--- Page 1 --- --- Page 2 ---
S
-
nG
f 1 D
Jolm Carter Graton.
a --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D.7. --- Page 5 ---
surlsaelavege Paus 1790
Xlilemoure
2lemre sur ler wegres
I 179 D
:
Sddresse ches Citay err dc Coudeur 1t 17go
A.addrone cle lu Comneune rlu Tlavre -l 1190
5.a Raison Finie foujoun ell
le 1790
h.Obsonuations par le C.cie Curtuiem 190
H.Xouo elles cle Je.boming uei
4 1790
g.Deeret cle. C'assemblec Cre
11 1y90
g.tedresde dei Cniin erC
H 1790
10.Xouvelle chhieielles
ie V9o
I1.hotrore de d. Cocherel.faxas Priaiz140
JR.Repon e- dler Depures
Daus Nygo
13 .apporçu sur lac Couketalzen.
I
nC Ces3 emblee geuorale
IL €740.
15. Grige vres fettre au Plilardvopa t 1790
C 16Cbuchor, 2
analyse chei lovc - le 3790
1y. Obsenvatious Sur lathaire
du deiote :
--- Page 6 ---
DIS
ARRÉTE que le présent Décret (4)
NATIONALE, et ENVOYÉ
sera adressé à P'ASSEMBLÉE
ET A SES
A M. LE MARQUIS DE Goux D'ARSY
COrrÉGUES, par les premiers Navires
pour la France ;
qui feront voile
Er,qu'il sera imprimé au nombre de
plaires.
QUINZE CENTS exemFAIT en
Assemblee-Gnérale, A
mois et an que dessus.
SAINT-Manc, les jour,
Signé: BACON DE LA CHEVALERIE, Président.
THOMAS MILLET, Vice-Président.
DE MoxtAtGu,
LE GRAND,
Secrétaires.
Txixueuxx,
COLLATIONNE d S.-Marc, le 24 Juillet
Signé : Bérault, Président
1790.
; Valentin du
Président; le Grand, Trébucien,
Cullion, 3 Vicecrétaires.
d'Eaubonneau, Denix, SeNous, Députés de S.-Domingue a PAssENarir
XALE, certifions
N410r'AurwxxTicrtt des signatures ci-dessus.
APm, ce 8 Septembre 1790. I
Signé: DE Goux;DE
Rxxkaun; CHARANON; etc.
A PARIS, DE L'IMPRIMERIE
NATIONALE --- Page 7 --- M OT
DEMPE
IO N
CocmtREL
Danngai Aoit
à la Scanice DEMsaSi du
1789, au Joir.
Sanndiay
R EPO
DES
N S E
Comnerce Dépanés dès
de MM.
de France, Manufa@unes aux
& du
DE
Motions
NAUD,
COCHEREL &
Deputés de TIsle
DEREY:
SDoningus
APPER
SUR la
ÇU
par M. Cosftiurion DE
de
Dyon S COCIERELT opheasmes Lun de
Jes
D L A0
etersiatade RAbdtetinet
DE-Nosasn
9 O.
Sanndiay
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DES
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Comnerce Dépanés dès
de MM.
de France, Manufa@unes aux
& du
DE
Motions
NAUD,
COCHEREL &
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SUR la
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par M. Cosftiurion DE
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Dyon S COCIERELT opheasmes Lun de
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etersiatade RAbdtetinet
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9 O. --- Page 8 ---
AVERTISSEMENT
DE LINPRINEUR
Nous aurions defiré pouvoir joindre de
à cette Brochure la feconde Réponfe
M, le Comte de Reynaud, la réplique delimde M. de Cocherel, les tableaux dans la
des. farines Françoifes
portation & le Précis, qui fait la neuColonie,
les Dé-
-
dont parlent MM.
vième pièce Commerce. Malheureufeputés du Écrits ne nous font point. parment ces
donner que
venus, & nous ne pouvons ATégard des
la motion de M. Cocherel. T'Arrêt du Confeil
Ordonnances & de
font connues
d'Etat du Roi, ces pièces
dans la Colonie. --- Page 9 ---
M O
TIO N
DE M. DE
COCHEREL
DÉPUTÉ DE S.
A la
DOMINGUE,
Séance du Samedi
29 Aoit
1789, au foir,
MESSIEURS,
LES Députés de
font préfent vos décrets Ssn-Doningue dans un
ont
pénibles pas permis de
refpechueux filence; couéjnqus ils nefe
travaux; ; oastendempne ils n'ont
dans vos
précieux : mais
point abufé de vos longs &
de impofe le devoir aujourd'hut de fe
la loi de la
momens
votre humanité des faire entendre, & néceffité de
leur
fecours
réclamer
Nm-Donamsie la famine, dévafte que leplus crueldest urgens pour l'isle de
M. le
maintenant.
fléaux, celui de
Marquis du Chilleau,
MBDomnaue la France,
inftruit de la Gouverneur pofition général de
Fexporration appréhendant defes
avec raifon la défaftreufe de
efrayé par un Arrêt farines du dans les Colonies, ceflation de
Parlement de
juflement
Bordeaux, a cru
clamer
Nm-Donamsie la famine, dévafte que leplus crueldest urgens pour l'isle de
M. le
maintenant.
fléaux, celui de
Marquis du Chilleau,
MBDomnaue la France,
inftruit de la Gouverneur pofition général de
Fexporration appréhendant defes
avec raifon la défaftreufe de
efrayé par un Arrêt farines du dans les Colonies, ceflation de
Parlement de
juflement
Bordeaux, a cru --- Page 10 ---
devoir prendre fur lui de 141 rendre une
vifoire, limitée au moisd'Oétobre Ordonnance prorifatles États-unis de P'Amérique à prochain, qui autodans tous les ports d'Amirauté de lIsle importer de des farines
mingue, où les navirés
Saint-Dodécharger leurs cargaifons. François vont ordinairement
Eh bien! Meffieurs, cette
Marquis du Chilleau a été blâmée fage prévoyance de M.
de M. le
la Luzerne, Miniftre de la Marine;
le Comte de
fi précieufe à la Colonie, a été
cette Ordonnance
Gouverneur vient d'être
caffée, & le vertueux
Les Députés de
rappelé.
repréfentations à cet Saint-Domingue égard
Ont fait d'inutiles
tement; ; en vain ont-ils mis au fous Miniftre fes de leur dépard'une famine
yeux les dangers
bleau effrayant inévitable; du
en vain lui ont-ils traçé le tafecours du
déferpoir; en vain ont-ils réclaméle
en vain ont-ils pouvoir exécutifp pour en arrêter les fuites;
donnance de M. provoqué le
la fanéion du Roi fur lOrMarquis du Chilleau: :
zerne a fermél'oreille. à leur jufte
M. de la Lufuféles fecours d'humanité
réclamation; il a repar la Loi naturelle; il a oppofé OUBT-ORLmNOIUCENE à cette Loi
les Loix prohibitives qui condamnent les
irréfiftible
famine, 2 lors même que le Commerce Colonies à la
fournir à leur fubfiftance.
François ne peut
Vous frémiriez, Meffieurs, fi le
toit de vous développer le détail de temps me permetvous ne les attendrez
nos malheurs; mais
frères, de l'horreur du pas fléau pour fauver des citoyens, vos
Vous ordonnerez
quiles défole.
res; les Etats-Unis nous promptement les
des fecours provifoidansvôtref
offrent; limitez-en la durée
fageffe; ; pefez nos
tant nos malheurs, & oubliez befoins; envifagez uninfau moins, dans des mo-
vous développer le détail de temps me permetvous ne les attendrez
nos malheurs; mais
frères, de l'horreur du pas fléau pour fauver des citoyens, vos
Vous ordonnerez
quiles défole.
res; les Etats-Unis nous promptement les
des fecours provifoidansvôtref
offrent; limitez-en la durée
fageffe; ; pefez nos
tant nos malheurs, & oubliez befoins; envifagez uninfau moins, dans des mo- --- Page 11 ---
mens de calamité, la Is1
toujours odieufes, rigueur des Loix
portent fur des
toujours
prohibitives,
objets de
Remettez, fi vous le
néceffité. lorfqu'elles
abtreel
tantesmais moment, la difcuffion du voulez, fond de Meffeurs, à un autre
des farines décrétez provifoirement cette queftioni impor.
d'Amirauté Américaines de
fera libre dans que limportation
de toutes les Colonies Aa-Domingues & même tous les ports
qui
Francoifes,
dans ceux
& de commencerontz à compter du jour pendant de
fix mois,
Confeil lenregifrement fouverain
de votre Décret la publication
de Saint-Domingue provifoire au
(i).
(r), Onsattend bien
puités de
qu'on ne manquera
ves. On SaeDomingu offrira fans
le rempart
pas d'oppofér aux Déà Timportation des farines doute louverture formidable de leurs des Loix prohibitimoyen futhifant de
des États-Unis
trois principaux ports
de Le voeu trop manifeflé fubvenir hier aux befoins urgens eTAncinnee de leurs comme un
immenfe chariti, de ne pas même par M. TrENque de Commetaa
minifirateur, en proie àl la famine,a délibérer avant far la pofition affreufed Langres, d'une minifre
tre del la Marine, eela-dire, fon ceux de M. d'avoir le Comte pris de les confels de l'Ad- Isle
entraves de fa part : Mais frèreso ce voeu, dis-je, fait la Luterne, Minif.
gue, de démontrer àl ilfera facile aux
prellentir de cruelles
der tration, , au foutien des LAllmblée Loix Nationale Dépurés gue ce fyrftème de Sain-Domn
nir monopole la famine & dans dasmparemnte prohibiivesnelte propre à
qu'un nouveau d'adminif.
On en fournira une la contrée de 250 lieues exciter de lac côtes. cupidité & à entrete- moyen
Domingue, Nationale toutes lesvexations preuve lorfaulon duSieur pourra dénoncer à
rappel, de la dont les Députés
de Marbois,l Intendant LAfrmble de
On croit juflice du Roi. viennent, en conféquence, Saint
CAUSE, devoir remettre cette
d'obtenirl le
dénonciation à quintaine, 4 & POUR
une la contrée de 250 lieues exciter de lac côtes. cupidité & à entrete- moyen
Domingue, Nationale toutes lesvexations preuve lorfaulon duSieur pourra dénoncer à
rappel, de la dont les Députés
de Marbois,l Intendant LAfrmble de
On croit juflice du Roi. viennent, en conféquence, Saint
CAUSE, devoir remettre cette
d'obtenirl le
dénonciation à quintaine, 4 & POUR --- Page 12 ---
--- Page 13 ---
a orfrte
R
-
E PO
N SE
DES Députés des Manufaéhures
France,
& du Commerce de
Aux Motions de MM, DE
Diputis de l'Isle de COCHEREL G. DE
Saint. -
REYNAUD,
Na.ionale.
Domingue à LAfemélke
Pavin 1790.
2 A aag
les
Messrevas
l'Affemblée Nationale Députés de
MM. les fix
ont remis, le Sain-Domingue 13 de ce
à
de Commerce, Commifaires du Comité
mois, à
La première neuf Pièces fignées d'Agriculture &
eft une motion d'eux.
Août, au pied de
eft de M. Cocherel du
ferons pas mention, laquelle
une note dont nous 29
Députés font au-deffus parceque de
les fignatures de MM, les ne
feulement qu'elle auroit dû cette note. Nous
être biffée
obferverons
ou fignée,
A --- Page 14 ---
La feconde eft une motion [1 de M. le
naud, du 31 Août, au pied del
Comte de Reyvations non fignées. Nous
laquelle font des obfernous, parcequ'elles
en ferons mention
queftion pour les négliger. ont un rapport trop direét malgré à la
La troifième eft une brochure
Réplique de M. Cocherel. Cette
portant pour titre :
vie d'une lettre non fignée de réplique, fignée, eft fuileau à MM. les Députés de M., le Marquis du ChilJu 29 Août 1789.
Saint-Domingue, en date
La quatrième & la cinquième font des
Fimportation des farines
tableaux de
baux de
francoifes, & des procès verSaint-Domingue. Tapprovilionnemenr des principales villes de
La fixième eft T'Ordonnance de
Chilleau & de M. de Marbois, du M. le Marquis du
portant permifion d'introduire les premier Avril 1789,
dans les trois ports
farines étrangères
pendant trois mois. d'entrepôt de Saint-Domingue,
La feptième eft l'Ordonnance de M. le
Chilleau, du 271 Mai 1787, enregiftrée le Marquis du
mois, portant permiffion d'introduire les
du même
gères dans tous les
étrananaud
gue,) jufqu'au
ports d'Amirauté de Saint-Dominrées coloniales. premier Odobre, & d'extraire les dende Cette Ordonnance, rendue au nom du Général
tendant l'Intendant, n'a été fignée que par le
&
ayant refufé,
Général, l'InLa huitième eft l'Arrêt du Confeil du
l'Ordonnance ci-deffius, en ce
Roi, qui caffe
tion des farines étrangères dans qu'elle permet P'introducrauté, & lextraétion des denrées tous les ports d'Amifirme quant à fes autres difpofitions, coloniales, & la con-
nom du Général
tendant l'Intendant, n'a été fignée que par le
&
ayant refufé,
Général, l'InLa huitième eft l'Arrêt du Confeil du
l'Ordonnance ci-deffius, en ce
Roi, qui caffe
tion des farines étrangères dans qu'elle permet P'introducrauté, & lextraétion des denrées tous les ports d'Amifirme quant à fes autres difpofitions, coloniales, & la con- --- Page 15 ---
La neuvième enfin eff 3 ]
MM. les Députés de
un réfitmé des
de Précis.
demandes de
Toutes
Sunt-Donngue, 5 portant le titre
mois au foir, ces pièces nous ont été
mité
par MM. les fix remifes le 17 de ce
piffé, d'Agricuiture & de Commerce, Commifaires du Cofous notre récéconfiée, De toutes les parties de la
celle
la plus pénible & la mifion qui nous a,été
que MM. les
de plus trifte fans doute
forcent de
Députés
eft
le tableau de remplir. Ils offrent à Min-Domngue la Nation
nous
d'une famine 400,000 individus livrés
affembléc
par les Marchands continuelle, entretenue aux horreurs
des farines, pour Faire (i)des, ports de mer G foigneufement les
par an, pour oter ais mouriride Colons faim 10d2 mille Marchands
Rour tenir, par le plus criminel leurs forces
Nogres
Toppretlion & dans la
de tous les exploitantes,
plus produéive de nos
misère, la plus monopoles,
Ils peignent
Colonies,
belle & la
fiècle, arrivée dans cette fmine, qui dure
Le fitjet que
ce moment au plus depuis plus d'un
nous permet nous allons traiter eft affreux degré.
pas de négliger aucune des grave : i1 ne
affertions de
(1) Nous remercions MM,
mingue de nous avoir rendu les Dipuais de
(Merchant ) que les
notre vericable titre, Saint-Doenploient. Ly
Anglois 2 nos
, lefud
du mépris de notre afpar de temps qu'il éroit refpollatles rivaur,
parer. Nous le profiffons que nous encore le Aigne
rance,
porterons deformais avesune n'ofions nouS er
noble affiE
gliger aucune des grave : i1 ne
affertions de
(1) Nous remercions MM,
mingue de nous avoir rendu les Dipuais de
(Merchant ) que les
notre vericable titre, Saint-Doenploient. Ly
Anglois 2 nos
, lefud
du mépris de notre afpar de temps qu'il éroit refpollatles rivaur,
parer. Nous le profiffons que nous encore le Aigne
rance,
porterons deformais avesune n'ofions nouS er
noble affiE --- Page 16 ---
-
MM. les Députés. Il eft 14] queition de la vie des
mes, & d'une portion dhommes
homl'intérêt ont rendue extrêmement que T'humanité &
D'un côté, on préfente au tribunal précieufe. de la Nation
plus fenfible du monde 400,000 inftrumens du
la
l'Europe, n'obtenant pas, pour
de
luxe de
folu de leur exiftence, les
prix labandon abtenir. De l'autre, on dénonce moyens à rigoureux de la foula confpiration générale de tous cet les impofant tribunal
merce contre ces infortunées viélimes. agens du ComSi les accufations de MM. les Députés de
mingue étoient éclairées, non de la vive lumière Saint-Do- de la
vérité, mais de la lueur. grêle & incertaine des
foibles vraifemblances, nous frémirions d'en être plus les
objets; & la Providence Eternelle,
lève Jes crimes des peuples & des quitôt ou tard reôteroit tout moyen de défenfe.
particuliers, nous
Lhonneur (:) des Marchands Frangois, fi cruelle-
(:) Si nous avions befoin de témoignages contre
accufateurs, nous invoquterions tous les Commergans nos de
FEurope, quiont un re/peit religieux pour la
la
franchife des Commercans
layanzi6
d MM. les Colons
Frangois; à Paris 5 nous irions demander
réfidans
Oul dans les Provinces,
legueld'entr'aus, confiant fans détour G Jans réferve
Corre/pondant Ja fitration malheureufe,
afon
des Jecours prompes & Jouvene
n'en a pas reçu
a manqué davances) pourdes entreprifes definuirefis? Quelepeelniqui
a-t-on refiefe toute lindalgunees qui'il ruifomaslas-Aqui
éclues, quand fon impuilfance étoit defroitrpourfesc couverte
créances
conduite? Grce Jont de tels hommes
par zene bonne
vant la Nation, comme des
qu'on oje traduire deJpiculateurs en afaffinats!
ecours prompes & Jouvene
n'en a pas reçu
a manqué davances) pourdes entreprifes definuirefis? Quelepeelniqui
a-t-on refiefe toute lindalgunees qui'il ruifomaslas-Aqui
éclues, quand fon impuilfance étoit defroitrpourfesc couverte
créances
conduite? Grce Jont de tels hommes
par zene bonne
vant la Nation, comme des
qu'on oje traduire deJpiculateurs en afaffinats! --- Page 17 ---
ment offenfé, ne peut [51
le Nous dirons en leur nomà admetre à
aucun
tableau qui lui a été
PAffemblée ménagenient.
de
préfenté par MM. Nationale, les
que
qui Son-Domingue peur-être
eft faux.Nous dirons
Députés
règne aéuellement dans la quela difette
&
ne
Sec-Domineter frappe
Colonie de
que les Nègres n'en
que les habitans
avons acquis le droit de dire peuvent être atteints. blancs,
titude de prouver.
ce que nous avons la Nous
Nous allons démontrer
cerexpoferons enfitite
ces deux
rir la Colonie dans nos vues fir les propofitions: : nous
la difette qui moyens de fecoul'afflige.
K
PREMIERE
PROPOSITION,
IiniApas vrai gue la fourniture des
dans la Colonie de
farines Frangoifts
6 qu'ellefoit la caufe Saint-Domingue foit
que IO a 12 mille infaffane,
defaim tous les ans.
Negres meurent
Colonie IL importe d'abord de donner
La de Saint-Domingue
une idée rapide de la
1787 Colonie de Saint -
Par 24,192 blancs; Domingue étoit habitée en
libres, & par 364,196 noirs. par 19.632 gens de couleur
population dans le
des noirs s'eft accrue; Depuis ; & cette époque, la
à 400,000. moment où nous. écrivons elle nous penfons que
De
peut être
ces 400,000 noirs,
portée
ries, que nous croyons être 140,000 au nombre exploitent les ficrede 700,
7 Colonie de Saint -
Par 24,192 blancs; Domingue étoit habitée en
libres, & par 364,196 noirs. par 19.632 gens de couleur
population dans le
des noirs s'eft accrue; Depuis ; & cette époque, la
à 400,000. moment où nous. écrivons elle nous penfons que
De
peut être
ces 400,000 noirs,
portée
ries, que nous croyons être 140,000 au nombre exploitent les ficrede 700, --- Page 18 ---
Nous eftimons à
[6]
dans les
150,000 ceux qui font
le refte montagnes à la culture du cafs & des employés
appartient aux
vivres:
aux villes & aux
cotonneries, &
indigoteries, enfin
que fondement hourgs, nous croyons avec
bourgs, font que ceux qui habitent les
quelau nombre de 30%
villes &
pas les recenfemens détaillés fous 35 mille. N'ayant
pouvons donner que des
les yeux, nous ne
penfons qu'elles avoifinent approximations; de
mais nous
Les I 50,000 noirs qui cultivent très-près la vérité.
dans les montagnes,
le café &les vivres
five en vivres. Cette jouiffent abondance d'une abondance exceftite quantité de leur
fert eft à telle que la plus pedes villes & bourgs, &à fuperflu établir garnir les marchés
ge tres-adhifavecles
de la un commerce d'échancure. une aifance inconnue Nègres dans plaine, qui leur profette ne fe fait jamais fentir dans nos les campagnes. La dique la fraicheur du climat, la
montagnes, parcefertilité d'un fol qui donne à fréquence 6
des pluies, la
rent la fubfiftance de ce
récoltes par an, affiLes fécherefles courtes peuple. &c :
montagnes, n'y laiffent que des rares traces qui paffent fur ces
que plufieurs efpèces de vivres
légères, parcecette féchereffe, &le confervent réfiftent à laction de
manioque &le
en terre. Tels font le
fe garder en terre tayau, plus d'un ou chou caraibe, qui peuvent
conferve fix mois hors de an; l'igname créole, quife
dont on peut former des terre; leriz,le mais,1 les pois,
tive dans des ravines
magafins. La banane fe culmoins dans les féchereffes; profondes & fraiches; elle
tion de produit.
mais il n'y a que diminu- produit
bles Le pain ne paroit dans les
des Blancs; il y eft toujours montagnes que fur les taaccompagné d'une
ou chou caraibe, qui peuvent
conferve fix mois hors de an; l'igname créole, quife
dont on peut former des terre; leriz,le mais,1 les pois,
tive dans des ravines
magafins. La banane fe culmoins dans les féchereffes; profondes & fraiches; elle
tion de produit.
mais il n'y a que diminu- produit
bles Le pain ne paroit dans les
des Blancs; il y eft toujours montagnes que fur les taaccompagné d'une --- Page 19 ---
grande quantité de vivres 171 du
fois préferent dans fouvent au pain
pays, que les Créoles
les fêtes des
d'Europe.fl paroit
comme des oifeaux rares Nègres; ; mais on ne ly, quelque
de notre Europe
& fans
voit que
figne de leur fervent fouvent Rcie leurs que les riches
en diftribuent dans opulence les &de leur vanité, Les tables, en.
eft fi peu confidérable, hôpitaux; mais cette maitres
qu'une habiration de 200 parcequ'elle eft peu quantité
plus de quatre barils de Nègres ne confomme néceflaire,
ture a teilement divifé la farine par an. En effet, la guère nales contrée, fexes & qu'elle l'a appropriée nourriture à
dans cette riche
à toutes les maladies. tous les âges, à tous
nioque, la patate,
Elle a donné le
aux hommes fains Figname, &
3 la racine du chou
madus plus
robuftes; la
caraibe,
ces de pois délicats; & de ; le riz, la farine de banane mais, aux mille indiviépuifés; enfin le légumes, Pain fe à ceux que des maladies efpè- ont
tions, offre un dernier mélant à toutes ces
firivant les diverfes moyen de nuancer la producdu fujet.
nuances de la maladie & nourrinure, des
On peut voir
forces
duquel nous
par ce récit vrai, & en
bité la Colonie invoquons de
ceux de nos Juges témoignage qui ont haNègres qui habitent int-Domingte, les
que les I
confommer & ne confomment montagnes, n'ont pas beloin 50,000 de /
d'Europe. En admettant
prefque pas de farines
de gres, farine. la confommation annuelle quatre feroit barils pour 200 Nède 3,000 barils
IreReasa.oco
les villes &
Nègres, dont 30 à
déjà obfervé, bourgs : ceux-ci, comme 35 mille habitent
montagnes; font approvifionnés
nous l'avons
mais comme dans't toutes par les Nègres des
les fociétés les
/
d'Europe. En admettant
prefque pas de farines
de gres, farine. la confommation annuelle quatre feroit barils pour 200 Nède 3,000 barils
IreReasa.oco
les villes &
Nègres, dont 30 à
déjà obfervé, bourgs : ceux-ci, comme 35 mille habitent
montagnes; font approvifionnés
nous l'avons
mais comme dans't toutes par les Nègres des
les fociétés les --- Page 20 ---
claffes inférieures tendent [8J à
péricures, au moins par Pimitation, s'approcher les des claffes fittiques & ouvriers ont cherché à imiter Nègres les domef
Blanes; & nous avouons quela
goûts des
eft plus confidérable que dansles confommation du pain
polerons que cette confommation montagnes. Nousfuplente à celle de 4,000 blancs
peut être équivapain.
qui ne Yivroient que de
indigoteries Les 215,000 Nègres qui exploitent les
& les cotonneries,
fucreries, 2 les
montagnes, des moyens de
ont, comme ceux des
tions du fol; mais la terre fubfiftance tirés des producquelques bonnes
infiniment précieufe dans
refferrer la portion fitereries, de
a amené les
vivres.
terre confacrée à propriétairesà la culture des
oùt tout Néanmoins, fe
dans ces terres privilégiées &
meftre, où tout fe
le
rares,
encore, en toute propriété, d'un calcule, Nègre y jouit
fa nourriture, filon confidère terrein fufhfant pour
d'une fertilité auprès de
fitr-tout que ce terrein,
font ftériles,
laquelle nos meilleures
fans fumier, produit fans en tout temps, en peu de temps terres
fait une réferve d'un labour, & prefque fans travail. On 2
aux
grand terrein
aux
vicillards,
deflinéaux malades,
du firop, qui eft un enfans, objet aux nourrices, On diftribue
Nègres de ia montagne. Dans d'échangea les avecles vivres des
d'habirations peuvent fe
lécherefles, beaucoup
T'arrolage. Ce'les qui font garantir de leurs effets par
multiplient les échanges avecles privées de cette reffource,
qui ont toujours un fonds
Nègres des montagnes
en réfulte àla vérité une inépuifable de fubfiftance. Il
vivres; mais cette
augmentation dans lej prix des
niveau
augmentation., qui ipar-tout eft de
hors des aveclangmentation moyens de P'habitant. des demandes, n'eft jamais
T'arrolage. Ce'les qui font garantir de leurs effets par
multiplient les échanges avecles privées de cette reffource,
qui ont toujours un fonds
Nègres des montagnes
en réfulte àla vérité une inépuifable de fubfiftance. Il
vivres; mais cette
augmentation dans lej prix des
niveau
augmentation., qui ipar-tout eft de
hors des aveclangmentation moyens de P'habitant. des demandes, n'eft jamais --- Page 21 ---
des Oni Etats-tunis, prévient encore les L] difertes
les, par les fèves qui eft toujours abondant par les achats der riz
toutes les habitations & pois d'Europe. dans les viltations dans les
de la plaine ont de Enfin, prefque
foulagement des montagnes, Negres
uniquement perites habi-.
On ne confomme de la plainé.
deftinées au
ritablement taux. Cet aliment y eft donc adminiftré de pain que dans les
n'ont befoin malades ou convalefcens. à ceux qui font hépi- vé
des plaies aux que de repos, ou quiy font Les Negres qui
dans les pays jambes (maladie
retenus par
vres du pays, chauds) &
ne font extromement nourris
commune
de cet apperçu
avec le riz des
qu'avec les vine des farines
Portant la Erats-tinis. Il réfuite
aLeT la
confommation,
chaque annéc, nous plaine, à un baril par moyen.
mation réelle. Nous levaluons au-deffus de 15 Negres
de ceux de nos Juges invoquons encore le la confom.
feroit pas aifé d'en qui ont cultivéles Colonies, sémoignage
fuicreries qui en fontle confommer davantage
Ilne
abfolument, fines
toutle fervice plus grand ufage, le danslesbelles
fe fait avec la
de la
poismanque
au moulin; le four canne à fitcre, manincurede des ctiditicilemert
à painne peut quand être elle a
duhois, qu'on avec cette canne à
chaufé étéprefiée que fort
Daillatrs, nefe procure qu'avec fucre,k des on y emploie
de cette nourriture lembarras de la fabrication peines infinies.
dont la cuifon eft impoflible pour tout rendroit Tufage
plus faine & la plits fimple ulitée. & ailée, eft la Fatelier. Leriz
Les
nourriture la
s-Doningit prefque
en fi grande États-unis le portent à
cans nos toujours au même prix quantité,
lachette
lent à 30 Ports oil de mer de 20à qu'en rtirian Il vaut
36 livres de TAmérique. 24 livres, qui équivaCef le prix or-
eft impoflible pour tout rendroit Tufage
plus faine & la plits fimple ulitée. & ailée, eft la Fatelier. Leriz
Les
nourriture la
s-Doningit prefque
en fi grande États-unis le portent à
cans nos toujours au même prix quantité,
lachette
lent à 30 Ports oil de mer de 20à qu'en rtirian Il vaut
36 livres de TAmérique. 24 livres, qui équivaCef le prix or- --- Page 22 ---
dinaire qu'il fe vend dansles [o] ports de
Ainfi, la nourriture dont la préparation Saint-Domingue. eft la
fimple, qui doit être la plus faine & la plus
plus
ble, puilque la Nature, 9 cette bonne
convenadonnée aux pays chauds (1); eft
confeillère, l'a
au même prix qu'en France.
prefque en tout tems
Les 2I 5,000 Negres qui exploitent les
tonneries &c indigoteries, à la moyenne fitcreries, CObaril de farine par 15 Nègres, confomment exagérée d'un
14,333 barils de farine,
par an
Il refte 19,632 (2) gens de couleur libres.
Ces gens de couleur, à la réferve d'un
eft aifé, & qui demeurent dans les petit nombre
tous des vivres
villes,fe nourRteate
bitudes les attachent à dui pays. Leurs goûts, leurs hapourroit
cette nourriture faine,
ne
pas aifément leur faire
qu'on
font un des regrets qu'ils
quitter. Ces habitudes
de leur patrie. Néanmoins éprouvent quandi ils fonthors
mens de nos calculs, & nous voulons forcer les élé.
fommation des farines faite nous eftimerons que la conbres, peut être repréfentée par les gens de couleur lique de pain.
par 4,000 blancs ne vivant
Enfin (3), pour achever le tableau des confomma-
(1) Les Negres de la Con-dOr, qui
les
bufies de Lafrique, 2 Jenourrifent
Jont plus 10-
(2) Létat de lapopulation de principalement deric
12e donne que 163092 gens de couleur Satn-Dominguee libres. Nous en 1786
préferilitat de Pannie 1787,quidonne
avons
leur litres, parceque nousvoulons éviter 19,632 Ze
gens de COILauénué les bafes de nos calculs.
reproche d'avoir
(3) L'état de 1786he donneque 23,33habitans blancs;
ont plus 10-
(2) Létat de lapopulation de principalement deric
12e donne que 163092 gens de couleur Satn-Dominguee libres. Nous en 1786
préferilitat de Pannie 1787,quidonne
avons
leur litres, parceque nousvoulons éviter 19,632 Ze
gens de COILauénué les bafes de nos calculs.
reproche d'avoir
(3) L'état de 1786he donneque 23,33habitans blancs; --- Page 23 ---
teurs de
En]
bitans Blancs; Suin-Domingue, nous trouvons
dans les
beaucolip de ces habitans 24,192 hapays que montagnes, de farines; , confomment autant Blancs de vivent
cette
mais nous n'aurons
vivres du
vant contilération, de pain,
& nous les
aucun égardà
La nourriture
fuppoferons tous virés eft évaluée à d'un homme dans nos
moyen on comprend une livre & demie. Dans climats tempéguére
de pain, & Phomme de travail ce calcul
d'une FRuC & demie
qui ne vit
de travail ne
par jour; dans nos
plus
SorE
aifés, Ces
pas de pain; il
isles Phomme
exige une gens ara habitent un climat n'y a que les gens
pain à nourriture fitcculente. La
bralant qui
luée à Se-Dominaut une livre & demie ne devroit donc confommation du
pas non plus à cette
par homme. Elie pas ne êtré évaforcer ncs données, quantités mais ayant
s'élève
principe. Nous difons nous coatinuerons dans commencéa
ment chacun une livre que les 24,192 Blancs le même
fomment tous enfemble & demie de pain
confoman, 13,245,120 36,288 livresde parjour, Pain
conNe ci.
livres de
parj jour,
Les Nègres
lb.
villes repréfentent qui habitent les
13,245,110.
qui ne vivent que de 4,000 Blancs
pain, conLannée mais par la raifon de la tote
24,192. 1787, qui éleve la prbndlonte, nous avons
population des habitans choif
Nous
blancs a
les cette troupes année. derpsnenirer La Ropeltion ici ELRet.e ce nousavons dit dans
propriété, s Snarinels ne font point Royale ccmpris & dans Marcrandore stapennt ainfiq inconmues Dalimanach ue nous
les recenfemensu qu'un (Noue Srand supbeeaan de Rombre de RRe aronspuhlis * fans
Liaprintns --- Page 24 ---
LI 12] ]
fomment
De lautre part,
13,245,120.
par jour 6,ooolivres de
pain, &cparan 2,190,ooolivres,
C1
e
2,190,000.
Les gens de couleur repréfentent 4,000 Blancs qui ne vivent
que de pain, & confommenit par
jour 6,000 livres de pain, & par
an, 2,190,000 livres, C1 .
Les 150,000 Negres qui habi2,190,000.
tent les montagnes, doivent confommer, fuivant nos eftimations,
3,ooobarils de farine par an, qui
équivalent . à 675,000 livres de
pain, ci e
675,000.
Les 215,000 Nègres quiexploitent les fucreries, cotonneries &
indigoterics, barils de
confomment 14333
farine, qui repréfentent
une confommation annuelle de
3,224,925 livres de pain, ci..
3,224,925.
Confommation annuelle des
habitans Blancs, gens de couleur
libres, & Nègres de Saint-Domingue. o
21,525,045çois MM.les Députés conviennent que Jes navires Franportent annuellement 1j0,000 barils de farine
fucreries, cotonneries &
indigoterics, barils de
confomment 14333
farine, qui repréfentent
une confommation annuelle de
3,224,925 livres de pain, ci..
3,224,925.
Confommation annuelle des
habitans Blancs, gens de couleur
libres, & Nègres de Saint-Domingue. o
21,525,045çois MM.les Députés conviennent que Jes navires Franportent annuellement 1j0,000 barils de farine --- Page 25 ---
dans la Colonie de
L 3J
d'accord aveclétat Saint- - Domingue. Cet
ci-deffous de cinq annécs. aveu eft
En
Barils de farine.
En 1784 on a
importé . . 107,168.
En 1786
150,186.
En 1787
En 1788
151,047.
199,236.
142,388.
Total en 5 ans .
750,025.
Année commune
.
. 150,00s.
de Sur la quantité de
les Bordeaux en a introduit 758,025 barils de farine, le
Chaque' autres ports réunis Ont 658,413 barils, & port tous
baril de
introduit
en ne mettant
farine pèfe 180 livres 91,612 barils.
pain. Ainfi, les' qu'un quart () en fus, net; il donne,
nuellement à Ijo,000 barils de farine 225 livres de
vilfionnement san-boningie, de
ont
introduits anfommation totale 33,719,000 ne
livres de produit un approil refte d'excédent s'elevant qu'à
pain, La con12,224955 livres 31.5a5,045 de pain, livres,
On évalue en France
pain, dans la proportion
le
de la
pour nos calculs que dans de344. cellede MEL ROILS ne Pérubsons farine aZL
445,
farine 225 livres de
vilfionnement san-boningie, de
ont
introduits anfommation totale 33,719,000 ne
livres de produit un approil refte d'excédent s'elevant qu'à
pain, La con12,224955 livres 31.5a5,045 de pain, livres,
On évalue en France
pain, dans la proportion
le
de la
pour nos calculs que dans de344. cellede MEL ROILS ne Pérubsons farine aZL
445, --- Page 26 ---
Cet excédent de
[14] ]
dire, de 57,666 barils 12,224:955 de
livres de pain, c'eft-ides équipagesd des
farine, fert à la nourriture
aux achats
les navires, aux caboteurs fur les côtes,
introduifent que chez Efpagnols viennent faire, & qu'ils
eux en contrebande
Enfin, le refte de cet excédent eft (1). mis en
par des fpéculateurs qui l'ont acheté à vil magafin
dans les ventesà Pencan qui font
prix, foit
chez les Capitaines, qui, fur leur très-fréquentes, retour
foit
fe débarraffent à tout prix d'une marchandife pour France,
peut fe conferver (2).Silne furvient
dei qui ne
intéricure, ou file commerce de la pas révolution
nit pas de débouchéà ces amas, ils Louifiane ne fourtemps, 8c il faut les jeter.
périffent en peu de
(r) Un Colon Elpagrol ne peut manger d'autre
que cclri qui lui epfourni par zne Compagnie
pain 6
comme on le; perfe aifoment, il eff mauvais G cher. exclafives
(2), Cefone ces approvifonneurss
ment des accapareurs, qui veillentfans qu'or eppelle les finjufletances. Ils forment des magafins dans Le cefe temps fur de l'abor- Jubffdance, ils les ouvrent dans la difeue.
les
& les fauveurs de la vie des
Ilsfone gardiens
poir de profit gui détermine penples leurs ; fens eux 2 Jans l'efrapidenent de Laiondance d lz famine. opérations, La denréc on avilie palferoit
roit mégliges 6 perdue. Ce font eux qui en arrêtént
fefaments ce font les dépôts remplis par leurs
lavilif- calculs, 6 ouverts fuce/fivement à mefiure que prévoyans la rarcté
fentir, qui nuancent les interralles entre la richefe fefait 6 la
Nation. pauvreté, 6 qni donnentle temps de venir'au facours de la
bien du Ces vérités 2 reuves ericore peut-être en France pour
monde,feront bientôt des idécs communes.
ént
fefaments ce font les dépôts remplis par leurs
lavilif- calculs, 6 ouverts fuce/fivement à mefiure que prévoyans la rarcté
fentir, qui nuancent les interralles entre la richefe fefait 6 la
Nation. pauvreté, 6 qni donnentle temps de venir'au facours de la
bien du Ces vérités 2 reuves ericore peut-être en France pour
monde,feront bientôt des idécs communes. --- Page 27 ---
fations Sir nous avions pu prévoir Es 1
nos ports de.MM. de les Deputés, nous demandes &
rions prouvé mer des états de ces aurions fait lesaccu- venir de
Nous aurions avec évidence ce ventes, & nous atlde 24 à 30 livres démontré le
que fouvent que la nous avançons.
font 16 à 20
baril,
farine fe
J dans tout livres argent de argent de
vend
lons,
notre récit, le Rrance.Maiss MAmerique, ici,
qui
nés de qui fe font
témoignage de MM. comme
cette
eux-memes
les CoLes
manière, nous tiendra quelquefois lieu
ne
Commepans
de approvifiongement quand leurs demnandent point de preuve,
révolution tupportent leur perte ipéoulations en
Ont été ruinées. dédommadommage dans le cours fience, des
ils attendent
Ils
Si des défafires qu'tune trop grande marchandies répare qu'une le
vénemens ruineux trop répétés, fi abondance une
leur a caufé,
leurs efpérances, alors renverfé leurs longue projets chaîne d'évrent, ils expolent aux feulement leurs
& détruit
perte de leurs biens & avides regards des regifires s'ouGui fouvent réfifie
de leur
hommes la
elle Pour proferire aux Loix &cles honneur.
misère un
& dévouer à enfreint, Lopinion, fe réunit à
eux & citoyen honnète, un père Hopprobre de
& à la
n'avoir inéprochabies pas
à qui.on ne
famille vertulon dans nos maitrifé Isles les hafards. La peut imputer
Peut rout-d-la-fois eft différente, il faut fituation d'un quede Cofes pas payer, voir les Loix devoir le double de en fon convenir:i il
confidération eréunciers, vivre dans fans adion dans les mains bien, ne
applieation. qui
l'opulence, & jouir de de la
grands
Nous Taceompagne Loin de nous
bien celle corps, & nous cemparons ne
la fituation de toute
des Marchands eft voulons que mentrer deux
défasvorable.
com- --- Page 28 ---
[ 16 1
Après avoir prouvé notre première propofition
le calcul des confommateurs, & leur rapport avec par
Twpprovifionnement, caicul
nous allons la prouver par le
du prix des farines.
Nous avons fousl les yeux leprix des farines à SaintDomingue en 1787 & 1788. Ci-leflous eft celui de
1788: nous Je donnons de préférence, parceque c'eft
dans cette année qu'un ouragan a ravagé la partie de
FOueft deSaint-Domingue, & que nous parierons de
ce fléau.
TABLEAUDE L'ANNÉE 1788.
FARI NI E S.
MESD
E S. COMMUNES.
1783. Janvier . - - le baril,
61 1.
Février. .
à SaintDomingue en 1787 & 1788. Ci-leflous eft celui de
1788: nous Je donnons de préférence, parceque c'eft
dans cette année qu'un ouragan a ravagé la partie de
FOueft deSaint-Domingue, & que nous parierons de
ce fléau.
TABLEAUDE L'ANNÉE 1788.
FARI NI E S.
MESD
E S. COMMUNES.
1783. Janvier . - - le baril,
61 1.
Février. . Mars. Avril. Mai . Juin : Juillet . Août. - Septembre
1O3
Oétobre . Nevembre. Décembre. SOMME, TOTALE,
643.
AL: NF
Le prix --- Page 29 ---
aifés Le prix moyen de la
fine
225 livres sonfemmen de
fut de 78 1.81.4 que les habitans
argent de
pain. La livre de pain 4d.lel baril, pour
mi rournois. TAméiquc, qui répondent coûta à41 6 C II d.
Leplus baut prix de la
17 d. &dede née, fut au mois d'Célobre. farine fine, durant
rique, 225 livres de pain : le pain Elle coûta 104 L cette le anLe prix qui valent 6 f 2 d. tournois. revint. à 91. 6 d. d'Amé baril
que les pauvres moyen de la farine
bitations
blancs 8cisNegre commutine, qui eft celle
de 2251. confoemmente de pain: la livre fut de 3311 malades 1 8 d. fur les hamérique,
de pain coûta
le baril
Le plus Rere répondent a3 3 f2 d.
4f 9 d.d'A71 1.le baril de prix de cette farine tournois,
61.3 d.
225 livres de Pain comimune, : le
fut de
Il convient dAmerinue, de faire valent 4 f 2 d. pain revint à
Io. En
Rel plufieurs
tournois.
nes annoncé établifant dans les le prix du pain réflesions. fur celui
plus haute valeur. Tous gazettes, nous
des farilonies favent quele
ceux qui l'avons porté à la
hautes ventes chez les prix des gazettes connoiffent eff celui les Cocation toujours au-deffous de Capitaines, ce tarif, & qu'on des
exagérée.
qui n'eft
afs
29. La farine,
qu'une indidEurope, ne fe vend comme toutes les
terme de trois mois pas comptant:il il ya autres denrées
3°. La farine Pour la payer.
toujours un
fionne re en beauté aux qu'on plus belles appeile farine fine eft
eft celle la Capitale, - : & celle farines dont on flipérieuLe painbis qui iecontomme qu'on appelle approvief inconnu dans danslest provinces de commune
nos Isles,
France.
B
qui n'eft
afs
29. La farine,
qu'une indidEurope, ne fe vend comme toutes les
terme de trois mois pas comptant:il il ya autres denrées
3°. La farine Pour la payer.
toujours un
fionne re en beauté aux qu'on plus belles appeile farine fine eft
eft celle la Capitale, - : & celle farines dont on flipérieuLe painbis qui iecontomme qu'on appelle approvief inconnu dans danslest provinces de commune
nos Isles,
France.
B --- Page 30 ---
4°. Et celle-cieft [18]
me T'argent, - n'ont point tres-importante. de valeur réelle Les denrées comnée; elles ne peuvent avoir que des valeurs & détermiCeft au prix de la journée d'un homme
relatives,
rapporter toutes. La journée de l'homme
faut les
donc la mefure
travail eft
:
ceffité. En France, commune le
des denrées de première néou 2 1 6 d. la livre; la pain journée eft ordinairement d'un
à 2 f3 d.
ou 30 fous. Dans les provinces oùr ouvrier la
eft à 25
meilleur marché,le pain diminue dans la journée eft à
A Sane-Domingue, la journée d'un ouvrier même eft raifon. à
qui font 4 1. de France.Si la valeur du pain dans 61.
Colonies, étoit tracée fur la même échelle
nos
ce, il devroit y valoir, dans les
qu'en Frantrois fois plus qu'en France,
temps d'abondance, >
Irf.3d. qui répondent à 61.9d. c'eft-à-dire, IO f. 1 d. ouL
valeur triple de 2 13 d. à 2 f6 d.; ou7f.6d. &
tournois,
avons vu que dansle moment dela
cependant nous
au mois d'Oatobre 1788,le
plus grande valeur,
d'Amérique, qui répondent à pain ne valut que 61 3 d.
le prix moyen, durant
4f 2 d. tournois. & que
£9 d.
toute l'année 1788, a été de 4
Ainfi, d'Amérique, dans les
2 qui répondent à 3f 2 d. tournois.
temps de la plus grande rareté,
temps que l'on appelle difette,
dansles
la follicitude des
famine, & quiéveillent
parativement preique Adminifrateurs, à moitié du le pain a été comles temps d'abondance en France. Ce prix qu'il vaut dans
té étoit Tépoque de l'ouragan
moment de cherficre & du café au Port-au-Prince. qui ravagea Il
la récolte du
mentation paffagère, qui cependant caufa cette augpain qu'à moitié de ce qu'il auroit dû nej valoir porta le prix du
dans un rapport exaét avec la journée de l'ouvrier. pour être
5°. Enfin nous connoitrons encore mieux les
rap-
ondance en France. Ce prix qu'il vaut dans
té étoit Tépoque de l'ouragan
moment de cherficre & du café au Port-au-Prince. qui ravagea Il
la récolte du
mentation paffagère, qui cependant caufa cette augpain qu'à moitié de ce qu'il auroit dû nej valoir porta le prix du
dans un rapport exaét avec la journée de l'ouvrier. pour être
5°. Enfin nous connoitrons encore mieux les
rap- --- Page 31 ---
fion ports de entre la la France &
Métropole, monnoie où le dans les deux
par la divieloles
tous vivent de
peuple eft
contrées. Dans la
a été fubdivifée leur travail nombreux, où prefque
à la claffe
prefque à linfini, journalier, la monnoie
voir à fes indigente & laborieufe les afin de donner
contrire, modiques oùt la befoins. A moyens de pourdre dépenfe, oi tout nourriture eft
phylique vemneDominese eft la au
habirations de 2 à
luxe, fafte &
moinmunes; oi celles 300,000 liv. de richeffe, où les
font mifes au dernier qui n'en donnent revenu font compeuple, la monnoje s'eft rang, oùt enfin que il 40 à 50,000
petite pièce eft de7 1 6d. élevée à ce
n'y a pas de
France. Ainfi le
du pays, niveau, & la
fous de la plus pain eft prefque en tout qui valent 5 L Ps
Le tableau de petite la pièce de monnoie. temps au-defnies pour F'année valeur des farines
celui de
1787, eft à
dans les coloau mois de 1788, Mars; & le moment Bct près femblable à
baril, & la farine ; la farine fine valut plus haut prix fut
Nous favons commune valoit
IO3 livres le
gue pourront que MM. les
75 livres.
le prix du nous objeéler Députés que de Saint-Domin.
que nous aurions pain fir le prix du baril nous avons établi
du réellement chez dûi les l'établir fir ce de farine, 2 &
Si nous avions
boulangers dans qu'il a été venvilles, nous
eu à répondre
les villes.
nous leur aurions aurions raifonné fitr aux habitans des
pomparativenenr démontré que le cette donnée, &
France ; mais c'eft beattcoup
prix étoit encore
que nous répondons. à MM. les' anl-deffous Colons. de celui de
ment de farines chez Ils
propricraires
le Capiraine aprovitionienp direêtequi les a apportés
oulangers dans qu'il a été venvilles, nous
eu à répondre
les villes.
nous leur aurions aurions raifonné fitr aux habitans des
pomparativenenr démontré que le cette donnée, &
France ; mais c'eft beattcoup
prix étoit encore
que nous répondons. à MM. les' anl-deffous Colons. de celui de
ment de farines chez Ils
propricraires
le Capiraine aprovitionienp direêtequi les a apportés --- Page 32 ---
de France, & le pain [z0 eft I.
chez
du pain dans les villes étant fabriqué
eux. Le prix
nous n'avons
étranger aux Colons
pas dît, en leur
égard au prix du pain dans les villes. répondant, avoir
Si le court délai qu'on nous a donné pour notre
juftification, nous avoit permis de faire des recherches, nous nous ferions procuré le prix de la
durant la longue paix qui a précédé la dernière farine,
& on auroit VLI qu'il a été conftamment
guerre;
du prix des années 1787 & 1788, à la au-deffous
deux inftans très-courts :
réferve de
croyoit une
Fun en 1771, lorfqu'on
rupture prochaine entre la France &
PAngleterre, l'autre au commencement de la
refle de 1776, qui dura dix mois. Nous
sécheplus loin de cette calamité.
parlerons
Nous demandons maintenant à MM, les
de Saint-Domingue, oùt eft cette difette
Députés
entretenue fi foigneufement par les
perpétuelle,
fait mourir de faim 10 a 12 mille Negres marchands, par an?
qui
on veut jouer le célèbre & dangereux rôle d'accu- Quand
fateur, il faut accumuler les faits. Il faut fe
un rempart de preuves que l'accufé ne puiffe faire
ruiner.
pas
Nous defirerions bien ne pas dire que dans les
premiers temps de ce fiècle, les Nègres furent
tés avec peu d'humanité, que cette dureté
trai- en
faifoit périr un grand nombre tous les
qui
un refte de barbarie des conquérans du ans, , étoit
Monde, & de la valeur féroce des Flibuftiers nouveau
ont fondé les premiers établiflemens à Saint-Domin- qui
gue. Cette barbarie s'eft adoucie peu à peu par les
faififfons fréquentes communications des Européens; & nous
avec empreffement cette occafion de rendre
'humanité, que cette dureté
trai- en
faifoit périr un grand nombre tous les
qui
un refte de barbarie des conquérans du ans, , étoit
Monde, & de la valeur féroce des Flibuftiers nouveau
ont fondé les premiers établiflemens à Saint-Domin- qui
gue. Cette barbarie s'eft adoucie peu à peu par les
faififfons fréquentes communications des Européens; & nous
avec empreffement cette occafion de rendre --- Page 33 ---
à MM. les Colons [ar J
dû pour le
le tribut
ils ufent mainrenant gouvernement doux d'éloges & qui leur eft
vernement eft le envers leurs efclaves. humain dont
des Nous avons fous les thermomètre de la
Ce goumortalités en
yeux un état des population.
n'eft pas
1786 &
naiflances &
dernier éloigné à
1787, qui prouve qu'on
degré d'une SARINREOY d'arteindre le
(1) En 1786, fur adminiftration paternelle,
4,217 En naiffances, & 5,067 332, morts, 847 Nègres, il y eut
naiflances, 1787, fur 364,196
Dans la &c 6,116 morts. Nègres, il y eut 3,556
les nailfances première de
année, les mortalités
La raifon de la 1,850, & dans la feconde de furpafent
qu'en 1787, on dhifférence de ces deux
2,560.
& que la mortalité importa d'Afrique
années, eft
dut être plus confidérabie 30,000 Negres,
fir
bureaux. (1) Nous citons les
les feuls Nous mze les crayons resconfemens qui Jone dans les
tde qui documnens qu'on puifile pas Jaffes; mais ce Jone
aux naifances. mangue aux mortaliuds, procurer, doit
G lexaiiPour
dinf notre prenve
aufi manguer
faim guifie mort IO à 12 mille n'ef poinz afoictie.
20 mille Jealement, il faudroir
en Negres par
de
faroit par an. A la fin de qu'il la
fiie mort au an, moins
annéc pas refé un Seul. Onnen guerre de 1755, il
commune, , depuis
a introduit que 11,7 n'en
enfiuite une guerre de
1703, jufqu'en
mille,
en comptoit 300 mille Sans; d
G a la paix 1778. de Ly a eu
prouvent, dérée 2 Jans
ces 1783, On
a
réplique, sam-DAmimers que la mortalité
réfiluars
San-Danngas
efe ais-mo-
pas refé un Seul. Onnen guerre de 1755, il
commune, , depuis
a introduit que 11,7 n'en
enfiuite une guerre de
1703, jufqu'en
mille,
en comptoit 300 mille Sans; d
G a la paix 1778. de Ly a eu
prouvent, dérée 2 Jans
ces 1783, On
a
réplique, sam-DAmimers que la mortalité
réfiluars
San-Danngas
efe ais-mo- --- Page 34 ---
des Nègres non aclimatés [] que fur les
On ne voit point ici cette
autres.
ces IO à 12 mille Nègres que la mortalité effrayante 2
Marchands égorge tous les
cupide avarice des
qu'en perfectionnant le ans; on voit au contraire,
a commencé dans la partie fyfême du d'Adminiftration qui
peu gagne toute la Colonie, Cap, & qui peir à
ques années établir le niveau on pourra dans quelles mortalités, &
entre les naiffances &
d'Afrique,
qu'on n'aura plus befoin de
que pour les nouveaux défrichemens, Nègres
Voilà, pour le dire en
à
réduire la grande queflion paflant, de la
quoi doit fe
traite des Negres, L'Adminiftration fiuppreffion de la
qui s'étend dans toutes nos Colonies, douce &
labolition de la traite, &
prépare de fsc
qui fera cent fois préférable une à la condition aux Nègres
dont jouit l'homme de travail dans malheureufe la
liberté
campagnes.
plupart de nos
MM. les Députés de
qu'il ne faut pas moins de Saint-Domingue prétendent
pour nourrir les Blancs de la 140,000 barils de farine
pour les
Colonie, & de
barils Negres; nous avons prouvé que les 400,000
qui y étoient importés
150,000
voyoient abondamment à tous annuellement, les
pouraccordoit à MM. les Députés leur
befoins. Si on
ils prendroient affutrément
demande indifcrète,
de payer cet énorme
T'engagement d'acheter &
roit que la Colonie de approvifonnement. Il arrivetrice annuellement de Saint-Domingue feroit débipour les Blancs,
150,000 barils de farine fine
le baril, coûteroient qui, au prix moyen de 75 livres
Et de 400,000 barils . de . farine . . 10,500,0001.
mune pour les Nègres, qui, au com- prix
roient affutrément
demande indifcrète,
de payer cet énorme
T'engagement d'acheter &
roit que la Colonie de approvifonnement. Il arrivetrice annuellement de Saint-Domingue feroit débipour les Blancs,
150,000 barils de farine fine
le baril, coûteroient qui, au prix moyen de 75 livres
Et de 400,000 barils . de . farine . . 10,500,0001.
mune pour les Nègres, qui, au com- prix --- Page 35 ---
moyen de 50 livres le [23
roient, ci..
baril, coîteDette annuelle de la Colonie e 0 20,000,000
la Métropole
envers
Ceft alors qu'on
30,500,000
tés de Saint -
verroit accourir MM. les
force contre l'impôt Domingues qu'ils s'cleveroient Dépudont leurs cultures abhominable de
avec
nopole atroce des
feroient accablées, 30,500,000 contre liv.
nouveau genre; Neurhandile il faut contre cette gabelle ce moauroient raifon.
convenir que cette fois d'un
MM. les
ils
les pluies, les Députés de
ment pendant ouragans, les Sant-Dominge sicherefes
difent gue
habitane dont 3 a 4 mois leurs
deruiferne annuelle.
pas moins dans toute le la terre feroiz Upérances, en
6 qu'un
Sur un fol
cas d'en manguer vivres, n'en feroit
il ne faur que excellent, de la échaufé par pour un fes ciel Negres,
la pluie eft-elle
pluie
le féconder. brOlant,
gue. Avec la
appelée le rtecier de
Auffi
année, ,, on a mefure facilement de la pluie qui tombe Saint-Domin- dans
genre. Écartons donc cette celle de récolter en une
par MM, les
caufe de difette
tout
quelques rares Députés, &
> qui peut tout au invoquée
des & trop baffes, petites portions de terre plus, dans
retarder
trop humiveloppement On
des germes.
momentanément le déde T'Oueft; compte ils deux ouragans dans Ia
années. Le ont accompli un période partie du de Nord &
42 nom
premier qu'on ne devoit
plus de
de vent, d'ouragan, caufa
& qui n'étoit
pas qualifier
cannes à ficre & en 1772, quelques qu'un fort coup
aux cafiers dans la dommages aux
partie du Nord;
de terre plus, dans
retarder
trop humiveloppement On
des germes.
momentanément le déde T'Oueft; compte ils deux ouragans dans Ia
années. Le ont accompli un période partie du de Nord &
42 nom
premier qu'on ne devoit
plus de
de vent, d'ouragan, caufa
& qui n'étoit
pas qualifier
cannes à ficre & en 1772, quelques qu'un fort coup
aux cafiers dans la dommages aux
partie du Nord; --- Page 36 ---
mais les vivres foufrirent L 24 ]
pas d'augmentation dans
fort peu, & il
eut
a dévafté, l'année
le'prix des farines. Le
de
dernière les
FLSs
T'Oueft, s'eft même étendu cultures de la partie
Sud; & nous favons
jufqu'à la partie du
mentation
que julqu'à cette
que ce fléau caufa
époque, l'augne put élever celui du
dans le prix des farines,
coûte en France dans les pain à la moitié de ce qu'il
La partie du Sud, nous en temps ordinaires.
expofée à ces grandes conyulfions conviendrons, eft plus
aucune n'a caufé de
de la nature; mais.
tion remarquable
difette, ni même
Les féchereffes dans le ptix des farines. d'augmentadant les mois de font affez ordinaires au Cap, pend'Avril. Elles font Février, de Mars &
en
quelquefois
ne, font aucun tort, ni quelque aux
forte périodiques, &
qui ont été refroidis
cultures, ni aux vivres
ver. Dans d'autres par les longues pluies de T'hirégulière, & dure 5 parties mois cette périodicité eft trèsce temps que les travaux des tous les ans. C'eft dans
tent, & ils font interrompus manufaétures s'exécupluies. Sans ces féchercffes fur dans les faifons des
les manufaéhures ne
lefquelles on. compte,
mouvement; elles font pourroient donc
pas être mifes en
fionnent aucune difette.
néceffaires, & n'occanaires prolongent ces Qand des caufes extraordil'avons dit plus haut, fechereffes, les
alors comme nous
dans les montagnes; ; a'ors échanges fe mulriplient
en vertu des inftruétions même les Adminilftrateurs,
ouvrent les ports aux farines qu'ils ont toujours eues, s
che invariable de
étrangères. Cette marles effets des grandes TAdminiftration a toujours arrêté
cune ait
fécherefles, & empêché
produit une véritable difette. La
qu'auplus lon-
ons dit plus haut, fechereffes, les
alors comme nous
dans les montagnes; ; a'ors échanges fe mulriplient
en vertu des inftruétions même les Adminilftrateurs,
ouvrent les ports aux farines qu'ils ont toujours eues, s
che invariable de
étrangères. Cette marles effets des grandes TAdminiftration a toujours arrêté
cune ait
fécherefles, & empêché
produit une véritable difette. La
qu'auplus lon- --- Page 37 ---
gue & la plus
L3J
moire à
défifireufe dont on conferve
dura près m-Dormingie de dix mois.
eft celle de
la mé.
vivres montèrent à haut Ily eut un inftant 1776; oùt elle
tional & les
prix; mais le
les
& au plus haut étrangers accoururent de commerce toutes Nales récoltes, des degré d'une calamité qui
parts;
navire (:)
vivres furent à fi bas ruina toutes
gé de toutes expédié fortes de Nantes, &
prix, qu'un
tier. La vente de fa de vivres, perdit entièrement fon
charles frais de fon féjour cargailon fuffit à peine capital à ennavires
&cde fon
denrées emportérent du riz en voyage,& PLRIET
le
coloniales, parcequ'ils France, au lieu des
tournois, quintal, & argent de TAmérique, Tachetoient à 18 liv.
MM. les qu'il en valoit 23 à 2 faifant 12 livres
fi le
Dépurés de
24 en France.
à aufli commerce bon
National Nne-Doningie leur
avouent que
roit un
marché que les fournifloit des farines
neroit acroifement de
étrangers, il en
le lieu au profit de la forces exploitantes, réfiltede
Métropole. Cc n'eft qui tourqu'on a fi développer cette queftion qui tient pas ici
régime prokibinif, imnproprement &c
appelé
à ce
me national. La
qui n'eft autre jufqu'a chofe préfent le
entraîné dans des néceffité de nous
que le régidéjà long :
calculs qui ont rendu défendre, nous a
faires, de fournir preffés d'ailleurs par MM. les ce mémoire
Députés ont préparé notre leur défenfe, lorfque Commif
verrons cette
attaque à loifir; MM. les
difeufion à un autre
nous rentemps. Nous
() Le Breton.
qui n'eft autre jufqu'a chofe préfent le
entraîné dans des néceffité de nous
que le régidéjà long :
calculs qui ont rendu défendre, nous a
faires, de fournir preffés d'ailleurs par MM. les ce mémoire
Députés ont préparé notre leur défenfe, lorfque Commif
verrons cette
attaque à loifir; MM. les
difeufion à un autre
nous rentemps. Nous
() Le Breton. --- Page 38 ---
obfervons feulement [26 ici ]
a 200 Nègres, doit confommer qu'un habitant ficrier qui
farine commune pour fes
environ 14 barils de
démontré. En recevant Negres; nous l'avons déjà
Commerce
il ces 14 barils de farine du
& tous enfemble National, lui coûteront les paiera à peu près 5o liv.
vant du Commerce
700 il livres; en les receêtre à 40 livres, & tous étranger, enfemble les obtiendra peutlivres. Il en coûte donc à cet
lui coûteront 560
de 200 Nègres, qui fait 140 habitant, à
propriétaire
revenu, 140 livres pour avoir nourri 150,000 fes livres de
malades, avec la farine Nationale.
Nègres
Il faut remarquer que la
n'eft grévéc d'aucun impôt propriété de cet habitant
du Commerce National eft d'en direêt, & que le projet
fèment
fes denrées. On folliciter l'affranchifun Otler de 140 livres, ne voit pas comment
même le triple, peut diminuer fuppofons les
le double &
de cet habitant. Tout le monde forces exploitantes
Députés en
lait, &c MM. les
Domingue que conviendront, les Colons que ce n'eft point à Sainttantes, 3 mais à Paris.
perdent leurs forces exploiToute action en commerce a une réaétion
plus forte que l'action même,
fouvent
de nos Colonies eft la caule d'un L'uprovitionnement
de la plus belle des manufa@ures, grand travail, &
Téquipement des vaifleaux. Les la conftruétion &
farines importés annuellement à 140,000 barils de
le Commerce National, font le Saint-Domingue par
navires de 300 tonneaux chacun. chargement Si
de 63
richeffes & de travail étoit
cette fource de
chercher avec
inconnue, il faudroit la
il faudroit la empreffement fi nous l'avions perdue;
fices
regagner au prix des
; nous la
plus grands facripoflédons, nous en jouifions.
la conftruétion &
farines importés annuellement à 140,000 barils de
le Commerce National, font le Saint-Domingue par
navires de 300 tonneaux chacun. chargement Si
de 63
richeffes & de travail étoit
cette fource de
chercher avec
inconnue, il faudroit la
il faudroit la empreffement fi nous l'avions perdue;
fices
regagner au prix des
; nous la
plus grands facripoflédons, nous en jouifions. --- Page 39 ---
MM. les Députés
de
PAffemblée Nationsle, -Domingie, Membres
droient-ils diminuer
François
ils font une fi belle la fortune d'une eux-mémes, Nation > voupartie?
dont
DEUXIÈME
La
PROPOSITION
difeuc qui règne astuellement
frappe étre que les Blants, 6 les dans la Colonie, ne
atteints.
Nogres n'en peuvene
veloppant Cette propofition celle
rentre dans la
nous reftoit - ci, on a pu première : en déla feconde. peu de chofes a dire s'appercevoir qu'il
En effet, il
pour démontrer
habitations qui n'y a que les Nègres malades fur
difette, le
confomment de la
les
cet aliment; pays offre beaucoup de farine; & dans la
auffi fains, le Tiz, la farine de moyens de fuppléer
Les
auffi légers que le mais, de mil, font
imitation Negres des villes ne
pain.
couleur : en les remettant, mangent ainfi de
que
libre, & une
que
puin
blancs, à leur
Partie même des gens PXE
fe aucune privation. nourriture naturelle, on ne leur habitans
C'eft ce qui arrive dans
cauil 1755, la farine valut
les guerres; dans celle de
n'y ent pas
julqu'a 400 livres le baril :
Nègres, Durant d'angmentation la première de mortalité parmi les
guerre, la farine
année de la
& elle s'eft foutenue valoit au Cap, 300 livres le dernière
toute la guerre, de 140 à baril,
--- Page 40 ---
livres; on n'a
[28] 1
naire, La partie pas du remarqué Sud
de mortalité extraordiété prefque totalement privée de Saint-Domingue en a
& cette partie de l'ifle n'a pendant toute la guerre;
des pertes Parmi fes Nègres, pas éprouvé de plus granPaix. Nous oppofons
que dans le temps de
vrais, auix affertions toujours des faits connus &
les Députés.
vagues & indéterminées de MM.
Sans doute que dans les
habitans blancs paient le temps malheureux, les
dont ils jouiffent, les
pain cher; mais l'aifance
fe paffagère. Enfin ils met au-deffus de cette
vivres du
ont pour dernière reffource dépen- des
pays, qui, fans avoir la
pour un Européen que ceux
même faveur
moins bons & fains. C'eft dans d'Europe, n'en font pas
fans aucune reffource dont
notre Europe
les difettes exercent les On abonde dans nos
ici
plus
LE
que, fans autre moyen de affreux ravages. C'eft
heureux culivateur, T'homme fubfifance, le malfaim & de
de travail expire de
que fon prix misère, eft au-deflus lorfque le pain lui manque, &
La pitié des villes
de fes modiques facultés,
mières où habitent ne le peut être guère dans les chaud'objets frappent nos défefpoir & la mort. Tant
nos grandes villes, regards dans la capitale & dans
avant d'en franchir l'enceinte. que notre compaffion eft épuifée
fionnement MM. les Députés préfentent des calculs
dont les réfultats
d'approvitrer que M.le Marquis du Chilleau femblent faits pour monduite d'un fage & grand
a développé la conicile lieu d'examiner
Adminiftrateur. Ce n'eft pas
du Chilleau; & P'Ordonnance P'Adminiftration de M. le Marquis
qu'il a rendue le 9
l'enceinte. que notre compaffion eft épuifée
fionnement MM. les Députés préfentent des calculs
dont les réfultats
d'approvitrer que M.le Marquis du Chilleau femblent faits pour monduite d'un fage & grand
a développé la conicile lieu d'examiner
Adminiftrateur. Ce n'eft pas
du Chilleau; & P'Ordonnance P'Adminiftration de M. le Marquis
qu'il a rendue le 9 --- Page 41 ---
Mai, contre l'avis & [29 1
de fon
malgréles repréfentations
permiffion Asstostmherl aux
M. de Marbois,
(1)
&
étrangers de
portant
d'introduire des Negres commercer
Partie di Sud de
dans les trois nrements de
eft trop
Sain-Domingue,
ports la
fionnement étrangere à l'objet
pendant 5 années,
tions.
des farines, pour particulier de Fapprovi-
(2)
que nous nous y arrê.
Mars, Lorfque les M. le Marquis du
trois
Chilleau
aux farines
ports d'entrepot de ouvrit, le 31
Domingne, étrangéres, la farine fine Sun-Doninnis valoit à
à ce prix, le 95 pain livres, & la commune
Saint7 deniers, & celui des Blancs aifés, coftoit 72 livres,
gres malades,
des pauvres
fols
France. On 2 4 fols 5 deniers & Blancs & tel Ne
en Amérique, a déjà vu que la journée quart, argent de
la farine n'étoit valoit 4 livres de France d'un homme
avoir une
pas au taux où il devoit : le prix de
en France. proportion exaéte avec le être, pour
fa fubfiflance, Néunmoins l'inquiétude de prix du pain
de nos Colonies; devoit en infpirer aux TEurope pour
mage à la fage
& nous rendrons librement Gouverneurs
tion, fait de concert prévoyanice de cet aéte
homentre M. le Marquis d'AdminifiraduChillau,
() Les
de M.tinauendort refrdnitions de
Jous le titre de
fis a chacun des Membres s-Donineue ont déja réclamations dtd
(2) Nous nous
de LAfemblic Nationale. remitemps, comment M. réfervons le
de prouver dans 2272
tion de touts fes poiroirs Marguis 6.
du Chillenu, en autre
de LOILS les prineijpes, viola125
le Marquis d'AdminifiraduChillau,
() Les
de M.tinauendort refrdnitions de
Jous le titre de
fis a chacun des Membres s-Donineue ont déja réclamations dtd
(2) Nous nous
de LAfemblic Nationale. remitemps, comment M. réfervons le
de prouver dans 2272
tion de touts fes poiroirs Marguis 6.
du Chillenu, en autre
de LOILS les prineijpes, viola125 --- Page 42 ---
Gouverneur, & M. de 30 1
conformoient à leurs Marbois, Intendant. Ils fe
gnent de veiller fur les infiructions, qui leur enjoinLe 29 Mai, M. le fubfiftances.
l'avis de fon
Marquis du Chilleau, contre
fans fa participation, co-Adminiftrateur, fit
M. de Marbois, &
donnance fur le fondement enregiftrer une feconde Ornance n'avoit attiré qu'une que la première Ordonfarines étrangères. MM. les très-petite quantité de
gue déclarent eux-mêmes, Députés dans
de Saint-Dominintitulée Précis, remife à MM, la neuvième pièce >
qu'il en entra durant ces trois mois, les Commiffaires >
l'approvifionnement total ne fut
27,098 barils,
3,070 barils. Ils en concluent fur diminué que de
Colonie a manqué de pain
le champ, que la
pendant 7 jours 6 plus,
du figne d'une
des Beys
puifance arrêté quion ne peut comparer qu'a celle
Nazional, 4Epypes 6 livré le
le mouvemene du Commerce
aul érangers
patrimoine de la Nation Frangoife
Gafis ennemis naturels.
que cef pour cette Ordonnance du Nous prouverons
qu'il a éré rappeli, 6 non pour
9 Mai Fulement, 2
Mars 6 29 Mai, concernant Jes Ordonnanees des 3'
On a ofé accufer les Bretons lintrodudllon des farines.
ter à la vie de M. le Marquis d'avoir du
er le projet d'asenquement à Nantes. On a alarmé le Chillsau, à for débarreprocheront d'avoir CTuL les Bretons Minifre, auquel ils
6 d'avoir négocié Jon pafage
capables d'une Latheté,
un pays ennemi,
par Nanes, comme dans
Quand les Commergans
du Chillsau, ils
attaquerone M. le Marguis
Pautagueront au tribunal de la Nation.
vie de M. le Marquis d'avoir du
er le projet d'asenquement à Nantes. On a alarmé le Chillsau, à for débarreprocheront d'avoir CTuL les Bretons Minifre, auquel ils
6 d'avoir négocié Jon pafage
capables d'une Latheté,
un pays ennemi,
par Nanes, comme dans
Quand les Commergans
du Chillsau, ils
attaquerone M. le Marguis
Pautagueront au tribunal de la Nation. --- Page 43 ---
Congoit-on un
f3 1
jours & plus, qui pays ne qui manque de pain
cependant conferve reçoir pas de
pendant 7
bien fe rappeler de tous fes
fecours, & - qui
vilionnenent de ce que nous habitans? avons dit Si de on veut
flu exaéte & vraie que SamDoningnee nous en
de la
prodigieux que
avons faite,
L
le Commerce laiflent 150,000 barils du de fuperSr reflources infinies National y porte tous
farine
on demeurera
qu'offrent les vivres les ans;
ne de 7 jours G convaincn plus,
que cette
du
fiuperflu,
n'a été qu'une prétendue ege
Cette feconde
diminution du
me, en ce qu'elle Onionnance, avoit été irregulière dans la
pation de lintendane,
rendue fans la
fordifpolitions
contenant au fond
que l'admifion attentatoirés des.
au Commercel
f
rautés, & T'extrathion farines dans tous les National, telles
redtifiée
des denreés
ports d'Aminous difons par un Arrêt du Confeil, coloniales, du
a été
caffé que les retifie 2 parceque le Confeil du 23 Juillets
National, & a dhipolitions contraires au
Roi n'a
vifionnement maintenu ce qui
Commerce
Cet Arrêt rendu par les ports
concernoit TaproMarquis du Chilleau dans la dentrepots, vue de
non dans celle d'arrêter qu'il avoit violé rémoigner fes
à M. le
Domingue, n'a été
pouvoirs, &
I"
envoyé reppwrovifionencte à
de Saintnance Septembre;a de M. du ainfi il aapudétmutrel ane-Donineue l'effet
gue le
rer Ofobre.
Chilleau, dont le terme del l'Ordonlc Cen'eft pas à nous de
expiroit le
Nationale Miniftre de la Nation, Notre juftifierle Confeil du Roi&c
nousinterdit toute refpea pour] lAflembléc
réilexion. Ilr n'appartient
oyé reppwrovifionencte à
de Saintnance Septembre;a de M. du ainfi il aapudétmutrel ane-Donineue l'effet
gue le
rer Ofobre.
Chilleau, dont le terme del l'Ordonlc Cen'eft pas à nous de
expiroit le
Nationale Miniftre de la Nation, Notre juftifierle Confeil du Roi&c
nousinterdit toute refpea pour] lAflembléc
réilexion. Ilr n'appartient --- Page 44 ---
qu'à elle de défendre fon [3 32 ]
aétes qui n'ont eu d'autre ouvrage, but
& de maintenir des
merce National
que de préferver le Commillions d'hommes 9 qui & eft dans la propriété de 26
inftrumens, des atteintes dont nous ne fommes que les
du Chilleau,
que lui portoit M. le Marquis
La feconde Ordonnance n'a
de la Colonie, & n'a pas dû pas pourvu aux befoins
Mars, époque de la premicre yE pourvoir. Dèsle mois de
devenant générale en
le Ordonnance, la cherté
en France par de fortes Europe, Gouvernemenr attiroit
les Marchands de Nantes primes, foufcrivoient les grains étrangers, ,
leurs propres deniers, une
eux-mêmes de
Les États-Unis faifant des atigmentaticn envois
de prime. (1)
Efpagne, en Portugal, en France, dans confidérables le Nord en de
l'Europe vuidèrent peu-à-peuleurs
nuèrent ia fourniture de
magafins, & dimiqu'elles ont été admifes à nos Colonies, C'ef ainfi
encore fur la moitié du globe. paitager la famine qui règne
VUESJur les moyens de fecourir la Colonie dans ladifite
qui taffige.
Nous ne chercherons pasà
mes que doit infpirer la
diminuer les juftes alarde nos Colonies. La fubfiftance des habitans Blancs
des vivres quicroiffent nature leur a donné abondamment
la mère-patrie n'eft
fur le fol qu'ils habitent; ; mais
leur en procurer qui pas foient pour cela difpenfée de tâcher de
plus appropriésa leur goûts
(1) Nous ne citons cet aite de patriocifrne
quilefen nécefaire a la trife généalogie de la famine. 2 que parce-
& à
juftes alarde nos Colonies. La fubfiftance des habitans Blancs
des vivres quicroiffent nature leur a donné abondamment
la mère-patrie n'eft
fur le fol qu'ils habitent; ; mais
leur en procurer qui pas foient pour cela difpenfée de tâcher de
plus appropriésa leur goûts
(1) Nous ne citons cet aite de patriocifrne
quilefen nécefaire a la trife généalogie de la famine. 2 que parce-
& à --- Page 45 ---
kcaleurs habinedestar [33 ]
facrifices en doit pour approvifioniner nation qui a fait
le même égalemenr à fes Citoyens fes Citoyens ecfpiovligiens
Nous droita fommes fes follicitides & dAnerigues à fa
dEurope, ils ont 2
difputent glois, le refte des infiruits que toutes protedion. les
ils
les
magafins des
nations fe
arrêtent Epagnols," les batimens les Hollandois Frars-Unis." Les Ancomelibles, ils les
croifent en mer,
pectifs, ils
Anglo-Ameictie
Nos
condulflent dans leurs gui ont des
vaiffeaux sapproprier leurs
ports refpour le même flationnés au Cap, cargailons en les payant.
fubfiftance dont objet, la
&
croifent
la famine
partie premnent du
pour cette également
table état a mis les habitans Sud fe trouve ville une
de guerre,
privée: ainfi
Nous
d'Amérique dans un vérila fagefe propoferons de
plufifeurs
qu'elle croira TAffemblee" atteindre Nationale moyens, 9 entre lelquels
de
deerminera
vifionnement durée
des
plus près le but de celui
ne Pent plus Colonies, étre longue, 2 dans cette difette 2rs dont
PREMIE R
Ii confifte
MOY E N.
mer, plufieurs à prêter aux
ces flites iront flites du Roj Commergans qui feront des ports de
les porteront dans chercher des farines aux armées par eux;
produir des
en France. Lavance nos Colonies, & Erats-Unis,
le farines, fera fait par les de larmement rapporteront & de
le
au compte de la
places de
Pachat
retour des flûtes Nation, 9 & elles Commerce, pour
térèts, fans
2 par le tréfor feront rembourfess
commifion, fans honcraires, Natpnal, fans inC
gans qui feront des ports de
les porteront dans chercher des farines aux armées par eux;
produir des
en France. Lavance nos Colonies, & Erats-Unis,
le farines, fera fait par les de larmement rapporteront & de
le
au compte de la
places de
Pachat
retour des flûtes Nation, 9 & elles Commerce, pour
térèts, fans
2 par le tréfor feront rembourfess
commifion, fans honcraires, Natpnal, fans inC --- Page 46 ---
[34]
DEUXIE ME MOYEN
Il conviendroit de permettre à nos nayires
pour nos Colonies. de toucher dans les ports des expédiés ÉtatsUnis: mais comme cette échelle
furcroit de dépenfe, on lesen
occalionneroit un
prime de 5 livres par baril de dédommageroit farine
par une
naire 2 acheté dans les ports des
2 du poids ordiporté dans nos Colonies. Cette États-Unis, & imies certificats
prime feroit payée fur
de l'Amérique d'embarquement , des Confuls François
Septentrionale, & fir ceux de
ment 2 des Adminiftrateursd denos Colonies. débarqueLes Armateurs.de ces navires s'obligeroient, fous les
peines du cautionnement
leurs navires direétement ordinaire, de faire revenir
d'éviter l'extraction
dans les ports de France, 2 afin
nies. On
étrangère des denrées de nos Colofacrifice peut tout d'un coup calculer la grandeur du
que la Nation feroit pour le
fes Colonies. En fuppofant que
foulagement de
des farines étrangères s'élevât à l'importation 60,000 barils néceffaire
tification de 5 livres par baril coûteroit
, la graNous croyons le facrifice bien léger, en 300,000 le
livres.
à celui que la Nation a fait & continue de comparant faire
fes citoyens d'Europe.
pour
TROISIE ME MO YEN.
On admettroit les bâtimens étrangers dans les
d'entrepôt de nos Colonies, 2 ainfi qu'on l'a toujours ports
pratiqué ; ils y vendroient leurs farines, 2 & fi les
& tafias n'étoient pas fuffifans
les
firops
sniniftrateurslcurs
pour folder 2 Jes Ad
donneroient des lettres de changé fur
fait & continue de comparant faire
fes citoyens d'Europe.
pour
TROISIE ME MO YEN.
On admettroit les bâtimens étrangers dans les
d'entrepôt de nos Colonies, 2 ainfi qu'on l'a toujours ports
pratiqué ; ils y vendroient leurs farines, 2 & fi les
& tafias n'étoient pas fuffifans
les
firops
sniniftrateurslcurs
pour folder 2 Jes Ad
donneroient des lettres de changé fur --- Page 47 ---
Londres des
ou Paris (fousle 351
valeur commergans de ces Nationatunc catomemeet,
en denrées lettres de change )à un an de vue, S'llefilloit
vente en feroit Coloniales par des feroit remife en (1) la
les lettres de faite & convertie navires
France
paiement. change fitfent arrivées en efpèces, Nationatue, avant 2 la
au terme de leurs que
Les
QVATRIENE
trois
NOYEN
flippofent que moyens les que nous
États - Unis venons de
avons lieu de
de nos peuvent propofer, -
EESS
épuifés,
craindre
Aiffire à
ou du moins que leurs Colonies: mais nous
conviendroit
magatfins ne foient.
France une peut-être ARSMAEne mieux
Il
on la tire fahfiftance qui devient
diminués.
Le
& ici
fort
-
detisnnger
Erel
tir des Parlement farines de Bordeaux avoit tout retard incertaine, eft
, fi
mouvement Pcur les
levé la défenfe dangeres.
dont les Colonicss mais le
de forFavenir, mune, a fait craindré inguiendes
peuple en
té > que cette
au
paffées s'etendent fur
farine ces deux corps exporration à
ne Parlement fit
&a la com.
par tonneati reftreindre la fortie troublée, à & a por
(2). Les navires
un baril de
qui fortent de
(1) Les
avec les
Anglois en ogifent ainf
gaufurmiee ioncolnen cclui
moyen ef
dans leur
Unis ont contraclie dacguine la detc dauanty plus commaerce
Par de mouvelles avec
ancienne gue convenaile les
(2)
eranfadhonss Lahginunis G qu'ils
Euars
Darant le cours de
augmenent
tinprifion de ce Minoire,
3:
ires
un baril de
qui fortent de
(1) Les
avec les
Anglois en ogifent ainf
gaufurmiee ioncolnen cclui
moyen ef
dans leur
Unis ont contraclie dacguine la detc dauanty plus commaerce
Par de mouvelles avec
ancienne gue convenaile les
(2)
eranfadhonss Lahginunis G qu'ils
Euars
Darant le cours de
augmenent
tinprifion de ce Minoire,
3: --- Page 48 ---
1361 ]
annuellement pour nos Colonies, jaugent
Bordeaux
confommation
enfemble environ 80 mille tonneaux;la s'élève à 240 mille barils de
annuelle de nos Colonies
fournir quelet tiers
farines. Ainfi Bordeaux ne pourroit
les
annuelle ; en adoptant pour
de la confommation de France le moyen que Bordeaux vient mille
autres ports
dans nos Colonies 240
on portera c'eft
à 250 mille tonE2LA barils de
2 car
a-peu-près général des nanaux qu'on doit évaluer le tonnelage le Commerce de nos Colovires Nationaux qui font indifpenfable que les Munies. Mais il eft abfolument leur
& la force
nicipalités emploient toute
vigilance
les
coercitive qui eft en leur pouvoir 2 pour préferver
Armateurs des infultes du peuple. de
après une
avoir de difette grains
Il ne peut y dans prefque toutes les provinces; ;
récolte abondante rétablira le niveau dans les
& la libre circulation été auffi bien traitées; mais E
vinces qui n'ont pas
ceux qui ont coutume de gara difette de fhreté pour
les
des villes, &
nir les marchés, 2 de former magafins Le terrible mot
de pourvoir aux befoins des provinces. de
& de
eft devenu un fignal profcription
dacompareur
détruite
maflacre.
exécutif, dont la force
Au défaut du pouvoir
l'Affemblée Natione peut être recréée tout-à-coup, fi elle ne pourroit pas emnale jugera dans fa fagefle,
déjà en pleine exécution.
que ce Réglemente repe
du
nous aprenons
de Bordeaux, aituellement expidit,
Le navire le Néville
à Saint-Domingue 800 barils
port de 800 tonnaux, porte & er outre 1200 autres barils
de farine pour Ja cargaijon,
pour la nourriture des troupes.
Affemblée Natione peut être recréée tout-à-coup, fi elle ne pourroit pas emnale jugera dans fa fagefle,
déjà en pleine exécution.
que ce Réglemente repe
du
nous aprenons
de Bordeaux, aituellement expidit,
Le navire le Néville
à Saint-Domingue 800 barils
port de 800 tonnaux, porte & er outre 1200 autres barils
de farine pour Ja cargaijon,
pour la nourriture des troupes. --- Page 49 ---
ployer
[.371
tres de lerestortation deA
tant à la paix, raifon les confidens MM.les du pauvre Curés. Ces Minif.
eft fi naturelle, Aupyamtinde de la peuple 2 en prél'ordre & de la préparerojent
Les
peut-étre le
cemiéoiefer
240 mille tranquillite. barils
rétour de
anmuellemenr, , ne font que les Colonies
fancedez6n millions pas un jour &
confomment
mes
d'hommes, ces demie de la fubfide pain; confommenr ; & les en Uh jour & demi 26millionsa d'homchacin,n ne donnent 240 mille barils de farine, $8,00,000 liv.
Ils
que 35,000,000 liv. à 225 liv,
mille nereprefentent hommes
quelar
de; pain.
de pain.
qui confammeroieare nourritire annueile de Io0
Suppofons TOO mille
14750,000 liv.
perfécution
Juifs
rebant à la fanglante, , ou TO0,000 Polonois fiuyant une
un afile chez tyrannie la nation des
Hollandois fe détalicre de
la Stathotudenens, plus
2 & cherchant
te difféminée
douce & la plus
peurt-être chez toutes les
horde hofpiSECE
été
trop injuftement de nations, quila couvrent profcri-
& leurs long-temps opinions nos' ennemis, font mépris. Les autres Ont
blables aux
religieufes diffèrent encore des nos
facrés dès qu'ils
nôtres, rivaux, Semétoient admis à
qui
Pr
nosamis, domefliquess ces deux
toucher leurs devenoient
Francois; dèsq qu'ils auroient peuples feroient nos Dieux
26 millions
mis un pied
frères &
talité pour chaffer des
d'iommes ne fe furle territoire
à la
étrangers qui
réuniroient pas
contre eux, ibtenenaifante Si demanderoicnte
tôt. La Nation
quelgulon élevoit la Tho/pi- voix
ceindroit
nanerine
couronne décernée à fes avec gloire Tétouferoit cette bientravaix & à fon première
courage. On
ient peuples feroient nos Dieux
26 millions
mis un pied
frères &
talité pour chaffer des
d'iommes ne fe furle territoire
à la
étrangers qui
réuniroient pas
contre eux, ibtenenaifante Si demanderoicnte
tôt. La Nation
quelgulon élevoit la Tho/pi- voix
ceindroit
nanerine
couronne décernée à fes avec gloire Tétouferoit cette bientravaix & à fon première
courage. On --- Page 50 ---
L 38. 1
ne calculeroit pas ce que leur fubfiftance
ter ; &fi des inquiétudes
pourroit coû-.
paraifon bien fimple calmeroit vagues naiffoient 2. une comverroit que 100,000 hommes toutes les.alarmes 3 on:
ce' ne prennent pas un jour & d'augmentation demi de la fubfiftance en Fran-.
26 millions d'hommes.
de
Icice ne font point des étrangers, ce n'eft
un.
excédent de population. qui demande du
point
nos frères, nos amis
pain; ce font
tégrante de la Nation 2 des François;, c'eft une partie in-:
facturiers qui
; ce font 1OO mille riches. manudans letréfor n'ont pas de territoire, mais qui verfent,
fi une de nos, villes national de Province. 240 millions; c'eftenfin comme
de.roon
manquoit abfolument de pain; aucun millehabitanss:
ne pourroit nous. empêcher. de la-fecourir. motifratfonnable:
il refte à juftifier notre oppcfition à la
MM, les Députés d'ouvrir. tous les.
prétention deaux farines étrangères. Nous ne la, ports difcuterons; d'Amirautésférieufement, tés
parceque nous. avons de MM: les
pas,
l'opinion qu'ils ont. la contrebande en, Dépunous penfons qu'il n'infifteront pas fiur; un. horreur,,
lui donneroit la plus grand acivité, En effet on projer. ne qui
fitrveiller les étrangers, & même
peut;
quie dans les trois. grands ports d'entrepôt. tresimparfuitement Si
ports étoient ouverts, la
les-autres;
forte l'obfcurité des lieux du multiplicité ou en quelque
débarquement rendroit-la
Wurveillanecimpofile D'ailleurs. ces
font en tout temps. les chefs-lieux oùr troisgrands fe
portsnavires.
tiennent les;
fans Nationaux; &de ces ports part tous les
exception une foule de caboteurs & de bateaux. jours- de:
paffage, dont, la fonaion eft, de diftribuer dans.
les parties de la côte les
toutes,
charger des denrées Coloniales approvilionnemens, 2 & de fe
en retour, Les. nayires.
Wurveillanecimpofile D'ailleurs. ces
font en tout temps. les chefs-lieux oùr troisgrands fe
portsnavires.
tiennent les;
fans Nationaux; &de ces ports part tous les
exception une foule de caboteurs & de bateaux. jours- de:
paffage, dont, la fonaion eft, de diftribuer dans.
les parties de la côte les
toutes,
charger des denrées Coloniales approvilionnemens, 2 & de fe
en retour, Les. nayires. --- Page 51 ---
Nationaux ne
1391.
Marc ces' trois ports: fréquentent nous en mème
& Léogane o ils excepterons habitiellenese
Les' port eft à 12 lieties du
abordent; mais cependant le Riue
des brifes verfemens y font faits FotrsisPrines, dans unej &clét fecond premier à7.
réglées n'y apportejamsis journée, de
la nature
retard,
Vupitles, le 24 Sepumière
Signé,
178g.
Roflagny.
Abeille e
X Dipidis de
Boyetet
Marfeille
Corbun
de Batonne:
Bechade
Marchand
de Bordeaix.
Nairac .
Mofmneron ainé.
de. la Rochelli
Mofneron de tl de Nantes,
Pachelberg .
dé
Bodinier .
L'Orient.
Quefnel
7 de
Blanche
-
Sains-Matoi
Legrand
2 du
L Defchamps
Hayre.
De
Montment .
de
Dupont .
Rouen:
Niel
De Bray
de Dieppe
Du Rien
4Anionsi
Goffelin .
de
Dunkergue G de Lille,
de Bordeaix.
Nairac .
Mofmneron ainé.
de. la Rochelli
Mofneron de tl de Nantes,
Pachelberg .
dé
Bodinier .
L'Orient.
Quefnel
7 de
Blanche
-
Sains-Matoi
Legrand
2 du
L Defchamps
Hayre.
De
Montment .
de
Dupont .
Rouen:
Niel
De Bray
de Dieppe
Du Rien
4Anionsi
Goffelin .
de
Dunkergue G de Lille, --- Page 52 ---
Après avoir fini ce Memoire, [40 ] & fur le
remettre à MM. les Commiffaires,
point de le
plufieurs lettres de
nous avons reçu
nent qu'au 31 Juillet Saint-Domingue, la plus belle farine qui nous appre132 livres le baril, argent de
ne valoit que
ordinaire pour
qu'ily ait rareté, l'Amérique. Ce prix,
qu'on eft bien otn d'y craindre la
prouve d'abord,
ment du 31 Juillet oûi on nous
difette ; car le mode la plus grande rareté, La récolte écrivoit, doit être celui
voira aux befoinsu sultérieurs. Cep deEuan-Untspour
que nous avons été mal informés, prixnous prouve encore
écrit dans ce Mémoire
lorique nous avons
toient les
que toutes les nations fe difputable état approvifionnemens, de
, & étoient dans un vérifans
guerre ; enfin ce prix de 1321 livres
réplique que les États fournis
prouve
&1 fignés par M. leMarquisdu Chilleau par MM. les Députés
nement de la Colonie de
de T'approvifionpour France, ne font pas exaûts. Sant-Domingue M. du
à fon départ
fervé aucune des formes quilui étoient Chilleau n'a obconftater la difette & en dreffer les
prefcrites pour
devoit les faire dreffer
procès verbaux. Il
de M. PIntendant ou des concurremment & en préfence
tent. Ildevoit prendre l'avis Commiffaires des
quile repréfence.Nous tranfcrirons ici un extrait Chambresde de la lettre CommerMaréchal de Caftries aux
deM.le
en date du I3 Novembre Adminiftrateursdes Colonies,
>> Ily y a fans doute
1784.
>> quelles ils (les
quelques circonftances dans lef-
> fecours des Colonies Adminifrataurs confiées ). doivent venir aux
>> mettant l'introduéion
à leurs. foins 2 en per-
>> néceffité, dont on pourroit étrangère d'objets de; première
>> difette, mais ils ne peuvent craindre ufer une trop grande
* avectrop de
de cette reffource
circonfpection. Le haut prix d'une den-
>> Ily y a fans doute
1784.
>> quelles ils (les
quelques circonftances dans lef-
> fecours des Colonies Adminifrataurs confiées ). doivent venir aux
>> mettant l'introduéion
à leurs. foins 2 en per-
>> néceffité, dont on pourroit étrangère d'objets de; première
>> difette, mais ils ne peuvent craindre ufer une trop grande
* avectrop de
de cette reffource
circonfpection. Le haut prix d'une den- --- Page 53 ---
>
un
[41 ]
>
réenempaes
> ger: les habitans mosromfantp des
- pour en tirer de
payer
Golonies
l'étran.
>> Commerce quelquefois à fon
doivent s'attendre à
>> bas prix &à
tour mressheremnent eft forcé de des objets que le
>> ces
perte. Vous jugerez leur .céder à très-
>> Vous saiotrie , la balance vous-mêmed que; fans
>
n'acordarer -
au
ne feroit
>> venir généales, & jamais de fiurplus
des pas égale.
>> procès la, vous en EtSer & permilfions avant d'en
>> Chambredi verbaux de vifite, conflaterez ainfi la néceffité par des
SiM.leM Marquis Commerce dur
> guepar des avis des
lettre & à fes
Chilleaus s'étoit
baux
inftrucions particulieres, conformé à cette
noiffance Ateiesalements de Pétat de auroient donnéune 2 ces procès verÉtats qu'il
véritable contére légal qui fournit, feuls n'ont beminese ni
au liéu que les
ves. Ils font dreffés peuvent Pauthenrichc, leur
ni-le caraceudefinancee
& fignés par des donner force
bres de Commerce aeeipnen Oficiers miliraires deprene
pas même qu'on ait n'ont fait pas ateconfilicel qualité, &les Chamgafinsni chez les
aucune recherche Ine paroît
croire Ouvrage dimagination: éeulateurs, Nous & ces états ont danslesmst
qu'un que les Colonies
fommes donc T'aird'un fondés
farines, encheinfeneie &
n'éprouvent fort
dans ce
à
peut, fans craindre par conféquent que ordinaire fur le moment prix des
Colonies, déclarer de comprometrel TAffemblée la
Nationale
Indigexdiummer qilny du
a lieu a
fubfiftance des
pour
motif
dinbérer.
lettre appuyer que le ce décret, nous que nous venons
teurs de nos Colonies Roi vientd de faire ajouterons écrire
celui d'offrir d'une
ports d'entrepot
pour leur
aux
aux
Adminiftrae
farines étrangeres olainde-dforwnif les
jufqu'au pre- --- Page 54 ---
[.42 2
d'un avifs
mier Février prochain, & T'expédition
les en informer.
aux États-Unis pour
A Verfailles, le 24 Septumbre 1789.
Signé,
Roftagny
: e % Députis de Marftille.
Abeille.
de Baionne.
Boyetet
Corbun
a Bordeaux.
Bechade
Marchand e
de la Rochelle.
Nairac o
Mofneron aîné e s 2 de Nartes.
Mofneron de Launays
de L'Orient.,
Puchelberg
Bodinier -
U de Saint-Malo.
Quefnel e
Blanche .
U du Havre.
Legrand
Defchamps *
) de Rouen.
De Montmeau -
Dupont
de Dieppe.
Niel .
De Bray: .
I dAmiens.
Du Rieu -
& de'Lille.
de Dunkerque
Goffelin .
de Bordeaux 2 reçoit dans
L'un de nous, M: Corbun,
que nous joignons
le moment une lettre de Bordeaux,
neron de Launays
de L'Orient.,
Puchelberg
Bodinier -
U de Saint-Malo.
Quefnel e
Blanche .
U du Havre.
Legrand
Defchamps *
) de Rouen.
De Montmeau -
Dupont
de Dieppe.
Niel .
De Bray: .
I dAmiens.
Du Rieu -
& de'Lille.
de Dunkerque
Goffelin .
de Bordeaux 2 reçoit dans
L'un de nous, M: Corbun,
que nous joignons
le moment une lettre de Bordeaux, --- Page 55 ---
à ce Mémoire en
L41
mentla queftion, original. &
Cette lettre décide
Nationalea
determinera
abfolua dilibirer. Élle prononcer fans.
firement Paffemblée
circonflance
eft extrémement heftutions quil iy a liere
efpérances préfente en, : donnant intereifante les
dans la;
nos Colonies, Smreanne mais même
non feulement plus grandes
pour la France,
pour
Leitre de M. Barbontin àM.
de Bordeaux auprès de Corbun, Dipnté du Commerce
LAfirnsis Nationales
Bordeaux le 22 Septembre
MONSIEUR,
1789.
PoUR avoir
vous m'avez fait Thonneur faire de répondre àla
la Le port de Ja
par votre neveu, demande que
tout plus fe belle &cla tteseee plus
où la farine
Mais traite en grand: abondante, 2 eft
eft
&ele la faifon eftbien
Philadelphie où
le moisdel propofer d'en refortir avancée pour
n'eft
Pour nos Colonies. aigueriy-allas
Point ErEeeuEE la
Avant
de Novembre navigable à caufe des Delawareeftg gelée &
moin
julqu'a la fin. de
glaces depuis la fin
loire qu'ily a des années que Février: la
&jai été téau dernier eilnavigabler de
Delaware du
ou la Deété
asingmipoas
Décembre, &c d'autres premier. Janvier
valle. innavigable 3 mois de fiuite, fans années où elle a
A Balfimore
un jour d'inter.
toutes les
on y trouve
qualitésy &Tou Peur beaucoup mieux de farines de
en. fortir & plus
ulqu'a la fin. de
glaces depuis la fin
loire qu'ily a des années que Février: la
&jai été téau dernier eilnavigabler de
Delaware du
ou la Deété
asingmipoas
Décembre, &c d'autres premier. Janvier
valle. innavigable 3 mois de fiuite, fans années où elle a
A Balfimore
un jour d'inter.
toutes les
on y trouve
qualitésy &Tou Peur beaucoup mieux de farines de
en. fortir & plus --- Page 56 ---
[441 comme leau y. eft falée $
aifément Phiver, parceque,
leau douce.
elle n'eft pas aufi fujette aux glaces que tout-à-fait dans le
A Alexandrie & à Georgetown, on trouve de fuperhaut de la rivière de Satawmack, & à meilleur marché, parcebes farines en abondance
qu'iln'y a pas autant de concurrens. une rivière fort
Mais comme il faut monter par êtreretenu dans
longue & fort difficile, on eft les fuijetày glaces 8 par les vents
l'hiver. fort long-temps par le Nord-Eft, qui font droit de
d'EA, c'eft-a-dire, depuis fouvent dans cette faifon.
bout, &
règnent
eft à la tête de
On peut Er13e aller à Édevelek, qui milles de PhiladelChemeck, qui n'eft qu'à 12 ou de 15 la farine par la voie
phie, oà l'on peut fe procurer maisà caufe de l'exportade Philadelphie & par terre;
chère; l'eau: y eft fation, elle devient beaucoup plus mais je n'ai vu ce cas
lée, & moins fujette aux glaces;
qu'en temps de guerre,
paffe deux ou trois années
I faut obferver qu'il
ce
font navigables
oùt tous les
pays-là
AE
de fuite
mais j'en ai vu plutoute l'année fans
CReeety
mauvaifes-& bien contraires à la navigafieurs bien
tion.
dernier,le baril de farine pefant 196li
Le 23 Juillet
fuivant le prix-couvres, valoit 37 shelings & demi French 2
& neveu m'ont
rant de ce pays-là, Jettre que de MM. la maifon de MM. Willing,
fait voir dans une
avec P'efpoir de
Morife 8 Souwik de Philadelphie, à caufe de la belle récolte
baifferà 32 shelings 6 pences,
à moiffonner.
livres valoit, à la
Le boiffeau de blé pefant 58
6 pences 7 avec
même époque un dollar, Oul 7 shelings
T'efpoir de baiffer à 6s shelings.
Jettre que de MM. la maifon de MM. Willing,
fait voir dans une
avec P'efpoir de
Morife 8 Souwik de Philadelphie, à caufe de la belle récolte
baifferà 32 shelings 6 pences,
à moiffonner.
livres valoit, à la
Le boiffeau de blé pefant 58
6 pences 7 avec
même époque un dollar, Oul 7 shelings
T'efpoir de baiffer à 6s shelings. --- Page 57 ---
à Le dollar eft chez nous Le1 la
Tautre Alexandrie, côté de la qui eft en Virginie, piaftre gourde: 6
: elle vaut
elle vaut 7 shelings rivière, &
qui eft dans shelings; le : & de
New-Yorck eft le demi, comme à Maryland,
juitotjours oui
port le moins fujet Philadeiphie aux
toute l'année fans direque l'on enttoit &
glaces; &c
je n'en connois point inerraprion la
I1 ya a des fortoit du port
perlonne ici dans cè
qualité ni le farines, mais
Je me fitis informé moment.
prix courant, ni
cains arrivés ici
à plufieurs
même que MM. depuis 7à 8 jours, Capitaines Améri
beaucoup de blé, French, &
que la
m'ont dit, de
le
1201e
la lings bonté boiffeau de 58 qu'il à 60 pourroit livres baiffer promettoit à fix shele continent, d'oberver que le sheling pefant. Vous aurez
Depuis votre qui veut dire en Anglois vaut 12.1 Par-tout
je ne Puis pas finir départ de il y a plu de trois 12 pences,
Je ne puis, pour le doubler à caufe de jours deux:
tructions fir la farine préfent &
vous donner cela.
TAmérique
fon prix dans le d'autres inf
Jc me trouverai Septentrionale.
continent de
voudrez
toujours bien
& en tout m'employer ce
en tout ce heureux quand vous
que vous voudrez, qui dépendra de
J'ai
avec bien du plaifir. moi,
Phonneutr d'être, &c.
N. B. A New-Yorckle
toujours 12 fous le
dollar vaut 8
Après ma lettre fignée, sheling, ou 12, pences. shelings, &
Faitronve M. Linch, ,& Tapolille
gure la lettre du 23 Juillet neveu de M. French, eci-deffus écrite,
Morrife & Souwik,
dernier, de
qui: m'a dit
leur difoit : K La récolac MM. Willng,
eaf abo- --- Page 58 ---
5) dante, qu'ity a apparence 145] que
> blés 6de farines du continent vous,receyrez chez
beatcoup de
2 automne, >>
vous, cette prochaine
A Verfailles, le 24 Septembre 1789.
Signé,
Roflagny
o
Abeille e'
Diputs de Marfeille,
Boyetet.
de Baionne.
Corbun .
Bechade.
de 0e Bordeaux.
Marchand.
Nairac
de Ia Rochelle,
Mofneron ainé . : -
Mofneron de Launay, de Nantes.
Puchelberg e
de L'Orient.
Bodinier. .
a
Quefnel.
Ade Saint-Malo.
Blanche.
Legrand.
de - Hayre.
Deschamps .
De Montmeau
- de Rouen.
Dupont.
Niel.
de Disppe.
De
Bray
e
Du Rieu
Jrseigne
Goffelin,
de Dunkerque 6 de Lille,
and.
Nairac
de Ia Rochelle,
Mofneron ainé . : -
Mofneron de Launay, de Nantes.
Puchelberg e
de L'Orient.
Bodinier. .
a
Quefnel.
Ade Saint-Malo.
Blanche.
Legrand.
de - Hayre.
Deschamps .
De Montmeau
- de Rouen.
Dupont.
Niel.
de Disppe.
De
Bray
e
Du Rieu
Jrseigne
Goffelin,
de Dunkerque 6 de Lille, --- Page 59 ---
SAe
a
APP 2 E 1
SUR
RCU
LA
DE
CONSITUTION
Par M, DE
JASTIPONINGUE
COCHEREE, Fun de Jes
Dipuais,
faufle Sot-Deuncure connu
une contrée dénomination de
qui
les Loix
s'eft Colonies hugrhaujaundhas n'en eft Pas fousla
Sa qui lui font propres. toujours régie en pays d'État une. Ceft
Tulage, denomination & non
de Colonie n'eft
Par
Dans le droit par & le dans droit, feul
confacrée que par
émigration d'une partie le fait, imprecopan. une
État, envoyée dans une
de la
Colonie ef une
9 pour habiter contrée &
déferte population ou
d'un Esar,
grand Or, avantage de cet État. défricher cette conquife contrée Par cet
Province ARLCsEE dans
au plus
turels du infilaire de
fon principe étoit
& reconquile Pays. 2 conquife TAmerique, d'abord , habitée par les une
riers,
enfuite fur eux. par par les
nades compofée de diverles
une troupe Epagnols, de
duit habinations, aux
les cultiverent Natons,
Guer
leur
Hollandoise en échange des & en S formereat le
libre appornèrent, parmi
ce qui
prEoC'eft
eux.
établit alors marchandifes un
quils
dans cette Pofition
comimierce
que Saint -
Domingue fe
d'abord , habitée par les une
riers,
enfuite fur eux. par par les
nades compofée de diverles
une troupe Epagnols, de
duit habinations, aux
les cultiverent Natons,
Guer
leur
Hollandoise en échange des & en S formereat le
libre appornèrent, parmi
ce qui
prEoC'eft
eux.
établit alors marchandifes un
quils
dans cette Pofition
comimierce
que Saint -
Domingue fe --- Page 60 ---
donna à Louis XIV, aux [2J conditions de maintenir
priviléges & franchifes.
fes
Donc Saint - Domingue n'a pas été formé
émigration envoyée dela France pour établiraion par une
grand avantage ; donc
plus
quis par la France; donc Saint-Dominguen'ay Saint-Dominguer en'eft pas étéconColonie de la France.
pas une
Mais fi Saint-Domingue n'eft pas une ColonieFrançoife, elle eft encore bien moinsune Province
Une Province Françoifeeft une partie conftituante Frangoifi. &
intégrante de] laFrance, foumife àla même
ou fufceptible de l'être fous tous les rapports. conftitution,
Or, Saint-Domingue par fa pofition ne peut être ni
une partie conftituante & intégrante de la
ni
être foumis à fon entière conftitution, ni même France,
tible de l'être; fes rapports font prefque tous différens. fiufcepEn effet 2 la France ne peut & ne doit être habitée
par un peuple libre, fon nom en porte
2 la néceffité; fon régime, fes moeurs', fon l'exprefion climat,
fes cultures, fes manufaétures, fa conftitution en un
mot 2 annoncent & demandent un peuple libre.
Saint-Domingue au contraire eft habité par des
peuples de diverfes couleurs & de différentes origines,
Les uns, nés dans le fein de la liberté, François,
nols, 2 Anglois, Hoilandois de naiffance, habirent Eipag- cette
contrée éloignée; les autres, arrachés du climat brûlant
de l'Afrique, par des Négocians des ports de mer 2 &
fouftraits par eux au plus dur des
qui fait
la bafe de la conftitution indeftructiblede efclavages, ce peuple barbare, ont ététranfportés fur les rives fortunées deSaintDomingue, habitées par une nation libre, hofpitalière,
qui s'empreffe toujours d'obtenir à prix d'argent des
Négocians François, la pofeffion de leurs captifs détenus dans leurs navires. Ils; perdent bientôt en defcendant
de ces --- Page 61 ---
de ces efpèces de
(3J
&cles chaînonsi prifons, leforvenirdel leurs
entrant fir les espluspefamee deleurs fers, fe malheurs;
rans, qui mélent habitations fans
de leurs nouveaux brifent en
Partegent leurs peines, ceffe leurs fueurs avecles conquépar Thumanie,
leur prodiguent des
leurs,
Loi même a fixéles V'intérêt & la Loi, La
foins diélés
tend guère plus loin limités de leur
fageffe de cette
bien obfervée dans que celle de fervitude la
quines s'és
Le
les Corps
dilcipline févère
habitent concours, lIfle de le mélange de militaires. ces
mat de cette contrée, a-Dominpnes 2 la peuples divers
tures, des moeurs de de fes cultures, diflérence de
leurs,
Loi même a fixéles V'intérêt & la Loi, La
foins diélés
tend guère plus loin limités de leur
fageffe de cette
bien obfervée dans que celle de fervitude la
quines s'és
Le
les Corps
dilcipline févère
habitent concours, lIfle de le mélange de militaires. ces
mat de cette contrée, a-Dominpnes 2 la peuples divers
tures, des moeurs de de fes cultures, diflérence de état même
fes
fes
celle de la exigent donc habitans, une
T'oppofition manufac- de leur
être partie France :
confitution autre
que fon intégrante Saune-Doningues & conflituante ne Peut donc pas que
partie de fa régime néceflité n'eft
de lal France,p puifpas être regardé conflitution: :
fulceptible que dune
Françoife.
précifément unt-Doningue comme ne; peut donc
une Province
fidéré ceim-Dominge que comme ne Peut
nomination
une Province conf@quemmenr être conqui lui convienne, mixte, eft celle & la feule dé
Ametili A ce titre,
de Province
mixte compofée elle de la doit donc avoir une
ellea appartient par droit conftitution de
de la France confitution à
être particuliere réglée & néceflaire donation, à fa
d'une
qui
& déterminée
pofition, qui conflitution ne
leurs
qui que par les feuls habitans peut za
Députés à
Ectemee
nouvelle
PAffemblée offriront, à cet effet, par
&
formation d'Aflemblée Nationale, le plan d'une
acquisa Provinciaux: : d'ou il réfultera en États particuliers
Ritution TAffemblée Nationale, lexercice du droit
mixte, > mais néafaire, d'examiner d'en
cette con
développer les
pofition, qui conflitution ne
leurs
qui que par les feuls habitans peut za
Députés à
Ectemee
nouvelle
PAffemblée offriront, à cet effet, par
&
formation d'Aflemblée Nationale, le plan d'une
acquisa Provinciaux: : d'ou il réfultera en États particuliers
Ritution TAffemblée Nationale, lexercice du droit
mixte, > mais néafaire, d'examiner d'en
cette con
développer les --- Page 62 ---
oL
rapports, d'en difcuter les avantages ou les
ges pour la France, de les pefer en dernière défavantafanctionner enfin, de renoncer même à la analyfe de
de Saint-Domingue, fi elle eft onéreufe à donation
ou de la conferver 9 fi elle eft utile à fes intérêts, la France,
toujours aux conditions premières de la
mais
façon que fi après le plus mûr examen, donation; les
de
pour la France font plus fortes que les raifons charges
PAflemblée Nationale pourra prononcer l'abandon d'utilité, de
Saint-Domingue, la conftitution
fans pouvoir cependant renverfer
propre & néceffaire à fon
encore moins aliéner l'objet de la
exiftence,
les habitans de
donation s parceque
France, n'ont Sain-Dontingue, en fe donnant à la
rêts
chers pas pu, n'ont pas dû facrifier leurs intélespluis
au prix dela protedion
contraire ils ont dû croire améliorer leur accordée; au
le détériorer : c'eft un principe du droit naturel fort, & non
par P'Affemblée Nationale, & que réclameront adopté
d'elle les Députés de
auprès
leurs Commettans dont Saint-Domingue, l'amour;
au nom de
queleurintérêt, fera toujours lep pourla plus fûr France, plutôt
fidélité.
garant del leur
femblée Les DpetrdeaeDosinge: folliciteront de PAL
Nationale, la décifion de la queftion des Loix
prohibitives, exercées parles
des
mer 9 toujours préjudiciables à Négocians leurs
ports de
mélioration dufort des) Noirsfijuftement fubfiflances,a l'agrès deleurs cultures dont elles
defirée, auproIls demanderont, au nom de empoifonnent leurs
legerme,
libertédet tousles
commettans la
Negres réfidant en
y refteront.
France,t tant qu'ils
Ils confentiront encore à l'abolition dé la.traite
Noirs, faite
les Négocians
des
de TAAESEN Nationale.
François, ficeftlevau
F I N,
--- Page 63 ---
44.
/9
L AS S E
M B LE E
CENERALE
DE LA PARTIE
FRANÇOISE
BRAAIRT-BONISGEE
AUX
FRANGOIS
Rens.go.
Nos
contrée lointaine, représentons les habitants d'une
portion de
qui fait gloire d'être
l'ompire
une
guer les trésors des françois et de lui
à travers les
Antilles, Nous prodimes industrieux mers, réclamer pour ces venons,
la confirmation
homqu'eux-mémes ont consenties
des loix
opérer leur bonheur: Au
et qui doivent
mnoment où nous
doux et
mere
emiamneninons
magnifique
patrie, quel
regards! Est-ce là cette spectacle s'offre à nos
avons laissée en proie
France que nous
aux abus,
en
al'oppresvigueur;
les loix
ARgtE-CETeEt
ving-quairemtilonse
sont
d'hommes
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E763
L651s
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S
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