--- Page 1 ---
--- Page 2 --- e
A
- -
SG
-
D
GATD
3ohn Cater Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D9
pampro P105-113 mutt - --- Page 5 ---
w 2 Otsoroations ce d. Requeud Pneis 3791
2.0.j.deborg ne a ( bomv.Seitee.
t 1795
3.Petitens nouoclede C.dle couleur U 191
A.Saie : Cone mo ou beuse
druya
6.
JeJews. commu
Parr 1791 I U
5.Comepre rendu as lu watest in
-V791
Y: Roune: Perilow a l'as.War. Lt 1791
8. B arnaue: Reppewàlon-ler 1791
9: Jeure den Co mm i 6 uures
I 1792
10: Casaur arqumeur eh
f 1791
11. Cotonie de Guagaroalect ite 1829
12. Je Cite eyens prançocr dle, 9.te(Banatel
13.Otseruation AWr ler Colonies
J4.pela dete h 1 ublique
Paus91
15.ulotion duC.de Regnan Kevadls
b.Refleciows aati.carwedferer
1y.Setrer Circulaire due Cougres f 1795
15.Rapport de Royer- Foufredle - 1793
sq.Celtre du dmir tro dle la Mlamueu 1793 --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
-
15.
N
MOTIO
DE M. LE COMTE
DE
REYNAUD:
DÉPUTÉ DE SNINT-DONINGUE:
A la Séance du 37 Aoit.
M LESSIEURS
des Ports de mer del France
Les Commerçans
les Colonies
ont le privilége exclufif de pourvoir
de farines.
-
de
T'Affemblée Nationale s'occupera.
Lorfque définitivement fur les Loix pgohibitives,
prononcer
la France eft fansé intérèts
.nous prouverons que des farines avec les Colonies,
dans le commerce
comme
que ceft un vrai monopole, non. point en faadroitement les Commerçans 2
le gliffent
faveur feuleveur de T'Etat, mais. bien 1 en: leur
&c même au détriment de IErat.
ment,
moment-cila Colonie de Saint1 Comme dansce
A
définitivement fur les Loix pgohibitives,
prononcer
la France eft fansé intérèts
.nous prouverons que des farines avec les Colonies,
dans le commerce
comme
que ceft un vrai monopole, non. point en faadroitement les Commerçans 2
le gliffent
faveur feuleveur de T'Etat, mais. bien 1 en: leur
&c même au détriment de IErat.
ment,
moment-cila Colonie de Saint1 Comme dansce
A --- Page 8 ---
Gouis
à
Domingue ne demande que la permifion PROVISOIRE de tirer de I'Etranger des farines &c bifcuits
dans ces circonftances de diferte, & que ce provifoire lui avoit été accordé par. l'Ordonnance du
Mai dernier du Gouverneur-genéral; nous
27 bornerons à en démontrer la fageffe e& la
nous
néceflité de la rétablir.
La féchereffe qui régnoit à Saint-Domingue
depuis le mois de Janvier, jointe aux nouvelles
alarmantes reçues de France', fur la difette des
grains, a déterminé, le premier Avril fuivant, le
Gouvemneur-général à permettre l'introduétion des
farines & du bifcuit étranger, jufqu'au premier
Juillet prochain, dans les TROIS PORTS D'ENTREPÔT établis en 1784 par Arrêt du Confeil.
a Tout le monde fait quiel le commerce &1 léchange
font une feule & même chofe.
Les navires étrangers n'ayant pas 'la permifion
de fe charger en retour des denrées de la Colanie,
fi
de farine,
le Gouverneutont importé peu
que
veille
la Colonie étoit à la
génétal voyant que
d'éprouver toutes les horreurs de la famine, parce
la féchereffe continuoit, & qu'il n'artivoit
que de farine de France, a fenti la néceflité de
point
lever les reftrictions portées dans fon Qrdonniance;
il en a rendu une nouvelle le 27
en conféquence, --- Page 9 ---
aux bâtimens
Mai fuivant, portant permifion
Oétobre
dimporrer, jufqu'au premier
étrangers des farines & bifcuits DANS TOUS LES
prochain., >
Amiranté,. & de fe charger en
PORTS où il ye
la valeur feulement
denrées de la Colonie pour
des farines qu'ils y imporrerort.
Cette Ordonnance PROVISOIRE: commandéepar Arrêt du
les circonftances > a été CASSÉE par un fans
Confeil d'Etar du 23 Juillet dernier, Natio- que
de la Colonie à l'Affemblée
les Députés
ni entendus.
nale ayent été appclés
On affeête de confondre cette Ordonnance gén6rale à toute la Colonie avec une autre Ordonnance
Mai,. concernant la partie du Sud..Nous proudn9
en fera temps, les avantages
veverons > lorfqu'il
le bien de l'Etat & de la:
qui auroient réfulté pour
qui a
du maintien de cette Ordonnance
Colonie 5
du
du 2 Juillet, &
été caffée par Arrêt Confeil,
réferves..
nous. faifons toutes nos
contre lequel
annuellement de vivres
- Les Colonies manquent
mois, parce que les:
duPayspendant trois ou quatre
les
les ouragans &
pluics
fécherefles fréquentes,
alternarivement, s les
furabondantes, fe fuccédant
arrêterit dans ler croiffance, & les font périr;
les Habitans auroient toutes leurs terres plancées er
A:
caffée par Arrêt Confeil,
réferves..
nous. faifons toutes nos
contre lequel
annuellement de vivres
- Les Colonies manquent
mois, parce que les:
duPayspendant trois ou quatre
les
les ouragans &
pluics
fécherefles fréquentes,
alternarivement, s les
furabondantes, fe fuccédant
arrêterit dans ler croiffance, & les font périr;
les Habitans auroient toutes leurs terres plancées er
A: --- Page 10 ---
-
quils n'en ferojent pas moins dans le cas
vivres,
leurs Negres. D'ailleurs, les'
d'en manquer pour
Tegumes, les fruits, les racines & autres végétanxi
du Pays,.ne pouvant" fe conferver en magalin, il
éft impoffible d'én' faire des approvifionnemens
Les Marchands des Ports de mer ne portent
dans les temps de la plus grande abondance, qite
mille barils de farine à Saint-i
cent cinquante
Domingue, année commune.
Cette fourniture fuffit à peine pour les Colons:
Il en faudroit en outre quatre cents mille barils"
lai fubliftance des Nègres pendant lesit trois
pour
mois que les: vivres du Pays manquent:
ou' quatre
annucllement.
"Ie Marchand de farines de France C demandéra comment donc ils ont pu fablilter jufqu'à
en meurt de faim
préfent? Nous répondrons qu'il
IO à12 mille par an.
publique fc fait entendre de toutes
L'opinion ladoucillement du fort des Negres auparts pour Colons font intéreffées plus que perfonne,
quel les
long-remps avec:
& dont ils s'occupent depuis
fuccès.
die
s
Oi peut dire avec vétité que le. moyen-le refte plas:
efficace de parvenir à faire à cet égard ce" qui --- Page 11 ---
eft de donner en abondance aux Noirs
a defirer, dont la difette occafionne plus de pudes vivres,
autre motif, car le manque de
nitions que tout
des
des défervivres entraine des vols,
querelles,
& if
tions, des révoltes & même des allaflinats,
maintenir T'ordre dans les atfaut bien cependant
teliers. Tintroduction des farines et biscuits étrangers
Si
les habirans en auroient toujours en
étoit permife,
de la difette, et
magalin pour fubvenir au moment
les malheurs dont ils font les premiercs
éviter tous
victimes.
des comeftibles angmenteroit la
L'abondance
population, & la culture fuivroit cette. proportion
le commerce de France, loin d'y
de maniere que
trouveroit un plus
perdre, y gagneroit, parcequil manufacturées,
grand débouché des marchandifes
la
le concours des bâtimens étrangers, ct' que,
par culture croiffant, il y autoit beaucoup plus de
denrées à exporter.
attendent de Ia
Les Députés de Saint-Domingue
fera le
jaftice de l'Affemblée Nationale qu'elle
déctet fuivant..
L'ASSEMBLÉE NATIONALE voulant pourvoit.
d'une manière fire et à l'abri detout événemene,
A 3
,
grand débouché des marchandifes
la
le concours des bâtimens étrangers, ct' que,
par culture croiffant, il y autoit beaucoup plus de
denrées à exporter.
attendent de Ia
Les Députés de Saint-Domingue
fera le
jaftice de l'Affemblée Nationale qu'elle
déctet fuivant..
L'ASSEMBLÉE NATIONALE voulant pourvoit.
d'une manière fire et à l'abri detout événemene,
A 3 --- Page 12 ---
la fubfiftance des Colons & des Nègres à SaintDomingue, a décrèté & décrete PROVISOIR:
& 02
EMENT
ce, jufqu'a cequ'ellé ait prononcé définitivement
firr les loix' prohibitives,
r". Que les Navires étrangers, chargés de farine
et de bifcuits, feront reçus dans tous les ports de la
Colonie oûil y a Amirauté,er qu'il leur fera permis de fe charger en denrées de la Colonie, pour le
montant feulement des farines qu'ils y importeront.
20.Que'les Bâtimens étrangers feront affinjétis aux
droits locaux, et qu'ils pateront en outre le droit
d'Occident pour lesc denréesqu'ils exporteront, et tel
que les Bâtimens françois le payent en France pour
les denrées coloniales qu'ils y importent. --- Page 13 ---
OBSER VATIONS
exclusif des farines
Sur le commerce
dans les Colonies.
LA France manque fouvent de grains par elle-
& elle eft dans le cas, de temps à autres,
même;
à l'étranger, comme
d'en défendre Texportation
dans la circonftance actuelle.
feront
Ses grains, dans les marchés de l'Europe,
chers ou à bas prix.
en aura un débit
S'ils font chets, la métropole
ils sont à
avantageux en Europe; si, aul contraire,
bas prix, les farines françoifes ne manqueront pas
d'acheteurs dans les Colonies, puisque, à quelque
foient, les Colons les préféreront touprix qu'elles confommation perfonnelle, aux fajours, pour leur
feptentrionale, qui font d'une
rines de l'Amérique,
à peine fe
qualité bien inférieure, & qui peuvent
conferver trois mois.
trouDans les temps ordinaires, la Métropole de fes
Enrope la défaite et la vente
vera roujours_en
des productions de fes
grains, , plus aifément que
Manufactures.
, à quelque
foient, les Colons les préféreront touprix qu'elles confommation perfonnelle, aux fajours, pour leur
feptentrionale, qui font d'une
rines de l'Amérique,
à peine fe
qualité bien inférieure, & qui peuvent
conferver trois mois.
trouDans les temps ordinaires, la Métropole de fes
Enrope la défaite et la vente
vera roujours_en
des productions de fes
grains, , plus aifément que
Manufactures. --- Page 14 ---
D'ailleurs, ily a toujours dès
voyer au-deli des mers les
inconvéniens à enceffité,
objets de première né:
parce qu'on ne pêut les
au
ment du befoin, & il femble remplacer la
mos
range en Eaurope les chofes, de que providence ardance règne dans une contrée, manière que l'abonfe fait fentir dans
tandis que la difette
une autre.
Le commerce en Europe rérablit bien vite
Téquilibre; atl lieu que lorfqu'il
diftance de deux mille
s'agit d'une
lieues, les fecours
vent trop tard ou avariés, & c'eft à
arrition impolitique & déteftable
cette opérapartie la cherté & la mauvaife que lon doit en
lon mange actuellément
qualité du pain que
dans le royaume, &
cipalement à Paris & à Verfailles.
prinLa France doit donc préférer
duits de fes Manufactures
d'exportor les proqui font moins com
merçables en Enrope que fes
elle en
vera une défaite plus
grains;
trouavantageufe dans les
par le concours des étrangers qui
Colonies,
farines des Etats-unis de
y apporteront les
femble avoir
l'Amérique. La naturé
placé exprès ces contréés
cet objet de confommation à deux pour fournit
marché que les régnicoles.
tiers meilleur
Le commerce exclufif des farines françoifes dans --- Page 15 ---
5:
fanseft un véritable monopoles
les Colonies,
aucun profit pour JErat. confifte à vendre à létrans
5 Le bénéfice de l'Etat
mais il n'a aucun inger, plus quiln'en achète; vende à un autre de,
rérêt à cè qu'un de fes fujets
au-dessus de fai
deux fois
fes fujets > un objet
valeur.
dans les bénéfices que
Son avantage n'eft point
:
l'action de leur induffont fes.fujets entre. eux, par
dans laugmentaa
trie; fon bénéfice eft feulement & le commerce:
tion de la maffe des productions. >
des farines françoises dans les Colonies,
exclufif
diminue la maffe de leurs produétions.
Je vais rendre ce fait fenfible par un exemple: Navire
Je fuis Colon de Saint-Domingue; un
m'apporte des farines; le Marchand
de Bordeaux fort cher, deux fois même au-dessus
me les vend
vendroient les étrangers : c'eft
de ce que me les
c'eft bien injufte pour
bien fait pour lui; mais
moi qui fais fon frère.
de fucre pour
S'il exige de moi deux quintaux
ma
baril de farine, n'eft-il pas évident que
un
couteufe de moitié,
fubfiftance me devient plus
dans. ce
s'il fe contenroit d'un quintal; que
que
me feroit refté, m'efir
dernier cas, le quintal qui 3
+31
des forces cxploitantes, qut
fervi à me procurer
; mais
moi qui fais fon frère.
de fucre pour
S'il exige de moi deux quintaux
ma
baril de farine, n'eft-il pas évident que
un
couteufe de moitié,
fubfiftance me devient plus
dans. ce
s'il fe contenroit d'un quintal; que
que
me feroit refté, m'efir
dernier cas, le quintal qui 3
+31
des forces cxploitantes, qut
fervi à me procurer --- Page 16 ---
IO
manquent roujours fur une habitation, & que ne
le pouvant plus,
a
parce que mon premier befoin eft
de vivre, et que pour le remplir > il a fallu donner
à ce marchand une trop forte portion de mes
duits; l'état en autorifant ce monopole, à voué pro- à
la ftérilité et à l'inaction un fol que Jaurois fer
tilifé,
Donc le commerce exclufif des farines françoifes, diminue la maffe des productions dans les
Colonies, & n'eft qu'un vrai monopole au dé
zriment de l'Etat.
A FERSAILLES, chez BAUDOUIN, Imprimeur de
K'ASSEMBLÉE NATIONALE, Avenue de Saint-Cloud,No. 69 --- Page 17 --- --- Page 18 ---
--- Page 19 ---
16.2
a
REFLEXIONS
DE M. DE COCHEREL,
DÉPUTÉ DE SAINT-DOMINGUE,
Sur le Rapport du Comité des Six.
JAr lu attentivement , Messieurs, le Rapport de
votre Comité des Six, dont vous avez ordonné l'imvotre Décret du mois d'Aoit dernier, vous
pression:par
aviez chargé ce Comité de recevoir les pièces respectives quilui seraient remises par les Députés du Commerce et par les Députés de St-Domingue. Ce Comité
ne devait être composé, d'après votre Décret, que de
six Membres de votre Assemblée s n'ayant aucun
intérêt direct niidirect, à la question soumise à leur
et
dans le nombre de ces six
examen 5
cependant
Membres, on compte quatre Négocians; on en appelie
à leur propre témoignage (1).
LE but de l'institution de ce Comité était de vous
(:) Les six Commissaires sont Messieurs le Vicomte de la Merville,
de la Jaqueminière, , Roussillon, Fontenay, Lasnier de Vaussenay,
Blancard des Salines. Les quatrc derniers sont Commerçaus.
* A --- Page 20 --- --- Page 21 ---
E763
L6515
F --- Page 22 --- --- Page 23 --- --- Page 24 ---