--- Page 1 --- --- Page 2 ---
S
1E
e
se
Gy
RArDE 0
John Carter Groton.
--- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
DaO.- --- Page 5 ---
W. Raiwund demoiire Fur Les
lmubles de dy. Dowuugue : Parss 1793.
.Covipiretoivn waleisour er
Caloneniès : ele
(-n 1794)
* 3 Andre Couticuee a - lo Cer. x
veutriu Katiouale.
1r 1793:
X d. Resuirar de (a Reoluticu -- fe 1794
* 5. Raymond Reflerious
t. -1993
x6.deuire du C. faxchwenqueruibaud. C
a -1793
*Y . uddlresse ar Peupele Froupor -fe 1793
* 8. Rappurt bur Lei Colories
- 1794
*g.behame CUA Clvugi Dascale-179
s10.Seten eirculaire de Ceugren
des 2van luis - erc 1e <
,1e 1794
eh
de Décret - 1 1793
11: Raphove
pwjet Ra Polilique Ci. x
*I2: segnardi Jwvilis *
I 1795
ginure ALNT ar Donemgue - VRS
*13. Rappont --- Page 6 --- --- Page 7 ---
-
M E M OIR E
SUR LES CAUSES DES TROUBLES
ETDES DESASTATS
DE LA COL ONIE
SAINT-DO MIN G U
DE
UER
BROPA
PRESENTÉ aur comités de Marine et des
Colonies,Daxs LES PREMIERS JOURS DE JUIN
DERNIER par les Citoyens de couleur ;
d'après Pinvitation qui leur en avoit Bté
faité par les comités.
REDIGE par lun d'eux J.RAIMOND.
A PARIS,
De lImprimerio du CERCLE SOCIAL, 9 rue du
Théatre-Frangais, no. 4-
(1.7 9 3.
L'an 2. de la République frangaise, --- Page 8 ---
A --- Page 9 ---
amno) S IDSi
AVERTISSENENT
Lis comités de Marine et, des Colonies
réunis 5 chargés de faire un rapport sur
les Colonies, après avoir entendu contradictoirement les colons blancs et de couleur sur la discussion d'un, décret con5
cernant la colonie de Saint-Domingue -
>
et sur les causes des troubles qui Pavoient agitée, invitèrent. les colons des
deux couleurs 7 à fournir respectivement
unmémoire sur cetobjet, ainsiquesurles
mesures à prendre pour ramener le calme
etopérer une réunion sincère de tous les
citoyens.
Les législateurs composant ces deux
comités, mirent une condition expresse
à leur invitation 5 c'est que toute personnalité seroit bannie des mémoires qui
seroient présentés 5 et qu'on ne s'appesantiroit pas sur les excès commis de part
et d'autre dans la colonie 7 qu'on devoit
A 2
émoire sur cetobjet, ainsiquesurles
mesures à prendre pour ramener le calme
etopérer une réunion sincère de tous les
citoyens.
Les législateurs composant ces deux
comités, mirent une condition expresse
à leur invitation 5 c'est que toute personnalité seroit bannie des mémoires qui
seroient présentés 5 et qu'on ne s'appesantiroit pas sur les excès commis de part
et d'autre dans la colonie 7 qu'on devoit
A 2 --- Page 10 ---
4)
s'attacher seulement à fournir les
de les éviter à
moyens
et celui
une
Favenir,
d'opérer
réunion sincère entre tous les citoyens de, la colonie,
Chargé par mes collègues de la rédaction de ce mémoire, je P'entrepris,
voici tel que je le remis
etle
aux comités,
DANSLES PR EMIERS JOURSDU MOIS
DERNIER (1). Faitpour
DEJUIN
comités et éclairer la remplirle voeu des
bres
religion des menqui les
n'étoit
composent 7 ce mémoire
pas destiné à être
aujourd'hui il est livré à imprimé : si
c'est pour mettre la Convention l'impression 7
même de
entière à
dicté.
prononcer sur l'esprit qui l'a:
RAIMOND:
(1) La date de la remise de ce mnémoire
à relenir dans les circonstances
est essentielle
lonie dans Çe moment.
ou se trouve la CO- --- Page 11 ---
M E M OIR E
SUR LES CAUSES DES TROUBLES
ET DES DESASTRES
D En Li A COLON IE
DESAINT-DOMINGUE.
LEs troubles qui ont déchiré la colonie dcs SaintDomingue, ct qui l'ont menée au point de dépérissement oi elle sc trouve aujourd'hui,d ont pour
cause premiere le préjugé de la couleur, et cette 75
cause a produit successivement les crises politiques
qu'a éprouvées cette colonie. Mais ainsi que dansle
corps-humain, Ics maladies changent et 1 prennent
des caractéres différens, selon les tempéramens
des individus qu'clles attaquent, lcs corps politiques éprouvent les' mêmés ellets, d'après les
habitudes des peuples qui les composent.
Dans le premier cas, un médecin habile analyse
tout, et après être parvenu: à tout connoitre,
A 3
les crises politiques
qu'a éprouvées cette colonie. Mais ainsi que dansle
corps-humain, Ics maladies changent et 1 prennent
des caractéres différens, selon les tempéramens
des individus qu'clles attaquent, lcs corps politiques éprouvent les' mêmés ellets, d'après les
habitudes des peuples qui les composent.
Dans le premier cas, un médecin habile analyse
tout, et après être parvenu: à tout connoitre,
A 3 --- Page 12 ---
(6)
trouve enfin le reméde
malade guérit.
propre, Tapplique et lc
Le
- -
legislateur. - qui est le médecin, dans
deuxième cas, doit suivre la
le
arriver aux mêmes :
même marche pour
résultats. lua
D'après ce principe, il-est donc
retracer au
nécessaire de
législateuf; avec exactitude; tous
faits, et fixer d'une manière
les'
différentes crises
précise l'époque des
nic, afin
politiques qui, ont agité la coloqu'il puisse y appliquer le remede.
Nous allons donc essayer de peindre,
sion,sans fiel, sans haine
sans paset, Sur-tout, sans
tialité, tous les faits.
parNous tirerons le rideau sur les scènes
reur produites
d'horpar'Tesprit de- parti; nous.
serons pas les hommcs de
nexcucouleur. quiauront
ainsi.que des blancs, Se
pu,
cités quirévoltent
rendre'coupables d'atrelanature. Nous
triste expérience,
savons,, par une
meilleure
que parmi mnême les êtres de la
espèce, il s'en trouvé de
gucilicux Lucifer nous
méchans : 'oren fournit un
voulons tout oublicr, s'il le'
exemple. Nous
au point, où l'intérêt
faut, pour. arriver
et, le. bonheur
vent nous conduire;
de:tous doile récit
sur tout nous mettrons, dans
quc nous allons faire, toute
dont nous avons
laivéracité
toujours fait profession.
Nous passerons rapidement
sur les premiors --- Page 13 ---
(7)
événemens déja connus suffisamment (1). Hélas!
Is devroient être oubliés.de tous les partis, pour
lc bien général; car il ne pourra jamais s'opérer;
quand il cessera d'y avoir, dans la colonie 1
que
tous leurs
des traîtres habiles, qui emploieront
moyens, pour. éloigner, par des souvenirs douJoureux, ceux qui ont le plus sgrand intérêt à sc
réunir.
Ceque je dis ici, doit déjà faire appercevoir un
des moyens à employer pour parvenir au but que
l'on se propose.
La révolution, en passant dans nos colonies. 2
le même caractère qu'elle avoit pris
n'y prit pas
la
en France : plusieurs causes sly, opposoient;
première étoit sans doute le préjugé de la couleur;
maisi il faut expliquer comment le. gouvernement
des hommes orgucilleux étoient parvenus a
a-et
persuader à la majoriré dcs colons 1 que T'organisation de la colonie ne pouvoit se soutenir, qu'en établissant ce qu'ils appelloient une.
ligne intermédiaire entre les hommes 'blancs et
les csclaves. Le gouvernement avoit mis : en
axiome, que, si jamais cet intermédiaire venoit
à disparoitre, la dissolution etla perte totale des
colonies en seroient infailliblement la suite.
(a) L'ouvrage de Mina ci-joint y suppléera.
A 4
1 que T'organisation de la colonie ne pouvoit se soutenir, qu'en établissant ce qu'ils appelloient une.
ligne intermédiaire entre les hommes 'blancs et
les csclaves. Le gouvernement avoit mis : en
axiome, que, si jamais cet intermédiaire venoit
à disparoitre, la dissolution etla perte totale des
colonies en seroient infailliblement la suite.
(a) L'ouvrage de Mina ci-joint y suppléera.
A 4 --- Page 14 ---
(8)
Cel principe étoit d'autant plus
généralite des colons,
goté par la
qu'il-leur donnoit.
datuntagcs et plus de privilèges
plus
intermadiaire,
sur Jai classequc les titres de noblesse
donnoieni sur le ci-devant tiers-état
n'en
sait combien Thomme
( i): Oa
chant
la
a naturellement de
pour domination; ill n'en falloit penpas davantage pour faire
donc
des principés aussi erronés. prendre et: propager
A cette cause assez puissante
progrés qu'auroit pu faire la
pour arrêter les
colonies, il s'en
révolution dans les
joignoit d'autres
allons développer. Celle,
que nous
et de l'espéce de la
par exemple; du genre
blée en masse dans les population blanche rassemcomposée d'hommes villes et bourgs; elle est
les nations
de tous les pays, dei toutes
; la majeure partie szns
propriétés ct beaucoup même
éiati, sans'
par conséquent
Sans domicile
nie ; mais y
parfaitement étrangére à la coloqui y régnoit, trouvant, par le moyen du prejugé
mais non-sculement des moyens de
subuisisnces,.
même des moyens de
Quelques Français
fortune,
formoient avec ces commerçans 7 aubergistes;
premiers, le peuple bourgeois
(:) Lisez les considérations
II, discours III, page 72. sur Seist-Doningue, 2 tome --- Page 15 ---
(9)
les hommes de couleur, libres, y
des villes;
appelloit
formoient ensuite cette. portion qu'on
de hauteur le-bas peuple e; ils y étoient
avec tant bien inférieur-aux blancs, - parce que
en nombre
yéprouvoient,1 les forçoient de
les vexationsquils
dans les campagness cette population,
se placer
viens de la décrire, avoit sa haute
telle que je
secondaire, sur-tout dans
noblesse: et sa noblesse
telles que le
les principales villes de, la colonie,
Port-au-Prince. les Cayes du fond 2
Cap, le
Jacmel, etc: noblesse étoit composée du gouGette haute
tenoit au
verneur - général et- de tout A ce qui
militaire, -de Tintendant, de ses.
gonvernement
membres des conscils
principaux, agens , et des
souverains., A. cette, haute noblesse se joignoient
naturelleinent tous les riches propriétaires des
ces grandes villes , pres-,
plaines a qui avoisinent
de la croix
que tous qualifics ,% titrés 75 ou décorés
avoient acquise à prix
de Saint-Louis , qu'ils
d'argent: A la-suite de ce cortège étoient, commg
dcs chevaliers d'industrie, des intrigans
par-tout;
mettrede niyeau avec cette classe,
cherchantase
nullement délicats sur, les
par la fortune. (aj, et
moyens de la faire.
(1)Note: Les petits quartiers privés de cette.noblesse,
ent été les moins troublés 7 aussi les mal-intentionnée
és
avoient acquise à prix
de Saint-Louis , qu'ils
d'argent: A la-suite de ce cortège étoient, commg
dcs chevaliers d'industrie, des intrigans
par-tout;
mettrede niyeau avec cette classe,
cherchantase
nullement délicats sur, les
par la fortune. (aj, et
moyens de la faire.
(1)Note: Les petits quartiers privés de cette.noblesse,
ent été les moins troublés 7 aussi les mal-intentionnée --- Page 16 ---
A
- -
fizo)
La noblesse secondaire
étoit
lesagens subalternes du
composée de tous
cats,
gouveinement, des
procureurs, 9 notaires sides
avodes gros propriétaires.
richcs
en maisons, capitalistes,
maisons de commerce
et de quelques
Avec CCS donnécs puissamment riches.
contestable, il
qui sont d'une vérité
scra facile de
iaqu'a dû produire. la
connoitre l'effet
nics (1), ct les résultats révolution dans les coloconnu, le remédeà
qu'eilea produits. Cela
sera facile à découvrir., appliquer aux circonstances
S Il est essentiel,
loppemens
avant. d'entrer dans: les
que nous allons
dévemot dela politique
donner, de dire un
dans les
intérieure du
colonics ,
gouvernement
hommes de
relativement à lauclasse - des
avilis
couleurg ils étoient
et protégés par
tour-à-tour,
lui,et cc qui paroissoit
inconséquence, n'étoit
une
contraire d'un plan bien qu'une conséquence au.
asservir.
combiné, pourt tout
Quand, lc
souvernement
par des réglemens
avilissoit sans cesse
arbitraires, la classe des homrouloient-ils tenir les
pour rénssir dans leurs desseins
plus noubreux, assemblées du Cop, parce que' le
perfides 9
gré.
ilspouvoient le remuer et peuple y étant
Pégarer à leur
(1) J'enténds celle de
Sain-Donisgaes --- Page 17 ---
(a1)
dont al voyoit la population
omes de 15 couleur,
il vouloit par ce'moyen,
s'accroitre rapidement, d'hommes de sassimiler
empécher cettc classe
jamais sc
blanics afin qu'ils ne. pussent
aux
détruire et. briser par
coaliser ensemble ; pour
de fer avec lequel
ounci force combinée, lc sceptre
régner,
cilivouloit régmer et gouvernér. Diviserpour Mais en aviétoit la maxime du gouvemement
le
lissant.sans * cesse les hommes de couleur,
avoit soin. de. les protéger.àprogouvernement
sur-tout, que les vexaprévoyoit
pos,dorsqu'l
pourroient les porter
tions qu'ils éprouveroient, aussi pesant, que
cux seuls à secouer un.j joug
aliernacelui.qu'on; leur avoit: imposé. Par cette
tive, ib savoitis se les attacher, pour pouvoir au
contraire s'en faire un appui et les opposer aux
ils vouloient essayer-de
Colons blancs; quand
VI
1 sécouer le joug.
vbi
sc
t En effet; c'est ainsi que: le gouvernement le répour,
conduisit en N63.A00mebomingie. blancs,après
tablissement des milices : les colons
de vives réclamations qui ne furent pas écoutées;se
'dinsurportérent à faire quelques monvemens K mettre
réction ; alors le gouvernement, couleur, pour
les
les hommes de
dans son parti d'améliorer leur sort ; il comcaressa et les' flatta
les
dés.lors à défendre.c et faire punir
mença
le gouvernement le répour,
conduisit en N63.A00mebomingie. blancs,après
tablissement des milices : les colons
de vives réclamations qui ne furent pas écoutées;se
'dinsurportérent à faire quelques monvemens K mettre
réction ; alors le gouvernement, couleur, pour
les
les hommes de
dans son parti d'améliorer leur sort ; il comcaressa et les' flatta
les
dés.lors à défendre.c et faire punir
mença --- Page 18 ---
(1a)
blancs,
du
qui, Par un usage introduit par la
préjugé, se permettoient de
force
punité les
frapper avec.
hommes - de - couleur,
imjustice pût prendre
sans que la
connoissance de
férens, 1 que pour punir de
pareils dif..
couleur qui avoit osé
mort l'homme de
qui Favoit frappé
se défendre contre le'blanc
les hommes de
(t). Aprés avoir ainsi cajolé
les
couleur, le gouvernement voulut
enrégimenter tous, pour s'en
capable de faire plier la
faire-une force
potisme qu'on lui
colonie Sous le desles hommes de préparoit, Pour réussir à capter
sager que leur couleur, on leur faisoit enviseroit
formation: en
un moyén de sortir de corps de.. troupes,
laquelle ils. vivoient. On
Toppression sous
à former plusieurs
parvint par: ce: moyen
tions ayant
compagnies, mais, lès agitacessé, et: le
trouvé le moyen de diviser gonvernement ayant
blissement desj
les-blanics dans l'étamiliantes qu'on milices; par les distinctions hus
officiers de
mettoit. entre ceux qui
milice et
étoient
et sur-tout en faisant ceux-qui ne l'étoient pas,
il renonça alors. Yexer ceux-ci.
à son premier parles.abtress
mehitadimtsmemg projet, et les
réformécs,
() Voyez à Ce sujet ce
sations sur
que dit Dauberteuil. Considés
Saint-Domingue, 2. tome II, discours III.
Ras -na --- Page 19 ---
(15))
digression, loin de nous avoir.
Cette petité
nous'y raméne, puisjetté hors de notre, sujet,.
connoitre T'es
qu'elle étoit esscntielle pour faire
C'est ce
du gouvernement et ses intrigues.
prit
de
même esprit quil a suivi su.toinmencement fut dévela' révolution; mais un plan plus vaste:
raison des circonstances: pour détruire
loppe en
révolution. : c'est ce plan, que
ceite heureuse
allons suivre dans tous ScS devcloppemens:
rous
il' a donné lieu,
indiquer les crises auxquelles
Tes différens partis qu'il a fait naître d'après
et
desindividus
lès caractères ctles vues personnelles
des
composoient à cette époque la population
qui
A
colonies.
à
le gouJE
Saint-Domingue
Ce qu'on appelloit éviter la châte dont il étoit mevernement, pour
s'attacha
nacé par unc suite de notre révolation,
il
d'abord a empécher qu'elle ne s'y propagcàt:
faut lc dire; il trouva tout favorable à ses intenfaire, dit-il, au peuple
tions peides.Qaallcesoust
nouvelies
blanc qu'il-vic s'ébranler aux premières
de la révolution2se1 Ne voyez-vous pas
gu'il reçut
suivre les mouvemens de,la
que ce pays ne peut
la ruine de
métropole, sans s'anéanuir et entrainer
la France,. Mettant ensuite à profit le préjugé de
la couleur, il sut adroitement insinucr ct' persuaS
d'individus, que s'ils
der à une grande majorité
aallcesoust
nouvelies
blanc qu'il-vic s'ébranler aux premières
de la révolution2se1 Ne voyez-vous pas
gu'il reçut
suivre les mouvemens de,la
que ce pays ne peut
la ruine de
métropole, sans s'anéanuir et entrainer
la France,. Mettant ensuite à profit le préjugé de
la couleur, il sut adroitement insinucr ct' persuaS
d'individus, que s'ils
der à une grande majorité --- Page 20 ---
(14)
réclamoient avec trop de fracas les droits
lité et le redressement des
de l'éga.
de raison
abus, il n'y auroit pas
pour que les hommes de
comme eux, ne demandassent
couleur libres
veur ; qu'alors toute
aussi la même fasubordination
cntre ces mêmes hommes de
étant rompue
il n'y avoit plus de salut couleur et les blancs;
mée à un systéme
pour la colonie accontu-.
aussi faux que
peuple blanc dela
destructeur. Lé
mais l'adroit
colonieralentir Ses mouveinenss
tirer tout le gouvernement et ses agens voulant
parti possible de cette
peur, et montrer combien
espéce de stuparler
il - étoit
de
d'égalité de droits dans les dangereux
répandre le bruit
colonies, firent
complotoient que déjà lcs hommes de couleurs
afin
pour agir de force et de
d'obtenir les droits dont la
violentce,
faire jouir tout
révolution devoit -
écrites d'ici
citoyen. Des lettres même furent
par les députés de
coalisés avec la
cour, et
Saint-Domingue,
aujoard'hui être des
que nous reconnoissons!
T'ancien
partisans du royalisme ct de :
larme gouvernement, Ces lettres
dans les colonies;
jetérent l'alfier des citoyens de
elles portoient de se méoy
mauvaises intentions couleur; qu'ils avoient de
(1).Iin'en fallut pas davan-
(1) Lettre des Députés Colons
constituante, Ecrite de
blancs à lassemblée
178g.
Versailles, en, date du 13 août
sat - a L 2 - --- Page 21 ---
(15)
armer les blancs contre les hommes de
tage pour
ici toutes les scènes
couleur:je ne retracerai point
de
auxquelles cette lettre astucieuse donna
sang mais le gouvernemént sut adroitement prolieu;'
fiter de cette circonstance pour offrir une espèce
aux citoyens de couleur, à qui il
de protection
faisoit dire par ses agens :66 Nous vous avons tousoutenus contre les petits blancs, et nous le
jouis
ferons encore; ils ne veulent unc révolution que'
eux seuls; ils se disent patriotes, et ils sont
pour
cruels ennemis; vous ne devez donc pas
vos plus
plus les aimer, que la révolution qu 'ils désirent,).
C'est ainsi que les > agens du gouvernement
étoient parvenus à allumer la guerre civile dans
les.colonies:
Après y avoir réussi, le gouvernement chercha
à tirer parti de l'état où étoit la colonie, pour y
maintenir l'ancien régime, en faisant exposer par
les partisans qu'il avoit dans T'assemblée constituante, que la colonic, par ses localités, n 1 étoit
susceptible de recevoir la nouvelle constitupas
la cour intion (1). Rien ne prouvoit plus que
fluoit directement sur tout cequi'se passoit à SaintDomingue, la cotrespondance de ses ministres,
(:) Qu'on se rappelle la lettre des ministres adressée
à l'assemblée constituante. Au commencement de 1790.
en faisant exposer par
les partisans qu'il avoit dans T'assemblée constituante, que la colonic, par ses localités, n 1 étoit
susceptible de recevoir la nouvelle constitupas
la cour intion (1). Rien ne prouvoit plus que
fluoit directement sur tout cequi'se passoit à SaintDomingue, la cotrespondance de ses ministres,
(:) Qu'on se rappelle la lettre des ministres adressée
à l'assemblée constituante. Au commencement de 1790. --- Page 22 ---
(16,)
dcuis liaisons avec les colons
bléc constituante,
députés à l'assems
gauche, n'co
qui: quoique siegeant du côté,
étoient pas moins des contre-révos
lucionnaires ; ceux-ci ne cessoient dans
respondance de donner dés
leur cornie,
allarmes dans la colo:
annongant aux Colons que la
attaqueroit leurs propriétés
révolution
immédiat de leurs
par Talrgnchisement
faisoient
csclaves: : d'un autre
tous leurs cfforts
côté, ils
copstituante
la
pour cffrayer lassemblée
ce. qui entraineroit, par perte prochaine des colonies,
ki ruine de la
selon eux, la banqueroute ct
France avec la
enfin, jamais
contrerévolutions
intrigue ne fut
suivie pour tout brouiller
plus profopdément
les
et tout bouleverser dans
colonies, ct
complettement. 1 jamais intrigue ne réussit plus
La gucrre civile allumée à
l'assemblée coloniale formée Saint-Domingue,
les esprits de la colonie
à Saint-Marc, tous
tation, par les
dans une grande fermennies yavoient défiances que les députés des colojettées, chaque
sur tous les évènemens
individu raisonnoit
qu'il'étoit affecté,
qui se passoient, sclon
ou qu'il étoit
meneurs qui ne manquoient
dirigé par des
occasions qui leurétoient
jamais de saisir les
d'opitions,
favorables. De ce choc
à
d'intrigues, il se formaz trois partis
Saint-Domingue: : le parti du
gouvernement,
qui
4na - --- Page 23 ---
(17)
qui vouloit le rétablissement de l'ancien régime?
les colonies a la'l France;
en concrvantctpendant
de Tindependance, dont les chefs étoient
lç parti
C dans l'assemblée de Saint-Marc, êt coalisés avecles
députés des colonies, à l'assemblée coristituanté et
T'hôtel de Massiac ; le troisième parti, alors, celui
qu'on appelloit les' patriotes, étoit presque nul.
Le parti du gouvernement étoit, à cettee époque,
composé comme je T'ai dit plus haut. Il étoit le
plus fort, il disposoit des troupes et se montroit
ouvertement; iln'avoit pas encore à sa disposition
les citoyens de couleur, parce qu'il étoit assez fort
lui-méme, ctil nc vouloit pas rompre entiérepar
ment avec lc préjugé, mais il les cajoloit et préparoit tout pour se les attacher par sa politique
ordinaire (1).
Le parti des" indépendans étoit déjà formé, et'
ilidevenoit tressconsidérable par les craintes que
les intrigans avoient répandues, sur Yles propriétés (e); mais il n'étoit pas encore rallié : aussi suc-
(1) Le géméral Peynier fit écrire, à tous les commandans en second de lai colonie, en faveur des hommes de
couleur.
(2) Nota. On doit remarquer que les mêmes partis se
servoient tous des mêmes moyens., 2. parce que c'étoit le
seul qui pàt mettre en mouvement 2) ce qui leur étoit
mécessaire à tous.
B
propriétés (e); mais il n'étoit pas encore rallié : aussi suc-
(1) Le géméral Peynier fit écrire, à tous les commandans en second de lai colonie, en faveur des hommes de
couleur.
(2) Nota. On doit remarquer que les mêmes partis se
servoient tous des mêmes moyens., 2. parce que c'étoit le
seul qui pàt mettre en mouvement 2) ce qui leur étoit
mécessaire à tous.
B --- Page 24 ---
(18).
comba-t-il par la prestesse du
sut habilement profiter des gonvernement, qui
pendance de l'assemblée premiers actes d'indesoudre ct
coloniale, pour la disl'envoyer en France, et se
cct acte; un mérite auprès de
faire, , par
tuante.
l'assembléc constiI Le parti patriote n'osoit
outre' qu'il étpit
encore se montrer, Car,
très - petit, comme
l'habitude du préjugé. de la
je. l'ai dit,
blancs patriotes des
couleur éloignoit les
citoyens de
avoieni un véritable intérêt à
couleur, 1 qui
lution qui les régénéroit.
soutenir une révoL'assemblée coloniale, arrivée
les chefs des indépendans
en France, avec
sein, fut mise à la suite qu'elle avoit dans son
de l'assemblée
tuante, ct blâmée par elle
constiLe
pour ses actes.
gouvernement triompha et domina
quelques mois dans les colonies.
pendant
partis se réchauffoient
Gependant les
de l'assemblée
par les intrigues des agens
coloniale : ils surent
tourner contre le
faire tout
ouvertement le
gouvernement, qui montroit
projet de rétablir
Pendant la. lutte de 4 ces deux T'ancien régime.
de couleur étoient
partis, les hommes
inculpés par des
toujours vexés, poursuivis et
intrigans intéressés à
verser. Ils étoient
tout bouleaider le
sans cesse accusés de vouloir
gouvernement à rétablir l'ancien
régime.
nana 1 --- Page 25 ---
(19 1
On étoit d'autant plus porté àle croirerqu'indépendamment des soupçons qu'on avoit jettés sur
les souplesses du gouvernement
eux,.oh-voyoit Hélas ! les malheureux ne cherpour les attirer.
choient qu un appui quipat les soustraire à toutes
dontils, étoient environnés depuis la
les horreurs
révolution.
D'ailleurs, privés,de toutes les nouvelles de la
France, ignorant absolument s'ils devoient partirévolution, dont les blancs
ciper aux bienfaitsdela
lesexcluoient, étoit-il étonnantqu'ils cherchassent
un appui dans ceux qui leur offroient protection?
Mais pour s'assurer que les hommes de couleur
s,
voulu le rétablissement de Tancien
n ont jamais
le comité éde vouloir lire un
régime, nous prions
extrait des loix particulières qui les régissoient
sousl'ancien régime : clles sont consignées dans
un petit recueil (1)- 1Enfin, lc décret du 15 mai vint mettre fin à
toutes ces intrigues, et fit changer la scène. C'est
de cette époque qu'il faut partir pour pohvoir
donner une juste idée del l'étatde Saint-Domingue,
(1) Des différèntes pétitions des citoyens de couleur,
à1 la page marquée par le pareil signe (1): On ne pourra
jamais présumer. que des hommes qu'on avilissoit 9
puissent désirer de retomber dans cet avilissement, et ce
eeroit y rouloir revenir que de youloir l'ancien régimes
B 2
époque qu'il faut partir pour pohvoir
donner une juste idée del l'étatde Saint-Domingue,
(1) Des différèntes pétitions des citoyens de couleur,
à1 la page marquée par le pareil signe (1): On ne pourra
jamais présumer. que des hommes qu'on avilissoit 9
puissent désirer de retomber dans cet avilissement, et ce
eeroit y rouloir revenir que de youloir l'ancien régimes
B 2 --- Page 26 ---
(s0)
retracer avec exactitude tous les faits; et
à découvert tous les ressorts
montrer
individus
que ces différens
ont fait agir pour arriver à leurs fins
respectives.
La première observation à faire, c'est
ministère de ce tems,
que le
putés colons,
d'inteligence avec les: dénon-seulement ne prit pas les
sures d'exécution indiquécs dans ies
mequi suivirent lc décret du 15 mai instructions
même ne l'envoya pas
1791, mais
oficiellement. Il fit plus,
d'accord'avec les Lameth, les Barnave,
mninistre de la marine
etc. Le
des son chef, les. .commissaires (Bertrand),je crois, arrêta,
exécuter ce décret : ceux-ci
nommés pour faire
dans le port, ou ils étoient eurent ordre d'attendre
comité des
rendus, les ordres du
colonies; que Barnave présidoit.
Qu'arriva-t-il de ce retard? c'est que les
colons coalisés,
députés
dc la marine, commejel'ai dit, avec le ministre
écrivirent dans les colonies, leurs
agens, 3 de manière à empécher l'exécution
décret, si jamais ily) paryenoit
du
décret,
officiellement. Ce
sion quoiqu'il ne donnât pas la même
de droits aux
extenloi du
citoyens de couleur, que la
4 avril, auroit cependant rendu
aux colonies, parce
la paix
sincèrement:
qu'alors tous les individus,
attachés à la France, à la
ct à l'ordre, se scroicnt
révolution
joints aux citoyens de cous
A K --- Page 27 ---
((-21)
loi eût été exécutée: ct: la. colonie, 9 au
leur. La
des. flammes. du brilieu d'être devénue la proie
joui d'une
gandage et de la guerre civile, auroit
ce n'étoit
paix parfaitc 5. mais malheureusement
désiroient les contre-révolationpas cet état que
et les intrigans ? à qui
maires - lcs indépendans
arriver' à leur
il falloit un: 2 grand désordre pour'
pour
ln; aussi ces deux partis se joignirentils lécrivit
lc' décret du 15 mai, ainsi que
repousser
Blanchelande dans ce tems (1).
ledécret du
Ilest essenticl d'observer, qu'après
mai, Barnave qui avoit si fortement gourmandé
coloniale, et fait voter des remerciel'assemblée
gouvernemento dans la Colonic,
mens-aux agens.du
assemblée colodisculpa cnisuite lui-mème cette
constituante,
niale, la fitabsoudre parlasemblec à sc rèndre dans les
ct fit autoriser, ses membres
et ces
Colonies-; ils profitérent du pardon,
s'empressérent de se. réndre
messieurs 3 sur-tout,
leurs indans la Colonie, pour empécher par
l'exécution du décret, s'il y parvenoit
trigues,
d'autres, restèrent auprès. des
officiellement ;
de concert avec cux 9
Colons députés :: pour,
décret, pour
demander la révocation. de ce même
dans le Moni-
(1) Voyez les lettres de Blanchelande,
tcur, à cette époque.
B3
érent de se. réndre
messieurs 3 sur-tout,
leurs indans la Colonie, pour empécher par
l'exécution du décret, s'il y parvenoit
trigues,
d'autres, restèrent auprès. des
officiellement ;
de concert avec cux 9
Colons députés :: pour,
décret, pour
demander la révocation. de ce même
dans le Moni-
(1) Voyez les lettres de Blanchelande,
tcur, à cette époque.
B3 --- Page 28 ---
A aan
(aay
mieux réussir dans leur
dépendans rendus à
projet; les meneurs in
d'une
Sunt-Domingue.
disposition des
profitérent
de faire organiser instructions et scinpresseérent
Tassemblée
rivée du décret, afin
coloniale ayant Par
cette fois les hommes den'y pas faire: entrer
dec couleur
pour
mai en donnoit Je
aquile décret du
venoit d'autant plus
droit; cette mesure de
ils sentoient
nécessaire à leurs
ces
projets ;
de couleur étoient indépendans, que siles hommes
ils satisfaits sur ce point de leurs
reclanations, ne pourroient
partager leurs vues, soit
jamais leur. faire
en leur faisant la
par la force ouverte, soit
mêmes droits.
promesse de leur accorder les
D'après tôutes ces raisons,
s'empressérent donc
les indépendans
niale; ; les instructions d'organiser l'assemblée colo12 mai, fixoit à
données avec le décrct du
semblée ; (1) mais, Léogane le sicge de cette asColonie sans
Léogane située au centre de la.
fortifications,
petite population blanche, n'ayant qu'une trésoù lai
environnéc
population des hommesde
dequartiers,
couleur surpasse
(0wi-pama douter de
en réiléchissant
la perfidie des
blée qu'en vertu qu'ils du ne pouvoient former indépendans; cette
refuoicat l'exécution décret du 15 mai, et
assemde ce mémc décret, cependantile --- Page 29 ---
ne convenoit pas à une ascelle des blanes,
de
semblée dont l'esprit et les, principes S: étoient
la métropole et de. refuser a des
rompre avec des droits que leur donnoient la
hommes libres;
loix ; àussi, un des premiers
nature et lesanciennes
fut d'arrêter qu'elle
actes de cette : assembléc, Cétte mesure et la
iroit tenir ses séances au Cap.
oelle futprise ( doivent être mûrement
circonstance
la ville la plus exactement
cxaminées. Le Cap" ,
environnée
fortifiée; la plus riche de-la colonic,
les mieux cultivées, contenant une pode'plaines considérable de ces hommes qui ne tienpulation
nent point au sol, mais seulement cauxiproprictaires
différens /- salairesqu'ils en reçoivent;trés-pet.
parles
de
de couleur,
:
citoyehs
peuplée .9 au contraire,
efoitportéaup plus haut-point;
parcequelepr@jugest
ofle Cap, dis-je, avec toutes ces circonstances. nétout ce qui leur étoit
froit aux indépendans
Des
séconder leurs vues perfides.
cessaire pour
résister aux forces nationales,
fortifications pour
riche,
facile à égarer., et une
unc population
ennemie, sur
capturé à livrer à la puissance
laquelle on comptoit (1).
plusieurs membres dc l'as-
(1) Personne n'ignore que
de Paris à Londres, >
semblée de Saint-Marc passérent
et eurent différentes conférences avec Pitt.
B 4
étoit
froit aux indépendans
Des
séconder leurs vues perfides.
cessaire pour
résister aux forces nationales,
fortifications pour
riche,
facile à égarer., et une
unc population
ennemie, sur
capturé à livrer à la puissance
laquelle on comptoit (1).
plusieurs membres dc l'as-
(1) Personne n'ignore que
de Paris à Londres, >
semblée de Saint-Marc passérent
et eurent différentes conférences avec Pitt.
B 4 --- Page 30 ---
(24)
Tout cela a dû nécessairement
sidération par des hoinmes
être pris en consuite des événemens;
qui ont prouvé par la
tentions perfides
combicn ils avoient des
inr
coloniale fat tenir enconséquence
Nous
ses séanccs au Cap. lassemblée
laisserons un moment
siégeant au
cette
duisit
Cap 1 pour retracer
assemblée
dans la colonie la
l'effct que pro.
mai et les changemens nouvelle du décree du 15
férens partis quiy
qu'il apporta dans les diffut connu dans les régnoient. Dès que ce décret
leur
colonies, les citoyens dei
inanifestérent la ferme.r
couexécuter, non au Cap ouils résolution de le faire
nombre et où ils
étoient en trés-petit
naces,, de vexations éprouvoient toutes sortes de mel'Ouest
et de
et dans le Sud, ils violencesi mais dans
ferme qui en
prirent une attitude
imposa aux
çoient de les
méchans qui ilcs menaau décret.
égorger tous plutôt
(1) Telles étoient
que d'adhérer
voient prises et
les résolations
dont. les
que manifesroient des
qu'apassions agitées à
hommes
plus crueis que les
l'excès, lcs rendoient
tigres.
Dianchelandeg qui dans les
premiers
d'ellarvescence et après la
mouvemens
catastrophe del Mauduit,
de () Voyez les lettres de
Passemblée coloniale aux 83 Dlanchelinde, et l'adresse
départemens.
-a Vn
voient prises et
les résolations
dont. les
que manifesroient des
qu'apassions agitées à
hommes
plus crueis que les
l'excès, lcs rendoient
tigres.
Dianchelandeg qui dans les
premiers
d'ellarvescence et après la
mouvemens
catastrophe del Mauduit,
de () Voyez les lettres de
Passemblée coloniale aux 83 Dlanchelinde, et l'adresse
départemens.
-a Vn --- Page 31 ---
(25)
ct'; s'étoit rendu aul
2voit fui du Port-au-Prince
avoit laissé
Cap auprès de l'assemblée coloniale,
Montalembert;
-
Jumécourt:
au Portau-Prince, autres chefs du parti du gouChitry et quelques
de'succombers
vernement, Ceux-ci se voyant près
à la tête des hommes de couleurret leur
se mirent
feroient
du goavernement qu'is
promirentaunome déctetdu i5 mai, et ils se frent par ce
exécuter le
qui les
contre lés indépendenis
moyen un renipart
du Port-an-Prince
poursuisoient et les patriotes
aaugmenter et à se prodont le parti commençoit
encore loin
noncer : mais, ces patriores étoient
doutant
d'adhérer au décret du 13 mai, et ne se
de ces indépendans , ils
pas encore des projets
ouverte
se joignirent à eux pour faire une guerre
hommes de couleur : auprès desquels s'6aux
plus haut,
toient retirés les chefs que jainommes
le déde faire exécuter
etiqui leur promettoient
On ne doit
cret du15 ct - dy obeir eux-mémes:
facile
perdre de vue qu'il étoit d'autant plus
pasi
d'égarer les citoyens de couleur, quilsn'avofent
qui pût les éclairer sur
aucune correspondance
car,
les motifs de ceux, qui les entouroient,
les lettres que nous avions pu leur
jusqu'alors
il étoit donc naturel
écrireavoient été interceptées;
(
des hommes vexés, tyrannisés et sans aucun
quc
dans le premicr parti qui leur 1
appui, se jettassent
de vue qu'il étoit d'autant plus
pasi
d'égarer les citoyens de couleur, quilsn'avofent
qui pût les éclairer sur
aucune correspondance
car,
les motifs de ceux, qui les entouroient,
les lettres que nous avions pu leur
jusqu'alors
il étoit donc naturel
écrireavoient été interceptées;
(
des hommes vexés, tyrannisés et sans aucun
quc
dans le premicr parti qui leur 1
appui, se jettassent --- Page 32 ---
(26)
offroit protection 5 sur-tout
ce parti disposé à obéir
lorsqu'ils voyoient
roit, et qu'ils
au' décret qui les
saires dc
voyoient au contraire dans régénéce parti, des
les adverde tout entreprendre hommes qui menaçoient
loi Telle a été
piutôt que d'obéir à cette
civile qui s'alluma Torigine'et les causes de:la
suites
dans cette
guerre
sc feront longstems
partie, et dont les
sentir.
de Quelquedésastreuxg que
guerre où se tronvoient farpouris colonic l'état
partie,cer n'étoient
les habitans de cette
que Jui
pas encore là
préparoient lès enriemis rouslesmnallieurs
une crise plus funeste
de la révolution;
colonic
; et" qui devoit
jusque dans ses
ébranler la
eipréparée par les Colons ecmutepmeet
qui se trouvoient en France conereroleionndrer
du 15 mai, Ces
à l'époque du décret
étoient les
Colons; au nombre
colonigs à marquis, comtes et barons desquels
Tassemblée
députés des
cesse répété dans Jeurs constituante, avoient sans
leurs écrits,
discolrs, comme
que si jamais
clans
hommes dc couleur les
on i accordoit aux
claves se
droits politiques, les esréostursious il fallut
pour prouver qu'ils
donc lcs soulever
fut d'autant
avoient été prophètes, et
plus porté à faire
on
malgré toute son atrocité,
exécuter ce projet,
cettc seule mesure
qu'on ne voyoit que,
pourprouver évidemment
par
*
avoient sans
leurs écrits,
discolrs, comme
que si jamais
clans
hommes dc couleur les
on i accordoit aux
claves se
droits politiques, les esréostursious il fallut
pour prouver qu'ils
donc lcs soulever
fut d'autant
avoient été prophètes, et
plus porté à faire
on
malgré toute son atrocité,
exécuter ce projet,
cettc seule mesure
qu'on ne voyoit que,
pourprouver évidemment
par
* --- Page 33 ---
27 1 )
notre. tévolution ne pouvoit pas s'aes faits, que
apter aux colonies. émissaires furent envoyés
En' conséquence des
-
Galiffet et Dagout (1), pour
ur lés habitations
habitations à se sourovoquer les esclavés de ces
défendre la cause du roi.
tver pour
il fut enyoyé au Cap,
Outre ces émissaires,
étonnante, une. lettre imprivec une profusion
pour titre : Leltre de Loiis-Marthe
héc portant
astucieux de cette
pouy: à ses commellans. Le style
qu'il falloit faire soulever
ettre faispit-entendre
ces: atteliers: furent des
es esclaves (2). En effet,
remiers. à se mettre en insurrection ouverte,
cependant quelques legers préludes comprès:
les.
hencés sur, des habitations, sur lesquelles
étoit marquis et avoit environ 1000
(1),Ce premier le second étoit comte, et, de. plus,
i200 esclaves; environ 5 à 600 esclaves : on leir,
ourtisan et avoit
l'autre
riches 2
étoient l'un et
aesez
t entendre, qu'ils.
centaines d'esclaves 9
our faire le sacrifice de quelques
de les 'dédomue d'ailleurs la cour ne manqueroit pas
Ces asscrtions sont' d'autant plus
hager de cette perte,.
autorisé à le croire 9
bndées, et l'on est d'autant plus
noirs ont
u'on sait aujourd'hui que les. chefs de ces
décorations de.la cour 1 et qu'ils prennent des quaes
fications analogues à ces décorations.
Un exemplaire de cette lettre fut remis et dénoncé
(2)
Biauzat.
Tassemblée constituante par
la cour ne manqueroit pas
Ces asscrtions sont' d'autant plus
hager de cette perte,.
autorisé à le croire 9
bndées, et l'on est d'autant plus
noirs ont
u'on sait aujourd'hui que les. chefs de ces
décorations de.la cour 1 et qu'ils prennent des quaes
fications analogues à ces décorations.
Un exemplaire de cette lettre fut remis et dénoncé
(2)
Biauzat.
Tassemblée constituante par --- Page 34 ---
23)
députés de T'assemblée coloniale
de Léogane au Cap avoient
qui . se rendoient
ils virent, à CC qu'ils
passé , et sur lesquelles
Cap, des esclaves armés rapportétent en arrivant au
quelques
de torches eta ayant
économés (1). Cette
egorgé
facile d'éteindre dans
révolte qu'il étoit
esclaves n'avoient son principe, (puisque ces
encore pu SC
armes) ne fit au contraire
procurer des
doute parce
que Se propager,.sans
que ceux quilavoient
loient en
provoqué vouaussi trertontlepantic qu'ils en avoient espéré:
s'empressa-t-on d'écrire à l'assemblée
tituante, que cette révolte
conscoupalors, n'étoit
qu'on grosissoirbeau
du 15 mhai
que' l'effet du décret
(2). Op fit
désastreux
perfidie jusqu'à -
plus, s on poussa même la
respectable, inculper les membres d'une société
émissaires d'avoir envoyé par
dans la colonie
philantropie des
noirs à égorger les blanics. pour provoquer les
agissoit ainsi
En mémesemps qu'on
secours des pour la France, on appelloi des
colonics
3 lonics angloises
voisines, et sur-tout des COpar predilection; les independans
de (1) Liscz la relation de ces
Blaschelandee et dans lesa actes érénemens, de
dans les lettres
(2) Voyez toutes les lettres.de Passemblée coloniale
ainsi que les' adresses de
Blanchelande ctautres,
ciale du Nord,
Passembléc coloniale. et provin- --- Page 35 ---
(99) )
rouloient plutôt par cette mesure attirer dans nos
angloise: que les secours
tolonies la domination
coloniale
ece peuple. Un discours de l'assemblée
Edouard, venu de la Jamaique. à cette
milord.
est une preuve assez convaincante.
poquev.en
coloniale, le président
Organe de l'assemblée
à milord Edouard ces paroles : Nos yeux
idressoit
attendent depuis long-temps VOS
fixés sur Flerison,
paisseaux et vOS armées.
les insOn doit se rappeller ici que, malgré
capitaines
kances que firent à cette époque quelques les noubordelois pour venir en France annoncer
des
malheurs de-la colonie, et y dcmander
veaux ils furent refusés par l'assembléc. colosecours,
qu'on pourroit avoir besoin
niale, sous' prétexte
transporter
de tous les navires de la colonic pour
et ce
les familles blanches,si le mal saggravoit,
avoir éprouvé la douleur de ne
ne fut qu'après attirer les Anglois dans la colopas avoir réussi à
à
nie, que les indépendans se déterminerent.
s'adresser àila mere-patrie.
trompés sur
Lcs indépendans furent également
lcs suites de la révolte qu'ils avoient provoquée a
Comme propriétaires, ils nc vouloient
eux-mêmes.C simulacre de révolte, qu'ils auroient pu
qu'un à volonté, mais ils ne purent empêcher
appaiser
naturels de la France de pousser
les ennemis
à
à
nie, que les indépendans se déterminerent.
s'adresser àila mere-patrie.
trompés sur
Lcs indépendans furent également
lcs suites de la révolte qu'ils avoient provoquée a
Comme propriétaires, ils nc vouloient
eux-mêmes.C simulacre de révolte, qu'ils auroient pu
qu'un à volonté, mais ils ne purent empêcher
appaiser
naturels de la France de pousser
les ennemis --- Page 36 ---
&
: 3
(.30 )
celle qu'ils avoient.
est
provoquée au point oi
parvenue, et les secours
elle
reçus des puissances
que les esclaves ont
ennemies de la
çoise ne laissent aucun doute
Nation Franet leurs projets
sur leurs intencions
(1).
La révolte des' esclaves
gui menagoit d'embrâser ayant pris un caractère
alors, à Cc qui iseul la colonic ont eu recours
intime dcs
pouvoit Tarrêter, à
deux classes libies,
Tunion a
intérêt communà
qui avoient un
alappanerrend
propositions de paix furent conséquence, des
partis qài se faisoient
faites et entre les
que favoriser les
une guerre qui ne pouvoit
révoltés, mais
se sentirent,
Ces Propositions
deux
plus, ou moins du besoin
partis avoient de se rallier
que lcs
dans la partic du Sud
; par
et de l'Ouest
exemple,
tion des hommes de
où la populapar
couleur est
conséquent où ils doivent considérable, et
saires, les blancs
être plus nécespassérent
que vous connoissez;
àvec'euxles concordats
blancs de
; par ces
ces deux
concordats, les
toient de
partis de Ja colonie
reconnoître les droits des
promercouleur et de faire
citoyens de
n'en
exécuter la loi du 15
futpas de mêmc au
mai: il
Cap, où leur nombre,
(1) J'ai
unc lettre ci-jointe, déreloppé cette idée dans mes réllesions
et
- se - - - - --- Page 37 ---
(3r).
l'ai dit, étoit bicn inférieur à celui
comme je.Tai
lon sentit-quils pouvoient
des blancs : quoique
les
de la révolte,
beaucoup aider à arrèter
progrés
courage.paricur habitudea supporter.
tantparleur du climat,, que par leur intelligence
les fatigues
nécessajre aux circonsà faire le genire de guerre
L'assembléc - coloniale leur prometoit
tances.
à
les révolbeaucoup pour les engager repousser conduite de l'astés; mais n, 'effectuoit rien; cette
Tune,
semblée coloniale prouve deux choses ;
qu'elle croyoit pouvoir appaiser facilement cette
T'autre, qu'elle cna jamais eu le' désir sinrévolte ;
cère,reomme elle a voulu le' persuader.ensuite,
d'adhérerau décret du 15; mai;ce quidoitachever
convaincre, c'est que c'est du Cap et du
de nous
sein même de l'assemblée coloniale et provinçiale
venues les réclamations les plus fortes
que sont le décret du 15 mai, et au moment même
contre
les dangers de cette partie
de la révolte; cependant
même assemblée
augmentant tous les jours, cette
sorte forcée de prononcer sur
se vit en, quelque
alors elle prit quell'état des hommes de coulcur;
arrêtés, par lesquels, elle promettoit de faire
ques
lui
exécuter la loi du 1 15 mai, lorsqu'elle
parviendroit (1) officiellement ; mais ce qui doit frapper
Trassemblée coloniale
(1)En fuisant ces promesses 2,
; cependant
même assemblée
augmentant tous les jours, cette
sorte forcée de prononcer sur
se vit en, quelque
alors elle prit quell'état des hommes de coulcur;
arrêtés, par lesquels, elle promettoit de faire
ques
lui
exécuter la loi du 1 15 mai, lorsqu'elle
parviendroit (1) officiellement ; mais ce qui doit frapper
Trassemblée coloniale
(1)En fuisant ces promesses 2, --- Page 38 ---
A
E
(8a)
tous les esprits qui voudront
nemens, c'est
réfléchir sur ces évéa
que lorsqu'on eut appris au
par l'arrivéc des commissaires
Cap,
et. Saint-Léger,
Mirbeck, Romme
qu'au décret du 15
été substitué celui du
mai avoit
24 septembre ; alors, ni
Blanchelande, ni lassemblée
rent ratifier les cpncordats coloniale ne voulude bonne foi dans deux quiavoient été passés
circonstances
entre les blancs. et les hommes
differentes,
tics de l'Ouest
de couleur des
et du Sud. Ce
parJa part des blancs,
manque de foide"
la
ralluma dans les deux
guerre civiie, qui produisit
parties
vage que les esprits
d'autant plus de raétoient plus
hommes de coulcur
exaspérés ; ces
qui
ture de ces traités,
ne-voyoiene dans la
, qu'une mauvaise
rupblancs, sur la
foi des
promesse
on
plus se fier à T'avenir
desquels
ne pouvoit
; d'un autre
gans et lcs
côté, les intripartisans de
intérêt à tout
Leopardius ' qui avoient
hommes
brouiller 3
de couleur
représentoient les
du sang
commne des E tigres, 9 altérés
desblanes, et ayant forméle
dominer ct de Jes
projet de les
Tavoient'é été
vexer à leun tour, comme ils
par eux 2 encore gu'une méfiance
savoit bien qu'elles étoient,
Ja certitude que le décret illusoires 1 puisqu'elle avoit
d'après toutes les
du 15 mai seroit révoqué
mesures qu'on avoit prises à ce sujet. 7
qu'il
- na -
des E tigres, 9 altérés
desblanes, et ayant forméle
dominer ct de Jes
projet de les
Tavoient'é été
vexer à leun tour, comme ils
par eux 2 encore gu'une méfiance
savoit bien qu'elles étoient,
Ja certitude que le décret illusoires 1 puisqu'elle avoit
d'après toutes les
du 15 mai seroit révoqué
mesures qu'on avoit prises à ce sujet. 7
qu'il
- na - --- Page 39 ---
(93)
diflicile.de détruire, s'établit entre les
qu'il sera
hommes des deux couleurs 1 il ne faut pas SC
dissimuler que ce n'estqu'en perpétuant.cette, méfiance respective que les contre-révolutionnaires 9
les indépendans , les intrigans espèrent parvenir. à
faire réussir leurs desseins perfides.
Nous passons à l'époque de l'arrivée des commissaires Polverel > Sonthonax et Aillaud ; il
est nécessaire, avant d'écrire les événemens de
la colonie. depuis leur présence, de fixer les idées
du comité sur les différéns partis qui agissoient
et T'esprit qui dirigeoit chacun d'eux; ce moyen
mettra le comité à portée de prendre une idée
juste de l'état de la colonie.
Les conte-révolationmaire, comme je l'ai déja
dit, avoient pour chefs les agens de la cour : qui
vouloient le rétablissement de l'ancien régime, et
s'ils promettoient aux citoyens de couleur de les
faire jouir des droits qu'ils réclament : c'étoit
moins par justice et par principes que pour s'en
faire un appui 1 ils n'entendoient d'ailleurs par
les droits qu'ils vouloient leur accordér , que ceux
leur donnoit l'édit de 1785. Mais de parcils
que
droits - sous un gouvernement despotique, n'étoient pas de véritables droits politiques, ,ce, parti,
a l'époque B ou nous sommes arrivés, étoit considérablement diminué; la mort de Mauduy, la
C
moins par justice et par principes que pour s'en
faire un appui 1 ils n'entendoient d'ailleurs par
les droits qu'ils vouloient leur accordér , que ceux
leur donnoit l'édit de 1785. Mais de parcils
que
droits - sous un gouvernement despotique, n'étoient pas de véritables droits politiques, ,ce, parti,
a l'époque B ou nous sommes arrivés, étoit considérablement diminué; la mort de Mauduy, la
C --- Page 40 ---
a à
at
St)
disteluren du ecops des oflicieis ceg
Fort-an-Prince,
régimtnt da
fa défertoa de presque ouS passes en France ;
beancoup degros proprictaires
teneient 2I gesvanenent, tels
des
qui
les Monmlembent R agines gui cnoieat que
Chiuy,
E parrie
retirés dans
espagnole, CRS RTE France w
les howmes de cowleurde a Groix depais qae
à la tèe desquel als avoient ete des-Bonquets,
miers troubies
pendant les pre-
* leur déclarérent
guclque tems apres féporque diz poskivement décret
*
mai, qrils ae
du a3
torttes
recomscihnuientjenshe dautre 3uque Fassemblée nationale de France : ainsi
ceparti me Taissoit plas 223
seut
le
,
Pon-as-Pince.que
Jumecoant * sussi n'at-on pas vi dans des
parties de l'onest et du sud,les esclaves
lever axt nom
se souduzoi, comme ccla est arrivé au
Cap.
La parzée cin sud oi iln'y avoit.
-
point deces: agens ee ia
fut qae peu ou
cour, assez uanguille
maisil n'en écoizpas ainsi au Cap depuis,
que Blanchelande s'y étoit
sur-tout,
réfugié, avec quelques officiers qui - l'y avoient suivi.
Le parti des indépendans crès-foible dans
origine n'étoit d'abord
son
composé que de quelques intrigants, d'hommes perdus de
de dettes et qui siegeoient
mceurs et
semblée
cependant dans l'ascoloniale; le parti Se grossit considera-
- -a --- Page 41 ---
(9 35)
"biement par les soins
que prirent ces hommes
d'effrayer tous. les colons sur la sûreté de leurs
propriétés, en leur présentant
des droits
1.la concession
politiques faite aux hommes de
leurs comme un mhoyen d'arriver à
coument subit de leurs esclaves,
laffranehisseopérer la ruine des colonics. et par conséquent
visager notre
20, Ils faisoient enrévolution avec tous les
qui en sont la base,
principes
les colonies; de-la, ils comme désastreuse pour
argumentoient
ver les. avantages
pour prourendant
qu'auroient eu les celons en se
indépendans de la France, et
la colonic sous la protection
en mettant
ils n'oublioient
de T'Angleterre
pas ces apôtres
de flatter l'orgucil des colons delindépendance,
-sant observer
blancs, en leur fais
que Sous le
ils conserveroient le
gouvernement Anglois,
privilége de
ces hommes n'étoient
l'épiderme, et
devenus les
ennemis des hommes de
plus cruels
savoient,
couleur, que parce
qu'ils ne sc
qu'ils
cution de leurs
aeroientjamnaisprete àl'exé.
voulant
projets ; ce sont ces hummes, qui
toujours entretenir le trouble
si nécessaire
qui leur est
pour dégoûter de notre
jusqu'aux vrais patriotes,
révolution
fiance entre les
sement sans cesse lamé
hommes de couleur et les blancs
() Nota. Voyez le mémoire C.
O
de
plus cruels
savoient,
couleur, que parce
qu'ils ne sc
qu'ils
cution de leurs
aeroientjamnaisprete àl'exé.
voulant
projets ; ce sont ces hummes, qui
toujours entretenir le trouble
si nécessaire
qui leur est
pour dégoûter de notre
jusqu'aux vrais patriotes,
révolution
fiance entre les
sement sans cesse lamé
hommes de couleur et les blancs
() Nota. Voyez le mémoire C.
O --- Page 42 ---
(36)
patriotcs 3 qui sans toutes ces
intrigues.auroient le
généreux courage de renoncer de bonne foi
privilége et au préjugé de la
au
hommés
couleur; ce sont ces
qui sont les instigateurs des dernierséve
nemens arrivés au Càp dans les journées
décembre
dus, 3
dernier; et dont la relation offcielle
est ci-jointe, sous'la cotte A;.ce sont ces hommes
dont les commissaires ont
Ies chefs (1)
sagement fait déporter
parcequ'eux seuls, sous le
du patriotisme et d'amis des loix
masque
qu'à les
nc cherchoient
cluder; Ce sont: ces hommes qui entretes
noient toujours la discorde entre les
ont intérêt à se
citoyens qui
réunir; ce sont ces hommes,
ont juré de poursuivre êt d'exterminer
qui
de couleur,
les hommes
parcequ'ils savent que tant qu'ils existeront, ils s'opposeront toujours àleurs
Voila les hommes
desseins;
malheurs
qui'sont la source de tous Ics
de la colonic, voilà le parti le plus dan
gereux,puisque ses intéréts le portent à désunir les
citoyens, lorsque de leur union seule, doit
le salut dela colonie,
sortir
On" voit,
d'après ce que nous venons de dire,
(1) Depuis la déportation. de Ces
etc. Le Cap a non-seulement chefsy Parchovèque,
même a fourni des hommes
joui de la paix 9 majs
Ce qu'on n'avoit
pour combattre les révoltés 2
tation.
pu obtenir des blancs avant leur
Voyez les pièces envoyées
déporpar le commissaires
STAA 2 --- Page 43 ---
(37) )
combien doit-être foible le parti des vrais etsinles blancs, et combien il est
cères. patriotes parmi
facile de les égarer par les méfiances, et sur-tout
faisant revivre leur haine contre les citoyens
en
les scènes de sang
dc couleur, en leur retraçant
qui ont cu lieu dans la guerre qu'ils ses sont faite
réciproquement.
Telle étoit la situation des choses et des esprits,
lorsque les commissaires, civils, Polverel, Sonthonax et Aillaud arrivérent à Saint-Domingue.
La loi du 4 avril les yavoit, précéde, cette loi patousles
rut y être assez généralement adoptée par
non avecla même bonnefoi. .Les vrais
partis 2 mais,
patriotes, les amis de T'ordre ne virent dans cette
loi, qu'un moyen sûr de rallier tous lesindividuslibres de la colonie : :- pour résister et combattreles
zévoltés :T Akn fes oS de même des sontre-l - ia
volutionnaires suegendependans: ces deax parle simulacre d'adhérer à la loi,
tis ne firent que
rut y être assez généralement adoptée par
non avecla même bonnefoi. .Les vrais
partis 2 mais,
patriotes, les amis de T'ordre ne virent dans cette
loi, qu'un moyen sûr de rallier tous lesindividuslibres de la colonie : :- pour résister et combattreles
zévoltés :T Akn fes oS de même des sontre-l - ia
volutionnaires suegendependans: ces deax parle simulacre d'adhérer à la loi,
tis ne firent que #
et si Blanchelande, Renmadatdapenegprand a
la fit promulguer, c'est qu'il crutque, l'assemblée
.coloniale, dominée par les indépendans. qui siégéoient dans son sein, 7 se seroit opposée à son
exécution, ce qui eut donné à son parti un grand
sur.T'assemblée coloniale et les indépenavantage
dans qui dans ce cas eussent parus les seuls cou- J
pables et récalcitrans à la volonté énationale. Mais,
C 3 --- Page 44 ---
- 2
(33)
ceux-ci appercevant le piége que Ics contre-révo.
lutionnaires leur tendoient,
s'empressérent nons
seulement d'adhérer à la loi du 4 avril; mais
même ils parurent la chérir ; les
*
mencurs de ce
parti firent même des tours de forcc
faire
croire à leur amour pour l'égalité
pour
(1) cn
ainsi le masqne du
prenant
parriotisme, les
ne
indépeudans
voulaient que mieux cacher leurs desseins, et
ne se faciliter les moyens de rendre odicux leurs
adversaires et Ies faire chasser de la colonie
En effet dès que les commissaires
(2).
civils eurent
débarqués au Cap, la commune dans
étoit l'archevèque Tbibault
laquelle
leur dénonça centcinquante personnes environ, connues des aristocrates, et les auteurs des maux qui déchiroient
aer colonic; les commissires d'aprés cette dénoncianon -
et les renscigt lianedtirquils
prirent
(1) Tl faut observer que Ics
et les indépendans ne différoient eontr-ndnoletioanaires
miers vouloient rétablir
qu'en ce point : les precolonie au roi ; les autres l'ancien régime et' conserver la
me * en faisant passer les colonies vouloient aussi lancien régiqui edt maintenu le
sous une domination
régime colonial,
régime
c'est-à-dire,
arbitrnaire, comme l'ancien,
de (2) diner Larchevèque Thibaut ne fit point de
chez le commissaire Sonthonax
façons
gres libres.
entre deux ne-
-A
iers vouloient rétablir
qu'en ce point : les precolonie au roi ; les autres l'ancien régime et' conserver la
me * en faisant passer les colonies vouloient aussi lancien régiqui edt maintenu le
sous une domination
régime colonial,
régime
c'est-à-dire,
arbitrnaire, comme l'ancien,
de (2) diner Larchevèque Thibaut ne fit point de
chez le commissaire Sonthonax
façons
gres libres.
entre deux ne-
-A --- Page 45 ---
(595
lesSsent ema
suer Ee crergee de ERS andsyidss. fax Sort
Feance, 9 et cet atze
aphancqrer Fous,
mis a gtine eentplauxli par Les iodepenulass.
ct les
ia abtens qc: ticmghe 335 Fantnzoctatie
a
egrtivodutonisiset. quis conuroerscerest
pour keua enmpte. J me setmacesei gaint
zchr les: wanceukpes qu yituemgtogesemer goaas ETE
moutes
- leurs
Ls relaziog: ofbaicle des comcuter
peojets.
missaftes, -
gaen peut lire sous Ea. tote A.simi ger
lestnes. particulères qae jepies ii. les
quelques
. geiges ks CSTEMES reomis
feront coanoitre aous
airsie
dese faize. deater leccarededes Rteses 2
que
de coalaur
dun sémoirkockacieymet
decelics
*
amionale, engel a
aat airesse à la. emnyenxion
2u cominé coloniale: sounes cs parcu
atc reayoye
a
sont esscatelles
Ondoit ohserrer qug) Ies indiyenaana, de
le commnissaice cixil Samthanax s
portés. pex
axoizat Be: glos appleoli à
étoient ceux Fuk
dischahidensgese de Va EERI *
kz dépostation
E
svoleret sollicité ces; Ripontsquenec-mômas
aions x et que silsse ségandent amjpaudiai
cuntre eg: commiesnare., 0e
Ve en Empsécations
n'est qare pazce qail n'a pas
longrseznas
dupe de leur fasx parciotisuze s. et gya Bes
aTant recoanus nsor Les peogecacears dea
dischahidensgese de Va EERI *
kz dépostation
E
svoleret sollicité ces; Ripontsquenec-mômas
aions x et que silsse ségandent amjpaudiai
cuntre eg: commiesnare., 0e
Ve en Empsécations
n'est qare pazce qail n'a pas
longrseznas
dupe de leur fasx parciotisuze s. et gya Bes
aTant recoanus nsor Les peogecacears dea --- Page 46 ---
-
(40)
derniers tronbles, il les a fait
tour.
déporter à leur
)
Ilnons reste à parler du dernier
qui a fait embrâser la
événement
nous ne saurions
plaine du Cul-de-sic,
mieux faire
comités les causes de cet
connoître aux
mettant sous leurs
événement qu'en
lettre du citoyen yeux 2 la copie d'une
commission civile Delpech secrétaire de la
de
présentement troisième Saint-Domingue ). et
du citoyen
commissaire àla place
Aillaud, cette
22 décembre
lettre en date du
1792, et qui
ment arrivé le
prophétise l'événesur les
9 mars , jettera un grand
projets des
jour
la cote B, C.
indépendans. Elle est sous
Si après toutes ces
il restoit
pièces de
encore' au comitéconyiction,
sur le parti et les
quelques doutes
mous les
projats des
pricrons de vouloir indépendans >
le mémoire, côté
bien parcourir
Ils verront l'aven C, page 9, au signe
parti. Ce: mémoireest innocemment fait de ce
propriétaire
écrit par un colon
aux
blanc,
de tous les
colonies, et quia ététémoin
mingue
mouvemens arrivés à Saint-Dodepuis la révolution;
zious venons de citer
; les pièces que
nous ayions de
étant le séul moyen que
faire connoître le véritable
DAA --- Page 47 ---
(4)
les comités
état de la colonie; nous prions
vouloir bien les lire avec attention.
de
de couleur ne peuvent ni ne
Les citoyens
sans avoir réfuté
doivent finir ce mémcire,
calomnies
des faits authentiques $ les
par cherche à répandre sur le commisqu'on
qu'ils regardent avec'
saire civil Sonthonax, leur père et le sauveur
juste raison, comme
dénoncé
ce commissaire a été
de la colonié;
contre révosous trois chefs; le 18r, comme
fait
lutionnaire; le 20 comme n'ayant pas
exécuter laloi du 4avril dans tous ses points,
les assemblées primaien ne convoquant pas!
lès députés tant
res 2 pour nommer tous
l'assemblée
à la Convention Nationale 3 qu'à
coloniale.
de mots au 1",
Nous répondons en peu
acte
chef d'accusation. C'est que le premier
Sonthonax et Polverel dans
des commissaires
d'après
les colonies, est d'avoir fait déporter,
leur en ont été faites, 9
les réqnisitions qui
d'aristocratie,
environ 150 individus accusés
ainsi que tous les anciens et nouveaux agens
que les Blanchelande,
du gouvernement,tels:
etc. etc.
les Desparbes, 2 les Cambefort,
le comité de lire à ce sujet
Nous prions
commissaires sur ces
le procès-verbal des
à bord
déportations et sur çe qui s'est passé
ès
les colonies, est d'avoir fait déporter,
leur en ont été faites, 9
les réqnisitions qui
d'aristocratie,
environ 150 individus accusés
ainsi que tous les anciens et nouveaux agens
que les Blanchelande,
du gouvernement,tels:
etc. etc.
les Desparbes, 2 les Cambefort,
le comité de lire à ce sujet
Nous prions
commissaires sur ces
le procès-verbal des
à bord
déportations et sur çe qui s'est passé --- Page 48 ---
(tr)
du vaissean oû ils.
éoientavec Ee
dEspatbes et. son état-majoe
Eowrersenst
Mais ce: qui pronvera
(1).
commissaire
sans, répliqne que lias
Sonthonax, a'est
lutionnaire, 7 ni partisan:
nicontre-nroce passage d'une de
deszoyalistes, c'est
moi
ses: Iettres:
son * ami, ct écrite
adressée &
toute de Sa main,
Cap la- 8: novembre
ce Vous savez quelles horribles
nous avoient dévancés
calommies
nous avoient
CTY Amérique, elles
et toute la suite accompagnés sur le
a dir fen
vrissemms
n'avoit pas manqué de s'en général Despardea
Chose
zendre les éclross
singulières mon
mera vos idées
cherami, et
Sirr lés
dis quiconfr
roi, c'est que TLOLLS
agens:
cidévanz
poussés, déconsidérds avons éié calumnids, res.
amis de liz lot di
partous les prétendus
eronrénfaccueills, 4 avris, tandis que TOLS
sfetéss
homorés.purs tous
(1)1L fiut aussi lire
de cpulaur qni étoient à plasieurs bord
lettres. des nensonnes
oor.esponciance soumiser
ctqni. aonE joiates:
aux. comités.
Ama
colonies, et que j'ai pareillement
de: marine. et des:
gomités de salut
offert de
public. et de stireté soumettre-aux
générala..
DANA --- Page 49 ---
(43)
et 2
hommes atachés aux corpepopalairese
les
la révolution. >>.
& Jumecours et toute la.
Cc Les Cambefort, 3 les
et du Cap,
clique de la croix des Eouquets V'opération
vouloient fairea Saint-Domingne plus tard
Quinze jours
de la Martinique
de couleur vexés horles malbeureux citoyens blancs, se rendoient
riblement par les petits
(2) 35.
de la contre-révolution
les instrumens
plus à cela qu'un mot,
Nous n'ajouterons
civils Polverel ct.
c'est que les commissaires cet acte de vigueur
Sonthonax ont reçu pour
les dénonde ceux qui
les applaudiasemens
cent amjourd'hui. second chef, nous répondrons
Quant au
ont
Mfirmativement, :
que les commissaires
du 12 octobre dernier,
par leur proclamation
leur arrivée
de jours après
c'est-à-dire s peu ordonné à touitesles munidans les colonies,
la contre-révolution 5 çar a cette
(1) Cest-à-dire 7
Rochambeau fut reépoque 2 on se rappellera forces que nationales et les commist
poussé 7 ainsi que les
saires qui Taccompagnoicnt.
dit dans ma lettre:
(2) Ceci confirme ce que j'ai
étoient calomIl est bien évident que les commissaires
Pêtre que
niés avant leur arrivée;, et qu'ils ne poavoient savoient
des conte-révodlutisnaires 1 parce qu'ils
par
commissaires ne les auroient pas protépé.
bien que ces
que 2 on se rappellera forces que nationales et les commist
poussé 7 ainsi que les
saires qui Taccompagnoicnt.
dit dans ma lettre:
(2) Ceci confirme ce que j'ai
étoient calomIl est bien évident que les commissaires
Pêtre que
niés avant leur arrivée;, et qu'ils ne poavoient savoient
des conte-révodlutisnaires 1 parce qu'ils
par
commissaires ne les auroient pas protépé.
bien que ces --- Page 50 ---
(44)
cipalités de la
colonic, de leur faire
incessamment le voeu de
parvenir
la nécessité d'accélerer leur commune sur
vocation des assemblées ou deretarder la conformer Passemblée
primaires, soit pour
mer des députés à coloniale, la
soit pour nomAssurément, ce n'est Convention, , etc.
retarder
pas là
ni
l'exécution de la loi du empecher,
cette partie.
4 avril dans
Nous attestons
mation du 11 janvier encore, que par sa procla1793, le commissaire
Polverelydkeiare bien
de la colonie, 1
formellement, à la face
nommé
> gue si la
ses députes, soit à la colonie n'a pas
tionàle, soit à
Convention Na-,
la faute des
l'assemblée coloniale, c'est
commissaires mnunicipalités civils
et non pas celle des
S'il falloit de
(r).
retard des
nouvelles preuves que le
semblée nomminations des députés à
coloniale et à la
l'asnale, cen'est pas du fait Convention Natiocivils; les comités
des. commisaires
trait de la séance les trouveront dans l'exdiaire
de la
en date du 5 février commission intermé1793, inséré dans
(1) Voyez la
insérée daus le monitenr proclamation du commissaire Polyerel
de
général . de la Partie
Seiat-Dontigne No, 8.j. Coté,
françoise
DOna --- Page 51 ---
(45)
général no, 83, et coté E. Au
le moniteur
les comités de voir'la
surplus, nous prions
civils dans la relaconduite des commissaires
Naont adressée à la Convention
tion qu'ils
ici sous la cote A. Cette pièce
tionale jointe
répond à toutes les inculpations.
chef d'accusation, conQnant au troisième
les commissaires qu'on taxe de concussiontre
n'avons
mot à répondre.
naires, nous
qu'un
il faut prouver et faire punir.
accusé les commissaires
On a également
la copie
d'avoir ontrepassé leurs ponvoirs,
ont reçue, est ici; il sera
des pouvoirs qu'ils
facile de les juger.
.
le commissaire Sonthonax,
On a accusé
le
d'avoirvoulu, au mépris de la loi, éloigner
des blancs et des citoyens de'
rapprochement
à cette accusation par
Couleur ; je répondrai
suivant d'une lettre de Sonthonax.
le passages
de folie les habiYous savez à quel point
le
tans de la province du Nord portoient
des couleurs. Eh bien ! depuis notre
préjugé
J'ai fait diner
séjour, il est'prewqu'efacd?
entre deux
chez moi Parchevèque Thibaut
nègres libres. Ce peu de lignes en détruisant
T'inculpation faite au commissaire civil, jette
sur les derniers événemens ;
un grand jour
Sonthonax de, bonne foi,
elles prouyent que
Yous savez à quel point
le
tans de la province du Nord portoient
des couleurs. Eh bien ! depuis notre
préjugé
J'ai fait diner
séjour, il est'prewqu'efacd?
entre deux
chez moi Parchevèque Thibaut
nègres libres. Ce peu de lignes en détruisant
T'inculpation faite au commissaire civil, jette
sur les derniers événemens ;
un grand jour
Sonthonax de, bonne foi,
elles prouyent que --- Page 52 ---
e
(46)
croyoit, à cette époqne, au feint
des agitateurs quiavoient Fair
patriotisme
négation du préjugé,
d'avoir fait abcacher leurs
lorsqu'ils ne faisoiontque
perfidies sous le masque du
triotisme; cette lettre est cotée F.
padu même
Une autre
commissaire, cotée G, etj
achevera de faire connoître
jointe ici,
civisme et l'état de la
ses sentimens de
colonie.
On a voulu faire entendre
queles
0 ux comités,
pouvoirs,dontles commissaires étoicnt
revêtus, n'émanoient qne du ci-devant
c'est une erreur : il leur a été
roi;
nouveaux pouvoirs les 11
expédié de
d'un décret de la
eti7août, en vertu
Convention.
Nous ne nous étendrons
ces dénonciations
plus sur toutes
contre les
civils; ; elle sont faites et
cominissaires
répétées avec tant
>
d'acharnement, qu'clles
dictées par un esprit de paroissent plutôt
pur civisme; ; au reste c'est parti, que par un
à
à la Convention
prononcer sur les pièces
seront présentées
probantes qui lui
par leurs
En attendant,
dénonciateurs.
nous devons
tous les écrits publics
certifier, 3 que
que toutes les lettres imprimés parnos frères,
soumettons aux
particulières que nous
comités,
rendre justice aux
s'accordent pour
conamissaires,
toyen Sonthonax qu'ils
sur-toutauciregardent comme leur
Sa --- Page 53 ---
647)
de la oolonie. Nous présen.
pere et lesauvenr
de ces lettres et métons ici différens extraits
faire connoftre
moires ; ils serviront encore, à
Kétat de ia colonie.
EXTRAIT DES LETTRES.
No. I.
Cap, 8 février 1790 (
wu
ma dernière lettre, em
AC Yous avez
par
ici membre
date'du 9 décembre, que j'étois Cestà mon
intermédiaire.
de la commission,
me vois
srand regret, je wous l'avoue, queje de la
forcé de rester dans une ville qui a bien
à la loi du 4:avril. A.
peine à se soumettre
la commune
l'arrivée des commissaires s
du Cap leur dénonça 150 personnes environ,
des aristocrates et auteurs des maux
comme
la colonie; ils ont été embarqui déchirent s'attendoit dla paix, et on étoitloin
qués. On
les enneinis de la Républiqne
d'imaginer que
couverts. du voile edu pasont ceux quise sont
de toutes les lettres. citées ici s et
(i) Les originauz
de marine.
les mémoires sont déposés au comité
issaires s
du Cap leur dénonça 150 personnes environ,
des aristocrates et auteurs des maux
comme
la colonie; ils ont été embarqui déchirent s'attendoit dla paix, et on étoitloin
qués. On
les enneinis de la Républiqne
d'imaginer que
couverts. du voile edu pasont ceux quise sont
de toutes les lettres. citées ici s et
(i) Les originauz
de marine.
les mémoires sont déposés au comité --- Page 54 ---
(48)
triotisme, et qui dans la journée
avoient ourdi cette trame
duzdécombre
infernale.
CC Je vous ai dejà dit avec
et quelle fureur on a Osé faire quelle andace
légué de la République
feu sur le déici le lieu de faire
française ; ce seroit
Sonthonax,
l'éloge du commissaire
restéseul dans la
je me borne à dire
partie du Nord;
la Colonie. Trois > que c'est le sauyeur de
jours après
on a embarqué les
cette journée,
quiparoissoit avbirinisle principaux factieux 3 ce
il étoit réservé
calme dans
à sa justice de laville;
Colonie des principaux
purger la
chefsdecette
Léopardine, d'autant plus
faction,
membres se disent
dangereuse que ses
plonger le
patriotes pour mieux nous
poignard dans le sein
queje ne resterai
; je crois
abominable
pas long-tems ici, c'est un
endroit, ils ne veulent
soumettre à la loi, les bruits
pas se
satisfait ; avec l'esprit
de guerre les
croient y toucher, mais d'indépendance, ils
périr
ilfaut qu'ils
auparavant tous les
fassent
leur, ils sont bién
citoyens de Couconstans dans
jets 3 maintenant
leurs profaire rentrerl les
que nous, avons aidé à
nègres dans leur devoir ils
cherchentiless mettre contre
>
de nous faire détruire
nous., > et tâchent
la Convention
par ces malheureux, Si
yeut
conseryer les. Colonies,
ello
t - --- Page 55 ---
(49)
elle doitconserver: Sonthonax etI Polverel,t
approuver ce qu'ils feront (1).
II.
k Après avoir usé dé tons les moyens
sibles pour ramener des
posAL
citoyens long-tems
égarés par leurs infractious aux loix natio4
nales, le commissaire civil Sonthonax s'est
vu. forcé de, sévir contre ces honmes
J
bles, et de les sonmettre au jugement coupa- de la
républiques..
CC Déjà nous réssentons les héureux effets
de leur dloignement; pour la première fois,
nous envisageons un terme à nos maux 5 (1).
IIL
16 Mars 1793.
K Nous ne sommes pas encore tranquiles,
la perfidie et. l'égolsme des colons. blancs sont
nimaginables ; ce ne sera que, par la grande
lépuration qui en sera faite,qu'on parviendra
(1) Lettre de François Rainiond, mon frère.
(2) Lettre de Boisrond , membredela commission inermédiaire et honnic de coulchr.
D
première fois,
nous envisageons un terme à nos maux 5 (1).
IIL
16 Mars 1793.
K Nous ne sommes pas encore tranquiles,
la perfidie et. l'égolsme des colons. blancs sont
nimaginables ; ce ne sera que, par la grande
lépuration qui en sera faite,qu'on parviendra
(1) Lettre de François Rainiond, mon frère.
(2) Lettre de Boisrond , membredela commission inermédiaire et honnic de coulchr.
D --- Page 56 ---
-
(50)
à calmer le pays; il
embarque les
Thacneenisivenetiqeon
agitateurs et lesfactieux et
aillent ailleurs prêcher le dogme
tqu'ils
dance (x).
del'indépenIV.
17 Mars 1793.
K Les hommes acharnés contre la loi du
ayril, connus sous le nom de
Léopardins et
Hlanchelandistes, sont tous ensemble de vrais
stsemnte-leaprenien,; avec un front d'airain, semblent s'appuyer del la
traire ce qui leur
loi,poure en expirent e
convient : les autres' ne resque l'ancien régime
toujours le
> leur projet est
même, de faire
s'il
possible, par les
égorger,
est
négres, tous les citoyens de
couleur, plutôt que de se soumettre à
du 4 avril >>.
la loi
€C Le commissaire Sonthonax
forcer le Port-an-Prince,
se propose de
d'obéir àl la
mettre un frein à ses actes
loi, et à
CC Notré
d'indépendance >.
saire Polvercl, correspondance avec le commisdétournée
actuellement aux Cayes, est
par ceux qui ont intérêtaux désor-
(1) Idem de mêmc,
-
a --- Page 57 ---
(51)
dres, ce quifait qu'il nous 1
condamne
souvent
sans nous entendre'; on lui a fait blâmer notrc arrêté du 7. novembre, portant l'impôt
d'un quart du revenu, comme un attentat au
pouvoir législatif, Sonthonax en a
trement.
jugéauIa métropole doit' approuver une
mesure qui nLOuS met 2 même de subvenirauz
dépenses immenses qu'erigent les circonstances >>.
C Dans la partie du Sud, les clubs
sés d'aristocrates, d'indépendans Blanche- compolandistes, 3 s'avisent de contreqnarrer les
rations du commissaire Polverel,
opé
et de s'opposer à la disposition des troupes qui lui sont
confiées par la nation, de manière
meilleures intentions
que ses
sont réduites ou traversées. Les ennemis de la France s'en
dissent.
applau-
< Les paroisses de Jéremie, des Cayemittes
ont pris un arrêté léopardin : tous les
dle couleur y sont vexés et même chassés citoyens
ceux-cise sont réunis en armes
:
pour réclamer
eurs droits, les blancs, la, municipalité ont
oris un arrêté fulminant contre eux ; ils ont
trmé 4000 nègres > avec lesquels on les a
lispersés et poursuivis, on a mis leurs tétes 2
rix en promettant 330 liv.,et la liberté à
Da
ittes
ont pris un arrêté léopardin : tous les
dle couleur y sont vexés et même chassés citoyens
ceux-cise sont réunis en armes
:
pour réclamer
eurs droits, les blancs, la, municipalité ont
oris un arrêté fulminant contre eux ; ils ont
trmé 4000 nègres > avec lesquels on les a
lispersés et poursuivis, on a mis leurs tétes 2
rix en promettant 330 liv.,et la liberté à
Da --- Page 58 ---
a
Ta
(5a)
tout esclave qui apporteroit la tête d'an mulatre (1).>
cParle compte que la municipalité a rendu
à la commission, elle veut faire croirequ'une
partie des citoyens de couleur,
contre
s'estinsurgée
la loi du 4 avril, et que les hoinmes
de couleur se sont joints aux blancs
battre les autres P,
pour comcc Je suis fondé à vous assurér du. contraire
par les lettres particulières
que je reçois, sil
est vrai qu'ilyait des mulâtres qui aient donné
leur signatures, il faut croire
forcés le
qu'ils y ont été
pistolet sur la gorgesi
CC J'oublie de vous dire qué la belle
du
plaine
Cul-de-Sacg, , a été aussi en insurrection
et er cendres, par l'effet de la réunion des'
Borel, des Coustard etJnmecourt. Ces deux
derniers et six autres sont arrêtés >. (r)
V.
Cap, abfevrier 1793..
C Le commissaire Sonthonax doit
pour aller' nettoyer le Port-an-Prince, partir
> ou,
(1). Lettre de Boisrond, membre de la commission intermédiaire ct homue de couleur,
(1) Iden de même, --- Page 59 ---
(53)
pour mieux dire, (le Port-au-Crime ) des factieux qui P'infestent en s'opposant aurétablissement dubon ordre; ildoit ensuite
ici avec des muldtres
la
revenin
pour
garnison du
Cap, contre les entreprises.de
e François () a obtenu S7 un guerre. du
missaire civil pour aller à vos 3 conge affaires comfois a bord, il doit donner'la ville
; unela ville et tout ce qu'elle
au diable,
cette ville loge bien des contient; en effet,
ennemis de la tranquillité pebilijse.gutonchetom
comme
de leur ressource
dutlilésordre,
pour vivres.
cc
que beaucoup
jr
Ioormestes
:
d'ndividussont
nous ne serons pas huit jours I
ar persuadés,que rès le
dui citoyen Sonthionax, dans la
départ
nais Ce' brave
tranquillité;
colimisilre, "à qui tout bon
sitoyen est tenu de rendre justice
nesures nécessaires
la
> prendles
pour
ramener
out 3.
-
par
€c Je me réfère à toûtes les'
out leur contenn' et pièces
précédentes, à
onfirmes (2)
jointes queje yous
(1) Raimond.
(2) Lettré de Boisrond,
D a
ax, dans la
départ
nais Ce' brave
tranquillité;
colimisilre, "à qui tout bon
sitoyen est tenu de rendre justice
nesures nécessaires
la
> prendles
pour
ramener
out 3.
-
par
€c Je me réfère à toûtes les'
out leur contenn' et pièces
précédentes, à
onfirmes (2)
jointes queje yous
(1) Raimond.
(2) Lettré de Boisrond,
D a --- Page 60 ---
(54)
VI.
Cap, le 18fturier 1793.
< Depuis l'arrivée des commissaires civils,
nous respirons les douceurs des prémices de
la liberté ; il n'est pas de détours que nLOS
ennemis n'emploient pour éluder la loi du 4
avril, pas de mancuvres qu'ils n'emploient
pour rendre vaines toutes les dispositions nazionales 3 si le commissaire Sonthonax s'attachait trop à l'esprit de la loi, les citoyens
régénérés seroient biéntôt anéantis. Les aristocrates etl lesl léopardins réunis dans les clubs,
ne parlent absolument que des droits du
peuple. Rien desphis constitutionnel
leurs écrits ; rien de plus criminel
que
intentions. 1l fait,
que leurs
être sur les lieuz, pour
juger des choses >.
c Aujourd'hui, les aristocrates et les léo.
pardins ne cherchent.qu'a éluder la loi,et
peut-être en ce moment, à se donner aux An
glois ou aux Espagnols, dont nous attendon
la déclaration de' guerre.
CC Sayezpersuadé qu'il n'y a point dep
toyen régénéré, quinesoizeatidrement attach
auL gouveruement. que Liz Convention nationa
S --- Page 61 ---
(55)
il falloit toute la sagesse du cia adopté;
faire erécuter la loi
toyen Sonthonaz, pour,
du
oules muldtres sont en minorités.
4 avril,
VII:
Cap, 7 Février 1793.
les trois
ont été enec
Depuis que
agitateurs
voyés en France, 2 le Capjouit d'une tranquil.
lité désirée depuis long-tems >.
de l'Ouest est livréé aux agita-
< La partie
Polverel n'a pas
teurs, dont le commissaire
voulu purger la colonie >>.
nos Léopardins ont le-:
- c A cette-nouvelle,
de notre comvé le front, trois Léopardins
mission ontrefusé leur signature aux adresses
nous avons envoyées à la convention et
que
dans lesquelles nous votons
aux départemens,
Sonthonax
des remercimens au commissaire
pourles mesures vigoureusesqw'ila) prises pour
purgèr le Cap des as gitateurs et desLéopardins
quien fomentoient la ruine >>.
que le commis-
< Lévènement prouvera,
saire Polyerel, n'a pas n mis toute l'énergie
nécessaire pour le retour del l'ordre, tout
si Pon s'obstine à suivre l'esest perdi,
prit dela loi: sousle masque du patriotisme,
D. 4
remercimens au commissaire
pourles mesures vigoureusesqw'ila) prises pour
purgèr le Cap des as gitateurs et desLéopardins
quien fomentoient la ruine >>.
que le commis-
< Lévènement prouvera,
saire Polyerel, n'a pas n mis toute l'énergie
nécessaire pour le retour del l'ordre, tout
si Pon s'obstine à suivre l'esest perdi,
prit dela loi: sousle masque du patriotisme,
D. 4 --- Page 62 ---
(56 )
on a établi des clubs,non moins
qw'aristocratiques; ; ils sont
incendiairos,
per quelquefois la
parvenus à tromPolverei >.
religion du commissaire
C Les blancs ne veulent
députés à la Convention
point envoyer des
gnent, disent-ils,
Nationale, ils craipourl
craindroient
lalibonuipiaibrulboerila
parleurpreseace d'y
essentinent >>.
donnerleur
En récompense, ils
très-fort d'une assemblée W'arcommoderoicid
contrebalancer les
coloniale grei put
la nation et déclareraul pouvoirs des délégués de
'de la colonie >,
GC
sdoniatindpinitee
Ne croyez, pas qne la.
toyens de coulear
présence des clla masse de ces hommes peut rompre cette mesure, 7
est
pour lutter : dans une
trop peu éclairée,
blancs >>.
assemblée contre les
< La réunio de tous les
dans nOS caurs,
partis est.
,
gravéo
nLOS ennemis i la inyag que la résistance de
loi gui
fance >>,
ontretient la mé.
c Nous sommes icidans
quidtudes
de si
que si, par malleur, grandesinParcheségue
(a) Lisez la lettre de
réflexions ct lettre imprimée, Rochambean, iusérée dans mes --- Page 63 ---
(57)
Thibaut Dangi" et Rabottax > revenoicnit
,
mis en
ai pays , il seroit infuilliblement
cendres (2).
VIII
Cap 8 janvier..
la France ne pouvoit mieux faire
$c Jamais
Sonthonax:
qu'en nous envoyant le citoyen
les ennemis de la France se tournent en tous
se faire nommer aur places. Le
sens pourles of
conseil de la commune et notamment
municipaua, sont tous des léopardins
ficisrs
déclarés de la loi du 4 avril.
et des ennemis
-
Un homme de-couleur seul y a été. admis >
aristocratique ne reçoit jacette agrégation
bon
mais qu'avec mépris et nc fait jamais
par nos frères,:
droit aux plainites portées
des moyens d'éluder
on ne s'y occupe que
la' loi >P.
C
< Ils ont Pesprit de corrompre lessoldats,
d'Orléans. Daiz ani 6 de
sauf les dragons
ce mois, 7 On a fait ane tentative pour embarquer Sonthonar et tous ceux qui vaulent
craintes
()Je prie le lecteurde voslare@fichireurles les derniers événeqi'on témoigne par cette lettre , et
mens du Cap:
plainites portées
des moyens d'éluder
on ne s'y occupe que
la' loi >P.
C
< Ils ont Pesprit de corrompre lessoldats,
d'Orléans. Daiz ani 6 de
sauf les dragons
ce mois, 7 On a fait ane tentative pour embarquer Sonthonar et tous ceux qui vaulent
craintes
()Je prie le lecteurde voslare@fichireurles les derniers événeqi'on témoigne par cette lettre , et
mens du Cap: --- Page 64 ---
A
la loi da 4 avril. On (58),
sur le délégué de la a eula fureur de tirer
Cap a refisé le
Nation. Le reginent dae
serment,
sauveur de la colonie. La Sonthonaz sera le
délibérer sur
municipalité veut
T'ombarquement des
sujots; vous voyez bien
mauvais
le désordre >>,
qu'elle ne veut que
<C Malgré
V
nous
l'ombarquement des
sommes encore loin de agitateurs,
tranquillité .
jouir de la
9 janvier.
jec Notre sauveur Sonthonax,
arrêter les quatre plus
vient de faire
Pareherèque
dangerenx
dent à rien Thibaut, dont les écrits agitateures ne tendre et
moins, qu'i la subversion
CIZL mapris des autorités
de Por
dans toute laforce du terme
constitudes,
CC Nous attendons
>.
bation de la Convention avec impatience T'approconduite ferme,
Nationale pour la
triotiqie du
vigourense et vraiment pacommissaire
Sonthonax >>,
RE S U MÉ.
Il résulte des faits qni
sentés dans CC mémoire viennent d'être préy sont annexées,
eto dans les pièces qui
que, 2 des trois partis qui.
- a a - t --- Page 65 ---
(59) colonie de Saintformés dans la
s'étoient
blanche,
Domingue, parmni la population est presdes Ontrertoeiatonntien
le parti
celui des indépendans
que annéanti ; que
moyens
consilérablement accru 7 parles
s'est
indiqués; que ce parti , pour
que nous avons
a pris le masque
mieux cacher ses intentions, ; que ce même
du patrionisme le plus prononcé; du petit reste
vient encore de se grossir
parti
qui, commeles
des Sunrererndationnaread le masque du patrioindépendans ont pris
réunis font les
tisme 5 que ces deux partis faire perdre à la
grands efforts, pour
le
plas
les colouies ; suit en - entretenant
France
d'esclaves et. les dédésordre, les révoltes
afin de dévastations qui en sont les suites,
et les:
de ses v colonies
gonter la métropole
soit enfin.en.1 les lilui, faire abandonner, ennemies. T 1
yfantia aux puissances
019 L
: )
véritables patriotes,
Quant au parti des
l'obéissaince aux
celui qui veut sincérement de l'ordre et de la L
loix, le rétablissement colonie à la France,
paix et conserver la "est égaré par les indéçe parti l, dis-je, sèment sans cesse parmi eux
pendans , qui
contre les homles soupçons et. les méfiances
entre eux,
mes de couleurs afin d'éloigner
yfantia aux puissances
019 L
: )
véritables patriotes,
Quant au parti des
l'obéissaince aux
celui qui veut sincérement de l'ordre et de la L
loix, le rétablissement colonie à la France,
paix et conserver la "est égaré par les indéçe parti l, dis-je, sèment sans cesse parmi eux
pendans , qui
contre les homles soupçons et. les méfiances
entre eux,
mes de couleurs afin d'éloigner --- Page 66 ---
une réunion
(60),
verser leurs projets. sincdre,senle capable de
Il faut
renficileà encore observer, gu'il
d'avec Kelnttoningied les
est. très- dif
degliatinguer Ce
que ces derniers indépendans > d'après
parti
agir et
se donnent
les soins
penser comme les
Pour paroitre
Voila
premiers.
Ce qui concerne lès
Quant aux
blancs."
intérêts les
citoyens de
de la
plus chers sont, conleurtonts dans
leurs
colonies constitntion et dansla
le maintien
à la nation
sans cela, ils
qui les conerrationde a
l'état
ne pourront que régénérés, ,-Car
s'ils ont d'avilisenient ou ils
retomber dans
pu être égarés
étoient tenus ; et
pas
ce
les conuninonentparl
se
Aenage
mais pour
prêter à la n'étoit assurément
parce que
comme voulant cenx-ci se emrestrolaset
comme leur
obéir aux montroient loix
à eux ,
faire exécuter, demandant main forte nationales et
leur sur le
L'erreur des
pour les
de longue compte de ces hommes citoyens de couque jusqu'au darce, Car elle ne s'est n'a pas été
de leurs frères moment où ils ont prolongés,
cissemens
qui étoient à Paris pu recevoir
nécessaires sur
les éclairs
lesprojets cachés de --- Page 67 ---
(61)
vouloient paroitre leurs meilleurs
ceux qui
amis (1).
couleur, sans cesse trompés
Les hommesde
qu'ont affiché
sur les sentimens depatriotisme leurs victimes,
les différens partis,et sans cesse méfians de condevenir
ont dunécsairement
être assuré qu'ils
fians qu'ils étoiena, on peut
quand
leur confianice naturelle,
reprendront
de la jonissance de
ils seront bien convaincns
intriguans per*
leurs, droits, que quelques vouloir leur disturbateurs paroissent encore
putér. :
comme
Les esclayes, mis en insurrection,
l'avons dit d'abord, par les spéculations
nous
ont été beancoup plus
des différens partis,
ont mis
loin que - nel'avoient pensé ceux quiles ou ils
, et l'état d'insurrection
en mouvement l'attention desl législateurs, car
sont, doit tfixer
les plus
lon ne s'empresse d'y apporter
V - 4 si
remèdes,1 la colonie sera détruite par
prompts ceux quil les font agir.
eux et par
moi-même dénoncé 2 après la journée du IO
() J'ai
étoit ici' et qui avoit perisé
aolt, un de ces hommes 7 qui
il-avoit fait de mes
quil auroit pu, m'égarer 1 comme fait remettre sa corresfrères à Saint-Domingus 1 et j'ai
le commissaire de
criminelle à la mairie S par
pondance
la section des Graviliers.
sera détruite par
prompts ceux quil les font agir.
eux et par
moi-même dénoncé 2 après la journée du IO
() J'ai
étoit ici' et qui avoit perisé
aolt, un de ces hommes 7 qui
il-avoit fait de mes
quil auroit pu, m'égarer 1 comme fait remettre sa corresfrères à Saint-Domingus 1 et j'ai
le commissaire de
criminelle à la mairie S par
pondance
la section des Graviliers. --- Page 68 ---
A
4 La a
- 62)
Onsait anjourd'hui,
les lumières sont
qué ces hommes, dont
de. leur état,
retardées par
ne se battent
T'avilisenicnt
pour. les prêtres. On doit que ponr le roiet
lun de nous l'a dit
craindre ; coinme
les
(a), que les
émigrés, en se
phissances et
gnole de l'isle, fendantdans la
3 les
partie espaseins, 2 ou tout an fassou@servir a lenrs desgraude
moins; à en
leur partie, s peut-être même la soutirer une
promettant un meilleur
totalité, en
avoir' fait
sort,
ble
ravager et détruire de
après leur
toutes les propriétés
fond en comfrangiises
Tel est l'état de la
mingue, et les craintes colonie, de Saint - Dodoit donnerà la
que cet état de choses
métropole,
Présentement,
des comités,
pour répondre à
nous allons
linvitation
toute la sincérité
leur présenter
calmedes
de nos
dans.
passions
amnes, et dans le
espèce de
recavetalnenatien de tout
croyons' les resentiment, plus
3 les inoyens te nous
et la paix dans la propres pour ramener l'ordre
sincère
colonie,
entre tous les
oérerunerénsion
citoyens, et pour con-
(1) Voyez lcs réflexions
troubles ct des désastres de sur les véritables causes des
sitoyen D, > par Raymond. nos Colonics, et la lettre au --- Page 69 ---
(-63)
individuelles et natioserver les propriétés
nales.
M O Y E N S.
entre
-
Les méfiances respectives quirègnent
de couleur dansla colonie, étant
les citoyens
de l'ordre en
un obstacle au rétablissement ennemis de la nafavorisant les projets des
tion, il est nécessaire de les faire cesser : pour
à ce but, il nous semble, que le meilparvénir à émployer, seroit celui que nous
leur moyen
allons proposer.
Tous les citoyens de la colonie se formeront
soldées et non soldées pour
en compagnies intérieure des colonies ; préalala- défense
choisi
blementà ces formnations, il sera
parmi
de
couleur, des citoyens
les individus chaque
ayant des propriétés qui répondront respectivement des hommes de leur couleur qu'ils
feront entrer dans ces compagnies ; parmi
choisis dans les trois
ces premiers citoyens
lesquels
couleurs, il en sera pris un nombre,
seront envoyés en France pour servir d'otage
sur leur tête et sur leurs
et qui répondront
pourroient arripropriétés des malheurs qui
soit
la mésintelligence des individus
ver,
par
soit de leur incidont ils auront répondu,
chaque
ayant des propriétés qui répondront respectivement des hommes de leur couleur qu'ils
feront entrer dans ces compagnies ; parmi
choisis dans les trois
ces premiers citoyens
lesquels
couleurs, il en sera pris un nombre,
seront envoyés en France pour servir d'otage
sur leur tête et sur leurs
et qui répondront
pourroient arripropriétés des malheurs qui
soit
la mésintelligence des individus
ver,
par
soit de leur incidont ils auront répondu, --- Page 70 ---
visme. Il nous
(64)
sure
paroit, qu'une
opéreroit le plas grand pareille mer
que les ôtages devant
bion, parce
ment des
répondre
- dans les individus qu'ils auroient respective- fait
entrer
n'y placer, compagnties, que des hommes prendroient soin de
assurés.
dontiladerotent
20: La responsabilié des
toute espèce de défiance Otages, détruirain
des différentes couleur enitre les individus'
les compagnies
qui seroient
seroient
qui ne seroient
connus 3
composées de
pas soldées,
seroient requises toutes propriétairess "les
et elles
ques rixes ou tronbles
fois que quelcolonie. Les ofliciers s'eleveroient: de
dans la
seroientnommde
Ces compagnics
de ces compagnies parelleméme;
de
avec
létat-major,
bons officiers et
un pareil nombre
conseil,
soldats, formeroieut un
Quant pourjuger sur le fait des
aux
tronbles.
roient également compagnies soldées, elles sedes
composéès des
trolscauleurs, ces
individus
roient leurs officiers compagnies s nommetaine'; les, anitres grades jusqu'au grade decapiseront pris en France
et tout léat-majon
gardes nationaux
parmi les ofliciers des
et donné les plus qui anront le mieux mérité
grandes prenves del
Léatmjor et tous lcs
ciyisme,
ofliciers, de ce
corps
bles.
roient également compagnies soldées, elles sedes
composéès des
trolscauleurs, ces
individus
roient leurs officiers compagnies s nommetaine'; les, anitres grades jusqu'au grade decapiseront pris en France
et tout léat-majon
gardes nationaux
parmi les ofliciers des
et donné les plus qui anront le mieux mérité
grandes prenves del
Léatmjor et tous lcs
ciyisme,
ofliciers, de ce
corps --- Page 71 ---
(65)
corps formeroient un conseil
différends de leurs
pour juger leg
dus dont la
corps; et tous les individéportation deviendra
à la tranquillité
nécessaire
publique seront
ce conseil.
jugés par
Nous ayons fait envisager le mal
roient faire les ennemis de l'état
que pouravec les esclavesrévoltés;
et les émigréa
ilnous
pour déjouer tous ces projets, seubleque il
d'améliorer le sort des esclaves
suffiroit
les moyens d'arriyer à
et leur fournir
leur accorder
une liberté acqnise;
générale
préalablement une
au nom" de la Nation
amnistie
lonie; quand ils seroient
et de la COet d'an sort meilleur
assurés de leur grace
que. celui dont ils
jouljusqu'l ce moment, ils ne se
ont.
plus égarer par -les:
laisseroient
pourroient leur faire les promesses ennemis Pagucs que
La Conyention
de l'état (a).
lioration
proposeroit le mode d'améqui seroit
semblée coloniale, discuté,gpromvés par l'aset la' loi achevée
objet seroit proclamée,
sur cet
et de la colonie,
au nom de la nation
Lassemblée coloniale
formée, elle enver-
().Voyczles réflexions de Raimond
causes des troubles et des désastres de sur les réritablés
le projet de proclamation qui les suit. nos Colonies, avee.
--- Page 72 ---
X
(665
roiten France, 12 de ses
taires, outre les
iembrde proprié4
députés à
tionale; ces individus seroient l'assemblée na
cas que l'assemblée coloniale des êtages en.
les liens qui unissent la
voulàt rompre
à Comme il
colonie à la France:
*
de couleur de seroitinjuste enyers_les hommes
thonax qu'ils rappeller le commissaire Sonle sauveur des regardent comme leur père et
les colons
colonies; que d'unantre cOté,
paroissent deiander' son
pour concilier tout ; la
rappel,
et prendra dans son sein Convention deux
nommera
qui joints aux trois
ccommnisires,
exécuter les décrets de quiy la sont déja, feront
Nous n'avons
Cortvention.
nousproposons, présenté les moyens que
apperçu, lès qu'en. masse ; si d'apreslenr
poids-,
comités les croyent de
nous leur dorinerons tous les quelque
pemens dont ils sont susceptibles dévelopférens points,
dans dif
A:
A PARIS,d del ITmprimerie-dn
rue du
Cercle Social,
Thélire-Frangols, No, 4. --- Page 73 ---
CONSPIRATIONS,
TRAHISONS ET CALOMNIES
DEVOILERS XTIÉNONCEES
PAR PLUS DE DIX MILLE
FRANGAIS
Refugies au Continent de
randidie
Paris T19h --- Page 74 ---
Z6
Fof --- Page 75 ---
E763
L6515
VIO --- Page 76 --- --- Page 77 ---
: - --- Page 78 ---