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Jobu Uatr Srolmn
Library
firomt Ihinersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
a
A
to fepilion
ates
A M ONSIEUR,
MONSIEUR LE SÉNÉCHAL
du Sidge Royal du Port-au-Prince.
humblement Sieur
SUPPLIENT
Simon-I François
Pamelard, Huiffier en votre Siége & au Confeil Supérieur, & Marie-Françoife Dollet, fon époufe, majeure,
qu'il autorife par ces préfenres pour tous aêtes de
procédure quelconque, tant en fon nom perfonnel, que
prenant fon fait & caufe.
Et vous expofent, Monfieur, qu'ils ne peuvent fe
difpenfer & font forcés de vous porter les plus juftes
plaintes contre Madame Trigant de Beaumont, M. Mo
Drouin de Bercy, Procureur du Roi de votre Siége,
& M. Roberjot Lartigue, Tréforier, particulier de la
Marine, fe difant fondé de procuration de M. Charlier,.
Habitant à Nipes, de préfent en France, fur la diffie.
A
- --- Page 6 ---
les plus cruelles &
outrée & les injures
& probité
mation la plus
la réputations honneur"
quoi
offenfantes contre Cependant la Dame Pamelard, le fang &
des Supplians. dire,. eft leur parente par
qu'ils en puillent
réflexions dans un
non d'alliance. font répandues avec
reprefenié
Ces infamies
pour lc Sieur Charlier,
de la
Ecrit intitulé : Réponlo Lantigue, Tréforier paniculier Charlier,
par le Sieur Roberjo: Marie- Angéligue- Vittoire M de Bercy,
Marine; la Dame
de Baumont, 8 M
avec
époufe du Sieur Trigant mineurs ifus de for mariage en qualité
tuteur des quatre Charlier, enfans fon époufe, lefquels, 8 oncle utérin,
feu Demojfille du feu Sieur Haurtin, leur à frere celle de M Nicodhéritiors imprimée pour réponfe Général au Conf@il
à la Requête
Miched, NotaireBurfesneriad du Pot-nu-Prine
(ont à Toccafion
Supérieur Ces Mémoire & Requôte imprimés de faux formée Heurtin. contre
d'une inftance en infeription teftamentaire du feu Sieur
ne
M Michel, fur T'atte
aux Supplians, qui leur
Cetté inftance eft étrangère du Sieur Heurtin,
légataires particuliers
font que
forcés par la
parent.
douleur que les Supplians, les héritiers HeurCeft'avec Écrit, voyent combien
&
le&ture de cet
en fe livrant à une dégradation leur
fin fe font oubliés cruelle contre leur répuiation, de les rediffamation la plus
Il fuffit, Monfieur, ils font
honneur & leur probité, fe refufe à les peindre, l'on ne don;
tracer; mais la plume & exprefions que
traités avec les termes en cette Colonie. .
Sang-Malés
nent quaux
-
les héritiers HeurCeft'avec Écrit, voyent combien
&
le&ture de cet
en fe livrant à une dégradation leur
fin fe font oubliés cruelle contre leur répuiation, de les rediffamation la plus
Il fuffit, Monfieur, ils font
honneur & leur probité, fe refufe à les peindre, l'on ne don;
tracer; mais la plume & exprefions que
traités avec les termes en cette Colonie. .
Sang-Malés
nent quaux
- --- Page 7 ---
On.lit page 3 de leur Ecrit : Le Sicur Heurtin par.
rait avoir donné 100 mille livres à la femme Pamelard.
On a.donné pour morifau legs de lafemme Pamelard
les, fervices
qu'clle avait rendu & rendaii ercore
au Sieur Afeth dans la maladie de laquelle il était
encore affligé.
I a nommé Pamelard, Huifier,fon exécuteur-tefla:
mentaire, & la prié d'accepter dix mille livres pour la
peine quil aurait à délivrer les cent mille liyres à Ja
femme.
Page 4- Lafelation du Sieur Michel de répéter fans
cele
la femme Pamelard était parente du Sieur
Hente
Le Sieur Heurtin avait reconnu par fon teflament lq
femme Pamelard pour fa coufine.
Mais comment le Steur Heurin aurait-il pu le dires
la Dame Pamelard (feui endroit où l'on a bien voulu
qualifier la Dame Pamelard cela. eft échappé fans
doute) ce m'ef pas que cette fèmme appartienne àune
famille tris-honnates mais qui pourrait L'avouer ou laifer
croire qu'olle lui appartient, d'après fon mariage avec
Pamelard 8 les mosifs qui ly ont conduit. -
Pages 4 & 5. La parenté, l'alliance n'a: donc pas
été le motif déterminant pour liguer cent mille livres à
la femme Pamelard.
Ce legs a été le prize des fervices rendus par la femme
Pamelard au Sieur Heurin avant e
a maladies
M Micheln'eit pas été infpiré fiar cel
par PameAr0riA
lard lui-méme, 8 s'ilfe fit renfermé dans fa défenfe, iZ
n'eit pas. fappofe auffi gratuitement cette parenté, guil. a
n'a: donc pas
été le motif déterminant pour liguer cent mille livres à
la femme Pamelard.
Ce legs a été le prize des fervices rendus par la femme
Pamelard au Sieur Heurin avant e
a maladies
M Micheln'eit pas été infpiré fiar cel
par PameAr0riA
lard lui-méme, 8 s'ilfe fit renfermé dans fa défenfe, iZ
n'eit pas. fappofe auffi gratuitement cette parenté, guil. a --- Page 8 ---
raifon 4 comme ane injure de plus
daillaurs avec
vegardé aux' n héritieis Heurin.
Heurtin avaient
à faire
Si de leur côté les héritiers rendus
la femme
Page 5- ici le genre de fervices
par fans peis
a examiner Sieur Heurin, . -ils y trouiveraient de lui
Pamelard all
faire anéantir le legs; au lieu
ne des motifpour de
8 de valeur.
ont été
donner plus
quels
Tpl
à perfonne
:: D'ailleurs nous n'apprendrions
les fervices avant la maladie. reçus dans fa
Parlinformation (ceux
le S
LehegHfEEr
Pamelard ria pas quitié
fon lit.
wé que la Formume
dans fà chambre fur : on met
qu'elle a refé papldudlemea bas du Mémoire en réponfe
Et en note au
la
ceux faits
nombre de legs viciés par faggeftion. le lit du maladé,
au
des perfonnes qui affegent
aul profit
matulam, obfident leétum. la part d'une
ipfi apponnunt
fans doute excellfide homme de
Ce zèle parattrait ans, : a Tégard d'un jeune été
femme de vingt
incroyable guldl eiit la approuvé
vingetrois. 11 paraturait de cent mille livres à femmes
le mari, fele legs
alfex la conduite
par
au mari n'expliquait
de dix mille-livres
ami de
reciproque de ce couple complaif/ant, eff bien Cancien
Page 6. Le Sieur Beflide
virent
Pamelard.
honnétes en furent révoltés de & riy la
Tous les
odieux de lafidudion,
juggf
le fruit NP plus
que tion la plus honteufe.
Sieur Heurin) humiliantes
Pag 7- De la retraite l'avait (du engagé à faire depuis peu
quun penchant Panelard. aveugle
Lans la maifon.
iproque de ce couple complaif/ant, eff bien Cancien
Page 6. Le Sieur Beflide
virent
Pamelard.
honnétes en furent révoltés de & riy la
Tous les
odieux de lafidudion,
juggf
le fruit NP plus
que tion la plus honteufe.
Sieur Heurin) humiliantes
Pag 7- De la retraite l'avait (du engagé à faire depuis peu
quun penchant Panelard. aveugle
Lans la maifon. --- Page 9 ---
Page IO. M Michel ne la imaginé que pour la
digne apologie de la femme Pamelard.
Page 25. M Michel arrive dans la chambre du Sicur
Heurtin, 2 conduit par Pamelard, iy trouve la femme
Pamelard.
Tels font, Monfieur, les faits contre Thonneur & la
probité des Supplians, l'extrait intitulé : Réponfe de M'
les héritiers du feu Sieur Heurtin, établi extrajudiciairement dans un procès en infcription de faux entr'eux
& Mo Michel, oû les Supplians ne peuvent être
parties & ne les regarde nullement; ils ne font point
en procès avec M's les Héritiers Heurtin ni avec
M* Michel, ils ne prévoyent point que leur erreur
fe perpétue jufqu'a contefter les legs particuliers.
mais alors comme alors.
Ce torrent d'injures & cette diffamation cruelle contre
de tierces perfonnes, lancés par des parcns eftimables
d'ailleurs, doivent être cependant réprimée, fur-tout
lorfque ces mêmes parens fortifient linjure juiqu'à regarder comme une horreur la qualité de. parenté.
Vous voyez, Monfieur, que cet Imprimié fcandaleux,
qui a été répandu avec affeétation dans cêtte ville &c
dans toute la Colonie, dégrade non-feulement les Supplians, mais avili avec infamie leur nombreufe famille,
alliés à des perfonnes qui ont occupés & occupent les
premières places en cette Colonie.
de
Votre juftice prompte va éclater fans acception
perfonne, ni des dignités, ni des états, vous ne verrcz
qu'un Supérieur qui a déshonnoré fon inférieur, & qui
,
qui a été répandu avec affeétation dans cêtte ville &c
dans toute la Colonie, dégrade non-feulement les Supplians, mais avili avec infamie leur nombreufe famille,
alliés à des perfonnes qui ont occupés & occupent les
premières places en cette Colonie.
de
Votre juftice prompte va éclater fans acception
perfonne, ni des dignités, ni des états, vous ne verrcz
qu'un Supérieur qui a déshonnoré fon inférieur, & qui --- Page 10 ---
Monfieur,
coupable; en effet,
par-la eft encore plus
Huiffier de votre Siége
remarquez que le Supliant, comme un homme dégradé fur-
& dela Cour, eft repréfenté héritiers du Sieur Heurtin,
& déshonnoré par les fon Supericur, en défavouant maifon
M.M: de Bercy
avec la
tout par la
de fon époufe la famille Lod'un côté Heurtin. parenté Ils ofent dire que
&
Charlier &
être honnête, a improuvé termes :
ménie, quils conviennent avec le Suppliant en ces lui appar
rougitde fon mariage lavouer ou lailfer croire qui'elle e des motifs
mais qui pourrait mariage avec Pamelard
tienne, d'après fon
fait enqui U'y ont conduit. avec une réticence affreufe,
Ils ont donc,
était improbe, malhonnête, T'on
tendre que le Suppliane entaché de crimes fecrets fon que époufe;
un prévaricateur & d'un autre côté la aucune Dame réputation.
n'olc nommer; mauvaife moeurs & fans
vers la
une femme de
& expliquée à la page 5. alet
L'injure éft affurée mari & delafemme cspliganient
fin : Retosiligrir de'ce couple complaifant.
5 en difant
la conduité
à la même page la
Linjure eft couronné
gratuitement parenté,
Mo Michel n'a (uppofé raifon comme une injure
que
d'ailleurs avec
quil a regardé faire aux héritiers Heurtin. les
font
de plus à M' les héritiers Heurtin! déshonneur Supplians & de
Quoi, entachés du crime odieux du comme une injure
donc
puitque vous regardez votre famille. Les
Timprobité, d'établic une parenté avec Loménie ont conde plus François; Nicolas & André leur nièce, ainfi que
Sieur
le mariage de
fenti & approuvé
que
d'ailleurs avec
quil a regardé faire aux héritiers Heurtin. les
font
de plus à M' les héritiers Heurtin! déshonneur Supplians & de
Quoi, entachés du crime odieux du comme une injure
donc
puitque vous regardez votre famille. Les
Timprobité, d'établic une parenté avec Loménie ont conde plus François; Nicolas & André leur nièce, ainfi que
Sieur
le mariage de
fenti & approuvé --- Page 11 ---
les Sieur & Dame Bardou, Chevalier S Dame de
Momins, leurs oncles & tantes; les frères ont donné
leurs pouvoirs, qui font joints à la minute de leur contrat de mariage; vous les infultez donc tous & vous
infultez les Supplians, en les peignans comme des gens
couverts d'ignominie, jufqu'à les traiter avec les mêmes
dénominations que l'on ne donne qu'aux Gens de Couleur de cette Colonie, en les dénommant en vingt endroits de votre Écrit, la femme Pamelard, Zn2 Pamelard, avec un farcafme, des couleurs & des dénominations honteufes & humiliantes 9 qui n'appartiennent
qu'aux femmes publiques & aux derniers des hommes
qui ont des crimes fecrets, fur-tout dans un procès
extrajudiciaire & perfonnel à un Officier public, fur le
faux ou l'authenticité de fon aêe.
Meffieurs les héritiers Heurtin, vous êtes donc coupables de même que VOS repréfentans; plus vous êtes
élevés en dignités & en fortune,n moins vousauriez zdàvous
permettre un pareil fcandale. Le Sieurd, Charlier eft
en France & défavouera fans doute cette cruelle injure
du Sieur Roberjot Lartigue, fon repréfentant. Sur cette
négation de parenté le Sieur de Maifonfeul, oncle de
M. Charlier & de la Dame Trigant, ne fera pas édifié
également de la réprobation de parenté avec les Sieurs
Loménie & les Supplians.
Quoi qu'il en foit de ce défaveu de parenté, comment la Dame Trigant a-t-elle pu oublier que le fang
de la Dame Landron, fa bifaieule, qui coule dans fes
veines, eft le même qui coule & anime la Damne
Pamclard?
onfeul, oncle de
M. Charlier & de la Dame Trigant, ne fera pas édifié
également de la réprobation de parenté avec les Sieurs
Loménie & les Supplians.
Quoi qu'il en foit de ce défaveu de parenté, comment la Dame Trigant a-t-elle pu oublier que le fang
de la Dame Landron, fa bifaieule, qui coule dans fes
veines, eft le même qui coule & anime la Damne
Pamclard? --- Page 12 ---
du Roi, voudra bien
M. M? de Bercy, Procureur le Sieur Dollet, père de
de lui roppeller que
de coufin pendant
potmettre
le logeait en qualiré & follicitait pour lui
la Soppliantes mois & demi, en 1775,
& en la
deux
MM. les Adminifrateurs
des procès devant
Cour.
Mo de Bercy,, quoi! en votre qualité
Pardonnez, M.
rendrai toujours hommage,
de mon Supéricur, à qui infulté, je
& quoique nous foyons
mais vous nous avez demandons juflice de VOS outrages fur le
VOs inférieurs nous
nous être refofée? Afis adjecfcandaleux, peutclle
du Roi, Pamelard (ans Mo
Procureur
lié avec
Siége,comme le Suppliant, mais en procès de votre quaPhonore Notaire, où vous vous qualitié de dire Pamelard,
Michel, n'avez pù vous permettre
lité, vous
dénominations qui H'appartienment
la femme Pamelard, Couleur Ies plus vils.
des
quaux Gens de
Thonneur &la probité des
Vous n'avez pu outrager fans preuve écrite ou
Supplians & leurs moeurs,
faits avérés ou notoires. foit les Officiers de votre Siège,
Vous, Monfieur,
Cour Souveraine, dans toutes
foit les Magiftrats de la civiles, perfonnelles ou dans la
les inftances ou affaires
dans tous Ies temps
le Suppliant a reçu
fujets du Roien
la fociété, qui eft due aux Blancs loriquil s'agit de
qualification Colonie; ce qui eft différent
eft déligné de
cette
Offices du Suppliant, qui
l'exercice des
Pamelard, dénominaPamelard, Huiffer ou THuilfer
d'un autre côté
la loix du droit public;
ni l'anition fixée par
éprouvé dinterdidlion
n'a jamais
madverfion
le Suppliant
le Suppliant a reçu
fujets du Roien
la fociété, qui eft due aux Blancs loriquil s'agit de
qualification Colonie; ce qui eft différent
eft déligné de
cette
Offices du Suppliant, qui
l'exercice des
Pamelard, dénominaPamelard, Huiffer ou THuilfer
d'un autre côté
la loix du droit public;
ni l'anition fixée par
éprouvé dinterdidlion
n'a jamais
madverfion
le Suppliant --- Page 13 ---
9'
madverfion de la Cour, ni de vous, Monfieur, ni de
votre Siége.
a Par quelle fatalité les Supplians font-ils forcés de
vous porter, Monfieur, la préfente plainte contre les
héritiers du Sieur Heurtin & le Sieur Roberjot Lartigue, repréfentant dit-on le Sieur Charlier feulement,
& ceux qui ont figné le Mémoire en réponfe.
Les Supplians y font excités tant par Thonneur qu'ils
doivent à leur famille Loménie & de Momins, ainfi
qu'à celle des Sieur Bardou & Dame Thouin, qu'à
eux-mémes.
Combien n'eft-il pas douloureux pour les Supplians
d'éprouver aujourd'hui un contrafte auffi frappant de
la part de leur Parties Adverfes; fcrait-ce la 'Dame
Pamelard qui aurait dû craindre d'être déshonnoré par
M. Mo de Bercy, quand à fon arrivée de France, en
connaiffant fon mariage, il a bien voulu lui faire la
vifite la plus honnète, lui promettre' fa proreStion &
de devenir fon foutien; c'était bien certaincnrent comme à fa parente qu'il témoignait ces témuignages de
bonté.
Le Sieur Pamelard ponvait il s'attendre elque lal Dame
de Trigant, qui l'a reçu avec bonté troise ou' quatre
fois par, jour, qui n'a pas même rougi dans le temps
d'accepter fon bras pour fe rendre chez M. fon frére,
qui, ainfi que M. de Bercy, l'ont chargé des honneurs
funéraires de leur parent commun M. Reurin, fe vers
raient aujourd'hui l'un & T'autre ternis par les perfonnes qui devraient être leurs protefeurs, & obliges de
recourir aux loix pour les laver de taches infamantess
B.
ise ou' quatre
fois par, jour, qui n'a pas même rougi dans le temps
d'accepter fon bras pour fe rendre chez M. fon frére,
qui, ainfi que M. de Bercy, l'ont chargé des honneurs
funéraires de leur parent commun M. Reurin, fe vers
raient aujourd'hui l'un & T'autre ternis par les perfonnes qui devraient être leurs protefeurs, & obliges de
recourir aux loix pour les laver de taches infamantess
B. --- Page 14 ---
1O
à Mr Michel.
le Mémoire en réponfe la note écrite
'dont eft rempli
Monfieur, ci-joint linvitation des difVous trouverez, qui indiquait
Il eft
M. Mo de Berci,
& du cérémonial.
le
par férens Corps & Citoyens,
a feul accompagné M de
vrai que le Suppliant leur coufin, M.
encore du feu Sieur Heurtin;
fon beau frère, en
convoi
afifté comme
contraire en
Bercy n'y a point
que Tufage était
faifant dire au Suppliant
profond
cette Colonie. font pénétrés d'un fenriment fubliter un libelle
Les Supplians doivént-ils laiffer
douleur, mais
leur famille, perpé:
de
contr'eux & contre
la faire ceffer
auffi affreux
fur leur tête: : Ceft pour
& juftice.
tuer Topprobre recours à votre autorité
quils ont
plaiffe donner abte
Monfietr, il vous
rendent contre
Ce confidéré, de la plainte quils vous d'un Mémoire
aux Supplians colporteurs & ditribureutes Charlier, repréfenté
les auteurs,
le Sieur
particuintitulé : ( Réponfe pour Lartigue, Tréforier
le Sieur Roberjot
9> par la Marine; Dame
Élie Trigant de
REANEERNEE
9) lier de Charlier, époufe du Sieur fa
ViSloire
mari par procuration
$>
autorifée de fon Sieur Trigant de Beau9> Beaumont,
& ledit
Drouin de
& fpéciale,
Mo François
9> générale Tautorilant, & M.
fon Procureur en ce
5> mont Confeiller du Roi &
des Sieurs Louis9> Bercy,
nom & comme tuteur
Jeanau
Anne-Soptie
99 Siége,
Demoifelle
2> BURECierANge &
mineurs, iAus
enfans
DmANN
29 se-Augutincen
fes quatre
9) Drovin de. Bercy,
Beau9> Beaumont,
& ledit
Drouin de
& fpéciale,
Mo François
9> générale Tautorilant, & M.
fon Procureur en ce
5> mont Confeiller du Roi &
des Sieurs Louis9> Bercy,
nom & comme tuteur
Jeanau
Anne-Soptie
99 Siége,
Demoifelle
2> BURECierANge &
mineurs, iAus
enfans
DmANN
29 se-Augutincen
fes quatre
9) Drovin de. Bercy, --- Page 15 ---
II
5> de feu Dame MtaisAuscpsiad-Aupie Char2> lier, fon époufe en premières nôces 5),
Le Sieur Charlier, la Dame Trigant & les mineurs
de Bercy, habiles à fe porter héritier dujfeu Sicur
Heurtin, leur frère & oncle utérin.
Contenant 70 pages d'impreflion, commençant par
ces mots : qu'on ne s'auende pas, & finiffant par ceuxci:fauf au Minifère public à requérir Ce guit avifera
6 le droit de M. M de Bercy de rendre plainte en fon
Tiom perfonnel contre le libelle dont il S'agit, qui Zui demeurera esspreffement réfervé, & au-deffous, N. B. Les
Supplians ne demandent pas comme M Michel l'exécution par provifion 8 Jans préjudice de Lappel. L'exécution provifoire en pareille matière ! ce nouveau trait était
bien fait pour couronner l'ouvrage.
Erplus bas : de lImprimerie Royale du Port-au-Prince,
1785.
Duquel un exemplaire et annexé. à la préfente
Requête en plainte,
Permettre aux Supplians de faire informer pardevant vous, contre les auteurs, colporteurs &c difributeurs dudit Mémoire, & de faire entendre des témoins
fur la publicité d'icelui, circonfances &" dépendances,
pour, l'information faite Bi communiçuée :e à M. le
Procureur du Roi, dont ils requiert la jonétion, être
parle Suppliant pris telles conclulions de droit, & ferez
juftice. PAMELARD& MARIEFRANÇOISE
DOLLET, femme Pamelard,
Pour affance, LECLERC, Procureur. --- Page 16 ---
d'ap
Enfuite eft écrit : Ade de la plainte, permis
le
laudience ordinaire, aux fins de la préfente,
pelter à
DE RONSERAY.
2 Juillet 1785. Signé,
doute farpris de lire, qu'il foit
P. S. Lon fera fans
au licu de fuivant
permis dappeler dans les délais,
les conclufions.
auendent par un Arrêt de la
Mais les Supplians
dans leurs con
Cour, que les demandes par eux portées
clufons leur foiens accordées.
-
DE L'IMPRIMERIE ROYALE DU FORT-AU-PRINCE 1785. --- Page 17 ---
I aoud 446
63 Ligal #
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SU t 6La
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Me. G * DUBOIS )
REGLE M 1ENT
D U
ROI,
Concerhant les Huifters des Amirautés à Sain-Domingue,
DE PAR LE ROI
Erirait des Regifitris du Confeil Supérieur du Port-au- Prince,
Sr ce
a été repréfenté à Sa Majelé, par
Monfieur le
de
Amiral de
Et
Penthievre,
France,
que les conreffations furvenues depuis quelque temps
entre FBuilier Audiencier de TAmirauté du Portau-Prince, & les autres Huiffiers du même Siége,
relativement à leurs fonêtions refpc&ives, néceflitent
un Réglement for certe matière, qu'il imporre fur tous
de conferver à FHuillier Audiencier, fpéciulement char
repréfenté à Sa Majelé, par
Monfieur le
de
Amiral de
Et
Penthievre,
France,
que les conreffations furvenues depuis quelque temps
entre FBuilier Audiencier de TAmirauté du Portau-Prince, & les autres Huiffiers du même Siége,
relativement à leurs fonêtions refpc&ives, néceflitent
un Réglement for certe matière, qu'il imporre fur tous
de conferver à FHuillier Audiencier, fpéciulement char --- Page 18 --- --- Page 19 ---
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