fnr une terrafe
Gafcons VIII. De la plaine de Lzogamne,
CHAP. d des arbyes
wicnnent. CHAP. plomb, XIX. Des arbres appelles Balatas o
des fraits Chevanx, o des 312) Farvageh. Des --- Page 13 ---
H A P I T R E S. dpain dEpices, G de la maniere de Martinigue, 6 Ce
fcier le Gommier,
313 Labandornement du Fort, guif pafajnan'a
CHAP. XX. Abus gui f commettoient CHAP. VII. Les
dans les travanx Publics. Mefe de Fart.Iufomtbattns. Anglois a larivieredes entrent dans le
Requiem chantée d'une maniere extra- Leur
Gallions,
ordinaire. Partage de lafmuccefion deM. CHAP. ourpriffarlartreis) VIII. Rivicres, 429
Hinfelin,
318 le Sr. de LAmonrf varepofer chez
CHAP. XXI. Declaration de la Guerre,
Rochefort, de ce Al petit Cul-de-fac. Duel entre deux Corfaires, Tremblement pellez Defription Cedres O% Qnartier: des arbres apde terre. Yubilé. Remedes pour les Pa- de Monbin, GA Acajous: des Pruniers
naris e Raprures,
322 CHAP, IX. amtresarbrei,
CHAP. XXII. Prife de la Partie Fran- dans la Milfion Changemens des
qui arrivent
goife de Saint Chorijpopble parles. Anglois, retorrne à la Martinique, acobins. 6 L'Antewr ef
329 dufoin da Temporel,
chuargé
CHAP. XXIII. Onfaprépare à la Gna- CHAP. X. Remede dont les
delompe à recevoir les Angloit. Chafe res fe ferven
Mifformaide Ramiers,
dez. pour guérir les Payens olf
CHAP. XXIV. Travanx extraordinaires 342 des. Millions Oarlgaigaiguma des
de:Negret. Etat
gue Pon fair dans les Hles powr s'oppofer CHAP. XI. Tacobins, Maladie
ANx Anglois. 344 dont les Befiaux forent attaques., extraordinaire
tombe enfitite fier les Negres,
qui
SIXIENE PARTIE,
CHAP, XII.
fe ferven
Mifformaide Ramiers,
dez. pour guérir les Payens olf
CHAP. XXIV. Travanx extraordinaires 342 des. Millions Oarlgaigaiguma des
de:Negret. Etat
gue Pon fair dans les Hles powr s'oppofer CHAP. XI. Tacobins, Maladie
ANx Anglois. 344 dont les Befiaux forent attaques., extraordinaire
tombe enfitite fier les Negres,
qui
SIXIENE PARTIE,
CHAP, XII. EAuor faur achever 461 lewr
CHAP. I. Ds Cacao, de fa cul. rienr Corvent de da la Mokillage. On le fait Supeture, de fis proprietexs des dbferones Apoftolique. Martinique, Flotte
e Vice Prefet
manieres d'en compoferle Chocolat, 6 de CHAP.XIII. Angloife,
senfervir,
YayagedetAnto à la GuaCHAP, II. Les Anglois
349 delompe. Ses dicorfes avantHres, Combat
PIpe de Mariegalame pour safemblent attaquer la a CHAP. naval, XIV, Des
Gmadelompe. Précantions dss Gonvernewr
Poifons 6 des Cogwil
de cette Ifle. Etat dafatrempes 387 CHAP, lagerguefon XV. De trouve AHX Ifles d Aves, 482
CHAP, III. Les Angloiss s'eprechent dela Thomas, 6 des PIfle à Crabes, de Saint
Bafaterredel la Guaideloxpe. Caqwifpala CHAP, XVI. Des Fharger, de
entre enxd mowjngu'anjour del leur def deSaint Barthelemi, Hles Prife Saint d'un Martin
cente,
396 re. Anglois,
NaviCHAP, IV. Les Angloirmettent lewrs trost- CH. XVII. D'une Raye
pesaterre. Cegmilopafa depuis lewr def de qpuelques astres
de prodigienfe, 6
cente jufgua Labandomement du Bonng CHAP. XVIII. Mort efpeces das poifons, 503
de la Balfe-terre,
Sr. Lambert. CHAP, V. Cegui A pafa de part d d'an- 402 L'Aintewr fe prepare à pafer en France.
aviCHAP, IV. Les Angloirmettent lewrs trost- CH. XVII. D'une Raye
pesaterre. Cegmilopafa depuis lewr def de qpuelques astres
de prodigienfe, 6
cente jufgua Labandomement du Bonng CHAP. XVIII. Mort efpeces das poifons, 503
de la Balfe-terre,
Sr. Lambert. CHAP, V. Cegui A pafa de part d d'an- 402 L'Aintewr fe prepare à pafer en France. trejnfw'àl Larrivée dal facomrs de la Mar- CHAP. XIX. Depart de PAntewr. SIO
tinigue,
Des
CHAP, VI. Arrivée ds Rconrs de 41I la aCadix, Ifles Bermudes, Agores, Grc. Il arrive
Fin de la Table des Chapitres du Second Volume,
MEMOI --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Pag. 1
M E M OIR E 1 S
DES
NOUVEAUX VOYAGES
FAITS
AUX ISLES FRANCOISES
DI E
L'A M ERIQU E.
QUATRIE M E PARTIE
C H A P IT R E P R E M I E R.
L'Auteur efe attaguée du mal de Siam. Eftt
du
De rOijeau appellé Colibris. Des Burgans prodigieux de
Tonnerre.
Liannes à Sang e à Eau. tointure, d des
26s7.
Ai fini la troifiéme Partie de
à
16y7s
mes Memoires parunTraité jemedifpof@isam'enr fidence,
fentis aretournerà mar redu Sucre, & de tout ce qui lente douleur jeme detéte& attaqué de reins d'une viomordeuehitbistonurir pagnée d'une groffe fiévre; accomdontune filongue prensaprefentr digreflion mon] m'ae Journal, éloigné alfurez du malde Siam. Je fus fimptomes d'abord
Quelques ashairesm'obligeante de faire derniere faigné au pied, & puis au bras. Cette
un voyage au Fort S. Pierrea au commen- parce faignér fit deiefpererde mavie,
cement de Mai 1607. j'écrivis au Supequejem'évanotis, & malgrétout dent Acci- 4re
rieur de nôtrel Miffion, pourl le prierde Eonretnrsortis heure fans
rivéà
venir tenir maj place au Fonds S.J Jacques comme d'un; connoiflance. Jerevinsenfin PARpendant quelquesj jours. Ille fit debonne heures: profond ilr fommeiliquelques teure
grace, & vint. Je partis auffi-tot qu'il ou après, un me prit un crachement,
furarrivé. J'achevai en trois ou quatre fort, plitôr & qui me vomiffement faifoit de fing trèsjoursce que j'avois àf faire;
tomber dans des
Tom. II.
maislorlque efpeces A de convulions, quandaulieu de
fang --- Page 16 ---
AUX ISLES
rhgt. UX VOYAGES enaller chercher. m'endormisapsts
2 NOUVEAT obligédejet
E ne me reveillai la méme que
1697. fang & cliquiderrésoise d'un fang épais 8re- Sueyenmingtt fix ou fept heures après, avec de fiéter AEE grumeaux
faim, fansla moindre apparence 1 ne mereftoit
cuit. cet tems-là mon hcorralecons vre,
du
RamrE
Pendant
nydemaldetatn
pourres.1
depuis ineckiphane demamalidic
marques le corpsi marvrit de pourpre râches iétoient dela granrendu
lest
de
celui d'un Tigre.
ang épais 8re- Sueyenmingtt fix ou fept heures après, avec de fiéter AEE grumeaux
faim, fansla moindre apparence 1 ne mereftoit
cuit. cet tems-là mon hcorralecons vre,
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RamrE
Pendant
nydemaldetatn
pourres.1
depuis ineckiphane demamalidic
marques le corpsi marvrit de pourpre râches iétoient dela granrendu
lest
de
celui d'un Tigre. E
pieds; deur de la main, EdnELieAne E thferenteenus E2 Lchuitiéme comme jour fur lefoir, je amené comleurs, s'élevoient Je fouffris de grandes dou- mandatadeux Negrequeraron de metede la peau. lec quatiéme jour. memoldenbtuet Hlabitation, le lendemain
Jeurs lerreifceme. ne nir mon cheval prét
& d'acheter
fommeil involontaire qu'on trois heures avancle Fur
ou
PRE
gic, vaincre. Javois metitisant deux Neraitraame eux & pour moi, & ree
pouvoir mens) lej jour precedent, ctoit ce qui avec ESTE moi & du de vin ne pour dire àp perfonne queje voulois
priailek Religieux qui & ded dire aux Me- tout
Conjte
mc'l laiffer en repos, la nature, & qu'é- partir. Larsifono quimef faifoit précipiterainfi sare
decins sdelailler mains agir sdcl omspacmane mon départ, étoit quej'étois une mangedes feule au- qumiis roitdes
tante centreles centiere refignation ce quim'ar- fourmis. Je n'en avois pas de ma maladas les
avecune J'avois cependant runcelperanee tour de moi au commencement scetems-la,) labalfe par! riveroit.,
Teustemnceerin de fà- totulogmaoedua fat toute couverte. On regar- jourmis
temuneAcnmnes maladie n'auroit point
terre en
quc cette jeledisà à mon confrere, doit.comme un malades mortel, commeel- quaniles
Sheufeftitess tconilerné, ilfer'affura fourmis fuyoient SE
RerPNEE & me lailfa en repos. Jedormis &c les m'avoienti fuis la crife, aitenine@eaant qu'elleseraient
unpeu, prés, de vingt heures animereilere j'eus une crife ou reconnuaprès & queje ne devois moupendant ce tems-l.,,
trompees, elles étoient revenués en : grand
lesautres. Jemere- rir, nombre, & avectant de devorer fureurguelles tout vime
ERESE
amstalcsumatian veillai enfin fort furpris voir de deux trouver dans fembloient me vouloir échapois par ma
dansunautrelt, 8c d'en avoit qu'un, vant, parced Cettei quejeleur
en
ciniommadnenciuoe
la chambre ou endormi. il n'y Je demandai guerifon. vant point chez. nous à la Cabelterre, & pourn'aquandj je m'étois manger. Onvoulats me porter javoidretblady retourner, avec les Medecins,
d'abordàn comme on medit qu'on voir pointd tdeproces voulois partir fans
dans Tautrelies Snelimesenttr af- & mon Confrerc, je
avoit nitplufruniaap mais
je emelentois dire adieu à perionne. pas de me
fezdeforcer meil; yoafaraique) pour y aller.
re, & pourn'aquandj je m'étois manger. Onvoulats me porter javoidretblady retourner, avec les Medecins,
d'abordàn comme on medit qu'on voir pointd tdeproces voulois partir fans
dans Tautrelies Snelimesenttr af- & mon Confrerc, je
avoit nitplufruniaap mais
je emelentois dire adieu à perionne. pas de me
fezdeforcer meil; yoafaraique) pour y aller. Enefit.jeme &jer me Mes) Negresner les manquerent trois heures du malevai, on me changeade l'autre lit, linge, mc trouvant venir tin. Je avertirfur me levai auffi-tôt, ils m'aiderent
couchai dans
qu'une faim Canous fortimes doucement, mes
un amhabillers
laiffanttoutes
Amumhetemmelit emeneedenetite On m'apporta fccût été teemomaidheas lachambre, à la referve de
Gatrijfon
hardesdans)
mes épaules,
extrairturitimeheaaoemat. monmanteau, quejemisfars
omanenetent viandinaire
Lattenetour
une gouted'eaus medonner du pain aecdelav
na
delAu- lapaix,'
mc lever, pour
peargrinaies
MKT. de, mnaqunjevonloist --- Page 17 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1697. na un peu quand je commençai à mar- Fonds S.J Jacques,
cher, celam'obliges de fairetenir undes
parce qu'on n'avoit 1ly7. deux Negresa a côtéder moi, pourmefou- tuetyrinopea.m que le
moncheval,8
tenir dansunt befoin, pendant quel'autre rois un Medecinl'avoita alliuté,quejefealloit devant lecheval, pourl'empécher ver cnvie, grand &c coup, qu'en fije cas pouvois ccla arride s'écarter, ou d'aller trop vite. falloit meg
que Ne il
Nous arrivimesauMorne dela calle- bienclofe, Beseivdrdmnwechumhe ce
baffe vers les heures. Letravail du
étant jufqu'à que lesmarquesd du
chemin, & LELT le
avoient tellement
craindre dillipécs,. une
on n'eut plus
à
ET
augmenté mon appetit n'étoit déja iln'y avoir point de rechûite, remede. Jep laquelle
lap quetrop patience grand, queje adu prefque pas tout ce qu'on voulut, pourvi gu promis 'on me
fentamaffé Jettalomeintingm.dr quelques
pourmaf donnir à manger; mais dès lelendemain
feoir,é: mangeplusamonaic fougeres Dedeux montai à cheval, & m'en allai vifiter
chapons quils avoient achetés, leur E travaux qu'on avoit fait en non abendonnaiun, &
je
fence, me trouvant entierement délivré
plûtôtj jele devorai jemangeai dans un moment. l'autre, Je ou aucun d'une maladie remede depuis fidangereufefans m'étois prendre élcuravoisdonné, repris enfuite la moitié de celui que je chapé dela Bafle-terre, que &clansautremal je
8cjelesavertise 1ls le firent aulli-tôt, deman- que fouffert d'avoir changé de peau, &d'avoir Suitede lamalaELCETCET leurenp prit: car pour peugu'ils faim caninef pendant fi furicufe, plus de trois mois une diede
né,8c cuffent tardé, ilsn'auroientp tpointdéjet- maitre der maraifon, & quejen'éroispas j'aurois man- FAu- tenr.
8cjelesavertise 1ls le firent aulli-tôt, deman- que fouffert d'avoir changé de peau, &d'avoir Suitede lamalaELCETCET leurenp prit: car pour peugu'ils faim caninef pendant fi furicufe, plus de trois mois une diede
né,8c cuffent tardé, ilsn'auroientp tpointdéjet- maitre der maraifon, & quejen'éroispas j'aurois man- FAu- tenr. j'avois cependantapresavoirt encore un appetit aufi tantmangé, devorant géjour decin, les & nuitfansr me nle Le Mcque s'il ya avoit eu trois ou quatre jours dela Charitér Chirurgiens, &cles ma Religicux &
quej je n'cuffe mangé. Jeremontaiache- les fuites qu'elle regarderent avoit
guérifon la
val,& continuain imonvoyageverslag gran- chofe la plus particuliere cués, qu'ils comme cuflent
deance, ouj j'arrivai furlesdixhcures.Je encore vue dans cette maladie. furpris infiniment le Curé, & tous ceux
deFranque je rencontrai furlechemin, qui vi- ce Noumleninahclgn, danslesmoisd sdeJuin
rent avec Aommomgejeciences deux premiers
&cdeJuillet. Des
le vifage 8clesinainstoutes couvertes de unau Cul-de-fac quiarriverent, dela Trinité à onenmit la
pourpre. Jenemanqusipasdee demander duPere Eftienne. place
al mangerenarrivant. Onm'en apporta, def feretirer enFrance, Alhrucq.quifouhaitoit aprésavoir fervi
Spengnipopucomart mequimeurtdefumiesenatendant un hom- lesMiflions pendantplus dedixans avec
sevkmenidemsunhamacobjemign ledi- beaucoup &
dep picté, de charité&c de: zele,
dormis fi bien qu'il fallut me reveiller avoir rempli toutes les charges de la
pourdine-/Pwmisaifiriefcirasfondss. Religion,arectoutel laj prudence,l ledef
Jacques, oùr le Superieur penla tomber intereffement pouvoit attendre & le d'un bon exemple qu'on Relideionhaurquandi il mevit. Unr moment gieux. Onenvoyal le fecond tres-parfait aul Fonds S. dul après quej jefus arrivé,ili reçàt unelettre Jacquesspourr mefoulagerduf ferviced'ului Religicux étoit au Motillagequi ne des deux Paroiffes
fervois feul
marquoit 1 peine où il étoit de ne depuis fixàfeptmois. fçavoir cequej j'étois devenu, qu'ilfip- méJean
EAEE
poloit cependant quejétolsretournéau ce,écencorefortj Mondidier étoit de mal aProvinA 2
jeune. LeSupericur char- me --- Page 18 ---
AUX ISLES
VOYAGES
fansl laiffer autres chofes 16y7. NOUVEAUX
& fes meubles,
de
delinftruire.ée Comme il é- dansla chambreque où étoient quelquesp renfermécs paquets plus
1097. Seenimrases de veiller fur fa conduite. vingt papier livres de poudre quilavoikoté
toird'unbon temmnesidone bien élc- SEE dul barril. Lel Rafineur envoyau un. Negre
& qu'il avoit donnoits été perlaitemenn affez de fatiffactions faifoit à cheval, 3 pour m'avertir due defordrequi le tonnérvés, il me
chole qui me
étoit arrivé danslar maifon,oàl
iln'y avoit qu'une eetquaiant aimélachaitie re: avoir mis le feu en feretirant.
oté
toird'unbon temmnesidone bien élc- SEE dul barril. Lel Rafineur envoyau un. Negre
& qu'il avoit donnoits été perlaitemenn affez de fatiffactions faifoit à cheval, 3 pour m'avertir due defordrequi le tonnérvés, il me
chole qui me
étoit arrivé danslar maifon,oàl
iln'y avoit qu'une eetquaiant aimélachaitie re: avoir mis le feu en feretirant. de remedier Jevins
de la peine, Religieux, cette pafions'e- à toute bride, pour tàcher nos
avantdetren reveillée ff fortement jer nef
à ce malheur. letrouvaiquen HSTTE
toit
la
ESCES
grolfe pluyequiaveit
vois lui faire nAanscctiequil entendre netût mordu dez tonnerre, par avoient éteint le feu jevis
ne fûrcauFETAN
E craignoisf quelque ferpent, ouqu'ilr n'eût auffi-tôt derniere qu'ilavoit furprife étéallumé; que lc tonnerre
fc quel lep mcteetenca plus avecla avoit calcinéla pontirequétat en une dansces elpece
EFSCRSEEE quatre Challeurs, & per- à
& Tavolreduit comme
depoudre que partic de fon tems paquets, de charbon,, ou de pierre noire, reduiten
doit la plus grandet
fic'eût été du charbon pilés 8c
cet exercice. beaucoup Fetrenserane de poudre dans un malieavec dela gommc, nefefioit neref
manquoit baril que Javois: acheté pour me doutai fairelauter aufli- foit qu'avec difteulce, legere odeur foufre, &
-
despicres de tailles chaffeur je avoit voulu s'en toit nebroloit qu'une plus vite le char- fortôt que mon
bondeterre, qui
Ente fe fert imnian decctte
cmemepette fi-tot. J'aif fait voir des morceaux
EMEe obligé de mncidemander &je ges. donné àplutre voulus pas m'en éclaircir avec luis,
poudre calcinée, &j'en ne pouvoicnt ay
affez
Je
rien tirer; jecroi queielignos fieurs perfonnes qui
n'en reroise pus encoreà à prefent fansl hecdenrqui jours après. admirer Cccoup ce prodige. det tonnerre fit beaucoup de
mel lc découvrit (eize quelques puczadiner oùt peur à nos gens, rensurectartuends & àmoi, f
Lef ot.tounbeng Curé de la Grande Ance, vantage à mon compagnon nos chambres, &
Fes lel Pere
Pendant nous avions bien été dc dans la dépenfe pouri réparer
de la Paroiffe. me caufa
8c tout cc
rccornde
cinthe Patron étions à table, il furvint un la charpente, lacouverure, il fit un bien dont
que nous erietonneer rombafaurno- Il per- quilavoitt brilé, de remercier) mais Dieu, qui fut de
Brndomge treMailon dul Fonds emille S.J Jacques. endroits, à pcu jeus lieu la pafion de la challe à mon
rfesdu ça lc tolitenplasden f on y eût tiré plaficurs compagnon, faire perdre quin'y voslurplusretouts de fon magazin à
3AMATTE prés comme oietstaag de ma ner depuis la déroute avec fuccez à des
Erorndretene 11 brifa tous les carrcaux
poudre.
qui fut de
Brndomge treMailon dul Fonds emille S.J Jacques. endroits, à pcu jeus lieu la pafion de la challe à mon
rfesdu ça lc tolitenplasden f on y eût tiré plaficurs compagnon, faire perdre quin'y voslurplusretouts de fon magazin à
3AMATTE prés comme oietstaag de ma ner depuis la déroute avec fuccez à des
Erorndretene 11 brifa tous les carrcaux
poudre. lls'appliqua à fon état, &
quets, chambre, furl lelquelse étoit quatre-vinge un coffrequi chofes plus délaffer convenables un peul'efprit, ile entrerenfermoir encore environ
pour fc
des Colibris. Deftrplivresdep poudre
entre lefFansosiseaa
fracas
RERSIAl
bien d'autres
de rom- bcronfeaueit auainzauckpimint au monde. Ily tionds
fit quels) encore lep plus extraordinaire coffre fut de mon &cleplus petrqulyath oifeau bourle lit & le
il vole, il
DE
en pieces
quand
SNCIENerm
EE pre
Tprtouelamt donnant, parcc quc
bourfon,
eenpatsimaiae --- Page 19 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE. S
1697. bourdonne commeladeileuicomme tôt un petit brin de bois dans le fondeces grofies mouches qu'on appelle des ment,
1697. bourdons. D'autres Pappellent l'oifeau lesinteftins, slipotp-pfmeuncie & on les tire
mouche à caufedel lap petitelic.NosFran- quoionlespend par le becàl dehors, la cheminée, après
çois lenomment Colibris qui eftlenom ouilsf fechent enticrement fans quel leurs
RorkCaxhgilsiondontt Ilmef fem- plumesfedétachent. Blequ'onsydoitenir: carileft permis danteftdelesfaire fecher Lemeilleurcopen- dans uncétuve
auxgensde donner desnoms àcequidé- enveloppezdansdep petits facs de
penddel leur Domainc. Loriquileitplu- car ilett certain que la fumée, papier: ou une
mé, iln'eltguérespluss grosqu'une noi- chaleurtrop vive, gâteroujourst sunp
ferte, jeparledur male: car lafemelle eft lel brillant du coloris de
peu
encore plus petite. Ilne paroit quelque Leursnids nefontp past smoinsdignes leurs
chofeygue
Lna
Ellesiont Memuiletonimitopmmot en partie d'un verddorétirant miration. Ils font fufpendus en Pair à
fur le violet changeant, & tellement quelque pctite branche, ou méme dans
lesmaifons, ou autres lieux quil les metEppidictdoo faitemento adigeiceokmslsubaioa tentà couvert duvent, delap pluye & du
plumesfont extrémement fines &déliées lamoitié Soleil. Ilsfontenviron d'un
dela grofleur de
Sccouvertes d'un petit duvet furdoré, le pofez de petits petit brinsd ceufdep de bois poulc, entrelaflez complusfinquif ifepuiteimaginer. Lesmâles comme un
garnisde
&
ont furla tétel Funel chuppe en maniere de demouffe, d'une; pannier, propreté8cd d'uned cotton délicouronne de trés-belles plumes, les fe- cateffe merveilleule.
'un
dela grofleur de
Sccouvertes d'un petit duvet furdoré, le pofez de petits petit brinsd ceufdep de bois poulc, entrelaflez complusfinquif ifepuiteimaginer. Lesmâles comme un
garnisde
&
ont furla tétel Funel chuppe en maniere de demouffe, d'une; pannier, propreté8cd d'uned cotton délicouronne de trés-belles plumes, les fe- cateffe merveilleule. Ils nic
melles n'en ont point. Le bec decetoifontjamais
feau eft. long d'environ un pouce, fort smdnsuigaicoa-daper comdélié, & un peu courbe. Il en fort une humatlncorioqtelgear jaunes. Lemâle8 ciaiomeliclacnvent spetits points
petitclangue deux, comme fine, deuxf longue, &cdivifée en l'un après l'autres mais la femelle y eft
fleurs, & furl les fetulesdesplantecsods. fletsquilpaliefuries lesquitte bien piaslong-temequelen mâle, clle ne
riferentes pourenenlever laroftequilui lematin, quequelques pour aller chercher momenslef fa foir &c
fert de nourriture. Sesailesfontd dansun ture. Le mâle tient fa place pendant nourri- ce
mouvementfivif, fi prompt &ficonti- tems-là, afin les ceufs ne fe refroinucl, qu'onà peincal lesdilcerner. Il ne difènt point. ReEa petits étant éclos ne
Mar.etepreiqueamalse droit,
dansunmémeen- paroiflent pas plus que deux mouches,
ileftodjourse en mouvement, il quifecouvrentp à
ne fait autre chofe qu'aller de flcur en fin, auquel les peu fuccedent d'unduvettrès- dansla
fleur,ouc
piraz
& voltigeant UTICArCahNnKneL fans ccffeautour, ily paffe fuitc. Je montrai au
nid
lalangue, & enrecucillelarofce. Lesen- deces petits oifeaux, PereMondidierun: étoitf
fansp prennent ces perits oifeaux avec des pentis auprès dela mailon. qui furunapbaguettesfrotéese sdeglu, ou de gomme; avec les petits, loriqu'ils eurent lil'emporta quinze
ilss'approchent oùi ils Sonounnewmehslea doucement desendroits ouvingtjours, &len mit dansune à
bagucttes, ces petits animaux nei man- laf fenétredei fa chambre, oule pere LE la
merei net manquerent pasdevenir donner
Smpuderenaprucne vrirce
pour décou- à manger àleurs enfans, S s'aprivoife. & demeurent qued c'elt, pris. ilsy Oni paflent leur enfonceauffi- lalangue, renttellementquhis, snefortoient preique
plus delachambre, oû lanscage, &fans
A 3
con- --- Page 20 ---
NOUVEAUX
16y7. VOYAGES A UX
coninteilsvenciente avec leurs
manger & dormir
ISLES
Colibrit tous
petits. Je les ai vûs fouvent que la maladie de Siam; nous
privez laur
quatre furle doigt du Pere, qui cnlevéungrandr nombre.
alangue, renttellementquhis, snefortoient preique
plus delachambre, oû lanscage, &fans
A 3
con- --- Page 20 ---
NOUVEAUX
16y7. VOYAGES A UX
coninteilsvenciente avec leurs
manger & dormir
ISLES
Colibrit tous
petits. Je les ai vûs fouvent que la maladie de Siam; nous
privez laur
quatre furle doigt du Pere, qui cnlevéungrandr nombre. Apresqu'ileit cnavoit 16y7. nourridemeuréquclquer vent du
jours
ture,
EMETALE
dansnôtreConPRRSAEEE patetrès-fine, &p
Molillage, il prit pretexte de
de la botillic, qu'il prefque failoit claire avec comme du bif SETSELIMLTE negocierplus
cuit, du vin d'Eipagne &cdus Sucrc. Ils dec cesdeux quartiers ail@mentaveeles dont Habitans
quandilsé paffoient leur langue fur cette pâte, & le connoiftbient, parce qu'il quelques-uns avoit été
&cchanolient METARECSIELE hconasiencente. fulentchalitz
avant qu'ils en
dc petit bourdonnement Leurchanreltu Luncefpece
parles Anglois. Le
il eft clair & foible, étant fort agreables HeurdenotreNlifion, me manda derte
né alorgane qui lej
proportion- ferverdeprés, faire échotierfon êcdenerieno oublierpour
và dej pluis aimable que produit. ces quatre, Jen'ai rien niere qui ne lui donnit deffein, aucun mais d'unemammtinhgtre dedans & dehors
de tous côtez petits chez que nous l'euflions découvert. foupçon Ilvint
noient dès qu'ils lamaifon, 8cguireve- retins nousau Fonds S.Jacques oije le
leur perc nourricier. entendoient Il les la voix de jours fous presd'unmois, differens remettanttoisles
cettemaniere pendant cinq ou conferva fix mois, de qu'il vouloit faire en prétextes ces levoyage I
Knouetenien racc, quand] le de voirbien-tot del leur Carte voirf fes anciensamis, quartiers-la, o
d'attacherl la Pereaiant oublié un foir accompagners &cafin qu'ilne jelevou s'enune cordequi cage oà ils fe retiroient, à du nuyàt pas, je fisen fortec quenos Curez
les garantir desrats, pendoit ileutle duj plancher
la Grande Macouba, ance del la Ball-potnte, &de
ne les plus trouverle
chagrin nE quelques Fêtes, linviterent oui
chez cux à
Ils avoient été devorez. lendemain matin. long-temsquilfutp ilsleretinrent leplus
poffible. Alaf
elpeces Onpretend qui ne
a de cinq ou fix nouvellequ'ilr ligicux de France. Inous étoit arrivétrois finj'eus Rela
entre-elies
EaICE
par grolleur, & le coloris de
dire à mon Hôte, mais Jen'eus garde de le
plumes. A l'égard de la groficur, 1dus nemeretenoitplus, & feigaantquerien
paru que cette difference
ilma
quej'étoisen état
cile à remarquer, eétoitaffeedifie del'sccampagherauxe bert
Culr-de-Sac-Ro
vois pas que cela ereuncclomnise ble.
entre-elies
EaICE
par grolleur, & le coloris de
dire à mon Hôte, mais Jen'eus garde de le
plumes. A l'égard de la groficur, 1dus nemeretenoitplus, & feigaantquerien
paru que cette difference
ilma
quej'étoisen état
cile à remarquer, eétoitaffeedifie del'sccampagherauxe bert
Culr-de-Sac-Ro
vois pas que cela ereuncclomnise ble. cFnançole J'eus
nous partimesenfemparticuliere, veu dorvefaire le peu de une difference efpece vemens qu'il leplaifire fe donna de voirtous les mouqu'ilyac entr'eux. Habitansdec ccesquartiersa pour engager les
Hotes J'eusdanslafind qui
dun mois sdeJuillté deux Religieux defon
demanderdes
s'ils étoient m'auroientf faitp plus de plaifir Paroilles, attendu Ondreopourferirieurs
feul: Le venus m'aider quand j'étois étionsdeleur donner limpoiibilinéonn des Curez. J'affec- nous
Le Pere Carme de la premier étoit un Religieux taidelaidonnertoutel la
Carme. Rapbail reRaphael, Guadeloupe qui s'étoit nommé lePe- pouvoitfouhaiter mais
pour scommiditéquil faire fes
tahineRcidense mis entéted'é- gué, quand & que je visquils'étoit les
affez briguess fatitinique, en leur deibnOrdresuavar les
çoientàg
Habitans commendes Culs-de-Sacs procurant Robert & Paroiffes ies qu'il godterfesraifons, leur
nous. n'avions
François,oh
failoit dont Elapromer
pas de Religieux, parce formemalgrétoures les Tétoisbicninprenoitpour m'en ôter précautionsquil la connoiflance,
après --- Page 21 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE:
1697. après dis-je, qu'il eût misfonaffaireen
bon trainau Cald-sa-Rdiemiven M.Tintendantquinep de produire une difcuffion pouvoitr affez tmanquer 1AOT
lut pouffer où il jufqu'au Cul-de-Sac-Fran- pour nous donner le tems de recevoir longue
çois, -fenitr@u@irecewepiat fa- d'autresReligieux del
cilement. Lorfque nous étions fur le en effet comme nous France.Celaarriva &
demandaiau point denousembarquer pouryaller,je nous fûmes maitres de l'avionspenfé, fairedefervir les
Marguillier quiavoitlaclef deuxP Paroiffes
du Presbitere,s'il croyoirqu'ilfitene état au
parleReligieux
mic
delogerlel Religieux quiyviendroit dans trese Cualdesa-Rohmn,lns euffent
les aue
deux out troisjours. Cette demande fur- moyend'envoyer lieu de fe plaindre,
ce
pritt toute la
attenun Religicux
-Neae
doit point du compagniequine tout, & mon Carme s'y plus naiau deloupe, &cunas. Domingue. JeretourCul-de-Sac-Reberts où jetrouvai
getnlesamserconigril fûthomme mon Carme chez le fieur
&c
d'elprit, il ne put cacher le défordreoù je leramenaiaul Fonds Gagneron,
cette nouvelleler mit, il: me demandaqui
S.Jacques.
attenun Religicux
-Neae
doit point du compagniequine tout, & mon Carme s'y plus naiau deloupe, &cunas. Domingue. JeretourCul-de-Sac-Reberts où jetrouvai
getnlesamserconigril fûthomme mon Carme chez le fieur
&c
d'elprit, il ne put cacher le défordreoù je leramenaiaul Fonds Gagneron,
cette nouvelleler mit, il: me demandaqui
S.Jacques. il
Iln'y
étoit ceF Relgenspcltureondine quej demeumpaulong.emt, au Motilage, &de-la àla s'en retourna
nele connoiffois
qu'il nef a aufi content des civilités Guadeloupe lui
foit, qu'arriver, Ecnte Rese Superieur me avions faites, qu'ill'étoit pcu que du nous fuccès
marquoit TESLEE voirf files maifons defonvoyage. curiales étoient en état, parce que furce L'autre
étoit un Minime LePeri
que jelui manderois, ,il envoyeroit deux Provençal, Religieux appellé lel PerePlumier. Il plumier
Religieux pour defervir les Paroifles, avoit entr'autrestalenst
Miriou les employeroit end'autres endroits, leux pour la
sungeniemerveil- me. Les Habitans témoignerent bien de la
Botanique, &unemainad. joyed'être farle point d'avoir un Curé meirmannor-is étéenvoyé aux liles
relident. Lel Marguillier meditquel'Equelquesannéesauglife & le Presbirere étoient en état,&c EETMS-TAD-POTAE cin del Profefion & Chimifte. La Cour
queleR Je Religieux feul feroit le contentd'eux. quil les entretenoit, avoit deftiné le Mipartis pour Cul-de-Sac- nime pour fuire les
des
François : car mon Compagnon voyant entieres & dife-quém,&leMedecnt figures
qu'il n'y avoit plus rien
HEST
afirepourfon mifte, pour en tirer les huiles, les fels,
smisbgwionieeads & dc- les caux, &c autres minutics dont
meuraau CosSrRazsimm fert aujourd'hui pour
la onfe
tendit. Les Habitans du Cul-de-Sac- hommes, fous prétexte abreger de leur conferver vie des
Françoisparurent fort.contensg quandils la fanté. fçûrent que nous étions en état deleur Lc Medecin
Surian étoit Medez
donner un Curé refident dès qu'ils fe- copie laplus parfaite appellé de l'avarice la cin Chiroient eux-mémes en état delerecevoir, jamais étét tiré
quiait mife
& me promirent que cef feroit dans très- parler phutlinceauithanairer d'après nature, ou mêmc. pour nommé
peudetems.Cen n'étoit pourtant pasl'in- imefufiric de dire, pouren
Surian,
tention de nôtre Superieur. Nous avions Kereidicygeilincmmote quedefarine, donnerune
unbeloin plus preffant de Religicux àl la de manioc & d'anolis. Quand il
Guadeloupe & à S. Domingue, où la le matin pour aller herboriler, il partoit
maladie avoit emporté preique tous les avecluiunc caffetiere monacale, C'eft-à- portoit
Curez.
de dire, pouren
Surian,
tention de nôtre Superieur. Nous avions Kereidicygeilincmmote quedefarine, donnerune
unbeloin plus preffant de Religicux àl la de manioc & d'anolis. Quand il
Guadeloupe & à S. Domingue, où la le matin pour aller herboriler, il partoit
maladie avoit emporté preique tous les avecluiunc caffetiere monacale, C'eft-à- portoit
Curez. Jef fis naitre exprès un incident
fur lequel il falloit avoir la décilion de dnounedermcifiereigetnngsgniatchau fer avec del'eipritde vin. Mais comme
cette --- Page 22 ---
NOUVEAUX
1697. cettedépenfeauroit érétrop VOYAGES AUX
Péconomic dont il faifoit une contraireà étroite pas du matin & celui ISLES du
d'huile profeffion, de il ne garniffoitla fienne que deux deux ne lui revenoientj foir, qui tous 1695
Celle qui ne palma lui chrifti ou de poiffon. folsfixd deniers, jamais à plus de
jourslan
coûtoit rienétoit tot- carnaval,
C'étoitp pour lui un
rineder meilleure. Unpetitfacher defa- grenotilie, loniquslpouro ellc lui fervoit ittraperune
rc. Lorfqu'il -TEanea étoit
jours au de moins, tant étoit pour deux
arrivé au lieu où il galité cet homme. grandel la fruweuleittrivaillers ilfulpendoitfac caffe- dire à beaucoup de gens Jay pourtanroit
d'eau de balifier
infiniment de cette qu'il relichoit
ou de
quand il
aufterité de vie, 3
ERSTE
l'endroit où ilfet etrouvoit. fontaine, fclon
mangeoit hondechezlui, ou
travaillant, & golitoit les herbes llcuëilloite en mdiarenjnies treicid cetten
devoir metd'anolis tomboient fousl la main, & tuoit autant qui lui afin que ccux manieredevic économique,
Anolis, Je croi quileroyoite enavoirbeloin. & chent à comment ils
de
avoir
nssnt
Trut font de petits
dit que les anolis tion.I1 qui ils ont Fobligation sydoiventp de prendre,
ces
TCES
fade- de longueury deeptabuirpous tendoit travailloir àa amollirl rles TinvenPerip- eft
compris laqueues qui
os,&cp presion, Iisfonto beaucoup plus longue que le corps. penfer, rechucterentis s'il pouvoit
fansriendé. doigt, delagrolfeur On
del lar
mais par bonheur trouver les cc fecrets
peur étre peut juger ced equeleurscorps motiedupetit feroient morts de pour chiens qui
quellegraille, guand
homme cût réuffi, faim, la fi ce galant
&cq
eteizemenl
difcorde le mit
fournira aux herbcs quellefabllanceil avec
peut Euel-Aininecius &cles
fait cuire. Il faur
lefquelles on le (parerlisrevinrente huit ou
enl obligeadefe
ceux qui ne cherchent pourtant dans avoier que
vingt mois de fmanesaprendhe
que la'
les viandes degraines, def fetilles, travail, chargez
geftion, tendreté, & la facilité de la di- d'huiles,
aderacines, adelcls,
le-ci. latrouvent àcoupfûrd dans cel- titédep plintes aiocaodte l'un contre Pautre.
ur
lefquelles on le (parerlisrevinrente huit ou
enl obligeadefe
ceux qui ne cherchent pourtant dans avoier que
vingt mois de fmanesaprendhe
que la'
les viandes degraines, def fetilles, travail, chargez
geftion, tendreté, & la facilité de la di- d'huiles,
aderacines, adelcls,
le-ci. latrouvent àcoupfûrd dans cel- titédep plintes aiocaodte l'un contre Pautre. dequant
Unc heure ou environ
railon apparence que que le Minime avoit lya de
qu'il avoit deftiné
avant le tems écouté, ciedeneug
plus
pas,il allumoit fa pour prendre fonre- & quele puifque celui-cy qu'ilfut: fut mieux
herbes hachées dans lampe, il mettoit les pour rtravailler Minime fut
congedié,
tant
alacakesoremnerte
denouveau. enonaucinens
donner à fon eau &afts
Medecin, j'ai feû étant Alégard à
du LeME
&
actsenae
le fuc convenables sberbeslgratfe continuant fon travailde Mafeille, decin
pour en
TS
Sarian
boitillon. faire du qui lui uajourappone avoient
certaines Botaniic, herbes Tempeis
écrafées, oneitine ou un peu de
purger
paru merveilleufes Jnnea
noient licudefelscd piment lui tedoucement, il en fit faire de pour vec te toNcc vencrable diné étoit d'épiccries, & quand Rupequrmemeutt deux enfans & lui, fa
la
fa
femme, fes LAL
botnilionfurl fur
la farine dei cuit,ilverloitlc vroient faire tous fervante. Ainfi deune feulledebilifier, maniocétendue ils veulent
fes Confreres,
potage, guilui fervoiten: C'étoit-làf fon
fairequelque
quand
pain pour manger
méme-temsde aux L'occafion du renvoi experience. du P. fepletion eft fesanolis, Sccommela La voici. Iles, fut auffi linguliered Plumier Ze P:
shaodyacifauneur dangereufe dans lcs pais bliéun Livredel Un Medecin Anglois gu'inutile, avoit PlumiA Minifervaipourlenes danslequelilavoi Plantes de ramenigie, pu- me sef
thngmerpiuaden aikx remeyÉ
xante --- Page 23 ---
FR A NCOISES DE LAMERIQUE
16y7. xante efpeces de Fougeres. Oncrutqu'il fire,Scquill'avoire dans Gp
9 1hyIfes: étoitdel i'honneur de la Nation d'en' dé- bien des cérémonies, il en poche.Après tira enfinun
eaifon dece couvrirdavantage ; & comme on ne con- mouchoir, dont une partic étoit teinte
fecond noiffoit perfonne danstout] lc Royaume ded coulcurdel Pourpre, ou du moins en
Yoiage.
es de Fougeres. Oncrutqu'il fire,Scquill'avoire dans Gp
9 1hyIfes: étoitdel i'honneur de la Nation d'en' dé- bien des cérémonies, il en poche.Après tira enfinun
eaifon dece couvrirdavantage ; & comme on ne con- mouchoir, dont une partic étoit teinte
fecond noiffoit perfonne danstout] lc Royaume ded coulcurdel Pourpre, ou du moins en
Yoiage. plus capabledefoûitenir) lepoids decette la couleur qu'on
Pourpreà pregrande affaire, que ce Minime, on lui fent, carjene
cn donna la commiflion. par jurerqu'elle
SAELE
Ilyavoitenvi- foitlar même qued celle desanciens. ron fix mois qu'il étoit arrivéàl laMar- gu'ilen foit; voilà, me dit-il, le Quoi- trefor. tinique, quand après avoir épuifé tou- J'ai découvert en ce Pais-ci la
teslcsFougeres delat balleterre, des PiPourpre
tous, du Carb bet, & du MornedclaCa- S0rodeciechioie teslesminesduPeroud
lebaffe, ilvintàla Cabellerepouryen confidernsilemeuchoir, 8cduMexique.Je &cje découvris
chercherd'autres. Il lavoitl logédansnô- aufli-tôt le
de cctte
tre Convent du Mouillage tout letems maisjefeignisdet principe fouhaiter coulcur;
qu'ilavoit demeuré àl leBalit-Terre.No- Mes prieres furent inutiles, qu'ilmeledit. treSupericur, qui étoitdet fon] Pais, lui jepullefaire, il ne voulut jamais &quoique
avoit donné gratuitement une chambre prendre ce que je fçavois avant lui. m'ap8clatable, &i meler recommanda quandil Lelendemainj j'envoyai
vint àl la Cabefterre. Cetterecommanda- cheurguidemeuroitaul Bourg direàun S.Marie, Pé- Burgans de teintion, fonr meriteperfonnel,8c lagloirede demefaireamaffer dcs
ture,
lal Nation, Runlugelteiumeliehf ture (c'eftainfi qu'on Burgans de tein-iws
rent que jelereghtaveetoutela civilité envoia, 6jeteignisunmorcecau nlesappelle) ilm'en detoile ajage. poffible, & que jel'aidai de toutes mes enPourpree je montrailefoirau Pere
forcesàg ecANesaarosm Minime, en lurd dilarguccrgalemint
Fonds Quelque temps avant qu'il arrivâtau être un fecret &c un trefor, étoit entre
Livres S.Jacques, de
j'avois reçlquelques lcs mains de tout le monde. Jelui disà
Vitruveinfol. France, de M.P entrelcfquelsétortle Perrault. La
mon tour que je voulois lui taire voir
re de ce Livre m'avoit fait connoitre leétu- le je une ne couleurp lui dirois plus belle quel la fienne, dont
pas l'origine. Limaçondemer, dont on fefervoit au- lui montrai un autre morceau Eneffatje de toile
& trefoisy pourfairelat teinture de Pourpre, teint en rouge très-vif&c très-beau; &
particulierement celle de Tyr, qui pour lui faire voir quefaP
étoit f cftimée.
re de ce Livre m'avoit fait connoitre leétu- le je une ne couleurp lui dirois plus belle quel la fienne, dont
pas l'origine. Limaçondemer, dont on fefervoit au- lui montrai un autre morceau Eneffatje de toile
& trefoisy pourfairelat teinture de Pourpre, teint en rouge très-vif&c très-beau; &
particulierement celle de Tyr, qui pour lui faire voir quefaP
étoit f cftimée. pas une nouvelle dceouvene.jedeman- Pourpren'étoit
Jem'apperçûs unfoirquenôtre cher- dai en fa prefence à pluficurs de nos
Shurdcfeugguetogpins scontent qu'à Negres comment on avoit tcint lemorl'ordinaire, jc luie en demandai la caufe; ceaudetoile, qui tousr répondirent
maisilé étoit ficaché & fip particuliersqu'il
que
n'ya avoit pas moyen de rien fçavoir de Demmanicomaormvius trouve tousles jours au bord dela mer. fesaffaires: toutes chofes étoient mifte- LePurginedecinmture-fer de la
rieufes chez lui. Cependant à force de feurduboutdu doigt: ilsfont commeles grof
lep preffer, ilme ditquilavoitt trouvé un Vignots, ou les Limaçons ordinaires. tréfor. Je ne manquai de lui en té- Leur coquee cft allez forte, quoiqu'elle
moigner ma joye, & Seh lui offrir nos foit fort mince: eile eft de couleur
cabroiets &cnos! baeufs pour l'allercher- zurbrun. L'animal qu'elle renfermeeft d'acher, bre. &cle faireapporter dans fa cham- tout-à-fait femblable a un Limaçon: fa
Tom: limgdtquecdlan'etoit II. pas necef- chair cftblanche, fes inteftins font d'un
B
rouge --- Page 24 ---
1697. NOUVEAUX
Maniere rougetrés-vifd dont la couleur VOYAGES A UX
rela eextrai- nasenieet nela
& c'eft cc paroît qui don- au toiles. Les étofcs de ISLES
sinture ilefprisg e quie eft
jette
reudibient
laine & de
de Ponr- fur le bleu, dabordo dd'uni guand
cncorc micux. cotton tGy7:
Pre. jetter une plus Pour obliger ces violettirant animauxà mumgusccere Ssejtret au de ne cpascomHnyaquan les grandegiantié mettre dans d'écume, ptedienoname Perel Minime,
agiter &cles battre les un plat, les Jelemenal dans Eoeeogusiaten
tres
uns
cette
:e
dans avcc la main, ou contreles au- lui étre lianne, & lebois, une autre & lui montrai
un moment ils avec des verges: qui d'une
qui pouvoit
vrentlep plat de leur remplifent & cou- tieres paffoit à quelgucoir en-grande les utilité, à lui
recûéfur unl linge,yf cameslanutie fait d'abordu étant gnes, parcourir les bois & journées les enchebleuitre, pourpre,à mefure qui lechange en rouge unct ta- de On s'en fert fc
montacret gu'on: a perdu, qu'elle & lelcche.
ils avec des verges: qui d'une
qui pouvoit
vrentlep plat de leur remplifent & cou- tieres paffoit à quelgucoir en-grande les utilité, à lui
recûéfur unl linge,yf cameslanutie fait d'abordu étant gnes, parcourir les bois & journées les enchebleuitre, pourpre,à mefure qui lechange en rouge unct ta- de On s'en fert fc
montacret gu'on: a perdu, qu'elle & lelcche. Lefe- qu'on fetrouve dans pour des défalterer lorf Liamni
trouvé iNguiprein, qu'on eftde n'a pas re- an'y ruiféaux, n'ybalifiers. lieux où il n'yazas
pascuite, cuirecette couleur;
fixer8 &de totimtcite dre,
affez Cetteder
diffipe clle diminué arloofquelle n'eft bois mince, eft douce, &cd'unt petite, tenqu'on
peu, & fe
ordinairetenr de Abcnasedsoen
Timme à
lavelel
> à
on
deux
Nmi
pautrcoleute linge qui en a été teint. mefare dediamerree gros,, dlendesbles entrouve
pouces
mt Aemereten Trougedont étoitteinte Trantgenane elt
el fur liant, memcdepies pongicus &
noit d'une lianne gue jelui fis voir, ve- grife & affez mincc. pied." Son écorce
fang. Laf feiille decette quonapelle lianne à commet toutes lesautres
quede
lianne
lernpperes
feur, forcedce lamémef figure, delar méme eft pref- lesarbres, s'en fertpour ryaaeie liannes, contre &
Son écorce eft coloris que celle du lierre. épaif arrivéeauf fommet, adlever, ne ECS quand Alets, elle eft
corced gicufe comme Lotnbognutes du
Le 2ipon Deurfeiottenine & ne trouvant plus srien
ont pour Tordinatre liege. bois &16. adcoirer fon poids ceffant lai pas pour
de pouces de diametre. Elle trois à quatre ecfereplier vers la tetre, où fait pencher
mais coulcur brune
atontlones SomBECEn Des cliea arrive
loriqu'elle eft feche; che,elleprenda
&
roit toute
dracine, aswelkintee
à
ellepace
EST
épaille comme rouge, caufc d'unc
Nuraeastentintern trent,
psuiedeutes
la méme couleur, du fang de baeuf, liqueur & de les duit, EaeRNe & flecardomment deiarencees qui les a proLes toiles que l'on dontelle cftr remplie. tourillons d'un avecelle comme
d'un beau rouge, mais ytrempe edeviennent Lorfu'on fe trouve gros. cable. Bouillir gent facilement en les lavant. elies fe déchar- boire, ce qui &q qu'on
dans lebefoinde Amiore
certe liqueur après J'ai fait
n'eft pas RECRREnt diftcile:
dan t2tRin de la toile,
&jyut y avoir fait qusntitedanstous unee
les bois, arily on cn en a rerde Teas,
cotton. & des étofies Hfatrenper environ ât un pied det
coupe
étoit La couleur deluinecide accommode une
fon
terre, puis on
avoir plus fait vive &c plus' REL prenoient &on feuillede cachibou cgpetAI ou autre bien
cing ou fix mettre fois, à la
Après les
donneun coup ou de courcau a la chole, mépeu, & ne teignoient elle trtcihemits fc dechugeniee meisanequate quela coupure, afin cing plus haut
point les
FSIECSD
autres Sometur nue dans Sedagir furl'eau rlenalair contelalianne, & on lai roitaufiede
couler
&c plus' REL prenoient &on feuillede cachibou cgpetAI ou autre bien
cing ou fix mettre fois, à la
Après les
donneun coup ou de courcau a la chole, mépeu, & ne teignoient elle trtcihemits fc dechugeniee meisanequate quela coupure, afin cing plus haut
point les
FSIECSD
autres Sometur nue dans Sedagir furl'eau rlenalair contelalianne, & on lai roitaufiede
couler --- Page 25 --- --- Page 26 ---
TomIi Ryti.
LiannePercés
Raguettes ou poirier
piguant
Torche Gpincuse. --- Page 27 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUI E. 1607, couler par la coupure d'embas. J'aiex- autrel lianne beaucoup moins groffe que 16y7. perimenté plusd'une fois, qu'il yavoit les précedentés: fon écorce eligrit, &
plas d'une pinte d'eau, dans un mor- on la prendroit pour la lianne grile dont jaume. Lianna
ceau delianne de cinq pieds del long. Cet- j'ay déja parlé, fi elle n'étoit beaucoup
te eau eft très-claire, & très-faine,iln'y plus molle, & fes feuilles plus longues
ap pointd d'eau de pluye ou defontaine qui 8cplus: motelleufes. Ses fibresfont remen approche rlabonté, mais scequ'el- plies d'une liqueur jaune, affez épaiffe,
le a MUCCIO c'eft qu'enq quelque ex- &affez abondante, quiteint en
pofition foit la lianne, c'eft-à-dire, ne, lestoiles qu'on en imbibe. Lc
TE
qu'elle iteed au Soleil ou àl r'ombre,qu'on faut de cette teinture eft de perdrepref
la coupe le jour ou la nuit, elleefttoû- que toute fa beautéau blanchiflage, &
jours extrêmement fraiche. quoique la toile ou le drap qui en a été
Je croiavoir déja dit comment ontire une foistcint demeure totijours coloré,
de l'eau du balifier, c'eft pourquoije: ne il s'en faut neanmoins beaucoup qu'il
le repeterai pas davantage. conferve la même vivacité. Jefisvoir encorea au Pere Minime une
H A P I T R E II
Dei la Cocbenille, des Pommes de Raguettes. De la Lianne percée. Nt trouvep partoutesl les. Ifles où tes, comme on dit auxIfles, qu'elilya des Acacias un petit in- lep prenner akainett beaufeétequiy prend naiffance, & coup en peu detems. Elle reffemble à
qui fe nourrit dufruit des Ra- mnonkecapesadbong.dundd cesbouts,
quettes.Onlappelle Cochenille.Jef ferai à peu près comme nous voyonsl les. RaPartauLe@teurdesr remarques quej'aifai- quettes; quand cette patte eft dans fa
tesfur ceti infeéte, après quej'auraid décrit grandeurnacurelle, & fafouchedans unla plante8c! le fruit dont il fc nourrit. terrain qui lui convient, ellc a depuis
Les Anglois appellent Poirier piquant EnAi-urotbsms neuf fur Deferice que nous appellons Raquettes aux troisoud quatepouctadelavgeu, & eft ver- de
Inles, on pourroit ce met femble, Tappel- àdixlignes d'épaifleur.
infeéte, après quej'auraid décrit grandeurnacurelle, & fafouchedans unla plante8c! le fruit dont il fc nourrit. terrain qui lui convient, ellc a depuis
Les Anglois appellent Poirier piquant EnAi-urotbsms neuf fur Deferice que nous appellons Raquettes aux troisoud quatepouctadelavgeu, & eft ver- de
Inles, on pourroit ce met femble, Tappel- àdixlignes d'épaifleur. Lapeau
ft Raler figuier piquant, puifquele fruitqu'il te, mince, & licé aux cndroits qui ne quaste,
porte a beaucoup de rapport à la figue font pas chargez d'épines. La chair eft
ordinaire. Cependant je croi qu'ils ont blanchàtre, fouple, dolacon@itancedyraifon, 8cquer nousi n'avons pastort: car ne rave un peu fletrie, d'un goltquifefi le fruit reffemble un peua aunc poire, roit entierementi infipide fans une bouche petite
commeils lep prétendent, il faut conve- amertume qu'il laifle dans la
nir que la feuille a affez la figure d'une quand on la mache. Lesbordsfont droi- tous
Raquerte, & le fruit celle d'unef figuc, chargez depetisboqeendispinest Ses deux
mais garnies de fifortes épines, que rien tescourtes, fortes & pointués. au monde n'eft plus piquant. fuperficiesi slefont auffi mais lesbouquets
Terrain Cette; plantene vicntbienq que dans' les font bien plus
& les épines plus
propre terres fablonneufes, & dans lesendroits longues & RECRELS ils font éloignez
pour les fecs Scarides.C'eitdanse ceslieux) là qu'el- d'un pouce lesuns des autres, &
Raguesà merveille. Il a en- en
E
tes. leprofite
n'y qu'à
rinomoeitb-egpilineeies eft
dcf fept, neuf
terrerà moitié, une de fest feuilicsoupatbouquet compofé
&
B 2 --- Page 28 ---
VOYAGES AUX ISLES etstenumémneir
NOUVEAUX du perfonnesfagehd très-certaine. Pour les
ou envi- une connoilance des pattes de Ra- contu1697. à On fefert encore
de
o
Lieeentareee
centrefontl gotuntoea des autres diminue
commej jeviens
la
sar
ron, longuear éloignent. Ellestone quetespréparée &cappliquces de la même façon pour confi- Ems tions. motrequelienen
fortes, roides elles gueriion des contulions quelques étrc, & pour
toutese -dtmaminummatt &c quoiqu'a leur bafey
derables qu'elles puilfent
après
& pointues;
plumes confolider les membres dilloquez
ne foient
2 CSEl ne laiffent
ont été remis. com- Comme
de laile 2LEES
foulier, ou qu'ils
del
plantée les RaSremn
pas de percerlaf femelled d'un dur, le plus Une patte Raquette & aiant prisra- quetes
d'une botte du cuir le plus parler com- me jelai ditcidevants ou troist feilles ou & L croijents
fcc, & leplusfore
ai fait l'ex- cincsproulfedeus tescoredelks & à fon fommet, d'autresà
mc (gavant,
un fanscrain- les-ci en produifens toiljours
EF
net
croiffent, erqueleave
Un
perichce.
af femelled d'un dur, le plus Une patte Raquette & aiant prisra- quetes
d'une botte du cuir le plus parler com- me jelai ditcidevants ou troist feilles ou & L croijents
fcc, & leplusfore
ai fait l'ex- cincsproulfedeus tescoredelks & à fon fommet, d'autresà
mc (gavant,
un fanscrain- les-ci en produifens toiljours
EF
net
croiffent, erqueleave
Un
perichce. te fur une de ces pattes, pouvantmr demeblef. mefurequelles
com- les
qu'elles fàt capable
dont
maginer
tout neufadouen mniteredebrs,
CnCESnCE
fer, aiant des d'un fouliers cuir fort, très-dur, premicres me une tige feuilles reprefentent les pluficurs doigts. ble & fort femelle, fec, puifquil avoit de plusdefix France. Eetepie deviennent à fetilles la fin fort grofmois qu'ils étoient ellenelaillat RLier pas deme per- Ces tiges & fort hautcs; elles ne du font Fort jamais de Fort
ESu Malgré cela, du pied en quatre ou cinq à fess rondes. J'en ay vû autour une des Vier- Pife S:
disRa- cer la plante &1 ne donna
de peine TIe S. Thomas, quiett caux Danois, qui farnist Thomas
gaetteh. endroits, hors dul CEICES qu'onfur
& qui
de diamc- avec des
tirer mon pied de couper, &e cenfuitearetirer dansla ges, avoient plus aeante cinq pouces &ctel- Raguch:
furlep point s'etoient rompués non-feule- tre, fifortes, fi Trostiépretese de
& de petites te:
lepolntesqui chair. Ces enelotileunes font mais elles ex- lement garnics quril aocimpaibles groilea dc trouver
ment fort douloureuless, dangers ceux épines, feul endroit, pour les toucher, Rat
pofent encore à de paice grands que f on ne les fans un febleffer. petit Je ne croi fans pas laifler la
qui font bleffez,
manquejamais entie- eût pu paffer entr'elles peau. sétoient
E
trenlandn defefaires unetumeur quicscichee abcès,. 8coù
beaucoup de foin, aren
CIERNEtaR
rement,, qui degenere fe met en allez peu entretenuéravec rétécs à la hauteur de fept & à de huitpieds. fouvent) la gangrene
Elles fervoient de foffe, taifoient paliflades la meilde Leremede tems. equ'ily a àccla eft de pren- à cc Fort, dont clles
Remide
la & dépoliller après l'a- leure défenfe. les stiges ont deux atroispieds
psurtide
AAcemeieie
rerles defp peau & fes épines, les cendres schaudes, Lorfquel leurs feuillesoup
fi- Frait
epines. voiri Aasmontrious
avec une dehauteur, à
des Ra
ErEiE
Tappliquer fur la partie bleffée T'empê- fent unfruita leur beaucoup rextremité, plus de celle queies;
& une bande, pour renau- gure approche
ou pomme. à
compseite cher de tomber, fansl la comprimer que la Ra- dune figue, & dur, qued'unep quand me commence
maniere. On prétend
leiverds
couleur à mefure
eune attireie elleles pointes des dans épines les paroitres il changede il
à & de- &
quette demeurés engagécs remede, qu'il croît, rougit ERIST de FRA vive
quisreient CharsJena point fur bonne foi de vicnt cnlindune
éclaicy que
FCneSE
jeneledonne
ber, fansl la comprimer que la Ra- dune figue, & dur, qued'unep quand me commence
maniere. On prétend
leiverds
couleur à mefure
eune attireie elleles pointes des dans épines les paroitres il changede il
à & de- &
quette demeurés engagécs remede, qu'il croît, rougit ERIST de FRA vive
quisreient CharsJena point fur bonne foi de vicnt cnlindune
éclaicy que
FCneSE
jeneledonne --- Page 29 ---
FRANCOISES DE L'AME E RIQU E. 1697. éclatante lorfqu'il eft tout àf faitmeur. Il de fe bleffer, ilfaut lesrecevoir dans 13
tient à fa
le bout le plus petit, coiy ouautrey vaiffeau à mefure
un 1607i
& prefente) LE ferd grostout droitenl'air, feparc
le
qu'on! les
C'eft dans le point de fa maturité qu'il quoi on deleurtigeavec leve avec le couteau, après
fort defon conmeunboutoncenpose de tranche de
couteau une; petite
Flesir cinq fetilles, quicnrépanotidant, font
chaque côté,
de Ra- une
detulippede couleur orangée prendrele fruitavecl clepouce, Raie. des Maxie:
questes. ou TAiste rouge
n'ont pas allez. doigrsdelamaing gauche, pendantqu'a- rede
decon@iftence, 121 ni Ranag pour fetenir eclecoucuquondentd tdelamaindroi. lefrait. préparer
droites & unies, mais qui fc renverfent Assnoctaslfrodeme d'épines. Quandil eft ainfi couverte
furlefruit deux oatroibjonsapreigucl coupe la en
nettoyé, on
les font éclofes, & qui fc fannenr, fc- facilement la croix, &onla dérache
chent
LE
Sctombent en moins de deux fois ferme ce quieft bon Pelicucrougpquiren: àr
vingt-quatre heures. yaquelquesj jours
Lorfqu'il
Lefruits'ouvre: alors comme une
ouvert
REETSiINT
nade, ou une figue qu'on a laiffeetrop gre- delui-méme, au-delà de fa jufte & quilelty par confequent comme
long-tems furfonp pied, Le dedans paroit n'aa alors prefque maturité, de
&c il
remplic de; petites grainesoup pepins, dont
plus confiftence,
le deffus eft d'un très-beau: rougeincar- quilreffembleat mange avec une geléeliquide,on le
nat,lededanse citaffez folideeftt blanc. SERERS
Ces graines nSuis enveloppées dans une duf fautprendre fucde cefruit
Propriematiere épaiffecommedelag gelée dup plus
le.linge, oufurles tisdu
TEERURLEE
beaur dur monde,& d'un goût char- ge, habits, qui ne quily fait une tacherou-frwis. mant,
de douceur, avec une
jamais bien,
reat
ENE
quelque
tite Eamedwgnangquragoie pe- éfort ded ce fruit qu'on faffc enl lalavant.
uis enveloppées dans une duf fautprendre fucde cefruit
Propriematiere épaiffecommedelag gelée dup plus
le.linge, oufurles tisdu
TEERURLEE
beaur dur monde,& d'un goût char- ge, habits, qui ne quily fait une tacherou-frwis. mant,
de douceur, avec une
jamais bien,
reat
ENE
quelque
tite Eamedwgnangquragoie pe- éfort ded ce fruit qu'on faffc enl lalavant. Ondonne
ti,réjolitlecceur, &crafraichit E
aux eft malades, non-feulement
mement. Maiscesrofes font environnées iain, parce main qu'il fortrefraichiflant & fort
de beaucoup d'épines: : car labelle peau
encore, parce qu'il femble
deccfruit eft couverte d'uneinfinité de nettoyerlecamurenk dant en quelque état nieréjotlifants
petires pointes prelque inperceptibles,
qu'on foit, TE en
fif fines, fip pergantes, fifragiles, & fiad- fautmangeravec diferetion,
que
herentes qu'on fe met lesdoigtstous en quandonenmanget de douleur au fondement trop, TAIESE à. un peu
Amngudtaqu'onytouche. Quelquesgands comme de
près
qu'on mette, elles percent au travers roides. Iegerspicottemens LILRC
fans qu'on s'en apperçoive lorf- Cefiuitaencorela;
qu'oniesfent,sce elles caufentuned LOTeiane dre les urines, &c de proprieté les
de teingeaifon infupportable, fans compter-le
faire paroitre
rifque qu'il ya de les laiffer lejourner conmcneetdndul@ng, près gu'ellesn'ont
àfon épailleur
dansla chair. point. Quoique cela
de celle des Lerpuonutrerureu figues. Le dedans n'eft arrivefansle moindre danger, & la plus
tout à fait fi rouge que le dehors; a ceux peritedouleur, ne cela nelaifie pasd'éfraier
n'eft pas fort adherente, &c fe détache vertu,qui qui croyentavoir font pas inftruits de cette
facilement d'une petite pellicule rouge, rompu dans le
quelquevaifeau
qui enreloppeles graincs, &la matie- leurst
corps quand dils voyent
Ie dont ellesfont environnées. urincsainicolores,
Loriqu'on les veutcuéillirfans rifque deux.foisl'annee. Camrsnepenedumuit, Plusclic@trouredans & fleuric
B 3
un --- Page 30 ---
1697. un licu NOUVEAUX fablonneux,
VOYAGES
def fon fruit devient gros, chaud & & fec, plus rente à AUX ISLES
fayeur. plein de fuc&c J'ay élevé leur peau. Hles Onlappelle Françoifes, pomme del Raquetteaux
deux fois de ces infeétes, L'Au- 1Gy7. quoiqu'il n'ait aucune Lapmeeon zard dans des jeles trouvai par ha- teur élemietrcete fruit dont il
pommes, êcquele les laidai jufqu'a pommes ce de Raquette, Coche- vedes
approchel
Eut
gure,
la ficomitencoient quejevifeqacr à fe
: nilles,
Infafte Lr'infecte Reurbetan CECHE
lorsjeles fistomber
paffer, pour
appellé
tet
Coche- foit qu'ily ter ou trouve dans cefruit, j'avois étendué fous fatboehine les
sille, mens font partagez non, car les fenti- plante, en frapant deffas branches de la
près de lataille la-delfus, eltà
avecunt bâton.
quejevifeqacr à fe
: nilles,
Infafte Lr'infecte Reurbetan CECHE
lorsjeles fistomber
paffer, pour
appellé
tet
Coche- foit qu'ily ter ou trouve dans cefruit, j'avois étendué fous fatboehine les
sille, mens font partagez non, car les fenti- plante, en frapant deffas branches de la
près de lataille la-delfus, eltà
avecunt bâton. tétene
dunegrolie
quitter leur"
contraints de
SEBREE
par deux; eunmgnenrEneale petits
punaife. corps, ret fauver en s'élevant demeure, un tichoient de fc
yeux
que deur leurs aîles; mais leur Peu cn Pair avec
S ventreeftg garni idefixp dropriemiedes Le dellous du d'aller du Soleil, ne leur foibleffe, & l'arcôté, ils ont chacun piedn,trotedec chabien loin, clles permettoit pas
Tece nefonr pasp
trois articles, ferviette, Sc aux tomboient furla
qu'alautre, kcne plus gros à une extrémité d'un
environs. Ils étoient
d'un cheveuf forto Pallent paslag
très-beau
vivoient
NEe
mal eft couvert délié, de Le dosdel grofleur l'ani- noirs quelques rouge, ils devenoient
fontp pas étenducscommec deux ailes, qui ne étoienti morts, & momens lorfqu'ils apres qu'ils
ches, mais gui
colledeimaur ilsparoilboieat bruns, & étoienti lecs,
du corps, en Ensexcoderia longueur les teZ, ainfi que je l'ay dit comme argenexactement toute embraffent la Tondeur. & couvrent écralois, & lesreduilois ci-deflus. en Je
de d'unef finelle, &
Elles font &jem'en laver des fervoisaul lieu de carmin poudre,
mal,quin qu'clles font SETES prefque inutiles
Uneautref plans. pour
inepeuts'en fervir alani- de la
folsjes vis de; petits infeôtes
enl'air, quelques maist feulementp poursélever couroient grofleur fur des des plus petites puces,
chûte, & momens la rendre en V'air, pouriefodtenir retarder fà étoient fis environnez pieds de dacicias, qui
quand
moins précipité, les tomber fur une feiille Raquettes.
clles font SETES prefque inutiles
Uneautref plans. pour
inepeuts'en fervir alani- de la
folsjes vis de; petits infeôtes
enl'air, quelques maist feulementp poursélever couroient grofleur fur des des plus petites puces,
chûte, & momens la rendre en V'air, pouriefodtenir retarder fà étoient fis environnez pieds de dacicias, qui
quand
moins précipité, les tomber fur une feiille Raquettes. e
lui fait Heltobigep de quitter les parla sienenred je qui mis fur desp spommesde de papicr, &
le rifloit, fait & où il prenoit fruitsoil la couleur fenour- nourrirent, commençoiene à s'ouvrir. Ragentens Ils s'y
les picds, rechercherd & ellimer. Les ailes, qui étre dela méme groflirent, & feurouverent
fi délicates &lestremité qu'elles de la tête font voistrouveedanl elpece lef fruit qued la ceux quej'aporterlardeur da ne peuvent pasfip- ne d'où je conclus, que ces premicrefois
tôt confommersc Solcil fans étre bien- desl prenoient pas naifance petits infectes
ce fait que dès reduites en poulliere, trouveroit Raquettes : car fi cela dans le fruit
plus 2 figure d'un qu'il cft fce, ili n'a
dans tousles étoit, on en
d'une
d'une animal, mediocre mais platôr qu'on nepeut pas dire, mais fruits,8ce'el que ce
brune, Remd prefque
grofleur, dejetericurl niemenceéant letems
fante, & comriea mor,clagnites ,lui- domsaidtomemenne où ils fe
furtousl venu, ils la Origine
logeremene blanche couverte argentée, d'une ou du moins fe retirent rencontrent, dans
où étant lesarbres éclosils desCo- chemilinpalpable, & tout à futadhe poulliere s'il s'en trouve à les leur fruits de Raquettes les,
quelqu'autre forte de fruit portée, où dans
quecepuife
être --- Page 31 ---
FRAI NCOISES DE LAMERIQUE
1hy7. étre,pourvà qu'il leur puiffefournir de fait tomber
la nourriture. Dela-vient qu'onentrouehdclaumeuérdeasfoi 169),
vc fur les Acajoux, les Goyaves, les Sorsornimanan fechant qu'ilsp
Cerifiers, les Orangers, les Avocats, &
ncdnetilaurpicincmnat
autres femblables fruits, mais qu'on ne les,Sct'extremitedel deviennent comme des leur téte, &c qu'ils
recherchep respneegoibnborpeier cunef
graines fans auD'oi la cctte belle couleurr rouge, qui fait tout Il ett figure d'animal. Cothe- leurprix &cleurvaleur. étonnant que. M. Pomet,
mille ti- que c'eftle truit qui nourrit Carilelte la certain, Coche- a fi bien écrit de toutes les
qui
refa
femble être
Drogues,
eoileur. nille, qui lui commusique en méme- jet de la doecrecrmukdoucasit &c
tems fa couleur, demanicre quelacou- aimé s'en Cochenille, qu'ilaitmieux
leur de l'infeéte change, & eft plus ou fieur François rapporter au témoignage du
moinsrouge à proportion quel letruiteft Pere Plumier, Roufeau, & de tous qu'acclui du
plus ou moins coloré: dc forte qu'en frequenté
ceux qui ont
ayantlaiffé exprèsfurdes fruitsquic com- écrit.
de la doecrecrmukdoucasit &c
tems fa couleur, demanicre quelacou- aimé s'en Cochenille, qu'ilaitmieux
leur de l'infeéte change, & eft plus ou fieur François rapporter au témoignage du
moinsrouge à proportion quel letruiteft Pere Plumier, Roufeau, & de tous qu'acclui du
plus ou moins coloré: dc forte qu'en frequenté
ceux qui ont
ayantlaiffé exprèsfurdes fruitsquic com- écrit. S'il l'Amerique, aun peu où qui en ont
mençoient à changer de coulcur, &c à Rouffeau
d'égard pourlefieur
Expe- devenir jaunâtres,
étoient
quejaye yconnuaffezp particulierience de beaucoup au-delà
qu'ils
rement à la Rochelle en
il
PAuETEC maturité, ces retrancher fes Lettres dans 1708. la doit
teur fur infectesprirent la même couleur; &cau Edition,
premicre
la cou- lieu quejelesavois
ils dequ'il fera de fon Ouvrage:car
leur des vinrent enfin de coulcur vatres-rouges, de feuillemor- affirement ellesnef font pointhonncura
Cotbe- milles. te, commel lefruit devint lui-méme en icijufticeau celuiquileraécrites: Pere Onvoit quejerens
feflctriflant, & en pourriffant. merite, quoique Plumierparce dans bien qu'ille
agc, Lonf@pecatindodesagrinuncentain &unecertaine
droits, jeme lois cruobligé d'autresen- de
groffeur, ily aapparence qu'ilacquiert la forcedevoler, drecequefa fait. écrire
verité. SE3ZUT a
oà qu'il
de
RUCOLE fret
à foye, changed les vers de figure.commel palmiftes & lesvers autres Outre T'avantagequ'on peut tirer des
infectes, & c'eft pour lors qu'il fa Raquettes pour la nourriture des CoCom- femence, &
fc
jette chelillesquiferonti let fondd'untrés-riment il mourir:
reproduit avant de che
fereprocar 2 on trouvetolijours de la ployer commercequi quantité donneroit lieu d'emdait. mémeg groffeur, au lieu s'il demcu- les,
de terres quifontinutiroit toujours dans la oser figure, ilet. ulées, parcequ'ellesfont: pour produire maigres, des
&ctrop du
certain,que ccuxquia auroient plus d'une tabac, de
Cannes, Utilité
année ferojent plus gue ccux qu'on nioc & autres lindigo, durocou, du ma- de mar- cette
trouve ordinairement Ergedue
an, à tain, que des marchandifés, Habitans
ileft cer- chandi-. peu près dans le tems dela Tearmn! forccs s'y pourroient. qui ont de fe:
fruits qui font extrémement petits, & venir cn
attacher, RE decomme ne faifant que denitre. état de Poufler peudet temsfortàleuraife, &cn
Cct infeête multiplic infiniment: car
plus vivement cettemaon cn trouve une quantité prodigicufe nufiéture, Ilyades wouenentreprendires d'autres. malgré ceque les fourmis, ies vers, & ces. La Raquettes depialieurseipe- Culturi
les poules squi le recherchent avcc avidimeilleure Pour la Cochenilleett dela plante. té, en confomment. cellequi produit lesplus grosfruits; on
Lai meilleugemsnicredelest faire mou- pcut laifler croitrela
juf
rir quand ils fontfurledrap,o ou onlcsa qu'à laiffer lahaurcur un
de de àhuir
&
clpace A à fix --- Page 32 ---
VOYAGES A UX ISLES
1697.
tes depialieurseipe- Culturi
les poules squi le recherchent avcc avidimeilleure Pour la Cochenilleett dela plante. té, en confomment. cellequi produit lesplus grosfruits; on
Lai meilleugemsnicredelest faire mou- pcut laifler croitrela
juf
rir quand ils fontfurledrap,o ou onlcsa qu'à laiffer lahaurcur un
de de àhuir
&
clpace A à fix --- Page 32 ---
VOYAGES A UX ISLES
1697. 16 NOUYEAUX afin Ileft vrai, queceux quivienenrats les
chaque tige, loriqu'on, lcs laifferen- taquer un retranchement fabre ouavec peuvent desf faux,
a697. s'étendre,
EORE
quelles puifent
pour recueillir tmnericoupaore de grandes clayes furlef- fans
t'elles Veipaceseediaute Ilfautavoir foinde tenir fouffrir le onjeterdetus quelles ils pourroiene marcher ce n'eft
les terrain inicétes. bien net, & n'y point Premie- craindre leurs
5 mais cesplan. plufieurs raifons:
petite
couper
fc
FERLPEL
dherbempourg la
pasune tes, 8delesr smettred cn morceaux pourf au re- M Forcer de
rement.pour quandil Recemitscenerler eft tems de le faire: firedeschemins, & arrivera dut atems, ainfi 8fa- wre. T'infeete,
mette des draps autour il vole tranchement, Esilfaurt bien cela. Iln'y trancbe- ment
car, des plantes, quoiqu'on pour lc recevoirs,
crifier bien des de hommes pouro de lcs paller couvert
a guéres plus pofibrite avec des clayes, parce de RaOdnecortpolince en les couvrant
d'une égale hau- quetti. BEERELE
Nedmpuécieperdie rifque MACIReNestoene lCochenillep net,parce part tout quen'éant pas cégaleforce, toutes il cit prefque
peutamaterls En fecondl ilieu , afin teur, 8cd'uned clayes ne ferenverlent, tous
Sa elle Soleil efttombée. agiffed également furtoutes impomiblequleng & pour lors on doit compter que des
quel lc qui ne croiflant pas toutes omdelfus, feront
les plantes, pluss grandes feroient leurs Cuiquctottons lel bonheur det tomber
Elememesp & Empécheroient
ayent! ne
F
breaux petites, croitre & dc meurir, &enfin encorequ'ilsa d'une manieré, que les épines nobles: pene- car
fruits de éloigner autant qu'il eft infeôtes, poflible, trent pas jufqu'aux partics ErpenTarta fourmis,les vers, & autres que elles fontallez! longues croit-on pourcela. que ceux qui
les Cochenilles,
dant ce tems-li,
demeuqui mangeroicnt grande quantité her- font derriere ces retranchemenso pas
T'on trouveenbien Ez mauvaifes
bras croifez? N'auront-ilsp &c
dans les,lieux dans pleins ceux qui font propres & reronclest le loifir de faire bien des décharges, les vienbes; farclez. que
tout à leur aife, fur ceux qui
bien On fe fert des & de del la Raquette marme- droient Pere attaquer.
dant ce tems-li,
demeuqui mangeroicnt grande quantité her- font derriere ces retranchemenso pas
T'on trouveenbien Ez mauvaifes
bras croifez? N'auront-ilsp &c
dans les,lieux dans pleins ceux qui font propres & reronclest le loifir de faire bien des décharges, les vienbes; farclez. que
tout à leur aife, fur ceux qui
bien On fe fert des & de del la Raquette marme- droient Pere attaquer. Plumier Minime dont j'ay Erreur du Pere
Giliee patede pour faire de tres-faine, la NE &c très rafrai- Le fut averti un Habitant dont plumier
iade, qui eft fait auli des pâtes, &c déjaparlé, fe
S ferpens, far la
Mm Ra- chiffante. On en
lcfucoujus pour garantir beaucoupl plarencontre lianne
guetit. du firops & on enemploye belle couleur au rofio- Tp Taprenheninte ilalloit herborifer, navoitqui dont percie. donnerune! veut colorer. quand fur lui une enainelianneh celles de
Ioec autresli sliqueunsqu'on fervent encore d'unbon bar- feuille reffemble beaucoupà meure. En
Lcs)
ERS
Elles
Raquettes 8cd'une puillante les la poirée quin'eft tpasencore
peut
fersent retranchements empécher lej pafagedans
font entiepour. ricre, pourd
car]
Doaterirrea
towvrir lieux quel'on veuts garder: devant Jenfaplan- les re- remarquer: lcursfetilles pourla grandeur
lesre-, tranche- ter fept ou huit FRA je faircà la Guade- rement &la confiftence, Hiembubles,farp foit Pour la groffeur la
mens. tranchemens que je trouvai le terrain & lafituation des fibres,, il n'y aque qui font
loupe, lorfque Pourvà Jeer ait tfoinde couleur des felillesdel lal lianne fanspalir ou
yé les Choitpropre. tenir nettes, &c exemptes & d'herbes, devien- toiljours d'un verdo & que Ide ERES deux côtez de
elles croiflent
a jaunir jamais,
elles font percées de
nent fi touffués
Ersineans CRtannsgniny lumnopaienue,
rien qui lespuille forcer. --- Page 33 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1697. de deux trous ovales, d'environ deux faire douter delavertu prétendue de 17 fa 1697. pouccs delong, furun poucedelarge. lianne percée. Cebon] Pere lanommalaperforats oula horsduf flacon, Onmiten@ielcferpont voirs'il
lianne percée. Im'spportacette) lianne àl'approche
lianne; s'enfuiroit
avec
mais nos
aefctna
cmpreffement. Sijellavoiscruj'en pens Laeatireoneenee fersmaroggimanaNoges pourles ieulementiln'en:
mais
garantir des ferpens, dont nous avions n'aiant rien de firpaslefemblant,
une affezbonne quantité dans nos Can- mordoitlalianne, meilleur à mordre, il
nes. Mais commeilvitqueje: n'ajoûtois trop près delui, ou quandontsprochoit qu'on l'ent touchoit. pasbeaucoupdefoi afonrapport, iln me Alaf fin jel le fis tuer, & le Pere Minipria defairep prendrc un ferpent afin de me fe defabufa des vertus de fa lianne,
Aanederamtolieapetaimedeiajumne Celaf fut bien-tôtexccuté.
mordoitlalianne, meilleur à mordre, il
nes. Mais commeilvitqueje: n'ajoûtois trop près delui, ou quandontsprochoit qu'on l'ent touchoit. pasbeaucoupdefoi afonrapport, iln me Alaf fin jel le fis tuer, & le Pere Minipria defairep prendrc un ferpent afin de me fe defabufa des vertus de fa lianne,
Aanederamtolieapetaimedeiajumne Celaf fut bien-tôtexccuté. On
qu'il croioit f fuires, qu'il les avoir déja
m'enap- ccrites dans fonJournal,
porta un qu'onavoit fait entrer dans un avecfadiligence
aprèsavoir fait
gros flacon de verre, il avoit environ la figure de la Sclaproprenéordnaite lianne, de fa
deuxp pieds sdelong, & un poucededia- & de fcs feiiilles avec
racine 2
metre. Jc mis le flacon entre les mains étendus auprés d'elle. plufieurs C'eft ferpens
du Pere, pour voir comment il feroit bien de Auteurs avancent une ainfi infinité que
mounrleferpentqultye étoitrenfermé. Il de chofes furla foid d'autrui, fans
jettaun: morceau decette lianne dans le dre la peine de s'en éclaircir prenflacon, & l'y laiffa un tems confidera- mémes, qui fet trouvant dans cux
fans le
fuire
N
ble, quel ferpent en) refentit, ou fauffes, font fouvent
à
Cette qu'ilent témoignitaucuneincommodite. ceux qui s'en fervent trés-funeftes fur leur
premiere épreuvecommença: a le le. paroH A P I T R E III
Du Chitaignier, d defanfruit, des Figuier fauvages e desPiRaches. % Emploi quej'avois m'oblige- foncé, Laqueué quiles joint auxbranantd'aller tousl les joursdazs ches eft d'environ trois
de
nos bois, pour faircabbattre gueuraffez forte & pouces mais lonTaA des arbres, foit pour brû- caflante. L'écorced de roide, cerarbreeft feche &
ler,foit pourles bittmensofquelj-a épaiffed'un; pouce ouenviron, tailladée brune,
vriers foistravailler; je remarquai quenos Ou- Eépeuadherente horsle tems de la
men'étant negligeoient leChitsigniercom- Laubier quoique un peu, nioins coloré feve. la
propre quepourbruler. Ce- quelerefte da
ne
me ft de la peine : car c'eft un des très-bon. Lebois bois, eft laifle pas d'étre
Deferip sion di plus grands & des plus beaux arbres de fedécharge aifément d'unrougefale, enf
qui
ehatai- PAmeriques, de fon tronc fortent plu- bresfont] tlongues, preffées, féchant. Sesfi- droignier. Sr8aAASo00ANE tité de feiilles longucs de
à huit tes, & fort roides. Il eitgras, grofles, ne vaut
fept
rien en terreoni ils'échaufic
&
pouces, épaiffes, fermes, fortes, foûte- fepourrits l'eau lui eft auffi ailément contraire. nuéspar desnercûrergroffts &capparen- Mais il efi
tes: cllesonta affezp peue d'humidité, elles &capable d'une pariaitement bon à couvert,
fontarrondies par les deuxboutse enfor- dureté, &la difficulté très-grande charge. Sa
med'ovale, leur couleur eft d'un verd
crouvent quenos Ouvriers
Tom. II. Esetoux
àle igicr, font caufe
qu'ils --- Page 34 ---
1697.
desnercûrergroffts &capparen- Mais il efi
tes: cllesonta affezp peue d'humidité, elles &capable d'une pariaitement bon à couvert,
fontarrondies par les deuxboutse enfor- dureté, &la difficulté très-grande charge. Sa
med'ovale, leur couleur eft d'un verd
crouvent quenos Ouvriers
Tom. II. Esetoux
àle igicr, font caufe
qu'ils --- Page 34 ---
1697. NOUVEAUX VOYAGES
Uage
desp AUX ISLES
re du
pluyes. Sa
SRERISILIOT
Tle. feu, à quoi
forméedep
RE
seurfait
veritablement il eft
16y7. dorsbamcheniuue
dece tres-propre: dent, &dure carilfait un feu vif & ar- jufqu'à fept. pluneursfeulils, Ellest font depuiscing Elonris
bois, foit de voir beaucoup. Il me déplai- gées, pointués, minces, Étroites, de allon- Charaibilles de vingt couper & en picces de bellcs centre
peud de con- gnier,
qui
trenté pieds del
un piftis en
Ilfortdu
Esteenn
ccs pouvoienty étant porter plus devingt-pon long, pentagone couvertde forme de piramide
brâler. Dc équaries, farteques feulement pour les poils, font enlinla qui fe fortifient quantitéder cn croifant, petits &c
denos Ouvriers, j'en malgreloppolition dontjeviens goufe de parler, quirenfermel le: fruit
farichourt, de
&claf fis mumenctfepicen debiter eni madriers vent lesnouveaux qui trompe fouje dauspotcea trouvai & demi d'épailleur,
gent inuticment, venus, la quisencharm'enfervisp tre-beaux, & tres-bons. chataignes comme celles croyant pleine de
&àp piler lc Pour fairedes Canotsà terre, % c'eft Cct arbre a un défaut d'Europe:
Pont que j'avois Sucre, fait &c faire pour couvrir un
d'être lujet à un vers confiderable, gros comme
bien Maifon 8cnôtre Sucrerie; &m'en entre nôtre lepetitdoigt, rit. J'ai qui le ronge, &c le pourtrouvé, jem'eni
étant n'arrive pourtant remarqué, cela
toutes fortes de charpente usfervidepuisen eft plein de feve, loriqu'on le coupe quand que il
vrages qui étoient à Couvert. Scautiesou. corrompant dansiesp foit que la feve en fc
taignier, Onadonneac cctarbrel lenom deChi. duife, foit que CC ver porés du boisle proFigurede fruir, qui principalement eft
à caufe de fon plus pores du bois plus souverts, trouvancalors] & fes les
EF épaifie, forte, envelopé dans une goule nue,
parties
Suit. frifcz,
&edure, heriflée dej
syinfinSnhiEe
fitre, Aatecriguame de couleur poils ce quinepeurt aynodrmiftes faire &yfixef fa idemcures
meléed'un peude
gri- la fubftance
qu'en confommant
ovale, rouge. Cette goulfe qui violetpale&de eft
les environs; del'arbre, par lct &en pourrifant
s'ouvre d'elle même ronde, ou Jem'aviltc fejourg gu'il y fait. encure, lobes &cfedivile en troisou quand elle autre carbre, que iencoredef Pon Airetesilerun
cellulesont qui renferment autant de quatre aseunanige
n'avoit jamais mis
font lesfruits qu'on petites vage. Onlappelle figuier faunaappellé &al anbemerenellsis à
RE prodige.
; del'arbre, par lct &en pourrifant
s'ouvre d'elle même ronde, ou Jem'aviltc fejourg gu'il y fait. encure, lobes &cfedivile en troisou quand elle autre carbre, que iencoredef Pon Airetesilerun
cellulesont qui renferment autant de quatre aseunanige
n'avoit jamais mis
font lesfruits qu'on petites vage. Onlappelle figuier faunaappellé &al anbemerenellsis à
RE prodige. grandeur, cc feroit une agrofturs de
SEhE Chitsignes ordinaires. vingt pieds J'en de ai vû qui avoient eipece plus de
unic, couvrecft une petite peau Lécorcequl rouge & fort les descuilles quilef circonference au- -deflus
mais qui lorique devient lefruit fort de la gouffe; autant que le corps de foûtiennent: l'arbre foit fort car quoi- &
touter ridéc, àr mefureq fombre, quel lei noiritre, fruit &
garni de à racine gu'aucun au- tion Dehrip due
Lededanselt unen
feche, tresarbrequ commejel'ais laveritéen onta taffezpeu
agineufe, qui rend enaticreblanched uned
&cole. isemarquédans
fatra
affez confiderbles quantité d'huile dret.letomeny me
par des unautreendre la peine de la quand on veut pren- det tous parautanto d'arboutans cuifét,comdc la mettre dans broyer l'eau chaude & preffer, ou rain que côtezs, j'en ai quioceupent quilappuiene tant deter. jaidit Cet qu'on faifoit du Palma comme mité d'une cuiffe mefuré, qui de l'extréarbre fleurit au commencement Chrifti. oppolée, y compris à le cellc diametre qui lui étoit
bre,faufoient plus dcf cloixante&ed de l'arkdixpieds
de --- Page 35 ---
Lom.I: Png. 3.
Rcuiersaurnpe. --- Page 36 --- --- Page 37 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE
2697. de diametre. Quoique cette largeurpa- terfoi à leurs difcours. Le dedans sdeces 1697. roifle exorbitante, la nature toujours figues eftremplide petites femencesroufagedansfaconduite, étionsap
& dans fes produ- gcs, & d'une pulpe épaiffe comme de
pourvû par ces puidantes cuiffes la géléc, de la mémc couleur. cu
au befoin qu'avoit cet arbre d'être for- quelquefois envie de me fervir J'ai de ces
tement foûtenu, à caufe de la quanti- fruits, pourn nourrir desCochenilless mais
té de très-grofles branches qu'il pouffe les affaires dont j'étois fouventaccablé,
qui font fiétenduès, &fr remplies d'au- plutôtque chargé, m'en ont
tres branches moyennes, couvertes ou Pidée, & enfuitel'occafion. faitperdre
plûtôr chargées defelilles, que fans ce J'avois fait abbattre quelques-uns de
iccours, illui feroit impoflible de refif- ces arbres
brôler,
ce ne
tera auxvents même mediocres, bien loin foitpast un Brego bon bois quoigue chauffer,
de; pouvoir fc fottenir dans ces tempêtes mais ilsoccupoient un terrain, pour dontjahorribles, Le bois ER Pécorce appelleouragans. de cet arbre font de voisif faire; j'obligeai enfin mes fcieurs
prefqueentierementd femblablesau: figuier d'en n malgré quelques toute billes.
eroit impoflible de refif- ces arbres
brôler,
ce ne
tera auxvents même mediocres, bien loin foitpast un Brego bon bois quoigue chauffer,
de; pouvoir fc fottenir dans ces tempêtes mais ilsoccupoient un terrain, pour dontjahorribles, Le bois ER Pécorce appelleouragans. de cet arbre font de voisif faire; j'obligeai enfin mes fcieurs
prefqueentierementd femblablesau: figuier d'en n malgré quelques toute billes. leur repugnance, Il eit
franc, mais fes fetilles approchent plus qu'ileft
eft vrai,
pour la figure de celles du noyer
cotonneux; dificile, mais parce comme eft unpeu blanc, planchet
d'aucunea eautre, elles font fortes,
plein,
de fuier
d'un verd
jevoulus
RELE
hiffées,
clair &1 luifantpar-der efferferoient 8cfansnoeuds, les
en voirquel leur :é. bonfus, pluspilepar-defous,
plances qui feroient
nombre, qu'elles font un ombrage &cenligrand im- fortbelles, faites. Jener &conp mc trompaij pas; j'eneusde
penetrable aux rayons du Soleil, quel- largeur qu'one en cent fouhaiter, atirerdequelque attenvifs
être. FSRST
ques Les fruitsfontde qu'ils puiffent
du'la groffeur de ces arbres. Elles font
plus groflesqued des aufs petites de figues pigcon, unj peu qui legeres fechent quand elles font feches, &clles
ont un goût fade, qui fait qu'elles ne pres à faire promptement:cllest des lambris & sfonttrès-profont recherchées que des oifeaux: leur
qui ne demandent pas autres de bois ouvra- bien
peau devient prefque entierementj jaune E Ilferoit excellent pourla
quand elles font meures, ce qui n'arri- rc, étant comme il eft doux, Sculptu- liant &
veroit taines point, àcequ'on prétend, ficer- fans noeuds. Nos
s'en
Ufage
Erxits
mouches ne les piquoient. Jen'ai pourfaire
Negres fervent
decet arbre: pas approfondi fuffifamment cc fait, iebilles,desplats, desgamelles, desa alliettes, c'eft-à-dire,des descueil- pre ce de
refuta- pour eninftruire lel Leéteur. Mon Con- liers, & autres uftencilles de
bois,
tion du frerelel Perec du Tertreg quil l'avance, dit,
fe
ménage,
Pere du qu'il nait dans chaque fruitdeux outrois
qu'il coupe aifément, & qu'il
Tertre, mouches, étant forties
PRRtT point du tout fendant. On
par un trou lesp poux deboiss'y atachentfacilementy, ditque
lesfont qu'elles PL vont piquer les autres, & jele croirois bien: cependantje ne l'ai
meurir. S'il ennait danstoutes, point remarqué dans celui
vont clles piquer? Il valoit micux mettre en ceuvre. que j'ai fait
E qu'elles naiffent feulement dans Lorf@uelefruitdeeratre eft
Zesfquelques-unes, & qu'étant forties, elles cutlkepnder-veurdetesteal fortes meur, d'oi- guesfauvont bruits piquer les autres.
les autres, & jele croirois bien: cependantje ne l'ai
meurir. S'il ennait danstoutes, point remarqué dans celui
vont clles piquer? Il valoit micux mettre en ceuvre. que j'ai fait
E qu'elles naiffent feulement dans Lorf@uelefruitdeeratre eft
Zesfquelques-unes, & qu'étant forties, elles cutlkepnder-veurdetesteal fortes meur, d'oi- guesfauvont bruits piquer les autres. C'eft écrire des feaux, & fur tout desgrives ou tourdes wages
tentf fouvent populaires, pourfe quel les railleursdébi- qui l'aiment, &c qui s'en engraifent à Jontre cherde
divertir aux dépens merveille. Cet oiféau eft très-bon. Ily chies des
epneedonlapeaie enadedeuxfortes; les unes ont les pieds oifeaux, cofar
C2
gris, --- Page 38 ---
VOYAGES A UX ISLES à peu 1697:
NOUVEAUX derpointes &c Clignestougely des noix
ces
quelques
du dellus
lesautres les ont jaunes;
& près, 'delà confiftence celle-ci rentermet une coque
$697. gris, nicres font tolijours les plus sendres, gralles, &c les communes: dure, &c forte, qooiqurafics
tout des par confequent les
veulent être blanchâtre,
uneamandel longuctgrives. délicates. Ces BEKT arbres où ilsie mince, quicouvres les deux bouts,
plus teuls, & les maitres des aux autres te, ronde, le deflus pointuép cft MISTE & rouge, &c le
rencontrent, fans permettre: avec eux. Ils dont
verCetcimanie la
oifeaux de venir manger coups de bec, les rar detamentrememears cftfort agreable au goût, foit On qu'onl
chaffent à grands les perroquers & au- mange crué, ou cuittc. prétend
miers, les Les merles, enfans en prennent quantité de qu'elle eft fort chaude. piftaches aux pifasbet des
tres. des nacuds coulansqui fontfaits
Les fruits qu'onappelle neseleve autre- Ifles
avec crin de cheval. Iilcs REEtunEiTuE d'un pied FCASE terre, clle ment Manstis
Pendant queje fuis farlcChupinoset parled'un gucreaplusd
quefa tige
Des fruits fauvages, il faut
Rembemmmertt
fruits
de
&
CFEMEE
PLISIREE
eppellez qu'on n'a pas tant cte vient dans Neee ttoptoablepoa de jets déliez, rougeatres queués,
Mosnjer precedent, Puiquil aller chercher Pau- On fequantité velus; acompagnen de petites comme
re, aul lieu ibaxcs del'air. des tetilles prelque
trc dansl la moyenne setimpropuements region
: qui celles portent du melillot, & des de capucinese rouge qui aux
Tappelle n'a pillache rien qui approche des verita- font jaunes avec un peu Ellesdurent
car il
ni le goût, nipour ler ren- bords 8clextrémité, cft caufe qu'elles PERE
bles piltaches, ni st coquequtl lanatu- & lcurdélicatellc & confommécs parl'arla couleur,
maniere dont
Wen-tocbriicer
ni
ferme, pour Fis
deur du Soleil, Lc fruit fetrouvéenter- Ilett attachéà
rele Nyaspparenet produit.
unes avec un peu Ellesdurent
car il
ni le goût, nipour ler ren- bords 8clextrémité, cft caufe qu'elles PERE
bles piltaches, ni st coquequtl lanatu- & lcurdélicatellc & confommécs parl'arla couleur,
maniere dont
Wen-tocbriicer
ni
ferme, pour Fis
deur du Soleil, Lc fruit fetrouvéenter- Ilett attachéà
rele Nyaspparenet produit. mon Confrerele vû de ve- rc ohrilfaut &caux lc chercher. chevelureso quel la racine
Erreur
PARAET jamais avoit jamais des filets
la
laterre,
duPere. Paeduteue &c n'en
des poulle,
Suerepedint &c produifent
du Ter- fur" ritables piflaches, a écrit, celles celle dans
entrent,
&
tre
lorfqu'il
de douze, quinze
Raace
lespifda- mangé avoient le mêmc a que
desgouilsou cofles
fur
ches. Hles
Celalui eft Pardonialers jucpridis-inut & lignes lixlignes delongueur, de diametre. d'Europe. n'cft pas une Secnmaone jeune, & quatre, cind,, plus d'épailleur qu'un des
Religieuxe coui ile letoltencfort) auffi-1 bien que ce Lllen'ontguéres bon parchemin, ou comme celles
il peut Marchand s'être trompé Hollandois dont parle les amandes, qu'on recaee d'une petite Laur C fjeunc
dans fes Memoires qui Le dedans eft revétu
E
M.Tavemnier des feves vertes. blanche, unie
blan- coaleast. CEREEE
prenoit veritables pour piftaches ne crojfent douze couleurd FAteNe2gTE du fond,
Defrit Les toettnuienest Ses feuilles ches, élevées au-deffus cal'autre,
tion.des q'enAic. pieds de hauteur. vont d'un bourdelacoqucs par
werita- à quinze
& alliez femblables fleurs
dautreapetibapif- fontprefque rondes,
tacimmne élevées, partagenr
tathes. liportedes de petites tes ligoesmoins ell REaN depetites
RrnTonuE ne. font que des bouquets aprèsl lcf- toutclafaperticie Lefruit quielt tenfemnedans
qui éramines comme paroilfent dçs franges, auffi parbou- cescolits, lozanges. ala nigunedhuncolrch quand en a
quelles Ilsi lesfruits font retmesnirt méléc dc ileffeul, mais gourtondnmreily deux
quets. La premiere eft vertc,
pes. --- Page 39 ---
FRANCOISES DE L'AM E RIQU E. 1697. deux out trois dans chaque cofle, dontils folisune odeur, & ung goût d'amandesro- 1697. rempliffent exaêtement la capacité, cc tiesquin'eft pas delagreable. Cependant
leur fait prendre dilferentesfigures. quelque
& fruits ou amandesfont couvertesd'u- les employe, fonttolijours ulagequ'on indigefne
on les
EREACE
peliculerougeitre, quand
tire tcs &c pelantes, & qu'elles échauftent
de terre, dont la couleur change & de- beaucoup.
une odeur, & ung goût d'amandesro- 1697. rempliffent exaêtement la capacité, cc tiesquin'eft pas delagreable. Cependant
leur fait prendre dilferentesfigures. quelque
& fruits ou amandesfont couvertesd'u- les employe, fonttolijours ulagequ'on indigefne
on les
EREACE
peliculerougeitre, quand
tire tcs &c pelantes, & qu'elles échauftent
de terre, dont la couleur change & de- beaucoup. vient grife lorfque le fruiteft fcc. Cette Le Pere du Tertre dit, qu'elles font
peau elt peu: adherente quandle fruit eft malalatételceuxe en mangent benunoureau, on n'a qu'à lc preflerentreles coup,quel'one en du des cataplimesqui
doigrsp pourl'en dépotiller. Elleeftplus guériffent les morfures des ferpens, &c
adherente lorfqu'il eft fec. Lafubftance quel'huile quel'on en tire, eft eftimée
qu'elle couvre eft blanche, compacte & commel Thuile d'amandes douces. pelante, &a un
&clegoltdu Jen'ai point experimenté,oue entendu
gland. Quand' rchera fruit eft roti dans fa dire, quc cefruit ait caufé malàla téte
cofle, cette pelicules'envaen; poufliere, àp perfonne. Jefuistrès-certain qu'on nn'a
&claf Molsahs-uceraecme jamaispenfea guérir les morfuresdef ferdevient grife, &cacquicrelegoit, &l'o- pens, avecunj parcilremede;
deur des amandes roties. Nos Efculapes ie grand nombre d'années &cpendant deLeurs Prétendent que cesamandes font bonnes mcuré aux Ifles, jen'ai que entendu j'ai
proprie- sez. pour l'eftomach. Jei n'en fçai rien. J'ai dire, qu'on fe foitavifé detirer jamais del'huileulement remarqué qu'étant mangées ledespiltaches,
nous en ayons
crues, outre leur mauvais goût, elles cu affez fouvent un quoique befoin
fonti indigettes, & échauffent beaucoup. Quand cette plante a étéuncfois preffant. dans
C'eftp peur-étre en cela feul qu'elles ref- une terre, on peut
femblent un peu aux veritablespiltaches. confervera
qu'elle foin s'y
Elles font moins mal faifantes étant ro- qu'ont long-tems. fouillant
CISe
fedonneen
il
ties, elles
lesfruits,
ouvrentlappetit, clles exci- n'cit pas poflible qu'on les enleve
tent aboire; on cn fait desdragées, des ou du moins gu'il nei refte cn tous,
maffepains, on les met dans les hachis ques filers, ou quelque chevelàre terrequel- de
&c dans les ragoûts en guife dc marons: la racine, & cela fufic pour en
on s'en fert encore pour donner au rof- tucr la race à l'infini. perpcC H A P I T R E
I V. Defeente d'un Corfaire Anglois à la Cabefterre de la Martinigne. Allarme caufée par 1in Serpent. 0% Es Anglois qui fçavoient que & defoixante & dix àc
Corfaire
lal Paixétoitp préted'être con- mes d'Equipage, vint quatre-vingthom- la nuit
snglois
clue, voulurent profiter du ze au quinze
faire une duquator- nommé
Octobre,
décentems qui leur reftoit pour te au Marigot.
Cabefterre de la Martinigne. Allarme caufée par 1in Serpent. 0% Es Anglois qui fçavoient que & defoixante & dix àc
Corfaire
lal Paixétoitp préted'être con- mes d'Equipage, vint quatre-vingthom- la nuit
snglois
clue, voulurent profiter du ze au quinze
faire une duquator- nommé
Octobre,
décentems qui leur reftoit pour te au Marigot. Cc petit Bourg n'étoit George Roche,
gagner mirent quelque chofe fur nous. Ils alorscompolé que de ou huit maien mer autant deCorfaires qu'il fons,awocaurantdel fept à Sucre. Il
leur fut; poffible, &cnous ne manquâmes mitfoixante &c Magazins hommes àt
de fairela même chofe denôtrecôté. dansdeux Canots, quelques avec d'autant terre
E des leurs nommé George Roche, facilité, que lesHabitans
plus de de
quir montoit une Barque dchuit Canons Ere voyant la nuit fort quiétoient noire, &c la
mer --- Page 40 ---
VOYAGES AUX ISLES ceux 16y7. 22 NOUVEAUX retirez chez coups de fuGil étonnerent des Negres, e
mer affez grofle, s'étoient
crain- étoient à la recherche leurs Canots, quin'é1697. cux, CEigt étant décendu, laiffa craignoient pour
dre. LcCorfire
les tolentgandciquer
de fe retirer,
rerals
deux hommes à chaque Canot Unepartic pour jugerent quil étoit deleurs tems Canots entraigarder, & divifa fa
du Bourg, parcequel la perte la leur, nepouvant
inveftit fansbruitl les EETE marcha noit necefsirement ce cas d'être expoleza àlafu-
&cPautre étoit claplus la veuve du manqueren
dont ils ne devoient
desl
Negres ETS
Habitans,
vers les E
reurdesi raucun quartier, étant pris lesarSieur de NemEDEnee efperers mesàl la main en venant! les
étoitl
danslap premierecafe
hommeen
coAmetnmmenee
RIECIHEE
poure cux,, ilyavoit unNegrearmes dirent encoreun! àl leurs Canots juftement dans
fa arriverent
briresubntaea qui entendant que ceux quifaresien tira un coup de le tems d'étre qu'un deceuxo tué, & vesliesgandsiee quelesa sauresseun Anglois. Un autre venoit deriere degrolfearochesy
dont iltuat
toient jettez
Ensn
fufil, lui répondit fur le champ, 8c pourn'avoirp pasle mémefort. Lesnôtres
Anglois
d'un Venupderibisiet
patagez, perchercherie
fort Emal.-a-propos de cctte Habitation, quisetoient Canots, parce, quils ne les avoient pas ne
Lc Commandeur éveillé par Tabboyemento extraordi- trouvé à T'embarquade ordinaire,
déja naire des chiens, fe leva, & nedoutant misà ter- fetrouvanto quetroise en cet endroit,n'e. vingt ou
plus quel les Anglois n'cufent en!
d'un Venupderibisiet
patagez, perchercherie
fort Emal.-a-propos de cctte Habitation, quisetoient Canots, parce, quils ne les avoient pas ne
Lc Commandeur éveillé par Tabboyemento extraordi- trouvé à T'embarquade ordinaire,
déja naire des chiens, fe leva, & nedoutant misà ter- fetrouvanto quetroise en cet endroit,n'e. vingt ou
plus quel les Anglois n'cufent en! fortant defa toient pas en état d'attaquer de lortequilis fure, tira un coup acheva defufil de mettre Palar- Vingecinapenenet de les laiffer embarquer
maifon, ce qui Les Anglois voyant une rent avec contraints deux Negres qu'ils avoient
me par tout. set
gnideiesc coredeccles des Negres, Maitre; Desqu'ils) lesvirent les embarquezailisf obligerde prendre
Sranerae & après en avoir feu fure eux, pour
camarails Tenvironnerents
de peine, lel large, lNeasdonmelua Dans cemoment
forcéla porte avec beaucoup Equunals kangitoenatont tles Canots s'éits trouverent que Sucre. cen'étoite Cenouvcaucon- nos gens quic icherchoicnel & ayant étéjoints
loifir a une partie des tancrélinis, étoient fortis Bourg
ETRES
Dulnrempides tre-tems donna
& de fc blotir ques autres tunel qui iomses-Angionaqucnts
Negres de s'échaper, & dansune petite ra- trouverenty duifoient fept ou huit
qu'ils qurils
dansdeshalienss côté
Cepenequip par la
AHEELS
vinequi eftà enfans deleurscales. de cette veuve avec avoientliez, retardoientt rbeascoapleur nos
dant un des trois autres perfonnes aufquels leurf marche. faifoient, Dès quc les Anglonvieat
deux ou
joint, coururent
ils abandonesent leur prife
le cCommandeurscioni tâcherd de pren- gens, on fit fcuf fur eux, on
EUE
au bord dela mer, les pourt Canots qui avoient Tefauver: deux hommes, , &on ent blefaun
dre ou de brifer à terre,, pendant que encore prit, & quelon donna à garder
porté les Anglois occupez à Tchercherles quel'on
avoit déliez pendant
ceux-ci étoient Lesgensdul Bourg w'étantauli aux Negres qu'on ceux muenuvostii de la
Negres. les armes, &c firent feu enponaone furent favorifez de robfeuritéd
éveillez, prirent qui étoient autour de qui de maniere qu'on neles pirjoinfur les Anglois, Deux Angloisturenstuers nuit,
lamer,
leursmailons. bleflé. Ces SeTSALEOE jette-
& un Habitant legeremncnt --- Page 41 ---
FRANCOISES DE
1697. LAMERIQUE
jetterentleursanmes, &cfelauverentiàl ila des privileges 8c
Mau- nage en leurs Canots, qui tiroient de Rois, &cavant eux exemptions les
dont les Ilyt.
qui de maniere qu'on neles pirjoinfur les Anglois, Deux Angloisturenstuers nuit,
lamer,
leursmailons. bleflé. Ces SeTSALEOE jette-
& un Habitant legeremncnt --- Page 41 ---
FRANCOISES DE
1697. LAMERIQUE
jetterentleursanmes, &cfelauverentiàl ila des privileges 8c
Mau- nage en leurs Canots, qui tiroient de Rois, &cavant eux exemptions les
dont les Ilyt. tais momentia autre, pourfaire connoitrele tairesdes Iles nous Seigneurs; propric- Difsfucces lieu oùt ils étoient. On ne fçait pasce trouver le fieur de ontgratifiez. Jallai rensdie
des dn- qu'ilsperdirene dansleurs Canots,n'yfi
Maretil, &j jeluifis LA4- ter
ghit. tous ceux qui fe jetterent àlanageyar- voirl'impofibilité de
oule de Corpsde garde avec le
riverent; mais ils laiferent à terre fept Habitation, Sainte-Marieferoit, fecourir nôtre Lieatemorts Scunb bleffé prifonnier, fansavoir qu'elle en eit ficile éloignée étoitattnquées de
puif Roi zant de
gagnéautre chole que deux vieux Ne- centpas,
riviere quinzeafeize peurls
qu'ils emmenerent, &c en avoir reufe, & feparéeparune fouvent
dange- & Garde,
BC deux autres, avec un Habitanr, un mornefort impiaticable, par
tous trois affez legerement. mequ'onr ne pût haut, quiempéchoitmeLc quartier fur bien-tôr fous les ar- filqui fe
rememdlelescopudef
mes. L'alarme fut portée jufques chez le bien tireroient chez &c nous. Comme
nous au fond S.Jacques, quoique nous étoit à decetOficier, defes Parens
fuflions éloignez d'unel lieué del'endroit quela garde Sainte-Marie, fit il avoit interét
où les Anglois: avoient faitleurd rdefcente. conferver, fans s'y s'embaraffer exaétement Fourle
Je montai à cheval auffi-tôt avec nôtre quartier. Après biendes durefledn
Rafineur, &quatreoud cinqdenos Nedieours,jeiui
gres armez; &" nous nousrendimes au- protelsinucieneme; priverois point du
Marigot. Leprifonnier
de ieathommeblancqucy pourl l'envoyer
j'avois àla maifon
ce
futheureux,
qu' on trouva dans la poche d'un des que le nôtre garderfon bien, ,pendant
morts la Commiffion du Corfaire: car a moins feroit lui &c expofé à étre pillé,
fans ccla, il auroit été pendu comme de Sainte-Maric que
les autres Habitans
Forban,avant quef fes compatriotese euf- écrit
ne s'obligenfient
fent eu le tems de le reclamer. Ce fut nous folidairementlany pourfautre, FaS
par la lcêture de cette Commiflion que nous pourroientcaufer. payerlesdommages lesAnglois
j'aprislenom du Corfaire
depuis tres-particulierement. quej'ai connu T'embaralia, & commeiln me propolition connoiffoit
Ce que cette defcente prodaifit, fut alezferme, bien quej je ne quand fouffirois javois raifon,ilvit
qu'on avoir renouvellal l'attention qu'on doit donnât atteinte à nos jamais qu'on Il me
pour garder lacôte, & qu'onobli- ditp pour conclufion privi en vileges.
'aprislenom du Corfaire
depuis tres-particulierement. quej'ai connu T'embaralia, & commeiln me propolition connoiffoit
Ce que cette defcente prodaifit, fut alezferme, bien quej je ne quand fouffirois javois raifon,ilvit
qu'on avoir renouvellal l'attention qu'on doit donnât atteinte à nos jamais qu'on Il me
pour garder lacôte, & qu'onobli- ditp pour conclufion privi en vileges. tout le monde à monter la garde à Gouverneur
qu'il écriroit au
Et tour, ou à lafaire monter. Quoique fa décilion, general,cq qu'en attendant
je n'cufe qu'un feul hommet blancdans Habitation commej jen'avois qu' à garder notre
nôtremailon,le fieur deMareUilLicu- tendre aucun jepourrois, fansat- L'A. tenant de Roi, & Commandant à la étoit attaquéc, fecoursduq & c'ett quartier, de
elle tenrfair
Cabefterre,: m'e 'envoya direqueles privi- m'embarraflois
le quoi je ne
dont
leges
nous jotiflions ne devoient fon avis, &c fur Fie Je remerciai de fradi sation
pasp porterp préjudiceau bien commun, & Corps-de-Garde dans champ les je fisfaireun deia
que par confequentj'érois obligé d'en- font au bord de la
far raifiniers Nife
voyer mon Rafineur faiie la
au
mer, T'Ance Bourgs Sainte-Maric. J'étoisaccotitumé garde Fond Saint Jacques. J'y établis une
à ces fortes de prétentions qui ne ten- Srermagaildonts fix
doient qu'à nous dépouiller peu à peu EoDorboraeRnd foir, juiqu'à unc heure aprés minuit, du
que --- Page 42 ---
VOYAGES AUX ISLES
1697. 24 NOUVEAUX
à nager tout d'und coup
ORALSrEErEe
1097Comme nous com- r.ilaifeminent detoutes leurs forces-Jravoisun Negre
fix autres Negres. un tems où
OE
mençimes cette Gardedanst Sucre,jen mc fou- auprès disdetirer demoic fureclui quitiroict qui ctresbien,jelai gouvemnaitalin dans
nous nei faifions pasdus fatigue; mais lorique de faire venir le Canot en travers fon
ciai peu de cette Netitenreas lesbrilans; iltira, &ner manqua Thomme pas qui
nous lcommensaneat Ouvriers blancs de nos voilins qui coup: car je vis tomber du Canot. Noustiradeux venoient rouneclenaits
étoit fur) T'arriere Tun après T'aatre, &c felon
y On vit feize joursapres, quemaprér LeCorlaire mes enfuite avec fuccès, paifque au
caution n'étoit pas inutile. au Marigot re- les lieu apparences d'avancer, ils (cicrent en arriere. quia avoit fait) ladelcente
ou
Heureufementp pour cuxilan'étoienr lames: pas
vint,oup nsenarenes nouvelles des gens qui ATIRE encore engagez dans lcs grolles ou
fçavoir des Hlarriva, dans nôtre Ance cars'ils avoient été quatre cingtoifes fans
I'Hali- manquoient.
au
caution n'étoit pas inutile. au Marigot re- les lieu apparences d'avancer, ils (cicrent en arriere. quia avoit fait) ladelcente
ou
Heureufementp pour cuxilan'étoienr lames: pas
vint,oup nsenarenes nouvelles des gens qui ATIRE encore engagez dans lcs grolles ou
fçavoir des Hlarriva, dans nôtre Ance cars'ils avoient été quatre cingtoifes fans
I'Hali- manquoient. minuit, &cbrotilla fesvoi- m'a- Mluspnesdesenes fis en ilsétoient celaune tres-grande perdus Faxte de
sation des3a- unpéuarantr les. Le) Negre qui étoit enfaction lesarmes, rellource. &ma Je aprecipitaion lest fauvacon- lAu- seur en
ebins ventieauit.coss jefisprendre queyavois faute, mon intcntion. Mais la nuit quoi- cette
elatta- & j'envoyai un petit Negre de venir tre claire metrompa, & melesfai- TenEOR: ire. qaiepar lesin- avec moi, dire avec au Rafineur les autres Negres, de foit qu'allez paroitre plus pcinmenemmu à faire faire
glois. Tromptenste fans bruit, 8cen faivantl lc bord effet, quandje commençai plusvite, &c
mais Cependant m'embuiquai feu. Nbemnchargeaeatte
la riviere. foit que nos rensetinre foit
cût
mes
qu'ily
Ereue
avec genidemiee lar mer. Jevisquil fc détacha euffent mis en delordre, pouravancer,
auborddel delal Barque un grand Canot, oûi hommes, ilpou- enemmhsememnee fimes trois décharà trente qui me parur oup poarrectlernoust fc tuffent déterminez. sonmedomim étoit fuivi d'un autre
fut à la ges avant qu'ils
qui
Lorfque lc premicr d'oi Cependant Enfammetne
plus petit. de la voix, je demandai
tedes neiens de tous les Negres dc
ErnitleCanot portée
Cette dcmandcalaquel lesfurptit, on Ttiabtationmeme moment après des femmes tous arle ils Rersenddentte cpendant cnl abonFrançois m'in- mezdeligayen & de bâtons. ouil Jel'envoyai me fembloit
me répondit étoient de la Batfeterre. Jc
à un bout de TAnce, avoir porté. 11 l'y
quils formmai de quel Vaiffeau ils étoient,éc que le petir Canot mais arelesuddades
cequ'ils chercholent.len Inc nommerent depuis quel- trouva slames: en effet, iltiradeffus, &lef fit reun Vailleau qui étoit parti cherchoient le groffes
tenter enjours, & qu'iis
tirer. liemoneateticnan charge, reçût
ques
veniràla
oblibien. C'en furafezpour &c taeunefiade notredécharge fi à
fe joi- Mau
pas
Les
SRo
vais
IEne
noiffoient
RE
étoient ennemis, gé deferetirer. ài fairefeul furnous. me Rtemvaticrequise dela même monnoyesie
, & fe mirent
n'étoient Corpour) les payer dc venirat terre, & que jel leur guirent, aux Negres ventre qui à terre e 3 faire
jeurs dis
pour!
furafezpour &c taeunefiade notredécharge fi à
fe joi- Mau
pas
Les
SRo
vais
IEne
noiffoient
RE
étoient ennemis, gé deferetirer. ài fairefeul furnous. me Rtemvaticrequise dela même monnoyesie
, & fe mirent
n'étoient Corpour) les payer dc venirat terre, & que jel leur guirent, aux Negres ventre qui à terre e 3 faire
jeurs dis
pour! rtalremotiller Fordonnai par armez de fc mettre
de nôtre George
donnerois quelqu'un Ilst
Pendantque nous répondions mieux Rachs,
leurl
momens
NetImpnesne
Barque,
mais étant demearezquelque --- Page 43 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
10y7. micuwileurcoupadefuilAprelfirrm
huitdécharges dep parrdcd'autrejilsiere- fimorecrieusp en méme-temsun trepignement dans-la thie
sirerenaleurBargaskr firentfervirleurs falle, commeliplufieurs
voiles.Jen'eusqu'unt denos Negres) slege- fent entrées avec impetuofité. perfonnesyfuf La pre2ECTMOTCTNS gementbei.dlegaidue Corlaire,Jai miere penfée qui mc vint, fut que le
& trois morts &c que cetteperte l'avoit SMCadera &q quelesAngloisctoient dansla maifon. entierement tesfurnos Côtes, dégoûtédet fairedes defcen- Jc fautai du lit, je pris mon fufil qui caulie Allarme
Lcl Lieutenant commeilavoicrefolu del Roi & lesOfficiers étoitàcôtéde bre avec la moi, &cfortisder ma chain- parun
nous tinrent parole, & perfonne ne vint imaginer, pour précipitation tacher de qu'on fe peut fergont. anôtrefecours. J'enfus charmé: car on ennemis, en
repouffer les
voit par CC que jeviens dec dire, que je nosgens. mojnigamiguinuunds
n'en eus pas beloin. Jenelaillaip pourtant lecour,, je, Commejenevisp demandai à ce sperfonnedans feryiteur cc
Pintmianunt fur de n'étre plus inquieté au lujet de quil'avoit fiéfrayé, obligé de crier, mais il étoit
TmRafemnkcdntineal Domettiques
quiseriang-semstans pouroir
blancs quand j'en ay cu. Fotneruneiulepssle dit qu'un ferpent qui Ala fin, ilme
Ilm'arriva quelque tems après cctte chiens, étoit
pourfuivoit nos
affaire, une avanture qui mit l'alarme le,
entréapréseux dansla (lcheznous. Erantvenur mecoucheraprès jugeni Semspassentofoamnbs pas à propos derentrer Je ne
avoirfait monquart au CorpsdeGarde, fallef fans bien
où
dans la
je me: misà liredans monlit pour m'en- Hedujomoysichachends regarder jemettrois les
dormir. Lonfguej.commengos: éveillé
àr m'af- bagacesàla lumiere duquel flambeaude je vis leferfoupir,jefus fe mirent à abboyer nos la chiens qui pent qui s'étoit louvéà la porte de ma
TATOE cour d'une chambre, &cnos chiens
manicre extraordinaire. Jc fis lever un tezfurlatable. Jeregalaile qui étoienti fiuferviteur, bre,
qui couchoit dans ma cham- coup de fulil, qui mit fin à ferpent la d'un
pourvoir ce que c'étoit.
bagacesàla lumiere duquel flambeaude je vis leferfoupir,jefus fe mirent à abboyer nos la chiens qui pent qui s'étoit louvéà la porte de ma
TATOE cour d'une chambre, &cnos chiens
manicre extraordinaire. Jc fis lever un tezfurlatable. Jeregalaile qui étoienti fiuferviteur, bre,
qui couchoit dans ma cham- coup de fulil, qui mit fin à ferpent la d'un
pourvoir ce que c'étoit. Dansle ferviteur, 8denos chiens, peur du
moment qu'ilouvrit la portc del lafalle, qu'il m'avoit donné,
&c calallarme
C H A P I T R E V. Arrivée du Pere Superieur General de 720s M/fions, d det_Areberéqre de
S. Domingse. Ecapfetotale de Soleil. aothoReismmeromed Angdbol,/@rmdavufsanguniroeindtts
denosMifionsé sétoitàS.Do- pitil,quefacharitel l'avoit obligédeprémihgxscommsjsisiditisms Pereraunautrel
oi
EToe MGA unautre endroit, lorlqueles plus en fûreté,mais Bâtiment, oùt iln ilauroitété eu
Flibuftiers, Volontaires &cNegres
ToccadiondefRcourirke lesbleflez&clesn n'auroitpas maTonaman@pigniemans Sieurd POERAE lades, quiétoit lebut de fon voyage. Sa
SEnbocaaooneaive prifer nel luicaufa aucun dommage,il ne
dereirlenscompsgner, parce.quilsn'avoient perfonne pour leurs adminiftrer perditriensparce Anglois eurent plus qu'iln'avoitr de rien,8cles fa
le:Sacremens.I1. futp prisaur retour; par les
refpect pour
Tome II. Mpsraimaopong a --- Page 44 ---
VOYAGES AUX ISLES
&c dc Tatta- 1698. 26 NOUVEAUX & tout à fait semreireencirenstee nous avions pour lui, il
16y7. d'une maniere indigne, dans la Relation chement que nous avions bien faitd'aéloignée de la verité quetous ceux nousdit, que Pere General du bruit qui
quilal fait defon Voyage,, cclaint Religieuxo ont vertir avoircourue nôtre def famorts quelavenutaon
qui connoiffoiente la calomnied du monde
lui feroit plailir, & qucd quand
méprifée noire, comme & la plus mal digerée. trai- Succelleur mémelal Patente ne icroit queconditionlaplus Les
de la Jamaique lc &c nelle, illuicederoit) la Changeavecjoye. Le Pere
Anglois tout Phonneur poflible,
encore de la méme maricre
Pauide terent avec
Do- Iinousparla nous fûmes afemblez au de
meure Y'suroient hileneaton Thomas,, silna- quand
de nos Millions, LE des
aga maigue mingue, où àSaint
quelques affires je, voulus rendre, afin de
pour a- voit priéle conenclstlrees bleffez & malades, pour comptes rien que à difeuter avec le nouveau
woir/oin les prifonnierst
n'avoir
qu'on attendoit,
des blej- avoirfoind d'eux. Cemteattonaugnents avoit pour Supcricur General,
fez. encore la veneration qu'on
& que je ne connoiffois metilagelediviéme point. Arriuis delarlui, SESE Enfin n'y étant J'étoise sencoreaun quand nous fumes avertis chevdbien à nos prifonniers. T'envoya de Janvier, avoit en Rade une Barque Daplus necellaire;l lcGouverneuri
quil y
un Prélat Erpagnol, Eat gue.
emteattonaugnents avoit pour Supcricur General,
fez. encore la veneration qu'on
& que je ne connoiffois metilagelediviéme point. Arriuis delarlui, SESE Enfin n'y étant J'étoise sencoreaun quand nous fumes avertis chevdbien à nos prifonniers. T'envoya de Janvier, avoit en Rade une Barque Daplus necellaire;l lcGouverneuri
quil y
un Prélat Erpagnol, Eat gue. à Saint Thomas conbieaionneretes pour fon noife, qui portoit nôtre Ordre. LePere
de careffes, & de provifions
qu'ondhioite fut auffi-tôt étrede pourl le faluer, & le
voyage. &c bien des Paul y
fon cheznous. Il
Nousl'avions cru mort,
prier de prendret logis
Son YEtrouva queceF Prélat étoit/-Archeveque TOrdre
terala
troifiémej ejourdelanReligieux. de
MartiRSAE
fmeravecionele Saint Pierre où il fit deS-Domingac, la
dont il portoit T'habit,
migute. vier 1698. aufort Barquel Danoife de Saint de Mercy fatc croirequ'il étoit de noapportép pari une
Maifon ce quiavoit Il s'appelloit Dom FerdiThomas. Le Superturdenoite mel'ayant fait fçavoir tre Ordre. de Carjaval de Ribera. Ilavoit été
dela Martiniquer danslemoment pour ProcurcurGeneald nand
de fon Ordre.Cétoit
auferotsjepania Laplaparto denosPereasy
quis s'expliquoit
Tallerfluer. catfirementadnejose un pmnditheoliogense d'une maniere nette & facile,
tronverentanikcs petite: car nous l'eftimions en Latin m'eft pas ordinaire aux Efpagnols. Done fut pas
qui En
d'Archevéque de Saint
tous, & nous eacHeasetAe obligez delui dire, quefur qualité ileft Primat rdetoutesl les Indes
nous crûmes couru de fa mort, nous mingue,
il n'y a aucun Prélat au
lel bruit écrit quiavoit àl Rome, afin quer nôtre Ge- Occidentales,, après le Pape qui ait une Jurif
avions nommâr un autre Superieur en fa monde diétion fi étendués cependant il n'en eft
neral
avis quecelui
riche. Son Archevéché lui dcplacc, &c que nousavions étoit arrivé à la Ro- pas plus douze milleécus, mais comqui étoit nommé toutesl lesapparences dé- vroitvaloir eft fondé fur le droit d'anchelle, 8c felont les Hles. Nousleprià- me cerevenu des Vaiffeaux qui viennent à S. jac embarqué pour tems de voir les mefures crage
évanouii,
mcs en même-
& ce qu'illouhai- Domngoe.lvet que les
vont
REnOel
qu'ilvouloirp prendre, fillions en cette occafion. yabien desannées à la Veracrux, à la Havanne
toit que nous
lar manicre à droiture
fans toucher à Saint
AEntentcnasa
& a Cartagene,
Dohmgote2nsaae --- Page 45 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1607. Domingue, où l'on ne voit d'autres tinique, où lc Prélat étoit bien 27 de
Vaiffeaux que ceux quicompofent l'Ar- trouver tous
des
fûr 1693. madille del Barlovento qui y palfenttous lepalleroient lesjours en
Vailleaux ou
qui
les ansfans rien
parce que cei font troient àt terre à France, s'ils quile metdes Navires de CENE n'y aiant que Provence.
AMERIQUE
1607. Domingue, où l'on ne voit d'autres tinique, où lc Prélat étoit bien 27 de
Vaiffeaux que ceux quicompofent l'Ar- trouver tous
des
fûr 1693. madille del Barlovento qui y palfenttous lepalleroient lesjours en
Vailleaux ou
qui
les ansfans rien
parce que cei font troient àt terre à France, s'ils quile metdes Navires de CENE n'y aiant que Provence. Cadix, ailoient en
apayerlesdroits. lefeulNavire de Regiftre qui foit obligé Dès qu'on fçût dans le Bourgque cc I'lage
J'expliquerai dansun
ciez
autre endroit, ce que c'clt que ceNavi- Dosoaopaabes le Gouverneur
nous,
re. Ce défaut drdratd.ancngeciaus
l'envoya complimenter,
Revenn le revenu del'Archeveque ne con- Clutemegrerirchigine n'avoir pasiçû
quilavoit de
delAr- Rae plus que dans fes droits de Vifites, rendre les honneurs quillétoit, pourlui étoient faire
chevd- & dans les' Offrandes qu'il reçoit quand Il y vint lui-méme qui lui
dûs. quades.il Domis- adminiftre la Confirmation, dans le aprés,
quelques momens
gue Greffe de faJurifdiction & autres baga- un appartement &clepria inftamment chezl
de prendre
telles, quinel luij produifenttout: tauj plus étions encore alors fort luisparceq mal equenous
que dix-huit cent écus par an, dontla Prélat lei remerciab beaucoup,
dit, Lc
plus grande partie eft
en
E
Cacaoy Suif, Cuir, Scautres payée denréesdu Sucre, qu'il étoit fes chez Freres, &c qu'on
pais. On pourra
du peu de com- l'Archevèque trouveroit étrange de Saint dans le monde que
merce qu'ilya dans HEA partic Elpagnolle
autre part chez Domingue les enfans fût de
des SaintDomingue,
cel Prélat, sam
que
&c un Religieux de Erora Ordre qui lui
Dominique:
fervoit de Diacre, n'avoient putrouver fimcs Deses-rregisumies travailler à lui faire deux habits
fsast-aiasr-its- & n'étoient vêtus que de toile, qui afonDiacre:&c d'unetrès-belle étoffe ilst blanche, &autant
n'étoit pas des meilleures. Ilreçcûttrés- nousc@mesuncChatts quand à farentachevez,
bien le compliment de nôtre Superieur quelleilfe fervit pour faire Porteurs, fes delaGeneral, Aoopoldfrnwinits Gouverneur, à
vifitesau &
nôtre Convent, 8c1 ffirdcbargueraufi- perfonnes
PIntendant, autres
tôt. nus vifiter. cmfimnbinguiemmsne
Hollandoife Ce Prélat s'étoit fervi d'une Barque Jc ne fçai comment les
de fa Ville de Coroffol pour fe fauver oublierent d'y venir: car PeresJefuites ils font trésfident le tenoit Archiepifcopale, comme en prifon, où lePre- &le dela exaêts, politeffe, &ctres-civils, &c furl le chapiure
perfecutoit depuis long-temsarectoute rien enfeigner.
binguiemmsne
Hollandoife Ce Prélat s'étoit fervi d'une Barque Jc ne fçai comment les
de fa Ville de Coroffol pour fe fauver oublierent d'y venir: car PeresJefuites ils font trésfident le tenoit Archiepifcopale, comme en prifon, où lePre- &le dela exaêts, politeffe, &ctres-civils, &c furl le chapiure
perfecutoit depuis long-temsarectoute rien enfeigner. dneipupombledcier Ilsy
mais Sm dif. PArche- finhumumtcimgimate CetteBarque c'étoit G tard,
vinrentenfins
S.D- uiqued de l'avoit porté à Coroffol, où le Gouver- offenfé, illeurdit; quel lePrélat s'enmont a avecles faent
mingue peurHollandoistsvosts reçà au bruit du
quilséronmeitquils Sefuites. Jeawue. Canon, & avec tout lc refpect que les thtiheseinecdonlag introduit à S. iquilesavoit &c
Sarece- Catholiquesi sles pluszelezcuffent pà lui avoit
Domingue, qui le y
Carojgal. ptionà rendre. Il lui avoit fourni une Barque ladecequ'il fondez, avoit s'étant de depolillepource mcilleur
S.1ho- pourleporter à S.Thomas, où ilavoit pauvreté; qu'ile en écriroit à leur malgréfa
masà leMar- étéreçiavecle Gouverneur lesmémeshonncurs, parl le ral, & qu'ils pourroient feavoirunjour Generinigut. donné une autrep Danois, qui lui en avoit quiétoit TArchevèque deS.I Domingue. pourleporteràlal Mar- Illes congedia enfuite avec fort peu de
D 2
cc- --- Page 46 ---
A UX ISLES dans 16,8. VOYAGES il écrivit une Lettre à PIntendant qu'il
NOUVEAUX
faireconnolte
ceremonie
ceux qui le laquelle, fansluif cc qu'on avoit femé dans le
368. a tous
OUNEECATET
d'en faire beaucoup
fghrriende monde, il lui marquoit la reconnoifianvenoient voir. répandu un bruit auffi tétoit mal cequ'il avoit desl shonnétetez sdelui, & quilreceIls'étoit
cc Prélat Seltoaslesionnd
qu'enatene d'une aufondéneileet qui Larptat fc
paller pour dant qu'illa lui pûr témoigner lui devoir faire
un avanturier Saint Domingue, quoi- tre maniere, il croyoit
HArchereaedes
rien moins que connoitre que Latnantin dontles
ne fut peut-être ucsemdasiia de SDomingue qu'illesa avoitiait, lui réponS Onacculoitp Curé de la Paroille Cebruit Bulles qeil lui envoyoit un de nos Peres de
lcl DercPargmnel
l'Inten- droient. II chargea & un autre d'unc petite
Snint NErEIAEA julqu'au Gouverneur 8càl
cette Lettre,
V clours, où étoient
palla dant: celui-ci eseimuin d'infinuer au Prélat, Coracrenedev fes Bulles. la Lettre & la
Percs, & les bon pria qu'il fic connoitre, tort. quc Nos Peres. porterent
qu'ill feroit! les repandoient avoient de faire Citenestieeminte dansietensque avec quanceux C'étoit qui lui direent bon François n'étoit diffi- lcGouvemeure d'Officiers,.
clours, où étoient
palla dant: celui-ci eseimuin d'infinuer au Prélat, Coracrenedev fes Bulles. la Lettre & la
Percs, & les bon pria qu'il fic connoitre, tort. quc Nos Peres. porterent
qu'ill feroit! les repandoient avoient de faire Citenestieeminte dansietensque avec quanceux C'étoit qui lui direent bon François n'étoit diffi- lcGouvemeure d'Officiers,. rétoitaveclui, &c d'autres de la
cc qui
nous tité
la
Sr3
voir fes Bulles, les avoit, &c IT les diflinétion, &c lui l'un remirent & l'autre; maisil
cile, puifquril faitvair. Mais quand il ne en Caffette. lreçût
la Callette. Et
les avoit
pareroquer ne voulut l'avoir jamais remisà ouvrir à nos Peres, ilécrivit &c
Bapeees de Saint après
de complimens,
s'étoit fervir pour fc fauver n'auroient au Prélat uncLettre après lui rendre
FREEE
il
& quand ceux-là Flibuttiers vint quelques momens
vir
Domingue pasfatsa il yavoity parmi nos) hommes, vifite. general quiétoit alors du Nef
ScMatelots plus de cinquante la Guenre, & lcMarquis "L-Gouvemneurg tAnbinmn vint demeure exprès ordi- ERE
quiayant été Saint prist pendan) Cathe- và Fort Royal, ou il fait fa & pour le prier M
Condeitsas iboemmesnlrtcny dans fa avoient naire, pour le voir,
avec lui au
officier Ponufcalemen avoient parlé,, &c en:
d'aller paffer quelques jours
drale, beaucoup lui de charité, & naturelle. de mar- Fort Royal. crâmes nous devoir fervir de
reçi d'amitié: car il aimoit
Nous
ques
Nation. Ces gentciaeve cette occalion,
de Creollesy
NtETEiE
ment nôtre Eglifed étoient venusavecem- crement de confirmation ceux
été
danst nôtrel lei faluer,, Ccimrenerdende quilsne donti ilnlyavoite l'cuffent que reçû. equiaveient Car quoiprefement) bienfaits cepiscnandean tout. reçû, Malgre en Francequil uteiereseritis dc
L'Ar
cefioient de publier par nous refoltimes de SReOSaRETEES fois dans) les fiecles palfés par fimples chevdque donne la
toutes ces preuves, &c comme il vivoit avec
Cour de Rome ConfirEIEE
fremrescomme la
lui o parler,
famillanité, 8cpin- & Daleguczaat Pape,
mation. nous dans sunegrandef Pere: avec fes Enfans,que Rcli- najamais hcahetitre des Miffions,
tôt commeunf
avec des
aux Préfets Apoltoliques faitc, parce
comme nousluiend un Archevéque dimes quelque chofe, &c
n'eft enait pas abfolument
ccla venoit,,
neERELAETRE
gieux, devina aufli-tôr d'olt
que cc Sacrement
il apporter lc veuciccomrenible,
pour y
dans sunegrandef Pere: avec fes Enfans,que Rcli- najamais hcahetitre des Miffions,
tôt commeunf
avec des
aux Préfets Apoltoliques faitc, parce
comme nousluiend un Archevéque dimes quelque chofe, &c
n'eft enait pas abfolument
ccla venoit,,
neERELAETRE
gieux, devina aufli-tôr d'olt
que cc Sacrement
il apporter lc veuciccomrenible,
pour y --- Page 47 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
16y8. neceflaire'au falut, & pour d'autres rai- fut reçû au bruit du Canon dellaForte- Ivaau 16gs. fons dont elle n'a pas jugé à
de reffe, & des Vaiffeaux. Lc Gouverneur Fort
nousinftruire. Nous parlimes NOEeA nôtre generallelogea, &cletraitamagnufique- Reyal,
deffein au Gouverneur general, &càlIn- ment.lldeneuradisjoursa.tonulteentopl, de
tendant, &cil fut refolu qu'on en prieroit & adminifraleSacrcnent ConfirmaPArchevèque, mais qued commcon pour- tion àtous ceux qui fetrouverent en état
roitt trouveri mauvais en Cour,quecePré- de le recevoir. On lereporta au mouilpricau- lat eût fait quelque aéte dejurifdiction lage dans la même Chalouppe, onril: artiondes danlerTerresdaltoi, onlefuppliroiten riva fort content des honneurs qu'onlui
oficiers mémc-tems de vouloir donner un acte, avoit faits.. furce duRos par lequel il déclareroitqu'il ne préten- On repara en cette occafion la faute
Fuet. doit cnaucunelagonyquec celatiratàcon- qu'on avoit faite, lorfqu'il étoit arrivé
fequence. lngsrosecheore dans Ple. Le Canon des Batterics 8c
bonté les propolitions qu'onlui fit, &c des Vaiffeaux le falucrenrquandilfotir
figna l'actetel qu'on le voulutdreffer. de.l laChalouppe. Il eût encore la bonté de faire Tes tfitlee
Oni n'avoient fitavertir pas partoutelliloqueccux reçà la Confirmation, SaintesHuiles dans nôtre Eg'ife. Cette Saintes
qui fep préparallent àla reccvoir, & vinfent ceremonic quines'étoitj jamais faite dans Huilese
pour cet effet, aul Fort S.Pierre, & au le pais, attira un monde infini. Fortl Royal, les jours leurs feroient 1l partit le 26 de Mars dans un Vaifmarquez par leurs ERELI
feau du Roi, où il fur reçà au bruitdu
Ildonna ccSacrement dans nôtreEgli- Canon,après que nos Gouverneurs,"infc à une infinité de perfonnes des deux tendant, les Officiers d'Epée & dePlufexes, &cd desquatre couleurs qu'ontrou- me, 8ctout cequ'il yavoit de perlonncs'
ve dans le pais. Les PP.Jefuites foûhai- confiderables dans IHle lui curent fouterentquiifitaudie cette ceremonie dans haité unbonvoyage, &l'eurent accomleur Eglife, 8c Penf firent prier par T'In- pagné jufqu'au Vaifleau, aprèsqu'ilcût Battendant. Ileût del la peineas s'y refoudre: étéfalué par lcCmnondetourcaneal
car quelques mauvais cfprits les avoient teries, & des Vaiffeaux qui étoient en
défervisaupres delui: ily confentit à la Rade.
ie dans haité unbonvoyage, &l'eurent accomleur Eglife, 8c Penf firent prier par T'In- pagné jufqu'au Vaifleau, aprèsqu'ilcût Battendant. Ileût del la peineas s'y refoudre: étéfalué par lcCmnondetourcaneal
car quelques mauvais cfprits les avoient teries, & des Vaiffeaux qui étoient en
défervisaupres delui: ily confentit à la Rade. fin, en confideration de celui qui l'en Commenonsf fçavions squ'iln'étoitpas. Préfen:
prioit, & pritjour; poury aller.. Maisfoit trop bien en argent comptant, nous le
dela manicre dont
der
de SuEdte
quilnefirpascontenre
priâmes reccvoirdeuxi bariques
Sacoon lereçût, foit pourquelque: autrerai- creraffiné, & uneb bourf@avecvingrcing Sins de
fon, il fc contentade Confirmerenviron Louis d'or. I-s'en défendit long-tems, la tinique Mardeux cent perlonnes, après quoi il dit maisilfut enfin obligé de ceder aux intout haut, que ceux voudroientre- ftances que nôtre Superieur general lui
cevoir ce Sacrement RER dans PE- fit au nom dc toutenôtre Million Beauglife de fes Freres. coup dc perfonnes lui firent des prefens
Aptesquileurcon@rmmétonceuxe qui confiderables, & quoique paffant dansun
fe prefenterent àlaB Baleserre,onluien- Vaiffeau duRoi i n'cût beloin d'aucuvoya une Chalouppe arméc pourlepor- nes provifions pour fon voyage, on ne
ter au Fort Royal. Malgré nôtre petit Darasrnromnge deconfinombre, il fallut que deux dei nos Peres tons,devolailles, dechocolat,
l'accompagnafient avec fon Diacre. IL tures, &x autres rafraichiflemens. D 3
Qucl- --- Page 48 ---
VOYAGES A UX ISLES Mais il eût 16y8. 39 NOUVEAUX de ce conduit les fers aux pieds. Et nô- pieds,
Quelquesjours avant le départ
lel bonheur de mourir enchemin. meurt
16y8. prdan.decctamaseu un VailleauauCal avoit nombre treArchevéquer emourtaufidamaleisme en fon Dio- enoke- min. de-fac de laTrinité, Florence, qui
& des quilétoit prét der retourner de fon Prince
de Caiffes de. vin de les plus belles cèle, après avoir obtenu fouhaiter. prunes & poires feches, Iflcs. Mesaf- tout cequ'il pouvoit une
du
eût
qu'one encorevidesaux del lui aller Nouseimes Eclinictonikedaso- d'Avril fur les trois E
faires ne me permettant pas lui écrivis leil le dixiéme jour
Seleil. dire adicu al la Baffeterre, je 8clui heurcsapresmidi Maatisnamtascient àlal Baffeterre. pourluid fouhaiter un bonvoyage, avec obligé dc faire un voyage Marchanda regler
envoyai deuxde ces Caillesdevin, decesfruits J'étois alors chez un quand tout d'un
deuxt Unsendechaqueefecee à trente.livres un compte avec lui,
qui peloient vingc-eing
coup nous nous auli dmeadansunet grande queloriqu'il
picce.
affeterre, je 8clui heurcsapresmidi Maatisnamtascient àlal Baffeterre. pourluid fouhaiter un bonvoyage, avec obligé dc faire un voyage Marchanda regler
envoyai deuxde ces Caillesdevin, decesfruits J'étois alors chez un quand tout d'un
deuxt Unsendechaqueefecee à trente.livres un compte avec lui,
qui peloient vingc-eing
coup nous nous auli dmeadansunet grande queloriqu'il
picce. nmntenenat & me fit encore le fcuritép prefque
Soleil eft coutrederemerciment, quand il fut arrivé en ya un tumtricuncgesies crûmes d'abord que les conmême honneur
ché. Nous fenêtres s'étoient fermez, &c
France; LeValfeauduRo Sc en Elpagne. qui le portoit s'6- treventsdesf leMaitrede la maifon appella un Negre
Idenme 1zConquelques jours à la Guadeles ouvrir. Mais nous entendimes
tant arrété
com- pour
dansla
meralal firvna-, lonpe,ilydonual la Confirmation, Il fit dans un moment quantitédevoixe Nousforti-"
Guale- me ilavoit fait à la Martinique. de les vénir voir ruequicrioientr mifericorde. & nous
lonpe. Phonneur à nos Peres nôtre Maifon foit CSSNEEI L'Ecliple
chez: nous, quoique
"abr-tolaiscciot
éloignéedul Bourg oumedemclisaut.oe
eu un pluslong
FEET
Dysmotiegowuintalte Nosl Peres dela
Crereatse
féjouraf fairedanslinle. un
fem- millendudilquedus Solelbqu'ileschaen cercle qui paPrefent Guadeloupe lui firent: nous luiavions prelént faiti) la tierement tout talareferved'un au tour de trois à quatre
quflai blableaceluiq que
roiffoit
felon les yeux en
jons les Martinique, auquelils ajoiterenequck & quelques pouces de large, & que étoit de couleur
JacoSucreRoyal,
tjuger, qui
bins de ques painsde meilleures confitures du pais. pouvoientj
ceite Ife. barrilsdest
SECAREEEtE
11 fat aufli content de la Guadcloupe, & ar- tantpasfigrandel horsl les maifomsquion les
qu'ill'avoit étédel lal Martinique, Quelques ne pieencoreditingse objetsymais avoit
Siwaheurcufemente en France. cepeu del lumiere quirelloit Scd'éfrayant. Le AGA
Officiersdu
ne
Nummiinasu quechaledennihe
porté, érant rerenusausiden maniercs honné- pou- étoitde la couleur, ygilscobumest & tout aux
voient alfez felouer dest difoient tout les tre dans lesnuits oblcures,
tes decel Prélat, & en
environs du Soleil, TESIEEE au tour du
biens imaginables. cinq ou trente degres Etoilles commeen
Iepref- On vitbien-tôt renAmerinucleaéut famille avoient à la onvoyoit puroitieienl
dende que ce Prélat 8c fa
Prelidentde pleine nuit. fortis pour voir TES.D- CourdElpagne, Puifqueleb T'avoit perfecuté, au- Depuis que je étre alorsafa troifiémnHE conduit S.Dominguc qui puni des excès quil clipfe qui pouvoit fa fin, il fc palla le
enEjpa- roit été feverement sileût eu alilez me partie, jufgur'a tout entier.
voyoit puroitieienl
dende que ce Prélat 8c fa
Prelidentde pleine nuit. fortis pour voir TES.D- CourdElpagne, Puifqueleb T'avoit perfecuté, au- Depuis que je étre alorsafa troifiémnHE conduit S.Dominguc qui puni des excès quil clipfe qui pouvoit fa fin, il fc palla le
enEjpa- roit été feverement sileût eu alilez me partie, jufgur'a tout entier. La
gaelbi weseemalicamnehe
ilétoit tenidedreunaijorwrs
lufersax Iupsmenmetpgsmed --- Page 49 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
16y8. lumiere revenoit à mefure que les deux a toutes les peines du monde à les faire
Aitres fedépalloient, &le corps du So- mettre àl la voilele Vendredy. S'ilsfça- thyS. leilfembloit fautiller ou trembier, & fe vent qu'ilya dansleur Vaiffeau des] Relimouvoir très-violemment àr melureque
confiderables, ou un
la Lune s'en éloignoit. Dés qu'elle fut lrme point de
qu'on mort, tout
entierement
omfate
fortie du difque du Soleil, jettéàlai mer, leur
tout
elle
CRINASEn
difparur aufli-bien les Etoilles leurarrive defacheux.j Jenef finirois
qui avoient
Les
alors
EE
darda
fije
sn
desravons G E fiforts, &c fibrûlans, d'eux vouloisrapporter furcet article. tout ce quejefçai
qu'iln'étoit pofible deles fapporter, Deux de nos Religicux
ilfembloit -EMP vouloit fedédommager lebeapaurvenretsorser 3 Cabefter- pafloient
dutemsqu'ilaroite étéc caché, 8cf faire fen- TC, fevoiantpristout d'un coupd del'obtirquelonpouvoir n'avoit reçà aucune fcurité, fans voirlEcliple quilacaufoit,
diminution. parceq quelesarbresleur cachoient) le SoCeuxquipafftrent) le Tropiqucle mé- leil croyoient quc cefutlanuit, &c qu'ils
mejourvirent cette Eclipfe, & enfurent feroient obligez de coucher fous lesarépouvantez. Cari iln'ya guéres de gens brescequiles chagrinoit fort. Leretour
aur mondeplanfiu@epablander préventions delilamiereles confola, &leur fit con-
& de fuperititions queles.Matelots. On notuelscau@edecmemientrdetsnesres. H A P I T R E VI. I arvive 1in notveau Snperieur general des Mifions des Freres Prefthaurs. Danger Ois PAuteur fè trouva d'etre mordu par 1172 Serpent. Diverfesremarques fin cefijet. Enouveau Supericur General la Martinique deux ou trois fois aTCC
den Bonh@atsppelichfcre beaucoup de prudence, de zele, sde
Pierre la Freiche arriva au charité, a été
-u
Ahulscdtregafarenfrnm
Mouillagele dix-neufAvril.
veau Snperieur general des Mifions des Freres Prefthaurs. Danger Ois PAuteur fè trouva d'etre mordu par 1172 Serpent. Diverfesremarques fin cefijet. Enouveau Supericur General la Martinique deux ou trois fois aTCC
den Bonh@atsppelichfcre beaucoup de prudence, de zele, sde
Pierre la Freiche arriva au charité, a été
-u
Ahulscdtregafarenfrnm
Mouillagele dix-neufAvril. ce, pour fc rétablirdes infirmitez conIl étoit accompagne de fix Religieux; fiderables qu'il avoit contractées en af
entrelefquelsctorent les Peres Bedarides fillant les malades. & Giraudet, quife font acquis beaucoup Iohoor-atebposibrns
de reputation dans nos. Miflions parleur reçû denôtrel Pere Generaln'étoitp point
merite,Sp peinibimkegernhyensem Fematame-ed
dus:le pemierapresaroireteupericur lar mort du PercPaulcomme une chofe
de laMifion dc S.Dominguc, Vicairc certaine; &.commelePercPaal n'y fit
general, &c Prefet Apoltolique de nos aucune oppolition, commcilauroit
Miffionseft mort plein ndejourseeder me- faire, ilfutreconnu, pours Superieur pâ
rites dans les fonétions de fon miniftcre, neral. Dés j'avois içu fon arrivée, geregretté generalement de tout len monde. j'étois ELE7 filuer, &cj'avois culujer
Lefecond, après avoir ferviles Miflions d'étreaffez contentdelui. pendant douze out treize ans pendant les le befoin oùr nous étions llavoitappris dc batir une
Iemslerplusdangerux de la maladic de maionsulioiniliage, celleque noust haSiam, dontilavoit étéattaquétres-vio- bitionsétant vieille, petire, & menaçant
kmmemkanoitgouvent) laMifionde ruine, ilavoit vouluy contribuerquelque --- Page 50 ---
VOYAGES AUX ISLES
15,81
commeil met montroitdu me
un
NOUVEAUX
defapart, en faifant faire pourlevoin.&co bout du doigt le lieu oàil étoit,je une
s6,8. defeinenPrances que chofe
quilappora, écqu'il mona- trompai, jecrus qu'ilr me quifi fitquerawvan montroit
memitentre) lest mains pouravoir.e detems, cuiffc plusé éloignéc,ce furielicuon étoitlefervis. Il nc mefallurp rpasbiencoopd ne conve- çaitoutl de le maniere corps que mest sbras, monvipour lui faire conhoitrexuil nyanosula- pent,
étoient àl la difcretion
noit nullementr n'y railons, au pais, & me char- iagescmap poitrine qui
me mordre ma
ges. Il gouta mcs 8cafin que rien de cct animal,
peut juger de Jc
autre;
ou
Pa
Eeadenianctte
il retinctrois peurquatietnl luiplauloit, sledanger rouj'étois.
que mest sbras, monvipour lui faire conhoitrexuil nyanosula- pent,
étoient àl la difcretion
noit nullementr n'y railons, au pais, & me char- iagescmap poitrine qui
me mordre ma
ges. Il gouta mcs 8cafin que rien de cct animal,
peut juger de Jc
autre;
ou
Pa
Eeadenianctte
il retinctrois peurquatietnl luiplauloit, sledanger rouj'étois. Reestioenet Pierre, ntdinnst meretirait bien pluss nppeNegeie
Tailleursdel rolbsaloeredlt
monde ebnenieeeee
rétablir lcCon- Jappellaidu, deux
a
en
Tonestisendeiat venir, hoertreaniera brôlé
On coupa deux etreimachanines Negres le percerent
vent, quelesa Angloisavoientt En attendant RES lelquellcs méme-tems, ce quin'empecha
ansauparavante les fondement rt TEd'eux ne penlat êtret
FESEE
cné état tdecreufer
on les occupa à l'un ayant glite fa têtc dansuneouverdificequ'on projettoit,
de pier- pent ture, qui étoiraunedese &c sculfiedelarbe. enfuite on tira Lon:
railler TnmPesenet dciencher. guurer
à ces Ouvriers oniulcoupalaeres avoit près de neufpiedide
Je
le
qui
fa
RERTEn cher d'autres. joignis
long.6c corps plus LANPELetE quejeuc. fugent. & quejavoist faictravail- Cétoita larementeplegres au
MRCE
actreMacons, Pargerie & autres Bârimens que Jc fc encore và. Sa réteavoit on eût amoinsfix tiré le
Jeràla fait faire au Fonds S. Jacques. pouces dc
Quand del'arbre, &des
n'enpetournar J'avois
à nôtrel tlabitationapres les pan- corps hors HFe cuilfes
nous nous
quejeus donné aux Ouvriers ils devoient liannes qui Teneironnoients c'étoit une femelle qui
neaux, fuivant Jefquels dont la porte apperelmncs dec cenremuant) le corps, nous
tailler un ordre dorique, ceux des piésdroits, étoit vimes pleine, fortir quelques petits ferpens
etnecomsete dureftedul Bâtiment. & écoinfons
CEECEEE
Impamagatiat
lancis nouveaus Superieur generaleint Saint tcs. Cétoit une tropbonne peilepourla coup
Nôtre jours aprés au Fonds des Reli- negliger eciteneataae
queleues i1 y conduifit deux
&c Oesecoaecican Mienlatindeneirconle y étejentrenfer
Jasnuels qu'il avoit amené de France, quilen- mentfes petits ferpens queles ceufs étoientatgicur retira le Perc Mondidier,
mepjevidonc
en
tachezl les uns oboundeamueaperit Ils
vova à la Guadeloupe. m'arriver dans eetemeliun bois à efpece de boyau ou de des membrane. ccufs d'oye, Oeuf:de
I'Aa- Iipena terrible. J'étois dans le be- étoient de la grofifeur Leur coque, comme fergent. teur accident des sarbres dontjlavoist mais plus pointus. étoitcomme
court faire abbattre charpente, lorlqueje avec celles des ceufs de tortué,
rijaue dère foin pour quelque Negres feretiroit où il
edetreize, petitsétoient quavis un denos
arbre,
Emsnaiin
mords
du pied 9NEE
dans ces ceufhaunombred
pougrefer dun pécipitaton desliannes.
coque, comme fergent. teur accident des sarbres dontjlavoist mais plus pointus. étoitcomme
court faire abbattre charpente, lorlqueje avec celles des ceufs de tortué,
rijaue dère foin pour quelque Negres feretiroit où il
edetreize, petitsétoient quavis un denos
arbre,
Emsnaiin
mords
du pied 9NEE
dans ces ceufhaunombred
pougrefer dun pécipitaton desliannes. ertecinienee
d'un petittuyau, de
coupoir
forCot
pent. la raifon. Ilmedit, cuiffes Atihysnoitainges decetaibre La eneraistinsu Ils étoicnt de toutcs tes
ferpent entrel les à m'en approcher plunescone. curiofité me porta --- Page 51 ---
FRANCOISES DE
E6,8. tes de couleurs. J'en vis dans un même fortir L'AMERIQUE de la Maifon
ceuf qui étoient jaunes, d'autres gris,
dès qu'illétoit nuit, 1698. noirs tâchetées. Cela me fit revenir de craignant) femblable dans de rencontrer leur quelqueanimal
l'erreur ou j'avois été jufqu'alors fur"le Je fis tirer la graifle chemin. étoit dans
rapport debiendesgens, quelescouleurs
le
Nombre faifoient differentes elpeces de
corps, où l'on trouva S quatre, gros
defer- Cesmcchanspetits: animaux ferpens. piloris à demi confommez. penscon- senus mefure qu'on déchiroit la coque fortoient quiles à admirable La graiffe des ferpent eft fpecifique &c
dansle renfermoit, ils fe louvoient en
pour guérir les
ventre tcms, c'eft-a-dire,
méme- les douleurs froides, les contraétions rhitumatilmers &
dmeftqu'ilsfemettoient en foulures de nerfs,
Ellefe
melle. pod.htbedieneirkcur) lof, &c mor- trouve dans le Eclafeiatique. Veriue
doientu un bâton avec lequel je lestuois, chéeau deffous corps du ferpent atta- de la
autant de fois qu'ils le Pouvoient attra- tebres, ellee eft divifécen
per. J'entuai dec comptc fait foixante &
deuxlobesplus
ALESEREE
quatorze qui étoient contenus dans fix trouvé ou moins de gros, felon que le ferpent à pent. ceufs. Un autre s'étoit rompu dans le ferpent a quoi fe nourrir: de
car quand le
tems qu'on tiroit lecorps delabétch hors
manqué nourriture, onen
des brouffilles, dont.la plipartdes Eoontre-bHerme: ouf furlefeu,&conlav
foleil,
titsquilrenfermoit fis
s'éroienthauvez. Tc où elle fc conferve verfedansunfiacon tant
portertrois ceufs entiers à lar maifon, Elle eft jaunequand on la que tire l'on veut. avectousceux &cla tète de la quej'avoist béte. tué, Sclecorps de la bétc, elic devient plus blanche, du corps
On' voit par ce que jeviens de dire, aucun loriqu'elleeft mauvais fonduè, & figée. Elle n'a
çombien cesanimaux: multiplient. Ileft vaife odeur. goût, ni aucune maurendroient certain qu'ils couvriroientl lepais, &le Quand on s'en veut fervir,
inhabitable, s'ils ne fe dé- fondre fur une
onlafait Maniere
truifoient pas, & ne fe mangeoient
fuite de
affiette, &onymeleen- de s'en
lcs uns.
, aucun loriqu'elleeft mauvais fonduè, & figée. Elle n'a
çombien cesanimaux: multiplient. Ileft vaife odeur. goût, ni aucune maurendroient certain qu'ils couvriroientl lepais, &le Quand on s'en veut fervir,
inhabitable, s'ils ne fe dé- fondre fur une
onlafait Maniere
truifoient pas, & ne fe mangeoient
fuite de
affiette, &onymeleen- de s'en
lcs uns. les autres. Lescouleuvresqu'e l Vie la plus l'Efprit forte. devin, Celle oudcl'Eau-de- de
fervir. appelle fimplement coureffesàla Marti- meilleure pour cela celle Canne eft
nique, leur fontune rude guerre, &en après qu'on a oint la que partic malade devin, &c
derorentautincquclise Les
en peuventa attra- environs, on la frotte bien
Scles
dec per. hommes nel leur donnent point ges chauds, & on met une avecdeslinquartier; lesfourmis en ont fait mou- bienimbibée de ce qui eft reflé comprelfe fur l'aftiruntrès-grand nombre; ils leurs man- fiette. geoient tlesyeux: : 8eje croi qu'une
plus d'effetlors TtmseS-EATENROS
tic des petits meurent de faim, avant par- onfait de fortes qu'avant frixions de Tappliguer,
qu'ilsfoient Saftandepounoireue-me chauds &c rudes fur la ayec desl linges
mesal leurfubfiftance. Voil,fijen nei me aux environs,afin de partie malade &
trompe: àquoi oneft redevable du nom- les mettreent
rappellerlese ciprits,
bre allezn mediocredeferpens qu'on voit
J'enayvà mouvement, des effets &c ouvrir les
aujourd'hui,en comparaifond decequ'on j'enai
merveilleux, Expeen
fur
Ea
devroity voir, vûlap prodigieufemulti- me. faitl'experience moi-mé- riencede FAxplication de ces animaux. letems Carayant étémouilléu unjour, dans teur
Nosl Peres; nouveauxy venusdel France, fans avoir que la j'étois commodiré tout baigné de del fueur, tonichant
oiopumbumnaraet linge &c
changer de lagraife
Tom. II. E d'habit, jemetrouvailelende- defer:
main, pent. --- Page 52 ---
VOYAGES AUX ISLES delatéte,je 1698,
mu'auroit leurotercette imagination petits
NOUVESUX
foumnesuxieap
tellemene roide, qu'on
jetaidaelest
& ccux quid CEEAE à la
16,8. main,
du roideurs dos, quedeme sétendoit iemesaenkbet dans les ocufs que j'avois
nieemtom ja
Cetter des bras &c des
Car la
Commanrhteet
Faireployer dans) lesi jointures
Maifon. pour demandé pour la
encore de forte que le
Es deur poudre, mélavoit qu'elle entre,
jambes,
oanta
pechicndois que cct accident femble qu'ondi. reduire NST NEE remede qu'on
fuites facheules ceteitunteranol? Ilmei sauquel il eft tommejtadrt appliqucanst seatatemeate de nos Nefoit, que
Quoiquilen de mou- nai lc corps à quelques-uns bien. P envie
gres
commee eux: car 2a
foit,
moi-meme
ERdS
onteureeneat Ejerelolus deravailler quelques aurois mangétoato fortlaine,, pourvà qu'on
rir,
Je fis apporter
unenoumicure habitude d'en manger
à pocles maguéntfon.
i sauquel il eft tommejtadrt appliqucanst seatatemeate de nos Nefoit, que
Quoiquilen de mou- nai lc corps à quelques-uns bien. P envie
gres
commee eux: car 2a
foit,
moi-meme
ERdS
onteureeneat Ejerelolus deravailler quelques aurois mangétoato fortlaine,, pourvà qu'on
rir,
Je fis apporter
unenoumicure habitude d'en manger
à pocles maguéntfon. defeu dans ma chambrep de vin cpourié de Ca- nefefatle pasune purifie & fubuilife en
chaufer; je bus un verre & de la con- fouvent, lcfang, pareequale &cferoit i la fin tomber no3
naric avec du theriaque
mais je nevoulus pas éfrayer
feêtiond d'hiacinthe, imbesimate je me fis frotter E nouveaux venus. qu'on
près de trois-heures avec de linges bien de Il arriva quelques jours de après la SucreIres-rudement &c enfaite F la
&c uainioon ne auprès manquercnt pas de
chauds,
8 ric. Nos Negres
venus pour
ferpent & PAETDAcvieS nouveau jufqu'a ce que mevenird dire, qu'ils étoient fait brulerles
frotter de douleur: car on fut i fevenger de ce qu'on avoit
dela
fentiffe dc la avant que je fentilfe rien en- , autres, &c qwafliremens Jc quelquun leurs dis,
long-tems
pluficurs fut revenu, Maifon empécherl feroitmordu. les autres derevenif,, A
Dès neneenceene Onme
ceux-ci tous wwandantics
ma guerifon. imbibée Eaariene
FFEET
Emtaenlate ployseen longi T'é- ETAREE eoinvmwansurde
Kiruncienimus Sed'Eard de-Vic lelongde imbibés tres, elesferolaronrt
l'édegrailie du dos, & d'autres aux jam- charbons. Codnestenmetrtean mais ils étoient enau
pine
bras, E
fis
encet
deméme au col, rehademearon On Rmeoadamaria coretousy vivans, Jelest prendree dans un évant
bes, & on m'entrecint fuer par artifice. de
& je les fis mettre confommez
pourtant me faire cctte Coatannaoen état, des fourneaux oû ils Commer furent nous n'étions
Kccommenga douze heures, excepté qu'il fi fort: nétoitplus : car je dansun moment: dans la faifon oùl lesferpens fe
def- &c
neceflaire de me frotter bien, &cfur toutaux pasalors cendent à la mer pour fut affezlongtems baigner,
fentoist parisusment écorché. Av vec quatre changer de Negres onf fe perfunaderent
emunabeajemes lisenucenene guéri. fansenvoir. NEN trouvé le preEenonad
frixionsj Les) RE ont unc inertisionafes Ilsdifent, que javoist de venir rouler autour de
ferpens,
tucz, grireta2
de la
penfie ridicale phainselerien quand on les brile aprèsl slesnvoir pas deve- nos C'eft maifons. dans le commencement les crabes, les
des Nesnemanquente ont été faifon des
que
t0M- Serumnctiapent lieu où leurs camarades qui les ont
Sclesferpens
ELr les nirau
mordre ceux
FRAMS
frgent.
afes Ilsdifent, que javoist de venir rouler autour de
ferpens,
tucz, grireta2
de la
penfie ridicale phainselerien quand on les brile aprèsl slesnvoir pas deve- nos C'eft maifons. dans le commencement les crabes, les
des Nesnemanquente ont été faifon des
que
t0M- Serumnctiapent lieu où leurs camarades qui les ont
Sclesferpens
ELr les nirau
mordre ceux
FRAMS
frgent. brûlez, pour aprés kur mort, Pour toutlouroux,
quite
ainfi mal traitez --- Page 53 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
16ys. quittent les bois &cles Cannes pour ve* pa@iedtjenéquclnsesp pierresversl'en- 35
Saifon nir àlamer. Après que ces derniers s'y droitd'ou
1693. ois
les fontb baignez, ils palfent entrequelques tis plus vivement. venoitl'odeur, C'étoit queje lat fen- Sentifarpens boisquia ayent des crocs, ou des épines, ferpent s'étoit
parce que le mentde
qaittent & sy acrochanspariccol,
remué, ayant cup peurdes
leur
ilsy laiffent pierres. Carceflunanimalfort
FAuPeau. leur peaut toute entiere, &.vontiecacher &cjeferoisallezr porté â croire que craintif, teurfur les moudans quelque trou, ou entredesracines ilfejette fur une perfonne, c'eft plûtét quand vemens
Tooapsimbaormm la; peur qui excite en lui ce mouvement des fare
fltendrcefutinmment pour paroitre que toute autre paffion. pei. alair. Dansle tems qu'ils font obligez Nous découvrimes un
ded demeunmaintienrcunsie, ilsdevien- lef ferpent quenousavions: fenti, momentaprès &ciclon
nent maigres, & font fort foibles, & la coûtume nousle tuâmes. C'étoitune
n'ont pasla force d'aller chercher de la H-po-I-hmnaben
nourriture. J'en ai trouvé queiquefois
ne pouvoient pas fc trainer. Leur Saiasp-hrtemomm plus grosque des ceufs de pigeon. Leur forpunus Ouufi de
EARE n'excitela compaflion de per- peau mince Sctendre comme du
fonne, on ne leur pardonne jamais en min motillé, étoit remplic d'une parche- maquelque état qu'on les trouve. tiere jaunitre, comme le
d'un
Le tems où ils font
dangereux, ceufde
jaune
c'eft lorfqu'ils font cn Eohaie On les odeur, EeaShNTTRormiare tant s'en faut, ili faifoit mal au
SdMeAANreiaa cceur. Cet
aux autres. Il ne fait pas trop bon aller delong; animalavoitenviron; comme let bas fixpieds la
à la chaffe. jambe, 8cétorgros
de
grese Ei 6- Ne LesNegresl sles fentent, 8clese éventent J'en ai trouvéqui étoient
ventent aufi-bicn pourl le moins queles chiensde Dans cet état ils font cordez accouplez,
les ftr- chaffe éventent les liévres &c les autres & paroiffent comme les tourillons enfemble, d'un
penis bétes. J'étois un matin dansl lel boisavec gros cable. Tafe-fodtiennenetouse
nos Charpentiers, und'euxqui marchoit
droits Commt
devant moi s'arrêta tout d'un coup, &c Sarhnstendciuniongucun dentlsguculeouverteé comme Ilsferegar- s'ilsvou- pensi's- lenfermedit, mon Perc, regardez àt vosp pieds,
couplente
il a ici
2r03r2Mvit-laummis
près
ferpent.
matin dansl lel boisavec gros cable. Tafe-fodtiennenetouse
nos Charpentiers, und'euxqui marchoit
droits Commt
devant moi s'arrêta tout d'un coup, &c Sarhnstendciuniongucun dentlsguculeouverteé comme Ilsferegar- s'ilsvou- pensi's- lenfermedit, mon Perc, regardez àt vosp pieds,
couplente
il a ici
2r03r2Mvit-laummis
près
ferpent. Je lui delautreenifitlant, bavant, & écumant
ilme
d'une maniere
ELSSIST
repondit,je
CIRS
nefçaipas, mais jelef fens; & m'ayant amours! c'eft uneffer très-vilaine. de Ja providence Oh quels
faittenirenreposl lieu d'où lui étoit levifage venuel tournéversle divine, quec ces mauvais animauxfedefentir
l'odeur, il me vorent les uns les autres, fans cela, ils HesAns
dit, de
en retirant mon haleine. rendroient inhabitables les Ifles, ouils tillesois lon
En effet, dans le moment je fentis une fetrouvent. Onn'envoite danstoutes trotve
odcurf fade & douçâtre, à peup prèscom- Antilles qu'à
S.Aloufie les des ferme celleqwonfentguandoncitrelems. oà Lucic, & laMartinique, à Bequia, qui ett un des vitin àj jeun dans unHopital mal propre. Grenadins, qu'onappelle acaufe
fm
Jeluidis ce que je fentois. Il me repli- la petite Martinique. decela,
c'eft un (erpent quin'eft pas loin Onnetoitdamleszures Iles
ae & il doit étre gros: car l'odeur Couleummesqeiscintpaiar
gu'ilexhaleeftbien: forte, & vousl'allez
pllaosén
& qui même font utiles, en cequ'elles
Kentirencaredavantege Encfletyiln'eût fontla guerre aux rats. Elles fontrares
E 2
à --- Page 54 ---
36 NOUVEAUX
1698. àla Guadeloupe, & méme VOYAGES AUX
Conleu- Ily en a à la Dominique 'fortp petites détruit pas le
ISLEIS
wresde groffes,
qui font trèsprincipe, mais
laDomi. qu'onappelled destétes de chien, coupdepouvoiried tre
c'eftbeau- 16y8. sique, Roredn@jesonrlatéter groffe &
heures, & fouvent delivrereny en vingt-quaappellins séies &cqu'ellest font toûjours auffi courte, tems, d'une
bien moins de
de mordre, que
difpofécs à cloié douleurs aigué, qui voustient
shign. bafle cour. desmiatins quig gardent une née. Saufà furunlitt une bonne partie del'annin. Ellcs font Maisellen'ont plus dep point deve- quand la douleur recommencer les
ceux
peur
onctions,
qui ne font pas quedemalà fentir. recommence à fe faire
voir,
accoirumez à lcs Je dois avertir le
quand uiteuenesaeteston on, s'approche
oufifler graiffe ne
Le@teur, que cette
Elles n'en veulent trop prés d'elles.
ig gardent une née. Saufà furunlitt une bonne partie del'annin. Ellcs font Maisellen'ont plus dep point deve- quand la douleur recommencer les
ceux
peur
onctions,
qui ne font pas quedemalà fentir. recommence à fe faire
voir,
accoirumez à lcs Je dois avertir le
quand uiteuenesaeteston on, s'approche
oufifler graiffe ne
Le@teur, que cette
Elles n'en veulent trop prés d'elles. produitpasdansl slespai.froids, Précau. rats, & aux oifeaux. qu'aux poules, aux otenimhetlad qu'elle en
Hionqwit
Fertus
produit dans Saulbprompts faut apde la Lagraifedestéresa de chien eftinfini-
&cautres lespais chauds,
graife
SummerAmennue blables,
lieux fem- iin
de ses tétes lesquefont lesf
del la
TCZ, & parceqdelespores font plus
Eaer2oaaie
chien,
ferpens
plus difficiles à
fer- fits
Sainte-Aloufe, & Bequia. Martinique, On s'en
ouvrir, ce qui
pourles mêmes maux celles fert rendinshngurantons pourroit méme plus laboricufe: Il
peres, mais ce qu'elle que a de dcs viarriver que le défaut de
c'eft qu'on s'en fert avec un ficeés particulier, tranlpiration lement dans la qui eft neceflire non-feuveilieux pour la
mer- dépôt de partiealiligée, où eft le
pas de dire goutte. Je nc prétend rettedu Phumeur, mais encore dans le
calement, je qu'elle guérife ce mal radi- pepeui corps, où elle fe filtre & fedifi-
&cen'eitp pas-la tromperois mon mon Lcéteur,
peu, la pourroit fixer, ércauler
Hulmesgretcoreeed caraéere, ni mon facidenrauine cft; pourtant facilea gontteremontée, cequi
Pirer Phumeur acre Idefiretranf. tenir le malade dans
mens fur les
qui par
un
AUAATK3NSE
membranes des fespicotte- le faire frer, & lui lieu
ces
douleurs aigues,
nerfscaufe tant de frixions faire fur. bienehand, lec
maladieuned
qui rendent cette avant de faire les gu'il en pourra ccorpsan. fouffrir,
depiandbadlcurese &des
onétions fur la
Maniere Haincommedoquer l'on puiffe fouffrir. bons afligée, fans oublier de lui partic
desen Ceuxquienfont
cordiaux
donner de
fervir la partieafiligée avec attaquez cette lefont oindre les pores déja qui aident à pouffer
pourla chaude qu'ils
la graiffe la plus remede a ouverts Thumeur
couite. peuvent
mis en
que
T
tiennentl
fouffrir, &cfe
chemin de fortir. fible. Cela n'eft pas
comment Jecroiavoir on dit dans un autre endroit
mat
BeNSEratrE
comme celuides dificiledans &i il un cli- nimeux d'avec difinguoit les
les ferpens vetirer lesonétions de fix liles, cn fix faut rei- fontp point.
la graiffe la plus remede a ouverts Thumeur
couite. peuvent
mis en
que
T
tiennentl
fouffrir, &cfe
chemin de fortir. fible. Cela n'eft pas
comment Jecroiavoir on dit dans un autre endroit
mat
BeNSEratrE
comme celuides dificiledans &i il un cli- nimeux d'avec difinguoit les
les ferpens vetirer lesonétions de fix liles, cn fix faut rei- fontp point. Rien couleuvres qui ne le
eft inoui que lag goutte la heures. Il qu'ont
n'eft fi facile, pourva
ait tenu bon contre cc remede plus opiniitre
ancieliflepadabont caufe
& emparer par
vingt-quatre heures. On fçait plus de tredéecsanimauva lafimyeurque à lavué la rencon- rencedes Diftque humaurcomence que dès accotitumez. La ceux qui in'yfontp pas ferpens
douleurcefit,
aledifiper, la gue &cronde comme couleuvical niatétel lon- des
revient dès gue Squeltalage Phumeur cft delap partie ferpentlap platte, une anguille, & le couleseft vrai, qu'elle revient dans difipée. fes 1 àp Peup près scommet untrefle. large & thiangulaire, vres. perio- la defeription
Onp peuty voir
Mhaamimprm
que j'en ai faite dans un
autreendroit, où jai encore dit, que lc
fer- --- Page 55 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQU E. T6y8, ferpent ne mache point ce qu'il mange, rut.Alorsle ferpent étant
37 16gs. mais qu'il l'avale tout entier. aferoulerfurlm, &àachever defcendufemit
fai eu une fais leplaifir d'envoir un dre à fa fantaific en bavant del'étenqui avala devantmoiunp pilori. Ondoit maniere qu'il luimit les deux deffus, de
Unfir- fe fouvenir, que c'eftune efpecèderat devantle
pattes de
pentt tNC,
long des côtes, &les deuxde
o avale natuclauxidespreigueblanc,6 bien derrierelelonge
un pi- plus
suelaaeucLraprequi
grongoeltrimsordinairatsordinaitesoriginai- Peûtainfi bien étendu
lori. Aiomiimimm-ner ve, ille pritpar la tête &ccouvert debradulepilori, il feretira à quartier: car
à qu'ilengloutit,
felon lesa apparences il craignoit que. le &cnlefuccanty tout entierdansfony peu peu, ille ft entrer
pilori ne fc jettafurlui, &cneler mordit, aflez depeine : wentrequoiqueavee
il grimpa enfuite fur les branches d'un lori fort gros. Ce Sril@oipetit,Xlepi. fut
arbrifteau, au pied duquel le pilori de- car après j'eus vi fondernierrepas: CC
meura un bon quait d'heureà fedebat- voir, jeletuai. que
que jevoulois
tre; iltomba alafin, s'étendit & mouC H A P I T R E VII
Des Eftlaves noirs dont 01 fefertaux Iles, du CummorieddlarPax. Leur
Religion; leurs maurs, leurse danfes.
fut
arbrifteau, au pied duquel le pilori de- car après j'eus vi fondernierrepas: CC
meura un bon quait d'heureà fedebat- voir, jeletuai. que
que jevoulois
tre; iltomba alafin, s'étendit & mouC H A P I T R E VII
Des Eftlaves noirs dont 01 fefertaux Iles, du CummorieddlarPax. Leur
Religion; leurs maurs, leurse danfes. Comment onles achette, comiment
on les traite, corament 07 les inftruit. IL arriva à la Martinique àla Jefus furpris de ne point trouver le
fin du mois de Mai un Vaif- Supericur general Tau motillage; il cn
EadlapiliNogearenn: de la côte de Juda en Gui étoitp mais aulieu parti poury de venir fuivre conferer le droit avecn mois
née, pour lecompte des fieurs Maurelet & de faire diligence, parce chemin, fordel Marfeille, & leur Compagnic. J'en tes de ventes le font dans' queces un jour ou
fuavertiauditéparunNcrcudes. fieurs deux: ils'en étoitallévoirles
Maureletnomme Boiffon, quiavoit une la Bafle-pointe &c du Macouba. Curez de
Habitation à côté du Fonds S. Jacques. Le Pere Cabaffon avoit
Comme dans l'Aflemblée que nous firmé dans fa Charge 3: Superieur été conavionstenuéavant l'arrivée du nouveau ticulier del la Mifion dela
Superieur general, j'avois été autorifé me dit,
ROrIade
pouracheterlen nombredel Negresqueje tois parune qu'étant Déliberation autorifé commejel l'éjugeroisàp propos, &cquejeferoise enétat ne devois faire aucune captrulire,je
depayer,je partis fur lechamp pourn me terdes Negres, d'autant difficultéd'acherendre àla Balleterre, afin de conferer tention. du nouveau quec'étoitlinavecle Superieurg general, farl'occafion quin'étoitalléala Superieur general
qui fe prefentoit d'avoir des Efclaves, voir avec moi combien Cabelterre, que Pour
dontr
acheter. j'en pourrois
nôtre mmcataiear Habitation, &cencore pourl'exeSur ces aflurances j'en achetai
cution du Couvent que nous: avions rc- douze, cent francs, qui ime coûterentcinq mille fept
folu de bâtir, pourlaf iabriqueduquelil brut à raifon jedevois payeren Sucre
étoit
CE
quinze
abfolument neceflaire d'avoir des cent, dans le terme de
folsle
Efclaves, à moins de vouloir difcontifemaines. Jc. EACERE
nuer letravail dela Sucreric. partis avec mes nouveaux Negres deux
joursa aprèslesavoir achetcz,auncsugeE3
TANAA --- Page 56 ---
38 NOUVEAUX
1698. ravant écritaus Superieur gencral, VOYAGES AUX ISLES
l'ayant formé de point fes trouvé, mais ayant quene étéin- Mgmainetuctene &
intentions, j'avoisacheté
pourplai a6g8,
douseNegres, quile
deferremens &c
filées,
BEREECENEANE
de Hairelebdtiment du mettroient Couventf en état voisp payeri Cautrescholes, que jedecontinuerletravaile del la
fans dif qui mc lesavoient inceflimmentauc) fournis.
YAGES AUX ISLES
l'ayant formé de point fes trouvé, mais ayant quene étéin- Mgmainetuctene &
intentions, j'avoisacheté
pourplai a6g8,
douseNegres, quile
deferremens &c
filées,
BEREECENEANE
de Hairelebdtiment du mettroient Couventf en état voisp payeri Cautrescholes, que jedecontinuerletravaile del la
fans dif qui mc lesavoient inceflimmentauc) fournis. Marchands
vai vingt-quatre heuresaprès Sucrerie.Jarri- cetteLet- pour profiter du travail de Celafit que
tre, &cje letrouvait tout afaiten colere. claves, &cn'étre
tousnos ÉE
Ilmedit,
pour aller commencer Tmoligedendinche le
de voirs, ,&quiléroit RADERS en droit de mecaffer differai de jour cn d'en asbimoRt
mon emploi. deffein. Ala jour donner le
laj peine : carjenefais Cepreambuler mei fit de fut quand la faifon Anilyfallury venir, mais ce
mifi-: fort fouffrant, fur tout pas naturellement je n'avois
du Sucre étant paflée
renede
quandj ljefuis fir
plusbeloine de tant
Fdu- d'avoirraifon. equejenp pouveis
demonde,
Feur fen'étoit pas fi eareneadagelicaer facilc def fon
cher le
parconicquent dctâavec le
mien, puilque je
cotéquedu fervirles nombrequie Ouvriers fans
Sypepouvois
Lennmeimmepee
riaurgr- charge quand il mc plairoit, quitter mais ma vaux ordinaires de fairetorta aux trameralax n'époitpas lei maître de
qu'il Je parlerai du Plan THabitation. de ce
Jiee d'up mumautén qu'ayant exccuté les ordresquela em'endetituehé Comquej'aurai dit d'où nous Batiment,
m'avoit
ENe Negres
vicnnent
achat
Rdonaenyciatientar vons aux Efclaves dont nous nons ferd'Efela- Aoelemeiouuendronte fit
Ma fermeté lui
Iles, &
ees. fueauelemaiedecioere
j'ay remarquécs fur plufieurs ce fujet, chofes que
Pere &cquelques C'eft une Loit
Aimahntndeennter me dirc, qu'il ne. fgavoit pas la Giraudet Terres foûmifes itrbsancienne, aux
queles
ration capitulaire qui m'avoit Délibe- rendent libres tous ceux Rois de France,
qu'il avoit été porté à me parler autorifé, del la XIII. retirer. C'eltceg qui fit quel quisypeurent lel Roilouis
deglorieuler
EERRES qu'il étoit lage,: memoire, aufli pieux Motifs
EERENE peur. mondcà confentirs cittoutesles peinesdu de la
ce qui RTEEE nous rendit bons amis,
bitans des Ifcs cuffent quelespretient des
Ha- permi
gu'elle diflipa certains ombrages parce ne
Efelaves, &
jaloux lui avoient
queles iendbemenanee preffantesfolli- a
& nousdevinmes fiunis, infpirez contre moi, cintiesaquonlarhroit del leurs oétro- XIIL donne
tiers dans fon amitié & quej'étois en yercetepermillon,d remontra que c'étoit que un parcequ'onlui aux
avec lc Pere Girauder.
quelespretient des
Ha- permi
gu'elle diflipa certains ombrages parce ne
Efelaves, &
jaloux lui avoient
queles iendbemenanee preffantesfolli- a
& nousdevinmes fiunis, infpirez contre moi, cintiesaquonlarhroit del leurs oétro- XIIL donne
tiers dans fon amitié & quej'étois en yercetepermillon,d remontra que c'étoit que un parcequ'onlui aux
avec lc Pere Girauder. datsfonconteil ble, Sclunique
moyeninfaill- pois Fran- d'aNôtre Superieur general fit
lec culte duvrai Ndrerupocemipee voir des
voyageà la
un; petit retirer
les Efdla. au
HlgrAlfeminp
quel ildeclara Gundeloupe, retourduves,
loit
pabliguiement vouaieTAs
m'y établir pour
qu'il CERSCISIEIT tienne qu'oni lcurferoit
m'yc conduiroitapresi Superieur, la'
&quil Les Elclaves
embrafler. il ne fut pas en état d'executer Poudantoans aux Illes, nous Negres que nous avons Cempa:
seinearilmotruta avant
fondef- des deux uenpencpouring plâpart
toitl lefecond Superieur cetems-l, Cé- Senegal, Compagnics qui font dAfique & de PAAL
mort dans cette" difpofition, general quiétoit pourfaire fcules ce autorifées parle Roi, S Sene-: o
Cepetit orage étant pallé,je nefon- vementàt tout autre.Jay Cammercest dit] privati- lag gal,
geliquafairedas Sucre, Pour Payer les nous part, avons parceque louvent dans lest tems soee guerre, plûdes Negres qu'on
Prend --- Page 57 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
fur les Vaiffeaux ennemis, qui generalement tous ceux qui ont merité 1698
1698, prend
aqu'onenlevedans la mort, ou quelque autre peine. Les
Viennental-Afsquepne leurs lfles, & deleursHa- Rois commuent ces pcines,. pour leur
lespillagesdel bitations; &cpendanel laj paix, ilnousen profitparticulier, au bannidement
le trafic fecret
c'eft-à-dire àl'efclavage
BURIES
vient bien davantagepar les Hollan- petuel, des étrangers, aufquels ils les venqu'on faitaveclesAnglois, Danoisdeliled des.Thomas. SORI
dois,8clesl
dc Guinéc & de Sen Les feconds font des prifonniers de
Obliga- Les Compagnics leur traité avec
font fur leurs voifins,
tians de negal font obligées par
guerre, qu'ils
conces Com- leRoi, d'apporter tous lesansauxlfles aveclelquelsils fontdansune d'autre guerre but
pagnies.
tinuelle, qui n'a point
que
un 0rmsraim c'eftdeux mille, dontleprix ces pillages ou enlevemensde perfonnes,
jecroi le regle etenc lâge, le fexe, la foree, qu'ilsfoncy par furprife, fansenvenir prefla beauté, la complexion & le beloin quejamaisa unc guerreouverte, ou de
decifion. ou àune
action d'éclat,
quelque
qu'en ont les Habitans.
foit
Lestroifiémes font les elclaves partiMais foit par raifon impuiffance, ne fçaipas par culiers des Princes, ou deceux à quiles
quelque autre
que n'enten- Princesenont donnez, qui les vendent,
avoit dès long-tems
furprife, fansenvenir prefla beauté, la complexion & le beloin quejamaisa unc guerreouverte, ou de
decifion. ou àune
action d'éclat,
quelque
qu'en ont les Habitans.
foit
Lestroifiémes font les elclaves partiMais foit par raifon impuiffance, ne fçaipas par culiers des Princes, ou deceux à quiles
quelque autre
que n'enten- Princesenont donnez, qui les vendent,
avoit dès long-tems parler des Negres dec ces Comla fantaific, ou lé befoin le leur
M1 plus
pagnies, quand jarrivai aux Iiles, tout Tree Les quatriémes enfin, qui font le
ccq cqueefaudoicnr étoit d'empêcheren les
font ceux quel'on
vertu de leurs Lettres patentes que plus grandnombre, le
Marchands particuliers ne pullent aller derobe, foit par commandement,ou
traiteraux coresd'Affique,à moins qu'ils leconfentemendes Princes/pirparcern'en achetaffent d'elle la permifion, tains voleurs furnommez Marchands, tantôt
commeavoientf faitles fieurs Maurelet. qui ne font autre metier,
des Comptoirs, cux &c tantôrpour leurl Prince: : Çar Roat
Comp- & Ces Compagniesont, les endroits que lel Roi rive fouvent cespetitsl Rois s'engasoirdes desFortsdansl Lettres, celle de gent de
aux Marchands Eurodeux
ett
leura concedez parfes
un
nombre d'efclaves
Compa- Senegal àles fens alanivieredeSencgal, péens plus grand
gnies. de Gambic, & aux environs; & celle quisnenencaleur pouvoir, &quand
de Guinée à les Gens à Benin, Juda, ils fe voyent preflez, ils envoyent ces de
Arda, & autrès lieux de cette côte. fortes deMarchandedansles dans Villages
Les Negres de cette derniere Com- leursvoifins, & même ceuxdeleur
Diftfontlesr meilleurs pourl le travail dependance pendant la nuit, où ils enlerencedes Negres de pagnie, la terre, & autres
ouvrages, venttoutce qu'ils
d'hommes,
deideux
du
& Srse Senegal, ne defemmes,denfans, conduifentau.
ERE
Compa- ceux font fi Cap-verd, forts, mais ils font plus pro- Vaiffeau ou Comptoir du Marchand à
gnies,
pas le fervice d'une mailon, &c Rtionlendsclyreygthles smarqueauffipres pour
des. métiers.
totavecunferchaud, &c ne manque pas
pour apprendre
a quatre de les mettreaux fers pours'en affurer.
Quifont Dinmncnemdotrb.dys vend. aux On dire cesN Marchands ou Comseux que fortes de perfonnes que l'on
peut quc font de veritables ment on
Fon Compagnics, ou autres Marchandsqui Chalteursd'ofcayes,
enleve
wend viennent traiter.
voleurs de grands chemins qui ne tont lesNe
comme Efela- y Les premiersfont! les mal-faiteurs, Sc autre chofe quevoler par tout, princi- pale- gres,
761. --- Page 58 ---
40 NOUVEAUX
16y8. palemenlanuit.pourd
VOYAGES AUX
proye; s'ilsi rencontrent chereterquelque toirs,
ISLES
gu'ilsi fec croyent
quelqu'un, &
Peuvent achetter des
tent delus, ,leprenne, lesplusfores, ils fe jet- cequinous igaventavoire été derobez, attendu gens qu'ils 1628,
lon derriere à ledos, & lui planlentlesmains mettent
coitume paroît un defordre, & que refolus en
lai bouche, fi c'eft un un bail- toriféc reçuéchez
une Sorune femme, pour
homme ou 2.
'ilsi fec croyent
quelqu'un, &
Peuvent achetter des
tent delus, ,leprenne, lesplusfores, ils fe jet- cequinous igaventavoire été derobez, attendu gens qu'ils 1628,
lon derriere à ledos, & lui planlentlesmains mettent
coitume paroît un defordre, & que refolus en
lai bouche, fi c'eft un un bail- toriféc reçuéchez
une Sorune femme, pour
homme ou 2. les leurs Rois. capeuplis,&caue bonne,
fi
SPie Habitans de
unt efonedesctom fac; &
epfechendeenes gui ces Marchands les Tamerique à
conduifent lorfque les la inkanenerders nuit eft venue,ils vent achetter
apportent, peuaux
uns &c Portent lesautres Negres qu'on indiftremment leur
tous les
Comptoirs des Européens, qui les former, été s'ils ont été prefente, volés, fans s'incramponriufité ter dans leurs &clest fonti tran/por- vendus A pour une railon ols'ils ont
en rade, ou les Vailleaux, gardent bien s'ils les" ont autres 3. font qu'elle reparation les legitime. uns &cles
barquer. julqu'a la premiere occafion de enferrez lesem- fent avoir achetté obligers des quand ils connoif
Comctierdevoies del
été derobez. Negres qui onc
nelsiliepar qu'il eft Permis d'étre à dangereux: tout : car Negres outre La decifion qu'un de nos
deffendnc & mémede le monde de fe reçue apporta fur ces trois articles n'a Religieux
les ceux.q qu'ilsvouloiente lestuer, quand ficultés auxIfles, onya trouvé des paséré difplus forts, on peut kenlererietroivent lesvendre
tans difoient infurmontables, & nos Habifaire mêmes, a'nfi fi on Peut s'en fnifir, &c eux- lcur avoit confultez que les Doéteurs qu'on
ileltvrai fouffrir la peine du talion: auxlflesn n'avoientni Habitation
enait qu'il taur éviter quelePrince &cqu'ilsa auroient sninterétdansl les Compagniesy
s'ils cufent adtineanter
Le
CPANCSCOA
donneraceuxg
prix Csnneeo des' efclaves
felon la
PREEE
J'achetai un quisenferoient jeune Negre faifis. Ep Particuliets quantité quel endfiquofere- lesPrinces où
prisdanslafuité
dequijspcette maniere
Arceeee
avec
aimoRazeatig
pere. qui étoit un fien frere, leur deurs, on les paye en
Prixder
voyezichercher Capitaine les avoir en- SA poudre, balles, barresdefer, , toiles, fu-" endfri
quelque chole
-
Village, ils furent rencontrez hors du & fur tout legeres, en &autres marchandifes, papier, gNe. Marchands qui les mirent par des quilles
bouges, font des coun fac, & lest
chacun dans dives, que l'on apporte 3
dela
porterentauxC Comptoirs dans toute quifervenrden la
monnoye Ifles-Mal. les: Cmasrmenence ce delordre
Un der nos côte. courante
tans qu'on nc voit autrechofe biciendneetents quedes. Braguez étant Religieux, appelléle Pere
UDS les qui fe derobent & fc vendent Habi- les Damon qui ajoda vecicCheralier
On autres.
lest
chacun dans dives, que l'on apporte 3
dela
porterentauxC Comptoirs dans toute quifervenrden la
monnoye Ifles-Mal. les: Cmasrmenence ce delordre
Un der nos côte. courante
tans qu'on nc voit autrechofe biciendneetents quedes. Braguez étant Religieux, appelléle Pere
UDS les qui fe derobent & fc vendent Habi- les Damon qui ajoda vecicCheralier
On autres. la
commandoit de
un navire de
a propolé cn
un Compagnie jour avec le Guinée, fc
Repons
Vans. Sorbonnelescasfai- qu'il s'étonnoit de Roi dej Juda, trouvant il lui dit feda Roide
Casde I. Si les Marchands qui vont coquilles pour lc ce qu'il recevoit des Juda
son/cionen &c de fes autres prix de fes
au Pere
cepropo- Commisqui
de donner
Efelaves, Eragaes
fs O
au
dstmmitece deneurent danicrComp
cours marchandifes, dans fon
lieu
elpeces d'or &
Rovaumesny
d'argent, ce Prince lui
répon- --- Page 59 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
Eay8. répondit que n'ayantpas chezlui ce qui un Raifeau fur les
étoit neceflàire pour faire de la Mon- Negres terminoit épaules de quelques 16y31
noye,il feroitf tfans cef@etrompéperiesef Chevalier Damon, cettelongue le Pere fle. Le
pecesf fauffes qu'onlui apporteroit,quia les Officiersdu Vaiffeau Braguez &
lafinlui Lsaieafeatasise portez
&da Comptoir
roient fon Commerce; au lieu qu'il ne .é.@cetolensefcoartere commeleRoi, fuivoient dur SaMacouroit point ce rifque en fe fervantdes desarmerdeligayes, & de reftedesGarbougen,duillesrgerait, &c lesdonnoit fils. quelquesfuSofomeohgulesparoke péquefurle poids, cequir étretrom- On arriva affez. tardaul lieu delacereêtre confiderable, & qu'au nepouvoit pisaller; plus pas êcles monie. jours Onnefongea toutle lendemain
lesé étrangers en apporteroient chezlui, chere, & à fuivans, fe
qu'à faire bonne
plus il ie trouveroit riche, puifqu'el- étant arrivé, divertir. Enfin, lej jour
les lui tenoient licu, &lui procuroient Damon &c fa on fit placer leChevalier
les mémes commoditez que l'or &c barriere.Lel Peuplea Compagnic auprès de la
l'argent monnoyé procurent aux au- cc étoit fort
genoux,Scen filentres. éloigne de-là: le Roi feul
On voit par-là, que cés Negres en- aveclePrétredu; ceinte,
Paisentrerentdunslen Maniere
tendentalfezbienl leursimterétu,doquil tions, ohapresbeaucoup de
deprofterna- deson- le
ontp plus d'ciprit, & plus de bon-fens,
prieres, Bedeceremoniesy le fulser
quenous ne Dousl'imaginons. Cequeje Prétres'approcha d'entrouehPonfap- Surgenta
vaisdire, enferaunenouvelle preuveéc irannenser de la part du
Illuiy parla
plus forte.
Maniere
tendentalfezbienl leursimterétu,doquil tions, ohapresbeaucoup de
deprofterna- deson- le
ontp plus d'ciprit, & plus de bon-fens,
prieres, Bedeceremoniesy le fulser
quenous ne Dousl'imaginons. Cequeje Prétres'approcha d'entrouehPonfap- Surgenta
vaisdire, enferaunenouvelle preuveéc irannenser de la part du
Illuiy parla
plus forte. accoûtumées Roi,&cluif fitles queltions
Flte
LeChevalier) DamonéokiJudadans feaux
fur le nombre des Vaifconful pour letemsq que ces Peuplesfaifoient la gran- furla viendroient ,lal
l'année fuivante,
del
Moiffon,
dELEO
ter'le Fétepour confulterle ferpent. i fut fes. A mefure
8cautreschoSerpent. invité par le Roi des'yt trouveravec fes
Auellepentr@pondots à
Officiers. L'endroit oi fc devoit faire unedenandalcPretre, fe au Roi,
portoit laréponcette ceremonie étoit éloigné de troisà trou, à qui étoit & un peu éloignédu
quatre lieuèsdu Bourg, Ville, ou Vil- pliant. manege en pofture delapoù le Roi
s'étant
Emtg
lage
fait fa refidence ordinai- fois,onpublia
fait plufieurs
rc. C'étoitun vafte champ, autourdu- feroit
enfin, que''annéelfuivante
quel on avoit. bâti descafes couvertesde detraite, heurcufe, &q qu'on qu'il y avoit beaucoup
feuilles de palme pourleF Roi &p pour fa claves. Le
prendrot-biende:E en
fuite. L'elpace qui étoitau milicu étoit pardeg grands Peuple cris, témoigna des
fa joye
renfermépar une barricre. des feltins. par danfes, &par
& La Mailondu Roipartitfur lc midy, Lel Pere
Car on lcsf peut dire phyfiquement faMaifon. du Prêtre Bnermrenmmensers dans le
Marche
femmes quil lefervent fe
Chevalier Damon feftinquel leRoifirau
du Roi rent detous fes mcubles, & detoutes charge lès
& à fa Compagnic Conver:
de da. Sx- marchandifes fansr rienl laiffer quelesmu- preslaceremonie,liac lui.C'étoit un
converfationavec. da fation Peré
railles. Elles alloient ainfi deux à deux teans, fortbient hommed'environ foixan- Braguer
efcortées des Gardes du Roi.. Scsenfans fage&c(pirituelle. fait, Entre d'uncp phifionomic avec un
venoient enfuite; les femmes favorites
le Pere
autresqueftions Pretre
fuivoient lesenfans,
que
Braguez lui fit, il lui de- 1dolà- Negre
Zom. II. &cleRoiportédans manda F pourquoiils ne choififfoient pas tre,
plûtôr --- Page 60 ---
1e98. NOUVEAUX
plitôt uneautreeresturep VOYAGES AUX
les jetdeleurd culte,8 &p pour) la pourétrel'ob- confulter fur letenoit
ISLES
évenemenscont.
resqueftions Pretre
fuivoient lesenfans,
que
Braguez lui fit, il lui de- 1dolà- Negre
Zom. II. &cleRoiportédans manda F pourquoiils ne choififfoient pas tre,
plûtôr --- Page 60 ---
1e98. NOUVEAUX
plitôt uneautreeresturep VOYAGES AUX
les jetdeleurd culte,8 &p pour) la pourétrel'ob- confulter fur letenoit
ISLES
évenemenscont. tinuelle. tre
tilsavoiente envie
conrémnfattumilistone
éclaircis. Qu'il paroifloitq
d'é- Le Pere
1698;
fouhaitoied'avotred quelque miftere dans ce choix, tqu'ilyavoit dont il cette converfation Braguez qui m'a rapporté
Ce Prètre connoifance. qu'une
donrje ne donne ici
prier. Illui ne s'en fit pas beaucoup charmé petinepartie, des belles m'adit, quilfut
dit, queleculteq qu'ilsren- gre lui debita, maisqu'aprés moralitez queceNeEEACe latifal'êtres
cultere- putjamaislur de nôtre rien periader des tour, ilne
Ics Creatures. Souverain, Que ce choix dont ils étoient moindre Religion, envie ni lui
veritez la
été en. leur
n'avoit pas fond. d'en étre inftruit firenaitre
éroientattachez difpofition, mais qu'ils s'y fous
les plus à Divee
Par
dres de leur] Maitre obéiflance aux or- où ilsfont oncichragtr Hetlegerateen fans par les
retient fesrai- gui
Belles toljours fondez fur commun, de
qui font tevie
ceffer plongez, allevolupes
morali- fons. Que le Createur très-bonnes railibertine, sindifferented eeparcer
N
eexd'un faitement les
connoifant des par- E'T abimes conduirdep de pechez en edcientello
Prêtre qui font forties dhifpofitions de fes Creatures
delordres pechez dans by"
ldolamains,
criminels. toljours plus comver tir
pre. tropbienquelle perbe dethomme, étoit la vanité &lafi- fçavoit Il autaffivoterals honte
tous les moyens les pour plus ne pas prendre Chrédien,quelert Européens qui du nom
Thumilicers : qu'iln'en propres pour parmieuxpourl arleNegoce, & vivent
plus efficace,
Panoiforrpointe de Eeriiimenenis leurs terres,
qu'ils ont pourcon- bâties
devant un quedelobliger dei ramper grande
ne leur donnent fiar
prifable, & ferpent, le qui cit le plus méeftime denôtre
pas une
animaux. Que Pet ce méchant derous les qu'iln'y a rienau monde Aagguee
choifiunt hommep premier Eftrc eût Rianiequntyn jen ai
menent. ainfi affreux
defès
pourétrele
entendu'
cente
volontezauxs fecrets, & pourf faireentendre depofitaire fes bien. qui y. ont
tous les gens 2d
cc
Eeue
auroit bien-tôt crmeentenes oubliéla baffeffe
apprisparder ligieux de Ecelsfatige
ai
de
fon
FARE
Sradionulauretr dep pair avecfon peur-érevoulastier allez, ces pour CREATE tâcher d'érablir la foi
moins fe mettre Soiversio, au deffus ou tout au qu'un quasticrs-li, des plus quitousm'ont afuré, dans
treshommes.
les gens 2d
cc
Eeue
auroit bien-tôt crmeentenes oubliéla baffeffe
apprisparder ligieux de Ecelsfatige
ai
de
fon
FARE
Sradionulauretr dep pair avecfon peur-érevoulastier allez, ces pour CREATE tâcher d'érablir la foi
moins fe mettre Soiversio, au deffus ou tout au qu'un quasticrs-li, des plus quitousm'ont afuré, dans
treshommes. Maisquec derousiesaut ayent trouvé à la grands obftacles qu'ils
Sccedanger ne fet trouvoient cetinconvenient dans deffein, étoit le réifite de leurp
difpofces ferpent, dont à les organes ne pas font point le tiens qui y font, libertinage des TECT
mensd'orgucile pouvoir produire des fenti- je donnent. dis. Il nci faut ERESSRNT pas
Souverain,8cq dederebellon contref fon
ici,. ne regarde eeireenz que les"
les volontez delon ErBmesarees Hallandois, del
ou autres Peuples Angloiss
bouche &
Createur, par la qu'onappelle ikelecenannm
feparez
abjedte, REE eft forcé de
fi procher aux Romains, Lattolne n'ontrieni remoindre neant, & combien il reconnoître eft
dc fon qu'ils
autres afarceranicilen quoiperfeétion de celui éloigné la eux-mémes, ayentiafiniment ,
à fe reprocher à
suroizlatemaitce
auquel il duite foit peut-étre que leur mauvaile conssrscampumnraa ne pertede toutcs ccsames, Punique caufc del la
Je --- Page 61 ---
FRANCOISES DE LAMERIQU E. F6y8. Jep pourrois
ici ce qui s'eft de Cavalerie, afin de le rendre parfait 16,8,
paffé à l'égard TPLTE quelques-uns de nos dans la fcience des armes, le devenir commeillui dans
Religieux, maisl'occafions s'en trouvera avoit donné moyen de
Guidans quelqu'autre endroit. lesautres. Enfinla Compagnie de PeuPour cequi eft des naturelsdu pais,il néea ayantdonnéavisaul Roi, quele
eft certainqueleurt temperament tchaud, deJuda le demandoit,pour fon occuper
leur humeurinconflante & libertine, la Cardes de fon Perc, que Oncle,
facilité & l'impunité
trouvent à dontilsn'étoient pas contens,avoitefar. Sa
commettretoutest fortes SeE crimes, ne les pé pendant fon ablence, dans fes Majeftélui Elle
rend guéres
à embraffer uneRe- permit de retourner
la Etats. dans
ligion dont FETORLE juftice, la mortification, voulut bien qu'il fignalàt pieté tantd'anThumilité, la continence, la fuite des laquelconterotdese depuis
plaifirs, l'amour des cnnemis,lemépris nées,en l'honneurdela: nirgnionszr3ees SainteVierge, & qu'un
des richeffes, &c.
Elle
rend guéres
à embraffer uneRe- permit de retourner
la Etats. dans
ligion dont FETORLE juftice, la mortification, voulut bien qu'il fignalàt pieté tantd'anThumilité, la continence, la fuite des laquelconterotdese depuis
plaifirs, l'amour des cnnemis,lemépris nées,en l'honneurdela: nirgnionszr3ees SainteVierge, & qu'un
des richeffes, &c. font les fondemens. aiféTableau
cet éveneIl eft vrai, qu'ils fe convertiffent
grand
reprefentant Nôtre-Dament quand ils font horsdeleur pais, &c ment,fit pofedanslEglie) comme un monument defa
qu'ilsperifeverentd dans le Chriftianifme, meaParis,
Elleluidonna deux
tant quils le voyent pratiquer à leurs & foi8cdeladerotion. Vaiffeaux de Guerre pour le conduire
yeux, par ceux: cavecqui ils vivent, s'écarter chez luis avec un fuperbe Equipage,
ER Religione ne voyentpasd qu'ilsont deffiretéà embrafTée; mais des Officiers, des Meubles, des Proviil eft vrai auffi que dès que ces motifs fions, &c generalementt ttoutce
nelesretiennent)
non voit contribuer à faire relpeéter
RRISE
Nairel
plus,ilsne fongent
Roi. des Ne- plus aux promeffes qu'ils ont faicaleur veau Mais la fuite fit bien connoître la veLE Baptéme,auxe cbligntonsgeilsontcon rité du
dit, l'Ethiodifpofi- tractées, aux lumieres convainquantes
proverbe de que
tions qu'ilsontr reçucs, quefitout celanes'éne change
quoiqu'on
-
fur la toit paffé qu'en
Demaniere que ER lave. A
cût-il ramme picdi à terre,
geligion. s'ilsretournoient aLErie leur pais, ilsfedé- qu'il quitta fet habits François dont il
potilleroicot du nom de Chrétien aufli étoit vétu, ilfemit toutnudcommel les
facilement > que de l'habit Europécn autres Negres, avec & une fimple
dont ils fe trouveroient revêtus eny ar- autour des reins,
COREERAEEE
rivant. me-tems des fentimens de Chrétien, &
On a veuun exemple fameux de cette d'honnête homme qu'on Il lui infpiroit lesobliverité dans Aniaba fils d'unl Roi de Ju- depuis tant d'années. oublia &
da. La Compagnie de Guinée l'avoit gations de fon Baptéme, acte de fa Religion, ne fongea
amené enFrancc, &cl'avoit prefentéau plus à faire aucun
Roi, quil'avoit faitinftruiredanslat Re- ilprit cinqou fix femmesidolitgehavec à
excès
ligion, &cdanstous) les exercices conve- leiquelles il s'abandonna tousles
nables à un homme de fa qualité. Illui les plus honteux; & pour couronner
Hifoire avoit faitlhonneurd dele teniraul Bapté- fon apoftafic un crime &c prefque auffi
duPrin- me,&cdeluidopner fon nom. lll'avoit grand, Aesite lâcheté fingratitude
ceAniade faire tous fes éforts pour exciter un
ba emmemunechamagatoeerodoune foûlevement contre les François,enfaau Collge,al-Acsiemie, &cPavoitfait
Hollandois & desAnglois,
fervir dans fes Armées comme Capitaine veur des
qui
F 2
voyoient --- Page 62 ---
a698,
NOUVEAUX
voyoient avec leur jaloufc ordinaire VOYAGES AUX
que profit nous que nous tirions du Commerce le tugal y ont
ISLES
Son Onclep faifions en cet endroit.
unechamagatoeerodoune foûlevement contre les François,enfaau Collge,al-Acsiemie, &cPavoitfait
Hollandois & desAnglois,
fervir dans fes Armées comme Capitaine veur des
qui
F 2
voyoient --- Page 62 ---
a698,
NOUVEAUX
voyoient avec leur jaloufc ordinaire VOYAGES AUX
que profit nous que nous tirions du Commerce le tugal y ont
ISLES
Son Onclep faifions en cet endroit. tiennent encore envoyez, à prefent. & gu'ils) y entre- 16,8,
dui, edt horreur plushonnéte d'une fi homme que étoit Jeréponds feul, il quei
titude; iljugea que fon neveu grande ingra- je défic ne prouveroit chifecmpedAnibe rien; mais
pabled'ent
étant Ca- toutela qu'on me trouve
étoit encore ufranfareces plus
bienfaiteurs,
Cotedes Negres, quelqu'un en
méchantrour,s s'ilent difpofé à lui joter un retourné qu'il avoit enfon pais, ait confervé quiapreseure la
c'eft pourquotal-fro euwerlceations
reçué, & dont il avoit fait foi
lui, découvert qu'ilfaifoit obferver, des & ayant Proftiion, quand ilen étoit
il étoit prét de le cabalescontre Quantaux Negres de abfent. de le rendre comme Efclave fuiremourtr,o ou naires golle, iln'y a qu'a parler Congo aux &d'An- Etat dis
péens, filesl François
aux Euro- voir
Miflionpar
generofité naturelle, uneffetde leur ferver qu'elles tunsencoycdnese peines ils ont eux, pour fga- ER me a
fa grace. leltvais n'avoient obtenu
quelque ombre de
y con- Congecs
à
Fie
enrien difingué des autres qu'iln'cft prefent Chrétienne: Car CCS Negres Religion font lans Angolle. Onele, mais c'eft encorel Sujets de fon ferupule reqneftfoienclest
après lui, de jouir de la vie & beaucoup de la pour jegnemiArcheareer fervent en fecret Dagon, Phibiftins,ils & ils conRugle Les deigrndio crimes. liberté, de leur ancien toutés les
des NeAgens de la
ceremonies culte idolàtre, fuperftitions
5ut de fgavoirqu'en ce; epopagniederoicit On
de la Religion avec lés
pourl la pour étrefilade potsli,onneltp Roi, parce pas Roi nifme peuzjuger a qu'elleeipeced Chrétiemne. Ixcaf. ples ne fuivent pas la ligne ces Peu- La traite ily en des ce pais-la. deChriftiaFonde fuccefion de leurs
Arcatt dela
Elclave n'eft
leurs laterale. Def forte Princes, maisl la col- Commerce gu'on fait
pas lefeul Come
Rois. celui qu'ils font pour être firs
frique. On y negocie furles Catesd'd- merce
funt, eft du Sang TRE à un Roi eE du
encore beaucoup deGwi- née c
nent pasl
Royal, ils ne] pren- morphy, de la cire, des
deSeno. gal. SEE
fafemmer sunuemhndpazbt pourroitlesavoire icaufe que gommcs, delar maniguette, qui cuirs, des
que de lui, mais les enfans reud'lunautre elpecedep poivre. citune
Par ce moyen ils
de fà foeur. perroquers, pagnes des Hnenep-lesetes linges, des étoffes
gu'ilsr mettentfurle'T fontantirez, Trônc,
ceux A proposde d'herbes &c autres chofes.
SEE
fafemmer sunuemhndpazbt pourroitlesavoire icaufe que gommcs, delar maniguette, qui cuirs, des
que de lui, mais les enfans reud'lunautre elpecedep poivre. citune
Par ce moyen ils
de fà foeur. perroquers, pagnes des Hnenep-lesetes linges, des étoffes
gu'ilsr mettentfurle'T fontantirez, Trônc,
ceux A proposde d'herbes &c autres chofes. ou
Royal, Le au moins da côté a.TIFS de leur mere. Sang deces
finges, un Oficierd'une
prétendu Prince Aniaba n'étoit hiftoire Compagnuesme qu'il difoit étre ccontaunjourune dumen- Hifsire
decetclone,i &cn'avoit ilétoit fils du Roidéfunt, pas pere dans le tems qu'il arrivée à fon voi de
la Couronne. par confequent aucun droit à eft principal d'un de leurs Comptoirs. étoit Commis Singer,
On pourroit dire,
trop plaifante pour
Elle
cet apoftar ne
que l'exemple de nerépondsy d'une pas dej lay reablermune tiens
Negresfoient Ténetni pas que tous les pondre. perlonne dont avernercarjciat je ne dois pas religion,q qu'on voir les changerde Rc- Ce
golles & de Congo perleveier Royaumesd'An. pour faireun Commis ayant demandé
depuise quel
dans lafoi affuires voyageen France congé
parles eunPrineronte été baptifez Direéteurs particuliercs, eut
pour les
AluEemunogucin Rois dcPorordredundes
quatrcou cinq Entnifnnes finges, ilavoit
écrittour
au --- Page 63 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE. 1698. au long, & non en chiffre, quatre ou eihpofiblsenymélanr de la limaillede 168,
cinqcent finges. Cepauvre Commisne cuivre, 8cdecesgroffes épinglesjaunes
pouvoit que penfer d'une pareille com- qu'on leurapporte d'Europe. Plufieurs
mifion, niquelp paison vouloit peupler Marchands yayant étéattrapez, enont Trompede ces fortes d'animaux. Il fe donna de fait des plaintes aux Rois du pais qui riedes
grands mouvemens pour raffembler ce n'étant pas en état de leur fairejuttice, EET
nombre, & pour faire préparerdansle oup impuiffance, ou pari mauvaifevo- mede
Vaiffeau les cages &cles cabanes pourles EARETT la plipart n'ayant guéres gu'ony a appor:
enfermer. Malgré tous fesfoins, ilnepût d'honneurqueleurs Sujets, chacun
Relna
trouver le nombrequ'on lui avoit mar- jufticeàf foi-même. Ainfi iquandun Ne- tk. quésilfallut qu'il fecontentât d'environ gacapportedel'or, on lepefe enfa
trois cent trentc
ft
& on le met aufli-tôt dans
qu'il embarquer, fence,
RCSG
qui, à la referve deccusquitomberent forte. Si l'or eftfalfifié, celafeconnoit
à la mer arriverent àbon port à la Ro- fur le champ la couleur verte que
chelle. CeCommis ne manquap pas d'al- prend l'eau Eatse qui provient de la
ler aufli-tôt faluer le Direéteur qui lui diffolution du cuivre étoit mélangé
avoit écrit, &ccelui-ciluiayant deman- avec l'or.
RCSG
qui, à la referve deccusquitomberent forte. Si l'or eftfalfifié, celafeconnoit
à la mer arriverent àbon port à la Ro- fur le champ la couleur verte que
chelle. CeCommis ne manquap pas d'al- prend l'eau Eatse qui provient de la
ler aufli-tôt faluer le Direéteur qui lui diffolution du cuivre étoit mélangé
avoit écrit, &ccelui-ciluiayant deman- avec l'or. On pefe
l'or quireite
PEXELE
dé, s'ilavoitapportéles finges qu'il lui dansl'eau torte, & comme on ne trouve
avoit demandez, cc pauvreCommis lui plus Ie même poids, on met le Marrépondir en tremblant qu'iln'avoit pà chand aux fers, ileftfait Efclaveen puexecuter entierement fesordres, & que nition defà fraude, fauf à lui àfe rachedans la traverfée, quelques-uns étoient ter, s'illepeutfaire, avant queles Vaiftombé àla mer,def fortequilalenreftoit feauxpartént, ce qui n'eft pas fort faciqu'environt trois centdix. Onpeut juger le
l'ordinaire. del'étonnement dul Dire@teutailfetacha EER Rois dela Côtede Guinée, & de
très-fortcontrele Commis, lui dit, qu'il toute cette partie d'Afrique, quieftdenéluia avoitdemandé que quatre ou cinq puisleCap-Verd, jufqu'à celuid de Bonfinges, & que s'il en avoit apporté da- ne-Eiperance, n'ont PasdesRoyaumes
vantage ce feroit pour fon compte, & fort étendus. Cette multiplicitéd'Erats
qu'il luiteroit payerlep préjudice qu'une differens produit une grande diverfité
pareille Cargailon avoit cauféà àla Com- de langages; de maniere quc dans quapagnic. Le Commis vit ou cetteaf- pmeotorguegieuedel Côte, oude
faire pouvoita aller, St Lettredul Di- Pais, ontrouve fouvent quatre ou cinq
reéteur au Greffe, pourla mieux con- Langues differentes. ferver, & lui en fit fignifier une copic La plus étendué de toutes ces Lan- renter DificolsngnneeCaul-sievgantomran gues, du moinsa autant quejel'aipû apeup par fa propreé écritured'avoird deman- prendre par beaucoup de gens qui out P
déquatre ou cinq centi finges,fut obligé frequenté ces pais-la, &p par ma propre Cofes
delecharger de cettel belle marchandile, experience, eito tcellequiter parleaul Ro- dafrir qut. qui lui fervit pour faire de magnifiques yaume d'Aida & de Juda. Nous appelprefensà fes confreres &càf fesamis. lons Aradas les Negres qui viennent de
Or de Leresientinc@stxiclu en pou- cette Côte, &j'ay vaque tous ceux des
Guinit, Jre, ouengrains. Les Negres quil'ap- environs de cc pais à foixanteou quatreportent à bord des Vaifleaux ou aux vingt licues à PEIt &à lOucft, entenCompoin,lcal@écatauantquilleur
F 3
F-RLmNooNan
&càf fesamis. lons Aradas les Negres qui viennent de
Or de Leresientinc@stxiclu en pou- cette Côte, &j'ay vaque tous ceux des
Guinit, Jre, ouengrains. Les Negres quil'ap- environs de cc pais à foixanteou quatreportent à bord des Vaifleaux ou aux vingt licues à PEIt &à lOucft, entenCompoin,lcal@écatauantquilleur
F 3
F-RLmNooNan --- Page 64 ---
1608. ledArda. NOUVEAUX Elle eft fort
VOYAGES AUX
Langue du Ro- bes n'ont quetroistems, facile. le LesverISLES
yaume pafé &clefatur. prelent, le Surefeadiligencery
Arda
Lesnoms ne fedecli- delétatdest que de Negres pourémebieninforme qu'on
1698;
edes envi- mtmnulnyseiomes ge. Elle: al
qui chan- bles s'expofer à des pertes veutacheter, confideratons, gu'elle paroiffe abetnueuauer fterile, clle nelaifler dequoie Prefque enachetante tous les ces fortes deMarchande
desexprimer Comme affez bien. pas leur pais en ANcercaquiomende
Fonds Saint une partie de nos Negresdu ou du moins E d'homme ont quelque lont.farciens
qu'il
Jacques étoient Aradas, &c jai magic,de forecieric, & de reinturede
fepalibit esatimgonanre entre-cux. de feavoir ce cesl rapporté dans la poifon. me donner
J'en obligeaiu un t Memoires
premiere AAE
Langue, & quelques principes de cette incredules. Cc Cemmtree que jevais
affez pour entrespcud de semsfenfgts Piosrborpremantsjclie qu'on
dire paroltra
dilbient, & comprendre pour leur tout ce qu'ils les certificats en puifle douter, necroispase puifquej scependant j'en ai
algion penfées. expliquer mes Monficur le entre Comte lcs mains. HnNe In'y "ecatinNtegrutent a que
Idolitres:
deGennes Com:
grfss Verd, donto ceux des environs du
ayant pris le Fort
duRoi
FmTNE
CapdeGorée
tans. Quandon rquelques-unsfont Mahome- chargerfurd deux de
cn1696, fit
Hiles, il faut fe garder apporte de ceux-ciaux gres gu'il trouva dans SEVaRESLIANE les
car outre qu'ils
des'en charger: Anglois, & les fit
pour Magazins les Illes des
Religion
n'embraffenr jamais la Frangoies. quelques Un de ccs
avoit
jetsaup
EVE
CASeREnLe fciences Negreffes forthabiles dans ces
dernicre quatre MRERCTIREE Villes infames; & ilef de la
faire diaboliques, le voyagea arréterent quip pour s'exemtroduife HmtEmNeeitcine pas
FStr
qu'on fi bien Eutnèlepais. pamilaNegreine ni dans heurcs dinairement quelccheming en deux fois faitor- Prodi- ment
Wrelencorendad
ne pôr étre achevéenf vinge-quatre
ceux qui ont faitdansl dangereux d'acheter nes,quele Vaifleau refta alepefemai- Be
Sine dendatchant ou de leur pais lemétier Étéclolé dans le méme endroit commesiledt Nne Ne:
faus Il fautsinfomer Voleur de Negres.
Negreine ni dans heurcs dinairement quelccheming en deux fois faitor- Prodi- ment
Wrelencorendad
ne pôr étre achevéenf vinge-quatre
ceux qui ont faitdansl dangereux d'acheter nes,quele Vaifleau refta alepefemai- Be
Sine dendatchant ou de leur pais lemétier Étéclolé dans le méme endroit commesiledt Nne Ne:
faus Il fautsinfomer Voleur de Negres. Rbenieusedetemene tolijours
le aquel- ft. point point,8cp
foigneufement de ce
ététres-bon. venteût
acheter
Negre
extraordinaire ROREE évenement fi
dusbtar- gu'on CCinECnE qui fgache la langue de ceux TEquipage, Airpeuraux Officiers & à
thauds
veutacheter, afin
quinepouvantd tdécouvrirl la
luwride ox Vo- étoicns pais. 8ccequils faifoient defeavoir dansl leur qui RLE Vanporterderemede. Les ne pouvoient
NNegren. deNegres, ilf
vres lité commençant fe
caux la &l lesviune
serriaten
fin malleureucy Rtuneonerene
mit parmi les amanquer, ils morta. connus par ceux parce qu'étantre- obligez d'cn jetter une Negres, partie à la furent
vendus, ceux-cic qu'ils ont' dérobés & Qucquckons d'unc certaine fe plaignirent eni mourant mer. Alnsnpoicmns scherehentales tuér, ou
Negrelle qu'ils
res,& cux s'en défiant, Knymanguemg tâchent
SSEERAETT qu'ellelesavoitn
parce que difoient
prévenir, &ccesp pertes
ES lecceur, ils menacezde leurs depuis
Propticcaire. I vaut donc retombent bien fur le en fentant de n'avoient fait que déperir, manger
mieux Pitaine du Vaiffeau grandes fit douleurs. LeCa
ouvrir quelques. uns --- Page 65 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
16y8. uns de ces Negres, & en effet, on leur proche,
trouvale cceureclefoyea auffifecs&cauffi avant qu'ilfoit ormutlrsatiompiener 1698,
vuides qu'un balon, quoique d'ailleurs accepta le parti, vinge-quatre & lui montra heures. de Il
ilsp paruffent dans leur état naturel. quelques melons d'cau, qu'il renferma loin
Aptsgsiquaredeuoes le Capitai- aufi-tot dans un
nc fitprendrela Negrefeaccufee, lat fit elef dans fa poche, coffre, fans vouloir dont il s'enfier mit la
attacher far un Canon & follettertrès- à fes
Le lendemain matin la Nerudement, tirer defà bouchel'aveu
étoient fes
des crimes onla
melons;
FEATLLEIED
Eurd chargeoit, comme ilouvrit le coffre où il les avoit renferillembloitqu'ellener @ntoitpaslescoups,
le Chirurgien Major du Vaiffeau crut mer,3ceucbeaucoupe vitt tous entiers; maiselle quandilles
que le Prevôt ne la
courte, &
A21
vivement, ilprit un REEEI CERE dont affez fechangea lorfqu'il les dans voulut un étonnement
illui appliqua quelques coups de toute
prendre pour les
E
faforce.
, comme ilouvrit le coffre où il les avoit renferillembloitqu'ellener @ntoitpaslescoups,
le Chirurgien Major du Vaiffeau crut mer,3ceucbeaucoupe vitt tous entiers; maiselle quandilles
que le Prevôt ne la
courte, &
A21
vivement, ilprit un REEEI CERE dont affez fechangea lorfqu'il les dans voulut un étonnement
illui appliqua quelques coups de toute
prendre pour les
E
faforce. LaNegreffeanteta encoreplus montrer, reftantquela les ayant trouvez vuides, n'y
qu'auparavant de témoigner
ne me celled'unbalon, fimple peau, & étendué comfentoit aucune douleur, & tee Chiféchecommedu
rurgien, puifqu'il lamaltraitoit fans nerâterre, Dimmooiensar pour faire de l'eau8cdes viraiton, ASTEE fans avoir droit de le faire, vres. Onylaifla cette malheureufe, cavec
elerenfereitrepentir,é lec cceur. Au bour de deux &clui jours] mangeroit lcChi- quelques Vaiffeau autres de fa compagnie, après
rurgien mourut avec de très-grandes guoile plus heureufement continua du monde. fon voyagele
douleurs. On le fit ouvrir, & on lui LesOfficiers du Fort &c
trouva les parties nobles feches comme Anglois, quiétoient prifonniersdans du Comptcir
du parchemin. Vailfeau, ont
ce
Lc Capitaine ne fçavoit à quoi fe re- cette avanture :ileft fignéle procès verbal de
foudre après
vénoit d'arrivèr. Il mains de Madame la tenoriginal de entreles
auroit bien pà STASE étrangler cette Ne- nes, quim'en adonné Comreffe unec copie, Gedgreife, oirlaj jetterà la mer; mail lilest verra a la fin de ces Mémoires. qu'on
peur qu'elle nef elirpasfeule, &queceux Quelques envieux du Commerce des
quireiteroient defon parti ne fc portaf. François, ont faitcourir le bruit
Calomix
fentaux dernieres extremitez, ilprit le les Negres, que nous nel
parmi niecon- treles
parti de la traiter doucement, &clui fit ne les traniportions dans lesachetions, nos
& Frangoit
lesp plus bellesp promeffesdu monde.pourpourl les manger. Colonics,
và qu'elle frceftriesmalefices Onné- TE de gens, portent Cettecnlomniein- le nom de
gocia, &conconvint qu'onlaremettroira Chrétiens, a
terre avee deux ou
que
de
ReLE
trois autres qu'elle
beaucoup
nomma, & ellepromit de tairep partirle Moimaarnt ge, & ont micuxaiméfe
dans
Vaiffeau; & pour faire voir à cet'Oficier mer, &fer noyer, qued'aller jetter dansun la
quelque échantillon de ce qu'ellefçavoit où ils
Pais
faire, elle lui demanda s'il avoit des vorer, Seaonrsteniendooate commeils fgavent
défruits, ouquelqu'autre chofe qu'on pàt queen quelques lieux de qu'iliepratimanger. Hlardir,quilavoite desmelons vac quelquefois arriver desNavires Pafrique. char- J'ai
d'eau. Montrez-les-moi, luidit-elle,8c gez de Negres,
fans quejelestouche, ou quejem'enap- avoit pû faire pendant. quimalgrétour lcy voyage, ce qu'on
bour --- Page 66 ---
48 NOUVEAUX
1Gy8. leur étercettei cidéedeleprit, VOYAGES AUX ISLES
nepou- font repofez
EmCLECSaET leràlab boucherie, quec
baigner àla quelques heures, les faire 1628.
Montrez-les-moi, luidit-elle,8c gez de Negres,
fans quejelestouche, ou quejem'enap- avoit pû faire pendant. quimalgrétour lcy voyage, ce qu'on
bour --- Page 66 ---
48 NOUVEAUX
1Gy8. leur étercettei cidéedeleprit, VOYAGES AUX ISLES
nepou- font repofez
EmCLECSaET leràlab boucherie, quec
baigner àla quelques heures, les faire 1628. un grand nombre de equandilavoyoient leurs
8cleur mer, leur faire rafer latéte,
qui Ics affiroient
femblables, Phuile fairefrottert tout lc corps avec de fans
pas manger, mais qu'on ne les vouloit jointures, dePalma Chrifti. Celadénoileles traiter les
vailler. feulement lest fairetra- péche les effets lesrend plus fouples, &c em- gresnou- NeOnvifite
ou les fuites duf
VEaNX,
laiboif oulon Jentacheterder Hetdelaprudenced Negres, de ceux gui veu- uncienetined attaquez. difpolition fcorbut, à enétre
terles parcux-mémes, ou delesviliteryou
llfaur pendant deux outrois
guelon Negres neentendué dans ce panguclqucperbns métier,
haeTemCEnE farine ou la caflave
d'olivesla
wee anenspainquoignes pour voir les faire
leur donne,
acbeter. qu'ils foient tousi défauticarq quoimanger
&
EE
mêmes quel l'on cache nuds, &quei lesp parties furebaigner vie les foir ERRE fouvent, les
nel lef foicnt pas trop bien avecplus chez defoiny a une purgation difpofe à une douce petite Ceregimede lignée, &
beaucoup moins quand ils cux, & prendre. qu'on leur fait
Vailleau, il eft contrela fortent du caux, il fautles Oeclgscatomdin que foientles
cedétail. foi-méme cet cxamen, & pudeurdef d'entrer dans faire moins à difcretion, emnpecherdenboreur &
naire Ons'en rapporte
l'eau- -de-vie. Il
enicore plus de
ati Chirurgien de laMatfon. pourl'ordi- de lag grappe, ou neleur faut donner que
à PHabitation, Lorfgu'ils font achetez, & conduits qu'on font les garantit duouycou. des maladics C'eltainfi dont
chofes
ilfaut éviter far toutes mencemens. ils
duretédecertainst Ieutmmbemmte &chorrible auxhabits cntrte Ces bons traiiemensjoints
travailler tout en Habitans, qui les font qu'autre douceur qu'onleur donne, &a
leur donner le tems arrivant, de lansprefque lesrend
qu'on leur queldu prendre haleine. leurpais, lafictionnce, & leurf fait témoigne, oublier
Cutaiavetrpoind de diferetion, &c n'entendre tourdec charité, ni vitude les &cl'état réduit.
eutmmbemmte &chorrible auxhabits cntrte Ces bons traiiemensjoints
travailler tout en Habitans, qui les font qu'autre douceur qu'onleur donne, &a
leur donner le tems arrivant, de lansprefque lesrend
qu'on leur queldu prendre haleine. leurpais, lafictionnce, & leurf fait témoigne, oublier
Cutaiavetrpoind de diferetion, &c n'entendre tourdec charité, ni vitude les &cl'état réduit. malheureux où la ferpropres interefts,
rienen fes
de
maniere. Cesy qued'enagire en cette leur Onpeuraubout fépt ou huitj jours
d'unl long voyage, pauvresgensf pendant font fatiguez donnerqueique leger travail, pour
toujours étéattachez deux à lequelilse ont
Mawvai, une cheville
deux avec
PESSELREEE
paguonieayenonds
feconw- lafaim defer. Ilfont extenuez de
ilsfuiventles aumede mais de eedelafouf, les
EEs
quelgues
faire
nemanquentj- & Alndelesmieuxe leur faire;
dreffer, lesinibruire, On doit
dantl lat
ERt
Habirans
traverfée,
beaucoup pen- tation, prendre le train de THabi- mettre
lesNe- touchant fir où ils font d'être fanscompter ledéplai- nouveaux ileftbon dansles dedépartir les Negres les Negres nou- Pais,fanse
éloignez de leur ci les reçoivent scstedeancienscene gress veawe nouURANx. N'eft-ce leurs phmaer pas le moyen
foient de leur pais volontiers, ou
foit qu'ils dansles
maux & leur chagrin, d'augmenter
non, ils fe font caferde
poufler au travail,
que de les tmstseare né,
leur a don- ancims,
quesjours de
& de
eaiesenbedr
repos
toeetbemnt
ture. bonne nourri- &quilfer voilin. portemicux que mieuxintiraity celui de
Coms- Il faut après
Ilsenonts tout lefoin
leur
ment il maifon, qu'iis ont qu'ils font arrivez à la leregarded fontn comme leurenfant, poflible, mais ils) & le
mangé, & qu'ils. fc autre mangerà chambre part, & coucher dans une
que la leur; & lorlque
le --- Page 67 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE. 2698. len nouveau venus'apperçoit decettedif venir quelque empêchement pour leur 16y3. tinction, & qu'il endemandel la raifon, mariage 3 s'ils contraétoient enfemble Exemilsluidifent, quen'étant pas Chrétien,il uneatincéfpituclle J'étois furprisde plesde
eft tropau-delfous d'eux pour manger & voirlesrelpedtsg queluirendoient les Ne- cerafdormir dans leur chambre. gresquilavoittenus au Baptéme. Si c'é- pett,
Ces manieres font concevoiri cesNe- toitdesenfans, les meres ne manquoient
nouveaux une haute idéedelaqua- jamaisdelesl lui apporter aux bonnes FeREue Chrétien; & commei ilsfontn natu- tes, &cfic'étoitdes: adultes, ilsvenoientle
rellement fort fuperbes, ils importunent voir, lui repetoient leur Catechifme &c
fans ccffe leurs Maitres &c leurs Curez leurs Prieres, 8clui apportoienttotjours
afin d'étrebaptifez; del fortequefionles quelque petpncediotynibiecs
vouloit fatisfaire, on employeroit lcs coûtoit quelque chofescaril Inemanquoit
jours entiers àl leurem@igaeridodnine pasde me prefenter fes filleuls;8c comme
& leurs prieres.
etoient leur Catechifme &c
fans ccffe leurs Maitres &c leurs Curez leurs Prieres, 8clui apportoienttotjours
afin d'étrebaptifez; del fortequefionles quelque petpncediotynibiecs
vouloit fatisfaire, on employeroit lcs coûtoit quelque chofescaril Inemanquoit
jours entiers àl leurem@igaeridodnine pasde me prefenter fes filleuls;8c comme
& leurs prieres. jefçavois ced quecela fignifioit,jelui. donOutre le Catechifme, qui fe fait en noisquclqueargent pourleurdiltribuer. commun foir & matin dans les maifons Ilavoitunef filleulequi nousappartenoir,
bienreglées, commefont
qui étoitune Negrelfe de vingt deux à
les Habitations des Ifles NRRE Vent,, on vingt-troisans, Erandesgrofc8c forte:
deftine ordimairementquclgrun quieft elle étoit bonne &callezlages mais clle
bien infruit, pour faire la doétrine en avoit ler malheur den'avoir pasbeaucoup
particulier.aux Negres nouveaux, 2 fans de memoirc, ce quifanifoir qu'ellemancompter que ceux chezlefquels onlesa quoit fouvent quand je l'interrogeois. logez ont un foin merveilleux de les in- J'en faifois des reproches à fon parain,
ftruire,quand. cc1 neferoit quep pou- quine manquoit pas del la châtier. Elle
voir dire au Curé, ouàleur Niameis que fc mettoit à genoux devant luipourr rcleNegrequ'onieurs a confié, eft en état peter fes Pricres & fon Catechifine, &
de recevoir le Baptême. Ils lui fervent quand elle manquoit, illui donnoitdes
pour l'ordinaire de Parains. coups de fotetturl les épaules, dontelle
Hleftdifmcilede-imagiinecrjufquouonvs le remercioit enfuite, & lui baifoit lcs
Re7elt desNe- le refpca,tobciluncewlat foûmifion&c piedjclidemandosaquelquefolsipopour
grespour lareconnoilfanceg querousl les Negresont quoi elle fouffroit que cc petitNegrela
lears, pourleursl Parains. Les Créolles mémes, battit, elle mc répondoit fimplement,
Parains. c'eft-à-dire, ceux qui font nez dans le c'eft mon parain. Pais, les regardent comme leurs peres. Dès qu'an Negre a faittenir fon enJ'atétéfarprisunei infinité de foisdevoir fant à un autre, il femble qu'il lui ait
comme ils s'acquittoient de ces devoirs. cedé tout le droitqu'il avoit fur fon enJ'avois un
Negre, qui étoit lc fant; de maniere que quand on les veut
Parain EEELN les Negres, enfans marier, il fautavanttoutes chofes squ'ils
ot adultes quejel biptifois, quandceux ayent le confentement de leurs parains:
quifeprefentoien: pouré étreParainsn'en les filleuls, S les enfans des
&c
étoient
ouj pour nep pasfça- maraines s'appellent freres, fouvent
ErERS
vojrbienleur pascapables, Catechifme, ou pourr n'a- s'aiment plus tendrement que leurs vevoir pasfait) leurs Pàques,, ou parce que ritables freres.
ot adultes quejel biptifois, quandceux ayent le confentement de leurs parains:
quifeprefentoien: pouré étreParainsn'en les filleuls, S les enfans des
&c
étoient
ouj pour nep pasfça- maraines s'appellent freres, fouvent
ErERS
vojrbienleur pascapables, Catechifme, ou pourr n'a- s'aiment plus tendrement que leurs vevoir pasfait) leurs Pàques,, ou parce que ritables freres. j'étois informé qu'ils étoient libertins, TouslesNegres ont un grandrefpcét des Refpest Neou Jpnegmwipoete pour lcs vicillards. Ils nc les appellent
Tom. 11. G
jamais --- Page 68 ---
VOYAGES AUX ISLES par la 1698,
NOUVEAUX
moignent leur mécontentement
fo parleurs stonigeriheyjeienet point maniere dont ils iegoivenceqsenkeur
1ho8. jamais cclui dei pere. Quoiga'ien laifent ne foient pas del leur donne. éloquens, & LesNegreitear leurs parens, ils ne
toutes cho- Ils font naturellement fort bienfefervir decetalent, muRt
Tesieit- Lards. obeir, & dclesfoulageren jamais de mettrc ilsfçavent ils ont quelque chofcademander qMens,
fes. Ils ne manquent de la mailon aur nombre dc quand à leursMaitres, oulorfquil s'agit defe
la cuifinicre & de quelques age qu'elle défendre de quelque accufation qu'on
leurs meres, totjoure maman. &c fait contre-eux, ii fautlescouteravec Ilsenoit.ibslappellent Pour qu'on leur fafledul bien, aiment patience, fionveut en étreaimé. Afecils
bienavousretion des qu'onl le CFRSCIERI leurs Maitres, knerecon- Eensemeeneileufegatl leurs bonnesquaNegres infiniment
quandilsagit de misieteradrenteantd fervice, leurs &c
pour noiffent aucun péril,
RCERESuRieeS leurs enfans,
leurs lui fauver! rlavic, aux Rmmeneael travaux, le nombrede celailsvous
MaiOutre
exemples quej'ai leur bonne éducation-après les biens
tres. Jeur. fidelité, pluficurs &c dont on pourroit font une énumeration dc tous
de leur
j'en vais
quevouslo sleuravezfait,d ,dontilisvoustfont qu'ils
Runedegronwolumnoita bienp leur desremercimens tres-relpechueux
les Anglois
REEAA
que
FE
Le jour
vous faire. Si la chofe
ERptnttnis
defeenteal CLAEEIEE denosi Negres pouraller la poléedes ble, comme elle Veltordinaihement, il
trois ou quatre donner quelaucs ordres de faut la leur accorder furle champ, ondoit Scde
aun potte Gouverneur. J'étois à cheval,e bonnegrace, &fi on ne peut pas,
pardu
des ennemis
8c lcs renvoyerconje regardois les chalouppes leurs bords,
je Neurendrelayaion, tens cn leur donnant quelque combien bagatelle. cela les
qui Anetournelental fentis faifr tout d'un coup, VECE On ne fçauroit croire attache. me hors de lafelle. Jc fus furpris, maisj'en ayant gagne, &c combienelaless enfem- Leur
connus la rifon dans lc de moment quaranté ou RERASSNES leur Maître, & manitrs d'agir
entendu une cospedehuite décharge qsonfaiost fur Netemend plaident leur caufe fans s'interrompre Quand Lm
cinquante
dcsl sbianchesdetous funl'autre, & fans fechoquer.
uroit croire attache. me hors de lafelle. Jc fus furpris, maisj'en ayant gagne, &c combienelaless enfem- Leur
connus la rifon dans lc de moment quaranté ou RERASSNES leur Maître, & manitrs d'agir
entendu une cospedehuite décharge qsonfaiost fur Netemend plaident leur caufe fans s'interrompre Quand Lm
cinquante
dcsl sbianchesdetous funl'autre, & fans fechoquer. dit
moi, qui couperentd
infailli- le Demandeur a chevé de paler,
côtez, FE fufle demeuré à cheval. fa Partic
dirc fes raifons,
E
blement f 6 Negres qui m'accompa- à & illes écoute qu'elle -EACL tranquillsment Commece que
Cétoient
les ennemis bord Pautre a écoutéles fiennes. gnoientq Saramedetu côté d'une ravine furlet
,dontils
deT'autre
perdues,
EREREREE
enlevé de defflus auplasq quelquesp poules acculer Jeurs voifins,
m'avoient
croyent pouvoir ces fortes de
SPRRERRRNE
cevois
&cs'étoient) jettez entreles je vuidois bien-tôt
procès. mon a
bienfilap perte étoitréelennemis & moi. demncntinfnimeni feminformont après quoi pour les mettre d'acFai dit, qu'ilsfe qu'on leur fait, mais il lc,
payois la poule quand j'étois
obligez du bien faitde bonne grace: cord, fàr
n'avoit pas été derobée, je
faut
fon
d'Eau-deTr
Sotonicleosant font fort glorieux, n'en ont leur faifois donner un coup
n'enufepast car commeils bien avec eux,. ils 8cté- Remnemanmidlee ils
Prefque aucune reconnoilance, --- Page 69 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE
SI
1698, awtessoedanirecse tros, & @efRconrentfortvoloncfortvolontiensdans 163. avoientyoléquelque chole, jelesfailois leurs beloins. Ilarrive fouvent, queliun 1ls faichâtier feverement. Car comme il faut d'euxfairune fautc, ils viennent tousen à ment beauavoir de la bonté & delacondefcendan- corpsdemander lui fa grace, ou du s'offrir châti- comp. ce pourcux, il faut auffiavoir delafer- recevoir pour une
meté,pourlestenir, dans leur devoir, & ment qu'il a merité. Ils Faraa paflentquelles yremettre quand ilss'en écartent.Ils quefois de manger,. pouravoir de dequoi
fouffrent avec patience les châtimens regaler, ou foulager ceux leur
quand ils lesontr meritez, maisilsfelaif- gsllenvienentvilter, &
pnEE
fentaller a de grandes extrémitez, lorf- étre enneceffité. le
qu'onlesfait maltraiterfans raifon, par Ils aiment le jeu, la danfe, vin,
paflionou emportement, & fanslesvou- T'eau-de-vic, & curcompiesionchande femmes. Cetloir entendre. imtenifotsilonresand
C'eft une regle generale dc nel les: me- te derniereraifon oblige delesmarierde de
nacer jamais. Ilfautl lesfaire châtier fur bonne heure, afin de les empécher
le champ, s'ils l'ont merité; ou leur tomber dans de grands defordres.
le jeu, la danfe, vin,
paflionou emportement, & fanslesvou- T'eau-de-vic, & curcompiesionchande femmes. Cetloir entendre. imtenifotsilonresand
C'eft une regle generale dc nel les: me- te derniereraifon oblige delesmarierde de
nacer jamais. Ilfautl lesfaire châtier fur bonne heure, afin de les empécher
le champ, s'ils l'ont merité; ou leur tomber dans de grands defordres. Ilsfont
pardonner, fionlej jugea
Parce jaloux, écfeportenta fefentent aux dernieresextré- offienfez furce
que la crainte du PREARTES oblige mitez quandils
fouvent às s'enfuir dans lest bois, &ale point-la. dans
& Ceudel
resdremarons; & quand ilsontunefois Lejeu ilsjotient leurpais, czenilles
goûté cettevielilbertine, on atoutesles qu'ils ont i9a
Ifles,eltune erdinaidu monde à leur en fairc perdre cipece de Jeuc atnnen de
Ileft compofé de reaxx
FSSe
quatre bouges ou coquilles quileurfer- Negret. Rien n'eft plus propreilesresenir.e vent demonnoye. Elles sontuntroufait
les empécher des s'échaper, quedef faire eopteidomiapimeconweeouibegmnd
en forte qu'ilsayento quelque chole dont pour Smpaoamoneail Ilsl lesreils puiffent tirer du profit, comme des aufli aifément que furl'autre. volailles, des cochons,, un jardin à ta- muënt danslamain comme onremuëles
bac, àcotton, des herbages ou autres dez,8clesjettent fur unet table.Sitousles
.chofes femblables. S'ils s'abfentent, & côteztrotez fe trouvent deffus, oules
dansl'efpace de vingt-quatre heures côtezoppolez, ondeuxdunefigon,ée
Cemme e nei reviennent pas d'eux-mémes, ou deuxd'uneautre, lejoueur gagne; mais
ilfaus accompagnez de quelque voifin, oude filenombred des trous, ou des deffouseft
lespunir quelque ami qui demande leurg grace,ce impair, ila perdu. ilivont quand qu'onr ne doit jamaisr refufer, iln'ya qu'à liya beauicoup del Negres Creolles,
marons. confifquerlesbiense qu'ils peuvent avoir qui ont appris à joleraux cartes en voC'eft unc peine poureux bienp plusrude, yantjolier) rlcursMaitres.I1f feroit à fouhaiêcquilesf fait rentrer cn cux-mêmes bien ter qu'ils n'euffent jamais manié de carplus vite les châtimens ordinaires mkcinefernentrgligor pourleuren
quelque Podes qu'ils puiffent être. Un faire perdrel'habirude: : carileftfur que
pareil exemple de confifcation fufit rien au monde ne les rend plus fripons,
pour empécher tous les Negres d'une plus faincans que l'amour &c lT'exercice
Habitation de tomber peuc-étrej jamais du jeu. ne Les Nedans une femblable faute. Ladanfeeftleur; paffionfavoritejes gresaiIl s'aiment beaucoup lesuns les au- croipasqu'ilyaitE Peupleaumondequy: foit ment la
G2
danfe.
que
pareil exemple de confifcation fufit rien au monde ne les rend plus fripons,
pour empécher tous les Negres d'une plus faincans que l'amour &c lT'exercice
Habitation de tomber peuc-étrej jamais du jeu. ne Les Nedans une femblable faute. Ladanfeeftleur; paffionfavoritejes gresaiIl s'aiment beaucoup lesuns les au- croipasqu'ilyaitE Peupleaumondequy: foit ment la
G2
danfe. --- Page 70 ---
VOYAGES A UX ISLES com- 1608. NOUVEAUX
& fans prefqueg garder de mefure,8c moin52
Quand danferdans lesMai- mel let fon rend eit tambour, beaucoup: & fort
168. Cnplaranscheatoenr perméttenty pasded
drequed ESLF du grand faire du bruit, fans
tresneleurp THibitation, ils feront trois ou quatre aigu, ilne cfertqua de la danfe, ni les
lieuès apresduilsont ulcieeatale minuit, pourf fe marquer la cadence des danfeurs. la Sucrerie les Samedyan quelque lieud où ils igavent mouvemens Les danfeurs font difpofez furdeux leshom- li- Dijpofi- tionc
trouverdans
8c'qui gnes,, les sunsdevant) &c le les femmesdel autres, l'autre. monue- mens
Renereneanama Celle
clle mes d'un côté, danfer &cles/pecta- des daz
Dazf
entemnusareegs le calenda,
Ceux quifont las de
apellis leur eft ordinaireent Côte dc Guinée, &cluivant tcurs font un cercleautour des danfeurs.e. calenda. vient dc :
du Royaume d'Ar- des tambours. Le plus shabilechane
toutesl lcs apparencesd Tont apprifedes Ne- &
compofe fur) lec champs dontle
da. Les 8cla Eipagnols danfent dans toutelAmerique unechanionqanl fur tel fujet
fpeétamême manierequeles Negres. refrain
de
batteRCTAE
EtE
&c lesmouvemens
grands
Comme les poftures
teurs, acompagné
CATEE
decetted danfel font des plus déshonnètes, manicre rc- mens de main.. A legarddesd près sdanfeurs,ils comme ceux
les Maitres qui vivent d'uner & tiennent la tiennentles! danfent brasà en
des caltagnettcs. la leur défendent,
sEa
glée,
nelad adanempotanceau elle eft qui Ils fautent, font des virevoltes, unsdesau- sapproaitalinquilar affaire: car
ou trois piedslest
n'eft pas une petite que les enfans chentadeux
de goût,
de
ansbrcepfmacrate
tellement leur
(efoûte- trehfereculente ndutambour! rlesavertille fejoinquin'ont; arnerBnbeaens meres lefon
les uns contre
nir tâchent Simiterleurst paferoient heaeiinnuit Ieshommescondanfer,
ETA
àc qui
iilslavoyened à cetexereice. Smencabatine trelesf femmes. Ales voir, ventre ,ilfembleque fe
les joursenticrss Pour donnerla cadence àcctte faits danfe, de cc foient des coups de ait cependant qu'ils
ilsfe fervent de deux tambours creufez d'inégale donnent, quoiquin'ys ces coups.
ir tâchent Simiterleurst paferoient heaeiinnuit Ieshommescondanfer,
ETA
àc qui
iilslavoyened à cetexereice. Smencabatine trelesf femmes. Ales voir, ventre ,ilfembleque fe
les joursenticrss Pour donnerla cadence àcctte faits danfe, de cc foient des coups de ait cependant qu'ils
ilsfe fervent de deux tambours creufez d'inégale donnent, quoiquin'ys ces coups. Ils ARTE
deux troncs d'arbres boutseft Lonvet,Paute lescuifleso qui lemomenten fuportent piroticttant, 2
des
de brebis ou de retirentdans! mêmc mouvement
couvert d'une peau comme du par- eumeoeasett tout- à fait lafcifs, autant
avec desgeliest
LE
chevre fanspoil, gratée grand de cesdeuxt tamletamboure rendonnel lc fignal,
chemin. Léplus
le defoisquel
sdefuite. Iamappellent fimplement
cfouvent piufcursfois les bras,
bours bours qu'ils
troisi à quatre cequilifaici
Aont les
Itambours Peutavoirt
ou trois
Betaacanirnadiens
Negres grand pieds del longfuro quinzeà elepodcmde & font deux &cfebailans. Btounenieirapant Onvoit
leferLe qu'on nommeleba
vent
diametre. mémel clongueur,fur totjouniescaiiene allez par cetted defctiption abregéccome pudeur. pour boulaaàp peut
cit
-
cette danfe opoléeala
lanfer le calen huit: Nuraagetr à
bien Avectoutc
NA. battent lest
nDersaint
reearmacente ous'allolçs mettent Lenelcaisjanbes avecleplat
fif forten ufgeparmicuxs
Cnere
yent deflus, &c les touchent main. Celui TAmerique,s
rot-ents
des enetsgndclatet tambour, bat avec Heer-drligenlet qu'clle entre mémedans
Xtanicre
Evand
Vertiflemens,8 ils la danfent dans leurs
de les quit mefure touchele & pofément; mais celui quitou- leursdevotions. Eglirwacher. Cleplusvitequipeus,
chel lel baboulabatl --- Page 71 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE
r6y8. Eglifes,&càleurs) Procefions, &lesReli- auffi clle eft très-peu divertiffante. Les
Devo- gicules ne manquent guére de la danfer Negres Mines danfent. en tournant 1693. sion des lanuit de Noëlf furun theâtre élevé dans rond, le
du
dé- cn
E/pa- leur Chccur, vis-à-vis deleur grille,
crivent. vifagehors cerclequ'ils
gnols en eft ouverte, afin
qui
Ceuxdu Cap-Verd& édeGamdan/ont
quele Peupleaitfapart bicont encore des danfes
lecalen- de la joye ces bonnes ames témoiparticulieres;
da. gnentpour lac naiffance du Sauveur.Ileft s'accommodent maisiln'yenap pointdont mieux tousen du calenda. general
vrai qu'elles n'admettent point d'hom- Les goûts font differens, que S il
mes avec elles pour danfer une danfe f permis d'en
n'cfipas
devotte.
dan/ont
quele Peupleaitfapart bicont encore des danfes
lecalen- de la joye ces bonnes ames témoiparticulieres;
da. gnentpour lac naiffance du Sauveur.Ileft s'accommodent maisiln'yenap pointdont mieux tousen du calenda. general
vrai qu'elles n'admettent point d'hom- Les goûts font differens, que S il
mes avec elles pour danfer une danfe f permis d'en
n'cfipas
devotte. Jeveux mêmec croire qu'cllesla Pourleur veser perdre l'idée de cettc Danfe:à
danfent avec une intention toute purc, danfe infame, on leur en a
la Franmais combien fc trouvent-ils de (pecta- fieurs à la Françoifecomme appris le plu- goife
teurs qui n'enjugent pas fi charitable- licourante,
menuer, quion enment
que moi? bien quel lesbranleséc lepaflepied &cautres, aufli- afin jeigne AHXNeLes of- On a fait des Ordonnances dans les
danfer danfesrondes, à
gret. ciersdu Ifles, pour cmpécher les calendasnon- qu'ilspuillent &
pluficurs la fois,"
Roient
fauterautant qu'ils en ont envie. J'en
défendu fculementicauledes; poftures, indecen- ai vû quantité qui
le calen- tes, &c tout-à-fait lalcives, dont cette bien de cesexercices, s'acquittoient trèsda. danfe cft compoféc, mais encore] pourne reille auffi fine, & les 8cquiavoient auffi mcfurez, l'opasdonner iemblées lieu aux trop nombreufesafbien des gens quil ET piquent de bien
des Negres, qui fc trouvant Suseren
ainfi ramaffez dans la joye, &le plus llyenaparmieuxe
affezbien
fouventavecdelEau -de-viedanslatéte, du violon, & quig quijotient de
peuvent faire des revoltes, des fodleve- joter
gagnent & Pargent a
mens, ou des parties pour aller voler. danslesatllemblees, aux feftins
Cependant malgréces Ordonnanees, & delcursmariages. d'une cfpece de Iljouentprefquetous, Epuce de
toutes les précautions que les Maitres d'unemoitié de callebaffe guitarre, couverted'un qui cit faite farth
prendre, ileft prefqueimpoffi- cuirracléenf forme de
avec, Nyresfa
ECACER en empécher, parce que c'eft un manche affez long. parchemin, Ils n'y mettent fervent,
detoskundvent@ememg plit davantage, & auquel ccluiq ils font quileur plus que quatre cordes de foye ou de pitte,
fenfibles. oudcboyaux d'oifeaux (echez, & enfuite
Darfe
préparczavec delhuile de Palma ChrifdesNe- LesNegres de Congo ont une danfe ti.Cescordesfentd élevées
gresde tour-à-fait
à celle-là. Lesdan- ce au-deffus de la d'unbonpouCongo.
undvent@ememg plit davantage, & auquel ccluiq ils font quileur plus que quatre cordes de foye ou de pitte,
fenfibles. oudcboyaux d'oifeaux (echez, & enfuite
Darfe
préparczavec delhuile de Palma ChrifdesNe- LesNegres de Congo ont une danfe ti.Cescordesfentd élevées
gresde tour-à-fait
à celle-là. Lesdan- ce au-deffus de la d'unbonpouCongo. feurs hommes EITETE femmes fc mettent en callebaffe, par le peau couvre la
8cfans
moyen chevalet.. JUnc
rond,
bouger d'une placc, ils ne Ils enjotient en
&en battant. font autre. chole que lever les pieds en Leuri mufiqueeft pingant, agreable, & leurs
Pair,& cn fraperl laterreavecu une clpece accords peu fuivis. peu Ilya
de cadence, cn tenant lc corps à demi gens qui eftiment cette harmonie acependant autant des
courbéles uns devantlesautres, marmo- que
tant quelque hiftoire qu'un de la com- qui celedrapsitantipagnols ont tousdes
&cItaliens
pagnic racontc, a laquelleles danfeursré- trés-mal. Jenelçai guitarres, s'ils ont & raifon. enjotient
pondent paru uni refrain, pendant que les Ileft très-à-propos d'avoir
ipeétateurs battent dcs mains. Cettedan- tousfes Efclaveschez foi les toûjours
fci n'a rien qui choque la pudeur, mais Braavadsapors Fêtes & lcs
G3
aux --- Page 72 ---
VOYAGES AUX ISLES Ils fai- 398
54 NOUVEAUX peut s'allumer apporterq quelques autour petits lui, & l'endu feu qui
un cercle
PFOT
1698. aux accidens ou pour d'autres bc- foient
pendant qu'il mangeoit. dans les Cannes, encore pourl les empécherde tretenoient avoit fini, on lui apportoit fa
foins, mais chez) les voifins, & y commettre Lorlqu'il & pour lors il leur diloit grave- ils lui
courir defordre. J'aimois mieux
pipe, ment allez manger vous autres. dans
toutes
quelque mettreauxr nôtres dedanfer eRes de faifoient la reverence, Scpaffoient alloient mande danfes,, excepté le calenda, Jc que affez une autre chambre, avec ouils leur mére. les laiffer aller dehors. &cj jcleur FPAA don- gert tous lui enfemble faifois quelquefois des reprofouvent le violon,
fe Je
ches
defagravité, ederenonleseats lcs
ner quelques CAEEENI enfemble. Jecroi Eara du
qui mangeoit tous
divertirt tous précabtionss ils Par Gouverneur aquoiin meréponmaigrétonteanes calenda de routes leurs forces, Tesmecngmnel lc Gouverneur n'en étoit pas
foient le
pas d'être dé- doit que
quel les blancs
lorfqu'ils ne craignoient certedanfe plusiage: quilcroroitbien maisquilss avoient
couverts. Leur pationpour les vieux, Seienicurarafons, &c que fi on avouloitpreneitau-delad adclimaginations enfans, qui a auffil ilesleurss les femmes blanches
les jeunes, & jufqu'aux foûtenir. Il femble dre garde combien & acoberfnealens
peine fe peuvent danfée dans le ventre de font maris, torguieilleulese on avotieroit les
8cla qui
qu'ils lr'ayent
Sir le
leurs meres.
Leur pationpour les vieux, Seienicurarafons, &c que fi on avouloitpreneitau-delad adclimaginations enfans, qui a auffil ilesleurss les femmes blanches
les jeunes, & jufqu'aux foûtenir. Il femble dre garde combien & acoberfnealens
peine fe peuvent danfée dans le ventre de font maris, torguieilleulese on avotieroit les
8cla qui
qu'ils lr'ayent
Sir le
leurs meres. à paroitre, & Iestiehnenttobjouns font
plus
ES
HanieRtegeainente ilsvont foûmifion 2 Erb
cet arfurtout
AELE
aetrebienwenisy aux Mariages col leurs amis, experimentez ticle. que
Ios Ne
alEglile, faire
vifite; Ils travaillent
Équeles]
fe fcou quelque bepugpentoutee mentbesucoup Tidéjaremarqufd ehtr'cux, PaedE &c
Cet- La
encoredavantagen afinque leurs femmesse courentvolontienst les unslesattres. ils font Melfes pour
Refpet lcumsenfanstsient quilspeusents micuxh habillerqueles lemari te amitié
fur tout quand mort. laurs
queles
Cependanti ileftrare
malades, Ea dure encorcapesleurn foit amisg qai
Negres autres. fa
quelque Si quelqu'un d'eux vient à mourir,, les Ne- font morta. exigent faffer manger
non, tous)
Eme
deleurs
pourelle. Tisfcaventfont qu'elles qu'il ait desparensour
& font
fammes. amitiéquilaie bien les fare-ouvenir du refpecto jeuncifqui Tsentdinmentr pleurent, Tous) lesamis &
leur doivent. Tayaquel de leur mariage des enseporenabien du défunt ne manquent
dans le ccommencetent de liberté aux fem- compatriotes devenir: auffi-tôt qu'ils le peuvent RES & s'ils
domemtunpeuplun quelquefois enfemDicu fur fa fofle,
mcs, & mangent
Scdallerpricr de
ou des volailles, ilsl les
ble. pris plaifir à voir un Ne- ont largent, au Curépour faire diredes MefHifoire Twifouvent de nôtre Maifon de la portent fes pour le défunt. de
fur ce gre Charpenticr lorfqu'il dinoit. Sa femme & le Lorfquril mouroit quelque & Negre amis ne
Trjet Guadeloupe &cfes enfans étoicnt autour de lui, que les nStreHabitation, de fes parens des voférvoient avec autant de infhraits relpeats fervent manquoienr dire m'apporter des Melfes: Je les
dometliques les micux
lailles pour FOTES leur promettois dedire la
lerMatue,se G cuoraneetNee 8cfcs fillcs ne refalois, &jel
fans prendre de
del Dimanche, fes gendres trouver, écdelui Melle àlcur intention,
remanquoient pas des'y --- Page 73 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1698. retribution. Je m'aperçisqu'ils étoient posdefoname. Alorsilsfe mettent tous
Penfie mécontens de mon procedé, &c je fus à genoux, écrecitent
16y8,
desNe- averti qu'ils murmuroient hautément
touteslesprieres
fri contre moi,
croient que les quilsfgavent; citapporté, &b boivent apresilsmangent à lafanté du ce dé- qui
bution prieres) pourles Erenaeu nel leur profitenc funt.
aperçisqu'ils étoient posdefoname. Alorsilsfe mettent tous
Penfie mécontens de mon procedé, &c je fus à genoux, écrecitent
16y8,
desNe- averti qu'ils murmuroient hautément
touteslesprieres
fri contre moi,
croient que les quilsfgavent; citapporté, &b boivent apresilsmangent à lafanté du ce dé- qui
bution prieres) pourles Erenaeu nel leur profitenc funt. (rt. des A/-qu'autant qu'elles font payécs. J'ai fait
Zes Neen vain tout ce quejaipu, pourl leurfaire lac faNontederdizmalasees chairde chien, & lap préferent à gresdperdre ces idées; ila fallu pour avoir la teslesautres. Unfelting parmi eux feroit tou- radas
paixr recevoirk les volaullesguismappor Mgrdécwemcineemedismnd
mangens
toient, fauf à moi à prendre mon tems cipale picce n'étoit pas un chien filaprin- roti. leschiena
pourlesleur payerfous quelquep prétexte Quandilsn'en ont
& qu'ils n'en
quandloccafions'enp prelenteroit.) Jen'a- peuventpasvoler,
vois pas lemême
uncochon
TRaiag
gres qui n'étoient ferupule de
Maifon: les Ne- deux fois auli gros
en avoir un. pas etres
car à leur
me fouvenois bien
point,
SeectScte
celui egard, fert à je
doit
ceux mémes defcendent BEISETE pcre &
127 l'Autel. qui
l'Autel,
vivre mere. Aradas. # regardent comme une
ZesNe- LaplipardeNegres pour qu'ils grande de chiens. injure J'ai d'étre vû appellez fois mangeurs de
amfofin gresfont foientaccommoder, ne
pas de feflinsd'Aradas, où plufieurs avoit un chien ces
faire
CAEETETS
lefairde un petit feftin à leurs parens, &c à - roti. L'odeurenétoltbonne, ily 8cla chair
leurFéte, kunsamialejourdelcurieteicsenianst fe me paroiffoit très-délicate. eu
clesen- croyenschergerdecentebligations après vent envie
J'ai foufansle conti- lar mort del leur pere. S'ils meurent lans que la repugnance d'engoûter, m'en la a empêché. bontepltitôc Jc
muent laiftrd'enfansjcursy parens,leursamis, &c
bien dans une
aprèsla fur tout leurs filleuls fe chargent de ce fçaipourtant que
neceflité
mortde foin, & continuent cej petit regal. Quand je preflante, trouvois jener des mourrois pas defaim, fi
laurpere. leursmoycunetuméntp pas, ils viennent
chiens. prierleurs Maitre d'entrer dansunepar- qui Intognalsmnstmamelar mangent des chiens, la
feuls uagesde Les Sate
tiede ladépenfe, enleurd donnantquelque Sauvages de Canada, au rapport plipartdes des Carala
boneiledfardoVepmwl foit
lat fête.Pour voyageurs lesregardent commet un mets aulfiles marcent
peu qu'on raifonnable, on ne leur délicieux,
dîhonneur chiens,
retufep ces bagatelles.
'entrer dansunepar- qui Intognalsmnstmamelar mangent des chiens, la
feuls uagesde Les Sate
tiede ladépenfe, enleurd donnantquelque Sauvages de Canada, au rapport plipartdes des Carala
boneiledfardoVepmwl foit
lat fête.Pour voyageurs lesregardent commet un mets aulfiles marcent
peu qu'on raifonnable, on ne leur délicieux,
dîhonneur chiens,
retufep ces bagatelles. Ils: ne manquent de leurs feftins; Sceequifitleplate de maniere
jamais convier ceux que le défunt ilett tems de s'affeoir pour manger, que quand le
com- Sotoedeetildrinateaes compter maitre du feftin ditt tout
tousceux del'Habitation qui ont droit efto
haut, le chien
mentfe de s'y. trouver, &
cuit: &cilmei femble danslag granlesrsfef paftens n'y viennent jamais qui les pour mains l'ordinaire vuides. de Tartarie & autres R qui en font
tinsdes Après qu'ils
voifins on châtre les chiens pourlesenmorts, ainvitezleurs fontaffemblez, fait un petit difcours celuiquiles àla goiferplusfacilenent, &lesmanger. loiange de celui dont ils renouvelle la mcles Coioioonsindnate chiens abboyent &
chiens Zes
féte: il leur dit fes bonnes qualitez, il CéS mangeurs de chiens, fur pourfuivent tout
abboyene
exagere la perte qu'ils ont faite @ ils fentent qu'ils en ont
quand cenire ceux
mort, & conchuteniespriant de Lta fou- ment. Dès qu'ily a un chien mangé recem- mangént qui
venir delui dans leurs
& de fe unecafe, on en eit
roti dans leuri
joindrealuipourpnier) Beare pour lere- tous les chiens viennent bien-totaverti: heurlerautour,e car femblan
com- --- Page 74 ---
56 NOUVEAUX VOYAGES
3608. comme s'ils vouloient plaindre la mort uned AUX ISLES
de leur compagnon, ou fc venger des odeur detumées & debouquin, gu'ils roug. meurtriers. fententavant qu'ils fc foient lavez, à ladesNe- Iescafes Lescafes des Negres, du moinspour Leurs quelleonabien. lits font de de la peine às s'acoutumer. gres. laplipart.foncaffczr voirsdu
propres. Undesde- pratiquent dans la divifion petits cabinets qu'ils
&
qu'ils fontde
quand deatrelhveniet on en bâtit denouvelles,
leursmaifons. Le mari& la femme ont
faircobferverlaf fimetrie, &l'uniformi- d'y chacun le leur, & désque lesenfans ont
té, les faifant toutes d'une mémc lon- fepr ouhuit ans on lcs
gueur,largeur &c hauteur, toutes de file, qu'ils heureà ne commencent fepurepouréviter de trop bonne
faifant une ou plufieurs rués, felon la
àoffenfer Dieu: car il n'y a point
donne quantité de Negresquel'on a.
femme ont
faircobferverlaf fimetrie, &l'uniformi- d'y chacun le leur, & désque lesenfans ont
té, les faifant toutes d'une mémc lon- fepr ouhuit ans on lcs
gueur,largeur &c hauteur, toutes de file, qu'ils heureà ne commencent fepurepouréviter de trop bonne
faifant une ou plufieurs rués, felon la
àoffenfer Dieu: car il n'y a point
donne quantité de Negresquel'on a. On leur de deNation: la chair au monde plus portée au vice
long fur pour quinze l'ordinaire de trente pieds de par ce que que je vais celle-là. dire. On en jugera
n'cit pas allez nombreufe large. Si la famille Je fus averti un jour
ou
tout cel logement, onle pour occuper petitsNegres & Negreiles que étoient fept fous huit
dansler milieu udeflongueur partage endeux desbaneniers où ils failoient des aétions
qui fonta aux pignonsrepondent Leaponte fur deux qui paffoient leurige, & qui montroient
JUeS, lorfque la maifon fert à deux fa- uneince-grandemalice Ley plusagén'amilles; mais quand elle eft occupée voitpourtant qu'environr nneufans.Jallai Combiax
une feule famille, il n'y faut MRCGRT lestrouver, &clesayantp prisen flagrant- lesjeunes
qu'uneporte. Oncoantecoimuitomanee SiCaNe fomt tez.aik por:
destétesde Palmiftes. Cannes, del Rofeaux,oude Aeeniestenermees cette execution
A; peine vise de
On les Palliflade ou environde
étoit elle commencée la chair,
ne avec desrofeaux ou des clayes faites detirec qu'un nos vieux Negres me vint prier
depetitesgaulcees chisdeterreg pour foidreniruntor- chofe à ceffer, me dire. parcequ'il avoit quelque
graffe&c de bouze devache
Je voulus bien avoir
furlequel on paffe un lit de chaux. cerecomplailince; cuilinicredeseameter pourlui, &jedis àla
LNegresourgrand foin que leurs manda, s'iln'étoit Cc Negie medeeafafsicenrbiencloles fort fenfibles
parcequ'ils font
pas vrai, quej j'avois
au froid qui ef piquant misuntelNegre leTonnclier qu'ilme nomma, avec
pendant lanuit. Les chevronsélacou- barriques. pour apprendre à fairedes
venuredelcendent Bouventjufguatere, dit-il, Jeluidirqu'out. Hébient me Plaijant
Acfont à côté des cafes de; petits appen- lui inajeneneunaens Je raijontis, où Jeurs cochons & leursvolailles fc avoir répondis quilne à
pouvoit pas encore d'un nemene
tolijonrs ilya mettent à couvert. Il eft rare qu'ils faf- avoit quep apptis en faire,
qu'il n'y vieux
dufeu fentplusd'une fenêtre, elle eftt tolijours
peu de jours hitend étoit en Negre
dansles au pignon, parce que la porte leur don- prentillage,
apcafes'des
&
maigeilapprendroitpe
ne aflez de
en
peu,
indhigr
Neyres. jour. liy a qui font une clprit, qu'enfustcilenfcrott. Toi,t tenir"
pitite cafe à côté del la leur où ils font toi, béte, medit-il, pour Tonnelier, mais
Jefont leurfcu, dans écleurcuifines, leur
maislaplilpart quoi toif faire pourpetitshicherla, battre
pourcafe, où ils entretiencux. Je lui cn dis
nent aufi du feu toute la nuit. C'eft cc laraifon; fois que j'étois maisilr béte.
, qu'enfustcilenfcrott. Toi,t tenir"
pitite cafe à côté del la leur où ils font toi, béte, medit-il, pour Tonnelier, mais
Jefont leurfcu, dans écleurcuifines, leur
maislaplilpart quoi toif faire pourpetitshicherla, battre
pourcafe, où ils entretiencux. Je lui cn dis
nent aufi du feu toute la nuit. C'eft cc laraifon; fois que j'étois maisilr béte. merepliqua H6 encoreune
quifirquelcurscales font toûjours enpourquoi lui
tumécs, & qu'eux-mémcs contractent dis-je? Parce que me répondit-il, que
quandilsferontg grands, tu les maricras,
&c --- Page 75 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1698. & tu voudras qu'ilstefaffent deshiches, un coffireoudeux pour ferrer leurs har- 57
c'eft-à-dire, des enfans, tout auffi-tôr, des. 16y8i
& commenty veux tu qwilslesfallent,eilse Onlaiffep
n'ont pas appris tout doucement quand quinze à vingt pourtudinicsnefpee entre
de
ils étoientjeunes. Voi M.B. (c'etoit un afin de
pieds remedier au chaque cafe,
der nos voilins,quin n'avoitpointdenfans) ils'allume pouvoir dans
fetl,
il n'a point d'enfans,
qu'iln'apas rive quetrop quelqu'une,
Eted
appris à en taire quand F petit. Je quefois fouvent. Is terment quelvoulus faire entendre raifon à mon ha- fe fervent ordrecomerumpum de ce terrain
&
rangucur; mais ilnefut pas pofible,i1 leurs. cochons, ou pouri pour faire renfermer un
Corcnotentoljeunidity quetous les jardin d'herbes
métiersfe doivent
DEILNTE
apprendredej jeunef bitations où les"
fe, ou qu'autrement
nourrifent des
NREAE
ouvrier. CeN
étoit onn'eftjamaisbon voild cochons, il vaut mieux obliger les Neétranger,
gres de mettre. les leurs dans le
pourquoi je ERE met fervi des mots de tu Maitre, que de leurs fouffrir pàrc du
&toi, en rapportant quelque chofe de particuliers. On les
des parcs
fon difcours: c'eft leuri maniere,qu'ilett d'avoirfoindeceux dul obligeparcer moyen
impofible de leur faire quitter. Lorf. desleurs;
Maitre, comme
qu'ils viennentunp pcu: agez.danslePais,
Kclafphlbveletyendiees
ils n'apprennent
bien le Fran- quileurappartienty nentlap preference al ilfautqu'ils en.don- cela
çois, Kn'ont
baragoiin le plus eld dû; majsilfaut leurMaitre, aufli
lui
&
C
plaifant le' plus naturcl du monqu'il leur paye
de. Sataiartes
qu'ils:le pourroient vendre au Marché,
Litsdes Lnlsdnvgnsniiseie Ilyauroit de
Negres, deux out troisplanchest potées furdestra- trement. l'injuftice d'en agir autresmeu- caN- tourches. verfes, qui font foûtenués pardepetites Ilyau une. Ordonnance auffi bien fai- Ordonblesde
Cesplanches fontquelquefois te, qu'elleeft
leurs couvertes d'une natte. faite de côtes de de rien, acheter malexecurée, des
quidéfend pourem- nance
cajes. balifier, ou de latanier, avec un billot qu'ils I n'ayent unbillet Negres, à moins
debois; pourchevet.
ches. verfes, qui font foûtenués pardepetites Ilyau une. Ordonnance auffi bien fai- Ordonblesde
Cesplanches fontquelquefois te, qu'elleeft
leurs couvertes d'une natte. faite de côtes de de rien, acheter malexecurée, des
quidéfend pourem- nance
cajes. balifier, ou de latanier, avec un billot qu'ils I n'ayent unbillet Negres, à moins
debois; pourchevet. Quand lesMaîtres
deleursMaitres, fch vols,
font un peu raifonnables, ilsleurs don- quifpecihecequils la
ont àv vendre, avec malobnent quelques mechantes couvertures, permifion qu'ils ont. de le faire. Cefireite
ou les vieux, blanchets, ou quelques Hmarztetraamms deprofiterdeleurss svols; mais il des
c'eftau groflestoilles Commandeur pour fecouvrir. à avoir Encccas gens, & fur tout des regratiers, ya ou aufoin de les
leur faire laver de tems en tems, auffi- tresgensfemblables, de façons,
quine font pas tant
bien que leurs. nattes, à caufc des pu: leur
qui achetent tout ce qu'on
naifes & des poux, a quoi ils font fort
prefentey lebonn marche guoiguilivoyeatianbien qu'ilsien
fujets. Parla méme raifon, ! il.faut, lcur ENne a érévolées Scvoila ont, quela
fairelaver fouvent leurs habits, & leur tiens les Negres dans leur cé quientre- de
faireraferla tête. Lereftedel leurs meu- voler. pratique
bles confiftent en des callebaffes, ides On. donne
couis, des canaris, des bancs, des ta tons deterre sUXNegresquelques dans Ies endroits can- Sardins
bles, quelques ils font uftenciles- de boiss &c de,lHlabitations jou proche des éleignez des Ne
quand Tem. II, un peu accommodezy'en pour, y faire leurs jardins à tabac, bois, 2 gene
H
plan- --- Page 76 ---
$8
36,8. planter NOUVEAUX des;
VOYAGES
des choux
AUX ISLES
&
timens
EMscregilnmeadied caraibes,
foitp pourleur
autres choles, qu'un de fe déceler. drc. C'eft une nourriute, bonne foit pourven- tirent At &c le leurs
Quand quel- 1628,
foin qu'ils y
maxime d'avoir ils ont cachent amisettmaron, dans leurs ils le retiennent enbon travaillent, état, Onleurp & qu'ils les cabinets T'induftris de pratiquer cafes, de où versles unsen-
& vacquerles Féresapresles permerd'y
doubles, dontileit petits autres. ce qu'ils retranchent Service du Divin, fomteromntoel Ilsen prefqu'imleurdonne pour
tems qu'on Feamcedunep vrent de leur
ferment
leurp
une leurarepas. fi
eetatAen
ditez. produilent J'ai
infinité de Cesjardins qu'il femble quil bagage
connu
a
des
commomaturellement,
foicnt tous lesans Negres, qui faitreslong-temi
det tabac, & autres pourpluse de cent écus d'en quoique tres-fouvent
FEREAEE
fontàp portéed'unl denrécs.
leurdonne pour
tems qu'on Feamcedunep vrent de leur
ferment
leurp
une leurarepas. fi
eetatAen
ditez. produilent J'ai
infinité de Cesjardins qu'il femble quil bagage
connu
a
des
commomaturellement,
foicnt tous lesans Negres, qui faitreslong-temi
det tabac, & autres pourpluse de cent écus d'en quoique tres-fouvent
FEREAEE
fontàp portéed'unl denrécs. Lorfqurils
fermer! la porte. remet Leur
porter. commodement Bourg, leurs où ilsp peuvent cachercequits genicufe. Ils ont dérobé, eft maniere affez in- de
lunnclome gardent &cautres fruits, herboges, ils fc Iaurfoyer, font un trou en terre fous
EEESESE re- vol bien empaquetedandes capnesguirents mis leur
enttrasess mille, &
8cleuria- bouchentlet les
trou,
fetilles,ils Zeur
Maitres, oamnachentdamner qu'ils s'en
plusaleurs loin cendres de-là & les smeeeil &
maniere
aidez dans leurs voyent
&c
la terre charbots, portent decaIes Ne- J'aidéjar petites affaires. protegez Quelque echofe que ecep qu'ils en ont tirée. cher ce
gres fons
remarqué qu'ilsfont vains &
puiltétre, quand quiils ont vo
railleurs leursal glorieux, donseatensn font railchiens lé. ARcimenees
l'excés, &eque peuc de
Remaiteernat rien
connoitre pliquent avec plus de fucces gens s'ap- fhlé découvrir, à leurs à moins impofiblede qu'on ne foit
furtout des les défauts des perfonnes, gu'eux & à trouvez faifis manieres. de quelque Loriquils font
entr'eux, & Blancs, en faire Poar s'en mocquer nez; plaifir ilf devoir fembleà comme ils font vol, les c'eft éton- un
railleries con- dre,
les voir & à les
Heensrnaegmne faut dans
sontreconnut un déqu'ils n'y ont aucune
entenplus parf fon quelqu'un, nom, mais ils ne lenomment e'etiunep faire piece qu'on leurafaite part, & que
briquet, qui a du rapport par à quelque ce défaut. fo- tion, maltraiter, &ils le & perdre de réputa- pourles
Celabriquer qu'ileft bien eft parmi eux un miftere, qu'il faur étre fontavcetantd habile de naiveté,
trer, à moins dilicileaux Blancsdep pene- ufertompet Mais quand pour ne ils s'y pas
on nel
squefgachant leur
raeidesgor qui les
ont afvettirdes ledécouvree perfonnes en lesentendint Langue, ic di- le derniere rellource eft connoifent, de
leur
des railleries piguantes, donti ils parlent par diable qui les a trompez: dire, & quec'eft
mainetrerjunes Jai Rpour l'ordi- ledablen'eitp d'humeur pas toujours-la comme
des défauts quils avoient fouvent été furpris on
d'avolier ce qu'on prefents ni
del lar manicre dont ils s'en remarguez, &c le lesfait châtier pour lc larcin latimpute, &"
ce qui m'obligeal
mocquoient : menfonge.
donti ils parlent par diable qui les a trompez: dire, & quec'eft
mainetrerjunes Jai Rpour l'ordi- ledablen'eitp d'humeur pas toujours-la comme
des défauts quils avoient fouvent été furpris on
d'avolier ce qu'on prefents ni
del lar manicre dont ils s'en remarguez, &c le lesfait châtier pour lc larcin latimpute, &"
ce qui m'obligeal
mocquoient : menfonge. Deux
pour
des" Aradas. voir exemples fuffiront
ZwurfIlsfontfort apentchiLangu combien ils font
pour faira
delitéles Scfouftiront fideles les unsa sauxautres, bes. vains & fuperplûtôt les plus rudes chàs Je connoiffois que lc
mefervoit, avoir ces deux petik-Negre défaurs dans qui
toute --- Page 77 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
168. toute leur étendué. Ilavoit de l'efprit preffé, Mon Pere, ilya à la porté 59 un
autantqu'on en peutavoir, il étoittrès- pauvrel Blanc, qui demande
16g3
fidele, très-fage, intelligent, affection- Je feignois quelquefois de ne l'aumône. l'entendre
né, j'en recevois plus de fervice queje pas, ou de ne vouloirrien
n'en deyoisnaturelement attendred'un avoirle plaifir de lefaire donner, : pour
enfant dec quatorseaquinseans, puifque fçavois quec'étoit lc comble repeter de fa carje
jeme repofois fur luiduc détail delaMai- Mais, mon Pere, me difoit-il, joye. fon, & del'Habitation, qui auroit affa- patyre Blanc, fivous ne lui voulez c'eit un
rément embarafféune perlonnebien plus
lui
rien
Exemple agécquelui. Mais avec ces bonnes
donner, jevais] donner quelque chodela wanité litez, il étoit fier & fuperbe, & jamais qua- fedur gre. mien, moi, qui fuist sunp pauvrel Nedes jen'ai pû l'en corriger. Lorfqu'il avoit Negre Dieu qui demandel'aumône. merci, on ne voit point de
Nogret. fait quelque faute, n'avois qu'à lui lui avois donné ce
Quandje
dire quelque
: mépris, c'étoit voyer au pauvre, il gue ne je voulois enlui une E grande peine, quefion luidire, enle luip prefentant, manquoity tenez pas de
Fseate écorché. leluiditoilguelqucrois vre Blanc. monl Maitre paupourtâcher de lhumilier, étoitu un envoye: & Voil.cequen lorfqu'il
vous
pauvrel Negre quin'avoit
d'efprit. pouvois entendre, il croyoit le
que je le
mot
:
Ce de pauvre le defoloit, il ne le lui donner quelque chofe rappelloit du
pouvoit
il murmuroit
fien,
Foer
fouffrir,
entre fes
dentsl lorfqu'il me croyoit fâché tout de Samiiepitrdetipreligre vre Blanc. Il
cela
bon, mais
jenel'écroyoit après
esen
tois pas beaucoup, eerirmt prenoit que laliberté faitde vengé de mortifiant.
le
mot
:
Ce de pauvre le defoloit, il ne le lui donner quelque chofe rappelloit du
pouvoit
il murmuroit
fien,
Foer
fouffrir,
entre fes
dentsl lorfqu'il me croyoit fâché tout de Samiiepitrdetipreligre vre Blanc. Il
cela
bon, mais
jenel'écroyoit après
esen
tois pas beaucoup, eerirmt prenoit que laliberté faitde vengé de mortifiant. tout ce quej jelui avoisdit, ou
demedire, qu'iln'y: avoit que les Blancs Voici l'autre exemple. Quand je
Sasooneniorei les Negresdemander l'aumône, écqu'ils point voyois avec nos Ouvriers travailler mal, ou
avoient trop de cceurp pourcela. Sa gran- le tems negligence, que j'étois je Negre, leur difoisquedans je fervois
dejoyeauff-bien qued desautresd domefti- mon Maitreavec plus de
ques noirs de la Maifon, étoit de venir del bonnevolonté qu'eux, diligence, &c
m'avertir qu'il y avoit quelque pauvre àcaufc de cela
devenu &quec'étoit
qui demandoit l'aumône. Ccla eftrarc, J'avois enfuite
lcs Blanc. mais scelar nelaiffe d'arriver
plaifirde entendre
TRAea
fois. Cef font pour pas l'ordinairedes) quelque- Mate- bilité difputer de fur la pofibilité ou l'impoflilotquiaptaroirddforte fonttombez vai un jour cette nôtre metamorphofe. Jei troumalades, & à la fortic de THopital fort embaraflé, il Negre ne Charpentier venir à
n'ont pasaffez 3i force travailler; bout d'un tenon à pouvoit
ou des
qui ont featieart tems, & falloit tailler dans unc queue fabliere d'ironde qu'il
que la ESS ou quelque infirmité cm- foitunbiais affez difficile. Jc pris qui fa fai- repéche de gagner leur vie. & fon compas,
Desqu'il cnp paroiffoit quelqu'un, ila- € le fis
&la jetragaif'ouvrage, fc
voitautant dc gens pourl'annoncerq qu'il jufte. Mais couper, coupe trouva
yavoit de domefliques dans la Mailon, eft trop. lingulier, sleremerciment & qu'ilm'enfit
& fur tout le
Negre qui me fer- leurvanité pourr ne le marque mettre bien
voit, qui ne
de me
pas
Je
SIERT
EnaNir jamais
n'avois jamais voulu croire
venirdire avec un air content, & cm- eufliez étéNegre, me dit-il, maisaprès que vous
H 2
cet --- Page 78 ---
60 NOUVEAUX
#Gy8. ccrouvrage T'enfuisperfmuadérc VOYAGES AUX ISLES
A Point de Elanc qui ctt. allez cariln'y comme un calgon,avec deux
pour.le Faire. d'cipuit
fentesou 1698,
C'eftla
PICSRREE
donner aux ntierdetcmlaxiged Blancs toutcs des
en.italie, &cenFrance ces
FCRE
nc qualitez qui peuventrendre unep mauvaifes perfon- appelle des coureurs. Ils laquaisqu'on
méprifable, & de dire, que c'elticur chemife un petit pourpoint portent fans fur la
frequentation, ples
& leurs mauvais exem. qui laille trois dojgrsde vuide balques
qui les gatent. Dc forte
&cla candale, afin que la entre lui
voyent quelqu'un d'entr'eux, ques'ils bouffes paroiffe
chemife qui
qui s'enyvre, ou qui fafle quij jure, font aflez riches davantage.
quaisqu'on
méprifable, & de dire, que c'elticur chemife un petit pourpoint portent fans fur la
frequentation, ples
& leurs mauvais exem. qui laille trois dojgrsde vuide balques
qui les gatent. Dc forte
&cla candale, afin que la entre lui
voyent quelqu'un d'entr'eux, ques'ils bouffes paroiffe
chemife qui
qui s'enyvre, ou qui fafle quij jure, font aflez riches davantage. Quand ils
vaife action, ilsr ne manquenr quelque mau- d'argent, ou garnis pouravoir de des boutons
de lui avec mépris : c'ett un pas dedire decouleurs ilsen mettent quelques aux pierres
qui jure comme un, Blanc, miferable, &aucoldeleurse chemiles. A
comme un Blanc, quicit quis'enyvre ilsymetrente des
RIPAREE
un Blanc, &c. voleur comme rement des cravattes rubans. & Ils poftent raCettet bonne opinion qu'ils ont d'eux- Lorfqu'ilsont peau, ils latérecouverte conjafesucont d'un chaSimplici- Rectenninetils trémement fimples, fur tout foientex- nairement ontbonne bien faits. mine, ils font orditédes Megres det arrivent deleur pais.. Ilya une quand infinité ils dans. tous les lieux Je n'atjamais vû
teuchant & choles qu'ilsne peuvent comprendre, éré aucunNegre quif defAmenque fur boll, coujai
Hsetpants entr'autres enténdre comment nous nous fai- borgne,louche, ou eftropié de naiffance. boitcux,
de,l l'écriture. nos Ils difent penires le moyen Lotlquils pendants d'oreilles font jeunes, ilsp portent deux
forcier pour faire parler ot ley faut être mais dès
commc lest femmes;
Habits Ilet trareque les
Papier. tent plus qu'ilsfont maricz, ilsn'enp pordes Ne- fez,
Negres foient chauf- Les qu'un feul. gres. des fouliers. e'et-a-dire, qu'ils: ayerit des bas &
en Eabotanaquie veulentavoird des lafonnes de qualité, In'y & a gue quelques per- Trer & des forme, lcursfont faire des cantit nombre, qui faffent. encore chaufer en tres-pe- aveelesgalons pourpoints de' leurs dela couleur, &
qui leur fervent del laquais. Tous ceux turbanaulicude
livrées, avec un
ordinairenient nudspieds, &i ils ont vont la d'oreilles, leurs & un carquant chapeau, d' des pendants
plantedes; Pieds alfez dure, pourfemetarmes. largent avec
trep peu en peine de fouliers. tous leurs
deux
LNigrellaponear
habits confiftent Defaneque en des caljuppes quand elles font ordinairement dans Habits
çons 8cunecalique
habits deceremonie. Celleded leurs des fim
billent les Dimanches Maisquandilss'ha- & les Fétcs, les de couleur, &celled de deffus deffouselt mes Nehommes ont une belle
toljoursdetoiled dc cottont ellprefque grefes. calçons étroits detoilc chemilfeavecdes blanche, fur lef- ou de mouffeline. Elles blanche, ont un fine,
quelsilsy toile portent une candale de
blanca petites
ou dela corfer
ou étoffe legere decouleur, quelque Cette deleurjopped de
de bafques, deflous avecune couleur échelle
d'oreilles rubans.
deffus deffouselt mes Nehommes ont une belle
toljoursdetoiled dc cottont ellprefque grefes. calçons étroits detoilc chemilfeavecdes blanche, fur lef- ou de mouffeline. Elles blanche, ont un fine,
quelsilsy toile portent une candale de
blanca petites
ou dela corfer
ou étoffe legere decouleur, quelque Cette deleurjopped de
de bafques, deflous avecune couleur échelle
d'oreilles rubans. d'or Elles; portent des pendants
ou
CSICOE
SgnEeaLELE me qui n'y arrive pas tout-à-fait. & Elle mé- des bracclets, & d'argent, des colliers des bagues,
eft; pliffée par la haut, &aune ccinture raffade à plulicurs tours, ou de de petite
fauffes, avecune croixd'oroud d'argent. perles
Le --- Page 79 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
6t
46,8. Le col de leur chemife,lest manches&c Les Negresde Sénégal,
1698. lesfauffes manchesfont garnies deden- duc Cap-Verd,dAngolle, ,8 deGambie,
telle, & leurd coëffure cit de toile bien fontd'unp plus beau noir, que deCongo, ceuxdela
blanche, bien fine &cà dentelle. Tout Mine, de Juda,
ceci doits s'entendre des Negres & Nc- autreslicux de cette d'Ifligni, Côte. Generalement d'Arda, &c
grefles qui travaillent aflez en leur par- parlant ils font d'un beau
ticulier pour: acheter touresceschoiesà leportent bien; mais leurt noirquandils teint
leurs dépens. Caresceptlaliguis& dès qu'ils font malades, & cela fe change conles femmesde chambre,ils'en: faut bien noit eneuxa aufli facilement que dansles
que les Maîtres leur donnent tous ces Blancs; parce qu'ils deviennent alors
habirs,8 tousces ajuftemens, ainfique dunecouleurdeboiie,. & mémed de cuijelsimarqu@alafne dema feconde Par- vre. Ils font fort patiens dans leurs
tic. Commeles Negreflesfonty pourl'or- ladies; quelques
leur ma- Les Ne:
dinairefort bien
peug qu'elles faffe, ilett rare del operations les entendre qu'on crier
foient bien habillées EE ont fort bon fe plaindre. On nepeut
ou ER PAair, furtout quand oneftfait à leurcou- viemmed'inf@nb@bilite; carils pasdirequeccla ontl
tiens. leur. ceux quin'y fontpasac- très-délicate, & le fentiment fort tlachair
coûtumez, SArMS doivent fc contenter de mais d'une certaine grandeurd'ame, vif, &
les regarder par derriercautremcnte elles d'uncintrepidité quil
leur paroitront juftement comme des mal, lesdangers, leurfaitmépriferle
mouchesdans dulait. ai vû
&clamortméme.Jen
C'eft une erreur de croire quc nous fent aucun TOrONPETORtN cri. On en
faflions confifter la beauté de nos Ne- Royal de la Martinique, bralaunaul fans Fort Eatemgres, dans la déformité deleurvilage, une feuleparole; aprésqu'il futattaché qu'il dît plesde leurindansdegrofies lévres, avecun nez écra- fur lebucher, ildemandat un
arepidi. fc. Si ce goût a été à la mode en Eu- bacallumé, qu'on lui mit à boutdet la ta- li,ede
En gwail ropc, il ne P'eft point aux Ifles on y &c qu'il fumoit encore lorfque bouche, fes lermicanfife veut des traits bien reguliers.
parole; aprésqu'il futattaché qu'il dît plesde leurindansdegrofies lévres, avecun nez écra- fur lebucher, ildemandat un
arepidi. fc. Si ce goût a été à la mode en Eu- bacallumé, qu'on lui mit à boutdet la ta- li,ede
En gwail ropc, il ne P'eft point aux Ifles on y &c qu'il fumoit encore lorfque bouche, fes lermicanfife veut des traits bien reguliers. Les EU bes étoient
jam- mort,
la beaudéja crevécs
par laviolence TtL
té des pagnols
tousles autres y pren- du feu. Nygres. nent garde SPSE fort prés, & ne regar- Il arriva un jour
deux
dent pas à quelques centaines d'écus ayant été condamnez, que Pun à être Negres
de plus pour avoir une belle Negref- du, & l'autre à étre fulligé au pen- de
fe. la potence; le Confefleur fer pied &
J'en aivà des deuxf@scsfitsàpein- confeflà celui qui ne devoit méprit, mourir. dre, &c beaux par merveille. Ilsont la Onnessppergutdel la
pas mopcau extrêmement: finc, le veloursn'eft ment que l'Executeur méprilequ'au Palloit
pas plus doux. Plus ils font d'un beau vent; on le firdefcendre, & on jetter confeffa au
noirluifant, &cpluse on les eftime. Com- celui qui attendoit le fotictaup
meils ont les pores bien plus ouvertsque potence, qui monta léchelleavecautans picddela
lesblancs,ilsii & fentent mauvais luent beaucoup s'ils davantage. d'indifference, que l'autre enétoit deflaver. Il eft
negligent de fe cendu, &commef ficequi
rare qu'on leur falle des re- voit tiréàaucune confequence. fepaffoitn'aproches là-deffus quandilsfont proches De cette intrepidité & de ce
delameroud d'unei rivicre: : carilsf fontd du qu'ils font de la
nait une mépris
naturel des canards. voure qui leur eft mort, naturelle. Ils en bra- ont
H 3
donné --- Page 80 ---
1698. donné NOUVEAUX des
VOYAGES
Aflions bre
dans un grandnomAUX
devs- cLcbpngd 2 & entr'autres à
lesavoit
ISLES
lowrdes dCamagemen les Troupes & l'on fçair que laprife toutcs fe mic pas apportées, en devoir &
ne
Nogrs,
ment
ayant été repouflées vive- Parce je
de fartourqul le maltraiter, tay8
alattaquedi Fort delal Bocachi- relolu Tise ne rien connoilfois fouffrir. le Negre fort
&C leNegres Domingue qu'on avoit amenez de
Il fuivit mon
Tataguerent d'unc luienprit,
Onavà
ECtantE
à
par ce
SRSLEIEEEE qunalebigerents
devigueur,
quejai
Ils ont confervé ferendre. le
donner riture, que les Maitrest font ditdela nourcheur,
Quartier duPrè. deg aleurs Elclaves, qavsn'onr obligez de
roms.Piemedel & ils
la
MORSTNESEELADE
les
camilinrganeerae
refiérrerent Afammiguel tellement dansl en1693.
tantE
à
par ce
SRSLEIEEEE qunalebigerents
devigueur,
quejai
Ils ont confervé ferendre. le
donner riture, que les Maitrest font ditdela nourcheur,
Quartier duPrè. deg aleurs Elclaves, qavsn'onr obligez de
roms.Piemedel & ils
la
MORSTNESEELADE
les
camilinrganeerae
refiérrerent Afammiguel tellement dansl en1693. leur EEE tement cc qui eft
itnesis texac- des Viures Ne;
anpiececazene maiss'en
qulan'oferent ja- nances du
porté parles Ordon- gres,
depillerl le écarter, ni tenter debruler & dant de s'entretenir Roi:ilanel avec chiferspas cepenIls firent Quartier. joignant mes, les les pois, les ce peu, en y
deloupe cn 1703. Parfaitementt oulon; bien àla Gua- de leurs choux caralbes, patates, Scautres
détruifirent plus
peurdirequis
jardins, les crabes
HE
d'ennemis que tout le figues notilles & qu'ilsp les prennent, & & lcs
recreectoee Pagnicd de foixante
une Com- font
bananes, dont Efe
dont près de la moitié Negres étoit ou environ, tuent tolijours tres-bien leurs cafes
Habitation, Un des
de nôtre
leurs volailles que pourvdés. Ilsne
cier Anglois, qui étoit nôtres tua unOfi- malades, font
quand ils font
à
cleurscochons
affez gros
la tête d'un cas, quelque feftin. que loriqu'ils
reftede fes dcnchement & fottenudu lulesvendont, & Excepté ces deux
les ennemis, eeeacetoenes
emplorent l'arrapporterent
EaneRenen defalée, quileurf
& vianbardes, & Snaetentcobete Le plus aicmpiadepee
& nôtre Negre quantité LECFELEACEONIE d'armes 8ed'habits, cft celui de confiderable leur
de leurs feftins
Anglois, le qui avoit tué l'Officier Maitre y contribue mariage. Qpoique le mariai Zauri
épéc, fon dépotilla, & &cn m'apportafon fuffiroit pas." Tousl les esacoupy ccla ne ges,
Quelques efponton, fon
tation, & tous ceux Negres del'Habi. paindregiune jours certain après ce Negre hauffecol. vint fe chole ne manquent pas qui font invitez,
lui avoit dit de lui Oflicier François fent auxr pourlefcilin, d'apporter &
quelque
ou qu'autrement il lc apporter cesarmes,
ertaieingie
mc dit,quef fi cet maltnaiteroiy il lon dequelquebellen fal
toile ou
EAREENON
furlui, illui cafferoit Offecierlevott la tête la main nent liberalité, 8cle rang Hetodticperovet qu'ils
meaunanglois niri
Jelui
tout com- dela parmilesautres Eilaves, tiencette extrémité, dérendirdenve- &
pas une diftinaion petite parmi cux, &cc carilya n'eft
Taulericebraver chez le
inenestgpmemert luipromis de d'une alliance, affaire fur que la conclufion
fonger aux Gouverneur, armes
avant Creolles: il faut toutentre bien des les Negres
avoit
ladadeent
voit envie, que Angloiles, dont il ment d'envenir-la.
ilesautres Eilaves, tiencette extrémité, dérendirdenve- &
pas une diftinaion petite parmi cux, &cc carilya n'eft
Taulericebraver chez le
inenestgpmemert luipromis de d'une alliance, affaire fur que la conclufion
fonger aux Gouverneur, armes
avant Creolles: il faut toutentre bien des les Negres
avoit
ladadeent
voit envie, que Angloiles, dont il ment d'envenir-la. du
Outre le céremonies confentesllenvoulsit, iln'a- Parains & Maitre, il faut avoir celuides
miniaeilNge qui me des principaux EANEURROTEI amis
parens &c
des deux familles. Il --- Page 81 ---
FRANCOISES DE DAMERIQUE. 6;
ceux qui ne les connoiffent pas. 16y8. 16,8. DAakenr-iamnabesfirsos fance égale; de manierequel lai filled'un Quelques-uns de nos Rcligieuxnou- 1saficCommandeur, ou d'unouvrier, ,nevou- vellementarrivez deFrance, medeman- fer- qualgue- tent
dra pas épouler le fils d'un Negre de derent Glesjeunes Negres qui nous les mon- foide
minyrsteengnmeed fimple- voient à table connoiffoient
s'en. paroitre
toemihant.baDRSOs dégrez noyes; jeleurdis, qu'ils pouvoient plus limples
quileur ticnnent lieu de Nobleffe. Les Elroaaiatsse & lui
Negres: nouveauxr nefontpasi fidifficiles, juftementa à celuiqui me fervoit,
p
& on les contente à moindre frais, Ce- prefenterent unf folr marqué. Il leprit,le' s'il
pendant dequelque maniere que cel foit, tourna deux ou trois tois, comme & leleur
il eft de la prudence des Maitres de ne n'eût pas fçà ce que c'étoit,
les point violenter fur cet article, de rendit avec une indifference affcétée. quejecon-. NosP Pepeur des fuites fàcheufes que cela peut nus bien êtredes plus
la
avoir. res crurent qu'il ne connoiffoit pas
Dès quelesNegres fe trouvent mal, monnoye. Un d'eux lui prelenta une
1lsn'ai- ils fe bandent la
picce dc trente fols qu'il aufi-tôt,
mentpas les ber- boivent que de he,fefosthier.&ne l'eau chaude. Ileftrare & faifant
illamit dans
bes
la luiavoit
SERE
d'en trouver qui mangent des herbes qui
prenfenté, le
erHis, crués, comme nous mangeons) la falade, fa poche. Commentlui fols dit Pere,tu & tu
Sgehnrgamrontgee-iu. difent que ne connois pas les marquez,
cela n'elt bon pour les boeufs &c les prends les pieces det trentef folsy c'ett,lui
chevaux, qui Reaty pas l'efprit de faire répondit leNegre, queles fols marquez
cuire leurs herbes,
font trop. rien
J'avois à la maifon un petit Ne- Il ne
épargner pourlesfaire
PeTta
gre de fept pris à huit ans, pour Pinftruire vivreenp paix] les uns avecl les autres nonpeu à peu, &le mettreen état de fervir feulement dans,'Habitation les où ils font
quelqu'un de nos Curez quand il feroit attachez, mais encore avec Negres Les Neplus agé.
les fols marquez
cuire leurs herbes,
font trop. rien
J'avois à la maifon un petit Ne- Il ne
épargner pourlesfaire
PeTta
gre de fept pris à huit ans, pour Pinftruire vivreenp paix] les uns avecl les autres nonpeu à peu, &le mettreen état de fervir feulement dans,'Habitation les où ils font
quelqu'un de nos Curez quand il feroit attachez, mais encore avec Negres Les Neplus agé. Ilregardoit avec étonnement desvoifins,parce ci-devant qu'étant fort commejel'ai ils gresfons forrvinquandje mangeois de la falade, & di- remarqué fuite neceflaire orgueilleux, exerême- dicasifs,
foit aux autres, quejemangeois comme font par une
les chevaux. ilfut alfez) long-tems fans ment vindicatifs. en vouloir rnanger dianctoljoursquil Ileft megrinp-@hebpiéines
n'étoit n'y bcuf, n'y cheval. A lafin querelles fe snliNonusbernem il faut les Maitres
enayant mmgrthojannoendboss cé à battre,
que
les
il s'cn vint tout joyeux me dire, mon s'attendent à voirrecomimencertousl doivent
Pere,, j'aimange de l'herbe commeun jours cesdefordres, dont ils ne
cheval, tout comme vous. Voilà lafim- pas efpererdevoirla fin, s'ils laiffent un
plicité d'unenfant, 8elle pourroitétre peu inveterer la haine. du Fond SaintJacencore la même dansumNegrenouveau Nôtre Habitation
Hifolre ce
venu d'Atrique, mais ils la perdent
de la Martinique nous avoit été/ara
bien-tôt, & deviennent pour le moins oencer parM.1 Duparquet, Soigneurtu &c
aufi rafinez que les Blancs, à moins Proprictaire de PHle; &commelui
que leurs petits interêts ne les obli- toutefan dashapontimwersis nôtre
il voulut nous
gent de fc contrefaire, & d'affeéter té pour
Miflion, en nous donnant
une fimplicité extraordinaire avcc établir auprés de lui,
un --- Page 82 ---
64 NOUVEAUX VOYAGES Al
E698. un terrain auprés de celui qu'il s'étoit
UX ISLES
refervé à Saintel Marie dela Cabelterre. avoitlaiffez. dire
Pour empécher qu'il
Unarcidentquejevaise 1698,
fuite destemso
n'arrivât dans la rjimatancemeguenes
fesheritiers & quelque nous conteftationentre cu.la fnsaemionsirittue Sucrerie de
quiavoit
elles étoient
pour nos terres, fi fait ouvrir le corps d'un Saint-Aubin de fes avoit
de laiffer un Fersteyinmmipere efpace de deux cent
qui étoitmort, & qu'ayant Negres le
entre nos Habications. Ce terrain
cceur, il l'avoit mis dans de faittirer la chaux
concedé
Rt
dans la fuite: à un nommé Le- vive, n'eft avec certaines ceremonies gu'il tition Superf. caudeSaint-dubin, qu'on difoit étreun hommeavoity pas necellaire derapporterici. Cet dun HlabialtsmunasArpeneine tra qu'il
mais quimonperdu quelques Negres, & tant de
ceux fe en fçavoit affez pour dupper quelque s'imaginant queleuri mortetoitiCferde la Marlui.
la chaux
concedé
Rt
dans la fuite: à un nommé Le- vive, n'eft avec certaines ceremonies gu'il tition Superf. caudeSaint-dubin, qu'on difoit étreun hommeavoity pas necellaire derapporterici. Cet dun HlabialtsmunasArpeneine tra qu'il
mais quimonperdu quelques Negres, & tant de
ceux fe en fçavoit affez pour dupper quelque s'imaginant queleuri mortetoitiCferde la Marlui. E effet croyoient à
plus habilcs que mourir le malefice, forcier il prétendoit faire tinique,
decepetiterain, peinefuar-ilen qu'il demanda poffeion &c lui brûler le cceur par cette à mefure ceremonie,
fixa un rumb de vent, pour établir qu'on les chaux confommoit celui du mort. que Cet la
lizieres des deux Habitations entre lcf- avis m'cmbarafla beaucoup,
quelles il lfetrouvoit, &cfefervit fi bien je ne voulois avoir rien à parce que
de fon Içavoir faire, qu'au lieu d'un cet homme, qui étoit de déméleravec T'humeur
rumb de vent qui devoit lui donner monde la plus étrange. du
deux cent pas delargelurtoutels hau- tems de Paquesa approchoit, Cependant let fcandale le
teur, il en érablit deux, quien s'éloi- croiffoit dans la Paroifle,
gnantl'un de l'autre, luifirent uncHa- d'honnétes gens m'en avoient beaucoup fait des
briation, de largeau quin'ayant quedeux cent pas forte plaintes, &clans de me rendre en quelque
avoird dix-huito borddela mer, fetrouvaen pouvois coupable plus prévarication, je ne
jufqu'à trois mille cent,quandone de cûtmeluré mon fentiment. m'empécher Jele de luiendire
tout, commeonlevoit, Pas hautcur. Le tes les précautions fisdoncavec touHabitations voilines, auxdépensdes d'éfaroucher
poflibles de crainte
nôtre, &c de celle de c'etl-a-dire,dela M. Après liatorreproene davantagecete l'olfenfe refpritboura. qui
Duparquet, avoit commife, le
qu'il
Piquet omenrpeinminiet de la CalleCommisp lieur donné
fcandale & qu'il avoit
la Compagnic de 1664. principalde fefailoit atontilequnder à lui-meme, je le priai letorrquil
Le chagrin que
Beralaconfeience,
deioncette fupercherie, étoit lesMaitreseurentd de conduite plus &cderéparert parune
claves, toûjours pafléà leurs Ef avoitfair. Chrétienne le mal
les guerelles de leurs tc-dipolezi6pouftr lui donnai, Iireçittrès-mal &c me dit l'avis
Maitres: en forte
bien
Le
gu'ii y avoit toljours eu des démélez fulle dans fon Curé, je ne devois que pas je
entre lesl
fes affaires
E
fouventaux Eiclavesquie mains. étoient venust très- tendoit étremaitre domelliquesy qu'ilprébitant
La mort dc cetHa- bien
de fes Negresaufavoitralenti la fureurded
quandils étoient morts
tite. guerre, on n'y penfoir plus cettepe- ils étoient vivans, &cqu'il m' que guand
que la Suercrie de Saint-Aubin depuis étoit une fois pour toutes denemer 'avertifoit point emtombécend'autrest mains, &cfes Negres baraffer de fa confcience, ni defes Ncpartagez entre cinq ou fix enfans qu'il malefices gress mais feulement de faire cellerles
des Negres de nôtre Habitation
étoient morts
tite. guerre, on n'y penfoir plus cettepe- ils étoient vivans, &cqu'il m' que guand
que la Suercrie de Saint-Aubin depuis étoit une fois pour toutes denemer 'avertifoit point emtombécend'autrest mains, &cfes Negres baraffer de fa confcience, ni defes Ncpartagez entre cinq ou fix enfans qu'il malefices gress mais feulement de faire cellerles
des Negres de nôtre Habitation --- Page 83 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
6s
tion qui faifoient mourir les fiens. Jc bâton. Ils furent donc obligez des'en- I6yl. #6y8. voulus lui faire entendre raifon fur cet fuir, & de fe retirer dans leurs cafes,
article, mais il n'y eût pas moyen: de oûl ilesnôtresles pourfuivirent, &y alforte que je le quittai content d'avoir loient mettrelefeu, & peut-étreatout
fait mon devoir, 8cj'attendis que Dieu le refte del'Habitation, ilesvoitlinsqui
mit ordre, commci il n'a pas manqué étoient accourus pourappaifer ledéfor3 faire. dre, ne les cuflent tait retirer. Le
qui me fuivoit avoit Negres denôtre Habitation furent
ERLE
entendu pctit cequ'ilavoit Negre dit de nos Negres, fezs dont l'un qui avoit
un
& le leur
Les nôtres
fe d'épéedansl la cuille, avoit ce
Ee cas
rapporta. pour
Son
vengerdecette fauffeaccufation, atten- aud colet,kchwvairditarmées Comdirent ceux de ce voifin le Dimanche manstouryacitauffperds fon fabre, il
fuivant, &c les battirent d'une étrange y cût treize Negres bleflez du côté du
maniere. Jevis bien quc cecommence- voifin. ment de batterie auroit des fuites fa- On m'envoya avertir de ce défordre
cheufes, & que f on n'y mettoit ordre au Bourg de la Trinité où mes affaires
ilss'égorgeroient. Jefischàticrnos) Ne- m'avoient obligéd'aller après avoir fait
gres fort feverement, &je fis dire à CC le Service à Sainte-Marie. Jc revins
voilin, qu'il étoit à propos qu'il retint avec toute la diligence poffible, maisle
les fiens, & quedemon côtéjefçaurois mal étoitfansi remede. Jetrouvai leChiretenir les miens. Mais aul lieu delefaire rurgien occupéà penfer nos bleflez, &c
ileut l'imprudence d'époufer la querelle lereftede nos gens avec quantité dei Nede fes] Efelaves, &cs'étant mis à leur tête gresde nos voilinsg qui les étoient venus
avec fon Commandeur blanc, ils fc jet- joindre, qui fe préparoient à aller brûterentfurl les nôtresquip paffbient dans le ler leurs ennemis dans leurs cafes fi-tôt
grand chemin traverfe la favanne, que la nuit feroit venué. Je n'eus pas
en revenant de t Paroiffe, &c les malde peine à les calmer, & fur touc
traiterent benucoup; ce quileur fut fa- E femmes & les parentes des bleffez. cile, parce depuis la premiere bat- J'en vins à bout, 8jerenvoyai tous les
terie ne Reuneds pas qu'ils portaf- Negres étrangers qui étoient venus au
fent d, Couteaux 9
des bâtons. fecours des nôtres.
'eus pas
en revenant de t Paroiffe, &c les malde peine à les calmer, & fur touc
traiterent benucoup; ce quileur fut fa- E femmes & les parentes des bleffez. cile, parce depuis la premiere bat- J'en vins à bout, 8jerenvoyai tous les
terie ne Reuneds pas qu'ils portaf- Negres étrangers qui étoient venus au
fent d, Couteaux 9
des bâtons. fecours des nôtres. # Quelques Negrellese s'étoient fau- J'écrivis aufli-tôt au Superieur de la
vées appellerent des Negres desl Habita- Million ce qui s'étoit palle, afin qu'il
tions voifines à leur fecours, & ceuxdes eninformât M.PIntendant; mais ayant
nôtres qui ne s'étoient point trouvezau été averti, que le voifin avoit fait partir
commencement de T'aétion. Ils vinrent fon Commandeur au commencement de
en grandi nombre fur le champdebatail- la nuit pour aller fe plaindre à l'Intenle, où les nôtres fe défendoient à coups dant, & montrer fa téte cafléc; je redej pierre, & avec quelquesbitons qu'ils folusde partiraufi, afin d'empécher les
avoient gagncz. fuites de cette affaire. Elle n'auroit eu
Le fecours qui étoit venu à nos gens riendeficheux, s'iln'y avoit eu quedes deux
renditbien-tôtl la particinégale. LeMai- Negres bleffez, mais il avoit
tre des attaquans & fon Commandeur Blancs, &c je n'étois
de trouver
d
eurentt tousdeuxl latéte cafféc, lund'un destémoins pour prouver que cet Habicoup de picrrc, & l'autre d'un coupde tant avoit étél'agreffeur. Je crus que
I
nôtre --- Page 84 ---
65 NOUVEAUX VOYAGES AUX
1698. nôtrebon fecours. droitavoith befoind'un peu de noit à des
ISLES
Jc partis donc environ' à une confideration gens qui meritoient: toute la
heurcaprést lesi Negres minuit, & alant appris par cux, & qui
1698;
que
Mmiinenietasore
Commandeur bleflé, j'avois envoyezluivrele nôtre Mailon, d'ailleurs il me demanda étoient amis de
en chemin, parce qu'ilsétoitarrété la bleffure ne lui éerospasauficontene d'unacommode fi je ne
permettoit ite une traite dehuit mentque d'unjugeent. Je l'en laillai
bonnes EAETAE fans prendre du repos; je lemaitre, &cjelui dis quej'en pafferois
m'arrétaiaufi, pourl lelaiffer prendre lc avecplailirparo où ilvoudroit,
devant, &c lc Pouvoir rencontrer dans jenelouhaitois autre chole que parced la que
lebois, où je voulois lui Parler fans té- Lacommoementr toutel la
paix. moins. Celaarriva commcj jel'avois
tendre, fatiffaction &la thuntientoctitgyes Pouvois préjetté; jelej joignis, & aufi-tôt TORIATE
paix fut REA entre nos
Negres fuitte, craignant qui raccompagnotenty d'êue maltraitez prirentla ABaLTEsier de-Vie qu'on leur fit boire porsd' 'Eauceux quiéroientavecmoi.
té- Lacommoementr toutel la
paix. moins. Celaarriva commcj jel'avois
tendre, fatiffaction &la thuntientoctitgyes Pouvois préjetté; jelej joignis, & aufi-tôt TORIATE
paix fut REA entre nos
Negres fuitte, craignant qui raccompagnotenty d'êue maltraitez prirentla ABaLTEsier de-Vie qu'on leur fit boire porsd' 'Eauceux quiéroientavecmoi. Le
par pour l'affermir. enfemble
deur memenetoitpnst fans crainte, Comman- jele Le Sieur de S.Aubin quiavoirété le
dit, connus j'enprofitai aux premicres comme paroles on qu'il me SEE dont je vicns de parler
& après lui avoir. fait compter peutcroires le fait
occupoit, de avoit
comme
Nemetoaiogis
il étoit arrivé, je lui dis
étoient morts en peu
Negres dans
devoit m'en donner un certificat. Il qu'il cut 2S la douleurs inconcevables, d'heures,
de la peinc à s'y refoudre, voyantbien malice d'undei fes Elclavesq &ecla
qu'aprés m'avoir donné cette
poifonnoit dès qu'il
AUREIRE
faudroit qu'il cherchât un autreMaitre. piecc, il Maitre étant content remarquoit de' que le
J'applanis cette difficulté d'une maniere d'eux, bonté. lui donnoit quelque marque quelu'un de
quilecontenta cauermhemt.Nanenni. Ce
mesdanslap trouvâmes iurl premiercHabitatione le
quenous mort envoya miferable chercher étant à l'article de la
de
chemin, où en prefence
fon Maitre Negre
ccux quiy étoient, il declara comme luidemanderp étoit
pardon, Sclulavolier qu'il pour E
l'affures'ctoitp paffée: il m'en donnaun trente coupable defes de la mort de plus de poifon
figneràceux amplecertificat qu'ilfigna, êcquej jet fis empoifonnez. Compagnons, qu'il avoit tres-vijf
qui étoienr prelens comme
Illuidits
témoins de cequ'il venoit dedire &d'é- MENUME-REERLES ve au bord de
quillefervoit qu'on troucrire:jeluidise
la
E
deferepofer deux our trois des
mer aux Cabelterres pagnoni
heuresaul lieu oûj jelelailfois, aiant moi- décrive Ifles, ici. qu'iln'citpas neceflaire
mêmcl befoin de cetemsp pour profiterdu
llavoit foin d'avoir quej je
certificat qu'il venoit dc me donner. Je les jours un de fes ongles plus
toume rendis cn dilgenechestinemift fonner autres, & loriqu'il vouloit grand
qui avoit déja étc informé
quelqu'un, il
EE
nôtre Superieur. du fait par cetongle
alloit grater avec
tesquiavoient étefaites, derenomvelalleaplin &c
cequ'ill'eit rempli du fuc
RSENEON
trant le certificat, je le enluimon- de fortoit. Avecceite
épais quien
mon bon droit.
gles plus
toume rendis cn dilgenechestinemift fonner autres, & loriqu'il vouloit grand
qui avoit déja étc informé
quelqu'un, il
EE
nôtre Superieur. du fait par cetongle
alloit grater avec
tesquiavoient étefaites, derenomvelalleaplin &c
cequ'ill'eit rempli du fuc
RSENEON
trant le certificat, je le enluimon- de fortoit. Avecceite
épais quien
mon bon droit. convainquis noit à la maifon, & provifionilr-tour- ne manquoit
Comme le
d'inviter ier
pas
Frolineagectionsprane à boire un emalheureuxqu'r coup d'Eau-de- Vie. Vouloictuer Il
bcnyoit --- Page 85 ---
FRANCOISES DE L'A MERIQUE. 16,8, voit le premier, puis il en verfoit à fa tuation ordinaire. Onfe fertfouvent de
viétime de la méme bouteille dans le cette propriéte, pour furprendre lafim- 16y8,
mémecolidontilyetoit fervilui-même, plicitédeceux quin nel la içavent
&c
mais qu'il tenoit d'une maniere que fon particulieremeet desi filles: à quil'on pas, fait
onglet trempoit dansTEau-de-Vic, & y croire que le mouvement de ces feuilles
répandoit le venin dont il étoit rempli. clt une marque de leur fagefle, ou du
Il7 ne fe paffoit jamais deux heures fans contraire. celui qui avoit bû ne tombât dans Jene fçai ou le Pere du Tertre avoit
Rimede er convulfions? horribles, quil'empor- les yeux
avoir
Ace toient en de momens. On lui defanis quandildit la
cherchécette
poifon, manda cuiTe remede ilyavoit a cej poilon plante deloupe, &n'enavoir pouvoir trouver à la Guaild dit, qu'il en avoit point d'autre ble qu'ai S. Chriftophle trouvéde au Quartier verita- de
que la racine : fenfitive épineufe,
Cayonne, Rien n'eft plus commun
étantpilée, & dilayée dans du vin al cetteherbe de quelqu' une destrois que
foitrejetter ce venin. Jen'ai garde de cesqu'on! la fouhaitc à la
elpe- la
faire connoitre cette mauvaife plante, Guadeloupe, la Dominique, Martinique,
peut-étre ne l'eft-elle de trop de lante, &cautres Ifles, on la trouve Marie-gagens. Ce fut un des eafin du Sicur de toutjufques fur les bords de la mer, Fe
Saint-Aubin qui me la montra. On ju- plus oormateninammis
gera de fa force parce quej je vais dire. & arides, dans les bons. Si on larompt, 8cqu'on l'approchedu FRECASES épincufe eft la
ncz, elle a une odeur fi torteoclipéne- des trois clpeces. Elle vient defemence plus petite tion Dejtrips
trante, & en méme-tems f nuilible, &cdebouture. Laracine produit & lafonf- de
qu'elle feroit tomberla perfonne en
quifotitientlat tige
demi- tive épimoifon, fi on T'y laifloit le tems
meufe. EECEE
fautp pour direl lamoitié d'undeeMiris. AR piedouenviron, perficie de laterre aflez
vers la fuai fait
en
SEre
J'en
l'experience, &cj'en donne cllc eft prefque toute couverte pointe, de
le remede qui eft un des plus affurez aflez longs &clouples.
fonne en
quifotitientlat tige
demi- tive épimoifon, fi on T'y laifloit le tems
meufe. EECEE
fautp pour direl lamoitié d'undeeMiris. AR piedouenviron, perficie de laterre aflez
vers la fuai fait
en
SEre
J'en
l'experience, &cj'en donne cllc eft prefque toute couverte pointe, de
le remede qui eft un des plus affurez aflez longs &clouples. La
filets l'encontrej poifons queje connoiffe, &cqu'il veloppe eft brune,
qui
dans toutelal
Lettsegs blanc,
yaitpeut-étre
Medecine. fans odeur,
trois
Trois Ilya efpeces defenfitives. Sije mou.leaxs,pongieus,d faveuraflez douce. Ellep
d'une
elpeces néc craignoisder metropélogner dufenti- branches ou tiges qui font pouffe pluficurs
deleomfi ment commun, jelest reduirois à deux;
longues, &
tives. âc cellequi eft épineufequi eft la meilleu- s'entrelafient, foibles, quirampent cllest a terre, fer plient &c
re, &à callequlenf@niepintchy quel'on moiiclleufes, & garnies fontfouples dej tendres,
diftingue en mâle &c cfemelle,
un peu crochués, & fort petites épines Ses
les fetillesdelune font
feuilles viennentt
pointués. celles de l'autre. toûjours
Riee
Tout I mendel ret quepetitebranchcoul fion couplées:cha- en a
que cetre plante eft appellée fenfitive, ou zejufqu'àg quinze, ileftrare d'ent depuison- trouver
plantevive,parce dés qu'onl la tou- plus ou moins. Elles font deux fois
che ERAIERES foitaveelamain, longuesquelarges, d'un verd brun plus
fesf feuilles s'approchent Pune delautre, deffusplusclairy par-deffous.1
fe ferment, & demeurent
moCHAEIE
quelques
fezi fortesquoiquep peud
mens comme colécsenfembleaprerg quoi garnies fur le deffous & charnués,Sctoutes les
elles fc s'ourrent &c reprennent leur fi- petites épines incydrotinkcafiatfoma par bords de
I 2
La --- Page 86 ---
A UX ISLES
16y83
VOYAGES
.de petitspoints
68 NOUVEAUX
font d'un verdbrunavec de cette elpece eft un
blancs, fins, rouges. La Aeur
16,8. de
filets
bouquet
atonrentee
dont
peu iderouge
nceriens
dequantité long F demi pouce,
& déliez,
ledesoeutersink fuccedentdes nliquealangues
les cxnemnitezionts uet.rennsenis au quelles
ou environ , minces,
bouton jaune, en la place filiquest delquelleson bruncs, de deux pouces & remplies de petitesgraines d'un
voitenfin fortirde des petites femences ovalles, délicates, plattes, ayant preique d'une couleur la figure de noir
qui renferment brunes, envitonéeadun brune. cceur, dures, &c
plattes,dares, petit filet d'une couleur environnéc plus fur fes luftré. cette efpece en mâle &
Chaque filique eft de cordon compolé femelle, On diftingue & cette diflinction des fe fciillcs prend
bords d'unc épineso clpece courtes, feches, de maniere grifes, uniquement par la grandeur dans le mâle que
depetites femblent être dilpolecs prendre les qui font plus grandes Maisavant de convenir
qui
qu'on ne puiffe
dans la femelle.
'une couleur environnéc plus fur fes luftré. cette efpece en mâle &
Chaque filique eft de cordon compolé femelle, On diftingue & cette diflinction des fe fciillcs prend
bords d'unc épineso clpece courtes, feches, de maniere grifes, uniquement par la grandeur dans le mâle que
depetites femblent être dilpolecs prendre les qui font plus grandes Maisavant de convenir
qui
qu'on ne puiffe
dans la femelle. bien exaétefemences à empécher de la plante. dcccla, il faudroit font de fgavoir même age, dans un
dansdel'eau, ment,Pla égalemenct bon, dans une égale
terrain
scirconitanSt
les sdecctte eipececinfuen
& biend'autres &c qui.me
&c
cffet. 's'il ne s'agit que de expofion, ces n'ai pas cxaminées,
lc
SSEE
fent vomir même ils ont raifon 5 car rien au squejer allez importantes. de dire de la
faire
eft plus propre, maisilfaut paroiten Voici ce R promis
monde habile n'y pour compoler un remede, racine de la fenfitive épineule. de Decembre
étre
aufli-vif & auffi-fort qu'eit Je fus appellé au mois un Negre quiapd'un le fuc poifon dest feuilles de cette lui plante. Lepu- ce 1696. pour au rconfeller Sieurd de Laquant Capitaine
blic me difpenfera dire de fur apprendre cela, il fuffit partenoit de Milice du Quartier de S. Maric Jetrouvai à la EE der
quejai entendu
unique & fpe- Cabefterre de la Martinique, dans des douleurs & fenfiFEstpE contre ce poifon eft lar aracinede comme ce
malade
epi:
cifique
&
E
méme plante
prife
dans dence convulfionsé Nerememhietlen vû Tétat ou il étoit, neufe *
la dirai avant REer finir cct article. de fenfitives tirai ce quei jepus, la racinc de fenjele Lcs deux autres eipeces commel les pendant qu'on préparoicl
Tertre: regarde
fitive épincufe devoit Rucnallanit decider de APEsET fon
mclcPeredu veritables, 8cqu'il dit inacmee point épi- dre, & qui
en lui failantr trejetS. Chrillophle. ne font
cet.ardire,le guérir aflez de forcepour
neules. qu'a Ellescroiffente ent-iFaien de quatre erlepoiascisenn de momens, f
aivû par-tout à lal Martinique leur tige cit dé- cela, nâture lonlacheverempee ne pouvoitp rede haut,
couverte la
stropafoalblicn
e
Sarfitior & cinq pieds fragile, mouelieule, 9 adhe- fifter à la violencede Yoperation
commis- licate, écorce vertes mince, affez
medc. tout recemment
ne, d'une Ellepoulle meehdcbne 8cen
Après que la racine été
dépouillée
rente. fe fubdivilent en rameaux
tiréc det terre eût graté, elfuyée, on la
qui tits: fcions oû. les feuilles qu'enfe font ECAER retre- de fa peaubrune. mortier, lavée8c & on la reduifit en:
deux à deux, de manierc elles fe renfer- pila dansun dont on prit le poids d'une picce: de
ciffant ou fe courbant, Yune dans Fautre: : clles pate,
mcnt prefque
. fe fubdivilent en rameaux
tiréc det terre eût graté, elfuyée, on la
qui tits: fcions oû. les feuilles qu'enfe font ECAER retre- de fa peaubrune. mortier, lavée8c & on la reduifit en:
deux à deux, de manierc elles fe renfer- pila dansun dont on prit le poids d'une picce: de
ciffant ou fe courbant, Yune dans Fautre: : clles pate,
mcnt prefque --- Page 87 ---
Tom.II.
Sensitize épineuse.
Tiztaches des
e
Isles.
a
%
aa39
a A 3a
33 30
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SLA
Piment ow
Toivredtulag --- Page 88 ---
PJC --- Page 89 ---
Eni-ePag 68.859.
Seasitire *
commune.
- 2 -
à e
Aloes ou Espece decaratas gui
afit Son Jet
etfoury dont
onfait le Tol.
S
€ --- Page 90 ---
P3CS --- Page 91 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE
1fy8. de quinze fols que l'on remit dans le dematireblewiucaprés qu'ileûtrejetté dans
mortier où l'on la fit diffoudre en la cet infeéte, & tomba enluite
une
broyant bien anecdasinrogesuclog défaillance qui duralong-tems, & dont
verloit à peudanslemorticr. Quand on ne put le faire revenir qu'à force de
la pâtc lot entierement diffoute dans le cordiaux. Un momientapriaquecemanis
vin, on lelui fit prendre, ily enavoit mal tutforti, ilfe mit à remuer fesailes,
un bon verre. il étoit fur un matelas & fortit de deffusla table où on l'avoit
pofcaterreentre deux feux: : on nel laiffa mis, il tomba ât terree env voltigent, mais
pas de le biencouvriraffezi inutilement, iln'avoit paslaforce de fefottenir. On
commeje croi, car en moins d'unMi- lemitdans une bouteille avec de I'Eauferere le remede commença à operer par de-Vie pour le conferver. On m'affuunefucur oumepsrsitydelneng ra que c'étoit la quatriéme fois
pagné de convullions très-violentes, &c la racine de fenfitive avoit guéri RE
d'un vomiffement qui fembloit luialler Negres empoifonnez, mais on n'avoit
faire rendre les inteftins par lal bouche, pointencoreva un effeti femblableâcelui
zftapro- pendant lequel il rendit un animal vi- ci. Iln'yavoit que cinq ou fix jours que
digieax vant de la grofleur dup pouce, d'environ ce Negre avoit commencé à fe trouver
delara- quatre
de
ayant
mal, peut-étre avoit-il pris le poifon
cinede trej
plus
pouce de gue Tong-tems auparavant: carilf femblequ'il
finjtive. TLCE Lhemee
gucur divifées en trois articles, avecde fautuntemse confiderable
griffes commecellesdungat. La fon puiffe produire dans le corps
RE
petites tête ne fc diftinguoit du refteducorps hommet unef pareilleeorruption. Onfouppar le mouvement du col, il lavoit çonnoit un vieux Negre Aradas d'être
eip petits yeux, & une gucule armée PAuteur dcces empotionnemens, mais
de dents. Le dos étoit couvert de deux fautedep preuves on ne pouvoit lemettre
ailesapeup près de la matiere &dela fi- en Juftice.
le corps
RE
petites tête ne fc diftinguoit du refteducorps hommet unef pareilleeorruption. Onfouppar le mouvement du col, il lavoit çonnoit un vieux Negre Aradas d'être
eip petits yeux, & une gucule armée PAuteur dcces empotionnemens, mais
de dents. Le dos étoit couvert de deux fautedep preuves on ne pouvoit lemettre
ailesapeup près de la matiere &dela fi- en Juftice. Sa mort arriva bien-tôc
gure decelles deschauvefouris, &clerefce queje viens 2 dire, délivra les
te du corps couvert d'un poil rouge.- Soe3 decette] Habitation delacrainte
tre, court, dur, maisenp petite quantité. où ils étoient d'être empoifonnez. Le malade rendit beaucoup delang, &c
- H A P I T R E V III
Plan du Convent que! PAuteur.ft bâtir à la Martinigne. Mort du Superieur
General de leurs M:/ions. (0% E Plan quej'avois fait pour le avoit vinge toifes, ou cent vingt pieds
nouveau Bâtiment) que nous del longueur, & quarante pieds de large,
voulions faireau Motillage, avec deux ailes en retour 'du côté de la
aiant étéagréé & approuvé montagne, quidevoient avoirdixt toifes
du Superieur General, detoutel la Com- de long fur cinq de large:
munauté, & des perfonnes intelligentes L'eragedur rez de chauiTée étoit élevé
à qui on le fit voir, je fusletracer, & de quatre pieds au-deffus du terrain, il
en fairecreufer les fondemens fur la fia étoirpartagér parune grand-filledequa- de
du mois de Juillet. rante fixp picdsdelong furvinge-deux
Ilconfittoit dans un grand Corps de large, qui donnoit entrée dans deux
logiss dont la face reg: ardois la mer. Il appartcmens, unà chaque bout, quiala venité
--- Page 92 ---
VOYAGES AUX ISLES
70 NOUVEAUX cham- trouvoit au-deffus de la portedela(ille 1698;
16y8. verité ne confiftoiento qu'endeux delargefur Cette fenêtre devoit être ouverte jaf un
bres chacune de quinze pieds Lespor- qu'en bas, pour donner entréedans del'ordre
pieds del longueur. balcon porté par la corniche
vingedeux tcs de ces chambres étoient en enfilade, dorique enpilattres qui ornoit la prin-
&cla piecedur milieu fervoit de fallecom- Cet étage cipale porte. Tourcilcifenbnaéeict des
muneàc ces deux appartemens. de hauteur, & bandées, &cl'appuié étoitfolitenup par devoit
devoitavoir treize pieds
moulures. Unc grande corniche
celui de deffusdouze. Lal afalleétoitéclai- deux dechaque regner tout autour du det Bâtiment pierre t.Eae
rée par rquatrefenéirel, Chaque chambreavoit porter unebaluftrade vafes & des globes fur les piécôté dela porte. qui toutes regardoient avec des
fervir aamortifement. deux fenétres, Visàvis dc
la deftaux, pour
avoirde comble,
la mer. d'unc laportedeouée, autre porte
Il n'y devoitrpoint bien carreléc & cifalle étoit percée
rdE mais une terrafle
laquelle on entroit dans une gallerie mentéc,.
enéirel, Chaque chambreavoit porter unebaluftrade vafes & des globes fur les piécôté dela porte. qui toutes regardoient avec des
fervir aamortifement. deux fenétres, Visàvis dc
la deftaux, pour
avoirde comble,
la mer. d'unc laportedeouée, autre porte
Il n'y devoitrpoint bien carreléc & cifalle étoit percée
rdE mais une terrafle
laquelle on entroit dans une gallerie mentéc,. où l'on pût aller fc promequinze pieds de large, &c auffi longue les ner le foir, &c prendre le frais. de ce
que tout lel Bâtiment, étoient dans laquelle acoté dela Quoique les murs duffent principaux avoir que trois
quatre chambres des qui dec dégagement. Bâtiment ne
donnaifix pieds de
falle avoient avoit portes une porte a chaque pieds d'épailleur, je & je le fis avec
La galleric dans fon milieu vis à vis large au fondement,
choix
bout, & une falle. Les
tticbinimpnanloprt le mortier pourle & la
celle de la fervoient, porterdesboutsde unc. pour entrer despierres, foit pour
EmpaIa galleric
où étoient ou du liaifon, afin quel'empatement fuppleat leur tement
dans la bafle-cour devoient êtrc les cuifines, les aup peuder prolondesquekirAeil afept necefai:
moinsoh offices & les magazins, &c l'autre dans donner, de Eumenareiegnciets profondeur, , parce que dans
Elleétoit éclairée picds
commejel'sideja
DF
lejardin
qui regardoient fur P tous CCS endroits-l., plus on creufe & moins on Fonde- mens
quatre
TERCEe
courqui étoit cntrel les ailes & le grand remarqué, trouve de folidité : jufques-là même
enclos. étoit qu'ily ena où ceux qui veulent bâtir pettr
Outrecestroisy portes, la gallerie quidon- avec quelqueapparence defolidité,font
encore percée de dans deux lesailcs arcades où devoient obligez de mettreles de premiteresailefar vouloir faire un
noient cntrée un dans chaque aile. le gazon, à moins
Bàtiêtre les efcaliers, d'une desailes devoit grillage qui coûteroit plus quele
Lerez de chaufféed ou de refeêtoir; ment qu'on feroit deffus. de
fervir pelalle à
deux chambres L'on voit afTez parce quejeviens ce Bâtiment
& l'autre partagé ttrer les malades. dire, que
difpole tout l'éétoit deftiné pour sdela faile8cdesqua- d'une
OffiCIEES
Lrengeaa-dethsd
fept cham- tage du rezdechauftead comme quelques un ViceHecsmbmdenorosirad de
ciers de confideration ou un Lieutenant
bres de quinze pieds largelarvinge dontlesportes Amiral de France, prendre leur lodeux pieds delongueur, dans uncgallerie pareille à Generalquis terrc voudroient leur féjour àla
répondoient ceile durez de chauflee. Elles avoient gement Martinique, à fans pendant que cela nous incomchacune deux croifées, exceptécelledu fe modât lc moins du mondc. Ainfi on
milicu qui n'en avoit qu'unc, qui
pou- --- Page 93 ---
Jom 1-p99 79
PLAN du Conrent Jdes
Jaabuns auelicuilliye de
clenation de Cenrent des Janobins -110 Honolten d lo.dtontmapns
he : Hartonsgas
lu1l
a 3 3 11 -
DRE - ucrtmr AK E IE KT E 10t006 - IMME
- 2 3
LALAL M=
a
a
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milicu qui n'en avoit qu'unc, qui
pou- --- Page 93 ---
Jom 1-p99 79
PLAN du Conrent Jdes
Jaabuns auelicuilliye de
clenation de Cenrent des Janobins -110 Honolten d lo.dtontmapns
he : Hartonsgas
lu1l
a 3 3 11 -
DRE - ucrtmr AK E IE KT E 10t006 - IMME
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- 2 Eu y CA
cihelle de Rises --- Page 94 --- --- Page 95 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE. 1698. pouvoit confiderer le rez de chauffée n'eut ps@sheuradinmervalco &dcbon 16,8;
commc une Maifon feculiere, &cledef- fens pendant lesquatorzej joursque dura
fus comme un Convent. Le deflus du fa maladic. Nous nous fervimes de ces
refeétoir & del'infirmerie devoit étre momens pour luiadminiftrer les Sacrepartagé endeuxoutrois chambres pour mensquilregitaveci beaucoup de] pieté. compofer un appartement dans chaque Nous reconnûmes encore une fois le
aîle. Pere Cabaffon pournôtre
J'étois occupé à cet ouvrage quand neral, en attendant que le General
OREAPE
on me fit fçavoir
le Moulin de l'Ordrey cirpourvit-j'eusfoine d'engaNôtre Habitation Sumalun peine de ger nos Peres à écrire enfa faveur; ce
fe rompre douze ou quinzejours plàtôt
étant joint à ce que l'Archevéque
que: je ne fouhaitois. Je m'en confolai
Domingue avoit écritdelui, il
E
pourtant, & je devois être content de reçût les Patentes de la Charge de Sumonannéc, ou commec conparleauxl Hles
general & de PrefetApoftolique
dema levéc, puilquejavois faitj jufqu'à SEE nos Miflions au mois dc Mars fuilors eent quatre vingt-dix mille livres vant,. comme je le dirai ci-après. de Sucre brut, plus de quarante mille Huit ou dix jours après la mort de
livres de Sucreblanc, & cnviron douze nôtre Superieur general, un desl Relimille livres de Sucre de firop. Ccla me
quié étoit venuaveclui de France,
fervitabondamment à payerles Negres E qui deffervoit la Paroiffe dela' Triniquej javoisachettezend dernierlieu,huit té, fut auffi attaqué du mal de Siam. autres que j'avois achettez auparavant, Jc me trouvai obligé de fervir fà Pa- Unautré
les Provifions dontj'avoiseu beloin, &c roiffe qui eft très-grande, &c d'avoirles Religeux
unepartic des dettesdont Nôtre. Maifon mêmes foins deluiquej'avoise eu du Su- fr
fetrouvoit encore chargée. pericur general, mais avec plus debon- de Siam
LePerclaFraiche nôtre nouveau Su- heur, puifque ni les remedes,nil les Me- guirifs
Supe- Mort du perieur general quir n'étoit aux Iflesque decins, ni le mal même ne furent pas
ricurge- depuis quatre mois ou environ, étoit capable dele tuer, & quef bonne comeral, venu demeurer au Fond Saint Jacques plexion le tira d'affaires enfept ou huit
éviter le mal de Siam, qui étoit jours.
on- de Siam
LePerclaFraiche nôtre nouveau Su- heur, puifque ni les remedes,nil les Me- guirifs
Supe- Mort du perieur general quir n'étoit aux Iflesque decins, ni le mal même ne furent pas
ricurge- depuis quatre mois ou environ, étoit capable dele tuer, & quef bonne comeral, venu demeurer au Fond Saint Jacques plexion le tira d'affaires enfept ou huit
éviter le mal de Siam, qui étoit jours. Dès que je le vis en état d'être
Eswr allumé au Fort Saint Pierre. Mais tranfporté, je le fis
au Fond S. ilne laifla pas d'en être attaqué levingt- Jacques pourle
plus facilement,
Aucblrpes
cinq du moisd'Août. Let loinquer nous &je priai le Religieux qui demeuroit
eneûmes,fat bonnecomplexion, & plus avec moi d'aller fervir la Paroifle de la
que toute autre chofe le moment de fa Trinité, parceque lesaffaires de Nôtre
mort, qui n'étoit pas encore arrivé fi- Habitation ne me permettoient pas de
rent qu'ilrefifta'au maljufqu'au huitié- m'enablenterpluslong-temsQuelong-temsCQuclqueime de Septembre qu'il expira, aprés uns de nos Peresquivinrent voir nôtre
avoir combattu contre le mal autant convalefcent m'engagerent à leur donqu'on le pouvoit attendre d'un homme ner un cochon boucanné dans le bois. dequarante-deuxs ans, quin'avoit point Jelefisavecjoye, & pour augmenter la
dut tout envie de mourir fi-tôt. Ilavoit Compagnic,Jy invitaiquelques-uns de
été attaquéfivivement, qu'en moinsde nos amis, & ceux de nos Peres qui
deux heures ii cut un tran(port au cer- étoicnt à portéc des'y trouver. yeau, fi violent sf contmuel, qu'il
CHA: --- Page 96 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX T R E IX. 1698. : H A P I
qu'un Boucan de Cochon. Ce que cef
à former le Erechetz
d'un autres conviezs'occuperent
bois tes
TRAI fait la defcription dans la fe- boucan. C'eft une eipecedegrildeb entier fe doit
boucan det tortué
fur
cochon tout
FourR
DEE
condel Partie de ces Memoi- boucan cuire. lequelle On coupe pour cct effet quatre chettes. res: voici celle d'un
fourches delagrofleurdu bras, &d'enK
de
on les
idetortueie
ASE
de cochon.Ccluid celuideco- viron quatre pied maniere longueur, font boncan
doitfaireaul bordo dela mer,sc des Bou- plante en terre de
qu'eiles
Bokcan chondans le bois à l'imitation accommodent un quarré long d'environ On cinq les pieds, trade Co- canniers ou Chaffeurs,qui vais dire, fur troispicds delarge. & pofcl on
ghon. le leur à peu prés comme je del leurexer- verles fur les fourches,
veulenti fe délaffer
les traverfes les
AISRE
lorfqu'ilsv
La diffe- fur
gaulettes avec
cice ordinaire & fe divertir. grillage. Tout
ou fur ce
meE
rence de celui des] Boueanneraunotrc, des liannes. C'eft fur ce lit,
étoit qu'ils fontl lcl leur avec un lenotre fanglier gril qu'on couche le cochon fur le dos.
peu prés comme je del leurexer- verles fur les fourches,
veulenti fe délaffer
les traverfes les
AISRE
lorfqu'ilsv
La diffe- fur
gaulettes avec
cice ordinaire & fe divertir. grillage. Tout
ou fur ce
meE
rence de celui des] Boueanneraunotrc, des liannes. C'eft fur ce lit,
étoit qu'ils fontl lcl leur avec un lenotre fanglier gril qu'on couche le cochon fur le dos. eft
ou cochon maron, au lieu quel
le ventre ouvert écarté autant qu'il
n'étoit que d'un cochon de faire domeftique, tuer, flam- poflible, Simmmoceurinenti ne fe referme
javois cu foin
dcs bâtons, de a peur fentir qu'il la chaleur du feu
E & vuiderlaveille. Tavoisauttien- dans le bois, lorfqu'il vient
voyé nettoyer une riviere, place environ à qu'on met deffous. accommodoit toutes
au bord de nôtre
oû j'avois Pendant qu'on
quinzécent pasdel la Maifon, c'eft-a-dire, cescholes, ICsN Negres de quiavoientcoupé bois lej jour préfaitfaire un grand ajoupa, lal
& cou- une bonnc quantité mirent le feu pour leréduire Ufenciune granded cafebatica
de cachi- cedent, y &
ilt fut enétat, on les dont
verte de fctillesde
en charbon, quand
aliees
en cas depluye. le cochonavec des écorces onfefart
bou, pours'yretirer
Papportalouel de
Lejour étant arrivé, Yemvojatonle & d'arbresquit fervent pelles, parcequil
du jour à T'ajoupa, lc cochon eft expreflément défendu dc fc fervir
faitpréparer
autres
Esat chofesquepavoisf
d'aucuninttrumente rdeméalcommepel
pour lerepas, &1 cfortoutle riviere. vingahnde Lorf- les, pincettes, plats, allertes,cuiliers,
iefaire rafraichir dans la aflemblez, Fourchettes, fallieres, & méme denapquc tous les conviez furent rendre au licu pcs, ferviettes,oul Dtenblablesufencles maniere de
nous partimes nous Nous yardéfiguereroient trop la
où fc RIRtE lifallutd'a- # boucanicre, quilemblequonycur dedire, Aflairivâmesfurlesr neufheures. fe mit à tra- imiter dans ces repas.] J'oubliois
Jomnebord que tout le monde furent charforcefel, étérempli piment ment da
Les
citronavec
Cochon. EeeEELe
vailler. parefieux faire deux brochettes dejus de
lachairdu
gcz du foin rie
écrafé &c poivre: trèst parce sbonne AdesL très-délipourchaque BecmnerOnmrane 'du doigt, cochon quoique
cela du bois de la grofleur fa
& que cate,écpluse enAmeriqued qu'enaucunaul'on dépotille de peau, Unedes re lieu du monde, eft ttoûjours être sdouce,sa relevéc.
vailler. parefieux faire deux brochettes dejus de
lachairdu
gcz du foin rie
écrafé &c poivre: trèst parce sbonne AdesL très-délipourchaque BecmnerOnmrane 'du doigt, cochon quoique
cela du bois de la grofleur fa
& que cate,écpluse enAmeriqued qu'enaucunaul'on dépotille de peau, Unedes re lieu du monde, eft ttoûjours être sdouce,sa relevéc. fE blanchit bienproprement,
beloin de ce fecours fpour
brochettes doit avoir deux fourchons Pendant quel le cochoncuit, ceux veulent qui
pointus, T'autre n'a gu'unc pointe,Les --- Page 97 ---
FRANCOISES DE
1698. veulentdcjetinerlep peuvenefilic,S:boi. LAMERIQUE
ret coui, uncoup, pourvi que ce foit dans un nercteamn té, & felon fon elpeccon
16y8,
langéc, Smealinucuintiant c'clt-à-dires
point mé- ventre du cochon fervoit lejettoit dansle
tourp pur, &c Peau toute. quilfaurboirelevin mitte, ou bien on 1:
de marcesfortes de
parce que brochette qu'on
palloit dans une
mensd'eau &devint mélanges, EE ces tempera- où il fc cuifoit fans plantoit devant le feu,
à la fimplicité font d'une toura-tuitope tourné. plus de quatre avoir ou befoin d'étre
Barpd permit fans confequence pareille vie. Les Chaffcurs qui n'apportoient cing tours. mangerà ce premicrrepas qu'on pât n'enétoient; pas quittespour dire rien
des qu'on avoit apportées quelguesvian de la
n'avoient rientrouvé,
qu'ils
mais eaqsronatonencaue cochon,iln'eft mailon; qu'il falloit chercher, onleurrépondois trouver, &
plus permis deroucherà autre chofe. Ce- vieux Porter fur peine dela vic. Si c'étoit ap- de
pendant commeiln'y a point de reglef fi champenp Boucanicrs on les mettoit fur le
Eranabaides expenitence, enleurfaifint boire
Meteneremensgueipens perfonnesde aurantdecoups quele meilleur Chaffeur
laCompagnieden vin, parce qu'étant muredeteudanikur anmsrponedcricca tout defuite. La sdegibier, & cela Panition
'Ordrel Boucanicrsi encorel Novices dans faire, quand oneft feule bien grace qu'on Peut demasdiferetional les obliger ilyauroiteudelin- d'abordatoutela n'y a quedur malheur, & perluiadé, point du gu'il tout Chaf wais
rigueurdela regle. Sur quoi on remar-, ssiermedmneind
fours,
quera en paflant combien ily a plus de boire. coupable lec choix del lal liqueur delaifferau
juftice & de bon fens dans cet Ordre
Al'égard de ceuxq qui font qu'ilveut encore
que dans les autres où l'on veut que les , qui Novices, afliftent c'eft ainfi qu'on appelle ceux
Novicesfoiente faits & Plus tout en entrant plus par- feltin, leurs pour la premicre fois à ce
Après ledéjcuné reguliers les anciens.
era en paflant combien ily a plus de boire. coupable lec choix del lal liqueur delaifferau
juftice & de bon fens dans cet Ordre
Al'égard de ceuxq qui font qu'ilveut encore
que dans les autres où l'on veut que les , qui Novices, afliftent c'eft ainfi qu'on appelle ceux
Novicesfoiente faits & Plus tout en entrant plus par- feltin, leurs pour la premicre fois à ce
Après ledéjcuné reguliers les anciens. volonté du maitre penitences du dépendentdels
ti. prit
cte
Les uns allerent à la chafle, fonpar- les
leur impofe avectouté boucan; la
les
tresamafierentdest feiilles deb balifier,de au- la fagelie, que demande 2iier la foiblefledes &
pour
Sujets qui ont peché,
Maniere Sarnbeatcdntexagocse fairedes Aprés le
deciire metitiat à une table Bonodidit, nousnous mimes Situatien
la vian- fainquelecochonfee
fi ferme & fi
des conde. quefa chairfit bienpencredeiatiukce cuifitlennement,ée nep Pouvoit branier à moins folide, que la qu'elle vieza
dont le corpsé étoit rempli, cequ'on fait netremblàts puifque c'étoitla tcrre table. en la piquant avec la pointe de lafour- balifier mc couverte & de ciougeres, de feililles terremé- de
chette, quela faulce mais fans percer la peau, de peur côté de foi, de fes cachibou, deux Chacunn mit à
nep paffat au qu'ona àinterêt & de conferver coûteau, fon
Fourchettes, fon
le feu. travers, ne tombât dans feiille de colipourbore,aret une
cachibou, dont les
Quand on jugea que le boucan étoit coinsattachez avec dej petites liannes quatre lui
cuir, onappella les Chaffeursavecdeux donnentl la figure d'unetourtiere. C'eft
coupsd'armes, C'eit
qu'ontiracoupfare
la la-dedans gue chacun met fa
la regle: car les cloches ne coup, font veut faire en particulier fauce, s'il
point d'ulige dans les communautez viettes ou plus & piquante. Jc fis mettre plus des douce, ferBoueaniereies à mefure qu'ils arrivoicnt
du painfur la table;
Tem, II,
cefutunabus: cark les veritables quoique BoucaK
nicrs --- Page 98 ---
A UX ISLES
NOUVEAUX VOYAGES Ccf fut dans ces plaifirs innocens toute que la 16y8;
point) les fervicttesy nous
la journée avec eft l'ame
My3: niers ne connoiffentt del
poflible. paflimes Le bon vin qui
nelefervento quc Ctlsampeeneomar & Cencorerarementy
ni manquoit point. J'enavois de
pagner.) leur viande, le & le mai- E repas, deFrance, de Florence,
Keurondinaire eft tiennent que RES de pain & fait Madere, porter & de Canaric, qui fe trouve- où on
gre du cochon
rent f fraisau fortir de lariviere cût dit
de C'eft viande. au maitre du boucan famille comme de les avoit mis rafraichir la
qu'on
chef dela troupe, &c pere de à toutc la qu'ils étoient à glace.
de
pagner.) leur viande, le & le mai- E repas, deFrance, de Florence,
Keurondinaire eft tiennent que RES de pain & fait Madere, porter & de Canaric, qui fe trouve- où on
gre du cochon
rent f fraisau fortir de lariviere cût dit
de C'eft viande. au maitre du boucan famille comme de les avoit mis rafraichir la
qu'on
chef dela troupe, &c pere de à toutc la qu'ils étoient à glace. perfonnes
couper le premnier morceau pour cela du Nous: feftin nous boucanicr, & de vingt
de la à ce
ETTuE
Compagnic. lisapproche
nous avions amenez pour
boucan tenantf fa
couteau à la Negres Lecochon. qu'onavoit pré-
& grand
nous reNr
main gauche,
toijours
rqwildevoit
MEE
demeurant
dcilfembloirq
droite, 8c1 clecochon avec un petit feu
un bien plus grand nombre
fur fon lit de repos," tranches de
pour
netions; cependant
ELrsed
deffous, ilcoupe de grandes la
&c de gens que nous
étéatiezbon,
la chair fans feilles ates EEnEE lel boucan avec tant
fur des
on mangea
SRTEL
les met
Rar
n'auroient pas CSTe
les ferviteurs portene milieu à ccux de la er un tit quenos diner Negres fans les autres viandes qu'on
affis. On met au de la fauce qui étoit quoi avoit
smiaeientimee une
grand coûi plein du cochon, & un autre du tournez apportécs. àla maifon, je fis fervir la
dans le ventre de citron avec du poivre, tite collation, plûtotp pour
pleind dej juse
dont chacun compole
le befoin, aprést
fel, & dup piment,
àp
pour
contensd des plailirsinnoE
fafauce ccommeillejuges mopot.Ap anciens fc. Je- feparames fort
les plus & ferviry cens de cette journée. le cochon maron eft Les Ci
ce vent premierteavice tour à tour pour couper doivent avoir Ileft tcertain que
kquelabon marons chons
& enfin les novices le qui
meilleur rquriedemeligaeag fclon les fruits, oul lesg grai- fonireappris le métier en coupent voyant EEAEE téaugmente il fe nourrit; mais ces animaux à res 41X
fcleventl les derniers,
nesdont Ilesdu Vent, &c fur tout Ifets
les autres. n'eft pas neceffaire d'a- font la craresauxl leurchaffc devienttous
Je croi qu'il
pointe telenticient Maminiqueoat parce, quilsierevertir lel cLeeeurquunp fouvent. La regle lc veut & la lesj tirent Namptraisclen dans les Eclebeenade
del boire
en forte que
& dans les ravines les plus quand profon- ill
fauce invite, fautes fur ce point. CE pécs, des où la ehmergrande fans
font Ce
fragile, &cqwitom
chercher, compterle
commel Thommeetf
pour faut
des
SanUmE
fouvents tsiln'avoit perfonne
d'être mordu ferpens.
p fouvent. La regle lc veut & la lesj tirent Namptraisclen dans les Eclebeenade
del boire
en forte que
& dans les ravines les plus quand profon- ill
fauce invite, fautes fur ce point. CE pécs, des où la ehmergrande fans
font Ce
fragile, &cqwitom
chercher, compterle
commel Thommeetf
pour faut
des
SanUmE
fouvents tsiln'avoit perfonne
d'être mordu ferpens. foit Ils #i
beroit faire fouvenir def fon devoir, ou pour à
les cochons detAmenique ne mangent mangont
let
-TLS
c'eft au maitre dul boucan fuvages, foitd tdomeltiques,
toule
ceuxdet
Fater
veiller corrigers furfatroupe, & quand ilentrou- qui ou- point inmecemmeteris du monde: ils ne vivent reis
ve d'indolens, ou de il negligenso doitles reprendre tes les de parties fruits, de graines, de racines,
blient leur devoir, Rbeeigeien fai- T cannes &c autres chofes attribuer emblables- la dée
pobliquement, boire dansleg grando coui. Cequin'et C'eft a cela qu'on doit dc leur chairre
punition, carilfautquil
8cla bonté
CHA
pas une petite
licatelle,
foit tout plein. --- Page 99 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
tiog. C H A P I T R E
X. 1699. Maladie dont PAuteur ef attaqué, fon remede. Differentes epeces
d'lpecacuanha. (Etroiliémej jourdeNovembre lui. Quoiquej jele connuffe pour un haje fus attaqué d'une maladie bile homme, jen'y comptois pas trop,
quifutlonguc & dangereufe. &jecroyois ma maladie mortelle, mais
Élle commença par une fié- j'eiperois quele bon air de ce quartiervre double tierce, avec une la,8la Compagnie de mes anciens Padiflenterieviolente. Aubout de fept ou roifliens, pourroient peut-étremefoûhuit joursmaficoreappl encoreàfon lager. fecours des redoublemens qui duroient du prefque entierement, me revint,
huit à dix heures, m'auroient in- fiévre
REmigEo
qui
me quitta encore une fois, mais
failliblemente temporté, file fommeil qui les remedes ne pûrent venir à bout dela
ne manquoit jamais de venir avec cux diffenterie, ni idel'enfûre
n'avoitr moderéleur violence. Cequime toltounlesjens.Apres avoirl quiaugmen- bien;
faifoit plus de peine étoient les remedes àcequi pourroit contribuer à ma penfé
dont les Chirurgiens vouloient me fur- fon, je m'avifai d'envoyer
de
charger, &
TAmEt
lesimportunitez continuel- basdmunatramonriag
les de nos Percs, pour m'obliger à les Tetroniétchajeutietoar: quoiquedans à craindrede
Malgréla repugnanceinvinei- la violence de ce remede; jeleprist fans
quej'aitoujours eue
toutes les confulter
Beaty
drogues, il fallut en se quelques- joier à quitte perfonne, ou à 2 double.
de
charger, &
TAmEt
lesimportunitez continuel- basdmunatramonriag
les de nos Percs, pour m'obliger à les Tetroniétchajeutietoar: quoiquedans à craindrede
Malgréla repugnanceinvinei- la violence de ce remede; jeleprist fans
quej'aitoujours eue
toutes les confulter
Beaty
drogues, il fallut en se quelques- joier à quitte perfonne, ou à 2 double. & comme pour
unes, que je rendois aufi-tôt parce Ceremedef fitun effet
RE mon eftomach ne les pouvoit fouf- rendis une quantité d'eau merveilleux,je fi prodigieule Efte merveile
qu'en moins dequatreheures) mon enflu- leuxde
Mafévrediminual beaucoup au com- re difparut, & il fembloit
larcinmencement de Decembre, & mequitta la peau du ventre attachée à j'cuffe du Scamo- ture de
entierementp
TEAE
pendant quelques jours.Elle dos. trou- nie,
mereprit enfuired d'uner manicre plusfup- vaif ififortaprès Contreteuteappunemee une évacution grande,
portable &c fans redoublemens;
T
diffenterie
mais la
me promenai affez long-tems
augmenta confiderablement, fm ema la moindre foibleffe. Mais
&j je commençai à devenir hydropique. ce qu'il yeut de meilleur &c de plusfurCela m'obligen de prier nos Peres de prenant dans l'operation de ce remede
charger quelqueautrel Religieux du foin fut quej je rendis deuxvendelagroteur
de nos affaires. Ils s'aflemblerent, je du pouce, dont l'un avoitfeize
rendis mes comptes, & on élût un Syn- de longueur, & l'autre un pouces moins. dic en ma placc. Ils avoient la tête platte, & peu en treffle,
Je: me fis porter au Quartier du Ma- comme les ferpens : ils avoient
couba le disiemeJanrier 1699. leSieur corps couvert de poil rouffitre, toutle & ils
Sigaloni dont j'ai parlé au commence- étoient fvifs qu'is rampoient encore
ment de ces Memoires, croyoit avoir dans la chambre fix
trouvél la clefder monmal, & fc flatoit les eûs rendus. Depuis heuresaprése la fortie 3ee ces je
demeguérir, fij'étois a portée de chez infectes, je me trouvai très-bien, fans
K 2
fié- --- Page 100 ---
VOYAGES. A. UX ISLES
76 NOUVEAUX très- entretenu par le Roi, arriva del France 1009.
fiévre, fans diffenteric, & avec unt
en ccit tems-là, & apporta une partic auffi
1699.
vendre
grand J'ai appetit. tolijours cru que Ccs deux vers Sheacmmtngnircaits cher, que ceux qui le firent connoitre
exeraordinaires erenttehenienuias donné
lepresiersent tirnp.Nanecapeatur ce repoifon, foit qu'onr me l'eût
en vouloit ablolument quc je prille de
mc faire périr, foit quej ou cjel'culler en
des mede; &c nc me donnoit de
des fruits
enfin
CHI
là-deffus, jétois.
deux vers Sheacmmtngnircaits cher, que ceux qui le firent connoitre
exeraordinaires erenttehenienuias donné
lepresiersent tirnp.Nanecapeatur ce repoifon, foit qu'onr me l'eût
en vouloit ablolument quc je prille de
mc faire périr, foit quej ou cjel'culler en
des mede; &c nc me donnoit de
des fruits
enfin
CHI
là-deffus, jétois. mangeant
de ce
F
racines dans les bois.
je Jorique jappris de Alte vomir: la propricté jevis bien
rendois Emaraur. du fang, dont la quantité fimple alors: qu'il étoit ne mc convenoir. point dui
de
en.
abiolument
TaE
s'augmentoit jour Cela caufe que tout,
retufai de garder mon
mon
ErC
croitre appetit.
de le
RSERAN
deux ou trois fois avec. peu
prendre, tant
plairoit. à Dieu avec
de je mangeai dilcretion, &c que. ma diflenreriere- mal, d'autant moinsd qu'il sde peine quejerelentois
vint. Mais comme à la referve du elle Gang ne pcu dedouleur, & que cclanem'empé
qui me faifoit quelque peine,
choit pas de vacqueur à mes qu'une affaires. cerm'empéchoit plus d'agir, parcequ'elle de fiévre, je Cependant de aiant nôtre) appris Paroiffe guérilloit
n'étoit plus accompagnec al lal Baffeterre
tainc femme le Alux de fang, jela, fus
mevis cn étard'uller étre prefent àl la leéturc RE8L infailliblement & la de me. donner fon
Avril, Patentes pour quei nous avions reçués deRo- trouver, remede.
faigner & purger, &c
Cabaffon,
ne
ERIEA
reconnoitrele Pere
àl le prendre. Je
mc, pour de Vicaire general de nôtre puis je commençai de ma
desqueje
en qualité ScdeP Préfet Apoftolique doutai plus mon eftomach guérifon,, ne lc rejettoit
Congregation,
vis que
jelepris neufjourse de
de nos Miflions. dans nôtre Convent du point. Cependant
l'effet quil
Je demeurai mois de Septembre, fuite, fans qu'il de Produilit produire lc deux. ou
Motillage jufqu'aur de retourner au Fond avoit coûtume ceux quis'end étoient
85 Jacques, je fus obligé pour défervir la Paroifle trolliemejouratonse fervis.. Ma Medecine en parût étonnée,
de S. Maric, qui manquoit de à Curé. con- &c ne fçavoit à quoi attribuer cc man- en
Jem'occupait pendant cetems-la Ma maladic, &c quement de vertu; me misjelarallorai fentois beaucoup
duire nôtre Bâriment.
Fran- lui difant que je
la mort de deux de nos Maçons étoit allé mieux, & qu'inefalloitp tpass s'allarmer, il nc
çois, avoient été caufe le preffai quil alors du parce quemon mal étant Gl le remede inveteré, ne profort lentement. Jc mal le
talloit pass'étonner
moins autant que mon toûijours, pouvoir duifoit pas fon effet aufli promptement
permettre: caril felon continuoit lcs apparenccs par qu'il avoitaccoitumé. donc à le prendre. Le
Bil étoitcaufei
faitdans Je continuai étoit le dixiéme jour,je
Ccmceermnannd quiln'étoit pasa aifé defer- lendemain qui reffentir) l'effet de fa bonté,
lesinteftins,
onme con- commençaiàr
obligé de me lemer. Onr amobhigeaouplator force de prendre pluficurs puilque jenefust la nuit point commejef failois ortraignit par aufiinutiles, qu'ils étoientde ver pendant cinq ou fx fois, & fouvent
remedes, mauvais goût fans recevoira aucunt foûla- dinairement biendavantage Je fusenlinentierement
Pour plus grangement. Lc Sicur de la Martinicre Medecin gpenledounemejour.
de
àr
obligé de me lemer. Onr amobhigeaouplator force de prendre pluficurs puilque jenefust la nuit point commejef failois ortraignit par aufiinutiles, qu'ils étoientde ver pendant cinq ou fx fois, & fouvent
remedes, mauvais goût fans recevoira aucunt foûla- dinairement biendavantage Je fusenlinentierement
Pour plus grangement. Lc Sicur de la Martinicre Medecin gpenledounemejour.
de --- Page 101 ---
FR A N COISES DE L'AMERIQUE
de furcté, jecontinuniàl lej prendre, & lait, à un feu lent, & en les remuant 1699. 1699. à garder le même regime encore fix fanscefle;ellesfe diffolvent, & fontàla
jours,cequir me guérit f parfaitement, fin une efpece de boûillie. On ymetfi
qu'un mois aprèsj'étois méconnoiffable on veut un peu de Sucre & de Canclle,
taritj'étois engraillé. qui n'y fervent de rien, mais auffi
Ce remede confiftoit en'des raclures n'y peuventr nuire; & onp prend
sentiat
Remede admira- d'une plante qu'onappelle mahot- cou- lon
qu'il a été coulé à travers un
ble fin pour ladiltinguerdep plufieursautres linge Cesracluresnec changentpoint
e
EE
qui portent le nom de coufin. la couleur du lait,, &c ne lui donnent
thie
fi- d'autre
celui quel luidonneroit
lefux EEe approche beucoup pourla
Le Sucre
del la feuille à celle du mahot or- un
defroment. adiaec
dafang. peu
ScE
gure dinaire dontymiparlédansma, premiere & la Canclle, quand onyen veut metPartic, excepté qu'elles font beaucoup tre, ne ferventequalereadreplusagrésplus petites; le bois de cette plante elt blc. Je croi cependant tqu'il vautmieux
ipongieux, fouple, liant, foibleScpret- s'cn paffer, parce que le Sucre&c laCaincapable de fe foûtenir lui-méme nelle, quoiqu'en petite quantiténelaifDeferip- t qu'ii eft parvenu à deux ou trois fent pasd'échauffer, &c'eft tcequ'ilfaut
tiondis pieds de hauteur, il jette beaucoupde éviter fur toutes chofes dans ces fortes
mahot- branches quis'entrelaifent dans les.hal- de maladies. coafin. liers oùi ilcroitordinsirement, fond écor- On prend ce remede trois fois par
ceeft verte, mince, &caflez adherente jour. Jc leprenois des grandi matin après
aubois quicitgris. Cetteplanteproduit que javois dit la Melle. Jc mangeois
de petites fleurs jaunes compolécs de trois heuresaprès l'avoir pris, mais feucinqf fetilles, au milicudef@eslignaifens lement des viandes roties ou grillées,
de; petits boutonsdelag groffeurd'unpois fans potage, ni falade, ni fromage, ni
hérifez de petits piquans crochus qui fruits, ni ragoûts, ou autre choleoui il
s'attachent aux habitsfi facilement, que pàt y avoir des épiceries.
de petites fleurs jaunes compolécs de trois heuresaprès l'avoir pris, mais feucinqf fetilles, au milicudef@eslignaifens lement des viandes roties ou grillées,
de; petits boutonsdelag groffeurd'unpois fans potage, ni falade, ni fromage, ni
hérifez de petits piquans crochus qui fruits, ni ragoûts, ou autre choleoui il
s'attachent aux habitsfi facilement, que pàt y avoir des épiceries. Trois! heures
quand ils font meurs ils fedétachentde apreicercpasjeprenois le fecond boiillcur branchesau moindiefoufiedeyent, lon. Au bout detrois ou quatre heures
ou pour peu qu'on lestouche, Scs'atta- je foupois comme j'avois diné, & je
chent. par tout. prenotsletroitéemecnt me mettant raulit. Les racinesdecette; plante font ena affez Cc remede très fimple, comme on voit,
grande quantité, clles font longues, à aifé à prendre & fort nouriflant m'a fi
peu près comme les cercifis, & de la bien guéri, que depuis cetems-lajen'ai
confiftence de celles de perfil; ellespa- reffenti aucune attaque de diffenteric,
roiffent grifes! lorfqu'on lestire de terre, ni de flux de fang. maisdés quelles font lavées & nettoyées Ilya une autre efpecedecoufindont. Seconde de
elles font fort! blanches. Quandellesfont toutes les hayes des Balleterresdeslfles elpecr coxfin. Compo- en cet état, on lesgratte ou racledou- font remplies, quial les feiilles en mafitiondw cement aveci uncouceagjufgpiequos nieed@esfonst-hilager, d'unep piece
reraede. foit arrivéverslecentre qui eft rude &c de trente fols. Sa tige eit plus forteque
dur,comme celuid'une racine de perfil. celle dontj jeviens dep parler, elles'éleve
On le jette comme inutile. On prend jufqu'à trois ou quatre pieds dehauteur
une bonne poignée de ces raclures que aprés quoielle aabfolument befoin d'él'on fait bouillir dans une chopine de peontent,eud.vcardliyecardu@etedlecn
K;
tous --- Page 102 ---
AUX ISLES
AUX VOYAGES bon la diffenterie, il eft 16y9
78 NOUVE fontà (a portée, Son feau eft qu'il eft pour ftiptique. g629. tous les arbres qui tout couvertdepe- certain
& appliquée en forbouton eltt très-petit le moyen de/quelesil L'écorcebroye de
fur les ulceresqui fuitites épines,
letouche,
me cataplàme
3 lesdefitche
s'attache SEE cequil feuilles (echécs & rc- vent ondinairemenelépiany cn: aflez peu de tems. Felilles On dit quc ccs
bouillon, & les guérit elpece de coufin dont Qua:
decox- duitesen CReErata le d'un Ecu, & La cotnoifancealess quatrisme feuilles de la figure irieme de
finfe- ou autre liqueur Ecus Fe mal eft opinià- jai de celles du perfil, mais beaucoup plus dgpe
cheipour ladif- même de deux la diffenteric. Jen'aip point grandes, la plantea peu de force, & & demi ne
fmnterit.
c ccs
bouillon, & les guérit elpece de coufin dont Qua:
decox- duitesen CReErata le d'un Ecu, & La cotnoifancealess quatrisme feuilles de la figure irieme de
finfe- ou autre liqueur Ecus Fe mal eft opinià- jai de celles du perfil, mais beaucoup plus dgpe
cheipour ladif- même de deux la diffenteric. Jen'aip point grandes, la plantea peu de force, & & demi ne
fmnterit. tresguérilencl faicfexperience de ce remede. de coufin séleve guéres à plus de d'un picd
Il yat une troifiéme efpece on en de hauteur, lesfruits des fers cectiecrpecefont d'aiguilletes 2
Troifi- mec/pe- plus grande que la précedente, haut. Son longs comme
eitgarniede
ceds trouve de feptoul huit piedsdel peuadhe- velus, & dontl'extrémité crochués, quisatachent
saufin. écorceettg Elle sesnicumtet fc leve auffi facilement me- que petitesépines a tout ce qui les touche. rentc. infufécs dansl'eauchaude
celle dur mahot, ontempaicas fairedescor- Lesfeinllesi
& odeur
mes ufages, eeb-a-dire, couvre eft blanc, elteremEat le Thé, & peut-étre de même
des. Le bois qu'elle ileft caffant 8de que
ailcafelecher, allumer du feu, fa vertu. eft de trois fortes,
ESta ufage que decinq à fix pouces, LIpecacuanha gris & noir. Nous avons dans
felille ett SL de large, den- blanc,
des deux premieres
fur trois à bords, pouces veliic, & prelque toutes nosfavannes
teléc par ARETE les orties,, clle finit
être la meilleure, nous manFSE
aufli piquante que Aauncodleurvents prétend peut-étre parce qu'on ne la conemiieceles & beaucoup moins que, noit pas: cardesimaginer qu'elleneie font
brune par-dellus, Ses fleurs ne viennent cn- ja- trouve que fur lcs mines d'or qui ou ripardefous. mais (cules, mais plulicurs jointes clles font aux environs de Rio ancienie Geneiro, Habitation
femble comme un bouquet, feiilles, qui étant viere de Janvier au Brefillous le Tropique
compolées de cinq leurl
des François &c qu'un homme n'en peut
ouvertes detoutel neamcusemnti lemnhenetrempli du Cancer, douzaine de livrespar
une efpece d'étoile,
d'un beau récueillir qu'une fable ou
dc
filets ou étamines,
an, c'cft une cher. mpretextepour Qu'elle foit meildoré. Lepilis "echungeentinen pe- la vendre plus
tout rond,
SU
un boutont
leurcquel
Ktdhsaimarae
petit allez longues Ndente crochues,
fonoperation foit) plus promtites épines il s'attache aux habits & dire, Rt fon effet plus dangereux, c'eft
par lelquelles cheveux des paffans, &furtoutaux pte, dans quoijer ne dois pas entrer, & puilfque ceux
aux poils des bêtes qui en font quelquefois renferme ce n'eft pas mon métier, que
Ce bouton
toutes couvertes.
leurcquel
Ktdhsaimarae
petit allez longues Ndente crochues,
fonoperation foit) plus promtites épines il s'attache aux habits & dire, Rt fon effet plus dangereux, c'eft
par lelquelles cheveux des paffans, &furtoutaux pte, dans quoijer ne dois pas entrer, & puilfque ceux
aux poils des bêtes qui en font quelquefois renferme ce n'eft pas mon métier, que
Ce bouton
toutes couvertes. ovales, unies, plus
blancougris eftplus
CaDEtEo
dc petites graines
quc Tipecacuanha
lesenfans, &
platteso atonnestntre deux à deux, de doux, equelesfemmera font d'une complexion foible,
couplécs & accoliées dures. ceux doivent qui s'en fervir prelerablement noir au
couleur gnlanteécatiez quc le fuc de cet arbrif
On pretend --- Page 103 ---
FRANCOISES DE
1699: forte, noir, 2 donc & l'opératione eft plus vive,plus Je LAMERIQUE n'ai point été
Monficurl plus Reynau dangereufe, Ingenieur
duit feul, à ce qu'on dans dit," lepais le quipro- 1609H
de la Marine étant venu aux General Iles Ipecacuanha, ainfi ice
veritable
1701. avec M.delal Boulaye,
en eft far lafoi d'autrui. quej'eny nvaisdire,
l'étatdup
pourvoir LIpeeacuanha brun ou noir
quiy feroient hikummanpaiRorte necellaires, ft connoitre on levoudra appeller ales feûilles comme affez
Ipeca- cette planteà M.Auger
femblables à celles de la
suanha la CGusdeloupre qui me Gouverneurde la montra. Sa pointués aux deux
parietaire,
blance o feuille eft ronde,
gécs par une
extrémitez, d'où partagris, brun,tichetéc de dentelée, d'un verd
nervure, font fortent pluelle eft rude, parce petites qu'clle pointesrouges, eft
Heumrancanscier par-defus, 2 plus pâles d'un verdb ibrun
d'unp petit duvet prefque
couverte nuès, molles, & couvertes pardeffous, d'un charpiquanta à peuj prés commelesorties. imperceptible, Ses duvet du rude. Les fleurs qui fortentà petit côté
branches fans courent & rempent firl laterre par pedicule qui foûtient les fetiilles font
mince s'élever, leur écorce qui eft affez bouquets ded dix, douze, ou
eftd'un rouge obfeur, leb boiseft enfembley elles font
quinze
gris
petites feiillest compoléesdec cinq
ble,enal aumtaaseadat alfezgrandeq quantité, &
tamines de même ablanchesdedarante couleur;
d'6garni de fuccedent des bayes d'un aufquelles
Tafnce ches, compoféesde cingf teiillesavec qui font remplics d'une rouge brun,
petit bouton, qui produit des un
pulpe blanche
bruneiygqunenfermente dep petites femen- bayes SEMTEnEEIEE ces durcs, de couleurj jaunâtre, femen. ces en forme de
gure des lentilles. delafinâtre, dures & ienuleadccoulearjau- ameres. étre La racine étant tiréc de terre doit
&de Laracinee la couleur eft longue, de meniie, noueiife, leil. fechéealombre, Lorfqu'clle eft nouvelle & non pas au So- ration Prepas
dire, blancheou fone efpece, c'eft-à- comme je viens de
& fechée de la
L'effet gu'elle grife.
ure des lentilles. delafinâtre, dures & ienuleadccoulearjau- ameres. étre La racine étant tiréc de terre doit
&de Laracinee la couleur eft longue, de meniie, noueiife, leil. fechéealombre, Lorfqu'clle eft nouvelle & non pas au So- ration Prepas
dire, blancheou fone efpece, c'eft-à- comme je viens de
& fechée de la
L'effet gu'elle grife. amere, & elle dire, elle eft très- racing
produit eft defaires vo- amertume; picottela langue parfon
mirunebileacre, lesalimens,
dontl T'acidecorrompe chaude &cfecheauf calcoquinirquenter fecond
croit
quoiilrefferrey atcecensiamenietene parune opération qui lui deux Elle produit les mêmes degré. elters
eft; particuliere. Cefont cesdeux choles force autres &de cfpeces, mais avec plus queles de
propres lefontr regarder mntpemtifnordg quent plus promptitude, de
&c par confecommeleremedel le plus On
une danger. fpecifique la
qu'on ait encore trouvépour cette prend dragme ou deux de
durera diffenterie felon & le Aux de fang, & qui en infufion racine, on la pile, & on la met
qu'on mette les apparences julqu'à ce vin mélé pendant une nuit, dans du
la mode écliple quclque nouveau fimple à paffe par d'égale un quantité d'eau. Onla
eft arrivé 3
cclui-ci, comme il fait botillir fur après & l'avoir un peu
on
et
on connoit tantd'autres, à prefent le dont à peine ainti au malade. feu,
la donne:
dans let tems de leur vogue nom, on ne quoique parlac Ileft certainquec cette racine &
partout quedeleurss vertus, &cdeseffets tihédautresfimples qui viennentdel'A- quanmiraculeux qu'isproduilfoienc. mes merique cffets, produiroient commeils toûjours les les mér
produifbieng
lorl- --- Page 104 ---
VOYAGES A U X ISLES
80 NOUVEAUX
fi
de Laét dans le quinziéme Livre 1699
1699. lorfqu'on a commencé à s'en auffi fervir, recens dei Jean fa Defcription des Indes Occidentaon les avoit aufli bons lors, &c & que ceux les Chapitre dix-huitiéme, fait mention ou
qu'on les avoit pour
d'une plante qu'il appelle Igpecaja 1i dit,
quil les ordonnent, onquleaprepaent Pigaia qui guérit la diffenterie. coun'y vouluffent metrenieadelcurince fon tuyau eft haut d'une demic
tion, & s'en tenirà lapremiererecettes la manicre de E & fa racine dememclongaeur,
mais à force de changer & à force d'être gar- dit, qu'elle ne produit que quatreou
les accommoder, Boutiques fans être renou- cinqf feuilles de Erienss.aicnleunouse laiffée une nuit
dez dans les
&leur fa racine étant piléc &
vellez, ils perdent tout leurfuc
dans l'eau au ferain, & pallée enfuite
vertu, comme il eft aifé de evoir,enles manieres de un tamis, & donnée à un malade, arrête
goûtant ; & les differentes
Ip d'une maniere, qu'elle
Ies préparer achevent de les gâter.
être renou- cinqf feuilles de Erienss.aicnleunouse laiffée une nuit
dez dans les
&leur fa racine étant piléc &
vellez, ils perdent tout leurfuc
dans l'eau au ferain, & pallée enfuite
vertu, comme il eft aifé de evoir,enles manieres de un tamis, & donnée à un malade, arrête
goûtant ; & les differentes
Ip d'une maniere, qu'elle
Ies préparer achevent de les gâter. en purge méme temsl le flux de ventre. Cette plante aime les cultivée. lieuxhumides, On a Quoique cette Defcription ne con-
& ne veut point être a cultivées vienne pas tout-a-faiti à PIpceacuanha,
remarqué que celles qu'on
j'aime micux croire que c'elt la même
dans des jardins, n'avoit prefqueaucu- chofe, malexpliqué, &1 malnommée. ne vertu. H A P I T R E XI
commis àlal Martinique. holncmneser-trSe
Alafinat
à j'avois donné les derniers
Endant que je demeurois au tems, Sacremens qui depuis douzeiq quinze jours,
Mouillage pour rétablir ma
été attaqué de la malafanté, & faire travailler Con- au
de qu'ilavoite Siam. Mais voyant que perfonne
de nôtre
Eee
du
2 Bâtiment le Jeudy 25. Juin ne me répondoit, qoiquerenenaalte douvent, il arriva que un
le remuement dans lac achambre,jened
étant forti de la Maifon Ouvriersenbe- peuavant) tai point qu'il ne fût arrivé quelque
jour, pour mettre mes
une mai- meurtre. Celt pourquoi Jappellar La de
fogne, Yenendisdubrutdae vis-à-vis de nôtre Eglife. nos] Negres pour venir ravecmoi. fut que E
fon qui étoit m'en fit approcher de plus miere penlée qui maifon, me. vint, étoit fort
La curiofité voircequed c'étoit, & comme Maitre de & la fort
qui au vin, avoit Afalfiprès connoillois pour le Maitre de la maifon, brutal, tué le jeune homme fujet qui logeoit chez nat nommé dis
E ne fis point difficultéd'y entrerayant lui. Cet homme sappelloit Croif- Croiftrouvé la porte de la Boutiqueouverte. tomboit fant. Il étoit de Paris, fils à ce qu'on à fani. Je fus furpris d'entendre qu'il dont difoit, d'un Chandelier demeurant Croifquelque liqueur du tomberent plancher, fur mon la Porte Saint Denis aux trois
quelques habit. Jefortis gouttes
ccd quee'étoit. fans. Je montai doucement à la chambre,
8 je fus bien RERIRL quand je vis
je vouc'étoit du fang, qui continuoit :deLdte le Mlssereantrmend luse entrer; mais je fusrepouffé aflez ferma ruber a travers le plancher. J'appellai dement parcej jeunchomme, qui
Maitre de la mailon, & un jeunchom- quelque la porte fur lui au verouil, &cluiayant
me qui logeoit avec lui depuis
demandé --- Page 105 ---
FRANCOISES DE
X6g9. demandé d'oà venoit ce fang qui tom- L'AMERIQUE
Sr
n'étoit boitdu rien. plancher, Jeconnus il merépondit, que ce un homme desaflittans, couchoit, qui fut reconnu.par 16y9,
tois trompé, &que c'étoit alors Croifant squejem'é.
fur lui au verouil, &cluiayant
me qui logeoit avec lui depuis
demandé --- Page 105 ---
FRANCOISES DE
X6g9. demandé d'oà venoit ce fang qui tom- L'AMERIQUE
Sr
n'étoit boitdu rien. plancher, Jeconnus il merépondit, que ce un homme desaflittans, couchoit, qui fut reconnu.par 16y9,
tois trompé, &que c'étoit alors Croifant squejem'é. quc cejcune homme pourétrecclui-lan luiavoit méme
avoité été affaffiné. qui deux jours auparavant, & emprunté
encore fe remuer, CommejeTentendots & feplaindre je def- de avoit vûa aiguifer la veilleavech qu'on lui
cendis, j'appellai du monde, &
foin. beaucoup
fait apporterunep pince de fer,. fisen- ayant Lecadavreaianté été
foncer la porte, afin de voir HE bleffé rurgiens fut trouvé blefé vifitéparles Chiferoite encore en état de
coups de marteau & de coutcau, dcvingetrois & le
affiflancef pirituelleou corporellc.Nous recevoirquelque jeune fon, homme aiant été conduit cn pricouché trouvâmes le jeune hommea à idemivéru,
onlui de fit fon procès. d'avoir dans fonlit, qui faifoit femblant tout prier le détail Tallervoir,) j'y fus; Iln'enroys ilme conta
letuer, peur que nous nc tuflions venus me dit, def fa mauyaifc aétions &
Eer à ce qu'il comme difoit. onavoit tuéCroif qu'il étoit qu'il relolu l'avoit de niée au Juge, &c
vrimes enfin
Nous le décou- mais. Jc
ne la confeller jades chaifes & renverfé des fous des matelas, droit naturel, luidis, mais que la défenfe étoit de
tellement meurtri, tables, qui expiroit, fi clair, qu'il nc me que fon crime étoit
la failoit horreur. &cdénguré, quece- y eût aucun moyen Paroiffoit pas qu'il
On faifitlej jeunchomme. On
en leniant, & qu'ainfi dechapper il étoit la mort
qua qu'il avoit la naiflance des remar- Tavotier, pour mettre en obligéde
toute pleine delang, ce quia aiant. ongles donné fcience des Juges, & pour reposla conlieu
noitre,
faire condclefunredecFauleal on vit que fes
qu'iln'avoité été
&cf
confeillé,niaidé
piede,esjambes, tous remplis; & fes genoux en étoient deperfonncp Comme le pour commettre cei meurtre. besucoupdecheveuxe commei illui manquoit jugé lc procès étoit & en état, il fut
perçût Croiffant d'unc les tenoit côté, ons'ap- au Confeil, lendemain, où fonj enfuite fut conduit
main. der affaflinat dont il étoit dans fa mé, & lui renvoyé jugement au Fort confirded connoitre l'auteur nous
facile pour être rompu & S. Pierre
car ce Croifint étoit un hommeextré- furprit tous: devant la maifon où a avoit puis étranglé
mement robufte & vigoureux,
crime. commis le
roit mis en pieces dix' perfonnes comme quiau- Jc l'avois difpofé pendant
ce jeune homme, qui n'avoit dix- ftruifoitfont procés ài fairet une qu'on inneuf ans, d'une complexion ORES déli- generale, &je mc fervis des confeffion
des cate, Siam, &quine failoit quer releverdu mal ment, qu'il demeura la en prifon après deuxjours fon
On quil'avoit réduital'estremite. pour Jui faire faire.
mis en pieces dix' perfonnes comme quiau- Jc l'avois difpofé pendant
ce jeune homme, qui n'avoit dix- ftruifoitfont procés ài fairet une qu'on inneuf ans, d'une complexion ORES déli- generale, &je mc fervis des confeffion
des cate, Siam, &quine failoit quer releverdu mal ment, qu'il demeura la en prifon après deuxjours fon
On quil'avoit réduital'estremite. pour Jui faire faire. Il jugele trouva dans un coin de la chambre chercher leJuge &c le Greffer, envoya & leur
mettre marteau dontils'étoit fervi pour com- dit, que quoiqu'il n'eût
avoûé
def fang, ce meurtre, il étoit tout rouge fant, qu'ilétoit Tauteurdun meurtre jamais de Croifcher Pepécou cequiaiant lc donnél lieu de cher- fefloit anolisitapret@mt qu'il l'avoit
&c leur conroiffoit pluficurs coups poignard, dans le dont il pa- Taflitlance, ni le confeil commis de feul, fans
mort, ontrouva enfin un couteau corps enfan- du fut; qu'ily avoité étéporté gui que cC
glanté Tom. dans la paillaffe dul lit oùc
que Croiffant ne fit vendre parlacrainte à vil
11. icejeune
prix
Phe-mamtoiminapaimet L
comme --- Page 106 ---
AUX ISLES
VOYAGES
vousnemc con
82 NOUVEAUX fc payer mercie de votrebonés connois; jelais
ill'en avoit menacé,
noillez pas scommojeme comhmis un
1599. me
devoit fote nourriture avoit Rarurellement méchant; Jal ce foit lc. prcde cc quillar qu'il étoit calrt lui; qu'il
granderunc, &cquoique que Ia Juttice
depuis attendu que Croiffant fut! tard bienendormi, & fort ivres mier, Dieu qui_p me permer fait comprendre dans
apresvetre retiréf fort
coup de m'en moment châtic, qu'ilvaur mieux quejefour:
RTEETELET dans la templei. & d'un r'avoit autre ce fre la morposrtreaetn cnayantautane à
marteau furle front; que Croiffant comme de regret quril m'en, en infpire danger de prelent, n'avoir
coup par les cheveux, mais deux que coups s. il que dc me mettre quand aurai
Nrad ctoit étourdi de ces d'un
Pas ce méme regret.
grand,
un
moment châtic, qu'ilvaur mieux quejefour:
RTEETELET dans la templei. & d'un r'avoit autre ce fre la morposrtreaetn cnayantautane à
marteau furle front; que Croiffant comme de regret quril m'en, en infpire danger de prelent, n'avoir
coup par les cheveux, mais deux que coups s. il que dc me mettre quand aurai
Nrad ctoit étourdi de ces d'un
Pas ce méme regret.
grand,
un avoit eu letems de le frapper &de tous ENTE commis mes autrepeut-etre inctinations me
decouteaud dans la gorge,
auguel J'admirai mauvaifes la force de la grace avec
écrivit cette confeflion fur
cejeune homme, & je à paffai parler de
Le Greffier
RR En
fonftegitre, &claf Aeenermonrin matin à la lui lc refte de la journéc
Je me rendis qu'ild de étre executé, Dieu. Lheure du fupplice étant arrivéc,je deLe Geoà
se
prifon lejour
Il femit genoux
paflerlaj Numicarechai affaire en Ville me Ty vant acompagnaie nôtrel Eglife fans
tut
arant
rsE
ter quelque la porte del la
fa Sentence, ni e je lelui
adefermier de la lui ouvrir quand S2AE il
par & avoir demandé de
Et &
étoientren- infpiré, Dieu de E crime, il le
Es
droit. Les saumapnionmeng de forte que à
peine qu'il alloit/ouf avoit Mort
fermez dans eschambress feul avec cetjeunchomine senorrecvorar frir pour les pechez de celui qu'il par- Chrdje affis me fur trouvai un banc dans la cours Il il me eft vint vrai tué. I me enfuite tous les dedemander affiftans du mau- Tagafin, rionusds
fers aux pieds.
don pour
r
qu'il avoit les Fatreuver, puifque j'en vais exemple qu'il leur avoit à fes donné, dépens, les &
trouvoisl en penfeedele sloccafiont G faworable. Pavertis Jelclui qu'il avertir delerendre fages dans leurs
&
lcur demander quelgue
dis en méme-tems, pointde tems * perdre,
pricres. Il monta après Eat fe furl'écha- reconcilia
n'Yavoit
lui
AEATE
s'il vonloit s'aider, je chez donnerois de mes amis faut, fc mit à genoux, & après que cûs
moyen. de fe cacher lefaire embarquer. éncore une la derniere fois, abfolution F fc déjurqu'à cequ'on pût
& le cifeau donné s'étendit furla croix, & reçût
Jc lui montrai le marteau & la clef qui étoit à polilla, ies coups avec tant de conftancc, qu'il ce
pour fe déferrer, Ilfemit à refver, & je voyois lui ne dit jamais autre chofe trois pendant fois lei nom
ia porte: étoit combattu entre fentoit ce que infpiré je tourment que deux voix ou fort moderéc. Je
quil
& cequ'il fe
voyant de Jefus d'une
je lui avoisj jetté
propofoity de faire. Alaf ineinepsniotute der relolution; je levai le mouchoir lorfque Ge5 Boureau le fraqu'il ne prenoir point étoient précieux, fur le Scl'aiant vifage exhortéàf formerunderlui dis quel les momens coccafionilaly avoitp fur- pas poit, nier ractede contrition, & de confiance
& qu'en pareille
Dieu, pendant quele
tant à déliberer. Nisshanepodeme fon crime n'avoit tmlamitencondedet tfous) l'échafaut
encore que
PRez
plus mc dit-il, je vous re- Boureandocendoitk
EC MonPere,
, fur le Scl'aiant vifage exhortéàf formerunderlui dis quel les momens coccafionilaly avoitp fur- pas poit, nier ractede contrition, & de confiance
& qu'en pareille
Dieu, pendant quele
tant à déliberer. Nisshanepodeme fon crime n'avoit tmlamitencondedet tfous) l'échafaut
encore que
PRez
plus mc dit-il, je vous re- Boureandocendoitk
EC MonPere, --- Page 107 ---
1699. Tétrangler, FRANCOISES illevalesy
DE
yeuxauc
LAMERIQUE
ilfentir les premicres étreintes cielquand delacor- mander aux prieres des
de, &lestournante enfuite fur moi d'une les larmes aiant bien-tôr afliftans, étouffc le mais 1009. acom- cours j'avois
dif
Catd me un prédeftiné. Je dois avoier ici tout 1aped peuple qui commencé, entra dans je fuivis
qu'aprés laiffa un f grand' crime, fa mort ne Pour prier Dieu pour lui. TEglife
pas' de toucher tres/enl@blement nuit Jel'enterrai dansnôtre au commencement de la
aEnDReaEs même, & lerelte del laJuftice leJuge qu'ilavoit tué, Cimetierea & j'aurois côtéde celui
réat avant que TExecuieur ferctire- garmirdelinceulstoutt eu de quoi
alefraper, perfonne n'aiant commençàr le
vois voulu recevoir unHopital tous
6jade voir tant de contritions tant courage dere- m'spporta pour l'enfevelin. ceux qu'on
ftendre. fignation, &tant Jc voulus defermeté dans unage d'unl Hieprellor Marchand Louis *** Il étoit fils
que je lui avois promis, m'acquitter &le de cc où
del'Evéché & deNantes,
recom- fiderables. Laeitdeparenmicier aflezconS H A P I T R E X I I. Nomibre estiaordivaurt defils
-
AlaMartniqne
a ne fçai qu'clleEtoile
Mortdeplefoart Religieux. e E palftefurl lavantinigue avoit cette Merlet, c'étoit lenome decefol, futfort
a année, mais vût mais unt on ayaroitja- fcandaliféde tirant, & ceprocedé,6ed dit, enfereE Aarand nombredcfols lteldefordre,dcu un poche cet remettant hommc m'a fon couteau dansfa
auicoup des gens lans fcvre,
Be-, cropois.qu'il avoit envie bien trompé. Je
autre au malapparente eurent des &hansaucun, mais puilqu'il en a. Perdu d'étre Saint,
cerveau, perdirent lc traniporis ne me trouver. l'occafion, il
fe mirent à courir les rucs jugement, ou & del lui
pas totljours d'humeur
foient mille exiravagances ils fai- viendra procurerhomneur dix fois mc le dur martyre,il
de Und'eux étanty venu
jul que je le fafle. demander avant
nôtre Convents le fonneralap Pere porte;
nôtre. Superieur qui ic trouva Cabatlon dans lisménefolénnt venu le lendemain
Hifoire Lanfal, falle, alla lui ouvrir.
les rucs jugement, ou & del lui
pas totljours d'humeur
foient mille exiravagances ils fai- viendra procurerhomneur dix fois mc le dur martyre,il
de Und'eux étanty venu
jul que je le fafle. demander avant
nôtre Convents le fonneralap Pere porte;
nôtre. Superieur qui ic trouva Cabatlon dans lisménefolénnt venu le lendemain
Hifoire Lanfal, falle, alla lui ouvrir. Ce dans.la lois asaontielanges après avoir dicla jeme déshabiledun connoiffoit manda
encore' pourtel, folqu'onne luidc- gu'il avoit un avis à me Melle, me dit,
denas
s'il
le
étoit, fi
donner, gui
Keli-
-
alant fça qu'ill'étoit, pas Superieurs & plus que je ne difois Pas la Mefie
gienx. vous atsaferhopme illuiditsj debichp je.croi, compliment vite; alsnapprendrat ne mc
à lire. Ce
MRLT d'être Saint, & comme pour LEOiLarme d'un plut gros point du tour:
aimc, je fuis
jevous feul avec lui, & il en baton, j'étois
difantces tuer, afin de tenacspreticipour vous faire martyrs &en vous quatre comme moi. Je auroit mangé
teau de Ta paroles, iltirau ungrndcou vaispase jouer d'adrefier pourme tirer crusqu'il de cemau- falloit
n'alpiroit Aet pas baut, LePere & Caballong gui ilya Ah,Monficur
toit de
quife
long-tems que
Aisieaybasies
mourir Confelffur, lui conten-, fion devousdonnerad je cherche f'occa-,
Portc au
ferma la aid obligationaetl ne dejelnery faur
je vous
purtoipnfrme m'échappiez
Pas que yous
L 2
aujourd'hur, & fans lui
don- --- Page 108 ---
VOYAGES AUX ISLES venus avec un 1699. 84 NOUVEAUX je. le de Commis, quilétoicne habxichomme,i
donner le tems de me répondre, lec conduire nommélal Brunelicre, dans le métier dc Zachéc. 16y9. main commep pour Patte- enfutjamais amené une petite Fregatte
prisparlar au Convent; ; mais enpatint Rr pierre, Ils avoient courir autour des ines, 8c cmpélier où étoient nos Tailleurs de coupsd de pour
ne pût faire le Comjel luifise sdonner un déjcliné de fe fouvenir cher que perfonne Etrangers, quoique felon de
regle, dont il eut fujet Jef fisenfuiten mes nerceaveclel le bruit commun, ils n'cnlient pas
pendanr Slajulice.qu OBDEREBEE ft tenfermerf EIS fcrupule là deffus, quand ils Commecela pouvoient
plaines de ces fols, qui auroient
: le faire pour! leur compte. les
ni les
ou huit defordre. nacommodelit ni François, ou
caufé du avoir déja eu quelques-unee Etrangers, deux Bâtimens Anglois fous la
Ilyen hateaveaienas CTE fe difans tels; la rencontrerent
s'étoientn SARSEN haut des arbres & desfa: Dominique, lui firentt rmesmelesAr beaucoup. en tombant oà ils étoient montez poursexer lemand, &c la mal maltraiterent de Siam débaraffa les
lailes, ren l'air.
ordre. nacommodelit ni François, ou
caufé du avoir déja eu quelques-unee Etrangers, deux Bâtimens Anglois fous la
Ilyen hateaveaienas CTE fe difans tels; la rencontrerent
s'étoientn SARSEN haut des arbres & desfa: Dominique, lui firentt rmesmelesAr beaucoup. en tombant oà ils étoient montez poursexer lemand, &c la mal maltraiterent de Siam débaraffa les
lailes, ren l'air. Li prifon 8clebaton Cala joint au tous fes Commis, quoiceravolero quelques-ans un plus Ilesde prefque ils avoient déja fait
en rendirent
DE chez
car
être
fages, &c entfanerlienets voulut plus venir
que troptard qu'on nc pourra peut
cc tems-la ne me tencontroit dans pusdemal, jamais en reparets
desMif
nous,. &c. loriqu'il chemin, ou bien Les Ordresl Religieux quiont des
lesi Aeaeomnatet maifon pourm'ér fionsaux) Iles, ne furent pase exempts Ou- Morts de
il entroit danso squelque
funeftes influences de cctte année. du plafieurs
viter. le Chirurgien d'un Vaiffeau tre plufieurs, Jefuites qui moururent &c à la purede: fxizes. lly cut fi heureux. Son Capitaine mal de Siam, à lc la Martinique del eleur Mifquinefarpan levoulut taire mettreauxf fers potirasnes qu'il fai- Guadeloupe, Superieurd étouffe dansune piece
ter le cours des extrsvagancer vechappa des fiona de Cannes, Cayennefute où le feu s'étoit mis Com- actous momens;
& fauta'
C
foit à
le tenoient,
cident. Sonzele lebiendef il
mains de ceux eurle malheurde tom- le pagnie T'emporta ate loin, plus quand tems. ala mer; maisi puiffant Requien qui voulut fe retirer, il nc ETN mémc
beraupresd d'un alfcnunailéemeten que Ttumtereoaitin Onl le trouva Crucifix
reçûri cunp opepplan
le Prophete
tencorefon hommed'une
Taiset la têté, &a au- inpepiéeette entre fes bras. C'étoitun meritoit un
Jonas: REanitlaicmponts corps, idesMa. très-grande pieté, & qui ciel touroit Remmtendedno étoient dans une Chaloupe ne meilleur fort; maisony vaau par nous
telots l'en
empéché. à la folie; tcsi
it nous appelle. csec
aminemamtanae
La petite verolle fucceda dont elle em- trouve oublit prèts quandi de marquer en fon lieu
Lapetita
Negres,
J'ai
dc la
werolle elevatrachaaus nombre, commneelle qu'on avoit pris podfefion
les
riemut Siam
Pannée
de Saint
EERSEE
resmefre preccdeegesne Françotife
de empor- avoit emportél blanches. fes
précedente-les Tou- Merk
de femmes
tité
resotcouiaent dela] aProvincede
tent beaxconp La maladic de Siam recommença qu'elle n'avoit Carmcs Chauffezd avoient 'une Habitation tant été à d'un Pere
der mon- ravages plus fortement
raine y. Créanciers, quiavoit Carmi,
de. encorefait Entret un otognndnesene eaxquifurene ruinéccommek cux cqualeurs eumopealamick long- tems
degens awelcemporta furent une troupe
lcs moins regettez,
] aProvincede
tent beaxconp La maladic de Siam recommença qu'elle n'avoit Carmcs Chauffezd avoient 'une Habitation tant été à d'un Pere
der mon- ravages plus fortement
raine y. Créanciers, quiavoit Carmi,
de. encorefait Entret un otognndnesene eaxquifurene ruinéccommek cux cqualeurs eumopealamick long- tems
degens awelcemporta furent une troupe
lcs moins regettez, --- Page 109 ---
FRANCOISES DE
1699. tres.Les tems quelesAngloisen: Carmes
avoient étémai- aufli PAMERIQUE
8;
érablisàla
funellequela
yenvoyerent un deleurs) Religieux; Guadeloupe pour toute friché differente. Ii préeedente, faifoit faire quoique un dé- 1699,
conferver prendre poffefion leurs de leurs Terres, &
dans de les terres qu'ils ontau Mor- Reliayant trouvé l'Eglife, droits; mais celui-ci ne-Rouge planterdes la Martinique, afin d'y 2e
cuifine entierement leConvent &la Fefeequ'unt Cacoyers.Ileute envie devoir tet rité
tant de douleur, ruinez, le mal en de conçût Siam toit feroit entombant. ntresgrosarbre Les qu'ona abbat- ecrafa,
l'ayant attaqué dans ft méme-tems, il y. travailloient & un autre Negres qui
cedaatantd de der maux, & mourut en très- des pluse experimenté quelui, Raligieu
peu momens. fois de changer luidirenrbien
alafi- Capucin Les Capucins eurent leur de procherdu pied de dep place, 8edesapné. défaftre commun. Ilsavoient un part deleurs ce jours moins de l'arbre, ouilyatot. Peres: àlIle SaintN Martin, quié étoitun autre licu: il nejugea danger dans tout
bon
de
petit homme, autant de mes amis fuivre étoit; leurs l'arbre confcils, Ete demeura propos oà il
un pouvoitétre. libre Ilfebroillaavee fut
tomba enfin, facuriofité
nommé
fatisfaite, mais il
Seltet
fervoitp
Loiis, quile velles
en porta les nou-
&c les (uites maetlEs deleur
tout le enlautremonde, poids. Unc car il en fentic
terribles, que le Caraibe brotilleriesturenr lui coupa fi la decetarbre lui derriere ayant attrapéenp desgrofisbrancher cetin gorge. LelHlabitanseunt venus léma- pofté, le lequel ce curicux paffant s'étoit
EE dene entendre voirnile la Mefle, 3 furent tfort cn
renverfa par terre, &cl'arbre
Caraibe. La curiofité Capucin, en
ni fon fi tombantierenrerh bien qu'onfurp plus de auffi, deux Scl'enterra
rofeaux quelques-uns à regarder au ayant travers porté des: cherchers &c retiré &
lon l'eût heures àle
qui palifadoient la maifon, ils tellement de A cet arbre, découvert il étoit
re; apparçurent on enfonçs le Capucin la porte, étendup &on parter- pilé dans brif@qu'ilfembloitg un mortier,
qu'onl'eie
que.
antierenrerh bien qu'onfurp plus de auffi, deux Scl'enterra
rofeaux quelques-uns à regarder au ayant travers porté des: cherchers &c retiré &
lon l'eût heures àle
qui palifadoient la maifon, ils tellement de A cet arbre, découvert il étoit
re; apparçurent on enfonçs le Capucin la porte, étendup &on parter- pilé dans brif@qu'ilfembloitg un mortier,
qu'onl'eie
que. ce pauvre Religieux avoir trouva réelle- Pour nous qui étions
ment la gorge coupée, &
derniersanoust reffentirde demeurez les
tres blefares. Comme il étoit plufieursau- évident nousnef fûmes pas pour cesmalheurs,
que c'étoit le Caraibe qui avoit fait le
dans Le Perc Eftret celalesplusmal qui m'avoit
aaheb2-saEairen pof ESE Syndic de Nôtre la Charge de ProcureurBolcimtinunlement Cenefurqu'en- niqueleblefag Mitlion de la Martipirosunanappeiqulune les reftes de fon cadavre Chaffeurtrouva cheval, & comme griévement en tombantde
arbre, où ilparoiffoit au pied d'un riviere, & qu'il faifoit c'étoit un auprès de la
du; dumoins yavoit-ifencoren gahliateltpen. cunt bout ventable bordant de pluye,, la riviere otage en fc épou- dé. dic Le Syns des
ECns ducalavre.Ontrourad
civilité de Pentraina le à la mer, quieur la
branches un fufil, &c danslecentredes on le trouva le reporter lendemain fur le rivage où fora noye. chofes qu'ilavoit volécs quelques au Capucin. autres malheur arrivaleJeudy au foir matin. 26, No- Ce
Le Pere Cafimir Jurclure Vicaire vembre. Provincial s'cn allac des Religitux dela Charité, j'avoise lly quittél avoit environ lai
trois femaines
enlautremonde d'unc maniere pourvenir deffervir INCERACEOSE cellede
L3
la GrandeAnce, --- Page 110 ---
VOYAGES AUX ISLES
1699. 86 NOUVEAUX que lc Religieux
trouva les Negres del Nôtre
ASeasenstier
Ance, en attendant Cuncfutamee de te-Maric, quienlevoienele tlecorpsque
36g9. qui en étoit nommé onj je devoisallerpren. nôtre Habitation, la mer avoit rejetté furlebord de m'en del'An- donner
la dre Guadeloupe; le foin & hsammitrationdes Eftret étoit venu cC, & il eut la bonté
temporel. Le Perc trois cent écus que avis. Efretn'avoir perfonchez moi chercher le compte de nôtre CommelePeret avec lui, on n'a pà (çavoir au vrai"
Javois reçû d'un pour Marchand de la Bafle- ne comment la chole s'étoit pallée.
furlebord de m'en del'An- donner
la dre Guadeloupe; le foin & hsammitrationdes Eftret étoit venu cC, & il eut la bonté
temporel. Le Perc trois cent écus que avis. Efretn'avoir perfonchez moi chercher le compte de nôtre CommelePeret avec lui, on n'a pà (çavoir au vrai"
Javois reçû d'un pour Marchand de la Bafle- ne comment la chole s'étoit pallée. icllé dans Son la
Maifon terre. dinions le tems fe cheval qu'on fait croire trouvà que tout le Pere en étoit
Pendant que nous qui augmena de telle favanne en defcendant leMorneparun
mit à la hyavoitaucins apparence Saint tombé, endroitfortr rapide, où lavoitcoitume foncheforte, ARISTE retourner au Fonds
de paller pour abreger un pcu tàlat tétey
FRE Jacques, fistout ce equejepus, & n'en pouvant pour min, & quele
rdemeurédansl le
lc retenir à coucher,
étourdi,
la
EE
Tayant duquelonr remarqua glhifade
venir à bout, je lefsacompagner l'aider à FIEE ruiffeau, & qu'il y avoir éte fuffoun grand Negre, feulement
du qué, cheval, cc ruiffeau Tectantdeborde n'en l'avoit étoit
lesrivieres. CAERE c'elt-à.dire, Eoar entrainé dans la riviere, qui dans
les deux premieres) & la riviere Macé,
huit ou dix pa5, Gclariviere
viere du Lorrain il me lc renvoya. Il trouva qu'à la mer. Cette morti Imcionchabenucouge 8c
après quoi du Marigot auelmuenlabtams tems car c'étoit un fort bon Religieux, talensaul Bourg
que le mauvais
quoiquyil n'eût pas toutca-fatien
de Sainte-Marie, d'aller plusloin, quileprer necellaires pour Vremploidont onlavoit
empéchoxe ferent très-fort de s'arrêter aveceux, il voulur chargé, il mnaeat avec Iet tems. Nos Peres mc
mais il n'y eut pas, moyen: & contre fon acquereroits beaucoup, de
les encontinuer fon failoit voyage, marcher fon cheval prelferent javois: pris TAFE à Guadeordinaire, il malgré la
pluye PRER loupc, d.m mécharger rencoreunetois àla Martinifi doucement, tomboit, qu'unde ces RSERIOT la
à du foin de nôtre temporela devoir fairey rau
qui qu'il fembloit qu'il alloit vousavezpsi- à mort; que. Je ne crus pas pourp le preller) le
un Officier répondit en
ueme,jcesent
sart
quoi fon, amfarément il le noyera paffant de- dul Religicux quime deioitrelevers pour mes
quelque riviere, &c fi nous noustronverons partons crainte que la complailince nouveau dans les
main de bonnch bord cheurc, dela mer. Ce fut, une amis,ne embarras engagcarder du Fond Saint Jacques. cent écus On
fon
prophetic : çar cet Officier Ca- comaleicous étoient) clestrois au bord de la ride
SaE
Survillcealors dans des brouffailles
tommneenbeurd pitsinedune Compagnie de laMarine, 8 qui viere, sceguicoormbandc la perte confolerunpeu de fon Synqui étoit fon ami particulier,
nôtre Superieurde
avoit faitt tous fes éforts pourlempécher voyage, dic.
Jacques. cent écus On
fon
prophetic : çar cet Officier Ca- comaleicous étoient) clestrois au bord de la ride
SaE
Survillcealors dans des brouffailles
tommneenbeurd pitsinedune Compagnie de laMarine, 8 qui viere, sceguicoormbandc la perte confolerunpeu de fon Synqui étoit fon ami particulier,
nôtre Superieurde
avoit faitt tous fes éforts pourlempécher voyage, dic. de, continuer lendemain fon malheureux matin du Maétânt parti le
CHA- --- Page 111 ---
1699. FRANCOISES DE LAMERIQUE
C H A P I T R E XIII,
87 thyp. De la Famille de Mefieurs de la
7Onfieur de Survilliée dontj'ai Le
Guarigue. Parlé dans le Chapitre prémerite perfonnel du fieur de la
cedent eft Creolle de Saint dation, Guarigue lui plàtôt que cettc recommenChriltophle. mille elt la Son nom de fa- Bailly de acquit ille bien-tôt Peftime du
fils du fieur
Guarigue. de la Guarigue I1 cft & voulut Poincys fe charger du pritenafiection, foini dei
Milices premier Capiraine Colonel detoutes les il tune. lui Peuc de moisaprés qu'il fa.forde Saint Chriftophle,
donna une
futarrivé,
M. dela Guarigueétoit. n'y ayant
Compagnie alors d'autres deMilice,
ac famille confiderable Parifien,d'u- dans les CHES
Troupes
neré, faNobleffe, 8ics parfon Alliances. ancien- les expeditions Illemploya qu'on fit dans: toutes
Parens lui firent prendre le
Scs gloisp pour leschaflerdel l'Ile contreles.An- de la
mes étantencore fort jeune, partidesar- comme le les tué dontilss étoientemparet, &c contre Torpartage ordinairedercadets. Il fervit en Sainte Elpagnols, fur lefquels on
cettequalitédansi des,
le Regiment des. GarCroixquils avoiente tenlevéc reprit aux
qui étoit en cerem-laiécoledels Hollandoiss
jeuneNoblelle. Ilyfurp
prifes qu'on fit
ananemnmmene
ans, & fe
pendantfixafepe
fur eux, tant dans les
trouva aux Batailles de Fri- de Iles, qu'en Terre
bourg, de Mariandal, de
1660. il s'acquit fermejufqurilafaie
fous lel Maréchalde" Turenne, Norlingue, & de réputation dans tencoupdeglaire toutes ces occaques Sieges qui fe firent en. &aquel. & fions,
en Allemagne,
Flandrcs ter lc détail.
ene
ans, & fe
pendantfixafepe
fur eux, tant dans les
trouva aux Batailles de Fri- de Iles, qu'en Terre
bourg, de Mariandal, de
1660. il s'acquit fermejufqurilafaie
fous lel Maréchalde" Turenne, Norlingue, & de réputation dans tencoupdeglaire toutes ces occaques Sieges qui fe firent en. &aquel. & fions,
en Allemagne,
Flandrcs ter lc détail. dontilferoitroplongo gder rapporMunitere qu'en 1648. que adPseromereejuf la Paix conclué à l'écablir. M. del Poincyvoulut enfin lei fixer&c
la Suede, entrela I8c les France, autres Pàllemagne, du fieur de Illui Roflignol fit époufer unedes filles
Nord, luidonnantp peud Puiflances du confiderables, &dcs Officier des plus
tre avancé, Parce d'efperanced'é- fit alors
dont une autref plasricherdelinle
grande reforme, il qu'on revint
une de Poincy neveu filleépoufa du enfuiteleficur de
feremettredef fix Campagnes chezlui confecuti- pour Etpourd donner au ficur Bailly de la ce nom,
ves qu'il avoit faites, dans lefquelles il un rang au-deffus de tous lesautres Guarigue Of
tmtnaauraran fois les ficiers, & le mettre à la tête de toutes
medangoreuemem.Sond mandeur de
Onclele Com- mandement, Troupes, il &cluien donnale donner le Comque
Rancourtquilaimoit,e crut
Colonelie à celle titre de Comil l'équipa, anergueiuiterorpinr favorable; FER
quele fieur de
le Bailly de &cl'envoyaa Poincyl fon amintime Guarigue annces, commandoit étoit depuis queldes Iles Françoifes, Licutenant General ae Quartier del qui la
une des quatre
culier de celles de Saint &cSeigneur parti- breule, qu'elle feule Bafleterre, & finomSainte Croix, Saint Martin, Chnillophie, &S Saint un Regiment 2 puilqu'on pouvoit y palferpour a fouvent
Barthelemy, à qui il le
comptéplus de neufcenth
comme
recommanda
hommes, comrance,&cfonr 2recapaige neveu. mlntemee decetems-là. Ce fur ainfi les Rolles
de Poincy donna le Commandementde quele Bailly
toutes --- Page 112 ---
VOYAGES A UX ISLES la com- 1699. icien deux motspourl
NOUVEAUX Gouverne- repeterai
toutes les Troupes de fon
modité du Leéteur. diviféc en quatre Quartiers. 699. mentauf fieur de la Guarigue ficur Poincy L'ile eft de PER, & celle de TOuett
de quele
La
ENS
au-deffus lui, de Tlfle, qui étoit pointe les deux 'Quartiers François. Neveu du Scigneur : caronnecon- forment
tleNord AnGouverneur Particuliers dans les Hles
deux Quartiers
D.CRAtErOd
noiffoit point encore alors
&le Sud font les riviere de la Pentecôte
les Lieutenans de Roi. étant mort vers glois. La petite Hepare le Quartier de
Le Bailly de Poincy
Salesqui Enond-Sad-Qushf de la Baffeterre &c
la fin de1660. le Chevalierdes
la Bafleterrel Françoife,
lui fucceda, eut les mêmes & égardst commc FaTe Angloife.
deux Quartiers
D.CRAtErOd
noiffoit point encore alors
&le Sud font les riviere de la Pentecôte
les Lieutenans de Roi. étant mort vers glois. La petite Hepare le Quartier de
Le Bailly de Poincy
Salesqui Enond-Sad-Qushf de la Baffeterre &c
la fin de1660. le Chevalierdes
la Bafleterrel Françoife,
lui fucceda, eut les mêmes & égardst commc FaTe Angloife. CheticQannuer François, REEE rele ficur de la Guarigues homme également le ereaemanae
Confeil,
connoilloit pour un
fidencedu derenressgraad Commerce: il
& brave, emralbmncot Gouverne- l'endroit du plus
8cun Fortqui
de fon
unc
VT
Ee premier Officier toute fa confiance, yavoit petite valu grand chofe, & qui.a
ment,. il lui donna fans lc confulter. n'a jamais
ubrwotede
& ne faifoit monde rien convient que ce fut toljours Infulaires ercfortsegligé, leur ayant toljours tenu La
Tout le
empéchaque nos lieu de murailles &c de forterelles. le fieurde la Guariguequic le Chevalier
de Cayonne à PEf Nord-d'Eft
les Anglois a ne la furpriflent faveur des Concordats riviere fepare la méme particl Frangotte eft au Nord, d'avec &
de Sales,, Neutralité quilsavoient la
Angloile. Ii
TemscAngenti
d'une parfaite recemment. connoilfoit
appelle la VORALE qu'on
fignez tout 8cfgavoite quilanevo- qu'on C'elt dans cette Nicleton Angloile ou i Caleurg rgenicifond,
de trouve la ravine Quartier EN appellé les cinq
yoient del la Colomickeancoile
&le
M
tat foriflant
& qu'ils meitroient Combles, brittes, elle Ctate àun
Saint Chriftophle,
,lors qu'ils
écfetermine de
toute en Roumli.derui faire. liavenaele à Contondclenseas Cap & une Ravine auprès de laquelle Fortin
croiroient LuCE dc ETTE de ne fe point fier les les François ont une elpece
Chevalier
& ayant fcapar
leurs! sbellesparoles,
chezeux, commence la cahbeilencPrangolity trois
SEEESI
intelligences anuiemneisnal prenoient, il engagea
regarde le Nord, d'environ & qui finit à
lest melures de Sales quils 'de fe mettre cn état, mais non- de a licués & demie de tour, fitué à la pointe de
M. feulement de n'être pasi furpris, Vapercevroit un autre petit Fort où commencela Bafleles attaquer, dès commeneer) qu'on la Guerre. Sable àl POuett ph.nngooonaite leur For- un
quilsvetleizat
dire teneAngloilc
mais) uncl lieué
Pour bien enendesenrhie Guarieitàu
lc ficurdela
hResusii
de cette Guerre où de
ne Kcrelielapluse environ dc sconfiderablee la pointe de eSableaulicu la nomme
s'eft acquis trop. SPREE Erde dûe, ou
grande Rade. On
Rrr rendre lajutticequi
eppele1
Les deux Quartiers
il rtee fc fouvenir de ce usyaidrumt Partic, dela leFort Charles. c'eit-a-dire, celui de la Calal Preface de ma premietel Saint Chriltophle, Anglois, de la puphemee.commet
fituation manicre de Tillede dont elle eft partagéc bellerre&r
au
& de la
& les Anglois. Je) le
Ctr
entrelcs Frangois
ou
grande Rade. On
Rrr rendre lajutticequi
eppele1
Les deux Quartiers
il rtee fc fouvenir de ce usyaidrumt Partic, dela leFort Charles. c'eit-a-dire, celui de la Calal Preface de ma premietel Saint Chriltophle, Anglois, de la puphemee.commet
fituation manicre de Tillede dont elle eft partagéc bellerre&r
au
& de la
& les Anglois. Je) le
Ctr
entrelcs Frangois --- Page 113 ---
FRANCOISES DE
1699. au travers des bois &c des montagnes, gnies LAMERIQUE
8p
qui ontaucentredefifeye
delaBafeterre, dont la
tiersF François ne peuvent maislesQuar avoir de com- commandéep parleSieurdela Colonelle 1699. munication
les chemins ordinai- en étoit une. Quoique ces Guarigue,
res quif font 9e Ete bord de la mer,
nc fuffent pas alors tout-à-fait Compagnics fi
font communsaux deux Nations, qui breufes qu'clles étoient
nomcefent del'étredésq qu'elles
êcqui auparavant, il eft certain quelques années
re, auffi-bien que cclui des sfontengetre bois & des foient bienp plusder emonde qu'elles faimenuongdnciaAnghng g gardentexacmon le Conffere le Pere quenelemar- du Tertre
tement, Rfansbeaucomp dep peine dans 10 quatriéme Tome de
ces tems-la. des Antilles: fonHiftoire
Cette connoiffance fappofee, il faut E écrit fur des de chofes, & Heeltompeen ilparoit
@moinguelcReramaned reaux
EdcelarelaGuer
Memoires quil lui été
Anglois en
envoyez des
TSRS
quin'avoient
1666. ceux des Iles
par gens la paflion &c
figné les Concordatsd'une Hinrerconduicemns
quel
parfaite
ledelir
Tmet
les Frangçois, Neutralité &les que pour endormir defaireconnoitre laverité àl lap poflerité. lement, Arentvenirdei fiurprendre plusfaci- TaerneropEReres Pour n'être pasinformé plus furles lieux
ves, Antigues, Monfarrat, TrouperdeNie &deS.E Eu- cette que lui, de tout ce qui s'eft exaétement
les ftache, pourg groflir lesleurs, &cattaquer de gens Guerre,
j'ai vi paffédans quantité
les détruire François avec plus d'avantage, &c y étoient d'honneur ET de probité, gui
entierement. prefens, &c dont
Eneffet, oetirbemecdessànl loin,je
encasdebe1666. nombre de Barques & de Cha- Er qui mRNALnE m'ont r
louppes chargées de'Troupes & de Mi- les paflion, & nfraneaneeincemne fans interét, comment
barquerenralag licesqui venoient tdeNieves, &quidé vais chdféucinrpifsers dire. ainfi queje le
que leColonel grandeRades & on içûr Les Anglois voiant
S. Euflache étoit Morgan venu Gouverneur de avoit Polté fes
que le M. de Sales
lonel Wafts Gouverneur joindre de la le Co- riviere de la Pentecôce, Troupes long de la
Angloie de
partic
crurent gu'il
les' Troupes SclesMilices S.Chriftophle avec toutes snremteneRenISt alfez avantageux pour quilui étoit
tirer de fon Gouvemnemenk, qu'ilavoit entre lef Pu cfforts, ou qued ce feroitp y par-là foûtenir qu'il leurs déquellesilyavoir 360 Boucaniers, furlef.
de la le Co- riviere de la Pentecôce, Troupes long de la
Angloie de
partic
crurent gu'il
les' Troupes SclesMilices S.Chriftophle avec toutes snremteneRenISt alfez avantageux pour quilui étoit
tirer de fon Gouvemnemenk, qu'ilavoit entre lef Pu cfforts, ou qued ce feroitp y par-là foûtenir qu'il leurs déquellesilyavoir 360 Boucaniers, furlef. boucheroit, s'il prenoit le
quels ild comptoir beaucoup. attaquer. Mais scen'éroien nullement parti de fon les
Cesrenfortsaiantt
deflein. Ilnedemeurad dans
téles Troupes Angloifes de Chriflo- augmen- julqu'à aflezn la nuit; & auffi-tôt cepofte, qu'elle
phle,
noire
E1a
9E
dejaiuaperieuitsa aux Frangois de la il fit marcher pourcouvrir ces
mémelifie,le Colonel W afisnen
toutes fes mouvemens,
pas dès lel lendemain de fairemarcher't manqua un Cayonne, à la referve d'un Troupes petit vers
de Corps lal Pensecoce, confiderable vers la petiteriviere les qu'illaifan Tambours eremerionuere des
avectous Corps
& des Anglois à la Fronticredes Bafléterre. François ordonnant de faire Compagnicas grand
leur
Le Chevalier de Sales en aiant avis, bien coup de feux, & quand il bruit, feroit beaus'y poita aufi avec les quatre Compa- ches, des marches, & des contre-mar- jour,
M afindepertuader aux Anglois que
tou- --- Page 114 ---
VOYAGES A UX ISLES
& 16994
NOUVEAUX
eftimportant,
Cepoined'hiloire
l'erreurde
1699. toutes evenesarrmes endroit. 1l arriva à NaTAmeeInES après avoir fait toutes
pées dans le même la minuit, & s'y joignit mon les Confrere, neceflaires pour me bien la
Cayenne vers
cc Quartier-ia, diligences de la verité. On verra dans
auxdeux Compagnierdee desFrançois & des informer
le Chevalier de S. Lauqui eft la Frontiere
fuitc, commentl le
de S. ChrifAngloisduc côtédel Avril TER-NONJER il attaqua les An- rent a eu &c à Gouvernement il en fut redevable. Jc
Lc dèsla Mardy pointe 22 du jour. Hlestrouva tophle, reviens à mon qui fujet. glois
poftez de Paurrecôté La gauche des Troupes Françoifes, après une
Svantageufemnent our ravine de Cayenne. où ÉtoitM. de Salcs,, fitplier
del lap apelitervieres afin d'avoir affaireala
refiftance la droite des Anglois,
Il prit la gauche où ilfçavoit que le longue &c la ravine; mais la droite aians
droite des) Ennemis, desAnglois éroitavee fes trouvé palfa devant elle cunterrain detrès-difCommandant & afin de voir plus ailé- ficileaccès, qui favorifoit extrémement
Volontaires, ce fc pafferoit dans laction, étoit les Ennemis, fut repoullée juquladeux & les
ment - lieu où il fe trouvoit droite de fes fois; dc forte que les cencore Officiers à cheval,
E dee que cclui de parle la Sieur de la Volontairesquid étoient de mettre pied à terre
Troupes scommandé latéte de la Compagnic Co- furent micux obligez foûtenir leurs ceffer & le le
Guarigucals
de la Guarigue aiant STR
lonelle.
les Ennemis, fut repoullée juquladeux & les
ment - lieu où il fe trouvoit droite de fes fois; dc forte que les cencore Officiers à cheval,
E dee que cclui de parle la Sieur de la Volontairesquid étoient de mettre pied à terre
Troupes scommandé latéte de la Compagnic Co- furent micux obligez foûtenir leurs ceffer & le le
Guarigucals
de la Guarigue aiant STR
lonelle. a
oùl le Perc du Tertre pris ERat &
al la main,ils grimJe ne Sales avoit nommé pour fon feu, mettrelepee le revers de laravine, 8culbuquel M. iet
Chevalier de perent terent cnfin les Anglois dontils firentun
Baterecatmnes Il n'y penla jamais, &
Boacerevoyanebar &c
Saint Laurent. culap penfée, iln'étoit erangecarnagor tus des deux côtez, fe débanderent, dans la fuitc,
sumaseanet de ic faire. Lesiles
lcur falut
pasen fonp pouvoir plus à la Rcligion de chercherent vivement RnSIsFAnSOaHE
Herpanemmints Malthes ily: avoit quatre mois & pollef- plus pourfuivis ques auprès dc la ravine lieue, de Nicleton, de la rila Compagnic en avoit pour pris entre- éloignet de près d'une
Rns & il étoit chole aHerle EE nature, qui viere de Cayonne. en cet endroit quele Chevalier
une
prefentesponvoit de Cefut Sales arrêta fes gens avec beaucoup
Ermte les circonttancesy puiquilcon de
afin de leur faire prendre haavoir des fuites bien facheufes, les Oficierss.pourles EEMRE les remettre en ordre, fedou- arnoiffoit trop, def fouffrir ce pafe-droity leine, tantbien queles fuyards s'y feroient
croire capables plus quele Chevalier des.) Lau- rêtez, comme dantenliensamagrerd
d'autant rent,l lc Chevalierde Grimault, 8cquel- Eneffet, ceux quie étoient aiant échappezde trouvé un
ques autres dépendans de aucun la Religionde caraétere la adéfaitede Cayonney qui venoit à leur fcMalthe n'avoient 8cne fe plus trouvoient en cette Corpsde borderent Troupes cetteravine, jetterent des
dans VIle, comme fimples Volontaires, cours, pelottons atintwencdane ne failant
action n'étoient que demeurez dans le pais que quelques halliers ou ils étoient cachez, ça &là,
qui achever quelques affaires leur particu- Rcli- paroitre quequelques oblerver Cavaliers les mouvemens
imar ou pour cux, ou pour
comme pour
Un
gion. des) François. --- Page 115 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1693. Un Officier nommé Saint Amour fe LeSieur dela
détacha; fearfiarckcopiepitadree de fal blelfure, de Guarigue crainte de fans rien dire I6ys. ces Cavaliers, mais aiant été enveloppé courage aux
faire perdie
dans les moment, M. de Sales, qui s'en lamort tdel leur Habitans Gouverneur, déja ébranlez par
apperçût pouffa verslui pourledégager, delabonned
lesremercia
fuivi de quelques Officiers à qui il don- & leur dit, opinion qu'ilsavoient de lui,
noit les ordres de cette feconde attaque, ment lui appartint que quoique de lc commande.
fans rien dire I6ys. ces Cavaliers, mais aiant été enveloppé courage aux
faire perdie
dans les moment, M. de Sales, qui s'en lamort tdel leur Habitans Gouverneur, déja ébranlez par
apperçût pouffa verslui pourledégager, delabonned
lesremercia
fuivi de quelques Officiers à qui il don- & leur dit, opinion qu'ilsavoient de lui,
noit les ordres de cette feconde attaque, ment lui appartint que quoique de lc commande. Tousi fe mélerent avec les Ennemis qui Colonel, i les
droit de le commeleur
pliererit jufqu'à ce nos gensfetrou- Chevalier de S. prioit
déterer au
vant fous le feu CRaR de ces pelottons tes les qualitez Laurent, neccffaires qui avoit toud'Infanterie, emiegbrenunedechargo ver cc étoit fi
pour achcdont deux coups porterent dansle.corps mencé, qui & les heureufement comdeM. deonlnzr@esinntrone) mort. venoit de faire, que meritoient belles actions qu'il
Quelques- uns de fa Compagnic furent cet honneur. Le
qu'on lui fit
bleffez, & entr'autres les Sieur dela Gua- rentquiétoit Chevalier de S. Laurigue yreçûr un coup defufil chargé de
prefent, s'excufa &
depren. trois balles dans lesrcins, defi
drelccommandemenr, qu'Etranger
dit, quen'étant
lestrois balles ne firent qu'une LREE jufte qu'il &Volontaire,iln un
n'étoitpas a
verture. Cette bleffure toute grande au Sieur de t polte qui appartenoit toutes
qu'elle étoit, ne l'empécha pasdecou- tes d'endroits. Guarigue par
forrir à M.deSales,
ne croyoit
LeSicur de la
bleffé; mais Paiant tame mort, mt2 particulier depuis Guarigue étoitfon ami
ft couvrir d'un manteau, pourdérober connus en. tems. Ilss'étoient
la vûë de
France, avoient
N
cette perte à nos gens,
armes enfemble fousl le
porté les
voyant l'affaire engagée poufferent me renne, deforte qu'il étoit Maréchal bien deTuAnglois avec tant de bravoure, qu'ils cetteoccafionf
aife
leur firent abandonner ce pallage. fonavancement. nfeprefentir Mais aecmetnirs
Cependant leSieur dela Guarigue fe rendoit
& voyant qu'il nefe
retira un à l'écart, & ayant fait une cicux, ill lieprite point, en lesmomens étant préefpece del IeLieen ou de tente de fon qu'il étoit bleffe particulier, d'une telle & lui dit,
mouchoir, il fe le ft enfoncer dans fa
fçavoits'il
maniere,
playe, pourarrérerlefaing, &fet fit lier PIES bleffure, & qu'il porteroit encore loin
fortement MeDatcheimprfnvdles pouvoit fc charger IReEOE lui-mémes'il
Aquildéfendirderiene dire.
lesmomens étant préefpece del IeLieen ou de tente de fon qu'il étoit bleffe particulier, d'une telle & lui dit,
mouchoir, il fe le ft enfoncer dans fa
fçavoits'il
maniere,
playe, pourarrérerlefaing, &fet fit lier PIES bleffure, & qu'il porteroit encore loin
fortement MeDatcheimprfnvdles pouvoit fc charger IReEOE lui-mémes'il
Aquildéfendirderiene dire. Aiantaufi- dansl'étatoii ili
commandement
tôtr regagné la téte des' Troupes quis'é- ration détermina liétrouvoit. le
Cettedéclatoient arreséesspresavoirp pouffélesEn- Laurent à fe mettre à Chevalier la tête de Saint
nemis, il fut falué par tous lesOficiers
desTroucommeleurChef, & prié de donner fes KM del damoingjuiquiceqron Poincy, qui étoità la cutjoint
ordres, pour achever de défaire les En- Sable oùt il
pointe de
nemis, qu'on voyoit fe rallier, &c préts fitplus Gouverneurent commandoit, titre, quoiqu'il ne
iounraunsut-torpse deleursTroupes la Compagnic étoit en depuisque
qu'on fçavoit étre campécsaul ulicunom- Ifles. poffellion des
méles tier cinq Combles qui étoit leurquar- Lc Chevalier de Saint
d'aflemblée de toute la Cabefter- donc le
Laurent prit
rc. lier deSales, pofte qu'avoit & le Sieur occupé de'la leChevaM 2
Guarigue
pric --- Page 116 ---
A UX ISLES
VOYAGES Quartier rdel la Baffeterre, les
92 NOUVEAUX comme il P'avoit cu juf desAngloisdu prefque dans le méme-tems que tous nous ccux
1699. prit la droite, & on marcha aux Ennemis. Le attaquions aux des cinq chevaux, Combles, ou
qu'alors, On les trouva aux cinq Combles. aflemblé, quia iavoient
CEREE
Corps deTroupes qui y deux étoit premieres rentt trouver, faire ou cc quieurent voyage, ne fe firent
grodi par lesfwyardhdesd attendit nos gens avcc beau- cC, pas prier pour pour y courir. diligence que le
défaites,,
Lecombat fut long, les Cependant quelque
leSicur de
coup de viétoire fermeté. bien difputées mais les Chevalier de Saint Laurent, Officiers puf
& la les aiant à la fn percez, la Guarigue & les autres à la pointe ede
François
Onf fit peu depri- fent faire, isn'arriverent le foir. On trouva nos
Kemenreniesementi fonniers, parce qu'il nefut Habitans Tospotiue irri- Sable quc fur
Le Colonel Waits
de moderer la fureur foi des des Anglois, 8c Fangolneidioggun Gouverneur de la partic Angloile de de S. tez la mauvaife
Ceux
avoit étét tué avec Il plus n'étoit
par E mort de curGourerneut gagnerent les bois 8les Chriflophle cinq cent de fes plus Boucaniers braves. des 360. qui échaperent, quelques-uns les traverle- refté que dix-fept
de
montagness
leur rmalheurau au
méme: avoit étéblelle &
rent
étoient
luir
FCEME
qui
centdrene
de leurs Troupes à la
S.Eultache,
de fes bleflures.
toit
par E mort de curGourerneut gagnerent les bois 8les Chriflophle cinq cent de fes plus Boucaniers braves. des 360. qui échaperent, quelques-uns les traverle- refté que dix-fept
de
montagness
leur rmalheurau au
méme: avoit étéblelle &
rent
étoient
luir
FCEME
qui
centdrene
de leurs Troupes à la
S.Eultache,
de fes bleflures. a Quartier gros de la Balleterre grande mourut feptjours de bataille après étoit couvert de
Rade. action lesFran- Le blellez, champ EAnglolavoient abandonnez étions
Aeeacmetnsificmi plusd d Ennenisacom leurpetit.F Fort; de leur forteque Quartier nous jufqu'au
çois battre SReLTOUMENEOAE à la Cabelerre Angloile, qui parce maitres Charles de tout de la grande Rade, fous
quel le ColonelReins Anglois, aiant attaqué Fia Fort lequel ils s'étoient raflemblez au nom- cfdoit leur Frontiere, & du Poyer qui étoient bredepres dequatre confternez millehommes, & fans
Sicurslesanois fur) leslimites du Cunrtiererang frayez à la verité,
encorefe faire
campez aufispelecla CeheneeE de fe Chef, mais quipovoient
çois entierement défait, &c contraint On arriva craindre. derniere viétoire nous avoit
fauver dans' les montagnes. d'obflacles à T'Ance Cette
ainfi fans trouver
étant fatiguées
tuez,
NESR
Louvet, les Troupes
licués NECERELLRDE elimes beaucoup de bleffez, & la
qu'elles hmarchedeitia avoient ren- nous entre y, les autres M. de Poincy maniere eût
combats
taattanatang
Scdetrois Ce fut-la où lccorps du Sieur Chevalier de la cuiffe calTée d'une fi bout étrange de 30 jours. dus. futenterré; S on le
la qu'il en mourut au
pas d'adeSales
fopporter
neluipermettant dereGuarigue ne pouvant Niat obligé de la Cetteblellure M. de S. Laurent fut prié & lcs
donleur de fa blefurc, un appareil
le Sieur de la Guarigue les comdeclarer, & d'yf falremetre quiler rencon- ECAr par Officiers decontinuer del
la
parlepnemiar Chirurgien Mais commeonyaps autrcs mander. Ilaccepta,, &c fit pendant Avril
tracn cetendroit. M. de Poincy étoit aux mains nuit du Mardy au Mercredy 23
prit 1es Anglois qui Tavoient attaqué
avec
forcesàl la apaintedesz
Eraceaine
avec toutes leurs
des) François & lera
On
ckensgaetimt
ble, quief lal Frontiere --- Page 117 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE. 16y9. On écoit prét à marcher quandles mandement de toutes les Milices à cet 16091
entendit Députez des Anglois parurent. Onles emploi, qui ne lui auroit donné que le
pmsaahigsfeonk pas,
du fieur de la Guarigue, Sconconvint &cvoix Smaoneinsemiaas déliberativeau
del la Capitulation qu'on leur accorda, de Plfe. Ainfi il remercia Confeilfuperieur fon
&c
fuivant laquelle, ils rendirent fur le eft demcuré Chef des Milices ami, de Saint
champ le Fort Charles, leurs armes &c Chriftophle, julqu'à ce
leurs munitions, s'engagerent à préter nousen challerent en queles Anglois
fermens de fidelité au Koi, s'ils vou- Lableffure quele fieur 1690.
del la Capitulation qu'on leur accorda, de Plfe. Ainfi il remercia Confeilfuperieur fon
&c
fuivant laquelle, ils rendirent fur le eft demcuré Chef des Milices ami, de Saint
champ le Fort Charles, leurs armes &c Chriftophle, julqu'à ce
leurs munitions, s'engagerent à préter nousen challerent en queles Anglois
fermens de fidelité au Koi, s'ils vou- Lableffure quele fieur 1690. del la
loient demeurer dans P'ifle, &c autres avoit reçué au combat de la Guarigue ravine de
conditions qui ne font pasdemon fujet. Nicleton fe trouva fi
&c
Cette Capirulation fut fignée lanuit du les mouvemens qu'il s'étoient confiderable, donnez
23. au 24: Avril Par let fieur del Poincy,
le Chevalier de Saint Laurent, lefieur mentaugmentt,quone depulisguillaroitregue,fsvoienttell. de la Guarigue, &clesprincipaux Offi- tems de fà vie. On ne défefperalongciers, &c executée a; peuprès comme le deux bailes, la troifiéme pût ne retirer
le Pere du
pàt
dnt
Tertre. trodeBlxcehdmlashain
MOEE donc au choixque le Geur de les reinsjufqu'au. deflous
depuis
la Guarigue fit du Chevalier de Saint latouchoit
dujaret ou on
Laurent pour Commandant en faplace ilauroit étéfacile trenue-fixansaprés, de la
s'ilavoit &d'oir
après la mort de M. de Sales, &caux étéalors
tirer,
relations sesigoeuqgwifudaalor unepareillcoperation dasunagespouvoir Mais fupporter
ne conduite, de fa prudence, & de: fa luicaufit fouvent de
quoiqu'elle
valeur, tant à la Cour, qu'au fieur de SponoiooaNed grandes douleurs,
Chambrélntendant, general de la Com- ouils'agilioitduf fervice de fon Prince,
pagnic, que ce Chevalier fut redevable &c du bien des Colonies. dela Commiflion de Gouverneur qu'il A peine étoit-ilguéri,
fe trouva
reçâr vers la fin de Janvier de l'année le 9. Février 1667. à qu'il &i ia
fuivante 1667. dont il a toûjours té- prife de Plile de Monfarrat lattaque fàr les Anmoigné tant de reconnoiffance au feur glois. Il commandoit fousM. de la Guarigue, que M. Colbert lui Laurent un Bataillon de cinq centhom- deSaint
ayant écrit quelques années après,
mes des Milices de Saint
T'intention du Roi étoit de lui doiger quir ne contribuerent, Chrifophle,
deux Lieutenans pour le foulager dans ptereduétion de cette
alaptom- &
l'exercice defa
decelle
RETETS
Charge, &cqueSaMa- d'Antigue. jelté agréeroir & nommeroirceux qu'il Lesnouvelles des pertes
auroitchoifis pour ces emplois, il jetta gloisavoient
que les Anauffi-tôt les yeuxfur le fieur dela Gua- rent le Roi nierAmmiemnoaige d'Angleterre & la
rigue, &lej prella de confentir àlano- pagnie Angloife, d'envoyerdep Commination qu'il vouloit faire de faper- fecours d'Hommes & de
puillans
fonne au Miniftre.
ux qu'il Lesnouvelles des pertes
auroitchoifis pour ces emplois, il jetta gloisavoient
que les Anauffi-tôt les yeuxfur le fieur dela Gua- rent le Roi nierAmmiemnoaige d'Angleterre & la
rigue, &lej prella de confentir àlano- pagnie Angloife, d'envoyerdep Commination qu'il vouloit faire de faper- fecours d'Hommes & de
puillans
fonne au Miniftre. Malscelui-civorant conferver ce qui leur reftoit Vaiffeaux aux
que tout
Teer
l'avantage qu'avoient cesnou- Ils fc crurentmémeen
veaux Officiers feroitl'entrée &c lavoix dre fur les François, étard'entrepren- & d'avoir à
déliberative au Confeil de Plfle, fans tour
leur
aucune autreurilité, ilpréferaleCom- encorejamais MMALAMApBEONE eu. Aprés queleurs Vaif
M 3
icaux --- Page 118 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
firent pénétrer dans le
1699:
bloqué Saint glois les attaquer jufques Ee
on
Ers
5699. feaux Chriftophle, eurent long-tems &c mdndathent aflez mais bord dela mcr. conT crurent avoir leur Commel let ficur de la Guarigue
contre-tnarches, ils firent enfin
noiffoity parfaitement bien le pais, endroits ,cefut
muiguclenfongont 1667. entrel la pointe lui
les Troupes aux
ddentelei6.Mat
Pelan, avec qui pofta
des Palmiltes, & la &cfemirent ravinel en mou- qui devoient étreg egardez mieroyancegaal plusfeigneulcen
beacoupdordres le dellus de la Fa- ment, de
de
certains pallavement pour
cut
Artiean
gagner chemin affez étroit qui y
garnir Ennemis tenterent pluficurs
laile par un
godeaniet fois de s'emparer, affura à fes Compa- &c
conduifoit. Le Chevalier de Saint Laurent Trou- qui triotes uneviétoire desplust fignaléc,
fes Miliccs, & les
des
En effet, outrehuit
avoit difpolé quilui étoient venuès depuis puscompletis pluicurs Tamboursqu'on
pestegléese dela côte, & fur tout aux Drape,p on leurt tua fur la place plus
peu le long
plus favo- leure enleva,
on fit prefquea auendroits qui lui paroillient
def feptc ceenthommess &
quelques
rables aux Anglois, que ecluonibrar tant de prifonniers, Batteaux dont ilss'é-
&
e
réterent,, MRCRXESREEED Chaloupes
Onn's
cct endroit, Eensertta LePere toient fervis pour mettreatenre mombredecciaqul
valiersq quif cdonmeentanecint n'y en avoit que jamais fçû auj jufteler ou blellez dans les Chadu Tertre dit, nomme qu'il neuf. 11 pouvoit furent tucz, ou fe noyerent en voulant
dix, &il en
nommer loupes, qui à bord de leurs Bàfans craindre de fe tromper, très- fc fauver à la nage
le fieur de la Guarigue felon le qiyétoit témoignage de timens. On apprit aux Illes le IS: Oêtobre
certainement
ététéla Paix avoit été conclucà
tous ceux oeetananeet cetteaction, ohccux fuivant, que Juillet précedent Ellefut
moins oculairesdec
beaucoup Breda le31.
en
nommer loupes, qui à bord de leurs Bàfans craindre de fe tromper, très- fc fauver à la nage
le fieur de la Guarigue felon le qiyétoit témoignage de timens. On apprit aux Illes le IS: Oêtobre
certainement
ététéla Paix avoit été conclucà
tous ceux oeetananeet cetteaction, ohccux fuivant, que Juillet précedent Ellefut
moins oculairesdec
beaucoup Breda le31. le 20. Dequisytrouverent 2 acquirent du feurderEl publiéc à Saint Chriltophle la
le 6. Jandes gloires mais où lefils quoique le cembre, & a Martinique de Saint
perance n'eut aucune fafle part, trouver, ayant vier1668. clapadeAngiaie renduë à fes anciens ProPeredu Tertrely T'avoit mis au nombre de Chriftophle au mois de Juin de la même
oublié qu'il avoient lété tuez l'année
prictaires année. ceux qui combat de la pointe de IEE
1688.PIle
cedente au
Depuis scetemslajeufquens jouit d'uneprofonble. Laurent & fes dix Ca- de Saint Paix Chrillophle) avecles Anglois. Maisla GuerM. de Saint
àt foûtinrent de
à Poccafion
valiers ayant mis) pied terre, slesefforts re Loaalunteneuope du Prince d'Orange én
pendant un quantdheureioen
de l'invafion le Comte de Blenac Goudes) Ennemis, rkennenetieen &
Angleterre, des Hles pour le Roi,
vrir) le pallage, demmentictemans & aux Milices qui verneur les avoit gencral retirées de la Compagnic
Troupes reglées,
de les joindre. années,, crut que pour
étoient les fieur plusproches, de la Guarigue femit à la
quelques de la Coloniel Frangoxfe
Alors le
fous fon
il falloit chaffer
LE
tête des Troupes qui étoient
de Saint
heriate
commandement, & Conrelifta non-feule- lesângloisdei la partic qu'ils occupoient. II
mentauxt tentatives SretereaguclasAn --- Page 119 ---
FRANCOISES DE
16)9. Il vint donc à Saint
LAMERIQUE
commencement de 1689. Chriftophle avec cequ'il au quiavoitfuccedé; au Chevalier
put ramaffer de Troupes de la Marine, rent, nes'étoit pas trouvé en rdeS.Lau-tiopi état d'y
d'Habitans de la Martinique, & de Ja mettrelemonded quiauroitété neceflaire
Guadeloupe, & deFlibultiersg qu'iljoi- pouren difputer
aux Ennegnit aux Milices de cettelflc. LesAn- mis,&c dans les il avoir été
de fe retirer
glois furent
ucee
pouffez jufqu'au attaquez Fort avec Charles vigueur, & petite Saline, retranchemens & auprés qui du étoient à la
alliegé & prisp
qui fut Balffeterre. Bourg dela
tre Tong-tems parcompofitionapres. défendu, & les Anglois s'é- Les Angloiss s'yp prefenterent, &r maltranfporteza la Jamaique,àl la Barbade, leur grand nombre, ils furent d'a-
&cautres Mles sdeleur Domainc, Lei
E repouffez vivement, &avec une
de la Guarigue &c lesenfins
ficur perte confiderables mais le fieur de la
rent dansrouites ces occafions. lediftingue- Guarigue ayant étémis hors
Mais les François ne jouirent
un baftonade,
decombat un citems de leur conquéte.
prefenterent, &r maltranfporteza la Jamaique,àl la Barbade, leur grand nombre, ils furent d'a-
&cautres Mles sdeleur Domainc, Lei
E repouffez vivement, &avec une
de la Guarigue &c lesenfins
ficur perte confiderables mais le fieur de la
rent dansrouites ces occafions. lediftingue- Guarigue ayant étémis hors
Mais les François ne jouirent
un baftonade,
decombat un citems de leur conquéte. Cette paslong- Colonie Emse de plomb de c'elt-a-dire, IZ. à
de
bien loin de s'augmenter
longueur, & du diametre IF. du lignes
auffi longue Paix, étoit extrémement pendant une fuGl, qui lui perça le Ipied de calibredu part en
diminuéc auffi-bien
cellesdes part, les Habitans,
exautres Hiles, parce que quetoutes
tréme confiance en lui, quiavoient perdirent une
bac ayant rout-à-fair ceffé laculturedura. depuis
rage, s'ébranlerent &
couavoitiété mis en parti, ccux qu'il enfin le retranchement, abandonnerent de
voient cette plante avoient été qui obligez culti- le Chevalicr de Guitaur&c manicreque lef fieur dela
deemdckunremineni Habitans Guarigue fe trouverent
s'étoient trouvezen état de fairedes 3ut douze ou
feulementavec
creries, aufquelles il faut) beaucoup de te la fureur zrO@cenmposaiba des Anglois,
une
terre 6cd'Efclaves,
raifon qu'on n'aj
qui par
domeftignes Blancs; Scprefque & tous ccs point de meurerent comme janaapapenetren, immobiles, &cdon- deHabirans qui ont tolijours fait le petits plus la nerent le tems aux Efclaves dufieur de
grandnombre, &claforcedes
Guarigued'emporter
s'étoient retirez à Saint Colonies, & au Chevalier de Guitaut leurMaitre, de fe retirer &c
autresendroits, defortequil Domingue nei fe trou- avec les braves qui étoient
voit la dixiéme partic des gens
dansler
demeurez
tant Tt armes qui ye etoientloriquer nous por- dansleurr CmencRTRSDE retraite; après
remportions de
glois ne trouvant plus laquellelesAnnos voilinsquio ont Egeneumbsane tolijours éténos En- tendirent de tous côtez, derefillances'é. & fe
nemis: de forte quel les Anglois
de tous les poftes les plus faifirent
reçudep puiffansi fecours
ayant pendant
fe avantageux,
une Flotte nombreufe, Sclevétoutesl dlEunope,avec les Fort FOsmt'nta & aux environs. retirerentau
Milices Saint de leurs Inles, ils attaquerent Ils ne manquerentp pas d'être bien-tôr
ils mirent Chriftophleaur àt terre à la mois d'Aoûit 1690, très-bien afiégez parles Anglois,ils fedéfendirent
fins y. trouverd'obltacle, pointe des Salines reffe, mais non-feulement encoredans] les dans la Forteendroit étant très éloigné, parcequecet font du côté de la pointe Quantiensqui de Sable, où
grande étendué, le Chevalicr edusetrop de Guitaur les &; ils Ennemis les ne purent jamais penetrer,
auroient peut-étre obligez de
G --- Page 120 ---
AUX ISLES
VOYAGES
1699. d'une maniere fi particuliere, quefarle
96 NOUVEAUX
que le Comte d'Ef1602.
dans la Forteendroit étant très éloigné, parcequecet font du côté de la pointe Quantiensqui de Sable, où
grande étendué, le Chevalicr edusetrop de Guitaur les &; ils Ennemis les ne purent jamais penetrer,
auroient peut-étre obligez de
G --- Page 120 ---
AUX ISLES
VOYAGES
1699. d'une maniere fi particuliere, quefarle
96 NOUVEAUX
que le Comte d'Ef1602. fataesirean dreffer une batteric à la Souphriere, &y Tappotapamagehe trécs en fic au Chevalier de Saint Lau- de la
de voyant tout le Fort derevers, outre la rent, illui donna la Licutenance
qui tuant beaucoup de monde 2 obligea Colonelle. 8cf furreçi
tranchée quietenienremeneg 8eaceder Ilvint de en] la Franccensess. Marine au Departement de
enfin enBenconacsauet Ennemis le Fort & Piile. Garde Rochefort, quoique toures les places
à leurs Ce fut ainfi que cette Colonieautre- iufiensonsemplee fervir ifunnommerane en qualité de
foisfic Rconfderalite.tis Honfante.finche avoittoljours été née fuivante Corvette) la Folled com- la
qui
edu
& fi nombreufe,
fut entierement Licutenant.url le fieur de Seiche
la terreurd des Anglois, diperezdetous mandéc par à Cayenne, pour rerde
détruitc, les Habitans leurabiens,8 Cour envoyoit du Gouverneur decette
côtez, dépotillez detousl extrême. fous les Le ordres fieur de Scicheétant mort, le
réduitsà une emifere
tout bleffé lle. demeura fous |lc commande. Le fieur de la après Guarigue avoir perdu fon Bâtiment du fieur de la Guarigue jurqu'a
comme il étoit,
conliderables de ment
heureufe: M.du
bien qui étoit des plus àla Martinique Vexpedition fit fur peu Surinam & FREET où
l'Amerique, fut porté enfans, fix gar- Calle
ordre dela Cour. ilfic
avecla femme &c ctieize
1702. il fe trouva par de1690. Il
patenrievat
çons & filles. bleffures, yellmortens & de gloire, &c la feaudul Campagne Roile Parfait, Tamicenamalue
couvert MTC le monde; laiflant une
fur la Fregatte la Petilrelpecté de tout
degenerée de fes de Lieutenant écenfin commel Majorderbies
famille qui n'a point & fur tout defa lante, dredeM.J Forant. mRMectaRS
vertus, & de favaleur, de fon zèlc pour le fervice
Vaiffeau duRoi
fidelité, &
trcommauememaun aveclequelil (e diftindu Fausiocalfiond Roi. de epuledelledrons endroits nommélEipion, gua en Irlande, Munitions & damletnnipontaes que l'on ende) la Guarigue dans plufieurs leur rendre la FTroupea&ce del France des encep pais-la,
le
de ces Memoires, leur eft Ses je, croi que le voyoit Il fuenommél Enleignede Vaiffeau
juftice qui
de mettreici
1692.8.
commauememaun aveclequelil (e diftindu Fausiocalfiond Roi. de epuledelledrons endroits nommélEipion, gua en Irlande, Munitions & damletnnipontaes que l'on ende) la Guarigue dans plufieurs leur rendre la FTroupea&ce del France des encep pais-la,
le
de ces Memoires, leur eft Ses je, croi que le voyoit Il fuenommél Enleignede Vaiffeau
juftice qui
de mettreici
1692.8. Capitained'une
Lcéteurmer pemmcteabiena afin de premicelanviers de la Marine pour
tout de fuite cequi les fuite regarde, de monjour- Lommondeunlie aller fervir auxliles. Ilypatla en à faire effet, à
ne] pasi sinterromprelaf
Gua- mais voyant qu'il avoit peu
&c
nal. L'ainé des enfans de M. de la n'é- FAmerique dans 2 policoliléterty
Dela
appellé) Jean dc la Guarigue claColonelle
peud fnRcscnmtete àl RocheGwari- rigue
del
le pirconbonuettp rer; il aima mieux retourner fervir
gue. tant CRACOUEnIRE fut choifi par fort en 1694 il futnommé pour
de Saint Chrifophle, Saint Laurent comPEfcadre du Comte de Serquigny
Chevalier de
de Ee Jeunefle dans alloit aux grandes Indes, c'cli-à- rcmander un détachement quialla fervir fous
aux Indes Orientales. Il n'en
de Saint Chriftophle
T
ocevaicaletascon
lc Comte d'Eltrées caaibiascalte & à la prife de vinrqueni6o7 ficurdeGros! Boisavec un
France, à Tabac Tartaque; far les Hollandois en combandéparke il étoit embarqué, rencontra ros
T'Ie de tCumgmiyatingn lequeli
g
1677.leficurd --- Page 121 ---
FRANCOISES DE
1609. gros Vaiffeau Elpagnol
PAMERIQUE
chargé,
très-richement &c de fermeté,
bat, dans Quriarpruapn@sanrades lequelle Sicurdela com- lement bon Officier lirveirquliléereité & bon
éga- rly9. s'étant
Guarigue Roi aiant mis les
Soldat. Le
commandement tres-dilingué, &1 la on lui donna le Regimens, &cvoulant Milices des Ies en
fe, qu'il eut Padreffe conduite &c lei bonheur delapri- tes des
mettre àl leurstémenerenl Franceau traversde milledan- d'a- decesRegimens Roimiceadesperienen au Sieur de donnaun
gers, & des Flottes Angloifes, & Hol- ric en 1707. laTourne. landoifes, qui couroient nos Côtes. Michel de la
Sieur
eut
Il vigny, cftletroifieme Guarigue des
de Samie ntmelemmntnene Galere qu'on
d'une de- Sicur del la
enfans du feu
armaau Port Louis Garde de la Guarigue. Marine, il Après fut avoir été
Raomomat icCommerce fur les Côtes del
nant d'une Compagnie détachée fait Licutede Bretagne. Il fit un
Poitoud &c Marine en 1602. &
de la
furleVailleaul lel
voyage auxIfles
Capitaineen 1701. & un autre à Ifigny rmneedepwcentops fur
Gui- gloisattaguerencial
2EmtOei
née en 1701. Enfin, il laCotede fut fait
Il fut fait Major Martiniqucens de la
1693. nant de Vaiffeau en 1703. Lieute- 1710. en la place du Sieur Martiniquee en
Ifles avec une Compagnic Scenvoyéaux de foixante avoit été nommé à la Coullet, qui
hommes détachez de la Marine,
Roi de la Guadeloupe.
wcentops fur
Gui- gloisattaguerencial
2EmtOei
née en 1701. Enfin, il laCotede fut fait
Il fut fait Major Martiniqucens de la
1693. nant de Vaiffeau en 1703. Lieute- 1710. en la place du Sieur Martiniquee en
Ifles avec une Compagnic Scenvoyéaux de foixante avoit été nommé à la Coullet, qui
hommes détachez de la Marine,
Roi de la Guadeloupe. Lieutenance Ila
de
commande encorcactuellement gu'il avec fermeté les'
maintenu
delaTrinité de
aufort dre&c la difciplinedont Tyeuperdinicbonet on
ferentes occafions laMartinique où il a été Les dif. ble à fon prédecefeur. Le étoit Roi redevafontvoir combienla
employé relations hiavantageufes
eut des
de. fes fervices: auflidoit Courétoitcontente on diredelui, de, delvigilane, & desfervices defonexachituqu'ileftuntresbone Olicierlagr,brave, avoitrendus, & qu'ilcontinuoir qu'il
appliqué à fes devoirs, & citimé gene- dre, qu'illefit Chevalier de S., derenralement de tout le monde. 1713. &cluidonna en 1717. des Lotisen Lettres
Soncadet
Patentcs pour: avoir féance & voix
rigue Sicurde mcrAmoinedeliGus -Tournerie,
berativeau Confeil Superieur delifervi dansl la Milice, &c aux expeditions aprésavoir tinique, qui eft une diftinction delaMar- f
quifef frent de fon tems auxl
vint culicre, qu'avant lui aucun partien France avec luien liess
joii dans les lflesc
Major n'a
qualitéde Gardedelal Marinearecbeau- 1687.ilfervite en gative. Enfin, ueembincpene
coupd'application & de bravoure
pourvà de lai Licutenance lesiurCouleatince été
les Campagnerdela Manche, du dans deRé, avec une Penfion deRoidellile
d'Irlande & dul Détroit. IL fut fait Large, Bri- & d'autresfaveursy par'N M.lel confiderable, Regent
gadierdes & deux Gardes de la Marine en 1692, Roia l'aretenu en France, f Lieutenance qui de
ans après envoyé aux Iiles avec Sicurdes àla Guadeloupe a été donnée au
uneCompagnice que je lui ai và détachée commander de la Marine, peu. de Savigny, tems l'eflime uweiacqusentres- &
lorquonenvoyad des' Troupesdela en 1703. Peuples de cette lfe par l'affeétion des
des
tinique au fecours de la
Mar- honnétes, polies &c
manieres
taquéc par les Anglois. Guadeloupe at- font naturelles. obligeantes qui lui
acbessonepurraltun, Usy de comporta Claude dela Guarigue Sieur de Sur. Tom. II. prudence, villiée, al'occalionduquely j'ai commenN. Cé --- Page 122 ---
AUX ISLES
VOYAGES
rannéc fuivante les An- 1699,
93 NOUVEAUX fervi dans la Com- On attaqua
une partie de Charles Plfle
1699. cé cet article, Colonelle avoit de Saint Chniftophle fuc- gloisqui de S. Chriftophle. poffedoient Le Fort la
pagnic fes plus tendres années. Hlavoir d'En- fot affiegé &c pris malgré vigoureule
dès fes freres dans les
méme reliftancedce
Cimencseamms
ccdéà & de Lieutenant Carer de
donnerent en emeocationder Le CEE
feigne, Compagnic.
Charles Plfle
1699. cé cet article, Colonelle avoit de Saint Chniftophle fuc- gloisqui de S. Chriftophle. poffedoient Le Fort la
pagnic fes plus tendres années. Hlavoir d'En- fot affiegé &c pris malgré vigoureule
dès fes freres dans les
méme reliftancedce
Cimencseamms
ccdéà & de Lieutenant Carer de
donnerent en emeocationder Le CEE
feigne, Compagnic. Ileute cen 1688. Volontaires lecomman- des éclatantes deleurbeavounse faifoit fesf sfonctions del Lieudement de cent del jeunes la Colonic, quiaccom- Survillieécy tenant de la Colonelle avec Sieur tant de de Sa- vaplus qualifiez le Comte deBlenac Gouver- de leur 8cde conduite, deRoi queles aiant ététué,
pagnchene General desl Iles, àl la conquétc lenavel Lieutenant
Major aiant
neur PHle de S. Euflache, qui appartenoit &dile Sieur de Besumanoir Blenacpour
aucHolandois Cette Iile quoique été Penirnecomcin cemême General
remplacer le défunt, ce
avoit vû
Co
tite,étoit pourvded'unel confderable, fe fouvenoit de qu'il
ellc avoit une étoient Fortereffe bien ammer,benses qui faircau Sicurdes
fes Habitans
de S. Eufache,
CEAEST
& bien refolus de fe défendre, facile, EE dente àl laprife de rle fous le bon plai- manleur étoit d'autant
fordili- na lal Majorité la Cour, cequin'aaroit pis
eft prelque partout HAE
fir de
confirmé, fi les Frangois maicilc. &c cftroupejoine & muedchaieue fullent demeurez. plus en aiant long-tems été challez
L-Sirerd-curviliéce des Sieurs de la Touche tres du pais, mais
tc à celle eurent pour leur partl lartaque dificile l'annéc fuivante 1690. de comme Survilliéc jeluidit fut
Cafling, du côté de la Cabelterre, plus
ci-devant, le Sieur avec le refte
3 & plus hazardeufe fit à tranfporté à lal Martinique
fans celle comparation de la Balfeterre quel'on ce- de fa famille. s'étant alors trouvez les
que PAnced edesinterloppet Tart llsforcerente & la nature Les Anglois
prirent FIle de
pendant tout ce defcente, que &c aleurpal- plusforts dansl'Amerique, au commeneement
oppoloient àl leur ceux qui déten- del Marie On galante vit bien qu'ils fe difpoloient
fage, ils renverferent qui couvroit le 1691. delaGus- étant
le
doient tretranchemeate qui conduifoit parcette enmeralsmaer cn eft voifine; qui
chemin étoit & efcarpera le plat pais, 8cfu- deloupe étendué, & peu peupléc,
dul bord de la merfurl
d'unc
de craindre
-
rent à la vie del lal Forereffe defcendus bienplûtôr àl lal Baf- donnoit un tresjufte fujet Le SieurdeSurque ceux qui étoient
tedteneniscnientett villiée demanda permilion au Comtede Marquis
feterre. Cette action d'une valeur extraordi- de Ragni qui avoit fuccedéau General
étonna les Habitans & la Garnifon, Blenac dans le Gouvernement la
naire
otiemuepsbement facilita des Ilcs,, de paler, à Guadeloupe offrir leurs
Bccommeclefau d'aurres de mêmc nature, elle Le avec un de Sieur fes freres, Gouverneur
de cettelile. au
&c
AC
infiniment] la conquête reçût de grandes fervices de cette He.
i- de Ragni qui avoit fuccedéau General
étonna les Habitans & la Garnifon, Blenac dans le Gouvernement la
naire
otiemuepsbement facilita des Ilcs,, de paler, à Guadeloupe offrir leurs
Bccommeclefau d'aurres de mêmc nature, elle Le avec un de Sieur fes freres, Gouverneur
de cettelile. au
&c
AC
infiniment] la conquête reçût de grandes fervices de cette He. Il lobtint aifémenc eût un
Sieur de du Survillce Comte de Blenac, ce qui
& quoiqu'il cettelile y qui
lotianges d'autant plus gloricux, qu'on agreablements extrême d'aborder
Flotte
lui fut
fortrefervé danger
bloquée par la
fgavoit que ce Generaléetsits
étoit etroitement
Anfur cetarticle. --- Page 123 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE
1699. Angloife, il eut le bonbeur d'yarriver faites, le CommandeurdeGuitausl Lieu- 16y9:
aflez à tems Dosrferoureralidetcemse tenantau GouvernementGeneraltrouva
que les Anglois y firent. laminutte avoit de la écrite LeturequeleMarguinde en Cour en faveur
Comme ia gulasioveeulicmerer en
il Ragni dul Sieurde Survilliée, & comme ille
tachoit à aucun pofte particulier, connoiffoit & l'eftimoit
eutle moyen del fetrouver à touteslesocdepuis longcafions ou il y avoit des coups & de la tems, il fut bien aife de trouverl'occagloireagagner. Iln'enmanquay pasune, fion d'executerceque leGeneral défunt
ledillingua en toutes d'une façonparti- avoiteu deffein de faire; defortequ'une
culiere, & eut cependant lel bonheur de Lieutenanced d' 'une Compagniedétachee
n'être point bleffé, quoiquciongargout de la Marine, étant venue à
la
fier
le dela delcen- il la lui donna fous le bon plaifir
aPREFis
edt étéemportél
te, l'affut de fonf fufil e dans une au- cour eniogt. LeMiniftredéjap prévenu
tre occafion, &
eût fes habits &c en faveur du Sieur de Survilliée parles
fon.chapeau percez S balles en plufieurs Lettres du feuMarquis del Ragui, conendroits. firma ce choix, &clui en envoyalel BreLes Anglonapressvoirbann; pendant vet eni 1693. avec ordreal'intendant de- de
vinge-deux) jourslel Fort del la Batleterre, luif faire payer tous fesappointemens
furent enfin forcez. de lever le Siege,& puis qu'il rempliffoit cette Charge. de ferembarquer, ce qu'ils firent avec Il fur fait Capitaine en1696. Major
tant de précipitation, qu'ilsal sabandonne- de la Martinique en 1701. fans perdre étoit
rent leurs Canons, avec un Mortier, pour cela fà Compagnie, ce qui
quantité de Bombes &c de Munitions, une grace,, &une diftinction toutepar- Milices
de Bagages, d'Armes & d'Attirails de ticuliere, & enfin Colonel des
leur Arméc, &c meme plufieurs bleffez de la Cabefterre de la Martinique en
quils laifferent àladiferetion des) Fran- 1705.
la Martinique en 1701. fans perdre étoit
rent leurs Canons, avec un Mortier, pour cela fà Compagnie, ce qui
quantité de Bombes &c de Munitions, une grace,, &une diftinction toutepar- Milices
de Bagages, d'Armes & d'Attirails de ticuliere, & enfin Colonel des
leur Arméc, &c meme plufieurs bleffez de la Cabefterre de la Martinique en
quils laifferent àladiferetion des) Fran- 1705. d'emçois. On voit affez par cette fuite
N'y aiant plus rien à faire pour les plois & de graccs combien la Cour étoit
Volontaires après cette retraite,leSieur fatisfaite du Sieur deSurvilliée. Ce que
de Survilliée retourna à la Martinique jaidit delui dans laPreface de ma predans la refolution de paffer en France, miere Partie, au fujet des mouvemens
pourfervir dansl la Marine. Ilen deman- qu'il y aeu àlal Martinique aucommendal laj permiffionaul Marquis deRagniqui cement de 1717. doit l'avoir fait conaiant
Lettres du SieurHin- noitre pour un Officier d'une fidelité à
celin, EE pMe de quantité de touteé épreuve, d'une valeurpeud commuperfonnes, Rire valeur LPER la conduite
ne, &cd'une prudence dont on a vûles
avoit fait paroitre dans toute l'affaire ETE heureufes fuites dans cette affaire, aufli
la Guadeloupe, n'eut garde del la luiac- délicatequ'elleétoite infinie. dangereule,sed'une Jc dois feulement
corder. Illuidit, quilvouloitraréter confequence ici,,
honnête
auxIfles, &cl'y employer, & qu'ilalloit ajoûter homme 8c bon quileitégalement! Chrétien; qu'il fe fait
commenborifansiomneansiomgulwlig-ts de lui réfufer fon congé, afin queleMi- honneur de fon bien fans ofientation ;
niftre y côt égard quand dl'occafion fe qu'il eft charitable, bon ami, foûtenir toûjours les
préfenteroit. prét â rendre fervice, &ài
&
Ce General étant mortfur ces entre- ingereusdeceuxqui s'addreffent àlui,
N: 2
que --- Page 124 ---
VOYAGES A UX ISLES Sieur deRau- 1699;
de la Guarigue
ICO
un Philippe
NOUVEAUX
en
avoir palle par les degrez
1099. qaelafumils Sc maifon fesdomelliguchs ett une des mieux court,. après & de Tilhenierunecenz a
mot toute fa les Iles. d'Enfeigne détachée de la Marine, il été
reglées de toutes
encore deux pagnie fait Capitaine en 1716. il eft aétuelleLeSieurd L'ainé dSenilléeaveite des deux quil Pavoit ac- ment au Fort Royal de la Martinique. cadets. fecours de la Guadeloupc, eft Jelai vû en 1703. laeeiverases 1on) Frere, dontil
compagnéaur où ils'étoit acquis de la reputations étant fur le Sicur de la Tournerier au fecours de la Guamort àl Rochefort en 1692. Iles en qualité de étoit Licutenant les Anglois. Il
point derepalfer aux
détachée deloupe dans attaquéc toutes E occafions qui fe
Licutenant d'une Ilavoit Compaghic fervic iquclquesems donna
des
d'une valeur
de la Marine. de la Marine, &s'y étoit prefenterent
le cc Gou- qui
les Gardes
EARE-EL
dans
Cétoit un jeunel homme bien fitque qui ethenditaired leLieutenant General, les autresOfffort dittingué.
étoit Licutenant les Anglois. Il
point derepalfer aux
détachée deloupe dans attaquéc toutes E occafions qui fe
Licutenant d'une Ilavoit Compaghic fervic iquclquesems donna
des
d'une valeur
de la Marine. de la Marine, &s'y étoit prefenterent
le cc Gou- qui
les Gardes
EARE-EL
dans
Cétoit un jeunel homme bien fitque qui ethenditaired leLieutenant General, les autresOfffort dittingué. efperance, pantaitementt
& tous lui rendirent cc
de grande agrcable, pinitucl, honnéteypoli, la veneurdellile, ciers de confideration
fait, fage, brave, & d'une & la philionomie plus revenante
rang &c defon àge qui meritit
dcfon
EASgaEuFat
plus heureule, fodhsiter. cier autant que lui d'étre avancé. qu'on Le plusj pût sjeune de cesfix freres nommé T R E X I V. C H A P I
1fjourne à la Dominique. DefL'Auteur S'embarque pour la Guaddlouge. de cette Ie. 1700. cription de la deux heures après midy. étoit alors com- Femme
E partis du Molillage
enciemaciaae vieilles créatures fautage
g700. a 728 Martinique le 7, Janvier mcje croi une des plus
ététrès- appellia Mada1700. dans une ETRESO à la
du monde. On dit qu'elleawoitd dc cent ans, meOsqui devoit toucher
belle,
qu'un An- vernard,
y charger
fut à
cela
>
pour
& cc
E
minique,
que
Stece
Quoique je
des. Chriltophlelsdes bois de charpente. mon vo- glois Gouverneur pendant un aflez longpreville que cela cauferoit allongeroit de la dépenec, voit entretenué & en avoit eu nombre d'enfans,
yage, & me
faché, par- tems,
Ouvernanddont Hiftoire. je n'en fus point bien 9 de voir le dc- teaceeme Tertre dans fonH
ce que de j'étois cette Ifle,, & de pratiquer fumes les paneictevedan Ce demi Caraibe étoit mort Ifles. long-tems On avoit
dans Caraibes qui Thabitent. Préfcheur, Nous quand avant que je continué vinfe aux d'appeller fa mere
obligez derelicheraul Canal, parce que toûjours Ouvernard, depuis lcs
nous fûmes à moitié mer 6i grolle, & Madame
renvoyée à la Bos
une
l'avoient
nousy y trouvames furieux qu'il nous futimponti- Anglois nique, après la abaeratt
unvent fi
fans nousexpoler
Sa vicillefie plûtôt
ble de tenir davantage à la derive. Tehtretenoit. de
E
à fombrer, ou à aller à la voile le 9à la fa qualité lui maitrelfed'un avoit acquis beaucoup de
Nous remimes & motillâmes à la Anglois, credit parmi les Caraibes. Elleavoites
pointe du jour, devant le Carbet de Madapd'enfans outre cct Ouvernards de
Dominique le même jour fur les beaucoupe
me. Ouvernard --- Page 125 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1700. de forte que fon Carbet, quiétoit fort parti; defortequenous
IOE
étoit peuplé a merveille d'une Eaeaindanoongmed nous établimes 1705,
Ei fuitedefils, dej petit-fils,d'ar- eûmes
oûnous
riere petits-fils.
apd'enfans outre cct Ouvernards de
Dominique le même jour fur les beaucoupe
me. Ouvernard --- Page 125 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
1700. de forte que fon Carbet, quiétoit fort parti; defortequenous
IOE
étoit peuplé a merveille d'une Eaeaindanoongmed nous établimes 1705,
Ei fuitedefils, dej petit-fils,d'ar- eûmes
oûnous
riere petits-fils. tumes, tbssenchaes & de faire connoiffance
Nous ne manquâmes Pas de l'aller eux, puifque nous
avec
faluer dès que nous eûmes mis pied à
y demeurâmes dix. terre. Jc portai la parole, &c on doit feptjours. J'engageai le lendemain
croire que mon compliment fut bien bes à me conduire à la deux Caraipuifqu'il
&
reçû,
étoit accompagaé de trois autres à porter monlit Cabefterre, &c
ZER teurala
deux ocosiaasyician vifions dont
les pro- Cabef
quieft otc-pocorerimgnns befoin. Cinq jugeois nos pouvoir avoir terre la Do- de
aux
-
Sauvages. Elle medemandac quand avec moi &ctrois Pallagers vinrent miniqus
denos] viendroit lePereRaymond. C'étoit un fuflions avec nos Negres. amis, Cuoiquenous nous nc laiffadesannées Religicux parmi <quia cux avoitdemeurébien à travaillerinuti- mespas de porter nos armes, fous
lement a leur
textedechaflerene chemin; maisene RE
mort depuis près Tcogifen.manguicoit de trente ans. Je lui affront, pourêtre fans en état de ne recevoir un
viendroit
pouvoir
SE
disqu'il
bientôt. Mai réponfe Nous traverfâmes repouffer. fit plaifira cettebonnefemme. Car de l'Ine ,depuis le Carbetde toutela largeurde
lui direqullétoitmort, c'eft ce qu'elle
Madame Ou-
& tousleaautresCarsibes n'auroient pà vernardjufqu'ala Ver autre chofe quedest Cabeflerre, bois, fanstroucroire,parcequ'ils font entétez qu'une quatre petits détrichez pleins &trois de bana- ou
perfonnelgu'ilsonte connuc, cfttoûjours niers. En
en vic, jNfgracequilstsyenrs vûédans beaux arbres échange du nous vimes
la foffe. C'eft fc rompre latéteinutilemondede toutesles ErZ
ment, que devouloir leur fairecroirele peces dont j'ai déja parlé, & dont je
contrairc,
difficulté parlerai ci-après. La longueur, & la
Portrait Cette bonne femme étoit toute nuc,
du' chemin que nous fûmes
de Ma- & tellement nué
n'avoit
obligez de faire à pied, & le tems
dame deux douzaines de 2 qu'elle
pas je perdis à chercherdes
que
Ouver- fa
cheveux fur la tête, caule quenous couchâmes plantes, furent
ward, peau fembloit un vieux parchemin, fous un ajoupa que nous eûmes dans lesbois
retirée &c fechée à la fumée.
du' chemin que nous fûmes
de Ma- & tellement nué
n'avoit
obligez de faire à pied, & le tems
dame deux douzaines de 2 qu'elle
pas je perdis à chercherdes
que
Ouver- fa
cheveux fur la tête, caule quenous couchâmes plantes, furent
ward, peau fembloit un vieux parchemin, fous un ajoupa que nous eûmes dans lesbois
retirée &c fechée à la fumée. Elle étoit fait, & couvert avec
bientôt
tellement courbée, quejene pus voirla lifier. Nous: avions du desfetilles debaamife figure de fon vilageque quandellef fefut de Madere, &c de bifcuit, du vin
pour boire. Elle avoit cependant nous avions tué chemin l'Eau-de-Vie, failant
&c
encore beaucoup dedents, &c les yeux ramiers,dep
plus de
affez vifs. Ellemed demanda fijevoulois hommes affamez perdris,d'ortolans, n'en
que vingt
demeurerdans fon Carbet, & luiayant ger;demanicree
auroientpû manrépondu que jy demeurerois pendant bien, &c dormirnes que nous de foûpamestrès. que la Barqueicroitenrade, elleme ft cette précaution pourtant mémes,. de veiller avec les
je apporter n'avoispasenvie unhamsc.je der laremerciai, car unsaprèslesa autres, pour nepasdonner
me un Caraibes
merocoiier com- lieu ànos Conduéteurs detomber dans
tier de fon Carbet, a choifisunquar- je fis tendre le quelque tentation. mien. Cangoufispetfonnes quip paffoient Carbet, Nous ohnousfûmesr arrivâmes le lendemain à un
aufi à la Cuadeloupe prirent le mémc re, c'eft-à-dire, fans reçûsal'ordinaiN 3
ceremoniesparce qu'el- --- Page 126 ---
AUX ISLES
VOYAGES
qui fçavoit leur lan- 1700. 102 NOUVEAUX pais- voitd'interpeete, & quis'étoit fait à leurs manieres
qu'elles ne marpemddenmtet d'Eat- gue,
fût né Caraibe.Je fis ce
X700. la. Je fis ecIoeeeae lequel commesil
cettevie isatE
de-Viea au maitre du Carbetavecl donnad ades crabes jer pus pourleretrerdes en
a bout. On aunous dinâmes. Ilnous dont nous nous ne fans pouvoirveniri l'enlever, mais) les Sauvages
& de trésbon poilfion, très-bien quoiqu'il C'elt- ne roitbienpul nel l'auroient pasfoufert veut point
accommodime
emanicre. four- quilsimolent, fans s'en venger, & on eux. ne
fàtp rahmar le des anguilles. J'en vis & Checherdegunieaiete fixj jourstoulà pais
splusbelles, SeviEAsmpeteN la
quiremet miller Tnateanomiet qpeyeulte encorevtes tela Cabefterre, depuis) la pointe
quanti- trala les plus groffes, Ifles.
'auroient pasfoufert veut point
accommodime
emanicre. four- quilsimolent, fans s'en venger, & on eux. ne
fàtp rahmar le des anguilles. J'en vis & Checherdegunieaiete fixj jourstoulà pais
splusbelles, SeviEAsmpeteN la
quiremet miller Tnateanomiet qpeyeulte encorevtes tela Cabefterre, depuis) la pointe
quanti- trala les plus groffes, Ifles. Iinc faurpass'en éconners garde le Macouba de Martinique,
Domi- dans Caraibes les les laiffent vivre en repos, julqu'a cellequi regarde Mariegalande; dans tous les
pigue. lcs qu'ils n'en mangent point- de nous j'en- en & nous fumes bien allâmes. reçus Comment n'y
parce gageai quelques jeunes mis RO bonne hu- Carbetsois aurions nous nous pas été bien reçûs. Nous
prendre. Jcl les avois
y avions de lEau-de-vic, & ehdonnions que dès
meur avecun heresEnaeVrin & fans autres inftru- à nos comperes fi liberalement arrivée, je vis
furent auffi-tôot, leurs mains ils m'en neuf apporte- ou dix le fecond jour de nôtre chercher. mens en que moins dune heurc en mi- bien qu'il en faudroit envoyer avecun
rent belles du monde. Nous faler J'y envoyai deux denos le Negres en quinze
des: plust &cl botillir; mais ilfallut car Caraibe. Ils firent voyage trente
Les Ca- mes rotir
de leau de lamer: & heures, & m'apporterent le EE
raibes nos faulcesavec Hôtes ne fe fervent pointdeiel, avec aEande-Vic de Cannes & que
mejefer- nos
oublié d'en apporter
de la Barquemep prêta, hosiciaitehe un hamac
went point de nous avions
disala RotsanecIget de
nous. & quantité bagatelles,
Iel. Touslervisux Cursibenqurivisfes delaCroixs de mariage,, en toilc, les VenIsa- voient encore faire le figne
le tout payable venir aeuSe à la Barvoient & les Prieres TAELEmEtEr Ce- deursdevojent les obligea à nous venir reencore. lesPrit: &cquelques uns méme leur enfrançois, étoit refté des in- que. Cela mais je nc voulus pssrevenir
reschri- toit tout ce qui les Peres Raymond Bre- conduire, chemin, non quejefpenatte mais
tiennes. fhruétions Philippe que dc Beaumont Reli- parlemence en trouver un meilleur, & le: recon- pour
ton, &
& de ma Province,
davantage le pais
Bontéde
gieuxder monOrdre données pendant le long Iis parcouriz noitre. Ce que j'en dreengeneral, &cà la terre
leur avoient avoient fait avec cux. c'eft la terre y ERte tres-bonnes cidts
féjour qu'ils des nouvelles de ces peupresde quel même natureala eft Cabetterre aux Ca- friitt
me demandoient Religieux avec toutil T'emprefle- & à la Balleterre, qu'elle dela Martinique,
deux 8clatletion dontilsfonto capables.
monOrdre données pendant le long Iis parcouriz noitre. Ce que j'en dreengeneral, &cà la terre
leur avoient avoient fait avec cux. c'eft la terre y ERte tres-bonnes cidts
féjour qu'ils des nouvelles de ces peupresde quel même natureala eft Cabetterre aux Ca- friitt
me demandoient Religieux avec toutil T'emprefle- & à la Balleterre, qu'elle dela Martinique,
deux 8clatletion dontilsfonto capables. belterres 8c) Baffeterres Le maniocyvient
ment
&cleursenians, méme, &c dela Guadeloupe. Le manioc d'ofier ett celui
lcs
INRueie &petitsentansl sattendrottde qu'ils tres-bien, davantage, peut-être,
fans fonger qu'il y a lang-cems Nous avions pris qu'ils cultivent
parcequis fans
doivent être morts. qui Vetoitretiré Eenee ie trouvent meilleur. Je mangeai
avec nous un François horequilavonit
de lcur callave, 8jel la preferois à
patmieuxp cpourquelqte qui nous fer- pcine
commile à la Martique, --- Page 127 ---
1700, anderebifcuit, FRANCOISES DE L'A MERIQUE
La viande & le poilfon lofurtelleétaitchade boucaneznous vieres, particulierement la
parurent de meilleur gout, & dc
Cabeflerre. 1707
facile digeltion, queq quandils font plus douceycitengranir
FO
commodez àla Frangoile. Un Chirur- 2c- liyaune Souphricre nombre Scirès-bon. a
gien de nôtre Compagniequi étoitl'Ef deloupe, mais
comme la Guar
culape 8t preiquele
que je ne pus jamais jenyaipointe été, parce
de Saint Martin nous Gouverneurdellile le prouvaparune ni a m'y conduire, niamy engagerperionnes
demonfiration, à laqueile ilnlyavoit gner. Elle n'citpas fi hautea accompapoint
près que celledel la
besucoup
geantbeaucoupd cooernitinvaur re de prelque toute Guadejoupe. TIdc cft Laterincommodé, & Acucr-ibuweasanene fans fe raflafier. fort hachée. Jened croi hause, &
dansqueiques cantonsdesbananesd Jevis 8cdes la Cabeflereily y: ait trois pas licués qu'en.toute de
plus belles quedansnesiilcis.is paiscametrancboura
plat
ERCA laililent meurir Jur le pied, à moins en trouve. Mais fabeuttoatccadon les fonds
viande: que cC ne foit pour manger avec dela & ls pentes ou revers fontt bcaux, à
car
ce qu'on voudroit propres tous
peu avant leur trniemininrucierut maturité. Ilsont tdespa- J'avoise RALET parlerd'uner planter. Esec-deuignanerens
qu'on prétend étre
mined'or, Mine
Tolailles coup de mil, & de abondance,bear phriere. m'en auprès de la Sou- dorde
des Ca- leurs volailles en cotton. Ils laiffent foin Jc tant informai avec coutlela Doraibeien liberté. Carbetss clles; pondent libertéautour del leurs ce François pollible, des Caraibes, &
quede miniil leur plait, & amenent tccouventquand leurs
travailloienta relugié, des autres qui que
alamaifonp pour chercher à vivre: pouffins il cft re8edescamots, tafaredesbois fans enp de charpene
certain quel leur chair eft
prendre: foit que les pouveirrichapviendroit-il del la libertédonte exellente,celn jugealient pasiaflez de Caraibes leurs ne me
fent?
, &
quede miniil leur plait, & amenent tccouventquand leurs
travailloienta relugié, des autres qui que
alamaifonp pour chercher à vivre: pouffins il cft re8edescamots, tafaredesbois fans enp de charpene
certain quel leur chair eft
prendre: foit que les pouveirrichapviendroit-il del la libertédonte exellente,celn jugealient pasiaflez de Caraibes leurs ne me
fent? Ils nourifent
tellesjouif-e me confier un
amis pour
& on en trouve quelques de cochons, reille: recherche telfecret; foit
deux eipeces, beaucoupe marons de
m'eût rendu,
a
c'ell-a-dire, de
cesSauvages,
ROrST
viennento tdei raçe Elpagnolle, ceuxqui n'eft pas de leur quilgavent ures-bicnquii
les gui fe font échapez. des parcs, &cdeceux & dont trefor aux Europécnsrelae interét d'enfeigner ce
premiers avoient été apportez de étre, Parce qu'ls
puifiene
France, il cita aifé de
s'en. rendre
aufli-toe
Ctar
des autres, commejel'ai difinguer deja les: uns leur pais-, La maitres, chofe n'eft & les chaffer. de
femble dansun autreendroit. dityceme cile: car à la referve de pas fort difi- Petir
dame Nousretournimes au Carbet de Ma- Carbets qui font vCrs. la deux ou. trois nombre
Ouvernard le huitiéme jour
Souphricre, jai vàrout ce pointe fous la des Cae
nôtredépart,
après
qu'il ly: a de raiter,
dearde Gran- mais bien contens bienfauigues de notre alav verité, gensdanscetiel le nombre exçede lnle,&j je ne croipas
laDemi- n'ai pas fait entierement le voyage. tour de Je la seuemileanen,dont besucoup les deux celui e
aijut. Dominique, mais autant quej'en
femmes&cenfans. ticrs font
LPEE l'étendued del la Balieterres &de puis vû unr morceaudec cetor' Quoiguilent entre nlont,j'ai
ERAEE que j'ai
du Pere Cabaflon
lesmains
Peut avoir trente parcouruèss elle Midion de la
Superieur de nôtre
circuit. amespemateisd de nrd'un Marrinique, qu'ildifoitveLwmanmasminan doit étre cummiDabenqaucep préten. Uemuibommeag.aguine maniere --- Page 128 ---
VOYAGES A UX ISLES qu'on les peut 1709,
104 NOUVEAUX le fitpas
quantité fi prodigieufe, de bâton. Cela pourtant
niere de vie obleure ne
étoit EL à tuer à coups des
mer. On
1700. croire. Son Habitation Saint qui Martine en- doit S'entendre auffi quantité olleauxde de tortués, Cc- fur
Martinique au du Morne PrécheurÉe) lePotiche, d'af- y tout trouve dans le tems qu'elles pondent.
,
104 NOUVEAUX le fitpas
quantité fi prodigieufe, de bâton. Cela pourtant
niere de vie obleure ne
étoit EL à tuer à coups des
mer. On
1700. croire. Son Habitation Saint qui Martine en- doit S'entendre auffi quantité olleauxde de tortués, Cc- fur
Martinique au du Morne PrécheurÉe) lePotiche, d'af- y tout trouve dans le tems qu'elles pondent. manque abtre la donnoit pointe la commodité dé faire
pendant comme cette ellen'eitf Ile frequenJui fez frequens voyages de à la liaifon. Dominique, avec les Bummnocemdosets perfonne, quedeceuxe que ichaCaraibes, où il avoit beaucoup de qui felonles. appasenenti téede zard y conduit. eft bon toutela Côte
avoiteuc cetor, & nleatoeee Cetorn'étoit LEncrage CI a aucun
ha- de la Dominique,
retirer,
lieu omfiomata Un autre plus Port, ni Cul-de-Sac pour des rades
encore fieur purifié, Dubois feferviroitplus de cette & on ne trouve par tout quc poinERe quele
qu'il ne fait raifons foraines. llyaa laverité on
mettre
des
E peur
svantageufemnent découverte; peut-étre a-t-il letemsen tes derriere de lefquelles certains vents, c'eft-là tout
pour en ufer commci davantage. il fait,
Acouvert l'avantaged quelonent peutt tirer. de chale, les
pourra découvrir delal Dominigueehety Quoique cela foit fairebien des
La Batleterre
n'ontp pas
fur
ReD
hachée quela Cabelenellny Anglois
fondez
corep plust ou trois endroitedeplact Le
tentatives pour s'y établirs lesFrana quedcux
l
saumquellesl
qui foient un peu railonnables. agrande: Savanne, certaines fe font prétentionss toiljours opvoliez, non-feuPmereruent le milieu de la Balle- eft çois lement)
rauicunfonde- mais Etablifqui fait c'ett-a-dire, enviton de l'efpace qui le ment renciente tant foit raifonnable, Ie étoit entre femen: des Anterre, contenu entre la pointe eft qui vis-à-vis regarde des encoré parce que ils FRetet s'en ferviroient
Précheur &c celle qui
leurs mains,
la Srar E
Saintes. Sa- couper la anmuNicenncne dans un téms
&c Ouelt de la grande
& la Guadeloupe bientôt La
Ilya àl VEIt lieuest fous levent une tinique de
& les reduiroient
Petit
à
guerre,
LE
yed.4- vanne cinquantel appelle la petite. Ifle d'Anes d'une aux dernieres extrémitez. Paix del Rifwick, 3ois. nes,os Ile des qu'on Oileaux la adifinguer
Ils fefervrenrdelat
particulier
des Oi- ou
mêmer enom,quient & d'un' Iaccommodement dela Dofesax. autreplus
ou
frent avecles Sauvages,
de
retz
au vent de Coroflol, ditrécs PENCTAIDEE en 1078.Je qu'ils pour venir fairedu un bois
navalc du Comte
minique, Ils Liente enfuite ajoupa
luetenpalen charpente. fais cette àl remarque, la verité,, Reeartienet au bord de la mer pour aeteccbona les Barques
d'oeuvre croyentque ccftunel clileimaginai- de nos couvert; en attrendant Cet ajoupa 3
gens
Fai và beaucoup &1 moi-mé- le devoient tran/porer.
IDEE en 1078.Je qu'ils pour venir fairedu un bois
navalc du Comte
minique, Ils Liente enfuite ajoupa
luetenpalen charpente. fais cette àl remarque, la verité,, Reeartienet au bord de la mer pour aeteccbona les Barques
d'oeuvre croyentque ccftunel clileimaginai- de nos couvert; en attrendant Cet ajoupa 3
gens
Fai và beaucoup &1 moi-mé- le devoient tran/porer. del laquels
re. Cependant quionté été defus:
changead Ien uner cmaifonatitoure ou ilst mirent
Corfaires l'ai vie y. ayant été dansunautre cet- le ils frent une palifaide, de Carion fous
mc je
direyelt que toure de quelqucs petites pieecs lcs fantez de leurs
voyageCco iceit
Te pretque d'au- prétexte de faluer quand ils les faite)
lcs Caraibes
FOTUEE
buitions,scp peuc
fbleavec quelques Ondla peut nommer à bon comperes foient boire. Dès
vrecarbex des Oifeaux: earilyenaune
droitPlile
0o1pu1 date --- Page 129 ---
izeo. FRANCOISES DE
Dèsquele Gouverneurg
LAMERIQUE
Iles en eàt avis,
generaldenos un Officier & fort avantageufe, & telle
tos
Pour s'en plaindre ilenvoya au General des An- pouvoit fouhaiter Pour y faire qu'on la 1708,
glois, & dans le méme-tems il
dont il n'auroit été
un Fort
deux
envoya nicher, fion TeS avoit facile de les dégerentl Chmenliberesog des'y fortifier
donné le loifir
nons, &cleurl ELlEcesentaer peut-étre cette davantage. On trouvera
feu à la maifon bagageaprerqusi & aux
on mitle brufque, mais outre maniere d'agir un peu
voir l'endroit où avoit paliflades. été
Je fus
qu'elle cftp plus cxJ'en trouvaila fituation fort cettemaifon. Pelitwevelletencere néc au génic de ceux avec plus sproportioncommode, à faire. qui on avoit
H A P I T R E
X
Diverfs Coitumes des
V. Sawvages. leur
rens langages, o leur Prijngesfur maniere de origine. Leurs dife. fe battre. % Eféjour quej je fis dansleCarbet de Madame Ouvernard, E leurs peigner, ou au moins par démé-
- 0 3 Aasmmecn frottez d'un. cheveux, & après les avoir
& d'examiner madomnclieudevoird à loifir leurs deprès, les lie avec peudhuiledocarpat, un cordon de
clle
lunmamsmeadaprfeny vais mceurs & en fait une touffe au deffus cotton, de
&
ceux quiliront ces.Memoires, faurepartà fansm'af
tenant le coûi avec la peinture la téte; de
fumuragadenfonurer
La main gauche, &c un
les trouve écrites dans mon maiscommeje Journal.
'examiner madomnclieudevoird à loifir leurs deprès, les lie avec peudhuiledocarpat, un cordon de
clle
lunmamsmeadaprfeny vais mceurs & en fait une touffe au deffus cotton, de
&
ceux quiliront ces.Memoires, faurepartà fansm'af
tenant le coûi avec la peinture la téte; de
fumuragadenfonurer
La main gauche, &c un
les trouve écrites dans mon maiscommeje Journal. un balet de plumes, Pinceau, de la comme Manieri
Zetom: deleur Ilsfe levent tous de grand matin, elle FEE barbouille par tout le droite, defiro- coier. lnur,e c'elt-a-dire, un peu avant le lever du commençant parle
corps en
loapre Soleil, & fortent auffi-tôr du
le haut du
eft vifage. Quand tout
preti, pourleursnecetirez: ils
Carbet fe leve afin
pcint, Ic Caraibe
ne les font
lui
les
E
imaisaupres de leurs maifons, mais dans ja- & les jambes; & lorique Peigne ccla eft cuifles
quelquelicus unj peu
oùr ils
vé, il fe remet fur fon
acheun trou qu'ils recouvrent éloigné,
font bouille lui-méme les fiege, & febar-,
dela terre. Ils vont auffi-tôt enfuite fc avéc la. pudeur n'a pas permis parties à fa aufquelles
àlan mer, quandiln'ya
de baigner toucher. femmc de
à leur
point riviere Selon
commodité, ils
car lorfqu'il s'en veux fafantaificil fe fait lier les chetrouve, Lorfquils font ne vont point à la mer. & derriere la téte, ou les laide
au milieu du Carbet de rerour, ilss s'alfoyent fc dre, fait faire felon le temps & Poccalion, pen- il
de bois tout d'une fur une petite felle autres
quelques mouflaches , ou
Près comme un piece, faite à peu le marques noircs au vilage & fur
attendent là picore à chocolat. Ils corps, avec duj jus de ganipa. chent; après quel'air & le vent les fc- ils' Loriqu'en trouvent fc peignant ou fc gratant,
ou
quoit une deleurs femmes, fous
des
ils les
llimancoui quelquautre. rempli de 3 vient avec un petit reille, leurs & dents fe Eu Pour rendre croquent la fon
T'huile de Rocou détrempé dans In'y a venger de leurs
poxx. carapat ou
que les
RURES
afin de les rocolier. Elle Palma Chrifti, qui ayent droit Caraibes d'avoir dcs & lcs Negres
Tom. I. commence les Illes: : CCS animaux Poux dans
O
meurent pour
tous --- Page 130 ---
VOYAGES AUX ISLES
ITOO;
commencent à s'en fariguer. Leu
106 NOUVEAUX letro- tôc qu'ils
quandils en ont,
les autres, dès qu'on a palfé
Leur converfation,
iln'y conver1700. tous Pai fouvene entendu raifonner en- eft fort modette & tort pailible: tous les autres [atiss.
Tom. I. commence les Illes: : CCS animaux Poux dans
O
meurent pour
tous --- Page 130 ---
VOYAGES AUX ISLES
ITOO;
commencent à s'en fariguer. Leu
106 NOUVEAUX letro- tôc qu'ils
quandils en ont,
les autres, dès qu'on a palfé
Leur converfation,
iln'y conver1700. tous Pai fouvene entendu raifonner en- eft fort modette & tort pailible: tous les autres [atiss. pique. la-deffuss mais comme je n'ai je nele rien rap- en a qu'un avec qui unc parle; grande attention 3
tendu' quim'ait contenté,
l'écoutent
fans Pinterportera pas. des femmes du moins le en contredire, apparence a lui réponLeur de- Pendant qu'une FRE hommes,law rompre, dre que une elpece ouvrir de bourdonne- la bouche,
jetiner. cft Heenecainmisn fait la caffave pourl le chaude. déjea- ment - font fans
qu'ils
tre partie car ils la mangent toute ou aux qui eft la marque d'approbasion qu'on fait devant
ner, S'ils ont étéla nuit a la péche, chofe donnent au difcours celui-la a achevé, fi un
crabes, ou qu'il y ait quelque fc
de eux. Quand la
foit qu'il parle
on dépéche autre prend parole; le
a
du jour precedent, & on lrappor- en conformité de Ct
premicr il
faire cuire ce qu'il Va6 Carbet Tordon- dit, foit qu'il dife EE le contraires même bourte désque leMaitre tout dès qu'ils font cft affuré d'être regalé du croi bien
ne. Ils mangent fans fc rien dire les uns civili- aux donnement daprobation les chode
E
rocolez, fans faire aucun aêtc
qu'ils n'en ufent ainfi & quilse que en. ufent d'uautrcs, de
les jeunes garçons fes indificrenves, ce qui les touche
té ou Religion: qui font ages, ne autre maniere dans
comme les petfonnes Après qu'is boi- ont de plusprès, carils vont parfaitement à leurs fins
font fans difinéion. femmes apportent à
bien leurs interells, HogETE du tout
mangé, les les uns fc remettent dans
des voies qui ne font point aivà difputer,
re; & puis les autres fe mettent au- par fauvages. Jamais) je ne les cette retenue. Leurs leur Hamac, du fcu accroupis fur leurs talons, nife quereller: bien admirable 5
ecckpa- tions. tour
les jolies appuyées Mais ce
ER
comme des finges, leurs mains, & de- c'elt E difcours tra fans querelles
fur les paulmes de sentieres en cette po- ils fe que tuent 8cie maffacrent fortiouvent. meurent les heureso comme s'ils étoient C'elt
KosmisAtembise cela arrive. & en Gilence,
fture
meditation, oubien qu'ils pmncipalenene appelient Vins, que aucun. temps Leurs Vinzow
dans uneprofonae avec la bouche, ou uncefpe- & toû- Ces Allfemblées n'ont cela dépend du ca- Fefins. ils Gfent de Aàte ou de chalumeau, mon avis reglé fe tenir: en veut, faire la déce sfur! le même ton: rien a ennuiant price T cclui qui
desytroujours défagreable & de plus
penle.
ien qu'ils pmncipalenene appelient Vins, que aucun. temps Leurs Vinzow
dans uneprofonae avec la bouche, ou uncefpe- & toû- Ces Allfemblées n'ont cela dépend du ca- Fefins. ils Gfent de Aàte ou de chalumeau, mon avis reglé fe tenir: en veut, faire la déce sfur! le même ton: rien a ennuiant price T cclui qui
desytroujours défagreable & de plus
penle. Roteutinatengt foit invité, que ceux
de plus cette Mulique. ncherensdas travailler à quel- ver, quoiquony envic de boire & descnivrer,
que tres quii fe mettent à faire à des fleches, & qui ont de faire quelque mauvaife aétion. refouques paniers, boutons, ou : ou easrecholade ou Elles fe font quelquefois ceft-a-dive, pour
des sares,dest nature, chacun felont
donne dre un voiage de de vifite, traite, ou de guerre. cette
de
ou
ERPARE
riculier, & fans que perfonne rien àl iunautre. Celui negoce, qui la fait a foin quelques tous jours fes
laliberté de commnander: travaillents totijours
de faire avertir la Nation;
C'eft ainfi qu'ils
emobijouradu. auparavant voifins, quelquefois toute veut: tout
pour le beloin prefent, & indifferen- de s'y trolver. Y vient qui & s'en rene maniere negligente moins du monde le monde Y eft bien venu,
toure
fans Fattacherle & lc quittant aufliF ce qu'ils font, --- Page 131 ---
FRANCOISES DE
1700. toufne quand il lui plait. du DAMERIQUE
celui quia invité faitp provifiondeq Cependant Carbet fait la
1O7
tité d'olicou, 3 de
quan- quelle il lcs a invitez. propofition pour la- 1700. bananes, figues & FER caflave. ignames, Lui & 3 puifle étre 3 elle ne Telle qu'elle
les gens de fon Carber, & méme fes d'être bien reçûe & mangue jamais
à voifins, la s'ils le jugent à
vont maniere ordinaire. Si approuvée c'eft une à la
péche & à la chaffe, boucanpartie
nent
ER
tout ce
lefemme ne
FENrEome
re qu'ils mangent qu'ils rien prennent. Ild éfti ra- &c de' manque pas de quelquerieil. excepté les crabes. Ils qui foit bouilli, exciter haranguer à la
les conviez eprodaire pour les
viande, quoiqu'ils en mangent peu de un long détail vengeance. des Elle leur fait
Haman- tant leur"
pullent manger res qu'ils ont
torts & des injude gentpes vian- affez 8E4 volailles plairoit, & de cochons: Car ils élevent elley joint le reçûs de leurs ennemis,
des, manquent ni de
ils ne parcns & amis denombrement ont
de leurs
goufins, & autresa cochonsmarons, animaux, &c ils nid'a- quand ellevoit qui été tuez.; &
abondanice en ramiers, de
ont déja
toutela lal compagnie
de
&
par
ETRRAE
grives, autres oileaux" perroquets, menceadonner des boillon, comavec leurs fleches aufli habilement qu'ilstuent qu'ils ne relpirent lignes de fureur, &c
nous avec nos fufils, &c fans tanc mort deleurs plus quel le fang & la
bruit.
animaux, &c ils nid'a- quand ellevoit qui été tuez.; &
abondanice en ramiers, de
ont déja
toutela lal compagnie
de
&
par
ETRRAE
grives, autres oileaux" perroquets, menceadonner des boillon, comavec leurs fleches aufli habilement qu'ilstuent qu'ils ne relpirent lignes de fureur, &c
nous avec nos fufils, &c fans tanc mort deleurs plus quel le fang & la
bruit. Mais ils gardent leurs R lieu- de PAfemblée ennemis, eilej jetteau mileurs cochons, & leurs autres volailles, animaux boucannez de ceux qu'ils quelques ont membres
qu'ils prennent à la chafle,,
les guerre, fur lelquels ils
tuez. à la
porter aux Ifles Françoifes, Nar tro- comme les des furieux, les fondentaufitot
pour de avoir. les chofes dont ils ont les coupent en pieces, les égratignent,
ER les crabes forte qu'on Peut dire que mâchent avect toutel la mordent &
riture la & le poiffon font leur nour- capables ivres. Ils des gens laches, ragedontfont vindicatifs &
le temps plus de leurs ordinaire, Vins, où excepté ils dans grands cris, approuvent & tous le Projet avec de
gnentrien pour regaler ceux, qu'ils n'épar- ont rendre au jour nommé, promettent de fe
invitez. femble, & aller exterminer Pour partirendans Comme je ne mé fuis
trouvé ennemis,
tous leurs
ces fortes
point
Les autrés projets fe
puis en parler que dAdemblees, fur le
je d'au- ne maniere plus
refolvent d'une Delicatrui. Ceux dont j'en ai appris rapport plus de l'execution, clle tranquille: dépend mais quant à. Caraibes tefe des
circonflances, font
caprice, ou de
abfolument où
du furl
Caraibe s'étoit retiré premicrenient à la Martini- un vent dansle moment T'humeur qu'il ils fetrou- literté, lear
que, E cn avoir tué un autre à la main al'ceuvre; carilsf font fautmetrela
Dominique; la
& ce Francois refugié à libres & indépendans, &c endierement. Dominique pour un femblable
droit de commander aux perfonne n'a
qui me fervit dinterpréte tout letemps Iujet, delicateffe fur ce point-là autres: eft leur"
quej je demeurai à la Dominique. vable. inconceaffemblée, Après que & toute la compagnie eft C'eft une erreur de croiré lés TrsCabû du ouicou à qu'on a bien mangé & Sauvages phages, &: de nos Ifles foient que raibesne
ils
outrance, &
gu'ils aillent à antropoquand en Peuvent avoir, le duraffs, Maitre près pour faire des
la guerreex- paint font ans'en raflafier, ou quelesaiant prifonniers, afin de iropoO2
pris, fans phages,
avoir --- Page 132 ---
VOYAGES AUX ISLES
1700s
c'étoit la rage quileurfais
108 NOUVEAUX ils fc fervent de cesPeuples: cet; excès,. parce
avoir cettc intention, les tenant entre foit commettre fe venger Meinement tt
1:00. Poccafion qutils ont en dévorer. J'aides nc pouvoistt les Européens leur faileurs mains, poar les plus claires quc le Tinjuiltice foient de les que chalffer de Cletmsterteiquen
preuves du contraire
les faifant perir, quandilsl les leur prenoient, font pas
jour.
fervent de cesPeuples: cet; excès,. parce
avoir cettc intention, les tenant entre foit commettre fe venger Meinement tt
1:00. Poccafion qutils ont en dévorer. J'aides nc pouvoistt les Européens leur faileurs mains, poar les plus claires quc le Tinjuiltice foient de les que chalffer de Cletmsterteiquen
preuves du contraire
les faifant perir, quandilsl les leur prenoient, font pas
jour. vrai quej Taientenda dire rIth- à plu- avec des cruautez qui ne. car fi cela ÉJadiens Ileft de nos Flibultiers vers TIfle ordinaires ni naturelless, ille feroit encoBraues. ficurs de Darien, Bocca PaNT Toro, de la toit dans ce tems-la, &c c'eft pourtant ce
me & quelques autres endroits quc re aujourd'hui $
pratiquent, ni
d'or, il y a des nations errantes, braves, qu'on nevoit pas qu'ils lelquels ils sfont] pref
côte,
appellent Indiens
Rinie.Anglesaee ni méme avec
les E/pagnols jamais voulu avoir commerce fans mife- to@jours en gucrrés. ennemis) les Alloages du
quinonr avec perfonne, qui
entreleurs EE font plus des grands Indiens de Terreferme avec
sceux quit
qui
Lrene
ricordctouse Cela
vrai & peut-éure côté dc la riviere d'Orenoque, en
mains. car peut-etre sils n'ont point dec com- lefquels ils font comtinscllement
auffi faux; perfonne, commentl feroit lep peut- vrai,
ils tuent quel- Com? mentle
merceavec Et quand cela
PTÉA vrai quand fes membres, Caribes
on fçavoir? cela) prouveroitp par rapport de qu'un, ils Larte boucanner de fa grait- traitent
qu'etit ce
des Ifles f eloignez & &cr remplillent des calebalfes chez eux; mais leur prià nos
desl slieux,,
ERSC
fonniern
ceux-la, & par Ja diftance Pourquoi fe
qu'ils emportent un trophée &cunc marque
pasleur maniere. de vivre. en cc point Ea comme viétoire &c deleur valeqr, de à C
tesdemierdeatie plûtôt
deleur de même que les Sauvages de leurs
que dans les autres? le" Marquis de Mainte- la près nada emportenr) les chevelures les ont tuez, & de
Auax- - Jc que qui commandoit ennemis quand ils
les ont
sareds. non REIS Roi la Sorciereen 16:. : per- leurs prifonniers,, après qu'ils inoilics. Marquis
dul avec dix-huit ou vingt fait mourir avec des cruautez humains :
deMain- dit Chaloupe dedans, qui furent
font plus
de
tenon
Trte
hommes qui étoient
Nos Sauvages ils
des femmes 2
Anpar ces Indiens, Senvorlantpaene &
quand pfennenr ou Nation qu'elles
gemnes. enlevez de Teau dans unc rivieres Conpeut ils fi- quelque couleur bien loin de leur faire
conjedturer dre
qu'enleranr comme & les vivans, puiffent être, il eft certain qu'il les traitent
rent, les hommes raffaficr morts de leur chair, du mal, douceur, & fi elles veulent, comme
c'étoit pour fc Negres de la côte d'A- avec ils les époulent & fer regardent nation. Quand
commc certains en tiennent boucheric ouver- f elles éroient de leur ils les élevent parfrique du qui moins à cc que difent quelques ce font des enfans, à les tuer,, & le pis
tc,
.
iffent être, il eft certain qu'il les traitent
rent, les hommes raffaficr morts de leur chair, du mal, douceur, & fi elles veulent, comme
c'étoit pour fc Negres de la côte d'A- avec ils les époulent & fer regardent nation. Quand
commc certains en tiennent boucheric ouver- f elles éroient de leur ils les élevent parfrique du qui moins à cc que difent quelques ce font des enfans, à les tuer,, & le pis
tc,
. mi cux fans fonger c'elt d'être venHiftoriens. & il cft très-vraique Fran- leur peut arriver, A
eiguicncuete
que les Hles aux Européens. Tégardesbom & pris les
dans lecs commencemens sétablirent aux deux mes faits quils ont trouvez eft certain qu'ils
& lesAnglois perfonner des
armes à la main, il du combat 5
C eut plalfeurs furent tuces, boucannées c'étoit les tuent dans la delcs chaleur
Nations qui par! les Caraibes; mais chez fans s'embaralfer arepolonniens comme
& mangées action toute cemaordnare
unc --- Page 133 ---
FRANCOISES DE
3700. comme font les Iroquois, pour les f- LAMERIQUE
crifier enfuite à loilir à leur rage &c à mi eux ce qued c'eft
tog
leur cruauté. Jele repete donc
commodement; ; & quepardon, ou ac- 1763,
une fois, s'ils boucannent encore ne peuvent ie venger louvent fur la quand ils
membres. de ceux qu'ils ont quelques ils le font fur
perfonne,
n'eft que
tuez, ce tient. Voili quelgu'un rend qui lui apparla memoire EXENENNSS de leurs combats &
&c leurs divifions cequir leurs querclles
viétoires, & s'animer à la deleurs que leur. Pais n'eft éternelles, & qui fait
&àl la déftruétion de leurs vengeance, me partie autant le peuplé la dixié. jamais
ennemis, & vû la
AETE derroit
Maniere Il eft pours s'en raffafier. la quantité de femmes
étre,
don: ils Vins, rare qu'il fc paffe aucun de ces proprieré qu'ils ont
ont, &
fans
m
qu'ils'y commette
beaucoup. multiplicr
SRCT homicide: : cela fe fait fans quelque Telle eft la fin
sanemit, ceremonie. Il fuffic qu'un beaucoup des
de Vins ou Feltins, dont ordinaire ils de leurs
échauffé par la boiflon fe fouvienne conviez, que quand il n'ya plus rien ne à fe retirent
qu'un des affiftans a tué un de fes
ou à boire chez celui quil les a manger
de rens, ouqu'il lui a donné
de foi. Après cela chacun s'en retourne invitez. chez
geance; chagrin,
le portér ven- de LoriqueleVinelt fait pourun voialeve fans tAdiren faut paidiarantage. Ilfe E guerre, ceux quiy ont
riere de fon facon, il sapproche der- qui ontp paru les plusardens sàl'entre- confenti,
ennemi, luifend
prendre, ne s'en
coup de
ne
fouviennent
&
RELES
coup de boutou, 3 ou le poignarde à penfent nuilement à fei rendrea plus,
ceux qui font couteau 2 fans quep pas un de que qu'on le a pris pours'embarnuer, 9 àmoins aujour
de
prefens fe mette en devoir le Caprice ne leur faffe faire dans
qu'il l'empécher, a fait le 7 ou de Parréter après Ic moment; faflent car il qu'ils le falfent, oune
Sipar hazard coup.
LES
coup de boutou, 3 ou le poignarde à penfent nuilement à fei rendrea plus,
ceux qui font couteau 2 fans quep pas un de que qu'on le a pris pours'embarnuer, 9 àmoins aujour
de
prefens fe mette en devoir le Caprice ne leur faffe faire dans
qu'il l'empécher, a fait le 7 ou de Parréter après Ic moment; faflent car il qu'ils le falfent, oune
Sipar hazard coup. celui
paiffe trouver pas, à n'y a perlonne qui y
affafliné a des enfans qui vient d'être égaux; &
redire. Ils font tous
des neveux dans
3 des freres,, ou n'en eft pas quoiqu'on plus foit Capitaine, on
tent quelquefois PAifembléc, fur
ilsfejet- obéi,
refpeété, ni micux
tuent; mais il elt rare Paffadin, cela & le Iln'y a les
car celui quiveur faire que un arrive, obligées à
femmes qui foient des Empirà
te nature, obferve
coup cn cet- hommes foient
& dont lcs hame
Bhtr
mesfar
n'y ait perfonne en foigneulement état de lui qu'il
abfolument les maitres. les fem:
la parcille. H attend qu'ils foient rendre AREEIEEAS cès, & les tuent pour des
l'ex- mes. endormis, intereft ou ablens." Si ceux qui ivres, ont legers. Un foupcon
fujets trèsau défunt font
mal fondé fuft fans d'infidelite autre bienou
& craignent qu'il que l'affaffin prefens,&quils nc foit foûtenu,
les mettre en droit de leur formalité
y ait de
Erdte téte. Cela eft un
caffer
de fe venger arTc fur champ, rifque ils pour eux, verité; mais c'eft un peu fauvage à la
lent leur rellentimeney & diffimu- pour retenir les frein bien Propre
une autre occafion à rendre remettent la
à voir. Ce font femmes dans leur deau meurtrier, à moins qu'il ne pareille les qui font caule pourlordinaire de tous les les vicilde Pais: heurcux
s'il change qui arrivent dans les
défordres
quitte pour cela; car encore, on ne fçait en eft peu qu'elles ayent de ménages chagrin : pour
pars unejcune o
femmc, clles trouyent contré bien3
tôt --- Page 134 ---
VOYAGES A UX ISLES fedon- 17001
TIo NOUVEAUX de à qui nous obéillons, de nous puifqu'ils commander, &
de la décrier dans T'efprit nent la liberté affez lâchespour cxeppto. tôt fon moyen mari, & de lui faire naitre elles uneini- n'ont que nous fommes ordres. nité de foupçons; S quand
jeu- cuter leurs a les femmesàquic on com- oblifrien de plust pofitif à dire aretreSoreieels contrelesj
Iln'y dans, que ce pais-là; & quoique ce fent derforns
elles les accufent
mande
& chonnéte, & mes. nes, & d'avoir fait mourir steigeromilacs autre examen foit d'une foient manicredouces accolitumées d'obéir dès
faut pas davantage, Taccufée tout palle
con- qu'elles leur tendre jeuneffe, fentent on ne laiffe tout
cft fuperflu, lui caffe la téte, Faton conn'en
remarquer qu'elles
clles
on
SCm
vaincué,
Bibi, E poids de cc joug.
chonnéte, & mes. nes, & d'avoir fait mourir steigeromilacs autre examen foit d'une foient manicredouces accolitumées d'obéir dès
faut pas davantage, Taccufée tout palle
con- qu'elles leur tendre jeuneffe, fentent on ne laiffe tout
cft fuperflu, lui caffe la téte, Faton conn'en
remarquer qu'elles
clles
on
SCm
vaincué,
Bibi, E poids de cc joug. Cependant ou
parle Les plus. viëilles femmes Sappellent la merc obéiflent fans replique, devoir, Platotelles & le font
Titres
grande meres, ou tout fçavent fi bien leur de filence, de
bonora- blesdes e'ef-a-dire, de tout le monde exellence: fe nomment avec tant d'exactitude, & de relpeét,, qu'il eft rare
wvidilles de mémelesy vieux) Reement le
excel- douceur, maris foient obligez de les en
gens. Baba, c'cft-a.dive,
ebte endroit que leurs fouvenir. Grand exemple pour les
vieilleffe
un faire
Ie
lence. La
les peut rendre
Chrétiennes, qu'on leur préche
qui les rend, ou qui
femmes inutilement depuis lamort de Sarafempeu refpe@lables. commencent à fentir les
& qu'on leur la préchera fin du
Jln's- Loriquils de la faim, les uns vont chà- à merAbnham, fclon les apparences fruit qu'onprébailent
peu
EER
aperfon approche la chaffe, & les autresàl lapéche, Il cft prelque monde avccaufip aux Caraibes. ne o cun fclon fon genie. dife à fon fis, dès che TExangile rendre cettejuflice à ces paufomi t0uAS inoui qu'un pere, ans, d'aller à la Jc dois femmes Sauvages,,
4gaux. a feizeà dix-huit
Maitre vres
été ANE à
D
qu'il chaffe ou à la péche, de ou direà quelc ceux tout le dans
Carbets 2 je ne les
Carbet s'avife
un moment. Ampente
d'un
d'y aller, ou D
vûés oifives fcul ccla
demeurent avec lui, ilpourroit sattendre M Elles jamais travailloient fans celle, &
Ty acompagner, bien fec. S'il a envie d'aller avec tant de paix & dc douceur, mucttcs que
à un refus a la chaffe, ou quelan anene foient pas plus
à la péche ou
il dit limplemene quoiqu'elles les autrcs creatures de leur clpece,
ceflité) l'y contraigne, Pierre: vais pécher; & que l'on. voit dans les autres partics une
comme 'S. envic K aller, luirépon- T monde, on n'entendoit pas bien
ceux quiont
que les Apô- feule Parole de colerc entr'elles, des condent auffi laconiquement allons avec vous; &clc fai- que très-fouvent elles & euffeut des travaux trèstres: nousy
monde tretemps facheux,
caril
vent.
) l'y contraigne, Pierre: vais pécher; & que l'on. voit dans les autres partics une
comme 'S. envic K aller, luirépon- T monde, on n'entendoit pas bien
ceux quiont
que les Apô- feule Parole de colerc entr'elles, des condent auffi laconiquement allons avec vous; &clc fai- que très-fouvent elles & euffeut des travaux trèstres: nousy
monde tretemps facheux,
caril
vent. de Peuple au
trés-difficiles afupporter: font
Iln'y a point jaloux def fa liberté, & qui rudeséct faut compter que ce font dedans elles de- Occupa:
foit qui plus vivement & plus impa- tout ce ya à faire nefont au- tion fummet; des
reffente plus les moindres attaques qu'on hors le a Leshommess arbres, quand
tiemment voudroirdenner. Aufi femoquencis ils voyent que tre chofe m.abeatneless defriché à faire, ce quiarrive la
2 nous autres, quand &c nouse sobeif- ily a un Ils s'occupent encore à peeanponomundtets 13 difent qu'il rarement. chaffe & à la pefche, & aux autres tits
fons à nos Superieurs. les eiclaves deceux
faut que nousfoyons --- Page 135 ---
FRANCOISES DE
1700. tits ouvrages dont j'ai parlé
LAMERIQUE
III
&cvoilà tout. S'ils reviennento ci-devant, dela chaf- une confequence affez jufte,
du'Carbet fe, ils jettent ce qu'ilsont; pris à l'entréc dans vages que Chriftophlc Colomb queles trouva fau- 1700;
fans s'en embaraffer davantales petites Iesdel'Eft,
ConjeFacommo.ker. ge; c'eftaux femmesà à les ramafler, &à desg pellé Antifles, parcequ'elles fontau qu'onaap- vent lorigine churefar
ils laiffent le poiffon S'ilsont étéà la peiche, rope grandes on les Ifles, trouve & qu'en venant d'Eu- de Caraibes nos
viennent fe coucher fans dans dire le canor, & toient point les naturels les premicres, n'éparolc. Les femmes doivent une feule y a une difference du pais. Caril
canor, en apporter le poiffon & courir lefaire au petites Iles, & ccux infinicentre de la' ceux des
cuire: car elles doivent
le laplus; proche, avec lefquels Terre ils font ferme
Pefcheur a faim. On peut fuppoferqueld dire en jours cn guerre, & avcc
totmot, qu'elles font deveritables fervantes un Elpagnols ont trouvezaux ccux que les
qui font demeurées dans l'état pour le- foit & pour lal languc, foit grandes lcs Illes,
guel elles ont été créées, fans s'enétre les cotitumes. pour mceurs
écartées periorité jufqu'à prefent: graces àl la (u- Les Auteurs qui ont parlé de leur
confervée leurs maris ont toûjours origine, croyent gu'ils viennent de la
E: elles. Floride, & c'eft ou le
LtrCa- Les Caraibesont trois
les a
que aux
hazard qui
raibes ges. Le
fortes delangaportez petites Illes, ou que fe
fortes ent trois de celui quetour premicr,le le plus ordinaire, & trouvanttropy trop vivementp preffez dans leur pais, ou
langage, me affcété aux hommes.
confervée leurs maris ont toûjours origine, croyent gu'ils viennent de la
E: elles. Floride, & c'eft ou le
LtrCa- Les Caraibesont trois
les a
que aux
hazard qui
raibes ges. Le
fortes delangaportez petites Illes, ou que fe
fortes ent trois de celui quetour premicr,le le plus ordinaire, & trouvanttropy trop vivementp preffez dans leur pais, ou
langage, me affcété aux hommes. mondeparle, eft com- mis, ils ont pourfuivis de parleurs sennc- On pent
Le fecond eft tellement
pais natal, & éteobligez d'aller quitter leur croire
femmes, quel bienque les propre aux velles terres pours'établir. chercher de nou- EOte
tendent, lafeeroiroienre hommesl'en- eft fondée fur ceque certains Cette; penfée sinaires de
Pavoient parlé, &s'ils avoient deshonorezsils la Florideparlent à de Indiens de la
àl leurs femmes en cas qu'elles euffent répondu memelangage que nos peu chofep près lc Eloride,
témerité dé leur parler en
la les mémes
Caraibes, &ont
Elles Içavent la langue de leurs ce langage. point dans scolitumes, aucuns des ced qu'on ne trouve
& doivent s'en fervir
maris, des Iiles, &
Indiens des
parlent; maisclles nes'en quand elles leur Terre ferme, dequclquere dont lc endroits Set la
guand elles; parlent entr'elles, ferventjamais & n'em- che en aucunefaçon de de nos
ployent d'autre
REL
idiôme
raibes,
LIEC
ticulier, quieft onutedurs different lel leur
celui quoiquilapprochet parient les femmes. beaucoupde
cclui des liommes. dc La
vivre de nos
a un
ECet
Ily troifiéme
eft encore unep preuve, gu'ils Caraibes
connu des hommes langage ont n'eft gers dans les
font étrangucrre, RNEd particulierement gui PlA à la oppolée, & liles, tour-a-fait puilqu'elle eft toute
lards. C'eit plarôtun jargon des vieil- celle des anciens Indiens differente les de
inventé qu'une langue. Ils s'en qu'ils fervent ont toient. Car ces derniers gui habiquand ils tonrquelaue Afkmbleedecon ccux des grandes Ifles étoient aufli-bien des que
fequences dont ils veulent tenir les re- fimples, doux, ferviables,
gens
folutions jeunes fecrettes. Lcs femmes & les aux étrangers, quiferoient affectionnez toûjours deDc ces gens deux n'y entendent rien. inoiics, meurez dans & Pavarice cet état, fi les cruaurez
premesiangngeontie Pagnols ne les avoient infatiable enfin obligez des Ef de
fc --- Page 136 ---
VOYAGES AUX ISLES venir de la Flo: 1700,
I12 NOUVEAUX fe délivrer dre comment où du MATIPS fond Golphe de MeYrooi fe foûlever contr'eux, EA leur tirannic. ride,
Ifles du Vent. Chrifto- Iln'ya
du joug intoaportable nos Caraibes ont tolijours xiquejefgusus pour cela qu'à fefouvenir que alloient
Au lieu que
à leur maniere, phle Colomb les trouva leurs qui canots,
été degenbolintome fiers &c Cindomptables, quip pré- les d'unclfle à une autreavecl faire des trajets
des ferent genst la mort à la fervitude, les que ont dé- qui leur fufffoient pourf comme des Iilcs
Européens depuis ceux qui qui y font à pre- alfez Lucayes confiderables, à celle de Saint Domingue, il eft ailéde
Eemtenseatacon
pou- Port-Vie & Couve.
les trouva leurs qui canots,
été degenbolintome fiers &c Cindomptables, quip pré- les d'unclfle à une autreavecl faire des trajets
des ferent genst la mort à la fervitude, les que ont dé- qui leur fufffoient pourf comme des Iilcs
Européens depuis ceux qui qui y font à pre- alfez Lucayes confiderables, à celle de Saint Domingue, il eft ailéde
Eemtenseatacon
pou- Port-Vie & Couve. D'ou la côte
fent, n'ont radtceeareaende enfemble dans un méme de conclure qu'en
depuis
voir demeurer & qu'ils ont été obligez les ren- le fond du Golphe SIN Mexique ils ont juiqua
endroit; détruire, ou de chaffer, &c de les la pointe ede de la Floride, Bahama,
ilst font à precfenedans la le Détroit
DominRCE
cogner commei occupent, qui font
Ifles de Couve, Saint
deux Illcs qu'ils & Saint Vincent, 3
grandes
de facilitéde s'éforte E
ELELAI
Dominique pouvoir vivre avec quelque Iles. Leur naturel, E ils ont trouvé dans lcs plus grandes qui étoient
reté dans les autres adouci par la douccur du tablir que pour pouvoir en établir chaffer, en
quoique fort encore trop de cclui ou trop, détruirelest pcuplécs Habitans, &s'y raifonclimat, approche de la Floride, &c mémc leur place. C'eltainli qu'onj peutr fe font étades Sauvages ne conveninquils nablement conjecturer qu'ils On ne doitdonc
du Canada,
I des Environs, blis dans les Antilles. de ces
viennent PNtrLAS paflez dans les petites Iles, pas s'étonner, fi en & s'emparant en détruifant tous
8c qu'étant
anciens nouvelles" Terres, mâles, ilsont confervéleur
FeErtin de fe défire
re
desguenier Habitans, quir in'étoient point accoûtu. fans lesHabitans langue: naturelle eituseotnumrars à leur pofterité qui les
mezàlag guetre, & quil ileereçdrent qu'ils ont tranfmifes encore aujourdthais &les
fe déficr d'eux. milcs, mynappaene Eheiaredeat confervent femmes qu'ilsy ontt trouvées ont manieres confertuerentouales
le beloin de la vé aufli leur langue, & leurs comme le
rent les sfemmes, de UTAE Quoiqu'ils fimples & douces, qui d'entreles font Tropiconfervation ce beloin anjourchui, caractere des Indiens
Setjenspadan Isnelaifentr pase sencoredec prennent confervertou- àlag guer- ques. Aur refteleur langue n'eft pas fdiff- ETE des
tes enfemntquue les ont Seomdasciches
étre quandonteasene raibes. re, &caprès quriisl commel les natu- cilequ'elleperoite Elle n'eft point chargéede clle a
cux, ils les regardent &cles
protioncer" ni de declinations: unirelles du pais, fc donnent époufent. entr'eux, conjugatfons, desa sadverbes safenfigmubeauis: . fon
trdwe Le nom qu'ils aux Européens, doit
défaut eft d'être fterile. Maisn'en
Ronsil B qu'ils domnent ma
Ils fc nompas étre content pailqu'elle
nom de encore fortifier &cles) pentée.
clle a
cux, ils les regardent &cles
protioncer" ni de declinations: unirelles du pais, fc donnent époufent. entr'eux, conjugatfons, desa sadverbes safenfigmubeauis: . fon
trdwe Le nom qu'ils aux Européens, doit
défaut eft d'être fterile. Maisn'en
Ronsil B qu'ils domnent ma
Ils fc nompas étre content pailqu'elle
nom de encore fortifier &cles) pentée. TEe fuffit
ceux qui s'en fervent, n'ont qui
Banari. ment en general, Banaré, buropecmaans qui veutdire n'ayant pour ni Etude ni Commerce,
veulent) honorer, ou hommequic cftvenu
de tant de termes. hommeden mer,
pabefain Celle des femmes m'a apuupiundoue &c
par C'eft mer. une difficulté fort aifécà càrefou- --- Page 137 ---
FRANCOISES
1700. &p plusf Aacileaapprendre, &c: à
DE PAMERIQUE
cer. pronon- force. Ils font tellement
Pour celledes vieillards, c'eft-à-dire, cet exercice, qu'ils ne accoûtumez a 170a. cejargon dont ils fe fervent dans leurs leur coup, quoiqu'ils tirent manquentjamais &
confeils, jen'en puis rien dire, je croi pour ainfi dire, fans mirer. tres-vite, Je les
fance. que très-peu de gens en ont connoif 2aees furdes branches
qui étoient ay
Mon
peine jelesp pouvois sassbm.ficlognen difinguer. qu'à
ton, a CodorkfoRoprmine fait une Grammaire & un Dic- lois & quelquerfois tirer au but avec Jevoutionnaire Caraibe. Ila auffi traduit en & commejer ne reutiforspas, cux,
cettelangue le Catechilme &clesl Prieres raibe. difoient que je n'étois pas ilsrioient, bon Caordinaires du matin &dul foir. Ceuxqui Le
voudront avoir quelque connoiffancede
nom de Caraibe & de Banaré
éette Langue pourront confulter
chezeux untitre
eft Nr re
livres, & ils verront la veritédec ces fichentforquund honorable; on lestraite maisils de Sau- fe peint vexien:
jedis. ceque vages. Je neiçai qui a eu
tereasLeses- Les enfans des Caraibes
la T'indileretion pelles
à
fans-der Caraiber tirer de l'arc dès leur s'exercent deleurcnentignet je fçai trés-bien Ggnifications mais Taxsagts
ha- neffe, &i ilss'yrendentp plus tendre jeu- comme amis ceux qu'ilsne qui leur regardent pas
E ne peut fe Timaginer. piusadroits Cet exercice qu'on nom. Il faut
donnent ce
fervirde Tars. celui de la pefche font les feules chofes &c peres, fi on veut toljoursles conferver appeller de la comqu'ils apprennent del leurs parens. avec eux. liaifon
faifois quelquefois tirer à des fols' Jeles mar- Ilsaffrétent de
de prendre le nom des
quez, queje mettoisau boutdtunrofeau
confideration qu'ils ont vus, &c Ns tren:
planté en terre, fur lequelje les faifois RCS tout de ceux quil les ont
menrles
tenir avéc de la cire noire.
es, fi on veut toljoursles conferver appeller de la comqu'ils apprennent del leurs parens. avec eux. liaifon
faifois quelquefois tirer à des fols' Jeles mar- Ilsaffrétent de
de prendre le nom des
quez, queje mettoisau boutdtunrofeau
confideration qu'ils ont vus, &c Ns tren:
planté en terre, fur lequelje les faifois RCS tout de ceux quil les ont
menrles
tenir avéc de la cire noire. Cela faifoit qu'on leuraf fait connoitre comme regalez, &c nemides de
plaifir à ces cnfans: carils
verneursdup pais, ou
Gouces
de
E
elpeces, &
connoiffent feaux de Guerre. Car Capitaines Vaif Ctiom,
monnoye ils Serbenguecene ont de TEau-de-Vie,
chands ou autres perfonnes pour les Marcoliteaux, &rtourcedonti ils ont beloin des quoique dep riches, ils ne fe foucient ordinaires,
quand ilsviennent aux
prendre leur nom, parce
Pas
J'étois furpris que des enfans HlesFingoles. de huit à regardent comme les
gu'ils & lcs
dix ans lesabbattoientd de cinquanter
Eiclaves des Gouverneurs lervitcurs &c des les
Scplus, fans prefque mirer, &fans man- pas, qui ont du Commandement, de autres forte
T'adréfic querj jumajs. de leurs On
par là de toient qu'ilsfecroiroient de femblables déshonorez s'ils pord'abattre quelque L RETT il s'agit vicux Caraibes de la noms. Tous les
dans un but. chole, ou de donner lcs noms des anciens Dominique portent
Lewms- Ils mettent la fleche furl'are
Seigneurs des Iiles. Gouverneurs, ou
fefersir nierede levant en T'air, & ils dirigentleurmire enl'é- à prefent Monfieur Onytrouveencore du Parquer, MonAelarc. ourayon vifuel le long de la fechejuf. ficur Monficur Hoiiel, Monfeur de
cochentla qu'aubur, &cen abbaillant l'arc ils déde Baas, &cc. & ceux Clodore, d'un
font à la hauteur Bechequand ils jugentqu'ils moyen verneurs age portent le nom des Goula fleche y donne convenable pour que ainfirevétusdec plus recens. Quand ils font
Som. il. direétement écavec ne manquentjamais' quelque de grand le dire nom, ils
P
à ceux
qui --- Page 138 ---
ISLES
VOYAGES AUX l'ont fait, ilsfejet- 1709h
I14 NOUVEAUX deboire à la fanté parce que dès fe blotiffent comme
&
REPMA
tent Par terre, dans les halliers. cou- Maniers
17C0. nitaveneire del leurs comperes. Toimneufement la paix desliévres Lorfqu'ils attaquent une maifon ou de Pal- demaOn confeive
trop nos verte de feilles de le Cannes feual la couvertu- trelefaa aNx
aveceux, EEEER font trop. fortes, & cux moins miftes, ils mettent des fleches ou ils ont maijfonts
Colonics pour nous faire du maldu
re entirant deffus de coton,
alfoibles
mais afin quekeakia- & fans airachéune poignée le moment qurils Eat déco- fe
Rentiainbiements puilent vivre en repos, dans lument dans
leurs attaques nc
Zeurmes- bitans crainte d'étre brilez & égorgez &les def- chent.
font trop. fortes, & cux moins miftes, ils mettent des fleches ou ils ont maijfonts
Colonics pour nous faire du maldu
re entirant deffus de coton,
alfoibles
mais afin quekeakia- & fans airachéune poignée le moment qurils Eat déco- fe
Rentiainbiements puilent vivre en repos, dans lument dans
leurs attaques nc
Zeurmes- bitans crainte d'étre brilez & égorgez &les def- chent. Et commel de nuit,, ils fc tiennent
siercde
maifons
furprities
font guéres que
des arbress
fairela Jeurs
dans lcs tereedeleuns cachezauxe Cehvironadentiene que le feu
gaore. qu'ilsf
en attendant
REEE
centes pendantiese nuits lesplarobieur C'eltlu- ou des buiffons
la maifon, d'en déennemis, 8clest mauvaist temps. craindre d'eux: oblige ceux quitenedaeni lcur fait alors les
res, ies qu'on doit
ouverte, fortir. La & lumierelesi leur donne la facilitéd de
nique car de Y'attendre à lune guerre penfer. Onn'a couvrir, à
de fleches, fans quc ceux
c'elt à aquoiine faut pas ni de fiege, ni de percer: font bleffez puillent fc venger ne
de craindre
ACHEU
que faire
mais force furprifs, &c de TS les spereent, Xon-feulement parcc qu'ils
bataille embufcadess rangécs c'eft! tleur maniere décou- peuvent 1e découvrit. mais ilstirenr fi vite
force fairc la guerre, Dès qu'ils font
Ineirencurejuer dix ou douze flcches
cftfinic, à moinsquilsene qu'ils décocheront chargera. un fufil. C'eft
venstalistic
pendant qu'on croire
deux. trois
encoreregar- ineerreur de quilsentirent a donné lieu à 1s né
deux ou partoness
Cc qui
ME
plus d'une fois wvantdelcate ou troisal la fois. deront-ils
ne les
aatagueronpay
nesencOAgE LEe
taquer, & même bien armez, & dans un quelqueagenad ont rvientenirtois entreleurs font doigisfur ccla
s'ils les voyent oû ils ne puilient pasles la corde de T'arc. Ils nc svite fans Ru
E
lieu découvert
lat faveur
être
plusy
ou les cnvironneral
pour prétsaticery les Hechesal leur côté. approcher, des arbres & des halliers. dc pe- Eongrderenante l'action qu'ilf faut
Ils ontTindulied feililles de fecouvrir depuis la tête In'y aquicontiueren tirer une fleche, pourf d'en fc con- tirer
titgsbranchen édef & defc tineunmaique vaincrequil faire pour n'eft pas potible
Julgpuspienda de Clalifergrilapeee fe plus d'une à la fois. batte contr'eux Pricaie
avec une ieuille des yeux. En cet étatils
S'il arrive qu'on de brifer fe les fleches à faxt tiong quit
al'endroit
chemin, &y il faut avoir foin
decrain- avoir en
halliers furl lebordduc
afin
cenefoit febatSR
fede
aletaeninmesnisee
attendent lcursennemisaup palfage, dcbou- te,quétant tebligedereculet pour cux: car tatcom trEENSs
leur fendrel la tête d'un
une nouveile provifion en peu de
de
leur tirer une M quandils clle leurs magalins font épuilez
tou, ou fans qu'on fçache d'ol
tems, apiès quoiil faut marché, qu'ils feretirent,
font palflez, venir, n'y qu'on puille ou bicn on en a bon
vient,.
ennemisaup palfage, dcbou- te,quétant tebligedereculet pour cux: car tatcom trEENSs
leur fendrel la tête d'un
une nouveile provifion en peu de
de
leur tirer une M quandils clle leurs magalins font épuilez
tou, ou fans qu'on fçache d'ol
tems, apiès quoiil faut marché, qu'ils feretirent,
font palflez, venir, n'y qu'on puille ou bicn on en a bon
vient,. ou Teme quatre pas galusico coups
découvrir:
H As --- Page 139 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE,
I15
S H A P I T R E XVI
Leur maniere de faire dufeu. Dela plante appellée Caratas, fes differens
ufages. Adrefe des Caraibes pour nager, d fè battre contre lespoilfons. De PE/padon o de la Baleine. E700. (E:Caraibesontt une maniere de emmingrinfrcirinnimgei pluslong- 1700,
faire dufmugueiitour-a-fsis tems à allumer du feu. Meflieurs les,
commond-Laburopéemi qui Phyficiensen chercherontys'il leurplait,
ETo DTEA font en Amerique Pont ap- la raifon, auffi-bien que au Soleil, celle pourguoi on conprile d'eux, &c s'en fervent loriqu'ils
on batt l'ordinaireplus unf fufil de pierreque
n'ont point de fufil. e
Aaniere Onprenddeux: morceauxd de bois Pun de REESET On fe fert ordinairement d'un bois Beisatdefaire plusdurg
On fait une pointe
pellasol.;
dafen au plus
&c un commencement de mol
aulicu demeche, & ileft fadeferie
ce feulufage, iuutile prionc
FE
trou auj plus mol. On met celui-cientre
pour
CIREL
les
& onle prefie pourletenir pour tout autre; il vient l'on d'une trouve plante non- ge, fon: ulae
ferme, EE
quidoitétre appellée Caratas, toute que l'Amerique, mais
comme un CEETI de fept à huit pouces feulement
enEfde long, entre les paulmes des deux quiviente RERnSE parfaitemenebiene on donne
mains, on met fa pointe dans le petit pagne & en Italic, à laquelle d'alocs. Sara- Caratai
trou del l'autre, &c on le fait tourner le intemalauropolenene cine eft une bulbe ronde, filaffeufe, de efpece
plunrienoletrolhie fait du Chocolat. Ce commequand mouvement laconfiftance & couleurdun oignon de d'alete
on échauffelesdeux morceaux de bois, &c lis. Elle produit autour d'elle des feuil- larfur toutceluiqui eft le plustendre, par- les dedeux àt troisp pieds delongueur,
ce que fes parties étant plus éloignées ges dans leur naiffance dequatre dclet terminant à cinq
les unes des autres, font plus faciles à pouces, creuféesen canal, Leur
ébranler, & font purcontguentplautic en une pointe triangulaire. épaifceptibles de chaleur, & le mouvement feur.quieft de plundiunpeucncmaictes
deansNiNne diminuéà proportion qu'elles'approche
pour s'enflamer. On fent d'abord une de la pointe. de Ellesi filets font compofcesd'un forts, &c foulegere odeur debrilé,on voit enfuiteune affemblage
longs,
petite fumée s'élever du bois mol, &c ples remplis ou plutôt environnez
puis on apperçoit des étincelles.] Jaifait Noe mutietercrdliee@pailily peau &gluan- mince
affez fouvent du feu decette maniere.
pour s'enflamer. On fent d'abord une de la pointe. de Ellesi filets font compofcesd'un forts, &c foulegere odeur debrilé,on voit enfuiteune affemblage
longs,
petite fumée s'élever du bois mol, &c ples remplis ou plutôt environnez
puis on apperçoit des étincelles.] Jaifait Noe mutietercrdliee@pailily peau &gluan- mince
affez fouvent du feu decette maniere. Il
&cletout dont couvertd'unc; les bords font
de
faut tourner fans difcontinuer, de
E verte,
girnis
de donner le loifir aux ELASIEE pointescomme dmépineyronse,poin. de fe repoler; &c f on le fent fatigués tués &c affez cette fortcs. cft dans fa ma- Fleursde
il faut qu'une autre perfonne continué Lorfque
plante les climats Caratai. Sitwa- àf faireagirlet bois pointu fans aucunein- turité, chauds ou cequitluiarrivefsien où elle eft plantée
tion oà terruption. Ilfaut encore obferverdefe
temperez trois
eile
de fon
Tondoit mettreàl'ombre, ou fi on n'en a pas'la à deux ou ans, poule
fe met- commodité, ilfaut au moinstourner le centre un jet de quinzeà vingt pieds de
trepaur
donnep
hautcur, dequatrea.cing; pouces de diafaireda dasbotilentionegriaed point
dans fa naiffance, fe termine
few. fur le bois qu'on veut allumer: carilelt metre
qui
enl
P 2 --- Page 140 ---
AUX ISLES dépotille 1700. VOYAGES du noeud; cc qui dont ils
116 NOUVEAUX pieds au- au travers les filets de ia matiere
la
à trois ou quatre
tous
en
y70ol deffous pointe,, de laquelle il croit des d'un bouquets coton étoient feuille environnez, dans le Onremetentuite neud coulant, au- &
de petits boutons remplis de la foic. méme les filets déja dépoillezs
blanc, doux & fin comme le cotonfschane enrortillant tour de la main, on fait paller l'autre la déBattemesints compolées de
lc même naeud, on a de
Cattis
par
fleurs blanchatres
partie
T
deCara- ge en feilles qui forment unc maniere dans poliller comme la premiere, très-beau
$45. cinq
avec quelquesé sétamines alors s'é- cette manicre Les un fil naturel,
&
d'Etoille, Leur pied s'alonge
& trés-fort. Cusbenietendenu cordes
rabaner
le milieu. Raeentm en font de petites durent Cer davantalegnedalatips
font leurs! hamacs, qui de coton. Ils en font aufi
geque celles
point de
F
ces nE fort agreable quidure elles equin- fc- pourl leursarcs. Cescordeanciontr cclles de chanvre ou
un panache jours, après quoi
comme
quel lhuze à dix-huit SNeieiquleates fujettes lin, aux differenso changemens 'dans ces
chent & tombent, autant dés quril eft tout-à- midité ou lafecherelic caufent fait auffi de la
tées en fait
fortes de cordes.
point de
F
ces nE fort agreable quidure elles equin- fc- pourl leursarcs. Cescordeanciontr cclles de chanvre ou
un panache jours, après quoi
comme
quel lhuze à dix-huit SNeieiquleates fujettes lin, aux differenso changemens 'dans ces
chent & tombent, autant dés quril eft tout-à- midité ou lafecherelic caufent fait auffi de la
tées en fait
fortes de cordes. On en vûc
fait fec. de ce jetelt de mémena- toilc, 8cdes bas; j'en ay & quietoient fort frais,
La matiere celle des feuilles, e'elt-a-dire, de unetresgrande beauté, ufé. ture que filets, remplis & entourez & d'un tres-bon la racine 8cles feuil- Les friil- Cade longs matiere queles feullesavecune On prétend quel & jettécs dansune lesde ratas
la même verte & mince qui fc levcailément pourlors lesdec ecaratas' broyées
laiffe ma- broyis :
peau
eltfec. ildevient
fur Peau, &c fc yuront
dèsc squel lejeto
& aufi fureeptible
flotte
poijfon. MEnceree
exnencnent leger, ordinaire dont on fe niere, qu'il la main. de
du feu quelar meche fufils. & prendreal On dit encore que la déco@tion poivre
fert dans les blancs, bruns, noirs
de de chiléou) eft un
Les hommes TAmerique, &c qui Etdaoensntes d'Inde, c'et-a-dires, bon piment, & benin,
rimenhaunt à fumer ne manquent de purganif égaletent
det
font acoitumez d'avoir fur cux leur provilion étant donné aux CRemeacconchee lesrétablit promptejamais tol. du Caratas puis peudejourss, &c leur redonne leurs Vertus
Pour ce qui eft dest feiiles Caraguata, ment en Les fantés feuilles étant cuittesauf feu, une duCarstfasedes fomitles les E/pagnols appellen. on en tire du forces. unc liqueur comme un tAs. de Cara- E les Indiens Magucy,, dubalifer, ainfi on en exprime de vin qu'on regarde comme
145. fil commedet la pitte
Par- elpece
pour les Aimatiques. je l'ai dit dans ma premicre
remede (pecifique étant pilées
que
fur
Erte
Etcest astimerteailes de
tic. les feilles font coupées, dans pliquées senr manicre ou caaplatine ont des debifenduès Après en que deux ou trois partics été membres froillez, les qui privent de leurs
& qu'ellesont les Palfe litez de nerfs qui ou en partie, les retomeleurlongueatee Sresouanfolei, on d'une fonctions en tout
dans leur preamortiesanf dans le noeud coulant à un mettent infailiblement
à moitié dont le bout eft attaché folide. mier état. plante
corde, arbre, où à quelqu'autre bouts corps affez for- llya Cutendoemtcur different entr'elle que par la
On tire enfuite un des l'autre partie qui ne
grantement, pour faire paller --- Page 141 ---
1700. FRANCOISES DE
grandeur de
de leurs feiilles; on s'en fert LAMERIQUE Tous
cetrediferencesg toutes pour les mémes ufages; avec rentà que. lareferve ceux d'un quiétoientd rdedanspéri- IJOQ
petites, plus
feuillesfont être aidé
Caraibe, qui fans Un
en
beau, fin & délié, dtcE Eated qu'on tire eft bois qui d'aucune planche, ou autre raibe Caen fait plus recherchez.
ISES DE
grandeur de
de leurs feiilles; on s'en fert LAMERIQUE Tous
cetrediferencesg toutes pour les mémes ufages; avec rentà que. lareferve ceux d'un quiétoientd rdedanspéri- IJOQ
petites, plus
feuillesfont être aidé
Caraibe, qui fans Un
en
beau, fin & délié, dtcE Eated qu'on tire eft bois qui d'aucune planche, ou autre raibe Caen fait plus recherchez. &lesouvrageag qu'on l'eauj pendant lep@rfotlnger, fefoouenefur demeure
la faim &clat foif, Hfoiantcheuren & la
fupporta 60. beueft irrtmue feche & froide, &c que fon fuc
péte qui avoit fait périr violencedel la latem- reifar Feau. interieurement ou appliqué fur la poi- pris aborda enfinau Cul-de-SacN Barque, &
trine, guérit les fiévres. Jen'aip pointvà apporta les nouvelles du Marim,ohil
cette operation, ainfi je n'en dirair rien. étoit arrivé,
naufrage qui
feu Lorique ils s'ent ferventaufi les Caraibes ont desarmesà tres-dignes Des perfonnes de foi dey confideration & UnC4de leurs arcs, & on peutdire adroitement que 1676. un Pantouflier mentrapporté ou
qu'en tue raibe 16n
peu de gens qui tirent aufli jutte. qu'il y a emporté la cuife d'un enfant Zigencayant PanOutre cette qualité, il fur avoûer baignoit àl la Radedul Bourg de la fc taniflier,
qued cefont
terre de Saint
Nrs
les Leescolemntgcunsilhr autres hommes dans fur- s'offrit d'aller Chriftople, tuer ce
un Caraibe
Ee & dansl les Arts, comme les Pour connoitre la poiffon. furpafent dans cep
ilsles treprife, &1 le
grandeur de l'enLes Ca- prodiges. point,ilsf feroientdes
danger où s'expoloit ce
raibes l'eau Ilfemble cqu'ilsfoient nezdans Sauvage, nos ifaurigavoir,
font ex- &poureu Ils nagent comme dcs que Ameriquains quela
cellens poiffonsenf afortant du
touflicr eft un
appellent
g
mageurs. res. Les
aventredeleursme qui foitdansl lar mer, desplus voraces poiflons
les hommes; emmtenaequitenee &c1 clorfqu'une comme plus dangereux. je desp n'en plus forts,8cdes
ne, ce qui arrive allez (ouvent, piroguetour- qu'on diloit étre un demi ay vû qu'un Defrigquilsforcentt
parce ilavoit
de Pantouilien de
guepartant des toljoursdevoile, ouj parce long, & pourtant étoit environ plus aufi douze pieds de 1 ne Zige- ols
tournerchezeux,ilat lispnncatinainme Cheval. Son corps
led qu'un Pantous yvres, ilner perdent fonrordinairement la queic
depuis EnSe tonfur.
etour- qu'on diloit étre un demi ay vû qu'un Defrigquilsforcentt
parce ilavoit
de Pantouilien de
guepartant des toljoursdevoile, ouj parce long, & pourtant étoit environ plus aufi douze pieds de 1 ne Zige- ols
tournerchezeux,ilat lispnncatinainme Cheval. Son corps
led qu'un Pantous yvres, ilner perdent fonrordinairement la queic
depuis EnSe tonfur. leur bagage, tant leurs pas unfêtu de
mais approches fa tétceftt alffezde celui dul Refont bien attachez, & petits fans meubles 2ta pluslarge, de forte bien plus
prefque jamais entendu
qu'on ait en quelque maniere à qu'elle
TRCte
foit noyé quelqu'un. On dire, voit qu'ils'en- dans
font placez aux deux un marteau, Ses
occafions lesentans nagerautour deleurs ces Tre font ronds, &
extrémitez,
meres comme de
ment a quelque
leur mouve-
&cles
Crscrte
meres font affez ESTET pour poiflons, fef
une gueulle large, armée demayante Il a
fur l'eau avecdes
foûtenir rangs de dents,
de plufieurs
mamelle pendant enfaniqu'elles les
ont àla
ocdifpofez der maniere,
occupez à redreffer que le hommes font pmareratbonner gucur de fon mufeau,
lonvuider l'eau dont il cftrempli. Bitiment, & à du Requien. Il eft aveccela comme Ft celle
Ilarriva
très-fort,oc
très-vif &
tinique en 16p9.qulune pendantquejérois à la Mar- dre. parconfequent fortàcrainbra nante auxi Religieux del Barqueapparte- la
Le pere de
cntre Sainte Aloufic & Charitefom- la Martini- fut bien-aife T'enfintquiaroite de trouvér la foible été tué,
folation P
de faire mourir le monftre con- gui
avoit --- Page 142 ---
VOYAGES AUX ISLES de revenir fur 1708
118 NOUVEAUX Celtpourquoi nent le tems à haleine, lhomme &c (edifpoler de
Ca- l'eau prendre les
Car quoiquils
Y700. HeribveiGnnle une. honrceareant nouveau a attaquer. la mafle de
il promit
reettefatise foicnt dans leur élement, defc remuer avec
raibe, taparetibomase
fearcorpilescmecie
plus
faction. sarma de deux bayonpoilffonp
Lc Sauvage
&caprès ECpRtNat &
homme. Combiat nettes bonnes scbien: siguifécs, de deux verres petit, mémequ'unt
la defcripd'a" Caraibe s'être
le il caeur fejetta a la mer. Le tion LcRequien, dans ma premierep dontjaifuck partie, cft unfoi- ils le
contre unl Pan- SELITES étoit en gour de de man- Pen- ble ennemi pour nos Sauvages, ftuationde
toufier. Pantouflier depuisla cuilfe
parce quelaf
où
de la R
ne
uencalléncht 8 la Pollare contrainte
E qu'il avoit croulilées lui dès quille OEA vit
fa gucule, de fe mettre pour mordre, donpas de venir" a
ilcit obligé infiniment, & leur
l'eau. UAnCanenE qu'ile létolt à portée les. nent favorilent le tems delefmapper olilsveulent doute
qu'à ce.
. Pantouflier depuisla cuilfe
parce quelaf
où
de la R
ne
uencalléncht 8 la Pollare contrainte
E qu'il avoit croulilées lui dès quille OEA vit
fa gucule, de fe mettre pour mordre, donpas de venir" a
ilcit obligé infiniment, & leur
l'eau. UAnCanenE qu'ile létolt à portée les. nent favorilent le tems delefmapper olilsveulent doute
qu'à ce. qu'iljugear s'élancer fur luis 8c dansle lorlquil ilfemetfurl rlecote.Manjed a bout
depouroir que le poillon fit ce mouve- 8clui qurils vinffent fi heurenfement Eipadon. Ona
moment ily plongea fous le poillon, dans d'une Becune 9 ou d'un parleporment, en parlant fes deux lcs couteaux eftetwaufl-tot vûcec equeeeie ai qwuncbecuner fait au commencemene deux
Lae ventre. On en vit la meraux envi- trait ces quejen Memoires. Il faut dire ici
par lc dulicu fang qui oû rougit ley poillon fe trouvoit: ouhuit Ils de mots de TEfpadon. Pefce-Spada, Pefce
recommencerente Tons
cet emanegelept chercher Les Italicns à tépéc, cequenous spads
carl
aretournoir le man- c'el-a-dire,
eft une clpece
COTATA
fois; lepoifionr de fois qu'ill
Empadon, qui
1d
le Caraibe autant fois le Carsibe ne
large dont Taeesoransen 1l
quoit; & à chaque & de le frapper
avec lesdeux mains. TReC
manquoir de plonger, ouil le
& qu'on encore tenoit des Allemans &c des Suilfes de
àc coups de cotteipartont Enfin, au bout ARE y qui a s'en fervent. On prend deMefine. quantité Les
voit attraper. ayant perdufonting ces poilfons dans sleFarc homme en vigic ou
mmcheuclepoilons ferournal atefenreenhaut à Pécheurs ont un
& fes forces, Le Caraibe étant revenu des fentinelle au mârde leur Felouque fond de
&
au
RE
expira. un canot avec sgens
le poiffon
terre, on envoya une corde àla queiede Ilavoit découvrir & y, faire aller le Bâtiment. Lorfqu'on au
qui attacherent 8cl letirerentà à iterre.I &c ilétoit ctt
la Turface, & E le
cet
à
MUEOREILERE
plus monitre, de vingt pieds de long,, On trouva fon pourl lattirer auffi-tôt qu'il cft à
de la
d'un Cheval. darde ou harponne Pécheur. C'eft un
dans Lercee ventre la cuifle delenfanctou portée du poilfon, maitre la chair eneft! tblanche, Spate entiere. plus ces très-bon
La
E
commenuilatur
Il eft bon de fçavoir, grands, que êcn moins grafle, éedélicate:
vais
camatiasfont de
à les tuer;
celles des Efpadons dontje
RarEmeSr
poillons jes Sauvages ont peine alors bien plus comme font ceux quc nousavons en
quilis fe remuent achevant la car- parler, qui L'Efpadon que quelquesuns à
NECdEO & qu'en qu'ils fc font Amerique.
. plus ces très-bon
La
E
commenuilatur
Il eft bon de fçavoir, grands, que êcn moins grafle, éedélicate:
vais
camatiasfont de
à les tuer;
celles des Efpadons dontje
RarEmeSr
poillons jes Sauvages ont peine alors bien plus comme font ceux quc nousavons en
quilis fe remuent achevant la car- parler, qui L'Efpadon que quelquesuns à
NECdEO & qu'en qu'ils fc font Amerique. fort ratumnablement Poiffon
ficre que le lecbigedconrs mouvement ils don- apellent
fcic,
imprimé, --- Page 143 ---
AERIQUE
=défenfe; elle tâche d'enfra- 1700,
inemi, &cil eft fûr qu'unfeul
roit pour l'écrafer, mais il le
Pogsie8.
sent, parce qu'ilferemuebien
ement qu'elle, & bondiffant
retombe furcile, &tâcher non
ravecfon avant-bec, mais de
ou de la fcier avec les dents
t garni. Lorfqu'il ne manque
pups on voit la mer
I fort des bleffures que bate
ues; & onvoitlafureure où elle
les coupadegosicqreilc-don
lu, qui font prefqu'autant de
n coup de canon.
eines' qu'on voitaux Ifles font Rencon2
comparaifon de celles qui fc tre ne Ba- d'udans lc Nord. J'enai và leine,
plusgrande étoit fous la B:
Fétoispourlorsdans une barvoit bien quarante pieds de
pendant cette baleinc, qu'on.
re qu'unedemicl baleine, 3 nous
le plusdedixpieds à l'avant &c
Quoiqu'ellene nous fitpoint
lle nelaiffa de nousdonner
tude; Tatufes demeura bordà
ous pendant plusd'unc heure,
egleri fa marchefurnôtre: fillamit enfuite fous nôtrequille,
joursl la même route que nous.
nàmes nos; voiles pourl la laiffer
nenous,elley'aretae en même
sleséventâmes pour courir de
elle recommença auffi-tôt à
&c fut ainfi près de quatre
ushonorerde fa compagnies
s'enfonça dans l'eau, & nous
S de vuc,
CH A-
ufes demeura bordà
ous pendant plusd'unc heure,
egleri fa marchefurnôtre: fillamit enfuite fous nôtrequille,
joursl la même route que nous.
nàmes nos; voiles pourl la laiffer
nenous,elley'aretae en même
sleséventâmes pour courir de
elle recommença auffi-tôt à
&c fut ainfi près de quatre
ushonorerde fa compagnies
s'enfonça dans l'eau, & nous
S de vuc,
CH A- --- Page 144 ---
118 NOUVEAUX
K700. avoitotéhvicafonf fils. C'cft;
il promit une bonnerecompen
raibe, silprouvoitlaidonnere
faétion.
Combat Le Sauvage s'arma de deu
d'an- Caraibe nettes bonnes &bien aiguifécs
contre s'être appuyé le caeur de de
unPan- dEadevic, il fej jetta à la
soufier. Pantouflier qui étoit cn
de la chair, depuisla Rott
E qu'il avoit crouftillé, n
pas de venir'al lui dès qu'ill
l'eau.
qu'à SERERE ce: qu'iljugeat
depouvoir s'élancer fur luis
moment que le poiflon fit C
ment, ilp plongea fous le poif
plantad en paffant fes deux cour
ic ventre. On en vit les effe
par le fang qui rougit la mci
rons dulica oàl lé poilfon fe tr
recommenccrent cemanegef
fois; carlepoiffon: retournoi
le Caraibe autant de fois qu
quoit; &c à chaque fois ler
manquoit de plonger, & de
à coups de couteaupartout 0
voit attraper. Enfin, aul bot
micheurelepoion: & fes forces, fetourna ayantp levei pe:
&c expira. Lc Caraibe étar
terre, on envoya un canot a'
qui attacherent une corde à
cer mendire,Acletinegensas
plus de vingt pieds de long
de la groffeur d'un Cheval.
dans fon ventre la cuifle del
te entiere.
Il eft bon de fçavoir, (
jes poiflons carnaffiersfont grar
Sauvages ont de peine
parce qu'ils fc remuent akc
dificilement, & qu'en ach
riere que le mouvement 9
imprimé, lesobligedecou --- Page 145 ---
FRANCOISES DE L'AMERIQUE. Marlouin, pour toute défenfe; elle tâche d'enfra- 1700,
1702. fcie, foit pourl approchebesucoupda la figure du corps, loit pour per fon cnnemi, &il eltfûr qu'unfeul
la maniere de s'élancer hors de l'eau, coup fuffiroit pour l'écrafer, mais il le
quoiqu'il le falfe avec bien plus de parce ailément, parce qu'ilferemucbien & bondiffant
force & de vigueur que le Marfoitin. plus facilement qu'elle, &tâche non
Il a un avant-bec, eft pour l'or- enl'airil retombe furelle, mais de
dinaire de la
partie de la dela perceravec fon avant-bec,
de fcieravec dents
F
longueur du relle du corps,'placé au la
ou la
les
bout de fon mufeau, compoié d'une dont Ta élt garni. Lorfqu'il ne manque
corne très-fortc & trés-dure, cou- pas fon coups on voit la merrougirdu.
un avant-bec, eft pour l'or- enl'airil retombe furelle, mais de
dinaire de la
partie de la dela perceravec fon avant-bec,
de fcieravec dents
F
longueur du relle du corps,'placé au la
ou la
les
bout de fon mufeau, compoié d'une dont Ta élt garni. Lorfqu'il ne manque
corne très-fortc & trés-dure, cou- pas fon coups on voit la merrougirdu. la bavert d'une peau rude & grifitre. Il a fang, qui fort des bleffures que
dans fa naillance environ trois pouces laine areçués; & convoitia.fureureiu.lle
de large, diminuant à peuj jufqu'à entre par les coupdequeigveil-dor de
fon extremité, où FSN plus qu'en- ne fur l'eau, qui font prefqu'autant
riron un demi pouce émouffé, comme bruit qu'un coup de canon. Rencon:
ces épées à la Suifle, qu'on nomme Les balcines qu'onvoitauxIdes de celles font fe ire duefpadons. L'épailfeurde cetavant-becelt petites en comparaifon
qui ne Bad'environ un pouce & demi à fa naif- trouvent dans lel Nord. J'enai vû plu- leine. fance, & de cinq à fix lignes à fonex- fieurs. La plusgrande étoitfous la Dotrêmité. Ses deux côtez font armez de minique. J'eroispourlorsdans une barpointes droites de méme matiere, en que qui avoit bien quarante pieds de
façon de dents plates, fortes & tran- quillcs cependant cette baleine, qu'on
chantes dc quinze à dix-huit lignes de difoit n'être qu'une demiel balcine,nous
longueur auprésdus mufeau, diminuant dépaffoit de plusdedix pieds à l'avant &
peu à peu jufqu'à l'extremité où elles al'arriere. Quoiqu'eller ne nous fitpoint
n'ont pasplosdehuitadis lignes, éloi- de mal, elle nelaiffa pasder nousdonner
lesuns des autres dela moitié de del'inquietude; carelle demeura bordà
ES longueur. Quoiqu'en dife le Perc bord de nous pendant plus d'une heure,
du Tertre, la chair de ce poiffonn'eft femblant reglerfa marchefur: nôtre Gllapoint mauvaife 3 fur tout celle des ge; ellefemit enfuite: fous nôtrequille,
jeunes. Jen'en ai jamais goûté, mais Fatlanttoljourslar même route nous. fur le
de
de nos Fli- Neansmeiumanonoilny pour laiffer
CAiS
buftiers rapport je puis dire quantité qu'elle ett blanche patrunantmemveisvmies en même
& gralles ce qui fuffic pour conclure tems; nousleséventàmest pour courir de à
qu'elle elt bonne & tendre. l'avant, elle recommença aufli-tôt
Cambat Ce poiflon ett Tennemijurédelaba- marchet, & fut ainfi
de quatre
delEf- leinc,
illatrou- heurmsinotshonorerde
tee compagnics
illap pourfuit partoutouil
pador ve; Necion-fomabpabes voir alafinelles'enfongs dans l'eau, & nous
a Baleine, dela ce.combat. La baleinen'aque fa queiie la perdimes de vuc,
CH A- --- Page 146 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
H A P I T R E
XVIL
C
des Sawvages. Remedes qu'ilsy apportent. DetEpia, maladie ordinaire é de quelques autres de leurs Coitumes. plus 170C. De leur Religion,
à les autres Nations n'en font pas
gEs Caraibes font fort fujets exemptes qu'eux. des
1700. T'Epian.
baleinen'aque fa queiie la perdimes de vuc,
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VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
H A P I T R E
XVIL
C
des Sawvages. Remedes qu'ilsy apportent. DetEpia, maladie ordinaire é de quelques autres de leurs Coitumes. plus 170C. De leur Religion,
à les autres Nations n'en font pas
gEs Caraibes font fort fujets exemptes qu'eux. des
1700. T'Epian. On doit avoterque Je laille à prelent au jugement fi les Itacette maladic eft particu- elle y perfonnes fages à déterminct mal Franliere à l'Amerique ,
liens ont railon de T'appeller fi on
To
tous ceux qui y, naiffent fexe çoiss, ce feroit à peu prés comme d'àp prefent
eft naturelley
de quelque
Negres ou Caraibes,
prelqu'en vouloit infseragodleatalien hommes du monde,
qurils foient, enfontataquez quoique leurs peres, font les premiers habitent un pais, dont les
venanta au monde, & leurs nourrices foient parce anciens qurils Habitans meritoient ce titre. vient
leurs meres ou du moins qu'ils paroifient On prétend que cette maladie
très fains,
Fran- de la corruption de lair &c desalimens,
tels. L'Epian eftr réellement cc quel les) & que auffi-bien que du commercei immoders depefle mal de Naples,
aveclesfemmes. C'eftu unee elpece
coisappellent) ics Iraliens nomment le mal fous Françots. le nom
& dont il Ives bien
le connoit
#i
Retmeti
Tout le monde & on detreitavecjut d'étranges ravages, qui ent nsrcimnciat
demal Venerien, mal Ameriquain, & puif- rarequeceux
chofe
tice Tappellerle dans ce Pais-la, que
fait autre
MR
qu'elle cit néc
premiers riquainsr sn'auroient ce mal & lulage LRuG
c'elt de là que les E.fpagnols Monde,lont de commmuniquer leurs impitoiables conquerans,
conqueransd de cenouveau
tabac femble à
fe font plainement
apportée en Europe. la connoiffoit il me
qu'ils fervitude dâns laquelCrigine Il eft contantgrontl France avant le voiage quc Sengendetingjanter le onl les aréduits. décider
Aamal point en
Italic pourla conqué- Ce n'eft mon métier de de
Vene- rienan Louis XII. fitenl 8cdul lonumesena
eft R caufe la plus naturelle des
France. te du Milanois, Ce fut à la fin ce quireita aux Ils qu'elle cette maladie, f c'eft ie commerce de Tair: je
ples. François de toutes leurs conquétes. kelleryetn femmes, ou la Medecins. correuption Jenoiquers. Tappotesento en France, qu'on nevoit laiflecela aux de ces deux cholesyconbien confervéc & étendué, donne plus d'exer- nc oulautre &
clles fort unics
point de maladic qui &aux Chirurgiens, tribuent, lc même queduand fujet, le mal eft plus
cice aux Medecins
dans plusdangereus, splendiicic
que celle-li.
étes. kelleryetn femmes, ou la Medecins. correuption Jenoiquers. Tappotesento en France, qu'on nevoit laiflecela aux de ces deux cholesyconbien confervéc & étendué, donne plus d'exer- nc oulautre &
clles fort unics
point de maladic qui &aux Chirurgiens, tribuent, lc même queduand fujet, le mal eft plus
cice aux Medecins
dans plusdangereus, splendiicic
que celle-li. eft encore bien plus commune grand, a
ou plitôt à Pallier. chezlesl Elle Elpagnols que chez nous,8ce. 1en guérir, ily: ades Nmanumenstie Surinam & Barla eft jufte, Fsaisete de TAmerique, où on la comme autrefois pref
eft redevable. Ils nes'en cachentpoint, biche,
a terre, & fansfçalesp
del la plus hautedituncion qu'en mettant
cût des
EAT
perfonnes
mieux pourvûs voir, pour ainli dire, quil y
cn font ordinairement & commeils femmes dans lel Pais. etoltafftrement
que les genducommunne perfonne parmi eux quin'en dans scccasia,la corruption del'air a
ne voyent ils s'imaginent quetoutes
foit attaqué, --- Page 147 ---
17oo. la
FRANCOISES DE
Quar- Hollandois produifoit. qui Ondit font que depuis queles afin LAMERIQUE de lesmettre
tiers de ont deffeché les maitresdeces Pais, diens pour les faire entre les mains des In- 1703,
laverre cours aux eaux Marécages, & donné Ils
traiter. forsf- ferme toient l'air, on n'eft croupillntes plus fi qui gà- quiils' yfurent étoient encffer, 8lePréfdentà Remede
seis maladic.Les
lujeracette dez, les mit chez Puilimment une recomman- desinLEpian. en peine que Cambeenmencnt nous ne fafons eni France moins Pour les guérir. Cet vieille Indienne diens
delapetiter verole:ilst fcg gucrifent fortfa- qu'elle nel leur donnaj Auteurrapones jamais
rEpian. pour
ble cilement, d'eng du moins autanto qu'il city pofli- que de &c la tilanne compoléc autrechole du bois de
deleurs remedes, gucrir; mais lsfontunmiltere
delguine. Elle ne prenoit
gayac,
Pas
RIE
penetrer. quiinetpasfacilede fent, mais le cceur comme des on faitapreraportée Hifloire Ambroife Paré dans fon Traité de qu'elle mettoit en petites jeunes arbres &c
pardm- Chirurgie, rapporte que de fon tems
failoit bouillir affez pieces,
broife deuxjeunes hommesde Paris
1nez de l'eau avec la
long-tems
Paré, un voyageen Iralie, entre ayant fait cette décoctiong
(guine. leur Creroit
riofitéz quisnapporterent pluficurs cu- dès qu'ils éroient gu'elle faifairboire
chargerento
chereux,fe les menoit au bois, levez, ou à après fon quoielle
temaladic, RrtOeneNEORE qu'on nommoitalors]
mahis, où elle les faifoit travailler champ de
lape- qu'à leure exciterla
juf
Noeaceaetit veux
leschc- lequel'on pût attendre. fucurlap plus copieuorizine des Par- des C'eft Srarereee à clle' à qulondsithivention voyoit dans cet état, elle Loriqu'ellelcs les
ruquni.
bois, levez, ou à après fon quoielle
temaladic, RrtOeneNEORE qu'on nommoitalors]
mahis, où elle les faifoit travailler champ de
lape- qu'à leure exciterla
juf
Noeaceaetit veux
leschc- lequel'on pût attendre. fucurlap plus copieuorizine des Par- des C'eft Srarereee à clle' à qulondsithivention voyoit dans cet état, elle Loriqu'ellelcs les
ruquni. fimples, Perruques, qui étoient d'abord fi poier des au Soleil, & leur donnoitin fifoitr requ'elles ne confiftoient
ger viandesféches,
manqueiques cheveux quel'on coufoit qu'en grof tics & boucannées & cat-i-dire,ro
boiffon que de la
point d'autre
ERaE delaine, dont
ou paffoient
tifanne de gayac. Ils
lade fe couvroient ceuxquiavoient lat
eu lape- fuer, Ksinilesjournées à
en
queleurs scheveux laj tétc, attendant faifoit Nabeeaointiame travaller, elleleuren
les gens de ce tems-là puffent revenoient couvrir. Si
eateeraaeed de
fenr,n n'auroient-ils paslicud dee à pre- pendant la nuit. Elle
tout le
les
EEEEN
monde acu
croireque maniere en affez
gusredecere
ne verroient preique lapelade, plus puis squ'ils voya aufi contens peu detems, 8clesrenperfonnc gui d'eux,à caufe d'elle, qu'elle le fut
HMLSNSERERININ Peruque. lui
étoit Quoiqu'il en foit, cette maladie nerent, aprês cdsitabaltigdi cependant
fe donbien
lors f nouvelle en France,
qu'elle fut
Ea d'en venir,
SLEARETSSEE
aucun Medecin ni qu'ilnesytrouvd ment. lûr, ou
Chinurgien
EARINKESATNT
de cès deux quip pât entreprendre la guérifon quivou- d'hui, NosCaraibes à
leurs
jeunes gens;
peu près, la
Anbengtgnoacastur
parens furent
delorte que
traiter ceux
méme méthode
cours ahAmbafideur obligez d'avoir ré- RMLE les font
cette maladic. drid, pourobtenirda deFrance à Ma- cette tifanne. fuer, On T'eute dit boire quantité de
permiftion de faire Pafler Rota'Empognela furfes
quelques autres
qu'ils y mettent
ces deux malades a Saint Gallions lent pas découvrir, fimples, &c gu'ils ne veuTem. II. Domingue,
les frottentavee
QAATCET Q
ter --- Page 148 ---
VOYAGES A1 UX ISLES pour (e 1709. 122 NOUVEAUX leMer-
&
comme
extraordinaire,
Aotamimnaingt
1700.
ute dit boire quantité de
permiftion de faire Pafler Rota'Empognela furfes
quelques autres
qu'ils y mettent
ces deux malades a Saint Gallions lent pas découvrir, fimples, &c gu'ils ne veuTem. II. Domingue,
les frottentavee
QAATCET Q
ter --- Page 148 ---
VOYAGES A1 UX ISLES pour (e 1709. 122 NOUVEAUX leMer-
&
comme
extraordinaire,
Aotamimnaingt
1700. ter le Aux dc lemême bouche, effet, & Gnstantde mainctoerane feroit crever. à coup fàr tout fe autre font que
curc, fait ni de peines. Je ne fçai pas la des Sauvages. Après qu'ils deux outroistois, purrifques compoftion de cet onguent, peut-étre demeuré SaBolemnmenr tous nuds fur le fable,
Faurois-je appris, fjavois
Ee fe couchent lieu où rien ne leur Pailledonplus)
carilnyatisn chez eux avec dans un
& demeurent ainfiexà bout
Retethacerusi
dont on1 nevienne &c) leau-de-vic, ner de au Pombre, Solcil, depuis menélencitc chala patience, (emble Pargenr avoirdit, queles enfans pofez ce qu'ilf fecouche, afinquela
Les il me naiffent dans TAmerique, attireroutl levenin, 8confumnetou ont dans
Creclies
dire
E
Negres qui
qu'on peut tesl lest mauvaifes humeurs qu'ils cela étre
(ontfw jetra font najesarEpian, vient aufli commune- le
Ils prétendene après fouhaiteFEpiax. que ce malleur la petite verole en France. corps. Je le veux croire. Je curieux fit
ment que font atteints dans leuren- guéris. rois pourtant que quelque d'affirer
Lorfquilsent fance,on! lesguérit auffi facilement quand ils roue Taecate de fal bonté remede,aan ou de fon inutilité. f c'étoit la galle; avancé, mais c'efb-a.dive, lepublic Le voilà comme on mel'a enfeignélleik
dans un age ou plus leize: eans, leldangereliplus vrai qu'il faut étrepatiene fur pour tout un
à
RrC
quinze fur tout loriquils n'ont on ter unetelle opcration, cclui-la, ou les Mouftiques de
côtédes
Paiscomme
ECE
Negretits, lesremefeuls font capables di- Fermeté
& les Maringoins
faut
taar
ett obligéde) les fairepalferparl
un homme: : mais) i1
des dont on fefert cen Europe., vient de la neceffité faire àl mourir
qu'ilefont d'unebra CAC des SatJe ne fçai avoir fi cela de ccS remedes, oude re leurloiange, 8d'une Termeté ât touted épreuve:
qu'on croit
quiferoient voure8 fouffrent) les tourmensl lespluse cruels, TRF
Navaricedenos Chirurgiens, nefe fervit d'eux, ni ils & bravent la mortlap affreule, fa avec pi.
on fefert cen Europe., vient de la neceffité faire àl mourir
qu'ilefont d'unebra CAC des SatJe ne fçai avoir fi cela de ccS remedes, oude re leurloiange, 8d'une Termeté ât touted épreuve:
qu'on croit
quiferoient voure8 fouffrent) les tourmensl lespluse cruels, TRF
Navaricedenos Chirurgiens, nefe fervit d'eux, ni ils & bravent la mortlap affreule, fa avec pi. fort fachez. qu'on mais il me femble
qui point pareilles
:
de leurs drogues traiter de la même une intrepidité quilsg poffedentces
qu'on les pourroit Caraibes fe traitent, & istontRentetez
tquetoumanicre que nos & guérit auffi infailli- EELos tes les autre-Nationse qu'ils lesi
coûte
CORE
qui qu'on peu, enguérir D'ailleurs de dent toutescommei infinimentaud louanblement
feroient obligez
deforte quelaplest grandel
ces
DN
quand EIE avec les Caribes, d'eux;
un eBneenoguib auX
palier quelque tems de la tortué,, ces ge eisdonneha slesoccalionst faire des actions dirc, étranou d'aller à la péche
ontvadansl valeur finguliere, eft de lui gers. Roretimemaco pas d'un un bome conme moy. Rscingsitatrlud & plus aflirez, ne devroient-ils
Va, 18 es
fuflent éca- Laputite
à ceux de nos Chiturgiens Avant
Europeemien connoifloit weralle
étre préferez
blis dans SERTS Iles,, on n'y apportée incond'Europe. Un Officier de Mififipi, nomméle Canada, pointl la petite reroleslatyonts quilsyo ont trou- nueaw- trejois
Remede feur de Manteille, Créollede des environs en vé. eialgedcresan Cette maladic fait quelquefois Com- de chez Carai- les
des3as. waseds m'a affuréquel lesSauvages Yont fort fajetsà
Caraibes. ils n'ont bes. cette
Smnagecheshon
Mijf- de granderiviere, qu'ils habitent font grands me ils ne la connoxiznt pas, UnChipi. TEpian, endroits parcentoatie allez mal (ains, ils
pas dc Kuinpeiaget rurgien
des très-libertins, & Siatatsomismaimm --- Page 149 ---
1700. FRANCOISES DE L'A
rurgien
IMERIQUE
Malice en faire Earpéenfraf@afelimnt mourir un
pour que ces cérémonies ne
dus
trés-grand
Cbirar. par un mauvais confeilqu'i 'il leur nombre, donna. premierné, lire
s'ileftr mâle. regirdent On; quele 1702,
gien. Ces Sauvages étant venus lui demander re du fort] aulong dans T'Hilloire pourra du Pe- les
il comment leur dit, ifailloittraiter cette maladie, On Tertre.
Earpéenfraf@afelimnt mourir un
pour que ces cérémonies ne
dus
trés-grand
Cbirar. par un mauvais confeilqu'i 'il leur nombre, donna. premierné, lire
s'ileftr mâle. regirdent On; quele 1702,
gien. Ces Sauvages étant venus lui demander re du fort] aulong dans T'Hilloire pourra du Pe- les
il comment leur dit, ifailloittraiter cette maladie, On Tertre. prétend
hors, il falloit quedésqu'elle faire paroiffoit de- le Diable Par la qu'ils force fçavent de faire venir
dans une riviere bien baigner le malade tions, & qu'ils
leurs invocaverroient
la verolle froides & qu'ils leurs demandes. Tobligent Tant de derépondre à
audi-tôt. darp pauvres difparoitroir le
&cledifent encore à gensi'ont dit,
ilenn mourut un grand gens nombre. firent, Ce & qu'on ne doit en prefent, quejecroi
unvrai bonheur qu'ils
fut je ne l'ai pas PUC Ce douter, pour moi
pas de lai malice de ce confeil; nesapperçirent carileft bien,c'eit qu'ils n'ont jegai trescertain
cet
qu'il n'en falloit pas
niaucunculte fixe; Ils femblentr Religion, ne
pour leur faire reprendre ics davantage armes, 8c ils noitre n'ont d'autres étres que les conrecommencer une Guerredontles Colopas même dans leur materiels,
nies n'ont point du tout befoin. cun terme pourexprimer Dicu langue ou auJ'ay expliqué
prit. Ils reconnoifent du
unef
mentone enteireiesmore dansunautrelieu com- fement deux
moins confudant mon féjour à la J'appris pen- tre mauvais. Ils principes, appellent Panbon, lei &cl'au- des Raligion Caquand le Maitre d'un Dominique, Carbet que niton, &c
fecond,Ma- raibes. mourir, onnel'enterre;
vient à tout le mal croyent leur qu'il eft la caufe de
du Carbet comme pas dansuncoin cela qu'ils qui mais arrive. Ceft pour
au milieu, après lesautres, mais tout détermination sleprient, de
fansregle,fans
abandonne
quoi tout le monde chercherà le tems ni de licu, fans
un
leCarbet, & on en vafaire aucune idée un connoitre, fans en avoirfonne
mer en aucunemaniere, peu diftincte, fans l'aitablir dans cet endroit. J'ai recherché l'empécher de leurf fairedus feulement pour
avec
-
foin la raifon d'une cérémonie fi que Par un raifonnement des mal.pendine
extraordinaire, fans avoir pûd découvrir ges, ils sdifenrque le premier plusfauva- de ces
autre chofe, finon quec'étoit une coû- principes étant bon &
deux
tume immémoriale chez eux,
foi-méme, Hleitinutiledelep bien-faifnt de
Céré- J'aurois bien fouhaité voir les céré- leremercier, Puifqu'il prier, ou de
monie monies qu'ils font
donnefans cefle,
des Ca- enfans, dontlap alanaifancedeleurs roateinaicmet a befoin.
de ces
autre chofe, finon quec'étoit une coû- principes étant bon &
deux
tume immémoriale chez eux,
foi-méme, Hleitinutiledelep bien-faifnt de
Céré- J'aurois bien fouhaité voir les céré- leremercier, Puifqu'il prier, ou de
monie monies qu'ils font
donnefans cefle,
des Ca- enfans, dontlap alanaifancedeleurs roateinaicmet a befoin. cc qu'on
pour raibes te & un jeûne principaleeft trés-auftere de uneretrai- Ileft conflantqu'ils font
lourpre. quarante jours qu'on fait trenteou traitezparle Diable. fouventr mal- 1ls/omi
mier en- pere de l'enfant. Mais n'en obferver au rivé pendant que Celan'eitp pointa ar- bainus
(en. ceux qui ont écrit
déplaife à bets, & c'eftune j'étois dans leurs Car- par le
cette
chole
cette cérémonie nefe; pratique particularité, prefence d'un Chrétien averée, les
la Disble,
lepremiernés autrement
que pour perfecutions
ELRESA
ris quiont
les pauvres ma- core
del'efprit malin. Ilsontencinqe ou fx femmes
unremedeaffré contre
saendreapiner plus de pourroient ces. fesviolenles Capucins. Les Caraibes Carêmes & les
meurer Onmdenchmeeret avec eux dans
pasde. font
de le
rae
gois qui parmi eux, m'ont affuré & de ia prier de faire une inreatefveet Croix del bois,
Q2 placer en quelgueendroitdel: la
mailon. --- Page 150 ---
124 NOUVEAUX VOYAGES AUX
1700. maifon. Ils font firs, & l'ont éprouvé
ISLES
LaCroix une infinitéde fois, quep pendant quece tierement Inftructions, on diroit qu'ils font en- I700Y
les déli- figne facré de nôtre falut demeuréchez
convertis. Ils font commedes
wre du, eux, lel Diablen'ofe pas en
Singes, ils font rout ce qu'ils
Demon. ni leur faire le moindre mauvais approcher, traire- faire aux autres; je l'éprouvois tous voyent les
ment; mais comme ils font fort fuper- à jours la pendant quej'ai demeuré avec cux
ftitieux, s'il arrive qu'ils ne prennent noux Dominique, ils fc mettoient à gerienàla chafle ou àl la péche, ilss'imaquand je faifoislal Priere avec ccux
3e's la étoient avec moi, faifoient le ligne
cesofcsc-qureRene fnntmaitncen
Croix, & ne Igachantpase ce
à caufe dela
colerecontréeux,
que. dans leur Carbet, Croixqu'ils ont faitplacer Eormorrnai
&fans autre formali- dontcommeribcudfine veritablement
téils prennent Ja Croix,
prié Dicu, inais quelque foin qu'on fe
la mettent cn) pieces, faufàcuxd'ende- labrûlent,ou donne, des ilst fonttoutes cesaétions comme
mander une autre, fi le Diable revient bétes, fans reflexions & fans
les tourmenter une autre fois, comme loir entrer dans les raifons Pour vou- lefcela ne manque jamais d'arriver.
- dontcommeribcudfine veritablement
téils prennent Ja Croix,
prié Dicu, inais quelque foin qu'on fe
la mettent cn) pieces, faufàcuxd'ende- labrûlent,ou donne, des ilst fonttoutes cesaétions comme
mander une autre, fi le Diable revient bétes, fans reflexions & fans
les tourmenter une autre fois, comme loir entrer dans les raifons Pour vou- lefcela ne manque jamais d'arriver. qu'elles on. les leur fait fairc. Com- On m'afouvehta tamenéd des
Dans les
menton fans &: adultes,
Negres sen- vailloit à leur commencemens qu'on traempéche
qu'on difoit obledez8c
converfion, les_Miffionle De- tourmentez du Diable. naires y ont fouvent étét
monde jugeois pas a
de Lorfque je ne voyant bien
trompez. Les
torle
les baptifer fur res &c aux inftruits, affidus aux Priementer champ( car Eilpte Bapténe les délivreabCatechifmes, ils croyoient
ceuxqui folument de toutes les attaques du De- lespouvoir le
baptiferavec fureté;8
neforit mon ) je beniffois une petite Croix de faire avec plus de
& pour lour
pasen- bois oude métal,
inlpirer des fentimens pompe,
core col, &cj'étoisf quejel lcurartachoisau nôtre
plus relevez de
baptifez. lurquel lel Dablenelesap- Iles Religion, on les conduifoitaux
prochoit plus. C'eftlap pratiqueconftanFrançoifes, oiles Gouverneurs &
te de tous les Mifionnaires, n'eft les principaux Habitans, fe
pas une Petite preuvedela veritéde qui nô- plafir d'être leurs Parains; faifoientun. & dans ces. tre Religion 5 mais pour
occafions onleur faifoit des prefens, &c
aux Caraibes, ilfaut desf forces P'inculquer plus
on lesregaloit bien. Cela les contentoit
humaines. Dcs Mitlionnaires de que beaucoup,, mais au bout de
les clpecesy ont
toutes. jours ils demandoient
quelques
épuifé tout ce qu'ona
d'être encore
pu s'imaginer quipourroit tlesrendreca baptilez, afin de.recevoir de nouveaux:
pables du Chribuniines fans avoir ja- prefens; & desqu'ils
La'son- mais
leur faire pratiquer,
chezeux, ils fe mettoient éoientreroumez. auffi peu en
serfion tant T tems qu'ils fout demeurez qu'au- hors peinedel leurBapteme,
derCa- de leur pais, & cloignez
ientjamaisreçul. quesilsnel'eufraibes A
patriotes. Ceux
deleurscom- cevoir, autant de Toljours fois prétsàlereétiimqueaaroistaptiftapres voulu donner un verre qu'on leur auroit
jwlqua pelfible SRREERE fans que toutes
Eau-de-Vies
Heniomemaudtrsrgpnine ont remis le
lesinftruétions des MifBrefent. pied chez cux, &onar
fionnaires de fixe & ayent pû leur inculquer rien
fonc devenusbcaucoup iremarquezqu'lils plus mauvais
deteftable en maticrede Reliles autres.
àlereétiimqueaaroistaptiftapres voulu donner un verre qu'on leur auroit
jwlqua pelfible SRREERE fans que toutes
Eau-de-Vies
Heniomemaudtrsrgpnine ont remis le
lesinftruétions des MifBrefent. pied chez cux, &onar
fionnaires de fixe & ayent pû leur inculquer rien
fonc devenusbcaucoup iremarquezqu'lils plus mauvais
deteftable en maticrede Reliles autres. que gion. A les. voir alifter aux. Prieres & aux Ilfudroit pourenfaire des Chrétiens
perfeverans les dépailer pour toûjours. Ms --- Page 151 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
I7C0, Ils vivroient alorsen Chrétiens, &mé- très-beau. 12g
me en bons Chrétiens: carilsfont d'un couchent jamais Quoique dans deux'perfonnes le
ne 17001
naturel aflez facile, &cfuiventailément ceuxqueles meres donnent mêmc à hamac, Hamac
les exemples qu'ils ont devant lesyeux. enles mariant font
leurs filles det maMais ilfaut s'attendre que le premier larges, &c un tiers prefque plus une fois plus riage. jour qu'ils reverroient leur pais, &1 leur ordinaires. Ils ont avec, longs cela de que les
compatriotes, feroit le dernier jour de des franges furles
granleur Chriftianifme. Ces raifons, dont la pofées deraffade bords, quifont comverité eft foûtenué d'une longuc fuite écilsfonty peints avec dediferettercoulkun de
d'experiences, ont enfin forcé tous les A propos de
plus il foin. eft
Millionnaires d'abandonner une entre- remarquer iciqu'ils mariage, s'allient 2
bon de
SPinacaari-aamt
danstoutes
deforte qu'iln'yaplus del Religicuxàl la Eiireonaire
Dominique. Lrmemneraomatea de
In Je- La picté du Roientretient deux Pe- Setiheaceingomime demande pas feulement sonneleur
fuites res Jefuitesas. Vincent. Ils y ont perdu ment. Un mêmel
leur confenteontune Mifion quelques Religieux, qui ont cté maffà- rement trois ou chommeprendo ordinaiàS.Vin- crez par ces Sauvagess &f fongeoient à fois pour étre fes quatre femmes. fceurs Et tout à la
cent, porter ailleursleur Miffion en 1705 par- quelqu'une eft fijeune,
lorfque
cequel les Caraibes atolentencorerciola étre encore
qa'cile nep peut
de ledéfaire des deux qui y étoient, &c Tmna ne laifle pas de proprepourle la
mariage,
quine fefauverent que parune efpecede femme,
aregarder comme fa
miracle, Toutlefruitquils; y ont pufai- coier &edes'enfervif pour felairerore a été de baptifer quelques enfans qui
autantquelafoxblefe d'un enfant
étoient à l'article del la mort, fans avoir lepeut bonne psmebepurfceinine, heure au fervice
de
pû convertir veritablement un feul rendre toute fa vie. qu'elle. doit lui
adulte. Enfin leJeudy 28.Janviernôtre Bar- res Gnceneprtstalaidied qu'on
des pier- Pierres
que étant chargée, & commençant à qu'on s'en appellePierres àl l'ail, parce alail,
nous ennuyer du long féjour nous res quifont iertpouriaire fortirlesorduDépart avions fait chez Madame 6a3 &c tend que amermiassceNe celles de lai
de la aux environs,nous: fimes nosadieux,&
Dominiquerfontles
Domi- partimes furlefoir.
eneprtstalaidied qu'on
des pier- Pierres
que étant chargée, & commençant à qu'on s'en appellePierres àl l'ail, parce alail,
nous ennuyer du long féjour nous res quifont iertpouriaire fortirlesorduDépart avions fait chez Madame 6a3 &c tend que amermiassceNe celles de lai
de la aux environs,nous: fimes nosadieux,&
Dominiquerfontles
Domi- partimes furlefoir. Ccttel bonne tcinme meilleuress. trouve
j'en fis provifion. On les
migut, me donnaunp pannicr debananes, de la Elles font dans dela le fable au bord de la mer,
caflave, des crabes, &c d'autres vivres bien plus
figure d'un lentille,mais
de cette nature pour le voiage. Je re- unies,licées, petites, de extrêmement polics,
connus fà generofité queiques calecouleurgrile ou approbaflesd' Eau-de-Vie, REO épingies, des ShantLoniguonaqutigiten lesyeux, on coule une ou' orduresdans deux. de
aiguilles, descouteaux, & autresbaga- petiteslentilles:
ces
telles dont eile& fa famillefurent trés- vement del'ceilles fouslap fait paupiere, lemous
contentes. tour de l'orbiteour rencontrant tourner tout aude J'avois fait unebonne provifion d'arcs, elles la pouffent devant
l'ordure,
fleches, del bourons, de panniers, & fortir,
elles, & la font
autres uftenciles de ménages &c j'avois mêmes. après On quoi elles tombent d'ellesacheté un. hamac de mariage, quiétoit
n'eftp pas redevable decefcT-aNMeng
Q3
dans --- Page 152 ---
A UX ISLES
VOYAGES les
fur ladent, 1700;
i26 NOUVEAUX feulement à leur douleur, en appliquane caufent de la douleur,
dans ces pierres, mais
ou les dents
d'une maniere
yyeoi
qui eft très-propre poarfuisrele après les St broyées forte facimouveinent figure rdelonl, Schaferlescorns leur qucleluc qu'ellcs répandefurl renferment la dent, & fur
étrangers qu'elles rencontrentdans lement, &fer Il faut qu'elles foient d'une
chemin. moi quelques la gencive:
celles que le Pere du
J'emportsai auffi avec Elles étoient autre elpece dans fal feconde Partie:
les dents. Tertrea
ROE.SRS
racines pour noueiifes, gafeaparied Sr
ne caufent point d'engour- comme
tites, un peu par le dedans, alfez plei- carcelles-ci qu'on doive regarder la
fus, & brunes
font recemment diffement Je n'ai point và plante d'en
nes de fuc loriquelles d'une odeur agreable à dangereux: parce que je nc me fouvins
tirées de terre, la violette 2 & d'un énticre, chercher que dans le moment
peu près comme de celuidela reghlle, envoyer qu'il alanvenbanueie & racines.
, un peu par le dedans, alfez plei- carcelles-ci qu'on doive regarder la
fus, & brunes
font recemment diffement Je n'ai point và plante d'en
nes de fuc loriquelles d'une odeur agreable à dangereux: parce que je nc me fouvins
tirées de terre, la violette 2 & d'un énticre, chercher que dans le moment
peu près comme de celuidela reghlle, envoyer qu'il alanvenbanueie & racines. connem'apRacines goûr approchant Telkcertaing qu'el- la porta fimplement que les
powrl les mais plasaturingent. prelque fur le champ
E
dents. les appaifent
H A P I T R
XVIIL é MonC
Monfieur le Chevalier Reynan
LAuteur arrive à la Guaddloupe. les IRes par ordre de la Cour. Projet pour
fieur de la Boulaye vifitent
je Jui
Tertdinlaouaidote c'eft pourquoi
lc Vendredy rions enfemble, de faire valoir en méme tems
Ous arrivames Raded duBail- propolai nos deux Habitations, oûp taifoit par unetres- du SuCasjaneratal liffuarlesdixl heuresdumatin. mauvaife conduite, on net
Le Pere! Tingonimbenaul (emaines Supc- cre
nos affaires. Je lui fis un
cEmtEoneee
étoit depuis fix Miflion, ou (ept vint me recevoir abfolument qu'il
Nous parugeimes me
rieur dc cette delar mer. Après) les complimens projet les Efclaves TE les Bettiaux, &je dela
au bord
à diner ceux cquiétoient alla- chargeai du foin de T'Habitation à uneliciic du
ordinaireslpria venusavec moi, & apresdiné falucr nous Mon- Sucrerie que nous avions
cappellé
enfemble à la Baffeterre
bord de la mer, dansunendroits cellequi
mes
leMarigot, Eiechagnates les
fieur Auger
la mer. Reaecneis
LirutenanedeRol, étoit au bord de
Sjeprisauia c'éfieur rdelnMalmationt Communauter Religicules, Livres, parce qu'érant de comptable cette maniere
les c'el-a-dire, quatre les Carmes, lejctnsesles del la Chari- toit à moial les avecb tenir, bcaucoup de paixi &c
Capucins, & les Religieux
nous veçûmes & nos biens prodairent un
té, &c quelques autres dès perfonnes. lc lendemain à d'union, bien plus confiderable qu'ils n'aJe commençai des affaires denô- revenut voient jamais fait. Artivis
prendrec connoillance du moins autant que la dé- Monticurle Chevalier Reynau &x Mon- Inge- de Meftre licateffe Maifon, de ce nouveau Supericurlep pou- nieur general de la Marine,
Feurs
car c'étoit un homme
du Roi la
voit
at
permettre: &c toûijours en garde,
leVailleau
Fetoena
extraordinaire, nedonnit quelque à la Cheval Qmdolcopedans Marin, versla fin du moisde Boulaye. noorempéehere autorité. rqu'ons Je vis bien que le Mars. Ils avoient déja vilité
à fon
Coemi
atteinte nous broilillerions, 2 Gnousdenkcunous --- Page 153 ---
FRANCOISES DE
1700. la Grenade, & la Martinique. Ils de- LAMERIQUE
voient auffi voir Saint Chritople, & plasd'Habiltansqui en auroient deman- 1700. lesdivers Quartiers où les Françoisfont dé,quuiln'ya &i le
auroit cudeNegres siloter,
établis à Saint Domingue,
àl la loilage de ces.
Coemi
atteinte nous broilillerions, 2 Gnousdenkcunous --- Page 153 ---
FRANCOISES DE
1700. la Grenade, & la Martinique. Ils de- LAMERIQUE
voient auffi voir Saint Chritople, & plasd'Habiltansqui en auroient deman- 1700. lesdivers Quartiers où les Françoisfont dé,quuiln'ya &i le
auroit cudeNegres siloter,
établis à Saint Domingue,
àl la loilage de ces. Negres auroit fervi
Monficur. Reynauvilita
nourriture & entretien de l'autre
AlestanAegeraereolos lespollesque tiers, quiauroitété
quand jen fis le tour del'lile udcfortifier, avec lui en de la Fortification. occupéauxtravaux
1696. il examina les Memoires & les Outre cela on auroit obligé tous les
Plansquejavoisfit pour tous ces Ou- Vaiffeaux géàl la & Barques qui auroient charordredela vrages, &lcsa sapprouva. Commeilavoit deux Guadeloupe, de fournir uneou
Courdef faire l'enceinte d'une bois barquéesderoches à chauxavecle
Ville, il traça les Fortifications qui denecellàire pour la cuire. d'une Projet de voient renfermer une partie du
& Enfin pourle payement des
Yille
la Bafleterre pour la joindre avecle Bourg levé autres Carnerinecfaro, onauroit Maçons
forten Fort, laifant le
Saint
en argent fur les Habitans
la Gua- tout ouvert comme Bourg un
Frangois valant dcs corvées, qu'ils auroient l'équi- été
delonpel toiijours avec lui à la Faubourg.Jefus vifite du terrain, obligez defairer pour cetravail, ouune
& quand on planta les piquets de l'en- fommepartéted de
de Negrefansexempton
ccintep projettée.Lad
voit en cette entreprife, disculkequiferou & quin'étoit Fiaaa aifé derépondreaux objections
petite, étoitd d'avoir les fonds necef- que Tonposmeitfureiurce,
ErE pour cette dépenfe. Je
à avoisrépondu, & onavoit paru projetsjy content
cesMellieurs un expedient
demesréponies. Tentfort, &cquic devoit étre
de Lorfque lc travail auroit été
la Cour,puifquil donnoit le
de onauroit vendu lesNegres qui achevé, feroient
D
fairetous ces Ouvrages fans qu'il moyen lencoû- reftez, & il eft certain, quand il
tâcrienaul Roi; & pour épargier la dé- n'en feroir refté que la .E le prix
penfed'un Ingenieur,
qu'on cnauroitiréauroit
mcc charger, fansaucun jekcuspromiade interêt, del'e- l'on auroit eu à payer au excedécque Roipour l'axecution du projet. Ces Meflieurs ne vance qu'il auroit fait. doutoient pointquela Cournel'approu- Ces Meflieurs témoignerent m'être
vât; maisona eu
obligez decette ouverture, &m'affurefait oublier celle-ci. dantreamancantrent Voilà le projet. rent quela
Preju
ne
la. GRTOmNignbie
delAu- cede Jc demandoisaul Roi qu'une avan- Ils propofition vinrent & l'offre que je faifois.
eflieurs ne vance qu'il auroit fait. doutoient pointquela Cournel'approu- Ces Meflieurs témoignerent m'être
vât; maisona eu
obligez decette ouverture, &m'affurefait oublier celle-ci. dantreamancantrent Voilà le projet. rent quela
Preju
ne
la. GRTOmNignbie
delAu- cede Jc demandoisaul Roi qu'une avan- Ils propofition vinrent & l'offre que je faifois. seur. cing cent Negres,
Colonie rent fort déjeûner chez-nous, 2 & fule s'obligeroir de lui payer Ea fixansfur tons & de contens volailles d'un prefent de moudus piedquilss auroient coûté au Roir renque nous leur enaux Ifles. voyâmes guand ils turent à la voile. Je fuppofois de perdre untiers de ccs chaude, MonfieurReynau 8c à
ufoit beaucoupd'eau
Negres font par les maladies aufquelles ils fonnes
fon exemple pluficurs perlujets, foit à caufe du
dela Guadeloupe
de climat, foit à caufe des changement travaux auf. d'en prendre. Oni meprefi commenccrene tant qu'àla
guels ils ne font point accoûitumez. fin je voulus voir l'effer qu'eile produicomptois d'en louier untiers aux Habi- Jc roitfur moi. J'en pris donc, maiscomtans, & il eft fàr qu'on auroir trouvé me jenc fuis accotitumé
& cncore moins debolrey/obligeconie demangerfeul,
jeune --- Page 154 ---
AUX ISLES
VOYAGES
emes 1700
128 NOUVEAUX fervoit de boire Ti Cefut dans mort cet tems-liquenouse de M.Hincelin de Moyyoo. jeune Negre Ilefitparo qui me complaifance, 2 par avis rache dc frere la du défunt Chevalierl Hinceavec amitié moi. G on veut, ou pour Parler plus lin Gouvercurdela GundelupeAtous M.del Mojuftesparc Ferainteydeuxe coutrois medireque folsymnais apprimes avoit en méme-tems donné par 2 Tellament
a la fn, il Prit lal alibertéder & moi auili, rache biens avoit heritez du feu
M. Reynau étoit ferois un fol, mourir en bûvant tous les fon quil frere, fruezauxliles,
&c que feauchaude je me le matin, & du vin Gouverneur aux cinq Communautez Religieule.de charge. Les
ainfidel del'cau fiaicheler reftede la journées &c la Guadeloupe fans aucune en devoient
& pour lui il s'en trouvoit le mal, de Religieux de la &. Charité le choix des Lots,
que
mieux avoirl folletque donnalfe avoir la moitié, feroit tait. Les Carquilamotr continuer, ,à moins d'Eau- qucjenclurd de-Vics que de quand les le jefuites, partage ,les Capucins &c nous,
autant de verres chaude. Amaclacont &c mes, devions
fucceffion paréga- pouvoit
raifon,
Cette
ereniensee
verresdean nélachole,) je vis qu'il avoit
les portions. cent millefrancs. Les parens
au lieu d'eau chaude, je comme recommengsi javois valoir deux
àl la délivrance
du chocolat
duteltateur soppoferent s'accomà accoltumé, prendre &c mon] Negequicnawel & nous des legs.
maclacont &c mes, devions
fucceffion paréga- pouvoit
raifon,
Cette
ereniensee
verresdean nélachole,) je vis qu'il avoit
les portions. cent millefrancs. Les parens
au lieu d'eau chaude, je comme recommengsi javois valoir deux
àl la délivrance
du chocolat
duteltateur soppoferent s'accomà accoltumé, prendre &c mon] Negequicnawel & nous des legs. On plaida, fus Scpuison du tout content
fa
fut content,
moda. Je ne point
toijours
bruit enfemble,
que cettel fuccellion: ARBNTBNNCRUEIGEN nous aurions
n'elmes Lc Perc Ae Cabaffon Superieur fa Vilite general à la on m'avoir irvoulucroire, lc bien 4e nôtre
de nos Miffions vint faire
renoncé, parce Rece confiderable, dont nous
Guadeloupe au bensaueet Taccompagna Matfonwquoique fulcitoit déja beaucoup. d'envieux, d'aud'Aolt. Le Perelmbert àla Martinique. Jefus éta- eet heritage ne pouvoir manquer fut
à fon retour en fon abfence, & leSulc nombre; bien aquilnous en aucune
bli Supetieur declara qu'en cas qu'il gmenter) arrivé fans Peroirrecherchie
genetal
ilm'éta- maniere, & fans Rrmendemea
E arrivar qudiqocacesdette & PrefetApof nût, ou eût jamais écrit au teftateur. bliffoit tolique vtsregraeralu detoutcs nos Miffions. T R E XIX. C H A P I
à la Barbade, à Saint Viticent,
de eTAutenrà la Grenade. lpaffe de la Barbade. Voyage
b à Sainte Alonfe. Dejcription quelque difficulté! au voyage
le Perc Imbert fut-il portalle vouloit me faire entreprendrend
s Pcine de la Martinique, qu'on del la Guadeloupel leto.Août
de retour fus obligé d'y aller, Jepartis
lendemainavant Le
que je
general furlefoir, Scjarivailel lal Martinique. Giraunôtre Supericur des affaires midiau! Mouilagede general, lc Pere
m'y ayant appellé qui pour regardoient nos Perc Supericur & lc Perc Paris qui demeuroient mes amis,
de conlequences fans aNecfimnnue de & avec det, lui, & qui étoient le diné fort de ne me rien
Mifions, le Pere Imbert, quifcavaire affcéterent pendant) on m'avoit fair
fans que
voulût me donnerau- dire du.fujct pour lequel fe
quoi s'agilloit, la-delfus, de crain- venir.
lc Pere
m'y ayant appellé qui pour regardoient nos Perc Supericur & lc Perc Paris qui demeuroient mes amis,
de conlequences fans aNecfimnnue de & avec det, lui, & qui étoient le diné fort de ne me rien
Mifions, le Pere Imbert, quifcavaire affcéterent pendant) on m'avoit fair
fans que
voulût me donnerau- dire du.fujct pour lequel fe
quoi s'agilloit, la-delfus, de crain- venir. Iliembloite qu'ilst diverifbient de
Eispmtne cun éclaircillenen --- Page 155 ---
Tom I
PLAN DE LISLE DELA BARBADE
A Lenecinte de la rille
17 tutre Eortint de 2 Canens de
Baller Batte r
lerlons
Peunte de let:
dant e nirce
Barbette Battor B. 4
anen
2 Batterie de o Canens Barbeus. Batteric drindane de la L. Rude Canens
lutr: Bztt
nons
dessane Heuillyse
a Merlene de e. Canons
ullage e. ,2
3. B.rtterie d4. Cuwiu 1 Herlons Batterie Co
deze leri
pices
I Batteris Jde, 3. anns d. llerlons. tee wz T depantes
3e 8
Merlens
5 Bsteerie ule o Canons 2
la. .Haison colevrme
Barbette
Inuchee de Pirre
6 Fortin ertegene de 8. Canons Jar Le I. Batteris de 26. picars a Barbelte
jettee du llele
doant WI 52 1
Rade de Sriks
Rade HGl. S
B 0000
I Tean ou
Jonntonn
a
A
Baye de
besterre
a
Echelle de Six licues --- Page 156 ---
WUL --- Page 157 ---
FRANCOISES DE
1700. de Pimpatience ou j'étois
L'AN MERIQUE
enfin quandonfut hors de delafgaroirs table, JeSu- cftla Capitale de la Barbade, Nos Geo- 12g 1700,
pericur general medit, qu'ilavoittot- graphes ne font guéres d'accord
jours commptefurmoi, squandils'etoiragi polition Et & de cettelfle: les uns) la mettent far la
Oueft de
NNmacsweigucertdes laMiffionsg qu'onavoit contiderable a
Sainte Aloufic, d'au- Peftion
foin demoi, mais qu'avantdemedireen prelentementbe- EFLA tres la placent entre Saint
Barkade. dela
quoi, il vouloit je lui diflenaturel- Saint Vincent, mais les Cartes Aloufie &
lement Aje
me
les plus exactes la mettent Et marines
ter
&c
T
lGuidclouper pouruntems, refoudicaquit. & en- de licués cette derniere Ile environ à Oueft
treprendre un voiage étoit imporauvent, c'eft-a-dire, vinge &
tantinosinterérs. fic
ES devolageme Par coniequent par les 13.
dela
quoi, il vouloit je lui diflenaturel- Saint Vincent, mais les Cartes Aloufie &
lement Aje
me
les plus exactes la mettent Et marines
ter
&c
T
lGuidclouper pouruntems, refoudicaquit. & en- de licués cette derniere Ile environ à Oueft
treprendre un voiage étoit imporauvent, c'eft-a-dire, vinge &
tantinosinterérs. fic
ES devolageme Par coniequent par les 13. àlEf, &
plaifir, je m'imnginai d'abord Sisemiseeadclunaes degrez
c'étoit celui d'Europe, 8cjelui dis que alal Pai longitude, je n'en dirai Nord. Quant
lad j'étois prét à
Il me remercia que de pasmeluree, ilyat troploin rien, ne
dilpolition
premier
au
EF
le voiage qu'il Tae me j'étois, & me dit, que terence meridien, & ily a tant dedifferoit fil long, & vouloit propofer ne
Sctantd'erreur dans lesmefures
que casieit
qu'il où nes s'agillbie voirdet
&
laGrenade, nous avions
des
SEmn
unterrain confiderable,
quand on bonsyeux, des s'en bien fervir
été donné par M. le Comtede qui nous Cerillac, avoit pas fe rompre approche le col en Iiles, fuivant afin de ne
ci-devant Pepnctusedccmueitod
les
qu'il ESESEEEE netcs, quifontd'ordinaires
CEETEN tabliffoient fur nôtre fond, & en de- cequ'ils avancent, que lest auffi fors de
mandoicnt la concaffion, ce qu'il étoit manacs &
faileursd'Al. mefires à propos les d'empécher. Noueprimes les de Quoiquilenfoit, a'tlorefcopes. Ja vûé de la Barbadellein, &cont plus me convenables donna Pournôtre étois rErteomsinites forméc,
quej je m'en
curation. Pour m'autorifer une dans amplep pro- tendudire. Je far ce que j'en avois endevois faire. tout ce unetenreplatite, melétoist &unie, figurée comme
I'Au- 5 partis dela-Martinique le deuxié- deffus de la fuperficie de élevécaumc
au
A
zewrpart jour deseptembre densune
contraire qu'elle
mer; jevis
dela appellée la
Barque
étoit montagneufe
MartiTrompeufe, belie, grande, Kentreccupeca fon milicu, defalsiles, fur tout dans
xigue. Rooknsenint cher àla Barbade la qui devoitt toubearouppline quela grande
des Antiles.Angloifes, plus &cfans confiderable mnrdchounehentf lande, mais aufi & que Marie- gala plus riche, Sclamicux contredit la Martinique & autres beaucup moins que
Pizans nous vimes les Pitons peuplee. Le paraifon
Ifes, en comdes. & Cefont deux
de S. Aiou- Barbade ne detquelles font les montagnes de la
Alosfe. des & pointués grontamontngnciren aflez présl'une del'au- cresoà des colines quedes quil laiffent mornes mediotre,. qui rendent cette Ifle fort recon- destonds de grande
& entr'elles
noillable. Nous nous élevimes en: lou- vers où côticres étendue, des revoyant, &le 4: furl les fepr heures du. cultivez,
tres-praticables &bicn
matinnous Carlille motillâmes dans la Baye de La grande BayeduPont d'une
Tam.
ontngnciren aflez présl'une del'au- cresoà des colines quedes quil laiffent mornes mediotre,. qui rendent cette Ifle fort recon- destonds de grande
& entr'elles
noillable. Nous nous élevimes en: lou- vers où côticres étendue, des revoyant, &le 4: furl les fepr heures du. cultivez,
tres-praticables &bicn
matinnous Carlille motillâmes dans la Baye de La grande BayeduPont d'une
Tam. II. vis-à-vis la Ville du Pont, qui del'argeurs alautre peur avoir une lieie & poinre demie
R
écenviron une bonnelietic
de --- Page 158 ---
AUX ISLES
VOYAGES
malgrétout ce 17C*
130 NOUVEAUX
posccaaireuihdtt faire pour lui en fairc porter
de profondeur. Lei emoilligeyetbony huit ou qu'onar pu
rjoo. fx traftsjaigus Lay apointe un autre. à cent ouenvidepuistrente dansl le fond. ett pref- Nous motillimes del POuelt PE2tO huit brafsqlontroues de TEL qui eftl la plus avancée d'un recit ron d'cau. du Fortin Ily, avoit
lors dans la
entierement enveloppée cette
fes
a fur
pointeune
CIELNE de
lly
RUEE
fleurd d'eau. en maniere Byeqerame-erie de
Tae
Barques E3
batterie à Merlons fermée
tits, & quantité
faluélaterre
Redoute, où comptai les ches. A peine avions-nous que le Lieud'une grande Canon, qui E afin 8e de cinq coups de Canon, bord. Il vit
trente piecesde font de calibre,
de tenant du Port vint s'informa anôtrel du fujet de
parences pouvoir defendre Rrte Baye. Lapointe avancéc en nos Pafle-ports,
moins
RPRISDSNT
TJuelt cft beaucoup mais elle eft cou- notrevoyages nous avionsbdfoin, llétoitavec àl unMi- la Marmer quela. premicres rangs de caycs & de
quiavoit été prifonnier & à
verte de pluficurs flcurd d'eau, quifont uncelpece niftre, tiniquer pendant la derniere guerre, il me rerochersa.f d'eflacade allez avancée &c dangereule. batterie à ettesiarom rendufervice: & me fit mille caIl y a fur cette pointe du une côté de terre, connut, refles.. Le m'embralla, Marchand Anglois pour
barberte toutcouvented battent dans
TeTE
avec huit gros Canons qui
nous Lieutenant faifionsle de voyage, Port EEN au Miniftre. 8c
la Rade. dont au & après qu'on les cût fait à bien terre boire, avec le
RRCleuthmenCeet a uneautre de
ils allerent
je viens de parler, ,ilyena la poinue &cla peun manger, de la Barque, & mc promirent faire voir
Gx Reibrenitene formelePonts qui eltdevant, Maitre devenirn rmechercheh falua pour de cing me coups de
jertéequi &j joignant la Ville. Carlejentegmet défendue par une la Ville. On les
du côté de TEt eft qui a huit ou dix Canon. Le Miniftre 8x le Marchand heurcs revin- après
embrazures, Redoute oétogone 8cquien Todaroitanatrdis rint à bord fur les habilléden quatre maniere, que
vantage. Celle nienLasie ouil a douze midi. Jem'étois tout-à-fait, jene padué unc Redoute, battent i.Redee & fans me mafquer entierement ce quejétoisy
picces Erace Canon, qui
roiffois pas necefité, quei pour éviterd'eVentréc du Port.
cs revin- après
embrazures, Redoute oétogone 8cquien Todaroitanatrdis rint à bord fur les habilléden quatre maniere, que
vantage. Celle nienLasie ouil a douze midi. Jem'étois tout-à-fait, jene padué unc Redoute, battent i.Redee & fans me mafquer entierement ce quejétoisy
picces Erace Canon, qui
roiffois pas necefité, quei pour éviterd'eVentréc du Port. moinspar les enfans & la canaille de s
Cel Portn'eltpas fortconfidenblerat des Brigan- tre fuivi par pas fouvent des oifeaux
fon étendué, jc n'y vis que
Bati- quinevoyent Ces Mefficurs me contins, des Barques, &c cautres
pas, mon pluimage, chezle Gouverneur, quer nous
mens. Commer nous
duifirent
lc Major qui nous
LEaRSa
puis pas dire de quelle profondeur ne trouvâmes pas;
me démandaf
jene ileft: ils'y jetteduc dcoleaetbtuneut n'ett
treletentensenser particuliers dans
feau à proprement marais e Cmagpaiemataed cm'offritt fort robligemmmension
caux
Pun
FESCLE des qui fc dégorgent THle, & celui du Gouverneur. Jelui
eft à côté de la Ville,. les ont fait croitre allez crédit,
allois àla Grenade, cette mais Oc*
qpandlesplayen
Ceft disquejem'en été: ravi de trouver Bar--
pour devenir plus lauesquelamer, a bâti un. Pont, qeyacoaine cafion voinunel Ille.comme la badcfur cet endroit le qu'on. nom: à. la Villes qui le:
pour
quia donné
- --- Page 159 ---
FR LANCOISES DE
3700. bade, dont les Habitans
LAMERIQUE
partout, & quej'étois perfuadé éroienteflimez
la
afiredéchargerlat
maniere donti il merecevoits par ytravaillàt
Barque,&c quoiqu'on 1700. j'avois entendu
que ce que bien beaucoup lcjour, on faifoit
de cequiétoit cneffer. adneeinttienir-oedes tort plusdouvragela aux
nuit: : carfans faire
de la Bierre, des La-deffuson: dent aulli-bien Elpagnols, les Anglois ententrine
Pipes, & 2 monde le métier que de guil y ait au
cûs aifément, adcei@eremerceces que lel Major Jem'apper ne fefervoit c'étoit pour la faire plus feta contrebsinde, &c
d'une Interpréte en me parlant
quer lal nôtre Marchand avoit commodement fait
grandeur ou par
par Barque dans la
mouiller
entendoit parfuitement ceremonie bien 3 8Ue qu'il Port. Rade, & non dans le
cela m'obligea de me tenirfur leFrançois, mes
La Ville cft belle &c affez
des, &cc'eftuns avertiflement gar- rués font droites,
grande, fes
être obligé de donner à tous quejecroi mes com- bien percées. Les mailons larges, font
&c
patriores quand ils font chez
ties dansle
bâETECN
gers, afin leur
les étran- avec
goût de celles
Eridgedifcretion
vivacité & leur in- font beaucoup de fenétres dAngleterre, tewrh,ow
2e5 leur fafle
mcublées
vitrées, elles
des fautes qui ont fouvent pas des commettre fuites fà- mot, tout y a magnifiquements un air de
en un Villeda Pout,
cheufes.
patriores quand ils font chez
ties dansle
bâETECN
gers, afin leur
les étran- avec
goût de celles
Eridgedifcretion
vivacité & leur in- font beaucoup de fenétres dAngleterre, tewrh,ow
2e5 leur fafle
mcublées
vitrées, elles
des fautes qui ont fouvent pas des commettre fuites fà- mot, tout y a magnifiquements un air de
en un Villeda Pout,
cheufes. Je pris la Pipe qu'on me
politelfe &c
propreté, de
fenta, quoique jenaycjamais pre- point dans les d'opulence, autres qu'on net trouve
feroit une impolitefit de la fumé, cc difficile de rencontrer liles, &c qu'il feroit
jelap portois sdetems en tems à refufer, la bouche. & fon de Ville eft très-belle ailleurs. & La MaiLe Miniftre raconta à la
ornéc. Les
& très-bien
que nous avions fait pour compagnie lui,
ce des Marchands Boutiques font
les de Magalins
étoit prifonnier: cela m'attira bien loriqu'il des qu'on peut fouhaiter remplis de toutes tout ce
complimens: à la fin, ilr me priad'aller tics du monde. On voit
les
paffer quelques jours chez lui a
févres, de
quantité
COEE
toun où éroit ia relidence, & fon Spike- mé- & autres Ouvriers Jotailliers, qui atloniogeum,
nage. coup, Scqui paroiffent travaillent fort beauNous
aufi s'y fait-il un
àleur aife,
jor. Nôtre enionatesniweckAt confiderables Commerce des
chezluioir Marchand nous conduifit tend
de TAmerique. On plus
bligea nousfotipames, &olilm'oque l'air de la Ville n'eft pas préquejeferois deprendre dansl'lfle. une chambre pendant &cquelel lel lieu fort Marais qui en eftp proche, bon, rend
que' tout. lel lendemain, Jedemeuraipref quei jen'ai mal lains, c'eit pourtant ce
manche, àla maifon : la qui étoitunl Di- deaftibitam, point qui remarqué eft dans le teint
unMoinc blanc y attira curiolfitédevoir celui des femmes, tout bequ, yf & fur tout
&cj'eusl la complaifince biendumonde, der me
fans: car tout le monde fourmille d'endans mon habit ordinaire tout fairevoir lesf femmesfoncf
eft marié, &
e'elt-a-dire avec mes habits noirs entier, & que lemal de fortfecondes. llefvrai,
blancs. Sur. le foirnousallimes àl la;
mais cela leureftcommuna Siamenlevebiend adesgens,
menade,
pro- çois, Hollandois,
avecles FranLeLundy 6.onr me donna un Officier Européens qui Portugais & autres
ERLe me conduire, & me faire voir la fus bien-tôt en labitentrAmenguen pais de
Jc
carnotre.Marchand. outreceux àd quijerendis leslettres connoiffance, 9
étoitoccupé on m'avoit chargé a la
dont
R 2
Martinique, je
trou-
biend adesgens,
menade,
pro- çois, Hollandois,
avecles FranLeLundy 6.onr me donna un Officier Européens qui Portugais & autres
ERLe me conduire, & me faire voir la fus bien-tôt en labitentrAmenguen pais de
Jc
carnotre.Marchand. outreceux àd quijerendis leslettres connoiffance, 9
étoitoccupé on m'avoit chargé a la
dont
R 2
Martinique, je
trou- --- Page 160 ---
A UX ISLES fait des pro- 1703,
NOUVEAUX VOYAGES thematiques, & ily avoit paffai la journée
grez confdecrables E Major meramena
1700. trouvai
fort
du GouverMounimmkene
gocians,
quime lefoir agresblement ala Ville. La maifon cent
la
reatiraee
derniere m'offrià trois pasdubond trèsnous pendant mille honéterez, Euns bourfes, neur eft environ
&c
frent fort bonne grace) - de dcla mer, elleet magntiliques a un cabinct de Lirent de
en échange & moi bien meublée,
de matieres, fort
& leurs
mnarchandien fervices que nos Peres qu'un vres fur toutcs &cenbon etd ordre. L'embarquelques
tantile eft vrai,
bien choilis,
eft détendué par
Qeastonecadis n'eft jamais perdu, & cqu'onre le cadere quieft à vis-a-vis merlons de fix pieces & de un
bienfait cuëille dans ic tems qu'on y ainfidire, penie unc batteric avec un Corgs de garde,
moins, ce qu'on iceux a feme, qu'on pour a trouvez etrmehctent Canon
nôtre Marchand le
en faifant plaifir
mon- Jet trouvai chez
Il m'emmena
dans le Mardy befoin. 7 Septembre nous heures, le Miniftre de Spikcton. avcc nôtre: MarLe cheval fur les dix
qui chez lui le lendemain
Ilm'atàmes à
VOfficier chand, & un Kauncactesnanuee Nous partiMajor, 3 le Marchand, &cmoi, & voit fait amenert unCheval. après avoir
cCouverneurta qui mesi fur les huit heures,
a
faluer
à
Nens
deux
au' lait, nonsdindimer
vifite de nonsallimes étoit en aeoenusemari Ville. ilme reçût du Chocolat: a Jamefton. Cetunbena dtTAaroar Goulieties de la m'arrêta à diner un Marchanda
Bayc
ax werner petites fort honnétement, deux & autres s'en rc- Bourg, devant) avect lequel un
ACTALaE
dela
lel
les
On Reprofonde
batteries,
SEAS
Barbade avec Major; J"ai oublié fon nom. eft defendu par à deux eft de vingt-fix
tournerent. Milord, jecroi quecnlavent tait fcs cxer- PE( qui eft Canonl, barbette 8oelledel l'Oueft
Pappellois
flavoit fort.cor- Hieotadegres A moitié chemindela il
dire! cicesil Mionteigneury Paris,, parloit François
eit de dix du pieees. Gouverneur à Jamefton, fur le
reétement, il étoit refervés csnenement & E maifon un fort long reranchenent de
&
quoiquil fataffez fon caractere.
cxer- PE( qui eft Canonl, barbette 8oelledel l'Oueft
Pappellois
flavoit fort.cor- Hieotadegres A moitié chemindela il
dire! cicesil Mionteigneury Paris,, parloit François
eit de dix du pieees. Gouverneur à Jamefton, fur le
reétement, il étoit refervés csnenement & E maifon un fort long reranchenent de
&
quoiquil fataffez fon caractere. Il étoit Las dela mer, ileft maçonneric, pareeque
tintavec hauteur
nous étions huit
d'allez d'eius
un Prince,
fervir un
font couvertes
LDEREEE
fervicommer
pourt mei
les cayes
& autres Biautable, on1 medonna parloit François, debout & outré à
des dont Chaloupes on: pourroit fe fervir
Negre, qui
pourponter
cela, ily avoit Le un diner Interprete fut fort long, limensplats, faire une delcente. petite
côté de moi. ne mepoint
pour On trouve encore uneAnceoup chemin de Ja-i
maison eut) la bontédes Onparlal besucoup Bets 8c Baye environ à moitié dont le motillafer pourt boire. der nos Colonics, étoit melton à Spiketon aflez commode , pour les Bargucrre précedentes M. Stapletond
ge qui eft
Bâtimens, seledéien
de nos Manuta@tures il a depuis été Gouverneur
8cautrest petitsE à merlons de trois
de ce repas,
T par une batterie
chaque
del
avéc lui, 11 parloit
deux lieués & demio
eu letems
FERtuEE
je fis connoilfance 8cilavoit
côté. On compte
C'eft une fort
FRREE
fort bien François, ayant été cingou dejametlon a: Spiketon, dont les maifons font
mmamenueetis a la Baftille, ils'étoit lesMa- jolic petite Ville,
bien
fix ans prifonnicr pourd étudier
fervi de ce tems-làp --- Page 161 ---
FR
RANCOISES DÉ
bienbâties, lesrués droites
LAMERICUE
on ilyabeaucoup de Magafinis 8clarges, &deCa- & Jevoulois m'en
au 133
barets. La Baye me parur
Samiedy avecnôtre retourner Pont le 1700. bonne demieliené, & large d'une ritbienavanth lej jour, Mirchand, qui parvantage de) profondeur. debenucoup Les
d'a- lechiangement der nôtrel pouraller achevcr
peuventr mouilier
Vaifeauxy trel Hôre me pria f Bargues maisnoies, &fontaflezà Nrisiosobal meurer julqu'au inftamment de. deceptédeceuxqui Lcouveredestens, viennent dela ex- gue je ne pas Dimanche lclui après midi,
l'Oucf.
ienavanth lej jour, Mirchand, qui parvantage de) profondeur. debenucoup Les
d'a- lechiangement der nôtrel pouraller achevcr
peuventr mouilier
Vaifeauxy trel Hôre me pria f Bargues maisnoies, &fontaflezà Nrisiosobal meurer julqu'au inftamment de. deceptédeceuxqui Lcouveredestens, viennent dela ex- gue je ne pas Dimanche lclui après midi,
l'Oucf. bandede paffar tour M
refulers, ainti
font dérendues cteneenaiteme Spiketon à faire Samedy des aux environs E
t€, celle de NRTRELEE eft de I6
promener avec le vifites, & à me
celle de P'Oueft de 12. Canons, & Le Dimanche 12, Miniftre. del Nousflmes Madamel parfaitement bien reçûs eût la matinée à fon Eglife, Mfuroccupé & aprés touté
laMinittre & de fa faunille, tard diné, ille trouva gu'il étoit qu'on
quiconfiftoit & en trois entans, deux
Pour Partir,
trop
çons une fille, l'ainé avoit douze gar: à fit pasg grand peine, Comheneesie outre
treineans, &tfa fillequiétoit
bonne
quej'éroisen
ne cnavoit neuf, Tous cés entans laplusjet. Tapres sompastitsTAcsien midilas revue de la plailirde voir
loieozFrançois, leur meréett par- Infanterie de la contréc, Cavaleric &
Nous de, 8cleur pere eft fils d'un Norman- François. telInC je ne me tromipea duf Quarticr: c'ef-i-dire,f car
kecon. demeuràmes Le
tout le Jeudy aSpi- ne éft ni divifée en contrées; inais tou-, je
ner. à un Vendredy nous allames di- dde. fçai, leurs limites, ni leur étentroisl lietes Bourg, qui en' eft éloigné de Cavalerie Ily avoit de quatre Compagnies de
mereçôrp
cent à fix
oaseae chacune, tous bien montez Maitres
qu'on Urwnuramarnetor mez, avec
-
petite l'appelloit Baye forméc Saint Jean, ily Faune pettcs. Les des' Timballés &c des' bienar- Tromavancent
par des' recifs qui
Officiers étoient cn habits
& les autres besucoup en mcr, les Barques rouges, lons d'or, uniformes, &
avec
moiiler furdeux petits &trois Bitimens peuvent fanteric étoit desp plumets blancs. degraldaga- L'Inyne batterie à merlons de ontte huit Canons. Ily a gnies, qui faifoient aufi én én' rout quatre CompaJeremarquaid en revenant
dedeuxe cent hommes allez un peaplus
keton une embarcadere, farlefbtraspi- eft
mais qui nc
bien arnicen
ron à moitié chemin, qui qui eft défendue envi- Domeitiques paroilloient des Cavalieis; que comme les
parunebarterica Lel
à merlons detrois; pieces. toient-elles compolés
aufi de n'éBafleterie. Bourg S.Jean eft à l'extrémité de la mandeurs, bitans: d'Ouvriers, O0ER petits Com- Hale tour de iIle, J'aurois & été bien-aifed defairo grand nombre car tous fe lesriches, quifont en
par la Cabefterre, mais derevenir la chofe au Pont lerie. On voit allez mertent fins dans la Cavapaspoflible: d'ailleurs, il ne ne fut que ces Troupes ne font quejel le dife,
re paroitre tant de curiofité fautpasf dansles fai- Ccs.
bitans: d'Ouvriers, O0ER petits Com- Hale tour de iIle, J'aurois & été bien-aifed defairo grand nombre car tous fe lesriches, quifont en
par la Cabefterre, mais derevenir la chofe au Pont lerie. On voit allez mertent fins dans la Cavapaspoflible: d'ailleurs, il ne ne fut que ces Troupes ne font quejel le dife,
re paroitre tant de curiofité fautpasf dansles fai- Ccs. Ellesfonttoutes que des Milidroits où l'on pourroit à la fin devenir en- qualité des Officiers Enrsgimentéer La
fiulpect, &c fe fervir dans un tems de leur nom; ainfiondit, précede toujours Milicds de la
guerre faites des remarques que l'on auroit loncl On tel; Monfieur le Menfceurkeco Major
Rariade,
pendant la Paix. me dit, qu'ily avoit' dans tel, PIfe &cc. fix
R Regimens 3
de Cavalerie, qui fifoient
près --- Page 162 ---
UX VOYAGES AUX ISLES &cleurs 17C0. 134 NOUVEA 8dix xdIn- tretenir detous Leurs sleursbefoinseux Commandeurs les pouf
demoismilehomme, homr famillcs:
les bat1700. fanteric, près qui faifoient cinq femblant mille de le feorautravanlatonte outrance, la moindre
mes ou énviron. Je licu fis d'en douitertres: tent.dais &c femblentfefoucier mifericorde pour moinsdela
croire: carjavols ne miffent fous lcs faute,
de celle d'un CheTort, à moins qu'ils qui font en grand vie d'unNegre, Ileft vrai,
les ontatres-bon
leurs
val. rae
armes ustrickquel engagez, il ne occalion faudroit marché: car outre les Compagnies fur An- les
nombre, past sbeacoupcompser grande rdansi partic unco font de gloiles qui d'Afrique ont des qui Comptoirs en énlevent tous
parce que TRDCE la enlevez force ou Côtcs les ans un nombre prodigieux les Ria
pauvres furprife, qui gemiffenr RE tranfportent en Amcrique, encorc
defept ans fait ou decingpousie récommencer chands interloppes en donnent apportent à meilleur
leur
PERESE
moins ,
finie, fous des prétextes beaucoup 5 Compagnies. Les Mielle
Ee
quand Tt Maîtres ont toujours une
marché nc que les inftruifeut, & ne les bapdont les prétc,, bienturs, tels ET nifttcs tifent
on les regarde à près
vifion toute étrc,, queles Jugedyuonate comme point; des bêtes à qui tout L permis
puilfent rien à redire. Dc cforteque fi cette n'auqu'ils s'acquittene très-cxacteIont étoit attaquée,. les Maitres leurs pourva ment de jeur devoir. On fouffre qu'ils les
Ife roient pas peu d'affaires, 'infaulliblement paifque
ayent pluficurs femmes, il leur & ; qu'ils pourrà
engagez tourneroient lesarmes qu'ils leurs auroient quittent quand bien des clan quils foient tracontreux! &fej joindroient à ceux qu'ilstalienr beaucoup > & qu'ils nc
mis à la main, de dchors,, quand ce. ne vaillent maladess leurs: Maitres font conqui viendroient pour recouvrer leur liberté , point tens, & n'endemandenet pasdavantage.
lement paifque
ayent pluficurs femmes, il leur & ; qu'ils pourrà
engagez tourneroient lesarmes qu'ils leurs auroient quittent quand bien des clan quils foient tracontreux! &fej joindroient à ceux qu'ilstalienr beaucoup > & qu'ils nc
mis à la main, de dchors,, quand ce. ne vaillent maladess leurs: Maitres font conqui viendroient pour recouvrer leur liberté , point tens, & n'endemandenet pasdavantage. les
feroit que de ce qu'ils auroient à crain- Onp
moin- les
fans
renBeneaeenl & encore plus
dre E leurs]
E(claves Negres qui dres défobéillancs, cc
Le nombre AAETE
revoltes, wuneepeelereteaiy ces
font dans cette 1lc, qu'il eft tres-confideta. y, en avoit plus en arrive très-fouvent, fe voyant pouffez parce : bout
ble. On me mille. difoit J'en doute encoret malheurcux fouvent par leurs Commandeurs
Nembre de foixante fuivant cc que jaivad idansl Saint la yvrognes, plus
dérailonnables & barbares, à lafin
denEf cependant depuis le Pont jufqu'à
leurs Maitres, perdent
dlavis. Balleterre
quily cn aitautant que par
fcj jetentfarceux
Jcan, & fuppofant à la Cabeftetre où n'ai tutienvilemnarea lesont maltraitez, les déchirent, &c
à propomtion été, je croi qu'il peut tR cequi y en les qui mettent en pieces 5 & d'unema- quoiqu'ils
point
mille ou environ,
foient affurez d'en étrc punis
avoir quaranter exorbitant pour une Iile
ils seroentareirbeage de
commelal eft un nombre Barbade, qui n'atout liclics au plus de nieretrcrcruelles coup tait quand ils boureaux. fc font EA alors
que vingr-cing à vinge-huit
leurs impitoyables courent aux armes, &
cirçuit. ménagent très-peu leurs que en font les Angiois de grands maffacres, ceux con- qui
Negres; LesAnglois ils les nournifoient très-mal, la font pris & conduits en prifon font brulez
plopare leurs donnent eupieyainicien le Samedy pour damncz à être pallezaun moulin, rout
Aravallerpourleure --- Page 163 ---
T700: tout rifs ou FRANCOISES expolez dans des
DE
de
LAMERIQUE
ferqui les ferrent, de
cages rapport à fesMaitres de
peuvent faireaucun mourement, manerequhls &en ne on ve envoya auffi-tôt une fa découverte, Colonie 17ca,
cetératoni lesattachea
Vaareiabilif.emen
qui
bre oùr on les laiffe périr unebranched'ar- defaim & core: aujourd'hui que l'on voit enrage. Onappeliecelar mettreun de qu'il foit 6 ancien. maisf'ai peinc à croire
au fcc. homme que celui des François Caril &: eft confane
J'avoiic quecesfapplicest font'cruels; Saint Chriftophle eft fans desAnglois R
maisilfaur damner les Hlabicanse prendre
avant de con- dans premier le
ces deux Nations contredit ont cu le
SFetA Ines dec
ctrA
Nation qu'ils foient, qu'ilsfontfouvent quelque dant il n'a cté deMcsique, fait.
ancien. maisf'ai peinc à croire
au fcc. homme que celui des François Caril &: eft confane
J'avoiic quecesfapplicest font'cruels; Saint Chriftophle eft fans desAnglois R
maisilfaur damner les Hlabicanse prendre
avant de con- dans premier le
ces deux Nations contredit ont cu le
SFetA Ines dec
ctrA
Nation qu'ils foient, qu'ilsfontfouvent quelque dant il n'a cté deMcsique, fait. gu'en 1627. éccepencontraints deration de pafferles bornes dela mo- apparence y a-t-il guelerangloiss sayant quelle
ves, pour danslapumition les intimider, deleursEfcin- Hceaderscaburdetne fi éloigné lun de
en meme-ems
de la crainte & du relpeét, leurimprimer &s
alors toutes les Iiles Fautre, à leur & qu'ayant
cher cux-mémenderrcks stictimerdels s'empé- ilsayent choifi, & fe dipolition,
furcurde ces fortcs de gens, qui étant celles qui étoient les folentplaceadant plus
ordinairementd dix contreu Eunblane, font manquoient ablolument de petites, qui
toujours prêts àf ferevolter, drourentre- retirer leurs Vailfeaux, Ports
prendre, &àc
François fc font
Pendant que SE
Busborniblenpouri icommettreies riemetrcenibene crimes les cuxdinslesp plus grandes, Poftez long-tems lcs aprés
Quoique
lesmieux fournics deb
meilleures,
englamectecacan Gi fouvent chez les nefe ils ont des Ports bonnes caux, &oi
L que
les Anglois,
François très-firs mettre naturels, leurs excellens, &
Elclaves nefont
que nos fureté 2Ee
Navires cn
quel lai Religion fs nombre, Quoiqu'il en plasgranides tempetes. on
CENSL
ve leur inipire des fentimens laguelle les éle- blitlement des Anglois foitdu à tems de Pétamains,
plus hu- cft certain que leur Colonie la Barbade, il
plusdedouceur Aarecala & de
riche Setres-florifante,
eft très. glois, iln'y a pas long-tems ehantequeleran qu'on fur eft découverte, defrichée quetoute & PIdle
ribles obligéal alaMfartinique d'en faire deter- dont & ga'ily a long-tems que les cultivée,
prefque executions à caufe d'une revolte & elle éfoit couverte" font abbatués Forefls
deg quelquesmomens-t generale, qu'onne Prévintque beaucoup confommées. de tabac. On y a fait autrefois
led defir de la liberté letwnider & de la
On a enfuite cultivé
cft toûjours lemémechez tous vengeance NEEbseriie du coton eni
Onf faitencore
mes, éclesrend capables der leshomquelques endroits, mais le
prendre pour fe fatilfaire, toutentre. Sucreenhipretne mgsclunituc choOn
Eslgueilionneniend"
Erablif
prétend que les
ont
moins celui de la
Leterainy du
(ment des couvert la Barbade, & Anglois dé--
Baffetcre que j'ai vàgloirala An- établis dès Tannée1627. qu'ils que cefur s'y font Cemtsrentc gre,feedcufe; on eft
maiBariede. un teF les Cannes au moins obligé tous dereplanfaalamtrone floul felon lesa apparences, il étoit
ans," fouvent
les deux
Hairelscourferfor Pouffé parla allé malgré ce travail memeachaquee clles' ecouppe, &
furla cété de cettelfle,
tempéte
à venir dans auroient" de la:
quiayanr fait FS on ne fumoit pas beaucoup la terre: d'endroits
: de forte
qu'il
on eft
maiBariede. un teF les Cannes au moins obligé tous dereplanfaalamtrone floul felon lesa apparences, il étoit
ans," fouvent
les deux
Hairelscourferfor Pouffé parla allé malgré ce travail memeachaquee clles' ecouppe, &
furla cété de cettelfle,
tempéte
à venir dans auroient" de la:
quiayanr fait FS on ne fumoit pas beaucoup la terre: d'endroits
: de forte
qu'il --- Page 164 ---
UX VOYAGES A UX Moulins ISLES à vent & à che- 1700. 136 NOUVEAU
Ils ont des
de ces ma- La Bary
ft vaux. Jai parlé amplement Partic. Pour bade
2700; netont quil ohsegeauera d'autre Negoce que celuiduf leurs Efcla- chines dans ma à eau troiliéme il n'en faut parker
par
rat"
mier. Ils font ramaller
de des Moulins il n'y a point jer rivieres
yes des pailles, 5 de matiateabenten ordures, 8 les met- à la Barbade,
Eresuyalquel la
groymona écautres dans des, trous, faits exprès pour les plus fairetourner, rare & plus aflez chere fouvent que à
tent pourir
des Parcs deleurs quefois & le vin. Jaiva
avec lcs immondices lcurs bétes A cornes & dç bierre
des Barques Angloilts
cochons, de
tres-bien cet- la Guadeloupe Sc d'autres endroits qui vcleurs chevaux, 8c vendent
d'Antigues le charger d'cau à nôueriviere,
te marchandile. qu'on, faic àla Barbade eft noient
qui en manquoient reSuride Le Sucre
let teirer comme teerdcemitaien ou pour des Vailitaux qui devoient eft
la Bar- fort beau. Tispoutroienc nous, & réuffiroient
en Europe. Ce défautd'eau exkade. nous faifons cependant chez ils ne lefont point tourner commitn à toutes) les Iles Angloilts & leur caufc
très-bien,
il faut qu'ils
Saint Chriltophle, rout à: la
ou du moinstrewpasetuegt, des railons, ou dcs détenles qui R grandes incommiodites fur à conferver
ayent lescne empechent. Ils ne; mettent pasd'a- Barbade, ouils foncréduits dans des mares ou
bord lcurs Sucres brurs ou fait Molcoundes aux Iilcs les Caux de pluye
en Birrique comme on dans dés forr étangs, dont Tesamsaree mais de quelque
Francoifes, Islesmaettent & lorfquil ctt & Bainoesatinelett
citbienmesdeb bois ou de terre, les deux bouts Semtnmtcet parla chaleur du folcil, les
bien purges, ils coupent Ja pointe qui cit tôr corromapuc lcs crabes qui sly noyent, linge
depain, cet-ardires la ples noirs, par
abreuves par Eta ne
toljours lai moins SitoP, &le
beltiaux y laye, qu'on, & parl les
qui au-
& la plus remplie
& qu'on
baigner
Ce
E
la
SEE
bout ou eit. Fontaine ghalle, dans leurs Menietr de fois qu'ils lc peuvent: : de forte de
pallent ccs deux morccaux
tant
font cobtraintsd de boite
chaudicres, &c font,
que ceux qui font aflurez de femettre,
ou du
ils
scheranioley ces fpresdieau lc
ce. qui a fervia quantité
C
avant TEeHiens pourenf sismpiniecal lemettent. Ccs dans corps & quie eft déja pluside
fes & les Barriques olils essenchnusiont d'autres corrompu.
lc peuvent: : de forte de
pallent ccs deux morccaux
tant
font cobtraintsd de boite
chaudicres, &c font,
que ceux qui font aflurez de femettre,
ou du
ils
scheranioley ces fpresdieau lc
ce. qui a fervia quantité
C
avant TEeHiens pourenf sismpiniecal lemettent. Ccs dans corps & quie eft déja pluside
fes & les Barriques olils essenchnusiont d'autres corrompu. ulages, Ceft de-la, à mon,
tememseke rafiné, avec tout cela ils me moitié avis,
mummcecialnit Fleursi
aifea étre de leur dire, que nous en qui font quevienaent de grands le ravages kcorbur PEE &l petite,
peraetiont faifons a la Martiniqucs la Guadeloupe fansytasine Negress fur tour
chez,
& S. Domingue d'aufi-beau,
verolle. Pourpeuc ils tont dcs citernes
façonas & qué nenesucrepadcy ett debien,
pourFEE
rantde fait commeild doitietre, quoi-
&clesrats
ianqunet
& meilleur,
HESA
infiniment plus beau d'abord cn Barri- Senbngskene pas tomber: car quand de cela ccs
que nous le mettions la de lemettre n'y puidient la corruption: des corps Il
Ques, fans prendre dele faire ESSE & piler, n arrives animaux gâte: ablolumentiese citernes. des eaux. en formes n'ai pas remarqué qu'ila ena d'autres confervent. de
eit wraiz, N vclou au drap commer nous %e pluyc dans 3 futailles, grands CaE --- Page 165 ---
fyoo. canaris de FRANCOISES terre du pais, où des DE LAMERIQUE
qui viennent d'Europe: car on mettout jarres Creolles leurs
en ufage pour avoir de l'eau & la con- pluspropresà piler, reprochene qu'elles font I7OG,
ferver.C'eito dommage qu'une Ile fibel- ces Pais chauds: ils qu'afebattre dans
le& fi bien peuplée &c
s'eft paffé aux prétendent que ce
te
cultivée, ait cet- Saint
prifes de
. T
incommodité. Euflache, de Cartagene,
LesHabitations ou Plantations,com- Nieves & d'autres endroits, Coroflol, font des de
meilslesappelent, petites à
font beaucoupp plus point preuves de ce qu'ils difents je ne veux
dans les Iiles proportion gu'elles ne le font que jenedois entrerdans cette difcuffion, ,parce
s'en étonner: Françoifes; & il ne faut que nos omalel Scnos prendre
jefgai
Ea elle al
enelpa grande,
fc
font
RISCEF
du terrain beaucoup pour tout d'Habitans; lei
il faut pais, braves, accoûtumez: battent à bien, font faits au
quifutqu'on ena peu, monde, voila ce la chaleur &c les fupporterfans peine
cher. Les mailons qui font &qu'ileft fur les trés- Ha- auffi queleaTroupes autresitiguess quip
jefçai
bitations font encore mieux bâtics
nir d'Europe (çavent pourroientvecelles des Villessellesfoneg grandes,
de faire des Sieges, mais enperfechion c'eft dont T'art
percées, toutes vitrées, la
-des n'a pas beloin à la
on
des appartemens eft commode diftribution & bien ni Ville fortifiée, Barbade, ni Citadelle.
'ileft fur les trés- Ha- auffi queleaTroupes autresitiguess quip
jefçai
bitations font encore mieux bâtics
nir d'Europe (çavent pourroientvecelles des Villessellesfoneg grandes,
de faire des Sieges, mais enperfechion c'eft dont T'art
percées, toutes vitrées, la
-des n'a pas beloin à la
on
des appartemens eft commode diftribution & bien ni Ville fortifiée, Barbade, ni Citadelle. ohilnya
entendué, Elles font prelque toutesac- lâcha Sans un malheureux Vaiffeau recompagnées de bellesallées det
à la
qui
ou de ces gros orangers tamarins, M. de Chateaurenault Martinique dans le tems
lons chadecq, dont que parlé nousappel- dans partiravec fon Efcadre & étoit nos prét 8E
autre endroit oà
arbres un & Creolles en 1702. pour Fibuftiers aller
donnent
E
du frais,
qui Barbade, il eft certain
à la
toutes riantes. Onr Rcrendentiemaion remarquel
auroit changé de Maitre, que cctte Ile
&let bon goit des Habitans l'opulence dans leurs fuir, & les mefures
lecoupétoit avoit
meubles qui font magnifiques, &c dans soentimmungublen)e qu'on mais ilcrur prifes
leurargenteried edontilsonttouse
devoit aller chercher
qu'il
titez confiderables: de forte desquan- fi pendant il me
les Gallions: de
ceprenoit cette Iile, cet article
on auroit bien micux permettra dire gu'il
droit bien la prife des Gallions Tea vau- bade, qued'aller conduire faitdep prendrelal les Barque chole de
& cette. êcquel- Vigo, où ils devinrent la Gallions: à
n'eft pas fi SEte qu'on fe entreprife ennemis;
proye denos
il ne faudroit que raffembler limagine, n'eft; peut-étre maispatience, pas cequicftdifferé
cinq mille de nos Creolles&edenol quatre Fli- Lcs Anglois nef CAE Pour l'ordinaire
Setcnansenicmined de Guerre,
dc Vaiffeaux qu'un
jour , à moins qu'ils
donner de la Pour appuyer la defcente, fongent n'ayent TE Ercm chez eux, ils ne
s'oppoferauxi jaloufie aux Anglois, ou pour deux pasfeulement raifons: la à foûper, &ccela
venir de dehors, iceoursquileur pourroient qu'ilsfont dans une habitude premiere, Parce
E de cettelile. Maisiln Pourendrcboncome ne faudroitpoine traire: &c lafsconde, parcequ'ils touteconTroupes d'Europe qui fe mélaffentà
comcellesdup pais, on fçait qu'elles
SPEEELRES vers les deux heures, &
vent s'accommoder
nepeu- &
qu'ilsfoient en
que pour peu
Tom. 12. enfemble, nos toljours julques compagnie, cerepasdure
S
bienarantdan.lan nuit:
de --- Page 166 ---
138 NOUVEAUX
1700.
faudroitpoine traire: &c lafsconde, parcequ'ils touteconTroupes d'Europe qui fe mélaffentà
comcellesdup pais, on fçait qu'elles
SPEEELRES vers les deux heures, &
vent s'accommoder
nepeu- &
qu'ilsfoient en
que pour peu
Tom. 12. enfemble, nos toljours julques compagnie, cerepasdure
S
bienarantdan.lan nuit:
de --- Page 166 ---
138 NOUVEAUX
1700. de forte qu'iln'eft pas polliblede VOYAGES boire
AUX ISLES
& der manger aprèsq squ'onafiito cet cxer- gres foient bien alignées &
cice pendant quatre ou cinq heures de cela ne coûtcrien, & fait uniformes, un
1700i
fuite,
cffet, qui érant joint à la beauté très-bon des
Ils mangent beaucoup de viandes &c maifons, Scau-grand
peu pain, leurs tables font très-1 bien gesles; depuisiebordde inombrequilyen érafervies, ils ont
lamesjnqueas
dc très-beau d'affez bons cuifiniers, une plusvoifins duc centre del'lle,hit
&
perfpective dont le coup d'ail eft
Manielingeskcnucoupdendred
redevi- depropreté font venir des Les perfonnes dedifinétion enchantequandonet tance raifonnable en mer à uned diuredes envie, &les confervent perdrix d'Europe dans toutcs modement les
diflinguer comAngloitn. des volicPAEar
res, comme nous faifons dans nos Ifles glois Ce de n'eft paslacotrame parmilesAn- Coitic
alégard des tourterelles; on peut dire,
faire des: des liberalitez aux Do- me des
quelur qui faflent cctarticlei il n'ya point de gens meftiques maifons senlonaloges les Anglois)
une plus groffe dépenfe, ni Maitrcss'en offenferoients
qui pouffent plus loin le foin
clpecc de loi établic & maiseeftune
tion pour avoir ce
a de &cl'atten- oblervéec chez eux, delaifler religicufement
& de plus rare dans qu'ily les
meilleur mégarde quelque picce commepar
mémelcs plus éloignez. Det trouvetot- étrangers, dans le lit' où l'on a couché. doroudunscat Les
jours chez eux des vins & des
meftiques qui
le
Dodc toutcs les fortes, &c ils fe liqueurs font point de Part la-dedans fgavent quc ne vous hazard n'a
plaifir que ceux à qui ils ont donné un à Ce Portentp point,
les rapmanger" ne puiffent Pas retrouver aifé- feroit unei impolitcffe AepnNcntenret d'en
ment le chemin de leurs maifons. C'eft il trement; eft de chague pais àf
ufer au- &c
pourp prévenir)
Phonnéte homme fesmanieres, des'yc
leurarriver, nieReemourcuoet Bleschemnitns-ctorense
mer. conforvais, qu'ilsont un foin tour particulier mau- Ilya des Habitans à la Barbade qui
delesbienentretenire dans la
Ceux de'l Legogane occupencleurs &c à
Efclavesa filer du
partie de l'Oueft de Saint Do- de faire des hamacs. Ces lits font coton,
mingue, quiaffirement fonctrès-beaux, mande quatre de lez ou de cinq fi on lcs faits den'approchent bade. pas de ceux de la Barcctte maniere. La toile eft Hamach
parfaitement bien
Sucre- Leurs Sucreries font
& belle: cclle croifée, unie, forte, de la
ries o percées, &
grandes, bien
que l'on fait à la Marti- Barbs- de. Purge- rier de Purgeries au extrémement contraire propres; leurs niquen'enapprocher hamacs Caraibes pas.
lez ou de cinq fi on lcs faits den'approchent bade. pas de ceux de la Barcctte maniere. La toile eft Hamach
parfaitement bien
Sucre- Leurs Sucreries font
& belle: cclle croifée, unie, forte, de la
ries o percées, &
grandes, bien
que l'on fait à la Marti- Barbs- de. Purge- rier de Purgeries au extrémement contraire propres; leurs niquen'enapprocher hamacs Caraibes pas. Cependant les
la Bar- fenétres,ec
ont tres-peu de que ceux-là, font plus commodes
bade. & de jour. rer ne confequent très-pcu d'air piece, la toilc parcequ'érant dont' ils tout d'une
ont
Igaiquelles raifons ils préte
font compofez
du Sucre pourcela; combien on avà dans mon traité ceux également font par tout, au lieu
il eft neceflaire
qui
lez ne
ces
fortesde lieux foient clairs que vent pas faire, deplufieurs à caufe que les le a
afin que le Sucre duquel on &cacrez, a ôté la la font tolijours plus roides que le coutures
terre, fechelepluse quilefl
toile; j'en achctai
reftede
fest formesavant d'être mis pollibledans affez bon marché, fij deux, j'avois Mar- à
expofé au Soleil. alEtuve,oi
PEIN
chandjauroisp pû
Ils ont foin que les cafes de lcurs Nc- rable en achettant Eieunprofite nombre de confide- ces hamacsquifont recherchez, & fort chers. dans --- Page 167 ---
FRANCOISES DE
1700, dans nos Ifles. J'achetai encore une huit LAMERIQUE
nelle, partie d'épiceries, de'
c'eft-a-dire, de Caheures du matin. Je trouvai
de,
cloud, de; poivre8cdemufca- MlondCouremeure du
que 1700,
pour Tulage denos maifons: elles pipe vinde ranaraitenroycune
ne pouvoient étre meilleures,
caiffe de tres-excellent Canarie, avecune petite
centes &c à meilleur marché. plus re- roffol. Nos Marchands chocolat & le de CoLe Lundy 13. m'avoientaufif
Miniftre
Spiketon avec leMiniftre Septembrejepartide fort
les en vic avec futdesprefens & devolailde ma promenade, &ccomblé content bons cuits, des deuxpitez deuxjamtetez de fa famille &c de fes d'honné- du vin de Madere, confitures, de la des fruits,
vinrent me fouhaiter un bon amis, qui cidre en quantité. Nous bicrre & du
Nous dinâmes aJamefton comme voiage, amis, qui nous vinrent faluâmes nos
avions faiten venant, & nous nous de cinq coups de conduire à bord
fort tard au Pont,
arrivâmes d'autant,
nous canon, & la Ville
meurâmes long-tems parcc à que nous de- fur les trois quand heures mimes à la voile
nous allions fort doucement, table, & que peut croire que nous après nc nous midi: car on
puffe confiderer plusi àl loifir cebeau afinqueje pas fans boire. quittâmes
quej'avois regret dec quitter. pais, Jeremarquai encore deux
Jc fçûs en arrivant qu'on
derriere la pointe de PEE molillages
achever le chargement
efperoit Bayede Carlille, qui font qui formc la
pendant la nuit, ou denduclirgut des batteries. Celleg defendus par
& que nous pourrions alclendemsinmades mettre à la voile eft de fix canons à quieftle plusarEft
lefoir, ou le jourfuivant de bonne
lafiir eftà merlons barbette, &c1
re.
çûs en arrivant qu'on
derriere la pointe de PEE molillages
achever le chargement
efperoit Bayede Carlille, qui font qui formc la
pendant la nuit, ou denduclirgut des batteries. Celleg defendus par
& que nous pourrions alclendemsinmades mettre à la voile eft de fix canons à quieftle plusarEft
lefoir, ou le jourfuivant de bonne
lafiir eftà merlons barbette, &c1
re. J'envoyai chercher
heu- trc canons. feulement
François
quelques Livres Lel
LETE
que, que j'avois à bord de la Bar- quelle Publiemed maniere difpenfera delui direde
verneur en - allant prefentai à Mylord Gouj'ai eul le Plandela BarCe petit prefent lui prendre fit congé delui. badequejel celuiquimele luidonne. lleft certain,
remercia en des
plaifir, il m'en tout envic que lemontra, j'en n'avoitt point auc
honnêtes, &c me fit termesfortpolis beauicoup &cfort mais je fis
priffe une copic;
fervices. J'allai enfuite voir le d'offresde enferetirant, Rbiengus & jele mele laifalefoir
quelques Oficiersqui m'avoient accom- Major, nuit. J'aivà cxactement copiai pendant lal la
& les Marchands à
terre, depuis la pointe de toutel BaffeEPN addreffé. J'achetai encore quijavois qu'au Bourg Saint,
& Carlille juc
pieccs d'afcot &c de camelot quelques firer qu'en 1700. au John, moiso de puis af
des indiennes pour faire des tours blanc, & &c les choles étoient dans
C6mE
couvertures de lit. des marquées. Il peuty: slétatque jelesay
grél'abondance Jetonvaique mal- mens depuis
avoircu adeschanges
Barbade 2 toutes d'argent les gui roule à la vent avoir augmenté scetenis-la, leurs 2 les
étoient: àl bien
marchandifés y fait des retranchemense dans batterics, les
EFE
nosIlles. Enfina maitiesmurckoque.l ayant
plusfoibles, &cles
lieux les
faires, & remercié nos finitoutes amis, nos af- ce que j'ignore. Jc plucnpofes.ect n'ai
barquai le Jeudy 15. Septembre jem'em- furles bellerre, ainfi je n'en puis pas rien vàla dire. CaS 2
CHA- --- Page 168 ---
140 NOUVEAUX VOYAGES AUX
ISLES
H A P I T R E
XX. L'Auteur part dela Barbadecra arrivellaGranade. 1700. 8 el le
Defriptienudecanelfe
Portdela Grenade avoit Jurifdiction, elle ne l'eft
étéplacéalEl comme
du
1700;
2 de 1'Ifle de l'Academie M, pour fa pofition &c
tout
X
des
jufqu'à
ERL figure, qui
Sciences, & premier Geo- teftées prefent ne ibcard avoient été congraphe du Roi, le marque dans la jours les de perfonne, & qui feront toûCarte des Antifles qu'il a donnéauPumémes.
ela Grenade avoit Jurifdiction, elle ne l'eft
étéplacéalEl comme
du
1700;
2 de 1'Ifle de l'Academie M, pour fa pofition &c
tout
X
des
jufqu'à
ERL figure, qui
Sciences, & premier Geo- teftées prefent ne ibcard avoient été congraphe du Roi, le marque dans la jours les de perfonne, & qui feront toûCarte des Antifles qu'il a donnéauPumémes. blicaur
Cette Ile eft fituée par les douzeden'auroit rmetinetritmee pas été long. On ne compte C'eft grcz la & un quart de latitude Nord. qu'environ pointe de PEI quarante-cinq de la
lieties de la terre ferme plus de voifinc toutes du continent dela
du Nord-Eft dc la Grenade; Barbade: à la pointe poffedons; elle n'en cft celles que nous
Erreur malheur M. de Lifle a travaillé mais d'environ trente lictics, & éloignée de que
deM.de mauvais memoires,
fur Pac & dix de la
Sa foixante
Eife. qui eft àl POueft, & &caplacéa au Nordce T'Efce Nord &c Sod-Eftde Martinique. longueur &c
au Sud. Pour mettre fur fa Carte quieft le fa plus
largeur neufidislieucs, d'environ
Plan de la Grenade comme il
lietes. E qui en ont fait le tourl cing lui
il faudroit lui faire faire un demitoura doitétre, donnent vingt à vingt-deux lieiies de
circonference, Sa grande Baye ou fon
ne
fthennent qui font pas de moindre
grand Cul-de-Sac, commeon
on pourroit en faire unqui importance, Ines, qui rênferme fon Port &fon parleaux Caplus de cette Ife que celui approcheroit qu'il a fait renage, cft à labande de l'Oueft; &cla
graver. Ilefty pourtant exculable, onne deux profondeur de cette Baye formée par
de peut méchans pasétre par tout: ila travaillé fur coup grandes en mer, pointes quiavancentbea
traordinaire originaux, il n'eft pas ex- forme d'un croiffant donnent à cette Ifle la
quil fe foit trompé. C'eft
du
irregulier, dont la
en verité bien
pointe côté du Nord eft bien
de Geographes dommage, plusexacts, carilyapeu plus labo- épaille celle du Sud. La veritable plus
rieux & plus reconnoiflans
entréc 3ui Port
voit la verité de ce
quelui: on LePlan quej'en eharOpen-Sal-Oyel donneici a été
grand nombre de duci Javancedansle de tres-habiles gens, & les fondes levépar ont
a mjs au jour, & f reconnoillince ouvrages qu'il été reétifiées en 1706. par M. de Cailus. roît en ce qu'il a donnéla qualité RER Ingenicur mc de general deslfes&Terre fergenicur du Roi à M. Petit, qui lui a & qu'il TAmerique, fit
lorigu'ilfur tracer,
fourni fes memoircs, lui qui n'ajamais je donne auffi élever le le nouveau Fort dont
Mequ'ArpenteurJure Il eft vrais
de la Martinique. Vaiffeaux du Roi ont deffein. Quantité de
que tout Ingenieur eft Ar- dans
mouillé & carené
penteur; mais il s'en fautbien que tout jours cePort, & les Pilotes fe font toûArpenteur foit Ingenieur.
merique, fit
lorigu'ilfur tracer,
fourni fes memoircs, lui qui n'ajamais je donne auffi élever le le nouveau Fort dont
Mequ'ArpenteurJure Il eft vrais
de la Martinique. Vaiffeaux du Roi ont deffein. Quantité de
que tout Ingenieur eft Ar- dans
mouillé & carené
penteur; mais il s'en fautbien que tout jours cePort, & les Pilotes fe font toûArpenteur foit Ingenieur. M. Petit eft & de besucoup fa fureté. loûé de fa bonne tenué
prelentement perieur dela Confeiller au Confeil Su- Cette Ifle avoit toljours
la Grenade foit Martiniques de fon Rellort mais quoique par les Caraibesfeuls, fa étéhabitée fertilité8c
pour la l'abondance de la colreed dela
Péchey
artin --- Page 169 ---
Reuvoy
Iom. : pag. #o.
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Chafres guiint entre Za Zerre et lz
liyne ponctuee ne mar
17 Juont des Pisds
2f 7 27
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guent des Brayis 3 U
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8 du Port, du Fort
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GRENADE --- Page 170 ---
WOE --- Page 171 ---
FRANCOISES DE
1700. LAMERIQUE
Sosakrodegni-abas troprivement, furune
Erablif- dan-lesautresilcs, jufqu'enlian16p. croupeder morne 17007,
femeni queMonfieur dul Parquet SeigneurPro- eclrpsedetausconer, &cenvironnéede
AesEran- prieraire dela Martinique, l'acheta des précipiccsafreux, voit
farlaquelleonn nep pouGrenadh, goisala Sauvages, & y établit unc Colonie de dificile, monter donti que ils avoient par un fentier étroit &c
deux cent hommes, compofée desplus me de cacher l'entrée. un foin extré. braves Habitans de fon Ifle, aufquels-il l'ayant enfin
Les François LesCa:
donna pour Gouverneur ou Comman- onfebattit découvert, les fuorprirent; &c'
raibes défaits
dant,le SicurleComtefon Coufin. On vages ayant vigoureulement, les Sau- parles
s'établit dlabordentrer-Erangs &clePort
étédéfaitse sentierement,ceux' Frangeis
auxenvirons d'une maifonforiedechar- aimerent qui reiterent mieux au nombre de quarante,
pente que M. du Parquet avoit fait
cetteroche que deferendre. feprécipiter du hautde
porter en fagot de la Martinique,
Cefut ainfi
qu'il avoit fait envelopper d'une bonne quelesFrançois tout le Quartier demeurerent de la
maitres de
des paliffade à une ditancersibonublearee à-dire, del la moitié de Bafleterre, l'Ile. c'eftembrafures pour
pieces de Les
canon que Pon y plaça. Eule petite Cabefterre Sauvages fe qui demeuroient à la
Forterefle fuffifoit pour tenir en refpeê quelque tems, tinrent en repos pendant
les Caraibes,, &c dansun beloin ellc au- tereller dans 8cfemblantnier ce
points'inroit pà empécher les Etrangers &c les Bafleterre,
qui s'étoit paflé à la
Scigneurs sosmanidsprogie,t toûjours ilsdonnerenclicu: à nos gens,
venir troublerl le nouvelérablilement, qu'ils ne trop credules, de fe flatter
Les CA- Quoique M.
refpeê quelque tems, tinrent en repos pendant
les Caraibes,, &c dansun beloin ellc au- tereller dans 8cfemblantnier ce
points'inroit pà empécher les Etrangers &c les Bafleterre,
qui s'étoit paflé à la
Scigneurs sosmanidsprogie,t toûjours ilsdonnerenclicu: à nos gens,
venir troublerl le nouvelérablilement, qu'ils ne trop credules, de fe flatter
Les CA- Quoique M. du Parquer eût payé
voudroicnepasc commencerune
raibes exaétement aux
ce
guerre qui avoit été fi funcfte à leurs
asta- quent! les étoit. convenu avec Sauvages eux pour le dont prix on de compatriotes. apréscombien lkconmunemrpeuderems
Erangois l'lfle, en les laiffant encorc en polfefion
reolentiomperLes
del leurs Carbets & de leurs défrichez; femblées Sauvagesrefolurente dansunedelcursAf
ils fe repentirent bien-tôt de ce
François: generales & den le maffacrer touslcs
avoient fait; mais n'ofant attaquer SE der rilques, ils pour fc faire avec moins
de François mallacrer à forcc ouverte, ilsrelolurent tons, qui rodoient partagerent dans les parpelotfans bruit tous ceux qu'ils fur les ances, & tuoient bois, &
trouveroient à la chaffe dans les bois, nôtres
tous ceux des
ou éloignez de la Forterefe. De cette &cun qu'ils trouvoient àl jeuravantnage,
maniere ils en tuerent plufieurs, cequi le perfidie peuécartezduFort. le Sieur Cettenouvel-" le
obligeal les autres à neplus s'écarter, &c reprendre les obligea armes:
Comte de:
à travailler en troupe, & toljours ar- de cent
de ilfe mit à latéte
mez. Cependantles Sieurle Comseaisane alla à la cinquante fesHabitans, s'en Derxis:
denné avis à M. dul Parquet de laperi- jour le Cabefterre, ils furprit au point du redifaidie desSauvages, celui-ci lui envoyaun grand nombre, Quartier où étoient en plus redis
fecoursdetroise centhommes, avecordre diftinction tuilapourenpiccrans Saxsaget
de pouffer à bout les Sauvages, de les méme d'age ni de fexe, & fit la
détruire, ou de les chaffer enticrement
exccution fans dans tout le refte dela
del l'lfle. Cabelterre, fauver
qu'il s'en pût prefque
On eut de la peine a yréifir, ils fe leurs canots aucun & > leurs parce qu'aiant trouvé
getiroient dès qu'ils fc voyoient pouffez étant rendu maitre, pirogues, ccux qui &c s'en
S 3
avoient fui --- Page 172 ---
142 NOUVEAUX
i7oo. VOYAGES A UX
Jesautresifles, fuidanslesboisne pirent fe fauver dans Grenadeau
ISLES
fesmains. Cettedernierey &ciomberent ainfientre pourlafommede Comte deCerillac en16r7. 1703,
depunir la perfidie vidtoireacheva livres. Ce nouveau quatre-vingt dix mille
affura la polleflion edesStuvages, de toute Fifle. &cnous Ileit un Certain Officier; pour Seigneur y envoya
vrai que la joie de cctte conquête fur feflion enfon nom, & poury en prendrepof.
Cettedernierey &ciomberent ainfientre pourlafommede Comte deCerillac en16r7. 1703,
depunir la perfidie vidtoireacheva livres. Ce nouveau quatre-vingt dix mille
affura la polleflion edesStuvages, de toute Fifle. &cnous Ileit un Certain Officier; pour Seigneur y envoya
vrai que la joie de cctte conquête fur feflion enfon nom, & poury en prendrepof. troubléeparia la mort dus Sieur le
dereni fon abfence. Le commanfut noyé cnrevenant de cette Comte, hepneetanroetopretes caraétere à
de cet
Ttate
expe- de Valmeniere qui avoit celuiduSicur
la M. dul Parquet aiant été informé de Peuples avec une douceur gouverné & une ces
mortdu Sicurle Comte nomma
denceadmirable,
pruluificceder Lauiadocacquens Elcuyer pour nombre d'Habitans frsuayeurunghing qui
Sieardevalmenicre, Capitazinede Cava- l'lile, &c fe retirerent à abandonnerent la
lencaliatanmigue
ce quia au lieu de le faire rentrer Martiniques en
mencemens beaucoup Hleurdanleacom dep
même,
fa
luigû & reconnu pour peineaétrere- meur, il aiantaugmenté devint
mauvaife huToppofition qu'y firent Gouverneur, à ces Peuples par eiementinipronabie fa
ciers qui prétendoient quelques olmt lences & fa
tirannie, fes vioétoitdi. Isprirent que ce polleleur de lui, lui brutalité, firent fon qu'ils fe faifirent
lonie fedivifa endeux lesarmes, 8cla Co- damnerentà étrep pendu. procés, &clecondesl Rebelles: aiant été
maiscelui les
verneur leur aiant Cep pauvreGoufurent &
Chefs
EtL
pris condamnez à mort. Le gentilhomme, ils reprelentéqurilé voulurent lui étoit faire
mé
couper le col; mais le Bourcau n'aiant
leFort, qui étoit
pasaflez
ELEEESEE
Major de Tifle, parcille d'adrefle Pour rentreprendreune
s'empoifonna, main du Boureau. Pour: M.du ne pas mourir parla armes. execution, On doit croire ilslep paficrenrp parles
rentadebannir lesautres, Parquet fans fecon- lemenug peuplc, & quiln'y edt que
leurs biens. confifquer nailled edeilileqdit pour ainfi dire la caAprescelaleSieurd deValmeniereg
déjales plus riches trempad &c" les dans plus ce crime;
vernaceseColonie naiffante gou- genss'étoient retirez àl la. honnétes
coup def fageffe, deprudence avecbeau- &
ce qui reftoit
Martinique, &
heur. Lkessugmental beaucoups debon- & caché à la Bafleterres d'Officiers s'étoit lauvé,
qu'outrela dance fertilité du
&cPabon- parce de toute la Cour de Juftice tellemenrque
de la chaffe & del
le procès à cet infortuné
qui fit' le
bac qui y
tail
ERASA
Gouveineur,
levendoitt croiffoit, toûjours étoit liparfait qu'on n'yavoit fçût écrire.
ugmental beaucoups debon- & caché à la Bafleterres d'Officiers s'étoit lauvé,
qu'outrela dance fertilité du
&cPabon- parce de toute la Cour de Juftice tellemenrque
de la chaffe & del
le procès à cet infortuné
qui fit' le
bac qui y
tail
ERASA
Gouveineur,
levendoitt croiffoit, toûjours étoit liparfait qu'on n'yavoit fçût écrire. quelenommé Archangeli qui
decequ'on vendoit ledouble celuid & le triple tions, & Celui ft les informade forte
des sautresIfles;
qui nSr le procès, étoit
cette Colonie qu'on feroit avoit lieu d'elperer que unMaréchal core la
ferrant, dont on voit enche & la plus floriliantedes devenué la plus ri- fe, qui marque eft un danslel fer à cheval, RegiltreduGrer. n'cûitpoint changé de maître, Hes,fielle où qu'elle NRORaAte de
écrit:. autourdu- Mareuctodjours fonnes du caraétere étég gouvernéc par des
gue Morfeur la Brie Confeiller
niere. du Sieur de VAtREL porteur. La Cour
RapMais M. du
attentat, aiant été informée de cct
Parquer aiant vendu la avec un Commifluire, envoya un Vaiffeau de guerre
pour connoître
de --- Page 173 ---
PRANCOISES DE
1700. de cette affaire, &c quelques Troupes juge LAMERIQUE delabonté
pour Eireexecuter ce qui feroit ordonduterrain parlesarbres 1707
né, &cpunitiescoupables CetOflicier quillproduit, leurs. colut-ladotétredemal
iedesintormations, & aiant reconnu Le Dimanche 18
que cen'étoient que des miferables qui moiillâmes
Septembre nous
y avoient eu part, & qui s'étoient fu- de Lacul fousla dans-le Batin, ou au fond
vez pour la piupart, on ne poullà pas heuresdu matin. Fortcreffe Dès
fur lcs fix
plus loin les recherchess de forte que
quej'eûs mispied dii Hidaire
penbnenefutpuni, tier
Pas mèmele Gret- Hmdoaanedoesed toit le Sieur de Bellair
c'é- de Del- Siear,
Archangeli, que la voix publique Vaifeau,
Capitaine de lairGextfailoit T'Auteur de ce tumulte; il fut d'une famille homme de forrune,néablage serneur
feulement chaffé de Ilile: ilferetiraà
obfeure, vif, Piompt, & deinires naae,
Marie Galande où il demeurajuiqu'en neleiont entreprenant les beaucoup plus encore que
16g2. que les.Anglois y. aiant fait une c'efl
Peuples' de la Garonne,
irruption, ce milerable ferendit à eux, fçai comment, beaucoupdire. Ilétoite entré, jene
& pour gagner lcurs bonnes graces, il
au fervice du Prince
leur declara le licu où M.Auger Gou- d'Orange avoit a depuis Roi d'angleterre, &c
verneur de l'Ifle s'étoit retiré avec les ce bien gagné les bonnes
de
meilleurs Habitans.
une c'efl
Peuples' de la Garonne,
irruption, ce milerable ferendit à eux, fçai comment, beaucoupdire. Ilétoite entré, jene
& pour gagner lcurs bonnes graces, il
au fervice du Prince
leur declara le licu où M.Auger Gou- d'Orange avoit a depuis Roi d'angleterre, &c
verneur de l'Ifle s'étoit retiré avec les ce bien gagné les bonnes
de
meilleurs Habitans. Le Major Holm dant Prince, ou quill'avoit fait Beat
qui commandoit en l'ablence de M. de dont ils'éroit Gouverneur emparé de Bergopfoom,
Codrington General des Anglois, ne la
en repichillesde
laiffa pas dele fairep pendreavec fes deux s'étoit Principauté d'Orange, dont le Roi
enfans à la
delEglile, contrele rede1688, misenp poleflion pendant la
droit des gens tortis la verité, mais par un de
felon lesapparencesl siogcur
fecret jugement deDieu qui vouloit le téavecnos Bellairétoitentré dans quelque Traipunir du crime qu'il avoit commis à la qui ne Generaux avoir ou nos Minifresy
Grenade. put
d'exccution, ce qui
Le Comte de Cerillac fut obligé de Tobligea France, des'enfuir, & de lelauveren
vendre fon Ileàla Compagnie de1664. pitaine de ohilfutf Vaiffeau. fuird'un; Il plein afautCa-
&la Compagnic de la" rendre au Roi qualité dans l'armée Navale fervit en cette
en1674. cesdifferens changemensn'ont Flottede
qui prit la
apporté que du trouble & du défordre ile
Smirne au mois deJuin 1693. dans cette Colonie, qui bien loin de le coitdeladvantgande Sieur de
&c commandéep par
s'augmenter comme elledevoit fairena- Cheffaifoit Gabaret, une
voyant que ce
curellement, étoit encore fort peu de loignoit des contre-marche qui 1'échofe en 1705. Je fadhsitequ'elicaiteu procher, ennemisa au lieu de
plus de bonheur depuis ce tems-là,
ilportafureux, prit ELVE
Nous aimâmes mieux courir le
ieaudequarante canons, qui étoit trèsde la Cabefterre que de pafferautravers long riche, du butin, &n'oublia; pasdep prendref
des SomnnsAedesvor
fant attendre qu'on en CSPEE fit
de-Sac delaGrenade, Lacôre citfaine, ies Partage. Hlettvraiqu'ile enufa bien avec
& la terredont nous étions à unediftan- Omficiers, & que fon Equipage eut
ce raifonnable, me parut belle,, entre- fujstd'étrecontent delui, mais la Cour
coupéc d'un grand nombre
nelefurpoint dutout: on approuva la
& unie en beaucoup d'e cndroits. derivieres, Si on prife du Vaifeaus mais on n' 'cut garde
d'approuver le pillages de forte qu'il
fus
'ile enufa bien avec
& la terredont nous étions à unediftan- Omficiers, & que fon Equipage eut
ce raifonnable, me parut belle,, entre- fujstd'étrecontent delui, mais la Cour
coupéc d'un grand nombre
nelefurpoint dutout: on approuva la
& unie en beaucoup d'e cndroits. derivieres, Si on prife du Vaifeaus mais on n' 'cut garde
d'approuver le pillages de forte qu'il
fus --- Page 174 ---
(44 NOUVEA UX VOYAGES AUX
$700. futinterdit, &c demeura pendant un an méchant
ISLES
dans cet état; à la finil fut rétabli, & vert, palifadesni petit follé, fans chemin cou- 1700,
Enbassmedgunsneo Ildeman- ccinte
glacis; lereftedel'enda leGouvernement dela Grenade, qui lans, étoit des angles rentrans & fail- Defcrip tion de
étoit vacquant Par la mort du Sieur côté du avecunce elpecede demi Baftion du Eurt.
& l'obtint. Il me reçàt fort batterie de molillge, oû il ya avoit une
bien, & s'informal beaucoup du fujetde
fix canons, le touttrès-mal
mon voiage, je lui en dis aflez peu, 8c entretenu. à Ily avoit une garnifon de
feulement ce que jugeai à propos : trente-cing fentans une quarante Soldats,
après un entretien & d'une heure,
Compagnie détachée
il
.
& l'obtint. Il me reçàt fort batterie de molillge, oû il ya avoit une
bien, & s'informal beaucoup du fujetde
fix canons, le touttrès-mal
mon voiage, je lui en dis aflez peu, 8c entretenu. à Ily avoit une garnifon de
feulement ce que jugeai à propos : trente-cing fentans une quarante Soldats,
après un entretien & d'une heure,
Compagnie détachée
il m'offrit fa table & VE maifon,
tes Marine. Ils étoient logez dansdeshuedant que je ferois dans TIfle, & m'o- pen. Fort, appuyéesla leurs Officiers plapartaux muraillesdu
bligea d'accepter Phonnéteté qu'il me verneur
& même le Goufailoit. Je fusfur les huith heures voir le
étoientaffez petitement, 8cfort
Perc Capucin qui deffervoit lal Paroifle, Fortelt mallogez. bâti La hauteur far laquelle CC
il étoit feul alors, il me fict beaucoup de excepté de celui eft efcarpéc de tous côtez,
civilitez, mais ilétoit fort intrigué de a une affez
du Nordl Eft, où ily
ma venuë: ile crut que j'avoisdes ordres mine à un belle Elplanade, feterde la Cour, pour reprendre nôtre an- une hauteur ravinage au-delà E5 eft
cienne jurifdiction (pirituelle, ilmedit maifon du où elt placéc T'Eglife & la
feroit fa penféc, & metémoigna Que cela lui commençoit Curé, al bâtir près ou à de laguelle on
del plailir; jenef fçais'il le difoittout maifons de l'ancien traniporterie
bon, ous'il prétendoiryéchaireire de entre un
Bourg, qui étoit
mesdeffeins; prontecaniutnecaftore mache, Etang d'cau faumartré ou faujele Payai de la même monnoye, & le
comme Il feroit on dit dans le pais, &
après bien des complimens je le laifai cet carenage. à
facile de" joindre
aufi fçavant commeil éroit avantqueje plus Etang bas la mer par un fofle, il eft
fuffe cntré chez lui. Je dis la Mefle, en forte que la mer, & trésprofond,
après quoi je retournai chez le Gouver- où
que ce feroit un Ballin naturel
neur ou je dinai. Je paffai le refte du ref fûreté, lesVaiffeaux Tous les feroient dansune entiejour à m' 'entretenir avec lui, &: à me du Cul-de-Sac font environs du Port &c
promener aux environs de la Fortereffe vrai les
fort hachez, il eft
& du Bourg.
que mornes ne font fort
Ce petitFort étoit en ce tems-lâtrès- hauts, les mais eni recompenfe ils Eat fort
peu de chofe, iln'avoit de confiderable entr'eux près uns des de autres, & ne laiffent
que fa fituation, qui étoit en bon air, pais ne
très-petits valons. Cc
belle, & aflez
pas d'étre cultivé,
LARET
commandée bonne, quoiqu'elle foit fait
Ony
par une hauteur quien eft y éleve rdalindigo, des beltiaux dutabac,du rocou, on
éloignée d'environ trois à quatre cent recuéille
de Scdes mil volailles; on
pas, êquien eft
deux fonds de
quantité
& de pois,
ouravines: allez LEDEES Let front tans fortequ'on de la Grenadel peut dire, que les Habi
delaFortereffecft du côté duNord-Ent, aufi en
fontdes pallansaifez,
il peut y avoir environ quarante-cinq
ait ont-ilstoutes les manieres, fans
toiles d'une pointe à Tautre des deux qu'il d'apparence qu'ils les chandemis Baftions
gent
c'eft un
Laae
quile compofent avecun que les Habitans de malheur Saint Poureux
Chriltophle
ne
ans fortequ'on de la Grenadel peut dire, que les Habi
delaFortereffecft du côté duNord-Ent, aufi en
fontdes pallansaifez,
il peut y avoir environ quarante-cinq
ait ont-ilstoutes les manieres, fans
toiles d'une pointe à Tautre des deux qu'il d'apparence qu'ils les chandemis Baftions
gent
c'eft un
Laae
quile compofent avecun que les Habitans de malheur Saint Poureux
Chriltophle
ne --- Page 175 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
170c. ne fc foient pas retirez chez cux après ici le Plan. Si la
un Port 14F
leur déroute, ils les auroient décratiez, auffi fir, aufi grand, Barbadeavoit auffi
& leur auroient fair prendre dos airs &auffi aiféaf fortifier, on pourroit commode,
civils & polis, en leura apprenant à cul- qued cet feroit une Iile
dire,
tiverleursterres, & dentirerbeaucoup Anglois fçavent bien incomparable; mieux
les
plus qu'ils n'en tirent. C'eft peut-étre profiter de
que nous
une des raifons
laquelle on fait nadeleur appartenoit, leursavantages, &fila Gretranfporter le slog auprès du Fort;
ilyal long-tems
on a cru le voitinage du Gouver- feroit Quelleauroitchangede une Colonie riche face, & & gu'elle
neur & LSTE l'Etat Majorles civiliferoit:
n'avons puiffante,
caril n'eft pas poffible qu'on ait eu en zulieuquenous profité d'aucun des jufqu'a prefent
vàë de rendre lep peu de Commerce qui
tirer, &
avantages qu'on en
fc tait en cettelileininiment plusdim- fpta pais eft encore que depuis tant d'années
cile
n'étoit lorfque le Bourgétoit fans commoditez, fans défert, mal peuplé,
dans E premiere fituation. Ou a t-on vre, les maifons , ou scommerce,paue
voulu dégoûiterles Marchandsq squipourplutôt les cabanroient s'yaller établir, & favorifercer- sedbinmoeocsrpianed: en unmot, prefque commeild meublées,
tains Officiers, dontles mailonsé étoient que M. dul
étoit lorfdes Boutiques affortics de ce qui étoit ges. On voit Parquet aflez l'acheta la des Sauvaneceffaire aux Habitans, où il falloitfe j'en fais,
de la peinture que
pourvoir fi on
onalrde
de dire les vouloit maifons vivre des) enpaix?Car n'avois e.ir de me plaire Barbade,je dans unlieu
les Barques que mouillées dans Habitans, le
&c G trifte: je commençai en effer à m'y
peuyent être plusfacilement infultées carenage & de ennuyer, forte avant d'avoir mispiedaterre;
pilléesparles ennemis que dansl'endroit Maitre de qu'ilnefutpas la
neceffaireg
où on commence le nouveau Bourg, &
Barque me preffa terSPTE
dans le fond de Lacul, où les Barques minerlesaffaires, venu.
que mouillées dans Habitans, le
&c G trifte: je commençai en effer à m'y
peuyent être plusfacilement infultées carenage & de ennuyer, forte avant d'avoir mispiedaterre;
pilléesparles ennemis que dansl'endroit Maitre de qu'ilnefutpas la
neceffaireg
où on commence le nouveau Bourg, &
Barque me preffa terSPTE
dans le fond de Lacul, où les Barques minerlesaffaires, venu. pour lelquellesjétois
vont à prefent mouilier, c'eft vouloir M. de Bellair me
un
éviter un inconvenientrare & incertain, Lundyr matin 19.S me préta donna Cheval le
par un autre qui arrive tous les jours. pour:
un Soldat
D'ailleurs rien n'eft plus facile de leComte rm'accompagner de
alHabitationque donnée
mettre le carenage & le Bourg aas fions, qui étantune Ccrillaea
ànosMif
té, iln'y a qu'a faire une batidrie fer- faite par fon Contrat refervequils'éroit
méc en forme de Redoute fur lapointe voir pas étre
à laloi de vente, nepoula plus avancéc, quiformeled
fujette
generale des
ou même fur les hauts fonds carenage, les plus qui réunions étant au obtenués Domaine dul Roi des terres
voifins de Chenal, qui en cet endroit naires n'ont
les voyes ordin'a guéres plus de
pas
dans le. 2IRA
geur elle en défendra foixantetolfesdelar- Pentrée millefois tems On marqué par Ja conceflion. mieux que le Fort. J'ai marqué fur le vre. Je TappelleleFond ne me fuis du Grand Pau- Ie Fond
Plan que je donne du Port, le lieu qui. pas mis cn peine de du
mafemblé
trouverletimologic dece: nom. Ceter- Grand
doute: je m'étonne leplus proprepour M. cette Re- rain eft à la bande de l'Oueft, environ Pakure. n'y ait pas penfé STt il a faitt de travail- Cailus Nord. à quatre Il lieiies du Fort, en allant au
ler au nouveau Fort, dontontrouvera fa
aplusde millep pasdelarge, &
Tom. LL. T longueur depuis le bord. dela mer
n'et. --- Page 176 ---
146 NOUVEAUX VOYAGES AUX
1700. n'eft bornée que] par let fommetdesmon- bonne chere
ISLES
tagnes, qui leparent la Bafleterre de la caflave
en gibiers & en poiffon, 17ce. Cabelterre; & comme cet endroit Eft bien fraiche, ouicou & cau-de-vic,
ou Queft eft un des plus larges del'lile, j'avois entendu que C'étoit de celle
nôtre Habitation eft d'une grandeur teilles de fait vinde angerteraseequelucs bou- que
confiderable. Je trouvai un Carbet de paffe
Madere. Caraibes
au
quis s'y étoient venus nicher,
prefque milieu denôtret Larivicrequi terrain
& je fçûs qu'il y en avoit beaucoup porte & fort
d'autres
bmenremvdtermese grande,
qu'on fouffroit à la Cabelterre, tout poiffonneufe: elle abonde fur
pour' queique petit avantage que la Co- viffes.
illes de fait vinde angerteraseequelucs bou- que
confiderable. Je trouvai un Carbet de paffe
Madere. Caraibes
au
quis s'y étoient venus nicher,
prefque milieu denôtret Larivicrequi terrain
& je fçûs qu'il y en avoit beaucoup porte & fort
d'autres
bmenremvdtermese grande,
qu'on fouffroit à la Cabelterre, tout poiffonneufe: elle abonde fur
pour' queique petit avantage que la Co- viffes. en.anguilles, en mulets, &en écre-. lonic en rétire: il me femble pourtant tinée en Je chaflai le Mardy toute la maquc cette politique elt très-mauvaife:
mep promenant, &en examinant
car qui empéchera ces. gens-là de fere- nôtreterrain. Lesperdrix, lesramiers,. Moteneynuelebnngos & der recom- lesortolans, & les
les grives, les perroquets,
mencerleurs: anciemumamicresguands on marque periques certaine y font en abondancer
Kesdhalisyticdécmpondenl lieux qu'ils monde dans qu'il n'y a pas. grand. occupent? tenir
Ils font plus cn état de nous
lc pais. En attendant je
tête qu'ils ne l'étoient autrefois, Fonuderocaim-Nomt tuâmesdeux
nôtre Colonieeftp
plusfoible,
une
TatomoadrmadilesAce unAgouri.Ceft
vent recevoir de Puiflans fecours &calspeu- des plus fottife d'une j'avois entendu débiter
les Negres fugitifs qui fe font établis avec refiftent atr quel les écailles des tatous. Sauvages de TIle Saint Vincent, le
au plomb dont onfe fert pour
qui multipliant
re: ramier,jcluis convaincu. du contraiobligez de chercher Oratqepiemontunjsur de nouvelles terres laiflai carj'entirait de und'aflez loin, &cjene:
pour fubfifter. rois pas lui brifer une épaule. Outre cc Carbet, je trouvai trois bienvoulu voir un manitou ou J'auautres maifons de François, quiavoient fom, qui eft un animal aflez extraordi- opaf
défriché quelques morceaux' de nôtre naire, par une efpece de poche, ou de
terrain. Ils m'ofrirent de fc retirer dès doubletentre, où ilp portef fes
mais:
quc nous voudrions nous y
nousn'en en
trouvâmes point. me ils
placer.com- dire ici ce
pourrois. FETeL
Je n'eus croyoient de que nous allions faire. bitans del la quej j'en ay apprisdes Hagarde les détromper, je fis. Grenade, ou ce
au contraire tout ce qu'il falloit faire la, mais jen'aimep pasaà quej'en
pour le leur
partis du Fond
semnaclens
perfuaders. jevifitai leter- M
du Grand Pauvre fur
rain, je marquai l'endroit pour bâtir la Fort quatreheures furl les du foir, 8cj'arrivais iau
Sucrerie, & y faire un Moulin à cau; que ce
heures. Il eft certain,,
je parlai à des Ouvriers, pour me prépais Ef tres-bon, &
les bois, en. un mot,jep pristoutes beaucoupsilétoit la
peuplé, & produiroit cultivés
E meliares neceffaires
terreeft bonne, arrofée de
nôtre terre dans fon entier, pour conferver de riviere; on la trouve plus beaucoup unie, &
qu'on n'empiétir fur nous, & empécher cngager Fort.
que ce
heures. Il eft certain,,
je parlai à des Ouvriers, pour me prépais Ef tres-bon, &
les bois, en. un mot,jep pristoutes beaucoupsilétoit la
peuplé, & produiroit cultivés
E meliares neceffaires
terreeft bonne, arrofée de
nôtre terre dans fon entier, pour conferver de riviere; on la trouve plus beaucoup unie, &
qu'on n'empiétir fur nous, & empécher cngager Fort. plus belle à mefure qu'on s'éloigne du:
doucement ceux qui s'y étoient logeza feroient Leschemins très-bons étoient pallibles, &c
arznile cequin'é-
&c
toit pas difficile, dansun
pour toutes fortes de voitures tres-commodes. &aufir mal peuplequecciut-li. paisaufivafte, fera en état d'y trayailler un peu. desqu'on On:
chai chez und de cesHabitans, quimcfr Jecou- àla. trouveraencore; moins de peincien faire
Cabeflenre, qu'on dit ére un pais
plus --- Page 177 ---
FRANCOISES DE
1700, plus uni, & plus commode. Jen'y
LAMERIQUE
€47
Point été. ay Paroiffe queles
Le Mecredy 21. je ne fortis de la medit, queles CGrecindeferesieacli Habitans & le Gouver- 1704. Forterefle, que pour aller direlaMefle neurn'en étoient pas contens, &
à la Paroiffe, j'étois fatigué des deux pour peu que nous vouluffionsnous que rejours precedens. Jc me difpen(erai de muer, tous les Habitansonroienty
faire une defcription exaéte de cette de demander fes nôtre rappel. Jele remcrciai pour
Eglife,ce
bons avis, &je le priai de nous
n'étoitr ni iemtst.celee grande, ni belle,nibien bâtic, ménagerdesamis, &jelui offristout cc
ni propre, voilafon portrait en racourci, qui Le dépendoit de nôtre Miflion. Jc fus le Jeudy voir une petite place
Maitre de la Barque me vint
que nous avons au-deffus de l'ancien à avertir la voile. le foir qu'ilétoit prét de mettre
Habitant Bourg. Onen a donnélajotnflance: à un du tabac, Ilavoit du chargé de l'indigo,
donna des qui avis me reçut trés-bien, me avoir déchargé coton, ce &cdesl legumes,c
qu'on croyoit pour l'établiffement Gouverneur, &c qu'il avoit pour le
Fond du Grand que nous allions faire au Le Gouverneur qui quelques n'avoit particuliers. gu'il ne tiendroit Pauvre, & m'aflàra
pas: achevé
qu'à nous d'avoir la fedepcches,tareta, couchai encore à &cfut caufe queje
terre. H A P I T R E XX I. L'Auteur part de la Grenade, des IRes de Bequia, 8. Vincent,
OXE Vendredyz
S.Alorft. S m'embarquai 23.Septembre furles fept heu- je temson eft fûr de trouver tout CC qu'on
res du matin & aulli-tôt cieufe. cherche; en un mot, lavie yeft déliRTOUA nous mimes à i voile. J'étois content d'avoir affez bien executé Nous vîmes une bonne partie de Ces
ma commiffion, & encore plus dem'en Iets, qu'onappelleles Grenadinsnous
retourner. Ilfaut; pourtant avoiterquela lesrangeâmesd
rièures Grenadeferoit
fielle moiillames sdstepeumunany point, & ne mimes
dela étoit peupléc,& unicjouragrcable, cultivée;
à terre, parce nous
point
Grenade défaut qu'on doit attribuer c'eftàcefeul faire.
executé Nous vîmes une bonne partie de Ces
ma commiffion, & encore plus dem'en Iets, qu'onappelleles Grenadinsnous
retourner. Ilfaut; pourtant avoiterquela lesrangeâmesd
rièures Grenadeferoit
fielle moiillames sdstepeumunany point, & ne mimes
dela étoit peupléc,& unicjouragrcable, cultivée;
à terre, parce nous
point
Grenade défaut qu'on doit attribuer c'eftàcefeul faire. Celui qu'on que appelle n'yavions que"
fiévresqui portent le nom certaines un Portexcelientà cequ'on Cariacou, dit. a
fontopiniitres, &quidégenerente dellle,qui quel- grand de tous à qui on donne Leplus douze
lielics de
quciolsenhydroptfc. excellentes, la viande car les eauxfont Nord, &c circonference, le pius voifin de eft Saint le plus au oiel Beguis
volailles graffes, tendres, très-bonne, les cent, on lei nomme Bequia. Vin- tite lapelegibierenquanrité, les &cdélicates, aufli la petite
Onl'appelle à
Martimentins, & generalement Tortues,lesl toutes les La- ef- qu'auffi-bien que Martinique, cette ifle, il nourrit caufe, nigas,
peces font de poillons qu'on; peut s'imaginer Eoatirmmesrmt auroit
y en abondance; & lorfqu'il man- Sainte dàler nommer également la petite
que quelque chofe dans P'lc, elle eft aufli Aloufie, le puifqu'il lui reflemble
font nous par méme mauvais endroit. Car
comme
dc
ne connoiflons
Eaaretacoracater
autant refervoirs, où en tout tifles que ces trois cndroits dans toutes les AnT a
où ilyait
de --- Page 178 ---
VOYAGES AUX ISLES
17c2. 148 NOUVEAUX On voit des géden methode, parmi ermtinarmesin eux, & à les regarder
de ces méchans animaux. correllsdans recevoir
mencpepelle &c
2700. venitrès-fort,
tomor.icbmnuun
E
Komere mais clles ne font point en s'en repentent à : prefent Car lc nombre des à Saint
le pais, elles font nenencoutieg &en trés-inotilement
parceux Vincemt. cequ'elles meufess font la guerreauxr les chats, rats, aufli SESEnD venus joindre de lal Barbade, furdétruifent bien
faire du très- mal. quilesfont ou qui font nez dans cclui le Faad ROPiSas
ie
Acac
garde-fon Dominique des ferpens
paffc de beaucoup ont contraintsdenst
11 yaala qu'on
courte 1 & de forte qu'ils lcs & de leur cederla
gros
MERSESTE
quils ont la tête grofie, devenin, ilsfont Egeriersnoet Cabelterre. Mais cen'et pas sencorccela c'eft
ronde; ils nontpoint rats, & aux
Leur qui chagrine le plusl les Sauvages, femmcs,
la
aux
pour re douleurs Venleyemens frequent dc les leurs
eft cxcellente dc
cnufesquales la & del leurs filles, dont ont befoin, Negresfain 8cquil
jointures
ffent quand ils en
mains,
LE
veniri
les douleurs. RERCEES
puilfent goûte, dont elle appaile endroit.
encorccela c'eft
ronde; ils nontpoint rats, & aux
Leur qui chagrine le plusl les Sauvages, femmcs,
la
aux
pour re douleurs Venleyemens frequent dc les leurs
eft cxcellente dc
cnufesquales la & del leurs filles, dont ont befoin, Negresfain 8cquil
jointures
ffent quand ils en
mains,
LE
veniri
les douleurs. RERCEES
puilfent goûte, dont elle appaile endroit. SRSSEESEE braves, & en
sunautre
des
E
parlé danst à Saint Vineentle parce qu'étant nombre, Fire (e mocquento & les
Tte moullàmes furl lemidi. Cet- grand les maltraitent, chercher obligeSamedy mSepiembien avoir 18. à 20. lieiies de raibes, ront
un jour d'aller veulent
tc Ie clle paroit eft par les13. degrez del lati- de une autre peut-étre Iile, ftantef la liberté, E ne les faitour, tude Nord. Son atpeet n'a Elle rien are fort bien leurlaiffer travailler pour eux comme arrivers leurs
fauvage & de dcagreable. de hautes montagness dc re
ce qui pourroit bien & qu'ils
pleine
verité
SRae
hachée, debois. On voitala défrichez de il femble quils le prévoyent,
couvertes où il y a des
en ont peur. nciredecniet
petits valons au tour des rivicresquiy les outrageades Negres, ils
le centre
SEPRSE
peu d'étenducs bon nombre. C'eft-là l'en- hautement anatominuirt &cles Anfont en
Caraibe : c'eft
citent fouvent les) François, de ces Hôtes dande la Republiaue les Sauvages font en plasgrand
de les délivrer ofé
droit où
n'en
glois mais ils n'ont jurqu'à
la Dominique
eft gereux,
armes, &cfcj
ERCE
nombre,
fent
d'interét
Eied
Heder pas. Outre les Suvages,
Européens, prendreless qui ayant autant afile de leurs efSswva- encore
Saint
dedétruirec cet
nent
sartene
gesap del Negres sfugitiés, étant eepenrven au Vent de
qu'eux, claves fugitifs les auroient puiffam mauvais voipallic Saint Barbade,, qui
Habita- aidez à fe délivrer de ces
Yincent. pofible de fefauverdest des canots fins. entendu parler de cette
CR
moditép tions de leurs maitres dans & defe J'ai fouvent on a fouvent fait des
des
ou radeaux,
affaire;
enlever
ER
ou fur parmi piperis les Sauvagetaler Caraibes d'armetmens, pouraller caux Elpagnols
retirerp
autrefois à leurs-maiures oùr gres,, cimtoltesendit car il ne feroit pas à
les ramienoient étoient en paix aveceux, où pour leurs mines: fervir aux] Iles du Vent,
loriquils bien ils les portoient aux François, propos de s'en de les perdre bien-tôt par une
à qui iviesvendolest on rifqueroit
aux Epagnols,
ne fçai par
atattummohe
Je --- Page 179 ---
I7co. FRANCOISES DE
umenourellefisite, cherceux dont &de lesvoirdébau- LAMERIQUE
& quine penfent on (e fert aétuellemenr, srpirpettte qu'on devoit forcer
on crut 149 17ce;
ver, faute de fgavoir paspeut-étre où à fefau- guifontdansl'filee en affez les Negres libres,
retraite. trouver une d'aller àcetre
bon nombre,
Enfin l'année derniere
expedition, mais ils
raibes aiant
1719.
dont &de lesvoirdébau- LAMERIQUE
& quine penfent on (e fert aétuellemenr, srpirpettte qu'on devoit forcer
on crut 149 17ce;
ver, faute de fgavoir paspeut-étre où à fefau- guifontdansl'filee en affez les Negres libres,
retraite. trouver une d'aller àcetre
bon nombre,
Enfin l'année derniere
expedition, mais ils
raibes aiant
1719. les Ca- Aserenabiolumim, enétar ou
& on ne fe
D
promis de fc emnelcius.dise joindre
& dre; cependant en pouvoir le de lesy CECDNA crutp
lcChevalier del Feuquieres auxPrainçoiss General M. nos
& flux de fc mit
Ifles propofa l'affaire dans
des
de
obligea le du
où
un
rbete
FRST
Pon dit qu'ellefur
Confeil, & s'en revenir. rembarquer fon monde,
E
relpeét pour celui qui agréée la plirotpar cette entreprife mal Heureux encore f
par aucune elperanced'un propofoit
concertéc n'attire
cès. LsSieursPoulaind heureux de ECUCE & avecces Negres
jor de la
qui
longue,
ComErE
tenant Colonel Martinique, &du deGuervilleMa- Bucq Lieu- cicufe à la Colonie peut-étre de la tres-permi &c
beiterre,
des Milices de la Ca- encore ce d'établir plus à celle que l'on Grenade, recommenfechargerend Aurjeserdagens Il eft à Sainte Aloulie. MerNe Aiagus debont-oonge manderp pour cette qu'ils devoient com- avoient pris certain 2 qui fi les
rent
gresMa- que cinq cent expedition. hoinmes Ils cru- ceux-ci étoient lesarmes
Sauvages
ronide &
perdus
mntiancets
partirentd
fuffiroient,
les
fans relfources
S.Vinrdansplufieurs Barques rem- parcequel Caraibes mélez avec
cent, fndepcmnaie fur une puiffante
comptoient ques François les auroient attaquez queldiverfion
icsmostagner,
vages lument devoient faire, & qui - abfo- Sau- mes Sclesenfause emestesnicae
rentenr neceffaire; mais ccux-ci fe tin- lIlC obligé leshommes aquyétoientretilese à
&c
repos,
&ieshaureurd quitterlecentre de
quillement fanss'en -uWereeerierutan méler,
bord emparé, ce dontonfeferatra d'zce fur autant pour leur Rquoique tre
qui &co les auroit misenPour le nôtre
qu'on avoit avantage fait que dre, lesdssaiméen obligez 2.deferentreprife, ieneiedonneremtp cette en- s'eftp paffé oudefefatrerour en cette égorger. Cequi
diemauvemen dei
paslemoin- nos François à ne occafiona
à
Nous mimes nos gens cfonequcilechota àt
les
tentatives, fans pas faire rmalt pareilles
gresferetirerentd dans les terre, Ne- fiures, Scfans avoir prendre mieuxl leursmedans lesendroits
montagnes, & pouvoir paffer des aflez de gens pourfe
ils ne
lesplus lar nuit, diffeiless d'où A; peine nôtre Caraibes. tre en (ortojenrquel embufcade,, & pourfemet- qu'elle fut
Barque de fut mouillée,
gens.
imes nos gens cfonequcilechota àt
les
tentatives, fans pas faire rmalt pareilles
gresferetirerentd dans les terre, Ne- fiures, Scfans avoir prendre mieuxl leursmedans lesendroits
montagnes, & pouvoir paffer des aflez de gens pourfe
ils ne
lesplus lar nuit, diffeiless d'où A; peine nôtre Caraibes. tre en (ortojenrquel embufcade,, & pourfemet- qu'elle fut
Barque de fut mouillée,
gens. Cette:
furprendre nos Negres, remplie Caraibes & de
re la guerre ryaecimpenidemtede leur réufit
fai- demander 3 Emimnourvoine TEau-de-vie. &cnous
pasund'euxnefitp pris, parfaitement, Mellieurs
Tous ces
biendun monde, & entr'autres alinoussuerent le Sieur peintsde T rouge, éroientrocolies, avec une c'elb-a-dire,
falloit Poulain, de forte qu'on vit bien
detoile fur leurspartics petite bande
toit bien plus de gens qu'on nefel'é-. gu'il part. Cet habillement uniforme dumoinsl slapldde cette d'abondimaginee pourvenirabour péche les
qu'on ne diltingue aifément n'emMartinique, entreprife. On écrivit doncàla ont efite les cheveux des Negres, ces dernicrs
pouravoir dulecours, &
crelpus & fins comme
delalsine, T 3
au lieu queles Caraibes les
ont- --- Page 180 ---
tgo NOUVEAUX
$700, ont noirs, longs, droits, & fort VOYAGES A UX ISLES
mais quand cette marque manqueroit gros; & rité, plus fa vie étoit bien trifte, bien dure, 170
comme il arriveroit s'hilsavoient tous la tion. digne d'admiration, qued'imitales téte rafée, il Eroitencoretice-inecieds dans les Cetoirunt hommederprit, habile
connoitreàleurs airs detéte, àleurs pieux, Mathematiques, &c
extrémement
yeux, leursbouches, & leurcorpulenfort zelé pour la gloire de
Iel Pere cc, étant très-differens les uns des au- Dicu,
Barbares. tres
Je
eeniundecipent
leBreton par tous cesendroits-là. foir, m'embarquai il vint fur lcs fept heures du
Sefmite le Jc defcendisà terre pour voir lePere lui
me conduireabord,
Mtifion- Breton Jefiite, y fait la Miflion donnai à foûper, nous mimes ol.je
naire à depuis bien des qui &bien
voile environ à minuit. à la
S.Vin- gens. ment. Il étoit feul annécs, alors, c'elt-a-dire, inutile- On compte dix lieiies de l'endroit où
qu'iln'avoit point tdeReligieux aveclui: nous S. avions moiillé à la Bafféterre de
car d'ordinaire ily y: a un Frere Coadju- Vincent à la riviere des Rofeaux,
teur. Il n'avoir pour compagnie qu'un quieft dellle environ aumilieu del la Baffeterre
François, & deux jeunes
pour
de S. Aloufie. Nous y moiilde fervir, toljoursalaveille Negrest d'étremaf- limesfturlescingh heuresdu matin.Quoifacré par. les Caraibes, commel l'ontété que cette] Ile nefoit pas habitéc pardes
pluficursautres les
defes Confreres, quand Cxeabeselenapiiare Ellen n'avoit alors
moins fauvage.
dellle environ aumilieu del la Baffeterre
François, & deux jeunes
pour
de S. Aloufie. Nous y moiilde fervir, toljoursalaveille Negrest d'étremaf- limesfturlescingh heuresdu matin.Quoifacré par. les Caraibes, commel l'ontété que cette] Ile nefoit pas habitéc pardes
pluficursautres les
defes Confreres, quand Cxeabeselenapiiare Ellen n'avoit alors
moins fauvage. ginent Sauvages que c'eft fonty yvres, la demeure' ou qu'ils'ima- gens de la
pour Habitans que des
fionnaire
d'un Mif- fairedese Martinique, qui venoient
parmi eux qui les rend malacanots,des &
madriers &
des, ou empéché qu'ils ne foient d'acajou, desbois de charpente. planches Les
heurcux H.: chafle ou a la péche. Je Bourgeoisoul Proprictaires dénôtre Barpaflai trois ou quatre heures avec lui; que y avoient un Attelier de
on déchargea pendant ce tems-là quel- Charpentiers & Scieurs delongs quelgues c'étoit
ques provilions fes Supericurs lui pour leurs porter des provitions
envoyoient, selia faur qu'il cache avec nousy étions venus, &
que
foin pour les dérober àla connoiffance méme-tems les bois qui pourprendreen fetrouveroient
des Sauvages, qui font importuns juf préts à étre embarquez. qu'àlexcés, pouravoir ce
Cette Ifc avoit été habitée les
étre chez leur pére, fur tout qutlaigavent quandc'eft François des l'année 1640. M. dul par Par- Esabilif
du vin ou de l'eau-de-vic. Toutl le pro- quet Scigneur & Proprietairedel la. Mar- desPran. lenment
grès quel les Miflionnaires soncfaitjuiqu'à tinique ccttc cu prit poftefion vers la fin de foisde S. prefent chez ces Sauvagesa étédebaptiannée, comme d'une terre inha- Alonfie. fer quelques cnfans, qui étoient àParti- bitée, qui par confequent étoit au
cle dc lai mort: carp pour les adultesony mier occupant. Les Sauvages de Saint prea ététrompé tant de fois qu'onnes'yfic Vincent, 8desautres lilesn' y venoient
plus, à moins qu'ils ne loient préts à quedansicstemadclip
rendre les derniers foûpirs, & quel l'on kenyavoient Il
ni Carbets, pontedéstorrucs, ni
ait des raifons très-fortes pour
n'y mit d'abord que quarante defrichez. fuadé que c'eft avec fincerité étreper- de- mesfous la conduitedu:
hommandent le Baptéme. Cc bon peat eût lan'Oficier de valeur, SieurdeRoulit- & de
bien voulu que je luie cufe tenu compa- quiavoit donnéfon nom à lariviere conduite,
gnie pendant quelquesjours: carenve- palle au Fort S. Pierre, à
qui
Habitation étoit fur cette caulequelon riviere. Il
avoit --- Page 181 ---
FRANCOISES DE
I7ao. avoit époufe unefemme
le
LAMERIQUE
failoit aimer des Saurages, Caribe,cequi quilere- cieravec les Soldats dans la
IgI
compatriotes. gardoient prelque La comme un de leurs 8cs'alla avec les établirdanronlieus Forterefe, 1702,
étoit entr'eux & Recnineligenenut le Sieur de Roufielan cilita aux gens Sauvages qui étoient le alui.
COISES DE
I7ao. avoit époufe unefemme
le
LAMERIQUE
failoit aimer des Saurages, Caribe,cequi quilere- cieravec les Soldats dans la
IgI
compatriotes. gardoient prelque La comme un de leurs 8cs'alla avec les établirdanronlieus Forterefe, 1702,
étoit entr'eux & Recnineligenenut le Sieur de Roufielan cilita aux gens Sauvages qui étoient le alui. aliezeloigné Cela fan'empécha dre les pas M. dul Parquet de pren- crer prendre dansia maifon, moyen &de l'y: de le furpécher lanouvelle précautions Colonie ecethireapoule em- méme avec année dixde fesg gensvers la hn maffa- de la
téc, &c peut-étre détruite d'étreinful- Le Sieur 16F4. barcs, qui étant d'uneh par ces Bar- M. du Parquer, Hacquet lui proche
de
ment changeante, & chumctrextréme. ne
parles mémes qui nceclsent fur tué
leur dépit Tétablifement des voyantqu'iaree Frangeis dans pourt fuceeffeur Sairages le Sieur en16r6. k
Ileut
dans pais, le avoient beloin d'étré retenus fien, d'une tres-bonne Breton Parilonté refpect, & que leur bonne vo- Ifles brave, mais quiétanrvenu famille, &cf fort
apparente fût fixée par
General: avoit porté les livrées engagé de M. aux le
Ratne pourquoi il fit conftruire re
ccla fit que les Soldats de fa
forte, environnée d'une bonnc une maifon Remcatmspide & &clui quiétoit
paliflade, avec un ioflé; illa double dunehumcuriaminee maltraitez, ils fe
ficre, lesayant
& canons, de pierres, & d'autres munit de armes, & revoltereni prirentles
la mit en état de refifter armes, enfui & caché lauroient dans les tué,sil ne fe fuc
ment aux Sauvagessilleur non-feule- pu tirer aucun
bois, fansaroir
taifie de lesvouloir
prenoit fan- bitans qui
fecours des autres Hame aux Européens inquiéter; qui
mais mé- les revoltez nel'aimoient s'étant pas. Crpendant
venir établir. voudroient s'y quequié étoit en Radele emparer d'une Barrntauseniondromer maifon qui les Eipagnols, Pour lui, fuverent ilp paffa chez à la
esitfnaccsuprendur delariviered
petit tCul-de-Sacoc Martinique, de & porta fes plaintes à M. çat un grand duCarenageg défriché, & qu'onp qu'one commen- duParqtuict, Seigneur vit bien, ce qui étoit arrivé. Ce
vivres & & databacqui vint en plantad des Habitans 8cles Soldats inrimnatmeneis
Ifles. qui l'emportoit fur celui perfection, des autres venoit del'état où ils Pavoient avoient pourlui,
forteque
vâ, de
Colonic LeSicur del Rouffelan gouverna cette ce foilerement, fansrechercher ni ceux iesduteursde qui auroient
également jufgu'en regretté 1654. des gu'il mouruty pus'y mandant oppofer, unOficier il envoya pour ComTaimoient, &des François Sauvages, qui auquel il donna environ nommédu Coutis,
douceur.
, des autres venoit del'état où ils Pavoient avoient pourlui,
forteque
vâ, de
Colonic LeSicur del Rouffelan gouverna cette ce foilerement, fansrechercher ni ceux iesduteursde qui auroient
également jufgu'en regretté 1654. des gu'il mouruty pus'y mandant oppofer, unOficier il envoya pour ComTaimoient, &des François Sauvages, qui auquel il donna environ nommédu Coutis,
douceur. conduitsavech beaucoup
&c avoit de mes, tant Habitans que quarante homM.dul
le
EISA
delal
ragpernommsleSieur garder Fort. Le Sieur Soldats, du Coutis Pour fut
qui étoit aAuerpenninmeee riche, voulut faire Celui-ci tappeilé Sicur environ deux ans après, & le
tation particuliere, &
uneHabi- naiffance d'Aigremont Genuilhomme &
d'une
bonnevolonté les feconfiant en la merite & dittinguée, de
tout plein de
moignoient RACST ils le Sauvages venoient lui té- verneur à la valeur, fin de fut nommé Gouilz
les précautions qu'il devoit voirs. A peine y fut ilarrivé 1657. pour fa furcté. Il
qué par les'
gu'il fut attaFT
laiffaun Ofi- que cette Iile Anglois. leur Ils prétendoient
appartenoit 9 parce
qu'ils --- Page 182 ---
152 NOUVEAUX
EI00. qu'ils difoient tyavoir
VOYAGES AUX ISLES
nieen 1637. quiyavoit envoyé fubliftép une Colo- Tc, lesFrançois &cles Anglois, Après dedis-huitmols, mais quiavoit pendant été loulic, comme en une lile qui às. n'avoit 1700,
entierement au commencement maflacrée par lcs Sauvages tués pointde dans Maitre, le Pour tourner des' Torde 1639. temps de) la
cux n'annulloit point le droit cequifelon qu'ils faire des Canots, fans que ponte, & une poury
avoient farcettelfe. deux Nationsy eût ni pas des
été bonne, fi la Cetteraifonauroit Forterelle, ni
Gouverneur, ni
été verirables mais fuppofition rien n'étoit avoit Il arriva cn Colonieetablie. 1639. qu'un Navire
éloigné de la verité, On auroit pû leur plus glois aiant motillé fous la
Anrépondre faire qu'ils avoient trop attendu à avec bord Pavillon François, attira Dominique dans fon
méme valoir ils leur droit; & que quand
étant par cette feintépluicurs Caraibes,
certelfle, auroient ilsé cu une Colonic dans qui
en paix avec nous, ne firent
étoient cenfezl'avoiraban- point
&
donnée tout-a-fait, puifqu'ils avoient des fruits, ditenredyentrers comme ils avoient d'yporter accoûtudu negligé monde, pendant vingt-ans d'y envoyer fur mé leurs de faire, quand ils nous trouvoient
Mr. dul Parquet ou s'y qu'ayant étoit iça S vû que voulu enlever côtcs. Mais les Anglois aianc
voientf faitauicuned
établi, ils n'a- Navire, tous fej ceux qui étoient dans leur
pofer, ni aucun aéte démarchep fur les pours'yop- fauverent, jetterent à la mer, & fe
Europex pour conferver leur lieux ou en mirentaux exceptédeux fers, & qu'ils que ces Anglois
droit.
Parquet ou s'y qu'ayant étoit iça S vû que voulu enlever côtcs. Mais les Anglois aianc
voientf faitauicuned
établi, ils n'a- Navire, tous fej ceux qui étoient dans leur
pofer, ni aucun aéte démarchep fur les pours'yop- fauverent, jetterent à la mer, & fe
Europex pour conferver leur lieux ou en mirentaux exceptédeux fers, & qu'ils que ces Anglois
droit. Que diroient-ils fi les pretendu futecommeerclases Les vendirent cnalloient les chafler à prefent de François Mada- tez de cette perfidic, s'aflemblerent Caraibesirrigafcar où ils fe font établis
grand nombre, furprirent &
en
d'années? ? N'auroiene-ilsy pasl lieu depuis de Sre rent des Angloisal
maflacregue les François ont renoncé au droit oùr ils commençoient asbutahsAmmues à s'établir,
inconteftable qu'ils ont fur cette Ile, d'autres endroits;
&en
par l'abandon qu'ils en ont
leur
ecnemtepuesenes
tant d'annécs? Cette
fait depuis
expedition, ceux de S. Vincent
pas d'avoir
raifon nc laifferoit Palerentas-Aloufiee chez cux,
cn s'en retournant
quelqucapparence, au licu
&ctrouvant quelques. qu'il n'y en a aucune dans le pretexte occupez àla péche de laTorus, Anglois ils les
Aloufie. qu'ils eurent Voici de vouloir s'emparer des. maflicrerent, dans les s comme ils avoient fait
verité. lef fait dans la plusexacte raifon, autres fans endroits, & pour la même
Hel.confiantg
François faire le moindre tort aux
qu'avant l'année 1640. lalefait dans quiétoientaur mémel lieu. VoinilesPrançols, ni les Anglois n'avoient les Anglois de toute fa verité, & on défic
Ete les fongeas'érablir autres n'écoient àS. Aloufie: les uns On laille à rien prouvera au contraire. fonger à s'étendre. hors gueres des IAes cn état de fonnes delintereffées prefent auseneacdeper à
habitoient, aiangtousaflez de qu'ils glois avoient quelque deederflesAn- droit fur
maintenir, & Aepupemreotbcicinz peincàsly Iile. cette
toient quentes attaques des Caraibes qui met- le de Cefut Pourtantf tfousle pretextefrivotouten ulage pour les
cctte pretendué
ou les chaffer de leur Pais. faireperin, Ils alloient firent un Armement pollaffon, qu'ils &c
librementlasunss &lesa autres, c'eft-à:di- qu'ils vinrent attaquer confiderabiee lc Sieur
mont. OtEAE
voic --- Page 183 ---
1700. voit Pas lieu FRANCOISES de craindre
DE
cette
LAMERIQUE
Les. An- inopinée, cût été farpris, ilne fep attaque perdit pourGouverneur de S.Aloufie 153
glbisat- pour cela.
pollaffon, qu'ils &c
librementlasunss &lesa autres, c'eft-à:di- qu'ils vinrent attaquer confiderabiee lc Sieur
mont. OtEAE
voic --- Page 183 ---
1700. voit Pas lieu FRANCOISES de craindre
DE
cette
LAMERIQUE
Les. An- inopinée, cût été farpris, ilne fep attaque perdit pourGouverneur de S.Aloufie 153
glbisat- pour cela. Il milembla au
deLalande, quiy y étant
deSieur 1ioo. tayuent E Habitans & fes Soldats, fc plus vite cinq ou fix mois
mort demaladie
saloufe 21058 aubord de la mer,
prefenta eut pourfuaccefleur étre arrivé, il
un temps
&cempécha pendant re de
PCRLCE
confiderable la delcente des
Madame du Parquet. Bonnardire- Celui-ci
Anglois. Enfin forcép éparlegrand nom- permit plus aux
de
ne
bre, ilfe retira dans fon Fort
pied dans fon Iile, Sauvages &c6 évita mettre lc
partie de fon monde, laidfant avecune heursqui étoient arrivez àf ainfilesmal. dehors fous la conduite d'un defes Faurreau Ofi- feurs. 1l gouverna a fes prédecef. ciers, pour harceler les ennemis. Il fut la fin dui mois detiepoinr les Analisgedansicsfomnas lese ennemis
glois firent un a'Amlicop que
fairi mettre du canon à terre,8ctaitbré- aianc ze cent hommes, corpsde quatorzeà quinche, donnerent plufieurs affauts ou ils fix cent Sauvages euanciuej-ienlent commandéz
den
nommé Ouvernard
par un
perdirenrbeaucoup nier defquels le Sieur monde, au dermulitre, ou pour
1r font les avoit
d'Aigremont qui parlerplusjufle, Anglois
metifd'un Gouverneur
défaits
repouffez avec une extrème vides.Chritophle,
entiere- gueur, aiant faitt unef fortie,
dicnne de la
&cduneln. menit, fecondé par ceux defes gens quiétoient &aiant été dans un antre Dominique, endroit, qu'on dontjaiporié
demeurezhors de la Forrerefle,
appelle
boront tous enfemble fur les ilstom- SESLENLARCIC
d'une maniere fivive,
les Anglois fanstrouverden
à
qu'ils
refiftance,
RRE
plate coliture, &d
défirent leFort, & fommerent environnerent
échaperent, àler rembarquer obligerente comme ceux. qui de fe rendre, ce qu'il lcSicur fit Bonnard
purent, inamelaiftaciune ils lachement. Les Angloisr auffi-tôt fort
leurs munitions, leurs bleffez, canons, Capitulation le cinon, iaretinmentcontre les
ques prifonniers à la merci des &quel Fran- bagage,&cles
armes, le
çois. deroientrendres aengmititatenbds &
C'elt l'unique tentative que les An- Bonnard & fes Soldats renvoyerentleficur à
ifle glois ont.
icur fit Bonnard
purent, inamelaiftaciune ils lachement. Les Angloisr auffi-tôt fort
leurs munitions, leurs bleffez, canons, Capitulation le cinon, iaretinmentcontre les
ques prifonniers à la merci des &quel Fran- bagage,&cles
armes, le
çois. deroientrendres aengmititatenbds &
C'elt l'unique tentative que les An- Bonnard & fes Soldats renvoyerentleficur à
ifle glois ont. faite pour s'établir dans, cette où on lui fit fon procès. laMarinique,
vivant. pendant Le que Mr. du Parquer a été nej paix,leGouverneure
na en
-eatree
paix, cSKUBAIgERDEEE & eut le plaifir de gouver- voir fa Angloil@rdelavoiia le Coloncl Generaldecliles avoit
fircettec entreprife,
mais: il tomba à la
lequelbienl de fe
EsTRanrreCE
amd
fin dans leméme in- foientavoiré fervirdelap prerendué poffellion où ils diEECITEET mitaux-Caraibes d'entrerchez luilibre- per- fondoitledroitg reedeetidemens gu'il yF pretendoit 1640.ne
ment,ilalloit mémcàla
quefarl'achatqu'y 'il
avoir,
ils prirent cetemps chafleareceux: Tannéer
lavoitfait de cettelfle
d'eux dui aiant donné pour laffalliner, un
precedentedes Sauvages,
tcau danslap
un coup de Çou- trenited'Ouvernan cette
On voita FUEEE
en 166c. deux poitrine. Ce malheur. arriva
conduite le peu de droit
du
ans après la mort de Mr. Ine. Anglois Ils ont, ou ontj jamais cufur que: cctte fer
Mr. Parquet. de
depuis cC en furent challez ils en 1666. &
desenfans Vauderoque de Mr. du oncle & tuteur tentative pour temps-là y rentrer. n'ont fait aucune
Tom. 11
Parquer, nomma La Compagmic de1664. V
qu'on nomme --- Page 184 ---
154 NOUVEAUX
17co. mea
VOYAGES AUX ISLES
quiap
lesl
mmantaaNans
quilesvendit peuplé slleseni6a7. &1632. &c cédepuiso tellc, & isquelques il mois à repeuplercet- 1700,
endevinrent les enfuiteaux particuliersqui lci ne devienne n'y une a point de doutequ'el
jufqu'en 1664. gu'ils Scigneurs furent proprictaires ony envoye lcs fecours floriffante Colonic, fi
de vendre leurs
à contraints on a foin d'y mettre neceflaires, &f
nicre Compagnie, Scigneuries cette der- des perfonnes fages, pour Gouverneurs
dépotillée de cette quoiqu'ellefe Ifle
trouvât rellées, s'ileft pollible, peu ou point intepolfeffion des Scigneuries lorfqu'eile prit lay picté, deladouceur, &cqui & ayent de
achetées sdesheritiersdeMr qu'elle avoit té autant qu'ileft
delafermeellea atolijours nommé des dul Parquet, &c maintenirlet bon neceflaire fans pour établir
Change- às.Aloulic jufques cn l'an Gouverneurs re fentir la
ordre, du trop faiarpefanteur
mens Roi la rembourfa, & fe mit 1674-quele gens qui pour l'ordinaire joug à des
danscet- rivez fion des Iiles, & les fit en poffef ces endroits-là,
nc vont dans
tColo- des Generaux &
gouverner par leplaifir de la
goûter unj peu
nie.
établir
Change- às.Aloulic jufques cn l'an Gouverneurs re fentir la
ordre, du trop faiarpefanteur
mens Roi la rembourfa, & fe mit 1674-quele gens qui pour l'ordinaire joug à des
danscet- rivez fion des Iiles, & les fit en poffef ces endroits-là,
nc vont dans
tColo- des Generaux &
gouverner par leplaifir de la
goûter unj peu
nie. font
Tntendanspcommecle
ntpeurg
dence encore desaffaires aujourd'hui. Mais la déca- re: Riennemeconvioiti àdefcendreà aterdela Compagnieattira cependantaiantappris par ceux
avecellecelle del la Colonicd
vinrent à bord, qu'on ne pouvoir qui
qu'on'avoir encore relevée ede3Aloufic, depuis l'ex- acheverdanlajounéed
pas
pulfion deAnglois, parce n'étant quenousdevionsy prendre, dechargerlcbois
pasf fecourucsenef
que
ti d'aller me
E de
ce pendant les fuantascincommett chemin promener,
SKIE
& 1688. tous longues les Habitans guerresde1672. fc
haliers faifant,autant dont les bords quel'épailfeure de la
des
les uns après les autres. à retirerent couverts, me le
mer font
la Guadeloupes & autres laMatinique, Ifles
Quoique pouvoit permettre. tes & plus capables de les plus sfor- riviere aux cetendroit, cell-a-dire, la
verts des pillages desennemiss mettre à cou- nous étions motillez, Rofeaux, devant laquelle
quec quand
deforte ché, il ne laiffe pas d'ya paroiffe avoir des fort hacomme CENE mieaipooliayseis dit au
d'une étendué
fonds
cc Chapitre, que des commencertente de Part qui ont déja sconfiderable,dontl été
laj plûvenoient del la Martiniquey Oumtenenbosqu couverts de nouveaux défrichez, fe font
decharpente & des canots, fairedesbois fansa aucuns leur hauteur & leur groffeur arbres, qui par
autres Habitans de
Nation la bontédu terrain. marquent
couleur quel'on quelque
ou un petit fentieraux. J'arrivai en fuivant
a été depuis ce pulerimaginee là len
Elle vriers: j'avois tué Ajoupas denos OuSoldats & des SFRE. refuge des desperiques
perdrix &
trouvoient
déferteurs: ilsy provifionsd de &jerrouvald bonnes
CSOTUESE
& une fûrcté abondammentd dequoi vivre, &der
cochon maron boucanné,
tomber entre tres-grande les mains de pour ne pas de mourir ramiers, de pour; ne de pas apprehender
auroit envoyez pour les prendre, ceux qu'on voyai chercher faim; mon hamac forte avec que
qu'ilyadest reduits
parce cuit, du vin & de
PacE
pes demornesel efcarpez, narurel-furdescrou oû
lu de paffer la nuit avec T'eau-de-vie, nos refoen ailfommerontdixin mille, dixhommes travaillerent jufques bien avant gens. Ils
failant rouler fur eux des feulementen nuit àt tranfportera au bord de dans la
destronçons debois. On: a.) pierres ou: madriers de bois
la mer des
recommen- bois que Lon embarquoir d'Acajou, & autres
auili-tôtavec
d'aur- --- Page 185 ---
FRANCOISES DE
1700: d'autant plus de
LAMERIQUE
étions encore dans diligence, la faifon der nous des vents de Sud-Eft
1SS
gans, où tout eft à craindre.
nuit àt tranfportera au bord de dans la
destronçons debois. On: a.) pierres ou: madriers de bois
la mer des
recommen- bois que Lon embarquoir d'Acajou, & autres
auili-tôtavec
d'aur- --- Page 185 ---
FRANCOISES DE
1700: d'autant plus de
LAMERIQUE
étions encore dans diligence, la faifon der nous des vents de Sud-Eft
1SS
gans, où tout eft à craindre. Ileft oura- vrai prefque vent arriere quinous jufgu'aux porterent 1700:
cul-de-fac quer nôtrel Barque eût puferetirerdansle d'Arletde paffimes la Martinique, que nous Ances dé5 mais ce retardement ne prit pendant la nuit. convenoitnia aux affairesdes
Par le travers duFort Lecalmenous
ni aux miennes, qui avois Marchands, des raifons caufc nous n'arrivâmes Royal, le & fut
preffantesdem'en; retournerà la Guade- credi SC fur les dix-heures que du Merfemble. loupe. A la fin nous foupâmes tous en- vingt-leptiéme Nôtre
jour de mon départ. foir, le
dans fon Après la Priere chacun fe mit fi-tôt Superieur General fe levaauf
uns après hamac, les &c on s'endormit les firent qu'il de m'entendit : nos Peres en
point
autres en caufant. Dès le
méme , & tous me témoidu du jour on recommença à
gnerent beaucoup de de
bois: : je dis mon Ofice, & porter tour , & de la maniere joye dont mon refus me promener en chaflant: puis je tois acquitté de ma
je m'énâmes aubord de la mer avec le nous Maitre di- leur rendis compte commiffion, en
dontje
du Barque, &c fur le foir on
perieur General me dit foupant. le Le Sude charger tous le bois qui étoit acheva qu'il falloit travaillerà
lendemain
Nous foupâmes à terre, aprés quoi prét. je fimes rain de le la Grenade en mettrenôtreter- valeur: nous en
m'embarquais de
& après queiquest sheures
projet, & je penfe fans le
fur repos nous' mîmes à la voile environ voyage quhil fut obligé de en
lest trois
ARHE Euheures dur matin lel Mardi 27 vint, rope, & la guerre de 1702. qui furSeptembre.Nouse scotsiamatificjufug
que ccla auroit été executé, &
lapointedesSalines, où noustrouvames quej'aurois corvée. encore été chargé de cctte
C H A P I T R E
L'Auteur retourne à la Guadeloupe. Procès XXIL
PAWDE du Lion. intenté à leur Mifion par
3l E partis de la
le
e Lundis 3.Oétobre Martinique furl les neuf de Jet nôtre trouvai lel Pere Imbert, Superieur
heuresdufoir. Nous eâmes
Miflion, fort embaraffé d'un
% un vent afelaitjufuciper Prétre procès lui avoit été fufcité par un
l'Abbé du
Sne
ne delal Dominique IOXNCNOERPACERE qu'ilfe
CetAbbé, nôtrep
Lion. Queft tellementf forcé, mitaulNord- de voifin, étoir fils proche Scincommoque eétoitiepréludedune que nous crûmes devant Gouverneur deMr.
eâmes
Miflion, fort embaraffé d'un
% un vent afelaitjufuciper Prétre procès lui avoit été fufcité par un
l'Abbé du
Sne
ne delal Dominique IOXNCNOERPACERE qu'ilfe
CetAbbé, nôtrep
Lion. Queft tellementf forcé, mitaulNord- de voifin, étoir fils proche Scincommoque eétoitiepréludedune que nous crûmes devant Gouverneur deMr. dela du Lion ci-. detAbs Prodls
n'enetimesp pourtant quel la ouragansnous peur:ilbaif- On ne il peut pas nier quedu Guadeloupe. côté de fon bédu Lien,
fienmoinsdetroisk heures, &r nouslaiffa pere ne fut homme de
HACTnESS CC
j'ai entendu dire à
qualité; car
reftoit de chemin: à faire. Noust quinous moiil- délintereflecs, gue plufieurs la Mailon perfonnes du
lâmes lel Mercredi furles onzeheuresdu de étoit une famille confiderable du Lion
matin. J'allai auffi-tôt
Caux en Normandie. On Pais
nôtre Gouverneur, quimeretint AluerM.Auger à di- que fa mere étoir filed'un
difoit
ner, & puis me donna un cheval&cun Langres, fée
que M. du Lion Marchandde avoit
Negre Pour allcr chez nous. paramouretre: ileft certain gu' TORE
aroitététres-belle. V2
L'Abbé dont il eft
queftion, --- Page 186 ---
VOYAGES AUX ISLES
156 NOUVEAUX
lieux
uremmséenNerminied pour
pememtnesezhs enpollellionde
1700. queltion, Ss'yfaçonnera raux Us&Cod- nes, Smetuelespartiese leur
ce que je nc
vétudier, tumesdul Pais, en quoi il fit desprogrés ce qui appartenoit, faire fignificr à TAbbé,
contiderables.) Ilfut pourvà d'unel bonne manqusipsde trouvé une belle OCGaCureen cel Pais-là; mais s'étant broiil- des qui fion croyantavoir de montrer ce qu'il avoit appris en
de Roien pour
me fit fignifier une protelenwechArchesequed affaires qui ne font
à de ma fe con- dé- Normandie, fationde nollité det tout ce qui pourroit
noiffance, il avoit
être fait au préjudice def fes droits, jutTTASE
de fon Benefice, c pouvoiri fc
tous les titres
mettre
eût un quacequile eutrecouvré Jevisque
ECCTRENSSA beloin. Ilfallut après cette Txicheshiemnmete
affez grand reveniral la Guadeloupe dif Halercerstenrm c'eft
perte
biens avec les enfans l.rte fecond neroitloin; poarquoijemadrensi à miRequelie
cuterfes! àlIntendant. Jejoignis. du Contrat d'alitde fa mere arteneEE nommé du Cler, fans fé une copie collationnée
Major delIler
duGouver- chatdela" Terreque polledoitlAbbedu
fouvenir qu'elle étoit veuve
EAIMEntr L'Inneur. arrivant aux Ifles terres & de celles dé nos voifins. la
Nôtre. Abbétout Habitation en
à la Cabe- tendant ordonna que troisjoursapres PAravoit acheté uncl
paspayée, il fignification de fon Ordonnance, fur les
fterres & échangée quoiquilneledrp du confentement du penteur Juré fc tranfporteroit à la reconnoiffance
l'avoit vendeur, avec un de nos voifins nom- desbornes, lieux, procederoit tant enprefence, qu'ablenmé Lefevre d'Ambrié, qui Habitations.
Cabe- tendant ordonna que troisjoursapres PAravoit acheté uncl
paspayée, il fignification de fon Ordonnance, fur les
fterres & échangée quoiquilneledrp du confentement du penteur Juré fc tranfporteroit à la reconnoiffance
l'avoit vendeur, avec un de nos voifins nom- desbornes, lieux, procederoit tant enprefence, qu'ablenmé Lefevre d'Ambrié, qui Habitations. étoit placé ce, & que lc Juge Royal qui feroit
entre nos deux
comme delegué,
chaLS3F
juitement Cette Terre étoit petite, & l'Abbé prefent cune des Parties en poflellion decequi
avoit dc valtes delleins, l'élargif. Celafute exccutés Sefàqui foit autant qu'il pouvoit, auxdépens Mon de leuraprartenoit. chat beaucoupl'Abbé contre moi. Je fis
du manioc & du mil
ceux qui contoenalaporten avoit été aflez bon pour planter nôtre aufi-tôt terrain qui étoit voifin du
prédecelféur fouffir plufieurs choles de cet homme; dans ficn, &cj'allai le putrdctureganderet
&c mêmer pour conferverlap paix,ou com- pour beftiaux. linégligea delefaire: fes beSxneriest bonnes graces, il avoit de can- fiaux revinrent & nous firent du dommeabandonné une grande TAbbé piece venoient mage: je les fis prendre deux &c trois
nes où les beltiaux de Dès que je fus fois, & leslui renvoyai jeles honnêtement: fis fequeftrer,
paitre. tranquillement. &c
vilitél lest bornes mais à la quatriéme m'envoyer un
en charge, quej les j'eusv mettretoutesenva. &ilfallur pourl lesravoir de cent livres de fucre
de nos terrespourl de retirerfesbeltiaux billet à raifon béte, outre les frais de la
leur, dedeust jclefisprier nos terres. Il répondit que les pour &c chaque du fequeltre. Malgré tout cela
terresoûf fes beftinux alloient pstie,lui E beftiaux revenant toljours 2
appartenoient Jeprefentai unel rletetrin Requelle qu'ils étoient en trop, grand tuntre
auJuge, afin defaire arpenterl LeJuge larépouvoir fubfifterchezleur faire éclaircir, Maiure, &c
iconiciiveidechseut,
le parti de les
pondit, & ordonna à TArpentcurjure fur les
payer fuivant Y'Ordonnance, qui
dans trois jours
déEER
defe tran@porter --- Page 187 ---
FRANCOISES DE L'A
ic.. défend detuerlesgros beftiaux quel'on qu'il MERIQUE. trouve en dommage; cc que je tatois
avoit deciaré leurfuiteau Greffc, 1700,
EANTEAREAT gneur Abbé. A la
te affaire fuffioit
Ferrnce
garder
fin il lel Jafa: il ft
pour ruiner defonden
fesbeitinux, dontl
comblel-abbe, s'il lavoit
rendoit la garde plus lepetitnombre &
carl la pretention
érértinable,
tint Pas à moi que nousnefullions ficile, il bons ne iplus de trois mille uledoPanquerallit piftoles, &cles auamis; carneusnousvimesp
tres proprietaires des
& Enstroirouqustre plulieursfois; lui n'auroient Fas mançué Negres de pris chez
ineidensquitrou- un pareil dedommsgement L'Abbéfe demander
quenous
&
SEF défendoir,
Parmalheur aurionsbienvécu enfemble.
able,
tint Pas à moi que nousnefullions ficile, il bons ne iplus de trois mille uledoPanquerallit piftoles, &cles auamis; carneusnousvimesp
tres proprietaires des
& Enstroirouqustre plulieursfois; lui n'auroient Fas mançué Negres de pris chez
ineidensquitrou- un pareil dedommsgement L'Abbéfe demander
quenous
&
SEF défendoir,
Parmalheur aurionsbienvécu enfemble. champ
Palquier lui laifloit le
rons s'en allerent nos deux Negres Char- étoient libre, toujnurs parce en que fes Negres qui
qu'ils fe retiroient Miarons, & je fçus frais dei'abbé, & les prilon, pilttoles étorencaux
Pour ne pasoublier cheznireabbees leur métier, ilsfai- conientetjodrs. A lafindes parjour
ioient des roiics pour fes cabroiictsou ncs d'autorité s'én mélerenr, &cobtin- perioncharettes. J'obtins un ordredu Gouver- rent après beaucoup de difficultez
Quelques neur Scmainforte pourlesaller prendre. Paiguierreprendrols tendre la
isNegres fansat- que
memc Habirans qui étoientdans le PAbbé édaLionenferoite décilion du proces, & que
iinmaseionccas eas,fiajoignirenant Rafineurque cetems-là. cautionjufqu's
Habitans commandez pour Milice, cette êclcs les Anglois Intrencmertmenae ayant fait uneirruptions à la
dition, &c on prit dix-lepr
expe- Guadeleupe avant la fin
rons, du nombre defquels NegresMaduproces, les
deux quejecherchois. étoient les Aoyomsprre du Fort
été brûlé &cleDonmoinonscontentimcs LesHabitans & e papiers du
avec tous
d'avoir nos efclardmate
ves: mais il s'en trouva fept
tirez, l'Abbédul Lion qu'on auroir y eu avoit retenoient au fieur Palquier,
fe réjolir de ce malheur, qui le fujet devoit de
mis
ou
de
PEE
principal, Direéteur dela Com- empécher iaeremesenineroner
ler pagniedes Senegal, &cà prefent Confeil- ie&cinfimantes
au
loupe, Confeil Supcrieur de la Guade- des quieri doubles nel'avoit porté Laspresoraneedepat à fe
terét, hommetemible en maticre d'in- procedure, en bonne formedeteute inineexredier la
Paris, &rqui, Ville, quoigue comme né aumilicu de tc, mais dont dontils'eft je ne me fervidanslafuifçait, des plus fimples & tout des le monde peine def fçavoir lc fuccès, furis pas mis en
modes, pouvoit Fréter le plus com- quiteail la Guadeloupe peu Farcequeje
habile Praticien Normand, colietauplus que les Anglois
detemsapres
futp pasf ficomplatfint moi. celui-cine On voit affez fefurentretirez. par ces differentes
ta Requéte au Juge, RES fit liprelen- faires, &cpar cclie dela Poterie, affes Negres gui éroient enprifon, interroger &ft vouloit établir, donejaiparlé dans qu'il un
informer lequelil demanda contre l'Abbé duLionycontre SomneerbuAkcopass amis:
sdenos
Raifitexecutés, & que TOrdonnince du fe venger, decentonofociee en nous intentant
de
fàc condamnéàl qu'outrel'amendeil au fujet d'un Te Deum, un) procès
jour pour chaque luipayer Negre une depuis piftole par Lion' fon perc avoit fondé que dans feu M.
iparlé dans qu'il un
informer lequelil demanda contre l'Abbé duLionycontre SomneerbuAkcopass amis:
sdenos
Raifitexecutés, & que TOrdonnince du fe venger, decentonofociee en nous intentant
de
fàc condamnéàl qu'outrel'amendeil au fujet d'un Te Deum, un) procès
jour pour chaque luipayer Negre une depuis piftole par Lion' fon perc avoit fondé que dans feu M. nôtre du
lejour
MMIEmNEINEE V3
les
actions --- Page 188 ---
AUX ISLES
VOYAGES
17CO,
158 NOUVEAUX la Viétoire qu'il Contrat, ou quleucounepkirdecme
1700. aétions de graces de les Anglois échouez fequence, on des ectsdtainndicng Saints que fes noms de
wotrempontetun
quif fitpérir les Litanics & ceux de fes' Terres & Seiaux omtepnestourngan, 1666. Baptémes:
étoient encore en
leur Flotte cn dont! lel Fond n'étoit gneurics imaginaires nombre. L'Abbé du Lion
CetteFondation deux mille livresde Sucre, faigrand furpris de cette procede
de Sucre de rente, tut Rura étrangement attendoit nullements il
R cent livres Fondatcural l'achatd'un dure, ilnes lc mcilleur s'y, parti étoit de porter
employepaeiet Magain dans lel Bourg S. Louis; fesplaintesau crutquel Gouverneur, delinfulte
petit
bien des annécs que lari- le
qu'on luififoit, maisil
mais ilyavoitl ce Magalin avec quilprétendoir
pris) les devans,
viere: avoit emporté
nefçavoity rpaquonavo étoit ravidevoir
reftedu Bourg, ceffoit de fomncqueroblisntion deplein droit, puif- & que lc Gouverneur fa vanité. De forte que nôtre
du Te Deum avoit cellé. Cependantnos mortifier ne laiffa pas d'aller fon cheque la rente
de le chanter par Procureur &c de faire fignifier fes moyensde
Peres nel laiffoient maisils pas led dhipenbientdy in- min, faux, qui étoient 1. Que dans l'extrait il fe
dévotion, de la famille du Fondateur,
de l'Abbé du Lion,
viter ceux faifoient
9 quoi- Baptillaire
Claude- Jeancomme ils
auparavant, & fans nommoit & fimplement qu'il importoit de fgavoir
que ce fût par purchonnéteté,
Baptilte, nous avions
pouaucune obligation. crut avoir un beau champ contre qui
perfonner
SALEITLIESE
L'Abbé
d'autant plus que voiragire rcontreunet non contreunf fantômehade nous abfent, chagriner, &c que lc Pere Imbert cxitente, billé de tant de noms, fujet par feu confe- M. j'étois
n'étoit pas hommed'af
à être délavoilé. 2. Que
nôtre Superieur 11
donc une longue Re- Lion fon pere ne prenoit point lc
faire. preienta dans
quan- TT furnom de du Lion de Lion, & que
quéte, eteicente peu convenables à lui même ilne le pouvoir pas prendre, ne
tité d'exprellions de nôtre Miflion
point du privilege de cerrains
& âi nous, leSuperieur nigninée, l'envoyas auffi-tôt jouifant
pourroitappliquer
2quiellefur nommé Bouté Procureur, quiavoit Rengentaufiquewn le Prophete Roial adit biendes
àt un quelquetoisy pour nous.janival le ceque fiecles avant qu'ils vinflent au monde: 5
occupé
Fenvoyai chercher!
tité d'exprellions de nôtre Miflion
point du privilege de cerrains
& âi nous, leSuperieur nigninée, l'envoyas auffi-tôt jouifant
pourroitappliquer
2quiellefur nommé Bouté Procureur, quiavoit Rengentaufiquewn le Prophete Roial adit biendes
àt un quelquetoisy pour nous.janival le ceque fiecles avant qu'ils vinflent au monde: 5
occupé
Fenvoyai chercher! de Accipient in vanitaie crvitates Lion. fuas 3areesentrefatest Procureur &clal Requéte, & aulicu en & d'ailleurs n'étant pas né à nc s'accorons'inferivit
de Chevalier
répondre au principal, que TAbbédu Que) la qualité
de Prêtre,
faux contre les qualitez lcs voici. doit pointo tcherlutaveceale quoiqu'il fut gentiltomme,
Lion y, prenoit, bumblement Melfire Claude,
Malte, &nc
Supplie
Jeau-Baptife, Cefar. RRELAET odickeaiene étre, comme il fgavoittrèsCbarles, Albert, du Lion de Lion,. Checalier, bien, qu'à légard de la qualité de les
Antoine,
SETE
Prètre, Bachelier en Tbeologie, Gastresheux, Seizneur Chevalier Banneret, & que qui peuvent prennent lever
de Poin/fon, Poinfonnct,
Seigneurs titrez, Sujets, il étoit conf8 Aubé du Lion. paroiflent un Barinieresfurleurs
ces
Quoique qualitez encore celles tant que fon perenetacoiy zbfolument faux jamaispnic. peul longues, ce n'étoite
un 4. Qu'il étoit
car
ERtaet
paEE
des joursouvriers: quand --- Page 189 ---
FRANCOISES DE
Iy0O. Bachelier en" Theologie, puifqu'ilconf LAMERIQUE
toit par le procesquilavoit cuavecl les lerefte du monde Chrétien. 1700;
enfans du lecond lit de fa merc, qu'il La fignification qu'on lui fit de ces
avoit fait toutes fes
&c Moyens defauxl clepenfa
non autre part, où érudesaRoten, tout le
commel l'affaireétoit fansremede, défelpererymais
a Point d'Univerfitéquip mondefçait puiffe nôtre Procureur prétendoit luifairera- &que
5. yerfesqualitez, ileutr recours au GouE
Scigneuricsdel Poinflon, Quelesqualitcrdes Poinflonnet,ec verneur, & lepulnfiscenmodereoe
autreslieux, par feu M. du n'avoient jamais été prifes affaire.Nousy tôt. donnâmeslesn mainsauffiétoit
Lion fon pere, ce
L'Abbéie défita des fins de fà Reenfin un grand Préjugé contre lui, qui &c quéte, & promit de ne nous inquiéter
fût qu'il étoit ablolument faux
jamaisanf fujer du Te Deum, &c nous conAbbé du Lion,
qu'il fentimes de le laiffer jolir
laire d'une Abbaye, c'cft-à-dire, qui
titu- &Sctranquillemente detousf fes paifiblement
puifqu'il ne s'en trouvoir porte aucune cenom, de
dansl noms, titres
ce
Kqualteryeventd
nom dans toute la France, ni dans tout Pouroitavoirarcenous lesprocesqu'il
C H A P I T R E XXIIL
D U T A B A C.
,
qu'il fentimes de le laiffer jolir
laire d'une Abbaye, c'cft-à-dire, qui
titu- &Sctranquillemente detousf fes paifiblement
puifqu'il ne s'en trouvoir porte aucune cenom, de
dansl noms, titres
ce
Kqualteryeventd
nom dans toute la France, ni dans tout Pouroitavoirarcenous lesprocesqu'il
C H A P I T R E XXIIL
D U T A B A C. ERaE Tabaceftu une plante originaire de T'Amerique, & qui gais trompé, quand il adit, que les Portu- Erreur
luieftt tellementy
ontapportcloTabae en
de de M. RoToon 9 quelque foinqu'onait propre, que Fllle de Tabaco. Cette Ifle Europe qui eft une Pourla cultivant dans les autres parties prise en du des Antifles n'a jamais été en leur pou- chot,
mondeoulionaporté fa graine, on n'a voir, & n'avoit jamais été habitée, ni
jamais celui pû y cn élever qui approchàt de cultivée avant Pan 1632. qu'une Comqui croit dans le monde nouveau. pagnic d'Hollandois
étaduTa- Origine Il ne paroit pas que les Efpagnols en blirune Colonie, qui oufletingoisy la nominalinoubac. ayencurouvélulage des Illes,
établi danslesgran velleOvacre, le tabac a été connu présd'un fiecle
c'eft-a-dire, aSaint Dominen Europe. 2 Couve &
Colonic a
Tree
s'arréterent gue
la Jamaique, où ils
étédétruite en 1678.par M. dans les
de eMiarechalnEnrcene &
leurs découvertes. Ce commencemens ne fut
làlIile eft demcurée déferte. depuiscetemsl'an 19zo.qu'ils
que vers Letabacae été cn ufage en
&c
dans le Jucaran truverententeplinte en
Elpagne,
ferme. Ils lui 7 Province de la terre treapporé Portugalbien en des années avant d'édonnerent le nom defaFrance. Jcan Nicot Maibacco, dont on a fait celui de Tabac, tredes çois II. Requétes, Ambaffadeurdel Franparce que cette plante croiffoit à merauprès de Scbaftien Roi de Porveille, & qu'on' en cultivoit une très- prefenta tugal l'apporta enFrance en IgGo. &le
deTabafcos greandequantitéaux environs de la Ville cis, &au alal Grand Reine Prieur. Catherinede Medibien de porter &caffirement le
elle meritoit
Cettel Princcfle
en avoit fait la nom du pais où Fon 8ceScigneurlute nom,
le mettre donnerento chacunleur
où les Elpagnols premisredécouverte, & qu'ilsy pour cuffent reconnu en vogue, foit
fervir à l'imitation commencerent des Indiens. à s'en particulieresfoit qu'ilsvouluffent quelque fefaire vertu
M.I Pourchot dans fal Philofophies'eft duilant un honneur dans le monde en y introune nouycauté, & quoique ce
fûr --- Page 190 ---
VOYAGES A UX ISLES n'euffent 1700. 160 NOUVEAUX pasde de toutes chofes. Quoiquils parler de tabac,
fût la même herbe,, on ne IReine,8 laiffa
jamais vû, ni entendu de difcourir fur fa
1700.
fefaire vertu
M.I Pourchot dans fal Philofophies'eft duilant un honneur dans le monde en y introune nouycauté, & quoique ce
fûr --- Page 190 ---
VOYAGES A UX ISLES n'euffent 1700. 160 NOUVEAUX pasde de toutes chofes. Quoiquils parler de tabac,
fût la même herbe,, on ne IReine,8 laiffa
jamais vû, ni entendu de difcourir fur fa
1700. tantôt Pherbeà
ils ne laifferent pas &
Par qui la tantôr nommer lherbe au GrandP Pricur; cequi nature, fes proprietez connu par fesvertuscom- toute la terre
ilfat aperid n'empéchapase ccuxàq Remrteatanaes detappellerpar mevileit été letemsd de Galien,, d'HipoenFran- Nicot enavoitdonnes
habitéedès & d'l
Ileft vratsqueraic8. reconnoitlance la Nicotiane: Croix,,
crate Efeulape. Sesdif
Cardinal de Sainte
fonnans,
jaECAESONEET
Jerens Le
Portugal, &c CANSE
ils ne Saccordoient preique les au- Difenoms. avoit été Nonceent
en France, cipcs,, mais. Lcs uns le faifoient froid,
las" Tornabonic quibrvotése
treschaud. lesautrescor- treles Niedeconnué
RE
revenans
cins Tar
cosintealicoa
rent en Italic, oleyhasdabenne fainte, fornom que Un0meenSrme fa froideur avec desaromates. de lerabat. fous lenom d'herbe donné à caule rigeoient tous
en ce point
lui avoient
Mais Sancordoient
les Elpagnols extordinaires qu'ils
& ordonnancestar & d'en ufer
des vertus
telde unterforceinesters
avoir remarquées. Je EC la maniere de le préparer,
par qui blioient y affez) porté à croired equeles ce felonlage, lesi RETt la
ila été pourtant qui
bien avant des gens. Ils senesdert & le
intropoffedoient
devoitprendre,
dait en pagnols tems-là RUrenceee Italie avant ces deux quanitité qu'onen tprendreaj jeun après
Ialit. fait connoitre en
tems. Telledevoity mouchéun certain nomPrélats; mais elulepretAn wvorrenaché8n brc de fois: un autre ne s'en Celui-ci pouvoit
pais,oncrai- fervir qu'après avoir mangé. le foir, cet autre
FERREBESE
Colle avoiento tout exincaetienuet ce
il n'en devoit ufer que
on le
& T'argents
Scetmerueneni
malde gnoir
cheertélor
qu'à midi. On Tacommodoit, manieres;
Naples. veaumonde, fallu moins que le pouvoir diverfifoit en une infinitéden
n'avoit pas Prélits, pour établir T'utage avoit chaquejour ecRSeTReEE le mettoit âtoures fordecesdeux d'une chole auffinouvelle, & Parti- découverte, on & comme allez fouvent
autant d'adverlaires que
tes de faulces,
d'autre caufe
déja
le tabac les maladics n'ont point
fans.
les. veaumonde, fallu moins que le pouvoir diverfifoit en une infinitéden
n'avoit pas Prélits, pour établir T'utage avoit chaquejour ecRSeTReEE le mettoit âtoures fordecesdeux d'une chole auffinouvelle, & Parti- découverte, on & comme allez fouvent
autant d'adverlaires que
tes de faulces,
d'autre caufe
déja
le tabac les maladics n'ont point
fans. que
efteilehpraque
Caritehteadefoaire bien réçû de tout munetmagiaton incroiable combien les Melceinsront ceux qui
ne fut pas également Cette plante fut comme une de cures furprenantes fur des vertus
lemondc. alluma une avoient
frapée
pomme de difcorde, entre & (çavans. Les dutabac- Himagination Cclaalla aonteonmnorie meguerre très-vive
les point d'abandonner toutlerehedese que de
ignorans en grand mombreypnrenris les fçavans 5 &
pour ne plus fc fervir fcroit
ti, auffi- bien que nefurent pasdes der- dicamens, & penfe que cela
immesméne declarer qui pour ou contre une cetteplantes ceux
carsétereont
à fe
arrive,fic
le
SERS
niercs
droit d'impoler à tout mondeavoient
Les dif chofe
alemH
quilepalbient trcaacontiensremn leurs
furenti enma- SERCEEN où ctentslotempriaqse dachimniteuemtliegt Onen tira dePhuile, du
tiorede encetemwla, de part. biexderabac. & mille auReligion trop Onp peut croire canriaMiclecimanet encette occa- fel, de'T'eau, des babiolles efprits, que l'on emblierent pderncesors
tres femblables
ploya
fion lc Tagncmegnepe --- Page 191 ---
FRANCOISES DE
LAMERIQUE
Housencauxdépens Caniretennreere de
re (carletabac en
la bonté de fe préter à ceuxqui: avoient feul qui fut en ufage) poudren'étoit en difoien: pas bien le I7ocl
riences; & malgrétour cesfortesd'espe- d'autres merveilles. Selon
dire les quia avoient cequepouroient confervé leur &c tout feul aux beloins les cuxilfufifoit
raifon CRCTES entierc Pour net fep paslaiffer les plus preffans des hommmes, plasordinairery
prévenir pour ou contre le tabac avant qu'il la otoit lc fentiment de la faim de
le
EE
connoitre que tems ou le hazard l'cuffent fait des foif, forces, qu'il & empéchoit la diminution du Vertur tabac
Medecine plus à fond, on en fit une &cfans le fecours quleontervoitoure feul, en maprefque univerfelle. toute la
d'aucune autre
cbicatei. Yertus
difoit,
fanté, & tout
chofe,rae
attrifoient eicenditen,icequend la gileeclefarcin. Etant guérif qu'on remarquoit dansles lembonpoint
bntas sabacen poudre, il guériffoit les
Pris en mieux nouries. perlonnes les
poudre. les fluxions Jur les yeux, rhumatifimes, les Jarmesin- réiterécs On prétendoit avoir des
volontaires, les douleurs de téte ordiune infinité de fois experiences dans prefnaires, les migraines, Thidropilie, la que tousl les climats de la terre,
paralific, & generalement tousl lesacci- demic once de tabac de 24.
as sabacen poudre, il guériffoit les
Pris en mieux nouries. perlonnes les
poudre. les fluxions Jur les yeux, rhumatifimes, les Jarmesin- réiterécs On prétendoit avoir des
volontaires, les douleurs de téte ordiune infinité de fois experiences dans prefnaires, les migraines, Thidropilie, la que tousl les climats de la terre,
paralific, & generalement tousl lesacci- demic once de tabac de 24. en 24.heu- qu'une
dens qui arrivent par l'acreté des hu- res, avoit foûtenu des Soldats fins boire
meurs, leurtropg grande abondance, &c nimanger, del la
dans les plus rudes travaux
leurextravafionhorst turels.Rienn'étoits sdeleurs canaux na- dcs femaines guerre, non pas desjournées, mais
au fing fà fluidité, meilleur pour rendre fenti les plus entiercs, fans qu'ils cufient
ment & fà circulation. regler fon mouve- & de la foif, legeresattcintes & fans
de la faim
commed'unf
On s'en fervoit euffent étéd diminuécs le que leurs forces
rappellera la fomsaeicinmisioger vie
de. moins du monceukguunespopiesic
viclente, our usteunefemeaomt Rien, àles entendre, n'étoit plus
déja étendu dans lc cercuéil. C'étoitun. purger la bile, tenir le ventre propuifint fecours pour lcs
ISrL
femmcs
clsgerkecoreindes
étoient dans lcs doaleurs del'accouche- qui quil lui font fi nuilibles, ferofitez
ment. Un remede affuré contrel les paf guérirlesdouleurse sdesdents, empécher ou
fions hifteriques, les vapeurs, les in- toutes voit à fortes de fluxions. Onn'y détourner trouquiétudes, la mélancolic noire, lama- dont redire, , que la mauvaife odeur
àd Dic. Ceux qui en ufoientnavoient rien
T'haleine de ceux qui en ufoient
craindre de T'air leplus: mauvais, &le étoit infeétée, qu'il n'étoit
plus corrompu; lap pelte, la verolle, le decorriger mémc en felavant bouche polible
pourpre, les maladics populaires qui fe avec Mais quantité d'eau-de-vic. communiquent le plus aifement, n'accux qui en difoient le plus de
voient garde d'approcher d'eux. ilfor- bien, &quenemuimmornr" auffi une
tifoit la memoire,
plusgrandequantitéer étoient lesfumcurs. tiont
Hrendoittimagina- On publioit, cette plante avoit
plus amntmastonatsa en état de s'appliquer al'étudedes été de touttems en AUEg grande veneration
chofes les) plus abltraites, & lesp plusdif- chez les Ameriquains, que c'étoit le
ficiles, que quandilsavoient) tlenezbien parfum 8cl'encens
rempli de tabac. puffent ofmiraleursDicux- finigntceuis Leurs Pré- Vertus
Caunquiempemsiente en machicatoi- Humecuenasetaer qu'au copreres
Tim. 11. garizes da tabac
pmwpammate X
ils enfanés- --- Page 192 ---
VOYAGES AUX ISLES
162 NOUVEAUX
fervoit, la fortifioit, & qu'eile effa- 17CO
I7c0. ils remplifoient le lieu ou dont ils conful- ils hu- çoit les rouffeurs &c autres tachesduvitoient leurs Divinitez, quantité, & qu'ils en iage.
icatoi- Humecuenasetaer qu'au copreres
Tim. 11. garizes da tabac
pmwpammate X
ils enfanés- --- Page 192 ---
VOYAGES AUX ISLES
162 NOUVEAUX
fervoit, la fortifioit, & qu'eile effa- 17CO
I7c0. ils remplifoient le lieu ou dont ils conful- ils hu- çoit les rouffeurs &c autres tachesduvitoient leurs Divinitez, quantité, & qu'ils en iage. la bouche, elle
moientunef figrande aux pieds des Qu'étant prife par
tomboient comme yvres
guérilloitl lacourtehaleine, l'afthme,la
Autels, Cataea rem- phtific, les fièvrest tierccs & quartes,les lesdouleurs
tain ARSTNTET divin, & ren- thumatifmes, T'hidropific, le
plis d'un entoufialime
du foye. Qu'elle arrétoit fing qui
à s'extravaloit du poulmon,. qu'ellefaci
&
Eimiraernt
mais toûjours obfcures confultez. ambigues Il n'y litoit Taccouchement. Qu'étantappliccux
ne
quilesavoient
aedorgudépoiller
avoit pasjelgu'sur Medecins, leurs qui ma- quéfunlesrémices de leurs ongles, elle les faifoit prompdécidoient rien fur le fort de
tement revenir. lades, qu'après s'être amplement par- Sions'eni fervoit ent fomentation, & elle les
fumez de tabac. décide guérifloit la foiblefle des nerfs,
Il étoitinoui qu'oneûtjamaisd Con- douleurs caufécs par des) sluxations,Sedes
aucuneaffaire d'Etat, été au quetouslesc moins à demi catharres frois. mife dans les oreilles
feillers n'euffent dela fumée dutabac; cofitume Lhuile la detabac furdité. Appliquée fur le
enyvrez felon quelques voiageurs modernes guérilloit elle en ôtoit les bourjons & les
qui
vilage, dartres. Sionen oignoit les partiesafilioù dèsque
STEIPTAENEE
diens delIithme del Darien,
gées de goûte, ou defciatique, clle
les anciens font alfemblez pour quelque
la douleur, refolvoit
EMRERE
caufe qued cc puife étre, avant detraiter fe
âcre paifoit qui en eft la caufc, ouvroitlesp poaucune affaire, un jeune bout tabac pre- à la res, faifoit tranfpirer,, Elle fortifioit meravec un
étoitencore
EES
fente dont ire fouffle la fumée furle veilleufementl lesnerfs. les
8cg guérifbouche, des affiftans les uns après les au- excellente foitt
pour de playes piqueures, promptement,
vifage
toutesfortes
tres,, qui reçoivent ce parfumavectant le &c fans fspuration. En un mot, c'étoit
de plaifir, que pour n'en perdreque font deleurs la Medecine univerfelle 5 & c'étoit-là
poflible, ils
ce décrioitl le tabac chez
moinsquiletp mains uneefpece d'entonnoir, pour con- juftement lesgens qui tarmee point préoccupez.
, promptement,
vifage
toutesfortes
tres,, qui reçoivent ce parfumavectant le &c fans fspuration. En un mot, c'étoit
de plaifir, que pour n'en perdreque font deleurs la Medecine univerfelle 5 & c'étoit-là
poflible, ils
ce décrioitl le tabac chez
moinsquiletp mains uneefpece d'entonnoir, pour con- juftement lesgens qui tarmee point préoccupez. duire cettet fumée dansl leurs narines. voulois
Car on ne pouvoir pas nier quelet tabac
Jenef finirois) point, fi
rap- ne fût bonat bien des chofes, mais qu'il
portert tout cequ'on TafE à la loiiange fût propre à tout, c'étoit le détruireau
decette fumée. Elle rejotifoitl'eiprits elle licu de le faire valoir. Pour moi,jefuis
elle diffipoit le chagrin, &c comme fur le perfuadé que c'eft un
excelbien plus Puilfamment
&
quim'ena
NEN
agifloit
on prenoitlerabac de ient, très-prompt, eit l'hiltoire quejevaisrapcorps, inde autres manieres que j'ai convaincu,
porter. Habitans
ERE
fapportée eearesmaron les mêmes avantages bien Un des plus confiderables lal
de la
le procuroit
&c bien plus fure- del la Cabefterre Baffe-Pointe, de Martinique, mariant une
pluspromptement,
ParoiffedelaB
de condition,
ment. l'eau de tabac mife de fes filles à un homme
On affuroit que la vue, la con- crut que fon Cuilinier Negre ne pour- roit
dans les yeux aiguifoi: --- Page 193 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE. 16;
Bioc, roit pas conduirelesrepas devoient remede, parce que Pexcès qu'on fâcheu- enfe- 1700,
accompagner un mariage 2 cette con- roit, pourroit avoir des fuites
fequence, il fit venir le meilleur Trai- fes. les
f
teur qui fût au Fort S. Pierre, qu'il Cependant malgré avancages avoir
chargea del'appareil detous ces feftins. confiderables qu'on prétendoit
LeNegre Cuiliniert ne patfouffrirletort trouvczdansletabic, ilnel laiffa pasd'é- adverqu'ilt Prétendoit fon Maitre lui fai- tre attaqué par de trés-puiflans les
foit en cette tetdent & pours'en ven- faires. Ceux quin'aimoient fouffrir pas nouger, il refolut de troubler toute la fête. veautez, ne pouvoient
qu'on
Iigila pour cet effet deuxmorceaux de déplaçât, & qu'on rejquitcommeinutitabac dans deux Coqs d'Inde, que le les tous les medicamens anciens,
Traiteur mettoit en d'aube
être ne fc plus fervir que de cette plante.
lans les
foit en cette tetdent & pours'en ven- faires. Ceux quin'aimoient fouffrir pas nouger, il refolut de troubler toute la fête. veautez, ne pouvoient
qu'on
Iigila pour cet effet deuxmorceaux de déplaçât, & qu'on rejquitcommeinutitabac dans deux Coqs d'Inde, que le les tous les medicamens anciens,
Traiteur mettoit en d'aube
être ne fc plus fervir que de cette plante. LE
fervis froids à déjeûné. On Tend ferviten revoquoient en doute cequ'on en difoit
effet,ils fixenttionvezexcelem, pref demeilleur, &cilsnemanquoient pas de
que tout le monde en voulut gouter, raifons attribuoit perfuader avoient quel lesguérifons d'autres
mais il ne fe
und
palfa
d'heure, qu'on Ear
le Negre vit Rre esttest de fon pro- caules. e Les conviez les uns aprèsles autres Avec toutcela l'ufage de cette plante
commencerent à fe trouver mal; ceux ne laiffa pas des'établir ofé
une doze un
ment qu'on n'auroit
teT
avoient pris
peu trop
E
2me de cette nouvelle Medecine vo- De l'Amerique il fe repandit julqu'au
miffoientj jufqu'au
fans compter cc fond des Indes Orientales, jufqu'au Tarta- Jaqu'ils rendoient par arg bas; les autres pon, Orientaux: Il pafla desMofcoyitesaux? il inonda toute l'Afrifouffroient de ciisilintmachcekjsfqel res
ce gphilafai@ntucbonuches Enun mot, que, PAfie.Mineure,la Grece,laHonla fête fut troublée on crut tout le
la Pologne, toute l'Allemagne,
mondeempoifonné. Le Chirurgien dela ER Royaumes du Nord. Jamais chofe
maifon envoya chercher en diligence ne fut reçié fi univerfellement, contra- quoitous fes Confereauxenvirons, quif fai- qu'elle trouvât par tout des
fant Tanatomiedeviades, quiavoient dictions, des empéchemens, &cdesopétéi ferviesturlatable, trouverent enfin pofitions, quifembloient la devoirétoufles deux bouts de tabacs: cc quidécou- fer dans fon berceau. Car il ne faut pas
vrit tout le miftere. On fe hâta d'aider croire,qu'iln'y cûtquedes la écrivainsqui
par des lavemens, ceux qui n'avoient la combattirentavec fc declarerent plume; lesplus coie
que des tranchées, &par descordiaux, Puiffans Monarques
ceux muitu@emtderoreruaded furent furp évacu- pied tr'elle. Le Grand Duc de MoftovieMichel
ations; lest moinsmaladest
Federovits, voiant que la Capitale de
autbout de douze ou quinze heures,
avoit
quelques autres en garderent le litpen- fes Etats,
stepiofqnuemieremens deuxoutroisfols,
dant deux jours. Aprés cela qu'on dife confonmée parlefcud fumeurs, quis'enqu'il y a au monde un voudront purgatif faire comme des par dormoientla Timprudencedes pipe à la bouche, & metle tabac. d'Inde Ceux qui en ont ici la re- toient le feu à des maifons, qui n'étant
Cog dinde Coqs
de fc fouve- quedebois, & fortp prefiées, expoloient
cette. Jelespriei
ECRASE
purgatif.
qu'on dife confonmée parlefcud fumeurs, quis'enqu'il y a au monde un voudront purgatif faire comme des par dormoientla Timprudencedes pipe à la bouche, & metle tabac. d'Inde Ceux qui en ont ici la re- toient le feu à des maifons, qui n'étant
Cog dinde Coqs
de fc fouve- quedebois, & fortp prefiées, expoloient
cette. Jelespriei
ECRASE
purgatif. ueranecmederationdere tout fon peuple à une ruine entiere, il
nir qu'ilfaur
X 2
dé- --- Page 194 ---
VOYAGES A UX ISLES de I7CO,
164 NOUVEAUX tabacdans gageSimon Paulus'f fon Medecin,,
&cl'ufagedut
1700. dérenditlentréc tousfest Etats; premierement, fouspei- DEnemeTe moderé du tabac. lilef fit, &c prouva
plx- Reurs ne du fouct, qui eft un châtiment fous trés- tres-(olidement, que ceux qui prennent fu-
"Princes cruel en ce pais-la; enfuite & enfind dep perdre peine dutabacenpondree en quantité, tomber fone dans
entde- d'avoir! le nez coupé,
jets à perdre l'odorat, &à
fends P'ufage la vie. rdes Turesfui- des accidens encore en plusticheux, 8que
databac Amurath) IV. Empereurd
celui qu'on prend fumcepénétroitle &f failoit unecrouvitcerexemple, & Uetemnitictibaedins de la vic. le.cerveau, legàtoit,
tout fon Empire, fous étoit peine perfuadé que tet noire fousle cranc, commeonlavoit
Ce zelé Mufulman étreabhorrée desve- remarquédansp pufeinttendctmeus
ceteplantedewoir ritables Mahometans autant quelevin, qu'on: Et avoit nous ouvertes. avons và de nos jours des Thefas denieio
puilqu'eller produifoit leméme effer,qui Theles de.Medecine imprimées àl été Paris, dé-trele cineconeft de troubler la raifon. Sophi,, fils de dont la' Traduétion Frangoifea du tabac. Le Roi de Perfe Scac
& fous diée à M. Fagon premer Medecin
Mirfa, fit les mêmes defenics, aimoient Roi, dans lelqu'ellesonavoitr &c rapporté,
les mémes peines. Ces Princes
&c loié, cequilyadebon, d'allaré
mieux
dans) letabac; on combatpard ufagequ'on desrailons
voient metnefurletabac,
CERETRE
tescaseicuopieset
ferenbintutbedam leurs n'ontp Erats.Leurs pasfuivi en fait, & on montre les inconveniens
fuccefleurs plusi Sintereflez. qui en arrivent, &c les dangersaufquels comme
Sisereta qui fc fait de cette ons'expofe, quand fans on regle, en ufe, & fans difble confommation
lap plapart font,
plante dans tous ces pais-li. que les Monar- cretion. fut foûtenuë le 26 Mars
Noust d'Occident ne voyons ayent point
filoin la CetteThefe dansles Ecoles del Medecine,par
feveritécontre ques
leurs Eie qui ufoient M.Claudel 1699. Berger Parifien, Bachelieren
du tabac. Les owcedtekienseae leurpoli- Medecine, qui devoit avoir pour étoit Prefi- file
chiarger de droits exorbitans, raifons, pour en dentM.Fagon.
ar- cretion. fut foûtenuë le 26 Mars
Noust d'Occident ne voyons ayent point
filoin la CetteThefe dansles Ecoles del Medecine,par
feveritécontre ques
leurs Eie qui ufoient M.Claudel 1699. Berger Parifien, Bachelieren
du tabac. Les owcedtekienseae leurpoli- Medecine, qui devoit avoir pour étoit Prefi- file
chiarger de droits exorbitans, raifons, pour en dentM.Fagon. La queftion
vie. tique a eu de bonnes
& en
dut tabac abregeoitla
ce
firequentulige
permettre l'entrée à prix-la, à la fin An ex Tabaci ufle frequenti tdemonftra- vite fummma
inilfer établir Tulage, quis'ett
brecior? Eronconcluolefortd de cette
changé en neccllité. étre
tivement, que T'ulage frequent
Lesautres ont cru des cobligezdedé- vertus
plante l'abregeoit. Ergockjreguontita brevior. Que dire
fabuler leurs peupies
baci ufu vita fumma du Tabac n'afuppooit danscenteplante, dut tout
aprés ccla, les Fermiers une ruine entien'en étoient point
Grandel Bre- voientils pasicrainere
&
E
Jacques Stuart Roi dela Reine Elifabeth, re? Car tout le monde veut vivre,
Zleves tagne, fuccefeur delal
avoit comment elperer une longue vie, après
pallis contre publia un Traité excellent dans lequelil qu'il fit un arreft fi iolemnel. Une circonftince
Trige compofs fur le tabac,
&lesac- finguliere, quiaccompagnac cctaêtc,re- &chez
diraiae vorrlinutlitede ceueplante, le mauvais mit le calme chez les spreneurs, n'aiant
cidens qui en arrivoient par
les vendeursdetabac. M.Fagon un
ufige qu'on en faifoit. en- pafetrouverac cetteThele, chargea autre
ChrillianlV. Roi deDannemarc --- Page 195 ---
Ip0c. autre Medecin FRANCOISES d'y prelider
DE
lui. LAMERIQUE
Coli-eftdrtnnicite pour
voient
rien
ce
ateirmatunallemened
tabac, ajoûterà qu'il difoit bunepouveit contre le ic Urbain VIll.fur
deforteque 1706
Soltenant: Hlencherifontfurier réponfes du cec abus, de qui alloit pipepoeremese julqu'a la
des preuvesti jamais on n'avoit entendu nation, quelle il publier une Bulle, parla- profavaile qualité convainquantexdelan du tabac. Mais fon mau- Ceuxqui excommunioit, prendroient du afado,tous
n'étoit pas d'accord avcc f
nez Eglités. Siles
tabac dans les
on remarqua, quependanttout langue:car letems mamezele, &lar fuccelfeurs même avoient cule; Bwiutde
Ser luctedura, àl la
ilcurrotjours sfat taba- sPgfneRcmeenes acte
vigilance, on Lriain
ment deprendre main, & ne cefla pas un mod'irreligion: mais foit extirpécer par
eontrels VIIL
convaincu dece durabac. Eroitilbien EASt mal étoit
negli- tabac,
aux autres? qu'ilvouloit
ALECERSEROE
Leéteurs. Jel le'l laiffe à penfer perfinader à mes remedes qu'ils derenusplurg y pouvoient pufantquelcs
nous ne voyons Point
Maisquenep peut point la
depuis Urbain VIIL
Pape
ELRTTEE
quand elle s'ett unc Hoisemparcedelel prévention, marche pours'oppofera aittait a ce torrent aucuned depritdeshommes?
negli- tabac,
aux autres? qu'ilvouloit
ALECERSEROE
Leéteurs. Jel le'l laiffe à penfer perfinader à mes remedes qu'ils derenusplurg y pouvoient pufantquelcs
nous ne voyons Point
Maisquenep peut point la
depuis Urbain VIIL
Pape
ELRTTEE
quand elle s'ett unc Hoisemparcedelel prévention, marche pours'oppofera aittait a ce torrent aucuned depritdeshommes? Eletempontenefer reverence. Iinya eu que
d'irqui défendit cesannées Clement.XI. purdire, &cfaire contre lui. Bulle, de
paffées une
PEEDCRRES
taden prendre avec une cipcce Onképor de fu- glife de Saint prendre Pierre, du fous tabac CAENTA PEreur, ni les licux, qui ne permit plus de ditinguer communiestion, mais comme peine il d'ex- n'elt Balle Autre de
les
nilestems, nilesages,ni Eit de Parlé cettel dans la Bulle, ni duVelti- XL, Clemens
fonnes. SEE Tel n'enavoit jamais pris fes, on a pris Egilife, ce filence, nidesautres & Eglidansdeux outroisj jours, s'enf fit
ception,
cette cxbitude fi forte, Sy afervit teilement, ER prendre pourunepermifione dansce licu-la, & dans tacite,d'en
quilfereveilloit la nuit exprès pouren tres Eglifes, &r
une les auprendre, qu'ilen; prenoiten mangeant, derevocation dont il
delal mémecomme Bulled d'Urbain clpece VIII. enconverfint,cn marchant, entravailfemble qu'on reftrait
lant, le liende en la priant. On leregarda comme munication Voilà àl laicule Eglife deS. l'excom- Pierre. focieté, lachofe laplus ne- couverte, une & Hiftoirea abregée de la déOaweanapeneiarre Ons'étonna comment onavoitp que odis-je? bienq quede fest desprogrèsdue tabac, auffitant de fiecles fans tabac, & ons pû s'ima- vivre fitions qu'il a propristez, eu à folitenir. & des oppogina qu'on cefferoit de viyre dès
en voudront fçavoir
Ceux qui
fi cefferoit loin, d'en ufer. On poulà la qu'on chofe queront pas
davantagene manun
qu'on ne pouroit plus étre dront tout ce dont
AEAEnEE
moment fans cn prendre. On en ter d'étreinftraits, ilspourrons pour
fouhaiprenoitj julques dans asegicntangrt plante. &conteccte
Spmbieiebieienens Siemificeredoutabie ya adore, &le maniere Quoique dont je fois affez informé de la
qu'oniuiothc.pur
on cultiveletabachonade
kentinipineriereipec & l'attention que des lereculillment, Tameriques mer dans la jai cru mc devoir renfervaincus
Chrétiens con- aufli bien tous delcription les autres tabacs de celui-là,
senaateipT desplantes
ne font
ge 3
aroneiencompuaion
de --- Page 196 ---
VOYAGES A UX ISLES
166 NOUVEAUX dclui
liantes, graffes, & dou- 1700
;c'eft donc
épailfesfortes, toucher; aveccelac elles font moins
570b. de uniquement celuidelrAmmerique, dontjevaisp parler. Ecrivains cesaut remplics defuc &c d'humidité que cellcs fc
Ceft unee erreur,ou quelques le tabac en du grand Petun, ce qui fait qu'elles
font tombez de diflinguer petittabac.
NOUVEAUX dclui
liantes, graffes, & dou- 1700
;c'eft donc
épailfesfortes, toucher; aveccelac elles font moins
570b. de uniquement celuidelrAmmerique, dontjevaisp parler. Ecrivains cesaut remplics defuc &c d'humidité que cellcs fc
Ceft unee erreur,ou quelques le tabac en du grand Petun, ce qui fait qu'elles
font tombez de diflinguer petittabac. confervent Aeaakinninate de déchet ou de diminumâlc, &cfemelle,sp
quatre prefque point
On reconnoit en Amerique Pon diltingue les tion à la pente. C'eft partieullerement furtout aux
fortes de tabac, que la figure de leurs cette elpece qu'on C'eft-à-dire, cultive àl la Marti- Ce qu
uns des autres,
Inles du Vent. Galande, Fon en-
&
Qudtre feilles, point td tourparleungen: & portent nique, la Guadeloupe,Matied la Bareiperes res prétendus. Ils fleuriffent bonne, ,pour Saint Chriftophle, les Saintes, Andeia- tous delagraine également
bade, la Grenade, la Barboude,
EE
bac. fercproditechaqse cefpercfemulapie alterationou tigue, Nieves," Monfarrat, la Domini- de
d'elle-méme, fans aucune
Sainte Aloufie, Saint Vincent, T'on le
diminution, celle quilai
Croix & les Vierges, que
E
où eft feterrain
Ee
ou lesliles Cade la
les Antifles
Sd
SRE
ver part
appelle auffi
Hilesdel Portric,
méc, où tranfplantéc. eft letabac ouPetun raibes. Au lieu que Couve les) ou Cuba, la
Lapreniceciets les Habitans nomment fim- Saint Domingue, la Tortué, rIle à Vache,
verd, plement AE grand Pctun. Ileftainfiap- fes feuil- Jamaique, &c autres voifines font appellées leslifles
pellé à caufedel la grandeur de Elles de fous le Vent. Les premieres font à
& dela bentedeleurcolons
& par confequent: auv vent desauPetun jes,
T'ordinaire vingt-quatre à T'Eft,
vents alilfezquifouf
sutabac ont pour
& depuis tres, parce queles
de la
verd cI vinge-fix rouoedciengaeur, delarge. flent prefque toûijours, viennent
autre- douze: jufgu'a quatorze cpouces
Bandeder'Eit, & paffent parcespremiegrand ment Elles fonte épaifits, très-beau charmotn,cotonces verd; mais res Hilesavant d'allerrafraichirl le tabac lesautres. d'A- Tabad
Petan maniables, d'un délicates & remplies La troifiéme efpecc eft
d' Amapremiere comme elles font elles diminuent mazone, ainfinommé, 3 parce de
zone
e/pecs. de fic,
des environs ri- troiféE
confiderablement de beaucoup en fechant, ou com- nea viere été dece apportée nom, quielt fous lal ligne, & medfe
lepais, à la pente,e'eille Brefil desterres de Cayen- ce. mc onditdans! àdes
qui fepare Lafetille de ce tabac cefaufilongue
à-dire, lerfareantansehie
ne. on
RE
ches ou gaulettes, lesexpole
celles des deux efpeces) précedentes, &
pour lcs taire fecher autant mettre quileiine- encor- que mais clle eft beaucoup plus large, a encellaire, , pourlespouvoirs ourolle com- ronde à fon extrémités cc la diftingue qu'elle des
de, & chiniteenroulean, les Habitans.
etille de ce tabac cefaufilongue
à-dire, lerfareantansehie
ne. on
RE
ches ou gaulettes, lesexpole
celles des deux efpeces) précedentes, &
pour lcs taire fecher autant mettre quileiine- encor- que mais clle eft beaucoup plus large, a encellaire, , pourlespouvoirs ourolle com- ronde à fon extrémités cc la diftingue qu'elle des
de, & chiniteenroulean, les Habitans. Cette dimi- core de particulier les qui nervures ou
me parlent
eft caufequ'on cultive autres, cit, que petités la
nution ou déchet
nom- côtes qui fotitiennent) far felilletombent la groffe côte
moins cette epecoqucellequlon
pepenienlatenent dans les autres
metabac à langue. Ics feilles à peu près de du milicu, au lieu que
feuilCelui-ci à
mais elpeces ellefuivent) lecontourdelat
Tabas à méme longueur que lc precedent; de lc, Scvont enbistfantverslap pointe. langue , elles ne paflent pas fepta huitpouces
Les feuilles de cette efpece font fort
Jesade largeur. melesontaveeune
fort chamnues, bien nourrics,
elpece. languede Lerapport beeurl luiafait donner lenom épaiffes, & quoiqu'elles paroillent remplics de
de tabac à languc. Elles font charnuis,
beau- --- Page 197 ---
FRANCOISES DE
1700. beaucoupdefac,e sellesnediminuene; pref- JAMERIQUE
quep
portée. donc UrrPmECTSE d'un aueagrandrapports &afiu- Ses feililles Cihhtitireronue arrivent rarement à
1752,
leur rément il pourroit palier pour lemcil. gueurdedis; pouces:
lalondestrois cfpeces, fion Fouvoits'en rudes; ridées, fort elesiont@iroitel,
fc fervir auil-totqu'ileit fait, commc on laifient pas cependant pointuéss d'étrea elles ne
Mau- fert des autres; mais ila une
nourries& charnuess
aflez bien
tae forte & 6
odeurfi ont
maiscommeelles
qualité accoûtumédel deligréble, quilfaury.etre ou beaucoup de fac, elles décheoient
deceTit- bac pasétourdi & provoquéaus longue main, pourr n'être font dimnimensbeatcodr pir" comfequent d'unt à la pente, &c
eAnox- gaaniil quand on s'enf fert, foit en vomilfament, fumée,
tres mediocre
zea, en poudre, foit en
foit TOEAE quece Tabac a dep
qu'il eft nouveau. Ce machicatoire, defaut fe lorf- le fairregarder comme pamieulieryqur lep
Excel:
Pourtantamefiroquile vieillit; & corrige ceux quifoit au monde, eft plusexcellent lowce Tnbac du
quien ont gardé,
ce,
uncodeurdouau bout de douze ontreurcenetient où quinze
dumufe ahomatique, approchante de celle deluris ne,
comme on cherche par tout, mois. Mais ferve, foit aeREnece qu'on le
aux. Iiles, un debit prompt &cfurtout foit
prenne en poudre,
faires prefent, des & pour l'ordinaire &cumprofe les af méle fi facilement EESE aux autres efpeces
tion à ne AttA font dans une fitua- de celui-ci avec lui, que le tiers ou le qu'on
temps le revenu pouvoir de pas leur attendre. fi long- lei refte pour fufit Tabac Pour de faite pafler quart tout
ment mieux fe paffer du profit travail, confide- ils ai- ceta arantage on encultive Verine.
urtout foit
prenne en poudre,
faires prefent, des & pour l'ordinaire &cumprofe les af méle fi facilement EESE aux autres efpeces
tion à ne AttA font dans une fitua- de celui-ci avec lui, que le tiers ou le qu'on
temps le revenu pouvoir de pas leur attendre. fi long- lei refte pour fufit Tabac Pour de faite pafler quart tout
ment mieux fe paffer du profit travail, confide- ils ai- ceta arantage on encultive Verine. Malgré
rable qu'ilsauroient en cultivant ceTa- Ifles du vent; êccen'eft tres-peu aux
le bac,quedelel
te qu'on Peut reprocher à paslafcule nos fautemps neceffaire cHiferumienienti pour lui
en
& Infulaires
cette mauvaife qualité. faireperdre furiorMdemufictrest msredencaigemesel de d'indolence
Remede Je fçai pourtant
Les feurs de
leur Pais:
faus. Ace ds- quand onler mct tieabire experience que Tabac font les mêmes" ces quatré elpeces de Flauri
huit jours après qu'il aétéàl pendant la fept ou &ila couleur. quant àla forme da bac. TRtemps ordinaire pour étreprécam penre le la grandeur quiel Ellesnediferenre que; par
en corde, Erqu'on
feconde mettre née à la- grandeur toljours; de la proportionfois à l'air pendant T'expolBune un couple de jours produites. Elles font
les a
feulement, il
une
E
devienc
queiie allez
&
EE
neodeurauffi
aufidouxecdus
forte; font compolées de
treseipeces. agreableque celui desau- cingieuillas, yau d'environ quisprésavoirf demi
faituntucette augmentation Cenauxinbremin detravail fera voirfi fuffi- sépanoulfent fans s'eloigner lune
du
l'autre, Scfont un calice
E
profit
renferme
S72ERS qu'ils trouveront en le culticinq éramines & pentagone qui
vant. en s'allongeant fé
cunpiltille qui
Tebac La quatriéme
change en' unep
dey Veri- peile" eTabaede Verine. neceleslequonane cadelaplane Aliquequie contient les graines ou femen- petite
petit Villagefitue auprès Celtlenomdun de la Ville de Cesgraines font noires, affez
pece, de Comana dans la Terref ferme, furleLac dela de la grolleurap
fermes, de Graire TaVenczucla, d'oà la graine aétéa apconfiftence VEE EUR delalgure&c du Pavot. A bas. mefurequ'eiles meuriffent la fleurchange, --- Page 198 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
de chair qu'elle étoit qui nc foit ni trop humide, ni trop 170:. 1705. ge, 8c de couleur ellc devient feuille morte: feche,len moinsexpolée qunileitpotible Soleil,
auparavant, clle fe fannc enfin, fe feche & tombe, auxgrandsvenns,Éca du autropgrands froid quiluif feroit
quand la graine eitarrivéc à uneparfai- Je encoreplus ne parle nuifible. point On ne le connoit
tc maturité. n'avoit foin d'arrêter la
Si on
pas
ouil
Eicisnee
Hasteur
dure- merdequelqueshautes montagne,
du Ta- plante, elle croitolitonjours,.. .On ena a vûde cinq n'y a pas
que perfonne aille
tac. roit pluficurs annécs. du AFESCE
ài fx pieds dehaut, & méme davantage, cou- planter Cette plante mange furicufement la Osalité
dans nos Ifles.
foin d'arrêter la
Si on
pas
ouil
Eicisnee
Hasteur
dure- merdequelqueshautes montagne,
du Ta- plante, elle croitolitonjours,.. .On ena a vûde cinq n'y a pas
que perfonne aille
tac. roit pluficurs annécs. du AFESCE
ài fx pieds dehaut, & méme davantage, cou- planter Cette plante mange furicufement la Osalité
dans nos Ifles. Mais on l'arrête eft arrivée en à la terrcoû acilecroits &ccommeellene por- de plante. la
pant la tige, loriqu'elle ou environ, & tc rien avec elle quila puifle ameliorer,
hauteur de deux pieds
il eitrayequel lai mémeterrepuililet fervir
cela pour trois railons. fi on la laif- long-temps à la produire de la qualité foit
La premicre, elle parce feroit aN: a fin trop ex- qu'elledoitavoir, à moins cenel la
foit croitre,
larompre, une terre trés-gralle & rugere dont
pofeeau vent, qui pourroit
pluye ne puilfepas entrainer la graiffe,
& mémelaracher
oulafé- &bient profonde,afin qu'ellepuillefourPour- La feconde, parcequelefue
nir la lubftance neceflaire à entretenir
eu01 cn ve (eportant mmturelinemtsnupeentr à la unep planteauilic dévorante. C'eftparcetLempe- la tige, les feuilles manqueroient min- te raifon que les terres neuresluifont
ciede fin der nourritureselles: feroientplus:
infiniment propres que celles qui
eroure. moins charnues. plus
ccs, plus petites,
Tempécher de ont déja fervi, & les terrains qui
La troifiéme, pour
de fontencoticresfons tetar épuifez,8
grainer, parce que le fuc sciaforce nef
fournir trois ou quatre
la plante concourantaàl la confervationde nourriture des levées peuvent ou recoltes de adBcer Tabac, après
l'eipece, plûtôt qu'à lui font la d'aucuneutili- quoiilsr ne produifent plus
planfeuilles, ne
de dimi- tes & des teuilles savertéest fuc, fans
En
tépour cC feroit dontl autant les feuilles ont fubftance, fans odeur, fans force; ce
nué furl la nourriture pointde perfection décric les Pais d'où elles viennent,
bcfoin pourarriveraup
9 caufe de la mauvaifequalitédu Tabac
où elles doivent ameporfacdcbonne qu'ils produifent. marchandife,
les plantes
donc qu'on ait un terrain tel Temps
On ne laiffe croître
Suppole le demander, on peutrai- prapre cma. qu'on deftinc à fournir rg graine
quejeviensdel fonnablement elperer du Tabac d'une niere de
Tannéefuivante.) D'ailleurs queller CEt très-bonne qualité, &cenquantitéfuit- fommer
fité de laiffer croître de ces plantesqui fante faire un profitconfiderable, lagrai- nede
doivent étrearrachées Screplanrcescha. PEdRE ordinairement dans le mois de Tabac. queannée. Il cmmmigeelegenmatt Nenangoda-dnocmim unmois
durerlong-tempas maisleunsfeuilesdiminuéroient chaque jour,. & devienCorantamrt
inutiles, & bac. Onchoifit autanrqu'il eft pofible,
droient à la fin tout-a-faiti
unterrainr ancutêcfrais. Onletrouvetelà
occuperoient) le temainfansrspporterde laliziered'un' bois plus facilementqu'en
profit.
. queannée. Il cmmmigeelegenmatt Nenangoda-dnocmim unmois
durerlong-tempas maisleunsfeuilesdiminuéroient chaque jour,. & devienCorantamrt
inutiles, & bac. Onchoifit autanrqu'il eft pofible,
droient à la fin tout-a-faiti
unterrainr ancutêcfrais. Onletrouvetelà
occuperoient) le temainfansrspporterde laliziered'un' bois plus facilementqu'en
profit. Onr mélelagraine: avec
Terrain, Le Tabac demande une terregraffe, aucunautrelieu. propre mediocrement forte, profonde, unic, Samebeanemenes que
porle
Tabac. --- Page 199 ---
FRANCOISES DE
1700. quefionlaf femoitfeule, fa petitcflelafe- LAMERIQUE
roitlevertellement épaific, qu'elle s'é- herbes ont crà & grainé; car clles font
toufferoit, & qu'ilferoit impoffible de memniteRLCt tesfortesdherbesg
de tou- 1700;
lalesrdeterepourlien tranfplanter, fans racher&c farcler, squ'ilfaur fion fans ceffearSotmnie mager tellement les racines,
du Tabac profite comme veut il lay plante
qu'elles ne Lc
GRECA
pourroient Lagraine RatE reprendre. terrain enallées étant diftantes nettoyé, il faur le Maniere
treou cinqjours. ordinairemente en qua- Ertere unes des autres, & paralelles, detroisp pieds odé d'aligner
qu'elle fort de terre, Desquonseppercott onaf foindelacou- lefquelles onp
fur pariager
vrir de branchages la garantir des quetséloignezles nplantenquinconee uns desautres de desp pi- leterrain
ardeurs dus Soleil, Fonuit à
qu'elle n'ait oud pieds. Pour cet effer on étendi trois
étéfeméedans
cordeaudivife de trois en trois
Pripars- ne rien craindre unlieuallercouvertr de ce côté-là. pour par des nccud, ou
E
sionda Pendant qu'elle croît, on prepare le apparentes, comme feroient quelques de marques
serrain terrain où elle
Si morceaux d'étoffe de couleur,
pour
doiteeranflinier on
plante unp piqueten
de
tranf. catunetereneutes rache foigneufement les brule&on ar- our
terreachaque nceud
Tabac, planserle racines desarbres
fouches & les Sotcdmanausrsaa
ce
qu'on: a abatrus,
querlesneuds du cordeau, onl le
que ces fouches & CCs racines par- on l'étend trois pieds plus loin, leve,
rempent ordinairementt
qui vant quele premier neead ou obferpliroient un cipacc qui doit farlaterre,remn- étre occupé
marque ne
plus utilement lest
plantez, maisau
Prifettn
qu'elle ferviroit Pr retraitea plintes, cauxrats Eparce &à trouveentred deux mileudelefpacequre piquets, & on
une infinité d'infeétes qui broutent & nuë ainfi de marquer tout le terrain contigitent le Tabac. On aencore unfoin avecdes piquets, afin der
herbes tout particulier d'arracher toutes les teraulieudespiquets, quide emettrelcspian- cette maenabondance qui ne manquentj dans lcs jamaisdecroître MtrEetSEE a farcler, &céloignées
tout le pourpier, la terresneuves, mal-nommée, fur & fudifamment pourtrouver lesunesdesautres la
les balifiers; &c pourles empécherdere- connoitre quileureiincceiaire.
des piquets, afin der
herbes tout particulier d'arracher toutes les teraulieudespiquets, quide emettrelcspian- cette maenabondance qui ne manquentj dans lcs jamaisdecroître MtrEetSEE a farcler, &céloignées
tout le pourpier, la terresneuves, mal-nommée, fur & fudifamment pourtrouver lesunesdesautres la
les balifiers; &c pourles empécherdere- connoitre quileureiincceiaire. L'experience nourriture fait
prendreaprés dans ssonissamacicoent ter en qu'ileft plusàp proposdep
tranfporte champ deftiné un endroit éloigné da
quinconce qu'en quarré, & plan- que
tant qu'ileft; au Tabac fous leventau- lesplanterontplusd leurs racines, &c sd'elpace étendre
de crainte pollible, le Speuf frequenté, leurs
s pouller FEoat tiges &
vent ou les palfans ne
feiilles, fi elles faifoient des
rapportent dit auxl 1 le champ, ou, commeon Içavoirl quarrezparfaits. PEste qui en voudront
liles, dans le jardin,
rlarailion, pourront
ou quelques brins dc ces mauvailes lesgraines her- de la Quintinic dans fon Traité confulterM. duj JarRERSTE bes, fuffiroient pour en répandre dinage. Iltaut la
Onj T'elpece par tout. feiilles que plante ait au moins Gx
précautions pcut juger quefion prendtantde Ilfautencore pour pouvoir étre tranfplantée. dut Chair szemps
en fautp
les terres neuves, il ou tellement couvert, queletemps quel'on foitpluvieux ne
Gela ceat
les
davantage celdoute
miel
ont déja fervi, où les mauvaifes pour pointquelap pluyenefoitp prochaine; plante
idiar II,
de traniplanter en temps fcc, c'eft Carfer dire
Y
rif-ranf. quer-flaaret. --- Page 200 ---
VOYAGES A UX ISLES avoir I7eo;
170 NOUVEAUX travail & fes nilles & autresinfe@ess Sc enun deffus mot jufde perdre tout fon
lesmains
1700. quer
totjourelesyenx qu'a ce qu'elle foit coupée. on Magaplantes. Ondoit) leverlesplantes deterredou- racines. Pendant que les plantes croiffent, où l'on fins,ow Gafes cis
Maniere cement & fans endommager les
les Cafes ou Magazins cou- Ton trade metdansdes pan- prepare les mettre après qu' 'elles font waille le
srelas On les couche les propremento à ceux qui doi- doit
Tabac. on
apropontionos
plantes niers, &
porte Ceux-ci font pées. Chaquetiabianrenr déplantes qu'il
en terrt. vent les mettre enterre. d'un bon pouce de la grandeura terre. ràl la quantité On les conftruit
munis d'un piquet
a mifes en
en terre,,
m
& d'environ quinze pouces l'ordinaire dc fourches
diametre, dont un bout eft pointu,
derofenux, ou de palmiltesrede longucur, commet une; poiamede palifade ou
&
CterOEant
T'autrearrondi Ilsfontavec cettee epecedep poin- fendus, deterres graflem eaneteeitetn chaux Les
canne.
la quantité On les conftruit
munis d'un piquet
a mifes en
en terre,,
m
& d'environ quinze pouces l'ordinaire dc fourches
diametre, dont un bout eft pointu,
derofenux, ou de palmiltesrede longucur, commet une; poiamede palifade ou
&
CterOEant
T'autrearrondi Ilsfontavec cettee epecedep poin- fendus, deterres graflem eaneteeitetn chaux Les
canne. un trou àl la place ded chaque piquet devache &c bianchienveedelac de fept
çon levent, & y mettent une étendues: plante fablieres ne font jamais à plus (urellesdes
qu'ils) bien droite, les racines bien
pieds de haut. On appuye que la Cafe eft
ils Sertraatre de feilles les plus traverfes aufli longues de huit pieds les unes
jufqu'à la naiffance mollement la terre large, éloignées & affez fortes pour porter
bafles, &c preflent afin
foû- des autres,
fontatsichées
autour de la racine, fans compri- les gaulettés otlesplantes
droite
Trie
les
Ossigronfeitent
tienne la plante
pour fatrefechet. def efechers. ils'en faut pourtant
mer. ainfi mifes en terre, & du terme
Les plantes de
ne s'arrétent
poudre. On fecomentede
EFESEE
dans un leurs temps feuilles pluye, ne fouffrent pas la lesmettreenp leurl clailler évaporer leurp plus grandehu- mortipoint, moindre alteration, eleareprenmenten midité, & les faire amortir, pouvoir ou êtret torvingt-quatre heures, Sprohtentamer fier fufffamment onditaux] pour Iiles, torquécs
veille. de cent pas en fes, ou comme à près comme on file le
Suawti- Un champ contenir ou jardin dix mille plantes à & filées, & peu enfuite miles en rôle ou
16 de quarré doit où le n'elt que de à chanvre, rouleau. à la Calure
plantes la Guadeloupe, & douze litce cing cent
les plantes font arrivées de la
tonte- trois pieds;
detroisp pieds Lorfque
& demi, ou envi- planit. nues
le paseft
hauteur ded deux pieds
on les
dans NB la Martinique,ohl quilfauetsols per-
&cavant rqu'elle fleuriffents
errain & demi. Oncompte dix mille plantes ron,
fomcnt
q'oncoupele
de fonnes pour entretenir
imdevenaate,
de
pas, C deTabac, & qu'ellest ncmnenomaitee met de chaque tige, Pourlempécher ai dit les raileurprodeTabac, croitre & de fleurir, 9 j'en
on
dxit. cncsesnearees lal
la terre, let temps qu'on fons ci-devants & en même temps comme
fclonl bontédela &clc loinqu'on enaptis, caril
plus baffes, & à fe
a planté, s'imaginer qu'il a
Gmschelesitetilenlet toucher) la terre,
nc faut pas
la plante a une Rs plusdipolcesas ôte aufi itoutescelrienafaire, quand
ceffeàl far- Hentirodam-on de vers,ou qui
enterre. II fautt Etravaillerlans confomme- lesquifont viciéespiquées à la pouriture,
clerk les mauvaifes herbes qui fa nourri- ont quelque difpolition de laifferhuit, dix ou
roient la plus grande partiede la rejettonner, & on fe feilles contentc tout au plus fur chaque
ture. Il faut Farreter, devers, de che- douze
tige,
ôter les fculleapiquear --- Page 201 ---
FRANCOISES DE
Iy00.
II fautt Etravaillerlans confomme- lesquifont viciéespiquées à la pouriture,
clerk les mauvaifes herbes qui fa nourri- ont quelque difpolition de laifferhuit, dix ou
roient la plus grande partiede la rejettonner, & on fe feilles contentc tout au plus fur chaque
ture. Il faut Farreter, devers, de che- douze
tige,
ôter les fculleapiquear --- Page 201 ---
FRANCOISES DE
Iy00. tige, parce que cC petit nombre bien LAMERIQUE
17T
nourri & bien entretenu rend
On attend pourcela larofée
beaucoup tombée & quele
foit 1700,
meilleure,
defféché
Ethaa
Erir
touque fi on laifloit croître telhumidité les
qu'elle avoit
Tempr
toutes celles que la plante pourroit felilles: alors on coupe répanduéf les fur propre,de maniere
produire. On a encore un foin tout tre parle deux pied. Qeeique-unslere plantes dpagpor
particulier d'ôter tous les
terres,
coupenten- les plan. ou rejettons que la force de bourjons la fe- ou environ au deflous c'ef-a-dire, dela unp pouce tes,
ve taic pouffer entre les feuilles &la la terre; lcs autres à un fuperficie ou de
tige; car outre que ces
au deffus: cette derniere pouce deux
feuilles avortées 3 ne viendroient rejettons ou plusufitée.Onl
maniere eftla
mais bien, elles attireroient
ja- pécsauprés de lailtelesplantes leurs
ainfi coutie de la nourriture des veritables une par- jour, & on a foin de fouches les le refte du
feuilles qui n'en peuvent
ou quatre fois, afin retourner le
trois
avoir. jamais trop chauffe également detousles quel Soleil les éCrgue cefque jufqu'a Depuis que les plantes font arrétées confommeune partic de leur côtez,qu'il
éjeton- à fix leur parfaite maturité, il faur &cquilcommener à exciterune humidité, fermenpir. cinq eft
femaines, felon la faifon tationg quieft neceflirepourn mettreleurs
chaude, qur le terrain E
partiesScleursfuc eni
qu'il eft fec ou humide. On vifite expolé, Avant que le Soleil mouvement. dant ce temps-là, au moins deuxiois pen- la tranfporte dans la Cafc fecouche, onles
femaine lesplantes pour les
pour les recevoir, fansj qu'ona preparée
C'eft ainfi qu'on appelle l'action rejettonner. ier la nuit à découvert sjamaisl aux laiftrpat
fait en arrachantt tous lesr
qu'on fauf- pées,p quelar rofée plantes coufes tiges ou feuilles qui srejettons, naiffent tant fur dante Praea des climats icittrès- abonlatige, qu'à fon
roitl
rempliecaie
desi feuilles.
antes pour les
pour les recevoir, fansj qu'ona preparée
C'eft ainfi qu'on appelle l'action rejettonner. ier la nuit à découvert sjamaisl aux laiftrpat
fait en arrachantt tous lesr
qu'on fauf- pées,p quelar rofée plantes coufes tiges ou feuilles qui srejettons, naiffent tant fur dante Praea des climats icittrès- abonlatige, qu'à fon
roitl
rempliecaie
desi feuilles. extrémité, ou auprés jour leursporese ouverts & par la chaleurdu
Signesde Le Tabac eft
precedent, en arrétant le moulamatw- mois
ordinairement
anemntentrmnonatiens
ritidela ou environ en terre,
quatre céc, elle difpoferoit la déja commenplane. en état d'être coupé, On connoit avantd'étre ruption & à la pourriture. plante à la corlercommencenta approchede famaturité, quand Hfesfeuil- qu'il tion C'eftj pouraugmenter les
cettefermenta- Onfaie
àchanger de couleur, & dans
plantes coupées
refhuer
queleurverdeurvived &
Rca Cafefont
&capportées
peu à peu plus oblcure: : agreable elles devient autrcs & couvertes étendués) de feuilles lesunesfar del les monter crfer
alorsversla terre, commei fila panchent amorties, oudequelquess
balifier les plans
lesatracheal la tige, avoit peineà queiie foute- qui les, couvertures, ou méchantest toi- ses. nirl lep poidsdu fuc &edelafubilance dont ches par delltus, &c nattesavec des
des
ellesfontr remplies: l'odeurdouce
tenir en fijettion; c'eft pierres ainfi fE
les avoicnt, icf fortific,
qu'el- laiffe trois ou
les
TE
fe répand plus au loin. s'augmentc, Enhn
& quels elles quatre jours, ou pendant lef
s'apperçoitq quelest feuilles caflentp quand on comme aux fermentcnt, Ifles, elles pour parler
cilement loriqu'on
c'eft plust fa. quoi on les fait fecher. reflient, après
gnc certain la lesploye, a toute la un fi- J'ai dit ci-devant
turité dont det
&qu'il ma- fé des traverfes au-deffurs qu'on des avoit dipode la
eftems
IREIETE
couper. pourrecevoir) les extrémitez desg fablieres
tes ou rofeaux où l'on attache gaulet. Y 2
les plantes. --- Page 202 ---
A UX ISLES
icct
NOUVEAUX VOYAGES dérober une. partie de cetemps desgre172
cela d'aiguilletes gezdeled
des crabes,
tes. On fe fert
écorce d'un RePaterchente ou autres chofes pouraugmene
1700. de mahots c'eft T27Ee feconde dont j'ai parlé en nouilles, nourriture onl leardonne. Meriere bois tendre & leger, letille aifement, terlepeuder ici le 1e de reprocher
Idbrmin defaire un autre endroit, cordes qui det toutes de Maisecen'ettpast
leurdureté c'clt-a-diplaniti. &cdonto tonfaitdes aufli bonncs caRe entie- Nanssreramedn àl Tégard de leurs ferviteurs, &c de leurs efclafeurs, chanvre. prelque On attache les RC bas, aflez rc, de On leurs ne fc d'aucun outil
la
EEFI
ves. moar
resaux gaulettes poinseent des autres pour ne iec ce travail, lcs ongles & les dents ciéloignces les unes
vent faire T'officc de couteaux 8cde
pas roucher, EsEetm enfemble & fe gâte- feaux.
n àl Tégard de leurs ferviteurs, &c de leurs efclafeurs, chanvre. prelque On attache les RC bas, aflez rc, de On leurs ne fc d'aucun outil
la
EEFI
ves. moar
resaux gaulettes poinseent des autres pour ne iec ce travail, lcs ongles & les dents ciéloignces les unes
vent faire T'officc de couteaux 8cde
pas roucher, EsEetm enfemble & fe gâte- feaux. 8c
elles fc colleroient
fetillesfont éjambéess lcs torque,
roient. Comme toutes les plantes n'ont ER placces Apresqueles fur les. établis, les filc on ap
com- Maniert
été miles en terre en mémetemps, & par cel.a.dive; on Celtler d'un Ou- de tor- le
une
carcipe
faccellivements les me corde. Torqueur, dont
meui@enc-elles on ne peut les couper deméurent quel vrier qu'on conlite appelle à faire fa cordc bien Sa
confequent unes après les autrcs. Elles dans la Thabileté à manier fon roiiet, de manicre
ainfi renfermécs &c fufpendues jours, quelqueiois égale, ne caffe point,, &alal bien rôle. mon- On
Cafe douzeo ou quinzej moins,, maistoljours qu'elle ter, ou mettré en rouleau feuilles ou à faire
plus, quelquefois
gralits, employe les Tenvelope, plus grandcs ou commel'on
T'exterieur, la corde, &cles spetitesà
FE
Eeacteraoinseneane d'une couleur bruncoutan- maniere dit, larobe de
cela qu'eiles font
raifineufes, flétries & amorties d'une fans laremplirs c'eft pour fclon) leur grandeur
néc, à pouvoir être torfes ou torquées Pour lors mifes chacuneà établi à a Ea droite du
danger qu'elles fe rompent. & après fur un un vafe plein d'cau de 1090r1 mer, où &c
on les détache des gaulettess des tiges, onles avec fes, mains de tems en tems,
avoir feparé lcs fetilles deserablis trempe dont il arrofe legerement les feuilles
étendles unes fur lesautresfur chacunca peuprès fcemploye, pour les rendre falure plus
out tables longues mais: avant cela on les qu'il fouples,, & pour empécher parlaG galon fag grandeur, c'el-a-dive, qu'ond otelagroffe de Peau la corruption, quel qui fetilles qui
Ejambs,
milieu de
cee
onieftau
chaquefcuille le terl la.corde, fuppofé
dilfpofijambe le côtequi C'eft le travail à quai on s'occupe la compolenty cuflent quelque a filé une
Tabac, aracail foir apresfmupe, ced otanelaints carles tion. Dès de le Torqueur fuffilante pour faire
&
ennuyeux,
Eente
lavaillie appelli lécs travail leurs long SCommandeurs nc don- quantité un rôle, il la met en ceuvre:. fe car fecher, ilne
Maitresoul moins d'une douzaine de gau- à faut pas lui donner le temsde êccallante, 8c ne
nent] pas
de plantes à éjamber clle Deviendrotroide ni
ni fifacilelettes chargées ciclave, quiquelque varangercitplus, Gbien,
anacfemnteunet habile qu'il puille étre, ne cigauroitavoir après mi- ment iur lieu le d'eau tour.
la met en ceuvre:. fe car fecher, ilne
Maitresoul moins d'une douzaine de gau- à faut pas lui donner le temsde êccallante, 8c ne
nent] pas
de plantes à éjamber clle Deviendrotroide ni
ni fifacilelettes chargées ciclave, quiquelque varangercitplus, Gbien,
anacfemnteunet habile qu'il puille étre, ne cigauroitavoir après mi- ment iur lieu le d'eau tour. de mer toute fimple, com- on
fini fa tache que long-temps rettejamais Au quelquefois une liqueur force au tanuit; de mitegritelume cinq heures repofer, obli- employe polce, qui donne plus de
bac,
qu'enwiron fuppolé même qu'ils ne Cacaus pas --- Page 203 ---
ae
léone laure yui erarde A tabuc
Veare yui gui frerguc L tabac.
Imtipeu
I Thac 4 Za pana. lmecen relle.
INA
a a ale
I --- Page 204 ---
CIO --- Page 205 ---
FRANCOISES DE
100 bzc, & quilui communique en même- LAMERIQUE font
tems une odeur des plus agreables. On quiy tenir les tours cloiez, de qui fervent à entre- 1700
prend Pour cet effet, toutes les côtes pécher de fc la corde, & les cml'ona tirées des fctillesenles éjam- paroit
feparer. C'eit'en cela que
R les feuilles derebut, &cles
l'adrefle du Torqueur,
on lespile dans un mortier, & tiges, rouler fa corde
quidoit
Frop Fanos avoir exprimé tout le fuc par le aprésen rement, quetous miproprement, les tours neiedebor- &ffer
dont on d'un preffe ou autre inftrument moyen équi- dent point, qu'ils nef ferelachent
kumecte valent, on le met fur le feu avec de fe lorfqu'ils viennent: à fecher, point,
lesfeinil- les. l'eau de mer, des feiilles &
ailettes dérollent point, lorfqu'on Erqu'ilane a ôté les
debois d'Inde, des écorces desgraines de canelle travail qui y étoient à chaqueb bout. Le
bitarde, un peu de gommeblanche ou homme languiroit fi on n'avoit
autre
odoriferente &c de gros
pour faire la corde, & enfuite qu'un
firop frsued Sucre, & on fait bouillir & pour monter les rôles. On en
cuire tout Ce mélange jufqu'à cc qu'il ordinairement deux, dont lun employe nc fait
foit en confiftence de firop. Lcs Tor- quemonter Ce i mefure quel'autre file. queurs en afpergent les feuilles amefure
métier eft fort lueratif, &c fi les Mitier
qu'ils les mettent en ceuvre, & s'en Torqueurs étaient employ eztoutel'an- deTorfrottent les mainsde temsent tems. Ileft née, il eft certain, qu'ils
certain queettecompolition
conideatiemexymale commel gagncroient Esar
très-bonne odeur au tabac, donneune vail ne. dure qu'autant la leurtra- mais
gmente fà force, & le conferve qu'elle parfai- au- ou commeon parle dans] de pais, recolte, autant trefame inatile
tement contre tout ce qui pourroit le que. trois la levéc, ils ne font cmployez 2 progâter. Cettemaniere eft hiaiee,Sccotiou quatre mois, &ils ont ainfi fens. te fi de foin &
de tems ne
A:
peu
de dépenfe, que les
qu'ilr leur en faut, pour conHabitans ne deroiemtafirencmipal la gu'il fommer.
ou commeon parle dans] de pais, recolte, autant trefame inatile
tement contre tout ce qui pourroit le que. trois la levéc, ils ne font cmployez 2 progâter. Cettemaniere eft hiaiee,Sccotiou quatre mois, &ils ont ainfi fens. te fi de foin &
de tems ne
A:
peu
de dépenfe, que les
qu'ilr leur en faut, pour conHabitans ne deroiemtafirencmipal la gu'il fommer. eft très-rare ce qu'ils ont gagné: de forte,
leur aile. d'en Voir qui foient a
"ESla ou l'ame de chaque rôle eft
D'ailleurs la
des Haunb abitondunbotrdure rond& pelant, bitans qui culivent le plipart tabac ont été
autour. duquel lesfelillesmifese
Torqueurs avant d'avoir une
font roulécs écarrétés. La longueurde sencorde tion; ainfi ilstorquent cux-mémes Habita- leur
cebâton eft arbitraire. Elle eft ordinai- tabac, ou bienilsenfeignentl lei
rement de trois pieds pour les rôles de quelques-unedelcurs)
métierà
Manie- cent à deux cent livres. II ne doiravoir en ont; qui ravis d'apprendre Eiclavesdesg qu'ils
rede qu'un pouce dediametreàc
chofe qui les
de leurs queique
faire les on lui en donne
chaquebour, pagnions, & dillingue
Comralles de
davantage dansfon miqui leur
salac, lieu, ce le fait reflembler à un fu- gratification de
quelque
feau. On'
Niets
3 pofe horizontalement fur quent avecfoin, &) yréumifienta syapplic
deux pieces de bois plantées en terre, veille. Ilya donci à prefent merdont les extrémitez échancréesendemi perfonnes, fur tout ceux des Fortpeude Ifles du
cercle le foutiennent, & donnent la fa- Vent, ne faffent autre chofe le
cilité au' Torqueur de le tourner à me- métier Torqueur,
que
fure gu'il roule la corde autour. On depuis quele' Tabac a d'autanrplus, été mis que
garnitlesdeux boutsdelaillieu dedeux on en a prefque
enparti,
morceaux de lattes qui fe croifent, & la culture, pour cmicemenabandonné s'attacher à faire des
marchandifes,
Y 3
donicCommexceant
libre, --- Page 206 ---
VOYAGES A UX ISLES
174 NOUVEAUX & plus unes & les autres ne paffent moins jamais decinq. dix 11o8
étoit auffi plus agréable
livres, & nc font guérest
1700. libre, lucratif. On les appelle andolilles, quoiquells dans
Dift- On fileletabacd dediftrentegofeart de ne foient pas d'une égale grolfeur
rentes Le plus gros n'excede pas un jamais toutel leur! longucur,, Celles comme de lesandoil- tabac font
grofleurs
& le
les ordinaires lont. RITES
duta- diametre,
plus E ce petittadans lemilieu qu'aux extrébac. moins de cinq lignes. dontonf faifoit au- plus grolles de maniere qu'elles reffemblent
bac appellé briquet, fi confidermble à mitez; à un fufeau tronqué les deux
trelois un Commerce étoit lal baze du Com- affez Voici comme on EB fait.
lesandoil- tabac font
grofleurs
& le
les ordinaires lont. RITES
duta- diametre,
plus E ce petittadans lemilieu qu'aux extrébac. moins de cinq lignes. dontonf faifoit au- plus grolles de maniere qu'elles reffemblent
bac appellé briquet, fi confidermble à mitez; à un fufeau tronqué les deux
trelois un Commerce étoit lal baze du Com- affez Voici comme on EB fait. On
Dieppe, ce les qui Diépois & autres Nor- fait bouts. étend fur un tabled des feuilles éjambées, & les
merce mands que faifoient dans le Nord. On & prêtes ât torquer, les met plus de grandes plus
lcs rôles de differentes c'clt-a-dire, grandeurs,, qu'on plus Gines, on comme en c'eft danslc taitce
de differens poids,
deux cent li- par-deflas,8c
cela
en fait depuis dix jufqu'à viennent du Brefil FEESNE eft plus groffc dans Tabdt
vres. Les rôles qui couvertsdlun cuir fait que l'andolille qu'aux extrémitez. On en Am
font pour c'elt-a-dire, Tordinaire d'une peau qui n'a cet roule endroit-là enfuite ccs feilles ferventde &c doiilles
verd,
Cette précaution
à celles - étend,
point été apprétéc. mouleoud'ame roule Par-deilus jufqu'à ce
FESAC Saint Domingue, qu'on
la groffeur qu'on tE
Enfenviqueluetolat été pratiquee aux Tandouilleait Alors on la couvre d'un mormais elle n'a jamais les peaux ont tolijours donner: de
toile imbibée d'eau de
Hles du Vent,ohl étre employées à ceau groffe
dont Jaiparléciété trop rarcs, pour
mer, ou delaliqueur nlalicavecunep
cet ufage. rôles font achevez, devant,&conl
&c de
FREEE
A melure queles
on les y cou- drunt-araresmilente ferrement eft poflible,
on les porte au magafin: de Balifier amorties au le plus que tous tours de la corde
vre de fetilles & onéritequtlsprene manicre & on le laiffe en cet état
feu ou au foleil, Ceft-là le tabac acheve fetouchent, jufqu'a ce qu'on
que les feuilles
nentl'air. Eret fe cuifentpar font tellement TEREA les unesavecleaur
deleperfedionner, quelachaleurd 8c lemouprefque qu'un
la fermentation &du rotetont excitée tres, qw'ellennefont 8cque
fufhfamdu tour
RESRDA
vement
ildevients rgpas,lafants mémecorps, fec. Pour lorson ôte la corde 8cla
dansfesparties, de bonne odeur, & égale- ment toile, & on en coupe un les deux
compaste, à être employéen poudre
fairevoirla
à
Ea
ment propre
bouts, beaucoup de cette maniere
en
ESEL
ou en fumée. la plus grande partie du ta- On
kexcellent. Lorfque
Quoique
foit enrô- Onsarengatte font bien faites, &qu'elbac qui fort del TAmerique, feuil- lesandollilles bien reflué, clles fc confervent
less, onnel ctimepadempiarene manieres; lgavoir, en très-bien, les ont & peuvent être tranfportécs
lesdevroisautres en torquettcs, & en patout ians
def fe gater. la Tabac
andotilles 3
par
à peu de On en Tore
quets.
ique
foit enrô- Onsarengatte font bien faites, &qu'elbac qui fort del TAmerique, feuil- lesandollilles bien reflué, clles fc confervent
less, onnel ctimepadempiarene manieres; lgavoir, en très-bien, les ont & peuvent être tranfportécs
lesdevroisautres en torquettcs, & en patout ians
def fe gater. la Tabac
andotilles 3
par
à peu de On en Tore
quets. de differentese grof
les
quatté,
reirmue
maniere quc
REAEEE
Eenandotillesfoncd poids auffi-bien même
de les faire plus lonfeurs, &c dc differens
obferve feulement
gues;
lestorquettcs. Pour Pordinaire,les
quc --- Page 207 ---
FRANCOISES DE
1700. gues; & comme il eft facile deles vifi- LAMERIQUE
ter parle dedans, ony met besucoup turelle, qui porte avec elle let tabac, & 17c0. moins de petites feuilles. Lorfqu'on a Tndrumsmtpouniefimgr
étendu les unesf furles autres la
Onprétendquil eft plus naturel, & Comde feiilles dont on veut compofer quantité lator- plus propre de fumer en cette maniere modité
quette, onlesr roule felontouteleurl lon- Pour plulicurs raifons. La premiere, delufa- ge des
gueur, puis on ploye ce rouleau
parce que la fumée ne contraéte
cigales. milieu en tortillant les deux moitiées parle de mauyaifeodeuren; paffant par le point canal
l'une deux avec T'autre, & on cordonne ces dunepipedeteroque dei
ne manquej jamais
On bouts, pourles tenire renfujettion. entrmauvanatim.de qu'elle a fervi
met les torquettes dans des Barri- cing oufix fois. En fecond lieu, on ne
ques vuides dey vin,
rifque point de gagnerdes élevàres aux
lcs Barriques, on les &Bennefoncepus couvrel bien avec levrescomme ilz arivefouventq lon
des fetilles ou autres choles, Elles ref- fefertde pipes ou d'autres perfonnes quand ont
fuent, 8cenachevantdef
fumé. Erenfin,
acquierentu tunel belle fermenter, elles fuméc du tabac
attireafoila &
couleur, une odeur
pure, remPESD
doucc, &cunef forcequi
plie de tous' 'les fels, R
qui aiment le tabac. faitplaifira Il eit rare ceux dont elle s'eft impregnée detourieseiprits en paffant le
tran/porte les torquettes hors du qu'on longdela cigale. elles tiendroient trop de
pais,
&
place dans un Mehmredetrouverunt Efpagnolfans
Vaiffeau, ne peferoient pasaflez; & faprovifion decigales. Ils laj portent orcomme les feuillesqui
ne à dinairement dans de petites
font pas preffées, lescompolentr
comme des porte-lettres, gubecieres, de
almaprendrofentiee cuir FEEN fenteur; &cils ne
FaRore que mauvaife odeur, & fe gâteroient. mais de prefenter de leur maaquent cigales a ja la
Onl Imneaploconihaiemet
Compagnieoh ils fe trouvent, furtout
re lerabacenpoudre, ou pour.
les feuillesqui
ne à dinairement dans de petites
font pas preffées, lescompolentr
comme des porte-lettres, gubecieres, de
almaprendrofentiee cuir FEEN fenteur; &cils ne
FaRore que mauvaife odeur, & fe gâteroient. mais de prefenter de leur maaquent cigales a ja la
Onl Imneaploconihaiemet
Compagnieoh ils fe trouvent, furtout
re lerabacenpoudre, ou pour. EtcOE bouts apreslerepas,
que l'ont fume. clgr@urerppemest
accommodées, rien
&c d'un tabac ou onn'a
On ne fe fert guéres de pipes à l'Aépargné pour lui donner toute la
merique, les E(pagnols, les
bonté,latorce,
beaucoup de François & Portugais, y fouhaiter. claboancodeurquon
tous nos Negres, & d'Anglois, tous nos Dat ne fait point commerce de tabac
ECRES fument en bouts, ou comme en poudre hors de nos Iles, tout celui
Boutren difent les Elpagnols en cigales. fume. qu'on yprépare de cettefaçons'y conCigales cilindre Cigale ou bout de tabac eft un
C'eita auffi en partiepour eni faire,
detabac
de fix à feptpoucesd del petit que les torquettes font
car
tiennen: de cingàfixl
long,6c comme il faut
deftinées:
lieu de fédef feuilles lignes de dec diametre, compo- étendreles feuilles derouler le tabac, & en
Pipes, longueur, tabac coupées de cctte afin de les pouvoir pour les fairefecher, Maniedeteuille enveloppées danst un morceau tamis; ilefibien piler, & paffer au mestre re de
proprementa qu'on appelle la robe tourné feitilles d'une plus aifé d'étendreles le tabae
ient le milieu, autourde dont cellesqui icompo- ont été
torquette, que celles qui enpowon arréte le bout
torquées & filéesau roiiet. dre. avecunfil. C'eft cettepartieq tient Ceux qui fepiquent d'avoirdu tabac
àl lab bouchependanto quel'autre qu'on eftallu- excellent,
mée. C'eftcommec on voitune
ôté la groffe eemtmpenour côte de chaque feuille en
pipe na- l'éjambant, ils ôtent encore toutes les
côtes --- Page 208 ---
VOYAGES A UX ISLES
176 NOUVEAUX foûtiennent le font que les parties prefque infenfibles 17c0. côtes ou nervûres, qui
&conleurdonne
1700. de la feuille, & n'employentque delapoadrevunidient, tel volume que l'on veut en les motillecorps, corps &c pour parler ainfi quela les côtes chair lant, les remuant, & les faifant fe forme paffer
dela feuille, à aquil@embleque tiennentl lieu d'os. differenstamis ou le le grain fouhaite. Ce
groffes & petites les feuilles font feches; on Bers telie groffeur qu'on cit denc donnerde
Après que mortier bien
qu'il fautoblarver,
en ables piledans un
très-finc, propre,6c que l'eau qu'autant quelap poudre peut au
on les reduit en poudre
quoi forber fans avoir beloin d'étreremife
l'on paffe au tamis de commune foye, après une ou fec.
os. differenstamis ou le le grain fouhaite. Ce
groffes & petites les feuilles font feches; on Bers telie groffeur qu'on cit denc donnerde
Après que mortier bien
qu'il fautoblarver,
en ables piledans un
très-finc, propre,6c que l'eau qu'autant quelap poudre peut au
on les reduit en poudre
quoi forber fans avoir beloin d'étreremife
l'on paffe au tamis de commune foye, après une ou fec. onlal lave dans &cloriqu'elle del'cau eft (eche on la Ileft encore aufirarequ'on des feuilles de tranfpor- tabac en
deux fois,
tehors des Iiles les mêmes raifons
paffe DaiSaaesoente manierepeut paquets : & cela pour en
des
Tabac PTecbcpepaeannuee où del la queje viens de marquer parlant quelaEfpa- paffer pour fur tabac d'Efpagne, fi on a foin de lui torquettes. Ccla arrive pourtant à cet ufage
gns. Havanne, tout,
quefois. Onn'employe
en donner la couleur en casquilnelait letabac de verine, quelap
EEAE
quiettrestiete,
quecellesdes
poindchuimeme,c colorer la derniere fetillesyrendplus
puilfqu'il n'y a qu'à
autres elpeces, qui FESTE trop grandes, Fesillat
eau,dans laquelle on lelaveavecunpeu tiréfansicu, & qui fcroient embaralflanrex. Onn'é- derabac
decocherille, ouderoucout
jambe point les feuilles qu'onveutmet- contente après quets. en paoud de Cntepeemitrattie doit enfermer le tabac dans des tre en paquets. été à On la pente fe à. l'ordinaire
boëtesder Or plomb, fi onveutl lec conferver, eiendenchendelatge, qu'elles ont
&c de les met-
& Pempécher de s'éventer. donner une odeur treles unes! fur les autres bien étendués On
Ceux cquiluiveulent
fur des fetilles del cbalifieramortics. même cfdes plus douces, & des boetesquel. agreables; les couvre d'autres feuillesder piern'ont qu'à mettre dans Ette iln'eft
planches, 8des
Alcurs detranchipans. Mais
peceaveequelques; pour les tenir étenducs,
ques
rés par-dellus, faire
cette fituation en
jamais permis sdenoctiatbeane & leur
prendre
Après
veur faire paflery mourtabsoatipognes confiteanavoir reffuant & fechant doucement. car. la bonté dec cetabac
quoi onentaitdespasaesde l'on vingt-cinq lie par les
point d'odeur,, que cellequiluiettsanu feilles chacun, que foin de laifer, avec
relle, Atcingre queiies qu'on a de eu mahot. On les conqu'il Rien Axemeadememrienine n'eft plus ailé quedebireduts- font une fervedans aiguillette un lieu, qui ne foit, nitrop
Tabac bac grené. Après les feilles
les
grené.
abac
quoi onentaitdespasaesde l'on vingt-cinq lie par les
point d'odeur,, que cellequiluiettsanu feilles chacun, que foin de laifer, avec
relle, Atcingre queiies qu'on a de eu mahot. On les conqu'il Rien Axemeadememrienine n'eft plus ailé quedebireduts- font une fervedans aiguillette un lieu, qui ne foit, nitrop
Tabac bac grené. Après les feilles
les
grené. TE bien lavécs, on
en
Eeatatrnesal
reduites en poudre, la poudre, & on lapalie au veuille mettre ulage. cette maniefait fecher
fin: aprés quoi on Teabacscomadide d'aucune fraude: on
tamis de dans (oyeleplus une bafline ou autré grand ren'eft fufceptible & on eft fàr
la met
doucement, &c levoitdetouscôter),
der
vaifleau, où on l'arrole
feuilles
Erae
fim- netipointmelangedel de
qu'il eft aifé de diftinSHCNStSE de
,8c en même- ni rejettons,
a produites
ple, ou fleurd'orange, fortement avec lcs guer de celles quela plante
tems, on la remûë
d'abord.
ceptible & on eft fàr
la met
doucement, &c levoitdetouscôter),
der
vaifleau, où on l'arrole
feuilles
Erae
fim- netipointmelangedel de
qu'il eft aifé de diftinSHCNStSE de
,8c en même- ni rejettons,
a produites
ple, ou fleurd'orange, fortement avec lcs guer de celles quela plante
tems, on la remûë
d'abord. J'ai
mains. Ce mouvement 8ccttehumidité --- Page 209 ---
I7oc.
FRANCOISES DE
Tabac les J'airemarqué plantesannp ci-devant qu'on coupe LAMERIQUE
de & qu'on ne les pouce oudeux de terre, [emetrontdciaurdics quilefroient I7co,
rejetton. en
arrache pas. La plante Rcmepmunenateete & que leur tabac cn point fervir,
& temrtie de nouvellest feuilles que Pon
meilleur. Il eft vrail feroit infiniment
lorsqu'elles ont atteint leur coupe ils
que'le terrain où
c'ef cc
maturité; plus Resgreebens profond, &cfouventp plusuni,
Mais comme SNpecacont la plante s'étoit
nelelt pourfordinaire célui plasneufque des- pour Raifoms
épuiféedans la production prefque du Vent, les plantcs regoirent liles creazer
feuilles, cesfecondest fereflentent despremicres de fa hourriture, écfont
plus de guienne e ecit
foiblefle; ellesnefont jamaisni fi
enétat de fournir parconfequent plus poine
des, nif f charnues, ni f
gran- àla Production des' lafub/tancen neceflaife Rrsir
ringuie Tompe- premieres; leur fue &c leur fortesqiucles fubitance maison ne me pourrajamaisn rneuveledeaillas des
lezabac faracee n'onty des feuilles, prelque aucune' vigueur, ce forit
nier, #
dereictmais cen'eft du tabac. foienttoijours beaticoup
tun.
EERS
tom. de Cependant les méler les Habitans ne plus laiffent terres premiere. Or fi cela eit inferteurerah vrai -dans
avec les premieres, TeCt fource fortes, & d'une aufi
ref- des
NETaIENST tirer d'une
peuvént parler, que le font celles dont je grand viens de
produire, Kntepuretbodu plante tout cc qu'eile peut
celanelefers-teil Pas sencoreplos
quandon aitnenetentt peu profondes,
eRtecrtone a méme quivont jufqu'à
Ilyen FESPITE grande partie
dont une
varice,
cetexcesd's- lemento dégraifféest érantcotieres, parlap font facilaratinn-aotir vore beaucoup, & plante, quideFETFE les rejettons, fc mettant pcu eri
telles emportent ce
ont lésy de pluyes,
queleur marchandife
peine
qee font
vu
2Ca.SE
foucbonne, pour- Ifles-do
ai pl@pare
ont jufqu'à
Ilyen FESPITE grande partie
dont une
varice,
cetexcesd's- lemento dégraifféest érantcotieres, parlap font facilaratinn-aotir vore beaucoup, & plante, quideFETFE les rejettons, fc mettant pcu eri
telles emportent ce
ont lésy de pluyes,
queleur marchandife
peine
qee font
vu
2Ca.SE
foucbonne, pour- Ifles-do
ai pl@pare tité. quilsenayents unep plangrandequun
Vent,
datresdel O1
C'eft, cette économie mal
tolerablevlant Quandoette économie anroitpuétre
& ce mélangedes feconds & entendué, Ilesont. éte habitées, Alnseomemenemeng &
queles
rejettons, Ies, qui ont décrié les troifiemes tabacs des c'étoit mencé a Vicultivert
qu'ona comCensia
quiavoient toujours été
latabsc, Parce que
decrié le
de Pair aroient pourlerside terres vierges, qui
sabacdu acleimeieunutcrart dant qu'on les
Brefil, penRouteleur forces
fes.
Hcieertin
té; mais qui font Auogarehensiniil déchus infiniment FCrEa fion veut'le fervir des térres furtour Senti.
titép quand oncna voulnsugmenter la
depuisleng-tems fe
en valeur. qui font ment de
par ce mélangede fethlles quan- remettre à la
Sion veut PAu-
& de rejetton.
derebut redonner la repuration sedtanedrtibacs &clui le teur Com- Far
Je croibien guel les
foisy il faut le
Tqu'llaroirautre merseda
fil, les Eipagnolse des Portugaisdul grandes Bre- neuts, quîfont uniserdaeidemtentn encoré
tabac.
de la côte
les Ifles, &c quantitedansnes
en très-grande
de la Virginie, deTerrefeme, & mémer nos Anglois quenouspofidons Ies, en Terre fans compterce
de Saint
François defendrca ablolument le tabac ferme, &c
feuilles Lomnbeensrear de rejetton, & qu'ils les pasles
de rejetployentavec Zom. clepremsira)" maisils em- me tes feront arrachées au lieu
FRSETE
14,
péesideuxp pouces de
d'être couZ
terre, commeon
afait --- Page 210 ---
VOYAGES A UX ISLES
17S NOUVEAUX
C'eftdoncàla culture du tabac qu'il
1300. a fait jufqu'à prefent. Pourlorsonaura faut penfer fur toutes chofes, & fefoudu tabac, ira de pair aveccluidu &c venir que c'eft à la culture de cette
Brefil, & 3 la nouvelle Elpagne, celui de la plantequ'on eft-redevable C'étoit de T'etablifle- le Comqui furpallera de beaucoup
ment de nos Colonics.
17S NOUVEAUX
C'eftdoncàla culture du tabac qu'il
1300. a fait jufqu'à prefent. Pourlorsonaura faut penfer fur toutes chofes, & fefoudu tabac, ira de pair aveccluidu &c venir que c'eft à la culture de cette
Brefil, & 3 la nouvelle Elpagne, celui de la plantequ'on eft-redevable C'étoit de T'etablifle- le Comqui furpallera de beaucoup
ment de nos Colonics. tabac qui attiroit cette
Virginie, EihemLamemita merce libre du
fortes
& on rétablira un Commerce, 8denos quifera Colo- multitude de Vaifltaux de toutcs nomlarichelfe delaFrance,. de Nations, &c un A prodigieux comptoit plusde
nies de l'Amerique, nos terres de bre d'Habitans, qu'on
les
Il eft conftant que. fontaulli dix mille hommes capablesde porter de
Cayenne ScdeSaint Domingue letabac, armcs dans la feule partic Françoile au lieu
bonnes, & aufli
Emnbeo edans TIle de Saint Choifiophle, a été
ce
quelesn smeilleureso ESTCE
depuis que Commerce Herder on
les, deux.Amgoiquess 3 &cnousavonsen- &ctresa été mis en parti, unicore des.serrains tout neufs, Guade- mecniclesibac aété obligé de s'attacher du prefque ce
coniderables dans les Hlesdela
quement à la fabrique Sucres des
lc
f
loupe, de la Grmttonacunsie Madiminué nombre
Inc, dans celles de la Defirade, Saint Mar- dtelement bitans, qu'on n'a jamais raffembler hommes
rie Galande, la Grenade, Sainte Croix, depuis. ce; tcms-là deux LaMartinique, Sh
tin, Saint Barthelemy, quartiers del la Marti- dans cette même lile. &c les autres Colonies
: & dans shlliproprcaqw'one quelques
en puiffefou- la Guadeloupc, font dans le même cas; &c
haiter nique," rritchnumeaaan quifont Françoifes ceux quiles ont connués il y a quarante fans
à prefent incultes, equidericinstont Habitans, fionne ou. cinquante ans, nei peuvent voir débicn des fiecles fans marchandite. oue ellesfont à prefent,
remet pas.fpr pied cette qu'on les PeupiceaditNe SemitoTéate
blarics, Scpeuplées leur
Car il nc faut pas valeur S'imaginer autrement que feulement de Negress de des
ca. en
E
mettre
état
Tires
puille la culture dutabac. TToorlemonde nombre mct & des revoltes, aufquelles on
E pas en état decommencer d'une un éta- Su- vemens, n'a relité jufqu'a prefenty
une des
contruction
de miracle. C'eft le
LES
blifemenrparla. creric: on a.pu. voir par.ce que infini- j'ai efpecc Habitans blancs qui eft l'ame, &, qui
dit du Sucre, quil en colte établiffe- fait laforce des Colonies, la multitude
ment,. faire dc parcils
des des E(claves eit atile
le travail,
mens, ERe que quand: 1) fe fournir touveroit à cette mais três inutilep pourlad ODENR du
aflez richcs pour
ellc lui eft même pernicicule,
ERi
gens.
: on a.pu. voir par.ce que infini- j'ai efpecc Habitans blancs qui eft l'ame, &, qui
dit du Sucre, quil en colte établiffe- fait laforce des Colonies, la multitude
ment,. faire dc parcils
des des E(claves eit atile
le travail,
mens, ERe que quand: 1) fe fournir touveroit à cette mais três inutilep pourlad ODENR du
aflez richcs pour
ellc lui eft même pernicicule,
ERi
gens. dépenfe, il faudroit toûjous un nom- eft attaqué. Mais la maltitude des HaHOSALECLEIRSNEE defriche, &c le bitans ne peut étrecompofé queder pe- ne
let terrain qu'ils auroient
tits Habitans, & ces petits la Hlabitans culture, &c
FETHCERTDE de bon Sucre, & fur tout peuvent fublilter libre par tabac. on
aua
du peuttirer Sucre blanc. D'ailleurs le nombre le ic commerce Jc viens dc dire, qu'il n'étoit pas
dcs Sucreries eft déja f grand, con'om- que pofiblede commencer un érabliffement
Royaumen'el pas cn état.de
par la conftruction d'une Sucreric. je
merlam moitié du Sucre quifcfaitapre- puis dirclaméme chofe d'unc Indigo- terie
fent dans ros Colonics. --- Page 211 ---
FRANCOISES DE
1702. terie, &c d'une Cacoyerc. Il faut
ou
LAMERIQUE
fix années de travail &c
cinq fommation qu'il faifoit des
avant que les arbres foient en d'avances, état de cifes, & des denrées
marchan- I;0o,
donner un commencement de
avoit befoin; au lieu d'Europe ce dont on
Lesfrais qu'on eft obligé de faire, profit. eft prefque entierement commerce
mettre une Indigoterie fur pied pour font tabac ayant été mis en
le
crcim
todjours au-deffus des forces & des d'être marchandife libre, ce parti, &ccellé
moyens des Habitans qui
bre d'Habitans
grandi nomà s'établir, comme on le commencent difperfé, & les planteurs de tabac s'cft
faite de ces
il verra dans la en leur
Sucrcries le font établics
la culture du memoires; tabac n'y a que dans J'avoué place. le
niens ne fe rencontrent que ccs inconve- nufaéture SS Sucres Commerce eft &4M
comment. pas, &c voici ble, mais il faut aufli tres-confideraDeux ou trois hommes
cequi a dépeuplé nos avoûér, que c'eft
ou comme on dit aux Iiles, s'affocient, foiblies au point où nous lfles, les &cles a af
tent:i ils obtiennent la concefion s'amatelot- d'une jourd'hui, parce que le voyons auterre de deux ou trois cent de
re pourune Sucrerie, terrain necefaifur cinq cent pas de hauteurs pas ils large tra- que quatre ou cing unlagusililnys
vaillent de concert, abatent
bient moins,
blanes, &c fouvent
bres, défrichent, &
des' ar- ou
Groiroccupér éparcinquante
& desvivres,
plantent du tabac foixanteHlabitansp portant
& des
e'efb-a-dire, du manioc
conieqseneplesene état de plesaimes, detendre
legumes, & danslecours
Emane Squi
néc, ilsf sfontunclevéco our
del'an- tiondedenrées,Solem EReRdeE
ou quatre milliers de tabac, recoltederrois rope infiniment cmurchanditsaEu.
parcinquante
& desvivres,
plantent du tabac foixanteHlabitansp portant
& des
e'efb-a-dire, du manioc
conieqseneplesene état de plesaimes, detendre
legumes, & danslecours
Emane Squi
néc, ilsf sfontunclevéco our
del'an- tiondedenrées,Solem EReRdeE
ou quatre milliers de tabac, recoltederrois rope infiniment cmurchanditsaEu. produifent fufffamment de. qui lcur ne le peuvent faire plus les confiderable que
tretenir, payer les avances quoi. leur s'en- Efclaves d'une Sucrerie en Maitres tel & les
fites, &c emettre bien- tôt qu'on en état d'a- a qu'on les veuille
nombre
cheter des ferviteurs cfclaves
Tout le
foppofer. gez, pouller plus vivement ou
cinq aulnes mondefçait de groffe toil que quatre ou
travail, Te faire des érabliffemens e del baeuf falléfume pour avec un peu
confiderables. C'eft ainfi les Ines plus fe nourritured'an
l'entretiendel la
font établics. C'eft le grand que
nibas,nifouliens, Efclave, ni sonneluidonne
nombre de fe,étoffes,
chapeau, ni cheniRiescmndetabacqulgs Sclesont défendues ont défichées, &c milleautres cravates,p perruques,
les Efpagnols &cautres contre les Caraibes, befoin pours'habiller, cholesdont lesblincront gands,
jaloux des progrès de nôtre Européens, les
Scfemettrefelt
ont fouvent attaquées, mais Nation, T fomment SC ni vin, ni
leur honte, &c à leur contufion tolijours tandis à queurs,. nifruitsfec, cau-de-vic, nihuile, ni niliqu'elles ont été remplies de ce
farine
nombre de
grand
niemmeubleL0ROmEmDRECEIN
re &1 le commerce petits Habitans, quelacultu- mens, argenterie, draps, dentelles, 6roient detousl les libre du tabacy atti- toltaderedefovess armes, munitions,
& même des endroitsdu Royaume, Kcaneinfintesurts cholés, dont les
grand nombre auitres d'Habitans Fais.
, nihuile, ni niliqu'elles ont été remplies de ce
farine
nombre de
grand
niemmeubleL0ROmEmDRECEIN
re &1 le commerce petits Habitans, quelacultu- mens, argenterie, draps, dentelles, 6roient detousl les libre du tabacy atti- toltaderedefovess armes, munitions,
& même des endroitsdu Royaume, Kcaneinfintesurts cholés, dont les
grand nombre auitres d'Habitans Fais. C'étoit ce Hiabaneblemertcroets tre toûjours
tunenecflitéd'e. lc commercc confiderable qui rendoit vâs. Orcef font trerabondimment cesdenrées
pourpar la con-
& ces marPTMRMEIRSELST Z 2
ce --- Page 212 ---
VOYAGES A UX ISLES
180 NOUVEAUX
veront leur compte à le donner fur les 1700.
ceimmenfe, quelaFrance peutavoira- lc licuxaunprix mediocre, ouâl'envoyer
1700. vecles Colonics, quienloip procurant) terrain &
commei ils
dc ce que fon
pantersconemalnuet
Les
débouchemento
lui donnent des envoyentl tkur@autamaschandiens
foninduftric produifent, de s'enrichir, Marchands de France, outrel'avantage
moyens feurs Scinfalliblese
&c depouvoir ahirutarcemnrkens
en failant rouler fes Manufactures, lc donner à un prix raifonnable, 8cceux afin
cLoncaenee dans Poili- d'en faire un plus granddébits le bon
cceAeeanuntniane fauted'occupa- qui en ufent feront invitez par
veté, & deMatelots d'aller qui fervir nos voi- marché, & lafacilitéde en trouvericon- faire une plus
tion font obligez ennemis.
tenter leur goût, à
nefins, & fouvent nos
libre,
grande conlommation, cequi doit
La qualitéden marchandifel ned doit point que ceffairement Prehuineungaigmeasion les revenus du
je demande pourletabac,, qui ont foin des reve- tres-confiderable pour
effaroucherceux
je Roi.
une infinité d'autres raifons
nusdul Rechenuarlasacers
Jelaiffe
prétens que cela lesogmeaemaeantae iln'ya qui peneoimbetirnered quel'unirablements & poursenaftisere fe confommer que moyen de rétablir nos Coloniesaf- tenir
fupputere cequi pcut
& lc foiblies, les étendre, lesfortifier,
T tabac tous les ans en France, raifonnable, nos Manonnerosaaniga
chargerd'und droit d'entréer
au diminuerlesf forces, le Lcommerce,écles
& on verra que ce droit produira neldiedscmautaeet remettrefur
Roi beaucoup plus quece quelaferme pied nôtre Navigation, & fairefleurir
les Cololuidonne, 2 & qued ccrevemuaugementets le negoce de la France avec eftlacultous les jours par Tangmmentionden s'en fera: carileft nics, Rrourlerededumeniy libre du tabac.
confommation qui
bient meilleur ture, & le commerce fur cela des Memoires
fûr
pourralavoira Burcau, &cchez.les Re- On a prefenté Roi &càfon Confeil, aufES : qu'il fera infiniment meil- très-amplesaul renvoye le Lcéteur.
gratiers, jeur. Les Habitans des Colonics trou- quels je
Fin de,la qmatriéme Partie.
NOU-
ics, Rrourlerededumeniy libre du tabac.
confommation qui
bient meilleur ture, & le commerce fur cela des Memoires
fûr
pourralavoira Burcau, &cchez.les Re- On a prefenté Roi &càfon Confeil, aufES : qu'il fera infiniment meil- très-amplesaul renvoye le Lcéteur.
gratiers, jeur. Les Habitans des Colonics trou- quels je
Fin de,la qmatriéme Partie.
NOU- --- Page 213 --- --- Page 214 ---
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--- Page 215 ---
Pag. 181
M E M
OIR E S
DES
NOUVEAUX
VOYAGES
FAITS
AUX ISLES
FRANÇOISES
DE
L'A M
ERIQU E.
CINQUIE M E PARTIE
C H A P I T R E P R E M I E
R.
Voyage de PAuteur à Saint Domingse. Il palfe a Saint
Deftription de cette Ile.
Chripopble.
E:8) Novembre nousfûmes
1700.
furpris devoirarriverl le P. demeurer. voir S. Domingue fans étre obligé d'y
Cabaffon nôtre Superieur de refolution, Deux & jours après il changea 17C0,
General. Il s'en alloit às. avecmoip pour me dit' qu'il viendroit
& mettre ordre Domingue à quelques faire fes vifités, jeferois. rappuyerdavantage ce que
étoient entre nos Religieux. differens Nous fait dansl'ordre,) caserec jevoulus lui rendre fa
fimes
quelques dificultez forle R il Patente; mais sfangla
qu'il entreprenoit, ce qui fit qu'il voyage me me & dit qu'il vouloit vouloireprendirey que je vinffeavec
propofa d'ya aller en qualitédeCommif Jui, qu'ilf fe retireroird dansun
faire, avecun plein pouvoir ded deftituer fus pendant que j'agirois dans l'autre. quartier J'en
leSupericur àp
de RCtargen fjelejugeois content, & nous partimes le 26 de
m'en propos, 8cd'en établir un autre:&il Novembredinsu sunvaimcaudeBondeaus
Iine expedia fallur ia Patente.
un chargé deVin, quiétoit commande par
me preffér beaucoup nomméTrcbuchet.
pellecnktEtE à faire cevoyage; car ivrogne qui n'étoit pas Csttunpeit raifonnable dès
outrequejenef fuis gueresplus attachéà trouvoit quilavoitbo, & que parmalheuronne
unlieuquauna Tom. 11. autre, j'etoist bien aife de gu'on felevàt. jamais à joun, aquelque heure
A a
Nous --- Page 216 ---
VOYAGES AUX ISLES
1706,
182 NOUVEAUX d'aflerprèstlle de Malgrécette ccomc@ionfatemelieles de hiffer leur
1700. Nous rengeâmes & nous en aurions fait au- Anglois ne & laifferent de nous pas tirer un coup de
Préten- Montlarrat, tant à celle del Nieves, mais noust nousen Pavillon, canon a balle. L'éloignement où nous
tion des. cloignâmes hors de la portée du canon, étions, nous rendit plus fiers que nous
anglais.
UX d'aflerprèstlle de Malgrécette ccomc@ionfatemelieles de hiffer leur
1700. Nous rengeâmes & nous en aurions fait au- Anglois ne & laifferent de nous pas tirer un coup de
Préten- Montlarrat, tant à celle del Nieves, mais noust nousen Pavillon, canon a balle. L'éloignement où nous
tion des. cloignâmes hors de la portée du canon, étions, nous rendit plus fiers que nous
anglais. S' s'étoient mis enté- n'euffions été, fi nous avions été plus
peguricaepot te de faire faluer leur Pavillon par tous de proches; &t nous paffames fans faluer,
les Vaiffeaux quij palioient à la ils portée tiroient ni mettre nôtre Pavillon. la rade de Saint Arrivit
leurs Batterics,, fur lefquels falut. Nous arrivâmes à
matin deldwles contraindre au
de temps Chrillophle fur les dix heures Le du P. Gi- teMT a S. PH n'y, avoit que très-peu des Vaif- leDimanche 28Novembre. trou- Chrijfe phle. que M. dè Modene Capitaine des grandes In- rardSupetieurdes) Jefuites, bord del la s'étant mer quand
feaux dul Roi, Vaifleaux revenant de guerre, fut vé par hazard au
nous reçût le
des avec trois coups de canon à balle nous mimes pied à terre, du monde, & nous
faluéde quelques devant Nicves. Il brotilla fes plus honnétement de nep prendre d'autre maivollespourattendre en paflant
un Canot qui venoit fon obligea que la leur point pendant le féjour que
de entepai-mpaligese prétentions étoit nous ferions dans PIfle. Nous allâmes
des Anglois. Ii dit à rOfficier paroif- direlaMefle à l'Eglife Paroiffiale qu'ils
la chofe TOT
nousfûmes faluer
venu luiparler, E que pourvà qu'on deffervent, Comte après de quoi Gennes Capitaine des
foit voulàt ratfonnable, lui rendre lc falut en bonne for- M. Vaiffeaux le du Roi, commandant dans
me,. il feroit faluer le Pavillon L'Anglosiclui Anglois PIle alaplace du Commandeurde Gui- Gepar fes trois Vaiffeaux. s'en retourna à terre fort taut, Lieutenantau Gouvernement Il nous
promit, &
&c dès qu'il neral, qui en étoit Gouverneur. content de cette réponfe;,
des retint à dineravecle P. Girard. Sieur Après de
fur arrivé, il fit delarmerlescanots diné nous allâmes voir Lieutenans le
de
Batteries, NERLa fait Châteauvieux 5 un des Officiers de nos
alloitf faire. M. del Modenequiavoirf 2fesdeuxVaiffeaux Roi, & quelques autres
chez
fçavoir fesintentionsa. Batteriedes An- amis, & puis nous nous rendîmes trois;
s'approcha de la grande
deffus, lesPP.Jeiuites. Ils n'étoient que le
glots, 8c fe mit à tirer vivement deuxa autres Vaif- lcP.Girard, quiétoit Irlandois le Superieur, nommé
en mémet temps furlel squeles Bourg & furu une au- P.
fesdeuxVaiffeaux Roi, & quelques autres
chez
fçavoir fesintentionsa. Batteriedes An- amis, & puis nous nous rendîmes trois;
s'approcha de la grande
deffus, lesPP.Jeiuites. Ils n'étoient que le
glots, 8c fe mit à tirer vivement deuxa autres Vaif- lcP.Girard, quiétoit Irlandois le Superieur, nommé
en mémet temps furlel squeles Bourg & furu une au- P. Chartier, & un
feaux tiroient Leur canon fut fi bien fer- Galoway, quel'on &qu'on tachoitdefairepalilr nommoit pour
treBatteric. les Batteries des Anglois furent pourunitalien, Nous
vi,,
paflmeslgrele
defordre quel dans un moment, 2 car ils ne celaleP.Realini. leur Habitation, &à
en
falut. Com- del lajournécavoir
s'attendoient pasàu un parcil nombre recevoir force vifites des perfonnes
me ilsétoienta caccouruse eng grand flatoit fi bien avoient demeuré dans nôtrel Paroiffe a
pour joilir d'un falut qui
Moiillage à la Martinique pendant la
ieur vanité, ily, en eut beaucoup guerrepaifte, c'ef-a-dire, cellede1688. de Gennts
d'autres ettropiez,
lendemain le Comte
FCS
tuez,
Leurs Vail- Le
8cnous mena dide maifous Marchands endommagees. qui étoient en radc, nousvint rendre vifite, les PP.Jefuites. Ilétoit
s'étantavifczdet feaux
tirer fur ceux de M.de ner logé chezluiavecl danslat maifon du Sicur dela GuariModent, regurent en paffant quelques guc. Fallai me promener fur! le foir aux. bordéesqai auotsmimabmces
en- --- Page 217 ---
FRANCOISES DE
1700. environs dul Bourg. Il paroiffoit parles LAMERIQUE
18;
mazures & par les folages des maifons, Bourg. de Leurs bâtimens étoient encore 1700;
qu'ilavoit été autrefois bien bâti&c fort Sucrc peu chofe, mais ils faifoient déja du
confiderable, Les Angloisl'avoient enqui étoit fort beau, &c qu'on fatierement détruit, julgu'à tranfporter briquoit avec une facilité
chez cux les materiaux & les pierresde Point vàe autre part. quejen'avois
taille des encognures. Nos François Sonimnniifteibens. auquel Chage
Sorendourebinibemoups &t
de: maifons, jrbemamenabispascer la
efuedallerlefoirà des Sintravailloient as'établir, commes'ils glois challedesSinges Pendant tqueles An- ge1. "fmuneaitueidumepisd éternelle. des éroientdemeurez maitresdesterres
DeftripFrançois, dont la
sion.de ne Aarensp-osnmiaas refterent en
plusgrandep partic
PJles. manierequimenavoit. faito concevoir
frichelessingese squis'éroient
Chrifo- une idéetoute
échapez des mailons des François
pble. en effet: carjemel'étois ditumuedcogueltet fguréccomme dantlag guerre, multiplierent
penune
tellement,
terre toute plate & toute unie; &c que on les quand. on reprit poffeffion del PIle,
cependant quand on la voit deloin,elle
voyoit par
Ils vene;
noient voler groffestrouper
paroirque comme une groffe monta- lorfqu'on rjulquesdans des les maifons, &
S fespointes.
effet: carjemel'étois ditumuedcogueltet fguréccomme dantlag guerre, multiplierent
penune
tellement,
terre toute plate & toute unie; &c que on les quand. on reprit poffeffion del PIle,
cependant quand on la voit deloin,elle
voyoit par
Ils vene;
noient voler groffestrouper
paroirque comme une groffe monta- lorfqu'on rjulquesdans des les maifons, &
S fespointes. quienp porte une plus petite fur une tcs, oua autres plantoit cholessilfalloit cannes, des
yf faire Fentc
re qui lui a fair Colpeur-énceencigt donner le nom de Saint tinelle jour &c nuit, fi on vouloit
Chriftophle, auffi-bien quep parcequ'el- ces animaux avoir n'emportafent Pas tout que cC
le fut découverte lejour delal Fétedece qu'on On
mis en terre. Saint, ou parce que l'Amiral Colomb bert dans plantoit une dncammscherMLam
portoit ce nom. Loriqu'onfetrouveen
terre affez proche de la
merà une diftance raifonnable decette montagne ronde, qui étoit un des reIle, on remarque que cette groflemon- paires decesanimaux. Noust fimesnous
tagne fe divife en pluficurs autres qui émbufquer coucher du environ Soleil. une heure avanc le
fontpluficurstetesc lefquelles
sdanslemilieu dellile mes pas une heure, Nous n'y demeuriune ferment de beaux valons avec leplaifire de voirfortir que nous cûmes
pentedouce & ccommode quivajuf
des brouffailles un
bord qu'au bord de la mer; de forte que du grosSinge, ctement de quiaprcavoirreganic tous
cxailyadans delamerjufqu'au pied des monta- arbre, d'où il confidera côtez, grimpa fur un
SRRA d'un bien paisrout desendroitsjufqu'a les environs: à la finil fit encore un cri tous aution de quelques ravines dans uni,alexcep- lefquelles quel plus de cent voix differentes réona pratiqué deschemins fi commodes, Pondirent dans le moment, &cincontiSal peut faire tout le: tour de T'Ile en det nanta troupe aprés de nous Singes vimesarriver de
une granM. Lambert Capitained del
deurs qui entrerent en differentes gambadant gran- dans
mon bon ami, nous vint prier Flibultiers, le jour les cettep piecedecannes, &d commencerentà
fon fuivant Habitation. d'aller Pafler un jour ou deux à uns arracher&cas'en en prenoient charger: ou quelquesde fes oncles, nomméles Il étoit affocié avccun ceaux qu'ils mettoient quatre fur une cinq morConfeiller au Confeil Souverain. Sieur Giraudel & fe retiroient en fautant fur les épaule, deux
avoient une fort belle Habitation éloi- Ils unaleurg pieds dederriere; lesautrese en prenoient
gnéc d'environ cinq quarts de) lieiics du
gucule, &cs'en alloient en faiReetegmbanxteatiliet Aa2
quand
nous --- Page 218 ---
AUX ISLES
VOYAGES
les grimaces & les po- 17001
184 NOUVEAUX confideréleur manége: frentaugmenter &clerire de TAflemnouse@mesaffez
il furesdelonsinge,
lcPrédiITCO.
; lesautrese en prenoient
gnéc d'environ cinq quarts de) lieiics du
gucule, &cs'en alloient en faiReetegmbanxteatiliet Aa2
quand
nous --- Page 218 ---
AUX ISLES
VOYAGES
les grimaces & les po- 17001
184 NOUVEAUX confideréleur manége: frentaugmenter &clerire de TAflemnouse@mesaffez
il furesdelonsinge,
lcPrédiITCO. nousent tuâmes quatre, entre fon lefquelsi petitfur bléc. AntaEheeneu de fatête ce
Nenruncfemeiss quiavoir
Il la teAete Iln'eûr pas splûtôt apperfon dos, qui ne la à quitta près point. comme nOS : quisyrafoit manege de fon
qu'il nc
tenoit embrafléc peuj leurst meres.Nous çulet rde rire commel SET sautres; TE
petits Negretiesacny onléleva, &cil devint le plus Pempécherd comme il n'y avoit pas:
de
leprimes,
LIE
fouhaiter. ilaima AS2ISA
joli animal qu'on pût aquejcinangeai drc le cet refte animal, de fon Difcours,, n'étantplus niles
Lachair Cefut tencencoceationc lap
Ileftvrai nerl
en état dele continuer,
des Sin- du Singepourl d'abord apremicelai quelque repugnance lui-méme Auditeurs de l'écouter. M. geied excellen que quand j'eus je vis quatret têtes furl lat foupe enfans; qui Apresavoird demeure de unjourchez nousf faire avoir
te. Selfembloientad dest tétesde petits paffai ai- Lambert, jele priai
mais dès quej'en cus goûté, je &cjecon- desChevauxp pourt Tonchtoerdeidens touteentiere, puif
fément fur cettec cconfideration, carc'cft j'avois enviedevoir avois la: commodité, en attentinuai d'en manger: avec délicate, plaifir; blanche, quej'en
Trebucheteit
une chair tendre, &
également dant qucnoreCapiainel qu'il vouloit faire. pleined d'un bon fuc, forte Tr fauce qu'on la achevél edmesdes leCommeree Chevaux, &c M: Lambonne à quelque
Nous
mette. Singe, il arriva bert nous accompagna. Hijfsire A propos dc ce petit
me- Nous)
EtEent
d'un une avanture au P: Cabaflon, qui
dep
emeummedoaliendse
singe o rite d'être mifei ici. Il avoit élevé ce pe- à àla SataS pointe Sable, où nous couchimes faPrédi- d'un tit animal qui s'affectionna jamais, tellement de forte contret nôtre Pincl, refolution, à qui parcequela.f nous ctionsalcAteNr. lui, qu'il nc P'enfermer lequittoit) avec foin toutes lez mille rendre de M: vifite, nenous voulut jamais
qu'il lesf foisque falloit lePere alloit à TEglife, car laifler aller plus loin. commen- Mort de
iln'avoit
ca- M. Pincl, dont Jaiparléau avoit été tué M.Pind
ces
metinelnne
Ts'échappas unef foiss Chaire &cs'etantallé du Prédica- cement de Memoires,
mois,
cher au deffus de la
quand fon malleureufement depalsquelqsen dc S.
ous voulut jamais
qu'il lesf foisque falloit lePere alloit à TEglife, car laifler aller plus loin. commen- Mort de
iln'avoit
ca- M. Pincl, dont Jaiparléau avoit été tué M.Pind
ces
metinelnne
Ts'échappas unef foiss Chaire &cs'etantallé du Prédica- cement de Memoires,
mois,
cher au deffus de la
quand fon malleureufement depalsquelqsen dc S. Chrittophle en
teur, il ne fc montra que Pourlors & toutela Colonie dans Tafliction. Son bon
Maitre commença à précher. & regardant les étoit encore fervicesq
fur le bord,
les
aux
rirenoeasenne
il s'afit faifoit le Prédicareur, il lcs cccur, les charitez qu'il faifoit
geftes que dans le momentavedes grima- patriotcs,, le faifoient regarder comme
imitoit
qui faifoient rire tout pauvres,
cettel lile. Iitrouvala
ces & des poftures Lel P. Cabaflon qui nc iça- PAngeriaclanedee de la charité. Une
let monde. immode- mondanatexereice
de la Martivoit pasle fujet d'une pareille avec aflez mReRaDemTEs de Sainte Chriftodeftic, les en reprit d'abord
nique à la Baffeterre de lui donner pallage dans
de douceurs maisvolant licu rerictelunde de diminuer, phlc, le pria
alleràl ia
de
rire augmentoient fainte au colere, & com- fon Brigantin, où
pour
eerd ace
il dansune
entra d'inveétiver d'une manicre très- Sable corda avec ehestlanveablir. la joie qu'il avoit toûjours rendre
mença vive contre le peu de de refpeêt Dieu. qu'ils Ses quand il trouvoit de faire Poccafion du bien. de Ildonna
avoient pour la parole
fervice, &
ordre
mouvemensplust violens quifordinaire --- Page 219 ---
FRANCOISES DE
1700. ordre au Maitre de fon
de LAMERIQUE
18,
faire charger les meubles Brigantin, de ces pauvres laBaffeterre l'air
eft admirablement
gens, &c pendant que fes étoient
yeft tres-pur 2 & fi clle étoit fecond; 1700,
occupez à ce travail, il prit Firt barre du peu: mieux fournie d'eau pourboire, un &. gouvernail, voile. Lelentinellee leBrigantine étant déjafous qu'il enchantéc. y eût un Port, ce feroit une ifle
rie de la rade ayant R étoit relevé ala Batte- lieiics de tour, Ellepenravoire fans quinzeàfeize
qu'oncroitoccupear
pendant fort longue, 2
scompueranepointe
& ccs meubles à bord, uaniportercegens fans avoir été pelle la pointe Sealitzétroite, des Salines: qu'onapaverti parlé à quel le maitre du Brigantin avoit C'eftla; premiere Ifle quel les
tume, TOficier &
de iclon la coû- &clesAnglois hazard
ont habitée, après François que le
alloit, voiant ce ittase qui s'en
lesy eût affemblez. fans crurqu'ilp partoit fans
& tagécentrelesdeux] Nations, Llectpus
autre
il congé, quelesF
demaniere
àun Canon, examehniordre, mitl le feu a-dire,lecotedel Fohamaserieand
Le boulet rompit pourrobliger le bordage de moiriller. du Bâti- &c les. Anglois le ttonscechuderOuet Nord &c le Sud. Partage
ment, cuille & emporta le bas ventre &c la partieFrançoife del'Eft
La de S.
écentrelesdeux] Nations, Llectpus
autre
il congé, quelesF
demaniere
àun Canon, examehniordre, mitl le feu a-dire,lecotedel Fohamaserieand
Le boulet rompit pourrobliger le bordage de moiriller. du Bâti- &c les. Anglois le ttonscechuderOuet Nord &c le Sud. Partage
ment, cuille & emporta le bas ventre &c la partieFrançoife del'Eft
La de S. de, M. Pinel, qui mourut: quel- riviere. de Cayenne, & tcommence finit à celle à de la phieen- Chrifeques momens. apres, avec unpe entiere laPentecôre. Lapartic
treles
relignation à la
mencealariviere de la del'Oueft com- Frangeis
bon Chrétien, comme volonédeDies, il
&cen &c
pointe deSable, cylei
vécu. Samortconfternate avoir totijours le, camtaunegrenderaninee fijer ne me. la quis'appel Anglaine
lareflatirenement dans toute lesautres PIle, on brittes. Ce que trompe, les
ravineaCa. lonics, &l'on peut dire,
Co-i ont de plus
Quartiers Anglois
fut generale,
quel'afliction
avantageux, eft qu'ils fe
commune. parce que & la perte étoit communiquentp fait dans la parun chemin qu'ils ont
garde furent L'Officier arrétcz. Le lc Sergent de deux Quartiers montagne, au liea que les
étre mis en pieces le Soldat penfa communiquer fans François ne. peuvent fe
le procès: IORE peuple. On ft Anglois. Les pafier font par ceux des
déchargez, & le Soldat sogenciturent bres cn tems de
mais toûjours liGaleres. condamné aux
dès
ERSE
Guerre eft tdeclarée en
entre que les la
Lefecond jour de nôtre
deux Nations,
Europe
fumes diner al'Ancel
voiage nous chaielautrederifle Hfautqueluned On: avoit edesdeux fait
Courpon Licutenanto LouvetchezM.de du Roi,
trefois des Concordats
audant du Quartier de la pointe Comman- de Sable, tralité perpetuclle: comme pour les une neuquinousretintac coucher. ne s'en font fervis que pour Anglois
jour nous arrivâmes chez Erletroifiéme M. furprendre les François, on tacher ne fe fic de
après nôtre avoir diné chez un Anglois Lambert, de plus Dans que la dans la force des armcs. Cripts. connoiffance appellé lc Major
Guerre qui commença en
SERELLO leurs
je J-faetréccontentd fatisfis
de monvoiage, &c Quartiers, &ils étoient accoiltumez à
j'avois depuis entierement la curiofité Lonmhrnisonniant tionss'éroient érablies
Nalong-tems de voir, &c 3
dansl'lfle, oèles
mnemaintemeinecne rité,
cftp petitealav ve- avoienttolijours François, quoiq iqu'enp plusy petitnombre,
tivéc. manhelcetuc-beller Lc terrain dela &bien cul- glois, &cavoient étélcsn maitres des AnCabeflerre &c de Gouverneurs, toljours eu de: fibons
Aa3
qu'onj pouvoit direquele
Gou- --- Page 220 ---
A UX ISLES
UX VOYAGES
nous 1700,
186 NOUVEAU
François appellélapointed de Sable,
la
Gouverneur François de S. Chriftophle vimes un Fort àl Etoile, que nous de de
17c0,
l'arbitre delal Nation Angloilc.
étélcsn maitres des AnCabeflerre &c de Gouverneurs, toljours eu de: fibons
Aa3
qu'onj pouvoit direquele
Gou- --- Page 220 ---
A UX ISLES
UX VOYAGES
nous 1700,
186 NOUVEAU
François appellélapointed de Sable,
la
Gouverneur François de S. Chriftophle vimes un Fort àl Etoile, que nous de de
17c0,
l'arbitre delal Nation Angloilc. Jc
petit
LesOuvra- pointes Sable. étoit
la fortunes s'eit! lafléede trouvâmes avoient affez.bienreparé. de propreté que de fone fçai comment! mais nous fûmes chaflez
Il n'auroit plus ctébeloin de faire
nous favorifer; On peut voir ce EHE
pas
rendre maidel PIle en I 1690. del
de grands efforts pour s'en
en
parlant CSIse
Comj'en ai dit ci-devant
tre. Il yavoit uneGarniiond'une Marine. la Guarigue. Baileterre Angloife eft plus mon-, pagnic détachée un Fort de la à côtédul Bourg de Fort
Lal que la nôtre. Leur Cabelterre la lly Balleterretout avoit délabre 6., Jc l'allai voir, la
tagneufe
STM
&la nôtre font à peu près de femblables. montagnes cen'ajamais étés grand chole; cependant rendre re. Balfeter:
Mais comme ils ont plus plus de rivieres, it me parut qu'on auroir pû le
que: nous, ils ont: auffi leur rade eft meilleur, & aycc aflez peu de auroit dépenfe tiré
& par une fuite neccfaire
& de travail, &c qu'on en
EcnnEee La rade des.An- plus de fervice faifoit des retranchemens faireautour du
nôtrel Bourgprincipal. quele Sieur
amsrad
glois, Rertlnmietartacaias l'encrage gran- y eft Bourg, qui n'étoient demeurer capables sdela fur
de rade, eft profonde,
les moindre défenic, n'y S
bon, & comme elle elt forméc par elle pied, feulement trois mois, quand ils la
deux cuilles delagrander Vaiffeaux. montagne, Avec n'auroient eu d'autres ennemis que
donnequclqueabria aux n'avons sau- pluye, les crabes, & les tourlouroux. zout cela, ni cux, les ni retirer nous, dans) letems Aufli nEtoient-1li.compolez. fortes quede de mé- bois
cun endroit pour
chans piquets desfafcines de toutes d'herbes, pour
des Les ouragans. Anglois ont un Fort au-deffous mols, avec le fable &cla ponce dont ils
Fort de de la grande rades: il left à cing Baftions empécher étoient remplis de fc répandre des deux
lagrandehors. Il cft commandé
deRads. avecquelques d'une hauteur à côté de la Souphriere. le côtez. Ileft certain que rien au monde n'eft
Ce polte à tofijours fervi à lcs prendre Anglois plus inutile que ces fortes d'Ouvrages, 5
Fort, c'eft cc qui a obligé 16go.dec con- qui ne fervent qu'à letemsdel fatiguer leurs les Habi- Efcladepuisq aquulatontsepnacn Fortin fur cette hauteur, afin tans, & confumer corvées
exige d'eux,
ftruire un plus long-tems leur princi- ves par des de qu'on aux Comde conferver Autant quej'en; puis ju- &' tres-fouvent prétextes
hupaefonareie,
exprès, mandans, poarecterieumatiel
& enm'arretant qui meur fur Eonguionemabesraein
gerenpalant, fous prétexte de voir une Sucrerie déplaire.
n Fortin fur cette hauteur, afin tans, & confumer corvées
exige d'eux,
ftruire un plus long-tems leur princi- ves par des de qu'on aux Comde conferver Autant quej'en; puis ju- &' tres-fouvent prétextes
hupaefonareie,
exprès, mandans, poarecterieumatiel
& enm'arretant qui meur fur Eonguionemabesraein
gerenpalant, fous prétexte de voir une Sucrerie déplaire. cn elt voifine, on feroit bien-tôtmaitre battre L'lle de S. Chriftophle ne fc peut
de ce Fortin, parcequ'on le n'én peur eft pas à maintenir dans untems de de Guerre, fon Gouver- que
d'une autre hauteur, & pendant qui qu'on lc bat- parla bonne conduite de fes Habitans. deux cent pas, attacher) le mineurfous neur, 8la bravoure
entretroit, on) pourroit &1 lest fairefauteravec LesTroupes reglées queleRoiy au petit
fes petits ouvrages, que tout ceter- tenoit autrefois fuppléoicnt & on pouvoit
d'autant plus defacilité, auffi aifément que nombre des Habitans,
rainfe coupe prefque
Regimens de
de la
FCSERES
Un ponce. au-delà de la riviere qui fe- Runhlomsemicnontel France, commc de Navarre, dc NorFort
ER Quatier Anglois du Quartier
manErangois parc --- Page 221 ---
FRANCOISES DE
1700. mandic, de Poitou & autres, dont les LAMERIQUE
Soldats étoient aguerris, &cavoient fait Villad-Europe
pluficurs
Defontequ'ond difoiten
étoient Campagnes en Europe, &cqui proverbe, que la Noblefle étoit à Saint 1760
commandez par des Oficiers Chrillophle, les Bourgeois à la
d'experience & de fervice: au lieu queles loupe, les Soldats à la
Guade- &c
détachemens de la Marine
lepalimalac Grenade. Martinique,
Prefent ne font compolez quiy 3 font à aprefent
Leschoies font
vaifes recrûès que les
mau- amené la mimti politefle, la
Tosin levent à bon
leursdépens, en
goût
magnilfience,le fesH
leur donne. schangedubreverquen fans alaMariniques Habitans
On peut encore ajoûter
finiment elfterdhencbravehe polis, les familles font devenusin- de
cien&CCommandansr sn'aiant que jamaisfervi lesOfi- flophle quis'y font établies S. ChriRucfamteavaufc-an,fonro dansun;
déroute n'ont pas peu
après leur
leur eft inconnu, quand ils fe trouvent Paisqui heureux changement, & contribué la à cet
furterre:i il eft vrai qu'ils ont du cceur, Nobleffe equis'yeftr retirée, quantité de
delintrepidiéautante qu'onen peutdefi- quel les Hlabitansont pris de jointeaufoin faire
rer, maiscelan nefuffit pas, ilfaurdel'ex- leurs enfans à Paris, oà ils
élever
perience, & c'eft ce quil leur manque.
leur eft inconnu, quand ils fe trouvent Paisqui heureux changement, & contribué la à cet
furterre:i il eft vrai qu'ils ont du cceur, Nobleffe equis'yeftr retirée, quantité de
delintrepidiéautante qu'onen peutdefi- quel les Hlabitansont pris de jointeaufoin faire
rer, maiscelan nefuffit pas, ilfaurdel'ex- leurs enfans à Paris, oà ils
élever
perience, & c'eft ce quil leur manque. rien pour leur donnerunel bonne n'épargnent
Les Anglois ne font pas mieux
tion, ont rendu cette: Hle la éducanous en Soldats
que
plus forif
nous
la qu'ils fiurpafent cenotepnehiar enr nombre,
L'airde S. CREHE
fituation des. Chriflophle au milicu êcque qui fait que EapNeensemee le y. eft
des. Creolles
desliesAngleifs, leurdonne la
teint desf sfemmes
très-beau, le
delaf fecouriri fans peine
facilité traits fort reguliers; lun & leurs phle, Chrijfo
SRUEE
faires au lieu que nous equandilefinecef- fommes
eltplein d'efprit, & éclautrefexe
de cet avantage par
privez tous parfaitement devivacité. Ils font
nos Ifles. l'éloignement de commun à tous les bienfaits, Creolles &c cela clt
Salinel llya des falines
quebrançoife &
sdel'Amerio Sou- te, qui en)
naturelles à la poin- rare de trouver Angloife, ohileftauffi
phriere
portelenom, qu'onp
dest bolus, dest
des. augmenter fans beaucoupd dedépenfe, pourroit & êcdes boiteux
borgnes,
Chrijfo- pole. rendremeilleures qu'ellesn ne font. Leiel ordinaire d'en naturellement, voir en
quil & eft
qu'elles produifent eft
tout à Orleans. Europe, fur
France. blanc. Il eft plus corrofif parfaitement celui de Lebongoir desHabitans de
Jc ne doute
S.Chricorriger ce défaur, fi pas on der vouloit ne HontilRremurmeseent du terrain de leurs
la diftribution
donner la peinc, Les falines font Res
Habitations. un
Quoimunes aux deux Nations
com- Quwinyeutquenvirons ientrentrez dansleurs biens an qu'ils fu
foient dans la partic
quoiquelles arrivàmes, &
les quandnoas
la Souphriere l'eft Françoile, comme dans le dernier qu'ils cuffent trouvez
qu'elle foit dans. la. partie pareillement, Angloilc. bien vâmes aufli propres, défordre, nous les troaComme cette Ie avoit été la
Il tenus que s'ils n'en. fuflent Gaufli-bien entremiere habitéc, fes Habitans avoiente prc- eft vrai que les maifons point fortis. plus de tems que les autres à fe décraf- eu molies ou brûlés les aiant été défer, & ils étoient devenus f
toient pas encore par Angleis, n'écivils, qu'on auroit cudel la; polis & fi mais ce qui
reparécs étoit entieremonty
yer plus de politefle dans les peineatrouctoitrétabli, propre &c. meilleures plus de maifons fur dans
FETIFE
pied: lel Bourga
qu'il --- Page 222 ---
VOYAGES AUX ISLES
188 NOUVEAUX
avancéc; &cilauroitpris) le General Co- 1700. 2700. qu'iln'y enavoit dans celui de laGuade- detems à drington; qui logeoit dans la maifonde Les Anloupe, qui avoit eu bien plus
M.del la Guarigue, à un demi quart de glainfaur. fc rétablir.
plus de maifons fur dans
FETIFE
pied: lel Bourga
qu'il --- Page 222 ---
VOYAGES AUX ISLES
188 NOUVEAUX
avancéc; &cilauroitpris) le General Co- 1700. 2700. qu'iln'y enavoit dans celui de laGuade- detems à drington; qui logeoit dans la maifonde Les Anloupe, qui avoit eu bien plus
M.del la Guarigue, à un demi quart de glainfaur. fc rétablir. Baffeterre de Saint lietie du Bourg, fansun contre-tems qui apeRe
Paroife Le fpirituel de la
avect beau- arriva à fes gens, qui s'étant feparez en saine
des S. Chriftophle étoitadminiftré lesPe- deuxbandes, pour envelopperplusf uns fur sfaci- les
Chrifo- coup de pieté8 scd'exaditude celui de la
lement la maifon, tirerent) les
ghle. Etunbe
res, Jefuites; & Il n'y avoit qu'une aditres, fans fe reconnoitre, ennemis. fe prenant Ccla
Eglifer par lcs Paroiffialepour Capucins. toutel la Baileter- reciproquement donna Palarme, iea fitquece Generaleut
re, clle étoit dans lel Bourg, & appar- le tems de fefauver. Sa maifon ne laiffa
tenoit auxHabitans. Ellei Pouvoitavoir pieds de pasd'étrepillée, 8c beaucoup d'autres du
cent vingt-cinq à cent trente avec Bourgyonenleva plufieurs Negres, fans
long fur trentel ix pieds de large,
quelerAnglespuiceats inquiéternos gens
deux Chapelles, shnfifotearitenoilte dans leur retraite
firentenbon Or-
& une Sacriftieen Tormedapentsder Les murs étoient dre, & chargez 3edu butin. étoit
Eslife de ricre le maitreAutel. leurhau- L'Habitation des PeresJefuites Elle étoit
S. Chri- épais dependccmapelymme du tout] proportionnée un peu au-.deffus du Bourg. Leur
pophle. teur n'étoitpoint fi confiderable, puif belle, ily avoit deux Sucreries. de
à une épailieur
douze ancienne maifon étoit maçonneric,
quilan'sroient, tout au plus que
grande, & peureguliere: autant qucj j'en
pieds del haut. Leafintimidosemcen pusj rmimtouneea
trées,8 commatmtremsin étoit foûtenué Toute SREET Tolidité nc l'avoit pû garantir
La couverture d'effents mallive, & des effets d'un tremblement deterre, renverlée qui
unc liée. charpentetre-forte, En general ccttc Eglife étoit F'avoit prefque entierement Ils étoient lo- Lambert
Etet
Ce
avoit avant la Guerrede1688. Habitapefante & materielle. lesdedans qu'clle étoient gez dans unemaifon de bois fortpropré, tionc
demcilleur, c'eft que
contenir dont il nous cederent la falle, & unc maifon
très-proprès, qu'elle Screfifterà pouvoit la vio- chambrc, malgré tout cc que nous pûdet monde,
defedéloger
fr
beaucoup lenee des ouragans, qui font frequens mesfairepourl à caufe de nous.
ante & materielle. lesdedans qu'clle étoient gez dans unemaifon de bois fortpropré, tionc
demcilleur, c'eft que
contenir dont il nous cederent la falle, & unc maifon
très-proprès, qu'elle Screfifterà pouvoit la vio- chambrc, malgré tout cc que nous pûdet monde,
defedéloger
fr
beaucoup lenee des ouragans, qui font frequens mesfairepourl à caufe de nous. les empécher Ilsavoient encore une
dans cette Ifle. confervéc, & Habitation â deux lieiies delà dans la
Les Anglois T'avoient
de Gar- montagne, dans unlicu appellélaTuilMenferotagmmmedunt fe corps & fe lerie où la briqueterie, qui étoit pour
de, oit d'un Fort des pour delcentes retirer, que nos lors entierement abandonnéc, à une Habitamettre à couvert
la Guerre. L'Habitation des Carmes étoit
tiondes
Corfaires faifoient pendant meur- liciic ou environ du Bourg. Elle neme Carmes. Pour ce effet, ilsavoient percédes dcs fenêtres, parut pas grand chofe par fon étendue. trieres dans) les contrevents
Ont m'affura quee'étoit une des meilleu-
&cavoient fait de petits fabords aux por- res terres de tout le quartier, où l'on
tcs del'Eglife, & del la Sacriftic, pour
excellentes.1 Leur
faire joler le Canon qu'ils avoient en peutdire, Eglife qui qu'ellesfonte n'étoit pas Paroifliale nelaifdedans, & pourdomnentaumes auxau- foirpasd'étretort frequentéeparl les HatresQuartiers. Coptcawionunscunet M. Lambert de bitans qui étoient éloignez du Bâtimens Bourg. pourtant pas empéché
Ses murs, & ceux des autres donneiesf EmiurbearEss la fentinelle
debout ne me rent
pofte, après avoir égorgé
quiétoientencored --- Page 223 ---
FRANCOISES DE
R70o. rent pas une auffi haute idée de leur LAMERIQUE
magnificence, que celle que j'en avois coup. ne, Ils étoient au milieu d'unef favanconçûe fur lerapport de ces bons Reli- deur, tousdeux à peuprès de méme
1703)
gieux. c'cfl-a-dire, d'environ gran- Temples
IHer: Il y avoit un Hermite à
pieds de long fur dix-huitàv quarante gloit. desdrmité de dont on n'a jamais bien connulefpece. Cayonne, delarge. Aubour
à la vingrpieds il
Cayonne C'étoit un homme d'efprit, riche, qui yavoit moire à une longue LTRCE avec porte, une arcôté, & un fauteiil. EAEmSTE noient chez lui. Son Habitation
relteétoitremplic del
Toutle
fur la Frontiere, & même en étoit fur une allée au milieu, eluneiadoffer,akce le routfans
lest serresdesAnglois. Il avoit une partie Cha- ornemens étre. de quelque naturc aucuns
pelle
quecepût
Krétresfeculies, -mArenirmnne Le Peres Jefuites avoient une Cha-
& tantôt Par les Capucins. ameorpariesjchite, Les flatant pelleà Cayonne, & une àl
lcs unsaprés les autres
Salines.
iere, & même en étoit fur une allée au milieu, eluneiadoffer,akce le routfans
lest serresdesAnglois. Il avoit une partie Cha- ornemens étre. de quelque naturc aucuns
pelle
quecepût
Krétresfeculies, -mArenirmnne Le Peres Jefuites avoient une Cha-
& tantôt Par les Capucins. ameorpariesjchite, Les flatant pelleà Cayonne, & une àl
lcs unsaprés les autres
Salines. Toutes deux avoient lapointed des
fa fuccellion, qui étoit del'efperance de pendant la Guerre. étéruinécs
la finilla donnaaux Capucins, confiderable.A & mou- LesReligteuse de la Charité
rut prefque auffi-tôt. Mais ces Peres établisacotedul ils
Bourg dela s'étoient
n'eurent pas le tems d'en jotir; car. la avoient leur une fale pour leurs Baffeterre, malades,
I'Hcr- qui fervoit enméme-tems de Cha-
&
Sornmn
mitage pendances lChapellcavetouresl fes dé- tachez pelle, avecquelquespe petitslogemens défurent prifes 8cruinées, &nc
pour les deux
fembloient plus qu'un amas confus de éroient. Ils ont uncchofe: Religieux auxIies, quiy qui LesReR
ruines, quandiallaimep promeneren.cet m'atoûjours extrêmement choqué,c'eft bieux
endroit, quicftt très-bient fitué, dans un d'avoir lAutel où repofe le trés-faint Chaf. de ls
bonair,. & avec une vûe desp plusbellecs Sacrement malades. Il dans le méme lieu oûf font les 16. Eglifas &despluse Outre étenduès. met femble que c'eft une indes Ca- pucins cette Chapelle, les Peres Ca- décence, à caufederineverencess
avoient deux Eglifées à laCabef. commettent à tous momens quife maN terre. L'unealAneel
lades, parceux qui les parles
beferre. à la pointe de Sable, Louvet,&1 Elles Pautre ceux quilesviennent vifiter. fervent, Sans &p par
d'Egifesl HFurwigiauewguuncicet lervoient leurs Pter l'incommodité que les maladesre- comruinées appartinffent. Elles n'avoient point été la çoivent de ceux qui viennent entendre
celledelAncel par les Anglois. J'entrai dans & Melle, les & fouvent les Mefteshautes,
çonneric, bâtie Louver. àl la Elleétoir dema- chantent Vépres de leur que micux ces bons Religieux
bancs de pierre Capucine, avecdes la téte de leurs malades aux dépens de
Hortpropie. toutautour, elle étoit étourdis. qui cn font
ingaciresertenese Isavoientu un petitcorpsde La Juftice étoit adminiftréc
ou quatre chambres ou lales, partagéentrois avec Juge Royal, qui refidoit au par un Safite
fort beauj jardin. Je n'entrai point dans un la Baffeterres avcc un Procurcur Bourg du de debifo. cellede la pointe de Sabie. Roi,un Grefier, des
Jc vis suflic en paflant lcs deux Tem- tres Suppors de Juftice. Notaires, &cauples queles Anglois ont àla Cabefterre. un Arpenteur Royal. Il liyavoit aufi
Sileur
leJugeavoirt un Lieutenant, incfembleque unSubltiTemples, CREit on
turdul
Tom.
dans un la Baffeterres avcc un Procurcur Bourg du de debifo. cellede la pointe de Sabie. Roi,un Grefier, des
Jc vis suflic en paflant lcs deux Tem- tres Suppors de Juftice. Notaires, &cauples queles Anglois ont àla Cabefterre. un Arpenteur Royal. Il liyavoit aufi
Sileur
leJugeavoirt un Lieutenant, incfembleque unSubltiTemples, CREit on
turdul
Tom. 11. peurdineguecierenbeat Greffier BocneundnRtentund à la Fointe de Sable, Commis
Bb
pour le
Quar- --- Page 224 ---
VOYAGES AUX ISLES
1g0 NOUVEAUX
Barthelemi dépendent du Gouverneur 1706;
17c0. Quartier de la Cabefterre. Les appels de Saint Chrifiophle, Ellesétoient goudes Sentences étoient jugez au lesdeux. Conteil vérnées. par M. de Valmeniere Creolle de
Supericur, quralembioeionsl Baffeterre. Ii étoit: de la Martinique, & Licutenant
Corfeil mois au Bourgdela Confeillers Habitans,les Roi. Sosve- compoléd de dix
La Garnifon de Saint Chriftophle
raicou plus lettrez, &c les plus honnétes. s.gens confiftoit cn quatre Compagnics détaSupeavoit pu trouver. Lc Gouverneur
ritir, qu'on
8cles Lieutenansde ehécs de laMarine; unedcrquellesétoit les trois
ou le Commandant
déliberative. au Fort de lapointe de Sable,
Roi y ont entrée & voix maisc'ettle autres étoient dans un Parc,
Le Gouverneur prefide;
2 attenantle Bourg. E
plus ancien TOLILIRE va aux opi- Ics pelloitleC Colonic Champ qui failoitautrefoist plusdequae
nions, qui prononce, 8 qui figne ceuxdes gemilistommeapetuale les armes,n'en
Arrets.Ces Conféillers comme & de cappe, ou faifoit: pas alors trois cent cinquaiites fllleen Garnis
autres Mlesfontd'é épéc, poil8cal lap plume. parcc: que dopuis la déroute avoient de été tranf- fng Habifionveut,tlstontsup
reg-ienémilse qui
tans. A l'égard du gouvernement mains de politi- M. le portéesà Saint Domingue, la Martiniil étoit entre les Commandant que,la Guadeloupe, &cautres Illes,s'y à
REBdre Gennescomme de Gui- étoient établies, &c ne
ne
en l'abfence du Commandeur
de revenir dans
i
propos
Rmaes
taut quien étoit Gouverneur en titré, pourroient pas demcurer, dès qu'il y
mais qui refidoit alors. àl la Martinique auroit lamoindre Guerre en Europeen34a,or. E:st en qualité del Lieutenant Iiles & au Terre Gouverne- ferme troles deux Nations. le
ment general des
Ilyavoiten- Comme lesArglois avoient cutout
de lAmerique Françoile. de Roi, unMa- tems -aramToucem dela Guerre
core deux Licutenans Lep plusancien ges que le commencement
jor, & cunAide-Miajor. sdeRoi, étoitun dei6o3.avurcaulezal leursHabitations, rendirent maideces deux Lieutenanse Provençal, appeilé quand les François s'en
dans un
vieux gentilhomme érelong-tems tres; aufi les trouvâmes-nous
Chateau-vicux, quiavoit enFrance, &c trés-bon état.
cem dela Guerre
core deux Licutenans Lep plusancien ges que le commencement
jor, & cunAide-Miajor. sdeRoi, étoitun dei6o3.avurcaulezal leursHabitations, rendirent maideces deux Lieutenanse Provençal, appeilé quand les François s'en
dans un
vieux gentilhomme érelong-tems tres; aufi les trouvâmes-nous
Chateau-vicux, quiavoit enFrance, &c trés-bon état. Ils ont peudemaifonade
Capiraine de Grenadiers
étoit le
prefquetoutesde Les
forvice. agonnmuejellaieet
qui avoit du
L'autre, Habitant de bois peintes en dehors, & lambriffees maijfon? des An
feur de Courpon ancien & Confeil- frot propiemente en dedans. faut Quandi jedis glois
THile, Capitainedehiicer Iis'étoittrou- qu'ellesiontr peintes,il ne foient des pas'ima- perfon fent
lerau ConicilSouversin. Verfailles dans le tems de la con- ginerquec ces peintures cen'efto tqu'une Peintesi
véà clufiondelPaix de Rifwicks 8clorf- nages, ou couche desornemens; de couleur à huile pour
d'un) homme qui con- fimple
& ledéfendre edel'eau,
qu'onaveitbeioind nût bien le
& qui fàt en état de conlerverlebois, quielt une fuitenedonner les TLE dont on avoit be- de &cdelapournrure, ceffaircdel la chaleur & del Phumidtté du
foin alors il le produifit au Bureau
climat. Cela ne laifle pas d'être
M. del Pontchartrain, & enobtintcette ble. La diftribution des pieces
Bemis-ame-es de ia poinge deSa- nicufe & bien entendié, la
du
meubles
E
ticulier Quartier
eft tès-grande, & les
magnible Les où Ies étoit de lon Saint bien. Martin & cdeSaint fiques. Lce --- Page 225 ---
FRANCOISES DE
1700, Les Habitnns chez
LAMERIQUE
tant cn ce voinge, qu'a-mon lefquelsij'aimangé retour-de gion,ou fic'eftlac conduite
TgI
Saint tertEARUntCADre d'ar- qui leur attire ce mépris. desMiniftres 1700. genterie, &c lur tout de cescuvettes ou lal Lesiemeer.Anglaiti font
jattes, où ils font la ponche, le
Françoife, du moins leurs habilléesi desfem- Halits
gris, & autres boiflons. Ils ontun fang ta- enapprochent besucoup. Ils habillemens font
mei,
lent merveilleux pour accommoder le Semagnifiquer, & feroient d'un riches
aupas des baeuf falé. Une
de
gour, fiellesn'y:
très-bon
An- lande eft toljours poitrine la
de baeuf reliftance d'Ir- mais comme elles memoieenendaleur) veulent
E qu'on fert fur table, NEC c'eft ce
cherir fur les modes qui toujours cnt, trouré de meilleur chezeux, quej'ai France,cesh hors-d'ceuvres viehnent de
y ait une
quoiqu'il la fimetrie &cle bon goût gatent toute
tes fortes deviandes Tgresshaotessries &
veroit fans cela.
-bon
An- lande eft toljours poitrine la
de baeuf reliftance d'Ir- mais comme elles memoieenendaleur) veulent
E qu'on fert fur table, NEC c'eft ce
cherir fur les modes qui toujours cnt, trouré de meilleur chezeux, quej'ai France,cesh hors-d'ceuvres viehnent de
y ait une
quoiqu'il la fimetrie &cle bon goût gatent toute
tes fortes deviandes Tgresshaotessries &
veroit fans cela. Je n'ai s'y trouqu'ils entendent degibier. Ondit de
tant
iStee
pour le rôti, ils bien le font lesragolits; d'une mais qu'il franges y en avoit d'or; farces d'angent, Dames; &c de foye,
ne
manicre
ellesen
plait pas aux François, parce paroifloient couvertes depuis! la tétejuf
Sa Tarrofent de tant
qu'aux pieds. Ellesont defortt beaulinen eft tout imbibé, fans debeurreyquil compter celui
& des dentelles trés-fines,
dont ilsremplifienr les plats où ils met- FLM coûtume des Anglois eftdet
zent la viande. tirér Maniera
C'eft la Maitreffe du
ERRETECS fent étre dansde petites boureilles puif. des An
les viandes, & qui fert; logitquicoupe ou la fille ainée verre épais, àcol court, & qui font d'un glais
acquitter. quand lar merejugequ'ellep Ellesi
peut s'en bien largesquehautes. plus des trois Elles tiennent unj peu plus aae verleur:
propreté, & debonne lefont avecbenucoup de fislesbonchent quarts delapintedeParis vins. vent amerveille, pour grace. exciterla Ellesboi- Com- bouchons Ils
de liege, foigneulement & de cette maniere avecdes
font pagnie d'en faire autant. Les Anglois liqueurs confervent fans leurs vins,& leurs autres
differens tolijours pourv@s de quantité de ter. craindre deles voir
vins, &c de toutes fortes de liHlfurquilsfifent une
queurs des sles plus
:
fommation de ces
te
mei ilsfonti eser Pour la éloignez: plupart, com- je n'ai jamais vû de bouchons,
font honneur deleur
ilsfe laquelle il n'y eût de
dans
Faabas
rien donner à ceux bien,senepargnent remplies de bouchons. groffes On les futailles
une Eate idée de leur qu'ils traitent Pordinaire beaucoup
faitp pour
leur generofité. opulence & de n'eft neceffaire pour remplir plus Rere qu'il
Ily-avoit chez le Major Cripts un goulot. Pour lcs y faire entrer troudu fans les
jeune deux Miniftre, qui avoit déja perdu couper, il n'ya qu'à les faire
ahnif
femmes depuis environ
dansl'cau; ils
boiillir
24T qu'il étoit dans Fille. Il paroiffoit trois fort ans tantqu'on veut, Lentnapeensus &c quand on lesainis
empreffe pour eh
danslouvercure de la bouteille. me. On le railla rcouricrunetreifit- prennent en fechant leurvolume Ilsrefoin qu'il Prenoit beancoupfariepeude de les conferver. premiere groffeur, écbouchent écleur
remarquai pendent ce repas, enplu- Je tement let trou fans craintequ'ilsen parfii- fore
fieursautres occafions,
tent, parcequ'ilsfontt un
avoient peu de.
is
empreffe pour eh
danslouvercure de la bouteille. me. On le railla rcouricrunetreifit- prennent en fechant leurvolume Ilsrefoin qu'il Prenoit beancoupfariepeude de les conferver. premiere groffeur, écbouchent écleur
remarquai pendent ce repas, enplu- Je tement let trou fans craintequ'ilsen parfii- fore
fieursautres occafions,
tent, parcequ'ilsfontt un
avoient peu de. confideration quecesadeflieurs pourleurs dedans eneinngifiant plurque petirboukten, le colde
Miniftres. el
Je ne Igai fc'et par irreli- laboureille, large au-delfousda quieft roujoursung peuplus
bourlet
B 2
delentrécy
qu'il --- Page 226 ---
VOYAGES AUX - ISLES ombre ryoil
trefabeauté, on prétend iquefano
NOUVEAUX dutrou. Cet: carbre vient taffezgrand,
au comencementd
efttrès-fain. Jenelgai
1700. qu'ilnelef
les & étendu commeunp parafol. ou Alare lui fait Tama
Lorfquer
ils lcs arrangent
lui ett naturel,
rin ar
REEeaE
plies & bouchécs,
conamangeles ficela
Son tronc efttol- d'une bre. Sa
unes furl les sautes.commer unArcenal ce qui prendrecette TE rond, couvert & tailladée deferipe
boulets de Canondans ornement indifferent pour Fonstordratt écorce brune, affez épaille
font tion, nfer
n'eft Celliers. pas un
ou fort près à près. Scs branches a lon- #
leurs La Bierre nrberviemrtuerts cette meniés, & bien Tengandionhet de petieiftintse
gues, & Barnics
&c toûdc la nouvelle
Rugisemcitiane Momme,eit
étroites, sfezfonei, pâle. Bicreforte, qwonappeles boutcilles longucs,
d'un verd un
renferméc dans de femblablest maniere. Mais jours couplécs, 'du tronc & les Tenser ont
bouchées de la. même à unefoncexie Le haut de petiterépincir Le cocurde
comme cette liqueur Butertousles beaucoup elligriss & alleztendre. Acurs liporte d'un
ordinaire, & du qu'ellefcroits monde, on croife un fil l'arbre deux fois Tannée de petites aux feurs
bouchons le bouchon, & onl'attache bourlet blanc fale, aflez femblable: ellesont
d'archalfurl au-decffous du
tout-a-fait couvertes;
en le tortillant de la bouteille. Leur Cidre d'orangest une odeur fortdouce, Lest & fortagreable,
du goulot & de la Nouvelle Angleterre un peuaromatiquere fliqucaqaitac bouquets. d'Europe eft renfermé de la même boucherl façon. lest sbouteil- Eneaea font vertes au commencement de
Cette manieredet connoitre la neceflité d'a- Elles la
du petit doigt, 8cdequatre Elles
lcs fait alTez
auffi tousles An- pouces grofieur ou environ de iongueur. melure qu'ellcs
voir dehtnebouchonst enfontt très-bien pour- deviennent bruncs à
glois & cenont Angloiles defortp tpropres, & détrès- meurifent.bles seaLnantit petits fruits
vas,8ce bientravaillez. de s'en pegrile, omienedenpeder aflez tendres
11 eft rare qu'on foit les obligé bouteilles de
s de conlcurviolete,
de
Remtcennenaa
Force la Bier- fervir pour déboucher cette
eft fi forte au & commencement, dun goûta aigrelct, & fortagreable
car liqueur
dit beaucoup
:.
Angloiles defortp tpropres, & détrès- meurifent.bles seaLnantit petits fruits
vas,8ce bientravaillez. de s'en pegrile, omienedenpeder aflez tendres
11 eft rare qu'on foit les obligé bouteilles de
s de conlcurviolete,
de
Remtcennenaa
Force la Bier- fervir pour déboucher cette
eft fi forte au & commencement, dun goûta aigrelct, & fortagreable
car liqueur
dit beaucoup
:. Momme: fait fauter en lair les d'archal bouchons qui On s'en fert à ce qu'on
SERE tôt qu'on a levé le fil
dans la confit Medecine. ces fruits ou tous entiers
étoit deflus. la veut boire plus douce, tête avecleurs On fique.benavanto de quilsfoient
Loriqu'on qu'elle ne donne à la
meurs, ou dépotillez mais leursfiliquess avant quils
& empécher furieule qu'elleaac- loriquils font: meurs, maniere qu'on
Marie- d'unc coûtumé menercauit d'y, donner, ony méleautant des Su- foient (ecs. De quelque ilsfont neagecables, Tams rins
redac commo- d'cau quedc Bierre, avec & on unpeud la bat dans les lachentle fifleconfire, ventre, ,& fortifient tenméme- comp3,
derla cre pour Tadoucirs
les sdeuxli- tems la poitrine. onuinteeearale Les Anmemmt. deuxvafes, pourt rbienmeler)
les Efculapes de TAmerique: pdecette confiture
& la rend plus agrea- glois ufent beaucoup
fa quantité,
SEFEEEE
tci ble. dans tout ou djeceoconienat. sades débilitez d'ettomac, Eaceganatpnt quifont dans la
Syskesenetineint Anglois de Saint Chifto- fujets les fuites de leur inemperance
le Quartier On fe fertde cet arbre mations, pour orner Ou- boire &lc manger. I
phle. ics cours, 8x les entrées dee --- Page 227 ---
Tartrlgon
Stnier du bord de la Mter.
Toisson arme. reau de
WW
amaria --- Page 228 --- --- Page 229 ---
FRANCOISES DE
K700, Ils ont un! foin tout particulier des environs LAMERIQUE
grands chemins. Jc n'en avois pointvû
de cette fource, je remarqual ITOS,
jufqu'alorse enfi bon état, G bien entretenus, & fi commodes. Ils ont
leseauxiéperdent
EREEAE
d'en ufer ainfi : careux
raifon toutestrèslegeres, danslesterres & fort quifont
François ne retournent aulibienqueles guéreschezeux fembler me parut qu'on pourroit aifément ponccufes.II raf
aprésavoir fait uni chez leursamis,
toutes ces petires fources,8 les
gu'iln'y paroifle; PIS maniere qu'ils ne joindresà laj principale. Peut-étre méme
fontp plus en état de conduire leursche- éminences qu'en cherchant au-deffous decertaines
veaux, qui auroient trop d'affairess'ils pourroit qui font aux environs, on
éroientobligez leurs
deporter, oudetrainer
trouver d'autres veines pour
Maitres, fi lcs chemins étoient augmenterla principalef fourcc, &
mauvais. duire le tout au Bourg qui en a grand conAprésavoir parlédesmaifons des An- befoin, puifqu'on n'y a d'autre
glois, il efl jufle de dire un mot de la celleque ou Tonrecuéille dans lesciternes, cauque
RPEEEEndt J'ai dequelquesp dit dans puitsaffez mauvais.
trouver d'autres veines pour
Maitres, fi lcs chemins étoient augmenterla principalef fourcc, &
mauvais. duire le tout au Bourg qui en a grand conAprésavoir parlédesmaifons des An- befoin, puifqu'on n'y a d'autre
glois, il efl jufle de dire un mot de la celleque ou Tonrecuéille dans lesciternes, cauque
RPEEEEndt J'ai dequelquesp dit dans puitsaffez mauvais. Knuifemotrencont biement de
fi unfuneux trem- lcs richefles plus d'un endroit,
Chiterre n'en cûr ruiné la plus
des Habitans
que
teaudn grande partic, & les Anglois le reite. d.ns leurs Efclaves. Cef font confiffoicnt
Baillide C'eit celiedefeul M. le Baillide
fans leiquelsles terres
leurs bras,
Poincy. ci-devant Gouverneur
Poincy, friche: caril ne demeureroient en
On la nommoit le gencial des Iiles. ver des gens de fautp tpasfonger detroutagne, parce qu'elic Château étoit bâtie de la forune mon- rope, on ne fgait journée CC que comme c'eft; en il faut Eumontagne à une lieiic & demi du
avoir des Efciaves, ou des
La fituation ne pouvoit être plus Bourg. on veut faire valoir fon bien. Engagez, De fi
ni laviepluse étendué Sc plus diverifiéc. bellc, 8hed HHabntantquia unplusg sgrandnom- forte
LePeredu'? dans fon Tertreena a donné un deffein une d'Efclaveseitlep fortune
plus en état de faire
connoitre, Hittoire, qui me fervitàlare- Les confiderable. qui ne font quandy'enallai plusàp
voirles reftes ment en Anglois ce point. nous Ils furpaent ont des infiniruines au milieu prefentqu'unamas de pluficurs terraffes, de tanrqu'ilkveulent, & àbon marché.Un Negres
chefles, qui marquoient la magnificence, lcs ri- huit Negre à vingt feainsratriner bien
fait conftruirccebel &riebongoare de celui quiavoit fans défaut, ans, ne leur fait, robufte, &
encore quelques dificc. affez J'ytrouvai cent ou fix vingt écus, revient jamais qu'à
desbafinsdonto on grottes avoit
entieres, lly ades
&clesrefervoirs des caux enlevéleplomb, d'une
comme en France, ompwgonesenAngleone qui feules ont Facils:
dont la fource eft. à une demielietic fontainc, plus pouvoir de trafiquer des Negres far le rezdes Angleis
haut dans, Ia montagne
côtes d'afrique, de les
les pour
Fentai- J'allai voir cette lource qui
merique, & d'empécher apporreral'A avoir
nedela que quifoirdanstour
eftl'uni- glois de faire ce
jesaurres An- des Nemonta- eft
cequartier-là; elle miffion. Mais commercé fans leurper- gres,
gne, être atiezabondante, conduite
& foncaup pourroit Anglois n'aillentt celan'empéchep
les
foit la
jufqu'au Bourg, fionfaifaufà eux traiterfur la
MMSS
frique,
naux de rfnerunAgueltsod plomb oudeT
de Ca- pourfedéfendre contreles d'aveiraffezdeforce
la renfermer. Enparcouranti Terrecuite,, tieboisaux pour Compagnies, qui ont droit Vaiffcauxdes delcs
dre, & ils font d'aufi bonne prenBb 3
prife,que s'ils
échep
les
foit la
jufqu'au Bourg, fionfaifaufà eux traiterfur la
MMSS
frique,
naux de rfnerunAgueltsod plomb oudeT
de Ca- pourfedéfendre contreles d'aveiraffezdeforce
la renfermer. Enparcouranti Terrecuite,, tieboisaux pour Compagnies, qui ont droit Vaiffcauxdes delcs
dre, & ils font d'aufi bonne prenBb 3
prife,que s'ils --- Page 230 ---
S94 NOUVEAUX
1750. s'ils étoient cnnemis de la Nation. VOYAGES AUX ISLES
Taif Ces Vaifleaux pour cette raifon font exceptéles Intereffez des
fsawx totjoursbiensarmez. mais c'eft leur faute. Il eft Compagnies; T7os
appellez Inter- terloppes. Quand ils Onlesappellein- ont fait
Commis pour fe conferver vrai que les
leppes. en
leurtraite Emplois avec un air de fidclité dans à leurs
gres aux
toute
CMEEEES
Iles, avec toutel lap précaution épreuve,f
que doivent prendre des
capture; &cc'eft en cela
PRXAEEIEEESE
gnent d'étre pris &c gens qui crai- leur prudence,
qu'onreinarque
qu'on les prenne à la confifquez, mer, foit foit mais que lcs plus earilineiorprenent) mauvais
jales farprenne cn débarquant leurs qu'on Ne- lesrebuts dont onne Negres, d'é- &
gres. Quelques gens
trep privé,fans queles fouciepasfort
Jes Negresniep m'ontaffiré, que
Bâtimens, ou ceux
confilquez, peuvent plus étrefaifis,ni gutlescondulfentouc ceux qui iontacheté
les cinquante quand ils ont unefoispaflé leAdgyeveineemne C'eit cette
failis: nir ireconnus
fervent tout autour Pas que des les Princes fer re- d'avoirdes lacilitéqueles Angloisont Maniert
qu'on ne peut
Inles, & méme
Negres,quif fait qu'ilslesmé- dont les
achetez. inquiéter ceux quilesont nagentfortpeu,8c quilslestraitent
fort Je ne donne ceci comme eaulrautemcneiue les Portugais. pref La Anglois traitent
certain, quoique
apprisde plipartleur donnent le Samedi,ceft-l- lewrs
quelques
ERs
fort Anglois. Ce feroit une chofe la,eft; dire, que le travail qu'ils font ce jour- Ngei,
jouiffent commode, point. mais les François n'en vivres poureux, &
& doitl lesentretenir de
Ohaisunlentei,lerint trelemetteeny devétemens, fans quel le MaiESRELE des; comme ils ont tout à
peine Taluttecholequed de
ne
lesbienfarermiratler
fe laiflent approcher d'aucun craindre, Bâti- ils Les Anglois ne baptifent point
ment,imoinsquils ne faffe le fignal de efclaves, foit par negligenceo ou leurs
reconnoillance, dont leurs
font quelque autre motif: ils ne fe par
inftruire: convenus, & dont ils ont 1 de les point vrai en peine de leur
mettent
volages, dep carils le changent à tous les méme Dieu, & les laiffent faireconnoitrele vivre dans la
loppes donnent peurdefurprile.
, Bâti- ils Les Anglois ne baptifent point
ment,imoinsquils ne faffe le fignal de efclaves, foit par negligenceo ou leurs
reconnoillance, dont leurs
font quelque autre motif: ils ne fe par
inftruire: convenus, & dont ils ont 1 de les point vrai en peine de leur
mettent
volages, dep carils le changent à tous les méme Dieu, & les laiffent faireconnoitrele vivre dans la
loppes donnent peurdefurprile. LesInter- Mahometilme, Religion odi foit ilsles trouvent, foit
marché
leursNegres à meilleur
Idolâtrie. que les Compagnies. Cela fajt Leun-Miniftres, avecquilai fouvent Raijoni
SORRSErEECns qu'on fe mette aux rifques dep quoi- SENREDARLEALN cep point, des Miqu'on aachcté, &
perdrece Rcernstie Chrétien, de tenir dans
mifres
Cependant comme delhyerdeprocer ilya remede à
frercen Chrift, c'eft Teclvagelon a
excepté à la
&
tout quent. Mais ne ainfiqu'ils s'expli- les
E
moiend d-rrmneucrialnimae mort, qu'on trouve le eft encore plus indigne peut-on fme dire qu'il ziegren
biles farouiches, les Anglois qui font trésha- lesplus du dene pas procurer adesames Chrétien,
leurs gens, ant humanifeles Commis de ce d'un Sang dejefue-Chrit, laconnoiffan- rachetées
fe piquent Compagnies, d'miter & les François qui tout ce Dieu àquilst font redevables de
faire aux autres, tout cequ'ils voyent gement desi qu'ils font? Je laiffe ccla au juCommis de leurs ontrendul la plapart des fonsi h'ont pointdel Leéteurs. Cependant ces railes plus traitables Compagnics & les plus honnétes les gens ils peuvent prendre lieuchez de nos eux, quand
quifoient au monde. Ons'accommode fçavent fort bienqurils font Negres. Ils
aveceux, & toutler mondeeft
ils lesvoyent faireal leur yeux Chrétiens: les
tcontent, ces dc leur
&
exerciReligion, en porter les
mar- --- Page 231 ---
FRANCOISES DE
1700. marques autant qu'ils peuvent. Ils ne après LAMERIQUE la Paix de
içauroient douter qu'ils ne foient leurs
des Rifwick, & lc rétafreres en Chrift,&
billement François danscette lic, 1706,
nullement de les tenir ceclanelesempechent dans
quis'étoient fur
maintenus dans les bois &c
& de les traiter tout comme T'eiclavage, ceuxqu'ils le fommet des montagnes, & qui
neregardenty pascommeleurs freres. De Aetrevenstrourerkumi Makresquand
repondre,commeilsef font, qu'ils
Siatunbxnenatenl biens. bienl les tenir elclaves, puilque PETMR CescaempiedeRaciien tribuer
ne peuvent s'atles Efpagnols & les Portugaiss s'en ces pauvres qu'al'inftruction
SLE en la même qualité
les
gens avoient
aprés Maitres, & a la
ERIRE
avoir-baptifez, e'eftune mauvaileconfecrainte qu'ils avoient
quence; Car files François font malde delaperdre,en fe
vivant fous des Maitres
s'eni fervirc cocentfpirmaprokaenar
mettent fi peu en peine du falut
fait Chrétiens, ils font encoreplusmal 3c1 leurs Domeltiques.
res qu'al'inftruction
SLE en la même qualité
les
gens avoient
aprés Maitres, & a la
ERIRE
avoir-baptifez, e'eftune mauvaileconfecrainte qu'ils avoient
quence; Car files François font malde delaperdre,en fe
vivant fous des Maitres
s'eni fervirc cocentfpirmaprokaenar
mettent fi peu en peine du falut
fait Chrétiens, ils font encoreplusmal 3c1 leurs Domeltiques. que les]
Je dois rendre cettejuftice aux Holtels, 2
Dcosyeskormaafotes
leurconfeiencen neleurpermettant Hmdhssei
pasdelefaire, les reconnoiffent iorfque par lel Baptémeils MXnT22aX tenirdansl la
Chrift. comme leurs frercs) en
ReligionChrétiennee quand
Si au contraire lesfrançoisfone ielgavenequilionte embraffée. J'aiété
Mendelcsbopufers
Prié par des perfonnesde confideration
tent-ils pas? Il faut pourgaoinelesimi- quhis conviennent de cette Nation,, en pallant dans lés
gu'ils n'ont que de mauvailes excules lieuxotrilse leurs
étoient établis, de confeffer
pour colorerleurg peude Religion, &cla IC, & Negres de'les Chrétiens, fortifier dans de les inftruideleurs Miniltres. la Foi qu'ils
FUES font cCs manieres f
des avoientreçûe au Baptéme. J'ai
Saint Paul éloignées
ces mêmes efclaves que leurs Maitres fguapar
msirs tant de & deforce inculquoita aux
avec avoient un foin très-particuliere rqu'ilsfitqui ont obligéun grand nombre Chrétiens, deNc- fentleurs pricres foir & matin, &cquila
gres François de fe cantonner dans les s'approchaflente des Sacremens quandils
bois & lcamontagnes de Saint Chrifto- fans pouvoient avoir leur en trouver l'occafion,
phle, après que leurs Maitres enf furent
jamais faitla: moindre démarchaffez, & de s'y maintenir julqu'àce che, ou pour leur faire changer de Rcles que nos Fibullicrsayent été en étarde dre ligion, éloignement. ou pour leuren donnerlemoinAaondameegumadinius
H A P I T R E I I. L'Auteur part de Saint Clryftopble. Defeription de TIfle de Sainte Croix. Ous partimes de Saint Chrif- fûmes furpris d'un calme fi
tophle dans le Vaiffeau du nous demeurâmes deux jours profond,que fans
Capitaine Trebuehetles. que changerdeplace. prefDecembre far le foir. Nous tems
Nouspallamesce piché
vimcs ua peulle deSaint Euftache,la Jecroid ennuycux qu'ilst à prendredesRequiens de Renuit nous la cacha bien-tôt, auffi-bien en ce
stenoientq quelque aflemblée grigns
que celle de Saba qui n'en eft pas éloi- voirunp licu-la, caril eit impollible d'en
gnéc.Nous découvrimes Sainte Croixle la mer plusgrand Saba nombre. Le fond de
17. au matin, & cn même temps nous clt d'un TRLS tout jufqu'à blanc; Sainte & Croix
quoiqu'il
leic --- Page 232 ---
196 NOUVEAUX
1700. VOYAGES A UX ISLES
Skcmenteens che tellement, qu'ilfemble
mirent enfinen picces, &
le toucher'avec la main. qu'onyail- Nous en fimes ainfi mourir ledévorerent: 1700,
beau fond' que nous voyions C'étoit fur CC quinous nous contentions de pluficurs la à
ccs poiflons carnaciers.
blanc; Sainte & Croix
quoiqu'il
leic --- Page 232 ---
196 NOUVEAUX
1700. VOYAGES A UX ISLES
Skcmenteens che tellement, qu'ilfemble
mirent enfinen picces, &
le toucher'avec la main. qu'onyail- Nous en fimes ainfi mourir ledévorerent: 1700,
beau fond' que nous voyions C'étoit fur CC quinous nous contentions de pluficurs la à
ccs poiflons carnaciers. Lepremier promener guetie,ou unaileronavant de couper
nous primes étoit une femeile quiavoit que cher, étant bien
lesdécrocinq
dansl
aibresquelerautrerias
petits leventre: :1
expediroient bienvite. viron deux pieds & demi ilsavoienten- de long: les Les courans nous porterent enfin fi
dents leur viennent avant denaitre. De près de Sainte Croix, que nous fûmes
étions vingt-cinq à trente
nous obligezde moiiller. Nousé étions vis-àdans
perlonnesque
visdelarivieres
de Gi belles leVaiffeauupas une n'enavoit
Saléc, où étoit ci-devant
&enf fig igrandnombre. Nous leprincipal Etabliffement de la
ne
environ à demie lieic deterre. Colonie,
tenus nansamamamaties unejournéedans uneg grandebaille nôtre Capitaine de nous préterfa Jc Cha- priai
ou cuveplcined'cau de mer pourl les faire maron: loupep poury il le y aller chercher un Cochon
dégorger. Pour ce quieft délar mere, clfit d'affez. bonne grace., Je
leétoitt trop durc; elle nous fervità rc- menaiavec moir nosdeux Negres. Trois
galer les autres Requiens, & à couvrir denos fiers de pallagers, qui étoient des Flibunôtre hameçon. Les Matclots
Saint Domingue,
feulemenrqueclques pieces fous lei prirent rent avec quatre Matelots s'yembarque- & le
quiefitotijoursleplusg gras & lep plus ventre, sten- Nous avions des armes & bonne Pilote. dre. Nous cimesleplaifiro d'en
fion de pain &c de vain. LeP. proviun
grandnombre,& commer nousr prendre vitbien quenous coucherions à Cabaffon terre,&c
vions qu'en faire, nousi nous en divertif- nelga- Scletateniumacommner nous déborfions en differentes manieres. lariviere dionsdu Vaiffeau. Nous entrâmes dans
ché&bien Nous attachâmes un baril bien bou- &cmimesa Salécenviront a
und quartdelietic,
tenions liéàla queie d'un que nous Sucrerie terre vis-a-visdest murs d'une
fufpendu;
defrais. qu'on auroit pû rétablir à
pé un aileron, nous Kapebsluivoircogs paflames unecorde
Après avoir amarrénôtre
au deffous
& laiffé
LE
desollies pourdécrocheriha- loupe, Negre
un des Matelots & un
meçon, & quandilfatdcroche, nous ajoupa & armez du pourlag garder, & faireun
Alimmalicondedonte attaché
un des bouts étoit chafler. feu, nous nous mimes à
au Vailleau, afin quele poiffon,
Noustuames d'abord un Veau
s'enfuir.
avoir amarrénôtre
au deffous
& laiffé
LE
desollies pourdécrocheriha- loupe, Negre
un des Matelots & un
meçon, & quandilfatdcroche, nous ajoupa & armez du pourlag garder, & faireun
Alimmalicondedonte attaché
un des bouts étoit chafler. feu, nous nous mimes à
au Vailleau, afin quele poiffon,
Noustuames d'abord un Veau
s'enfuir. Ille fitd detoutes fesforces densitenfemningrai mere n'en
pleine peau.Sa
Set qu'il fe fentit libre; mais le baril nous la qui tête fut pas contente vint fur
gu'ilavoit à laqueiie l'incommodoitf fubaiflée, & fe fir tuer
ricufement, &clempéchoit decourir,8c compagnie. Nous l'envoyimes fur
au
PE
dailcanalsimanquott un aileron. C'é- champ Vailleau, avec'la moitié du
toit un plaifir de voir tes mouvemens casqu'ilfût Veau, pour réjoitir nôtre Capitaine, en
quil@edonnoltpourfec debarrallerdecet
en étato d'entendreration, La
importun compagnon. Il plongeoit, il Chaloupe Mateloté & nous deux; rapporta un cinquiéme
s'enfonçoits smais lel banillcretiroitroti- baflon me pallagers, & le P. Cajours enhaut, &clempéchoit de fairece
qu'ilauroit voulu
lelendemaina au
mtacansnoreaecie
fendre contre fcs pour fet fauver&cfed dé- ne mc fuist trouvéà point chaffe du jour. Jamaitje
par le fing quifortoit confreres, de fa qui attirez te, le Parc de Verfailles plus abondanblcffure, le
n'éroitrienen
CMMIENCOTO
ne --- Page 233 ---
1700. nelicied de FRANCOISES pais fept Sangliers & DE
autant
LAMERIQUE
de Marcatlins; des Cocqs & des Poules Cannes chons malgré les ravages les 197
communes quié étoient devenuèst fauvages
&cles autres beftiauxy yfont. que Co- 1700,
&cqu'a caufedecela nousappellions des desOrangers tité. & des Citronniers en Ilya
Gelinotes, 8des Cocgsdebruvere, des
Nous y trouvâmes encore du quan- MaPigeons, des Ramiers sêcdes
nioc,&desi
tant
mes
que nous envoûlumes. Nousfimes Cabrittes,
la mer Pantesexcellenter del la Cabefterre deroutes Nous vigrnditeweraadb-ucun,
collines où nousr
les
re toute la nuit, & le plaifir 8rgrandeche- conjeéturer qu'il montâmes, avois cequimef fit
avions nenous; permit
que nous troislietcs d'une: meral'autre n'y
gueres
à quoi il faut ajoditer gteres que la dedormir: droit où nous étions. Oni dans i8ue
importuned des Mouttiques & compagnie des Marin- toirleplus étroit dellfle. nourdirquee'e La
goins firdes merveilles
ehtaléft eft plus)
partie
pécher. Je ne laiffai pasde pour nouse en em- gueur,autant qu'on large. enp Quant à la e
gueskeureiempaqucrer dans dormirquel- mon hamac. en la côtojant comme peutjugeralavae nous
Dès lej point du jour nôtre Capitaine peutavoir dix: à
fimes, elle
tiraun coup deCanonp
Nôtre Capitaine Remasismmncprecir
àbord.
aléft eft plus)
partie
pécher. Je ne laiffai pasde pour nouse en em- gueur,autant qu'on large. enp Quant à la e
gueskeureiempaqucrer dans dormirquel- mon hamac. en la côtojant comme peutjugeralavae nous
Dès lej point du jour nôtre Capitaine peutavoir dix: à
fimes, elle
tiraun coup deCanonp
Nôtre Capitaine Remasismmncprecir
àbord. Onluirépondit pournousappeller avecneufoudix à dix-huit degrez nouailimaqrencetet quinze
coups defafil, &nouse senvoiâmeslaCha- titude Nord. Quanta tà la.l longitude, minutesdela- elle
ECS deux
eltenvironat trente lieties louslevent de
dre deluid Negreschargéed direde faire deviande,avecor- S.Chritlophlee fix lieiies del llilea huitl lieties dePortRie,
nous lui envoirions fa pilerdufel, provifion & que & cing lieués de S. Crabes Thomas. ou Boriquen,
toutf fon voiage. Commeil faifoit calme pour prefentement qu'à àlgavoirauj Iin'ya a
toutp plat, il
gitude de S.. ou juftelalon- de
LeP. muntanpenudr qu'une de ces Chriflophle, autres
quelnous. eaininatreee danslemoment
Ies, & on aura
der nôtrel enomasgnntomms LcP. celledes.Croix. vroient LANMROTELALIEIES à bord. Caafbonvenreroumse Le lendemain matin coucher
En veritéceftune ANTANLEDIEEAET chofe. crianted'avoir nous aiant dit qu'il y avoit le Pilote
détruit une fi belle Colonie pourun vil de vent, nous déjeûnames & apparence
interét, & d'avoir reduit à la mendicité mesau Vaiffeau chargez de retournàquantité de bons Habitans qui
des de gibier &
groffe vianfort bien accommodez dans étoient n'en pouvions defruits,' plusg quer nous
quialar refervedel'eau quiy yeft cette affezrare Ile, Le vent s'étant confumerd levé far en le quinzejours. enbien des endroits, nous
midi, nous
Diferip- charmant. C'ef unterrainp Parut un lieu lewimetlancre, affez bienjufqu'au Sccoirumes Coffic à de l'avant Cofiez
sien de iln'yaque des collines, ou prefque uni: Elpagnols
mort que les mors. S.Croix. langagedes Iles, iln'yac des Pour parlerle
appellent Bemba alaferne. verslen milieu de
moines que
de
de la
SRETSERREEECES
douces: : ils font PIle: les pentes en font longueur une lieue de Port Ric, qui a prelque
arbres du monde. couverts Les des plus beaux en cctendroit; long. Le calmer nous reprit
d'Inde, lesAcomas, les Acajous, les bois toient au
maisles scouransquipor
dougead det
Balatas, les bois dans le Détroit Nord-Ouelt, nous poullérent
dancc. Nous tomlnsaayeatate vimes encore
S. Domingue. quieftentrePor Nous vimes Ric&c
Tom. 1l. detrès-belles Noël les trois Rochers ou le jour de
Cc
petites Hes
qui
; long. Le calmer nous reprit
d'Inde, lesAcomas, les Acajous, les bois toient au
maisles scouransquipor
dougead det
Balatas, les bois dans le Détroit Nord-Ouelt, nous poullérent
dancc. Nous tomlnsaayeatate vimes encore
S. Domingue. quieftentrePor Nous vimes Ric&c
Tom. 1l. detrès-belles Noël les trois Rochers ou le jour de
Cc
petites Hes
qui --- Page 234 ---
198 NOUVEAUX VOYAGES
1y00. quifontaud Rcmrememéerenifig
AUXISLES
La Mo- Onles: nomme la Mone, la
& foirnousvimes
ne, la Zachéc. Comme je n'étois Monique grofle montagne MdancChrila.Cetere fort
&c 1700,
Monijue quand on leur a
pas prefent une
remarquable, Monte
e7aimpofé CCS noms, on Cette
Cbrifo;
cbie, me
atatpadoros
difpenfera d'en dire lar raifon. Nous Comme découverte il étoit réjoilittout) ler monde. doublâmes la pointe de l'Enganno le toute la
tard, on mit à la
jour de S. Eftienne. Nous commençàs vâmés nuit. Le matinnous: nous cappe troumes fur lefoir àt trouver du venr,
nous fimes en calme. Levent étant
fa fraicheuirnoust fir cfperer definirt quipar bien- trâmes dans fervir nos voiles, & nousen- revenu,
tôt. cet ennuieux voiage. Mais. nôtre une demic-heure le Port du Cap François à
petit Capitaine &cfon Pilote, aufli ivro- Côtiers s'étoient de nuit. Les Pilotes
gnes l'un que T'autre, &c pour. le moins
rendus à bord un peu
aufi ignorans, n'curent pas plûtôt fait après plus rien midi; à & nôtre Capitaine n'aiant
cinquante-cinq ou foixante licuésaudefaire, fe mit à boire mieux
là de ce Cap, qu'ils fe mirent en téte qu'iln'avoit de encore fait, & fir fibienles
qu'ils avoient dépalfé le CapFrançois, honneurs voitp
fon Vailleau, qu'on nel'aSxjettoientl'unt
point encore vû fiivre. LesPilotes
tc erreur d'une fantastrclic-aicocen maniere f vive; qu'ils Côtiers de n'étoient gueres plus raifonnafurent vingt fois prêts à en venir aux fois bles; fortequenous nousvimes cent
mains. Les Flibuftiers que nous avions fous préts à minieremautianeiems
à bord, & les Matelots du Navire fe Il leur étoit conduite. fi
moquoient &
de ces deux habiles Pilotes,
tard quand on eût achevé
ne travailloient point du tout à les
nousrefolûmes
mettre
deghtaeone
d'accord: au contraire ils fla- decoucherabord. loifir de nous Nous eûmes tout le
toient le Capitaine fur la juftefle de fon la nuit
en repentir; cartant que
eftime, ce qui le mettoit de f bonne plein de dura, le Vaiffeu fut toûjours
humeur, qu'ilf lfaifoitaufli-tot percer les
gens qui
meilleurs
picces de vin, & failoit boire autres, pour faccedoientlenumrane
tout fon monde
boire. ntadnguites
comme àdesnôces, Cc- foit plirorpour
NetreCapitaincl faipendant la conteftation croiffant, ilre- fe merveille: il fembloit à la fin
folut de virer de bord, & de remonter à delenivroitàf force de boire.
ifoitaufli-tot percer les
gens qui
meilleurs
picces de vin, & failoit boire autres, pour faccedoientlenumrane
tout fon monde
boire. ntadnguites
comme àdesnôces, Cc- foit plirorpour
NetreCapitaincl faipendant la conteftation croiffant, ilre- fe merveille: il fembloit à la fin
folut de virer de bord, & de remonter à delenivroitàf force de boire. Ilbuvoit qu'il
au vent pour chercher leCap, fefaifant tous venans, & fes Matclots fuivoient
plus defoixante lieuès de l'avant de fon aux parfaitement de bien la fon exemple, letout
Navires qu'il difoit être un très-exccl- qui dépens la devoient Cargaifon, ou deceux
lentvoilier, Nsgedanlaymiceeisr plus
acheter, qui achetent le
laplus attelée mauvaife charrette, Sclaplusmal on a fouventautant foin de tenir d'eau quede vin, car
de Bordeaux. qui fût Comme peut-étre jamais fortie pleines, &c la toûjours lcs futailles
mauvaife
je vis que cette Puifle
ces grande faveur qu'on
manceuvre nous
efperer
fortes
Ea
bien du
feroit perdre qu'ils les remplifent d'eau de gens, eft
del le temps, je cherchai le moment fouvent
douce, car
l'aiant trouver un peu raifonnable; &c chercher ulsneiedomenepaslp d'autre celle peine d'en
trouvé,jele perfuadai denepoint fans s'embarrafler que de la mer,
changerderoute. lime; promitd defuivre
gu'elle abfolumon confeil, &lefit. ment le vin dans lequel on met. Lelendemain au
Ee
CHA- --- Page 235 ---
a --- Page 236 ---
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X --- Page 237 ---
FRANCOISES DE
C H A P I T LAMERIQUE R E IIL
17co. Hifoire abrigée de PIfle de S. o9Ie de S Domingue oude S. avec les Domingue. Dominique, quil ne faut leurs femmes, Indiens, les pillant, enlevant 1700,
i pas Antifles, confondre avec une des juftices, ccux-ci &cleur trouverent tailantd'autresinraibes, appellée la Dominique, habitéeparles la Do- Ca- de les faire mourir, & brûlerent moyen le' Fort: de
menica, ou lllede Dimanche, parce retourl forte l'année que Colomb fut obligé à fon
eft qu'ellefut fituée découverte le à un pareiljour, uneVille fuivante 1493- de bâtir
entre dix feptiéme & demi
plus forte qu'ilnomma IfabelSclevingtiéme triomle. degré édelatitude fepten- reubenidusennire droit; plus fur &cp plus commode & dans un enphle Colombdansfonp EleRedceourenteparc Chrifto- borddesVaifeux."
pourl'aRaifn 1492.0 Gsanciensl staantansianommnokent premiervoiageen néc1494. Subeshvegeibenr Comefurquentane
dunm Ayti. Colomblar nomma d'abord Hi(pa- gue, scplufieurs autres, dontil ne refle
dSDc- niola, c'efl-a-dire, la petite
plus trois ou quatre extrémement
mingue.
fonp EleRedceourenteparc Chrifto- borddesVaifeux."
pourl'aRaifn 1492.0 Gsanciensl staantansianommnokent premiervoiageen néc1494. Subeshvegeibenr Comefurquentane
dunm Ayti. Colomblar nomma d'abord Hi(pa- gue, scplufieurs autres, dontil ne refle
dSDc- niola, c'efl-a-dire, la petite
plus trois ou quatre extrémement
mingue. WROATE-LIL E/pagneson acaufe Iasi de l'état onelles étoient autredela Reine d'E/pagne, qui portoit ce fois, &c qu'on doit
nom. Mais fa Ville Capitale aiant été me desBourgs, que regarderplitorcom- comme dcs Villes,
batieenns9s 8cnommécs S. Dominique tellesque font Sanjague de los Cavaileoulomingue, ce nom s'eft étenduàtou- ros.laConception, Zeibo, As, S.Jean
tellile, & on nel'appelle point autre- deGonave, &c. ment chez les Nations y font éta- vers LeRoyaumeg
&
blies, parmi toutes ait7 qui y traTEL fenommoit qutcéotalindtederie Higuei, celui de
Cartes. fiquent, ou qui la mettent dans leurs IOueitXargus, na,
celui duMidiN MaguaScceluiqute étoitau centre de l'ille,
Cettelle àc quion donne quatre cent fions& Magua. llya long-tems quc €es divilietiesdetour, cn pointe, cn lamefurant de pointe ce grand Smanestneint pais étoit une
fure les contours &-presdefircent, des Ances, des fion me- pcuples, dontles Elpagnols fourmiliere de
&cdes Culs-de-Sacs, étoit
Bayes, tôrla fin,
virentbienciennement en cinq partagée an- rent fur.cux, EwtumnAei-Neer
avoient chacunleur Royaumes, 3 qui furchargerent, Numaisconiaics écfor
rain. Cacique ou Souve- mincs, ouilsf firent périr tour en par celui des
Celui où aborda Colomb cn venant tems tous les Habitans dcd très-peu de
Ancien- des Ifes Lucayes, qu'il avoit
desautres qui enfonty cettelile, de &c
fondes. medivi. d'abord, êcquiétoit alat bande du rcconnu Nord qu'au las rapport de Dom voilines, Barthelemy forte de
Demin- &il PER de' Monte Chrifto, fe nom- CatsRelgieux de
&
gre, moit Marien. Il y ft un petit Fort de Evéque de Chiappa, ils notreOrdre,
boisqu'ilnomma la.Navidad, &cylaifa moins de quaranteans non-icu-smentirs sontdépeupléen
trentehommes, avec un Commandant, Couve, lles de Port-Ric,ces S. Domingue, de
terla pendant qu'il Iretourna en Elpagne porde laJamsique, & les
nouvelle de fa découverte. Mais liles des environs, mais encorc petites
ccs hommes s'étant mal
grande partie de la terre
lplus
comportez voient découverre & conquilc. fermequisaCez
On --- Page 238 ---
200 NOUVEAUX VOYAGES AUX
fTor. On ne connoit point de paisau mon- de leurs
ISLES
deplus abondant que cettellle, laterre
compatriotes, dans
&c les aider à 1700,
y eft d'une féconditéadmirable, graffe, pénétrer eût ces riches pais; de forte
profonde, Scdansunepofitions ànc ccffer quilny environs de quc la la partic del l'Eft8cles
jamais defirer.
238 ---
200 NOUVEAUX VOYAGES AUX
fTor. On ne connoit point de paisau mon- de leurs
ISLES
deplus abondant que cettellle, laterre
compatriotes, dans
&c les aider à 1700,
y eft d'une féconditéadmirable, graffe, pénétrer eût ces riches pais; de forte
profonde, Scdansunepofitions ànc ccffer quilny environs de quc la la partic del l'Eft8cles
jamais defirer. de produire tout ce qu'on peut qui demeurerent Ville de S. Domingue
On trouve dans les Forêts des tant fous
peuplez, parce qu'éFertilité arbres de toutes les cfpeces, d'unehau- fidoit les yeux du Prefident qui redes.Do- teur, &cd'une groffeurf
Les auffi en cctte Ville avec une autorité
singit. fruits y font plus gros, fiarprenante. micux: nourris, d'un étendué, & aufi abfoluéque celle
fucculens quc dans les autres Ifles. des raifons, ECNELLENRASISET bien
Ber y voit des fàvannes ou prairies na- entrer, dansletquelles fes
je ne dois
turelles, ureentsepmigeut,e qui naffent,
Peuples ne Taematet
nourrifent des millions de Bcufs, de ne
dans
EAMES
Chevaux, &de
qui devoient pas étre de fa despais
Cochonfauragadont tion. On peut donc regarder la Jurifdic- découSAmESE Srenlebormnrponre
vertedu Mexique & du Perou, comme
depais au monde où l'ontrouve lyape de plus la caufe premiere, du & peut-étre la principale
belles, deplus grandes rivieres, en
dépeuplement de l'lle de S. rcil nombre, & auffip poiffonneufes. Hly pa- Domingue. La feconde
adesminesd'or, d'argent, 8de cuivre, diens. caufe a étél la mort des Inqui ont été autrefois
Les Elpagnols feuls n'étoient pas
& quirendroientencore tres-abondantes, beaucoup fi cl- capables de cultiver leurs terres, &ils
lcs étoient travaillées; mais la foibleffe n'avoientp point encoredes Efclaves d'Ades E/pagnols, qui leur fait toûjours miers frique, à dontles fet Portugaiso sont érélesprecraindicoquekesatreal Européensneles merce &la fervir, &a en établirl lec comchaffent abfolument du pais, les oblige
cnfin. à vente. Maisce qui lcsaoblià cacher avec foin celles qui font dans gez
abandonner ablolument. la
leurs Quartiers; defortequilsp polledent toutl plus la grande partic de cette Iile, & fur
des trelors fans ofer fans fervir, &c laif
partic delOuefl, ou pour parler
fent en friche des terres immenfes, qui plusj julte, la grande moitié dup pais, en
chir pourroient des millions entrerenir, & méme enri- EmNctaoe Cap
de perfonnes plus in- Beate, Mongon, font les où julqu'à celui de la
telligentes, & plus laboricufes qu'ilsn nc
defcentes & les
font.
des trelors fans ofer fans fervir, &c laif
partic delOuefl, ou pour parler
fent en friche des terres immenfes, qui plusj julte, la grande moitié dup pais, en
chir pourroient des millions entrerenir, & méme enri- EmNctaoe Cap
de perfonnes plus in- Beate, Mongon, font les où julqu'à celui de la
telligentes, & plus laboricufes qu'ilsn nc
defcentes & les
font. Erueeiseintungnems sennemisdes pillages
Il eft vrai que le pais étoitaffezbien foientt Elpagnols,ouj tous Ijaloux xdeleurforrune, fajcultivédansl les commencemens qu'ils le ils les chafferent, les joursfarieurcores, &
d'où
découvrirent, en-parlant du fond ce je dirai ci-après dans le cceurde ce pénétrerentjufques
ROE Plile à Vache ch la
pais, qui devintainfi
fera une preuve; maisl la découverte de proic des François & des Anglois
Canfesde la terre ferme, &c les richeffes
y Fnaefe-ieantsne fans
Laban- trouverent y attirerent bien-tôt qu'ils les.Ha- fit pourtant qu'aucun de ces Peupless'àvidandesi Domin- bitans de S. Domingue. Ceux qui de- Ileftvrai d'y établir unedemeure fixe. gue, meuroient à 1'Oueftt furent les premiers étoient queplufieurs de ces Peuples
à quitter leurs Habitations pour courir
venus dans slenouveaur monau Mexique, prendre part à la fortune dEr pour yf faire la courfe, & partager
avec les Eipagnols ce qu'ils avoient ôté
aux --- Page 239 ---
170I. auxIndiens,a FRANCOISES aiantp
DE
&cs'étantf fauvezat terre, perdul leurs Bàtimens, Bocufs LAMERIQUE &
desl Baeufs, 8cdes Cochons femirent àt tuer Tout fauvages, le monde faire des cuirs. 1701,
bord pour s'entretenir, en fauvagesd'a- attendant ont été les premiers fgaitqueles quiont fait François des PrenieTiemennevna.s furlequel couvertes enAmeriquep
dé-rer deinraecckatruene
prelqueaufi-roe couvertes
Ikcesfitepour min aux
desFrandont
ECCENE
FRETE ils commencerent à faire
Capitaine'Thomas autresNations. Sans parler du gois. awantageux avec les Vaiffeaux untrafic Lous XII. envoya Aubert, que leRoi
noient exprèsa lac côte,
qui ve- merique
pour découvrir l'Ade ccs cuirs, & leur Pour fecharger en efiet, découvritisc Septentrionale en 1504. êcqui
échange toutes donnoient en &cde Canada,
côtedela Caroline
avoient beloin. provifions dont ils ques senifc8.ile left depuis sceteance-lajuc
d'avoir Cette vie libertine qui ne laiffoit
raffano Florentinf Lconlanrquejeanta
moditez des charmes malgré les incom- pas François I.p pour acOmetareter
tira dont clle
tes quiavoient été rcaunueriedteatiter
&c des en peu d'années dleraccompagntest bien des
Prédeceffeur.
Canada,
côtedela Caroline
avoient beloin. provifions dont ils ques senifc8.ile left depuis sceteance-lajuc
d'avoir Cette vie libertine qui ne laiffoit
raffano Florentinf Lconlanrquejeanta
moditez des charmes malgré les incom- pas François I.p pour acOmetareter
tira dont clle
tes quiavoient été rcaunueriedteatiter
&c des en peu d'années dleraccompagntest bien des
Prédeceffeur. Il découvrit commencéesfous en
fon
fent en Anglois à la côte, foit qu'ilsfuf François pritpoffellion aunom dul Roi, effet, &c
étoientamisd Guerreouent sdésqu'ils Paixen Europe, ils cesvaftes Golphedu Provinces quifontau detoutes Nordo du
dans cettelle, & ne connoiffoient mettoient le pied fons aujourdhunfousl Mexique, slenom que nous connoif
Sansenrelaqet de
les
plus fiane, & de la
del la Loiileur coeneprgnoim Elpagnols, rien qui nomme à prefent Floride, la 8edecellese qu'on
détruire, de
& qui ne leur faifoient pourles point la nouvelle Angleterre, eimpihvesaus le
plus quartier forts; quand ils fc trouvoient les unmor tout cc quifer
Canada, en
mais aufi qui n'en avoient 25. dégréde latitudes rencontrec depuisle
pointàelperer,
qu'au 54. &
Septentrionsiejufe
tre les mains de onilatenbolemrent ces
jufqu'au 330. eniongiudedepunt le 22g. nomma dans la fliteBoucaniers Chafteurs,, qu'on
des tiroient Ajoupas ou Boucans, où ilsfe dunom re- eutafolitenin,
ici@embemacuner
vais pour paffer la nuit, &clesmau- &t tantôt: avccles istiseretdouaens
tems qui ne leur
verent dansf fon Hérétiques, quis'éled'alleralachaffc, ou femetosienepas lenep@tp profiter fen,empécherentg de ces
qu'elpour fecher &c fumer dontilbiefervoint les chairs
vertes, ecsétablirdanse cest grandes découdes vouloiente conferver, qu'onappellevian qu'ils dur moins foûtenirl les sbeaux pais,ou
boucannées. elley ya avoit
erablifoncnagot
Tels ont été les premiers
fait voirdans commencez, la Préface de sinfiquejerai
qui fe font établis aS.I Européens partie;
ma pretniere
les Elpagnols; mais iln'elt Domingue après
maellenenpecha pastes Sujets
de fixer précifement
pollible &epillerles darmerencounie, ennemis de
&
abdoentaese
François les
TLET que les leui Roi. leur patrie, &de
céà s'y retirer, Anglois ou ont commenOutrela gloire
en fe fauvant des Nationilsyr trouvoient detengcrleur
naufragect, en y allant exprés, & tages confiderables, & tencoredesavan- la
termes, dégradant 3 pour me fervir de leurs s'y trouvoit aufi de
France y en
dans le deffein de chaffer les gent, &c les marchandifes tres-grands précicufes Par Pardolayaepmndomtikumn Cc3
retours,
Enfin
ou ont commenOutrela gloire
en fe fauvant des Nationilsyr trouvoient detengcrleur
naufragect, en y allant exprés, & tages confiderables, & tencoredesavan- la
termes, dégradant 3 pour me fervir de leurs s'y trouvoit aufi de
France y en
dans le deffein de chaffer les gent, &c les marchandifes tres-grands précicufes Par Pardolayaepmndomtikumn Cc3
retours,
Enfin --- Page 240 ---
202 NOUVEAUX
t700. Enfin le nombre de ces Chafleurs' VOYAGES A1 UX ISLES
Boucaniers, s'étant beaucoup
ou desg gens ceux qui vinrent
té, quelques-uns jugerent à augmen- de mifericorde, en offrant de implorerleur fe retirer en 1700,
fe retirer fur PIle dc la Tortue, propos afin Europe. Ces manieres inhumaines
d'avoir une retraite aucasqu'ilisvinftent furent fçiés de ceux qui reftoient, qui ics
àêtre pouffeztrop vivement parles EC obligerent du plus de fc retirer dans les lieux
pagnois. Et aufi afin que leurs Magadifficilca accès, & des'yt tenircafins de cuirs & autres marchandifes tuf chez; & lorfque les Elpagnols
fent en Eonthesrandnmongar avoir fait ledegat par tout où ils après
rent à défricher cette Ife défèrte &c in- toient pénétrer, fefurenti retirez, ceuxquis'é- pûrene
habitée, &y planterent du tabac, dont
fauvez pafferent àlag
ilsf faifoient unr negoced'autant
chercherent leurs
grandeterre, &
plus con- tant raffemblezaur nombre compagnons, s'éMiunbteocinVaiftanse qui venoient
detrois cent,
trafiquer avec cux, que cc tabac étoit Flaretournerenràla" firent
Tortuë, ouils choiexquis, & égaloitcelui de Verine, qui faifoit pour leur Chef un Anglois, qui
eitleplusescellent. Cette
depuis long-tems le métier de
& cette retraite, qui paroiffoit marchandife, affez af- Boucanier, de la
enqui ilsavoient remarqué
firéc, aiant encore augmenté confideprudence, & de la valeur. rablement le nombre des
Cependant
fit craindre
étant arrivé à
Lcemnmnicerdoroincy
aux E/pagnols Boucanicrs, qu'ils nc les de Février1639. S. Chriltophle au mois
Sut@teisnitnemistemd delag grande tenant
avecla qualité de Lieuterre, c'eft ainfi qu'on nomme S. Do- merique, Generaldetoutes lcs Iles de PAminguc, pari rapport à PHle del laTorfut averti de ce qui fe
tue; de forte que l'Admiral de Parmée alaTorué. Ilcrut que cctte occafion paffoit
navale d'Elpagne eut ordre de détruire luiyenoit tout-a-propos pour fe débarcette retraite des Boucaniers,
raffer d'unde
de fortu3
qu'ils ne,
fescompagnons
appelloient des voleurs, & del
quil'avoit
Il
tous au fil del'épéc.
fut averti de ce qui fe
tue; de forte que l'Admiral de Parmée alaTorué. Ilcrut que cctte occafion paffoit
navale d'Elpagne eut ordre de détruire luiyenoit tout-a-propos pour fe débarcette retraite des Boucaniers,
raffer d'unde
de fortu3
qu'ils ne,
fescompagnons
appelloient des voleurs, & del
quil'avoit
Il
tous au fil del'épéc. Ccft lespaffer s'appelloit le Sieur. fuiaS.Chrillophie le Vaffeur
Ie Sieur
cuta en 1638. Comme ce qu'il exe- d'ciprit, entreprenant, & fort homme lerafcur érabli
core à la'TOrtuEr nil Fortereffe, ilsn'avoient en- mais comme il étoit Huguenot, brave; GenzerLuEF vernement reglé, il fut
niGou- plus zelez Pour fa Seétc, il ne conve- &des neur de
pagnols miral, quiavoit des' facileàcetAd- noit guéres à un Chevalier
laTortnis
farpren- wentla fes & aguerrics, Troupes nombreu- Pavoir pour ami & pour confeil. deMalte Il lui de
Tortné fans Chef, écartez deiarprendredegens les uns des
propofa donc de lui donner le
wlara- dans! autres nement delaTortue, &c
Gouverzagens. lIle, sledehcher-jpinerorent & dont leplus
faitsdans lui, pour faireun des'affocieravee
grandnombre, les
établifement, &un
plus braves, & les plus aguerris étoient roient le
àl
profit. Le Pere
FSTHETATENESE
slagrandetere occupez la Chaffe, &
duTertremon
afairefecherl leurs cuirs; tout celadon- Confrere, rapporte tout au long lesarna un avantage fi confiderable aux EC rePartie ticles de leur traitéà la findelaj premiepagnols furceux quiétoient reftez dans lej
de fon Hifloirep pag. 88. dont
Plilc de la Tortue, qu'ils firent un maf- premier étoit la liberté deconfeience
facreg general der tous ceux
pourles deux Religions. entre leurs mains, & eurent quitomberene encore la de ne failoit pas honneur au Cerendroirqui Commandeur
cruauté de faire pendre contre le droit Poincy étoit
du
Ordonnances dinedenentepofcans Roi,
pour. l'établiffenuent --- Page 241 ---
FRANCOISES DE
1;00, ment de la Compagnic deslfles de PA- LAMERIQUE
meriquedur tres articles mois delévrier 1635. les au- qu'on nomma dans laf fuite le Fort de la
terêts
ne regardoient que leurs in- Roche, Cet afile ou &c le refuge de la Tortué. 17001
Novembre particuliers. 16y1. Cc traité eft du 2 Meflieurs Affocicz le magafinque ces deux
S. Le Sicurle Vaffeur partitaufi-tôr de Bourg, qui étoit au établirent pied de la dans le
Chriftophled dans suncBarques qui fut toljours bien rempli de vin, Roche,
achetéc, & carméeauedépenno delalocic- vic, detoiles, d'armes, de d'cau-deS.
Novembre particuliers. 16y1. Cc traité eft du 2 Meflieurs Affocicz le magafinque ces deux
S. Le Sicurle Vaffeur partitaufi-tôr de Bourg, qui étoit au établirent pied de la dans le
Chriftophled dans suncBarques qui fut toljours bien rempli de vin, Roche,
achetéc, & carméeauedépenno delalocic- vic, detoiles, d'armes, de d'cau-deS. té, & arriva au Port/Mlargot dans PIfe scautresmurctaniti munitions,
Domingue, éloigné d'environ
tous les Boucaniers, dont yattirabien-tor le
lieiics de la Tortué,
fept augmentoita
nombre
droit foixante Boucaniers Hamafia enccte en- necellaire, tàvied'ail, lesdégars Scparune fuite
joignit aux quarante-cing Françoisyquil ou cinquante les terres des Elpagnols squilsfafoient fur
hommes qu'il avoit amenez avec lui de plusenplus. Cela to6ligeal lel croifloient Prefident de de
S.Chriflophlc, avoient été ravis R étant le fuivre. defal Religion, S-Doningue, avec un bon nombre de lever de fix cent Soldats
tat, il alla moiiller ràla Torcuè, En &cen- ccté- mit furi fix Vailfeaux, & Matelots, qu'il
voya dire à l'Anglojsn nommé Willisqui la Tortuë pour détruire qu'il entieremient envoyaà
y.commandoit, champ dellfle qu'il cût à fortir fur le 'Etablifement mens
des François. Ces Bâtiou autrement il avec alloit ceux de fal Nation, tuc, ERISCNE furent
f
mortdeg quelques Françoise vengerf fur eux la furent contraints canonez d'aller vivement, qu'ils
affaflinez. qu'ilsavoient lictiest fous
moiiller deux
lez avec les LesFrançoiag Anglois, aiant qui étoient mé- nomma depuis, leyent, en un endroit qu'on
mes dans l'inflant, & pris les ar- Elpagnols.1 P'Ance de la Plaine des
troupe du Sieur le Valleur, s'étantjointsala les
pes Sevinrent bpsmtumnee artaquer lal
Ies Ef
furent fi confternez qu'ils Anglois une extrême
Forterefieavce pagrols
rent aufl-tôt, &clailerent s'embarquevigueur: mais le Sieur le altaen pofli-fion de l'Ile. lesFrançois Yalfauriesrecue determeté & de inuepsemaendt Tomuti le
Le Sieur le Vafleur aiant
bravoure, qu'aprés en e fone
Commiflion qu'il avoit de M. prefenté dc Poin- la ESRECTEE lerefte de s'enfuir, du
basus. cy, fut reconnu pour Gouverneury & Homakuteremkunere cotedekurba
abandonnant leurs
enconfifion,
MEDrEESTECH terefle qui lei mît, lui, lesl
& tout l'attirail morts, leurs bleffez,
leurs biens hors
Habitans, &c
& terre.
, qu'aprés en e fone
Commiflion qu'il avoit de M. prefenté dc Poin- la ESRECTEE lerefte de s'enfuir, du
basus. cy, fut reconnu pour Gouverneury & Homakuteremkunere cotedekurba
abandonnant leurs
enconfifion,
MEDrEESTECH terefle qui lei mît, lui, lesl
& tout l'attirail morts, leurs bleffez,
leurs biens hors
Habitans, &c
& terre. qu'ils au avoient mis a
relifteraux d'infulte, en état de 164F. Ceciarriva mois de Janvier
taifie de revenif, AnpegrIK-ANArES & aux Elpagnols s'ils Jufquesalors le
vouloient les inquiéter,
paru fort moderé, SieurleVafeur &il avoit. avoit
cepofte: iltrouva unendroit &cleschafferde fort com- Habitans avec beaucoup de traité fes
du mode, côté & fort aifé ài fortifier, inacellible d'honnereré, mais cettey viétoire douceur &
bien, &ct dc la rade qu'il défendoit très- tellement, qu'il devint tour d'un l'enfla
tellement couvert & environné méconnoifible. Ilcrut quer rien coup
deprecipiecs, ticables du côté & deboisé épais, 2 & impra- pouvoit refifier , & que les. nelui
geaimpenetrable de la terre, qu'illeju- qulavoitgardées Habitans &1 lcs jufques alors mefures avec fes
decccôté-la." Cellce n'étoient plus de Boucaniers faifon, Il de. la Côte,
devint cruel
jufqu'à --- Page 242 ---
204 NOUVEAUX
s7ot. julqu'al'excès, &cencorep plus avare. VOYAGES Il
AUX ISLES
impofa qui entroit desdroits & fortoit exorbitans defonl fur tout ce luipromit les munitions non-feulement dont il avoit leshommes&e 1701. ditr maitre detout le Commerce:lui lfle.liferen- feul cette expedition, mais befoin pour
pouvoit vendre &cacheter:
accompagner par le Sieurde encoredelefaire
fitsimmenfes, & devint en ilfedespro- peu d'années neveu avcc un Vaiffeaud de; Trenalfon
extrémement riche, fans
quel le fien, bien pourvà pareilleforce
loir Partager les biens pourtant vou- de munitions, &de lui dhommes &
avec fon Affocié & qu'ilavoit acquis vernement
donner & le GouBailli de Poincy. Il fonbienfaiteur, paffa outre, &ft le avec lui, comme delaTortue, avoit été del'aflocicr le Sieur le
bien-tôrvoir que le zele qu'il avoit fait Traitéqu'ils Vaffeur. Le P. du Tertre rapporte le
Hunbrtrmni@-donestre que dont il cachoit fes vices maf. 591. dela premicre firent enfemble, Partic delon] à la
fions, fur
re. E fespat
tout
fonimpicté; caril chaffa Ileft du 29Mai 16r2. SIRIROE
fon.Miniltre, Catholiques &c huiaChapeliconle deTrenal LeChevalierdel Fontenai, &cle Sieur
Religion, faifoient leurs exercicesde l'IledeS. s'étant trouvez al'endroit de
tre qui leur après fervoit avoir de auflic ichaffelePrè- nérendez Bemsnmninemedt
qu'il n'y cut plus d'exercice Curé, de forte Vaffeur venoit CRestet d'étre affaffiné
d'aucune Religion à laTortuë, public nommezThibaulté &
par les
fentirvivementler M.
valierdel Fontenai, &cle Sieur
Religion, faifoient leurs exercicesde l'IledeS. s'étant trouvez al'endroit de
tre qui leur après fervoit avoir de auflic ichaffelePrè- nérendez Bemsnmninemedt
qu'il n'y cut plus d'exercice Curé, de forte Vaffeur venoit CRestet d'étre affaffiné
d'aucune Religion à laTortuë, public nommezThibaulté &
par les
fentirvivementler M. dePoincy ne manqua pas de ref de de fa Garnifon, quoiqu'il Martin, leur Capitaines cût fait
leVafeur. mauvatsprocededuse fes grandsbiens, heritiers. Ils & quil les eût declaré
Hnlajsenotrdetouse côtezdes deux Oficiers éroient fçuirent maitres auffi, ces ZrCkes
incntpamedrasene Rrotpuensderaent mais tereffe, oùi ilyavoit
Plpete valier de
duremede. Hledehapluficuns d'yapporter foisdelat- défendroientj jufqu'à apparencequils fe Fontenai
tirer à S. Chriftophle, &c
lnifferent pourtantp Textrémite. Ils ne
vain. A la fin
toljours en Havre
pasdefe
fae
il
de
dela Tortue, mais ils prefenter au o la
rer par force de Rnnaar forterefle, & delui leti- pouffez fi vivement à
furent re-prend. faire faire fon procès,
qu'ils furent contraints coups d'allern de canon,
Dans le temps qu'il en cherchoit les enune autre radefousl lc
mouiller
moyens, leChevalicre deFontenay mouil- barquerent environ Vent,oài ilsdéla ala rade de S. Chriftophle, CeChe. fans queles Habitans cing y cent hommcs
valier après avoir long. - temps fervi à oppolition. fent pasf En effet, aillenclamoindre quoiqu'ils n'cufNuncebnveosegins unetrès-granfujet deregretterles Sieur lel Vaf
dereputation, rinedel Francc. fut employé dans la Ma- feur,ilsnep triers pouvoient horreur regarder les meurgatedul Roidezz Ilmontoita Canons, alors unel Fre- ceux-ci qu'avec s'étant apperçis Aimnignations &c
perdrc une partie de fon &cilvenoitde difpofition des
delan à mauvaife
un
combat qu'il avoit foûtenu Equipagedans rendirent la Forterefle Habitans au leur égard,
deux Vaiffeaux plus forts que lui. contre Il Fontenai auffi-tôt
Chevalier de
cherchoit des volontaires pour rempla- merde la rendre. fitun envoyafomcerfes
traité
8caet
morts, &: aller croiferfur lesEf eux, bienpluss avantageux qu'ils nc avec mepagnols. M. del Poincy lui propofa d'al- titoient; & le Chevalier de
lermettre àl la; raifon le SieurleVafeur, furreconnup pourGouverneur, Fontenai
plaudiffement & laj joie de tous savecl'ap- les.H Habitans --- Page 243 ---
FRANCOISES DE
RJot.
es
traité
8caet
morts, &: aller croiferfur lesEf eux, bienpluss avantageux qu'ils nc avec mepagnols. M. del Poincy lui propofa d'al- titoient; & le Chevalier de
lermettre àl la; raifon le SieurleVafeur, furreconnup pourGouverneur, Fontenai
plaudiffement & laj joie de tous savecl'ap- les.H Habitans --- Page 243 ---
FRANCOISES DE
RJot. bitans, ilr rétablic auffi-tôt la Religion LAMERIQUE
zog
Catholique, bâtir une Eglile, qui avoit & été bannie, 3 fit avoienefitmonterar ques pieces de Canon force fur de brasquel- Iyor,
ples difficiles avectant gouvernacesPeu- deprudence,de qui commandoit fon reduit, une d'où hauteur ils le
douceur, bien-tôr & de fermeté, qu'il s'attira battoient tué Grudement,
leur amour & leur cftime, & Sceftropié bien dur qu'aprésluiavoir monde,
augmenta blement ce moyen très-confidera- dre perdirent la Placeaux cceur, &le forcerent fesgens derenColonie, TFMOCURO &cceluides des Habitans de fa tions honorables, Elpagnols à des condiFilbulicrsyeeitaintic Boucaniersordes point
mais qui ne furent
quivont en courfe. iqu'onappelleceux laiffacfont EMICIL trerele
Unde fesfreres nommé le ficur Hot- jufgu'ace qu'ilsf deabiormanenotago à la
man
fulfentarrivez
le vint trouver, & lui amena un deSaintl Domingue, oùi ils
Ville
Vaiffeau avec une cargaifon confidera- toustriomphans de
retournerene
ble, &c un bon nombre de gensquive- devoient plûtôt à laterreurp eeiteconquétoquile panique, &c
noientprendre; part àf fortune. llarma alatrahifondeg leur valeur. Ccf quelques fut Habitans,
plaifieurBatimenap pagnols, & pour courirfurlesEf Fort dela Tortué ainfi quel'lle 2
ment àfes) Habitansde permit un pcu tropfacile- foisau pouvoirdes revinrentunel feconde
ZasEf bitations pouraller en courfe; quitter leurs & HaElpagnols, quiymipagnols alafin.cequi fut caufe la cc fut "esComampamnimend Cependant lefieur
Garnifon. mentla pren- Colonic. Car les Elpagnols de perte laffez de fa nu rejoindre fon frere, Hotmanétant trouva veTortne, pertes qu'ils faifoient tous les jours des fur Vaiffeau Hollandois qui venoit qu'ur
mer, & despillages où ils étoient fans rementtraiterala' Torrue, ordinaiceffe expolez, Arentunarmemento
remettre en état celuic l'avoitaidé
fiderable au mois de Février 1694.
mentla pren- Colonic. Car les Elpagnols de perte laffez de fa nu rejoindre fon frere, Hotmanétant trouva veTortne, pertes qu'ils faifoient tous les jours des fur Vaiffeau Hollandois qui venoit qu'ur
mer, & despillages où ils étoient fans rementtraiterala' Torrue, ordinaiceffe expolez, Arentunarmemento
remettre en état celuic l'avoitaidé
fiderable au mois de Février 1694. con- &c lui avoient laiffé Pour En retirer E(pagnols en Euquoiqu'ils euflent été repouffez avecvi- rope: il l'avoit pourvà de voiles, de
gueur: &c que le grand feuq qu'on fitfur cordages, der munitions & cdevivres. Ils
cux les cût empéchez de mettreà terre refolurent de faire une
dans le Havre de la Tortue, ils allerent reprendrelepoftee qu'ilsvenoientd tentative, dep pour
faireleur defcente; plusloinfous leVent, dcpinrmifembilneitint Boucaniers
Ecrepoufferent àleur tour le fieur Hot- floienteranaudiming les
man, qui avoit voulu s'y oppofer avec Flibuttiers qui étoicnt revenus de
LE
cinquanteouf
étoit courfe,&c firent tun
tout ce que esanehemmicinquie fon frere lui avoit don- lieu centhommes. Ilst mircnt corpad'eneirontrois àterre dans le
ner, étoient parce que la plâpart des
leur méme onl les Eipagnols: avoientfair
alors
RACTE
donc, &c fe en courle. Ils avancerent ci purent defcente, faire mulgrctoareenurcees
avantageux, pollerent d'oi dans un endroit battirent pours'y oppofer. Ils les Les
tereffe. ilsbloguerenti laFor- tereffe, unetroifiéme encorefuriechemine fois de la For- FraxLc Chevalier de Fontenay
Fontaine, oùi ils furent auprès de la fois 4te
toit qu'elle étoitinaccellible du quife fla- réter, pour fe repofer, obligez de s'ar- d TorNordà caufe desbois,
côté du Ils pafferent au fil de l'épée Rcrsfnichin HHEC
desp précipicesdonte desrochers, & hommesq squigardoient
cinquante Ponfis, fomir
fut! bien
telletoitenuironnee de bois, où étoit la tuneefpecedeFor batterie
Tom. ypmanergciatiuges 11. été caufe de la perte du Fort: qui ils avoit
D d
s'emPa- --- Page 244 ---
206 NOUVEAUX
1701. parerentdu Canon, 8cde VOYAGES AUXI ISLES
nitions squ'ilsy trouverent, quelquesinu- Mahis, & autres chofes
à
àcanoner] la Forterefle tant &clsmirent neururedcshommes &c propres la 170i
dcs boulets & de la poudre. qu'ils Mais eurent & au commerce. Les arbres des animaux,
deux chofes venant àl leur
ces & montagnes font
dont les
lcs
manquer, grofleur
couvertes, font d'une
tems Hinsgpeligamryadmt un
lc méme- yt trouvoit Samaeeee autrefois
obligez ecourscentderable deferetirer
ilsf furent qu'onappelle
quantité de Cedres
fait lc degàt dans toutelIle. apresavoirpille,d Lesdeux Les bois d'inde Acajousaux ou Lauriers Iflesdu Venr.
es venant àl leur
ces & montagnes font
dont les
lcs
manquer, grofleur
couvertes, font d'une
tems Hinsgpeligamryadmt un
lc méme- yt trouvoit Samaeeee autrefois
obligez ecourscentderable deferetirer
ilsf furent qu'onappelle
quantité de Cedres
fait lc degàt dans toutelIle. apresavoirpille,d Lesdeux Les bois d'inde Acajousaux ou Lauriers Iflesdu Venr. freres caniers revinrent en France, & les Bou- des ques y font.communse 8ctrès-gros. aromati- Ilya
exercices Aneaienemoaeaies ordinaires dechafle
dans Sangliers la laifon ou des Cochons marons, &:
fe.Ceci arriva furla fin
& dec cour- decelles de
graincs, & fur tout
Delerip- Lllledela" Tortue eft del'année fituée 1654. infinité de boisd'inde, de on y voit une
tioude de celle de Saint
au Nord
Ramiers, Perroquets, de
lifede n'eft
Domingue, dont elle GrwesAcantrecsoicane eft
La côte du Sud
la'ler- ENe. Elle cloignéequeded ena environ fix cdmuepettelieio de
bon tres-poifonneufe, par toute la même Le molillage eft
Oueft, écdeux dansfa longueurEft8c pointe au Maçon, jufqu'à côte, la depuisl la
Nord &c Sud. P8r1 lui grandelar- a donné &c
valéedes
Erutu nom de Tortue,
qu'on
parce
-OmTEanre
rend qu'étant regardée d'un qu'on certain pré- eft devant appelleleHavre le Quarticr de dela'Tortué, la Bafleterre. mal. pointdevié, Je Pai elle a la figure decctani- C'eft par deux une Bayc allezprofonde, formée
droits differens, confiderée de bien des en- avancentaflezens pointes ou langues de terrequi
fansavoirpi découvrir les silyavoit une mer,furl'une bonne
defquelStnrkertba du bon côté, Toute la
Bourgétoitauf fond de cet Batterie. Le
Nord efte Lextrémement haute, particqui eftau fousla Forterefle, dontla enfoncement
cfupéncenironned derochersif hachéc, fleur tine &cles deux Baflions faifoient grande Courd'eau, ble.
en- avancentaflezens pointes ou langues de terrequi
fansavoirpi découvrir les silyavoit une mer,furl'une bonne
defquelStnrkertba du bon côté, Toute la
Bourgétoitauf fond de cet Batterie. Le
Nord efte Lextrémement haute, particqui eftau fousla Forterefle, dontla enfoncement
cfupéncenironned derochersif hachéc, fleur tine &cles deux Baflions faifoient grande Courd'eau, ble. qui la rendent prefque inacefli- lamer, & &
face à
linya que les
le
de
atiesentee
Canots conduitsp par quoique motillage la Baye. Cette INe
Nfbeneiemee noiffent parfaitementt
8cqui con- ranga des petité, auroit pi êtremifeau
puiffent aborder. Le bien côté la côte quiy fedent à meilleures quelestinncobipe
regardele Nord de Saint du Sud qui micux pourvié PAmerique, d'eaus fi elle avoit été
plus le uni, la longue montagne Domingue,cit qui fait aucune riviere, & lcs maisilnyavoit
milieu & toute fa
qui fortent de quelques petits ruiffeaux
s'abaiffe
longucur dellile, trouve dans
fources
étendué infenfiblement, de
2 & laiffe une font fi les pentes des quel'on
beau
cinq à fix lieiies d'un trèsfoibles, qu'lils fe perdent montagnes, dans
Pais, où laterre
terres, & ne vontp pas
les
rentes elpeces, ne laiffe quoiquededifte- n'y: a quel la fourcedel jufqu'a la la mer: il
bonne, & de produire pasd'étretresPorterefe, qui
toutce qu'onlui veutfaire abondamment SETENEEELE caux jufgues-la ; lcs
les
me Tabac, Sucre, Indigo, porter, com- dioient à ce défaut Par Habitans des
remeGengembre, Orangers, Citronniers, Cotton, ils confervoient les caux de citernes, pluye. On oir
Abricotiers, Avocats, Pois, Bananes loriqu'clle comptoit fept Quartiers dans cette Ie
étoithabité. Celuiquiétoit
le --- Page 245 ---
1701. le plus à P'ER FRANCOISES fe nommoit la
DE
au
LAMERIQUE
Miçon, Ics autres étoient pointe les Vaiffeaux
Balleterre, la Montagne, lel Cayonne, Ringot,le la Irndois, recommencerenra Famgoindnghnindetiol 170I. nier" Milplantage, &la Cabefterre. Ceder- côte. Le Port du petit Goave atreguenteris
qui étoit prefque aufli
fameux le commerce ferendit
tous les autresenfemble, grand que tabac, ETl
les descuirs & du
pas habitesparcequelar mer n'etoitprefue y
amenoient
qu'ils Flibuftiers y
rude,
les
faifoient
ERde
& Tembarquement trop étoittrop difficile E/pagnols, ou faris tant
fur
jeur pour charger les marchandifes, &
tez, commei ils
deformalitranfport à la Bafleterre au travers que à
imaroeaaireromat
desmontagocs,
MEEE
étoitropp penible&ctrop fion Tedenmelatjidiction, de les vendre.
'etoitprefue y
amenoient
qu'ils Flibuftiers y
rude,
les
faifoient
ERde
& Tembarquement trop étoittrop difficile E/pagnols, ou faris tant
fur
jeur pour charger les marchandifes, &
tez, commei ils
deformalitranfport à la Bafleterre au travers que à
imaroeaaireromat
desmontagocs,
MEEE
étoitropp penible&ctrop fion Tedenmelatjidiction, de les vendre. Leur & la permif
-VAe quelle étoitl'Iledela
gmentant, ils étendirent nombre leur s'aucette: motiedeterres
Tortué, leunBoucansbien au-delà Chafle&c
tant donnéde peine Sederochers, aux
qui a plaine de Leogane, & de la grande
a été f fouvent prife Sc reprile, E/pagnols, & qui mentles E/pagnols, défolerent tellemalgré fa petitelles 8cfon pcu de qui raffer des Boucaniers, quepour fedébarforiffantes doit étre regardée comme la mere valeur, des diftinction mêmes à faire le dégat, ilifemirentenxe &à tuer fans
Cap, au Port-Paix, Colonies que àI nous avons au que nosigens toutes ne trouvant les bétes, cfperant
tit Goave, àllflea Lcopitersupes chons marons pour fe plus de Coautres endroits qui dépendent Vache, oedansies de
Bceufs;
nourrir, ni de
viens de nommer. ceux lafincontraints pourenseiriccems feroient à
TEn Ile dont les
deleslaiffer eni sabegemstcrenre Mais
&
noiffoient Timportance, Elpagnols &
con- fit un effet tout repos. contraire. cela produiloient
qu'ils vou- tion de la Chaffe
La diminunifon Eoamammrrenanboa confiderable, ne
des Flibuftiers, & augmenta cclui le nombre
dant pas long-tems entre demeuracepen. leurs
de forte
des Habitans:
car
quoique les Boucaniers & les mains: Fli- fongeoient qu'aulieu queles point Boucaniersne à
buftiers cufent étécontraints de tereti- bliffemens
fairedesétarer avec les ficurs Hotman
de yivreau
sfecontentoient
SARRECE
duite delquelsils avoient fous la con- un bon jour la journéc, fe
ily cneut
reprendre en 1694. ils ne entrepris perdirent de la FIndigo nombreque &cle'Tabse, mirent à cultiver
mais de vûë ce deffein; mais en atten- ja- compagnons alloient pendant en
quel leurs
dant qu'il fe prefentato quelque occafion voienttouslesl Bâtimens des courle, enleEtabuif favorable de lefaire réufhir,
Efpagnols,
fameni chaffer les
ilsallerent Tuinoienrenterement les
des
Elpagnolse qui
tenoient dansdesallarmesc leurcommerenet
Fran- Goave, 8esyetablirenr, étientsupetit les, à caufedes
& continuclpisaw fans avoir de.Fortereffe ademamitnoqes ni de
&c ges qu'ils delcentes,, des pillapetit Gosze. vivant à peu prés en Republique chef, telle- Cores. iauforenstoulajpuntir leurs
lui ment plaifoit,, libre, 1a chacun faifoit tout qui fans Ce que manege Mrs. Hotman dura quatre ou cinq ans,
les Elpaguols de débufquerene toutclap peu apeu revenir prendre leur fiuffentené état de
Sant eft depuis les montagnes particdellile, du grand leBailly del Poincy fongeitac revanche, ni
julqu'au Cap
Troupes capables de
rentreSs
Tibcron, Aul-tôt gnolsdelaTortuc.
,, libre, 1a chacun faifoit tout qui fans Ce que manege Mrs. Hotman dura quatre ou cinq ans,
les Elpaguols de débufquerene toutclap peu apeu revenir prendre leur fiuffentené état de
Sant eft depuis les montagnes particdellile, du grand leBailly del Poincy fongeitac revanche, ni
julqu'au Cap
Troupes capables de
rentreSs
Tibcron, Aul-tôt gnolsdelaTortuc. chaffer les ElpaDdz
Vers --- Page 246 ---
A UX ISLES
VOYAGES
Fort, nepowranco't 17012
208 NOUVEAUX
quianaquoienrle des François fi près
Versla fin de16g9.1 un Gentilhomme con- maginer quril ycât
fe fuffent
1J0I. Roffey,fort
de lui, & encore Fort. moinsqu'ils Mais ceux qui étoient
akesieerant Scfort aimé des Boucaniers, de EE empurezdut
auffi-tôt envclopnu, quilavoird étéleur compagnon plufieurs années, fortis furent prefque
TEt
&c de courle pendant
leur defcente pendanrl étoient tlanuital enemrepallade mcneerine Tortue. Ilpar- dela Forterelle, & qui
le
Forrd'en-haut
-
oefeindercpmendres camarades, leur propola bufcad. furl le chemindul
ceux
la fon àf fesanciens deffein, & les ayant trouvez afin dilpo- de Leur refiflancer fut tucz desplus fur pecites, ia place voufez à le feconder &càl bonnc lc fuivre, fois de cesim- qui ne furent pas lc cheminde la ForteSc débarraffer une malgré leur foi- Jurent reprendre) les
qui
, François
Semietingmren
portuns voilins, pas deles traverfer reflc trerent pelle melleaveceux, ,&lon peut
blelle, ne lailfoient Menalicmbla enanquepleaic, quele fefauvaavec carnage
tnitinocaiomtl
juger,
vironi fix cent, defcente tous biesamerseties dans la Tortuë fut grand. dans Redouvencunt fon Donjon, & fut obligé à
refolus. Leur
tfecrette,parce peine momens après de fe rendre
poeleeeotante réiffite dc tout leur projet con- quelques
gens les quiavoient gardad dans
que la
aerantpointdn Tiratmeamecknenise avec lui. On
fiftoit dans la furprife,
d'u- paferetirer laFortetellep
Couve. des
mumemtirene
tout enétat
etifaNeneites
entinlede Forts de fiedtr
neautre manicre, Reeanaarint neceflaures pour faire Resteatertet Ce fut ainfi quc TIie & les
la 2 Refaucune des chofes toute dangercule
revinrents aux François pourl pGa
un Siege: cette voye cependant la plusfa- lTortuér M.dul Roffey fut qui recon- l'a- E la
qu'elle paritétoit nayantquedes Canots, qarnencisit nu Gouverneur, parccux dont Tortue
cile, parce la que commodité toutc enticre voient pour aidé à fairecette conquéte, enl France à fes en1059. ils avoient cacher leurs mouvemens aux Efpa- ileut foinde donneravis une Commif
de gnols. Lejour étantpris, ils firent &claformede embarquer amis, de eaiprocunett la Cour; & la Tortuë recomT'attaque reglée, prirent la route du fon mença tout de nouvequ à fe peupler terre
cent hommes Hdcbarquerent après
bien que la Côte de la grandet a
Nord de THlcoui OAEO cette Côte fi auffi- lui eit oppofée, que Fon depuis
minuit,, 8 ayant grimpé de précipicer, qui le Por-Paix.
jour étantpris, ils firent &claformede embarquer amis, de eaiprocunett la Cour; & la Tortuë recomT'attaque reglée, prirent la route du fon mença tout de nouvequ à fe peupler terre
cent hommes Hdcbarquerent après
bien que la Côte de la grandet a
Nord de THlcoui OAEO cette Côte fi auffi- lui eit oppofée, que Fon depuis
minuit,, 8 ayant grimpé de précipicer, qui le Por-Paix. du Errenrs
roide, & G entrecoupée un peu avant le poinr Fort du appellée Je ne fçaious ameconfeclen Pere nous de- ds Pere
ils furprirent les Eipagnols qui gardoienel qui leE avoit Tertre a echerhinane du Roffey; 1 TAdmiral daTer- fre. Oya- jour d'en) haut ou étoit la Batterie, de la Forterelle de bite dc- de M. Pabandon
Efpagnols An- fiTrieme été caufe de la perte nei fut pluscomplere que Pen,, rent
la fuite
SOREE
Rient
delaTortue. la Roche. ER
DE
un E/pagnoln In'cchapt de glois nommé Eliasouard, de M. du Rofsuepar cettefarpilepas avis à leur camarades de celui-ci à Taproche Commillion
lesEran- ils donnerent
& enfin del la double
pois,
la Forterelleéton fey, & Angloife dont illefaitp dans porfa Françoile
EEEEREE
aTvomnbmeme fit loniruneparde de teur. Ily, a tant de contradiaionsd quej'ai
né Garnifon, decebruit, pour voir rdegpailsagons trepoullerceux tllctar-oae peine
& en ças de befoin, pourr --- Page 247 ---
FRANCOISES DE
Jgor. pcine ayreconnoitrele PereduTertre, la LAMERIQUE
iotabledans une infinitéd derencontres Compagnic. l'exaétitude aveclaquellei
Monficur Dogeron
Iyot. E faits dont il parle. Ceux cilmpporte gevin lui fucceda. GentilhommeAn- M. Dedront fc convaincre dela
qui vou- fociez de cette malheureufc Hlavoitééundes Af geron
jedis, les n'auront qu'à lire weriédecque la
quife forma en 1656. pour faire Compagnic, un éta- neur Gouver- de
Hiftoire fuivantes du troifiéme EAES de fon blifement me de à Ourabiche danslaterrefer- laTorrique,pour gencrale des Antifles del'Ame- entreprife T'Amerique. L'hiftoire de cette twien 166g. écrit fur des connoitre Memoires clairement qu'ila n'eft pas qui échotia en moinsd'unan
faux, & Reopladeconmnuicaiomee manifeftement geron après decesMemoines. avoir fouffert Le bien ficur Dode M.du la Rofley gouverna les Habitans tes, &a &cfait Saint plufieurs voiages en deper. Tortué, ouplitôr
oùl la France,
à la maniere, & felon la vécutaveceux bligea de Domingue, faire pendant quelque necellitél'oc'elt-a-dire, fans beaucoup albenedarats def fiubordi- fes métier de Boucanier, ayant étéaidé tems de le
nation,jufqu'en qué d'une maladie 1663.
bien ficur Dode M.du la Rofley gouverna les Habitans tes, &a &cfait Saint plufieurs voiages en deper. Tortué, ouplitôr
oùl la France,
à la maniere, & felon la vécutaveceux bligea de Domingue, faire pendant quelque necellitél'oc'elt-a-dire, fans beaucoup albenedarats def fiubordi- fes métier de Boucanier, ayant étéaidé tems de le
nation,jufqu'en qué d'une maladie 1663. qu'ayant étéatta- un parensrevintas Navire, des Saint Dominguea avec
obligé de paffer en dangereule, il fut Engagez, & s'établit marchandifes, au Port & des
du fotilagement. Il Fruncepourtroner laiffa ion neveu lc dans letems leficurdu Margor,
fieur de l Place, du confentement Gouverneur 2T Tortué. Roffeyctoit
Habitans, fence. pour commander en fon ab- des M. de Clodoré Gouverneur de la
Martinique, du fieur qui étoit ami
Cependant la Nouvelle
Dogeron, ne
particulier
que lc Roi avoit établieaur mois Compagnie deMai faire connoitre aux Directeurs manqua pas de dele la
du 1664. fieur nejugeant du pas àp propos de fefervir pour.lui Nouvelle les Compagnie, & de folliciter
aParis, & apprehendant Roffey qui fe trouvoit alors de la Tortué, Provilions & Côte Saint de Gouverneur
noitala' Tortuéavant qu'elle quesilretour- Ces Meffieurs les lui accorderent Domingue. Pnfeltensdncaenariesn Boucaniers, enelitpris les tête plaifir, de étant bien aifes de mettre avec à la
Flibultiens, il étoit fort Sclesautres Habitans, dont
cette un Colonic alors dificile à
aimé, à refufer der recevoir Dogeron gouverner, officier comme le ficur
kesOlicienkcleso deffein d'y Commis qu'elle avoit bravoure, avoit toute la fageffe, la
elle
Cour envoyer, obtint de la ment & Ser politeffe, le dénntereffefieur dul qu'ons'affireroite Roffeyj
dela; perlonne du resà un lafermeté, Chef, & qui étoienti ncceflàipaifible policfion jufqu'à despais ce qu'elle fiten dant quinze ans, quiavoit acquisy pennoit delui ceder, Cela fut' quelel Roive- taine dans le
avoit de la été CapiRofifey fut mis à Ia
exccuté: du
Marine,
BEul
fortit qu'après Baftille, la
d'oi il ne toutel'experiencep litaire. poflible dansl sl'artMinouvelle, que AT Tortuéétoit Compagnie eût Ilreçdtf
mains des Oficiers
entrel les vrier166r. Commiffionaun moisde] Fé. voyez, &que le ficur qu'elle de Ja Place y avoit en- tué &c de la CRONIALLEAENTEE Côte cn
en Francespoarlorse onl ler
étoit joieextraordinsire. Mais témoignerent comme une
& livres on les liquida à lafomme mitenlibersé, de feize mille detoutes les Compagnies eft de s'attri- lebut
prétentions qu'il avoit contre bueroutieprotrdet fervant à elles
Colonies, enfercDd 3
bulestoutleCotimec
&
oit en- tué &c de la CRONIALLEAENTEE Côte cn
en Francespoarlorse onl ler
étoit joieextraordinsire. Mais témoignerent comme une
& livres on les liquida à lafomme mitenlibersé, de feize mille detoutes les Compagnies eft de s'attri- lebut
prétentions qu'il avoit contre bueroutieprotrdet fervant à elles
Colonies, enfercDd 3
bulestoutleCotimec
& --- Page 248 ---
210 NOUVEAUX
1701. VOYAGES AUX ISLES
Sirnedilegtirasunmutes del la Côte, &c fur tout ceux Habitans du petit coeurs de tous lesHabitans à
GomeecdLeogane,e quivouloients'é- ron. Le calme
M.Doge- 170r:
riger en Republique, fans dépendrede dans fa Colonie eclatranquillité lui donnerent licu gu'ilvit d'cqui que cefût, nep
xecuterles projets qu'il avoit faits
nouvelle Compagnie pdrentfoufhirquels leur empéchit le Taugmenter, Scpoarfenichin
Commerce libre
TEAS
Bsretceanloavintantr quilsavoient toûjours RSEHEE téde
glois & Flamans, qui venoient François,An- decelle depere derous fes
a la Côte; & comme par le défaut trafiquer de les aidoit de fa protection, Habitans." def
ces
de
RERET
Commerçans ils vinrent à manquer fabourle:
fesavis,
deplufieurs chofes, & àne trouver pandre fon bien leerogmamea fur ceux
le debit de leurs Cuirs, & CIETE
dans le befoin: il les qu'il voyoit
tres marchandifes, ily cutbien-tôrdes leursau- mettoiten état d'avoir prévenoit, ce qui leur & étoit les
murmures, alloient produire quiéclaterente enfin, & qui fottenir neccflàire leurs pour commencer, ou pour
unefedition quiauroit iacdchphunganter établiflemens. On luieft
Eirettaie gnic, &rpeut-étrela Colonic, filel ficur qui fe frentlelong de la Côtede partiedeceux LeoDogeron fagelle, fà n'eitemployeforrsr fermeté &fat proposfà E puis &julqu'au Port Margot Cul-de-Sac, &c dela reprimer, &cfurtoutla prudence confideration pour Cap, François, dont jufgu'au il
delà du
infinie que cest Peuplesavoientp pour luià peu les Eipagnols de nous obliges ceder à
caufe de fes
rain, &c dei te. retirer
EA
qu'ilsleurfaifoit raresqualitez, tousles & des biens TER, & autour de la vers Ville la partie de de
Mais en méme-rempiquile jours. calmaces Domingue. Saint
Compagnic, efprits irritez, il cut foin d'avertir la que Quoiquiledt Ies Peuples un foin treepartieilier
en état TERAT fufueleaétoitpss lc Commerce
dertlabitarione, s'appliquallent à faire
avoit entrepris &c de fournir à qu'clle PIndigo, le Rocou, Siehneiias & autres
tans ce quileur étoitr neceffaire, fesHabi- ilétoità besmarchandifes il n'cutg gardedené- femblapropos qu'elle" "leur laifar la liberté du glgerdlentreteniriest lcp
Flibulters.
TERAT fufueleaétoitpss lc Commerce
dertlabitarione, s'appliquallent à faire
avoit entrepris &c de fournir à qu'clle PIndigo, le Rocou, Siehneiias & autres
tans ce quileur étoitr neceffaire, fesHabi- ilétoità besmarchandifes il n'cutg gardedené- femblapropos qu'elle" "leur laifar la liberté du glgerdlentreteniriest lcp
Flibulters. Outre
Commeice, & qu'elle trouveroit fon toit profirquela un
Colonie y trouvoit, c'éavantage en fc contentant de
moyen
cent pour fes droits d'entrée &c cingpour delortic
undyatirerdumoales à la
det
Snhaabnuscheur
roteslcrmarchandifeng
fourniffojt à un Gouverneur des Guerre,
roit danslel Pais, ou qu'on squ'onapporte enf
braves, intrepides, endurcis à la
La Compagniea agréa ceprojet, feroitfortir. &dès le guc, & toujours prêts à bien E
mois dejuiller delannec fuivante 1666. quand les il falloit repoufer ou faire,
ellecaffa tous fes Commis, fon Commis Nation. Elpagnols On &cles autres ennemis attaquer dela
principal,&
n'a jamais vû de
lef arvendrecequie astre/@embl.blesges étoirdans fes cl- neur plus defintereffé que lui. Gouver- A
zins, 8c laidla le Commerce libre Maga- aux vouloit-il Irccevoirunelegere peine
Habitans aux conditionsqueje viens de ce qui lui revenoit
fon portionde droit
dire. Commifions qu'il aomat
des
Cc bon office acheva de
les étionsenGuerre. Exlorlque quand nous étions nous
gagner en Paixavec les Eipagnols, &c que nos
Fli- --- Page 249 ---
ITDI. FRANCOISES DE
Fubufliefsn'avant rien à faire auroient enfemble LAMERIQUE
Z1I
Frsar que, Miomuinmnes
lonicde Saint pourrâcher Domingue, de détruire la Co- 1701,
foin de leur faire venir des Commif ilavoit faruineferoite en
eiperant
fions de Portugal
meme-temps celle eg
Guerre avec qui étoitp pourlors cn imttaiga penler.Ilsavoiente
quellesnos Flibultiers PElpagne, en vertu def- finité de fois qu'il experimenteuncin. ne leur
Lrendieiedountioaer continuoient de point defemeluirer avecles convenoit
pandoient les richelles &c Elpagnols,ré- T'abondance Huasokntapprailune François,8c
dansla Colonie, &c s'y affeérionnoient toutes les occalionsotils dépenwgiledans avoiont voulu
tellement, métier, ouqu'ilsé que quand ils étoient las du fairequelques femens, ilsa avoient tentatives iur nos établif
fep paller del la courle, derntallerichenp ils prenoient pour des fezavecp perte, & quebienloindedimi toijours sétérepouf
Habitations formé
à la Cote, & ont enfin nuerPardeur ils
& lc courage de nos
& cette Colonic firiche, fi étendué fouvenire n'avojent des fait que reveiller en cux gens, le
d'hui, aBorillnte, quidoit que l'on voit aujourd- cécs fur ceux cruautezq qui étoient quilsavoientexer
endroitsM.
ient pour des fezavecp perte, & quebienloindedimi toijours sétérepouf
Habitations formé
à la Cote, & ont enfin nuerPardeur ils
& lc courage de nos
& cette Colonic firiche, fi étendué fouvenire n'avojent des fait que reveiller en cux gens, le
d'hui, aBorillnte, quidoit que l'on voit aujourd- cécs fur ceux cruautezq qui étoient quilsavoientexer
endroitsM. Dogeron
tous ces leursmains,
tombez entre
fon Fondateur. pour perc & attiré de 8ccroientrourden nouveau
TEE
M.de
imourer en 1670. tiersfur lest nouvelles troupes de Flibuf
Cufi (y. Ileutpours Succefleurl le: fieurd deCuf
bras, quipar leurs delcentes
Gowzer- C'éroit un Oflicier
continuelles fur leurs Côtes,
neur de te, fort fage & fort brave. fortexperimen Comme il ment deleurs
l'enlevelaTar- vit que malgrét tous fes foins
leurs Villes, Lademnehupignt les
lae, fon Prédeceileur Plile de la Tortue &cceuxde à la necellité avoient prefque reduits
dépeuploit tousles jours,
fe tiers 8leurVille d'abandonner leurs Quarterraine en étoitule,
parceque le priscaeurley voyant Capitsiellaroienere puilimment fecouqu'ilétoit plus découvert, attimpiliter il crut
rus dois. par lcurs Alliez Anglois &
net talloitpas balancer davantage à 2 tre Ils firent un Corps de plus Hollan- dequauncPoneneditfirtlled des Saint Domin- millehommes, avecl
gue, afind'avoir uneretraite, en casde cerentlelongd dela Côte leguelilss'avan- duNord, pour
queiquedilgrace, Scque la Colonic qui nuineriesstasitememee que nous avions
Mertitss te, cût
dela Co- Ercenosceapaniente Cet endroir n'étoit
celui du Cap. en Cour. unlicuderefuge. Le Roiagrea le Il en écrivit tédelaterre. Lel Boung, point quieit fortifiédu à cô. propola, Sconfirbatir le REMASA Port- qu'il une Ville: reguliere &
prefent
Paix, vis-à-visl'lile delaTorué. voitpaslamoindree enceinte. conniderable,ns
dirai rien à prefent de cetteFortereile, Je ne quedeux Batteries qui détendoientlen- Iin'yaroit
parce j'en dois parler alez
trée du Port, & n'étoicnt d'aucun
ment deti lafuite deccs Memoires. ample. fecours; pourle)
La
Lef
RST
lesFlibuftiers] Guerrede 168R. étant furvenué,
fieur de Cufly ayant tfçûq iquelesennemiseafembioiental
infinisfur les 2naraimadenies Cotes des
les allerjoindre, Baihasfehstade
Anglois 8cdestiollandois, Epagnols, &ils ruine- des uns ou les autres eperantrencontrerics avant qu'il fc fuffent
rent tellement leur Commerce,
tous rétinis.
Lef
RST
lesFlibuftiers] Guerrede 168R. étant furvenué,
fieur de Cufly ayant tfçûq iquelesennemiseafembioiental
infinisfur les 2naraimadenies Cotes des
les allerjoindre, Baihasfehstade
Anglois 8cdestiollandois, Epagnols, &ils ruine- des uns ou les autres eperantrencontrerics avant qu'il fc fuffent
rent tellement leur Commerce,
tous rétinis. Iin'avoit avec lui qu'enviobligerent ces trois Nations de s'unir qu'ils roncing cent hommes qui lui parurent
fufilans, & quil l'étoient en ciet pour
bat- --- Page 250 ---
Z12 NOUVEAUX VOYAGES
2701. battre les E/pagnols, ou les Anglois & donner fes AUX ISLES
Hollandois, si7 les avoit trouvez fepa- tant de ordres, &cde combattreavec 17ct,
rément. main fermeté, qu'il tua encore de fa
Ilauroit pàraflemblerun plus grand voir un trois des ennemis, avant de recenombredeTrouper, de
mais il; yauroit eu mort confterna autrecoup nos qui luiôral lavic. Sa
l'imprudence dele faire, parcequ'il cn
gens,ilsfe retirerent
auroit fallup pour cela dégarnir les Quar- défordre; & n'étant plus en état de'
tiers dup petitGoave, deLeogane, &le rentlel s'oppofer aux Ennemis, ilsabandonnePort-Paixyquiétantt ttre-éloignezlesuns
Bourg du Cap, 8cfet pollerentfur
des autres, & par confequent hors d'é- leshauteursdal étoit aifé Port' Margor, où il leur
tat de fe fecourir, auroient pû être in- taquez. Ce defedéfendre f on les eût atfalez,emporecr, Scruinez parles. An- vannc de Combatfe donna dans la fagloisdont on nc Içavoit pas les deffeins, nousy perdimes Limonadel le fieur lezt. de Janvier 169t. Scqu'onpouvoit
devouloir
Cuffi, quelfaire desdefcentes Satiearca Quartiers de tuez ques Ofciers, forl lap écenviron cent hommes
l'Oueft, pendant queles) E/pagnolsatta- reftez fur le place, ou quiétant bleffez&
queroient ccux quil font les plus à l'Ef. champ de Bataille, furent
Le fieur de Cuflis s'avangadonc avect fon inhumainement égorgez par les Ennepctit Corps de Troupes
Quar- mis.Apréscette victoire, ,ilss'étendirent
tier de. Limonade, TASEAS Frontiere danslesQuartiersl Françoisj jufqu'au Cap,
qui nous feparoit 2 Efpagnols, & ne ilspillerent, & brulerentt toutcs les Hadoutoit point del lesdefure,"illes
bitations, ler
êcles maifons; &cn'ofant alvoit combattre feparément.
égorgez par les Ennepctit Corps de Troupes
Quar- mis.Apréscette victoire, ,ilss'étendirent
tier de. Limonade, TASEAS Frontiere danslesQuartiersl Françoisj jufqu'au Cap,
qui nous feparoit 2 Efpagnols, & ne ilspillerent, & brulerentt toutcs les Hadoutoit point del lesdefure,"illes
bitations, ler
êcles maifons; &cn'ofant alvoit combattre feparément. Mais Eaut plusavant, ils feretirerentcheze eux
furpris, quandfes coureurslaiaptitent triomphans d'un avantage qu'ils dequeces trois Nations étoient unics, &c voientplatôci la mort du fieur taleurgrand de nombre, &à
qu'illesalloitavoiri furl lesb sbrasdansquelCufi, qu'àleur vaquest momens. Fierttn d'autant
Tout autre que le fieur dc Cufi au- moins plus gloricux qu'lls étoient
roit pris) le parti de ferctirer, &d'aller
sccoltumerdlenavoire defemblafc pofter dans quelque défilé, ou dans fent ble,puifque remporté c'étoitle fur les' premier qu'ils euf
auroit quelqueautre pofte avantageux, où il
François en rafe
pûlesattendre, &c lescombattre campagne. Lci licur
avec moins de danger, êcplus de faci- feau fut du Caffe Capitaine de Vaif- Iafeur
lité. Mais lui, & les fiens étoientt tellenommé en la place du fieur de du Calje
Combat Bomucendruncaivaingy qu'ils scon- Cudhseubelcatiomect fesé
lcs
GonveroisM. tinucrentde s'avancer. Ils
éclatanresqu'ilas reçûés du recompen- neur de
de Cufi bieu-tôt en
fetrouverent affez fait connoitre dans Roi, l'ont la Torepiné. prefence, on febattit avec
lemonde, fans tné,
une vigueur extréme, &c malgré la fu- rois quejem dire; m'étende & ici furceg quej'en pourperiorité des Ennemis, la victoire ded'ailleurs, il ne me manmeura enl balance pendant près de deux
pas d'endroits à
d'enparler dans la
heurcs, &
S. Re fivinta
clarée peut-étre fc feroit-elle de- fellion de fon Domingue,éc pofCuli pour nouis, lorfque lc fieur de de la méme Gouvernement
fin
ET
du réçût un coup de fulil au travers d'abord à année les 1691. Il s'appliqua
corps, quilerenverfa parterre: ilfe
reparer dommages
rcleva pourtant, s'aflit, & continuade fa Efpagnols Colonic. & leurs Alliez avoient queles fait à
Il fit, reparcr le Bourg du
Cap, --- Page 251 ---
FRANCOISES DE
X701. Cap, rétablitles Batteries, &c engagea LAMERIQUE:
lesHiabitansquis dre à demeurer iavoient dans lcs peincàf ferelou- enrichir, ment, ni nipayerlesf nous nuire frais sdeleurarmes I7of,
fins des Efpagnols, à Quartiers voi- obligerà.bandonners nos affez, pour nous
Habitations, &al reprendre cn leurs Sieur du Calle y mit un Quartiers.
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FRANCOISES DE
X701. Cap, rétablitles Batteries, &c engagea LAMERIQUE:
lesHiabitansquis dre à demeurer iavoient dans lcs peincàf ferelou- enrichir, ment, ni nipayerlesf nous nuire frais sdeleurarmes I7of,
fins des Efpagnols, à Quartiers voi- obligerà.bandonners nos affez, pour nous
Habitations, &al reprendre cn leurs Sieur du Calle y mit un Quartiers. Le
Il favorifa beauicoup lesremerire les
valcur. qu'en très-peu
fibon ordre,
par fes manieresg genercufes, Flibuftiers, liberaleséc &c fur rétabli, &cles fembeoucothndl Habitans
prévenantes, il cn attira un très-grand par fa prefence reprirent le encouragez
nombre, qui donnerent bien de l'exer- Terres, & de leurs
foindeleurs
ciceaux Ennemise dela
plus d'ardeur que Manufictures avec
de policer, & de civilifer Nation.llachera fa
jamais. cequin'étoity foins
pas unp petit Colonie, &
Ze Sieui
iccEEEaLeame
ont eu un fiheureuxf ouvrages fuccés fes SaFATEERIEE Anglois de la Jamaique, &c
du Cafe
bon yvoit cregneraujourc'hurl, politelle, qu'on le prendre à ne fe méler de nous leur apla
venir
LE
bonnes gout, manicres,, generofité, & les autres inquiéter. quatre Vaiffeaux TTETE fervitp pour cedeffein de trt Ja- de
honnétes gens, au licu qui des difinguent manieresim- les ila.Core: ily joignit dul Roi, qui pafferent maiqut,
polics, & fauvages, en un
Marchands,
quelquest Navires
des manieres boucanieres mot, au licu touslesBatimens qu'ilarma en guerre, avec
autrefois. qui y étoient fur cettePlouequinse desfibultiense à
Il mit
L'avantage que les E.pagnols & les Habitans Fibulticonn carles feizecent defes
Anglois & Hollandois leurs
n'aiant queleurs
Vaiffeaux
avoient cufirnousauc
Alliez- , rentaucunes' Equipages, nei fournifit efperer de
Capenifor. leur & il fit voile rpielaee du petit Goave
nomchade-teut-l-fate de de la méme année
lc16Août
Prife da EAicarcaneees la Forterciledul Port-Paix. de Ilfti
1694. Pors efforts exerorlinaires, Iisfirentdes me moisalaRade des
Paixpar
nrveshntnt
les mer unel Flotte
pour mettre en de
qui Vaches dansl'IAle
gnalsen E/pa- bler de nombreufes confiderable, &c affem- lajamaique, appartient aux An1094. querent la Fortereffe Troupes, du Port-Paix quiattalap
mois de
au
EESOLCAEES
HmAkapisieiet plus
Juia mil fix cent nonante
dél nombreufs,
tre.
me moisalaRade des
Paixpar
nrveshntnt
les mer unel Flotte
pour mettre en de
qui Vaches dansl'IAle
gnalsen E/pa- bler de nombreufes confiderable, &c affem- lajamaique, appartient aux An1094. querent la Fortereffe Troupes, du Port-Paix quiattalap
mois de
au
EESOLCAEES
HmAkapisieiet plus
Juia mil fix cent nonante
dél nombreufs,
tre. qua- Slaplusconidenbie Les Anglois
leurs Colonies. Le Sieur du Caffe qui étoit alors àl lac defcente: furpris, ils fe ne; purents'oppofer
petit Goave, 2 ne fut averti de l'entrc- au enaffez grandnombre, rallierent cependant
prife des E/pagnols,
faétion de fefaire bien &ceurentlaf fatisFort plus tems d'y apporter quequandilnefut du remede. Le enfuite les témoins du battre, écd'étre
fur pris Scruiné en;
François firent de plus de pillage que les
je le dirai ci-aprèss lc partic, comme leurpais, d'ohils
fept liciies de
auffi-bien celuidu Bourg fut brûlé bredEiclaves, de enleverent grandi Inommis alant R quele Sicur Cap,SlesEmne du Cafle
Sucreries, der meubles, d'attirails de
fembloit des Troupes, &c
raf- & autres effets marchandifes, A dargenteric,
pellé tous les Flibuftiers cquilavoitrap les licux étoient précieux. mefureque
mer, fe retirerent chez qui étoient en feu, & on détruifit pillez, on mettoitle
que aucun butin, &c fans eux, fans pref- de fond en comble ainfi, & on ruina
magequilss
le dom- tions, Sucreries & toutes les HabitaZom. IL
pdcniles
smar
Ec verentdanscette étenduc vilsaguifetroa de pais,
Le --- Page 252 ---
214 NOUVEAUX
E701. Le Sieur du Caffe aiant fair VOYAGES AUX ISLES
lebutin, Scrembarquerfes charger ilya avoit douze picces de
faire fa feconde defcente Troupesalla gens les
Canon. Nos
ran; c'eft un endroit au Port Mo- retanehement,len challerentl'épéc à la main dece 17o1;
pointedel'Eftd del lar mêmclflc. confiderable à la rent leFort, mirentenfulite, & prifentrédece Port fût défendué Quoique huit jours cntiers xyetablirent, qu'ils
pendant
fortes redoutes, furl'une pardeux nos Partis qui étoient fans ydemeurerent,
avoit dix-huit pieces dc Canon, defquellesily & fix Pagne, battirent totijours ceflen.cam- les
fur l'autre,
d'yen- ravagerent, pillerents & brilerentt Ennemiss
trer: on yi firunenouvelle afianemendapn defeente, &c lepaisaquatie &cing lieties à la ronde: tout
onpilla, & brôla quantité de Sucreries defortequ'on plus brûlé de comptoit nous avionis
aveele.Vilagers liciies à la ronde, squifetrouverent à trois
Bourgs les & de Villages à la
quoi onferem- Jamaique, que Anglois & les
Caffc barqua une feçonde des Les Sieur du gnols n'avoient brûlé de maifons Efpa- dans
le Sieur détacha le de cet endroit fon Major Sicur nos Quartiers du Caffef fit de dans S.
quantité de Sucreries defortequ'on plus brûlé de comptoit nous avionis
aveele.Vilagers liciies à la ronde, squifetrouverent à trois
Bourgs les & de Villages à la
quoi onferem- Jamaique, que Anglois & les
Caffc barqua une feçonde des Les Sieur du gnols n'avoient brûlé de maifons Efpa- dans
le Sieur détacha le de cet endroit fon Major Sicur nos Quartiers du Caffef fit de dans S. Domingue. Le
mens Flibufliers, Beauregard qui allerent avec cinq Bâti- tin prodigieux cn Eiclaves, cetendroitunba- en
Sucrerics piller, &b brâler tous les Villages, ravager, &les monnoyé, files
argenteric, meubles, argent uftenleverent auffi de la Côte du Nord. Ils en- tout deSucreries &c marchandifes. Ilfit
avoient reçu, felon l'ordre qu'ils en
embarquer à fans fe preffer, & lorftimensqu'ils toutcs les Barques&cBa- qu'ilfurpréta & crever les partir, il fitr ralerleF Fort,
rente del butin, trouverent, & les charge- à
Canons, de fe dont il ne jugea
qu'ils ne lesleursen étant fi pleins,
charger. Il arriva à
leurs détachemens fçavoient où placer celui que Earer fans autre moter 17 du mois de Septembre
momens. apportoient à tous quante hommes, perte que d'environ cent cinPourles Sieur du Caffe, il alla
une infinité de quoiqu'on & eût livré
gros de fa Flotte & de fes Troupes avec de- le tuéplus def@ptcenthommes: combats, aux qu'on enne- eût:
fein vant le Fort Royal, & quoique fon def. mis. larme, nefûit pour qued'y y attirer donner les" une fauffe al- fa Limsnmtie aux ennemis a été de
Milices de Flile, feagens Troupes & les millions, fans compter un plus Vaifleau de douze
leur courage, nelaifierent emportez met- par Guerrede cinquante Canons
leur de
tre aterre, aiant écarté &c
enleva, & quantité de qu'on
unevaleur
avec chands, & autres Vaiffeaux MarC
bre de'Troupcs fiurprenante, &c de Milices, le grand nom- ouqu'on fitécheoir, Bâtimens ou qu'on qu'on prits
toient oppolées à leur defcente. qui Ilsmi- s'6- la Côte. Les Efclaves Negresquifurent brala fur
rentauli-totlef feu à
partagez, étoient au
& s'étant rembarquez quelques pendant endroits, la
cent, mais ceux nombrededis-huit furent enlevez
ils allerent moutiller à
où nuit, ils les particuliers, g qui ne furent par
firent unc quatriéme defcente Ouatiou,
rapportez: salamaledhbuniny étoient poine en
mes vigoureufe refiftance de fept cent malgréla hom- bien plus grand nombre, &
à
de pied, & d'un gros Efcadron de l'argent bles, monnoyéour travaillé, aux quand meuCavalerie, quiétoiento tcouversd'unbon lesdes auxmarchancifes, Sc auxuftenfiretranchement, foûtenu d'unFortsot qu'a prefent Sucreries, d'en fixer ila éteimpollible juf.
amaledhbuniny étoient poine en
mes vigoureufe refiftance de fept cent malgréla hom- bien plus grand nombre, &
à
de pied, & d'un gros Efcadron de l'argent bles, monnoyéour travaillé, aux quand meuCavalerie, quiétoiento tcouversd'unbon lesdes auxmarchancifes, Sc auxuftenfiretranchement, foûtenu d'unFortsot qu'a prefent Sucreries, d'en fixer ila éteimpollible juf. aujuitelavalcor. I --- Page 253 ---
FRANCOISES DE
f7ôi. Ilfufitde dire, que cequiaété
LAMERIQUE
té àlar maffecommuneae enrichi untrés- rappor- dantquier enousn'avions alors un 219
grand nombre deFlibuftiers & d'Habi- Vaiffeau de Guerre, E
feul 1701,
tans de la Côte, & M.duCaffe&c Corfaires étoient en mer: que car tous nos
fes Officiers y ont REd des fortunes f tournez apparences, ils ne feroicnt pas tous felon re- les
confiderables, qu'ellesauroient pûr faire
chez eux. envie aux plus riches particuliers de La Colonic de Saint Domingue fut
P'Europe. Croix augmentée de celle de l'Ie de Sainte IaCal: piedes,
qu'on y tranfporta le 2 Février Creix
lesAnglois, ils
Seummetee
crurent qu'ily alloitde 169r. leSieur deGalifet Gentilhomme tranf. demeurer
Provengal, &
portée
inhermiecares avec M. du Cafle. C'eft enrefte
détachée Capitaine de la Marinc, d'une Com- S.Dsralfemblerent autant de. pourquoi ils IRERE comme Commandant. Il étoitàla mingues
leur fut poilible, & les mirentfire Troupes qu'il poite au Comtede
devoitce
treVaiffeaux deGuerre quileur étoient qua- general des Illes,, BienseGouverneur qui l'avoit
venus d'Angleterre, &furd'autresNacommander aSainte Croix, cnvoyé
Frat mort du
après
Zti Ani- Wicaquilajoigarenta desBatimens plats, cetteEftadreavee faire
que la Cour Gouverneurs y cut
en attendant
gloisea- centes. Ils
pour des def- Galifet câtena pourvû. Ces Sicurde
meneruns
parurent devant
arrivantas. le Suar. principal Quartierdel Leogane,au l'Efterre, com- le qualité del Lieutenant del Dominguels
fEforrs. tierde mencement du moisde Novembre de la deGouverneur" Titulaire Roi,
méme année 1694. &
& de Commandant au
CAPERE
marches, de
firentquantité de fin celle de
Cap, & entes, tantôt d'und contremarches, côté,
&c defein- ya demeuré jufqu'en Gouverneur du Caps il
tre, Pour attirer nos gens, éctantôtdel'au- &cles fati- paffe en France avec des 1715.
. tierde mencement du moisde Novembre de la deGouverneur" Titulaire Roi,
méme année 1694. &
& de Commandant au
CAPERE
marches, de
firentquantité de fin celle de
Cap, & entes, tantôt d'und contremarches, côté,
&c defein- ya demeuré jufqu'en Gouverneur du Caps il
tre, Pour attirer nos gens, éctantôtdel'au- &cles fati- paffe en France avec des 1715. biens qu'ilefreguer, afin det trouver un moment favo- fes, lepillage de
immenrable, pour fairel leurdefcente. Maisle utdete & fon économielur Cantagene, avoient foninSieurdu Caffe mit fi bon ordre tout le amaffer. fait
long de la Côte, qu'ils n'oferent jamais Lc Sieur du Caffe à latéte
temtsunacbangutneorr ils fe conten- Habitans, zeou quinze centhommes delà dequator- Colonie,
ERmeererenaed éeguatreou cinq mille boulets, dep lansau- poudre, avect une diftinétion Flibufticrs, Neretiferet àl
tre fruit que detuer cing Hommes, &c de Cartagene; & on doltdire, finguliere la prife
quelques Chevaux, & d'abattre une tort à perionne, que lc Sieur del fansfire
maifon. Ils prirentfeulementd deuxmau- qui commandoit cette
Pointis
elti redevable & à fes gens, entreprifé, de la lui
Frnenascno donnez, &cen firent écholier deux
&c du profit qu'ila
gloire
tres qu'on déchanges, & qu'on brûla. au- tion. uredrceuceapede
Tels furent les exploits decette.Armée étoit L'Efcadre du Sieur de Pointis
Navale 3
partie de la Radede
qui
en devoit Aon-enfraicpes attendre, &c à la dépenfé
vier 1697. arriva au petit BreitleoJanles Jamaiquains avoient faite
que PIle S. Domingue le 7. de Goave dans
armement, qu'il y eut de pour cet vant. Mars fuiteltations entr'eux & les grolles con- Caffe ElejmigntlesTroupae le 18.au Cap' Tiburon. duSicurda
de la Flotte. Ils furent heureuxe Commandans Flotte en partit le 26. & mouilla Toute le la Expedin
cepen- Avril à la Rade de Sombaye à P'Et tion de
Ec 2
2 Cartages
Car-". --- Page 254 ---
216 NOUVEAUX VOYAGES
I,01. Cartagene. Leig.) .leSieur du Caffemit Sicur du AUX ISLES
àterre avecun Partide
chée le Caffe &c
reconnoitre le licu ou l'Arméer Fuibulliers,pour pouvoit
30. n'eurent fesgenséramilatranc lap
17C1,
débarquer plus facilement, & plus fire- tendre plusp que! lab breche fa plusg patienced'at- grande, & Prifede
ment, &c pour découvrir s'il n'y avoit viron praticable: quoiqu'elle n'etitqu'en- laliaute
point d'embufcades, dont pour l'ordi- montée quatre toifes de large, & fa Villepar
naire les Eipagnols nefont; point ayares.
30. n'eurent fesgenséramilatranc lap
17C1,
débarquer plus facilement, & plus fire- tendre plusp que! lab breche fa plusg patienced'at- grande, & Prifede
ment, &c pour découvrir s'il n'y avoit viron praticable: quoiqu'elle n'etitqu'en- laliaute
point d'embufcades, dont pour l'ordi- montée quatre toifes de large, & fa Villepar
naire les Eipagnols nefont; point ayares. fut trés-difficile, & trés-efcar- que lesEliLesTroupes queleSieurdcPointisa avoit péc, ils ydonnerent un affaut fi furieux bafinrs,
Emetmatingiemmnet trois mille ilamain, quilsemporterent la Vill-Hauteléepée
fepecenthommes &
Volontaires, Soldats, de
cequiobligeal &
aleGouverneur
Matelots, firent leur defcente fort de la capituler, de fortir le 4 de Mai
tranquillement, du
8c précedezparl le Sieur étoit Ville-Baffe encored avec fa Garnifon,
Cafle, & les Flibultiers, cllcs s'ap- toutes les dedix-huit teenthommes, Re
procherent du Fort de Bocachica,
marques d'honneur qu'il pût
défend l'entréeda Port d'une maniere qui fi defirer. Il n'ef
avantageufe, entrer, & une qu'il n'eft pas poflible d'y qu'on trouva pas dcs necefaire que je dife ici
taquer la Ville par fans fuitenccetlaire, étre maitres d'at- cette Ville, toutle: richeffes mondel let infinies dans
Port. de ce cc qui n'elt pas venu à fçaits mais
Prifede Les Flibuftiers
de
la connoiffance
Bocachi- d'abord
& les Negresallerent mer toutlemonde, la
&cdontj jedois inforsaparle Siexr du
fe pofter prefque furle bord du
pofterité, e'eft que le Sieur de
Caffio Foffé, d'oui ilsi firenti un fig
Pointis, devoit ceite
kereli- de trois Barques chargées lignmndfeuque Et.itn valeurdesF Flibuftiers, importante ouenlir. que le Gouverneur de deTroupes, blia ce qu'il leur avoit
voyoit pour renforcer la Cartagene Garnifon en- du challepartie qui avoit été promis faite avec par eux la
Fort, unefutobligée de
au Cap" Tiburon, & au lieu deleur don-
& les deux autres aiant débarqué w'enretourner, leurs ner lap part qui leurd devoitrevenir fijuf
Troupesal lafaveur d'une fortie,
tement rdmbitin,ilvoulati
particdela Garnifondul Fortfitp pour qu'une les me des Matelots, à raifon lespayercom- de cing écus
y introduire, les Flibuftiers les
parmois. Cetteinjullice ecriante lesirrirent, lest taillerent en pieces,
tafif à fort, qu'ilsalloient fe rendre
rent
cux-mémes,
juftice
REE
unaffauralap placeli
lefaire,fans lec &ils étoient en état de
tre, que le Gouverneur sirkfopinit craignant d'é- du Caffe crédit &
M,
tre
emporté, s'ils y revenoient une fc- d'en avoit fur eux; l'autoritéquel il les empécha
condefois, battitla ichamade, & fe ren- mit veniraux le voies defait,
ditadifcretion le fecond jour de l'atta- leur que étoitdû.
auralap placeli
lefaire,fans lec &ils étoient en état de
tre, que le Gouverneur sirkfopinit craignant d'é- du Caffe crédit &
M,
tre
emporté, s'ils y revenoient une fc- d'en avoit fur eux; l'autoritéquel il les empécha
condefois, battitla ichamade, & fe ren- mit veniraux le voies defait,
ditadifcretion le fecond jour de l'atta- leur que étoitdû. Roi leur feroit
que. ESEE
Celaenappaifa
Les Vaifeaux curentainfl'entrée du du uns qui s'en retournerent avec quelqucs- le Sieur
Port libre le 17 Avril. On
Caffe à S.Domingues mais lesautres
enfutite des Forts de Sainte s'approcha Croix, de rentrerent dans la Ville, la pillerent de
Saint Lazare & des Anglois, on les nouveau, & trouverent encore, à ce
canonna, &on y jetta desbombes, qui qu'on prétend plus de quatre millions. obligerentles Eipagnols delesabandon- Jlenembargubren feroient
avec cebutin, &le
acr, clatranchéciure ouvertedevantla fait lc Sieur confolez de du tort que leur avoit
Haute-Ville le 28. du méme mois. Le point rencontré Pointis, la Flotte s'ils n'euffent
Angloife qui
ve- --- Page 255 ---
Iyor.) venoit au fecoursdes FRANCOISES Elpagnols,
DE LAMERIQUE
quellele SieurdePointiseroire &àla- momens, illes
un bonheur extraordinaire. CetteFlot- échapépar nerlap plus grande contraignit partiede d'abandon- L17or)
te qui étoit de 27 Vaiffeaux de Guerre avec une cinquantaine de leur pillage,
rencontra ceux
bleffez, & quelques morts, & de
bre de dix, tousaffez desPubulliersau petits, très-char- nom- rent lefeu: à deux outrois: prifonniers. Ils migez, lcur &cfort mal équipez, comme c'eft qu'ils fe virent preffez; cefut maifons, ce lorf
ordinaire. fauva, Parce
Malgré
courira aup plus
jugea qu'il T
avoir entr'eux
NE
nigiépmtigiutariy &1
arrêter Tincendic, qu'à Rfongert les plitôt à
tirent pendant un lesdAnglots jour comme ils(ebat- des dé. ferembarquer, de
comme il cmpécherde
felperezs ment àla fin Gx aiant été entiere- faire. auroitétéaife
bas furent démitez, pris, & &c étant les prêts à couler ilf furfait M.du Caffe paffa en France en 17c0. fauverenr,
quatre autres fe Roi, &cles ChefdEfeadie Sieur
des Armées du
fort délabrez &earriverenta à la verité, au petit Goave Guadeloupefatr Auger Gouverneur de la
bien chargezdel butin. maisriches &c verneur dela' Tortue nomméenf & fa S. placeGoufallur peu que lesAnglois Cependaneilien gue.Pendantl lablence du Côtes Dominfened'inep partiedub
nes'emparaf ce fut leSieur de Boilli Sicurdu Caffe,
fait à Cartagene.
des Armées du
fort délabrez &earriverenta à la verité, au petit Goave Guadeloupefatr Auger Gouverneur de la
bien chargezdel butin. maisriches &c verneur dela' Tortue nomméenf & fa S. placeGoufallur peu que lesAnglois Cependaneilien gue.Pendantl lablence du Côtes Dominfened'inep partiedub
nes'emparaf ce fut leSieur de Boilli Sicurdu Caffe,
fait à Cartagene. batinquenoesavions Ils avoientfçd,
le Commandement de toutel Ramé, qui eut
fçai par qu'elle voie, que M. du Caffe je ne ila en qualité de Gouverneur du la Colonie,
aveclesfibullierse où ils
étoit au petit Goave, mort eu le premier la qualité, Cap,dont &t étant
leur expedition, ferecompenfplent dest fatigues de tion, aflezpeu le Sicur detems dc après fa nominaque s'il n'y avoit avecautant de fécurité fa
Galifet fut nommé en
dans le monde. Ils point vinrent eu d'ennemis LesProvifionsd place. du
Cap Tiburon au nombre de moiiller au mois del Mai 1703. Il Sieur Auger fontda
feaux Anglois &c Hollandois, 24 & déta- Vaif- faChargeaur
prit poliflion la de
cherent 24 Chaloupes avec douze
annéc, &1 mourutaud moird@cobredel méme
hommes deshangiemnents
cent l'année 1706. ilnefe commencement de
furprendrel le Bourg du petit' quivinrent Goave derable dans laColonic pafarien deconfinuit du 22 de Juillet. Leur
la de fon Gouvernement: pendant à le tems
aroité tétéfibien conduiteqalilsp entreprife fonnedus
Quanr la
enleverM. .du Cafle, qui cut penierent parler, lorfquej Sierauger, je ferai jemereferved le
coe
defe fauver parune porte de lebonheur ruption
détail de l'irfa maifon, pendant qu'on derrierede de'la quelesanglois firenedans l'Ile
quifdonnoit farla: rué. Quelques forçoit celle Auger Guadeouneent étoit alors 1703. dont le Sieur
defufil aiant éveillé nos
coups Le
Gourerneur. leur aiant fait prendre les Plibufiers, armes, M.du & braves, ComtedcChoieun, &c des plus anciens Tondesplas
Calfefemit à latétedu
des Vaiffeaux du Roi, lui Capitaines
qui fe forma, Scaiant chargé premier les Poloton Enne- pritpoliefion de fon
fucceda: il
mis, qui étoient pour lap
1707-fonn
Gouvemementen
pez à piller les mailons à piupart melure occu- encore; plusquel meriteperfonnelled l
diftinguoit
s'en rendoient maitres, il les qu'ils voit étre plusil silluftre, naifance, &c quir nej pousivement,
repou@a C'étoit un hommc lage, plus liberal, éclatante.
oton Enne- pritpoliefion de fon
fucceda: il
mis, qui étoient pour lap
1707-fonn
Gouvemementen
pez à piller les mailons à piupart melure occu- encore; plusquel meriteperfonnelled l
diftinguoit
s'en rendoient maitres, il les qu'ils voit étre plusil silluftre, naifance, &c quir nej pousivement,
repou@a C'étoit un hommc lage, plus liberal, éclatante. katimpegwiniinas falfant, doux , & extremement bienEc3 3
poliy
dont --- Page 256 ---
218 NOUVEAUX
1701. dont la Colonic qu'il a gouvernée.avec VOYAGES AUX ISLES
beaucoup dej prudence,
confiderable que cellc de S. Domintems la perte. Scsa affaires regretteralong- gue. Ilmit la
Iyor:
LeComte & cellesdela Colonic particuliceres, de fai- quiadonné le pnkorpencaftelits Nowzell
de Choi- re un voiage cn Francc, l'obligeant
velle Villede commencement à la nou- Ville de
(cnil fur le Vailleau du
is'embarqua à l'endroit Lcogane, que Ponabâtic Leoganel
GouverRoi la Thetis,
nommé la Ravine,
Tr7e de efcortoit un bon nombre dc
d'unepetite demielietic del éloigné entre
Tortwé Marchands. lamer,
NTa.S
lesBourgs del'Efterre
(amort. Vaifleaux de Hsfurentattaques Guerre Anglois, pardeux dont le viere, dont ona obligél dedelapetite les Habitans Ri- de
moindre
tran(porterleurs: rsmaifonsen cet
tis. Le CRhTAERTENTE Combat gui fut
& pourformercetter nouvelle endroit,
très-long,
tres-rude aj
Ville, quicft
donalieussvalftaux) Mar- ncral, ochiamsascasmnsn gechandadeséchaper: de
del'Intendant,
ne tomba entre les mains forteque dcs pas un fances; leSicge de la 8desautres Puif- &c
Mais la Thetis aiant été démâtec, Anglois. & duConfeils ISuperieur de JulticeRoyale cette
de
aiaht perdu la meilleure partic de fon PHle, qui commence à la Riviere partic de
Equipage, fut enfin obligéed dei ferendre. lacôtedu l'Artibonite &c finit au CapMongont fur
LeComtede dans ce Combat Choifetil des qui avoit donné tie de l'Ifle Sud. depuis Al'égard la del'autre parperience, de fa marques de fon ex- bonitejufqu'a
, Riviere del'Artibravoure, & d'unc in- diction d'unautre Bayha, elle eltdelaJurif. frepiuincharprenante," lement, & mis à terre furbleffémortel- à la Havanne le Roi a établi Confeil en la Ville Superieurque du
Ville Capitale del PIlede
1702. Cap en
mourut. Lanouvelle de fa mortalantété Couve, oùi il Jediraiciapres en parlant de la Ville
apportécà S.I Domingue, toutela Colo- del Lcogane, le defein: avoit été de
nicler pleura, onrendit à fa memoirelcs labitiren un det appelléle grand Boudevoirs Funebres, avectoutel lar
can.
a établi Confeil en la Ville Superieurque du
Ville Capitale del PIlede
1702. Cap en
mourut. Lanouvelle de fa mortalantété Couve, oùi il Jediraiciapres en parlant de la Ville
apportécà S.I Domingue, toutela Colo- del Lcogane, le defein: avoit été de
nicler pleura, onrendit à fa memoirelcs labitiren un det appelléle grand Boudevoirs Funebres, avectoutel lar
can. LeChevalier Renau
ficence poffible, & leP.Nicolas) magni- Joiin neral de la Marinc l'avoit ainfi
Religicux de nôtreOrdre, delal Provin- en1700., Jedoute que l'endroit
ce
des. Loilis, Profefleur
schoifichizrs foirauffi quelon
& Curé de T'Eltee, enThcologic, en aufli-bon air. Cette commode, &c
raifon
prononça fon O- peut-étretravenf@cour nouvelle Ville
univerfel. r-hsaeidirieinis pàr la grande Riviere mémeenvironnée
Lc Sicur de Valernod Maréchal
mémc par un litou canal quiy y va d'elleCamps & Armécs duRoi, fut nommé des ne faut qu'ouvrir tant foit naturel, qu'il
laCour, pourcommander
faire couler, cequi
peu pour l'y
Race du Comte de Choifciil: pendant tite commodité pour neléroitpasunep cette
pene doutoit point qu'iln n'edtleGouver- on aufli eft cc la feule qu'on lui Villes mais
nement, mais à peine vécut-il
curer: carclleeft fituéc dans puifle un proà S. Dominguc, il y mourut fixmois de
bas & fangeux, aflez présdela terrain
ladie, & fut extrémementr regretté,on ma- enavoir) lesicommodiacts
attendoit
&ctrop
copERE
toute l'experience, beaucoupdelui: la
car ilavoir Eterdieassiavasears enl Ride, & pour avoir les quifont
dence, & les autres fermcté, la prumarchandinecelaires au Chef d'une qualitez font par le fecours
PRESEEAEET
CS unc dépenfe, & desChareties, un inconvenient cc qui eft
confide- --- Page 257 ---
FRANCOISES DE
1701. derable. Onaétéobligédef faire uncef- de LAMERIQUE
peced de Fort furlebordo dela mer, pour Gouverneurs generaux, &c le Sieur I7or. défendre Ja Rade les Vaifleaux, & pour garder Mishonquiyeseroolte depuis
Sieur de
en cas de beloin. On auroit
long-tems Or- Sorel
fait
EESerereaienet
beaucoupmieuxfi debâtirla Ville fur donnateur, Soquifuibitenroorese choles Gowuerleborddel la mer, c'eft la fituation na- lesfonétionse lité dans le sdlntendant,ae eu cettequa- neraus Neurige:
Ernsarbsnisra ouf fionacudes raifonsp
Sorel a été méme-tems nommé au que leSieur de d.5-De-,
tir en cet
il pour nela pasba- general. Gouvernement mingue,
auroit fallufuivrele endroit-la, deffein, me femble qu'il J'ai dit ci-devant que le
du Chevalier Renau & deN M. &clechoix du Calle, aculaqualitéd de Gouverneurp premier qui
&clap placer au grand Boucan, où leter. du CapFrunçois, étoitle Sieur particulier de Boiflirain eit pluse élevé, fec,
Ramé, qui cut
meilleur air,
fablonneux, en de Califet.
ue,
auroit fallufuivrele endroit-la, deffein, me femble qu'il J'ai dit ci-devant que le
du Chevalier Renau & deN M. &clechoix du Calle, aculaqualitéd de Gouverneurp premier qui
&clap placer au grand Boucan, où leter. du CapFrunçois, étoitle Sieur particulier de Boiflirain eit pluse élevé, fec,
Ramé, qui cut
meilleur air,
fablonneux, en de Califet. Lc Sicur pourflaccefleur de
le Sieur
autour duquel plus on auroit expofé au vent, & nant del Roi lui fucceda Charite Lieutela grande
pà faire pafler en1716. la
en 1706. &cut
facilité. Riviere, avec encore plus de ment General. Lieutenance LeComte au CouverneIsComte DeComte de Blenac
prefentement Gouverneur d'Arquian du
eft
deBlenac
Chefd'Efeadre
Cap. Gouver- deineastandosiatant filsdu Com- eRetarerclapumed edu Sud, qu'il
newrGeGou- avoitdonnécaune
verneur
meralde Sabontritifnones General des Mles
la Compagnie de Compagnie, PIle à
appellée
S.Do- del'Amerique, vint à S. Scterre ferme nommoit parhonneur la Vache, qu'on
mingue, fin de1713. il a été le Domingue àl la S. Domingue, en cette Compagnie de
lae qualité de Gouverneur premier qui a eu forte que lc Gouverneur année1720. de
Domingue. General de S. fcs ordres, les Gouverneurs Generala du fous
Il fut relevé à la fin de 1716. le S.Loitis, ou Ile à Vache, Cap, de
Marquis de Château-Morand auffi par Chef mandansdulPor-Paixe Sdupetit &clesCom- Goave. d'Efcadre,
Je parlerai dans les Chapitres
tions le rendant minnepuemniaipot peu propre à demeurer plusenp PamiceulierdelsColénied de fuivans
dans le pais, il demanda fon rappel à la mingue:
viens S.DoIMar- Cour, & fut relevé furl la fin de
dire,fuffity jeeroiqueequejes pour cn
d'en
Chiteau quis de derniere 1719. parle Sieur dc Sorellnf- l'année jullesjulqu'a ce que donnerune j'en puilfe idécaffez donner
Morand peéteur Generaldel lal Marine,
cft
gle
quiye j'elpere faire dans
RrEtoreE
aujourd'hui. Tousdeuxo onteul lac qualité
un autre Ouvrage. H A P I T R E IV. L'Auteur arrive au Cap Frangois. de
TaSENfn S le Samedy premier jour licues Deftription ce Quartier. de l'année 1701. Nous dé- -pas chez déllappelléel lui, & Limonade:iln'étoit
barquâmes fur les fept heune devoit revenir que. resdur matin.Nousf fimes
furlesdixl heures pour direla Meffe. Le
ternos hardes dans un Cabaret, & nous por- je Marguillier à qui je parlai me dit,
fimes àl'Eglife, pourdirelaMelte. Le ferois plaifir au Curé, & à tout
Pere
PE
Capucin qui étoit Curédu
Peuple de dire la Meffe à P'heure ordidefervoit encore une Paroiffe Bourgs à trois.
devoit revenir que. resdur matin.Nousf fimes
furlesdixl heures pour direla Meffe. Le
ternos hardes dans un Cabaret, & nous por- je Marguillier à qui je parlai me dit,
fimes àl'Eglife, pourdirelaMelte. Le ferois plaifir au Curé, & à tout
Pere
PE
Capucin qui étoit Curédu
Peuple de dire la Meffe à P'heure ordidefervoit encore une Paroiffe Bourgs à trois. naires c'eft-a-dire, entre huit & neuf
heurcs, & que Gje voulois, il alloit cnvoyer --- Page 258 ---
VOYAGES AUX ISLES
220 NOUVEAUX avertir le Pere font péris dans cct élement. 1701,
1701. voyer un exprès, pour afinqu'ilne LesGeographeslan amettentfousledixCapucin dc nôtre arrivéc, de venir. Jeluifis huitiéme degréde latitude Septentrionfedonnâtpasl la peine que jei dirois encore la ESS-PERESNE s'ils prennent cette
dire de
fuivant, & qu'il
gitude. Je ne fçai de Plile, ou du Cap. Meffe ET jour fur moi, du loin ER latitudc du centre
car ces
voit fe repofer Siwordnutarcuauliene où François, ou du cauferoient CapMongon, des erreurs
Paroille,
differens points
longitude,
ilétoit. attendant T'heure del la Mefle nous confiderables. Alégarddelal
allâmes En voir les Religieux de la Chari- PEMTITOELASTN pour avertir le Leéteur, querien n'eft
té. Le Superieur que nous maisnouso nc connoif- con- plus incertain, & que tous les moyens
fonspoint, étoitablent, le Religieux dont tons'e#t fervi jufqu'à n'ontencorcrien prefent pour
noiffions particulierement
tromericliongiadese
qureoitaseclul, nomméleErerekay. &cnous produit de fixe & d'afluré. les
mond. Hinonrecocameneuley eux. LePere La partic de TIfle occupéc par
prinfortd dec demeureravec pas-à-propos de leur François, commencei unegrandeplai. Bahaia, oèil
Cabaffonnejugea
neàlEltdu Cap appelléc
donner roneiraMnm yavoit dans le tcms que me trouvai
feà THopital, pendant quejelafusdire danslep pais detresbeauxe
ERtelent
àla Paroiffe. le dc cette plaine en cottoyant la bande du
Cap Lc Cap François, ou milieu fimplement de la lon- Nendenalantaroweln, & retournant
Trangtis Cap, eft prefque au
oucom- ATElparlabandedas Sud jufqu'au Cap
deS.Do- gucurdelile deS.Dominique, S. Domin- Mongon, qui eft prelque à & une de
mingue. les
O
me difent Efpagnols, le Nord. diftance dela poinredetEt
fur la côte qui regarde Ile fut de TOuctt, on parcourt toutel la partie
AECALI le monde fçait que cette Colomben Françoife. LeCap leplusà) TOucit cit
découverte par Chriftophle les Indiens de appelelc-capTierene ou" Tuberon,ou
1492. & que CC furent S.
on, qui eft prelque à & une de
mingue. les
O
me difent Efpagnols, le Nord. diftance dela poinredetEt
fur la côte qui regarde Ile fut de TOuctt, on parcourt toutel la partie
AECALI le monde fçait que cette Colomben Françoife. LeCap leplusà) TOucit cit
découverte par Chriftophle les Indiens de appelelc-capTierene ou" Tuberon,ou
1492. & que CC furent S. Salvador 9 commedi@entlest E/pagnols, delosTuGuanahami autrement
quilalui berones, c'eft-d-dire, des Requiens,
la plus orientale desLucayes, conduifirent. qu'ilsont: ainfii nommez, ces foitquilsayent fortes de
indiquerent 2 ou qui l'y la petite Ef trouvé beaucoup de foit
poif- quclElle fut d'abord sppellée Ville que Colomb fons en cet endroit, n'ett pour à ma
fur &rlapremiere la côte du Nord où il avoit qu'autre raifonqui Cette partic pasvenus en fuivant
DETAA
en l'hon- connoillance. du grand
abordé, fut nomméel@abelle, four- tousles contours des.Ances& doit avoir Circuit
neurde la Reine Hfabelle,quiavoitt del'argent, Cul-de-Sac de Leogane, Mais fi d
nide fes deniers une partic
de plusdetrois cent) lieuesde tour. sie Liae
quifutemployéaur emeenmrnete dire qucl les dix-fept on la confidere commeonmefineonur de Foife. Colomb. 'On ifurent peut employezp pour cct- nairement les côtes, elle c'eft-à-dire, n'en a pas plus
milleécusquif furent une femencebien pointe deux en cent. pointe, Lerefte du tour del'lle
tedécouveite, feconde, qui a produiraux Efpagnols, trelors de
aux E/pagnols, il eft à peu
8cà tontcretederUsauene des la Imer en appartient près dei mêmeg grandeur, de de manicre PIle eft ae
infinis,, fans compter la ceiquel de tant de toute la circonference Les Ecrivains Ef
a ablorbe, richement par perte chargez, qui quatre cent lieties. pagnols
Vaiffeaux --- Page 259 ---
FRANCOISES DE
A70I. pagnols Jui donnent fix cent lieiies de LAMERIQUE
Circon- tour, c'eft apparement en la mefurant acôtégauche delaplacc,
firence avec tous les scontoursdesAinces. Quoibàtiecomme 170ly
deroaie qu'il eni foit, on voit
HaTTET
Fipe. viensdedire,
aflez parcequeje AesasmeLc-t riere duSancusire, &
Lederde; mais il s'cn trsamnteniccnfonors faut infiniment
dechaquecôté, étoient environdixpieds de
ne foit peuplée comme elle l'étoitlorf- qu'elle ches. Tout lerefte étoit garnis ouvert, plan- Eglija da Cap:
gu'elle fut découverte par Chriltophle liffadé de Palmiftes refendus SepaColomb. Je n'y ay pas demeuré allez lugwahauneurdappue afin feulement
long tems, & jen'en ay pas faitletour entendre la Meffe de dehors commc qu'onpit de
par terreavecautante
celle de la Guadeloupe; dexachiudequede ainfijen'enfe- Eiontanaeoee fimples,desplus malornez, 8cdes plus
rai pas une defeription aufi exaéte
mal propres qu'on voir.
refendus SepaColomb. Je n'y ay pas demeuré allez lugwahauneurdappue afin feulement
long tems, & jen'en ay pas faitletour entendre la Meffe de dehors commc qu'onpit de
par terreavecautante
celle de la Guadeloupe; dexachiudequede ainfijen'enfe- Eiontanaeoee fimples,desplus malornez, 8cdes plus
rai pas une defeription aufi exaéte
mal propres qu'on voir. plus
celle que j'ai faite de cette Ie là; que & un fautcuil, un Dieu, &c Ily avoit
comme
TETNA
mondeffein n'eft pas de
de velours rouge du
cuncareau
ce que ceuxquim'ontp précedé ont copier écrit Cet Le: appareil étoit pourle eindehErngile
avant moi, ni tout ce quejai entendu de relitede l'Eglifc
Gouverneur. caution, dire, parce que cela peur être fujet à étoitau differentes iigures, eeeitrempiidebmes & Pelpace qui
jemecontenteraic demapporter
lei fimplemento fcjour ced quejairemarquép pendant étoitauffip ni meenit proprequel les ruesyquinefont
Ze Le que
fait. avoit pavées,nit un balayées, eei-idireyquit
Taarg brûlé Bourg deux M2 Cap avoit étéruiné & L tems demipied depoufliere
du Cap. 1688. fois pendant la Guerre de
étoit fec, & autant de quand botic
joints enfemble. par les Eipagnols &c les Anglois neufheures quand il pleuvoit. & demie Je à me rendis fur les
ce tems-là, & rien His'étoitr n'étoit rétablic plus depuis facile, attendant que le Peuple cette s'aflemblar, Eglife. En
puifque de toutes Ics maifons n'étoient que audi voulus l'office fçavoir de du Sacrillain qui failoit je
tourécs Bourcherenrerres de Palmiftes palifladécs, ouen- l'Introite, Chantre, silchanteroit
vertes detaches, comme refendus, & cou- ment par les ousilcommenceroitt fimplece pais-là les quelies on appelleen répondit que Kyrieeleifon; cc n'étoit la mais il me
Palmiftcs. Ilyavoitaur oulesguanftesdes milieu dul
de tant chanter, qu'on P coûtume
unealteabelleplace d'environ troiscenc Bourg d'une Mellebaifc, courte, contentoit
pasen.quarré, bordée de maifons
promptement; & qu'on ne &expediée
des me celles que je viens de décrire. corn- Un qu'aux enterremens." Jene lailai chantoit
côtez rccorcememtmAts benir l'eau, & d'en alperfer pas de
fervi mens, par un
Magafin quiavoit après quoij je commençai la lePcuplc, &
à mettre Erad munitions du Roi. Il quandj'eus dit "Evangile,) sje Meffe;
fervoit alorsd'Hopital,
folemnité du jour demandoit crusquela
du celui qu'on bâtiffoir a bensitendaneque un quart delicic peu dePrédication. Jepréchai donc, quelque &
huit Bourg, ruésou fût achevé, lly avoitf fepta javertisquelejourt riusantjodrobedce
tifloient à cettéplace, efpeces de rués, quia abou- relaMefife,& nel heureà TEglife Atiemeretdreiadrbonm
compofées d'environ trois lefquellesétoient centmaifons.
'on bâtiffoir a bensitendaneque un quart delicic peu dePrédication. Jepréchai donc, quelque &
huit Bourg, ruésou fût achevé, lly avoitf fepta javertisquelejourt riusantjodrobedce
tifloient à cettéplace, efpeces de rués, quia abou- relaMefife,& nel heureà TEglife Atiemeretdreiadrbonm
compofées d'environ trois lefquellesétoient centmaifons. qui voudroient commencer pour confeffer l'année ceux. L'Eglile
una@tedel Religion, ens
Ton. 17, Puroitmicerendamument Sacremens, à quoi je AERICES les cxhortai de
Ff
mon --- Page 260 ---
222 NOUVEAUX VOYAGES
270r. monmieux. Apeigefeuschevéms
AUX ISLES
fonétions, 2 je retournaià àl'Hôtellericoi promenâmes puis nous quelque temsaveceuix, &
étoient nos hardes. Lc Pere Cabaffon miflaire & fûmes faluer M. Marie Com- 170r,
m'y attendoit; nous dinâmes, & puis faifoit les Infpecteur dela Marine, M.MaCharite M. de nous fûmes rendre vifite àl M. de Cha- le
fonétions d'Intendant. Nous qui rieComLieute- ritel Lieutenantde Rei,quicommandoit connoiffions affez peu; cependant mifaire
nant de fence en chefdans tout le Quartier, en l'ab- NPnicunewce.aetd poli,
honnéte & tewrde infpecRoi. tulairc de M. de Galifer Gouverneurti- vouloit à
& laMade Sainte
raoseaiened
Croix, & Comman- lui. toutcforce nous retenir chez rint. vé dant chargé au Cap du François, qui s'étant trou- Nousapprimes à nôtre
partie Françoile Coubensenentdstoure) la tellerie,
retour des à PH6étoit allé en depuis que. M.du Caffe de la Charité queleSupericure étoit venu Religieux
Europe, s'étoit rendu au Hentraprefque dans pournousvoir. ne. lemomentarccfon
Sncmanternierr Nous fimcs fort bien
cet Compagnon, & quatre ou
Maifon Officier. Sa maifon étoit reçûs de qu'ilavoit amenez avec lui. cinq Negres
deM.de petite hauteur derriere lel fituée furune complimens
Après les
Charite, munition, 3 qui fervoit alors Magafinde la venoit pour etunarcnineunigi nous conduire
Elle commandoit tout le Bourg, d'Hopital. & les qu'il à étoitf fâché de n'avoir àlHopital, pas un Palais
environs. Sa vûéd du côtéda Port étoit nous offrir, mais qu'il ne laifloit
belle, & trèsé étendué. Elleétoitbornee d'elperer ference quenous lui donnerions pas
par derriere, par des montagncs affez offertleurs fur tous ceux qui nous avoient slaprehautes, dont elle étoit feparée Par un
maifons, puifqu'étant Relilarge vallon. Cettemaifon: avoit
gieux comme nous, cllefembloitl lui
tenu aux Capucins, & fi on les appar- cn eût dae.Nousv voulimesnouse
étre
voulu croire, elle leur
fansnousend donnerl excufersmais
COCITECTIRTERAREINO appartenoit quienavoit cn- à détendrer nos hamacs, ietemsulcemiengt & àf faire characcommodéM. de Charite, n'avoit gernôtrel bagage fur les épaules des Nefans le confentement de fes
pà gres qu'il avoit amenez aveclui.
les appar- cn eût dae.Nousv voulimesnouse
étre
voulu croire, elle leur
fansnousend donnerl excufersmais
COCITECTIRTERAREINO appartenoit quienavoit cn- à détendrer nos hamacs, ietemsulcemiengt & àf faire characcommodéM. de Charite, n'avoit gernôtrel bagage fur les épaules des Nefans le confentement de fes
pà gres qu'il avoit amenez aveclui. faire cet échange, qui ne paroiffoit Confreres eumes méme bien de la peine à obtenir Nous
fort à leur avantage, à moins pas qu'il nous laiffat payer la
eût quelque retour dont on n'avoit qu'il n'y nous: avions FiteafHiorellaie dépenfe Cet
à
geant
CORRE
jugé de propos d'infruire le public. RE guite. Religicux s'appelloit le Perc. AuChariten nouso offritfa maifon. &cnous
preffa beaucoup de la prendre; je fuis llétoitMaltois dei nation, fort
Ie Pera
perfuadé qu'il le faifoit del bon coeur, dansiaMedecine, &cdans)a expert Augafe
car il eft tout-à-fait honnéte &
fage, poli, officieux, plein Chirungie, de Supe
reux. Il étoit feul alors, Madame gene- fon avoit droiture, & de charité: en dezele, un mot, il la riturde
de époufc étantdepuis quelque temsauprès dans un tous lestalensqu'on; peut fouhaiter rité, Chaj
famere qui étoit malade. des homme eft chargé du foin
Noustroivàmes en
pauvres. Il aE prefque
de Charite quelques Officiers fortanedechezM. desTrou- combienil lat travaillépour eux, incroiable &ccompes quenousavionse connus à la Martini- meissiabi.meadice du
&cfondél'Hoque: ils venoientd de noueHotellrityeh été pital Cap en fixouf fept ans
ilsavoient éténous chercher. Nousnous Supericur. quilya
Je ne manquai pas de me rendre le
lende- --- Page 261 ---
FRANCOISES DE
Iyor. lendemain de bonne heure à PEglife. LAMERIQUE
J'eus tour le tems de
exemples,
la Meffe; perfonne meprépareradire about. Rckurpintrkabiemtsead 170E. devotions. Jc celebrai nefongen la Melle, à tairefes Tous ceux quenousavions
préchai. &je
vifitez, ne
que je fus Jeneputmempécherd infiniment feandalifé dedire, du SESTESI nous donner à manger les uns après &de les
JERegenAEEE croyois être tombé vis des dans ce Peuple. peu Je angoejenavosjaann endroitdu
mangéqu'en cet
porté dans un monde nouveau, nués, & tranf- tes. Nousn'avons Cochonboucané pasaffez en de éguilletje penfois à nos Habitans des Ifes quand du Vent, marons ou de Sangliers dansl slesilesdu Cochons
KCnSTRESeRATtED leur exactitudeà à s'approcher des devotion, Sacre- lesBarques AmnteaemigsenAt qui remontent deSaint Doleurmodellied mens, leur refpeét pour leurs Pafteurs, l'ordinaire, mingue aux cErnseserrer
licentieufes & dinarEglife,ux manieres foin pour leur Graarwyelafif
ci.llsétoientd dans extraordinaires de ceux- viande excellente, voiage.
l slesilesdu Cochons
KCnSTRESeRATtED leur exactitudeà à s'approcher des devotion, Sacre- lesBarques AmnteaemigsenAt qui remontent deSaint Doleurmodellied mens, leur refpeét pour leurs Pafteurs, l'ordinaire, mingue aux cErnseserrer
licentieufes & dinarEglife,ux manieres foin pour leur Graarwyelafif
ci.llsétoientd dans extraordinaires de ceux- viande excellente, voiage. & Je d'un trouvai cette
que affembléc, ou rbaliftecommesquel à quelque fpeétacle goirquele Cochonoul
tout autre
profane; ils s'entretenoient
mangeen Europe. Voicilar aleSanglierqu'on
rioient Sebadinoient. Surroutceux enfemble, commoder cette viande; on maniered'ac- me l'expliqui au qua au Cap, & j'en vû la
gnoit au tour de
quireEEFASSSE l'Eglife parloient
Cap Dona Maria, 2 nous pratigue
Hautquer moi, quidifois la Meffe, &cmé- plus Inles mes trois du jours, quand je retournai demeurà- aux ziers Bencas G
loienrlenom d'unemaniere de Diendansleurse difcours lHle de Vent, Saint en paflant parleSud de fuaride Coap
les avertis eotue ou jene pus fouffrir. Je d'entrer dans Domingue, ce
Mais avant S.Dodevoiravectoutel la douceurp quatre fois de leur fçavoir, qu'ily a détail, deux il eft bon de mingues
voyant que cela n'operoit rien, poflible; & Saint Dominguc, dontle fortes degensà
obligé de le faire d'une maniere, jefus qui chaffer. tre continuellement dans métiereitd'é. les bois pour
filence, ebligea quelques Officiers aleurimpoler feulementp Couxquichalfent les' Taureaux
Un honnéte
lent pourenavoir le cuirssappel. medireaprèsia Meffe, homme eut la bonté de les mains Boucaniers. de tout Leur le Hiftoireeftcatre
qu'il falloit étre chaffent les Cochons monde. Ceux qui
Errmimakane te, fion vouloit vivre avec cux. Jelui pour en avoirlachairs maronsousangliers 8clag graifle, s'aprépondis, quejel fuivrois volonticrsfon pellent fimplement Chafleurs. avis,lorique point intercffée. la gloire de Dicun'y feroit corchent, Lorfquils &c onttuéun Cochon, ilsl'é- Maniere
Je ne doute nullement que Jes Peres éguillettes d'un coupent pouce & toutela demid de chairen datom. moderle
Jeluiterquiont fuccedé aux Capucins, fcurouenviron,
grof maron Cochen
n'ayentmiscesl Peuples
ammnemureet
Car j'ai vû dans toutes firunautrepied' leurs Mitions CETEEN découpent. Edet
les chofestre-bien reglées; & quelque ces éguillettes Ilsfaupoudrent de fcl battu, legerement qu'ilsyl laiflibertinage dont on qu'ils trouvent dans leslicut fntpendantvingr quatre
il elt inoui lescharge, ile leftrare, ou plirôt leiquelles ilsfécouent) tlefel, heunet,apres & étendent
que leur zele, leurs bons toutesces d'une éguillettes
Ff 2 petite cafe bien alurdestngesajour clofe en maniere
d'étuve,
& quelque ces éguillettes Ilsfaupoudrent de fcl battu, legerement qu'ilsyl laiflibertinage dont on qu'ils trouvent dans leslicut fntpendantvingr quatre
il elt inoui lescharge, ile leftrare, ou plirôt leiquelles ilsfécouent) tlefel, heunet,apres & étendent
que leur zele, leurs bons toutesces d'une éguillettes
Ff 2 petite cafe bien alurdestngesajour clofe en maniere
d'étuve, --- Page 262 ---
VOYAGES AUX ISLES que 1701t
z24 NOUVEAUX de laquelle ils Iinyavoitalors pour rroutedéfenie du Port,
$76t: d'étuve, fur le plancher dans lequel ilsjettent deux Batteries, une àl'entréed toutesd deux
font un feu clair, les OS des Cochons. 8cTautre devantlel Bourg; mal enles
& tous
8cces très-mal placées, & encorep étoit plus
Garni:
ont tuez. Desquecespeauxe ils font une fumée tretenués. La Garnifon dérachées compoiée 'de la
le feu,
M
ae
Os fentent
avec elle tous les de quatre Compagnics faire deux cent ries du
épaille, fortent qui emporte delamaticre qui Ja pro- Marine, qui C'en pouvoient étoit plus quilne falloit Cap. fcls duit; qui & ces fels pénétrant ailémentl les hommes. dans un tems de Paix, comme moins nous qu'il
cisinsquifone e.teengmnodona elles viennent à fe fe- étions alors, été necellaire & beaucoup dans un tems de
renfermez quand on les laiffe dans cette cafc n'auroit
vrai
quelque tems
cher: car
Guerre, Ileft qu'en
Onen queceloir, on ne compte mais pasbcaucoup
feches commedubois. ccs
uniquemenerur
EEREERESE
les foient
de cent livres cha- fur Troupes,
été prefquetous
fait alors des paquets autrefois pour les Habitans, quiayant
parPrix du cun, qui fe donnoient huit, c'eft-a-dire, trois Boucanierso bien ou Flibuftiers,, fe battre, WYELE & y plus
cent trois piecesde
qu'onappel- faitement perfonne, pour conferver
EFR gaillet- whtnncmntingeet parceque chaque pie- obligez lcurs biens, que & leurs familles. ges. leplecesdehuit huit réalles. Mais les Cochons
aux' Trouce vaut
"anetangaendsseas Marine,
devenus
étant
plus les Fruroparianatsain Challeurs enont fait; pesdela. coursdes eendsvoirinttoduit fols marquez; on
indiferets que valoit cinqà fix pieces quand Tufage &le avantleur arrivéequeles
le paquet
ne connoiffoit
&
à
lesdemicireal
j'étois Saint Domingue. fe conferver lesan- pieces de quatre fols, petite monnoye. Cette viandepeuti pourvà qu'on la tienne ics d'Erpague adminiftréc au Cap
nées entieres,
fec. Dans cet état elle eft La Joltice Ror
Offdans un lieu donne aucune envie d'en par unjugeRoyal, aveclesautres étoient necefbrunc, & ne
couleur dès ciers Subalternes, quiluié de fes Sentences
manger. Maselechangede quelques momens dans faires ; & les Appels Confeil Supericur, qui
quonl la mife devientvermeille, éroientporterau au Quartier de Leogane, à
ReannedeElesended ellet femble dela saffembloit
lieties aloueltdu
d'une odeur ragreable: On la peut mettre furle plus dc quatre-vinge 1702.lc Roia éta- Safia de Saint
defahre Maniere chair fraiche.
fes Sentences
manger. Maselechangede quelques momens dans faires ; & les Appels Confeil Supericur, qui
quonl la mife devientvermeille, éroientporterau au Quartier de Leogane, à
ReannedeElesended ellet femble dela saffembloit
lieties aloueltdu
d'une odeur ragreable: On la peut mettre furle plus dc quatre-vinge 1702.lc Roia éta- Safia de Saint
defahre Maniere chair fraiche. à la broche, au en ragoits un D-puatanées Confeil Superieurau Cap,
Domin
gril,
oul'on
E
wir des
en toutes TTAa fauces
des Sentences
gue. TiCE
égulls- en un mot,
wcetediflsene jugerl les Appels ouf ferontdepuisl la
ses. met le Porcfrais, plust favoureufee & parl lesJuges quifont,
qu'elle eft infiniment eft impregnée EIFtSEAT en allant à TEA.La
REEtE font fortis des peaux, êdes tiered edesEipagnols cclui de Leoganevetend
des fels qui ne]
étred quetrès- Junitai@tiondee dela
Françoife,
os brûlez qui peuvent
dans toutlerefte à la même partic Riviere de
bons. CapPrançoisn'elp point en commençant
Le Bourgdu
Il T'Artibonite. nousfimes
fermé de murailles, nidepalifadce
Dans les promenades que
du
n'cit pas même dans extrémemento un endroit propreà com- à une ou deux lieiies aux environs
être fortifié, du côté étant du Sud & de l'Oueft. terres
inpanmntn
mandé --- Page 263 ---
FRANCOISES DE
k70r: terres&cp profondesunp pais
LAMERIQUE
able, & qui paroiffoit d'un beau,scagre. endroit, en bon air, & fitué d'une
rapport. trés-grand niere à joiir d'une vàe
ma- 17or;
coup de Scmmnseitead Sucreries, au licu de
Lel Pere Capucin Curédul charmante,
gu'ony avoit cultivé jufqu'à lors. l'Indigo Les j'avois fait dire, que j'aurois Bourgaqui foin de fa
Religicux de la Charité commençoient Paroiffe jufgu'a nôtre départ, nerevint
uneHabitation: auprès
tal qu'ilsfailoient bâtir danouvelFopi- dans
delsrenet nous voir, & nous
midi. Ilvint
un fort bel per chez lui. engagea d'aller fouC H A P I T R E V. Defription du Quartier o du Fort de
Côte jufqu'a Port-Paix, d du refe de la
Leogane. EE Vendredy 7 Janvier nous
Vaifféaul nous embarquimes fur un pagnol, Delateneemmarandges &c par
giteEf
Nantois,q
confequent mauvais &c
RTet TCA Lcogane. On commençoit quialloirà dangercux, ilya dix-huit lieiies. De
dés-lors à faire cc chemin par terre; P'Atalaye au Petit-Fond ilya
mais peu adegenureaueprenoint, quoi- lieiies. Onc campeen cete endroit, quinze &cl'on
quel beaucoup plus court, n'yaiant que foupe, fionaeufoin d'apporter
quatre-vingel lieties ou enyiron du Capa vifions, faifant. Dul oufiona Petitl tuédu gibier ME
Leogane, &
parce qu'outre G difficulté, bonite
Fond au Bac de l'Articn qu'on bien des étoit obligé de camper à l'air Du Bac quatorze au Cul-de-Sac lieiies.
cete endroit, quinze &cl'on
quel beaucoup plus court, n'yaiant que foupe, fionaeufoin d'apporter
quatre-vingel lieties ou enyiron du Capa vifions, faifant. Dul oufiona Petitl tuédu gibier ME
Leogane, &
parce qu'outre G difficulté, bonite
Fond au Bac de l'Articn qu'on bien des étoit obligé de camper à l'air Du Bac quatorze au Cul-de-Sac lieiies. affuré d'étretoljoursvolé endroits, on étoit comme dix-huit lieiics. de Leogane
les terres des Epagnols, enj paffant fur DuCul-de-Sac à
obligéde faire: cc chemin comme eft à prefent oncft CG qui fait quatre-vinge-cing Leoganedixlieics, lieiies ou
plusouvert, 8beaucoupdeg gensaiment environ. mieux] leprendre, quede
On trouve des
ferembarquer. qué, pournousdonnere
Famtrae
ceptéun feul endroit, logemens cosfend tout, ex- nous partimes donc dans renvied'ypaflers ceVaiffeau de
de fe faire des ajoupas, oude eltobligé tendre les Nantcs un peuaprés midi. hamacs à des arbres. Il a des Canots dinaire étoit plus les poli que nel le font LeCapitaine pour l'orpaffer la Riviere a2 P'Artibonites
gens de mer de ce
ECRT à fe garder des mains des Eoanndgoroein pais-li, ComE(pagnols, à qui il aRc auffi naturel de qu'il me nous étoit rangions la côte d'audli près
pollible, à caufe de
Chemin SCETETEE ellesveulent. Forbans, dont on nous avoit avertis quelques de
daCapa parserre m'a été donnée Necniliosercirereic par un de nos Miflion- nousgarder, nous cûmes toutc la.comLnegant. naires qui a fait ce chemin plus d'une modité de la confidercr, Eile eft haute
fois. prefque par tout, avedegrands enfonDu Cap on va coucher à un endroit cemens dansl les terres comme des Ports
appelléla Porte, chezunl
ha- naturels, dont lej plusc confiderables
bitant pourtant furl le terrain François, des
pellelePort Margot, ileft
s'apgnols. On lappelleCompagnon. E(pa- Cette ques lieies fous le vent du feuéaquel- Cap. traite eft d'environ douze lielies. Port-Paix, Nousarrivimes leSamedy au foir au PortFf3 Cetendroité tétoitau:reioisl le Paix,
plus --- Page 264 ---
VOYAGES A UX ISLES
226 NOUVEAUX
avoient été brûlées pendant la Guerre, ITot:
1701. plus catinodirgstnntle ceBourg avoit été confiderable & bien Il
çoile. C'eftlep epemtnlieadonearge bâti. Iln'étoit point encore rétabli. çois fefont Rebeedetininats dansellede n'y avoit pas plus de vinge maifons fur
mingue, apressetreéablisd
pied,toutesd sdef fourches ent terre, & coulaTortue, Rtepienonsmnie C'étoitaufli- vertesdet taches. L'Eglife étoitdc charlacedemat prenterePartie. du Gouverneur avant quele pente paliffidée de planche, couverte
lademeure eût été abandonné, &le Bourg d'aflentes, &infinimentp pluspropreque
Fort
la Guerre de 1688.
fur
mingue, apressetreéablisd
pied,toutesd sdef fourches ent terre, & coulaTortue, Rtepienonsmnie C'étoitaufli- vertesdet taches. L'Eglife étoitdc charlacedemat prenterePartie. du Gouverneur avant quele pente paliffidée de planche, couverte
lademeure eût été abandonné, &le Bourg d'aflentes, &infinimentp pluspropreque
Fort
la Guerre de 1688. celledu Cap. C'étoitun' Prêtre Seculier de la
ruiné CePortn'elt pendant qu'une grande Ance en quil la delfervoit, Capucins. quoiqu'elle Mais fàt comme
formc de Croiflant, , couverts due côtédu eft Jurifdictiondes ilst
del Religieux, on prenoit
Nordparlile dela' Tortuè, qui L'encra- en desl manquoiene Ecclefiaftiques tels squ'onlesp pouvoit
Bloigneedencirondouat bon. On lieies. dit la paffe trouver; &c cela n'empéchoit pas qu'il
y eft aflez
que
n'y eût encore bien des Paroifles vacanS fOuefteft dangereule, quandlevent tes, à caoigseleimauvaiair, lemalde
vient du Nord ou du Nord-Oueft. entierement Siam,, & les fiévres pourprées & maliIledela L'Ife de la' Tortuéétoit étoient
plus les Pafteurs
Tertnè, déferte, Tous les Habitans quiy à gnesivépargnoient que les autres: ce EE Ecclefiaftique
autrefois font pallez depuis) slong-tems deffervoit encore une Paroiffe à trois
Eomimnen à la' Tortué, lietiesde là, appellée l'envoia S. Louis. avertir
S.Domingue quiautantq par ay, juger à lavae, Le Marguillier slal Meffeau Bourg,
lonEER5
n'a pas plus cinq a licues de
nousdirionsi la peine de revenir de G
RRE
pas! Te
gueur, fur deux à trois lieiies de large. les nefedonnit loinpourla dire, ce qu'ilne pouvoit faire
J'avois fort cenvie d'y aller, lePere PaXmaloreaiass qu'il
reftes du Fortdel lal Roche,
tout ce chemin à
EEER
du Tertre a parlédans fon Hiftoire, & faifoit ordinairement
dont on a donné une defeription silétoite défen- dans pied. Ilnous vint voir le Lundy matin, &c
celle des Boucaniersemaisil
que nous fit beaucoup de remercimens du
dud'y paffer fous quelque prétexte détruifitcles foin que nous avions eu de fa Paroiffe,
cepûité étre, de peur
multiplier, lejourprécedent. TarolschantelaMe
bêtes qu'onyavoits
&c
del'EoF
nou- fc, faitlePrône, Pexpofition
&cd dont on vouloit TERRUT lorfqu'on pourla feroit vangile. Nous avions chanté Vepres, & &c
riture des Ouvriers, lc Fort. javois fait le Catechifme aux enfans Prétre
travailler à rétablir dans un Cabaret auxl Negres. Cebon Prêtred étoitBafque, Seculier
Nous nous logeâmes aimant mieux fort homme de bien. Il s'étoit mis en Curédu
à trente fols par repas 2 quenôtre tête defefaireunel Habitation pourfere- Port- Paix.
Nous avions chanté Vepres, & &c
riture des Ouvriers, lc Fort. javois fait le Catechifme aux enfans Prétre
travailler à rétablir dans un Cabaret auxl Negres. Cebon Prêtred étoitBafque, Seculier
Nous nous logeâmes aimant mieux fort homme de bien. Il s'étoit mis en Curédu
à trente fols par repas 2 quenôtre tête defefaireunel Habitation pourfere- Port- Paix. foûtenir Vaiffeau remtedepenlependate feroit fon Commerce, quedté. tirer MNCSOANE2ASTS
tre à
à quelques Habitans
Errretra
charge offert) leurs maifons de R il avoit fi mal choifi fonterrain, queje
nous avoient d'ailleursétoient éloi- croi qu'ilavoit pris le plus mauvais qui
bonne
qui
mCnEn
gnez MENTE la mer. Ies ma- avecun pauvre garçon, quiétoit déja à
Reurgdu Autant que j'en jugerparl
moitié hydropique, & ils travailloient
Port- zurcs,
dcs maifons qui
tous
Pais. apangh --- Page 265 ---
FRANCOISES DE
ZJo1. toudeuxal'lenwilf creufer unefofe, LAMERIQUE
MorirmanEsEET Habitans me prierent dc lui en parlerl; Les obligez.ded Metihenbimeeeme domeureraupanepas àf fimes faire I70I,
Hwpoareefievarcer friché,
venerabledé. desvifites, de
&à enr recevoir. UnOfficier
de lietics qui du étoit environ à cinq quarts Fort; Milice il étoit du Quartier alors me conduifit au
oùi iln'yavoite Bourg, dans des ravinages Garnifon. fans Officiers &ans
& del bigaille, ddetrauchengoupades e'ett-a-dire, demoulti- Ileft fitué fur une hauteur,
ques ecdemaringouim,
avoirenviron quatre cent qui peut Port- Fort de
terdes Bananiers. Jelui &dequoip en dis ma plan- delong.fircente cinqtantead cinquante pas Paisi
féc, mais Fortinutilement. Rien nefut pen- de large. Le côté du Nord adgireemeres
capable de le perfuader de prendre un mer quibat au pied de fon regarde la
autre terrain,
fus
naturellemente
efcarpe, qui
de clelalfirenrepen defeneque nedoutant obligé là. La, pointe reltinaccefibled de
de cecôtéles deux-Ouvriers ne fuffent bien-tôt pasque elle eft couverte PEftregarde d'un
le Bourgs
proye de leur travail. la demiBaftion, avec un Battion & & d'un
Maifon Nousr ne
mind couvert
foffé, unchedu Curé rendre fa vifite. manquâmes pas de loi aller des
& palifladé. Lecôtédus Suda
de Pori- bord du
Sa mailon étoit far le redans desp plateformes
Paix.
ôtéles deux-Ouvriers ne fuffent bien-tôt pasque elle eft couverte PEftregarde d'un
le Bourgs
proye de leur travail. la demiBaftion, avec un Battion & & d'un
Maifon Nousr ne
mind couvert
foffé, unchedu Curé rendre fa vifite. manquâmes pas de loi aller des
& palifladé. Lecôtédus Suda
de Pori- bord du
Sa mailon étoit far le redans desp plateformes
Paix. Bourg, ruifeau, qui paffe derriere le gle quelc côté,oula PointederOuect.Lan aufi-bien
naccamenciltpour étre man- vert joint ces deux côtez étoit coumauvailc maringouins, lap plus fimple, &cla A Baflion, quel lesl Batteries des
qui
croi
fee
aux environs. Eileétoitp futje partagéeendeux adixlieties conemaasoienecdclie vé de quinze à dix-huit toifesau CeForteft élechambres par une clôture
du terrain oùt lel Bourg eft
deflus
une Chevre, 8clesdeux enfans, deRofeaux, avecfon lc côté du Sud &c delOucft bâti, &c tout
allbeicoccupoienti la premiere, qui fer- àf mer, eft
jufqu'ala
voitencorede
feconde, cuifine; &cil occupoit la unecôte fixcenty LONONREELOELIE2E la de large, fe termine cinq à
qu'il pouvoit librementlaiffer
En méme
àp
ouverte fans
que celleonl
peu; près
BACHS
craindrel les voleurs, caril
lel Fort eft fitué. n'yavoit que fon
côtédul Bourg, & furla pointe Delautre dePEft
apparemment avec Mhanacgulenportoi lui, quand il alloit hauteur qui forme l'Ance ou le Port, ilyaune
htamatenaae en duicommandel.Fort, maisqui
BiririnE Hieriaino-sicnuciquey
pas. etedogneedeptnd-hues à neut cens
des couis.Jen'aijs jamaisvà potsdeterre, unej pauvreré &c Toute T'enceintedul Fort eftdel bonne
femblable; dans
tous lesi Habitans en étoient maçonnerie, deruiné le & fort enticre, n'yaiant
Péronnement 2 & ne pouvoient
que Baftion du
comprendre qu'un homme qui n'étoit Sclamaifondu Gouverneur. Sud-Ouelt,
Point du tout débauché, niau vin, ni Ouvrage de M. de Cullfy, C'étoit un
aujeu, voit) point ntsaacuneautnechof, de
quin n'a- de garder la Colonie comme le pere, &le qu'onpeutres fondateur
jotiffoit pauvresientretenin, &cqui gue, quoiqu'il Françoife de S. Dominvenu Fourlesd deplusdefept sdeuxFaroifesq cent écus de reait Porté le n'ait titre pas de étéle Premier
voir, fitimslaccommode, qu'ildeffer- Dte maifon étoit fituée à Gouverneur.
autnechof, de
quin n'a- de garder la Colonie comme le pere, &le qu'onpeutres fondateur
jotiffoit pauvresientretenin, &cqui gue, quoiqu'il Françoife de S. Dominvenu Fourlesd deplusdefept sdeuxFaroifesq cent écus de reait Porté le n'ait titre pas de étéle Premier
voir, fitimslaccommode, qu'ildeffer- Dte maifon étoit fituée à Gouverneur. de l'avant de fa penfion. &totjours Pentrée de lal Forterelle, dans lagauche de
belle fituation. Elle étoit unetrèsenplate-forme, --- Page 266 ---
228 NOUVEAUX
I7CI. me, grande, & fifolidement VOYAGES AUX ISLES
les Ennemisa avoient étéobligez badie,que delami- autresétoient fur la côte qui
ner pour la détruire. Ily ya avoit encore côtédus fine Sud del la Fortereflc, Lap regarde voi- le 17cI,
quantitédep poutres, def folives, &cd'audu Bourg, tiroit fur la maifon aplus
tres bois entremeflez dans lesi ruines. Il Gouverneur, qu'on
du
ne coûteroit pas beaucoup à la
Donjon. regardoit tcommele
& clle lemerite bien; mais les rétablir, interêts vinosdeuxcentpside Reaatnientneare cellc-là
de ceux quifont travailler pour] lcRoi,ou
battoit en
pourl le Public dans ces
AMAEINSEAIOT
saccommodent pas avec paiseloigner,ne Aprésquilseurente poudre & des boulets, teoniommcbiendein ils vinrent
qu'on Pourroitavoir dans cesfortesd'Ou- l'économic à bout de faire une breche confiderable enfin
vrages, &c'eft cequi empéchefouvent auj pied de cc Baftion, & mémcde)
lesMiniftres del lesentreprendre. Onvoit re éboulers fans quc nos
lefaiautourde cette maifon! beaucoup derui- vans de dansl'art de prendre gensplus lesI fçanesde bitimens, commc de-Magafins, faire les défendre, fen miffent en Places devoir que de
Offices, & autres dépendances d'une
niépaulement, ni foffé, niretranmaifondecontiquencel encorequelques-unse : ily cn a même fternation chement derriere fer mit cette breche, La.con-
&ctouse entiers. Lcc côté quiétoient du Fort de bout, rent cel Baftion parmi euxdès qu'ilsvigarde la mer étoit rempli de bâtimens, qui re- plus déraifonnable renverfé, de toutes &cilsy les prirent refolu- la
quiétoient
tions, qui fur d'abandonnerle
mens de la elonlesapparences Garnifon, & des Officiers, lesloge- defefauver du côté delOueft, Fort, versu &c
aflezt qui pour bon la plipart étoient encore en endroit Cettei qu'on nomme lest trois Rivieres. un
L'efpaceentrec état, und'eux cesdernierst fervoidepution les Ennemis crefolutionfutf laf
fi peu
maifon du Gouverneur fervoit bâtimensécla de
qu'ellefatprife.list fçhrent fe prelque
EDAE
d'armes. Les Corps de Garded desdeux place dedans le chemin que mirente tenembufcacotez delal Porte, SieDontlovscioient tenir Pour fc retirer. Mais nosgense ils firent devoient
del'Oucft tousentiers.
'eux cesdernierst fervoidepution les Ennemis crefolutionfutf laf
fi peu
maifon du Gouverneur fervoit bâtimensécla de
qu'ellefatprife.list fçhrent fe prelque
EDAE
d'armes. Les Corps de Garded desdeux place dedans le chemin que mirente tenembufcacotez delal Porte, SieDontlovscioient tenir Pour fc retirer. Mais nosgense ils firent devoient
del'Oucft tousentiers. La pointe du Fort du côté fautequi noust fauya, quifut defemettre une
étoit occupée par un jardin, enhayedesd deux côtezd d' un
Quiaroitéetne-beu, & qui bien
cheminlarge
negligé depuis tant d'années, étoit que en- julques à la premiere des trois
ESESEREE
core le plus beau que j'euffe vû en quenos gens devoient paffer. rivicres
Amerique. Nosgenedomerente
Attaque CeFortfut
dis dans
commedesé étoureprife &cles Anglois attaqué unis par les Epagnols précaution l'embufcade, de taire fans avoir eu la
parles deceFors Guerred de 1688.1 Ilsavoient, enfemble felon pendant la avant de s'y cngager. reconnoitre Ils
le Pais
Elpa- me dit cet Officier avec lequel ceque bord les décharges des Ennemis efluferenrd'aEE tiois) Batteries. Cellequiétoita à la j'étois, prellerent trop de les
qui fe
gloiz. dePEfEt tiroit
pointe pondirent en vrais braves, attaquer. & Ilsyrévroit beaucoups Leulcromaucicdree mais
fuccèst merveilleux,
avec un
fort éloignée,
commeelleétoit confufion parmil les cequi aiant mis la
ces de Canon étoient oasenonmelleuoper dece côté-là
gloisqui (etuoient lesuns EipegnolséclesAne les
défendre la Rade, elle ne fit pas pour leconnoitre,
autres fans
mal, futbien-tote démontéc. Lesdeux grand ablcure, Parcequelanuitetoiti fort
rent. Ilyen Vreanbeavctis cut Pourtant quelques-uns
tuez --- Page 267 ---
1702. tuez Scpris; FRANCOISES mais la perte des Ennemis DE
fur
LAMERIQUE
ZnEfa- très confiderable." Ils eurent
LE dant la gloire d'entrer dans lel Fort: cepen- ils Mrsirymnrrad lesE/pagnols &E
1701:
domment, firent fauter le Donjon; &
avoir dredonantleFort, lesAnglois & fe morfonleFore enlevél le Canon,
après
Munitions, fans cconfommer leurs
fansle
lesMunitions, & ce Nos
pouvoir s'en
rainer. quilstrouvereneder meilleur, ilsaban- à un Habitans font excellens emparer, aller
PSE Scaedrenifenacxtond
Place, abordage, ou pour Beziar une
étoitrop éloignédes Quartiers Cerendroit habitez dans desdefilezs SEECLENOn mais fe
ou
parles Eipagnols, qui font en
fermezdanse
voyent-ils ennombre dans PIle,
trés-petit le
leur affaire, desmurailles, ce ne font cer n'eft plus
fent conferver,
puf hommes, il ne faut plus les mémes
fouffrir les
garde de eux.
renifenacxtond
Place, abordage, ou pour Beziar une
étoitrop éloignédes Quartiers Cerendroit habitez dans desdefilezs SEECLENOn mais fe
ou
parles Eipagnols, qui font en
fermezdanse
voyent-ils ennombre dans PIle,
trés-petit le
leur affaire, desmurailles, ce ne font cer n'eft plus
fent conferver,
puf hommes, il ne faut plus les mémes
fouffrir les
garde de eux. pluis
EaiDa
que
compter fur
& G fortifiaffent, Anglois parce établiffent,
&
2 haiffent, UndesHinbitansdu Bourg nous pria
le eugnentleuntoirmgds moins que celui des
autant pour NeeeAs Nousfilmes aflez
lesamis. étre plus. François, & peut- pasd dansf fa maifon aqu'il furpris que cene fàt
Ile eft aifé de voir CC
dans la nôtre,
noust straitar,mais
de dire de la fituation nd ceFort, que je viens Hôtelierie. On c'eit-a-dire, dans nôtre
étoiti impofible que les
qu'il coûtume du Quartier nousdit, que c'étoit la
fent, G nos gensnc l'euffent Eanenislepnif
depuis la Guerre. donné. pas aban- cequ'elle nouse
bréche cût été
la nous. sexcmpta de
ErEtae
Sinrte
fortirdechez
qu'elle n'éroit, il beaucomp étoit plus grande Nous paflames tout
Ennemis d'y donner l'affaut: impofible ils n'a- aux promener aux
leMardy à nous
voient aucun boyau danstoutel la favan- fumes voir une environsdul Bourg. Nous
nc, pourles scondureaspiet de la hau- au de-là de laRivicre grande plaine, qui eft
auroit teur, fur laquelle le Fort eft fitué, il ferent en abandonnant nos gens paffallu
auroir
gu'ils cuffent fait cinqàf fix biiementdur de quoi faire les Fort, beaux où éta- ily
Eenifminutidcemurens fent
&cqurils cuf bien arroufé, monde, & Pecat un pais uni,
verau. dssiednamntsmems pied de cetrehaureur, avant d'arri- tres-bonne terre, nous parur d'une
confidcrable, fidificile, Slieiearpé qui eft fi cre, qui n'ap pasbeloin 3 tour pour le Suqu'aiancvoula cette bréche, par plaifir irdefrendre par trémement Nous gras. d'unterrain exromprelecol; penfai vinge fois me credy matin partimes du Port-Paix leMer
dur monde à
les peines
12Janvier. Le,
detes
remonter en grimpant, & midir
Jeudy à
çolas, TUEtEEU-CUERe Caps:
ERARIELDS &caux pierres je rencontrois. auxracines qu'on appelle parletraversd'une le
pointeplate, Nicolar,
Cet exemple AE voir combien il eft re@tement le Mole. Moule, On ou plus corneceflaire de mettre dansles Places des. a C'eft des mines d'argent en prétend cet quily
Omeieradefervicce des
& d'experieucavee
unpais fec, aride, &cafitez endroir,
ques Soldlatraguemis s'ily avoit eu Carilelt confant pourlaproducione decer métal &
feulement
ETES
bons hommes, avec des Officiers deux' cent suinesaifentjaman res.
@tement le Mole. Moule, On ou plus corneceflaire de mettre dansles Places des. a C'eft des mines d'argent en prétend cet quily
Omeieradefervicce des
& d'experieucavee
unpais fec, aride, &cafitez endroir,
ques Soldlatraguemis s'ily avoit eu Carilelt confant pourlaproducione decer métal &
feulement
ETES
bons hommes, avec des Officiers deux' cent suinesaifentjaman res. dans debonnest terZon. 1I,
qui" bien lyascotéuneince couverte comme un Port profonde, &c
Gg
naturel,
qui --- Page 268 ---
230 NOUVEAUX VOYAGES AUX
1701, eft la retraite des'Corfaircs en tems pourf
ISLES
&cdes Forbans en tems de
fervirdetémoins,
Tathr
Paix. tion du Bitiment, dans pourl'adjudica- lequel on lesa I7cr. Ceque Ona pifatengonodocses pris, aprèsquoi ils font traitez comme
c'efque lcs mers fans Commiffion. Ce font à leurscamaradest pas
l'ont été. Nousn'étions
Forbans. proprement parlerdesVoleurs; publics, uns fans de ces crainte Mefficurs: derencontrer quelquesMMirar-aromeutegsl tions, &q qui pour n'être découverts lesNa- qu'ily en avoit qui rodoient car nous fur fgavions la
coulent à fond les Bâtimens pas après les où ils avoient déja pris quelques Côte, Bâtiavoir pillez, & avoir égorgé oujettéa c'étoient mens. Mais des commc nous Içavions
la mer ceux des Equipagess qui n'ont connoître une François, nouse/perionsen que
pas voulu prendre parti avec cux. partic, &en être
Le nom deForbans vient deForban- nôtre pour quelques Vaifleau pieces d'eau-de-vié,dont quittes
nis, qui cft un vieux terme François, rable. avoit une particconfideFEtat. qui fignific bannis ou chaffez hors de
Les Italiens les appellent Ban- mence Celticettepointe ou moleque comdis, du mot Bando, quifignific un Edit
cette grande Baye dc plus de
ou Sentencequil les exile, &c chafle d'un quarante lieites d'ouverture 2 jufqu'au
Etat fous telle peine. CapdeDona licies de Maria, &de près de cent
Lesl Forbans font pour l'ordinaire des
circuit, dont le plus profond
Flibulliers ou Corlaires, qui s'étantac- enfoncements ts'appelle le Cal-de-Sacd de
coûtumez à cette vic libertine pendant Leogane. Ilya dans cctte Baye
une Guerre jufte, où ils avoient Com- Ilesdéfertes mel la
dont la plus grande plufieurs fenomfur miflion les de leur Souverain, pour courir affez Gonave. bonne Nous en paffames à une Tedela
fe refoudre Ennemis à de l'Etat, ne peuvent bancs
diftance, pour éviter les Gonass
la Paix eft faite, retourner & continuent au travail quand beaucoup dangereux d'endroits. qui T'environnent en
lacourfeaux dépens de
de faire vûë de iept à huit lieiies Ellemer de parut à la
Leurrencontree eftà craindre, quiilappartient. furtour fi Elle du manque ablolument d'eau longucur.
oudre Ennemis à de l'Etat, ne peuvent bancs
diftance, pour éviter les Gonass
la Paix eft faite, retourner & continuent au travail quand beaucoup dangereux d'endroits. qui T'environnent en
lacourfeaux dépens de
de faire vûë de iept à huit lieiies Ellemer de parut à la
Leurrencontree eftà craindre, quiilappartient. furtour fi Elle du manque ablolument d'eau longucur. ce font des Elpagnols, parla plû- relteelle & eftt trés-habitable, la douce; terre y
n'étant que CICSNLEOSE sgenscrucls citbonne, de Terre. l'air plusp pur qu'àl la
ECTE fans raifon, il eft rare
fallent Nous
granquartierà perfonne. Ilyal Roen moinsde avant minuit arrivâmes à la Rade le Samedy un
Hgunaromberemueicits mainsdesFrandu Bourg
ou
petite
EE
çois des Anglois : ils font plus huRiviere, qui eft dans le grand
mains, & plus traitables; 3 & pourvi Quartier, del
qu'on appelle lal Principauté
qu'on puilleéchaper rl
Leogane. Comme c'étoit une heure
on compofe aveccux, rleurpremierfureur, &onf fc tired'af- indûe, nous paflames lerefte delar nuit
faire. dansle Vailleau. On comptefoixanted &
Ces fortes de gens portent leur fenten- dix-feptliciies, la
du Capl François
ceavec eux. Quiconque lesp prendeften la petitc Riviere, fuppofequ'on jufqu'a aillede
droit delesf faire pendre fur le
au pointe ou Cap S.Nicolis à la
bouto desy vergues, oudel lesjerteràl champ lamer. Riviere n'eft en droite ligne, &c commecela petite
On en referve feulement deux ou trois près E ccnt, pofible, il faur en compter
CHA --- Page 269 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE:
C H A P I T R E
VI
170I. Deftription du Quartier de la petite Riviere. 02 E Dimanche 16 Janvier nous que toutes dela
Payâmes le Capitaine Nan- des caux
corruption de l'air, & I7or. a
tois qui nous avoit
dans croupiffantes, s'amaffent
PT A dont nous avions conduit, été fort
ces bois. On peur de, s'ils Incam- modité
contens, &c nous defcendimes à terre. enretirentquelque avantage, 30 desmanNos Religicux qui
ceuma@eageacduverse
que gles. fçai par qaelle voic, avoientappris,jene nôtre arrivée nombre infini de sentretiennentcun
au goins,
mouftiques, marinne douterent point que nous ne devorent vareurs &c autres bigailles,
dans le Vaiffeau
ceux qui font à
E
matin
que l'on vit le jour &c la
leur portée 3
moiilléal lal Rade. Encffet, nous aux
nuit, cc qui
trouvâmes le Perel
Chirurgiens la peine épargner
Bedarides, qui nous Ils
i les
attendoit au
bord dc la mer. dans dévroient les
plûtôt faire ce qu'on faigner. fait
Javeisentenduditetant, debelles cho- mer autres Ifles, où les bords dela
fes de ce Quartier, que fus furpris, trouvent étant bien défrichez, les eaux ne
que l'idée que je m'en reai formée fe
rien quilesarréte,
trouvât fi éloignée de ce que jer trouvai tribuéaleur cotruption; &clesventsde 8cquiconen mettant à terre.
. dans dévroient les
plûtôt faire ce qu'on faigner. fait
Javeisentenduditetant, debelles cho- mer autres Ifles, où les bords dela
fes de ce Quartier, que fus furpris, trouvent étant bien défrichez, les eaux ne
que l'idée que je m'en reai formée fe
rien quilesarréte,
trouvât fi éloignée de ce que jer trouvai tribuéaleur cotruption; &clesventsde 8cquiconen mettant à terre. terre & demer, qui fe ficcedent reguLBowrg LeBourg la petite Riviere devant lierement ainfi les uns aux autres, balayent,
delape- tite Ri- lequel fe nôtreVaiffeau étoit moiiillé, ne exhalaifons pour parler, & emportentpoutesics
wviere lieu montroit que quand on étoit au mi- nouvellement qui proviennent des terres
tontCON- d'uneructreslarge &caflez courte,
découvertes, & mifesen
vert de quie en faifoit alors plus dest trois quarts. ceuvre, quine peuvent manquerd'être
palata- Ilétoit couvert
sitrs, tuviers,
pardesmangles ou pale- ABecaereLs efficace, pour
moien
de la qu'on dans avoitl laiffez fur les bords dont tous ceux Frendrelepaisplast qui ont
fain, &c
qu'une mer, trés-petite lefquels on n'avoit fait noiflance dans la Medecine quelque conLesHabitans ouverture. aifément d'accord. tomberont
cela, en fins politiques, prétendent & avoir avoira agien imité d'autres Ii ne feroit pas difficile d'égaler
de fort près la maniere dont les Efpamoyens la défenle & la fureté Par
le gnols fe iervent, pour rendre leur pais qu'on bords de prétend la mer trouver en laiffant les
plus inacceflible qu'ils
aux
couvertsde paletuvicrs,
Flibuttiers, dont le métier Farth d'aller Iln'yauroit Mapanenluiearnnno
contuinuelecmestrouber la tranquillité deraquettes, effet fans elles feroient un meilleur
deleurrepos, Maisoutre qu'ils fontt tort nient. produire le méme inconveparcetted conduitealavaleurt Françoife,
Jeparlerai amplement decette
ne fçavent-ils par leur experience plante dans un autre endroit. Ou file vives Hayit o
ERTAR ont pillélesEipagnols terrainn'y étoitpas propre, on pourroit bafee
Ilmc malgré le fecours de ccsi raques debois. mettreplofieursi unsdevant rangs decitronniers les Pourreit qu'on
femble encore qu'ils ne devroient fonnable des lesautres àt une diftance rai- mettre
paslesimiter quieft
aux dépens deleur fanté, merp peut venir endroits dans fon julqu'aufquels Ja place en la des
plisgrand fux. ladies Inomiernen dangercufes, qui viennent pref- Onpourroit même lesp planter en forme paletu- vicrs,
deredans, 8cles tenir à telle hauteur,
Gg z
qu'on --- Page 270 ---
232 NOUVEAUX VOYAGES AUX
I701. qu'on pût faire un parapet dans les an- Sacriftie. ISLES
gles faillans derrierc lé dernier
vâmes autre Nouayentrames, 8n'ytrou- 1701:
Pour pouvoir découvrirg par deffus.
omiernen dangercufes, qui viennent pref- Onpourroit même lesp planter en forme paletu- vicrs,
deredans, 8cles tenir à telle hauteur,
Gg z
qu'on --- Page 270 ---
232 NOUVEAUX VOYAGES AUX
I701. qu'on pût faire un parapet dans les an- Sacriftie. ISLES
gles faillans derrierc lé dernier
vâmes autre Nouayentrames, 8n'ytrou- 1701:
Pour pouvoir découvrirg par deffus. E: ble,
cholc qu'une méchantetaquoique les feules raqueites ou les ci-
&cun mauvaiscoffredel bord, c'efttronniers ne puiffent pas garantir du à-dire, undecescoffress que les Matecoup defufil ceux quif feroient derriere, lotsportent dansles Vaiffeaux, plus larileft au moins très-fûr qu'ils les empé- ge vert au fond qu'un deffus, qui étoit coucheront d'être forcez, & qu'ils feront le La clef d'un morceau detoile goudronnée. même ciferque lesmangles, fans caufer
de ce coffre étoit attachéc avec
lememeincorenicnt,
de terrain, &c
,lansoccupereant
&
FEEE
fans empécher l'action l'ouvrimes, nousy trouvâmes lesordes vents. nemens de l'Eglife, pouvoient dic
Bourgde Lesmaifons du Bourg étoient la plà- puterlep pas à tousl les A fales, les plus
Lapetite Riviere. part de fourches en terre, couvertes de déchircz, & les; plus
taches.. Il y en avoit quelques-unes de tez qui fufent au monde. indignementtratcharpentead deuxétages, couvertesd'ef- larmutiorAumicmtibote en trois
fentes ou de bardcau.Toutes fesmaifons puiquitrecouvetures lepeinte,
ci-devant de toisenineioqimensigame étoientocmoitiéattachées, moitié pencupées pardes Marchands, parc quelques dantes, Meenvoiesiempécherl le vent
Ouvriers en très-petit nombre 5 & par lorlquiln'étoit guéres fort. Unel
beaucoup de Cabarets. Le refte fervoit depapier étoit attachée au milieu Image à
de Magalins où les Habitans mcttoient près de cette tenture, &c
peu
leurs Sucres, &cautres
delierd'étain,p petits, fales, quatre & Chanattendant la vente ou marchandifes, en lez, étoientdes deux côtezd'une déparcil-. Tcl étoit le Bourg de l'embarquement. la petitc Rivicre armoire,
petite
au
eorehndiaspir
mois de Janvier 1701. tel, & qui fervoit de Tabernacle auEglijede L'Eglife Paroifliale étoit éloignée du deffusduquelily de
ilyavoirunp petit Crucifix
laperite Bourgd'environ deux cent fi
leton tout difloqué. Riviere, verte & fi cachée dans leshalliers, pas, cou- Le refted dePEglife répondoit
nous eûmes de la peine àl latrouver. que Le tementà cequej jev viens dedécrirc parfai- tant
Cimetiere au milieu duquel elle éroit, pour la pauvreté, que pour la mal
n'avoitni muraille, ni clôture.
avoirunp petit Crucifix
laperite Bourgd'environ deux cent fi
leton tout difloqué. Riviere, verte & fi cachée dans leshalliers, pas, cou- Le refted dePEglife répondoit
nous eûmes de la peine àl latrouver. que Le tementà cequej jev viens dedécrirc parfai- tant
Cimetiere au milieu duquel elle éroit, pour la pauvreté, que pour la mal
n'avoitni muraille, ni clôture. C'étoit preté.Jen'aip
proune
où
pevaE.hescbetke
Forét épaiffe de toutes fortes de nôtre Sauveuravoulu naitre, jef fçai
brouffailles, où il falloit. faire un nou- qu'elleroltpauvres le
maisjed
veau défriché chaque fois qu'on de- fût auffi mal propre, & doutequ'el- de
voit enterrer quelqu'un. Cette
croire, que depuis gu'il en licu il
étoit de fourches
eu
forti,
Loe
tête de
en terre, couverte de n'ajamais endelordre idemation celle plus fale &
Cannes, palifladée
que de lap
deux tiers de fal
de jufqu'aux re; celle du étoit un
ERRAS
refendus. Lerefte longueur étoittout palmiftes propreté en comparaifon. Cap
cxemple de
par confequent fans porte ni ouvert, fénetres. & Nous enfûmesfif
Une clôture de palmiftes faifoit unefe- nôtres Superieur general fortigandalifez,g entra dans une que
paration qui appuyoitl'Autel, derricre mercuriale fainte colere, Rcommenga a faire une
lequelétaltuntepeced fans
edepetitechambre
très-vive au pauvre Pere BePorter ni fenétres, qui tenoirlicu de darides, qui étoit venu nous recevoir. Colurclureponit, que ce n'étoit pas
fa --- Page 271 ---
I7CI. fParoifte, FRANCOISES DE
quilnesytrouroitg
LANERIQUE
accident, parce que lc Supcrieur quepar del la page du moulin,
affairesau Miffion, qui en étoit Curé, aiant des nevendifienta tauffiles Scpeusen fillurqu'ile 170y
Quartier qu'ild
textes qu'ils n'avoient Eiclavest louspré. voit prié de venirt tenir fa defervoit,Ta place
les occuper, comme fi pas la de terrep Pour
jour-là. tisfit Cetterailon étoitbonne, pour & fa- ce manquer rà S. ou terre pouroit
nôtre Superieur. oup parconcellion. Domingue parschat,
cher des Negres, & Hlenvoyd cher- la faute qu'ils
&c
avoient bieensiemtett
dujour, les environs autant canmnereene que la folemnité rent le terrain où nous faite, trouvàmes & acheteIl: nous obligealePereB REEEE Guadeloupep Sucre, dontil fallatque la Miffion de leur la
de dire la Melle, ferefervant Bedarides & moi Isa acheterent payir audi la des plus grande partic,
la.Mefe Paroiffale,
Pour lui
chaudieress &c
ler au Peuple fari l'état alindepouroire de" leur par- RSESTe plus cherement
Sucreriebien
Nous facrées, confommimes les particules Eglifec.
acheteIl: nous obligealePereB REEEE Guadeloupep Sucre, dontil fallatque la Miffion de leur la
de dire la Melle, ferefervant Bedarides & moi Isa acheterent payir audi la des plus grande partic,
la.Mefe Paroiffale,
Pour lui
chaudieress &c
ler au Peuple fari l'état alindepouroire de" leur par- RSESTe plus cherement
Sucreriebien
Nous facrées, confommimes les particules Eglifec. con- leleurs il yavoit gu'ils un an n'avoient & demi vendu
ifurereiola, qui éroient dans lcCiboite, & avoient commencé à taire du Sucre qu'ils fir
S.Sacremett) qu'on jufqu'a n'ygarderoit cc
plus le ENEFIOTEIERINE gnée dul Bourg &c
quiétoit éloidans un état plus fir, TEglifefte fix à fépt cent delEglie d'environ
plus convenable àla decent, & Lcs
pas. de
qu'onya adoroit. grandeur de Dicu Dominguc Superienr étoit un nôtre Miflion de S. Religieux du Con- du Partrait
alheure lcinesemtuites de la Mefle,
HELARaRe res. C'étoit
PCrcNavie- p3r
attanngucguspoues leur
furentfurprade quarantcans, EmLRSENEET S.Dofit: caril les ccupennurgeemi un
fortagiflant, &c quiavoit mingut,
leur Eglife. menaça d'inkerdire talenteneraordimiuer pour fe
bien, & fçit Cependant les
il les tourna fi Religieux beaucoup, fans rien avancers excellent fariguer
propos, la fin TIE fervice, d'honneur fià. tre, maislep Pour demeurer dans un CloiEENRE cottifer pourfaireu ils pro- du dchors, ET inepte Pour les chofes
feneure éepluse décente, une] Egli- biens, &du plus grand dilipateur de
dant ils feroient travailler &qu'ens dès attenplus
main à
le
mnaraerucinenes
mettre celle-ci dans le lende- lle fondement
C'étoitNraiineee
état qu'il fe pourroit. meilleur ligieux avoient faites des plaintes quelesReacherée LHabitation depuis que nos Peres avoient miffion. fujer de nôtre voiage, contre &c de lui, ma & le
Colonie de S. ES avoit à S. tranfportéla
Carpoar fà tout lerefte, ilétoit cométoit dans cettel Paroifle, Doningue, ireprochable, toient hors
vie &c fes mceurs é. taines terres, qui étoient acôré de cer- pas la moindre d'atteinte, & je ne reçûs
mailon Curialc. C'étoit-lac affectées oul à la cepté furce que plainte je viens contre lai, exapporté les Negues,
l'onavoit
de dire. la Mais Sucreric nous Scrouslattinail avions às. de nôtreSucreric àun
nos
Croix. AEES
fez, AR avoient été G mal avi- 1éle Sieur de Laye, denorvoifnss sappel. qu'au lieu de
pour la fomme de
creriea auffi-tot qu'ils commencer furent une Su- dixmillefrancsp pouvoirf faireduSucre paran,
les
sdansietenqui
vendirent chaudieres &c tout arrivez, Péqui- ils te mille livres, & il; ne pour; s'étoit plus detrenpas conOrpamadmitags Gg 3
contre
le
été G mal avi- 1éle Sieur de Laye, denorvoifnss sappel. qu'au lieu de
pour la fomme de
creriea auffi-tot qu'ils commencer furent une Su- dixmillefrancsp pouvoirf faireduSucre paran,
les
sdansietenqui
vendirent chaudieres &c tout arrivez, Péqui- ils te mille livres, & il; ne pour; s'étoit plus detrenpas conOrpamadmitags Gg 3
contre
le --- Page 272 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
il
Commifaire & I7oTt
laquelle Viliteur de m'inflituoit la Miflion, avec les pou- nommi
#761. lc Uhabasemtrement Bail les terresdela
fou- Commifs
avoit comprisdanscet maifon Curiale &ctoutes voirs lesplusamples quejepouvois Religicux der me fairec Vifieur;
Paroilfeaveclar de forte que nous le haiter. Hlordonnaaux en cette qualité, & aufifes dépendancess logé par emprunt dant une reconnoitre il
à cheval pour s'en aller au
trouvimes cafes du Sicur de Laye, dont on tôt monta
à trois lieiies de la
des pouvoit le mettre dehors à chaque mo- QuanierdelEBerre petitel Reviere, où ilavoitrefolu dedement, fans autre reflource debitir, meurer pendant j'executerois Perc ma
une mailon dans EB Bourg. Il du devoir dul
ou deloter
Alit
Nous trouvâmes cette maifon très- Commiffion. Bedarides d'accompagner le Superieur
mauvaife, 8cd'une mal propreté delal àfire Pro- general qui s'en alloit àt fa maifon, mais cC
peur. Ilyavoit un. Religieux nommé la Jeunie, il reftaavec moi, pour étre vertu prefentà de mes
vince de Gafcogne, mois à S. Do- quej'allois commencer en
qui étoit depuis quelques relevéd'u- pouvoirs. ordinaircs, je
mingue, 8n'étoitp maladic, pas qui Sencorer Pavoit reduit à Après les cérémonies Perel Navicres, pour
T'extrémité. ne grande rireaRocenmmalef donnai cingjoursaul fes comptes, & pour mefourque nous étions prêts de nous mettre à préparer nir un état des dettes aétives & paffives
table. Lel Pere Bedarides l'àvoit &cilavoit envoyé ap- de la maifon. Je lui laiffai auffi un voulois meavertir de nôtre arrivée, palé àlE- moire des faits fur lefquels avec je le Perc
pris enchemin cequisetoir parut fort déconte- être inftruit, & PEfterre joindre
glile, de forte qu'il
à nôtre Bedarides pour
SERHE
nancé en faifant fon compliment
nôtre Supericur General, aveclequelje
Supcricur general.
ap- de la maifon. Je lui laiffai auffi un voulois meavertir de nôtre arrivée, palé àlE- moire des faits fur lefquels avec je le Perc
pris enchemin cequisetoir parut fort déconte- être inftruit, & PEfterre joindre
glile, de forte qu'il
à nôtre Bedarides pour
SERHE
nancé en faifant fon compliment
nôtre Supericur General, aveclequelje
Supcricur general. diné, lel Pere Su- devois demeurer. T'AN Dèsc squcnousehmesd fit lire lal Patente, par
teNr efa pericur general,
A P I T R E VII
C H
Mariage d'un Gentilbomme Gafcon. Defcription du Quartier de PEferre. taillez lcs côtez & par le deffus,
'Efterre eft un Bourg Riviere. à trois comme par on taillelel boilis, oulacharmillicies de la petite mécontent de les ce qui les rend fi forts & fi épais, fortes
Si j'avois été
font impénétrables à toutes
celui où nous mimes & picd de TERtar Les maifons 3 & Habitations
àt terre, de fon EgtiePanoiltale, fus en échange que l'on trouvelc long de de CCS magnifi- de
la maifon du Curé, je & de labeauté ques chemins, ont bellesavenues, ou
planbienfatisfait de celui-ci, chemins, par lelquels grands arbres, chénes, ormes, avec foin:
des térres &c des
Ilmefem- tez à la ligne, &c entretenus
ces
nous uheepoyanine sduParc & quoiquel les maifonsquiterminente riendeg grand, nidefir
bloit lnstenlapramdmsemae defix avenués, n'aient la matiere, & pour Y'archiBeanté deVerfailles. Celontdeschenins tirez au cordeau, perbe pour
de plaire
dese che- àfept toifes de large,
de
tecture, elles ne laiffent pas bon
mins de dont les coftez font bordez plulicurs beaucoup, parce qu'elles ont du maifons
FERere. de citronniers plantez en hayes,
&quelque chofe de nos
rangs font une épailleur de trois à quatre goût, de Nobleife de Francc. Le
qui pieds, fur fx àfept pieds dc hauteur, --- Page 273 ---
JTOI. Le terrain FRANCOISES eft tout plar, &c uni, la DE LAMERIQUE
terreeftgrafle, comme nous étions bonne, alors écprofonde, dans la & dclugnpaagendence Rrdeuxhasres, avec un cchambresbalfes 170r)
fouhaiter belle faifon delannéc, on ne pouvoit plus EEERe étoit de
eicalierfousle. Letout
beaux chemins, unplusbeau tems, ni de plus planches, charpente, bien palifladé de
cc beau
pour voir avec plaifir pre Schicnmeuble cnuvend'efentede La
bienp proconfiderable ERCTL del'Efterre étoit bien plus Kondelacouravecle magafin, cuiineroitas un Covicre.
fouhaiter belle faifon delannéc, on ne pouvoit plus EEERe étoit de
eicalierfousle. Letout
beaux chemins, unplusbeau tems, ni de plus planches, charpente, bien palifladé de
cc beau
pour voir avec plaifir pre Schicnmeuble cnuvend'efentede La
bienp proconfiderable ERCTL del'Efterre étoit bien plus Kondelacouravecle magafin, cuiineroitas un Covicre. que celui de la petite Ri- lombieren fon
pied, une Ecuried maiLapliparto des maifons étoient de
pour lafamille desi 8cunen
charpente à deux étages, bien prifes, voient le
Negres qui ferNegred'environg KCwtLRkentecbe.de d'un
tes,
EEEE occupées pare derichesM
ffemme à peu aquranteengans, de
de
bon nombre d'Ouvricrs, de Marchands, dedeuxe enfans E de méme age,8c
deMagafinsy pouriesHlabitans,g Cabarets, ans.Lederrieredelan quinze à feize
&cbient pofoient plulieurs rués droites, quicom- larges, pé par un affez grand amaicincisitecese jardin fort
fentoit de percées; la en uni mot, tout feref entretenu: metiere, le tourauff-bien que leCi- bien
eft celui du beau politelfe monde, du Quartier, la demeuredu qui de Savanne étoitrenfermcdans clofe de hayes de une granKecatlotiancmsbert Gouverneur, lelieu où fet ticnt le Con- riale. niers, qui dépendoit de la Maifon Citron- CuEglifade
tlesplasriches. Lelendemina
YEferre fique, SEEE mais on pouvoit s'en contenter. làmes faluer. M. aprèsla de Meffe nous JalC'étoit un Bâtiment de
mandoittoutel la Galifer, qui comquatre-vingepieds, delong charpente fur trente de de M. du Cafle Gouverneur, Colenicentabienced de
large, dont lecomble
enFrance. quiétoit allé
enehrayeure étoir und desL.ieutenansd lidemcuroitater de
M.dePaty
matt.ficemspincier avec des baluftres &c des toutau tour fon deM.du CGaffe. Roi, dans laMaiLa Sacriftie étoit propre &c contrevents. bien ran- firrune Habitation CeteMatfen confiderable, étoit
gée, prés deméme T'Autelbien orné, lesbancs à Peu M.dePaty M.du Caffe. faifoit valoir en focicté avec que
regnoitentrel les fmetrie, & l'efpace qui,
plancher. Il y avoit nencourendunstes mêmc une Chaire: Saoneetintee. M. dis
pour le
Prédicateur. En un mot nous oanceseilathargede Licutenant Ge- Cafe
ireurimenouseichofent
FmMamo encorea
Gessere
les Superieur Generaleutl senbonétar, & &Gouverneuir alorsque de Capitaine la Tortué de Vaiffeau, S. neur Do- de
content de lEglife & du lieud'étrebien Curé, dont S.Domingue. Car
& Côte de. saingus
tout lei mefmoorcrertrm pas la qualitéde Gouverneurs KeCouverncomnont deS. Hibpeolensnoe ple. C'étoit
8clebonexem- mingue, peut-érrea caufe
Dovoit
le P. Bedarides qui deffer- principale de cette. Ile quela partie
plus. cette Paroiffe depuis trois ans &c Efpagnols.
glife & du lieud'étrebien Curé, dont S.Domingue. Car
& Côte de. saingus
tout lei mefmoorcrertrm pas la qualitéde Gouverneurs KeCouverncomnont deS. Hibpeolensnoe ple. C'étoit
8clebonexem- mingue, peut-érrea caufe
Dovoit
le P. Bedarides qui deffer- principale de cette. Ile quela partie
plus. cette Paroiffe depuis trois ans &c Efpagnols. Ce
appartient aux
Cette Eglife étoitt un peuhorsdu quis de tresgrands Seigneurapres biens dans avoirac- fe
Maijon Bourg. La Mailon Curiale étoit vernement, alap
GouCuriale, jointe, confiftoit en un corps quiy de
dans les deux pillages piedeCartagene de la
&
detrente-fix pieds delong fur dixhuit Logis étoit allé en Cour. On diloit Jamaiques
qu'il ne retourneroit plus à S. Domin- méme,
gue, --- Page 274 ---
VOYAGES A UX ISLES
236 NOUVEAUX alors fort confiderable, & ent train deledeve- 17o1
lui cftant
#701. gue, ce Gouvernement L'état de fa Forunesatincas. nir La beaucoup Maifon plus. de M. du Caffe, où çes
eaeeeonaAted inutile. fescom- Mcliaurademeaurdients étoit grande &
patriores, &ccommeiletr naturellement ils commodoprécedée d'une fortbelleavemagnifique, genereux, 2 bienfaifant, que nué. La Salle étoit entouréc des portraits : c'étoit
n'ont pas perdu lcurs pas, non plus &cmis des Gouverneurs de Cartagene: mais
muamledsanser qu'il a avancez,
une partied du
cettc Ville,
en état de pooveirialncn plaifirad'aures, ce n'étoit pas plust précicule. un Créolle M.di
CEr
pourvà quils fuivent lcs exemplesqu'il Lettsrdcl.ogamaehe Clerc, qui Clers
icur a donnez. dela Gutt-loupopomedat
Majori
M.de eGalifet étoit un Gentilhomme depuis s'eftrendu fameux
entreprifes fur les Portugais, EE quia a peri
NnnRAaE à Martinique
àRioJ Jeneyro. Sonpere, quiavoit
noiflois pourlavoirva
enfin
fin ferviM.del Baas emsemiedi-semaide la
éde la Guade:
eu
REE
IMarine. Ttwereicanentwenla Comte de Blenac, pour Ifles, avoit &avoit enfuitcépoufelav Majorité veuve du
de169g. commander parle à S. Croix aprés lamortdu La loupc, Sieur du Lion Gouverneur de lorfquel la même lcs
Sr. *** qui en étoit Gouverneur. au 1le. llavoitété tué en 1691. Ifle. M. du
Cour le nomma quelque Il temsaprés accompagna Anglois attaquoient cette
M.de même Gouvernement quand on la transfera à S. Calle.quiavoité du Petimmintincamirner
fa Coloniey
Clerciesoittataver
Galifet Com- Domingue: i fut établi Commandanit geoitlcjeuned laMajoritédel Lcogane, &clauroitpouf armanNous avions vû cn pallant fé bien loin, fanslaccident qui lui
dansan au Cap.
du
Cour le nomma quelque Il temsaprés accompagna Anglois attaquoient cette
M.de même Gouvernement quand on la transfera à S. Calle.quiavoité du Petimmintincamirner
fa Coloniey
Clerciesoittataver
Galifet Com- Domingue: i fut établi Commandanit geoitlcjeuned laMajoritédel Lcogane, &clauroitpouf armanNous avions vû cn pallant fé bien loin, fanslaccident qui lui
dansan au Cap. les
établifài Rio. C'étoit un jeune
Cap. par ce Quartier-li, avoity quelqnes-uns riva
janeyro. de.cceur,
&
y
E
entreprenant. femens qu'il commençoit ayfaure, qui hommeplein il étoit allé en France avec
deceux qu'il deCattagene, qui ant: intropide: Caffe. joints au des pillage biens immenfes. Comme. & M. Ilyavoit du encore un autreLieutenant, M. da
produit
parfaltements
le nom de du Calle, Cafe
nous le connoifions Generalétoisd defon deRoiqui portoit
Liente:
que nôtreSuperieur très-bicn, &cnous clecoraraneree parce qu'il nantde Roi,
Pais, il nous 8eplusde reçot civilitez, verba- neur. Nousleconnoillonss Martinique, oû,
fit onmillier, ce que je croi devoir. re- avoit demeuréàla il sétoit marié. me
mLE
les s'entend,
qu'il eft du devoir ne trompe, Habitational la Cabefterreau
marquer Ecrivain iciy parce dediveles chofes comme encoreunel du Cul-de- Sac François. d'unt
Quartier
&Miliellesfont, caracteres petnten des perfonies 8t de leurs : AeLaealatira étoit entie. les: mains de ces Mefles Pais. à pourd S 00 dutoutM, taire feurs-qui felon les: apparenctssien n'enrendoit (acNousnec connoifionsporare
quittoiene bien, paitya'on
cho-
.de del Paty, qui étoirun dés Licntenansde past
contre euxpc
Paty
lamoindreplanses dcs Habitans, comme
nantde Liehis- Roi, MCaREmE C'étoit un homme fort poli.Sc iet ceux trés-rare de S: Domingue. parii On' doit dircala
Boi, reçûs. fortobligeant: : il éroit du Pais dcM.du lotiange ide Ma du Caffe, quilasele
Cafle, quilregandoite comme le princiqui a fçu réduire ics Habitans de
del laf fortune, qui étoit deja premicr
palouvticr --- Page 275 ---
FRANCOISES DE
170t. dela Côte, & lesaccoûtumer àl'obéif IMMERIQUE 237
fance, fans leur faire fentir la pelanteur pour laméme chofe, il éoitàeraindre, I7o2I
decejoug, de
C'eftfairefon! Eloge en peu qulnepayicetrefois palfées, & cela
toutes les fautes
mcts. Cari il falloir avoit fon elprit, s'il n'eit
auroit été effectivement
fa fermeté, fcs manieres nobles &c gene- avcc ceux trouvé le fecret de fc fauver
reufes, étoient pour difcipliner des gens qui me barre def qui fer. étoient Il attachez à la méaccoûtumez à une vie libertine, délicateffe de fà faut croires que la
Scindcpendante, la plus
dont ils avoient paffe mettra, de confcience ne lui perfur la grande partic dans les bois, ou qu'il lui pas doit dérober à la Potence ce
mer.
, fcs manieres nobles &c gene- avcc ceux trouvé le fecret de fc fauver
reufes, étoient pour difcipliner des gens qui me barre def qui fer. étoient Il attachez à la méaccoûtumez à une vie libertine, délicateffe de fà faut croires que la
Scindcpendante, la plus
dont ils avoient paffe mettra, de confcience ne lui perfur la grande partic dans les bois, ou qu'il lui pas doit dérober à la Potence ce
mer. Ily yavoit peu depuis de filong-tems. Lalulticeordinaireé étoit adminiftréc
tems quand nous ars Mariagi
par un Juge Royal refident àl'Elterre, rivamesà con Saint Domingue,
Gaf- d'un
commei ily yenavoit unau Cap, au Port- fit Gentilhomme,, ou foi cent tels bomme GentilPaix&c au petit Goave. violence à une femme fans la Gafionn
Le Confeil Souverain qui jugeoit les Jufticey. en
pur trouverà redire. Onnous quel
Appels de tous Ccs Juges, le tenoit à liere, contalHilloire: nela; : elleelt troplingul'Etterre, avoient leurs &cla Habitationsd plapart des Confeillers me on pour nous l'a laperr rapporter ici comtier là. dans ce Quar- mien. Jenymetsrien du
Le plus ancien Confeiller, qui eft Cc galant homme, dont je me dif
comme lePrefidentd du
penferaide dire le nom, ayant: entendu
M,le n'y. d'Intendant, Confeil,lorfqu'il étoit un vicux parler le vint de la generofité deM.du Caffe,
Deyen Maire REE honnete-homme, fage, & ne fit trouver,. ne doutant point qu'il
dsCon- trés-riche, quic depuisnombre d'années tinc
lui, cequ'il avoit fait pour
fnil. s'étoit retiré de la
d'autres. Il
CLEmted
amaflé de
courfe, où ilavoit pliment
lui fit le coml'argent : ils'étoit faitjune
ordioaire, qu'il étoit un Gentrès-belle Habitation olnousallames le tilhomme,: au
qui avoit mangé fon bien
voir. Il
le Maire. Il étoit fervice le du Roi; mais qtle n'ayant
fort ami WREI du Bedarides, & en ge- lc bonheur d'être avancé comme
&
Riecnd
neral, il aimoit tous nos Religieux. Il
meritoit, de n'étant plus enétatde
étoit parfaitementbien logé, & fetrai- continuer fervir, il avoit étéobligé
toit en grand Scigneur. dequitterla fortunc. Engeewdeaconncdhercier
Nous vimes aulli la plàpart des auiH Que le connoiffant, comme il
tres Confeillers, de qui nous reçumes failoit,. quelque elperoit qu'il lui procureroit
beaucoup de civilitez. Nous n'cufions retourner moyen deferemertre en état de
pasmanqué dei rendre nos devoirs àleur crifier fa continucr fcs fervices, & faCrfier Greffier ( car dans ce monde on a ber
vie pourf fon Prince. fil. daCen- foin de toutcs fortes de gens ) maisi il frir M.du fa Calle ne manqua pas de lui ofne logeoit point chez luidepuisquelque
table & fa maifon, en attendant
tems.
beaucoup de civilitez. Nous n'cufions retourner moyen deferemertre en état de
pasmanqué dei rendre nos devoirs àleur crifier fa continucr fcs fervices, & faCrfier Greffier ( car dans ce monde on a ber
vie pourf fon Prince. fil. daCen- foin de toutcs fortes de gens ) maisi il frir M.du fa Calle ne manqua pas de lui ofne logeoit point chez luidepuisquelque
table & fa maifon, en attendant
tems. Fautc de prifon, ilétoitauxfers rendre qu'ilfe trouvât quelque occafion de lui
dans le Corps de Garde, acculéd'avoir & fervice. Ill luiditde voir. voulut forcer unej jeune mariée. Comme dedécouvrir ce
lepais,
il s'étoit fauvé de Nantes, où il étoit venir. quiluipourroiicon
hopetenenkarnomnd &cqu'il Nôtre Gentilhomme vit quantité
avoit encore échapealajullisedn Cap, d'Habitans qui avoient beaucoup de
Tom. II
H Negres, h. & comme la Galcogne eft le
pais --- Page 276 ---
VOYAGES AUX ISLES
238 NOUVEAUX
qu'il avoit long- 1706
plûtôt que des Let- tant plus de'plaifir, Y,
jyor. paisdesinventions, tresdeChange, il propola à M. du Cafle tems qu'elle n'avoit entendu rien felon de fi la
d'engager tous ces Habitans à lui fpirituel. Elle leretint à dîner à table,il
chacunun Ne- coûtume. Pendant qu'onfut
donner, ou aluip
fa courtout
Emd
Car difoit-il, le travail de leurs ne manqua pas de lui faire
gre. diminué
de fonmicux; &c ilremarqua avec joie,
Habitations ne fera pas
pour
fesmanieres ne déplailoient pasal la
un Negre demoins, &cquandyenaurai que viéille. II demanda fon Chevalquelque
cinquante ou foixante, je ferai en état
fàt forti de table, &
de faire une bonne Habitation, & de tems aprés à la qu'on cuifine fous quelque prébien rétablir mes affaires. fe
paffant texte, il diftribua quelque argent aux
M.du Caffe qui vouloit divertir,
furent d'abord dans
propola cet expédientàu unegroffe com- Domeftiques, interêts. qui
pagnic,quit mangeoitchezluigs Scn'ayant à fes La viëille apperçûto qu'il oublioit fes
pas remarqué qu'on fût d'humeur bottes en montant à cheval, ( car on
donnerla-dedans, il dit au Gafcon,qu'il fansfepref- doit croire qu'il s'étoit fait débotter
falloit fongerà iautre chofe, fa maifon étoit avant defer metter àtable, ) ellel'enfit
ferpourtant,
qu'il lui confeil- fouvenir; mais il luirépondito qu'illaiftotijoursàfoni ENENTO choifir; &
foit chez elle bien autre chofe que des
loit feulement de bien le mariage, que bottes, & qu'il doutoit qu'ilpût jamais
s'il avoit inclination pour
Lav vieilleentendit cc qu'il
un Gentilhomme: ne manquoiti jamaisde lereprendre: vouloit dire, & s'en fçût bon gré.
) ellel'enfit
ferpourtant,
qu'il lui confeil- fouvenir; mais il luirépondito qu'illaiftotijoursàfoni ENENTO choifir; &
foit chez elle bien autre chofe que des
loit feulement de bien le mariage, que bottes, & qu'il doutoit qu'ilpût jamais
s'il avoit inclination pour
Lav vieilleentendit cc qu'il
un Gentilhomme: ne manquoiti jamaisde lereprendre: vouloit dire, & s'en fçût bon gré. Il
Denmnmgnmimdora partit, &cfutcoucher fousquelqu'autre
lep pais. il
à deux lieuies
Cette ouverture plûc au Gafcon, ildé- hemrchemuntiaunt: de-là. Il ne manqua de revenir le
fe mitencampagnes ilchercha; fortune. Il lendemain à pareille Ee,er qu'il étoit
couvrit, &c refolut de tenterf trouvé un venu le jour précedent. Les Domeftidit àM. du Cafle, qu'ilavoit diffi- ques, que fa liberalité avoit gagnez,fe
nid, quel'oifeau feroit peut-étre fur preflerent d'avertir leur) Maitrefede fon
cileafurprendres) maisquc comptant bout. arrivéc, & de prendre fon Cheval: il
Spodznitreramts Cet oifeau étoit une viëille veuve entra en méme-tems ob étoit Madame, la Damc, lui
Diepoife, quiavoit cu la dépouille de & après l'avoir faluée; je fois venu
fix ou fept maris; & fon nid étoit une dit-il, ne croyez pas que hier chez
belle Habitation, bien fournie de Ne- pourreprendre cequejelanitaih à moi, vous en êtes
gres, & detout ce qui faire efti- vous, iln'eft plus
La viëille
ERerd étoit entre la maitreffe pour toûjours. meruncperonenicle
de croire
l'Efterre &lepetit Cul-de-Sac. fon croyantouftignant le remercia, RLon
Le Gafcon ayant bien medité beaux loitdefesbottes, cela n'étoit point à fon ufages &
deffein, partit revêtu de Cheval fes plus deM. du Rur le champ dit à une fervante de les
habits,, monté fur un
Habitation
MaisleGafconlui dit, qu'il
Caffe. Il pafla devant cette
rapporter. ne s'agifloit pas de bottes, que c'étoit
environ le tems dudiné; il yentrafous d'un fon cceur
avoit laiffé chez clle,
prétexte de fe mettre à couvert
s'y trouvoit qu'il fi bien, qu'il n'yavoit
pluye, il fit fon complimentà qui
qu'il en voulût fortir,
E227 vieille d'une manicre qui luifitd'au- pas d'apparence
& --- Page 277 ---
17CI. & quecela FRANCOISES DE
étantainfi,
PAMERIQUE 1
s'arrétàt où fon cceur ilétoitjuftequil avoit fixé fa dc- venir, ilfemie furl la;
meure. Il
avec un maitre bâton portedela à
maifon IJOIi
ton pendant rpmaioummte le diner, & pendant
Gourdin étant defcendu côté de delui.M. T'après vicille diné. La nuit
tout la un pea: furpris de voir un Cheval,fut
lui dit, quand s'approchant il voudroit lonné, & en plumet furl la homme porte de
onluiamencroitl Bnc Cheval, Hé
prérenduè. E
cour quoi faire, Madame, lui dit-il, pour- mon nei
AR-ENEEREE
ne fortira point d'ici, il eft fait lui fant ComINEILAE la voix,
pourle vôtre,je
dit-il, à quieny guecherehes-vouty voulcz-vous?
de voir un Cheval,fut
lui dit, quand s'approchant il voudroit lonné, & en plumet furl la homme porte de
onluiamencroitl Bnc Cheval, Hé
prérenduè. E
cour quoi faire, Madame, lui dit-il, pour- mon nei
AR-ENEEREE
ne fortira point d'ici, il eft fait lui fant ComINEILAE la voix,
pourle vôtre,je
dit-il, à quieny guecherehes-vouty voulcz-vous? M. jevoulois les leparer. enerpatsngomaiet Enbon François, répondit humblement lc M.lui
Madame, continus-t-il, cela lignific Nantois, je fouhaite Parler Marchand à
gec enmumeteenare
NN. A Madame, NN. reprit Madame le
goûr, pour neme pasrendre croidetrop lerc- con, vous vous trompezs c'eft à Gafciprogue les cn devenant ma femme. Jut
moi
douceurs du Gafcon
Pointparhazard M. EERSENST
Eip plaifir à la vieille; mais le avoient dit le
à Gourdin? OiiM. mariage lui ft peur. Elle mot fon de apprenez Marchand, petit vôtre fervice. Oh,
ricux, elle voulut méme fc prit fc- Madame NN. Marchandl eft faite Nantois,
Gafcon fans fe démonter facher: le tilhomme
un Poles
flcurettes, & juraenfin nqu'ilne continua fes, un Pocrin commemoi, comme vous. Emar pour
paslepiedhoredel la maifon, mettroit Gourdin, &voilà M. Vous FaLE M. Pocrin
fon mari. qu'ilneflit le bâton d'une main, Biton,( & fon prenant eff S7
Oni foupa, &
la viéille
Pautre,
épéc de termede
un demauvalel quoique
parit avez jamais )quivous la fignifie, que fi vous mépris
pas ET Tentretenir de humeur, fon il ne laiffa dame. NN. il hardicfle vous brifera de penfera Ma- s
lui vouloir perfmader amour, & de bes; & fans autre
bras & jam- AHX
mais qu'elle vouloit feulement qu'elle Taimoit, mença à le charger compliment, il com- acaufe Nantois
quelques melures: avant de le lui garder décla- vicille fortit
d'importance La de leur
maisM. Bâton pourempecherle défordrey miefRARDEEOEIRA. bre prére, où il fe retira une çham- fonacHion, obligea quicontinucit M. Gourdino toûjours Epie
conduir la vicille dans la aprés avoir fuir du côtéde fon
ides'enavoir fouhaité uné bonne fienne, nuit. &lui qui le tenoit lâcha lal Cheval, bride, &c Le Negre
Hfgitp parles
de d'avoirf fa
s'enfuits
tain Marchand Domeliquchasune Nantois
cer- FE Maitre pardeinditrubuon
din faifoit l'amourà leur.Maitrefle, nomme Gour- ELEAN &M. recevoits Gourdin le Cheval en
lescholes étoient
&
tous lesdeux,
couroitaprés
devoit venir fortavances, AT M. Bâton, totljours accompagne de
Ilconclut de lavotrieclendemain Cet avis, la matin. fes jambes leût jufgu'a ce la vitcfle de
humeur où s'étoittrouvéclay que mauvaife fon activité, mishors Sa: la (phere de
voit point d'autre
viciller n'a- Le Galcon
folut de fe débarrafler fondemenrs de ce M.
,
couroitaprés
devoit venir fortavances, AT M. Bâton, totljours accompagne de
Ilconclut de lavotrieclendemain Cet avis, la matin. fes jambes leût jufgu'a ce la vitcfle de
humeur où s'étoittrouvéclay que mauvaife fon activité, mishors Sa: la (phere de
voit point d'autre
viciller n'a- Le Galcon
folut de fe débarrafler fondemenrs de ce M. &cilre- Gour- pas de fon triomphanerevint &c
à petit
din. ton avec une expedition, jettant le bàLe jour étant venu, & la Dame le- dit-il, pour poignée le demonnoye, dul
voilà
vée, il entra en converfation
eft jufte de maitre bâton, car il
enattendant M.Gourdin, avec elle part à la vengeance recompenfer de ceux quionteu
&cl'ayant vû S'adreffant à la viëille Madame. Puis
Hh 2
qui étoit fachée,
ou --- Page 278 ---
VOYAGES AUX ISLES
240 NOUVEAUX Madame, qu'il y eut de facheux dans toute cctte 1701. 1701. ou qui la contrefifoit: voilà ferai pour avanturc, fut que M. Gourdin faite LEER
un échantillon de ce traiterai que je ceux qui furvivre à la perte qu'il dèsle avoitf lendemain du
vous, & comme le je refpeêt. Je n'ai pas maitreffe. Ils'alitta & mourut en moins de cinq
vous perdront les choles à bout, afin mariage,
voulu pouffer fût témoin de ma ou fix jours. dans l'Ile,
que ce malheureux Scen mémeremsun exem- Ce namagefrgmandebeut aveclaquelle il avoit été
moderation, retenir dans sledevoir d'autres & conclu la diligence le monde. Les voitemeraires ple, pour comme lui. finesde forprictout lavieillelai en ayant témoigné
Nôtre Gafcon eut foin de donneravis &il leur étonnement, ellel leur dit, Héque avecla. AM.du Caffe de ce qui de fe la pafloir, vicille, que naiveté naturelle des Diepoiles: falloit bienfer matourna fil bienlec coeur
un Ban, diable voulez vous,il ce Gafcona fortir de
lel Dimanehe fuivant'on sétantfait ricr,
obliger avoit juré de n'enpas for4
& ils fer maficrentlel
lacale: afearate
noes
Tun à l'autre une donation &cavenir. entre-vifs, Cc tir fans cela. de tous leurs biens prefens
H A P I T R E VIIL
viennent. Des
Des fraits, : e des arbres qui 1
De la Plaine de Leogane. Des Caymans 01b Crocodiles. Hifoire
Chevaux, é des Chiens faurcages. d'nn Chbirurgien. deplusentiers eft
con- du
tout le
au
drte
ce8
pais,
dela Riviere
atmtraten
N prétend eft
la Riviere dc duifoit T'eau de cinq cent pas de long, du' Chà- 1ANe
plus
dgEn
jufqu'alaplai- Ila
vuc. RALE ducôté moins autant catrenpahonan
nedeJaquin, quiett Prin- Sa largeur par lc bas eft d'un peu
en
fz
du Sud, a étéérigé en fa- de huit picds, venant à quatre pieds pieds
cipauté fous lenom naturelle de Leogancs de Philippe demi parlehaut. Tangolcadeus fur dix-huit à vingt
veur d'une fille on dit méme que & demi dep de large, ily a apparence
III. Roi Princele d'Efpagne: y a fini fes.
an
nedeJaquin, quiett Prin- Sa largeur par lc bas eft d'un peu
en
fz
du Sud, a étéérigé en fa- de huit picds, venant à quatre pieds pieds
cipauté fous lenom naturelle de Leogancs de Philippe demi parlehaut. Tangolcadeus fur dix-huit à vingt
veur d'une fille on dit méme que & demi dep de large, ily a apparence
III. Roi Princele d'Efpagne: y a fini fes. jours, & on pouces profondeur: à la Riviere,
cette
Lerenlanfenties ontreçic quelque domRuines FEATEEC luiavoirfervi de demeure,, qui ou la Chaulféc, Teaun'y vicnt plus. Ce
dxChà- fuppole
fionenjuge
puifque) fur un terrain
soaudt doit avoir eteconfidemble, reftent. Il étoit ENEIZ étoitbâti
Legant. les ruines qui en
élevéau
la Riviere qu'on peut
SEEE
Eund dansunlieuc Iglonagpeicapretent à deux lieues ou en- y eft très-pur, aifément, & faire paffer par
le grand del'Eiterre. Boucan, J'ai étévoir ce quien détourner endroit
mille commoviron
cet
Ville apporteroit feroitbitic. On
refte. eleaerene ditezà une
qui
en- auroit nous dit auffi,
Saa
Ily
ENUETLESTTAS
des, & bien travaillécs. Habitans n'a- avoit été choifi T'année precedente la Ville
fi les
aE
bien davantage, bâtimens avoir M: Reynau, pourplacer On l'auroit forvoient démoli & ces s'en fervir à lesCu- projetoir de faire. &c elle feroit
Ret
TES
les briques,
Cc qu'ilya tificr à plaifir,
trèsves de leurs Indigoteries. --- Page 279 ---
FRANCOISES DE
1701. tres-confiderable. J'ai appris qu'on l'a LAMERIQUE
faut placée dansunaurre endroit, où ils'en RomsimioitausCannes, fes, & difficiles
, lesrendoit graf. I7oI. mes beaucoup qu'on ait trouvé lesn mé- faut dansles a purger. Je vis cc décelui-ci, commoditezqu'ons nauroit eués dans que nous avions Cannesdenôtrel affermée Habitation
Le Confeil
Laye, qui
au fieur de
dinaire de Saint Sapekeuréhjuticer produifort EMREBEURRIEAINS qu'un Sucre
quine
la generofité Domingue avoient cu
molaffe,SCrres
LRai del Prince dc degratifier le Roi du titre dimicileablinchit. pas de les
Cela ne m'empécha
gualifie Printe
jamais Leogane, de lui donner qu'ils ne man- geroit bien-tôt, affirer que & de cec défaut fe corridel Leo- Tmara &
les dans leurs gu'en une ou
lui même, &c
gane. Roi de France Sentencesapresl qualitez de lesplus belles, deuxcoupes, & lest ils auroient
on luidonnecelur SedeNeramde de Comrede comme qu'on pût fouhaiter, meilleures Cannes
ce. La Cour lesaremercié de leur Provende" parcequ'ilnefau- tems à leur
&c
fent, leur a defendud'sjodrer
donpadremsge fe dégraiffer, & fe
de terre fon
quecefoitaux Ruslterdenoureaionr.
de France Sentencesapresl qualitez de lesplus belles, deuxcoupes, & lest ils auroient
on luidonnecelur SedeNeramde de Comrede comme qu'on pût fouhaiter, meilleures Cannes
ce. La Cour lesaremercié de leur Provende" parcequ'ilnefau- tems à leur
&c
fent, leur a defendud'sjodrer
donpadremsge fe dégraiffer, & fe
de terre fon
quecefoitaux Ruslterdenoureaionr. E E & de fon nitre. Cc' purger
quefansfes ordrese
s'eft verifié,
queje prédis Suere de
plaine Let terrain exprès. jours, & on Ace.mnReensciiunes voit
Leagane. deLeo- la plaine de qu'on appellep proprement
fortir de la plaine de
gane. à treize lietics
peut avoir douze Leogane ne beauté des où Sucres il blancs & cbrutsd'ude T'Et
n'yarienà
Et
l'Oueft fur deux, trois longueur &
à Raffineurs de France defirer. Les
de large du Nordau Sud. quatrelieiies Cette belle ver plus de profit à prétendent trouplaine commence aux montagnes du bruts de & Saint trallerlesSacres ccux des
de-Sac. grand Goave, & finit à cellesdu Cul- Inles, les font Demingueque valoir trois &
C'eftunpaist
livrespar cent plus quelesautres quatre
fieurs rivieres & ruifcaux, uni,atroredeplu- d'lanererre Je ne croi pas qu'en maticre Sucres, de Ca- Cacs:
profonde, &cnellementbonne, gu'elleeft coyers, on en puilleroir de beau, yers de
également veut faire porter, propre à tout ce qu'on lui SRREAIT Bretelche, dont Lcogane AIT de Lexgane,
Indigo, Roou,Tabac, foirCannes, &autres Cacao, tout auprès de la Paroifle THabitation étoit
chandifes, foit
mar- Jenepotirois mel lafer delEfterre. les Patates, peuriesianioc,leiti arbrcs,
deconfiderer CCS
tes de fruits, lesignames, de pois & d'herbes &ctoutes for- teur, leurfaicheur, quiparleur grolleur, leur hautageres. po- dontilséroient
&leabeauxfuts
Les
finiment tous change,firpafbiemt ccux
tinLeur douceur Cannesyviennent répond à leur en perfeétion. qu'alors. On fait une que j'avois vûs juf
& à leur hauteur; & commel
gieufe de Cacao au fond quantité des prodiprofonde, les
C'eft un
Romett
rejettons que les fouches petit endroitahuitlictie, au du
produiront au
XE
ront auffi-bons bout de trente ans, fe- Jaquin. Goave, cn' allant à la plaine de
coupe,
que ceux delap premiere des Toudlesenrirons dela Rivicre. &caufi beau &cdonneront un Sueresufibon, à deux Citronniers, licies ou 8decelled des Cormiers
Vent. Il elvrai, qu'on en faffe aux Iflcs du Ville deLcogane, environ aufli- au Sud de la
à réufir dans les qu'onacu dela peine lesgorges des
bien quetoutes
que le trop de nourriture commencemens, la & côté-la, font
font de dece
que terre
aert
coyers.
Rivicre. &caufi beau &cdonneront un Sueresufibon, à deux Citronniers, licies ou 8decelled des Cormiers
Vent. Il elvrai, qu'on en faffe aux Iflcs du Ville deLcogane, environ aufli- au Sud de la
à réufir dans les qu'onacu dela peine lesgorges des
bien quetoutes
que le trop de nourriture commencemens, la & côté-la, font
font de dece
que terre
aert
coyers. Catrie
Hh On ne peut croire la quantité
d'ar- --- Page 280 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
l'ony, culti- dire les unes dans les autres, & de ne r7o1. S701. d'arbres de cettee efpeceque
faire plus qu'un corps avec le mortier
ve, labeauté dut fruit quel'on yrécuéilunics enfemble. C'eftcequi
Ic, & la facilité qu'il a d'augmenter quilesavoitu murs font fi difficiles
lesplans de cesarbres d,n ces heux ccla, RE fairquelesancienst à détruire, fans qu'il faille recourir,
femblent étre faits frais, expréspour sprofond, à cou- comme font quelques gens,à la compoouleterraing gras,
8cdesmau- fition du mortier dont on s'eft fervi,
vert du Solcil tropardent,
qu'ils) prétendent: avoir été fait avec du
vais vents, fournit Routcquieliaeed beldeI Bauf, 8autres femblables rèfaire
faire des Cacoyeresaufi que ceiles fing verics. 1 n'y, a qu'àlire Vitruvedansfa
les, EREREENE
fource, ou chez fes Commentatcurs,
des tingnhsengenioma d'endroits
voir ce que je viens de dire, &
Chawx On' trouve dans beaucoup, de cerqu'on fait à prefent, ce
de Leoperfuadé
Eor
de la plaine de Leogane deslits &
ans, quand
gane. taines pierres blanches, affez Tordinaire dures, qu'onfailoiti les Ouvriers tilyatroismille qu'on employe font honpelantes, de la figuie pour de la mer; nètes gens, & qu'ils fçavent leur médes galets qui font au faire bord de la chaux. tier. dont on fc fert pour à differentespro- L'Indigo a été la marchandife favo- Indigé de Sains
Ces litsferencontrenta au-deffous de la
du rite de S. Domingue pendant un très- Dominfondeurs
eft faperficic &plus
Il eft confant queleterrain gue. terrain. Plus le terrain bon, découvrir. long-tems. & profond comme ilett,y eftt ttrèsilfautf fouiller avant qualité les decette gras propre; & que fans faire tort aux EfJe n'ai point éprouvé
Fieg
chaux.Eller m'a très-bonne. Ced ER5 paghols, dans l'Indigo fon tems, de Saint & travaillé Domingue avec
j'en puis dire, PE que T'Aqueduc raifon de coupé foin, ne lecede eenrienalAnil de GuaChâteau de Lcogane, étébiti aveccettechaux, quejair
timala, quequelques Ecrivainsappellent
fuppoferavoir
fimplement du Guatimalo. Je fuis pereftd'une très-bonne maçonneric. lcr mortier au- fuadé queccs prétendus connoiffeurs ne
Remar- Il cft vrai, que quand
qu'ily diftingueroient pasl'un del'autre, fion
quesfar roit été mediocre, "lelong-tems Car lcs leur
étant pilez, ou fales mIMTS a qu'ileft Lemploye.Pauraitt bonifié.
ellent
fuppoferavoir
fimplement du Guatimalo. Je fuis pereftd'une très-bonne maçonneric. lcr mortier au- fuadé queccs prétendus connoiffeurs ne
Remar- Il cft vrai, que quand
qu'ily diftingueroient pasl'un del'autre, fion
quesfar roit été mediocre, "lelong-tems Car lcs leur
étant pilez, ou fales mIMTS a qu'ileft Lemploye.Pauraitt bonifié. prefentoit ou embalez deméme
anciens. c'eit une chofe conftante, quelesmurs çonnezd de mémc,
anciens n'ont pas été fabriquez autre- iaçon. J'ai parlé amplement de cettc marment que ceux l'oni faitaujound'hui. c'eftl'at- chandile dans la premicre Partie de ces
der particulier,
Cequilsonteud qu'ont eué les Architeôtes dans Memoircs; ce quim'enrettea dire,eft eri
tention Ic choix des materiaux qu'ils ont em- faifoit, que la trop l'ayant grande fait tomber quantité à qu'on un prix
ployez, dans le fablc, lachaux,la pro- modique , les meilleurs Habitans de
portion entre lun & T'autre, de lecorroy les met- Saint Domingue ontj jugéfort prudemqu'ill leur fautdonner avant des pierres, &c ment qu'ilvaloit meuxsattacherataure
treen ceuvre, Ia pofition
du Sucre,, fondez fur cette maximc
Icur choix. Après on peutallirer, ont nerale & infaillible, quet RERIETE
le long efpace tems qu'elles autres, leur récs qui fc confument par la bouche,
Temciens les sunesaupresdes
font toûijours d'un meilleur débit, &
a donnélieu des'approcher en croiffant, ainfi d'unc yente plusfacile, & plusafluirée,
de s'unir, & de s'enchaffer pour
que --- Page 281 ---
FRANCOISES DE
1pot. que celles qui n'ont pas ce débouche- LAMERIQUE
ment. cesderoidsqu'one couvre de
On ne laiffe pas Pourtant de faire pour les défendre de l'ardeurdu brouffailles, 1701,
beaucoup d'Indigo dans toute la Côte, fans leur ôter tout-à-fait l'air. Solcil,
que c'eft par cette Manufacture, Pais. On plante peu de Manioc entout CC
ERET Tabac qu'oncommencel lesHaLes Patates 8cles
bitations, à caule qu'il n'y faut
lieu de Caffave & de Farine. Bananestiennene Les
attirail, nil beaucoup de pas un feurs & les Boucaniers n'ufent méme Chaf de
Em quer rendant un profit prompt Negres, & con- ces fruits, que quand leurs Boucans fe
de fiderable, faire eller met les Habitansen état trouventdansd dese sendroitsohi ils croiffent
où ilsa/pirenctous, des Sucreries, qui eft le point naturellement, meur d'en aller carils ne font pasd d'hu- Vie des
le profit qu'on trouve non-feulement dans la pour mangent leurs viandes chercher fort' loin. Ils fuurs, Chafdu' Sucre, mais encore fabrique prennent:leg gras & le comme font ils les
Sucreric les met au rangdesg parce qu'une cux la chair & lepain, maigre comme pour
tans, 2u lieu que
grosHabi- les
preneurs de Tortues; & il ne fontnos
dans la claffe despetits. l'Indigo Telle retient S'imaginer qu'il foit bien
faut pas
nité denos Infulaires. eftla va- accoûtumer, ni qu'on difficile des'y
Patates LesPatates, les
bien: au
s'en porte moins
de Leo- nes
Ignames, les Banade contraireleBoeuf&ci le Cochon
gane.
ans, 2u lieu que
grosHabi- les
preneurs de Tortues; & il ne fontnos
dans la claffe despetits. l'Indigo Telle retient S'imaginer qu'il foit bien
faut pas
nité denos Infulaires. eftla va- accoûtumer, ni qu'on difficile des'y
Patates LesPatates, les
bien: au
s'en porte moins
de Leo- nes
Ignames, les Banade contraireleBoeuf&ci le Cochon
gane. gane, 8ckafgutrvicsent micux à Leo- lis, mangez font cetter manicrerôtis ou bouilm'ont que dans nos Miles du Vent: clles
plusfubftantiels, &fc
paru de meilleur goût, &c
plus facilement. digerent
l'ordinaire elles font plus grofes, pour On ne donneaux Negres que des Pa- Nouripelantes, & mieux nourries. plus tates. Le Commandeuri
twredes
de cc que la terre eft plus Celavient lejoumsumpeus avantlheure lesconduittous E/clameilleure, & de CC quel la chaleurg profonde qui. & repas,ala piece de Patates, dup ou premier ves. concente-davantge.e les
cuit s'y en fotille autant qu'il en a beloin chacun
auffi davantage leur fuc. meurit,& fa journée. J'ai
dans pour
Ce que je dis de la chaleur
endroit la maniere expliqué dont on les un autre
un peu extraordinaire, vû quela paroitra Marti- de. Laplipart des Maitres nel accomonigue &c la Guadeloupe font au
amtauredlof.coticms eleurdonze& quinziéme degré, &c quela quator- Plaine du refte. On leur permet xafepourveir
de Leoganeeftau dix-huitiémc. Cochons, & ils le
d'élever faire des
faut fefouvenir
Maisil facilement
peuvent trèstoûjours rafraichics que nos petites Ifles font les feiilles aveclesbranchesoul des
lebois &
Nord-eft, eft d'un vent Alifé de nes, 8cles Patsves,lestétesdes CanPlaine de qui frais; au lieu quela
groffesécumes, quand ils cn
dental d'une Lcogane Hc étant au bout occi- Auneawcir.Capendane grofledépenfe aSaint cen'eft
det très-haures tres-grande, où ilya donner dela viande, Domingue BERLE leur
entierement montagnes, de elleeltpref amencnt des Boeufs & carl des les Elpagnols
2ra chalcurs'y renferme privée ce fecours. les Quartiers
Vaches dans
Pricak-
&syconcentre peutavoir François autant qu'on en Prix des
tion enuntelpoint, ment
qwulebrderntenicree la
beloin, a quatreou
Baeufs
pour les
lesJardins potagers, fil'onn'avoit piecc, du
cinqécus en1701. Jar- Pas@indfeleverfurics planches
endonnoiten monseroitlepne 1701. qu'on
4ias. nouvel- Habitation où il y a Orquand dansunc
Kemsatreumetennien cfpefix-vinge ou cent
Meniigeumninoatf.
des
tion enuntelpoint, ment
qwulebrderntenicree la
beloin, a quatreou
Baeufs
pour les
lesJardins potagers, fil'onn'avoit piecc, du
cinqécus en1701. Jar- Pas@indfeleverfurics planches
endonnoiten monseroitlepne 1701. qu'on
4ias. nouvel- Habitation où il y a Orquand dansunc
Kemsatreumetennien cfpefix-vinge ou cent
Meniigeumninoatf. Baufs
ou --- Page 282 ---
VOYAGES AUX ISLES
244 NOUVEAUX ceneferoit au tirerde la mifere, &c d'avoiramaffé eft, du 1701
IJOI. ou Vaches par femaine, dixécus, bien: cequ'onleur doit fouhaiter, l'auplus qwun.aepeutuciusene oterleprix despeaux qu'ilsen faffent un bon ufage commencé, pour
fur fevendentund quoiilfut écul la couple quando Ses trevie. Ilsavoient déjabiene jel leur dois rendesp peaux de Vaches ou del Bouvards, & &cc'eftune dre, qu'ils jultice font charitables, que qu'ils
un écu quand ce fontdes peauxde
RSRLEE
Boeufs. E avantage ne fe trouve point des d.tinebeicenrens licu du
où il
fautacheter
BacecencnEmne
aux Hlcs du Vent,
fouvent ment part deleur fortuneacuxq qui s'aviandes falées &ctoûjours venant d'Europe, cheres.
dreflent àeux. lc
j'étois à Grand
très-rares
d'Efpa- Ily avoit dès temps quej Ca- sombre
Mon- On voitl bien plus deMonnoye celle del Fran- Leogancunnombsee conliderablede de Ca- à
noyes gneà S. Domingucd equedee sfontl lesdemics rofles & deChaifes, &cjenedoutepoint foit.
rolfes Lesquiont ce.Lesplus petites piecesf fols. Les
le nombre n'cn foit augmenté
cours reales & les pieces de quatre
que
Iln'y avoit
gant.
à Sain:
ne fe font queparp piecesdehuit depuiss mon départ. Habitans SCa
Domin- comptest
plus quede petits)
fonaife,
guie. & parr reales.
qu'onf
d equedee sfontl lesdemics rofles & deChaifes, &cjenedoutepoint foit.
rolfes Lesquiont ce.Lesplus petites piecesf fols. Les
le nombre n'cn foit augmenté
cours reales & les pieces de quatre
que
Iln'y avoit
gant.
à Sain:
ne fe font queparp piecesdehuit depuiss mon départ. Habitans SCa
Domin- comptest
plus quede petits)
fonaife,
guie. & parr reales.
qu'onf Les Treloriers de la Marine avoient aCheval; on alloit en FESE Ileftaifé d'entreintroduit les fols marquez au Cap pour tenir un Equipage dès qu'on a fait la
lepayement des' Troupes. fortedeMon- On s'accom- dépenfe d'un Carofle. Les Cochers on 8cles ne
modoitavecpeine decettel encore de cours Poftillons font des Negres à qui
noye, qui n'avoit point Eile eft reçue donnepoinedegages, &qu'onemploye ont
àl Leoganed quandyyétois. & c'eft la plus petitc à d'autres fervicesa squand nefortpass ne coûte
aux Iies duVent, les liards &c les deniers n'y & lanourriture des Chevaux
efpece, car
rien, : parce qu'ilsp paiffent toutel'année deMil
font point connus.
les dansles Savannes, & quelc peu fur
La courfe, la prifede Cartagene, & d'autres qu'on leur peut donner, fe cueille
endroits, deux IE le del Commerce lajamaique qui s'eft dif- in- THabitation. Les Chevaux ne font pas chers, à Chs- va4x de
troduit depuisl laPaix del Rifwick ontrem- en
moins qu'ils ne chwentdlunetalles d'u- Saint Dominferensl lieux dela Terre-Ferme, quantité Ed'or &c nel beauté finguliere, parce avifé que de fe comme fervir gate.
plil le Paisd'une grande
on ne s'eft pas les encore Chaffeursl les sont épard'argentt AOwrmBot 8chacun deleurpeau,
mulon syt traite magnifiquement,
gnez, &cleuronto donné leloifirder des 1éfait defon micux pontenlerifearishate veOn en trouve
&f kiaireoublierletard dans lequelileft tiplierbeaucoup. Bois, 8cdans de certaines
nuala Côte,, & le maierquhlyafatt. dénom- gionsdanslest grandes Savannes naturelles qu'ontrouJe pourrois faire ici un long
Ileftaifé
ceux
venus engaEecaaeeantnd
brement de quiétant font à de remarquer parleursairs detêtc
ou valets de Boucaniers,
E
gezs
Seigneurs, qu'apeine viennentt tous sderace Elpagnole.
prefent defigros
pasfans n'empêche pas qu'ils Contrées nelolentdifferens oû ils ont
anecanncnar étredansun Caroffeà fix Chevaux.Mais felon) naiffance. les differentes Cela vient, felon lesappapeut-êtrec que celal leur feroitdela peine, rences, prist de l'air, des caux, des fruits.
gje n'aime pas d'en faire à perlonne. fçû fe Scdes paturages.
Il
Daima.tnttontwerd --- Page 283 ---
1201,
FRANCOISES DE LAMERIQUE
Che- pes,ou Aran@ontmecmae Pontrouve des
eurnaciersfetiennent
vaux de lontpaplurgnndre Cheraurquine furterre. dansl'eau comme 170r. Nipus. plus ramallez, ronds quedesafnes, &
mais comme fi MtEtOts c'étoitg quelguefouche
amerveille. lisfontvifs proportionnez pourri, &c attendent leur d'arbre
d'uneforees.d
cinfiligables, état.
IQUE
Che- pes,ou Aran@ontmecmae Pontrouve des
eurnaciersfetiennent
vaux de lontpaplurgnndre Cheraurquine furterre. dansl'eau comme 170r. Nipus. plus ramallez, ronds quedesafnes, &
mais comme fi MtEtOts c'étoitg quelguefouche
amerveille. lisfontvifs proportionnez pourri, &c attendent leur d'arbre
d'uneforees.d
cinfiligables, état. Si un Chevaly un
en cet
au-deffus de ce unpriburemtiimnt qu'on en devroit
autre animal fe trouve à REOIS leur ou un
dre. Ceq amistendencorepint eftima- atten- paflant la riviere; ils fe jetrent portée funl lui, en
FRSSSPaEE peu denourriture. Je n'ai
EEEInTR le tirant: fous
ou le a la gucule, &
Domingue de Chevaux: aulli point vû às. & quand il eft Feaus un peu font ianiontere
ceux dont on feferten France
devorent. corrompu, ils lc
Carrofess mais
pour
Les
Emore
yenne &c bien prife: ilsfont ils edunerallemos font
vont. ordinairement Chiens fauvages, à &c ccux qui Infinst
Eand fervice, & s'entretiennent vifs, très- d'un méme inftinét. Commei lachaffe, ils sfont ont le Chiens des
Maniere Onen
la proye des Caymans en Paffant folvent les ri- Iauuages
depren- des prend quantité dansles routes wiesibvaneient furlest
dre les bois gui conduifent aux
bords, &cjapChe- auxrivieres,
favannes ou Ameteeenltustreene remuerlan moindre
Scalilseoyent
vaux dire, des nacuds aveedexcpelim, c'eft-à- &
chole,
mefia
marens. cerdes ou des liannes. coulans faits avec des quitter aiment mieux fe Paffer ilss'enfuien, de boire; & qutie
ly en' a qui s'é- en leurs Maitres, que de fe mettre
SEIN fe debattre Rdaureaqu fc tuentaforce fouvent danger les d'être devorez: de forte
furt tout lorlqu'ils quand fontvieux. ils fe fentent pris, porter fur leurs Chaffeurs font obligezdeles que
nefontp bicnp pas de f grands efforts, Lesjeunes & font Les Chafeurs épaules. ont laiffe
piieedomsea Ceuxq
plufieurs Chiens dans
mégarde
nent lcs donnent à fort bon quiles
beaucoup peuplé, &c les sour qut ront
moins que ce foient des Chevaux SEURIOTE à meute. Onr ne croire vout le toujours en
oud'unegrande & belle taille. fins, qu'ils caufent: fre
& dommage
huit qu'on en a eu pour cinq à fix picces Jefgai de quantité dej jeunet ebétail. chafent Onr ne devorent
qui étoient fortjola, mais il en jamaisd sdelestuer quand onkesrencontre manque
Tuliret Laplupart
Loriquilafont ailément. On petits, on les apprivoife
desChetdesChevaux
TRETE
iesappelle
taxx de linsestombrngease de
& on priaauxeper. a
isaipaslorigined de cer nom. Calaues: je ne
S.De- ilsentrentd Peineà àl lesguérin de ce vice.
qui étoient fortjola, mais il en jamaisd sdelestuer quand onkesrencontre manque
Tuliret Laplupart
Loriquilafont ailément. On petits, on les apprivoife
desChetdesChevaux
TRETE
iesappelle
taxx de linsestombrngease de
& on priaauxeper. a
isaipaslorigined de cer nom. Calaues: je ne
S.De- ilsentrentd Peineà àl lesguérin de ce vice. beaucoup T'ordinaire latérep plate &c lls ont pour
miugue. Quand feauafilé, l'airi
longue, lemu-
& frapent Rdassanctiviereiu des pieds dans l'eau, hannillent & décharné. fauvage, Ils font lec corps mince
dant avec quelque forte d'effroi regar- courle, & challent en treswlegers à la
donné côtcz, Il femble que la nature leur detous ait
perfection. cetinftinét
aucun
Dechumettimee
chaffer lcs
pour épouvanter &
Cayman il naattaqué un quejaais Les Cry:
pour les Crocodiles ou Caymans, ou quand a eu quelque animal avec homme, mansasmentquiles obliger leur à fale faire queljuemouve- Hansopenchnhimus Il eft arrivé bien
qu'ils fejettent. lui; LE les
donne le temps de découvrir, &leur feurs paflant des des fois que dcs Chaf mes, horsn'enétre
indlelatutonesr
rivieres avec un CoTom. S devorcz; Car ces animaux chonouunep les, ont été' peau d-Bamuffurleurs
Ii
dévalifez par des CREE
qui --- Page 284 ---
VOYAGES AUX ISLES
246 NOUVEAUX
s'empêcher d'avaler l'eau, & ITCT. étoient én embaicadé, &i qui au- peuvent fe
en s'cn rempliffant. IJOI. roient qui pa tres-facilemene les effet devorer, de la de Au LPUILE il eft aifé de découvrir un Mufe ds
s'ils avoient voula. C'eft de un Dicu. I1 eft Cayman quand on fetrouvefousle de mufc ff vent, forte Cay- mant,
providence particuliere cesanimaux fontaffamez,
qu'il a une odeur le fent de fort
vraique quand un homme, ils l'atta- ET fi pénetrante, qu'on l'ordinairef efixveflies,
&cquils trouvent cérémonic;, &à moins d'être loin. Il en a pour & une fous chaquentfans bica filé à ce métier, il eft difficile de deux jointure caul basduventre, de fes cuiffes. Sa chair eft
Vendcfendieamneent parlafiuite, que
clle rien (carces
&
der
Eoreamtim
encore ne ferviroit très-vites, & attrapent à lefontauffi. Sa achairelttropdures à moins trop que
animaux font meilleurs Chevaux) fi on coriace pourêtré mangée,
la courfe les de fe délivrer de leur cenefutdanst suncextrémer ceufs neceflité.llya en aumene: Sçait le fecret
desgensquit mangent fes odeur
pouriuite. lettes: ilfaut étref faità cette
pour
Moyens Quand on fe trouve dans ce danger, fefervir de cette nourriture. Jecroi que
lese- iln'y a qu'acourir en zigzag, pourde- les les Efpagnolsenu uferoient fans peine,cux
shaper vancer en moinsderien ces animaux, quiaiment tant les odeurs fortes. sesCayNous n'avons point de ces animaux
:Nans. fatiguer,&clesol fc, parcequilse sabieeageneinacit ontl l'épine du dostout- dans les Ifles du Vent.
dans ce danger, fefervir de cette nourriture. Jecroi que
lese- iln'y a qu'acourir en zigzag, pourde- les les Efpagnolsenu uferoient fans peine,cux
shaper vancer en moinsderien ces animaux, quiaiment tant les odeurs fortes. sesCayNous n'avons point de ces animaux
:Nans. fatiguer,&clesol fc, parcequilse sabieeageneinacit ontl l'épine du dostout- dans les Ifles du Vent. On n'en trouve
a-faitroide, &c ccommetousuenenieg de que dans la Terre-Ferme, &c dans les
de fortequ'il leur faut preiqu'autant une Gale- grandes Ifles 5 encore n'en voyoit-on
temps pour fe tourner, veulent E le même guére que dans les Quartiers & fur lesbords
outre
ESOa
re;
qui'ils Thommeq qu'ils pourfuivent, dans des marécages,
chemin quel de détours qu'ils luien voyent rivieres. defirois
d'en voir
& autant
ccs differens mouve- Je
paffionnement
faires & pendant
quelqu'un, cependant j'aurois emporté
mens on at tout le temps necelairepour mon envic avec moi, f étant au fond dela
séchaper. font peu à crain- de lIle à Vache avec un Officier montréun
Il elt certain qu'ils ilfaut qu'ils foient Compagnic, ilnem'enavoitr dans une rivicre à deux
drequandilanagent, apptiyez fur leurs pattes pour pouvoir qui cent fe cinquante retiroit pas dc nous. Je le vis à
fairedur mal.C'elt pourc cetteraifonqu'on la verité, mais non pas auffi diftinétemelesapprehendep Lenimioeadroimt dansceux-là ment que j'aurois fouhaité. Car outre
ilyal beaucoup d'cau, mais
leurs qu'il alloit fort vite, il paffoit dansdes m'en
feulement oà ils peuvent appuyer lcbord des ri- herbes & des brouffailles, 7 qui
pieds fur lc fond, ou fur
déroboient fouvent la vàe: deforteque
vieres. & desNegres af- je ne le vis pas affez bien Il pour en faire de
Lem- Ily 2 des Mulâtres
&s'en le portrait au naturel. me à
ment les fez hardis pourl les allerattaquer,
à douze
de long,
RTT
Negres rendre maitres fans autres armes qu'un dix comme pieds nos gros Lezards, la Eee
ruen: les cuir ou un morccau de bois creux près le corpsroide,, la peau brune,
Cay- gros femettent: au bras, Scquilisluien- longue, &
de
galles qu'on nommans. qu'ils foncent dans la gueule pour la lui tenir chargée des clouds. groffes Ceft tout ce que j'en
ouverte &c plongee dansl'eaust parce que ne me puis dire. Nous courûmes inutilement
ces animaux n'aiant point del languc,
pour --- Page 285 ---
FRANCOISES DE
i7ori pourle rtdentendrietereed LAMERIQUE
ou caché fous des paletuviers: il étoit Skrlminpetioemgulus) IilesduVent,
aifédel le fuivre àl la pifte: car l'air étoit Entatiembsan Deux cho- Ouoriers 1701,
avoit pleind'une odeur de mufc partoutoài il (slesmaerventfurcrp eft leur petit pled-laslap premiere, chersas.
ANCOISES DE
i7ori pourle rtdentendrietereed LAMERIQUE
ou caché fous des paletuviers: il étoit Skrlminpetioemgulus) IilesduVent,
aifédel le fuivre àl la pifte: car l'air étoit Entatiembsan Deux cho- Ouoriers 1701,
avoit pleind'une odeur de mufc partoutoài il (slesmaerventfurcrp eft leur petit pled-laslap premiere, chersas. paffc. nombre; la feconde, le Domin.. Cedres oH
Nos François de la Côte S. Domin- gainexcefifqu'ilsf sfont, quiles délivrent gue;
jvax, Apa- gucal l'exempledes E(pagnolsappellent bien-tôt du beloin de travailler: : ils fe
Cedres les arbres nous appellons fontHabitans, & fefont unetelle honte
Acajoux aux Iiles 2 Vent. Je
deleurmctiery qu'ils ne veulent plus le
pas ici de ces Acajoux portent neparle des ioins. pratiquer,méme pour ricurspropres ber
pommes & des noix. 8 ayparlédans
la premiere partie de ces Memoiress 3 Je nc pouvois m'empécher de rire
mais de ceux dont on fe fert pour bà- quandjevoiois
de la Pa-
&
tir, pour faire des meubles. Le mot roiffe de PElterredansTon leMarguiller Carrolit, qui
Acajou cft Caraibe, &je croi qu'il con- fembloit ne pouvoir plus fe fervir
vient mieuxàl'arbre dont je parle,
pieds drpuniqulanotépoulcr une dcics
celui deCedre, dont les
riche, luaiquit troisans auparavant veuve Ctoit
honoré, Car il ne
EFARIE
aux Cedres du Liban, reflemble nullement SRTERaEEEE Nantes. Je mc trouvai
de
lapparence d'un Pin 2 ont plus chez un Marchand, ou unj il jour aveclui
arbres foit les
de tout autre outils
achetoit des
dijpelituondenbrncher, par ReadEer foir par la gagé defonancient lui étoity venu métier, Pourun] Enau lieu
foitp parlefruits failoit
un deFrance: iller
que l'Acajou ne
par
Se
Cedre, que fà
rellemble au cût oublié
autres: comme s'il
fon odeur, CEtS fon couleur, fal legereté, qualité, depuis d'enconnoitrela le peu de tems forme &t la
parler jufte, incorruptibilités ou l'exerçoit plus:
qu'il ne
Tren m'a
falongue durée. Cedres ERr de que les Acajoux ou Jecroistorr remarqué dans un autre Prefe
dureté S. Domingue ont plus de endroitenpatianre detous ceux desliles du Vent des Chis
couleur que eft ceux des Iiles, & que leur travail, gui en s'enrichiflent par Ruc rargins
refte, c'eft plus la même foncée;
tout le plus firements iln'y & plus a point qui le fallent
CORUETTE J'enf feraila
viteque les Chidefcription dans un, autre endroit. rurgiens. Ilfaut dircici,
Chines
autrecholea
quec'efrouite
COrmes mes Iffhamaomeaooao à S. Domingue, font d'une
tesdeg genssc'etunvrart 2as-Dominge Pour cesfordifferente de ceux que
elpece Quoique la plapart foient Perouj pour eux. rope. Lesp
nousavonsen. Eu- fuprème dégré, ils
ignorans au
des Chénes tnmsrgram verds, &cje croi
leur plait; & commc trouteequ'il
unee
ques'eneit
LEYRE
eipece.
amaomeaooao à S. Domingue, font d'une
tesdeg genssc'etunvrart 2as-Dominge Pour cesfordifferente de ceux que
elpece Quoique la plapart foient Perouj pour eux. rope. Lesp
nousavonsen. Eu- fuprème dégré, ils
ignorans au
des Chénes tnmsrgram verds, &cje croi
leur plait; & commc trouteequ'il
unee
ques'eneit
LEYRE
eipece. Pourles
plaitdegachent fi des
Eimounreince
dans qu'elle peu Ormes, quej je ne
bien-totrre-richen chantillon. de leur Voici un petit é
categorie les mettre. gain. EIE
faired On' des fe fertd des uns & des autres pour rurgien LesHabitanso quin'ont point de Chi-
& de roiage. planches, Commec dul bois de cartclage lui qui: dansleursmaifons, a
payent à cepasf fort
ces: arbresi nefont par téte foindelcurs de
Eiclaves trois écus
Ouvriersqui communs, lest ils font chers, &cles voir quand ils Negre, font feulement pour les
travaillent encore plus, faigner. C'eft la feule malades, chole & les
Iiz
ate font
pour --- Page 286 ---
VOYAGES A UX ISLES
2,8 NOUVEROX desremedes, of roient infiniment mieux. ryor:
1701. pour eux. A Tégard
Une Il ne faut pas oublier une chofe, qui
lespayel part; & tres-.chetettent. uneMe- arriva dans létemsque j'étois à Leoga
Prix or-. potion Cordialev vaut cinq écus,
ne. desChidinaires. decinetrois, un lvement un écu, 8cle Blearsetreniiabuere duj
pour n'avoir pasicifa
desreD'oûl'on peutjuger rurgiens pais,
medes. reftcap propottion. quand il faut faire place. Un de ces le Eferlbpestuvagenqui Sieurl le Maire Doyen Hifloire
ce qu'il en coûite, TEpian, ou quel- demeuroirchez de
d'un
tiaiteru un Negre quial
Desgens du Confeil, s'avifa purger par Chirurrompa, ou coupé. la femme de fon maitre, le
ET
que membrer aiment micux mourir caution dc
qu'en moins de gien. unp peu ménagers des'expolerauxe dépen- fitavectant fuccès, de tous maux. fubitement, que
C'eft quatreheures, illag guérit
fesd'une maladie un longue. point Un accident fi funeite troubla toute la
un vrai bonheur, ne fefoit cepais-la. famille, onné douta point qu'il ne l'eût &
ESBERDICNALCINN
emponfonnée, on l'arrêta auffi-rôt,
LeRoi 'enentretient un à la Martinique ne il aitroit mal paflé fon tems, s'il n'eût
pourl l'étar Major &c les' Troupes; às. Domin- je demandéàf afejuftifier, & à prouver fon
fçai s'ily en a à prefent
innocence en prenant le même remede,
gues Pa c'eft encore un autrebonheur, dont la moitié étoit encore dans une
que lc mal de Siam, & les autresmala- boëte fur la table (car il prétendoit cn
diesn'ayent eup plus de refpeêt pour donner encore unedofe àf àfamaladedeux
eux que pour Fer autres: : car fic cetteef.
juftifier, & à prouver fon
fçai s'ily en a à prefent
innocence en prenant le même remede,
gues Pa c'eft encore un autrebonheur, dont la moitié étoit encore dans une
que lc mal de Siam, & les autresmala- boëte fur la table (car il prétendoit cn
diesn'ayent eup plus de refpeêt pour donner encore unedofe àf àfamaladedeux
eux que pour Fer autres: : car fic cetteef. davanta- heures après) lap premiere. Onlelui
d'hommes vivoit un peu
illa & douze heures apres ES
pece elle dépeupleroit le pais,, & profi- mit, alla tenir prit, à fa malade. Heu-. ge, des dépotilles de tous les Habicompagnie échapépar cemoyenl la peiteroit
reux d'avoir meritoit'; & plus heureux entans. les
dela Cha- ne qu'il
auftilke On a établi Religicux
& coréceux qui lauroient employé, de donner
des Fre- ritéà Leogane auffi-bien qu'auCap, au quels il n'auroit pas manqué
esde la lesi iervices importans quilsrendent de femblables cordiaux, tant quecequi
cbarint, public, obligerontencone delesétablir Goave, étoitdans fa boëte auroit duré. Quoibien-tôraut Port-Paix, au petit endroits les qu'il en foit, fa derniere aétion a peutà T'Ifle à Vachc, & autres fort diminué la étre été la meilleure de de fa vie. ravaplus peuplezi Ils ont qui'n'ont plus Lomal de Siam a fait egrands
hanincleschinungns les Negres, 8cles gese dans lep 8cquand demeure Merepofe,il oifive. Les
pour ainfi dire, quel éloignez de CCS eftrareque) CREL mort
fonttrèsHabitans qui font trop
en être Hiabitans anciens & nouveaux continuès &
bons Religieux, pour pouvoir
fouvent attaquez de fiévres à la fin putrifecourus. les Habitans feroient violentes, qui deviennenti
Il mel femblequel
les Ne- des; & -Ed2arcenatraa en
bien de fonder un Hôpital Religicux per, elles degenerent ordinairement trés-difficidans les Quartiers ETA Ils fontaflez hydropifies, ou diffenteries
SET la Charité font établis,
Ils fe les à guérir. vivent
riches pour faire cette dépenfe. del l'embar- Il n'y a que les Chaffeurs qui de mafoilageroient par cemoyen
dans les bois, qui foient exempts lebonair
ras, 8des TELAEEnSs les faire traiter ladies. L'exercicequilst conferve font, leur embonobligez de faire, pour affurez qu'ils fe- qu'ils relpirent,
poins
chez eux, & feroient --- Page 287 ---
FRANCOISES DE
H70I. point 8cleurfantés mais ils doivent bien LAMERIQUE
dansles prendre garde à eux quand ils viennent delcau, rompu Par & la corruption de la terre & 170t)
Beurge, &n'y pasfaireun
féjour: car ils font plus
long des vement neceflaire pareequiln'apoint Pour fc lemoumaladies les autres, fufceptibles &nos Chirur- débaraffant des exhalaifons purger enfe
de
putrides qui s'y
grollieres &
en
Fmmeds
Fautre monde.
doivent bien LAMERIQUE
dansles prendre garde à eux quand ils viennent delcau, rompu Par & la corruption de la terre & 170t)
Beurge, &n'y pasfaireun
féjour: car ils font plus
long des vement neceflaire pareequiln'apoint Pour fc lemoumaladies les autres, fufceptibles &nos Chirur- débaraffant des exhalaifons purger enfe
de
putrides qui s'y
grollieres &
en
Fmmeds
Fautre monde. lesexpedier pofte cn
infinuent. Taparléci-devant de la tacilité
caufes J'ail fouvent detantder entendu raifonner far les ranordereadielepenp pant les
plus fain,en cou- qu'il
une infinité de monde, maladics quiemportent fans
marécages paletuviers, où feperdentles & cn deffechant les
oliquimaitcontenté Cependanenile avoirrien res&clesruiffeaus. On pourroit petitesrivieraifonnemens les
qu'on fait dans lepais, ni encore une précaution qui feroitd'em- prendre
confultations qu'on a faites en Fran- pécher que les caux
ce, Dorpenentabcanremguel àlamor- sécoulatient dans les desindigoterics rivieres. ne
talité quiy regne, quieittelle,
Mais les maladies ont encore
teiilionqure n'étoit
quenô- tre caufe à laquelle il n'eft uneau- Stcende
plus que de cinq Religieux compoféetourau d'apporter duremede. C'eft pas f facile canje. fans 1702. en a perdu vinge-lix cn dix jufqu'en ans, fefont rence de bouche, & les débauches Tintempe. de compter ceux qui ont été
dans slepais. Toutler monde qui
repaffer en France, dont je obligez ne
veur
pas le fort. içai SEATS Ceux qui fontriches, fe;
de Voici mes conjêtures fur les
deg grofies tables. Ils piquent d'avoir
cest maladies. caufes avec excès, pour faire boivent boire & mangent
leur exceflive qu'on Heherainque fent dans le lacha- ccux qu'ilso ontconricz, fans & manger
donneal jointe aup peude mouvement quel le pais, vent que dinslespaisctanth & fefouvenir oùx
l'air, fe font aifément corrom- Pair cft épais & groffier, humides, eft
pre dans ces plaines, où il eft comme lui-la, onne peut-étre comme tcerenfermé d'un côté Par les
des ducôtédel
tropfur fes
dontelles font
montagnes &
eneltévidente. lontemperene LEpSee
tre par les arbres environnécs, dont les bords de l'au- ne contribué en Lair épais & groflier,
mer font couverts; enf fecond de la geltion desalimens; aucone il façon à la dimarécages des bords delar mer licu, font les re qu'il nourrife, & lembleau contraicore des fources fecondes de fa cn- quand donc un corps qu'il engraiffe:
tion; &entroifiéme lieu, les caux corrup- gé d'alimens, pleins fetrouve furcharpetitesr rivicres, ravincs & fources, des
d'excellens fucs &c
couient dans ces plaines font
qui toutes lesfaçons, &c
SoRSTTETEE
corromputspariae
gâtées &
detoutcs fortesde
ont fervi aux déchargedese caux qui
leur
Indigoteriess &
RCRCRCREES
cours
euedeeciuideju
faifonfe cft trés-lent, fur tout comme dansla ferlelang, &1 mettre quinetitgu'cchaur.
, ravincs & fources, des
d'excellens fucs &c
couient dans ces plaines font
qui toutes lesfaçons, &c
SoRSTTETEE
corromputspariae
gâtées &
detoutcs fortesde
ont fervi aux déchargedese caux qui
leur
Indigoteriess &
RCRCRCREES
cours
euedeeciuideju
faifonfe cft trés-lent, fur tout comme dansla ferlelang, &1 mettre quinetitgu'cchaur. la bile, & les
feche, ou elles
tres humeurs dans un
aules ne pcuvent manquer sionttres-balfs,ele de
lent & déreglé, mouvement vioPremiere l'air. Dc forte quel leau fe trouve corrompre qu'une corruption que de peut-on efperer
caxfed des romput, parcc qu'elle eft infeêtée cor- fang? Une
toute la mafle du
maldis
par tions& desir coagulation, des obftruccalseelinuigoeles
indigeltions fip
parla chaleurexcetive, Laverneigitee toutel laMedecine ipuifantesyque
&raireiicor- cun remede, nypeitapporerdue
Ii 3
En- --- Page 288 ---
VOYAGES AUX ISLES
2go NOUVEAUX fe fai- la ruiner entierement, faire toutes les 170f
1701. Encore fi ces grands feroit ne plus foegomdunbis@enureg chargéd'u- Cauf
foient diner, la
&
PAUPNE
qu'à
auroitlerelte ne Paroiffe très-étendué, dans tres-peu- desen- principa- le dela
fupportable, faire parcequ'on quelque exercice, & plée, porter les fouvent Sacremens la nuity mortdes
dujour pour
Mais ce font des di- droits éloignez
pendant aux Miffionquelque digeltion. fui- étre expolé aux chaleursexcefivcl, naires,
ners séternels, 8cles foûpers Il s'aller pluies, 8cautresinjures delair, confef vifiter
ne finiffent point. ER
vent, Teltomach plus tendu & plus fer,précher, fairel accorder le Catechifme, les differenss en
coucher,
la chaleur oblige defe les malades;
dur qu'unbilon:
lecom- uni mot, tr-esAummil à
tsamteie
ce qui donneroit affez d'occupation
mencement d'une fraicheur enfroid, agreable, & on fc dix Ecclefiaftiques dans une la Ville. de C'eft tant
quifed change bien-tôt
là la veritable caufe de mort étatrouvelen matin à demi glace,reRomach & descru- de Miffionnaires de tous les Ordres
plein de viandes mal digerées, On refifte au blis dans les Ifles. de
ditez de ce qu'on a bu. cela dure]
Le fpirituel de la partieFrançoife
commencement, mais
peu.Les S. Domingue étoit entre les mains des
plus robuftes foûtiennent d'avantage, Capucins, & des Religieux de mon Or-
& puis ils erevent plus plûtôt promptenent. les fuites STAmminnat c'eft-àLesp plus foiblesfentent fecorrigentquelque avoient les meilleuresParoilfes, du & du Portdeleursdélordres, trainent plusiong-temsune dire, toutes celles riviere l'Artibonite. fois un peu,
la
Cat
& ennuyeule, & enfin Paix jufqu'à celles du
& du
vie languilfante tous le même chemin. Jc Ilsavoient encore de
sodu
ils prennent
la petit Goave, del'Acul,
mmat
n'ai jamais apprehendé toûjours beaucoup eu peur des Rochelois.
oient les meilleuresParoilfes, du & du Portdeleursdélordres, trainent plusiong-temsune dire, toutes celles riviere l'Artibonite. fois un peu,
la
Cat
& ennuyeule, & enfin Paix jufqu'à celles du
& du
vie languilfante tous le même chemin. Jc Ilsavoient encore de
sodu
ils prennent
la petit Goave, del'Acul,
mmat
n'ai jamais apprehendé toûjours beaucoup eu peur des Rochelois. mort,, mais desMedecins; jai
&cquand mon Nous n'avionsquel Riviere, lesl Paroifesdel'E- & du Culmaladies8cd m'auroit obligé à une vie fterre, de la petite
fur toutes
état ne deux pas motifs auroient fuffi de-Sac; avec des prétentions dans tout cc
regléc, ces
celles qu'on pourroit la riviere établir de l'Artibopour m'y. engager. & des Quartier jufgu'a
Alégard de nos Religicux,
nite. ANzrcescnilee Les Penfions des Curez font payées Elatda
guc,jenaijamatse entendudire, queles aaf par les Peuples, a raifon de trois cent il Parsift o leur
excès sdebouchelesayentt tuez; maladies, ily & écus pour chaque Curé; & quand a revens,
Red'autrescats del leurs
un fecond on lui donnedeux cent confi- écus
del leurs morts; Sgundinyauatgu &c lesafliftances de plus. Le Cafuel eft auffi plus
Tintemperie du climat,
derable qu'aux Ifles du Vent. Il feroit
ComnatilesnsaneNe aux leur malades, inutile d'en faire ici le détail, je crei
cela ne fuffroit-il pas? Mais
à l'avoir fait dans un autre endroit. Ce
nombrel lesaprefquet toujours
furcetarticle, eft que
EnEt
desf
Des les quejairemarque lcs Curez n'cn ont pas plus de refte au
où tous
tearba-eicmarat
gens quif fortent d'un Cloitre
bout de T'annéequeceuxe des Iflcs, dont
tobarnaeesnnet
le revenu eft beauconp moindre; parce vianà leur force,
les
la
inestRr
portionnéc
que toutes denrés, exceptél
re qu'ils prennent, ne peuvent &cmême guéres de, fontb beaucoup plus cheres, & que
fans Baltererbien-totleur fanté,
rour --- Page 289 ---
FRANCOISES DE
Iyor. pour peu qu'ils foient malades, les Chi- fort DAMERIQUE
2gt
rurgiens leur enlevent plus en une fc- loit raboteux Éincommodes. On
maine, qu'ils ne Peuvent recuéillir en
afin
par- 1761;
un
tocieacommote
mois. faire rouler les Caroffes dans qu'on pût
Tela étél'état des) Paroifles de S. Do- Quartiers-là. La chole ne me tous ces
mingue jufqu'en 1703. queles Captcins fidificile qu'on la faifoit. Parut pas
abandonnerent voient foin. On toutes celles dont ils a- &c def Nous fimes fort contens de
vralarailonqui n'a jamais fçà bien au Curé, fesdependances, dont
Rencoreplusdu l'Eglife
difoient qu'ils avoient lesyaobligez Les uns nous difoit dul tout bien. le mondefelotoit, &
Courqu'ellsl leur étoient reprefenté à
à la Monori, du
C'étoit: alors lePere
le grand nombre de charge, vû à Paris.
oin. On toutes celles dont ils a- &c def Nous fimes fort contens de
vralarailonqui n'a jamais fçà bien au Curé, fesdependances, dont
Rencoreplusdu l'Eglife
difoient qu'ils avoient lesyaobligez Les uns nous difoit dul tout bien. le mondefelotoit, &
Courqu'ellsl leur étoient reprefenté à
à la Monori, du
C'étoit: alors lePere
le grand nombre de charge, vû à Paris. Nous Conventdelar rué S.Honoré
mouroient; mais qu'eft-ceque Religicux cela; qui y en ce voiage. employâmes cinq jours
des Capucins dont on voit par tout pour des Commifion. Au retour je terminai l'affaire de ma
Summtiesfcoomderbinr foient quelesCommandanse D'autres di- que je vis, & Jeme convainquis, 3 parce
contens d'eux, s'en étoient quin'étoient qu'onreprochoitaus entendis, les fautes
E qu'on leuravoit infinué, plaints, fion de S.I
SL.REs delaMifapropos qu'ilsdemandaffent qu'il étoit peu d'experience Domingue, & venoient de fon
Partage Quoiqu'il" en foit, les Peres aferetirer. affires, def forte que d'aptitude
dasPa- furent choifis par la
Jefuites perieur
fis
Su-
:
general
etreet
roifes
leurs
Cour, pour remdémit entre. TA
anire les tr'eux plir & poftes, & elle partagea en- fut mains defon jel cmplois &c aufi-tôt fes
Sefaiter
noustoutela partic
fait,) fongeaial
tquecela
cles Les Jeluites ont eu tous les Françoile. avec raifon que le ilaretraite, craignant
tins. Jacs- qui font depuis Samana Quartiers & les autres
Supericur general,
re de lArtibonite; & nous jufgu'àla tout rivie- fent à remplir Religicux, ce
ne m'engageat. eft depuis cette riviere, jufqu'au cequi deme permettre fctte retourner Jele; priai à la donc
Tiberon. Les Eglifes du
Cap de deloupe, ainfi
Gual'Ie à Vache étoient defervies Qgartier Gouverneurd de je l'avois promis au
Prêtres
la
pardes vailler fclon Satei Iile, pourtairetratretenoit. Secaliersyquel On avoiteu deflein Compagnic dei en- yez en Cour. anpoemaioatieete Je
établir, &cles chofes étoientaflez nousy avan- qu'ilavoit d'autres m'apperçàs vies,& bien-tôt
cées. On fite enfuitedes
dejour à autre,de me donner qu'ildifferoit
Jeluites, qu'ils ncj jugerent propofitionsa pas à aux fei politive, afin de me faire unerépond'accepter, de forte qu'iln'y propos calion d'une Barque qui perdrel'ocde conclu quandj jefuis
avoitrien Ilesdu Vent; maisj remontoit aux
je doute que cette affaire partides foit Ifies, encore & derepugnance der
tant
terminée. qu'à la fin il
aacintmen
à
confentit mon Doninguse
Fiage Le;
départ de la
retour. Le
axCul- pericur Eouorerorgmshese general,
les
Barque
de-Sac
m'empéchadevoir
au
qui alla taire fa Vifite ve. Quartiers du grand &cdu; petit GoadeLe- Cul-de-fac. Oncompte environtreisani. ze lieues de l'Efterre julques-la. Hleft bon de
faut bien que les chemin Is'en
remarquer, quebien dee
beauxdepuis la grande Riviere foient auffi gensfetrompente tiers.
ul- pericur Eouorerorgmshese general,
les
Barque
de-Sac
m'empéchadevoir
au
qui alla taire fa Vifite ve. Quartiers du grand &cdu; petit GoadeLe- Cul-de-fac. Oncompte environtreisani. ze lieues de l'Efterre julques-la. Hleft bon de
faut bien que les chemin Is'en
remarquer, quebien dee
beauxdepuis la grande Riviere foient auffi gensfetrompente tiers. tenparlant deces QuarCul-de-fac, qu'ils le font dans jufqu'au noitre, Islesconiondent commeafaitl fauted del lesconplaine de Leogane. Ilya des endroits toute la qui dans fa Carte du Dampier, Golphe dc Anglois Mexiquc, marque le Port-Paix, ou le petit
Goaves --- Page 290 ---
VOYAGES AUX ISLI ES
2g2 NOUVEAUX
que dans r7or:
Goave, comme fic'étoit! la mémechofe, wotempimcatugulended voirfon Ouvrage du Port1701. aitplus defoixante lieues de ceci.Rcourtitiqueder
Paix,
Faute de quoiqu'ily diftance d'un dc ces lieux à l'autre. S'il méprifé. dupetis Goavi,
Dampier dansla
E
IX. pofition
- H A P I T R
de VERare à la Caie de S. Louis. Du Commerce avec
Voiage de PAuteur
Defcription d'un Boucan. les Elpagnols. quin'avoient) point
A Barque dont je me fervis cedente,pardesg gens Ils avoient même pro- Le Sieue
pour remonter aux Ifles du deCommifion. cedé contre le Maitre & les Matelots des PorVen.emmntAut On dit monter aux qui la montoient, quand ils de Pavoient faire a
A 9 riere. on
prife, & les menaçoient les
das
Iiles du Vent, parce que quand lieux part qui
à lajaou autres
ERREREAECE des Portes étoit arrivé maigues
de S. Domingue pour aller, il faut aller vol. Le Sieur fauver la vic,, maisiln'afont à l'Oueft contre 1 vents alifez, qui tems pourleur
fans cefle
de la bande de YEs voitpû fauverlal Barque,, fervità à quifutconfif
foufilent toûijours
quée, &fac charge
payerlespro-
& en terme de marine Ameriquaine, cedures. celarapallemonet au licuquequand autres Cc font des tours ordinaires des Anon part des Hles du Vent, où aller aux glois delajamaique, qui ne manquent de
lieux qui font à TEit, pour
guéres Alsmi2-pets Lerelieux quifont à T'Ouett, ecomme onappellecela ii yabien Emamumminren uferde même àleur
defcendres, defacilitéàd parce rodenee qu'a monter, mcdeà cela Ceft eitd'en l'unique, pour les mettre
plus
plus a fuivre le cours égard. raifon. Iyenaauti-bien du vent, qu'à faire route contre: fa vio- alar Nous étions chargez d'Indigo, de
lence. quelqueargenten faumons & enp & piaftres,
Cettel Barque étoit kuncescecllntewoi- d'unc partied'or en poudre, depluliere; clleavoit été contrutealaVer. fe font acquis à fieurs caiflesdeToiles deBretagne, qu'on & de
mude, où les Ouvriers des meilleurs nomme Platilles, de Bas dc Toye
bon droit la reputation cesf fortes fil,, de Chapeaux & de Mercries
contructeursdus monde, pour
étoient reftécs d'une Carguaifon
dc Bâtimens.
cecllntewoi- d'unc partied'or en poudre, depluliere; clleavoit été contrutealaVer. fe font acquis à fieurs caiflesdeToiles deBretagne, qu'on & de
mude, où les Ouvriers des meilleurs nomme Platilles, de Bas dc Toye
bon droit la reputation cesf fortes fil,, de Chapeaux & de Mercries
contructeursdus monde, pour
étoient reftécs d'une Carguaifon
dc Bâtimens. J'en donné la defcripmile dans la Barque, pour
E
Partie. Elle étoit avoit
Cela
tion dans ma
Llpagnols. letf
conduite paru un de nos Flibuftiers nom- m'engage quer enpuloreieaia dedire un mot tduCommerce
més Samfon, habile homme autantqu'on
avec eux. Com:
Le Sieurde.Portes quontiit
le roivoitiboahaten Maloiin, qui étoit venu à la MELETaatbardim: euffent trouvé le fecret merce avecitt
Arlon Martinique depuis quelquetems, pour 1E lesFrançois gârer, en portant unetrop grande E/pa- gnolis
éclesdonnants
établirun cundsetrren lal langue, étoit dans cet- muateestnucaunaten àvil prix. Les
dont ill fçavoitl Ilétoit allé pour reclamer al'envilesuns 8c lcs Hollandoise desautres ont étéen cela
te Barque. quel les Anglois nous Anglois
ayent
nnen autrel cBarquc,
qu'ellel eleur plusfages que nous; &cquoiqu'ils
avoientprife, fous prétexte laGucrrepré- pour le moinsautantd d'avilitequenousy ils
monnienkveepeniant) --- Page 291 ---
FRANCOISES DE
i7o1. isontfçà fe contenir, nepointallerles de LAMERIQUE
2y3unsfuriesautres,
Cochenille, de Vanille, par del'arle Commerce fur centretenirroljouns le mémepied. genten & barresour monnoyé,
17eti
liefdin Iln'cft permis à aucune Nation, fous autres marchandites; & duTabac, dès le
fendu teutes lertraitere quelque pretexteque ce puilfeétre, d'al- Mgrestannsncred ve
fetrou- que
ksNachez les Elpagnols. Ilsconfif. prét étanchée, à lemaftaffiré, lc Bâtiment
siens, quenti fans milericordetouslest Bâtimens fuffit mettre à la voile. Mais cela ne. qu'ils peuvent prendre, fojt qu'ils les afin. pas, ilfaut trouver un
trouvent motillcz fur leursCotes, foit chandifes que ceux qui ont acheté expedieht, les martance, qu'ilsl lesrencontrentà une certaine dif Pour cela au les puilfentvendie. Onexpofes Maziere
font parce qu'ils fappolenrquils n'y ciers
Gouverneurs & à fesOfi- defaire
que pour faire le "Commerce, & ter les qu'on manque d'argent pour ache- le Cempouir fufir étre convaincus de l'avoir fait, il payerce vivres qu'ona dont on a beloin, & pour merst,
des qulistrogventdansicn Batiment ou le Bitiment, &: pris on le pour accommeder"
del'argent ewchandieafabrigacae d'Eipagne.
parce qu'ils fappolenrquils n'y ciers
Gouverneurs & à fesOfi- defaire
que pour faire le "Commerce, & ter les qu'on manque d'argent pour ache- le Cempouir fufir étre convaincus de l'avoir fait, il payerce vivres qu'ona dont on a beloin, & pour merst,
des qulistrogventdansicn Batiment ou le Bitiment, &: pris on le pour accommeder"
del'argent ewchandieafabrigacae d'Eipagne. chez euxyou mettre
fupplie de pers. Celontleurslonxa
difesau Mentansrdestt proratade ce
aufquels on nei man- ou payer. Lc
qu'oi doicachetér
quejamuindetresnerbant ceptions. En
nombre d'cx- feilyd
Gouverncur &c fon ConLorlqu'onveute woiciquelquer-unes entrerd
jugent AaRaNeEE à propos de faire, & on
de leurs Ports pour y faire rdanquelqu'un le Commer- quelques caiffes de
venid: afinon
ce, feint qu'on a beloin d'eau, de que le gros de la marchandifcs, Cargailon que ces:
Prétex. bois, devivres. On envoye un Placet Melfieursy ou leurs Agens ont
au Gouverneurp parun Officier,
puife être véndu
acheré, fansLE dansles pofe les befoins du Bitiment. qu'ons'én puiffe plaindre; publiquement
Pors loisc'elt un mait
parcequ'on
lsaicohs
MusEf voye d'eau confiderable qui a craqué, ou une iuppofera permis aux toljours que: c'eft ce qu'ona
pegnoli. trouver, ni étancher fans qu'on ne peur cheterdes Errangers.Ainfif Marchands Eipagnolsd'aBitiment, & le mettre à décharger la Bande. On le en fons. ce tems-là les plus graffes filedebiroiene
détermine le Gouverneur à croire ce
Cargai:
confiderable qu'on veut qu'il croye, un prefent & aleguideeclesenifones dont les
moindres,
delaméme manierel qu'on Jui les LEO Officiers Onaveugle doifes, Françoifes BargnesAngloifes, & Danoiles Hollanabefoin, & puis onobtient permifion donton dinanemencharpén, onles font ord'entrer, de décharger le Batiment, ntdemnrontatmet lieux portedans d'emtre pourchercher le
la voyed'eau, &cremer. en
quifont
pntvase
Bâtimente Les état de continuer fon éloignezdes res des Villes, ouauxembouchue
voiage. formalitez font
rivieres. On avertit les
on enferme foigneufement les obfervécs: marchan- tans des environs par un coup. de Habi- Cadifes; on met le Sceau à la porte du viennent non, & ceuxq quiont enyie
Magafin laquelle on les tait
dans leurs canots edetraiquer pour
mais on a TiuA y en ait une entrer, autre leur nuit cmplette. faire'
quin n'eft
Celpanculicrenentis
les faic fortir point denuit, EA laquellelon faut être qu'on fur fait fes gardes, ce commerce. Mais ib
ce quel'onotepar des METUAS caifles remplace & ne laiffer jamais entrer toijours dans lc armé, BâtiTom. IL,
d'indigo, ment plusdemonde, qu'on nefetrouve
Kk
en. --- Page 292 ---
VOYAGES A UX ISLES
254 NOUVEAUX
de Carac &c de Cartagene, 17014
1791.
les faic fortir point denuit, EA laquellelon faut être qu'on fur fait fes gardes, ce commerce. Mais ib
ce quel'onotepar des METUAS caifles remplace & ne laiffer jamais entrer toijours dans lc armé, BâtiTom. IL,
d'indigo, ment plusdemonde, qu'on nefetrouve
Kk
en. --- Page 292 ---
VOYAGES A UX ISLES
254 NOUVEAUX
de Carac &c de Cartagene, 17014
1791. en état d'ca chaffer,s'illeur prenoit en- Efpagne, dont bien des François, Anglois, &
Sraiter vic defaire queique infulte. Onappelle traiter. à la Hollandois, ont faitla trifte experienalaPi- cette maniere de trafiquer, decredit dans ce. obferver
que,e Pique. Onnc parle jamaisd
com- Il ya encore une chofe à
LesEf;
smtg-ccNegoces ilne(efait qu'argent
quandles Efpagnols font à traiter dans Jomt pagnals NAptant, ou marchandifes prelentes. un Bâtiment, C'eft de prendre garde à turelleL'on fait ordinairement un où retran- fouslc leurs mains plàtôt qu'a leurs pieds. Ils ment
chement devant la chambre, Bâtiment, font tous, ou prefque tous fujetsà cau- addon: 48
gaillard de la) Barqueou autrel étalleles; tion; habiles à prendre autant qu'on le nez larcints
avec unet table, fur laquelle on à mefure peut étre, êcquandi ils trouvent! tl'occaéchantillons des marchandifes
fion
d'une chofe fans
qu'onle les montre. Lel Marchand ou quel- qu'ellecoûiterien, des'accommoder, iln'ya pointd'exemque Commis, &c autres gensarmezfont avecdeme- ple qu'ils l'ayent laiflé échaper. Il faut
endedans duretranchementa
donc avoirtoûjours les yeux ouverts fur
nuésarmes. On en met encorequelques ou fur le eux, 8d desgronsenaprenest. ilfaut Coins:
uns au delfus de la chambre,
ar- les en avertir d'unc maniere honnête, ment o7
gaillard: : le reftedel PEquipagebien le
ou &c comme fi on croyoit que ce fitune doit les
mé cft furle pont avec Capitaine méprife. Carils s'offenceroient, fionl le svertir. un: Commis, pour faire les honneurs, failoitautrement, on perdroitl'occalion
receyoir les perfonnes. qui viennent,les de la traite, & même on s'expoferoit à
faireboires les reconduineaoeechelité de quelque des fuites fâcheufes. Ils ne fe fâchent
& quand ce font des géns de
amdc ces fortes d'avis: ils font femdiftination, ou qui font groffes de
point ç'à été l'effet de quelque difplettes, les faluer en fortant quel- blantque ou d'avoir voulu fe divertir de
ques coups. de Canon: Ils fc piquent &c traction; l'embaras où feroit le Commis quand
bcaucoup. de ces fortes d'honncurs, il s'apercevroit de la
auroit
on eft fir de n'y rien perdre. faut être fur faite.C'eftainfic qu'ont acte
TRSLEEE
Mais avec tout cela, il
d'autre Leplus
fes gardes, & tolijpursleplasfort: car tromperdepartéc eft celui qui ne laiffe pas emporter CRE
s'ils trouvent l'occafiondes s'emparerdu marchandile, fans qu'elleroitp payée: Je
Bâtiment, il eft rarequslaymanquent.
vroit de la
auroit
on eft fir de n'y rien perdre. faut être fur faite.C'eftainfic qu'ont acte
TRSLEEE
Mais avec tout cela, il
d'autre Leplus
fes gardes, & tolijpursleplasfort: car tromperdepartéc eft celui qui ne laiffe pas emporter CRE
s'ils trouvent l'occafiondes s'emparerdu marchandile, fans qu'elleroitp payée: Je
Bâtiment, il eft rarequslaymanquent. àfondavec. raporte ceci fur le temoignage de bien
Danger Ils le pillent, & le coulent fc trouve: plus des gens. Cependant je n'ai garde d'en
gaon T'Equipage,. afin qu'ilne
de leur faire un crime à toute la Nation. Il Y
courE perfonne qui fe
plaindre cas ve- auroit de l'injuftice, & je n'aime pas à
dansee perfidie: parce te quei un parcil Officiers de en faire àp perfonne. Negoce. noit à la connoillance des
La meilleure marchandtifesqulonpuic
leur Princes ils nemunqumreientpaede fc porter aux endroitsquiont Commer- Les
les obligera Vuneneorienhnmtondee comme ce aveclesmines, eftlevifargent. qui auroit été pillé, non pas, leren- Rois d'Efpagne fe font refervez cctte
on pourroit fe l'imaginer, pour Pap- traite, qui leur rend unprofit très-condreaux Proprietaires, maispourfel
fiderable. Lorfqu'on trouvealatraiter,
propricr cammedndtencaefnterte ici n'eft pas une le prix ne fc dilpute point, on donne Prixdu
Ce que je rapporte C'eft une pratipour; poids, argent pour mercure. wifarhiftoire faite à plaifir. proft, comme on voit, eft très- gent. la Nouvelle
Er
qucconflante fur) la Cotede
grand, --- Page 293 ---
PRANCOISES DE
1701. grand, car il faut feize pieces de huit FAMERIQUE
25g
pour fairelep poidsd'unelivres
portent, fouvent par
cure ne vaut que quatre francs &clemeraffectation 9 pour I701;
ou cent
rien
neueparcoanus, falfent
fols la livre. des honneurs dont ilsaiment à diminuer
Profie Ceux qui veulent
chargez. étrefuzfur les fit, fe font
augmenterleur pro- Les
/peces. petites monnoyes, payer poids pour poids en vent étre Chapeaux qu'on la leur porte doi- Bas d
les, &c les demi comme font les real- tre,
pour plipart,deL.ou. Charealles; Parce que les
oudeq
peawx
ERSCE
recevant au poids, & trouvant l'occa- approchant. Il faut equelwastepail là
fiondel les donneren
plate,les bordsl que forme foit EOTE
vent deux, & méme compte, trois écus ilyafou- fe, que Ja coeffe larges,&furtoute loitde Satin de cho- pagnelt,
par livre. deprofit Jeur. Qu'ils foientvieux ou
couII faut pourtant bien fe
vû qu'ils foient bien
non, pourfaire paroitre
garder de bienluftrezs
accommodcr, &
cet article, ni aucuneatication, fur d'autres
nifur On les vendoit cee autrefois
Maxi- quand on a une
à chofes; & cinquante
la
quarante &c
mes à micux lâcherla main partic faire, il vaut diminué depuis piaftresk
Celacitl bien
ebferoer
furcertaines
que
en
iefia
dans ce chandifes, &c méme lesdonnerà mar- porté un trop grand nombre.
modcr, &
cet article, ni aucuneatication, fur d'autres
nifur On les vendoit cee autrefois
Maxi- quand on a une
à chofes; & cinquante
la
quarante &c
mes à micux lâcherla main partic faire, il vaut diminué depuis piaftresk
Celacitl bien
ebferoer
furcertaines
que
en
iefia
dans ce chandifes, &c méme lesdonnerà mar- porté un trop grand nombre. François ont
Comde efetenir trop roide, & perte, laiffe pas cependant
On ne
merce, R acheteurs, qui font
dégoûiter grand profit. dy faire un trèsfort capricieux."
forbizarres, &c Alcgarddest Basde foye il
Lorsdonc gu'on eft obligé de
faur pas d'autres ) il fufft (car n'en
fir quelquer marchandife, on perdre clairs, bons ou mauvais, gu'ils foient
faire fentir d'une maniere fine peutleleur & déli- Efpagnols en portent n'importe,lcs
de cate, parce que comme ils fe
deux paires, une de couleur ordinairement
politeffe, °
on piquent fous, & une noire defus. par-defde reparer bien-tôt generofité, fa
eftfir
qu'on leur a une fois perte; &c dès Elpagnols, Gouvemeun, font &cautres Officiers
fumée, il-eft aifé de les rempli la tête de
commerce de toutes
point où le Marchand furevenir à un funeadendrchindient Ils exccutent
&deleur micux. au - delà de fon trouve toljours leur Prince, qui exaétement le défend les Ordres de
C'eft cc que les compte. Anglois & les
mais pourcux ils fe
à fes Sujets,
landois fgavent faire à merveille. Hol- lotincommode. dipenfent de cette
Foyent exemplequ'un
Ils fent les richefles Cenparliquiamut
vient faors unep picce dep platille, E.pagnolqui Portent en s'enretournant peulgieuleigurien. en
faire deux chemiles, s'eft fixé à pour n'en Ily avoit dans le tems Europe. donner qu'un
Saint Domingue un
que j'étois à
ilsne latifenrpas vaaleurperte; tagene, qui étoit Gouverneurà Cardonner;
EEA
eninéme-tems, ilslui
mais
lepremicr homme du
telles, donti ils lui fontvoir desden- nereneaiegreatas Ilavoit fervi fous
Pimiento. Piriena
lui difant, que tous Hfonvenirenvie les Grands d'EC en res, qui lui avoir fait PEleéteur avoir ce de Bavie- to Goului pagne vendent en portent decette façon, & les nement, & qui lui avoit Gouver- de UErMeNT Carlent. C'eft dix fois plus qu'ellesne va- d'amafler cent promptement quatre recommandé ou ragent,
eux, fans ainfi les quil faut traiter avec pe. milleécus, Pour ne &derevénir en Euro- cinq
que mauvais habitsquils point,
pas manquer au premier
Kkz Hasiencaha.tiioet
&3 --- Page 294 ---
VOYAGES A UX ISLES
295 NOUVEAUX
les lames fc donnoient la liberté dc 1701. i701. & il le faifoit de Itelle forte, qu'il lc fe- ne s'exercer que à qui fauteroit lc mieux, & à
vouloit point d'affocié.
pe. milleécus, Pour ne &derevénir en Euro- cinq
que mauvais habitsquils point,
pas manquer au premier
Kkz Hasiencaha.tiioet
&3 --- Page 294 ---
VOYAGES A UX ISLES
295 NOUVEAUX
les lames fc donnoient la liberté dc 1701. i701. & il le faifoit de Itelle forte, qu'il lc fe- ne s'exercer que à qui fauteroit lc mieux, & à
vouloit point d'affocié. Et pour lemê- qui pafferoit del l'arriercàl l'avant allez denô- mal
cond, il écrivit en Tavoit Elpagne porté par à Carta- tre Barque. Une d'elles fut failant Ilsper
me Vaiffeau demanderfon qui
congé,, fça- nôtrecuiline. adroite, pour Acidencfunelepoure emporterchenin des dent leurcnigene, chant Ert bien qu'avant necellaire quilarrivir, pour gens qui avoient grand appetit. du mauvais Cette finepar un conp
il auroit tout le tems million depiaitres. Il difgrace & la continuation fous le der mer. amaffer plus d'un
tems nous obligea de moiiller eft
à
ne fe trompa pas. Lec ccongélucilonge avant d'être Cap de Donna Maria, qui leplus
tems à venir, quilmourats après avoir amaf- l'Oueft de toutellfle. fûmes encore invitez par un
en état d'enprofiter, ou cinq cent mille Nous y. des Chafleurs qui
fé non pas quatre ou cinq millions petit pavillon, que mirentaut bout
piaftres,, mais quatre
Iiles du étoient en ce(Quartier-làr nous appeller. Ced'écus. ebrurerepaniael étoit mort plâtôt qu'il ne d'une perche, pour étoit bon de prendre
Vent qu'il mais
ly avoit déter- pendant commeil de crainte que cenefullent
vouloit,
qu'on cordiale, dont il ies faretez,
miné par. une potion d'une fois en d'honnétesgens, s'en teneedienlevernôtie aller Forbans, on
eft rare qu'on prenneplus
Barque, pour
nos, Canons
fa vie. Radedel'Efterre pritles armess, & on del chargea, balles de moufquet,
Dipart Nous parrimesdelat 18. Février fur les cinq demitrailles, d'aller avecdeux hommes
de'TE- le Vendredy Nôtrel Barqueavoledeux &je m'offris
reconnoitrele terBarre. heuresdufoir. mais nous n'avions dans lc canot,, pour avoit, rienà crainpieces. feul de Canon, boulct, dont nous ne pou- rain, &cvoir s'iir n'y, de ma commiffion,
qu'un vions pas nous défaire, parce quilfer- dre. Jem'acquittar tout examiné, je retourvoit à broyer lamoutarde, boucané. qui accom- Car Scapresavoirt naialal Barqueavec deux Challeurs,
Cochon
un
de Cochon
a
pagnoit nôtre fuflions en Caréme, &c nous firent prefent On les
devin &
quoique nous
nous ne pouvions & de boucané. regala
du
2u milieu de la mer,
quenous d'eau-de-vic, &on cent, convintaveceux livres de Cochon
faire nmeegeeveniilt despatates, & prix de dix-huit & en picces, &d detrois
pallions vin. avec Du dubifcuit, refte nous avions d'affez enaiguilletes, de
c'el-a-dire,de
du
& fur toutdesfufis, centlivres de mantegue, faindoux. bonnes provifions, &c du plomb au fervice de grailie Cochonou s'en fervent dans PA- Mantéde la poudre
Lesl Efpagnols & en
Provin- dé
nos amis.
dix-huit & en picces, &d detrois
pallions vin. avec Du dubifcuit, refte nous avions d'affez enaiguilletes, de
c'el-a-dire,de
du
& fur toutdesfufis, centlivres de mantegue, faindoux. bonnes provifions, &c du plomb au fervice de grailie Cochonou s'en fervent dans PA- Mantéde la poudre
Lesl Efpagnols & en
Provin- dé
nos amis. NeaneasEnaee & mon Negre , qui merique, même lieu de quelque beure, & ccla
avec avoit un quinze. Moufie,, à. feize ans. ces en vertu d'Elpagneau de la Bulle de la Croifade,
E
Nous éumcs dès le lendemain forte des leur donne cncore d'autres grands
LerCai-
& fortv violens:de
& entr'autres de
E
imites ventscontrairest plmes
les Caiimites leges, toutes les extrémitez E bétes,
Hes. quenousne le 25. fur le ceSOR font plufieurs medy
les pieds, la tète,lecol, &
quel iiles bafles &
jene les commefontl Mais on coupe ces extrêpetites bien voir SETE lesentrailles. fi avant,
efti réduit à
pus pas pendant 1 LFAUE Er amerétoit mitez de chole. quelecorpee Cette mantegue eft
pallames &le devint à untelpoint, très-peu
blanfort grollc, --- Page 295 ---
FR LANCOISES DE
Ijot. blanche comme la neige, & excellente LAMERIQUE
ployer. dequelque manicre qu'on la veuille em- marché,quineb péche
bleffejamais, &
Nous
gu'on ne fente les quiem- & 170r:
poudre, devions payer ces provifions en épines, Nous fur lelquelles on marche. pierres les
commeleurl plomb, Boucan toiles étoit & merceries; &c can, où arrivamesafezt nous
tardi làl leur Bouliees del lamer, ils nous environàd demanderent deux tres camarades. trouvâmes Leurs leurs trois auSnTurmatiabsmmes aider"
pourleur dans une affez bonne pavillons cafc étoient
daller chercher ces viandes. On taches, étoit & la petite cafe couverte à
de
Jeurendonna, fion d'aller fix, & jep prisla commic de tout auprès. Ils avoient boucaner
mon.Negre choifir la viande. Jc menai noient, viandes & feches, d'autres qui beaucoup boucahamac, & nous avecmoi, partimes pour fur porterr lec mon venoient de deuxoutrois tuer. Nous Cochons qu'ils
voirlhabillement C'étoit quelque chofe de plaifant champ. de joyeufement, &c avec appetit. loipimesfore J'avois
Habille- Ils n'avoient qu'an decesdeux Chafteurs. faitapporer mais mon du vin,
ment
&c
kiclensdonis
des mife, le calçon étoit calçon, étroit, &clache- uneche- Je m'en mis Negre pcu en avoit oublié le pain. Chaf mife n'entroipard dedansy elle étoitp
comme cuxdesbananes peine. Je mangeai
fewri. deffus comme les roupilles denos roul- par- lies avec la viande, & rôties & bouilliers, pieces éroient &cun ERM moins large. Ces deux dechair, lemaigre du Cochoneng enfukelegrace guife de pain &c
fang & de graifle, noires, & himbibéerde
accompagnédela pimentade. étre detoilcg
qu'elles fembloient Srgciuntsane rém'cuffent
ou lar nouveaude peau de Bauf gaudronnéc.
comme les roupilles denos roul- par- lies avec la viande, & rôties & bouilliers, pieces éroient &cun ERM moins large. Ces deux dechair, lemaigre du Cochoneng enfukelegrace guife de pain &c
fang & de graifle, noires, & himbibéerde
accompagnédela pimentade. étre detoilcg
qu'elles fembloient Srgciuntsane rém'cuffent
ou lar nouveaude peau de Bauf gaudronnéc. avec le Unec ceinture lonlinaire, foit donné plus la d'appetit
la chemife, & folitenoit d'un poil, côté ferroit tendre, 8cplus: que viande fût E
guaine, qui renfermoit trois ou une
apetilinte,jec
grands coutcaux, comme des quatre iemeniretesae dormimes à merveille. La livres. faim EE
nettes, & de T'autre, un gargouflier bayon- a vois que le point du jour nous reveilla. phitôt
l'ordinaire. cul de
Ils avoient fur la téte un tant de la peine à concevoir J'achapeau, dont il reftoitenviron
mangé d'heures qu'ayant
quatre doigts de bord coupé en pointe Mes mon Gx eftomach Rar déjafaitla aupsravant, digettion. EREASEE fans couture, éctout d'unc
verent dans hommes le méme &c mon Negre fet troulesfait depeau del Bauf ou de piece. On &c les Chafleurs me dirent befoin moi,
Voici comment. Dès
a Cochon. boit pas que cela nous elfie ne falun Boeuf, ou un Cochon, qu'on on écorché avoient autant
éronnàt, qu'ils
le pied dans lemorceaud de enfonce
cela leurétoitd d'appetit que nous, &
couvroit la jambe. Le peau orteil qui lui f viande de Cochon ordinsire, que
fc
mangéc Taste cette Qualité
on ferre lel
genoiil, Scmeaserpbnsoeaas croire
de la
BREREST
coupe. On boutatecundert, fait
&l'on) Je tems quenous ne fouffrimes pas Onpeut viande
quatre doigts au-deffus monter dela le refte tiois ou mes eeireincommodité. bien. Mcs fix hommes Nous déjeuna- long chon- de Cepied, & on l'y attache avec cheville un du Chaffeurs fe chargerent, &c avec trois maron,
jufqu?a tientde lui-méme. ce qu'il foit fec, & alors nerf, il fe afin dans de l'intention de sevenirenlemidie partirent
trés-commode, bien-tôt Ceft une chauffure reftaiaveclesde EERRETPER
faite, à bon
au Boucan, deuxautres, oûj je ne demeurai & mon NeK7
pas
oitif: --- Page 296 ---
VOYAGES AUX ISLES
2g8 NOUVEAUX étions dans un fortes de Nations, qui en faifoient le 1701,
IT0I. oifif: car comme nous
une forêt lieu deleurrendez.vous, & y. venoient
lieu qui pouvoit Paler pour &ccuéillir fouvent partager lebutin qu'ils avoient
raaciomjeanaet
fait fur les Eipagnols qui ont été de
autant que nos fix hommes en encore purent tout temps les objets de leurs courfes.
AGES AUX ISLES
2g8 NOUVEAUX étions dans un fortes de Nations, qui en faifoient le 1701,
IT0I. oifif: car comme nous
une forêt lieu deleurrendez.vous, & y. venoient
lieu qui pouvoit Paler pour &ccuéillir fouvent partager lebutin qu'ils avoient
raaciomjeanaet
fait fur les Eipagnols qui ont été de
autant que nos fix hommes en encore purent tout temps les objets de leurs courfes. porter, ce qui fit queje couchaie lieu d'envoyer Quelques entrès-petits nombres'y
au Boucan, parce qu'au
à la étoient ELSNT Onles en a fait déloger
de la viandc, &c de la mantegue
& pafferàl la grande" Terre, eeft-à-dire,
Barque, je ne chargeai nos gens que le àSaint] Dominguc; defortequ'ellee ceftà
d'abricots & de bananes. Ils revinrentl ou
deferte: iln'yapluse sque desbelendemain matin au nombre de huit &c prefent tes à corne & des Cochons qu'onya mis
neuf, les uns fe chargerent de fruits, pour multiplier pour le fervice de la
les autres de viande & de mantegue; fur les Compagnic, à quil ile Roiad concedéles
nous retournâmes à la Barque
terres qui font depuis le Cap' Tiberon
trois heures après midi,, nous avoir payâmes fait
CapMongon, ce fairune
nos Marchands, & aprés les
jufquesau
cinquante Reate
bien boire, nous mimesà la voile. dou- étendued'environe Il femble que lebut de cette CompaLe lendemain fur le foir nous
de
& faire
blâmes le Cap Tiberon, & nous le ra- gnicn'a habiter pastantété cette partic ETR de Saint
Cap Ti- fàmcs dei fiprès,
cracher ronde, Domingue
d'avoir un entrepôt
beron. àt terre. Cettes pointe prefque
& pour les Vaiffeaux &
ondmise
la
drp
fort élevée & coupée preiqu'a pics & commode les
eft
pour
NSSETNRE
mer par confequent y profondey la mer paroit aux Côtesde la' Terre-Ferme. LesAn- de
comme le rochereftnoir,
glois sdelaj Jamaique, les Hollandois
de la même couleur. & Corolfol,8clesl Danois des. Thomas tiLes vents qui étoient Nord-Elt
grands profits de ce Comtellement, rentleursplus
fort frais nous contrarierent de porter: au lar- merce, qu'ilst ferontdeformaise obligezde
que nous fûmesobligez la Côtc comme nous partageravect nous, finousfçavons & ne nous
geyaulieu deranger
ralliâmes en- fervirde nosavantages,
paslaifer
avionsdeflein.) .Nousnousy reconnûmes perir cet établiffement, comme quantité
fn le 8. Mars, & nous
d'autres que nous avions dans lcs autres
THlei à Vache. Nous la dépaffames huit heures pen- partics du Monde. Il faut efpererqueles
dant la nuit, & leg fur lesl
de cette Compagnie, quifont
du matin nous motillmesil la Caye ou Direéteurs
deM. dePontcharIlle de Saint Louis, qui eft felon mon lespremiensCommisd feront
& plus heureux
eftime à fix liciies environ au vent de train, les autres pluslages Entreprencurs, dont la
TIle à Vache.
Vache. Nous la dépaffames huit heures pen- partics du Monde. Il faut efpererqueles
dant la nuit, & leg fur lesl
de cette Compagnie, quifont
du matin nous motillmesil la Caye ou Direéteurs
deM. dePontcharIlle de Saint Louis, qui eft felon mon lespremiensCommisd feront
& plus heureux
eftime à fix liciies environ au vent de train, les autres pluslages Entreprencurs, dont la
TIle à Vache. autrefois &c que plipart fe font ruinezd dans les établifleIRe à Cette Ie étoit fameufe detoutes mens qu'ils avoient commencez. Vache. fort frequentée des] Flibuftiers
H A P I T R E X. de Saint Loitis, cdufond de Tlfle à Vache. Deftription de la Caye
de fur cent foixante pas de larpas
a 2
Saint Louis, qu'il
la hauteur
Caye S. M 098A Caye
fous pei- ge, qui lete juftement que d'eau
Lowis. falloit appeller
neceffaire pour n'être pascouvert
un petit
ne d'amende,
quand la mer eithaute, Toutcetenain. -IG
tcrrain de quatre acingcent
ne --- Page 297 ---
FRANCOISES DE
1701. re paroit étre
LAMERIQUE
rochesà Chaux, aunrchel@qplnamasde à Peu près de méme viendroit ôteroit tout l'air, êcque leur Fort de- ITOL
cfpece que celle que l'on trouve àla
une fournaile où il ne feroit
grande Terred del la Guadeloupe Ellecit ladics pas pollibled dedemeurer, &o les mafituécauf fondd'unc grande Baye, dont
étant une fois entrées, l'air s'y
l'ouvertureeft couverte partrois ou
corromperoit de telle maniere, ce
tre Hlets aflez grands, mais qu'on qua- n'a feroitpldtôt un
que
pas choifis pour yl bdtir le Fort,
refle, & qu'onpouvoit Cimeuerequuseloree de ce qui
qu'ilsfont environnez
& arriveroit alors par Ce se y voyoit
par
la
PLREAEE
gc des confequent peu propres au mouilla- touslesjours, téune
mortayant déja emportrouvet Vaifeanx, au licu que la merfe ceux qui trés-grande relloient quantitéde étant gens, &c
Caye, tres-profondeaux environs dela terrez. commc des déTerre, particulierement c'eit-a-dire, du côté de la Jc leur fis encore remarquer le
Eeb Domingue, dont ellen'eft dellfede terrain de cette Cayed étoit tout chance- que
que par un canal de fept à huit" feparéc cent dès lant, qu'il trembloit d'un bout àl'autre
pas delarge. Lefond eft deb bonne tenué,
qu'on ytiroit le Canon, ce fe
net8 8ctour-a-faitp propre pour Pencrage. roit encorebien pislorfque duen feL'onpeurr moiillerl les Barques les Bri- roitélevéfure desl Remparts, fuppolé mégantins & autres petits Batimens affez mequ'onles putbâtirdela hauteur
près de la Caye pour y entrer avec une pofécavant que lefond fur lequel on proplanche. Nousé étions mouillez decette tendoit les élever, prit
en
maniere:nôtre
camape
s'enfonçant, oucn
dans lx
à la
Chetoueheitdunbost mer.
les Barques les Bri- roitélevéfure desl Remparts, fuppolé mégantins & autres petits Batimens affez mequ'onles putbâtirdela hauteur
près de la Caye pour y entrer avec une pofécavant que lefond fur lequel on proplanche. Nousé étions mouillez decette tendoit les élever, prit
en
maniere:nôtre
camape
s'enfonçant, oucn
dans lx
à la
Chetoueheitdunbost mer. Car
ERESE
Projet Le Barque, & de l'autre à terre,
tour
de penfer à piloter tout aud'un pafle l'année Chevalier Reinau, qui y avoit il me pour paroiffoit l'affermir, que le ou l'augmenter,
lacaye Tartfur un Fort dont precedente, je vislc yavoit tracé étéf fort douteux, & ladépenfe fuccés exorbi- auroit
le devis& les piquets. Plan,l'elevations, Je croi quela dé- tantc. penfe devoit monter à huit ouneufcent Ily avoit encore un autre inconvemille livres, ce qui me fit dire CC nient, c'étoit de pouvoir avoir des ciFort avoit la mine de refter en que ternes pour conferver! l'eau de la pluies
quoiqu'ily eirdéja
papier, fur cariln n'y a pas une feule goute d'eau
indeuxIngenicurfut cctte Caye. Il a beau pleuHotevimeis rables, & que M. voir, l'eau fc perd aufl-tôr,
de fournir toute la dePayiferitengae chaux, lap pierre, &c commc f clle tomboit dans un
les
Onétoit
Ce
autres materiaux neceffaires pourla
obligé, lag d'en allerchercher tous
conftruétion. Ilattendoit del Francedes lesjoursa viere
&des
Entoriunree
Maçons Tailleurs de pierre, &il de la Caye; éloignée dep presd'unedemielieue
avoitdéjabon nombre d'Ouvriers & de une
&cilyavoitp &
pour cet effet
Negres quitravailloient: à preparertou- mes Chaloupe qui n'avoient trois ou quatre homtescescholes, &c, fije ne
point d'autre emfaire delab brique. metrompe,à ploi. Défaut Jepris la liberté defuirer
à J'avois remarqué en paflant à Saint
Prejet. dece CCS Meflieurs que la hauteur remarquer de leurs Chriftopble voient
que les Anglois ne pouRemparts dans un licu Gi étroit, leur
conferverd'cau dans leurFortde
laSouphriere, parcequel elebruitduCanoB --- Page 298 ---
VOYAGES A UX ISLES
250 NOUVEAUX ileft verneur nommé M. de Bouloe Gentil- 1TOT:
I7CT. non ébranlant le terrain fur) lequel auffi-tôty homme des environs de Touloufc, qui M.de
bâti, les citernes fe fendoient
avoitereLicuenane Colonel en France. Boxloe
8c devenoient inutiles; de forte qu'ils C'étoitun homme fort poli, qui avoit Gosvere newr. étoient obligez de fet fervird del Barriques beaucoup de fervice : il avoit beaucoup
pour conferver leur cau, en attendant
vûle monde, il parfiffent doubler leurs citernes avec. del leéture,ilavoity julte, & étoit fort obligeant. Mais
TERLERS cequieft td'une dépenfecon- continuel. loitj il ne s'étoit encore corrigé du vice
fiderable & d'un entretien
ordinaire de Fone pais,. il étoit
Maifons Les logemens que nous trouvâmes de & vif, quelquefois julqu'à l'exces. EEE
de la for la Caye Saint Loûis, étoient toit
naitretous lesjoursdes
Caye.
ity julte, & étoit fort obligeant. Mais
TERLERS cequieft td'une dépenfecon- continuel. loitj il ne s'étoit encore corrigé du vice
fiderable & d'un entretien
ordinaire de Fone pais,. il étoit
Maifons Les logemens que nous trouvâmes de & vif, quelquefois julqu'à l'exces. EEE
de la for la Caye Saint Loûis, étoient toit
naitretous lesjoursdes
Caye. fourches en terrc,, couverts de taches, Il difficultez tcequififoit entre lui &c le Direéteur. palifladez de Palmiftes refendus. celle n'y La Compagnic avoir entretenu une
avoit que lar maifon du Direêteur, fufd'infanterie pour. fervir de
du Gouverneur & un Magafin qui
Compagnie Elle étoit fous les ordres du
fent palifladez de planches & couverts du Garnifon. Gouverneur, étoit par cct endroit
d'eflentes. Ce Magalin &cla Maifon en état de fe dlt obéir. Le Direéteur
Direéteur faifoient un côtéd'une étoitfor- petite venoit de caffer cette Compagnie, ,afin
place oblongue, dont lerefte Commis &au- le Gouverneurn n'eitplusa quid commé par lcs logemens des
La Cha- quel mander, & que cela,lerendit plus actre.Oficiteradel la Compagnic. Gouverneur & quel- commodant. Jc metrouvai allezembapelle, lal Maifondu étoient
raflé entre ces deux Meffieurs : car
ques autres bâtimens avecdes répandus Cazer- quand le Direéteur me voyoit avecle
fans ordre fur la Cayc, Garnifon. Gouverneur,. ou je mangeoisavec
nes quiaroient ferviala
nom- lui, il m'enf faifoit Be petits reproches;
Nombre Jamais jen'avois vû un fi grand fi & le Gouverneur fe plaignoit de fon
prodi- bre de Commis. & d'Officicrs pourun
d'inclinagieux de petit lieu & un fi petit Commerce. Je côté, que je un témoignoisplus Marchand que pour lui. Comqu'ily en ait autant à Batavia. ils tion pour
muis. doute
confide- Jevoulust travailleràl leur reconciliation,
avoient tousdes appointemens du Dicn particulier àl Pun & Pautre,
rables 3 bouche en icoural latable fervie &c fort jeparlai mais je vis bien-tôt qu'il n'yavoit rien
reéteur, qui étoit bien
à faire. Le Directeur obfedé par fes
abondamment. Onentretenoit pource- Commis, pour lui faire leur cour
la des Chaffeursavec une grandemeute Pécheurs, décrioient RLEE le Gouverneur,ne
de Chiens. Ilyavoit auffides Volailles & de vouloit faire aucune démarche, & le
& on Élevoitquantitéde
Gouverneur faifoit fonnerbien haut fon
Moutons dans PHabitation particuliere rang & fa qualité, & ne vouloit point
de la Compagnie. M.de Bricourt
defortequej jey le parti
M. de Un Malouin nommé
C'é- s'approcher; de vivre bien avec tous les FEIe 8cje
Bricourt étoit Direéteur de la Compagnic.
de vouloit faire aucune démarche, & le
& on Élevoitquantitéde
Gouverneur faifoit fonnerbien haut fon
Moutons dans PHabitation particuliere rang & fa qualité, & ne vouloit point
de la Compagnie. M.de Bricourt
defortequej jey le parti
M. de Un Malouin nommé
C'é- s'approcher; de vivre bien avec tous les FEIe 8cje
Bricourt étoit Direéteur de la Compagnic. dans une maxime qui me:
Direc- toit un) homme fort civil, 8cf fort hon- meconfirmai
multituteur. nête, parfaitement: auf fait du Commer- & EseSnuNguNndrLs dedes choles nuit bien plus aux affairesce. H me fic donner un logement,
La Comm'obligea de prendre fa table pendant gruikrechusetonamigret. 2 8a1 réuni ces
tout le tems je demeurerois à la Pagmetaneconnidenus, deux Charges dans une même perfonne. Caye. Ilétoit Rer brotlléavecleGouQn --- Page 299 ---
IJo1, On me propofa FRANCOISES ded
DE LAMERIQUE
pour étre Curé. Onn'éroit edemneureralCiye pas content maniere que le Roi les donne 261
dunbedetatiqe voitleur
Irlandois, quid deffer- treslicux defon Domaine aux au- Iyer"
Eglife, &clui-méme voloitavec c'eit-a-dire, gratis, fans en.ameriquo,
loiti chagrin la défunion des Chefs, &vou- droits feigneuriaux, lots & rodevancons
lui tferetiter. Maison: ne vouloit pas le aucune Efclaves charge. Eile leur donnoit ventes, des ni
Prétre; permettre, & cela avant qu'one eût unautre lens qu'on felon voioit leurs dans befoins, & les taofres On.me fit des n'étoit pas trop facile. ceux qui en degu'os geufes,
propolitionst
mandoient à raifon de deux cent
fairà
non-feulementp pour forravants- moi, mais pourleshommes, &ccent
écus
Edweur pournôtreOrdre, linos
pourl lesfemmess
cinguanteécus
eàfin loient s'engager a Sapericursvous fans qu'ilsp
payables danst troisans
Orare. quiferoients neceffaires remplir les Eglifes, cer aucune puffentetre partie du contraintsisvane
quis'établiffoit dejour pourla.Colonic jour. terme expiré. Elle lcur payementavantl le
culai d'accepter ces
Jem'ex- re le même terme donnoit lesr encomer
pouri cc
pour
aFn
balfon regardoit; mais j'écrivisau Pere dtt fes gu'elle leur fournifoit, marchandi. &
fionqui notreSupenicur fe
general, Pocca- leurlainoit ces
au prix courant, qu'étoient qu'elle
Gons & nos préentoitdérendre Paroifles dans nos Mis- au petitGoave; memesmarchandies & fi la à PEReneyon
Quartier.
'ex- re le même terme donnoit lesr encomer
pouri cc
pour
aFn
balfon regardoit; mais j'écrivisau Pere dtt fes gu'elle leur fournifoit, marchandi. &
fionqui notreSupenicur fe
general, Pocca- leurlainoit ces
au prix courant, qu'étoient qu'elle
Gons & nos préentoitdérendre Paroifles dans nos Mis- au petitGoave; memesmarchandies & fi la à PEReneyon
Quartier. cc grand. manquoit, elleleurp Compagnic en
On nousy offroit une. terrede mille cundélai, d'enseheterolbonle permettoit leur fans fem- au-
& pasdelarge, de nous donner furdeuxi des miller pas de haur; denrées bloit, chameari-amactiesen au. prorata de. &
faire valoir, aux conditions Negres. des pour la payer Pour ce
CC qu'ils devoient
Inveibecacmes privileges autres s'engageoit encore nNswostacetrie à
ticuliers, & quatrecentiécus dél RCuten menttout cequi fe fabriqueroit prendre generalepourchaquelore, julqu'à
Habitations au même
farleurs
fucl des Eghfes fût afféz confiderable, cequele Ca- mes choles auroient été prix, que cesi mépourlapouvoirr reduircàt troiscent écus, autresQuartiers. venducedansles
merce avec d'autres Linterdichionducone
CondiCpatenesoaocued
Lesconditions quela deLcogane, cepté dans les cas qu'avec je elle, exFar le foit à ceux
Compagniefi- étoit la pierre. que viens de dire,
pagnie terres dc fa ENenemAcetenate conceffion, étoient fiavan- croire qu'on yaura d'schopenent, Il eft à
faijoir fas Co- à une tageufes, infinité qu'elles de auroient dûy y attirer perament. de cette Voila à amnegeounient peu près le fyftéme
lonz. tant foit peu
s'ils avoient été que toute Compagnics, de dont il me femble,
Mais ils ne
perionne
METL
bonfens
vendre pouvoient fouffrir qu'on les obligeàt de contenter. fedevoit
leurs marchandifes,
M. de Paty Licutenant
rées à la Compagnie Scleurs den- Leogane, qui
de Roi de
tout autre; & d'acheter privativement d'elle
à tures. pour les avoitentreprisl les fourniils auroient beloin. Enccla, cc dont de S.Lolis, y Fortifications arriva deux del la Caye
beaucoupd'autres choles, comme en nous. Il y. étojt venu jours apres
2ne la prévention a ordinairementp Jairemarqué plus yavoir un chemin aifé du Par terre, Il
lieu, la raifon. Car la
jufgues-la. On ne compte petit Goave
gnicleur EIT les terres de Compa- la
quatre à vingt-cing lieiies. que vingtTom. II
méme fur cette routc à huit lieiies On du trouve
L1
petit
Goave --- Page 300 ---
VOYAGES AUX ISLES
262 NOUVEAUX Fond des ment de IIfe de la Grenade. de 17cr. ITot. Goaveun Quartier appelléle
8G Nous dinâmes chez un nomméle Capitaine Pais IePais CapitaiLe Fen2
La
des Habitans font Milice dece homme Quartier-là de
ans, nds
Ne
CREAS
des d'enfans.
éme fur cette routc à huit lieiies On du trouve
L1
petit
Goave --- Page 300 ---
VOYAGES AUX ISLES
262 NOUVEAUX Fond des ment de IIfe de la Grenade. de 17cr. ITot. Goaveun Quartier appelléle
8G Nous dinâmes chez un nomméle Capitaine Pais IePais CapitaiLe Fen2
La
des Habitans font Milice dece homme Quartier-là de
ans, nds
Ne
CREAS
des d'enfans. plâpart & dcs Negreslibres, qui C'étoit un
avoit vinge-huit du bien Milice. mR desMulatres, beaux Cacoyers du très-bien fait, qui gagné en diffeCacoyers cultivent les plus mei
dans un en commandant les Flibultiers
monde. Taidit, ce femble, font fort rentes occalions pendant la derniere
autre endroit,, que ces gens-là ont Guerre. Il étoit marié depuis fille quelques du fieur
feconds. simets-eme merveilleufe d'élever leurs mois: avec une Creolle, de S. Chriftophle,
une facilité Ils leurs donnent le matin une Rofignol, Officier de cettel Ifle avoitété
enfans. Chocolat avec dul Mahis écrafe, qui apres à la la prife Martinique parlesAnglois,
jattede
à cux pourleretede envoyé
avoient tranfporté à S. &s'en la.journée. rapportent. Avec cela on. ne voir pendant Domingue qu'ils fa femme & fes deux filles:
des senfansplus forts, & d'une Lmnte plus C'eftainfiqu'ils en ont ufepourdétri
vigoureute. Quel'on: trouve fil'onpeur rC cette floriffante Colonie. Le Sieur
dans le refte du monde une nourriture, Comme Roflignol mourut au Cul-de-Sac de la
dont on voit de fi bons cffets. d'untrès-bon Martinique, avant d'avoir pûf fairereve- veuve fc
cecheminpalfe au travers fera bien-tôt nir fa famille auprès deux del lui. filles Sa très-bet
pais,ilyas apparencee qui qu'il feront un Nego- trouvant chargée mais de fans bien, fe maria
rempli d'Habitans de Cacao, d'Indigo, de les à la verité, Caftras ci-devant Hace confiderable de' Tabac, de Coton, &c autres avec un del nommé
quis'étoitéta- Cafres
Rocou, marchandifes, leur terrain étant propre bli bitant à S. laGuadeloupe, Domingue: Apres diné, nous Economs de la
à.tout. Mefficurs allàmes nous tecininireient Cempa:
Sardin Je fus me promener avec
ou Caftras. Hlétoit Economedela Gompa- grit:
de M. de de Bouloc & de Paty. à un Jardin, que le gnie, ilavoit cingou Gx cent: deux écus sd'ap- NeBoulos. commencement d'Habitation, lieue
un Cheval, &
premier faifoit faire à une petite fort uni gres pointemens, entretenus', & bouche en, cour,
de la Caye. C'étoit un fond. à la.Caye: Céroitluiqui
deux collines , qui étoit arrofé quandilalloit faifoit
de la Compacntre ruifeau, qui lui donnoit de
valonelHabitstion. étoit
d'un
enmirontomeleuari
gros &c le mettoit en état: de gnie, qui
étoitfort belle; 8cbien
laf fraicheur,
auroit voulu Ondifoit qu'elle
produire tout cc qu'on y
pourvàedeNegres Onyfubiderin
planter, & fur tout duc Cacao.
fé quandilalloit faifoit
de la Compacntre ruifeau, qui lui donnoit de
valonelHabitstion. étoit
d'un
enmirontomeleuari
gros &c le mettoit en état: de gnie, qui
étoitfort belle; 8cbien
laf fraicheur,
auroit voulu Ondifoit qu'elle
produire tout cc qu'on y
pourvàedeNegres Onyfubiderin
planter, & fur tout duc Cacao. Jeledis. digo, &c on parioit d'y faire unegrande
goûta mon avis,
C'étoit là auffi
à M. de Bouloc, qui s'il cût cru demeu- Manufacture élevoit de les Sucre. moutons, lesvolail-
& quilauroitfavi, aflez
dans le pofte oà il oûl'on & les autres chofes neceffairespour
rer long-tems
lesf sfruits lcs,
étoit, pouri rierecompenfer auroit obligé. de latable du Direéteur.. fille de la veuve du Sieur M.Stive
des avances cultiver qu'il ces arbress julqu'a La feconde étoit mariée depuis peuiu un Flibuf tier. faire, pour donnaffent du profit. Masi il Roflignol
nommé Stive oul Etience quils
à
vicusFubulier
fongeoit dès ce tems-la il a fait
ne, qui paroifloit avoir beaucoup étoit plus
comme
cncore
AiEe
dc domicile,
aiant été de foixante ans; mais qui
Comtivement deux ans aprésy
plus
me
au GouverneSthegratiengesamnen
nommé par lc Roi --- Page 301 ---
FRANCOISES DE
1701. me fon Habitation étoit à côté de celle LAMERIQUE
26;
de Caftras, cesMelieursy allerent, & fimescoucher àt
les y accompagnai. Le Sieur Stive l'Ile chez à un de leurs épthomnenledesdelse amis dans le Fond de 1701. pas à la
fà
Vache. EaI
nous regit, me maifon, parut fi jeune, femme que qui bord Celune tresgrandeplaine, dont le
ne pouvois me perfiader qu'on eût ma- je de dela merfaitune ance en maniere tiendis Dajcrip:
rié un enfant dedouze à treize ans avec croiflant fort ouvert, couvert Eondde
un vieillard, quiauroit plétrefongrand Grande Tlile à Vache, qui eft éloignée de par FHlea
auffi-tor. pere. Elle l'envoya: avertir, & il vint Cettel Ide Terre d'environ trois lieiies. laran
fes
Ilparoifoitatier fimpledans
mc parut de cinqà fix licies
chaque manieres, periode il
peu, & ornoit RoeE PAnce, fon
cinq ou fix noms de
éloignementefto
E
Dieu, àl lancienne maniere de la Fli- lenelui eft prefque
tcaufequ'elbufte. mer brife rudement d'aucuncutilite.La à la
litefle lfeaponeriacalation: : lapocôté, &c rend
richelfe
pas; au lieu d'elle la l'embarquement dificile, &clemolillabonnes Sypen y
Ilavoit quantité de gedangereux, même pour les Barques,
vaiflelle d'argent, quifelon tou- Commejer nyay point vû de
tes les: apparences neluiavoit pas coûté jenepuisp mal.
mer brife rudement d'aucuncutilite.La à la
litefle lfeaponeriacalation: : lapocôté, &c rend
richelfe
pas; au lieu d'elle la l'embarquement dificile, &clemolillabonnes Sypen y
Ilavoit quantité de gedangereux, même pour les Barques,
vaiflelle d'argent, quifelon tou- Commejer nyay point vû de
tes les: apparences neluiavoit pas coûté jenepuisp mal. pas dire s'ilsy feroient Vailleaux, bien ou
grand chofe, MtmcokeiktosteaEr buftiers lly a apparence que ceux des Flipagnole. J'eusbien-tôt faitconnoiffanmotilloienta auprès
ce avec lui: ilétoit ami intime du Ca- pour gu'ils s'affembloient faire
en ce del'Iflelorf Quartier-l.,
pitaine Lambert, & de quelques au- partages. leurs expeditions ou leurs
Htuributendenma. Nousfimes
Vache, une partiep pouralleraul Fond de PIe à lieiies Nous fûmes le jour fuivant à cinq
avec Caftras & leSieurlel Pais. de plus loin, &nousy couchâmes:
Nousrerournamese enfuite à la Caye. Je promener fortequer nous etmesletems de nous
foupalavecM.dep Paty chezle Gouver-
& pendant Caftras faifoit fes
neur, après quoij'allai voir M. del Bri- affaires, ce
celles del irc Compagnie. Tout
court, de Bouloc quivouloit atouteforce queM. eitres-beau, la terre y. eft
m'eât
de
graffe,
ES
parlé lui
8cpropre à
tout ce
pendant dra lui
cequ'on
Fog
fions voiage, quoique nous ne l'euf- Ilelte certain faire porter. pas feulement nommé. Ces foupquetout ce paisaétéhahaitoist çons mef faifoient del la peine, &je fou- bitéparles lesIndiens. Elpagnols, &cavant eux par
fort, que nôtre Barque expediir lers'établir Ceux-lil'ont au
quittépouralafinde promptement ce qu'elle avoit à faire nand
Mexique, après
continuer nôtre voinge. Mais il comme Comereneurfit ils avoient la ESETE &c
Slareremdebrmurdun) qui étoit allé à Cartagene, Brigantin, & de- naturels du pais, toute déja détruit cette tous eft les
Voit en rapporter de l'argent, qui demeurée délerte, &clesa arbresy partie étoient
ce que nous attendions. quiétoit revenus. Il eft vrai, que la
ne
Deux jours aprés, Caftras me vint fontque des bois tendres, mais plapart en trèschercher dans fon canot, & me mena grandnombre, fort hauts, fort gros &
chezlui, oûles deux gendres de fafem- fortpreller, ce qui n'eft pas une
me s'étoicnt rendus pour nôtre
preuve de la bonté de la terre. petite
Sestmmisnadinaipar diné, partie. & des Il y a apparence que les Habitations
Llz Eipagnols n'avoient que quatre à
cinq --- Page 302 ---
VOYAGES A UX ISLES
264 NOUVEAUX
feur, & de creufer le dedans, de ma- de Caillous tyat,
1701. cinq cent pas del large, parce qu'ontrou niere qu'ils en faifoient des efpeces creufes
toutc cette plaine partagée
udelechefmitesdton
Partages ve prefque maniere, par des épailleurs de tountieresovalles,ond
quire- EE
de:Habi- de cette
qu'on nomme dans peup plus d'umpouceaepaullent feu.
264 NOUVEAUX
feur, & de creufer le dedans, de ma- de Caillous tyat,
1701. cinq cent pas del large, parce qu'ontrou niere qu'ils en faifoient des efpeces creufes
toutc cette plaine partagée
udelechefmitesdton
Partages ve prefque maniere, par des épailleurs de tountieresovalles,ond
quire- EE
de:Habi- de cette
qu'on nomme dans peup plus d'umpouceaepaullent feu. On m'en fit prefent
tations boisdel haute futaye,
fiftoient au
bien
des E/pa- le pais des Racques de bois, paroif- ceux d'unc très-entiere, & parfaitemnent
gnoli. fent très-anciens, & tels que -
faitc, avec deux ou trois petites figures
trouve dans le milicu des forêts, de terre cuite, affez mal futes, qu'on nloles
& qu'on dans lesmontagnes, où il eft proba- avoit trouvées dans la terre, & dans des des Inble,quer perfonne n'ajamaist fait dedéfti- grottes qui font dans les Falaifes, qu'on ditns. ché Les Elpagnolsent ufoient apparem- Hlabita- fuppofait être des Idoles des indiens. ment ainfi, pour feparer leurs retirerleurs Des Habitans du Quartier m'affirerent montagnes
tions, & rouravairdes equoi la
qu'ilsavoient trouvédansles de profondes cabeftiaux à l'ombre conferver pendant des Ears de des grottes, comme d'ofemenshuchaleur, & pour
quandilsen vernes, toutes remplics
dans ces
charpenteal leur difpolition,
mains. C'étoit apparemment
Ofiumess
avoient! befoin. Ilyade ces Racquesde de endroits-là qu'ils confervoient les OS de des Inbois qui ont autant d'épailleur, été ou dé- leursmorts. Il éftà croire qu'ilsy met- nous diens. largeur, que les terrains qui iont Cette toient aufli leurs richefies : car
frichez; d'autres en ont moins. d'un côté, voyons des vettiges de monde; cette coûtume maison
methoden'étoit femble pasinauvailed qu'elle avoit aufli fes dans stouslesendroitsda: à remuer ces os poury
mais il me
étoitcontrairea perdroit fon temsà
les
inconveniens, & qu'clled sdegrands trouver quelque chofe, parce que maitres
lafanté, ence que ces Racquesd le mouvement de Elpagnols qui ont étélong-temst manqué de vifiarbres empéchoient ainfi à fa cor- decepais-li, n'ont pas
& d'en
Pair, & contribuoient
ter exaétement tous ces sendrois, étredequelruption. de fers à enlever tout ce quipouvoit
On me fit voir quantité & autre ferre- que valeur. la Defirade, qui eft une CastrWe
cheval à TEmpagnole, trouve tous On voit à de la Grande Terre delaDgmens de leur façon, qu'on mefure qu'on la petite Ile au vent
firads. les jours dans la terrei
évidente delaGuadeloupe, unecavernefortg granaéfriche, cc qui eftune; preuve El; de, & fort profonde, qui eft preique
qu'ellea été Rubncesuricionparicnt tolneremmt-uolengns &cautresarmes avecdésreites des
pagnols.
TEmpagnole, trouve tous On voit à de la Grande Terre delaDgmens de leur façon, qu'on mefure qu'on la petite Ile au vent
firads. les jours dans la terrei
évidente delaGuadeloupe, unecavernefortg granaéfriche, cc qui eftune; preuve El; de, & fort profonde, qui eft preique
qu'ellea été Rubncesuricionparicnt tolneremmt-uolengns &cautresarmes avecdésreites des
pagnols. aufi des meubles des an- d'arcs, del boutous, C'étoit
On trouve comme de leurs pots &c anciens Indiens. Cartous ces capparemment peuples, du
ciens marmittes Indiens, det terre, & certains cailloux un moins cimetiére. les anciens, &ctousl lesindiensdu
couleur de fer, d'un
fin &c com- Canada, & de la Floride, ont une exdont quelques Erdh de la mer trême veneration pour les OS de leurs
paé, lonttousr remplis. Ilsont pour l'ordinai- demi de morts; & s'ils ne les logent avee
re deux pieds à deux pieds &
de autant de magnificence que E Egy- rien
longueur, quinze à dix-huit pouces d'épaif- ptiens, du moins n'épargnent-ils
hrge, & environ neuf extrêmitez. pouces Is pour les conferver avec relpeétecrevefeur, arrondis l'induttrie par les de les fendre par le rence. en
du
avoient
&deleur épaif- On trouve beaucoupd'endroits. Fond
milieu deleur longueur, --- Page 303 ---
FRANCOISES DE
1701. FonddelIc à Vache des cuves de ma- foncent LAMERIQUE dans la
26g
çonnerie, quif font croire que les Elpachair au travers de la
gnols ont faitde lInuigo dans ces Quar- meilleure toile, tant que fa
176)
tiers. Leusenrmenenttyientr trés-pro- peuts'étendre, 8quand ils ont longueur une fois
Reyeteseateir Fecclachar,initucenti le fang parleur
ferqte que l'on y fabrique avcc foin, nele aiguillon, fans fc comme parune perite tromcedc, nià celuides grandes Indes,c'eit- pc,
détacher qu'ils ne foient cnde a-dire, Guatimala. desIndes Orentales, nia celui tierement lesp puiffe chafer. pleins, & fans gue la fumée
Cepaisn'eft pas encorel bien peuplé, rare fafier, leur donne HehvmiquileRben le tems de fcraf
ils'enfautt beaucoup, mais
faudroit étre
T
rement,&c tre-bieiyfartout, illeferaall. fion;
pour ne pas fentir leur bien endormi,
revenir. Un peu de la préventioninjutte peut certainement eft aufi vive piqueure, qu'an qui
qu'onad contre la Compagnie. Au relte, delancette, C'eit let feul endroit. dePA- coup
Zellepaise des moutliques, maringoins, merique de
où j'ay vû les Maitres
vareurs, & autres bigailles; tour en eft modité chauffer lcurs.Negres. Cettei obligez incomplein. La Caye S. Loiis quoiqu'envi- fe
ronnée de la
Lomatensmat
mer,, fans arbres, ni hal- défrichera, & quel lesbords de la mer
licrs, ni eaux Gratdinmmacereuene feront découverts
Abon- desmillions.
ques, maringoins, merique de
où j'ay vû les Maitres
vareurs, & autres bigailles; tour en eft modité chauffer lcurs.Negres. Cettei obligez incomplein. La Caye S. Loiis quoiqu'envi- fe
ronnée de la
Lomatensmat
mer,, fans arbres, ni hal- défrichera, & quel lesbords de la mer
licrs, ni eaux Gratdinmmacereuene feront découverts
Abon- desmillions. Les Habitans de S. dasce de des crabes, des Hwfskherdeaitires roches;
iIde, à Vache, marquent Domingue &c de
soufims. tures des maifons, & dès fouslescouver- que le Solcil quandalslesachetent Iisfefervent leurs Negres
elt couché, ils rempliflent Tair, & pi- néc cela de d'une lame d'argent minces rour- pour Nigres
peuvent quent empiroyablement approcher. tousceux qu'ils elle, eft fagonqu'ellei jointe à un petit forme leurc chiffre, jont
la
manche,
-
tiot
Cetteincommodité fefait fentir méme ou pouvoirtenir, & comme ces pour
en plein jour dans les nouvelles Habita- lettres fe pourroient rencontrer: schiffres
tions du Fond de l'Hle à Vache, & on mêmes cnl plufieurs Habitans, ils les les
peutjngercombienell. cftg grande, puif uns appliquent en differens endroits. Les
que lesMaites de ces Habitations font
au-defus de l'eftomach, d'autres
obligez dedonnerdes gueftres àl leurs EC au-deffous; les uns idroit, les autres à
claves, & Aleuratinga@erspourl leurcou- gauche; les uns aux bras, les autres en
vrirles jambes Scles pieusaiauredequoi d'autres endroits. Quand onveur étamilleur ilsferoient icroitimpofible de travailler; & fans perun la laulerrougir, Negre, onf antchsnifenrcenae Maniere
dautre chofe tieens-demnAe qu'à fe défendre decesin- où on la veut appliquer onfrostel'endroit. avec un
per ditam- les
fectes, pour s'empécher d'être
fuif, ou de graille, & on. met peude Negrei. tous vifs. mangez un papier huilé, ou ciré, & on deffus
On eft obligé de s'enfermer la nuit que Talampedefos, leplusk applis
dans des pavilions de groffe toile, & qu'il cft poilible. La chair s'enfleaufi- siegerement
d'avoir Iieu fans la précaution de fe tenir au mi- tôt, paflé, &c la quand l'effet de la brûlure eft
bigaille fent toucher qu'on aux foit bords. Car fi la peau, fans marque refte imprimée fur la
aiguillon, lesavareurs, àp portée de fon cffacer. Deforte quil forrp peticdelajnmus 'un Eiclave
quifont decer- roit été vendu, 8 revendu quiauMapnsoITgicSARE fois, paroitroir à la finaudi chargé
LI3
Lot
ca- --- Page 304 ---
VOYAGES AUX ISLES
266 NOUVEAUX d'Egypte. Chaffeursnefef foucioient pasdereduire IyOT)
$701.
la
aiguillon, lesavareurs, àp portée de fon cffacer. Deforte quil forrp peticdelajnmus 'un Eiclave
quifont decer- roit été vendu, 8 revendu quiauMapnsoITgicSARE fois, paroitroir à la finaudi chargé
LI3
Lot
ca- --- Page 304 ---
VOYAGES AUX ISLES
266 NOUVEAUX d'Egypte. Chaffeursnefef foucioient pasdereduire IyOT)
$701. caraéteres, quecesobelifques cctte methode aux cesl Negres, parce qu'ils trouvoientl leur
Nous n'avons point
compte avec eux. Ils leur fourniffoient
Ifles; &cnos Negres, fur toutlerCreol- les mar- des Chevaux marons, des cuirs, & des
les feroient au. delelpoir qu'on Baeufs & les viandesboucanées àu un fortbas, & Zas
quât comme on fait les Ifles fait prenoient en échange IiS poudre, des Chaf:
Chevaux. Laj petiteffe de nos maisill Peft balles, dés-armes, des toiles &c autres feurs enirequecclan'eitp pasnecefhire. aufli vaftei que choles dont ils avoient befoin, que ces tenoient les Neabfolument dans elegrepeureatas un pais
Chaffeurs leur furvendoient exceffive- gres. Mai
S.Dominguc,oul &fe retirer dans des montagnes G éloi- ment. Sorermedelntemainel depninimacoemn@llni. &c roni,
gnées, & fidifficiles, quilleroitp & de prelque les y paslaiffe commei cilye eft venu,ila pivenirad celle
impollible de les trouver,
com- debien d'autres. En effet onen étoit perforcers & quand cela arriveroit, recon- fuadé, & on en murmeroirkatement. ment les Maitres pourroient-ils
Cela obligea enfin les Chaffeurs, pour
noitre ceux qui leurs appartiendnoient, des
efacerlidéequ'on, avoit de leurpeude
Il pourroit encore arriver que D EA2AeTn
fans confciencet trouvant des Negres ne à compagnonbonlor, àl la maniercdela
gitifs fe les appropriroient, ce font qui mar- Flibulte; c'eft-a-dire,que ceux quif feleur eft pas poftible, lorfqu'ils les recon- roienteftropiez, auroient fix cens écus,
quezs parce que leur Maitre aifément
ou fix Negres; que les Negres les
noitroit, & prouveroit
fa qu'ils mar- roient feroient partagez
reE
feroient à lui, en faifant voir
preneurs, pris & que pourflreé des eftroque. Ehntseatoigroned folidaiIlyavoit un grand nombredeNegres
On ne voulut
Negres
retirez Kmentalearecomgente
marons. marons ou fugitifs, quis'étoientr
Saearartarndirnd que
en -2oamiatnsre étoient biena au nombre tourleprofitaureit ététout entier en demeura pour
On difoito qu'ils hommes & temmes; les Chaffeurs. Ainfila chofe
de fx à fept cens
là.
atoigroned folidaiIlyavoit un grand nombredeNegres
On ne voulut
Negres
retirez Kmentalearecomgente
marons. marons ou fugitifs, quis'étoientr
Saearartarndirnd que
en -2oamiatnsre étoient biena au nombre tourleprofitaureit ététout entier en demeura pour
On difoito qu'ils hommes & temmes; les Chaffeurs. Ainfila chofe
de fx à fept cens
là. Ilmefemble qu'on auroit dû
Sastatntommoe gerledifferent en deux, afin SUE
avoient efcarpé les endroitsacelibles, lesNegres marons de cet azile, qui eft
parlefquels on pouvoit aller fait à eux des abat- pour d'unexemple pernicicux pourlesautres
lesattaquer, qu'ils avoient
oàils Efclaves. tisd'arbres &c desretranchemens, n'être Lorfqueles Chaffeursoua autres, pren- Prix or
faifoient une garde exaéte le tems nent quelque Negre maron, & quilsle dinaire pour la
On
Imvie
point furpris. parloit d'affembler SCaNTreraNr
que j'étois à S. Domingue,
oudclajuftice, lel Maitre du Negreeft M Nedes gens de bonne volontépouriesaler obligédelcurp payervingt-cinge écus, G gres Maenlever; mais perfonne nc le prefentoit le
a été pris hors des Quartiers rons. pour cette expedition, où il nep paroif- François, Negre & écus feulement pour
foit que des coups à gagner, 8cpende ceux qu'on dans lcs Quartiers,
profita faire. Ceuxo quiauroient les pàFen- Chaf- mais hors deleur Habitation, & fans un
treprendre étoient feulement
billet de leurs Maitres. Cetteregle eft
feurs ou les Boucaniers, qui frequentent tous' les bonne, &cfort propre pourempécherles
cese endroits, 8cqui en fçavent mais cesmémes Negres de s'écarter, & enfuite d'aller
chemins & lesdéfilez;
ma- --- Page 305 ---
FR LANCOISES DE
F7o1. marons: mais ilya des canailles quien cllei PAMERIQUE
abulent, & quiprennentd
bondiffoit comme un
tour des nouveau venus, desNegres, fur jettecontreterre. 4
balon qu'on 170t,
leur Habitation, où fouvent aquatrepasde ils les ont un demi travers de peinenfiongasbelt doigt. fait attirer par leurs allociez, afin de quatre trous de tarriere, Jy fis.faire
profiter du prix del leur capture. quatre birons, &
pouryr planter
Nous retournimes chez
planches legeres otemrdeuepente qui
tras lequatriéme de nôtre leSicurCaf. pierres dont je la renfermoient les
Il me pria de ralornd chcz lui, d'autant voyage. plaifir de luien faire chargesis. J'ai une: eu-le
plus que le Brigantin que nous atten- cent foixante livres, & porter unc autre fois fois
troispoids def fer
SrEntet iln'y ce. decinguanteinraries
FIIEEEE ner liallaal
raasarc
Cayelelendemain ma- menerautourde Erc.quiemetondbefund lac SalbiteproPATEIEEELIEN ce qu'ilavoit fait dans fon
de Nousavonsdes Caye.
'autant voyage. plaifir de luien faire chargesis. J'ai une: eu-le
plus que le Brigantin que nous atten- cent foixante livres, & porter unc autre fois fois
troispoids def fer
SrEntet iln'y ce. decinguanteinraries
FIIEEEE ner liallaal
raasarc
Cayelelendemain ma- menerautourde Erc.quiemetondbefund lac SalbiteproPATEIEEELIEN ce qu'ilavoit fait dans fon
de Nousavonsdes Caye. avoicétéentrepriapt plûtôt pour voyage, ET Illes du Vent, mais Lonindeeramsie qui n'iprochentcanse
Pailnyquepa's fant.i lizevintdiner, aucunautre befoinpref desJardins pandecellesqu'one del lal Reine. medennagulremaset On
mer. éramensaveclui
ne pouvoir
M.dnRweehicniuted que. denôtrel Bar- menpoiedeplusbear ges denoires, Il fembloit Tensvoisderoutedemeunaicouchere sccrnacsnts Nous
de
que ce fuf
chez.le'Sieur Stive; le lendemain foupimes nous' éroient bien
bien fligranne, tantils
famesdinerchezl
Cats, & fur tout
deligncs, déliE
leSieur lePais; & den blea
d'un coloris admirafairnounretournimess à la Cayo. Je fus'
Ncoesecered tai.bien des curiofitea: adioafuppor quie Tesina@idabranchbere de comilnoiryiCuel
beancoup de très-belles Indiennes, & mesequelerougyd Texcopnelncoukurieta taliremenelc.n."
unesduPais, d'autres des caquilles, côtez del ilesi la la péfanteur 8le poli. ohitilarokiegnin
Lest Burgaux,
Ietsfur la côte de
Eiraeainet
Couve,
fanrdesefpecesdel lcaqpertentambiny
emreelle& EHledes Pimspotutonappelle- ou Cubi, difforent
limaçonsde mer, gui
les-Jardins de la Reine.: anogroncls lourbquche, ainase &c
Pierres
ris dontils font leursleven, parlecolokgerei, que'jefmifois drsrattmkye de
dehomsceluidedriane peints eft en dedans & eni
medonna, entreautres, cesforterdechofes, quelques &c & luifant. :
todjours beau
IotpEei ilafait desg
pierres ouceilleeft LeLambis ef le plus Sa coque Ze Lara9
avoit une Eitiressatare de
couleur de épaifle,le EtE eft d'une bis,
fur
nrenteeaatien raboteuxy chairuresoiso, &
le deffus eft
un sapaeroaci2eluges pied-drepuideur,
écenviron tiferemarin. courert-d'une cipece de. tour-à-fait cinq livres. qui.ne Elle peloit
l'ôter, outrouveu Quandon une al lap patience de
che comme lancige, bienplus Entle dure
def plufeurs couleurs peau fort unie,laftréc,
paroifant lespierres deponce, d'un grain fin, que ne diverlifiées. La, chair du poiffon agremblement eft
pendant point dut tout poreufe, & ce- mémeeipeceg que celle dul
mais de:
quand on la jettoir dans I'cau, dant bienplus dure&c plus indigelte limagon,
quand i eft bien cuit & A
ne
lancige, bienplus Entle dure
def plufeurs couleurs peau fort unie,laftréc,
paroifant lespierres deponce, d'un grain fin, que ne diverlifiées. La, chair du poiffon agremblement eft
pendant point dut tout poreufe, & ce- mémeeipeceg que celle dul
mais de:
quand on la jettoir dans I'cau, dant bienplus dure&c plus indigelte limagon,
quand i eft bien cuit & A
ne --- Page 306 ---
VOYAGES A UX ISLES
2g2 NOUVEAUX fines
attachées dans 1701)
1701. né commeilfaut, avec: des herbes d'étré épeoahutpetiteapees lc fonds de la coque: Le. dedans étoit
& des épicerics,. il ne. laiffe pas
très-vif & très-beau: Pour le dehors il
bon. rebord élevé & eftfale, raboteux, grilatre, & fouvent
Les Caf-. Les Cafques ont commel un la vifiere d'un couvert de mouffe les tire Scde de petits la mer: coquilla- Mais
quts. dentclé, &c'eftcequil prefque leur enafait don- ges quand levé on cette croute, on trouve
nerlenom, cafque, Ilsi bnipoerlendinateth Leuneoloriscta quandonal unc écailleaufli beile, aufli luftrée, &
petnquelenlambie La. chair du poillon aufli argentée que le dedans. Onenfit :
peu près ler mêmc. eft plusdelicate, & des tabatieres tres-proprès! dela con- Nacree
qu'ils renferment,
1 On, me fit prelent dupland & onr mel laifla dePerlagi
de plus facile Burgaux digeflion. de pluficurs fortes, ccflion dela Compagnic, onalloit tra
Burgaus ilyades differentes
Lc dedans copier celui duFomauquel audi des moyaux &c
& de
denacre groffeurs. déperle: argenté, vailler,: J'emportai Sapotilles, Abria
an. T efbdecoulcur poli, luttréamerveille Onentrouvei degoinetdcSapotes, cots; Chènes; Ormes, 9 & autresarbres;
Su Dominguc, dont le dehors. eft peint: de. d'Hongrie de noir,
&
Eotmenin
comme differepeateinter, dup point fur unfond
blancd'Angleserre, àl FInventaire: quelqucaLieres des meubles
fait donnet le
Veu- quefacheta
ce quileuraf
EAe
eft dans cescoques,i d'un Koaraiormaassort
Ies Vex- ves: Le déliaat poiffon qui des deux precedenss $ Penene
wes. ilalur) eft plus latéte une quel elpece de couvre-chef Cette s'étoit étoffe perdu semintenvsmeanidet à la pointe de Iiile à Pointe de
plat, d'une matierenoire & dontilfermc dure,ap peu! qui Vache. Cette poinceciidangereules ontieà & Vache
près çomme de la corne's
P y-trouye fouvent un couranrrapide, Les danger
'ouverture de fa coque j'enai.eu: unwentforcé qui portent delfias:t
Al Tégand.des Porcelaines, avoitl Vaiffeaux qui vontal laj Jamaique, scgafnk
Perus lainee ex- de bien des fortes,il daplis dans belle la Pa- veulent raler cette Ile, tombent frexr i1:
traordi- étéprifc alAnce-Saltrot, à) la Cabefterre de la quemment dans ces dangers.
un couranrrapide, Les danger
'ouverture de fa coque j'enai.eu: unwentforcé qui portent delfias:t
Al Tégand.des Porcelaines, avoitl Vaiffeaux qui vontal laj Jamaique, scgafnk
Perus lainee ex- de bien des fortes,il daplis dans belle la Pa- veulent raler cette Ile, tombent frexr i1:
traordi- étéprifc alAnce-Saltrot, à) la Cabefterre de la quemment dans ces dangers. de Cat-i
naire. roifle de S. Marie Ellc étoit peinte de quar- LeBrigantin qu'on. finarrivé, attendoire M. des Portes:
Martinique. tagenestantalat
l'eau8c
reanoirs &1 Stmncmemtoustemel recutfonargens. nous fimesdel de ces Mef- amit
du bois, & primes conge
at
&
PRRENCATEFE
çoitaunt bout, Rmifatalature.ase ficurs. LeGouverneur,' leDire@teur,M. mille. une telle proportion, queleaquaresdu grands que de Paty, & les: autress me firent
milicu étoient une tois plus ainfiavec, honnéteiez, Smedonnerent en) partant du
ceux desbouts, & merveilleufe, diminuoients 3 meltre: C duchodolat, du fucrey demliqueurs, quinous i
unc propertion des extrémitez. sntremammuaemind Hflas, fans la
qunlssapprochoieat Cequeyapportai de plus curicux cn auroient fatale rencontic conduitsjulqu'aux: que nous timcs des EG
furentdes nacresdc perle d'uce genre,
On m'en donna une' pagnols. nel entre beautéachevée. les' autrcs dans laguelle il y. avoit,
orne :
UT :
0E
CH A- --- Page 307 ---
Auechuine Eoltrad
Thomponse de Her.
Pansche
Her
Casgues
Lambis
mine --- Page 308 --- --- Page 309 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
H A P I T R E XI"
L'Auteur eff pourfuivi par les Forbans, b pris par les
maniere de vrvre. Culte qu'ils rendent à S. Efpagmols. Leur
1701. Ousn mîmes à la voile leLun- bord, &
Diego. Dipart
dy de la Semaine Sainte
retourna apparemment à fa 170h
dela
vingt-uniéme del Mars.Nous croifiere. Ilfalloit que cesg
Caye Zoiin. S. 2 comptions de faire nos Pâ- termes point de fentinelle, ou pour gensn'euffent parler en
ques: à la Ville de S.. Domingne, où nous tredenôtrel del CEINMENETE-IIENET
devions aller pour nous détaire du refte
ne Barque,
de la
de nôtre
qui dormoit
uerEsupoges
Cargaifon
Barque.
vingt-uniéme del Mars.Nous croifiere. Ilfalloit que cesg
Caye Zoiin. S. 2 comptions de faire nos Pâ- termes point de fentinelle, ou pour gensn'euffent parler en
ques: à la Ville de S.. Domingne, où nous tredenôtrel del CEINMENETE-IIENET
devions aller pour nous détaire du refte
ne Barque,
de la
de nôtre
qui dormoit
uerEsupoges
Cargaifon
Barque. pas, virent
Cap Nous vimesle
bienl lal Barque enj pallant, &n'en parfaitement
aiongom, ment d'Altavela, CapMongon, le Jeudy Saint autre- point du tout contens. Ils
étoient
avant l
connurentp par
midy; nous étions proche edeterre,auli- des que l'ayis qu'on nous avoit donné
tôt nous amenâmes nosvoiles, afing
Forbans n'étoit trop veritable. la terrenous: mangeant, nousi ne
Cependant la bonté 2E nôtre
point découverts) par les Forbans mantses qu'on nous fit échaper ce danger, Barque
nous avoit dit être en ces quartiers-là; fut pour nous faire tomber dansun quoiguece plus
parce que fi l'avis étoit veritable, nous grand, & qu'on pût diredenous, Incine doutions point qu'ilsnet fuflent dans ditin car le Scyllam cupiens vitare Chariddim;
l'Ance de Tile la Beata, qui eft une de la fieur des Portes &cSanfon! Maitre
Barque, voulurent toucher à un
Fhmanamtor procha,nousfimest fervirtoutesr nosvoi- Bourg qui eft au fond de la Baye d'O- Daye
les. Nous doublâmes le Cap Mongon coa, quife nomme le Bourg Das, fous 4Ocoa
avant minuit, & nous nous trouvâmes avions pretexte edefitedeleaust laiffé
parceque nous cBourg
par le travers de la Beata deux heures unes de couler à la mer
Das,
avant le jour. nos futailles pour nous quelques. Je nc puis rien dire de cettel Ifle, ni merceries maise effeétivementp & pourt traiter quelques allegers
destrois rochersoul lflets, qu'on nomme
autres bagatelles qu'ils
les Frercs, ni de celuiappellé Altavela, avoient, fe défaire dont fi bien ils craignoient de
parce que nous les dépaffames pendant mingue. Jc fis à la Ville de S. "t
lanuit, fait êquel lej jour précedentilavoit ce
cequeje pûs romune trop groffe brumep pourl lespouIl deffein, & je n'en venir à
voir bien
fembloit
areen
voir. ECr
Cef fut cette brume
pez à
que nous étions deftinous fauva, &cquiempéchales) Forbans qui
étre pris ce jour-la. Nous
de nous découvrir. mesdoncdanscetté
les
Un ForBayejufques E
tanleur Lc Vendredy Saint vingt-cinquiéme deuwheuresaprès perçûmes
minuit, quenous apdonne Mars, nous vimes dés
jour parut
étoient deuxVailteaux Scunel
une
Barque,
sbafe.
brume
pez à
que nous étions deftinous fauva, &cquiempéchales) Forbans qui
étre pris ce jour-la. Nous
de nous découvrir. mesdoncdanscetté
les
Un ForBayejufques E
tanleur Lc Vendredy Saint vingt-cinquiéme deuwheuresaprès perçûmes
minuit, quenous apdonne Mars, nous vimes dés
jour parut
étoient deuxVailteaux Scunel
une
Barque,
sbafe. Barque qui nous t Nous ne 8 crut moiillez aflezprès deterre,
doutâmcs point que ce ne fût celle des d'autres d'abord, &c que c'étoit encore
detroisl Forbans; mais cemwmenonrawionmpres tirer de ce Forbans, mauvais on revira fe
alicuerd'avanceynous. nousen mi- nous
pas; mais Ere vent
mes; peuenp peine. Ellei nous donna chaffe couché manqua tout d'un coup. J'étois
jufgu' 'à midy, après quoivoyant qu'elle
dansunecabanne
ne
nous haufloit point, elle revira de Barque fur le Gaillard. Jc alameredels me reveillai
Trm. II
quand M on vira, & je demandai. laraifon
m
de --- Page 310 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
MonNegremedit fortisdela chambre. Ces canailles paru- ITot;
3701. decette manceuvre, nous allions être rent confternez, quand ils virent qu'ils
tout épouvanté, les Forbans. que Je me levai dans avoientvoulu tuerunRcligicux de Saint
pris par
Bi- Dominique, ils me demanderent parl'initant, Srgpenetaccodagrnd la
Nous mimes le don, me baiferent les mains, & m'aitimens avec Barque. voiri fi nous étions derent àmonterfurle gaillard. JetrouCanot dehors, de pour terre, nousy pou- vai ma maleouverte & cntierement vuiaflez proches
de: on n'y avoit laiffé qu'une Croix
voiri fauver; car loriquii Fetre la terre nuit,ilifem- avec la d'argent de lInquifition d'Avignon,
ble qu'on aille toucher encoret bien éloi- qui étoit attachéc au dedans du coumainyqueiqu'onealait nôtre Canot n'étoit
vercle. Il me vint auffi-tôt en penfée
gné. Mais
pasàcent de m'enfervir. Jelapris, &cl'ayant pafpas de lal Barque, que nousapperçimes nous. El- fécàmoncol par delfus ma robe, je fis
deux Chdoupeiguiveneentae
demander par M. des Portes accluiqui
les nous hellerent; c'el-a-dire,appelle- & nous demanderent commandoit ces gens, qui avoit plus la
rent en Elpagnol,
Portes repon- mine d'un gueux, que d'un Oflicier,
d'oà étoit laBarque.M.dest étoit de la s'il connoifloit cette marque, & f on
dite ent mêmel Langue, qu'elle Avizala traitoit ainfi un Commiffaire du Saint
E'An- Martiniques à quoionrepliqua,
pourtant pas., J'avois
zeurpris vela,cornuto: cela veut direenElpagnol, dansl'initantil Officc,jenel'étois) eu cette Croix de la dépotille d'un de
parlas E/pa- smehelavoliocomanied à
hom- nos Religieux, & je ne fçai par quelle
guols, fauta à bord quarante cinquante tuét tuc.
fi un Commiffaire du Saint
E'An- Martiniques à quoionrepliqua,
pourtant pas., J'avois
zeurpris vela,cornuto: cela veut direenElpagnol, dansl'initantil Officc,jenel'étois) eu cette Croix de la dépotille d'un de
parlas E/pa- smehelavoliocomanied à
hom- nos Religieux, & je ne fçai par quelle
guols, fauta à bord quarante cinquante tuét tuc. avanture elles'éroitt trouvéed dansla male
mesarmez,criant. devant amatto amatto, cela arrivât, quej'avoist portéc avecmoi. Ellenelaiffa
Un moment mon que chercher le pas de faire unboneffet, on cut plusde
j'avois envoyé Caraibe où je
mon habit Mbwdrgrmeipeentied auroirpeutpanier
VS
étre eu. Je m'en iervis pour empécher
touslesfoirs, 2
quej jevoulois
que le pillage n'allatplusloin, &qu'il
treen habit Catome) Jemettoist
CerSe
fauterent àl bord. Rameirgudigaccheded de facheuxanôquand ces impertinens laiffa tomber tre canot oh étoitle Patron Sanfon, fur
Mon Negre de quieut la
refte demon lequel ces braves voulurent tirer quand
àl la
RCEINET
porte
Jedef- il approcha de la Barque. Je ne fçai de
habit, &cs'enfuit pourfecacher. ramallercequiétoit quelpaisé étoit leur poudre, ellené voucendisaufi-tocpours tombé. dans la chambre: & comme je lut avoir aucun démélés avecnous, &ne
n'y étois jamais entré, tombai eny prit Mon.Negres'étoit jamais feu. ft bien caché,qu'on
defcendant, & ma ada fit renverfer
du mondeàletrouchaife &
eut toutes les peines
une affezdebruit, qurigpesams@chef.qu perfuaderaux ver; il parut enfin, & parbonheur,il
firent: Efpagnols qu'on fe pourp mettoit en défenfe avoit emportér mon chapeauaveclui, d'être dérobé fans qui
dans la chambre. 1ls s'y jetterent avec n'auroit ccla, & moic pas obligéder manqué m'en pafferjulqu'à
cmpnicmcmktundaret m'appuyant lelàcha. Le Saint Thomas
fon piftolett fur lapoitrine,
Quand letumulte fut un peuappaife,
bonheur voulut qu'iln'ycdtq avec quel'amor- la main un je m'embarquai dans uned des Chaloupes
cc qui delabre prit: je parai autreme: porta; & avec M. des Portes, & un Officier ÉC
coup
qu'un
pour aller a bord de l'Amiral. m'étant fait connoitrep pour Religicuxà pagnol, Nous remarquâmes que ces Chaloupes
l'aide de quelques mots Elpagnols, je
avoient --- Page 311 ---
FRANCOISES DE
tyor. avoient rcaroeshientemdeis LAMERIQUE
27*
prefque vétu à la
EETFEETSEE de grenades, huit avirons
manteaufurfo fes épaules, Françoife, écun avec un ryor
Eo & au moins
par re d'orau col, de à huit Reliqueidans chacune-Nous trente-cinq hommes hauteur, fur fept à
poucesde
Vaiffeaux
(gâmesque cesdeux large, couvert
cinq
de
étoientlArmadille de BarlouiRe
Arma- vento, qui après avoir fait le tour du par une groffe chaine crifial, d'or.
manteaufurfo fes épaules, Françoife, écun avec un ryor
Eo & au moins
par re d'orau col, de à huit Reliqueidans chacune-Nous trente-cinq hommes hauteur, fur fept à
poucesde
Vaiffeaux
(gâmesque cesdeux large, couvert
cinq
de
étoientlArmadille de BarlouiRe
Arma- vento, qui après avoir fait le tour du par une groffe chaine crifial, d'or. Erat foûtenu
dillede Golfe,dépuis
tout ce qu'on voudra, du Qu'on dife
Barlo- guerite &la Trinité, camgemsauhuiinniss tion desi
peu dedevovenio,
la Veracruz, La
s'enretournoiti & Françoiss pourl les Agnai-Dei,
cesdeux Vailfeaux Barque qui étoit avec lent pourlesRdliques. ainfi font des Ceux qui en
verneur de Port-Ric, appartenoit au Gou- des
médifans, 5 ou milit
la Havanne,
s'en alloit à n'yavoity calomniateurs: car je fuis far qu'il
pagne. On pour paffer M12 là en EC fûr perfonne parmi hous, quinefe
prétendoit qu'ilyavoit dans Je fis chargé mon avec joie de ce
celteBarquee & d'autres choles cingou de fix centmille écus, le
compliment en Latin. Reliquaire. à M:
qui étoit avec nous dans yaleur. la L'Officier à côté Gouverneur. de lui, mnAumencrgut lui en
étoit
étoit un Alfiereoul Enfeigne. Chaloupe, Ilnousd dit, en comprit, fut expliqua de chofe. ce qu'il
que nous allions étretousf freres,
des Portes
& comme M. qu'ils:
Sufer
avoientapprisa à Saint
parce s'expliqua en Elpagnol, on
il
parune Corvettedavis, Domingue, mieux. Il s'étoit revétu avant l'entendit de
Ertalintpontes les quiyavoitpal de lai Barqued'un
fortir
àla Veracruz, que M. PaquetsdelaCour le
boutons d'or, une habitrouge, avecdes
étoit Roi d'E/pagne, fous Dued'Anjou le nom de un chapeau à plumet.. velleationuifinte, Nous étions &
Philippe rien al V. Nous n'en Igavions encore paffer venus avecle Maitre, nous let ferions concel Leogane, ni alaCaye, quoique
pour le Major 3e5 la
de Princefitp Decembre, parti de France désler mois &nousl quipage. lavions Il chargé d'en Martinique, avertir T'Ete nouvelle nous pour allerà Madrid. Cet- tere. foûtint fort bien ce caracnousf fitelperer, quenous réjoilit beaucoup, & Lc Gouverneur nous
de cette avanture pour le ferionsquittes étoit bien fâché du défordre témoigna
s'étoit fait dansnôtre] pillage, qui arrivé dans nôtre
qui 2A
ne feroit pas confifquée, Barque, comme &qu'elle tant. Il nous dit, Barque fi en nous arrê. avionsfujet de lec craindre. nous jour, les chofesferoient que c'elt été de
Lorfque nous
tre maniere;
alléesd'uneanfeau, on nous fit refter fimesarrivez rdansla au Vaif- ne ferions pas &jelceroibien, allez affezp carnous
pendant quel'Offcierallat Chaloupe Vaiffcau pour nous laifler proche de fon
tesdenotre capture.Aprescelaye rendrecomp- on nous envoya cependant un autre prendre.
ujet de lec craindre. nous jour, les chofesferoient que c'elt été de
Lorfque nous
tre maniere;
alléesd'uneanfeau, on nous fit refter fimesarrivez rdansla au Vaif- ne ferions pas &jelceroibien, allez affezp carnous
pendant quel'Offcierallat Chaloupe Vaiffcau pour nous laifler proche de fon
tesdenotre capture.Aprescelaye rendrecomp- on nous envoya cependant un autre prendre. Officier Il à
fsmosterjettoua a
borddenotrel
lard le Gouverneur del'Armade réchelledugal. conferver cc Barque, pour & la garder &c
LeComle
( c'eft dre
qui étoit, donna orman- amiguihapellienc
qu'on ESUEL tous les
dant de oublié qui étoit un vicux Marquis, Commandant) dont j'ai qu'on. ytrouveroit,
Eipagnols les
FArlenom,
lat, afin de leur faire &qu'on totilmadille. voit fe fervir de figoûteux fes mains. qu'ilnepou- Ilfe fit
auroientvolé, & fur tout rendre cc qu'ils
fon chapcau pour nous faluer. Il étoit ôter couvmraitmsparteanin ce qu'ondéM m 2
L'Aus --- Page 312 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
mes nacres de perle 170t
qui étoit un Prêtre Se- plans, mes livres, je n'en pusavoird de nou2701. L'Aumônier cette occafion. Il emacafaque; forte lepillage ne tomba
culier fit merveilleen sàlEquipage, pour obli- velles, de quefur moi, que furlesmarchane
fcundifcoursà avoient quclque chofe du prelque dc la
dont il y en eut
ger ceux qui
& fur tout ce difes Cargailon, de deux cent piftoles enlepillage de" le rapporter, Reverendifimel Pere pour près la
partic de nos
qui appartenoiran
vécs, avec plusgrande
Commifaire du SaeeTrbemaiderin ceux qui au- vivres, & de hossimaichi@iemett s'en retourna à bord
quifition. Ildeclara, que ou quifgauroient M. des Portes avec un autre Officier
Soiemtqucigacehales ncieneiderient de la Barque, luidonna, qui acheva de chaffer
mwunseeenelis
& attire- qu'on
y étoient cncore,, y
pas, feroient malediétion excommunicrs de Dieu fur le les E(pagnols fculement qui une efpece d'Officier
roient la Cedifcours fireffet. Unjeune laiffant pour empécher queles MaVaiffeau. auffi-tôt qu'un de fes fubalterne,
rentraffent, & n'y
Matelot l'avertit
Ont faifit le telots & Soldatsn'y
camarades avoit ma bourfe. le fait, on le fiffentd tdu defordre; aprèsq quoionamena 8con
drôle, & comme il nia d'arriveraul lieu la Barqueà Parriere de l'Admiral,
L4 foiiilla. Ce fut unopera Ilavoitpris Ty amarra. TAumônier me conduific
bourfe où ma bourfe étoiteachée. de mes calçons, &c Cependant
où étoit le
del'Au- dans la male cinq
fur dans la grande chambre,
teur re- deuxder mon Negre, Sclesavoits mis au- Gouverneur, avec les autres le Officiers Pilote
srowvie. avec deux
entre lefquels
lui les uns fur lesautres, lui appartenir, de du Vaifleau, tient le premier rang, &
tres, quej je étoit fuppole revêtu de neufcalçons, Major
ERAICE
forte qu'ile lui ôta lest uns aprèsl les autres.
- dans la male cinq
fur dans la grande chambre,
teur re- deuxder mon Negre, Sclesavoits mis au- Gouverneur, avec les autres le Officiers Pilote
srowvie. avec deux
entre lefquels
lui les uns fur lesautres, lui appartenir, de du Vaifleau, tient le premier rang, &
tres, quej je étoit fuppole revêtu de neufcalçons, Major
ERAICE
forte qu'ile lui ôta lest uns aprèsl les autres. dé- Il la vieillard antminedcLienenants habillé de fatin noir, quiparqu'on iembloit que cefit un signonquion On trouva àla fin loitunpeul tmseireenlero: d'honnêtetez. On
potilloito de fest robes. l'Aumô- me firent beaucoup du bifcuit, &
ma bourfe dans le dernier, 8 me dit de apporta des confiturcs, chocolat, étoit
nier me rendit aufi-tôt, rien. Jetrouvai duvin, & enfuitedu
: tems
voir s'il n'y manquoit
très-bon. Nous palfameslereile fur l'éveneonze piftoles & demie dE.pagne.avec étoit à peu jufqu'au diné, à difcourir faire Teronnemenede
quelque argent blanc, qui
une ment, qui devoit & à
la
presmon compte. homme, Je voulusdonnera pour lc con- toute TEurope, éft arrivéc prognoliquer depuis, ne
piltole à ccj jeunel
maisl'Au- Guerre qui d'être caufée par E
ioler de la equilfiufoits fouffrir, aucon- manqueroit pas
mônier nel COREIE past
foufflets, loufie qu'auroiene
&
ELTELE
traire, ill'apoftropha dedeux derriere. Mon voir l'union des deux plus monde. au
Nations
iret
&c d'un depied de nos calçons. On re- plus belliqueufes Vailfeau où je fus conduit étoit
fe
Le
TARe
Negre
erlhe matelas, ma.couver- l'Admiral de P'Armade. Il portoitle étoit
trouvaencoremont mon breviaire, une
quarré au grand mât. Il rafo Sainte
.are, monhamac, mouchoirs, & une pavillon
Trinité. chemife, quelques Mais mon def
on avoit déja
satrstcatincl
partie de mes papiers,
pour
fur le tout delquelles
edt
étoffe, USNEtTAE tout le refte de BEs la Sainte
taffe, & un gobelet,
mes de-lis. "fVailtansappelakl Trimonlinge, allunmuedapproche, --- Page 313 ---
FRANCOISES DE
Ijor. Trinité: : ilétoitp percép pourl
LAMERIQUE
ces; mais il n'en avoit que foixantepie- cinquante- dans un tems ou T'avenement de Phideux, ,montez depuis isdouzejulqu'ag
lippes V.à la Couronne
1761,
trelivres de bales, avec trois cent qua- cin- voit faire confiderer les d'Efpagne dequante hommes
Matelots, souteautremaniere, qu'on François nelesa d'une
Soldats, & Pallagers. confideré fans cela,
sauroit
qué àl
& ile
& fic
pris
STEE
TAmerique, étoit tout d'a- farleurCore,
ou comme ils
ayant à bord
cherché,
TOAe
Eca excellent
difent de cedre, en barres, desp piaftres, & de P'argent
à la pourriture. pour Nous refifteraux vers,8c tionfelon lesloix nous étions du fajetsiconffeay arrivant, que tousles remarquiues Canons étoient en Le Pilote Major nous pais.
qué àl
& ile
& fic
pris
STEE
TAmerique, étoit tout d'a- farleurCore,
ou comme ils
ayant à bord
cherché,
TOAe
Eca excellent
difent de cedre, en barres, desp piaftres, & de P'argent
à la pourriture. pour Nous refifteraux vers,8c tionfelon lesloix nous étions du fajetsiconffeay arrivant, que tousles remarquiues Canons étoient en Le Pilote Major nous pais. conduifit dans Difnia
dérspez, les
c'eit-à-dire, qu'on avoit ôté lagrande chambre à T'heuredud diné. Le
tapons, dont on garnit les bouches, Gouverneur ble à côté s'affit devant une;
TE/pas xale
pour empécher les
de la grande, non petiteta. trer. On avoit pris coupudemerdy.enl cette
à deur, commec on lej
par grancaufe de nous: car ils nous précaution
neceflité, & pour pourroit la croire, mais
pour des Forbans, & ils avoient prenoient E Domefliques,
commoditéde
commencé àf filer leurs cables déja les morceauxal quilaimettoientrous
tenir leurs
fi pourfol- boire, comme labouche, un
&lefailoient
été autres que Chaloupes, de
nous avions de bras. Nous nous homme quin'apoine
chands. tres-pacifiques Mar- neufatable. trouvâmes huit ou
duraif- Cuifine On faifoit la cuifne far le
mier lieu. La L'Aumônier étoit tenoile preJeau. peu près comme dans les pont, à affez mal propre. ferviettes courte, &
exAVTELS
ceptéquec'étoit entrel legrand Galeres, mât8 &la un peu plus petites que des étoient
mifene. Je croi
mediocres, frangées
mouchoirs
étoient en route, NE ils ANEaL quand fousle ils
parler plus jufte, nacurellement, effilées les ou
gaillard d'avant. Tous ceux de l'équi- Ecer. ches Jecroi qu'elles avoient par
ont leur Pignate en particulier. autrefois. Celle qui fe trouva tétéblanE92 % Matelots
vant moi étanto
deres Marineros, J qu'onappelloit los Sigueres Signo- mônier en fit tcomneleraures, apporter une PAufont des gens
Soldades, voiant que je prenois mon blanche,
étre nourris "tmnéranieliemeest à la gamellecommelcs nô- pour mettre devant moi. Nous mouchoir
tres. On leur donne les vivres en ar. vâmes; pointd'alletesfous) les netrougent, Ce & chacun fenourrità fa fantaific. mais feulement la cucillier & ferviettes, la
Vaiflenu étoit beau, quoiqu'il
chette;
fourparàr un court pour fa largeur nous &f fà qu'un aflez Pourdtcottes,iinye grand, qui étoit à enavoit côté de
hauteur, RCS nous cûmes de la
à TAumoniers dont la fonétion eft de
croire ce qu'on nous difoitde fa peine vitelfe, re le Benedicite, de couper les diJe Pai vû depuis à Cadix en 1706.
ier & ferviettes, la
Vaiflenu étoit beau, quoiqu'il
chette;
fourparàr un court pour fa largeur nous &f fà qu'un aflez Pourdtcottes,iinye grand, qui étoit à enavoit côté de
hauteur, RCS nous cûmes de la
à TAumoniers dont la fonétion eft de
croire ce qu'on nous difoitde fa peine vitelfe, re le Benedicite, de couper les diJe Pai vû depuis à Cadix en 1706. viandes,
On dépécha len
Onfçait aflez
ARISIROE
au Prefident de Saint mémejourt un Couricr cucilliers &clesf fourchettes commentiontf àl faitesles
lui donner avis de nôtre Domingue, capture, pour &c le, fans que je mc donnel laj peincde TEfpagoo- les
fçavoir
Gou- décrire ici. On fçaura feulcment
verneur AnSTRmNpNeetee de la Flotte ne vouloit pas fc coûtumez ceux qui comme moi, ne font pas que accharger feuldenôtre deitinéc; furtour
à ces
autant de peine fartesdhatrumenes à s'en fervir, que ont des
Mm 3
pc- --- Page 314 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
étoient enfidiendamunbotillond épais, 170t7
ITOI. petits bâtons des avoità Chinois. fon côté gauche qui auroit pà paffer pour une purée. L'Aumônier
affez Après tout cela, on apporta lec chocoune pmkpudxgetreCat lat. Jc trouvai d'abord un peu étrange,
larges, peu Jomatnepunnaniares leseûtretiréesi àl Pintant du que prefque tous ceux étoient à tares quefionl
avoir demeuré ble mangerent plâtôt 2i la caffave
fond de la mer, après y
du bileuit,quoiqu'ill fûtfort blanc, RoE
un couple de fiecles. d'abord le fruit en cinq leger, & fort bien-fait; mais le fus
Ordre On fervit
ericore davantage de ne les TEN voir
desfer plats. Celui du milieu étoit deconfituquelqu'un
gicei, res feches, très-belles, & entr'autresde banjonendsiedrenge commençât; à la finje m'impatientai,
certaines orangesentietes, rempliesd'u- bru- &j'en demandai: carj'avois mangédes
ne etstoerareed fruits,avecle fauciffes qui m'avoient excité une foif
e.owpofecueputene Lesautres plats étoient terrible. UnDomeftique, m'apporta aufmufc&cl'ambre. remplisde bananes, de figues, d'abri- Finmanmamasries chopine mefurede
cots, & autresfruits du
avec des quipouvoittenirune Paris, mais ce n'étoit que de l'eau. Je
donti
grandcas,
ne donnoit de
Es
orangesdouccs, nous n'eftimons dans nos dis alAumônier qu'on
au licu que
Chinc. L'Aumô- l'eau dans mon pais qu'aux malades &
Iles, que cellesdela fruits fur deux afliettes aux poules, &querétois! homme,&cen
nier mit de ces
Ilm'enpre- très-bonne fanté. Ii parla, & onm'apqu'onp portaau Gouverneur. & cnfuiteâtoute porta ungrand verre devinfurunefoufenta demême façon,
&on coupe. Ce fut un autre embarras; je
lac compagnie. On levacesplats,, fau- n'étois pas accoûtumé à boire de l'eau
mitàleurs places un grand de platde Cochon. toute pure, ni du vin fans cau.
,&cen
nier mit de ces
Ilm'enpre- très-bonne fanté. Ii parla, & onm'apqu'onp portaau Gouverneur. & cnfuiteâtoute porta ungrand verre devinfurunefoufenta demême façon,
&on coupe. Ce fut un autre embarras; je
lac compagnie. On levacesplats,, fau- n'étois pas accoûtumé à boire de l'eau
mitàleurs places un grand de platde Cochon. toute pure, ni du vin fans cau. Ilf falciffes, & dandoillettes car c'étoit le lut
mon Negre, qui rodoit
Cela me furprit un peu,
dans
pour découvrir quelSaint. L/Aumonterquivenap-
&c
NSAE
Samedy
faifoit en mer que chofe de nôtre
il vint,
pergàr me dit, qu'on & d'ailleurs, mefervit à ma maniere; RE cesMeflicurs
comme on pouvoit, que
parurent fiurpris àleurtour; de mevoir
ils avoient la Bulle de la Croilide, dont je e boirel'ecauavecle vin, apresm'avoirvà
leur donnoit ce privilege, aveceux.Jefuis refufer de boire l'eau pure, &. le vin
vois joiirn me trouvant
ainfi pur, leur coûtume étanrtoutecontrsinaturellement fort accommodant,
rc. Ils bûrenttrès-pcu pendantlerepas,
je mangeaide peadipetremaint continua de & quand ils bûrent, ce ne fut que de
voit prefenté, & cc qu'il vinrent fur la l'eau. Quand un avoit bû, fonvoilinne
faire det tous les plats qui
car ex- faifoit point de difficulté de boire fon
table les uns après les autres; deux refte. cepté le fruit, on nefervitj fut relevé jamais
Le pauvreM.des Portes n'avoit prefplats à la fois. Ce plat groffes volailles parun que pas le tems de manger; parce qu'il
autre où il yavoittrois un
de nous fervoit d'interprete, excepté quand
bouillies. Onf fervitenfuite: puis ragoût unplat la converfation étoit entre TAumônier,
Cochmnanecforcebtimn, enfuite un autre de lel Pilote, &moi. A la fin du repas on
de Cochon rôti, Pouletsrôtis,, &cenfinun apporta deux foucoupes, avec: autant de
Ramiers 8de
bouillics, qui verres de vin que nous étions de perfongrand plat de Patates
nes --- Page 315 ---
17ot. nes à table; FRANCOISES chacun
DE
falua le
prit lefien, & on LAMERIQUE
Sibrieté fanté. Gouverneur, quibitaufli ima marque de Catholicité fit un
des EfAprès cela on deflervit, &c cffet,&c comme nous
fort bon 170t. gagnois. le chocola.. On ne fait on nosprieres foir &cmatina falionsexactement
FCRamAIE qu'un repas, la
pour Barque,
borddenotic
prennent
plupart ne verence eisirtiraineeie pollible, les
chocolat. kiainguedecontiunas Mais on fervit tout le &du témoignoient plus Eipagnolsnousen
quenousfûmes:
tems étions
d'amitié, &c nous
honnéte
arrétez, un folper fort
pour M.
osprieres foir &cmatina falionsexactement
FCRamAIE qu'un repas, la
pour Barque,
borddenotic
prennent
plupart ne verence eisirtiraineeie pollible, les
chocolat. kiainguedecontiunas Mais on fervit tout le &du témoignoient plus Eipagnolsnousen
quenousfûmes:
tems étions
d'amitié, &c nous
honnéte
arrétez, un folper fort
pour M. des
plapartdes
einatemn
moi, où
Portes & Pour Jai oublié Elpagnols le delArmade. pagnic avec PAumonier nous tenoit com- portoit lep
nom du Vaiffeau qui
plitôt pour caufer, quelques-uns & des Officiers étoit de quarante pavillon de Vice-Admiral." Il
teté que Pour
parp pure honné- fon pavillon
Canons, & portoit
bûmes étoit manger. Levin quenous Letroifiéme quarré au mât de mifene. Perou, très-bon. Il y en avoit du étoit
Vaiffeaude cette Efcadre,
fûmes d'E/pagne, & de Canarie.N Nous
encore à la Villedes Saint Dominaffez de coucheran nôtre Barque,
gue. On Tappelloit le Navire de
pluficurs peine à dormir, parce quilvint ouj'eus chargé giftre,
que c'étoit lui qui étoit Re- de Naviré Rocachette E/pagnols, les
pour traiter en juge Sormu animimademalbrmess sifre. avions. marchandifes que nous madillefait neceffaires fa dans lcs lieux otl'ArLe Jendemain 27. jour de
en partic caufe tournée. que je n'ai Ce Vaiffeau eft
nousallâmes à bord delAdmiral, Piques, Ville de Saint
point vû la
entendre la Meflc. pour nous vendimes le Domingue refte D'ailleurs
ne la difoit qu'à terre, Onnousdit,' où
qu'on qui étoit dans la
de la Cargailou,
à
onne jugea
avcc Barque aux deux VailRA propos que nous miflions le pied. fcaux, lefquels nous étions. le diner, primes le chocolat en attendant pouvois concevoir ce que ces Jene
guifurà à peu prescommecelui Pourroient faire des marchandifesg gens-la
PAu dapurp-baibeap
achetoient, fur tout dej
sgu'ils
seurfait Lel Lundyje
de de fil, qui
plafieurscaiftes
faire les préter fa Chapelle, priailAumônier me ne laifferent étoitprefque pas
pourri,
Paques ibord de nôtre pour dire la Mefle nesp
denous payer en
àfon
f
Egui- les Piques à nos Barque, & faire faire chacune piaftres mexicanest toutes neuves, fur
pogt: la Mefle,
gens.Nous chantâmes pourhuit delquelles &
on pouvoir
peut chanter c'ell-a-dire, fans
tout ce qu'on cequ'ils purent dixfols d'argent. Ils 2t
Kirie, le Gloria, le livres, comme le
pour m'obligerà vendre
TAguas Dei, &cExaudiat. Credo, le Santlus, monNegre.Jemend étoit de nôtre excufai, parcequ'il
&jc communiai nosgens, Jepréchai: toute fa famille; Habitation, ils m'en où il avoit
terent de ce devoir avec quis'acquit- cent piaftres, &cauroiente offirenstrois
picté. Plufieurs
beaucoup de Je remarquai en me étéplusloin.
le
pour m'obligerà vendre
TAguas Dei, &cExaudiat. Credo, le Santlus, monNegre.Jemend étoit de nôtre excufai, parcequ'il
&jc communiai nosgens, Jepréchai: toute fa famille; Habitation, ils m'en où il avoit
terent de ce devoir avec quis'acquit- cent piaftres, &cauroiente offirenstrois
picté. Plufieurs
beaucoup de Je remarquai en me étéplusloin. bord, & un grand' E/pagnolse nombre qui éroient à le Vailleau,
promenant dans
à T'arriere du Vaifieau qui étoient Saint attachée qu'ily au mât avoitla de figure d'un
& nous étions amarrez, furent Admiral, fort auquel une. lampc d'argent devantl mifene, avec
me dirent, qu'ils nc
édificz, bouquets,
tisispluficurs
que les François fufent eroyoient
bioles, comme petitstablesux, les enfans ,&cautresbaliques, car la
fibons ROLfe leurs
en mettent à
neur de nous croire plipart fans nous font Phon- tronc petites pour recevoir chapelles, les fans oublier un
Religion. Cette une
aunones.Jy mis
reale, pour ne pas paroitre moins
devor --- Page 316 ---
VOYAGES AUX ISLES
1701. 276 NOUVEAUX avant mal reglée, & f extraordinaire,
les autres à ce Saint,
de
EaE
170t. devot
deviner qui il étoit: fans mon du prétendu Saint Office, caraétere je n'auroispû
Figure même Tr pouvoir
dela grof- miflaire
mei racar il étoit Nieavecunecorded l'environnoit avec m'empécherderire, deccqu'on Je
: Diego feur du pouce,
contoit dece Saint, &cdelesdevots. liée ai le mât, depuis col jufqu'aux pieds, ne me fuispastrouvédans. des Vaifleaux
mit de donton nevoyoitquel lebout. Laigure de
mais les connoiffant encore
mifent. avoir trois pieds & demi Portugais,
devotions
pouvoit
medire plus 2asorinmneadamleund n'ai pas de peine
hauteur. Je c'étoit, pataumoniende &c
étoit quel les Elpagnols, en je
ce qu'ont
quel Saint
pourquoiil c'étoit Saint à croire du moins paitic, à Saint Anainfi lié. Il me dit, qui que étoit Cordelier dit du culte qu'ils rendent Affez d'autres en ont
Diego ou Didace, qui les Matelots toine de Padoue. cn ion vivant, pour devotion, maisf fi Emoporyamplmen
avoient une extrème
3 H A P I T R E
XII
ce que cef que le Baratto. Delfein de
Maniere de pofer les Sentinelles, le Vaiffeau E/pagmol. Ils partent
PEquipage de la Barque fir
o continuent leur Voiage. à la
fident de Saint Domingue revint le
gE.Sentinelle quie étoit
Mardy au foir. On affembla auffi-tôtle de
te de
au
avec nouAMARE
lachambre, arme, n'étoitar- Confcil, & on le renvoya nous dit rien
pée ou: autre dela fourchette dont velles lettres, fans qu'on
mé que anciennement, &c dont de cc quif fepaffoit. étoit Nousr remarquimes refervé avec
on fe fervoit les Efpagnols fe fervent pourtant qu'on fordinaire, plus & mémelel Merapparemment
pour foûtenir le nous qu'ài matin on nous fit attendre aflez
encore aujourdhui, Un de mes divertiffemens credy àla porte dela chambre avant
moufquet.
ée ou: autre dela fourchette dont velles lettres, fans qu'on
mé que anciennement, &c dont de cc quif fepaffoit. étoit Nousr remarquimes refervé avec
on fe fervoit les Efpagnols fe fervent pourtant qu'on fordinaire, plus & mémelel Merapparemment
pour foûtenir le nous qu'ài matin on nous fit attendre aflez
encore aujourdhui, Un de mes divertiffemens credy àla porte dela chambre avant
moufquet. étoit de voir relever, & pofer lesfenti- longtems de nous laiffer entrer, ce qu'onn'avoit
Senti- nelles. Envoicilat maniere. Le Caporal point
melà la main, fuivi du
de nouveCERCLECOITAE
les Ef avec la fourchette entrerent faction, qui niers'ilyavoit quelque chofe
pagnales Soldat qui devoit
au, ilmerépondit aflez froidementqu'il
n'avoitnié épée, nibicon, s'approchoir iétoit en ne feméloitpointo de ces sfortesd'afaires. le chapeau à
la même Je retournai à la Barque après
celui-cil le recevoit
quej
H
faction, NEetRcaIe
nouseimes dîné, fousprétexte
maniere, on fe complimentoir quittoit de part vois malalatéte, M. des Portesyy dans vint la
&d'autre, après quoi cclui quid celui
auffi. Nous nous enfermâmes
le pofte, après avoiri inftruit
M chambre avecle Maitre, pour confulter remarla
ta7
devoit entrer de configne, celui-ci enfemble, fur ce que nousavions Ville
fourchette enl lal lui prefentants ceremonic, &c qué,. & fur cesallées 8cvenuésàla
larecevoitaveela même
Domingue; quieft éloignéede
leurs civilitez par une deSaint
oùr nous étions. Il
ils terminoient
faifoient en dix-huit lietes sdulicu
Gouverpaire de reverencesqu'ilsfe
fut refolu defaire un étredansnosi prefentau interêts
fe quittant. avoitdépéchéaul Pre- neur,quiparoillit
afin
L'exprés qu'on --- Page 317 ---
F7or) afin delyaffermir. FRANCOISES DE
heur
Ilfetrouva
LAMERIQUE
danslal Barque une felle develours parbon- d'accord; 8cqu'en cas
lahouffe, rouge,enbrodericd d'or & d'argent, avec duireala s'obftinir, il avoit refolu quelePrefident de nous con- 1701,
des pifolers lesfourreaux, de mémep Scleacharerons la queftion Veracruxs le &de faire décider
portéc, pour la vendre parure. à Onl'avoit que, IE Flotte Vice-Roi du Mexion n'avoit; pi. Oni refolutdonc laJamaiques delalui & lote N dit la mémc dépendoit, chole à LePiRifolu- tion de prefenter. Après quoi nous
Portes, 3 & lui
M. des
que fil'ordre venoit
conclumes, comme
recommanda le feeret,
Teguipa- Barque, nous edscontiquernont mandé, T'Aumônier me l'avoit recomgepaar
demanderions permillion
fefauver & d'envoyer un autreexpress au.
i refolutdonc laJamaiques delalui & lote N dit la mémc dépendoit, chole à LePiRifolu- tion de prefenter. Après quoi nous
Portes, 3 & lui
M. des
que fil'ordre venoit
conclumes, comme
recommanda le feeret,
Teguipa- Barque, nous edscontiquernont mandé, T'Aumônier me l'avoit recomgepaar
demanderions permillion
fefauver & d'envoyer un autreexpress au. Prefident, le Jen'auroisy pas été trop fâché de
pendant ce tems-la, nousferionsnôtre volage del Mexique. faire
pollible pour nous échaper,
que accoûtumé à leurs Jeosdéap
mc nous devrions pour quand mé- nous en cuffions été manieress eE fi
au Vaiffeau, afin d'avoir celainertrelefeu letemsdecon- là, ileft farque leur réduits Vaidleau à ce pointvoile, per nôtre cable, & de nous mette à la été point le: cud de mal, du moins fi n'auroje
les pendant que nosi nouveaux freres
maitre. L'Aumônier avois
feroient
A
dre Eipagnols ou à fc fauver. Nous occupez al'étein- detirenneroime deftiné pour le
que nous chargea avions
les moyens que nous emploirions concertâmes manqua pas dei faire Gouverneur, fon
qui ne
réullir dans ce deffein, & nous char- pour fuite nous le fit connoître. cfet, comme la
iurce geâmes RAmLsmaeitee nous A nôtre retour dans nôtre Barque,
dei ne confier queneusavionsreiolu, fon fecret Scfartout, tentionnez trouvâmes du nos gens les mieux inilétoit bien affuré, & encore qu'à ceux dont travaillé aux monde. On avoit déja
mc d'une chofearrétée &c non com- avoit
chemifes huit fouffrées, &con
comme d'une penfée qui conclie, lui feroit mais avoit chargéfeptoul trouvées dans la grenades qu'on
nué en l'efprit en fongeant aux ve- envelopper dans les Barque, pour les
dei nous fuver, fi on nous vouloit moyens con- carrer ceux qui voudroienta chemifes, afin d'éfifguer. remedeau feu. apporter du
je me: chargeai de douze
fufils, &
Nousavions sencorenenf
Bislespourdonmera
picces de en ordre. queiquespilleu, on mitt tout
delaoseaeiaborehel ral'Aumonier, afin Maisnos
mes au Vailleau fur le Nousretourni- foir. à laquelle nous genspropoferent ne
une chole, Defcin
allé plus de gayeté qu'il l'ordinaire, J'affeétai & étant tout confentir, quifur voulâmes point du defichambre, trouver l'Aumônier dans fa petite
du Gouverneurdel Port-Ric. d'enleverlal Ils Bar- di- quipage furla
lui avoit je luidonnail lej prefent
Racaty pour raifon,
deftiné. M. des Portes qu'on en rant amarrée au quelanôtredemeu- 2OEL de
fens autant au Pilote.Major. Ces deux fit teroit point que Vailleau; nous fufions onnefe-dou- Ric. firent leur effet. pre- l'incendie, que l'autre
caufe de
dit, qu'il y avoitdela conteflation L'Aumonierne fuirl rlaBarque de Port-Ric Noalfcanvoyant
trelefrenidente &cle
en- fuivroit
au
ne la
tre
fujer.
arrée au quelanôtredemeu- 2OEL de
fens autant au Pilote.Major. Ces deux fit teroit point que Vailleau; nous fufions onnefe-dou- Ric. firent leur effet. pre- l'incendie, que l'autre
caufe de
dit, qu'il y avoitdela conteflation L'Aumonierne fuirl rlaBarque de Port-Ric Noalfcanvoyant
trelefrenidente &cle
en- fuivroit
au
ne la
tre
fujer. le Gouvereur furno- roit pas Sepe licu qu'il ne manque- pournous étions bonne premier jugeoit Que pondis à ccla, pourfaivre la nôtre. Je ré. Gouverneur n'en vouloit prife, & que le Barque nous quel'enlevementd decette
Som. 11. pas demeurer ment, qu'il y découvriroit avoit du monde infaillibleNr n
deffus,
qui --- Page 318 ---
UX VOYAGES A UX ISLES
278 NOUVEAU & quc n'é- lui portois bonheur, & qu'il meprioit il 170N
170I. qui fc mettroit Guerre en défenfe, avec eux, nous de refter. Jele fis, effectivement
tant point en droit de les piller. Je gagnal beaucoup,& de tems me donnoitrolijours en
& àla
n'avions aucun
chole
tems,
du il me. donna une grande
de leur action, fuppolé
Ea
Eresctron
J'avois honte del les
ces facheufes
mais commc jeles poignéc J realles. jeuétant
qu'elle leur réifit, deffein,jc fis fignc à prendre, jelui fis
quelej mon
vis entêtez de leur
fini,i iln'avoit plus
de préCCAS2
M. des Portes de finir la converlation. fitmieux tendu fecours; maisil mepria: avec tant
Cependant, afin que lefecret
d'honnêteté de les recevoir, quejef Quand fus
gardé, il fut refolu, pefonen'en obligedeles mettreaveclereite. treroit plus dans le SAE & Elpagnol, ne jecomptai ce
trouvai
quel M. 'des Portes 8c moi,, qu'on près de dix-huit ASaR mu.i Ceft
traiteroit plus avec ceux quiviendroient chofe, de peur ainfic quilsa appellenciepreienr qu'ilsfont quand
pour acheter quelque des préparatifs à ceux qui les regardent joticr,
qu'ils ne rappengulen
ils'imaginentq tquonl leur porrehonheur. qu'on faifoit. d'aller manger à J'ai fç@ depuis que. cela fc pratique par
Nous continuimes
toute TEipagnes &c lest sipectatcurs
bord de PAdmiral, & nous remarqui- n'ont pas honte de SEEIE le Baratto
mes qu'onr nous yrecevoite depuis encoremieux les prc- à ceux qui gagnent, quandils fe trouqu'ati commencement
vent auprès d'eux. net font
iens. L'Aumônier &c les autres Officiers Commeces manieres sdès pasufitées
un cer- chezi nous,jer emeretiroisd mais quejevoiois ils m'appel-
&1 HAsnynaaite fije ne me qu'ils svouloient joticr; de demeurer
tain jeu qu'ils appelloient, c'eft-a-dire, loicntjécmeptisicnte
de
para & pinto >
ou
MEB
trompe, pair & non.
ux. net font
iens. L'Aumônier &c les autres Officiers Commeces manieres sdès pasufitées
un cer- chezi nous,jer emeretiroisd mais quejevoiois ils m'appel-
&1 HAsnynaaite fije ne me qu'ils svouloient joticr; de demeurer
tain jeu qu'ils appelloient, c'eft-a-dire, loicntjécmeptisicnte
de
para & pinto >
ou
MEB
trompe, pair & non. Il fejotic avec deux dez d'eux, s'imaginant, ma prefence aidoit, fcignant &c portoit
ieulement. La premiere fois quejeles rC, bonheur que âd
je voulois favorifer. vis joiier, je m'approchai de la à table, les re- Jenel laiffai AgE ramaffer prèsde
pour palffer quelques momens desJoteurs tre-vingt Eten de cesl Baratto: eatie
garder. Je fus furprisqu'un Je le remer- jotioient cfortgrosjeu.lls necomptojent au
me prelenta trois piaftres. les prendre. point lcs realles en les mettant une jeus
ciai, &c P'Aumônier je ne voulois & lesautres pas me dirent maischaquejoleure en mcttoit celle de -En
Baratto, Mais
je ferois gnée à près comme
de les recevoir, qu'autrement
contre
il jotioit. croi qu'il
eeque
les donnoit,
Leuin
me
leur &
eejp. affront au Jolcur qui
Roid'Ef avoit un de
tait,
ELE
& qu'en pareille occalion le Jeles qu'ils ELEm bien aifes que je portalfe nos
pagne même neles refuferoit pas.. un mo- desnouvelles del leur geostolice dans
pris donc, &c je le remerciais deux au- Ifles. Jeléerisdoncici, fatiffaire
ment après, il m'en prefenta il m'en donna aux defirs des donateurs, Etnd caux confeillea obligatres, & un peu deforte après, qu'ill fembloit ou tions de ma confcience; & je
encoretrois:
ou
tous les) Efpagnols quij jotierontdepayer
qu'ilvouloit me renvoyer, partager leBaratto auti-bienquilst mel'ontpayé,
fongain avec moi. Cela me fitdelapei- il m'ar- furt tout à ceux qui fontaudic cxacts quc
ne. Jemelevai er mer mc retirer, ft dirc, queje moiàen informerl la pofterité. Le
rétacivilement, --- Page 319 ---
FRANCOISES DE
I701. LefecondCourierd qu'onavoitenvoié faire LAMERIQUE del
ARR2R-TSIT dredy après midi. Ven- qu'il ne l'eau, & du bois. Il: nousdit, 1701,
fitappeller aprèsq LGouverncur nous mettrep
pas nous permettre de
La Barqu'ilcitlifes
terre; mais
CEDIE
quede écconferé avec fes Officiers.
pofterité. Le
rétacivilement, --- Page 319 ---
FRANCOISES DE
I701. LefecondCourierd qu'onavoitenvoié faire LAMERIQUE del
ARR2R-TSIT dredy après midi. Ven- qu'il ne l'eau, & du bois. Il: nousdit, 1701,
fitappeller aprèsq LGouverncur nous mettrep
pas nous permettre de
La Barqu'ilcitlifes
terre; mais
CEDIE
quede écconferé avec fes Officiers. Lettres, mainau point du jour, il quel ele lendeFAuteur que la circonftance de Iinousdit, Chalouper prendre
cnvoiroit une
efrela- Philipes V.: à la
l'avenement de les faire
nosfutailles, &cnous
chée. nous étoit favorable, Couronne quec d'E/pagne A nôtre remplir. rétourà àt nôtre
qu'il avoit beaucoup infifté c'étoitfurcela auprès du dimes a nos gens ce fe Barque, nous &c
Prelident, pour empécher la
que nos preparatifs
pafoit,
tion de
confifcadéformais
RS
droit, nôtre Barque, 9 qui l'étoit de inutiles; leur deffein, mais ils étoient fi entétez de
puifque nousations étét trouvez
que nous
horrderoures de marchandifes & fur leurs côtes chargez cxecuter
elmestoutesles
de
furl
Eeatiartstems
chafeencores dans traite, le &c d'autres calmer un peu, l'heure. gu'ili In'étoit Jeleur dispourles
l'affection qu'ilavoit derailderquelles les
rien faire, puilque
pas tems de
l'avoit empéché RLlesr & François de pretexte pour nous nousn'avionsp point. du
nousétions libres de
qu'ainfi Vailleau: àl lheure qu'il étoit, approchér
plairoit. partirquandilnour avions lei refte dela nuit, &ct que nous
la Villed Il nous avertit de ne point toucher à fuivant à bien prendre nos tout lejour &
de S. Domingue,
que dans une
meltures,
te au
de peur d'être &cdefairerou- ce, on ne pouvoit affairedecette trop y confequenle NEL del
rencontrez Nousnous retirâmes enfuite penfer. Eer partir dela Ville, Regitre, qui étoirprét Portes & moi, & nous
M. des
chand comme nous, étant un Mar- melures nous
convinmes des
de
pourfuivre nôtre SRLS plusd'envie tirl le
en prendrions pour
ESE
noustrouvoit fur faroure; confifcation, s'il échotcr le deffein de plein jour, "xiite
timentéroits
que fon fen- La Chaloupe de nos gens. tôt, decrainte Hrermeransenampit qu'ilne furvint
qua pasdevenirp prendrenosf T'Admiral ne mannouvel embarras. Il nous dit quelque les point dujour. futaillesau
qu'il avoit fermé les yeux fur le encore, Com- dix heures, Aceeastnuereit avec plus de
fur
merce que nous avions fait depuis
nous n'avions deviande à cuire, bois
nous étions arrêtez; que le Prefident que fumes dîner à bord, &c
Adur
l'avoit fçû, & lui en avoit fait des re- duGouverneurs envoia
& defes Ofciers, prendre congé
prochess &cqu'ainf f nousa avionsquelenviron deux cent livres ilnous
que traite à faire, nous la fiflions de.Iln me fit prefent d'unt
devianquand nous ferions 1: voile &chorsde de blanc, de deuxjarres de nbarrildebifeuir vin
du Prefens
vié.
c
Adur
l'avoit fçû, & lui en avoit fait des re- duGouverneurs envoia
& defes Ofciers, prendre congé
prochess &cqu'ainf f nousa avionsquelenviron deux cent livres ilnous
que traite à faire, nous la fiflions de.Iln me fit prefent d'unt
devianquand nous ferions 1: voile &chorsde de blanc, de deuxjarres de nbarrildebifeuir vin
du Prefens
vié. fix cogs d'Inde,
d'Efpaguc, GosOn croire que nous ne
livres de chocolat, dentironuingcemng & d'autantd
werneur a PA4mes SE le bien remercier, &callre- manqui- avec une cuéillier, une defucre, teur,
menti # lemeritoit. Nousluip
un gobelet d'argent, fourchette, &
d'informer la Cour de fes bontez, promimes afin pour lui dire autant de écvingt Melles. piaftres, L'Au. les gu'eilelui occafions. en marquit fa gratitude dans mônier nille, & me douze donna quatre paquetsdeVaNous lui demandimes
de Mefles. J'eus piaftres, encore pour autant
permidion de d'autres perionnes, pourlen vingt piaftres
Na 2
memellujers
de --- Page 320 ---
VOYAGES A UX ISLES
280 NOUVEAUX j'au- a vouluimiterces vafes enl Europe,j'en 1701
deforte que fije n'avois sétépillé,
ay vû en quelques endroits de TItalie,
S7OI. rois fait unp profit Chonntteateccasid- maison n'a pas pàyr réuffir jufqu'à
fieurs. prefent de diverfes fent.C'eft) lat
commodité merveilme
PEERERE
vafes de On fitencoret
plufieursva- té, &cilsfont d'une met pour T'ordinaire qued de
serreji- cunsnRemsetimest àl lat atcrrefigil- leufe. Onn'y le eft
gpitid. Etenencrenyuanes legere, 8de bonne l'eau, parce que vin
ine
lée. Ellecfrouge,
heterogenes,
rGAn Ens
odcur. Ledehors de cesvales étoit peint de feroient corpulculest travers sdespores, ou qui
det blanc & denoir, quine faifoit. Au pas com- un les rempliroient pasau bien-tôt 3 au lieu
rouge. mamvaneRectirleioale ils collent Peau étant plus homogene palle plus
mencement qu'on s'en fert, bien- cilement fans gâter, ni remplir les conun pcu la bouche, mais ccla palle aux li- duits, & fe rafraichit tellement par le
tôt. Du reftc ils communiquenta une odeur aro- moyendel'air qui pénétre ces vaifleaux,
queurs qu'on met dedans
quilfemblest quellef foità demiàlag glace. matique Les femmes très-agreable. Elpagnoles de l'Ameri- ymalocemnsemt Officiers à nôtre Barque,
Lnfom: mes Ef- que mangent de ces vales, comme de ccux les nousundefes où fa Chaloupe devoit nous conduire, à
pasnales Lipagnolead'Europer mangent terre figillé du pour commander de fa part nosgens
mau- qui iont de veritable la
cho- dc mettre fur) lechamp alavoile.
àlag glace. matique Les femmes très-agreable. Elpagnoles de l'Ameri- ymalocemnsemt Officiers à nôtre Barque,
Lnfom: mes Ef- que mangent de ces vales, comme de ccux les nousundefes où fa Chaloupe devoit nous conduire, à
pasnales Lipagnolead'Europer mangent terre figillé du pour commander de fa part nosgens
mau- qui iont de veritable la
cho- dc mettre fur) lechamp alavoile. Jelui
gentces Levant, quieft peut-êtrel méme
raifon, que nôtre Equipage
wafese fe, dumoinsautant qu'on en peuti juger puis dis étoit pour compolé de Flibuftiers,
car pourle goût, jen'enp
&c accoûitumez à
Fa
àlavue, rien dire. Les femmes prétendent
foûmis, quine voudroient peu peut-étre partir que
fait devenir blanches. nous
exTE
cela les cela lesrend pâles, &c leur lanuit, & que le cela Navire pourroit de Regiftre,
plûtôt que d'obftructions; mais poferatrouver
difficultez. Ilfe
caufc leur beaucoup affaire. Reaquelquernoumaned & ordonna à un
c'eft
donna aufli des gourgoulet- contenta de ces1 raifons, de nous conduire à bord,
Gour- On me
Cefont tdesvafesdeter de fes Officiers dire de fa au Maitre dc la
gouleites deMexi- tesdeMexique. extrenementiegerc, &ctranf- & dc de mettre FAT le champ à la voiqué. regrife, quifont doubles, c'eft-à-dire, Barque
conduiGtavec
parante,
dans l'autre. Le le: LcGouverneurnous. &c
qu'ils font Cenpartielund a la forme d'un Eirienuror de
premicr ou Superieur
dontle puisi il s'alla mettreil galeric de
pas percé,
nos
acties
entonnoir, quin'el
ou ind'oûi il criaà lc gens, fit larguer
bout eft Tetelantdmnsicicads comme I voile, & fur champil nous amarferieur, qui a un petit rendre goulot, la liqueur les deux manceuvres, Ifallut qui obéir, nous
une thetiere, pour C'elt dans lc fupericur roient à fon arcaffe. Nous fimes femblant
qu'il a met regue. la liqueur, d'oà elle pafieen mimes M. des) à Portes lavoile. & moi,, d'être fâchez de
qu'on filtrant dans celui de deffous. On attade partir fivite,
cheune corne: aulx ances del lag gourgou- &cen &r ce nous qu'on dimesà nousobligeoit TEquipage, que lc mal ptrt
lette, pour la fulpendre en l'air, qu'on etant@insremede.1fe prelenteroitp Barquis
quelque pais cefoit, pourvi Peauy être l'occafion de fe vanger avant! RES
l'expole à hdee &cà l'ombre,, admirable. On du voiage. Nous Galuames le Vaiffeau Ef
devient d'une fraicheurs --- Page 321 ---
FRANCOISES DE
1701. Elpagnol detrois coups; fçavoir; d'une LAMERIQUE 281
Boette de Picrricr, & denos deux Ca- fortequ'il ne nous refta
nons. Ilnous: repondit
&une paire de piflolets. quetrois fufils, Tpoti
non, que nous payàmes d'vncoupdeCs- de cinqvivele parimes bonsamis, cux Nousnousfe.
--- Page 321 ---
FRANCOISES DE
1701. Elpagnol detrois coups; fçavoir; d'une LAMERIQUE 281
Boette de Picrricr, & denos deux Ca- fortequ'il ne nous refta
nons. Ilnous: repondit
&une paire de piflolets. quetrois fufils, Tpoti
non, que nous payàmes d'vncoupdeCs- de cinqvivele parimes bonsamis, cux Nousnousfe. Roi. mi de viëilles chemiles, du emportant fil a coudre bien deNoustrouvâmes la
del
pourri, des
&
tre Vaillenu un peuau Chaloupe delà
Pau- quailleries, & ce merceries, qui étoit des.clinde PEA dela Baye d'Ocoa, dela qu'on pointe nom- des platilles, & nous leurs de meilleur
mel le CapNizoa. Elle nous y attendoit n'y eût pasj julqu'a mon piaftres. Il
comme nous end étions convenus avecun voulât commercer. Je luiavois Nogre. qui-ne
Officier de cel Navire, qui devoit
un
acheté
dre lerefte de nos marchandifts. pren- galon Scmadeeere d'argent, à
petit
mimes en
Nous
l'Inventaire de ce
doublé la Pointe, panne, & quand nous cûmes ControllePambulant Il prit la liberté
dePlileaVache. negoce. nous fimes nôtre deux calgons, trois de des le vendre avec fes
de mes
miens, Scautant
Nosgensachererentd de fe dépoûiller, ou douze mouchoirs, Je croi qu'ileut dix
Srsendrentteut ceuxdecette le refte de lcurlinges
piaftres dece commerce.Iime
ilsi ne devoient Chaloupes, &c affutrement lesapporta, qu'il n'avoit en me dilant pour excule,
leur vendit pas y avoir regret. On
pu voir les autres
encore quelques armes; de largent au gain. des Eipagnols fans prendre gagner Part
C. H A P I T R E XIIL
Tompéte. Yhë de la Cateline. DePort-Ric. TIle à Crabes. Pommes de Deftente au Cufieimart, dà
Raguettes, o leur effet. Ous fur lés quittimes heures ces Meflieurs mais cluié; nousf fàmes
le lept
du foir, mener
contraints d'aSamedy 2 Avril. Nous àcordes, tourplat, & &c de pougeràmâts8c
éloigner de portimes lai route du au largep pour nous pas det faire cependant nous nel laiflions
giltre. Cette malheureufe Navire de Re- vimes centngmnictemewem de
m'empécha de voir la Ville de avanture S. Do- les trois alesmontagnesd heures après midi. Ste.Marthe, Le fur
mingue, où je me ferois
mit à PEE fir les neuf
vent fe
rété. Car je içûs quelque peut-étre tems après, ar- qui nousi fitp porter au Nord, heures il du foir,
Prelidentavoit envoyé à la Caye farlematin, & vint à P'Oeft avec changea une
Lollis, pour
TT
extrémeviolence. nicur,
demander un Inge- au Nord-Ef, il Nous; portâmesalors
vouloitfairef Hftecnerinmaues faire. Ileft
quril Mardy jufqu'au foir, continua qu'il ainfi tout le
m'eneût fait
certainyquer jer fon d'un coup,
fi tomba tout
rois pas fait lapropolition, tenir à quatre nemef fe- des lamcs fi laifantlamer agitée, avec
reravec eux, afin d'avoir pour enfuite demeu- l'oc.
ander un Inge- au Nord-Ef, il Nous; portâmesalors
vouloitfairef Hftecnerinmaues faire. Ileft
quril Mardy jufqu'au foir, continua qu'il ainfi tout le
m'eneût fait
certainyquer jer fon d'un coup,
fi tomba tout
rois pas fait lapropolition, tenir à quatre nemef fe- des lamcs fi laifantlamer agitée, avec
reravec eux, afin d'avoir pour enfuite demeu- l'oc. denos gens ne épouvantables, pouvoit fe tenir bout un
cafion
furleP Pont. PAFR
Le devoirlal Dimanche Nouvellel Eipagne. qui
Laj pluie vint far lei minuit, Vié du
Templté. 3 Avril un peu avant découvrir appaila le la mer, &c le jour nous fir Cap
Aectieitnrrine deNord-Eit,
étionsp parl letraversenviront Cap Mongon. Nous en Mongen:
leplanrudequejaye ja- large. Il ne fallut
fixlieties au
Nn 3
pas nous Pricr pour
nous --- Page 322 ---
VOYAGES AUX ISLES
282 NOUVEAUX
nie d'arbres. Quelques-uns de nosgens i7er,
syot. nous fairereporreraule large, à-midi, ce que quenous nous. qui y avoientété, me dirent qu'ellen'éfimes jufqu'au Jeudy
toitpas bien pourvié d'cau douce. Ily
portâmess rau NoTLA.Nesalmet a prefque rotijours des Pécheurs Efpames cerainesmontagnes quifontarEt le Vendre- gnols, & fouventdes) Flibuftiers, &c des
de la Ville de S. Domingue nous trou- Forbans,
arrêtent dans le tems
dy au foir. LeSamedy de nous fous le dela ponte quis'y des' Tortués,. pouren tourvâmes à deux lieues terre, Ste. Cathe- ner, & avituailler leurs) Bâtimens. Elle
IfeCa- vent dela Cateline, ou Ile & baffe, eft plus longue que large, elle me
teline. rinc, qui eft une Iile de longue S. rut à la vuédef fept àl huit licues de E:
affez près de la Côte Domingue. à terre
Nos gens voulurent mettre nous gueur. Le Lundy II Avril, nous vîmes la
pour prendre de leau, parce que dans) le Monc, la Monique & Zachée d'affez
en avionsp perdu quatre Barriques &
près, & le Mardy matin $ nous nous
roulis que nous? avions foufferts, étoit qu'il enta- trouvâmes avoir dépaffé la pointe de
n'en reftoit plus qu'une qui mer avecdeux l'Oueft de Port-Ric appellé le Cap
mée. Ont mitlecanotalat
%
futailles. J'ydefcendis pour me prome- Roffo ou leCap Rouge. LeMercredy à mort. Les Bomba
Prodimais j'eis bien-tôt achevé nousmotlillimesa Coffre
gieufe ner un) peu,
E(pagnols Tappellent Bomba d'infierno. d'infier- no O%
ma promenade. Apelncarieaneiney fûmes aflaillis de la C'ett un Iflet, éloigné de Port-Ric Cofre à
SEA tiqwer. à terre,. que nous
qu'on d'environ deux lictcs,à peuj présau mi- mort. plus épaille nuée de mouftiques dit quel Tille à lieu de la longucur de cette Ille. Car
puiffe s'imaginer. J'ay
n'en
de nos GcoVache étoit le pais de ces inleêtes, je
deplauiciquelquerumeg PIflc de S. Jean de Port-Ric
m'en dedis. Life à Vache ett de un l'en- pais graphes, eit un quarré long de quarante-cinq
quin'enapoint en comparaifon delcendus.
mort. plus épaille nuée de mouftiques dit quel Tille à lieu de la longucur de cette Ille. Car
puiffe s'imaginer. J'ay
n'en
de nos GcoVache étoit le pais de ces inleêtes, je
deplauiciquelquerumeg PIflc de S. Jean de Port-Ric
m'en dedis. Life à Vache ett de un l'en- pais graphes, eit un quarré long de quarante-cinq
quin'enapoint en comparaifon delcendus. Jc croi lieiies ou environ, fur feize à dix-huit
droit oûnous étions de fable, & tous les lieiicsdelarge. L'lfe fe nomme S.Jean. quctousl les grains changéent bigail- Son Portquic eft un des) plus beaux qu'on
stomeadelginétoiente défendirent fibien l'entréc de puifle voir, naturel, fàr, & capablede
les, qui
de me rem- recevoirl les plus grandes Flottes,eftàls
leur pais, quejefunoblige Nos empli- bande duNord. C'eft fa beauté,
barquer au plusvite. le Port riche, & non
ats
rent leurs futailles, mais fFre perdirent fait nommer
l'envie d'aller chercher à tuer quelque mines &c ou lenom autresrichelles du Port afaite qu'on
reREZSNGE
Boeuf, ou quelque Cochon, &. fervir s'en nos nomination vécs,
dc toute PIles comme le
TfeSa- vinrent à bord." Nous fur fimes la Savone ou nom de la Ville Capitale dHi/paniola,
voneow voiles, & difante, portimes de la Grande Terre appelléesaw Domingoous S. Dominique,
Saone- Saone, deux liciies, & à trois lieiies eft devenulenom de toute cette grande
d'environ environà TEit de laCatcline. Nous Ifle. de
ou
le Dimanche matin, la Le Coffre à mort à cinq quarts & mille
la rangeames demiclieie denous. lieiiesoud environ de longueur,
laiffantabasborda Elleeitinhabitéea prefent, quoiqu'elle ou douze cent pas dans fa plus grande on le
autrefois, tant des largeur. On prétend que quand a
aité ététrès-peupléc des
Ef regarde d'un certain point devué, il
naturels du pais, que premiers Elle iegunedunmuneteadel furunetable. pagnols, giotcobnineatiepaie &cbienfour- Jenaipasvacepoint, pour allirerque
meparucbelle, ,aflez unie,
ccla --- Page 323 ---
3701. cela eft, ou FRANCOISES que cela n'eft
DE
pas, Im'a
PAMERIQUE
écralces, paruplûtot comme deux grofles boules addrefle voulus. à fe cacher les lauva; 28;
pas découvrirl leur
&cjene Tyoul
walonalergrand. Amrimadeee Lesbords deccrlilet hazardie fit trouvery çanot, quele
du côté de Port-Ric font plats & fa- roient mis en picces, parce qu'ilsl'anblonneux, hauts & ceux du côté du Sud font inftrumens commeilsf firentleurs filets, silsiapmiene &clesautres vià,
douce, ni pierreux. d'arbres Iln'y de apoint d'cau tâmes quatre adeleurpechet Tortuès Nous
que fc puiffeétre, que pour quelque briàler.
ords deccrlilet hazardie fit trouvery çanot, quele
du côté de Port-Ric font plats & fa- roient mis en picces, parce qu'ilsl'anblonneux, hauts & ceux du côté du Sud font inftrumens commeilsf firentleurs filets, silsiapmiene &clesautres vià,
douce, ni pierreux. d'arbres Iln'y de apoint d'cau tâmes quatre adeleurpechet Tortuès Nous
que fc puiffeétre, que pour quelque briàler. elpece fx
en vic,
croi
erea
fable pourtant un
creufant dans Je le Coup diceufs, leurs
SERERSARE
ratait de l'endroit où les terdcbarrils à cau; calebafles, &
marmit. plus grlier lames &c. marées
vertieurcanot, ilett fijavois décou
monter, on y trouveroit peuyent Mulatres qui font firqueesp pauvres
ce: caron ent trouve dec del'eau doud'ailleurs def franches
tous
les Bayes fablonneufes. cettefiçond dans suroientfouffert caailleycrueiy voleurs; octansration,
lement obferver de ne creufer llfautkeu- bien avant de pouvoir beaucoup de miferes,
detren- Moyen diocre avant, &fecontenter Sun trou de me- Nous Nous dinâmes à terre regagner à leurs Port-Ric. verde
grandeur, parce que dès
fimescuiredeux Tortaés en' dépens. Tean veutletirep plasprofond,
qu'on can,
boudouce tôt la falure de Feauy onfentaufi-. crûmes &ed'sutreviandes enlavoir
suzanrquenous
brrds ANx de douce qu'on trouve, ainti TT la fuperficie que l'eain mas. befoin jufqu'a S.' Tholamer, stenseciaphie du fable,
fa qui a afltréaumavers heuresduf Nous remimes foir. à la voile fuf les
au-deflas de de legereté la a confervéa de Nord-Eit, Nouseimest un grosvent cing
mer,
EEA
manqué jamais detrouver désqu'on qu'on efti ne &cnous obligea raneadenzsse
bord arrivé de au-deflous la mer. du niveau de celle du: l'Iile LeSamedyr à
matin utemreyerinneinrs nous motlillimes à
droit pourla péche, C'elt un très-bon en-)
Crabes. Ceftainfi que nos Fli- outife Barigues
1cn vient pondre dans 8cpourl la grande la Tortuc, Ance tapekeminean eft à fix licties' ou environ Boniquenyelle au
aCrabea
fable. Auflic ce lieu eftf Lerticquenne Port-Rie: Cettelile ef belle, vent de
parlesCorfatres, les Habitans parles Forbans,
grande. Ilya des. montagnes êdu 8caffez
plépart des Mulâtres. de Port-Ric, qui font LT des paiss ruifeaux. epsrconequent des fourees, plat &
terredest Nous trouvâmes en mettant pied à nombre Lsangloir S'yétoient nichez, ilya
des. Pécheurs marquesallirées, Elpagnols dans qu'il yavoit
dannées, &cy avoiento déjafait
Quoiquer nous n'euflions plus Plflet. seatempainsnote gnols connoiffant le Maisles Efpates armesquet troisfufils, deux pour toupréjudice que ce
8c quelques machettes, d'elt ainfi pilloletss Seretiona un armement,les furprirent, firent
appelledesfibres courts &c aflez larges, qu'on enpieces etouslashommesse taillerent
quinecoupento qued'un côté. renelesfemmess & les enfans, &cemmencLmmiaEAr Nosgens affuire- rent difperlez dans Port-Ric, &S.
iffant le Maisles Efpates armesquet troisfufils, deux pour toupréjudice que ce
8c quelques machettes, d'elt ainfi pilloletss Seretiona un armement,les furprirent, firent
appelledesfibres courts &c aflez larges, qu'on enpieces etouslashommesse taillerent
quinecoupento qued'un côté. renelesfemmess & les enfans, &cemmencLmmiaEAr Nosgens affuire- rent difperlez dans Port-Ric, &S. qui fun
mentilsleuraroenc fitpalfer
mingue, ouils font
Doquart d'heure de mauvais tems quelque Cette Ile eft à Eencoreatjoundiel
fuflent tombez entreleurs mains. 3. s'ils ferte.I
prefent entieremenr déLeur Font iyasppirences habitéc autrefois: quel lesBEipagnols
car il.n'eit pas. pol- --- Page 324 ---
VOYAGES A UX ISLES
284 NOUVEAUX
Ilcoupa un petit bâton, 1701:
lesi lizieres d'orangers & de me ils'y, prit.
Il en perçoitl la
3701. citronniers poffible que qu'on trouve part rrout,aient auquel il fitunc & la tenant pointe. ainfi enfiléc, il la
été plantées & cultivées parles Anglois, dc- pomme, de la tige avec fon coûteau, &
dans lc peu de tems quils y. ont
feparoit la peloit) legerementt tout au tour. Il nous de de Manieré les
meuré.
en accommoda de cette maniere plus cuèillir,
Nous motillâmes devant une leurs petite fu- deux cent, qui nous furent d'un Car grand nous peler. crdel les
riviere oùt nos gens emplirent lcMaître & deux fecours, podraotsratsehin. M. des
tailles, pendant la que chafle. Je pris avee étions échauffez à un point, que de fux
autres allerent à & lel boye ou mouffe Portesavoit un commiencement moi,
toutes les
moi mon Negre
de fang; & pour j'avois
del lal Barque, bien-tôt. pour: amaflerdescrabes,e chargez. Ceft avec levres emportés.
que ce
ils furent
Flibuftierst ont appellé - Je croi avoir déja remarqué,
raifon que nbs
elle enefttou- fruit eft tout-a-fait rafraichiffant. Ilapcettelile,"lles à Crabes, de toutes prochej plus dela figured'une figue,
on y: en trouve
DE
te plcine; & Selonl lal bonne coûtume de tout autref fruit. Sapremierep & toutel hcriffée peau de
fortesd'elpeces. des François, nous ne primes que des verte, épines. affez épaille, Ib a fous cette peau une
femelles, nousremettanta àl lat providen- Eauceniedbpetlaneind petites
plusmince, &c
ce, pour. la, confervation del'eipece: fer
qui xcnfentcunetabibaiase
Nous trotuvâmes une marmittedef
trés-vif, toute parfemée de Proprie
&ctout auprès
Cefruit Ce
LE
panedeuindelentes 8ctout l'attirail des petites agraincicommelesf figues. avec une pe- téde fruit.
lecanot, la cabane, s'étoient çachez à nôtre at ung goitagréable, fucré,
&
Pécheurs qui découverte: mef fit retourner tite.poimed'signcura. quiréjolit, Ilteint R
vûé. Cette à bord, je fis tireriine Bsteoemtoenietanenas de
fans cependant
promptement
donneravisa rinc en.coulear fang, Portes qui ne
boëtte de Pieirier, pour monde dansi cauferaticun mal.: M. des
nos gens qu'ily avoitdu
fçavoit pas ce fecret eût peur dès qu'il.
Tlile, afinqu'ils nc fullent pas furpris:
& ne voulut pluse en mans:
En effet, AenE-eetie les vis:fur ERE ger.
eàmes la charité de lui
Je revins. à terre dés que. je!
propricté de cesfruits,
lear fang, Portes qui ne
boëtte de Pieirier, pour monde dansi cauferaticun mal.: M. des
nos gens qu'ily avoitdu
fçavoit pas ce fecret eût peur dès qu'il.
Tlile, afinqu'ils nc fullent pas furpris:
& ne voulut pluse en mans:
En effet, AenE-eetie les vis:fur ERE ger.
eàmes la charité de lui
Je revins. à terre dés que. je!
propricté de cesfruits, PAnce, & jel leurdisia raifon quim'a- prendrela
mangez, le Mai-:
Isfurentauli- uenoulseumastonen
vonoblgedetmseunene
treScmoi. Nos htafeursreusireatans
tôt au canot, & aiant reconnu mettreen qu'il avoirtrouvé les Elpagnols. Ilsapporteétoit tipseel.invedlesmiee jelesen empéchai. rentl curibifonas fimes tous enpiecesjes fis tanto que & tout ic; poif &. de Peroquets: Nous
ilsprirent une' Tortué, &c firent cuire la femble un, repas magnifique depoillon,' de
fon fec qui fe trouva,
Scdegibiers avecundefiert de pommesi banancs:
Tortué. Un de nos gens fe mit à cuëillir des fraiches, de Raquettes d'oranges 8d'Acajou; & de citrons, &caprés
pommes
de
quel les. Anglois
fait une bonne provifion de tous
dera- pommes. raquettcs, Jen'enavois avoir
mimes àla voilepourS.
espoires quettes tocieserttnt. vudef fibelles. Il aut étreadroit ces Thomas, fruits, nous ou nousavions befoindetoupiquan- jamais lescucillit,. & pourlespeler, fans cher quelques affaires.
tes. pour
delet rS épincs, qui
pour
iei remplirleedoigts
Voici comCHAfont preiqucimpsrorpubics. --- Page 325 ---
FRANCOISES DE LAMERIQUE
C H A P I T R E XIV. 28;
Deftription de PIle de Saint Thomas, fom Commerce. ché. Quantité depoiffon dans
Indiennes à bon mar1701. XE Lundy 18. les Verges. Serpent marin. Carate du jour nous Avrilala poin- geoisn'y fontque
la
zellede
la
de apperçûmes tiondes. Danois, commefousl protec- 1701. S. Tho- S a 3 mas. Caravelle Saint Tho- te,cefontles) Scpour;
mas,
parlerplusjur
C'eft un Rocher affez lecommerce, Hollandois quiyfontt tout
Sinesseedetspontene quifontt toutes
fouslenom des Danois. Numinscentenengeide oileaux font Ily a une clpece de Fort prefque au
deffus. Ce qui le fait paroître de loin, milieu du fond dul Port, quin'eft qu'un
comme une Corvette ou un
fans petit SoNoconiimnnie
C'eft ce qui lui a fait donner Brigantin, ler nom de fa défenfe RRaomneneatirunt Toute
Caravelle, Ce' quieftt tunpetit Bâtiment EC tes, confifteen unplan deraquet- Fortde
pagnol. Rocher eft environ à trois
qui regnent tout au tour, & S. Tholicues au Sud-Oucft de Saint' Thomas. occupent leterrain quedevroit qui mas,
S.Tho- Il ne faut pas confondre Saint
lefoffe&c lechemin Couvert. occuper
mas/a diftren- mas avec SaintThomé. Cette derniere Tho- peut avoir fix à
Ceterrain Les
ced'a- Ile efti furla
Jaquettes y font fepttolfesdelarge. trés-bien
vecs.
ft environ à trois
qui regnent tout au tour, & S. Tholicues au Sud-Oucft de Saint' Thomas. occupent leterrain quedevroit qui mas,
S.Tho- Il ne faut pas confondre Saint
lefoffe&c lechemin Couvert. occuper
mas/a diftren- mas avec SaintThomé. Cette derniere Tho- peut avoir fix à
Ceterrain Les
ced'a- Ile efti furla
Jaquettes y font fepttolfesdelarge. trés-bien
vecs. fous la ligne; gtAngrodnedenet & Saint Thomas
f preffées, fi ferréesà leur entretenués,
Ibemé, meriquecftparles
del'A- fiunies, qu'il
fommet,8
Nord. 18.degrez delatitude les jours. Elles emwenuonsanaictes ont pour le moins
Cettepetite] Ilee eftl la derniere du côté leFort piedsdel font haut.I LesBatimensq quifont dans fept
del'Oueft, fent
de toutes cellesqui
adollezcontrele mur, pour
cét amas d'Ifles oud'lflets, compo- qu'on laifer Le une cour quarréc au milicu. appelle les Vierges. Le Port
Bourg commencei
ou
turel eft fort joli, &c fort quieitna- foixante a l'Oueftdul Fort. cinquante Il faitla S.Tho- Bourg de
c'eft un enfoncement ovale, commode, formé méme
que l'Ance, &c
mm4s,
les cuiffes de deux mornes affez
poféc que
n'eftcomdu côté
mine au
TEDHS
de la terre, ou du centre de
Comptoir dela quifeterE
Tlle,
Dannemarc. Compagniede
forment timimprett en finiffànt deux mottes bâti. Ce Comptoire eft
& vafte, bien
STuA & platés, femblent faites
Ilya beaucoup gr
exprès pourplacer E
des Magafins commodes Logemens,6c les
dciendrel'entréedul Port. Basteriesspour chandites, & pour mettre
mareft
EE
excellent pourroutesfortes Lemoilage de Bâti- qu'elle les reçoit, & qu'elle trafiqueavec Negres
mensquiy y font
Elpagnols. Peut fouhaiter. tenf@reteaumntgronle A la droitedu Comptoir, ilyadeux
Quoique cette Ile foit fort petite, petitesviés, quifont remplies deFrann'ayantqu'environt fixl lieiies
refugiez d'Europes des Ifles. ne laiffe pas d'avoir deux Maitres, detour,elle E appelle le Quartier de
On
Deux voir, le Roi de
& Sça- Cequ'il y: a de fingulier dans Brandebourg. cette Quar: tier
Roisà leéteur del
Dannemare, PE- c'ettd'y voir trois ou
Inc, de
S.ThoHetme-bnaraaRs fans
quatre Religions Brande:
mas,
que pas une ait de" Temple, à bourg. Tom 11. "2agradmptomans
59 commealBarbade, our Satel
gran- --- Page 326 ---
VOYAGES AUX ISLES
286 NOUVEAUX Habitans, ,ilsn n'ont veux, & eut l'honnéteté de me prefter 17ot. 170t. grandes richeffes à bout desl d'en faire un, parce du lingue, fans quoijsurois éréobligs
pa venir
convenirà quelle de faire faire deux leflives. M. des Porqu'ils n'ont encore affeôté, & que l'en- tes étoit à peu près dans le mème cas. alNombre Religioni il
ERa
leurs Lorfque nous fûmesen état, nous
de Reli- treprife auroit furpallé infiniment bâtirautantde lâmes faluer le Gouverneur.
l d'en faire un, parce du lingue, fans quoijsurois éréobligs
pa venir
convenirà quelle de faire faire deux leflives. M. des Porqu'ils n'ont encore affeôté, & que l'en- tes étoit à peu près dans le mème cas. alNombre Religioni il
ERa
leurs Lorfque nous fûmesen état, nous
de Reli- treprife auroit furpallé infiniment bâtirautantde lâmes faluer le Gouverneur. Le Maitre
gione le Mi- forces, & s'il lavoitfallut
dela Barque lui avoit déja porté nôtre
wipres. Temples qu'ilfe trouvoit parmicuxde Ce- Palle-port, &cilfgavoit, quinous étions
Religions ou de Scêtes differentes. il n'ya a avant que nous nous prefentallions au
pendant generalementpanlant, dominantes às Saint Fort.linoureç@tavect beaucoupdhonquedeux Religions femble cela eft néteté, &1 nous arrêta à dîner. Ilétoit
Thomas, & il me
que lieu, Danois: ilavoit voiagé en France, en
alfez honnête pour un aufli la Cal- Efpagne, & en Italie. Ilparloit Franc'eft-à-dire, la Lutherienne
ret
Laconverfation
vinifte. Celle-ci avoit ordinairement Hol- gos3itrcomediement, roula fur l'avenement du Duc d'Anjou
deux Miniftres,un) François,8 un
à la Couronne d'Efpagne. Il nous cn Homne- retédu
landois. La premiere n'enavoit qu'un,
en homme de bon fens, & nous Gouvers
qui parloit Flamand &c Allemand.Je parla
finic, & unc neur de
s'il étoit de la Confeflion dit, quilcomptaitlahas
ne (çai pas
de
Rc- longue Guerr@commencée. S.Tke- maie
d'Ausbourg, ou quelqu'autre
Entre autres Domeftiques qui le ferforme. qui étoitle voient, il: avoit deux
Negresde faits,
Chirur- UnChnurgienFangel,
douze à
ans, micux
V
gien feul Catholique Romain blanc qui fàt & les plus quatorze beaux enfans qu'on pût voir. Eran- dans l'Ile, vint au-devant de moi dès
il
eois Capied à terre, & medit, qu'é- Comme vit queje demanda lesregardoitatten- fi ces]
sholique quejemist de même
& de même Reli- tivement, ilme
Negres
tant
pais,
que je, prefe- me plaifoient.Jelui ques'ils étoient à
gion moi, ile/peroit autre. Je crus en d'autres mains, qu'ils fuffent
Terois a maifon à toute
donnerois volontiers cind'abord qu'il tenoitcabaret, & jene fis vendre, piftoles j'en dec chacun. Ilme réponpoint de difficulté, ni de ceremonie quante
Mais
vis
tpointivendreymais
d'acepter fon offre. quand je an.qerilnnetsent quils étoient à mon fervice, & nonque c'étoit un Officier d'Efculape, E fculement, il me preffa del les accepter,
luijdemandai excufc de ma hardes méprife, ailleurs. mais il me lcs envoya à monl logis. Je
jevoulusfairep porter mes
&il les lui ramenni, &cje nc voulus
Ilne lc voulut jamais permettre,
prendre, à moins qu'il n'en AE le
engagea mémeM.
étoient à mon fervice, & nonque c'étoit un Officier d'Efculape, E fculement, il me preffa del les accepter,
luijdemandai excufc de ma hardes méprife, ailleurs. mais il me lcs envoya à monl logis. Je
jevoulusfairep porter mes
&il les lui ramenni, &cje nc voulus
Ilne lc voulut jamais permettre,
prendre, à moins qu'il n'en AE le
engagea mémeM. des Portesidemeu- chercher une prix. Nous en demeurâmes de part &
rer avec moi. Il envoya
d'autre furlacivilité. Quoiqueje n'eufblanchiffeule, à quije donnaitoutmon fe d'argent avec moi pour cetteemlinge, qui confiftoit en deuxchemifes, unbonjétoist bien fir de n'en pas mantrois mouchoirs,
M:
Ser
deuxcalçons,
de bas de co- quer. lly en avoit dansnôtre Barque, Vambe
net de nuits & une paire débaraflé & d'ailleurs j'en raurois trouvé chez lcs Direeton. Les Eipagnolanavoient s'étoit don- Marchands denôtre connoiffance tewrde
du furplus, & mon Negre
de ce Après diné j'allai voir M. Vambel laComt
né la liberté de vendre une partie Ce même Direéteur de la Compagnie Danoife. nous avions, retrouvé. LIee
que
fit la barbe &clcs che- mc reçût avec toutes fortes d'honnéte- nemart,
Chirurgien me
tCZ, --- Page 327 ---
FRANCOISES DE
iyot. tez. Timedit, qu'ilétoit bien fichéque Croix LAMERIQUE
289:
l'évacuation lui cûtfaitp de l'Ille de Sainte Croix leur Maitre d'oraucol. & leur Elles medirent, que 1701
vent nosl Peres, rperdrel'occation Sc de leurrendre de voir fou- grand foin delesir Maitrefle & avoient
ce comme il faifoit,
fervi- re confefer quand sinftruire, ilp
del les faiétoit habitée. Que quand cette lile clefialtique
palloitquelque Ec. n'enavoitvis aucun, depuis &q qu'ileroyoite ce tems-là, il J'écris ici dansl'lil." T'exemple de M. j'en uferois avec lui comme mes Con- que de pour couvrir de confufion une Vambel, infinité
hreresenavolenrale, Requejeprendrois Maitres
monlogementcheziun
Iiles, mais CICiC-PREUEmrSs encore
& je. lui dis l'engagement Jelcremereias où
aucun foin du Glut d'Europe, de leurs quin'ont
mais je ne pus m'empécher de lui j'étois, ques, comme s'ils n'y étoient Domefti- pas oblimettre de venir mangerchezlui. Iitient pro- gez, & que les paroles de
une efpece de tableouverte,
s'adreflafient
lApôtre ne
les honnétes
viennent pourtous dans pas foin des
& liquelquunn's
de
ET
Plile, &c RaPee
qui la lui fes & Domeftiques, particulierement il 2 renoncé à la
paye. foi,
SEUe
M. Nousy Vambel foupàmes. étoit
Ily avoit cft pire un qu'un infidele.
, & que les paroles de
une efpece de tableouverte,
s'adreflafient
lApôtre ne
les honnétes
viennent pourtous dans pas foin des
& liquelquunn's
de
ET
Plile, &c RaPee
qui la lui fes & Domeftiques, particulierement il 2 renoncé à la
paye. foi,
SEUe
M. Nousy Vambel foupàmes. étoit
Ily avoit cft pire un qu'un infidele. avec une Françoife de marié depuis
établi dans le Marchand Hollandois M.Pitra
guedoc, la difference Nimes en Laou Smith, que j'avois Bourg connu nommé à la Pierre reSmitls nu Pier-
& le REE d'avoir quitté deReligion, fon
nique. Jele trouvai quim'attendoit Marti- Marn'empécha pas de nous faire bien pais, des logis de nôtre Chirurgien : il venoit au chand
amitiez. m'offrirle fien, & nous
fort deis, Holland
Jeremarquait une chofechez) M.Vam- frit des Portes &1 moi del l'accepter. preflà Ilm'of- M. bel, qui mc fit un vrai plaifir. Cefut fon del'argent, &c tout ce qui
que quelque
pouvoir. Il envoya
éroiten
Pieé de na une cioche, Srenpnenicorpsonor queurs chez lui, & chercher des liM.o Negres
pour appeller tous les
du chocolat pour
Mada- Vambel Chrétiens à la priere. Madame nousregaler. Nouslallimes
me
alla voir f perionne n'y man- deninmatin, il nous pria à voirlelenYambel. quoit. Son mari me dit, qu'ilyavoit commcoouniuidimes quenous diner; étions &
n'avoient long-tems fes Efclaves Chrétiens engagez chez M. Vambel. Il nous dit,
aie leurs devotions, I1 me qu'il prenoit fur lui
&
pria deles confeller,
que M.&c Madame Vambel Vengngetbene,
& mec dit, que quoiqu'ilsne &cdelesinfiruire, fuffent avecnous. Nous
dineroient
de ( Croiance, il étoit perfuadé
allimesnousp promenerd primerduchecolat, dans le
&c
tant Chrétien, il devoit avoir de au Comptoir. Je fis
à Bourg &
leur falut,
Vambel
prefent Madame
EE
voient fefauver puilqu'il dans croyoit qu'ilspou- quelques d'un Vales paquer de de Vanille, & de
lui dans le fien. Jeloiiai leur parti fon comme donnai autant à Madame terre figilléc. J'en
l'exhortai à continuer, Pafirane zele, & remarquaiqu'on
Smith. Je
Dieu
que
meregardoit beaucoup
vre en recompenferoit lui donnant les cette lumieres bonne cu- quandjepalioise fe mettoit aux udansleBourg, portes, & & qu'on
avoitb
dont il pour mevoir. CoMalieunme aux fenétres
furpris Satorincronon que-toutes lesNegrelles
qu'on
voir dirent,
voient Madame Vambel avoicn: quifer- Keligieux Adordcuconrumcdee depuis qu'on avoit nos
des SainteCrois. quitté
0oz Caaistignd.lau
cher- --- Page 328 ---
VOYAGES AUX ISLES
1701:
288 NOUVEAUX 8de le pren- yaattirél les Habitans quila peuplent. orcherchermonh habit noir,
Comme le Roi de Dainemarc.ct
sot: dre, & enfuite de me n'aurois promener! fait, bienplus afin de dinairement neutre, de Nations. fonPorte teftouvert Il fert en
long-tems qne je de tout) le monde.
oz Caaistignd.lau
cher- --- Page 328 ---
VOYAGES AUX ISLES
1701:
288 NOUVEAUX 8de le pren- yaattirél les Habitans quila peuplent. orcherchermonh habit noir,
Comme le Roi de Dainemarc.ct
sot: dre, & enfuite de me n'aurois promener! fait, bienplus afin de dinairement neutre, de Nations. fonPorte teftouvert Il fert en
long-tems qne je de tout) le monde. à toutes fortes
le Comcontenter la icuriofité del François, tems de Paix d'entrepôr pour Anglois, Ef
Protef- Jetrouvai beaucoup aux Hiles du vent, E merce que & les François, n'olent faire
tans avoient demeuré dela Cabelterre, d'ou pagnols, Hollandois, leurs Ifles. Et entems
Fran- dans nos Paroiffes la revocation de ouvertement dans
Vaiffeaux
goisre- fugiet à ils étoient fortis après
affez de Guerre, ileitlerefugedes Corfaires. Saint l'Editdel Nantes. Cuoiquilsfulients ils regrettoient Marchands pourfuivis parles leurs prifes, Avexi
Thomas. bien à Saint Thomas,, qu'ils éprouvoient C'eft-là vendent conduilent ils les font: des
les
fort Ifles,
chez, & qu'ils T
quand aux Illes L tansde
fouvent la TOLIETSS des Etrangers, La diverfité trop baspourlesf faireremonter les Marchandsde Saint
lefquelsils Sctolentretirez otuempehapaeetnus duvent; deforte Profirerito que du malheurdeceox Thomas. deReligion, leur coeur étoit toûijours cettelle, &
aveclesvain. paroitre que firent
de quifont pris, partagent
François. Ils me biendesofies
quantité
&detource quiétoitchezeux,
que partent
ERERSAS
fervice,
encoredecePort, en traité) lelong
&1 mêmed des prefens. du Bourg n'étoient ci- de Barques, pour: aller Ferme, d'oà elles
Maijons Les maifons det fourches en terre, cou- de la côte de Terredu devant de que cannes ou de rofeaux, & cn- en
& des marchandifes de
Bourg.. vertes
ou barres,
SECETLEE
vironnées de torchis blanchis incendies avecedeln ont prix. Voilà ce qui rend dc ce toutes peticlieuri- fortes
chaux! Les bàtir frequents de briques, comme che, & toûijours plein
obligé à les
Elles font de marchandifes. leMi-. Minipre
la plapart font ontdeux aujourd'hai. étages. Elles font Nousallmes voirlapres-midil Ilétoit! habileh homme, Luthe- risn. balles, peu carrelées dec carreauxver- niftrel Lutherien. &c del bonnesr mceurs. Le
très-propres, ou de fayence, & blanchiesàla forthonnéte, étoit mort depuist
niffez,
Miniftrefrançoisé
ri
Hollandoile. Ils me dirent, à quilsn'o- caufc du nos compatriotes en étoient de bien. afligez, Je leur
foient les faire plus du terrain, hautes, où l'on ne mendenebeaucoup. maisils me remerpeu de crewfertroispieds folidité
fanst trouverl'eau offrisdelesprcchers Semedirent que leur Reforme
peut & le fable mouvant. Je leur dis, que la cierent,
aflez aveci ma Reinconvenient fc trouvoit à nevancomodoitpa ma Prédication.Jje
le mêmc
de la Martinique; ligion, pourécouter Miniftre Calvinifte,
Ville du Fort remede Royal étoit dene point creu- ne vispoint la l'autre
remarquai
& que le
les
fur il étoit à campagne.
offrisdelesprcchers Semedirent que leur Reforme
peut & le fable mouvant. Je leur dis, que la cierent,
aflez aveci ma Reinconvenient fc trouvoit à nevancomodoitpa ma Prédication.Jje
le mêmc
de la Martinique; ligion, pourécouter Miniftre Calvinifte,
Ville du Fort remede Royal étoit dene point creu- ne vispoint la l'autre
remarquai
& que le
les
fur il étoit à campagne. avoient de de relpect
fer, & depoler fur l'herbe,, preniercaalien en oblervant que ces Peuples que
ou
le fable,
faire debons emparteleurs Pafteurs, lcsAnglosdo
figneufemender bienlarges, & bien liez, avectous EEm Chriftophle. 20. Avril M. Vambel
mens
deface
& Le Mercredy ia Sucrerie, qui étoit à
lesmurs, tant failoit quedetefend, voir,, quecette me mena voir Bourg, llyenavoit
que T'experience etoittrés-bonnes Scres-folide. ungmredeliciednt autres dansllile: :1 ilsne
maniere On faitun commercet trés-confidera. encorequelques: travaillent que lejour, & fontpar conbled dans cettepetitel Ile, & c'eit tcequi
fequent --- Page 329 ---
FRANCOISES DE
170r. fequent étoit beau peu & de Sucre. Cc quej j'en vis LAMERIQUE
bien grené. Jc visaffire- appellé Daniël, qui avoit
ment plus de la moitié de T'Ille, je ne te-vinge levé hommes avecl lui. environ Ilavoit qua- en- 17CI. @uali- SLTERE-AMIERES de tour. Les
depuis trois mois une Barque, qui
sez.de
Plantations, c'cft ainfi appartenoit àM. Vambel,
de Rertmieminttcemee tites;
fontp pe- ilyavoire quatredefes Negres. damslaquelle On
212 mais propres & bien
écrit à M. Vambel,
avoit
Ihamas. Le terrain, quoique leger, entretenues. eltbon, donné un def
que au Pere Daniél Lucien avoit
produittresbienlen manioc, le mil, les Carme, Curé des
patates, & toutes fortes
dela
SPEeteE
d'herbages, les Cannes de fruits, & laverité Guadeloupe. Iimeprin ERS2ELE de
bien. lis ont peu de Baufs yviennenttrès- & de Che- Procuration, decefait, pourreclamer &me chargead'une ce
vaux,
qu'ils manquent deterrain qui étoit d'autant plus
Negre,
pour ERSES entretenir. ils qu'il étoit eftampé. reconnoifable,
manquent pasdeviandes Cependant les
ne Nous connoifions
de Port-Ric leur en Efpagnols allirement il ne nous tous Daniët, &
abondance. Ils
fournifient en plaifir, ni pas un defesg citfitaucundéfont excellentes, gandctmmel Scdesvolailles detou- denos Flibultiers, gens qui étoient
teforteen quantité. Aveetourcela,les foudre à fc remettre qumsnotenpdieret au
vivresy font chers, ce quivient de la mis le métier de la Courle ne travail, fut quand
ce quantitédes gens y abordent, &de ordinaire après la Paix deRifwick.
ient en plaifir, ni pas un defesg citfitaucundéfont excellentes, gandctmmel Scdesvolailles detou- denos Flibultiers, gens qui étoient
teforteen quantité. Aveetourcela,les foudre à fc remettre qumsnotenpdieret au
vivresy font chers, ce quivient de la mis le métier de la Courle ne travail, fut quand
ce quantitédes gens y abordent, &de ordinaire après la Paix deRifwick. plus eft
dans
ROSCE
guelargenry 3 commun. dire fic
les Ifles, ou pourmieux
Enrctomentaut
commun,t tanto
mes dans une maifon, Bourg, où le nousentrà- Miniftre lesautres? tenerpomqucches
Lutherien faifoit un mariage. Il
en coûtume. Aesaygonenirpes
vétu d'une grande Robe de fatin étoit Ily avoit environ deux
manches pliliée comme une Robe de Palais, noir, les grosVaiffeau Forban, , monté ans, qu'un vaifas
étoient fort larges, &
rentesNations, & fur
pardiffe- Forban
au poigner. Il avoit au tour du fermées colune glois, s'étoit degradé vers tout
An- cbe, trarri
tres-grande, &c
mas,
ThoER
ilsavoient
un petit chapcau trés-hautefiratfe, de velours noir, avec après s'en être retirez échoté les leur Bâtiment
Mariage àlalk- me une rocque fur la téte. com- autres, parce que
uns après les
therien- eût reçà le confentement des Après qu'il loit recevoir én perfonne ne les vouTe. il leur tit unaffez longd difcours, Epoux, fequences qui s'en Corps, dcaufe desconje n'entendois rien, parcequ'il étoiten auquel ces gens avoient pillé feroient les fuivies. Car
Flamand, cependant ou en.Allemand." Je compris Grand Mogol, qui portoient Vaiffeaux à la Mcc- du
par les pallagesde "Ecriture que; des quelgucs-uherdefesfe
qu'ilcita en Latin, qu'il recommandoit marchandifts, êcdes femimes, avec
alEpoule fon maris lobeiffance, & le refpeét à grandes;& été
commeces nichelitstres
comme nous ne
pris, fous
Vaiffeauxavoient
pas de faire, & commej je penfe manquons aufli sumraurAnglor pavillonAnglois, à reparer led ce fut
inurilement les uns que les autres. Or ce Vaifleau
edommage,
LeCapiForbansetoire chargé
taine avoitdonné
d'unequantité incroiablec d'Indienneséc
Daniel
chaflea
Saanttace
Forban tée par un de laBeate,éroitr monConaninedinpoaeine
nos Capitaines François trafiquerent étoient
avec eux pendant Ceuxqui qu'ils
Oo3 encore dans leur Batiment, en
cher- --- Page 330 ---
VOYAGES AUX ISLES
290. NOUVEAUX les curent à fi bon n'avoitpas voulus yenacommoderawer TTOI,
170T:, cherçhant un alile, de Mouffelinebro- M.
Daniel
chaflea
Saanttace
Forban tée par un de laBeate,éroitr monConaninedinpoaeine
nos Capitaines François trafiquerent étoient
avec eux pendant Ceuxqui qu'ils
Oo3 encore dans leur Batiment, en
cher- --- Page 330 ---
VOYAGES AUX ISLES
290. NOUVEAUX les curent à fi bon n'avoitpas voulus yenacommoderawer TTOI,
170T:, cherçhant un alile, de Mouffelinebro- M. Smith. Jepris cesLivresbienn moins
Indien- marché, dée d'or,, quel'aune ne revenoit pas à vingt fols: pourleslirequer pour ne empécherqu'ilsne fitlentimpreflion
ssO Monfe- Le refte étoit à proportion. Ils répan- fur fuflenti des lûs, efprits Scqu'ils foibles, & déjaailez gàlines à dirent dans les Ifles une grande quanti- tez, Jel les
volage,
bon marché. té de pierrerics, & de certaines pieces Sc- &cles
mer à mefure quejeles
d'or d'Alic, nouapellonsde
&i ilsnc meritoient pasautrechoFEICESE
quins, taute et fçavoir leur veritable lifois, fc. Car c'étoientdes cloaques d'ordures,
nom, qui étoit Roupics deux ou Pagodes. côtezde oudesrepetitions decalomnics, 8cd'imEhelatientmuquiensle: Arabes,, & paffoient dans le ESReasenem qu'on
araéteres
fix franicss les Loilis permette Pimpreffion dans unpaissudi- & fe
Commerce, pour
livres. bien reglé que la Hollande, qu'il de
d'or valansalors quatorze. Marchands trouve: des Libraires aflez perdus
M. Smith & d'autres
In- confcience, pourfairelest frais depareilavoient denstapuitnemtnote & les les: imprellions, & des gens aflez ennediennes, & de ccs Moufielines, marché qu'à mis So-nemepourheerd cesfortes Mau: vais Li:
donnoient à bien meilleur coutoit vingt- de Livres, quine peuvent que corrom- uresqui
la Martinique,, où cequi cinq à Saint preleursmcurs, & lcs porter aux der- fimpricinq écus, fc donnoit pour d'employer niers déreglemens. ment Hollan: en
Thomas. Cela m'obligea j'avois, & deux cent On a vû ce que j'ai ditci-devant Tho- de. tout l'argent que à en acheter une en parlant de LET Fortereffe de S. déécus, quej j'empruntai nous,quepour mas; qu'elle n'eft capabled'sucune ni
le
bonequantiterane; desperionnes dc nos pourr amis,, à quije fça- fenfe, ni pour les elle-méme, Vaiffeaux quiferoient pour
entr'au- pais, ni pour cru
'Achat vois quecelaf feroirplatic-Feus de Mafu- dans) lel Port. Ona remedier,furtout faifant Ratteris
fait tres choles des courte-pointesd à quinze à ce dernier inconvenient, en
da Port,
E4 lipatan, de lap apremierebeauté, valucenten une grande Batterie fur le bord de la fudégsir.. ) écus piccc, qui enauroient desautresindiennes mer au bas du Fort. Je croi Gouverneur y avoirhatte
Francexl lepiipart étoient des Turbans de comptévingt Canons. Le
que j'achetai
furp
m'en parlanti cunjouren nouspromenant
troisaunes del long, présd'uncaune cn vers cet endroit, je prisla liberté delui
de large.
auté, valucenten une grande Batterie fur le bord de la fudégsir.. ) écus piccc, qui enauroient desautresindiennes mer au bas du Fort. Je croi Gouverneur y avoirhatte
Francexl lepiipart étoient des Turbans de comptévingt Canons. Le
que j'achetai
furp
m'en parlanti cunjouren nouspromenant
troisaunes del long, présd'uncaune cn vers cet endroit, je prisla liberté delui
de large. Je les emzumecapc,e faire remarquer, que fon prédecelleur
falloit
pour fiaireunegrandecou- descôtezafin qui avoit fait faire cet Ouvrage, avoit
verture, atr cequ'ontiroit
fût du employé inutilement fon argent, parce
quc le milieu de la couverture
que ecttel Batterie, quoique bonnep pour
méme deligin, fuffifoit &cfurcunmagni pouraugmenter battre dans l'entréedul Port, étoitinutiiecinqueme'Tumban,
le pour tout le refte, parce qu'étant
fique tapis detable, ou detoilette. fines, toutc ouverte parderricre, ellepouvoit
J'achetai aufli des Epicerics &canclle,à être aifément prife par ceux qui l'attacommemufcade, gerofle,
queroient du côté deterre, aprésavoir
deux écus) la livre. Erjemployaivingt- fait leur defcente à la petite Ance, qui
fix écusenl Livres brochez, venledHol- quejechoi- eft derriere le Comptoir des Danois,
fisdansuneballe, quiétoit d'un Marchand comme nos Flibuftiers avoient faitpenlande, pour le compte nommé Gachet, qui ammomhmatimainttr rc. de la Martinique, --- Page 331 ---
FRANCOISES DE
Iyor' re. Deux cent hommes mirent à terre LAMERIQUE
29t
fans bruit la nuit dans cctte Ance, paliflades. Si onvouloit mettre ccPort 1701. étant venus dans
y dans une entiere fireté, il n'y auroit
Les Fli- laiffé leur Bâtiment descanotiyaprctarol entre la
qu't faire furlap pointe del'Eft une Batbuftiers & I'lle. Ils furprirent le Comptoir, Caravelle léc teric fermée en màniere deredoute, ifole pillent Com- amarrerentt ttousceux quiétoient dedans, couvert par un d'un profond foflé, pour étre à
proir des marchandites pillerent Pargent, les' mcubles, & les neroit: au Port, coupdemain, au
& on donDansis. fervirent des qu'ils y trouverent, & fe ptoir,
Bourg, & au Combutin au bord Negres; delamer. pour porterleur tiere. C'eftl'avis unetiretéparfaite, &t toute entres-confiderable, & ill'auroit Cepillage fut verneur, & au Direéteur que jedonnai du au Gous'ilse seulf@enrfgi, quele grosdela étébien quillaprouverent, & m'en Comptoir,
EA étoit dans un caveau
Tent bicn dela reconnoiffanee. rémoignedont l'ouveiture couverte adroitement fouslafille, Nous fimes nos adieux le Vendredy
parle plancher, n'étoit igloquedepeu Smith au foir.
ill'auroit Cepillage fut verneur, & au Direéteur que jedonnai du au Gous'ilse seulf@enrfgi, quele grosdela étébien quillaprouverent, & m'en Comptoir,
EA étoit dans un caveau
Tent bicn dela reconnoiffanee. rémoignedont l'ouveiture couverte adroitement fouslafille, Nous fimes nos adieux le Vendredy
parle plancher, n'étoit igloquedepeu Smith au foir. Madame Vambel & Madame
deperonness delar maifon. Ils
m'envoyerent enyiron
lien cette occafion leur pratique oublierent ordinai- vres de chocolat, quivenoit de trente Cartafonniers, re, qui eftde donner lag génc à leurs pri- n'avoient gene, oula vanille,! ,lemufe, & l'ambre,
eftlebutin. pour les obligera declareroi cevoir pas été épargnez. Avantdere
fent fait, Ilelteertait, ques'ilsl'euf- ques celui-li, j'en avois
on
acheréquelleur cût découvert la Calivres, pourfaire desprefens,
che, dans laquelle on Pretend
m'avoit cpuicipreincualiliere qui
avoit plus de cinq cent mille livres. donna audi quelques porcelaines Onme du Jaleurauroit
Elles
pentsppartenoitaux étéailéde prouverque cet ar- ches, pon. avec des étoient Aleurs parfaitement de relief blanLivres & les] Papiers Hiolbadbiypert du
les couleur: Pourconnoitre fiellesfont de méme
emporterent, &
Comptoir qu'ils ritablement du
vedeclarer de bonne quileur fervirentà a faire pre un perit morceau Japon, il faut en rom- Percepillé. prife cec qu'ils: avoient dans, parce'
pour voir le de- laines dujaIl eft certain" qu'on auroit
cftaufi otinameadmuennbos pon,
plus utilement
employé le dehors. Nuns@pedechotapone que
rie &leF Fort cont T'argent couité, en conftruire Batte- Lc Samedy 23. Avril nous
un
mimes
fur la pointe, Terenee
la' voile furles
à
Port de la petite
fepare le grand paffimes entre' fixheuresdur toutes' ces matin: Nous
derriere
le Comptoir, Fhite quieft
qu'on nommeles
petites Hles,
endroit,
Parce qu'étant dans cet du milieu, qu'on Vierges, par leCanal:
iln n'auroir ildefendroitee pas befoin de deux lieux, & des Vierges. C'eft appelilela grande Rue
Defpin cation. Deux
grande fortifie plds agreables affirement une des
deldw- Lune
Baftions, & une demio faire. Navigations gu'on puifie
teur
fufiroient du côté de la terre, il
Hs femble qu'on foir dans une
pour nefaudroit dmeknatedeleacomnte grande prairic cantonnée de
Farifer S.Tho- desI Redans, &des Batteries fans Ouvra- que Bolquers de & d'autre de quantitéde la route. mas. ges veroit extericurs, le
parce quel lai merg qui la- ne, Ilefaifé la dej Fet que laterrey eft bonroit de pied des murailles leur fervi- ccs par quantité del ebeauxarbrese dont
follé, & les brifans qui envililets font remplis. Nous en
ronnent la pointe lui ticndroit lieu de quelques-uns qui étoient habitez & vâmcs cultivez, la plus grande partic étoient déferts. --- Page 332 ---
VOYAGES AUX ISLES
292 NOUVEAUX ces
Nous primes un poiffon, que nous 1701,
1701.
dej Fet que laterrey eft bonroit de pied des murailles leur fervi- ccs par quantité del ebeauxarbrese dont
follé, & les brifans qui envililets font remplis. Nous en
ronnent la pointe lui ticndroit lieu de quelques-uns qui étoient habitez & vâmcs cultivez, la plus grande partic étoient déferts. --- Page 332 ---
VOYAGES AUX ISLES
292 NOUVEAUX ces
Nous primes un poiffon, que nous 1701,
1701. ferts. La,plus grande de &c toutes àl TEAde tou- pe- crûmes d'abord être un congreenlesi- debattoit d'utites Ilcscitalstéte, groffe Vier- rantabord,parcee qu'ilfe en avoit
fvier Iagrof- teslesautres. Onleappellelag la nom- ne étrange maniere, mais & qu'il il fut fur le
ge. Les Anglois qutabsiene
allez la nigure; quand
ge,u Panef- ment Panefton. Noualalailamesapius aini je Pos.diedeugmarneesd parminous
1oz. d'une lieiie de nous à Stribord:
quilcconnir 1l Tétoirlongd'unp plus
n'en puis dire, que
de trois pieds. Sa tête étoit Rce com- lonun de nos Religicux,
&c cependant! SENCICIRES
Raese qui ayant fait naufrage fur les meceledunterpent, Le corps étoit del la grof- marin. Serpent
hauts fondsdel la Negade,ohl leNoyée, de guecemlée feur du bras. La queic étoit large &c
fut pris avec le reite de léquipage fourchic. Ilavoit un aileron ou
fon Vailleau, par les del mois.Iim'a Panetton, nure furledos, lui prenoit à ANTE
& y demeura près de SEId demeurent, fance du col,, É continuoit en dimidit, que les Anglois qui M font unpeu nuant jufqu'à la naiffance de la quelie,
wiwenttitspauvieuene det tabac, & d'indigo, du coton 8cdes & le stbeulreatoinsn col, jufqu'au même endroit T la
pois. Leur nourriture ordinaire del'eau eft du queiic, larges detrois bons doigts ctoient dans
poiffon, Scdesp cclle patates. qui Ilsn'ont tombe du ciel, leur commencement. &
& le Scs défaut dents de condouce, qu'ils confervent que dansdes canots, Scdes longucs noillance defon noires; efpece, firent quenous
furailles; 8c quand celle-li eft confom- l'attachâmesau: Geinepestansiralont le
EERRETEATIESROS dans desrochers creux, mé, pour voir quelle fgureilaurolt combien
le qui fetrouve d'eaudepluic, furla- lendemain. Nous connûmes
quelle qui ferempliient il feforme une croute vertc, de Smcsrtr doute
Tépailleur de deux doigts, que l'on fe ptannersted nousauroitt tous empoilonnez. Car nous
donnel bicn garde del'eaus dcrompstenuseneat onla 'conferve trouvâmes le matin, qu'ils'étoit verdâtre entiere- &1
quand on puifed
mentdiffous enune cau
puanau contraireavect foin, sonn'yfitqu'une du Vailfeau te,qui: avoit coulé fur le Pont, fansquil &
ouverture de la grandeur parcequhlsp reftat prefque autrechofeg quel la peau le foir
avec lequelonlapuife, modere l'ardeur du aRS l'arrêtc, quoiqu'il nous eutparu conclûmcs,
tendent qu'elle fur Peau le même cfict, fort ferme,sc fortbon.Nousc
leils en.
u
puanau contraireavect foin, sonn'yfitqu'une du Vailfeau te,qui: avoit coulé fur le Pont, fansquil &
ouverture de la grandeur parcequhlsp reftat prefque autrechofeg quel la peau le foir
avec lequelonlapuife, modere l'ardeur du aRS l'arrêtc, quoiqu'il nous eutparu conclûmcs,
tendent qu'elle fur Peau le même cfict, fort ferme,sc fortbon.Nousc
leils en. failant
maifon. ou quecep poiffon étoit empoifonnépar
qu'un toit fait fur unei
accident, ou que de fa nature, ce n'épafche Lapelcheette Canaux iccremommabondate feparent ces toit qu'un compofedevenin. dans la dans tous les
de vipere
emte
grande
à E ligne, & àl la c'étoit quelque cfpece Pelcheurs, &c
Rwides Ifles. Nous primes
dont le J'en: ay parlé à pluficurs
Yierge. traine plus dcoisantepoilons, dedeuxpicds. Nous autres gens de mer,, fansavotrjamaispu voulois
moindreavoitp plus & des tazards de être bicn éclairci de cc que je
cûmes des becunes,
fçavoir touchant Cc poillon. quatre pieds. CHA --- Page 333 ---
FRANCOISES DE
C H A P I T R LAMERIQUE E
Detlfle eppelléla Ngade, e du Trgjor
X V. 170t:
re. Dejeription de celle de Saba gu'on d dity S. étre. Dans la Sombre370r. Ous fimes route jufqu'à un
Enfache. quart de lieûe présdclaNe- qu'on n'apas encore découvert le
gade, afin de
trefor,
L Sas plus
nous éleverle
faitquefap pefanteur l'ait Egend enPour gigner plus que facilement nous pourrions, Aneramtesfeteup foit quelediable,
fbles: mouvans,
oûr nousdevions
délivrer Saba, nesgens, s'en foit commedifentlest & bondes cuirs & autrés touchers.pour marchandifes, lamechancerc denelep emparé, qu'il ait
Hexe- nous: avions chargées à S. Thomas. que lccuxquile
paslaiffert trouver
gadeos n'ai pûj
Je un meilleur cherchent, qui en feroient
Nayée. NEre-orecerHead
ulage que lui. gaieouNoyée ru d'environ qu'al la vûé; cllemapa- Surlefoirnous vimesl-ide Sombrere
elt extrémementp quatre plate, lieierdelong. Elle NSTEsAnattts pagnols lui ont donné
LesEf
té vers fon milieu, qui &cballe, excep- qu'elle eft ronde, &c ce nom, Parce
paroit un peu
toute
plate, avec une HeSima
Rlureiascqueimsberd &desn mangles en
ily: a desarbres montigne au milieu, ronde, & aflez haute érere. pasquela mer monte quantité. ailez Il ne paroit Chapeau. qui la fait reffembler à un
couvrir entierement, méme haut dans pour les la Le vent s'étant
plus grandes marécs; quoique la plus côtoyamesà quelque jetséauNord, nous. Z' Are
grande Celt partic demeure alors fous l'eau. pellées PAnguille &S.I cantancelcilltese guille c
ce qui l'a fait nommer parlesEf premiere eitaux Anglois, Barthelemy.
monte quantité. ailez Il ne paroit Chapeau. qui la fait reffembler à un
couvrir entierement, méme haut dans pour les la Le vent s'étant
plus grandes marécs; quoique la plus côtoyamesà quelque jetséauNord, nous. Z' Are
grande Celt partic demeure alors fous l'eau. pellées PAnguille &S.I cantancelcilltese guille c
ce qui l'a fait nommer parlesEf premiere eitaux Anglois, Barthelemy. La S. thalemy, Barefte pagnols Angada, ou PIfleNoyée. Elle petite Colonie, a fouvent qui A onrt une
parnosCorfaires,
pillée
il
*
spcimNeaene s'elt perdu bien des Navires, furtour véfaliretég que dans qui in'aalaf fintrouquand la mer citagitée, & Quej par con- frequenres
slapaureres otles
iequent le tangage eft grand. te. S. Barthelemy Aeedenafeae eftau sl'ontreduiTreforie On prétend
reftes
les
qu'un
dela Colonie Françoit,
Nega- s'yeft;
cmEn
Eipagnol Pour
qu'on en avoit ôté
de. partic periuautrefois, du trefor, c'eft-a-dire, Scqu'une
pendant fortifier la Guerre celle de de S. Chriftophle
dont
&c
à
1688. commenRRCE
delargent ilétoitc chargé, fut ca- çoient s'y rétablir. chéenrerre qu'ileft encore dans cettelile, où l'on dit Oueft L'lfe de de celle S. Martin, qui eftau Sud- Z'fe
ceux qui l'avoient aujourd'hui, caché étant parce peris e: tagée entre les deS.Barticiemy François & les' ellpar- s, Mars dé
dois. Hollan- tin,
avoiterécaché, connoiffance aflez diftinéte du lieu où
Nos Generaux voulurent lever cctte
pour levenir
Coloniep pendant la Guerre de
FE
&cletrouver. Cotargent chercher, crainte
& 1702. de
dre biendu tems à des Habitans cschéafiutper! de
ment de quefsoiblefe, nos autres
fon éloigneIiles, & ànos FI buttiers. nos tomber entre les mains Colonies, des ne la fit
ont paflé les quatre & J'enaiconnu cinq mois à Mais les Habitanst
ennemis. DC ia terre, & à fonder. On dit fouvent de domicile, fatiguezde ont changerf
qu'on Zum. a IL. trouvé quelque chofe, mais maifons. courir ce rifque, que de micux leurs aimé
Ils ont faitun concordat quitter
Pp
avec
les --- Page 334 ---
VOYAGES AUX ISLES
294 NOUVEAUX recipro- pouryr monter. C'eltuncForteref.ni. 17etl
gpor. lesHollandois,. & fefont pris les uns des turelle tout-4-fait imprenable, pourvà ont
quement fous la proteétion s'il vient un Cor- qu'on ait des vivres. LesHabitans
autres. De forte que
fait des amas de pierres en beaucoup foûtefaircFrançois,. ou? autrc, &cfaitfon quivetilletra- com- d'endroits à côté de ce chemin, des
fiquer, ileft! bieni reçû,
mais nués fur des planches pofées fur pimerce avec touteforte de fûreté; les
dc manieres qu'en tirant Amasdi
s'il veur infulter les Hollandois, leur fa- quets,ajelez unc corde, on fait pancher un piquet, pierres,
François prennent les armes en
& on faittombertoutes CCS pierres dans pour dé- le
veur, & les défendent.
de ce chemin, des
fiquer, ileft! bieni reçû,
mais nués fur des planches pofées fur pimerce avec touteforte de fûreté; les
dc manieres qu'en tirant Amasdi
s'il veur infulter les Hollandois, leur fa- quets,ajelez unc corde, on fait pancher un piquet, pierres,
François prennent les armes en
& on faittombertoutes CCS pierres dans pour dé- le
veur, & les défendent. Les Hollandois le chemin, pour écrafer fansr mifericorde mar- fendre chemin. font la même chofe leur les Nation, François, ou une arméc entierc, fielle eétoit en
quand les Bâtimens IETeE demeurerd dans che pour: monter, où mémeenquelques
les Angloist ne veulent pas entre les endroitsd de l'Ance, on dit quily iyaune
lest bornes du concordat quielt
autre montée du côté de la Cabelterre
deux Nations. Voilà cc qu'on appelle ouduNord-El, plus facile que celleci,
des gens fages, &il feroit à dans fouhaiter toutes
au Sud-Otelt, fappoie
leur exemple fût fuivi
quieita
mais la mer y
AOL
lesautresites, quc
& qu'ony vécitenpaix, delEu- Puille nairement aborder; fi rude, que la côte n'cit pas
Kanmeienaseniread
praticable, & c'eft ce qui leurà fait ne- ils
rope. Elles deviendroient toutesd'or,6
d'efcarper cet endroitcomme
lcs Princes dont telcsdependentytioms abondantes dans EE pourroicnr faire, parcequiliss ne craiveroient des reffources
ne feroit gnent pas d'être furpris par-là. Gouverleurs befoins; le Commerce point, Le Commandant, Chef ou
Eabenanauen Guerres, neurde ceenellevintabond, &qu'onr après nous que
alanencintanind
Sonccmmetnecatentas nous fufune Sotateroornnele & reduites àla mandi- eût bien connus. ils Carquoique avec raifon
aife, difperfées,
ni pour le fions en Paix, craignent invita à
cité, fans aucun avantage, la Nation les vilites des) Forbans. Il nous enPrincc en particulier, ni pour quel- diner; cela me: fitplaifir, carj'avois
en general, mais feulement fournil ATtES fonds vie de voir cette Iile. Nous montâmes furques particuliers qui neceffaire ontf pour faire donc, & nous fumesagreablement fort joli auou la proteôtion
pris, de trouver un pais
les armemens. à Sabalel Dimanche delfus dc ce quir nenoormotpaugnnt On nous dit que TIle
Ilede Nous motillâmesà lesdix heuresdur matin. Cet- rocher affreux. en deux Quartiers, qui
Saba. 27Avrilfur) tellc eft encore plus petite ques. Tho- AmNELmOTENNANECaAE étoit partagée
à cinquante
mas, &c ne paroit qulunrocher elcarpé dequatre de tous familles. Les Habitations font petites, Les
ou cinq licties detour, mettre à terre que mais proprcs, &cl bienentretenucs.
illâmesà lesdix heuresdur matin. Cet- rocher affreux. en deux Quartiers, qui
Saba. 27Avrilfur) tellc eft encore plus petite ques. Tho- AmNELmOTENNANECaAE étoit partagée
à cinquante
mas, &c ne paroit qulunrocher elcarpé dequatre de tous familles. Les Habitations font petites, Les
ou cinq licties detour, mettre à terre que mais proprcs, &cl bienentretenucs. commodes, bien
côtcz. On n'y de fable qui eft au maifons Iont & bien gaics,
Legrand
fur une petite ITet
tirent blanchics,
meublées. Sud , fur laquelle les Habitans
trafic de TIe eft de foûliers; je n'ai
Jeurs canots. Unchemin furl en le zigzagtaillé fommet de jamaisvidepais fi Cordonnier.. LeGou-Taicde & Saba. danslerocher, conduit
verneurs'en méle commelesautres, à ce
Pille, oul leterraini nel laifle pasd'étreuni, les premiers je croi que lc Miniftre fe divertit, C'elt
bon & fertile. Je croi des échelles nobleexercice: cafeshcuresperdues.. domfont abordez,
mere
quiy --- Page 335 ---
FRANCOISES DE
ITOT. dommage que cetteliler nefoit pas àdes défiance. LAMERIQUE Déja
19y
Lonenacncanipent roient fans doutel'Iile ,ilslanomme- ré, &
nosg gens mettoientiter. 170t
de S. commençoient amonter
avec plus de raifon que Saba, Crefpin, quenous Barque Corfaire qui n'avoit quandla
ne lifons point avoir été un Royaume parun nir que feu quand fur on. lui en feroit ordredeve- le fignal
deCordonniers. fumes fort bien Quoiquilenfoit, nous vint pourmoliller TIle, à fc prefla trop, &
Ieur vent dans reçus. Les Habitansvi- re. Ceux
côté de la premie. maniere gent fouvent une les grande unioni Ils man- pour qui étoient dedans lapiennane
desiure, n'ont
uns chezlesautres. Ils
runeennemic, firent feu deflus, &
les autres point Illes de Boucherie comme dans. Seux-ciconantlamonee de. leur côté, tuerent chofe firent feu
ils tuent des beftiaux plus confiderables; les
mais blefferent trois ou unthommes. &cen,
autres cequ'ilenfaut uns après les fut le Capitaine. Les quatre entre lelquels
& fans rien debourfer, pour ilsi le Quartier, auffi-tôt les armes, & Habitans fe
qu'ils ont beloin de
prennent ce furprifes ou
Paatet
mille, chez celui eiandepoorkurie té, ils firent pour
grandelurequi a tué, qu'ils lui
pleuvoir nos gens:
Em
rendentene efpecequand leur tourvient. montoient une gréle de
qui
Le Commandant
citropia quelques-uns,
tres du
commence, 8cles auRESIE M
Quartier le fuivent, julqu'à ce' tresifererireraup
& à fe remquecefoit à lui derecomimencer. barquer, n'étant poflible ederienenIl ya
TTaSS
avoit parmi eux. quelques Refu-i treprendrevi d'abord favorifé Lamutquic étoit noireavoit
amitiez. giez François, qui me firent bien des: Eau@enunegadafimen) nos gens; mais elle fut
employétour Jentchatster après avoir leurs
& méconnus par
ner..
ce' tresifererireraup
& à fe remquecefoit à lui derecomimencer. barquer, n'étant poflible ederienenIl ya
TTaSS
avoit parmi eux. quelques Refu-i treprendrevi d'abord favorifé Lamutquic étoit noireavoit
amitiez. giez François, qui me firent bien des: Eau@enunegadafimen) nos gens; mais elle fut
employétour Jentchatster après avoir leurs
& méconnus par
ner.. Mon habit: l'après-midi' des
à meprome échoiia. compagnons, lleitcertaine que l'entreprife
& je leur failois plaifir furprenoit d'entrer un SCT: un bom pillage. qu'ils: auroient fait
Jeursmatfons, afin
con- Nouspartimes leLundy matin
fiderera àl leura aife. Jachetar qutilslepatient fix
déjeuné. Lc Commandant nous donna après
fouliers, qui étoient fort bons. orns leur une grande longe de Veau rôtie, avec
venditunep partie de peaux vertes, c'eft- plusdev vingti & livres de viande criie, des
à-dire, qui net font
bananes, detres-belles
d'anous: avions pris à Thnac à préparées, Vache. cajou:
pommcs
leurtrafic de
CAdeE
& de foûliers, &c un peu d'indi- une. Nouspafimes Iile
aS,Euflache,
riches, go8 ils coton, ils ne laiflent pas d'étrei Saba.: Hollandoile, bien plus cfs the Eufas
ont des
que
ifle
d
&c de bons meubles. Efclaves, de Targent, arréter, Mianoutnevoclionst pour mettre ât terre un nousy Ha- doife, HollanEntre- M. Pinel un de nos Capitaines Fli- bitant de E à qui nous, avions donprije Saba Jur buftiers penfa les
la dont né pallage, & pour rendre des lettres
man- Guerre dei 1688. farprendrependant
on nous avoit chargez à S. Thoguie. qui étoit chargée HaraitpmuneBarqse pour leur compte." Il mas.. vint à l'embarcadere dans cette
Nous vimesenapprochant delIle un
au commencement de la nuit, Barque avec la Vailleau, quiétoit mouillé à uned demie
plus grande partic de
&
liciie, fous le vent du Fort, en un enme les Habitans Resgens, com- droit qu'onappelle
connoiffoient, ils Tattendoient, n'entrerent & la que e'efordinairemente PInterloppes, en cclieu-la parce
point en mouillent ces fortes de Bitimens,
d
Pp
étoit --- Page 336 ---
VOYAGES A UX ISLES
296 NOUVEAUX Comme ils crai- tirédeux coups dc Canon, & mispavil- le 1703
37ot. éviteffcéivementt un. toujoursde lon en berne pour lerappeller, l'ancre dans à bord
Yaiftau gnenttour, Bonne prife, parcequilelont ilsnefe laiffent approcher tems que nous Nous halions avions envie de lui
Initrlsg- 2. quequand ils connoiffent' bien lesgens, pour laver tête, mais l'état coù ild étoit nous
faire autrement.
coups dc Canon, & mispavil- le 1703
37ot. éviteffcéivementt un. toujoursde lon en berne pour lerappeller, l'ancre dans à bord
Yaiftau gnenttour, Bonne prife, parcequilelont ilsnefe laiffent approcher tems que nous Nous halions avions envie de lui
Initrlsg- 2. quequand ils connoiffent' bien lesgens, pour laver tête, mais l'état coù ild étoit nous
faire autrement. Tide
ou qu'ils ne peuvent fur lui accofter la fit remettre la partie à une autretois. Iledesi
Nous portions
moiillage; pour
nous Let féjour quei nous fimes à faute cettel de Rade ca- Eujiache
terre, &cr cnousrendreaun un coup de fans pouvoir mettre à terre
lui fimes peur, il nous tira faireallarguer, not, medonnat toutleloifir dela confiCanonàt balle, pour noust Nous crû- derer, du moins lapartic qui étoit visc'eft-à-dire, nous feulement éloigner. pournous fai- à-vis de nous. de deux monmes ques'étoit
nous lei mimes, Elle paroit compofée del l'autre, un
re1 metrenotrepauilleds nôtret bordée, quinous tagnest feparées l'unc
par
& continuâmes bord àl bord de lui. Il nous en MENTAEAOTEEA télevéde
toifes
portoit
à nôtre a- ainfiparler,ett
plusdedixt du
tira trois, un defquels pafla der nous. au-deflus du
La montagne ou
vant, & e.deusantenasoenune nous fit côtédel'Olielt H partagée en deux
Cette maniere vive & incivile,
troistétes couvertes d'arbres: fa pente
eonnoitre nôtre erreur, de nousarivimes, faire deux bor- jufqu'au valon ne paroit
rude. plus
& cela nous obligea
de FEt
EOt RCa
dées, pour regagner ce que: nousavions La haute aenirn que premiere, fielle étoit cnperdu. mettre tiere. Mais elle paroit comme coupée
M.des] Portcs ne voulut point
qu'elledeà terre. Ilenvoya le Maitre dans lcca- tndniendlatutifhs Ellefaitàp
avec ordre de re- Sroirsroirnatmeilesen
not avec le
HSC
pallager,
Garde, &c prèsleméme efferquuneformede
mettrelesl lettres au Corpsde Il en arriva peau, lon auroit un peuenfonee. &c bien
de revenir promptement. montaau Cette ie nous parut fortjolic,
tout autrement:' carleMaitre fix ou cultivéc. LeFort paroit étreau picdde
Fort, s'amufa à boire pendant de faire la
il faut cependant
& nous
fept heures,
empéchà avions refolu de qu'il menragnedereta cn foità une diftance raifonnable,
la diligence que nous de voir le Fort, &c quine: me paroifloit pas de l'endroit ou
faire, oudu moins
jétois. LesFrançois enont étéles mainous) promener dans le Bourg. Nousfu- &de tres deux outrois fois. Il n'y a entre Canal S. mesvingefois fur) le point de partir, les trois Eullache &S. Chriftophle qu'un
laifler le Maitre à terre, avec avoit avec de trois licucs de large. hommes del'Equipage qu'il
lui. Ilrevint enfin, apresquenouseumes T R E XVI
C H A P I
Arrivée
Vanitédu General des Anglois.
François enont étéles mainous) promener dans le Bourg. Nousfu- &de tres deux outrois fois. Il n'y a entre Canal S. mesvingefois fur) le point de partir, les trois Eullache &S. Chriftophle qu'un
laifler le Maitre à terre, avec avoit avec de trois licucs de large. hommes del'Equipage qu'il
lui. Ilrevint enfin, apresquenouseumes T R E XVI
C H A P I
Arrivée
Vanitédu General des Anglois. L'Auteurdwbarque. à S.Chrifophle. etit avec 111 Commis du Domaine. à laGuaddloupé. Difarent quelAuteur Chriftophle le 28. fur les huit heures
R Ous rangeimes la côte de pour terre du foir. Nôtre Barque n'avoit point
profiter des vents
&c d'autre affaire â S. Chriltophle, que
qui viennent fur le foir, enfin à de me mettre à terrc, parce qu'cile ne ni
nous motillâmes de Saint vouloitpastoucher alaGuadeloupe, moi
la Balie-terre Françoife --- Page 337 ---
FRANCOISES DE
1701. meiallerilaMimininse D'ailleursj'é. LAMERIQUE
Arrivis toist sbienailedereroirm mesamisas.Chri. foin de repos, &c j'étois fir de ne
Ropble. as.Chri- les ftophle, des étant bien fir de trouvert tous d'amis. pas ennuyer dans un lieu où j'avois tant me ITOI. Guadeloupe. jours occafions Je remerciai pour M. paffer des Por- al la Jetrouvaien arrivant à la
tes, &j me debarqusi. PeresJefuites, mon bon ami Maifon le des
Les Got qui étoient venus furle neLambert, qui bon gré, Capitaibordde la mer, pour fçavoirqui nous Peres, me fit monter fur un malgré ces
étions, fe chargerent demonbagnge, 1a m'avoit chez fait amener, & me Cheval, conm'accompagnerente chezM.de Chatcaului. Il écrivit le
vicux, un desl Lieutenans de Roi,
matin à un Officier Anglois lendemain
demeurojt dans le Bourg, qui voulut qai Bouriau, quil'avoitpric a appellé
meretenir chez lui. Jeleremaercisi, Sc s'en excufer fur ce qu'un diner, Pere
jemer rendis chez
(c'eft ainfiq
SemE
les
me reçûrent avec leur Pemjetinenqui bonté
qu'oanourappelle) étoit qui étoit
Ils
mc donnerent du
ordinaire. velsininbramte le,
amivélaveilrentp prendre
linge, dc &: paru- pagnie. eendlénaitcoige Nous
de luitenircomdent qui m'étoit beaucoup arrivé avec part les a l'acci- repos, Mais cet cromcsaprèse Anglois lui cela écrivit étreen
gnols. Efpa- lettredes plus civiles, & des
une Beariati
Meffe Le Samedy faluer 29 Avril jet fus après la il fantes, me par laquelle fans me plus pref Angleit. Oftier
M. le Comte de Gennes & de prioit devenir avec M. connoitre,
Commandant de la partic
mel ervirpourcelad du Lamberr,
qui me retint à diner. On fcavoit Françoife, l'a- m'envoyoit. Nous: nous y Chevalquyl
venement de Philippes V. à la
jenetus point du tout faché rendimes, &c
ne d'Elpagne, &c on ne doutoit Couron- ge:
decevoiaque la Guerre ne dû: bien-tôt recom- point de SRTE tous cesMelleurs, j'eusle
mencer.
itre,
Commandant de la partic
mel ervirpourcelad du Lamberr,
qui me retint à diner. On fcavoit Françoife, l'a- m'envoyoit. Nous: nous y Chevalquyl
venement de Philippes V. à la
jenetus point du tout faché rendimes, &c
ne d'Elpagne, &c on ne doutoit Couron- ge:
decevoiaque la Guerre ne dû: bien-tôt recom- point de SRTE tous cesMelleurs, j'eusle
mencer. LesAnglois ne s'en cachoient voir M. deCodringson
plaifirde
point, ils difoient hautement leur neral des Ifles
Gouverneur fous geRoi ne fouffriroit jamais l'union que des avec quije fouhaitois Angloifes depuis le vent,
d'avoir un peu d'entreticn. long tems
infailliblement la
PNORE partie Françoife deS. tourpure enfut lacaufe, Car Lehazard
Chriftophle. Je paffaip iprelquetoutel'a- Bouriau, ninous, ne nous y niMonfieur
près-midi avec M. de Gennes. point. attendions
Ilyavoit un Vaideau Nantois à la Nousarions lavé, &c étions
Rade, qui devoit partir incellimment nousmettreà table, quand on entendit préts de Codrin- A.de
Ereae des lGundeloupe Sucres
où ildevoit pren- lesTrompetter du General, & dans un gionGecharge. M.deGenneseutl blancs, TNt2 bontéd achever fà intunonietrrasiee tous pourle recevoir. Il Nousfortimes nealdre anghise
voyer chercher leCapitaine, d'en- bord" qui j'étois, après s'informa d'avoir quand il feroit prét à Pourf fça- & table, & me fit
quoi il fe mit à
pour lui ordonner de ne partir, dit àM. Lambert, mettreaupres delui. Il
voilef fansme prendre. Tl Pas nous mettre à la de trouver cette qu'il étoit bien aifé
ne pourroit partirque
dit, qu'il concilier
occafion, pour feretrejours. Cela m'aturoir danstrois fait dc la ou qua- bien du malp aveclui, pendant qu'illuiaroit la
voulu
dans une autreo
peine parce qu'illavoit fouvent Guerre pallée,
coccition.alaujiwcibe: dormir. Enefict,
empéché de
Pp 3
M.Lambertlu,a avoir
fou- --- Page 338 ---
VOTAGES A UX ISLES
298 NOUVEAUX penfé pondis que jelefçavois. Hébien conti- 17or:
ITCI. fouvent donnél'allarmey 8cl'avoit Pai dit dans nua-t-il, que ne fait-il cinq ou fix Reenleverunefois, comme je
de gimens d'irlandois. Ilaural bien moins
unautreendroit. Onne manqua 1i nous pas dit de peine à faire ces fortes delourdes béparler des affaires du tems. tesqu'unl Paon. Comme il a de l'efprit
fans façon, que la Guerre ne tarderoit en- infitiment,litrouverat bien) lei moyende
pasà fc declarer, & qu'il feverroit
les mouvemens neceffaicore une foisMaitre det tout S.Chrifto- cette con- leurimprimer res pour tirer, & pour fe battre, & de
phle.
1i nous pas dit de peine à faire ces fortes delourdes béparler des affaires du tems. tesqu'unl Paon. Comme il a de l'efprit
fans façon, que la Guerre ne tarderoit en- infitiment,litrouverat bien) lei moyende
pasà fc declarer, & qu'il feverroit
les mouvemens neceffaicore une foisMaitre det tout S.Chrifto- cette con- leurimprimer res pour tirer, & pour fe battre, & de
phle. Je luidis en riant, 8T lui, & que cette manicre il grollira fa Colonictant
quête n'étoit pas digne
qu'il voudra. fautfçavoirque Automa
jecroyoise qu'ilp pentrempteoalsier meditil, cemor- Pourentendre ceci,ilf
sedrM. tinique. Non, non, un commence- M. de Gennes avoit fait un Automate, mar- de Genceau eft trop gros pour particlrançoi- qui avoitla figure d'unl Paon, qui rei. ment. Jeveuxprendrclap après quoije vous choit parlemoyend nderre@bortiqwwlaveit blé
fe des S. Chriftophle, Jeluirépon- dans le corps, prenoit du
irai voir à la Guadeloupc. inceffamments & que jettoitàt terre ACLIET lui, & qui E le
dis, quej'y feroisi
diffolvant le digeroit, &cle
je porterois cette nouvelle au Gouver- moyendun rendoit à préscommedese sexcremens
neur, & que je l'aiderois à fe préparer Le
Codrington. me fit cent
fe
oteur
alercevoire du micux qu'il pourroit. fur mon voiage, fur S. DoOnlui dit, que je mc méloisdefairere- avantureaffez queftions minguc, furles Elpagnolse quim'avoient
muer la terre,, éparunes fon Mi-
& fur
d'autres chofes 3
particuliere, ilfe trouva luifervoit que auffi pris, mais il étoit fare qu'ilavoirt toûjours
niftre qui étoitprelent,
trois ou quatre queftions d'avance 2
d'Ingenieur. avant quej j'cuffe eu Ictems de repondre
NECmtore Chriftophle, ilaété à la
Il étoit bien plus fal fobre Nare ou Creolle deS.C
fontd'ordinaire ceux de
&
longEirele
élevéà Paris, a demeuréalfez
dans d'autres VilledeErance.l.0i
le mal
Saax
tems
étoient à table Onnefgauroito croire combienl
rances In'empe8ctous ces Meflieurs ge" parler prefque de Siam joint à leur maniere de vivre, &lo- des An:
eurent Thonnéteté François. Je remarqual dans leur a cnlevé deg gens. àl L'oifiveté &ils gleis. toûjours leurs difcours combien ils fonts vains, &c pulence les portant ladébauche, en feftin. Le prele peud'eflime qu'ils font desautresNa- Car Fontprofauctotijsune mier remede qu'ils donnent à leurs mations, & fur tout des Irlandois. Colonicl Fran- lades eft une copieufeponche auxacufs, &c canelle. quelqu'un étoit siantditquela fort foible, M.de Codring- avecforce mufcade, gerolle,
çoile ton repondit fur le champ, qu'ilnete- Laquantitéque prennent de cc eremede, cmamaldmimtempetans rendroit aflurenoit qu'àM.
Car Fontprofauctotijsune mier remede qu'ils donnent à leurs mations, & fur tout des Irlandois. Colonicl Fran- lades eft une copieufeponche auxacufs, &c canelle. quelqu'un étoit siantditquela fort foible, M.de Codring- avecforce mufcade, gerolle,
çoile ton repondit fur le champ, qu'ilnete- Laquantitéque prennent de cc eremede, cmamaldmimtempetans rendroit aflurenoit qu'àM. de Gennes delaugmenter ment malade Thomme le plus fain. On fur
du moinsavecdes Inandols,siltnepon. Jelepriai peutj jugerqueleie il doit produire
voitle faire avecdest François.J
desgens qui ont déja plus de mal qu'ils
de me dire cefecret, &den mepermettre Trèsporter, & combien il en
d'en faire part à M. de Gennes. n'enpeuvent envoye en T'autre monde. volontiers, me dit-il, fçavez-vous Paon qui mar- que La quantité de boiffons differentes
M. de Gennes a fait un
dontilsfechargent, lesrend fujetsades
che, qui mange, qui digere. Jeluiré:
maux --- Page 339 ---
FRANCOISES DE
1701. mauxdepoitrine
PAMERIQUE
Homnthsanenat Hsf@enuchentaprers. laiffe en liberté de mircher àleur 299
tate.ilsg'amulene, &
fan- 17ot. FaRaa édelet teniria Dotnuncilutgpouritra loniqu'onenastfane. Jefis onmelesajamit
fraichir, mais ceplaifirleurd coute
vouloirl laider le mien chez femblant M. de
carie moinsqui leur puillearriver, cher, c'eft pour le faire inftruires mais il Bouriau
d'étre atraquez de coliques
de toutes fes forces, dès
s'enfuit
bles. Ceuxquil
épouvanta- tendir faire la
qu'il m'en endeboniems, mettencun lecouchent avec un peu marqué, propofition. Javois repoitrine C'eft
oreillerfurleur néle Cheval, queleNegre avoit qui imavoit amcLc General eretie-bonnenrhode vant nous, ilft la toujours couru dcun quart d'heure Anglois après monta à cheval nousretourniàmes, méme chole
detable, oùr felon qu'on fûr forti fions très-vite. quoique nous SIEA
demeuré près de trois lacoltume heures. on Ilavoit avoit de nature, ileft nAnetetireiate vrai que
Erireranenenated devant un peud acquerir. celle-cicoute
lui, il éroit accompagné de huit per- Les bruits d'une Guerre
fonnesqui
ebigeranlaglopure des prochsine
part fes Domeitiques: mtocEmmE car il n'y eut çois à mettre en lieu tabitantrane
que lon_Minilre, & M. Hamilon fon lefairef avoient de meilleur. lifalloit deliretéce qu'ils
Major aveci General, qui fe mirent à table
fans que le Gouverneur pourtant
nous. Devant les
perçut;
s'en apavoit neuf ou dix Negres Trompettel,ily à pied,
desy oppofer, eEpANneeee dans la crainte manqué
couroient tàlatéte des Chevaux, qui Habituns aiant fauvé leurs que les
que ccs Chevaux allaffent toûjours quoi- lc fets, ne fe milent enpeine meilleurs dedé. efCem: F galop, ou un entre-pas fort vite. fendreIile, ERREE
compallion d'un
feroitataquce.
s'en apavoit neuf ou dix Negres Trompettel,ily à pied,
desy oppofer, eEpANneeee dans la crainte manqué
couroient tàlatéte des Chevaux, qui Habituns aiant fauvé leurs que les
que ccs Chevaux allaffent toûjours quoi- lc fets, ne fe milent enpeine meilleurs dedé. efCem: F galop, ou un entre-pas fort vite. fendreIile, ERREE
compallion d'un
feroitataquce. snent on
petit Negre de Tasaintlamner &à d'auttes de
M douseiquineans, le métier de coureur. à # n'avoit on enleignoit fur SPCELSLS jefailois paffer comme s'ils d'effets,
de Cou- qu'une candale, quicft un
fans lui 2r à moi. Jc fis
eufienc
reuraux fond, qu'on lui fit oter, &c calçon
jeunes Negres, embarquer Gx de fes
2egres. nud il couroit le premier, fuivi ainfi d'un tout fauver en cas d'unc non-/eulement Guerre pourles
Negre plus agé
des glois,
aveciesan. coups de fouct aie les fefles appliquoit toutes funtesferoient dentanapneentent funetlesala bienqueles
foisquil le pouvoit avoiràp
les lepeudeforces
Colonic, vû
Mefieurs me dirent, portée. Ces ne devoit attendre qu'elleavoit, &c qu'elle
que c'étoit ainfi
aucun fecours dela
guwwinacenirumocendl ail verité beaucoup acourir. Ilyen Martiniques parcetendroit mais les encore & pour retenir
leurapprentiliage, gui creventdans enfansdans la EECEN meres de ces
femerten: en peine. maiseeidequorns Aureitequand leursMaitres. Car ils ont qu'ils une doivent affeétion à
ENentet unefois faits
Antntrnakunenoest le
cicc, c'ett unecommodité pourlesMai- sàcetexervoir plusgrand
tres
Esirn-laoemekeesl
qui font furs de les avoir
&cbientraitez: & ils reffentent carefez de
auprésd'eux, pourlesfervir dans toûjours le be- me très- vivement le mal
méfoin, & tenir leurs Chevaux
voyent fouffrir. De forte qu'ils leurs
delcendent: au licu
quand ils leurs enfans en
fçachant
que quand on les d'eiperer,
fireté, T avoit lieu
qu'en cas d'un maiheur, 1.s
fcroient --- Page 340 ---
VOYAGES A1 UX ISLES
300 NOUVEAUX fuivre Superieur ràl la place de celui qui venoit 1707
1701. feroient les derniers efforts pour dans d'achever letemsdel fa Charge. JelereleursMaitres, ou pour! fe imaintenir les vint merciai de fa bonne volonté, 8clep priai
les bois, en attendant qu'on
de jetter les ycux fur un autre, parce
chercher. m'embarquai le Samedy au foir, que cet emploi ne và me la convenoit proximité point de la
I'Au- Je mimes a la voile le Dimanche 4 pour le preient,
teurpart nous les trois heures après minuit. Guerre, Scl'engagemento ouj'étoisavec
des: Mai fur
le Gouverneur.
vint merciai de fa bonne volonté, 8clep priai
les bois, en attendant qu'on
de jetter les ycux fur un autre, parce
chercher. m'embarquai le Samedy au foir, que cet emploi ne và me la convenoit proximité point de la
I'Au- Je mimes a la voile le Dimanche 4 pour le preient,
teurpart nous les trois heures après minuit. Guerre, Scl'engagemento ouj'étoisavec
des: Mai fur
le Gouverneur. Chrifo- Le Lundy S: nous nous trouvâmes par Le lendemain matin je fçûs que le
phle. letraversdePilet: à Goyaves. Jepentai Vaiffeau avoit enfin gagné la Rade, &
me faire mettre à terrc, mais beaucoup aiantfait qu'il étoit motillé. J'envoyai le grand
reflcxionqueyavois: avecmoil
canordelamation m'attendre aul Bourg,
debagages, & cesenfans,. jecruedevoir où je me rendis par terre, afin d'aller
m'arréterdansl leVaiffeau, l'Ance efperantd'e- du Baillif. enfuite à bord remercier le Capitaine, &c
tre inceffamment à
ma- le fatisfaire, & prendre fes enfans,
Cependant lecalme étant venu,les lc tout le
dont je m'étois chargé. récs nous efloterent tellement que
J'allai FREN voir le Gouverneur,
Mardy matin nousavions prefque perdu deffus qui me dit, j'allois avoir un grand
la terre de vûé. Nous poitâmes
procès avcc 1 Commis du Domaine,
toute le refte du jour, & le Mercredy avan- quiavoit cu avis, quej'avois fix.Negres
toute' la journée, fans beaucoup étions à étrangers à bord, & qui étoit vcnu lui
cer, enfin leJeudy matin nous du demander main forte pourles faifir. Jc
trois lieties au large, le Gouverneur travers lep priai idcluidonnerbons nombredeSol. Bourg, M. Auger dat
& del'obliger de leur bien payer
avoit été averti par un canot à quija- j'étois dats, leur courfe; parcequeyétois (uirqu'on
vois parlé devant Goyaves, que
fedivertiroit: auxd dépens de ce( Commis. dans ce Bâtiment, 8cvoyant quelecal: de dé- Jc lui dis en méme-tems cC que c'étoit Diferent
Z'AN- teurar- me lc reprenoit, ileutla bonté
que ccs Negres, & de la Je trou- il teuravec deAwrivea 4 pécherunel Reereeeeictur vai le Commis au
mer, un ComAETEV
Guade- cher. Jey m'y embarquai tout feul,laif s'appelloit lel Borgne. Il ne manquapas, misdu. loupe. fant mon Negreabord, pouravoirloin de me faire le compliment ordinaire, Domiz
du bage & décesenfans, & midyl je misàter- leJeu- qu'il étoit bien fachéd'étre obligé faire nes
les trois
de
Faer
re fur
heuresaprést
le devoir de fa Charge,
le
dy 8 Mai, après un vongedecinqmois lesNegres étrangers quejavoisdans
& douze jours.
manquapas, misdu. loupe. fant mon Negreabord, pouravoirloin de me faire le compliment ordinaire, Domiz
du bage & décesenfans, & midyl je misàter- leJeu- qu'il étoit bien fachéd'étre obligé faire nes
les trois
de
Faer
re fur
heuresaprést
le devoir de fa Charge,
le
dy 8 Mai, après un vongedecinqmois lesNegres étrangers quejavoisdans
& douze jours. M.leGou- Vaiffeau. Jeluidis, quej jen'avois point
Après quej'eus remercié montaifur deNegrerctranger. deux garde hom- qu'il
verneur defonh honnéteté,jen
TrE
reoitinutscompagner,
un CXSES-ORORtES mes pour être ténoins de ma réponfe. allaicheznousaul Ballif. Lel Pereimbert Je
de lui, &je lui dis à
témoigna beaucoup de de mon re- T'oreille, m'approchai
affaires dela
Nrbsnenchames
en
M
tour. 11 mc dit gros &c lesBrotil- l'affaire. Mais lui quicroyoit déjatenir en
maifon, meremitl les Livres
lcrNegrescontiqucr, me répondit
lons, & me pria de mettrepromptement quilavoitre- hauffant la voix, quej jemer méprenois, &
nos affaires en état, parce luial la Martini- qu'il étoit homme d'honneur, que
folu de me mener avec reconnoitre pour cen'étoit pas àl lui qu'il falloitpropoler des
que, & de m'y faire --- Page 341 ---
FRANCOISES DE
17C1. des accommedemenscunres fon devoir. bien. LAMERIQUE Il voulut
3or
Je lui dis qu'on cn avoit apprivoifé de pût tirer de l'interroger, & iln'en 17on
ne plus fe farouches failoit que lui, & que ce qui enfin queies que mauvailes réponfes, &
deux. La-deffusj pas enunj jour, fefaifoiten Commis voulut Negresétoient y aller àterre. Le
not. M. le Commisyvoulut j'entrai dans mon Ca- fçavoir ce qu'ils étoient aufli-tôt, pour
nupbMrofumbanm entrer, les Soldats ne le voulurent devenus, mais
Canoen'étoirpast
quemon tre avantd'avoir été payez. pas permetme lui. En arrivant Ritpourdesgense au Vaifleau, com- des conteftations il Paia, & Aprésbien
priaile Capitaine de faire charger dans je étoient re. Il Igût que ces fix petits vintaterfa Chaloupelesp plus groscoffies, &c de
entrez.chez le Gouverneur, Negres &
me les faire
au Baillif, & de la de quej'y. étois auffi; il yvint fans
faire partir EE le champ. On chargea fortir tems. les Commej je P'obfervois, perdre je fis
aufli-tôt; je fis mettre par-deffus une
Negres une porte de dertoileg gaudronnée, qu'onappelleunpre- de riere, pendant S entroitparl la granlat, comme pourcacher cequiétoit de- porte, de 8rje donnaiordreat un denos
dans, jy fis embarquer mon Negre Negres les faire embarquer fur le
après lavoir bien inftruit de ce qu'il champ, toute Scdeleiconduirealan mailonen
auroit à répondre, quand le Commis
diligence.
-deffus une
Negres une porte de dertoileg gaudronnée, qu'onappelleunpre- de riere, pendant S entroitparl la granlat, comme pourcacher cequiétoit de- porte, de 8rje donnaiordreat un denos
dans, jy fis embarquer mon Negre Negres les faire embarquer fur le
après lavoir bien inftruit de ce qu'il champ, toute Scdeleiconduirealan mailonen
auroit à répondre, quand le Commis
diligence. les auroit joint, comme je ne doutois s'ilavoit LeGomenctrdemunise au Commis
ne fit, quand il verroit partir lui répondit Blircapture. le
Non, Monfieur,
Pratte Chaloupe ainfi couverte. EffectiveCommis,] j'ayété tromment, le Commis qui étoit au bord de
bien &il m'en coûite cing écus,
la mer, penfa eodeger,lbaigeili E qui les paiera. Pai maisje que
partircette Chaloupe, ouil croyoitq que lesNegres tre,
fontentrez
les Negres étoient cachez. M.le Comis, dit
TTENR
Les Soldats neur,prenez mieuxvos alors le GouverSecolmamneplletnund fit embarquer, & fe mit à courir Canot,l après les trefois, des & ne venez plus mefuresuneau- me demander
aforcederamess ilfallut fairedeg grands formé. Soldars,que vous ne foyez bien inÉfortspourjoindre la Chaloupe. Quand
malvis
Vestrgsrredsees
je que le Canot avoit doublé une a-propos, vous ferez heureux d'en être
pointe, quilui cachoit lavue du Vaif quitte pour cela: car le Pere Labat eft
feau, je fyded@endrecesentanse dans mon homme infulté. à Il vousf fairecaffer, pour l'avoir
Canot, je lesfis meneràterre, &jeles
vous avoitdit, qu'iln'avoit
voir prefentai lespieces, au Gouverneur, à qui,je fis pointdeNegrese en tenir àfap parole. étrangers, lalloitvous
dépendoient. Ilsétoient quijuftifioient de quiils ce tems-là faire des J'eroisallé pendant
parloient bien François, tous &c iln'yavoit Creolles, diner chez le Gouverneur, vifites, où jc l'on revins fe
paslem moindre lieu adeioupooncrquis divertit beucoup de l'embarras de ce
fuffent étrangers, & de contrebandes pauvre Commis. Jc n'oubliai Pas de
de forte que le Gouverneur malgré fon rapporter à M. Auger la converfation
ferieux, ne pûts s'empécher deritedela Sofnaiesmecieciemeait ton. On
Codringpiece que je failois à ce Commis. Son
de convint qu'il ne manqueroit
Canotatreignite enfinla Chaloupe, &il pas fuggerer à la Cour
fut bien étonné de n'y trouver que des ne l'entrepriledel la Guadeloupe,9 d'Angletetre guand ce
coffres semonNegre, qu'il connoiffoit de feroit que pour rétablir lar
Tim. II. fon pere, qui dix ans auparavant reputation
Q9
avoit --- Page 342 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
302 avoit laiffé la plus grande partie de fon précipitation. Cependant M.Augerju- 1701,
$701. Artillerie devant lc Fort de la Guadc- gea à propos de fé préparer àtout fouvenir éve- de
loupe qu'il affiegeoit, lorfque le Mar- nement,Smer fommademe
de Ragni General des Iles Fran- la paroleque J-bulswwngeneradrode
quis l'obligea d'en lever.
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
302 avoit laiffé la plus grande partie de fon précipitation. Cependant M.Augerju- 1701,
$701. Artillerie devant lc Fort de la Guadc- gea à propos de fé préparer àtout fouvenir éve- de
loupe qu'il affiegeoit, lorfque le Mar- nement,Smer fommademe
de Ragni General des Iles Fran- la paroleque J-bulswwngeneradrode
quis l'obligea d'en lever. lc Siegeavec duirelestravaux qu'onferoit danslIfle. çoifes
C H A P I T R E XVII
Parbre
Gomier. Hifoire du Patron Holeph, é du Capitaine
De Daniel. appcllé Du bois de Savonete, des larmes de Jobs du Courbari,
b de fon fruit. Imbert Vice-Prefet le faire de pierre. Il fallut pour cela fai4 2 a TOY 6 E Apoftolique Pere
de nos Miflions, reun troifiéme Canot, lesdeux quenous cet
partit pour la Martinique le avions ne fuffifant pas pour poufler voulois. OTA Mardy 24 Mai. Il m'éta- ouvrageaufi vivement je bien-tôt
Paroong blit Superieur en fa place, &c Supe- Je vifitai nos bois, fuffifant 27 j'eûs faire un
rieur general en cas qu'il vint à mou- trouvé un arbre pieds
fur
Canot de trente-huit
eio long,
rir. fon départ, le cinq picds de large dans fon milieu:
Peu de jours après
c'étoit un Gommier. Ona appelle ainfi Gemi:
hafard nous amena un de nos Religieux de
àcaufe qu'ilj
lui-mé- mier Arque je n'attendois pas. Il venoit cct arbre, on lui fait ljeuedel une incifion, bre, fa
Cayenne. LeGouvérneur: avoitfaitune me, ou quand confiderable de
en Cour,
avoir une quantité
a
feconde tentative
pour écoûté, blanche, friable quand elle ett fme MJage. de nosReligieux; il avoit étéé deuxavec che, ordinairemento tdel la confiftencede
&cleMiniftreens conditions avoit fort raifonnables. envoyé Mais la cire, d'une odeur aromatique. 2
des ils furent arrivez à Cayenne, ils brûle parfaitementbien,
EguR
quand
le Gouverneuravoiken- Jume feule dans uncterrinc, foit qu'on
trouverent que de deffein; de forte qu'ils la mette en flambeaux avec une méche
corc ne purent changé rien conclure pour un éta- endedans.L'odeurd qu'ellerendefagrea mieux l'air, ou un
blifiement;8 aprésavoir étéaffezlong. ble, rien ne purific fermé, qued'y
tems à charge aux Peres Jefuitcs, qui licu qui a étélong-tems
les logeoient, & les nourriffoient avec brûlerde cette cit gomme; fa scequ'elleadin- fumée efte épaiffe,
beaucoup de generolité, T'unpriclepar- commode, que
dep
ti de repaffer en France, & l'autres'en & noircit beaucoup. des Ilyad chandelles. petitsHa- Cette
allant à Saint Dominguc, toucha à la bitans qui enfont étreutilei à autre chofe
Guadeloupe, objel'arrétais & me dé- gomme pourroit &c la quantité qu'on en
chargeai fur lui du foin de la Paroifle, qu'a brûler, donneroit moyen d'en faire un
ayant affez d'autres affaires fur lesbras. trouve,
Bien des
Le bcfoin extrême nous avions commerce confiderable.
des Ilyad chandelles. petitsHa- Cette
allant à Saint Dominguc, toucha à la bitans qui enfont étreutilei à autre chofe
Guadeloupe, objel'arrétais & me dé- gomme pourroit &c la quantité qu'on en
chargeai fur lui du foin de la Paroifle, qu'a brûler, donneroit moyen d'en faire un
ayant affez d'autres affaires fur lesbras. trouve,
Bien des
Le bcfoin extrême nous avions commerce confiderable. c'eft la
EEIE
de nous loger un peu Hlis au large que prétendent que afezinftruit gomme de ces fortes
nous n'étions, depuis que les Anglois Jc ne fuis pas décider. avoient brûlénôtre Convent, m'obligea de chofes pouren
à faire pefcher une quantité confidera- On voitp parl la grandeurdec Ce Canot,
bic de chaux: car nousavionsrefolue de combien grands & gros, font ces fortes --- Page 343 ---
FRANCOISES DE
ITOT. Gom- plus tes d'arbres. On en trouve encore de de LAMERIQUE la
micr J'en trouvaiu gros que un celui dont je me fervis. te de
mais faud'une
Chameremplaigasinat,e
avoit
quelqueremsapres, qui rien preuves fufhilantes, ils ne
1701;
gran- de vingt-cing Pieds de tour,
obtenir, & ils en furent purent
deur
quatre-vinge pieds de &prés Canot, , & l'autre
pour leur
prodi. commes'ilavoite
tige, rond fotcr. Pour fes coups de
gieufe. comme une fleche. étéfaicaut Si j'avois tour,Sedroit demeuré Pour revenir aux
plus long-temsa la
rai que jufqu'au tems Gommiers, je dirois fait travailer, Guadeloupe.jelaue & j'en
Iiles, on
quej j'ai été aux
faire une demie Galere, aurois fait Canotssonnesenio nelesemployott gu'à fairedes
porter du Canon, & plus qui de auroit pà brûler, fous nicrvoitpasn mémepour
vingt hommes. quatrePinconineceminr &
te pour faire des Llcauroitétcexcelien. defcentes fur les
ploatogpeentaicae fendre, & qu'ils ne
cncore plusà
de nos ennemis, les furprendre, & côtes les me fombre. & noiritre. faifoient J'ai
fàpiller, & auroit été
TRLEA
d'une vitefle extraordinaire. d'une legereté, & ay mierquile trouvé ilesay le' mis en reputation, & pre- qui
Le plusg
de s'en fervir moyen à- toutcs de fortes les débiter, &c
Hles, Charité appartenoit dela smcatispoeda aux Religieux de la blable La fetillede àc celle cet arbre eft d'ulges. affez zlemde
Martinique. IP avoity plus
dulauricr, &
viron quarante-cing pieds
de long, &c en- la plusépaifie, broie dans la moins Tude. maisbeaucoup Quand on
lieu. dans fon
BLE fa SCt large
mi- humidité
main, elle y laiffe une
qu'on ne le pût commodement' grandeur empéchoit
gommeufe d'une odeur aroterre, il étoit mouillé
haler à matigueforragrable.
ez zlemde
Martinique. IP avoity plus
dulauricr, &
viron quarante-cing pieds
de long, &c en- la plusépaifie, broie dans la moins Tude. maisbeaucoup Quand on
lieu. dans fon
BLE fa SCt large
mi- humidité
main, elle y laiffe une
qu'on ne le pût commodement' grandeur empéchoit
gommeufe d'une odeur aroterre, il étoit mouillé
haler à matigueforragrable. fe,
avec un
mediocrement épaiffe, ineconecigri
corde, Quelqu'un eut la malice de couper grapin. la pleinde affez adherente. Quand cet tailladéc,6c arbre eft
ge, comme atesreameplempontr cllefit,
au lar- méme, on la nnendetuganct voir
en
ROR
accufoit un kilfitperdo, On fon tronc. Je n'en couler le long de
lé Patron certainProvengals appel- fortir
ay jamais
gieux avoient Jofeph, que ces bons Reli- fes. Il desbranches, eft
remarqué
avec une de leurs farpris en flagrant délit
certaing que memedaplungrec cerregommecitia
Patron Jeudy au Vendredy Negreffes Saint. Ils la nuit du meilleure&clap on en al befoin, plusparfaite Mais quand
Joiph foieité. eu la charité delui faire fairep avoient tendre que l'arbre Sequ'ons en nevcut atpenitence méme, il fuffit de faire produife E luiSRRaraNe Car layant attaché à un travers de fon écorce, pour ca une incifion à
cafe de'la Negrefle, ils le foietterent la tôt, en
fairediftiller auffijufqu'au fang. Hleplaignitau Gouver- Ileft vrai queiguefionquerer qu'on en tire puiffe étre. neur d'une corrcction fraternelle fidure. davanuage dans
Mais onlui répondit, qu'il n'avoit lafamfondepluiea, alors plein de feve, parcequelarbre eft
corc eu qu'une partie de ce
en- gomme,
qui coule avec la
toit; de forte ne trouvant qu'il meri- parfaite. EET que confequent l'on tire n'eft fi
d'autre moyen 3r venger dece point temsaprés queles
avoit
atsed
reçil, on prétend
qu'il en petite Tutohmpales eft
le Canot, en
qu'ilfit perdre EC quantité, & beaucoup
noitattachéà un oepuetlacordenitue grapin. Les Religicux loriqu'elle oleeltisent-enten efti nouvelle, & molle neige,
mede lacire, onla paitrit
comQg 2
aifément, &
on --- Page 344 ---
AUX ISLES
NOUVEAUX VOYAGES
1701. que lon veut. noeuds. du
Vam1701. on lui donne telleforme mefurequ'el- lem'informai fus NegredeM. arrivé à la GuadeElle perdo def fal ablancheuram durcit mémc aflez avec bel dès je
que je trouvai
le vieillit, elle
friable. loupe, Srdh lesaffaires de relpirer rxjelgus
le tems pour devenir blanchitre, le melmnerentlceme étoit entrel les mains
L'aubier de ceboisett Scl'autrefont certainement qu'il Religieux Carme, Curé
cceuref plusc scharge,Pun Cet arbre eft de deux dul Pere Lucienl & luiavoit étédonné
également bons. eft rouge quela des Saintes, quil Daniel Aloccalionque
eipeces. Le mâle plus
parle Capitaine
femelle.
rxjelgus
le tems pour devenir blanchitre, le melmnerentlceme étoit entrel les mains
L'aubier de ceboisett Scl'autrefont certainement qu'il Religieux Carme, Curé
cceuref plusc scharge,Pun Cet arbre eft de deux dul Pere Lucienl & luiavoit étédonné
également bons. eft rouge quela des Saintes, quil Daniel Aloccalionque
eipeces. Le mâle plus
parle Capitaine
femelle. Lel Pere du Terresetitrompe étoit inuti- je vais dire. SainErreur quandil a dit, quelerouged
Ce Forban ferrouvante tentreles
duPere
Ilfaut
pourGom- & lal
yvoulutacheterdes
dsTer- leatout. qurilaitpris
tes Dominique, it
qu'il y avoit
tre. mier rouge un arbre quenotisappellons qui a les volailles, dont fgavoit. à vendre aux
Pommier à la Martinique,
toûjours bonne quantité lanuit, &ccomme
teuilles affez haseleiIrAc effcétivement dure in- Saintes. llymoûillal Paix, onne faifoit ni
jou à fruit, qui
& qui on étoiten pleine Il fut facile à fes gens
finiment thoimqueleCommste Onnelaille Guet ni Garde. terre, & des'emparer
jette une Bommegataat) Canots- Je m'en fuis de mettre picda
pas d'en faire des & j'en ay fait dé- de la maifondu Cutkcdequalnueaate ils conduifirent le
fervi faute d'autres,
d'un bon tres aux environs. Habitans dans leur Barbiteren planchesy quiétoient
Curé,, & ces
moindre violence,
ufage du moins à couvert. eft ferme. Ses que,, fans) leurfairelan de leurs
pour garder
Le bois du Gommier lui donner & mirent
& gens, Ils firent
fibres font allez mélez pour de s'éclater T'embarquadere à FEglifc. avoient pris,
de laj force, & Pempécher fansycux &cfans mille amitiez ceuxqu'ilsa qu'ils ne fouhaitoient
aifément: il eftroidc, quand il eft &c Ieur dirent, d'acheter du vin, de
nceuds. Il eft pefint lors il eft rempli autre chofe que des volailles, & autres
verd,
Il que affez leger quand il l'eau-de-vie, quil leurs manquoient. Pen-
&c
ils
rIea
HLEF humidité gommeule provifions
provilions,
eft fec. Son des vers sdelap
Kmngrendzmbistem. le Curé de dire la Meffe dans Hijfsire
amere lep preferve qu'on en ait Esar prictent Barque, ce milinergandedels leur duCapi- taine
riture, pour
gommeu- lcurl refufer. On envoya chercher les orne- Daniel Eorban,
& qui l'aon fit une tentefur le gaillard
EESERE
fe qui lerenadiftcleaieed nos Ouvriers fai- mens, &
pour celebrer la Mefle
voit fait rejetter par
avec un Autcl, de leurmieux avec les
neans, & ignorans, de fcic, quelaiclure & rem- qu'ils chanterent à bord. Elle fut
s'attache aux dents FIES
Habitans qui étoient
moulplit la voie.
orne- Daniel Eorban,
& qui l'aon fit une tentefur le gaillard
EESERE
fe qui lerenadiftcleaieed nos Ouvriers fai- mens, &
pour celebrer la Mefle
voit fait rejetter par
avec un Autcl, de leurmieux avec les
neans, & ignorans, de fcic, quelaiclure & rem- qu'ils chanterent à bord. Elle fut
s'attache aux dents FIES
Habitans qui étoient
moulplit la voie. Ileft facile de remedier dans le commencéepar une déchargede de Canon,
On le trouve
& de huit pieces
ceti tinconvenient. laiffe pas de le fcier. queteric, étoit arméc. On fitune
Sapin, & on ne
& en dont la Barque au Sanalus, une troiJ'enay fait débiter en planches, rien voir de feconde décharge une quatrieme à la
madriers. On ne pouvoir étoient unics, fiéme à VElevation, & enfin une cinquiéme
plus beau, les planches & elles avoient cet Benedition, & la priere pour le
faciles à blanchir, qurellean'éssient après VExaudiat,, fut fuivic d'un cive le Roides
avantagefurles cSapin,
Roi, qui
plus
FE-AXSrA- --- Page 345 ---
FRANCOISES DE
1701. plus éclatans. Iln'y eut qu'unpetitin- de la LAMERIQUE
cident, qui troublaun peula devotion: des plaine. C'étoit des Courbaris, & I7ot:
un de ces Forbans, fe tenant dans une Savonnettes. pofture indécente pendant l'Elevation: Smtant leur
futreprisp parle Capitaine Daniel.Aulieu
fruit, qui eft de la grofleur
def fe corriger, ili répondit une imperti- furl le
8cpaltée
nence
linge, yfait le
FEESUSE
crable, accompagnée d'un jurementexe- favon, il fait une mouffe méme efferquele
Daniei
quifut payefur le champ d'un épaiffe,
blanche & Savontueun coup depittolet, que le Capitaine lui
qui décraffe à merveille. Cc nierardees tira danslatére, en jurant Dieu, qu'il le
breajagens. en feroit
vaneites
Faanenioel
autantau premier manque- linge,ill'ufeala Les felilles decet fin, Sclebrile. roirdereipectaufinte
LePréarbrefont longues
tre
ESAT
fe retourna un peu émû: car cela pourl'ordinaire detrois; pouces, Sd'un
s'étoit palfé fort proche de lui. Mais poucedelarge, d'un verd foncé & luiDaniël lui dit, ne voustroublez point, fant,
&c
mon
RUTE-rDtEnRES
Pere, c'eft un coquin, qui étoit allezprefféesle font
long des branches,elles
hors de fondevoir,
dures à fecher, écrecourbées, de
leluiapprendre. quejstchitie.pour maniere à laifer un petit creux dans le
commeon voit, pourPempecherdere- Minicretis-eficacc, milieu. Commeelles font en
tomberdans une lemblable faute. Après de quantité, elles font un ombragedes très-granlMelle, on jettal lecorps àlan mer." Le plusbeaux, 8c desplusfrais. Lesfieurs
Pere Carmei Futtrés-biens recompenféde d'un viennent par bouquets, longs de
la peine qu'il avoitprile, deleurdire la une pied,fatournant en pointe comme plus
Melle, &de la peur qu'il avoit eue.
font en
tomberdans une lemblable faute. Après de quantité, elles font un ombragedes très-granlMelle, on jettal lecorps àlan mer." Le plusbeaux, 8c desplusfrais. Lesfieurs
Pere Carmei Futtrés-biens recompenféde d'un viennent par bouquets, longs de
la peine qu'il avoitprile, deleurdire la une pied,fatournant en pointe comme plus
Melle, &de la peur qu'il avoit eue. Ils
piramide. On remurqued'sborde Fuxilles,
lui donnerent plufieurs
de prix; petits boutons blanchâtres; qui cns'é- feurs,cs
& comme ilsiçûrent
de clofant font une petite Aeur, compofée
de
le
point fept ou huit
ertRee
fret
Negre pour fervir, ils lui firent un
fetilles, renferme wvonnier,
prefent de celuid quej'avois ordre dere- fleur petit piftis rouge. TdE de cette
clamer. approche de celle de la
A
Je prefentai ma Procuration à M. le la ces fleurs fuccedent des fruitsronds, vigne. de
Gouverneur, quidonnaordreau Com- noix grofleur pour l'ordinaire des petites
mandant des Saintes, defefaifirdu Ne- La vertes, revétués de leurs coques. gre, & de l'envoyer à la Guadeloupe. forte, peau del'enveloppect. affez life &c
Iifur reconnupourçelui quejereclaverte au commencement, elle
mois. Les
jaunit enfuite, &c enfin devient brune,
je leur ferois Crmon-temsgtetee plaiGir, de faire en forte, que quand renferme le fruit eft tour-à-fait meur. Elle
que M. Vambelleleurvendit, ilycon- vifqueufe, une matiere épaiffe, molaffes
ientit, &j'en accommodai ces Peres, tiere
fort amere. C'eft cette mad'une manieredontiscurent fujet d'être
dont on fc fert pour blanchir le
contens. Savonnier linge, & qui a fait donner le nom de
Pendant que j'avois des Negres à
ou d'arbreà Savonettes, ou
l'Ilet à Goyaves, à pefcher de la ro- fimplement porte. Ler milieude de Savonetteà l'arbre quila
cheàchaux, je crus queje ne ferois
un
cettenoix eft occupé
mal, de faire couper unep partic des pas ar- par rempli noyau rond, ou prefque rond,
bresquer nosavionschetezauo Quartier
d'unemarierel blanche, ferme, &c
dungoireprochante de celui des noiletQ93
tes. --- Page 346 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
1705. S701. tes. On en tire de T'huile, & quin'eftpas éclaire Mnrwazdr-ar-ds le-même enpouffiere par les trous qu'on
mauvaife étant fraiche, qui
fait pourles enfiler. Lorfque les arbres Chapepartaitement bien. des font vieux, ces noyaux ont affez d'é- lets de
Cet arbre cft un des plus gros,
travaillez fur le cour, Savo- nettes. plus grands, & des meilcum,uicrot- Peredu paiffeur & pour pourétre lors on fait de petites moufentaux Ifles. Mon très-fortquand Confrerele ildit, lures, ou bien a2 compartimens de fiTertre fe arbre
en for- ligranne, qui avec leur couleur noire
que cet LRCEr & partagee forme cendeux deux arbres au &21 luftréc, & leur legeretéles fait eftitant de terre,
d'être
mer. Erreur lieu d'un.
grands, & des meilcum,uicrot- Peredu paiffeur & pour pourétre lors on fait de petites moufentaux Ifles. Mon très-fortquand Confrerele ildit, lures, ou bien a2 compartimens de fiTertre fe arbre
en for- ligranne, qui avec leur couleur noire
que cet LRCEr & partagee forme cendeux deux arbres au &21 luftréc, & leur legeretéles fait eftitant de terre,
d'être
mer. Erreur lieu d'un. Je fuis fâché
obligéde
encore faire des chaduPere le reprendre fi fouvent; mais jy fuis On fe fert
pour
duTerC'eft fa faute, pourquoi a-t-il pelets, decertaines petites grainesqu'on Larmes
gre. obligé. vû- nomme des larmes de Job. Elles font à
écrit furde mauvais Memoires.J'ai &
prés de la grofleur d'un pois ordi- degobi
un tresgrandnombre decesarbres, peu
comme des larmes de
je necroipasd'enavoir trouvé deux en- naire, allongées
avec
trc cent, qui fuffent de la figure dont couleur degrisdeperle, Eilcst sfontmaflives, depetites
le Pere du Tertre le décrit. Cet arbre nuances. leur grofleur. & d'une bonne fantes pour
1EAES
eft droit, rond, grand, de de deux
les
vient l'ordinaire
grofleur. J'en ay vu près
de
les
& dans Tert halliers. Ila
& de
T
de diamctre, trentepieds
Nearte
pieds
mince, feche, la feuille allez large & épaifle, le bois. tige, fond écorceelt grife,
eft
& tendre. Il porte
&ctrewpeuadherente, c'eft cc' qu'onre- gris, (pongieux dans des
de deux à
marquedanstonsies bois durs. L'aubier ces graines
filiques
ne fediftingue prefque pas du rette, ni trois Le pouces Caratas de dont longueur. J'ai parlé dans un Le C6mêmedu ceursquieito d'unr rougebrun. très- autre endroit, eft bien meilleur que la Tatas,
L'un & l'autre font très-durs,
Savonette blanchir le linge. On peuzjer:
compaêts, Sctres-pelans, mélées. les Il fibresfont faut de
la fetille, pour & après en avoit ôté wirde favon. fincs, preffées &c
car.com- prend ies piquants,, on la bat, & on l'écrafe
bonnes hâchesp pourrabattre: aifémentle entre deux pierres, & on en frotte le
meileltfec&cdur, il rompt
donavec dcl'eau. Ellep produit le même
fil du taillant, & pour qu'on en
le meilleur favon, clle faitune
ne un coup a faux, on
Ete
blanche,
Farene
deux picces. On met rarement ce bois moufieoue écume épaifle, & blanchit parfaite- qui
en charpente, nos Ouvriers nel'aiment décraffe, nettoye le
ou le bruà caufe de fa dureté, &ilsne man- ment lelingelans rougir,
tfage pas
co- ler enaucunef façon. Avec tout ccla, il
du S4- quent pas de mauvaifes Ons'enfert raifonspour tàfairedes eftl bien rare qu'on s'en ferve aux Illes.
oue écume épaifle, & blanchit parfaite- qui
en charpente, nos Ouvriers nel'aiment décraffe, nettoye le
ou le bruà caufe de fa dureté, &ilsne man- ment lelingelans rougir,
tfage pas
co- ler enaucunef façon. Avec tout ccla, il
du S4- quent pas de mauvaifes Ons'enfert raifonspour tàfairedes eftl bien rare qu'on s'en ferve aux Illes. sonnier.) lorer leur parcffe. & des
de Leschofcscommunes, &quinecoutent
rouleaux de moulin,
moyeux rien, ne s'accommodent pasaveela varoucs. On ne] peutfouhaiter & runmeilleur les mor- nitédenos Habitans. Le favon eft foubois pour cet ufage, un quand moyeu peut vent rarc, & toujours très-cher; c'eft
toifes font bien iaites,
de rais Sc une raifon pour ne fefervirjamais d'auufer deux ou trois rechanges
tre chofe. De forte qu'on yfait la leffide On jantes. nefef fertdest noyaux que pourfai- vc commeen Europe. Ileftvrai mettoient quej'ay
dès
la remarqué que nos Negrelles
re des chapelets: quilsiontiecs,
toûe --- Page 347 ---
17or. FRANCOISES DE
toljours dans
LAMERIQUE
les de Carataséerafées, Hlearlofeguciuewfuil & diloient plus de trois pieds de diametre, & de 1701. cela leur aidoit beaucoup à rendre leur que plus de quarante pieds de tige avant de
eernicenseater Jen'ai Pas été par tout le plust blanc. Somsninetfcaend ches, qui en produifent groffesbrans'enfaut bien; mais je puis aflirer monde, il Petites lorgancrdeiculler beaucoup Ses fibres de
Eecel- dans toutes les Provinces de France, que font On longues, fines, preffées, mélées. lenz d'E/pagne, d'Italie, de
nefgait ce c'eft trouver des
blan- dres, & d'allenagne, Sicile,deFlan- oh me
nceuds, ou del 1 voir éclâter. d'y
durgies. chipage trouvé,jen'aip point vat je fuis Il porte deux fois l'année des fleurs
dans la perfection qu'on banchitlelinge le blanchitaux jaunâtres affez grandes, compofées de ezfraits Eluurs;
Iiles du vent, & à Saint Domingue. ferme cingf feuilles qui font un Calice, quiren- daCeur: bari. J'étois tellement accoûtumé à cette
quelques étamines, & un piftis
propreté, quand jer revinsen Euro- rougeitre. Elles n'ont aucune beauté;
mu jenep moichoirs T32 fourfrir, ni les habits, ellsparoifente aucune odeur. commearortés,& Les
n'ont
quimeparoilioients qu'on meblanchilfoit, à ces fleurs font ovales fruits qui fuccedent
paraifon de
gris &cfales en com- qu'à fept pouces de depuis cing far juf
de me fervir, cukdhmjnonacontuent a quatre
de longueur trois
blancheurvive W avoient une certaine un pouced'épaiffeur, pouces largeur, de couleur & environ
plaifir.
ifente aucune odeur. commearortés,& Les
n'ont
quimeparoilioients qu'on meblanchilfoit, à ces fleurs font ovales fruits qui fuccedent
paraifon de
gris &cfales en com- qu'à fept pouces de depuis cing far juf
de me fervir, cukdhmjnonacontuent a quatre
de longueur trois
blancheurvive W avoient une certaine un pouced'épaiffeur, pouces largeur, de couleur & environ
plaifir. éclatante, quifailoit geranné. Ce qu'il ya de bon & derou- d'utile
appillé Arbre Le Courbari eft un desplus
dans cef fruit, eltrenfermé dansu sune écorCourba- desplus gros, 8des
grands, ce rougeitre, de l'épailleur d'un demi
ri. TAmerique. Ons'en meillcursarbresde fert pour fairedes écu, feche, dure, &picotce de
arbres, des robleaux, & des tables de dans pointes commedu chagrint bien
cette
AFELE
moulins; &quandilefidebité en planécorceq qu'on trouveune
ches, on en faitd defort beaux meubles. fine, allezfeche, dep peu deliaifon,
Son
ANS
ilfe défaut eft d'étre pelant, à celap près, ER d'un rougeatre, goit friable, d'une odeur,
fe fertdes travaille, &cfe polit très-bien. On fubftance, qui aromatique, qui a de la
des moyeux groilés de roiies. branches, L'aubier pour faire refferre. Chaque noumnabeadcoop, fruit renferme êcqui
diflingue prefque pasdu cceur; l'un ne & fe noyaux de la groffeur des amandes trois Pel'autref fonto
lécs, qui font durs, d'un
Les feuilles Ieseroghdeat de cerarbre font affez
font remplis d'une fubftance rouge foncé, blantes &clongues,
peti- See fermecomme
font dures & calfantes, d'unverdfombre, elles viennent elles près du méme goût, lesnoifettes, avec une petite à peu
toljours couplées fur ler mémcp pedicule. pointed'amertume. cef fruita
Lesenfansn smangent
Sonécorce fe leve facilement. eftb blanchitre & mince, & quefois, avecplaifir. il ma J'enay mangéquel-
& compact, quoiqu'il LebogeRtndedut foit humeété leur. du
fembiequilaron comme il ena Elegolt la coucroi qu'on pourroit faire des
naee
Cet arbre a
de
Teteatai
beloin d'un grand nom- Pour gâtcaux le cours cettepâte, de quiferoienth bons SFLa da
Medunnsmypeursniert Sontronceitp
àfa; perfection. roient fervirde: nourriture ventre, dans &c qui pour- cdejos écorce,
& fort rond. pourlordinairef J'en vû eforedroit, ceffité,
une ncay beaucoup de
Gspeniéénisdefakesem pour
faire --- Page 348 ---
VOYAGES AUX ISLES
3o8 NOUVEAUX àp poudre, de& aromatique. Ilveuto queles feûilles 1701. ITOI. fairedestabatieres, des poires J'en fallent mourirlesvers, étantappliquées dedans del'éRmeaSrsicannd
en cataplâmes, & que le
ay fcié, 8cj'enay Aaccommodéendiae étoientoutesfort corce raclé &cinfulédans de l'eau, pris
rentes manieres, qui
parlabouche, dillipelesvents, &purge
propres.
& aromatique. Ilveuto queles feûilles 1701. ITOI. fairedestabatieres, des poires J'en fallent mourirlesvers, étantappliquées dedans del'éRmeaSrsicannd
en cataplâmes, & que le
ay fcié, 8cj'enay Aaccommodéendiae étoientoutesfort corce raclé &cinfulédans de l'eau, pris
rentes manieres, qui
parlabouche, dillipelesvents, &purge
propres. d'une puiffamment. Voilal bien desvertus,on
Cet arbre jette des grumcaux dure, de en croira ce qu'on voudra, jer nelesay
Gomme gomme claire, tranfparante,
deCour- couleurd'ambre, quine fedifloutp point; pasé éprouvées,8 pourtordiraiejenue drogues
bari. dont on peut fcf fervir au lieux d'encens, rend totjours en on défiancecontreles attribue tant de propricà caufc de la bonne odeur qu'elle
aufquelles tez. Qu'une drogue guérniferpecimique- E
quand on la brûle. d'arbres sdanslesliles ment unemaladie, ccla pcut-étre, une mais Me11 réndent ya beaucoup de la gomme. J'ai parléde jer nep puis fouffrirqu'one enf falle
a
quelques-uns, qui
maisj'enay negligebean decine Je fis univerfelle. abattre une demie douzaine de
coup, parcequejenec connois paslulage Iliccfpece de ces arbres,, pour les
auque! on pourroit les employer. Cour chaque befoins de nôtre Maifon. Mais comme deroittrès-à- propos, que ceuxquela faire des dé- j'aimeà voir travailler mes Ouvriers
envoye dans le Botanique, pais pour y au lieu de s'a- vant moi, je crûs
couvertesde
& autres pos def faire porter
REeaitt
des
RECTE
mufer à décrire fougeres donnaffent Mailon, que des'amuler à les troncer,
plantes fteriles & inutiles, des
felonlesl longueurs dontjaurois befoin,
leurs foins à la devenirlefond recherche gommes, d'un bon Sclesdegroliriur lelieuqui pourroient
aflez
fée àun denos sNegres, qui étoit
STRE
commerce, & être d'une grande
Ti mowépondit, que
utilité
recompenfer les dépenies &
Charpentier. étoit impoffible, parce qu'on ne
les
S0E
quela Cre fait pour entretenif,
les Canots,
Rourharcinprimenleunt Livres. Hiftoire pourroit fans pantinchangerdnns de rompre les Canots, ni
Guillaume Pifon dans fon Chapi- les tralierdenicre,parced rifquer
quecest sboisne
des plantes du Brelil. Courbari Livre louslenom 4- de flottent point. tre S. décrit le
Brafilien: fa Cela éroitvrai, car ces fortes de bois
Jetaiba, qui eft le fautive, nom s'accorde font fi compaétes,, qu'ils occupent 'de l'eau un
defcription quoique Il dit,, que les volume bien moindre quecelui
affez à mes remarques.
tralierdenicre,parced rifquer
quecest sboisne
des plantes du Brelil. Courbari Livre louslenom 4- de flottent point. tre S. décrit le
Brafilien: fa Cela éroitvrai, car ces fortes de bois
Jetaiba, qui eft le fautive, nom s'accorde font fi compaétes,, qu'ils occupent 'de l'eau un
defcription quoique Il dit,, que les volume bien moindre quecelui
affez à mes remarques. du Cour- dont ils tiennent la place n'a de pelanPortugais prennenklag gomme Anime. C'eftun teur, ce quinecellarement les empêche trouvéle
bari, pourla gomme les Apoticaires, dans de flotter. Maisj'eusbien-tot & voilà
Moceienreusee entrer. Iip pré- remede à cet inconvenient 5
lequel je ne dois point ou la fuméc de cette commejem'yp pajefecmupenlesbilet
tend' que le parfum
guérir les tout auth longues qu'elles lep pouvoient
gomme eft ipecifique pour corps étre, jel les fis rouleraul borddela mer,
douleurs detête, &clesp particsdu Ilditavoir &j je les accouplai deux à deux le plus
affligées de douleurs froides. de également que je pus pour le poids,
éprouvé avec fuccès, quel'empâte 8lecheau nsenfuiteattacher deux cordes à E
cette gomme OH exclemspourlesdou. eft chaude
piece, caeanutrmE &
fecond degré
peu près à quatre pieds de l'avant,
Icurs desnerfs, à cafedelaveruchaquatre --- Page 349 --- --- Page 350 ---
TomIpes 308.
Fruit de Courbari.
#
Papaier.
en deu L
Entier.
Tuppicsaypes
Coupe dans
sa hauteur. --- Page 351 ---
FRANCOISES DE
1701. quatre pieds del'arriere du Canot. LAMERIQUE
tachai après cela deux rondins J'at- difoient queje
vers du Canot, le
parletra- nos Canots, que ri@uenindetieenfaner I7ofi
Methede virontroisp Trettel chaque debondoiened'en côté,
un corps, il ne faut Alueiuepcanquerir
deldu de l'endroit où les cordes étoient vis-à-vis
qu'une très-petite
teur chéesauxbilles. Jet fis alors
attaCe
FEREaNeEEe
paur notaflot, & pouffer de mettreleCa. fis celle-ci. queje
RECONENN
tranf. decesgrandes billes, chaque côtét une remarque dans Ilmelemblequed fon
cetAuteur
parean porter auxtraverfes, fans quele queje grand fisattacher des ligueurs, dateaortquite
lebois cebois fit caler lec Canorde plusc poids de homme dans lair, qu'aiant il falloit Polé un jeune
Renens quine pouces. sdetrois vres pour le foutenir en cent feptliPuinz. re chez Ceturalniquericinse nous, Seque je fis condui- licu que le pelant dans l'eau Equilibre. Au
nosNegres, Scabiend'autres connoitre à enfoncé, fans fe donner où il étoit
gens, qui ment, il ne falloit quc aucun mouveH A P I T R E
vingt-onces. Dela Ponfolane des Hles. Du
XVIIL
neral des Hles. Plitre.
sdetrois vres pour le foutenir en cent feptliPuinz. re chez Ceturalniquericinse nous, Seque je fis condui- licu que le pelant dans l'eau Equilibre. Au
nosNegres, Scabiend'autres connoitre à enfoncé, fans fe donner où il étoit
gens, qui ment, il ne falloit quc aucun mouveH A P I T R E
vingt-onces. Dela Ponfolane des Hles. Du
XVIIL
neral des Hles. Plitre. M.le
Eftsprodigius du Salealjur CruD/fauCimcmaerg ge. rast Enec connoiffoisp
meTorafe de plomb. 2 folane la premiere pointlaPouf. fois que dans niqué les à tout celui qu'on à découvert
SY jallai à la Guadeloupe en Le autres lieux. a ment 1696. &c je ne penfois leule- vint alors ciment dans de la Guadeloupe me reterre rouge que iCerd trouve que le ciment ou fus retourné, je l'efprit, & dès que j'y
lieux dec cettelile, fut cette enquelques ment,
l'examinai attentivedont on faitt tant de cas en Pouffolane ves
SFAumcemnomatne
avois fait employer à Europe, J'en c'étoit neceffaires la même Pour me convaincre épreu- que
tions squejavois fait faire quelques au canalder repara- d'Italie. chofequelal Pouffolane
treMoulin, &javois admiré fa no. On le trouve
Mais aiantf faitvenir de France bonté. Ines, par veines pour d'un l'ordinaire & aux
Livres, & entre autres Vitruve quelgues deux
pied demi à
menté par M. Perrault, je
com- contredelatere piedodlepaiffeur, apresquoid on renla defeription qu'il fait de la connus par vironunpied, franche, épaiffe d'enne d'Italie, que ce qu'on Pouflola- feur de ciment. Sentureuheauree Nous
épaifment ou terre rouge à la appelloit ci- ou trois endroits de nôtre enavonsendeux Ponfplaétoit la veritable Pouffolane. Guadeloupe ilyen a encore auprès du Habitation, metrou
C'efl une erreur de croire
Bourg de la wiepar
fet trouve qu'à Pouflols qu'elle de Na- ne & fi on vouloit fe donner la
tdsusur,
HEEDRAST
ples, ilyena. partoutela auprés
chercher, on en
peine de
Rome, &cenb
Campagne de davantage. trouveroit beaucoup
olj'ai été. Rarompaaemscsirus Peut-étre
fc font fervis de ce ciment que les premiers Lapremieree cepculeneeejefiupour
fut trouvé à
naturel, mafinerdelivetnes fut, d'en faire du
donné le Poullols, & lui en ont mortiertiercé, fept: tàhuity dontjef fis une maffe de
Tom. II. nom,quis'eitenftite commu- dans une cuve, pouces en quarré, que je mis
R r
que jc fis remplir d'eau
dou- --- Page 352 ---
VOYAGES A U X ISLES
NOUVEAUX
1701. Peau la furpaf deloupe. conftruits PricauiyCI. douce, de maniere que Cette malle Siony veut quel les ouvrages un
sionpour
foit de fept à huit pouces. fit corps, fe avec de la Pouffolane faflent il corps faut leowExpe- bien loin de fe didoudre, fois vingt- folide, & durent long-temps,
urageids
riences fecha, & en moins de trois dure comme avoirioindebien, arroler la maçonnerie Peufo- Lane,
paur saffirer quatre heures, clle devint chofe dans pendant fept ou huit jours.
veut quel les ouvrages un
sionpour
foit de fept à huit pouces. fit corps, fe avec de la Pouffolane faflent il corps faut leowExpe- bien loin de fe didoudre, fois vingt- folide, & durent long-temps,
urageids
riences fecha, & en moins de trois dure comme avoirioindebien, arroler la maçonnerie Peufo- Lane,
paur saffirer quatre heures, clle devint chofe dans pendant fept ou huit jours. A faute de
delave- une pierre. Je fis la même Enfin ccla, la chaux femble fe rallumer, elle en
rité de l'eau falée avec le même fuccès. confomme lal Pouffolane, & la reduit
ladéexperience que jefis, fut
severie. unetroifiéme der mélerdespierres de edifferentes elpe- poudre. Le hafard ma fait trouver du Plâtre
ces dans cCI mortier, dans faire un cube, Elles àla Guadeloupe. Ce futdans lal Falaife, des
& de mettre le tout dans l'eau. fecha à au bas dc laquelle coule la riviere
frent un corps très-bon, qui rompre Peres ou de S. Loiis, qui nous lc (eparc Parc,
merveille, &qu'onne pouvoit force de d'un grand terrain
M. Holicl. deux ou trois jours aprés quà
fuccefliond
T
qui ciidela un cndroit pour faire un plâtre,
marteau. trois
nc me je cherchois
Quoique ces experiences douter,. que ce fentier pouralleraut Parc, d'onjevoulaiffaffent plus lieu de Pouffolane,je loistirer desl boisd'Acajou que
en
ciment nc fût la veritablel
fait travailler. En faifant
Talioe
fisencoret une quatriéme experience,qui unepoëilc à Srocfement de
fut de faire un glacis pour pasavec SCLArTEtabmed afarine. Mais le leu nes'accorda l'eau. 111 le dé- talcaffezgrandes. Je Aisfouiller plus
ce cimentaufi-bieno que & le reduifit en vant, &cjetrouvaidesp pierreso qui
grada en pcu Cette detems, derniere épreuve me rurent des
de Montmartre près
REREESE
poulliere. nôtre ciment ameri- tire carriercs & ellesmedonneconvainquit, veritable que Pouffolane, puif Paris. J'enfiscuire, Plâtre. infiquainétoitias toutes les
auffi- rent de très-bon
Ilyaune dont on tiqu'il en avoit
qualitez,
nité de chofesdansles Ifles, fionfe
bien que la figure. àM. reroit de grandescomaditere
Jedonnait part de ma découverte del'Ame- donnoit la peine de les chercher, &de
de Cailus Ingenieur gencral de la les éprouver. rique, qui réfidoit au FortRoyal
Le PercRomanets vint de la MartiniMartinique, &luien envoysideusbar fort de ma decou- que fur la fin du mois de Juillet,
rils. fur un Vaiffeau qui
eSE
Imeremercia pouvoit devenir très-utile s'embarquer
France. Mon
qui
partirincefimmenty Pere Mondidier
dans pais. RER
OEe
ancien Compagnon mémefujet. Ilsm'apJ'enay Hkceretumemtulace delaMartinique, vintauffi pourie
fidenbiléaumoullage,
Batte- porterentu umeLetredoSuperieur
au-deffous, &un peu à côtédelal
de
étoit un ral, quimechargeoire
EIE
rie de S. Nicolas. La couleur
embarquement.
partirincefimmenty Pere Mondidier
dans pais. RER
OEe
ancien Compagnon mémefujet. Ilsm'apJ'enay Hkceretumemtulace delaMartinique, vintauffi pourie
fidenbiléaumoullage,
Batte- porterentu umeLetredoSuperieur
au-deffous, &un peu à côtédelal
de
étoit un ral, quimechargeoire
EIE
rie de S. Nicolas. La couleur
embarquement. Jevoulusm m'accommoclaire, &cleg grain plus fin;
der avec le Capitaine du Vaiffeau pour
peuplus tout le refte,, c'étoit la même PACer leur paffage. Iimedit, qu'ilfe contenJ'en aiemployé une quantité confidera- toit,, pourvi que je leur donnaffe rien des
ble, après imeneafbredelag qualité a provifions, & qu'il ne demandoit
les mémcs épreuves a J'avois dela Gua- autrechole. Ccla s'étoit tojours
pour connoitre
iue
ployés --- Page 353 ---
FRANCOISES DE
1701. tiqué ainfi. Je leur fis embarquer une amis LAMERIQUE
31r
Barrique de vin deBordeaux, deuxda- reétion qu'auparavant. fit Cette petite cor- 170Is
mesjeannes de vindeMadere, foixante appritàce fraternelle riretoutel'lile, &
Poules, douze Coqs d'Inde, fix Mou- à ne Capitaine, de &cafesfemblables
tons, fixCabrittes, &cquatreCochons, leurs Pafligers. pas faire ces fortes de tours à
Thartanattaae fitures, desf fruits, &edesherbages tant M.le Comte Defnots Chefd'Efcadre. Monfieur
qu'onen voulut. Aubout decing mois, desArmées du Roi, étoit arrivédepuis De/nots
ils me donnerent avis
leur avoit peualaMartinique, pourremplirlapla- Gouuer- neur
fait payer cent franc ton pour leur cedeGouverneurg étoit
general desiiles, qui, neral, Gepaflige, & même qu'on avoit arrété
vacante par le décès du Marquis
leurs hardes juiqu'au payement, & ils d'Amblimont. le 27 deJuillet. Iivint à la Guadeloupe
m'envoyerent la quittance. Jelaccompagnai dans
Je crus devoir faire fencir cette fri- lavilirequ'ill d'une
1tnmaerd-semue de
ponnerieau Capitaine, quandilrevienpartie l'Ile. Iapprouva ce
droit. Ilarrira en effet quelque tems qu'on avoitpropofé de farecingansauaprès, & ne manqua pas, feioniacot- paravant, &
Sonmemieromamen
tume, de nous venir voir, &c de nous exhorta que li paixavoit faitinterrompre. Il
ol@lirkesmarchandits Jenelui disrien de défenfe, M.duger de fe mettre en état
Retrarpncnyigend qu'ilavoit que la Guerre parcequ'onned ne fat doutoit point
Erieinatte promitrousles
prochaine, il lui
dilesautant &
que nous enavions beloin; foin. fecours donti ilauroitbequand ce vintaupayement, & qu'il & me Iimepriae d'avoir
fon
faindestravaux,
m'spporta oublioit
je lui dis qu'il
promit d'écrire au Miniftre les
de nous remdited des provilions fervicesquepavoire déjarendus, & ceux
que je lui avois fournies à fon dernier eût
voiage, dont
egard.
dilesautant &
que nous enavions beloin; foin. fecours donti ilauroitbequand ce vintaupayement, & qu'il & me Iimepriae d'avoir
fon
faindestravaux,
m'spporta oublioit
je lui dis qu'il
promit d'écrire au Miniftre les
de nous remdited des provilions fervicesquepavoire déjarendus, & ceux
que je lui avois fournies à fon dernier eût
voiage, dont
egard. SETAEEniS
je lui donnai le compte, écrit en Cour Iinapas les été le feul quia
maarenesmeroet Iivoulur
francs. données,
peines que je me fuis
crier( maisi fans faire del bruit, les fervices lestravaux quijaif fitfaire, &
jelefisafigner, défenfes,
&commei il dit par fes Guadeloupe quej j'ai rendus àllle de la
Awcopronitionsontte ferpendant plus de deux ans
vi
quej'yay fervi comme
je Frntimite prefentai la quittance de deux cent avoir) jamais reçà la Ingenicur, fans
francs de fes Bourgeois fpecifiée
reconnoilfance, du meiniremargtede moins
l'imleur Paffage &c nourriture. Il fut con- pour preffion de ces Memoires. jufqu'a M. Delhots
damné à me pafer à compteles provi. dediner nous fitlhonneur de nous venir
fions qoniatetreç@enc-uxe dépens.Je queje chez nous, Comme je lui voir,8c dis,
nevouluspourtant; jouir det toutl'a- Imbert, n'attendoisquelere retour du Pere
le vantage choixde quej j'avois fer lui, je lui laiffai faire travailler Pour
me
payermes
tmaleralMasinige à la
demep
provifions, ou denôtrenouveaul couverturedep plomb
Pemerparlaquitanen SSHteoondeameanis il prit cedernier tems-là vois examiner Batinent,iremitace le Memoire
ilreçur comme argent comptant neceflàires dreffé des chofes gui nous étoient quej'afrae quittance de fesMaitres, &cnoust fàpour méttre l'Ifle en étatde
mcs quittes, quoiqueunp peumoinsbons fournir défenfé, qu'ilnous: promitdenous faire
abondamment. Rrz
Le --- Page 354 ---
VOYAGES A UX ISLES
312 NOUVEAUX de la Marti- pus venir à bout. Cefutdonepourcet- 170t. yyor. Le Pere Imbert ilamena revint avec lui un tc belle couverture qu'on m'obligeade
nique le 1oAoût,
Gregoire venir de la Guadeloupe. Religieux Flamand appellé occafion de Je ne manquai pas dès le lendemain
Boulfemaer, dont j'aurai de l'état de mon arrivée d'aller au Fort Royal
parler. Je lui rendis compte à pro- aveclePere Giraudet,pour faluerM.le
de la Mailon, & je occalion me diipofai qui fc pre- General. Hiwstumbensienmetet ce Relifiter de la premiere
pourlen meritede
fenteroit, pour pafler àl laMartinique, qui teparticuliere gieux. Nous cn fàmes reçus avec tout
où mon bon ami lc Pere Giraudet, me
poflible, Je lui prefentai le
venoit d'y être érabli Supericur, donner 7 la Fagrément Memoired de ce qui étoic necelfaire pour
preffoit de me rendre, pour j'avois le Fort, 8c les Batteries de la Guadederniere main au Convent qué aupara- loupe; il le lût, &me promit qu'avant
fait eom.esergelgenamens
mondépart, ille fnoitiempireniene
vant.
lc Pere Giraudet, me
poflible, Je lui prefentai le
venoit d'y être érabli Supericur, donner 7 la Fagrément Memoired de ce qui étoic necelfaire pour
preffoit de me rendre, pour j'avois le Fort, 8c les Batteries de la Guadederniere main au Convent qué aupara- loupe; il le lût, &me promit qu'avant
fait eom.esergelgenamens
mondépart, ille fnoitiempireniene
vant. le Lundy ment. Sapromeffe fute reepeniantfnset. ilfut
Je partis dela Guadeloupe le len- fet, parcec peud dej jours après,
15 Août fur le foir,, & heures jarrivai du foir au attaqué du atmniacs Siam, quil'emporta de
demain fur les neuf
le quatriéme
au grand regret
molillage de la Martinique. tous les gens VOE bien, qui elperoient fa
LePere Cabaffon nôtreSupericur couvrirlap beaucoup de fa bonne conduite, de dela
nerals'étoitr mis ent tétede avec des fermeté, defafagele, defonzele,
Bâtiment
droiture. E
teforme de nôtrel
fimplement fur Religion, & de fa
nos
de plomb, polées au lieu de la Ilyavoit environ trois ans, que & un
er madriers d'Acajou,. été relolu d'a- Peres avoient acheté une celui maifon,
carreler commc il avoit de toutes mes petit terrain à côté de afin de que profiter nous
bord. Jc m'étois oppolé feulement avions au moiillage, étoit. Cette
forces à cette leschambres refolution
d'une fource d'eau qui y à M. de Chamraifon
ReRerEE
la
caufe de lag grande chaleur maifon avoit appartenu Gouverneur de la Martibitables TE entretiendroit pendant bly ci-devant
dans cetachat:
que cc plomb y
il auroit été nique. Isfurentrompezd terrain n'étoit
le jour & la nuit, parles quand Soleil, fanspré- cari il fe trouva que &c ce
une
anc foisechauffa inconveniens que je dé- joint au nôtre, entre les quilyavoitu deux, fur lavoir les autres Mais on avoit pallé parde terre ne
pas faire paller
couvris depuis. & ori étoit convenu
pouvions nous
faire
deffus mes raifons,
la fontaine, que prétendions
ES
du Fort S. Pierre,
fans dédommager lc
avec un Banchereau, Marchand pour nous fournir venir chez nous, de ceterrain, & comme ce
tohinderembainint nommé
devinge-cing Proprietaire dédommagement auroit étéplus confilivresle cent, & desmadriers le d'Acajou pied re- derableque l'utilitéque nous enaurions Peres d'ade trois pouces à treize fols de beau- pa tirer, je confeillai à nos firent,
duit. Cette dépenfe Bâtiment, excedoit & m'o- cheter tout leterrain, fc trouva ce qu'ils de deux
coupcelle detoutlel
& ainfi nôtre placc
bligea depropoler à nos Peresdelecou- offrir dela cent pasdelarge, aulicudecentqu'alle fis travrir en Manfarde, & de dcleur ce le plomb avoitavant cette acquifition. l'cau Je de cette
faire pourla moitié coûter. que jen'en vailler enfuite à ramafler
fource,
&c les madriers devoiçnt
trouva ce qu'ils de deux
coupcelle detoutlel
& ainfi nôtre placc
bligea depropoler à nos Peresdelecou- offrir dela cent pasdelarge, aulicudecentqu'alle fis travrir en Manfarde, & de dcleur ce le plomb avoitavant cette acquifition. l'cau Je de cette
faire pourla moitié coûter. que jen'en vailler enfuite à ramafler
fource,
&c les madriers devoiçnt --- Page 355 ---
FRANCOISES DE
tpor. fource, arecquelques autres peritsra- LAMERIQUE
meaux quelet fieur Bragueznotre voilin convenient, en faifant cloiier les 313
& nous demi donna, dontj jef fis prés d'un Fouce avecles madriers de fix en fix tables 170x. d'ciu, queje
pouces,
avec des tuyaux de conduischiecenoss plomb. Hengiengoncenume puerdecettemaniere le refte &jebscomi
Ccs fources, & toutes celles
forme. Cela réuifit pendant la dela plate
trouve danalevoifnage, viennent qu'on d'un pluies; mais
faifon de
morne très élevé, au pied duquel eitle encore pis. desqu'eilefutf On m'écrivital finic,ilarriva
terrain oùl lel Bourg gcttlitué. Cenefont peolj'éroisr retourné, queles laGuadelouquedescauxdepliics, autres fontaines, commeroutesles roit leplomb comme il taifoit Soleilatti- au comautrendaportielat qui fitrentientement foudure,nif mencement,&c feparer) quene pouvantromprela
celle quejef fis
aterre.lifiutque autres, parce qu'elles lertablesterundi étoient
des
par quelque miniere; adaiechermecepis carellea
cloliées, il lesfendoit
trop bien
tite pointe de fel ou
unepe- dans
dans leur milieu
ne fent point quand adamertume,qu'ion delap soueirarionunr J'eus d'abord Efapres
mais qui fe fait a-bondcomnonreiennt onyetlaccoitumé, RetaE 'en cherchai digjeae dus Solcil
SEpereERde laraifon &cj jc crusque
Far Hn
"espambrte Jene fuspoint du tout content dela dienadsesparnquie étoient eelakenoitderm serra,Te
maniere dont on avoit conduic lel Bâti- parceque ce bois étant aflez fousl lep plomb, deplomé;
menten monablence, malgréles Devis la
tendre, fe
Scles.lemoires avoir
que j'avois laillé, On nuit, ce gu'ilne
PSDALIS
faire efpacél les poutres d'une maniere à gonfler, & faire en méme-temse Pouvoir fairefansfe
manquer tous les planchere. Jefus plomb qui étoit deffuss. cleverle
obligé deh faire tout changer; après
Soleily venanta àdarder fes raions après quoi le
jetravaillai à la couverture. Jc fis quoi em- moit Thumidité, & le bois confombonneter les madriers avec
diminué de
tes poftiches du méme bois, deslanguet- &c aprés AoMpesEperdepine qui fe caffoit, en fodtenir leplomb
Arlacumiesfomemente clotiezfurles pre pelanteur dans setombanrparap la place où il
auparavant.
anta àdarder fes raions après quoi le
jetravaillai à la couverture. Jc fis quoi em- moit Thumidité, & le bois confombonneter les madriers avec
diminué de
tes poftiches du méme bois, deslanguet- &c aprés AoMpesEperdepine qui fe caffoit, en fodtenir leplomb
Arlacumiesfomemente clotiezfurles pre pelanteur dans setombanrparap la place où il
auparavant. Ee
Drkmnee dep
m'a jamais paru' Cependant cette railon ne
Coxver- effet. VEnECTEEEELOR Iln'yenavoit
vàle méme effet comesinguante, à
&cJai
turede ce, que je m'apperçus poulameniceapia formede
Paris, far
plomb. plomb, bien
uneplate
dantla grande chaleur attiroit] queleSoleilpen. nôtre, oulep plomb plus petitequela
& failoitcreverl lafoudure, tleplomb, de maçonnerie ne ftrunplancher
tables
quoiqueles vaffer
de fe
Cm
par l'ardeur du
crece
EmNpAnonann
TEOEAT
replis, & qu'elles fuffent parfaitement les, faita examiner à des
Je laiffe
bienfoudécs. Jecrusremedier à cet in- vent. gensplus habi-
-
Aicmetimeniune
H A P I T R E X I X. Des arères appellez Balatas e Pain
de feier le Gommier. d'Epics, d de la maniere
E partis de laMartinique le 22Novembre, &j j'arrivai àla Guadelou- peleas. Cumyaumiasdputgnet
quesjours, munjsediebigr2
Rr3
tas- --- Page 356 ---
VOYAGES AUX ISLES
314 NOUVEAUX affifter au Ser- fois, avec un bon nombre de Negres, & 17014
s7Ct. tarder mon départ, nos pour Peres firent dans pour abattre les arbres, reftes les équarir, &c
vice folemnel que
le re- mettre à profit les
des troncs
Service nôtrel EglifeduN Mouillage, Frereu pour unique desbranches, & je pouffai tellementce
peurAf, Frere du del'amedel Monficur,
travail, qu'ati mois de Janvier 1702. un
Roi, S Roi. la mort de ce j'avois tout le bois neceffaire
Dès qu'on eût appris
s'é- Batimentde cent picds
EECLE
Prince, tous lcs Ordres Religicux qu'ils te-fix pieds de large, avec deux pavilforcerent de marquerla veneration enfailanspour lons de quarante-quaire pieisenquame. monde &
avoientyourfan memoire, des Services J'avois tellement ménagémonn
lui dans toutes les Egliles rendre cette montems, quej'avois du bois à bruler
folemnels. Sur quoij je dois
de Sucre,duMajuftice aux Religicux dc mon Ordre, Pourtotrenomrcicves nioc en terre pour deux: ans, Ecdes Cande touslesautres,
quitteditingatreant &1 le bon goût, qui nes en quantité. la
la Guerre
parlan amagnibcenee les Ornemens Cependant) proximitéde 'onne
&cleMaufolée, parurent dansl laTenture, quiétoir élevé au milicu fit 2yempetudnmes nouveau bâtiment, qu' nonde leur Eglife.
igicux dc mon Ordre, Pourtotrenomrcicves nioc en terre pour deux: ans, Ecdes Cande touslesautres,
quitteditingatreant &1 le bon goût, qui nes en quantité. la
la Guerre
parlan amagnibcenee les Ornemens Cependant) proximitéde 'onne
&cleMaufolée, parurent dansl laTenture, quiétoir élevé au milicu fit 2yempetudnmes nouveau bâtiment, qu' nonde leur Eglife. Lel Pere Giraudet Supe- commençat feulement à caufe ce
fi la Guadeloupe
ricur de la Miflion de la Martinique & s'ac- 1 étoitattaquée, RIEO mannuerontpads. prononça l'Oraifon Funebre, dans cette ac- trebralé, mais encore parce quelelieu
quit beaucoup de gloire
oûle Superieurl levonlovitplaceh, ne nous bien
tion. à Paris une convenoit point dutout, 8cj'étois
Comme on a imprimé &unEx- aife que l'on attendit le retourdu SuRelationdecctte ceremonie, croi pouvoir me pericur General pour en decider. de
trait du Difcours, je
Cependant le Sicurdu CiercMajor
difpenfer d'en dire davantage. Guadelou- Leogane à S.Domingue, Pallant à la
je trouvai en arrivantala
Guadeloupe, nous offrir fix mille écus
pe, que nôtre Supericuravoito & changéde qu'aulicu de ce bois, fur lequel il prétendoit à en S. ientiment en monablence,
gagner encoreautant en
d'un Bâtiment de maçonnerie quenous Domingue: je croi même amaaet encût
étions convenus de faire, ilavoitrefolu ce donnédavantage, G nôtre Superieurcit
de ne le faire que de bois. pointdutout, Quoique eu envie de vendre. Jefisl humainement
nouveau projet ne meplût qu'autant que la bien- tout ce queje pus pourl'y yengagerenlui de deuxmois
je nen m'y oppolai
ainfije me reprefentant qu'en moins mémequantifeancele pouvoit permettre; desarbres. J'airemar- j'en aurois fait d'autreen
misà faire abattre endroits de ces Me- té: jene pus en venir à bout, lcSupe- à ne
qué dans plufieurs ceux desl Hilcsétoient lesplus rieur &c lesReligicux: s'obflinerentà tout fujet de
moires, du qued monde, en voici une preuve pas vendre, & ils eurent
beaux
plus incre- s'enrepentir quelques moisaprès, rIle, puif- &
fuffifante pourconwainereles tirai d'un feul Balatas vinge
les Anglois aiant attaqué
ils
dules. Jc
piedsdelongs TEu emparez de nôtre Quarticr,
deuxpourresd sdetrente-fix &f feize pouces en quarré, en emporterento ce qu'ilsj jugerent à] profur quatorze dc cartelage de quatre & pos, &brulerent le des reftc. avec quantité
LeBalataseft une quatre efpeces
cinq pouces fur differentes dix longueurs. iciesala deboisrouges quel'on trouve dans Iiles, nos
Jc failois travailler juiqu'à --- Page 357 ---
FRANCOISES DE
1701. Iiles. Ilvient fort droit, &nef fefour- rent LAMERIQUE
arbre,fa Ealatas, CemrEmeats fouvent davantage. Iivienemicux
cordâmes quelques avec arbres, que nous leurac- 170t. deferi- lesterres
dans
pluifir: je me chargeai
prion, font les maigresecp bords des pierreufes, comme jet mémedeveiller fist pour celat furl leurs Ouvriers, que
lesterresfortesé s8egraffes.
vient fort droit, &nef fefour- rent LAMERIQUE
arbre,fa Ealatas, CemrEmeats fouvent davantage. Iivienemicux
cordâmes quelques avec arbres, que nous leurac- 170t. deferi- lesterres
dans
pluifir: je me chargeai
prion, font les maigresecp bords des pierreufes, comme jet mémedeveiller fist pour celat furl leurs Ouvriers, que
lesterresfortesé s8egraffes. côtieres, Sonccorceeit que dans afin de voir plus aumralleraupresdet aifément let miens
brune, peu épaille, tourehaché,8caf Ouvriers uns & des autres. Je trouvai travail ces deux des
pnsimnetueloate fediltinguent
&cl'aubierne loienrpeb,juroienet fort impertinens. Ils travailils font cgalement prdwepantundchase durs, bonsn meilleurs jamais contens, beaucoup, n'étoient
à couvert gue dans terre; d'un
jedécouvrise Sepourfurcroite demal,
fombre
rouge procherunp péur ANRCemEgReRiee de
chant. RE décharge beauicoup en 1€. ies.J'enp parlai àl tropprès nos Negref
mélées, mais brerlongues, extrémement fines,peu ferrées. cert nous en parlimes leurMaiies, au &cdeconQuoiquecebois paroiflefec, ilnelaifle ASFEE envoyai
Gouverneurs jeles Étion Corree
pasd'avoirunefeve qui nourrit fes onétucule &camere Forterefle,oà porter on quelgues planches à la fratercontrelesvers. parties, Sa feuille &les elb conferve dans un cachot lesfers lesretini, &conlesmit & /. nellege Aurear
unepetitepointe: elleeft mediocrement ovalcavec mains, l'eau ouils firent pénitenceaup auxpieds pain aux &cà leurfis. grande, allez forte: elle fe féche aifé- les pendant quelques jours. Ilsf firent
ment.eliesiesrcoptéce de quantité. Cet arbre & enaffez gran- mauvais au commenicement, peu à
ches de petites Alcurs Porte des pana- poulhsappailiren,se mander pardon à leurs enfinils firentdequelles fuccedent des rougetres, fruits de Ia auf- promirent def fairedes merveilles. Maitres, &me
feur, figure 8ccouleur des merifes, grof. dont fitfortirs mais pour achever delesdom- Onles
lesPerroquets & autres oifcaux &cles Grives, lesRamiers pter, je défendis à nos. Negres de leur
bois fe debite bien, font ileft; fort friands. Ce tirerleschinues, trois femaines ils deforte en qu'en: moins de
leuren
pourtant meil- pouvoirfefottenir. furent garnis àr ne
enfait Aromegrenvinulese des tables, des roulcaux, des ar- On scheradeieshumililer Cedernicraceident Ilsfe
bres & desdents pourlesMoulins. Ileft à-faitaleur devoir, & mirenetoutroide, fans nceuds, il nes'éclate
aulfi-tôtje leur
&
deanerronlenccanr
il elt capable de foûtenir un point, très- jelestraitaiapr proportion des neceffaires, bonnes ma- &c
grands poids. nieres queje leur voyois
Tiersdes Chargen- del France Les Peres deux Carmes avoient faitvenir ceà rSESOAEROESEE du
prendre. enFranPP.CarCharpentiers
refendre Sapin; & comme la
m4s.
nceuds, il nes'éclate
aulfi-tôtje leur
&
deanerronlenccanr
il elt capable de foûtenir un point, très- jelestraitaiapr proportion des neceffaires, bonnes ma- &c
grands poids. nieres queje leur voyois
Tiersdes Chargen- del France Les Peres deux Carmes avoient faitvenir ceà rSESOAEROESEE du
prendre. enFranPP.CarCharpentiers
refendre Sapin; & comme la
m4s. pourleurf faire un Moulin, une engagez, Sucrerie difference me
de cet arbreau Gommier ne
Estrrotmerimoat mebefoin. Parut pas Fortgrande, je leurenfis
(elrprenicrements des
toient de Mmionanemaonite la vicilleffe deleur
delarge, &
pieccs dunpied
tomboient enpieces; & commeilsn'é- Ordre, & trouzerent ceboisp Cenibitedepiusg plus grandes. Ils
toientpasmieux
pin, parce que le Sapin sdificlequelesae qu'ils
tir, de titrespourj fourmedienbretpourts juflificrleurOri- travaillé, étoit tfec, la ficy avoient fagine ERArS Succeflion
cilement; aulieu quele paffoit
eurentrecoursanous, & Prophétiques, nous demande- ils la verd, fcie. fa gomme engagcoit Gomnmierétant les dents de deftier Maniers
Jeleur fis remedierà cetincon- leGom
venient, mier, --- Page 358 ---
VOYAGES AUX ISLES
316 NOUVEAUX
ficileatrouver,ouq aquandonm'enapoins, 170T,
venient, enfaifant donner plusdevoyc
de copeaux,
I701. alafgic, & en failant affuter les dents une imbiber plus le grande bois plus quantité defois, & lc frotde tous côtez. Par cc l'on moyen laiffoit jefisdebi- pourrir ter avec plus de loin. Arbre
ter lc Gommier que
pas Lef fuaccesquejavois eudansletravail appellé
auparavant, lorfqu'on nc Temploit c'eft un du Gommier, mef fit efperer quejeréit. Pain
à taire des Canots; & commc en tou- firois aufli-bien àf faire debiter un fa autre du- a Epicts. très-bon bois, jelefisemployere
Paind'Epices, que
tes fortes d'ouvrages tant dc planches, la qu'onappelle retéavoit confervé contre toutcs fortes
cartelage. Aiant été obligédans
ce noml lui eft
que
nombre de madriers d'attaques. Jenefgaid'on excepté la couleur, iln'a
futedefurcgrand des) Batterics, Sc venu, car, du
avecle) Paind'Epour les platce-Fornes d'affuts, jefis mettre rien qui ait rapport
pour des flafques une quantité confiderablede pices. fur lel bord des
en ceuvre arbres malgré les murmures de nos Ileroit ordinairement dans des lieux élevez, arices parelleux qui n'étoient pasac- falaifes, &
J'en
Ouvriers
des &p pierreux.
'a
futedefurcgrand des) Batterics, Sc venu, car, du
avecle) Paind'Epour les platce-Fornes d'affuts, jefis mettre rien qui ait rapport
pour des flafques une quantité confiderablede pices. fur lel bord des
en ceuvre arbres malgré les murmures de nos Ileroit ordinairement dans des lieux élevez, arices parelleux qui n'étoient pasac- falaifes, &
J'en
Ouvriers
des &p pierreux. Ilvienttrès-grand. de
colitumez à lcs fcier. couleur de chair claire, ai trouvé un qui avoit & de quarante quatre
Maniere Ceboiseltde ci-devant. Quand les pieds dediametre,
femde con- je croi T'avoirdit
deftine, meri- piedsdetige: fa
prefquel
la
on les
fon écorce
-E
Jeruerl ouvrages aufquels
& blable au Poirier d'Europe:
conleur des bois. tent
eft brune & allez épaillc contre eft l'ordi- adhede
eA
qw'onl'empéche fedéchargen.ile'ys dur mémebois, naire de tous les bois durs; elle de
quapsendireder copeaux dans de Peauavec un rente, tailladée & marquetée L'Aubier nedif- petits
Sclesf fairel boiillir
points rouges & blancs. del Lianne a fang, ou quelquesficurs ferep
du coeur quieft d'un
ECt Rocou, ou du Rocou mémeenp peti- Etbredeirranaad prelqueenriend
filetsd'un
te quantité, &cenl humnc@ericboldeux eft prelquelec, rougeplusv vif: Tetchmaondnurement
ou troist tois, &clorfqu'il & quand il compaet &cferré, fort & déliées font
lefrotter avec lescopeaux,
de fant: fcs fibres
IESE
l'eft tout-a-fait, avec un morceau alors les unes dans les autres, ce qui le rend
cuir&cun peu decire. Il conferve
coriace, roide, &c capable de fupporter
unecoulcurdee Rctarschaibmntenitr les plus grands fardeaux. agreable. Aul lieu d'eau on peutlefervir
quejef fisabattre, portoit
d'huilede Palma Cbrifi botillieaveede environ iesoee pieds &demi de diametre. de la félaLitarge avant dynetneiscopeny La Nous étionsalors dans la faifon
ou laLianned àt lang, ou vive&r lcRocou. moinsf fu- ve,, ce qui me faifoit efperer que tous nous les en
couleureft encoreplus & Phuile dont les aurionsimeilleur marché, parce
Dureté
jette àf fc décharger, imbibez, fait qu'il arbresontbieamoins deduretédanscet- de cet
pores du bois font
tefaifon quedansunea autre, àcaufe que arbres
refifte plus aifément & plusiong-temps leurs pores font plus ouverts, &c leurs
à l'air 8cal Thumidité.
ifoit efperer que tous nous les en
couleureft encoreplus & Phuile dont les aurionsimeilleur marché, parce
Dureté
jette àf fc décharger, imbibez, fait qu'il arbresontbieamoins deduretédanscet- de cet
pores du bois font
tefaifon quedansunea autre, àcaufe que arbres
refifte plus aifément & plusiong-temps leurs pores font plus ouverts, &c leurs
à l'air 8cal Thumidité. mémeméchode partics plus éloignécs, poura ainfi il fe dire, déOnt peut fefervirdela fortes de bois, obfervant les unes des autres: cependant avoir rompu
pour toutes
de joindre aux fendit fi bien, qu'aprés fans
quand onle peucfaire,
huit ou dix haches prét pouvoir de le
Logtyniomeaipe copeaux A5ASRIImE que l'entamer, j'étois
aban- --- Page 359 ---
FRANCOISES DE
1701, abandonner lorfqu'ilfeprefenta un Ma- LAMERIQUE
choquet ou Taillandier, demeurant au
d'une 317
dul
grande
pusropmmiten
Baillif, nommé Lorian,
beautésJ'enf
fJol
EA de me faire des haches d'unefi qui lit parfaitement tbiensi fistourner, &ilréuf
bonnet trempe, qu'-licscouperoiencr
de lui-méme un poli, ilprenoit & un prefque
tesfortes de bois. Ilen vouloirt tou- veilleux. On peut
éclatmer
de la picce, & les donnoit à troisécus jeviens de dire, qu'ileft hienjugert tres-difficile
vcp
lim'en l'épreu- icier, qu'il. échauffe les
RASST
douizaine, pendantquinscjpurm
fit une niere
fcies d'une maarbres
refterent tendres en coupant les
extraordinaire, & quillesdétrem. Maniart
Ferblancs, ricr
à cailiou, & les roirdeux pefacilement. fcics Leremede à cela
de 4
mais quand ut vint Paffent au Pain pourlesplus durs; futéest bien également, d'uncégale épailleur, a3er
lesfe rompirent comme lesautres. d'Epicesyel- Cela quart d'heure, en quart ecischangere de
étonna
d'heures afin
vint étrangement mon Ouvrier. Il dckaluitrnsgie les avoir frotées Serafiraichit, aprés
de fes Harkalieat&crompitt meilleures haches. lui-mémedeux Habitans prétendent avec da fuif. Quelques
na chez lui, étudia
Ils'enretour- bonqulicouvert, & que ce bois n'ef
va enfin le point de fonmétier, lat trempe &ctrou- desquilef expofé aux qu'il Ine dureguére
loit, & me fournit le nombre del gu'il haches fal- Jen'aipas cu
injures del'air. dont nous crions convenus; mais il rience; mais lesemsdef j'ai fi fouvent fairec ccetteexpevoulut jamais montrer fon fecret au. Ne- ne la même chofe de
entendu dire
gre la Taillandier, que nous avions dans quoique j'aye quelquesautres bois,
maifon, quelques promeffes
je ne croi anmmnromuAnes
fiffe, & queique
quejelui Irc"
pas, que celui-ci ait Ce
frife. argent que je lui of- LeProces
C'eft un ménagement de tems très- ligieufes del la Guadeloupe que IsCommununôRe avoient
confiderable,
on a de
ris avec les heritiers de M.
la Taillandier, que nous avions dans quoique j'aye quelquesautres bois,
maifon, quelques promeffes
je ne croi anmmnromuAnes
fiffe, & queique
quejelui Irc"
pas, que celui-ci ait Ce
frife. argent que je lui of- LeProces
C'eft un ménagement de tems très- ligieufes del la Guadeloupe que IsCommununôRe avoient
confiderable,
on a de
ris avec les heritiers de M. àPabattis à faire,
grands ab- fujet dela
Hinlelin au
toujours un
Donationg
art
bre de haches
nom- te,aiant
qu'il leur avoit faiprétes, pour fournir emmanchées,. aux & toutes ment, nousenreçûmesl ététerminé parunaccommode. rompent les leurs dans le Negres travail, HE la fin dumois dejanvier lesnouvellesor I; 0z. perdent un téms infini à faire des man- pieces necellaires, pour nous avecles
Pricau- ches, ou affiler leurs haches, &c'eftle poffellion des biensquin mettreen
tionga'il faxt" tems, qui eft la chofel la plus
leguez. Maiscommen nousavoient été
avoir fur tout aux. Iles. J'aimois micux précieufe ditierens, puifque les nosinteréts étoient
gwand ncr quelque argent aux Negres, don- Charité devoient avoir Religieux la moitié de de la
an.fait dirabat- connoiffois fiflent les plus adroits, afin qu'ils queje bien, avec le choix des lots,
ce
tis de
des manches de haches aux
partagefcroit fait,, noust quand le
bais. res qu'ils peuvent travailler
heu- mes, &cije fus choifi, & snousaffembli-
& le Commandeur avoit foin pour de eux; faire reur des quatre
établi Procuporter une douzaine de haches de re- avoient la moitié de Communauter, la fuccellion à qui
change fur le lieu du travail,
tagerentr'elles,
fournir à ceux qui venoient à en pour en tes, des Carmes, c'elb-a-dire, des
aES
befoin. avoir nos Peres LesS
Capucins, & de
Pour revenir au Pain
QuatreCommunautez Superieurs Generaux des
Tom.I1. d'Epices, j'en curation qui mc fut donnée, lignerent & la ProSf
voulurent --- Page 360 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
exprès ici, quoique peu important au 1702
1702. Hnetemnemtomtint affairc, &cfaire le Public, pour faire connoitre à tout le
pour terminer ccttc les
de la monde 7 l'union & la bonne intellipartage tant avec Religicux autres. Le Perc gence, qui fc trouvent entre les MifCharité qu'entre nous de la Maifon desJe- hionnaires del'Amerique. Plàt à Dieu,
Holley Supericur
moi, que cela tût de même dans les autres
fuites étoit bien plus
avoit que plus parties du monde, & que la diverfité
pour cette commiflion, IROTEE ccfut des fentimens, & peut-étre les interêts
le tems de laremplirs cependant les au- oppolez n'y ruinaflent pas Peuvre de
lui principalereent qui engagea
Dicu.
tres à me choifir, ce que je remarque
OrRt
u,
Holley Supericur
moi, que cela tût de même dans les autres
fuites étoit bien plus
avoit que plus parties du monde, & que la diverfité
pour cette commiflion, IROTEE ccfut des fentimens, & peut-étre les interêts
le tems de laremplirs cependant les au- oppolez n'y ruinaflent pas Peuvre de
lui principalereent qui engagea
Dicu.
tres à me choifir, ce que je remarque
OrRt H A P I T R E
X X.
commettoient dans les travaux Publics. Meffe de Requiem,
Abus quif f
extraordinaire. Partage de la fucefion de
chantée d'une maniere
M. Hinfelim.
'a tra- Lettres dc leurs établiffemens, par laOus avions commencé des quelleleRoioul les Seigneurs des Iflcs, Prieils:
vailler à la reparation qu'on avoit qui les y ont appellez, les declarent goidar Religicue
retranchemens la Guerre
exempts cux, leurs Domeftiques &
taits pendant
leurs Efclaves de toutes Corvécs, Gucs
cedente, aufli-tôt que je fus
Mef
EIE
Mais M.le Gouverneur &Garde, &c Charges publiques.
lal Martinique. avis, les Anglois feursHouels dehoifeeieomlenanck
aiant eu quelques
que
tresavoient été Scigneurs & Proprietaiattaqueroient fans fautela Guadeloupe,
lat mémc chofe,
penlà ferieufement à faire travaillerà Teaderiliopnedendeimel & leurs prétentions donnoient occafion
ceux que nous avions projettczdanals 1606. & à quelques autres perfonnes de refuler de
tournée queje fis avec luien ComreDef- fcl foûmettre à ces Charges publiques.
l'annéc derniere avecN M.le Car les M. le Gouverneur parla aux uns &
nots Gouverneur general.
n'en aux autres, &cil eut licu d'être content
du Chevalier Reynau,
PETA
projets qucftion; letems manquoit, des Religieux, qui fans fe méler des avec traétoit plus
fol
les: sautresHabitans entreprirent
&iln'y avoit pas un defond pourles vaux confidcrables, 8cs'enacquitterent
entreprendre:
foit
det bonnegrace, & promptement. Il n'y
Tous les travaux Publics, des
cût que ccs deux Mellieursqui tinrent
&
ERU
Pouverture entretien grands fe bon, &qui: ne voulurent point du tout
mins, foit pour les Parfonnen'endevroit Fortifications, contribueral ila défenfe commune, quoifont parcorvées. puifqu'ils fc font pour le qu'ilsy.fullentt bienp plus obligez qu'une &
étre excmpt,
infnited-unci.pariese grands biens,
bien commun, 8cpour Cependant laconfervation, les Rc- Ics valles terres qu'ils poffedoient dans
&cla défenfe du pais. exempts, & lc lc pais.
ligieux s'cn prétendent
des J'avois remarqué un abus très-confifont en effet, par une claufe expreffe
de-
ées. puifqu'ils fc font pour le qu'ilsy.fullentt bienp plus obligez qu'une &
étre excmpt,
infnited-unci.pariese grands biens,
bien commun, 8cpour Cependant laconfervation, les Rc- Ics valles terres qu'ils poffedoient dans
&cla défenfe du pais. exempts, & lc lc pais.
ligieux s'cn prétendent
des J'avois remarqué un abus très-confifont en effet, par une claufe expreffe
de- --- Page 361 ---
FRANCOISES DE
1702. demable-danscerCorér
LAMERIQUE
Abur jef
désleremsque & de fouffrir une
des
dans les encore LPERREH dans los Fremiers
qu'elle exciteroit. Ilme partic fit murmures 1702,
TAtan de Cer. nous cntreprimes. C'étoit que travaux lesOffi- que le Receveur du Domaine délivrerpar un état des
Sves. FoR Compagnies Illes fervent (car tous les Habitansdes
PIRTEE rensScamis,
liccs de leurs fous les Capitaines deMiSrejetolenetoutel lacharQuartiers,) & dans
ge fur les pauvres qui étoient les plus que Compagnie on a un état desNe. chaobéillins, parce qu'ilsnep
qui payent le droit de
ter ceux qui iavoient del l'autorité. pouvoientimi- fend qui par confequent pcuvent Capitation,
ler. travail. cestravaux
LAAAEET
noient étoit, quciesAiatreicedon. Nourexaminimese en
point de vivres à leurs Efclaves qu'on: a navoit refolu de faire, groslestravaux
en lesy envoyant;
leur étoit
quelles
afinde voir
prétexte pour les quitter, cequi afin d'enal- un roient pos de les aEeERRt diftribuer, &c ce
lercherchier, & pour: nereveniro
faire pour le bien
pourtard, & fouvent
quefort qui
celles
CEE
point du tout. du grand étoienttrope éloignées, comme celle
Letreinemedefordied étoit quelestra- pointe Noirc. 8cdupetic On Cul de-Sac, 8cdela
EREESPERCSE cequejer nep pouvois
fournirdesy
obligea celles là à
tour, & en méme-iems, paétrerobijourspar &
les ont fur pallifidesauirest leur terrain, sboisqu'el. fçavoit à qui s'en prendre de puis Ccs onne mal- vionsbefoin. Aprèscelaj &edontnousafaçons, Erquand j'étois obligé de faire vaux, écjeles Bstoifer, jetragailestraabattre ce qui étoit mal fair, c'étoient nombredestoifesp par! le nombre &estaardhnifele
des murmures & des plaintes,
gres des Compagnies
desNcfiniffoient point. qui ne vailler,jeroyois qui devoient traJe fis faire ces remarques à M. Au- toilesoudep combienilrerencit tétede
de
ger, ilenconvint; mais il me dit,
comme le Eeare étre Negres; &c
étoit plus facile de voir ces choles, qu'il moins tacile felon Tstnete endroits où plus il ou fe
d'y mede remedier.
le
des murmures & des plaintes,
gres des Compagnies
desNcfiniffoient point. qui ne vailler,jeroyois qui devoient traJe fis faire ces remarques à M. Au- toilesoudep combienilrerencit tétede
de
ger, ilenconvint; mais il me dit,
comme le Eeare étre Negres; &c
étoit plus facile de voir ces choles, qu'il moins tacile felon Tstnete endroits où plus il ou fe
d'y mede remedier. étoit Je lui répondis que t trouvoit, chofcs le proportionnois toutes ccs
plus facile ne
:
Remedcs qu'iln'yavoit
qu'il penfoit, toit poflible. équitablement qu'il m'éàces quié
Hltecenteowrisiesee donnois au Jefaifois ma lifte, que je
abui. & en étoientafaire, firelareparition, lestracer, lestoifer,
Gouverneur, quimel la renE Compagnic, écenfuitey premierement parlenom- ErCEEE tonlemnCemanctnst étoient arril'étendue desNegres, de
fe trouvoient dans MerareleuiNegnase lesbornes deleuri on leur montroie
Par il
travail,lar
RE
cemoyen les travaux Compagnie. feroient diftribuez devoit étref fait, &on lcs manieredont
avec égalité, chacun igauroit ce
ques s'il y avoit des
avertifioit, on
auroit af faire,
qu'il leurferoit recommencer. malfaçons, le
lefoin &la diligence rexntumorascinut poflible,
denous exemptoit dep penfer Cettemetho. au
étre plûtôt quitte, Sueaurepmchil afind'en des Negres que les Habitans devoient nombre
recommencer. Il goûta monavis, employer, pour faire leurs tâches,
EA refolut de le fuivre, pourvû
leursvivres, & les Maitres
n'yà
me chargealle de
queje tereflez à faire promprement, étoient 8c inhaireceerepartitiois ce.qui leur étoit ordonné,
bien,
Sr2
Ccux --- Page 362 ---
VOYAGES A UX ISLES
320 NOUVEAUX à s'é- noiffance, onrefolut defaire cclebrer un 1764. 1702. Ceux étoient accoûtumez crierent Servicefolemnel dans chacunede: nos Exempter travaux Publics,
glifes, pour le repos del'ame de nôtre
bien fort contre moi, quiéteisl'Aureur &cils nega- Commun Bien-faiteur. de ce nouveau reglement, de voir quel- Nous commençimes,8 noust net mangnerent autre chole, dofe que de leur tâchc; quimes pas d'yi inviterl les Parensdu déquetoisa augmenterla avoient porté jufqu'alors funt, le Gouverneur: avec l'EtatMajors
mais ceux qui & dela chaleur, trou- le Confeil, & ce qu'il y avoit de plus
le poids dujour,
& diftingué dans PIile. verent ce reglement tres-équitable,
Les Peres, Jefuitesnous fuivirent, &c
m'en remercierent. faire tous les re- nous furpafferent. Leur Eglife qui eft
Travanx Cefut ainfiquej jefis
des trois laplusbelle, & la micux ornée de Plle
gue tranchemens de la Baffeterre, alloient à étoit tendué de noir, avec un MaufoAuteur Rivieres, & du Reduit, les murs lécfortilluminé.
-équitable,
Les Peres, Jefuitesnous fuivirent, &c
m'en remercierent. faire tous les re- nous furpafferent. Leur Eglife qui eft
Travanx Cefut ainfiquej jefis
des trois laplusbelle, & la micux ornée de Plle
gue tranchemens de la Baffeterre, alloient à étoit tendué de noir, avec un MaufoAuteur Rivieres, & du Reduit, les murs lécfortilluminé. llschanterentlomce
A fair bien de fix mille
ils fit
faireala intericurs plus &c extericurs des parapets du des Morts, & la grande Melfe;
Gwadefoûtenir la terrc, &le mau- rentl les Abloutes, & peus'en fallutqu'il
laupe. Fort,pour dont ils étoient compo- n'y eût une Oraifon Funcbre. Les Carvais falcignage
mes 8clcs
lesimiter,
fez. Jefshaire une demic Lune, pour ; mais ils n'en Capucinsvoulurench approcherent pas de cent'
couvrir la Porte avec un Pont-Levis; fervant lieiies. uneg grandeCiterne découverte, flanqué, qui LesRcligieux de laCharitéchoifirent
defollé à un retranchement du Fort en deux, le lendemain de l'Oétave de Pâques,
coupoit la longueur
Servicefolemnel." Toutes
pour couvrirl le Donjon, files &s'y Ennemis pouvoir fe pouriaireleur les Communautez y.etoient invitées, &c
retirer, & tenir du ferme, Cavalier. Je fis faire toutes lcs Puiffances du Je m'apfuffent cmparez
du Lutrin, pour mtil a chanter
encore pluficurs Batteries neuves,8cre. à prochai lal Meffe. Ilsavoient fait venir le Chanparcr les anciennes, & nous préparer trc principal de TEglife des Jefuites. tout évenement. toutc l'an- C'étoit un Boiteux, nommé la Cour,
Cestravaux m' 'occuperent
bien, & qui avoit une 2
nécr72.8cjulquaux mois deMars1703. quichantoittrest belle voix; mais qui étoit morts chantée
deforte que je n' 'avois pas d'affaires, priere fifuperbe, parfaitement & fiarrogant,
matie- d'um
étant
obligé parhonneur, AAC
& de
de chant, : de cereque le Gouverneur general
re rubriques, il
en
Ehax
ERE
dcl la Guadc- monies d'Eglife, croyoit (çavoit
Jc Gouverneur particulier
des plus qu'un Dircéteur de Seminaire. Il
loupem'enaveienut faite, d'avoirfoin avoitautrefois fervil TEgliftedesCarmes
travaux publics; étant encorc & chargedu & les avoit quittez, pour aller à cellcs
détail de nôtreHabitation, par-deffas des
desJefuites, dont ceux là n'étoient
tout ccla de la Procuration Legataires quatre trop contens. Unj particulier, emiEa
Communautez Rcligicufes chacunc des bicns de pas befoin de faire connoitre ici, s'appour un huitiéme
procha du Lutrin, & quoiqu'il vit 'le
M.Hinfelin.
chargedu & les avoit quittez, pour aller à cellcs
détail de nôtreHabitation, par-deffas des
desJefuites, dont ceux là n'étoient
tout ccla de la Procuration Legataires quatre trop contens. Unj particulier, emiEa
Communautez Rcligicufes chacunc des bicns de pas befoin de faire connoitre ici, s'appour un huitiéme
procha du Lutrin, & quoiqu'il vit 'le
M.Hinfelin. :
de cette fucceffion Livre ouvert à l'endroit de la feuille- Mefle
Je poffefion des Religicux de la pour les Morts, il fc mit à lc
avec Ee Supericur
Pour donner ter comme s'il eût cherché quelqueauCharitéverslat mi-Carême.1 de nôtre recon- tre chofe. Lc Chantre Boiteux impades marques publiques
tieng --- Page 363 ---
FRANCOISES DE
1701. tient de levoirremuer fon Livre, Que Roi, LAMERIQUE
cherchez-vous, luidit-ilPje connois ce tagene, quialloientala &: autres lieux Vera-Crux, de la Car- 1702,
Liwnemicuxqucvous, je Snleromcaidatond dite-le moi, & Mexique, &cy
Baye de
laMefe, luiréponditle, Jecherche de Guerre, & Pomeieaedesmunitions des
voilà lui répondit le particulier.La lefquels étoit un des Ingenieurs, cnfans du entre
monantcdleghianaie Boiteux, en lui Bouchard Libraire à Nancy, fieur
faites le Docteur, lui dit déjavic.Vous le
connoiffois très-p
que
&
vint me
particulierement. particulier. #i
vous étes fi ignorant, que vous ne les de fa voir, & me donna des nouvelfgavezp Pafchal. pas nous fommes dansletems Je lui envoyai famille, qui me firent plaifir. à
Hes que fait le tems Pafchal
quelques pains de fucre
une Mefle de Reguiem, repliqua le raffiné, des fruits. duchocolas, des confitures, &c
Chantre? Il faur reprit le particulier,
Ils partirent dès la nuit fuique Requiem, ou non, ondoit dire Al- vante, chole. ce quim'empécha defaireautre
comsracentraten Vous
faifois avezraifon, dit alors le Boiteux, je ne de Cependanties M. affaires del la fuccefion
dure pas reflexion queletems Palchal fon, & Hinfelin, celles de nôtre Maijufqu'à la' Trinité pourvousautres Joir les travaux Publics, oà il fale
Moines; raffe mais cela nevous embar- feuls que un homme jadittafie, gui demandoient
Allelsya, pas; L finales bien mettre deux craindre de ne tout enticr, mefirent
en
par tout où il core
pouvoir
E
fera befoin. Ce particulier fe retira
long-tems le REREE de foliteniren- cette fatienfuite, & moi quiavois entendu tout guc, &m' obligerent de; penfer ferieufe. ce beau dialogue,jer nelgavoiss'ils vou- ment au partage. Je fis liquider lebien
loient me jouer, ou f on vouloit fe enpayant & fis faire tout cc qui étoit
mocquer dul
je
rdadanstide
tirent
Boiteux. LesOfficiansfor- biea,
un état auj jutte de tout le
de la Sacriftie.
- cette fatienfuite, & moi quiavois entendu tout guc, &m' obligerent de; penfer ferieufe. ce beau dialogue,jer nelgavoiss'ils vou- ment au partage. Je fis liquider lebien
loient me jouer, ou f on vouloit fe enpayant & fis faire tout cc qui étoit
mocquer dul
je
rdadanstide
tirent
Boiteux. LesOfficiansfor- biea,
un état auj jutte de tout le
de la Sacriftie. Le Chantre cnavec une eftimation dcs
tonne VIntroites &ne manqua d'ac- des Maifons, des Meubles, Terres,
compagner la finale de deux Pas
Beftiaux, Efclaves, & autres Utenfiles,
des plusbeaux. Cettenouvelle Aillaya, maniere & je preflài-les Religieux dela chofes,
de chanter la Mefe des Morts fit rire d'en venir au partage. Malgré tous Charité les
tout le monde. Le Superieur des Re- mouvemens étre
quejeme donnai, ilne
Jigieux de la Charité s'en offença très- qu'il fair qued danslemoise d'Août, put
fort, & ditau Chantre qu'il falloit être
arriva un incident, fur lequel 'parce nous
àj jeun quand on chantoit alEglife. Ce sumeadersiraverh tendant. décifion de l'InSongmasemnipae fe gu'on luis avoit fair faire &claf fotti- le Superieurde Aounemembaguanes. la
le donc
deléfpercry ilquita
penferene le Juillet, dans une Charité&cmoi petite Barque 22. trin, &le retira, & brufquementl nous laiffa leLu- loit à la Martinique, & nousf alde chanter la Mefle
achever tre trajet teni moins de
MASEE
donner tant de à l'ordinaire, fans eftvrai, que nous dix-huit heures. Il
pour le tems Pafchal, marques ni de joic, ni chernbredijgence penfimes caren payer bien
ceilion,
pour la fuc- de la
nous approchant
peine. quoiqu'elle en valôt bien la coup de Dominique, famesprisd'un
Le
n'en ayjamaisé AdENedfiunes"
de de Lundyzs.Mai, la Balleterre deux il arrivaàlaRa- fi la mer avoit eterCAr été groffe à
E
Navires du du vent,n nousétionsperdusf sfans proportion reffourSf 3
cc, --- Page 364 ---
VOYAGES AU UX ISLES
312 NOUVEAUX
fa pieté, & facharité, Srdequijepuis 1102;
1702: ce. leanoremsemnsecbudst encore grofi la dirc,que quelqued eftimequ'on cutpour
Tompite vent, qui n'avoit pas lauva. lui, fon merite & fesvertus en merimer, & cc fut ce qui nous
toient encore davantage. The Jc remarquai dans cet trajet unechofe Dogue Nous ne pûmes partird delaMartiniteuref- aflez finguliere. J'avoisung 1gros mené avec que: que le 27. faute de commodité,
firyeen allanta de race Angloife, quej J'avoiss
de nous arrivâmes le lendemain à la GualaAlar- moi dans prefque tous- mes voiages deloupe. Jetraitai aveciesRcligieux de
tinigue. mer, fansqueccta animal citjamatsref- ni té- la Charité des quatre portions que: nous
fenti la moindre incommodité, mais ilfut avions dans les' Terres de la fucceffion.
mené avec que: que le 27. faute de commodité,
firyeen allanta de race Angloife, quej J'avoiss
de nous arrivâmes le lendemain à la GualaAlar- moi dans prefque tous- mes voiages deloupe. Jetraitai aveciesRcligieux de
tinigue. mer, fansqueccta animal citjamatsref- ni té- la Charité des quatre portions que: nous
fenti la moindre incommodité, mais ilfut avions dans les' Terres de la fucceffion. moigné la moindre crainte; danscet- Et nous partageimes les Meubles, les
faifid'une viveapprehenlion dren-. Beftiaux, &les Efclaves. Premierement,
te traverfée, &c fouffrit un fi grandi avoir: avec les Religieux de la Charité, qui
verfement d'entrailles, qu'aprés
avoient la moitié dans le total; & enTfude beaucoupvomi, ilvintfejetter & furmoi, tenoit fuite entre nous autres, quiavions chalaterp" m'embr.ffa avec fes pattes, fes dents, cun un quart dans la moitié, Les portefaran unepartiede mon habitentre de lui faire. là- tions des quatre Communautez pouChien. qu'iln ne fut pas poflible mouillée. voient leur valoir 25.à 26000.f francs à
cher, quequand lal Barquefut:
chacune. Maiscelledes Relgicuxdela
Pour direlaverité, tous ceux quiétoient de Charité leur valut au moins
dans la Barque, avoient bien autant mille écus, parce que les Terres les
ETS
peur mon chien, Scj je n'étois guéres je Maifons ne furent eftimées que quaplus auores que les autrcs, quoique tre-vingt mille francs, quoiqu'elles en
craigneaflezpeul lamer. bien-tôt wuidée: valuffent plus de cent mille, qu'ilseuNotredifficuité fut! rent le choix des Lots, & que je leur
lePere Gombault Supcricur generaldes & mc fis abandonner une. quantité d'UtenfiJeluites, nousaida. à léclaircir,
les, de.Meubles, &c d'autres chofespour
remercia fort des peines
prenois une Sucreric dont nous pouvions nous
fa
& Rer
que
tous faits. SCA
je pour lui avois Compagnic, faite, d'engager icellesdont. HaNsmeneaRase J'obligeai auffi les Religieux de la
j'étois Procureur, devendrea icurMif Charité à rendre aux Carmes leur anfion nos portions de terres d'autresvàcs delafiuccefs cienne Habitation, qui leur devenoit
Ze Pere fion. Ils éurent pour lors:
inutile par Tacquifition qu'ils venoient
Gom- quilescmpécherent de prendreceparti. faire. Ainfiles Carmes fet trouverent
Laule LePercGombault étoit auxilesdepuis de
Habitation, par Punion
Sipeune très-belle
dela
rieur Mosismer de la leur. avec celle des Religieux
General honoré smoisimaenmtoer Charité, qui croitcontigucalaleur. derJe- depourf falageffe, fadroiture, fonzele,
Jwires. E XXI
: H A P I T R
Declaration de la Guerre. Ducl entre denx Corfaires.
es fet trouverent
Laule LePercGombault étoit auxilesdepuis de
Habitation, par Punion
Sipeune très-belle
dela
rieur Mosismer de la leur. avec celle des Religieux
General honoré smoisimaenmtoer Charité, qui croitcontigucalaleur. derJe- depourf falageffe, fadroiture, fonzele,
Jwires. E XXI
: H A P I T R
Declaration de la Guerre. Ducl entre denx Corfaires. Tremblement de terre:
gubilé. Remedes pour les Panaris é les Ruptures:
enfin étéde- mencement du mois de Juillet. Pour
RA Guerre ayant
nous, nousenfumesavertisr plûtôrparles
curmnamionbends Priles denos.Batimens, que parlesavis
moisdeMai, les Angloisen
a curentla nouvellee au comCcla
basnhrmabitigt --- Page 365 ---
FRANCOISES DE
Tyoz. Cela nous obligea à travailler avec le Gouverneur LAMERIQUE
Pricau- plusd'spplication quej jamaisanoust metn'oublia rien de tout ce
siens du tre en état de défenie a la Guadeloupe: qui pouvoir contribuer, à la défenfejde 17ca
Gokver- M. Auger fit une revûë fort exaéte de fonlile, f elle étoit attaquéc dans les
newrde la Gua- tous les Habitans capables sdep porter les formes, & ou pour empécher les defcentes
scioupe. armes. Ilftf faire un Inventairede toutes lespillages Comme les des Ennemis. les armes, & de toutes les munitions
Anglois avoient eu bien
fc trouverent dans l'Ile. On fitun claration plûtôt que nous la nouvelle de la DeE des Negres qu'on pourroit armcr. s'étoient deja mis Guerre, leurs Corfaires
On obligea tous les Habitans à mettre lcs nôtres. en mer long-tems avant
dans les Magatins du Fort une certaine Prifes IIs-avoient fait lur nous des
quantité de farine de manioc, qu'ils mes, confiderables, fur tout de femferoient obligez de renouvellertous les bles, d'enfans, d'efclaves, &c de meutrois mois, afin gu'en un beloin im- phlei, quele.tiabirsmndeSinte & de
Chriftoprévê, on en trouva dans' un mémelieu à la
Maric Galante envoyoient
pour tout le monde. On leur' ordonna devoient Martinique, étre où il eitcertain qu'ils
de encore de planter quantité de manioc, petites Ifles. plosen/@iretéqued dans ccs
pois, de mil, de patates &c d'igna- rent la,
Ce fut ainfi quils enlevemes 3 far tout dans les hauteurs, &t me du Comteffe ficur de de Gennes, & lafemdansiesendroits éloignez du bord de-là neurde
Bois-Fermé Gouvermer;&oné &
établitdes Corpa-de-Gardes, à la ManicGalante, quiferetiroient
desPatrotillesde Cavaleric danstous cffets. Martinique, avec leurs meilleurs
lesendroits habitezdel'Iile. Ces
J'accompagnain M. Augerdans toutes coûté, Prifes qui ne léur avoient rien
ces revûès. If me chargea du foin de
parce que nos: Barquesn'étoiene
faire ces Inventaires, &
les pasiarmées, leur enflerent, tellement le
lieux Pour placer les demarquer cceurj gu'ils crurent que rien ne. leur
& les' rendez-vous ou Corps-de-Gardes, rencontres des pourroit refifter, Un deleur Capitaines
Patroilles.
J'accompagnain M. Augerdans toutes coûté, Prifes qui ne léur avoient rien
ces revûès. If me chargea du foin de
parce que nos: Barquesn'étoiene
faire ces Inventaires, &
les pasiarmées, leur enflerent, tellement le
lieux Pour placer les demarquer cceurj gu'ils crurent que rien ne. leur
& les' rendez-vous ou Corps-de-Gardes, rencontres des pourroit refifter, Un deleur Capitaines
Patroilles. On obligeal les
quiavoit étépris pendant la Guerrepréétoiento dans] les
Habitansqui cedente, Par un denos Corfaires,,
retirer du bord idelamer, Quartiersé dloignezde 8de fe mé Breart, fetrouvant à alatétede nom- cent
dans leshauteursa avecl leurs familles, cinquante de hommes dans unebelle Barleurs
que. dix
ETE
Ies Quartiers Negres; & on diftribuadans tous par une Barquc. Canons; neutre fit dire à Breart
boétes de d'efpace en cfpace des mas, qui alloit à la de Saint Thome, & s'avertir pierriers les" pour uns donner Palar- s'il vouloit lui donner Martinique, farevanche de
dedefcente de
lesautresencas derniere Guerre, il
Duelfajour ou de nuit, ou
l'attendoit fous la menx
quelque On Barque fût atraquéc à la
Dominique. hâta
Breart acceptale parti; il deix enire
leur
Cder l'armement
marqua auffi lcs Quartiersd'af
d'une Barque qu'il de- Corjaifembléc, avec les fignaux &c contre- voitcommander,r nommécla Trompeu- res. fignaux pouriereconnoitre,
fe,quiauroit pû porter dix
foind de changertouslesh huit qu'onavoit qui n'en avoit que fix, Parce Canons,mais nos
diftribuaaux Capitaines sdesinftructions jours. On Fhbufliers Frangolsseneaettentp que peucn
par écrit, de ce qu'ils auroient à faire environ peine. Il fix partit de la Martinique avec
Fatammmmitt Va l'Anglois vingts fous hommes, la
& trouDominique au
ren- --- Page 366 ---
VOYAGES A U X ISLES
324 NOUVEAUX
Cette efpece de Duel fit grand bruit fier- 170:. rendez-vous qu'illui avoit donné. dans les Ifleslirabattitb beaucoup la a
tron. L'Angloisq squile vitvenir, leval'an- té des Anglois, fit bien de Thonneurà &
cre, éventa fcs voiles,, & commençai Breart, & lui procura une la Cour chaine, lui enfairefes bordées, afin Rdegagseienet lans fe foucier une médaille d'or, quel
Breart laiffer s'avança totjours cct avantage, & voya.
illui avoit donné. dans les Ifleslirabattitb beaucoup la a
tron. L'Angloisq squile vitvenir, leval'an- té des Anglois, fit bien de Thonneurà &
cre, éventa fcs voiles,, & commençai Breart, & lui procura une la Cour chaine, lui enfairefes bordées, afin Rdegagseienet lans fe foucier une médaille d'or, quel
Breart laiffer s'avança totjours cct avantage, & voya. eûmes dans CC méme-tems un Tremde lui fa Barque prendre étoit une excellente Nous de terre, qui [c ft (entir blement de tarre. comme illej joignit en peudetema,e & tremblement maniere. très-violente àl la Martivoiliere, lui Paffant fous le vent, furieufe qui étoita déchat- aflez d'une: nique, oû il Tcmntenomndetari dont la
frais, il lui envoya Canons une palfez d'un bord, ge: Nôtre nouvelle de plomb Mailon, étoit ouverte en
pederountas de mitraille, & de balles de couverture bien des endroits la violenteardeur
chargez
fa moufque-
& nosH Pemoulguet, accompagnéedeE
du Soleil,
l'ancien
CERUCLE
teric, qui fût fi meurtricre, hommeshors quel'An- res étoient cretournezloger dans tomboit
eut près de foixante des nôtres Bâtiment, parce que la pluic Cela donf combat, (ans qu'aucun L'Anglois eut dans la neuve de tous côlez. eût une égratigneure
dontil noit lieu de craindre qu'ellenefuccomobligation decedélaftre au vent, que bât enfinaux lecoulfesa squ'ellereflanroit en fut quitte
avoit voulu avoir) l'avantage, étoientde- parce
relilta,& confideradanscette fituation, fes jufqu'aux gens pieds; Crmu fept ou fentes fans quel NEtc refte eût
couverts depuislatéte la marine le ES dans le haut,
fes foncomme ceux qui fgavent lieu quelesr nôtres le moindre dommage, quoique n'cuffent pas
voyent aifément, au
Breartre- demens commeje Paid dit,
connus
étoient entierement couverts. bordéc, il: re- cinq pieds de profondeur. il étoit bon ne
tint le vent, & aprèscettel fit. un feu fi viffur lesAn- par-la creufert combien beaucoup dans ces fortes det E
chargea, qu'il les obligea à la fin de enfin fe rains, & de quelle confequenceilétoit
Prifi du glois, gabionner fous leur gaillard, dans letemsque &
de faire de bons empatemens, le mortier & &dene la liaiCorfaire Anglois. d'amener leur leur alloit pavillon fauter à bord. rien épagner Car il pour eut bien des maifons
Breart Nousn'elmes qued deux! hommestucz, fon. tomberent Icrt tous les Quartiers E
& neuf bleflez dans cctte affaire, lieu
au que
E Errtemnrnbea
ne dura pas une heurc; de cent hommes Ernumo-fse
Anglois eurent près
tfaPri- quela nôtrc. dans les bois del la Guatuez ou bleffez.
alloit pavillon fauter à bord. rien épagner Car il pour eut bien des maifons
Breart Nousn'elmes qued deux! hommestucz, fon. tomberent Icrt tous les Quartiers E
& neuf bleflez dans cctte affaire, lieu
au que
E Errtemnrnbea
ne dura pas une heurc; de cent hommes Ernumo-fse
Anglois eurent près
tfaPri- quela nôtrc. dans les bois del la Guatuez ou bleffez. Breartconduitfict calontrouraquel J'étois à alors faire fcier des madriers pour
fealal Martinique,
qu'on deloupe. & les
de nos
le étoit bien Heldeconiequenced cc les affuts,
plates-formes fur une racine
ne l'avoit cru d'abord, han fur Batterics. Je m'étoisallis mon Breviaire, lorfCorfaire ayant fait
Saint d'arbre, en difant
CALT
qui fc retiroient de
me fentis balancer affez doucenos François avoit retiré l'argent que je
s'il me fût monté quelChriftophle, 5 il
& autresmeu- ment, comme
qui me fit branmonnoyé, blesprécieux, Targenterie, quisétoicnrs trouvezdans Bâ- que ler la vapeuraucerveau, tête. Jc me levai aulli-tôt, &je
fes Prifes, &c les avoit mis dansfon) voulus marcher, pour dilipereettevs. peur
timent, --- Page 367 ---
FRANCOISES DE
1702. peurprétendaé: cardepuis
LAMERIQUE
d'autre étois fort fujet, & je n'y avois deuxansiy trouvé delGuadeloupe, voir
comme
touslest remede, que de mefaire faigner
précedé queiques années celuiquil'a- 1702,
venoit mois, 1 ayant reconnu quecclar ne vant, quilui fit jetter une auparaque d'une grande abondan- digieufe de cendres goantitepro
ce de fang. Je me ETETIR donc, &c
pierresbrûléesp
foufirées, & de
contraint demer rafleoir auffi-tôt, 8rde jefus Ce qu'il produific tateuenunatiye de
fit. crier à mes Ouvriers defauter enbas de d'aider les Pafteurs à meilleur, fur
leurs chevalets, de peur de
la penitence, porter leurs Peum'étant apperçû dans le tomber, L2r qui étoit alors ouvert Pour gagner le Juc'étoit un tremblement de moment, terre. que monde Chrétien. par tout ie
fut ni long, ni confiderable. On Il'ne s'en Le Pere Cabaffon Prefet
reflentic plus dans les hauteurs,
lique, & Supericur
Apoftobord de la mer, quoique pluficursBar- qu'au Millions, que j'avois laiffé general de Do- nos
lez ques à &clcs la Vaffasux qui étoientmoiil- mingue, avoit fait un voiage a,Saint à Roentre les Rade, deux Ifles ou qui étoient en mer le me,d'ou moisdeMai: il revintà la Martinique dans
vement, qu'ils crurent lereffentifent avoir fivi- la Bulle
ilreçucau moisd'Aoûr
leur ou que quelque Baleine avoit paffé touché, fous avec un RFMEDISRSIADE Bref, qui lui donnoit les
quille.
affasux qui étoientmoiil- mingue, avoit fait un voiage a,Saint à Roentre les Rade, deux Ifles ou qui étoient en mer le me,d'ou moisdeMai: il revintà la Martinique dans
vement, qu'ils crurent lereffentifent avoir fivi- la Bulle
ilreçucau moisd'Aoûr
leur ou que quelque Baleine avoit paffé touché, fous avec un RFMEDISRSIADE Bref, qui lui donnoit les
quille. pouIly avoit
MEREE pofer aux Fideles les
&imje fatfoistravailler, guelucpudetendreire où jugeroit à
conditions qu'il
treCabroliets, e'eit-a-dire, Dameogndenu gagner. Cel Biern propos, pour le leur faire
lon avoit dételez, Scattachezavec (eizeBaufs dinaire, de ne renfermoitl pouvoir la claufeorderi liannes pour les laiffer
fon pouvoir qu'aux communiquer
attendant qu'on pût charger paitre, les. Ca- en Ordie. Il chargeale Religieux Perc
de fon
broiiets du bois que voulois
Vice Prefet, &S
Giraudet fon
au bord de la mer. E animaux envoyer de la
Supericurdelan d'en
Miffion
rent
avant moi, les (ecouffes dela fenti- cation, Martinique, & vint àla faire la Publi-. Inrompirentkcunlicmy
terre. fin du mois de Guadeloupe versla
en meuglant,ec montroient s'aflemblerent Cette
Septembre. extrémc, dont il ne futpas unefraieur barrallante ceamafoaresipap pour le Vicepeu emtaire revenir après le faciledeles que les Millions des Prefet, parce
fut fini. La méme Rusee tremblement qui font aux Iles, font differents Ordres
bord de la mer. éroitarrivécau les unes desautres, &conti independantes unea
remarqué M'étant depuis informé fi on avoit leurj
cattention fur
cettefrayeur dans
jurifdiction,
CFRENTREES
à la
lesanimaux voyant les
Lel PereGiratdety
Martinique, on m'affira que les faire, difficultez
pré- lui
nevoulutr rien qu'ompourroir
FETRESTAES dans tous les
d'en avoir
animaux, 3
conferéavecM. senrepiendrestant
Dm les efpritsdes hommcs des excitoient tendant de Juftice, Police, Robert Inmens encoreplaschiayam mouve- Marine de
Financeséc
caufoit le tremblement de queceuxq terre. que convinrent rAmerique doncenfemble Françoife. Ils
fiedenonvelle On ne remarqua point que cclui-ci la lieu, & des circonftances dutems, dontleferoic du
Zim. II. estenureilasorpinae fage, Publication & picux du Magiltrat Jubilé, après quoice
Tt
parla aux PcIC6 --- Page 368 ---
VOYAGES AUX ISLES
326 NOUVEAUX
trouva remplic detant de perfonnes de 1702:
1702. res Jefuites, peurdilinenintomkeiset pourroit diftinétion, que le Peuple n'yp
cet acte de jurildiction
de
étoit
dans
prirent avec fa- trouver place répandu PGUNTE
fcer donner. Ces Peres necelfaires pour Cimetiere, &c lesrucsvoninesentig
les
on fitla
et
gelle affaire précautions ne tirâtp point à confe- de quantité, que quand arrivé àl'Eglile
que cette &c demeurerent d'accord de celion, Saint Picrre, le Clergéétoit éloignéc de la nôtre de
quence,.
de
étoit
dans
prirent avec fa- trouver place répandu PGUNTE
fcer donner. Ces Peres necelfaires pour Cimetiere, &c lesrucsvoninesentig
les
on fitla
et
gelle affaire précautions ne tirâtp point à confe- de quantité, que quand arrivé àl'Eglile
que cette &c demeurerent d'accord de celion, Saint Picrre, le Clergéétoit éloignéc de la nôtre de
quence,. concourir à l'exccution du Mandement Pere Girau- près d'une demie licie, avant que le
& delinttruction, Publication le
du Peuple fàt forti de pôtre huit Cimetiere. meilleurs
det avoit dreffez pourl aai
On avoitrafembléles
Jubilé. (ontl les Curez Chantres qui fuffent dans l'Ifle. Après
Lesl Peres Capucinso qui
dc
chantéles Vépres folemnelledu Fort Royal, & des Quartiers qu'oncit ment. Lc Perc Giraudet Vice-Prefet
TOuclt, au lieu d'imiter la prudente fe roidi- monta en Chaire, tenant en fa main
condelcendance des Jefuites, & écrivirent au T'Original de la Bulle du Jubilé. auffit ibienque Ilen
rent Pere GENEI Giraudet,, à FIntendant, des ft dc lalcéureenl fon Mandement François, ou Inftruétion,
(enfées, que celui-cijugea
été publié au Pronc,
d
lettresfip peu defel fervir delautortÉRoisie, avoit inutile déja de
ici. à
Aprerquoi
propos fercontrmindrea fuivre ce dont on eft
rapporter fur resparoles
éroitconvenu, pour
& ne priverparleur ecuncxeclentaipwemnt Chapitre du Levitirefitiance opiniatre, E hors de faifon, duvingt-trotlieme Vocabitis bunc diem celeberrimums
les Peuples de leursParoilites de la gracc que. Janstifiomuwm. Tousceux quientendu, Jubilé. Il ordonna donc au Greffier d'al- atgue dirent cette piece convinrent qu'on ne de
du Confeilreidentaul Fort le Royal,
pouvoir rien dire de plus fgavant,
ler fignificr la Bulle Baieccommuneementos &c Mandement plus vif, deplus touchant, depluspaaux Jn Capucins, 'du Roi del les publier dans leurs thetique. Lc difcours fini, il entra dans la SaPrones, part & des'y conformer défobéillance. en toutes 1l criftie avec tous les Ecclefiaftiques, ,qui
choles, fous
de
compofoient le Clergé, pour donnerle Orfallut obéir. Emu Bulle ScleMandemett Prône, & en- loifir aux Officiers dele revêtir des
furent lûs & publiez au de TEglife du nemens facrez. Ils en fortirent deux a
fuite afichez à la portc
deux. Les huitChantres en Chapes,les de.la
Fort Roial. des gens, quifaute de con- premiers, de fuivis huit de de fix nos Religieux Peres, & de
noitre Ilyabien les Iiles, S'imaganent qu'onyvit Charité, douze Peres Jefuites, & Prêtres Secuencore comme on failoit il y a foixante les dé- liers, tous en Surplis, le cierge à la
ou quatre vingt ans. écrireiciune C'eft pour
main.
res en Chapes,les de.la
Fort Roial. des gens, quifaute de con- premiers, de fuivis huit de de fix nos Religieux Peres, & de
noitre Ilyabien les Iiles, S'imaganent qu'onyvit Charité, douze Peres Jefuites, & Prêtres Secuencore comme on failoit il y a foixante les dé- liers, tous en Surplis, le cierge à la
ou quatre vingt ans. écrireiciune C'eft pour
main. Le Pere Giraudet de venoitenfutite damas blanc,
tromper, quejevaisé de la ceremonie qui fe EE en revêtu d'unc d'un Chape Diacre & d'un SouRclation dul Moilillage delaN Marti- accompagné tout le Clergéle fut
nôtre Eglife
le
diacre. Après que
les Chantres
nique, à T'ouverture dujubilé
protterné devant l'Autcl, Veni Creater
micr Dimanched
entonnerent PHymne,
Sacleanit
devotion du Rofaire de la Très-Sainte Spiritus, pendant lequelle Clergé L'O#- &lc
Vierge. ornéefe Peuple demeurerent à genoux. ciant
Cerema- Notrel Eglifenagaliqsemente
niela
gubile. --- Page 369 ---
FRANCOISES DE
1702. ciant ditàla fin l'Oraifon ordinaire, & LAMERIQUE
puis s'étant profterné avecle Clergé&c quatre autres Chantres: en Chape, qui 17Ci,
tout lcPeuple, lerChanuerchantcent précedoient l'Officiant & fes deux Af
le Pfeaume, Marere,enfauxt bourdon, fiftans, qui marchoient fur une meme
à la fin duquel l'Officiant: ayant dit les ligne. Oraifons convenables, ilsapprocha du Après eux on voyoitle
Balutire, & s'étant tourné vers lel Peu- PIntendant, le. quatré Lieutenans Gouverneur, del Roi,
devotion; ple, ill'exhorta àl la modeftic, & à la nes Major, des FAyde Major, les Capitailoit faire, pendant &c à bien la Proceflion qu'on al- lers du Troupes Confcil du Roi. Les Confeilde I'Eglile, dans entrer dans l'efprit Roiale, lesOficiers Souverain, la Juftice
gifloit de flechir une action où ils'a- les Dames. deMilice, &p puis
tée fi juftement contre lajuitice de Dicuirri- Ungros
La Proceflion
nous. choit enfuite, détachementdes Pour
Soldats marcet ordre. commença enfuite en du Peuple. Tous empécher la foule
La Banniere du
mes marchoient deux cesMellieurs, à deux, le &c Datête. Elle étoit portéepar Rofireparoifbitila àl la main, avec une modeltie, & cierge
me revêtu d'une Sotanne runjeunehom- violette avec devotion toute édifiante. une
un Surplis. Apencioemymoargume miere Ce fut Station en cet ordre qu'on fit la
filles,
Saint Pierre à l'Eglile Paroifiale PEC
sru douze, spatinedcepreineur toutes vétués de blanc,le fuites. dellervie par les Peres Jccicrge dans à la main, marchant deuxà deux
LeCuréen Surplis, &cenl Etolle,
des dhitancesegalesy ayant
accompagné de fes Omiciers,
en efpacedes perfonnesdeleur fexeplus d'eipace ala porte de PEglie,
fetrouva
agécqu'elles, vétués de noir, pour les l'eau-benite voit
à ceux aulquels pourprelenterde il en deconduire, les empécher
de la prefenter.
rge dans à la main, marchant deuxà deux
LeCuréen Surplis, &cenl Etolle,
des dhitancesegalesy ayant
accompagné de fes Omiciers,
en efpacedes perfonnesdeleur fexeplus d'eipace ala porte de PEglie,
fetrouva
agécqu'elles, vétués de noir, pour les l'eau-benite voit
à ceux aulquels pourprelenterde il en deconduire, les empécher
de la prefenter. On chanta les Litanies
rangs, & les diriger dansce deroinpreleurs qu'elles deSainte Vierge avec les
voient chanter. Quatrefilles plus
Répons,&
Pleaumes,
vétuësde'T Taffetasblane, marchoientau agées
on commença EONLErESAr les Litanies des
milieu de
l'on
Sm
la Sainte cettefile, fous portantiImage de feconde
chanta en allant à la
Vierge un dais magnifiSlen qui fut à TEglie des
que. La Croix de la
Religieules à celle des Urfalines, & la troifiéme
fuite,
Paroiffe venoit en- finit cette Religieux devote de la Charité. On
& fuivie accompagnéede deplus
deux Acolytes, Eglife, oûl le Saint Procellion à nôtre
les plus jeunes en vdccentjeunes Sotannes garçons; &c fe, & dont on donna ASTEeafRensE la
les autres en Sotanncs noires rouges, tous bruit de plus de cent Benedichionau
Surplis &cl Bonnerquarré, avecle en ardetroidécharge de voléesde cent boëtes Canon, chaà la main. Chan- cierge cune. tres en Chapesaumilieu Onswdtplaciquare
Il étoit tombé pendant les
diriger danscequ'one chantoit. d'ous,pouries LesRe- lée une fi grandc abondancedep pluic, Vépres
ligieux de la Charité venoient enfuite, d'éclairs, & dec coups dé ménos Peres, après eux les Prétres que l'on delelperoit de poufoir tonnerre, faire la
EE &c les Jeluitest
Procelfion; mais elle cella
le cierge àl la main. On stousenSurplis, voyoit enfin Predication, & fembloit n'étre pendant venué la
Tt2 que pour rafraichir l'air. Lc beau tems
dura --- Page 370 ---
VOYAGES A UX ISLES
318 NOUVEAUX avoit befoin letenir enétat, fans letropp preffer. On 170Z:
y5e2. dura tout autant qu'on je en viens de rap- laiffe ce remede deux fois vint-quatre toupour les fonétions que Car à peine heures fur la partie afligée fansy on
& non davantige. chez foi, la cher, & au bout de ce tems-là, 2
EREAL Peuple fc fut retiré fort qu'aupa- que trouve le panaris refolu avec un petit
pluie recommença toute plus la nuit; deforte trou dans la peau, par lequella matiere la douTavant, & dura commeune cfpece demi- acre & mordicante, quicaufoit
qu'on regarda
avoit eu pour leur, en rongeant, ouj picottantl'extréracle, lebeau tems qu'on fervit d'ouver- mitédes sneriss'eft écoulée. Onyn metun
fairela Proccllion, mn toute Plfle. Il peud'onguent rofat, pour le fermeren
ture pour le, Jubilé & fut terminé le pre- f'adoucitlant, Scdansdeux d'un our troisjours mal
dura deux mois, de Decembre par un on eft ablolument del'exerciceau quitte
Ctt
mier Dimanche
dans donnef fouvent biend
Te Deums, chanté tolemnellement
rurgien & au maladc. nôtre Eglife.
irela Proccllion, mn toute Plfle. Il peud'onguent rofat, pour le fermeren
ture pour le, Jubilé & fut terminé le pre- f'adoucitlant, Scdansdeux d'un our troisjours mal
dura deux mois, de Decembre par un on eft ablolument del'exerciceau quitte
Ctt
mier Dimanche
dans donnef fouvent biend
Te Deums, chanté tolemnellement
rurgien & au maladc. nôtre Eglife. un mal à jc me fervis de ce remede comme
Il vint dans ce tems-là
avec tant de
RE
me
me fit viens de T'expliquer,
un doigt de la main gauche, 2t Chirur- heur, que les douleurs aiguès que je
fouffrirde grandes douleurs,
Je reffentois, s'évanouirente en peu demogien me
c'étoit un panaris. mens, & ayant levé Tapparcil au bout
croi que ea det même d'aventure. mal Iqu'onappel- Il voulut de deux jours, je me trouvai fi abloluleà Paris un mal
mais com- ment guéri, que je ne fus obligé cclui d'ap- de
d'abord y faire desincifions,
ma pliquer d'autre onguent que
mejen'sime pasà voir déchiqueter cette Chirurgien, c'elt-a-dire, du linge
chir, le priai de s'épargner remede blanc. E jevoulus éprouverunt
Cette
m'ayant fait conRemede les peine, fort innocent
m'avoit enfeigné
la experience bonté de ce remede, je l'ai
pour! panaris. ce mal, ET que je n'avois jamais noître donné à beaucoup de perfonnes qui
mis pour en pratique, parce quejenrenavois un ceufqui étoient artaquées de ce mal, & il a eu
pas eubefoin. Jefis prendre Onlecallavecu un toûjours le méme fuccès. train de débivenoit d'être pondu. bien propre, taillé en Pendant que, je fuis en
morceau de boisl car ile cit effenticl ter des remedes, envoiciencoseun, un que
maniere de fpatulle:
& qu'iln'ait je fis mettre en pratique fur jeunc
que le ferneletouchepaie fur le mal: l'ceuf Negre, qui s'étoit étoit rompu en fort luttant
point été appliqué feparée en deux, avec un autre, qui de l'avoir plus lû di
érantcaffe, tomber &cla cocquef le blanc, & on garde lui. Jc me fouvins de
Struis Hollandoisfeulement on laiffe le jaune dans une des moitiez les voiages eut Jean fur cet enfant de 14 à
Onymetdu fcl commun L'effet qu'il ma convaincu de fal bonté. de la cocque. deux fois autant qu'on cn 15. ans
deux douzaines d'ceufs
bien pilés vouloit le manger, &con Ilfautprendred
mettroit fi on
faire pondus lemémej jour qu'onles employe; Remede
remiie bien avec la fpatulle, jaune. on les caffe, & on jette le blanc; on pour les
bien
fert
fondre le fel, & délayer
de met le jaune fur lc feu dans une poëlle raptareis
On Pétend enfuite fur un pluraaflcau ledoigt neuve, ou tellement écurée qu'elle nele'
charpi, dont on enveloppetoutl
fente point d'avoir jamais contenu rien
malade, & on met par.deftusunecom. fufifammentpour de gras. Onlesremué, &conles broiil- le
preffe, & des bandes
les
bien
fert
fondre le fel, & délayer
de met le jaune fur lc feu dans une poëlle raptareis
On Pétend enfuite fur un pluraaflcau ledoigt neuve, ou tellement écurée qu'elle nele'
charpi, dont on enveloppetoutl
fente point d'avoir jamais contenu rien
malade, & on met par.deftusunecom. fufifammentpour de gras. Onlesremué, &conles broiil- le
preffe, & des bandes --- Page 371 ---
FRANCOISES DE
2902. le le ince-fimnent.pandant feu,
qu'ilsfontf fur l'on LAMERIQUE ferre
ment cuits, jufqu'à & cc comme qu'ils foient entiere- tout en état, affiz fortement, pour tenirle 1702;
lors on les retire, &on les brûlez. metdans Pour On reitere maisfansrien comprimer. linge, dans lequel on les preffe
un Et au bout ceremedetousics de 20. 25.ou cingjours. exprimer toute Thuile qui en pour for- cn rupture fc trouve
30. jours, la
tir. peut
dée. Ilfaut donner entierement confoliPendant qu'on prépare les
pcu de nourriture au pendant ce rems-là
fait coucher le malade fur le dos ceufs, fur on boire, afin qu'ilait moins malade, Scpeu à
matelas fins chevet, & on met fous un le lever, & quand il yeft beloin il de fc
matelasquelquee choled quiéleve les cuif- tenir la main
obligé, taut
fes &c lcs reins plus haut que les
rupture. Le Negre ontebentarpinute que
furla
les. Dans cette
épau- guéri cn
jefistraiter fut
inteflins fortis fituation, dans
on remet les
quinze jours. Cependant par
oinct la partie
leur placc, & on jours précaution, dans le fis dameurer trente
remede. a exprimé des amigreaechuicnron ceufs le pluschaudeinent éprouvéfur des
Jene l'ai Pas
qu'il eft poffible, & on
les ne doute pourtantp TbnespLnNaTe
ceufs dont on a tiré T'huile, applique en maniere meeffet, quoique cure dût le méde
être
peut-être
IRCAITERE
cataplime far la partie. On fait un
plus longue. bandage avec de bonnes.comprefies parconjcture, carje Mauranaizanue nefuis
que cin. pas MedeC H A P I T R E
Prifede la Partie Frangoijfe de Saint
XXIL
Cbriftopble par les Anglois,
FOus apprimes à la Guade- fant les
loupe ie 19. Juillet 2 par
par Quartiers des
&c
une de nos Barques armée que la les
Anglois; de
en
nversandngena
courfe
la Partic fom, Marine, qui compofoient fa GarniFrançoife de Tre de Saint
nefaifoient; pas cent foixante homChriftophle avoit été prife la
mes, gens ramaffez, peu
du 15. au 16. duc courant. Cette nuit trés-mal intentionnez. aguerris, &c
qu'on avoit envoyéc pour croifer Barque entre Inle, Un des Lieutenans de Roi de cette
NievesdeAntigues, d'en
avoit eu lebonheur homme nommé Chatenu-vicux, GentilNegres prendre & de deux butin, autres chargées de tems Provençal, de qui avoit étélongavoient enlevez à nos que les Anglois CC, &c Capitaine fur l'experience Grenadiers en Franqu'ils envoyoient à Antigues.
nez. aguerris, &c
qu'on avoit envoyéc pour croifer Barque entre Inle, Un des Lieutenans de Roi de cette
NievesdeAntigues, d'en
avoit eu lebonheur homme nommé Chatenu-vicux, GentilNegres prendre & de deux butin, autres chargées de tems Provençal, de qui avoit étélongavoient enlevez à nos que les Anglois CC, &c Capitaine fur l'experience Grenadiers en Franqu'ils envoyoient à Antigues. compatriotes, & ptoit beaucoup, prir unerefolution duquel on comprife de Nous fçavions depuis quelques
fit juger un peus finiftrement de fa bra- qui
s.Chrif que les Anglois fe
à jours voure, ou de fa bonne
sophles en quer cette Colonic, préparoient & nous
atta- d'importuner le Comte volonté, de
cefur
1702. fa perte comme certaine, parce regardions luipemetredalerat lal Gennes, de Le
Comte de Gennes qui y, commandoit que le mander du fecours au Martinique' de- de Cha- heur
avoit peu d'Habitans
de
Guitaut Lieutenant au Commandcurde teau
les armes, feparez, éloignez capables les uns general des Iiles, qui Gouvernement vieux
autres, fans pouvoir fe reunire qu'en rodeg chef depuis la mort du commandoit Comte Delnots en Lieute- nantda
paf- Gouverneur gencral,
Roides,
Tr. 4
ChrijleLerhi. --- Page 372 ---
VOYAGES AUX ISLES
330 NOUVEAUX
la communication entre les Quartiers 170a)
Lc Comte de Gennes fit ce qu'il pût
en empéchant lc pallagefur
1702. pour lui oter la démangenifon de linuti- faire François, leurs terres, & exerçoient par avance,
cevoiage, en lulenreprefentanel de fa per- & impunément toutes fortes d'actes
lité, & le befoin quilaveit étoient à la veille 'd'a- Sabzlwesrmecues la Guerre, & dès nous ce
fonne, les pulifqu'ils ennemis fur lcs bras. Ily, con- la Declaration de
du tout
voir fentitàlafin, voiant quet tousi fesefforts moment, ils Isfgavoient negarderent létat plas de nôtre
étoienti inutiles, & qu'encasd de malheurs s'ilavoit demefures. Colonie aufli-bien que nous mêmes, &
on] pourroit lui reprocher Château-vieux que d'al- ils étoient aflûrez qu'elle ne devoit atpermis au Sieur dc
tendre aucun fecours, ni dc la Martiler chercher du fecours àl la Martinique, fa Colo- nique, ni des autreslfles, Sc que nous
il auroit été en état de fauver
n'avionsaucun' Vaiffeau de Guerre, qui
nic. Lieutenant de Roi pafla àl la Gua- pictraverferleur deffein. Quantauxr faits autour reCel
tranchemens Pon avoit
deloupe; & comme dans cet tems-laj'é- du Bourg, lT lal Ravine Guillou, qui
toistoûjours: saveclcGouverneur, Pon YOSE étoit nôtreFronticre, ilsyavoientr pallé
conduire les travaux, que témoin trop de fois, pourt n'en avoir pasremarpourladefenle de Plile, j'étois monde étoit quéles mauvaifest façons, &cla foibleffe,
de l'étonnement où toutler faifoit cetOfli- & la précaution qu'ils avoient de prife, nos
du peu de diligence que
d'empécher la communication de tout
cicr, julques-la meie, queleMaitre à la Quartiers, les mettoit en état
de la Barque qui le devoit paffer
oler, & de tout entreprendre fans rien
Martinique, vint prier!
j'étois monde étoit quéles mauvaifest façons, &cla foibleffe,
de l'étonnement où toutler faifoit cetOfli- & la précaution qu'ils avoient de prife, nos
du peu de diligence que
d'empécher la communication de tout
cicr, julques-la meie, queleMaitre à la Quartiers, les mettoit en état
de la Barque qui le devoit paffer
oler, & de tout entreprendre fans rien
Martinique, vint prier! M. Augerdeux rifquer. ou trois fois, de le faire embarquer, Le Comte de Gennes n'ignoroit
parce lespréparatifique les Anglois RUEEE
SAREETE cet homme Tempéchoit faire 985
& il voioit clairement
vougaveladilgeey quiétoitn necef- pourl'attaquer; lui feroit impollible de foûtenir
furcauxinteretadetea Maitres: deforte de S. qu'il leurs éforts, , lui qui n'avoit en tout
que nous fçàmes plutôt Parrivée la IE ce Lieu- qu'environ quatre centh thommes de y Sable, comChriftophle, que
les Habitans de la pointe
de
tenant de Roi à la Martinique. cette affaire ET les quatre Compagnies détachées
Voici de quelle manicre
mais la Marine, qui compofoient fa Garnis'eft pafléc.Jer n'yétois) pasprefent,
fon. Cependant Ccommncileastunedc
j'en éroispeud éloigné, &jementisin, de quantité loigner le danger autant qu'il cftpoliftruità à fond parl lesr
de meritequi ble, & qu'en gagnant dutems, il poudeperfonnes d'honneur SIEEE
voit recevoir quelque fecours inelperé,
étoient, &cqui naoientascuminiere il fit propofer au General des Anglois de
22 déguiferl laverités Scparlespiseesdu J'oblervation des anciens concordats
procés quel Pon fitau ComtedeGenncs neutralité entrelesdeux Nations. Mais
aprés la reddition de PIle. attendu Ics Anglois quifefentoient! les plusforts, au
Les Anglois n'avoient pas Declaration n'eurent garde d'y donner les mains;
des nonvellescertainese dela
le Sieur Chriftophle Codrindel la Guerre, pour commencer àp piller Ef contraire, Generaldel leurs Iles ousle vent,
les François, & àl leurenlever leurs gton vint d'Antigues à S. Chriftophle, &c
claves; ils avoient même coupé toute
y --- Page 373 ---
(1fox: y: amena le FRANCOISES refte du Regiment de Bre- DE LAMERIQUE
geis, dontilyavoit déja quelques Com- Latreilemeefteclule dela
desi pagnies dansleur Fort dela grande Ra- deHheseeneeces del la
furleslilcs Jimaique, I702;
ilfutj joint une; partiediesMilices
Providence, & fur celle deS.Ca
d'Antigucs & E Nieves, qui failoient therine,avant queles
près de douze cent hommes, fans ceux reprife fur les Anglois. E/pagnolsl'cuffent
desmemesiles,g quidevoient
Cette Ilc eft une des quatre
aux Salines, afin d'attaquer débarquer le Bourg du Golphe du Mexique. On lui grandes donne
deforteq François des deuxcôtez en méme-tems: cinguante lieties delongs & vingt
queles' TroupesAngloiles mon- delarge, ce qui doit faire une cinq
toient à plus de deux mille cinq cent ferencedecento tel
quarantei cent circonhommes.
olsl'cuffent
desmemesiles,g quidevoient
Cette Ilc eft une des quatre
aux Salines, afin d'attaquer débarquer le Bourg du Golphe du Mexique. On lui grandes donne
deforteq François des deuxcôtez en méme-tems: cinguante lieties delongs & vingt
queles' TroupesAngloiles mon- delarge, ce qui doit faire une cinq
toient à plus de deux mille cinq cent ferencedecento tel
quarantei cent circonhommes. lieiies. Les Anglois avoient cinquanOn pourroit peut-érres'éronner
tenté de s'en emparers fi on en fouvent croit
je donne la qualité de General des
Jean de Laet , le Chevalier
fous le
Vent au Sicur de
.es Sherlei cn prit une partie avec la Antoine
En voici la raifon, les Anglois Codrington. ont trois, tale en IF96. abandonns aufli-tôr CapiGouverneurs generaux dans lesliles après. Mais Cdral ne paroît
font fituées dans le Golphe du Mexi- qui femblable, imoinsquee cct guéres vraique, qui font tous troisindépendansies voului infinuer Gimplement, tAuteurn'ait
unsdes autres, à moins gue
glois s'étoient rendus maitres que dans les.An- une
d'eux n'ait letitre de Vice-Roi, quelgu'un comme irruption de quelque partie
cela eftarrivé quelquefois à celui dela qu'ils la pillerent, & decetteliley
car
Jamaique: pour lorsl les deux autres auff-tôt, n'étant Tabandonnerent
lui obéiffent. renir,commer nous PssenétatderymainLe plus ancien de ces trois Gouver- lier François Drack gavonsqueleChera avoit
nemens generaux, eft
Villest furles côtes dela mer pilléquelques du
font fous leVent. celuideslflesqui 1579. & mémela Villede Port-Ric Sud en
noml lap
Oncomprendfousce pitale de l'Ifle du méme nom Caqui eft Dorsires2oairds leur premicre Colonic aufli-bien Carquniguece Infulaires fe fulfent en 159F. qu'aux François, les Iflesdel Nievis, ou blisala Vermude dès l'année 1 612. éta- &à
Nevis, Monfarrat, Antigues, la Bar- ensienosheas tie du
quifait
boude, Paneflon autrement la groffe
Canada, quelques annécs uneparVierge, & T'Anguille. vant, il eft certain
n'ont aupara.. Lefecondi
d'établiffemens dans RTHE lles du point eu
celui de la Barbade. ntigmngdincimneidet Cette Ile cft au deMexique que dans l'année Golphe
Vent ou à P'EE de toutes les Antifles. lehafarda alant conduit à lIle S. Quoiqu'elleétoitfe feule, &
ftrophle le
e
duène foit
que fonéren- çois,&le Capitaine Defnaubuc Fran-. fes, fon grand pas confiderable; trafic, & le fes richef ces deux Capitaine Nations Onsemadingion
fesHabitans, lui ont merité nombre de enfuite dans les Mles' s'y érablirent, &
d'avoir un Gouverneur Phonneur donna enfin occafion voifines; aux ce
d'ordinaire fouslui un Gouverneur general, qui a penfer à des établiflemens plus Anglois
ticulier, & des Commandans dans par- les rables, & à la conquéte de la conlide-.
ic, & le fes richef ces deux Capitaine Nations Onsemadingion
fesHabitans, lui ont merité nombre de enfuite dans les Mles' s'y érablirent, &
d'avoir un Gouverneur Phonneur donna enfin occafion voifines; aux ce
d'ordinaire fouslui un Gouverneur general, qui a penfer à des établiflemens plus Anglois
ticulier, & des Commandans dans par- les rables, & à la conquéte de la conlide-. Villes &1
que. Jamais. fon Iile. Beurgnguifentreguntas dans On doit convenir qu'ils été
citez à cette entreprile par ont le fameus. exApofiat --- Page 374 ---
VOYAGES A UX ISLES
33: NOUVEAUX
qui manquoit dans fcs écrits. 170s)
1702. ApoftarThomas Gage, quiétantrevenu Mais ce qu'on ne lui peut paspaller, Quit iroit
delaNouvellel EipAonenAnekionoe donna c'cft la fatyrecontinuelle, & coutréequil Thomas
Auisfur 1638. & aiant abjurefaReligiond & trés-in- fait de lal Religion, 8cdefes Miniftres, Gage:
la Rela- des Memoires tiés amples,
fans fe fouvenir qu'il étoit né de
sionde ftruétifs, detout tequilarotnemunaue & fit
qu'il avoit
AFRE
Thomas dans les où il avoit demeuré,
tres-Catholiques. dans
Religion, qu'ilavoit été
Gage. voir la Enute que fes compatriotesa aula même aux Ordrest facrez, &qu'il étoit
maitress ss'ilsles vou- promeu
roient tdes'enrendre Lal Relation de fes voia- pantidrEipagne pouraller & précherlafot à la
loient attaquer. & dans les Philippines, peut-être
ges l'on a traduite enFrançois, en 1680. Chine ou au Japon, où la gloire du
que fes a donnée au Public extrait martyre: auroit été la rccompehfe de fes
n'eft à proprement parler qu'un de
travaux, comme elle el'aétépour uneinde fes Memoires. Il eft facile juger finité d'autresReligieux de differens ordu caraéterede fon. Auteurenlap parcou- dres, qui font érablis aux Philippines,
rant, & d'y, découvrir un efprit leger, mé- dontles Conventsdoiventé être
inconftant, & double, une langue
Seminaires illuftres, ceux
ees
commedes
difante, un coeur & rempli d'dvarice d'ingratitu- 5 en un quel'ony
par lesexer- &
dc, de perfidic,
fous un habit cices de la penitence plus auftere,
LSSUNDREE
mot, un fcelerat caché
dela.viel laj plus) parfaite, àfe avoit à au la
Rcligieux.
ventsdoiventé être
inconftant, & double, une langue
Seminaires illuftres, ceux
ees
commedes
difante, un coeur & rempli d'dvarice d'ingratitu- 5 en un quel'ony
par lesexer- &
dc, de perfidic,
fous un habit cices de la penitence plus auftere,
LSSUNDREE
mot, un fcelerat caché
dela.viel laj plus) parfaite, àfe avoit à au la
Rcligieux. Heureuxsil
RS
On ne peut nier qu'il ne nous ait du martyre. voix de Dicu,, qui Tappelloit àune fin
donné de très-belles connoiffances de laNou- firelevéc, &s'ilne fefutpoint laiffé enMexique, & desProvinces Ceux qui traîner au défir de mener richeffes. une vic plus Ce
vellel Elpagnequilap avant parcouru. lui n'avoicnt vû douce, & d'amaffer des
en avoient écrit
l'intericur du fut dans l'exaête verité ce qui l'obligea
que les bords del la terre; auffi n'en ont- àfe fouftraire de l'obéilfance de fes Su- &
leur étoit inconnu,
&fur perieurs, & às'enfuir à Guatimala, fon (alut,
RPAT quet tres-impartaitement; le plus non pas la crainte de rifquer
des conjctures ou des rapports fort fu- s'il continuoit fon voiage aux Philipfouvenrincertains, & toûjours
il l'avance fans hontc,8c
jets à caution. Thomas Gage nous en pines,commei fansprudence, pour excufer fal làchedeainftruits d'une maniere plus fçavante, Scquoi- fertion. plusample, plus circonilanciée, entré dans lc dé- La maniere charitable dont ilfut regu'il ne foit pas aflez & de la culture çà à Guatimala, & enfuite devoit employéà lui infpirer
tail des Manufaétures, de la Cochenille, de lacondultedesames,
fes
des Cannesà Sucre, dela Vanille,, &c des fentimens dei reconnoiffance de ccla pourf
TIndigo, dul Rocou, marchandifes qui fc Confreres. On voits au lieu
de
autres
n'avoir écrit
ART
fabriquent quelques fur) les lieux où il a été,. on femble & qu'il n'a employél que pourles les douze annel laille pas de lui étre obligé du foin la- ICr, nées qu'il a demeuré avec eux, qu'à
qu'il a
& de l'exactitude de avecl choles amalferdes (ommescontidenables pardes
Nte a écrit une infinité
voies dont il ne (çauroit cacher lini1etr on n'avoit
eu jufqu'alors
dedeux
E" qui nous ont quité, etesumintlacondutes &c
de connoiffance, à nous éclaircir de ce avec qui il vivoit, pourlacenfurer, à
fervi depuis --- Page 375 ---
1702, la noircir FRANCOISES par des calomnies
DE LAMERIQUE
d'un homme qui a tant foit peu indignes d'hon- dre dela
neur, & qui nepeuvent fervir qu'à dé- de mer de lui AlteneaAagletencs remettre la
delefom- 1702. couvrirforimechante cfprit, &cfon mau- S. Chriftophle. Le Sieur partie de Françoife
vaiscaeur. Ilretourna à
luirépondit
Gennes
1654.
FRANCOISES par des calomnies
DE LAMERIQUE
d'un homme qui a tant foit peu indignes d'hon- dre dela
neur, & qui nepeuvent fervir qu'à dé- de mer de lui AlteneaAagletencs remettre la
delefom- 1702. couvrirforimechante cfprit, &cfon mau- S. Chriftophle. Le Sieur partie de Françoife
vaiscaeur. Ilretourna à
luirépondit
Gennes
1654. avecla
rAmerique en de reflexion, qu'ilne faire falloity itpasbeaucoup
manqué deux Fiottedngloife, entreprifes qui aiant
pour & réponfe à une
faites furla Vera Crux & qu'elle avoit Sereilepropodtiton, def faire fon devoir. qu'iléroit refolu
enfin le bonheur de s'emparer laHavane, de la Ja- cut lui dit, qu'il attendroit LeSieur fa Hamilton
née maique; Thomas Gagey y mourutl'an- deux heures, après quoiils réponfe dans
luivante
&cles Sieur de Gennes étant sisfeparcrent
convenoit milferablement, comme il lui, affembla aufli-tôt revenu chez
faire cette taunApollat. petite J'aicrup pouvoir jors,
les Officiers Maceux qui liront fon digreilion, afin
avec E Capitaines fetrouverent de dans leQuartier,
pas furprendre pas lcs voiage CeRLdt lers & principaux Milice, ConleilAaufeserdontilenin calomnics & les allembler. Habitans qu'on pûc
mon fljet. rempli. Je reviens à Le Comte de Gennesleur
Lc Is jour de Juillet 1702. on
ce que le
communi. paroitre fur les neuf heures du vit E écleur demanda SicurHamilton luiavoit
quatre Vaiffeaux
matin Officiers! deurientiment,les
Portoit pavillon Anglois, un defquels feil étoient
au
E3NEEieel
avec environy quarré grand mât, tenantdeRoi, leSicur de ValneinierLieudoient de la vingi pointe Barques, de' qui defcen- jor. Les noms &cleSieur des autres Bachelier Mas'approcherent de la Rade Nieves, du & qui les. On demanda d'abord font au iciinutiFrançois &c
de S. Chrillophle furl le Bourg midi, quoi à confiftoient les forces du Major en
Hamilton prefque dans le même tems le Sieur deux quoi il répondit, quil n'y Quartier, avoit
gloifes, Major General des Ifles An- tant cent quarante cing hommes que
pagned'unretogicr envoya un Trompette accom- pagnies lesarmes, de Soldats y compris lestrois Rbnc
de-Garde de nôtre François, Fronticre, au Corps- réponfe aiant dcla Marine. Cette
manderentà parlerau Comtede Gennes, qui de- de fentimens ontcursrmtrdhans dans
Onleurbanda les yeux, & on les con- pola que chacun mettroit Taflemblée, foni on produifitchezl le Sieur de Gennes, à qui cet par écrit, ce qui fut
entiment
envoyé dit, que le Sieur Hamilton le trouva que de dix-fept executé, &il fc
étoient dans
petfonnes
Eostnaeseacn fix Oiliciers, &c
rent d'avis de sctteallambise, capiruier, & de Et
unpareil
Kaunlaybnourerotave partiefrançoile aux
rendre la
quelque oerhrnliceeee chofe qu'ila
leures conditions Anglois, Fon en aux meilyoir..
, ce qui fut
entiment
envoyé dit, que le Sieur Hamilton le trouva que de dix-fept executé, &il fc
étoient dans
petfonnes
Eostnaeseacn fix Oiliciers, &c
rent d'avis de sctteallambise, capiruier, & de Et
unpareil
Kaunlaybnourerotave partiefrançoile aux
rendre la
quelque oerhrnliceeee chofe qu'ila
leures conditions Anglois, Fon en aux meilyoir.. Le Comte dc eoltinteretdehs obtenir. Ce que viens
pourroit
hefité un peu de tems, Gennesapresavair précisd'un queje dedire, eft le
gnoit quelquelturprile, Parce qu'ilerai- Habitans donnerent Canieraectromiene au
&c
fin d'yaller. Iitrouval le fedéterminad en- nes le 19. du même mois Comte de Genqui lui dit,qu'il avoit ordre Sieurtiamniton, de l'infor- qu'ila produit au procès de Juiller, lui
former, queM.leG que'la Guerre étoit declarée, & mais Pour raifon de la reddition ME fit
Tom. II. General Codrington avoit or- effentielle, dans lequel il manquoit une T'Iles chofe
Vv
qui étoit de' marquer ceux
qui --- Page 376 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
furent en 1702. àl la conferen- medifgneradeopretenici. 1702. quil'avoient accompagné Hamilton, & partie les fondemens du procès que le
cc qu'ilcût avec le Sicur
Comte de Gennes cut à elluier après) la
de témoigner qu'il ne s'étoit on rienpallé l'en a ac- prife del lap partic Françoifedes S. Chriftode fecretentr'eux, comme
phle, dans lequel le Sieur del Valmeinier
cufe dans la fuite. où étoitla futaufli cnvclopé,pournes s'êtrepaso opMetecnuamqu-dantous Chriftophle,ce poféaufli ivinemenguulembloty tlepouColenichrangoniedes. faire de meilleur, étoit voirf faire à cettereddition. de C'eft pour- deux
qu'ellepouvoit de
Les Sieur dc Valmeinier quoi aiant à parler fouvent de cette ces
capituler. Officiers dans le cours
affaire,
avoitp aaLSenNnmI Hamilton, je croi que le Public ne fera pas fâché
la.conference avecleMajor) & d'aller avec
lui falle connoitre. d'abandonner lè Bourg, le Sicur de quejeles LeComte de Gennes étoit d'une antoutes les Troupes Lieutenant joindre deRoi, qui cienne famille noble de Bretagne, qui
Courpon aufli
étoitt tombée dans une fi grande mifere,
commandoit à laj pointe de Sable,enpalfant par Cayonne & par la Cabelterre CummEmnErE Bstpeintnoaneuueued moyen pour Hifoire
Angloife, où il auroitetcfaciledede- fublifter, & entretenir fa famille, que dnCemte
fairelesennemis, gpipouncieatietrose celui d'exercer un art mécanique, qui de Genverfurlechemin. C'étoit lepartiqu'a- fait
la Medecine. nes. voit prisa autrefoisle Chevalier de Sales, Les uncpantienccetiauede Bretons, en ccla bien plus fages que
comme jel'aidit dans unautre endroit, les autres getasprétendent que cela ne
fmrmnrimscma fait aucun tort à la Noblefle, qui trouheurcux EeahpeniNcareaem mais ve fouvent par-làlemoyen deferelever,
qu'il avoit eu pour cC Chevalier, fuivre & derenterdans) lemondeavecun.
es. voit prisa autrefoisle Chevalier de Sales, Les uncpantienccetiauede Bretons, en ccla bien plus fages que
comme jel'aidit dans unautre endroit, les autres getasprétendent que cela ne
fmrmnrimscma fait aucun tort à la Noblefle, qui trouheurcux EeahpeniNcareaem mais ve fouvent par-làlemoyen deferelever,
qu'il avoit eu pour cC Chevalier, fuivre & derenterdans) lemondeavecun. éclat
les Sicur de Gennes ne voulut pas
à la quantité des biens
ccConfeil, &ilaima micuxi rendrelHle, proportionné qu'ona eu l'induftrie d'acquerir pendant
que de penferàl lat fauverencurastquel verité de cc cette efpece d'éclipfe ou de fommeil, *
que rifque. Onva voir la d'una@tequ'il- oul la pauvretél l'avoite tenfevelie; c'eftce
dis,, parla copic
qu'ils appellent une. Noblefequi dort, en
EA au Sicur de Valmeinier. meilleure fortune la
Jecertife gue leisfuillet aufortir de attendant réveille. Le qu'unc Maréchal de Vivonne
la Mefe du Pere Girard,fuar ce que les
&
a
avoient
aêles fant en Bretagne, remarquant
Anglois nous de fait quelgues lescbemins, le jeune de Gennes, un elprit propre
eboftilités commic boucber
d'ar- à exceller en d'autres chofes qu'en la
de Driderun de nos Corps de-Gardes
Profefion defonpere, letira delaBourêter un Officier de Milice, M.defalmti- depaffer tique, & le mena avec lui à Meffine 2
ticr me prope/adel les attaquer,
nous & Taiant pris enaffcétion, il le fit enpar le Quartier de Cayonne > pour
trer dans la Marine, oùr aiant fervi avec
joindve à M.de Courpon., ce quejen'aipas
de diftinction, & s'étant fait
woulu faire pour des raifons dent je ren- le beaucoup connoitre au Marquis de Scignelay, &c
drai compte au Roi. AS. Ckrifopble enfuite à Meficursdel Pontchartrain: Se19. Juillt 1702. D E Signé, G E N N E S. cretaires d' Etat, qui avoientle départemens de la Marine, il fut employé en
Cette picce 8cquelques autres que je diverfes Commiflions dangercufes hors du --- Page 377 ---
1702. du Royaume, FRANCOISE DES
avectant de bonheur defquelles & def il s'acquitta Ipritchemin LAMERIQUE faifantl'Ille &c le 335
fut fait
de fidelité, qu'il Gambic fur la
Fort de 1702. valier de Capitaine S. Loilis: il Vaifleau, a &Che- recompenfa côte d'Afrique, & fe
confiderables,
cut des Penfions frais
par cette prife de tous les
milc, & aiant pour été lui & pour fa fa- 2 donné delarmement. une
LeSieur Frogeren
deétendiede pais dans gratifié la Terre d'une Ferme gran- les mains les Lettres petitel Relation. Patentes de J'aientre
deCayenne, leRoieur la bonté de l'é- bliffement écholié, & les cet étariger en Comté, fousle nom de Comté quiavoient
inftructions
d'Oyac, &
prife, qui Peuvent Kocdneoreecesene fervir
C'étoit lat tolljours streonueseiumt depuis leComre de Gennes.
endiede pais dans gratifié la Terre d'une Ferme gran- les mains les Lettres petitel Relation. Patentes de J'aientre
deCayenne, leRoieur la bonté de l'é- bliffement écholié, & les cet étariger en Comté, fousle nom de Comté quiavoient
inftructions
d'Oyac, &
prife, qui Peuvent Kocdneoreecesene fervir
C'étoit lat tolljours streonueseiumt depuis leComre de Gennes. d'autres femblables, tant demodcepour clles font
leux, un hoinme d'un clprit merveil- & les, de & pleinesde lageffe,
belpour lés
&
précautions. Avec dejugemens,
tout pour cettep partie Niathemariquere quire regarde la Me- fur Comte de Gennes ne réific tout cela fa le
canique. Il avoic inventé
mauvaife
point,
chinest très-belles,
plufieurs ma- fesVaifleaux étollelacompagns atolijouirs,
utiles, comme des trés-curicufes, Canons & desMor- &très- s'en retournerent fefeparerent, quelquesuns
tiers brifez, des fleches
chans prétextes; enFrancef lui & fousder mévoiles des Vailleaux, des pour brûler les rentdanslel Détroit ceuxquientrerelforts, &c fans
Horloges fans fnrenebesucoup, 8cne deMagellany foufd'ivoires, un Poan contrepoids, dont j'ai déja toutes cunétablifement, parce purent faireauqui marchoit, & quidigeroit, unc parlé, bou- lesplasnecifhireal luir queles chofes
leapplatic fur fes deux pôles,
retraite defésautres manquerenty parla
toit d'elle-méme fur un gui prefque mon- que fans la prife deGambic, Vaifeaux: & cellesde deforte
perpendiculaire, cement &
&cqui nirns dou- quelgques Iles du Anglois gu'il enleva vers les
lanstomber, lorique fcs ref- paseu lieu Vent, defc fes. lotier Ammateumnaurdent
fomrguelerencmaie leurtermes Seuneinfinite Étoientarriveza qu'il en apporta de de ce voiage. Ce
vrages
vûs d'autres ou- des écaillcs de plus curieuxfurent
Ils'éroit queleRoiavoit trouvé endifferentes avec plaifir. extraordinaires, moulles dont d'une grandeur
obilfeferoit acquis plus de occafions moyen de découvrir la ilavoit trouvé le
fi fa valeur avoit été reputation, faifant paffer fur la beauté, en les
plus de bonheur; accompagné de fait des tabatieres d'un meule, & dont on
reux, & c'eft fouvent mabilnctoltpacheue ce fait
Comte de
grand prix. Le
monde condamne les qui que le fois. Jenel fuis Gennesavoite pasaffez étér marié deux
micux, concertées, & entreprifes les fon premier
bieninformé de
plasdevigueurd & executés avec le n'en avoite eu mariage pouren parler, il
le fuccesn'a pas
à
époufa en
deux ou troisf filles. Il
sttendoit. llavoit répondu ce
Erduten nôces la fille d'un
mandement d'une Efcadre cue en 169s.
qui que le fois. Jenel fuis Gennesavoite pasaffez étér marié deux
micux, concertées, & entreprifes les fon premier
bieninformé de
plasdevigueurd & executés avec le n'en avoite eu mariage pouren parler, il
le fuccesn'a pas
à
époufa en
deux ou troisf filles. Il
sttendoit. llavoit répondu ce
Erduten nôces la fille d'un
mandement d'une Efcadre cue en 169s. Com- nichecommerganrd mé
delal Rochelle, nomdul
de Vaifeaux Savouret, dontila eu un Roi, armez pour lecompte deg quel- cità prefent dans la Marine. La fils, Com- qui
ques unep permiffion particuliers, de faircun qui avoient obtenu & toute leur famille
au
été
EEERRSAE
Détroit de
établiflement Religion Prétendûé avoient de la
rons dans la mer Magellan, du Nord ou aux envi- s'étoit convertie de Reformée, elle
ou du Sud. gnoità un efprit fupericur, bonne foi, & joiVv2
vafte, poli,
& --- Page 378 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
faifoitelli- nombre' qu'ils fuffent alors, ou qu'ils 1702. 1702. & fortjufte, une picté quila le monde. Tel pufent écreal'avenir. Cettedeclaration
mer, &Crefpecterdetout
de M.du Parquet eft du 23 Septembre
étoit M. 2GXCAMNECaT la 16r4. mandement de S. Chrittophle du après Com- Le même M. du Parquet le nomma
Paix de Rifwik en l'ablence
Gouverneur de la Grenade dans la mêmandeur de Guitaut LicutenantauGoudansunautre
vernement General Idesiiles, & Gouver- mesmnternomeetundre endroit. A fon retour en 1657. il fut
neur en titre de cette Ine. Lieu- fait Capitaine de la premiere CompaLeSieur dede Valmeinieralorsl &c à
qui fut mife fur pied
tenant de Roi de S. Chriftophle, elt d'une an- gniedeCavalerie, dans lesIilles, & en cette qualitéil renprefent de la Martinique, Normandie, dont lc dit des fervices confiderables à la ComcienneNobleftede) porte pour ar- pagnie de 1664. en diflipant plufieurs
nom eft Cacquerais qui de
deux feditions qui s'étoient élevées contre le
Tamille mes d'or à troisrofes gueulle, Cette famille nouveau gouvernement. LePereduTer
dSieer enchef, &c une enpointe. bran- trerapporte fort au cequi fc pafla
deTal- qui s'eit partagée cn vingt-trois
en 1666. au combat aRs del Monragnelemeinier. ches, tire fon origine deGuillaumede Sieur del la Folie lée, & j'ai en main un Certificat de M. Cacquerai, Efcuyer,
2020r2213000
enValoinquépouta en 1470. Antoinetté qui rendun
authentique de
du Bofc de Rudepont. de Sans Guillaume entrerdans de la fidelité, ECFSEN du zele,
fervices,que
ledétail desdefcendans
& les fer- le Sieur de Valmeinier à rendus auRoi,
Cacquerai, dont laNobleffe
& &cà la
avec foin,
XanoAceeae
vices ont été examincz
fit fionsimportantes. Cettepiece
approuvez dans la recherche qu'on Ge- difpenferai de rappoiter ici, du 8
REE
desNoblesen1669.
Guillaume entrerdans de la fidelité, ECFSEN du zele,
fervices,que
ledétail desdefcendans
& les fer- le Sieur de Valmeinier à rendus auRoi,
Cacquerai, dont laNobleffe
& &cà la
avec foin,
XanoAceeae
vices ont été examincz
fit fionsimportantes. Cettepiece
approuvez dans la recherche qu'on Ge- difpenferai de rappoiter ici, du 8
REE
desNoblesen1669. &c dans l'arbre
Janvier 1668. nealogique, qui en a étédreffé parM. année Lek Roi aiantretiré leslfles desmains
d'Hozier le 15 Août de cette
& Ics aiant réiinies à
1720. je dois dire, que Louis de Cac- delaCompagnie, fonl Domaine en 1674: le Sieur de Baas,
querai, Efcuyer, Sieurde Valmeinier vint Lieutenant General de fes Armées, &c
pere dec celui dontileftq queftionici, & y premier Gouverneur Genéral des Hiles,
s'érabliral la Martinique en 16pt. cn- aianteude nouvelles preuves de la braamena un nombre de. Domeltiques étoitneceflaire voure, & delafidelité du Sieur de Valgagez, avectoutce qui confiderable. meinier en plufieurs occalions, & Hollan- entre
pour fercunctabilftemente alors
Proprie- les autres, lorfque la Flotte
M. dul Parquet Scigneur ravi doife commandée par Ruiter, attaqua
taire de Tide le reçûtavec joie, la leFortH Royaldela-Niantmor.) lenom-i
qu'un homme de qualité, quittàt chez lui. ma pour premier Confeillerdu Confeil
France, pour venir demeurer
Souverain qu'il établit â la MartiniTluidonnatourl le terrain qu'il voulut, de que, par ordre du Roile 2 Novembre
&outrecelsunce exemption generale 1675. toutesfortes dedroits, corvécs,gardes, les autres Ha- Son flsLoilis-Gaflon de Cacquerai,
&cautresdevoirs aufquels non-feulement Efcuyer, Sieur de Valmeinier, dontil
bitans étoient obligez fes Domefti- s'agiti ici, à fervienl France dans la Mapourl lui, Engagez&c maisencorepour Elclaves en quelque rine depuis l'annéc 1687. Ils'eftdillin- gué
ques, --- Page 379 ---
FRANCOISES DE
(7c2. gué dans toutes lesoccifiosquisyiont LAMERIQUE
préfentées & fur tout en 1690. aucom- Lamberr&cGaflon del l'Iile. Capitainesd sdeMilice I7oz,
bat de la Manche, ouilfut blefé d'un premier Ces Oficiers étanta arrivez au
éclat à la jambe. Il fut fait Major, & Angloife, Corps-de-Garde on
delaFrontiere
peuaprés Lieutenant de Roi às. Chri- Milice, & on retint lesdeux Oficiersde
fophleala Paix de Rifwik, &s'étant dansunemailon conduifit lesdeux autres
Etnnanmii les Anglois T'attaquerenr,
milton étoit avec voiline, un bon ou nombre leSieurHa- deles
diraienfonlieu, Iftpuoitrebenucoup commeje-le Officiers. Après qu'on fe fut alluiré de
debravoure, & de prudence danstoutes paresed'autre,
les rencontres où
Cagita
Recalurespouftfsiter Lenayattepeaein
beaucotp des cxertontmeutseunges ilfetrouva.
Etnnanmii les Anglois T'attaquerenr,
milton étoit avec voiline, un bon ou nombre leSieurHa- deles
diraienfonlieu, Iftpuoitrebenucoup commeje-le Officiers. Après qu'on fe fut alluiré de
debravoure, & de prudence danstoutes paresed'autre,
les rencontres où
Cagita
Recalurespouftfsiter Lenayattepeaein
beaucotp des cxertontmeutseunges ilfetrouva. llacquit meinier prefenta les Articles Leseursdevacss qu'il avoit S. Chridétachement des Regimens de Charle- apportés,qui furentr reglezapre resbiendespsie
mont
conteflations commeon le
la droite AMTSCXSITEOE de nôtre Camp. cru que le Public ne feroit vavoir,disne Pas fachéde
Ilyfurbleffe voir cette piece. duncoupdemoufpuer, cuiffe, &d'unautre quilui, perçala
portalebouto dup petit coup, doigt. qui Sest fervices lui em- de Articles propefez de la-
&f fidelité Jui'ont acquis une fij
la partie Francoi de S. Copitelntion
ellimc, & une tellereputation, juite entre VA lé Comte de Gennes Clrifoshie, Gouvertant trouvé à Parisen 171 y.dansletems ques'é. neur pour le Rii de ladite partie, 8 M. qu'on y reçétlanouveile d'un fouleve- Hanatoradlajer fous le-vent, G36 Guweral'dtes Iles dedefMenede.tilbitunedelal Martiniquecon- taxnique. destronges des.M.BritreleurGouverneure General,Seirimiendant SoTesrimhsnaoms ARTICLE
enFrance, lCour lefit partiraulli-roe T
Tooh t PREMIER. Dhoraaorsnneaat jor delamémelile, pourallerappailor Queles Troupes du Roi fortiront
ce défordres &con yoit parlintruction Tambour battant, méche allaunée, & Accordi I. qu'elie lui donna, la lcontiance entiere Bagages. qu'elleaveitenluiy les Sicurde-Valmete
les
I I.. II. nier à épouté en 1700. Rofele Vaffor fortiront Que avedi Orliciers defdites Troupes Accor2
dela Touche, dont il aun 6ls quifert efelavés; leurs Bagages & Valets avCadans la premicre Compagnie desMouf les
Içavoir, les Capitaines fix, piraines ireis,
çueraires du Roi. deux. Licusenans quatre, 8cles Enfeignes AHX
j'avois Cectfuppole,jevais commence de dire continuerce delaffaire que Tlan LF
1I I. Lieute- nani
S. Chriftophle. de TROLE Qu'il ne fera fait aucune infulte aux guesun, En/tiEn conlequence du refuitat du Con- Religicuxquier ce
iefrrmestinecunteur IIL
feilde Guerre, dontj'ai
qui appartient a l'Eglife,
Accordt
le Comte de Gennes dreffa parlécicevant, les Articies
I V. de la Capitulation, SclesenromaunMas lice, Que Mellicurs les Capitaines de Mi- IY,
jor General Hamiltron, parlesSieursde
Lieutenans & Enfeignes fortiront AlavoValmeinier & Bachelier Lieutenane-de armez, &auronty fçavoir, les Capitai- lontedu
Roi & Major, accompagnezdes Sieurs nes, & les Negres, lesLieutenanse quatre, General,
Enfeignes deux,
Vv 3
V,
. de la Capitulation, SclesenromaunMas lice, Que Mellicurs les Capitaines de Mi- IY,
jor General Hamiltron, parlesSieursde
Lieutenans & Enfeignes fortiront AlavoValmeinier & Bachelier Lieutenane-de armez, &auronty fçavoir, les Capitai- lontedu
Roi & Major, accompagnezdes Sieurs nes, & les Negres, lesLieutenanse quatre, General,
Enfeignes deux,
Vv 3
V, --- Page 380 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
lePoftedel la Ravine Guillou, où étoit 170%
1702. V. Confeil un mauvais retranchement, qui défenQuel Melsaunla-oficiemdac fix
doit nôtre Frontiere, fut livré aux AnV. Souverain fortiront avec Negres
quis'y établirent, &s'y fortifieChacun troisNe- chacun. glois, rent aufi-tôt. Pendant que le Sieur de
grui. V Habitans I.: auront cha- Valmeinicrectisitaus Sieur de Courpon
: Que les autrcs
Licutenant de Roi, Commandant au
Alavs- VI, cun un Negre. QuartierFrançoise del la pointe de Sable,
lonté du
V I I. les Habitans quela Capitulation étoit fignée, &
General, Que les familles de tous
le refte de la
E
ainti
pouvoit venirj joindre,
VII & Officiers feront conduites dans lonie à la Balleterre, leSieur Lambert
Alavo- lonié du les Troupes à la Martinique feront fournis avec fut en même-tems dépéché avec un
General, Bâtimens qui leurs
Trompette, &un Officier Angloisaux
lesfum- leurs hardes & bagages. Troupesquiétoient débarquées aux Samies ne
V YIL
lines, &
lel Bourg
feront
quidevoientartaquer
psint/e- Quel'Etat Major, quiconfifeenun dela Baffeterre Françoife à minuit 2
parieide Gouverneur, trois LieutenansdeRoi, afin' qu'elles demeuraffent dans leurs
leurs & unMajor, Senuemdnathomeetee de Valets Poftes. fans rien entreprendre contre
maris. du General, pour la quantité
nous, attendu que la Capulation étoit
IX. scavaigulaempreonts caveccux. Ala voI X. fignéc. Poulain
lonsede Qu'ilfera accordé à fix Gentilshom- Cependant le Sieur
Capitaine de
General. de
de M.le Comte deGen- ne d'une des Compagnies détachées
mes lafuite
armes8cba- laMarine, aiant étélubititué à la place
X. nes trois Negres chacun,
du Major, qui devoit accompagner le
Accordi, ilsforti- gages. Sieurde Valmcinier, futchargedev venir
X. la
rons
lesIrlandoise qui font établis dans direàM.de Gennes, que Capitulation Ravine
avecles Que
fortirontfains & étoit fignée, &equelcPoltedel lal
Frangois les Quartiers François
Guillou étoit livré aux Anglois. Le
alégard deleurs faufs, avec armcs & bagages. Comte deGennerifeformalial beaucoup,
Barages
X I. Choilin &Bour- de cequ'onavoit livré ce Pofte!
rons
lesIrlandoise qui font établis dans direàM.de Gennes, que Capitulation Ravine
avecles Que
fortirontfains & étoit fignée, &equelcPoltedel lal
Frangois les Quartiers François
Guillou étoit livré aux Anglois. Le
alégard deleurs faufs, avec armcs & bagages. Comte deGennerifeformalial beaucoup,
Barages
X I. Choilin &Bour- de cequ'onavoit livré ce Pofte! fanslen
à law0- Queles feurs Ravary, rendus auffi- avertir, & aiant vû que la Capitulation
lantédu geois feronti inceflamment
tout-à- fait comme
General. bien que. ceux de la pointe deSable, & n'étoit il l'avoit pas demandée, acceprée il protella qu'ilne
XL. conduits commel lesautres àl la MartiniAccordi. la vouloit point scepuemdcquilsimalt Prifonnier de Guerque. X II
micux demeurer fa
2. dc fubir les
fufdites conditions la partic rc avec garnifon que lui
XII. Qu'aux
conditions que les Anglois impoPefe Françoife fera remife demain-16Juillet foient. loufara # Guil. 1702. à midi, & qu'il ne feraf afaitaucu- DI E Il eft certain qu'il avoit raifon de fe
delioré ne infulteaux Habitans. Signés
plaindresquelc Pofte de la Ravine Guilcefair,ez GENNES. lou eût été rendu fans qu'il en cût été
ia Bafe- TouslesArticles ci-deffus marquezà
le refte, ilavoit tout
terre defont
felon
avertis mais pour
-
main la marge accordez qu'ilsiont HA- ce qu'il pouvoir raifonnablement cipematin. fpecifiez. Signés W ALTER
rer. Onvoit bien qu'il vouloit quelque
MILTON. piece, qui fervit alejuftifier, s'ilétoit
End coaliquencedecctce Capitulation
in- --- Page 381 ---
FRANCOISES DE
1701. inquieté dans la fiuitepour la reddition LAMERIQUE
des. Chriftophle, c'ett pourquoi les parunefpion, taire
queles. Angloisvouloient 1702,
Oflicicrs Majors, areclesReligieux, &
tousleurscfforts du côtédel la Baf
les principaux Habitans, voyant qu'il feterre, monde. ilrefolut de s'y rendre avec fon
s'obilinoan ne] pufgnericzapetulitide
liyarriva eneffet
la Capitulation, dielerentiateiuvant res après que les Anglois quelquesheu- furent entrez
pour lui fervir de décharge. dans le Bourg. Il n'avoit trouvé aucun
Nous, onlignes, Lieutenant del Roi 6 obitacle en paffant fur leurs terres à la
Major decette lpe, Capitaines dInfan- Cabefterre &aCaonne, qu'un
terie, autres Oficers du Quartier dela de-Garde de quinze à vingt hommes CorpsBujtore, Concil
Conjeillers 6s Ofcers du quiétoirpoliéaleur vine à
Frontiere dela Ra- 2
Cumte de Soacerains, acons prié 17.
trouvé aucun
Nous, onlignes, Lieutenant del Roi 6 obitacle en paffant fur leurs terres à la
Major decette lpe, Capitaines dInfan- Cabefterre &aCaonne, qu'un
terie, autres Oficers du Quartier dela de-Garde de quinze à vingt hommes CorpsBujtore, Concil
Conjeillers 6s Ofcers du quiétoirpoliéaleur vine à
Frontiere dela Ra- 2
Cumte de Soacerains, acons prié 17. le fait f Cabrittes, quisenfuitaprtiaroir
Gemmes, Commanaant pour le
décharge, quinetua, ni ne blefli
Roi, de coaor Fguer les apuliues mifes perfonne. Cet Officier aiant
en
eis marge de la Casumamaugara. tta- chemin ce qui s'étoit paflé, appris & les
milton Major Gencral des Troupes An- rêta Anglois éroientmaitres du Bourg, que s'argloijes, puijge'on ne peut faureauiremont,
fur une hauteur à demie licue du
lesainglois éians mautres de tous les Suar- Bourg, où il mit fon monde
tiers Prampatts 6 ce puus eviter a len- ne içachant certainement enbataille, s'il avoit
tier deperigemcnt, 65 rime totale Ge la étécompris Iom la Capitulation. Dès
Colonie, gui periroit mfaintbement
qu'ile leneût été affure, il vint au
le mauvais traitement ga eile pourroit par re- où il fut contraint de fubir la méme Bourg loi
cevoir, Olk être retenue prifonniere de que les autres. Guerre, Ou envoyée dans guelque Hfe dé. Comme il y. avoit besucoup de faJons. ferte, Faitàla ou périr miferablement dans les pri- à milles Ia Françoifes, quis'étoientr tretirées
li18
Bafiterre de S.Cbrijtopble Montagne ronde, &a la grande
Juiliet 1702. Signé, Valneiner, Montagne,le Sieur Lambert
Bacbelior, , Poaisin, Pradines, Corveur, deMilice, demanda unordre Capitaine au
le Clere, Fontame Torail, Giraudet, l ralAnglois, aveci
GenePales Bivois, Pervet, Grrard Superieur faire venir ces familles uneSauvegarde, dans le pour
des Jejuites, F. Tbeodoe e ReilgisuxCarme Parcequ'autremente
Bourg,
8 F. Eleuriere Guefier Saperieur de la rées expofées aux pillages, ellsféroientdemcu &aux vioCbarité. lencesdes Courcurs. Les Anglois entrerent dans le
corda fademande, & LeGenerallutac- luidonnaundefes
dela Baffeterre fur les huit heures Bourg au Aydede Camp, &cun
matin, on leur configna les armes des lacompagner. lifembloitg Trompe,pour
Soldats & des Habitans, ils devoient rien à craindre marchant avec qu'iln'avoit fes furerendre celles des premicrs, les autres tez;cependant il nei fut pasàt trois
étoient a leurdilcretion, & par confe- delieiicdul Bourg, qu'on fit furl lui,
quent perducs. furfà
3TE
Le Sieur de Courpon
Trompette compagnie tut une décharge, dont le
Roi,
Licutenant de
tuctoucroist,PAiteds
& àla Commandant Cabetterre a laj pointede Sable Campbleffé un bras tellement mortellement, & lui eut
pointl'avis qui lui Frangoife, avoit étée ne reçût lut couper quelques fracaffé, heures qu'ille fal- Il
EAtnintinetf envoyé par tombafous fon cheval quifut tué,ce après.
Le Sieur de Courpon
Trompette compagnie tut une décharge, dont le
Roi,
Licutenant de
tuctoucroist,PAiteds
& àla Commandant Cabetterre a laj pointede Sable Campbleffé un bras tellement mortellement, & lui eut
pointl'avis qui lui Frangoife, avoit étée ne reçût lut couper quelques fracaffé, heures qu'ille fal- Il
EAtnintinetf envoyé par tombafous fon cheval quifut tué,ce après. Premiaerimtmiad
vé --- Page 382 ---
VOYAGES A UX ISLES
340 NOUVEAUX fitcettedéchar- achetez, étant bien aife d'avoir dene pointaller des nou- 17621
1702. vépard ceux quiavoient d'avoir tué leurs gens, en alal Martinique, avant à quii ilavoit
ge, enragez tirerfur les François. Ce Parti welendsnoesnentura donnéavisde ce quil lui étoit arrivé. Il
croyantt étoit d'environ quatre enchommesqui futencore malheureux dans remonter cette occa- au
s'étoiente CCREeaciete qui avoit fion, fon Bâtiment ne put ,pour
attendrel le Sieur dc Courpon, par leurs vent commei ilfalloit faire, lc terme fon
en
FRES
evinéleurrencostre pallant
Cayenne; de forte que
l'euilent apperçi. étant expiré, iltombaentre
derriers, fansquils) tous nos François, Palle-port les mainsd'un Corlaire Hollandois,
Onfitembarquert au lieu de les conduire aux lflcs du
à S.Thomas,
EE
& comme on avoit lieu del'eipe- le claré conduifit de bonne prife, malgré tout CC
Vent,
queleMajor General avoit faire
pur dire & faire, conferver à
rer, aprésce les Anglois les voulurent
qu'il les débris de fon bien. fans arriva enfin
promis, tranfporter à S. Dominguc, foi après de les la la Martinique versles mois d'Août 1703. avoir pillez contre la bonne
Le Sieur de Machaut auttCaptainede GeCapitilation, fous de vains 1ls pretextes, retinrent Vaiffeau,, & qui étoit quelques Gouverneur mois, le
dont on ne manque jamais. pour! la fûreté neral des Iflcs depuis
M. de Gennes en ôrage, fournirent pour le fit arrêter aufi-tot, S. Pierre, Smetureenfiveré où le Sieur
des Barques dela qu'ils Colonic. Mais la plupart. dans Coullet le Major Fort de la Martinique comtranfport nc firent pas sunaulilong
lT'iniiruction de fon Procesfelon
dcc cesBâtimens: cclui de S. Domingue; nos mença
en reçût du Sieur deMavoiage quec
moitié de gré, l'ordre qu'il à Cour avoit ordonné de
les contraignirent de prendre la route. chaut, quila d'une maniere qui lui fàt
Ecte moitié de force, dés qu'ilsfurent hors le faire, mais
ne fouhaitoit
de laMartinique, 'S. Chrillophle, de cctte agreable, puilqu'eile
ni qu'on f
de la vûë de
partic de laCo- qu'on aletrdevarcoopabies moinso
convainmaniere la grande &c à la Gua- condamnat,àr outrée quinefuto dans cequis'élonie vint F à Miartinigue dc recevoir cu d'unel lâcheté
deloupc, où j'eus lc plafir Lambert, & toit] pafléàs S.Chriltophle, Comte de Gennes Ceprocaifur fe démont bon ami le Capitine cequilui étoit necef- très-long.
de laCo- qu'on aletrdevarcoopabies moinso
convainmaniere la grande &c à la Gua- condamnat,àr outrée quinefuto dans cequis'élonie vint F à Miartinigue dc recevoir cu d'unel lâcheté
deloupc, où j'eus lc plafir Lambert, & toit] pafléàs S.Chriltophle, Comte de Gennes Ceprocaifur fe démont bon ami le Capitine cequilui étoit necef- très-long. deion Le mieux, le SicurdeValmeidelui fournirtout
fa famillc, qui fendit fut mis encaule, auffi- bien le
faire,
nier
des
euralierjtneie arrivée à la Martinique. de Chateauvieux, & on ara
étoit déja Barques Angloiles qui allerent Sieur contr'eux. Les
furent fortlong- procedures
que lc Comte de
jufgu'à S. Domingue
Le Ineparoilloi pas
comtems a revenir à S. Chrillophle. fut retenu jufqu'à oleserafnaMee voir ci-devant, on étoit
Comte dé Gennes après y le Generalan- me jel l'ai fait à la Martinique, 2 qu'il ne
leur retour, luirendit fes NEE & fon Baga- fi perfuadé pas conferver fa Colonic, fielle le
glois & lui donna un Pafle-port fe pouvoit; étoit attaquéc par les Anglois, que
ge,
lui fembleroit. 11
RECuS
retirer oûl bonl
Comté EAC Intendant avoient
Kemnbanimemtopoarp Torte-Ferme porterfurla de Cayennc, neral, & M.RobertI des) Barquesspour enlever
d'Oyac cenla' les Anglois luiavoient voulu envoyer Colonic, Sc la tranfportera aux
les Negres & que quelques autres qu'il avoit toutc la
autres
rendus, --- Page 383 ---
FRANCOISES DE
1702. autres HsFrancoilespeud dejours avant LAMERIQUE
Declaration qu'on cût des nouvelles certaines de la veroient A avoir été faites contre lui. de la Guerre. & l'égard des fieurs de
170*
Jc croi pouvoir me difpenfer de
de Chateau-vieux tous deux Valmeinier
portericic iquantitédep picccsq
rap- nans du Roi de la même
Lieutete de Gennes produifit pour
rien fatuétouchanr Ile, ilne fut
tion: il
jultifica- gard du
ledernier; &cal'éENARET
rables, convainquit de fauxt trois mile- Pexercice premier, de fa il fut fulpendu de
& les plus qui avoient honnétes dépofé contre lui, parcequ'on; Charge pour fix mois,
rendirent fervice, gens du pais lui oppofé aflez prétendit vivement qu'il: à la Ines'éroit
veur.
ennes produifit pour
rien fatuétouchanr Ile, ilne fut
tion: il
jultifica- gard du
ledernier; &cal'éENARET
rables, convainquit de fauxt trois mile- Pexercice premier, de fa il fut fulpendu de
& les plus qui avoient honnétes dépofé contre lui, parcequ'on; Charge pour fix mois,
rendirent fervice, gens du pais lui oppofé aflez prétendit vivement qu'il: à la Ines'éroit
veur. Malgrétout Bedepolerent cela,
enlàfa- Saint
reddition R
affaire prenoit un mauvais voyant quefon tuation Chrilophle, où étoient les comme fidansla ficufa quelques-uns de
train, il re- foiblelle dela
chofes, & vû la
mele ficur de Machault, fesJuges, &c mé- autre chofe quede Colonic, confeiller ilavoitpd faire
caufes de recufation; & comme &spropofales il eut la les Ennemis' du côté de Cayonne d'ataquer & de
avisqueleMinifire fit entrer dans le Confeil avoit ordonnéqu'on partie Cabefterre, dela pour fe joindre à Pautre
fieur de Saujon,
de Guerre le tant pastrop Colonie, ou la chole n'éVaiffeaudul RoilaThetis, qui commandoit le ne merita pas faifable, plûrôr des ni trop fare, il
doit à
qu'onatten- du
lotianges
pourexaminer tousmomens, 7 avecfes Oficiers, le meilleur blâmc, d'avoirf fçàtirer des
fon affaire,
Parti
PABs
put pour retarder fon jugement ilft ce qu'il tendre, comme onl'avà qu'on en pouvoit atleur arrivéc; mais cc fur en julqu'à lation. par la Capitupala par-deffus tous ces ordres; vain, & fans on fur Le Comte dc Gennes fut
attendre fut perfonne, leComtede Gennes ce Vailicaus lavec le ficurde embarqué ValmeiFort tranfporté du Fort Saint Pierre au nier, mais les ils curent le malheur d'être
minicufe: Royal,d'unen la Comtelfe emmieredurccignot fa
mouth, prispar où Anglois, le Comte de &c conduits à Pliplus permaifiondelevoir, à femme moins qu'el- n'cut lorfqu'il étoit fur le point Gennes de mourut
France, où fon innocence pafler en
avec lui fans en
Letaceenaient plus fortir,
manqué d'être reconnue, & n'auroit fa pas
gé dans le mois
ju- tion
STEE
damné
d'Août 1704. & con- rétablies f
ce
reputacomme atteint & convaincu puis mort, le quientivrais, Roi a donné queded'une lachetéoutrée dans ce quis s'étoit fions confiderables à fà
des & Pen- à
palléà Saint
enfans, & pour faire veuve, fes
de Nobleffe, Cartenaey4euzetert & privé de la Croix de qu'il failoit de lui, & connoirel'efime combien
Saint Loilis, & de
éloigné de faire la moindre il étoit
il étoit revétu.
quientivrais, Roi a donné queded'une lachetéoutrée dans ce quis s'étoit fions confiderables à fà
des & Pen- à
palléà Saint
enfans, & pour faire veuve, fes
de Nobleffe, Cartenaey4euzetert & privé de la Croix de qu'il failoit de lui, & connoirel'efime combien
Saint Loilis, & de
éloigné de faire la moindre il étoit
il étoit revétu. tousiesemploirdont Jugement quiavoit
attentionau
Le Comte de Gennes
de il lui a confervé dans étérendu les contrelui,
Jugement au Confeil du appella Roi, &c cc donnances des Penfions accordées Brevets &Or
fesJuges, & leur Greffier à Partie; prit & veuve, & à fes entans, lcs
à fà
T Thetis dejours après, lc Vaifleau du Roi & Comte, de de Chevalier de Saint qualitez de
ordre de arriva, dont leCapitainc avoit ila Capitaine de fes Vailleaux:a Loilis, à
Gennes avec porter les en France le fieur de dées ajoûté af fa que ccs Penfions font accor- quoi
Som. 11. procedures quifetrou- fidelité, famille & de fcs en bons confideration de fa
Xx X
&cagreables fervices, --- Page 384 ---
VOYAGES A UX ISLES
342 NOUVEAUX
lefe, & fes longs fervices frent qu'on 1702
vices. Cela fuffit à un homme mort,8c
aux liles;, mais il eut enfin
1702. c'eft une confolation confiderable cclle pour du l'épargna ordre de venir rendre compte de fes
une famille affligée comme
aétions à la Cour. 1s'embarqua Canons dans
Comte de Gennes. du feur de un Vailleau de Nantes de 32. avec fa
Ce que j'ai dit ci-devant afTez le Juge- appellé le Saint Jcan-Baptifte
Valmeinier marque lui n'a que point tait femme, & beaucoup dautres pallagers d'une
ment rendu contre
alafinde 1708. Ils furent battus end'impreflion à la Cour, putiqueleRtoi Chevalier de fi furieufe tempête, qu'on n'a plus de ceux
l'a fait depuis ce tems-là Lieutenant à la tendu parler du Vaifleau, ni
Saint Loilis, & &c qu'il fon eft difficile qu'un qui étoient devoir dedans. tout de fuiMartinique,
de confiance en la J'ai cru
rapporter l'affaire de S. Prince marque plus ia
de fon Sujet, te; tout cc qui regardoit
mon
fidelité, & en fagelle dans les Chriftophic, fansi fuivre l'ordreder édu
que le Roi lui en: a témoigné
Journal, &c cela pourl la commodité
FaEbtimaree Leéteur. qui
àl la Martinique, Ponrappaif@rleamaue cfarvenusenmillepe La partie Frmngoifedecetelle, de toutes les Colonies à
Vemensqulyerorati
étoit ia mere
la derniere
cent dix-fept.
idelité, & en fagelle dans les Chriftophic, fansi fuivre l'ordreder édu
que le Roi lui en: a témoigné
Journal, &c cela pourl la commodité
FaEbtimaree Leéteur. qui
àl la Martinique, Ponrappaif@rleamaue cfarvenusenmillepe La partie Frmngoifedecetelle, de toutes les Colonies à
Vemensqulyerorati
étoit ia mere
la derniere
cent dix-fept. ficur de Château- été cedée aux Anglois eux par Utrecht en
Pour ce qui eltdu fon aétion fût criante, Paix concluéavec à
vieux,, & qu'il quoique meritàt une punition, fa viëil- 1713. H A P I T R E XXIII
à recevoir les Anglois. Chalfe de Ramiers. Onfe prépare à la Gnaddlonpe
chofesentrain, tant au Fort de la
mis les
DI (OXE A prife de la panticFiancoife Chritto- Baffeterre que lelong de la côte, qu'on
2n de lHle de Saint
jugea à propos dc fortifier, nous allames
a0h phle nous fit craindre que ne au Quartier des trois Rivieres, où nous
BTOTtA ic General Codrington la paroled qu'il demeurâmes une femaine Licutenant entiere. de
noustint ropcsadement
M. de la Malmaifon
a
prita- m'avoit donnéel'annéet lui; recedente,lone de forte que M. Roi de cette incquiouneit.bentonis ce Quartier, convia
ratifs que je dinai avec Gouverneur fit travailler &cuneSuceriedansd àu une partie de Chaffe
mae Auger nôtre
M.leGouverneurà
deplaiarneur fansreliche, & Cacccntemnesicment état de bienrece- deRamicrs, oùt nous eumes trop ici. de la poffible à fe metreen s'ils nous venoient fir, pour ne la pas rapporter
Guade-, voir les Anglois >
Les graines desb aboiadindequieraient Ratoupt. attaquer. enfemble tous les meuresavoients attiré unc aiment infinitédel
Nous vifitâmes oi les Ennemis pou- miers, carces oifeaux ils s'en paflionné- à
Poltes de PIlc,,
traçai ment ces graines,
engraillent une Chafe
voient faire des defcentes, &jy
merveille, &1 leurchair en contraéte de Ratous les retranchemens qui nous paru- odeur de gerofle, & demufeade tout-à- miers,
couvrir les lieux,8e
furl les
rent propres donner la facilité à repoulfer faita agreable. Nousnousrendimes un endroit ouilya avoit
nous
SCTE
heuresdans
avoir fept
beauceux snypetmmm.Apus --- Page 385 ---
FRANCOISES DE
1702. beaucoup de cesarbres; nous y trouvà- Le LAMERIQUE
mes une teuillet far le bord d'un: ruiffeau
plaifir de cette Chafle, eft
où l'on avoit mis le vin à rafraichir. A fend chaque Chaffeur le
plume fon gibier, que le Manie- 1702.,
cinquante pasfouslevent decctendroit, ment par dans milicu, l'enfile diagonale- re delee
onavoit établi la cuiline, avecune am- d'une cuiffe une à l'aile brochettes, ceit-a-dire, appreter.
far le bord d'un: ruiffeau
plaifir de cette Chafle, eft
où l'on avoit mis le vin à rafraichir. A fend chaque Chaffeur le
plume fon gibier, que le Manie- 1702.,
cinquante pasfouslevent decctendroit, ment par dans milicu, l'enfile diagonale- re delee
onavoit établi la cuiline, avecune am- d'une cuiffe une à l'aile brochettes, ceit-a-dire, appreter. Deo pile debois, les befoins qui fut reduit en char- brochette en terre oppolée, plante fa
des Chaffeurs. devantlef feu,lerourchate fous Ces arbres ou étantaffis, ne,&clefait cuire, comme il
à
& en caufant nous entendions les Ra- qu'un propos, fans dc employer d'autre
peu
SEFEA
miersfurnostétes, &cvoyions tomber à
fcl, & unj jus de citron
nos pieds les graines qui leurs échap- ou d'orange. LeRamierveute étre manpoient 3 ou qurils égrainoient en man- gédemi cuit,6 ainfi dire, encore
geant. Alors fans aueaiatiguequeclle tour faignants Eaten une erreur, les
que nous avions euë à nous traniporter de Medecins ontintroduite danslen monde, quel
furlelicu, &1
nous en tuyionsà diferetion, ment manger la plupart des viandes telleberdevant nousavions le plaifir delesvoir tom- lcs n'ont cuitcs, rôties,ou bolillies,qu'elde
nous,f fans sque plulicurscoups
prefque rien de leur fuc. brep tufil, putles quePon tiroitfurunt mémear- Lesanglois, riquains, &
AmeFRIET
tentoient de obliger: fauter rav'enrolerilafecon- d'une
font d'un meilleur autres goût, Peuples ilsn'ont du Nord
tre,encriant, & reenrdantombericuns brancheal'au- leurs de laifler confommer; parle feu le fuc garde de
compagnons. Carquand cesoifeaux font la cuiflon viandes, il nc leur donnent deAeir
gras,ilsf fontextrémement pareffeux;&
qu'autantqu'il enefineceffai- fer le
ilfaut, pourainfidire,du Canon,pourles re, le ferment pour aider la chaleur naturelle, &
Aucchengerdedomicic Uneautrer re- plus
de P'eftomach à les digerer pifin viandes,
marque quej j'ai faite plus d'une fois,e(t
aifément; aufli voyons nous
que dans cet état, la moindre
nmerairaienaepias gros,p qu'ils
qui les touche les fait tomber; dragée au licu plus forts, Seplusgrandin que plusgras, ceux qui
que quand ils font maigres,
tent un
ilsfuipporSoinaiee lies,qu'elics
tire àun coup liévre. plus Je fort que celui qu'on lafilalle, ou nereiembleneplusg rôtiesàun
qu'àde
m'imagine
lelardquilese
point, quefans
Jeurembompoint, leurs
couvre, ou lafauce, dont
écartées les unes desautres,
EEE
par confequent
écdonnent de
les
Sprnaeemane
au lieu que quand plus ilsfont dej jour au plomb; Le faveurquel Lieutenant charbons. del
plumes étant comme colées maigres, furla leurs parerungrand diné, Rolaroitfintpré auquel on ne tou-
& les unesfarl les autres,le plomb glifte peau, cha tant
point, chacun fe contendeffus fans pénétrer avant.
, dont
écartées les unes desautres,
EEE
par confequent
écdonnent de
les
Sprnaeemane
au lieu que quand plus ilsfont dej jour au plomb; Le faveurquel Lieutenant charbons. del
plumes étant comme colées maigres, furla leurs parerungrand diné, Rolaroitfintpré auquel on ne tou-
& les unesfarl les autres,le plomb glifte peau, cha tant
point, chacun fe contendeffus fans pénétrer avant. En manger fa chafle; &c
vû plufieurs qui
Jenay affurer
ne
je
TRLRELES en tomqu'on s'épargna N
bantaterre, à peu près comme un fruit paflames toute la journée Eat ce ditropmeurquand; lil tombe edeParbre. Le vertilfement, nous oipamesfarlelieu,
Gouverneur fet tout tirauncoup, qui eut unef. Benousnerevinmes nuit, &c aux
gu' 'allez avant dans
qu'un Ramier, extraordinaire; il ne voyoit tenantdel Roi, flambeaux, fort
chezle Lieulieii
furlequel il tira, & au
nous
contensdela Chaffe
d'un, on en vit tomber fix. nous que avions avions faite, & du plaifir que
Xx2 cu à manger des. Ramiers
les --- Page 386 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
1702,
8cles plus délicats qu'ily
oà lesfervices j'avois
Aoreehstmmatt
3702. les plus
refte dur monde. voiten Cour,
que 'de rendre
eût,je EC: au
Publics sm'occu- rendus, & que je continuois
Le foin des travaux
n'étoient pas oubliez, non plus qu'un
pant alors tout entier, & ne entr'eux me per- &c voiage que j'avois fait incognite, en de
mettant plus de me partager Mif- certaines Ifles, dont on auroit pà profila conduite du temporel de nôtre de cC ter,je lui dis que mon parti étoit pris, mon
fion,je refolus de me décharger
& que je voulois me retirer en
demicremhare-lenmat mes comptes,
aprèsque nous aurions vû les
& je donnai la démifion de mon de em- la Convent, Ennemis, à moins que mes Supericurs
ploi au Pere Imbert Supericur accepté n'y, miffent des obitacles invincibles. Miflion,
que ne Tayant fçavois Le Pere Cabaffon Supericur general
qu'à fa Tlere confideration, E.r faifoit de nos Miflions revint àl la Guadeloupe il ft
que Tapproche des Anglois fa Char- deux ou trois jours avant Noël; de ma
peur 2 & qu'il vouloit quitter oùil femblant de n'être content ôtois
ge, & fe retirer à la Martinique, bruit du Ca- démiffion, & me E que je lui moi cc
ieroit bien moins sexpoféaut
par là les moyens de faire. faire Mais pour il y avoit
non qu'à la Guadeioupe. nôtre Gouverneur fut fà- qu'il auroit voulu nous vivions cnM: Auger
j'avois faite,8c
long-tems que
ché del la démarche que
pour ne nous spasconnoiures Pofte
me
du
ELEn
crut que jevoulois Ilm'enf fervirdecepré- firparler quoiqu'il me fût redevable m'avoit donné
texte pour me retirer.
y avoit
non qu'à la Guadeioupe. nôtre Gouverneur fut fà- qu'il auroit voulu nous vivions cnM: Auger
j'avois faite,8c
long-tems que
ché del la démarche que
pour ne nous spasconnoiures Pofte
me
du
ELEn
crut que jevoulois Ilm'enf fervirdecepré- firparler quoiqu'il me fût redevable m'avoit donné
texte pour me retirer. de Roi, à quij fis quril occupoit, il ne
pas
par le Licutenant deffein étoit 1 rc- lieu depuisu un certain temad'étreconten comme
réponfe, que mon
delui. Jeluirépondisapen prés & je conpelleren.France, Caneeriaunneale lesAngloisnous j'avois fait au Gouverneur; uniquement pour le
plaifir devoircommenci & comment nous nous tinuai à fans travailler plus me méler en aucune
attaqueroients défendrions. Je dis la méme chofe au Roi,
affaires de nôtre Maifon. Gouverneur quand il m'en parla, & manieredes
CFS A
OXNO 2 RORO
C H A P I T R E XXIV. ton fait dans les Iles, pour s'oppofer
Travaux extraordinaires que
aux Anglois. de T'année pas penfer à me retirer de la Guadelou- befoin de
E premier jour le
où il avoit ablolument
1703. Jallai avec Miflions Supe- pc, moi;
alloit du fervice du Roi;
rieur general de nos nôrre que la EMT en étoit informéc; qu'en alloit
faluer M. arrêta Auger à diner, un mot, fi le changement qu'il me
Gouverneur. Il nous lc Pere Cabaflon faire dans nôtre Mationlobligeoisa reayant tiré
part, ilfouhaitoit qu'il
après quoi il lui dit, qu'il ne
placerautre mition deffcinà unautre tems. LePere
en particulier, naturel, qu'il me REANSE Cabaffoa n'cut garde de lui refufer ce
roilloit guéres mais qu'il le prioit de ne
qu'il
fans emplois --- Page 387 ---
FRANCOISES DE
1703- qu'il lui demandoit: illui; promitenco- LAMERIQUE
re davantage, &c méme pour lui faire luiexpliquer re. ce que ceLatinvouloitdi- F703
voir qu'il vouloit contribuer autant Jc lui répondis un peu malicieufeallui qu'il le pourroir à h dérenfe de l'lfle; ment, tre qued cc'étoientlesp parolerque Nola dit, gu'il feroit faire avec plaifir Scigneur Jefus-Chrit avoit dit à
Tour dont le Gouverneur lui avoit hifon. Judas, pour le preffer d'achever fatravoulu parlé autrefois, à quoii iln'avoit jamais dit-il: Voilà hé! d'impertinent Latin, me
confentir, ce qui étoit en par- Cabaflon pour me prend Ie Pere
tiecauledenôtre reitoxdifement,
admirable,
SRreE
qu'ils'étoit misentéte, qued c'étoitmoi parce parler comme à un Judas. lui deme
qui avois infpiré ce deffein à Monfieur quai Pere enfuite plus au long : penfée expli- du
Auger. Cabaflon, & tâchai de lui
d'une Projes Cette Tour devoit étre à l'embou- comprediregolinaroitp prétenduautre faire
Tour. churede nôtreRiviere. Le Gouverneur cheleque qu'il
fouhaitoit
du
avoit
ariarmaibemeaese
&
qu'elle fûr côté del'Eft,
defaire fairecette Tour, &
moi, qui comptois d'en faire un leprier Mais den'en; pasretarder T'execution.
abaflon, & tâchai de lui
d'une Projes Cette Tour devoit étre à l'embou- comprediregolinaroitp prétenduautre faire
Tour. churede nôtreRiviere. Le Gouverneur cheleque qu'il
fouhaitoit
du
avoit
ariarmaibemeaese
&
qu'elle fûr côté del'Eft,
defaire fairecette Tour, &
moi, qui comptois d'en faire un leprier Mais den'en; pasretarder T'execution. Corpa-de-Garde, Habitation
affurer nôtre tous les avec toutes mes explications, &
delcentes contre Eerie furprifes & les la
emplâtres que jepus mettrefur
que les Ennemis pourroient plaie que Javois faite, il cn revenoit
je faire voulois pendant la nuit pour nous piller, fervir totjours de ces à dire qu'on ne devoit pas fc
méme Riviere qu'elle fit à l'Oieft de la néte homme. paroles en Pariant àu unhonfavanne & dela fr le & bord de nôtre Le Mardy
mer; afin ceux
fecond jour de l'année
qui feroient dedans ne puffent Rit fur- j'accompagnai le Gouverneur aux trois
pris, ni nous laiffer forprendre,
Rivieres, ou nous demeurâmes
voulois point d'autre
jen'y tant pour faire
fixjoursy
trer qu'une échelle porte pour en- j'avois tracez,. acheverlesouvager quepour faire faire gue
foi
qu'onauroitt itAE à
étoient
ccux
quand on auroit été dedans: après nués. qui de la neceffaires aux deux avequelques conteftations, il fut refolu, où
Montagne du dos d'Alne,
gu'elie fe feroit farnôtreterrain, c'eft- Reduit. M. Auger avoit refolu de faire le
a-dire,alOlieltd delal
J'y marquai un
&
le fe devoit faire à nosdépens. Rivierespuifqu'cl- nomma un Officier de ce Camp, il
Jei ne fçai quelle mouche
pour montrer aux Habitans Quartier-la
jour-là le Pere Cabaffons mais piquoit ilr mon- CC droient y faire leurs
qui vien- &
troit une impatience extréme de voir apporter leurs effets, lcs Baraques, endroits qu'ils y
Gouverneur, commencer cet ouvrage; & comme le que devoient le Dimanche occuper. Nous ne revinmes
Jendemain qui avoit refolu d'allerle vier. au foir feptiéme Janaux trois Rivieres, leremerJe demcurai tout Je. Lundy
toir ài fonretour, pour choifiriel licu,&c nous à aider au Pere Imbert à dref- chez
en déterminer la grandeur,
ferles Comptes qu'il devoit rendre deplus de dix fois avant delequitter, iluirepeta ces
que j'avois quitté lc foin de nos
paroles de l'Evangile,
Emude
JiuS. guedfacisfac ci- Le Mardy ncuviéme Janvier MonAprès qu'il fut forti, M. Auger qui choif: fieur Auger lc fc rendit chez nous. On
n'entendoit point le Latin, me pria de
licu où l'on bâtiroit la Tour,
latragai, & fur le champ on fei miz
Es
à --- Page 388 ---
VOYAGES AUX ISLES
346 NOUVEAUX étant dé- On auroit environné la Tour de 1703. Y703. àyt travailler, les materiaux fur lc lieu. Je douze ou quinze rangs de raquettés,
en partie ama(Tez
dans qui auroient bien empéché qu'on n'en
# donnai fept toifes de diametre
2 & on n'auroit laifTé
fes, fondemens, pour venir à fix d'em- toi- put qu'un.
--- Page 388 ---
VOYAGES AUX ISLES
346 NOUVEAUX étant dé- On auroit environné la Tour de 1703. Y703. àyt travailler, les materiaux fur lc lieu. Je douze ou quinze rangs de raquettés,
en partie ama(Tez
dans qui auroient bien empéché qu'on n'en
# donnai fept toifes de diametre
2 & on n'auroit laifTé
fes, fondemens, pour venir à fix d'em- toi- put qu'un. approcher Petit chemin en' zigzag, pour le
Tes'hors de terre, & trois pieds devoit pallage d'un homme jufqu'au pied de
patement tout au tour. Lc mur
l'échelle. avoir une toife & demie d'épaiffeur & Ileft certain que ficette Touravoit
jufqu'à la hauteur de deux toiles,
elle nousauroit étéd'une
enfuite une toife feulement. Et douze com- étéachevéc, grande utilité; - &c que les Ennemis
me 1e deffein étoit d'y mettre
auroient été obligez de l'attaquer dans
ou quinze hommés bien refolus, pour formes avant de paffer plusavant. brider les Ennemis de CC côté-la en les Le deffein du Gonercaréteitulene
cas d'une defcente ou d'une attaque,
les Habitans d'ch faire de femle fond de laTour devoit étre faire partagé une
Tur lcurs terres lc long de la
une
ESST
'en trois parties 5
pour
de côte, Patce que joignant ces Tours) les
Citerne 5 une pour un Magalin un Ma- unes aux autres, perumboneuanchg de
Vivres; &c la troifiéme pour devoit ment palliffadé, &c bien couvert
gafin à Poudre. Cet étage qui
on auroit été en étatdedif
être vouté, auroit eu huit à neuf pieds raquettes, delcente à tous ceux qui fe fede hauteur. : Celui de deffus en au- puterla
carileft conftant, que
&c auroit été éclairé de roientprefentez:
dans une
roit çu dix,. de douze ou quinze hommes
huit ouvértures de quatre pieds' fix
Tour femblable, auroient plusimpofe,
large en dedans, s'étrellifanta avoir T'air Et le & auroient été plus affurez, que deux ;
ces en dehors,
tirer avec des cent derriere un fimple retranchement; une
jour neceffaire, ETe pour de fonte fur &c que cent hommes derriere palliEipingards 'ou' Efpoirs" dc la Tour. fade épaulée de deux femblables Tours
"ceux quis sapprocheroient
fait font
de faire toutc la refiftance
Si le tems' Tavoirpermis, on auroit neceflàire, capables pour déconcerter une defun autre étage vouté, le deffein avec quatrecm- ne fàt
cente. Onf (çait d'ailleurs lcCanon à
brafures, quoique
eft fur un Vaifleau Aen guéres
d'y mettre deux picces de Canon auE qui
& de, cent coups qu'il
de dix- craindre; que
-
douze livres de balle, & deux auroit tirera, il n'y en aura pas un donhuit fur la
où il Y
au
fe
plate-forme, échelle pour ne dans unc embrafure;
avec une
à
AUE
cu' une écoutille inferieur.
ailleurs lcCanon à
brafures, quoique
eft fur un Vaifleau Aen guéres
d'y mettre deux picces de Canon auE qui
& de, cent coups qu'il
de dix- craindre; que
-
douze livres de balle, & deux auroit tirera, il n'y en aura pas un donhuit fur la
où il Y
au
fe
plate-forme, échelle pour ne dans unc embrafure;
avec une
à
AUE
cu' une écoutille inferieur. celui qui eft en batterie terre, eft
deleendre dans l'étage
viens de trembler un Vaiffeau,
qu'il
Mon deffein, comme je
toûjours en état de couler EFDEL
dire, étoit de vouter tous ces étages, LePere Cabalfonnôtre Supericurg
mais les' cholés prelfant cxtrèmement, la neral partit de la Guadeloupe
EE
je ne pus élever ma magomeriequal & retournerala Martinique l3o de Janhautcor"de dix i douze pieds, > avec je vier aveclel PereImbert, quiavoit don-. fus obligé defaire remplir lc vuide foûtenir né la demiflion de fa Charge, qui fut
des pierres & du fable, pour
Religicux de merite,apla plate-forme, fur laquelleje fis mon- lc remplieparun pellélel PereManc, quigouverneap preter une piece de douze, h'ayant
fent toutcla Miflion, en qualitédes Suen faire monter une
ECIELE
tems d'y
pericur --- Page 389 ---
FRANCOISES DE
I7o:. la perieur douccur, general, avec" toute la fagelle, avoit BAMERIQUEL dix
fouhaiter dans Klaprudenee, un
qu'onpeur fon vin, Sagné & cent.o huit cent pourcentfur 1702,
Mes occupations Superieur accompli. qu'il avoit reçu:. cinquante car en fortant rlefucre
au Couvent quand sm'empécherentd tousces d'être Martinique,
de la
arriverents mais
changemens tc. Barqus. ilfurpris par une méchande leur
ayant fçile moment
Anglonle, qu'il auroit: dû
chez le embarquement, je me rendis Hmiereneruntes aurant de
s'ils avoitcu
& oà jelesembrafli, Gouverneur oir jeles trouvai, d'avarice. COUrAgE, quediniolence,s
jufqu'au bord de la mer. &cjelese conduifis Ily avoit quelques jours
ils s'embarquerent dans un Navire nos Barques armée en courfe gu'unc en avoit de
Prorençal, quis'enretournoit: ala.Mar- pris, une Angloifss quiallaitporter dçs
tinique, après avoir vendu fes mar- Raquets de Barbade a Antigues On
Cerarmerres feaules cut
Vaif la
cétte trois prifes, qu'il ésouarnivea
jamaisvendués. PARCE
tion de la Guerre, & le La Declara- Vaiffeaux
jours avant Noel huit
de Corfaires
grand inombre tres Bitimens, deGuerre, aveepluficursaue
France, étoient qui courojent les côtes de gimens,. & qu'on qui Portoient, en,
cing. Remençoient à étre culsquelesvinscont- rarcs aux Iiles, oà autant, avecdes Galiottesà attendoit encore
l'on n'aime pas à en manquer; deforte de
bombes,c un
nos
AuAenuaieerser pour;
en que Vaifleaux n'ofoient fe mettre confequence.
imens, deGuerre, aveepluficursaue
France, étoient qui courojent les côtes de gimens,. & qu'on qui Portoient, en,
cing. Remençoient à étre culsquelesvinscont- rarcs aux Iiles, oà autant, avecdes Galiottesà attendoit encore
l'on n'aime pas à en manquer; deforte de
bombes,c un
nos
AuAenuaieerser pour;
en que Vaifleaux n'ofoient fe mettre confequence. Oni ne doura lisge
mer. Ce Provençal avoit culebonpoint que
heur de
&
NREerEn
pafler, profitant de la con- fàt Marsinique, 8c que le Fort pourla ne
joncture.ril. avoit vendu fon mauvais leur.objet,
Royal
vin de Provence deux cent francs la Monfieur Robert nôtre
Barrique, fcs amendes en bois vingt- n'obmit ricn de tout CC Intendanr,
cing fols la livre, & le reftc de lcs contribuer à la défenfe de T pouvoit
denrées à proportion; pendant
gue, Il fit faire un paraper de Martiniprenoit les plusbeaux fucres gu'ilne ncrie. tout le longe dul
maçondix-lepr ou dix-huic livres le bianesqu'a endroits du Forr Saint Moulage, Saux
lieu qu'ils avoient étévendus cent, au avoient befoin. Il fit audi. Pierre, gui en
deux livres fix mois
quarante- Ville du Fort Royal
couvrir la
concevoir le profit auparavant. Pour avec des Batteries d'un, bonp parapet,
vin, il faut
qu'ilf faifoit fur fon parer &c
nouvelles, les
il fit rece vin, y compris favoir, laf lal Barrique de mot, il augmenter fit tout ce anciennes. Enun
fept ou huit francs driab necoûre dre de fon zele qu'ony pouvoit atten8e quevendûé caux
en Provence, comme il étoit pour le bien public; &c
fontl heureux, Iles, les Marchands gui fe; paffoit chezles important defgavoir ce
peuvent levendtedg-huitt Seniaisnedsnue,s franics,
nos Barques les meilleures Ennemis, ona arma
le Capitaine de ce Vaiffeau: nep Mais pour faire des courfes fur voilieres,
loin la peine que meritoit fon porta; avarice pas deltentes fur leurs côtes, cux; afin & des
extréme, & liniolence avec laquelle il des prifonniers, 3 pufent d'avoir
difoit, gu'il ne vendoit fes
re de leurs
car chez nousinftruifes à un
marchandiles AnTAEP
prix fi exorbitant, que pour glois, tes.
Capitaine de ce Vaiffeau: nep Mais pour faire des courfes fur voilieres,
loin la peine que meritoit fon porta; avarice pas deltentes fur leurs côtes, cux; afin & des
extréme, & liniolence avec laquelle il des prifonniers, 3 pufent d'avoir
difoit, gu'il ne vendoit fes
re de leurs
car chez nousinftruifes à un
marchandiles AnTAEP
prix fi exorbitant, que pour glois, tes. les chofes ne fontpasfort fecret-
"MARASmARILI Les mois de Janvier &c Février
fe
paf- --- Page 390 ---
VOYAGES A UX ISLES
$48 NOUVEAUX sdans de concert, ne ffent cuneirruption,8c alors 1783.
1103. pafferent à faire desretranchemense ne
nes'en rendiffent maitres, Y la ayant défendre.
toutes nos Ifles, parce laquelle FRes très-peu de Troupes pour
de
voit pas fçavoir au jufte AD Je fis dans CC Ces nouvelles dornerent voulurent beaucoup d'aAnglois s'attacheroient, mois retrancher le bord Orien- joie à nos Habitans, les travaux qui qui n'étoient
dernier tal de nôtre Riviere jufqu'à une hau- bord quitter
Mais M. Auger
teur, qui rend lerefte de fesbordspref- furcette mtencoreachevct avoit des avis fecrets de ce Te
fis mettre
que
F
foit chez les Anglois,
E
que impraticable. a Canon,,
batCodrington failoit tous fes
Nauteorunepice élevé, qui étoit ichate General
les
dela
tre un terrain je fis découvrir & nettoyer efforts, pour à fc joindre engager! à lnis, Anglois pour attacôté, entierement, que de crainte queles Ennemis Barbade la Guadeloupe, dont jugeoit la
ne s'en empatatlent Halstiveurdeabrout quer conquête facile, s'il étoit foûtenu
couvert.
dontilétoit
Jefismonde Troupes reglées, Te
failles,
piecc de Canonàcô- cinq Regimens & lesl Milicesdesd deux
ter une autre Sucrerie pctiter dut fieurl Bologne,lurune parles Guarnifons de maniere que maltédelas
Gouvernemens,,
dipetitehauteur, aveci cunretrafichement, s'ils étoient for- gré tout ce quel les Habitans les purent travaux
pourfodtenirs nos gens, & d'abandonner les rC, il les obligea d'achever Il s'entrouva
cez de fe retirer,
qui étoient commencez.
bordsde nôtre Rivicre.
de quelques-uns d'affez peu & raifonnables, blâmer,
On apprit dans les derniers jours
s'en prendre àr moi, me ou
Février, que le refte de la Flotte, été pour comme fi j'eulle cu quelque plaifir s
les Anglois attendoient, avoit &cque quelque interêt à les faire travailler, & nuit,
perfé, par une grande reftés tempête, s'étoit retiré en moi étois du fur pied- jour. &cla conferce qui en étoit demaniere qu'ils n'étoient pour 1 de fervice TIile, & public, qui jufqu'à prefent
Angleterre; plus en état de penfer à l'attaque de leurs la vation n'ai pas reçà la moindnencompeniede &
Martinique. On fçût encore & que les cinq mes peines, quoique M: Auger,
huit Vaifleaux de Guerre, d'aller àl la Ja- autres Officiers Generaux: ayent cuaflez
Regimens avoient ordre
de foin d'en inftruire la Cour.
maique, où ils avoient à craindre que
les François & les Efpagnols, agiliant
Fin de la cinquiéme Partie.
M E:
n'ai pas reçà la moindnencompeniede &
Martinique. On fçût encore & que les cinq mes peines, quoique M: Auger,
huit Vaifleaux de Guerre, d'aller àl la Ja- autres Officiers Generaux: ayent cuaflez
Regimens avoient ordre
de foin d'en inftruire la Cour.
maique, où ils avoient à craindre que
les François & les Efpagnols, agiliant
Fin de la cinquiéme Partie.
M E: --- Page 391 ---
TRIOT --- Page 392 ---
Ton.I
peg349.
Cosse
de Cacao
deniron
letiers de
segrantour
ordinaire.
Cacaotier
ou
Cacoyer
Cossecoupee
par lemilicu.
R --- Page 393 ---
Pag. 349
M E M
OIR E S
DES
NOUVEAUX
VOYAGES
FAITS
AUX ISLES
FRANÇOISES
D E
L'A M E
RIQU E.
SIXIE M E PARTIE,
a
C H A P I T R E P R E M
Du Carao, defa culture,
I E R.
de fesp propriétes, des diferentes
compofèr le Chocelat, e de s'en fervr. manieres d'en
ONSIEUR nieur Generaldeslfles DE CAILUS Inge- au centre de la Martinique dans
çoifes &Terre-f fermedel'A- Fran- droit très-propre à la culturedesarbrecs un enTraité fi complet merique, du vient de; publier un toutes qui portent fes cc fruit, qu'il a fuivi dans
d'Hifleirenaturelle du Cacao, Cacaof fousl letitre tude merveilleufe, circonflanees avecuneexactiblequelaurois dà me difpenfer qu'ilfem- dedon- J'avois vû fes
ner au Public les remarques quej'aifait les fit imprimer,
eul avant qu'il
fur cette matiere.
ilesmienERLT
Eneffet,i ilefl aiffeiledenrerdansun torsauirtisngicmont nesentrelesmainsp pendant unallezl longdétailpluscurieux, plus exaét &mieux qui auroient été imprimées traitédu bien Sucre,
Siconianogquekien,
vant les fiennes, f mes
auparadep pureté, &c dans des termes écritavecplus de bota- ne m'en avoient point empéché. incommodités
nique8 & de pharmacic auffil bien choifis. ne gitera rien, , le Public aura deux Cela
féla llaparlé en maitre, & fembleavoird épui- Traitcz au lieu d'un. Il trouvera
matiere. Ila
l'un ce qui aura échapé à
dans
néesauxI
demeurepiuficurrane j'ai demeuré bien des années l'autre; car
obilacultivéle SARPDMACRCELEIS j'ai eu la conduite de nos biens aux Iiles,
Tom. 11. Cacso,8al'etoipoté dant plus de dix ans; & comme il penYy
paroit --- Page 394 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
écrit fur bien des fontentre les deux Tropiques. On ne
roit par. ce que j'ai
avoir trouve des Forêtsentieres aux environs
matieres, qu'on ne &c pcut curieux guéres queje de laRiviere des.Amazones, furlacôte
été pluslaboricux plus
cequi de Caraque & de Cartagene,danatinhTai Eté, posrminformerderoute trouve- me de Darien, dans le lucatan, les
regarde les Ifles, j'eperequ'on
de eGuntimala,
ra encore la même chole dans cc que Hondures, lesProvinces
Coftaje vais dire du Cacao.
ons
matieres, qu'on ne &c pcut curieux guéres queje de laRiviere des.Amazones, furlacôte
été pluslaboricux plus
cequi de Caraque & de Cartagene,danatinhTai Eté, posrminformerderoute trouve- me de Darien, dans le lucatan, les
regarde les Ifles, j'eperequ'on
de eGuntimala,
ra encore la même chole dans cc que Hondures, lesProvinces
Coftaje vais dire du Cacao. Chiapa, ricca & Soconsico,Nicamgua, bien d'autres endroits qu'il feTacedlfsemenaosd Cacaotier. On dit Cacosc roittrop longe
Lesliles de
Cacoyer ou Ifles. On dit Cacao &Ca- Couve ou Cuba,
Domingue, la"
aux
SErNEi
Cacoyer caotier tout ailleurs. Les François Jamaique & Port-ric en ont quantitéfontl Berd derniers établis al'Amerique qu'onregardeà prefent commefauvages,
qui
du
quel'on cultive,quoine doivent pas, cct me femble, joiir ccla eft parrapporticeuxe dans la verité les fruits des uns &
privilege d'impofer des noms;
des que autres foient
bons; &
da aux Efpagnols, puifqu'ils ont déégalement
couvert le Pais; & puifquils difent Ca- ques'ilyavoite qualgoepefnencaden affurémencaunc.faucao, jelediraicomme eux. difant ner, jeladonnerois &je ne fuis pas feul de ce fenD'illeurs il mc paroit qu'en
vages,
& écrivant Cacao & Cacaotier, onem- timent. Antifles l'on
péche de confondre deux fruits &c deux Les
que appelle petires dont
arbres très- differens en grandeur, en Hepwrupretaesguucs grandesd étép privées sde
feiilles &c en fruits qui Iont les Coco- jevichsdeparler, cefruit, fur tout n'ontpas la Martinique, la Gretiers Sc les Cacaotiers, dont lcspremiers nade &1 la Dominique; & comme on en
produifent les groffes les noix, Cacaos, appellées dont atrouvé dans ces trois Ifles, il peut yen
Cocos, & les autres
avoirdansl lesautres fonthabitées
on fait le Chocolat. les Anglois, & Sauvages. Il RE
Le Cacao eft auffi propreilAmeri
dans la
le Caffé l'eft à l'Arabie, & le vrai que je n'en : point trouvé
que,que Théila Chine &c autres pais voifins. Guadeloupc, quoique j'aiea affez couru
LesAmeriqusinssen fervoient avant lesb bois dec cetteliles maiscelar neproules Efpagnols entraffent dans leur vepasquiln'ye enait point. Cequil ya
que paiss ils en faifoient leursdelices, &y de certain, celt que lesarbresde ccite
hocaroikesmeredrecs qu'ilsre- elpece quel l'on y cultive, yviennenten
gardoient comme la derniere de toutes perfection, & rapportent de etrès-beavx
Ics milftresdemanquer deChocolat,qui fruits. Il faut
avoiier
eftlebreuvage compoféde cei fruit.Celt
pourtant
quelafansi- où les
d'eux dont les Efpagnols en ont appris nique eft celle de nos le Antifles aifement.
ccite
hocaroikesmeredrecs qu'ilsre- elpece quel l'on y cultive, yviennenten
gardoient comme la derniere de toutes perfection, & rapportent de etrès-beavx
Ics milftresdemanquer deChocolat,qui fruits. Il faut
avoiier
eftlebreuvage compoféde cei fruit.Celt
pourtant
quelafansi- où les
d'eux dont les Efpagnols en ont appris nique eft celle de nos le Antifles aifement. l'ufage & la preparation qu'ils ont en- Cacaotiers viennent crûs naturellement plus
&c
fuite perfectionnéeny mélant plufieurs fans On ena culture trouvé dans les bois, dans des
ingrédiens qui le rendent plus agreable celui endroits, qui affurément n'ont jamais
au goûr & à l'odorat, quen'étoit
été défrichez, nil habitez, qui nclefont
dont les Indicnsfef fervotentmousexamifelonles
nerons ci-aprèss'ilsontt bienour malfait. pasencore, 8cqui, de
ena vù
-
Les
Cacao croif- nel lef feront long-temps. Reet
fent naturellement arbresquip portentle & fans culture dans dans les Terres d'un Gentilhomme de
une infinitéde lieuxde PAmerique, qui la Paroife de Sainte Maric, appellé M, --- Page 395 ---
FRANCOISES DE
saotiers LuCa- M. leur de Merville, qui parleur hauteur, fement L'AMERIQUE à
35I
fonsma- groffeur & la beauté deleurs fruits fent le cultiverlesarbrese qui
surels à donnoient des marques d'une
Cacao vers l'année
produila Mar- viclleffe. Un nommé Brindacierf extréme fameux peu prèsl'age des Cacaotieres, 1684. c'eft à
tinigua. chafleur, & pluficurs autres perfonnes, fuivi de pluspréscelledel
qui ont
qui ont été fouvent à la chafle des Co- tous cofta, 2dontlenombrc Benjamind'Achons-Marons, dans les lieux les plus
lesj jours, fion vouloit S'augmenteroit faire un
éloignez dul bord de la mer; &ccomme d'attention fur ce que je dirai peu
au centre de l'Ile, m'ont afluré d'en fuite. dans la
avoir trouvé dans pluficurs
Le Cacaotier
& ileft probable ces arbres endroits; fe fe- celuiquin'eit point fauvage, cuitivé, c'eft-à-dire, vient
roient multipliez Ben
fans grand, fort gros & fort
fort
leur extrémec délicatefle, davantage, &c Gl ileursfruits arrétecelui que Pon cultive branchus de on
tombant à terre n'avoient pas été dé- qu'iln'excede douze i maniere
vorez parlesanimaux. Ces découvertes de hauteur, SoarÉ feulement quinze afin d'avoir pieds
fufilent, àr monavis, prouver
Pundeneuleacucilirk
ces arbres croiffent PIPLED
que coreafin qu'ilfoit moins rlefruit, mais en-
& aufi-bien à la Martinique naturellement dans &c au grand air; expolé au vent
toutlereftedel TeresemmedcrAmg! que
care'eftun arbre
Soné
Aeian
rique,
cc eft brune, vive, farprenante. mince & écorMalgré ces avantages les
rante au bois qui eft
allezadhé. n'onto commencé à les cultiver François &; porcux; ilafes fibres blanchâtre, leger
l'année1660. que vers
point meflées, aflez longues, droid'Acofta fut le njutnommentnanis premier
EA pas d'être
En groilts, &cne
Cacaotiere, c'ett-a-diré, der aplanouver planta une fon qu'on le coupes, fouple.
écorMalgré ces avantages les
rante au bois qui eft
allezadhé. n'onto commencé à les cultiver François &; porcux; ilafes fibres blanchâtre, leger
l'année1660. que vers
point meflées, aflez longues, droid'Acofta fut le njutnommentnanis premier
EA pas d'être
En groilts, &cne
Cacaotiere, c'ett-a-diré, der aplanouver planta une fon qu'on le coupes, fouple. onyr quelque faigerdecesarbres, mais lesi alilessiamepaf aucoup d'humidité & de remarquel feve: ce be- qui
fedesmainsdes Seigneurs particuliers & peutvenir aufi-bien de
propriétaires en celles dc la
terrain où il veur étre amaturequeds
de1664 lesJuifs furent challez, Compagnie & cct- étre de bon fond, frais
doit
te Cacaotiere étoit enfin
qu'en taillant
Dès
eTATE
Guillaume Bruneau tombée auSr. marque
une branche on n'y Feen 1694. Juge Roial de lIfle compter Pauneatondhntefese que l'arbre
on peut
Cependantcommele
à vivre. napulongtemps
Cacson'éteirpas La feuilleeftp
Snasmereaanaates ce, parce quel le Chocolat étoit enFran- à neuf pouces de pourlordinaire elle de huit
fort en ufige, & qu'il étoit n'yé chargé M quelquefois
longueurs en a
trés-gros droits d'entrécy les habicans ficen nstennseeens
nes'attachoient qu'au Sucre,
dans MBSRMEAME un méchant fond. plantez a
àl PIndigo, au
auTabac, fa plus
Elle dans
autres femblables Rocou, au Cotton, & tiers de grande la largeur Elle un peu plus du
debit étoit facile marchandifés, &
dontle parlesdeuxbouts, longueur. eit pointie
grande confommation avantageux la ches une queiic Scattachéca fortc & bien aux branEurope. mLSta ric, PLa à troisp poûces del nourLe Chocolat étant enfin venu à la Sacouleur par-dellus eft d'un longueur. verd
mode, &le Cacao trouvant des débou- Scplus chargé par-delfous. Le vif,
chemens detouse côtez, on fongealericu- de'la fetille, à commencer à fon contour plus
Sy 2 diametre julqu'à fa pointc, eft
d'un --- Page 396 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
couleurdechair, &c.cette nourriture neccllaire. point ces: fleurs au bout
d'unetrès-bellec partic eft fit tendrc & fi delicate, quel le des On branches ne.voit comme aux arbres d'Eumoindre vent, ou les raions dufolcilla
elles fortent depuis le pied de
grillent très-facilement. Les fibres ou ropc, l'arbre, jufqu'au tiers ou environ des
nervurcs qui foûtiennentl lafelilleapprobranches. On remarque
chent beaucoup de celles del la feuilledu cing.grolies naiffent aux. endroits où ily
Cerifier, leur nombre dépend delagran- qu'ellés avoiteu des feiilles lorfque l'arbre étoit
deur de la feuille. arbre entiere- encore jeune; commc fi ccs endroits, de la
On ne voit jamais cet cellésqui où l'on voit: encore la marque
ment dépouilledefess feuilles, auffi-tôt par quelic de la feuille, étoient ouà plustendres s'ouvrir
tombent font remplacées
& plus faciles à penétrer,
cclles font & prétes du à paroitre.
u des feiilles lorfque l'arbre étoit
deur de la feuille. arbre entiere- encore jeune; commc fi ccs endroits, de la
On ne voit jamais cet cellésqui où l'on voit: encore la marque
ment dépouilledefess feuilles, auffi-tôt par quelic de la feuille, étoient ouà plustendres s'ouvrir
tombent font remplacées
& plus faciles à penétrer,
cclles font & prétes du à paroitre. fruiodeux fois que lc refte. fuccedent à ces fleurs Fruits
Fleurs Il ARariee porte
les Les fruits qui
de Cadu Ca- chaque annéc, commepreiquesous meme reffemblent à des Concombres toutel pointus leur cA0. caoyer. arbrerdelAmcrique Onpourroitn toute l'an- par un bout, partagez dans
affurer qu'il produit pendant
longucuire commel les Melonsacosespar. née
qu'on. ne le trouve jamais
&c autres incga1 puis
fruit. les femez de petitaboatons
fa
fans fleur ou fans
Cependant fe fontvers litez. L'écorce de cc fruitfclon grof peut
recoltes lcs plosabondantes versNoël8c feur &l'àge edelatrequlapontes
lesSolitices, c'eft-à-dire,
avoir depuis trois jufqu'a cinq lignes
la S., Jean; avec cette difference pour- la d'épailleor, 8c lefruit entier depuisepe fur
tant que celle de Noël eft toujours jufqu'a dix poûces dc longueur,
meilleure. trois à quatre
de diametre. Si on confidere le fruit du Cacaotier La groffeur ReCs cc. fruit fait fentir la
a licu de s'étonner qu'un G gros raifon
la nature Fa placé au
ily fruit vienne d'une fi petite fleur. U je tronc de) pourquoi l'arbre &cau grosd des cingbran- tétede
croi que c'eft une des plus petites: la iqu'il ren- ches principalesquit fortent dela brany ait au monde. Le bouton qui
l'arbre; car s'il venoit au bout dest de
ferme n'a pas deux lignes de diametre, pour- ches, il feroit impolmible à l'arbre les brannitrois de hauteur. Onyremarquep
folitenir un fardeau fi pelant,
rant dix feuilles, lorfquil eft ouvertyqui
8cl lefruic feroit perdu. forment une petite coupe ou calice, au chesromproient, On remarque des Cacaos de trois leurs Couz des
centre duquel eft un petit boutonallon- filets couleurs; les uns font d'un blanc pâle, Cofs. gé, cantonné ou environné de cinq
tirant un peu furleverd; les autres font font
8cdecinq étamines. Lesf sfelillesfontde taches & d'un rouge foncé; les fe troifiémes doit entendre
couleur de chair paleaveedes Les filets font d'un rouges Scjaunes. le Cela dedans &c les amandes pointes rouges. &cles étamines font de Fécorces font car
font toutes
rouge de pourpre, Sclebouroneild'un des qui y couleur, renfermécs, même fubftance,
d'un blancargente, matte: c'eft ce bouton qui de la même CC fait que ces trois
blanc plus le fruit. Cesf sfleurs n'ont aucune même couleurs goût; ne font pas qui trois cipeces de Caproduit) odeur; elles ne viennent jamais feules, caos. Il n'y en a qu'une feule dans n'en les
dont la plà- Iiles comme dans la Terre-ferme,
mnidapunpebetem: parttombent à terre, auffi-bien l'arbre déplaife à François Ximenés & autres font
lesfraits,fitoutes
Pont copié, qui en
ne] pourroitaifottenitl ni leur donner la- Ecrivains qui
quales Aleurs nouoient,
de Caproduit) odeur; elles ne viennent jamais feules, caos. Il n'y en a qu'une feule dans n'en les
dont la plà- Iiles comme dans la Terre-ferme,
mnidapunpebetem: parttombent à terre, auffi-bien l'arbre déplaife à François Ximenés & autres font
lesfraits,fitoutes
Pont copié, qui en
ne] pourroitaifottenitl ni leur donner la- Ecrivains qui
quales Aleurs nouoient, --- Page 397 ---
FRANCOISES DE
arbres quatre de efpeces, parce.qu'ils ont và des quer LAMERIQUE
fans faire reféxion quatre grandeurs differentes, Cofle. vingt-cing 1l eft amandes dans chaque
de grandeur & des grofleur que cette difference moins, fi ce n'eft très-rare dans d'en trouver
de T'arbre, du terrain peut où venir il eft de tées, ni d'en trouver unp des plusg Coflès avorNE defon
bre. Les arbres
grand nomau vent, 8cc desaccidens expofition au foleil, ou nourris Sc dedixàd qui font puilffans, bien
fa croiflance. qu'ila eu dans tent pas plus que douze lcs ans, n'en porC'eft peut-étre la beviede
font
& jeunes, mais clles
vain quia
cet. Ecri- rence plusgrofles, Pai
c'eft toute lac diffeemtnenmnatsetes ticrs ETA Iies iremarqué du Vent dans lesCacaoHaraie eng gros & petit
Cacao mingue. n'ai &de Saint Dodes Ifles. Je n'ai Caracque, jamais entendu gros &c petit dela Côte Commejer de
point vû ceux
de cette
parler le
Caracque &cdel lar nouvelni en Epagne,nienitalic diflinction, ni en Amerique, tivement. Epagne,jenten Jc croi puisy pas parler pofiaroaauredtsamandere de Jc Cacao conviens probabilité affez bien pourtant, Scavecene
grofles les uncs que les
plus la même chole
fondée, quec'eft
on trouve fur un même autres, Pommier comme grofleur des amandes qu'aux Illes, & que la
pommes de differentes
des bre qui feroit neceflaire fuppléc au nomcomme on ne s'eft pas groffeurs; encore avifé ; mais la capacité des Coffes, pour remplir
faire des differentes elpecesde
de ment plus grofes. gui font affuréà caufe de cette feule pommes, Lcs Amandes, Graines ou
auffi les gens de bon fens circonftance, ne doivent Ifles font longues
neuf Cacaos des
pas faire quatre fortes de
douze lignes; elles depuis font
jufqu'à
caufe qu'ils trouvent des amandes Cacaos, de à rondes, pointues par les deux plus bouts, ovalesque
grof@aursdiferentes. un
mais
dans la fuite à connoitre Jeleurenfeignersi le Cacao imcgnlementoyayanre quel Tautre; elles ont bour plus gros
Caracque d'avec celui des Ifles de qu'a fept
de depuis cingjuc
& celui de Saint
Antilles en eft
diametre. La chair
Domingue 5
tiranttant foit
RE
&la nouvelle Eipagne. Couve, la couleur de chair. Elle eft peu fur
Les Coffes, ,comme on dit aux
affez pelante
fon: compa@te,
ou les Gouffes; parler plus Iles, qu'on la tire
volume ; lors
correcelle
IN
tement, font FateLs couleur de
leufe & amére, fort Colle, douce eft huiAman- lepard dedans. Elles renferment chairpd- & couverte d'une
au toucher
desde flance, pulpe ou mucilage de unef fub- couleur, fort unie.
ft peu fur
Les Coffes, ,comme on dit aux
affez pelante
fon: compa@te,
ou les Gouffes; parler plus Iles, qu'on la tire
volume ; lors
correcelle
IN
tement, font FateLs couleur de
leufe & amére, fort Colle, douce eft huiAman- lepard dedans. Elles renferment chairpd- & couverte d'une
au toucher
desde flance, pulpe ou mucilage de unef fub- couleur, fort unie. pellicule de même
Eatao. de chair pale, affez legere, Sctrès-de- couleur Lorfqu'ont tirede terre
licate,imbibéc d'une
yont iejourné deux ou desgraines gui
à peu-prés du goût des liqueur pepins aigrette, de Gre. qui fe dilpofent à
trois jours, &c
nade. onvoit que la rompre leur envelopC'eft cette pulpe qui
Rormue chofe que fublancedel deux Pamande
amandes que nous appellons environne Cacao les fées & engagésluned dans feuilles plif
ellesy font attachées des petitsfila- ; maniere admirable, qui partent l'autred'une d'un
mendextrémemente du
SE
petit pilillerond
gros boutde l'amande quipartent ligne, poféau 8ciong d'environ une
la nourriture, & la fait croitre, qui yF Portent eitl le germe PET l'arbre, bourdelamandog &
qui
On trouve prefque fans y. jamais
en terre la racine qui le
poulie
man- le
oaitt
nourrit,
&qui
Yy 3
Le --- Page 398 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
354 Le Cacao des Iles du Vent eft le coroffiliers,oud deboisimmortel, foupleffe reliftent parces
plus petit. Celui de Saint eft Domingue, de même que cesarbresparleur aux vent, & qu'au pis aller
de Couve & de Port-ric je viens de puiffamment leur chute ne pcut être d'une extrême
figure, c'elt-a-dire,comme plus
CnRIPDNOISR nepeule décrire s mais tolijours
de vent pasb sbrifer, ent tombant, les Cacao-
& pelant. 2E2
mieux nourri, plus
& plus tiers qui feroient à côté d'eux, comme
la Côte de Caracqueett beaucoup plusplat à nos der arbres plus gros & plus branchus
grand 5 féves & reffemble de marais : voila toute la ne manqueroient pas de faire. Jc dois eft
grofles
l'oni remarque entretous encore adjoûter à cet avis,
difference que
très-bon de couvrir ces
quelSE
les Cacaos. font fecs, ils font tous
rangs de bananiers & de figuiers
Lorfqu'ils
Ce que j'ai dit de ces plantes
ne
d'un rougebrun. Jc fcaiou lcCapi- Qupa pais. &cla defcripdes dans ma premiere partic,
tainel Dampiere a spprisquilyavoid par une infinité tion quej j'en ai faite, montre qu'elles
Cacaos blancs. Jc Içai au Mexi- croiffent fort vite, qu'elles garnilfent
de perfonnes iont trafiqué deCar- beaucoups, & font un très-bon abri,
que, aux rexs de Guatimala, qu'ils n'ont ja- outre T'utilité qu'on trouve dans leur
tagene entendu &de Caracque, parler de cette efpece de fruit.
iere a spprisquilyavoid par une infinité tion quej j'en ai faite, montre qu'elles
Cacaos blancs. Jc Içai au Mexi- croiffent fort vite, qu'elles garnilfent
de perfonnes iont trafiqué deCar- beaucoups, & font un très-bon abri,
que, aux rexs de Guatimala, qu'ils n'ont ja- outre T'utilité qu'on trouve dans leur
tagene entendu &de Caracque, parler de cette efpece de fruit. mais mais cen'eft pas la plus grolle Cen'eft pas affez qu'une terre foit
Cacao;
autheur. bien à couvert des vents, ilfaut tqu'elle
beveiic de cet viens de dire fuffit pour foit vierge, quand on la veut mettre
Ce que je Idéc affez diftinête du Ca- en Cacpteeicet-i-dit, qu'ellen'aic
donner une & de fon fruit dont je décri- jamais fervi. Lcs Cacaotiers demandent
caotier
l'ufage & les propriétez, tout le fuc8 & ctoute la grailledel la terre. raila nature, j'aurai donné la maniere de L'experiencea6 faitconnoitrea plufieurs
après que
habitans qu'il eft inutile de les planter
LMCEe fruit pourle dansdesterres qui ont fervi,
celle d'en accommoderle dans toutes les parties du les ait laiffé repofer pendant
sme
tranfporter & d'en connoitre la bonté ou années; & quelque foin qu'on où fe
monde,
donne, où Str ne viennent point;
les défauts. de la maniere dont on s'ils viennent, ils durent très-peu, &c
Choix En parlant défrichez, ou lesnou- ne rapportent jamais de beau truit, ni
duzer- fait les nouveaux
dit
en abondance. La raifon de cela eltque
pourame rain velles habitations, j'ai queceuxqui faire une le Cacaotier eft un arbreextrémement
Cacae- deftinoient leur terrain avoir pour un foin tout delicat dans toutes fes parties; il ne
tiere. Cacaoticre, devoient delaiffer defortes lizieresde pouflequ'une feule racine, dans aflez la petite terre
particulier grands arbres qui environnent cet en- & tendre, qui ne de penetre la facilité qu'elle
droit, ou du moins qui le couvrent fur trouve qu'a proportion ày entrer, & à s'y, nourrir. Il
tout du côtéquielt ordinairement expolé aux ventsre- dansle eft vrai que cctte racine principale qui
glez qui Maiscomme fouffient il peut arriver de ef.commelepivot del'arbre, eftaccom- petites,
patis.
lez la petite terre
particulier grands arbres qui environnent cet en- & tendre, qui ne de penetre la facilité qu'elle
droit, ou du moins qui le couvrent fur trouve qu'a proportion ày entrer, & à s'y, nourrir. Il
tout du côtéquielt ordinairement expolé aux ventsre- dansle eft vrai que cctte racine principale qui
glez qui Maiscomme fouffient il peut arriver de ef.commelepivot del'arbre, eftaccom- petites,
patis. accidens la chute de cCS ar- pagnée de quelques autres plus comgrands
mais
ne peut regarder que
bres, lorfqu'ils near renvericz quel- me de qu'on la chevelure qui s'étend autour
ileft plusfarde
la terPSNT
quee ouragan,
dc dapieddelarbrefans entrer dans
zicres doubles ou triples d'orangers,
re --- Page 399 ---
FRANCOISE DES
re plus de deux ou trois poûces; de d'une L'AMERIQUI E. forte que fi la terre eft dure, feche &c
terre profonde; de forte que Gà
ufée, comme font toutes les terres des
cing, ou fix pieds au deflous
Ifles pour peu qu'elles aient fervi, la ETA des bancs furface de la terre il fe trouve
racine principale n'a pas affez de torce pierres, il de eft rocher, ou des amas de
eft pour la percer &c la pénetrer, & elle racine y ett certain
dès que la
contrainte de fe recourber fur elle elle
arrivé, elle e recourbe fur
même, d'oà ila arrive, quer ne trouvant l'arbre méme, elle cefle de profiter 1 &c
par la fraicheur &1 la grailfe qui luiett voe d'ceil. qu'elle entretenoit, 2 déperit à
neceflire, l'arbre elle fe feche bien-tors &c Il n'en eft de même
qu'elle foûtenoit a lemémeforts où
pas
des terrains
au lieu que quand elle rencontre une l'on trouve du fable à une diftance
terre neuve, qui n'a point été fouléc, raifonnable ou
au deffous de la fuperficie,
& qui a encore toute fà force, elle la dit, bien une terre graffe,ou, commeon
Btrmaieiet
une terre à potier, ou un terrain
tific; & y trouvant la fraicheur & le graveleux. Laracine du Cacaotier s'en
fuc en abondance, elle produit un bel accommode; quoi qu'elleles pereeavec
arbre, & des fruits en quantité. peine,clley fi elle n'en pénétre &c s'y établit; 8c
Ilfaur encore avant de ledéterminer
tire pas autant de fuc
à mettre un terrain en Cacaoticre, le elle d'une bonne terre franche, du moins que
fonder en plufieurs endroits; car rien ce n'eft obligée de fe recourber,
n'eft fi ordinaire de trouver des quil la ROEIe fecher infilliblement,
terres graffes &c Stae chargées de Jajoute encore une autre qualité au
beaux arbres, & qui cependant n'ont terrain que Pon deftine à faire une Capas de profondeur. J'ai remarquéd dans caotiere. Ilfaut qu'ilfoit fraisyleslieux
unautucendreitiquels: arbres dél'Ame- bas, unis, voilins d'une riviere, courique ont peu de racines en terre; la péc par quelques petits ruiffeaux font
nature les foûtient pardes cuiffes
admirables pour cct ufage. Il ne faut
qui occupent beaucoup de terrain, larges ou pas non plus qu'ils foient d'une trop
des racines qui courent toutautour les grande arbres étendué, niauiitropreferres
Ser leur pied, n'entrant prefque
feroient étouffezdans cederdans la terre.
unis, voilins d'une riviere, courique ont peu de racines en terre; la péc par quelques petits ruiffeaux font
nature les foûtient pardes cuiffes
admirables pour cct ufage. Il ne faut
qui occupent beaucoup de terrain, larges ou pas non plus qu'ils foient d'une trop
des racines qui courent toutautour les grande arbres étendué, niauiitropreferres
Ser leur pied, n'entrant prefque
feroient étouffezdans cederdans la terre. point nier cas, &c trop expofez au
desCa- Etendor
& humide leur Leclimattojourse chaud àl la chaleur & au vent dans grandair, castistred &cd depouffer donnelemoien de croi- Une Cacaotiere de deux cent lep premier. res. interruption, fans continuellement & fans quarré, mefuredes
pas en
vaille fous terre, comme que leur racine tra- cent toiles ou environ, Iles, eft c'eft-a-direyde
les
il arrive dans
Il vaut
d'unel bonne
pais froids, ou du moins dans ceux grandeur. mieux feparer en
où Phiver fe fait fentir, dans lelquels piufeurs quarrez de cette grandeurfon
la racine croît &cf fe tortific danslat
terrain & les couvrir de bonnes haies,
pendant quele relte de l'arbre demeure térre, que de l'expofer aux inconveniens dont
dans l'inaction. Le Cacaotier eft pref je d'arbres viens de parler, en faifant un plan
le feul des arbres de
d'une plus grande étendué. 30c la racine pouffe en terre l'Amcrique fans in- rains Les reversdes coiticres, ou les terterruption, & fans que l'arbre ceffe de
qui ont beaucoup de pente, quelcroitre, & de produire des fleursêdes que bonne qualité qu'ils puillent avoir
fruits; c'elt pour cela qu'il a beloia dailleurs, ne font jamais bons à faire
UneCacoyerereuregainf sfont toûjours
plus --- Page 400 ---
VOYAGES AUX ISLES
356 NOUVEAUX
Tabac. aux vents &cplus difficiles dit laraifon dansmonTrsitédu7 davanplusexpofez ileft certain qu'ils durent Ceux qui en voudront fgavoir
à couvrir,
des arbres font tage,prendront la
leurplait, dans
très-peu, quelesracines La raifon en eft de confulter M. la Quintinic
FTASH
bien-tôt deffechées. doit fouffrir aucunes fon excellent Traitédu
& de
evidente, on ne
donc la culture des arbres; c'eft
TF
herbes fous les Cacaoyeres;il eft
trace &q
castes
tombent d'emporcqWonpatageletermaing
facile aux caux qui
veutp planter enCacaoticres: : ce qui fait
ter la terre, 2 & d'expoler en très-peu voir qu'un terrain dc cent toifcs, ou
de temps les petites racines rempantes, à paroi- de deux cent pas en quarré pcut con-
& enfuite la racinc principale de fraicent vingtcingpieds
tre à decouvert &c à manquer
tenircingmillelix d'arbres.
emporcqWonpatageletermaing
facile aux caux qui
veutp planter enCacaoticres: : ce qui fait
ter la terre, 2 & d'expoler en très-peu voir qu'un terrain dc cent toifcs, ou
de temps les petites racines rempantes, à paroi- de deux cent pas en quarré pcut con-
& enfuite la racinc principale de fraicent vingtcingpieds
tre à decouvert &c à manquer
tenircingmillelix d'arbres. cheur, de fuc &c de nourriture. foit telle Ilya des habitans qui plantent leurs
Suppofé donc que la les terre arbres qui la arbresà fix pieds les uns des autres,
que jeviens de dire,
& ils'en trouved'autres quiles mettent
couvroient,a abbatus &cl brilezavecleurs 8en état de cinq en cinq pieds. Les premiers
Manie- fouches, les lizieres plantées
cette diftance eft fuffire de de parer le vent, auili bien quelesba- prétendent & le
des arbres
planter naniers les doivent couvrir, on fante,
voifinage
at
qui
fait let terrain étant plutôt couvert,
les ar- doit labourer tout le terrain à la houe
que
herbes
moins
bres. qu'il elt pofible. les mauvaifes
y peuvent
le plus profondément
venir, 8cla Cacaoticre écre entretenuë
Jeicaic quel bien des m'atoujours negligentcette dans la propreté qu'elledoit avoiravec
préparation, mais
th bien moins de travail. Ces raifons ferue necefaire, &c ellel'efteneffet. de rece- roient bonnes,fi la grande proxiterrain labouré eft plus en état étenduë mité de cesaibres ne ETOE empéchoitpas
voir également dans toute fon en la- de croitre, & de trouverfufifament de
la pluic & les rofées; on arrache fouches la nourriture pour porter de beau fruit:
bourantdesr racines &de petites
ou des plantes qui ne pade
saEnearte
d'arbriffeaux & qui venant à croitre veulent une terre de beaucoup deux fuc,
roiffent point,
bien del'exer- & produifant comme ils font
fois
& àg greer, donneroient! chaque annéc, des fruitstrer-gros,1lent
cicea ceux qui (eroient D'ailleurs chargez.dufoin un terrain certain qu'il leur faut un terrain confide la Cacaotiere. uni & derable,foit pour étendrelcurbranches,
labeuré eft toûjours plus divifer, 2 & àtra- par foit pour y. trouver de la nourriture. conlequent plus aiféa
Ceux qui les plantentde cinqencing
cer. C'eft à quoi on ne manque le terrain jamais eft picds, ont pour cux la raifon
de travailler aufli-tôt que d'uncor- viens
des premiers;
dada
en état. On fe fert pour cela
les arbres derapporter étant prochcs les uns des audeau de la longueur de tout le terrain,
couvrent bien-tôt leur terre, &
divifé par des nccuds ou par des mar- tres,
les herbes d'y croître 2 &
ques, de huiten huit pieds, & onp plan- empéchent on leur objeéte les arbres
tc en terre un
à chaque onlevele divifion. font quand trop voifins 2 ils Srente que leur
Lorfqu'un rang parte achevé,
de intention eft d'en couper la moitié dès
cordeau, & on l'étend à huit pieds
commence-
-
qu'ils s'appercevront qu'ils
&c
diftance des premiers piquets,oufervant & queles ront à fe nuire les uns aux autres,
qu'il foit bien paralellement, J'en ai de laiffer ainfi dix pieds de diftance enpiquets foient en quinconche.
2 ils Srente que leur
Lorfqu'un rang parte achevé,
de intention eft d'en couper la moitié dès
cordeau, & on l'étend à huit pieds
commence-
-
qu'ils s'appercevront qu'ils
&c
diftance des premiers piquets,oufervant & queles ront à fe nuire les uns aux autres,
qu'il foit bien paralellement, J'en ai de laiffer ainfi dix pieds de diftance enpiquets foient en quinconche. tre --- Page 401 ---
FRANCOISES DE
tre les rangs, comme les Efpagnols le LAMERIQUE
fion pratiquent. Iln n'y a rien à dire a cela, coffe, planter l'air après qu'elles font tirécs de la
dur à l'executoit un habitant ; de mais il paroit bien roit affez pour quiagiroit lcs deffus, les fechede fa Cacaotiere, quand couper clle la moitié 'On met
empécher de lever.
ou de fe priverainfi dela moitié rapporte, deion ou trois graincs, anseretarmeeir pour
profit; on aime mieux laiffer tous les on fait aux Ifles, autour parler de comme
arbresi fur pied, en fe
quer, éloignécs d'environ trois chaque piveront aflez de quoi fatantquilstrou- s'entretenir, &a les unes. des autres.1. Sile poûlces
lafin on fc trouve la duppe de fa folle labourét
terrain à été
elperance 3 & on voit tous les arbres de faire évoutrecemment,e un trou avec un onfecontente
perir les uns après les autres, fans: étre à quatre poûces de piquetdetrois
à temps d'y apporter du remede,
couler l'amande enforte profondeur, &d'y
Bien deserpémiences m'ont convaincu droite, le gros bout en bas, qu'eile & y foit
quela plus jnite proportion
on la
voit donner aux arbres, étoit qu'on; de pou- huit NNNEESETEOIOE n'a poinretelaboure, oni Sileterrain
pieds de diflance des unsauxa autres
autour des
aremielaterre
Antilles; Car aux grandes Ifles & aux à la ment fait comme piquetsavec le fer d'une unp petit inftrufondes Terre-ferme où les terres font plus pro- l'amande. on y fait un trou, & on y introduit houlette,
jufqu'à Seplusg dix & douze; grafles, on doit y donnér La raifon
arbres font pieds, afin que les amandes à qui oblige de mettre trois
grands
gros, pour l'ordinaire plus d'avoir de quoi chaque Piquer s eft afin
gui leur neceffaire. aientroutleterrain viennentàn
remplacer celles qui
trufondes Terre-ferme où les terres font plus pro- l'amande. on y fait un trou, & on y introduit houlette,
jufqu'à Seplusg dix & douze; grafles, on doit y donnér La raifon
arbres font pieds, afin que les amandes à qui oblige de mettre trois
grands
gros, pour l'ordinaire plus d'avoir de quoi chaque Piquer s eft afin
gui leur neceffaire. aientroutleterrain viennentàn
remplacer celles qui On fait les plans ou allées les
fezordinairement. manquer, Quand cammeilanwelti
droires qu'ileft poflible,non feulement plus vepas, & que les arbres deelanefetrod- ont un
pour Tagrément, mais encore afin demi, ou deux
de
pied &c
voir avéc plus de facilité le'travail des de choifitcelui qui eft pieds de hauteur, on
dela-velie elelaves qui peuvent moins fe dérober rence, leve pourdel laifler eni plus belle
du
les deux
place, PTe on
deur dans une maitre, Cacaotiere ou du comman- remplir les lieux autres, pour s'en fervir a
que GJesarbres éroient bien alignée,
les
qui cn en manguent, ou
zard, & en contufion. plantez au ha- ESci auffi planter à ce deffein d'autres' endroits.
lesrecolteson eftmoins Outrequed dans pepinicres.
qu'on fait des
du fruit: aux arbres, parce expofe à laifer Jai demandé à des
ceiilled cn fuivantlesailéesies unes qu'on les pourquoi ils ne
habitans habiles
les autres.
après leurs amandes en plantoient pas toutes
Leteminénnesing
verenfuité, Pepiniere pour les letend le dernier quartier difpolé, de la lune, on at- les terres qu'ils Hintuamatbesi avoient
quelet temps foit
&c la. Ilsn
deftinép pour.cefombre & difpo(e plavicux, à donner ou du moins avoit appris,. les
Maniere On
dela
que arbres
enEe
de plan- font prend des Cofles de
pluye, cette: maniere ne
plantez de
rer'les" en état d'être cetillies, Cacao, qui parce que leur réufifbient pas bien,
amandes vre, on en tire les amandes, onles & ouprincipale racine. étant
champ tain on les mct en terre. Ilet furle foin qu'on fc donnârde la tirerde
EERESHE
Tom. que II, f on differoit un pcu à cer- les dans fans lendommager, la.
ou eneller méme, terre ou
Z Z petite chevelure dont elle eft
gar- --- Page 402 ---
VOYAGES A UX ISLES
358 NOUVEAUX en- de croitre 8cde gâter la Cacaotiere; car
8cdela placerd dans un autre
il lfautétred'une exaétitude infinie à fargarnie, droit, (ans changer un peu la unes fituation de fes cler & à la tenir propre, rien n'étant fi
ou la direêtion de quelques
contraireà ces fortmdabreageticimt
partics, ce qui fuffifoit Pourlempéchet un belle vaifes herbes, qui ne manquentjamaisde
de reprendre, & de produire
croitre dans lesterresneuvenquie en conarbre.
dans un autre
il lfautétred'une exaétitude infinie à fargarnie, droit, (ans changer un peu la unes fituation de fes cler & à la tenir propre, rien n'étant fi
ou la direêtion de quelques
contraireà ces fortmdabreageticimt
partics, ce qui fuffifoit Pourlempéchet un belle vaifes herbes, qui ne manquentjamaisde
de reprendre, & de produire
croitre dans lesterresneuvenquie en conarbre. d'une fois de fomment tout le fuc &cla graille, & qui
J'ai eu occafion plus
expéune infinité de gros vers,
me convaincre par ma propre voir que yproduient deloches, der millepieds, de criquets &
rience de cette: verité, & de mouroient autres infectes, qui s'attachent d'abord
desatbresainfi les tranfplantsz, squej'avois au Cacaotier, mangent & le fesfeilles,cou- font mourir en
malgrét étoutes) mettre précautionsq la racine en terre pent le bourjeon,
pour
nila forcer le moins très-peu de jours. de farcler fans ceffe,
ETt fans comprimer
On eft obligé
du monde. J'en eft fait déchaufferplu- trouvé que la jufqu'à ce que le Manioc étant la dévenu &
ficurs, & j'ai recourbéeaul toujours lieud'étreper- grand, couvre entiérement) herbes terre, de
racine étoit
elle doit étres de empéche ainfi lcs mauvaifes
pendiculaire manierc que comme le feul expédient qu'il d'une ya pouffer. On arrache le Manioc au bout de
à prendre pour remplir lesvuides desamandes douze ou quinze mois; c'eft à peuprés fa
Cacaotiere, eft de planter
foit le temps qu'il lui faut pour avoir
au lieu où les arbres ont manqué, levé, foit grolleur Sclar maturité iclon fon efpece;
que les amandes n'aient pas mangéepar & fur le champ on en plante c'eft-à-dire, d'autres,
quelat ait étérompueou
mais en moindre quantité, de foffes au
des cLgard
du Cacao- qu'on ne met qu'un & rang pour avoir moins
La dclicxefesumendisaied de grandes pré- milieu des allées;
on
tier oblige de prendre foit
dep peineâtenir) laterrer nette, plante des
cautions,, afin qu'il net Rasbrblé N entre le Manioc &c les Cacaotiers,, ordinaile. foleil. Les lizieres dont j'ai parlé du Melons d'eau, ou des Melons
devant ne le peuvent garentir que res, des Concombres, des Giraumons,
vent, le foleil lui eft auffi pernicieux c'eit designamesoud des Patates,
les
fur tout dans le commencement;
de ces plantes couvrant
EEREIE
deplan- feuilles
de mauvaifes
pourquoi on ne manquej jamais qu'on l'empéchent de produire snuire au
tcr du Manioc en mêmc temps Onavà dans herbes, la tiennentftaichetàinsn
met les amandes en terre.
arentir que res, des Concombres, des Giraumons,
vent, le foleil lui eft auffi pernicieux c'eit designamesoud des Patates,
les
fur tout dans le commencement;
de ces plantes couvrant
EEREIE
deplan- feuilles
de mauvaifes
pourquoi on ne manquej jamais qu'on l'empéchent de produire snuire au
tcr du Manioc en mêmc temps Onavà dans herbes, la tiennentftaichetàinsn
met les amandes en terre. c'eft que cet Cacaotier, & fourniflent deschofestrèsla premicre partic inutile ce que de le repeter utiles à une habitation. leMaArbriffeau, il eft
de fofles de Ilyades habitans qui plantent)
ici. On fait deux rangées
nioc un mois avant de planterleCacao. de
Maniere Manioc danstoutesl lesallécs, demaniere d'en- Jeles ai imité, quand jaieuo occafion
decosdes piquets
bientrouvé,parvrirles qu'cllesfont éloignées outrei l'avantage le faire, Scjem'enfuis
lel Manioc
eunes viron un piedi & demi,
lesj
ce que ce mois d'avance que
Cacao- qu'on en retire en préfervant jeunes fo- avoit fur le Cacao, lui donnoitlieud'ésiers. arbres de la trop. bralanteardeur leterrain du trc en état de le couvrir, ardeurs & de le du dé- foleil, on emploics neceflaire utilement ne ReT fendre pari fon ombre des de
&càmoi
un arbridleau fi
leil, dès qu'il fortoit terre, herbes
ni en
jamais
les peut jamais paffer, mauvaifaherbes le temps de Grcler premieres que
trop, ccon empécheles --- Page 403 ---
PRANCOISES DE
gue la terre produifoit, ce qui n'étoit
LAMERI QUE,
pas un petit avantage. grofit luc àp proportiondela: le
fraicheur & du
huit DAmeacdp-Sfednsed feptou Il que terrain lui fournit. dehors.H jours en tetre, avant de pouffer demi. commence Les à Acurir à deux ans &
ré qu'elle LamEoACE pouffe en même
tomber ces premieres perfonnes intelligentes fleurs, afin font
les deux bouts; celui eft temps le
l'arbre fc fortific davantages, àtrois que
rompt la pellicule EL l'amande per on en laidle quelques-uncs, & ans
Eras couverte, &le petit
a quatre ans on n'ytouché lorfqu'il
Produt- en terre, & faitla
pifille poulfe qu'il eft affez
tionde tre bout fait groffe & racine; l'au- fans que cela Fort.pour porter EPE Ro
LAman- de. l'arbre, fort de terre de fe fortifier; l'empéche il
de croître, &
FeAmrmeaee un boutonquien s'épanotiflant
lenombre de fes sugmenteencroifiant
acheve
Aeurs, &cla beauté de
delarompre, bouton eltt &claf faittomber. Quandce fonfruitquid pli, & de meilleure devientp plusg sgros, plusremner renfermoit tout-a-faitéclon deux feiilles ony voitquil quilgrolite en
qualité, à melure
EEmgmns dans l'autre d'une plifices un meilleur fond, wiellilantougeil &c une trouve
niere admirable, d'une couleur de chair ma- plus abondante.
Aeurs, &cla beauté de
delarompre, bouton eltt &claf faittomber. Quandce fonfruitquid pli, & de meilleure devientp plusg sgros, plusremner renfermoit tout-a-faitéclon deux feiilles ony voitquil quilgrolite en
qualité, à melure
EEmgmns dans l'autre d'une plifices un meilleur fond, wiellilantougeil &c une trouve
niere admirable, d'une couleur de chair ma- plus abondante. nourriture
magination. vive, tendres & delicates au delà de l'i- S'il n'artivoit ile Point d'accidens aux AciQuinze ouvingtjours
Cacaotiers, ils feroient dans eft leur certain force fix ans dens gai
forti
qu'il eft
arrivens
En
de terre, il a cing. à T policesde roient rdesfruitstrer-beaux & en rapporte- aux Cahauteur, & quatre ou fixf fetilless clles té; mais ils font fujets à tant de quanti- castiors,
viennent tolijours couplécs,
ces, qu'on regarde comme
difgradent fort également autour &s'éten- de leur miracle,
uneefpecede
centre
avoir rien loerijunlsamriventicerd agefans
commun, , eft toûjours un
éprouvé de fâcheux. àr bouton, melure au deffous S elles fortent leur Les accidens les plus ordinaires
que le tronc s'éleve. A dix
arrivent font la chute des qui
ou douze mois, Parbre à près de deux qu'on a eu Timprudence de laiffer arbres
pieds de hauteur, &c douze, quatorze, proche d'eux,
leur trop
julgu'àfeize feuilles. Avingt ou
rompent les RSET Td Ces arbres pelanteur detrois quatre mois, il arrive à la hauteur licats, ment. & fouvent les écrafent entiere-
&
TACKE
demi, &c fouvent de
Enfecond lieu les tempêtes
tre, Rred pour lors ce bouton qui avoit qua- coups de vent furieux qu'on 8cles
nieres toujours paru au centre des deux der- Car.fi ouragans les leur font cncore plusfuneftes. appelle
en cinq fetilles, branches, s'ouvre &c fc partage verts viennent lizieres à étre dont ils font coujamais en fept. On rarement coupel la fixiéme en lix, & & fées par la violence des arrachécs vents, les ou bri- Calaepiemebinnche,p parcequ'elles
caotiers font
roient ladivifion ordinaire des branches sgâte- feuilles, brifez, bien-totdépouilles renverfez, deleurs
de beauté. cet arbre, fait une partie de fa SHenietenenaincher J'aié érérémoin démcinet,
venir furle Pour 20 les feilles cellento de Raduertwacembnsfed rien,
defolations,
branchest maitrelfes, tronc, elles croiffent fur les Si les n'eft arbres plus font trifte, ni plus affreux. qui ens'élevant &
arrachez, & la
grofiffant, en produilent d'autresplus maitreffe racine foit tour-à-fait AStsa de
petites, pendant quc le tronc croit & terre, il eft inutile de penfer à les reZz planter, 2 c'cft un travail perdu, ils nc
rCe
olations,
branchest maitrelfes, tronc, elles croiffent fur les Si les n'eft arbres plus font trifte, ni plus affreux. qui ens'élevant &
arrachez, & la
grofiffant, en produilent d'autresplus maitreffe racine foit tour-à-fait AStsa de
petites, pendant quc le tronc croit & terre, il eft inutile de penfer à les reZz planter, 2 c'cft un travail perdu, ils nc
rCe --- Page 404 ---
VOYAGES A UX ISLES
360 NOUVEAUX
un érabliffement
jamais: mais sils [ont ren- qui entreprendroient
reprennent
la
ràcine fans cette précaution. il
imverlez de maniere que
la meil- Cependant comme eft prefque
encore en terre, du
fur tout dans les
Iles,
TLSit
foit
il faut bien fe garder de poflible,
petites
leure partie,
l'expérience à fait detrouverun terrain, foit quelquebonqu'on fans
on
les vouloirredrellers achevoit de les faire fe le figure, qui
que pieres, diverconnoître qu'on manceuvre, parce qu'on doit être content pourvà
terre a
cettei
ure
mourirpar
fouf- fes fondes on ait reconnu quel
ébranle de nouveau ce qui a déja
fix pieds de profondeur, & que les
fert, &cqu'on ne peurj jamais le Ce remet- qu'il pierres qui font' deflous nc font pas un
tredans fa premiere occalion fituation. eft de cou- banc. fleurs
la
yaà àfaired dans cette
de Depuis la chute des jufqu'à
vrir promptement & fans perdre
maturité du fruit il ne fc palle
le
Tarbre &c toutcequi parfaite
mois; on reconnoit
temps, piedde racines, avéc de bonne qu'environ quatre
trois
paroit de ies foûtenir avec de pe- qu'il eft meur,, de quelqu'unedest puifle
terre, & de faire
lc tronc Sasaapierarean des côtes qui
tites Lumchenplameamtee branches, afin que étre; lorfquel l'entre-deux
& les principales
auront partagent dingatacmmreaiciees pour
le poids des feuilles lorfqu'elles le faffent
de couleur & à devenir jaune: les nepoullé, 8c des fruits, ne
fur Pi lors on le ceitille. On difpofe un à te Maturi- du
pancher davantage, & ramper de pro- gres qu'on deftine à cet ouvrage
Cacao
terre. Ces arbres ne lailent
un à chaque rangéc d'arbres, chaque la file S mAduirc, &clar nature, au bout S quelque: lon negre a fon paniers & fuivant les niere le ceinil- de
teips, produit un jet devenir droit fE tronc: qu'on lui a marqué, il ceiille fans toucher tous à lir.
un à te Maturi- du
pancher davantage, & ramper de pro- gres qu'on deftine à cet ouvrage
Cacao
terre. Ces arbres ne lailent
un à chaque rangéc d'arbres, chaque la file S mAduirc, &clar nature, au bout S quelque: lon negre a fon paniers & fuivant les niere le ceinil- de
teips, produit un jet devenir droit fE tronc: qu'on lui a marqué, il ceiille fans toucher tous à lir. conlerveaveeloint quand pour il portera du fruits fruits qui font encore meurs, befoin de quelque
de l'arbre,
celui qui étoit ccux qui ont
On
car pour lors on coupe fc trouve ainli tout temps pour le devenir. n'emploic & on ne
panché, & l'arbre
aucun inftrument pour cela,
renouvellé. l'accident le plus funefte qui fecoie point T'arbre, enl onrompelaqueic latordantt un peu
Mais
& au- qui attachelef froit,
de
ou
puile arrivera une Cacaoticre, c'eft quand avec une pétite fourchette les bois, negres
quelilnyapoind deremede, trouvent un tuf ou en l'arrachant ; & lorfque
les maitrelles racines
lors elles ontl leurspaniers remplis, ilslesportent une
un banc de pierres: car pour la
& à un bout de la Cacaotiere &c font ont
s'étendent inutilement fur pierre,, clles pile ou un amas de tout ce qu'ils
n'y trouvant pas de nourriture, fur elles ceuilli. étoit
font contraintesdel fe recourber les taire fe- Lorfqu'on a cetilli- tout ce qui delaCamêmes, ce qui fuffit pour
foû- meur, & que felon la grandeur
en
cher, & enfuite les arbres raifonquej'ai qu'elles
caotiere, ou la quantité du fruit,, on les
tenoient. C'eftpour etoit cette de la derniere fait une ou pluficurs Pour piles, cet effetlesr on tire nedit ci-devant qu'il fonder le terrain amandes des coffes. importanice de bien
fion gres coupent avec un couteau lescofles
avant d'y planter une Cacaotiere, vain, ou tout parle milieu del leur! longueur, oul lesbri- ou
ne veut pas travailler en d'annéess fent en frapanedeflusavecuner pierre,
au plus pour un petitnombre detourner un morceau de bois. Ontrouvelesaman- mucillace qui nc pourroit manquer de ceux des environnées de la pulpeou
àl la confufion & au dommage
ge
- --- Page 405 ---
FRANCOISES DE
gedontj tj'aip parléci-devant; onneprend LAMERIQUE
36r
pas beaucoup de peine àl les en feparer,
on
iercucommeimpulibe
n'en ôte que lc plus gros, &on les en peu qu'on tarde à les mettre puilquepour en
met dans des paniers pour les porter à ment fortant de la coffe, elles ne terre
la maifon. jamais; comment
gerIln'eft neceffaire de vuider les elles feules & privées du germeroient- fuc & de la
coffes rethfeuce qu'elles font ceiillies, fraicheur de la terre?
l les en feparer,
on
iercucommeimpulibe
n'en ôte que lc plus gros, &on les en peu qu'on tarde à les mettre puilquepour en
met dans des paniers pour les porter à ment fortant de la coffe, elles ne terre
la maifon. jamais; comment
gerIln'eft neceffaire de vuider les elles feules & privées du germeroient- fuc & de la
coffes rethfeuce qu'elles font ceiillies, fraicheur de la terre? cetteferon
peut les laiffer en pile dans la Ca- mentation opere eft Ceque de les
caotiere deux out troisjours, fans crain- EtAemuserott.ee ellesétoient décharger
dre qu'elles fe gâtent; le feul danger imbibéess plus
de manicreq qu'il ne leur relte
quilya, clt qu'elles peuvent étre dé- dans que Phuile lés conferve, &
robées; mais qui adu bien, doit être la laquelle on Saer penfer queconfilte
expofe à cn perdre, d'ailleurs il faut meilleure C'eft partie de leur bonté,
donner lieu au proverbe qui dit, qu'il
encore un erreur grofliere de
faut que tout lemonde vive, larrons & fement quelques voiageurs qui ont debitéferieuautres. On ne s'avife gueres de
dont qu'on les met dans une
les coffes àl la maifon pour les porter
la compefition eft un miftere, leflive, oùz
outre que ce tranfport feroit youvrir, penible fait après avoir trempé quelque tems on les
pourles negres, alengageroit encoreà a
fecher à l'ombre, & que fans cette
un autre travail qui feroit de
préparation on nepourroit paslestranfter autre part les coffes vuides, tranfpor- qu'on porter Tour fans qu'elles fe
aregardé jufqu'à prefent auffi inutiles écrit des cela efta auffi vraicommece' cofrompillent. qu'ont
Soec les Marons dInde. On les laiffe five où
mal informez, dei la lefpourir dans la Cacaotiere où elles bouillir Ererd le prétendoient qu'on faifoit
peuvent fervir de fumier Pour engraif le
clou & de gerofle, la mufcade,
ferla terre. poivre, le caré avant delestranfManie- On met les
en Europe, de crainte
redele font à la maifon amundeaffindrqueils dans des' cancaux Ept plantitenl
qu'onne
fairefer- menter grandes auges del bois, ou dansun quarré ou dup ne privâr ceux
Europe,écqu'on
de
Auinyumaboned'ate
ouref les planches un peu clevé de terre. Oi profitqu'ilsfontf fareanarchaneifter
feer. couvre de fetilles de balizier, & de graines Lorqul'on de a retiré les amandes ou Comquelques nattes, &c on met deflus des
Cacao, du lieu où elles ont ment.on
planches & des pierres pour les tenir fermenté, où ou pour parler comme aux lesFais
bien ferrées, &c bien preilées. fur Iles, des elles ont rellué, on les étend fecher. On les laiffe en cet état quatre ou tes dont claies, le ou dans des caiffes platcinq de les jours, pendant lefquels on a foin expole au fond eft à jour,, & on les
remuer & retourner tous les maa
foleil pour les faire fecher.
elles ont ment.on
planches & des pierres pour les tenir fermenté, où ou pour parler comme aux lesFais
bien ferrées, &c bien preilées. fur Iles, des elles ont rellué, on les étend fecher. On les laiffe en cet état quatre ou tes dont claies, le ou dans des caiffes platcinq de les jours, pendant lefquels on a foin expole au fond eft à jour,, & on les
remuer & retourner tous les maa
foleil pour les faire fecher. tins. flearememtentpendant
On: foin de les remuer
là; elles perdent la couleur cetemps ner de tems en tems, Sedelesretour- & de les metavoient en forrant de blanchatre la cofle, tre à couvert pendant la nuit, & lorfEaut deviennent d'un rouge obfcur. que le tems eft humide, ouqu'ily
On prétend fans cette fermen- parce que Pcau ou Thumidité les pleuts
tation elles ne 2 conferveroient
roitinfailliblement. &c
Troisjours
qu'elles
devent fuffient
ELS
étoient dans moifiroient 3 ou que fi Eita tierement,
pour les fecher enunlieu humide,
des
après quoi on les mct dans
roient germer. Oadoiticganderceder ellespour- nier, futailles, dans des facs, ou en greMpiwgenmantofn
Zz 3
de --- Page 406 ---
VOYAGES A UX ISLES
36z NOUVEAUX
de Noël qui eft toûjours meilleureque
de s'en défaire. Elles fe conferventtant celle de la S. Jean. La raifon de cette
qu'on veut fans fe gâter, pourveu foit fcc, que difference vient de la difference des
lc licu où ellcs font gardées foleil deux ou deux faifens que l'on trouve aux Iiles $
& qu'on les expole au
leur c'eft-à-dire, del lafaifonfeche, 8decelle
trois fois lannée. Il eft vrai que
des pluies 5 cette derniere commence
bonté n'augmente pas à mefure qu'clles fecon- ordinairement dans le mois de Juillet,
vieilliffent, parce
huile venant ainfi & finit en Novembre, ou au commen- dit
fomme peu à
que
de Decembre. Ce quej'ai
E
à fe fecher, fet perdent la fubftance cement ci-deflus fuffit pour faire comprondre
& la vertuc qu'ellesavoients auparavant. lcs cof- que les pluies font très-neceffaires aux
J'ai remarqué ci-devant que pref Cacaotiers, au lieu que la fechereffe
fes renferment, fans y manquer
qui regne Tordinaire depuis Noël
quej jamais, vinge-cing amandes, > &jai
la Jean leur eft contraire.
E
à fe fecher, fet perdent la fubftance cement ci-deflus fuffit pour faire comprondre
& la vertuc qu'ellesavoients auparavant. lcs cof- que les pluies font très-neceffaires aux
J'ai remarqué ci-devant que pref Cacaotiers, au lieu que la fechereffe
fes renferment, fans y manquer
qui regne Tordinaire depuis Noël
quej jamais, vinge-cing amandes, > &jai
la Jean leur eft contraire. faut environ
ET
éprouvé pluficurs foisqu'il
faire jufqu'a n eft certain que quand les Cacaoquatre cent amandes feches Cela doit en- tiers ont trois ans & demi ou quatre
lc poids d'une livre. Edo le
branches, tolijoursfort chartendre du Cacao des Iiles, qui eft ans,leurs de feiilles, couvrent toutl'efpace
plus petit ; il en faut moins à Saint où gées qui eft entre eux; & que les feuilles
Domingue, & à Couve ou Cuba,
quittent au commencement del la
il eft plus gros 5 & il n'en faut pas qu'ils faifon des pluies, & qu'ils reprennent
trois cent pour le Cacao de Caracque de forte en même tems, & à mefure qu'clles
qui eft le plus gros de tout: livre tombent, font tenaffez grande quantité,
que feize coffes produifent une
pour occuper & couvrir toute la terre Entré:
d'amandes feches; mais comme la pc- de aux environs, & empécher par confe- siendes Cacas:
fanteur du Cacao diminué au moins
la
desl herbes. Cepen- tierss
la moitié en fechant, huit coffes don- quent dant celanci produétion fuffitpas entierement, parce
nent une livre d'amandes vertes. de deux que la force de la terre, la chaleur &c
Prodsit Jaiy vû des arbres chargez &
Phumidité du climat, en produifent
ordinai- cent cinquante-deux coffes, en parmalgré l'ombre & les feiilles
re des ticulier jen ai admiré de cette forte au toûjours
en beaucoup moindre
Cacasdu pain de fucre de la Marti- qui la couvrent,
tiers. nique. quartier Il eit vrai que c'étoient desar- quantité; nuire jel'avouc, à la fin aux maistoujoursallez arbres, qui debres de vingt ans, grands, forts, en pour mandent une extrême propreté, &cqui
bonne terre,& bien à couvert du vent, veulent occuper feuls tout leur terrain. mais il eft rare d'en trouver de fembla- leurs Dc forte qu'il faut le repaffer & le netbles. Les habitans ne comptent d'une) livre ou toier de tems en tems. recoltes fur le pied
Il fautencore avoir foin de rechauffer
une livre DEE demie par pied d'arbre à les pieds desarbres,
queles pluics
la recolte de Noël, & d'une livre à
fans ceffc, PE emportent la
celle de la S.Jean, lorfque leurs ar- dégradent terre, fur tout dans les
fonten
bres ont depuis cinq ans jufqu'à huit;
& découvrent ainfi petites
aianet
après cela s'il n'arrive point d'accidens pente, racincs, quejai dit quinef faifoientque
auxarbres, qu'ilsfoient bien entretenus,
autour de l'arbre à deux ou
qu'ils trouvent une terre fraiche, pro- ferpenter trois poices en terre.
de la S.Jean, lorfque leurs ar- dégradent terre, fur tout dans les
fonten
bres ont depuis cinq ans jufqu'à huit;
& découvrent ainfi petites
aianet
après cela s'il n'arrive point d'accidens pente, racincs, quejai dit quinef faifoientque
auxarbres, qu'ilsfoient bien entretenus,
autour de l'arbre à deux ou
qu'ils trouvent une terre fraiche, pro- ferpenter trois poices en terre. Or cCS racines ne
fonde & bien grafle, ils en peuvent
étre expolécs à l'air fans fe
efpererdavantage, fur tout à la recolte fçauroient
fecher, --- Page 407 ---
FRANCOISES DE
fecher, &c fans priver en même tems LAMERIQUI E,
36;
l'arbre du fuc qu'elles lui portoient, que vingt negres peuvent entretenir &c
& caufer par confequent une diminu- cultiver cinquante mille pieds de Cation confiderable du fruit. C'eft donc caotiers, & faire encore du
une neceffité de les couvrir de bonne dumil, despois, des
manioc,
terre, après avoir bien labouré tout mes & autres vivres patates, designa- Revena
tour,
faciliter à la pluie & à au la là de ce qu'ilent faut beaucoup au de- d'une Cacaorofée fae moien de penétrer la terre &c Or ces 5oooc. arbres pourleurentreticn., bien
tiere. del les humeéter. donneront au moins les uns entretenus, Portant les
On ne doit pas negliger dc taillerl les autres, bon ou mal, cent millelivres
bouts dabranches.otr-quilby foientfecs, d'amandes fix
étant venduésà fept fols
foit pour les renouveller. Cela fc doit fort deniers a livre, eft un
faire après la recolte de la S. Jean, &c
mediocre, &1 le
prix le
un
avant
Cacao
auquel
ELS
peu
le commencement des trente aitj jamais été vendu, produifent
desarbres pluics. Ceux qui entendent la culture eftt fept mille cinq cent francs, qui
fequence de fruitiers, cette (çaventaffezla acon- qu'elle mras revient
bien la
précaution, & com- dans lat
prefque toute entiere
negligence fur ce point-là eft de dépenfe abourfeda maitre,
préjudiciable. Les Elpagnols, quoique tien des qu'il fautfaire pour
fortindolens, &
E
conparoitas.ae man- qui eft efelavesq suiculutentlenarbres
quent jamais; aufi" voit-on que leurs penfe à cependant la feule & uniquedéEERETER font bicn plus beaux les
Il n'en te pas l'on de foit mémc obligé. & qu'ils rapportent de que plus beau nôtres, rie; pour qu'elle
d'une fucre-
& enplus grande quantité. J'ai vû fruit, à la meen fois fucreblanc produilclamemefom- ou brun, il faut trois
Martinique de fort belles Cacaotiercs
autant d'efelaves, desmoulins, des
perir à
& manquer enfintout charettes, des bceufs, deschevaux, une
ifit ft Fu ces précautions. quantité d'ouvrieres de
&c
On voit Par tout Ce que je viens de par defus tout des rafineurs toutesfortes, chers &c
dire queletravail d'une Cacaotieren'eft infolens la au dernier point.
il faut trois
Martinique de fort belles Cacaotiercs
autant d'efelaves, desmoulins, des
perir à
& manquer enfintout charettes, des bceufs, deschevaux, une
ifit ft Fu ces précautions. quantité d'ouvrieres de
&c
On voit Par tout Ce que je viens de par defus tout des rafineurs toutesfortes, chers &c
dire queletravail d'une Cacaotieren'eft infolens la au dernier point. Qu'on compas fi petit pourroit felimaginer, d'unc pare dépenfe d'une fucrerie & celle
quoique aSie Verité il foit bien Au- le Cacaotiere, qui auroient donné
deffous la
de celui d'unc fucrerie, & de la difference même revenu, & l'on verra par
On dépenfe en fera cette manuiaéurtexige & l'autre, qui fe trouvera entre l'une
ERCIEr la leéture de riche
qu'une Cacaotierc eft unc
mon dernier Traité du fucre f eft à lafin du rie ne mine d'or, pendantqu'une fucreTome. Ainfi je confeille à tous
fera qu'une mine dc fer; furtout
ceux qui ont des tetrespropres aux Ca- à prefent que le chocolat commence
caotiers, de les y emploier fans
d'étre plus en vogue qu'il n'a été
à s'élever au rang des fucriers, penfer devant, non feulement
cipuis
> & je connoit tous les jours fes parce bonnes qu'onreleurc compte, antrgnsingrommoats ferontobligezàt bien mieux moins lités, mais encore par le bon
de
& fe
il doit
TELARE
finité dépenfe, d'embarras délivreront d'une in- a auquel cu la bonté de étre depuis que le Roi
infeparables d'une 3dechagrinsgu quifont livre
reduire à deux folspar
fucrerie. eadroisdentreardr Cacao FranPluficurs expériences m'ont affuré çoisparfon Edit dur
Ilfaur à prefent umoudAwlizz parler de la nature Naturi
du daCasas --- Page 408 ---
VOYAGES A UX ISLES
364 NOUVEAUX
chauds,ilsle croientt très-froid, & queldu Cacao. J'avoie que ce n'eft pasunc les
ont Pouffé la chofef efiloin,
petite affaire pour moi; je refpeéte ques-unsd'eux qu'ils ont dit que c'étoit une efpece de
Anciens en ont écrit, aécritl & j'ai leder- pour poifon fi froid, qui failoit tomber en
Monfieur d Cailus, quien:
Je ptilic ceux qui en prenoienavecexcés,
nier, une eftime toute particuliere. mais la chofene fur CC principe ils ont raifon de méler
voudrois les accorder,
avec le Cacao une quantité confideraColmencer&c
de chilé ou
me paroit pas praticable. Medecins &au- ble de canelle, de fucre, de bois d'Inde,
les Ecrivains Elpagnols le Cacao eft froid piment, ou de graines
tres difent tous que
declouds de gerofle,d'smbre de mufque,
& fec. Monfieurde Cailus, dit avecquel- eft & fur tout de vanille, ingrédiens trèsques Medecins nouveaux, qu'il chauds, comme tout le monde en contemperé, qui de ctomsemsutheuarat je vais vient: car de prendre une chofe trèsfon?
, de bois d'Inde,
les Ecrivains Elpagnols le Cacao eft froid piment, ou de graines
tres difent tous que
declouds de gerofle,d'smbre de mufque,
& fec. Monfieurde Cailus, dit avecquel- eft & fur tout de vanille, ingrédiens trèsques Medecins nouveaux, qu'il chauds, comme tout le monde en contemperé, qui de ctomsemsutheuarat je vais vient: car de prendre une chofe trèsfon? On en jugera fur ce que quele froide fans ces puiflans correétifs, fe
dire. On ne huileux pas difconvenir & amcr ; or feroits'expoleràd deg grandsi inconveniens, Les
Cacao ne E
& amer, eft &peut-étreàu une mort prématurée. tout cc qui eft huileux chaud qu'il eft Autheurs Efpagnols quir inousont donné du
chaud, & d'autant plus Selon Mr. le plus exaétement la compofition étant
huileux & plus amer. de fruit dont chocolat, affurent que le Cacao un
Hifna- Bd Cailus il n'y a point d'huilc du Ca- mélé avec ces drogues 3 compofe raisur.du on puine tirer plus
que
tout extrémement temperé. Leur
Cacas, cao, ni quil ifoit d'uneplus grandeamer- de Cailus, fonnement me paroit bon; & fuivant &
pa2,53. lbidem cume;donc, felon Monfieur chaud; leur principe 2 il eft bien fuivi,
page II. il n'yap point defruit quifoitplus
très-vrai. comment donc le fera-t-il temperé? L'Autheur de PHiftoire Naturelle du Page7 72
fera-ce en y mélant du fucre, d'effence dela ca- Cacao prouve.l la bonté du chocolat
un de gerofle &
Pe
nelle, peu
font la confommation prodigieufe qui
d'ambre; mais toutes ces drogues doivent fait daneonterAmenqse; foit chezl les
très-chaudes, & quoiquelleaned
&clesl Indienss
entrer dans la compolfitionda Chocolat Einagnoh,lertonugsy foit chez les François, les Anglois &
qu'en petite quantité, n'eft-il pasvifi- les autres Européens établis dans ces
ble que la chaleur qu'elles renferment, pais-là.. Ilp pourroit ajoûter, fans crainétant. jointe à la euleurmedercedaca très-chaud. dre de fe tromper,. que cette confomcao, doitfaire un compofé Monficur de mationn'etipasn msindredumarbipages en ufe
Je croi qu'un autre que à fc tirer dc le Portugal, &c lItalic, qu'on dans
Cailus auroit de la peine il a del'ef- encore beaucoup en Angleterre &
cct embarras; mais comme
de tout le Nord; & quel fans le prix exprit infiniment, il ne manquera pas lesrai- cellif où il a été jufqu'a prefent en
nous développer dans fa reponfe
France, Tufage s'y en feroit établiauffi
fons qu'il a cu de prendre ce partis fortement que celui du Tabac; & il
& fe fera un éclairciflement nouveau & dont aflure enfuite que de tous ces peuples
que jaurai procuré au public, qu'il jugera fi différens,quien ufent fansdifinction fans
i m'aura telle obligation
d'âge, de fexe,, & très-fouvent
à propos.
ent en
nous développer dans fa reponfe
France, Tufage s'y en feroit établiauffi
fons qu'il a cu de prendre ce partis fortement que celui du Tabac; & il
& fe fera un éclairciflement nouveau & dont aflure enfuite que de tous ces peuples
que jaurai procuré au public, qu'il jugera fi différens,quien ufent fansdifinction fans
i m'aura telle obligation
d'âge, de fexe,, & très-fouvent
à propos. la
& fans moderation 9 pas un ne
-
Les Efpagnols juftifient aifément regle s'eit encore plaint d'en avoir reçà la
pratique univerfelle qu'ils ont de méler
sfort Domt-wmaNrg vé
avec lc Ciagumedimgitdient --- Page 409 ---
FRANCOISES DE
au contraire,
LAMERIQUE
ratraichit, qu'il gpalédnanchelafif.qow engraifie, qu'ilrépare plâtôt, & plus cher. dans un inftant les forces perdues ou Iln'eft tiennent pas furprenant quc les
abbatués par le travail, qu'il fortific, Ema monde
le méme langages E(pa- tout
qu'il procure un doux fommeil, qu'il nc leur permer fçair que leur vaniténarurelle
alicalidigetionss purifie le
qu'iladoucit, & qu'il ccf foit
pas d'eftimer
ferve la langs en un mot, qu'il cons leurs n'eft pas Elpagnol; O PaSE
fanté, & qu'il prolonge la vie. eflimer &
CENtE
Je conviens de tout ccla avec lui, rien & caodesl Ifles qu'lisconnoifents loterleCa- taffezp
n'eft plus vrai: mais il faut aufi qu'il leurs préjudicier ainfi à celui qui croit peu, fur
conviennea cavecmoi, tous ces peu- Je terres. a l'exception der François des croiffant conviens dans leCacao de Caraque
l: prennent le chocolat accommodé
der terres baffes, humiilan maniere Efpagnole. Si donc le Ca- les des, plusgraffes, &cplus
Ca0 accommodé àla manicre Elpagnole, étant nôtres, &c les arbres qui profondesque le portent
c'eft-a-dire, méléavectant d'ingrédiens nourris plus vicux, plus
& mieux
fichauds, eft encactompent(carifour auffi qued ceux de nosi
doit étre
le'
RC
qu'il foit pourproduirerouse ccs bons une plus gros, &c les arbres en porter
etfets) nedoit-on pasconclure, que de encore plus grande quantité. Je conviens
lui-méme il n'eft temperé mais plus que lcs amandes contiendront
leur froid, Puifqu'il 4 Llouad det tant de cha- font d'huile, plus cclaeftt trés-naturel, clles
ou étrangerer pour étrerendu temperé, les groflesspeut-étrer mémequ'ei. que malgré tant de chofes chaudes conferveront leur huile plus. longsusguelisoniejoint, peré. ileftencore tem- tems,parcequeleur dra plus aifément contre volumel la lesfotitienLe public; portera là-deffus fon juge- C'elt accorder beaucoup, & fecherelfe.
huile, plus cclaeftt trés-naturel, clles
ou étrangerer pour étrerendu temperé, les groflesspeut-étrer mémequ'ei. que malgré tant de chofes chaudes conferveront leur huile plus. longsusguelisoniejoint, peré. ileftencore tem- tems,parcequeleur dra plus aifément contre volumel la lesfotitienLe public; portera là-deffus fon juge- C'elt accorder beaucoup, & fecherelfe. convenir
ment, voilà T'affaire inftruite, on me peut-étre det trôp decholess mais jene
difpenfera de dire cequej'en penfe; car conviendraijamaise quilyaltplurdefubily a de Part & d'autre des raifons
m'
qui
Annsatrnmei-ation plusde
lunoul empéchent Pautre; partic, dc me détérminer pour PEERESN que dans une livre de Cacao des Iles,
pectetrop Monficurde Sedalleursjeref Cailuspour con- le guand même on les fuppolera tous deux dans
clure contre lui. reffe. degrédefraicheure ou de fechedc Bendeagempréendente Caraque,, ou parler queleCacao D'ailleurs que nous importe
toutceluidelan
plus jufte, tre Cacao conferve fon huile que no- de
Efpagne, tout tems
moins
REEEE
celui qui vient depuis
que celui de Caraque
Comana,e eft meilleurg Cartagenejufqu'i celui des Iilcs. nous le pouvons avoir tous if Puifque
La prévention a plus
cette frais, &, pour ainfi dire, àlaf fortie jours, de
T'arbre, au
SRCRAL
fondement opinion quel la verité, On croit avec a fouvent traîné lieu que celui de Caraque
l'ont fait naitre, que ccfontl lesHollandoisqui lesmagalins d'Hollande plufieurs & de années dans
beaucoupfure cettecôte, parce.g que donti commerçant ilse enlevent affurément on y a eu du tems Cadis, de refte où
prefque tout le Cacao, ils ont interét
le fecher, & laiffer évaporer fon
d'en vanter la bonté, afin dele vendre ROELl bonté, qui eft la principale Partiede fa
Tom. 11. Aaa
Ce --- Page 410 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
366 Ce je viens de dire elt G vrai, l'on faifoit ume quantitéconfiderable de
Ics que E(pagnols même achetent in- chocolat, je remarquai qu'on yemploiz &
differament que
lun & l'autre felon qu'ils moitié par moitié le Cacao desIflcs, m'en
leur compte, en préferant celui de Caraque: & la raifonqu'ont
y trouvent le nouveau au vicux. J'en donna, fut que leur Cacao de Caraque
toûjours
témoin oculaire'; étoit vieux &p prefque fec, au lieu
puis parler comme
celui de la
étant frais,
RE
puifque m'étant trouvé à Cadis à la fin
Martinique
ilbonide
dans un vaifleau de Marleille encore tout plein defon huile,
nommé 1705: le Saint Paul, appartenant à fioit, & cranimoit, pour ainfi dire,celui
Monfieur Maurellet, & commandépar de Caraque.
toûjours
témoin oculaire'; étoit vieux &p prefque fec, au lieu
puis parler comme
celui de la
étant frais,
RE
puifque m'étant trouvé à Cadis à la fin
Martinique
ilbonide
dans un vaifleau de Marleille encore tout plein defon huile,
nommé 1705: le Saint Paul, appartenant à fioit, & cranimoit, pour ainfi dire,celui
Monfieur Maurellet, & commandépar de Caraque. Ilmef femble que cestemoi- la bonté
le Sieur Ganteaulme, en compagniede
fuffifent des pour prouver
vaiffeaux qui venoient auffi SE Cacao Ifles. deux autres de la Martinique, & En quelque qu'il croife, pourbien que nous
confiderable de veu qu'il foit Sdean préparé, il eft conqui Cacao avoient des Hles une & partic de Caraque, on les ftant qu'il a une infinité debonnes quacom- litez; il eft nourriffant, &c cn méme
vendit également: tauxEfpagnols,6ce nôtre tems d'une très-faciled digeftion : chofe
mejem' Cacaoauffi 'étonnois cher quilacheteisntr que cclui dc Caraque, qui nc fc rencontre jamais dans aucune
faire de difference dans le prix, efpecc des autres alimens. Ilaide à la
fans y
ne
digeftion, fans exciter dans le fng un Qualiils me dirent qu'ils remarquoient del'un à mouvement plus violentquehordinae. IEZ dur
aucune difference intrinfeque étoit recent; & Bien-loin de cela rien n'eft plus
Chocolas:
l'autre, quandlenôtre
l'ache- à l'adoucir, 8cà maintenir dans
ETRIES
que c'étoit à caufe de ccla qu'ils leur qui meurs cet équilibre; qui eft la caufe de
toient pour le méler avec-le fec & la fanté: il peut fuffire tout feul à la
étoit vieux, & confequent fut dc ces mêmes nourrituredes Tertonneadeguslaucage
moins huileux. PEe
foient. Ced que
du Sieur
Efpagnols que j'appris ce quc j'ai dc cclui rap- qu'elles Monel dans ma prémicre jaidird partie en ett
porte ci-dellusy fervoit quel lag grofleur fairecon- une preuve, mais qui ne conyainde Caraque ne
qualui au lieu croit
étoit feule; j'en pourrois
ferver fon huile; plus long-tems;
pasficlicé
que la petitefe du nôtre donnoit lieuà rapporter: RcomimendtpodoeHs
Ilsi m'ap- le" Lecteur, je me contentersideralfuunc) plus prompte.éraporation encore que felon la qualité des rer que les petits habitans quic cultivent
prirent Cacaos, c'eft-a-dire, fclon qu'ils font leCacao dans les
des montagnesfecs, du quartier del
des S. Domingue,
ou
&
REUIRA
vieux recens, ils parconlequent la ne nourriffent leurs enfans d'autrechooup pleins d'huile, & proportionnoiene autres
faire fe. Ils leur donnent le matin du choquantitédes uns des faire confommer pour
colat avec du mahis, & c'eft leur diné
un mélange fans quiles diminuer) pût
& leur foupé tout enfemble, fansqu'ils
tousdeux
rlabontéducho- aient befoin d'autre chofe le refte de la
colat.
parconlequent la ne nourriffent leurs enfans d'autrechooup pleins d'huile, & proportionnoiene autres
faire fe. Ils leur donnent le matin du choquantitédes uns des faire confommer pour
colat avec du mahis, & c'eft leur diné
un mélange fans quiles diminuer) pût
& leur foupé tout enfemble, fansqu'ils
tousdeux
rlabontéducho- aient befoin d'autre chofe le refte de la
colat. Je vis la verité de ce que je viens de journée. On réconnoît la bonté de cet &
joursaprescarn'e Alimenuparhenborpoit, la vigueur8
rapporter,quelques trouvé le
de laRofa la force de ces enfans. Ce que je vais
tant
chez
-
Marquis
Vice-Amiral des Gallions, quiaé époufe dire fera une preuve qu'ileft fpecifique au
unedenos creolles dela Martinique, où pour la pthific. Depuis que. jétoiss mon- --- Page 411 ---
FRANCOISES DE
monde, Shcwahiandrummengs LAMERIQUE
quelques remarques. PCaeEE nemigreuredroubiey
On faitbrûler
canine qui medévoroit, j'avoisunefaim 8plus jeman- Cacao, brôlerle dansunc rourduirleramandes pocle, comme onfait du ration Priga:
maniere geois, plusj je dévenois maigre&ffec; de tion eft caffé. Cettep premicrep prépara- du Chs:
que les
faire; elle univerfelle & ablolumentnece. colat. j'étois étique dans Amaimalbrocmngu toutes les formes; &c dela fert pour dépoûiller le Cacao
quej'avois leura
de tems à vivre. Malgré vre, pellicule dure &c feche qui le couarrêt fm aux. Ifles,j'cusla mala8cpour exciter dans fes
dic de Siam prefque enarrivant, &caufli- fontt Ftres-compactesyuns mouvément parties, qui
tôt que je commençai d'uferde choco- clles ont un
dont
lat, J'engraffai à veue d'ail, &cc quoique ner iffue à l'huilc venitablebelain, dont elles iont pour don- remje travaillaffe beaucoup, je commençai plies. àj jotir d'une fanté
le On les fuitbrûlerp plus ou moins fclon
goûté auparavant. quejen'avoisjamas vent. goût Les different de ceux qui s'en ferAetimirgdyes tion les François E(pagnols, & à leur imitaFETEe queunefueur douce après
ropc, les ltaliens, qui & demeurent les en Euqui aide beaucoup à la qu'onfapris, Nord le font brûler julqu'à Peuples ce du
II eft certain qu'il épure tranipiration. les
amandesf foienttoutesr noires. Les les
bien micux
clprits &cles
RSA
ment violent, quele & caffé dont le mouve- rique François le brulent qui demeurent en Amedans lefang & dansl T'agitation les
qu'il caufe premiers prétendent beaucoup moins. Les
vent manquer à la fin humeurs, d'êtret ne peu- vient plus fine, & que que le la pâte en dédiciables à la fancé. trés-préju. corporeplus facilement.
andesf foienttoutesr noires. Les les
bien micux
clprits &cles
RSA
ment violent, quele & caffé dont le mouve- rique François le brulent qui demeurent en Amedans lefang & dansl T'agitation les
qu'il caufe premiers prétendent beaucoup moins. Les
vent manquer à la fin humeurs, d'êtret ne peu- vient plus fine, & que que le la pâte en dédiciables à la fancé. trés-préju. corporeplus facilement. lucresy inMaisil faut pour cela quelechocolat les amandes qui fontrôties Ilefvrai
foitbien fait;
cés qu'ils les
fe
Ebaiee
dont il eft compolé c'el-a-dire, foit queleCacao fain aifément, &c fe rôtiftent, paffent pilene plus
frais, qu'on ne mette dans bon, fa
8c furlap pierre: elles ne font plus facilement
tion
quantité deficre & compofi- alors que du charbon; mais prefque ne plus
ries
d'épice- pas que leur fubftance eft alors voit-on
fà
remento
entieMACEE
froideur, fi on le fuppole pourcorriger ou
changée, l'huile
pour ne le rendre excellivement froid, fipéc, & qu'à peine elles exhalée&cdic
chaud, fion " fppofe
aflez d'amertume
faire confervent
à quoi fervent ces drogues temperé: S
car cequ'elles ont eehrous Quant àla connoitre
& difcretion? G odoriferentes qu'on y méle chaudes, fans à noire la bonté qu'elles du acquiérent, que fait couleur cela
plus agréable Elleslerendent, au goût &c à jel'avotie, plaifir a boire chocolat? unet talled'encre, A-t-onp plus de
mais ce ne peut-étre qu'en T'odorat, liqueur grife ou tout au
un qu'une
fa nature, & cn détruifant corrompant fes bonnes brune? plus peu
qualitez. Les Indiens 8cles Francois del'AmeVoicid Hdnfbsenesmnitocidonte
rique font, felon moi, les plus
pare le chocolat dansrAmerique, conpré. cen Ils" ne brilent lcs amandes fages:
Europe,jelesr rapporterai comme
qu'il eft neceffaire Pour ôter qu'autant avec
ai và Pratiquer, & jy ferai en pallant jeles lité la pelliculequi" les couvre, & faciexciter dans leurs partics lei mouvemene pour
Aaa 2
qui --- Page 412 ---
VOYAGES AUX ISLES
363 NOUVEAUX
Le. rouieau dont onfe fert efto tordinaieft neceflaire, mais (ans endom- rement de fer bien poli: on en fait aufli
quiy magerl la fubltance, &fans la priverde de marbre, j'en ai vi de bois de gayac,
fon fuc, & de cette huile fpiritucufe, de fa bonté. & de pain d'épice. Ceux de feront enquifait lat plangrandepartic lc chocolat fait viron deux poûces dediumetesleurlon- de laj
Auffi voions-nous que
plus hui- gueur eft egale àl lal largeur pierre, bout
aux Ifles. eftp plus nourriffant, abforber fon amer- & outre cela une poignécàd & chaque
leux, &c que pour
d'un poice de diametre, donne cdehxafept à
tume, haireepeagmnke poûces delongueur; on
ccuxde
tité de fucre. font rôties, 8c marbre ou de bois la de même longucur, afin
Lorfque les amandes les dans mais beaucoup plus diametre,
mondées deleur peau, on pile On
leur grofieur fupplée au manque de
bronze ou de marbre.
poignécàd & chaque
leux, &c que pour
d'un poice de diametre, donne cdehxafept à
tume, haireepeagmnke poûces delongueur; on
ccuxde
tité de fucre. font rôties, 8c marbre ou de bois la de même longucur, afin
Lorfque les amandes les dans mais beaucoup plus diametre,
mondées deleur peau, on pile On
leur grofieur fupplée au manque de
bronze ou de marbre. que
un mortierdel
d'un mortier de Ieur pefanteur. les
chauds que lesliles
fe fert danslAmerique eft unt bois très-dur, &pref- Dans neceffaire paisaufi de mettre du feu
gayac, qui le] pilon eft dui mémebois. il fous n'eft la
la chaleur du climatfuffit,
quel fansporcs;) ainfi
réduit les amandes en
LEna travaille au folcil. C'eft qu'on feroit encoregrof- fur tout loriqu'on travaille eft à
de- Maniers
pâtes mais commeelle onlal abroiefurunepier- Celui qui fielleeftp genoux à terre,ou de trafiere &inégale,
afind'a- vantl lapierre,
poléc
vailler
re avec un rouleau de ferpoli, ont de bout fielleelt fur quelquet table, afin lapast. chever d'écrafer les partics qui la
d'agir avec plus de force. On met quel. échappé au pilon, & la rendre deliée plus
toilles autour del la pierre pour réfine, la plus unie, & la plus
Sienire les fragmens dela pâte tompuiffe être. Aux Iiles on fe fert de
CetiaE
qu'elle Les pierres dont on fe fert doivent bent. Balifier; rien n'eft plus propre&c àr meilpieresà être fermes,, elles doivent être un
leur marché. Onr mct peudepitealatfos
Checolar
afin quelefeu qu'on met SCP
onla broicen.fétendant &
poreules, fous les échauffe plus facilement; mais à furlapierre, la
avec leroulcau, à
doivent point être fujettes prelantforteent les
étendent
elles ne ni àfe calciner, & leurg grain
près comme trendre pâtifliers fine & feiils'éclater, dur pour ne point s'égrairamaffe à mefure qu'elle
ERIEES
doit étreaflez qu'il gateroit la pâte; clles letée. On fur la la pierre, avec-un couteau
ner, doivent parce encore être polics avec foin, &c s'étend la remettre fous le rouleau jufqu'à
nettoiées, lavées ssetenetucoaultiaoe Onleurdon- pour ce qu'à l'ocil & au toucher on la
ceflé des s'enfervir. fincfe oùt clle
LE
qu'onad
quingeadse-hupole de la plus carc'eft grande danscetravaiigaccone
heordinairement cesdelarges fur deux picds & demi de arriver: ftte la bonne façon du chocolat, dont
longueur Ellesfontereulées de forte qu'clles danstoute font il faut que. lcs l'eau où on le faitl
leur
camtnt
concaves; longucur, on leur laiffe trois à quatre faitementdans rien au fond de la chopolerdépaillur Ont ménage aux qua- colatiere,, lir, qu'llnereile ou des taffes, qui puiffe faitre extrémitez quatre pieds d'environ fix
re connoitre la matiere qu'on a emquatre poûces en quarré, foûtenir 8cde la picrre, poû- ploié.
lcs l'eau où on le faitl
leur
camtnt
concaves; longucur, on leur laiffe trois à quatre faitementdans rien au fond de la chopolerdépaillur Ont ménage aux qua- colatiere,, lir, qu'llnereile ou des taffes, qui puiffe faitre extrémitez quatre pieds d'environ fix
re connoitre la matiere qu'on a emquatre poûces en quarré, foûtenir 8cde la picrre, poû- ploié. cesdehauteur, 9. pour
Lorfqu'on veut. conferver dans long-tems des plis
&lateniralleze eenendeterepetrpor le chocolat, ou l'envoier
voir mettre du feu deffous. éloignez, --- Page 413 ---
FRANCOISES DE
méler éloignez, il eft plus à propos de ne il LAMERIQUE
dans la pâté ni fucre, ni épice- aniretolijours que le fucre n'eft
ries, on f doit conténter de la bien faffifant pour ablorber
pas
travailler fur la pierre; &c aprés
Cacno, & pour donner Famertume du
du
l'a lailfé rafleoir, refroidir, qu'on liquear dans laquelle on le far goûr à la
moitié à l'ombre, on en fait &fecherà des pains dre, de forte qu'on'
diffoucomme de petitesbriques, oudes cilin- dufircree enl lefailant difoudre; enebligedtotier on
dres duj poids
cetembarrasen) le failant,
évite
laiffe achever de
qu'on del Pexpliquer. commejeviens
&
PMPLEE
enfuire
SFRES
enveloppe
dans duj
Lorfqu'on veut fc ferrir de'ce
2con cette maniere il fe conferve papier. colat, on met dans la
chotcms, &c n'eft point fujet à fc moilir, long- de taffes d'eau que l'on chocolatiereautant veat faire
commeil arriveprefquet toûjours
taffes de chocolat; &
de
ilya du fucre, qui étant quand a botilli quelques lorfque cettecau. tible de Phumidités y produit tres-fulcep- autant d'onces de chocolat momens, on y.j jette
fequent la moififure. La parcon- de Ca- taffes d'eau. On remué qu'il ya de
cao feul devient dure, E conferve le moulinet Pour diffouidre' fortement la avec
mieux dans cet état fon huile. & on remet la chocolatiere atr matiere,
Compo- Mais loriqu'onle veut
lui faire prendre quelques feup pour
frionda Chocelat rement,
préparerentic- on remuc de nouveauavec boitillonss
ATEF en Elpagne, emmnmae Scenltalic.
con- de Ca- taffes d'eau. On remué qu'il ya de
cao feul devient dure, E conferve le moulinet Pour diffouidre' fortement la avec
mieux dans cet état fon huile. & on remet la chocolatiere atr matiere,
Compo- Mais loriqu'onle veut
lui faire prendre quelques feup pour
frionda Chocelat rement,
préparerentic- on remuc de nouveauavec boitillonss
ATEF en Elpagne, emmnmae Scenltalic. Pouriaire cent afind & defaireélever! le chocolat lemoulinety cn
panole
fin&
on emplit ainfi
mouffe,
O àll- Hwnedacchdcehatduplu leur,
dumeil- On ne peut peu dire à peulestafes. talienne. Cacaot onprendguueamcirese bien travailléefurla de pâtede compofé de cette Pas maniere que le chocolat
mélefoixante livres
pierre, ony y trémement le goût & ne flatte exbien fec,bien pilédeuxlivtesd deluerebienblane, decanelle, auffi on ne peut pas nier T'odorar, mais
quatre onccs de gerofle, & dix-huit drogues érant exceffivement quetoutes ces
onces de vanille, pilées senfemble avec la faffent un compofé d'unechaleure chnudesne excefquantité demulque&c d'effenced'ambre five, le quand même nous
que l'on juge à propos * & pour em- AEo Cacao fût froid; que fiappoferions
pécher que le fucre ne fc fonde en le nous lellupofions
feroit-ce
mélant avec la pâre, &clatravaillantfor conclus que cette elpece temperé? de D'ohije
la pierre, oh Y joint quelques poignées bien-loin. d'étreutile àl laf fanté, chocolat,
de farine de iéves pallée au tamis de naturellement il le devroit étre, comme
foic; & lorique toutes ces choles font an aliment qui lui eft
devient
bien incorponcescniemble,
traire, & dont les fuitesnep entierement conla blancheur du fucre ne fc enforteque fait
àlaf fin quetres-tacheufes. peuvent étre
remarquer, Ia malle, on laiffe un peu réfroidir plus maniere Nous le préparons aux Iles d'une
des moules après de fer quoi on la met dans mais qui bien plus fimple, à la verité,
fait des tablettes, blanc, ou bier onen nes neleprive &c d'aucunede fesbonqu'on laiffe achever & qualitez, qui lc rend trés-fain
deréfroidirfuru une tablel bien propre, & tres-nourrifant. On
qu'on enveloppeenfuite dans duj
ne brâlele Cacao,
Ily a des gens qui mettent le
dit ci-devant,
commejel l'ai Manie
& le fucre Par égales
eRSs faire pour le qu'aurant qu'ile eftnecef-, redont
portions; mais fa peau; cela dépotiler eft fufifant ficilement de oncomAaa3
pour mettre Etitur le
fes ANX Hfes
tablel bien propre, & tres-nourrifant. On
qu'on enveloppeenfuite dans duj
ne brâlele Cacao,
Ily a des gens qui mettent le
dit ci-devant,
commejel l'ai Manie
& le fucre Par égales
eRSs faire pour le qu'aurant qu'ile eftnecef-, redont
portions; mais fa peau; cela dépotiler eft fufifant ficilement de oncomAaa3
pour mettre Etitur le
fes ANX Hfes --- Page 414 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
370. fans danger, fei faifoit du tems de Colmenero, sde
fes parties en mouvement, la mcilleurc partic. de Thomas Gage, ou les gens étoient eri*
de faire exhaler
core affez fimples, pour donnér dans
fon huilc, comme il ne manquejamais brulé. Aufli toutesl lesidéesdes medecins; mais comd'arriver quand il eft qu'il trop demande bien me on fe fait fage à fes
remarquons-nous
a été fouvent trompé,
a
reA
plusdeluerequee ehanquiettropbnales pas qu'on croire que lcs Indiens & les Efpagnols
marque enlinenainiananalt &c
fa fubltance cit font revenus enfin de leurs préjugez en
confomméc 1 que
faveur des medecins, & qu'ils ontabandans fon entier. travaille fur la pierreavecfoin, donné une pratique qui tout au moins
On le
rien pour rendre la étoit très-inutile, nepasdirequel-
& on nc EPE très-delicate. que chofe de pis. PoaD a và parce que
pâte très-fine, lc
j'ai écrit du rocou dans ma premiere
Soit qu'on afiepouriconiommer l'envoier en Eu- partic, que de quelque maniere qu'on
dans le pais, ou pour ni fucre, ni lef fafle, il ne peut jamais avoir qu'une
rope, on ". met mulque, jamais l'ambre & la odeur fort defagreable Sequantalacouépicerics. font toljours bannis. On leur qu'il donneroit au chocolat, il eft
vanille en
ni le défaut de certain qu'ily en faudroit mettre confidoit croire QuS ce leur n'eft cherté quie en cm- derablement,
qu'il l'emportàt fur
ces drogues, car on fçait allezqu'ily Pemeden pointqu'ils
pechelulnges de au monde qui fc iaffent le brûlent, puifque toutle mondecon1
de leur bien que nos In- vient quele noirabforbe toutes les couont
TSFE
L
que leurs. fulaires; ousteopenenesaalo la na- On avance quelque chofe deplusraiccsd EETE Sc que d'unc des fonnable, quand on dit qu'ils mélent
ture du chocolats, chofes du monde, clles cn l'atolle avecleur chocolat. L'atollecft
meilleurcs des mauvaifes & des plus une efpece de lait, fait avec les grains
font une plus de forte qu'ils fc conten- dc mahis out ibledd'Inde, lorfquilsfont
dangereufes,
encorefit tendresqu'ils fefondent enl lait
tentdej joindre au fucrequtlsymettent pour peuqu'on les preffe.
élent
ture du chocolats, chofes du monde, clles cn l'atolle avecleur chocolat. L'atollecft
meilleurcs des mauvaifes & des plus une efpece de lait, fait avec les grains
font une plus de forte qu'ils fc conten- dc mahis out ibledd'Inde, lorfquilsfont
dangereufes,
encorefit tendresqu'ils fefondent enl lait
tentdej joindre au fucrequtlsymettent pour peuqu'on les preffe. Cette comen le diffolvant, tantalcauchaude,tant en poudre, avecunc pofition ne peut être que très-nouriffoit peu de canelle de gerofle, commc fante; & s'il eft vrai que le mahis foit
très-petite pointe ci-après. rafraichillant,je ne puis defapprouver
je Texpliquerai dit lcs Eipagnols à l'incita- cette maniere, fur, tout pour. lcs EfpaOn Indiens que mettent de l'achiottc, gnols, dont la façon de vivre, & la
tion des
dans) leur chocolat couleur de leur peau, marquent qu'ils
autrementdurocou, lui donner une couleur rouge. Je ontuncstremebctoine d'étrerafraichis. auflidifficilede
pour cela foit, à moins quils ne Il me femble qu'il cft:
doute que couleur à mefure qu'ils trouver l'étimologic du nom de chocomélent cette s'en fervir: carj'ai vû bien des lat, qur'ileftinutile delafçavoir; ceque
veulent
nouvelle Efpagne, les Autheurs en difent fait pitié. Il'et
fois du chocolatdelat n'étoit point rouge, conftamment vrai que les Elpagnols en
qui très-affurément ai vû
ont trotivé le nom, & Palage établi
mais bien noir. J'en ai compoler vû chez lesI Indiens, & qu'ils n'ontfait auétant à Cadis, & je n'y point tre chofe que d'en répandre la connoifmettre cettedrogue; peutéurequecela
fance --- Page 415 ---
FRANCOISE DES L'AMER
M
du fince & l'ufage dans les autres parties atirér: la' moufle RIQU'E a meftire
ble mendeapafsroirredin plusagréa- lestafles,
guroh cmplit
au gout & à l'odorat qu'il n'ctoit che,, La pomme eftjolnteal un manauparavant. torze commconet bampe detreize à quaLe vaifleau dont on fe fert pour faire
polces de longueur & de fix à
Ic
fept lignes ded diametre, der méme bois;
me Saoomearaamu on appelle caffétiere celui dont il doit être rond &t bien. uni, afir de
fet fert polr le caffé, Il cittrop connu on ne Pas bleffer les paulmes des mains,
pour que je m'arréte à en faire la def- Toriqu'onleremne, ner dans'la
&qu'onlcfittour
criptions on enfait d'argent, de cuivre
chocolatiere.
ueur & de fix à
Ic
fept lignes ded diametre, der méme bois;
me Saoomearaamu on appelle caffétiere celui dont il doit être rond &t bien. uni, afir de
fet fert polr le caffé, Il cittrop connu on ne Pas bleffer les paulmes des mains,
pour que je m'arréte à en faire la def- Toriqu'onleremne, ner dans'la
&qu'onlcfittour
criptions on enfait d'argent, de cuivre
chocolatiere. étamé, de fer blanc, & de terre. Ces faire Quand un on manque d'ouvriers pour
derniers ne vallent rien, parce que choift une moulinet au tour, iln'yaqu'i
quand ils font une: fois échauffez, ils
morceau de bois rorid de la
poullent fans! cefle la liqueur cn boil- dc' longueur, &c'de & la groffeur que je viens
lons, 2: qui la répandent dehors, fans dire, appliquer' à an'bour deux
donner le tems de faire agir le mou- pctites planchettés bien minces fe
Chico- linet pour la faire mouffer; ceux' d'ar- croifent l'on en entrant dans les'deux ElS
latieres gent ou de cuivreétamép peuvent yétre une que a fait au bout du bâton, avec
erleurs plus propres, pourvi
n'aient un periteplaque ronde pardellussc'eft
mouli- pasun grosventre, çomme qu'ils ils ont ordi- moulinct bien-tôtfaite
pets. eransdepente
nairement, cequi donnetropdfétenduc faire Cetinftrumente eft ablolument necefàla matiere, &cisitperdre laplusg grande
pour feparer les parties de la pâte
partie de l'action du moulinet, Onen la qui auroient peine à fe difloudre dans
fairdefert blanc battu, quicoutentp peu, la liqueur. Onleremuë fortement dans
quifenettoient aifément, & qui durent paulmes chocolatiere, des deux en letournant entre les
allezlong-tems, leàr' fgureeit cn cone étendues. mhains que l'on tieht
tronqué; on en fait de plufieurs gran- feulement Ce de mouvement achève non
deurs; ceuxqui contiennent huita dix de la'
faire diffoudre les parties
lelaire, taffes, comme j'enleignerai ci-après de fiderable, pâte; ilréduit mais ce la qui eft plus conontenvironhnity potices dehanliqueur en mouffe
teur, trois polices de: diametre Par le plus.ou moins épaifle fclon la bonté du
Haut &c quatre par le bas. na
chocolat: la
car il eft conftant que plus
Le moulinet doit étre d'unboisdurs pare eft. gralle, huileufe &c
on
fc fert de botiis en France, nous en & qu'clle a été bien' travaillée hiaiche, for. la
avons aux Ifles une infinité quiy y font pierre, plus clle produit de mouffe,
proprcs; on luid donne àt trois ou
doutlexemed font la:
delicarefle & la legereté
lignesr moins que-le diametre du
plus grande partic de la bonté
la
du chocolat. CmeE
chocolatiere, & cnviron trois
ces de hauteur 5 oh lui fait plulieurs poli- Iya des gens qui negligent de faire
hachûres affez profondes qui le font mouferle chocolat, & quis'imaginene
reffembler à unc pomme de pin, afin qu'il fuffit que la foit bien délaiée
que ces inégalitez aident à divifer da- dans la liqueur, Ee qu'elle Pait rendué
vantage la maticre &claréduire en mouf- épaifte.
ere, & cnviron trois
ces de hauteur 5 oh lui fait plulieurs poli- Iya des gens qui negligent de faire
hachûres affez profondes qui le font mouferle chocolat, & quis'imaginene
reffembler à unc pomme de pin, afin qu'il fuffit que la foit bien délaiée
que ces inégalitez aident à divifer da- dans la liqueur, Ee qu'elle Pait rendué
vantage la maticre &claréduire en mouf- épaifte. ces Je ne Icaurois mieux comparer
fe, &onmeranrdelise de la pomme une mettent fortes de gens gu'a ceux qui ncie Quak- du
plaqueronde de mémc diametrequis fert leger & Poundeuitsjaconreinp bien
pain lenChen
levé, & un autre gras- colas,
cuit, --- Page 416 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
& mal-fait. Ce ferapour- vie. ne m'eft jamais revenuë d'en faire
cuit, tant la pelant même farinc, cn mémequanticé. une feconde des' épreuve. boilionsdaAngleisdas
mais travaillée par deux ouvriers l'autre diffe- En parlant
j'en ai oublié une
rens, lun habile &c diligent, le méme ma premiere eft affez finguliere partic, : ils rempliffene
ignorant & pareffeux; ce fera de
qui àn moitié une jattedevin de madere dans
pain, Pun qui donnera 8c fans T'appetit, crainte lequel ils mettent du fucre, de'la ca-. Baifos
Apudsungenscpatrd l'autrequi çhar- nelle, & du gerofle. en poudre, & ils Anglaija
d'cn nétreincommodés
uncin- achevent de remplir le vaiffeau en
caulera
TAA
geral'eltomach, &. qui La délicateffe dc tirant deffus du lait d'une vache. Cc
digellion dangereule. du' tourque lait fait mouffer toute l'autre liqueur
la mouffe n'empéche point
fa comme de la crême fotiettéca ilsla boile chocolat ne foit tres-nourriflant, fa fubftance; vent toute chaude, & à les entendre
legereté ne diminue. point &c qui en rien n'cit plus agréable, plus fainyplus
les gens qui.s s'y connoiffent, fe mettent en pectoral. Enf fera Pépreuve voudra,
ufent ordinairement, foit épaille fo- ilme fuffit d'en avoir donné recepte. la liqueur
Je n'aiconnuc dans les Ifles Françoifes
Eger Eedr commet une bouillies pourfeulc perfonne ufa journel- te
vû qu'ils y trouvent dc la délicateffe, ils font qu'unc lement de chocolat au 3e de Maderes
de la legercté & du bon goût,
le c'était un
le Pere * **
feurs de prendre le pius. nourrillantde agréable,
étoit curéà Capucinappelle la Martinique au quarmicux faifant, & le plus fans
qui ticr des Ances Darlet. Tout le monde
tous les alimens, & laiflent peine cho- s'étonna pendantlong-tems qu'il nefai- latàle Chocsaux gourmands8 &cauxi kignoransleur à foit qu'un rcpas par
& cela le Capucolat épais & pelant,, plus produire propre un foir.
illantde agréable,
étoit curéà Capucinappelle la Martinique au quarmicux faifant, & le plus fans
qui ticr des Ances Darlet. Tout le monde
tous les alimens, & laiflent peine cho- s'étonna pendantlong-tems qu'il nefai- latàle Chocsaux gourmands8 &cauxi kignoransleur à foit qu'un rcpas par
& cela le Capucolat épais & pelant,, plus produire propre un foir. &c méme affez R n'aiant prisen cinze. charger l'eftomach, quay
& toute la journée qu'une tafle de chocobon Tuc, & une nourniture sgréable
cefla, quand on
lats maislétonnement
de facile digeflion. la plus ordinaire 8claplus. fçut à la fin que cette taffe étoit une
Lal liqueur difloudrele chocolat cft écuclledel bonnegrandeut, dans laquelle
naturelle pour
i prenoit quatre onces, de chocolat,
leau. des
mettent dulait au avec fix onces de fucres, & trois ceufs
Ilya Lorfque gens qui le lait eft feul, it diffous dans une bonne chopine de. vin
lieu d'eau. trop nour- de. Madere. Jc fuis feur que tout autre
rendle chocolat trop épais,
pû demeurervingt
riffant & d'une plus difficile digellion, ma- qu'unCapucnauroit; heures fans rien prendre, aprés
J'en ai quelquefois de cette
quatre tafle de chocolat. nicre, ET j'aitolijours Tn'en eprouvéquilme eft de une Voici parcille une autre maniere de préparer
chargeoit loriqu'onlefsitavees r'eftomach:
un tiers pas de le chocolat, dont je ne confeille
méme,
moins
e
lait &c deux tiers ou trois quarts d'caus fonne raifons de fc très-fortes fervir, à dec déloger qu'on
Ce peu de lait aide à le faire mouffer délicateffe. & des tement de ce monde. Elle fur promp- mife en
à le Tendredunctrcegrande des Ifes' le font fouvent pratique à Rome en l'année 1706. Choei:
Les Anglois
ai
un homme venerable fon age, : latàla:
avcc du vin de Madere: : j'en curio- goûté vertus, fon fçavoir & Ter charges qu'il Remaint
une fois de cette façon par pure l'en- avoit cxercé; &il fc plaignit afon mefité, &j'en ai été f content que
decin --- Page 417 ---
decind'unegrande FRANCOISES DE LAMERI QU E. & d'une froideur faiblefled'eftomach, qui l'empéchoit de du Mais comme cen'eft affez 373
digérer, ce qui ne devoit pas paroitre bien d'une chole, a donner dedire
fort extraordinaire en un homme de moiens de la mettre en
les
foixante & quatorze ans > d'ailleurs comment nous faifons le pratique: voici
caflé par l'étude & beaucoup d'autres Ies, 8rcomment il feroit chocolat à aux
travaux. Ce charlatan lui ordonna de qu'onle. On fit pas tout le monde. fouhaiter
prendre fon chocolat à l'eau de
fe fouviendra
laffurant que rien ne feroit plus vie, nous ine. mettons point que de. j'ai dit que Maniore
à rétablir la chaleur naturelle pro- d'épiceries dans la pire de fucre, ni defaire
EF. manquoit, & à aider la
qui qui fait
Cacao, ce lechocedes alimens. L'ignorance digeltion de forte gu'on eft
laten
étre de
avoit peutobligé de la
tien.
chocolat à l'eau de
fe fouviendra
laffurant que rien ne feroit plus vie, nous ine. mettons point que de. j'ai dit que Maniore
à rétablir la chaleur naturelle pro- d'épiceries dans la pire de fucre, ni defaire
EF. manquoit, & à aider la
qui qui fait
Cacao, ce lechocedes alimens. L'ignorance digeltion de forte gu'on eft
laten
étre de
avoit peutobligé de la
tien. RECAE
part danscetre ordonnance euavecunerappeo ordinairede fer
que Aa malices peut-étre aufi étoit-ce ouavec dient un couteau, Il eft ote
quelque experience vouloit
de n'en rapper la plus expé. dont ce venerable EStS fut faire, qu'on en veut
quantité
la
bientôt
fe emploier T chaque
duppe, puifque ce chocolacluicautfa parce &1 fc feche qu'il conferve mieux en fois,
bien moins
pain,
CrLRNRIEEE trine acompagnéed'une,
en poudre. que quand' 'il eft
fiévreterrible
quil'emporterent ar ni
en un lieu où il n'y taffes Suppolédonc de
qu'on veuille faire huit
dre. medecins, ni expériences à crainchocolat d'une
raifonnable, on met: une grandeur
J'ai pourtant appris d'une
le feu. dans un vaiffeau chopined'eaufiur tel
également recommandable perfonne fa
étre, afin de la faire qu'il puiffe
& fon igavoir,
certain par picté met dans la
botillir, & on
neur de * * * qu'un avoit vécu Gouver- pâre de Cacao chocolatiere deux onces de
nombre d'années en
un bon trois onces de rappé en poudre, avec
lat avec de la meilleure prenant fon choco- onces:
la fitcre, ccjulqu'a
Cognac,
eau de vie de
lorfque pâre eft récente
cela
confequent plus
Pp
dre fansque luicaufal alamoin- on
huileufe &; plus par
incommodités peut-étre qu'il s'y
joint un ceuffrais blanc. & amére;
Autacphnumes.mmet
EIE foit peu d'eau
jaunc,
f complexion étoit allez heure, forte ou
cela eft indhfcrenes froide ou chaude,
rélifter à tant de chaleur; de nelle en poudre paffée ony au met de la Caaufli étoit-il du fentiment des peut-étre medecins autant qu'il en peut tenir fur tamis def foie
Elpagnols, & crovoit le
& f L'on veut que la
un liard,
cao étoit un -a fi froid, que Ca- goût piquant & canelle ait un
loit le méler avec tout ce qu'on qu'il fal- pile LE clouds de gerofle plus rélevé, on
voittrouver de plus chaud pourle Pou- onces de canelle,
dans deux
riger. cor- poudre dont je viens pour de compofer la
Sides perionnes
laie autant qu'il eft parler. Ondére des expériences curieufesveulentfai- réiterées de
fucre & Ja
pollible la pâte, le
cepte, & me les communiquer, cettere- d'cau qu'on canelleavee y ajoint; l'aeuf & &1 le
foin d'en avertir ie public leur j'aurai eft botillante on la verfe lorfque rEau
aura obligation, auli-bien qui les en dans la chocolatiere, & on peu à
chands d'eau de vie.
ndére des expériences curieufesveulentfai- réiterées de
fucre & Ja
pollible la pâte, le
cepte, & me les communiquer, cettere- d'cau qu'on canelleavee y ajoint; l'aeuf & &1 le
foin d'en avertir ie public leur j'aurai eft botillante on la verfe lorfque rEau
aura obligation, auli-bien qui les en dans la chocolatiere, & on peu à
chands d'eau de vie. que mar- ment la matiereavec le agite Tofeu
Tum. II. feulement pour bien moulinet, & non
Bbb
feparer diffoudre --- Page 418 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
Cacao8c duf fucre;mais colat plusdélicat; j'en ai pris plufieurs
drelesparties du la faire bien mouf- fois de cette manierefans yavoirt trouvé
principalementp pour ett dansla cho- de différence fenfible d'avec celui qui
fer; lorfquetoutel l'eau
avoit érét fait fimplement furlefeu.Tout
colitiere,&ce CaRcnrentte où on la laiffe ce qu'il faut éviter, eft qu'il fente lafulinet, on la met au l'écume feu, ou la moufle méc, 8pour cclail eft plus à
de
ce que
lef faire farunfeu decharbon ou
mgendt
jufqu'à foit prête à paffer par deffus. On lare- fe, dans un petit fourneau, ou' fur un
tire pourl lors, & on fait marcherfortes cettemoulle réchaux, que dans la cheminée Sc à un
ment ler moulinct, afin que huileufe du Ca- feu de bois. qui eft la partie la plus
CNephntindenkiaed
cao, ferépande bienpar routclialigtuear bonne à la fin le mondc peut s'affurer par les épreu-
& la rende également On remeb ves qu'on en peut faire, d'une le choco- déli4
comme au commeneement. de lat fait de cettc manicre
d
la chocolatiere au. feu, &c on la a matiere foin cateffe & d'une bonté qui paffel l'imagifaire agir le moulinet veuts'élever quand pardet- nation. Ileftleger & tres-nourri@ant,il
venant à bouillir, onl lal laiffe prendre foûtient dansletacailleriquron) le leprend
fus la chocolatiere, afin de lui donner à jeun; & fi on lep prend après repas, c'eft
quelques botillons,, & on la retire il aide à la digellion. Enunt mot,
une cuiffon railonnable, fait le mouli- unaliment tellement propreaitoutesfor. du feus pourl lors on l'ecume agir s'amaffe tcs de temperamens, que tous ceux qui
net; & à mefure que tomber doucement en ufent avec difcretion s'en trouvent
en haut, on la fait de lag petitep plaque bien, &c leur eftomach s'y accoûtume
dans les. ralles àl'aide
On tellement, qu'il a de la peineas'enpaf
ronde quiefts au dellusdelap pomme. réduiretout fcr, &cquil Vembrpccrerceduriaited
agiteainil la matiere pouriar
pof- à tous les autres alimens. en moulle, du moins autant quileftp toutes Au refteil nc faut pass'imaginer que
fible, & enfuite on partagedans
Pufage journalier du chocolat foit une
les tafles le peu de ligpeurquirehiedans dépenie fort confiderable; ilm'eft tort
la chocolatiere. eft frais & bien pré- ailé au contraire de montrer que c'eft
Marques Plus le chocolat de mouffe; elle une veritable épargne's je ne parle pas
2n Cho paré, & plusi il
&c à
yeux, de la prelenteannée 1720.
fible, & enfuite on partagedans
Pufage journalier du chocolat foit une
les tafles le peu de ligpeurquirehiedans dépenie fort confiderable; ilm'eft tort
la chocolatiere. eft frais & bien pré- ailé au contraire de montrer que c'eft
Marques Plus le chocolat de mouffe; elle une veritable épargne's je ne parle pas
2n Cho paré, & plusi il
&c à
yeux, de la prelenteannée 1720. où lescholes
eolne bon doitétre grile, Tt petits plus de toutc elpece font à un prix exceflif,
etien & f legere qu'une taffe contenant trois car clle ne doit pas faire de' regles je
fait. d'undemifeptier nc doit pas pefer
parle des annécs ordinaires lest sunes poronces:
mettre un tiers ou un tant les autres, où Ton peur avoir la
Quand on veut
pâtede Cacaoà vinge-cing fols la livre,
quart EESEE ni defairebotil- & mème à beaucoup moins, puifque Cafaired'ymettre d'ccuf, dclesmettre dans le Roiaréduitl les droits d'entréc du la livre
lir l'eau 8clelaitavant fuffit l'eau foit cao à deux fols parlivre; &c que
la chocolatiere, il
que
je de bon fucre en pain ne doit valoir
bien chaude; on fait le reltccommc 14 ou 15 fols. Ccla fuppoféilne Rut
viens de le marquer. lieu de mettre la pour huit taffes de chocolat que deux
Ilyadesgens qui au
au bain- onces de pâte, qui reviendront à trois
chocolatierefurl lefeu,la cela mettent: rendl lc cho- fols, & trois onces de fucre à deuxfols fx
maric, prétendantque --- Page 419 ---
fx derniers, FRANCOISES il nefaut
DE
niers de canelle, & pas pour fix de- du LAMERIQUE
poillondelaiton pour un aufou un ner monde, dont on vient denous 375
deniers; ce quifait peut entout mettre lx encore fix Paris laTrasiaciont en fix Frangoilei
donniers ou fept fols;
folsfixde- ne Gancau en volumes in L2. chez impriméei Etien- Deferijps
mettroit encoreunt defontequequandon fol pourlefeu, ils'en- cet Auteur fait 1719. du La deleription Cacas tienda
faivroit viendroit que la talle de chocolat ne re- guliere pour ne la mettre Cacao ef trop dc parlesr,
homme qu'à un fol,
quand un long. ici tout au Careri,
puiffe étre,feroit occupé à quelquet sS quece tenir Le le Cacao, dit le Sicur
taffes de chocolat oblige let de prendredeux des premier rang entre Careri, les doit
feroit quedeuxfols, matin, & il ne dépen- porte Indes, à fes tant pour l'utilité qu'il plantes
micux" le travail, que fotitiendroitbien s'il avojt
venu maitres, que pour étre E
pain &du vin qui lui
pris du prelque l'ingredient tout le monde d'une boitlon, dont
davantage,
auroieatcoitebien
fe fert, & qui
Cenedépenfe feroit encoremoindrefi RCnLS On femele
Efpagnols. snaehetoticCacont ler & travailler
&q qu'onle fitbrà- & humide, rcamamnenti fon ceil en
chaude
de fucre en chez & qu'au lieu 15j couyert de terre: il paroit haut, au & bien
cher,
pain, qui e toujours plus la jours, & eft deux ans à bout de
necaffonnade onfecontenta
debon- le hauteur de trois palmes; croitre alors de
feroit à bien feroit
& la traniplante terre
en l'arrachant avec on
Eretie
marché.
le fitbrà- & humide, rcamamnenti fon ceil en
chaude
de fucre en chez & qu'au lieu 15j couyert de terre: il paroit haut, au & bien
cher,
pain, qui e toujours plus la jours, & eft deux ans à bout de
necaffonnade onfecontenta
debon- le hauteur de trois palmes; croitre alors de
feroit à bien feroit
& la traniplante terre
en l'arrachant avec on
Eretie
marché. toute
CLATLOr
manjere J'avoiie que. le chocolat préparé de la met enfuite qui couvre en fes racines 3 on le
pluslong viensdedire, cit un
mes loin l'un de l'autre, alignement & à 18 pal-
- difficile ài ifaire, &
d'échalasà
une eipece
démande outre un peu plus de fujettion: : Et mais des plantanes coEtnm ou autres
&
qu'on y eitbien-tor
antour, parce qu'il arbres fruitiers
foitb peut-on bien nier' que cette petite accoinumé, fatigue ne bien fous leur ombre: croit il faut parfitemene
& la bonté recompenfée que l'on par la délicatell, retrancher le pied des outrecela
qu'icomparcr celui-ci, y trouve. lin'ya l'empécheroient toier la
de s'élever, Tejettons bien nct- qui
tait à la maniere ordinaire savecceluiqu'on prendre place des mauvailés
bien-tôr perfunadé de Ia verité pour étre du froid, que la plante ne herbes, fouffre
vance. cue
que j'a- quiont coûtume tropd'eau
un
sesemenes
llyat grand nombre d'Autheurs cing ans elle devient d'y venir; au bout de
quien qui parlent elt du Cacao, & du Chocolat poing, du hautedef fept épailffe comme le
compolé. fruit. Ses feililies palimes, font Scriporte
qu'edilcurer la matiere, Beaucoupn'ontfar d'autres
celles du
femblables à
parlé far le rapport
enont étroites; chataigniers la
mais un peu
avoir été trompez, ils d'autruis ont &caprés tronc & fur fleur les croit par tout fur plus le
autreusdarcrenine enontp trompé les jaflemins, mais à branches comme aux
pksaseugieeesp Jeveuxbienp parlent desconleurs. parlécom- quatriéme partie; il peine fort de en la refle-il la
ceedemieréchifel par honnéteté leSicur mettre dans des, petir decouleur épi, comme celui du bled Aleur des In- un
reri,Auteur Italien d'un voiageautour GemelliCa- Eex meur, & lorfqu'il verdatre l'eft, quand de il n'eft
chataigne, &
couleur
Bbb 2
quelquefois jaune s
blanc --- Page 420 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
C'eft-là dedans que l'on degohelenadwrydargem) & devermeil; conblanc & bleu. du Cacao avec beau- mais ils ont cette incommodité de du
trouve les grains au nombre de 1O fervertrop long-tems) la chaleur chocoup dc duvet deffus, la recoltede ces épis colat dont on les a remplis; de manicre
ou de 1s. On fait
lune, on les
prefque froid
la nouvelle
ari@sroanenalenuulaft
un peu avant
& on retire lc avant de pouvoir porter le vale à la
ouvre avec un coûteau,
trois bouche; cequieft uni linconvéniente confruit l'on met fecher pendant trois fiderable, parce le chocolat veut
jours Tfe l'ombre, enfuite pendant celaencore être pris.!
, la recoltede ces épis colat dont on les a remplis; de manicre
ou de 1s. On fait
lune, on les
prefque froid
la nouvelle
ari@sroanenalenuulaft
un peu avant
& on retire lc avant de pouvoir porter le vale à la
ouvre avec un coûteau,
trois bouche; cequieft uni linconvéniente confruit l'on met fecher pendant trois fiderable, parce le chocolat veut
jours Tfe l'ombre, enfuite pendant celaencore être pris.! le plus dand qu'ileft poffible,
autres jours au foleil, après
& à plufieursreprifes. Lestaflesou goà T'ombre, & puis au foleil, aibriffeaux jufqu'à belets de fayence finc, ou de porcelaine
cc qu'il foit bien fec. Ces
Ainfi un épaille me paroiffent les plus
ne rendent pas l'air bien Cacao fain. & du Ca- commodes. peu
finit) la defcription du elle eftc courte, Les Elpagnols, du moins ceux de
caotier du Sicur Careri; bien des
T'Amerique, fc ierienbcnucupdemois
mais elle renferme Auteur ait fottiles; voulu fe de cocos coupées horifontalement au
il femble que cet
de cceur, & tiersou àl la moitié de leur hauteur: ilsy
rendre ridicule de gaicté le monde qu'on ne font un bord, deux: ances & un piedd'ardonner avis à tout
gent; cela ett propre & répond aflez
doit point ajoûterfoi à fa rélationtoute de nous bienau chocolat, Pailquelatatice quile
entierc, puifqu'il a étécapable fi
de la contient croit dans) lememeendroitque
decrire d'une maniere éloignée milliers le Cacao dont il eft compolé. verité, un arbre pluficurs
Les Indiens (e fervent decertaines Cafiparfaitement,
dep perfonnes
pasplusdetrois
reEszis
elt impollible qu'on s'y trompe. iebatiad'anbresuimene à
poûices de diameteytilescouE4 même aparament pour cela qu'on quatrep comme les cocos, dontj tjeviens de
foin de mettre à la téte de fa def- pent
de la même
a eu
lon a copiée parler, & leur fontun pied
ou
eription la planche que naturelle du Ca- matiere. J'ai vû de ces taffes,
fur celle de PHiftoire
cettepréparler le langage de l'Amerique,
caod de Monfieur de Cailus,oir
gete ces coitis qui étoient très-propres;
tendu plante & rercpbioerepreicnct font éloignez le dehors étoit taillé à l'Arabeique,
auffi naturellement qu'ils fait le SicurCa- &les hachures remplies de fort différentes bon efde la defeription qu'en
couleurs qui fufoient un
reri. Les tafles ou gobelets dont on fe fert fet. taffesoug gobeletsd'un
prendre lc chocolat, font de diffé- lly a certaines doublé &1 crecouvertd'urentes pour matieres & de différentes figures. boistres-leger, affez mince, qui me
ordinaires font dc fayence fine ne fetille d'argent
le chocolat
Les plus
ont des paroiffent trés-commodes; chaleur auffi
tems
ou de porcclaine; la même quelques-unes matiere où elles y conferve fa
long
foucoupes de
foucoupes qu'al eft neceffaire pour étrepris comme
s'embitents d'autres ontdes
ii faut, &clebois empêche fa chaordinaires, & fe fervent fur descabarets leur rnefecommunique trop Soumncurs à
devernis de la Chine.
Les plus
ont des paroiffent trés-commodes; chaleur auffi
tems
ou de porcclaine; la même quelques-unes matiere où elles y conferve fa
long
foucoupes de
foucoupes qu'al eft neceffaire pour étrepris comme
s'embitents d'autres ontdes
ii faut, &clebois empêche fa chaordinaires, & fe fervent fur descabarets leur rnefecommunique trop Soumncurs à
devernis de la Chine. On met quelqueOnfait de cesg gobelets àl Paris
fois le gobelet plein dans una éviter autrelem- de fe l'argent. & a Romc. de
blable qui eft vuide, pour main. On fait Je: me fuistoûjours fervi du terme
brôler cn lc tenant à la
pren- --- Page 421 ---
FRANCOISES DE
le chocolat, quandj'aiparléde combien LAMERIQUE ils
Fande quel l'onfait en s'en nourriffant; en
ont tumé de bouts de tabac
parce quil eft le plus propre & le plus Les failant ce chemin. ignificatif pour exprimer cettea action;
Efpagnols, & à leur imitation
caronn nep peurpas direboire du chocolat, beaucoup d'autres nations, font des
comme on dit boire deleau & du vin; motillertes, ou de petites tranches,
on ne peurpasdireauffi mangerducho- pain commun rôti, oudubifeuit faitex- de
colat, loriqu'il eft diffous dans quelque & près, qu'ils trempent dans leur chocolat,
& liqueur. Ileft trop épais pour étre bu, Cette quils mangent avant de le prendre. méme trop clair pour être mangé; tout de vaile, méthode ne fçauroit étre mauqu'on nc dit pas boire un bouil- le furtout, s'il eff vrai, comme ils
lon, ou une medecine. Ces raifons me cruditez prétendent, & les que les fiegmes 3 les
Etrrmrrause de
font dans
autres impuretez qui
Ecte dire, prendre &c non pas boire pain, &c l'eftomach, que le chocolat s'attachent à ce
Au refte je ne fais cette
vant allemblées, lesy les y trouque pour initruire, & pour remarque décrafler les précipite plus
confomme, ou
un
s'il
peu, eft pollible, les petits ha- pasumne petite vertu elemenbcequinet dans le chocolat. bitans de S. Domingue & des Ifles du lleftbon de fetenir en
pendans
Vent, fur tout ceux du quartier de la quelques momens après
i'a pris,
grande. Ance
parce
PAETE
de la Martinique, quidiqu'il excite une perite fucur, ou
ient communément boire la chicolade, une moiteur qui ouvrel les pores, &
au lieu de prendre le chocolat. Isfont fair tranlpirer les humeurs mauvaifes qui ou
un ufage fi ordinaire du chocolat, de inutiles.
des Ifles du lleftbon de fetenir en
pendans
Vent, fur tout ceux du quartier de la quelques momens après
i'a pris,
grande. Ance
parce
PAETE
de la Martinique, quidiqu'il excite une perite fucur, ou
ient communément boire la chicolade, une moiteur qui ouvrel les pores, &
au lieu de prendre le chocolat. Isfont fair tranlpirer les humeurs mauvaifes qui ou
un ufage fi ordinaire du chocolat, de inutiles. emfa- Murloges l'eau de vie & du tabac, que ces trois
resi itine- chofes leur fervent
aenvie d'uriner
Aecerttadem
mefures
d'Horloges & de
quelques
raires
itineraires: de forte fion qu'on a pris le chocolat momensaprès : c'eft une
despetits Labitans leur demande à quelle heure que ils font margue certaine qu'il eft
partis d'un endroit, & quand ils font
je dois ajouter, gu'il diuretique; eft rare à
arrivez, ils
répondent fé fuis parti au Rarre récs, perfonnes ou
qui en ufent foient reRie
chicolade;c coup d'eau de vie, &j je fuis arrivé àla de tête, qu'ellesfoients de
attaquées de maux
c'eft-a-dire,
&
vertiges &
au point du jour, & qu'ils sqeiafontpartis font arrivez pour faire voirla différence d'obilructions deseffets
fur les huit heuresdur
qu'il produit étant fimplement
prennent de l'eau de matin.parcequils vie immanquable- fede Cacao; de fucre & d'un compo- peu de
ment tous les matins au point du
canelle, oude toutes ces
& le chocolat fur les huit
jour, desquei les Elpagnolsyr méttent drogueschaulorfqu'on veut fçavoir d'euxla heures diftance ; & tité & fans diferetion, il ne faur en quand'un lieu à un autre, ils difent ily a ferver que ceux qui ufent de ce dernier qu'obdeux bouts de tabac, ou trois bouts de chocolat, deviennent à la fin
tabac, c'eft-à-dire, qu'on emploie le écdeflechez; au licu que ccux maigres fe
tems defumer deux outrois bouts de ta- fervent du premier font prefque quif toûbac, en allant de ce lieu-là à T'autre, jours étre gras, d'une chair ferme & fans
parce que leur coûtume étant de fumer
jamais fujets aux infirmitez qui
toujours en marchant, ils ont cremarqué Tmeesinnenanee trailles. d'enBbb. 3
Les --- Page 422 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
378 Les Medecins Italiens ont prétendu prendre. Il femble même qu'onenconen ordon- Jomme davantage à mefure qu'ildevient
remédier à ces inconveniens traînent une vie lan- plus cher; & ilen eft de méme de tounant à ceux efclavage, de boire tes les chofes qui fe confomment parla
guillante fous 1e d'eau fraiche avant de bouche. un grand verre
& de préterer Ne voions-nous pas que les droits
prendre leur chocolat; à toutesles autres. Ily d'entrée du fucre blanc qui n'avoient
celle de Nocera ont interêt à faire été que de huit livres par cent, jufa apparence qu'ils
qu'en 1698. aiant etaugmentcrjulqus
débiter cette duagnalontneeoei bourbcufe qu'elle quinze livres, n'ont aucunement dimicellc du Tibre toute même avantage.
& de préterer Ne voions-nous pas que les droits
prendre leur chocolat; à toutesles autres. Ily d'entrée du fucre blanc qui n'avoient
celle de Nocera ont interêt à faire été que de huit livres par cent, jufa apparence qu'ils
qu'en 1698. aiant etaugmentcrjulqus
débiter cette duagnalontneeoei bourbcufe qu'elle quinze livres, n'ont aucunement dimicellc du Tibre toute même avantage. nuél lavente Sclaconfommation de cette
eh,Fihnytouvoientler Mais fans entrer dans cC détail, il mc marchandife. Ondoit fera de donc même elpereravec du Chofemble qu'il leur feroit plus facile de raifon, qu'il en lebon marché aura donné
corrigerla.e compofitiondeleur chocolat, colat, quand)
accoûtumer, &
qu'il n'y entrât tant de lieu au peuple dc s'y
en empéchant fichaudes, quc de noier Pefto- quilfefetaconvaincu; une expériendrogues perfonne, pour éteindre un ce de quelquesannées orent bonnesquamachd'unep
fc dilpenfer d'y allu- litez, &desavantages qu'on en retires
feu qu'on pouvoit
mais il faudroit pour ccla donner des
mer. On fc fert du chocolat pour faire de bornes à lavariceextréme dans deceux les Caffezqui quile
petitestablettes, desdragécs, desp & une paftil- ef- vendent exigent toutpréparé huit ou dix fols d'une taffe de
les qu'ona marmelade appelle diablotins, fur laquelleon met chocalat, qui neleur peut pas revenirà
pecc de confits. Il feroit à fouhai- deux fols quelques drogues qu'ilsy y metAvanta- des pignons de cet exccllent aliment tent. ter que l'ufage France comme il l'eft en Ilya encore une autre réfléxion à
fte duChoco- s'établit en & toute l'Amerique; ou- faire, qui eft que la confommation du
lat peut Efpagne par ceux qui enuferoient Chocolatattirer neceffairement apréselle
produire trel'avantage que il eft certain qu'il ep une
dufucre,
Roi. pusgandecanlommtanien. as en rétireroient,
à tout
augmentera par une fuite neceffaire
reviendroit un (res-confiderable: aux Ifles qui fer revenus du Roi par les droits d'enle Roiaume en general, & fur tout trée qu'il en retirera, &clcs profits des
le produifent en particulicr d'entrée qu'il en compagnies de Guinée & de Senegalpar
au Roi par les droits modiqucs qu'on la vente d'un plus grandnombre de neretireneroig/auigeiques produirojent toujours de gres dont les habitans des Ifles auront
lcs fuppofe,
befoin pour accroître leurs habitations
heteesimita lcs beloins de T'Etat, fans & leurs manufaétures de fucre & de
menter fclon ceflàt d'en prendre des Cacao; cequi retournera encore? au procrainte qu'on
fit du Roi
des droits
quonsyleroitu unet foisaccoûtumé. fur Iln'y leta- de
parlaugmentation. fans compter que cette
aqu'à confiderer que lcs droits
capitation,
bac, quelques grands qu'ils foient à pre- RAXHEpE un plusgrand
fent, oud qu'ils puifient êtred dans la fuite, auxt marchansdentretenir vaiffeaux & de matelots, &
n'en diminucront jamais la vente ni la nombrede desenvois plus confiderablesdes
confommation, àc caufedelhabitude, reduit d'en & defaire denrées & des marchandifes de France,
dc la neceflité où l'on s'eit
qui
que lcs droits
capitation,
bac, quelques grands qu'ils foient à pre- RAXHEpE un plusgrand
fent, oud qu'ils puifient êtred dans la fuite, auxt marchansdentretenir vaiffeaux & de matelots, &
n'en diminucront jamais la vente ni la nombrede desenvois plus confiderablesdes
confommation, àc caufedelhabitude, reduit d'en & defaire denrées & des marchandifes de France,
dc la neceflité où l'on s'eit
qui --- Page 423 ---
FRANCOISES DE
qui ne peut pas manquer
LAMERIQUE
à tout le Roiaume des richefles d'apporter mêmes ufages. On
rendront tous les peuples heureux. qui en excellente pour les prétend qu'elle Il eft
Ilnc fant
faut qu'en imbiber hemoroides. un
ne Remede
Keurre Cacao une pas oublierquel l'on tiredu &
fur peu de cotton, pourles
deCacas
eipcce d'huile ou de beurre ceffe Tappliquer le mal, la douleur bumaroiqu'on peut emploier àd diftrentsuliges font prefque dans lemoment. Si ceux des,
L'Autheur de I'Hiftoire du Cacao à
fujets àd
donné une maniere de tirer cette huile 2e de fe fervir lcetreincommeditée de ce remede deux ont
qui ne rétifit toujours dans les
trois fois Par mois, non
ou
froids comme RRA France, oul'onne pais ne reffentent plus ces douleurs, feulement ils
avoirle Cacao auffifrais &cauffihui- peut cette huile attendrit tellement les , mais
fn que dans les pais où il croit, Voici feaux hemoroidaux qu'ils fc vaifdeux autresmanieres detirer cettehuile. fans la moindre pcine da lang pargent
Faites griller monder & piller le tion gonfloir, dont la plenitude & qui les
Cacao comme pour faire du
caufent ces douleurs fi lareten-
&f
bouillir: chocolaty &c fouvént fi
fenfibles,
faitenlefaricchampt
à
dangereufes. cau pendant une demie heure, grande Lorfqu'on ouvre les coffes de
le tout chaud dans une toille, coulez- mettez aufi-torqu'elles font
Cacaale, &c preffez le mare; & loriquel'eau en tire la pulpe ou le culiesseqneren mucilage
vironne les
qui enfomneiceraafcrcfodiry vousreceuil- efpecedecréme amandes, on en fait une
brenbcleosniiutges Si elle ne vous paroit nagera deffus. fur la couleurde épaiffe d'unblanetirant
il n'y a qu'à la paffer pas dans affez nettc, mement agréable, chair,d'un & qui golitextré- eft
caux chaudes, 9 & la recetillir plufieurs fur la fraichiflante. Il ne faut pour très-rafurface quand l'eau fera froide. Cette la battre à peu près comme on cela bat que
huile fe congele aifement, & dévient lait dont oti veut faire du
le
en confiftence de
il faut moins de tems & beurre, mais
blanche, fans odeur, fromage d'un gras, bon allez vail.
chair,d'un & qui golitextré- eft
caux chaudes, 9 & la recetillir plufieurs fur la fraichiflante. Il ne faut pour très-rafurface quand l'eau fera froide. Cette la battre à peu près comme on cela bat que
huile fe congele aifement, & dévient lait dont oti veut faire du
le
en confiftence de
il faut moins de tems & beurre, mais
blanche, fans odeur, fromage d'un gras, bon allez vail. Si on faupoudre cette moins crême de traelle ne rancit jamais, & de conferve goût; peu de fucre, &
d'un
tant
qu'ony
que l'on veut. ques goutes d'cau de fleur répandequelVoici l'autre maniere, mais quir n'eft on ent tait untres-delicieuxr d'oranges,
praticable qu'aux endroits où croit le peut s'en fervir auffi-bien que manger. On
Cacao. pour nettoier le teint, en ôter del'huile lesroude Apresquele le faire fecher Cacao a reffué, &cavant tes geurs, & les élevures, les dartres courandans
au foleil, on le
farineufes, &
un mortier, comme f on le vou- pile ce qui gite la peau. generalement On
tout
loit réduircen pâte, cequieft bien-tôt maniere de pommade avec T'applique un en
fait. On le fait bouillir à
broiillard pard deffus. Onp
papier
& on receiille l'huile qui grande cau, & des expériences très-fûres prétendavoir de la
lorigu'elle ceffe de venir, on furnage, de ce remede; comme
bonté
& le mare part une toille & on palicei'eau lep preffe for la foi d'autrui, je n'ai jenlenparieque garde de me
fortement, , l'arrolant toujours d'eau rendre garand du fuccès; ce queje
botillante pour acheverd'en tirertoute afliurer, e'etiqu'ilellt
Puis
l'huile qui eft audi bonne que T'huile &rquesil fait autant trer-rahaichitant de bien, étant
d'olives, & guc l'on Peut
pliqué fur la peau, qu'il en fait apemploieraux on l'a mangé, on pcut s'en fervir quand
en
toute
, l'arrolant toujours d'eau rendre garand du fuccès; ce queje
botillante pour acheverd'en tirertoute afliurer, e'etiqu'ilellt
Puis
l'huile qui eft audi bonne que T'huile &rquesil fait autant trer-rahaichitant de bien, étant
d'olives, & guc l'on Peut
pliqué fur la peau, qu'il en fait apemploieraux on l'a mangé, on pcut s'en fervir quand
en
toute --- Page 424 ---
VOYAGES A U X ISLES
380 NOUVEAUX bien.
d'une teinture de Cacao, Teintutoute fireté, & s'en trouver
c'cit-a-dires, J'aigouté dc Cacaobrûlé, moulu & redicaJ'ai parlédans ma premiere partiedes enfeigné infulé dansl'cau chaude.commel le caffé, c4o.
amandesd sde Cacao, confitesj'aie renvoie les elle me fembla d'un aflez bon
la maniere de les fairc, je
n'en ai
R
endroit-là.
mais comme je
prisqu'une
curieux à cette le Cacao touten- fois, je ne puis rien dire des effets bons
Si on veut confire la coffe & lesaman- ou mauvais qu'elle
produire. com- Malttier, c'eft-à-dire, il faut les ceuillir J'ai auffi
maffepains
de
EER
des tout enfemble, fort jeunes, & polez de Cacao EE de noix d'Acajou au pain Cacss.
quand elles font encore d'environtrois lieu des amandes ordinaires; à la refeulement de lalongueur bouillir à agrandecau ferve de la couleur qui étoit brune,
poûces; on les fait
on,fait ils étoient d'un très-bon
pendant une heure, après
La noix d'Acajou eft meilleure
fer
le long
des
ou
la
Ram
trois quatre petites
donton fait pâte
de leurs côtes, & on les met tremper maflepains; que lesamandes elle a plus de faveur, plus
dansl'eaud douce & CRaichequePonchane delegercté,plus de délicateffe. On
foir & matin, pendant fixjoursjon con- roit faire de ces maffepains en
tim
E larde entunedicurcntenrgne de
comme aux Illes, parce que les noix e
fites, de citron, d'un & on peu les met gingem- com- d'Acajout fepeuventinmiponer partout,
bre & de canelle,
firopspen- & fe conferver pendant un grand nomneinamadnatane à la fin defquels on les bre d'années fans fc gater. vanilleavant
dant fix jours,
Cette Il me refteà parlerdel la
met dans un Gropdeconfitunee.
de finir cc
à dire du chocolat,
confiturecit! bonne & délicate;8cquand fort
quej'ai fa mauvaife qualité on
elle eft tirée au fec, elle fait un
Puifque la fait entrer malgré dans fa compofition.
bel effet pour terminer une cantonner piramide Les Elpagnols Tappelent Banilla ou Deferis- tion àe
d'autres fruits fecs, ou pour
Vinello, c'ett le fruitd'une plante affez la UAun ananas, ou quelque autre grosfruit. plus femblable au lierre. Sa tige qui eft de nille.
Il mcf femble qu'ii ne feroit pas il trois à quatre lignes de diametre n'eft
difficile de confire le Cacao, quand a
Ellecftaffez dure,
approche de fa maturité, & quil poatoorcl-fitronde moins liante & moins
toute la groffeur qu'il avoir,
lansêtre pourcela l'écorce qui la couvre eft. fort
&
fouple;
, ou quelque autre grosfruit. plus femblable au lierre. Sa tige qui eft de nille.
Il mcf femble qu'ii ne feroit pas il trois à quatre lignes de diametre n'eft
difficile de confire le Cacao, quand a
Ellecftaffez dure,
approche de fa maturité, & quil poatoorcl-fitronde moins liante & moins
toute la groffeur qu'il avoir,
lansêtre pourcela l'écorce qui la couvre eft. fort
&
fouple; des limons de cinq
la
fort adhérente & fort vertcs la
FRmaee
metre, & de ces grofles oranges de mince,
par desnacuds éloigncz
Barbade qu'on appelle des écorces Chadeques, dc ces tigeelipartageer les uns des autres de fix à fept
puifque l'épaileur des
de ccs
fortentlest
Set
fruits n'empéche pas qu'on ne vienncà C'eft
nacudsque ellesreffemblent
bout de les confire tous entiers.
les toûjours couplécs; à celles dul lauChoco- Pai pris du chocolat dans lcquel il y beaucoup mais pouria clles font figure bien longues,
lataux avoit moitié Cacao & moitiénoixd'aca. c'eft rier,,
plus épaiffes ET plus charnoIx jou. J'expliquerai ci- aprés ce que
plusl slarges,
cinq
dAca- cc fruit. En attendant je dirai
FsENiCEEaNd
jou. que
bon,
àf fixpouces, fur deux 8cdemidel larges un
ce chocolat étoitfort
comme
AATEST
foit à merveille, & qu'il confervoit elles font épaifles
comme
-
Louis d'or, fortes ploiantes
ETOL
affez le goût del lanoix d'Acajou quie(t du cuir, d'un beau verd vif & comme
trés-agréable.
ver- --- Page 425 ---
FRANCOISES DE
verniffé par-deffus, &un peup plus pàle de LAMERIQUE décrire, &
38r
par dcffous. Deuxde voici comment. Cettep plante eft incapable de fe foûen nos Religieux quij pafferent
tenir par eile-meme, a aufi vient-elle iCayenne tinique, 1697. en venant a la Martoljoursauspieds fois elle tourne desarbres; quelqueles ARTRSEEENE RR. autour en montant, & in du fpirituel Peres de ce Jeluites qui ont
s'accrochant quelquefois elle monte allez droit en logerent chez eux & Pais-la; les ils les
aux
auxinégalitez del'écorce, avec toute la
traiterent
nauds, aux fentes, aux crevaffes rité
politefie & routela chaqu'elle rencontre par le moien de cer- le vaiffeau pollible pendant tout le tems que
tains
filets Boirquifortenedau- virent chez demeura en rade; nos Peres
tour IFE fes noeuds au nombre de cinq
de les Jeluites quelques pots
oufixde chaque côté, s'attachent à remplis ces plantes qu'on avoit
l'arbre
petites raRer commede vaiffeaud paré pour envoier en Europe, que pré. le
petites P prefque imperceptibles,
qui étoit
voulu
s'y acrochent ff fortement
prendre: ils partin'avoitpast en
qu'on a vic, Sc témoignerent avoir en1 peine à les en feparer. A mefure firent aufli-tôt ces RR. Peres leur en
qu'ellecroit, elle fe fourche &fe divife
prefent d'un pot où ily y en avoit
en plufieurs ramcaux qui courent & fe troispiedsy en curent parfaitement bien repris: ils
répandent furt toutes!
voulu
s'y acrochent ff fortement
prendre: ils partin'avoitpast en
qu'on a vic, Sc témoignerent avoir en1 peine à les en feparer. A mefure firent aufli-tôt ces RR. Peres leur en
qu'ellecroit, elle fe fourche &fe divife
prefent d'un pot où ily y en avoit
en plufieurs ramcaux qui courent & fe troispiedsy en curent parfaitement bien repris: ils
répandent furt toutes! les branches del'ar- étant loin pendant le volage, &
bre où leur eft appuiée; & pour
arrivez à lMartinique, ils me le
lors la tige ASE n'avoir plus befoin donnerent. des'attacher G fortement al'arbre,s'en ntrmatureepecauei,
détache peu à peu, & le foleil brûle enterreaup foin de piedd'un Cacaotier, plantes
fes petits pieds; de maniere gu'il ne je les vife les faire affez arrofer bien jufqu'à &j'eus ce que
refequ'ungeicatricer noire quifaitconrepriles & affez
noître Pendroit où ils ont été. Cette Fortespourf fepafer de cc fecours. Elles
plante aimeles lieux
proliterenetrcrbien, mois elles
en moins de huit
c'elt pour cela qu'on ombragez&cfrais ne la trouve guéres
lequel
Lomareiefusreans
qu'auprès des rivieres, ou dans des
je les avois appuiées, cela m'o. lieux oulal hauteur &cl'épaifteurdesb bois bligea ad'enl aleverdeuxp
la met à
aux
plantai
piediquejetranc
couvert des trop vivesardeurs où ils pieds de deux autres arbres
du foleil. reprirent tres-bien. Les endroits oùl'on trouvela Vanille ciers Pappris dans la fuite de deux Offien plus grande quantité font la côte de
coamequpalinents à laMarCaracque & de Cartagene, lIitbme de tinique,enallante vois
enFrance, quejepouDanenécteseitendiee qui eft depuis
ces plantes tant' je
cetIfthme &le
voudrois, qu'ils avoit
EETEt
Golphede S.Micheljut couper les
& n'ly
M en
qu'aPanama, le, Jucaran &cles Hondu- en
le tigesy après avoir fendu
res. On ent trouveauffi en quelques au- les quatre bout doir être enterré,
tres lieux, mais elle n'eft ni f bonne, foin mettre de dans del ELE terre, & avoir
ni en fi grande quantité. les euffent lesbienarroler) bien
jufqu'à ce qu'elRIeIERonreauis dans cette façon repris. Je
de
laTerre-fermede Cayenne. C'eftdecet bloient pluficurs qui femendroit
hors
mST
j'ai eu celle que je viens j'avois d'eeuvre E les arbres où
Tom.
erré,
tres lieux, mais elle n'eft ni f bonne, foin mettre de dans del ELE terre, & avoir
ni en fi grande quantité. les euffent lesbienarroler) bien
jufqu'à ce qu'elRIeIERonreauis dans cette façon repris. Je
de
laTerre-fermede Cayenne. C'eftdecet bloient pluficurs qui femendroit
hors
mST
j'ai eu celle que je viens j'avois d'eeuvre E les arbres où
Tom. %
Ccc planté les premiers pieds, elles
re. --- Page 426 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
dent queje viens de rapporter. Jc coureprirent aifément. le de Jattendoisdoncpa. les voir Aeurir & rus aufli-tôt à la Cacaotiere, & contre
tiemment duf fruit; tems caril faut de la pa- toute efperancej je trouvaiqu'anramcas fur
rapporter
prétend
plan- qu'on avoit laiffe par mégarde un
tience, puifqu'on
arbre, avoit jette un filet en
tcs font fept ans avant rapporter;
aattumd
de la peine à le croire, rampant tout du long tronc : l'arj'ai cependant de
croiffent bre, étoit enfin arrivé à terreoii ilavoit
car ily a peu mais plantes qui avoir cette pris racine; & quoiqu'il ne futpas
auffi vite: jen'ai pà
grofle corde de lurh, T ne
fatisfaction, parce qu'une maladic
qu'une de
de la nourriture à
fin de
m'aiant
pas
frmety
fur la
1698. porter
cade
j'eus l'office de Procurcur Syndic lal branche dont il étoit forti & de l'ende quitter
le Religicux qui me tretenir, quoiqu'elle eut plus de trois
Rahsmmsi-en-iwd de nôtre miflion,
pour lignes de diametre, qu'eile eut pouffé
où étoit la Vanille, pluficurs jeunes rameaux, & fans qu'il
farclerla Cacaotiere &c fans la leur faire ye eutaucuned diminution: nidans la granians les en avertir
unelianne deur,, ni dans la force, ni dans la collconnoitre, ilsl la prirent commandé leur de fes feitilles. ordinaire dont on leur
ESTEO
nettoier tous les arbres 5, ils Cette heurcufe découverte me ft
de bien
& exécu- connoître que la tige de la Vanille étoit
Sanosteriesdasieeont Tordre
leur avoit de même clpece que certaines liannes,
terent fl bien
qu'on & arracherent dont parlé dans un autre endroit,
donné, qu'ils couperent la Vanille. Lenou- dont E pied étant coupé, les jets ou
entiérement toute étant allécinq où fix jours branches fc trouvent fur les arbres
veau Syndic exécution voir l'état de la renvoient 2 filets vers la terre qui y
après cette Sc de la Vanille, fucbien prennent racine, > & leur portent lar nourCacaotiere, de la trouver toute détruite; il riture dont ils ont befoin pour s'entrefurpris chofe fans remede, & ne penla tenir & pour fe multiplier. J'allaivificrut la
en terre les plantes ter les autres arbres aux pieds defquels
pas à taire remettre
j'en avois planté, mais ce fut inutileFHahacmne de cette ment. Jem'avilai d'aller à Pendroit où
Sicocaibmszirea: de fa l'on avoit jetté les mauvaifes herbes &c
plante, & combicnj-lerouatlige
les ordures de la Cacaotiere, auffi-bien
perte.
J'allaivificrut la
en terre les plantes ter les autres arbres aux pieds defquels
pas à taire remettre
j'en avois planté, mais ce fut inutileFHahacmne de cette ment. Jem'avilai d'aller à Pendroit où
Sicocaibmszirea: de fa l'on avoit jetté les mauvaifes herbes &c
plante, & combicnj-lerouatlige
les ordures de la Cacaotiere, auffi-bien
perte. Je fus obligé de me faire porter
les pieds de Vanille quel'on avoit
aul Macouba dans) lei mois dejanvier1699. que Coupé; ma joie fut grandequandj jetrouou aiant recouvré une partiedematan- vaique plufieursbranehes
étoicnt
té,je fusau mulngecherderercde
avoient pris racine L pouflé
& faire travailler au bâtiment de nôtre conlervées,
jelest fis replanter en
couvent dont j'avois donné le plan, & confiderablement; &cj'en fis mettredans
fait jetter les fondemens fix mois aupa- diferensendroits, terre pour lesporravant; de forte que je ne dans retournai le mois au despanicnaveedela ter à la Guadeloupe où mcs Superieurs
Fonds Saint Jaques que
penfoient à m'envoier à la fin de l'and'Aouft. Je demandaid'abord des nouvelles de née. j'avois de la
ma Vanille, & jefus également furpris feuille La connoiffance & de la tige de que la Vanille, fit
&caffligé, quand on mc dit qu'il y avoit
me
dans les bois avec
long-tems qu'elle étoitperic par l'acci- que promenant
uR --- Page 427 ---
FRANCOISES DE
un de nosvoifins, jedécouvris des lian- des LAMERIQUE
38;
nes quir me parurent allez femblables à
pois communs, elle dure tout au
ma Vanille; j'en coupai quelquest mor- elle plus fe cinq ou fix jours,
lefquels
ceaux, éciesaiant confirontéavecelle laiffe le fanne, piftillet fe féche Tree rombe, &
fmd mmechole, jecultivois, jetrouvai que c'étoit à peu une Gilique ctoutnudquid de
idevient
étoit un Peu plus alarelervequelaf &
feuille poûces de
cinq, fx & t
ce qu'on pouvoit petite plus mince; d'environ cinq long,
quer ronde,
attribuer au terrain
& deux
TE E large
quin n'étoit peut-étre pas f gras, ni fi lignesd'epailleur der
de la figure
profond celui de Cayenne d'oà la verd noscofies d'aricotss clleeft apeuprés
mienne dot venue. Jefis partdecette à quand elle eft jeune, elle d'un beau
découverte à quelques voilins à qui
melure qu'elle meurit, & jaunic
donnai des feuilles de la mienne je le tout-à-fait brune lorlqu'elie eft devient
les confronter avec celles qu'ils pour dedans eft rempli de petites féche;
roient trouver. Nos recherches ne pour- fu- ou femences rondes
graines
rent pasinutiles, nous en découvrimes tibles & impalpables, prelque font impercep.
elle d'un beau
découverte à quelques voilins à qui
melure qu'elle meurit, & jaunic
donnai des feuilles de la mienne je le tout-à-fait brune lorlqu'elie eft devient
les confronter avec celles qu'ils pour dedans eft rempli de petites féche;
roient trouver. Nos recherches ne pour- fu- ou femences rondes
graines
rent pasinutiles, nous en découvrimes tibles & impalpables, prelque font impercep. plulicurs pieds dans les hautcurs de la avant d'être mcures, adild toutes rouges
Paroiffe de S. Marie & de la Trinité. quand ellesontt touteletur
noires elles
de C'eit la par ce moien que j'ai vû la fleur n'ont elles aucune odeur fort maturité, fenfible
Vanille, &c quejai ceiillidiverne font meures
quand
fes fois de fon fruit, c'eft-a-dire, de de eft commune Tae toutes les celle qui
cellequi croît
fentir le
mais
quieft
NEs
natureilement à laMarverd;
ellcs font
tinique; car pourcelle de
meures, 2 & qu'on les
entre
je
mains
les
Tm
foufferttane cultivois avec tant de Cayenneque foin, elle a matique cllesrendent une petire odeurarod'accidens,
qui eft fort
des Ifles avant d'avoir quejelaisparti pà voir ni fa Si on laiffe les coffes agréable. fur le
feur ni fon fruit, comme je le dirai qu'aleurparfaiter maturité, pied juf
ci-après. vre, &cfaitvoirl les
lebouts'ouFleur o la Al'égard de celle quej'ai trouvé à resdonte elles font peuhesifemencmnel font
fruita de Martinique, je n'ai pû
de peuhumides & comme remplies
un
lavanil- ma
Profiter
Pour
PICASLE
le. découverte, faute dei Içavoiraccom- Jorslesoileauxe qui en font
moderl la gouffe qui en provient, quoi- ouvrir friands, fondenrdefoany textremément
bien que j'ai emploié bien du tems, & fait avidité avec leur bec, & acherenedeles
des tentatives poury réufir. à l'écorce toutes ces femences mangent fans avec
Je n'ai point remarqué que cette efde la filique. Jen'ai toucher
pecc de Vanille,
qu'il y en ait les marquer queleffet clles produifent pà dans replufieurs, fleurifle d'unef fois cha- elles oifeaux, f elles les
ou
année. les
cit
que
La Aeur qu'elle produit eft dernier échauffents Pargent; fi
prefquejaune,
en
le
decreropluoce
plus longues partagée cing feiilles, monde convient que
5 car tout le
larges, ondées & un
Vanille eft
AETV
peudécoupées LIEC milieu; ils'éle. chofe des plus
une
ve
a
du centre un petit piftille rond &c monde. qu'ily ait au
affez poincu, quislallonged &
Ces découverres me firent
la en fruit. Cette fleur eft à peu-près fechange de riculement maniere à m'inftruire à fond penfer de fe- la
grandeur & de la confgltancedecelle
dont les Indiens &c les
gnols Ccc2 la préparent: Car c'eft une Efpa- marchan-
ofe des plus
une
ve
a
du centre un petit piftille rond &c monde. qu'ily ait au
affez poincu, quislallonged &
Ces découverres me firent
la en fruit. Cette fleur eft à peu-près fechange de riculement maniere à m'inftruire à fond penfer de fe- la
grandeur & de la confgltancedecelle
dont les Indiens &c les
gnols Ccc2 la préparent: Car c'eft une Efpa- marchan- --- Page 428 ---
VOYAGES AUX ISLES
384 NOUVEAUX
quelque autre voic le moien de prépadundic-dumtet-naisd &c fortavan- de la rer celle que nous avons à la Martinitageux. Je priai d'écrire les PeresJeluites à leurs Peres de que. depuis, etantà CaMartinique Cayenne pour le igavoir, ils le firent; arri- dis Cependantpaifgid ala fin de 170f. quc toute la ceremais la reponie n'étoit des Nieoe encore Il arriva moniequefont les Indiens étoit pour de la accom- ceûillir
vée quand partis de 1699. unJuif heritier moder leur Vanille
qu'elle vouvers le
d'Acoita, ci-devant pro- dès qu'ils s'apperçevoient la metde Benjamin dela Cacaotiere qui eftaup pied loit jaunir, &c & s'ouvrir, fermenter qu'ils comme j'ai
priétaire du réduits il venoit de Coroffol oà il toient dit qu'on reffuer mettoit lc Cacao,, pendant
étoit sease Comme deux ou trois jours, & qw'enfuiteilais elle
qui éroientdues à fon parent. les mettoient fécherau foleil; quand
ii fc vantoit d'avoit fortvolagédans & de fçavoir étoit à moitié (éche, & ilsTapplatilloicnt l'avoir
Côtes dela7 Terre-ferme,
laVa- entre leurs doigts; qu'aprés ou de Meillesà fond comme o11 accommodoit jelefis prier, & frotté d'huile de Palma Chrifti,
re manille &1 la Cochenille, moi-meme de m'ap- Coco, ou de Calba, achever ilsl'expofoienten- de la faire niere de
enfuite je le priai les Indiens & les EC core au foleil pour la frottoient d'huile prétarer lavanitprendre comment Vanille, en quel fecher,apreaquoilal feconde fois, & la mettoient en le. pagnols préparoientla) cumment ils la une
de feuilles del E
tems ils la ceuilloient,
cC quets qu'ils couvroient
eft
failoient fécher, & generalementont touchant iiferoudec cachibou. Cettemethodee
qu'il leur avoit vû pratiquer
bien differentede celled dujuifmaiscom- de l'écette plante. Indiens la ceuilloient mc je n'ai pas eu la commodité la fçai,je ne puis
Faufe Ilmeditqueles' un] peuajaunir, prouver depuis que A la veritable; j'ai
prépara- dexquell.commengoto fait bouillir quelques pas affurer qu'elle le croire,
queje
lavanil- tion de qu'après dans l'avoir l'eau de vie,ilsl la faifoient pourtantl licu de
de parce foi, êcqui
le.
l'écette plante. Indiens la ceuilloient mc je n'ai pas eu la commodité la fçai,je ne puis
Faufe Ilmeditqueles' un] peuajaunir, prouver depuis que A la veritable; j'ai
prépara- dexquell.commengoto fait bouillir quelques pas affurer qu'elle le croire,
queje
lavanil- tion de qu'après dans l'avoir l'eau de vie,ilsl la faifoient pourtantl licu de
de parce foi, êcqui
le. momens
à moitié fé- l'ai appris de gensdignes bien inftruits. 1l cft
fecher à Vombre; qu'étant entrcl leursdoigts mc paroillent de très-t que ce Juif étoit un
cheils Tapplatifioient qu'enfinapres naturel penfer
&
dans toutc Ehiongueur,&cq d'huiledel Pal- ignorant ou un trompeur, cela. peut-êtrc n'étant
l'avoir, frottéa avec unpeu ils Penvelop- tous les deux enfemble,
ma Chrifti, ou de feuilles Coco, sdebalifier roheile pas fort extraordinaire dansesfortesde
poient dansdes defe fécher: & que fartoutes gens. & quelques
achevoit
garde dei nelal laiffer Differentes occupations fus obligé
chofes ils prenoient
voiages affez longs que je
jamais au foleil. exaétement tout ce que ce de faire, m'empécherento à
detranfporter comme
J'obfervai
fs diverles
de la Vanille laGuadeloupe, mois de NoJuifmavoit dit, je
jemeteroapropole, qu'au
lors
inutilement,
en
NST
portai pour
ves & toûjours Vanille qui croifloità E vembre 1701. iy de bons comconclus que étoitd'une la
autreelpece que huit pieds qui de avoient racines, je, les plantai
Martinique celle de Cayenne 7 8c de la nouvelle mencemens en differens endroitsdenos habitations,
Efpagne; & qu'ainfi il faudroit atten- mais malgré tous mes foins, quelques
dre que celle quejec cultivois, découvrir rapporta par uns fecherent, & les autres curentbien de
du fruit, ou quejepàle --- Page 429 ---
FRA NCOISES DE
de la peine à reprendre; ils
LAMERIQUE
38,
à la fin, & me donnoient efperancede poufferent écorceeft mince, lice,
voir quelque jour leurs fruits,
adhérente, d'an
les Anglois aiant fait
quand Mimehlcyseateler brunes; la feuille points Sclignes
la
une irruption à
eft grande, ferme,
& Guadeloupe s'érant rendus au mois de mars 1703. berneumedteneton.er de à fon fommet & epailturyron
Baillif où font nos maitresdu quartier du la queiic; fon
plus pointue vers
autres
habitations, entre donne
expofition au foleil lui
cherent defordresqu'ilsy y firent,ils arra- font differentes' couleurs, fes bords
toute ma Vanille, & felon les eft d'un rouges & aurores, & fon milicu
apparences ils l'emporterenr chez cux;
verd vifsevernille.
fommet & epailturyron
Baillif où font nos maitresdu quartier du la queiic; fon
plus pointue vers
autres
habitations, entre donne
expofition au foleil lui
cherent defordresqu'ilsy y firent,ils arra- font differentes' couleurs, fes bords
toute ma Vanille, & felon les eft d'un rouges & aurores, & fon milicu
apparences ils l'emporterenr chez cux;
verd vifsevernille. car il me fut impollible d'en retrou- Ses fleurs
ver feulement une feuille quand ils fc nent par-bouquets, fonrtrer-petiten,elles elles ne vienfurent retirez. d'abord que ecomme des paroiffent
Je retournai à la Martinique fr la à leur fommer,d
bostohspointus
fin de la méme année 1703. &
ens s'ouvrant fe unwenuufspilequ en
je repartagent fixfetilies
commançai ma Vanille tout de nouveau à cultiver remplie quiforment de un calicedontla capacitéeft
trouvai fort quej'y avois laiffé, que je doré qui petites étamines d'un jaune
negligée, je la provignai
environnent un piltille demébeaucoup, quand &c jela laiflai en bon état mecouleur, qui
mais plus longs lesfeilles
pourlesaffaires jef fus obligéde palleren France tres compofent au
cette fleur Iontblanchi. denost mitionsen 1705. enfuite commencement, une
elles
Jignore arrivé. depuis ce tems-là cc quiy y fera lignes couleur dep pourpre prennent mélé de
Ce que j'ai dit ci-devant
efier. blanches, Ces fleurs ce fait un très-bel
de la noix
t
d'Acajou miengage à nep
voit à
altapeu, on
un autre endroit ce que je pasremettre dois dire de en en fruit deurchurequelep compofe de deux putuleichange
l'arbre qui lap produit;
differentes : la
eft parties trèsmierd-Acsjne, on auroit onlenommep pû: aufli-bien po- en forme de rognon premiere de qui une eft noix
T'appeller fruit poirier ; car ni lui, ni fon lignes bord de couleur verte, cte dix à d'an'approchent en aucune façon des
delongs fur
quinze
poiriers ou des pommiers; il vaudroit fonplus grand idiametre, iakidsienbeines
inieux, ce me temble,
Om- côtez. Cette noix attire applatieparies
l'appeller
fruit d'une figure
après eile un
Acajou EOrSmE ces arbres. Le mot Acajou eft
couvert d'une oblongue, fine
arrondi,
arbre quain 3 c'ett un des
Ameri- trois,quatre & pcau &crre-unie,de
fruitier. fruitiers de
meilleurs arbres far vinge à cing
&
peuceadelengacen
finguliers; fcs l'Amerique des plus metre.
attire applatieparies
l'appeller
fruit d'une figure
après eile un
Acajou EOrSmE ces arbres. Le mot Acajou eft
couvert d'une oblongue, fine
arrondi,
arbre quain 3 c'ett un des
Ameri- trois,quatre & pcau &crre-unie,de
fruitier. fruitiers de
meilleurs arbres far vinge à cing
&
peuceadelengacen
finguliers; fcs l'Amerique des plus metre. Le vinge-quatre lignes de diafeuilles, fes fleurs & fes
bout qui Pattache à
fruits, tout eft extraordinaire. On eft plus petit d'une
l'arbre
voit quelques-uns qui font
en que celuiquielt cinquiéme partie
faits & de la grandeur de nos affez-bien ce compolé ett verd attachéala noix.Tour
tiers de France,maizon entrouvebeau- abrico. mais il change de couleur avantd'éte meur, il
coup
meur, la ou
quand eft
lest branches Atrrtubmmninare font
dont devient REt & enveloppe de la noix
noucules & fans maldifpofces, ordre; lebois tortues, de l'épailleur d'une prefque demie brune, elle eft
fatre, aflez fort, coriace Scpefant;lon eft gri- coriacc, & pointo tdu tout ligne, dure,
la coupe ellerend unc calinte,lort huile affez
8e2
épaiffe, --- Page 430 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
amére & encore quoi on les pile & on les paffe fur la
épaiffe, extrémement on s'en fert avec fuc- pierre comme le Cacao. plus cauftique; faire mourir les verués qui Ces noix fe peuvent tranfporter par
ceZ pour mains &
du tout & fe garder très-long-tems. J'en
Huilede viennent aux
autresparties cors des pieds, ai qui font à Paris depuispreidequinge
moix corps, &cfurt tout pourles avec un pe- ans & qui ont encore toute leur huile
dAca- jou. après qu'on les a cire amollis noire de la Gua- & toute leur faveur prefqueauffi entictite emplâtre de del'eautiede, on coupe rç commeclles' l'avoient en.Amerique. deloupe, ouavecd le deffus avec un rafoir,, & A melure que le fruit meuritfa cou- étoit
legerement
de cette huile; leur fe change, de verte qu'elle
lon met deflus un le du cors jufqu'à au commencement, elle devient jaune,
elle confomme ERE qu'il en arrive &cen partie de couleur de feu trés-belle
la racine, fans danger reviennejamais. & très-vives ordinairement le côtéqui
mhommacadertomiauule
eft expolé au foleil devient plus rouge
Jecroiquilalet faut fc donner munccofiaredser garde de cou- & plus coloré. Ce fruiti n'ani noiaux,
tir, qu'il
dents, ni pepins, c'eft fa noix étant mife
per l'écorce decetenoisseceles rifque d'avoir en terre leve en. moins ar ou huit
qu'onf fc mettroiten & la
gà- jours, & produit Parbre E lc
Tre bouche, les lévres langue La peau du fruit n'eft pas plus eruite
tées & cauterifées. qu'une feuille de papier, très-unie &c
aafadreme couverte en- très-delicate; ellerenfermeune! fubitandela mémef figurequ'elle, brunc, de cemolafie & aqueufe, épailflecommede
core d'une autre feuille pellicule de papier; fa la géléc claire environne quantité
l'épaiffeur d'une blancheuradmimbles de petitest SeCAciEaN tendresécdéAman- fubftanceeft d'unel
infini- liées.
ier, très-unie &c
aafadreme couverte en- très-delicate; ellerenfermeune! fubitandela mémef figurequ'elle, brunc, de cemolafie & aqueufe, épailflecommede
core d'une autre feuille pellicule de papier; fa la géléc claire environne quantité
l'épaiffeur d'une blancheuradmimbles de petitest SeCAciEaN tendresécdéAman- fubftanceeft d'unel
infini- liées. Legolitde ceitefubitanceeté âcre
deou çompaÉte, huileufe &d'ungoit
le fruit n'eft pas bien
noix ment au-defius de celui des amandcs, & agaçant quand
& ne conferve
dAca- des noifettes & des autres fruits decette meur ; mais ils'adoucit
&c
jet. efpece. Quand ces amandes font nou- qu'une mspsfaderieaed lorfqu'il eft dansfa parfaite
velles on lcs met dans Peau fraiche 2 rejotliflante il eft rafraichiffant; on en
après qu'elles font dépolillées du felcom- de leurs maturité; donne aux malades
les defalterer,
peaux, &conlest mangeavec
& les rafraichir ; Aer femble qu'il netmc lcs cerneaux: mais loriqu'ellesfont l'écorce & on toie le cceur & la bouche, il ne peut
féches, on fend un peu on leve facile- taire que du bien, à moins qu'on ne le
les met dans la brailes elles font cuittes, mange cn trop grande quantité, parce
ment l'écorce quand & on les mange qu'alors le peu d'âcreté quil lui reite ne
& la feconde peau, mais avec plus de laifferoit pas d'étreàcraindre. Pour nc
comme des marons, font infiniment pas tomber dans cet inconvénient ileft
plaifir, parce qu'elles fert faire des plus fûr de le mettre en compofte. meilleures; on s'en pour &
Pour cet effet on fait bouillir le fruit
macaronsà acdest maffepains, pourdon- untrès- ou entierou.coupé, en deux ou
ner au roffoli & autres liqueurs veut taire en- tre, felon fa longueur, dans de VETRERS
bon goût. Quand on les chocolatavec purc, pendant quelques momens, &c
trerdans la compofitionduc & on les
qu'il eft égouté on le met dans lc
le Cacao, on les fait griller 1
al'ordinaire. leurs
apres
iee
dépouille de
enveloppes,
L'A- --- Page 431 ---
Zom. 220086
Tommiera diaegiou.
Tamea dacar P2
Nic diacgiou entiere.
Aaic dacgica
coupee dans
sa longucur.
atavec purc, pendant quelques momens, &c
trerdans la compofitionduc & on les
qu'il eft égouté on le met dans lc
le Cacao, on les fait griller 1
al'ordinaire. leurs
apres
iee
dépouille de
enveloppes,
L'A- --- Page 431 ---
Zom. 220086
Tommiera diaegiou.
Tamea dacar P2
Nic diacgiou entiere.
Aaic dacgica
coupee dans
sa longucur. --- Page 432 --- --- Page 433 ---
FRANCOISES DES LAMERIQUE
me LActakesomnersesdhe je l'ai remarqué ci devant, com- il
& être bien affuréde cequelon écrit.
fort, auffi-bien que des incilions en Il me refte un avertifiement à donT'onfait afon tronc, à fes branches que &c ufer ner touchant le Chocolat qui eft d'en
médecnarrachantiést feuilles, une gom- bien avec modleration, quelque bon &
me à peu-prés de même efpece que la que mssinthnmns les meilleures chofes deviennent
gomme Arabique, que l'on peut em- mauvaifes
elles font
ploier aux mémesufages; elleftclaire, excès. Le quand pain qui eft le meilleur prifes avec
Gomme tranfparente, difficiea détremper tenace, 1 mais un peup plus alimens, expofe à de grands des
dAca- rabie. Quoiquele fruit quela & gomme d'A- ceux qui en mangent trop, dangers
jew.
je viens de faire la
l'arbredont fournit plus de lubltance nourriffante parcequ'il
gardent le chocolat qu'autant defcription, ne re- quel'eftomach n'en peut fapporter, &
taire entrer la noix d'Acajou tqu'onpeut dans fa que la chaleur naturelle n'en dicompolition, j'ai cru qu'il étoit plus à gerer. On doit dire la même ERSe du
d'en parler ici que de renvoier chocolat, riffant il contient plus de fuc nourFRaNd en chercher la connoiffance faut qu'aucun autre aliment, d'on il
dans un autre endroit.
conclurequ'ont n'en doitj jamaisf sfaire
Voila ce que j'ai pû remarquer
d'excès; qu'on doit regler ia quantité
moi-même du Cacao, du Chocolat, de par qu'on en prend fir fa complexion, lon
la Vanille & des autres ingrédiens
age,fesbefoins, fes forces, fontravail,
peuvent entrer dans fa compofition. &que & moins on le rendra agréable au
n'ai
# goût
rien écrit fur le rapport d'autrui,
& al'odorat par des drogueschau-
& c'eft ce qui eft caufe que ce difcours des, Par des parfums, plus l'ufage
n'eft pas audi étendu gu'il auroit
qu'on en fera fera utile, &p procurerala
l'étre: mais il vaut micux écrire peu pà jouifance me.
des avantages qu'il renfer-
-eC -
C H A P I T R E I I.
Les. Anglois Saffemblent
Précautions du Gouvernem allledeManirgaleste) de
pour attaquer la Guadeloupe.
cette yle. Etat défes Tronpes.
1703.
3 E: reprensdansce fixiéme vo- rable de
& lumel'endroit où j'en érois Dansl'incertirude bâtimens,
demeuré en finiffant lecin- la FlotteAngloife qui obl'onétoit@e'éroit
quiéme,ce quej'ai éréobligé quartier d'atiemblée, yvenoitf faire fon
d'interrompre parl"Hiftoire fait
commeclleavoit
naturelle du Cacao qu'il ne m'a paséré du Gouverneur dansla guerre précedente, ou celle
Poftible de placer dans un autre lieu. nous
General de nos Illes que
Lc fixiéme Mars de l'année 1703.
attendions àt tous momens qui vounous reçûmes avis de la grande Terre lutprendrel du languc, & fçavoir des noude la Guadeloupe, qu'onatoitviabor. velles pais avant de s'aprocher de la
der à Mariegalante unr nombrecon@ide- Martinique que Ponp pouvoit
étreattaquéc, Monlicur. Auger reLeet
nCuF
un autre lieu. nous
General de nos Illes que
Lc fixiéme Mars de l'année 1703.
attendions àt tous momens qui vounous reçûmes avis de la grande Terre lutprendrel du languc, & fçavoir des noude la Guadeloupe, qu'onatoitviabor. velles pais avant de s'aprocher de la
der à Mariegalante unr nombrecon@ide- Martinique que Ponp pouvoit
étreattaquéc, Monlicur. Auger reLeet
nCuF --- Page 434 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
388 de la
dépécha deux n'en pouvoit pas douter, puifqu'ilss'en 1703. i703. neur
Guadeloupe Lieutenant étoient approchez pendantl lai nuit aflez Nouudlpogmacommatsprei demilice nommé Raby, &clui ordonna près pour entendre lel langage nous que l'on; en-rées lesafa- de
d'aller à la Grande Terre, & enfuite y parloit. C'étoit Raby qui cetevis, lal Elotte
de s'aprocher de Mariegalante le plus voloit fa feconde s'en pirogueavec alloit avec la fienne Angloie
près pourroit, &cd'examiner: avec pendant qu'il de
pour
ioin St bâtimens quiyétoient mouillez. à la Cabefterre Mariegalante
On donna ordre aux deux pirogues de prendre langue des habitans. avec affez
quc pour pren- Il cn' joignit quelques-uns
ne dre point challe, porterdevoile, & dc fe tenirtotjoursav vàe de peine, de qui il fçut que lcs de Anglois quell'une de P'autre avec des fignaux con- n'attendoient milices dés que Illes la jonction de deflous sleVent
certez pour agir felon les les occalions qui de ques n'étoient pas encore arrivées, pour
esvoiées pirogues fc préfenteroient. On inttruifit qui attaquer la Guadeloupe; quc ceux de
à lade- ced qu'ils auroient d'être tirepondrevilsamoient &c interrogezpar la Barbade n'y étoient pas,
cawverte le malheur
pris nousavions dix- ne vouloient obeir au
Coee
lesAngletafcavei,tues de milicetantdel'lile drigton qui : aucune authorité fur la
fept centhommes
de la Grande Barbade. Ilsavoient fçucelap parun Ande la Guadcloupc, que nous étoit
qu'ils avoient trouvé écarté dans
Terre & des Saintes, qu'il de la Marti- bois, & qui étoit mort de lableffure
venu fix cent Flibuftiers
PRE
compagniesdela.N Ma- qu'ilavoit réçà quand il fut pris. nique avecquatre outre les deux que nous avions, Raby auroit été bien aife d'engager
rinc, & qu'on nous] promettoit un plus grand les habitansà fairequelque mouvemens mais ilneles
fecours, fi nous enavions beloin, outre pour avoir un prifonnier, ils craignoient
celui qu'on attendoit de France; &cque y. trouva pas difpolez;
ou que
c'étoit fur l'avis qu'on avoit cu, qu'il d'être découverts8p des leurs pourfuivis, ne fucpris en vouy avoit des bâtimens mouillez a Maric- quelqu'un lant
& force de tortures
galante, qu'on les avoit Onleuravoit dépéché pour en- on ne prendre, lui fit avouer qu'à où les autres fe
içavoir qui ilsétoient.
'on attendoit de France; &cque y. trouva pas difpolez;
ou que
c'étoit fur l'avis qu'on avoit cu, qu'il d'être découverts8p des leurs pourfuivis, ne fucpris en vouy avoit des bâtimens mouillez a Maric- quelqu'un lant
& force de tortures
galante, qu'on les avoit Onleuravoit dépéché pour en- on ne prendre, lui fit avouer qu'à où les autres fe
içavoir qui ilsétoient. ordre qu'unedes deux piro- retiroient, ce qui les auroit expolez à
coredonné
auroientdé- être faccagez par les Anglois. Toutce
gues revint aufli-rôt nation qu'ils étoient ccs bâput faire fut d'aller avec des guicouvert de quelle
terre qu'il des au travers des bois le plus-près du
timens, & cntcranreaitsimeueate de
&tà- lieu où la Flotte étoit mouilléc, pour
à la Cabefterre Mariegalante,
confiderer mieux qu'il n'avoit fait pencher de parler aux faireenforted'en- habitans qui s'y dant la nuit, le nombre & la force des
étoient retirez, pour nous le con- bâtimens & la quantité des Troupes
lever quelque prifonnier,&c fans affeétation les
pouvoit avoir. Ii partir de Maduire, & répandre
qu'ily après qu'il cutfait fes obfernouvelles je viens de dire, afinquc les riegalante & arrivaà la Baffe-Terre dela
fiquelque ESIRA étoit pris il lesavoit pût vations, la nuit du 12. au 13. de
debiter aux Anglois commc il
Guadeloupe Mars. Après qu'il cut fait fon rapport,
appris. Unc de nos pirogues revint le dix & qu'on eutfaitrafraichir heures, fon on équipage le renà la pointe duj jours elle rapporta & qu'on que pendant voia aux quelques Saintes pour y porter des
c'étoit la Flotte Angloife,
ordres, --- Page 435 ---
1703. FRANCOISES DE
ordres, & pour: retourner avec l'autre habitans, LAMERIQUE
piroguc oblerver les mouvemens descn- & les leur repréfenter leur devoir, I7O3. nemis, & cn donner avis. fommer de fe rendre au
Dès les premiers avis certains que d'affemblée à la Baffe-Terre de quartier la Guanous eûmes que les ennemis étoient à deloupe, peine d'étre fans saucunretardement, fous
Marie-galante, à tous les
on fit &c prendrelesarmes Roi, & traitres traitez à la comme rebelles au
habitans, on leur ordonnation. Mais OR
na de fe rendre au Bourg de, la Baffe- n'eut pas befoin de ces
car
terre comme au lieu d'allemblee, d'où avant que le Sieur de Maifoncelle formalitez; arriblinds Afum on obferveroit plus aifémentce que les au vât, ccs habitans avoientfait réflexion
milices. ennemis voudroient entreprendre,pour foient danger & à l'infamie oùr ils
oppofer felon qu'il feroit
effacer par leur déilobéifances & s'expo2 Tous les habitans de jugéapro
laf fautequilsavoient
pour
xante hommes dcs Saintess s'yrendirent FIlle&cfoi- de commettre, ils vinrent en commencé
aup preniercommandemon, laifantfeu- &del bonneg grace, &
diligence
lement pour la Garde des quartiers, & gensdecceur pendant ecomporterenten
pourretenirl les negres dans
la J'avois étéfurpris, ttoatecnteguerre.
s'expo2 Tous les habitans de jugéapro
laf fautequilsavoient
pour
xante hommes dcs Saintess s'yrendirent FIlle&cfoi- de commettre, ils vinrent en commencé
aup preniercommandemon, laifantfeu- &del bonneg grace, &
diligence
lement pour la Garde des quartiers, & gensdecceur pendant ecomporterenten
pourretenirl les negres dans
la J'avois étéfurpris, ttoatecnteguerre. en
les Vieillards, lesInfirmes, leurdevoir, &
nuitduf fept auhuit ilétoit apprenant
neffe
laJeu. TOTNESE
pouvoit, à la verité, fairele Martinique un jeunel Ingénicur nommé
coup fufil mais qui n'avoit
Binois, quejavois và à S. encore affez de force pour fuivre R2 d'abord auprès du Comte de Gennes; Chriftophle je crus
Troupes, & refilter aux fatigues de la fait un quele Gouverneur m'en avoit
guerre. miftere, &jefus
Lasba-. Iln'ycurqueles) habitans dela Grande- jel le devois étre,
fiché,comme
bitanide" laGran- Terre qui firent difficulté d'obeir, fous gue tout étoit tait, snureurspelciont & comme pour rcde Terre prétexte qu'ils pouvoient étre
ceiillir re de le
refufens
attaquez
Ketnnrsaieuindnit
devenir. d'eux. eux-mémes, lesAngloise étant G proches portélaf plus d'une année dont j'avois fupC'étoitunetresn mauvaifce excule,
fatigueroutfeul J'ent
Car les ennemisn'avoienr, garde decom- mon jufte rellentimentau Lieutenant témoignai de
mencer leur attaque par leur
Rois &jen me retirai chez nous. feifi facile à défendre, qu'iln'y avoitqu'a quartier gnis d'etre incommodé pour ne pasé Je sétre
gâter les citernes, &
obligé de direar nos Peres,
mauvais puirs que l'on comblerquelques y trouvoit
raifons pour ne plus fervir, quejavoirdes mis à
faire perir de foif toute leur arméc. pour embaler mes hardes &r jeme que
de
L'objet leur entreprife étoitl la Gua- &ce j'envoiai chez un de mesamisaureduit, mespapiers,
deloupe, étant bien aflurez que s'ils les contretems vint fort à
étoient une fois maîtres de cette Ifle, Monficur fauver. propospour
liomdeTonctoamberera entreleursmains:
d'elle-méme befoin de moi, le Gouverneur &
qui avoit
fervation dela c'étoit doncala.con- aifé qu'on pût lui reprocher qui n'étoit bienGuadeloupe qu'ilfalloit mal
avoir
eat
fonger uniquement. agi après les fervices que lui
ne manqua pas d'envoier AlonficurAuger le Sieur de avois M. de rendu, la n'eut pas plitôt apprisde je
MHCONIECTRORONELE Compagnic traite, qu'ilmonta Malmaifon Je fujet dc ma reacheval, &c mevint
Ccarre tions deMajor, Pouriatreatitemblerees trouver.
'étoit bienGuadeloupe qu'ilfalloit mal
avoir
eat
fonger uniquement. agi après les fervices que lui
ne manqua pas d'envoier AlonficurAuger le Sieur de avois M. de rendu, la n'eut pas plitôt apprisde je
MHCONIECTRORONELE Compagnic traite, qu'ilmonta Malmaifon Je fujet dc ma reacheval, &c mevint
Ccarre tions deMajor, Pouriatreatitemblerees trouver. Nos Peres furent furpris de fa
Tom. IL. vifite, Ddd &clui dirent d'abord gue mon
in- --- Page 436 ---
VOYAGES A UX ISLES
390 NOUVGAUX, & qu'un mêleroit de rien, que jeterois feul tou- 1703
8703. incommodité ne feroit rien, en état de tes chofes à l'ordinaires & que fi nous
peu de repos me remettroit Il vint dans ma étions réduitsà ceticentrcme.jures
travailler à l'ordinaire. m'y le choix de conduire le dedans du Fort
chambre, & me trouva au m'eut lit, je averti ouledchorss ilm' embraflaapres ces paétois mis quand monnegre nôtre nou- rolcs. Iln'en fallut pas davantage pour
qu'il paroiffoit. Après que
me contenter; je lui promis de conveau Supericur lui eut tenu &clelarila compagnie icul tinuer à fervir, & l'amnt ptié de me
unt moment, ilfe retira, aufli-tôt qu'il vc- permettre de mc lever, il fortit de ma
avec moi: il me dit
faire pour chambie pour me laiffer habiller. Cela
noit fçavoir ce
étoit auffi fut bientotfait, carjiétois preiquetout
la
cheval,
gerer qui
me rendre
dans mon iit. montai à
Ar
Je lui re- vêtue
Je
lavec
neceflire moi-méme. emploie àf fon fer- & je men allai aux travaux
lui,
pondis que - l'avois
mais qu'à A-bmolemnomaense-is prompvice tart tque j'en avois eu; befoin de moi, teguerifon, maisilsn'enpurent pépéprefent quiln'avoitp plus d'être malade. Je Coaeathmty
javois tout le tems
voir celle de la maledie. Je fis charger
vois bien, me dit-il, ce qu'il y a,
de celles
vous' croiez que c'eft moi qui aif fait ve- "ngtosiasematiceet que ies Anglois nous avoient laile la
nir Binois, je puis vous allurer que fait je
paflec, & les fis mettre deux à
penlé, & s'il vous
guerre
n'y ai jamais
je le ferai partir deux dans sdhkumaimwancimgeus devant
le moindre ombrage,
mais & des ferrailles, pour enterreraud
aujourd'hui pour la Martinique: vous êtes, des breches, faire fauter ceux' qui
étant de mes amis comme
viendroiental Ratiary
dans
jefisauilicharger
entrez,je vous pric, mesbeloins; deuxàtrois cent grenades, &j jefis prénous fommes à la veille d'être alliegez, du mé- parer quelques artificess je me fervis
il faut de neceflité un homme
fi
cela d'un Orfévrenommé Guillet
tier dans le Fort, vous êtes feul ici, pour
chofe de lacompoqui aurons nous pour faire
fçavoit des feux quelque d'artifice.
jefisauilicharger
entrez,je vous pric, mesbeloins; deuxàtrois cent grenades, &j jefis prénous fommes à la veille d'être alliegez, du mé- parer quelques artificess je me fervis
il faut de neceflité un homme
fi
cela d'un Orfévrenommé Guillet
tier dans le Fort, vous êtes feul ici, pour
chofe de lacompoqui aurons nous pour faire
fçavoit des feux quelque d'artifice. vousyentrez qu'il conviendra de Ituse
faire les travaux
quide Le Fort étoitp pourvà de munitionsde
faire? & fi vous n'yentrez faire repater pas, une guerre &c de bouche autant qu'en hommes pounos Officiers pourra lc terrain pied à voient confommer trois cent
breche, & difputer nous le ferons. pendant fix mois; mais comme ilétoit
pied, commej'eipere que
a craindre queles ennemis ne coupallent
Cesratfons,jointes: al Wamitiéquelavois la rigollequi portoitl'eaud dans la citerne
pour lui, metoucherent; de mon jeluidiso fort, RE découverte, ou que cette eau ne furgàje lc laillois maitre
pour tée par quelque accident, nous fimes
que je ne travaillerois plus
ce remplir entiérement la citerne du donFamour delui, étant bien' Ra.trne recevroit que la jon, & celle qui étoit découverte, &c
feroit le Sieur Binois qui
bon nomrécompenfe de cc qu'il y auroit debien Eoasimoimmtnicasicas bre de grolles futailles pleines d'eaus &
tait: il me Tateninounaes alloit écrire en Couren ma pour unc plus grande leureté,jef le
fisfaire & le
ordre, qu'il
fortement qu'il n'a- un petit fentier entre donjon des
faveur encore plus
fàt cavalier pour defcendre à la riviere
woit fait; & jufqu'à cc Binoisnefe qu'on
gallions, avec un parapet du côté op:
sbligé d'entrer CALIO lcF'ort,
polé
tait: il me Tateninounaes alloit écrire en Couren ma pour unc plus grande leureté,jef le
fisfaire & le
ordre, qu'il
fortement qu'il n'a- un petit fentier entre donjon des
faveur encore plus
fàt cavalier pour defcendre à la riviere
woit fait; & jufqu'à cc Binoisnefe qu'on
gallions, avec un parapet du côté op:
sbligé d'entrer CALIO lcF'ort,
polé --- Page 437 ---
PRANCOISES DE
à ce
LAMERIQUE
#703 pofc chemin, afin que G lesennc391
mis fe rendoient maitres du Fort, on
Compagnic deS.Robert.
pût les empécher de fe fervir de ceche- Capitaine, leSieur le Rouffeau.
min pour penétrer de l'autre côté de la Licutenant, Sieur) leI Doux.
riviere.
Enfeigne,le SieurRimberg.H Hommes28
Toutesnos' Troupesétanta arrivées au Capitaine, Premiere le Compagnic Sieuri desl Habitans.
Bourg dela Bafleterrel MonfieurlcGouBoucachar.
verneur en ft la reveie le 12 de Mars. Lieutenant, leSieur Lorgé.
En voiçi l'état:
Enfeigne, Seconde leSieurlEpinard. Hommess4
Compagnie.
TROUPES 2 DE LA MARINE. Capitaine, le SicurThomafeau.
Licutenant, le Sicur le Brun.
Premiere
Enfeigne,le Sieur
Etat des
le Sieur Compagnie.
Compagnie de Richard.Hommese PIflet à
Troupes Capitaine,
deMaifoncelle.
Goyayes.
dela Licutenant, le Sieur Cloche.
Capitaine, leSieur Loftaut.
Guade- Enfeigne, le Sieur Defreux. Soldats Licutenant, le Sicur Loflaut
loxpe.
Seconde Compagnie.
58 Enfeigne, les Sieur Marfol. Hommes lejeune 56
Capiraine, le Sieur du Chatel.
Compagnie de la Pointe Noire.
Licurenant, le Sieur de Poincy.
Capitaine, lc Sieur de la Rue.
Enfeigne, le Sieur del Lonvilliers.
Licutenant, le Sieur Goffe.
Soldats.
Go Enfeigne, le SieurJolly. Hommes IIS
Compagnie du Grand Culdes Sac.
MILICES DE LA GUADELOUFE. Capitaine, le Sieur Vanderfpigue.
Licutenant, le: Sieur de Courville.
Hommes
Compagnie de Cavalerie de la Baffe- Compagnie du Petit
Terre.
Culde Sac.
Capitaine, le Sieur Roulle.
Capitaine, le Sieur" Tiphane.
Licutenant, le Sieur Boulogne.
Licutenant, le Sicur
Hommes 58
Cornette, les Sieur Bigot. Hommes 80 Compagnie le delal Riviere à Goyaves.
Compagnie de la Cabelterie.
Capitaine, Sieur Defvaux.
Capitaine, leSieurl Defprez.
Licutenant, le Sieur Cretel.
Licutenant, leSieur Dupont.
Enfeigne,l le Sieur Mafarty. Hommes 62
Cornerte, le Sieur N.. Hommes 54
Compagnic de la Cabefterre.
I N F A N T E R I E.
Licutenant, Capiraine, leSieur leSieur Chevalier.
Premiere Compagnie dela Bafle-Terre. Enleigne,leSr.
Filaffier.
Capitaine, leSieur Celleron.
duMouchel.H Hommesz
Licutenant, le SieurRabby. Hommes6z
Compagnie destrois Rivieres.
Seconde Compagnic.
Capitainc, le Sieur. Des Meurs.
Capitaine, le Sieur Heurtaut.
Licutenant, le Sieur Rigoller.
Licurenant, les SieurGardet.
Enfeigne, le Sieur
Hommes 54
Enfeigne, le SicurPierret. Hommes 66 MILICES DE LA GRANDE-TERRE.
Compagnie du Baillif.
Compagnic de Cavalerie démontée
Capiraine, le Sieur de Bourg.
& Volontaires.
Lieutenant, le Sieur la' Tour.
Compagnie du Sieur Trezel
6g
Enfeigne, leSicurleRoi. Hommes Compagnie du Sicur Titcca.
ant, les SieurGardet.
Enfeigne, le Sieur
Hommes 54
Enfeigne, le SicurPierret. Hommes 66 MILICES DE LA GRANDE-TERRE.
Compagnie du Baillif.
Compagnic de Cavalerie démontée
Capiraine, le Sieur de Bourg.
& Volontaires.
Lieutenant, le Sieur la' Tour.
Compagnie du Sieur Trezel
6g
Enfeigne, leSicurleRoi. Hommes Compagnie du Sicur Titcca. Ddd 2
Com- --- Page 438 ---
VOYAGES A UX ISLES
392 NOUVEAUX
fils d'un Officier très-riche de la méme 1yc3:
rTo3. Compagnic du Sieur Sain. SAINTES. 45 Ifles fa mere étoit de Diéppe, elledeMILICES DES
voit avoir été très-belle, puifqu'elle
Capitaine,leSicurl Portail. Riviere. avoit été choifie pour repréfenter le
Licutenant, lc Sieur
principal perfonnage de la Fête de la
Enfeigne, le Sieur) la Pichauderie. 60 My-Aouft. Monfieur Auger avoit déHommes
meuré quelques années à Malte où le
Compagnie d'Enfans perdus. Commandeur de Poincy Pavoit envoié
Capitaine, Nenmefcndeoiusdet
apprendre le métier de la guerres
Licutenant, le Sieur Jolly- Hommes S6 Rrears avoit fait quelques campagnes fur les
Enfeigne, leSicur Perier. galeres de la Religion, & 1 s'y étoit
Compagnie de Negres. acquisdelar réputation. Enrevenantaux
Capitaine, lal Perle. Illes avec fa merei ils eurent le malheur
Licutenant, Haly. d'étre pris par un corfaire de Salé, &c
Enleigne, Mingault. 62 quoiquil cachât avec foin fon bien &
Hommes. fa naillance, il auroit eu tout le tems
agsoareselig 36 de s'ennuier dans cet efclavage, G un
feur le Gouverneur. BHENINEPrmie
Total des Troupes
1418 àforce d'argent; n'eut enfin obtenu leur
de Cano- liberté, moyennant cinq, ou fix mille
Comme nous manquions
écus. Il: avoit un frere ainé qui avoit
niers n'y en aiant qu'un entretenu en fervi en France, & quele Commandeur
dans i Fort, & deux autres qui de S. Laurent avoit fait connoître à
faifoient le métier afin d'être exempts cc la cour en l'envoyant porter au Roi les
de guct, de garde & de fervir corvées, nôtre Drapeaux qu'on avoit pris fur Jes Anqui ne fuffifort pas pour
trouva glois lorfqu'on les chaflà de cettel Ifleen
Artillerie : Monfieur Canoniers Auger d'un 1666. Cesdeux freres s'étoient trouvez
moien d'engager deux étoit dans les abi- à P'attaque des Iles de Nieves, de S. à
vaiffean Nantois qui
venir Euftache, d'Antigues, deTabac, &
mes du Petit Cul de Sac, d'être pour
quelques expéditions contre les Efpaferviraul Fort, à condition du LARTL gnols, ils avoient donné en toutes ces
Eora2asneitas commeFlubultiers occalions des amungeocweeenublere d'An-
&3cdétmenccompenticae
de la leur.
P'attaque des Iles de Nieves, de S. à
vaiffean Nantois qui
venir Euftache, d'Antigues, deTabac, &
mes du Petit Cul de Sac, d'être pour
quelques expéditions contre les Efpaferviraul Fort, à condition du LARTL gnols, ils avoient donné en toutes ces
Eora2asneitas commeFlubultiers occalions des amungeocweeenublere d'An-
&3cdétmenccompenticae
de la leur. Le Marquis de Maintenon
s'ils venoient à être eftropiez,
gennes qui avoit le Gouvernement de
maniere queje l'aidit dans ma premiere Marie-galante, propofa a Monfieur Aupartie. bien-aife de con- ger l'ainé dc lui donnerfa foeur en maJe croi qu'on fera
riage, & deluiceder fon Gouvernement
noitre les Officiers qui nous comman- faire qui lui tiendroit lieu de dot; (car cette
doient; je nej prétens pas pourtant fuis affez illuftre famille étoit infiniment micux
leurs portraits, car je ne connois pas tous partagée du côté de la Nobleffe que de
habile peintre, mais je les
cclui delaf emturipomintgonrint
f parfaitement, quejecroic qu'on pourra doit à PAmerique Mademoifelle Louife
s'enrapporter a eeqieyenvatdire, Gouverneur de la d'Angennes pour l'execution deceTrai- de forte
Monficur Auger & enfuite de S. Domin- té, Monfieur Auger mourut; fon
Ateulifest Gundeloupe
Chriftophle, que quand clle arriva, elle trouva
Aager. guc étoit Creolle de S. fu- --- Page 439 ---
FRANCOISES DE
1703. futur Epoux au tombeau. Le remede exécuter LAMERIC QUE,
qu'il y cut à cela, fut de la marier au
les ordres qu'il avoit
cadet qui eft celui dont je dois parler gu'il & fçavoit en donner aux: cautres, reçu, 17037
icl,quienhentantdesl herita
biens des fontrere, Il étoit prendre EC parti dans
en méme-tems de a femme &
lent à écrire & n'en l'occafion;
de fon gouvernement. très-bon pas mieux
cela. Du refte écrivoit il étoit
Montieur Auger étoit igé de à
fort
rLRRLEN
EETMAL S7. mceurs, fort refervé dans 2 dans fes
les moyenne raille, aflez fournie, ilavoit fortfobre, bon ami, zelé au difcours, de-là de
yeux bleus, la bouche grande, le Pimagination Pour le fervice de fon
nezmediocre, la forme
Ponce,enrenementpe
la phyfionomie
duvilager plate,
poli8cchviliquel
veux mélez; & peu heureule, Ics che- Quehajaiquslescez fils qui étoit le
Iln'avoit qu'un
dela téte prefque quoiqu'il eut ledevant fut forti
plus c'eft beau Creolle qui
fe refoudre à porterla chauve, il ne pouvoit Jel'ai vu: deslfles, à mon retour en beaucoupdire.
, la forme
Ponce,enrenementpe
la phyfionomie
duvilager plate,
poli8cchviliquel
veux mélez; & peu heureule, Ics che- Quehajaiquslescez fils qui étoit le
Iln'avoit qu'un
dela téte prefque quoiqu'il eut ledevant fut forti
plus c'eft beau Creolle qui
fe refoudre à porterla chauve, il ne pouvoit Jel'ai vu: deslfles, à mon retour en beaucoupdire. billoit
& peruque. Ils'ha- pitaine de Cavalerie dans Europe Caile étoit N7NFaL colere; tre-implement, &
de Roi, quoiqu'il
leRegiment
beaucoup fur lui pour témoigner quoiqu'il de pric la Nôtre LieurenantdeR fazencorefutjeune
modération, le fcu qui lui
la Malmaifon étoit RoiMonficurd de
vilage faifoit connoitre fon montoit émotion; au avoir fervi quelques Champenois; années en France saprès
&d'ailleurs & ilavoit le vifage fort rou- danalInfanteries de
une affaired'honneur
gc àf fe laiffer" couperofé; il étoit affez facile l'obligea continué de palfer aux Iiles, où aiant
revenoit dificilement prévenir, & on difoit qu'il Licutenantau fervir, le Roi le fit fon
qu'il avoit prifes, des impretlions deloupe. Heuremamendelcu
c'étoit que pardonner. &quil ne. Quant fgavoitce ans,d'uner reEeROE taillel bien; prife,
REF point.j je puis affurer le àce géed'unp
quoiquechartraire, parce guej'ai vû uneinfinitéde con- le vifage timheine plein & la
fois qu'il auroit pà maltraiter des
reufe, il étoit prompr phylionomie &fc mettoit heugui lavoient ofinfe, & je gens cilement en colere; nais,
famême pour eux; cependant il craignois ne s'en les Champenois 3 il revenoit commetous dans le
vangeoit que par les mépris
en moment, du
& ile étoitle meilleur homme
faifoit, étoit ou en leur faifant du EE Il Ifles; monde, & il avoit amaffé du bien aux
naturellement porté à la magnifcomme il n'étoit point marié Mal- Mr. da
Saint cence, mais la perte de fes biens à Is'en bonne faifoit table, honneur, tenoit une fort maifan. Dieppe, Chriltophle, où grand Maric nombre galante &à cours au &iléroit d'un grand fequ'il avoir dans cette ville de maifons dépenfes Gouverneur extraordinaires pour partager les
avoient été faire quand il venoit des qu'ily yavoit à
teEtanS qu'il f€ retranchoit un
guerre oua autresoccafions vaiffeaux de
dailleurs onnew'aperçit peu, quoique ctoit brave
femblablesil
économie quand ile étoit point decette partifurle champ, fansoftensation, fçavoit prenoitfon
roitre; il étoir brave & queftion depa- &efiareobeirs en un mot, commander
qu'on le peut étre; pius intrépidesurent à obeir cequ'ond demande dans unbon ilavoitt tout
gu'scommander,
propre
& il cn avoit donné des Officier,
&ciligaroutaufinbien plufieurs rencontres& marques cn
Ddd; 3
entre les autres
cn
toit point decette partifurle champ, fansoftensation, fçavoit prenoitfon
roitre; il étoir brave & queftion depa- &efiareobeirs en un mot, commander
qu'on le peut étre; pius intrépidesurent à obeir cequ'ond demande dans unbon ilavoitt tout
gu'scommander,
propre
& il cn avoit donné des Officier,
&ciligaroutaufinbien plufieurs rencontres& marques cn
Ddd; 3
entre les autres
cn --- Page 440 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
le Fort de la Guadeloupe Augrkinsiectoois 1703
X703, en défendant
ne fut pas à beau- des Officiers plus riches que lui qui
en 1691. quoiqu'il
étoit en Pavoientprecedé, ilétoitf forth honnête,
coup près en auflit bonétat qu'il pas fortobligeant, d'un nefprit exirémement
cetté année 1703- Il ne s'attachoit
doux & poli; fes bonnes manicres lui
facilement aux gens, qu'apeslesavoir il avoit dit avoient gagné le coeur de tout le
bicn connus; mais homme quand qu'il étoit fon monde. une fois à un
feurementfur Le Capitsinedel'autre compagniede Mr.du
ami, il pouvoit compter & quelque Marine compofoit la garnilon du Chatel. fon bien & fur faperionne; lui avoir, orr lui Fort de E Balle-Terre, étoit le Sieur
obligation
pût obligé de la maniere Tanneguy du Chatel, (eizeoudix-fepétoit encore
lui tiéme du nom. Ilétoit Breton; ildifoit
E
que de la chofe même. Ses fervices dela Gua- à tous ceux qui le vouloient écouter,
ont pmcntdomertemare tems après Mon- &le leurauroit rretetent-fislejoup defdeloupe quelque eût été nommé T celui de de pear arinmehabulenatele
fieur Auger
Il avoit un neveu cendoit cn ligne direête & de mâle en
Saint Domingue. Licutenant de mâleduf fameuxTannegny duChatelqui
nommé Cloche du quiétoit Sieur del Maifoncelle, tuat un peut traîtreufement lcDucdeBourla Compagnie commandoit en chef pendant gogne furle pont de Montreau, comme comme
&c quila
faifoit les fonétions de dit THiftoire de France. Mais
IeSr. que le Capitaine Cloche étoit alors un Morcri & les auttes Hiftoriens & GeCloche. Major: le Sieur de à ans, bien nealogiftes affurent ce' Tauneguydu
jeune homme 22. 23. agréable, il Chatel ne fût SLNr marié,, &
fait, d'une phyfionomic
&
deux
tous deux
LE
d'cfprit, du brillant n'avoit que freres,
avoit beaucoup On difoit le mauvais l'Ordre Eptcopalqutaavoiee pointeu
-de la leéture. fait livres qu'il d'alliances MonlfieurTanneguy du Chaavoit
r
choix qu'il
atiri- tcl dix-feptiéme du nom étoit réduit à
avoit lû, l'avoit rendu critique, fources fecon- de grandes extrémitez quand on le
que & méme médifant, démélez. fur CC point, ce qui obligeoit
des de beaucoup de
Creolle poulloit ies amis de lui confeiller de prendre
Monfieurdel Maifoncelleétoit Gentilhombranche collateralle moins fudela.
du Chaavoit
r
choix qu'il
atiri- tcl dix-feptiéme du nom étoit réduit à
avoit lû, l'avoit rendu critique, fources fecon- de grandes extrémitez quand on le
que & méme médifant, démélez. fur CC point, ce qui obligeoit
des de beaucoup de
Creolle poulloit ies amis de lui confeiller de prendre
Monfieurdel Maifoncelleétoit Gentilhombranche collateralle moins fudela. Guadeloupssc'éroite avoit un les traits du quelque jette acaution? &àlar médifance. Quoime fort bien fait, du il feu & de la viva- qu'il en foit, il auroit Gardes été long-tems de la MaMe.de vilage reguliers, eft permis d'en avoir lc Doien de tous les
Maifon- cité autant qu'il
trente rine du Rojaume, fi Madame la Marecelle. à un homme qui palfoit étoient un chatains peu & chale de Villeroi ne lui avoit procuré
ans; fes cheveux
en
d'une Lieutenance dans
fort beaux; on étoit d'abord prévenu l'expeétative les
détachées dc la Marine
fal faveur, ilavoitavecc cela beaucoupde compagnies font aux Ifles. Il y, vint dans le
bravoure & de fageffe, fa compagnie qui
étoit
qui étoit depuis long-tems en garnifon tems que ickamnuadamblinent Général; il s'attacha à ce
au Fort Louis de la Grande-Terre lui Gouverneur étoit la meilleure perfondonnoit le commandement de tout ce Scigneur du monde, qui & la maladie de Siam
quartier-li; & quoiqu'alors iln'eut pas ne taifoit de grands ravages l'aiant
un bien confiderable, il ne laiffoit pas qui pendant qu'elle emporta grand
de foûtenir le rang de Commandant épargné
nom- --- Page 441 ---
FRANCOISES DE
1703. nombre d'Officiers & dePrétendans
LAMERIQUI E. anciensque lui, ilfutf facile au Marquis plus fon rétablir frere, & peut- être les moîens 395 de
d'Amblimont de lepourvoir d'uneL.icu. fa mailon:
il
tenance & enfuite d'une
été trompé, la parenté cependant & fcs avoit
Le Sieur du Chatei étoit Compagnie. aflcz bien tions ne lui avoient fait avoir follicitafait, letourd du vilageagréable, leteint chole qu'un brevet
autre
beaus il difoit quil avoit toute la citres-peu de
d'Aide-Major qui
leur de fes
va- moins rien. chofe,
ne pas dire
n'ai garde de Ancétres, lui contefters c'eft ce que je trente-cinga que ans, Ceahes un homme de
prompt, violent &
il étoit bien prifes il avoit dunepetretalleutes
foittout le monde, emporté.ilmcpri- & tour le monde homme fimaple & laphylionomie fans
d'un
lui rendoit la pareille. phylionomic n'étoit malice, & fa
LeSieur Nôtre Aideil étoit
point trompeule:
ke Roi de
Major étoit un Gentil- &
meilleur chrétien que
la Pote- hommeEuropéen ou Creolle;
quoigu'il ciz demeuré loldat,
sje. trop-bien oàil étoitné, jenelgai Canada, oir l'on dit la long-tems en
Et lel Roidelal Potcric, fon isappel. tres-bon marché, il que valeur cfta
eu autrefois du bien
pere.
Aideil étoit
point trompeule:
ke Roi de
Major étoit un Gentil- &
meilleur chrétien que
la Pote- hommeEuropéen ou Creolle;
quoigu'il ciz demeuré loldat,
sje. trop-bien oàil étoitné, jenelgai Canada, oir l'on dit la long-tems en
Et lel Roidelal Potcric, fon isappel. tres-bon marché, il que valeur cfta
eu autrefois du bien
pere. avoit cune provilion; ilne n'en avoit fait. aumais il avoit eu le cosliderablement, malheur. de. le
conter. une. laifloit, pasdenous
dre en jolant avec des, gens
per- dinaires du inhnte-.diuftourdn extraorvoient plus que lui. n étoit qui venu en Iga- pais-là, dans courage les des Crealles de ce
Ifles pour rétablir fes affaires, & aux eu contre les guerres &c que l'on avoit
auroit rétifi, puifqu'il avoir ily quois; mais comme Anglois il contre les Iromoien de faire une Sucrerie à trouvél côté du le trouvé en perfonne, on ne s'yéroit
Gros Morne, fi le jeus la
croire tout. ce
ZIkCEE
les Anglois n'avoient tellement dépenfe, &c rapport
gawlien.rapporsoit farle
de lc ruiner, qu'ilfubfiftoit achevé n'en dirairien. oatunkceisones celaqueje
coup de long-temss avant avec demou- beau- de ces Mellieurs rearaint les
rir. Son Evt cadet qui étoit mortde- faire taire. une. petite Canadiens ilavoit
puis deux ansavoit exercé la
de manchoit dans une canne hachette quis'emMajor de l'Ile de la
charge & de long, qu'il
un detrolspieds
auroit été un fort bon Guadeloupss Officier. L'ainé on jugca aifément appelloit calfe-téte,
qui eft celui dont je vais parler, avoit fervir. étoit trop. court pour que cetinitrument qu'il s'en
demeurélong-temse la coûitume incommode en Canada i & felon Il ne faut
pût
permet d'entrer trois du fois pais dans qui ne ficurs fuflent E feules croire que ccs Mef
maifon E ily a des filles fans une difinétion qui étoient dans perfonnes de
du mariage, il s'yétoitr marié; parler
l'ifles, ily
quitté fa femme & l'emploi qu'il ilavoit CCEEUESTREAT bles, commel
d'immpeêcur ou Controlleurdes avoit rennes, & de lesMarquis Hoicl de Vacations quand il avoit apris la mort Fortifi- monville,del Bolifiteret, Melieurs de
Dofon frere & de fon Pere, elperant de &cautres dont Rochefort, je ne
Bragelonne
Phonneur gu'il avoir
que parcequ'ils n'étoient parlerai point ici,
de nos Miniftresd du côtédes d'appartenir à un jene-lcs oublierai pas Olciersmai
procureroit tout au moins la femmeslui leur rendrai
pas pour cela, &je
charge de préfentera. piliesuiafcondnd
- C H. A. --- Page 442 ---
VOYAGES A UX ISLES
396 NOUVEAUX
III
C H A P I T R E
de la Balfe-Terre de la Guadeloupe. Cequife pafe
Les Anglois sapprochbent
jour de leur defcente. entre eux d monsjnfqu'an
avoit neuf vaiffeaux 17031
avoir af- entre lefquelles ily
1703." 3921 Es Anglois après leurs Trou- de guerre: fçavoir un de 90.
C H. A. --- Page 442 ---
VOYAGES A UX ISLES
396 NOUVEAUX
III
C H A P I T R E
de la Balfe-Terre de la Guadeloupe. Cequife pafe
Les Anglois sapprochbent
jour de leur defcente. entre eux d monsjnfqu'an
avoit neuf vaiffeaux 17031
avoir af- entre lefquelles ily
1703." 3921 Es Anglois après leurs Trou- de guerre: fçavoir un de 90. canons,
femblé toutes
en deux de So. un de76. quatre de 60. pes à Mariegalante,, 18. &c la fregate d'Antigues de 24: picces,
le dimanche
RSrco
partirent le
Nos dix-huitvailfeaux marchandsquiavoient
Mars trois heures avant jour. vinrent du canon, le refte étoit des barques,
Pirogues qui étoient en vigie En paffant à brigantins & autres petits bâtimens,
aufli-tôt en donner avis. elles firent ti- dont quelques-uns n'avoient point de
la pointe du vieux Fort
étoient cmnonilierapprechesent de terre quand
rer deux coups de çanon lesarmes, qui
& ils eurent doublé cette pointe. Cc moule fignal, afin qu'on prit
vement obligea le Gouverneur à monque chacun fc rendit à fon polte,cette d'une heure ter à cheval avec fes Volontaires &
allarme fut portée en moins fc tire toute fa Cavalerie pour fe rendre au
par toute iIfle, parce qu'elle endroits où Baillif, & cotoyer lcs ennemis, afin
det batteric en batteric aux boëttes d'être en état de s'oppoler en cas qu'ils
ilyad ducanon; oul bienavecdest lieux où il n'y a vouluffent tenter quelque defcentc. de pierrier dans les
Ilm'avoit envoiédevantluip pour monpoint d'artillerie. aufi-tôt tous les re- trerànos Ofictersd'infantenicl les poftes
L'on fit border
fc que leurscompagnies devoient occuper
tranchemens: Les vaiffeaux heures Anglois le lclong duborddel la mer depuisla fortie
trouverent fur les huit
& du Bourg Saint François jufqu'à la ritravers de la
du vieux
de
PJRT
pointe très-proches des Sain- viere du Plellis, & m'avoit fi chargé lcurs vaifcommeilsétoientt deux chaloupes ar- faire tirer fur les ennemis nos battetes, ils envoierent defcente dans la Terre feaux venoient à portéc de
de
Les An- mées pour c'elt-à-dire faire dans celle des deux ries. J'avois fait monter un la canon tour
glotifon: de Bas,
Vent. Les habitans douze livres de balle fur
que
repouf- Iiles qui eft fous le
nos
au
(es, AHX. ftmrtraensente
Saintes. qui' 'y étoient reftez, lesreçirentibien de regagner leurs bas de notrchabitation, maisdontnous lafaquils les obligerent mettre à terre. avions été obligez de difcontinuerl de
vaiffeaux fans avoir pû
de nos brique, parce qu'on avoit eu befoin
Ils pafferent hors de la portée &c s'éloi- tous les maçons
travailler dans le
canons du Fort & du Bourg, faitant remor- Fort, de
encore que
de la
en fe'
l'avois
relmnoae
gnerent terre
de crainte neuf à dix pieds dc hauteur; je
quer par leurs chaloupes,
fai- fait remplir de pierres & de fable pour
que les courans &c le calme qu'il
fotenir la plate-forme du canon.
ent hors de la portée &c s'éloi- tous les maçons
travailler dans le
canons du Fort & du Bourg, faitant remor- Fort, de
encore que
de la
en fe'
l'avois
relmnoae
gnerent terre
de crainte neuf à dix pieds dc hauteur; je
quer par leurs chaloupes,
fai- fait remplir de pierres & de fable pour
que les courans &c le calme qu'il
fotenir la plate-forme du canon. foit alors ne les portaffent fur la auroient pointe
dire aux Canoniers desbatde la riviere des Peres d'oû ils
teries J'envoiai de Saint Dominique & de la Maeu peine à fe retirer. donna moien de deleine de ne tirer qu'a demie charge la
Leur voilinage nous
le quand ils verroient que le canon de
Armie reconnoitre la verité du rapport que tour auroit commencé à faire feu, afin
mavalle, des An- Licutenant Raby en avoir fait. voiles, Leur d'attirer les ennemis plus près de nous, &
glois. Flotte étoit compofée de 45. --- Page 443 ---
I --- Page 444 ---
PLAN du Fort et dinepartie du Bourg les
de Ailet
dela Guadoloupe. aunguee par
2 Inolois en 1703
I
a
-
a
X
C. S
co lise Jesuites.
a
2. Haisona da: lieutenant.
de Roy:
3. .le Dorion,
a
decouverte.
Da villo
4cuerned
atac
Somines Cavalier: nouvelle
Fortfication
au
ME
9. Retranchemeas borddela Her.
-
leFort
à
Ilace darmes
artie du
Bourg
Porte --- Page 445 ---
FRANCOISES DE
1703., &puis! les- fervir de nôtre micux, & les compagnic, LAMERIQUE
reconduireplusk sleingwandsvondroicnt le
de pour leurs fairefigure Eegarder 1703
feretirer, cp mettant dans lespieces des bagage ces
camarades; dc forte
boulets de moindre calibre
bien que obfervateurs s'en retournerent,
de filaffe avec
enveloppez
perfuadez que toute la Côte étoit
dre. Sur le midi anebonnecharge la Fiotte lc partagea; depou- garnic, quoique nos Troupes cuffent
lesvaiffeaux de guerre avec une
changé mens de place en fuivant les mouvemirent en panne devant lel Baillif, barque aiant
des ennemis. chacunquatred ou cinq chaloupes ou Ca- avoité Nousn'avons jamais pà fçavoir
nots aleur arriere, pendant quetousles s'ils Pavoient étéleur rdeftindanscen mouvemene quel
autresbâtimens firent route, commes'ils connoître fait limplement pour rcavoient voulu fairel leurdefcenteaug quar- ment ils nos forces, ou fi veritabletier des habitans qui eft à deux lieiies
avoient refolu de faire une
fous le Vent du Baillif. defcente au Baillif pendant leurs
Le Gouverneur fuivit avec fa Cava- petits bâtimens nous attiroient Rtdr côté
lerie le détachement de la Flotte, pen- des) habitanss car ile left certain que leurs
dant que le Licutenant de Roi fe tint Troupesregiées étoienttoutesd dansl leurs
fur la hautçur auprès de la riviere des vaiffeaux de guerre; mais aiant remarPeres, pourétreaportée des
à qué que nous étions par tout fur
ce que les ennemis pourroient s'oppoler entre- gardes, ils prirent le large, Eclesbati- nos
prendre.
détachement de la Flotte, pen- des) habitanss car ile left certain que leurs
dant que le Licutenant de Roi fe tint Troupesregiées étoienttoutesd dansl leurs
fur la hautçur auprès de la riviere des vaiffeaux de guerre; mais aiant remarPeres, pourétreaportée des
à qué que nous étions par tout fur
ce que les ennemis pourroient s'oppoler entre- gardes, ils prirent le large, Eclesbati- nos
prendre. mens étoient allez du côté des haLes Vaifeaux de Guerre s'aproche. bitans Ree aiant rejoints, ils fe mirent
jel rentdererrefurles les vis à
deux heures; quand Enofuelenderecjlumtt un feal coup
tirerentj jamais
portéc, je fis tirer un
pendant toute la
de canon de laTours gui n'arriva coup heure quer nousleurfimes, quidura canonade
beaucoup près
pasa
& demie. Nous plusd'une
jufqu'à cux, ce qui les fuite qu'ils y. avoient perdu fçimes du dansla
SormmanenePienng n'avions que de petits canons, quer & qu'ils nous & qu'ils avoicnt reçà beaucoup monde, de nos
pouvoient venir impunément reconnoi- boulets. tre nos retranchemens. Les autresbat- tre J'avois un ordonné à nos gens de metteries firent lar méme chofe; mais quand fur la affut neuf au canon qui étoit
nous lesvimes à demie portéc & même
Tour, par oubli ou
plus près, nous commençames al lest fer- gence on nele fit pas; de detc neglivir de nôtre micux, & à l'envie les uns neuviéme coup qu'il tira, la qu'au
des autres. Ils reçurent plufieurs coups échauffé fieu fauta hors del'affur, brifa canon Péffans nous répondre; &p pendant cetemsen retombant, &fit deux;
là leur barquer rangea la coteleplusprés tes, dont la dernierep penfa mel brifer pirotiet- les
qu'elle, pût, en remontant verslel Fort, jambcs. Jc ne fçai files Angloiss
apparament pour découvrir fi nos re- leurs çurent vaifleaux de ce contre-temss mais s'aper- un de
delà tranchemens le Fort. étoient Oni garnisj jufques plus près
s'approcha dc la Tour
nel l'inquieta point I
qu'il n'avoit encore
tout comme on auroit pà faire,
crus qu'il nous alloit
fait, je
qu'on avoit eu la précaution de laiffer parce voiai dire aux autres canonner, batteries &cjfch- de relesl Drapeaux arborez fur les Tranchées doubler leur feu, je fis une telle diliavec cinq ou fix hommes de chaque gence à remonter la piece fur un affut
Tom. iI. neuf, Ecc qu'elle fut en étarde tirerencore
trois --- Page 446 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
plus voifines du bord de la mer 2 après 1703
1703- trois ou quatre coups avant queles.en- LeGou- qu'on eut établi des gardes &c des panemis fullent hors de portée. &
trotilles, &c qu'on eut envoiéquelques
verneur revint fur le foir, dont nosbat- parut canots armez pour obferver les mouvefort content de lamaniere & de la bon- mens des ennemis.
VEAUX VOYAGES AUX ISLES
plus voifines du bord de la mer 2 après 1703
1703- trois ou quatre coups avant queles.en- LeGou- qu'on eut établi des gardes &c des panemis fullent hors de portée. &
trotilles, &c qu'on eut envoiéquelques
verneur revint fur le foir, dont nosbat- parut canots armez pour obferver les mouvefort content de lamaniere & de la bon- mens des ennemis. teries avoient été fervies, habitans avoient té- Le mardi 20. environ deux heures
ne volonté que les
avantle jour,. nos canots de garde nous
moigné. Le lundi 29. la Flotte ennemie fe avertirent quelal s'étendoit Flottereponteitaseme, du côté de Goyaraprocha deterre, endeendnrducbie étoit toute & ves, qu'elle comme elle avoitfait le jour préde THlet à Goyaves, clle pleines de cedent. One envoia un Cavalier en donraffemblée, &les chaloupes)
ner avis au Gouverneur, & Favertir
monde, deforte que defcentei nous crimesqu'ils rAnce à qu'en attendant fes ordres nous allions
vouloient faire leur ils avoient fait dans
nos poftes du jour précedent. la barque, comme MonficurleGou- OrAFa On déjciner les Troupes, & nous
laguerrer précedente. fond des ha- nousrendimesàr nos
un peu après
verneur s'avança jafqu'au devant auMa- leleverdufoleil. leMajor
bitans, & fit
de
TeEE
prendreled les Negres. lesavenuésé de certains petits fentiers
jor avec les enfans perdus, à Goya- T'Ance: à la barque & de la riviere Beauarmez Rchcompagtiederides ordonna de fc tenir fur le gendre, où fis encore: abbatre des arves; il lui
l'Ance à la
bres embarrafler, après quoi
haut du Morne del
de barque. nous
repos: attendantce
un nombre
ReUSiChers
Jepris avec moi
Negres les ennemis feroient. avoit commandé avec deshaches Ies ar- que Le Gouverneur nous manda de nous. E2 des ferpes, & je fis couper & les fentiers- tenir dans nos poftes, fans permettre:
bres par tout le chemin
à perfonne de defcendre dans l'Ance à
quidefeendentd dans lefond decetteAn- la
de crainte que quelqu'unne
cc, lefquels étant déjà tres-difficile tout-à-fait im- par fut
par les ennemis, dont le defdevenoientt
du
teXe
eux-mémes, ces abbatis. Les enne- fein paroiffoit étre de nous attirer
pratiquables voiant par fixes à demeurer fur côté de Goyaves, afin de nous couper
mis nous
Anco,8cbeaucoupde en failant une defcente derriere nous 7
lahauteurdecette ideshabitansyrepri- ou de faire des prifonniers,
fçaTroupeadanslefonde
voir des nouvelles, & avoir Toge guides
rent lel large. del Roi pour les conduire dans les hauteurs. Il
Taganensuyklitesmm au Bourg ordonna encore au Major d'envoier un
8cles Volonraires fe retirerent
Officier du quartier de Goyaves avec
dela Baffeterre.
cbeaucoupde en failant une defcente derriere nous 7
lahauteurdecette ideshabitansyrepri- ou de faire des prifonniers,
fçaTroupeadanslefonde
voir des nouvelles, & avoir Toge guides
rent lel large. del Roi pour les conduire dans les hauteurs. Il
Taganensuyklitesmm au Bourg ordonna encore au Major d'envoier un
8cles Volonraires fe retirerent
Officier du quartier de Goyaves avec
dela Baffeterre. Jedemeurmiarelevie fond des habitans. quatre ou hommes parleschemins
jor & les Troupes au
en étoit des hauteurs ai plus furs & les moins
Le Pere Vincent Capucin qui c'eft-à-dire fréquentez,afnd devifiereequanie-ll,
Curé nous donna à fouper, Officiers de fes 8cf fancfontirdemuilonse ceux qui pour- de
au Major, à quelques
roient y étre reftez, & les obliger
amis &à moi. Lesh habitans des duquartier vivresen fe retiter fur le champ dans lcs hauapporterent abondance generenfement pour les Troupes qui s'ac- teurs. Les ennemis continuerent à s'approcommoderent comme clles purent dans cher rdeteareens'etendant depuisl'Ance
les corps degarde & danslesmnifonsles
à --- Page 447 ---
FRA NCOISES DE
ty03. àl la barguejafqu'i celle de
LAMERIQUE
mais nous voiant immobiles Goyaves; dans nos canardoient autant de
poftes, & que toutes leurs feintes n'é- woient l'occafion. Le foisquilent trou- 17031
toient capables de nous attirerplus des étoit de maçonnerie les presbiterre mit a qui
loin, TR firent delcendre quatreou
infultes de DOS
couvert
cent. hommes dans l'Ance de Goyaves cinq rent, s'y repoferent, gens, ils y entrefor les trois heures après midi. L'Offi- yavoit, &y mirent pilierent le
ce qu'il
cier qu'on avoit envoié le matin étoit tirantilsl laifferent une feu: en fc refur la hauteur ou leprabreneetibinge gensiàcouvert dubitiment vingrainedelaurs
Hlebienvaticuconcrin. avec fes &
qui brulit,
trois ou
gens
matebennesareanes qui lesavoient
quatre Nemeamergulimwot inguiétez, pour lescroiantp partis, viendrojent
rencontrésilvit quel les
éreindrel le feu &t
vant perfonne leur Angloisnetrou- fir refiftance, leurembolcade tomberoient dans
s'étoient
Loscerquirendou
pour
aada
fons qui éroient autour ETE PEglife: les mai- il jufqu'à ce qu'aiant fait un
FESE
tour, il vint avec fon monde allez-grand
FEET il difperfa fa petite Troupe qui n'etoit une haic d'orangers à trente derriere
que dishommer, dedeuxe
leur presbiterre,
pas du
dit ce qu'ilsavoient à faire, endeux, & leur tunquatre Anglois, dohilfconed & fr déchargequi
donna fur toutes chofes de nc tirer or- autres bien vite. Ceux dénicher lcs
l'un aprèsl'autre, àcoup fàr, & ar mcurez au bas au Morne qui mirent étoient le feu des'engager. A pcine avait-il
alEglie, fons des aud corps deg garde &auxmaifait
fur environs, &c
bra3
qu'il vit un gros de quarante cettedifpofition à cinle foir. II nous rembanemen fut facile de ett
quante terre; hommes il
qui montoit au presbi- l'incendie de Govaves de la
voir
attendit
nousétions.
r, & ar mcurez au bas au Morne qui mirent étoient le feu des'engager. A pcine avait-il
alEglie, fons des aud corps deg garde &auxmaifait
fur environs, &c
bra3
qu'il vit un gros de quarante cettedifpofition à cinle foir. II nous rembanemen fut facile de ett
quante terre; hommes il
qui montoit au presbi- l'incendie de Govaves de la
voir
attendit
nousétions. hauteuroi FRAEL
de la hauteur dans qu'ils un coude fufentàn moitié fait le joindre; il témoigna n0Eetre être
a vri:
chemin, ils lui parce que dans cette que fituation lOdicicr qui avoit qu'on avoir envoié faché à contre
de tirer prélencoient à deux de le côté; il fit ligne
entamé une affaire Goyaves la
rent Gj julte, qu'ils fes gens, qui tire- seeneequenturanott blant de le vouloir faite, malgré & fit femchacunfon homme, jetterent par terre nous le priâmes de lui envoier aux arrérss
volte face, & dans ce LesAngloist moment il firent lesed'suranep
pardonner, & il
tit deux autres coups qui eurentun parplasfacicment, qu'iln'éreil fuccez; les fix autres tirerent lun pa- SCRREEERTIS nuparce petit échantillon à
après l'autre, & prefque aufiheureufs roient à faire, &de quelle qui ils aument, pas un coup ne fut perdu. Les agiroitaveceux. Ili nc maniere on
Anglois qui nev voioient
Tficierque dansla iufapadednee la
que nosgens étoient gabionnez pedonnesparce plinen militaire il meritoit rigueur de dilciLes. An- des arbres,
lc partide faire derriere leurs nition; mais qu'lavoit une feverep
cendeni gloir def décharges étoit vers AeTE endroits d'où de feu conduite, pourne lep
EE
a Gaya- Morne forti, & monterent le refte du de fon entreprife. Le paslotierdu fuccès
ves 5y ble le plus vite qu'il leur fàt pofi- fetoumaapres cela, &c Gouverneur m'emmena avec s'en
Sa mos-s'étoient jufqu'au deja presbitere: mais nosgens ia,luimatiehispron
de,
retirez plus baut & des chélanuit ordres. précedeateareel nousavionscou les mêmcs
Ecc 2
Les --- Page 448 ---
VOYAGES AUX ISLES
NOUVEAUX
tellement qu'il nous quitta, 17o3
avoient repris lc large, déconcerta nous laiffa pourfuivre nôtre chemin
3703. Les Anglois
en parlant &
&c nous nous en retournions lorfque nous en repos. au de
de l'affaire de Goyaves,, Gallot mon Com- Nousallimescouchern corps Le Gouver- garrencontràmes) d'étude lel Perc &c del Religion, & qui d-dnperacinlageid ft (ouper avec lui l'Oficier qui
pagnon piselt Curéd de TEglequbnulote enco- al- avoit neur été à Goyaves, & exhorta tout de fa- le
res lefeu qui braloit (a maifonavoit Gou- mondeafecompenters avec le autant cas de la deflumé toute fa bile, ile lentreptitle &vou- geliequilawots fait, hors) il fit un nouverneur d'une maniere terrible,
obéiflance.
ft (ouper avec lui l'Oficier qui
pagnon piselt Curéd de TEglequbnulote enco- al- avoit neur été à Goyaves, & exhorta tout de fa- le
res lefeu qui braloit (a maifonavoit Gou- mondeafecompenters avec le autant cas de la deflumé toute fa bile, ile lentreptitle &vou- geliequilawots fait, hors) il fit un nouverneur d'une maniere terrible,
obéiflance. Après fouper
toutes
Rencon- fi- loit à toute force le rendre relponfable
pour lespolles de
tre
venoit d'arriverafal Pa- vcaureglement dont je fis des copies que
eheufe dur malheur qui
luir
fes Troupes
au
& aux
du Curé roiffe. Le Gouverneur! reponditavec j'envoiai fur le champ Major
de Goyade douceur qu'il n'avoit pas
ves. beaucoup. été pollible d'y apporter remede, parce & Aides-Majors. Let mercredizt. nous vimes étoit au point visque fon quartier étoit les' trop Troupes éloigne, à étre du jour quel lal Flotte ennemie à deux lieics au
qu'on auroit expole
feroit à-vis de nôtre pofte, de chaloupes
coupées; mais que ce dommage donnoit larges le grand bord nombre de l'Amiral enfuite
bien-tôt reparé, fon cquillui affaire dès quc Pa allerent à avoit été mife à la
rolc d'en faire
Tial flamme qui fit
feroit plus en repos. malheur que vergued'Artimen, nous croirequ'ils farles
Il arriva pour mon chofe à ce que je étoientauc confeil qui midis durajufques alors lal Flotte
voulus ajoûiter quelque avoit dit, mais je fus deux heures à après
de terre, cn
le Gouverneur dela démangeationque commença dériver Sapprocher du côté des habitans. paéfuriechamp mon Confrere mc fel laiffant
envoia ordre au Majavois eu de parlers; il me reprocha Le Gouverneur
avoit
pena fauter au vilage,
dont jor de pofter les la Riviere Troupes des qu'il habitans
ma LRaLaEne éclairé ett ordinairement avec lui depuis Vadelorges étantvifible
le zele peu après quoi il Sjoutad'unton julquatAnce les ennemis ne feroient point leur
allaifonnés que Dieu me puniroit du que defcente du côté de PAnce a la barProphetique peu de foin que j'avois eu je n'avois de fortifier rien que. heures du foir la Frefon Eglife pendant quej à couvert le refte Vers lcs cinq
de la Côte
pour mettre
gate d'Antigues s'approcha
negligé dellile, & que ce crime ne demandais'il s'expicroit comme pourobierverced demie quis'ypalfoits de
que part mon Gang. Jelui d'ôter toutes les elle n'en étoit qu'à1 vent la lui manqua portée tout
n'avoit pas été averti Scs'ill'avoit tait?
ir la Frefon Eglife pendant quej à couvert le refte Vers lcs cinq
de la Côte
pour mettre
gate d'Antigues s'approcha
negligé dellile, & que ce crime ne demandais'il s'expicroit comme pourobierverced demie quis'ypalfoits de
que part mon Gang. Jelui d'ôter toutes les elle n'en étoit qu'à1 vent la lui manqua portée tout
n'avoit pas été averti Scs'ill'avoit tait? Sans fufil lorfque & que le le flot lajettoit à terre
ehofes Saintes, medit-il: earpaitonjoumarpter d'un chaloupe & foncanotla pufdoute,
lui fans que
gertie
hendé ce qui vient d'arriver. Allez, vôtre fent foûtenir, ni la remorguer, parce
dis-je alors,, après avoir ôté de
quc nos gens tiroient deflus; deforte devant
etreprophane,
de mouiller
Eglife mourir ce qui pouvoit fur le pas del lap porte enla qu'elle fut élevé obligée entrel l'Ance Vadelorge
falloit
&cnon pas vous entuir com- un & terrain la pointe Orientale du fond des hadeffendant, avez faitil troiajoure.Tout
On croire quc. nos gens ne. me vous
bitans. peut
lui
le monde applaudit : mai réponic,qule --- Page 449 ---
FRANCOISES DE
1703. Le lai épargnerent pas les coups de fuil. la LAMERIQUE
40r
Tambour voulut battre fur le
journée à faire des
comme pour nous. braver, mais ce Pont fut nous donner de la jaloulie bordées, & pour 1703,
pour prendre congé de la
nos gens: mais comme le fatiguer
ilf fut tué auffi- tôt, &c nous compagnic, avons fçu s'étoit fixé a ne garder que Gouverneur la
depuis par un prifonnier qui étoit de riviere les du Pleflis jufqu'au Fort, depuis nous
cette fregate
laiffames continuer leurs
te fept hommes. ymnammipedunce Jef fisc creuler un boiau des fans nous en mettre en promenafur cette hautcurafin que nôtre monde Sur les huit heures du foirun peine. y pût étre à couvert quand les ennemis Portugais fe fauva à la nage du vaifleau Negre
leur viendroient nous canonner pour aider du Amiral, Fort de &cvint prendreterre au deflbus
fregate à fc retirer. Nous avions
la Magdeleine, or le
une picce de canon de fer à fixcensp duifit les au Gouverneur, à quii il con- Rappors
delà, je voulus la faire trainerfur cette pas ennemis feroientlear
dirqué d'un tranifiuhaureurs mais la Riviere qui déborda ila demain au point du jour defeentelelin- à l'endroiz où ge An
m'empécha de continuer le travail. Le avoit pris terre, & à une autreAnce glois. qui étoit plus bas, &
Erounmamins re avant le jour. a une autre grande Ance pendant de la nuit
: Le jeudi 22. dès le point du
étoit encore plusloin. fable qui
quelques vaiffeaux & plufieurs jour le Gouverneur & où ceNegre Lepolleoit étoit
sapprocherent de terre, & barques terre, étoit l'Ance du gros cavoit pris
feu de leur canon, pour frentgrand écarter
l'Ance qui étoit
éroit François,
tiroient fur la
& nos Vadelorge, & la plus-bas plus
celle de
fEmae le moien de lever fregate, fes ancres lui habitans, dont nous ne cloignéecelledes nous
de fe réunir au reftede la
& gueres en peine.
toit
sapprocherent de terre, & barques terre, étoit l'Ance du gros cavoit pris
feu de leur canon, pour frentgrand écarter
l'Ance qui étoit
éroit François,
tiroient fur la
& nos Vadelorge, & la plus-bas plus
celle de
fEmae le moien de lever fregate, fes ancres lui habitans, dont nous ne cloignéecelledes nous
de fe réunir au reftede la
& gueres en peine. On lui
mettions
tout ce. qu'ils purent faire, Flotte; fut de mais la ment il Içavoit toutes ces demanda comfaire. mettre à la voile, aprèsavoir
pondit qu'il fervoir
chofes,ilrefes cables & laiffé fcs
Cou- étoit dans la chambre Pamiral, & qu'il
r venir
ancres, fauf boire
le
pour donncr à
de leurs draguer dans la fuite. Huit
pendant confeilde gucrre, lorf
s'approcherent chalouipes de pleines de Troupes 10CtamnkEd montrer la verité de
& pour
:comme pour
PAnce des habitans fit voir. les clefs cc qu'il difoit, il
ce fut une feinte, y prendre terre foit que ral, un cachet des caflettes de l'Amielles cuflent ordre cuquevenitablement de
bijoux qu'il avoit d'argent, & quelques
quement en cet endroits tenter le un débar- avoit été enlevé emporté: il ditqu'il
y étoit, les laiffa
Major de Brefil il avoit Par furprife farla Côte
portéc du piftoler approcher de
julqu'a' 2 terabord
fixans enallant trai-
&
adet
fit faire un feu fi vif terre, &
alors il n'avoit pû vaiffeau. Anglois, & qu'il
fi
trouver plûtôt
Ees qu'aprés une bonne heured'un continuel, feu
fefauver parmiles
Toccafion de
nglois proque, elles furent
de reci- verneur lui fit Catholique.Le GouJoni re- tirer, & nos
obligées fe re- fon exemple ceux quclque liberalité, &à
aFAn- poufez tranchemens s'avancerent gens fortant de leurs re- cc qu'il eut de
étoient prefens;
se des bord de la
julques fur Ic de
fut
e.feur
phabi- tout à mer, & firent feu fur elles fa liberté; on lc conduifit l'affturance au Fort
fens.
i- verneur lui fit Catholique.Le GouJoni re- tirer, & nos
obligées fe re- fon exemple ceux quclque liberalité, &à
aFAn- poufez tranchemens s'avancerent gens fortant de leurs re- cc qu'il eut de
étoient prefens;
se des bord de la
julques fur Ic de
fut
e.feur
phabi- tout à mer, & firent feu fur elles fa liberté; on lc conduifit l'affturance au Fort
fens. La Flotte découvert. perfonne. après cct entretien pour s'affurer de fa
Angloife paffa le reffe de Le
Eee poatdehigesalengs 3
beau- --- Page 450 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
de Saint Loiis, brave homme 1703:
1703- beaucoup; caril étoit euffent difficiledecroire choifi CC lieu REES Oscemneyaaminams
que les ennemis defcente en aiant d'au- de fa compagnic, & de celle du Sicur
pour faire leur celui-là. Oncrut que Loiauyeeecaperprte ce cquecepolte
tres plus aifez que teinte pour nous y pouvoit contenir. Au fecond polte en
ce ne feroit qu'une feroient leur veri- remontant la Riviere lc Sieur Loftau de la
attirer pendant àla qu'ilst Savanne &cal'embou- avec fa compagnic. Au paflage
table chure attaque de la Rivicre des Peres. Ce fut mémeRivierelese de
& des compagnics Vaux. A un desSicurs autre paffur cc préjuge quele Gouverneur chan- de fage Bourg devant la maifon du nommé Boigea encore une fois fc la trompa. diftribution Il en- tout, la compagnie du Sieur Trezel8c
ics poftcs, & qu'il
faire venir
du Sieur Chevalier. Ces
voia deux Cavaliers pour
plushautellc cinq compagnies faifoient 263- homles Troupes qui étoicnt alAnceVade- de mes. Le Gouverneur s'étoit
au
lorge & par delà, & me chargea de Morne de la Magdeleine avec Fenv Voles aller attendre au grand pallage lontaires & lcs compagnies des Sieurs
la Rivierc du Pleflis, afin amelure deles polter qu'el- Roulle, Delprez, Heurtaut, Rouffeau
au haut decetteRiviere, CesTroupes étoientla & Sain 2 qui faifoient
hommes.
les arriveroient.
celle des Le Sieur du Chatel avec He compagnic
compagnic de Thomafeaul, & celle des Negresqui fut poftéau Baillif, &clcreftedes TrouEnfans perdus, hommes. Il. mc donna
qui failoientencore; près defix-cens du
faifoient 18r.
donnerdesnou- Eaa fut polté depuis la Rivierc
deux Cavaliers pourlui &cfurtout Baillfjufquaul Bourg del la Balle-Terre.
velles de cc fepafleroit,
Après j'eus établi les Troupes le
de l'arrivéc E ces trois felon Compagnies. la derniere long de : Riviere du Pleflis,, je revins
Difri- Jc diftribution poflai les Troupes le long de la Riviere du au
paflage où dormis un E
bution
fur bord du
enveloppé
PAE
au
lui &cfurtout Baillfjufquaul Bourg del la Balle-Terre.
velles de cc fepafleroit,
Après j'eus établi les Troupes le
de l'arrivéc E ces trois felon Compagnies. la derniere long de : Riviere du Pleflis,, je revins
Difri- Jc diftribution poflai les Troupes le long de la Riviere du au
paflage où dormis un E
bution
fur bord du
enveloppé
PAE
au desTreN- Pleffis en cct ordre: de la petit Riviere, poltequi lc un mantcau qu'on me préta,
eft à l'embouchure
E Sieur disalbRabeerst
lacie
C H A P I T R E IV.
mettent leurs Troupes à terre. Ceqmifap palfa depuis la deftenté
Les Avglois
rabandomement du Bourg de la Bafe-Terre.
jwfqu'à où j'étois de ce C'étoitle vendredi 23-Mars. mc LeCava- diredela
"Inquiétude les trois Compagnies lier revint à toutes jambes fiellesn'étoiens
que qui étoient à TAncc Vade- partdu Gouverneuryque dans unel chicure,jelel lui fiffe
m'o- pasarrivées
S
lorgenevenolentp point, en içavoir. LeMajor paffa furl les cingt heubligea d'envoier deux Negres pour res, il me dit qu'il n'avoic point vûles Contre
fçavoir desnouvelles, & de dépécherun Cavaliers le Gouverneur lui avoit sems qua
des deux Cavaliers au Gouverneurp ne pour pa- envoié, , 2 que les trois Compagnics
lui donner avis que ces Troupes tquatreheu- ne quitreroientp pointleurs pofteslamst un foe contedia
roifoient point quoiquilfatq deux ordre exprès. ilvoulut bien y, retour- del les Anglats
resdur matin, & quefealfeenvoiee des nouvelles. nerfurle champ, àma prierc,afin faire
exprès pour en içavoir --- Page 451 ---
FRANCOISES DES
Hyo3. faire venir, & cependant je fis fçavoir haut L'AMERIQUE de la,
40;
ce contre-temsau Gouverneur. Comme pofte Riviere, Parce que c'éroitle I7O3;
il fçavoit T'importance du polted duhaur
qu'ils devoient occuper felon la
de la Riviere, qui étant pris, donnoit Premiereditributiong Dèsq
qui avoit étéfaite. licuaux ennemis de nous prendre coupde que l"'Amiral eut tiréletroifiéme
derricre; il m'envoia fur le champ m deux canon, on vit déborder trenteCompagnies de Roulle & de Heurtaur
chalompes chargées deTroupesg qui Grande
qui étoient au centre de fon pofte, afin s'avancerent dre dans P'Ance en bon ordre pour defcen- des delcenie Anquej je puffe garnir celui d'enhaut, me
de h droite du gros Prançois.
coupde que l"'Amiral eut tiréletroifiéme
derricre; il m'envoia fur le champ m deux canon, on vit déborder trenteCompagnies de Roulle & de Heurtaur
chalompes chargées deTroupesg qui Grande
qui étoient au centre de fon pofte, afin s'avancerent dre dans P'Ance en bon ordre pour defcen- des delcenie Anquej je puffe garnir celui d'enhaut, me
de h droite du gros Prançois. Le gleis. marquant inbregurimunencon Tres gauche firent &led canon qui étoit à
je les poftaffe au
un fi beau feu qu'ils les
RSIaSE
del la Riviere du Pleffisen obligerent redelal defereplier fur l'embouchucellesquiyéroient, ougue vrir d'un Rivieredul Plefis, afin de fecouF
je les lui envoiafle ii elles n'étoient mais petit qui termine PAnce:
pas tropf fatiguées. POfcier aM avois pofté avec
Pendant que je conduifois les deux 25: hommes &c" environ encore autant
Compagnics qu'il m'avoit envoié,nous qui un feu y coururent f vif du pofte voifin, firent
apperçumes une grandefumée au quar-
& fi continuel, & leur
tier des habitans, & un après une tuerent obligées tant demonde, qu'elles furent
femblablealAnce
&aufli- trois derebrouff.r chemin deux ou
tôt P'Amiral
fois. A
Rain
tira un coup de canon, ral une
la fin il partit de F'Amiquelques momens enfuite il en tira un lon 2 chaloupe avec un grand pavilfecond, & environ un demi quartaprès un fur Parricre de laquelle il y
un troifiéme. Offieier le fabre à la main, qui avoit les
Zes An- C'étoient les Anglois defcendus aux obligea d'aborder, &cfauter à terre, &e
gleis mertent' Habitans pendant la nuit qui avoient qui renvoya dans furle champ les
averre, mis le feu à quciques maifons pour fi- firent qui deux ou trois
chaloupes
44x ha- gnalal leur Amiral qu'ils étoient àt
débarquerent
feize qu'eiles
&
terre,
quinze
cent
TELS
tirans. peut-étre auffi pour nous attirer de hommes. ce côté-là & nous couper. Pendant que ces chofes fc paloient
Le Major arriva enfin au lieu où j'eus avis nos trois compagnies
étoient nos trois
roifloient 1 la hauteur de
fit partir pournous Compagnies, joindre dansletems 2 & les de la Riviere; je courus à l'autre toute bride Ses
queledétichement
à un paffage &je leur fis figne de venir
mettre à terreàl TAnceVadeiorgeyde Angeisdolincrour à moi, elles vinrent aulli-tôt, je
Jai aux Officiers; ; mais comme
tumminti tage furles ennemis que celui d'avoir étoient fort fatiguées du chemin Eits
monté le Morne de l'Ance avant
les avoient fait en montant tant de qu'el- Mor
de forte que quand les deux partis nes, je pris le devant pour m'en reau
e
trouvoientchacunt farlaereredunMor tourner grand pallage, &
ne,le vallon entre-deux,ils fefufilloient en diligence deux compagnies envoyer au
ce qui retardoit beaucoup la marchede du Gobverneur, que celics qui mef pofte
nos gens.
chemin Eits
monté le Morne de l'Ance avant
les avoient fait en montant tant de qu'el- Mor
de forte que quand les deux partis nes, je pris le devant pour m'en reau
e
trouvoientchacunt farlaereredunMor tourner grand pallage, &
ne,le vallon entre-deux,ils fefufilloient en diligence deux compagnies envoyer au
ce qui retardoit beaucoup la marchede du Gobverneur, que celics qui mef pofte
nos gens. Le malheur voulut encore voient alloient remplir. Comme che- fuiqu'aulieu deprendre le ehemino ordinai- la min failant j'avois la vûe attachée fur
mer, me fentis tout d'un
Arup-paparmanat tirer en d dc mon cheval par les coup Negres --- Page 452 ---
VOYAGES A UX ISLES
404 NOUVEAUX & enmé- François étoit forcé, & fur le champ 17031
1703. gres quimicompagnaiems fit fur nous une vigoureu- il fit repirer nos Troupes. J'étois telleme tems on
beaucoup de ment préoccupé que cela ne pouvoit
fc décharge qui de coupa nous fans pourtant étre, que je fuivis le grand chemin
branches autour
venoit d'unc pour m'enailbirer moi-même. J'efnous faire de mal ; elle
remon- tuyai enachevant se monter le Morne
groffe troupe d'Anglois Morne en qui cherchant toute la décharge des. Anglois qui s'étoient la crête du
fàt fi bien toient relevez, voiant du mouvement
quelque endroit qui ne ils avoient pas elluyé parmi nous, & quer nôtre feu étoit cefgarde que ceux dont
d'ypaller. 1é 2 & je, continuai mon chemin malie feu en tentant inutilement où nos gré leurs balles. Je me rendis au grand pallage un
de Quand j'arrivai fur la hauteur de
gens tenoient en échcc corps étoient T'Ance du gros François, je; vis quel lo
quatre à cing cent hommes qui
retranchement dcla gauche éroitgarni
de l'autre arruguenitamun feu, ians pourtant & faifoit feu fur les ennemis; cela me
foient un trés-grand mal; au lieu queles: nô- donna de la joic, 2 je & crus que nos les gens ennous faireaucun couverts d'un bon re- avoient repris coeur repouffé
tres qui étoient les riroient à coup pole, nemis. Jc piquai mon cheval alloit pour avoir aller
tranchement rarement. Enfin cc dire au Gouverneur qu'il
mais
& les manquoient
qu'ils deux compagnies dans lei moment,
jeu leur devint fi infupportable, de fc mettre leventre je n'eus pas fait cent pas que je vis
furent contraints
murailles fé- grand nombre de gens quir imontoientle
à terre derriere quelques f€ couvrir, &n'é- Morneaut traversdes cotonicts,lapréocches éboullécs pour
où j'étois me fit croire que
tre plus en butte à nos coups.
neur qu'il
mais
& les manquoient
qu'ils deux compagnies dans lei moment,
jeu leur devint fi infupportable, de fc mettre leventre je n'eus pas fait cent pas que je vis
furent contraints
murailles fé- grand nombre de gens quir imontoientle
à terre derriere quelques f€ couvrir, &n'é- Morneaut traversdes cotonicts,lapréocches éboullécs pour
où j'étois me fit croire que
tre plus en butte à nos coups. cupation c'étoient nos gens qui abandonnoientle
Nous entendions avec plaifir qu'on du
du milieu de PAnce; & fansfaire
fe battoit vigoureufemene à Retranche- l'Ance attention pofte que la plàpart étoient habilgros François, & Nos au petit] trois compagnies lez de rouge, m'a 'avançai vers eux &
mentdela pointe. & celles qui en leur criant E faire volte-face,
commengoient à paroitre le Gouverneur qu'ils alloient étre foûtenus; heureufe- de
devoient aller joindre quand un Ca- ment pour moi je trouvai une haie Danger
étoient deja en marches
qui m'empêcha de paffer; & ohlau- theur fa
Les An- valier me vint dire de lever prompte- &deles raquettes aiant vû plus clairement l'erreur où trouves
glsisjor- ment les pofles de la Rivicre,
le
jedelcendis de chevalfurl lequel
centle polieal faire défiler par le haut,. parce que j'étois, monter mon petit Negre, & lui
ils é- pofte du grosfiangois étoit forcésjelui écrit, a fis de fe fauver; cet enfant ne vouloit
toient demandai s'il avoit cette ordrepar m'avoit dit mc quitter,
fus contraint de
defeen- das. parce que le Gouverneur d'extraor- E menacer pour - obliger. éloigné
quesilanitoir quelquecholed
fon Les Anglois dont je n'étois
dinaire, ilm'écriroite ou m'envoiroit me
d'une portée de piftolet, me criecachet, pourn m'affurer de ce le qu'on Cavalier que rent quelques parolcs dont je n'endiroit de fa part. Comme je continuai tendis autre chofe bon quartiers
n'avoit rien de rout ccla, les deux mejettai dans des Emen qui étoient
à faire garnir le pofte mais que le Major E. la gauche du chemin,afin de gagner étoit
compagnies laiffoient;
du
facilementun petit fentier qui
arriva qui me dit quc le polte gros plus
dans --- Page 453 ---
FRANCOISES DE
ITO3. danslerevers du Morne, ils me tirerent LAMERIQUE
quelques coups fans effet. Je repris le furlAnce moins autant du Frangois, pour le 1703
grand cheminaprésavoird échapécedan- ce qu'ils avoient Erole bleffez, fans compter
ger pendant que lesAnglois étoientocperdu dans leurs chacupcz à
les raquettes avec leurs loupes avant dep pouvoir mettre à
fabres pour LCOHETAS faire un pallage. qui montoit: à plusded deux cens, comme terre,
Jeme crouvai avec nos gens qui fc nous niere l'avons fça dans la fuite: de mabattoient en rctraite, & qui failoient interêt que l'Amiral Anglois qui avoit
ferme de tems en tems pour arréter les
de deconferver les
fes gens, fe defefde Anglois, & donner le loifir au refte ric peroit dans le voir expofez à la bouchenos' Troupes de défiler.
it: à plusded deux cens, comme terre,
Jeme crouvai avec nos gens qui fc nous niere l'avons fça dans la fuite: de mabattoient en rctraite, & qui failoient interêt que l'Amiral Anglois qui avoit
ferme de tems en tems pour arréter les
de deconferver les
fes gens, fe defefde Anglois, & donner le loifir au refte ric peroit dans le voir expofez à la bouchenos' Troupes de défiler. UnOfficier
fond d'une
me dit que Monficur le Gouverneur ronnée de retranchemens; Anceroureenv. & il
étoit en peine de moi, & quej je ferois été raifon, Car fi le pofte du milieu avoit avoiet
biendel'aller lif. joindreau Bourg du Bail- certain garni comme il devoit étre, il eft
Je trouvai un peu plus loin mon tous ceux que les Anglois y auroient laiffé
petitNegre cheval, qui m'attendoit avec mon
qu'ils yavoient mis à terre. Bourgd je montai deffus, &c je fus au velles LrsmEit du Sieur. Demonville
CEEREOMLOE
fon
verneur qui aflembloit fes Soldats à jelui dis queje venois de le neveu, &
mefure qu'ils arrivoient; 5 il medit
qu'iln'étoitp pointbleffé: allez, quitter,
nous devions lemauvais fuccès de cette que ARmNtngnEEAEanE medit-il, les' Troujournée aux deux Cavaliers qu'il avoit pes, faitesborder lc
&c
envoié porter l'ordre aux
dites de ma part à l'Offcier retranehement, gui cométoient à l'Ance
Troupes qui mande la batterie des. ces Troupes n'étant Vadelorge, parce que continuerà faire feu fur Dominique, les
de
pour occuper leurs pas venues il àr tems de ne l'abandonner
ennemis, &
contraint de
poltes, avoit été glois feront maitres quand les Andégarnir fon centre
tre
3emt
nous empécher d'étre
pour Eglife. hauteurdevo. rieres, & que les Anglois pris avoient par nos der- Les vaiffeaux
fitéde cecontre-tems avant
pro- pendantlelong Angloisu/éendirentce
remédier, & avoient forcé le qu'il polte y pût du treSavanne, &nouse docoaachemendens canonnerent deleur
milieu. mieux. Il y avoit parmi cux une bardu Ilr me parutfort mécontent du Sieur queHollandoife noit
de dix canons,
Chatel; il lui avoit mandé de le
jufqu'à la. Lame,
quivevenir joindre avcc fà compagnie, & fur continucl; fon elle avoit Scquifafoitunfeu deux'
quelques autres Troupes; mais il étoit res gaillard qui failoient Trompettes des fanfavenu f lentement, que quand il étoit de pour nous infulter; nos
arrivé il n'étoitp plustemss de forte
cette fanfaronade tirerent genspiguez
lui & fes Soldats n'avoient
que tuerent ou les bleflerent, car delitus, on les vit les
pas vû les Anglois, & s'en feulement étoient tomber, & on n'entendit plus detrom.
il étoit res gaillard qui failoient Trompettes des fanfavenu f lentement, que quand il étoit de pour nous infulter; nos
arrivé il n'étoitp plustemss de forte
cette fanfaronade tirerent genspiguez
lui & fes Soldats n'avoient
que tuerent ou les bleflerent, car delitus, on les vit les
pas vû les Anglois, & s'en feulement étoient tomber, & on n'entendit plus detrom. retournez vingt-fois plus vite
pettes. n'étoient venus, fans avoirt tiré un qu'ils feul Après j'eus parlé au Sieur du
Pirtedes coup de fuGil. Lafhirenedurap pasplus Rieux, del AdIe Enfeigne de la compagnie
Anglois d'une heure & demie , &
Maifoncelle, qui
aladge elle coûta plus de 350 hommes cependant terie de S. commandoirlabaecente. Tom.II. tuez tre Rivicre, Dominique, j'y trouvai le j'allai à nôFff
Major qui
fai- --- Page 454 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
vis
& tranfporter 1703
3763. faifoit border les retranchemens; Tour s'étoit je pondreforlaplatc-fomne les munitions qui étoient dans le corps
que le Canonier de nôtre les pointes de garde. retiré, & avoit emporté lecanon,jymon- ileftcertainque ce qu'il y a de moins Remar- far
d'acier pourencloier trois de nos Negres & un de àcraindred dans ces occalions eft lecanon ts
taiavcc
&j kjecommengss.fatre des vaifeaux; il fait beaucoup del bruit tiré dun
nosdomefliques, nôtre canon. Un navire de 70 & de mal. Le vaiffeau qui étoit vainfan. joiier fe vint mettre devant moi, mais SCTOAL la Tour tira plus de cent coups,
canons
de monde a bord, a la portée de la voix, fans donnerdefoit qu'il eut peu
fcs munitions, dans. Il auroit peur-étre mieux réuffi,
foit qu'il voulut ménager lc teu
s'il cut été plus loin: mais comme il
il ne ft pas tout
qu'il pouvoit plus de éroit dans lecommencement des groffes
faire, & ne m'envoia jamais nous
&
trois volécs de canon à ka foiss
Lanoulitamguerbescen, parconétions fiproches que nous nousparlionsy fequent il ne pouvoit pas poitter dans jufte. toute
il crut une fois m'avoir demonté, & Nous ine pordimes perionne
undefes me
cette action, & nous en fûmes quittes
gens emtenfrangon,Pere map picce, poar deux Habitans legerement bleffez. blanc 8 donnai ont-ils porte?jepointaus dans un fabord de fa lainte Je paflai la riviere des Peres avec
barbe je où il y eut du tracas; je leur le Gouverneur qui l'avoit fait paffer
criai à 3 mon tour, cclui-la eit-il bon? auparavant aux Troupes qui s'étoient avoient
Oui, oui, medit-on, nousallonstepaicr. retirées par lel bas; car celles qui
lin effet ils me lacherent trois volécs prislechemin des hauteurs n'étoient pas
i bien pointécs, qu'eilcs croiferent la encorcarrivées. Lesennemis planterent
Tour deux ou trois picds au deffus de un drapeau furla batterie de 'S. Domi-
& nous en fentimes le vent nique, &fe mirent en bataille dansnônos têtes,
le fervis encore ncuf tre Savanne.
. retirées par lel bas; car celles qui
lin effet ils me lacherent trois volécs prislechemin des hauteurs n'étoient pas
i bien pointécs, qu'eilcs croiferent la encorcarrivées. Lesennemis planterent
Tour deux ou trois picds au deffus de un drapeau furla batterie de 'S. Domi-
& nous en fentimes le vent nique, &fe mirent en bataille dansnônos têtes,
le fervis encore ncuf tre Savanne. Trois de leurs hommes
de bien prés; je
pour s'étant avancez
piller dans nôtre
ou dix-fois, après quoi jedelcendis il me dit de Couvent, y
pris; un d'eux étoit
au Gouverneur;
re.hend
parler inire encloiier le canon & del'abandon- un François refugié. On les conduifit
queles ennemis alloient pa- au Gouverneur qui les envoia au
ncr, parce
de
du Fort, & ordonna qu'on
SE
roineur la batterie de S. Dominique, garde fans leslaiffer
d'oà ils nous incommoderoient avcc mit aux fers, fit enfuite border parleràp une
Le Sieur du Rieux fonne. Il
AROE
lear moufqueterie. Tavoirbienfervi, & avoir obligé du retranchement de lar riviere, &douaprès Hollandoife à nous laifferen bla les rangs à celui du bord dela mer:
la-barque
mais commel les Troupes ne paroilfoient
repos mabreomnboe des enneris
"fort empreffées pour aller vers le
expolé à la moufqueterie
enle canon des vaifétoient autour denôtrel Eglife,
parce
Euton
qui cloua fes trois picces &fe retira: faute feaux balaioit EEE chemin qui y condui- c'étoit
de clou je ne pus faire ia même chofc. foit, je dis au Gouverneur les braves, que & ceux
Jer me contentaidefaire: mettre trois gar- le tems de voir
peur
goulles Sctroist boulets dans lecanon, & qui me reprochoient que j'avois
quand je traçois les retranchemens 2
un quatriéme bouimtsumpeydelabor bientappé; cependint perionne ne fe préfentoit, il
che, bienemouredefluficsch
de n'y eut que le Sieur Sain avec fa comje fis répandre quelques gargoulles
pagnie --- Page 455 ---
FRANCOISES DE
1703. pagnie de la Grande-Terre qui s'offrit LAMERIQUE
d'y aller, pourvu qu'on lui montra le denosretranchemens ciers
Undel leurs Of- FYOg. potte & le chemin pour y aller. Je pris Purgerie, monta & at plus haut étage de noire
congédu Gouverneur,
mit latéteal lat
fis. Cc bon exemple fur éjelycondui- imité de trois oblerver ce quife pafloit de tenétrepour notre
autres
unNegre
côtés
Je trouvai compagnies le Sicur nous fuivirent. dire pendant senapperqut, &nous) le vint
Enfans
& 2" Févre avec les lui dit de le nous mangions; on
perdus les
der
demanda où il pourroir Negres; fe
il me il n'y manqua pas, quand & il paroitroit,
faire quelque chole? Jele mettre pour le corps demeurap panché iltira fur f la julteque
vis denôtret fucrerie, plaçaivis-à- Je quittai le Sieur le
fenétre.
pendant senapperqut, &nous) le vint
Enfans
& 2" Févre avec les lui dit de le nous mangions; on
perdus les
der
demanda où il pourroir Negres; fe
il me il n'y manqua pas, quand & il paroitroit,
faire quelque chole? Jele mettre pour le corps demeurap panché iltira fur f la julteque
vis denôtret fucrerie, plaçaivis-à- Je quittai le Sieur le
fenétre. de fairebràler
j'avois envie nous seûmes
je Févre; après que
tileaux peEeSE lej pofte inu- de la Mer, mangé, en
defcendisaubord
ennemis; maisaprés yavoir re- confeil que le attendant le refultat du
Reuconntcemmois tede m'attirert
de crain- tenir au
Gouverneur étoit allé
tous nos Peres à dos; car les Bourg. Le Major en revint fur
quoique de fer les ennemis l'aient braléeavant Gouverneura quatre heures gui me dit que le
rembarquer, on n'auroit pasmanavoit 1 me parler;
qué de me reprocher qu'elle ne l'auroit enallaiapied, par la
faifant mener: mon je cheval m'y
Lr feu. été, fjen'y avois pas fait mettre ou dix bride, vaiffeaux parce qu'il y avoit huit
Jecontinusilp
canonnoient, & qui ou barqlies auroient nous
Breauelesamnioteme placerlarTioupesime &àn
commoder G j'avois été à Pu m'inOfficiers par où ils pourroient montreraux feretirer lieu qu'étant à pied, la hauteur chevals du re- au
Seferallicr, fez,,
s'ils iatrouvoiente trop pref- tranchement me mettoit à couvert. de l'eau &jefisr au srompre le canal qui portoit
me
moulin du Sieur
d'armes,il dit qu'il
araeeraaath
afin d'ôter fet
Boulogne, de faire revenir les avoit étérelolu
s'ils venoient foulagement en cet endroit. aux ennemis, boient la riviere de Saint Troupes & borbords de
les
FTLIS
de Jetrouvaienr m'en retournanta aul bord les
la mer, & de les mettre dans Les
lameru un Negredu Gouverneur qui riviere retranchemens des
de Bifdari & de la Franêdelay m'apportoit viande de rôtie. la part du pain, duvin glois étant Gallions, a
parce queles An- bandon- foiale Févre &
J'invirail le Sieur quenous, terre, étoient plus forts nentle
quelques autres Officiers à
&avoient des' Troupes: smicux Eourgor
manger, & nous allions commencer difeiplincen lution
je lui dis que cette refo- tousles
quand je fis reflexion qu'il étoit jour
furprendroit les Habitans qui Tetranmaigre; je leur dis de continuer, & comptoient de bien deffendre les
chemens
je me contentai d'un morceau de pain shilétoient, & de faire perir poftes
avec des bananes que je mangeai d'un tour Anglois avant de les leur ceder.
icux Eourgor
manger, & nous allions commencer difeiplincen lution
je lui dis que cette refo- tousles
quand je fis reflexion qu'il étoit jour
furprendroit les Habitans qui Tetranmaigre; je leur dis de continuer, & comptoient de bien deffendre les
chemens
je me contentai d'un morceau de pain shilétoient, & de faire perir poftes
avec des bananes que je mangeai d'un tour Anglois avant de les leur ceder. bien Je des fis
grand appetit, aiant farigué depuis les
ce quej je pûs pour rompre ce def4 heures du matin fans avoir pris autre fein, miisjen'en pûs venir à
chofe que de l'eau en paflanr lcs rivie- Gouverneur me dit enfin, bout; ce le
res. T'obligeoit à demeurer ferme que étoit
les
R
Cependant Anglois
manque d'Officiers, qu'il n'avoit
de nôtre fucrerie, & s'y mirenca s'emparerent àcou- Melfieurs de la Malmaifon & de
vert des
de
foncelle fur
AES
coups fulil qu'on lcur tiroit étoit de la dernicre qui il pur compters
Fff 2
importance que PE
pre- --- Page 456 ---
VOYAGES AUX ISLES
408 NOUVEAUX
feroient re- 1103i
1703. Pessmerssmmaiehd & que furh.foetoqeclomgured poulléesàl la deicente. Pendant que nous
jcfecondnep pouvant colonic posétrepartouson à être défai- étionsà parler onamena deux deferteurs
expoferoit toute la
affaire un Irlandois, ils confirmerent: tout ce que
tc, fonvenoitaavoir une aal licu qu' peu 'on je viens de dire, & ajoûterent quefion
ferieufeavecl les ennemis;
pouvoit trouver moien de faire fçavoir
ne courroit point ces rifques &clesretran- quandon qu'on donneroit pallage aux le deferteurs tiers des
feroit couvert par lcl Fort, des Gallions & pour fc retirer en Europe,
chemens de la riviere inaccelibles, & par Troupes deferteroit. avec le Licutenant
de Bifdari prefque faciles à confervers J'entrai chez enfuite le Gouverneur où l'on fit
confequent ainfi le fecours de la de Roi
des poftes que les" Trouqu'on
feroit facile la diftribution
oie
Martinique aveé lequel il
ai- devoient occuper le long du bord
de chafler les Anglois d'autant plus SC la mer &de la riviere des Gallions. fément que les maladies diminué qui regnojent lenom- On en fit des copies pour le Major &
parmi cux en auroient
le.Aides-Majors, Xronachevadepor &c
bre, fans compter cc qu'ils perdroient ter au Fort les munitions de guerre
dans les actions ner manqueroientp (erviroient pas de bouche qui étoient encore dans
de fe paffer tous joursqui
lesi magafins. Les Sieur Binoisentradans
encore à aguerir nôtre monde. avoit inter- le Fort, & fit travailler à un fourneau
I1 me dit enfuite qu'il & qu'ils lui fous la petite face du Cavalicr qui enne- rerogél les conftament trois prifonniers,. declarequil n'y a- garde le Donjon, afind'ôteraux maitres, une
avoient
cing Regimens ve- mis, s'ils s'en rendoient auroit invoit fur) la Flotteque avoient fervià embrazure qui y étoit 7 qui
couBtat des nans d'Angleterre,
fort dimi- commodé le rétranchement qui
Trompes l'affiredeVigo, quid
le
LLtare
Angloi- nuez,non feulementr pouravoiré étélong- vroit Les) Peres Donjon.
afind'ôteraux maitres, une
avoient
cing Regimens ve- mis, s'ils s'en rendoient auroit invoit fur) la Flotteque avoient fervià embrazure qui y étoit 7 qui
couBtat des nans d'Angleterre,
fort dimi- commodé le rétranchement qui
Trompes l'affiredeVigo, quid
le
LLtare
Angloi- nuez,non feulementr pouravoiré étélong- vroit Les) Peres Donjon. Jeluites firent porter dans
Je. temsenn merdevant &: maiadie après cetteaétion, de Siam & leFort les gios meubles de leurl Eglife, de Definie
mais encorc par la
mifesdansees & entre: aurresdeux grandes Louis & figures de Saint de deux
la diffenteric quiv'étoientt étoient à la bois doré de Saint la
précedente on fizures de Sainis
Troupes pendant
avoit Ignace. Dans guerre
maisles
Barbades quedans)
avoit laiffées dans TEglile;
eee
faità Marie-galante ces cingRegimens dix-huit-cent lcs Anglois les enleverent, & les chargenc faifoient qu'environ avoit tiréfix cent hom- rent fur une heurcufement barque pour la les barque porter fut à
Nommessqu'ons les
des vaiffeaux. Antigues;
nos Corfaires, & les
mes detous équipages de450. prife par un de
& replaLe regmentdeBregeise douze-cent quiétoit hom- fgures rendués aux Jefuites La même chofe
hommes, & environ des milices du cces en leurs niches. mes de Flibuftiers ou & de fes dé- n'arriva pas en cette guerre 7 le DonGouvernement d'Antigues refugié avoit jon aiant été enlevé par un fourneau, tout ce
pendances. Le François beaucoup de ces ftatués furent brûlées Le avec Gouverneur
encore arclanéquilyavokt entre l'Amiral de la qu'on y, avoit retiré. d'y mettre mes
mefintelligence Flotte8 8cle General Codrington, à qui m'avoit besucoupprefléd & ce quejavois de meilleurs
les Colonels faifoient difficulté d'obeir, je papiers, ne fçai par quel préfentiment je n'y
& qu'il y avoit eu de groffes gageurcs
vou- --- Page 457 ---
FRANCOISES DES
1703. voulus mettre qu'une caiffe de livres L'AMERIQUE
qui fut brûlée. mais premier, leGouverneur n'y veulut jaAprès les poftes eurent été re- Anglois confentir 3 fous prétexte que les 1703. ies: glez, .NIt fortement fur deux choPourroient enlever cette
: La premiere, que l'on retira les riealépéca la main, &cs'en fervir contre batteeanons de la batterie des Carmes, , & nous.Nouslui fimes voir
qu'on les mit dans le Fort,ou du moins decette vîmes entreprifes maiscommer Timpollibilité nous) le
entre le Fort & la Falaife du bord de
fixé à" les' faire
la mer, où l'on pouvoir dans moinsde clotier, & à les laiffer en feulement leurs en24.
lever cette
: La premiere, que l'on retira les riealépéca la main, &cs'en fervir contre batteeanons de la batterie des Carmes, , & nous.Nouslui fimes voir
qu'on les mit dans le Fort,ou du moins decette vîmes entreprifes maiscommer Timpollibilité nous) le
entre le Fort & la Falaife du bord de
fixé à" les' faire
la mer, où l'on pouvoir dans moinsde clotier, & à les laiffer en feulement leurs en24. heures établir unel batteriecouverte je me retranchai à demander places, les
d'un follé & d'une palifade. Ma raifon affuts&cles plate-formcs fuffent que
étoit les ennemis trouvant ces Ca- cequ'il m'accorda &c me
brolez, de
nons 9ec auroient bientôt delencloucz foin. Avant de faire mertre chargen le feu ce
ou forcez, s & s'en ferviroient contre plate-formes,) &
jef fis encloterl les aux
nous fans avoir la peine d'en faire def- afin les fis charger jufqu'a la canons,
cendre de leurs vailleaux 5 &
de les faire crever. Je ne bouche 2
une batterie établie dans lc lieu' qu'aiant quel fut leur fort, caron fe- Içai pas
propolois, nous ferions en état de que fou- je qu'on eut mis le feu aux retira dès
droier le Bourg, & dempécher les &equand nous rentràmes dans plate-formes; Ic
vaiffeaux de s'en approcher : à quoi après la retraité des Anglois, nous Bourg ne
j'ajoutois cette batericetantetablie trouvâmes que deux canons
avant que es ennemis cuffent établi la plufieurs pieces des autres. rompus &
leur, fions il étoit évident que nous les euf- faire On envoya F'ordre au Major
La chagriné. d'une terrible maniere, foleil retirer les Troupes dés pour le
feconde chofe fur
feroit couché, de maniere que
zai fut de mettre le feu au laquellej'infif les premiers qui
de l'abandonner: : ma raifon bourg: étoit avant roicnt far la hauteur defileroient, de la Handies
ennemis nemanqueroient de quel let faire les Sieur Boulogne, pour
fucrerie du
en fc letirant, & qu'aini Me étoit
les fuivroient 5 en Cas rfodienirecitiqu
à propos de les prévenir de leur plus inquiétées dans] leur marche, qu'elles & fuflenc
laider ce foin 3 après qu'ils ARTE feroient hautcuren hauteur,
ainfi de
fervis de nos maifons
fe
Bourg où elles recevroient sjufqu'a Pentrée du
ou qu'ils en auroient; pris Eier materiaux loger, leur campement. l'ordre de
pour faire les plate-formes de leursbat- Cetteretraite fe
teries & les autres choles qui leur fc- & le Major ft voir fremtud-bonorérs gu'il
roient ncceffaires. Lel
métier. Les
fçavoit fon
étoit demon fentiment Lieutenant de Roi mouvement Angloiss'étant dei nos
apergusdu
mais il n'en fut point pour les canons; charger, s & choifirent gens, voulurent les
Bourgsil efperoir auli-bien pour brûler le riviere l'endroit à côté de pour paffer la
verneuryquel le fecours de la quel le Gou- rie:c'étoit: alfurémenti lep plus nôtre facrearrivant, on poufferoit les Martinique & c'étoit Pour cela
commude;
vivement, qu'on ne leur donneroit ennemis fi le Sieur lc Févre avec que avois polté
le tems de
dus.
nt gens, voulurent les
Bourgsil efperoir auli-bien pour brûler le riviere l'endroit à côté de pour paffer la
verneuryquel le fecours de la quel le Gou- rie:c'étoit: alfurémenti lep plus nôtre facrearrivant, on poufferoit les Martinique & c'étoit Pour cela
commude;
vivement, qu'on ne leur donneroit ennemis fi le Sieur lc Févre avec que avois polté
le tems de
dus. A
rien brûler. Pas
Commei ille préparoit Enfans à perLa fuite a fait voir
les
fe retirer,
fon d'infifier fur cepoint. quej'avois curai- des ONEnaro deux côtez de la fucrerie,
Alégarddu terent dans la riviere ouil fe jetFff 3
n'y avoit de
l'eau --- Page 458 ---
NOUVEAUX: VOYAGES AUX ISLES
4t0
ou à la furoccupéparles compagnies des fieurs 1703. 1703. l'eau quc jufqu'aux genoux pour gagner lel Bouig, Loftaut & Thomafcau, qui
ceinture, & fe prelierent Le ficur lcfeneks tarforent 163. hommes. lci retranchement. Onrenvoy4 la compagnie des trois
reçût bien, Zgmuaemrusatits les uns apies les Rivieres, commandée par le feur des
ges fans fe prelier, ils avoient dcs piito- Meurs,enion quartier, pour garder les
autres; & commc, lcur feu fut tortvit Ances, avec oruie de tenir une garde
Jets de ceinture,. Les Compagnies qui fur le chemindu réduit, pour empécher
&c fort violent. voitins les iecon- que qui que ce fost nepaffat du côté de
étoient danslesangics les Anglois furent la Cabetterre, fans une permifion fignée
derent f bien, que & deie retireravec du Gouverneur. obligez de ploicr, fans avoir pa La compagnic des Saintes fut poftée
une perte confiderable, Leficurlere- au vieux Forl, a PAnce de la Croix,
Bseicseraneisaoal enfuire avec tourlc relte & aux environs, pour défendre ces
vrc fe retira
fans êtrein- heux-là encas de biloi, & pourentredes Troupesau &c fans petit autre pas, pertc que d'un tenir desvigies, pour découvrir ce qui
quiété ,
fe paffoit en mer 2 & en donner avis. homme bleflé. à l'entrée du Bourg La compagnic du fieur Celleron,
Je me trouvai quand les Troupes comme la plus ancienne, eut la droite,
avec le Gouverneur laifla le fieur le Fevre & fut poftéc fur la hauteur à l'embouarriverent 5 on celle de Heurtaut chure dc la riviere des Gallions,lelong
avecfa compagnie, fur la hauteun de du Boiau qui faifoit face à la mer 5 les
& celles des Negres paffer la nuit, autres. compsgnicsyedendirent. jufqu'au
la Ravine Billau, pour y desenemis. Morne de Bildari 3 la Cavalerie de la
& obferverlest mouvemegs les compa- Bafe-Terre, quiavoit envoié fes cheOn fitentrer dans leFort Trezei S vaux dans les- hauteurs & aux trois rignies des fieurs Boucachar, deux comdes Gallions,
Titeca,pour fe joindre: aux ctoient; nrcyfstmenlabatenrs ohlcGouverneur avoit choifi lon pofte
pagnics de la commandée Marine qui par y le iicur avec les Voiontaires qui l'accompala premiere Licutenant du fieur de Mation- gnoient.
erre, quiavoit envoié fes cheOn fitentrer dans leFort Trezei S vaux dans les- hauteurs & aux trois rignies des fieurs Boucachar, deux comdes Gallions,
Titeca,pour fe joindre: aux ctoient; nrcyfstmenlabatenrs ohlcGouverneur avoit choifi lon pofte
pagnics de la commandée Marine qui par y le iicur avec les Voiontaires qui l'accompala premiere Licutenant du fieur de Mation- gnoient. Les Cavahersde la Cabefterre
Cloche faifoit les fonctions deMajor, & de la Grande-Terre & la compagnic
celle,qui
le fieurdu Chatel. Ces du fieur Heurtaut furent pottez à Tha-
&c1 la feconde par
bitation du ficur Milet & de la Veuve
cinq compagnies failoient les deux gog.hommes; Canoniers Cherot fur la riviere des Gallions pour
on y fit aufli entrer. deux garderlesp petits pallages qui étoient fur
du vaiffeau Nantois dontj' avec.douzeai- 'ai parlé,
cette rivicre. autres Canoniers del'iie
your La compagnic du fieur le Févre &
des, quelques Volontaires Licurenant qui
celle des Negresn'e eurent point de pofte
lurent tenir compagnieau un Vere fixé, parce que leur emploi étoit d'être
de Roi, deux Aumonier, Chrurgiens, les Gardes toûjours en campagne pour harcelerles
Carme pour
Ouvriers & des ennemis 9 enlever des Prifonniers &
Magafins, queiques defortc qu'iisie trouve- favorifer lcs Deferteurs. Domeitiques; hommes. Ilétoit plus de minuit avant que les
Cimpe- smentdes rent environ 370. haut dela riviere des Troupes cuffent défilé par le Bourg
Trotepes Lepoite du
pour aller s'établir dans leurs poites,
LelaCo- Osiopymedp-gahase
J'allai
bonie. --- Page 459 ---
FRANCOISES DE
IN03. J'allai dormir trois ou quatre heures qu'on LAMERIQUE
4tI
dans la falle du Gouverneur pendant bles. achevoit de tranfporter fes mcu- 1re3,
C H A P I T R E V. Cegmifepafa de part d d'autrejufqu'a itariuidsfuemdelan
Samedi matin 24. Mars ravine; Ce les
Martinique. M. del la Malmaifon, Lieu- derablement, qui & leur auroir retardéconfitenant deRoi, entra dansle bicn du
auroit fait perdre
RTS SA Fort; ill'avoit détenduavec
monde; mais le Gouverneur
tant de vaieur douze ans auparavant, jugca plus à propos de conferver fes
que nous étionsaflrez qu'il ne s'aquié- Hatlyetnpleremd & ne
dul Bourg Saint Les Anreroit pas moins de gloire dans certcoc- aux'Herbes François,
palléreur la riviere glois
cafion. On mit le teu à la barterie de
qui le lepare LERS celui de la Tampa- renida
Saint Frangois, &nostrois compagnics Balte-Terre. lesh hauteurs Le Sicur lc Férrevintg par Bearg. avoient palfe la nuit fur la hauteur Bulau, il mit juigu'au le feu deffus dela Ravine
ELi Ravine Billau, fans étreinquietées nes
a toutes les canle moins du monde, entrerent dans le
qui étoient de CC côté-là, & en
Bourg, &cfirent la recherche dans tou- s'enrcrournantàt à 600.
angois, &nostrois compagnics Balte-Terre. lesh hauteurs Le Sicur lc Férrevintg par Bearg. avoient palfe la nuit fur la hauteur Bulau, il mit juigu'au le feu deffus dela Ravine
ELi Ravine Billau, fans étreinquietées nes
a toutes les canle moins du monde, entrerent dans le
qui étoient de CC côté-là, & en
Bourg, &cfirent la recherche dans tou- s'enrcrournantàt à 600. toutes cellesquié iétoient
tes les maifons, pour voirs'il n'yauroit foit un vent Pas au de deffus du Bourg 5 il taipoint de Negres ou d'engagez cachez que le feu fe terre ailez trais qui fit
Pour fer rendre aux ennemis. tous côtez. Les communiqua ailément de
Sur les dix heures une garde qui de cet
cnnemis furent furpris
étoit fur une hauteur aiant fait figne vouloir incendic; ils crurent qu'on les
que les ennemis approchoiznr, on tira
attaquer; ils prirent les armes,
un coup de canon pour avertir. les En- iementenberte,e la nuit. &yp
fans perdus & les Negres de fe retirer faveur de Nongens la
S pullerenttoure
du
caapprochcrentai
Baurg, on les mit en bataille fur ques coups nuit, &ieur tircrent quelTefplanade du Fort. Le Gouverneur rent jam.ais defutils mais ils ne voulucommanda à la compagnie des Negres tenoienr li quittericursp poltes, ohilsie
d'obeir au fieur le Fesre, & lui doana faire aucun lerrez,
ordre
sulisetimpombiede
desallerembufquer derrierel'en- Dimanche prilonnier. liss'etablirentle
closdes] Jefuites,
faire des prilon- Terre, c2g.dans lc. Bourg delal Balleniers, mais fans
dans
ceia-uesdamslese
affaire
aucune éroient a couvert
maifonsqui
Eer
quieut des fuites. &dc la
du canon du Cavalier
Plate-torme, à côté du
fur Timaaarathangse deux
11 y avoit trois
Donjon. colonness une tencit le bord
picces cn cct endroit
de la mer, & étoit épaulée Par lesvaif ger forte balayoient toute la rue du Bourgs
feaux; T'autre avoit pris le chemin de les mallon quio furent obiigez de, percer
lahauteur, c'eft-àpour
du bord
de
ecnmmunmgentennt
delamer; we.dongeenpus ils marchoient fort pas potlible. le taire. autrement, fàns
ferrez &t enbonordre, croiant trouver s'cxpoler a êure emporté par le canon
de la refiftance, &
qui uroit fans ceffe
auroientt
fion allurement 1is en poilible. Satectouticincce
M. de la trouvé, Maimaifon, cut fuvilavisde Le Lundi 26. cilputer le pais à chaque qui vouloit hauteur leur glois travanioient onw'apergurgeekaAn- à établir une
ou dans l'encios des
barterie
Jeruites, mais comme
on
'cxpoler a êure emporté par le canon
de la refiftance, &
qui uroit fans ceffe
auroientt
fion allurement 1is en poilible. Satectouticincce
M. de la trouvé, Maimaifon, cut fuvilavisde Le Lundi 26. cilputer le pais à chaque qui vouloit hauteur leur glois travanioient onw'apergurgeekaAn- à établir une
ou dans l'encios des
barterie
Jeruites, mais comme
on --- Page 460 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLE
ment poli, &d'avoir toutes les manie- 1703,
F763- on ne Aisppteseahadet de rafer leur muraille res d'un homme de qualité, fans gêne
on prit le parti Deux deferteursqui & fans contrainte; ilétoitbrave,genéà coups de canon. reux, liberal; fa mailon étoit ouverte
vinrent) le Mardi matin, montrerentlendrojt &cqu'onften- à tous les honnêtes gens, & les pau- Montrer dans leFort,
couvert de vres trouvoient en lui des fecours toû- fieur Hoiel
oui its travailloient, quiéroit ils nous dirent jours prets; il fuffifoic qu'il fit le be- de Vaquantité de brouffailless leur avoit deja tué ou foind'une perbomspourallraud devant, rennes. que nôtre canon
& en-- lui offrir ,. & lui donner plus qu'elle
blefé plus de cinquantehommes, Officiers l'on re- n'auroit ofé demander; il's'éroit logé
tre autres deux
que
à cent pas du Gouverneur fur la haugretoit On beaucoup. avoit fait une ouverture pour teur de la riviere des Gallions, il tcdans lel Fort à côtédul Donjon, & noit une bonne table, &c fe faifoit un
entrer
la
ordi- plaifir d'y recevoirl bien du monde. Les
on pouvoit y entrer ennemis par ne fc porte font jamais deux baticriesdu Fortfurent fibienfernaire, car les affez prèsp pour nous cnem- vies que les Anglois ne purent nitranf- a leur
approchez j'allaid dinerchezM. de
leurs canons, ni travailler
pécherl'entré. 1 je lui dis que j'avois Eet de toute la journée. la Malmaifon
Nous
le foir que le fieur de
étél lématin à Hoticlmont, d'oujavois tourletra- Machault apprimes Capitaine de vaiffeau étoit ardécouvert avec meslunettes &
rivé à la Martinique en qualité de Gouvail des ennemis, quejem'étoisali- répondoient verneur Général, êcqu'ilavoita apporté
gné à deux cocotiers les qui ennemisavoient au fieur de Gabaret, Gouverneur dela
dans le chemin que! brûlées pour con Martinique,la acommiffion defieutenant Ie feur
fait dans les cannes
qu'avoit le de Maduireleur canon, quistiufoienttrainer oudeche- au défunt Goapemnicmenr@snerds, Commandeure de Guitaut. Nous chault Gouverpar demtbilumbantocheul M. Houel étoit de- fûmes par la même voie qu'on fe pré- neurGevaux, & qu'enfin
nous faire paroit à la Martinique à nous fecourir, neral des
meuré fur la montagne pour des démarches & que ce feroit le nouveau Lieutenant Ifes.
avoit le de Maduireleur canon, quistiufoienttrainer oudeche- au défunt Goapemnicmenr@snerds, Commandeure de Guitaut. Nous chault Gouverpar demtbilumbantocheul M. Houel étoit de- fûmes par la même voie qu'on fe pré- neurGevaux, & qu'enfin
nous faire paroit à la Martinique à nous fecourir, neral des
meuré fur la montagne pour des démarches & que ce feroit le nouveau Lieutenant Ifes. figne avec un pavillon Nous paffàmes toute Général qui conduiroit le fecours. M. des travailleurs. à la batterie du Cavalier à Auger en témoigna dc la joies mais il
l'après-dinée chemin & fur les travail- fut facile de découvrir que dans fon
tirer fur le & nousfûmeslefoir) mé- coeur iln'en étoitpointdut tout content- Mécon:
leursAnglois, avions rompu un de leurs il fouhaitoit le fecours, mais le Con- sentemé que nous bleffé bon nombre de duéteur lui déplailoit infiniment; foit men: du
canons, tué ou
moins ancien Gouver- fieur
leurs traineurs, & mis en defordretous parce qu'étant il levoioit dans un pofte Auger:
travailloient à leur batterie. neur que lui,
ceux qui lendemain à Houclmontavec qu'il croioit) lui étredô; foit parce que
M. Jefusle Hoticl de Varennes, nous y pallà- Taiant vû à la Martinique en 1693. les
croi avoir dit lorfque cette Ile fut attaqué par
mes toute la journée. endroit Je M. de Va- Anglois, il ne lui avoit pas paru un
dans un étoitfilsdeM autre
Hotel, que ci-devant homme de conduite ni de relolution. rennes & Propriétaire de la Guade- Comme j'étois prefque tofjours avec
Seigneur
un hommefans leGouverneur, jer m'apperçus plus que
loupe. Quoinu'ti parut
extrême- les autres de fonchagrin; je luien
façon, il nc laiffoitpasd'être
P --- Page 461 ---
FRANCOISES DE
RI
3703. lai une fois que nous nous trouvâmes leurs L'AMER QUE:
feuls, & quoiqu'il diffimula, voulant nej habits, & deux prifonniers. On
étre maitre de fon fecret, jevistource peut croirecombiencep petit
17e3
avoit dans l'ame, & j'en tirai de augmenta fur tout de lc courage de nos tavantage gens, &
RLA confequences pourl la fuite. La nos Negres. fon Le Mercredi 28. M. de la Malmai- nôtre plus grande partic des Negres de
m'envoia prier à diner; j'y paffai les hauteurs habition s'éroient retirez dans
mes prefque toute la journée; nous parlà- quinze ou du Marigot; ily y en avoit
il fe del'arrivéedus Sieurd de Gabaret, & les
vingt qui étoientarmezp pour
corderent trouva que nos penfées ne s'ac- voient defendre, dans la & environ trente quiferquelle raifon que trop. Jc ne fçai pour Nos gens compagnie des, Negres. Donjons nous montâmes aub haut du enfans, les avoient mis les femmes, les
mes qu'il maisy étant, nous découvri- dans ces vieillards & les infirmes
i table, avoir beaucoup d'Officiers & ceux endroits éloignez & difficiles,
Mr un pavillon de Maflonqui étoient armez
neric, 7 qui étoit à un des angles du Pentréc d'où ils du bois, & alloient en gardoient
jardin Roi des Jefuites.
Donjons nous montâmes aub haut du enfans, les avoient mis les femmes, les
mes qu'il maisy étant, nous découvri- dans ces vieillards & les infirmes
i table, avoir beaucoup d'Officiers & ceux endroits éloignez & difficiles,
Mr un pavillon de Maflonqui étoient armez
neric, 7 qui étoit à un des angles du Pentréc d'où ils du bois, & alloient en gardoient
jardin Roi des Jefuites. Le Lieutenant de vuides. ne revenoient jamais lcs parti, mains
envoia trois ordre aux canoniers d'y Deux de
les pointer tirer ou quatre piecess &c de au foir ces Negres vinrent leJeudi
en méme-tems. Cela fut exédonner avis à nôtre
cuté, & caufa un fracasterrible dansce quelesAnglois creric &
avoient bralénôtre Superieur, fupavillon.Lap Pasincratempsclady &
tous nos bâtimens dul Marigots
Eagvecbenu s'y, étoit pallé; mais loient qu'ily avoit apparence qu'ils voulony quand vuide,, ellefut abbatué, on vit le pavil- cachées tirernos dans la chaudieres, quiétoient
deg qui &cfortdelabre, &beaucoup terent que falaile; ils nous rapporemportoient des
quand les Anglois
ou LEEE les bâtimens corpsmorts étoient arrivez chez nous, ily avoit trois étoient
au deffous, & fervoient RUL cuiline nos Negres fur un petir morne au def- de
& de refectoire qu ces Peres,
fus de Ia fitcreries
Le Sieur le Févre
François
qu'un Anglois ou
deux
furprit avec fes avoir elugleycromdeache ,cleur
gloife Troupes une Compagnie An- ter avec demandes s'il &c yavoit firetédetraiqui remontoit la Riviere aux du
cux, que lui aiant
Herbes, ou pour reconnoitre le
fans qu'oui, pourvi qu'il vint répon- feul &c
ou pour chercher des vivres. Les" pais, An- de armes; il avoir cu
glois crurent d'abord tenir fept ou huit
monter le morne avec T'imprudence fon
de nos Negres, qui paroiffoient avoir, de far l'épaule, lacroffe en arricre; deux fufil
été furpris, & qui prirent la fuite eX- me Negpmatuenremaene let troifié- Nege:
près, pourles
n'avoi qu'une longue
dont tiateur
ils les fuivirent aturendanalembuftaity en effet, &c fe virent j'avois fait faire une certaine ferpe,
Anglois
tout d'un coup
pour couper
quantité, suepar
ferent pas de enveloppez; ils ne laif- épineux, desraquettes avoit
& autrest sbois les Nedonnerent le ledéfendic fi bien, qu'ils deux pieds qui de
un manchedet eferde gresdes
les
tems à un détachement de
long; de forte
Jaisvenir dégager,
avoir laille longucur du coupant & du qu'avecla buns,
fur la place 18. morts AIEE fept
bois, cet inttrument avoit manchede
quel les Negres acheverent, bleffez, tre piedsdelongueur. présdequaZom. 11
pour avoir tiateur fut monté jufqu'ou QuandeeNego iis
Ggg
étoienr,
ils --- Page 462 ---
VOYAGES AUX ISLES
414 NOUVEAUX avecl les le fieur le Févre nous rendroit ce fer- 17031703- ils les exhorta de prendre parti oit étoient viccavec fes deux Compagnies.
inttrument avoit manchede
quel les Negres acheverent, bleffez, tre piedsdelongueur. présdequaZom. 11
pour avoir tiateur fut monté jufqu'ou QuandeeNego iis
Ggg
étoienr,
ils --- Page 462 ---
VOYAGES AUX ISLES
414 NOUVEAUX avecl les le fieur le Févre nous rendroit ce fer- 17031703- ils les exhorta de prendre parti oit étoient viccavec fes deux Compagnies. JevouAnglois, & de leurdecouvire les affu- lois les: accompagner; mais le Gouverles Negres des Peres blancs, s'ils lcs neur ne le jugea
Le fieur
rant d' une bonne recompente
le Févrey alla 5
les gens dans
Nos
l
trOisNegreslui
TPIrES
faitoient prendre. chole étoit faifable; mais la coftiere du parc, vis-à-vis Pendroit
dirent que la avoir un écrit figné de où les Anglois travailloientaretirers nos
quils vouloient
chaudicres, &fitfur cux des sdécharges
la main du Genéral Codrington,quiles & ieurs familles, fimeurtrieres, qu'il les obligea d'abandeclareroit libres, eux
donner ce qu'ils avoient commencé, &
& qu'à CCLiCanneNet de trois cens Negres. de fe retirer après avoir perdu plufieurs bleffez. lui livrer plus crut cc nosNe- des. leurs,. & eu beaucoup de
Soit que P'anglois
femblant Nous en fûmes quittes pour cinqcbauou
qu'il ft
gres lui diloient, afin de raire aprocher fes dieres qu'ils avoient déja emportées,
dc le croire,
de nos trois Ne- avant le fieur le Févre fut arrivés
camaradcs, & fe faifir
deman- on mit autres dans desendroits plus
gres, il leur promit ce dans qu'ils la main; furs, & nous les trouvâmes après la
doient, & leur toucha ill leur fitadroi- retraite des ennemis. fc tournant vers fes gensi Negress'étant Nous eûmes en deux jours onze detement un fignedoutnos avoit la terpe lui en fertcurs; ils dirent tous qu'il y avoit
aperçus, celui qui lecôté dela tête, beaucoup de malades dans leurs TFroudéchargea uncoupfur terre. Les deux autres pes, & que fans la crainte qu'ilsavoient ildequi l'etendit par & le jetterent dans la de rencontrer les Negres armez,
prirent le corps, n'avoient pas lc ferteroit beaucoup de monde. Onprotalaife,
qu'ils & s'entuirent, pola à M. Auger de faire femer desbiltems de troep dépouilier,
unpitto- lets aux. environs de leur camp, pour
emportanti tieulementiontafil, & fon cha- les exciter à deferter, & leur donner
let qu'ilavoit a la ceinture, taillade de fix à fept des fignaux; il eutdes raifons pour nc
peau qui avoit une
le pas faire. le fieur le
polices delongueur.
qu'ils & s'entuirent, pola à M. Auger de faire femer desbiltems de troep dépouilier,
unpitto- lets aux. environs de leur camp, pour
emportanti tieulementiontafil, & fon cha- les exciter à deferter, & leur donner
let qu'ilavoit a la ceinture, taillade de fix à fept des fignaux; il eutdes raifons pour nc
peau qui avoit une
le pas faire. le fieur le
polices delongueur. qui étoient au bas du Le Dimanche i. Avril, fes Jeux
Les Anglois monterent cn diligence pour Févre étant forti du campavec mille au
morne
& le
Compagnics, rencontra à
pas
fecourir ieur camarade, fuivirent vengerde deffus du Bourg trois compagnics. Annos Negres; ils les
juiqu'au
quialloient versles habitations
bois, mais ils n'oferenty entrer, de differens parce gloifes, des Carmes & du fieur du Querys il
qu'ils fe virent canardér ils auroient envoia un de fes) hommesavertir les Ne- de
endroits, fans fgavoiraquii ils mirent le gres qui étoient à quelque diftance
à faires'ils avançoient ;
& à jui, de le venir joindre, en paffant au
feu a nos cannes en fe retirant,
tmtendascmnesbnalc afin de pren- Unparti
tous nos batimens. nôtre Superieur mc dre les ennemis en flanc; il s'avança
Le Vendredi 30,
ravine,
AF
au pallage enfuite fur le bord d'une petite
vint trouver à ma baraque,
& commençaafaire feu fur les Anglois; f e
de la Riviere des Gallions, pourpren- fauver ceux-ci fe voiant trois fois plus forts lel Féure,
dre avec moi les mefures Fàmes pour trouver le que lui, voulurent l'envelopper, mais
nos chaudieres; nous
les Negres étant venus d'un côté, &
Gouverneur, & nous obtinmes que
le --- Page 463 ---
FRANCOISES DE
1703. Ic fieur du Pont Lieutenant de Cava- LAMERIQUE Le
lerie de la Cabefterre s'étant
Lundi 2. Avril, les Anglois dé- 1703
hazard de ce côté-là avec 2s. trouvépar ou 30. malquerent d'eux
leur batterie, &caprès qu'un
hommes, les Anglois furent pouffez fi les nouseût. crié, bon jour Mellicurs
vivement de tous côtez, que fans un fur François, le
ils commencerent à tirer
fecours confiderable qui les vint déga- n'étoit Cavalier d'abord du Fort; leur batteric
ger, pas un ne feroit retourné en leur douze, &c de que de cinq pieces de
camp 5 ils laifferent trente-fept morts ils
dix-huit livres de balle;
fur la place, & environ vingt blefez, de T'augmenterent jufqu'à onze picces
dont lés Negres prirent foin; ; on leur dans differens le calibres; elle étoit placéc Les. As. fit quatre prilonniers, & nous n'eûmcs
premier enclos des Jeluites,
que deux hommes bleffez. Il faur con- mefure éloignéedu du
fotrs
venir que c'eft un
Aaiedrmmareml
bien
grand avantage de fes; ils firent pais, c'eft-à-dire, 225. toi- laCa- valior,
içavoir le pais: nos gens étoient
à droit & à gauche des
toujours à couvert pendant queles.
ilonniers, & nous n'eûmcs
premier enclos des Jeluites,
que deux hommes bleffez. Il faur con- mefure éloignéedu du
fotrs
venir que c'eft un
Aaiedrmmareml
bien
grand avantage de fes; ils firent pais, c'eft-à-dire, 225. toi- laCa- valior,
içavoir le pais: nos gens étoient
à droit & à gauche des
toujours à couvert pendant queles. An- fix parapets pour la défendre; ils avoient
qui ne le connoiffoient pas, tom- le tour piedsde hauteur avecuncbanquette,
à tous momens dans
compofé de
Ear
les embuf
piquets claionnez,
cades que les nôtres leur dreffoient. pour foûtenir la terre dont le milieu
Un des Negres de nôtre maifon tua leur étoit rempli: c'étoit là qu'ils tenoient
un Officier Anglois, & emporta fon ment mouiqueterie qui tiroit auffi viveElponton, fon Epée & fon Hauffecol; le qu'inutilement. fur lcFort, &fur
il m'apporta ces trois pieces, qui pen- Cavalier. Nôtre
ferent étre caufe d'un démélé, parce rallentit canon qui fut très-bien fervi
qu'unde nos Officiers les lui demanda, même bientôt le feu du leur; dès CC
& le menaça de le maltraiter s'il ne les & nôtre jour il brifa deux
les lui
deleurspicci
faire fes apportoit; le Negre m'en vint parapets dul moufqueteric qui bordoit les
plaintes, &c me dit refolument
Fort, lesincommodat beaufi l'Oficicr levoit la main fur lui, coup. Le Mardi
Ac tueroit. Jel le connoiffois tourpro- bonheur 3 Avril ils eurent le
pre à le faire comme ill le difoit, &a
de briler une de nos pieces de
s'aller rendre enfuite aux Anglois; fonte, qui étoit dans le Cavalier, de
lui dis de ne rien craindre, & jc cafler la jambe à un de nos' Canoniers,
parierois à cet Officier: en effet queje je le de tuer un Soldat, & d'en blefferdeux
rencontrai le méme jour chez le Gou- autres: leur c'eft le plus grand dommage
verneur, & je lui dis, s'il vou- que batteric nous ait caufé; car
loit avoir des armes des Smcen An- quoiqu'elle fit quelquefois un feu affez
glois, il falloit qu'il prit la peine deles vif, leurs vû Canoniers pointoient fi mal,
aller tuer, &
je le priois de ne de canon j'ai fouvent que d'onze volées
plusp penferà Ratre que mon Negreavoit Cavalier. pas une ne donnoit dans le
gagné, parcequ'elles étoient endebon- & on On retira la piece de bronze,
nes mains. Le Gouverneur lui dit qu'il
cn mit une de fer en fa place. avoit tort, &c luir montra le danger auquel il s'expoloit. Ggg 2
CHA- --- Page 464 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
H A P I T R E VI. de la Martinique >
Srgmipdnpitanie
Arrivée du feconrs
nement du Fort.
agné, parcequ'elles étoient endebon- & on On retira la piece de bronze,
nes mains. Le Gouverneur lui dit qu'il
cn mit une de fer en fa place. avoit tort, &c luir montra le danger auquel il s'expoloit. Ggg 2
CHA- --- Page 464 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX
H A P I T R E VI. de la Martinique >
Srgmipdnpitanie
Arrivée du feconrs
nement du Fort. Il avoit avec lui les Sieurs de Bois- 17031
8 N cut avis le méme jour 3. fermé Gouverneur de Maric-galante,
*703Avril que le fecours que dc Valmeinier, & du Parquet Lieutenous attendions de Ia Mar- Port nans de Roi: ce dernier étoit de la fatinique, étoit arrivéau il nous mille de feu Mr. du Parquet Scigneur
Sainte Marie de la Cabefterres ilétoit del la Martinique, & Bienfaiteur denôjoignit lel lendemain furler midi; delaMa- tre miflion. Marine
compofededeux compagnics
Les deux Compagnies de la
rine, chacune de6o.hommess & dequa- de Gx étoient commandées par les fieurs de la
tre compagnies de Milices, douze Rocheguion, 1 & de la Tournerie. Le
campagnies de Flibuftierss huit-cens CCS vingt premier étoit un petit hommepartaiteCompagnies faifoient
ment bienfait dans fa taille, d'unephihommcs, dont on en laifla cent vingt les fionomie ouverte & agréable; il avoit
à Sainte Marie, tant pour garder de l'efprit, de la politelle,, du feu, &
barques, & pour conferver ce pofte, de la valcur à revendres il étoit fort
être infulté quelque
CRRRE
qui pouvoit
par
obligeant, mais fi delicat fur le poins cheguiaa
détachement des vaiffeaux ennemis,que & les de- d'honneur, qu'il falloit agir avecbeaupour garder les prifonniers voulut laifferau- coupdecinconipecions quand dontraitoit
ierteurs, dont On ne
leur aveclui. Le lecond étoit Creolle de
cun dans le camp, de crainte que recon- Saint Chriftople, & un des entans du
defertion ne fut une feinte pour
fieur de la Guarigue premier Capitaine
noitre CC qui fc paffoit chez nous 7 de cette IAe: j'en ai parlé dans la qua-
& en aller enfuite inftruire nos ennc- triéme partie dc ccs memoircs. mis. Les Compagnies de Milice étoient
Ce fecours étoit tcommandéparM.de Général commandées par lesfieurs du Buc, CoLeSisur deGaba- Gabaret nouveau Licutenant
lart, Saint Amour, & Renaudor. J'ai
retLieu- des Ifles, & RCameneundeuaunt defoixante parlé du premier dans d'autresendroits,
senane quee'étoitunl hommedeplus
j'ajoûiterai feulemeut ici que quand les
General ans, fort caduc, & fort incommodé, & dans belles actions de fon Pere ne lui audes Jpes. & nullement
dans l'âge d'une roienspssprocuredesl lettres de NoblefT'état qu'il étoit EETE charger
pa- fe,les fiennesfuffioicntr pour en meriterà
reille commiflion; svoiretéautnelais frere ainé, toute fa famille.
hommedeplus
j'ajoûiterai feulemeut ici que quand les
General ans, fort caduc, & fort incommodé, & dans belles actions de fon Pere ne lui audes Jpes. & nullement
dans l'âge d'une roienspssprocuredesl lettres de NoblefT'état qu'il étoit EETE charger
pa- fe,les fiennesfuffioicntr pour en meriterà
reille commiflion; svoiretéautnelais frere ainé, toute fa famille. Les fieurs Colart & de
Capitaine de chevaux; fon desarmécs Saint Amour étoient des Officiers de la
qui étoit Lieutenant Général avoit fait avoir le Martinique qui s'étoient diftinguez dans
Navales du Roi, Iui
& enfuite toutesles guerres paflées. Le Roi arcGouvernementdela Grenade, luiavoient compenfe leur valeur par des lettres de
celui de la Martinique, qui
Nobleffes S on leur doit rendre cette
fervi à s'enrichir prodigieulemene ilétoit par juftice qu'ils lesonttrés-bien merité. le commerce qu'il y avoit fait;
le feur
d'une taille mediocre & affez remplic; Lanbicm-mabnbpimgr ANpsisniibatieadard Comil avoit une balafre au vifage, bonhom- & gri- pagnic, je n'avancerai rien de trop s
mugenbneomgempeleny
quandj je dirai quc c'étoit un des plus
mc: au reite. braves --- Page 465 ---
FRANCOISES DE
#703. braves Corfires, & un des plus hon- On LAMERIQUE
nétes hommes que nous ayons cu aux fertant refolut del cependant de nc laifIfles. Lcs ficurs Quettel, Breart, Da- te
braves gensinutiles,
nicl, Lauriol j &
Eulut
Mayeux qui com- queleurardeur def
ne ferefroidit.C Ondé- Projet
mandoient les autres
é- termina eiaireunefortied dedouze-cens duneex. toient de très-braves Compaghics, hommes, pour enlever la Batterie des fur treprife la
terent en cette occalion ECTEA quiaugmen- ennemis, & les chaffer du
& Batterie
tion qu'ils s'étoient acquile jultereputa- par une in- méme de TIle, f l'occafion Bourg, s'en des Anfinité de belle actions. fentoit. Une partie des" Troupes pré- gleis,
Dès que ces Troupes furent arrivées, paffer la Riviere des Gallions au devoit deffus
on fit entrer dans leFortlesdeux Com- duFort, roit pendant quel Pautre débouchepagnies de la Marine qui venoientd'ar- la
pallage ordinaire du bord de
river, , avec celle de Milice
prkr
Chevalier Confeiller en nôtre du Confeil fieur les Le Jeudi Saint S. Avril on affembla
Souverain 7 parce que lui & fon Lieu- huit-cens hommes qui
tenant le fieur Filaflier, étant membres quer la Batteric dans las Savanne devoientatta- des Rede cetteilluftre( Corps, ilss'avoifinoient ligieux voiéau de la Charité, L'ordre fut endavantagedelaN de
Nobleledenos Officiers
Marine. On en fit fortir les
&
IEEENRELE
tres
troisau- Redeammunprene Bourg de tous côtez, Les detirer furle
partit ComrgneneNniceuel avec les Troupes arrivées l'on dela re- étoient poftées le long des Troupes qui
Martinique le long des retranchemens mens du bord de la Mer étoient Retranche- affemdu bord de la Mer, & de la Riviere blécs dans le fond del la
des Gallions.
iciers
Marine. On en fit fortir les
&
IEEENRELE
tres
troisau- Redeammunprene Bourg de tous côtez, Les detirer furle
partit ComrgneneNniceuel avec les Troupes arrivées l'on dela re- étoient poftées le long des Troupes qui
Martinique le long des retranchemens mens du bord de la Mer étoient Retranche- affemdu bord de la Mer, & de la Riviere blécs dans le fond del la
des Gallions. à fejoindre à celles qui Riviere,
M. de
s'étoit
du Fort. devoient
FERIER
Gabaret
imaginé que
Comme je devois
fonarrivée jetteroit tant de terreur dans vec ces demieresjem'etols marcher ales cceurs des Anglois qu'elle les obli- qu'au Fort. Après avoir attendu avancéjuf
geroit à lever le Siege, comme feu le long-tems, on envoia voira fort
Marquis del Ragni, Gouverneur Géné- noit queles 800. hommes ne quoiilteral des Iiles Pavoit fait
fuffencp
auparavant au Pere du leverdouze Général ans MnORPNIEDScenrnEe raux avoient oubliéde tque RUROEE
dringronquinous: attaquoit. Ccfut dans Co- avoit un cheming pour aammctouly Pafferla
cettef flateufeidée quedeux Trompettes en cetendroit-la,6 que ne s'y en Riviere érant
qu'lavoitamens, deux Phifres,&nom- pointtrouvé, 3 on avoit remis
bre de Tambours: annoncerention arrilapartie à
véc
uncautnefuyparce qu'ilétoitt
aux Anglois, 3 fe failant entendre, pour aller le
du haut' troptard
&
padiage
de la
pallant & repafint avec affeétionfur Rivieres aER forte que nous
la hauteur derrierel lel
traints derenguainet toutes fûmes les convoient être vûs de la Port,dolallspoue Batterie des en- fes que nous voulions faire, prouef
nemis; mais cegrandbruit ne
retirerau camp, en
Sedenous
venta point; 3 on remarqua au iesépou- contrai- coup contrer nôtre Lieutenant murmurant Général. beauauili-bien IC, que leur fervie, Batterie n'avoit point été de Lehazard ce
fitlelendemaint une partie
la, ni le feu de leur qu'elle lefut cejour- précedent, qu'on 8c avoit on auroit voulu faire le jour
vif,. &c plus continucl, moulguetericplus core mieux réuffi, fi onavoits peut-étre sû fe envir del'occafion qui fc prelenta, ferGgg 3
Le: --- Page 466 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
étant fortiavec fes obligez de ceder, de feretirer affez en 1o3i
1703. Le fieur le Févre
desnou- defordre, & de nous laiffer le champ
deux' Trospa.powappenine un corps de de bataille couvert de leurs morts& de
velles des énnemis, 1 hommes, trouva
étoit leurs bleffez ; mais cet avantage nous
quatre à cinq-cens des hauteurs. E partie couta cher, puifque nous y perdimesle
dans lc chemin
fieur le Févre prit brave le Févre. On s'aperçut que les
étanttrop inégale,le retraite
s'étoient ralliez derriere une
le partide fe battre en
jufqu'à aiant Anglois de
Combat les un lieu appellé l'eiperance 2 qui
piece ASTEANRESE let & on les fit déentre
des Gallions à gauche, 9 une lées on y mit.
des hauteurs. E partie couta cher, puifque nous y perdimesle
dans lc chemin
fieur le Févre prit brave le Févre. On s'aperçut que les
étanttrop inégale,le retraite
s'étoient ralliez derriere une
le partide fe battre en
jufqu'à aiant Anglois de
Combat les un lieu appellé l'eiperance 2 qui
piece ASTEANRESE let & on les fit déentre
des Gallions à gauche, 9 une lées on y mit. feu,
la foif
Frangeis la Riviere difficile à droite, & une loger de cet endroit : cependant
o les Ravine affez
féches par devant, &clalaffitude obligerent les deux partis
Angloit. muraille de pierres
à fer repoler à cinq. cens pas les uns des
étoitunp Magmintect attendre lefecours autres. On fe fervit de ce ce tems pour
enveloppé, &cpour
tranfporter le corps du fieur le Févre,
qu'il envoia demander. com- & de deux autres qui avoient été tuez,
Le fieur de Bois-Fermé 2 qui Ma- & huit à dix bleflez, que nous avions
mandoitalorsl le aufli-tôt polte du avec pafiagede toutes fes eu dans ces trois chocs. damc, fortit
faire trois-cens J'étoisauf fort quand Paétion commen- d'aller
Troupes, quipouvoientt lefolitenir. Lesfieursdu Ga,M. de laMalmaifon me pria
hommes.,pour)
trouverlel Liturcnam@encnldeag
Parquet &cde Valmcinier, quifetrouve- & & de lui dire que l'occafion étoit ASET:
Tent de ce côté-là, y allerent vivement audi, les
belle du monde d'enleverla battenon feulement on repouffa
plus ric des ennemis, & de ruiner leurs traennemis, 1 mais on les mena toûijours de TEG
paroiffoit qu?il n'yavoit
battant julques bien au deffous
vauxspuilqu'il de monde 3 & que par le
&j jufqu'à la vûé du Bourg; que nombre trés-peu des
qui avoient
perances ils reçurent dans cel moment un fecours marché enhaur, Compagnies ilfembloit qu'ils eufde fept à huit cent hommes; &àvoir fent oublié qu'ils avoient des ennemis
les mouvemens qu'ilyavoitp alloit parmieux, avoir une en bas 3 il me pria aufli d'avertir les
il fembloit qu'il
nos Officiers que je trouverois fur mai route
affaire générale, % repoullerent la même Sa- du fujet de mon voyage 5 afin qu'ils
gens à leur tour, jufqu'a & fe batti- tinflent leurs gens en état d'agir au prevanne, où ils firent ferme, les ennemis mier commandemene 5 je n'y manquai
rent très-bien 3 quoique forts qu'eux. Le
bruit s'en étant répandu dans
fuffent deux fois plus
avec fa pas,8cle les poftes' du bord de la Mer 2 on prit
fieur Lambert & étant les ficurs accouru du Buc &c les armes avec tant de bonne volonté,
Compagnie 2 les leurs, ils prirent les qu'avant queje fuffe au haut du morne,
Colart avec
&cles firent ployer; ily avoit plus de quatre-cens hommes
ennemis en flanc,
del'autre côté de la Riviere quiatten-
& s'étant tous unis, ils mirent l'épéc doient avec impatience l'ordre de donà la main, 8cdonnerent fur les.Anglois : comme ner fur les ennemis.
es avec tant de bonne volonté,
Compagnie 2 les leurs, ils prirent les qu'avant queje fuffe au haut du morne,
Colart avec
&cles firent ployer; ily avoit plus de quatre-cens hommes
ennemis en flanc,
del'autre côté de la Riviere quiatten-
& s'étant tous unis, ils mirent l'épéc doient avec impatience l'ordre de donà la main, 8cdonnerent fur les.Anglois : comme ner fur les ennemis. avec une extrême vigucur
Lieutenant Généralavec
ceux-ci venoient de recevoir un nou- M. Jetrouvailel regardoient le combat,
veau renfort, ils tinrent plus le ferme ter- la Riviere Auger entre qui deux 5 je fis ma comqu'aà l'ordinaire, & difputerent ils furent enfin miflion, & M.Augerrappuiade toutes fes
rain fort long-tems ; --- Page 467 ---
FRANCOISES DE
1703. fes forces ; il vouloit aller fe mettre à LAMERIQUE
la tête des Troupes, pour enlever la gensquifedéfioiente & fe
de
batterie des ennemis, > & les chafler du
poltereut cnfin fur quelque furprife, àla 17031
Bourg, pendant que la plusgrande
gauche de la Riviere des lahauteur,
tie étoito Loccupécaune bonne licuë par- à-vis de nôtre
Gallions, vishaut.. M. de Gabaret
plus àla droite. Retranchemenrg qui étoit
qu'il étoit trop tard (quoiqu'il répondit d'abord ne fur Ils failoient porter dans leur
encore que midi ) & qu'il feroit nuit rang unmiroir concave, qui premier Miroir
avant que les' Troupes fuffent en état. dequinse à feize pouces de paroiflbit des concave AnJelui repondisqueles l'étoient, attaché au bout d'un baton deiz. diamettre, glois,
fur ce
dit aux Officiers que de pieds de longueur. Je croi qu'ils fefer- à1g. la part e M. de la Malmailon, de voient de cet inftrument
faire tenir leurs gens préts à exécuter Vrir les embufcades
pour découfes ordres, s'ilj-geoit à propos dep pro- drefler dans les cannes qu'onauroit brulées, puleur & les
Aterdelloccafion, ,ils n'attendoient que lieuohlorfe ravinages.qui étoient aux environs du
foncommandementy pouragir.Ilieficha que c'étoit battoir. Nouscrimes tous
Lieute- Fautedu beaucoup, & repeta plus de dix fois
une invention du Général
que perfonne n'avoito
Codrington, ou de fon
nantGi- dre lesarmesq droirdefairep
piquoient tous deux miniftre, quife
méral. quelui, qu'il fçavoit CItEn
d'être, de grands
métier, & qu'il n'avoit befoin de Machinaites. La
confeil, ni d'avis. M. Ra lui dit fur le fituation de noweReuanchement
s'agiffoit du fervice du Roi, &
de penchant le de la Cofticre avoit
El de confervation de l'lle; ille pria obligé
faireà deux étages, ce
remettre fes réféxions à un autre n'empéchoir qu'ils ne fullent qui
fois, &. de trouver bon qu'il s'alla met- mandez parla
comtre
SLAEEN
à la téte des Troupes du bord de tracé, & faitcommencer oppolée.
uanchement
s'agiffoit du fervice du Roi, &
de penchant le de la Cofticre avoit
El de confervation de l'lle; ille pria obligé
faireà deux étages, ce
remettre fes réféxions à un autre n'empéchoir qu'ils ne fullent qui
fois, &. de trouver bon qu'il s'alla met- mandez parla
comtre
SLAEEN
à la téte des Troupes du bord de tracé, & faitcommencer oppolée. un J'avois
la Mer, ou de l'y accompagner, s'il érage,
troilieme
vouloir commander en
hauteur,
hemsrninumen
ikn
perionne; mais on
comme je l'ai dit. n'y eut moyen. de luis faire dnten- y devoit méme placer deux ci-devants
dre raifon Ea delfuss ily eut entre eux pieces de: capons mais on avoit petites
fort de groffes paroles 9 & ils fe feparerent changeladelinatione &c. on avoit
de ces deux depuis
mécontens l'un de l'autre. Tour
negligé de faire: le pieces,
Je m'en retournai au Fort rendre étoient ce que: purent faire nos paraper,
compte à Mr. de la Malmaifon de Cc
dans les deux
gens,qui
qui étoit arrivé pendant que: Mr. de pour fe couvrir du teu Retrnnchemons, des Anglois, fur
Gabarer envoia ordre à nos Troupes, des'affeoir furlabanquette del leurs
quiaroient recommencé le
rapets,parce que dans cette
pafe retirer dans les
combar,de ennemis. ne les
firustionics
paflage de Madame. Retranchemens du ccux qui étoient pouvoient au plus bas découvrir: :
Les Angloisvoiant cette retraitehors roient dès quel
étage tide faifon, crurent gue c'éroitunefeinte procher dul bord cbinaE de la Falaife, & firent
& pourlesattirere dans queique 'embufeade, culbuter de
quelques-uns de ces curieux
le loifir cette prévention donna à nas gens ce qui fe paloit chez nous.. de fe retirer fans être
ger m'avoit chargé de revenir M.Auvis. A la fin les Anglois
pourfui- spresquejaurois
letrouver
s'avancerenten la Malmailon; renduréponfe àM.de
jeretournaidoncend diligen- --- Page 468 ---
VOYAGES A UX ISLES
420 NOUVEAUX d'avoir un s'appercevoir qu'il en avoit une joie exligence, & bien m'en prit
trême; il envoia feulement un Aide de
K703. bon cheval; jele trouvai quiaflembloit ou4o.qui Camp leur dire de fa part de ne pas
du monde; iis'en trouva ili 35. me pria deies s'engager davantage, & defemaintenit où les
avoient leurs chevaux, tracél let troi- dans lc pofte de PE(perance, je
conduire au licu où j'avoist vite
allai joindre du confentement du Goufiéme Retranchement,1 leplus alloittaire qu'il verneur, qui mc dit qu'il auroit foin
fe pourroit, pendant y Nous y fû- qu'onnotwensoist des vivres & des mumarcher des gens de
Il étoit prefque nuit quand
, & defemaintenit où les
avoient leurs chevaux, tracél let troi- dans lc pofte de PE(perance, je
conduire au licu où j'avoist vite
allai joindre du confentement du Goufiéme Retranchement,1 leplus alloittaire qu'il verneur, qui mc dit qu'il auroit foin
fe pourroit, pendant y Nous y fû- qu'onnotwensoist des vivres & des mumarcher des gens de
Il étoit prefque nuit quand mes, nouslaiflimes nos chevauxaucom- montrai le j'arrivai, nitions. & c'eft ce quiavoit
mencement du bois, je leur d'un arbre, la retraite des Anglois, qui voiant
reset
polte, chacun ie couvrit teu fur lesAn- à plus d'un lieue deleurcamp, dans un
& on commença à faire
dutout pais coupé qu'ils ne connoiffoient pas,
glois,qui nes'attendoientp point & qui ne avoient peur de tomber dans quelques
à cette nouvelle batterie, contraints de grofles embulcades, & d'étre entiérevoiant perfonne, étoient du côté qu'ils ment défaits, comme il feroit conduits. arrivé,
faire leurs décharges inlen@iblementie fi nous avions été bien
Jc il
voioient partirle feus
fc felicitai nos gens fur leur valeur;
nombre de ccux qui nous joignirent fifupericur vint des vivres, nous mangeimes, &c
trouva G grand, s leurfeu furentobli- paffames la nuit le plus agréblement
à celui des ennemis, qu'ils vallon du monde.
gez de fe jetter dans apresavoir un petit perdu Nous allâmes dès qu'il fûtjourfurles Mori3
Semicrecettehauteu,:
lieisobfonvetsitbanu, nouscomptà- faz.des erblef
beaucoup de monde.
for- mes cent quatre-vingt treize morts;un deux
Quelques-uns denos jeunes
peu après nos Negres entrouverencen- partissi
caleavec deux bleffez
ECRor
tirent alorsdu Retranchemento de l'eau à core lix dans une
encore
fous prétexte d'aller prendre monterent le qui expiroient; on cn trouva &
la Riviere, la firent paflerent, feu fur les Anglois; une trentaine dans les cannes, dans plumorne, &
& plus fa- feurs bleffez qui s'étoient jettez le fcceux qui étoient plus âgez,
les une
Ravine, en attendant
ges marcherent après cux, fieur 9 Bois- cours pctite de leurs gens;, de forte que cette
le
trois homSB
loûtenir, & malgré
le
journée coûta plus de cens
Fermé tout fon dérachement
mes aux Anglois, fanscompterlesblef
& alla
ees
paffa la Riviere,
attaquer (e trouve- fez qu'ils remporterent avec eux.
ennemis. Les Troupes de la qui Falaife, où Nous n'eumes cependant cinq
rent fur la hauteur
bleflez; pauvré
P
Retranchement, morts , & quinze la
m'adevoit étreletroiliemel
quitte- Sanfon Maitre dc barque, qui
SCACNTie &calle- voitrapportéde Saint Domingue,reçit
rent tous dun coupM.Auger, & tous enfem- un
de fufil au travers du corps,
rent joindre les autres,
de-là de qui srturt ne toucha ni les os, ni les parble poulferent les ennemis au J'étois au- tics nobles; mais pendant qu'onle panla Savanne de TEiperance. ce jeu, foit dansunebaraque duRetfanchement,
de Mr. Auger d'être à regarder fort en colere il eut un autre coup, lui
la
faifoit femblant
Sout TIELoR
TE
delobeiffoit ainfi au Lieu- cuiffe. Il delertaonze étoit en garnifon à
de cc qu'on
mais il étoit facile de du Regiment qui
Saint
tenant Général;
- tics nobles; mais pendant qu'onle panla Savanne de TEiperance. ce jeu, foit dansunebaraque duRetfanchement,
de Mr. Auger d'être à regarder fort en colere il eut un autre coup, lui
la
faifoit femblant
Sout TIELoR
TE
delobeiffoit ainfi au Lieu- cuiffe. Il delertaonze étoit en garnifon à
de cc qu'on
mais il étoit facile de du Regiment qui
Saint
tenant Général; --- Page 469 ---
FRANCOISES DE
kvog! Saint Chriftophle; ilsdirenttous
LAMERIQUE
n'avoit laiflé que 25. Soldats avec qu'on un nous du tems, & à force de
Sergent dans le Fort de la grande rade nous briferent encore deux tirer, ils 1703:
de cette Iile, & cinq ou fix Habitans leCavalier, &
noustuerentt troisl pieces dans
dans celui de la Souphrieres de forte tirent en bleflerent deux cing ou fix; hommes, ils abb2hommesi que fion avoit envoié cinq ou fix cens la
Merlons, prefqueau rasde
Saint Chriftophle, onauroit Genotlillere,
prislesdeuxF Forts avant
coup letroifiéme. Acendammenemtede
quinousallisgoient en nacicainglois taire nôtre canon du Cemaanneceite Cavalier,
velle. M. Auger en écrivit culienteulanou- tort pref- le avoit plus gu'une piece battoit iln'yen fur
fammentà M.dcN Machaut: : c'étoitune Bourg, pouvoit
belle
nemis
Ent files
eccationicenoureaud Gouverneur
en Aolet venus à un affaut Gé- enGénéralde fignalerfona narrivées ilavoit néral; & les deux pieces qui
deux vaifieaux de
fix
dans la
battoiene
autres vaiffeaux marchands guerre, ou fept tiles. Une campagne des trois qui nous érojentinumoindre avoit 24. & dont le fur la terraffe,
pieces qui étoient
nes barques
canons, debon- fans bleffer attenantle Donjon creva
milleb hommesde Corfires; il pouvoit tirer dix ou douze perfonne, perfonnes quoigu'il y eut
cette
laMartinique, Sfaire
aux environs. une fois expedition en 24. heures, étant LesAnglois tout à leur battirent donc le Cavalier
arrivé a Saint
il
aife, n'étant plus
eut fes railonspourn nele Chrillophle; pas faire, dans modez.que failoit de nôtre moufquererie, incomlefqullesje ne dois entrer. fans ceffe un
qui
11 ne fc paffa rien d confiderable de- cux; mais avec toutes tres-grand leurs feu fur
puis ce jour-là jufqu'au Mercredi
ils ne pouvoient faire autre canonades
Avril, Parce qu'il n'y cut plus que 10. la de ruiner le refte du troifiéme chole,
des
jufqu'àla
RLts
Compagnic inquiéter les Negres qui fortit pour nep
Genouillere; carleur batterie
ennemis; celle des Enfans
perdus avoit été
CONReTIEEES
du fieur
donnée après la mort Inelemneadfnt du foll,ccqu'ilan
sfurleb bord
tenant; riePereaudieurjoly c'étoit
fonl Lieu- ouvrir une' snepouvoient faire fans
vellement
un jeune homme nou- prefque Tranchéc, &celal leur étoit
foir touth blancdei venu fon de Frances épéc.
ere; carleur batterie
ennemis; celle des Enfans
perdus avoit été
CONReTIEEES
du fieur
donnée après la mort Inelemneadfnt du foll,ccqu'ilan
sfurleb bord
tenant; riePereaudieurjoly c'étoit
fonl Lieu- ouvrir une' snepouvoient faire fans
vellement
un jeune homme nou- prefque Tranchéc, &celal leur étoit
foir touth blancdei venu fon de Frances épéc. Nos qui fe fai- terrain aux impolilibles environs" parce du Fort que tout le
étoient moins bien partagez Creoiles quelui elpecc de roc on de tuf
eft une fur
3 côté de la langue, mais
lequel il n'y a pas un très-dur,
doient l'être mieux du
préten- le: meilleur' endroit; & pieddeterredans ile
ne voulurentp
ablolument de tout ce manquoiene
SRE
trerent prefquetousdansles plusfervirfouslui, êcren- faire pour fe couvrir en qui étoit necefdeleurs quartiers, de forte compagnies quel leCa- ques-là. Ils
approchantjuf
mafler pitaine Joily eur bien de la pcine à ra- fur une firent unebatterie de deux
35. ou 40. hommes,
fordes Plate-formes devant pieces
mer fa Compagnie, & pour
fon desleluites,p pour ruiner le lamaimalheur les
Donjon,
Ereacat
Negrest ne voulurent. entreprife fort inutile, & ne les
obeir, & on ne jugea pas à paslui de conduifoit à rien, puifque la gui ruine
les y contraindre,
propos tiere du Donjon,
ils
enLes Anglois
venus à bour, ne quand leur en feroient
Tom.11. profterent micux que uncouvertured'unp auroit pas fait
Hh h
podeedclige.pour
entrer --- Page 470 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
422,
qu'ilyavoit donner le Fort; M.de Gabaret luiré- 17030
1703: entrer dans le Fort, courtine parçe avecdeux pondit quei cela étoit vrai, & qu'illui
devant leDonjon aune
en envoicroit l'ordre dès le foir même. angles faillans, & une demie lune qui M. dc la Malmaifon lui dit qu'avant
couvroit la courtine. Nous jugeames cholc, d'en fortir il feroit fes protettations,
qu'ils ne vouloient faire autre de & tous ceux qui étoient avecl lui en
gue ruiner cet édifice, en achevant féroient que de même, & qu'enfuite on verconfumer. le refte de, leurs munitions; ou roit qui auroit tort. Monfieur de Gabaaprès quai ils prendroient le parti, ou defe ret fc fâcha beaucoup, il fc plaignit
de donner un affaut Général, étoit le plus qu'il ne trouvoit par tout que de le
retirer. Ce dernier. parti. le
defobéiffance, & menaça de reprendre
facile. à exécuter: car pour premier del leun les Troupes qu'il avoit amené: & de
iln'étoitpas praticable, étoit le. lieu puifque le plus pros s'en retourner à la Martinique: on lui
batteric, qui
s'aflembler julqu'au répondit qu'il étoit le maitre, &c qu'il
cheouilspouvoient
n'avoit faire d'amenertant de monbord dy follé, ily avoit au moinsqua- faire de que abandonner une placequi étoit
tre-cens cinquante pas qu'il falloit
pour en fon entier, & qu'on défentout à découvert devant des gens cou- encore droit fort bien fans lui.
retourner à la Martinique: on lui
batteric, qui
s'aflembler julqu'au répondit qu'il étoit le maitre, &c qu'il
cheouilspouvoient
n'avoit faire d'amenertant de monbord dy follé, ily avoit au moinsqua- faire de que abandonner une placequi étoit
tre-cens cinquante pas qu'il falloit
pour en fon entier, & qu'on défentout à découvert devant des gens cou- encore droit fort bien fans lui. On peutcroire
verts d'un bon foffé, & d'un enlevé parapet, une
cette fcene ne fe palfapasa sfinsqu'il
dont leur canon n'avoit pas étre foûte- que: yi eut des paroles dures, & méme des
feule pierre, qui pouvoient & ratraie menaces de part & d'autre; à la fin'
nus de toutcs nos Troupes, d'autant plus M. de la Malmaifon s'en retourna au
chis à tous momens. avec
Fort. de tacilité qu'outre la porte à ordinaire, côté du Sur les fept heures du foir le Major
nous avions une ouverture defcendojt à vint lui dire de faire fortirl les' Troupes,
Donjon, & le cheminquid
à la referve des deux compagnies de
la riviére. M: de Maifoncelle, 8cdedu Chatel, & d'évaGabaret Nipdiesnonomtioatiem) refolut de faire fauter le Don- cuer entierement le Fort au premicr feroient
jon, & d'abandonner le Fort, fondé mouvement que l'affaut. lcs Anglois
pour venir à
Projet fur CC que lesennemis & pourroientleni- tailler en picces M. dela Malmaifon qui ne cherchoit
d'aban- porter affaut,
tems, entretint fort longdonner toutes E Troupes qui étoient dedansy qu'agognerdut &àl la finilluidemanda
lefort. il dit fon deffein. à M. Auger, qui s'y tems le Major, cet
Le Major lui
oppola de toutes fes forces, & qui le où étoit venoit ordre? de le lui dire: cela répon- ne
voiant déterminé à cela, mele dit,8c dit fuffit qu'il
le Lieutenant deRoi,
me: pria d'en aller, donner. avis.à Made dans pisyrepliqua uné affaire de cette confequence,
la Malmaifon, afin qu'il & vint qu'il trouver tachât oij je puis étré recherché pour avoir
le Lieutenant Général,
abandonné. cétte place fans raifon, fans
de lui faire changer dedeffein; de j'yallai à neceflité, & contre tout ce quel'honaufli-tôt, & j'eus beaucoup lerieulement. peine neur, la fidelité &c lebon fens peuvent
lui perfuader
parlois fortit aufi-tôt, diéters il faut un ordre par écrit des
II me crut à 11726 fin, M. & de Gabaret, il micux fpecificz, & qui ne foit point
& s'en alla trouver
conditionnel: vous pouvez mourir, &
lui dit qu'il venoir séclaircird'unbruit n'étre plus en état de dire CC que vous
qui s'étoit répandu, qu'ilvouloitabanmc
idelité &c lebon fens peuvent
lui perfuader
parlois fortit aufi-tôt, diéters il faut un ordre par écrit des
II me crut à 11726 fin, M. & de Gabaret, il micux fpecificz, & qui ne foit point
& s'en alla trouver
conditionnel: vous pouvez mourir, &
lui dit qu'il venoir séclaircird'unbruit n'étre plus en état de dire CC que vous
qui s'étoit répandu, qu'ilvouloitabanmc --- Page 471 ---
FRA NCOISES DE
1703. me dites à prefent de la part du Lieu- LAMERIQUE
tenant Général. LeN
niereextrémité.1
& revint deux Msjorsenretourna, vaincu autant M.augerquiéroitcon qu'eux de la verité de 1703. par écrit. On Aeurenapesaveciarndne fit fortir les deux Com- ver qu'ils le lui difoient, leur dit d'allertrou- ce
pagnies de la Marine de la Martinique,
lui Lieutenant Général, mais
mais les habitans dirent qu'il étoit trop Becer cette il ne vouloit point fc méler que
tard, & qu'ils vouloient tenir compa- Le affaire. gnie au Lieutenant de Roi,
jour Mercredi onze j'allai au point du
Cette affaire caufa un grand remue- les trouver M. Auger: je lui dis
ment dans nôtre camp. Les habitans Habitans prenoient les armes, REE
s'allemblerent,, & allerent trouver le s'attroupoient, qu'ils ne fe &cqu'ilétoit à craindre
les Gouverneurs il fit ce gu'il pût pour lence, portaffent à quelque vioappaifer, en leur difant les raifons loir BM.deGabaretp perfitoita àv vouqu'avoit M. de Gabaret, dont la plus
abandonner le Fort: il me dit
étoit la confervation des ha- fije voulois lui aller parler, je lui
&
e
NESTE des
roisplaifiry j'ya
Troupes qu'il ne vouloir
dej
allaiaufli-tôt,
pas expoferà étrer mallaerez, s'ils étoient gné me plufieurs Officiers de dccompa. émportez d'affaut: on lui répondit
prierent de porter la Milicequi Il
le Fort étoit au même érat, à c çût d'abord fort mal ce parole. lui rechofe près, qu'il étoit lorfque An- mais je lui repréfentai f vivenent que jel dis,
glois étoient venus; s'ils EA fordre alloit
ledecrû le pouvoir
que avoient tentoit 1 arriver, fion ne conroient rifqué de prendre le faire d'aflaur, dès le ils au- à garder le Fatrnawi.meanots Fort; mais il faut,
jour, fans fe faire tuer fept à huit premier cens avec que les les Habitans en
le dit-il, peril
hommes, depuis
étoient à terre;
Troupes du
On lui
ne
réRPOR
que l'aiant
c'étoit unemar- voir ponditquel tout les Habitans fouhaitoientl'aque qu'ils ne croioient pas faifable; ment, entier, & on le preffà afiviveFERS
qu'ilsn'étoient nipluse durs, niplusbra- fi le queje croiq
ves que les François,
vû
Major ne lui inuulyaureitconfentis cutr
cc
dans les actions qui s'étoient Scqu'onavoire feroit un affront pour treprélénteque les
du
qu'ils n'étoient pas preffez demou.
Habitans fouhaitoientl'aque qu'ils ne croioient pas faifable; ment, entier, & on le preffà afiviveFERS
qu'ilsn'étoient nipluse durs, niplusbra- fi le queje croiq
ves que les François,
vû
Major ne lui inuulyaureitconfentis cutr
cc
dans les actions qui s'étoient Scqu'onavoire feroit un affront pour treprélénteque les
du
qu'ils n'étoient pas preffez demou. palfées, Roi, fionl lesretiroitdul Fort. Troupes
rir que les autres. Ber le pria enfuite ajoûta-t-il, ilfurles y Hébien! de confiderer que fi on abandonnoit le avecaurant de Milices. faireretourner L'ordre en fut
Fort, on ôteroitl le courage aux habi- au expedié,jevins en apporter lanouvelle
tans 9 que les Anglois pourroient Fort. Gouverneur, & de-là la porter au
maintenir, rendre nous fuivre pied à pied, 2
maitre du reduit, &
la Comme pétoisacheval, &
colonie de fe retirer dans les obliger Negre ne m'avoit pûi fuivre, mon
àt traitter avec cux; &
bois, ou mon cheval à une
eraot
s'étoit répandu c'étoit comme le bruit mais un boulet de paliflade du Fort;
de la Marine que
les Troupes dans la
canon aiant donné
qui ne fe trouvoient pas tomber charpente du Donjon, & fait
sfkzenieuretédansle; Fort, qui avoient
quelques effentes, ild cut
infpiré ce deffein à M.de Gabarct, les rompit fa bride, & pric le chemin peur, du
Habitans offrirent d'y entrer en leur au Bourg; je courus aprèslui, fans penfer
place, & de le défendre julqu'ala der- cond danger coup auquelj de je m'expofois; un fcHhh 2 canon le ft arréter, &
me --- Page 472 ---
VOYAGES AUX ISLES
424 NOUVEAUX
& Prince. Nousnousl levâmes, pouraller 17031703- me donna le loifir de le reprendre, voir commentil étoit. Un Negre vint
dei m'en retourner: au Fort, donnai. oùt jetrouvai dans cc moment qui nous ditavecfimmon Negre à quij jel le
lajoie plicitéquiin'étoice pasmort, parcequ'il
Ce contre-tems retardaunp peu
avoit eu le boulet dans le ventre; je
le
de Roi, quandje
cette
Les qu'eut Liqutenanr alloientren- n'aurois m'empécherdertede
troupes lui appris quel les Troupes lachofe naiveté Sr uncautred ccirconflancesceforties trer. Il me demanda comment
il avoit raifon, car fil ileboulet
du fort, s'étoitpaflee, je la lui contai, & ilme lui pendant avoit donné dans la tête, il l'auroit
yren- trens dit, foiez feur qu'avant
tué. Nous le trouvamesafisfiurle bord
jours, nous ferons dans mémepeine, &
quine pouvoite tencoreparler,
PLEFE
& que par pique contre M. Auger, fera fauter duchemin & qui refpiroit avec peine; le boulet
contre moi,, M.deGabaret: Fort.Le étoit à quelques pas sde-la, ilétoitder8.
pendant avoit donné dans la tête, il l'auroit
yren- trens dit, foiez feur qu'avant
tué. Nous le trouvamesafisfiurle bord
jours, nous ferons dans mémepeine, &
quine pouvoite tencoreparler,
PLEFE
& que par pique contre M. Auger, fera fauter duchemin & qui refpiroit avec peine; le boulet
contre moi,, M.deGabaret: Fort.Le étoit à quelques pas sde-la, ilétoitder8. le Donjon, & abandonneraler lui livres, apres avoir touché le Donjon,
Major étant arrivé làedeffus, pour & être fauté par-deffus la Riviere dans
dire que les Troupes voulut montoient,M.de faire croire aux nôtre cmmp,ilaveitroalee le dernier & fait
la Malmaifon
dont
Mcdt
tité de bonds,
ennemis, quee'étoitt une augmentation dans le terminé dans le bas-ventre de M. Dode Troupes que Pon mettoit il fit abaiflerle monville, qui cependant enfut quitte
Fort, & pour cct effet
pour une grolle contufion. Unepauvre à
pont-Levis, Scles fit entrer) les ERTE Negrelle faifoit la cuiline deux
battant,
heureufe 5
EE
de porte, tambour déploiez. Outre cens pas a ne fut pas fi dont les
cesavecleurs Drapeaux de la Marine, on unbouletdonnar furune pierre,
les deux Compagnics
de Heur-. éclats la tuerent; & j'avois penféavoir
ft entrer cellcs de Celleron,, faifoient encore le même fort le mardi de Paques; le un
taut & de Loftau, qui
boulet qui avoit touché dans Fort,
286. hommes, enaiant eu & quelques- d'autres yint donner tout auprès' de moi,
uns de tuez, & 4c bleffez,
dant que j'écoutois la confellion EFun
qui étoient malades. homme qui étoit à mes pieds; ; je fus
ereteemuicherie Gouverneuryque nos Offi- tout couvert de terre, & mon penitent
jetrouvai accompagné étoient detoust dans la joie de eut les jambes & éclats les cuiffes des toutes pierres
ciersdemilice qui étoiengrentrées dans meartrics par les
cc queles Troupes fouhzitoit
que lc boulet fi: fauter. Erreur
lcFort; il leur dit qu'il durée. Jelui Rus Nousfimes damunemruraflzper 10ileur joie fut de longue ne le croioit ticuliere les quatre ou cinq premiers à cbaxt
que M. de la Malmaifon
fçai jours les Anglois commencerent lesbalpas; nimoiaulli, me dit-il, 8cj'enf tirer 25. Fort. La plûpart de leurs lesde Monflaraifon. à table après ccla, balles de moufquet pafloient par-dellus, Tout le ques. Nous nousmimes qu'on vint lui & tomboient dans nôtre camp. fait une
& à pcine Y étions-nous ficur Domon- mondc fçait lc fiffement dediftandire, que fon Neveule
elle paffe à
L
ville venoit d'êtte tuéd'un coup deca- balle, mais quand tout lc monde ne fgait
non : M.Auger dit auffi-tôt, Dieului de ceux ce; nous avons de groffes
ERE
faffe mifericorde, c'eft le fuis fort fâché de que Iiles qui font à peu-piès lemémceffets la
qui vont à la
je
fo n il cit vrai qu'on ne les entend jamais) Ruit *
G mort, maisil Fat mortenfervant
elle paffe à
L
ville venoit d'êtte tuéd'un coup deca- balle, mais quand tout lc monde ne fgait
non : M.Auger dit auffi-tôt, Dieului de ceux ce; nous avons de groffes
ERE
faffe mifericorde, c'eft le fuis fort fâché de que Iiles qui font à peu-piès lemémceffets la
qui vont à la
je
fo n il cit vrai qu'on ne les entend jamais) Ruit *
G mort, maisil Fat mortenfervant --- Page 473 ---
FRANCOISES DE
i7o3. nuit, ni dans toutes les faifonsde Pan- LAMERIQUE
née. Nôtre furprife étoit que ces pré425 foit
tendués mouches
qu'ils cufent
Eseearntniresd
fe faifoient entendre
reconnu
1703. pendant la nuit, &c dans un faifon où qui étoit prefque impoffible quellentrerrife, pendantle
cilesn'ompoint
jour, étoit encore plus perilleufe la
nousreconnûmes acoutumedeparoties enfin nôtreerreur, & nuit; ils s'étoient retirez fans
nous vimes ces prétendués mou- dès qu'ils eurent fenti let feu de bruit,
ches étoient de belles balles de mouf- qui du borderent d'abord tous les nosgens
quer.Lep premierquien
Fort. L'onigutiemacinp par parpets
fut un Negre en eut ficl'expérience, le brasy
ferteurs, que le Général desDeil eft vrai que 1 balle
percé; faifoit tous fes efforts Codringron
chains,Parcequ'elles demeuradans les Colonels à tenter un pour engager les
toutei faforce. avoirperduprelque ceux-ci le refuloienc alliur, mais que
abiolument, &nc
fr LeJeudi dire à 12. Avril M. de Gabaret vouloient point expofer leurs gens a la
tous les Officiers de
boucherie. aux Confeillers, & aux Supericursdes milicc, allembléc Je me trouvai l'après-midi à cette
CotmatiAaierses ver à la tucrerie des
defetrou- confeil de que l'on M. honora du nom de
rité, oùr il avoit Freres de la Cha- fàché de m'y guerre; voir, & de Gabaret Parut
fequence à leur propoier. quelquecholed de con- m'y avoit pas appellé: je me lui ditqu'onne
J'étois au Fort quandon apportacet que mon emploi, & les fervices répondis
NUmaoGernicente
jerendoisaup
quc
ENimarnd-hwdies éroients donné entréc, sNipmenentde & voix
foit. M. dela Malmaifon quoiils'agit trouva fort dansiesallemblées, mais que déliberative fi ma
avoir mauvais de n'être Point appellé, & il reroisa fencelui faifoit de la peine, jen me reti- préà raifon, il me pria de mc trouver
aufli-tôt, quej'avoisp
cette allemblée.
isaup
quc
ENimarnd-hwdies éroients donné entréc, sNipmenentde & voix
foit. M. dela Malmaifon quoiils'agit trouva fort dansiesallemblées, mais que déliberative fi ma
avoir mauvais de n'être Point appellé, & il reroisa fencelui faifoit de la peine, jen me reti- préà raifon, il me pria de mc trouver
aufli-tôt, quej'avoisp
cette allemblée. J'cus dc la
choles de conisqtienice à lui spourtant des
m'y refoudre, parce
peine à toute l'affembléc. Ce dire, &à
appelié;
que je n'y étois augmenta encore ce peu de paroles
Titer de la part
je relolus d'y avoitcommencé, que ma préience
Licutenant de
STE
Breche parce qu'aiant vifité ce même jour Roi, la dre
ceka-die,hcolue
&le Foile, & pris les ielu- hrnneeicee qu'ilt trouvoit par tous des aleplainrcs necellaires, Pour vuider
tez,qu'ony vouloit pénétrer fes difficulla nuit, les Decombres de la pendant & fes defeins; gu'apréss'étre penfées,
& faire une retirade en dedans-du Breche, Ca- comme il avoit fait,
expole, du
valier, je pourrois perfiuder gu'il n'y fecours à P'ille, on Eeant contredifoit apporter en
illeur avoitriena à craindiedes. Anglois, quand à tout, luia qu'illgavoitla guerre, quec'étoit
allaur. prendroit envie de donncr un fes ordres. commander, & à répondre de
Aprés bien des
Ilya avoit eu la nuit
voiant que perfonne ne lui repetitions,
mouvement parmi cux, précedente un il me demanda,
difoit mot,
croire qu'ils en vouloiert quiavoit venir fait à dire: je lui dis, janohqucique chole
affaut, & qu'ils vouloient fe fervir à un
qu'oui, & après
la nuit, pour
de fis, &je dis
EeHas
moins de sapprocherdul Fofféavec de ce
que j'avois vilirélematin
rifques: mais loit qu'ils euf- & tous mémejour les Foflez, la Brechedu Cavalier,
Hhh 3
depuis le Cavalier
jus --- Page 474 ---
VOYAGES AUX ISLES
426 NOUVEAUX les Mer- les chofes plusloin, parce quemon dif- 1703i
1703. jufqu'à la demie-Lune, n'étoient que ralez que cours excitoit des murmures dans l'aflons du Cavalier deffus de la Ge- femblée contre le Lieutenant Générals
jufqu'à fix poûices au
je dis à M. de Gabaret que M. de la
nouilliere; & que les Decombres, ne qui l'a- Malmaifon m'avoit chargé de lui dire,
étoient tombées dans le hauteur Follé, de trois & à toute l'affembléc, que fi on
voient rempli à la
noit
Fort, m
E2 maniere qu'il y avoit encore nélutiondubanionenel contrc cetteréfolution, lui &
REL près neuf pieds de profondeur vis- généralement proteftoit tous ceux quiétoientavee
à-vis dela) Breche, quctoutiereheesit n'étoient nulle- lui, commeilslavovent déjaditau Manet, que les parapets
jor, & comme les Officiers de milice,
ment endommagez, nonplusqueleRe preenadansfafemnbice, s'étoient chartranchement de la citernedccouverte.
contrc cetteréfolution, lui &
REL près neuf pieds de profondeur vis- généralement proteftoit tous ceux quiétoientavee
à-vis dela) Breche, quctoutiereheesit n'étoient nulle- lui, commeilslavovent déjaditau Manet, que les parapets
jor, & comme les Officiers de milice,
ment endommagez, nonplusqueleRe preenadansfafemnbice, s'étoient chartranchement de la citernedccouverte. en gez de le déclarer, attendu qu'il n'y
vingt hommes pouvoientvuider avoit rien à craindre du côté des AnEr heures de tems les Decombresdela le
vû le bon état oùt étoit lal ForteBreche, rien n'étant fiaifé, comme glois, reffe, & je le fuppliois, & toute
Major, & les Ofliciers de milice, qui Paflembléc 251 fc bien fouvenir de ce
éoimntdamaiatembice, Srquis'étoient dans la vifite
j'avois eu T'honneur de leur dire. trouvez le matin avec moi
le que je ne rapporte ici que la fubftance de
que nous en avions fait, tencoretrois pouvoient Ca- mon difcours, il feroitinunledelemettémoigner; qu'ilreftoite
tre ici tout entier; je le finis avec une
nons dans le Cavalier, qu'on pouvoit
revérence au Lieutenant Gébraquerdans) lal Breche, lesfacs à terre, profonde néral,
& je mes retirai. les paniers, & les futailles étant d'un toutes bon Ma &cal'alfemblée, fortie ft plaitraMideGabares
prétes, &le Fort étant fourni faire il commença auffi-tôt à haranguerl'af
nombre deballes de cotton, pour &des femblée; & après quelques coups de
dans un momentdes épaulemens, beloin. Je fis
contre ceux qui vouloient que
tranchées où il en feroit tacilité dedé- langue l'on conferva le Fort, qu'il eut cepenvoir fort fenGiblement la
mê- dant la difcretion de ne] point nommer,
fendre laForterelle; &c que quand nous il fit la peinture de lallaut que les Anme le Cavalier feroit emporté), de la citerne glois devoient donncraul Fortd'unema- suadu Haranavions le Retranchement
niere fi particuliere, je nel l'aurois Lieutepour nous retirer, & pour nous ydévoulu croire, 2 tous ceux qui nant
fendre, fi on le jugeoit à propos, Riviere ou jarnais étoient prefens ne m'en euffent affuré. Géné- rel. pour paffer de l'autre côtédelal
Il dit d'abord que c'étoit une erreur de
des Gallions, fans semsintedétrecouptr, croire qu'il falloit des boyaux, ou des
ni inquiétez dans nôtre retraite. Tranchées, pour s'approcher d'un ouOn peut croire que jer nc &c
veut infulter, quand on
d'étreinterromput bien desfois,
dc ou fix cens
EeEE
& des quef- weR ia éloigné que cinq
me fit bien des objeétions inutiles, & hors pas; qu'il fgavoit la
& quelcs
tions, leplus fouvent
ennemis quil la fçavoient EIEAN s'épardepropos, &ctoûjours bien-tôt pleines d'aigreur finir.J Je gneroient cette peine trés-affuréments
& d'envie de mevoirl
qu'ils difpoleroient leurs par files
feignois dc ne m'en pas appercevoir, dont le front égaleroit, ETO longueur de
mais M.
étions inutiles, & hors pas; qu'il fgavoit la
& quelcs
tions, leplus fouvent
ennemis quil la fçavoient EIEAN s'épardepropos, &ctoûjours bien-tôt pleines d'aigreur finir.J Je gneroient cette peine trés-affuréments
& d'envie de mevoirl
qu'ils difpoleroient leurs par files
feignois dc ne m'en pas appercevoir, dont le front égaleroit, ETO longueur de
mais M. Auger, auprés duquelj'étois,
m'aiant dit tout bas 'de ne pouller
Heteienpaseaees
pas
quc --- Page 475 ---
FRANCOISES DE
1703. que les premiers porteroient des faci- LAMERIQUE
nes, ceux les fuivroient des
qui ne pouvoient pas
de 17031
Peinture ches affez longues, plan- l'entendre; que
s'empécher difoit-il
faurfe- BunAf fer fur FES bords de T'elcarpe pour & de à quelques-uns, c'eftp fçavez-vous, unerufe
lonad contre-efcarpe du foffé;
P de guerre, illa peut-être a
deGaba- viendroient
qu'après eux gens. Si
communiqué peuc de
ret,
ceux gui porteroient les driez avec J'ofois parler, vous convienéchelles, & enfuite les gens armez; 5 fait
moi que la propolition
que les premiers arrivant au Foffé le de bon M.le fens, Lieuténant &c Genéral eft;
de
Ade
combleroient fafeines, lesfecondsy
marque fagrandeexpé. mettroient leurs
rience, &cfon
planteroient leurséchelles, planches 3 les autres militaire, &c que profondi fi on Iigavoirdanslare
à Paffaut, pafferoient la monteroient fion, on ne la retrouvcra perd cetteoccade l'épée, & fe
garnifon au fil jamais. peut-étre
Fort, & enfuite rendroient de toute PIle. maitres D'où du Malgré tout cela les Officiers demiil concluoit que pourévitercemalheur, lice fe tenoient roides, vouloient conil valoit mieux
& ferver la Fortereffe, & courir les riffe retirer à couvert duandonnerlaplaces de la Riviere des ques de cet affaut; &c tout CC qu'on
Gallions, , où les ennemis n'oferoient pûr obtenir de quelques-uns futdes'en
jamais fe préfenter; ilajoûta qu'il con- rapporter avec le Gouverneur àla
noiffoit le génic de la nation. dence du Lieutenant Général. & en
Angloife, tain que Mr. TrLACer
particulier celui de leur Genéral, faute en Auger fit unet
ne
etrè-grande
dans cherchoit qu'à faire voir, & à voulut cetteoccafion, &quesilaroit
le monde
get
téunep place, oûfon gu'il Pere avoit avoit empor- qui faifoient mHNLSaes le plus
qu'il falloit contenter fa vanité échoué; on n'auroit pas commis grand cette nombre, 9
s'expofer à y étre forcé d'une maniere fans qui mit PIE à deux doigts de f lâcheté
qui lui feroit plus honorable,
mais il étoit nommé
même tems
3 & cn Saint
Gouvernear
ETTE
farale à guantitéd'honnéres fefoucier Domingue, de la & fembloit ne
qui periroient, fions'obftinoitd de
ni confervation de la daus
ETI la Fortereffe.
cette nombre, 9
s'expofer à y étre forcé d'une maniere fans qui mit PIE à deux doigts de f lâcheté
qui lui feroit plus honorable,
mais il étoit nommé
même tems
3 & cn Saint
Gouvernear
ETTE
farale à guantitéd'honnéres fefoucier Domingue, de la & fembloit ne
qui periroient, fions'obftinoitd de
ni confervation de la daus
ETI la Fortereffe. deloupe, des mauvaifes
Un certain perfonage qui étoit
du Lieutenant Générals de manceuvres forte
avéc lui de la
le feconda venu fut déterminé qu'on
gu'il le
merveillcufement Narinrques bien dans
Fort. Les Anglois en abandonneroit furent
ce deffein la nuit même
avertis dès
Heroique, quoiqu' 'il ne harangua pas;
deux Soldats de la
on dit qu'il fit plus que s'il avoit ha- Compagnie de Pa Chatel qui deferterangur; il parla preigueat tousles Offi- rent; chofe mais foit qu'ils ne cruffent pas] la
ciers de plume & d'épée qui étoient
vrai-femblable, foit qu'ils s'imapréfens : les Houanges du Licutenant ginaffent de qu'ily y cut de Partificed dansl le
Général, fon habileté dans laconduite cette peu fecret qu'on avoit gardé dans
des plus grandes affaires, &claconfian- leurs: délberations ils fe tinrent dans
ce qu'on devoit avoir dans un homme leur poftes, &c fe contenterent d'ufer
conlommé dans le métier dela Guerre,
poudre & & leurs balles fur le Don-
& zelé jufqu'à l'excez pour le bien jon, fur le Cavalier, auquel ils pc
du public, Gocntiogiewnihtéeds Pouvoient plus faire de mal."
petits difcours, dontilf fatiguoit ceux Le Vendredi 13. Avril on envoia le
Major porter au Licutenant de Roi le
ré- --- Page 476 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
428 réfultat du Confeil de Guerre, Scdon- les deux vaiffeaux canonoient vivement 17037
$703. Binois d'attacherles les Retranchemens de la Riviere des Les
ner ordre au Sieur
faire fauterle Gallions, & du bord de la mer; cela Angleis
méches aux & mines, la petite pour face du Cavalier. nous fit juger que les Anglois avoient canon- nent les
Donjon, dis les mincs, il eftt tbon d'ex- envie de riquer un affaut. On fitpren- Retranquand je
&
cela il dre les armes, M. de la Malmailont fit chemenk
pliquer ce que c'ett, pour dit dans diftribuer de l'eau de vie, & ordonna de la Aes rifaut fc fouvenir de CC que j'ai
de fe tenir aflis far lesban- viere
unautreendroit, enfaifant) la defcription aux Soldats
Gallins
du Fort, qu'ily avoit deux foûterrains quettes, fans fc montrer, la pourperfua- des
fervoient de cachots,
renfer- der aux ennemis que plâpart ils
qui lescriminels; c'étoit
Troupes étoient fortics, cependant
mer
Acender
foûterrains qu'onavoit mis les poudres, ne voulurent pas mordre a cet
de confommer
AFEEA
de fortes que toutel la préparation de ces de ils fe la contenterent poudre & des boulcts, fanstuer,
mines confiftoit àr & repandrequelanesba à
unei fau- ni bleffer perfonne, ni dans leFort,ni
rils de poudre,
joindre
dansles Retranchemens.
, cependant
mer
Acender
foûterrains qu'onavoit mis les poudres, ne voulurent pas mordre a cet
de confommer
AFEEA
de fortes que toutel la préparation de ces de ils fe la contenterent poudre & des boulcts, fanstuer,
mines confiftoit àr & repandrequelanesba à
unei fau- ni bleffer perfonne, ni dans leFort,ni
rils de poudre,
joindre
dansles Retranchemens. Les deuxvaifciffe,
y. mettre 22 feu ; on pre- feaux s'en retournerent à leurs poftes
tendoit Eourd faire fautertous deux enméle
& leurs batteries ccfleme tems; onm'enparla, & je dis que la vers foir,
chole manqueroit, fion ne fc fervoitpas rent Dés de tirer. la nuit fut venue on fit fordel la même faucille. La fuite a julhilé tir du Fort que les quatre Compagnics de
canarnonaanint d'un des foûterrains après la la Marine; ily eut encore trois Solla poudre
dats de celle de du Chatel qui deferteretraite des Anglois. encore du rent dans ce tems-là, & quiaflurerent
Protefa- M. de la Malmaifonfortit
Gé- les ennemis nos Troupes fe retitiandu Fort, & alla trouverlel.ieutenant' efforts
em- roient. M. eS la Malmaifon demeura
Liente- de néral, & fit tous fcs
pour
le Fort avec les quatre Companant pécher l'effet de la réfolution quiavoit dans
Raicon- le
le
précedent, & voiant gnies de milice. tre été prife jour
il s'en Le Samedi 14 Avril, deux heures
Lieute- qu'iir ne pouvoit rien gagner,
les Sentinellesqui étoient
mantGe- retourna, 8 fit figner unc proreftation avantlejour,
néral. â tous! les Officiers qui étoient dans le au Cavalier, ruppeguemgucgpeite cn rampant contre
Fort, & l'envoia au Lieutenant Géné- chofe s'approchoit ils tirerent, & le parapet aiant
ral. J'allai diner chezlui; nous pendantque vint aver- terre; été bordé dans lc moment, on ftfeu. nous étions à table on
lejour parut, deux Lej fort
tir que deux vailleaux des eguerreavoient On reconnut,quand morts à
du Foflé; efabane
levélancre, 8cs'avançoicnt du côté dc hommes
vingt furent t dépouiller. donni,
la Riviere des Gallions; un moment n'a- Ou quelques mit enfuite Negres le feu aux meches, on
aprés les batteries des ennemis-qui de trois abandonna lc Fort, & on feretira dans
voient point tiré depuis à prés faire un feu les Retranchemens de l'autre côtédela
extraordinaire heures, commencerent 5 nous vimes auffi que Riviere des Gallions. CHA --- Page 477 ---
FRANCOISES DE
H
LAMERIQUE
A P I T R E
Les Anglois entrent dans le
VIL
leur entroprife Fort; ils font battus a la Reviere des
1703. Otrel Fort
fir les trois Rivieres. Gallions:
tre, nous fetrouva l'avions ainfi neu- avoit été caufe
S
né, &
abandonde la
<
s'en les Anglois n'ofoient précedent, nous
pour voir canonade quel du jour 1703.
A --- Page 477 ---
FRANCOISES DE
H
LAMERIQUE
A P I T R E
Les Anglois entrent dans le
VIL
leur entroprife Fort; ils font battus a la Reviere des
1703. Otrel Fort
fir les trois Rivieres. Gallions:
tre, nous fetrouva l'avions ainfi neu- avoit été caufe
S
né, &
abandonde la
<
s'en les Anglois n'ofoient précedent, nous
pour voir canonade quel du jour 1703. Leur que les mines cullent aprocher fait leur jufqu'à ce tres qui ferions, étoient & que fans mourement les trois
nôtrel retardement intriguoit effet. réfolu d'ôter le venus le foir, on avoit auSieur Lieutenant Binois Général, il yenvoiale beaticoup de fc retirer, canon des batteries, &
févre,
avecl lei nommé Guillet or- avoient perdu parce que les
quiétoit nôtre
P'Amiral quantité de Capitaines
ques
à Artificicr, il & quel- 2e7e fes
vouloit conferver Soldats, le &c
groffes Avanturics, qui promit de
Matelots, parmi
refte
à aller recompenfes, mettre le feu pour les engager fenterie, & lc mal de Siam lelquels la dif
cas qu'il fut éteint. aux méches, en grands ravages. failbientde
à tems pour cn fortir Ils la y furent aflez Dasqueles Anglois furent
fe mettre à couvert vie fauve, & Fort, ils firent paffer un maitresdu
muraille qui couvroit derriere le un pan de Troupes fousl lal Falaife, gros corpsde
Thepar- tie du ne prit point feu,
foûterrain qui delamet, chemens Pour nous challerdest lelong dubord
Donjon les eux, car ils auroient heureufement été
pour en avoit nous y avions; ; Retran- mais
en ruines. Celui qui fauta enfevelis fous étoit refté dgi retiré nos
on
f de leur faire tomber des ne laifla pas avec fa que le ficur de Saint. gens; il n'y les On bat
quelques-uns furent pierres, dont par un
Amour Anterent
Cetngeelarers
que tous cuffent bleficz, & meri- toient nombrede
étégrotlie 1re de
avoit promis. La
ce qu'on leur
détachez de Volontaires, leurs
quis'é- la Mer. quelque tems après, minedu Cavalier joia joindre à luis
corps, fa pourfe
ii étoit huitheures mais fans eifet, deux, après avoir ilpartagea donné Troupe cn
arriva. du matin quandcela Lieutenant de ploier ordre à fon
Ia:An- Les Anglois
réfifiance, le
afin
après les un peu de
glsiren- trent par le Cavalier entrerent fur les dans le Fort y fuivre dans le d'engagerl Morne; & ennemisi
dansle travaillerentd
dix heures, & niere furent, fi il tomba fur eux quand ils
fins.
ifet, deux, après avoir ilpartagea donné Troupe cn
arriva. du matin quandcela Lieutenant de ploier ordre à fon
Ia:An- Les Anglois
réfifiance, le
afin
après les un peu de
glsiren- trent par le Cavalier entrerent fur les dans le Fort y fuivre dans le d'engagerl Morne; & ennemisi
dansle travaillerentd
dix heures, & niere furent, fi il tomba fur eux quand ils
fins. de la Riviere abediecisimare des
côté
brufque & fi vive, d'une maGallions; leGénéral renverfa, les
qu'il les
Codrington y vint
de la mer, réconduifit jufqu'au bord
pagné de quantité d'Officiers.' furlemidi, accom- hommes, en leur tua plus de
ferteur qui defeendit le foir Un De- fit trois bleffa ungrand quarante
chemin del la Riviere, Par lepetit un prifonniers,
noimbre,de
tous leurs Officiers nous affura
Officier, qui aiant enrelefauchseait été conduit
derniere
avoient été dans R Lieurenant Genéral,
au
furprife, de voir que nous dit qu'on difoit dans leur Kinerogeres
DARLRTLEALR étoit, & que fans les cnlétat qu'il fans font héfiter: on dit Camp, les ifrépondu Jeudi, ils
deux Deferteurs çois
des braves que Franque le
auroient levé le Siége; battent bien, &
& qui fe
rapport de ces
trahit,
EPBe Général
Tim. 11. deux hommes reffe. en Eer ainfileur. les
Iii Leficur de Saint Amour demcura Fortejuf --- Page 478 ---
VOYAGES AUX ISLES
430 NOUVEAUX Retranchemens tenant Général envoia dire au Gouver: 1703
$703. jufqu'au foir dans les 8c revint avec fa neur qu'il ne jugeoit à propos de
du bord de la Mer,
conferver ce polte, P" falloit fe
qu'ilsavoient retirerplusloin. Ce
ordre penfa
Toagechugnenututs défaits. cEe
ôté à ceux qu'ils avoient le Géné- defefperer M. Augers il avoit caché
Après que vû entrer jevoulus fon chagrin dans les occafions préceral Anglois e nôtre Fort,
dentes, il n'en fut pas le maitre dans
prendre congé du Gouverneur, ilm'ar- pour celle-ci. Les Officiers de milice entrealler neerosraluCaettnth
rent vivement dans fes fentimens, &
rêta, en medifant, quejeluiavois nous pro- je vis le moment qu'il y alloit arriver
mis de ne le point quitter, de bonheur que dans quelque chofede facheux, lorfqu'après
aurions peut-être
la fin cou- s'étre retiréàl Pécart, & s'être promené
la
& qu'il
que
il dit
A0a
fuite,,
Quoiquej jenefufepas tout feul pendant quelque falloit tems, obéir,, mais
ronnitiauvre. avoit fait aux Officiers qu'il
content de la foibleffe quil
qu'il ne répondoit plus derien, & que
les ennemis étoient maîtres de T'Ile,
promis
eseasiyere
lesidées del M.de Gabaret,jeluit
s'ils fe fçavoient fervir de
de demeurcr, & de fervir à l'ordinaire. leur fourniffoit; il ft ceffer
OETE
Nous nousretirâmes d'abord dans dela un qu'on travail de la batterie, de l'épaulement,
Retranchement qui étoit à la tête ou & des baraques que nos gens commenSavanne de Milet, à huit cens pas çoient à faire dans cette Savanne; il
environ du bord de la mer.
aret,jeluit
s'ils fe fçavoient fervir de
de demeurcr, & de fervir à l'ordinaire. leur fourniffoit; il ft ceffer
OETE
Nous nousretirâmes d'abord dans dela un qu'on travail de la batterie, de l'épaulement,
Retranchement qui étoit à la tête ou & des baraques que nos gens commenSavanne de Milet, à huit cens pas çoient à faire dans cette Savanne; il
environ du bord de la mer. M. Auger Lieu- me pria d'aller faire ceffer le travail
me dit qu'il ne croioit par quele
i'on avoit commencé à fix censpas
tenant Général abandonnât ce défendre. poftequi
haut, auprès delafucrerie des Re-
& aifé à
S
étoit svantageux,
dela Charité, parce queleLieuJe le fçavois bien; mais commenos! lui as ligieux tenant Général ne voulant pas conferxapets étoient affez minces, & travailler je à ver le pofte de Milet, il n'y, avoit
qu'il falloit les épaifir,
Bat- d'apparence qu'il voulut garder ce NE
faire des Gabions, pourd éleverune côtéde laRi- nier. Ileft cépendant très-vrai ccs
teriealindebalsten l'autre
l'on deux poftes retranchez comme fe Falvierc, & le dedans du Fort que
Ioient étre, pouvoient reparer la perte:
voioit de revers. Les Angloiss'enétanr du Fort; il n'y avoit au premier qu'un. apperçus, firent un grand & nous feudemouf- fur eux, Frontdeiso.] palatendie.quaiaat
queterie fur nous,
étions déja acceflible que
chemin de charetavec cet avantage que nous du monde. te, affez EFE & au fecond où let terà couvert; nousleurtuimes de nôtre côté, rains'clargiffoit davantage, environ trois &
& nous en perdimesaulfi tuez, & cens pas. La Riviere des Gallions,
Nous eûmes trois hommes
la Rivicre Sence, dont les bords font
huit bleffez- Mipeconsoneenng extrémement élevez & efcarpez, less'avençoit àvied'ai, Javoisdéjapole défendoient à droit &c à gauche, & nous
Or fix Gabions, & notreepalementavoir & auroit envi- cuffions été dansces deux poflescomme
aban- fix pieds de hauteur,
dans deux Fortereffes prefques naturelles,
donne ronné tout le côté de cette Savannefur & où il nc
pas pofible que les. unauire encore le bord de la Riviere des Gallions, étéache- Anglois paroiffoit cuffent cnvie denousinquiéter. pofa felon les apparences, ila auroit tra- Ce qu'ily cutde farprenant-urqu'en
tris- vé pendant la nuit, tant nos gens abandonnant CCS poftes, on mit le teu. avante- vailloient avec ardeur, lorfque cleLicudans
gex. --- Page 479 ---
FRANCOISES
ay03. dans tous les bàtimensdes
DE
la Charité, & delal Damoifelle Religieux de grandfront, PAMERIQUE 431
de comme s'ils culfent dû caufer la Cherot, couvrir le réduit, qu'il fallut & occuper, pour 1703;
ennemis TIle, aprés qu'on avoit laiflé perte aux dame au haut
le pallage de Matoutes quatre ou cing cens maifons On voit Par deiskivsicdes cette
Gallions.
S
ay03. dans tous les bàtimensdes
DE
la Charité, & delal Damoifelle Religieux de grandfront, PAMERIQUE 431
de comme s'ils culfent dû caufer la Cherot, couvrir le réduit, qu'il fallut & occuper, pour 1703;
ennemis TIle, aprés qu'on avoit laiflé perte aux dame au haut
le pallage de Matoutes quatre ou cing cens maifons On voit Par deiskivsicdes cette
Gallions. enticres dans lesBourge, &cHa- Troupes de la Marine difpofition ne que les
FEEESRE de Bois-fermé
guéres à dilputer le pas, & fongeoienr le Nowuel: le
Lesmai- galante,
Gouverneur de Mariepofte
qui étoit
aaonerinbemnie
Jons des nant
venu avec le Lieure- étoient de braves
LeunOfcien
freres de Général, fe
étoient mal gens; maisl les
A
laCha. pedition, il portoit fignala le feu dans cetteexintentionnera & ne Soldats cher- pfru: pojfit,
ritéfont failoir autant de
part tout, & chotencqu'ae de la
deferters d'aillears lej
pillionor main
ravage avec la feule
droite étoit
polte
trilies. qu'ilavoit, quesilenavoit
ftuation,
tre-dingereux par fa
douzaine. On ne vit jamais un cuune voient venir Fe les Angloisy y pouzcharnement, 8cunep
ligrand pit étrefecourud Aeti des picd, fans qu'on
raifonnable, peu s'en precipitationt fidé- cn étoient
autres quartiers
fufe brûlé, étant fallut que je ne
feparez par des
che dans le galeras toommubrbienuae de cette
avoient marécagaux. à leur Catretire de la
feur ne feconda
maifon. Le une
droite, & à leur
E
vaile manceuvré quetrop des vivement lar mau- affurer Compagnie de Milice; & gauche les
gnoient cet Officier. bravesquia accompa- fertion, d'avantage, on les écempécher ESril defans rien excepter, Tomletinimas furent reduits d'un polte avoit encore couvertce
&1 cendre, & avec cux tous les
en
avancé, compofé de deux
les Laimonoscritinmt remedes, Compagnics milice de la deFibumien, & d'unede
menuésarmese qu'on: avoitt fauvédul toutesles parles fieurs Martinique, commandécs
plufieurs paniers remplis de Grenades, Fort, tel, qui s'étoient duBuc, Lambert & Quefbeacoup dep poudre, de;
Moulin & Sucrerie poftezdans du
la maifon,
ches, & autres munitions plomb,deme de
la droite de la
fieur Favre.
mt remedes, Compagnics milice de la deFibumien, & d'unede
menuésarmese qu'on: avoitt fauvédul toutesles parles fieurs Martinique, commandécs
plufieurs paniers remplis de Grenades, Fort, tel, qui s'étoient duBuc, Lambert & Quefbeacoup dep poudre, de;
Moulin & Sucrerie poftezdans du
la maifon,
ches, & autres munitions plomb,deme de
la droite de la
fieur Favre. A
guerre, qui
Compagnic de
RsNntnE.-mte & de viande
det farine, ii couvroit les
de la Milice,
falée, avec
y avoit cinq Troupes Marine,
marchandifes
avoit uneinfinitéde del
Compagnics des Milices
mc dans des RESLE lieux feureté fauvé,com- Terre, laGuadeloupe, dont le &d deux dela Grandevoient
qui ne de- la Riviere des polte s'étendoit
on auroit Retslirmematmnatre dû les
moins Troupes de Gillions 5 le reite jufqu'a des
fans fe preffer, & tranfporter on
au réduit
milice oceupatout) leg
vé dans l'extréme lay auroitt trou- elpace qui étoit depuis la grand
eut dans la faite; befoin l'on en Troupes de de la
gauche Maré- des
avoient f
puifque Rer ennemis cages Jean Smith, Maninejuqulns &dug
de
peu d'envie de
min du réduit. Ce
grand chenous, qu'ils ne vinrent s'approcher en cet
Camp de la
pofte fut appellé le
droit-là que quatre jours
en- droite fut Martinigue: celui de la
nous l'eûmes abandonné. après que celui du fieur nomméle du Campdes Gallions,
Nous nous trouvâmes donc le
& celui où étoient Buc le pofte avancé,
manche Is. Avril au bord des bois Di- Marine le
les Troupes dela
couvrentl le réduit; on plaçales qui
Campdes Lunertes, à caufe
Compagnies de la Marine au centre quatre du FRSCN. partic du jour fur unehauteur une
failoit Iii Partic à contempler la qui en
rade, les
vaif --- Page 480 ---
VOYAGES AUX ISLES
432 N TOUVEAUX
quelques Sergens 9 pour ramaffer tous 1703
a703- vaiffeaux, & les poftes des ennemisavec les Negres qu'ils trouveroient, & les
des Lunettes d'approche. fut envoié aux faire travailler. Je traçai CC Retran- foir
M. de la Malmaifon
chement, & jy demeurai jufqu'au
troisRivieresavecu cuneaugmentationde c'eft-à-dire, qu'ilfe avec le Gouverneur, je retournai coufoixantehommes, fix vingt hommes au plus, cher à fon quartier. dès
trouvaavec défendre un pofte de près d'une . Le Mardi 17.n0usynesoumimer toute
Rear
que le pointduj jour, mais 8cydemeuràmest avec tous nos foins,
oingoeun-acicinutes s'enluivoit infailliblement la journéc;
mécontens de
de fa de perte Tlle entiere, parce que c'étoit les Habirans qui étoient
duLieucelle
& la leule communica- touteslesmauvaifes; manceuvres voulurent
le feul paffage,
tenant Général, n'y
jamais de le
tion que nous TariomsnechNaunige Grande-Terre, d'ou travailler, ni preffer les Negres
la Cabelterre, &cla
partic de nos faire, de forte qu'il n'a jamais été pernous tirions ia plus grande
feétionné; il y.
c'étoit les Habirans qui étoient
duLieucelle
& la leule communica- touteslesmauvaifes; manceuvres voulurent
le feul paffage,
tenant Général, n'y
jamais de le
tion que nous TariomsnechNaunige Grande-Terre, d'ou travailler, ni preffer les Negres
la Cabelterre, &cla
partic de nos faire, de forte qu'il n'a jamais été pernous tirions ia plus grande
feétionné; il y. avoit une petite élevavivres. Général fc logead dans tion au milicu, fur laquelle on bâtit une
Le Lieutenant
avoit fait taire cafe, ouverte preiquedetroise côtez,pour
une grande cafe qu'on de
fervir de chapelle. Les Habitans mefipour mettre des munitions guerre, rent une baraque à côté, & me pricde bouche; elle étoit couverte par rent de demeureravec cux; M. Auger
un petit morne àl'entrée du chemindu fon loge- m'en pria auffi, &cjem'yétablis. hommes Nous
réduit. M. Auger prit pour environs, & avions une garde devinge-cinq
ment quelques cales aux fe loger àtroiscensp pasd sdevant nous; on detrente en metchacun fit des baraques, pour
toit encore deux autres la nuit
dans le pofte qu'il devoit occuper. au hommes, chacune à cent cinquantepas
Le Lundi 16. M. Auger me mena Com- denosbaraques, où nousdormionsauft
Camp des Gallions, ou nos fept
tranquilement que fi nous n'euflions
pagnies étoient poitéestoutà à découvert, devant point eu d'ennemis. Il eft vraic iqu'ils ne
& fans aucun Retranchement &cleur s'établirentj jamais plus proches de nous,
elles. Ilfitappeller les Officiers, de quelque que la maifon du ficur Milet qui en
dit qu'il falloit fe couvrir
que étoit éloignée de près de mille pas. Retranchement. Ils répondirent 8c Le Dimanche 22. Avril trois Habileurs efclaves étoient dans le bois, fortes tans de nôtre quartier me prierent de
que n'étant pas accoûtumez à ces
demander lcur congé au Gouverneur,
d'ouvrages, eux &cleurs gens les paicroient fe pour deux ou trois jours, afin d'aller
de leurs perfonnes, 7 fi Anglois vifiter leurs maifons; je l'obtins aifépréfentoients mais qu'ils nc & vouloient couvrir ment, & je voulus faire cette prome- Neplus travailler pour loger &c
nade avec eux; je pris fept de nos
jes Troupes de la Marine 2 qu'il gres armez, & un de nos Domeftiques
leur fuffloit d'avoir des baraques,pour dutems. blancs; ces trois Habitans avoient chafe mettre à couvert durerent des injures fort long- cun un Negre armé, de hommes forte quenous bien
Ces conteltations
nous trouvâmes quinze réfolu de
tems, & on Rrordomnachemseipcne armez. Nous avions d'abord mais
vertdans omondperentenetRs fM.Au- prendre le chemin des hauteurs, vede cinqcens pasdelongucur,, PAide-Major avec aiant trouvé un de nos, Negres qui noit
ger n'avoit envoié
des injures fort long- cun un Negre armé, de hommes forte quenous bien
Ces conteltations
nous trouvâmes quinze réfolu de
tems, & on Rrordomnachemseipcne armez. Nous avions d'abord mais
vertdans omondperentenetRs fM.Au- prendre le chemin des hauteurs, vede cinqcens pasdelongucur,, PAide-Major avec aiant trouvé un de nos, Negres qui noit
ger n'avoit envoié --- Page 481 ---
FRANCOISES DE
1703. noit mevoir, &c1 m'apportoit
LAMERI QUE,
ramiers, & des diablotins, lequelétoit quelques leurs me voioient, ils s'enfuioient alors, &
venu par le chemin des deux mille
Parens avoient toutesl les
1703. du bord de la mer, nous fuivimes M monde ales raffurer, & à me peinesdu les amemême route, & nous arrivâmes fur les ner;je leur diftribuai quelque
trois heures au bas de nôtre Habitation que j'avois la fur moi, & nous argent
du Marigor. CeNegrem'avoit dit
toute de journée à chaffer; le paflimes foir un
nous avions 25 ou 26 de nos gens que bitations nos gens qui avoit été dans les Hagui faifoient de la farine; je voulusles cher des du bord de la mer, pourcherallervoir, & cependant je T'envoiaiau Anglois pois, nous vint dire les
premier préter ât ajoupa, pour nous y faireaparrachoient les pierres 2rait
étoiencbien fouper; jetrouvaiquer nos gens Arpertrt brûléc, pour en retirer
deux
farisursgardes, ils avoient étoit trop tard
les gonds. Il
desarbres, Sentinelleavances perchées fur lendemainavant) pour y aller; mais le
quoiqu'ils m'cuffent pourdécouvrirdep plusloin; embufquer; les journos gens furents'y
avant que fulle auprès reconnu long-tems ils tivement, c'étoient Angloarcenrentetied des
crierent E
d'eux, me n'étoient
Matelots qui
vive,demeure-la, que je fus à portée, qui fulil, on tira pointarmez; deffus, &conl un feulavoit un
avant de me laiffer &ilfallute obeir, car aux autres,
letua,oncria &c
lurent connoitre approcher, ilsv vou- ne voulurent bonquaftiers comme ils
moi, de crainte ceux qui étoient avec encore de tucz point & ferendre, ilyeneur
Anglois
que ce ne fuffent des un vaiffeau
de bleffez. llynvoit
pour les ale enlever. me menoient par force, quitira motillédevant nôtrel Eglife
mc fit
Cetteprécaution gens, & quelquescoupede canon fur nos
plaifir; je me
qui ne les
foir aux environs, enattendant promenaijufqu'au poiiler les morts. Cette; empéchapas dedéfins qui étoient allez chez eux; nos voi- tion fraternelle les rendit petite correc- &
vinrent fort contens: : foit que les ilsre- An- nei revinrent plus arracher nos fages, ils
glois cuffent étédansl
taille.
précaution gens, & quelquescoupede canon fur nos
plaifir; je me
qui ne les
foir aux environs, enattendant promenaijufqu'au poiiler les morts. Cette; empéchapas dedéfins qui étoient allez chez eux; nos voi- tion fraternelle les rendit petite correc- &
vinrent fort contens: : foit que les ilsre- An- nei revinrent plus arracher nos fages, ils
glois cuffent étédansl
taille. pierresde
qu'ilsn'ycuffent point sleursmaifons, été, ilsles trou- ou Nous partimes après diné de nôtre
verent fans qu'on y eut fait aucun de- habitation, Pour retourner au
gir, &cleurs caches enbon état. Nous nousdécouvrimes) la
Camp;
nous en allâmes aux ajoupas, nos
qui venoit d'une Compagnicedetve courle
nous avoient apprété une bonne gens EE merycommeilsr ne vers le
avec des volailles communes, des foupe ra- pasvi, noust tirâmes deux nousavoient de
miers, & des diablotinss nous mîmes fil, pour nous faire connoitre; coups ils fu- réchâmes. des gardesavancées, &cnous nous cou- pondirent de deux de trois, & nous d'un, & eux
Le Lundi
reconnoiffance autres: c'etoir nôtre fignal de
23. je fus voir
i ils nous
uns des Campemens de nos quelques- enfiuite, &c je leur fis figne apperç de çurent nous
je trouvai bien accommodez,
attendres. viere ily avoit entre nous la RiCe
des
E der
ies pourvus. enfans quimefurprit, futde voir épouventable Peres qui coule au bas d'une
qui étoient dévenus
falaife, comme noust
comme desliévress au lieu qu'avant fauvages la tions, & que nous étions prêts mon- à les
guerre, ils couroient à moi dès qu'ils joindre, d'armcs nous entendimes trois coups. Iil3 aufli-tôt; nc fçachant CC que
ce --- Page 482 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
fis avancer deux qu'ilsattaquoient, quifentoientl lescoups 1703. 1703- ce pouvoit étre, je les fuivimes avec fans pouvoir découvrir le plus fouvent
de nos gens, & nous
noustrou- ceux qui les leur tiroient. Nous arrivàles précautions c'étoient convenabless les Negres qui ve- mes au Camp fur le foirs j'allai faluer
vâmes
malheureux Anglois M. Auger, quimed dit qu'ilavoit étéen
noient der tuertroist les blâmai beau- peine de moi depuis qu'onavoittirédu
qu'ils avoient pris; je ils me dirent pour canona au Baillif. Jelui contaicequis'é- &
coup decette aétion, trois hommes ne vou- toit palé dans nôtrepromenade, je
excufe, que ces & qu'ils n'étoient lui fis prefent d'une partic de nôtre
koient pas marcher, de porter leurs prifonniers, chaffe. obligez bien faché de n'être arrivé Le, Jeudi 27 Avril un Anglois qui
S fus
fauver la & fur étoit en faction à leur pofte avancé de
plûtôt, pour leur homme de à 20 l'habitation de Milet, déferta, &carriun
-
tout à étoit jeune très bien fait; c'étoitune va au Camp de la Martinique, oàcomans elpece qui de pilotte $ on trouva dans fes mandoit de il SieurColart, demanda d'étre uneheureavant conduit en
deux compas de Marine très- le jours
cela futexépoches
Les Negres en diligence au Gouverneur,
beaux quej j'acheptai.
pour leur homme de à 20 l'habitation de Milet, déferta, &carriun
-
tout à étoit jeune très bien fait; c'étoitune va au Camp de la Martinique, oàcomans elpece qui de pilotte $ on trouva dans fes mandoit de il SieurColart, demanda d'étre uneheureavant conduit en
deux compas de Marine très- le jours
cela futexépoches
Les Negres en diligence au Gouverneur,
beaux quej j'acheptai. cuté fur le champs il lui donna avis
avoient NSENSSES habits, & des qu'il étoit parti au commencement de
jour, car ils avoient iept du bravel le Fé- la nuit un détachement de mille homarmes. Depuis la mort cette Com- mes dans 25 chaloupes & quelques
vre, il n'y avoit plus que
com- barquesarmées foûtenués de la Fregate
pagnie qui inquiétàt lesAnglois;
d'Antigue, pour aller enlever le
mc elle groflifioit tous les jours, parce
Le Sieur de
E
que les Negres y étoient attirez
des Amour trois demanda Rivieres. d'y aller avecfa Combutin
ILE
l'cfperance du
qu'ils
de
le Sieurl Lamberty marchaavec
fur les ennemis, ils les referroient la lienne, quantité de Volontaires fe
manicre dans leur Camp, que
EEL
telle
fortoient
à ccs deux Chefs qui fc viplapart de ceux qui en &cautres rafrai- pour joignirent rent dans un moment à la têté de trois
chercher des herbages, enlevezou égorgez; cens hommes; on y fit aller en dilichiffemens, éroient defeprécautionner gencetous) lesCavaliers quiavoient leurs
il étoit tres-difficile Ils fc cachoient chevaux, & on fit
les Compacontre leurs furprifes. des Negres & S Enfans perdus,
pour cct effet dans les cannes brûlées, che- Sict faifoient cejour-là cent trentel hom-
&dans) les haies le long des grands cal- mes. mins, n'aiant fur eux qu'un fimple
NosTroupest arriverent aux trois Ri- Les Am
leçon de toilebleiie, un gargoutter,une une vieres auffi-tôtq quel les Anglois, car quoi- glis Font use
baionnette, & leurfufil; silp pafbit
fuffent partis douze heures avant tentatiTroupe plus forte que la leur,, ils fe te- qu'ils
ils avoient trouvé le vent vefur
noient en
& quand ellc étoitdans nos fort gens, & la maréc contraire,cequi les trois
queique ERCS chacun choififfoit fon
gros,
retardé leur marche, Rivieret
homme,Sctiroit deffus,& auffi-tôtven- avoit M. de beaucoup la Malmaifon qui avoit étéaverti
treaterre, ilsrechargeoient, gagnoient & par un Cavalier qu'on lui avoit deles devans 1 ou queique ravinage, manicre fi péché, del'approche edes Anglois, &du
revenoient faire feu d'une
marche pour) lcj joinimportune, qu'elle defefperoit ccux fecoursquiétoitent
dre, --- Page 483 ---
FRANCOISES DE
3703. dre, difpofat tout pour recevoir lesuns, LAMERIQUE
&; placer les autres 5 mais les ennemis grand Ce nombre.
& par un Cavalier qu'on lui avoit deles devans 1 ou queique ravinage, manicre fi péché, del'approche edes Anglois, &du
revenoient faire feu d'une
marche pour) lcj joinimportune, qu'elle defefperoit ccux fecoursquiétoitent
dre, --- Page 483 ---
FRANCOISES DE
3703. dre, difpofat tout pour recevoir lesuns, LAMERIQUE
&; placer les autres 5 mais les ennemis grand Ce nombre. aiant trouvé la mer trop groffe, pour faireun mouvement des Anglois en fit
rifquer un débarquement, & và le- ral; il autre à nôtreLieutenant Géné- du Retraits
Troupes, & le bon ordre qu'il y avoiz
eut peur d'étre coupé, fi
Lieudans lesdeux. Anfes, Scfurle petir mor- Anglois fe réndoient maitres du les Giniral tenant
nc les fépare, ils s'en retournerent tier des trois Rivieres, & de ne quarfur RU pas, aprésavoir demeuréquel- voir regagner fes barques qui étoient pou- à
que tems en
mais hors de la SainteMaries cut
il plia
dès
portéc du mipseer
nouvelle du mouvement bngage des chne- qu'il
Cependant comme ils ne vouloient trois mis, & tout d'unc traite il arriva au
pas que leur voiage fut tout-à-faitinutrous, au-delà des trois
tile, ils firent une defcente d'environ il avoit fait partir avec lui Rivieres, les deux
deux cens hommes àla pointe du vieux Compagnies & deMarineg qu'il avoit amcFort; ceux qui étoiente en
né, ordonné aux milices de lal
pas en nombre fuffilant pour garden'étant lcs enem- tinique, & aux Flibuftiers de le fuivre; Marpécher, s'étoient retirez dans lcs hau- ceux-eirepondirent
Zes An- teurs; ils brilerent la
chez zaunelfeplardr sueneuntpaant qu'àt
gloisdef- avoir fait à leur
Chapelle, après vouloient demcurer à une autre,ils
aavienx candent nations des chofes ordinaire Saintes mille profa- pour fecourir leurs freres la dans Guadeloupe, leur
Fort, verent; ilsencloticrent
ytrou- foin; quantaux
befnt de fer
canons les
TERON
queique
qui étoient fur laj pointe, brûle- Oficiers dirent smuiendrhMsciipes les uns
auferdre rent les affuts, le corps de garde, & de malades, d'autres qu'ils qu'ilsétoient
esyper. deuxoutroisasutresn
chevaux, pour aller n'axolsnrpoint à
dens du maisaiant voulus'avancer smaloniderenvirons qu'ils ne pouvoient S.Maric, &
mande. piller une maifon quileurp davantage, & tres s'ablenterent de allerà pied; lesauconfequence les parut plus de jeunes gens
leurs poftes, &les
rent dans
autres, ils tombequi compoloient ces Comune ERET la
pagnies direntreiolumente
de ce
leur avoit dedtr au gardc loient partir de PIflc qu'aprés qu'ilsr les nevou- And'une RRLET il en eut d'abord paflage une glois.
&
mande. piller une maifon quileurp davantage, & tres s'ablenterent de allerà pied; lesauconfequence les parut plus de jeunes gens
leurs poftes, &les
rent dans
autres, ils tombequi compoloient ces Comune ERET la
pagnies direntreiolumente
de ce
leur avoit dedtr au gardc loient partir de PIflc qu'aprés qu'ilsr les nevou- And'une RRLET il en eut d'abord paflage une glois. vingtaine detuez 4 la place, & beau- LcI Licutenant Général
coup deblefiez, cequile leur fit rebrouffer arrivéauxt
quiétoitdéjs
chemin plus vitequ'ils n'étoient
coup de ce rnnenuoniae que fes
ne
& ce fur un bonheur poureuxden'être venus, foienr point, & fer mit Troupes dans une paroif
pas plus avancez; car le Sieur deS.A- il: colere
furieule
mour avec les meilleurs Pietons de fon & avoit" paafpneaetaeie le chemin librepour s'en mais
détachement arriva dans ce moment fur tout le monde le fouhaitoit. aller,
la haureur, & commençaif fairefeufur M. Auger m'avoit prié dès le
eux, & les preffa tellement de ferem- d'aller au reduit raffurer le matin
barquer, , qu'ils abandonnerent Jeurs dire de fa Part à tout le monde peuple, &c
bleffez qui n'eurent pas befoin de Chi- des quelque chole qui arrivât au que
rurgiens. Il y eut une de leurs Chalou- leur trois Rivieres, il avoir pourvà quartier à
pes qui tourna, & vint febrifera la
fureté, & qu'ils demeurafient en
côte, ticde avec perte de l plus grande par- repos. Ilauroit pourtant été bien cmccux quis'y
baraflé, & nous aufi, f les
éroicatjstezentrop avoient pris ce pofte:
Anglois
cependant 2l fic
pren- --- Page 484 ---
VOYAGES AUX ISLES
435 NOUVEAUX & difpofai fes bien de l'application, & qu'il ne l'ait 17037
1703. prendre lesarmes recevoir partout, les sennemis, en cas laiffé fon héritier en mourant. les trois heugens pour
comme ils L'avis étant venu fur
qu'ils nous vinfent attaquer, la diverfion res à nôtre Lieutenant Général queles
le dévoient faire, pendant
s'étoicnt retirez de devant les
qu'ils nous faifoient aux trois Rivieres; Anglois trois Rivieres,, & qu'ils avoient repris
mais ils demeurerent en repos, del cc leur qui le chemin de la Balle-terre, il comnous parut une marque évidente
mença à relpirer, & à vouloir faire
foiblefle. m'acquittois de ma croirequefon mouvementavoité étépour
Pendant que je
conferver la Cabefterre, & empécher
commiffion, allant de cale en cafe, tenoit je les ennemis pénétrer, mais il eut
m'apperçus que mon conteltationa Negre qui navec le le malheur d ne trouver perfonne qui
monchevald étoiten
Général; futaffez charitable pour faire feulement
maitred'Hôtel du Lieutenant demandai femblant de le croire.
de ma croirequefon mouvementavoité étépour
Pendant que je
conferver la Cabefterre, & empécher
commiffion, allant de cale en cafe, tenoit je les ennemis pénétrer, mais il eut
m'apperçus que mon conteltationa Negre qui navec le le malheur d ne trouver perfonne qui
monchevald étoiten
Général; futaffez charitable pour faire feulement
maitred'Hôtel du Lieutenant demandai femblant de le croire. Les femmes qui
jy allai au plus vite, &
étoient au reduit, le voiant paffer, le
à cet honnéte homme où F prétendoit reconduifirent avcc des huées capables
méner mon cheval, qu'iltenoitparune en a de defefperer les plus endurcis aux afdes rênes? A.M. le Général, eft-il heen de fronts. Ilrevint lefoir dans le Camp,le
beloin, me dit-il, lef fien
caeur fort dentommohnhbesent
fervice, lui dis-je? Non, mc répon- les Habitansdel laMartinique, & contre
dit-il, mais quandje dis M.lcGenéral, de fa fuite. M.Auger plus squecontretousl lesautres,
cela veut Monficur dire quelqu'un de fa fuite, lui réquillefoupçonnoite d'avoirdebauOh bien
il n'y a pas fi ETES fes
&cd'avoir été le premier
pondis-je à mon tour,
mobile réfolution génércule qu'ils
cheval,
ETN
long-temsques vousallezac métier SRAI avoient fait paroitre: ilie trompoit ccavoiroublic vôtre premier pratiquer, pendant, & M. Auger n'avoit point conler à pied, recommencezalep
&c tribué direétement à ce qui éroit arrivé,
& cherchez vîte un autre cheval, mais toutes lesTroupesdel laMartinique
lui aiant arraché de lamain) mécontent la rêne qu'il de ne voioient qu'avec un extréme depit
tenoit, je lerenvoiaifortr
les mauvaifes manceuvres qu'onf faifoit,
mon procedé. Ce: maltredHlotelenom, idont qui auroient dû caufer pluficurs fois la
moit Dauphiné auffi bien queceluid de ces mé- perte de lIfle, fi les Anglois avoient bonj'aip parlé au commencement fait connoître qu'ils içà profiter de leur avantage. Par
moires; leur nom ils avoient auffi beur pour nous la divifion regnoit enétoient du même pais,
fur les trel leurs Chefs, &il fembloit que nous
fervi tous deux aflez. long-tems aux Inles faifions des fautes à l'envie les uns des
Galeres, &cavoient étéenvoieza
autres. pourrecompenfed del leurstravauxicequs c'eft qu'il Le Dimanche 29 Avril nos Negres
le dernier avoit fur lej premier, dif- armez s'étant embufquez au deffous de
avoitp perdu fes deux oreillesdansund & Fitbimdiendnitelpcuse del la Charité,
ferend qu'il avoit eu avec laJuftice, une tuerent quelques Anglois qui étoient
c'étoit pour ccla muilavoitotjours cachoit fortis de lcur polte de Milet.
fed del leurstravauxicequs c'eft qu'il Le Dimanche 29 Avril nos Negres
le dernier avoit fur lej premier, dif- armez s'étant embufquez au deffous de
avoitp perdu fes deux oreillesdansund & Fitbimdiendnitelpcuse del la Charité,
ferend qu'il avoit eu avec laJuftice, une tuerent quelques Anglois qui étoient
c'étoit pour ccla muilavoitotjours cachoit fortis de lcur polte de Milet. La garde
peruque, faite de maniere qu'ellec n'étoit
de ce pofte aiant les armes, fortit
exaétement cc défaut qui
pas fur les Negres, T les pouffa. Les
connu de tout le monde; cela n'empé- Enfans perdus arriverent affez à tems
choit pas qu'il ne fervit fonmaitreavec
pour --- Page 485 ---
FRANCOISES DE
I703. pour foûtenir les Negres; mais lesuns marcher LAMERIQUE
&lesaures la de la furent pouffez julqu'au de- tomber furla avec toutes ces Troupes, & de 1703. rité & de Sucrerie la dés Freres de la Cha- un coup de droite des où Anglois; il
c'étoit
voifine. Nôtre Damoifelle Cherot, leur tailler en partie,
étoit aifé de
des
pofte avancé du Camp
picces, ou de prendre fix à
tablit Gallions le fe joignit à cux, & ré- f@pteensdesenneinise plus. M.de Gabaret qui n'enp pouvoient
fieurs de combat, & donna le tems aux dre de fortir du
lui envoia défende s'avancer Valmeinier &c de Maifoncelle deux Aides de Camp, & dépêcha fes
les foûtenir. On avec cent hommes, pour M. de Valmeinier, Camp & pour de ordonner à
grace les Anglois, chargea & alors del bonne de fe retirer; cet ordrene Maifoncelle
après une demie heure d'un on les fit plier qu'à eux, ils étoient vint pasjufopiniitre, où l'on s'étoit battu combat fort ennemis, & par confequent trop voifins dans des
depilloler Sedebatonneto,ilkin àcoups lieux inaccefibles à de parcils Aides des de
alors un fecours d'environ trois reçurent Camps on fe mocqua
hommes, ils firent ferme, &crecommen- cens mais ils avoient envie benucoupdfcus, de fc
cerent àp pouffer nos gens àl leurtour. pour une meilleure occafion, conferver, & ils fidifois la Melle quand cC dernier choc Je rent la fin fagement de l'aétion de fe gabionner jufqu'à
commença; pendant queje me des-ha- muraille
derriere un refte de
billois, les Olliciers de'
féche. demanderent mon avis notreCamp fur ce me de Cependant
avoient à faire, &c s'ils attendroient qu'ils les deux heures egndemnoumoedles ala vàc, &calademic
ordres du Lieutenant Généraly
portéc de fufil des
cher?
cC dernier choc Je rent la fin fagement de l'aétion de fe gabionner jufqu'à
commença; pendant queje me des-ha- muraille
derriere un refte de
billois, les Olliciers de'
féche. demanderent mon avis notreCamp fur ce me de Cependant
avoient à faire, &c s'ils attendroient qu'ils les deux heures egndemnoumoedles ala vàc, &calademic
ordres du Lieutenant Généraly
portéc de fufil des
cher? Jel leur répondis s'ils pour mar- ennemis, fans que ceux-ci Retranchemensd des
doient fes
ils que atten- tir pour les
olaffent forZes An- point; mais ordres, s'ils ne marcheroient vrer leurs morts répouffer, & leurs & pour recoufecourir leurs
avoient envie de laiflerent fur le
bleffez; ils
f déEeates fans que le Licuchamp de bataille
faitsa tenant Généraly put trouver à redire, tre-vingt de
cinq morts,
qualarivie- ils n'avoient qu'à fairedéfiler leurs
bleflez, Nous n'eumes &cbeatcoupp dans plus
redes le long de la Falaife, &
gens chocs quequatre
tous ccs
Gallioens ennemis en flanc; cela fut exécuté prendre les bleflez. Un Negre hommestuez, des
& onze de
le champ; plus de deux cens hommes fur Charité aiant cul lac cuiffe Religieux caffée au com- la
% coururentà toutes jambes, beaucoup mencement glois
de Paction, lorfqueles.AnMelfe Flibultiers qui étoient venus à la té nousrepoulferent, fut Pris
chez nous fc joignirent à nos fut àleur bleffé Camp. d'un Le ficur de
gens, quifevoiant ainfi
de
PAES
ferent
lccourus,pouf & eut une coup fufil à la cuift,
vigoureufement les Anglois, les
partie du petir doigt emchafferentde derriere trois murailles fé- Poréedunautrecoup foncelle
Let fieurde Maiches, les unes après les autres, &c les pitaine s'étant trouvé vis-à-vis un Calui Anglois, celui-ci le défia, &
Emmmrtrime dans les
tira un coup dep piftolet; il
environné Dermioomademidcie leur pofte. nôtre Major qui letuafurl le manqua
fit la même chofea
champ, &c
M.Auger qui avoit fait prendre les
cauSergent de ceCaarmes au Camp de la Martinique, & pitaine qui vint pour le percer de fà
au pofte avancé, étoit fur le point de Sain, halebarde. Lesi fieurs du Buc, Lambert,
Zom.I1,
Roulc, êcautres Officiers
Kkk
quisy
trou. --- Page 486 ---
VOYAGES AUX ISLES
438 NOUVEAUX
ra jufqu'à la retraite des Anglois.
avoit fait prendre les
cauSergent de ceCaarmes au Camp de la Martinique, & pitaine qui vint pour le percer de fà
au pofte avancé, étoit fur le point de Sain, halebarde. Lesi fieurs du Buc, Lambert,
Zom.I1,
Roulc, êcautres Officiers
Kkk
quisy
trou. --- Page 486 ---
VOYAGES AUX ISLES
438 NOUVEAUX
ra jufqu'à la retraite des Anglois. 17031703- trouverent, ou comme' Volontaires,ou Des les premiers jours que les An- Précawà la têtc deleurs corps, y firent tparfai- Nôtre glois eurent mis piedaterre, j'avoismis tion les
tement bien, à leur ordinaire. vouloit nousper- en pratique unechole qu'onm'avoiten- Sc
pour viuret,
Aide-Majorlal Poteric de grands rif feigneil y avoit long-tems, quej je
fuader qu'il avoit couru
trouvai très-bonne, pour ne pas manques, & quela manche avoit étépercée examiné quer de vivres quand on fetrouve éloid'une balle; un tailleur aiant venoit du gné de chez foi: c'étoit d'avoirtelijours
la bleffure, declara qu'elle aucune quelque foie de vcau,, de vache, oude
tems, & que le plombnyavoit
bautcuital'eaus &cautel, ou, herbes quand on fipart. confeffois un de nos lepeut, dansdu vin avec des
Pendant queje
mes mains, nes; rienn'ett meilleur, 8cd'unenourbleffez qui mourut entre nomméHu- riture plus fubftancielle : cela fert & de fe
ily eut un de nos voifins,
de Pain & de viande tout à la fois,
gues Boulogne, qui reçut le un crane cePT. la Sanobiinmaed nour- gros
balle qui lui découvrit
ild étoit comme le poing eft fuffifant tpour
longueur de cinqà fix deux out trois rir runhommependant txingt-quatrehen dans
il étoit d'ailleurs res. J"avois foin d'enavoirt rtotijours me
comme
les
qui
BE
abjurationss
bon commerce,je ma baraque pour Negres
homme de bien &del
fervoient, & pour moi; & quandj'all'aimois, & je lui difois fouvent que & loishorsdu Camp,j'en portoistoiljours
l'affifterois quelque jour à la mort, avec moi, parce que nous nous trouqu'il fe convertiroitt tout del bon;iltom- le vions queiquefois éloignez dans leshauba auprès de moi lorfqu'il eut reçu parole teurs, ou obligez d'attendreque desdécoup, & fut adteslong-sematanse le fis porter tachemens ennemis plus forts que nous
& fans connoiffance ; je
fe fuffentretirez, & dans ces occalions de
dans lal Falaife, Regemaprochseells j'étois bien alfuré avec mon morceau
pour le faire penfer à fa enfiu confcience ouvert foie de ne; pas foufrirla faim. obfer
quand il revicndroits aiant la parole: Ah, Lc loifir dont nous jolillions dans uatios
lesy yeux, &c recouvré vous mel l'aviez nôtre Camp, emaneninquiptetaux
mon Pere, me dit-il,
de fe retirer chez. eux, nous fatas
bien dit quejer me convertirois en mou- Anglois fit faire Sc réitererplufieurs: fois l'obfer-camm. rant entrevos mains; oui,jeveux mou- vation fuivante.
quand il revicndroits aiant la parole: Ah, Lc loifir dont nous jolillions dans uatios
lesy yeux, &c recouvré vous mel l'aviez nôtre Camp, emaneninquiptetaux
mon Pere, me dit-il,
de fe retirer chez. eux, nous fatas
bien dit quejer me convertirois en mou- Anglois fit faire Sc réitererplufieurs: fois l'obfer-camm. rant entrevos mains; oui,jeveux mou- vation fuivante. Nous fçavions que le
rir catholique, &c je demande pardonà Chirur- vaiffeau Anglois qui
le Pavilion
Dieu de tout mon cceur: un
d'Amiraléroit
une lieuc de
aiantfonoù
inaine
gien que J'avois faitappeller,
trois mille pas geometriques. sdu lieu redéfa plaic, m'affura quilnyavoierien le fis nous étions campez; fur cela nous
à craindre pour le prefent 5 je
qued quand il tiroit le matin
emporter, pour m'en aller lui à d'autres de mon. marquimes &le foir,, pourladiane, & laretraite,
qui avoient plus befoin que
nouspouvionso compter depuis unjuiqu'a dilant
fccours. fut rappellé le foixante l'un après T'autre, en
M. de la Malmaifon
& prononçant un, deux, trois, quajour fuivant des trois Rivieres, des EGT tre, cinq, &cc. depuis le moment du que
venir commander au Camp cale de l'au- nous avions vû la lumiere canon
lions; nous lui fimes une où il demeuceux
tre côté de la Chapelle,
mpanm --- Page 487 ---
PRANCOISES DE
#:o3- ceux qui avoient la parole plus libre, LAMERIQUI E. comptoient cinqou
l'imprudence uns, &c d'en maltraiter
roit pouller plus loin Bsdepiisonpourt cette
eux de dépit allerentie quelques- 17oy;
dont je ne donne ici que le expérience, commen- aux leur Anglois, les conduifirent où rendre étoit
cement. maitre, le firentprendres
Inzzaananigeal que tout le refte de fes Negres, avecpref- une
venir, Scaffuroiear qu'ilenv viendroitun groffe fommed'argent, &
grand nombre fans la crainte qu'ils bles; on le conduifit au ctotifesimneue Général Coavoientdet CIranenlogmsresiad une drington belle furegarde qui le renvoia chez lui avcc
SarsPE Cette
tentation, pour tuer celuic quilep portoir. glois qui capture fut caufe les AnUnpauvre Irlandois aiant été pris en
n'avoient AE dans ces
defertant, fut condamné à
quartiers-li a
depuis
y avoient mis
en
nny
attendant l'heure de l'exécution étrependu; il terre, remarquerent
avoit
fe lauva; mais comme ilétoit étourdi, beaucoup de mahis &c qu'il y
& qu'il ne connoiffoit le
il les habitation, & quantité autresvivresdans de beftiaux
fe jetta dans le pofte TE les pais, Anglois dans les hauteurs; ilsf firencundétacheavoient à Milet, après avoir paile la mandez ment de cent cinquante hommes, compeincs Riviere, & grimpéla Falaile avec des ver ces vivres par un & Major, ces Pour allerenledansnos incroinbies, poftes; ils croiant le étre arrivé les maifons de ces belbiaux, &cbrûler
lierent dans leur corps de reprirent, &c le Lelundi7.
dans le pofte TE les pais, Anglois dans les hauteurs; ilsf firencundétacheavoient à Milet, après avoir paile la mandez ment de cent cinquante hommes, compeincs Riviere, & grimpéla Falaile avec des ver ces vivres par un & Major, ces Pour allerenledansnos incroinbies, poftes; ils croiant le étre arrivé les maifons de ces belbiaux, &cbrûler
lierent dans leur corps de reprirent, &c le Lelundi7. Mai quartiers-la. tendant qu'il fut jour, pourleremener garde, enat- na avis que ce détachement undefeeurnousd venoit don- de
au Bourg,, car il étoit nuit quand il fe Enfans de leur Camp. M.Augerenvoia
jetta entre leurs
EE
nelle quilegardoit, mains; mais le Senti- les harceler, perdus, & les &c lesNegres, pour
s'érant endormi,il
empécher de brûs'échappa, & vintau Camp dela.Mar- lerlesmailions. Plufeurshabitans de ces
tinique, n'aiant qu'un méchant calçon fanthonaretpremaae lesj
&c
furlecorpes &cles mains liécs derriere joindre, aller défendre
le dos. Les Habitans
SpptES
fraieur Après qu'il fut revenu de la &clesdeux étoient environ foixante,
les qu'il avoit eu, il nous affura, là cent Compagnics faifoient
que Anglois ne tarderoient pas à fe hauteurs, hommes; ils marcherentp cejour- paries
Fembargucnquele Général
pourn'ètre pas
étoit malade,
Codringron vaiffeaux, qui donnoient apperçusdes avis
difienterie
beaucoupde
de canon
par un
Troupes & les
I
équipages, Rree qu'ilsmanquoient devi- a les gens armez. dpumabappecreent Les Enfans perdus, &
vres. Negres n'aiant voulu
Lunha- Prij? Le Jeudi 3. Habitans, & s'érantamulez pas à chercher fuivre Ics
Biran: rent le nomminéBouchu, Nalls.dngloisenieve dont l'habita- à faire quelque pillage dans les habitacdajis tion étoit àl la Riviere
tions
etlaves. au
Beaugendre,
adclamennonebumt Lollis, furent
quartier deshabitanss cettehommen'a. découverts fut
parl les vaiffetux. L'avis en
voit pas reulnifsrenrerausnituty étant envoia aufli-cor trois porté au Major,
on
ou
malade, le contrefaifant, mais il
Compagnics de aqui
s'étoit cantonné avec fcs efclaves dans maisavant que ce fecours renforts
les hautcurs de ce quartier-là; il
les habitans lavoient loifutarrivé,
eut d'une ravine ouils ataquenapafige
Kkk 2
vetienembiiques
le --- Page 488 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
440 avoit été tué avec quinze ou cunemaifonfurpied : cependant comme 1703
1703. le Major
&t lcs autres s'étoicnt on étoit pleinementi informé del leurfoifeize hommes, bord de la mer, où étoient bleffe, parlesp pertes
avoient fait,
fauvez au
avoirabandonné & parl les maladics e les diminuoient
leurs chaloupes, aprés
& chaque jour, les habitans réfolurent de
les vivres dont ils s'étoient chargez, les
tellement de fe rembarquer,
la plus grandepartic des beftiaux qu'ils prefler n'euffent le tems de mettre
avoient pris.
it pleinementi informé del leurfoifeize hommes, bord de la mer, où étoient bleffe, parlesp pertes
avoient fait,
fauvez au
avoirabandonné & parl les maladics e les diminuoient
leurs chaloupes, aprés
& chaque jour, les habitans réfolurent de
les vivres dont ils s'étoient chargez, les
tellement de fe rembarquer,
la plus grandepartic des beftiaux qu'ils prefler n'euffent le tems de mettre
avoient pris. Le fecours les aiantjoint, leurs
feu au refte. TEe Officiers allerent
ils voulurent retourner fur
pas
Ea
avoient
trouver le Gouverneur, & le prierent
pour regagner ce qu'ils
perdus & les d'obtenir du Licutenant Général qu'il
mais aiant apperçus setekontfutrdespolies les Negres
leur laiffa faire une fortie fur les enneVolontairesqui commandoient le chemin o ilsdé- mis, pour les chaffer. M. Auger s'y
qui
ils fe rabattirent toutd'un emploia avec chaleur, & outre lebien
voient palier
de d'être public qu'il regardoit en ccla, il avoit
coup au borddela mer,
marche- encore! foninterét particulier,, puifqu'il
en flanc, & cn
REem
pris
quetie, l'Ancedu s'agiffoit de conferver fa mailon,
Dernie- rent comme en fulant jufqu'à
encorc brûlé; la fortic E
rerenFrançois, toljours accompagnez n'étoit pas
dela
contre gros
faifoient feu donc rélolué; M. de Bois-fermé,
enire les de nos trois Troupes defois qui entrou- Malmaifon & du Parquet pafferent la
frangois fur cux, autant
eurent qu'elles encoredes Riviere des Gallions le mercredi 16. cles Angleis. voient l'occalion; bleffez ils dans cette retraite, au foir avec fept cens hommes qui demorts &des
voient fc partager en deux corps, pour
& en tout on compte qu'ils tuez, perdirent & des attaquer en méme tems le Bourg
vingt-fix ou 27. hommés
deux endroits, auffi-tôt que M. LET
blellez dont on lie fçait pas précifement qu'un feul baret & Auger auroient attaqué
le nombre. Nousnep perdimes
de Milet. Nous étions affurez CFERS les
homme,&cn nous cimtadisionsebieltes Volontaires, défaire entiérement; outrequ'ilsétoient
L'imprudence de nos gens
fort affoiblis, il y avoit déja une par-
& de nos Negres fut caufe que ceparti
de forte
défait. Tout ce tie de leurs gens embarquez;
ne fut pas entierement de bon, fut
avoient voulu foûtenir le pofte
que cette courfe produifit de
Milet en y envoiant du fecours, ils
les Anglois piller,
TVL
qu'on empécha
habitations; elle nej
de
cocimmemnom
& brûlerles petites
nos gens le Bourg, ou les Troupes du pofte de
fut auffi la dernicre action que leur Milet forcées & enlevées, G clles n'acurent avec les Anglois jufqu'à
voient point été foûtenucs.
tenir le pofte
que cette courfe produifit de
Milet en y envoiant du fecours, ils
les Anglois piller,
TVL
qu'on empécha
habitations; elle nej
de
cocimmemnom
& brûlerles petites
nos gens le Bourg, ou les Troupes du pofte de
fut auffi la dernicre action que leur Milet forcées & enlevées, G clles n'acurent avec les Anglois jufqu'à
voient point été foûtenucs. départ. foir Maiils mirent Nous allâmes avec un grand filence
Le Mardi au IS. étoient nous pofter à la bonne portée du fufil
le feu à tous les logemens maifons qui dul Bourg, de l'enceinte qu'ils avoient fait autour
dansle Fort, & aux
d'armes; du Bourg, en attendant que nos Chefs
depuis lc Fortjufqu'àl la place
attaqualient le poite de Milet comme
cela fit comnoitrequilsp penfoientiericu- &
on étoit convenu, nous paflames toute
fement à fe rembarquer, de quejavois briler le la nuit fous les armes 3 mais au lieu
cu raifon de confeiller
du fignal que nous attendions, nôtre
Bourgavanto de Mbandonner.paiquen Lieutenant Généralquiavoit changéde
pouvoir juger par ce envic commencement, de laifer au- deffein, nous envoia dire 2u point du
qu'ils n'avoient pas
jour --- Page 489 ---
FRANCOISES DE
170j. jour du 17. de nous retirer au Camp. leurs LAMERIQUE
Les Anglois qui nous apperçurent, embarras: camarades, pour fc tirer de cet 1703
connurent le danger où ilsavoient été, étoient à cependantles la
autres vaiffeaux
d'étreforcés f on les avoit attaqué, &c liciies
voile, &: à plus de trois
ils acheverent dès lef foir de cemémejour
delà, que nos gens le tenoient
de mettre le feu aux maifons à melure toûjours aprés midi bloqué. Sur les trois heures
Quutienabandoenoiemb, Vendredi 18 Mai ils &cl lelendemain Flotte, & rimialmewatanertcurer voiant
fa
un peu avant le jour: mirent leurs barques à la voile & de la mer au Baillif, tdenesgensfarlebord il y cut quelques
leurs Vaiffeaux Marchands furent les chaloupes qui s'approcherent de terre,
des Ratraite: An- premiers qui appareillerent, après squoi comme pour y mettredu monde : mais
glois. nous vimesles Chaloupesdes Vaifleaux Sareassbesaimoes quenos
voiant
de Guerreq quiallerent abord de tousces
gens qui paffoient en dedans du
bâtimens ptendre deshommes, pourles Retranchement, bord de la
s'étoient poftez zfurle
aider à apparciller :
que leurs
mer,
les recevoir à la
équipages étoient f
defcente; CC qui Rered obligea de contiqu'ils ne nuer
ERE
pouvoient pas faire les grofles manceu- étoit leur chemin jufqu'au vaiffeau
vres. arrétéalariviere. desGallions, 1e
Quelques-unsder nosI Negresétanten- reiller, quelavec & ce fut fecours ne patjamaisappatrez.dans lon
le Forty arborerent le pavil- cables, & de fc contraint laiffer de couper fes
tout blanc, le d de fut comme un lignal à lorique la nuit fut venué, dériveraul
s'en rarourner plier bagage, & de de terre
ETRE
chez foi. Notre. Licute- Ce commença à fouffier.
. desGallions, 1e
Quelques-unsder nosI Negresétanten- reiller, quelavec & ce fut fecours ne patjamaisappatrez.dans lon
le Forty arborerent le pavil- cables, & de fc contraint laiffer de couper fes
tout blanc, le d de fut comme un lignal à lorique la nuit fut venué, dériveraul
s'en rarourner plier bagage, & de de terre
ETRE
chez foi. Notre. Licute- Ce commença à fouffier. nant Général étoit parti dès le point du rent la fut ainfi que les Anglois
jour, pour gagner S.Maric, &lc rem- meuré Guadeloupe, aprés avoir FE
barquer. 56 jours à terre. Nous n'eûmes
Les maifons étoient encoretoutes en pendantroutcetem-l. tuez, & environ
que: 27hommes
feuquandn inous rentrâmes dans lel Bourg,
5o bleffez: mais leur
mais il étoit trop tard y remedier. EabLineroeeatens grandes
Un Vaifleau Anglois ECAE2 7ocanons, Scaunigucnoufcuitianse en grosqu'elle
pelléle Chien Rouge, qui étoitr moiillé ap- eteltuncr-comiacnbisn nous nel'aurions
alar Riviere des Gallions, attendoit du jamaiscrugellefans) en ft
le
que nous
fecours pour lever les ancres, qu'il nc dit après un Sergent les FURCTEPS qui fc rende pouvoit pas mettre à bord avec le peu la voile. que ennemis eurent mis à
gens qui lui reftoient: il s'avifa de étoit caché lly avec avoit G deux jours qu'il
Hrenulcivecioncmonag de fulil
quelquescoups Soldat
femme de & un autre
que nos luitirerente enpaf. dansunegrotte lal Riviere des
fant, on s'irrita SETA part & d'autre, & Gallions, cnattendant ledépartdesinnos gens s'étant raflemblez jufqu'à une glois pour paroitre, ( femme fe moncentaine dans le Retranchemient qui tralapremicre, qu'il avoit & quand on Peuta affuré
commandoit ce vaifleau, empécherent mari, n'y elle l'alla rien à craindre pour fon
SETRETETIE de d'en.approcher, &
homme d'efprit bien chercher. fait, & C'étoit bon Ca- un
fonfoible équipage à fc obligerent enfin tholiques siln inous ditqu'ilavortené dix
les ponts, en attendant renlermerentre du fecours de fois de delerter, mais quefon Capitaine
qui s'cn doutoit, lc fafoit oblerver de
Kkk3 3
f --- Page 490 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
442 f près qu'il n'avoit pû en trouver l'oc- de la Charité & le nôtre, &c la maifon 17o3i
E703. çalions qu'à la fin ils s'étoit cachédans des] Jefuites; ilsn'ont laiffé furpied que
ce. trou, d'oà il avoit vû paller plu- TEglife des Capucins, & celle des Jcfieurs fois ccux ile cherchoient, & fuites. On prétend de la que confervation ces derniers de
que c'étoit pour L & pourlaerainte font leur Eglife redevables à un Colonel Catholiquequi
desNegres étoit demeuréfilong- Il
fut enterré;
celle des Capucins
tems fans cectl en fortir.
é furpied que
ce. trou, d'oà il avoit vû paller plu- TEglife des Capucins, & celle des Jcfieurs fois ccux ile cherchoient, & fuites. On prétend de la que confervation ces derniers de
que c'étoit pour L & pourlaerainte font leur Eglife redevables à un Colonel Catholiquequi
desNegres étoit demeuréfilong- Il
fut enterré;
celle des Capucins
tems fans cectl en fortir. nousaflurs
leur fervoit Rodze magazin à pouqu'ils'éroit trouvé à la revûé qucl l'on Eaer
avoit fait il n'y avoit du que Major cinqjours, Général dre. On peut direque de part & d'autre
& qu'ilétoit proche en maudiflant
de tres-grandesfautes. Lc
qui avoit dit tout haut,
ilyacu AANIOOERnL-aTs EGARZ
Nembre cette entreprife, quinaveicarperdide, à terre mille, neuf ral, & la mefintelligence qu'il y avoit
desmorts crblefiz puis cens qu'ils foixante ctoient & quatre hommes, dont entre lui & nôtre Gouverneur, & ont
des deux plus de mille avoient été tuez, entre mis pluficurs fois la Colonie FHle à
natiens. iefquels ily avoit trois Colonels, deux deux doigts de leur ruine; celle qui 'lc
Capitaines de vaiffeau, un Major, & étoit entre le Général Codrington, & les Colovingt-fept Capitaines ou Lieutenans ou Commandantdclatiete, les a
de
de nôtre
autres Officiers, quele refte étoit mort nels empéché de forte profiter fir inous nous dede maladic, ouavoit deferté, ou avoit defordre:
que bonne
de
été pris prifonniers à quoi ce Sergent vons à nousmémesinel nous devons audi partie la meilajoûtoit que lesvailfeaux malades & & lest del barques blellez. nos leur maux, partie de nôtre falut aux Anglois
étoient Nous avions remplis 76 de de leurs deferteurs, & qui@toientagitezdcs: mêmes paflionsque
35. prifonniers; ils amenerent: deferteurs avec Sol- eux nous. Au refte il étoit tems qu'ilss'en allafquinze ou feize dc & nos environ. 80 Ne- fent; nosHabitans commeaçolientatom
dats ou Nous engagez, trouvâmes cinq canons de ber malades, & furtout la difienteriequi
gres. fer dans leur barteric, & un dans la leur étoit caufée Peau de la & Riviere parles
d'armes, mais rompus, & hors des Gallions quie
ntencer
place d'état de fervir. Le feul canon. qu'ils viandes fraiches dont tlaplapartnavoient de fe nourrirquede
laifferente enticr fut celui de la' Tour des pas tant accoûtumé
Jacobins, que nous trouvâmes au bord viande Le falée. des bêtes l'on tuoit, les
de la mer.
& un dans la leur étoit caufée Peau de la & Riviere parles
d'armes, mais rompus, & hors des Gallions quie
ntencer
place d'état de fervir. Le feul canon. qu'ils viandes fraiches dont tlaplapartnavoient de fe nourrirquede
laifferente enticr fut celui de la' Tour des pas tant accoûtumé
Jacobins, que nous trouvâmes au bord viande Le falée. des bêtes l'on tuoit, les
de la mer. Paroiffia- ordures, fang &1 les corps Ties Anglois qu'on
Ils ontbrûlé celle quatrel de lHilet Eglifes à Goyaves, laiffoit fur la terrc fans fepulture, 2 endesHabitans, les, fçavoir du Baillif & de la Bafle- gendrerent uneprodiglmulequmite défoloient de
terre, la Chapelle duvicuxl Fort, celle grofles hommes mouches & les vertes chevaux, qui 8cqui
des Religieux dela Charité, & lesdeux les toient les viandcs aufli-tôt qu'elles $
qui étoient fur nos deux Habitations; toientp poféesuni inftanrdetu.Nouanos
vingt-peufSucrericts environ autantde trouvâmes prefque tous attaquez de
Poritia
desenflures auxl leccluidu Baillif, & ceux des. François, mauxdegorge,avec travail, &c delacha-
& de la Bafie-Terre, lcs Couvens des vresquivenoienedu leur à laquelle nous étions fans ceffe
Capucins, des Carmes, des Religicux
ex- --- Page 491 ---
1703. expofé, Tout FRANCOISES ce
DE DAMERIQUE
jeuneffe Anglois produifit qugccteleruptiondes de bon, fut nôtre que nos Negres
des 44;
qui avoit un peu peur Tte feu au bles, quilnepouvoit m'apportoiene concevoir Dia- ryegl
commencement, qu'elle n'y
s'y accoûitumat fbien,
queles
tion,é fufoitplus la
Proteflans demanger de la
EE
cqu'elleyalloitaufi moindreatten
viande tous
lachafc. Tanti il eft vrai gsiementqu's T'habitude mpmnmmanntter les pendant qu'eux
eftune feconde nature,
meenengingoeet famedis, & méme vendrein, les
à tour ce qu'on veut, dès 2 qu'on fe fait & lorlque je lui pendant le Garémes
tique fouvent. qu'onlepra- ves de ce qu'il nous demandois des PretuApres avoir vifité les batterics des eitoit auffi-tôt les Diables imputoit, il me
ennemis, enfermé &c l'enceinte dont ils avoient tins quenous
8clesl Diablodans une le Bourg, j'entrai par hazard j'ai femble. Onpourrafef mangions fourenir quelquefoisenplacedarmes petite maifon au deflous de la partic dit de de ces oifeaux dans la deceque feconde
ne devote, quisppartenoit des à aunebon- rieurs ces mémoires, que les Supeles
Guermaux, à ont declaré Eceleialtiques qui font aux liles
le
n'avoient
Reres
EReh apparament qu'un de SE mis In- avoir confulté eniansoimagro fur cela tousles
genicurs des aUtil avoit & loge, Car jy trouvai E du pais,je veuxdire, les TeADE
entre autres les beaucoup de papiers, & mais Chirurgiens, & les Medecins,
de
plans de la
quelque chofe Apotiquaires:
partic nos
plus grande pour lui faire voir que je pus luidire,
mc fit plaifir.
le
n'avoient
Reres
EReh apparament qu'un de SE mis In- avoir confulté eniansoimagro fur cela tousles
genicurs des aUtil avoit & loge, Car jy trouvai E du pais,je veuxdire, les TeADE
entre autres les beaucoup de papiers, & mais Chirurgiens, & les Medecins,
de
plans de la
quelque chofe Apotiquaires:
partic nos
plus grande pour lui faire voir que je pus luidire,
mc fit plaifir. Retranchemens, Je montai
ce gui manger ces
que nous pourions
tre habitation dul
enfuite où à nô- confciencey oifeaux il en toute iureté de
avecu unde nos Religieus, Marigot, &L un jefoupai de nos que les oileaux revenoit quis toûjours à dire
Voifins, aux dépenso sdequcigaer Diables pondoient des ceufs,8c wacouploient, qui
E j'avois lel amalle le matin, en entrant ne devoient point étre quilescoarolenty mis au
tournant Bourg. à la Ces oileaux en s'en re- pechions poilfons, & que par conlequent rang nous des
montagne avoient été maine, en contreles les loix
tant
derEglfcRos
FRNEEEEnE de mailons qui
défend
mangeantles
éroient tombez aterre, bruloient, & ils me difoit-il, demanger de la chairs jourrqu'elle carenfin,
fe conduires on en amaffa nevolaneplusa mettre entreles qu'elle dhiference peut-on
cens de cette maniere. plusdetrois les Oyes, les Diables &cles
Confi- CesDiabies avoient été
les
Pluviers, les Canardsy
le:Dis- rencefar fieurs dilpures
caufe de plu- Sarcelles, & tous lesautres Becafes,
llero demesvoifins que j'avois cu avec un aquatiques? leur
& Soit qu'on les oifeaux
les Ma- nous étions au dbaraquey camp des pendant que leur nourriture figure leur plumage, regardedans ou dans
treajet, toit le Sieur Thuilier Capitaine Gallions: c'6- lieux où ils réfident ordinaire, ou dans les
vaiffeau marchand de
d'un ils ne
totijeurs, & dont
toit établià àla
Dieppe, quis'é. ne trouvera s'éloignent rien que malgré cux, on
merce de fes afibciez; Guadeloupep iléroit pour) lecomqui les dillingue aflez
Comme guenor, homme de bien & fort bon Hu- PEETSEEEEE poiflon, & lesautres
sfoient
nous nous
fage. même, ajolitoit-il, chair; il paroit
entretenionstour les Sarcelles, les Becafes, queles Canards, les
Poa-areosnaites
les Pluviers,
HamtfAnmE
bien
ux, on
merce de fes afibciez; Guadeloupep iléroit pour) lecomqui les dillingue aflez
Comme guenor, homme de bien & fort bon Hu- PEETSEEEEE poiflon, & lesautres
sfoient
nous nous
fage. même, ajolitoit-il, chair; il paroit
entretenionstour les Sarcelles, les Becafes, queles Canards, les
Poa-areosnaites
les Pluviers,
HamtfAnmE
bien --- Page 492 ---
VOYAGES AUX ISLES
444 NOUVEAUX les Diables, rang des poiffons, & qu'ils s'yoppofe- t703. 1703. bien plus des poiffons que dans l'eau, ou roient vivement. Tirez donc la confe- bien
puifqu'ils font toûjours
quencepourvost Diables? Jefentois' &c
dans Catsaranin font quejefoûtenois une mauvaife caufe, dès
quileycherchearleirae nourriture,y & j'étois fouvent fort embaraflé; car
leurs ceufs, & y élevent leurs petits, le moins que je venois à lui dire que les Medequ'ils ne s'en éloignent que au lieu que cins du pais avoient déclaré que c'étoit
qurilspeuvent, 8cparforces demeurent point dâns une saasnintmt
les Diables nc
& ma- en m'objeétant aulraotheurignorancte
l'eau, nidansl les) lieux aquatiques dans des mon- dontjer nc pouvois pas sdifconvenir,puit. de leurs mains
récageux, mais repairent où ils font destrous que je n'étois miracle; échappé à la fin je m'avifai de
tagpesbieniches enterrecommel les lapins, &c ne vont à que luidire par qu'on) pouvoit regarder les Diala Mer quep chercher leur nourri- blescomme) les Macreules, &c les mettre
ture, parce creel nel la trouvent où ils point fere- aufli-bien qu'elles au rang des poiffons
dans CCS montagnes fteriles
& des viandes, dont il eit permis de
tirent. la chair & mangerenCareme; car,luidilois-jes, qui
Quand je lui objectoisquel Diables avoit une reffemble mieux à un Canardqu'uneMafur tout la
des
peint creufc? Lespicds, lel bec,le col,) ,lap peau,
odeur de :SER qu'on ne fentoit ce les plumes, tout eft prefque femblable,
dans les autres oifeaux aquatiques; qu'ils ou du moins la difference quis'y renconme paroifloit être une
tre n'eft pas: affezgrande, pour en faire
êtrer mis au rang poiffons,
differentes, & f éloignées
A
TRSEE
Timerépondoitquc deux efpeces
vousnetrouScnonpalesautres." de la nourriture lunedel Pautre; cependant
Cacette odeur provenoit ordinairement; 8cque vez pas mauvaisqu'on fcandaliferiez, en mangeen fion
qu'ils prenoient
rèmc, & vousvous des Canards.
une
tre n'eft pas: affezgrande, pour en faire
êtrer mis au rang poiffons,
differentes, & f éloignées
A
TRSEE
Timerépondoitquc deux efpeces
vousnetrouScnonpalesautres." de la nourriture lunedel Pautre; cependant
Cacette odeur provenoit ordinairement; 8cque vez pas mauvaisqu'on fcandaliferiez, en mangeen fion
qu'ils prenoient
rèmc, & vousvous des Canards. Ilya une diffechair chan- mangeoit
CAmESEENE
des ramiers, parce queleur felon lcs diffe- renceinfinie, merépondit-il, entre les rege de couleur & d'odeur de mêmc il Macreules & les Canards; on desverita- doit
rens fruits qu'ils de mangent, mettre les Diables au garderles Macreules comme desaniétoit ridicule
fentent le blespoifions, ou plûtôtcommed &
la naturang des poillons, parcequile odcurn'efiqu'une maux imparfaits élevezdans) desjeuxde) les eaux,
poillonap Puliquecete qui ne change
nez dansl'air,
leurs femblafuite de leur nourriture Voiez,med difoit-il, 2 incapables de produire comme tous les
rien à leur efpece. commeilst ne fenourriflent bles par la génération Ce font, felon
vos Minimes
ilfemblequ'ils autres animaux parfaits. que de; poilfon & d'huilc, de ces deux choles, lestémoignages d'un & tres-grandnombre bien inftruits du
ne foient paitrisque Thuile
parles d'Auteurs graves fruits de certains arils rendent
parlesfueurs, leur chairett cou- faiten queftion, l'on trouve les fur les rivages fepurines, d'une parlallives toute onctueufe, qui bres que de T'Ecoffe, de l'irlande,
verte uncodeur peau, d'huile & de poif tentrionaux 8cautres lieuxp plusvoileur fon, donne d'autant plus fortequ'ils font fe desiflesOrcades fins du Pole Arétique, étant parmoins de foin
EE
vieux, Scqu'ilse onti celajefuis feur venus à un certain point u maturité,
tenir propres; voudriez avectout les mettre au s'ouvrent, ciufiemtomberdunhe un
que vous ne
pas --- Page 493 ---
FRANCOISES DE
E103. Hmtoniormsensr LAMERI QU E,
bordâtour cequ'iltrouve, bois; poury, Agneaux en Mofcovie,
ne
fes racines, coquillages, toutluie efti bon; là pourra-r-elle pas produire pourquoi des oileaux 1703. parties fc dévcloppent à peu, & relfemblans endroits? &c à des Canards dansd d'autres
prennent enfin la figure Fon oileau, à
files Molcovitess quifont
quiles plumes; poullent dans slafuite, & lespeuplesdue far leur mondeles
quiéranta arrivé ât toute lap
ne abftinence, plosicrupuleux
la nature juge à
de perfection lui donner, que leurs font point de difficulté Ecfarleursj de jetines,
(edetachedclteniroite SFant il s'étoit arré- pourquoi Agneaux pendant leur carêmes manger 5
voleenl'air, téennaiffant, s'éleve au dellus de l'eau, autres Chrétiens trouveroit-on mauvaisque les
pour venir fe Scfaitd'alfez faire prendre longs fur les trajets, fes dans le leur?
inence, plosicrupuleux
la nature juge à
de perfection lui donner, que leurs font point de difficulté Ecfarleursj de jetines,
(edetachedclteniroite SFant il s'étoit arré- pourquoi Agneaux pendant leur carêmes manger 5
voleenl'air, téennaiffant, s'éleve au dellus de l'eau, autres Chrétiens trouveroit-on mauvaisque les
pour venir fe Scfaitd'alfez faire prendre longs fur les trajets, fes dans le leur? mangent On peur des Macreude France, de Flanidres, d'Hollande&c côtes où ne manquoit il avoit pas dei me citer croire les auteurs qu'il
sumamiuseaitianarlte en voit
mer, où Pon porter; car là fur ce je viens de rapquelquefois des quantitez trèsil ne tariffoit
Raehr
confiderables les vents de Nord Point, & je croi qu'il en avoit une leont amené, aees que de tout tems on a y Saints; gende aufli longue que les Litanies des
misavecraifon gres, fans au des viandes mai- tous seetdonimagenucis je ne lesaipas
qu'on fc erete jamais avifé de re me retenus:voici fournit. ceux que ma mémoifoupgonner le moins du monde qu'ils
Olearius dans farclation
puffent étre de la chair. deMoftovies Delrio dans cesrecherches
En efieeleurproductions &cleur étatne magiques; Vincent dei Bourgogne Evéte peut-ilpas fameufe Citrouille étremis en parallele avec cet- RACORCEOATTES Prédicateur &cConteffeur de S. Mofcovie, & en Tartarie, quel l'ontrouve en dans fon miroir) Hiltoriques Olaus Louis, Mature. a donnéla figure d'un Agneau aquilan Da- gnus dans fon hiftoire du
adespieds, uncol,unet tête,
qui
Septentrions
qui elt couvert de
sunegueic, Oftelins dans la
de
REEES
ne differe en rien de laine, celle des dont la chair Turmenus, Scaliger, défcription Cardan, PEcoiles Porta, le
provenus d'une Brebis & d'un Agneaux Beliers PereKircher, Aldrouan, MaginusDoc1
toutel l'herbe quicroitaurour teurenmedicine
lui,
fe
lei
TorEs qui trouve. à portée de fà eriarboreas Merveilles PereBrietjeluite emmiostninedoran dansfes
net gucule, & qui ne meurt que quand il d'autres d'Ecofle, 3 & une infinité
lanaturel'aa trouveplusriena à brouter, pareeque
que je ne rapporte pas ici, de
comme fon attachéa une racine qui eft peurd'ennuicrlel laj
Lecteur; cft
nombril,
poffeilionodl'one faaicompter
lei
autour del laquel- cens ans, & peut-étre depuis cinqouf fix
terlelicuoui SRmEE ilàp pris naiflince. Sa
ces oileaux en davantager ce de
eft G femblable en toutà celle desMou- chair FeRCES felon néroitpas feulement caréme, un qui,
tons, que les Ours, lesloups, éclesau- jugé en fa faveur, mais une raifon pré- des
tres animaux carnaffiers ne
plus convainquantes,
fent pas de la forme
ferepaic
puifqu'elle étoit
eftrevétué, en font
tant d'Auteurs
CRLECESE PAELEILOs
des, &
extrémementavi.
femblable en toutà celle desMou- chair FeRCES felon néroitpas feulement caréme, un qui,
tons, que les Ours, lesloups, éclesau- jugé en fa faveur, mais une raifon pré- des
tres animaux carnaffiers ne
plus convainquantes,
fent pas de la forme
ferepaic
puifqu'elle étoit
eftrevétué, en font
tant d'Auteurs
CRLECESE PAELEILOs
des, &
extrémementavi. Peces que l'on celebres de toutesl sleseflarecherchent avcc
peut defirer. ment. Orfilanstuteap pà produire empre@e- des Ileft conftant que fil la multitude
Tem. 11. témoins, dont le rapport eft
des
L11
uniforme,
rend --- Page 494 ---
VOYAGES AUX ISLES
445 NOUVEAUX de noient naillance, & que refpeétant les 17031
1703. rend une chofe croistle,tlalyarien, Macreufes, grandsnoms detant d'Auteurs, qui diplus emainguchonsineaes Thuillier me la foienttouslar mémecholcjil (emble qu'il
telle que le Capitaine & que par une fuite yauroiteuq poyrioneiemaestile il faut avoiier
a
vouloity perfaders n'étoit mieux fondéque douter; mais
qu'il
necellhire rien
à
d'excufe, & ce
a
où l'on étoit depuistantde plus prefent
ridicule que leur. la polfeffion
en carême. plus qu'un entêtementi
qui
fiécles d'en manger moins de dificulté faitfoûtenir une erreur, dontilsdoivent
Ily: avoit encore de Mofcovie: fup- étre entierement delabufez, & cela unitouchant T'Agneau récllement tel qu'Olea- quement pour pouvoir étouffer les re-. pofé qu'il fut dont cependant je n'ai Eastaimamomes
rius l'a décrit, & celapour de bone treeux, 8cquil leur reprochequ'ilsagifgardedeconsenit, étoit certaine, fent contre leurs. propres lumieres, en:
nesraifons. Son origine
on
fontlesfruits
en
on voioit mettre fa graine cefruit terre, ex- Karemmgueialaciasead de certains arbres, ou des infeétes nez:
la voioit germer & pouffer
del la pourriture des vieux bois de navitraordinaire; manilieneusiutotirng produit, & res. Trop de gens ont vû ces oifeaux
attachéàl la racine defaire quil'avoitp des voiages de pondre,couveric leursceufs,8c éleverleurs
ncs s'avifoit point
s'aller petits, pour pouvoir doutendel'origine
quatre ou cinq cens liciics, pour de des Macreufess toutes les relations des. faire prendre dans des pais éloignez entre voiagesduNordfonty pleines de cettevechez lui Syexciter des querelics comme rité; &file Copnnefhetiliewnser
les Cafuiftes & les Medecins,, d'arbres,que tant voiagé dans ces pais-la, qu'il avoit
font rectimpetnemaoiéeausd Pilets, Ble- fait dans TAmerique qui eft entre. les
nousappellons femblables Macreufes, suxquels nos deuxTropiqueyelaise certainqu'iin'auris, & autres
d'autres noms, roit pas foûtenu la produétion fabuleufe:
voifins ont donnéencore de fa languc, de ces oifeaux d'arbres aufi vivement
chacun felon la propricté ou quel- qu'il le faifoit..
impetnemaoiéeausd Pilets, Ble- fait dans TAmerique qui eft entre. les
nousappellons femblables Macreufes, suxquels nos deuxTropiqueyelaise certainqu'iin'auris, & autres
d'autres noms, roit pas foûtenu la produétion fabuleufe:
voifins ont donnéencore de fa languc, de ces oifeaux d'arbres aufi vivement
chacun felon la propricté ou quel- qu'il le faifoit.. fuaenp-ksteresne qu'ilsontremar- Dailleursilr ne faut pas croire quetout
quechole départiculier
le monde ait été dans les mêmes fentiqué en eux. Tignorance où l'on étoit mensf fur les Macreufes, & qu'avant dans mé- le
Javolic que
me Jcs voiages des Hollandois
aurrefoisdel lag cerauondenintnuie &cquelest fables que Nord,ilnyait cu des gensalfez fa- de
étoitpardonnable,
débitéfur ges pour douter M ce qu'on debitoit
tantd'Auteursg gravesavoient exculablesceux qui ces oifeaux. Ont trouve un grand nombre
cefujet, rendoient foi, fans fe donner la peine d'Aureurs de toute efpece de comtempoyajolitoient commeilsauroiente dàfa- rains de ceux que je viens
le
dapprofondir
donner une qui ont écrit tout autrement;
PETE
re cette matiere avant & d'ent d'y tirer une auffi Capitaine Thuillier me citoit des Aucroiancefientiere,
celle qu'ils teurs graves, pour foûtenir fon opinion,
mauvaife confequence que encore, ils je ne manquois pas de lui en oppofer
entiroients maisjelerepetee excufables, d'autres de pareil caraétere, & de mèetoient en quelque n'avoitencore façon pénétré mespoids squelesi fiens, quiavoient parlé
puifquer perfonnc endroits reculez & regardez des Macreulesd'une: manierel bien
jufqu'aux
féc:
Albertle Grandi CARAL
commeinaccelibles, où ces oifeaux preparexemple,
gieux --- Page 495 ---
PRANCOISES DE
6103. LAMERIQUE
gieux der mon Ordre, &l Evèque deRa. queinfinie de
tisbonne, après avoir rapporté dans le leurs ceufs, & cesoifesux,quic élevoient leursp couvoient I703:
H-somads-air- des Rochers &
petits fur
cc que le vulgaire croioit des Macreu- les, où
deslies defertes &c fterifes, dit poltivement qu'il eft faux que mis le pied. perfonne n'avoit encore jamais
perfonne n'ait vû ces oifauxpondre,8c
couver leurs ceufs, puifque lui méme fterdam Gemanid-Wer.fmeux) dit la même Pilote dans d'Ameft témoin, & beaucoup d'autres gens tionduvoiage
chofe fa relaavecaveclui, que ces oifeaux pondent, trouver le chemin quilavoirentrepris
couvent leursceufs, &céleventleursp pe- Nord. de la Chine par fE
tits comme les autres oifeaux; d'ou il quantité Irapportequilst incroiable de trouverent une
hearaammuneR les
couvoientleurs ceufs fur ces des oifeaux qui
appelle Canards d'arbres, & qu'on tes, &cquiétoientt
Iles delerles regarde comme les fruits de certains leurs
tellement attachez à
arbres qui croiffent fur les rivages Sep- &fec contentoient nids, qu'ils ne de s'envoloient point,
tentrionaux de l'Ecofle, ou des producrier lorfqu'on les
étions de la meuriunedoqueldtecn-ires vouloitprendre,oul leurs ceufs.
fur ces des oifeaux qui
appelle Canards d'arbres, & qu'on tes, &cquiétoientt
Iles delerles regarde comme les fruits de certains leurs
tellement attachez à
arbres qui croiffent fur les rivages Sep- &fec contentoient nids, qu'ils ne de s'envoloient point,
tentrionaux de l'Ecofle, ou des producrier lorfqu'on les
étions de la meuriunedoqueldtecn-ires vouloitprendre,oul leurs ceufs. Ces Ifles leur font faire abandonner
bois; & afinqu'onr anepuifie pasdireque degrédel latitude
au-delà du 80
c'eft de quelque autre efpecc d'oifeau fonthabitécs dep Septentrionale, & ne
que ce fçavant Evêque
ilnef faut s'y retirent pendant perlonne; le les Macreufes
quel lirela defcription
tait; pour
que froid y eft
y reconnoitre
les Macreufes moinsrigoureus,yp leurs petits, & pondent &y élevent,
delcendent vers les
HTE
Suimtimnen vient qu'à elles fcules, & point du tout con- ties que plus les emuigenlenenparopee & les
Este
à d'autres oifeaux. neiges
froids excellifs les
Charles Clufius dans le Supplement empéchent dans les de trouver leur nourriture
det fest Exotiguch,apresavoirt faitune def- J'ennuieroist pais où elles font nées. cription exaéte des Macreufes, & rap- tois icilesAuteurs monLcéteur fije rapporportéles noms differens que les Ecoffois taineThuillier; en que jecitoisa au Capi-
& lesAnglois leurdonnent, ditquetout
voici pourtantt cunque
cc que le vulgairea cadebiteoucrufarto- jcneputlaftmputfercenl cent del
lemémeVin- laf
rigine de ces oifeaux eft une fable toute Miroir Beauvais, quidansl fuite defon
purc, inventée ceux qui en vou- véau quatriéme Hiltorique Concile dicques s'étant trouloient parler fans l connoîtres qu'à la tranfouslePape Innocent Général Idel LaEtioatereriongiomi fansenriea fagedeaMlacreufesene troifiéme,lu- défenfçavoir de pofitif,
que les Côtes du; &cquoiqu'on n'eut carémeyf encore futd
Septentrionales de TERLA les Ifles
pas Scbien une
Orcades, &cautres lieux plus voifinsdu coonsilincebienclite, ne de leur origine, on
certaiPole n'étoient frequentez de perfonne, avoient
trouva qu'cllcs
mais qu'on devoit étre delabufé de ces à peu trop de derapportavec leur
les oifeaux
vieilles erreurs depuisl'année 1969. près
clpece qu'on ne) peut
les Hollandois aiant fait plulieurs voia- que Ec Oyes, manger les cn carême 9 comme font
gesc dans cesI lflespeu connues, ala nou- Sercelles, & Canards, autres les Becaffes, les
velle Zemble, & au-delà du détroit de aquatiques,
femblables oifeaux
Naflau, ont trouvé une multitude pref- mis. pourgeeluligeafatper
L11 2
Dc --- Page 496 ---
ue
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
l'on mange des Macreufes; de maniere 1700
1703.
9 comme font
gesc dans cesI lflespeu connues, ala nou- Sercelles, & Canards, autres les Becaffes, les
velle Zemble, & au-delà du détroit de aquatiques,
femblables oifeaux
Naflau, ont trouvé une multitude pref- mis. pourgeeluligeafatper
L11 2
Dc --- Page 496 ---
ue
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
l'on mange des Macreufes; de maniere 1700
1703. Deforteque cfonscominucuemean cen'aétcqu'encon- quejefisuneplaican, confciencedélicagerjufqu'apreent,
où l'on te,enguénifianto celle de fone efpritsprévefequencedela longue poffeflion oul'onad été; mais nu par l'erreur. Le remede
ell,fondéefuri'cnicurd & de
ont portai fut de lui dire quela
ka
M
quetant d'Auteurs Voiageurs desgensé de viandesquel'on doit mangeren carême,
trop-bien détruite, pour foltenir. que
étant du reffort dela puillanceEceleliatbonfensla puiffeencore demeuraàl laf fin tique, l'Eglife qui eltunel bonne Mere,
LeCapitainethunlies de la verité de l'origine des compatillant àl lafoibleffe defes Enfans,
convaincu
lestemoignagesd sdes vouloit bienfermer lesy yeux fur cetabus,
Macreufes, foitpar
&cleur tolererl l'ulage d'une viandepaflaAuteurs RSPLIRETISCSE foit parl les raifons Phificomme une manne quifapici une
partie, maislefcandaleque gerequiet pléefort fouvent au défaut du poillon,
ques quej jyjoigniss auxl Iles enmangeant & des autres chofes dont on a coûtume
nous lui donnions encore en Europe où de fe fervir en carême. des Diables, pafla H A P I T R E VIII
cbez le Sieur de Rochefort at petit Cul de Saci
L'Auteur va fe repofer
des Arbres
Cedres O1L Acajous,
Defcription de ce quartier; j
appelléz autres Arbres. des Pruniers de Monbin, é
(OEE lendemain du départ des la Guadeloupe; d'Arnouville elle fut érigée en 16... en Fief elle
Anglois Samedi 19 Mai, Su- je fous le à nom mille de hauteur, fur
fus au reduit voir le & a-fix deux fept mille pas pas del larges toutes
-
perieur denôtrel beloin Miflion, extrême de présde les cannes étoient partagées cn
lui dire qu' 'aiant un de trouverbon de cent cinquante pas chacun, Satis dont
me repoler, jel le priois
routes étoient bordées de petits arbrifquerallalfe Curé Heecumnsere de la Cabefterre. M. de feaux qui portent cette cfpece de pois
Rochefort chez le dont j'ai parlé dans un autre qu'on appelle pois tirées de fept ans, toutes &c
endroit, qui avoit époulé la Veuve du ces routes étoient terrain eft au cordeau; du
Sieurl Baudouin, autrefois Commis prin- aiant comme moins ce tout qui CC étoit en valcur, fortuni, cettcl hacipal de la Compagnic de 1664 m'écrivit, bitation avoit un air de propreté
fçuo aquej'étois alaCabelterre, d'aller
faifoit plaifir; ily a un aflez gros dl
&c me convia
palfer quelques da- feau.
du ces routes étoient terrain eft au cordeau; du
Sieurl Baudouin, autrefois Commis prin- aiant comme moins ce tout qui CC étoit en valcur, fortuni, cettcl hacipal de la Compagnic de 1664 m'écrivit, bitation avoit un air de propreté
fçuo aquej'étois alaCabelterre, d'aller
faifoit plaifir; ily a un aflez gros dl
&c me convia
palfer quelques da- feau. qui palfe environ par le milieu 3
tems avec lui; & pouri m'en cheval. prelfer fus, &cu unc petite riviere, appellée lariviere
vantage, ilm'envoia un ou feize J'y jours, du Coin, qui la fepare des terres de S. &jy demeurai entierement quinze des fatigues Germain que M.Hotel a fait ériger en
&je me remis
Marquifat en 17.. fous le nom de
enflure aux amigHENTREar Hoticlbourg. de gorge, & d'unc durerent encore de Selontoutes les apparences ces terres
dallcs, qui me
près ont été autrefois défrichées, & cultitrois L'habitation mois. du SicurdeRochefortef vées ou par les ancicns Indiens, ou par
Fisfepbelles de la Cabefterrc dc les Caraibes quil leur ont. fuccedé; car
pellar- unc des plus
on
nowville. --- Page 497 ---
FRANCOISES DE
jro3. on n'y trouve quetrès-peu de ar- LAMERIQUE
bres, quoique la terre yfoit RCLars Habitans, mour & dont il emporta avecluil'aprofonde &f fraiche,
l'eftime. par la quantitéde bois cequ'onremarque dont clleeft cou- diiz. Je revins chez. nous: au Baillifle Marhauts, verte, font des bois tendres, fort
Juin,je trouvai que nos Peres s'éEt droits & fort preffez. J'ai avoient dans des cales de paille qu'ils
tout
faire à nôtre
EE
EPRFE ceterrainjufqu'alag gran- Mangotsj'en
habitation du
grand RiiereaGoyarer Culde Sac, 8jen'aip qui tombedansle Nôtre Superieur, fisfaireauffi une pourmoi. vé de lieu dans
point trou- prit, étoit encore quoiguehommed'ef tropnouveau dans le
à taire des Cacaoyeres ouremmoniniaplaipe que celui-là. pais,. pour pouvoir remedier aux deRea dis ma penfée à M. de Rochefort fordres biens
la guerre avoit caufé à nos
Vaillersiln'avoir gui Papprouva, & quiy auroit faittra- fis auffi-tôt. 3 TE me pria de l'aider, & je le
del la maladie dont f mourut été déja deux atteint Nous commençimes
aprèsyc'étoit) la diarhée, maladicordinai- ans tre Poterie;
parrétablirnosementre-longued &
dans) les pais chauds, brifé les pors EEELIEE les formes de toutes les
mortelle les mariez. Sucreries, où ils avoient mis le
faire Pour Tealed ET fait fans rien nous bonnen jugeames que cc feroit une pied, trèsnouville, pendant SEt fejour que je fis à Ar- lument maschaaulituruigueile eftablopourtaire je nivelai &c traçai un canal, blanc. Jef necefaire fisp
pour faire du fucre
dulezardaur palterunepartiedela Riviere Scremettre SEEITIIEINLS cnétar les cannes
& donner la Amemacromehabmane commodité d'y faire deux fis été brûlées, & dans le méme squiavoient tems
moulins à cau, cequirendroit.
fejour que je fis à Ar- lument maschaaulituruigueile eftablopourtaire je nivelai &c traçai un canal, blanc. Jef necefaire fisp
pour faire du fucre
dulezardaur palterunepartiedela Riviere Scremettre SEEITIIEINLS cnétar les cannes
& donner la Amemacromehabmane commodité d'y faire deux fis été brûlées, & dans le méme squiavoient tems
moulins à cau, cequirendroit. cetteterre abbatre des arbres, &
je
d'un revenu
bois qui étoient necelfaires, travailler faire au
leproduiloit desesarnpriceate & cela fans beaucoup de unMoulin,8 BcuneSacreric,a pour
peine & dedépenfe. LaRiviere dul Le- fiter d'une piece de cannes pshadepro
zard eft confiderable, fes caux fontt bel- point étébruléc.Les
qui n'avoit
les & fort bonnes, & en
rares & plus chers encore Charpentierse & étant:
qu'on en pourroit prendre tellequantité deux
plus imcubes fans prefque qu'ons'en pieds Kmpennodeees ruption desAnglois, me avantl'irapperçur. de faire. moi-méme - misentéte
bert SEIATACIEEE qui étoit Intendantdesiles
autres bitimens dont moulin, & les
vaiffeaux huit i neuf ans,. s'étoit fervi des depuis deux le Jetragai fis & Je piquai nousavionsbefoin. tour le bois,
nôtre nouveauGénéral, de guerre quiaroientapporé avec tantde mettre en ceuvre par nos Negres 8cje
enFranceon uléereitsppellés pourrerourner nes après le diligence, départ des que neuf femai-. lIntendance de Brelt, àl pourrem- commençàmes à faire dus Angloist Sucre isnous reR l'avoit nommé. On peut laquellele Habitation du
Il ànôtre
ce fut une veritable perte dreque cela fonger à rétablir Marigot. celle fallatapres du
illesavoitg gouvernéavecune pourlesliless prudence, moulin mais comme nous y avions beloin Baillif, d'un
unedroiture, Sun
à eau, dont la grande
mirable; il'les quitta definterefiemenrad dans leur
voitavoir vingt-deux pieds roiiedegrand beloin, & au regret de tous plus lcs travailler j'allai dansun lieu appellé dediametre,
un arbreque nost Peresavoient. lePare,faire
L1l3 3. fait --- Page 498 ---
VOYAGES A UX ISLE S
4fo NOUVEAUX
ve; je doisajouterqu'il croit fort vite, 1703
ey03. fait stbommedyaveitte.ms qui saveclaper- ce terrain quoiqu'il femble rechercher les terres
milion de M. Houel;
d'une
& arides plûtôt les bonappsrenoit: c'étoit un Acajou le pied; ponceufes nes. II eft vrai que comme re étend fes
groffeur trés-confiderable par les
cuiffes, & fes racines fort loin de fon
ouGedre" Acajou on ena avoitdéja mis en ceuvre présdec grofcs qua- tronc, on peut dire qu'il attire toutela
d'une branches, quiavoientportép
fubftance de la terre où illes répand.
les bonappsrenoit: c'étoit un Acajou le pied; ponceufes nes. II eft vrai que comme re étend fes
groffeur trés-confiderable par les
cuiffes, & fes racines fort loin de fon
ouGedre" Acajou on ena avoitdéja mis en ceuvre présdec grofcs qua- tronc, on peut dire qu'il attire toutela
d'une branches, quiavoientportép
fubftance de la terre où illes répand. grofeur tre
On cmploie cet arbre à toutes fortes
extraorà
meaE
le tronc de
vinge-cing
il réuffit également bien en
dinaire. E20A
pieds de longueur, SARBNETE prefque quarré, tout; d'ufages, on en fait des poutres, des chepunifqu'aiant éré équarifclont dehuitt tout cequ'il pieds vrons, des planches, des cloifons, des
pouvoit porter, ilfetrouva fur neuf pieds meubles, rien n'eft plus beau & meilquatre potices d'unfens,
leur; ileftlemeilleur de tous les arbres
dix potices dc Pautre. Acajou pour faire des canots &despirogues de
L'arbre que nous appellons
tellegrandeurque l'onveut, capableade
aux Iiles du Vent, efti lemémequece- Cedre portcrbieadumonde, & def faire de trèslui les Elpagnols appellent & dans les gran- longs trajets; outre qu'étant là &
dans ft: Terre-ferme,
flottant fur l'eau, il mct par
FELE
des Ifles. Je nei fçaiquia deraifon, du Liquil'emploient
car je n'ai jamais và les Eatet
dingerdenauiragcceus i cet ufage. Ileit vrai qu'il fefenda aiban, qui felon Iesrelitonsquelenrla du tout au Cedre fement; mais onremedicàceri inconvene reffemblent point eft Caraibe; nient, en garniflanel le dedans des canots
Efpagnol. Lc mot Acajou
lon- avecdes courbes, & ferrant fes deux exlest teuilles dectarbrefont comme petites, celles trémitez avec quelques bandes de fer. gues & étroites, àp peu près enettl beau- Ony remarque encore deux qualitez
dul Potherdtbinopekaltes vicnnent bou- très-eftimables: il a une odeur des plus
coup: chargé, font ellesy d'un verd
min- agréablcs,, &c onprétend qu'ileft incor-
; élles
TE
quets;
frifées vers lap pointe, &t ruptible. Jc ne voudrois pasaffurertout
CCS, fouples, elles font froiffées dans la main, à fait qu'il acctte derniere qualité,bien de fa
lerendentunelinueure quand
onétucufed'une quejaides raifons convainquantes Quoiqu'ile cni foit,ce
odcur de verd aromatique; l'écorce tailladée, de tres-longuedurée. quil lui peat procurer cette cfpece d'incet arbre eft épaifie, rudc, L'aubiernefe corruptbilité, ehgiletiempidune
grife, & affez adhérente.
fait qu'il acctte derniere qualité,bien de fa
lerendentunelinueure quand
onétucufed'une quejaides raifons convainquantes Quoiqu'ile cni foit,ce
odcur de verd aromatique; l'écorce tailladée, de tres-longuedurée. quil lui peat procurer cette cfpece d'incet arbre eft épaifie, rudc, L'aubiernefe corruptbilité, ehgiletiempidune
grife, & affez adhérente. humeurgomeufe, très-acre,8c trés-amediftingue prefque) pas du coloré. coeur,ileltleu- On veut
empéche les vers éclespouxde
lement un peu moins foit male & femelle, &c DCA l'attaquer, &cquip iproduitleméque cette arbre
Pour la mc effet fur les viandes qu'on faitcuire
que le mâle foitle plus eft taffezégal, rouge. quoi: âu feu, compofede ce bois, quelebois
bontéjecroi prétende quecela le mâle cit un peu amer, dontj'aip parleascommincment
qu'on plus compaéte, 8 quc par confequent de A ces l'égard memoires. de fa bonne odeur, il faut
il fe travaille plus uniment,, & plus attendre qu'il foit bien fecs pour en
facilement quc la femelle, quieliquel- jolir; carquandon! alecoupe, &cjufqu'a
quefois un peu cotoncufe. & cc cc
fonh humidité foit dillipée,
Cet arbre devient très-grand,
ia
mauvaife, & la plusdégotviens d'en dire en eit une prcuplus
tante
See
que je --- Page 499 ---
FRANCOISES DE
J7og. tante odeurlqui foit au monde. On di; dont LAMERIQUE
e
lebois de Saintc Lucie,dontonfait j'ai parlé dans un autre endroits 1703;
S.t bonne ouvrages fi eftimez, à caufc deleur quoiquilyeut batit, il" étoit" quatorze ansqu'ilfut: ab:
odcur, fent extrémement mau- &
dans un licu fi frais,
vais
on le coupc, & jufqu'a CC toutverd, fhumide, queje le trouvai encore
gu'il E enticrement Recjcoatpmais s'iln'avoire &dautin mauvaifco
và cet arbre furpied,
rçs. réreabbatuqued depuis codeurque
vé à la Martinique, qui maij'enaitrou- le
Je fus oblige de faire louder 24.heu-
& la couleurétoient: AAEEL fembla- grain hamponsfunauborde T'autre, & rdçux
bles aul bois sdeSaintel Lucic: on les ap- la
côtéavec apres
Bois
NNEEE
airde pelloit deMerde,ils
le fis hache, pour foulager le
Merde, l'ordinaire dans des lieux
couper de la longueurg harpon, m'étoit je
fteriles, comme font Ics
neceflaire, je fis
les
EE
laifes fur
Ifles
Fa- les
glifer
TREL
les
SEEE
bords dela mer. néçs refendre fur des quelics
pour
coupe cct arbre, ou gu'on le Quandon travaille & au poidsqu'elles Proportionétant frais coupé, il rend unc odcurde je fis creuler une denornfoitenir, foffc Par
matiere fecale" infupportable mais à pour placer les Scicurs,
delfous, fait
Inefure qu'il féche ou de Ti méme, fouder deux fcies boura aprésavoir
étant
obligé d'y cmploier tabout.Jefisaum guatre
tifice, counescminacouvrer," étant misdansune oupar ar- deux deffusécd deux
hommes,
ectte mauvaife
érure,llperd
defoun&cafindent
odeur, & en.
offc Par
matiere fecale" infupportable mais à pour placer les Scicurs,
delfous, fait
Inefure qu'il féche ou de Ti méme, fouder deux fcies boura aprésavoir
étant
obligé d'y cmploier tabout.Jefisaum guatre
tifice, counescminacouvrer," étant misdansune oupar ar- deux deffusécd deux
hommes,
ectte mauvaife
érure,llperd
defoun&cafindent
odeur, & en. prend une terl'ouvrage,jelest en'heure. faifois relaierd'heure
Sainte qui ne Lucie. differe
de celle du bois de de cc beau Cefut: morceau ainfi de que jevins à bout
mais bien Ret arbre ne devient ja- tirai des
bois, duquelje
arrivâr aun gros, picdde je diametre, n'en ai point vû gui roucs, & ceintres, plufieurs pour autre faire pluficurs
eft noiritre & fude, parce qu'elle fon écorce cft nous Mais' avions alors beloin. chofcs, dont
remplic d'une infinitéde pctites hachu- ce n'éroit quoique encore cet arbrc futtres-besu,
zesguviquelle
rien en
ne laiffe sderendre Panoi@eai@sifeche,clle une liqueurolca- dunasredelimene nôtre
efpece comparaifon. qui étoitfur
Eet & def fort mauvaile onla coupesquieltar amere commencemens Habitation du Marigot dans les. cet arbreeftr ronde, odeur. peuépaifie, Lafelillede rent; j'en ai vàl lcsi que racines, nos Peressyérabli- &
féche&cc
ferme, velliges fa
du tronc qui m'ontf quelgues
couvert, eamniifnernees ellecfd'un verdbrun, tache- prodigieufe grofieur; cétte
fur
téc de petits
cauled'un
AAEE
ceboisétant points rouges & blancs;
procès quiaeu deg grandesfuiexhale mis au Ruquand ileltverd, tes,entre.M.Hotlie enavoirp
& nos Peres. Jecroi
munique unegrande aux viandes puanteur, 8cla.com- Le tronc parlédansuna & les. autre endroit. à fa chaleur. Quand on que en T'onfitcuire PAcajou jettent de téms groffes entems branches de:
quelque éclat dans la poche DEtCA quelgue glifer meaux d'une gomme claire, nette desgru- &c
vertir nouveau à fes venu, on cft firde fe bien di- Temploicaux: tranfparente, mémes gui durciflent à l'air: on
Pour revenir dépens. au bois
me Arabiquer & fi on ulages vouloit que lag gomCedre quej je, fis travailler, d'Acajou cC
ou ner la peine d'incifer ces
fc dontaut pas confondreayee? lAcajouafruic qu'il ne tireroit une quantité confiderable. arbres,, on en:
Lagomme d'Acajou mefaitfouvenir
d'une --- Page 500 ---
VOYAGES AUX ISLES
4re NOUVEAUX
Diverfes experiences que l'on 2 fait de ryet
Mo3. d'une autreefpecedeg dans egomme,donejau mon Traité du Su- cc baulme enont confirméla bonté; de
rois dà parler Tome de ces memoires forte qu'on s'en fert avecautant defuc- de
cre autroifiéme r'arbre dont on fe fert cès que du baulme du Perou, &
err parlant les de douves des bariques. Cet lhuile de Copaii. Onamémeremarque
xaalme pour fairé
qu'il étoit excellent pourles ulceres; il
a shon.
donejau mon Traité du Su- cc baulme enont confirméla bonté; de
rois dà parler Tome de ces memoires forte qu'on s'en fert avecautant defuc- de
cre autroifiéme r'arbre dont on fe fert cès que du baulme du Perou, &
err parlant les de douves des bariques. Cet lhuile de Copaii. Onamémeremarque
xaalme pour fairé
qu'il étoit excellent pourles ulceres; il
a shon. Go- arbrequeles ANegmseneiails chcz les Sçavans de les mondifie, faittomber) rlachairgâtée,
sappelle Sucrier de montagnes il don- & les guerit parfaitement. Ca-it nos
failon de Il faut obferver quet toutes leshuiles,
ne ou de lui-même en certaine une gom- baulmes, ou autres chofes onctucules, RemaR
l'année, ou quandileinesift, & claire fe doivent appliquer audi chaudes
me qui d'abord eft liquide ,
& le malade ou bleilé le peut fouffrir 8er
comme le baulme de Copau fe recent, &c en étre brûlé; 8cque toutes celles qui
EF
qui dans la fuite s'épaillit, durcit, font
& oû il eft entré 'de desBawle
compolés,
mes
ECETSeEEE l'eau de vic, ouautre liqueur fpiritueuavec uncodeur de verdaromatiquealitr Saint Domingue fe, fedoivent appliquer froidcs,
agréablesont T'appelleà
a étééchauffée par
PAETA2
baulmeà aCochon; c'eft le hazardquil'a bleffé Xions que la faites partie ou avec les mains ou avec
fait découvrir. Un Chaffeuraiant vitque des linges ouétoffes chaudes, pour ouun Sanglier ou CochonMaron, d'un Sucrier vrir les porcs, & préparertentréaus
cet animal s'arrêta auprès
cfprits, dont le remede eft impregné. der montagne, défenfes, & Cquetinantemameaece il y frottoit fa Nous avions dans toute T'Amerique
fes crocs ou recevoit la liqueur qui en un arbrequiapproche fi fortdel'Acajou, les
plaic, & y
eut tiré un fc- que bien des gens s'ytrompent,, &
decouloit. Après & abbatu qu'il la béte, il exa- prennent faciiement Pun pour l'autre:
çond coup, artentivement cC que le Co- Lntopeleilonbanaceld une cfpecede
mina plus
Prunicr quidevient tforgros,fortgrand, Praniet
chon avoit fait, & vir' quilavoitfapre- de la liqueur fort branchu, & fortchargéde feuilles. de bin, Mons
miere plaie toute baignée ce lui Onlemet dans les Savanncs, pourd donqui étoit fortic de Farbre, quil nerdel'ombreaux!
'autre:
çond coup, artentivement cC que le Co- Lntopeleilonbanaceld une cfpecede
mina plus
Prunicr quidevient tforgros,fortgrand, Praniet
chon avoit fait, & vir' quilavoitfapre- de la liqueur fort branchu, & fortchargéde feuilles. de bin, Mons
miere plaie toute baignée ce lui Onlemet dans les Savanncs, pourd donqui étoit fortic de Farbre, quil nerdel'ombreaux! beftiaux, pendant la
perfuada que elohtunbulaeitianten encorceude connoilfance. grande chaleur dujour. feuille Toute à la celle diffe- dc
n'avoit point fur le champ'la vertufur rence qu'il y a de fa
Il en éprouva
reçu ungrand TAcajou, eft qu'elleeftans-foitp peuplus fon
un de fes chiens squiavoitr àl la cuille: il
épailfc &c moinstrilées
coup de dent de Sanglicr fon chien avec la li- écorce aufh plus épaifle &c plus crefrotta la
de
bouE
plaie
delortirdelarbre vaffée,ilp porte deux foisl'année des
queur qui continuoit
avoit
de petites fleurs jaunes, dont le
par les entailles que le Sanglier 1 cut - plai- quets calice eit compoféde fix fetilles ovalés
fait, & fans autreappareil
gueri & pointues par les deux bouts, avéc
fird de voir fon chienparfaitement heures. On queiques étamines rougeâtres, qui enen moîns de vingt-quatre venoient descitra- vironnent" un piftille de même couleur,
reconnutpar là d'od
quife change en un fruit de la figure à
cicesc sconfiderables, querontiouvaitfur beaucoup mieux peu près d' 'une Prune de Sainte Cathedés Cochons Marons fionlesa avoit rine. Cesf fruits fontextrémement verds
gueries & confolidécs,
& âcres arant lcur parfaite maturité;
mis entre les mains 3er Chirurgiens,
mais --- Page 501 ---
FRA NCOISES DE
xyoge Steitomnme LAMERIQUE:
leur change, ils deviennent rougeitres ques qui endroits des Ifles du Vent un arbre
du cotequleltexpofcaus Soleil, &jaunes
rellemblel beaucoups au Chéne verd; ryog. del'autrecoté. ilso ont alors ung agoltai- quoiqu'ilfoit dur il vient affez vite, &
n'eft grelet, un peuaromatique &doux, qui ieintomat.meing quieit ficonnoyaufidemelirémenty pas delagréable; mais ils ont un Eucermpaumnmeser brun, ilalegrain fin, lesfibres Leboiseft
trés-peu d'eipaccentre gros, qu'ilrefte & Sspreféess on en fait desplanches, longues des
peu dechair. lucclapesu, Lesentans membres, feaux; & du bordagep les vaif
Foagern tousl les Creolles,c'eftcaroutrequilef RELA leger, &
à-dire, tousceux fontnezauxI Iiles, qu'ilretientbien lecloud, on a remaren mangent avec RE On lâche les Sufqueinvemnadanins, lesbois
quigitentrous
Cochonsdans lescndnoinrobilyal beaud'Europe, ne s'attaquent
deces arbres, alinqu'ilsramalilent devantles acelui-cis on en peut fairedes avenués point
STau qui tombent, ce quiles en- qu'elles y maifons, suicumelagrement
grailieamereilies.
iles, qu'ilretientbien lecloud, on a remaren mangent avec RE On lâche les Sufqueinvemnadanins, lesbois
quigitentrous
Cochonsdans lescndnoinrobilyal beaud'Europe, ne s'attaquent
deces arbres, alinqu'ilsramalilent devantles acelui-cis on en peut fairedes avenués point
STau qui tombent, ce quiles en- qu'elles y maifons, suicumelagrement
grailieamereilies. Onfeferdecefruit
donneroient, feroientencore
pourfairedela Marmelade, & uacelpe- Junegrindeunlincs dansun befoin
onf fetrouve
cedegelée qui eft très-faine & trés-repretfant Sat boisde Charjolilante; on en donne aux malades pente. M. pour rleur exciter T'appetir. fions Auger le qui avoit reçà fes provifeux, Leboisdecctambre eft blanc & filaf- la Tortue, pour & Gouvernenentd Côte Saint deliflede
jamais G.egatefortsicmenty và cmploiera
jene l'ai partit à la fin du mois de Domingue,
bruler,
d'autreulage qu'à
Septembre,
fois du tauted'autre, douvain, lorfqu'ileft onen fairqueique- frurolepmesleroisime veau
defonnoufeurconfiderable; jecroi qu'onle d'unegrof pour- & Jeluites, à CremRemirnieates aux Religieux de la Charité,
roit emploier à faire des canots, aufliquelques & particuliers les Terres
bien quelel Poirier &le Cotonier rouge. d'Hogelmont de Bifdari qu'il avoit
On dit qu'ily a une infinité de ces acquiles de M. Hincelin. En attendant
arbres beaucoup dans-'la àS. Terre-ferme. J'en ai vû SskBatnenzsmnzums le Sieur de Bois-fermé Succelfeur,
trés-gros, & dontlesfruits Domingue avoiencaufi qui étoient l'Ile deMlarie-galante, Gouverneur quin'avoitrien de
beaucoup plus de chair, &: étoient de àfaire, fut envoié commander à
meilleur goûr qu'aux lies du Vent. Guadcloupe,
ce
dela
Chtne
queM. ETe
ward. OnvoitaS. Domingue & dans quel- Gouvernement. Malmaifon curregu les provifionsdece,
H A P I T R E I X. L Changenens qui arrivent dans la Mifion des Tacobins. Auteurveiourne à la Martinique, e ee
M Larrira dans ce même
chargeda Join du tempord. du changement dans tems nos prendre quatre autres que le années, Général fut fiurpris d'apMiflions. Le Pere Cabaffon
de tout nôtre
ral depuis quatreans,& qui en étoit quifeffatoird'é- SuperieurGénés Renanaetnent Jacques Bedarides, un de nos Mifiontegcmnnetdmfmpale,
naires. Nos Anciens trouvoient
Tom. II
encorepour Mmm étoit encore un peu jeune, quoiqu'il qu'il
cut --- Page 502 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
jem'enferolsrectourné àla Guadeloupe, 1703F
6703.
on
de tout nôtre
ral depuis quatreans,& qui en étoit quifeffatoird'é- SuperieurGénés Renanaetnent Jacques Bedarides, un de nos Mifiontegcmnnetdmfmpale,
naires. Nos Anciens trouvoient
Tom. II
encorepour Mmm étoit encore un peu jeune, quoiqu'il qu'il
cut --- Page 502 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
jem'enferolsrectourné àla Guadeloupe, 1703F
6703. Shmerinicimmsaai oàpauroist micux aimé deffervir une Pamoins pour étrel Evéque, que pourêtre roiffe telle qu'elle eût pà étre, que de
Chefd'unel Miflion: étoitrecompenfé Mascedefautvrai par m'engager dans ces fortes d'embarras 3
ou unvrai prétendud merite, REE par des qualitez qui fçachant d'ailleursque: & nôtremaifon nôtrel Habitation étoit
le rendoient digne d'une Charge beau- chargée de dettes,
Il létoitbonTheo- fort en defordre. coup plusimportante. fort Le Supericur Généraldenos Millions
logien, &1 bonl Predicateur; ami du confeil, ilétoit d'u- étoit à la Cabefterre; on l'envoiaaverfage & fort moderé, 8cd'unegrandee exac tir de monarrivée, & quejenevoulois
nevieexemplaire, titudeàr remplir fesdevoirs, &àl lesfaire pointdutourentendrer parler d'étreSyn- fibien me
remplir aux autres. Iim'éerivitaufh-tôt dic. Ilvintaufi-tôt, arracha Scfçût mon confentequ'il eut pris pollefion de befoin fon emploi, de moi tourner, ment; 5 mais qu'il avant d'aller ànôtre Habi-
& me marqua qu'ilavoit achever nôtre tation du fond Saint Jaques à la Cabefà la Martinique, Totte remedieralacou- terre, ilvoulut je Faccompagnalle
nouvcaut bâtiment,
violencedela au FortRoial, auri il alloit voir M. de
verture de plomb, quela
MachaulGouverneur Généraldeslfcs. chaleur du Somisrokounotekorde nos
ce Général & fa famille,
detous côtez; CC qui avoit obligé Jeconnoiffois
Martinique,
Religieux de fe retirer dans l'ancien je lavoisvà cn 1701.àla del'efCouvent. Lr0NcorsenLten comJepartisd dela Guadcloupe lel Mercre- mmeNercomArmis avoit deux Soeurs Religicufes de
di 30étobre. Labarqueouj de j'étoiss'ar- Madame me nôtre il Ordre à Poilly, nous avions lieu
réta deux jours au Carbet
d'efperer
nos MiffionOuvernard, à qui il fallut promettre naires dans qu'il les protegeroit occafions ouils auroient
que le Perc Beaumont, mort bien-tot depuis befoindefonpouvoir Il eft certain que
plus detrente ans, reviendroit car celaauroite tétéainfi; carc'étoit un homdemeurer aves fes bons Comperes:
pieté, quit itrequende vouloir leur perfuader qu'ileftmort, med'unetrergrande;
c'eft battre l'air; ils ne l'ont pas vû toit lcsSacremensquic donnoit beaucoup lifoit Mr.
auroient
que le Perc Beaumont, mort bien-tot depuis befoindefonpouvoir Il eft certain que
plus detrente ans, reviendroit car celaauroite tétéainfi; carc'étoit un homdemeurer aves fes bons Comperes:
pieté, quit itrequende vouloir leur perfuader qu'ileftmort, med'unetrergrande;
c'eft battre l'air; ils ne l'ont pas vû toit lcsSacremensquic donnoit beaucoup lifoit Mr. de
mort, & il leur a promis de revenir; de tems à l'oraifon l'Ecriture, mentale, & quife qui faifoit chanle Ma. ils fe le diront les uns aux autres, & affiduëment d'en
& del l'expliquer Gouvers
d'ici à deux ou trois cens ans, ce fera un plaifir parler, chez lui: mais neurGie nirak
toujours la méme chofe. Nous bûmes ât tous ceuxqui venoient
des
tous joieulement à fa fanté &à fon re- Hrmnisamsaneirue d'une maniere Ifets
tour. Je paffai ccs deux jouis à la chaffe contctosslesR-igieus & comme les
&ila péche; & commej'étois cn bon- extraordinaire; d'étre devots, ne gens revien- qui
ne compagnie, > je ne m'ennuiai point fontprofellion jamais desimptefionsquils
du tout. nentprefquej prifes,l les Religieux quifont
J'arrivaiàl lal Martinique le Samediau ontunefois établisaux lfles, fansen excepteraucun,
foir 6O&obre;jappre en m'avoicnt mettant pied elû ont fouvent fouffert des cholesfacheufes
i ProcureurSyndic terre, que nos Peres de la Miffion. Cette de fa part. Lomonoiuaaodoa ctoit Dsoadionigabates lui faire entendre raifon fur
trouvé dans le moment une occafion,
pour
une --- Page 503 ---
#703. uneaffirede FRANCOISES DE L'A
beaucoup plus confequence, d'interét où ily prenoit prétendus IMERIQUE
& dans laquelleilauroit lottenu qu'ilr nc devoit, destrois marié) qui étoit del la 4ry
ligion &1 les Mifionnaires, fi on nel'eut la Re- Carmes, Rivieres, amena deftrvieparle les Paroiffe Peres ryop
pas prévenu contre cux auffi
Poyen f femme chez lui la
gu'on l'avoit fait. fortement notrcParoiled dela prérendué Damoielle qui étoit de
t'Abli Signier faire llavoity de la pris it fon fervice, après l'af. cette Curez furent Cabellerre' Les deux
dumeGuadeloupe, un certain Ab- voient union illegitime, cxtrémement furpris de
Sintral. nierdu beSignier, l'Ordre des Provençal, Carmcs quiétoit palfede me un rien, & qu'ils dont ils ne Içale grand Ordre de S. Benoit, Déchauffez dans
Aamnieputies gadeenteshe
d'un brefdel la Penitencerie en vertu Nnenhietionet écenfuiteà
cfeadilen
Ily avoit fix ans
d'Avignon. M.Mithon
Etazaoemete
je l'avois connu à gu'il la étoit aux Ifles; donnateur, tendant qui failoit les Comanitaretyrt fonétions
Martinique, lorlqu'il Cabefterre étoit
de la
depuis le départ de d'Indes enfans du Sieur de Precepteur Snersaineaee chez fes
M.Robert.
Nnenhietionet écenfuiteà
cfeadilen
Ily avoit fix ans
d'Avignon. M.Mithon
Etazaoemete
je l'avois connu à gu'il la étoit aux Ifles; donnateur, tendant qui failoit les Comanitaretyrt fonétions
Martinique, lorlqu'il Cabefterre étoit
de la
depuis le départ de d'Indes enfans du Sieur de Precepteur Snersaineaee chez fes
M.Robert. été enfuite Aumônierdes Jorna. Ilavoit eut étéc parens, julqu'a illereroumcroit ce
la Charitéi la
Religieux & de gnier étant examince,
que l'affaire Siamaftedanscesd Guadeloupe, deux
il avoit
devenu. emdntFAtstu Aumonier de M. confiderable, qu'il trouva emplois unei fomme Machault, illui fut facile de
de
mentertourdune coup, moien d'aug- Enmeicieiet fansbleffer les. loix, pû perfuader
pendantquelcs que les
ni f aicrecmumer &c
AUSEAENETS loupe. Comme favie & fon Guade- par un interet Religieux ne s'y conicience,
étoient enf
argent lui érefarisfaitse de fordide, pournavoir rorpooiserque
n'eut garde NERRERERELE de fe tenir avec les autres tc affaire reveilla timnd-brcanse les
VeRe
Eeclefatiques roit rifqué de perdre dans les lieux où il au- piedl toit contrel là qu'il les Religieux. préventionrou iléafiftant les malades & quelque les chole, en Perc
Cefutfur ce
retira àl l2
blelfez; ilfc
Cabaffon, qui étoit
RESRCECIEAC
rier deux perfonnes Cabellerre, qui &s'avifa éroient de ma- PESAmeLE Le Pera
de nos Miffions. encore alors
ligion prétendué reformée, &cq delal quimal- ReBedarides aiant fuccedé au
EAEE jamais faitaucune
me quap d'une
ESRS
Catholique, & esceicedelifteigies qui outre
une avidité bagatelle où nous
CREREE
alliezau fecond degré cela éroient tion de nos candaleulc, pour montrions la
çut foixante &c fept Louis d'affinités d'or il re- Pasencore droits. Celui-ci qui
celebration de cep
pourl la cc
informéallez
SrReSE
na un certificat en mariage, bonne dontildon- ce mariage ne clandeftin, luirepondlite amplement de
l'avoir fait fans pouvoir, forme, après droits, pouvoit puilqu'ilé Pas étre à caufe de nos gue
rité, àl'infçu du Curé, &cansautho- que que nous
tions debans,
fansproclams
n'exigions
Aesrnanirs
fion,dansunen fans dilpenfe, ni permif miniftration quiétoit des Sicemense rienpouradclandellinement. cacpmalenetnet Cette
taxépourl les
aeque cc
rafecrettej julqu'au affaire demeu- canionadebans, &cautres fepaliures, fonchions publialors le Sicur Grefier départ des Anglois;
Ec-
(c'eft le nom du riage. On
EEE
2 pourra voirla taxe
FCNEE
Mmm
desdroits
cu- --- Page 504 ---
VOYAGES AUX ISLES
1703:
456 NOUVEAUX Me- re Bedarides me mena avec lui au Fort
2703.
l les
aeque cc
rafecrettej julqu'au affaire demeu- canionadebans, &cautres fepaliures, fonchions publialors le Sicur Grefier départ des Anglois;
Ec-
(c'eft le nom du riage. On
EEE
2 pourra voirla taxe
FCNEE
Mmm
desdroits
cu- --- Page 504 ---
VOYAGES AUX ISLES
1703:
456 NOUVEAUX Me- re Bedarides me mena avec lui au Fort
2703. curiaux au commencement de ces des'in- Roial. Lebefoinque M.lcGenéralavoit domeftimoircs; illui promit cependant & de nous, pour tirer d'affairef fon
former. exaétement de cette affaire, étoit ne- que, fitqu'il noust reçut: affezt bien; mais
même d'aller fur) lcs licux cnfuitetoutela s'il
quandilvitquen nôtre Superieur ne nis'ex- vou-,
cellaire, & del lui donner
fon hon- loit pasoutrepafferf fes spouvoirs,
fatisfaction que faconfcience, per- pofer Sreaeennrmeieae
neur & fes pouvoirslui pourroient
plaifir à fon Aumônier, il recommença des Moimettre. étoient là lorfquej'arri- les vieillesplaintes furlavarice fouhaiter debons
Les chofesen Le
nes, qui lui faifoient
vaidela Guadeloupe. Supetrieurc.s- demander Prétres delOoratoire,pours gouvemmeries
néral ne manqua de me pafféc, & Paroifles, & de bonnes Sceurs Nous Grifes, lui
comment cette it.rennt
desHôpitaux. mepriad del luiend dire monfentimentyjele pouravoiréoind offrimes de nous delitter entierement,8c
fis avec plaifir, peu de gens en avoient de confentir que inntitonnateadeias
entiere, , j'étois
lesJefattes &c
une connoiffanec plus clles'étoit pallée, & tres Ordrcs, c'elt-àdire, comme ils le
furl les lieux quand de m'offrir cin- les Capucins la reglafient Cela
on avoit eu la temerité
fi jugeroientapropor nelecontenta de
quante Louis, & même davantage, pas; &cquoiquil vit par lesl Pâtentes lui
jevoulois m'emploier à applanricsdic nôtre Prefet Apolloligue que nous
ficultez quisytrouvoient Général Jerapportai Itoute la mimes entre lesmains, quer cnosfacultez s'étendoient
donc à notreSuperieur
de donner des difpenfes ne
fuite de cette affaire, & je lui examinet disp spour pasau-d -delà du troifiéme au quatriéme deconclufion, qu'il n'avoit qu'à donné, gré, il vouloit toûjours nous de trouver perfunader un
les pouvoirs quele) Papeluiavoitd voir qu'il ne tenoit qu'à nous la mal-façon
comme Prefet Apoftolique, dilpenfer Sesie le fc- expédient, pour r'ajufter
senprimb, s'il pouvoit d'affinité. 2. S'il le pouvoit defonAumonier Nouslequittimese que ces
decond degré
quiavoient inspreslutaroirdits
gens-là en Cour, de
faireen faveurdes confomméun perfonnes, mariageclan- voient obtenir une difpenfe le fait comme il econtracté8c
duConcile de Rome, Scyexpoler obmettre: aucune circonftance,
deftin Trente contreladifpoitiond qui les prive dans ce casde
toit, fans qu'autrement on ne pourroit
de difpenfe.
Nouslequittimese que ces
decond degré
quiavoient inspreslutaroirdits
gens-là en Cour, de
faireen faveurdes confomméun perfonnes, mariageclan- voient obtenir une difpenfe le fait comme il econtracté8c
duConcile de Rome, Scyexpoler obmettre: aucune circonftance,
deftin Trente contreladifpoitiond qui les prive dans ce casde
toit, fans qu'autrement on ne pourroit
de difpenfe. EFm parce
faveur,
voir jamais elperer
s'enfervir en leurf
SeIE
Swipoanvoiradainilren le Sacrement de qu'elle fut furreptice. Mariage comme Sacrement, à desgens, Je demeurai quatre ou cing jours en
avoir déja
poury voir
dontlun, fois fgavorrthommet del'Herefic de nôtre CourentdaMotnihgn. à faire au nouveau bâtifait deux Sclaf fillet abjuration cunefois, fans quedepuis cequillyavoit le
Général de
Calvin, ils euffent donné la moindre ment; je priai les Superieur Religieux, afin d'ace tems-là de leur Catholicité, & qui par faire affembler leurs avis, parce
refolu
marque
le mariage voir
quej'etois
confequent ne regardoient
ci- denerient taireque ce quiferodétermi
que comme un contract purement
né dans une affembléc. Onsaffembla; bâtiment, &
vil. toutes ces cho- entenypandereatdat ccequ'onvouCefut pourexpliquer
& luidevelopper JemmerXimeneitaine exécuter,
fesà M.deMachault, Aumônier, que lc Pc- droit faire, afinquelefaifant
je
Tintrigue de fon --- Page 505 ---
17o3. jene fulfe; point FRANCOISES de
DE LAMERIQUE
fuccès; maisau lieu répondre quel- duj Guinée, quin'avoient pas laiffé del 457 lui
gue ordre, ou du
1703. EESIE
comme jele fouhaitois, moins ils quelque convinrent avis Sareanienemtbe quhlyencutiendeux tiers
quoitous de s'en rapporter entierement à ce vieux qu'ils avoient déja quifaffent les cheveux G
quejej donnerent jugerois à propds de faire, &me gris; marque affurée ches les Negres
& abfolu. la-defuse L'ackeenfurdrelle un pouvoir général dunegrandes de malheur, vicillefle: ils n'étoient & pour furcroit
par leSupericur Général, &ctoutel'Af &cligne trouvatencore que lamaifon pas paiez. Je
iemblée. géedebesucoupde
étoitcharJeparris enfuite, pournétreblabiration pasder manioce en terre deuewquinyaveit pour deux'
duFondo de S. Jaques,que jetrouvaidans &que depuis mondépart pour laGua- mois,
unun@-granddeondiry ilyavoit envi: deloupe, on n'avoit pas faitlar moindre
vondeuxmoisqueled précedé,
Syndic quim'avoit trenneu-de@mntequiif cerp parfaireun! Moulin fallut tcommende.Negresn Ncwgereirene tous les bâtimens, & neuf, recouvrir
d'une cargaifon Aueresfidomienhr de la Compagnic de neceflaires pour la charpente travaillerles du bâti- bois
C' H A P I ment T neuf du Motillage. Remedes dont les
R E X. Quelgnes pratiques Miffomaires des fe farvent, pour guerir les Paiens
Negres. Etat des Mifions des
obfedez.
fallut tcommende.Negresn Ncwgereirene tous les bâtimens, & neuf, recouvrir
d'une cargaifon Aueresfidomienhr de la Compagnic de neceflaires pour la charpente travaillerles du bâti- bois
C' H A P I ment T neuf du Motillage. Remedes dont les
R E X. Quelgnes pratiques Miffomaires des fe farvent, pour guerir les Paiens
Negres. Etat des Mifions des
obfedez. PgE commençai àfaire fairedu jeune de
Yacobins. 3 - Aetambpentnss aul balancier rousprit du la
de fe pendre
delannéerzo4m mais noscan- ne
un
FOAIEL
nes avoient été finegligées, deleipoir, failoit pas de Sucre. met XE fon Nugre
prodigieux Slary dégats, qu'au avoient lieu fait defi éroirquil dcequelessutres ne pouroit
me dirent,
lanncet 1698. i ne me falloit quc dans
fouffrirlad Rapl
oue quinze perfonnes
que douze quonluiauiciteniunt il prétendoit s'en tirant leschiques:
C entreteniri leMoulin, pourles cinquante couper, & nant en fon pais après exempter en retournesnel le pouvoient pasf fournir dans perfon- cel- qu'ilyeut dei
ainependme Ce
le-cis parce l'on
tranglavccune
cetquiNe
couvrir autant
étoitobligededegrofe comme
HE
eSr terrain dans un
lepoice,
avoir fait
gu'on en découvroit dans une femaine, jour coulant; Te de nosa wanciensNegres aucun noeud
BRomancane laipendant présdeleptr
-anunalitkmm du Moulin,
en bas de la table
autant dc Sacrec que J'cn mois,pour avoisfair Faire érantaccourua furlaquelle il étoit monté,
fois en deux mois. aurre- desetranglers enreRtemete lc
gmenté par l'embaras Cechagrinetenas gue medonnoient arriva, guoiqu'il n'eutpas trouvamort deux quand il
I.ngNegreineerdiene quel'onavoit afaire. Jefus
censpas
achepté tout Técèmment. Comme ils plufieursraifons, lichedeceraccidientp pour
étoienvitux, ils
tant nouveau bneuomanedoe &c
& prefque point du toientfortindocien tout
encoreallezlal langue, venu, nc Içachant
vail, &clesanciens) Negres propresau de la: maifon tra- fruire, nilebepullen, iomite ce
péchéfans doute ce malbeur; quiauroit caril cmmiesameparatingn Leplus rare queles
ct
Mmms ANguispemmicaist
de --- Page 506 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
Chrétiens, au périence qu'ils ont abandonné tout-à- le 1yo@
1704. de defefpoir quandilsfont font fort portez avant cc fait les pratiques qu'ils avoient avec
Negras lieu
font auffi fouvent obledez diable. Nous fçavons encore que leurs
tems-la;
diverESLE
abjodes
fous
SntimnAnneort
du dia- parledible quileurapparoit à fe
ou à dre quand ils font paiens, quelorfqu'ils
tle, fes formes, les excite & pendre, lesé épouvente font Chrétiens.
. de defefpoir quandilsfont font fort portez avant cc fait les pratiques qu'ils avoient avec
Negras lieu
font auffi fouvent obledez diable. Nous fçavons encore que leurs
tems-la;
diverESLE
abjodes
fous
SntimnAnneort
du dia- parledible quileurapparoit à fe
ou à dre quand ils font paiens, quelorfqu'ils
tle, fes formes, les excite & pendre, lesé épouvente font Chrétiens. y.luttilacumolicds
fenoyer, les maltraite, frequentes, Leéteurs de chercherl larailon dec cefait;
tellement parfesapparitionst dans des convulfions, ce que j'en puis dire, c'eltqu'ilef trèsquillesfaittomberd
& les conftament vrai. commes'ils étoient épileptiques;
Bàton)
fait devenir maigres & décharnez.com- chofes Larsuhgernaaise affez particulieres: la premicre, charmes
me des étiques. (
ceux qui font forciers font des bâ- c-leurt
kemeds Sans entrer ici dans la difcuflion, que tons, auxquels ilsattachent uni fort, qui efitis
àan mal cei font def fimpleseffetsdel leuri imagina- réellc &c a la vertu d'imprimer une douleurviotion blellée, ou une obfellion
lente& continuelle à la partic qui cn a
veritables carle monicehaprdfentrem. de ne
fc
s-nomrnimtin:
pli d'elpritsforts,, quif ont piquent nous nous préfent aucuni remede naturelcontre ce
croire ce
ou mal. J'ai cru pendant long-tems, que
fervons
qui
FuR at a
EEE remede c'étoient des Rhumatifmes, oudeTref. les délivre infailliblement. des
faillemensd denerfs; maisaprésavoire emeft le Baptème : fi ce font mais jeunes fi
tnousnousfervons
enfans, on les baptile auffi-tôt; doivent être in- ploiclesremedes.doner ordinairement contre ces maux, & qui
ce font des adultes qui
font
fans qu'ilsa saient
ftruits, avant derecevoirl le Baptême,on ordinaires, rienoperéfur toljoursinfailibles, ces fortes de coups de bàfait fur eux les exorcifmes eCroix ton, Jaiétéreduit à croire qu'ily avoit
&onl leur Fattacheaucolune; le Rit quelquechel/ede fur naturel là-dedans. ou de métal benite
relert
debois & noust fommes convaincus baamatamboroat & Devss tion det
del'Eglife;
que l'ob- tiens ont une devotion très-grande,
par unei infnitéd'exprerience LÉLeéteur une foi trés-vive pour le pain beni & LE
ieflioncefle danslemoment. écrit fur cettc l'eaubenic. Ilsportent tolijoursdu pain painimni
pourra voir ce que j'ai
partie. benifureux; ils en mangent, lorfqu'ils elean benis. maticre, à la findela premiere dansun fetrouvent mal, ouc quand ils craignent
Pricau- LesNegres, commej ejelaidit fufceptibles quelquedanger. Al'égard ddel'caul benie,
sion antreendroit.font bienplus
en falfeleDimansuantde de nôtre Religion & de nos Mifteres, Sucluequaneucquane cheàla Grandel Meffe, il eft rare
baptifer lesadal. que lesl Indiens & les Caraibes; leurna- ent trouve unc goûte quand le
EASE
$05.
quand ils craignent
Pricau- LesNegres, commej ejelaidit fufceptibles quelquedanger. Al'égard ddel'caul benie,
sion antreendroit.font bienplus
en falfeleDimansuantde de nôtre Religion & de nos Mifteres, Sucluequaneucquane cheàla Grandel Meffe, il eft rare
baptifer lesadal. que lesl Indiens & les Caraibes; leurna- ent trouve unc goûte quand le
EASE
$05. zurel eft tout different. Ce qu'ilfautbien les adultes, fini; ils Pemportent dans de petites caleobferver avant de baptifer faitlemé- baffes, &cen boivent quelques goutes,
eethdedécuvrirceuse
en fe levant, & prétendent fe garentir
tierdeforcier en leur a car quelques
moien detous les maleficcs qu'on
promelles qu'ils faffent, ils le quittent ci-de- parcer
fur eux. Quelque diligenrarement, commejel'ai faitvoir fans pourroitjetter ce que j'aie pû faire, je, n'ai jamais pà
vant. 11 faut differer leur Baptème & les tc- découvrir quil leur avoit infpirécecttedeemadenbonsrmtmaal
votion; ceux même qui éroientles plus
nirau rang des Cathécumenes, jufqu'à ex- ancicns, & les plus raifonnables, nc
cequ'on Ron.fturepanonelungser
m'en --- Page 507 ---
STos. m'en ont FRANCOISES pà dire autre
DE
qu'ils
chofe, Ainon eftFils, PAMERIQUE & celuidans]
4F)
mettoient SLIELfE2 les uns autres, & s'en trou- &cette moitié eft lequelil eft mort; IOf
voient bien. Couvent comme attribuéci une
cedernier
Crgu Général Le Lundi II. Février, le
frais & des dépenfes recompenfe des
les
de nosMiflionsf ft Superieur
gu'ila fait dans la
EE liations Fond Saint Jaques tous les aflemblerau tanthes'entend gued
dans qui étoient depuis fix ans Religieux
FRRRER
LOrdre fions, afin del leur
dans lesMif venta@tuellement dans cdorfeinguithur le
it
des
eilmort,
Couventol
rsPré. Fre- ger pour le refte de Fiopwndesyengs Part, appartient cartout de ce gui fetrouveautre
shuwrs. nonçant aux afiliations leursjours, des en re- originaire. droitàf fon Couvent
qu'ils avoient en Europe. Couvens Cette connoiffancef
fons ou Couvens (appofée. Lest mailes
Iles, n'avoient que nous avions aux
cheurs
Eesalienn
amiatnr leur
monde yétoit aucuns enfans, tout le
à un Couventp onsanacherpur particulier, & Profellion cux par
étranger, & peud'entre
une Province comme dans la nonpasa ment au confequent bien de ccs iongeient fericuledesautres Religions.
ient en Europe. Couvens Cette connoiffancef
fons ou Couvens (appofée. Lest mailes
Iles, n'avoient que nous avions aux
cheurs
Eesalienn
amiatnr leur
monde yétoit aucuns enfans, tout le
à un Couventp onsanacherpur particulier, & Profellion cux par
étranger, & peud'entre
une Province comme dans la nonpasa ment au confequent bien de ccs iongeient fericuledesautres Religions. Isontdroit plûpart encoreunautreal abus, maifons. llyavoit
mander à refler dansleur
dede- necelfaire de cc qui étoit une fuite
le Couvent
Couvent; & Religieux premicr,
les repeter, reciproquement &de les
a droit de Homtoueisur quiavoient paffé céoirquels danslesMif. réfider, puifque Tengagetent obliger d'y venir où ils auroient jeunelle, pû
cftletems
proque: Dc forte fi eitrecis Couvent,
Pour leur
TaAde
tombe dans une que un Religicux
étoient
dans
gezdyretourner, werlonatitureebur
Couvent guelque autre masdchabnanise accident, c'eft ou au dropiques, Hneademgrerer
Fils qui l'a adopté, & dont ih eft horsd'erat ouparalitigua, d'y rendre enun mot,
dans (pour me fervir des termes
fembloit
aucun fervice; il
l'ordre ) à faire toutes) les ufitez aprés avoir. euilivenoienr toljours été manger le micl,
necelfairesp pour fonf
dépenfes
ablens delaru,
, nourrir & foulagement, &àle Srabrleopenet même la charité travaillé, Quand
RErk la de fes jours. Sien entretenir jufqu'à Religieux, auroit gui étouffé doit étre entre les
ligieux acquiert quelquebien, échangeleke de ccux qui
les murmures
tient incontelablement à fon slappar- vent, & étoient demeurez au coufans que le Provincial, ou Couvents, dans ausweientpadtionte leurvie
tres Superieur
quelqueau- méme charité ne;
en
citats
dilpofer faveur Aetaatserete d'un autre
ceux qui y pouvoir pas empécher
Iny a qu'un feul cas où fa Couvent. alloient étre revenoient à
à de penfer qu'ils
neureureparagée,
dépolille & qu'au lieu de charge leur
dans un sutreCouvento c'eliquandilr quel lef meurt en leur aidant à foulager le leurs couvent, Freres,
lequel
fien,dans Religion, ils Porter fardeau de la
fance LCEEALOI de fes Superieurs, &
ter la
alloient leur en
ilj jouifloit de tous lesdroits de dans lequel ec les pefanteur le foin, les augmen-
& autres dont
fiuffrage, pour les dépenfes btee feroient peincs
Couvent. joitiffent les enfans du avoienti thoutedyp foulager, ou les necefhures, guerir. lls
gée par moitié tpantenne entre
des; & cequ'ils paroître lesmains vuileCouvenrdontil nc pouvoit pas emportoient avec cux,
manguer de porter un
pré- --- Page 508 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
Mifions,qui differer la conclufion de cette affaire. 17048
#704. préjudice con@iderableaux!
enfans du avoienti thoutedyp foulager, ou les necefhures, guerir. lls
gée par moitié tpantenne entre
des; & cequ'ils paroître lesmains vuileCouvenrdontil nc pouvoit pas emportoient avec cux,
manguer de porter un
pré- --- Page 508 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
Mifions,qui differer la conclufion de cette affaire. 17048
#704. préjudice con@iderableaux! de faire de Nous examinâmes lel Bref, &nous red'ailleurs étoient obligées lesv voiages des Re- eonnimes d'abord qu'il ne valoitrien;
groflerdépenfes venir del France, ou il étoit entermesde pratique Ecclefialtiligieuxg qu'en EISENE
quefubreptice &cobreptice; cela obligea
qui y retournoient. le Pere Bedarides d'aller trouver M. le
On crut que ler moien le; plus propre, Général, deluirspporterce Bref, & de
pour remedier à tous ccs inconveniens, & d'atta- lui dire les. raifons pour lelquelies on
étoit de fixep pourtoûjours, à la congregation ne. pouvoit pas s'en fervir en faveur fi hau- des
cherperdmatinations:
deux perfonnes qu'il protegeoir
desMiflions) lesReligieux touteleur quivoudroient vic, aprés tement, à caufc de fon Aumônier. Je
s'y confacrer pour demeuré fix ans, &c l'accompagnai encore dansce voiage, &
qu'ils y auroient étéaffuré deleur bonne vic, pourfaire voir à M.leGénéral jeluidon- quenous
qu'onauroité
&
étoient ca- nc cherchionsi qu'al'obliger,. moeurs &do@trine, lcs qu'ils devoirs des Mif- nai la formule de la Supplique que ces
pables de remplir Lc Général de toutPOrdre prétendus mariez dévoient préfenter en
fionnaires. les Cour de Rome. Jel'avertis cn mêmç
y affilia de fon authorité cn 1701. tems, qu'afinquér riennerctardal alaconPeres Cabaflon & Bedarides quiavoient SIEt
fait unvoiageà Rome, &cenvoiales'or- affilier feroit obtenuès ils devoient fe, feparer
dres neceffaires aux Ifles, pour & qui au- des-a-prefent, ne. fe plus frequenter,
ceux qui le fouhaiteroient, cela. afiftera laMellede Paroiffe, &cfaireles
roicnt les qualitezrequilesp pour
autres fonétions de la Religion CatholiC'étoit beniesmnseooke que, afind'enpouvoir avoir, des certifique noununatisanbilamet), Général. de lePerebe: nos Mif cats sdeleurs Curez, fansquoi on feroit
darides Superieur
difcours
de les faire.attendre, juffions, aprés nous avoir. fait un
à encoreobligé eulfent donné des marques
fort pathetique fur: ce fujet, proceda qu'acequilse aflurées de leur Catholicité. l'examen des fujets quis is'offrirentis'tencore un autre motif
tacher pourtotjours aux Miflions les Peres ; j'y faire J'avois CC voiages lc, voici:
fus Bedarides reçu avecfixautres, & Caballon, & outre nous donnàPitons du Carbets
à un érablifle- un.terainappeheies
M
mes ainfi commencementà étéheu- quinousavoit été donné par feu M.
'acequilse aflurées de leur Catholicité. l'examen des fujets quis is'offrirentis'tencore un autre motif
tacher pourtotjours aux Miflions les Peres ; j'y faire J'avois CC voiages lc, voici:
fus Bedarides reçu avecfixautres, & Caballon, & outre nous donnàPitons du Carbets
à un érablifle- un.terainappeheies
M
mes ainfi commencementà étéheu- quinousavoit été donné par feu M. du
ment, dont les fuites auroient 8ctait fleurir
& auroient étendu,
Eetama
reules,
tinique, & qui failoit partic de nôtre
nos Miffions, fi des perfonnes quejene lest mo+ Fondation, ainfi le Fond SaintJadois pas nommer; ni rapporter remué ques, dans les SE duqueld'autres
tifs quilesontf fait agir, n'cuffent
tantde machines, qu'elles font venucs m- quelquesannées une habitationà
à bout de détruire cet établiffement. envoia depuis Cacao, auxl Pitonsdu Carbet; de forte
Le, 20. Avril, M. le Général le
dans toute. la rigueur de la, Juftice,
au Pere Bedarides une difpenfe que rcha- 2 des loix du pais, on: ne pouvoitnous mé
fieur Hilntr/@npefnemdamaine: Gretteravoirobremuc, RTE écri- en1 munnchersicutepsnic été quand des revitenmemetems, qu'il s'attendoit que me ces terres: le n'auroient pas s'étoit con. de raifons, pour ferves. que Propriétaire
nous netrouvions plus
fer- --- Page 509 ---
i7e4. fervées, en,rendant FRANGOISES l'Ile
DE
Nous nous étions au Roi. LAMERIQUE - 461
depoffefion
oppolez à la prife raindul Corguiveniente Fond de tétablist
mc ils fc featoientf ademthabiams maiscom- Pas chaffez f wumtjagucsmeer afarnotreter furent 1704;
outre, &avoient tfoltenus,ila avoient gu'ils n'étoient aifement; ils fodtinrent
Eete néral nôtreterrain. JepaM.leGe commencéade- forte que le Juge point ordonna fur nos terres; de
pation d'empécherles en
fierdecetcu ufur- roient arpentées Je mefervisp qu'elles feavoit données, gra@antisememee qu'il Araciemns Roial de
que. pour ceia
avoir été furpris; puilqu'il il contoir! qu'il
tems toutellile,, ALERLONVESS m'avoitp
de défaire ce qu'il nejuges avoit à proauparavant
tprisquele
me
fz dit de me
#: mais EERST qu'il étoit capable dtesminers de la' pour
ordinaires, & pourvoir les,voics draspeakeurauis
charge
méler, & de mepromito laiffer le der teiar point appeller nos. parties, Idemandorjer & nos efisdonc
Juftice. Comme je cours libre de la reconput les ancienncs voilins, on
tant,jem'en revins n'en, attendois Pas fmucsennerieurer furent
fur bornes, nôtre & nos
afligner tous les Habitans, fortcontent, &jefs nous condampécs à déguerpir. terrain,
toient placez fur nôtre terrain ceuxqui des s'é- avoit accommodimes travaillé à enluite, Nous
Pi4F00.
Idemandorjer & nos efisdonc
Juftice. Comme je cours libre de la reconput les ancienncs voilins, on
tant,jem'en revins n'en, attendois Pas fmucsennerieurer furent
fur bornes, nôtre & nos
afligner tous les Habitans, fortcontent, &jefs nous condampécs à déguerpir. terrain,
toient placez fur nôtre terrain ceuxqui des s'é- avoit accommodimes travaillé à enluite, Nous
Pi4F00. pas dubord celuiqui dela
pir,atousn nordépens,
affez
PERE
interéts. Après
domimages,d modique.dont &
nos
FERER
été fignifiéc, nos quelas Sentencelcureut Pour lui lesa cederent. le ahumeeasoeuis terrain à
pos de leur laiffer Ronj-aeet 2 pro- de sautrerqui étoient perpetuité. tre de rente foncicre cesmemest teries à ti- fance nous, deleurs nousleur accordimesl plus proches
erdetendenneene Fachetable au de- i, condition. défrichezp pendant slajouif
poureentypourf faire eeti-die,1 voira ratout cinq aprés ce qu'ils nous
dfkans,
de, varice que" cer n'éroit pasp par un lemoa- trouveroit tems-la, dellus. avcc tout rexiendroiene ce qui f
condamnatdion, que nous" avions pourluivi motifd'a- leur minai fept ou huit Ce
mais
n'euflions
aanFut
at nous' étions de
parla neceflitéoi été un pas cu, fi Procez,, nos Peres que nous
up conferver nos droits,
peu moins
avoicnt
:
negligens. Maladie C H A P I T R E
extraardmaire dont les Befliause
X I. enfute far les Ngrer. furent attaquts, quit tombe
Togetecuemeuteiees cette maladie,
SlCNDnaReene une maladie furl
les nôtres; je vis
qui fir mourir lesbelbiaux, nos
nankhsmmgreng
te prou gicule de
une quantivoilins gui firent tadnrcgeng ouvrir les
demoutonss & decabrittes. chevaux, de boeufs, 2e les étoient morts chez eux, baeufs
tre habitation eft fituée d'une Commend-. fecs & poûmons de ces animaux quelefoie
que nous avons plus befoin maniere, & fecs retirer, prelque &cles intellins étoient
que beau- quoique le refte comme du retreffis,
FGRSEESE fervaiavees attention les
fent dans leur des partics parchemin nobles 1
Tom, II. fimptomes de
état naturel.
eufs, 2e les étoient morts chez eux, baeufs
tre habitation eft fituée d'une Commend-. fecs & poûmons de ces animaux quelefoie
que nous avons plus befoin maniere, & fecs retirer, prelque &cles intellins étoient
que beau- quoique le refte comme du retreffis,
FGRSEESE fervaiavees attention les
fent dans leur des partics parchemin nobles 1
Tom, II. fimptomes de
état naturel. Ce gu'il fuf
NeemSiinatiet Nnn
trouvoie y
les --- Page 510 ---
VOYAGES AUX ISLES
462 NOUVEAUX
malignité ne manqueroit pas defecom- 1704
& muniquer à ceux qui en mangeroichts mort. 1704:
avoir trainé long-tems, & leur caufer le même mal 8cla
test
roient après
& décharnez com- étant Pour prévenir tous ces accidens,jc
être derenosmaigres & dans ceux qui
fis
le parc oà l'on renfermel lcs
mc desi fquelettes, de ce mal, fe trouvant au heures tra- beftiaux changer pendint la nuit; jeles fismet- Précasis
attaquez vail, mouroient en cinq des ou canitorlions fix
tre dans un grandenclos, quejehsfaine les avoir fait tion conavec des hurlemens & étoit encoreplus dans 4a Savanne, après
cou- treles malatrswmimntieis maladic, qui c'eft quelle fangner 8epurger, ecleuravoitfaird dies des
mauvais dans' cette taifément,se que quand per fances les barbes de chair Matinscenusmment qui leur viennent à la befisux:
Recommuniqunits étoit une fois dans unc habitation,
qui les émpéchent de tortillet
elle
tous les beffiaux quis y
on ne manquoitp pasdeles laver
elle emportoit
l'on ne
enfuite dans
ISER
trouvoient, a moins
E tous Jes jours à la mers donner & toutes les
tout
aoe feparer la
& déleur
un foin particulice étoient attaquez du mal, femaines Riviere, un breuvage compofe d'eaux,
bord ceux' qui ne Yétoient
avec du jus de citron & de la calle. Ce
de Les ceux uns qui difoient que oe un male- fut ainfi je confervai nos beltiaux,
Mortamiferable avoit jetté dont
bonhear de nc perdre que
Drè fur fice quclque
* 'mon avis,
TaREE
lesi Be- fur arEe beftiaux: d'aures,
ve- deux Qu trois. bec
tiawx. Husrsiommabless troloient quecela de même Mais cettemaladic étant pallédes pasl sleméme
noit de Hintemperie de Tairs fétoit déjaral. tiaux aux Negret, tous jen'eus mes foinss nous
que le mal de Siam qui aprés avoir été bonheur; malgré enhuit mois de
Jumé plafieurs fois 2 pendant plufieurs en perdimes Encoré vingt-fept nc
des plus
éteint enriéretient confcllaiàr nos voiins tems. habitans perdirens
mois de fuite. Je
maltraiterad'autrest
aur
clnseeen
de taire enterrer rous les beltiaux fi e bien plus que
& un entre lcs les
mouroient chez cux;
malice que des tresquie ienavoitp SEmiAu fans foixante,
mort étoit l'ouvrage FE
ditréellement tous,
RORECE
de tât un feul.
éteint enriéretient confcllaiàr nos voiins tems. habitans perdirens
mois de fuite. Je
maltraiterad'autrest
aur
clnseeen
de taire enterrer rous les beltiaux fi e bien plus que
& un entre lcs les
mouroient chez cux;
malice que des tresquie ienavoitp SEmiAu fans foixante,
mort étoit l'ouvrage FE
ditréellement tous,
RORECE
de tât un feul. Jc fis ouvrir quelques-uns
Auis de Negres,
ERASE
monschernouston
FAwétoient du meneietainapronea fruit de leur crime en les. de.ceux quiétoient les mémés finiptomes que l'on
teur Jur fam priver
dans des lieux oû ils y trouval
sela. mettant en terre déterrer
la avoit trouvé dansi tousceurquietsient l'Ile;
ne puffent pas les
on fait pendant dansl sles morts dans les le autres foie, quartiersde les poûmons, &
nuit, à peu
jette à la mertoutes c'elt-à-dire, Scretirescomiae du
vailleaux;
lesinrellinsiest refte dans fon
crapant
EE
les
chemin grillé, &. le
seft apperçique
cur
crce
cages, depuis avoient qu'op la malice dc leur. ordinaire. dans huit Ilyen ou dix quifurentempor- heuress d'autres
les Matclots cuncépingle, pendant tez languirent cinq ou Gxj jours, & les uns
pererlatereave
cdonnirquand
autres moururent avec d'étranges
lanuit, afnquenicnieurd mortes le, matin. Oufi &cles
Je n'ai point connoifance
on les trouvoit venoitde Timmempenede convallions, foit rechappé un feul de tous
cette maladic i1 étoit impofible qu'elle qu'il.en, furent attaquez de ce mal: Il
l'air, comme fans influer quelque ceux qui
blancss fi ccla étoitarfit mourirlanimal dans les chairs, nc pafapasaux croi qu'il cut emportétous les
chofc de fa malignité rien de gaté, cettc rivé, je
Haqueiqurilny parut --- Page 511 ---
K704 Habitans - PRANCOISES fonr généralement DE L'AN
les d'une asist bien moins foric parlans Sur MERIQUE
46;
Negres,
qup
Les
ne
17C
tmeenand
Mala- jets a Negres bien des lailfent d'ecre fu- ce.de
C
Caturid-Neue
dinrer- Part leur font caultes maladics, TeL Ie la pli- llles: eduleran,e ou demitc-oncede
dinaires
Par
défaur, de
travail, le ETE fendez uneoncedecelle
des Nenourriture, & fouvent Parcille & la par.lemilieu & la Salfe- Paifans
gres, wrintenperanes la coligue lcs attaquealfcs &lcur AEnE PCE-PAE ques de Noix, petics Seguine, morocapka pilez puis les les cou- Co- Guade- nedela
foatfujesause
fouveniy de- ils Prencz apdi une
lanpe.
ur, de
travail, le ETE fendez uneoncedecelle
des Nenourriture, & fouvent Parcille & la par.lemilieu & la Salfe- Paifans
gres, wrintenperanes la coligue lcs attaquealfcs &lcur AEnE PCE-PAE ques de Noix, petics Seguine, morocapka pilez puis les les cou- Co- Guade- nedela
foatfujesause
fouveniy de- ils Prencz apdi une
lanpe. generent en
opgc
tekretemuctvaue
manes
rance fur l'eau hidropific, dc Yica, &les leur intempe- reduilez-le nouct dans un cn. poudre, & d'imtimoine, en faites un
des.coursde alimens gu'ils prenments leur donacat maurais Ic forte, bienferréc morçeau & de bonneroilly
mais le Mengres Kdes fluxd sdelang bica,a afin querien: pliécea nien; double, liezjets, ceirEpian, malauquel ils lont les plus fu- nc mectez Ales teauaila Saueparciles puife la fortirg
qui viennent de la Komtninun méme caule,
fene,neuf, Codues dc Noisdanrun SeguiChinurgiens ignorans & mal
Nos de x au.milicu chensersids le notict
remedes, en ont fair
pourvus
TESE
crever unc quan- liqueur foris lticage entieremene dAntinoines dans de la
pez deleursi mains, ontp
majs fans toucher au
vie les
fond, ni
FEARSAS
impreilions du portétoute Mercure leur auxbondin bolillons, fascrbouillirie &
tout
demeurez. leuravoit donné mal àj propos, oufont qu'on hopochratén doucement fur un rapctite feu de
dus. couverts d'uiceres & de no- ale fommation nolet d'unt Nmtmeutritc
Un Chirurgien habile
queur u'antimoine RCesamee & Paffez la li-
& fon, qui s'éroit établi à la nothmdMar
dinssninges aascabprimer les
fance quij joignoit de fon à une parfaite Geadcloupo connoic EEne on. la Prifnne dans une bouteille eemettez de
ded drotturc,sfuides arts bcaucoup cures de piéréé mc doiraprese por cela remettre dans le verre; métantàla
farprenantes les Noix laseguire, la
&
avec uné ACTEANLE ptifanine dont il m'a
Vicrtc qui font demeurcesdamal Ssuléepareille laferrecepte, & queje croi donnea
oalona paffe da
au Public, puilqu'elle eff devoir donnsr lameme nouct d' quancité d'eau, Puifnne, avec
non eulement pour routes les excllente, maladics foiss antimoine comme Scuipendrele la premiere
faitement
Purifer jufqu'a reentn la
letour,
EnEnate humeurs la malle du lang, meure par- Ja Paffer confommation comme la du tiers, puis
vente garder, dans &nettoletle légualibre qu'cilcs doj- As -pour.s'en.
qu'elle eff devoir donnsr lameme nouct d' quancité d'eau, Puifnne, avec
non eulement pour routes les excllente, maladics foiss antimoine comme Scuipendrele la premiere
faitement
Purifer jufqu'a reentn la
letour,
EnEnate humeurs la malle du lang, meure par- Ja Paffer confommation comme la du tiers, puis
vente garder, dans &nettoletle légualibre qu'cilcs doj- As -pour.s'en. mcttre dans une bouteille premiere, de &cla
tes traété, les impureres qu'il peur corpsdetou- avoir
après. Cette fervir feconde commeje ic dirai verre, civis cn France Piufieurs penoniessen font con- fer- moins chargéc, & moins Prilanne eft bien
leux. Nousl Tappeilons avcc un fuccès merveil- lanne, premicre, La auffil
forte que la
a
Ptilanne
oouereepesines
Guadclauges celui
caufe de la
dcla lc Noix ne Saltpareille, la Seguineséc
qui l'a mife en
demeurede voici lc nouct peuvene fervir qu'une foiss
compolition, vir. & la
des'en a qu'à cing d'Ancimone peut fervir jut-
-
2L fer- nouveller, fois, aprés quoi il faur leroNnas
Avant --- Page 512 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
-
la Ptifanne auma- broche, ou fur le gril, fans fels fans tied
1704. Avant: del donner
-lade, ilfaut le préparer parune Saignét, potage, AmisgaonsopMyE ou autre chofe; aboif:
& le lendemain le purger à l'ordinairc; fon, fromage, étre
de la
onle laiffe repofer le troifiémejour, on fon doit uniquement
petite R
lc faigne encorele quatriemés onlepur- Ptifannes tant à fes repas, pen- doit
fixiéme on lui dant Ja
lorquilafoif. F
ge lc cinquiéme, & le
s'abftenir journce, derabat, dequelque maniere -4T4 winnt ms
donne la Prifanne fans' difcontinoation, & tout que fc puilfe êtrei il faut encorc fetc- *
pendant' trente. quinzed ou #faut vingr que mal foit 'nirchaudement." Quoique ceregime paau
ai
plus'
roiffe an difficile, 'il eft bien plus
bien op.mktrsporséurtpe; gueridans agréable I fc fervir de cc. remçde qui
uce La terme-là. doze que le malade dolt prendre, n'eft fujer à aucun inconvenient, que
eft d'environ trois quarts 'de pinte" par de beaucoup d'autres, & qui ont font fouvent d'unc
jour, & cela entrois foiss on lui don- des fuites facheules, qui
'nc le premier verre à fix heurés du dépenfebien eft plusconfiderable. &
Son'opematin, à dix heures on lui donne à ration douce, prefque infenfible, fucurs
manger : il prend le fecond verre à on ne la remarque que.
à aucun inconvenient, que
eft d'environ trois quarts 'de pinte" par de beaucoup d'autres, & qui ont font fouvent d'unc
jour, & cela entrois foiss on lui don- des fuites facheules, qui
'nc le premier verre à fix heurés du dépenfebien eft plusconfiderable. &
Son'opematin, à dix heures on lui donne à ration douce, prefque infenfible, fucurs
manger : il prend le fecond verre à on ne la remarque que. par quip les pouffent
deux heures aprés midi, & H (oupe abondantes qu'elle ce excite, de mauà fix heures, & à dix heures du'foir au dehors tout qu'ilyavoir ainfi dire,
on. lui fait prendre le troifieme verre. vais, & renouvellent, entiér: pour
Sa nourriture péndant tout CC tems-là le corps tout
ne doit être que de viandes rôtiés à la
H A P
T R E XII
L'Auteur fait acbever leur Cowvent du Monillages on lefait Superieur de la
Flotte Angloife
Martinique , e Vice-Prefet Apoftoligue:
aPrès que j'eus mis ordre aux avoitvoulufuivre mon confeil, & faire
affaires de nôtre habitation, ane couvérture à T'ordinaire, ou une
manfarde. Il fallut changer la plâpart
& fait avec un tres-grand des poutres & des fommiers, & pour
travail le Sucre quel'on pût
laiffer autour
tirerd de nos canneruinées, je contenternos Religieux, d'environ
fretziunebarque, pour porteraul Mouil- "du comble une: plate-Forme lcur fervir
lage les bois que Favois fait faire pour huit' pieds de large, 8 pour de la vuede la
la charpente du bâtimentq quejavoisfait de promenade, jouir
du
commencer cn 1698, &c je me rendis rade, & de la plus grande partic
fur le lieu le 28. de Juillet. Ilfallutle- Bourg. Cette
terralle étoit compolce
vcr toucleplompdont on avoit couvert dun petite de
de ponce avecun
la terraffe qui regnoit fur tout le bâtimortierdep maflif pouffolane, pierres &biencarrement. Lc foleil avoitt fendu & crevétou- bon
noschambres
tes ces longues planches de plomb, ce lée; cct moienjerendis &
habitables. nous caufa une perte trés-confide- plust
parfaitement
FtuRe
qui
fi on Ceux fc ferviront de la poufforablc, que nous aurions évité,
qui
lanc, --- Page 513 ---
1704; lane; foit de FRANCOISES celle
DE
Avis Guadeloupe, &i fs l'on trouve à la PAMERIQUE E. shr
furla
Martinique, foit nique, &
170(
Poufo- Mecalteniioateca les
fefouvenir
j'aurois été
Eoresansur
Lane. ront ourrages bons qui en feront faits, ne que fe- dusteteopes où
la d'étrcà
qu'a
quiavoit
REINE
on aura eufoin proportion de les arrofer de l'eaudont
beaucoup d'amitié Malmaifon, Pour.
fs l'on trouve à la PAMERIQUE E. shr
furla
Martinique, foit nique, &
170(
Poufo- Mecalteniioateca les
fefouvenir
j'aurois été
Eoresansur
Lane. ront ourrages bons qui en feront faits, ne que fe- dusteteopes où
la d'étrcà
qu'a
quiavoit
REINE
on aura eufoin proportion de les arrofer de l'eaudont
beaucoup d'amitié Malmaifon, Pour. moi,
plafieurs jours; $ après
pendant Faterar Nos
faits. Ilfaure emploier qu'ilsauronte été Hnemmeniteee Ile, au lieu que
dans cctte
e'eft-a-dire, un tiers dechaux; neemortierticres leslibertins depuis quelques mois
ticrs dej poulfolane fort claire Sepromp- &cdeux fulter les Curez fedonnoient! de la la liberté d'inMorn.l@nciepetind mais G on
& fait corpss fortequilflloit tes,
étrelinscefeauhp Mamtiniguey de
ainlidire, manguedele delenoiers baigner, 8epoer jamais &sattendre del
à ne recevoir prefque plaindeventenpodre au zechautt, licu
& obéir, latisfaction. A la fini i fallut
jetrequantineée d'eau, on amorticlavio- que fion y Septembre. aEeneaee lei TI de
lenteaction dela chaux, & on
offices qui devoient ABumscnettsne
maffe, devient gui dure au bout de quelques faitune jours timent. Jeles en éloignai accompagner de. huit lebiqu'elle
comme la pierre méme font tant pour éviter les accidens du toiles
renfermes Pon calle
plus frequens dans lesi ftuqui
quelemortier Ceit
dont 2eti eft plitôr a unc cuifine & un
lieux oà ily
& ce que j'ai vû
environnée. four, quie pour ne
ce que j'ai pratiqué. pratiquer enI Italic, pas.emtendrelcbruite
les voutes & autres moi-mémedant ordinairement. qui étoitdevantle Jefis NmnkaNejetnt aufi clore la cour
ail fait faire, &c dont ouvrages jy &jep
rlegrandcorpi
part. :
CT 2i je ESE autre quer nous preifaitellemente allames tous coouvrages, delogiss
Les Superienr Général denosl
vellemaifonila loger dans nôtre nouaiant été obligé de faire un Miflions
findu mois d'O@tobre. Gundeloupe, me priaavant dep voiage à la Aasuinebiforpne de T'avoirbiti,
prendre lefoin de lal Mifion partirde manetiamauhient cequermcenrion
retour. LePerel Parisg quien étoits jufqo'a fon ftraunaraiuiciende chofe, & fi délabré, étoit lipeude
-ricur, tre de aiantjugéap propos de fe Supe- tié. Je mis en: ceuvre que cela Builosepi
cet emploi, le deffein du demernos Menuifiers,
rieur Général éroit de me
Supe- pourisinedestablen, treschofes
des buffets, &aupericur dela Guadeloupe, desquecelui nommer Su- Cul-de-faci femblables; Robert un habile Kejet trouvaiau
guyetoksemeitacheer fon tems; mais boisde qui me ft neuf douzaines dechailes Toumneur, de
SES
Cipres,
FEE ferent demer nommerleurs
delataniers fes àla cebois emoutrcmee s'appelle bois dero-.
pe- pourisinedestablen, treschofes
des buffets, &aupericur dela Guadeloupe, desquecelui nommer Su- Cul-de-faci femblables; Robert un habile Kejet trouvaiau
guyetoksemeitacheer fon tems; mais boisde qui me ft neuf douzaines dechailes Toumneur, de
SES
Cipres,
FEE ferent demer nommerleurs
delataniers fes àla cebois emoutrcmee s'appelle bois dero-. FAuteur
Superieur,lui vient Guadeloupe, & ce nom lui
ef fans Sulanseoirguereroisy
allurément mieux
conSupe- Martinique qu'a la Gundeloupe. phuancefaircalis car ilaune agréable que le; premier,
la riturde confentit, & envoial la patente de lly conferve
edsurdexcesmuest &
fion Mij- de charge, &de celle de
cette que à tout totjours, cc qu'on gu'il communila Mar- tolique naires, au plus ancien Vctretrapur de nos Miflionrenferme font dans les
pour mel la
Satssarmeihanien
tiniget. contraindre de lignifier, & pour me Reremtoninandeemd & de la
de lag faites.Cer grandeur
J'eustoutesl les Pacepter. corce aflez groffeur mince, de nos noiers, ilal'é- Bair de
peinesdumondeimy tailladées. l'aubier fort brune, & fort Ciprisw
Nan 3
ne ledillingue pref drnoj
gue --- Page 514 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
456 du refte du! bois, qui eft d'une voit pas eu le. loiir d'examiner, Di de 1703
#704- que couleur pas d'ceil de perdrix,avee des ta- compter les bâtimens. Son rapport(e id. de volutes ou trouva vrai, toute: la Flotte ennemie
ches brunes, en maniere Ceboiselt parut aux Ances d'Arlet deux heures
d'yeux de diferentesteintes. après fon arrivéc, & s'avançaen bon
compaÉt, il a le
fin, &prendun le travaille ordre jufqu'à la portée du canon du
fort beau poli, ERa qu'on quand Forc-Roial.On comptavinet-douserae
au tour, ou en tablessileitpelante alors-rempli vaifienux deguerre, autant de bâtimens
il eft-verd, parce quileit & amer, le con- de
ou Marchands, dix-fept tbard'um fuc huileux
& a de ques, SE Galliotes, & quelques douferve de. la pourriture, il eft fec, il poux devient blesChaloupes. On
del'embois; mais quand
nôtre Géd'umpotdsmifgnaliey Scproportionné
&
tiréd'afEERES
àfon volume. La fcuille dc ctarbre ikne cft néral, faires f cetteFlotte commentilfeferoit" ayoit eu quatre ou
petite, étroite, des rude lieux & fecs caffante; & arides.; cinq mille hommes àj jetter à terre. Il
croit que dans
dans les bonnes étoit pris fans verd, & nous auffis & lc
il eft rare. d'en. trouver. deux Fort-Rojal auroit couru
terres. Ces chaifes me coutoient cu diêtre enlevé, ou leFort ERCES
& cen'étoit trop
eAmE
écus la piece,
con- &cbrûlé. Ondonna. l'allarme par toute
égard au bois qui cltrare, &à la main TET par, de T'ou- l'Ifc, onpritlesarmes; mais tout ccla
fequent fortcher,
auroicétéi inutile, & on n'auroitj jamais
vrier.
ojal auroit couru
terres. Ces chaifes me coutoient cu diêtre enlevé, ou leFort ERCES
& cen'étoit trop
eAmE
écus la piece,
con- &cbrûlé. Ondonna. l'allarme par toute
égard au bois qui cltrare, &à la main TET par, de T'ou- l'Ifc, onpritlesarmes; mais tout ccla
fequent fortcher,
auroicétéi inutile, & on n'auroitj jamais
vrier. fouvenir
allez. à tems, flal Flotte
Moiond Lel bois de rofes sme fait
que pistafiembler cnnemie avoit eu envic defaireunedeffaire, Reurir lesRofiers que l'ona apporté d'Europe l'an- cente. Heureufement ce n'étoit fon
les Refet: aux Hles, portent des ait fleurs foin d'en toute battre deffein; elle continua fa route en RLCEIT la
née, pourvà qu'on debâton quatre ou Côtedefortprès Quelques-unes de fcs
Jesbranchés
n'eft pourtant à Chaloupes firent defcente enit un lieu apcmqfoisp paran: a
Fond Laillet, oh clles firent un
dire qu'il faille rompre les
pelléle
EER:
feulemencles meurtrir, ¢amer prifonnicr, & dans uncautre Ancevoifimais
la
fanscette ne clles pillerent & brelerent quelques
ou écorchér un peu peaus
maifons, &cenleverent unc barque char-
-précaution, ils: ne portent commeenl que pendant Euro- géc de Sucre.. :
trois ou quatre mois,
CetteFlotte fur les deux heures
ge. Cc fait eft conftant; Melflicurs
midi devant Fort S. Pierre, à
un
CISNTE
exercer. peu
après
KEHETE
aci, pour &cautresgens defceuvrez. unc bonne portée de. canon, faifant peu
Flcariftes, moisdel Decembre nous cû- de voiles on la perdit: de vue peudant
Allarmé - Leiodu
àhl Marti- la nuit. Jecroic qu'ellenéeroitsenuce
à la mmsnedlumrallachaste avertis
deux pour fe faire voir, intriguer nos olir
Marti-. nique: Nousétions
depuis elca-
& donner deleagroiceinosTvous
nigne. jours qu'il étoit arrivé une
Gé- ciers, M. le Générallat fuivit aveccequ'il
dreala Barbade. Surcet avis
pes. &
Ferte
quelques Corfaires put ramaffer de Cavalicrs à la hâte,
néralavoit faitpartir nouvelles cerrai- arrivafarlefoira au FortS.
deux pour fe faire voir, intriguer nos olir
Marti-. nique: Nousétions
depuis elca-
& donner deleagroiceinosTvous
nigne. jours qu'il étoit arrivé une
Gé- ciers, M. le Générallat fuivit aveccequ'il
dreala Barbade. Surcet avis
pes. &
Ferte
quelques Corfaires put ramaffer de Cavalicrs à la hâte,
néralavoit faitpartir nouvelles cerrai- arrivafarlefoira au FortS. Pierre.: Je nc
pouren avoir des
plus le matin manquai pas de P'aller faluer aulli-tôt,
nes. Un de ces Corlairesrevint Flotte enne- & de lc complimenter fur la diligence
du fo & rapportai queila étéchaflé
avoit fait pourvenirsoppoters aux
mie le fuivoit, & qu'ilavoit
qu'il cnnemis. Il reçut fort graciculement
fiviyement par une Fregate, qu'iln'amon --- Page 515 ---
itoj. mone FRANCOISES DE
dès AEESAaeER.D lelendemain,
veau
LANERTQUE
bâtiment, & ivittournouen examina le nou- aigulilyareis de
la-deffus quelque 467
jardins, &cautrese commoditez plan des jours nouveaus
chofe 1704;
meditions de
quenous
après, que ce bon
Je lui
IE
dis que ocrerkreaatee nous avions
me dit
Pretre s'étoit
partement du rez de chaufftedune difpofé T'ap- dela qulavoirens quilyavoit ordre
ERSE
assletipeuroire
ma- proces. CEimeu &cde lui fairet
droitas S.1 Pierre,ilme rotmngaandiien fon celatsunamiort
fon
coup d'honnéteter, & Aeli-defasberg me parla
ce mariage
intrigués car
deralfureder fon Aumônier. enfuite conduit à clandeftin, ce
EE
Jemedoudroiture aux Galcres, gui l'auroit
a
T'ap- dela qulavoirens quilyavoit ordre
ERSE
assletipeuroire
ma- proces. CEimeu &cde lui fairet
droitas S.1 Pierre,ilme rotmngaandiien fon celatsunamiort
fon
coup d'honnéteter, & Aeli-defasberg me parla
ce mariage
intrigués car
deralfureder fon Aumônier. enfuite conduit à clandeftin, ce
EE
Jemedoudroiture aux Galcres, gui l'auroit
a C H A P I T R E
Yoinge
XIII,
REE Vendredi fecond
avantures.
PARCLLIAS
jour de de venir àla
Cumbatnaeal,
IEUREN tre Supericur Général avecno. àla
Martinique,
mens ordinairesauc For-Roial faire les scompli- au re, Gandeloupe Pour
commefon im'envoiroit CommiffaiQoiquil eut encore O0TPREICGOTEN fur
nerlas àM Sentence ennsemeete difinitive. Celaf & donpart de fon Aumonicr, leccurled dé- nétetez, IeGenéralyilt & me fit
fitplaifie
auguel il nous ferois me dit de thaucoundnont
hant
Eursoarerdensre avis en Cour contribué, de G
endonprét à partir, afin luiéerire
iln
quandje
ne laida pas de nous malverfation, bien
eneadecigetes de nos Corfaires qu'il donna de ortion, Après ilnoustr quelques momens de converfa- recevoir. foin tran/porter. de fa Quoiquej je n'euffe m'y be-
&nousn mitent main entrer une dans fon cabinet Puifque tous recommiandatione nos
pour
fe
étoient de
fea
que le Sieur Greffier Poureledipent
mcs Capitsines Flbultiers
nouslal lâmes; &cc
avoit obtenus. gu'il cevoir, me comme amayenelatifaip je devois, pasderequoigu'elle nc fut Pas ferois en étar faifoir, dc &c delui dire Thonéeré
après le des partir
que jeF
jour
imnedntnede
on nous
befoin detrois Rois, aiant
F
avoit. mandé
ler
ou
feulement
Cour de Rome
que
de
SEES
n'étoit Pulage la donerles ordrçs Quatrejours, pouralPas de Ipecifier habitntiondu Fonds S. Jaques. necefaires à nôtre
FSE maauffi-réc prétap s'il yavoir Ils'inforne partir, & aiant quelque corfaire
tioni il
Daniel
Içu
Eaenne
pafferoit Par deffus
illui envoia fe dipoloit à mettre que lecapitaiERE
terminerlalairer conftances ieimnatoents quelques cir: me Portera la ordre de m'attendre, dchors, &de
plus; tuepotr
épargner aux prétendust promptement mariez & feparamnes tres,
fort Guadcloupes contens les. uns Nousnous
la Peinc Je partis le
des aulendemain pour le Fond
Saint --- Page 516 ---
VOYAGES A UX ISLES
468 NOUVEAUX
morceau ide trinquet, grandcommeune Ioft
ITCS. Saint Jaques, où aiant fait le ce Lundi quc, j'a- au ferviette. Quoiqueje fuffe fans contrevois à y faire, j'en revins
thendgmeimindarmen dela mer,
foir. donnai à diner au l'affaire étoit fi brufque, que je ne pès
FAutesr Lel Mercredi 7-je
lesyeux; d'ailleurs mon mapart de Capitainc Danicl, â foncontre-Maitre, & pasfermer!
oft
ITCS. Saint Jaques, où aiant fait le ce Lundi quc, j'a- au ferviette. Quoiqueje fuffe fans contrevois à y faire, j'en revins
thendgmeimindarmen dela mer,
foir. donnai à diner au l'affaire étoit fi brufque, que je ne pès
FAutesr Lel Mercredi 7-je
lesyeux; d'ailleurs mon mapart de Capitainc Danicl, â foncontre-Maitre, & pasfermer! telatsfurbien-eotrourg motillé,carieslalaMar- fon Ecrivain, & fon Chirurgien, mes nous couvroient à tous momens de
poural- sinique nous nous embarquâmes fur les quatre déjeà- T'arriercal'avant. Je m'aflis à plat àl'arlerala heures du foir,, comptantd'aller La rieredugaillard, coveloppé dans uncaGuade- ner le lendemain à la Guadeloupe. pot, &clié parler milieu du corps avec
lange. barqued nicrearanitmerme unebonnecorde, à peut prés comme un
tosmsailneaets canons. quatre-vinge C'étoit finge, de peur que quelque lame ou
dixt bonshommes, & fix
un quelque roulis nc prit la liberté de mc
plus qu'il n'en falloit pour attaquer de jetter hors le bord. Nos gens dans un
Gallion d'Efpagne, ou un Anglois profond filence obéiffoient à l'envie au
quarante canons. Nousmimeseng panne
devant le Précheur, où felon la bonne FCTn de toutesleurs forces. Lar merparoiffoit
coûtume de nos Flibuftiers, ils onttoû- toute en feu; Netmmignienoanconaes
joursquelque affaire, fur tout ceux les loix qui
chole d'affreuxy jene pouvois
ont encorcneciucargents car
quelque pas voir mes mains en les approchant de
de la bonne Flibulte ne permettent
mes yeux, quand il n'éclairoit point $
&
etse
d'en
mer; quandon vite le mais les éclairs étoient fi vifs, que je
ve dans MES cas, il faut au Le plus Capitaine voiois alors tous les mouvemens de nos
dépenfer dansuncabaret. fes fur les neuf gens. LeCapitaine Daniel mc donnaune
Daniel raffembla
voiles. Nous Eitsnrr
heures, & fit fervir ECle mi-canal en- tementunbon coup; car ilnefaut
fûmes à merveille jufqu'à la
étremal-adroit
cREtne
tre la Dominique & levent Martinique; tomba, & le à fal bouche Eante fe rompre les dents,
mais tout d'un coup
Nôtre Cette liqueur je n'ai jamais aimés
nous eûmes un calme tout dans plat. lej juge- me parut alors eiader elle me rcpilotte ne fet trompa point calmci
chauffa, carjétoisàn moitié glace, l'eau
ment qu'il porta de cc avoir imprévàs une bou- de la mer: aiant cette propriete dans lcs
il dit que nous allions les ris dans la paischauded'êtce extrémement froide,
rafque 5 il fit prendre de nouvelles ma- & je n'avois rien de fec fur le la
grande voile, paller
ilvifita Sur les quatre heures du matin
neeuvres au trinquet & au foc;
tomba avec violences, & abbatit
DE
les amarres des canons, & renforça A les
& au point du jour un de
amarres qui tenoient le canot.
ete dans lcs
il dit que nous allions les ris dans la paischauded'êtce extrémement froide,
rafque 5 il fit prendre de nouvelles ma- & je n'avois rien de fec fur le la
grande voile, paller
ilvifita Sur les quatre heures du matin
neeuvres au trinquet & au foc;
tomba avec violences, & abbatit
DE
les amarres des canons, & renforça A les
& au point du jour un de
amarres qui tenoient le canot. peine couplevent, nosgens cria, terre fous le yent à nous:
avoit-il achevé, que nous fûmes pris nouslavimesene effet dillinckementquelTumplts Suntourbillondevente d'Et-Sud-Eit,G ques momens après 2 avec un navire
quils furieux, & fincivile, qu'ilcommença étoit fur le côté. Auffi-tôt grande
efiaie
grande voile. Ençore qui
lesuns vouloient
1ent. parenfoncernôtre fûmes-nous heureux qu'il ne nous de- difpute entre nos Ie gens; n'avoit pas ende que ce furune qu'on
creamâta pas; Testmemeianlsmins d'abordà corevûc, & peut-éire denouvelle Pilotte foûteRttrdnkmerneaens & à cordes, & cnlite avec un tion; le Capitaine &le
noient
mâts, --- Page 517 ---
Ryosi noient que FRANCOISES ce nc pouvoit
DE
tite
LAMERIQUE:
Ifle d'Aves ou des éuequelape. par non-vûé,
40ig
ne faut pas confondreavec Oifeaux, celledut qu'il pascu connoiflance fetadlicipureueg dela
où me lc nom, qui eft au Vent de Coroffol, mé- fouffert, navire ne pouvoitr Pas avoir terre, queleur
Marechald'Eftrées alla
beaucoup
Dez avec toute fa fotte, en fecaflerle quandil avoit pareequllyavoit peu de vent
la petite Ided'Aves cft cinquantel 167, mais couché furl lec côté touché, Knuilnesent
fous le vent de la Dominique, Et liciies & Cevailfeauy
quedeuxjours aprés. Oucft de lag agrande Savanne,
touché à lal eindAngeane oui
ilavoit Etat
roiffoit pas naturel nous Rilnepr deux.I Dames, Barbade, lavortpriseer vaifeau dws
pà faire cechemin en e heures. euffions fer la Fête de quipretendoienr Noel à
allerpaf Anglaie
toir pourtant laj petite
C'é- leurs parens, fans le Antigues avec ichouia
y motillâmes fur les fept Med'Aves, heures dur nous étoit arrivé. malheur qui leur Fifle
tin à un demi quart delielic au ma- On fçait que la Féte
EAv;
navire échoué. La pluicceffa fur vent les huit du des micux celebréc chez de lcs Noëleftune
Scquandond
Angloiss
erni-ed fentir; & la mer fut auffi àfefaire il faut faire grande
dix
ephimeesaronas
Tls
heures, que s'il n'y avoit tranquille à cejour-la. cherc, Scs'enyvret
moiil- detempête
point eu
lantàla gens changerent Eineinte d'habits,
perite qu'ils
parce
emtresoate
prirent des
c'eft-a-dire, &
Haramnapetine Pancien
gu'ils fuivent
led'a- çons fcsy
chemifes, des cal- le
Calendrier) non
sei.
grande
dix
ephimeesaronas
Tls
heures, que s'il n'y avoit tranquille à cejour-la. cherc, Scs'enyvret
moiil- detempête
point eu
lantàla gens changerent Eineinte d'habits,
perite qu'ils
parce
emtresoate
prirent des
c'eft-a-dire, &
Haramnapetine Pancien
gu'ils fuivent
led'a- çons fcsy
chemifes, des cal- le
Calendrier) non
sei. reparerentles quelgues forccs coups d'eau de vie cus trouvent du contraire) plusjufte, (ils fonrconraine parce qu'ils
vaildelan & nuirpalfceonoust perduès fifmncs par la le tra- & pour ne fe mais entétement,
puis nousdéjeunames deg ptiere formation,
REERST à une retit;
dont
&c nous tinmes confeil en grandappe aételAutheur lePapeGregoite XIII,
ticr-maitre, auffi-tôt après leCapitaine, mangeant, leQuar- Le Capitaine & le Pilotede
&cautant
ment, qui
cebâricanot en put contenir, d'hommes &c bien quele de francs Ghniasmpwentér étoient
delcendirent à terre. armez terét queleurnaviref ignorans, ou qui avoient inNeuy-pungevondiss
mis dans la
mes,
cfispotbreson
qui nous paroiffoient ridouzchom- Matelots, chaloupe avec les meilleurs
étoient venusfturicbordde Anglois; la
ils
Seavoient plantélà lea paflàà-vis de nous, & fembloient mer, vis- gersaveclerefte dant qu'ils les deréequipage enattengeftes nous demander du fecours. Par leurs Nos unbitiment qu'ils vinfent étoient reprendre avec
gensfauterent àt terre,
àt une de leurs Ifles allez chercher
canotat bord chercherdu: Screnvoierentle ils n'étoient
fous le Vent, dont
zu troifiémey voiage; nous monde; nous j'yfus xante à pas éloignez de plus
mes
sdefoialors plus de
trouvà- étoient foixanee-dix fur l'Ifle les lielics. Ceux qui
terre. Les Anglois cinquante nous hommes à momens, & nous attendoient à tous
étoient là depuis onze dirent, qu'ils pourleurs
avoient pris d'abord
au nombre de quatorze jours, hommes ,ilsétoient leurf fecours. Compatriotes, Cet avisf quivenoienta a
deuxfemmerde bade, &chuit confideration dela Bar- avec tout en état pour enlever fitque le Daniel bâtiment mit
Nousfguimes Efelavesdesd deux fexes. qu'onattendoit. Ilft
Tom. 11, quils'étoienté échotiez fabarque les deux Damesavec rcondureibortde leurs
claves, Ooo lcurs coffres, & tout ce qu'el. EC
les --- Page 518 ---
VOYAGES A UX ISLES
NOUVEAUX vaiffeau Va encore entiers & de bout, les An- 1701
1705. les avoient pà faire donna retirer fa chambre, du
& glois s'étant contentez faire des de tentes. defenverguer On ôta
échoués illeur auffi-bien que tout fon équi- les le canon, voiles pour les ancres, & généralement
les traita,
tout ce qu'on énput titer, & tout étoit
page,
Elles me frent
dans un
cra
mede refpeêt.
iers & de bout, les An- 1701
1705. les avoient pà faire donna retirer fa chambre, du
& glois s'étant contentez faire des de tentes. defenverguer On ôta
échoués illeur auffi-bien que tout fon équi- les le canon, voiles pour les ancres, & généralement
les traita,
tout ce qu'on énput titer, & tout étoit
page,
Elles me frent
dans un
cra
mede refpeêt. prefenrde On tra- porte à terre; & rangécomme vûr
Baques deux Bagues dor à charnicres. fortes d'ouvra Magazin. Je n'ai jamais travaillerde
a char- vaille en perfeétiona à ces font com- meilleure grace. Nosp de prifonniersyem- On faiRiers, ges à la Barbade. Cesbagues dc charnieres ploioienta Tenvi & nos
eut tipoltes de petits morceaux fidelicatement,que foit grande chere; abate qu'on pipes de vin
doubles, trvaillées
fé du fonddec callequelques
on adiroitquet
avéc forcé
quandeles fontaud feul doigt, cercle entiers & dès de Madere, & en de Canaric, & en bouteilles font d'un clles fc ramaffent en cidre&c bierre barique voir tout le
qu'on les en tire, comme la quatrié- les, c'éroit un plaifir & de travaillersmais
un petit
gros noifette. mondeboire, manger étoitvenué, Danielfaime partic PECLE
à la dès que lanuit
fes
J'avois reçus tant d'honnétetez oà foit rembarquer tout.fonmondeavec
Barbade & autres Iiles Angloiles, je fus ravi de deux Dames, Rlafoisftartitsierete fous des tentes qu'ils
je m'étois trouvé, d'en que marquer ma1 rei de fes prifonniers
trouver Poccafion
tous les avoient fait avecleursvoiles. c'eft-àconnoiffance a ces Dames
J'en- Lc Lundi 12. nôtre Vigie, haut
leur
en
au
fervices que je pûs t de les dire celui quiétoit Sentinelle
gageai Daniel à leur promettre ou à denôtre maft,criag iqu'ily voioit une voiles
mettre à terre à S. Chriftophe, fans les il étoit environ neuf heures du matin,
quelques autres de leurs & Iles, à leur rendre & nousachevionsde al déjeûner. on offritaux. Auffi-tôt
conduire chez nous,
& tout le monde fut bords
leurs Efclaves. Le prix en de fut leur fixé, pro- Dames de les laiffer à terre, avec dès
on promit def fe contenter
meffe de les venir reprendre
a
melle, s'il arrivoit qu'on fut obligé oà elles de auroit vû dc quoi ils'agiffoit: Elles ailes mettre à terre dans un defortequ'elles lieu
mcrent mieux courir les rifques de fe
n'cuffent pas de de credits fe louer de la politelfe trouver à un combat, les fit defcendre quededemeurer à fond
eurent heu
Eledefendoienta furlIle. On
de nos Flibuftiers. vouloient, & étoient decalle, où ilyamoins dedanger.Nous &
terre quand elles
chez reconnûmes c'étoit c'étoit uneb barque, ce quer nous
fervies &
vîmes que
dES
obémsaprepnaicomme
nous
Thonnétetéd'aller
elles. On vi@ita le bâtiment échoué, &on attendions; au devant de silétoitdel ces gens-lai, quand cen'autravailla aufi-tôt à le déchargers del le rele- car roit erequepourleurs montrerle moiiilnos gens fe mirent en tête percépour lage.
c'étoit c'étoit uneb barque, ce quer nous
fervies &
vîmes que
dES
obémsaprepnaicomme
nous
Thonnétetéd'aller
elles. On vi@ita le bâtiment échoué, &on attendions; au devant de silétoitdel ces gens-lai, quand cen'autravailla aufi-tôt à le déchargers del le rele- car roit erequepourleurs montrerle moiiilnos gens fe mirent en tête percépour lage. Nous portâmes deffus, sdetroishorlo- en leur
ver, parce qu'il & qu'il étoitncuf, en avoit aétuelle- gagnantle fimes vent, enmoinsd à bord, & il ne nous
36. ment picces,, 24 L'on difoit l'eau qui écon- y ges en coûta nous que deux coups de fufil pour dune Prike
étoit jufqu'à moitié de fs grande & qu'af- lesfaireamener. C'étoituneb bonne gran- & arbque
tille, étoit entréc pardchors fain. On ôta les de barque, qui avoit huit canons, Anglrif
furément le fond étoit
ingilemmedequing LcCapitaine du
peroquets & les huniers, quefontrou: --- Page 519 ---
f7os. du Vaiffeau FRANCOISES échoué la
DE L'AME E RIQUE
nous dit qu'il avoit une commandoit; caiche ayeclub il reconnur qu'il étoit crevé, &da
dont ils'etoit cfilotté pendant la nuit, rompuésen unmat,il écoit tropincom. quille 1709
mais qo'cile ne pouvoit Pas tarder apar mode,pourête kajultés
roitre. Onfic paiterir.de nosnouveaux traliperdu, & bien desplainies.coh- Scainibiendu
hoftesfur notrebarquen &
sc.esukquiataieee prétendu
des notresfur lapriféy &l'on onmitvingt l'envoina voitétre.remis à flot: cependant iquilpou- onk
lIlled'ous nous étionsp partis.. Cependane soMEdde wuidsentierement. Rkompen Sonica étoikpreique
lscuehepearplaiareuee tions, car DOUS ne voulions nousneiouhai- pasigu'cile nods unteeNnsusoentnent pawessceniumons, nos-deux
découvrit deux bâtimens au lieu d'un, aaxqunss ccmidewderalops, nqUs les
avec lequelelle
delhingeade, cesi méraux
nous envoulut, ecipamic.Lemalbeur elle-nous Mit. tous,les batilad'acier en verge, du aveciquelques ferenbarres,
arrivé, deux, elle &cfe doutant bica decequid CtAiE LerrERnELNe ddun Gr le:
étenme fefc pas ptierpounfure
fable les étoffes & les toiles
vent arricre. On ne jugea.p pas à
smouullcescés. l'eau de la mers. les
de lui donner chafie, non quenous propos fecherua Peu, Cara moins "einbe bien
doutallionsdelap prendre, e étoitcer, lavench.cardouce, ches ne Aechentjgfain, mais parce nous aurions été
trop avantl
Srmmarr
les vent, E par confequent zre; néurepnicdetource qu'on purmer
tropde peine à remonter.
On ne jugea.p pas à
smouullcescés. l'eau de la mers. les
de lui donner chafie, non quenous propos fecherua Peu, Cara moins "einbe bien
doutallionsdelap prendre, e étoitcer, lavench.cardouce, ches ne Aechentjgfain, mais parce nous aurions été
trop avantl
Srmmarr
les vent, E par confequent zre; néurepnicdetource qu'on purmer
tropde peine à remonter. CRN 303
waahdes falées 3 vin - Madere
Lacnichen'ig que
SdeCamantrbiente * cidre, l'étain
un beauprés le grand deusmatsdroitt,se a deux. voiles Mesemutreaniens lcs, caiffes de
toiles a voiquarrées, c'ett-a-dire, la grande Scn
chapeaus, 8c autresfemhunier, avecun artimon fans peroquet blables.chofess A mortc
&cquandelle fucremplie
defougue. Cesfortes del
toute, charges ilteparouisite encore
me ileit facile de le voir batimen,come par.cette del LeJeudi couyerte de marchandifey. :
ils cription, ne fervent nefont d'ordinaire benngheventarriong duj jour nôtre Utematheplenmipos euchecavirona àunc) lieus Prifa
charge. J'ai pourtantvi que Pour la demnouss on mit pavillon Anglois à nos d'ure Caiche;
nos Flibuflersavoienes armé ungenicheque en courle, deux barques, & on lalailla approcher. 3 priless n'apas laiffé de faireun bon nombre de celle qui étoit
parcequel
avec
FRE
clesbarimensnes'en
partie
elle de
défiant point, slaluinierampecioee SautCoaatepait.caluig doit s'étoit mis
quila commancroire qu'oncucarmé unef fem- bàtimens
en téte, que lesdeux
IRsras charette, & étoientainfi des duqu'il avoit vû étoient amis,
pes de leur erreur. puiiqu'on ne luiavoirpasd
Nous revinmes mouiller auprés de kfurc trois.j cebeau préjugé il: avoit donnéchaffé,
du nôtre navire échoué fur les fx heurcs venir joursbordées faire
lurbordées, faitdepuis pour fe
foirsnous mimes.fur lIile les nouprendre. Sescompatriotes le
veaux venus, & dès le lendemain ma- penferent deleipcter à force de fc moczin on feremit à travailler de toutesfès querde Cions de lui, la pendantquenousle remerforcesaacheverdee afin dele-vedrefler, déchargerle navire, venir nous: aider peine à quil avoit pris, de
mcnt; Car aprés qu'il mais tut cefut inurile- chandiles;, & cifeétivement ttaniporter nos nous marredrcile, on étionsobigez, Cir dans luii il filloic.en lui
laiffer --- Page 520 ---
VOYAGES AUX ISLES
472 NOUVEAUX à terre, à corps, bas, ni fouliers. Ce n'eft pas 17051
$70s. laiffer la plus grande dont partie cette' Hle eft Snkcohatinumeeanl plusre- Ajaft
la garde des oileaux,
D
gulierement; 5 mais Pufage établi parmi monsdst Flibufquelquetois toute couverte," fit prendred'au- eux, eft d'avoir totjours leurs habille- tieris
Cettenouvelle prile
mens dépareillez.
à terre, à corps, bas, ni fouliers. Ce n'eft pas 17051
$70s. laiffer la plus grande dont partie cette' Hle eft Snkcohatinumeeanl plusre- Ajaft
la garde des oileaux,
D
gulierement; 5 mais Pufage établi parmi monsdst Flibufquelquetois toute couverte," fit prendred'au- eux, eft d'avoir totjours leurs habille- tieris
Cettenouvelle prile
mens dépareillez. J'en ai và fouvent à
tres melures a nos gens; ils' avoientre- la
& autre: part aller dans
folu d'aller en droiture à Saint Chrifto- lesruésavec Martinique,
galonné,
phle mettre nos deux Dames i térre, &
bordé unjuite-au-corps & unj plumet, fans bas,
recevoirs fiechétoit poflible, Pargent un ni fouliers; chapeaul d'autrefois des fouliers fans
vdontion étoit convenu avecelles, Ils
bas; oudest bas fans fouliers. de leurs Efclaves. CAIgE
le prie
de la barque & de la Nous fçûmes par les Negres qu'oni
rent au Capitaine racheter ce-der- avoit- enterré quelques cailles de marcaiche, s'iis vouloient
le chandifes fines, & de Fargenterie dans
nier bâtiment avec tout ce donton un endroit de iIle. Sur cetteidécoupourroit charger; Aaenconvineentimnaie credit a Saint verte om refolurde confronterla faéture
commeilst n'avoient pasde ne vou- du vaifleau aycelinventairedee ecequ'on
Chriflophle, & qud nos gens ni à An- avoit trouvé; & comme il fe trouvoit
loient point aller à Niéves, Tho- de manquebesucoupde chofes de prix,
ditàlEcrivain du
fûrs de vendre
kominmaamomnieat
mas, oû ils étoient bien f les deux notreQuantier-maiuree vailleau, que: s'il ne faifoit pas trouver
leur caiche & fa- charge, dà de crc- ce qui manquoit, on lui donneroit la
Capitaines ne trouvoient la forame pas dont on étoit génc à la maniere de la Flibufte. La
dit, pour payer
peur lui fit tout découvrir, & on en
convehu avec eux. profita. Cependant nous donnimesuncouroial la Enfinnôtre groffebarque, &la caiche
nôtre barque, & nous chargeames étant
& aiant prisdans la nôcaiche; ony mitj jufqu'aux marchandifes, mâts, ver- tre tout chargées, ce qu'on Y pouvoit mettre,
gues, canons, affuts,8
fans êtrel horsd'étatde combattre, nous
dont nous ne pouvions, ou dontnousne fifmes
nôtre groffe barque pour
jugeames à propos de nous charger. avoit la Martinique; 'partir on y mit dix Flibultiers
: £ Daniel mit rdani la fienne cequ'il échoué,com- y
& quatre Anglois pour la conduire. On
de meilleurdanslev vaifleau
mit
François & fix Anglois fur
me argenterie, franges & galons bas d'or, de la caiche, quatorzel &1 tousbien munis de viandes
dentelles, rubans, toiles étoffesdes! fines, Indes, falécs, detortués env vic Scboucannées,
foie &cd'eftame, fatins, d'écarlatte, & autres, de vins de Madere & de Canarie, de Depart
brocards, draps
jugerent à cidre8cdebicrre.
fix Anglois fur
me argenterie, franges & galons bas d'or, de la caiche, quatorzel &1 tousbien munis de viandes
dentelles, rubans, toiles étoffesdes! fines, Indes, falécs, detortués env vic Scboucannées,
foie &cd'eftame, fatins, d'écarlatte, & autres, de vins de Madere & de Canarie, de Depart
brocards, draps
jugerent à cidre8cdebicrre. Nousmimes àlavoile des
fans compter ce que nos gens
les neufheu7
comme pillage. le Mercrediz8.J Janvier fur
propos de s'approprier
resdumatin, laiflant levaiffeau &
ils s'équiperent de chapeaux, plumets,
tonp
bas, rabans, & autres nip- titédeschofes,donto
SRaAE
peruques, des d'unc maniere la plaifante du moder, pour ceux qui pourroientyvemonde. C'étoit un Rém delesvoir en nir Nous aprèsr nous. primes la. route del'Ile àCracaftor bordéavec cun plumetm magnifique, ruban or & bes,
y! laver nos étoffes &nostoiune peruque, & un bleûe ou raiée, les,. FT y faire fécher avant d'aller
foieau cold d'une
où nous n'euflions pas
ST
à Saint Thomas,
avec un calgon gaudronné fansjufte-aua --- Page 521 ---
FRANCOISES DE
#70s. éulamémec
LAMERIQUE
rommetopummney. jefuis fur que fonmilieu eft; plus
beseneltrerbienpe Eaatmnrititio: pourvèc. toiles: au deffus dul bord de
dehuit T70A
rien dans cette petite traverfée; Iinefepaffa nôtre desrechifsàl T'E(, &au lamers ilya
caiche
Nord-Eit, qui
fersanreear Srenemcoatuonsiemems lei reftem'a
dans la mcr;
Fasets à mi maft. Pour furcroit de
moillezau paru Sud-Oucfta affez fain. à Nous étions
letraversdeSte. nouscûmessraio heures de calme malheur, par piltolerdeterre, de fond de furtrois braffess demi-portéede 8cdemie
Croixideforte
fable blanc:
ne mouillâmes à Boriquen, où quenous l'lile à Let terrain de cette Hfle eft fabloneux
Crabes, Janvier, le Samedi dernier jour de prefque de par. tout; fon milieu eft mélé
aur le midi. les pietres, &c d'une terre grife,
Maisavant de ndleignerdaesnagede ordures des oifeaurengratifent conti- que
Filed'Aves, j'eniçai, ileftjutie d'endire ceque nuellemency ils étoient fi fiers dans les
herRessres inenmmnemgnipaned ilsdonnerla
fevouloientpeine de fe remuër del leurs
glois qui a demeuré
placespourr
Earaiat
que moi, % doute qu'il onzej jours plus les
nouslaiffer & de pafler; aforcede
çois
ait des Fran- frequenter,
les
ils
qui y aient faiti un R longfejour, devinrent la fin beloind plus polis, & nous corriger, avions à
Kguisyibient moins ennuiez que moi.
emgnipaned ilsdonnerla
fevouloientpeine de fe remuër del leurs
glois qui a demeuré
placespourr
Earaiat
que moi, % doute qu'il onzej jours plus les
nouslaiffer & de pafler; aforcede
çois
ait des Fran- frequenter,
les
ils
qui y aient faiti un R longfejour, devinrent la fin beloind plus polis, & nous corriger, avions à
Kguisyibient moins ennuiez que moi. rifer avec duf fuil, pournous familia-
& Cetellequi demide latitude cft; parl lesquinze degrez ou
cux, au lieu que le bâton,
pas plus de deux lieies Septentrionales en
n'a jours. coeatananttume I eft inutile de
trois lieiies de tour. tout, Elle ou au rocher des ruiffeaux ou chercher des fur ce
Rotu & au Nord-Oueft deux a à ou des mares pour
fontaines,
Deftrip- oûj
été,
Iflets pluie, tout
conferverlescauxde
tion de
qui en font éloignez
ccla y mangue
Fifle decingà ERS censpas, qui ne m'ont
quoique en
abloluments
#Aves. ru comme desr srochers fteriles, pa- res & petits échangeilyaitp étangs d'cau. pluficursmaverts 1e tous blancs des ordures des cou- de demi falée, qui fervent falée, de oup plus
feaux qui s'y retirent. Ala vûe ils oi- àune infinité de
mer. retraites
vent:
gibierde
avoir un quart delietiederour. Peu- Ils pourtant que fi on fouilloit à cent Je cin- croi
femez
mer,. quante, on ou deux censp pas du bord de la
debrifans, fc
Eere
Balle-Mer,
qui decouvrent de l'eau feroit pourroit faire des puits dont
ges
quifontremplise de Coquilla- avoier que potables ceux qui cependant fe laiffent. il faue
CC detardimdcemiitine
mourir
STSDRaUrTTAnS delan mer, donclafuperficie
de vrais innocens; endroits, font
unie, à forcedétre roulez eftdevenué qu'ontrouve tout puiguilefecrtam de l'eau
furl lesroches du. bord de lat mer. parleslames Quoi- boire. Voicii SEn moien de n'en bonne à
que cette Ifc, qui eft
quer: faite avec la main. ou une pas manlongue quel large, ne paroiffed beaucoup plus un trou dans le fable, cing ou pelle
commeun banc de fable, edeisinque au-deffuse de l'endroito où vous fispieds
veau avec la furface de prefque elle de ni- que les plus groffes lames ne préfumez Mvien
roitt touteautrechole, lorfqu'on leaus
pas le terrain; vous
couvrent datros: ViF de
fus. Jenel'ai pas mefurée, &.c rUt-lt huit dix ou douze n'aurez pas creufé Frau
cependant trouverez l'eau; polices, que vous doucss
Ooos
prenez cette premiere
cau. --- Page 522 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
faléc,fefoûtient: aifément au deffus d'el- 170Y
f7os. eau en diligence, vous la trouverez donnez par- le, parcequ'ellecitt beaucoup moinspefaitementdouce,, &1 fi vousvous dans un fante, & cctte Iegeretélempechant en
la patience de la laiffer repofer fable mémetemsdefeméler, ileftclair qu'clvale, pour donner le loifir au vous qui ledoit conferverfa douceur ; ày près
y.
éc,fefoûtient: aifément au deffus d'el- 170Y
f7os. eau en diligence, vous la trouverez donnez par- le, parcequ'ellecitt beaucoup moinspefaitementdouce,, &1 fi vousvous dans un fante, & cctte Iegeretélempechant en
la patience de la laiffer repofer fable mémetemsdefeméler, ileftclair qu'clvale, pour donner le loifir au vous qui ledoit conferverfa douceur ; ày près
y. étoit mélé de tomber au fond,
commel'huile fc conferve au MER des
belle 8cl bonneeau;
font
pelantes
aunerdepsefaiemenet
que cc pc- autres liqueurs
plus
mais il ne faut pass'attendre
fans fe aLes avec ellcs, ni fe
tit puits vous en fournira long-tems yvoiez 5 chargerdeleurs qu'elle,
qualitez. Je fçai qu'on
en Somdumgunsieagl à vûë d'ceil, & devenir me Reaameg-ameete la-defl'eau croître
fus; mais outre quel la digrellion que
falée cn même tems. Cet inconvénient ferois
qu'on nc éviter, eftcompenfé par fuivre le filde mon journal, & ennuide
SE
la facilité ZN le peu dépenie quil y roit
mon Leéteur, jecroi en
a àfaire ces puits, on en s'eft eit quittep en avoir peut-étre dit affez pour mettre les gens au
on fervi,
Ee
boucherceluidont fois qu'on en a fait de la queftion, & leur faire voir,
faire uni nouveau chaque aiment! la
que quand on aenleréleaudouce, celle
befoin. Ceux
magnificen- là-dedans,
s'éleve auffi-tôt, pour remce, treuveront 2 fc contenter]
quieltifalée la
la douce occupoit, &
puifqu'ils pourront fevanter de nes'être remettre plir place ainfi que l'équilibre, & le niveau
jamais fervi de la même fontainc deux qui doit étre entre elle & la furface de
fois. Les Phificiens voient tout d'un coup la mer. cet fecret, iln'aus
laraifonduc changemento qui arriveàcette n'eft roit Si Serranoavoitfçu. pas cu tant de peine à fublifter fur
cau; maiscommctoutl. lei monde pas fonrocher, &ciln'auroit pas été obligé
Philicien, il faut l'expliquer les avoira à ceux cet deboire duf fang deTortue, pourfe de:
nela Içavent pas, après
falterer. que cequelavancei ici, n'eltpasunefpe- mais un faitréel Ilnetautp pass'imaginer quel'Tiled'A
culation Metaphifique, fait plufieurs fois vesnefoitqu'un rocher pelé, ou entic-
& conftant, dont jai
rement couvert de (able; il y a des arT'expérience. Tout le monde fçait que Peau douce briffeaux en quantité,8r écdescachimans, mémedesgoyal'eau de la viers, descoroffoliers
eftt beaucoup plus
# chargéc de petits, à la verité, &c mal faits,
mcr, parce que
de
cet
beaucoup
rena
quantité de partiesétrangeres, quinefe C'elt qu'ilsnet & de nourriture. trouvent
trouve dansla
dans la
TRnvE
trouvent point
premiere.
fçait que Peau douce briffeaux en quantité,8r écdescachimans, mémedesgoyal'eau de la viers, descoroffoliers
eftt beaucoup plus
# chargéc de petits, à la verité, &c mal faits,
mcr, parce que
de
cet
beaucoup
rena
quantité de partiesétrangeres, quinefe C'elt qu'ilsnet & de nourriture. trouvent
trouve dansla
dans la
TRnvE
trouvent point
premiere. faitqu'un fuite des
& des citronicrs,
cctte plusgrande pefantcurquit la mer, cou- je fuis bien SHETA d'avertir le public que
vaiffeau quieft à flot dans
c'eftà moi qu'il en aura obligation,parleroith bas dansunee cau douce,
que ce que j'ai femé quantité de
de
lev volume
dont il occupe
d'eau,
elip plice lc cesdcux fruits dansbeaucoup Eaes
dans l'eau faléc, eft
fe qui pourront étre d'un grand foulngemême volume d'cau
conre -
la
Dan
foûtient plus facilement en nagcant dans ment à ceux que aux abres providence Fruitiers y
la mer que dans unc riviere: or l'eau duira.
en aura obligation,parleroith bas dansunee cau douce,
que ce que j'ai femé quantité de
de
lev volume
dont il occupe
d'eau,
elip plice lc cesdcux fruits dansbeaucoup Eaes
dans l'eau faléc, eft
fe qui pourront étre d'un grand foulngemême volume d'cau
conre -
la
Dan
foûtient plus facilement en nagcant dans ment à ceux que aux abres providence Fruitiers y
la mer que dans unc riviere: or l'eau duira. Quant de nommer, il faut que CC OE
de pluic quia paffé au travers du fable, jeviens les-oifeaux, qui après avoir mangé ces
furi lequelellecitombée, trouvantl'eau
fruits --- Page 523 ---
FRANCOISES DE LAMERI QUE.
s7oy. fuitadamsicsideavaifinens en ont rendu appris au grand Culdes
lagnensasckuntcyncnest fur celle- loupe. En
Sacdela Guade- 17og;
ci, où ellcs ont germé, crû &cportédes
échange elles m'apprirent à
fruits. De cette maniere lel bois ne nous Eanceureunepoimned debceufd'Irlande
manquoit pas, &cavant que l'on eut re- alamaniereAngloife, desp pâtez en pot,
connu Srjugé quelenavire échoué étoit daboudinad-Tornuc, bien de
&jenef fgaicomhorsd'étatdep Taroirfervineusmenous un volume ragouts, dont je pourrois faire
fervions point d'autrebois pour la cuifientier, 8cqui Içait fi la de-
"Ile, nc que de celui que nous coupions fur mungaitoanemerrendiay primer à la fuite de ces apasdefaircimdontnous aifionaunegrotecont Cujinier Anglois
Memoires: Le
fommation, fort
parceque nous faifions une niere de fervir une Ameriguain, table aveclamacuifinier groffe cuifine; car fans compter le cinq couverts dans
de cent vingtde nôtre barque, & celui du
& une. Illedeferte, manavire, &cleurs aides, nos deux Dames gnifiquement, Dc crainte fans dépenfe.
quiavoient; prislafurintendanced de tout raviffent l'honneur que les d'une Anglois ne nous
Seuirngandotiaboncie, faifoient des cuiline, dans
invention de
merveilles, & empéchoient bien leurs la meilleure laquelle nôtre nationa eu
Efclaves d'oublier aucun des ragoits c'eftun part, je la vais écrire ici :
qu'ils avoient vû faire à lal Barbade; en voibien Mouton en robedechambre Je
un mot, elles nous faifoient fairegrande vention en qu'on me vareprocher quel'in-.
chere, & cela produifoit des effetsmer- ce n'eft eft tdnauesaurage, ou
veilleux; car tout le monde travailloit Tortué; qu'une imitation du boucan dE
fans chagrin; ; onavoit desc complaifances crircici, en qu'importe: ils'agit del la dé-.
infinies poureiles, & à peiney'avoit-t-il dront faire faveur deceuxg en vou-.
quelgu'un parmi nous penfàt que viendront l'expérience 1 E qui parnous étions au milicu de mer fur une
peut-être à la porter à une
Ile deferte.
ton, plushaute & perfeation. Onj pritun! Moueft Les f Tortuès franches, dont la chair vrit le ventre, aprèsl'avoir on le faigné, on lui oudelicate, nenous ontjamais manvuida, &
qué. Nous en
fure promptement on le remplit de fa
tous
cenlommionbeaucoup
Fet
les jours, nous en avons emporté
hâchée bien menué avec du lard,
en partant une bonne provifion tant en del'oignon, des épiceries, duj jusde ecivie, faléc & boucannée; & cepen- tron.quciguescanandst morceaux, des fauvages
mele paroiffoit d'un jour à lauallotiettcs de
tre
ET autres
ENEE
que lenombre Ees celles venoient en
gibiers femblables, tant qu'il
oup pondre ou marquer leur
dimi- pirteniry aprèsquoil la peau fut bien
nua.
provifion tant en del'oignon, des épiceries, duj jusde ecivie, faléc & boucannée; & cepen- tron.quciguescanandst morceaux, des fauvages
mele paroiffoit d'un jour à lauallotiettcs de
tre
ET autres
ENEE
que lenombre Ees celles venoient en
gibiers femblables, tant qu'il
oup pondre ou marquer leur
dimi- pirteniry aprèsquoil la peau fut bien
nua. &me Nos firentp gens prefent prirent quelques carets, NErENnioT ilnef faut fet tromper, c'eft celle
les; je les envoiai rdebelucoepdefeul en France pour les le laine coucha dontjep parle; a ainfi tout habillé oucftla. on
fairetravailler; un Corfaire incivile les avoit été dans le fond d'une fofle, qui
porta en Angleterre, oà je ne les en- l'on bien échauffée
voiois pas, &d'ou elles ne me font pas du fable y avoir fait brûler; SFA fut leboisque couvert
revenués.
charbon, brûlant des environs, & de
desboucans Irdimoaraalemuta tems la laine &aubour de deux heures de.
de Tortue commejel'avois re fur la peau; avoit il. fut fait facile une croute de noilen dé-.
ta* --- Page 524 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
476 on ouvrit enfuite le Mouton, les vers, les petites crabes, lespoiffons, 1709
$705. tacher;
c'étoit un manger deli- &clesinfeétes qui s'y trouvent; ils boi-
& affurément
ventàmerveilles de l'eaufalée; ils font
cieux. uneplus
extrémement deffians, &clorlqu'ilsfont
Jen'aijamaisvô d'oileaux de mer, ou geee à chercher leur nourriture, iy en a
tité
ApTONS
fur cetIilet. Je m'étois toûjoursun qui fait leguct, 8cqui averqu'onentrouve de Peau doucepour tit par un cri fes Camarades dès qu'il
imaginéquilfalloit. d'oifeaux;
apperçoit lamoindre chofe quil lui dontoutes ceselpeces
cequejai à nedci l'ombrage, &cauffi-tôt ils'envole
vû aux Ifles d'Aves m'a dire détrompé, les oifuivent; ils font toûmoins qu'on ne veuille que
Sctouslesautreslent
fcaux ccffent d'être délicats, leur quand delica- ils ils joursentroupe, fe rangent de Scloriquil.fontateme filc,, les jeunes & les
ne trouvent pas à (atisfaire d'eau faléc, ou vicuxentremélez. Lesjeuncso sontlepluteffe, & qu'ilsfefervent
magegris-clair; cen'eftqu'en croiflant,
faumatre quand nimanuenedhemadou desP Pluviers, des & avançant en àge quils deviennent
ce. En effetjyaitué dcs Chevaliers, des Poules rouges. On me montra quantitédeleurs
Vingeons, lesfortesquif font bonnes nids, ils reffemblent à des cones trond'eaudetoutes & l'on trouve ordinai- quez, compolez de terre graffe, d'enà manger, que dans) leslicux ma- viron dix-huit à vingt pouices de haurementdans nos Ifles,
teur, furautantded diametre parl le bas, Nidid
récageux.
yaitué dcs Chevaliers, des Poules rouges. On me montra quantitédeleurs
Vingeons, lesfortesquif font bonnes nids, ils reffemblent à des cones trond'eaudetoutes & l'on trouve ordinai- quez, compolez de terre graffe, d'enà manger, que dans) leslicux ma- viron dix-huit à vingt pouices de haurementdans nos Ifles,
teur, furautantded diametre parl le bas, Nidid
récageux. Outrececsefpeces, ilyen avoit quan- ils les font toûjours dans l'eau, c'eft-à- Fla- mandsa
pas và de fi dire dans des mares, ou des marécages. titéd'autres, quejen'avois
Ces cones font folidesjulqu'à la hauteur
près. des grands de l'eau, & enfuite vuides comme un
Gofiers, Onyupuredeflamumies desl Mauves, des Fuftu-en-cul; pot avec un trou en haut. ceufsqu'ilscou- C'eft-là dec'eft lc licu où les Fregates & les Fous dumaguispeadentdeoxe tcontre, & couvrant
viennentpondre, & éleverl leurs petits. vent, ens'appuianto leur
ai rompu
Les Flamands que le Perc du Tertre le trou avec fans quelie. trouver J'en ni
sppelleFlambans, font des oifeaux fort quelques-uns niaucune y chofe pourrepoler plumcs,
hauts montez; quoiqu'ils nelefoientpas mon Con- niherbes, les ceufs; lc fond eft un peu concave,
at beaucoup préstantq certain rqueleditr lefont beau- & les parois fort unis; mais j'ai eu le
frere; il eft
qu'ils n'excede malheur de n'y trouver ni ccufs, nipc:
coup d'unc leur HT ordinaire. tits. ne fe laiffent
LeR l
Oifaux F cft vrai je ne lcs ai mefuré, Ces oifeaux
il fauti approcher fe cacher
appelles
fuis
des pieds SFAT la téte,
très-dificilement;
Fla
E
mais je
de uard dest abroufallen.nerlatuere quand
mands. ils n'ont L dc & les pieds cuiffes ils viennent à terre. Nos gens en tuchauteur; # ont lcs TAs
& trouvoient leur
toutesrouges, prefquer toutcs leursplu- font rent chair quelquesuns, bonne. J'en ai mangé, elle fent
mesdesailcs, du dos & du ventre, leur un peu le marécage 3 les jeunes font
dela méme couleur, & la téte 8ctrès-vive; eft petite; ; mais meilleursqueles vieux, parcequilsfont
col eft gréle,
affez.gros, plustendres. Jrfohautcnioniemwroi
clle eftarmée &cfortdurg d'unbeclong, leur fert à cher- de jeuncs pour les apprivoifer; car vû on de
arcqué cher dans) le fable & LiS les marécages cn vient à bout, & j'en avois fort
jeunes font
dela méme couleur, & la téte 8ctrès-vive; eft petite; ; mais meilleursqueles vieux, parcequilsfont
col eft gréle,
affez.gros, plustendres. Jrfohautcnioniemwroi
clle eftarmée &cfortdurg d'unbeclong, leur fert à cher- de jeuncs pour les apprivoifer; car vû on de
arcqué cher dans) le fable & LiS les marécages cn vient à bout, & j'en avois fort --- Page 525 ---
Iyog. fort familiers FRANCOISES chez le
DE
Martinique. Je fis des Gouverneurdel lacets
la fans LAMERIQUE celail étoit perdu
chaiàd des piquers quej'avois quej'arta- obligé de leur donner pourmoi, onétoit 1703.
cer dansd des marécages, où faitenfon- boire. Ilm'en reftoit de l'eau falée, à
leurs anciens nids, & où ils ilyavoitde venoient vaiàla
deuegaandjant
chercher leur nourriture. fis
under mes Guadeleupe, amis donjemiprdens
aux environs tous les petits poiffons Je jetter C'eft affurément qui un s'enalloir des enFrance.
nous prenions àl la fenne, &r marufe que me fes feaux quel'on puiflevoirs plus beaux oiréuflit, avoient j'en plulieurs. Quand ils
& les moyennes outrelesgrof
une Et palfe leurs
plumes dontileft
dansle neudcoulant, iln'y larges avoit Pates sonmirete de duvet très-fin & affez maniere
moien de s'endedire; ilsvouloient plus doux, &a auffi chaud
long, aufi
voler, mais il falloit demeurer. Cen'é- s'en- Cignc; on s'en fert aux que les peaux de
toit fe deffendoient pourtant, toutachevé, les vieux doit, Lac couleurrouges êcvive mémes des ulagesa
& lorfqu'or Rt leur grands
de bec;
ce me femble, les faire Flamands,
avoit stf téte, & auxCignes.
préferer
amarrelebec, ils égratignoient à mer- LeGrand Goffer,
selikaseicurngntos dont
rique, eft un oifeau oupdlicindepame- Oifaau
armez, quoique Nous faits en pates d'Oye, leurspieds, font bien RaovediBaroces feur,
pour fortapprochant de 2ens
lespattes, la latilloiagrot
mes, pour leur salemoatcentes faire entendre nouspidemarche, &cla Gefer,
il n'y eut jamais moien de les faire raifon, ni Erelttrmamead &cForgroftso
deux edfes
boire, ni manger, ni les empécher de porter un bec ecseloquiiconven de deux à trois pour
delarge, furunpicd & demi ou polices
en état de
environ
FECAN
dequilsictrouvolente A la fin nous les
letaire. delengueurs feufe,
lapartief faperieure eftof
mangeâmes.
tuâmes, &c nous les
&ctoutedune de piece; linfericure
tout lerefte Leurlanguevaute du
et.comparae fentpar
deux pieces qui
deur, mais Par corps; fà non par f
dubec, une dans delancufemis un
au s'unif- bout
tendrcté, &c
fort
PERRS
delicateffe. Sijamsiaj
par fa
cartilage, & dont
licu
jemerencontreen lesdeusautreh, comme des
querai Aulysrd.fiamaten pas d'éprouver, files je ne man- semboitentdsnslap ehieentredcleurt Eanielipencarset michoirer,
femelles font meilleures que languesdes celles des
mouvement. Lap parmâles, comme bien des gens le
de petites dents en
ERESNELE
dent. Al'égard desj jeunes préten- menués &
forme de feie, garnies fort
mes, ils furent plus que nouspri. leurs deux partics tranchantes; de la le windequeles
res&cn meres; en moins que pemâchoire infericure
ou
fert
slap ehieentredcleurt Eanielipencarset michoirer,
femelles font meilleures que languesdes celles des
mouvement. Lap parmâles, comme bien des gens le
de petites dents en
ERESNELE
dent. Al'égard desj jeunes préten- menués &
forme de feie, garnies fort
mes, ils furent plus que nouspri. leurs deux partics tranchantes; de la le windequeles
res&cn meres; en moins que pemâchoire infericure
ou
fert laiententre-eles,
jours ils venoient
quatre cinq Reed'lunficg
ma
cependant je les manger tenois dans main; équitombel quiye iur
afodtenirfonattaenetiehernmtedr
chez, fansmef
toljours
ouil eft encore Peltomach de T'oifeau,
"esoitdétaché, fieriropieuxy s'enfuitvite caranqui col, Par de attaché, & le long du
l'arréter. liévres &cmon chien cut de la commei peine un à n'aille point d'un petits côté ligamens, & afin qu'il
J'avois cu la
faceft compofed'unen d'autre. Ce
afin couper gu'il les groflés plumes précautiondelui d'une
graffe, & aflez membraned épaiffe,
Tomne IL. ne Fut Pas s'élever de tcrre, aile, s'étend comme charnue, un cuir. louple, & qui
couvert de plumes, mais d'un isebrolt
Ppp
petitpoil
ex- --- Page 526 ---
VOYAGES AUX ISLES
478 NOUVEAUX kcommedu terre quandileur fc eft rempli, avalent 1705. 1705. extrémemento tcourt/fin,douse perle, avec des àl loifir ecqu'ils) y ont mis; &c lorique la
fatin, d'un beau grisde &c des; sondesdedit nuits'approchey jou quelatiimlespreffty
pointes, desligncs, quifont untrès bel et- ils retournent à la péche. Ils nourrif- dans
ferentes teintes, cefaceltvude, ilnep paroit fent leurs petits en dégorgeant. ont dans leur
fet. Lorique
l'oifeautrou- leur bec le poiffon qu'ils
past beaucoups maisquand ileftfurprenant fac: Lachairdecesoil@eauxe eft dure, &cfent
Leunepecicatonuneyl de voir la quantité &c la grandeur des Phuile & le poiflon pourri. Cela vient
poiflons qu'ilyfaite tentrer,earlapremice apparamento dec ce qu'lis net font affez
recholc gLeremitesi d'exercice,
confommer MEE crudiplir fon tac, après qnotilavalleceqau la fain com- tezquileur Tetete dans l'eltomach, &c
juge à proposs & quand il retourne le rem+
putrifient. LesFlamands qui bien vimence àle preffer,
E vent poiffon comme cux font
plir: Cet oifeau a les ailes fortes, garnies meilleurs. Quicroiroit quecess grofTes bétesavec
de grofles plumes, couleur de cendre, lui leurs
s'avifaffent d'alaulli-bien que routes les autres. qui beau- lerprendre largelpateadoye leurrepos, perchées fur des
couvrent le corps. Ilal rapport lesyeux à fa jêtc, branches d'arbres, comme les oifeaux Cela
coup trop
par
auffi lent, lespluslegers, &
propres?
les ailes fortes, garnies meilleurs. Quicroiroit quecess grofTes bétesavec
de grofles plumes, couleur de cendre, lui leurs
s'avifaffent d'alaulli-bien que routes les autres. qui beau- lerprendre largelpateadoye leurrepos, perchées fur des
couvrent le corps. Ilal rapport lesyeux à fa jêtc, branches d'arbres, comme les oifeaux Cela
coup trop
par
auffi lent, lespluslegers, &
propres? tout le
T'air trifte EL melancolique,
lc eft pourtants ainfi; ete pafient
pelant, & parelfeux à fe remuer, Ils pondent que jour, horsletems deleurp pêche, âterre
Flamand elt vif & allerte. damumprofondrepon, enfevclies, felon
fans façonà plateterre, & couventainfi cinq lesapparences, dans) lefommcil, latête
leurs acufs: J'en ai trouvé. fe jufqu'à donnoit
Sclargel cbeequipor
fousune femelle, qui ne laiffer appuefarieurlonge tc. à terre, &c. ne changent de ficuation
mc
AE
pour
ha nuit s'approche, ou la
apeinedemienena fer elle fe contentoit de me donner RueP quand les avertit faut aller PASETIE
quclques coupsde bec, & decrier de quitter quand leur magafin. cela éft fait;
la frappois pour l'obliger
elles fe plantent PatE bonne branche
E
E ceufs. queje d'arbre, &y paffent tranquillement la
Onvoitallezt parl la defcription. qu'ilsiont nuit. viens de faire decesovleaux, ont de la peine à Cependant malgré leur grofliéreré8c
pelans au vol, & qu'ils &à s'élever dans l'air. leur pelfanteur, on eft afluré
quitter la terre,
ils
squeles grands
fdlea
fieursexperiencesq
Ils le font pourtant, car comme autrement ils font font capables d'initruction. Mon Conmouroient de faim; &
eux frerel clePerel Raimond, Breton, rapporte
grands mangeurs, il faut malgré fe font éle- dans fon Diétionnaire Caraibe, cn &
Lorfqu'ils
dela a vû un chez les Sauvages, fi
-
qoilatravaillent. vezàq quatreoud cinqtoifes au dellus 8cdez fibien inftruit, qu'apres qu'il avoit été
mer, ils panchent) clatétede côtés ils fon- rocolié, c'eft-a-dire,
de
quiksappergeivent un poilfon,
la matin, ils'enalloit ftre pêche, ES
denedelluscommer untrait, le prennent, ferelevent il revenoit le foir fa beface bien. garnie. &cT'engloutillent, ,8caufi-tôr &c recom- Ses Maitres lui faifoient rendre ce qu'il leur
en lair, quoiqu'avec Ils peine, vont fc repoler à avoit de trop, &s'enfervoient) pour nourmencent à quérer. --- Page 527 ---
HFRANCOIES DE
E7og. nourriture. LAMERIQUE
gime qu'ilsl'avoient C'éroitpeur-ètre rendu par cei rey nos fumeurss'en
ipiritucl, & plus difeiplinable. un pea Jem'en plus leurtabac haché; fervencipour on sien ferr encore mettre trog:
ferois chargé de
Pourmettre de
yen avoit quantité quelgues-uns, de
car il c'eft delà que font Pargent,, venués &j je croique
Mlet; mais comment nourrir jeunes fur des nôtre foic, travaillez à laiguille à ces facs de &c
de fi grand appetits carà pcine unpé.
ipiritucl, & plus difeiplinable. un pea Jem'en plus leurtabac haché; fervencipour on sien ferr encore mettre trog:
ferois chargé de
Pourmettre de
yen avoit quantité quelgues-uns, de
car il c'eft delà que font Pargent,, venués &j je croique
Mlet; mais comment nourrir jeunes fur des nôtre foic, travaillez à laiguille à ces facs de &c
de fi grand appetits carà pcine unpé. gens ajour, droitsen dont on fc fert cn. bien plain, des en. cheuratron-ilfufi, table d'un feol;
pour entretenir la l'argent. de bourfes, pour ferrer
car de
Bat étendiest
inirudionaquejauran icompterque dû lui donnier, les lesaltiré du col de Poifeau, blaguetdesquon & on les
l'auroient rendu aufli obéiffant & aufi faupaudrede dre,
fel, battu avéc, de la centraitableque quejene devois; celui des Caraïbes, c'cftce
ouavecde l'alun, quand on en. a,
vois bien
memncinemnuncoueje Eamnmreigndsin. d'autres gens ainftruire que Lmtimtreartemti frotte
desgrand/Goficrs, dansun endroit affez jenç commode demeuroispes Eamrimch les étendre, & les. rendre. péche. Je me
pourla Quand on a la
etcltie
deuxp petits, contenrai d'en prendre comme les peauxd'Agneau, commodité, oniespalie
depar un pied lanachaismecincor à unp piquet, oi j'eus le bien plus belless & plus douces. Scellestont Elles
plaifir leur pendant quelques jours.de: voir deviennent dellépaillaur dun. bon parmeuroit merequiles tout le jouravec nourritibits & des ErmrrE cos8emaniables. Lest
pafloit la nuit far une branchc cux, au T defius qui les lesbrodent d'or & femmesbipagno- de foie,
de leur tére; car. ils ne
niere très- fine,
d'une maencore voler aflez, pourie pouivoient
de ces.ouvragese qui trés-delicare. J'aivà
étoient devenus tous: troisilif meeeit familiers; de beatté.1 V Giojened'unegran 50 sott
qu'ils Bc les (ouffroicm que je les' togchn@e, plus Hinyapardionleaus haut, plus zu mondequivole
mcnt les jeunesprenoient petits
fort gracicufes ment; &
dibng-temiss aiféfentois,
paulonaquejel mettoient d'abord leur prés quc.ccluiiq qoiweloigne je vais: décrire. plus der terres,
Ems Je croiique je mel ferojs .dans gles oifeaux: qu'on & SP2 comme les: Roisrdes LesAiEroputénem'enaraite dérerminéa lesremporters firleur mais zués en companifon. delairs font des vraies torplus fales lesOyes empéchésilst & Ics font
à caufe.de la Onl'appellel cFre- oifaux
& on peut iaret que' toute.leur: Canards; vie. eft EE legereté reffemblance de fon vol avec que la lui vi- appellex Fregaipartagée en trois tems, chercher leur tefle desvaififenux portent ce
tes.
ite dérerminéa lesremporters firleur mais zués en companifon. delairs font des vraies torplus fales lesOyes empéchésilst & Ics font
à caufe.de la Onl'appellel cFre- oifaux
& on peut iaret que' toute.leur: Canards; vie. eft EE legereté reffemblance de fon vol avec que la lui vi- appellex Fregaipartagée en trois tems, chercher leur tefle desvaififenux portent ce
tes. nourriture, dermir, Scfaired tousmo
nom,
mens dest
EtE
tasd'ordurcs, largescommela Hiersdel la mer: On trouve meilleursvot cet
main. imiliea de la. mer, atrois&c oifeauau
Blagues Nos
dieticsi
quatre cens
Grands de pasp pour gensien les tuerent beaucoup, non une force desitertes, ce qui marque enlui
Gefers. croire, nous manger, n'étions comme on le. peut furprenante; prodigicule, car il & unel legereté
pour ccla, mais pour pas avoir affez leurs affamez quil fe repole fur P'eau ne faut pas
Bla- feaux
comme E oiEpal ntainbiguenappeleier ils mettent leur
fàc dans étoitunefois.
Grands de pasp pour gensien les tuerent beaucoup, non une force desitertes, ce qui marque enlui
Gefers. croire, nous manger, n'étions comme on le. peut furprenante; prodigicule, car il & unel legereté
pour ccla, mais pour pas avoir affez leurs affamez quil fe repole fur P'eau ne faut pas
Bla- feaux
comme E oiEpal ntainbiguenappeleier ils mettent leur
fàc dans étoitunefois. aquatiques 7 il Y periroit sily
Poiflon. Tous tes difpofécs Outrequiln'a
Ppp 2 pournager,
AREE
fi --- Page 528 ---
VOYAGES AUX ISLES
480 NOUVEAUX
neceffaire pour cela qu'ils aillent fe 1705:
& ont befoin d'un fi grand pas
delà de la moienne Regionde
1705. figrandes, lui donner le mouvement perdre au
elpacc pour s'élever, qu'il ne feroit l'air.
Deftrip
neceffaire pour l'eau, fc mouiller, fe fati- Gsandrintneases tion la Fre- de
que battre
hors d'état dei fortir poule; fon col8iatétei lontproportion- noirs
guer, & fc mettre
nez à fa grofleur; il a les yeux
gase.
jamais de la mer, où il ne manqueroit de quelque & grands, leregard affuré, la vûe expas d'étre bien-tôt la proye
trémement perçante; font beceftfort8c
poiffon: doailfautconclure,9 aqucquasd cens licuies allezgross la particinferieurelt droite,
onl let trouve à troisouquatre ou huit la fupericure eft un peu arcquée, fes crodes terres, ilfaut qu'iliatie E repofer. chuë parle bout, &pointues & ramaf- jamcens liciies avant dej pouvoir
tout besfontcourtes, aflez groffes
Il eft vrai qu'il vole d'unc.maniere & fans fées, &. fes pieds font armez de griffes
à fait aiféc; fes ailes fenfible, étenduès,, le foftien- crochucs, longues, fortes, les 8caiguessil voaucun mouvement fans quilfoit obligé s'en fert pour prendre poillons font pournent fuffamment, ne pourroit lans, & autres poiflons qui
de battre.l lair;, ce qu'il
& Ea fuivis par les Dorades, dont il femble
faire fans fe fatiguer beaucoup, de tems qu'il fe fert comme de chiens courans
avoir befoin de venir prendrc éloifaire lever le: gibier, furi lequel
entemsdureposà terre." Le grand
fond, 8c qu'il enleve en rafant la
trouve detoute terre,
adrefle ade
gnement où onle
eft fuperficie de lâmeravéc une
fait voir que ce (oulagementlui fefoûtenir R mirable, fans prefque de jamais oifeau manquer font
neceffaire, &cquilpeut éleve qucl- fon coup. Les ailes cet
fieurs. jours dans l'air. llsy qu'on Je d'unegrandeurg prodigicufe, rapport
quefgis: à une telle
Pere' du
ieitordinaire der voirde
de vàë.
gnement où onle
eft fuperficie de lâmeravéc une
fait voir que ce (oulagementlui fefoûtenir R mirable, fans prefque de jamais oifeau manquer font
neceffaire, &cquilpeut éleve qucl- fon coup. Les ailes cet
fieurs. jours dans l'air. llsy qu'on Je d'unegrandeurg prodigicufe, rapport
quefgis: à une telle
Pere' du
ieitordinaire der voirde
de vàë. perd abfolument c'étoit
fe SEET fept,
& neuf pieds d'envergure.
Tertre à penfé que
pour eft
Onmepardonnerad ce terme de marinc,
la
Si fa penfec
de
à en
fc,
rentirdel pluie: deffusde la moien- auffi-bien aurois-je trop peine la dic
Ttunqui:dmead
où trouver. un autre exprimer
ne Religion del Pair, danscetelpace les orages, tance
4 TRIC bout d'une l'oifeau aile
les pluics,
I
lon prétend
ERCIAA bout l'auure, quand
neiges font inconnuéss qu'aut
C'eft
ies vents,
"tr
tient ouvertes,, &ctootesétenduts, ces ailes qu'il doit la
mnais eaniresaeo peur motil- à la grandeur de de fe foûtenir fi longmmoxtmenmtntmet un lieu oùr l'air eft G facilité qu'il a auffi
lé, ill lc met dans
tems.en l'airs mais facilement ellesl'empé. deterre, à
fubtils qu'iln'eft pas reopepeunhnst beaucoup chent de s'élever
piration, & par coniequent
caufe de l'efpace qu'il lui faut, pourics
imoins pouriodtenirune scorps.Jeme mettreent mouvement C'efta apparament
bien de faire: fairerde.
à cet inconvenient qu'il
ESASE
derai
il faudroit trop pour remedier
rarement à
voiages aux Fregates, les.faire revenir, &cquiles perche, & qa'il defeend du dos & des aîles
de tems pour
clles terre. Ses plumes
nourriroit dans ces paisinhabitez,
fortes; cellesqui
ne vivent que de poiffon quel'on ne fontnoires, l'eftomach groflessc & les cuiffes, font
qui
dansl'air. Il faut convenir -couvrent
&c moins noires. On en
trouve point oifeaux volent tres-haut,8cque plus delicatcs, les
font bruncs
que ces
maisiln'et voitdont toutes plumes
fur
Saemoninpendderdsy --- Page 529 ---
lom. I.
pag. $3 0.
Grand Gesier.
Fiepatte :
Paille en cul.
Potite Iole 2 ares
Flamand. --- Page 530 --- --- Page 531 ---
FRANCOISES DE
170y. far le dos & aux ailes, &cgrifes fous L'AMERIQUE
les le ventre; on dit que cesdernieres font ont moins reçu deg une parfaite guerifon, ou du
Outre femelles, la noirceur ou peut-étre des plumes des les jeunes.
. I.
pag. $3 0.
Grand Gesier.
Fiepatte :
Paille en cul.
Potite Iole 2 ares
Flamand. --- Page 530 --- --- Page 531 ---
FRANCOISES DE
170y. far le dos & aux ailes, &cgrifes fous L'AMERIQUE
les le ventre; on dit que cesdernieres font ont moins reçu deg une parfaite guerifon, ou du
Outre femelles, la noirceur ou peut-étre des plumes des les jeunes. mede, que grands je donne foulagenemapat ici fur ce re- 1705. ont encoret une
mâles trui, n'aiant paseul'oocafion la foi d'autonnéc, à peu-près comme &cbou- Coqs fait tre en le pratique. La graiffe de delemetd'Inde, qui leur
même
Serpent
FeREEO
du col. prend jufqu'au milicu perience. LesMedecinse cffet, &je lefçai parexIlya avoit quantité de ces oifeaux à peuvent, comment devineront,s s'ils
un
bout dellileoi nous
Aesementouschole deuxanimaux & dont les fiditchai avec foin quelqu'un étions.Jecher- de leurs
fes de n'ont aucun rapport, ne graif
fanse en trouver, peut-éireque ce n'étoit nids, prodaire le méme effet. laiflenepas
la faifon, ou qu'ils alloient faire certains On trouve entre les deux
frp dans quelqueautrelica, Ileft le nom oifeaux, auxquels on Tropiques a donné
areaeie
d'Oifeau de
porté 1AE petits, aanontnbuncejaumes & je les aurois élevé, em- deux qu'on ne les renconttejamaisl Tropique, horsde parce
Sorioeflese deux Frebornes: L'elpace de léur ccs
gates, & une machine à la maniere de nade ne laiffe pas dêtre bien
Oifawe
Cirano de Bergerac, quels
ble, puifqu'il renferme toutela ene de Ir
rois-je pas été en état voingesn'au. ! Torride, ce pais que
Zone Piqut. Jc ferai peut-étre plus d'entreprendre heureux
rante
T'antiquité ignotre fois. J'entuai
uneau- telorsqui ahekcineinhabral donnenr des noms LesMsde fufil,
quelguer-unes sacoups conformément à leur manicre aux chofes
apportai untout entier,
&jen & de parler, les
dep penfer
la chair, & féché le refte à la
Cul, ou Feftu en ontappellez Cul. Pailles cn
SEE
Quoique cette chairfentet un peulep tuméc. la raifon ci-après. Ils font Nous a endirons
for, ellene laiffe pas d'étre bonne-Ten poif de téte la groffeur d'àn Pigeons ils peu-près ont la
CEmENEC nourrillante,
viron petite, trois & bien faite, le bec d'encelle des Diables AETE présla-méme que gros,fort&t poûces pointu, de longueurs affez
Graife On dit que la graiffe Guadeloupe.
un peulep tuméc. la raifon ci-après. Ils font Nous a endirons
for, ellene laiffe pas d'étre bonne-Ten poif de téte la groffeur d'àn Pigeons ils peu-près ont la
CEmENEC nourrillante,
viron petite, trois & bien faite, le bec d'encelle des Diables AETE présla-méme que gros,fort&t poûces pointu, de longueurs affez
Graife On dit que la graiffe Guadeloupe. de
cft
Seroutroogesufre faits
deEre admirable pour les douleurs Fregatte dela
me ceux Canardss quifont ils ont comgauefas
goute
lés
EE
Preprit- fciatique,
les engourdiffemense des beaucoup plus grandes &cplus fortes ailes
HZ. membres, een autres accidens
leurcorps ne femble le
vent par des humeurs froides, 8n2 arri- doit plumes des ailes, & de demander. tout le 2r
funechauftriagraise &p
font très-blanchess
corps
le eft furle feu, faire de pendantqu'el- fortes frixions féc de douze: àc senicetceneps
fir la partie afiligéc, afin d'ouvrir fix poûces de quinze plumes du de à
pores, & méler de bonne
les quelles fortent longueur, milicu 52l
ou del l'efprit de vin dans la eau de vie, à
deux plumes de quinze
moment qu'on en veut faire graiffe, au & qui femblent n'en
RRRER
tion. On peur mettre
Taplica- broiil- c'eit ce quia
fairequ'une feules
lard, imbibé de la liqueur, unpapier fur la
lots de les appeller tnroataeAinet
tie. avec des comprefifes & une par- Ces oifeaux volent Paillesen très-bien Cul, &
pour lcs tenir en état. Bien des bande, haut; ils s'éloignent dés terres trèsgens que les Fregattes, mais ils fe autant. FpP 3
repolent
fir --- Page 532 ---
NOUVEAUX VOYAGES A1 UX ISLES
Canards. Ilsvivent bec; ilbatl'aile en volant, ill'a forte, 1705
1705. far Peau comme les couvent&cele- &c fe foutient bien en l'air; il vit du
de poiflon; ils pondent, dans des Ilesdefertes, poilfon gu'il prenden ralant'la fuperficie
vent leurs petits
del'eau. Onpourroit fans beaucoupha-
& dorment Teisnalcupnegsni@ires où nous zarder le nommer Corbeau blanc, où
Je n'en ai jamais vû fur lIle, deffus Corbeau de mer; il a les ailes 8cle dos
étions; ce n'eft qu'en pa.iant tué au
couverts de plumes. grifes, & tout le
de nous, que nous en donné avons le moien quel- ventrede plumes blancheJjen'aijamus
ques-uns, qui m'ont
vicns d'en vû mettre àa aucun't ufage fagraille,nife
de faire la defcription que. je
plumes; ils venoient familisirementfur
donner. les vergues & les manceuvresdenosbi. Oifeau On trouve encoreentreles" Tropiques Fol, timensexaminer cequis'y paffoit,onen
appellé un oifeau de mer, qu'on appellc à la main, prit quelques-uns tous en vic, qui en
Eol.
jen'aijamus
ques-uns, qui m'ont
vicns d'en vû mettre àa aucun't ufage fagraille,nife
de faire la defcription que. je
plumes; ils venoient familisirementfur
donner. les vergues & les manceuvresdenosbi. Oifeau On trouve encoreentreles" Tropiques Fol, timensexaminer cequis'y paffoit,onen
appellé un oifeau de mer, qu'on appellc à la main, prit quelques-uns tous en vic, qui en
Eol. qu'il fc laiffe prendre fur les
moinsde deux ou troisjours étoientauffi
TERAT vient fe poler
vergues;
que fi on les avoit télevé depuis
ou les manceuvres des vaiffeaux qu'il privez,
Ils ont] lest pieds
trouve en Mer. Excepté la couleur,i il deur commelesCanards," plustendrejeunelle. ,nagent fort bien, &
reffemblel mernitoncabonecel volent encore mieux. le méme air, la memegrottcur,mème
C H A P I T R E XIV,
Des Poiffons, é des Coquilages qtie Pon trouve aux Ifles dAves. fourmille fur les derable eftla Bonite; quelques Naviga-
(O%E poiffon
teurs
Germon.; d'autres la Bonite
côtes de cette Hile, & on
T'appellent pourle Thon, plusjcune, & OM Geri
trouve fur feshautsfondsu une prennent à la vérité, queccluiqu'on manef de
SroTiA quantité incroiable de tou- plus petit, dansla Meditertranée,our peutètre f
tes fortes de Coquillages. Je ne fuis pas le prend d'unéautre efpece.mancgdement bonfurpris. que ces lieux foient comme enrc- ne & delicate. Jc nc déciderai ricn fur
rendez-vous des poilfonsilaylont des fieclesentiers fans cela; car je n'aime pas à decider,
& il fepafle
les
mc çontenterai
LE
pos,
crains procezs je
&
qu'ils asiromanree fenne dans dire quela Bonitc cftunpoillon gros
avions uner mechante petite
ronddepuis latêtej jufgu' 'aux trois quarts
nôtre barque, mais nous entrouvàmes brafles dans le de fa longucur, où clle commnence un
une bonne de cent vingt
peu as'applatir, pour formerune queiie
navire Anglois, & Dieu fçait dequelle & fourchue, allezépaifley pourtant, &cqui
maniere nous balayions nos côtes, n'eft
plus mauvais endroit de la
maffacre noustaifions de Tazards, de béte; pasle elle a deux ailerons au deffautdu
T Capitaines,, de grandes Ecailles; col,
le doss & deux
Lunes, d'Orphis, d'Alliettes &cautres
uncempenurefurl petitsfousle ventre,
femblables poiffons. J'en ai parlé dans autresailerons va toljoursentroupe, plus
ilfrela premiere Partiede ces Memoires,je Cepoiffon quente peules Cotesder nos Iles, parce
ne dois pas repetericice connoitre que J'enaidit; ceux
tharcelé, mais nous en: voions
mais il citjufte defaire
quilyeih fouvent un grand nombre aux Côtés de
dont je n'ai encorerien dit, furles &cqu'onne côtes dc T'Iled'Aves,ohi ils nefontinquietez de
prend pasordinairement
confinos
nos fennes.
ces Memoires,je Cepoiffon quente peules Cotesder nos Iles, parce
ne dois pas repetericice connoitre que J'enaidit; ceux
tharcelé, mais nous en: voions
mais il citjufte defaire
quilyeih fouvent un grand nombre aux Côtés de
dont je n'ai encorerien dit, furles &cqu'onne côtes dc T'Iled'Aves,ohi ils nefontinquietez de
prend pasordinairement
confinos
nos fennes. Le plus
dre
NELTNaPE--TSIPg
lflesavec' --- Page 533 --- --- Page 534 ---
Im.tpw.93.
Caranyue Peissen de Her
Becune
Benite
a
O
a --- Page 535 ---
FRANCOISES DE
Ryog: dre à la fenne. Quoiquenousen: aions PAMERIQUE
Esoss-ssnnrs fubflance: à moins qu'il ne veuille
lap péche ordinaires'en fait avec le har- irdodoihhenteednse fera
plusfec8 8cplus que 1705:
pon, ou à la ligne, ou à la traîne. Ce maigre, eft plus lej poiffon, &ley ventre qui
gras fera la chair. Ildevoir bien
Frerpeastn il chaffe
volans & continuellement autres petits poillons, aux poiffons dont il EERAENE fions la partie Pon peuit
les
faitunc grande confommation. On cou- jours fervir maigres, en R0E celledont manger') on fe
vre l'ameçon qu'on lui jette d'un mor- le
tout tems. Il eft heureux peut
ceau de blanc, ou dedeuxplumes deurdeRochefort,
gue
blanches, on
quillacopiétree
IE lefait fautillerfurleau exaétement, n'a pas pris garde à cette
comme fi c'étoit un poiffon volant; la expreilion; donné, ou caril Ineislatairoitp pas parBonitey
s'il s'en fûtfervi
CErateeReTNTeNNn nous
commelui,
ErmemmisERT theurs Hemmtseesse Aumaw@@urquehalignetont meçon bien attaché bonne, &l'a- nite un graves,quiauroicnts Monitre
fait dela Bochal;
avec des fils d'ar- poiffon. moitié chair & moitié
Hadebonnerdent, carcep Chamostfondcrorrem Gcbientranchantes, LaCarangue eftunp poiffon
8cfe donne de violens
munfarlesCoreadena.r Illes;o fortcom- Caran. fedécrocher. mouvemenspour àla fenne, alaligne, &calatraine. sonleprend
Sachaire eft graffe 8cdélicate, particu- deux aivû àlal Martinique quiavoient prés J'en de EorE
lierement celle du ventre qui eit d'une au droitdu pieds de longueur, unp pied del large Rae
tendretcadmimableslat tétef fei metenf fou- ces
ventre, aeguatrcàe cing
peouaubleu; lerefte du corps fe
d'épailleur; on
en roticlles, &c
coupe
lesappelle
trias
fep prepare en différentes Caranguerfranches, pour les
manicres. Quand onl la fait
d'auresqui font
IE
la conferver, on la mange mariner,pour avec l'huile & plus minces, besuicomp moins
& le
par
gieh
moins
P
vinaigre comme le'Thons & c'eft: confequent
bonnes. unetres-bonne viande. Celles que nousp primes
01 Mon Confrere lePere Du" Tertredit, ves étoient desi monftres auxIlesd'Aque la Bonite a le goût du Canard, & decelles de nos Ifles.
qui font
IE
la conferver, on la mange mariner,pour avec l'huile & plus minces, besuicomp moins
& le
par
gieh
moins
P
vinaigre comme le'Thons & c'eft: confequent
bonnes. unetres-bonne viande. Celles que nousp primes
01 Mon Confrere lePere Du" Tertredit, ves étoient desi monftres auxIlesd'Aque la Bonite a le goût du Canard, & decelles de nos Ifles. Ilnous en.comparaifon étoit ordiqu'clle eft demi-chair &
naired'en prendre de trois
Ilr mel femble qu'il auroirda demi-poiffon. nous expli- gueur, &f fouventr nous en avons pieds delonfa penfée, & nous dire ce qu'il en-. plus dit dequatrepieds On voit par prisde
Seur par ces mots demi chair, & de- j'ai cideffus, qued cepoiflon eft ceque
mipoiffon; cars'il ne prétend dire autre ilala bonnes gueule grande & bien arméc plat, de
aufli chofe, nourriffante finonquela chairde lal Boniteeft rouges, dents; fes yeux fonr grands & pechededontils'imagine que celle du Canard, furle dos, ilaune quie cft affez grandeempenure la Cadra auffi qu'il dife Auclcalegotryilfau quele
ties inégales, & deux partagée en deux rangus
Marfoilin, la Tortue, &le Lamentin, Lezardiont le resau défaurdu col; faquelie grandes E
demi-chair,
fourchué; c'eft un desmeilleurs
leurs chairs Sodemi-poifon, font aufi
parceque delamer. Dès fe
EMERE
cellesde Bacuf, deVeau nourrifantes & de que dans la fenne, TABA fnifoit fentoit renfermé
dont ellsonlegoir, l'apparence Poulet, &la Pour la rompre, énla heurtant quelques cfforts
tes fes forces; mais comme fes detou- efforts
étoient --- Page 536 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
484 étoientinutiles, parce quel le filet obéif- coradagaonatires *ToF:
I705. à bondir,
grandEcaille, & de voir lcs efforts que
foit, ilf fe mettoit falloit pours'éle- les
faifoit le poiflon qu'il tenoit embraflé
ver par deffus, & il
que
le canot élevaffent
ET
étoient dans)
Cittn
qui
pour luid donnoit,8c quelquefoisdeb bonscoups
let le plus haut defauter qu'ils pard pouvoient, deffus, en quoi de dents; il s'en trouvoit fouvent de
T'empécher ilsne réuffiffoient pas toujours; la plus fiforts, quer n'en pouvant leurfendre venirà le ventre bout,
grandepaticerechapoly pourlordinaire ilétoit contraintdel
terminoit
il
dans la cha- d'un coupde coutcau, cequi
en tomboit quelquefois étoient derrierela la bataille; mais il fut obligé de fe priloupe & le canot n'alloient qui
plusloin, ver, &nousauffi du divertilfement que
fenne, &cceux-la d'abordalffommez. pas
nous avions dans ces combats; nous) priparcequ'ils étoient
mesdanslaf fenne unSerpent Marin monlaforcedecepoilloey TSENstered & les effortsqu'il ftrueux, qui auroit, fclon les apparen- s'il l'eut
fsitloriqu'ileitpris: al'hameçon. librife ces, trouvé fait dans perir la cejeunchomme, fenne dans fon exercice
fouvent les meilleures lignes, fouvent ordinaire. deux SimcmmmiatEm oufaitp plierles Cetanimal avoit près de dix pieds de Serpent Marin.
anslaf fenne unSerpent Marin monlaforcedecepoilloey TSENstered & les effortsqu'il ftrueux, qui auroit, fclon les apparen- s'il l'eut
fsitloriqu'ileitpris: al'hameçon. librife ces, trouvé fait dans perir la cejeunchomme, fenne dans fon exercice
fouvent les meilleures lignes, fouvent ordinaire. deux SimcmmmiatEm oufaitp plierles Cetanimal avoit près de dix pieds de Serpent Marin. deietireratene.dlicompte
longueur, & deux piedadecirconferenhameçons8cjep puis direquiln'yapoint plusd'exereiccaux cc dansfon milieu.Sa pcau étoitbleuatre. depoillon quidonne celui-làs maisaufils font avec de grandes taches noires & jauncs,
pécheurs sque de leur peine, quand luftrées, & comme verniffées; ilavoit défaut
bien recompenfez
une
fur ledos depuisl le
ilsl'ont uncf fois entrel les mains, 2 carc'eft Sa empenure poûces ou environ près
un des meilleurs poiffons del la mer. ducoljufqu'afixr dela queuc. Cette empenure: avoit fept
chair eftblanche comme la neige, delicate, grafle &
près de la tête, & fc
& par confequent tendre & nourrifiant pollcesdehauteury terminoiti AHeoMemnlatntet
remplic d'un fuc également manierequ'on fourchue. Ouprontempetoduss
&cfavoureux. Dequelque fur eft excellent. trois ailcrons de chaque côte, dont les. l'appréte, on efl qu'il
au bleu bouts étoient garnis d'onglets, comme
Latéte fc met pour Fordinaire de
ceux qu'on voit fur les grandes Rayes,
ou en foupe; on en dc fait Veau & lageléeauli- de Chapon, il en avoit aufi un dans le milieu de
bonne que cclle a d'admirable, c'eit l'échancrure de la queiie qui avoit deux
& ce equecettechair
bons polices defaillie. Lat têtcde ce Serqu'onnes'en degoute jamais. nosl Flibuftiersun pent n'étoitnip platc,nitriangalaire comHifoire Nous Creolledel avions parmi PIle de S.Martin, dont me nos viperes de la Martinique; ron- elle
dunFli- jeune étoit de fe jetter dans la fenne étoit) longuede fept à huitpouces,
bufiers. leplaifir il voioit les poiffons la veu- dei & un peuarcquécs il avoit deux gros
quand
ou que fauter par deffus, il yeux: aflcurdetére qui paroiffoient étineueifinderontart loient rompre,
pourfaifir cclans. Sa geulle,quis'o ouvroit demefulesplust mutins, & pourles jetter dans la rencit.fatacvoirdduxt de près de deux rangéesdedents poûces, fortes
chaloupeouf furl flateng-inmnalbunett longues
n'avoit
de crocs
fauvez de beaux poiffons que nous au- & pointucs; il
point étre quetoutes
rions perdu fans lui. C'étoit pournous comme fes dents nos lui viperes,peut en tenoient lieu & étoient
un divertiffement de le voir combatre
tou-
dans la rencit.fatacvoirdduxt de près de deux rangéesdedents poûces, fortes
chaloupeouf furl flateng-inmnalbunett longues
n'avoit
de crocs
fauvez de beaux poiffons que nous au- & pointucs; il
point étre quetoutes
rions perdu fans lui. C'étoit pournous comme fes dents nos lui viperes,peut en tenoient lieu & étoient
un divertiffement de le voir combatre
tou- --- Page 537 ---
#7og. FRANCOIES DE LAMERIQUE
netiattss ce quejen'aip paspû bien
Je ne finirois point, fi
48,. cct2 tanimal mcdonnoit del examiner, lat
car faire le détail & la
je voulois ETOS? me après fàmort. Nos gens frayeur, mé- les poiflons que j'ai defeription và dans de tous
d'abord ce que c'étoit; connurent deferte. 11 faudroit n'avoir ni cette Ifle
étoient dans] la fenneavecluil lespoifons qui mains pour yn
pieds ni
foient auffi, & le fuyoient. leconnoif Dès
j'yferoist bonne mourirdefaim; chere;
pour moi
fentitiegravier,
qu'il rois que les
guandientnt
nesauratfitdumal, adimng.fartemel &c fur fes hauts Coquillages fonds, qui fe trouvent
ne lui eût
Bendenongons fubfifter avec moiune je voudrois yi faire. d'aviron; IpireE gnléchersentilitey
Minimes. communautéde
fieperdre à nôtre combatant l'enviede &cfavie des Tenepandenipoiated des Crabes de mer,
Ermecentoreeen étoit à
parcequ'il Ces Homars, animaux des Poupars & des Moulcs. mal n'étoit prefumer pas feul que de ce fon dangereuxani- en Amerique fontà &cen peu prés lesmémes
cet endroit, &
efpece dans deur, qui eft plus Europe: leur
Ateledtineuvenotre rique, ne
confidrable en RCe
Henchommeasiteeee perir,
illauroitfait les lambis, ehangepoint les
leure clpece, mais
tortillant, folrparfeamonfard, foitenl'en- tess les Burgaux Calquers & les les Trompete
lois le faire Siereeteapie écorcher, &
fip particuliers à
Porcelains font
& la téte; mais perfonne fécherlap peau trouvédef
PAmerique, &c j'en ai
rendrecefervice, tant on craignoitdefe nevoulûtme ne Le puis m'empécher cthemarin-Hies d'en dire un queje mot. piquerauxpoinres aux crochetsdel defon empenure, & maçon, Lambiseftu huneepecedegrer LiTouslest Hauts-fonds, bhulipmsinatus 8cles
qu'un Boudin matcntasnte
cette Ide font remplis des plus Côtesde beaux extremités & terminé, ouvert a l'autre en pointe à une
Zedespluss gros Peroquetse
bouche ronde &
par une
voir. C'eflainh qu'onappelle quel'on; de puiffe membrane épaiffe large, &1 d'ohilfortune Lambil
Poiflons affez femblablesa à nos certains langue, avec
longue ecommeune de e/pece
qui dans nos Inesr n'ont
Carpes, nouriture, & laquelle fe traineauf lanimalr fond prendfa Lima:
mais que douzeà quinze; pouces pourlordinaire del
& fur les hauts fonds, où on idelamer, fon,
Pero- d'Aves.
h qu'onappelle quel'on; de puiffe membrane épaiffe large, &1 d'ohilfortune Lambil
Poiflons affez femblablesa à nos certains langue, avec
longue ecommeune de e/pece
qui dans nos Inesr n'ont
Carpes, nouriture, & laquelle fe traineauf lanimalr fond prendfa Lima:
mais que douzeà quinze; pouces pourlordinaire del
& fur les hauts fonds, où on idelamer, fon,
Pero- d'Aves. qui La en ont tbien davantage longueur, aux Ifles &
letrouve
gutt de fon font pean &cles écaillese de ce
j'aurois été fort embraffé
Eentan
Emer. d'un verd foncéfiurl le dos, poif fallu faire cette
s'il m'avoit
s'éclaircit à mefure qu'il
fouventcoupé en operation; maisj'enai
ventre. Il a deux
approche fur ou étoient cuits, & morceaux de ceuxqui
& quatre aileronsà empenures le dos, foi, nicceur, ni jen'y ai remarqué ni
bien que fa queiic fonto fescôtez, colorez 3 auffi- ment unaflez polimons, maisfeulcde jaune &c de
d'une bleus hachée, de mouffe gros &cd boyau plein d'herbe
délicate, de
que ERELST le
Peintreauroit manierefi apparament des reftes edenblequie de la nourriture étoient
lapeincalesimitene
que l'animal
couvre une chair canebelepear perçu d'aucun avoitpris, conduit fans m'étreapre;
quteltencoremellu déchargeit de fes par lequel il fe
ne SRBEEEMEDEE d'un (ucnourifant, agréble, plei- qu'il ne les rendit excremens, à moins
très-facile degeftion,
kdc
lequel il les avoit parleméme endroit,
Tome I. Ree pas vrailemblable introduits caril
Qgg
qu'illes confomme --- Page 538 ---
AUX VOYAGES AUX ISLES
485 NOUVB
changeen la viandelaplust fucculente8cla meilleu- 1705
17054 mefientiereinenr," & qu'illes ref- renourrituredu: monde. Illui étoit aifé
fafubftanced'uner manicre qu'iln'en feroit vrai defecontenter, carilétoit enlicu où ces
teriendut tout; & la quandcela il faut au Coquillages nefontp rares, & ilpoudes herbes &c de le mouffe, fable qu'il a avalé voit faire de la ERLECU de leurs cocques
moins qu'ikrende
La chair quiy fonttrès-propres, &clavendrepour carla chaux Chaux
EeRSErEzCUgN animal &c detousdoht jeparierai avoir fes autres neceffitez;
de Code cet
fonrdifierensquepar faite aveco ces fortes de coquillageseftex- quillage
danslafuite, quine dont ils font revétus, cit cellente, & fait un mortier qui durcit
les coquilles
commelemarbre; lefeuldéfaut qu'elle
blanche&cf fermc, Kplastanimaleitgree difficile à cuire,, &c a eft d'être beaucoup plus dure à cuire
plus elle ett dure,
que celle dont on fefert ordinairement
la
On aux Iiles.
ifierensquepar faite aveco ces fortes de coquillageseftex- quillage
danslafuite, quine dont ils font revétus, cit cellente, & fait un mortier qui durcit
les coquilles
commelemarbre; lefeuldéfaut qu'elle
blanche&cf fermc, Kplastanimaleitgree difficile à cuire,, &c a eft d'être beaucoup plus dure à cuire
plus elle ett dure,
que celle dont on fefert ordinairement
la
On aux Iiles. EErmtent
tre gralle, & d'avoir de faveur. Cen n'efpasaftz.d'avoir. des Lambis,
& autres femblables Coquillages, il faut
fait
Frcevenasemret
laquelleonlesa tbouillin.parcequel cau fçavoir la maniere des les tirer de leur
le fe etueakcrniene écume
on maifon fans la rompre ou la gâter, fur
deffus comme une:
dans épaiffes uneautre tout quand on la veut conferver pour
acheve de lés faire cuire
couleurs Manieré
cau que Pon peut emploier. à quelque & melredgeeabereads dontellceftp peinte, doit êtré tout entie- detirer les
ufage, & loriqu'ils fend fonrtirezdeleau danstoutel leurlon- re, & pointdut tout ternie; carl lorfqu'on Lambis
égoutez, onlesi
inteftin, &on nc s'en foucie pas, iln'y a qu'à mettre deleurs
gueur en tirer cet
l'on met le Lambis dans l'caul bolillante, ou fur cocgues. coupe Eered reftc ch rotielles avec du lescharbons; l'animal eft bientôt mort,
dans une cafferolle fur le aur
chair diminuant en cuibeure ou de la mantegne, un bouquet Selevolumedefa eft facile dele tirer; mais! lorfd'herbes fincs, des oignons,t un ros fant,il qu'onveut conferver) la cocqueavectoud'ail écrafé, des
defon coloris,
eens
&clorfqu'on
tela beauté &la vivacité
fel &c des
cetnene
épiceries;
que le feu ou l'eaul botillante gatentabàl les fervirs onjettedefast
ilf faut enfonccr dâns l'ouverormins
avecles jaunes d'acufs, le vinaigre, ou ile folument, tare unhameçon un peulong ou un croki d'orange Ainfi dccommodez d'unédigeftion chetdeferleplus svantquifefp pofible. chaER moinst mal-faifanse
ordi: L'animal, quifef fent fi rudement
plusa aiféc; mais comme on manque cuiline,qui touillé, quitel'extremitéd de facocques
nairement de tout l'attirailde
&cfoitqu'il meuredans ce moment, foit
eft neceffaire pourl lesaccommodercome
on le tire aifémejeviensd de dire, on fe contentedeles quilvcaulle-cehapper mentdehors. On trouve dans toutes les
faire bienl boulindanndescusy 8delcs oude cocques environ un demi verre d'cau,
les faire rôtirfur les charbons; J'ai connu plusou moins felon leur grandeur, qui
manger avec la Pimentade. Culdes Sac des Gal- eft très-claire & très- douce: on prétend
un Habitant duj petit nommé Maure- qu'elle eft admirable pour les inflammalions à la Martinique,
man- tions des ycux. court,qui paffoit pourleplugrand fautc On 'trouve des) Lambis d'une groffeur
quifouvent;
& d'unfig grand poidsquil
ReurderAmeniqtuen dautres chofes, avoitrecours aux Lam- fembleimpodilible confiderable, qu'un animalaulifoibiss &aux Burgaus quilprenoitcomme
ble
étend
un Habitant duj petit nommé Maure- qu'elle eft admirable pour les inflammalions à la Martinique,
man- tions des ycux. court,qui paffoit pourleplugrand fautc On 'trouve des) Lambis d'une groffeur
quifouvent;
& d'unfig grand poidsquil
ReurderAmeniqtuen dautres chofes, avoitrecours aux Lam- fembleimpodilible confiderable, qu'un animalaulifoibiss &aux Burgaus quilprenoitcomme
ble --- Page 539 ---
FRANCOISES DE
170s. LAMERIQUE 487
Meswherriremr unc Lel maifon fi lourde & fij incommode. cocque, tête &t la s'éleve tout droit &c fair voir la 17og:
endroit Limaçon fous le dontj'aip nom de parlédanst Soldat, sun'autre juge a propos languc de fe de montrers Panimal quand il
Friant change retiref fouvent fousles replis defamaifon car-il fe
quiontfrequentél la ner n'ont beaucoupl les bords de comme dans des appartemens fecrets. gemensdansl Ect Lambis, remarqué ces chan- ACnI-R plus luifons à coquilles, il faut Sautresport dire leur semmiboneilrapicle Atisnmnoseretnt dont cctcocque croit avec leur corps, RE cegrandmorceauc du bord dcommencerp pàr
comme elle eft d'une matiere extreme- que vrel'entrée C'eft une quiendécon- de
ment
dure, il lui faur bien des annéés la plas
coulear chair
pour arriver à dix &c
efto@jours lar
ArinErae
Eopewieremimnalet quinze poûces dc dela cocque. Sil mémc le dehors dans tout lc PASeE
& à dix & douze livres dlouverturs de pelanteur. on pourroit dire queleLambis sétoitaufibeauy feroit lc
SotanEsinL courir bien
de plus proprement loge de tous les anichanger vite, de mais il & ne l'cmpéche maux.Jecroip loit donner la; pourtant qae fions'envouEude del la mer fur placc le bords de du venir du netrèst belle couleurfous peine, on découvriroitu- tédule- La Bon. & le long. des rochers,Se des rivages hauts rocailles qui couvrcht la legravier 8cles ne gemene defonds, ,ouonlet trouye,cou onleprend tiette. )
fuperficicexte. plus ailément que quand il faut Taller icaufc L-Limagon, qu'on appelle.Cafque, trijo couleur? lai
aheelerenplongesire fes fous l'eati. Je m'étonne dixou douzebraf- mais ligros delahgureden Lambis. ocques Reitjt
d'àftronomes qui font venuse que en Ameri- de rant ovale. Un E qu'on peut Ileft unpeu Cafue de mer. que, ilnes'en foitpastrouvé quelqu'un commele dos eitrondjavee deuxp regarder
bis, quiaitobfervé &
lcs mouvemens du Lami- pointés émouffces & créufées en
compté éxaétemenit combien decanal, Tautre côté
R
fait decheming par
il dans toutci Aalongueur. eft Lesb plar & ouvert
tes,ilauroity RcondesScparm minu- te ouverture font
bords des cetentre cc moutemenr, HESIENEDEEnE & ceux de
dentelez; eefparl' repliez Fanimal en dedans &
gue étoile fixe, ou de quelqué quet- voir, & qu'il avance
fefit
ou de
planette,
& lal
Tc
quelque fatellite."
pourcherchere
langue
auroitété, ouj pourroit étretres-urileila Decouverteg qui clt bien plus mince noutriture.
minu- te ouverture font
bords des cetentre cc moutemenr, HESIENEDEEnE & ceux de
dentelez; eefparl' repliez Fanimal en dedans &
gue étoile fixe, ou de quelqué quet- voir, & qu'il avance
fefit
ou de
planette,
& lal
Tc
quelque fatellite."
pourcherchere
langue
auroitété, ouj pourroit étretres-urileila Decouverteg qui clt bien plus mince noutriture. & pltis La cocque a
moins perfeétion desarts & des feiences, ou du celledu Lambis. Comie eleefu delicate
quiauroit fourni
la
Mt
entretiens dergensoinf. de 3 maticre aux legravier, res nc s'y attachent moufe & les autres orduLa fuperficiedelie cocque du Lambis Eepeinte de blanc, S elle eft de luftréc
ett pariemée de quintité de
avcc des pointstirantaur gris& brun, 3
émouffées dehuit à douze lignes del pointés Mfezent uncinfinité de lejauine, diver
tcur fur preique autant de
Hau- dans eft de couleur manieres. Ledeleurs bafes. Ce qui fc trouve diametre entre à inyapoint de dechairforr claire;
'bofles cft brut, pierretix,, & fouvent cès faflé yoir une Coquillage grande diverfité dà lanature de
toutcouvertder mouff.undesbordse qui coloris & de
:
lase
fembledelinéa fermerlouverture dela Lat trompette
Ttt net long & tors, enfihekemincuek fur tout vcrs lep petit
bour --- Page 540 ---
VOYAGES A UX ISLES
498 NOUVEAUX avoient près de pourla forme &le coloris, &cj'en avois "1709l
trouvé qui
un coffredel bonne
que
1705. bout.J'enait quinzepotices delongueur, 8dontlou- rempli l'on m'avoit donné du debris grandeur de nôtre
verturcavoitquatrer d'ordinaire polcesded d'une diametre; couleur prife: mais nos Plbutiemnyétantaviez revenoit
Trom- le dehors eft ondes de differentes tein- dc vouloir partager ce qui leur de fe
pettes de bruneavecdes
fort comme pilage, afin d'avoir quoi
mer. tesdelan même couleur, fortviveséf divertir à Saint Thomas, je fus obligé
polies; le dedans eft argenté commela bout, d'acceptern mon lot comme lesautres, &
nacre de perle; on perce d'un le petit cor pour fe j'eus befoin de monc coffepourleferers
& on s'en fert comme
de forte que mes beaux Coquillages que
faireentendre deloin. d'une infinité de je fis mettre à Pavant de nôtre barque beauIlys a des decouleurs Burgaux &c de figures.J'ai dans) la foffeaux cables, fouffrirent le bâtiment,
grofleurs,
coups & quand je quittai
deja de quelques-uns 2 auffi-bien voiage je crus qu'il étoit plus à propos de me
E Porclines, dans mon auxlties charger de ce dont nos gens m'avoient
Tsu Saint Dominguejensmaliya Scdetrès-curieux, fait préfent, que de ces bagatelles.
tre barque beauIlys a des decouleurs Burgaux &c de figures.J'ai dans) la foffeaux cables, fouffrirent le bâtiment,
grofleurs,
coups & quand je quittai
deja de quelques-uns 2 auffi-bien voiage je crus qu'il étoit plus à propos de me
E Porclines, dans mon auxlties charger de ce dont nos gens m'avoient
Tsu Saint Dominguejensmaliya Scdetrès-curieux, fait préfent, que de ces bagatelles. d'Avesde tres-beaux grofleur ou la petitelle, foit
foirpourla C H A P I T R E X V. DelIfle 2 Crabes. De Saint Thomas b des Vierges. à PIle à Cra- ric, à dix-fept degrez, & dix minutes
Ous arriyâmés
peutavoir
bes le Samedi dernier jour on Shackemesiraeatt huit à dix licues" de circonference, du
de Janvier fur le midi; tous moins autant j'en ai pà juger en la
fit auffi-tôt defcendre
traverfant du des au Nord.Elleett monàterres car on n'enlait
ne font tni
nos prifonniers à bord dès quc nous étions tagneule, mais ces montagnes ni
ni
foit aucun On tenoit tolijours les canots exceffivement elles hautes, entre elcarpécs, elles de trèsmouillez. gardei aridess laiffent
où la terre
abords, & conavoitotjsursunee afindepré- beaux & très-grands fonds, ellesfont couver3le de terrevis-à-vis mauvais desbatimens, deffeins des Anglois, m'a paru très-bonne, & ilen coule
Bori- venir les
én devoir de faire tes deboisd detoutes fortes,
0H s'ils fe fuffent mis
des fources d'eau qui torment pluGieurs
f" Cradenos
rivieres d'une eau fort claire &
bes. SEESINASIE bâtimens, & nous" planter-la: Ance de petites fort bonne: Ontrouve partour des marNous motillâmes dans une
de
des habitationsqueles Efpagnolsy
fable devant une jolie riviere ohj'avois au Sud ques ont eu autrelois; on y voit de longucs &c
PIle à peu près dansl'endroit revenant de Saint allées d'Orangers, &cde Citroniers, bois
mouillé en 1701. en
de vaftes fonds, oui iln'ya que des arbres
Domingue danslal bargucl-Aventuniens du piftolet de mols, des Goyaniers, & autres ces enNous étions à la brafles portée & demic, fond fruitiers: marque certaine que font aifez a
terre fur quatre
droits ontété cultivez, qui l'ont été,
de fable blanc. diftinguer de ceux quine pas &
La quantité de Crabes quel'ontrouse où l'on voit desarbres d'une groffeur La chaffe
dans cette Ife luien fait donnerlenom veritable nom d'unel hauteur extraordinaire. par nos Flibuftiers. Son decinq à yeft tres-abondantejony nytrouvedeskta
eft Boriquen; 5 elle eft éloignée
miers en tout tems, desPeroquets,, Gri- des
fixlicliesdel lay pointe du Sud-EftdePort- --- Page 541 ---
FRANCOISES DE
X705. Grives, des Ortolans, des oifeaux de L'AMERILU
mer & d'eau douce, des Cochons Ma- d'unebouteille ou
d'eau de vie, & de trois 1705:
rons, des Lezards, & des Tatous. Ily quatre galetes, comme G j'avois dà
a une quantité prodigieufe de Figuiers coucherdehors, quoique ce ne fut
& de Bananiers, & les bords de la mer mondefein.
ANCOISES DE
X705. Grives, des Ortolans, des oifeaux de L'AMERILU
mer & d'eau douce, des Cochons Ma- d'unebouteille ou
d'eau de vie, & de trois 1705:
rons, des Lezards, & des Tatous. Ily quatre galetes, comme G j'avois dà
a une quantité prodigieufe de Figuiers coucherdehors, quoique ce ne fut
& de Bananiers, & les bords de la mer mondefein. en riant LeCapitaine Daniel medit pas
fontt touscouvertse de pommesder raquetqu'on s'attendroit à ma chafle
tes. J'aitrouvéen differens endroits de pour fouper, & me la fouhaita bonne. belles Cannes de fucre, & des ignames demiclelong Noust marchimesenvirone uneliciie &
fuvagesrantquelone nenveur.C'eitdom- lavoientles! dela riviere, où nos gens
foit mage qu'un f agréable &cfifecond vâmes affez Marchandifes, de
& noustrouPACLIEE & que la politique des quets. Avant Ramiers, & de PeroAoaroranpiacane ropéens des'y
resa après midi, qu'ilfurune nousavions ou deux heuraifon, carilp pourroit établir.Aprèst tout ils ont
pieces de gibier, & prèsde nous cinfipuilfansg talafinyvenir des Ririer lep point de nous en
étions
Ss incommode ayrkerieitmnugedesiemn & méme
que noustrouvimes des retourner, lorfpourleurcolonic del Port-ric. Aureltece diangercux Traces de Cochons fouilluresScdes
lieu m'ap paru fort fain, les eaux en font rurentt toutes de fraiches.Je alsronsquisoumpe fisaufi-tordes
bonnes, lesarbres beaux &c point chargez mesdanslar paquets nos oifeaux, que nous midemouffe, lest fruitsgros &t bient nourris, entourezde riviere bien couverts & bien
&cleGibier gras, &d'untres-bong goût. pierres, de peur quelacha- Moien
Le Capitaine Daniel fit defcendre à leurnelesgins, ou que les mouches ne. furverla deconterretousles balots de marchandifés qui miffent ; fi on les avoit laiffé al'air. viande. avoient été
ainfi
les;
moiillez d'eau de mer, 3 on nos
qu'on confervela viandedans
porta à un baflin de la rivicre, éloiPais chauds, quand on fe trouve
gné
obligédel
des
de la
CTTmnrAC
&
Sangliers udnesderkntEire
mer, de
tous ceux qui n'étoient tre fans y ontdemeurél lestrois &
point garde fe mirent à travailler, à lat jours fe corrompre, parce qualaver & étendre les marchandifes
traicheurdeleau
les faire fécher. pour excitedela fermentation
FRLELS
Lel
delapourriture. qui eftlacaufe
Dimodiensemigpurder Fevrier
après que nous cûmes fait la priere, & les Nousf cinq fuivimescest traces jufques fur
déjeuné, je m'en allai à la challeavec
heures du foir que nous troumon Negre & un jeune Creolle de la Hniatisrynare viron deux mois. d'enGuadeloupe
pallager dans nôJe tirai furtroisMartre barques TFA jeune homme & moi caffinsqui de
étoient à ma portée, & tous
avions des fufils & des bayonnettes.
ûmes fait la priere, & les Nousf cinq fuivimescest traces jufques fur
déjeuné, je m'en allai à la challeavec
heures du foir que nous troumon Negre & un jeune Creolle de la Hniatisrynare viron deux mois. d'enGuadeloupe
pallager dans nôJe tirai furtroisMartre barques TFA jeune homme & moi caffinsqui de
étoient à ma portée, & tous
avions des fufils & des bayonnettes. Je file, &j je les couchai terre, Le
fis prendre à mon negre une
jeune Creolle tira fur lal teer & lablef
c'cit ainfi
appelle une machette, cfpece de fa, heur &aufli-tôt ellevint fur luis boncoutelas de pieds del long, dont la
elle rencontra devant ellef par fes trois
les poignéecft bois debois. Ceux
dans ner petits avec étendus qu'elle s'amufa à retouren portent
avec
fon grouin. Je criai au
eux,
homme
jeune
Cacnt
de
couperles liannes & les crocs
dezechanger, mais il avoit été
Pafone qui embaraffent leur chemin. Tc ne fgai
tomberfonf fufil,
teeeaTonats
Par quel inftinétjele chargeai forces. Mon &rs'enfuitdet toutesfes
Negre mit fa bouteille à
Q993
terre, --- Page 542 ---
U VI EAUX VOYAGES AUXISLES
7 &c grimpa fur un arbre. Jechar- cinq degrez fous l'horifon, il fait noir 17OS:
1705. terrc,
& je tirai fur la béte, commeà minuit. Je prisle partide cougeai lal bleffai, cependants mais jenel'arrétaipas, ellc cher où nous étions 3 bien affuré que
je vint furr moi toute écumante,8c m'auroit nous trouverions nôtre chemin quand
Danger fait un mauvais partili jen'avois pas fçu ilferoit jour, &c que leCapitaine Danicl
auguel PA4- mon métier. Je me jettai à côté d'un nous envoicroit chercher. theurfut arbreen mettant ma bayonnettes au bout Je disà mon Negredecouperd rdul à bois
expole. du fufil, & quand jel la vis préte à me fec pour allumer du feu, & faire fou- &
donnerun coupde croc,jemeparaiavec per, pendant lc jeune homme & amaflàl'arbre qui le reçût pour moi, & dans moi coupâmes es gaulettes,
mesdes feuillesd de Balifier, pour faire un
lecol8cPépauledel l'inftant j'enfonçaima labétejulqu' bayonnetteentre 'au man- ajoupa. Tout cela futp promptement exéche. Elle fit un fi grand cffort, qu'elle cuté. Dès quel leboucan futen état, nous
me fit fauter le fulil des mains, & fit y étendimcs deux Marcaffins; & pendant
encore quelques pasavant detomber.Je quilscuitoient,jedis,e comme jepûs,ce
ramaflai alors monf fufil qui étoitun peu qui me reftoit a dire demon Breviaire,
faufléaufli-biend quer ma bayonnette,j'en Nous foupâmes joieufement après & ccla, nous
donnai encore quelques coupsalabéte, nous mangeimesun Marcaflin,
pour l'achever, &c mes gens étant re- entamâmcsl l'autre: fiontrouve quec'évenus, nous nous mîmes à chercher totbosce@pylisurcorfilor que nous
les quatre sutre.Narcifins,Mons chien étions quatre,y compris mon chien,qui
en tenoit un, & en avoit étranglé un avions bien travaillé; Nous & bûmes par confequent del'eau de
autre; nous trouvâmes les deux autres grand appetit.
,
pour l'achever, &c mes gens étant re- entamâmcsl l'autre: fiontrouve quec'évenus, nous nous mîmes à chercher totbosce@pylisurcorfilor que nous
les quatre sutre.Narcifins,Mons chien étions quatre,y compris mon chien,qui
en tenoit un, & en avoit étranglé un avions bien travaillé; Nous & bûmes par confequent del'eau de
autre; nous trouvâmes les deux autres grand appetit. de &c
dumdecufafunsilwe. nous lespri- Balifier,ec puis un coupd'eauc vies
mesenvie, & leur liâmes les pieds, & aprés avoir priél Dieu &1 bienrajufté fous nos la
revinmes triomphant oùr la Lée étoit fufils, nous nous endormimes
étendué. Nousbimesune coup, &nous garde de mon chien. repofames en) penfantà cequenousavions Ilétoit grandjour quandjer me reveilatairepouretrouverr nôtrechemin; car lai; il fallut éveiller mes &c mon
& les detours nous avions chien aufi; Nous fifmes Priere, &
FR
lest stoursé
que
faits en fuivant les traces de ccs bêtes, nousalionicommencerdd adéjetiner,lor def fu@il. sousavoientconduntd filoin, &tellement quej'entendis deux coups
Jevis
dérouté que nous nc fçavions où nous bien qu'onnous cherchoit; nousrépon- tira
étions. Jc voiois bien avcc mon petit dimesauffi-tôr de deux coups; oncn fis alcompasdep poche, oùr nôtre barque nous un troifiéme, & nous auff, & je
demeuroit, mais j'avois oublié dem'o- lumerdu feu, pour cuire de la viandé,
rienter en quittant la Riviere, &c d'ail- pourfiire déjctiner ceux qui viendroient
leurs nous l'avions pallez & repaffez, noustrouver.A mecfarequilsavanguient à la fin
elicoudaugreicingouf fix fois, en forte ils tiroient, & nousrépondions;
que je ne fçavois pas fi nous en étions ils nous joignirent. C'étoit le routeavec Capitainie
à bas bordo loui tinbordjdtullurisio- Danicl,lai-méme, fes
quiétoitenr une heure avant
leil étoit couché, & commej je.l'ai re- cingdel gens dépuis chercher. Iluiavoit
marqué dans un autre endroit, il. n'y a lejour, pournous
le
de la
point de crepufculed entreles' Tropiques; été facile de nous fuivre long
& dès que cct aftre eft vingt ou vingt- riviere, parce que mon Negre plumoit lcs --- Page 543 ---
17og:
FRANCOISES DE
les oifemusquejelui donnois à
LAMERIQUE
& lcs plumcs qai étoicn: repanduésà porter, tres-bons. terreles conduifirent julqu'au lieu, où &c Cefurdans ces deux
Ipo;. nos oifeaux étoient cachez dans la Ri- de que Fine eparcouroslaplis à Crabes; partierquejevis grandepartie
Aopuaregrmbncmmang ces fur celles des cochons, & nos tra- que les Anglois aient je voulu ne m'étonne pas
bien vû quenousnous étionsmisacher- avoient dliaroientration; &ccllen s'y établir,
cher ccs animaux.
lieu, où &c Cefurdans ces deux
Ipo;. nos oifeaux étoient cachez dans la Ri- de que Fine eparcouroslaplis à Crabes; partierquejevis grandepartie
Aopuaregrmbncmmang ces fur celles des cochons, & nos tra- que les Anglois aient je voulu ne m'étonne pas
bien vû quenousnous étionsmisacher- avoient dliaroientration; &ccllen s'y établir,
cher ccs animaux. Il étoit près de dix beaucoupd'autresd meneplusque
heures quandi ils nous joignirent, & (e- pointde port, alaverité, sdeuchabneescitchs mis ellea de
lon leur compte, ils atoientfuitplus de bonnesr Tenfenscandbcncaet Portlieiies. Daniel
ric,quip pourroit bientenirlieud
Ratain qu'il ne fouffriroit mabordachjurat plus Jeny & ai rien vû qui ne d'unport,
j'allaffe àla chaite
RuE qui ne m'ait fait deplorer m'aitfitenric,
les gens. Il me dirqu'il qu'awecquelqu'un avoit été dans allez ment de mes Compatriots Taveugle fe
une Peineextrême qbeje nefuffetombé
établir à Saint Martin,
Bar- iont
entreles mains
&
L
Port-ric, de quelques Mulatres de thelemi, lieu de venir autres mauvais endroits, au
cetteIle, qui viennent fouvent dans en cette pofter une bonne colonie
qui font desg gens demi fauva- force contre lile, &c s'y maintenir par la
ges,8:quit Sarmemtkrgtantaist
ceux de Port-ric. Nous
medumondspourarort remerciai de fon
f chemife. Jele avionsuneColonie: au Sud-Eft
à Sainte Croix
falloit
foin, & jelui dis qu'il donné en 1696. deBoriquen quel'ona 3ed
ner.Ilavoitf dejeuneraranrdenouse en retour- lieu quiauroit été cummejeluditenin
vin, & de fitapporter l'eau de vie. du Il bifcuit, donna du Plle à Crabes, infiniment mieux à
morceau à manger à un de fes gens, un le neseaux, tc
qui inefetrouventp oulebonair point éclesbon- à Sainchargea de deux Mircaflins, &lc ren- Croix, l'auroient fait
roia à bord porter denosr nouvelles, afin vûé d'ceil. Jelerepetcencored multiplier à
qu'on ne fût point en peine. Nous man- lesidequejurvd. plus
iln'y en a détoutes de
geâmes en contant nosprouieffes, après &p propre pour dans établir une Colonie, point
tiers, quoic oncoupanôtre &
groffe béteen.q quar- merce pourfaire peu de tems un comnousnous en retournameschaf
avantageux. fans &ctuans force Ramiers, Peroguets Le Mercredi 41
&Grives. fearecdeux der nos tallaiencorcialichac
citer Onnemanquay pas de mef feli- Anglois. Flibufliers, &c deux
quand nous fimes arrivez fur ma dene; LeC Capitaine Danielm'avertit
bonnechaffe, & de
pas m'éloigner,,
le lendemain. nuteunepatiepout loit lever l'Ancre furle qu'il voufur
en
FRIT
Nousyfimes en effet, deux
les quatre heures après midi cffet,
étoient avec les quatre Flibuftiers Anglois entendime un coupded canon; nous
Daniel medonnas nousruimestroise que
nousreCochons.Marons,
gros Amzhnuimasit.
fur ma dene; LeC Capitaine Danielm'avertit
bonnechaffe, & de
pas m'éloigner,,
le lendemain. nuteunepatiepout loit lever l'Ancre furle qu'il voufur
en
FRIT
Nousyfimes en effet, deux
les quatre heures après midi cffet,
étoient avec les quatre Flibuftiers Anglois entendime un coupded canon; nous
Daniel medonnas nousruimestroise que
nousreCochons.Marons,
gros Amzhnuimasit. fachez de ne pouvoir continuer mer,bien
coup d'oifeaux, RsanCibryatecteut & revinmés fans nous chaffe, parceque
nôtre
être égarezàSoleil couchant. NosI Da- il des traces RaicherdeCochons mousationndecouvent
Earamhtgomnmolrt nôtre chaf tué fallut nous en revenir, nous Marons; avions
fedus.uapréeedenr. &ei cnousfirent
un particulier,
fervir des metsal l'angloile, quiétoient pelle un Singlier male, geitiniquonaps que l'on
vei feul,
trougueiguonlueorcoupe la tête
&c --- Page 544 ---
N O UV EAUX VOYAGES A UX ISLES
freffitre, deuxde en 1701.il me reconnut8 & me fitbeau- 17oj:
I7OS. Sclespieds, 8cjettélaf
chacun la coupdhomnétetez cd'offresdefervice,
noshommes quie en fousla portoient charge. Unau- del lanousfûmesau Comptoirde. Dannemoitié, plioient
grafle; le marcq, où nous fûmes reçus parfaitetre portoit une bonnechevrég deux Cabrit- ment bien. Nos Dames dirent tous les
quatriéme étoitchargéde Particulier; &c mon biens imaginables de nôtre Capitaine &c
toms,drdelateredu
de fes gens, &c n'oublierent pas les peNegre &c moi d'oifeaux. bord dela merau tits fervices que je leur avois rendus. Nous arrivâmes au
étoitem- Nous fàmes très-bien logez, & traité
Soleilcouchantytousl le monde chercher dès magnifiquement.) Danielvintlouperavee
barqué.Lec canot vint nous
nous, ilavoit envoyé à fes prifonnieres
quenousparimes, & nous portaabord. Priere, &c la moitié du dernier Sanglier que nous
Lei fouper étoitp prét, on ftlal Surles dix heu- avionstué, &ctout ce quireftoit de Ranousi nous mîmes sàtable. étoit à pic; miers & de Perdrix. res ontiraabordlancre &
la cai- Jenetrouvaiplus.si.) Van-belà Saint
nous
2raim
apparcillàmes, bonnes horlo- Thomas, ilavoitquittéfon poftedel Dichc quiétoit partiequatrel
reéeurdu Comptoirdes Danois, &s'6ges avant nous. & comme clle toit retiré parmi les Anglois à Saint
Onlarejoignitbientdt, voiliere, &t trop chargéc, Chriftophle. J'appris des Commis du
étoit mauvaile
Comptoir qui avoient fervis fous lui,
on fut contraint de luij jetterung nous. grelin, Jc qu'il n'avoit paslicu defelouer des An-
& la tireren ouaiche derriere
le glois. Quoiqu'ileut des lettresde natune vis rien de cette manceuvre que fur ralité en bonne forme, avec une perlendemain matin queje me dormicom- reveillai miflion expreffe de demeurer dans tel
les fept heures, apresavoird extremement endroit des domaines d'Angleterre qu'il
me un homme qui avoit
voudroit choifir, & d'y tanfporteries
fatigué depuis trois jours.
er des An-
& la tireren ouaiche derriere
le glois. Quoiqu'ileut des lettresde natune vis rien de cette manceuvre que fur ralité en bonne forme, avec une perlendemain matin queje me dormicom- reveillai miflion expreffe de demeurer dans tel
les fept heures, apresavoird extremement endroit des domaines d'Angleterre qu'il
me un homme qui avoit
voudroit choifir, & d'y tanfporteries
fatigué depuis trois jours. tfitpré- effets &1 fes) Efclaves, onn'avoit paslailfe
Nosl DilcsAngloicaatekentf
dcf faifirfes Negres, & fonl bâtiment dès
lechocolat; onleprit,
fut mouillé àl la grande Rade de
Priere , & on fe mit à
pour
T"T
TR
SiDaniclenavoitr étécru, la gCAuR Chriftophle,fous) prétextedequel- &illui
déjeûner. marcher, que
avoit
nous
caiche qui empéchoitde incommodé long- couté manquedetormalies unc lomgriutdbcdgionhepes
nc nous auroit pas
de avoir main levéc de fes effets. On' voit
tems, carilla donnoit au diableautant deffus; mais cet échantillon que les Anglois de
fois qu'il jettoit les
avoit par PAmerique font aufli habiles dans la
comme il n'étoit pas HEs feul qui Y du chicane que ceux d'Europe & que ceux
interêt, lediabler cnepût profiter A la fin dont ils defcendent. préfent qu'il lui vouloit Rti" dinâmcs Nos Dames n'eurent pas de peine à
nous nimenlerodhegblanoresnd SaintTho- trouver T'argent dont on étoit convenu
& mouillâmes dansleportdes leJeudi avec elles pour le prix de leurs Efclamas furl les cinq heuresdu foir, aufi-tôt tous ves; deslelendemainn matinilfur.compté
f. Fevrier. On debarqua étoient fort contensdes au Capitaine Daniel & à fon Quarticrles Anglois qui
maitre. Il n'étoit reftéàt ibordde nôtre
Z Au- bonnes manieresdenotre Capitaine.J'ac- GouverNegre & une Negreffe de
thuurar- compagnai nos Dames chezle
barquequ'un avoir foin des coffres &
rivea Tho- neur qui étoitl ler mémeque j'y avois vû ces Dames pour
des
St. mai. --- Page 545 ---
Iyeg. des pacquets FRANCOIES que l'on n'avoit
DE LAMERIQUE
Le temps de débarquer le foir en pascule arrivant. dans & le Gouverneur de lIlle étant 493
fn maitreffe; egesentirguaree maisla
lel bagagede
ce moment le
rendre vilite à ces. venu Da- 170s;
jamais fortir de la Barque, Negrefle & dit ne voulur à Da- ERE feing fon priai cachet de la confirmer par fon
niel qu'elle fcj jetteroit plutôt àl la
ille fit aufli-tor, l'aéte verité del l'aéte;
toient que deretourner de f avecdes gens quin'é- mer, Dircéteur niftre gui fc du Comptoir, fatsufignedd & d'un MiEieS & Religion, qu'eile vouloit qu'elle étoit le mit entrelest trouva-lai, & la Dame mc
avec deCatholiques
mourir toit àr ma
mains, Sodranequce'ce
étoit creolle de la Jefgivois qu'elle d'oà de fa Negrefe, confideration Je la queleepeneit
elleavoit
Guaddleupe,
rendisl'acte,la remercini, de
& lui
les Angloisy aRerL firent en 1703.
EieS & Religion, qu'eile vouloit qu'elle étoit le mit entrelest trouva-lai, & la Dame mc
avec deCatholiques
mourir toit àr ma
mains, Sodranequce'ce
étoit creolle de la Jefgivois qu'elle d'oà de fa Negrefe, confideration Je la queleepeneit
elleavoit
Guaddleupe,
rendisl'acte,la remercini, de
& lui
les Angloisy aRerL firent en 1703. clle étoit
priant le donner ellemariée, & avoit
des enfans. Par
moerafoteninemt remercier. J'envoiai mon elleviendroit la
heur je me trouvai a bord
bon- cela pourameneraterrese Negreabord
arriva, & j'empéchai Daniel quand dela faire iequlonlaidits la
iln'ycut smasquclquccho
amarrer, &claf faire
perfinders il fallur pas moyen de
ce. J'offris de rendre embarquer à la BiBer An- for- méme la chercher, & quej'allatle moigloifeleprixg qu'elleenavoit donnéânos qu'eilene demeureroity quejelelliradle
Hifcire gens, êcjeles tournai fi bien
glois,&
plusavceles And'une me laifa maître de cette
Danicl à la fin, qu'elleéroitlibre. & me fuivit, &c Elles me crut
k/clase. donetrouvercetel Dime, aterg &clui J'allai à @ maitreffe. Ses larmes jel lacondullia
tail l'argent qu'elle avoit donné Pour prefen- fà trepretes de lespenfées, cllele furent les incette
pieds de
clle jetta aux
MEREEE vre efclave étoit mariéc, qu'elle pau- fieursfois, famaitreffes &ncf
les baifa pludesenisah&ctnutefite
avoit larmesfinsperier, faubirque c'étoit répandredes
& qu'elle feroit une action milleparminour dela plustoucluinten,
une fcene des
generofité moyen d'aller Angloife, de luy Ae le fut drit aufi, & fe mit anlsmalueftrsnten à pleurers & cene
communion. Cette vivre avec les gens de f grele, pas fans peine qu'clle releva fa Ncbeaucoup de
à Dame ferendit fans te, &luidit:j jevous donnelal liberelle medir qu' peine mes railonss mais priez-le employez-la pour moi, a bien fervir Dieu, 3
le fervit d'autres taeLieued gens, après avoir qui vous lap
Scremercicz lel Pere
fon efclave gu'elle ne vouloit été avoit été dreffé, procure. & me Elle le prit l'astequi
cevoirl Targent
lui prefentois; point re- & me pria d'avoir foin donnant, f
eile
lui RcEdiRE 55 liberté,
jouit del la grace
Negrefle
Se lui donner parole
Aje la vou- Jele lui promis,
lui acordoit. roit libre,
qu'on laiffelal
TL
François. Je lorfgu'elle lui dis feroit parmi les ienencietamalrefey cllefejs Negrellede jettaencole vouldt bien lui
qu'el. laidit:enan, iDAepeaiecmtnifiest pleurant, &c. un
EE
par acte en
liberé toutc
Madame, je
bonne ST
mavic
prierai Dieu
pondois que fa volonté formesjelul feroir
ré- vous m'avez qu'ilyous été bonne foitauffit bon
de point en point, &c
executée
maitreffe.
cllefejs Negrellede jettaencole vouldt bien lui
qu'el. laidit:enan, iDAepeaiecmtnifiest pleurant, &c. un
EE
par acte en
liberé toutc
Madame, je
bonne ST
mavic
prierai Dieu
pondois que fa volonté formesjelul feroir
ré- vous m'avez qu'ilyous été bonne foitauffit bon
de point en point, &c
executée
maitreffe. mon affiire. On fit venir que fur j'en le failois HarhNineaesnemacny présd'ellerout
garder auun Notaire, l'aéte fut dreffé &c champ ferionsa Saint letemps qu'elle ou nous
Zom. 1I. figne, corda fort graciculements Thomas, cequ'ellen m'acRrr
loriqu'ele
par- --- Page 546 ---
VOYAGES A UX ISLES
494 NOUVEAUX des har- bienqu'ala Caiche qui partitaufi. On 1705SToS. partit elle donna à la Negrefle &2 elle &cPautre fe fitbenucoup d'honnétetez de part &
des & quelque argent,
auquel d'autre, & onfefepara avecpeinc, parDame mrenvoyerent un prefent,
cc que nous étions fort contens les uns
jener m'attendois pas, pour mer cremercier des autres: : nous avions vécu près d'un
desfervicesque jeleuravetssendus aufil la fommedont mois enfemble dans une union & une
Nosgensr sregurenta le prix de la focietéaufli parfaite,que fir nous euffions
ils étoient convenus pour
felon été de la même nation & de la même
Caicheordelachars-h aébauchetanrquils & cfemirentf
Religion, & que nous cuffionsétéamis
lcostumeatairel
depuis long-temps. eurent dcl'argent. encore à S. Thomas TEC Lel Mardi 20. T'argent de commençanti nos
Je trouvai
quij'avoisl logé en manquer à la plûpart
gensPaiculapel Françoischez
dainu Capitainc Danielal lesraffembler,
170i. en revenant de Saint Domingue. de lui ilfallut encorefaire courir le bruit parComme je me trouvois en état
mieux, qu'on avoit avis d'un bâtiment
donner desr marques de ma reconnoiffan- & il fut Anglois qui devoitarriverà Saint Thocc, je le fis de mon micux, enfemblevoir mas à tous momens. Cette fauffe noutrès-content; nousallimes
bien velle les détermina à fc rembarquer à
nosrefugiez François me firentl fuffent nuitclofe.Javois été prendre
du
des carelles. Quoique) plûpart
Gouverneur, & remcrcier R2ELA lc
fort à leuraife, ils fouhaitoient nousj'enga- paffion- Dircéteurchez quij'avoist toûjours logé. nement deretourner parmir
& tous les Officiers du Comptoir, defgeai nos gens à leur leurs Kvendrepreterable- parts du pilla- quels j'avois receul beaucoup.dhonnetementaux &ils curentalfez étrangers de déference pour tez.Nosrefugiezl des rafraichilfemenss François il en m'envoyerent vint quelge,, moi, pourl le faire.
'enga- paffion- Dircéteurchez quij'avoist toûjours logé. nement deretourner parmir
& tous les Officiers du Comptoir, defgeai nos gens à leur leurs Kvendrepreterable- parts du pilla- quels j'avois receul beaucoup.dhonnetementaux &ils curentalfez étrangers de déference pour tez.Nosrefugiezl des rafraichilfemenss François il en m'envoyerent vint quelge,, moi, pourl le faire. Under nos compatrio- à quelques ques-uns à bord,je les retins à fouper,
tes qui avoit une fucrerie
un ce qui fit que nous ne partimes que fur
lieuésdul Bourg, umemagalecr-die allai, & je fis le tour le minuit. grande Ruë
jourchezluis)y
Nomprimclareardelag
de TIlles ce n'eft pas un long avoir voyage, que des Vierges. Jenefçai par quelleratifon
car elle n'a, ou ne m'a paru elle eft bien le Capitaine Daniel mit en panne quand
fix à fept lieués cultivéc. de tours Lesl Danoisou nous fàmcs environ à trois ou quatre Dipart
peuplée & bien T'habitent ont des mai- lieuès de Panefton; je le vis à la fin de'St. Hollandois qui maisil s'en fautbeau- quand il declara à fes gens que fi le vaif- Tbo- mas. fons fort propres; la conduited'une feau, dont on lui avoit parleneparoimloit
coup quilschtendent
point dans tout lejour,ilavoite tenvied'alhabitation Romeesotornansose finducommer- ier piller cette petitelile, qu'on appelle bien
Codemimomtayptalet &y font devenusallez autrement la groffe Vierge, étant
cc des premiers, donnerdel lajalouficaleurs feur d'y trouver de Targent, & qu'elle fi on
habiles pour
neleur coûteroitpas grande peine,
maîtres. Lundir neuf nos deux Dames An- furprenoit lesA Angloisdeux heuresavant
Le
Celaf fut auffi-tôt conclu; nous
gloifes partirent dans une BarqueDanoi- Chrifto- lejour. mouillâmes entredeux Ifles pour n'être
iequi devoitles porter à Saint Danicl
apperçus, & nous paffimes le
phe couaAntigues. Le Capitainel aufli- Eatt du jour apécheralaligne. Javois
ieur donna un ample palleport,
dé- --- Page 547 ---
170g. déja remarqué FRANCOISES dans
DE
dent que les canaux mon qui font voyage prece- LAMERIQUE
Inesfonetrès
laj entre Ccs de
le chemin
nous
EFRESRERLEn
fifmes en potifonaeux,. celui-ci me pécheque C'étoit Sauthemereue vendre nôtre prifc. Iregi
encore mille dansces davantage que le Poiffon convainqutt four- vicux, de SRTRESSSES & chargé feulement
mes prelque de endroits-lis toutes les nous en pri- avecquelques cannes, de fprops, Sc de d'eau-de-vic fucrebruts
tend decelles qui mordent à fortes, s'en- verts, & deux balles caiffes dec de coton, des cuirs
Senquantiec A Soleilcouchanto lameçon, loitala Virginie, oà il chocolat.
encore mille dansces davantage que le Poiffon convainqutt four- vicux, de SRTRESSSES & chargé feulement
mes prelque de endroits-lis toutes les nous en pri- avecquelques cannes, de fprops, Sc de d'eau-de-vic fucrebruts
tend decelles qui mordent à fortes, s'en- verts, & deux balles caiffes dec de coton, des cuirs
Senquantiec A Soleilcouchanto lameçon, loitala Virginie, oà il chocolat. Il alperçut quelque der chole en mer, mais onap- fi gcr fes marchandifes, & devoit fe décharcloigné nous squ'on n'en
poiffonfcc &cfalé,
charger de
teraucunj jugement certain." pouvoitpor- de bois de
depois, dep planches8c
chaffa dellus, On reconnut Auf-toton
charpente des habitans
fur les dix d'Antigues, moda Chemin
on
un
iraee
heurenquceéroic qui tenoit le vent: vaifleau affez gros convint avec de le Capitaine Anglois, s'accom- &
pour le lui gagner en nous nous manceuvrames roit pour fon la rançon qu'il nous donne- on
deluis nousn' 'en étionso approchant Lc Vendredi vailteau, & fa carguaifon,
tée de canon vers les deux qu'idemic por- vantjourà une 13- nous molillires aminuit. Il nous alors heuresaprès mas. Le Capit. demielieut de St. Tho- Retonr
derable qu'il nc Eate cn plus confi- maitre, &le Danielavecfong quartier- # Saint
que la nuit nous lc
effet, parce
Capitaine Angloisavecfon Thozas,
même avoir vô de groflifoit la
; on crut
deux ponts, cc lumiere entre les tieenargent, gel
FsLESTe
deux
quin
nimarrts
batteries; 5 de marquoite forté qu'ilavoit toit armiantinigueh fomme dontoné. ricn. fairea
que pour ne
convenu, gui étoit de
le vent alétourdi, nous confervimes millecing censlivres,
vingt-deux
Prife gardâmes que le nous refte avions fur lui, & le
Screvinrent! tlefoir
d'un Paube
de la nuit. Dès
en
nous
que
FRC
saiftas
mlsenememand
Anglain. glois, AMeE mic mimes pavillon.An- detnrelfead,donte on n'avoit pollefion
coupded canon, aufli, & Faffura d'un IrErcadeandcee de
& une tiréque caife
n'éroitrqu'un bâtiment antincalonnue CC Naseese petitp
voit douze
mediocre qui a- lc Neririee Samedi
point tpillage. nôtre tauxPavillon ATNTIEAES & hiffames
routedefon 14. côté. Fevrier, & chacun dujour fit
blanc que nous afurâmes detroisc Pavillon de cingcoupede canon, L'Anglois onlui nous falua
decanon.g pondit: aflez quenous lui envoyàmes, coups ilré- trois, &ilr remercia d'un. en rendit
environ bien avec le fen, pendant gcs. Nousr reprimeslagrande Ruedes Vierunhotiogeque nous le chaufi- piller Nosgens oublierentl leur deffein de
MEERESE il vit que nous l'élongions
Panellon, Danicl & ils firent bien; Car
der,ilamena, &clc
pour l'abor- malaréceque un denos leuren avoit dit,
Tlauroitmieus fait Capitainevinea d'amener bord.
cia d'un. en rendit
environ bien avec le fen, pendant gcs. Nousr reprimeslagrande Ruedes Vierunhotiogeque nous le chaufi- piller Nosgens oublierentl leur deffein de
MEERESE il vit que nous l'élongions
Panellon, Danicl & ils firent bien; Car
der,ilamena, &clc
pour l'abor- malaréceque un denos leuren avoit dit,
Tlauroitmieus fait Capitainevinea d'amener bord. jelgivolspiru été ptifonnicr, les Peresqui avoit
auroirconlervélav vie à trois de plutôt, fes hom- il tre-pauvres. que habitans XSISE
menauifurenttuen,d autresbleffez. Nosgens & n'auroit paseuf fix rine Noscommencionr de manioc. à manquer de falement une
n'eurentpasfue aller fournir à Saint Daniel réfolut de s'en
cogmngnatapregimar molilimeslel Dimanche Martin, où nous
Rrr 2
Iy.apès midi
CHA- --- Page 548 ---
VOYAGES AUX ISLES
496 NOUVEAUX
H A P U I T R E X VI. de St. Martin, d de St. Barthelemi. Prife d'un Navire Anglois. Des IRes
eft fi- foient fc les conferver, puifqu'on 1705i
1705. 352
de Saint Martin & trouve Fdesd falines naturelles danstoutes
De rife a T00EF10s 60 tuéc par le 18. dégrez, les Ifles, ,tantcelles quifont auvent, 9 que
Saint
8 unquart delatituder nord.On
Il eft vrai
RR
a
à celles qui font fous le vent. Martin, ESOTA prétend qu'elle Elle n'a quinze ni
qu'ils ont empéché pendant long-temps
feize lieués de tour. feûlement
quel'onnelefoite enbhasumiBarbeiens
on y
LE
nirivieress trouve donnent de al'Anguille, àl Panefton, Saint' Thomas,
ques petites fontaines qui quitarif- Sainte Croix, TIle à Crabes, & autres
Teau dansl lestempedeplayeere la faifon feche eft ve- petites Ilesdes environs;mais commeils
fent auffi-tôt que
n'avoientpie Dompschentoconbomsatner
nué, parce qu'elles: ne font quederécou. fortequ'on çoifes & Angloiles de s'établir puiffamlemens deseaux de l'eau pluyesder dc citerne, & de mentà Saint Chriftophe, Antigues, la
y eft réduit à
Leterrain nc Guadeloupe, la Martinique, & autres
quelques mauvaifes mares. du moins dans Ifles, ils prirent enfin le parti d'abanm'a pas paru fort bon, maisil s'en faut donnerSaint Martin au commencement
les endroitsou j'aié été; cette Ie autant de 1648. Ils ramaflerent pour cet effet
bien que j'aye courru &lIfe d'Aves. On autant de gens de travail qu'ils crurent
querinles à Crabes, de l'indigo, des en avoirbefoin. Ils creverent & gâterent
n'y fait que du tabac, de Manioc, un peu de Conniodierpolabertd lest maifons,
pois, des farines
en veut, car firentfauterlal Fortereffe; &aprèsavoir
Rocou & du feltantqu'on les falines, faittoutledégaft dont ils fe purent aviil n'y à qu'à le prendredansl fans travail & fer, ilss'embarquerent, & fe retirerent
oùi illefait naturellement
à Port-ric.
âterent
n'y fait que du tabac, de Manioc, un peu de Conniodierpolabertd lest maifons,
pois, des farines
en veut, car firentfauterlal Fortereffe; &aprèsavoir
Rocou & du feltantqu'on les falines, faittoutledégaft dont ils fe purent aviil n'y à qu'à le prendredansl fans travail & fer, ilss'embarquerent, & fe retirerent
oùi illefait naturellement
à Port-ric. fans dépenfe. eft à Je ne fçai par qu'elle. avanture il fe
La rade où nous motillâmes
eux quatreFrançois, cinq
rOue.Sus-Ouchyreal bonne pourlan- trouvaparmi Hollandois, & un Mulâtre. Ces dix
crage, mais expofécà a tous lcsvents feroit fort qui hommess'étant cicheadanolesboisunt
viennent de dehors; Pon & encoreplus que les Elpagnols s'embarquerent, fc
mal dans un gros temps,
Heminanonhmt
dans un Ouragan. avoient une Colonie mer, & réfolurent d'habiter Fllc, &
Les Eipagnols
dont on de la partager entre les deux nations,
fur cette Hile, & une. Fortereffe fçaide commecelle de Saint Chrillophel'étoit
voit encore quelquerretles Jenef être ce fort entrelesFrançois &cles Anglois. Ilsconquelle utilité leur pouvoit
qui certerentlest mhreadiengtrmkurdt
nila garnifon qu'ils yentretenoienr tres-confidera- fein; & les cinq Hollandois ayant fait
Jeur caufoit unc dépenfe
à Saint Euftache
blet fansleurapporter d'autre profit Euro- que unchipenevenalerenta donner avis au Gouverneur de leur nacclui d'empécher que dans Ics les autres Vierges,ou tion de ce qui étoit arrivéà Saint Marpeenanesiabbmeatd de leurs falines. Ce dér- tin, & de ce qu'ils devoient: avoient. taufiaver- concertez
enprofitallent nier article nc valoit affurement pas là nveclesErançoleIsc dePoincy, Gouverneur de
centiéme partic des dépenfes qu'ils fai- tirleBailly
ln --- Page 549 ---
FRANCOISES DE
i7os. la partieFrançoife de Saint Chriftophe, LAMERIQUE
del'étatd rdtichscwaedceeguihe étoient perfidie des' Hollandoir, mais comme 1705t
taniota laiffé à Saint
slan'étoienep ils
pas en état d'entirer raifon,
Zei Hol- rent
Martin; mais ils nele fi- & difimulerent fagement leur
landoir
pas. Au contraire le Gouverneur trouverent enfin le
chagrin, de
s'empa Hollandoiso deSaint
un fgavoir aul Bailly de moyen faire
rens-de
Euflacheenvoya s'étoit
& Poincytout ce qui DifeS. Mar- O@teiernommeianuin? lité de
Thomas enqua- affaires. paffe, l'état où étoient rendentin. pût amaffer Gouverneur, avec tout ce qu'il Leb
ies, treles
aller prendre de gens dans fon Hle pour -le feur Bailly dela de Poincyy envoyad'abord o Frangeis les
nom des Etats polleffionde Generaux leurs St. Martinau maitres, pourvoir de 1aR2tdaees quelle maniere les
deis. Hoilanprétendant parcet acte faire revivre les dois fe comporteroient. Ceux-ci HollanIprétentions qu'ilsavoientfur cette Iile. lesarmes, &c empécherent le Gieurde pri- la
Tourdemetre fon
dès TmRtC l'annèe 1637. les François avoient tendant étre les feuls mondeaterre, préune Colonie, Scun Gouverneura ràSaint
maitres delile,
Martin.
R2tdaees quelle maniere les
deis. Hoilanprétendant parcet acte faire revivre les dois fe comporteroient. Ceux-ci HollanIprétentions qu'ilsavoientfur cette Iile. lesarmes, &c empécherent le Gieurde pri- la
Tourdemetre fon
dès TmRtC l'annèe 1637. les François avoient tendant étre les feuls mondeaterre, préune Colonie, Scun Gouverneura ràSaint
maitres delile,
Martin. Les Hollandois s'y étantintro- qu'elleavoit
RA
duits furprife, & s'étant enfuitetrou- pagnols. Le éréabaindonnée fieur dela' par les' EG
vez ER plus
pas aflez de
Tour quin'avoit
torts, bâtirent un Fort, &c droitsdest gens pour faire valoir les
femaintinrente dant quelques dans leurufurpation penFrangois, & s'en retourna à St. Gouverneurl mois, julqu'à ce que le Poincy Chriltlophes mitfon aufli-tor le Bailly de
fait un armement Efpagnol confiderable, de Port-ric ayant liersala téte de neveulefieurdel trois
Louviltaquer le Fort des Hollandois, &l'em- vintat- Sclenvoya prendre censbons hommes, de l'Ife
portasprésund fiege de fixfemaines.L.cs deSt.Martin, dont Pétablit
neur. CIReasEe
François & les Hollandois furent faits
Hluiordonna pourtant de Gonverprifouniers, & conduits à Port-ric, &c ployer les voyesde fitqu'ao cas n'emmdnuueeadomyRint Elpagnols de- Hollandois de
ne voulufent lui queles
meurerent maitres de Tine, mirent bonnegrace lap
de pas ceder
une colonie & une garnifon,
les François étoient partie Plile, dont
terent la Forterefe, & s'y, maintinrent augmen- en furent chaffez par maitres, les loriqu'ils
jufqu'enl'année L648. que la tropgran- Le
Elpagnols. àterre EEESSSE fans
dedepenteguinetieante pourl'entretien
obligez de faire
oppolition, parce que les
ingouiné.lesebiljgerenta decettegamnifon, &cfon Holandohnebienty pasen étard'ymet
On voit par ce recit toellabandonner. le de droit meoblacinscienrojet mandant Hollandois de lommerlcCom- fe retirer des
gelatlalmisnaroem &
quartiers François
que la
oudes
qu'ilaroit
EELiES
en
polliion que. Martin Thomas
s'attendic à en étrc chaflé occupé,
prit au nom de fes maitres en 1648. fe force desarmes,6 châtié dela mauvai- par:la
nerendoitpasleur leur;
prétendu droit meil- occation. foy gu'ilavoit fait paroitre en cette
preuve aucostrairecleétoite de leur mauvaife une. nouvelle d'envoyer Martin des Thomas le parti
François qui étoient foy. Auli les villiers pour députeaau TIlOrS de LonMirtin, n'entendant pointde demeuirez à Saint droit nommer riranenavcceue de f
gu'il voudu Baily dePoincy, fe douterent nouvelles del l'accord fur bien-tôt parts de forte que
la
conclu.
foy gu'ilavoit fait paroitre en cette
preuve aucostrairecleétoite de leur mauvaife une. nouvelle d'envoyer Martin des Thomas le parti
François qui étoient foy. Auli les villiers pour députeaau TIlOrS de LonMirtin, n'entendant pointde demeuirez à Saint droit nommer riranenavcceue de f
gu'il voudu Baily dePoincy, fe douterent nouvelles del l'accord fur bien-tôt parts de forte que
la
conclu. Lesterres
Rir3
-ATToammaine
les --- Page 550 ---
VOYAGES AUX ISLES
498 NOUVEAUX maitres de keorsmnailisionpecedene les avoit ex- 1705
1705. les François demeurerent appellée polé, ne. voulurent point quitter leur
toutl le côtéqui regardel'lile, celuioit pais. Mwefmtelails
PAnguilles & les] Flollandoisde Françoist fe landois jurerent denouveaul leursanciens
étoit ie Fort. Lc quartier
concordats, &c demeurerent reciprotrorabenucoupplusg lain. grandquelaune, Les deux nations quement fous la proteêtion les uns des
méilleur &c plus
fous la pro- autres; c'eft ainfiqu'ils vivoientenbons
fe prirent réciproquement &, firentenfem- amis, &c qu'ils obligelcandevseremne: nations
toliontuned-Tale
me les Corfaires des deux
qui
bleunel ligue autametzherDaley il venoient fc fournir de vivres chez cux. tre
leurtrmitésautaalones intereffécs le 23. Nos François n'avoientp pointd'Ofifut ROTE des parties. cierdul Roi à leur tête quand nousarriPaixen- Mars 1648.0 furunen montagnequifaierr vâmesà S.N Martingc'étoit un habitantde
treles lafeparationd des sdeusauanuenquergn leur corps, Chirurgien de profeffion,
deux, na- nomma à caufc dc cclalaN Montagnedes avec lequel j'avois fait le voyage de la
tions, Accords. jufqu'àlaguerre Martinique à la Guadeloupe en 1699. Depuis ce temps-là
qui étoit Nercommaehromral
de 1688. les deux nationaswoienevecu cn avoit quelque efpece dc brevet du
en bonneintelligences maislesAnglois qu'ils Commandeurde Quitant,loriquile étoit
ayant été challez, des quartiers au com- Lieutenant General des Ifles. occupoient à Saint Chriltophe
Outre cette charge il faifoit encore
mencement dela spuereenobigetout Martin & de Saint celle de Curé; car. depuis queleur Caleshabitansdes Saint
Chriftophe
étéaflafiné par fon Caraibe
Barthelemi, de venirà Saint Françoife,8c pucinavoit en 1699. pas un des Ordres Religieux OPLL Saint
pour angmenter la Colonic dont on avoit dé- qui font établis aux Ilesnes'étoirtrou- Curé réfi- Martin, Curé,
occuper les Anglois: quartiers. Ceux-cinous ayant vé difpofé à leur donner' à un Saint Chrifto- Suge,
polilléles chaflé à leur tour de Saint Chriftophe, dent, fe ceux contentoient qui étoient.
Saint Françoife,8c pucinavoit en 1699. pas un des Ordres Religieux OPLL Saint
pour angmenter la Colonic dont on avoit dé- qui font établis aux Ilesnes'étoirtrou- Curé réfi- Martin, Curé,
occuper les Anglois: quartiers. Ceux-cinous ayant vé difpofé à leur donner' à un Saint Chrifto- Suge,
polilléles chaflé à leur tour de Saint Chriftophe, dent, fe ceux contentoient qui étoient. d'y envoyer quel- Mede- cin, o
comme jc l'ai dit en fon licu, laruinc phe qu'un desleurs de temps en remps, & Goxuedecette floriffante Colenicenusinaakec Saint) Bar- Srcommotemiortaced ceflé depuis sontàla neur
ellecelledes SaintMartingedes d'habitans de ces que cettelfleavoit été prife le les Com- An- fais. thelemi. Beaucoup autrenrémablsent glois: C'étoit donc SIRETE les
deuxilesperirent, de maniere qu'il mandant qui aflembloit fon peuple faien d'autres endroits;
qui Fêtes & Dimanches danslEglife, ren'y en eut qu'un atlerpetitnombree la
exhortation,
à Saint Martin 1 après fitquelquelechareone avertiffoit desjeûnes
retournerent 1698. On leur don- J citoit les prieres,
paix del Rifvicken Commandant un des Lieute- 8cdesFétess & comme jeeroifsioities à ccux s'éna pour
demeura jufqu'à ce correêtions fraternelles
qui
nans dc Roi quiy
de nouveau cartoient de leur devoir. &c
Aumagemeitsnaleed de 1702. ilfut rap- Il failoit encore T'Office deJuges
au commencement Generauxtoulurent obli- affifté du Maitre d'Ecole quiluilervoit Roi, &
pellé, &nos Saint Martin à fe re- d'Affefieur ou del Procureurdul étoit le Greffier,, il
gerleshahitanedes à Chriftophe, ou dansquel- de fon Frater, qui
& en dernier
tirer Saint
Maisceux- jugeoit fouverainement,
queautre ColonieFrangonife.1 dcs malhcurs auxquels rellort toutes les contelationsquivele- voient
ci fe fouvenant --- Page 551 ---
1705. voient dans FRANCOISES fon
DE
dommage quej'aye Gouvernement: : c'eft verain LAMERIQUE
il meritoit bien mieux oubliefont nom, Car
AetGadbepe
d'autres d'avoir place dans que beaucoup
puif@u'ispar. 170g,
res; j'efpere le
ces memoi- J'allaifurieso
REECE
édition, &.fuircconolire mettre dans la feconde lacrez, jetrouvai foneproprer scingheures je sarEglileque
ala; pofterité de lesomemers Sles vifitarlesvals livres, je fis
Faopemmsene Prêtres de
pourla Teas-bentes Mefle &c je fis faire du
faperfonneleg Tancienel.oy, gouvernement] réunillbiten
; & comme une;
que, Civil & Militaire, fans Ecclefiatti- hecsblnt une
étoit alemblée,
fis
de Tautoritéd que la
préjudice cevoir exhortation lés
Pour lcs
CELT
na, donti il étoit Faculté de MediciSacremens de la préparerares Penitence8c
néfurles Corps &cles membre,lulavoird Bourles don- elDoctaritien
bitans.
oy, gouvernement] réunillbiten
; & comme une;
que, Civil & Militaire, fans Ecclefiatti- hecsblnt une
étoit alemblée,
fis
de Tautoritéd que la
préjudice cevoir exhortation lés
Pour lcs
CELT
na, donti il étoit Faculté de MediciSacremens de la préparerares Penitence8c
néfurles Corps &cles membre,lulavoird Bourles don- elDoctaritien
bitans. de fes ha- ferkGomonmede tuelsde fon demtbnranenee fur lcs beloins
Monfieur le Commandant
Ine, afin que je puffe fpiri- faire
miereperfonneg qui vintà moi, futlaprel mM Ainifturepese
mispicdàr terre; nous
quandje En
nous
fortante
TESEe
nous embraifimes snousreconnûmes &cles offres de dre vifite au Commandan derBatfenous fimesrenENSERaSpe San maifon de ville, caril complimens: iln'avoit pas tant de credit Hollandois, le nôbitationalac campagne, étoitla avoit une ha- aMinire. parente de
ERTERE ESRNe
qui
dix-hurt ou dix-neur plusap- autres mént, nos linousirecur fef fort courtoifetin. compofoient la Ville de Saint Mar- tcrpretes jofqu'a complimens cè
firent parinfondu. L-Eglife, MalredrEcolee le Presbyterre, &cla mai- d'Ecole, tendoit le latin mieux que quen jelglaquilen. nôtre
censpas delà. Monficur étoienta le à quelques mémes; if pour lorsnousp
Maitre
donna
Commandant
parloit peu, parlimernous
tiers ordiequlonsvertit dans les guar- vobesucoipee
parcequ'ilbuauffi-tôr qullétoiramiven le Maitre d'Ecole un Religieux, & virdelabienes la
fotvent, du vin de ilnousfitfer. voir de fonner. laMelfe, femitend de- ponche, Après nôtre & du pain d'épices. Madere, de
faifoit gné pour cela un grosI ilaroitempoie
vifite je m'cn retournai
chafle; autant c'étoit de la bruit' Lambiuporetgus qu'un cdrs de je fixai ma demeure. oiz. cloche
PLOS
& da Capitole de
dela Paroifte, jour, TallaarEgufer &) y
le lendemain avant le
quoiqu'il fut près de generepubliques : &
demeurat jofqu'a plus
diné, ilvouloit quatre heures, , & heureaprest midi; jeconfelfar d'une
EIT dire la Meffe,
me perfinder deperionnet le
jed chantaila besacoup
manche, & me repeta parce qu'il étoit Di- cingouf Prône, fix Sctesplication Mefe, jelis. RrA je le
in calo plus dedixf fois le Catechifme Bypsencsaprent aux
derEvangilcs la Melfe, &
tous promis les TFOrAr de la le weceftas. Je & gres. entans, & aux Nedans T'Ifle; autres & pourf jours faire que lendemain, je demeurerois diner A peine me donmn-t'on le loifr
demandaid où ilavoité diverfionjelul je
de
bien qu'il avoit été tétudié, medoutant &à demeurai fairele lensameaet jufgu'a la nuit à P'Eglife oir:
de M.
ilcs la Melfe, &
tous promis les TFOrAr de la le weceftas. Je & gres. entans, & aux Nedans T'Ifle; autres & pourf jours faire que lendemain, je demeurerois diner A peine me donmn-t'on le loifr
demandaid où ilavoité diverfionjelul je
de
bien qu'il avoit été tétudié, medoutant &à demeurai fairele lensameaet jufgu'a la nuit à P'Eglife oir:
de M. D. L. C. Doyen compugnondenut du Confeil
ceremonies Catcchifne. du
Jefuppleail confefer, les
SouBaptéme à plufieurs enNpimnattrieris parle Comman- --- Page 552 ---
NOUVEAUX VOYAGES A UX ISLES
5oo
leur promettre de folliciter le Gouver- 1705:
1705. mandant, après m'étrebiena@acéqeal prefcrite par. LE- neur General d'obliger les Capucinsde défifter
svoitobiervélaforme;
leur envoyer un Curé, ou dele
glife. J'achevail lc Mardi 17- de chantai confefler la 2100AP0PSA acquis fur cette Ilc, depuis que nous
lc refte de la Colonie. Je
a avions celfé d'y cntretenir des MiflionMeffes & je donnai la Communion état de
auquel casje ferois enforte de
tous ceux qui fe trouverent en
naires, leuren envoyer. s'enapprocher, Sjepuhitienbanende étoient Les dévotions de nos Infulaires, &c
pluficurs Mariages, dontl lesuns &c les Fêtes qui fuivirent les mariages que
afaure, &clesautresa perictionner, fuivans. jecelebrai, furent caufc que les farincs
c'eft tcequeje fis les deux jours
&les pois quele Capitaine Daniel vouQuand je dis que je Perfectionnaiquel. compiend loiravoir, ne purent étre embarqué
ques Mariages, jeeroiq qu'onc n'a- lc Samediau foir. Ilfallut
ERITASE
aifément que c'étoit des
qu'il ter la Melfe le Dimanche, précher; chez
voient pasj propos
diner
NesE
Prétredans jugéàp F'Ifc. Ils s'étoient faire le Catechifme, Scpuis
y cûtunl
fansattendre Monfieurle Commandant quiavoity
contentez du contrat civil,
&1 fon
TAEUE
Sacrement; c'eft le Gouverneur Hollandois 8cle Lieutenant
qociEglfeyjoigntles cequejchaleur égard, & cei que jy trc, avecle Capitaine Corfaire d'Antigues
trouvai de1 merveilleux, c'eftquetoutes d'une étoit cn Barque rade auprés del la nôtre eASE
lcs parties aprésune épreuve, annécs, 8cuncef- ou deux jours. Nous, nous ferions battus
pece de novitiat de quelques
dans toutautrel lieu; mais le refpeét Na- de
deq quelque mois, fetronverentticouitehe une nc la neutralitéquiéroite entre lesdeux
reslesu uncs des autrés, la que moindre pas répu- tions,. nous. infpira des fentimens de
de
fit, ou ne témoigna
avoient paix, d'union, & mêmc politelfe. gnance d'achever ce. qu'elles.
ferions battus
pece de novitiat de quelques
dans toutautrel lieu; mais le refpeét Na- de
deq quelque mois, fetronverentticouitehe une nc la neutralitéquiéroite entre lesdeux
reslesu uncs des autrés, la que moindre pas répu- tions,. nous. infpira des fentimens de
de
fit, ou ne témoigna
avoient paix, d'union, & mêmc politelfe. gnance d'achever ce. qu'elles. L'Anglois nous falua avant de mouiller,
commencé. Colonie qui ne & nous lui rendimes,coup pour &il coup. nous
Toute cette petite. deux cens ames me Nous le faluames en partant,
montoit afort pasà der plusde m'établir chez eux. Mon traita de mêmes. fur les fix heu- Dépar? preffaf Ordre y avoit envoyé &. entretenu) les res Nouslevamel'ancrel dufoir le 22. Fevrier. Nousp portà- de'St. rrasdepummamant furentavec &cavoit mes fur l'Ile de St. Barthelemi : c'é- Martini
fcficurdeL.onvillerse en 1648. habitans qui toit encore une Colonic Françoife cellé de et
accompagnéles premjers On me fit voir u- avoit eu le méme fort s'étoient reSyétablitenten 1636. Martin, & dont les dtiss
ne aflez grande étenduë de terrain
tirez à St. Martin pour y, vivre en afIin'yaque trois lieués de St. EEEH
ResawotacdunmenAcane
furance. Barthelemi, & fix lieués
CSEPSYE portoit, Martin àSt. befoin de ces' pauvres sgensm'y meferois confa- de St. Barthelemi à cofté St. Chriftophe. dc St. Bar-
& fjeuffeétélibre, fervice jer de CCS peuples; Nous rangeames la les
cré volontiersau chargé de nôtre Miflion de thelemi d'aufli près que nous lej cayes,dont
maisj'étois
Supe- Mifleltenwironnée,
lal Martinique,,
Elle
Bonnjctoisalons
ettbien plus CRAPREISE
&Vicc-Prefet Apoftolique; de mettre. der
e qui
rieur,
de
MInS
forté que tout cequejepisf faire tut Martin,cequ'ellea
ne --- Page 553 ---
ERANCOISES DE
1705. ne fe.trauve pas dans l'autre; c'eft un LAMERIQUE
SoI
Port.excellent ou les Vailfeauxde telle Aentcemmejersientradne dire, au Gegrandeur, & en telle quantité qu'ils neralCodrington,
170;. puilfentétre font dans uneenticrefeurejeeliamenssenieon
té, étant à couvert des
Stihmerinener
yent un fond d'une très-bonne vents, &c trou- tes8edevolailles: mahis, des pois, & onyf on faitdurabac, y
du
Ie de Elle me parut aflez
tenué. ton. Lapetiteflé &c la culive le CoS. thelemi, Bar- fon milicu; c'eft tout montagneufe ce que j'en vers terrain ne permettent maigreur pas
de fon
dirc, car nousla dépallames
autrechole,
qu'ony y faffe
nuit, & nous noustrouvamesle pendant AT lonier un peunombreule. stonyenolineutcos
Chritophe. au point du jour bien au vent de Lundi Saint fc mirent Nosgensaur dans nombre de cinquante-fix
Te
lui gu'ils venoient nôtre canot, & dans cetrebien-tocala commençsipourlorsa àe elpererd'e.
ne permettent maigreur pas
de fon
dirc, car nousla dépallames
autrechole,
qu'ony y faffe
nuit, & nous noustrouvamesle pendant AT lonier un peunombreule. stonyenolineutcos
Chritophe. au point du jour bien au vent de Lundi Saint fc mirent Nosgensaur dans nombre de cinquante-fix
Te
lui gu'ils venoient nôtre canot, & dans cetrebien-tocala commençsipourlorsa àe elpererd'e. duits par deux de de nos prendre, & conouaiplampocijsures avoient les mains liées prifonniers qui
EESTRESITE fi les fervices que j'avois
ils
derriere) le dos,
compatriotes de Saint Martin rendus à nos minuit. mrenrtere@irkstreiss lisétoient fibien sheuresapres
voient confolé du retardement ne m'a- furprirentun petit
de guidez qu'ils lls furapportoit à mes affires. Il que cela
corps garde de fix pren. malheur qu'un canot
arriva EPSRE prement, & defquelsile
pro- Mext S
leataniboudonep d'Antigues gui Mr GemealCodringrone étoit feurent que
de
def Nation,
prenantpouretre de
à partiporan- BarEme
laiffa approcher s'approcha jufqu'à nous;onle tguclcjourprcedenrs Cefut un vrai
foleil couchant. bonde. plus s'en. dedire. Pour ce lors qu'ilne pât Scfirourp chagrin pour nos gens,
connoitre labévie, & on le on lui de fit dela Guadeloupe poarquelquesuns fc quiétoient
Prife nirabord. Ilft d'abord pria ver bien de faire qui. a ce promettoient
d'unca monies,
quelques cere- maifons qu'il
General leurs
not
tait
EHE
glois. Anfon avant fnetraecne l'y determinerent
à Au défaut du maitre, ils brôleren s'en 1703. dedans fx Blancs & quatre lly avoit fes biens, f maifonfur
prirent à
alloient alaBarboude Negres. Ils leva douze ou
pillée, onluienàu Generaldes Anglois porterdesp paquets trouraquelques pauvres quinze Elclavess il fe
S'yétoitallé divertiravec Codhingione fes amis. qui gezque'T'onretirs. de ce Irlandoise dur engabord nos gens rélolurent d'aller enlevér D'aefelavage,
ce General, n'eus
tncmemcnee nous, &je
poferà ce RAF garde de m'op- ereiguetoutelile & réduite en cendre, auroit été faccagéc,
verlan nuit, nous Commeilhiloiranle filines une bordéc Vaiffeau qui fit revenir fans la vàe d'un
Antigues &des qu'ilfutnuit
fur tout notre mondeabord. promptement
tâmes furlal Barboude. Il ne: nouspor- faut
Il étoit environ midile
confondre cette lile avec la
pas Fevrierq quand
Mecredi 25. cettel belle Ille Angloile Barbade, terfurlui.A mefure denucommencmeiret
de toutes lesautrerlila, quieft au vent chions, fagrandeur gue nous) nous le en approdefcription dans la cinquiéme dontj'ai faitla relpeétable. Nous
rendoirplus
cesmemoires; celle-cicft au Nord-Eft partiede Pont & fur fes Châteaux, comptâmes trente-deux fur fon
d'Amigue, ni port.
quand
Mecredi 25. cettel belle Ille Angloile Barbade, terfurlui.A mefure denucommencmeiret
de toutes lesautrerlila, quieft au vent chions, fagrandeur gue nous) nous le en approdefcription dans la cinquiéme dontj'ai faitla relpeétable. Nous
rendoirplus
cesmemoires; celle-cicft au Nord-Eft partiede Pont & fur fes Châteaux, comptâmes trente-deux fur fon
d'Amigue, ni port. Eile petite, eft bafle, fansriviercs, canons treb batteric, montez. dontnious lipouvoitavoir une auTome I. peuhabiér,sappu: abordsourensy cn un voyonsquelques mor, c'ctoit
Sss
un
mor- --- Page 554 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
goz de dure digeltion. Daniel ne tcr fes' manceuvres courantes; de forte 1705
1705. morceau à quoife réfoudres la plapartde que fes voiles étoient la plàpart enpanCsmbat fçavoit difoient le Vailleau étoit tene: Nous eûmes pourtant un homme
centre fes gens
que dire qu'il le falloit tué,& cing ou fix bleffezs ce qui dèn vaif bien gros: c'étoit
immabosibmwindonte Tout
feaudn- abandonner Rchechersssmepisr étoit
pour cela; & nous
glvis, Erree
difpolé
porSatarassamalisoan
feau hSaanene mit à faire feu fur quand nous vimes amena fon
317A
où nous étions; ilfe fufions
villon.Nôtre teu auffi-tôt, le &
nei
E
nous, quoiquenouss affez
nous pasàpor- faire con- pitaine avec Madamc fon époufe fe mitée, s'en fut pour Aufli nôtte Ca- rentdansleur Chaloupe, &1 vinrentnous
noitrequ'ilavoit à nous, c'eft un rendrevifite. Jefus commis pour lesrepitaine s'écria,
Ta
cevoir, çar Daniel avoit d'autres affaiMarchand: Stinsteommanininbm & buvons trois
res. On peut croire quejele fis le
vite,la, priere,
fait; je fis
gracicufement qu'il me fut
Rasre
auli-totdit,su0h-6el je donnai
Capitaine étoit bleffé legerement au Prife da
on dit le Confiteor,
LEE
re, folutionavecun: mot d'exhortation, on brasy nôtre Chinugengemprofapesr Yaifoaw Angloits,
du vin, & de) l'eau-de-vic, &c vifiterfa playe, quil dans ne trouva les chairs. pas danapporta tout le monde ventre àterre laifat tirer gercufe, n'étant de le que faire coucher dans Je la
Monlieurl'Anglois quiavoitarboreune traînant à nel Cabane laiffai pas de Danicl, & de donner la
grande flame, un pavillon à l'avant. Danicl mienne à fa femme, que je confolai le
Farricre, & un Yiack
com- mieux
feul étoit debout àl l'arriere pour
quejepûs. Daniel fut à bord de fa
mander le gouvernail, & le quartier- fin prifeavece Cependant cinquantel hommes;, il ytroumaitre à l'avant. Nous dont les reçimesala éclats bleffe- va encore 22. Anglois en vie & fains,
un coup en bpis, deux de nos hommes. 14: bleffez & 8. morts. Onjetta ceux-"
Dmciftamnumebonser rent legerement
pourvoirquel ci à la mer, les autres furent panfez, &c
&affeoir un des 22.
ail, & le quartier- fin prifeavece Cependant cinquantel hommes;, il ytroumaitre à l'avant. Nous dont les reçimesala éclats bleffe- va encore 22. Anglois en vie & fains,
un coup en bpis, deux de nos hommes. 14: bleffez & 8. morts. Onjetta ceux-"
Dmciftamnumebonser rent legerement
pourvoirquel ci à la mer, les autres furent panfez, &c
&affeoir un des 22. autres, dix furent envoyéz dans
partile Vaiffeau folide. prendroit, L'Anglois pour- nôtrel Barque, & les 12. autresavec40. jugement plus
revira hommes des nôtres, 8cle quartier-Maifuivitd'abord fa route, &enlnite
tre furent laiffez dans le Vaifleau. Dafur nous. Cammaentdgeabenig revirimes fur lui, & il niel ft mettre à parttout ce qui appar--
voques, nous nousintrigua encore nmorasCaptss-anglond kàff femme,
prit chafle, A] ce la qui finr nous nous établimes Scleleurenvoyafar) lcchamp; il ne dédavantage. à fa hanche à bas bord, & nous com- rutareienpasainced biendes honnétetez. Ilsle meritoient, fitàtous
mençames à le chauffer avec def fix nos livres, deux car ils auroient pà nous donner plus de
piecesdechalleq quiétoient parmer- peine qu'ils n'avoient fait, étant dans
bminns-ontesaileer un Anglois- un Vaifleau qui avoit porté autrefois,
veille: Dès qu'il ii paroilloit étoit auffi tôt abba-- 56.canons, quienavoit réellement 32.
etez. Ilsle meritoient, fitàtous
mençames à le chauffer avec def fix nos livres, deux car ils auroient pà nous donner plus de
piecesdechalleq quiétoient parmer- peine qu'ils n'avoient fait, étant dans
bminns-ontesaileer un Anglois- un Vaifleau qui avoit porté autrefois,
veille: Dès qu'il ii paroilloit étoit auffi tôt abba-- 56.canons, quienavoit réellement 32. fur les gaillards, remarquoit) le moindre montez, quiauroitp pu embarquern nôtre
tu, 8dés qu'on
il avoit dix Bâtiment, comme fa Chaloupe; &cnôtre
mouvement à un fabord, Ent moins y dedeux priteietrouvachargee de 380. de
coups defufildedans. vindcMadercavec quelques SRETS
Ealiabroapars
fcs --- Page 555 ---
Iro;. fes : féches. FRANCOISES Il étoit
DE
quand le Vailleau fe près de fept heures LAMERIQUE
panne le relte dela nuitpour rendit; épifferles on miten Bargusareemon: ves, après un voyage NegreaMleriGom de
rrey,
Emneuwvesquiatoiente été coupées, & faire 30. lieues, Jelaifai g2. mon jours
pourn mettrerouteno ordre. Les écoutilles borddu Corfaire, &c
POeE à
lejournous furent cloices, &cleJeudiu un peuavant moi qu'un panier caraibe jen'emportai ou étoit avec mon
de
portâmes fur Antiguesafin confrere lingeécmesh le habits.J Pere Jecouchai chezmon
de gai@erentecettelile, Sac dela Guadeloupe. &cleg grandCul Paroiffe,
Gaffet, Curé de cette
LeVendredis 27.fur le foiron
notre ConventduBaillf. élelendemaitje me. rendis à
me dé8
- H A P I T R E
€ Yf *95
XVIL
L'Auteur termine Tafaire d'un maringe
grandeur. Diferentes manieres de pefmber clandefin. du Raye domeprodiginfe
Vieille. Du Tazard, e du Balaon. poifon vortge. De la
7On mis, arrivéc &cà ceux fit plaifir à mes: 2- voir vivre en repos:
interelt, comme quiyavoient le feur temps que les
maisily a longGrefier, & fa prétendue tumez veulent à fouffrir NSmRedheeT destraveries,
femme, nouvelles (car onr n'avoit pointeu de mes Je s'acquitter de leur devoir. quandils,
renroyée depuis] apni@qucnocrmsiom 14. partis deiaCuadeloupe le Samedi
voitque penfer deliledAves d'unef f & on ne fça- le lendemain Mars, Beyarrivaialas un
Martiniguele
Jefis avertir les prétendus longueablence) mariez de Pendant que après a la midi.
nos
a
mingrivggatlsvinientr metrouverauff- Negres pécheurs! Guadeloupe Raye
tôt, & m'apporterent tous les certifi- raye qui étoit la plus harponncrenrone prodicatsdeC Catholicité, defeparation,Scau- và det ma vie, jela
quej'euffe gieaje,
tres preuves donti ils
l'eut tiré
quand
BETE
fis les procedures avoient beloin. Je
furlefable, ietotsique on
avoirf fait publier un ordinairess banc dansleurs & aprés Pa- par le travers du
delunge
roifles, & ditpenfé des deux
demi depuis la tête corps, la pieds &
leur fis
F
faire une nouvelle autres, je delaq qucué, Scprès julqu'a de
naiffance
aprés quoijelesrenvoysie abjuration, paiffeur dans fonmilicu. deux pieds d'éde la Cabefterre
iderantleCurd quinzepieds de
Saguretavelt
diétion nuptiale, pourrecevoirla C'eft ainfi fe bene- Jarge à fa naillance,' long, en vingt polces de
mina cetteaffaire qui avoit RaE benu- ter- fentiblement jufqu'au bout diminuant incoupdemauvaist traitemens à nôtreMif bon poice & demided quiavoitun
fion, & quir ne cefferent pas, quoique bauf qui éroit étoit plus épailffe cuaneiclares que le cuir d'an
raintomfatbencere ne devions pour avoir la paix, plus quenous gles trés-gros parfemée & très-forts. de maillesSed'on-
&pou- merveille
C'éroitune
Sss2 ounguneiemmndmies
pe-
auvaist traitemens à nôtreMif bon poice & demided quiavoitun
fion, & quir ne cefferent pas, quoique bauf qui éroit étoit plus épailffe cuaneiclares que le cuir d'an
raintomfatbencere ne devions pour avoir la paix, plus quenous gles trés-gros parfemée & très-forts. de maillesSed'on-
&pou- merveille
C'éroitune
Sss2 ounguneiemmndmies
pe- --- Page 556 ---
VOYAGES A UX ISLES
504 NOUVEAUX
où elles font fort prefliées, '&c font une 1705:
affez
d'ou
1705. petits scneTNeeSne lislavoientharpon- maniere de poche profonde, fortir. trejufqualalame de peine à lc tirer à ileft difficileque le poififon puiffe descôné, &coneutallez foyepour faire dc lly adu plomb orourielongdund & du lieterre. On fefervitdu
étoit tez pourle faire aller à fond,
l'huile à brûler. Pour flafleufe, lachairqui dure, ge ou autre bois leger à l'autre letenir
longue,
à Acur
&
amat
extremementl
onl'aban- foutenir
d'cau,
coriace & de mauvaisgoûit, alerentlesmeil- &àp plomb. On metàchaque! boutdela
donna aux Negres qui
quileur Senne un bâton d'une bonne groffeur
leurs morceaux, &clesendroits dans auffi long que la Senne ett large, aux
parurent les moins durs. Perfonne d'avoir vû deux bouts uedesmaicentces
jc quartier ne fc fouvenoit
affez lache pour faireun anglevis-a-vis angle
unc! peti- lemilieu dub ibâron. Onjoint àceta
à la
à
Coaacner
ordinairement SennelontFortp d'un une bonne corde de trente quarante
tes. jen'enaipoint vaquie cutp plus de ce brafles de long, dont on laiffelebouta
pieddelargeur. Celanevient avant que dans la iontjvebmatjentuneces cn mer porqu'on ne péche EA filets affez dont on fe fert tant la Senne dans un canot, &cljet- du
mer, parcequel prendrele
tant à l'eau à melure qu'on s'€loigne demicercle. nesont bons que pour
nous rivage, en faifant un grand. cofte; au lieu que
à terre la corde qui
LE
quivientala des Barques, & des Tartanes de On apporte à enfuite bout de la Senne,
avions
eft attachéc Pautret
pèche pourallere en hauremercommeen du poiffon bien & les gens font à terre tirent àeux
Europe, nous aurions
ccs cordes, E enfuite la Senne le plus
plus beau & plus gros. Iles cinq ou également qu'ils
en s'appro- fin
Diver- Nous n'avons aux La que Senne, la chant doucement; FREETHE Xlejoignantila
fest ma- fix manieres de pécher. & lat naffe. enfemble, pendant le canotfetient
nieresde picher. ligne, laTraifne, leharpon la
vers le milicu du
pourempécher
aetr
J'ai parlédesdeux derniers dans pre- les poiffons quis'ytrouvent pris de faumiere partie de CCS memoires, en
ter par deffus, ce n'arrive encore
des Tortués à lap péche,
filct! LRUEs
lant
balaye,
dn
aecireploavent ainfi dire, tout lefond del la mer, Eat
lesgrofles Rayes;
s'y trouve.
laTraifne, leharpon la
vers le milicu du
pourempécher
aetr
J'ai parlédesdeux derniers dans pre- les poiffons quis'ytrouvent pris de faumiere partie de CCS memoires, en
ter par deffus, ce n'arrive encore
des Tortués à lap péche,
filct! LRUEs
lant
balaye,
dn
aecireploavent ainfi dire, tout lefond del la mer, Eat
lesgrofles Rayes;
s'y trouve. Il
Fenare
leLamentin,
pour les Dora- maffe tout le poillon qui rarement
qu'onelle enl haute mer,
&cautres arriye quelquefais, quoique
des,le Germon, les Soufileurs, taprelentpar- qu'on y, prend de trés- -gros Pantoufliers, poiflons Pad
poiffons sfemblables,lfiauts dontnous comme desl Requins,desl femblables,
In-deneaametnesee
Efpadons ou autres poiflons
nous fervons pour la pêche. d'autres poiflons, 8cen
La Senne eftung grand filet de cent ou qui pourfuivant un grand nombreàl la cofte, fc
Senne
braffes de longueur, 8cquel- trouvanti trouvent renfermez avec eux dans lefifiler paar fix-vingt même
On lui donpourtant pas unavantapicher. quefois trois brafles largeur dans let; ce quin'eft
arrive
deux à
qu'il
Ras
ne fon milieu. Tout le monde (gaitqu'une Lesmail- Rcanepsclome prelque toujours que ces parce grosa animaux,
brafle vaut cingpiedsde Roy. dontonn'a que faire, coupent oul déchi- ce
lcst font taffez largesaux deux extremités, rent la Senne , & s'enfuyent avec
mais elles feretrécillent à mefure qu'el- qu'ils ont dévorez, & lcs autres qui
lesa approchent du milieude la longueur
étoient --- Page 557 ---
FRANCOIES DE
170s. étoient renfermez aveceux. Quandon la LAMERIQUE:
sos
s'apperçoit qu'il y: a quelque poiffonde rive moyenne encore region del'eau,
cette
&cquilar. ijô;1
cipecedansi une Senne, onlaije
moins qu'ils quittent leurs
au plus vite un
jette domiciles, il faur les y aller chercher
ou bien ont tâche amenumnpoturtandter del lel harponner, ou de aveclaligne. bonne ficelle Eletgearfondinurede de
l'allomer; & on tire la Senne lc plus bien Gléc & bien chanvre ou de pite,
proprement qu'ileft pollible, afindeles feurd'unep
torfe, depuis la groffaireécholiers car oneft
plumed'oye,
tre facilement à la raifon leurdelesmets quand ilsont peticdoigt. Les hameçonse Julquacelede out hainsdone
une fois le ventre à terre. on la fe fert doivent étre propoitionnez a
Efpadon Iinefaut
groffeur dela ligne,
ou Pefte des
tfmureerEpedonsurng autres à la force des &clesu uns &cles
spada. Poillaniquinefontp pas bons à man- fçait
poiffons que l'on
ger; ileftexcellene, onen; prendbeau- banc: Par où experience fe trouver fur le
coup dans la Mediterannée au Fare de
l'on va pécher.
ventre à terre. on la fe fert doivent étre propoitionnez a
Efpadon Iinefaut
groffeur dela ligne,
ou Pefte des
tfmureerEpedonsurng autres à la force des &clesu uns &cles
spada. Poillaniquinefontp pas bons à man- fçait
poiffons que l'on
ger; ileftexcellene, onen; prendbeau- banc: Par où experience fe trouver fur le
coup dans la Mediterannée au Fare de
l'on va pécher. Metline, On lappelle PelceSpada, ou fil Onsmtachelhinogon
poiflon à épéc. J'enferail le defeription brins d'archal, compofée de lunequeuede fept ou huit
aufli bien que de la maniere dont on le mieux tors enfemble du meilleur, 8du
péche dans un autre ouvrage. rienceaf cuirqu'on puisesveriRespe
Onvoitpare cette maniere de pécher,
firconnolrequilette moins fudre quelaSenner le Poillon nep qui peutfervirquer vient affez pour;
jetaétrecoupép ou rompu étant parlesdents de cette des poillons,
cofte, pour. étrer renfermé près R la étoit fimple, quoique dela façon, méme que s'il
que la Senne; peutembraffer, dansleipace & quec ce- On feur
ou huit brins enfemble. grofluiquiletientaul large,
ne
cette queuë deux
CT
&qui mord demiatroispieds
Ona pieds &c
Emnmnoeee letsous Sennes doivent tétrefaitcs de
cheaul
delongueur. attane ficelle de
bon-: de fl boutdelaligne d'archal un quijoint la queue
chanvre ou de pitte bien
plomb
torle; on ne doit Pas manquer de les afing parfa. pefanteur acelle proportionné
teindre avec du Roucou, ou des reftes encore qu'il fur la puife tirer deturchalignes en bas. On cnte:
d'Indigo pour leur donner une couleur
la même ligric à
un peu fombre; parce. ques'ils étoient dillancescingo ou fix hameçons differentes mediocres
blancs, inpmeligiatopdene l'eau, quelque pour prendre diftance les poiffons nagent à
Romneeimmnerate lamemeprécaution
Onufede On fe. fert de au deflus' * banc. Eperviers, &c les pourles dont Folles; les,
poiflon pour garnir les
lignes onfe'fert
pour pécher fur les
fouventettleb
RiIEEEnE
bancs. balaou, oulafardine. LigneRe La feconde maniere de
Nous avions un
font laligne defond. On choifit pécher les eft à tre habitation de la Negrepecheurind Excl
EE del
sendroits: étoir un. des plus adroits Ciundeloupe, qui lon-se
nmer.domtonancnmt la
& des
lesbancs dantnanogi-comedel sbancs profon- heureux qui ait jamaisexercé cei plus Ser
dest terresplares & unicsà
juf ou Lorfqu'il fortoit pour aller à la métier. qu'i 120. braffes au dellous 30.40.& de lat
il fons demandoit aux Religieux péche,
Aesdeleatespaipsers
fuperils vouloient, & il les quelsiporr
cn ces endroits mordent quifetrouvene à
infailliblement.
-comedel sbancs profon- heureux qui ait jamaisexercé cei plus Ser
dest terresplares & unicsà
juf ou Lorfqu'il fortoit pour aller à la métier. qu'i 120. braffes au dellous 30.40.& de lat
il fons demandoit aux Religieux péche,
Aesdeleatespaipsers
fuperils vouloient, & il les quelsiporr
cn ces endroits mordent quifetrouvene à
infailliblement. Cela le fair apnmais comme ils s'élevent rarement Thameçon, vers pourforcier parmifes Carr
ortoit
trescroyoient Sss
qu'il m FE oit pafler
waradess d'auusttoit unecompofition --- Page 558 ---
NOUVEAUX VOYAGESI A1 UX ISLES
go6 Sition à l'apas qui attiroitle poiffon,, &c pointes de T'Ile qu'ils ont remarqué, de 1705:
que c'étoit de la graifle quand, ils étoient juftement au lieu
on prétendoit
m'échaircirdec cela leur péche.1 Pourlorsun desdeuxpéche,
humaine; jenaipo perduenmer & l'autre. foutient le canot avec. fà paaveclui, parcequils'étoit avant que j'arrivaffe à la galle contre les courans. 9 & contre le
quelquetemps Guadeloupe. Mais fon filsquiétoitpref vent,afinqu'il demeuret toûjoursaumé- la
queauifi habile homme lui m'a me. endroit. Onpéche eft nuitcommele c'eftun
affuré que cequi rendoiti con perefiallu- jour, & quand lanuite la claire,
qu'on luic deman- très-bon temps pour péche. rédhapporerieposiiae doit, étoit la longue habitude, & la Nous penfamesperdre un de nos péparfaite connoiffance qu'il avoit des cheurs nuit d'unc étant maniere fort éclairée,, affez particulicre. & la mer
bancs, chfexpenenceliaroit retiroient: fait con- car. La tranquille & fans vent, celuio qui devoit
noitrelespoiflonse de banc quis'y changent rarement foutenirlecanotétoit: aflis en
les poiffons &cfer mélent peuavec ceux dantquel'autre: tenoit fes
eStE
de
RLTEIRS
demeure,
leur. De forte. péchoit; & comme dans cettc Gruation
d'une antreefpece connoiffances, quela &delagraif- il'étoitafloupi, ayantunt bout de fa Ca- dentar: Acci:
fc qu'aveccesa de chien, dont il frotoit l'apas & le faque qui pendoit horsdu canot, 7 dansle celui rivia un pdfil d'archal de fes lignes, il étoit très- quip péchoit apperçut alloit un. Requin ce morceau cheur. rare qu'iln manquirde prendre lepoiffon de moment calaque; qu'il ileut lap prendre prelenced'eipritde
qu'il vouloit remarqué avoir. dans un autre endroit fc jetter. fur' celui qui dormoit, & lui
J'ais
ou une ployant les bras en arriere, il aida au
dec ces memoires, qu'un
qu'un Requin à le dépoliller de fa cafaque
Becune prendra plutôtun aiters
emporta, fansquoicet animalvoBlanc, &un chienp plutôt trois qu'unhiomme animaux à la quril race l'auroit infailliblement tiré dans
quand & il commecela trouve ces ne peut venir: que l'eau & l'auroit dévoré.
& lui
J'ais
ou une ployant les bras en arriere, il aida au
dec ces memoires, qu'un
qu'un Requin à le dépoliller de fa cafaque
Becune prendra plutôtun aiters
emporta, fansquoicet animalvoBlanc, &un chienp plutôt trois qu'unhiomme animaux à la quril race l'auroit infailliblement tiré dans
quand & il commecela trouve ces ne peut venir: que l'eau & l'auroit dévoré. Sramarsez2ame mers
Entreplufeumspaifonsg qu'onp prendà
de ces. trois corps, &cfrapent differem- faut la ligne, fafle ilyenadeux ici la defeription. qui meritentque
ment les organes des
dont , il l'apas j'en Le premier cft lepoillion rouge. On poifons
direquelag graiflede
fa & fes ronge. RChet
étoitfroté, répandoitunee quantitécon- Pappelle ecailles font ainfi,
de peau feu affez
fiderable de
ESER
cescorpufculess attrayans des ASE vive.. Il a beaucoup de la figure de la
mapeientvivementias à
tanche; fa chair eft très-blanche, &
fons, &clesexcitoiont:
fes ceufs font excellens;
Nepmere
petuolité fur l'apas. fct
très-délicate; ileft
ferme, &cégalement bon à
Commeces! bancs ne! trouventgue- &clou- quelque grastc faulfe qu'on lc mette. J'en ai
ventdavantage, 1es poapbondetemns@tecios un Negre nevajamais vû quipeloient presde quarante livres; Ceux
fculacette péche. Quand le canot eft mais ceux-làr ne ordinairement lontp pas communs. fontdepuis
un peugrand, ony mct troishommes: qu'on prend julqu'à fept ou huit livres: Yieille
mais pour TMolmnciecmandontca hommes;
Sple
fefertn'ontl befoin quededeuxl
TREERE
ils connoiffent qutils font. arrivez.fur le blable à la Moruë pour la forme du
bancenfondant,
corps, lapeau, lachair8 récl'aviditéqu'l à la
E
cuensalignantadeux
a de
: 5
mornits --- Page 559 ---
a a
iyos. sdagmleatharen FRANCOISES DE
quilyaentreces crois
poillonse selt, Ladiftrence 31 nequi LANERIQUE 507
deux- aLs qu'ontrouve livres & des Morucs quejene de 1 tenttabieleue ace qu'on 17dy. trouve de ces
plus, comme on
ilavoit enM
On
poifons. desapeile mererourie dememetiners refte depeau, de f vie & étoit de- dinCas Hifeire
BUE écailles.
mleatharen FRANCOISES DE
quilyaentreces crois
poillonse selt, Ladiftrence 31 nequi LANERIQUE 507
deux- aLs qu'ontrouve livres & des Morucs quejene de 1 tenttabieleue ace qu'on 17dy. trouve de ces
plus, comme on
ilavoit enM
On
poifons. desapeile mererourie dememetiners refte depeau, de f vie & étoit de- dinCas Hifeire
BUE écailles. dre, graffe, affez ferme,
commeun hommie qui a le' friffon. tremblant Pucin,
fe; Lat eft grile, Radieveper trehann de cuiffon
Je
clles font R goulues, @paie@cgre sepepnuunede bon
f mativais tout fcul
qulleifjet Aeeenderaf être quitte effets, felon ce
EEREE pergoivent, &Tavallent
pasavoir
les
zuiquandlle fe
fc
avec-avidité, tes;" & desfuites
devoit
FS
renverient mempimuceaseles quc c'ef çe quime tlengeoeets funef
elles rouloieerendre hourheilomtne commefi
porte à croire
gu'eiles ont
pàr la
avaléavec gueutece TERmNG Equelques sorquoique ce mouvementr trop daridité,
Car
Daire
EER
qu'à
il
meierainte goulu,
les étouffer plutôt, sneferved'onuil &cailes EE nilier, desgaleres,
de mance- pouEE ceau
nimcules Sccaufé qoi ayene &rautres chofes veEcte d'arriver,
304 Ondit caseedenrau corrompa fà chair;
leurs
forces, delesperotatismer lebaric queles
Gapucin. Je crois que ce poiffon eft
deterre neuve pécheurs qui ront fur
le même melesMoruese d'unes grandeur appellents Sang6iesPemmess
sinabe-Sornet que mon extraorteurs
8cquela
idée
SSE
n'en font EeVAE de Vieillealsy 1des foir fottjufio,
exaête, jenev veux eimnaperpister rienafurer
pris Morue, dés je doute fe foit une eipece
Quoique lachaire dela H-deffus. poids des Sangorun R la taille
cellente, etant mangée vieillefoiter
Vieillese que j'ai và à du
pourtant certain qu'ellee fraiche, il cft delpepe. la Guaquand on la mange celtplundélicne furentt Apropord un de Vieilles, nos
couverte fix heures. de Tel mesquelies pendane cing été Ou dre Pour un jouradeue de
doigts fe
fe
ces
TIPE
de la tête pour faire fcrt de ondinairenent la
qu'ils1 unl let tiroient ' bord poillons. de RCLREE
fe pour met mettre à au bleu, le refte foupe, ou charger Requin d'une vint
leur canor,
ragolits, 'toutes & fortes de faufles ducorps & de foient, > en partie HLREREE duf fardeau déleader également bien; ce gu'el. tant la moniedela coupant en deux, & qu'ilstite jamais, meilleur, &t eft qu'elle ne dégou- pris. Nosp
Vieille empornourilante, ME bien eft de qu'elle foitfort vilits,lui jetterent peeheunréae le reftc aodliandient piquez de cigelion,pourrd
tre-fielledt cenvedcameaer desennailes
car quand cétte condition qu'elle foitt bien cuite; védansune chainc deier, ssnhunrgeneudlie à
dlahanemue ditdans
du moins lui manque fsasicirnen une lestremité
les lles.
Nosp
Vieille empornourilante, ME bien eft de qu'elle foitfort vilits,lui jetterent peeheunréae le reftc aodliandient piquez de cigelion,pourrd
tre-fielledt cenvedcameaer desennailes
car quand cétte condition qu'elle foitt bien cuite; védansune chainc deier, ssnhunrgeneudlie à
dlahanemue ditdans
du moins lui manque fsasicirnen une lestremité
les lles. sacequon ligne,dont du canor. let bout étoit amaréà bonne & forte Dasyer
Taiconnuenc
tume une Ilsavoiente mafe de
l'avant eu deux
Rapaeiygup Pour Aonsbosendipee en avoir mangé d'u- livres, dont le manche emstioabeues fer de fept ou huit Farens péckonrs
pontemsiestapuese écourdir eft aflez long expgftty. labétc,
quand --- Page 560 ---
NOUM E AUX V OYAGES AUXAISL ES
Iyor:
apipnachdeiatlez 03 riérc.Ony met un Baladu pourapas,ou
ayes-quandi ils onip peuvent. mianqua ofeulement deux dans: plumeshisnchekjcome les vaiffeaux prenNocaormteneend Pacanratamar me dre on lesl fait Dorades & on laiffe couririeCa- pour
Lrmaligconmanelret pris,capres long-temps, not: a Le poillon quis'y prend C'efti le unpoif- plusor- re Manie- depkavoirt araing lci sanorallez. comme, s'ikeut dinairemente ceftle reffemble Tazard. affez au Bror cherà Traine. le
rils'en, epprocha-enta. dedanss.oude xanverier. fonlong, & qui
voulu. lauter, PEiE ecmement pour -chetyescept@qu'il. & al lagucule court.ayee pluscourUn. lui décharger des pécheure un grand coup de malle aviditéalaproyes te. Ileftvorace & hardi,il quand on a foin de
iur la téte,ce quilt faire dans. un ce faut mouyé- pro- faire fautileri-apas, foit Balaou, le voit foit
digicux atanionalaqui
plumes, en remuant la ligne,on aux
ment, donna wnrdlamicoupdedies étojtdebois quifejette deflus, & qui Tenglouti donne
fur, l'arriers: Hacanotquu fendit cn daux pieces deéponadel delléxerciceaux fa viq. Helt vraiigeil pecheurscar
Actioueqaitlet d'un! bout à l'autre i B s'il n'avoit
fouvent il eft fort & vigoureux; & quand il fc
été étourdi du coup. qu'il avojt. Palla : leur fentpris, il fe donne de. terribles Onen trouve mour
nos pécheurs. aureiens-nal
(anbnepourbdigoeles
de
emp-Heuremlcmente poureiusalpniela commuement de cinq,8 &cdix.pieds
routevers laterreou lui. undenos Ls'ccholiasayant péchours dans longucur, eenienines &
mais un
trainé moitié avec. de canot. On fut obligé Sa chair eft blanche elt faine fermc, & d'aflez. facile
d'allerchercherl cettc
taumequiesenoiume peu digethion leches quand elle. lepoifiont n'a rien manT'aurre eneducnntamet reitede de.cept genuilepuillse empotionners aal avalc maiscom- aufli bien
la Vicille qui Psloisencarepres leventrc.dul Reg me.
ines &
mais un
trainé moitié avec. de canot. On fut obligé Sa chair eft blanche elt faine fermc, & d'aflez. facile
d'allerchercherl cettc
taumequiesenoiume peu digethion leches quand elle. lepoifiont n'a rien manT'aurre eneducnntamet reitede de.cept genuilepuillse empotionners aal avalc maiscom- aufli bien
la Vicille qui Psloisencarepres leventrc.dul Reg me. ileft gourmand,
rençontres
livres. Ontrouvadans) avoit
quer la Béeune rout,cequ'il arraiquin ce qu'il cn mauvais avalé; pour y avoir qui-n'en fé- galeres, pommcs eft de bon; macenilier, c'eft pourquoi
étoit journé pas deux plus ou trois heures., or
gncesolt quand on le Tlui prend il faur cxaminer fes
Celtlarenconsse decesanimaux çar:. de dents S gouter (onfoycicar ficelui-cieft
naffiers qui faitioutle qu'ils delagrément fetiennent en amers ou- que lcs dents foient noircs, eit emcette desquil péche; 31 parce voyentun. canot, com- c'elt poilonné, une marque & quepar certainequ'il confequent on ne
garded me s'ils fcaroient qu'on ne fut-là quc
prendreda poiffon Erretet Sclonleslieuxoblea
pourpechercep Ieft vrai quril leuren coûte euE berdtreueauit
Becunes;, j'en
cux. onelktolijours expolé trainc, onprendauilides)
ventla vics mais dangers sdans dep petitsca- IEromaretau dc pécher eltagreae
a beaucoupde quand on a accroché un de ces tie. Cettemanicre
du matin, &c
nots, animaux là. bisenjelardcihpscheett on prend du poiffon fans fe fatiguer. eft d'è- Le
La troifiéme mantéredepécheretla heurcs feul defagrementqui sly trouve les. Requins,
Traine. avantl lejour: Onvaicecpeacieat Ons'cleve au vent autant traunisncoauolicime J'ai Parlé du Balaou, fans le faire conqu'on le juge a propos, après une on de noitre, &cfansdiredequeller maniereon
& on jeite
1om
vire lc canot, ouquelqucfois unc à l'ar- le péche. Cc
chaque côté, --- Page 561 ---
FRANCOISES DE
rzos. Ce poiflon reflemble aflezà la Sardi- une LAMERIQUE autre
So9
nc, Satéteeft excepté qu'il a le dos plus quarré, c'eft de le qui lui eft toute pariculiere; 170g. comme cellederorptije'ti- Deux prendre la nuit au flambeau. peche
aediegtlsumaramehecs dedeuxa âtrois tit canot perfonnes fe mettent dans unpe- paricuEotistaasehd fer- vent, & qu'ils laiffent aller au du liareda
me, délicate, & un peu féche. II n'a
delamaréc. Celui qui cftaflis gré Balasn. feulcarrête, quand il eft cuit il alaranrtienrunt ou de bois
flambeau de' bagaces,
partage naturellement
Prume
le col jufqu'à la en deux, de- vérs Peau. chandelle, qu'il panche un
Ea fepare ailément de queue, Parréte &clachair ECT plus on eft affuré Pluslanuit de faire ef obfcure,
affezfoible, La longucur ordinairedece qui eft péche, parce que le poiffon unebonne
poiffon eftde huit ineufpodces.
unt ou de bois
flambeau de' bagaces,
partage naturellement
Prume
le col jufqu'à la en deux, de- vérs Peau. chandelle, qu'il panche un
Ea fepare ailément de queue, Parréte &clachair ECT plus on eft affuré Pluslanuit de faire ef obfcure,
affezfoible, La longucur ordinairedece qui eft péche, parce que le poiffon unebonne
poiffon eftde huit ineufpodces. On le lumiereduf
voyantla
fait frire, on le
approcher, en
msepetrns
fauce robert, comme mange: aubleu, ouàla racoles autour faifanedesfauts du canot. Celui 8edesca
de quelque maniere que lesharangsfrais; ce foit il eft l'arriere a une pochede raifeau eftà
Balaou
pieds de
ats
soljourstres-bon, très-fain, trés-nour- pied profondeur, & d'environ un
clapd. rillant, il
she. cft de facile denemémedelapetit, digeftion. &il d'uncercle, AEETAEe
Maisà
de
augueleftj joint un manche
mon goût, la meilleure ma- filet fept ahuirpiedsd
de
delong,
niere T'accommoder, eft de le faire
la fous le poillon qui ne Iipaffefon
griller au gros fel, c'elt-a-dire, qu'a- pas que lumiere du Hambeau, regardant ne prend
l'avoir lavéon lefaupoudredeg gros
garde au filet qui eft fous luis avec
Er que l'on laifle deffus pendant une leguel canot. on l'enleve, &c onler emerdansle
le heurcou fel environ, après quoi on fecouë fouvent Cette péche eft divertiffante, &
iôtir fur quiy lc étoit attaché, & on le fait côtes de trer-abondante, nos Ifles
car toutes les
gril pour le manger avecle ment
font extraordinairejus d'orange, à mefure qu'on le tirede
poiflonneufes. deflus le feu où il fiiffit qu'il refte un tiers Ilarrive quelquefois des lits
moment pour être fuffifamment cuit. chotient de toutes fortes 305
s'6- enEtantaprétéde cette manierefimple, il lesreftes fur les côtes, comme poillons fi c'étoit
donneuna
me
naenendeueuteal
sdhuneameedchanene
il eft de faciledigeftion, onenpeut chantfon fe
ialutdanslifaiter aime quicher- mieux
manger tantquel'onveur, lanscraindre jetter entre les mains des
qu'il fafle jamais de mal. d'être la proye des autres hommes,
Cep poiffon mlipicintisinetyce R cnnemis. poiffons
une veritable manne pour le Pais, Il J'ai parlé dans la premicre
de
arrive fouvent que les Sennes en ren- quelquesauitres dans
partie foit
ferment
smanicreadepecher,
deslits entiers, c'eit-a-dire,des quelles lamer, foit dans lesrivicres, aufbandesfig grandes &cfir nombreufes,qu'el. Il je renvoye le leéteur. les couvrent quelquefois plus de cent j'étois arriva Curé dans lcs premiers
cinquante pas en quarréde la
à
dela Paroiffe du moisque
de la mer. fuperficie la Martinique qu'une Macouba
Outrccetter maniere de le pécher quantité de aRcd.r s'écholicrent tres-grande fur
lui eft commune avec tous les qui de les côtes du Potichequi eftung
qui s'approchent du rivage, il poillons y ena cette Paroiffe.
fois plus de cent j'étois arriva Curé dans lcs premiers
cinquante pas en quarréde la
à
dela Paroiffe du moisque
de la mer. fuperficie la Martinique qu'une Macouba
Outrccetter maniere de le pécher quantité de aRcd.r s'écholicrent tres-grande fur
lui eft commune avec tous les qui de les côtes du Potichequi eftung
qui s'approchent du rivage, il poillons y ena cette Paroiffe. Je croi qued quartier
Tome II. cepoiffon DauTtt
"reaeadinnauaminn
phin --- Page 562 ---
VOYAGES AUX ISLES
510 NOUVEAUX
&conla fait bouillir pour en recueillir 1705*
1705. phin dans la Mediterannée, clle eft ou ques'il fort pe- Thulequinrenbonne brûler. ya quelqueditisrende,
Ilen échoua une un très-grand
Sonfsentrounôtre
fieirs 01 tite. Contnimamntomtistipemne lesa autres, & nombre dans l'ance de
habitation
Das- pes, fautant les unsaprès)
du fond Saint Jacques. Tous nos voiphins. toujoursle nez au vent, ou quandilfait venir. fins vinrent en
prendre leur
Leur
calme du côté le vent doit
de ccs poiffons, deligence 8cles
deferip- ont la tête
leg grotinunpeu part. emporterent Dotion. Is
E leur corpsett chez eux avant queles) Fermiersdul
allongé, la guculelarges
8cdi- maine. du Roy enfulfentavertis, parce
dongà érond, moapeadsed, la queué, qu'ils qu'ils n'auroient manqué de s'en
mingantbenucoup vers
veulent emparer; car-aux Tit commcenFranreplient fous le femblent ventre quandiles dans- -ce- mouve- ce, ces fortent d'oifeaux ontlesgriffes bonnes
s'élancer; ils
Ils font aufli aigués, & les ferres aufi
ment qurils ont le dos arcqué. d'huile. Il qu'en aucun lieu du monde:
extremement Scremplise manger On employatoatelachaire de cesanifaut être dans f necellité pour vieux. Ou- maux à faire de l'huile à brûler; fur
de la- chair de ceuxquif font elle eft dure8c quoi on obferva que les chaudieres à
tre qu'elle eft huileufe,
celle des fucre dont on s'étoit fervi pour cela,
coriace; on dit pourtant que
avoient duré bien d'avantage quelles
jeuneseft pafablesqu'onen peutmanger, Onne n'aroient dû faire, & quelagraille
jen'en- -ai point tait T'experience, de
avoit rendu le
Ett
que pour faire les avoit penetré,
le fert de ces poiflons
morceaux, plus doux & plus liant. Phuile. .Oncoupel la chairparn P I T R E XVIIL
H A
de Flibuftiers. L'auteur Je pregare 2
Mort du Sieur Lambert, Capitaine affaires defa Mifion. pafor en France pour-les
arrivantà à la Gua- cn mers mais fal bravoure neluipermeta Apris en
de moninti- toit, pas de demeurerinutileà à fa patric,
Xe deloupela mort
Lam- lorfquil croyoit lui pouvoir rendref ferY meami lefieurjulien bravesêdes vice.
IL
H A
de Flibuftiers. L'auteur Je pregare 2
Mort du Sieur Lambert, Capitaine affaires defa Mifion. pafor en France pour-les
arrivantà à la Gua- cn mers mais fal bravoure neluipermeta Apris en
de moninti- toit, pas de demeurerinutileà à fa patric,
Xe deloupela mort
Lam- lorfquil croyoit lui pouvoir rendref ferY meami lefieurjulien bravesêdes vice. Iléquipauncb barque de fix canons, aveclaS1 bert, undesplus
& de 80. hommcs d'équipage,
Dss plusheureux CapitaineCorpendant près de deux ans
faire
ait eu depuislong- dans quelleilfit, de prifes & de defcentes fur
queltaàimerique Quoiqu'il eut perdu un bras
beaucoup côtes des Hles Angloifes, d'ouilenaraacomeeit tems. (uivante al la les leva des efclaves en quantité, &fit trouvé un
laifé de fe trouverlannée
butin confiderable. Ayantenfin
RArutLmAtpe actions. Je les le dernier jour dejunmierdecetenee
guer par plaficurbella parce que fa Va- un Corlaire Anglois. plusfortqueluien il
ai pailé fous filence, Scquiln'avoit hommes, & en canons, T'attaquaavec de
leur étoit aflez.connue, dema plume, pour tant devigueur, heures qu'aprés TAnglois suncombat alloit fe
past sbeloindufecourse detoutier mon- prés dec quatre
amené fon pavilMort Kuectimggeneakements Ilavoit du bien au-delà de ce qu'il rendrc, & avoitdéja des ennemis fc trouvant
duCapi- raine de. vivre à fon ailes & lon loriqu'un main
chargé, le
Lam- lui en falloit conleilloient pour deneplusaller encore en
un piftolet
tira,
oert. fesamis lui --- Page 563 ---
#70g. tira, & FRANCOISES DE
taine Lambert, Sdsmsjdedaemiatdiredsc Capi- & DAMERIQUE SII
momens après. E coup mourut fatal quelques étonna Bfunellefunten Reciltpasatnemhumnts pas cuune IT0g:
fon équipage, du delordre &lAnglois quis'apper- ilfe ignorans contenta eeDiDhnun felon Ta methode de
Sit de nouveau qui étoit parmi eux,
fraters d'y mettre un emplàtre ces
pa; &lecorpsde fonpavillon monamia & s'écha- dediapalme &y fit venir quifécha la & refferral laj plaic,
portéa la Martinique fur ayant enterré éréap- accident. gangrene, & cet autre
nôtre Eglife du
dans de fesbonaes Jelaimols qualités. tendremenrac caufe
jour de Fewrier. Moullge-letroitene Samort/ur
étoit fer & glorieux Ileit vraiquil
toute la colonie qui l'eftimoit pleuréede &
gre lepeur tétre, &c'eft autant qu'un NeT'aimoits &cles
qui maisaufic c'étoit fon beacoupdire,
pris le regreterent Angihamomeqwltt & lui touto défaut qu'ileft, unique défut, qui
rendirent cettejuitice, infiniment, qu'ils n'avoient tomber dans d'autres.
ort/ur
étoit fer & glorieux Ileit vraiquil
toute la colonie qui l'eftimoit pleuréede &
gre lepeur tétre, &c'eft autant qu'un NeT'aimoits &cles
qui maisaufic c'étoit fon beacoupdire,
pris le regreterent Angihamomeqwltt & lui touto défaut qu'ileft, unique défut, qui
rendirent cettejuitice, infiniment, qu'ils n'avoient tomber dans d'autres. sempechefmente
jamais connu un plus brave, plus
lui faireyoirl
Pavoisdelfsin &
de
reux,
avec moi; carlaf Europe, de l'y mener
La Seplashodareiomate mort du jeune
SCF nos Milions, fituation des affairesde
voit, fuivitcelleda Negrequi fer- que P'on donnoit lesatteintes à
continuelles
iln'étoit &
agé que de Capitaine feize ans&c Lambert, injuflices criantes nos privileges les
à cet ageilavoit plus
demi, d'or- & le peu del que l'on nous fuloit,
dre, de fidclité&cd edebonnevolontég d'elprit,
nous avoient Reuseusquene avions,
fonnet n'en auroit pà defirer dans une qu'on per- députer quelqu'um obliges d'entre denounrefoudre a
chargé besncoupplasa àgée. Quoiqu'ilfur remede rope pour à tâcher de trouver nousen Euqu'ileut detourledéraird far del elamation, & fur moi. tousces maux. Lel foretomba quelque
dometiquen linfpection tous les autres fuschoifi Malgré toute ma réliflanceje
tems &c fes occopations, lmcmembeleecanee General m'établit pourcete emploi, Le Superieur
qu'il fence n'cucrienà faire. Ilavoitt qu'illembloit une
Commifaire par a une patentefon
driprirmerveilleufe, Scuneexac- pre- Miflion me donna procuration laFranee, &la
ERCtor letavec
ample pardevant Notaires Poar m'au- trèsque je EmECLaDAE pourroisappeller
&
On me donna
un enfant,
dans
BREEERRE
, confolant ceux heroiques qu'il
Sfa deux mille francs, unelettre & dechange
affligez de f de fa mort, Scl leur prometiant voyoit EELummtiN tant mes amis me
mifericorde. fouvenird'eux, Ilfe confeffa fiDicu lui failoit autres qu'en denrées fucre, chocolat, du
conftures, tenargent &
24. heures que dura fa maladic, deux fois écre- en
fairedes cru du pais, afinque
SuelenSacremensavec une
E aufi charger prefensenKrance. dans le
On
pieté. Son mal étoitun Teranosoura- trer-grande devois pafferde
vaileau où je
courcifement caufé
denerfs quiluiavoitété
nersemaprontoat
par une
Sapedneientere ques amis
mesadieuxà
jours auparavant. piqudre au talon trois
étoient du fecret ce
cesf
piquûres foient Quoique fortesde cret, voyage: de je fus obligé de letenir E fetelles, jecroi quel pour l'ordinaire mor- fent peur que nos smnemisn'ymic
lignorance du Chi- Couvent quelqueobilacie, du
jepamiadenoere
MTtaaIR Aouft à trois Motillge heures du le Samedi 8. Trt 2
matin dans un
canot
iqudre au talon trois
étoient du fecret ce
cesf
piquûres foient Quoique fortesde cret, voyage: de je fus obligé de letenir E fetelles, jecroi quel pour l'ordinaire mor- fent peur que nos smnemisn'ymic
lignorance du Chi- Couvent quelqueobilacie, du
jepamiadenoere
MTtaaIR Aouft à trois Motillge heures du le Samedi 8. Trt 2
matin dans un
canot --- Page 564 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
S12
Fort-Royal où pucins, où nous dinâmes & pafsimes 1109t
1:og. canot qui mc porta Nôtre au Superieur Gene- unc partie de lajournée jufques furles
étoit le vaiffeau. nous allâmes d'a- cinq heures dufoirque nôtre Superieur
ral mevint conduire,, hardes à bord du vaif- General me conduifit à bord duv vaiffeau
bord mettre mes nous fûmes chez les Ca- qui me devoit porter en France. feau, & puis
A P I T R E XIX. C H
de la Martinique. Etat de la Flotte. Des IRes Bermudes,
L'Auteur part
Son arrivée à Cadix. XOSEE vaiffeaux dans lequel je elle étoit fort fiage, fort bien faite, &
I'Aum'embarquai fe nommoit le d'un très-bon eiprit. teur
Saint PauldeMarfeille, ilé- Lereitedenôrref flotrecon@iloitent- Etat de
tart
autres vaiffeaux, outre lefquels il en la foste
dela -
R toit monté de. 24. canons, avoit un de canons nommé le dee FranMarti- & en auroit porté 40. s'il n'eut point
40. Negres à Car- goif. nique
lléroitcommandé celar qui avoit portédes)
pourue- étéen marchandife. und desplus hon- tagene pour le compte dela Compagnie
niren Frans. parledeur@aueaimte têtes & des plus polis! hommes de mer de TAfiente. Cevifitauspatetotss celui le commanque j'aye connu. Nôtre équipage étoit Roy, quoique
qui de lal Marine. hommes, tous provenceaux, à doit ne tût pas du corps
lat
desy. d'un vieux Pilote des envi- CeCapitaine coffroit deconvoyer flot- &c
T'exception
nous avions
te, mais il faifoit fort le rencheri,
rons de la Rochelle. nommél
vouloit des conditions fiextraordinaires
un Cordelier
atuRet
Aumônier
Religieux, & d'un & fi peu ufitées, que les autres CapiComte, très-fage Cc vaiffeau
taines ne jugerent pas à propos de les
grandexemple. MaurelletdeN
& lui accorder; de fortequ'il pritfa route
a Meffieurs
& nous de
SAEEEE
France un de cesMeflieurs d'un côté avec un flibot ,
repaffoit en
années àl la l'autre. Nous avions deux vaiffeaux de
qui avoit demeuré pluficurs Negoce 32. canons, undez8. lenôtreen avoit
Martinique, àl latétedug grand
8cle moindretf.Tousnoxd Capitaiquefes freres y faifoient; ; c'éroitlelicur nesvaibeioemipaurted 24.
nous de
SAEEEE
France un de cesMeflieurs d'un côté avec un flibot ,
repaffoit en
années àl la l'autre. Nous avions deux vaiffeaux de
qui avoit demeuré pluficurs Negoce 32. canons, undez8. lenôtreen avoit
Martinique, àl latétedug grand
8cle moindretf.Tousnoxd Capitaiquefes freres y faifoient; ; c'éroitlelicur nesvaibeioemipaurted 24. défendre les uns
Ican-Baptifte Maurellet, homme, aged'environ & bon les autres, & fe fervir reciproquement
64 ans, tres-honnéte acquis leftime &c de convoi jufqu'à cinquante licués au
Chrétien, l'amitié de quis'etoit tous les habitans des Iles delà Nous du débouquement. mimes tous â la voile la nuit Dlpart
pour fa droiture & fes manieres civiles du Samediaul Dimanchc9.Aouf, deux de la
& accommodantes.] J'étois depuislong- de lui & hnsmentminnsnsroent & nous Horte. tems de fes amis, &cjairegqu infinité de marques perdimes la terredevié furlesdixh heude fa famille une affeétion. Nous avions res du matin. d'une veritable vaiffeau la Damoifelle Le 12. au matin nous nous trouvâ- Resdans le même neveu du Gieur Mau- mes par le travers dela Mone, petite dedewx contre
Boifion, époufedu créolle de la Paroiffe Iiledéferteentrel Port-ric &S. Domin- Anrellet c'étoit une lal Martinique, file gue. Un vaiffeau Angloise quiavoitl'air gleis. de SainteMariede Saint Aubin, dontj'ai d'une Caiche, accompagné d'uncbarduficurlEcaude
endroit. Cette
denôtre flotte,
parlé en quelque autre
qu,woulsrsapprochere
Dumitiepinotworsg. à 26.ans, Eencabian-ibns gnal --- Page 565 ---
TTO;. gnal, nous FRANCOISES DE
pendant que carguimes deux de nos tous nos voiles, Le25. LAMERIQUE
allerent donner la challe; bâtimensleur ils
de, oules Bermudes, nousdécouvrimes la Vermu- 1703. nous rejoindre trois heurcs revinrent blage de
carc'etunaflemaufli-tôr nouséventimesnos après, & rochers &de plaficursifes, environnéesde
portâmes à route. voiles, &
hautsfonds quien rendent
dangereufe, Elles font
SREEASEST
re, Nondeomuinerieis. que nous fortimes tout-à-fait c'eft-à di- rempêtes l'on trouve fanculsparies
Iiles, &c entrimes cans la
des jours dans dear
& preique roûIeforte Le 14 fur le foir nôtre flotte grande fe Mer, diviparage, parl le grand
folopa re. fa, nounourdinetaditen, &1
CTAMLEacai ce qui
peri.C'eft
feparames, Onze de nos vaifeaux nousr nous teursqui lesrendredotriols comptent
aux Naviga
alloient dansles Ports du Ponent qui achevé quand' ils les leurvoyage ont
prelque
routeau Nord ; &nous
firent courans nous y avoient dépaltcs.
14 fur le foir nôtre flotte grande fe Mer, diviparage, parl le grand
folopa re. fa, nounourdinetaditen, &1
CTAMLEacai ce qui
peri.C'eft
feparames, Onze de nos vaifeaux nousr nous teursqui lesrendredotriols comptent
aux Naviga
alloient dansles Ports du Ponent qui achevé quand' ils les leurvoyage ont
prelque
routeau Nord ; &nous
firent courans nous y avoient dépaltcs. Les
troitnous; portimesau Nord-Ef. quiallionsaude- nous, &c nous en mirent porté à malgré- Vis da
étions en compagnic dedeux Nous près, nousleravionsabast deux licues laVerfeaux, un
autresvaif ctmes le bonheur de les bord, &nous mude. de" Touloule, ANeuEAsEELE petit vent frais, 3 comme paffer avec un
ne Boyer, commandéparl rleCapitsi- fé, & uneMer unie un vent alide grande apparence, wAEeenEitCoE ce. comme une gla:
nons montez,
elleavoita8. Ca- Ces Iles ont été connuès
elle étoit Salacontzent percée
gnols dès le
des E(paEutk étoit deMarfeille, pour 48. pieces. couvertes, Aamemenébiundt
fregate de 14. c'étoit une
parcequ'elles sfetrouventfar
ERC bonnevoillere canons, appellée Hoasirranasiend enétoit commandéep par le Scfortjolies fieur elle SaenASa dre pous revenir en
de
Nos trois
Calineri. vaiffeaux
Europe. SInEs
enfemble, Capitainesavoient fait focieré
nous Elpagnols, Scautres
fe défendre pour ne fe poinrquiter, &c du peris
avoient donné des quiyfont rélations
Le seiproquciment
pais, nous ferions bien
Comme 19. nous pafsâmes le
informé de leur étar. amplement
la Damoifelle nous n'avions Boifon dansle Tropique. hordque mi Ellesgifent de latitude par les 33. dégrez & depaffe cet endroit-.là, le qui confeil n'eût point longitude, on me feptentrionale. Pourla
bien Ja difpenfer de laloi du voulur dire, de peurde pemmeturadentenrien
bien entendu
Baptéme, rapporteroient à tromper ceux quis'en
mef fielleeit rtlergpauignunens:
ceque jeleurdirois fur
peu mieux. étébaptléc, 8c méme un lerapport Des d'autrui. Le 21. au matin nous
rent d'établir Taniras, une Colonied les] Epagnols réfolufeau, auquel nous donnâmes vimesunvail- la chaffe la commiflion en fot edansccsliles,
jufqu'à la nuit fans le pouroir
tugais, nommé Ferdinand donnéeà un PorTlyaapparene
joindre. n'étoit plus à
Camel. Rien
dantlobfeurte SRMeneenee
propos que cet établiffecc qui lui réudit HrAsagreretten G bien que le lende- sunienhosenaurciemt quela tempéteauroit jettéfur fecouru leurs ceux
mainnous nelevimesy Ainfif ifontl les tes, &erecueilliles
côgens fages quand ils nei Le
ç'auroit méme été pocimaurenatasgns un azile
plus forts,
fentenrpasies quiagant
pour ceux
Tit 3 EoaceepformatcrMere fe
le
pos que cet établiffecc qui lui réudit HrAsagreretten G bien que le lende- sunienhosenaurciemt quela tempéteauroit jettéfur fecouru leurs ceux
mainnous nelevimesy Ainfif ifontl les tes, &erecueilliles
côgens fages quand ils nei Le
ç'auroit méme été pocimaurenatasgns un azile
plus forts,
fentenrpasies quiagant
pour ceux
Tit 3 EoaceepformatcrMere fe
le --- Page 566 ---
VOYAGES AUXISLES
514 NOUVEAUX le befoin de fe ra- des raifons de n'y envoyer perfonne, 1705h
1705. feroient trouvédans
d'cau & de dont la meilleure fut felon lesapparendouber, ou de fc pourvoir Camel y ces, quelal Barbotiere en ayant prisp pof
La V'er- vivres. Il apparence que parl la
fefionaunome defon Prince, ils ne poumude fut, Sc on 2 conjecture marons quantité voient saller établir dans un pais oui ils
reconque n'avoient rien à prétendreq qu'aprés que
mepar
tRcknanoome
typ-lesFrançois, &clesAngloisapres invariable eux,y Ies François auroient cotierementabangyols. ont trouvé; car la coutume été dc mettre donné le droit qu'ils y avoient acquis,
des Eipagnols a toûjours toutesles terresdu en negligeant pendant unlong-tems de
de ces animaux dans afin
y, multi- s'y, aller établir. nouveau monde ,
qu'ils
Le Chevalier George Sommer Anpliaffent, & que ceux quiyaborderoient Ss'en fervir. glois revenant de la Virginic en 1609. les puffent trouver, des Efpagnols htt naufrage fur lescotesdela Vermude. &
Cependant le deflein foitqueles Com- Il fe fauva à la nage avec fes gens, en
n'eut pointd dc fuccès,
un
ayant trouvé le moyen de repafler
pagnons de Camel méprilalfent
ilpubliau unerelationd de ces
pointde mines Angleterre,
fon
les
où ils snetrouvoient
découvertes, Iiles, aufquelles il donna nom,
comme dans leurs autres
appellant Sommers-Ifles, ou les Ifles
foitpour d'autres raifons qui ceslilesde- nefontpas de Sommer, foitp tpour/erendreplusr rèvenuès à ma connoiffance,
commandable danslemonde, foitpour
meuferent defertes, & inhabitées du moins pen- faire croire que ce n'étoit pas les mémes
dant près d'un fiecle ou
Fran- juf
celles qu'onavoit
julqu'a- Ef
qu'al'année 1593- qu'unvaifiteau
Sorst Bermudesdu nom set Capitaine
çois, commandéparle CapitainelaBar. mis piedi àt terrele;
botiere fut jetté fur lescoteaparlatem- pagnolquiyavoite mier. Ce changement de nom ne EOCTa
&cp nstemelinees defon point; on nc le trouve que dans quelLes ETA Capitaine avec 26. hommcs étoit un An- ques vieilles cartes & routiers Anglois, a
Eran- équipage, entre lefquels fc fauverent à & le nom de Bermudesou Vermudes
goisy wien- glois nomméHlenriMay trouverent été confervé à ces Hles.
lescoteaparlatem- pagnolquiyavoite mier. Ce changement de nom ne EOCTa
&cp nstemelinees defon point; on nc le trouve que dans quelLes ETA Capitaine avec 26. hommcs étoit un An- ques vieilles cartes & routiers Anglois, a
Eran- équipage, entre lefquels fc fauverent à & le nom de Bermudesou Vermudes
goisy wien- glois nomméHlenriMay trouverent été confervé à ces Hles. Ce que Somnent terre, vifiterent ces
&
mer fit de meilleur pour fa nation fut
6n
côtes aflez de
d'agrez
de faire
et
fur les
bâtiment
d'engager pluficurs perfonnes Hles. 1593. pour conftruireunpeticl Lal Barbotierer ner tquiles man- une Compagnic peupler ces du
portaen France. Courdefadécou- Ils en obtinrent Eseri ia permiflion &cla Com- Les Anz
qua pas d'informerla 8cdesavan- Roy d'Angleterre en 1612, homde
foixante
verte, la la bontédupais, Nation en pourroirretirer pagniey envoya d'abord de Richard fanen
tages que
une Colonie. Mais les mes fous le commandement les trois années de 1612. fi on y envoyoit civiles qui defoloient alors le More, qui pendant
plufieurs fcguerres Royaume empécherent qu'on ne pût coursd'Angleterre, fon gouvernement EE.REE
penferacete érabliflement; &ccependant les deux palles, parlefquelles on pourHenri May étant paflé relation en Angleterre, dece
roit venir attaquer ces Ifles. & ayant publié une
fit naitre qu'il Daniel Tucker fucceda à More cn
avoit renurquedumsceaidey bien des de s'y aller éta- 1616. &c cut pour fucceffeur Butleren ont
l'envie à
gens Mayn'eut pour 1619. Depuis cetems-lales Anglois
blir. Leprojerdtilenni defuite. Lcs Anglois eurent continué d'y envoyer des Gouverneurs &
tant point --- Page 567 ---
FRANCOIES DE
170g. EedesColons;
LAMERIQUE
& la formede Reyontéabileunisis, leur
& une grande quantité de cedres 515
en ont fait une Colonic gouvernement, nombreule &c pais-la, vû le prodigieux dans ce 1703,
riche. batimens qu'ilsen ont.conftruit, nombre de
Onafaitde
qu'ils
bac à la tountemdesesienTs. cataitaetconitaeues
Vermude, le climar &le ter- plus fages, & plus Peurétreque
rain s'y
François,' ils ont eu foinde menagers que les
bien quep Aoutrpananerprope pourlesfruits, tantdelEuro- aufi arbres, & d'en planter de culiver ces
pc quc de l'Amerique quiy viennent mefure
ont abbattu les nouveaux à
en perfection. on avoit REN cela dans nos vieux. Si
Ceslilesfontà à peup
n'en manquerions
Iles, nous
arc, dont la courbure préslafigured'un mer nousen
pasaujourd'hui comla Corde-Eitaul Nord, regardeleSudoc l'impoffible manquons; que de vouloir maiseteitenter
environnées derochers, Blesoncroutes debrifansScde la préroyance à nos François infpirer Ameri- de
bauts-fonds; quedeux quine laiffent entre eux quains.
Ceslilesfontà à peup
n'en manquerions
Iles, nous
arc, dont la courbure préslafigured'un mer nousen
pasaujourd'hui comla Corde-Eitaul Nord, regardeleSudoc l'impoffible manquons; que de vouloir maiseteitenter
environnées derochers, Blesoncroutes debrifansScde la préroyance à nos François infpirer Ameri- de
bauts-fonds; quedeux quine laiffent entre eux quains. Ces arbres, comme je l'ai dit
avant des Sy paftsquilfautbiene engager,
connoitre Rralie en moins de 20.ans
&c
quelles on a éleve des Forts furlesbords 8des def- planches de plus d'un onen peuttirer des
teries qui mettent CCS Hlesen étatdene bat- Nous perdimes de vue pied ces de large. rien craindre de dehors. le foir du même jour 29. Aouft. Ifles fur
éceuils, La Mer qui eft renfermée entre ces bre Depuis il" ne cejourj jufqu'au 19. la feparation &cquif de fait delarges canaux pour d'être écrit. nous arriva rien qui Septem- merite
jetteaux: tempêtes, cesliles, n'eft point fu- jours la Mer Nous eûmes mais prefquetoielt au dehors, c'eft qui agitent cellequi toient foibles, belle, variables, les vents émement poiffonncufe. erginarendcauiel traires, & encore plus fouvent fouvent conremarqué en parlant dest
nous trouvions dans des calmes nous enJar fe fert à
barques nuyeux, pendant
àl la Vermude amerique,
nous faifoient dériver lelquels & les courans
de ces fortes de bâtimens. Ils
que la bonne
perdre toutce
AERAciE
ployen: pour l'ordinaire du' n'y em- taine & defes conduire Pilotes nous dc nôtre Capique nous appellons chez que nous cedre
On employoit avoient fait
qui rend leur
Acajou, &en EETE fer lesfoirées aprés lal Priere rceuemmipécher, à
quelque forte ourmgepluslegen
nos Matelots. On
fairedanbarques quip peuvent incorrupuble. faire de Outre ces tant tous Provençaux ils peut n'avoient croire qu'évoyages, ils fontuneforte très-longs oublié le fiffre,
pas
dont ils nefe fervent que debatteaux, que lar même perfonne 8-letambourin-Onis afçait Les Prote deleur Mer
dansl'encein- allerd'un initrumensteut à la fois, efefertdeces elleale deux uengaux
lieu ou d'unelfeà ranguillepour l'autre. Tfautyétre bourin attachéau
tam- aimens
cardès accoutumé pour s'enfervir fans frayeur, delamain de lag droite, enepinche,8ictat &c elle tient le fiffre/. la,dan. timent qu'ils fe met enonthiflela furle côté, & voile,le bâ- la méme gauche, main. &clui Il ne donne les tons de
fituation
dans cette
faut pas
les
rapidité court, ou plutor vole: avec une Prorengaux Pour les faire ELENSTI dès
Il faut qui que n'a les point Anglois fa parreille. qu'ilsentendoienti monde étoit fur le let tambourin, toutle
ayent trouvé fon de cet. infrument pont; je croi que le
cur gucri nos mala-
iflela furle côté, & voile,le bâ- la méme gauche, main. &clui Il ne donne les tons de
fituation
dans cette
faut pas
les
rapidité court, ou plutor vole: avec une Prorengaux Pour les faire ELENSTI dès
Il faut qui que n'a les point Anglois fa parreille. qu'ilsentendoienti monde étoit fur le let tambourin, toutle
ayent trouvé fon de cet. infrument pont; je croi que le
cur gucri nos mala- --- Page 568 ---
VOYAGES A UX ISLES
516 NOUVEAUX
Elles font du nombre des huit ou neuf 1705:
Pendant que
on a donné les noms d'Aço1705. ider@oesaemaeotianuts
aufquelles d'Efores, de Terceres 7 ou Iiles
Mouffes & des jeu- res,
FENERTTET
& nous avions des
donné à Flamandes. Le premierleur a été imnes Matclots qui cn celebres auroient danfeurs de pofé par les Portugais quilesdécouvri- une
garder aux plus
rent en 1449. & qui y trouverent Les
Corde. compofoient prodigieule quantité d'Eperviers. la
Les trois vaiffeaux qui voiliers. François fe fervent du fccond pour! nôtre petite Efcadre étoient, commence- commodité de la prononciation qui nc
La Fregate lal Paix étoitau
& fouffre point les maniéres gutturales
ment tolijours de T'avantdesautres, fembloit ne pas dontles Portugais fefervent. Quelques ces
le Comte de Touloufe deux Proven- gensontcrà devoir donnerà toutes
marcher fi bien que. les cnfin trouvé Iles de. nom de la. principale, qui eft la
çaux; ;. mais foit qu'il eut
Tercere où laTerciera,&c enfinles) Flaion alflictte, foit que nouseuffonsperdu cunfort mans les. ayant découvertes à peu près
lai ineititrmndosmginentent
dans: le mémé tems que les Portugais, 5
long-tems. vaiffeaux conf- les nommerentles1 incaflamandespen. fur
Lesl Ifes J'ai remarqué queles
être. pour fe conferver.q rquelquedroit
Eforres truitsenProvenec, font pourl'ordinaive font elles.Les Geographes enontfaitprefent
euTer- plus fins de. voiles, que ceux qui
al'Afrique. Elles font fituées entrele
ceres. bâtisen Ponent. Cela peut venirautant 38. &le. 40 dégré de latitude Septendela conftruétion, quedu bois quel'on trionale. y employe qui. eft: tolijours fecque Le Mardi 20. nous étions furlesneuf
&c
épargne
à deux licués ou envi1E
celui du Ponent, que
heures du matin
laiffamesà
davantage.Maise Remarintageabaines conliderable, qui ron dela Tercere, nous voiles
un incobvenient
bas bord. Nous
petites
halisnue
par: cit que ces bâtimens perdent aifément fouvent pour donner envie à quelque bon Porleur affiette 5 &
ne faut côtéque rugais de nous venir. reconnojtre. Iine
barique tr plusd'und
fcroit affurement pas fortide nos. mains
Te autre pour les empécher Comte de mar- de fans nous donner duvin & desconfitucher. Il eft conflant que le enl Hol- res; mais il furentp plus fagesque nousne
Touloufe quiavoit étéconftruit & portoit les croyons, & nous lailferent.confide- dire. Elle
landemarchoitr plusuniment,
rer leur Ville fans nous. rien
mieux la voilequeles Provençaux, fon elt couvérte au Sud &Sud-Eft par un
à leur tour doubloient prefquc cn alliette.
de fans nous donner duvin & desconfitucher. Il eft conflant que le enl Hol- res; mais il furentp plus fagesque nousne
Touloufe quiavoit étéconftruit & portoit les croyons, & nous lailferent.confide- dire. Elle
landemarchoitr plusuniment,
rer leur Ville fans nous. rien
mieux la voilequeles Provençaux, fon elt couvérte au Sud &Sud-Eft par un
à leur tour doubloient prefquc cn alliette. gros cap rond.quiparoitd deloin comme
lage quand ils fe trouvoient
nous un Iflet, furlequel il nous parut beauLe Lundi 19. Septembre nous
Villenous femtrouvâmes à fi peu de diftance desIiles cmupdcfoniticnionlal blagrande,batiec ena amphiteâtre: avecun
deFloresce Corvo, quejenefgaicequi avions cu encore Chateaufur la hauteur. feroit arrivé fi nous denuit. Les cou- tateahareandedier
deux ou trois heures ordinaire des Pilotes, te Marieque cnnamtubumnaengncabe vents
Remar- rans 2 refource
voulujoiier bord, toûjours contrariez de parles route. quejur furent accufezdenausavoir remedia fur le quinousempéechoient porteràr
lesuaif- un mauvais tour. Ony
Le lendemain nous vimes un vaiffeau
feaux. champ, nous pornameianut-eadth bord. environ à quatre licués au vent à nous. & lailsames ccs petites Ilesi à bas
Chemin --- Page 569 ---
FRANCOIES DE L'AMER
1705. Chemin chaffe faifant nous lui donnâmes la
RIQUE
S17
julqu'à la nuit, qu'il fit faulle continuimes la fienne nôtre route qui ctoit
route, Rcséchappa, &cfitbien. le
lans lc craindre ; au contraire audi 1705,
Fiede hrdncCirsmered Calmes tions prenant de le pour un Saltin nous
Mladere, Ainnsamnoees fûmes
porté.Nous
prendre, fi nous le comprenurey vilite àMeflieurs Boyer &c à joindre, & le vendreavec fon pouvions
Cafincri, qui nous regalerent de leur fans Cadix. Il s'aprocha à la fin équipnge de
mieux, &'le lendemain premier jour avoit quitter Pavanrage du vent nous ty dond'Oâtobre ils vinrent diner à notre
fur nous,ilé élongea fa
qu'ilweei
bord. Peus'en
long de fon
fivadierele chra
folution d'aller fuutquonneprisiare piller la
fairc quiveur becauprés venir à comme un Cor- foa, masuije
Porto- Sanéto quiett voilinede.Madere, petite lle de quandil.vit que nous Tabordagesmals nous
&aullidela dépendancedela
pourl'enfermier entre nous partagions
de Portugal: Ces deux Iiles Couronne furent dé- ça
troissilfors
Paul faetnspenuc
couvertes parles Portugais cn1420. qui
audi qui s'en trouva adavant-teSunt le plus
appellerent laj
forga de voiles le proche,
à caufe de la Nluncoaitoabr-tilads sous n'en ctions pour la joindre, &
étoit
quantkedfarbresdonte clle
plus qu'a demic
couverte. Cefutt un
réeducanon quenousallionst faire porces pauvresPortugais, & bonheurpour pour
lorkque nous demitames de nôue jotter,
Monficur Maureliet s'oppofiau nousque deficin Hunicr qui fic tomber à la
petic
que l'on avoit de leur aller rendrevifi- nos hommes.
tilads sous n'en ctions pour la joindre, &
étoit
quantkedfarbresdonte clle
plus qu'a demic
couverte. Cefutt un
réeducanon quenousallionst faire porces pauvresPortugais, & bonheurpour pour
lorkque nous demitames de nôue jotter,
Monficur Maureliet s'oppofiau nousque deficin Hunicr qui fic tomber à la
petic
que l'on avoit de leur aller rendrevifi- nos hommes. Il fallut arriver Mertroisde
te; car nousaprimes étant à
Le pécher nos gens, & pour nous pour reCorlaire François les avoir Cadixqu'un vailleau que nous chaflions r'ajufter. peu, de fortequen nétredefenrentauroit pillédepuis aufli-tor fur nous, & nos deux arriva
fervi qu'à les ruiner enticrement fans ves fgachant bien quenous étions confernous apporter aucun profit. delerecevoiry
enéat
Les' vents contraires nous retinrent tinucrent à luig engerecaeet gagner
dans ce paragejufqu'au. 4- Octobre, &c ne pût plus s'en dédire. levent, alinquil
s'ils avoient
baras ou il s'alloitje Iivitbienlem- s'il
tre heures, RMUEEENOENROS la réfolution étoit prife de i porterfur nous, jetter, c'cft continuoit
nous aller rafraichir chez nos amis les ver bord, fon & gagna au venr pourquoi pour confer il vira
Efpagaolsdes Canaries, parcequel'eau trésbon arantage ; & commc il
commençoit à diminuer
dans
voilier 1 pcu
étoit
nos vaifleaux, quoique enouscuffionsles beaucoup
gagmadelavant, & nous chargé lailla & net,il
autresprovifionsde boucheenabondan- Ilfutt tout le refte
& la derriere,
ce.. Mais les vents étant venus un
vante à une lieué dujour au vent à nuit fuide Parriere, nous Portâmes fur la côte peu Le7nous chalimes
nous. d'Afrique, afin deprofiterdes brifes de née, Parce qu'il faifoit osibaitestehjpere route au
terre qui foufient la nuit, files calmcs commenous, cC qui nous
détroit
du jour, & les courans continuoient à coredavantage c'étoit perfuadoit un
ennous perfscuter. nous donnoit Er d'envic de le Saitin, &c
Nous vimes la terre d'Atrique le 5. Ces Corfaitesnaroients alors joindre. Oétobre, & le 6.au point du jour nous vaifleaux, dont le plus gros ne que trois
découvrimes lieués
un pecit vaifleau à trois que 24. canons. Ii eft vrai portoit
ou environ au vent à nous, Nous chargez de monde 3 &c qu'ils font
Som. 11. craindre dans un
quelquefois à
Vv
abordages mais on a
bien --- Page 570 ---
NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
$18
eti du jour, nous entrames dans la Bayede 170S. r;c5. bien-tôt ralenti lear fureur 9 le quand canon à Cadix, &c moûillâmes devant la Ville
lesapprochant on faitjouérl
environ à trois cent pas de terre fur les
cartouiche,foutenur aparunebonnempaf de
2 neufheures du matin lc64- jour depuis
queteric, & accompagné a feu.
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NOUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
$18
eti du jour, nous entrames dans la Bayede 170S. r;c5. bien-tôt ralenti lear fureur 9 le quand canon à Cadix, &c moûillâmes devant la Ville
lesapprochant on faitjouérl
environ à trois cent pas de terre fur les
cartouiche,foutenur aparunebonnempaf de
2 neufheures du matin lc64- jour depuis
queteric, & accompagné a feu. alors quejengoembarqueLee Comte deToude quelques pots
Eet
&
loule, & la Paixavoient été plus hardis
qu'on voitla Nimaiegneeierdes & s'abandonner à la que nous, & étoient entrez pendant la
leurs écoutilles,
firu- nuit. Nous nous trouvâmcs mouillez à
diferctionde ceux quileschaufenr enagir prudem- côté d'eux, & du bâtiment que nous
dement.Ilfaut
avions challé,leprenant
Saltin. Renccnment avec eux 1 ne pas s'en approdc P'Ai-me du
LEE
a être Il étoit commandé
fieur
FERS
cher affez prés, , pour s'expofer fantaific de met- gle qui s'eft rendu FEme ce tems-là fi rdigls. fieur de
brûlé, s'illeur prenoit comme les fameux par fes prifes, & par les belles
tre le feu à leurs poudres 2 de faire. 1l aétions a fait danslal Meditcrannée
Renegats font accoutumez à coups de
derniere guerre. Son vaiffeau
vaut mieux les delemparer
de
mais il n'avoit
LE
& rifquer plutôt de les couler étoit très-fin voiles,
canon,
ils fentent l'eau les que 14. canons, & environ foixante
bas; car quand fc rendent, & on que lesfait ve- hommcs d'équipage. Il trafiquoit aux
gagne, ils Nous
pendant la Canaries, & failoit la courfe en même
nir à bord. perdimes Saltin. tems quandiltrouvoizt tl'occafion favoranuit nôtre prétendu trouvâmes devant le ble. Il vint à nôtre bord, & nous dit
Le8. nous nous
G & fi
nous avoit pris pour des Anglois,
détroit; mais le vent étoit fort,
Em que fon deffein étoit d'aborder cclui
contraire, &cla Mer figrofle, Toutler quilnous monde de nous trois fe feroit feparé des
Torimpouhticdyenncn le détroit de deux autres en Rer donnant la chaffe. Je
fçait ou doit ftuéentreTEurope fçavoir que
&c l'A- croi cependant qu'il y auroit penféplus
Gibraltareftf Eft & Oucft, & qu'il n'y a d'une fois, à moins quilareûttvouvele nous. frique
vaifleaude Cafinerifort éloignéde
vents-là
KorEs
cesdeux
qui regnent. on y en- Car pour le Comte de Touloufe &c lc
ilsfontt foibles & SLT peut S.Paul,cen'éroity pas du gibier pour lui. trer àl bordées, dans routeautredilpoli- eft II y avoit encore affez) près dénousun
moda tion il n'y faut mains fonger. des
gros vaiffeau de Marleille de fo.
aude Cafinerifort éloignéde
vents-là
KorEs
cesdeux
qui regnent. on y en- Car pour le Comte de Touloufe &c lc
ilsfontt foibles & SLT peut S.Paul,cen'éroity pas du gibier pour lui. trer àl bordées, dans routeautredilpoli- eft II y avoit encore affez) près dénousun
moda tion il n'y faut mains fonger. des
gros vaiffeau de Marleille de fo. canons
& entre E
à
de
Iet
Datroit,) & ruiné, Gibraltar étoit aux Angloiss de forte quiappartenoit la Martinique. en partie Monfieur Le fieur de
nufsprésavoir foutenu toute la journéc, Ja la Touchedel Magdelaine, Lieutenant de vaiffeau
& une partie de la nuit, de pour attendre nous ré- du Roil'avoit commandé, & étoit mort
quelque changement Cadix. vent, Nous
en Amerique. Ce vaiffeau venoit de
folimes d'entrer à
perdi- deux
Indes, & étoit
de
mespendanclar nuit du 8. au 9.nos failoit Cartagenedes quantité de Cacao de Caraque, ee Coconferves. La brune épaiffe leurs
chenille, de Vanille, & autres marde voir
1A
nous empécha
motillâmes dc- chandifes du pais, fans compter beauLe 9. farl le foirnous
d'or & dhirgentenfaumons, &en
vant Rota, c'elt un Bourg ou petite coupd cfpeces. On ne peut croire julqu'oiralVille, avecquelques batteries Cadix. fermées, loientles pinintes & les murmures dcs
à l'entrée del la baye de
caufe de cc commerce. Dès
Nouslevâmes T'ancre lc 10.au point Erpagnolsa
qu'ils --- Page 571 ---
FRANCOISES DE
1703. qu'ils fçarent que nos trois vaiffeaux PAMERIQUE
S19
venoient avoient du Cacao, ils conclurent qu'ils de mens nous qui arrivent, ne manquerent
des côtes de la nouvelle
les apporter de leurs
pas I7cg. gne, &c les plus moderez difoient Eipa- qu'il Efpagnols fappofent quel denréss lesvailfeaux car
quiviennent font
d'un voyagedel
ERpreneed ruinions Par le trafic que nous failions étoient dépourvas. de toutes long cours, ils
furleurs côtes, &enouschafferuneb bonne
danslac derniere furprife chofes;
fois des Ifles que: nousoccupions. Quoi- tes voyoient noscages; pleines de loriqu'ils
que nous fullions alors dans une fitua- de volailles avec des toutesfor-. tion fort délicate, parce que les Alliez cochons &c des cabrittes moutons, fur le des en
étoient presdesemparerd de Barcelonne, alfezgrands foisle nombre pourt
pont
Scdureile dela Catalogne, &c dep
voyage del rireencoreune Il
leurs conquêtes bien
pouller quetous
Lamerique. ne
cft vrai
fionsp pasdenous: loin, nous nc laif pourvis lesvaiftaux que le nôtre l'étoit, font pas f bien
Imkcquerdeiummens fieur Maurellet, fa niéce & car MonRSCHEEE laN Monarchich
embarquétant de provifions, moi avions
pables de nous Bipagnalen'@roientp chaffer rde la pasca- contraint de renvoyer des qu'on fut
Dès que nous câmes moiillé Martinique.
ne
cft vrai
fionsp pasdenous: loin, nous nc laif pourvis lesvaiftaux que le nôtre l'étoit, font pas f bien
Imkcquerdeiummens fieur Maurellet, fa niéce & car MonRSCHEEE laN Monarchich
embarquétant de provifions, moi avions
pables de nous Bipagnalen'@roientp chaffer rde la pasca- contraint de renvoyer des qu'on fut
Dès que nous câmes moiillé Martinique. il vint terre, parce qu'on n'avoit plus volailles de à
abordunc canot portant lepavillon d'EC pour lcs mettre, quoique nos volailles place
encore pagne. Un Oficier aflez mal biti, & d'Inde &c en fuffent enparticdinsl la
plus mal vêta qui étoit
partic amarrécs fur le chaloupe
nous ft défenfes de mettre dedans,
pont avec
terreavantquel les Medecins de perfonne la à fepromeners dei forte
SEREOTE
&cles Officiers de la Santé euffent vifité Ville chere que nous avions qu'aprèsla fait grande
le vaiffeau. Comme il vit que tout le xante-trois jours de
pendant foimonde
traverlée, les
qu'il alloit paroiffoit les plein de fanté, il dit quenousavionse donnezaux Ofliciers, LRYE
que nous eufions preffer au plutôr de venir,, afin FEERTA ils étoient venus chez
bre. On lui
l'entrée li- pas extraordinaire nous, il n'étoit
le faire fouvenir donnaquelquesre de fa réalles Pour
qu'il nous en refta
Il vint enfuite un autre parole. mesdoncdeN
FREEEEES
faire défenfes de
Officier nous des fruits, des Meflieurs les E(pagnols que
dre aucunes de nos trafiquer, & de ven- des Foires, Scfurtoure péches, des pommes &
de
marchandifes, fous dontnôtrel
duraifine lexcelents
EaS dans confifcation. de Il laiffa quatre une fi grande Damoilelle Creolle: mangeoir
nous obferver, &c petits bateaux" pour quefon onclel luip quantité, pouvoit malgré.rout ce
ne fiffions quelque empécher que nous fortà
dlresqeiletoit
de ces cfpions s'allerent contrebande. établir Deux Nous omindrequ'éllenet dinimies de bonne tombar malade. bouées de nos ancres, on
fur les attendant les Medccins; ils heure, en
geryilsn murmurerentden nôtrep lesenfitdélo- peud'hon- les deux heures au nombrede vinrent deux far
néteté, bientôr &cnoust smenaccrent, maisoncur un Ville. Chirurgien Ils
& deux Oficiers dela avec
table, &c trouvé chacun moyen trouva deleirendretra tre pas venus nous firent des excufes den'éLes pécheurs & fon compte.
bouées de nos ancres, on
fur les attendant les Medccins; ils heure, en
geryilsn murmurerentden nôtrep lesenfitdélo- peud'hon- les deux heures au nombrede vinrent deux far
néteté, bientôr &cnoust smenaccrent, maisoncur un Ville. Chirurgien Ils
& deux Oficiers dela avec
table, &c trouvé chacun moyen trouva deleirendretra tre pas venus nous firent des excufes den'éLes pécheurs & fon compte. tréc,ilsnous plutôr nous donner l'enaccoutumé des venir. autres au devant gens des qui biti- ont précaution depuis dientqu'onuforrd decette
fe Vvz d'un valficau quelquerems, qui étoit venu àcau- des
Iiles --- Page 572 ---
120 NGUVEAUX VOYAGES AUX ISLES
1705 Ifles de l'Amerique, & qui en avoit naturel à nos Creolles. Meflieurs les 1705.
apportéunemaladied contagieufe. Ilsn'a- Medecins en furent enchantez, & en fa
voient pas tout le tort; c'étoitene effetla confideration ils refuferent genereufemaladie de Siam qui avoit fait affez de ment ce qu'on leur prefenta pour leurs
ravages chcz nous, pour nepasfouhaiter droits de vifite. Or les falua de cinq
qu'eile s'allàt répandre chez nos amis. coups de canon lorfqu'ils s'en retourncOn leur donnalcrôle de l'équipage que rent. Je mis à terre fur les cinq heures
l'on fit monter furle; pont, 8cils trouve- duf foir le disjémeOdtobre mil fept cent
rent que: nous jotiflionstous d'une fanté cing, & c'eft où je finirai mcs Memoiparfaite par la mifericorde de Dieu.
rcs de l'Amerique qui
être
Onleurfitf fervirunc collationn magni- fuivis de ceux de l"'Eipagne FRT PItafique dc confitures des Ifles; nôtre Da- lie, fi Dieu me donne aflez de fanté
moifelle en failoit les honneurs avec pour mettre en ordre mon- journal, &
cettepoliteffe & cet enjoiiement qui eft les remarques que, j'ai fait dans ces pais.
Fin de la fixicme Partie.
TABLE
icorde de Dieu.
rcs de l'Amerique qui
être
Onleurfitf fervirunc collationn magni- fuivis de ceux de l"'Eipagne FRT PItafique dc confitures des Ifles; nôtre Da- lie, fi Dieu me donne aflez de fanté
moifelle en failoit les honneurs avec pour mettre en ordre mon- journal, &
cettepoliteffe & cet enjoiiement qui eft les remarques que, j'ai fait dans ces pais.
Fin de la fixicme Partie.
TABLE --- Page 573 ---
T
A
B
L
E
DES
M A T
I
E
R E
S,
POURLES DEUX VOLUMES,
Le Chifre Romain indique le
I P.ou 2 P.Agmife
volume ; I. defigme le
II.
premiere 0u fecande Partie du premier 5 le fecond,
Juivant margue les pages de ces volumes. Lsolame, E3le chijfre
A.
A' Beilles. Leur cire & leur miel I 2P.
Amowr (le Sr. de St.) Bat les Anglois IT.
neimes, Lieux où les Vaifleaux fuivantes TIS & Ananai, plante & Vin fes d'Ananas.
de 429
les mauvais tems
mouillent dans Ane. Caufe differentes eipeces Defeription cette
Abriccs de St. Domingue,
I 2 P.142
d'un procès fort fingulier TIP.134
Acajeu. (Vin dy1P.134 Acajour voyez Mamet.
Angennes (la
26r I.
fcription de cet Arbre, fon fruit, 11.450. fa De- fujet & fur Marquife fon d') Particularitésfur fon
Acomas. Defeription de cetarbre 38; & fuiv. gomme 8450 Angleis. pas, leurs Leurs coutumes habitation II. 138 LIP3 Leurs reAeofia jet (Benjamin) Juif. Particularités furfonfu- 1.158 ferver leurs vins Miniltres, 190 & leur fuiv. maniere de conAfiliationd idanslOrdredes] Jacobins, TIPat Mouneriblandoisasst lesifles
Leurs Gouverneursd Leur mepris dans
Afrique. Differentes Langues fur fes cequecet côtes' I1459 Angole. Angalin, Erat defeription du de cet Arbre
188 33E
IL,
Chriftianifme en cel
Agouti, defcription de cetAnimal, &cachaffeaid 45 Anguille (IAle)
Royaume II 44
Aigroment Ste. (Mr. d') Gouverneur de 1:PE3 l'le Anguills, abondantes àla Dominique, 11203 , It
Aloufic II. 1ST. Défait les Anglois de Anolis. Aniaba. Hiftoire de cePrince
IC2
aloafie dil, Comment on le cultive
IrP. 153 nintimoine Defription crud, fon dec cet Animal
I Il'8
129 (Ife deSte.) Pitons deSte. Aloulie 124 II draignie () prend ufage
&fesdivetles Erablifement des Frangois en cette Ifle Arbres. Cequilf faut 8cfuceles oblerver Ravets, IzP.1is
Alin abondant aux revolutions Iles
1508c/aiv. dEuropeen fur leur Amerique & I I pourlesprafponer P.I17
Amoliment Vaiflean Marquis d') Capitaine 1346 fujet couped fuperition des ouvriersace Remarques
dela Maytinique d Roi à Tattague du Fort Royal dun Archangeli (le St.) Greffier à Ia
Anerique. Ce gu'il faut obferver 11P.67 Arda. teurdela mort de du Gouverneur, Grenade, puni Il. Autraniporte d'Europedes
quandon y
Langue ce Royaume & des 142
des plantes
Arbres, des
Armadille,
environs
Iom.11,
vovez Tatou.
Armadilie de.
FRSS
Xx
Barlovenro, le Commandantts-r
Vair
eli (le St.) Greffier à Ia
Anerique. Ce gu'il faut obferver 11P.67 Arda. teurdela mort de du Gouverneur, Grenade, puni Il. Autraniporte d'Europedes
quandon y
Langue ce Royaume & des 142
des plantes
Arbres, des
Armadille,
environs
Iom.11,
vovez Tatou.
Armadilie de.
FRSS
Xx
Barlovenro, le Commandantts-r
Vair --- Page 574 ---
TABLE DES M A T IE R E S. de fion I. 18; Comment ilr nourrifoit fes NeVaiffeau Amiral & fa cuifine 272 Figure 276 gres255, Son Projetpour une nouvelle efpeSt. Diego liéeau mât de mifene titre de FiefI ce de Moulins 269 Son Avanture avec un
Arnexville , Habitation avec
P.143 Marchand de Nantes dans une feier vente des de fude cepo.ffon IP.104 cre 309 Son invention du de Siam pour plan- la
Afferte. Defcription
ches 327 Atraqué
RR
Ajirueg, (eP.Etienne) Jacobin chargépariAu. feconde fois II I Sa guerifon extraordinaiteur du foin dei fal Paroille 1.2 P.74 Son clogelt 3 re2 Suites de cette maladie fur Eleve leur cou- des
Atolle. Ceque c'eftque cettel boiffon I 2P.102 Cochenilles leur 15 Son 1emar Son experience avec Mr. de Mareuil
Aubin (le Sr. de St.) Capitaine de Miliceàla I.z P. 12 Lieutenant de Roi23 Met Thabitation contreles dela AnMartinique.on (leFrere) hiftoire Superieur des Religieux dela Miflion ibid. en Fait état une de faute fe defendre en cette occafion 24
Charitéala Guadeloupe
de 1.2 cettelile P.80 Eart rifque d'être mordu par un General ferpent au 32
Aves (Iiled) II 469 Defcription
Son different avec le Superieur 38 Plan d'un
Gouverneur del Marie Galanté re fujet d'un achat fait d'efclaves batir à la Martinique 69
Auger (Mr.) Sa reception à la Guadeloupe en qualité Tombe Couvent malade qu'il Commence à fe guerir
de Gouverneur 2P. 78 Et fait Gouverneur en lui même ibid. Baect entierement par une
de la Tonuell.2 217 Met la Précautions Guadeloupe qu'il femme 76 Se. rend à la Ville Guadeloupe, forte 126 fon Y
etat. de defenfe 323 342 contre les Anglois
y batir une enl'abfence du
prenda & faiu. la Guadeloupe fon Hiftoire & fon Portrait3os
Imbert Superieur 128 Se particulier rend à la Barbade ibid. Cequ'il fit à la defcente desAnglois Rend vifite au Gouverneur 132 Revient à
D
RAT àla Guadeloupe
396 8c/uit. de Ja la Guadeloupe 155 Son demelé avecT'Abbé
Angufe (le P.) Superieur des Religieux II. 222 da Lion ibid. Se rend à St. & Domingue Vifiteur
Charité Defeription à St. Domingue de cet arbre, fon fruit & 219 Yet Offres nommé qu'on lui Commiffaire fait & à fon Ordre 261
Avocat. la maniere de le manger Mifions I I desliles P. 115 234 Pris par. les) Lipagnols 270 Sa bourfe fe prife fauver &
Auter (L'), Arrivealal S'engage Rochelle: dansles 2 Tombe malade 8 retrouvée 272 Sa refolution Préfens que pour les Eipagnols
IrP.i ibid. Baptifé fous le tropique du
Relaché 279 Achat faitzgo Son retour
S'embarque 12 Se trouve à un Combat Naval, 1 id'e font ibid.
ions I I desliles P. 115 234 Pris par. les) Lipagnols 270 Sa bourfe fe prife fauver &
Auter (L'), Arrivealal S'engage Rochelle: dansles 2 Tombe malade 8 retrouvée 272 Sa refolution Préfens que pour les Eipagnols
IrP.i ibid. Baptifé fous le tropique du
Relaché 279 Achat faitzgo Son retour
S'embarque 12 Se trouve à un Combat Naval, 1 id'e font ibid. qu'il Son different avec. un
Cancer
Arrive àlaMar- à la Guadeloupe de Ja Douine 300 ibid. Y eft établi Sutiniquezz avec trValieeAnsonie Eff fait Curé de la ParoifeduMa- Commis perieur particulier 302 Sa Methode pour
combi En prend. poflellion 49 aux Eftatta- Jam- tranfporter les bois ne flottent point 30y
qué de ifiads rouges & de chiques l Comtede Travaux qu'il fait Aues 320, 345, 348 Sedebess2 Regalé & bienreçu des prefens par des) Flibultiers met de fa charge de Supcrieur des particulier Anglois a 341 la
Blenac7o Etde Mr. Regoit Michel & de fes Paroilliens Ses travaux à court la defeente rifque d'être pris ou tué
75 107 Saccomode mieux quefon Reconcilie Predeceileur deuix Guadeloupe, & fuiv. Retourne à Martinique, teravec Mr. Jacques Roi 109
8fait Tf élu Procureur Sindic de # Miflion,
femmes 113 Fait tranfporter la Maifon, foins pour mineplufieurs procès 454 & fuiv. Fait élu répaun jardin 116 Se donne Roi de grands à la foi Catho- rer le Couvent du Mouillage Miflion & dela eft Martini- Supeconvertir Mr. Tué Jacques ua ferpent Libid. Ellattaquédu rieur particulier de Part la pour la Guadeloupe *
lique 138
Gueri146 Delerigtiondeia que. 464 & fuio,
&fwiv.. Danmal des Siam 145 DesSauvages veulentlui fsavantuseidans.ce voyage468
Maifon Curialc 147, AndoiloP-1T ger ouiliet trouve
hiencimnaasasend Sauvages 18,19 FaituneexpeB. fqucavecles rience pour) lemalcadue 20 Va voir unCaraibe & mange chez lui 28 Tivaillealé
Vaiffeau des Sauvages, fa defeription
tablifement d'une nouvelle Paro:ffe qui 35
P. 10, it Sa Mâture
74 Accident
L.2;1
BTE
Partpour la Guadeloupe Trace une batterie & autres Liigacei, cequec'eit & leur uagelzP.53 252
lui anive 156 112 Sonretonr àla Martinique &
charniere
I1470
travaux concuteda Maitredeltarque Eaques à delcription de ecetAibre, & fa grofleur
lamavaile Danger, onilfe trouve173 Chargé de Dalasas, I. 187 &
IL. 315
laParoie 172
du Maigot 175 Sudicdeiaic Fait batir une Balsine. prodigieule Combat de ce poillon avec TEladonii 110
Pugeric 1S4 EluPiocureur
Bali- --- Page 575 ---
T A B L E DES
Balifer. Defeription de cette
MATIERES
Bananier. ge
plante 1.223 &fon & fuiv. ufa- Son Caraibe. ufige Defcription de cet ArbreI.
. 315
laParoie 172
du Maigot 175 Sudicdeiaic Fait batir une Balsine. prodigieule Combat de ce poillon avec TEladonii 110
Pugeric 1S4 EluPiocureur
Bali- --- Page 575 ---
T A B L E DES
Balifer. Defeription de cette
MATIERES
Bananier. ge
plante 1.223 &fon & fuiv. ufa- Son Caraibe. ufige Defcription de cet ArbreI. 187
fruit & Defeription fes ulages decetArbrilfeau &defon
de Chandelle, Sa
ibid
Banaré, ce que lignific ce mot
II,112 L219
Defeription &cfonufage
Baptème fous leTropique du Cancer, ceremonie
de Cipre ou de rofes
1.2P.53
que plailànte I. IP. iz Refesionsfuretre, pratiEpincux, Defcription de cet Arbre 11.499 I
Baratto, ceque c'eft
II278 13
à ennivrer les
Earbade (Inedela) Pofition,
Immortel. poilTons LIP. 140
état de cette Ile
defeription, &: 216Methode pour Deleriptiond le planter de cet Arbre I
Dargues dont on fc fert alAmerique, 1.129&/ue leur defd'Inde ou Laurier, voyez Laurier, ibid
Barthelemy cription (lile de St.) Par 1.2P.1758/a0, Vertus defon Laiteux. lait Deicription &
decet Arbriffeau,
I P.78 Son état
qui deilervie I
defa farinel, 2P.100 &
Batons Dafeterre dans les Iles, ce que c'eft IrP.32 11303 cet Lezard ou d'Agouti. Defcription faiv, de
charmés, leurs effets
Arbre
Beaume à cochon, fes vertus
11458 II.. Marbré
I. 186
Becune. Defeription de ce Poillon,f fes qualitez 452 &
de merde, fa defcription I. 2P.146
Bedarides particularités: (le fur fon fujet. IIP.155 &fuiv. tion de de montagne, out bois doux. II.45r
P.). Jacobin II. 31 fon caractere
de cet Arbre
Defcrip- I. 189
Bellair (Mr. de) Gouverneur del la Grenade, 45I cet Arbre Riviere, ou refolu. Defcription de
Hiftoire
fon
de Soye
I. 188
Biquia, * ou la
IL,143
violet
I,2 P. I20
Béies rouges, cc petite.Martinique que c'eft, lc mal 11.147 cau- Boiferet (Mrs, de) Leur
1.2 P. 146
fent &le remede qu'on y aporté qu'elles
Marquilat de Ste. Marie habitation
le
Besteraves
LrP.52 Boifitere (le Sr. Habitant de
TSPSA
Bierre d'Angleterre, f force LIPE
la)
la Martiniguel
Bin(Mr.) del llfede Auteur de THiftoire dela.Compasnie 1.192 Bonite, Defcription de ce poiffon II. TP.53 482. &
Cayenne I. IP.70
tre fables, &c refuté en partie par Litreremplide le P.du Ter- Bonnard lacheté Mr.) Gouverneur de Ste.
rP.52 Boifitere (le Sr. Habitant de
TSPSA
Bierre d'Angleterre, f force LIPE
la)
la Martiniguel
Bin(Mr.) del llfede Auteur de THiftoire dela.Compasnie 1.192 Bonite, Defcription de ce poiffon II. TP.53 482. &
Cayenne I. IP.70
tre fables, &c refuté en partie par Litreremplide le P.du Ter- Bonnard lacheté Mr.) Gouverneur de Ste. Aloufic, fuiv. fa
Binois (le Sr.) Ingenieur à la Guadeloupe ibit, II Bordenaue (Mr. de) Aide Major du Chevalier II. 153
Dleachifage excellent aux Ifles 3898cfaiv,. Hincelin 1.2P.89. Tué dans un Combat. Blé. IP.TIS' Pourquoi On on n'en feme point aux Illes Borgne (le Sr.le) Commis de la Douane à ibid la
en feme dans
laNouvellel Elpagnentg Merique & dans Guadeleupe, fon different avec FAuteur II. Mabis,
BledeTurquie, voyez Boriquen (Ile de) II. Blanac (le Comte de) le Pere, Gouverneur
283. Sa defcription 488
neraldesi ldeal.1P.24Son demeléavecMr. Gc- de Boucan de Cochon, ce
& fait. la Heronniere 65 Regale l'Auteur 8clui
ce regal. quec c'eft, & deferiptionde
doiss heaucoup St.Euftache d'amitié Enleve aux Hollan- fait Jefait & de Tortue, ce quec c'eft & I172 commeriton 8fuise
phle & deloge les. 12 Anglois AttaqueSt. de la Chriftodefcription de' ce regall.F.r37 &
Martinique ibid Botteanier (Feflin) voyezBoweax
fitiv. General (le de Comte de) le Fils, , Gouverneur Boncaniers, Jeur vie
ci-deffus. St. Domingue
II. Bouchar (Mr.) Habitant 1St.Domingue de la
IL.243
Bauf, leurs maladies ordinaires I. 219 Negres prennent un
Martinique, fes
Bois prix à St. Domingue
325., II. Leur Bonchus (lc Sr.) Habitant Lamentin de la L21 P.59
L.P.102 qu'on met en terre. Remarquesfurd cef fujet 243
Guadeloupe II
De l'abatis Bois des bois maniere lacharpente L,2 Boudor des Iflesi. (le Sr.) I P.2 Commilionnaite de la Million 439
bois abatus 200Bois ETRELE de bruler les interellé
Reconnu pour un homme
zieres 335 Précautions propres faut faire les li- Bouline. Courir la Bouline
guandon enfait desabatis SAITALE prendre,
feche, , ce que c'eti
Zarfamer. effetsfur la Ufage viande de cet Arbre I.2 P. 104 11.317 Ses Bouloc Louis, (Mr. de) Gourerneur de Ja Caye I de P.15 St. ivia Jardin particularités fur fon fujet] II." 200 Son
Xx2
Bew- --- Page 576 ---
T A B L E DES M ATIE R ES. De:
com- Chocolat8 de s'en fervir II 342 & faiv.
ITALE prendre,
feche, , ce que c'eti
Zarfamer. effetsfur la Ufage viande de cet Arbre I.2 P. 104 11.317 Ses Bouloc Louis, (Mr. de) Gourerneur de Ja Caye I de P.15 St. ivia Jardin particularités fur fon fujet] II." 200 Son
Xx2
Bew- --- Page 576 ---
T A B L E DES M ATIE R ES. De:
com- Chocolat8 de s'en fervir II 342 & faiv. Bewria (Mr.) Habitant deSt. Chriftophle, de fe tuer I. feription quele Sr. Carreri en fait 375
ment ii empechoitf fes Negres IP.150 Cacaotier voyez Cacao
Boutow, efpece de Maffue
II2P.7 I. Cacaoriere, Cachiman, Arbre voyez detrois Cacas efpeces, voyez GorofBragaez (Mr.) Habitant de la Martinique I P.20 (olier 7 Caur de Bauf & Pommisr de Ca-
(le P.) Jacobin, fon Frere, particulari- nelle Sentiment de T'Auteur fur cette liqueur du
tésfurf fon fujctlrp.20 Reponfe queluibnle
Comment on prépare les feves
à la féte pour
cftes
Roi de Juda H. 40 Afite
41 Caffé & obfervations fur le Caffé I. 342
confulter le ferpent c'eft fairel Branfle basI Cahimitier. Defcription de cet Arbre 1.197
Branjle bas. Ce que que
I P. 19 Caiche. Defcription de ce Batiment IL2;6 I147E
Breart (le Sr.) Corfaire François appellé &le en Caiimites Cailus (1 Mr. (Ifes) de) Ingenieur à la Martinique I
duel un Corfaire Anglois, le combat & fuiv. IP.67.69 Eloge de fon hiftoire naturelle II 304 du
fedrne
Jacobin, undesp H.323 premiers Cacao, & fon erreur à ce Callebaffes fujet douces
Breron (leP. Raymond) à lal Martinique, croix Calebafes d'Herbes I. z05
ibid. Miffionnaires plantéc Jacobis
IrP.32
Defcription de cct Arbre & fes vertus
quilya (le P. Charles) Jacobin Curé dela Pa- Calebaffier. I 203 & (miv. roiffe du Précheur Miffionnaire de I I St. P.46 Vincent S1 Calenda, dance favorite des defenduc Negres, II. comment 52, &
(leP.) Jefuitel
II. I50 on la dance, elle eft
fuiv. Bricourt (Mr. de) Direéteur de la Compagnie I1260 de Camanioc, efpecedeManioc
Ir IzP.4 P.132
Brigantin. St. Domingue Defeription de cettei forte deBatiment Camifa, Canaris, ceque Vaiffeaux c'eft de; terre
IIP.133
I2 P. 78 I. Canelle Batarde ou Géroflée I 2 P.146. &1. Brigues. Terre propre pour les Briques 2 P. 182
des Cannes 343 de
(Mr.) Jugel Royal dela Martinique, fa Cannes de Sucre, fauffe origine Leur difference d'avec
Bruneau
IIP.3! Sucre I. 224 8fuiv. qualitez, leur defcription,
Bruneliere Cacoyere (le Sr. la) Direéteur du Domaine" IIP. 81 à commenton les rofeaux, lesplante leurs & quand onl lescoupe
la Martinique, infigne Maltotier
2288/wiu.
. 182
des Cannes 343 de
(Mr.) Jugel Royal dela Martinique, fa Cannes de Sucre, fauffe origine Leur difference d'avec
Bruneau
IIP.3! Sucre I. 224 8fuiv. qualitez, leur defcription,
Bruneliere Cacoyere (le Sr. la) Direéteur du Domaine" IIP. 81 à commenton les rofeaux, lesplante leurs & quand onl lescoupe
la Martinique, infigne Maltotier
2288/wiu. Hiftoires au fajet des cochonseedes
Bix (les Sr. Pierre du) fon un Hiftoire des premiershabitans I.I P. 16 Sa Negres qui les detruifent la 239. Differen- de le
de la Martinique,
162 tes qualités de leur Produit fuc d'ane & piece manicre decannes
mort (le Sr. Jean du ) fils ainé du précedent, 11P. 161 gouvemner de I0O pas 283 en quarré
I. 27
particulariter (le Sr. Balthaiar furfon duj fujet frere caderduptéce- Canon. Obfervation d'Inde ou feguinebatarde fur le bruit du Canon II. II P. 162
Bargans dent de Teinture, leur ufage de & maniere II Cansts. Maniere de les faire
I.2 P. 176
d'en extraire la Teinture pourpre 9 Caonanne, efpece de Tortue, voyez Toriat. II P. 104
Burgaux, eipecedel Limagons
H152 Capitaine, Capucins de 9 poiffon. France. Entrée de leur Generalàl Rochefort. IIP.5 H189
C. de St. Chriftophle
I.IP.78
de dela la Guadeloupel Grenade I. IP,78 LeurEglife8cleur Couvent
2 P.83
(le P. Ignace) MartniquelP.33 Superieur particude la Martinique, Revenus quelles Paroiffesils 89. Unde
CH derjicotinidela Superieur GenerallaP. Re- dellerventl LI P.77 Leurs
II.8;
tabli Elu pari dans interim fa charge de Superieur particulier ces Peres metal affaffiné & ornemént des Caraibes; alElu Superteur Generai I175, 76 Son Caracoli, faire
I. 2 P. 8
72 avanture avec fonSinge
184 Caraibes, liage pour Sauvages en naturels de Ifles, comment
Cabeferre, ce que c'eft dans les Ifles ItP. Sa 32 ils fontlet Rocou Acfenferventi.t.Spl Leurs
Ca:a0. Manierede confire cef maniere fruit I.IP.61 d'en faire le précautions dans leurs Voyages 136 Leurs filles. culture, ies proprietés, --- Page 577 ---
filles
TABLE DES MAT I E RI E S. Ils ont mangent l'odorat toutes excellent fortes d'ordures ISI Cateline ( Ifle)
leurs tleches 159 Figure de 1S7 leurfront Empoifonnent & la Catoli, hote des Sauvages : fa defctiption, II 282 I
raion 12P.3 Coulcurs dunt ils lepeignent; Caumels
2 P. IS
leurs Caracteres, leurs mceurs, leurs ajuile- binsaux (leP.) Saperieur General des Jacomens , leurs Armes 4 & Faiv. Leur arti- jet, Mes,1
fice pour prendre des Perroquets 17. Metho32 Meust du tfoemmnmnene mal de Siam, 2P.2
de qu'il faut oblerver en traniquant avec cux Caymans. Cayenne ( Ie de ) par quidellervie, It P.78
IS. Leur adreffe poar mettre en Mer leurs
Particularites fur cesanimaux, I245
Bàtinens 23 Ils font mauvais Domeliques Cedres ou
8c/aise
25 Leurs coutumes 28 & faiv.
ice pour prendre des Perroquets 17. Metho32 Meust du tfoemmnmnene mal de Siam, 2P.2
de qu'il faut oblerver en traniquant avec cux Caymans. Cayenne ( Ie de ) par quidellervie, It P.78
IS. Leur adreffe poar mettre en Mer leurs
Particularites fur cesanimaux, I245
Bàtinens 23 Ils font mauvais Domeliques Cedres ou
8c/aise
25 Leurs coutumes 28 & faiv. Lesfem- Cercifs, Acajoux, voyez. Acajonx. mes ne mangent jamais avec leurs maris 32 Cerfreail,
IrP. 124
Laifent la liberte à leurs volanlles 1L.103 Ceriliac ( Le
II P. 124
Leurs diverfes coutumes, leur origine, leurs
Comte de ) Achettela Grenade,
langages, leur maniere de fc battre 105 & Gouverneur Canaille, la qu'il vend'a y établit mis à mort parla
ExcelensNageurs, exemplest178/ faiv,
latomrymicFanceis
fm petite verole leur étoit autrefois incon- Cerifier. II 142 bcfaive
nue 122 Malice d' 'un Chirurgien à cette OcDefcription & fruit de cer Arbre, I
cafion, leur Religion 123 &Jwv. Leurs Chapelle. 2 P.66
mariages 125 Leurs hamacs, voyez Hamacs. Chardonniere Faire ( Churelticrqtecen, I1P.17
Carangue, Deicription dece poifon, fa péche de Milice à Mr.le la Valor dela) Capitaine
IL. 4S3 Caractere; fa Martinique, fa famille, fon
Carapat, voyez Palma Chrifi. reà ce fujet, femme grande parleufe, hifloiCaratas. Deleription decctte plante, fes fleurs, Charité(
Ir P.49 & fuio. fon ulige, fesverusil.1rg &faiv. Sest feuilReligicuxdela)as àla
St. Chritorhleili8y
les peuvent fervir de favon. à la Guadeloupe, leur Maifon 12P.S2
Carbeis, mailons des Caraibes. I2 P.29 tation, Martinigue' IIP. 23 Leur habiCarbenditre Le P. Raymond) Ancien Supe- Charite ( Mr 33 ) Utilité de ces Freres II. 248
rieur des Miffions des Jacobins; delcription
Licutenant de Roi à St. Dod'un Couvent quilaf fait bâtir a la Guadelou- Chafe mingue, partie faMaifon ou
II. 222
pe,
de
Iz P. 79 fait la courfe aux conditions fous lefquelles on
Carsr,refpece Caimes deSt. Tortue, voyez Torsii,
Chaffeurs de St. Ifles leur TIP.75
Chriftophle, leur habitation, II Leur habillement Domingue, 257
vie II 243
138 gres Marons
Entreticnnent les NedelaGuadeloupe, ,IIP.78 Commentils
sy iunt érablis, ,2 P. 8: Leur Eglfe & leur Chataignr. ge Deftription de cet Arbre&cfonufaCouvent ibid. Un de ces Peresn meurtdu mal Chasan Du
II 17 8cfuis,
de Siam, II 84 Correétion que T'Auteur fion des Bois ( Mr.) travaille aàl la converfait àleurs Charpentiers,
Morand Caraibes
1:P.9
Carsites,
I I P.4 neur
(Le Marquis de ) GouverCarreri ( Le Sr.
8: Leur Eglfe & leur Chataignr. ge Deftription de cet Arbre&cfonufaCouvent ibid. Un de ces Peresn meurtdu mal Chasan Du
II 17 8cfuis,
de Siam, II 84 Correétion que T'Auteur fion des Bois ( Mr.) travaille aàl la converfait àleurs Charpentiers,
Morand Caraibes
1:P.9
Carsites,
I I P.4 neur
(Le Marquis de ) GouverCarreri ( Le Sr. Gemelli) Defcription pleine
General de St. Domingue
d'erreurs guil fait du Cacao,
II 375 à St. Vieux ( Mr. de) Liéutenant de I2r9 Roi
Cartagene Expedition de)ill215 & faiv. procès Chriftophle du Comte de II Impliqué dans le
Cafimir, Polonois, époufe une Blanche gioTe
322.5
d'un Negre,
I2 P. 36 aller en Francerendre
fes Part pour
perdu far
Sompite
Cajgue, cipece de Limaçon, II 252 & Chatel ( Le mer Sr. du)
actions, 342
487 la
Capitaine des milices de
Cafase, CC que c'eft & maniere de la faire,
Guadeloupe, particularités fur fujet II
I P. 130 Chats. Ces
Cafkconfite,l:P.T) Hiftoire: aufujetd tdelacatfe,
Animaurnevalent rien aux Iles I
itid. Bonté de celle des Ifles, ( Mr. du) Gouverneur de la Tortue & Chavagnac ( Le P. Charles )Jacobin del la Marde St. Domingne, 9 particularités fur fon fu- Chaux" tinique des Hles du vent. Ir P. 24 & I 18;
jet, ( Mr. du ) II 212 & fniv. 235 237 & de la cuire;
Maniere dela pecher
Lieutenant de Roi à St. Do- 1P.177 8efuiv. differentes fortes de chaur I
mingue,
I1236 Chenes
Chaux de coquillage 11.486
Caffer. Dereription de cet Arbre, II P. 70
11247 Cheneverd, ufage decet. Arbre
Cajonade, étimologic de ce mot, I 316
Xx3
Chef --- Page 578 ---
TABLE DES MATIERES
Chefler Ja Loie (Le) Vaffeau Vaiffean Anglois combat avec ilsviennent 2 P. 124 Rarcs aux Iiles; II74
Chevalicr
François
IrP.19 Manicre de les accomoder en éguillettes. Prix
(Mr.) Confeiler au Confeil & Ca- du cent pefant. Maniere de les
Chevaax pitaine deMiiceàl de St. la Guadelonpe I2P.150 233, Qualité de cette viande 257 Boucan apreter de
Domingue, Chevaux de Nip- Cochon. Voycz. Boucan. pes. Chevaux Marons
112448 & fuiv. Cocos, voyez Cototier. Cheureass chatrés au; Jait
I2 P. 36 Cocotier ou Cocos. Defeription de cet Arbre &
Chiens. Lcs Negics Aradas & les Sauvages du fon ufage,
Canada les mangent. Particularité fur cefu- Codringion ( Mr. de ) General I2cs des &fuiv. Anglois
jet,
I155 à St. Chrittophle II 297 Commandant les
Sauvages, leur infinét,
HI245 Anglois dans leur defcente à la
Chigue.
Cheureass chatrés au; Jait
I2 P. 36 Cocotier ou Cocos. Defeription de cet Arbre &
Chiens. Lcs Negics Aradas & les Sauvages du fon ufage,
Canada les mangent. Particularité fur cefu- Codringion ( Mr. de ) General I2cs des &fuiv. Anglois
jet,
I155 à St. Chrittophle II 297 Commandant les
Sauvages, leur infinét,
HI245 Anglois dans leur defcente à la
Chigue. Ce que c'eft IIP. 52 Triflcavanture
Guadeloupe
d'un Capucin à cci fujct,
53 Caar de boeuf. Defeription de cet 396 Arbre 8faiv. &
Chirargien, Poillon,
I rP. TC4 qualités de fon fruit. Précaution faut
Cbirurgiens des Ifles. Comment on doit s'en prendre en le coupant,
gu'il
fervir dans une habitation I 333 Profits de Cofre. Defcription de cc poiffon
I215
ceux de St. Domingue. Prixde leurs remeà mort, Iflct,
12P.3t
des. Hiltoie d'un Chirurgien 11247 8cfuiv. Colibris, Defcription de cet oifeau, 1110728 fon
Chocolat. Sentiment de FAueuriarettclyucur nourriture,
II4 8cfuiv, nid,fa
11P.59 Commenton) le fait,voyez Carao. Colomb ( Chriftophle ) Elabliffemens
Choifeuil (le Cointe de ) Gouverneur dela St. Domingue,
qu'ifit2
Tortue, particularités fur fon fujetl12:7Sa Compagnies d'Afrique &: de Senegal, IL199 I138
mo:t,
Choux pommés, leur culure,
IrP.125 Comt(1 Le Sr.le) Habitant dela 8ftiv. Cbripioyhlel Iile de St.) Ce qui arriva auxha- IrP.36 Sa civilité envers TAuteur, Martinigue
bitans, quand elle fut prife par les Anglois I
(Mr.le ) Gouverneur de la Grenade 1
1P.62 Par qui deffervie 78 LesAnglois at- 141 Sa mort,
taqués dans cette Ile par les François; pré- Congo. Etat du
cis de cette Aétion P.55 Paitagede cette
Cofianfardmuctopr
Ifle II 88 Hiftoire abregéc des Revolutions Congre. La morfurc de ce poiffon 1144
de cettelile, 898/miv, Defcription & état
dangereule,
de cette Ille, 183 & Faiv. La partie Fran- Copaw. Defeription de cct Arbre, qualités 13P.93 &
goife prife par les Anglois, detail decetteAc- vertus defonhuile,
tion
329 8efuiv. Corail noir
12P.97 &faiv. Ciboules
IIP. 123 Corefolier. Defeription de cet Arbre. Ses 1127 ProCigales de Tabac, ce que c'cit, &leurcon- prictés, fcs ufges,
modité
Il 175 Corfaires. Dellumetrenuedeuxe 1213 Corlaireslun & Juiv,
Ciriques, efpece de crabe,
IIP. 53 Anglois KcTautreHrangoss,
Citrauille de Mofcovie qui a la figure d'ua Corutite. Defenrtiondere Batiment, I 2P:78 11323
Agneau,
II 445 & fitiv. Cotton. Ses qualites aux Ifles, maniere
Cleré (LeP.) Jacobin,f mort IP.37 comoder; foa prix &fcs ulages, del'ac-
(Mr.) Major 2P.S0 Faute quilfari
faiy. 1P.1258 347
ladefeente des'Angloisai ia Guadelaupe, Co Cottonnier. Defeription de cet
8fais I
- ( Mr.
Batiment, I 2P:78 11323
Agneau,
II 445 & fitiv. Cotton. Ses qualites aux Ifles, maniere
Cleré (LeP.) Jacobin,f mort IP.37 comoder; foa prix &fcs ulages, del'ac-
(Mr.) Major 2P.S0 Faute quilfari
faiy. 1P.1258 347
ladefeente des'Angloisai ia Guadelaupe, Co Cottonnier. Defeription de cet
8fais I
- ( Mr. da) Ma'or a St. Dominguc, parti2P. Atbriffeau, &
cularités fur fon fujet
1l235 Cattens, voyez Diables,
125 faiv,
Cloche ( Le Sr.) Licutenant'dans les Mil.ces Conlexore. lnikrument pour prefferle
de la Guadeloupe, particularités fur fon fuManioc,
jet,
I1 394
Aninal.Sidiference
TIP.130
Clothetierre ( Mr. dela) Calvinifle fort aficced'yveclesepent
tionné pou: les Jacobins,
ILP. 25 Couller Sontiarmatase C Mr.) Oficier Frangois. Son Hifloire,
Cocherille; on la Fourroit cultiver aux liles I fes actions de valeur,
I 2P.53 &fuiv. Defeription de linfedte qui la produit Courbaris. Ulage del fon bois,de fon fruit &de
2 pariculanités fur ce fujet il14 8ftiv, ion écorce,
IL &
Cochons des Ifles. Ils ne craiguent point les Courpon (Mr. de) Lieutenant de 307 Roi fuiv, a St. Serpenslu.iS3Nemangeutpuints d'ordutes, Chnillophle, particularités fur fon fujet, II
de Siam ou de la Chine, IsP.124 1174 çoife 19O de Ce cette gu'il'f Ifle fit a par laj prife les de la partic FranMaronsIP.16 Dedeuepscesidou Citin. Plante de diffsrcuteseipeces, Anglois, fa defcrip- 339
tion, --- Page 579 ---
TABLE DES
tion, fon ufage,
I177& MATIERES
Cralerde Coyunboue; ce que c'eft & fa figure,rP. fuiv. 44 la Martinique, particularités fur fon
Précantion differentes cfpeces, I21 P.478 fuiv. (
fajet;
gu'il fact prendre en les man- Defrade Ille de la ) Caverne de 1:P.47
geant, d ditferentes manieresdelesp prendie,
cette Ine,
Defnets (le Comte ) Gouverneur 11264
(Hea)voyz Bariguen. 52 illes,
General II des
Crapands Crabier, oifeau, &leur
LRar Depizue la ( Le Sr. Van ) Capitaine de Milice 311 à
chaffe,
Guadeloupe. Particularités
Creelies, , ce gue c'eft ItP.Sr Les filles TIPI57
fur fon fujet,
les mangent toures fertes d' ordures, Creol- Disbler, ou Diablotins. I2P. 134
Cripr(leMajur) tophle; Anglois, habitant de St. Chrif- 15I feaux. Manieredelesa accomoder; Defeription leur de cesoifetuer, comment il empéchoit fesNegresde Anrdecurerenten Conferences maigre, 11f.scs8/aie. chafle;
Crecs dechien. Lianne, fa IrP 149 Dogeron ( Mr. ) fur ces oifcaux, 11443 &fuis. ufge,
defcription &fon ticularités fur Gouverneurdela" fon fujet, Tortue. ParCreitint(leSr. Habitant de la Martinique, I 321 Domingue ( Ife de St. - Etat Il209 des Sa mort 211
atialiné, failin, II 8b Mort Chrétienne de TAL leurs cette Ile, des Curés qui la Paroiffes de &
droits, IIP.
Lianne, fa IrP 149 Dogeron ( Mr. ) fur ces oifcaux, 11443 &fuis. ufge,
defcription &fon ticularités fur Gouverneurdela" fon fujet, Tortue. ParCreitint(leSr. Habitant de la Martinique, I 321 Domingue ( Ife de St. - Etat Il209 des Sa mort 211
atialiné, failin, II 8b Mort Chrétienne de TAL leurs cette Ile, des Curés qui la Paroiffes de &
droits, IIP. delfervent,
Crix ilede Ste.) Par qui
82 l Colonie de Ste, 388Tmv Onytranfpone
On entran/porte h Colonie dellervie,T1P.-8 à St. ference de cette Ifc Croix, d'avec voyez celle Croix, Dif. Ibid. 82P.73 &II 215 Raifons Domingue minique, > 2 P.75 Le
de la Doeucs 1P.73 Cette 10e abonde ca qu'on Gibier, en a conduit lesfers aux pieds Prélident en de ceite Ifle
II 190 Sa defcriprion,
en chemin, II 30
Elpagne, meurt
Caffy Mr. de)
197 te Ifle, 199 & Hiltoire abregée de cettue, particularités Coehcarderinedehag fur fon fujet, Il2i1 Tor- François, 219 faiv. Deicription du Capdans un Combat,
Tué tier del lElerie &fwis. & du Defeription du quar212 du refte de la côte jolgu'a Fort du Porr-paix, &
D. fuiv. riere, Defeription du guartier ATTE del petite 225 Ri- &
dcior(leP.) Sindic d'un
de FElette, 231 & 234 fniv. Deleiptione du guartier
cobins à la Martinique, Couvent Ir P. de] Ja- cours à St. Domingte &fniv. Monoyes qui iont
Damon (le Chevalier) Affte à Juda àlafôte 36 à St. Domingue 247 Revenus 244. Ouvriers' chers
pour confulter le Serpent,
II
Paroiffes, 251
Repartaged des
(
Dam;ir le Sr.) Scs" erreurs, au fujet des 41 des Negres fertile Cap-Tiberon en Cacoyers, 258. 262 Le fond
Mouches dela Guadeloupe I2P.ns. De la ne,. Voyez Laogane. Leoga252 rolitien & du du Cacao, Port-Paix & du petit Goare, Ii Dominigue gueur, 12P.75 (Ife dela) Sa fituation & f lonDaniel (le Capitaine) Forban II 280 Son 254 cclle deSt. Domingue, Difterence idid, entrecettelile &
Hiltoire 304. Avantures de fon Voya- cette IAe,
Defeription de
Prend Martinique à la Guadeloupe, 468 Dubois Dorade, ( figurede cenoiffon, I11o2& I I P. fuiv. 1G
guelques
EX2
Bitim.ens, 370 & ticularités Nn.)Habriant tur fon fujet dela & Martinique. fur
ParDanfes. Le Calenda elpece de
fiz. fa famille, I
Calenda, Danic des Negres de danfe, Congo, Voyez II
(leSt.) Habitant de la I P. 29
Particularités fur fon fujet, Mantinique. Dafes ( LeP. Hiacinthe) Jacobin à la Marii- 53 Darand, Sergent, plaifante avanture IL1O3
tinique,1:P.2 02 Part pour St.
abriant tur fon fujet dela & Martinique. fur
ParDanfes. Le Calenda elpece de
fiz. fa famille, I
Calenda, Danic des Negres de danfe, Congo, Voyez II
(leSt.) Habitant de la I P. 29
Particularités fur fon fujet, Mantinique. Dafes ( LeP. Hiacinthe) Jacobin à la Marii- 53 Darand, Sergent, plaifante avanture IL1O3
tinique,1:P.2 02 Part pour St. riveparla d'un' conformité de fon nom qui luiarDomingue,
Ane,
aveccelui
Dattier. Delcription de cet Arbre & fon ufage, 6
Dauphiné (le Sr. ) Habitan. de I 209 8fuiz,
E. fon Mariage avec un Eiclave LNienasue caieecretit, E" cie de Cannes, ,I I P, 135Manjere de
I2P
hfaires
(le Sr. ) Maite d'Hotei dea.Ga. P.39 Lau-douce. Moyen d'en trouver au 321 8faios
barct,
Mer,
II 283 & bordde la
Dausille (le Sr.)
d'unc I436 Echalenies. 473 8faive
Marguiler Parcisa a Ectitfe totale Manierede du Solcil, les cultiver, II P123
II30
Eere- --- Page 580 ---
TABLE: DES M. A T I E R E S.
Ecrevife,
IIP. "C5 Font diverfes pries,
Daniel. Leur
C
Voyez
Ecrivai L')du Vaifeau de T'Auteur refufe ajuftement, Ii 472 Hiftoire d'un Flibuftier
dejetter à la mer les clefs defa Cave auxli- quifebattoir coniredes poiffons, 4848/wiv.
queurs, eneft puni, IrP.II Eftbarifé d'une Florredul RerslaratAcatigur, I IP.8 Sepaplaifante maniere fous le Tropique du Can- rée par unetempét: & reunie horsl'Amiral,
cer, Son infigne mechanceté &la mort, IO Separée de nouveaupar un coupdevent, Epervier. Defcription de cc filet; & péche a Flux & Refax. Qu'tlyena en Amerique &
l'epervier,
I2P. 24 dans la Mediterrance,
IrP.154
Epian. Ce que c'eft que ce mal & comment Fel. Deftription decer oifeau,
II 482
on le gucrit,
II1 120 & fuiv. Folle. Filet à prendre les Tortuès, voyez TorE/padon. Pêche de ce poiffon. Sa defcription, Ine. comment il fe bat avecl la Baleinc, il 218 Fontaines bouillantes à la Guadeloupe 1 leurs
& fuiv. vertus,
12P.938 /uiv,
E/pagnols. Commerce avcc eux, II252 8c/uiv. Fontena: ( le Chevalier de ) Particuiarirés fur
1ls prennentTAuteur, 270 DinealE/pagno- fonfujet,
H 104 &fuiv. le, 273 Ordre des Services, 274 Leur So- Eorbans. Ce gue c'eft, II 230 Vailfeau Forban
bricté, 275 Leurs fentinelles. 276 très riche,
ERret (le P.) Procureur Sindic de la Miflion Fourmis. Conjeéture qu'on tire de CCS infeétes
dcs Jacobins noyé, IISS Sa mort prédite, pour les Malades, II2 Fourmis bianches,
86 voyez Poux de Bois. Erang bouillant à la Guadeloupe, I2P. 94 Fourneau d'un Vaiffeau. fadefeription, 1275
Exfathe ( Ie de St.) prife par les Françoisfur Foux en abondance à la Martinique, & bifoijes Hollandois I 2P.36 & II 98 Deferip- re a ce fujet,
tion de cette.
Jacobins noyé, IISS Sa mort prédite, pour les Malades, II2 Fourmis bianches,
86 voyez Poux de Bois. Erang bouillant à la Guadeloupe, I2P. 94 Fourneau d'un Vaiffeau. fadefeription, 1275
Exfathe ( Ie de St.) prife par les Françoisfur Foux en abondance à la Martinique, & bifoijes Hollandois I 2P.36 & II 98 Deferip- re a ce fujet,
tion de cette. Ifle,
256 Franchipane, fruit,
I € P. 122
Françoiz. Leur piévention pour les Marchandifes etrangeres,I1P. 92 Cilomnies au fujetdes
Negres II 47 Leurs premieres découvertes,
F. Fregate. Defeription de cet oifeau, proprietés
de fa graille,
II 479 &fuiv. (le Marçuis de ) Gouverneur de la Fre/che ( leP. Pierre ) Superieur Generai des
Fama
I IP.7) Mifions des Jacobins, H 31 Son different
Fefu en cul. Voyez Oiftau de Tratique. avec l'Auteur, 38 Meurt" du mal de Siam,
Feure (lc Sr. Le) defait un PartAng'ois, II
414 Tué 418 Froment femé à la Martinique, I1P.18
Feurier ( Mr. ) GrefferenChef. du Con.eilSou- Fruits. Remarque fur leur bonté, 12P.63
verain dela Martinique,
I IP. 1;2 Fafils boucanniers. Leur delurption&eleerpns,
Figuier des Ifles. Cet Arbreporte toute l'année
IxP.I32 & fuu,
II P. II:
de l'Amerique, fes truits & leur ufage,
I 222
G. Figaier Sauvage. Defeription de cet Aibre. Ses
ufages,
II IS dfvin,
Flamand. Defeription de cet oifeau; I1476 Abarer (Mr. de) Gouverneur de la MartiFlambeaux 3 leur matiere & la maniere deles I nique, I:P.23 & Licutenant Generaldes
faire,
I2P.53 Illes, particularités fur fon fujet; vientaufeFleches empoifonnées. Voyez Mancenilier, Iou- cours de la Guadeloupe, II416
loula G Cara:bes. Gage ( Thomas) Avis fur fa Relation. 8fwiv. Qui il
Flibuftiers. Leur Combat avec 2 Vaiffeaux An- étoit, Sa mort,
Il 332
glois, leurs ufages dans le partage de leurs Gagri( Mr.) Lieutenant dans lcs &cjait. prifes, I I P.72 & fuiv. Préfens qu'ils font franches de la Marine, IiP.10 Particularités Compagnies
alAuteur, 75 Veulentpeu de Canons dans fur fon fujet,
leurs Bàtimens, 2 P. 77 Ont foin de fournir Galere ( Louis) ) Negrelibre, Maitre d'une Barles Eglifes des Ifles dece qui y eft neceilare, que de paffage,
II P. 65
I Leur valeur àlExpedition deCartaDefcription de ce poiffon, IrP.157
EE I 216 Leur Combat avec les Anglois,
&cfarv. 217 Pillentle comptoir des Danois, 291 Galifet ( Mr. ) Commandant au Cap à St." Domingue, --- Page 581 ---
TABLE DES
mingue, particularités furfon
MATIERES
fujat, Iars Griowde deux fortes,
Gallinns d'Eipagne, leur palgedewem: da2 Mar- 230 Guadelonpe (iBedelaParoilftes I:PG ded cettellle, &II 19
Gargonjus.
ur Combat avec les Anglois,
&cfarv. 217 Pillentle comptoir des Danois, 291 Galifet ( Mr. ) Commandant au Cap à St." Domingue, --- Page 581 ---
TABLE DES
mingue, particularités furfon
MATIERES
fujat, Iars Griowde deux fortes,
Gallinns d'Eipagne, leur palgedewem: da2 Mar- 230 Guadelonpe (iBedelaParoilftes I:PG ded cettellle, &II 19
Gargonjus. tinque, Maniere de les faire, & deseniure 1:4 SrEaeBlaps dele Baeterre, da Fortides Deieniptiondu Bours par
vir,
Eslites, & des
Gargetfun, Ce que c'et,
1:P I:P: 132 SCaene SARE
BalifT. Gajia. Plailant inariagesfun Gentibonn.ec/ 132 de-Sic, Hiensrns deia Riviere Charle, 8cdup de petit la CeiGap con, le (P.) Jacobin, fon
1 3T tesuee, imption de Ci la Fort Cabetterre Louis, du 131 &: Irig. Rivie- D2gui lui amieace fuaren, Egliie braleece il Bop Ste: Marie, 144 & Jio. Marquia: de
Gumnis (e Comtede) Commmandemta S:. Chaf Quartier des trois Rivieres, du Deicrimnon reduit & du
tophle; fon Automare, Ilays. Coquil fit tosti ie Pays juiswau
de
al prile de lp partie Frangonede ceite Iile
& Bris. Derenation Forrdela de la Baufeterre,
parles Anglois, 329, 333- Sonhutoire,
VaN Fort, & de route Ja pointe du
& Jerv, 334 Ririere St. Louls, Rivie:e des CoeuRNA la
Germen, Poilon, voyez henite. liea apellel. Pasc, de la Cotej Galitonst d:
Geraie, Trempetic gu'on fait fur cette Mar- Riviere des Habitans, 159 & fuiv. jwiqu'a la
chandie,
I2P. 148 tures de TAureur far la
ConjecGinganire. Sajeulture, fes rropsietez,laP.T La Guideloupe attaguée grande terre, 19
8fao. inesiestento II S Projets parlesAnglois, mais
Ginaude (le P.) Jacobin, II 31. de forre dans cette Ie, 127 & dune Vile
la ceremonie du Jubile,
Charge II
qu'on y fait pour s'oppofer aux Faiz. Travaux
Goimay ( Mr. du Mets de) voyez Mets. 324 Froje: d'une Tour,
Anglois, &
Gombisele des P.)Sugeneur General des.Miflions qu'on prend contre Re Precautions
Jefuites, fon cloge,
kcais, L des Troures de Anglois 387
Gommes desliles,
Il323 8cjais. Defcente cu's font les certeile, 391
Gemmier. 1IP.33 Defeription de cetArbre, 1346 II taide cette expedisien, 394 Angloi, dé302. couleur Maniere de le fcier & de conferver la cette véedu fecours
&s & Arride fon bois,
entreprife, Sels-laminises, 416 & fuiv. fuite de
Gmmase le de la)
II 315 glois sle dézat qutls F Perte des AnGeardin leSr.): MiarchanddeNantes, 230 Rjwiz.
391
Gemmier. 1IP.33 Defeription de cetArbre, 1346 II taide cette expedisien, 394 Angloi, dé302. couleur Maniere de le fcier & de conferver la cette véedu fecours
&s & Arride fon bois,
entreprife, Sels-laminises, 416 & fuiv. fuite de
Gmmase le de la)
II 315 glois sle dézat qutls F Perte des AnGeardin leSr.): MiarchanddeNantes, 230 Rjwiz. Defeription du aroient fait, 443
ture avec un Gafcon,
fonavan- II:
petit Cabdnsitass
Gourgenlestes du Mexique ce que ceil, 239 1f Guarigue ltoire, (Mr. dela) le Pere, f famille, KJais. fon
Gayann. 0o
Jeandela): fils ainé IIS du &cfais. comiment on
I
bampaubnomeels
Taccomode, P. &
pasticularites far ion fejet,, précesent,
Gryasier BepeatmAAnpir Tourneric, Jacques frere Antoine de la) Sr. 1gs de la
Graines. Ca çu'il faut cbferer pour & aio, larités fur fon fujet, cadet dap précedent, particuGianadile, porter d'Enrope Feur, ea Amerigue, IrP. entiani- 117 cadet du Michel dela) Sr. des Sarigny, 1197 frere
Grontisalle. Poafoa,
II I :. P. 120 la Guadcioupe, précedent, I 341 Lieurenant de Roi à
Grand Gefer. Defcriptionde cet oifeau, &cufa- 1C4 fonfaer,
Particnularités fur
Graul ger de Taec. des bligues,
I1477 & fiz. recadet Claude du de la) Sr. des Sureillée, 1157 freGra, Dasron, voyez. atalit,
I
Efiret, II précedent, 86
preditla mort du P. Grafer lesu Son marisge ciandettin, P. 134
Particularités fir fon fujer,
artive a ce fajet, 11453 8cfaiu. 460 ce qui &
(Philipre de holer 97 cejuis,
fes ireres, particularites fur plesjcune ion detous
da ConfeilaSt. Domingue, 467
fujet, II
lacindr Fu fonfutet,
pasticu. Guipes, leur pigûre&:
Grivails Men de a
1is3r Gaildine. vorez, fonremede, I: P.117
Ca B.II P.4 Posaillesdecestel Numengpenmieani Guillaums Mainre) ktedetitdeCaenn
dellervies, 78 Defcription de cette ifc.parqu Ille II fion Ides Jacobins TRNSNESUNE IrP.2 Malcontent defa
Gremaiierde deux eipoces,
Iaccwis. condition, fance, 37 Safortune & frecoanosc
Grasa.tt. Voyez Craain IIP 122 Guinie. Commerce de ce
2.P. 3
Im, a. Orde Guinee,
Romaume, 144
Yy
tromperie des Negres a ce
Ljt --- Page 582 ---
TABLE DES MATIERES
fujet, & le remede,
Guinguambo, herbe potagere, I I P. 125
J. Gxitarre (efpece de) doat Jes Negres iefervent,
II 53 TAcobins de St. Gxitaut (le Commandeur de ) Lieutenant au
dent, Chriflophle, ce qu'ilsy poffeGouvernement General des Ifles, I I P. 23
de St. ce
I1 P. 78
(le Chevalier de ) Gouverneur des St. Domingue, quisypolledeat, II P. 80 II
Chriftophle,
II 95
de la Grenade, ce
H. Ir P. 78 Leur) habitation, qu'ils y poffedent, Il
de la Guadeloupe, LIP.78 Apellésp 145
Abitations.
lophle, ce qu'ilsy poffeGouvernement General des Ifles, I I P. 23
de St. ce
I1 P. 78
(le Chevalier de ) Gouverneur des St. Domingue, quisypolledeat, II P. 80 II
Chriftophle,
II 95
de la Grenade, ce
H. Ir P. 78 Leur) habitation, qu'ils y poffedent, Il
de la Guadeloupe, LIP.78 Apellésp 145
Abitations. Comment on les obtient & deffervir une Paroiffe à la Cayenne, mais pour cn
H1 comment on les difpofe, I 199 &fuiv. vain 79 Leur Maifon, leurs Couvents, 2P. Partage du tems dans une habitation, 78 & Jitiv. Leur Eg.ile Paroifliale à la Ca255 Etat dc Negres neceffaires dars une ha- befterre, 152 Procès que leur intente
bitation, leur emploi 323. & fuiv. Dé- bé du Lion,
II I55 & TAb- fuiv. penfe néceffaire pourl l'entretien de 420 Ef
de la Martinique leur Couvent au
claves; vivres qu'on donne aux Negres 330 Bourg St. Pierre, IrP.26 Comment ils ont
& fniv. Difpofition & partage du terrain eu l'adminiftration du (pirituel à la Cabefterpour faire une habitation, 334 & fuiv. re, 32 Leur Couvent au fonds St. Jacques. Hamacs. Lits des Sauvages, leur deleription, Sa pauvreté, Sa defcription, 37 & Juiv. 12P.13 Maniere de les faire, leur utilité, Quelles paroiffes lcs Jacobins defervent dans
ibid. Hamacs de mariage,
IlI2S cette Ile, 77 Leurs Revenus 3 80. ReHamilton (1 Mr.) Major General des Ifles An- glement du General de l'Ordre, 12P.2Un
gloifes, ce Iqu'il fit à la prife de la partie de ces Peres eft attaqué du mal de Siam &
Françoife de St. Chriftophle,
II 333 gueri 2 II 71 Changemens qui arrivent
Herbe à blé, ce que c'eft,
1278 dans leur Miflion, 453 & fuiv. Affiliade Cole,
I 2 P. 105 tions qu'ils font 459 & Juiv. Lears demélés
aux fleches, voyez Touloula. avec quelques Habitans,
460 &
à pique, ce que c'eft,
I 278 Samaique lile de la) Les François la furpren- fniv. Porageres,
II P. 24 nent & laravagent, II 213 Particularités au
Heronniere (Mr. de la.) Capitaine de la Flutela fujet de cette ilep
Loire, IrP.7 Devient Amiral, IO Jette les Sardins. Précaution/pour les Jardins à St. 331 Doclefs de fes caves de liqueurs à la mer, II mingue,
II
Particularités fur fon fujct, 17 Arrive à la Safmins de quatre fortes, leur defcriprion, 243 I
Martinique, 22 Son demelé avecle Comte
I P. 119
de Blenac 65 Malade du mat de Siam Serufalem (Corneille de) Rafneur del'Auteur,
136 Retourne en France,
II 312
Hincelin (le Chevalier) GorweneurdelaGun Jefuites. Mort de plufieurs de ces
II
deloupe à la deicente gu'yfirent iesAnglois,
Peres, 84
12P.89
de la Cayenne,
II P. 79
(Mr.) de Morache, voyez Morache,
de St.. Chrittophle, leur
Hollandois. Leur conduite à l'égard del leurs) Ef
habitation, II 188
claves, pour ce qui concerne lal Religion, II
de St. Domingue,
II 251
del la Guadeloupe, ce qu'ils y.
II
deloupe à la deicente gu'yfirent iesAnglois,
Peres, 84
12P.89
de la Cayenne,
II P. 79
(Mr.) de Morache, voyez Morache,
de St.. Chrittophle, leur
Hollandois. Leur conduite à l'égard del leurs) Ef
habitation, II 188
claves, pour ce qui concerne lal Religion, II
de St. Domingue,
II 251
del la Guadeloupe, ce qu'ils y. poffeHolley (leP. Charles)Jefuite, I rP.8) Entrepris dent, I I P. 78 Leur Eglife, leur Mailon,
par T'Auteur, pour avoir prêché limmaculée
2 P. 81
conception de la Vierge,
de la Martinique, I IP.23 Quelles
Homeel (le P.du)Jacobin,
LIP 3 Paroiffes ils deffervent,
Hotman (Mr.) ce qui lui arrive à la Tortue,
de St. Vincent, ce qu'ileypoffedent,
H: 205 ItP.79 Leur Miflion,en cette Iile, P.To&
Houlin (M-,) ancien Camarade de College de
l'Auteur. Particularités furfon fujet,1 IP.29 Igname. Defcription de ce fruit, I2 II125 P. 106
Hoxel (Mr.) Capitaine aux Gardes, fa terre Imbert (leP. François) Jacobin, Curéà laMarérigée enMirçuiat,
1P. 141 tinique, n'exerçoit pastrop bien
Hwile. Il eft defendu aux Efpagnols d'en faire 1 tP. 34 Fait fes excufes à THofpitalité 45
dans le Mexique & dans les grandes Ines, I
(Le P.) Superieur des TAuteur, Jacobins a la
I P. TIS Guadeloupe, J'Abbé du Lion lui intente un
Haitrese On les cue.ile fur les Aibres, I2P.39 Procès, 11 155 & faiv, Se démer de fa
char- --- Page 583 ---
TABLE DES
charge;
MATIERES
Imprimour, necefaire aux Ifles,
I 346 çon, II 267 Maniere
Indiennes à bon marché,
Il 359
delaccomoder, 43;
Indiens, braves, II 108. Cailloux qu'ils creu- 290 Lamentin. Defeription de ce
& Imiv. foients leurs idoles; leurs ollemens,
&fes proprietes,
poillon,fa péche
Indigo. Tecinture. Comment on le fait. De- 264 Lames, ou ondes de la mer, I2P.50 & fiiv. fcription de la plante. Qualités du bon Indi- Larcher cefujer,
Remarques fur
Indigeticr. go, Celui conduit IIP.60K faiv. gieux (le de la Fe. Medard) Superieur Jape3 des Relidigo; en quoi ietcent la fcence, le travail defin- Larmes de Job, Chartte ce que à c'elt, la Martinique TP.:3
Interlopes, forte de Vailieaux, 11 IIP96 Latanier, deicription de cet
Jene a coftelettes, voyez Scripe. 194, 296 Lattarini, Poillon, voyez Titiri. Arbre, 1RE
Seleph (le Patron) fouetté,
H
Laurens (le Chevalier dest.)
Szyonx (Mr.) Capitaine de CavaleriealaMa 303 General à Fattague de St. 12P.55 Nommé
tinique, fon habitation, donne du Terrain Anglois, & enfuite Chritorhlep parles &
pour former uneParoille, T2P.34
Gouverncur, Ils:
Iptcacuanha, de trois fortes, leur deicription, 8fuiv Laurier.
1RE
Seleph (le Patron) fouetté,
H
Laurens (le Chevalier dest.)
Szyonx (Mr.) Capitaine de CavaleriealaMa 303 General à Fattague de St. 12P.55 Nommé
tinique, fon habitation, donne du Terrain Anglois, & enfuite Chritorhlep parles &
pour former uneParoille, T2P.34
Gouverncur, Ils:
Iptcacuanha, de trois fortes, leur deicription, 8fuiv Laurier. Defeription de cet Arbre,
Jive
Ilandois,
179A/a L'Emtry gembre, (le Sr.) Sun erreur au fujet I:P.rar du
Hfantier (le meprifés Sr.) par les Anglois, 11298 Ltigane. Etat de
I Ginavoit époufe Narchand a la
cette Ville & de fon 2P.148
Hfes Françoifes de une Negrelle, Mantinique I 2P.35 Lettres Patentes pour
II 240 negoce, & fis. noyes qui y ont cours, l'Amerique, 1IP.77 leur 8cfaio. état, Mo
du tiers Ordre Tétablifement de St. des Reliyens de l'Auteor pour y augmenter le Mo- frsitn Martinique,
Dominique I à
Avis merce, fur utilité de cet érablufemens, com- Lezard. Deictiption de cet animal, 1P.167
ce fujet,
1339 I1P.10; Sa chair déclarée viande fa chaffe,
du vent &1 fousle vent,
maigre 2P. Subilé ces liles,
quelles II font 166 Lianne brulante, Sa
I I13
publié & obfervé aux Ifles, II 324 &
à concombres, defeription, la deicription, I 278 196
Suda. Reponfe que fait le Roi- de fuiv, tirerleau, àcau, fa deicription. Maniere d'en
Braguer. Féte' confulteri le Juda au P. Jaune ou Lianne
II IO
toire d' "Aniaba R d'un Roi de Serpent. Hif tion,
àcordes. Sa deferipdes Rois, peuples de Juda pourl la fucceflion Juda. deleurs Regles fon Laiteufe. Sa defcription, Liy: vertu II TE
Surelure (le P. Cafimir)
IL 40 8cJais. fuc, percée, f
1104 de
Peres de la Chanté,ectale, VicnleProvinoaider II
de perfil, , fa defssiption,
II
85 pois 9
defcription, I ufgedefes
K. à Sang, fa defcription & 191 fon &/nio. effer,
K Ercoue IP.IO (Mr.) Capitaine de Flibuftiers, I
à Serpent, f defcription & fon II 10
àl la Particularitesforf fon fujet 18. Arrive
nage, I
Martinique, 22 Retourne en France, riques, propre à faire des cercles de Bar- 193
Pommes voyez crocs de de chien. L. Lutard (le Sr.) Lieutenant Liannes, de royez Pommer,
deloupc, avoit époufé uneNegrelle MilcealGus
L Abar (LeP.) voyez Auteur. Limanade Son portrait,
I2P.35
Laet (Jean) cequil dit d'une plante
alAngloife, hiftoire fur ce
nomme Igpecaja, ou Pigaia,
gu'il
18e,1
Laines. On en pouroit établir un IlSs Lion (Abbédu) Son hiftoire, IzP.18: 1P.136
aux. Iiles,
Commerce te un procès aux Jacobins de Ia IntenLambert (Mr.) Capitaine de Flibufiers 1349 aSt.
portrait,
I2P.35
Laet (Jean) cequil dit d'une plante
alAngloife, hiftoire fur ce
nomme Igpecaja, ou Pigaia,
gu'il
18e,1
Laines. On en pouroit établir un IlSs Lion (Abbédu) Son hiftoire, IzP.18: 1P.136
aux. Iiles,
Commerce te un procès aux Jacobins de Ia IntenLambert (Mr.) Capitaine de Flibufiers 1349 aSt. Life patticularités (Mr. fur fon fiujet, II Guateloure, 155, &,
Chriftople lui arrive furprend à la dlesAnglois, II 188 Ce de, de) Son erreur au fujet de la Grena- auit. der cette Ile par les prife de Ja particfrangcife Livres mauvais qui
II io
Lambis, Delcription de Anglois, cette
s'impriment en Hollande,
cipece de Lima- Loire ( La)Flute dul Roi
I1190
Yy:
coxmandtepursuree
a --- Page 584 ---
TABLE DES M ATIERES
la Heromniere,1:P.7 Ordre desrepasdansce tion de l'Arbre & du fruit, IIP. 114
Bitiment, IO Fête des Rois celebréc dans Manati, Poiffon, voyez Lamentin. ce Bitment, 14 Toute la Flotte s'en fepa- Manceniljer. Delcription de cc dangereux Arrc& l laid: icule avec la Tranquille, 16 bre & de fon fruit, I IP. 1;8 & fuiv,
Elle eft feparée dcla Tranguiller par un coup Mane (le P.) Superieur des Jacobins dela Guade vent, 18 Combat avec un Vaiffeau An- deloupe,
II 346,
glois,
ibid Mangle, ou Paletuvier, Arbre detrois fortes, I
Lajas (Les Srs.) Habitans de la Guadeloupe, 2P.381 Manglerouge, voyez Raifinier. Mangle
12P.9; blanc, voyez Mahot, Mangle noir, fa DeLoiis (Caye de St.) Etat de cette Ifle &deta feription, fon ufage 9 38 & Jxiv. LesManCompastic, 112588/We. Projet d'uaFort
fervent de retranchement au Bourg de
fur cette Ceye, voyez Reinau. f petite Rivierc à St: Domingue, 11 231 &
Loyer (lcP. Godefroi) Jacobin dela Martinifaiv. du mal de Siam, IIP.24 Manioc. Defcription de cet Arbriffeau, les difLATASTI Sr.) Habitant de la Maxtinique, par- ferentes efpeces, fa culture &c. Maniere de
ticular.tés fur fon fuj:t,
IrP 53 lereduire' en.farme,1:P.127 & fitiv. Prix de
Lune. Defeription de cepoifion, 11P.14 la farine, I 331 Manierc deleplanteravec
Lutherien, Ma:iage a la Lutheriennc, H 2S9 du Cacao,
11358 & fniv. Mantegue. Ce que c'eft & fon ufage, JI 256
M. Marais bouillant à la Guadeloupe, I IP.94
Marchandifes propres pour les Ifles, Avanture
M4. Boiffon. Comment on la fit, I d'un Marchand de Lion à ce fujet, I 354
Machault (Mr. de) Gouverncur General P,133 des Mares de trois fortes d'caux,
I 2 8cfmv. P.114
Inles, I140 Son Caractere, 454 & fiiv.
eft & fon ufage, JI 256
M. Marais bouillant à la Guadeloupe, I IP.94
Marchandifes propres pour les Ifles, Avanture
M4. Boiffon. Comment on la fit, I d'un Marchand de Lion à ce fujet, I 354
Machault (Mr. de) Gouverncur General P,133 des Mares de trois fortes d'caux,
I 2 8cfmv. P.114
Inles, I140 Son Caractere, 454 & fiiv. Marexil (Mr. Son de) Lieutenant de Roi àla MarMacoxba ou Teftard, poilion, voycz Tefard. aveclAuteur, tinique. hiftoire, I1P.162 Son diferent
Macreafes, Conferences iur ces Animaux &cleur Marie (Mr.) Commiffaire & Infpeétcur I1-23 de la
origine,
114 443 & friv, Marine,
Mahis. Comment on plante ce blé, ies ufages,
Galante (Iic) prife
II 222
fes qualités,
I2P. IC2 & fmiv. IP. 47 & II 98
par les Anglois I
Mabot on Mangle blanc. Defcription decctAr- font pour attaquer Preparatilsqueles la
Angloisy
bre & fon utilité,
12P. 40 & fuix. Guadeloupe, 387
à grandes feuilles. Defcription de cet
(Mr. dc Ste.) Capitaine du Vailleaul'O- &faics
Arbre,
I2P. 130 piniatre,
I
Coufin. voyez Coufin. Marens. (Negres) Particularités fur leur IP.5.6
Maintenon d'Angennes (le Marquis de) Son I I P.44 Ceux dc St.. Domingue, 11266& fujet,
Avanture,
I118
Maire (Mr.) le) Doyen du Confeil à la Marti-
(Eiclaves) Peines contre cux fiiv,
nique,
II 237 ceux qui les retirent,
& contre
Maijencelle (Mr. de) Capitaine des Milicesala Marrelli (le P. Jofeph) Jacobin, 1P.37
Guadeloupe, particularités fur fon fujet, II Marthe (Mr. de. Sté.) Gouverneur de-la T1P.3,45 MarMaifons. Maniere de les couvrir de tétesde 394 Ifle tinique. les à l'attaque du Fort Royal de cette
Cannes ou de rofeaux,
IIO
par Hollandois,
IIP. 68
Maladies dans les Iiles, leurs caufes, II 245& Matiw.inedeSt), Partagée entre lcs Par.qui deffervic, &i IIP.78
(xiv. Maladic cxtraordinaire qui tombe fur
François iesHollandois,
ics Befiaux & fur les Negres, 461 & Martinigae (Ife dela) Vue de cette Inle I:P.22 II 293
ial d'eftomac; ce que c'eft & le remedo, faiv. I Defcription dela Cabellerre du Fort St. Pierre & d'anepartie
2P. SI d'une autre partie. * S fuiv. Cabellerre Deicription
Malmaifon (Mr. de) Lieutenant de Roi d la fiiv. Defcription du Quartier du
&
Guadeloupe; particularités fur fon
Thedle
Ce qu'il fit à la defcente, des fujet, Anglois II à 45 & furv. Charité Egiife des Paroifliale de ia Ballepointes7
Habitansdellile 62
356 &Juiz, fuite
du
PATTSE
Malsommie, herhe,
Defcription ce
Fort Royal & de
Maloxine ou la Volante.
ifon (Mr. de) Lieutenant de Roi d la fiiv. Defcription du Quartier du
&
Guadeloupe; particularités fur fon
Thedle
Ce qu'il fit à la defcente, des fujet, Anglois II à 45 & furv. Charité Egiife des Paroifliale de ia Ballepointes7
Habitansdellile 62
356 &Juiz, fuite
du
PATTSE
Malsommie, herhe,
Defcription ce
Fort Royal & de
Maloxine ou la Volante. Corvette commandée Tattaquede fuiv. Etat dcs. Paroiffes Fort par de les Hollandois 6; &
par Mir. Pinel, voyez Pinel. rez quiles difcrvent & leurs cettelfe, des CuMame ou Abricor de St. Domingue, Deferip- vicre des Galions 153 Sun droits pallage 77 dange- Rircux --- Page 585 ---
TABLE DES M ATIE R E
reux Tarcane 155 Pointe de la Caravelle & de la Momme, Manicre
S. au 160 Ltabliffement d'une Paroifle
d'accommoder cette boiffon
à1 la Cul-de-Sac Rofe 28 François Delcrintion I2 P. du 27,34 Cul de Pointe Sic Monbin, Defcription de cet Arbre n. 11193
François 33, Ville & Eglife du Fort Royal Mondidier
36 Conteil Souverain de TlAe4 Les
(eP.Jen)Pariculhumne fur fuive
Anglois yfont une defcente& font obligés
II fonfuict
de fe retirer 56 Un Corfaire
Mom(Mr) Confeiller
3 & faiv. fait aufi une defcente, voyez Roche. Anglois Mort y fon origine & fa fortune honoraireàl laMattinique, I
du General de l'ifle II 312 Précautions Monfieur, pour! Frere unique de Louis XIV. IP.152 fervice
qu'ony prend contre les Anglois 347 Aldefon ame
larmen cette lile
468 Atéarasmt la CrRa charmante furl les 11314
Mafcomale, voyez Sacre Drut. Monte Guadeloupe
Montagneide 12
Aejonier (Guillaume) voyezGuillame. Chrifa. P.TI3
Matatot. Table dessauvages. Si Defcription I Morache ment I1128 (Mr. Hlineclinde) famort & fon I198 TefiaMatelats, De payent point d'entrée 2P.15 fion.terminé 317 Procès Melfedes au fujet de fa fuccef
Mauelr Mr. de) Ordonnateur Gencral I2P.127 dela THte lui d'une façon nouvelle 3Z0 mortschantée de
Mifion
I I P. 38fuiv. ficcelion
Paitage
Medicinier. Arbre detrois cfpeces,
Morgan St. (Mr.) Colonel Anglois tué
tion, leurs effers
leurdelcripChritlophle
àlAdion' de
Melons d'eau dela
11178cwo. Mort de plufieurs Religieux à la
Ilo2
-
d'Efragne Martinique & de France, I1P.20
Martinique II
ferleur tonte
Remarques IIP.E4 Mouches Mouthache, ,ce que c'eft
I 84
Mergant Marie Anne) Habiantedelaoian ver extraordinaires Maniere deles TP.n9
Merlé nique (la Veuve le) unedesp
I 1P.61
cornues,
I2 confer- P.12r
tantes des Ifes, fa plus: ancienneshabi- bres
leurdefeription 2P.119 ArMerlet.
, I1P.20
Martinique II
ferleur tonte
Remarques IIP.E4 Mouches Mouthache, ,ce que c'eft
I 84
Mergant Marie Anne) Habiantedelaoian ver extraordinaires Maniere deles TP.n9
Merlé nique (la Veuve le) unedesp
I 1P.61
cornues,
I2 confer- P.12r
tantes des Ifes, fa plus: ancienneshabi- bres
leurdefeription 2P.119 ArMerlet. Habitant del la famille Martinique, I IP. 23
gullerprodulen, &1 le moyen d'en avoir
fon hilloire
devenuf fou,
à feu, lumiere
Metif, ce que c'eft Iz P. 35 Comment 11S3 onles
qu'elles jettent P. I
connoit
Luifantes
Mets de Goimty (Mr. du) Intendant de la Marti- 36 Monlins à Sucre. De differentes cfpeces, 12Par7 leur
niquel en' France 1i223 Regoit don congé pourr rctourner defeription, fervir. Accidens inftrumens funefies neceffaires pour les
Mibi, forte del lianne, fon ulgelzP.54 Sadef 2P.73 qui les fervent; projét qui arivent à ceux
cription
nouvelle elpece de deTauteurp I pour une
Mibipi. Sorte de lianne qui- porte des 1189
Moulins. 243 &
defcription
pois, fa Moufelines à bon marché
Juiv. Miciiel (Adrien) Capitaine àlal Martiniquelr 12R.S4 Monifumbey, herbe potagere
49 Fait des prélens à T'Auteur
106 Moufliques en quantitéala Cateline IIP.16
(Jofué) Penfionnaire de T'Auteur I Montois cer en robe de chambre. Ce que c'eft I282
que
Mil, voyez Malis,
IP.109 Mage. Rote Mulet. II 475
Petit)
Mulatres, ce que c'eft, Ieur
Minifres, Leursraifons pour ne; point baptiferles TsP.or raétere, leur état, Hiftoires origine, a Jeur leur caNegres
II Mulet
fujet I
Mifiehnaires pour les Ies, Quelquer-uns 194 fe Murs, ou Muge, , Poifion
25.4-8jait. PNELA léavec les Relgieuxdu
Leur dêméRemargues fur les murs anciens I1P.TOS H
chelle
Couvent de la Ro- Mtufcade
MiMfpi. gucriffent Comment de les Sauvages de ce pays à
TEpian, & leur caraétere IV
N. Modene (Mr.) Capitaine des Vaiffeaux du 122
comment il fait le flut à Ille de Nicves Roi, II
Namtre
Nasure(leP.)S tinique, fon Superieur des) Jacobins de lal II268 Marportrait
Yy 3
II 233
Ne- --- Page 586 ---
T ABLE DES M A TIEI R E S. Negade (Ile de la) Tréfor de cetre Ile II Ouraganà la Martinique, fa defcription I2P. Negres. Negre mordu par un ferpent, fa playe 293 67 conferver Ravages les Arbres qu'il Fruitiers. ft Précaution Les pour
&fa cure TIP.54Excèse ohles Negres fcpor- qu'il avoitfaits obligentles oifeaux de ravages
tent pour fefarre mourir, &1 leurs raifons pour rid:
quitter
cela 149 Hiltoires fur cc fujet voyez Crips Ouvernard (Me.)
très ibid
& Bouriau.
2P. Negres. Negre mordu par un ferpent, fa playe 293 67 conferver Ravages les Arbres qu'il Fruitiers. ft Précaution Les pour
&fa cure TIP.54Excèse ohles Negres fcpor- qu'il avoitfaits obligentles oifeaux de ravages
tent pour fefarre mourir, &1 leurs raifons pour rid:
quitter
cela 149 Hiltoires fur cc fujet voyez Crips Ouvernard (Me.)
très ibid
& Bouriau. Manicre dont ils font un fer- particularités fur Femmefauvage fon fujet II Ico Son vieille, Porment 150 Blancs qui ont époufé des Ne- trait
greifes. Femmes bianches débauchées par Ouycoz. Boiffon; comment ellefe faitI ICI
desNegres Hitotreicefujet I2P.358 &fmiv. Ozzille deGuinée, Confitures
IrP.133
Etat des Negres neceffaires dans unc habita- Ozeille ordinaire,
de cette I P. plante,
tion, voyez Habitation. Vanité des Negres I
328 Du commerce de leur pays, leur Religion, leurs mceurs, leurs danfes. ComP. ment on les achette, comment onlestraite,
comment on les,inftruit 1134 8cfuiv. Leur
nouriture à St. Domingue, 243 Negres
Rame des faurages, fa defcription &
érampés, maniere de les
Comutilité
Pre
étamperz6s
2P.r &fuiz. ment on leur aprend le metier de Coureur Pagne, ce queceft
I2P.2S
209 Negre qui fe pend pour fe delivrer des Pailles- Pain en-Cu, voyez Oifeaux de Tropique,
Chiques 457 Negres obledés du diable,
d'épices. Deleription de cet Arbre, &
remede 2 ce mal 458 &
Leur dé- maniere de le fcier,. II 316 &fuio. votion pour le pain benit, aie l'eau benite, Pays (le Sr.le) Capitaine de Milice à St. Doibid. Leurs maladies ordinaires
463 iningue * particularitez fur foa fujet, II
Marons, voyez. Marons. Sorciers. Diverfes hifloires à cefujet Paletuvier ou Mangle. Paletuvier des MontaI1P.1638/ais. Evenement prodigieux caulé gnes, Paletuvierjaune,leur defcription,leurs
par une Negtefle
II 46 Palma ufages
I2P 48faz. Nieves (Iile de) Pretention des Anglois pour lc
Cbrifi, Defcription de cct Arbrifeau&c
falut
II 18z fes ufages
1210 & fiaiv. Noix de ferpent, defeription, de l'arbre qui la Palmier qui porte des Dattes. Voyez Datporte, & fes effets
I 195 8fmiv. tier,
Palmife Franc. Palmifte épineux leur defeription, leurs ufages,
LIP.HO
O. de deux elpeces I 188 Vers &cfarve dc' Palmifte, vovez Vers,
Panaches de Mer,
II 267
Ignons IrP.123 Comment on les cuitive Panais, Panaris. Remede
I:PE
ibid Panel (Jeanneton) pour ce mal, avoit H328
Oifeaux de Tropique, leur defeription. II Blanc
Negreflequi époufeun 12
4Sr PanisrsCaraibes, leur defeription
P.35
Oliviers.
O
O. de deux elpeces I 188 Vers &cfarve dc' Palmifte, vovez Vers,
Panaches de Mer,
II 267
Ignons IrP.123 Comment on les cuitive Panais, Panaris. Remede
I:PE
ibid Panel (Jeanneton) pour ce mal, avoit H328
Oifeaux de Tropique, leur defeription. II Blanc
Negreflequi époufeun 12
4Sr PanisrsCaraibes, leur defeription
P.35
Oliviers. Effets queles olives fauvages produi- niere de les faire
112P.16 Mafent fur les Oifeaux quien mangent.Iifloire Pantouffier. de ce
fur ce fujet I 212. Les Oliviers bat d'un Caraibe Defeription avec ce poiffon. ComFrancs pouroient être cultivés aux liles
poillon III17 &
Paré
Faiv. Opiniatre (Vaifeau du Roi)
IIP, 33 la Grneereonwiges verolle
Oranges de quatre cfpeces; oranges aigres ou
(Mr. du)
Iln21
fores I 201 Oranges douces, orangesdela
I iP. Seigneur 72 Achete proprietaire dela
Chine ou de Portugal
la Grenadell
MIEANE
Oranges de JaBar- 14T La vend 142 Prend
bade, leur originczoz Defcription del'Arbre Aloufe
poffelion du Ste,
& de fon fruit
203 Palguier (le St.), Direéteur de la
I5o
Orangers. Muntoedelsitanfoner enI Francel senegal, fon different avec l'Abbé Compagniede du
20 Leur origine
1IP,147
Lion
Ormis deSt, Domingue
I214 Pafiox (Fleur dela) voyez.Grasadills, I1157
Grpiry. Grtolans, Poiffon, Remarquesfur
IP.104 Pataie. Fruit de trois- efpeces, fa culture, dif
cesoifeaux 2P.71 ferentcsmanicresde
Cib:mar (eSr.) ionprojet ndicule 12P.154
Tacomoder, I2P.105
8/uiv. Pasy --- Page 587 ---
TABLE DES
Paty (Mr.) Lieutenant deRoi àSt. Domingue MATIERES S. Paal (ie P. Pierre) Superieur des 11236 decevorage I5 Son' erreur 8 au Ce que de l'Auteur dit de la
Mastinique ILP.33 Sa mauvaife Jacobinsdela
fujet la lianne percée
Devient Superieur General des aconomie Miflions Pocques (Mr.) Confeiller &
E Jacobins; particularités fur
lice à la Martinigue Capitaine de Mi72 Se trouve à Texpedition de fonftujet Catagene 2P, fur fon fujet 57 Sa IIP. maifon Particulanes & fa famile
Peaux & poils de chevres & de boucs. Onen 1125 Poincy liles (Je Baillif de) Gouverneur
6o
pourroit tirer des liles,
IL 8; Sa mort 83 General des
Flhe; diferentes manicres de pécher, 12P.24 1349 193 Son hiftoire à Tégard Son de la Chateau Tortue
Pelade. Cette
& fuiv. (Mr. de) Neveu du
ruques mieriéendasbertyft Iir Tattague de St. précédent, tué à
Perdrix,
Chriftophle par les Anglois II
Verrognets. Manicre de les prendre Il & P. 29 de Peintis (Mr. de) fon expedition à
lesappricotierl P. 17 Perrocuets
Cartagene #
peces, extremement leurs differences. Hilloire d'un deftroisef Aras Poifon Poirier. Defcription de cet Arbre 215k/ais. jaloux de fon Maitre 44 & Camarades, avec leguel un Negre empoifonnoities 2P.145
de mer; defcription de ce po:ffon faiv, II Poifons carnaciers.
P. 29 de Peintis (Mr. de) fon expedition à
lesappricotierl P. 17 Perrocuets
Cartagene #
peces, extremement leurs differences. Hilloire d'un deftroisef Aras Poifon Poirier. Defcription de cet Arbre 215k/ais. jaloux de fon Maitre 44 & Camarades, avec leguel un Negre empoifonnoities 2P.145
de mer; defcription de ce po:ffon faiv, II Poifons carnaciers. Rieremede Remargues fur Jeur II fujet 66
Peril. 448 Poiure. IIP. 156
Fierres vertes, cequerc'eft. Leur vertu Irp4 Poisde differentes elpeces,
leor 1343
&jaiz. Dilferentes eipeces de pierres 13P.19 ISt ture
leurbonté, II P. cul- 12I
àl'ail, ce
8faiv,. AgpanelsParg-Remeie contrecespois
Pilaris, Pierres.legeres gecotsiensherin 267 Pemet flesce qu'il dit de
eipece de rats de bois
quefle I IP.98 Son
IIndigo de Sarrimentade, acedersrutages IJP137 gembre 2 P.14S & erreur au fujet du GinPimiento (Mr.) Gouverneur de I2P. 31 Silveftre I 283 Ses aufuje: doutes du au Sucre & du
Dimprecslit. paricularités fur fon fujet, Cartagene, ii 255 c20 Cochenille II" I5 Son erreur au fujetdu fujet dela CaPinel (Mr.) Capitaine de Flibufliers II àla P. Mar- 124 Powimntraye (la veuve la) Son different 353
larites tinigue, far EN fonfujet & fur ià famile particu- tion femmedu I13 Son Sr. RamnliP. hilloire tir Leurreconcilia- avecla
Fait des preiens a T'Auteur, & comba: IIP. 24
au fujetd tdeles cochons
Vaileaux Anglois 72 Sa mort II 1S4 deux Son Pemmes de liannes, leur
I 239
entrepnife fur Saba, manquée
Pommier ou Cotonnier defemiption IIP. 120
Pizuet dela de la Celie (le Sr.)" Commis Principal 295 cet Arbre
rouge. Delcription P. de
faire deafove Compagnie de 1664 avoitcommencea
de Canelle. Defcription de 1: cet 175
aux ldles,
I
feau, fes qualités
ArbrifPiregue. Vaifleauidess Sauvages, A deftriprion" 347 I
d'lcasus. VovezPranierd FItazue. I215
Pion (Guillaume) Vertus 2P IC Sa mature 13 Pope Son (lesr)Sa habitation
gu'il a attribuca ia
RCMRRONLOTT
Pifquet. Gomme Poiffon. de Courbaris Voyes.Thirh. II 308 Panche. Pont d'Or, Boilon Vaiffeau, Angloife
Ir P. 135 133
Pifaches, leurd defcription, leur êgure,
perdu I 2 P. 37 De.agreé arire lorfqu'onle croroit
leur, leurs proprietés
leurd II cou- Percelaine extraordinaire I 232 dc'echoue 39
plantes. traniporte Ce quil faut obferver quand on les 20 Poreanx. Japon
Porcelaine du
pour d'Eurore lesveux en Amerigie I IP. 117 Port-Ric (Ile de St. Ir P. 124 29r
plire trouvéaux lfies
119 Pories (le Sr, des) Sujet Jean de) de fon II2S2
Fiemb; de plomb erfer prodigieurd dus foleilfur une terraife H310 Jamaique Il 2;2 Pris par les voyage Eipagnois à la
plumier derindisoticr (le P.) Minime.
apon
Porcelaine du
pour d'Eurore lesveux en Amerigie I IP. 117 Port-Ric (Ile de St. Ir P. 124 29r
plire trouvéaux lfies
119 Pories (le Sr, des) Sujet Jean de) de fon II2S2
Fiemb; de plomb erfer prodigieurd dus foleilfur une terraife H310 Jamaique Il 2;2 Pris par les voyage Eipagnois à la
plumier derindisoticr (le P.) Minime. Son erreur au H fujer 313 Peterie (Mr.Je Roi de la) Gentihomme 270
Jujer II Eit 1rP.56 Parncularites fur fon tantde 133 la Guadsloupe, fon habitation 12F habi- P. renvoye aux lfes, ra.fons
Particularites far ionfajet II 395
Pewr- --- Page 588 ---
TABI L E DES M TATIERES
Pourchot (Mr.) Son crreur au fujet du tabac II Ravari (le Sr.) Licutenantdans'er Compagnies
159 Franches de laMarine I1P.10 Particularités
Pourpier. I I P. 124 fur forfujct
Pourpre (Teinture de) Voyez Eurgans de tein- Raves
ture. Ravets, ce que c'et, T'Araignée lcs IIP. p:end &
Poufolane. Ily en a aux Mfles I 350 L'Au- les luce
12P. 13
teur en trouve, fes expériences à cefujet, Raymon2 Carbondicre (le P.) voyez Carbonprécautions qu'il faut prendre en l'employant ditre. li3oy & fitiv, Avis fur la Pouffolane
Regis (le Sr.) Econome des Negres II P. $8
Poux de bois. Defcription de cct infecte 3E Reqsien. Defcription de ce postion & fa Péche
2 P.1O3 IrP.151i19 Prendpluror un Angiois qu'on
Prefet Apoftolique, Superieur Generaldes.Mit- François. Corjecture delAuteur iir
fions des Iles, privileges que le Papelui acIt P. 156 cefujet &Jaiv. corde
IP. Sz Reynan (le Chevalier) Ingenieur General à la
Prunier d'Icaque. Defcription de cet Arbre I Guadeloupe II 126 Son yrojet d'un Fort
198 furia Cayede St. Louis, defaut de
ptifane de la Guadeloupe, recette pour la faire
ceprojet
& fa dofe
II 463 sc/mit, Ribera (Dom Ferdinand de Carjaval 259 Ar. Purgarion facile dont on le fert aux liles I chevéque de St. Domingue, comment de) il cit
218 reçu a la Martinique, & particularités fur fon
fujet
II 26 &
Rigolet (le Sr.) Lieutenant de Milice à la 6az
Q. deloupe, fon habitation
12 P. 155
Robert (Mr.) Intendant des Iles I 186,
Varteronsl, ce que c'eft
I2P. 35 Travaux qu'il fait faire à la Martinique 21
Quinquina. Reflcxions dc l'Auteur fur ce Roche 347 Repaffe et France
fujet. I2 P.42
(Me.) une des premieres babitantes dela
Quey (Mir.le) Particularités fur fon fujetecfon Martinique. Son hiftoire
I I P.64
caraétere
P.43
(Philirpe) fon fils, meurt du maldeSiam
(Mr.le) fon frere
11P. 44 d'une maniere extiaordinaire I2 P.62
George) Corfaiteanglosahairy plufieursderR. centesala Martinigue. alaavalucetrdeces
entrepties
Izr& fjv.
es babitantes dela
Quey (Mir.le) Particularités fur fon fujetecfon Martinique. Son hiftoire
I I P.64
caraétere
P.43
(Philirpe) fon fils, meurt du maldeSiam
(Mr.le) fon frere
11P. 44 d'une maniere extiaordinaire I2 P.62
George) Corfaiteanglosahairy plufieursderR. centesala Martinigue. alaavalucetrdeces
entrepties
Izr& fjv. Rechefore de Sr.) fon enceraufuctégMlnicar
Acines les dents
II 126 de'l la Guadeloupe
1: P. I18
Re Ros Sr. Gab:ici) Habitant de la Mar-
(Mr. de) autrement T'Abhé Vrais;
tinique I1P. 35 Particularités fur fon fujet, particularités far fon
Son habide fon habitation ibid. Different de fa tem- tation
fujetl2P.193 II
me avecla Veuve la Pommeraye III Sa Rochguion (le Sr.) Capitaine de Milices. Parti- 448
Reconcilation
113 cularites furfon fujct
II 410
Ragni (eMarquis de) Gouverneur General des Rochers Remarqucsiur la manicre de les faire
Itles II 98 Sa mort
99 éclater
I2 P. 18r
Raifinier. ou Mangle rouge. Defeription de cet Roches a ravets
12 P. 181
Arbre & fes uiages
I2 P. 4D Roffei (eP.) Ce quilui arrivaa aufujer delafarine
Rallet. Sacrifain du Macouba à laMartinque, dubois Laiteux
12P. IOO
pourquoi ild changea fon nom IIP.IS Rei (Mr., Jaques du)
RamiorsliP. 29Manierc deles conferveren les particuisrités farion H.sumdrlasiemskjus fujer IrP.1eySon que
marinant 2 P,70 Leur chaile & manierede l'Auteur fe donne pour le rendre
les apréter
II 342 Mcurt Catholique
Catholique, 138
Raphaei le P.) Carme
(Nir.Jeangremier Capitaine & Dover du
Raqueite. Defcription de cet Arbre, fa culture& CoatObNIrCKeiitN SonHiloifes ufages II II & fiv. Maniere de cucillir re, fi iamille, fon caractere
&de pelerieurs pommcs
(Mr.) fon fils, Cipitaine de Milice à la
Rafat:, cequec'al
I P.21 Maruniyuel:l.srPamculames fur
Rats, Preneur de rats & panier pour) lesi prendre
fon/ujct 18
I 237
(Picrre) un defes Ançs caufe un
P de bois, voyezPiloris. fingulier
procèsfort I 26t
Rol. --- Page 589 ---
TABLE DES
Rellet, voyez Rallet. MATIE R E S. Remain (ie. P.) Capucin de la Guadeloupe I Sené,
Remanet (le P. Jean Jacques) Jacobin 2 P.87.168 Senne, Senegal, fict fon Commerce
1345 I144
tinique I I P. 3,107 Veut reconciler àlaMar- Mer avecleguel on péche rubord.dela
femmes, fa mauvaie réufite
deux Senfitive, Plante de trois
II P.104
Rafe. Cuku e de cet Arbrileau
IIO tion, Eifer prodigicux efpeces, leur defcrip-
(ia) Caraibe Chrétier habitant de la I1-466 Mar- ve.epineure
deiasacitedela II fenfititinique, fa maifon, f famille 12P.28 SeréileP.) Mitionnaire pcur les liles 67 I &cJaute
Re(Mr. du) Particuiarités fur fon fujet 1i203 Serpent. meurt
1E.3
Rifgnal (leS:.)
&fuin.
IO tion, Eifer prodigicux efpeces, leur defcrip-
(ia) Caraibe Chrétier habitant de la I1-466 Mar- ve.epineure
deiasacitedela II fenfititinique, fa maifon, f famille 12P.28 SeréileP.) Mitionnaire pcur les liles 67 I &cJaute
Re(Mr. du) Particuiarités fur fon fujet 1i203 Serpent. meurt
1E.3
Rifgnal (leS:.)
&fuin. te les Effet de far morfare; comment 9
Particularités fur fon fujet II
perionnes merdues IrP.ge & ontrai- fuos
Rauroz. Teinturerouge, ,cequec'ef8ce 262 ADELER fe 138 Diiference du vertusdelcurg grairRourowicr. onla fait
Ir P. S; comment &cjwis. leuvre & comment ils fe ferpent battent & dela Coution Arbreçuiportelet Roucou, tadeicrip- Serpent Chien. apeilé Allarme téte de chien, voyez 1438/ais. Idte de
Boulfeau (leSr.Frangois) ce quel T'Auteur IIP85 la Maifon de l'Autcur caulée un Serpent dans
en dit
T
& grofieur d'un
2g. Longueur
Raptures, Remede pour ces accidens II'S Nombre de Serpens Serpent, ceuf de
Euyter, Amiral de Hollande, Relation de 1318 tre d'une
contenus dans
entreprife fur le
fon
femelle; maniere de fe
E
FortRoyal de. lai Martinique leurgraife, commenties ssupenricouneat fervir de. I1P.67 Sergent Marin. Defcription de ce 32 & Jaive
poiffon IE
S. Siam (Mal de) ceg
292 & 484
fur ce mal 137. quecefI.P.14R Un jeune Remarques
d'une: mamsnceamordmare hommeen meurt
porte bien du monde à la L2P.38. IlemSt fendre (Ile le de) Amas de pierres pour en deMartisique II
cette Iile manquée chemin; fon trafic. Entreprife fur Sigaloni le Sr.) Enfeigne dans les Milices 83 de
Sable de Mer & de Rivieres 112948c/aio. IP." LNeRnsRIinEE de Siam
GuentrAucuamnr
Sacramalen Saffran. La herbe plante potagere
LIP. 126 Signier (TAbbé) particularirés fur fon 146 8/uis. &
renuéauxifles qui le porte- peut étreentre- mariage & 460 clandeilin Eft ga'il fait IL455 fajer
Saintes (Ilesdes) Leurc commodité, I 346 affiire obligé de fe fauver pour &fuis. cette
Saifons. &1 leurs lr richeffes
I: P. 170 leursi & forces Singes. Plalante meprife dans un
n'ye enaque deux entre les deuxTro- faiv. ges II 44. Chaffe de ces animaux, achat de finlta Vaiffeaux Corfairesdec cette 2 P. 6s chair, teur. avanture d'un Singe avec un Prédica- leur
nent reconnoitre la Flotte Villequi vien-
&
Sales (ie Cheralier de) Lieutenant IT P. Io Smis(Piere) mingue Marchand Hollandois 1 St, Jeis. Dode des St. Iles Il 88. Ce qu'il fit dans General f'lile Sembrere (IRe.)
II 287
Chriftophle, lorigue les Anglois Seral(M..d de) Gouverneur
II 293
attaquerent les Frangois 8y. Y cit tal gue
Generalde St. DominSalibott, Boillon
91 Soapére abondant aty Iiles
II I 210
Sanggris.
Smis(Piere) mingue Marchand Hollandois 1 St, Jeis. Dode des St. Iles Il 88. Ce qu'il fit dans General f'lile Sembrere (IRe.)
II 287
Chriftophle, lorigue les Anglois Seral(M..d de) Gouverneur
II 293
attaquerent les Frangois 8y. Y cit tal gue
Generalde St. DominSalibott, Boillon
91 Soapére abondant aty Iiles
II I 210
Sanggris. Boilfon Angloile, Angloife
II 372 Soxpbricre a la Guadeloare. Sa defription 346 I
Savone (Iile)
IIP
2 P. I13 Bcfaiee
Savennier. ArbreiSaronettes, fa 11282 Swede@aastrementia? Tranguille, Flute duRoi,
fon ufage. II. defcription & Seye. woyerinespaite On cn
Scamonte. Sa teinture fait un 30; &fuio. pourroit faire aux Ifles I
fur l'Auteur malade d'une eRetmervcileus Hidropific II Sirum (le. Comte de) tué
Scortion, Sa
Royal de la Mersinique ilataque du Fort
Seripe, Epece" piguure. de
Ir P. 1 Suite(lest) larités Flibutlier à St. Domingue, II P. 68
jonc; fa defcription, I Sucre. Son lurionfujet prix àla
particu- II 262
Tom, L. 191 de RisikIIP. Martinique 8r Defaut avant la Pair
Zz
decclui de la
grande --- Page 590 ---
DES M A d TIE R E S. TABLE
Tendre à Caillou. Defcription de cet Arbre I
Terre I2P.147 Differentes efpeces
2P.0I
grande de Sucre, I 283. Augmentation Prix des des droits diffe- Terre graffe. I2P. les femmes ISo. d'entrée du Sucre blanc. Précautions qu'il faut
Sigillée; vafes de cette terre, I1280
rens Sucres futailles du Sucre blanc. Efpagnoles les mangent refmtéMr. Biet I IP.79Ses
prendre pour Pe
321 Tertre erreurs (leP. fur du)à les differens Indigos 91. Son
Brut, comment onle fait. Infrumens fentiment fur le Manioc 128. Ses erreurs
pourl le faire
I 284 comment &. fuiv. au fujet dulaitduBois LaiteuxlaP. IOO Au
Terré. Origine de ce: Sucre, faire 1293- fujet de la Patate 107. Au fujet du figuier 20,
on le fait, infirumens pour le & fmit. fauvage II 19 de Au la fujet fenfitive des Piftaches 67. Au fujet
Palfé. Origine de ce Sucre. Abus 21. Au fujet des Angiois fur les François à
fe glifferent dans faFabrique I 305 & del'entrepnie la Guadeloupe 89,. 94. au fujet de
qui
fwiv. T'Efpadon 119. Au PAETLttu dela Torde Sirop, & d'écumes, commenton entait tue 208. Au fujet du Gommier 304 T'Oifeau Au
le tait, & differences des Sucres 13068 qu'on 8c/aiu. fujet du Savonnier 306. Au dit fee la Bonite
fait, defautsdes apellé Fregate 480 Cequil
Rafiné, commentonlef 1310 8/uiv. Poiffon I I P. IO5
Rafineurs Royal I 314., Secret pour don- ibid Tefard Tête de ou chien. Macouba, Sorte de ferpent, vertus de fa
ner au Sucre Todeur des delef fieurs, faire, fes mau- graiffe & maniere de s'enfervir 11P.144811 &fuiv.
fee la Bonite
fait, defautsdes apellé Fregate 480 Cequil
Rafiné, commentonlef 1310 8/uiv. Poiffon I I P. IO5
Rafineurs Royal I 314., Secret pour don- ibid Tefard Tête de ou chien. Macouba, Sorte de ferpent, vertus de fa
ner au Sucre Todeur des delef fieurs, faire, fes mau- graiffe & maniere de s'enfervir 11P.144811 &fuiv. Tappé. moyen Maniere deles connoitre I315 Tbi. Sentiment de T'Auteur far cette 366. Boiffon
vaifesqualités,
& fuiv. Le Thcvientatunelements aux
Candi, Maniere de le faire. I IIP. Iles, defcription $9: de TArbrilfeau qui leporte. Elpagnoles, 315 Ced qui arriva à unMarchand quie en vendit boivent en
Suererie. Epoque des Sucreries I 228 Travail France, Comment les Infulaires I 340 & fxiv. Françoiles Sucrerie & Angloifes
& partage Thomas le Thé de St.) le Fort de cette Ife ford'unes dans cemnemementrude, une Sucrerie 254- Des Su-
(Ifle des
II 12. Caradu tems leur
169 8c/uiv. tifié avec Raquettes difference de cette
creries & de equipage ufagede ce bois. Précau- velle dc St. cette Thomas; de St. Thomé. Defcription
Suwirier de Montagne; le conferver,
1320 Ifle d'avec de St. Thomas, deffein delAnteur
tion pour d'un habitant de la Martinique II del Tie
28;8c/u
Superjtition
64 Thomé pourlafortifer (Ifle de Sc.) difference de cette 11285 Ifle
Surian (le Sr.) Medecin Chimifte fa famille s'empoifonne II7 d'avec celle de St. Thomas, avec TAupar mégarde avec toute
Thuillier fur (le. les Sr.) diables fes & Conferences les macreufes II 443
teur
8fuiv. T. Titiri. Defeription de cc poifon, fa &fuiv. peche,
maniere dc Tapreter I2F de P. ce 65 bois IE
établif- Tol. Defcription & ufage
Abac, Ses vertus, hiftoire fortes de de fon Tabac, fa
dans une habitation OhI
L fement, differentes de le préparer 11 159. & Tonneliers 2 neceffaires
calture, manieres
fiv. Tonnerre, fes effets extraordinaires #
de)
II 159 Tortut, differentes eipecesde Tortues, 9. &x maTalaco (Ile Eau-de-Vie de Cannes. niere del lesprendre; leur force, Hiftoired'une
Taffia, voyez Deicription & ufage de cet Arbre. II Tortue, Hifloire d' un Jacobin au fujet dela
Iamarin. 102 chair de Tortue
I I P. 99 8faiv. Tatca.) Defeription de cet Animal, vertu I2I def & fes fuiv. Os Tortue (Boucande) voyez Boucan. c'eft & la maqui I 2P. fepare la Flotte
(Plaftron de) PLSAREE la chairde" TorTumpbe IrP.7 Tempéte I128r Efet td'une" Tem- niere delepreparei,
I I P. 61
IO Autre Tempéte chien 322 Tempête que TAuteur tue (Ie dela) Revolutions de cette Ifle,fa
pétefurun
468 defcription, 11202 &c/mio.Etare de rectelless6
Iemple effuye (eP.Jean) IiP.3,Sa: mauvaife cecono- 38 Tonche (Mr, leVaffor de la) Captanedelice
inic.
Tempéte I128r Efet td'une" Tem- niere delepreparei,
I I P. 61
IO Autre Tempéte chien 322 Tempête que TAuteur tue (Ie dela) Revolutions de cette Ifle,fa
pétefurun
468 defcription, 11202 &c/mio.Etare de rectelless6
Iemple effuye (eP.Jean) IiP.3,Sa: mauvaife cecono- 38 Tonche (Mr, leVaffor de la) Captanedelice
inic. --- Page 591 ---
TABLE DES
a la Martinique. Particularites fur fon fu- MATIERES
jet, & fur fa famille
IiP 42 8jv. miquelrP.3 femme Satamillegs,a Caradaredena
Tonleula, Herbe, Remede contre les Fleches
4E
Spoionneesit.. Herbe,
159 Deicription de cette voyez Chandosniant. (Mr.le)dela Chardonniere, fon frere,
Tuariearanryelpece de Crabe, fadefcription ibiz I Touche. wMr.iexdeliTonche, leurf frere,voyez
Torrterelles. Remarques fur ces Oifeaux 2 P. 48 I Y'ausouurszis Roiala Mr. de) Diredseur des Domainesda
PmPetNemeabes 2P.71 TAuteur, Martinique, delivre des provilions a
1s?. 5,9 Par
FarcduRoi T'ent. Une
II P. 72
delaFioite commandee 7. Séparée Etla andtwetipsehfiane) IrP. 13
gerde Par E coup.deventde en den- Verole. Trnguite dela Loire
8clalaite gerir13 feulea avec Toure lal Loite ia Flotte S'en fepare même Originedecette chofe
maladieII I20 C'eftla
feparée par un coup devent 16 Elle en elt IS
(a petite) quelEpian, cmpore voyezEpian. Travauxp publics. Les Religieux en font
Martinique II 84. inconnue h.smaumondeala
aux ifles. Abus dans ces travaux. Remedes exempts à Caraibes,
autrefois aux
Iremblement cesabus de
11315 &jais, Yerraries, On en pouroit établir aux Ifles 122 I
terre à la Martinigue II Verrier (leSr.) Habitant del
Trompete de Mer, cfpece de Limacon VI Vers cularités de fur fon fsjet. claMartinigue. I1P.5 Parti- 58
Tropizue du Cancer. 48S huile, Palmille, leur & manicre de lesapreterleur
voyez. Bapsime, Baptéme fous ce tropique, Yease, clpece Origine. de Limacon,
II P.140
Tabureses,
IIP. Tiandes, avis fur leur cuillon II
Il2gz
Taf Jaunatre. I2P. 123 les conferver
343 Moyen de
154 Fierges (Ifles des) Péche dans la grande ruedes 489
V. Vierses
II
PArgent. Prix de cel Metal chez les Elpagnols 292
Vadeneh cettelie I12;8 Defeription duf fondsde Pige@a)traafplantéed del Francea
IL 254
TagwerdelaMer, voyez Lames. 263 asy naturalifer; donne du fruit aux Illes àpeine
Valerned (Mr. de) particularités fur fon fujet fois paran,
au moins 2
Valmenier (Mr. de) Lieutenant de IL: 218 2P. 34 Grandval Et fait (Mr. de la) fon habitation IRTT I
Chitopbler cc qu'il fità la prife Roi à St. Paroile
Marguillier d'une nouvelle
Françoife de cettelfle par les Angloisl dejapartie Vin. Pourquoi on n'en fait
Sa famille & particularités fur fon fujet 1l334 leMesique, nidansiesliles point Onenf aux Ies, dans
336 & au Perou; vin recueilli à faitauChili
Valmeniere de, (Mr.
Grandval Et fait (Mr. de la) fon habitation IRTT I
Chitopbler cc qu'il fità la prife Roi à St. Paroile
Marguillier d'une nouvelle
Françoife de cettelfle par les Angloisl dejapartie Vin. Pourquoi on n'en fait
Sa famille & particularités fur fon fujet 1l334 leMesique, nidansiesliles point Onenf aux Ies, dans
336 & au Perou; vin recueilli à faitauChili
Valmeniere de, (Mr. dela) Gouverneur de la 6cais, GrenaIr Marie P. 118 Galante
Tiambel" particularités (Mr.) fur fon fujet
II 142 TincenIledes St.);
8cfaiv,
Dannemarc Directeur de la Compagnie de juration les faite en pangurdsfemiel.e cette Ile entre 79ConII 286 Mal content des Anglois
Saurages
le.Angloisse
57. Pofition comicienangetr de
dilipec1:P. Fanille, fad defcription &: maniere de Ja préparer 492 yf font retirés & qu'on cettelile; attaqueenvain Negres roguisqui II
Fawmmg(M.Houtl. de). Particularitésfurf fonfajer I13S0 Vire GeP.Gabrielde) Capuein à & fmiv. I2P. Maifon Rhe Son habitation ISI Projet d'une gulier reprimandé pour avoir fait un HaMennigue, mariage irrefurfon/ujet. pourlaisi..Anuresp particularités Vitens (Mr.)
I2 P.39
Yaringen (LeF.) particularités far fon 1I 412
ProcureurdRoi aMaricGalinto
fujet I Talailles. Moyen
TIPI
Yarrt, infrument pour prendre les 2P. IO font tuées pour les manger dès qu'elies
voyez Tortue. Torues, yslante.la
I 2P. IOS
Tafear ticularitésiur (Mr.le) Gouverneur de la Tortue; par- Lr/dines. par Mr.H Nexcrmdila Pinel, voyez Pinel. rafor (Mr.le) Confeiler (on.fuet
lianéas Hiftoire, LeurMonailere al laMartinique &cfon
auCosfaildelaMen.-
IIP,28
Zz:
W, --- Page 592 ---
TABLE DES MATIEE RES.
W.
X.
(le Colonel) Gouverneur de la partie
Imenes (François) refuté au fujet du Cacao
W4 Angloife de St. Chriftophle à l'aétion de C
II 352
cettelile,
II 92
Z.
Igene, voyer.Pantoufiar,
Zone Torride, elle eithabitable. Caufes des
vents alifesquiyregnent. I1P.154&/uiv.
F I N. --- Page 593 --- --- Page 594 ---
--- Page 595 ---
E7242
LUHA
I-SIEE --- Page 596 ---