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Bromn Hninersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
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eft aifé de juger que ceux qui les
tablement le
préfentent ont Véris
voeu de leurs Conftituans; 5 quand il
notoire que ce VIEU GÉNÉRAL eft bien
eft
celui d'une COLONIE
réellement
ENTIÈRE; quand il a, le
mier, le plus IMPOSANT de tous les
pred'avoir été recueilli
caraétères, celui
affuré
LIBREMENT 5 alors, on doit être
que, dans un objet qui touche de fi près à la
reftauration univerfelle, & aux plus chers intérêts de Ia
Patrie, les REPRÉSENTANS d'une Nation
LOYALE ne jugeront pas des chofes
franche &
avec l'efprit de CHICANE, mais qu'ils fauront, dans leur JUSTICE
leur POLITIQUE, écarter
& dans
majeftueufement tous les
ACCESSOIRES 3 pour ne voir que la VÉRITÉ, le
de FEtar, & le BONHEUR de
BIEN
tous fes Membres,
Le Comte DE REYNAUD,
Le Comte DE MAGALLON,
Le Marquis DE PERRIGNY.
Le Chevalier Doucé.
Signé
par le Comité Le Comte DE
de la
VILLEBLANCHE
Députation.
Le Marquis DE ROUYRAY.
DE COCHEREL.
De BODKIN-FITZ-DERAUN
Eascuyngntoematta
Le Marquis DE Gour-D'ARsY. Dépué
Rapporteurs --- Page 5 ---
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Sagete
M OTIO 1 N 1
DE M. DE COCHEREL,
DÉPUTÉ de Saint-Domingues à PAssemblée
Nationale,
SÉANCE du IO Octobre 1789.
Noxxés par vous > MESSIEURS, mardi dernier,
pour accompagner SA MAJESTÉ à Paris, M. DE Goux
et moi sommes partis de Versailles avant les voitures
du ROI : arrêtés un instant à Sèves, notre voiture
a été aussi-tôt entourée par un grand nombre de particuliers 5 un d'eux m'a adressé la parole > m'a demandé
si je n'étais pas un Député, si je n'étais pas M. DE
VIRIEU : M. DE Goux lui ayant répondu que non,
plusieurs d'entre eux ont aussi-tôt élevé la voix, et
lui ont dit qu'ils le connaissaient parfaitement bien,
avant les voitures
du ROI : arrêtés un instant à Sèves, notre voiture
a été aussi-tôt entourée par un grand nombre de particuliers 5 un d'eux m'a adressé la parole > m'a demandé
si je n'étais pas un Député, si je n'étais pas M. DE
VIRIEU : M. DE Goux lui ayant répondu que non,
plusieurs d'entre eux ont aussi-tôt élevé la voix, et
lui ont dit qu'ils le connaissaient parfaitement bien, --- Page 6 ---
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qu'il était, lui, M. DE
M.
Gour, un bon
DE Goux ayant demandé à l'Orateur Député;
sa question, il a répondu
le motif de
que son dessein était de
massacrer M. DE VIRIEU
3 qu'il ne
sa main; il a ajouté
périrait que de
qu'il ne serait pas le seul; 5
existait une liste nombreuse des
qu'il
blée Nationale.
proscrits de l'AssemM. DE Goux a étéi interpellé,
de dire mon
par ce particulier,
nom, ce qu'il a fait; ensuite nous avons
continué notre route.
CE fait,
MESSIEURS, n'intéresse, pas sculement
l'honorable Membre que je viens de
il
taque directement la
nommer; atstireté de l'Assemblée
et la liberté de ses délibérations.
Nationale,
laisser subsister
Vous ne Pouvez
cette liste de proscription,
dis, MESSTEURS,
je vous le
avec le courage que doit
un Représentant de la Nation,
montrer
le nombre des
dussé-je augmenter
proscrits,
QuoI ! existerait-il parmi des
CATILINA,
Français un autre
qui désignerait ici ses victimes
vouerait, à une mort infime,
3 qui
les à leurs
ceux parmi nous qui, fidèsermens, auraient la noble fermeté de déve- --- Page 7 ---
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lopper leurs sentimens, et de parler le langage de leurs
coeurs ?
Si malheureusement le courage des Représentans
de la Nation se laissait abattre par des menaces criminelles, , pourriez-vous, MESSIEURS, compter dorénavant sur la sagesse de vos Décrets, qui ne seraient
dictés que par la crainte.
JE crois donc, MESSIEURS, > qu'il est urgent de
prendre en considération la déclaration que je viens
de vous faire, et de délibérer, sans délai, sur de
nouvelles mesures, tendantes à assurer la liberté de
vos opinions.
NorA. M. DE MALOUET a appuyé avec énergie la
Motion de M. DE COCHEREL;Il a témoigné des inquiétudes sur la liberté de l'Assemblée Nationale & sur la
sûreté de ses Membres : il a demandé qu'on délibérât &
qu'on rendit un Décret à cet égard.
M. le Comte DE MIRABEAU a répondu que ce
Décret existait déja; (lui-même l'avait provoqué);
mais il a prétendu que ce Décret ne devait porter
que sur la stireté relative aux affaires contentieuses : --- Page 8 ---
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d'oi, malheurensement, il serait possible de conclure,
(a dit M. DE COCHEREL), que ce Décret d'inviolabilité ne serait qu'un Décret d'insolvabilité, ce qui est
assurément contre l'intention du premier moteur de ce
Décret 5 ce qui blesserait infiniment la dignité de
l'Assemblée Nationale..
A Paris, chez CLOUSIER, Imprimeur du ROI,
rue de Sorbonne. --- Page 9 ---
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d'oi, malheurensement, il serait possible de conclure,
(a dit M. DE COCHEREL), que ce Décret d'inviolabilité ne serait qu'un Décret d'insolvabilité, ce qui est
assurément contre l'intention du premier moteur de ce
Décret 5 ce qui blesserait infiniment la dignité de
l'Assemblée Nationale..
A Paris, chez CLOUSIER, Imprimeur du ROI,
rue de Sorbonne. --- Page 9 ---
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OBSERVATIONSDE M. DE COCHEREL, Député de SaintDomingue > à PAlemblée Nationale, fer le
Mémoire du Minifire de la Marine, renvoyé.
au Comité dcs Douge.
Stjwois pu monter à la Tribune, & me faire
entendre, 3 je vous aurois dit, Meffieurs, que les trois
caufes principales qui ont occafionné Tinfurredtion qui
règne à Saint-Domingue, font :
I". Le defpotifme miniflériel qui n'a ceffé d'exercer
dansnos Colonies 3 le pouvoir arbitraire, > dans ces tems
orageux, même où fon fceptre fe brifoit de toutes
parts avec le fuccès de l'impunité.
2°. LA rigueur des loix prohibitives qu'on a cherché
à maintenir dans un tems de difetre & de calamités,
au lieu de céder prudemment à l'empire des circonftances, & d'accorder des fubfiftances follicitées infructueufement pendant fix mois confécutifs.
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