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AsA
Pabn darter niroien
Litruy
Onmt leeerasty --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
o.10
M E M OIRE
SI U R
LES COLONIES OCCIDENTALES.
Le ciloyen LANCEL , ci-devant Commissaire
et chef du burcau de police, à lisle de
France :
A tous citoyens qui 7 par état, ou par
intérêt 1 ont quelque rapport avec ce
qui concerne les colonies orientales : et
aux citoyens Isidore Langlois et Lunier,
rédacteurs du Donroatli-à.lesengorda. soir,
pourles détromper. sur cequ'ils ont inséré
dans leurs numéros des huit et onze décembre mil sept cent (untre-vingt-scize,
leur faire comoitre lavérité, etles motifs
de la calomnie exercée contre le citoyen
Burnel 1, agent particulier du directoire
exécutifaux Isles de France et de la rénion
ou Mémoire sur les Colonies orientales.
Lspamenre que j'ai reconnu dans vos écrits
jusqu'à ce jour, me convainc, citoyens, que vous avez
été induis en errenr silr ie compte du citoyen Burnel,.
et que cédant trop facilement à l'esprit de préventien,.
vous avez répété pour la vérité, les Co lomnics de cerw
tains hommes intéressés à dénigrer CC citoyen pour enpêcher ou retarder l'exécution de la loi sur la libeité
A --- Page 6 ---
PC
dcs règrcs, soitpour leur intéret personnel , soit pour
celui ide leurs parens ou de leursa am.et par ce moven,
gagnerdntoms dans V'espeir d'affiblirle coupque peuvent porter, à. leur fortune 2les principes de Phomauité
et la loi eit en éuane, concernant.la liberté ce ces
malheurenx.
Je dois al l vérité et à P'intérêt que vous inspirez 1
tous lesi bonsties-gens, par las sévétité de vosi: eppels.
contre Pinjastige, les rexitionis, les abas d'autorité et
la calomuie, de vous désabuser et détru.re l'effet des
inductions perfiles de ces nômes hommes.
Ilvoase ertimpoisible daxsfufjicemmmreild dins
cette affiire,sivontr ne connoissez.; pas PhledePrmce,
sEs inté:ôts, eu égund 2 s sitaution et son comnerce,
les citoyers qui Phabitent, lears usiges, leurs mrurs,
leuars inté.êts particuliers, chirune des' divisions"de - h
société dans sa cliwereprcfiscen coarmerce 2 tels que
négriers-armitenrs poar Moza Wiqre ct MalagasLar,
navigateurs attachés a1 la marinie" du commmerce, cultivateurs, marchands, elc. ete. Etsurtour que vuus conroissicz particulitseurent lecitayen Barnel,sa morilité,
cu son imporalité: : alois vous tecomnoitriez ses enremis,et vous devincriez fucilement le motif qui lef fit
agir. Ile est peu deces personttes"tai se liguent eujour
d'hui costrelaloi, larque Pon croit que ce 12est que
rortre la per:onne chogée de so" exéeuti 1 1 qui ne
désirent conserver, soit fafortune quils ont encore i
PIsle Je France, soit celle de leurs parens ou de leurs
amis:eette fortunc ne cousista.t piarjpelometqandans
la quantité des esclases qn'iis possedent rour cultiver
les éuormes ennressionsyqules ieux de lu plapart ont
surprisau gourcrucunautpar la faveur ct parl'intrigue,
onne chogée de so" exéeuti 1 1 qui ne
désirent conserver, soit fafortune quils ont encore i
PIsle Je France, soit celle de leurs parens ou de leurs
amis:eette fortunc ne cousista.t piarjpelometqandans
la quantité des esclases qn'iis possedent rour cultiver
les éuormes ennressionsyqules ieux de lu plapart ont
surprisau gourcrucunautpar la faveur ct parl'intrigue, --- Page 7 ---
cu qu'une insatiaticcupilirearrachél vil pix,a quels
guss malhenreuses fomillesqui les avoiert obtenu pour
lerservices gu'svoient rendu, leurs chefs, Pétat; nais
furert oligées de vendie une partie de leur terreinpour achicrerdes nigres pour la culture de cequi
ur wsteit, ilestpas étonnant gu'ils se nicuyent. Ch.
ous ens, pour élo'gner Pexécation de cette loi qu'ils:
recorrent sut.
Temcizie principal deshomnes est Pintéret;il faut
SS,IHAL euxonserver ce qu'on aarquis : c'est de. tonte
les msiase-,celle dort on s'écarte le moins, duos le
sietleot nous sommes ;quel frein pourroit-on apporter
icesyytbae Ceneseroit pas ies rcmnords d'avoir Cai
lomnéjun indivic t contre lequel même, on peut avoie
eacore Taelepricsujets devengennceet de haine particuLère:sa prrssance seroit trop foible aujoura'hui.
Lesenrentis duC. Durnelsontles votres, ,oule seront
dansn'orcasion. Gecibyen,jaurmabite en I790 ,appelloit co.ame voas, Patiention pubtique, sur tous ccux
quiabnsoient de i'antorié;l leur rapye selloit sa:is cesse
les loix,et lesiavitota ne pas P'écarter : il prenoit la
déiense deseypsimd,pacun souvernesent encoreroyaliste; dorcil. n'cturtpas de ce parti. Ilétoit bien loin
dowcsévointionar-lenwiste-é,e orgeur,car, lors' de
l'assassinat prémédité, du comnandant la station dans
PInde, M. le comte de Macnémara, tout le monde sait
qu'il blâma hautement 1 dans son journal, la conduite de quelques gouvernans jaloux 2 qui avoient fait
payer et enivrer ue soldateaque,alors dans les premiers
éfforts de Pindiscipliue, pour cummettre cet assassinat,
et que,suns en accaser, précisément le gouverneur. Ivi.
de Cossigny et M. d'Agincourt, lieutenant-solonel-
dans
PInde, M. le comte de Macnémara, tout le monde sait
qu'il blâma hautement 1 dans son journal, la conduite de quelques gouvernans jaloux 2 qui avoient fait
payer et enivrer ue soldateaque,alors dans les premiers
éfforts de Pindiscipliue, pour cummettre cet assassinat,
et que,suns en accaser, précisément le gouverneur. Ivi.
de Cossigny et M. d'Agincourt, lieutenant-solonel- --- Page 8 ---
comman.lant, en l'abscnce de M. de Flenry, 2 le régiment de Pon ichéry engarnison àl PIsledel France alors,
il leurr reprocha de ne pas l'avoir empèché, dans Pespace du tems qu'dl a falla à ces assassins 2 pour EC procurer un nombre suffisant de chaloupes s'y eumbarquer,
et aller en rade à bord da vaisseau la Thétis, sur inquel
étoij M. Macuémara, en rassemblant la plus grande
partie des troupes composées encore de soldats attachés
à P'ordre ct à leurs devoirs; en faisant sortir les drapeaux ct hattre la générale : alors les soldats égarés ct
anstrumens passifs de ce crime, se fussent rendus à leurs
drapeaux. L'esp rit militaire étoit encore tel que cette
mncsure dictée pai r la prudence, le devoir ct les usages de
P'état, en pareil cas 2 étoit suffisante > pour empecher ce
crime, et laisser anx loix à infligerla peine du délit dont
auroit été reconnu coupalle M. de Macrémara; ; dorc
le ciloyen Burnel nest pas jucohinsanguunie.
Cecitoyen rapportoit, comne vous rapportez lesséa:.-
ces des deux conseils, celles de P'asseniblée coloniale,
avec des notes aussisévères que méritées, , par tels eltelt
menbres, que la cabaleet un peu d'argent_y faisoient
siéger; comuie vous, il tournoit en ridicule Pignorance
des uns; 3 et démasquoit la perfidie des autres. Plasinstruit quela plâpart deceux qui étoeint en place,ilredressoit une motion erronnée, on enfant d'un motifquel
congue, ct coux-la,quiront en grande quantité i lIle
de France 1 ct qui ont quelques compères à Paris, ne
lui pardonneront jimais, d'avoir plus d'esprit qu'eux,
d'avoirb blessé leur amour-propre, leur vanité, cu d'avoir traversé leurs intérêts, cn démasquant les motils
deleur conduite ; donc cetwnjscotodtour manière
Car, c'est aussi le mot àla mode, 2 cl suirant qu'ilron-
d'un motifquel
congue, ct coux-la,quiront en grande quantité i lIle
de France 1 ct qui ont quelques compères à Paris, ne
lui pardonneront jimais, d'avoir plus d'esprit qu'eux,
d'avoirb blessé leur amour-propre, leur vanité, cu d'avoir traversé leurs intérêts, cn démasquant les motils
deleur conduite ; donc cetwnjscotodtour manière
Car, c'est aussi le mot àla mode, 2 cl suirant qu'ilron- --- Page 9 ---
vient de l'appliquer 7 Four décrier quelqu'un et le
perdreplus sûrement, dans l'opinion publiqne : comne
en 1792 aristocrate, en 1793 conspirateur 2 et encore
aujourdhui, celui de chouant, suivant, dis-je,gu'it
convient de lcs appliquer(t).
Il est constant que la majeure partic des habitans
d'une colonic, n'existe que parl les nègres : lcs uns vont
les acheteràvil prix et les vendent ensuite fort cher ; les
autres les emploient à la navigation 7 aux charrois 7 aux
transports, 2 comme Lêtes de traits on de somme 7 ou à la
culture des terres : ainsi, il est évident quc si on veut
donner la liberté à leurs nègres, ils s'y opposeront par
malheutous les moyens qu'ils jugeront conrenables,ces
reux faisant le principal de leur fortune..
Oneit envoyé à l'Isle de France des commissaires
inconnnus à la Colonie, chargés de la même mission .
qu'ilsy auroient été aussi mal reçus 5 ses habitans ont
é1é très-satisfaits de trou ver daus la vic privée du C.
Burnel, lors de son séjour dans cette colouie, quelques
prétextes > qui, s'ils sont réels, ne seroient qie trésfrivoles, ,5'Hs n'étoient aggravés par la calomnic, > pour
refuser, s'upposer même à V'exéeution de la lor.Si le
C.Burnel avoit été envoyé par le directoire, chargé
d'une mission qui n'cât attcint la fortune d'aucuns, il
y auroit été reçu à bras ouverts : iln'cst pas un de ses
(a) J'avais quelques numéros du journal rédigé par le
citoyen Burnel alors, dans legiel vous auriez trouvé les
faits et la vérité de ce que j'avance, mais je les ai malheurensement égard; cependant comime il est encore quelques personnes en Franceqni en ont conservé la ccllection,
je vais faire mou possible peur me les procurer el les commnniquer,
d'aucuns, il
y auroit été reçu à bras ouverts : iln'cst pas un de ses
(a) J'avais quelques numéros du journal rédigé par le
citoyen Burnel alors, dans legiel vous auriez trouvé les
faits et la vérité de ce que j'avance, mais je les ai malheurensement égard; cependant comime il est encore quelques personnes en Franceqni en ont conservé la ccllection,
je vais faire mou possible peur me les procurer el les commnniquer, --- Page 10 ---
ennemis pary Li circonstince d'aniourdini qui ne con2
fesse(àp parte ) quec'étoit le seul hoime qui conrenoit pour cette mission. par son esprit 3 sa connoissance dela Culonie ct Aseanbilumutigs
ctitpu plus que porsonne, concilierles prircipes et la
volontd fdup gourernement arcc les itéx@t-cdmcolont,
Que fait pourlarénseite et l'exéeution G'unconération
politique en méme teins que pour Pintérêt gér éral,
P'iudiviia qnien est churgé, ait cmelqsesccfaute particuliers, - quclques travers. s'ils ne blessent pas cetintésetgénéral. ,ctsi surtout il est par ses lumieres .l'bognme qui coniventà la chose? Qu'importe a cela, qu'4
Datte sa maitresse en place publique.si, alnsint de
Pattachement qu'il a pourelie,elie l'a tromyd?
Chacun se vergeàsa manière. les un's par le néporic
quand ils sont assezpru attachés pcur pouvoir
ci les
letaire,
antresenfin., comme ilsle jugent à propos. Que
fait eacore à cet intérêt gé: éral, que CC citeyen ait
exryé, pour prendre la défense de Foad-MiahmmauAlr. une somme de 3occolivres Quet est Paroné
d'aujonrd'lui, ou Pavecat d'autrefois, qui ne calcula
pas sCs. honoraires suria conséquerce de Vaffairedentil
adterhomé, el des moyens qu'avoilson clieat, derc,
coliafire ses services ? Cucl est celai qui Pauroit fait
caleferoit pourrien? Vens-m@ne,eafin. rédigericzvous votre joumnal gratispo Nio? : Chacun vend ses
falens ce pril veut, et lçs siens soulde 1 ature à éure
payés fort cher.
On -
) 1: Pi voir acquis me fortune de
6oocoo liv. en uatre ans : quissits entjunais Ceile
sonune? L'eat-ildit lui-méue,quec CC 1C seroit ras til
motitpour le erhegent, qaelest! Phomme qui'estpas
futtequ'on le présumenche ci quiméne parses discours,
vend ses
falens ce pril veut, et lçs siens soulde 1 ature à éure
payés fort cher.
On -
) 1: Pi voir acquis me fortune de
6oocoo liv. en uatre ans : quissits entjunais Ceile
sonune? L'eat-ildit lui-méue,quec CC 1C seroit ras til
motitpour le erhegent, qaelest! Phomme qui'estpas
futtequ'on le présumenche ci quiméne parses discours, --- Page 11 ---
ne'cherche pas à le faire cioie? Satontlerépsfdele
fortaaeqse le pulic vcus croit étart cclaidel considérat.on que vous accorde le vulguire : tequel joint
à cclui que doivent luia.crter des gens d'espat d des
impastianx,ses tilenset-ecluniés produit nue réunion
de ces considérations dont iouissent peu de peis sounes ct
ane toctlen monde envic ct dipate à cluigatsaithanreriter. Crite fortune seroit-elie vraie 1 qu'l ne fandroit
pasen étonner. - les Go0000 lir. qu'on fait sonnerlien
fortisue faisant en, argent de France que moitid et quelPhosenans,.de cette 50-1 mme exagérée. Tl s'est fait
àPIle que
de Frace et dans iontes les antres colonies de
PInde, des fortanes, ct plas rapides et plus oonsidérables 5 comment donc expliqueroit-on en France
celle detant d'incividus qui nnguer res,n'en avoient que
très-pea, et quidepuis : en ontaeuis en ponde tems 2
compensation faite, une bien ples grande, 2 sa:s être
même agjoleurs, cu fournissenis de la république, et
quin'est autre chose que le fruitde leurindastrie.
Parce e. qualques homues se sont curichis en dilaque
pidantla fortune pabline et celles panfeuares,ifet
dans Le mêne cluse, tous les bndosc comprendre
marchunds et touscenx quisasent
quiers 2 négocians 2
de trms?..
enrichis depui qunl que tems, cten peu
Tenvie scule pent expliquer cette canduite. Qui saitsi
le C. Eamei n'est pas dans ie Cus siececdierniers? At-il couté ses affuires à auenn de nons? Nous a-t-il
rendn compte des moyens de fortunerpaila employés à
PIsle de France, cit totis les honames's' quelsequils
soient; 5 nobles, roluriers, prètres, avocats, jonraalielivzent a toutes les spéealations lutes, ou soldatssc
ie scule pent expliquer cette canduite. Qui saitsi
le C. Eamei n'est pas dans ie Cus siececdierniers? At-il couté ses affuires à auenn de nons? Nous a-t-il
rendn compte des moyens de fortunerpaila employés à
PIsle de France, cit totis les honames's' quelsequils
soient; 5 nobles, roluriers, prètres, avocats, jonraalielivzent a toutes les spéealations lutes, ou soldatssc --- Page 12 ---
cratives ?.. Non, me
donc il
de
dira-t-os,
cit
se répandre en injures contre lui
injaste,
2 sans éclaiscissemens positives sur Cc chapitre.
Sije connoissois antant les autres inculpations dirigécs contre CC citoyen,que je connois celles dont
je vois démontre la fausseté, ou le
nement
pitoyable raisonsur lequel on les fonde, ma véracité déchireroit également le voile qui les couvre
je pnis ajouter
3 tout ce que
pour vous faire connoitre le citoyen
Burnel , c'est que son humanité m'est
sais des
connue 3 je
personnes qui pourroient VU:S apprendre mieux
que moi(carj je n'aijumais été lié avec
qu'il
homne sensible, aini since ère, ennemi Ini),
est
SSS ouvrages m'ont
géuérenx, et
prouvé qua tant de qualités, il
unissoit beauconp d'esprit. Je ne désire rien
vous ayrz Poccasion de vous
taut qne
convaincre de la vérité
que j'arance,
Pour vous 9 comme pour toutes les personnes
ne connoissent pas la colonic, ses habitans et le qut citoyen Burnel 2 cette affaire est nne énigune dout
vais vous dire le mot : Renonces
je
Lhumanité
aur principes de
enfaveurdes habitans de PIsle de Francc, peur leur conserper leurs plus grands
de fortune ruisont dans les
moyens
esclares, alors ils SCroutrepubticoine 1 ct tout IT.2 pour le mieur.
Cependant il fant autant que faire SC poarra
être daccord avec les
les
1 pour
lons
principes,
intérêts des COct la volonté des lois 2 que tout CC qui est sous
la domination frangaise soit libre 3 Ou qu'il y ait une
exception injuste et défarorable à des malheurenx
n'ont d'autres torts que d'être nés souS
qui
icieot du
un pôle difnote,ct d'avoir été livrés,
parce qu'ils
mieur.
Cependant il fant autant que faire SC poarra
être daccord avec les
les
1 pour
lons
principes,
intérêts des COct la volonté des lois 2 que tout CC qui est sous
la domination frangaise soit libre 3 Ou qu'il y ait une
exception injuste et défarorable à des malheurenx
n'ont d'autres torts que d'être nés souS
qui
icieot du
un pôle difnote,ct d'avoir été livrés,
parce qu'ils --- Page 13 ---
trouvés lcs plns foibles, pieds ct poingts liés 2
se sout
à la rapacité mercantile de
et pour peu de chose,,
dc la manière dont
quelques curopéens : lout dépend
caril est certain que du inode dexéon s'y prendra ;
le bonhcur et la tran.
cution de ce décret dépend
quillité des colonies ; mais lcs habitans consentiune partie de leur
ront-ils à perdre patriotiquement
furtnne?
les hommes qui ont été
Ce nc sont pas précisément
envoyés à S. Domingue 2 qui ont perdu cette colonie;
c'est le décret par lui-méme, et par le mauvais mode
d'exécution que l'on a employé; les habitans, ilest
ruine par
vrai, avoient préparé depuis long-temsleur
traitement
faisoient éprouver à lcurs
le mauvais
qu'ils
esclaves qui, atl fait, sont des hommes aussi sensibles
au malheure que nous. Ce n'étoit pas assez, là, commne
à PIsle de Frauce et dans les autres colonies 9 d'asservir ces malhenrenx. , ilfalloit encore exercer contre
des horreurs
font frémir tout homme sensible.
eux
qui
Il ne faut donc pas s'étonner s'ils ont saisi l'occasion
cela étounera encore moins quand on
de se renger 3
ces mal:
réfléchira à la manière dont ou asservissoit
heureux. et à celle sur-tout dont on les traitoit dans
toutes les cclonies.
Tous les nègres achctés à Mozambique et à Madaétoient des prisonniers de guerre que vengascar 1
doient anx européens les cheis des peuplades quiles
avoient vaiucus. Le sort des armes faisoit seul le malheur de ceux-cl ; mais quand on voit à P sle dc
France, des Bengules 1 des Malabars esclaves . 7 on
se demande comment il fut possible qne 9 nés libres
et ne se vendant pas les uiis les autres, ils le soient
nègres achctés à Mozambique et à Madaétoient des prisonniers de guerre que vengascar 1
doient anx européens les cheis des peuplades quiles
avoient vaiucus. Le sort des armes faisoit seul le malheur de ceux-cl ; mais quand on voit à P sle dc
France, des Bengules 1 des Malabars esclaves . 7 on
se demande comment il fut possible qne 9 nés libres
et ne se vendant pas les uiis les autres, ils le soient --- Page 14 ---
TO
devenns, ct on croira avec peine qae la plapost tont
élé enlerés en bas âne à lz côte Malabar et Coromandel. du sein de lenrs famitles,
par des atelots
encouragés à ce crime par le salaire qae lenr dounoient à cet cflet qaelques capitaines
chands
denavires marqui les vendeient à leur retour dars cette Colonie. TI en est mêne de ceux nés iibres enMller
ou dans quelqu'antre, colonie
portugaise : s'étoientiivrés comme domesti; rucs an service d'un blinc 1 et
qui également ont 6id venuus comme esclaves àl PIsle
de France.
Eesclavage par Ini-méme esthorrible - . mais quand
des hommes ajontent à son borreur naturcile par la
manière dont ils dounent des
chainesà ces milhenrcux 2 ils méritent plus que le soit de Pinfortené
qu'ils traitent avoc tint de barbarie,s', ne sont
indignes de voir le jour;
pas
noursculemesnt 011 ajoute à
Icar malheur par les moyans olieux 1e ic vens de
dévoicr, 3 mais Cucore par une mayaise nourritare
qui consiste en La poa de riz,et sourent bean
oup
plus mauvaise 2 car ellc est pias généralement de
mais, ou O1l deax gekcrtes de nan'or par jour, Cont
le prix est de trois à guatre sols au pins, argent de
la cclonic ; avec celte nourriture 3 it fanct piocher)
défricher 2 clerrier, 1 porter, depuis 4 henres dumatin
jasgat'a soir, ct souvent même la nuit. Sile maibouroux nègre se plaint, s'il déplait, en th mot. 1 pour
la pius légère vétilte,it est atlaché sur une échelles
cth,n lui applione cinquante cu Cent coups de
pouet (1), de telle manière qu'il soit coupé par les
() Ce fouet est abeolerncat le incme dunt se servent
les muletiers cil Fraace.
1 porter, depuis 4 henres dumatin
jasgat'a soir, ct souvent même la nuit. Sile maibouroux nègre se plaint, s'il déplait, en th mot. 1 pour
la pius légère vétilte,it est atlaché sur une échelles
cth,n lui applione cinquante cu Cent coups de
pouet (1), de telle manière qu'il soit coupé par les
() Ce fouet est abeolerncat le incme dunt se servent
les muletiers cil Fraace. --- Page 15 ---
II
alors pour éviter la perte dur negre, par
coups,
:
dean de la icret
la gangroie, Cil couvre ses plaies
horde scl qu'on éere:e dans tontes ses coupures 1 ché
cruelles encore quc le chatimnent att
1eurs plus
ensuite il rrtourne au traill délitqu'il a commis ;
si pour sC sonstraircà
vail avec cet enccuragement;
des maitres
la riguear du châtimert cuc lni réservent
il déserte Phabitation, et va
Ppjustemer t inhumains,
de chasdaus les bois
compepnie
se réfigier
nne
rencontré
le recherche suns cese, et s'il est
seurs
on le couche en jouc
voulant fur, ses persécutears,
foibilesse de le
en le sommant de se rendre ; sil a la
ic
à la
on le fouctte,
faire: cn
conduit
vile,etlà,
lui
d'an fer 1oure sur Pépante: 1 on
on le marene
le
les oreiles, et on lc met à lachaiue pour
coupe
la loi de la calonic,
nombre d'années prescrit par
secende ou
suivaut qu?l est fagitif pour la piemièse,
troisième fois. Sil a le courage de résister, on le tue 2
lui coupe la tête qu'on apporie à la commone,et
on
couvre du nom de nesare de sûrecel komicide qu'on
les
les habitans ct cenx qui gouté, est encourugé par
dix écus
delu covernent, pàr unc somme de
argent
Jonie, cC ui ne fait que moitié de celide FranceJ'ai vu de mes propres yeux Ce que Favance. ct'
élé témoin de traits C: core plus affreux ; je ne
j'ai
d'habitins .ti ne pournommerai poiat unc douzaine
nier avoir commis ou Taot coimnettre ces
roient pas
de n'en césiguer nomiatrocités, caril scrcit injsste
nativement qu'une quantité 2 lorsque pie quc tous sont
coupables de la mCme conduite 2 avec pius ou avec
moins d'inhumanité.
Tel qui arrivoit dans lcs colonics avcc uil ccear
core plus affreux ; je ne
j'ai
d'habitins .ti ne pournommerai poiat unc douzaine
nier avoir commis ou Taot coimnettre ces
roient pas
de n'en césiguer nomiatrocités, caril scrcit injsste
nativement qu'une quantité 2 lorsque pie quc tous sont
coupables de la mCme conduite 2 avec pius ou avec
moins d'inhumanité.
Tel qui arrivoit dans lcs colonics avcc uil ccear --- Page 16 ---
:2
sensible, derenoit hientôt atissi ichnmzin
quc lesautres, ou par l'exemple 01t par le
car il
dire tont, dès l'instant
besoin;
fut
qu'on relâchoit de li sévérité
erxercée contre les negres, ces malhcureux s'abaudounoient à tous les défants de leur caractère
sur-tout à Li paresse ce
, et
rét du
7 qui, considéré avec Pintémaitre 3 faisoit regarder comme nécessaire iz
tyrannie coloniale, et d'autant
malheurense
plus encore que nctre
espèce ne peut voir ct
les autres ses propres défauts,
pardouner daus
Jc le répéte, ou il faut enfreindre la loi
naturelle, renoncer aux principes de Phumanitéen tolérant l'esclavage des nagres, pour conserver la totalité
de la fortune des F'rançais
cpai habitent les colonies
orientales 3 ou il faut y porter une
à laquelle toute légére qu'il etposzible de alteinte, la
grande partie
porler >1 une
3 par égoiune, ne consentira peut -etre
pas encore, considérant qa'ls ne se sonr expatriés ct
exposés an danger des mers que dans Pespoir d'une
fortune aussi rapide que coasicérable; de là nait l
crainte que la masse qui est sincérement: attachée à la
mère patrie * ne soit entrainée par quelqnes mérontens
gui lai prétérant l'espoir de ne pas éprouver dans leur
fortune le plus léger
changement 2 Pentraineroient 2
dis-je, 2 dans quelques écarts dont nous scrions Jes
premières dupes.
Il est plus facile de porter Ic trouble parmi des
esprits égarés parl'intérêt antant gpoliragéspariesa.
ple des nalhears de S. Domingne 2 que de les soumettre à la volonté géndrale : donc , on ne sauroit
prendre trop de ninagemens pour prévenir leur malRear Ct le nôtre.
fortune le plus léger
changement 2 Pentraineroient 2
dis-je, 2 dans quelques écarts dont nous scrions Jes
premières dupes.
Il est plus facile de porter Ic trouble parmi des
esprits égarés parl'intérêt antant gpoliragéspariesa.
ple des nalhears de S. Domingne 2 que de les soumettre à la volonté géndrale : donc , on ne sauroit
prendre trop de ninagemens pour prévenir leur malRear Ct le nôtre. --- Page 17 ---
Pour les soumettre à cette volonté générale 2 enverra-l-on contre cux unc force militaire imposante
Instruits par la dernière démarche 2 ils se tiennent
sans doute 1 sur leurs gardes 2 et s'attendent à tout
peut-être; dans ce cas ne scroit-il pas à craindre que
ces mécontens 3 quoiqu'en plus petit nombre que la
niasse qui nous est fidèle 2 s'armassent contre nous 3
qu'ils cherchassent un protecteur daus une puissance
voisine, en se soumettant à son joug 2 au même 9
qu'ils arborassent l'étendard de l'indépendance 7 s'ils
reconnoissent en eux assez de moyens de défense
Alors que de maux n'en résultera-t-il pas Les
nègres instruits de la volonté de la loi, par cela mênic qn'on punit de mort maintenant tous ceux qai
réclameroient leur liberté, > par Ja raison ou par lx
force 3 se sentaut appnyés par les troupes qu'ils sauroieut leurs protectrices, égorgeroient leurs maitres 2
objets pent-être de leur juste indignation 3 mais ils ne
livreroient que momentanément la colonie à leurs
libé,ateurs, parce que les chefs de leur parti avides
de pouvoirs tourneroient stremen! Jeurs armes contre
ceux-là mêmes qui auroient brisé leurs chaines : cct
érénement est très à craindre, eu égard au peu de'
raisonnement des règres sans éducation 2 sans principes, et dont la plupart seroient ingrats parla crainte
de reprendre Teurs fers 3 et dans Pespoirde ne dépendre que d'eux-memes. De-là la perte d'nne énorme
quantité de Français, et celles des richesses coloniales.
Ilest un moyen de préseryer les colonies crientdes des melheurs qui décolent S. Domingue 2 et qui
les menacent en te moment 5 je laisse à nCs lcc.
règres sans éducation 2 sans principes, et dont la plupart seroient ingrats parla crainte
de reprendre Teurs fers 3 et dans Pespoirde ne dépendre que d'eux-memes. De-là la perte d'nne énorme
quantité de Français, et celles des richesses coloniales.
Ilest un moyen de préseryer les colonies crientdes des melheurs qui décolent S. Domingue 2 et qui
les menacent en te moment 5 je laisse à nCs lcc. --- Page 18 ---
fcurs à jager le degrd de confiunce qu'on doit luiaccorder, quaique comue tousles autre:, il n'est praticable situs de grands risquess poar pourcirs'en servir
att plus grand avantage de tous les partis , qu'a la
paix,
Oa sait gulen voulant tropavoir, souvent on perd
tout ce qalva : deucil est pradent de relache:
quelque chuse Ce SQS prétentious, En ce cas, ) pour
s'assurer si le gouversceut est oLlé pourie neux
de la chocpde faire une légère tufructon à la ioi,
ilsufit de faire ic3 deux gaestions szivautea, cl ue
Jes Juisser resondre à qu de droit.
Ic rotoulé de nctre constilulion, le réritable but
du decret sui la iiberté des negres esl-il
au
de.fuirey
détient de la fortune de chegue habitant de
chacun de ses isclares 2 Lil homine Tibr ie Oil
plutst, de faire dispureatrepour toujourst P'esclarage
du scf fangais?
de
Dans le. premer cas, sans une légère infraction à
la loi, nous appelierons sur les colonies 7 toiles les
calamités de S.Domingue, et je l'y vois de fin que
dans cet axiomne Ceydiité, Ce ile sera quefute de
combottans que le combat Cessera.
Duns le second 2 sans déroger aux
peut leur consester la
leurs
priucipes 7 on
vie, 3
richesses ( celles de
13F.smce), leun tranquillité, en meme tems que
leur laisser P'espoir de 1écupérer Cn peu de tems, ct,
gu'un léger sacrfice poarra lenr ceûter.
Je propose en conséqsence d'attendre la paix pour
Pexécation du dérret; alors de laisser à chaque huLitant la libeité d'expo.er à ses frais,e de vendre
consester la
leurs
priucipes 7 on
vie, 3
richesses ( celles de
13F.smce), leun tranquillité, en meme tems que
leur laisser P'espoir de 1écupérer Cn peu de tems, ct,
gu'un léger sacrfice poarra lenr ceûter.
Je propose en conséqsence d'attendre la paix pour
Pexécation du dérret; alors de laisser à chaque huLitant la libeité d'expo.er à ses frais,e de vendre --- Page 19 ---
3CS esclaves dans les colonies voisines, 2 chcz les puis-,
sances étrangeres.
JI ne restera d'après ce 2 pour la culture des terres
"de.ces colonies pargées de Pesclavage, qne tous les
noirs libres de naissance., ou qui jouissent déjà de
ce bienlait, dont leurs maitres, ont récompen-é leurs
services,tesquels on pourroit à l'instar des Malubars
gai peupient déji PIsle de France, employer comme
jourualiers. Si le nombre de ce qu'il en restera,, n'ér
toit Pas sulfisant 2 et que la paresse étant naturelle à
toutce qui habite les colonies Par la chaleur du clinat, et plus partientièrement enroreauxeègres, par
T'habiude des premers jours de leur vie qu'ils out
pas.é dans Pihaction 2 fillel de Pinsouciance 2 ce qui
les a rendus veleurs par nature et par besoin, fussent
des obstucles à ce quils Aravaillassent assez pour le
besoin et la quantté des terres à caltiver, on poarroit
s'en. procurer un nombre snffisant dans le Maiabar,
chez les Portugais et dans les colonies voisines, en engageunt ces noir's 2 libres, 2 couce travailleurs à lu
jouraée, moyennait un prix couvent, de méneque
lcs étrangers récintont aujourd'hai des soldats chez
leurs voiins; O1 pourroit encore en retenant ceux des
nègres qui devroieut être exportés et vendus conme
esclaves, tcur donnant d'abord leur liberté 2 ct leur
retenant sur le prix de chaque journée, 9 ce qu'lsauroient été estinés valoir à dire d'experts; ce moyen
épargneroti même à leurs maitres les frais de Iur
esportation etl'incertitude des'endéfivef.vorsilencntt.
Celle quantité qui alors pourioit être énorme I seroit
à la vériré dangereuse peur la sturctd des blanes : it
cn n'entretensit nuc force militaire assez imposaute, --- Page 20 ---
potr maintenir les noirs dans l'ordre de l'article du code
civil qui les concerneroit, ct 1éprimer lcs tentatives
auxquelles pourroient les porterl, cumme
ailleurs, 4
des hommes qui n'ont ricn à perdre 2 et qui I1C peuvent vivre que dans CC désordre ; mais la prudence dictera toutes les mnesures qui pourront. concilier avec la
prospérité des Colonies, la stireté des proprictés et la
liberté de tous leurs habitans.
Je désire > citoyens 2 que mcs réflexions puissent
autant vous détioinper sur lés calomnies insérées dans
VUS numéros contre le C. Burnel, qu'être utiles à mon
pays.
Salot ct fraternité.
LANCEL.
rue des Fosd-St-Germuin-Lauxerroisn8.15.
* 4
A n ATS regee : g
Dc l'imprimeric de PAIN, 2 passage Honèré.
<
liberté de tous leurs habitans.
Je désire > citoyens 2 que mcs réflexions puissent
autant vous détioinper sur lés calomnies insérées dans
VUS numéros contre le C. Burnel, qu'être utiles à mon
pays.
Salot ct fraternité.
LANCEL.
rue des Fosd-St-Germuin-Lauxerroisn8.15.
* 4
A n ATS regee : g
Dc l'imprimeric de PAIN, 2 passage Honèré.
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COLO 1 NIES S.
Barbarus hic ego fam, quia non inteiligor ul'L
Diex intérêts très- dittinéts diviferent toujours les opinions fur lcs Colonies. Le Français Colon & le Français
Européen ne confondront jamais dans des embraifemens
fraternels leurs vceux & leurs efpérances. Penfer le contraire,
ce feroit oublier les faits; agit dans cette penfée, ce feroit
une impolitique fatale à l'un & à l'autte. Enrc eux les rapordinaires de la fociété paroilfent brifés; ce n'eft point
perts une mutualité volontaire de fervices 5 le Colon croit en
rendre & n'en poinc recevoir 5 il fe croit forcé dans fon
action. La métropole a donné proredion, : elle en a calculé
les frais, elle efpère de la reconnoiliance ; mais cile a fait un
ingrat. En dédommagemente elecsigelepridtgedesé échanges,
& elle s'eft fait un ennemi. Cette vérité eft inconteftable pour
a fuivi depuis vingt ans les nombreufes réclamations des
Rea & du commerce français, &c les longues déviations
de l'ancien gouvernement. Quelques fouvenirs plus
chés fuffiront, peut-être,
apprendre: au Corps
Alife
doit penfer de certaines pour profefions de foi. La fureré,
REULer de la République appcilent fa furveillance : fi elle
eft furprife, l'iuduftrie étrangère pour jamais s'empare de
nos colonies. La volonté nacionale ne doit plus étre doutcufe
pour perfonne. Le gouvernement
nc pofe pas des principes invariables comme règles mas à tous fes fonétionnatres, écarte ceux qui veulent la gloire du bien faire : des
brigands feuls font dignes de le fervir.
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