--- Page 1 ---
M. Silvestre
NOTICE
sur
BIOGRAPHIQUE
M. Palisol, Baron De Beauvois, --- Page 2 ---
Habir Carter Broin
Lilmry
Bmmt Nnitrersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
BIOGRAPHIQUE
NOTICE
SUR
Baron DE BEAUVOIS,
M. PALISOT,
Gnmarkestumehseh
de l'Institut, de la Société royale et
Membre
centrale d'Agriculture, etc., etc.;
PAR M. SILVESTRE,
Secrétaire perpétuel de la Sociélé royale et centrale dAgriculure,
Membre de VInstitut royal, eic.
A PARIS,
DE MADAME HUZARD"
DE LIMPRIMERIE
(née VALLAT LA GHAPELLE),
,n.7.
Rue de l'Éperon Sapi-Andre-der-Aru,'
1820. --- Page 6 ---
UPTATOONA 3E0O/
ote -
Eatrait des Mémoires de la Société royale et
centrale d'Agriculture, année 1820. --- Page 7 ---
NOTICE BIOGRAPHIQUE
Sur M. PALISOT; baron DE BEAUVOIS (Ambroisemembre de PInstitut,
Nunetranpas-lewept),
de la Société royale et centrale d'Agriculture,
etc., etc.
demrau-bungrimt. P1chevalier de la LéLISOT, baron de Beauvois, de l'Institut, de la
membre
gion-d'tionneur,
et de
Société royale et centrale d'Agriculture
et
autres Sociétés savantes françaises
plusieurs
Pasétrangères, naquità Arras, départementdu issu d'une
de-Calais, le 27 juillet 1752. Il était
très-ancienne famille de robe, son grand-père
était le quatrième de son nom, premier présiConseil
de PArtois; mais son
dent au
supérieur cette direction hépère avait changé le premier
des domaines
réditaire, il était receveur général
d'une
de la Flandre et de P'Artois, et jonissait
fortune considérable. fit de bonnes études au
Palisot de Beauvois
dans le même établiscollége d'Harcourt; c'était --- Page 8 ---
(4)
sement que Petit de
et cette éducation : Beauverger avait été élevé,
pareille produisit des effets
très-différens sur ces deux hommes
dispositions naturelles
doués de
Palisot de Beauvois très-peu semblables.
et
avait un caractère ardent
imperturbable; il ne pliait ni devant
hommes, ni devant les
les
aller facilement à
circonstances; se laissant
grande mobilité T'enthousiasme, il avait une
dans la conception de ses
jets; mais il conservait une ferme
prodans l'exécution de
persévérance
ceux qu'il avait
comme dans les affections
adoptés,
Livré dans
qu'il avait
sa jeunesse à une dévotion éprouvées.
ilavait voulu un moment se faire
fervente,
parens résistèrent avec force à chartreux; ses
et parvinrent
cette vocation,
pour cette fois à le
entra dans les
dissuader: il
fit de nombreuses mousquetairés du Roi; mais il se
affaires dans ce
peu de temps et se décida enfin à corps, y resta
il fut reçu avocat au Parlement suivrele droit:
Il
de Paris.
T'histoire s'occupait beaucoup alors de l'étude de
naturelle et de celle de la
il était parvenu à jouer de
musique;
plusieurs
avec une rare
instrumens
c'était la
perfection; en histoire naturelle
botanique qu'il affectionnait
lièrement. Il s'était lié
particutiboudois,
trésintimement: avec Lesbotaniste recommandable, qui lui
ida enfin à corps, y resta
il fut reçu avocat au Parlement suivrele droit:
Il
de Paris.
T'histoire s'occupait beaucoup alors de l'étude de
naturelle et de celle de la
il était parvenu à jouer de
musique;
plusieurs
avec une rare
instrumens
c'était la
perfection; en histoire naturelle
botanique qu'il affectionnait
lièrement. Il s'était lié
particutiboudois,
trésintimement: avec Lesbotaniste recommandable, qui lui --- Page 9 ---
( 5.)
Iln'oublia. jamais les soins de
donna des leçons.
heureux plus tard
ce professeur, et il se trouya
rendre le même service aux petitsde pouvoir
enfans de son maitre.
frère ainé, il fut
Cependant, ayant perdu son des domaines
pourvu de la charge de receveur
sortes de
avait exercée; mais ces
que son père. l'objet des premières suppresplaces devinrent Necker, à son entrée au ministère.
sions de M.
facilement de la perte
M. de Beauvois se consola
sur-tout la liberté
qu'il éprouvait; il considéra davantage de la boqu'il acquérait de s'occuper
à cette étude.
tanique, et il se livra entièrement intéressans
Déjà il avait lu plusieurs mémoires éténommé
àl'Académie des sciences, déjà il a vait
de cette Société ; mais l'ardeur
correspondant
se trouvait trop à l'équ'il avait de s'instruire
les
dans les
troit dans les cabinets, dans jardins,
aux environs
campagnes même qu'il parcourait étrangères
de Paris. Les herbiers des plantes
visitait chez ses, savans amis, les voyages
qu'il
dont il dévorait la lecture, enflamlointains
voulait parcourir des
maient son imagination;il
voulait
pays encorei inconnus aux naturalistee,il richesses. Le
fournir à la science de nouvelles
déde Niebhur l'avait sur-tout frappé;il
voyage la mort de Forsckal, qui, dans ce voyage,
plorait --- Page 10 ---
(6)
avait été pris et dépouillé par'les
avait péri de la peste; il voulait Arabes, et qui
treprise hardie de cet infortuné achever l'enforma le plan de ce voyage, le naturaliste;il
nistre et en reçut d'abord
soumit au miauquelles
un favorable accueil,
événemensnep
suite; ; il tenta aussi inutilement permirentpaadedoer
de
de faire
T'expédition de.
partie
M. de
Lapeyrouse. Un jour enfin,
Jussieu, son ami, lui ayant demandé s'il
connaissait un jardinier qui voulàt aller en Afrique: J'ai trouvé, lui ditil, votre
moi qui serai le jardinier
homme, ce sera
A cette
que vous demandez. *
époque,un petitprince
tout Paris. Chacun voulait
Negre occupait
Roi d'Oware
connaitre le fils du
qui était entretenu aux frais du
Gouvernement français, trompé
glerie imaginée à Oware
par une jonplus d'activité à un
même pour donner
offrir de l'intérêt. Le commerce qui pouvait alors
simple sujet, que le Roi prétendu prince était un
un capitaine de
d'Oware avait confié à
était
vaisseau marchand, et'
convenu de faire
qu'on
souverain;il était
passer pour le fils de ce
à l'effet d'obtenir censé l'avoir envoyé en France
une redevance
la cession d'un vaste terrain
annuelle pour
un établissement
destiné à former
rivière
français à l'embouchure de la
Formose.
le Roi prétendu prince était un
un capitaine de
d'Oware avait confié à
était
vaisseau marchand, et'
convenu de faire
qu'on
souverain;il était
passer pour le fils de ce
à l'effet d'obtenir censé l'avoir envoyé en France
une redevance
la cession d'un vaste terrain
annuelle pour
un établissement
destiné à former
rivière
français à l'embouchure de la
Formose. --- Page 11 ---
(7)
devint aisément dupe de cette
M. de Beauyois
d'Oware, 1
africaine. Le royaume
supercherie
situés sur la Côtecelui de Benin qui Tavoisine,
n'avaient
étaient des contrées qui
:
de-Guinée,
Du aucun P up naturaliste ; il se
jamais été visitées par
ensuite 1
la vaste étend'ailleurs traversant
voyait
et revenant en France par
due de T'Afrique Méditerranée. Il fit connaisT'Egypte et par la
Boudakan, se lia
sance. avec le prétendu $1 prince
devaitle conavec le capitaine de vaisseau qui
la
de les accompaduire; il obtint permission
de la langue
commença un vocabulaire
gner, d'Oware, et partit, avec eux en juillet 1786.
de fonds pour Timmense et
Il avait eu besoin
Tout ce qu'il
périlleux voyage qu'ilentreprenait. de vives solobtenir du ministère, et après
put
des sciences et cellesde
licitations de PAcadémie
années
M. d'Angivillers, ce futlavancedequatre: avait sur l'Etat, et
d'arrérages d'une rente qu'il
environ 50 mille francs.
qui lui produisit
où il fit des collections
Il relâcha à Lisbonne,
France,
et d'animaux qu'il envoya en
de plantes
traversée dans laquelle il
et après une longue
communs
les retards et les accidens trop
essuya
de long cours 9 il arriva à
dans les voyages la rivière Formose, le 17 nol'embouchure de
vembre 1786. --- Page 12 ---
(8)
M. de Beauvois
attention 16
avajt fait une
aux, observations
trop légète
qui lui avaient été
communiquées sur Tinsalubrité
ware et, de Benin,
des terres d'oles plus malsains du qui sont les pays peut-e être
petites marées
globe. : Sur la côte, les
l'intéricur
se font sentir à vingt lieues plas
des terres, ou l'eau des
dans
mence seulement à devenir
rivières comcasionnent de continuels
potable; elles ocrivières, et T'immense terrain débordemens de ces
sent à déconvert. en rentrant que les eaux laiscloaque fangeux dans lequel dans leurlit, est un
foule d'animaux qu'un
restent déposés une
péeinetquiéabisente soleilbrhlant faitbientôt
Perpétuel d'infection. dans ces parages un foyer
siècle, n'était
Ce pays, depuis plus d'un
chands qui vonty fréquenté faire que par quelques maret des dents
le commerce des esclaves
les
d'éléphans. Les
Portugais et les Hollandais établissemens que
jadis, avaient été
y avaient formés
voyageurs eurent complétement détruits, et, nos
arrivée, celui d'un pour premier spectacle à leur
navire
le capitaine, deux matelots portugais dans lequel
taient seuls vivans, et celui d'un et Faumônier resqui faisait la
navire anglais
à trois blancs auraite,atdontféqpipage qui étaient
était réduit
dans l'état le
malheureux, et quibientôt
plus
après furent obligés
avaient été
y avaient formés
voyageurs eurent complétement détruits, et, nos
arrivée, celui d'un pour premier spectacle à leur
navire
le capitaine, deux matelots portugais dans lequel
taient seuls vivans, et celui d'un et Faumônier resqui faisait la
navire anglais
à trois blancs auraite,atdontféqpipage qui étaient
était réduit
dans l'état le
malheureux, et quibientôt
plus
après furent obligés --- Page 13 ---
(9)
centcinquante nègres qu'ils
de se défairededeux
les conduire en
avaientr réunis, ne pouvant plus
les maladies
Amérique. Ces exemples effrayans,
lientôtréquipage
etla moraiteglatisqerenr
n'arrêtérent pas M. de Beauvois, qui,
français,
et de son bon tempérament,
fort de son courage
des observations: sur
se livra avec.ardeur à faire
l'histoire naturelle et sur les usages singaliers
habitans du pays. II visita les campagnes et
des
intéressantes, et de nouy recueillit des plantes Présenté au Roi d'0velles espèces d'animaux.
fut bien accueilli; il le trouva auprès
ware, il en
consistait en un grand vase
de son fétiche qui
bourdou ou vin de
de terre glaise, rempli de
il venait de s'agepalmier, aux pieds duquel
alors
nouiller pour faire sa prière; il tournait
débris d'un autel jadis décoré,
le dos aux
au vrai
qui avait été élevé par les Portugais
les Owariens paraissent croire 7
Dieu auquel.
qu'ils le supmais ne s'adressent jamais, parce
instruit de leurs besoins; ils prient touposent
dont leur fétiche est l'emblème,
jours, le diable,
fasse
etlatofrentdesacifceny pourquilneleurf
de mal. Tous les habitans de ces contrées
pas des fétiches particuliers ou communs,quils
ont
dans les affaires
consultent souvent, et sur-tout
importantes; ; ce sont des arbres, des oiseaux, --- Page 14 ---
(40)
des serpens, et toutes sortes
dont la. plupart sont
d'amulettes diverses,
tenir.de
creusées de manière à conT'ean-de-vie.ou du vin de
Palisot de Beauvois
palmier.
il arriva
se rendit ensuite à
près du roi le jour de la fête Benin;
Ignames, et assista à cette
des
roi de Benin entouré
cérémonie: il vitle
de ses
ses femmes,
grands et de toutes
mains
planter un igname de ses
en présence du peuple; il vit propres
au vase quile contenait,
substituer
té déjà depuis
un autre igname plantion avancée long-temps, et dont la végétaexcitait
bruyante des assistans. l'espérance et la joie
le
Il vit cette fête
par sacrifice de trois
terminée
animaux
négres et de
mâles ; il sut que dans d'autres plusieurs
annuelles, tclles
fêtes
que celles du
niens sacrifient
Corail, les Bénébre
un beaucoup plus grand nomd'esclaves, et qu'ils choisissent
ceux qui, faibles ou difformes,
toujours
étre vendus aux
ne peuvent
fonde
Européens. Il vit la fosse
et toujours ouverte
proture des rois de Benin
qui sert à la sépulle roi
et dans laquelle,
défunt a été descendu,
lorsque
serviteurs se
plusieurs de ses
précipitent
affidés du nouveau roi volontairement, et des
dant trois jours
jettent par force pentous ceux qu'ils rencontrent
qu'ils peuvent attraper. A côté de ces
et
horribles
CISE
us aux
ne peuvent
fonde
Européens. Il vit la fosse
et toujours ouverte
proture des rois de Benin
qui sert à la sépulle roi
et dans laquelle,
défunt a été descendu,
lorsque
serviteurs se
plusieurs de ses
précipitent
affidés du nouveau roi volontairement, et des
dant trois jours
jettent par force pentous ceux qu'ils rencontrent
qu'ils peuvent attraper. A côté de ces
et
horribles
CISE --- Page 15 ---
(")
atroces chez
nsages, et qui sont encore plus
vend
qui mange ou
les Galbares, peaplevoisin, humaine des esclaves et des
au marché la chair
sur la
M. de Beauvois a rémiarqué
prisonniers,
celui de garnir de
route d'Agathon à Benin,
cabanes. isolées
fruits et de vin de palmier des
procurer de l'abri aux voyaet construites pour les nègres les plus pauvres
geurs ; il a vu que
libéralité hospitajamais de cette
ne profitent
une valeur égale à
lière, sans laisser en dépôt
Il a reont consommés.
celle des objets qu'ils
les
le vol, très-rare entre
negres,
marqué que
la perte de-la li-.
est ordinairement puni par
envérs les
berté, tandis qu'il est très-commun
sorte
contre lesquels il est en quelque
étrangers,
autorisé.
dans la
Il a trouvé dans ces pays l'esclavage dix-neuf
grande force, opprimant les
plus
des habitans sur lesquels les nègres
vingtièmes
ont droit de vie et de mort.
libres, leurs maitres,
M. de
C'est dans le royaume de Benin, que
les
grands dangers pour
Beauvois a couru
plus
d'un arbre
il avait cueilli une branche
sa vie;
à calmer le peuple irrité
fétiche, et il eut peine
faire confide cette violation : il osa ensuite
dence à un - des habitans du pays, son interdu doute qu'il avait que le roi de Benin
prôte,
/ --- Page 16 ---
(12)
pàt vivre sans manger, et qu'il revint
sur terre dix ans après sa
toujours
force de
mort; ce ne fut qu'à
présens qu'il put obtenir le
celui auquel il avait. confié
silence de
deux articles de
ses doutes sur ces
croyance des
M. de Beauvois,
Bénéniens.
après avoir recueilli tout
que l'histoire naturelle du
ce
fournir de curieux,
pays pouvait lui
revint à
santé était vivement
Oware, mais sa
altérée; il avait éprouvé
précédemment de dangeréuses
il fut attaqué en arrivant de la indispositions,
plupart de ses
fièvre jaune : la
compagnons de
en proie aux mémes
voyage étaient
nombre
souffrances, et un grand
y succombérent;i il avait
son beau-frère et son
déjà perdu
domestique qui l'avaient
accompagné en Afrique. Sa bonne
et sur-tout son courage à
constitution
à continuer
surmonter le mal et
le
un exercice violent pour son
mirent à même de
état,
et il ne
triompher de la maladie,
songea plus qu'à mettre à exécution le
grand voyage qu'il avait projeté de faire dans
l'intérieur des terres. C'était une
son zéle immodéré
entreprise que
toire
pour les progrès de T'hisnaturelle pouvait seul enfanter. Il voulait
traverser T'Afrique toute entière de l'ouest à
l'est, et revenir en Europe
Nubie et
par TAbyssinie, la
l'Egypte. Il espéra l'appui du roi
maladie,
songea plus qu'à mettre à exécution le
grand voyage qu'il avait projeté de faire dans
l'intérieur des terres. C'était une
son zéle immodéré
entreprise que
toire
pour les progrès de T'hisnaturelle pouvait seul enfanter. Il voulait
traverser T'Afrique toute entière de l'ouest à
l'est, et revenir en Europe
Nubie et
par TAbyssinie, la
l'Egypte. Il espéra l'appui du roi --- Page 17 ---
(13)
mais cés souverains nègres croient
d'Oware;
les
ne pénèavoir intérêt à ce que
étrangers
dans Tintérieur de leurs propres
trent pas
ne pouvait-il pas aiEtats ; à plus forte raison,
tant d'autres
der notre naturaliste à parcourir
nègres et tant de déserts et de conpeuplades
avait à franchir
trées tout-à-fait inconnues,qu'il Il accorda à M. de
pour arriver en Abyssinie.
nègres, en apparence pour
Beauvois quelques mais én réalité pour faire
lui servir de guides, l'exécution de son enpromptement avorter
treprise.
de cinq nègres
Il partit donc accompagné
une naconduisaient sa pirogue, et après
qui
il arriva aux frontières du
vigation pénible,
dernière had'Oware, et il en visitala
royaume
loin, il entra dans un désert où
bitation: : plus
nulle créature humaine n'avait jamais pénétré;
là maitre de toute la' naBeauvois se trouvait
il était dans l'enthousiasme du bonheur;
ture;
même, les
il ne put résister à tracer sur place
délicieux dont il était alors inspiré;
sentimens
furieux qui avait lieu sur la
mais un combat
rive entre un lion et un léopard, lui apprit
bientôt que les hommes policés ou sauvages
les seuls êtres à redouter. Les anine sont pas
ce disert, et le sermaux féroces qui peuplaient
-e --- Page 18 ---
(14;
pent géant le plus redoutable de
blaient se présenter
tous, seml'entrée,
pour lui en défendre
comme on voit dans le
nie des tempêtes, le terrible Camoëns le, géposer au passage de Vasco Adamastor, de
s'opdoubler le Cap de Bonne-E
Gama prét à
Espérance. Notre
voyageur, non moins intrépide
le
portugais, n'est point arrété
que
héros
par de semblables
apparitions, il veut à tout prix
entreprise ; cinq jours
poursuivre son
avant; ; mais deux de
encore 2 il vogue en
ses nègres, saisis
vaute, l'avaient abandonné;
d'époubientôt la
qui se rétrécissait, se trouve barrée rivière
multitude de troncs d'arbres
par une
bouchent le
renversés qui
passage. En vain M. de
veut forcer les trois
Beauvois
nègres qui lui restent à
submerger la pirogue, et à la faire
deux eaux pendant ce long
passer entre
ne leur suffisent
trajet; leurs forces
pas, ils résistent à ses
et à ses prières ; pendant deux
ordres.
fait de vaines tentatives
jours entiers il
les séduire
pour les forcer ou pour
; arrivé à plus de deux cents
de la côte, au tiers environ de
lieues
enfin un dernier
sa route, il jette
regard sur ce désert immense
qu'ilavait entrepris de traverser, et, le
poir dans le coeur, il se déterminé
désesà retourner
trajet; leurs forces
pas, ils résistent à ses
et à ses prières ; pendant deux
ordres.
fait de vaines tentatives
jours entiers il
les séduire
pour les forcer ou pour
; arrivé à plus de deux cents
de la côte, au tiers environ de
lieues
enfin un dernier
sa route, il jette
regard sur ce désert immense
qu'ilavait entrepris de traverser, et, le
poir dans le coeur, il se déterminé
désesà retourner --- Page 19 ---
(15)
chercher des hommes mieux disposés
à Oware
à Taccompagner.
français, il
A son arrivée à Tétablissement fait de noules maladies avaient
trouve que
les cinq sixièmes de
veaux et terribles ravages;
résistant
l'équipage avaient péri, et tandis que,
du chef, il fait des préparaaux représentations
la fièvre
tifs pour recommencer son voyage,
du
et le conduit à deux doigts
jaune le reprend
mais sa santé
tombeau. Il réchappe pourtant,
attale scorbut dont il est fortement
délabrée,
sollicitations du
qué, le forcent à céder aux
sur un
commandant, quil le détermine à partir
négrier qui faisait voile pour Saintvaisseau
Domingue.
il eut une vive alterAvant de s'embarquer,
avec le Roi d'Oware,
contrelequelilétait
cation
du fàcheux résultat de son voyage.
irrité à cause
lui avait fait d'un
Celui-ci, piqué du refus qu'il
de soie, lui renvoya les premiers
mouchoir
avait
M. de Beauvois, 2
présens qu'il en
reçus.
en
outré de cette insulte, les foula aux pieds
du ministre qui les lui apportait; il
présence
de l'attaque
menaça de sa résistance personnelle,
dela flottille française, et partit seul, aux risques
dans la route. Le Roi fit courir après
de s'égarer
ressentiment, et lui envoya
lui pour calmer son --- Page 20 ---
(16)
des guides qu'il consentit avec
Il s'embarqua enfin,
peine à accepter.
blissement
en recommandant à l'étafrançais les immenses collections
qu'il avait faites
pendant ses quinze mois de
séjour sur cette plage si
vaisseau qui le
dangereuse, 2 et dont le
Mais
portait ne pouvait se
tous ces objets, qui devaient être charger,
à St-Domingue, furent
envoyés
perdus lors
que les Anglais firent
delattaque
T'établissement
quelque temps après de
truisirent
français, qu'ils ravagérent et déentièrement.
M. Palisot de Beauvois,
attaqué du
au plus haut degré,
scorbut
frances
éprouva toutes les soufimaginables, dans une traversée de
de cinq mois, pendant laquelle il
plus
jours alité, etp
restait toupendantlaquelleansai le bâtiment
éprouva deux fois la disette de vivres et d'eau
potable. Il arriva enfin à
transporta à terre, où le St-Domingue; on le
regarda
chirurgien quile visita,
son état comme tout-à-fait
le soigna néanmoins
désespéré;il
par humanité, et à son
grand étonnement, M. Palisot fut sur
bout dedeux mois
pied au
il voulut rendre detraitement.A, peine erétabli,
son séjour à
utile aux sciences, et il
Saint-Domingue
commença ses recherches
botaniques dans l'intérieur de l'ile. Il
rait à pied, dans tous les sens, la.
parcoucolonie, et
état comme tout-à-fait
le soigna néanmoins
désespéré;il
par humanité, et à son
grand étonnement, M. Palisot fut sur
bout dedeux mois
pied au
il voulut rendre detraitement.A, peine erétabli,
son séjour à
utile aux sciences, et il
Saint-Domingue
commença ses recherches
botaniques dans l'intérieur de l'ile. Il
rait à pied, dans tous les sens, la.
parcoucolonie, et --- Page 21 ---
(17)
même dans la partie espagnole, oû il
pénétra
de plantes, de graines et
recueillit beaucoup
d'animaux qu'il envoya en France; il recueillit
aussi des notions sur les moeurs; les coutumes
desanciens indigènes. ILavait
et les instrumens
à
communiqué quelques-uns de ses mémoires
la société des sciences et arts du Cap Français,
et il fut admis au nombre des membres de cette
Société. Sa nomination àTAssemblée provinciale
du Nord lui fut apportée tandis qu'il était OCcupé à l'étude de la nature, au milieu des montagnes. Depuis, il. fut nommé conseiller au
Conseil supérieur du Cap.
En octobre 1789, un vaisseau français arriva
au Cap, et annonça la révolution. La foudre ne
marche pas avec plus de rapidité que ne le fit
celte nouvelle ; le jour même de l'arrivée du
vaisseau, l'égalité était proclamée au Cap, et
paraitre dans
personne ne pouvait impunément
les rues sans porter la cocarde tricolore.
M. de Beauvois soutint la cause des colons et
prit pour eux part à cette guerre terrible, qui
l'entrainait souvent pendant plusieurs semaines
et sans aucun secours, loin de toute habitation.
Il publia, en 1799, un écrit sur la continuation
de l'esclavage dans les colonies;l pensait, d'après ce qu'il avait vu à Oware et à Benin, que
- --- Page 22 ---
(18)
les esclaves et les prisonniers
toujours l'objet de latraite,
nègres qui sont
sont
malheureux en
beaucoup plus
Antilles; il était Afrique, qu'ils ne le sont aux
persuadé d'ailleurs
bandon de ce trafic tendrait à
que l'ales négres T'horrible
généraliser chez
pratique des sacrifices
mains; il croyait que cet
huchez
usage ne s'était affaibli
eux, qu'à raison du parti que le
avec les Européens leur
commerce
leurs esclaves
permettait de tirer de
ou de leurs prisonniers,
destinaient autrefois à étre immolés
qu'ils
tiches, et qu'ils avaient
à leurs féen partie
depuis par des animaux
remplacés
M. de Beauvois fut
domestiques.
réclamerles:
chargé par ies colons de I
secours du ministre
dité auprès des États-Unis
français,accré.
du crédit et des
d'Amérique: : il obtint
munitions; mais, à son
au Cap, une fumée épaisse dérobait
retour
à ses regards. La liberté des
les habitans
Noirs avait été
clamée; la ville pillée, saccagée,
proprésentait plus qu'un monceau de incendiée, ne
blancs qui avaient
ruines, etl les
pu se sauver, s'étaient
giés sur les vaisseaux
réfugnards des assassins. pour échapper aux poiLe commandant du
veut fuir cette terre de désolation;
navire
à son bord le
mais il avait
doyen du Conseil
M. de Beauvois. On. les arracha supérieur, et
de ses bras, et
ée, saccagée,
proprésentait plus qu'un monceau de incendiée, ne
blancs qui avaient
ruines, etl les
pu se sauver, s'étaient
giés sur les vaisseaux
réfugnards des assassins. pour échapper aux poiLe commandant du
veut fuir cette terre de désolation;
navire
à son bord le
mais il avait
doyen du Conseil
M. de Beauvois. On. les arracha supérieur, et
de ses bras, et --- Page 23 ---
(19)
ils furent incarcérés dans un cachot
en proie à toutes les misères
infect, et
de la mort dont on les
jusqu'au moment
menaçait.
Les femmes, Messieurs, sont en tout
en tous lieux,1 les consolateurs de
temps,
soutiens dans les
nos maux,hos
infortunes; ; une mulâtresse à
laquelle M. de Beauvois avait donné
ment la liberté,
précédemparvint, en faisant valoir
acte de son
cet
affranchissement, à
fut que déporté aux Etats-Unis. obtenirqu'il ne
cet ordre aux
Elle arracha
juges, eux-mèmes étonnés
n'avoir pas cette fois
de
courut le
prononcé la mort, et elle
porter au malheureux
le conduisit avec tous les effets prisonnier, et
porter, sur un vaisseau dans qu'il put emavait été retenue
lequel sa place
par elle.
M. Pataotde-Beauvois
quitte
partit donc, et en fut
pour une accusation d'incivisme,la
desaplace au Conseil
perte
les objets
supérieur, et celle de tous
qu'il laissait à
ses malheurs étaient loin Saint-Domingue: de
mais
le portait fut, dans
finir; le vaisseau
sa navigation, arrêté et qui
par un corsaire anglais; il ne lui resta
pillé
bien, qu'une malle pleine
pour tout
saire n'avait
voulu
d'effets, que le corpas
visiter, par
pour des ornemens de
vénération
les. objets qu'elle
frane-maconnerie dont
renfermait élaient recouverts;
o0 /
--- Page 24 ---
(20) )
il l'assurait que si des signes semblables eussent
été dans chacun deses coffres,il
auraitreconnu
qu'ils étaient réellement sa propriété, et il lui
aurait tout rendu.
Arrivé à Philadelphie, avec 9 francs
dans sa
poche pour toute ressource, M. de Beauvois
réclama inutilement en France des secours de
sa famille et de ses agens. Il était sur la liste des
émigrés : tous ses biens étaient
talens seuls lui restaient, il
séquestrés; ses
en fit usage. Il joua
du basson à l'orchestre de la comédie, il donna
du cor au cirque d'équitation, pour faire
manoeuvrer et danser les chevaux; il donna aussi
des leçons de langue française; mais, de toutes
ses occupations, la plus remarquable sans doute
fut le soin qu'il prit pour recueillir et classer les
plantes et les insectes des environs de la ville
qu'il habitait; il trouva encore un moyen d'existence en ordonnant et soignant le cabinet de
M. Péal, amateur d'histoire naturelle.
Ses divers travaux avaient été assez lucratifs
pour le mettre bientôt à même d'économiser
une petite somme, avec laquelle il voulut faire
un voyage dans l'intérieur des Etats-Unis. Les
sciences sont aussi une espèce de franc-maçonnerie, qui commande en quelque façon la bienveillance réciproque entre ceux quiles cultivent;
ville
qu'il habitait; il trouva encore un moyen d'existence en ordonnant et soignant le cabinet de
M. Péal, amateur d'histoire naturelle.
Ses divers travaux avaient été assez lucratifs
pour le mettre bientôt à même d'économiser
une petite somme, avec laquelle il voulut faire
un voyage dans l'intérieur des Etats-Unis. Les
sciences sont aussi une espèce de franc-maçonnerie, qui commande en quelque façon la bienveillance réciproque entre ceux quiles cultivent; --- Page 25 ---
(a1)
était alors nommé
M. Adet, chimiste distingué,
à son arministre de France à Philadelphie ;
il accueillit avec intérêt M. de Beauvois,
rivée,
recherches que lep produit
et l'aida à étendre ses
d'enl'avait mis à même
de ses talens agréables
irrésistiet vers lesquelles il était
treprendre, 9
blement entrainé.
Ilpartitdonc, et parcourutà pied l'Amérique,
New-Yorck jusqu'à Sadu nord au sud, depuis
les bords
vannah, et de l'cst à l'ouest, depuis
T'Ohio, au-delà des Apalaches.
de la mer jusqu'à
recueillit une
Il visita les tribus indiennes, et
collection d'objets d'histoire naturelle et
belle
observations sur les moeurs des
de curieuses
chez les
habitans. Il fit un assez long séjour
Creeks et chezles Cherokiès; ily remarqua pluà ceux des peuples d'Oware
sieurs usages pareils
dans leur croyance
etde Benimpanticaliremente
leurs
et dans l'habitude qu'ils ont d'adresser
au mauvais génie, d'après ce motif, que
prières
instruit de leurs
le bon doit être suffisamment
le bien
besoins, et qu'il leur fait toujours tout
faire. C'est dans ces contrées, qui
quilpeutleur
ont été déjà visitées par plusieurs voyageurs 9
M. de Beauvois a vu les femmes être scules
que
de tous les travaux de la culture, de la
chargées
des
et autres
récolte et de la préparation
grains
C --- Page 26 ---
(2)
alimens; tandis.que les hommes, couchés
que tout le jour
pressouffler dans nonchalamment, sont occupésà
jours
une espèce de flûte, six notes tousemblables; ; ils n'exercent
tions que celles de la chasse
d'autres foncd'hiver; les femmes
pendant trois mois
même alors, les accompagnent et dépouillent et
qu'ils ont abattus.
préparent les animaux
M. de Beauvois a
indiqué avec soin
quelesIndiens: font deplusieurst
l'emploi
alimens et comme
plantes, comme
celui de l'écorce du médicamens , notamment
des
tulipier, contre la morsure
reptiles, et contre
luia fourni beaucoup Thydrophobie ; ce pays
à celles qu'il avait déjà hdaenatisnageijpegnt
pens, et
recueillies sur les serqu'il a publiées après son retour
en
U
France.Ilytrouva: sur-toutt
de serpens
tuntresgrandnombre
sonnettes;i il se convainquit
animaux, moins dangereux
que ces
sur-tout dans les saisons qu'on nele suppose,
jamais les étres dont ils tempérées, n'attaquént
ne font point leur
riture, et ne mordent
nourtouchés ou
que lorsqu'ils ont été
poursuivis; il constata le
avait fait penser à quelques
fait qui
animaux mangent
voyageurs, que ces
quelquefois leurs
vul en effet un serpent
petits; il a
prendre
sonnette attaqué
ses petits dans sa bouche
par lui,
et s'eloigner
isons qu'on nele suppose,
jamais les étres dont ils tempérées, n'attaquént
ne font point leur
riture, et ne mordent
nourtouchés ou
que lorsqu'ils ont été
poursuivis; il constata le
avait fait penser à quelques
fait qui
animaux mangent
voyageurs, que ces
quelquefois leurs
vul en effet un serpent
petits; il a
prendre
sonnette attaqué
ses petits dans sa bouche
par lui,
et s'eloigner --- Page 27 ---
(a5)
mais il a vu ce même serpent redu danger;
vivans, après que le
mettre à terre ses petits
aussi dans ces
chasseur se, fut éloigné. Il trouva
contrées
taafanntanerne
encore inconnus aux naturalistes.
retour à Philadelphie, au bout de trois anDe
Beauvois,après: savoirmisen
néesdevoyage, ,M.de.
-
collections, voulutrepartir
ordre ses nombreuses
dans
considérable encore;
pour une tournée plus
beaul'intérieur du pays. Il était prétà pénétrer
avant dans le Sud et dans T'Ouest; il
coup plus
les Akansas au-delà de
voulait visiter en allant,
Mississipi, et voir les Miamis à son retourjc'était
traverser du Sud au Nord le continent de TAméà 500 lieues dans l'intérieur des terres,
rique,
égale à touté l'étendue des
et sur une longueur
radiation
Etats - Unis; mais la nouvelle de sa
dela liste des émigrés lui parvint sur les Montsoù il était déjà arrivé; T'espérance de
Alleghanis
lui fit oublier ses maux,
revoir enfin son pays,
il s'aret renoncerau voyage qu'il entreprenait;
et
rêta, rassembla ses collections, s'embarqua
en
douze anrevint dans sa patrie
1798,après
nées d'absence.
plus cruels que ceux
De nouveaux chagrins,
attendaient; en
qu'il avait alors éprouvés, l'y
M. de Beauvois avait laissé quelques
partant,
SR
a --- Page 28 ---
(24)
affaires eebmwdejteditdeadiag
les plus étendus à sa femme et à ses pouvoirs
les régler; au lieu de
agens pour
avait
quatre ans d'absence, il en
passé douze hors de sa Patrie. La révolution, pendant ce temps,avait anéanti une
de ses revenus; les emprunts
partie
qu'il avait faits en
pays étrangers, et qu'on avait dà solder
France en valeur métallique,
en
avec des assignats
dépréciés, avaient forcé à vendre des
le séquestre mis sur ses biens,
propriétés;
avait tari les sources
comme émigré,
qui pouvaient
des débats contentieux
l'aider, et
barras. A
avaient accru les emson retour, il trouva ses affaires dans
une confusion telle qu'après avoir fait le sacrifice de tout ce qui lui restait de biens-fonds,
après
et
vingt-deux ans de séjour qu'il fit à
il ne put, en mourant, les laisser
Paris,
complétement
liquidées. Déjà, avant son retour, la connaissance
qu'il avait d'une partie de ce désordre, avait altéré sa confiance dans ses agens, et même
tendresse pour son épouse, qu'il
sa
investie d'un
croyait avoir
pouvoir suffisant pour les
etles contenirydes troubles
diriger
de douloureuses
intérieursamentrent
lui le
résolutions; il vit fuir loin de
repos et les consolations dont il s'était
fait une séduisante image 7 et dont il a trouvé
plus tard le bienfait dans une seconde union
d'une partie de ce désordre, avait altéré sa confiance dans ses agens, et même
tendresse pour son épouse, qu'il
sa
investie d'un
croyait avoir
pouvoir suffisant pour les
etles contenirydes troubles
diriger
de douloureuses
intérieursamentrent
lui le
résolutions; il vit fuir loin de
repos et les consolations dont il s'était
fait une séduisante image 7 et dont il a trouvé
plus tard le bienfait dans une seconde union --- Page 29 ---
(25)
lorsqu'il eut perdu sa première
qu'il contracta,
leur
femme, qui mourut peu de temps après
séparation.
seul apporter quelUn travail assidu pouvait
distraction à ses peines. Malgré les pertes
que
faitesà Oware et à Saint-Domingue, de
qu'ilavait collections et de ses journaux de voyage,
belles
il avait rapporté de nombreuses suitesdeplantes
il avait conservé dans sa mémoire
et d'animaux,i
servir à leur descriples notions qui pouvaient
docution, et il était impatient de publier. ces
dont la réunion avait été le but de ses
mens
la Flore d'Oware ct
voyages. Il commença par
contient un
de Benin, ouvrage in-folio, > qui
grand nombre de genres nouveaux et d'espèces
inconnues, et dont les cinc sixièmes
jusqu'alors
Il
aussi dans le même
ont déjà paru. publia
recueillis dans
format, les insectes qu'il avait
cet ouvrage est à moitié terminé.
ses tournées;
de la relation de ses
Il prépara les matériaux
trois voyages en Afrique, à Saint-Domingue, et
le manuscrit
dans l'Amérique septentrionale;
du premier de ces ouvrages est complétement
achevé; il rédigea un travail populaire sur les
dlampigunrtomcatile il y a indiqué ceux
qu'on peut manger sans inconvénient, etc quelle
sorte de préparation on peut faire subir aux
A --- Page 30 ---
(26)
autres pour les rendre moins
moins malfaisans; il publia
indigestes ou.
un.
quable sur
ouvrage remardes
Tagrostographie, ou la
graminées, dans
description
et aux genres des lequelilassigna aux ordres
commode
caractères qui rendent
l'étude de cette classe si
plus
cette occasion, on
difficile. A
prises trés-épineuses peut remarquer queles entrepour M. de
avaient seules de l'attrait
voyages, il avait Beauvois; on a vu que pour ses
choisi les
ses travaux
plus périlleux; pour
tacher
botaniques, il avait
aux questions les
préféré s'atessayé aussi avec
plus ardues; il avait
cates et
beaucoup de recherches délide la d'aperçus ingénieux, à éclaircirlemode
fructification des
ment dans les
cryptogames, principaleles
mousses 7 dans les algues, dans
champignons et dans les
avait entrepris un
lycoperdons ; il
les végétaux
ouvrage sur les galles, et sur
autres
microscopiques, qui vivent sur les
plantes. Il a donné des mémoires
physiologie végétale
sur la
la moëlle dans la ecnetmemeaiertinugede
dance de lai forme végétation, sur la corresponextérieure del
avec la
el'étuimédullnire
disposition des
des
et des
branches,
rameaux
feuilles, sur la marche de la
trachées et sur la formation
séve, sur les
du
un grand nombre de
bois;il a publié
genres nouveaux et d'es-
Il a donné des mémoires
physiologie végétale
sur la
la moëlle dans la ecnetmemeaiertinugede
dance de lai forme végétation, sur la corresponextérieure del
avec la
el'étuimédullnire
disposition des
des
et des
branches,
rameaux
feuilles, sur la marche de la
trachées et sur la formation
séve, sur les
du
un grand nombre de
bois;il a publié
genres nouveaux et d'es- --- Page 31 ---
(27)
d'insectes et d'autres animaux
pèces de plantes,
un mémoire
jusqu'alors inconnus;i il a imprimé
clasles
et sur une nouvelle
étendu sur
serpens
dissertation sur les
sification de reptiles; une
d'après laquelle il a principalement
cypéroides,
toute cette famille, les stigmates
établi que dans
nombre que les angles
sont toujours en même
inductions
du fruit, etil en a tiré d'ingénieuses les
d'une manière plus claire genres
pourclasser
de cet ordre; ;il a fait
et les espèces nombreuses
à l'Athénée des
un cours d'histoire naturelle
manuscrits
étrangers. Il a laissé aussi quelques
et les
Téducation publique, et sur l'origine
sur
des arts et des lettres. Il a
progrès des sciences,
de M. Clarck
publié une réfutation de l'ouvrage
relativement à la traite des nègres;un éloge
son,
articles insérés
de Fourcroy, et de nombreux
dans
d'Histoire naturelle,
dans le Dictionnaire
Sonnini, et
la nouvelle édition de Buffon, par
littéraires
dans les divers recueils périodiques,
et scientifiques.
nombre des membres de
Reçu en 1806 au
l'Institut auquel il avait communiqué) - plusieurs
mémoires, le fauteuil académique ne fit qu'accroitre son ardeur et fut un nouveau véhicule
l'engager à concourir efficacement, par
pour
utiles et nombreux, à la gloire de ce
des travaux
T --- Page 32 ---
(28)
corps savant. Il se levait de
travaillait tout le
très-grand matin,
repas
jour, souvent aux heures des
méme, et assez avant dans la
ment il allait au
nuit ; rareinstant où l'on spectacle, c'était alors le seul
personnelles. pût l'entretenir de ses affaires
Il
IInstitut et
communiquait aux séances de
aux vôtres,
les plus curieux
Messieurs, les résultats
donnait
de son travail assidu; il coorces collections qui lui
coûté à
avaient tant
fesseurs rassembler, et dont l'Institut et les
du Muséum d'Histoire
profait une si honorable
naturelle ont
tant de zèle à
mention : il mettait auen rédiger la
en avait mis à les
description qu'il
cupé d'une seule
recueillir; il paraissait OCd'enrichir
pensée, d'un seul désir, c'était
les sciences naturelles du
ses travaux et de ses sacrifices.
résultat de
Il semblait
reculé si souvent pressentir qu'une mort qui avait
lui ravir le
devant lui, viendrait bientôt
seul bien qu'il eût jamais
tionné, celui de faire
ambile fruit de
partager à ses
ses découvertes. Son concitoyens
fut trop justifié, Messieurs
pressentiment
geux, qui avait résisté
; cet homme courafortes
à de si longues et de si
épreuves, fut attaqué, dans le
ment de janvier dernier, d'une
commencetrine, et quelques
fluxion de poijours seulement suffirent
ir le
devant lui, viendrait bientôt
seul bien qu'il eût jamais
tionné, celui de faire
ambile fruit de
partager à ses
ses découvertes. Son concitoyens
fut trop justifié, Messieurs
pressentiment
geux, qui avait résisté
; cet homme courafortes
à de si longues et de si
épreuves, fut attaqué, dans le
ment de janvier dernier, d'une
commencetrine, et quelques
fluxion de poijours seulement suffirent --- Page 33 ---
(29 )
pour l'enlever aux sciences et à notre amitié.
Le plus beau monument à élever à sa mémoire
sera, sans doute, la publication de ses oeuvres
inédites, et le voeu que nous formons ici de
voir cette publication prochaine, est le dernier
hommage que nous rendons au souvenir de
M. Palisot de Beauvois.
FIN.
L
R --- Page 34 ---
08-13
ES20
SceR --- Page 35 ---
a --- Page 36 --- --- Page 37 ---
- --- Page 38 ---