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(
Jabir Carter BTOIDI
Brumnt Silrang ttmmersring --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
MÉMOIRES
MILITAIRES, HISTORIQUES
ET POLITIQUES
DE ROCHAMBEAU,
ANCIEN MARÉCHAL DE FRANCE; ET GRAND OFFICIER
DE LA LÉGION DHONNEUR. :
TOME SECOND.
A PARIS,
CHEZ FAIN, Imprimeur, rue Saint-Hyacinthe, n.o 25.
M. DCCC. IX. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
MEMOIRES
HISTORIQUES ET MILITAIRES
DE ROCHAMBEAU, :
LA république françoise fut proclamée dans le
cours deseptembrer792,) par. la nouvelleassemblce
nationale qui s'établit sous le nom de convention:
mais les troubles de l'intérieur produisirent, dans
ee même mois, des assassinats et des atrocités dans
toutes les prisons de Paris, que ma plume hésite à
décrire, et que) je voudrois, pour Phonneur francois, ponvoirtnserelir dans Foubli. Là périt, de la
mort la plus barbare, cette malheureuse princesse
del Lamballe, si fameuse par son attachement constant et généreux pour la famille royale dans ses
derniers malheurs. Tant d'illustres évèques, le ministre de Montmorin, le duc de Brissac, le ministre Lessart furent égorgésà la porte de Versailles, avec les prisonniers renvoyés d'Orléans. Enfin
e vertueuix duc de La Rochefoucault fut massacré
par des assassins cqui Tattendoient sur la route de
sa terre. Assez d'historiens emploirout leurs pluanes à écrire tous les détails du procès, du jngee
II.
I --- Page 10 ---
NÉNOTRES
ment et de la
catastroplid de
décapité le 21 janvier de TinfortunéLomie XvI,
de tous les
Tannée 1795. Au
orages et de toutes les
milieu
accompeenent, Ibumanité
passions qui les
sur le trait de
se repose, avec intérêt,
devant
Lamoignon de
Premier président, deux Malesherbes, cijours honnête homme. Il
fois ministre, toula personne du roi
étoit resté plus attaché à
Un aucien
qu'à la cour qui Temironnoit
à son
jurisconsulic eutl la
invitation pour lui servir daretédes se refuser
lesherbes s'ollitavec le
de conseil : Mail se fit
plus grand
De Scize. accompogmer par les avoués emspressemient;
La sensibilité extrême
Tronchet et
pècha peut-êiré de lui être
du premier T'emdésiré; mais il se ft
aussi ttile. qu'il Tauroit
gues, quiy
remplacer pir ses deux colleprésumer rque ctaployérent Malesherkes tous leurs talens. Il est à
rité tout ce
aura écritpour la
que ses sanglots lui ont
postéprononcér : assez
empéché de
tes les
déerivains auront
charges de ce terrible
ramassé toulant pour Tlommnitédey
procès. Il est consoaura cherchidà réunir penser que son ani fidèle
toutes lcs
propresàle justifier.
pièces qr'il a crues
né vertueux, mais Quoieuril en soit, Louis XVI,
foible de
versatile dans tous Ses
caraetère, rassembla,
plans, et
jours de Sa vie, toute la
pour les derniers
force, le sang-froid
couagequey peuvent
et le
Ja confauce la plus proadnirelime la plas forte et
religieuse.
Exommgijarfes
a
unir penser que son ani fidèle
toutes lcs
propresàle justifier.
pièces qr'il a crues
né vertueux, mais Quoieuril en soit, Louis XVI,
foible de
versatile dans tous Ses
caraetère, rassembla,
plans, et
jours de Sa vie, toute la
pour les derniers
force, le sang-froid
couagequey peuvent
et le
Ja confauce la plus proadnirelime la plas forte et
religieuse.
Exommgijarfes
a --- Page 11 ---
DE ROCHANBEAE.
pérance d'umavenir plus heureux, il vit,
avec quelque satisfaction, la fin dune pent-être
abreuvée dhumiliations
carrière
avoit été,
qui, depuis quatre ans,
pour lui, crtellement
dont les événemens,
laborieuse, et
étoient
, précipités par la révolution,
sj fortau-dessus de ses facultés.
Je reviens à Thistoire militaire. J'ai laissé
généraux dans la fureur des
nos
pointes et des
tes, et la nation enivrée de leurs succès: conquesur la conquête del la Hollandeacheva. Un projet
de
ser toutes les têtes. Liouverturede
bonleverpélite flouille partie de
FEscaut par. une
mier sujet dhuneur
Dunkerque, fat un pregloise; la
tres-grave pour la nation ancondamnation et la mort de Louis
et la nécessité de secourir la Hollande
XVI,
découvert le plan que M. Pitt
mirent à
Jong-temps
ménngeoit depuis
tionde
pour engager sa Dation dans la coali
toutes les wersceromiatoaurh?
qui vaavoir à soutenir la guerre de terre'd France,
contre presque toute
et de mer
les
FEnrope. Les réflexions sur
financés, les calculs de deux cent millions
argent ou en assignats pour Tévaluation
en.
pense de chaque mois de
de la déde trois cent mille
campagne, une demande
lots et dépenses recrues, non compris les matenécessaires à la
rien
rêla la
miarine,
n'arconvention, et toutes les
aussitôt accordées
dépenses étoient
Gironde, étant que demandées. Le parti de la
alors prépordérunt, voalut
encore,
és, les calculs de deux cent millions
argent ou en assignats pour Tévaluation
en.
pense de chaque mois de
de la déde trois cent mille
campagne, une demande
lots et dépenses recrues, non compris les matenécessaires à la
rien
rêla la
miarine,
n'arconvention, et toutes les
aussitôt accordées
dépenses étoient
Gironde, étant que demandées. Le parti de la
alors prépordérunt, voalut
encore, --- Page 12 ---
NÉWOIRES
dans son système oflensif,
guerre
déclarer Je premier Ia
bien estAugleme, qui par SCS
préparée à comnencer les armemens étoit
Dimonrier
hostilités,
Pache, qui Taceusoit entra en dispute avec le ministre
le Brabant,
de quelques concussions dans
Dumottrier, de son côté,
viyement de ce ministre et de
se' plaignoit
soient son armée
ses bureanx qui laiscessaires. Il arriva nanquer à Paris des choses les plus néétablit sibien ses
au mois de décembre. Il
intrigues
fit
nistre Pache, et réumit o qu'il renvoyer le mition à
tous les partis de la convenapprouver son
fin de février la Hollande projet pour attaquer dans la
différens.
sur trois ou quatre points
cette
Seteghatesndeer
Rusnrseonpepgatent,e
T'emporta encore
son militaire qui àvoit etsmelabomne combinaide sa campogne de caractérisé les derniers mois
siéges de Breda, 1792. Il entreprit à la fois les
Willanstradt,
Mostricht: Il Loublia, dans
Getnuilenterg et
placer une arméc
toute cette dapositionile
d'observation da
Chapelle, . pour garantirtous
côté dAix-la
seS de quarante-cing
ces siéges des entrepripar
mnilleAutriebiens
Cobourg, dont le
commandés
logne. Enfi, nous allons quartier-genéral étoit à Covoir le trop fameux Duourier-peide ses talens de
tourner dans
général, pour se resa carrière militaire lesintrigues les plus perfides, et finir 1
être abandonné de en trabissant sa patrie, et par
toute son armce. A peinc le feu
dAix-la
seS de quarante-cing
ces siéges des entrepripar
mnilleAutriebiens
Cobourg, dont le
commandés
logne. Enfi, nous allons quartier-genéral étoit à Covoir le trop fameux Duourier-peide ses talens de
tourner dans
général, pour se resa carrière militaire lesintrigues les plus perfides, et finir 1
être abandonné de en trabissant sa patrie, et par
toute son armce. A peinc le feu --- Page 13 ---
)
DE ROCHAXBEAUS
bombes briloit à Breda et à Gertruidende nos
cette bourgeoi:
bergles maisons des habitans, que
força les
sie, soit par peur, soit par révolution,
Mashollandoises à rendre ces places.
garnisons
dommages; mais une
tricht essuya aussi quelques nombreuse contint les
garaison plus forte et plus
L'armée auhabitans et se défendit avec courage.
Dainourier avoit supposée paralytrichienne, que
sur Jes bords
tique à son flanc droit, se rassembla
d'ade la Roër. Elle perça facilement un cordon de
vant-gardes disséminées sur quatorze lieues
n'étant en, forces nulle part, fut conpays, qui
Aix-la-Chapelle, et de se retitraint dabandonner L'ennemi suivit le grand chemin de
rer sur. Liége. lever le
de cette placé, chassa
Mastricht, fit
siége
les Frauçois de- Liége, et les pourstivit jusqu'ar
forcé d'abandonner tous ses
Louvain. Dumourier,
projets scontrel la Hollande, fut obligédenétrograder
Ilen rassembla tous les débris, pour
promptement.
Ce général mit toute son arcouvrir la Belgique.
Tirlemont, le
reprendre
mée en mouvement pour T'avoir défendu foible18 mars. L'ennemi, après
Gethe, dans le
ment, se replia derrière la petite
champ de bataille de Nerwinde. Dumoujer marTattaquer. . Sa droite, aux
cha le lendemain pour
ordres imméordres de Valence, son centre, à ses
diats et du ci-devant duc de Chartres, combattirent.
mais il fut complètement battu à sa
avec viguenr;
reprendre
mée en mouvement pour T'avoir défendu foible18 mars. L'ennemi, après
Gethe, dans le
ment, se replia derrière la petite
champ de bataille de Nerwinde. Dumoujer marTattaquer. . Sa droite, aux
cha le lendemain pour
ordres imméordres de Valence, son centre, à ses
diats et du ci-devant duc de Chartres, combattirent.
mais il fut complètement battu à sa
avec viguenr; --- Page 14 ---
-
NÉNOTRES
Tirlemont, avec perted'une
gauche,ets se seplia sur
Ce
son artillerie.
ginol,ventué
grande partie de
Dyle.aprèsune
dans son empet-mnandertebD T'ennemi, ne
oi il repoussa
action assez vigourense
reddis'occupa
Ce dernier lui rendit
mteetts
tion de toutes ses conquiêtes.
avec un actoutés ses estcemagatelesaene
cord
arrivérent sans être inquiétces.
MEREERL
de France, oi elles
les comToutes ces nouvelles se snccéderent;
apportèrent à la convention
missaires nationaux
d'ombrages :
beancoup de soupçons et beaucoup destituoit tous
décrétoit, mandoit à la barre,
elle
de Dumonrier, et- ne sasubalternes
les généraux
chef. Ellc fut enfin
voit que penser du prineipal de la conversation Ia
éclaircie par le procis-venhal avec trois comestraordinaire de Dumourier
lui
plus
le ministre des affaires étrangeres
missaires que
Sa jacpour sonder ses dispositions.
de
avoit envoyés
la folie et le désordre
tance, son indiscrétion 2 fitla confidence, patoutes ses idées, dont il leur
si sa conroîtroient hors de toute vraisemblance, des faits qui
confirmé la plupart
duite n'avoit pas I leur dit que, n'ayant cru que
y sont consignés.
il avoit cu le projet de
trois jours à la répmblique, allié dela France; qu'ayant
se faire duc de Brabant,
toutes les factionsqui gouvernent
éte contrarié par voit forcé par tous les événela convention, il se
ses idées, dont il leur
si sa conroîtroient hors de toute vraisemblance, des faits qui
confirmé la plupart
duite n'avoit pas I leur dit que, n'ayant cru que
y sont consignés.
il avoit cu le projet de
trois jours à la répmblique, allié dela France; qu'ayant
se faire duc de Brabant,
toutes les factionsqui gouvernent
éte contrarié par voit forcé par tous les événela convention, il se --- Page 15 ---
DE ROCHANNEAU,
mens de changer tout sonplan; sowrildioposedeson
convenudime trève avec Cobourgs,
amnée; quilest
de repos, il va faire son
quiaprés quelques jous
chasavant-garde, et marcher sur Paris; quilveut
qu'il n'en excepte pas
ser toute cette convention; Gironde, et ceux qui ont eu
même le parti de. la
faut rétablir
Tairdelesnueirjusgsian présent; qu'il
faut ahsoltument
Ja constitution de 1792 5 qu'il
peu importe qu'il s'appelle
un roi constitutionnel,
linla seule personne qui
Louis ou Jacques; que
est au Temple; que
quiète est cette infortnéequi
tous les
la société des jacobins ne peut réparer
fait
meurtres qu'elle a commis, ct le sang qu'ellea
mettant entre le Temple et le'
couler; qu'en se
exciquefarrivée de son armée pourra
mouvemient
de toutes ses forces cette
ter dans Paris, et couvrant
peinccacintortuné.S Si lon apentcehrocheradosiser
dans une tête aussi intrigante
tout ce qui se passoit
vraisemblable,
il paroit assez
et aussiextraordinsire,
vouloit ractoutes ses liaisons de société, qu'il
par
avec un prince d'Orcommoder cette princesse
cela
entr'eux la régcuce, tant que
léans, et partager
auroit convenu à ses desseins personnels.
force
rapportérent qu'après
Ces commissaires
servir ses
de zèle et dardeur pour
propromesses
que de le quitjetss ils n'eurent rien deiplus pressé
Dureverir à Paris en toute diligence.
ter, pour
troisheures.
mourier, ayant fini cetle conversationàt
par
avec un prince d'Orcommoder cette princesse
cela
entr'eux la régcuce, tant que
léans, et partager
auroit convenu à ses desseins personnels.
force
rapportérent qu'après
Ces commissaires
servir ses
de zèle et dardeur pour
propromesses
que de le quitjetss ils n'eurent rien deiplus pressé
Dureverir à Paris en toute diligence.
ter, pour
troisheures.
mourier, ayant fini cetle conversationàt --- Page 16 ---
XÉNTOIRES
damatin, crat parr réflexion
nistre Lebrun, parun
devoirdénoncera au miles trois hommes
courrier entraondinaire,
proposéde s'anir qu'il lui avoit cnvoyés lui avoient que
la convention auxjacobins pour-ladestructiond de
avances contre atiomal.senadonter leur
pour prendre les
la couvention se crat déposition. Dans ceti intervalle
coudaite de ce général sallisamment éclairée sur la
et, pour mettre ce décret pour à le manderà la barre;
quatre commissaires
exéentien, elle
aveç le ministrede la envoya
résistance. quiavoientordre de Tarrôter, s'il faisoitla guerre,
paréàcette Damourier fut avertisi il étoit moindre
ralet celuide visite. lavoité établi son
tout prétous ses, généraux quartier-peéné
associésaux
de-Saint-Amand, tête de
sur le bord de cette Boueslaquelle étoit son
forêt, à la
posa des troupes aflidées camp de Braille. Il disvoiture les quatre
qui enlevèrent dans une
conduisirent à Touroai, commisaires, le ministre, et les
ral ennemi, Il
pour les livrer au gendgénéral
donnalondre en même
Mariensky, qui
temps ail
marcher, aveci quatre commandoita Orchies, de
arrêter les personnes raille.hammes, à
de tâcher de
qui lui étoient Lille;dy
veur. Ce déterminer cette
suspectes, et,
général-avoit
garnison en sa faà Douay pour leméme Tordre de marcher ensuite
il sémabliroit en
objet; puis à Cambreiuaeh
prendre posté à Péronne. envoyant mne partie de Sa tronpe
D'autres ordres fureut
, aveci quatre commandoita Orchies, de
arrêter les personnes raille.hammes, à
de tâcher de
qui lui étoient Lille;dy
veur. Ce déterminer cette
suspectes, et,
général-avoit
garnison en sa faà Douay pour leméme Tordre de marcher ensuite
il sémabliroit en
objet; puis à Cambreiuaeh
prendre posté à Péronne. envoyant mne partie de Sa tronpe
D'autres ordres fureut --- Page 17 ---
DE ROCHANBEAU.
enyoyés à Valenciennes, pour y arrêter
députés de la convention qui y étoient restés. quelques Aucun de ces projets ne put être exécuté.. Son aidede-camp et le général Masiensky furent arrêtés
arriyant à Lille; sa troupe fut laissée à la
en
et ne fat admise dans la place
porte,
avoir renouvelé
que quand, après
ses sermens à
elle
se futidentifiée à la
larépublique,
ciennes
garnison. Le projet surValenn'eut pas plus d'effet. Le commandant
avertit le commissaire de la convention de l'ordre
qu'il recevoitd de ce général. Ils furent
à la tête des troupes, proclamer la
ensemble,.
trahison de Dumourier, et le décret portant défense d'obéir à
ordres, Dampierre, qui commandoit
ses
chasseurs du côté de
un corps de,
Bavay, rentra dans le
noy, où il fit les mêmes
Quesrier s'adressoit mal à lui proclamations. : Dumoula trahison.
pour parler le laungage de
Courville tint la même conduite à
Maubeuge, Il restoit.le camp de Maulde et
de Bruille,
celui
que Dumourier avoit composé de
toutes les troupes sur lesquelles il paroissoit faire
le plus de fond. La
suivre Tordre
grosse artillerie, au lieu de
qu'elle avoit de se rendre à
prit le chemin de
Maulde,
hautement
Valenciennes, en déclarant
qu'elle ne vouloit plus suivre les
dres d'un traitre. Les troupes du
Orrentrèrent à Valenciennes
camp de a Bruille
Celles du
par diflérentes fractions.
campde Maulde s'y acheninerent avec
oupes sur lesquelles il paroissoit faire
le plus de fond. La
suivre Tordre
grosse artillerie, au lieu de
qu'elle avoit de se rendre à
prit le chemin de
Maulde,
hautement
Valenciennes, en déclarant
qu'elle ne vouloit plus suivre les
dres d'un traitre. Les troupes du
Orrentrèrent à Valenciennes
camp de a Bruille
Celles du
par diflérentes fractions.
campde Maulde s'y acheninerent avec --- Page 18 ---
TO
MÉNOIRES
armes et hagages. Enfin, Dumourier
lesquartiers des Antrichiens,
se sauva dans
son armée.
abandonné de toute
Dampierre fiut proclamé
ral de cette armée,
provisoirement généà Valenciennes. que l'on chercha à rassembler
brave, franc Havoit été mon aide -de. -
et loyal comme
camp;
toujours] lc
Bayard dont il portoit
portrait sur son cceur, mnais sans
expérience, il n'étoit
aucune
vant lui, et àsy faire propre qu'à aller droit dela suite. Toutes les tuer, comme on le verra par
lande et de la Flandre troupes retirées de la Holmaritime
vement pour
arrivérent successiBergues, destiné composer un camp sous
à couvrir
Casel,prés
places de TArtois.
Dankerque et toutes les
Nous avons laissé, à la fin de Tannée
Custine ayant
dernière,
poussé sa
et Franefort, et faisant pointe jusqu'a Mayencedes
en Hesse. Le retour des projets pour pénétrer
le laissa pas
Prussiens à Coblentz ne
attaqua, long-temps les suivre; le roi de Prusse
surpritsa garnison à
axétrograder sur la rive
Francfort, et le força
lina à vouloir
gauche da Rhin. Il s'obsretrancher
de Cassel, et à les
Mayence, son faubourg
un
approvisionner pour soutenir
siegeméniorable, se
restoit de sa petite
chargeant, 'avec ce qui lui
depuis Honingue armée, de la garde du Rhin,
il requit le général juspuan-dessons de
en chcf de la Mosclle Mayence;
d'oc-
sur la rive
Francfort, et le força
lina à vouloir
gauche da Rhin. Il s'obsretrancher
de Cassel, et à les
Mayence, son faubourg
un
approvisionner pour soutenir
siegeméniorable, se
restoit de sa petite
chargeant, 'avec ce qui lui
depuis Honingue armée, de la garde du Rhin,
il requit le général juspuan-dessons de
en chcf de la Mosclle Mayence;
d'oc- --- Page 19 ---
DE ROCHANNEA U.
II
forcel le Hundesruck et le pays des Deuxcuper en
aussi gronde étenPonts. Il lui arriva ce qu'ttne
il fut
due de pays, auroit dà lui faire prévoir :
obligé de quitter Binpercé en différens points,
se
de
en désordre. Il ne put
gen et
rétrograder
qu'il avoit
réunir au convoi de sa grosse artillerie,
fait sortir de Mayence avec sept mille hommes
le rejoindre, et elle fut forcée d'y rentrer. Il
pour
d'abord à Alzey, enrallia le reste de ses troupes
suite à la hanteur de Worms; il soutint quelques"
arrière -
il fit bràler tous les
chocs à son
garde;
d'amagasins de Worms et de Spire; : se replia
la
sur Landau, ensuite sur
bord derrière Queitscli
vivement du minisWeissembourg. 11 se plaignit
qu'il prétendit avoir donné Portre Beumnonville,
de Tarmée de la Moselle;
dre, au détachement
le revers des Vosd'abandonner en même temps
et les sources de la Nave. Beurnonville, pris
ges
n'éles commissaires et conduit à Tournai,
avec
état de
à cette inculpation.
toit plus en
répondre de tout son plan de
Quoi qu'il en soit, le résultat
fut sa retraite en Alsace et Tévacnation
campagne
avoit voulu conquérir. Ce
de tout le pays qu'il
à. Mayendeplus fachenx, fut T'abandon,
quilyent
partie de son artillerie, et une
ces d'une grande
n'étoit peut- - être pas
strcltnge de. garnison qui
et
entrée dans le calcul de son approvisionnement
vingtdenx mille hommés;coqui
qimontajusqia
, le résultat
fut sa retraite en Alsace et Tévacnation
campagne
avoit voulu conquérir. Ce
de tout le pays qu'il
à. Mayendeplus fachenx, fut T'abandon,
quilyent
partie de son artillerie, et une
ces d'une grande
n'étoit peut- - être pas
strcltnge de. garnison qui
et
entrée dans le calcul de son approvisionnement
vingtdenx mille hommés;coqui
qimontajusqia --- Page 20 ---
NÉSTOIRES
d'armée dans
réduisit à peu de tronpes son corps grand délabreou il rentra dans le plus
les lignes,
ment.
les événemens, par la conMon fils,) placé par
et des administrafiance momentanée des troupes
de Saint-Domintions à la tête du gouvernement les
nétarda pas à faire toutes dispositious les camps
gue,ne
détruire et.disperser tous
cessaires pour
incendjaires réfugiés dans
des brigands et nègres de la partie de cette ile
les montagnes limitrophes il marcha Ini-méme
qui appartient auix Espagnols ; tous les fortsd'OnaTépée à la main,
et emporta, canons et les différens camps sur
naminthe, les
les nègres rebelles : il
ces sommités occupées par
avoit amenées
fut bien suivi par les troupes qu'il secondé par
mais il fut très-foiblement
de France;
tout ce qui tenoit àl T'anle régimentdu Cap et par
qui Ton supassemblée de Saint-Mare,à
cienne
des linisons
posoit, avec assez de vraisenablauce, surtout, avec
Il apprit
secrètes avec TAngleterre.
ses prisonniers
la plus grande indignation, arrivée que aul Cap. Il maravoient été égorgés à leur
tout son ressentiment
qua, dans sa proclamation, vifs 2
à ceux qui,
de cette barbarie; fit de
reproches
de rester les bras croisés lorsqilal
non contens
toutes leurs habitations; s6loit les rétablir dans
des prisomicre qui
toient ameutés pour égorger
ce
ct à son armée jnsrqu'a quils
lui appartenoieut --- Page 21 ---
DE ROCHAMEEAU.
eussent été jugés légalgment; qu'ane parcille conduite donnoit lieu de penser qu'on avoit voulu
couper tous les fils qui auroient pu faire reconnoitre la trace de ces insurrections. Il tomba maJade au retour de cette expédition. Le régiment
du Cap profita de cette circonstance pour chercher querelle aux mulâtres; illes chiargeoitavec furic, etlesauroitforcés à se retirersur les hauteurs du
Cap, Si le commissaire civil' et le magistrat ne se
fussent mis entre les deux partis. Mon fils sy fit
transporter, et ils parvinrent à les rapprocher en
faisant arrêter quelques chefs de ce complot. Il
fit alors ses dispositions pour achever, par une attaque générale, la déroute et la dispersion de tout
cC xui restoit de ces négresincendiaires et révoltés.
Cette opération eut tout le succès qu'il pouvoit en
attendre; et il eut, avant SOII départ pour la Martinique, la satisfaction de voir la plus grande
tie des nègres revenus à leurs ateliers, et Tordre parrétabli dans la colonie.
Il reçut à cette époque, du pouvoir exécutif,
T'ordre de retourner aux iles du Vent : on luienvoya un aviso pour Ty transporter, a et on lui assuroit qu'il seroit suivi par un puissant secours
qu'on lui adressoit de France. Il se. mit en route
dans cette espérance, et vint débarquer à la Guadeloupe, oà il trouya une frégate françoise qui,
avant son arrivéé, avoit paru devant la Martinique,
ie.
Il reçut à cette époque, du pouvoir exécutif,
T'ordre de retourner aux iles du Vent : on luienvoya un aviso pour Ty transporter, a et on lui assuroit qu'il seroit suivi par un puissant secours
qu'on lui adressoit de France. Il se. mit en route
dans cette espérance, et vint débarquer à la Guadeloupe, oà il trouya une frégate françoise qui,
avant son arrivéé, avoit paru devant la Martinique, --- Page 22 ---
-
-
SÉNOIRES
dumsedans les autres iles les assurances
déet jeté
la tête aux consjilateurs,
cours qui fit tourner
la marine quil avoit cortermina Behague et toute de la Trinité. M. de
rompue à sC retirer dans Tile
sétoit
commandant de cette frégate,
la Crosse,
conduit
ce moment;
bien
jusqu'a
parfaitement
intrigues il fut entouré
mais je ne sais par quelles
contre
chercha à exciter. un mouvement les failorsqu'il
en
mon fils et ceux pifacompaeusient et des fuyards
comme des émigrés
sant considérer
Ce général conserva son
de Saint-I Domingue:
il exhiba tous
au milieu de cette émeute;
flegme
partitp peude temps
les fit enregistrer,
il
ses pouvoirs,
de la Martinique, où fut
après pour Saint-Pierre acclamations. Il Jaissa, à
recu avec les plus vives
provisoire de
M. de la Crosse, le commandement fort ci-devant
et fut s'établir au
la Guadeloupe,
iles du Vent,
* du gonvernement des
Royal, siege
dans une
trouva, ainsi : que le fort Bourbon,
avoit
quil
absolus. Behague
dévastation et un déntmoent n'avoit laissé, dans
tout dissipé, ,et
cintout eniporté,
garpison de deux cent
ces deux forts, quune doute n'avoient pas voulu
quante soldats, qui sans
dans son début en
le suivre. La formeté du général
Tassemblée
I1 cassa
imposa aux fmaliuntentionnés. menbres du pouvoir exdcoloniale et les quatre
dans cliaque
cutif établis par Behague; et nomma
en atprovisoires,
munisipalité des commissaires
, ,et
cintout eniporté,
garpison de deux cent
ces deux forts, quune doute n'avoient pas voulu
quante soldats, qui sans
dans son début en
le suivre. La formeté du général
Tassemblée
I1 cassa
imposa aux fmaliuntentionnés. menbres du pouvoir exdcoloniale et les quatre
dans cliaque
cutif établis par Behague; et nomma
en atprovisoires,
munisipalité des commissaires --- Page 23 ---
DE ROCHASREAU:
tendant tous les renforts qui lui étôient
de France. Il augmenta la
annoncés
deux cents hommes
garnison des forts de
de la garde nationale de SaintPiere.Roqemontet, commandant) tlafidele Sainte:
Lncic, vint reconnoître son autorité;
quillai amenât un
; ct, quoiponrlni
gouverneur, le général Ricard,
succéder, il
sans difficulté,
Toedeuatfeninountin
Roquemontet tint une
gne 'de la loyauté qu'il avoit
conduitedimontrée à
Lucie, au milieu de toutes les
Sainteétoit entouré.
trahisons dont ik
C'ést au milieu de toutes ces détresses
escadre, battue par les vents et
que notre
golfe de
disperséc dans le
convoi Gascogne, rentra à Brest avec tout
et tout ce qui étoit destiné
son.
nique; tandis que la Notte
pour la MartiAntilles, partit sans obstacle angloise, destinée aux
tcment à sa destination.
et se rendit promp
Quelles
SCS vont encore assaillir
nouvelles secousnies et le malheurenx ces malhetireuses colo-,
se remettre aleur tête! gouverneur qui vient de
0 France, 6 ma patrie;
dans le monde
quelle est la
:
de
qui eût pu résister,] par la puissance
son
seule force
tu as tempérammient, à toutes les secousses
éprouvées dans lc cours de cette
que
hison et perfidie de
année! Trace que a la discorde ministres et de généraux; tout
sein de la
a pu jeter de brandons dans le
conveation nationale;
guerre çivile dans
gouverneur qui vient de
0 France, 6 ma patrie;
dans le monde
quelle est la
:
de
qui eût pu résister,] par la puissance
son
seule force
tu as tempérammient, à toutes les secousses
éprouvées dans lc cours de cette
que
hison et perfidie de
année! Trace que a la discorde ministres et de généraux; tout
sein de la
a pu jeter de brandons dans le
conveation nationale;
guerre çivile dans --- Page 24 ---
MÉ#OIRES
de la moitié des départemens de Tintérieur;
près
sur toutes les frontières par la
guerre étrangere
de toutes les puissancoalition presque générale
dans
douze armées à entretenir
ces de TEurope;
de géné-
; changemens
un mouvement perpéuuel
leur impéoccasionnés par
raux continuellement leurs malheurs. O nation
rities) leurs trahisons ou,l
à tout Tunivers ce que tu.
unique, tu as démontré
des lêtes mieux ord'exécuter quand
es capable
tes conseils et commanderont
ganisées dirigeront
tes armées.
Fentlivréle camp de Maulde
Lorsque Dumourier
des clefs les
Autrichiens, il leur donna une
aux
de la frontière du nord; Condé
plus importantes T'ememi, maitre de la forêt
fut de suite investi;
eut
et des bois de Saint-Amand,
de Mortagne
pendant que le maltout le temps de syfortifier,
à ralfut obligé de Temployet
heureux Dampierre
les différentes
lier une armée mise en dérouté par
la travailloient; les fausses manceuvres
factions qui
fait
les retraites précipiqu'on lui avoit
faire;
de notre
tées avec Tabandon d'une grande partie
de siége; enfin; la méfiance qui devoit en
artillerie
Il la rallia eependant, et la'
être Ja suite nattrelle.
de Famars, sous Valenciennes.
ramena au camp
livra
comCe général, allant en avant,
plusieurs e
hats où il échoua. Tourmenté par des commisqui, sans aucun talent,
saires de la convention,
les retraites précipiqu'on lui avoit
faire;
de notre
tées avec Tabandon d'une grande partie
de siége; enfin; la méfiance qui devoit en
artillerie
Il la rallia eependant, et la'
être Ja suite nattrelle.
de Famars, sous Valenciennes.
ramena au camp
livra
comCe général, allant en avant,
plusieurs e
hats où il échoua. Tourmenté par des commisqui, sans aucun talent,
saires de la convention, --- Page 25 ---
DE ROCHAMEEAE,
vouloient
diriger toutes ses
il finit par s'y faire tuer
opérations militaires,
braves
avec un grand nombre de
soldats. Il fut relevé par un vieux
nommé Lamarche, mais dont le
niilitaire
la force nécessaire
génie n'avoit pas
une telle crise, Il pour commander en chef'dans
dans
se laissa surprendre et
une nuit : une partie de ses redoutes investir
portée et livrée. Il ne vit d'autre
fut emse retirer en longeant FEscant ressource que de
César, à Tembouchure dela
jnsqu'au camp de
11 abandonna le
Censée dans ce fleuve.
doutes,
camp de Famars, hérissé de reayant trois ponts sur
noient la
TEsesut, qui lui donfacilité, sur ces deux rives,
toujours unede ses ailes à la fortification dappuyer
ciennes. Cette
de Valenplace. ( Condé) et le
rent isolées et abandonées à leurs Queshoy fapar ie faux mouvement
propres forces
et la retraite mal
que fit ce vieux général.
dirigée
C'estdans ces circonstamcesq
tine de Tarmée du Rhin,
quel'on mappela Cusmandement de celle du pour lui donner le com 1
fitelannée
Nord. La pointe qu'il avoit
précélente jusqu'à
lation, et partageant Tardeur Francfort, par émujuger plus
de Damourier, le fit
propre qu'un autre à
sive sur la frontière
reprendre Toffensoit le plus la
qui, par sa proximité, intérescapitale. On se
dans
ment de son
trompa
le jugecaractère; et
prouvé que les têtes les Tespérience a toujours
plus chaudes,
II.
qui s'exal2
La pointe qu'il avoit
précélente jusqu'à
lation, et partageant Tardeur Francfort, par émujuger plus
de Damourier, le fit
propre qu'un autre à
sive sur la frontière
reprendre Toffensoit le plus la
qui, par sa proximité, intérescapitale. On se
dans
ment de son
trompa
le jugecaractère; et
prouvé que les têtes les Tespérience a toujours
plus chaudes,
II.
qui s'exal2 --- Page 26 ---
NIMOIRES
tent en marchant en avant et séchauflent des premiers succés, sont toujours les plus tinides, les
plus anéanties et déploient le moins de ressources
dans les retraites après des malheurs. Il ne sortit
de son camp de César près Bouchain;l T'ennepas, mi prit Condé après un biocus de quatre mois; il
investit Valenciennes, assiégea cette place avec
artillerie abandonnée en différens
notre propre
de cette ville en
endroits, et réduisit une partie
cendres. Il paroit qu'après un comencement de
défense vigoureuse, la bourgeoisies ayant gagné
une partie de la garnison, força le commandant
: Cobourg s'attacha
à une capitulation prématurée et le duc d'Yorck
ensuite au siége du Quesnoy,
cclui
fut détaché avec Tarmée angloise pour faire
de Dankerque: Tous ces malheurs accumulés tombérent sur la tête de linfortuné. Custine. Ce go
néral, très-comnu par une grandeyaleur et par plusieurs actions brillantes, fut cependant décrété
d'accusation, livré au tribunal révolutionnaire qui
le fit décapiter, ainsi que son fils; sa belle-fille eut
le
de les suivre tous deux dans leurs incourage dais leurs séances au tribunal, et la
terrogatoires,
douleur de les yoir condainner et périr presque
sous ses yeux.
il s'étoit servi comme commanHonchard,donti
dant de son avant - garde dans la campagne précédente, fut nommé pour le remplacer. Il débuta
d'accusation, livré au tribunal révolutionnaire qui
le fit décapiter, ainsi que son fils; sa belle-fille eut
le
de les suivre tous deux dans leurs incourage dais leurs séances au tribunal, et la
terrogatoires,
douleur de les yoir condainner et périr presque
sous ses yeux.
il s'étoit servi comme commanHonchard,donti
dant de son avant - garde dans la campagne précédente, fut nommé pour le remplacer. Il débuta --- Page 27 ---
DE ROCHANDEAU.
par une bonne disposition
pour. dégager Dunkerque;il se porta en forces sur la
de Bergues à Furnes; il fit
commumication
Tarmée hollandoise
attarquer, à Houdscotte,
qui fat battue. Jourdan
montra d'une manière brillante.
sy
enmême
Dunkerque fit
temps une grande sortie. Le duc d'Yorck
abandonna sa grosse. artillerie et se retira sur
port et sur Ostende. Houchard
Nieuet sur Lille, oùti il resta
revint sur Menin
avec La Marlière
queleque temps à conférer
procha de
qui y commandoit. On lui rene s'être pas montré le jour de Taffaire
ifHonbente;darandiry
après la
pas pressé le dac d'Yorck
victoire; davoir laissé battre, à
corps de troupes qui avoit eut d'abord Menin, un
sucoès; il fut enfin décrété
quelques
que La
et condamné, ainsi
Marlière, au tribunal révolutionnaire.
Jourdan fut ensuite nommé
Tarmée du Nord dans le
pour commander
tant
moment où
emparé du Quesnoy,
Cobourg,s'é
après une très-foible ré
sistance, se préparoit à
investir et faire le
de
Maubeuge et du camp retranché
siége
cette place. Le général
qui protégeoit
françois
me de guerre; il marcha
manceuvra en hompar Guise, Landrecie et
Avesnes, au secours de Maubeuge : il
mée d'observation de
trouva T'arà la Sambre
Fennemi postée : la droite
gay, dans prés Saint-Reny; la gauche à Watiun pays coupé,onla cavalerie
avoit peu davantage. Il forma
ennemie
plusieurs attaques
siége
cette place. Le général
qui protégeoit
françois
me de guerre; il marcha
manceuvra en hompar Guise, Landrecie et
Avesnes, au secours de Maubeuge : il
mée d'observation de
trouva T'arà la Sambre
Fennemi postée : la droite
gay, dans prés Saint-Reny; la gauche à Watiun pays coupé,onla cavalerie
avoit peu davantage. Il forma
ennemie
plusieurs attaques --- Page 28 ---
-
NENOIRES
et fut repoussé la première journée. Il recommendès le point du jour et parvint à
ça ses attaques de Tennemi, à lui faire quitter
tourner la gauche
lever le
de
la Sambre et
siége
sa position 2 passer
Nord,
Maubeuge. Ainsi se termina la campagnedu
retranchés de Dunkerque et de Mauoù les camps
Jourdan
du
benge 7 et. : les manceuvres
général
franarrêtèrent les succès de Tennemi. Le général
çois fut obligé de remettre, à un temps plus favorable, la reprise des places que la trahison de Du-
'mourier avoit livrées.
Larrière-saison, si défavorable en Flandre pour
les mêmes inconlès opérations militaires 2 n'a pas
véniens en Alsace et dans le pays de Deux-Ponts.
Ce dernier pays et le département du Bas-Rhin
de
forêts et de superbes
sont parsemés
grandes
villages qui y permettent une guerre de cantonnede bivouacs au milieu des bois et dans
mens et
la saison la plus rude.
Lennemi, s'étant rendu maitre de Mayence,
mémorable, où la garnison françoise
après un siégen
de courage, réunit touse défendit avec beaucoup dans les
de la
tes ses forces pour entrer
lignes
Loutre, bloquer Landau, et chercher à s'emparer
Basse-Alsace. L'armée du Rhin et celle de la
dela
actions, dont les succès
Moselle, après plusieurs
destitutions de généraux,
furent halancés.plusieurse
furent forcées de se. replier, la première jusqu'a
mémorable, où la garnison françoise
après un siégen
de courage, réunit touse défendit avec beaucoup dans les
de la
tes ses forces pour entrer
lignes
Loutre, bloquer Landau, et chercher à s'emparer
Basse-Alsace. L'armée du Rhin et celle de la
dela
actions, dont les succès
Moselle, après plusieurs
destitutions de généraux,
furent halancés.plusieurse
furent forcées de se. replier, la première jusqu'a --- Page 29 ---
DE ROCHAMBEAU.
Strasbourg et Saverne, et la seconde derricre
Serre, en conservant le château de Bitche,
la
garnison se conduisit
dont la
Moselle
avec fermeté. Celle de la
fit plusieurs tentatives pour rentrer dans
pays de Deux-Ponts, et chercher à
le
ques secours à la garnison de Landau; porter quelquelques premiers
mais après
succès, elle avoit été repoussée
tantsPinusesqi
milieu de
Kopsernbatter.Enfin, vers le
décembre, les deux armées
T'oflensive par des mouvemens
reprirent
un plan plus militaire,
fut combinés d'après
néral
qui bien exécuté. Legé
Pichegru, à la tête de Tarmée da
cha vers
Rhin, marHaguenan et
colonnes,
Drusenhcim, sur plusieurs
pour attirer Tattention de I'ennemi
tranché derrière la Mutter; tandis
reHoche, avec Tarmée de la
que le général
pnême position
le
Moselle, tournoit cette
par revers des Vosges. Ce dernier
ayant emporté plusieurs redoutes à Reishoff
Wert, se trouva sur les derrières des
et à
nemies, pendant
armées enfront,
le
que Pichegru les attaquoit de
par village de Berkheim, défendu
corps des émigrés, aux ordres du
par le -
quiy fit la résistance la
prince de Condé,
plus opiniâtre. Cependant,
après plusieurs combats, l'ennemi fut
dônner les ligues de la Mutter,
forcéd'abanpuis celle de Wissembourgs enfin, de lever le blocus de Landau.
Cette place, après un bombardement
avoitéprouvé toutes les horreurs de la famine. violent,
Lau-
quoit de
par village de Berkheim, défendu
corps des émigrés, aux ordres du
par le -
quiy fit la résistance la
prince de Condé,
plus opiniâtre. Cependant,
après plusieurs combats, l'ennemi fut
dônner les ligues de la Mutter,
forcéd'abanpuis celle de Wissembourgs enfin, de lever le blocus de Landau.
Cette place, après un bombardement
avoitéprouvé toutes les horreurs de la famine. violent,
Lau- --- Page 30 ---
NÉNOIRES
commandoit une brave garnison,
badère, qui y
quatre
soutint sa patience et son courage pendant françois
mois, jusqu'au moment où les généraux fut divinrent la délivrer. Cette fin de campagne d'arcélebres
d'ètre comparée aux campagnes
gue
et fut conduite avec beaucoup dhabirière-saison,
leté et de talens.
dans
Les deux armées des Alpes se maintinrent
les deux départeleurs montagnes, et conservèrent nonobstant les
mens dont elles sétoient S
emparées,
le changepu leur occasionner
revers quauroient
la trahison deTonment continuel de généraux, de Marseille et la ré-.
lon, la révolte momentanée
les
bellion de Lyou, dont je vais parcourir derniers princi- se
événemens; ; mais comme ces
paux
les troubles intérieurs qui agitétrouvent lés avec
la faction populaire les
rent la convention, que
dont Guadet,
attribua à la faction de la Gironde; Vergniaud,
Rolland, Pétion, Brissot, Gensonné, il faut reautres, étoient les chefs;
et plusieurs les choses de plus loin.
prendrel
nationale eut-elle proclaA peine la convention
forma deux
mé la république françoise, qu'il se composé
dans son sein:Tun,
partis tres-pronionceés ci-dessus, vouloit conserver et
des chefs indiqués dont il étoit en possession;
augmenter le pouvoir
de
par les sociétés populaires
T'antre parti, porté
étoient Roberspierre,
Paris, à la tête desquelles --- Page 31 ---
DE ROCHAMBEAU.
Danton, Marat, se tint d'abord en défensive contre
tous lcs traits qui lui étoient. lancés du parti de la
Gironde; maisil nc tarda pas àreprendre lc dessus.
Jc ne déaillernipas, dans des mémoires
tous les
militaires,
coups qu'on SC porta de part et d'autre, et
dont je n'ai été qu'imparfaitement instruit
journaux
par des
partiaux, et la plupait infidèles. Je me
bornerai àn ces derniers faits. La trabison de Dumourier commença par décrier le parti de la Gironde, composé de ses anciens amis, qui, dans
tontes ses inconséquences, Tavoient soutenu
que jusque dans ses derniers
preschalenr la
momens, avec la
plus partiale et la plus aveugle. Marat
avança, dans ses feuilles, des opinions atroces, Il
fut accusé, traduit aul tribunal
en sortit victorieux. Il
révolationpaire, et
eut son tour et son recours
contre ses accusatenrs. Une dernière démarche
que fit la faction de la Gironde, acheva de la
dre; elle avoit faiti instituer un comité
pertous les membres les
composé de
qui fit arrêter le
plus marquans de son parti,
substitut du procureur de la commune, et plusieurs autres qui passoient
les
patriotes les plus chauds. Tout fut
pour
ment dans lcs sections
mis en mouvede Paris, et tous les corps
administratifs allèrent en foule à la convention,
demander Tarrestation de trente-deux membres
gardés comme les chefs du parti de la Gironde. re- Eu
les accusant de
et
fédéralisme, de chercher à ani- A
qui fit arrêter le
plus marquans de son parti,
substitut du procureur de la commune, et plusieurs autres qui passoient
les
patriotes les plus chauds. Tout fut
pour
ment dans lcs sections
mis en mouvede Paris, et tous les corps
administratifs allèrent en foule à la convention,
demander Tarrestation de trente-deux membres
gardés comme les chefs du parti de la Gironde. re- Eu
les accusant de
et
fédéralisme, de chercher à ani- A --- Page 32 ---
- - -
NÉMOIRES
de Paris, tous les déparmer, contre la commune
d'entr'eux fumnens de la république. Vingt-doux
les autres se sauyérent, et se répandirent arrêtés;
rent dans divers départemens.
unfoyer trèsIl existoit, depuis plusieurs mois,
civile dans deux départemens, 2
chaud de guerre
des ci-devant nobles et
excité par quelquesprètres, de la Vendée, quis'égardes-chasse. Cette guerre
voisins, n'avoit
tendit dans plusieurs départemens départemenles mêmes principes que la guerre
le
pas
les mêmes résultats,
tale; mais elle produisoit division des forces de la
trouble, le désordre et la
destruction de
qu'elle employa à la
convention,
s'élevoient dans Tintérieur.
tous les ennemis qui
la Vendée, excessiveCette armée des insurgésde
tarda
à s'acfoible dans son origine, ne
pas
ment
formidable par les fautes accu-.
croiire, età devenir
représentans
mulées des généraux et de plusieurs
commandoient les armées républidu peuple qui
de trois ou quatre
çaincs. Elle s'éleva d'une troupe de fusils de chasmille hommes armés de piques et
armées qui
point de composer quatre
des
sesjusqulau d'armes et de canons aux dépens
s'armérent
Je laisse à
mettoient en déroute.
troupes qu'elles
les différentes
instruits à approfondir
des gens plus
défaites, dont je n'ai
de ces
causes et la turpitude imparfaites, pour arriver
eu que des connoissances
dont
sa
de destruction presqv'entière,
au moment
ille hommes armés de piques et
armées qui
point de composer quatre
des
sesjusqulau d'armes et de canons aux dépens
s'armérent
Je laisse à
mettoient en déroute.
troupes qu'elles
les différentes
instruits à approfondir
des gens plus
défaites, dont je n'ai
de ces
causes et la turpitude imparfaites, pour arriver
eu que des connoissances
dont
sa
de destruction presqv'entière,
au moment --- Page 33 ---
DE ROCHAXBEAU.
je ferai mention dans quelques instans.
de la guerre de la Vendée a été écrite
L'bistoire
Beuchamp. Elle
par Alphonse
passe pour être la
et la nieux écrite.
plus impartiale
Le parti de la montagne, composé de la
de Tassemblée nationale,
majorité
étant resté maûtre du
champ de bataille, ne larda pas à se venger. Son
comité de salut public,
bres les
recomposé de leurs memplus sanguinaires, déploya les mesures les
plus violentes. Il étouffa
d'insurrection
promptement les germes
qu'allumoient sur leur chemin les
députés mis hors la loi. Wimpfen,
Tassemblée
ex-député de
constitnante, parut un instant comme,
général de cette armée fédéraliste, Il avoit
quelque céldbritépars sa
acquis
il fut abandonné des concduiteaThionilley mais
troupes de cette nouvelle armée, qui fut forcée de se
rent réduitsà
disperser, et Ses chefs fuse cacher età chercher
peu d'amis qui leur étoient restés retraitechezle
sures de la convention
fidèles. Les memidi
ne purent arriver dans le
que lorsque les grands coups y étoient
portés. Marseille s'insurgea, Toulon
déjà
anglois, et lui livra son
appela Tamiral
tions.
port et toutes ses fortificaLyonarbora Tétendard de la
dans le mémeinstaut.
révolte, presque,
de la Gironde,
Bordeaux reçut les députés
avec un intérêt
noncer une insurrection
qui paroissoit anLa
prochaine.
convention, après avoir livréau tribunal
ré-
coups y étoient
portés. Marseille s'insurgea, Toulon
déjà
anglois, et lui livra son
appela Tamiral
tions.
port et toutes ses fortificaLyonarbora Tétendard de la
dans le mémeinstaut.
révolte, presque,
de la Gironde,
Bordeaux reçut les députés
avec un intérêt
noncer une insurrection
qui paroissoit anLa
prochaine.
convention, après avoir livréau tribunal
ré- --- Page 34 ---
NÉMOIRES
volutionnaire lcs vingt-deux mnembres arrêtés, mis
hors la loi ceux qui avoient fai, décrété d'accusation soixante-dix membres du même parti, envoya
une partie de ses députés sous le nom de procondu
dans tous les désuls ou dereprésentans penple
De concert avec des comités de surveilpartemens.
ils firent arrêter un nomlance qu'ils y établirent,
breimmense de prétendus suspects, et sous le prétexte d'étouffer tous les germes de contre-révolution, ils servirent encore plus complétenentieurs
dans la mahaines et leurs vengrances particulières
partie de la république. Ils ramenèrent Tordre
jeure
dans Marseille; mais le blocus de
et la soumission
Toulon, le siége de Lyon, et les succès multipliés
des insurgés de la Vendée, devinrent des affaires
sérieuses. Apris avoir fait arriveràLyon touplus
lon put tirer des Alpes et de
tes Ies troupes que
immenses des
T'armée d'Italie, tous les contingens
voisins, on fut obligé dy envoyer la
départemens
celle de Mayence fut
garnison de Valenciennes;
destinée à renforcer Jes armées employées à combattreles insurgés de la Vendée.
Ceux-ci, serrés de près, cernés de toutes parts,
commencèrent à éprouver quelques revers. Ils furent forcés, par une attaque combinée, dabandonles
de Châtillon, de Chollet et de Morner postes
; ils se
où étoient leurs principaux magasins;
tagne,
vers Varade; ils la passèretirèrent sur la Loire,
garnison de Valenciennes;
destinée à renforcer Jes armées employées à combattreles insurgés de la Vendée.
Ceux-ci, serrés de près, cernés de toutes parts,
commencèrent à éprouver quelques revers. Ils furent forcés, par une attaque combinée, dabandonles
de Châtillon, de Chollet et de Morner postes
; ils se
où étoient leurs principaux magasins;
tagne,
vers Varade; ils la passèretirèrent sur la Loire, --- Page 35 ---
DE ROCIANBEA1 U.
rent,etnarchérentp parlesd@partermense
et d'lle et Vilaine sur Avranches, deMayenne
aprés avoir reponsévigonreiseent, à Laval, ,legénéral Léchelle, qui les serroit de près. Ils se porterent vivel
ment à Granville, dont ils tentérent T'escalade. Les
habitans, avec leur foible garnison, se défendirent
avec courage, et les mirent en déroute,
attaque de quarante -huit heures. Ils après une
rent ensuite
se présentèpar Pontorson et Dole, vers Cancale et
Saint-Malo, où ils trouvérent des
défendirent l'entrée de
troupes qui leur
cette presqu'ile.
sur la côte maritime, instruits des
Repoussés
forces
rassembloit pour les cerner, ils
qu'on y
prirent le parti de
retourner, parunen marche forcée, vers leurs
ils s'en ouvrirent le
foyers:
reux à Antrain. Ils passage par un combat vigonarrivérent
Angers, qu'ils attaquérent, trés-promptement sur
tablir
dans Tespérance de réun pont sur la Loire. Ils y furent
par une vigoureuse défense des habitans d' reponssés
et obligés de se replier sur Beangé.
"Angers,
de Tarmée de la
Enfin, le gros
ils
république étant arrivé à
se trouvèrent comme un cerfaux
Angers,
cérent,
abois; ils
par un gué du Loir, près de la Flèche, permarchèrent vers le Mans, où ils ne tardèrent
être attaqués par la légion de
pas à
Westermann,
nue de la division de
souteTarmée de la
Tilly, et par une partie de
république, aux ordres de
Le combat
Marceau,
futviolent, les insurgés furent mis daus
publique étant arrivé à
se trouvèrent comme un cerfaux
Angers,
cérent,
abois; ils
par un gué du Loir, près de la Flèche, permarchèrent vers le Mans, où ils ne tardèrent
être attaqués par la légion de
pas à
Westermann,
nue de la division de
souteTarmée de la
Tilly, et par une partie de
république, aux ordres de
Le combat
Marceau,
futviolent, les insurgés furent mis daus --- Page 36 ---
NÉMOIRES
la plus grande déroute, perdirent leurs canons,
leurs trésors, leurs équipages. Ils se précipitérent
désordre
Laval, Condé; Nore, Blain et Saen
par
Tembouvenay, dans lésmarais de Montoire, près
chure de la Loire, oùt ils furent presque tous exterminés, après la défense la plus sanglante et la
plus meurtrière.
rive droite
Pendant tous ces mouvemens sur la
de la Loire, une partié des forces de la Vendée
étoit restée sur la rive gauche de ce fleuve, cantonnée dans'les villages et dans lcs bois qui avoisinent
les marais de Machecoul. Ilsy furent attaqués à diet furent détruits en partie, après
verses reprises,
échecs. Le reste se retira dans des marais
plusieurs
dont Charette s'emet dans Tile de Noirmoutiers,
para. Le siége de Lyon fut d'abord conduit par Kellermann, successivement par'le député national
Dubois-de-Crancé. Le premier, sur quelque mouvement dans l'armée du Mont-Blanc, fut obligé de
retourner en Savoie, pour repousser Tennemi, qui
avoit déjà forcé quelques passages des Alpes. Il fut
la convention. Le second
destitué et rappelé par
réduire Lyon
famine, et fit toucrut pouvoir
parla
en conséquence; mais pressé
tes ses dispositions
Couthon et Collot-dHerbois, qui
par ses collègues
yavoient amené un gros renfort des départemens
redoutes, qui acvoisins, on ft atlaquer quelques --- Page 37 ---
DE ROCHANBEAU.
célérèrent la reddition. Je laisse à d'autres plimes
à décrire les horribles exécutions qui suivirent le
décret par lequel Tanéantissement de Lyon fut
prononcé, et la conservation de ce qui resta des malheureux habitans de cette ville, sous le nom de
Commme-Affanelie, Les troupés qui avoient le
plus contribué à la soumettre, furent
dirigées surle-champ pour se réunir à Tarmée qui bloquoit
Toulon.
Cette ville étoit resserrée de près par une armée.
aux ordres du général Dugommier. Elle étoit fortifiée avec beaucoup d'art; mais la flotte angloise
stationnée dans la rade, n'y pouvoit être en sûreté
sans se mettre sous la protection de quelques ou-'
vrages que lennemi fit construire à la pointe de
T'Aiguillette. Après avoir tenté quelques attaques
du côté du fort Faron, où le jeune
Bonaparte commença sa réputation, aprés avoir pris, dans une
sortie, le général anglois Ohera, établi des batteries formidables de bombes et de boulets
le
ronges,
général Dugommier fit, dans la même nuit, une
attaque environnante. La majeure partie de ses
forces se porta sur le fort que les Anglois avoient
nommé le Petit-Gibraltar, qu'il emporta. La flotte
angloise ne tarda pas à faire sa retraite dans la plus
grande confusion, en enclouant les canons de la
place, mettant le feuaux vaisseaux et aux magasins
françois. Ils emmenèrent, à bord de leur flotte,
général Dugommier fit, dans la même nuit, une
attaque environnante. La majeure partie de ses
forces se porta sur le fort que les Anglois avoient
nommé le Petit-Gibraltar, qu'il emporta. La flotte
angloise ne tarda pas à faire sa retraite dans la plus
grande confusion, en enclouant les canons de la
place, mettant le feuaux vaisseaux et aux magasins
françois. Ils emmenèrent, à bord de leur flotte, --- Page 38 ---
30 -
MÉMOIRES
des habitans, et laisserent, dans
une grande partie
et
les galériens qui se déchainèrent
cette place,
Tincendie. On sauva quinze
s'occupérent à éteindre
Les
yaisseanx etla plus grande partie des magasins.
trois, et en bralèrent neuf.
Anglois en emmenèrent comme à Lyon, de ter
Cette reddition fut suivie,
ribles exécutions. A peine cette armée se fat-elle
de toutes ses fatigues, qu'elle reçut l'ordre
reposée
de Tarmée des Pyrénéesde marcher au secours
d'obtenir
Orientales, oùr les Espagnols venoient
quelques succès.
maintenues dans les
Les deux armées s'étoient
événePyrénées pendant la campague, avec des
dont les succès furent balancés, qui occasionmens
nèrent Ja destitution deplusieurs
aginérons.D-Aons
commandoit à Perpignan, sy distingua
te, qui
actions. Il avoit été mon aide-dedans quelques
valeur,
dexpérienee, mais une grande
camp: peu
le caractérisoient.
la tête sage et bien organisée,
soldats une
Quelques succès avoient inspiré aux
confiance en lui. Ricardos, général espagrande renforcé de nouvelles troupes, attaqua de
gnol,
frontière versle milieurdedécenbre,
nouveau cette
la corruption. Le
ilye employa, ent'autres armes, lui livra cette
commandant du fort Saint-Almne
Collioure suivit cette défection, le port
place,
furent abandonnés à TeuVendre et Villelongue
nemi, après la retraite quc d'Aouste fit sur Perpi- --- Page 39 ---
DE ROCHAMBEA U.
gnan. Cei malheureux jeune homme périt aussi de
la mort commune aux autres généraux.
Dugomnier, à son arrivée avec Tarmée victoricuse de Toulon, obtint, dans plusicurs combats,
Jes succès les plus brillans; mais il périt dans sa
dernière bataille, regretté de toute son armée
en laissant au général Pérignon-le soin de fixer la 2
yictoire, au milieu du territoire ennemi, après
avoir détruit Tarmée espagnole, qui lui étoit
opposée.
Après avoir passé en reyue toutes les armées de
nos frontières 'et de Tintérieur, je voudrois pouvoir
donner des détails circonstanciés de TAmérique;
mais toutes les dépèches de mon fils ayant été interceptées par les Anglois, on neput avoir de nouvelles de la Martinique et des iles du Vent,
des lettres de commerce de la
que par
Guadeloupe, arrivées par le capitaine La Crosse, commandant de la
seule frégate qui stationnât dans ces'
parages, et
un député dè la Martinique, quisaccordérent par
tous
à donner, à la conduite du
gouvemmeur-général,
tous les éloges qu'eile méritoit. A peine avoit-il eu
le temps d'asseoir son autorité dans cette colonie
contre les ennemis de lintérieur, de faire quelques
préparatifs contre ceux de Textéricur, qu'il fut attaqué vivement par les uns et par les autres. Le traitre Belague, avec les trois vaisseaux qui T'avoient
accompagné dans sa déscrtion, s'étoit réuni àles-
à la conduite du
gouvemmeur-général,
tous les éloges qu'eile méritoit. A peine avoit-il eu
le temps d'asseoir son autorité dans cette colonie
contre les ennemis de lintérieur, de faire quelques
préparatifs contre ceux de Textéricur, qu'il fut attaqué vivement par les uns et par les autres. Le traitre Belague, avec les trois vaisseaux qui T'avoient
accompagné dans sa déscrtion, s'étoit réuni àles- --- Page 40 ---
NÉHOIRES
commandée par Tamiral Gardner, et
cadre angloise
exciter
devant la Martinique, pour y
se présenta
Ils se mirent en mouvetous les gens de son parti.
ment; il paroit quils facilitérent le débarquement
de Behague ct des Anglois à la case des navires.
Mon fils, à la têté d'un corps de troupes quilbi
étoit resté fidèle,jeta des patrouilles dans Tile pour
des nouvelles de leur marche; le feu de ses
avoir
les colonnes ennemies qui fipatrouilles trompa
fils
de leur
rent feu Tune sur Tautre; mon
profita
avec sa cavalerie, sabrer tout
désordre pourcharger
tomba sous ses coups, et les força de se remce qui
Ils sseprébarquer avec la plus grande précipitation.
ensuite devant la Guadeloupe et Saintesentèrent
Lucie, où ils n'osèrent rien entreprendre.
qui avoit paru se réunir pour
La convention, de la Cironde, ne tarda pas à se didétruire le parti
firent la
la
factions qui se
guerre
viser en plusieurs
surtout, fit
plus sanglante. Celle de Roberspierre,
dans
couler le sang par Jes formes les plus atroces
de la république. La reine fut
tous les départemens
le duc d'Orléans
une de SCS premières victimes; ducs du Châtelet et
T'avoit précédé; les ci-dévant
Enfin
de Biron les suivirent de près sur Téchafaud.
contre tous ceux qui,
Roberspierre se retourant
de
dansles sein de la convention ou de la comnune
lui résister, Ronsin, Vincent,
Paris, pouvoient
Hébert et Chauchefs de Tarmée révolutionnaire,
I
I
ous les départemens
le duc d'Orléans
une de SCS premières victimes; ducs du Châtelet et
T'avoit précédé; les ci-dévant
Enfin
de Biron les suivirent de près sur Téchafaud.
contre tous ceux qui,
Roberspierre se retourant
de
dansles sein de la convention ou de la comnune
lui résister, Ronsin, Vincent,
Paris, pouvoient
Hébert et Chauchefs de Tarmée révolutionnaire,
I
I --- Page 41 ---
DE ROCHANBE, A U.
mette, Vo5t-4--0s
Gobet, évèque de Paris, l'ex-capucin Chabot, Lacroix, Héraut de Séchelles, Danton, le fameux
orateur du club des Cordéliers, et plusieurs autres
députés de la convention, furent attaqués successivement par Roberspierre; avec une hypocrisie et
une scélératesse dont il y a peu d'exemples; il les
dénonçoit aux jacobins, dont il étoit Tidole, comme les prédicateurs de Tathéisme, et les accusoit
de tout le sang des patriotes qui avoit été versé dans
les différens départemens.
Desquele premier éclair
étoit parti, allumé par lui dans les séances de celté
société, la foudre ne tardoit pas à les atteindre dans
le milien de la convention. Les formes du tribunal
révolationnaire, qu'il divigeoit, ne donnoient
aux accusés le temps de se défendre, et, après deux pas
ou trois séances, ils étoient jugés, condamnés
exécutés.
et
Roberspierre sedéclara -lwsfememidsailicea
mais Tapôtre du déisme. Il fit, dans une fête solennelle, reconnoitre, par le peuple françois, TÈtre
Suprème, et le dogme de Timmortalité de Tâme.
Toutes ces fêtes ne furent instituées
lui
pour être les échelons de son crédit et par de
que
sa puissance, qui devinrent extrêmes aux jacobins, dans la
communé de Paris, et jusqu'au milieu de la convention. Mais au moment oùt il s'élevoit à la dicta-.
ture, il fut entouré lui-même de toutes les terreurs
II.
--- Page 42 ---
A
MÉMOTRES
couvert la république; il devint faroudont il avoit
enveloppé de
che, barbare, lâche, sanguinaire, avoir d'autres tatous les vices de la tyrannie, sans
facile, et
plus verbeuse que
Jens qu'une éloqueuce
qui
les dehors de Thypoerisic Ia plus scélérate,
tous
Il trouva les formesda
ne tarda pas à se démasquer.
lentes; il
uibunal révolutionnaire beancoup trop les barbaredoubla toutes les exécutions et toutes
Tautorité la plus tyrannique,
ries; il fit passer, par
les accusés de
cette loi du 22 prairial, qui privoit
modéfenseurs oflicieux, et qui déclaroit la preuve
suffisante en matière criminelle, sans
rale comme témoins. Il réforma une partie des
avoir besoin de
et le
du tribunal révolutionnaire,
juges et des jurés
états
lui étoient dérecomposa de gens de tous
qui
une fowvouiés. On fit, dansle cours de cet hiver,
node presque tous les ci-devant
le d'arrestations
fermiers, cultivateurs, et
bles, prétres, gens de loi, dans le terme le plus litde pauvres sans-culottes, la plupart, le produit des
téral, qui furent, pour
de
et des passions particulières
haines individuelles,
répandu tant à Paris
toutle parti de Roberspierre, où il avoit envoyé un
que dans lcs départemens étoient à sa disposition.
grand nombre d'agens qui
loge de toutes
Je me trouvois alorsàla première ordre du comité de
ces tragédies : en vertu d'un
je fus arrêté
shreté générale, daté du 16 pluviose,
dudit
le 15 germinal; pair des commissaires
vers
et des passions particulières
haines individuelles,
répandu tant à Paris
toutle parti de Roberspierre, où il avoit envoyé un
que dans lcs départemens étoient à sa disposition.
grand nombre d'agens qui
loge de toutes
Je me trouvois alorsàla première ordre du comité de
ces tragédies : en vertu d'un
je fus arrêté
shreté générale, daté du 16 pluviose,
dudit
le 15 germinal; pair des commissaires
vers --- Page 43 ---
DE ROCHAXBEAE.
comité, quiviorent me prendre et me traduire à Ia
Couciergerie, pour y être jugé par le tribunal révolationnaire, sans autre motifque
qualités de ci-devant maréchal de Ténoncédemes
mandant-général des armées du France, 7 comcollègue de La
Nord, ci-devant
Fayette et de Luckner.
la Conciergerie le lendemain de
Jarrivai à
les membres de la chambre
Texécution de tous
des vacations du
ment de Paris.
parleMalesherbes, sa filleet sa
Brienne et les quatre
petite-fille,
Lomenil, ses
vérent en même
neveux, y arritemps que moi. Le
ses guichetiers nous
concierge et
reçurent comme des bourreaux;a après m'avoir fouillé comme un homme
n'a plus qu'un instant à
qui
mités et mes
vivre, en voyant mes infirblessures, ils m'alloient jeter dans le
préan, n'ayant, disoient-ils, plus de
chambres; d'hounêtes
place dans les
que du nouveau
militaires, tant de Tancien
régime, me réclamérent avec empressement; ils eurent Thonnèteté de
meilleur coin de leur chambre.
me céder le
A peine fus-je descendu dans ces horribles
beaux, que Malesherbes,
tomdu
me prenant par le milieu
corps, me cria : Eh! bon Dieu, monsieur
le
manéchal.qu'estce dis-je,
que vous faitesici? Et vous, lui
qui vous y amènep De
qua-til, que I'on dit
Targent, me réplidéfendre
que jai reçu des Anglois pour
Capet; j'ai mon acte
nonterai demain
daccusation, et je
au tribunal. Ce qui comble ma
aux, que Malesherbes,
tomdu
me prenant par le milieu
corps, me cria : Eh! bon Dieu, monsieur
le
manéchal.qu'estce dis-je,
que vous faitesici? Et vous, lui
qui vous y amènep De
qua-til, que I'on dit
Targent, me réplidéfendre
que jai reçu des Anglois pour
Capet; j'ai mon acte
nonterai demain
daccusation, et je
au tribunal. Ce qui comble ma --- Page 44 ---
-
MÉMOIRES
est d'avoir ma fille, mon petit-gendre et
douleur,
ma
aul tribunal. Les auPSaE
moi, et qui m'accompagnent fis dans le corridor, étoient
tres rencontres que je
des
célebres
la collection la plus discordante
gens sortitde
dans les partis les plus opposés. Cluapellier de Thouet vint à moi, accompagné
sa chambre,
d'accusation à la main :ils avoient
ret,avecl leuracte
constituante, et opiété députés de Tassembléc
noient dans le côté gauche. En me retoumnant,ja
qui vint m'aborder; c'étoit un
perçus Desprémenil du côté droit de cette même'assemdes champions
les fenêtres, je vis arriblée; enfin, regardant par
les ci-devant duver, dans la cour des femmes,
du Châtelet, et plusieurs
chesses de Grammont,
lendeautres. On les réunit toutes pour monterle ils furent
tribunal, dans la même séance;
mainau
dans une demi-heure, et repasjugés, condamnés,
Malesherbes avoit
sérent pour aller à Texécution.
discours qu'il ne lui fut pas permis
préparé un
étoit venu encore le matin m'emde prononcer. I
et, mettant
brasser, avant de monter aut tribunal,
me
il fit un faux pas : Ceci,
le pied sur Tescalier,
Ils conservèdit-il, 'est d'un bien mauvais angure. dignes des anrent tous un courage et un sang-froid
ciens Romains.
les prisonniers de la
Pendant toute la journée,
buvoient, et chantoient
Conciergerie mangeoient, --- Page 45 ---
DE ROCHAMBEAT U.
toute la soirée, à gorge déployée, dcs chansons et
des romances, que quelquesunsavoient faites avant
d'aller au supplice. J'en ai distingué une que je
place ici, pour faire reposer un moment mon lecteur, fatigué du récit de toutes ceshorreurs. Le
courage s'électrisoit, les femmes n'étoient pas les
dernièresàen donner l'exemple. Une mère ct quatre de ses filles, arrêtées dans la: ville de Verduu,
furent les premières à donner des preuves de ce
courage héroique. Le citoyen Montjourdan composa et chanta, la nuit d'avant son exécution, cette
romance : clle devint Thymne favorite de tous les
prisonniers.
L'heure avance ou je vais mourir,
L'heure sonne, la mort m'appelle;
Je n'ai point de lâche désir,
Je ne fuirai point devant elle:
Je meurs plein de foi, plein d'honneur;
Mais je laisse ma douce amie
Dans le veuvage et la douleur,
Ahlje dois regretter la vie.
Demain mes yeux inanimés'
Nes'ouvriront plus sur tes charmes,
Tes beaux yeux, à F'amour fermés,
Demain seront noyés de larmes;
Le froid glacera cette main
Qui m'unit à ma douce amie,
Je ne vivrai plus sur ton sein,
Allje dois regretter la vie.
irai point devant elle:
Je meurs plein de foi, plein d'honneur;
Mais je laisse ma douce amie
Dans le veuvage et la douleur,
Ahlje dois regretter la vie.
Demain mes yeux inanimés'
Nes'ouvriront plus sur tes charmes,
Tes beaux yeux, à F'amour fermés,
Demain seront noyés de larmes;
Le froid glacera cette main
Qui m'unit à ma douce amie,
Je ne vivrai plus sur ton sein,
Allje dois regretter la vie. --- Page 46 ---
-
KÉNOIRES
dix ans ; fait ton bonheur,
Sijai,
Garde de briser mon ouvrage,
la douleur,
Donne un momentàl
Donne à la raison ton bel âge;
aimable époux, à son tour,
Qu'un rendre, à ma douce amie,
Vienne
des nuits d'amour,
Desjours de paix,
plus la vie.
Ahlje ne regrette
Je revolerai près de toi,
Des leux ou la vertu sommeille,
Je ferai marcher avec moi
heureux qui te réveille;
Un songe
Je reverrai la volupté
Ramener, à ma douce amie,
L'amour aux bras de la beauté,
plus la vie.
Ah!je ne regrette
Sil le coup qu'on frappe demain,
N'écrase pas mon triste pere 1
Tennui, le chagrin,
Si râge,
tendre mere,
N'enlèvent pas ma
Ne les fuis pas dans la douleur,
Reste à leur sort toujours unie;
dans ton coeur,
Qu'ils me retrouvent
Is aimeront encore la vie.
Je vous ai quittés pour jamais;,
joyeuse vie,
Adieu. 2 plaisirs, et vins frais,
Propos libertins 2
j'oublic;
Qw'avec quelque peinej demain
Maisj'ai mon passe-port,
la voiture publique,
Je prends
frontserein
Et vais porter mon
Sous la faux de la république.. --- Page 47 ---
DE ROCHAMBEA U.
Mes chers et tristes
Ne pleurez
compagnons,
point mon infortune,
C'est, dans le siècle oh nous vivons,
Une misère trop commune;
Dans vos gaités, dans vos ébats, 2
Buvant, criant, faisant tempête,
Mes amis, ne m'avez-vous pas
Fait quelquefojs perdre la tête?
Quand au milieu de tout Paris,
Par un ordre de la patrie,
On me roule au travers les cris
D'une multitude étourdie,
Qui croit que de la liberté
Ma mort assure la conquéte;
Qu'est-ce autre cliose, en vérité,
Que d'aller perdre encor la tête?
J'obtins un chirurgien le troisiéme
visiter toutes mes
jour, pour
blessures; il fit signer un ordre
pour m'envoyer à Thospice de l'évéché. Les
commis, y compris Brienne
cinq
Texministre, le jeune
Montmorin, sa mère, sa soeur, deux
femmes et domestique
Sérilly, leurs
même ordre. On
furent compris dans le
nous y donna deux
nous fimes une table avec
chambres, et
quelques
Choiseul, La Baume et
autres, que nous y trouvâmes établis
avant nous. Les besoins
bien
physiques y.étoient assez
remplis ; nous y respirions un air
mais ce moment de
plus sain :
repos fut bientôt horriblement
troublé, Quinze jours après notre arrivée, les huis-
leurs
même ordre. On
furent compris dans le
nous y donna deux
nous fimes une table avec
chambres, et
quelques
Choiseul, La Baume et
autres, que nous y trouvâmes établis
avant nous. Les besoins
bien
physiques y.étoient assez
remplis ; nous y respirions un air
mais ce moment de
plus sain :
repos fut bientôt horriblement
troublé, Quinze jours après notre arrivée, les huis- --- Page 48 ---
MÉNOIRES
à cette chambre oi
siers du tribunal apportérent
qui
treize, douze, aetes-dacoasation,
nous étions
billets denterrement, pour
équivaloient à douze Beladhsmadalontew
secompagpermaiveei lendemain matin. Jétois apau tribunal pour le attendre le mien 2 lorsque le
puyé sur ma canne à
du chirrgien de
premier huissier, accompagné n'as donc pas entendu,
Thospice, me cria : Tu
il n'y a
dit en entrant?
maréchal, ce que j'ai
lui répliquai-je;
rien pour toi. Je suis sourd, deux fois. Je renmais tu peus bien le répéter la nuit, avec eux
trai dans mon réduit, etje passai
à leur
leurs actes daccusation,
tous, 2 à examiner
mon amitié pour Brienne
donner les conseils que malheurenx pouvoient
et la situation de tous ces du matin ils vinrent enme dicter. A huit heures firent lenrs derniers.
ils me
ainsi,
core niembraser;
qui iles accompagna,
adieux, avec un courage Enabed.jbeqia leur
que la vertueuse princesse
dernier moment.
chambre avec les deux LeJe restai dans cette
de se faire rayer
conteux, qui tronvérent le moyen autres de la
de celte liste funébre, et quelques réunir. Deux jours
chanbre voisine qui vinrent sy
compagnons,
Texécution de mes malheureux
trois seaprès
être interrogé, après
je fus appelé pour
avoit afliché dans tous
maines darrestalion : on
descente dans
lesjournaux de la Conciergerie, ma - --- Page 49 ---
DE ROCHANBEAU.
ces cachots, sous le titre du dernier maréchal de
France de la promotion du dernierremment que les faux témoins étoient tyran : appaailleurs.
employés
Quoiquil en soit, deLiège,jugedu tribunal, n'ayant pas d'autre pièce que mon acte d'arrestation envoyé par le comité de sûreté générale,
me dit: :Jenai rien de particulier, ni aucune pièce
envoyéel contre toi. Il ordonna à son greffier de
me faire les questions générales.
Lejuge Liége termina son
interrogatoire en me
parlant de ma lettre au président de l'assemblée
nationale, lors de ma
loit fort bien
démission; qu'il se la rappecomme ayant été alors fort applaudie.
Jelui demandai si je serois bientôt jugé, et si
recèvrois mon acte d'accusation le
je
comme
lendemain,
cela se pratiquoit alors assez constamment. Il me répondit que tous les prévenus n'étoient pas condamnés, et
que je pouvois me retirer. Il répéta quelques
jours après au
de Thospice, qu'il n'avoit
chirurgien
pas une ligne d'écriture
contre moi, et qu'il ne concevoit pas les motifs de
mon arrestation.
Cependant tous les défenseurs officieux s'accordoientà mander à tous les détenus de prendre
tience, et de bien se garder de
les papresser
mens; que tous ceux qui ne s'étoient
jugemés à cet avis en avoient été les
pas conforles
victimes, et qu'on
engloboit dans des conspirations" de
prisons, ou
chirurgien
pas une ligne d'écriture
contre moi, et qu'il ne concevoit pas les motifs de
mon arrestation.
Cependant tous les défenseurs officieux s'accordoientà mander à tous les détenus de prendre
tience, et de bien se garder de
les papresser
mens; que tous ceux qui ne s'étoient
jugemés à cet avis en avoient été les
pas conforles
victimes, et qu'on
engloboit dans des conspirations" de
prisons, ou --- Page 50 ---
SÉNOIRES
qu'ils étoient condamnés,
témoins
sur des dépositions de
subornés, sans être entendus.
Nous passâmes plus de trois mois
tente horrible; les Jistesde
dans cette atque décade,se
proscription, pour cha-.
médité de
quadruplèrent. Un assassinat préCollotDHethois, une
nace d'une fille à
prétendue meRobespierre, furent le
pour donner carrière à toutes
prétexte
bespierre et Couthon
ces barbaries. Roeurent
ser. la loi
Timpudeur de
sanguinaire du 22
propodécréter, Tout défenseur
prairial, et la firent
s'étoient distingués
fut interdit, et ceux qui
On rendit
dans cet état furent
un décret
incarcérés.
cun
portant défense de faire auquartier aux prisomiers
de cette nation. Pour
anglois ou à la solde
tion on avoit traduit une plus prompte expéditoutes
aul tribunal des
entières; celles des chambres compagmies
des parlemens de Paris et de
de vacations
été condamnées en
Toutouse y avoient
La
masse pour des
compagnie des
protestations.
crite pour avoir, entr'autres femniors-générant fut prosde I'eau dans le tabac. Le griefs prétendius, mis
célèbre
avec eux. Des particuliers
Lavoisier périt
furent
avoirsemé des prairies
décapités pour
blé. Le vice-amiral artificiellesdans des terres à
Destaing, l'ex-ministre
Dupin, la ci-devant duchesse
Latourde
neur et la vertu
Lausun, T'honmes de tout
personnifiées; tant d'autres femrang et de tout age tombèrent
sous la
griefs prétendius, mis
célèbre
avec eux. Des particuliers
Lavoisier périt
furent
avoirsemé des prairies
décapités pour
blé. Le vice-amiral artificiellesdans des terres à
Destaing, l'ex-ministre
Dupin, la ci-devant duchesse
Latourde
neur et la vertu
Lausun, T'honmes de tout
personnifiées; tant d'autres femrang et de tout age tombèrent
sous la --- Page 51 ---
DE ROCHANBEAU.
hache de ces barbares. On voulut
une même
traduire, dans
séance, une prétendue
dans la prison du
conspiration
accusés; dans le Luxembourg, de cent soixante
le ci-devant
nombre desquels furent englobés
maréchal de
maréchalede
Mouchy, sa femme et la
Noailles; leci-devant
le prince de
comtede'Thiars,
Broglie, et Arthur Dillon. Ce ne fut
que par grice spéciale que le tribunal obtint
diviser en trois classes. On
de la
tions au
dénonça des conspiraPort-Libre, à
au Plessis, et dans
Saint-Lazare,aux Carmes,
Paris. Enfin les
presque toutes les Erisons de
irrités
tyrans, triumvirs etl leurs
par les terreurs dont ils
adhérens,
tion, ou du moins
craignoient la réacils
pari lindignation publique dont
commençoient à apereevoir quelques
redoublèrent de
indices,
heures
supplices et d'horreurs. A cinq
après midi, nous voyions tous les
arriver les huissiers
joursdécimer leurs victimes. qui venoient, parmi nous,
Enfin le pistolet de Robespierre
faire long feu dans sa dénonciation commença à
contre Tallien,
aux jacobins
bres de la
Fréron, et quelques. autres memconvention. Il n'osa les
la convention. lls s'étoient pas poursuivre à
fense
réunis pour leur décommume, et ne tardèrent pas à
plan d'attaque. La division
projeter un
deux fameux comités.
s'introduisit dans les
comité de salut
Robespierre, plus maître du
public, où la majorité avoit tou-
dénonciation commença à
contre Tallien,
aux jacobins
bres de la
Fréron, et quelques. autres memconvention. Il n'osa les
la convention. lls s'étoient pas poursuivre à
fense
réunis pour leur décommume, et ne tardèrent pas à
plan d'attaque. La division
projeter un
deux fameux comités.
s'introduisit dans les
comité de salut
Robespierre, plus maître du
public, où la majorité avoit tou- --- Page 52 ---
NÉMOIRES
voulut subordonner à celuijours étéà ses ordres,
en ne lui laissant
ci le comité de shreté générale,
mais réserles ordres d'arrestation à expédier;
des
que
de salut public Télargjssemuent
vant au comité
essai des forces de Robespierre
détenus. Ce nouvel comité de streté générale et
ne lui réussit pas. Le
sintriguérent avec
partie de celui de salut public Robespierre et ses.
avoit proscrits.
les membresquil
perdre la tête; ils firent
adhérens comhnencérentàt
Fleurieu, maire,
bande à part, complotirent avec conmandant la
et la commune de Paris; Henriot, et partie des
garde nationale; Dumas. révoluionnaire; 2 présitlent,
enfin la
membres du tribunal
dont ils disposojent. Il
jacobins
débiter àla
gademsjenidej fort, le 8 thermidor: pour
se crut assez
un discours trés-alarmistribune de la convention,
ainsi que ceux de
mais très-plat d'ailleurs,
te,
ses adlsérens. Nou-seu-:
Conthon et de Saint-Just; mais il eut lui-mème
lementi il manqua son objet; contre un décret d'acle lendemain
meilà se défendre,
de Varennes, un de ses
cusation que Billaud
appuyé de Tallien,
leurs amisjusqua.ce moment, toute Tintrépidité de
à la main àvec
le poignard
lui. Ils furent secondés par
Brutus, porta contre
et autres, ses anciens:
Barrère; Colloe-dHerbois majorité dans la convenamis, et par une grande arrêté et conduit au Luxemtion. Il fut décrété,
ainsi que tous ceux
bourg. Le.concierge, prévenu
Varennes, un de ses
cusation que Billaud
appuyé de Tallien,
leurs amisjusqua.ce moment, toute Tintrépidité de
à la main àvec
le poignard
lui. Ils furent secondés par
Brutus, porta contre
et autres, ses anciens:
Barrère; Colloe-dHerbois majorité dans la convenamis, et par une grande arrêté et conduit au Luxemtion. Il fut décrété,
ainsi que tous ceux
bourg. Le.concierge, prévenu --- Page 53 ---
DE ROCHANDEAU,
desprisons del Paris, par la communc, de ne
voir aucun prisonnier sans des ordres émanés recele, le refusa. Il se fit'conduire à la
d'els'étoit assemblée avec
commune, qui
tions,
quclques membres des secpendantquHenriot, son
et
ses adhérens de la garde nationale état-major, tous
tes les rues
couroient toupour encotrager les citoyens à venir
entourer et défendre la commune. La
nes'endormit pas dans ces circonstances convention
elle envoya plusieurs de ses membres, critiques;
la main,
son décret à
déromper les sections. Plusieurs
tr'elles avoient déjà envoyé des bataillons à Thôtel- d'ende-ville; elles en envoyèrent dautres à la
tion. La commune fut mise hors la loi, convenile maire Fleurieu, les
ainsi que
triuvirs et tous leurs
sans, qui ne restèrent les maîtres
de
partidu tocsin, qui sonnaj
que la cloche
jusqu'àdeux heures du matin.
Barras, Léonard Bourdon et
putés, firent
quelques autres dérespecter les décrets de la
tion à
convenThôtel-de-ville, et toute la garde
se réunit autour d'eux.
nationale
blessé d'un
Robespierre, après s'être
coup de feu qu'il se tira maladroitement, et ses sateilites, furent guillotinés dans la
journée du lendemain. Ils furent conduits
plice, aux, cris redoublés de tous les
au supcette idole du peupley fuut
assistans; et
les
accompagnée de toutes
imprécations de ce même peuple en fureur,
d'autant plus irrité que, pour prix de sa faveur
blessé d'un
Robespierre, après s'être
coup de feu qu'il se tira maladroitement, et ses sateilites, furent guillotinés dans la
journée du lendemain. Ils furent conduits
plice, aux, cris redoublés de tous les
au supcette idole du peupley fuut
assistans; et
les
accompagnée de toutes
imprécations de ce même peuple en fureur,
d'autant plus irrité que, pour prix de sa faveur --- Page 54 ---
NÉMOIRES
qu'ilavoit usurpée si
une famille dans long-temps, ily nyavoit guére
la république, Paris, et sur toute la surface de
bres supplicié qui n'edt eu quelquiun deses
sous sa tyrannie.
memLa décade qui se préparoit
ment sur les vicillards.
tomboit particulièreliste de
Elle formoit,
cinq cent cinquante, dont
dit-on, une
aveugles et paralytiques,
plusieurs sourds,
les bancs du tribunal
qui devoient figurer sur
arriver à Thospice révolutiounaire. Nous vimes
leurs actes d'accusation plasieurs octogénaires, avec
ville. Le ci-devant signés Fouquet de Thince billet
président Angran, muni de
étoit
denterrenent, étoit de ce nombre. Il
prisonnier à Piquepnices
mois; il vintà moi dès
depuis plus de dix
ce; il alloit suivre le quil fut entré dans
le
sort de son malheureux Thospilieutenant-civil, qui avoit été
frère,
avaut. J'appris le lendemain décapité un mois
de Thinville étoit arrêté;
matin que Fouquet
lui en porter la nouvelle. je courus vite à son lit
souriant, le billet
Eh bien! me dit-il eu
plus de valeur. Ceci quej'ai dans ma poche n'a donc
frère qui,
rappelle le trait de son
après sa
pauvre
ses guichetiers, condammation, disputoit avec
sa poche, qu'il pour étoit garder cinquante livres dans
conserver, Le ci-devant permis aux prisonniers de
seil, Nicolai, lui dit: Mais président du grand-condans uneleure nous n'e 'en vous ne songez pas que
aurons; plus besoin?Vous
! me dit-il eu
plus de valeur. Ceci quej'ai dans ma poche n'a donc
frère qui,
rappelle le trait de son
après sa
pauvre
ses guichetiers, condammation, disputoit avec
sa poche, qu'il pour étoit garder cinquante livres dans
conserver, Le ci-devant permis aux prisonniers de
seil, Nicolai, lui dit: Mais président du grand-condans uneleure nous n'e 'en vous ne songez pas que
aurons; plus besoin?Vous --- Page 55 ---
DE ROCHANBEAU.
avez raison, lui
ropliqua-t-ilsje n'y pensois
Cest ce même magistrat qui répondit à
pas.
teur public,qui lui demandoit s'il
T'accusaconnoissance de la loi
n'avoit pas eu
qui défendoit d'envoyér de
Targent aux émigrés : La nature en a
une
fond de mon cceur,
placé
au
enfans
qui me défend de laisser mes
mourir de faim et de misère dans
licu qu'ils se soient retirés. Ce
quelque
hommes de ce caractère
sont cependant des
cité
et de cette antique
que l'on massacroit comme des
simpliLa chance ne tarda pas à
conspirateurs!
volutionnaire fut
tourner;le tribunal réla convention. recomposé par appel nominal de
jurés
Ony vit rentrer plusieurs
et
qui en avoient été chassés
juges
On fit sortir une foule de
par Robespierre
q'iantité de sans-culottes, prisonniers, surtout une
teurs, détenus la
d'artisans et d'agricalquinedonnoit plupart sans savoir pourquoi : ce
pas peu de peine à Julien de
tan, fameux brouillon de la
Carenavoit le coeur bon,
révolution; mais qui
les décrets,
connoissoit bien les formes et
à dresser que nous encouragions tous les matins
lest pétitions deces malheureux. Is
remplacés, dans les
furent
prisons, par les scélérats
veurs de sang de tous les
et bupays.
Quelque ficheuse que fit cette nouvelle socié16,je prenois patience en attendant
le
ci-devant nobles
que tour des
patriotes et innocens fit
lorsqe le nouveau
arrivé,
président et laceusateur public
noissoit bien les formes et
à dresser que nous encouragions tous les matins
lest pétitions deces malheureux. Is
remplacés, dans les
furent
prisons, par les scélérats
veurs de sang de tous les
et bupays.
Quelque ficheuse que fit cette nouvelle socié16,je prenois patience en attendant
le
ci-devant nobles
que tour des
patriotes et innocens fit
lorsqe le nouveau
arrivé,
président et laceusateur public --- Page 56 ---
SENOIRES
vinrent faire une visite générale à
demanda quelles démarches
Thospice. Il me
je faisois pour obtenir
unjugement;il il m'ajouta qu'ayant été tradait à la
Conciergerie, il croyoit plus sûr,
sortir, après un
pour moi, d'en
jugement bien
rendu, que sur un simple ordre contradictoirement du
reté générale. Je
comité de sûçai pas à lui
pensois de même, et je ne balanremettre une pétition
pagnoit le mémoire
qui accom- I
ci-joint,
(
> criblé de
fus
amtaiterua
blessures,je
forcé,
> de donner ma démission du
par ma santé,
> Tarmée du Nord;
commandement de
> sur la
lorsqu'après deux campagnes
défensive,] j'avois fait
) lierealarmée
respecter celte fronautrichienne, double de
> jy commandois; lorsque,
celle que
d'après celte expérienacc.jem'opposois si constamment dans le
> exécutif et dans T'assemblée
conseil
) quivouloit déclarer la
nationale, au parti
) et porter l'offensive guerre à T'Europe entière,
> partie du monde, jusqu'a l'extrémité de cette
vous
>
avec quelle
nignorez pas, citoyens,
perfidie je fus
les
) tres; ; avec quelle
trompé par minisfausseté, en
> ordre pour un plan de
n'espédiant un
>
guerre sage, discuté et
convenu, on fit partir, deux jours
) cond plan pour la pointe la
après, un se-
> l'invasion du
plus absurde, et
Brabant, sans forces ni
> sous la supposition la plus
moyens,
extravagante, par la-
ignorez pas, citoyens,
perfidie je fus
les
) tres; ; avec quelle
trompé par minisfausseté, en
> ordre pour un plan de
n'espédiant un
>
guerre sage, discuté et
convenu, on fit partir, deux jours
) cond plan pour la pointe la
après, un se-
> l'invasion du
plus absurde, et
Brabant, sans forces ni
> sous la supposition la plus
moyens,
extravagante, par la- --- Page 57 ---
DE ROCHAXBEAU.
) quelle ilssétoient flattés
> me les militaires de
que les citoyens et mécette frontière
> joindre à nous, avec l'ordre le viendroientse
)) mettrele nouveau
plus absolu de
plan à
> après Tavoir
exécution, quatre jours
reçu,
) Tout le monde sait avec
) délivrai, aux généraux
quelle diligence je
> pes.qui m 'étoient
désignés, toutes' les trouordonnées; ;
) ordres, il m'étoit
que, par les mêmes
) nes à rassembler prescrit de rester à Valencienune réserve
> pointes. Les
pour soutenir ces
.
malhetrs qui arrivérent
> dès le second
de
à Biron,
jour sa marche sur
> connus de tout le monde,
Mons, sont
> je fis de
ainsi que la sortie que
Valenciennes, au
> route, à la tête du
premier bruit de sa d6peu de
) restées; aveci
troupes qui m'étoient
)
lesquelles; me portant en
jusqu'à une lieue de Quievrain,
échelons
) retraite cà.Valencidunes
je protégeai sa
Ce
) avec la plus grande
mnouvement fut fait
rapidité, et
) de Biron d'une
préserva le corps
perte eti d'une déroute
> Vous devez vous rappeler,
absolues.
> au roi, pour lui
citoyens, ma lettre
) insidieux et falsifié evoyermadonitsion; de
le rapport
> toutes les calomnies: Dumourier à Tassemblée;
> dans les
atroces qui furent débitées
papiers à sa
et
>) la faction qui le
disposition. dans ceux de
')) terrassai toutes soutenoit; avec quelle vérité
ces infamies
je
) sident de Tassemblée
par ma lettre' au prénationale : elle fut
II.
applau4
, pour lui
citoyens, ma lettre
) insidieux et falsifié evoyermadonitsion; de
le rapport
> toutes les calomnies: Dumourier à Tassemblée;
> dans les
atroces qui furent débitées
papiers à sa
et
>) la faction qui le
disposition. dans ceux de
')) terrassai toutes soutenoit; avec quelle vérité
ces infamies
je
) sident de Tassemblée
par ma lettre' au prénationale : elle fut
II.
applau4 --- Page 58 ---
NÉMOIRES
9 die, et imprimée dans
) elle que je; vous
tous les papiers; c'est à
> nuyer de tous ces renvoie, détails. pour ne pas vous en2 Je remis au général
> mentde cette frontière Luckner le commandewseignemense que jaurois formicable,et tous les ren-
> frère. Nous fiumes
pudonneràn mon propre
) quivenoit de
ensemble repouserfenmemi,
> par mes infirmités, S'emparer de Blavay. Enfin, forcé
.)) lade à Paris, j'en après être restéim mois ma-
) me retirer dans partisà la fin de juin
le lieu de ma
1792, pour
> grément du ministre dela naissance, avec l'a-
)) rai ma
guerre, à qui je
résidences et que, 2e s'il
décla-
), pension de retraite, je la m'étoit accordé une
) trésorerie nationale
remettois d'avance à la
vres' soldats
pourles soulngermnentdes
pendant toute la
pau:
) qui avoit été déclarée
durée d'une guerre
): Citoyens, je n'ai contre mon opinion,
) tieux; jernai
jamais dcintrignnt ni ambijamais couru les
8 toutes venues me chercher. allaires, elles sont
> de Rochambeat
C'est surle chemin
bidonnoit le
que je reçus le courrier qui me
coinmaudement de
). rique; Tyai fait
Tarmée d'Amé-
) collégue de
quatre campagnes Tami et le
> noit les résultats. Washington : tout le monde en con-
) citoyens,
J'étois encore à Rochambesu,
w.sie,
après une première attaque
lorscquie le courrier
dhydropi-
> conmander Tarméc da m'apporta Tordre pour
Nord, qui s'étendoit
reçus le courrier qui me
coinmaudement de
). rique; Tyai fait
Tarmée d'Amé-
) collégue de
quatre campagnes Tami et le
> noit les résultats. Washington : tout le monde en con-
) citoyens,
J'étois encore à Rochambesu,
w.sie,
après une première attaque
lorscquie le courrier
dhydropi-
> conmander Tarméc da m'apporta Tordre pour
Nord, qui s'étendoit --- Page 59 ---
DE ROCHANBEAU
> dans vingt-deux
) coup réduire. départemens, et queje fis beau-
> Après avoir mis la frontière du
) fait rétablir
Nord en état,
Dunkerque, ci-devant
) truitle camp retranché de
rasé, et cons-
) pelé à Paris
Maubeuge, jefus rappour y être
)) vai à Tépoque de l'évasion consnlié. Jemy troude
) rennes. Lassemblée
Louis XVI à Va-
>
constitnante me proclama
conmandant-généinl de toutes les
> m'envoya quatre députés
frontières, et
> refusai une
pour me chercher. Je
responsabilité aussi
) chargeai seulement de
étendue sje me
> celle du Nord êt celle des continuer à défendre
> les efforts
Ardennes contre tous
) mille Autrichiens que pourroient y faire les cinquante
qui la menaçoient.
>A la fin de cette année, je fus
) de France sans Tavoir
fait maréchal
> Paris,
demandé. Je fus
à
oirje ne cessai de
mandé
) reur dominante d'une tonner, contre la fu-
> rien de préparé
guerre où nous n'avions
> sion.
jusqu'au moment de ma démis-
) Jugez vous-mémes,
) cette vie est celle dun citoyens, Si Textrait de
) gant, ou celle d'un
ambitieux, d'un intri-
> jamais varié dans les patriote loyal et zélé, qui n'a
> patrie pendant
services qu'il a rendus à sa
)
vingt-cinq ans, dans les deux
hémisphères ).
L'accusateur public et le président du tribunal
de préparé
guerre où nous n'avions
> sion.
jusqu'au moment de ma démis-
) Jugez vous-mémes,
) cette vie est celle dun citoyens, Si Textrait de
) gant, ou celle d'un
ambitieux, d'un intri-
> jamais varié dans les patriote loyal et zélé, qui n'a
> patrie pendant
services qu'il a rendus à sa
)
vingt-cinq ans, dans les deux
hémisphères ).
L'accusateur public et le président du tribunal --- Page 60 ---
MÉMOIRES
révolutionnaire me promirent de me faire
dans le cours de la décade. Elle
juger
y fit question de mon
se passa sans qu'il
affaire, et
tes celles des ci-devant nobles
jappris que touavoient
indéfiniment. Je trouvois
ééajournées
tous les malheureux
juste que les pauvres et
souffroient
opprimés, dont les familles
le plus de la longueur de leurs détentions, fussent expédiés les premiers, et
buois de tout mon
jy contrileurs
pouvoir, en les aidant à former
pétitions; mais cet ajournement indéfini des
ci-devant nobles me choqua, et
dent ce billet:
j'écrivis au prési-
< Voici la décade encore
> pu réaliser
passée sans que tu aies
Tespérance que lu m'avois
> Je ne doute pas, citoyen
donnée.
) étésurchargé
président, que tu n'aics
d'affaires: : car je ne
) que, sous le regne de
peux pas cloire
> ble n'ait
le droit Tégalité, un ci-devant noque
de marcher le
> Téchafaud, et ne puisse être
premicr à
>, justifier son
que le dernier à
innocence, et le
> cruellement
patriotisme le plus
opprimé. Ce ne sont pas là les
>1 cipes que jai reçus de
prinD gue et mon ami, Washington, mon collèpendant la
> faite avec lui pour la liberté de guerre que jai
Cettelettre fit son effet : le TAmérique >.
à
président la communiqua ses collègues; mon affaire fut rapportée le
19 vendémiaire au conseil des juges du tribunal
senblé, Ils ne trouvérent aucun motif
asd'accusa-
atriotisme le plus
opprimé. Ce ne sont pas là les
>1 cipes que jai reçus de
prinD gue et mon ami, Washington, mon collèpendant la
> faite avec lui pour la liberté de guerre que jai
Cettelettre fit son effet : le TAmérique >.
à
président la communiqua ses collègues; mon affaire fut rapportée le
19 vendémiaire au conseil des juges du tribunal
senblé, Ils ne trouvérent aucun motif
asd'accusa- --- Page 61 ---
DE ROCHANBEAU.
tion; mais surj la réflexion d'un
de demanderau comité
des juges qui opina
voit point dautres
de sûreté générale s'il n'ajugement
causes de mon arrestation, le
définitif fut encore retardé de
jours. La première
qumze
commis, les
réponse ayant été faite par des
juges exigérent la
les membres de
déclaration de tous
ce comité,
avoit aucun motif, ni
qui portoit qu'il n'y
révolutionnire:
aucune trace de délit contreCette pièce élant arrivée,
gement contradictoire et délinitiffut
mon jualunanimité de tous
enfin rendu
sateur public de le faire lesjuges, avec ordreà l'accutoute T'étendne de la imprimer et allicherdans 1
Conciergerie le 6 république; et je sortis de la
restation. Foulon brumaire, après neuf mois d'arla
dEcotis, ci-devant intendant de
Martinique, qui avoit été arrêté dans le
tement du Loir et Cher en même
déparfut absous, et par le même
temps que moi,
liberté.
jugement recouvra sa
Qui pourroit croire qu'au milieu de
massacres de la
tous les
de
Conciergerie et des autres
Paris, on ait pu outrer ces
prisons
Nantes, à Angers, dans la
mesures atroces à
Arras, et dans tant d'antres Vendée, à Lyon, à
de la république, oul les
malheureuses villes
étoient
exécutions quisy faisoient
la barbarie?Mais accompagnées de tous les rallinemens de
toutes ces horreurs, nanticipons pas sur T'examen de
qui est à l'ordre du jour
pour
iergerie et des autres
Paris, on ait pu outrer ces
prisons
Nantes, à Angers, dans la
mesures atroces à
Arras, et dans tant d'antres Vendée, à Lyon, à
de la république, oul les
malheureuses villes
étoient
exécutions quisy faisoient
la barbarie?Mais accompagnées de tous les rallinemens de
toutes ces horreurs, nanticipons pas sur T'examen de
qui est à l'ordre du jour
pour --- Page 62 ---
MÉMOIRES
en faire justice, et tournons nos
plus superbe
regards sur la
campagne que la France ait faite jusqu'ici par terre sur toutes ses frontières;tandis
par principes ou peut-être par haine
que
contre mon fils, Roberspierre,
le particnlière
de toute espèce de
par refus absolu
secours, abandonnoit
deux ans nos colonies aux
depnis
coups redoublés de
TAngleterre, et à une guerre civile qui dévoroit
leurintérieur.
Sur les frontières du Brabant, l'ennemi
de Valenciennes, de Condé, du
maître
par assieger et prendre Landrecie. Quesnoy, débuta
à son armée'avec de beaux
L'empereur vint
avoiént été
plans dattaque, qui lui
présentés par le général Mack. Ils
rent déjoués par les maucenvres des
fugénéraux françois; après quelques revers qu'ils
contmencement de la
essnyérent au
le siége de
campagne. Ce fut pendant
Landrecie, que lon prit enfin le seul
parti raisonnable, pour se porter
sur les flancs de Tennenii,ct
offensivement
profiter de la grande
supériorité des forces, sans se commettre à des batailles basardées, dans dés plaines oùr la cavalerie
autrichienne et leur armée tacticienne avoient
grands avantages sur les armées
de
posées de nouvelles levées. C'étoit françoises, comle
vois laissé à mes successeurs lors de plan quejaconférence
ma dernière
avec eux à Valeneiennes, pour,
que oùt leurs armées
Téposeroient en état d'agir offen-
supériorité des forces, sans se commettre à des batailles basardées, dans dés plaines oùr la cavalerie
autrichienne et leur armée tacticienne avoient
grands avantages sur les armées
de
posées de nouvelles levées. C'étoit françoises, comle
vois laissé à mes successeurs lors de plan quejaconférence
ma dernière
avec eux à Valeneiennes, pour,
que oùt leurs armées
Téposeroient en état d'agir offen- --- Page 63 ---
DE ROCIANEEAU.
sivement. On suivit enfin les
tant de fois donnés le
principes qu'avoit
toujours
maréchal de Saxe, de faire
combattre les François
duire les batailles, dans
postés, ou de réces pays ouverts,à des
ques de postes. On fit déboncher
attadennes, renforcée
T'armée des Arselle,
d'une partie de celle del la Mopar Arlon, Bouillon, Saint-Hubert.
armée, aux ordres de Jourdan,
Cette
Dinant, et marchant
passa la Meuse à
est
par le pays montueux et boisé
qui
entre Sambre et Meuse, alla s'attacher
sicge de Charleroi, où elle prit,
all
succès
après quelques
disputés, une bonne position. Le
retranché de Maubenge facilita
camp
tions; Tarrivée de
toutes ses opérason artillerie de siége et de
ses convois. Pendant le même
tous
Nord, aux ordres de
temps; Tarmée du
Lis et Ja mer,
Pichegru, s'avançoit entre la
par un pays coupé de canaux.
plusieurs combats, parmi
Après
celui de Turcoin
lesquels on distinguia
qui fut décisif, il
cessivement de Menin, Conrtrai s'empara succette position, Tarmée de
et Ypres. Dans
Jourdan
mur et
menaçoit NaBruxelles, et celle de Pichegru
également Gand et toute la Flandre menaçoit
maritime.
Cobourg, avec son armée, ne
un pas en avant : il étoit à Landrecie pouvoit plus fairc
tion d'un homme
dans la posiqui, dans un chemin
jambe levée pour marcher droit
libre, a sa
qui est retenu parles deux houts devant lui; mais
de ses bras. Il ptit
pres. Dans
Jourdan
mur et
menaçoit NaBruxelles, et celle de Pichegru
également Gand et toute la Flandre menaçoit
maritime.
Cobourg, avec son armée, ne
un pas en avant : il étoit à Landrecie pouvoit plus fairc
tion d'un homme
dans la posiqui, dans un chemin
jambe levée pour marcher droit
libre, a sa
qui est retenu parles deux houts devant lui; mais
de ses bras. Il ptit --- Page 64 ---
MÉMOIRES
le seul parti qui lui restât : celui de
toutes ses forces, de laisser des
rassembler
quatre places qu'il avoit
garnisons dans les
battre Tarmée de
conquises, et d'aller comCe dernier,
Jourdan, au siége de Charleroi.
après la prise de cette place, avoit
pris une position demi-cirenlaire,
jusqu'a Tentrée de la
qui s'étendoit
plaine de
avoi: retranché le débouché.
Fleurus, dont il
ailes de Tarmée
Coborrg attaqua les
françoise, les força dese
et de rentrér dans les
recourber
retrancheniens
avoient occupés pendant le siege. Elles' qu'elles
rent, dans cette célebre
y soutinques, 'oà l'ennemi
journée, différentes attaforces.
épuisa, sans succès, toutes ses
Jonrdan fit enfin sortir sa cavalerie et
artillerie légère, qui déterminérent la fuite son
déroute de Tarmée ennemie.
et la
Elle se retira
sur Mons, partie dans
partie
Namur et Bruxelles.
assure qu'un
On
balon,
adjudant-général, monté dans un
aperçut le commencement de la déroute
cette armée, et que le signal
de
général Jourdan, le
qu'il en donna au
détermina à la dernière
décisive qu'il fit faire à sa cavalerie.
charge
même temps, Tarmée du Nord
Pendant le
s'étoit
d'Ostende etde
emparée
Nieuport, et commençoit à
Gand de tres-prés.
serrer
L'armée ennemie étant ainsi
pas à évacuer Mons et
disloquée, ne tarda
Tournai, à se retirer sur
Bruxelles, et sucessivement sur Louvain,
Liége,
détermina à la dernière
décisive qu'il fit faire à sa cavalerie.
charge
même temps, Tarmée du Nord
Pendant le
s'étoit
d'Ostende etde
emparée
Nieuport, et commençoit à
Gand de tres-prés.
serrer
L'armée ennemie étant ainsi
pas à évacuer Mons et
disloquée, ne tarda
Tournai, à se retirer sur
Bruxelles, et sucessivement sur Louvain,
Liége, --- Page 65 ---
DE ROCHAMEEAU.
et Mastricht. L'armée
d'Yorck,
angloise, aux ordres du duc
abandouna toute Ja Flandre
se retira par Malines et Anvers
maritime, et
sur
et Breda. Toutes les places du Brabant Berg-op-Zoom
rent aux approches des armées
se rendibataille de Fleurus fut suivie des francoises, et la
plus grandssuccès:
Temperenr reprit la route de Vienne.
Une partie de Tarmée du Nord, qui étoit restée
postée dans le camp de César,
pour couvrir Cambrai, se réunit à celle qui couvroit
Guisc, et vint
successivement, aux ordres de
reprendre
Schérer;investir et
Landrecie, le Quesnoy,
et Condé, Les deux grandes armées Valenciennes
de la Sambre se
du Nord et
portérent en avant d'Anvers d'une
part, et 4Aicda-Clapelle de Tautre; celle de Pichegru fita rendre toutes les places de Ja Flandre
hollndoisequi sont en-deçà de Tembouchure de
TEscaut, et s'empara de Boisle-Duc, de
Nimégue; pendant
Venlo, de
Jourdan,
que Tarmée, aux ordres de
prenoit Juliers; forçoit le
de la
Roër, entroit dans Cologne; etfaisoit passage
elle le siége de Mastricht,
faire derrière
douze jours de
qui se rendita au bout de
tranchée ouverte. Le
rescot eut la direction de la
général Masety servit à la tête du
plupart de ces siéges,
distinction.
génie avec la plus grande
La terreur s'étoit
de
les armées ennemies. Ce
emparée
toutes
la Moselle
qui restoit de Tarmée de
s'étant rassemblé, 2 combina ses mouve-
ége de Mastricht,
faire derrière
douze jours de
qui se rendita au bout de
tranchée ouverte. Le
rescot eut la direction de la
général Masety servit à la tête du
plupart de ces siéges,
distinction.
génie avec la plus grande
La terreur s'étoit
de
les armées ennemies. Ce
emparée
toutes
la Moselle
qui restoit de Tarmée de
s'étant rassemblé, 2 combina ses mouve- --- Page 66 ---
NÉSTOIRES
mens avec Tannéedu Rhin,1
Deux-Ponts,le
reprit tout lc pays de
Palatinat,
conquêtes par la prise de Trèves, et termina ses
sur le Rhin. Les
Coblentz et de Rhinfeld
à délendre la rive armées ennemies furent réduites
tière de
droite de ce fleuve, sur la fronde Hollande. TAllemagne, et celle du Leck sur celle
Ily a peu d'exemples dune
icruption, lly fat employé de
pareille
vérité; mais tous les
grandes forces à la
armées furent
motvemens de ces différentes
densemble
combinés avec
et d'habileté.
beaucoup d'art,
Les armées des
aissi divers
Alpes et des Pyrénées eurent
la
snccès, dont les plus marquans furent
reprise de Collioure et de
irruptions sur le territoire
Bellegrade, et deux
prit non-seulemient
espagnol. La France remais
tout ce qui lui
se trouva, à la fin de cette
appartenoit,
tresse, sur cette frontière, dune campagne, maiterritoire. ennemi.
grande partie du
In'en fut pas de même du côté de la
des colonies
Corse ni
d'Amécique: e: lex
voit y agir à coup str par mainistéreanglois la
poucertitude
bespierre ne vouloit pas les secourir. que Romnois de janvier, vicux
Pitt, dès le
lement
style, en annonçant au pardAngletorre les malheurs de la fin de la
campagne précédente, remonta toutes
ces de la nation, sur. les succès
les espéraidont il les
Gorse, et dans les colonies
Rattoiten
françoises, contre Jes-
ique: e: lex
voit y agir à coup str par mainistéreanglois la
poucertitude
bespierre ne vouloit pas les secourir. que Romnois de janvier, vicux
Pitt, dès le
lement
style, en annonçant au pardAngletorre les malheurs de la fin de la
campagne précédente, remonta toutes
ces de la nation, sur. les succès
les espéraidont il les
Gorse, et dans les colonies
Rattoiten
françoises, contre Jes- --- Page 67 ---
DE ROGHAMEEAU.
5g
quelles il avoit fait partir les armemens les
formidables.
plus
Les Anglois, ayant été repoussés Tannée précédente, à la Martinique, par la fermetéet les bonnes
dispositions de mon fils; firent
armement triple du précédent, partirdEurope un
hommes de
avec quatorze mille
troupes réglées, non compris les émigrés de ces colonies, et le destinerent à
des tles du Vent, avec d'autant
lattaque
plus de publicité,
qu'ils étoient sûrs des dispositions de
Celui-ci, dans ses accès de frénésie, Robespierre. crioit continuellement : Périssent les colonies! et leur refusoit
toute espèce de secours.
La flotte ennemie parut à la vue de la Martinique, le 4 février 1794, vieux style; Tarmée de terre fit sa descente en trois points différens. Mon
fils, obligé de partagerses forces, qui
en six cents hommes, dont deux
consistoient
de
cents de
ligne, ne tarda pas à être entouré de troupes
de trahisons de beancoup
perfidies et
noirs, dont les uns se
d'habitans blancs ou
dispersèrent dans leurs habitations, oà ils se soumirent aux Anglois;
eurent Tair de vouloir se défendre, mais d'autres
qu'une très-foible résistance.
ne firent
Pierre
Les habitans de Saintse distinguérent par leur attachement
la France, refusérent toute
pour
capitulation, et la
part aimérent mieux
pludélité
s'expatrier que de tralir la 6iqu'ils lui avoient vouée. Quelques bons
pa-
ou
dispersèrent dans leurs habitations, oà ils se soumirent aux Anglois;
eurent Tair de vouloir se défendre, mais d'autres
qu'une très-foible résistance.
ne firent
Pierre
Les habitans de Saintse distinguérent par leur attachement
la France, refusérent toute
pour
capitulation, et la
part aimérent mieux
pludélité
s'expatrier que de tralir la 6iqu'ils lui avoient vouée. Quelques bons
pa- --- Page 68 ---
G0
MENOIRES
triotes formérent des
mon fils, réduità compagnies, avec lesquelles
fit forcé de
quatre cent cinquante homines,
riorité de s'enfermer dans ses forts par la
T'ennemi. Inyavoity
supédans toutes les iles du
pas, à cette époque,
Vent, de Sainte-Lucie, la
Guadeloupe, de
Marie-Galnte, et de la
que, cinq cents hommes de
Martinipour toute
troupes réglées, et,
Crosse, marine, une frégate aux ordres de La
qui fit voile pour la France. Mon
trouva réduit à soutenir
fils se
un siége sans
pour conduire ses
ingénieur
vir les
défenses, sans artilleur pour serbatteries, sans troupes
ses places, sans palissades sulflisantes pour garnir
dans les chemins
verts, sans mineurs pour faire jouer les
couofficiers
mines, sans
détat-majot, avec peu d'ofliciers d'administration, enfin dénué de tous les
On débuta, le 14 février,
moyens.
Tassassimer. Le
par un complot pour
scélérats
coup partoit de la main de deux
qui le dirigeoient; deux hommes
leur tentèrent de le mettre à
de couarrétés, l'un fut
exécution; ils furent
condauiné, par la
litaire, à être fusillé, et Tautre à commission miqu'à Tarrivée des commissaires garder prison juscivils.
Pendant que mon fils avoit battu la
pour rallier son monde, et tâcher de campagne
premières descentes des
s'opposeraux
retarder leur
Anglois, ou du moins de
marche, les habitans des forts
courir le bruit qu'il étoit
firent
prisonnicr ou deserté; et
condauiné, par la
litaire, à être fusillé, et Tautre à commission miqu'à Tarrivée des commissaires garder prison juscivils.
Pendant que mon fils avoit battu la
pour rallier son monde, et tâcher de campagne
premières descentes des
s'opposeraux
retarder leur
Anglois, ou du moins de
marche, les habitans des forts
courir le bruit qu'il étoit
firent
prisonnicr ou deserté; et --- Page 69 ---
DE ROCHAMEEAU.
la
municipalité nomma un conseil exécutif,
soutenoit toutes les démarches les
lâches, qui
appuyoit surtout toutes les demandes plus de
et
tion. Heureusement que les deux cents capitula- hommes
du régiment, ci-devant maréchal de Turenne,
quelques gardes nationales, les canonniers des
tits bâtimens qui étoient dans la
peofliciers,
rade, et quelques
marquérent au général la plus grande
confiance, et le désir de s'illustrer :
vigoureuse. D'un
par une défense
d'un
autre côté, Bellegarde, à la tête
corps de chasseurs de la Martinique, après
plusieurs actes de licheté, finit par trahir sa
troupe,la mena à Tennemi sous le prétexte de propre faire
une sortie qui les raccommoderoit avec leur
ral, les livra aux Anglois, et
génépassa, dansun de leurs
vaisseaux, à TAmérique septentrionale.
Le général ennemi, après avoir investi de
les forts, fit ses attaques et sesa approches
près
coup de précaution. Strde
avec beauduisit
son opération,illa conavec toutes les règles de la prudence. Ses
tranchées, ses batteries, furent conduites avec toutes celles del Tart;ile
à feu sur tous les Téeblitquare-*singr-dix) points qui lui
bouches
permettoient de
prendre des revers, soit sur les forts, soit surlaville;il les faisoit également canonner
lejour, et bombarder
par mer dans
toutes les nuits. Enfin,
un siége de quarante-neuf jours et de trente-deux aprés
de tranchée ouverte, il éloit paryenu à écraser età
batteries, furent conduites avec toutes celles del Tart;ile
à feu sur tous les Téeblitquare-*singr-dix) points qui lui
bouches
permettoient de
prendre des revers, soit sur les forts, soit surlaville;il les faisoit également canonner
lejour, et bombarder
par mer dans
toutes les nuits. Enfin,
un siége de quarante-neuf jours et de trente-deux aprés
de tranchée ouverte, il éloit paryenu à écraser età --- Page 70 ---
:
MÉMOIRES
éteindre toutes les batteries des
vert des brèches à la ville;
forts, il avoit ouré, il
et, après s'en être
força mon fils à capituler, dans le fort empaConvention,
de la
lui restoient pour sauver trois' cents hommes qui
avec ses malades et ses blessés.
Li'ennemi, ayant pris les armes pour rendre les
honneurs à cette garnison, vit passer le
avec une poignée de monde;
gouverneur
filer tout de suite le
; on le pria de faire dé
reste de son armée,
avant-garde; il déclara
après son
n'avoit laissé dans le que tout avoit paru, et qu'il
sés hors d'état
fort que les malades et les blesd'être transportés: Le soldat
parut piquéqu'on lui ent fait rendre les anglois
de la guerre à une aussi foible
honneurs
Mon fils, harassé,
garnison.
du scorbut,
attaqué de la fièvre jaune et
sC fit
prisonnier des Anglois sur sa parole,
debarquer; sur les invitations et les
de Washington, à
instances
Philadelphic, et reçut des Américains, nos alliés, et du général
secours et toutes les
Walington,ts
marques damitié
en attendre. Il
qu'il pouvoit
envoya ses dépéches par un
camp et un secrétaire, que Ton fit
aide-deson, par ordre de
mettre en priBrest. Ils enrentle Robespierre, à leur arrivée à
même sort de
tous
qu'il avoit fait partir
presque
ceux
Cétoit
depuis son départ de
un moyen sur pour leur fermer la France.
Les restes malleureux de
bouche,
beaucoup de bons
sa petite garnison, et
patriotes, arrivérent en France,
ses dépéches par un
camp et un secrétaire, que Ton fit
aide-deson, par ordre de
mettre en priBrest. Ils enrentle Robespierre, à leur arrivée à
même sort de
tous
qu'il avoit fait partir
presque
ceux
Cétoit
depuis son départ de
un moyen sur pour leur fermer la France.
Les restes malleureux de
bouche,
beaucoup de bons
sa petite garnison, et
patriotes, arrivérent en France, --- Page 71 ---
DE. ROCHANBEAU,
où ils furent maltraités
de
jusqu'après la catastrophe
lut Robespierre. A celte époque, le comité de Sapublic, renouvclé, déclara au nom des trois
comités, par T'organe de Breart, qu'en
le rapport général sunles
attendant
tifieràl la convention
colonies, il pouvoit certamment refusé à que Robespierre s'étoit constous les secours que l'on vouloit
envoyer depuis deux ans aux colonies, et
de déclarerqueles patriotes des ilesdu
proposa
bien mérité de la patrie,
Ventavoient
ce.qui fut décrété.
Lesupplice
plicés n'abattit deltobespierre et de quelques compas entièrement son
par les jacobins de
parti soutenn
Paris, et par
sentans quiavoient
plusieurs reprétoujours suivi ses mesures
guinaires et tyranniques. Cene fut
sanFopinion publique,
qu'a Taide de
prononcée dans tous les
temens de la réprblique,
déparjeunes
appuyée d'une troupe de
gens que lon appeloit les Volontaires de
Fréron, paice qu'ils suivoient limpnlsion
donnoient alors des journaux dont
que leur
être le rédacteur,
il passoit pour
que las majorité de la
parvint à faire fermer le club des
convention
arrêter les
jacobins et à faire
faction. La représentans les plus ardens de cette
couvention se renforça dans son sein
par soixante-treize députés du parti
la Gironde, qui,
ci-devant de
de toutes les
pendat plus d'un an, témoins
horreurs qui s'étoient passées dans
lesprisous,soausleanrs; yeux, à la veille tous les
jours
que las majorité de la
parvint à faire fermer le club des
convention
arrêter les
jacobins et à faire
faction. La représentans les plus ardens de cette
couvention se renforça dans son sein
par soixante-treize députés du parti
la Gironde, qui,
ci-devant de
de toutes les
pendat plus d'un an, témoins
horreurs qui s'étoient passées dans
lesprisous,soausleanrs; yeux, à la veille tous les
jours --- Page 72 ---
d'en être les
NÉNOIRES
rir, dans le victimes, avoient eu le temps de mivoir et la malheur, leurs idées surles abus
:
tyrannie des
du pouJene parlerai
dénngogues
que força la convention pas de tous ceux que la voix publibunaux, et des tribunaux de livrer aux différens trirent trainés au supplice crcnolationsite, qui fucrimes qu'ils avoient par représailles de tous les
qu'ils avoient souillé le commis pendant le temps
me contente de
sanctaire de la justice. Je
Thomme Sabandonne, déplorer à queh point d'atrocité
d'une
quand il joint, au
faction, tout ceque
fanatisme
Lambition, la haine et pevetingsirerTanidis la
peut-il se faire que dans ce. vengeance. Comment
se former une
sexes si sensible, il ait
rieux,
troupe de femmes dont les cris fu- pu
accompagnant au supplice les
vietimes, les firent surnommer
malbenreuses
lotine!
les furies de la guilOn ne peut, d'un autre
depuis lépoque de la
côté, se dissimuler que,
sanguinaire, ily eut répression de cette faction
sans dans les
une réaction contre ses partison tour des déjartemens du midi, qui
crimes, des atrocités
produisità
Thumaniténe peuvent
que la justice et
ensevclir dans Toubli. que réprouver et vondroient
Je ne
ribles, rappellerai, des
du milien de ces
que
traits plus
scènes hortion mationale annula,
consolans : la convenpar un décret unanimemet --- Page 73 ---
DE ROCHANBEAU.
applandi, toute la confiscation des biens des condamncs, depuis le 5 mars 1795. Elle fit
tre, et pour ainsi dire ressusciter,
reparoiheureux
2 nombre demalqui se tenoient cachés dans le fond des
cavernes pour éviter leurs perséeuteurse Enfin,
elle, montra de la force et du
présidée
courage, 2 lorsque,
par Boissy-dAnglas, clle soutint, dans les
premiers jours de prairial, une insurrection violente,jusptat moment où la force publique, incertaine, mais enfin détrompée, la
sa séance qu'avoit osé
réintégra dans
d'une
usurper Ja plus vile écume
populace ivre. Mais ce qui prouve à
point le peuple de Paris avoit
quel
sa turbulence, c'est
perdu sa fougue et
qu'àla même époque,
que la famine étoit dans
pendant
Paris,qu'on ne distribuoit,
pendant plus de six mois, qu'un quarteron de
par personne; que les assignats
pain
doient
multipliés perjournellement, au point de faire craindre
leuramibilation totale, le Parisien, réduit à la misère, soutenoit tous ces fléaux avec patience. Le
même discrédit affligeoit également les
et les
campagnes
départemens; ; mais - on y suppléoit par des
échanges de toutes denrées, qui firent
sans secousse la récolte
attendre
plus de
nouvelle; et supporter avec
tranquillité la dépréciation du papier.
Ponr remédier à tous ces maux, la convention
prit alors des partis plus sages et mieux combinés.
Le premier fut, en poussant Ja
IrS
guerre avec vi5
ême discrédit affligeoit également les
et les
campagnes
départemens; ; mais - on y suppléoit par des
échanges de toutes denrées, qui firent
sans secousse la récolte
attendre
plus de
nouvelle; et supporter avec
tranquillité la dépréciation du papier.
Ponr remédier à tous ces maux, la convention
prit alors des partis plus sages et mieux combinés.
Le premier fut, en poussant Ja
IrS
guerre avec vi5 --- Page 74 ---
MÉTOIRES
gueur, de forcer les puissances de la
diviser età traiter de
coalition à se
Le second fut de paix partielles avec la France.
travailler.sais relâche
une constitution
à former
les
qui pàt rétablir Tordre et réunir
suffrages du peuple françois. Le roi de
éclairé par Tespérience,
Prusse, 2
d'une
commença à se dégotter
gucrre qu'il n'avoit entreprise
fausses notions, et d'une
que sur des
formée qu'en contradiction alliance qu'il n'avoit
térêts. Il
avec ses véritables inenvoya un ministre à
M. Barthélemi,
Bâle, traiter avec
ministre de
çoise. En abandonnant la
larrépublique france, dont il avoit d'abord coalition contre la Franattaques, il se
adopté si chaudement lcs
retourna du côté de la
s'empara,s sans beincoup de
Pologne,
Dantzick;et, de
peine, de Thorn et de
concert avec.
sie, ils parvinrent,
Timpératrice de Rusde la
après une brillante
part des patriotes
résistance,
reste du territoire de polonois, à partager le
totalement
cette puissance, et à
son nom du nombre de celles rayer
présentent sur le continent de
qui reLa nature et la
TEnrope.
les premiers alliés providence se montrèrent alors
de la nation
le plus rigoureux
françoise. Lhiver
les
gela toutes les rivières et tous
canaux qui servent de défense à la
de Hollande. L'armée
république
françoise, 2 aux ordres de
Pichegnu,sempars de tout son
de trois semaines. Le
territoire en moins
stathouder n'eut que le
qui reLa nature et la
TEnrope.
les premiers alliés providence se montrèrent alors
de la nation
le plus rigoureux
françoise. Lhiver
les
gela toutes les rivières et tous
canaux qui servent de défense à la
de Hollande. L'armée
république
françoise, 2 aux ordres de
Pichegnu,sempars de tout son
de trois semaines. Le
territoire en moins
stathouder n'eut que le --- Page 75 ---
DE ROCHANREAU.
temps de se sauver ayec sa famille, à bord dun
vaissean qu'il
sit à Londres TsenoitaScbewdling,ete qui le conduiavoit
contre Tordre que le roi de Prusse
donné à sa sceur de se retirer dans ses états.
Ceux de Hollande donnérent l'ordre à
gouverneurs de places fortes,
tous les
de places de la
connues souslenom
généralité, que T'armée
avoit laissées derrière elle, d'ouvrir
françoise
à ses troupes; et ils
leurs portes
convention
envoyérent des députés à la
pour traiter d'une alliance
et désirée, dans ces différens états,
le soutenue
publicain qui avoit repris le dessus par parti rérange. Cette
sur celui d'Oiruption en Hollande retarda
queleque temps la paix du roi de
la pour
ciation reprit
Prusse; négocependant, et elle fut conclue au
printemps, à peu près dans le même temps
première fausse paix dans Tintérieur
qu'une
surgés de la
avec les (inVendéc, dont il faut reprendre la négociation de plus loin.
Les jugemens qui fuurent rendus contre Carrier,
représentant du peuple, contre le tribunal révolutionnaire de Nantes, en expiation de toutes les
horreurs qu'ils avoient commises, tant dans
ville que dans le département de la
cette
térent à croire
Vendée, portête
que Tarmée de l'Ouest, ayant à sa
quelques représentans du
branches d'olivier,
peuple avec des
parviendroient à réunir toas les
esprits divisés sur le culte, et sur les gouvernement
us contre Carrier,
représentant du peuple, contre le tribunal révolutionnaire de Nantes, en expiation de toutes les
horreurs qu'ils avoient commises, tant dans
ville que dans le département de la
cette
térent à croire
Vendée, portête
que Tarmée de l'Ouest, ayant à sa
quelques représentans du
branches d'olivier,
peuple avec des
parviendroient à réunir toas les
esprits divisés sur le culte, et sur les gouvernement --- Page 76 ---
MÉNOIRES
mais surtout irrités par la haine
leur
roient toutes les atrocités
que
inspiqu'ils avoient
On négocia
éprotvées,
donc, avec Charette,
chefs
la Vendée, et
Stofllet,
de
suécessivement avec les chefs des
insurgés sous le nom de Chotans, dans
temens de la Bretagne. Ils consentirent lesdéparnoitre les lois de la
à reconrépublique, et à remettre leurs
canons, pourya qu'on leur laissât leurs petiles
mes, sous le prétexte de leur défense
aret de celle des côtes de ces différens personnelle
Ils obtinrent
départemens.
également la liberté du culte et une
amnistie générale pour tout le passé.
Cette cessation d'hostilités ne fut pas de
durée. M. Pitt, excité
les
longue
furent faits
par
reproches qui lui
dans son parlement, sur le peu
cours qu'il avoit envoyés, la
desecampagne
aux insurgés de la Vendée, imagina précédente,
année une force
dy porter cette
puissante; il engagea le comte
d'Artois à venir soutenir de sa personne le
qu'il méditoit. J'ignore à qui lon doit attribuer projet
toutes les fausses combinaisons de cette
et le peu d'ensemble qui eut lieu dans irruption
parties de son exécution;
toutes les
mais, après un début assez
imposant, tout ce plan s'évanouit en fumée. L'escadre angloise battit la francoise dans les
de Belle-Isle; les
parages
émigrés, an nombre de six
firent une descente à Quiberon; ils
mille,
réunirent trois
ou quatre mille mécontens; mais, après
quelques
inaisons de cette
et le peu d'ensemble qui eut lieu dans irruption
parties de son exécution;
toutes les
mais, après un début assez
imposant, tout ce plan s'évanouit en fumée. L'escadre angloise battit la francoise dans les
de Belle-Isle; les
parages
émigrés, an nombre de six
firent une descente à Quiberon; ils
mille,
réunirent trois
ou quatre mille mécontens; mais, après
quelques --- Page 77 ---
DE ROCHAYBEAU,
tentatives infructueuses
G9
pour pénétrer dans linté
rieur, ils firent assaillis de toutes
troupes du général Hoche,
parts par les
massacrés et fusillés,
excepté deux ou trois mille hommes
rent leurs vaisseaux, On
qui regagnérassembloit alors, à Southampton et à Tile de Wight, une armée
: on avoit
envoyé un vaisseau de ligne chercher M. le comte
d'Artois à Brème; on faisoit acheter, dans le Holstein, six mille chevaux pour son
et remonter sa cavalcrie.
artilleric, ses vivres
furent faites
Toutes ces dispositions
avec si peu d'accord
Tarrivée de M. le comte d'Artois entr'elles, 2 qu'à
pritla destruction de
à Douvres, il apcette avant-garde que la flotte
angloise avoit jetée, depuis plus de six
sur la côte de France, à la merci de semaines,
ces de la république
toute les forqui Tavoient écrasée.
lieu de tous ces massacres, la mort funeste Aumi
Sombreuil et son courage firent
du jenne
à toute la France.
verser des Jarmes
Pendant que TEmpire et T'empereur
la France à Bâle, par des
amusoient
dItalie, renforcée de
négociations, leur armée
retirées des bords du troupes que Tempereur avoit
Rhin, eut quelques
qui obligérent le général Kellermann à avantages
dans une position au milieu des
se retirer
due que la première. Mais les Alpes, moins étenarmées françoises en
Espagne, et surtout celle de l'ouest des
eurent des succès brillans sur celles des Pyrénées,
Espagnols,
le, par des
amusoient
dItalie, renforcée de
négociations, leur armée
retirées des bords du troupes que Tempereur avoit
Rhin, eut quelques
qui obligérent le général Kellermann à avantages
dans une position au milieu des
se retirer
due que la première. Mais les Alpes, moins étenarmées françoises en
Espagne, et surtout celle de l'ouest des
eurent des succès brillans sur celles des Pyrénées,
Espagnols, --- Page 78 ---
MÉMOIRES
Elle s'empara de Bilbao et de toute la Biscaye: Les
généraux de
général
division, 2 Fregwille et Monçay, et le
d'artillerie
des combats
Lespinasse,s se distinguèrent par
vigoureux et brillans. Cette
des Pyrénées fut
campagne
signée à Bâle promptement terminée parl la paix
dit à
avec cette puissance. La France renla cession TEspagne toutes ses conquêtes, au moyen de
qu'elle lui fit de toute la partie de SaintDomingue, qui, depuis Ja découverte de l'Amérique, reconnoissoit sa souveraineté. La France
cepta la médiation
acqui lui restoient à delEspagne pour tous les traités
faire avec les
même avec le reste de
puissances d'lialie,
lemi soutint
ses ennemis; et M. Barthé-:
encore dans cette occasion, avecbeancoup de talens, son rôle de pacificateur.
L'Angleterre n'eut de succès,
campagne,
pendant cette
que par ses flottes : elle
du
cap de
s'empara
Bonne-Espérance et de quelques colonies
hollandoises dans les Indes-Orientales.
Le gouvernement françois, après avoir
sans succès avec
négocié
Temperenr et TEmpire,
milien de Tété, porta ses armées de l'autre jusqu'au
du Rhin. L'armée du général
côté
fleuve au-dessous de
Jourdan passa ce
peu le territoire
Dusseldorf, en écornant un
et la neutralité prussienne, s'empara de cette place, tandis
selle
que Tarmée de la Mos'empara de Manheim : ces deux places,
partenantes à Télecteur palatin, furent livrées apSUIP
et TEmpire,
milien de Tété, porta ses armées de l'autre jusqu'au
du Rhin. L'armée du général
côté
fleuve au-dessous de
Jourdan passa ce
peu le territoire
Dusseldorf, en écornant un
et la neutralité prussienne, s'empara de cette place, tandis
selle
que Tarmée de la Mos'empara de Manheim : ces deux places,
partenantes à Télecteur palatin, furent livrées apSUIP --- Page 79 ---
DE ROCHAMBEAU,
de simples sommations.
L'armée du Bas-Rhin se
portaàNeuwied et sur la Lahn, d'on elle bloqua la
foenseifflemadicucine ,au-dessus de Coblentz.
Elle passa cette rivière et marcha sur le Mein,
elle établit sa droite au Rhin, vis-d-visde
oi
et la gauche vers
Mayence;
ritoire
Franefort, en s'appuyant au termarqué dans la neutralité
mée de la Moselle;
prussienne. L'arheim,
après s'étre emparée de Manvoulut s'étendre en remontant le
mnais elle fat
Necker;
repoussée par la division du général
Quosdanowits et obligée de se retirer sous cette
place : cette affaire fut importante
riaux. Elle
pour les Impéconserva le dépôt dHeidelberg, les
montagnes de Bergstrass, et le comté d'Erback à
Tarmée autrichienne,
forces
qui y rassembla toutes ses
entreles deux armées françoises.
mée du maréchal de Clairfait
Dèsquelareut été réunie, clle
passa le Mein près de
du
Francfort, sur le territoire
comtéd'Hanau.Ce pays faisoit partie del la
de la neutralité tracée
ligne
sous la garantie
mais le chef de
prussienne;
TEmpire, sans le concours
clle avoit élé
duquel
conclue, ne crut pas devoir la respecter. Clairfait tourna entièrement le flanc
che de Tarmée de Jourdan,
gattqui prit le parti de
se retirer en' assez bon ordre derrière la
lever le blocus
Lahn, de
dEhrenbreitstcin et de se mettre à
portée de repasser le Rhin. La retraite,
quoique
garantie
mais le chef de
prussienne;
TEmpire, sans le concours
clle avoit élé
duquel
conclue, ne crut pas devoir la respecter. Clairfait tourna entièrement le flanc
che de Tarmée de Jourdan,
gattqui prit le parti de
se retirer en' assez bon ordre derrière la
lever le blocus
Lahn, de
dEhrenbreitstcin et de se mettre à
portée de repasser le Rhin. La retraite,
quoique --- Page 80 ---
MEMOIRES
bien conduite par
Jonrdan, ne se fit
pas sans perte.
cépendant
Lennemi se retourna ensuite sur Tarmée de la
Moselle;il Gt faire le
siége a deManheim
ser, après que T'arméc de Clairfait
par WurmPalatinat et des lignes devant
eut déposté, du
Mayence, Tarmée de
Pichegru, qui se retira avec perte et en
dans les lignes de la
désordre
mée de Jourdan, Queitoli, sous Landau. L'araprès s'êire rafraichie
instans du côté de Cologne,
quelques
che du Rhin
remonta la riveganmais toutes les jusqu'à Kreutznack, sur la Nahe;
forces autrichiennes s'étant
dans le Palatinat et le
de
réunies
chèrent
pays Deux-Ponts,
encore la jonction des deux armées empéçoises, Après beaucoup d'actions
frangnifiantes, dont les succès
partielles et inside part et
furent balancés, on prit
d'autre, vers la fin de décembre,
style, le parti de convenir d'un
vieux
du repos aux armées
armistice; il donna
brées
respectives, également délapar Thiver le plus pluvieux,
les routes impraticables.
qui avoit rendu
L'armée d'Italie, aux ordres de Schérer,
campagne par une action brillante,
finitla
donner à T'enneni
qui fit abanune partie de la rivière de
nes, et le força à se retirer
GéMilanez et du Piémont.
vers les frontières du
Nous avons laissé le comte d'Artois
Angleterre pour y apprendre la
arrivant en
défaite de son
iver le plus pluvieux,
les routes impraticables.
qui avoit rendu
L'armée d'Italie, aux ordres de Schérer,
campagne par une action brillante,
finitla
donner à T'enneni
qui fit abanune partie de la rivière de
nes, et le força à se retirer
GéMilanez et du Piémont.
vers les frontières du
Nous avons laissé le comte d'Artois
Angleterre pour y apprendre la
arrivant en
défaite de son --- Page 81 ---
DE ROGHAMBEAU.
avant-garde à Quiberon : le ministère anglois voulut profiter de sa présence pour faire une nouvelle
diversion sur les côtes de France. Il réunit
mille Anglois à deux ou trois mille énigrés, quatre les
embarqua sur l'escadre de Tamiral Harvey. On les
fit croiser dans la rade de
de la
Quiberon , sur les côtes
Vendée, ,à T'embouchure de la Loire, sommer lile de Noirmontier, faire une descenté à
Ille-Dieu, enfin, retourner en Angleterre sans
avoir tenté en aucun point de se réunir avec Charette, quilen sollicitoit vivement. Le comte d'Artois futmal secondé par le général
voulut rien hasarder.
anglois qui ne
Le crédit de Charette dans
la Vendée commençoit à
s'anéantir, et ce plan de
campagne ne contribua pas à le relever.
L'état politique de la France dans son intéricur
devoit encore éprouver de grandes secousses. Un
comité, choisi dans les plus capables de la
tion, mit au jour un projet de constitution, convenoù la
séparation du ponvoir étoit prononcée. Deux chambres formoient le corps législatif; le
diciaire et le pouvoir exécutif
pouvoir juen étoient séparés,
distincts et indépendans. L'avidité devoir un
vernement fondé sur de parcilles bases, et le désir goude sortir des convulsions révolutionnnires
factions diverses de la
dont les
convention, après avoir répandu le sang à grands flots, avoient élé tour à
tour auteurs et victimes, fit accepter cette
cons-
ambres formoient le corps législatif; le
diciaire et le pouvoir exécutif
pouvoir juen étoient séparés,
distincts et indépendans. L'avidité devoir un
vernement fondé sur de parcilles bases, et le désir goude sortir des convulsions révolutionnnires
factions diverses de la
dont les
convention, après avoir répandu le sang à grands flots, avoient élé tour à
tour auteurs et victimes, fit accepter cette
cons- --- Page 82 ---
MÉTOIRES
titution dans toutes les assemblées
elle étoit
primaires ; mais
accompagnée de deux décrets
refus, dès le début,
dont le
relles
occasionna à Paris des quesanglantes.
Le but ostensible des deux décrets étoit
tenir Tédifice que Ton alloit
de soutiers des membres
construire, parles deux
qui en avoient
et d'éviter ce qu'ayoit
adopté le plan;
tuante,
éprouvé Tassemblée constilorsque, se congédiant
renouvelée
elle-méme, elle fat
toit forméà presqu'en la fin de totalité par un parti qui is'éTorigine,
sa session; ; et qui n'eut, dès
d'autres vues que de détruire son ouvrage.
Le but intéressé que les ennemis de la
vention lui
conattribuérent, étoit Tambition
nelle et la conservation du
personjeunes gens, soit émigrés pouvoir. Beancoup de
aux
rentrés, soit échappés
réquisitions, se réunissoient et
contre les deux décrets, les sections échauffoient,
se prononçoient
de Paris qu
déjà en tres-grand nombre
leur acceptation. De la
contre
résistance, on passa à des
associasions et à des prises d'armes
fin la bombe
illégales; enéclata, et le 13 vendémiaire fut
core un jour fatal et désastreux à la ville de enpar tout le sang qui fut répandu dans
Paris,
ou la convention, secondée
une lutte
bitans des
cette fois par les hafanbourgs et soutenue
les troupes de ligne, parvint à efficacement par
se maintenir et à --- Page 83 ---
DE ROCHANEEAU,
repousser lcs troupes armées par les sections contre' son autorité.
Ces deux décrets ayant été lus dans les assemblées primaires de la république, à la suite de la
constitution, furent approuvés séparément
quelques -mncs, repoussés
par
mais le silence de la
par quelques autres;
majeure partic fuat
comme une
interprété
adhésion, 2 parce qu'en acceptant la
constitution de 1795 sans aucune
qu'elles étoient censées
réserve, on dit
nicues
avoir accepté les lois orgalecture. qui Taccompagnoient, dont on avoit fait
Lassemblée législative se forma donc d'après ces principes, à Tépoque
ainsi que le pouvoir
indiquée, et parut,
de
exécutif, vouloir tenir une ligne conduite qui comprimât à la fois les terroristes et les hommes de sang de Tancienne
tion, d'une part; et de lautre, ceux
facpour rétablir la royauté.
quiintriguoient
Ce fut vers la fin de Tannée
arriva enfin aul
1795que mon fils
Hâvre, sur un vaisseau
aprés avoir passé dix-1 huit mois à américain,
sans avoir de réponse à aucune de Philadelphie,
depuis la prise de la
ses dépéches
Martinique, en attendant toujours ses lettres de rappel. Il reçut enfin
mes lettres,
une de
:
2 où je lui apprenois ma sortie de
son; que je n'occupois de délivrer aussi
pride-camp et son
ses aidesscerétaire, et que je sollicitois vivement son échange, avec la permission de venir
aprés avoir passé dix-1 huit mois à américain,
sans avoir de réponse à aucune de Philadelphie,
depuis la prise de la
ses dépéches
Martinique, en attendant toujours ses lettres de rappel. Il reçut enfin
mes lettres,
une de
:
2 où je lui apprenois ma sortie de
son; que je n'occupois de délivrer aussi
pride-camp et son
ses aidesscerétaire, et que je sollicitois vivement son échange, avec la permission de venir --- Page 84 ---
MÉMOIRES
rendre compte de sa conduite. Il
rivée au Hâvre qu'il étoit
apprità son arral Obara. Cétoit le
échaugé contre le généordres de Cornwallis, mème général qui, sous les
ci, resté malade
défila en Tabsence de celuià Yorck, à la tête de T'armée
gloise, et vint remettre son
il
anpris une seconde fois
épée; avoit été reet la roue de fortune pendant le sicge de Toulon,
gé contre lui.
destina mon fils à être échanLe général Rochambea fut
reçu du ministère et du
parfaitement bien
manda la recherche la pouvoir exéentif, Il dependant tout le
plus sévère de sa conduite
et,
temps de sa mission aux
aprés T'examen le plus réfléchi de
- Antilles;
le témoignage des colons
ses journaux,
tration, etde
témoins de son adminiss'accumuler toutesles pièces que Ton avoit laissées
dans le même carton, le
fit la mention la plus honorable directoire en
du 23 pluviose,
dans son arrêté
et le nomma tout de suite
verneur-général de la partie de
gouque TEspagne avoit cédée à la France. Saint-Dominagte Il
17 germinal, du
partit, le
tion, avec deux portdeRochefbriponr sa destinaet les commissaires vaisseaux de gnerre, une frégate
du gouvernement.
L'hiver se passa dans le calme
avoit apporté dans les armées
que l'armistice
gociations, bien loin de
respectives. Les néfaire des progrès, furent
rompues dans le début du printemps
par une dé-
édée à la France. Saint-Dominagte Il
17 germinal, du
partit, le
tion, avec deux portdeRochefbriponr sa destinaet les commissaires vaisseaux de gnerre, une frégate
du gouvernement.
L'hiver se passa dans le calme
avoit apporté dans les armées
que l'armistice
gociations, bien loin de
respectives. Les néfaire des progrès, furent
rompues dans le début du printemps
par une dé- --- Page 85 ---
DE ROCHANBEAE,
claration deTAngleterre,
ambition
qui démiasqua toute son
personnelle et son indifférence
alliés. Ce
pour ses
tenu dans gouvernement, la
fier de sOn crédit soucrise générale des finances de lEurope entière, ne douta
pas quiil ne dut jouir du
privilége attribué de tout temps au dernier million
qui dicte ordinairement les conditions de la
Il crut que la déroute du crédit de la paix.
T'embarras du
France,
gouvernement à la soutenir avec un
nouveau papier que Ton cherchoit à substituer à
Tanéantissement des assignats, la faisoit
son reste, et qu'il lui seroit
jouer de
nir encore une
impossible de soutecampagne. Il se flattoit du moins
qu'en livrant ses alliés aux événemens d'une
velle
noucampagne par terre, il rempliroit SCS vues
personnelles de la domination universelle des
par ses armées navales, ayec lesquelles
mers
rine n'étoit
notre maétoit le
pas présumée pouvoir se mesurer. Tcl
calcul du ministère anglois,
hostilités
Jorsqie lest
directoire reconencèrent : il attribnoit aussi, au
françois, des vues exagérées et ambitieuses dans les conditions de
côté il vouloit
paix que de son
dicter; ct véritablement le parti des
ci-devant jacobins, quiavoit encore un grand
dans T'assemblée
poids
législative, ne préchoit, dans tous
sespapiers, que la continnation d'une
troubles dans
guerre et des'
lesquels la plupart dentr'eux,
rien à perdre, ne pouvoient
n'ayant
que gagner. Cetle fac-
et ambitieuses dans les conditions de
côté il vouloit
paix que de son
dicter; ct véritablement le parti des
ci-devant jacobins, quiavoit encore un grand
dans T'assemblée
poids
législative, ne préchoit, dans tous
sespapiers, que la continnation d'une
troubles dans
guerre et des'
lesquels la plupart dentr'eux,
rien à perdre, ne pouvoient
n'ayant
que gagner. Cetle fac- --- Page 86 ---
MÉNOIRES,
tion, arrêtée, comprimée par le pouvoir
cherchoit à renaire de
exécutif,
ces cendres; elle
peu après, la conspiration de Babeuf amena,
dont il sera
parléci-après; mais il est temps de revenir
rations militaires.
aux opéLa dernicre bataille de Schérer à Tarmée
lie, gagnée à la fin de T'automne,
d'ltatre d'une
l'avoit laissé maipartie de la rivière de Gênes, des
gnes adjacentes, et le rapprochoit,
montad'une manière
mnenaçante, des frontières da
de Milan.
Piémont, et de l'état
Beaulien, général des armées de
reur et du roi de
TempeSardaigue, ne crut pouvoir conjurer cet orage qu'en prenant les
avances pour
chercherarompre ces efforts.
fiat
mé général de Tarmée
Bonaparte
nomcement de
françoise, par le déplaSchérer, qui fut fait ministre de la
guerre. Il prouva queles plus grands talens
au milicu des orages d'une nation
naissent
s'étoit fait remarquer à Toulon
puissante. Il
troubles de
et dans les derniers
vendémiaire, où il contribua
samment à rétablir Tordre et la
puisParis. Ayant été nommé
tranqnillité dans
général de Tarmée dItalie, il eut la sagesse de placer à la tête de
état-major, Berthier
son
Tainé,qui avoit fait les quatre
campagnesdAmdrigue sous mes ordres, en qualité
daeljudant-génàmal. Cedernigr avoit la plas grande
activité, réunie à une tête ferme et ardente; il fit
usage de tous ses talens, et scconda
par son zéle
Ayant été nommé
tranqnillité dans
général de Tarmée dItalie, il eut la sagesse de placer à la tête de
état-major, Berthier
son
Tainé,qui avoit fait les quatre
campagnesdAmdrigue sous mes ordres, en qualité
daeljudant-génàmal. Cedernigr avoit la plas grande
activité, réunie à une tête ferme et ardente; il fit
usage de tous ses talens, et scconda
par son zéle --- Page 87 ---
DE ROCHANEEAD.
ce. jeune général,
l'attacher.
qui avoit eu le bon csprit de se
Bonaparte avoit avancé une colonne de ses
pes assez près de Gènes, plus dans le
troutirer Tattention de
dessein d'atcheminer dans
Tennemi, que de chercher à
placé le
une gaine auissi étroite; il avoit
gros de ses forces sur le sommet des
tagnes. Beaulieu se porta avec furie
monlonne de droite,
sur cette COgénéral autrichien qui se replia sur le centre; le
le lendemain
suivit sa pointe, et vint attaquer
la redoute de Montenotte, dont
défense
la
vigoureuse fit honneur au
pont et àla brigade
général Ramqu'il y commandoit. Les troupes repliées de la droite furent destinées
tenir. Bonaparte fit alors
à le souche la droite des
tourner par son aile gauplus grande
ennemis, qui fut mise dans la
soit,
déroute, pendant que leur
sur la redoute de
gauche faiinfructueux. Cette
Montenotte, des efforts
journée, et celle de
qui en fut la suite, furent, décisives. Millésimo
vres habiles et les chargesles
Des manceufirmérent la victoire des
plus vigoureuses conFrançois.
lieu, avec le reste de ses
Quoique Beauimportant mal gardé, à la troupes, tête de surprit un poste
cette tentative de sa part fut Tarmée françoise,
il en fut déposté;
encore sans succès :
L'armée
Mondovi et Ceva furent
combinée des ennemis fut
pris.
disloquée : les Antrichiens
séparée et
firent leur retraite sur
Des manceufirmérent la victoire des
plus vigoureuses conFrançois.
lieu, avec le reste de ses
Quoique Beauimportant mal gardé, à la troupes, tête de surprit un poste
cette tentative de sa part fut Tarmée françoise,
il en fut déposté;
encore sans succès :
L'armée
Mondovi et Ceva furent
combinée des ennemis fut
pris.
disloquée : les Antrichiens
séparée et
firent leur retraite sur --- Page 88 ---
MÉMOIRES
et les Piémontois sur la route de Tule Milanez,
de la
rin. Dans ces estrémités, la terreur s'empara
du roi de Sardaigne,il envoya demander un
cour
et la paix au direcarmistice au général françois,
sévètoire qui lui en dicta les conditions les plus
Pour assurer la communication entre Tarmée
res.
remit
de Savoie et celle dlulie, on exigen qu'il
situées dans) les diffétoutes ses plus fortes places,
des Alpes; on stipula même qu'clles
rens passages
et,
faciliter les
fussent démolies à ses frais; pour
de la France dans le Milanez, il livra
conquétes
Alexandrie, Coni et Tortone.
ne s'endormit pas sur ses lauriers;
Bonaparte
le Poà Valence, et exiil feignit de vouloir passer
€
du roi de Sardaigne d'en retirer la garnison. Ce
gea
annoncé par les François, enplan de campagne, autrichien à border le Tésin, ou
gagca le général
son embouil établit sa ligne de défense jusqu'à
frauchure dans le Po, près de Pavie. Le général
descendit la rive
çois, par une marche rapide, à Plaisance, audroite du Po. ets surprit le passage
du Tésin, tourna toute
dessous de Tembouchure
delennemi, qui fut forcé de se retirer
la position
derrière TAdda. L'armée franen grand désordre de Lodi, et conronna cette maçoise s'empara
la plus audacieuse du pont
noeuvre par Tattarque
de troupes et une
de TAdda, défendu par un corps
artillerie formidable. Ce passage fut forcé, après
ance, audroite du Po. ets surprit le passage
du Tésin, tourna toute
dessous de Tembouchure
delennemi, qui fut forcé de se retirer
la position
derrière TAdda. L'armée franen grand désordre de Lodi, et conronna cette maçoise s'empara
la plus audacieuse du pont
noeuvre par Tattarque
de troupes et une
de TAdda, défendu par un corps
artillerie formidable. Ce passage fut forcé, après --- Page 89 ---
DE ROCHANDEA U.
8i
quelque résistances et Tarmée de Beaulieu
plus d'autre ressource que de se retirer n'eut
sordre derrière
en déFrançois
Mantone, en abandonnant aux
toutle Milanez:
Le général autrichien prit une
tion derrière le Mincio, la
dernière posila gauche à celui de
droiteau lac de Garde,
Mantoue, Le
ne lui donna pas le temps de la fortifier. général françois
ner par Ses avant- -gardes le lac de
Il fit tourrer l'attention de T'ennemi
Garde pour attifaire craindre
vers sa droite, et lui
les
pour le chemin de sa retraite dans
niontagnes du Tirol. Beaulieu,
pour défendre uneaussi
trop foible
grande étendue, fut
par son aile gauche d'abandonner
forcé
dont les François
cette position,
s'emparérent en donnant
nouveau combat à Borghetta, où ils
un
Mincio, poursuivirent Tennémi
passérent le
nise, et
dans Tétat de Vela tête de s'emparérent de Vérone, où ils
leurs quartiers derrière
établirent
ennemie étant rentrée dans les TAdige. L'armée
général françois
gorges du Tirol, le
songea à assurer sès
par la prise du château de
coiquêtes
de Mantoue, où
Milan, ct par leblocus
garnison.
l'ennemi avoit laissé une forte
Tel fut le débni de la
de
Oit il fit la
campagne Bonaparte,
conquête de la Lombardic
grande rapidité, quoique le
avec une
eût combatty
général autrichien' y
partont où le local et les
II.
différentes
--- Page 90 ---
NÉMOIRES
positions pouvoient lui
succès. Tous
idomo@pelpiapéaede
les états tremblérent, tous les
vernemens envoyérent faire leur
gourectoire de France. La
soumission au dicommandation
cour de Naples, sur la rede TEspagne, obtint des conditions
plus douces, en se délachant de la
tres fuent traitées
coalition ; dauavec plus de sévérité; toutes
payérent d'énormes contributions. Venise
Foscane conservèrentla
et la
neutralité qu'elles avoicat
paru.embrasser dès le commencement del la
mais les François s'emparérent de
guerre;
côte de la Toscane,
Livourne, sur la
dont la flotte angloisé
fait sa place d'armes. Il ne lui resta plus
avoit
relâche sur toute la côte
un port de
la
d'italie, excepté ceux de
Corse, et de Porto-Ferraio dont ellc
dans Tile d'Elbe,
s'empara
Dans les armées respectives du Rhin, il
aussi,au début de celte
y eut
campagne, des
mens de généraux. Le maréchal de Clairfait déplacesa démission, et fut remplacé
donna
les. Le général
par Tarchiduc Charmandement
Pichegru, dégoûté de son compar ses derniers revers, qui commençoient déjà à être
suspects au dircctoire, donna
également sa démission, et fut remplacé
éléve, le général Morean,
Ton
par son
catde
que
dit fils d'um avoRennes. Il fut encore un miracle des talens
que font naitre les troubles dune
sante, Hlculcoummekucandk) république naisTarmée du Haut-
par Tarchiduc Charmandement
Pichegru, dégoûté de son compar ses derniers revers, qui commençoient déjà à être
suspects au dircctoire, donna
également sa démission, et fut remplacé
éléve, le général Morean,
Ton
par son
catde
que
dit fils d'um avoRennes. Il fut encore un miracle des talens
que font naitre les troubles dune
sante, Hlculcoummekucandk) république naisTarmée du Haut- --- Page 91 ---
DE ROCHANBEAN U.
Rin,etJourdan cônserva celui de Tarmée
Rhin.
du BasOn fit encore, dans le début de cette
la répéition de la faute qui avoit été campagne,
campagne précédente. Tandis
faitedans la
reau, à la tête de T'armée
que le général Modan, -
du Haut-Rhin,
Jours
avec une partie de la sienne,
que
I
vant enx les armées de
pouissoient deWarmser et de
qui, en abandonmant le Palatinat
Tarchiduc
et le
Deux-Ponts, 9 se retiroient sur la rive pays de
Rhin;le général Kléber
droite du
sur la même
quelques divisions de T'armée du
rive,avec
parti de Dusseklorf,
Bas-Rhin, étoit
tenkirchen
passoit la Sieg, battoit à Atlecorps aux ordres dup prince de WarIemberg, qu'il força de repasser la Lahn.
ayant poussé son
Mais
ral Lefevre, au-delà avant-gardesa aux ordres du génécorrection à
de cette' rivière, elle y reçut la
laquelle on auroit dà s'attendre.
chiduc, en repassant le
L'arWarmser
Rhin, et le maréchal
se concentroient
de
chiduc marcha
sur larivedroite: L'arpar la
garde et sur Wetzlar; diagonalejsur cette avantdan étoit
tandis que. le général Jourobligé de parcourir les deux côtés du
triangle, pour aller passer le Rhin à
dessous de Tembouclure de la
Neuwied, auce corps aventuré du
Laln, et soutenir
géneral Kléber. Il arriva à
stemps pour ordonner la retraite à toutes
sions; elle se fit avec ordre,
ces divisans essayer d'autre
garde et sur Wetzlar; diagonalejsur cette avantdan étoit
tandis que. le général Jourobligé de parcourir les deux côtés du
triangle, pour aller passer le Rhin à
dessous de Tembouclure de la
Neuwied, auce corps aventuré du
Laln, et soutenir
géneral Kléber. Il arriva à
stemps pour ordonner la retraite à toutes
sions; elle se fit avec ordre,
ces divisans essayer d'autre --- Page 92 ---
NÉMOIRES
perte que celle du petitéchice
du général Lefevre.
réçu parTavant-garde
Legénéral Moreau
Wurmser, qui fit
continua à serrer Tarmée de
une belle retraite, Il
core, par un très-gros
tenoit enRhin, vis-à-vis de corps sur la rive gauche du
couvert pardes marais Manheim, un camp retranché
fit contre
et des inondations.
ce camp différentes
Moreau
trations qui,
attaques et démonsnouvelles d'Italie, concurremment sans doute avec les
Wurmser à faire déterminèrent le maréchal de
repasser le Rhin à
troupes, en conservant seulement
toutes ses
protégeoit la têtede son
la redoute qui
retraite que le maréchal pont. Ce fut après cette
aller
de Wurmser
mener un renfort à Tarmée
partit pour
Le directoire
dItalie.
fiançois,
res fautes, fit alors
profitant de ses
un plan combiné dans premiegrand secret, pour donner
le plus
mouvemenso des armées du plus d'ensemble aux
Le général Moreau
Haut et da Bas-Rhin.
ne
son exécution. Il fit perdit pas une minute poar
partir une division de dix
hommes,s sous le prétexte de
mille
talie, il Tarrétaà la hauteur renforcerfarméed d'Ide
passer sur la rive droite du Strasbourg, Il fit
Kehl, un corps de
Rhin, au-dessnis de
y rétablit le
troupes quis'empara de ce
pont, et facilita le
fort,
dusioansqpiamisénear
passage des antres
Le général
rapidement da Palatinat.
IMoregn,aud idésouché de Kchi,
par-
le prétexte de
mille
talie, il Tarrétaà la hauteur renforcerfarméed d'Ide
passer sur la rive droite du Strasbourg, Il fit
Kehl, un corps de
Rhin, au-dessnis de
y rétablit le
troupes quis'empara de ce
pont, et facilita le
fort,
dusioansqpiamisénear
passage des antres
Le général
rapidement da Palatinat.
IMoregn,aud idésouché de Kchi,
par- --- Page 93 ---
DE ROCHANBEAU.
tagea ses troupes, pour suivre celles de Tennemi,
qui s'étoient retirées, une partie en remontant le
Rhin, l'autre partic en le descendant, outre un
nombre assez considérable qui s'étoit jeté dans les
Montagnes-Noires. Après quelques combats
tiels, il s'empara de la vallée de
de pardu
Kintzing, 2 celle
Renchen, et du sommet du Knubis, dans les
Montognes-Noires.
Après ces préparatifs, il se porta en avant sur:
deux colonnes, entre la montagne et.le Rhin;
s'approcher de Bade et de Rastadt, oùt T'archiduc pour
rassembloit ses forces. Dans la
général Moreau
première journée, - le
prit poste sur les hauteursdel Bade,
ghadeseniComel luidona la
dans la seconde journée, de tourner la facilité,
T'ennemi derrière la
gauche de
Murg; de s'emparer, dans divers combats successifs, de Gerspach, de
heim, et enfin de Buhel près
Kuppenmi fut forcé de
Rastadt, dont Tehnese retirer,après avoir faitunegrande
résistance. L'archiduc, qui s'étoit
gen, revint le lendemain,
replié sur Ettlindre la
pour chercher à reprenposition qu'il avoit abandonnée la
mais il se contenta d'en
veille;
entre le Rhin et la
reprendre une seconde
montagne, vers Rothezolletl'abbaye de Hessenhalb, où il
reau ne lui domna
le appuya sa gauche. Moil
pas temps de sy retrancher :
attaqua cette gauche de Tennemi postée tresavautagetisenuent; el, après quatre charges où ses
gen, revint le lendemain,
replié sur Ettlindre la
pour chercher à reprenposition qu'il avoit abandonnée la
mais il se contenta d'en
veille;
entre le Rhin et la
reprendre une seconde
montagne, vers Rothezolletl'abbaye de Hessenhalb, où il
reau ne lui domna
le appuya sa gauche. Moil
pas temps de sy retrancher :
attaqua cette gauche de Tennemi postée tresavautagetisenuent; el, après quatre charges où ses --- Page 94 ---
NÉNTOIRES
troupes furent repoussées, il
une dernière, à s'en rendre
parvint enfin, dans
cessivement le
maître, à attaquer sucà le
centre et la droite de T'ennemi, et
forcer, en quittant le champ de
abandonner Ettlingen,
bataille, de lui
derriere Pfortsheim, Durlach, d'on il se retira
sur la routedHeilbron.
L'armée de Moreau fut alors renforcée
divisions qui passérent le Rhin à
par deux
Huningue et à
Brisch,semparérent des villes
bourg, de tout le
forestières, de FriBrisgaw et des
res jusqu'à leur débonchédans Montagnes-Noigen; elles
la plaine de Willineurentquelques
avantages sur
se
antrichierines, qui retiroient
lestronpes
et par TAutriche antérieure. parle Wurtemberg
tions, le général Moreau
Pendant ces expcodje
mais
s'approcha de Pfortsheim;
Tenriemi, se repliant sur. le Necker,
fortes garnisons dansl
laissa de
Larchiduc
Philisbourg et dans Manheim.
la
n'avoit laissié, sur la Sieg et sur
Laln,qm'm corpsde troupes aux ordres
néral Wartersleben
du géforcesdelarméedil qui, ne pouvant résister anx
bon ordre derrière Re-Rbin.fraretraiter le Mein.
en assez
Le général
lesuivit, et s'empara de Francfort,
Jourdan
trat et la garnison furent
dont le magisforcés d'ouvrir les
parla'e craintedes incendies
portes,
que Tartillerie
yavoit allumés dès les
françoise
Elle se soumit à
premières volées de canon.
une capitulation dictée
ce
néral, et la ville paya une
par gegrosse contribition.
re derrière Re-Rbin.fraretraiter le Mein.
en assez
Le général
lesuivit, et s'empara de Francfort,
Jourdan
trat et la garnison furent
dont le magisforcés d'ouvrir les
parla'e craintedes incendies
portes,
que Tartillerie
yavoit allumés dès les
françoise
Elle se soumit à
premières volées de canon.
une capitulation dictée
ce
néral, et la ville paya une
par gegrosse contribition. --- Page 95 ---
DE ROCHANDEAU.
Le corps darmée de Wartersleben, après avoir
laissé de grosses garnisons dans Ehrenbreistein
dans Mayence, fit sa retraite dans le cercle de et
Fraconie en remontant le Mein; tandis que Tarchiduc, affoibli par le détachement qu'il avoit fait
pour renforcer Tarmée d'Italie, se vit également
forcé à diriger sa retraite, par le cercle de Sonabe,
sur le Danube, où étoient ses principaux entrepôts. Is étoient alors menacés
laile
Tarmée du
par
droitede
Haut-Rbin, aux ordres de Férino, qui
marchoit vers Ulm; après s'être emparée de Constance et de toute FAutriche antérieure; le
de cette armée, aux ordres de Moreau, suivoit centre
avec précaution celle de Tarchiduc. Ce dernier fut
cependant forcé, après quelques actions partielles,
d'abandonner le Necker et tout le-pays de Wartemberg, pour passer le Danube à Donawert,
dant que Tarmée du
penBas-Rhin, en chassant devant elle le corps de Wartersleben,
s'emparoit de
Wurtzbourg, de Schweinsfurth, de Bamberg, de
Forcheim, et poussoit sa pointe jusqu'à
dix lieues de Ratisbonne.
Amberg,à
L'invasion d'une si grande étenduc de pays, des
succès si vastes et si allongés devoient avoir
me. Cette armée s'afloiblissoit
un terpar, la
sa communication et
les
longueurde
par.
garnisons qu'elle
étoit.obligée de laisser pour Fassurer; elle s'éloignoit tous les jours de celle de
Morcau, et sC
et poussoit sa pointe jusqu'à
dix lieues de Ratisbonne.
Amberg,à
L'invasion d'une si grande étenduc de pays, des
succès si vastes et si allongés devoient avoir
me. Cette armée s'afloiblissoit
un terpar, la
sa communication et
les
longueurde
par.
garnisons qu'elle
étoit.obligée de laisser pour Fassurer; elle s'éloignoit tous les jours de celle de
Morcau, et sC --- Page 96 ---
NÉNOIRES
séparoit d'ellepar un grand
cher às'en
fleuve, au lieu de cher.
chiduc rapprocher. Pendant ce
se renforçoit
temps-là Tarrecevoit des élats
par tous les secours : qu'il
triche. Il
héréditaires de la maison
se saisit avec habileté du vide d'Anarmées laissoient à leur
que ces.
stadt, place de la Bavière euesilsenpsmiliged
sage assuré et fortifié
qui lui donnoit un pasla rive gauche
sur le Danube, Il repassa sur
laissant
avec vingt-cing mille
en Bavicre, en défensive, deux hommes,
sions vis-à-vis de Moreau.
fortes divinication du
Il attaqua la commufendit
général Jourdan, que Bernadote
avec vigueur : il se réunit alors à Tarmée déWartersleben,
de
de tête et de pour combattre Tarmée françoise
la
flanc; et, après une bataille
força à faire sa retraite
disputée,
sa marche n'étoit
par un pays diflicile, oi
pas préparée.
mant toujours d'une
L'archiduc, la primarche, arriva à
avant elle; et après un combat de Wurtzbourg
François furent encore
cavalerie, oùt les
dité vers
battus, il se porta.avec rapiAschallimbourg et Francfort; tandis
Jourdan, harcclé par la disette des
que
par un déluge de paysans : armés qui inondoient subsistancos,
derrières, fut forcé de se retirer,
ses
grande perte, dabord sur la
avec une très-,
Haute-Lalun, et enfin
derepasers sur la rive droite du Rhin. Le
Marceau fut blesséàn mort dans
général
près
une arrière - garde
dAtenbirehem:il il étoit au commencement
Jourdan, harcclé par la disette des
que
par un déluge de paysans : armés qui inondoient subsistancos,
derrières, fut forcé de se retirer,
ses
grande perte, dabord sur la
avec une très-,
Haute-Lalun, et enfin
derepasers sur la rive droite du Rhin. Le
Marceau fut blesséàn mort dans
général
près
une arrière - garde
dAtenbirehem:il il étoit au commencement --- Page 97 ---
DE ROCHAMREAU.
d'une carrière
8g
brillante, et fut regretté de
cctte armée.
toute
Moreau, cherchant dans le même temps à
puyer par sa droite des succèsde Tarmée s'apforça dans divers combats les
d'italie,
céder Angsbourg,
Autrichiens à lui
signerà Munich, presque toute la Bavière, et fit
té de neutralité par la régence bavaroise un traipour les troupes de cet électorat
quis'y étoient retirées. Mais la
de Morcau se trouvoit
gauchede T'armée
la retraite
entièrement découverte par
précipitée de celle de
cetle circonstance
Jourdan. Dans
critique, le général Morcau
commença par replier sur son centre les
son aile droite, qui étoient
corps de
Munich; il fit ensuite
sur TIser vis-à-vis de
partiede son
repasser le Danube à une
de Tarmée de arméespours se porter surl rlesderrièros
Tarchiduc,
la
nication des
ctinterromprel commupays héréditaires de la maison
triche; mais il apprit
d'Auroute
que celni-ci, marchant sur la
approvisionnée du général
vécu à ses
Jourdan, y avoit
dépens, se portoit sur
trouveroit de nouvelles
Francfort, oi il
des places du Rhin
ressources par les dépôts
qu'il alloit dégager. Moreau
craignit alors pour sa propre
menacée par les divisions communication, ( déjà
Haut-Iser. Il
que T'ennemi avoit sur le
repassa sur la rive droite du
passa le Leck, abandonna
Danube,
Augshourg et toutes ses
conquêtes en Bavière, pour se rapprocher d'Uh
pens, se portoit sur
trouveroit de nouvelles
Francfort, oi il
des places du Rhin
ressources par les dépôts
qu'il alloit dégager. Moreau
craignit alors pour sa propre
menacée par les divisions communication, ( déjà
Haut-Iser. Il
que T'ennemi avoit sur le
repassa sur la rive droite du
passa le Leck, abandonna
Danube,
Augshourg et toutes ses
conquêtes en Bavière, pour se rapprocher d'Uh --- Page 98 ---
NINOIRES
et des entrepôts qu'il avoit sur le Haut-Danube,
dirigeant. sa retraite entre les sources de ce fleuve
et le lac de Constance. Il futserré de
troupes autrichiennes
près parles
réunirent
restées en Bavière, qui se
aux ordres du général Latour. Il se retourna vigoureusement contr'elles, les
tre Biberach et Buchau, les battit à attaqua enplate couture,
prit sept mille hommes et vingt
de
Larmée de Latour
picces canon.
se rallia à la réserve du
de Condé, qui se présenta à
prince
nir
propos pour le souteaprès cet échec. Moreau continua ensuite
marche sur les ponts qu'il avoit sur le
sa
en
Haut-Rhin,
forçant les passages des Montagnes-Noires
Tennemi avoit déjà fait
que
occuper par des
soutenues d'un grand nombre de
troupes
Telle fut la différence des deux paysans armés.
armées françoises, dont l'une fit une retraite de cent lienes
désordre, et forcément, après avoir élé
en
Tautre ayant eu des succès
battue; et
constans, conserva toute
sa vigueur dans une retraite volontaire, oir
va tous les efforts de l'ennemi
des
ellebralantes et
par
actions brilcouragenses.
Telle fut enfin la clôture de cette
Allemagne, dont le projet
campagne en
annonçoit les
tions les plus vastes, dont les
concepcessérent d'être
premiers succès ne
têtes
applaudis et aignillonnés par des
ardentes, et qui se termina cependant
leçon sévère. Puisse-t-elle être la dernière par une
donnée
ir
va tous les efforts de l'ennemi
des
ellebralantes et
par
actions brilcouragenses.
Telle fut enfin la clôture de cette
Allemagne, dont le projet
campagne en
annonçoit les
tions les plus vastes, dont les
concepcessérent d'être
premiers succès ne
têtes
applaudis et aignillonnés par des
ardentes, et qui se termina cependant
leçon sévère. Puisse-t-elle être la dernière par une
donnée --- Page 99 ---
DE ROCHAEEAU,
à mes compatriotes,
faire
pour ce goût immodéré de
hasarder, à de grandes armées, ces
mens trop vastes, qtui sont toujours développelorsque les forces
dangereux,
laissent
quelon a mises en mouvement
entr'elles un grand fleuve, des
et de tres-grandes
places fortes
les T'ennemi
lacunes, dans le centre desqueltacles.
peut se rassembler sans trouver d'obsA son arrivée dans le Brisgaw, Moreau
donner quelques semaines de
voulut
mais Tarchiduc,
repos à ses troupes;
ayant rassemblé, sur le
une grosse réserve, se réunit à toutes Bas-Rhin, les
qu'il avoit répandues dans les
forces
sur la droite de Tarmée del Moutagnes-Noires,
commnunication
Moreau, et inénaçoit sa
avec le pont
fit une retraite
dHuningue; celui-ci
fière, et repassa le Rhin sans auitre
perte que celle de quelques combats
les
partiels entre
avant-gardes et les arrière-gardes
L'archiduc ne voulut
respectives.
troupes,
pas douner de repos à ses
qu'il n'eût repris le fort de Kehl. Cette
dernière entreprise n'eut de célébre
té et la vigueur respectives
que T'opiniatrede T'attaque et de la défense, aux ordres du général
da la reddition
Dessaix, qui en retarjusqu'au milieu de janvier
yieux style.
1797,
Jamais
campagne ne fut plus fertile en
mens quecelled'lalie.
événepiditéet de létenduedes L'empereur, eflrayéde la raconquêtes des Françoisen
l. Cette
dernière entreprise n'eut de célébre
té et la vigueur respectives
que T'opiniatrede T'attaque et de la défense, aux ordres du général
da la reddition
Dessaix, qui en retarjusqu'au milieu de janvier
yieux style.
1797,
Jamais
campagne ne fut plus fertile en
mens quecelled'lalie.
événepiditéet de létenduedes L'empereur, eflrayéde la raconquêtes des Françoisen --- Page 100 ---
MÉMOIRES
Italie, sentant toute
toue de tomber en leur finportanioedfempecher Mannouveaux'e efforts
pouvoir, résolut de faire de.
pour secoturircetteville,
Toffensive et reponsser Tarmée
reprendre
ma, pour commander de
fiançoise. Il nomAussitôt
cecôté, M.de Wurnser.
qu'il fut arrivé à la tête de Tarmée autrichienne, avec les secours qui lui furent
des différens états de
envoyés
Tempereur, on dut
que, tant par son caractère
s'attendre
Turgence des
que par la nécessité et
circoustances, il débuteroit
coup d'éclat. Il déboucha des
par un
sur deux colonnes,
montagnes du Tirol
Tune
avec la plus grande
embrassoit Taile
rapidité:
rières delarméc
gauche, et tournoit les derelle
françoise par la route du Milanez;
s'empara de Lugo et de Brescia, où
des principanx dépôtsdelarmée
étoit un
commandée
françoise : Tautre,
par Warmser
entre
lui-mème, se
TAdige et le lac de
dirigea
Mantoue.
Garde, sur la route de
Bonaparte, dans des circonstances aussi.
critiques, prit le parti de Thommede
caractérisé. Il leva le siége de
guerre le plus
lè Mincio à toutes
Mantoue, fit repasser
ses troupes, concentra ses forces,et,rssemiblant son armée entre cette rivière
Chiesa, se porta d'abord contrelaile droite
et
trichiens, lui donna divers
des Ancombats
jours, lui ferma son: retour dans le pendant septs
truisit entièrement.
Tirol, et la déIl se retourna tout de suite
pour aller au-devant du maréchalWornser,
qui,
guerre le plus
lè Mincio à toutes
Mantoue, fit repasser
ses troupes, concentra ses forces,et,rssemiblant son armée entre cette rivière
Chiesa, se porta d'abord contrelaile droite
et
trichiens, lui donna divers
des Ancombats
jours, lui ferma son: retour dans le pendant septs
truisit entièrement.
Tirol, et la déIl se retourna tout de suite
pour aller au-devant du maréchalWornser,
qui, --- Page 101 ---
DE ROCHANEEAU.
aprés avoir relevé une
Mantonc, avoit
partie de la garnison, de
pour le
repassé le Mincio, et venoit à lui
combattre. Bonaparte fit un mouvement
rétrograde pour engager davantage
donner le temps, à une division de Wurmser, et
attendoit, de se
son armée qu'il
rières des son aile présenter à T'ennemi par les dermiers feux de gauche. Dès qu'il entendit les
cette division, il Imarcha sur
preser, qui n'eut que le temps de faire
Wurmde retourner rapidement,
sa retraite, et
cio, ensuite dans les
d'abord derrière lc Mindition
gorges du Tirol. Cette
coita, dans les six
expévingt mille
journées, à T'enneni,
sonniers, hommes, tant tués que blessés et prietsoixante-dix pièces de canon.
Bonaparte le suivit dans le Tirol; il
après plusieurs combats
s'empara,
brillans, de
Trente et de Bassano. Wurmser Roveredo, de
médes, à tous ces revers
n'imagina de reder encore une
multipliés, quc de hasarcommunication campagné sur les derrières et sur la
des François. Ilse
mille hommes d'infanterie
porta, aveccinq
rie, sur
et cingmille de cavaleVérone et sur Mantouc. Il fat
Vérone, passa TAdige à
repoussé à
premicrs succès sur les divisions Ponte-Legnano, eut des
sa marche; mais, suivi
qui vinrentbarrer
de Tarmée de
par derrière par ue partie
Mantoue
Bonaparte, il fat forcé édentrer dans
par la portede
en deux combats, cawe-dieongeregnisasin
perdu les deux tiers de son in-
mille de cavaleVérone et sur Mantouc. Il fat
Vérone, passa TAdige à
repoussé à
premicrs succès sur les divisions Ponte-Legnano, eut des
sa marche; mais, suivi
qui vinrentbarrer
de Tarmée de
par derrière par ue partie
Mantoue
Bonaparte, il fat forcé édentrer dans
par la portede
en deux combats, cawe-dieongeregnisasin
perdu les deux tiers de son in- --- Page 102 ---
MÉMOIRES
fanterie, un quart de sa cavalerie, soixante-dix
pièces de canon, et vingt-deux
bloquer, avecle reste de
drapeaux, il se fit
place.
sa petite armée, dans cette
L'empereur fut obligé de dresser une troisième
armée, aux ordres du général
de dégager Wurmser
Alvinzy, pour tâcher
enfermé dans Mantoue.
DAlvimy eut quelques succès sur les
avant-gardes de Bonaparte, qui rassembla premières
ses forces derrière
toutes
ne. Le
FAdige, aux environs de Vérogénéral françois repassa ce fleuve, et
un grand combat à Tennemi, dans
donna
d Arcole fut
lequel le village
rie,
attaqué et défendu avec une telle fuqu'il donna le nom à cette action.
continua à s'y
Bonaparte
tivité. Il
distinguer par son courage et son acperdit plusieurs de ses généraux; mais il
força enfin T'ennemi à se retirer sur
la Trenta, après différentes
Vicence et sur
charges des plus vigoureuses êt tres-mneurtrières. Pendant le même
temps un corps ennemiavoit passé le
avoit forcé une division de Tarmée Haut-Adige,
retirer sur
françoise de se
routes de Castel-Novo, ce qui déconvroit une des
Mantoue. Bonaparte la
la
et obligea Teunemi de
rallia, renforça,
se retirer par Rivoli, sur le
Haut-Adige, en perdant une partie de son arrièregarde.
Cette fin de campagne soutint la gloire de Bonaparte et de sa brave arinée. Berthicr Je
seconda
it forcé une division de Tarmée Haut-Adige,
retirer sur
françoise de se
routes de Castel-Novo, ce qui déconvroit une des
Mantoue. Bonaparte la
la
et obligea Teunemi de
rallia, renforça,
se retirer par Rivoli, sur le
Haut-Adige, en perdant une partie de son arrièregarde.
Cette fin de campagne soutint la gloire de Bonaparte et de sa brave arinée. Berthicr Je
seconda --- Page 103 ---
DE ROCHAMBEAL U.
avec la méme activité et leméme
lui a voués dès son début. La attachement qu'il
confiance
et celle de la nation françoise,
deTarméc
néral, s'accrut
dans sOn jeune gélens les
en proportion de ses succès. Les taplus éminens se
des combats les
développérent au milieu
plus glorieux et les plus
qui le firent placer, dès cette
multipliés -
au rang des généraux les plus célébres. première campagne,
Une autre remarque singulière, mais
pas moins
qui n'est
trés-exacte, se
les événemens militaires présentealesprit sur tous
de cette dernière
gue. Les trois généraux les plus jeunes campatèrent
y remporrespectivement, sur les plus vieux, les
nes du
paltriomple:Honsparte et Moreau,
des armées fiançoises d'une
généraux
l'ennemi, Tarchiduc
part, et du côté de
Charles, frère de
et général de ses armées. Mars
Tempereur,
comme Vénus, il caressa la
fit, cette année,
Le général Hoche fut jetmesse.
de la guerre de
chargé, par le directoire,
lintérieur, entretenue, dans les départemens de T'ouest, par la discordance des
nions politiques et religieuses. Hoche miti à opitant de son armée
des
la tête,
que
gardes nationales, une
troupe d'élite sous le nom de colonnes
avec des commandans résolus
mobiles,
qui il donna l'ordre de
et entreprenans, à
surtout de ne
poursuivre ces insurgés, et
sent, amenéles pas quitter prise qu'ils ne lui eusprincipaux chefs. Il ordonna cgale-
ouest, par la discordance des
nions politiques et religieuses. Hoche miti à opitant de son armée
des
la tête,
que
gardes nationales, une
troupe d'élite sous le nom de colonnes
avec des commandans résolus
mobiles,
qui il donna l'ordre de
et entreprenans, à
surtout de ne
poursuivre ces insurgés, et
sent, amenéles pas quitter prise qu'ils ne lui eusprincipaux chefs. Il ordonna cgale- --- Page 104 ---
SÉNOIRES
ment de désarmer toutes les
recévoir tous
communes, de bien
ceux qui remettroient
ment leurs armes: : mais de traiter
volontairetous ceux qui seroient
sans miséricorde
sieurs
pris les armes à lar main. Pluchefs se soumirent
Charette et Stofllet furent volouiairement; mais
les
pris et fusillés. Toutes
communes mirent bas les armes, et, par l'activité du général Hoche, cette
dans les trois
guerre fut anéantie
premiers mois de cette
Les troupes, quiy avoient été
campagne.
rassemblées, furent
partagées en renforts pour les armées d'Italie
dAllemagne, et pour rassurer Paris ct Tassemblée et
nationale contre le projet de
beuf et de ses adhérens,
conspiration de Bament où elle éloit
cqui fut éventée au moprête à faire une forte
sion.
exploIl faut reprendre de plus loin les
crètes qui la firent cheminer si
intrigues sebut. Sous le
sourdement à son
:
décemvirat, et pendant tonte la
uie de Robespierre, les
tyrande la
jacobins, et tous les clubs
république se recrutoient
beaucoup de criminels
journellement de
qui, soit dans le
dans le militaire, s'étoient
civil, soit
soustraits aux
auxquelles ilsavoient été condamnés. Is punitions
çus dans ces sociétés
étoient recomme des patriotes
cutés, et y obtenoient
perséneurs de la séance. presque tonjours les honRobespierre et ses
avoient ciesscin de se
partisans
coinposer un peuple choisi
lique se recrutoient
beaucoup de criminels
journellement de
qui, soit dans le
dans le militaire, s'étoient
civil, soit
soustraits aux
auxquelles ilsavoient été condamnés. Is punitions
çus dans ces sociétés
étoient recomme des patriotes
cutés, et y obtenoient
perséneurs de la séance. presque tonjours les honRobespierre et ses
avoient ciesscin de se
partisans
coinposer un peuple choisi --- Page 105 ---
DE ROCHANBEAT U.
de tous ces vagabons, qu'il
sans-culottes,
désigna sous le nom de
des
pour les opposer aux gens honnêtes
diflérentes castes dep propriétaires qu'il désignoit
généralement sous le nom d'aristocrates et de
listes. Ce fut de cette espèce d'hommes
royaposa plusieurs des membres des
qu'il comtionnaires, leurs
tribunaux révolumilliers de
huissiers, les guichetiers de ces
bastilles, et enfin les bourreauxo
tout, immoloient les victimes. La
qui, parle porta sur Téchafaud
révolution, qui
adhérens, qui fit fermer avec le club quelques-tns de ses
des
soit sur le pavé un nombre immense jacobins, laislites. Le ministre de la
de ses sateljustice en fut retiré
passer à la tête du ministère de la
pour
de la république. Il fut entouré
police générale
dus patriotes isolés et
par tous ces prétensieurs dans des
sans emploi; il en plaça pluplaces de confiance. :
vesti d'une
Assiégé et inpart par cette troupe famélique et exigeante, tourmenté d'un autre côté par la
turbulente des citadins de Paris,
jeunesse
police, et
ils'ennuya de la
reprit son poste de ministre de la
Cochon fut nommé pour le
justice.
remplacer à la
générale. Il chercha à pénétrer dans
police
ce dédale d'intrigues, et à s'introduire dans leurs
breuses. Lindiscrétion
trames ténéimmodérée du
Babeuf, le ton
journaliste
les
darrogance qui se relevoit dans tous
journanx de ses adhérens, lui firent croire le
danger très-pressant; il mit tous ses
II.
espions sur
--- Page 106 ---
MÉMOIRES
leurs traces, et parvint à faire arrêter les
chefs qui s'assembloient chez le
principaux
peuple Drouet. Onyarrêta
représentant du
Amar, Vadier,
lot, Ricors, ex-députéde la convention, LaigneBabeufet
plusieurs autres. Ceux-ci furent
dans la prison du
séquestrés et mis
Temple. On s'assura de
le directoire le cita au conseil des
Drouet,
il éroit membre;
cin cents, dont
et, après toutes les longues formalités prescrites par. la constitution, il fut décrété
daccusation, et transféré à TAbbaye,
lui
donna pour prison. Ses amis firent
qu'on
tives pour le délivrer, mais
quelques tentaavec peu de succès. Il
prit une voie plus stire, en
corrompant ses
tiers, et s'évada déguisé, Les
guicheplen'eurent pas le même bonheur. prisonniers Ils duTemduits, avec les plus grandes
furent conme, où fut décrétée
précautions, à VendoTinstallation de la haute-cour
nationale. Cependant leurs amis, après
tentativés
plusieurs
manquées, se détermincrent à uneinsurrection plus forte. Ils espérérent séduire le
de Grenelle, où ils avoient introduit
camp.
de leurs affidés. Ils sy) précipitérent quelques-uns
trée de la nuit, en criant : A bas les en deux foulcàlenle directoire, la constitution de
conseils,
1795! vivent les
jacobins et la constitution de 1795! Le
les armes dont ces forcenés cherchoient camp prit
rer, etles dragons
as'empa
chargérent cette foule
On en prit un grand nombre, lc reste d'insurgés.
se sauva à la
oient introduit
camp.
de leurs affidés. Ils sy) précipitérent quelques-uns
trée de la nuit, en criant : A bas les en deux foulcàlenle directoire, la constitution de
conseils,
1795! vivent les
jacobins et la constitution de 1795! Le
les armes dont ces forcenés cherchoient camp prit
rer, etles dragons
as'empa
chargérent cette foule
On en prit un grand nombre, lc reste d'insurgés.
se sauva à la --- Page 107 ---
DE NOCHANBEAU.
faveur deT'obscurité. Tous
furent
ceux qui furent arrêtés
jugés par un conseil de guerre, dans la
me la plus sévère et la plus
forLe système de
prompte.
beuf est le comble gouvernement de la
produit par Babonheur
démence sous le titre de
commun : il nous renvoye tous à
nature et à la vie des Tartares. Le
l'état de
res,etla
partage des terpropriétéqui en seroit la suite,
près ses idées, qu'an système
n'est, d'aterre, commune à tous les
aristocratique, La.
hommes,
tous, et ses fruits doivent les
appartient à
parfaite
nourrir dans la
égalité. Tout ce que la propriété actuelleet plus
Tindustrie ajoutent à la
qui attaquent T'égalité, culture, sont autant d'abus
lon lui,
Cette divinité ne repose, seque sur une terre
tous lcs individus qui la commune, nourrice de
de tout ce plan étoit la couvrent, Le principal but
torités
destruction de toutes les auexistantes, de composer un
teur, qui, après avoir massacré comitéinsurrecpourroit
à
et pillé tout ce qui
s'opposer son
sa direction, Tautorité la nivellement, auroit, sous
à
plus absolue; ilcherchoit
sappuyer d'un petit nombre de
qui il devoit partager le
sectateurs, avec
foule de
gouvernement, et d'une
T'oisiveté vagabonds, de fainéans, dont il flattoit
et la paresse, quileurs sont si naturellés.
Après une procédure qui dura plus d'un
la
hante-cour
an,
sés. Babeuf'et prononça son jugement contre les accud'Arthé furent condamnés à mort et
cherchoit
sappuyer d'un petit nombre de
qui il devoit partager le
sectateurs, avec
foule de
gouvernement, et d'une
T'oisiveté vagabonds, de fainéans, dont il flattoit
et la paresse, quileurs sont si naturellés.
Après une procédure qui dura plus d'un
la
hante-cour
an,
sés. Babeuf'et prononça son jugement contre les accud'Arthé furent condamnés à mort et --- Page 108 ---
1OO
MÉMOIRES
exécutés. Germain, Buenarotes, Casin, Blondeau,
furent condamnés à la déportation. D'autres furent
renvoyés à leurs juges ordinaires; les autres furent
élargis faute de preuves; plusieurs, cependant, le
furent avecla conviction de leur innocence.
Pour faire un pendant à cctte conjuration de
Babeuf, le gouvernement fit arrêter, peu de
après, Brothier et quelques autres
temps
sés de contre-révolution
intrigans accuet d'embauclnge
la
servir. Ils furent traduits à un conseil de pour
qui, vu les circonstances atténuantes
guerre,
dans la' procédure,
qu'il crut voir
après avoir déclaré le fait d'embauchage constant, les condarana à une prison
ou moins longue, suivant la nature du délit. plus
Le public exerça sa censure sur ces différens jugemens : je ne suis pas légiste assez habile
placer mon opinion.
pour y
La campagne de nos colonies fut aussi désastreuse que toutes celles quiTavoient précédée,
les
désordres affreux qui furent la suite de la libertéil- par
limitée des nègres, et des commissaires.
envoyés pour mettre cette loi à exécution. qui furent
fils, dans ces circonstances, fut
Mon
dre possession de la partie
chargéd'aller prenespagnole de Saint-Domingue, qui nous avoit été cédée par le dernier
traité de paix. Fort de la confiance
qu'inspiroit,
pour son administration, laréputation de
de désintéressement
probité ct
qui lavoit précédé dans cette
éil- par
limitée des nègres, et des commissaires.
envoyés pour mettre cette loi à exécution. qui furent
fils, dans ces circonstances, fut
Mon
dre possession de la partie
chargéd'aller prenespagnole de Saint-Domingue, qui nous avoit été cédée par le dernier
traité de paix. Fort de la confiance
qu'inspiroit,
pour son administration, laréputation de
de désintéressement
probité ct
qui lavoit précédé dans cette --- Page 109 ---
DE ROCHANTEAU.
IOI
colonie, oùt il étoit attendu avec
ne vouloit,
empressement; il
pour toute escorte, qu'un léger détachement de troupes françoises. Ce
doit pas les vues des
plan ne seconcommissaires. Ils
qu'il fitt accompagné de
exigeoient
triés dans la foule
sous-agens qu'ils avoient
d'aventuriers qui les avoient suivis à Saint-Domingue, et qu'il fut escorté d'une
armée de nègres, à qui ils avoient distribué les
mes apportées de France. Mon fils
arfermeté, à des mesures aussi
s'opposa, avec
de s'en rendre
désastreuses; il refusa
Tagent. Le directoire colonial le fit
arrêter, suspendit tous ses pouvoirs, et le renvoya, avec son état-major et tous ses aides-decamp, à Bordeaux, où il fut mis, à son arrivée,
prison au château du Ha. Ily étoit dans la
en
son cceur, d'être sorti de la
joie de
caverne de Gilblas,
lorsque le cri public força le ministére à lui
sa liberté, en excusant sa détention
donner
tendu; mais
sur un malenTamour-propre du gotvernetentlengagea à soutenirle choix qu'il avoit fait de ce directoire colonial au conseil des
rant
cinq cents, en assuqu'il ne pouvoit qu'approuver toutes leurs délibérations et les mesures qu'ils projetoient
réduire cette malheureuse colonie. Mon fils écrivit pour
de Bordeaux pour offrir tous les
qui étoient dans son
renseignemens
dre
pouvoir, en demandant un Orpour venir rendre compte de sa conduite : il ne
lui fut fait aucune
réponse. Enfin, les nouvelles
irle choix qu'il avoit fait de ce directoire colonial au conseil des
rant
cinq cents, en assuqu'il ne pouvoit qu'approuver toutes leurs délibérations et les mesures qu'ils projetoient
réduire cette malheureuse colonie. Mon fils écrivit pour
de Bordeaux pour offrir tous les
qui étoient dans son
renseignemens
dre
pouvoir, en demandant un Orpour venir rendre compte de sa conduite : il ne
lui fut fait aucune
réponse. Enfin, les nouvelles --- Page 110 ---
MÉMOIRES
particulières donnèrent des détails affreux de
les malheurs qui saccumuloient
tous
colons blancs qui
sur les restes des
avoient eu assez de fermeté
rester dans leurs propriétés,
pour
lesincendies, les
gemens qui en étoient la
égorquis'établisoit
suite, une guerre civile
entre les noirs et les
tes cessuites malheureuses
mulatres.Tou.
de
tropp prévues par le choix
déplorable ces agens coloniaux,
le directoireà faire
forcèrent enfin
partaux conseils d'une
ces horreurs. Mais il avoil confirmé
partie de
demon fils, du commandement
la destitution
avoit été confié. Il
temporaire qui lui
Tappuya d'un
ses agens. Mon
fit
procès-verbal de
flsy une réponse victorieuse,
demanda, avec la plus grande
de guerre
publicité, un conseil
pour juger de sa conduite. Toutes
pièces farent entassées dans les
ces
Le dhrcctoirelumilié,
cartons du comité,
mauvais
certes au fond de Tâme, du
choix qu'il avoit fait pour le
dans. cette colonie, persista
représenter
Tépreuve de leur
cependant à continuer
administration vexatoire.
agens se divisérent. Santonax
Tousses
lâtre Rémond, à la tête de resta senl,avec le muexpulsés, à leur
celte colonie; ils furent
tour, par le général noir ToussaintLouverture, et par Rigault, général des
du sud; et les infortunés colons
mulâtres
dre, que du temps, la fin de tous ne purent altenLesiles de
leurs malheurs.,
France et de Bourbon, resteisolédes
possessions françoises dans les mers orientales
--- Page 111 ---
DE ROCHABEAU.
1o3
etoient fidèles à la mére-patrie, et faisoient
leurs corsaires, aux Anglois, leurs ennemis par
muns, tout le mal que leur situation leur comtoit. Mais elles refusèrent
permetconstamment tous les
décrets sur la
He.eialituncedanage) Instruites,
parlesjournaux, de toutes les horreurs qu'elle avoit
produites dansles iles de T'ouest, ellesreçurent d'abord, avec quelques marques de respect, les commissaires qui leur étoient envoyés par le
mais quand ils eurent déroulé leurs directoire;
plans et leurs
instructions, elles les firent
corvêtte, qui les
renubarqer sur une
clamation
ramena en France, avec une proau nom du gouverneur et de son conrictehrneartsnas rendre
graduellement, et avec des' mesures prudentes, la
liberté aux négres; mais sur leur
toutes
les résolutions dont Texécution éloignement pour
crit les
avoit prospropriétaires, et incendié les plus belles-habitations des colonies de Touest; que leur
les avoit heureusement
exemple
préservés de toutes ces horreurs, par une administration sage et paternelle,
qu'ils nej pouvoient pas s'en départir; mais
nouveloient tous leurs sermens de
qu'ils rece età son
fidélitéàlal Frangouvernement.
La seule opération maritime
succès dans cette
qui eut quelque
campagne, fut celle de Tamiral
Richery, qui, destinédabord à partirde Cadix
une escadre de cin ou six vaisseaux,
avec
pour allerà
avoit heureusement
exemple
préservés de toutes ces horreurs, par une administration sage et paternelle,
qu'ils nej pouvoient pas s'en départir; mais
nouveloient tous leurs sermens de
qu'ils rece età son
fidélitéàlal Frangouvernement.
La seule opération maritime
succès dans cette
qui eut quelque
campagne, fut celle de Tamiral
Richery, qui, destinédabord à partirde Cadix
une escadre de cin ou six vaisseaux,
avec
pour allerà --- Page 112 ---
MÉMOIRES
Saint-Domingue, en fut détourné je ne sais
quel ordre : il se porta sur les côtes de Terre-Nen- par
ve, où il dévasta les pécheries
angloises, et les vaisseaux qui pouvoient y être restés après la
de
la morue. Il revint en France
pêche
après cette expédition
déprédatrice, dans laquelle il ne put cependant
s'emparer d'aucun territoire
pas
pertes de la
qui pit balancer les
France, dans un moment où son directoire paroissoit
. fondée
s'occuper d'une négociation de
sur des restitutions et des
paix
des conquétes respectives.
compensations
Après une session de sept ans, le parlement
dAngleterre fut renouvelé, M. Pitt le
dès le coimencement
rassembla
nir les
d'octobre ; et pour réusuffrages de la nation, il fit tenir au roi
d'Angleterre un discours aussi
de T'année précédente avoit été pacifique que celui
Il eut aussi
fier et belligérant.
un succès bien différent:1 le roi fut
reçu du peuple avec autant d'acclamations
avoit reçu de grossieretés et d'insultes
qu'il
paravant. Il déclara
Tannée d'auformalité
que, sans s'arrêter à aucune'
détiquettes, ilavoit demandé et
du directoire de France un
obtenu
ambnssadeur, qui partoit
passeport pour son
de la paix à Paris. Le lord pour négocier et traiter
cette
Malmesbury, nommé à
ambassade, éloit Thomme le plus fin et le
plus rompu dans les formes de la
fut mis en conférence
diplomatie; il
avec Charles Lacroix, mi-
, sans s'arrêter à aucune'
détiquettes, ilavoit demandé et
du directoire de France un
obtenu
ambnssadeur, qui partoit
passeport pour son
de la paix à Paris. Le lord pour négocier et traiter
cette
Malmesbury, nommé à
ambassade, éloit Thomme le plus fin et le
plus rompu dans les formes de la
fut mis en conférence
diplomatie; il
avec Charles Lacroix, mi- --- Page 113 ---
DE ROCHANREAU.
nistre des relations extérieures, aussi
aussi neuf que le premier étoit habile simple et
servit
et rusé. Il
parfaitement le ministre anglois dans toutes
les vues que celui-ci avoit pour trainer la
tion en longueur. Charles Lacroix lui négociadès le début, s'il traiteroit
demanda,
s'il avoit des
pour sa nalion seule, ou
pouvoirs pour traiter pour
terre et ses alliés. L'Anglois déclara
TAnglereroit jamais les intérêts de
qu'il ne sépades
sa nation d'avec ceux
puissances quilui étoient alliées; mais il avoua
qu'il 'n'avoit d'elles aucun pouvoir. L'envoi des
courriers dans toutes ces cours suspendit les
férences. Enfin, après deux mois de
conministre de
gaucheries du
France, et de ruses de la part du ministre anglois, pendant lesquels M. Pitt avoit obtenu de sa nation T'emprunt qui lui
pour faire les fonds de sa
étoitnécessaire
campagne, lord Malmesbury présenta les propositions de son
dont le résultat étoit
ministère,
àl
d'engager la France à rendre
T'empereur toutes ses conquêtes, et à ne
de la part de
recevoir
TAngleterre, en compensation,
que quelques restitutions dans les Antilles
on faisoit bien valoir
dont
vant cependant les
Timportance, en- réserquêtes
plus considérables des conque TAngleterre avoit faites dans les
sessions orientales de la Hollande.
posinsistoit surtout, comme une condition L'Angleterre
non, sur la restitution
sine qud
complète de toute la Bel- --- Page 114 ---
MÉNOIRES.
gique à Tempereur. Le directoire se crut offensé
par des propositions aussi fières; il exigea, dès le
ddlsut,Tullimatum de Tambassadeur,
point autorisé, refusa de le donner. qui, n'étant
Tordre de partir de Paris sous deux fois Onluisignifia
tre heures, et toutes les conférences vingt-qiapues.
furent romCette rupture fut suivie d'un ordre
une escadre de Brest, préparée
envoyé à
depuis deux mois
pour faire une descente en Irlande, de mettre à la
voile sur-le-champ, dans la saison la
reuse. La hauteur du renvoi de plus rigouTambassadeur
dAngleterre, la menace d'une descente dans le
même temps,
dirent la
Ariamniz-samsisnine
continuation del la guerre si
Angleterre, que tous les soumissionnaires populaire en
prunt s'empressèrent
à l'emd'apporter leurs fonds à la
banque avant les termes qui leur avoient été donnés, et que le parti de Topposition, dans les deux
chambres, fat, dans cet instant, réduit au silence
par la fierté nationale.
Quant à Iexpédition d'Irlande, elle eut le sort
qu'elle devoit avoir dans cette saison : elle avoit été
entreprise contre l'avis de Ja plupart des ofliciersgénéraux de la marine, qui furent destitués. Le
néral Hoche; après avoir passé le reste de la gé:
canpagne précédente à disperser, en Bretagne, tous les
insurgés qui, sous le nom de
chouans,avoient sur-
instant, réduit au silence
par la fierté nationale.
Quant à Iexpédition d'Irlande, elle eut le sort
qu'elle devoit avoir dans cette saison : elle avoit été
entreprise contre l'avis de Ja plupart des ofliciersgénéraux de la marine, qui furent destitués. Le
néral Hoche; après avoir passé le reste de la gé:
canpagne précédente à disperser, en Bretagne, tous les
insurgés qui, sous le nom de
chouans,avoient sur- --- Page 115 ---
DE ROGHAXBEAU,
vécu à la destrnction des deux armées de la Ven- 107
dée, fut chargé, par lc gouvernement, de se mettre à la tête de cette entreprise. Il sortit de Brest
par un vent de nord-ést favorable; il ne tarda
à
se trouver en mer.si forcé, que toute l'escadre pas fiut
séparée, dispersée, et qu'après avoir souffert toutes
les avaries de la saison, tant sur les différens
des côtes d'Irlande
points
céede
qu'en pleine mer; elle fut forrentrer, par différentes partics, dans le
de Brest, et dans le plus triste état de délabre- port
ment. Le général Hocheet son amiral, montés
une frégate,après avoir perdu de vue, dès la sortie sur
du port, la plus grande partie de la flotte sans
voir la rallier, rentrèrent seuls dans le
de pouchefort, avec la douleur de
port Roqu'a la témérité tousl les
ne pouvoir attribuer
malheurs de cette
tion. L'escadre angloise,
expédile
destipnée à croiser devant
port de Brest, ne put pas, heureusement
la France, tenir la mer, et rentra dans
pour
L'escadre
Ses ports.
françoise nej perdit que, par la ftreur des
élémens, deux vaisseaux de ligne, trois
quelqués transports
frégates et
de
portant trois mille hommes
troupes. Cette entreprise. avoit été cependant
risquée et ordonnée par le directoire,
général Hoche
à
puisque le
obtint, son retour, le
ment en chef de Tarmée de Sambre commandeLe directoire
et Meuse
malheurs
françois se consola de tons ces
par les nouvelles qu'il reçut de l'armée
ur des
élémens, deux vaisseaux de ligne, trois
quelqués transports
frégates et
de
portant trois mille hommes
troupes. Cette entreprise. avoit été cependant
risquée et ordonnée par le directoire,
général Hoche
à
puisque le
obtint, son retour, le
ment en chef de Tarmée de Sambre commandeLe directoire
et Meuse
malheurs
françois se consola de tons ces
par les nouvelles qu'il reçut de l'armée --- Page 116 ---
MÉMOIRES
dItalie. Les deux armées
tions
suspendirent leurs
pendant le temps des
opémpectivement
frimats, et furent resrent-ils
renforcées. A peine ces secours fuarrivés, que les Autrichiens
dre de tout risquer
reçurent l'orBonaparte,
pour secourir Mantoue.
qui s'étoit bien préparé à
cetter enouvelleattaque, rassembla
reponsser
sur la droite et sur la
toutes ses troupes
étoit en
gauche de Vérone, où il
personne. Legénéral Alvinzy,, à la
son aile droite, déboucha
tête de
sur la
sur les avant-gardes
Coronna, se porta
Rivoli; tandis
françoises, et les replia sur
que la gauche des Autrichiens
choit à forcer le passage de
cherVérone.
T'Adige au-dessons de
célérité Bowaparte, avec sa réserve, marcha avee
sur le corps commandé
battit à plate
par Alvinzy; il le
couture, après la plus vigoureuse
résistance, lui prit treize mille
dans la plus grande déroute. hommes, et le mit
nemi
L'aile gauche de l'enavoit, dans le même temps, forcé le
de TAdige, vis-à-vis
passage
forces sur Mantone, d'Anguiarri, et marchoit en
versle faubourg Santo-Georgio, qui avoit été bien
retranché, et
cette fois-ci non-seulement à
qui résista
rieure;mais
cette attaqque extéencore à la sortie que fit Wurmser
pour faciliter ce secours.
avec sa diligence ordinaire; Bonaparte il fit
se retourna
ce corps de troupes, commandé attaquer en quene
le détruisit entièrement,
par Proveira,
après avoir pris, dans
ri, et marchoit en
versle faubourg Santo-Georgio, qui avoit été bien
retranché, et
cette fois-ci non-seulement à
qui résista
rieure;mais
cette attaqque extéencore à la sortie que fit Wurmser
pour faciliter ce secours.
avec sa diligence ordinaire; Bonaparte il fit
se retourna
ce corps de troupes, commandé attaquer en quene
le détruisit entièrement,
par Proveira,
après avoir pris, dans --- Page 117 ---
DE ROCHANBEAU.
toutes ces actions, vingt-trois mille
IO9
soixante piéces de canon, vingt-quatre honimes,
et tout le convoi
drapeaux,
que Tennemi vouloit introduire
dans Mantouc. Les généraux Berthier, Massena,
Augereau et Joubert, continuèrent à se distinguer
dans ces différens combats.
I
La reddition de Mantoue, avec une artillerie
immense, fut la suite de cette dernière
et mit le comble à la gloire de Ia brave armée bataille,
lie.
d'ItaBonaparte en acquit, d'une espèce nouvelle,
par la générosité dontil usa envers le vieux maréchal Wurmser dans les articles de sa
et par sa campagne dans les états du capitulation,
fut la suite. Il y sut, par uue
pape, qui en
le respect qu'il fit obseryer discipline exacte, par
culte,
pour tous les objets du
distinguer la puissance temporelle du
d'avec sa qualité de premier ministre de la pape
catholique. En désarmant ses
religion
de fortes contributions
troupes, en imposant
sant céder à la
dans ses états, en lui faiFrance, définitivement,
les légations de
Avignon,
Boulogne et de Ferrare, il le fit
repentir de la rupture de T'armistice
signé; il conserva cependant
qu'il avoit
décence convenables
toute la dignité et la
dans la
eut. avec le chef de l'église correspondance qu'il
catholique, la streté
pour sa personne, et les égards
respectueux
marqua pour sa puissance spirituelle. Cette qu'il
duite le montra aussi sage et aussi
conprofond dans la
Avignon,
Boulogne et de Ferrare, il le fit
repentir de la rupture de T'armistice
signé; il conserva cependant
qu'il avoit
décence convenables
toute la dignité et la
dans la
eut. avec le chef de l'église correspondance qu'il
catholique, la streté
pour sa personne, et les égards
respectueux
marqua pour sa puissance spirituelle. Cette qu'il
duite le montra aussi sage et aussi
conprofond dans la --- Page 118 ---
IIO
MEMOIRES
politique, que ses talens militaires nous ont
nés dans une série aussi brillante de
étonCes succès de la
succès.
cependant balancés république françoise furent
Tamiral
par la victoire mémorable
Jervis remporta sur la flotte
que
la sortie et à la hauteur de Cadix.
espaguole, à
armée, fière de sa grande
Cette dernière
confiance, et n'avoit
supériorité, sortit avec
lorsque Tamiral
pas encore formé sa ligne,
ordre
anglois, inarchant à elle dans un
trés-serré, répéta la manceuvre
Anglois Ont toujours fait
dont les I
grandes batailles
Tépreuve dans leurs
succès. Il saisit navales, et toujours avec le mêmé
un vide dans la ligne
sy précipita avec toutes ses forces
espognole,
mepartiedecellese
réunics, sépara
scesEspagnols,
jetés sous le vent, livra au reste s,et,apreslesavoir le combat
opiniâtre,s s'empara de
le plus
quatre gros vaisseaux de son
ennemi, et rendit, par cette habile
supériorité de son adversaire
manceuvre, la
rense, qu'elle lui fut absolument dautant plus malheuinutile
cours de la bataille.
dans le
Ii ne fallut pas. moins qu'un succès aussi
lant pour faire
brilangloise, la supporter patiemment, à la nation
la
cessation despaienens de sa banque, et
suspension de tous ses échanges contre la
noie métallique. Cet événement
monautre
qui, dans toute
circonstance, auroit désespéré le
glois, fut supporté avec assez de
peuple anrésignation.
uinutile
cours de la bataille.
dans le
Ii ne fallut pas. moins qu'un succès aussi
lant pour faire
brilangloise, la supporter patiemment, à la nation
la
cessation despaienens de sa banque, et
suspension de tous ses échanges contre la
noie métallique. Cet événement
monautre
qui, dans toute
circonstance, auroit désespéré le
glois, fut supporté avec assez de
peuple anrésignation. --- Page 119 ---
DE ROCHAM BEA U.
11I
Il ne manquoit à la gloire de
se mesurer avec Tarchiduc Charles Bonaparte quede
: il en saisit
promptement l'occasion. Revenu de son
tion dans les élats du pape, où il laissa expédision
une divipour l'exécution du traité fait avec la cour
romaine, il apprit que Farchiduc, après avoir fait
une course à Vienne, après avoir donné le
à ses troupes détachées de l'armée du Rhin temps
ver dans le Tirol, faisoit,
darriFrioul
sur les frontières du
vénitien, tous ses préparatifs pour entrer en
campagne. Il résolut de le troubler au milieu de
toutes ses mesures. Il partit avec sept divisions dirigées par une marche rapide.
laissé deux
Après en avoir
pour protéger son flanc gauche dans les
gorges du Tirol, il arriva, avec les
cinq autres divisions, sur les bords du Tagliamento,
par. Tarchiduc Charles avec une
défendus
autrichienne.
partie de Tarmée
Après une canonnade respective,
Bonaparte, fit, par un beau mouvement de tactique, forcer le passage sur différens
ployer son arméeàlautrel
points, et décélérité, mnit
bord, avec la plus grande
Gradisca,
Tennemi en déroute, se porta sur
place frontière de l'état
Tarchiduc s'étoit
vénitien, dont
sins. Ilinvestit emparé pour couvrir ses magaavec la plus grande
prit une garnison de trois mille diligence; ily
se rendit au géuéral Bernadote Autrichiens, qui
sommation. Il
sur une simple
passa ensuite Iizonso, entra avec
points, et décélérité, mnit
bord, avec la plus grande
Gradisca,
Tennemi en déroute, se porta sur
place frontière de l'état
Tarchiduc s'étoit
vénitien, dont
sins. Ilinvestit emparé pour couvrir ses magaavec la plus grande
prit une garnison de trois mille diligence; ily
se rendit au géuéral Bernadote Autrichiens, qui
sommation. Il
sur une simple
passa ensuite Iizonso, entra avec --- Page 120 ---
II2
MÉNOIRES
toutes ses troupes dans le Frioul
prit tous les magasins de leur antrichien, et
dans différentes
armée, répandus
places, et finit par
Trieste, le seul port de
s'emparer de
son dAutriche, où le mer appartenant à la mais'étoit tant plu à jeter les dernier empereur Joseph
sance maritime. Dans
fondemens de. sa puisce même
sena, avec sa division, avoit mouvement, MasMaritimes, et s'étoit
traversé les Alpesdes
posté à travers un débouché
montagnes du Tirol allemand.
par un corps de T'armée de
Ily fut altaqué
la Carinthie. Ille
Tarchiduc, arrivant de
tournant sur une colonne repoussa avec perte; puis se rede Tarmée ennemie
de troupes et del bagages
gnes, harcelée
qui cheminoit dans les montaet serrée de près par le
Gaoens.iscemparérente de trente
général
de quatre cents charriots
picces de canon,
mille hommes
déquipages, de
avec quatre
cinq
faits prisonniers de
généraux qui furent
Les divisions de Joubert guerre,
restés à T'entrée du
et de Barsgas-d'lliers,
Tirol
pas à pénétrer, après
allemand, ne tardèrent
des succès
plusieurs combats disputés et
balancés; elles chassérent
poste en poste; elles' arrivérent
Tennemi de
d'on elles entrérent
enfin à Brixen,
dans la vailée de la
pour se réunir à la gauche de
Drave,
nières divisions
Bonaparte. Ces dersix mille
prirent, dans différens combats,
prisonniers et plusieurs magasins
que
,
Tirol
pas à pénétrer, après
allemand, ne tardèrent
des succès
plusieurs combats disputés et
balancés; elles chassérent
poste en poste; elles' arrivérent
Tennemi de
d'on elles entrérent
enfin à Brixen,
dans la vailée de la
pour se réunir à la gauche de
Drave,
nières divisions
Bonaparte. Ces dersix mille
prirent, dans différens combats,
prisonniers et plusieurs magasins
que --- Page 121 ---
DE ROCHAMBEAU.
l'ennemi avoit rassemblés dans le Tirol allemand,
C'est par cette savante combinaison de
vres que cette brave armée d'Italie
mancentes ces
chassa de toumontagnes Tarmée de Tarchiduc,
dit plus de vingt mille hommes
qui per
tillerie;
et beaucoup d'arqu'elle entra, par Clagenfurt, dans les
anciens Pays héréditaires de la maison d'Autriche,
s'empara de la Carniole et de la Carinthie,
pénétra dans un pays où jamais armée
et
depuis plusieurs siècles, n'avoit
françoise,
Bonaparte.
encore paru avant
Ce général, après avoir rassemblé
marcha sur la
ses divisions,
Muer, en poussant vivement
duc devant lui; il lui serra la
Tarchile chemin de la
mesure de si près sur
capitale de FAutriche,
T'ouverture de
qu'après
négociations faite dans le style du
plus profond et du plus modeste
força Tempereur à lui
négociateur, il
tiaires,
envoyer deux plénipoteniauxquels il accorda un armistice de
ques jours, pendant
quellesquels on lui livra la
teresse de Gratz, capitale, de la Stirie,
forbouchés de la Muer et de
tous les déT'Ens,
ses avant-gardes, qui furent
pour soutenir
à vingt-quatre lieues de
portées sur la route et
Vienne.
Lorsque Bonaparte etTarchiduc Charles
cioient les
négopréliminairés de la paix, les
françoises du Haut et du Bas-Rhin
armées
même temps; le passage de
foroérent,en
II,
ce fleuve, Cette der8
de la Stirie,
forbouchés de la Muer et de
tous les déT'Ens,
ses avant-gardes, qui furent
pour soutenir
à vingt-quatre lieues de
portées sur la route et
Vienne.
Lorsque Bonaparte etTarchiduc Charles
cioient les
négopréliminairés de la paix, les
françoises du Haut et du Bas-Rhin
armées
même temps; le passage de
foroérent,en
II,
ce fleuve, Cette der8 --- Page 122 ---
MÉOTRES
nière, pendant qic les divisions de sOn aile
passoient la Sieg,se rassembla
gauche
Rbin, dans la
sur la rive droite du
plainede Neuwied, sous le feu d'um.
camp retranché que Tennemi y avoit formé. Le
général Hoche attaqua, avec la plus grande vigueur, cette position cqui
il fit
masquoit son débouché;
tourner, par ses dragons, les ailes de T'ennemi, 'et, après une' bataille
combats
disputée, et quelques
subséquens; il emporta toutes ses redoutes,] prit sept mille hommes avec vingt
canon, et força Tennemi à se
pièces de
Lahn. Il investit la
replier derrière la
forteresse
força le passage de la Laln en différens dEhrenbreistein,
dirigea ses
points, et
sivant-gardes sur le chemin de
fort. L'armée du Haut-Rhin, de
France
le'
de'
son côté, força
passage ce fleuve, à Tembouchure de la rivière d'1ll, vis-à-vis de Diersheim,
an-dessous de
Strasbourg; 6 et, après plusieurs combats tres-disputés, en' remontant le Rhin, Moreau
d'emblée la forteresse de Kelil. Il suivit le reprit
ennemi dans la vallée
corps
chemin de
d'Offenbourg, et sur le
Fribourg, lui prit quatre mille
mes et quelques pièces de canon. Cest dans homposition que les généraux reçurent les courriers cette
Bonaparte, qui leur portoient Tarmistice
de
et signé par-Tarchiduc Charles,
convenu
armées de
pour toutes les
France et de TEmpire. Il
le
.cours de toutés les victoires
suspendit
en arrêtant l'effusion
vallée
corps
chemin de
d'Offenbourg, et sur le
Fribourg, lui prit quatre mille
mes et quelques pièces de canon. Cest dans homposition que les généraux reçurent les courriers cette
Bonaparte, qui leur portoient Tarmistice
de
et signé par-Tarchiduc Charles,
convenu
armées de
pour toutes les
France et de TEmpire. Il
le
.cours de toutés les victoires
suspendit
en arrêtant l'effusion --- Page 123 ---
DE ROCIANREAU,
da sang hunain, dont les torrens n'avoient
qu'avec trop de profusion
coulé
depuis le
nent de cette guerre,
commenceBonaparte n'avoit pas de temps à perdre dans la
pointe rapide qu'il avoit faite jusqu'aux
Vieune, La longuçur de
portes de
ses dépôts ditalie, la
sa communication avec
rendoient fort
se pressa de dresser les
périlleuse. Il
sigués par les
préliminaires, qui furent
Bonaparte.
plénipoteutiaires de T'empereur: et
1.° L'empereur céda à la
françoise toute la Belgique,
république
de Liége, et Ja partie des états Lnxembourg, le pays
bordoit la Meuse; 2.0 il
de TEmpire qui
dune
reconnut Tindépendance
république que-la France établiroit en Lomhardie; 3.° on indiqua un cougrès où les deux
puisaucesinvitoient tleusalliéadfenvoyer leursambassadeurs pour y traiter de la paix générale.
Après avoir brisé les efforts de la coaligion
que générale de tous les.rois de
prestoire françois avoit
T'Europe, le direcpent-êtrele désir de
sa puissance à la république la plus
fairelsentir
au gouvernement le plus
oligarchique et
lai surface du
inquisitorial qui fit sur
globe : la politique vénitienne eutla
maladresse de lui en fournir. T'occasion.
avoir'affiché la neutralité dès T'entrée de Après
Tarmée
françoise en Italie, elle servoit sous main les
mées
arautrichienness ; mais retenue par les
et par la présence de
victoires
Bonaparte au milieu de ses
fairelsentir
au gouvernement le plus
oligarchique et
lai surface du
inquisitorial qui fit sur
globe : la politique vénitienne eutla
maladresse de lui en fournir. T'occasion.
avoir'affiché la neutralité dès T'entrée de Après
Tarmée
françoise en Italie, elle servoit sous main les
mées
arautrichienness ; mais retenue par les
et par la présence de
victoires
Bonaparte au milieu de ses --- Page 124 ---
11G
MÉMOIRES
états dè
le
TerreFerme, elle attendoit
moment de le voir
sourdement
Le feld maréchal
éloigné de son territoire.
Kerpen, resté dans les
dInspruck, au lien de se réunirà
gorges
lui rendre un service
Tarchidue, crut
le genéral Laudon plus important én
sur la
envoyant
çois. Ce dernier n'eut communication des Franpas de peine à
lespostes que la division de Joubert replier tous
Brixen; à Lavis, à
avoit laissés à
Trente, à
repousser enfin jusqu'an lac de Roveredo, et à les
ce du sénat vénitien
Garde, La prudenet; sans calcnler
Tabandonna à cette
que la formidable armée époque;
parte, soit victorieuse
de Bonaà revenir
ou vaincue, ne
au milien de ses états
tarderoit pas
il fit insurger,
de
la
pendant
Terre-Fermes
une armée de
quinzaine de Pajues,
vingt mille paysans,
joignit un corps dEsclavous, des
auxquels il
Tartillerig qu'il envoya de Venise. généraux et de
presqu'en même
Ils attaquèrent,
dans leurs
temps, les François disséminés
différentes petites
rent celle de Vérone à
garnisons. Ils forceexercérent
se retirer dans les
contr'eux, et même
forts, et
de leurs
contre les malades
hôpitaux, des cruantés qui
anciennes vépres siciliennies;
rappeloient les
pas otnomeodslangineal mais elles n'eurent
Milan, ayant rassemblé
Killemaine, pari de
à Rivoli, marcha
toutes les forces
au secours de
françoises
tre bas les armes à trois
Vérone, et fitmetmille Esclavons, pricleurs
les
contr'eux, et même
forts, et
de leurs
contre les malades
hôpitaux, des cruantés qui
anciennes vépres siciliennies;
rappeloient les
pas otnomeodslangineal mais elles n'eurent
Milan, ayant rassemblé
Killemaine, pari de
à Rivoli, marcha
toutes les forces
au secours de
françoises
tre bas les armes à trois
Vérone, et fitmetmille Esclavons, pricleurs --- Page 125 ---
DE ROGHAXBEAU,
généraux, leur artillerie, et dispersa la
ces
plupart de
attroupemens. Dans le même temps le général
Laudon, ayant reçu de Vienne la signature des
préliminaires, vint conféreravec les généraux françois, pour Tétablissement des limites
Bonaparte, après avoir reçu la ratification respectives. de Fempereur, révenoit ayec son armée triomphante,
prendre ses quartiers en Italie, lorsqu'il
retes les horreurso squis'étoient
apprit tounications; il
passées sur ses commudéclara la guerre à l'état de
fit toutes ses dlispositions
Venise: il
états, et ne tarda pas à les pour faire s'emparer de ses
fausse
répentir de leur
politique, et des atrocités qui en avoient
la suite. Is'empara de la capitale aussitôt
ét6
troupes sy préseptètent, et changea
que ses
forme de son
totalement la
gouvernement.
Peu de temps après, l'esprit rérolutionnaire
s'introduisit dans Génes.
prendre
Bonaparte ne parut y
part.que pour soutenir le parti
une réforme, et quiétoit
qui vouloit
Françe. Toute
protégé par le ministre de
cette insurrection se termina
y faire adopter yne formede
par
sur celui de la république gouvernement modelé
aucune atteinte à
françoise, sans porter
lintégrité du territoire de cetté
république.
Mais i est temps de revenir aux affaires de lintérieur et au changemént
élection du tiers,
qu'yapporta la nouvelle
prescrite par la constitution. Les
quiétoit
qui vouloit
Françe. Toute
protégé par le ministre de
cette insurrection se termina
y faire adopter yne formede
par
sur celui de la république gouvernement modelé
aucune atteinte à
françoise, sans porter
lintégrité du territoire de cetté
république.
Mais i est temps de revenir aux affaires de lintérieur et au changemént
élection du tiers,
qu'yapporta la nouvelle
prescrite par la constitution. Les --- Page 126 ---
MÉTOIRES
derniers efforts de Babeuf et de ses
avoient tellement excédéle
adhérens
teespèce de
peuple françois de tounifesta
révolution, que T'esprit public se mafortement dans le désir de jouir de la
intérieure et extérieure. La plupart des assemblées paix
primaires nommérent, pour Jeur opposer dans le
second tiers, aux deux conseils, des dépatés
priétaires. Ce second tiers réuni au
prola précédente année, avoit été
premier, qui,
par les assemblées du
également choisi
peuple, leur donna une
grande majorité sur Je restant de Taneienne
vention. Le choix qu'ils firent d'un
conteurà substiner à
nouveau direccelique le sort avoit fait
se porta, à une grande majorité, surl le citoyen sortir, Barthélemi, ambassadeur en Suisse, qui syétoit distingué par ses talens dans la diplomatie,
son
conciliateur, et Thabileté qu'il avoit
esprit
tachant de la coalition' la Prusse montrée en délesp
et TEspagne, dans
paixparticulières qu'il avoit faites à
deux puissances.
Bileaveeces.
Le ministère anglois, dans le même
temps, af
fligédelabandon de tous ses alliés, vouloit
encore une campagne
hasarder
par mer; mais il fut
aul coeur par-Tinsurrection de ses matelots blessé
différens
dans les
ports, et par les plus grands troubles dans
Irlande.Sal banque étoit en détresses le mécontentement universel, citi en étoit la suite, forçalAngleterre à fairede nouvelles démarches
pour traiter
.
Le ministère anglois, dans le même
temps, af
fligédelabandon de tous ses alliés, vouloit
encore une campagne
hasarder
par mer; mais il fut
aul coeur par-Tinsurrection de ses matelots blessé
différens
dans les
ports, et par les plus grands troubles dans
Irlande.Sal banque étoit en détresses le mécontentement universel, citi en étoit la suite, forçalAngleterre à fairede nouvelles démarches
pour traiter --- Page 127 ---
DE ROCHAMBEAU,
de la paix avec la France., C'est SOUS de tels 119
ces, avec la confiance de la plus grande partie auspi- de la
nation, que Barthélemi prit séauce dans le. directoire, et que le congrés de Lille-s s'assembla
traiter d'une paix
pour
particulière avec TAngleterre,
Ces belles apparences pour la paix furent bien
trompeuses; dune part leroi
dé par son parlement, fut dAngleterre, secon A
les
autorisé à employer tous
moyens de force pour réduire ses matelots et
les insurgés d'Irlande. Les troupes de
on augmenta la solde, servirent le
terre, dont
avec vigueur; l'ordre fut rétabli dans gouvernement
les troubles de son intérieur
ses flottes, et
furent calmés.
La France,au contraire, vit de grands troubles
s'élever : Tinfortuné
Barthélemi, au lieu d'être le
précurseur de la paix, se trouva placé,àson
au milieu de tous ses orages.
à arrivée,
factions, il crut devoir
Etranger toutes les
se ranger du côtéde
son confrère, et seconder la
Carnot,
conseils,
majorité des deux
qui T'avoient appelé à la place de directeur. Ses trois autres
la minorité des
collègues se tinrent réunis à
deux conseils; mais ils
des troupes et des
disposoient
généraux qui se prononcèrent
pour cès trois membres du directoire. Les
furent animées par une découverte faite dans troupes différens papiers saisis, tant à l'armée dItalie qu'à celle
d'Allenagne, d'un plan de conjuration, oi Pichegru paroissoit fortement compromis. Ce dernier
. Ses trois autres
la minorité des
collègues se tinrent réunis à
deux conseils; mais ils
des troupes et des
disposoient
généraux qui se prononcèrent
pour cès trois membres du directoire. Les
furent animées par une découverte faite dans troupes différens papiers saisis, tant à l'armée dItalie qu'à celle
d'Allenagne, d'un plan de conjuration, oi Pichegru paroissoit fortement compromis. Ce dernier --- Page 128 ---
MÉMOIRES
jouissoit, dans les deux conseils, d'une
Aluence, et passoit
grande incrédités. Les
pour un des chefs les plus acdeux partis se firent la
me pendant deux mois, les conseils guerre de plula majorité du directoire
par des décrets,
ses contre la
par dès afliches vigourenplupart de ceux qui jouoient le rôle
principal dans les assemblées dela nation.
naux sé
Lesjourpartagérent,maisl les plusnombreux étoient
favorables aux deux conseils. Paris restoit
rent, et dans
où
indifféTapathie
se trouve un
une querelle de
tiers dans
ménage. Les troupes,
pour le directoire, lui en
prononcées
ne vouloit prendre coulenr imposoient, et personne
les
dans une querelle dont
prétentions lui paroissoient aussi
aussi contradictoires. La bombe
troubles et
du 18 fructidor. Les
éclata dans la nuit
fondés,
trois directeurs se crurent
par Turgence des
de la force armée
circonstances, à se servir
téla
pour éxécuter un acte de T'autoriplus absolue. Le directoire,
éorps de troupes dans Paris, ayantintroduit un
tes les formes
jeta le voile sur touprescrites par la
salles des delx conseils
constitution. Les
furent
des mandats d'arrét
fermées, il donna
contre les deux directeurs
posans, êt contre soixante-dix
opconseils;
membres des deux
indiqua les salles de T'Odéon et de SaintCôme, près leur palais du
tres députés,
Luxembonurg, aux aupour s'y rassembler. Les deux
seils, ainsi
conréduits, y ratifiérent toutes ces mesures --- Page 129 ---
DE ROCHANDEAU.
révolutionnaires, sans entendre un seul des accusés; prononcèrent le décret de déportation
soixante-dix de leurs membres,
contre
contre les deux exdirecteurs, et contre tous les rédacteurs des
naux qui ileuravoient été favorables.
jourrendu dans une séance.
Ce décret fut
tranquille,
Le peuple de Paris resta
excédé de toutes les révolutions.
Lesdeux conseils
expulsèrent de leurs
tous les membres du dernier
chambres
cing
tiers de quarante
départemens, et déclarèrent nulles toutes
leurs élections. Carnot, averti de
il proposa à Barthélemi de le lorage, se sauva;
suivre : celui-ci lui
ditquinavoit rien à se reprocher, et
roit pas son sort,
qu'il ne fuiquel qu'il fût. Il fut, ainsi
vingt-quatré députés qui avoient été arrêtés, que
duit quelques jours aprés à
conrent embarqués
Rochefort, où ils fupour la Guiane.
On ne sait pas sur quels motifs les ci-devant
chesses d'Orléans et de
duConti furent
Bourbon, et le prince de
compris dans ce bannissement.
rent du moins traités dans leur
Ils fuégards dus àla vertu
route, avec les
malheureuse. On les transféra
en Espagne; on leur décréta des
pensions
théquées sur leurs biens qui leur avoient été lypodus, et qui furent de nouveau
rence. Tous les émigrés rentrés séquestrés en Franou rayés provisoire-
Orléans et de
duConti furent
Bourbon, et le prince de
compris dans ce bannissement.
rent du moins traités dans leur
Ils fuégards dus àla vertu
route, avec les
malheureuse. On les transféra
en Espagne; on leur décréta des
pensions
théquées sur leurs biens qui leur avoient été lypodus, et qui furent de nouveau
rence. Tous les émigrés rentrés séquestrés en Franou rayés provisoire- --- Page 130 ---
MÉMOIRES
ment eurent. Tordreide sortir du territoire
république dans Tespace
de la
les prétres ci-devant
dequinze jours, ainsi que
déportés.
Cette séance du 18 fructidor se termina
retour des deux conseils aux lieux
par le
ces ordinaires. La
de léurs séanmembres,
réduction du nombre de leurs
rendit le parti favorable au directoire
entièrement prépondérant. Le
en firent fut de
premier usage qu'ils
deux directeurs nommér , aux deux places des
çois de
bannis, Merlin de Douai et FranNeufchâteau qui réunirent la
leurs suffrages. Ces événémens
majoritéde
casion d'une nouvelle
furent encore T'ocexercer contre les
persécution que T'on voulut
ci-devant nobles,
néral Pichegru et la plupart de
quoique lege
le
ceux compris dans
banissement ne tinssent à cette caste
cun lien. La commission
par. allproposa le
chargée de celte affaire
banpissement général des nobles, sauf
quelques exceptions. Lemouvement
position produisit dans Paris,
que cette proporta dans toutes les classes de Tinquiétude la
qu'elle
vit plus où pourroit s'arrêter
société, qui ne
proscriptionen
ce nouyeau mode de
masse, en arrétérentl'effet. La
mission changea son plan, et Tassemblée comtenta d'assimiler) les ci-devant nobles
se conqui
aux étrangers
s'établissent en France, en leur interdisant
pendant sept ans l'exercice de leurs droits de ci --- Page 131 ---
DE ROCHANBEAU.
toyen dans les assemblées primaires et électorales,
sauf les mêmes exceptions.
Pendant tous ces troubles intérieurs les
tions de Lille et d'Udine
négociasances ennemies
languissoient : les puisélevoient leurs
de la France étoientmal
prétentions; celles
soutenues, par le
sement de ses finances et Tétatide
dépérislaissoit la force
langueur où onf
publique. L'armée dItalic seule
s'entretenoit par des
mais celles du
Rhin
contributions;n
étoient en souffrance, et leur
même
étoit arriéré.
prét
Bonaparte se plaignoit
ton adopté par les conseils, de forcer hautementdu le
à la paix, en le
directoire
bloquant par la famine. Il
avec raison, que ce n'étoit
disoit,
paix à son ennemi
pas en demandant la
qu'on pouvoit Tobtenir;
c'est à la tête d'une force
que
puyer les
puissante qu'il faut apnégociations. A peine les deux conseils
eurent-ils assuré des fonds par de nouveaux
par le recouvrement sévère des
impôts,
réduction des deux tiers
anciens, par une
cherà établir le
sur les rentes, pour cherniveau de la recette et de la dépense, que les armées furent remises
vement.
en mouBonaparte, qui avoit profité-de sa
milieu de Tétat vénitien
position au
augmenter la
pour rétablir, et même
sienne, prit éncore l'initiative, Il se
présenta au congrès d'Udine avec une armée de
des
impôts,
réduction des deux tiers
anciens, par une
cherà établir le
sur les rentes, pour cherniveau de la recette et de la dépense, que les armées furent remises
vement.
en mouBonaparte, qui avoit profité-de sa
milieu de Tétat vénitien
position au
augmenter la
pour rétablir, et même
sienne, prit éncore l'initiative, Il se
présenta au congrès d'Udine avec une armée de --- Page 132 ---
MÉNOIRES
quatre-vingt mille hommes, et dicta aux
tentiaires de T'empereur les articles de la plénipoleur fit accepter un mois après la
paix,qu'il
18 fructidor.
révolution du
L'empereur céda, par ce traité, la France la
Belgique et toutes ses dépendances; il
Tindépendance de la république
reconnut
sée des duchés de Milan, de
cisalpine, compodu
Modène, de
Boulonnois, du Ferrarois, de la
Reggio,
de tout le territoire vénitien
Romagne, et
et du lac de Garde.
sur le bord de T'Adige
comté de
On y comprit tla Valteline et le
Chiaveune. Mantoue, Ferrare,
tone, Peschiera, Brescia et
Pizighiplaces de
Bergame furent les
première ligne destinées à la défense
cette nouvelle
de
république. On céda à
tout le restedu territoire vénitien
Tempereur
che de TAdige,y
sur la rive gauDalmatic
compris Venise, toute TIstrie, la
et autres pays appartenans à cette
sance de Tautre
puistion des fles de xdeidinColg-Adsanimed à TexcepCorfou et de toutes celles
sont
qui lui
adjacentes sur les côtes de l'Albanie vénitienne, qui appartiendront à la France.
consent qu'elle reste en possession de L'empereur tout le
qu'elle occupe sur la rive gauche du Rhin pays
Neuwied, d'oi l'on tirera une ligne
jusqu'à
qui aboutisse à la Meuse
par Juliers,
prés Vanlo?
reur s'oblige à retirer ses
L'empetroupes de Mayence
Corfou et de toutes celles
sont
qui lui
adjacentes sur les côtes de l'Albanie vénitienne, qui appartiendront à la France.
consent qu'elle reste en possession de L'empereur tout le
qu'elle occupe sur la rive gauche du Rhin pays
Neuwied, d'oi l'on tirera une ligne
jusqu'à
qui aboutisse à la Meuse
par Juliers,
prés Vanlo?
reur s'oblige à retirer ses
L'empetroupes de Mayence --- Page 133 ---
DE ROCHANEEAU.
et des autres forteresses
Rhin. La ratification qu'elles occupent sur le
de ce traité doit être faite
par IEmpire, dans un
à
congrès qui se rassemblera
Rastadt, où Tempereur, de concert avec les
nistres françois, ,doit user de son influence
mimnettre. en exécution,
pour les
Ily sera réglé tin dédommagement pour le prince d'Orange et le duc de
déne.
MoOn rappela, peu après Tépoque du 18 fructidor, les négociatetrs françois de Lille.
denonveaux
Onyenvoya
plénipotentiaires, qui débutérent
fierté, en demandant à
avec
TAngleterre la
toutes ses conquêtes faites,
restitution de
laFrance et sur ses alliés. pendant la guerre, sur
Maiscette dernière
sance, n'étant pas appuyée par la vigueur de puismées navales, ses négociateurs
ses arquie. les armées de térre
n'enrent pas la force
donnoient à la plume de
Bonaparte dans ses
cèlle de Lille fut bientôt négociations avec Tempereur :
retourna pour la seconde fois rompue, à
et Malmesbury
teire fut abandonnéé de
Londres. LAngletion da
tous ses alliés, à TescepPortugal, qu'ellé força à rompre le traité
que cette puissance venoit de faire avec la France.
Leg gouvernement anglois, toujours fier et
te, fut beaticoup moins humilié des
égoisl'abandon de ses alliés dans le
malheurs et de
fut exaltéde la nouvelle
continent, qu'il ne
victoire que sa flotte ob-
et Malmesbury
teire fut abandonnéé de
Londres. LAngletion da
tous ses alliés, à TescepPortugal, qu'ellé força à rompre le traité
que cette puissance venoit de faire avec la France.
Leg gouvernement anglois, toujours fier et
te, fut beaticoup moins humilié des
égoisl'abandon de ses alliés dans le
malheurs et de
fut exaltéde la nouvelle
continent, qu'il ne
victoire que sa flotte ob- --- Page 134 ---
NÉNOIRES
tintsurcelle des Hollandois.
commhandoit la flotte
Lamiral Duncan, qui
plusieurs mois devant angloise, les
après avoir croisé
forcé
ports de
daller se ravitillerdans
Hollande, fut
les plus à portée de
ceux de
sa
LAngleterre
reçut les ordres de station. L'amiral hollandois
son
mais il fut surveillé
gouyernement de sortir;
L'amiral
par quelques croiseurs
Duncan, au premier
anglois.
bles, et força de voiles
sigual, coupa ses Caavant sa rentrée dans le pour attaquer son ennemi
teint, contraint de
Texel. Ce dernier fut atfériorité de forces; combattre avec une grande inenfin, battn
reuser résistance, mais
aprés une vigontié de ses vaisseaux. avec perte de près de la moiachevade
Ce fut ce second échec
détruire la marine
qui
déjà fait de grandes
hollandoise : elle avoit
Espérance
pertes, tant au cap de Bonneque dans ses iles à
des orientales.
épiceries dans les In-
, Cette nouvelle victoire navale
ministère anglois. M. Pitt
releva le ton du
fluence dans le
conserva toute son indiatribes
parlement; il profita de toutes les
françoises quilui étoient
de toutes ses menaces
personnelles, et
glois,qui,
pour exaspérer le génie anpar orgueil et son
est. toujours porté à soutenir antipathie natarelle,
ennemi cherche à
un ministre que son
vernement divin s'il détruire, lui
et refuscroit un gouétoit envoyé par la France.
releva le ton du
fluence dans le
conserva toute son indiatribes
parlement; il profita de toutes les
françoises quilui étoient
de toutes ses menaces
personnelles, et
glois,qui,
pour exaspérer le génie anpar orgueil et son
est. toujours porté à soutenir antipathie natarelle,
ennemi cherche à
un ministre que son
vernement divin s'il détruire, lui
et refuscroit un gouétoit envoyé par la France. --- Page 135 ---
DE KOCHANDEAU.
On ne' s'occupailone, de
cer tous les
part et d'autre, qu'à formoyens et à faire de nouveaux efforts
pour ouvrir et soutenir une nouvelle
M. Pitt, malgré tous les efforts du campagne.
positioin. parvint à faire
parti de l'op:
à une" grande 5
passer dans le parlement,
majorité, un impôt onércax. Il
toit, sur les' gens riches, au
porfortanes
quadruple, et sur les
médiocres, au double,
Tannée
Timpôt accordé;
flottes, Tarmée précédente, au gouvernement. Il mit -les
de terre étles
dars sun
vement général dans les'trois millces,d
mouposer aux descentes dont ils royaumes, , pour s'opLédirectoire
étoientmenacés,
françois, après la paix
Tompereur à Campo-Foraio,
conclneavec
pour le mettre àla tête de
rappela Bonaparte
unei invasion en
elarmceidestince aifaire
en Italie, le soin Angleterre. de
IHaissara ses génératre,
1l
meitré le traitéa
passa à Rastadt pour Touverture des exécution:
avec IEmpire; qui reçut les
conférences
et dans la partic des électorais François dans Mayence
le dernier traité. Il se: rendit du Rhin cédée par
s'yl préparer à de
ensuite' à Paris, pour
Le
nouvelles cntreprises: 3 4
7,
mée du général Hochey étant inort à la tête de T'arRhingy fut remplacé par le
reau, pour peu de temps! Cette armiée général Aingeau moment Oi les conférences
fut dissoute
mencérentà
de Rastadt comprendre lai rroninuretlinpolsion
que
. Il se: rendit du Rhin cédée par
s'yl préparer à de
ensuite' à Paris, pour
Le
nouvelles cntreprises: 3 4
7,
mée du général Hochey étant inort à la tête de T'arRhingy fut remplacé par le
reau, pour peu de temps! Cette armiée général Aingeau moment Oi les conférences
fut dissoute
mencérentà
de Rastadt comprendre lai rroninuretlinpolsion
que --- Page 136 ---
MÉNOIRES
MPianceifAutrele
vouloir leur donner. paroissoient alors d'accord à
troupes qui la
La plus grande partie des
destinations. composoient, fut dirigée à d'autres
Le directoire
que, un
françois crut porter, à cette
coup sensible au
épo11 fit saisir, dans toute commerce d Angleterre.
la
me journée, toutes les république, et dans la mnésy étoient introduites marchandises angloises qui
décret qui déclaroit par les neutres, et rendreun
de bonne prise toutes
briquées en Angleterre,
celles fa
vaisseaux de
qui seroient saisies sur les
loi, si contraire quelque nation qu'ils fussent. Cette
la
aux principes de la
que France avoit adoptée
nentralitéarmée
ravant, et auxquels elle quelques années aupadernière
avoit applaudi pendant la
décrétée
votée et
tetAsnga4toraitn
unanimement. La
sure parut fondée sur
nécessité de cette mecessoient d'en
Texemple que les Anglois ne
donner; et sur Tabus
re avoit, dans tous les
que TAngleter
aniversel
temps; fait de son
sur toutes les mers,
despotisie
des pavillons
pourintroduire, sous
mis,
supposés, dans les ports de ses'
toutes sés marchandiscs. Cette
ennesouténoit et faisoit fleurir
contrebande
des incendies
son commercé au milieu
qu'elle allumoit en
coutre-coup; fournissoit à
Europe, et par
grands moyens
son gouvernement de
pour alimenter la guerre actuelle,
aniversel
temps; fait de son
sur toutes les mers,
despotisie
des pavillons
pourintroduire, sous
mis,
supposés, dans les ports de ses'
toutes sés marchandiscs. Cette
ennesouténoit et faisoit fleurir
contrebande
des incendies
son commercé au milieu
qu'elle allumoit en
coutre-coup; fournissoit à
Europe, et par
grands moyens
son gouvernement de
pour alimenter la guerre actuelle, --- Page 137 ---
DE ROCHANBEAL U.
qiti étoitt tonjours soutenue par la fermeté
lens da ministre
et les tahaine et
de la rivalité anglois,appuyedes des
passions, del la
Les terribles
denx nations.
Venise par la fausseté revers qu'avoit éprotvés l'état de
de sa politique ne furent
capables de corriger la cour
pas
son ministère, de la même romaine, ou platôt
duplicité. Ce gouvernement,profitante de Tdloignement
çoise et de Bonaparte,
delarmée franblique
qui n'avoitlaissé, à la répimille cisalpins.qu'an corpsa auxiliaire
aux
François, ordres de Berthier, edevingtcing
par différer, sous différens
commença
tre cette république.
prétextes, de reconnofla marche de
Pressé cependant et forcé par
et la reconnoitre quelques troupes; il avoir paru céder
dans les formes
L'ambassadeur de France, frère de diplomnatiqnes
conduisoit avec activité et
Bonaparte, sy
coupaneinsureciony
sagesse, lorsque tout à
populaire
son. On prétend
vint.assiégersan maidirigée
des que cette première émeute étoit
par
chefs démocrates
blir une république
qui vouloient étaromaine à
ce fit. Lambassadeur de
quelque prix que
son appui,
France, en leur refusant
envoya demander au
main des troupes pour le
gouvernement roMais il est constant
protéger dans son hôtel.
que ces troupes, après s'être
long-temps foit attendre, tournèrent
et firent feu contre les
leurs armes
François. Le
II.
général Du9
par
chefs démocrates
blir une république
qui vouloient étaromaine à
ce fit. Lambassadeur de
quelque prix que
son appui,
France, en leur refusant
envoya demander au
main des troupes pour le
gouvernement roMais il est constant
protéger dans son hôtel.
que ces troupes, après s'être
long-temps foit attendre, tournèrent
et firent feu contre les
leurs armes
François. Le
II.
général Du9 --- Page 138 ---
MÉMOIRES
phot fut
Arsencanepluireihatmi ;et. Tambassadeur firt forcéde seretirer, avec sa famille,surle
territoire de Toscane, oùt il fut accompagné
Tambassadeur
par
dEspague, qui se prononça hautement contre cet attentat. Le cardinal
crélaire d'état,
Doria, sequi se piquoit dêue attaché à la
France, où il avoit été nonce pendant
quelques
années,yj joua un rôle de la plus grande foiblesse
ou de la plus grande fausseté. Il
du pape, les lettres les
écrivit, au nom
plus basses pour offrir toutes sortes de satisfactions au directoire : celai-ci
crut devoir tirer une vengeance plus
et plus éclatante d'une politique aussi machiavé- énergique
lique. Berthier futenvoyé à Rome avec un corps de
troupes ; il en fit sortir le pape, iqui il
de
se retirer à Sienne, et mit aisément
permit
en déroute les
cardinaux avec les troupes du saint siége. La vanité du directoire françois fut flattée sans doute
d'établir, sur ce fameux Capitole, unesnouyelle
république modelée sur celle de France, ét
faire revivre les noms de consuls, de
d'y
de sénateurs et autres de Tancienne Rome, préteurs,
la célébrité et la puissance
dont
faisoient un contraste
Dizarre avec les nouvedux, revêtus des mêmes titres,mais si secs et si décharnés entre leurs mains.
Iy'eut peu de sarig répanda dans de petites insurrections partielles,et quelques dilapidatious de
ouyelle
république modelée sur celle de France, ét
faire revivre les noms de consuls, de
d'y
de sénateurs et autres de Tancienne Rome, préteurs,
la célébrité et la puissance
dont
faisoient un contraste
Dizarre avec les nouvedux, revêtus des mêmes titres,mais si secs et si décharnés entre leurs mains.
Iy'eut peu de sarig répanda dans de petites insurrections partielles,et quelques dilapidatious de --- Page 139 ---
DE ROCHABEAU.
nos agens militaires
hier partit,
qui furent réprimées. Bertpeu de temps après, pour aller
joindreBomaparte, et le général Brune
reMilan.
le relevaa
Tout porte à croire que le directoire
menta et protégea, dans leméme
françois folation dans les cartons
temps, une révoBarthélemi, guidé
aristociatiqnes de la Suisse.
avoit alors du
par la prudence et Tordre quil
de la coalition gonvernement, d'écarter les Suisses
générale, s'éloit
et de leur faire observer
contenté d'obtenir
la neutralité: Les
panx cantons élant ennemis,
princitions, de lout
par leurs constitugouvernement
peut présumer
démocratique, lon
des
qu'ils ne virent pas sans de
inquiétudes le colosse de la
grançoise s'élever sur de
républiqne franmécontente du
pareilles bases. Celle-ci fut
secours
lesquels ils clierchoient etdesintriguess à Jui
secrètes par
plaignit de quelques
nuire. Bonaparte se
tons de Berne et de manques d'égards des canpour alleràl Rastadt: Soleure, lorsquit les traversa
: il s'étoit
des contradictions
plaint plus fortement
lors de la réanion qu'il en avoit éprouvées, soit
de la
nant les vivres destinés Valteline, soit en détourtion demandée
à ses arthées. La protecVaud, que la France par quelques habitans du pays de
avoit
leurs anciennes
toujours soutenus dans
servit de
discussions avec Tétt de,
prétexte au directoire. Ils levèrent Berne,
le mas-
quit les traversa
: il s'étoit
des contradictions
plaint plus fortement
lors de la réanion qu'il en avoit éprouvées, soit
de la
nant les vivres destinés Valteline, soit en détourtion demandée
à ses arthées. La protecVaud, que la France par quelques habitans du pays de
avoit
leurs anciennes
toujours soutenus dans
servit de
discussions avec Tétt de,
prétexte au directoire. Ils levèrent Berne,
le mas- --- Page 140 ---
MÉNOIRES
que de la révolution, demanidèrent
ment libre et voulurent avoir
un gouverne16. Le canton de Berne étoit portàl souverainedavoir portéatteinte en différens acceusé, par cux,
titation primitive. Assurées tempisàleure rconstoire françois et de
du secours du direcmée d'ltalic
Tappui dune division de Tatticres, quelques qui.se. répandit sur loutes leurs frondérérent,
villes du pays de Vaud se
et levérent à Lauzanne
confénouvelle république
T'étendard de la
fut le premier à les lemanique, Le canton de Bale
vernement
seconder en formant un goudémocratique, et à
ment dans ses conseils les
admettre paisibleGeux-ci les confirmerent députés des campagnes.
fonctions
dans leurs diflérentes
magistrales et
rent, de concert avec administratives, et formétionnelle
eux, unea assemblée convenpour y régler une constitation
agréée par la ville et les habitans
qui fit
Cet exemple fut suivi
des campagnes.
sins; mais le
par quelques cintons voiet des autres enenemsatetsenetned de Berne
régis a par une pareille constitution,
les pretres
mirent la
SESERE
position. caholigies,yn
plus grande opLeursrésistunces ne furent
près plusieurs actions très-vives
vaincucs quiale canton de Sclwitz
et tris-sauglantes:
antique énergie. Ils s'y défendit avec toute son
farent alors
mettre: aul nouveau
réduitsase soigouvemement, qui fistinstallé --- Page 141 ---
DE ROCRAWREAU.
SOnIS lenont de république i helvétique. Elle termina sa révolution par un traité d'alliance.
et défensive avec la réprblique
offensive
les
françoise, aucquel
Crisons refusérent d'accéder. -
Le directoire et les deux conséils, après la
née du 18 fructidor, crurent devoir
jourclubs constitutionnels
s'appuyer des
qui avoient été fermés depnis la chute de Robespierre. On rendit
cret pour.les faire
un dé
ronvrir, mais avec des mesures
qui furent mal observées : ils ne tardérent
prendre Tallare et la tactique des ci-devant pas à
bins. Le directoire, qui les épioit,
jacoim grand nombré; mais cette
enfit fermer
mesure fit appliquée
trop tard ; ils avoient déjà marqué leur influence
dans la nomination des assemblées électorales
laplupart des
de
dépariemens. Le directoire rassembla tout ce qu'il put se procurer de
la légalité de ces élections. II fit rendre preuves contre
qui donnoit la vérification des
un décret
pouvoirs des
veaux élus à tous les membres qui
noudeux conseils avant leurarrivée. composoient les
tions d'un
On cassa les élecgrand nombre de
mit dans plusieurs
déjartenens; on adles
autres, spécialement à Paris,
dépntés nommés par des assemblées scissionnaires qui s'étoient formées
irrégularités
pour se soustraire aux
prétendnes dont ellcs accusoient les
premières assemblées. Enfin, le directoire
à faire exclure un grand nombre de
parvint
députés qui
arrivée. composoient les
tions d'un
On cassa les élecgrand nombre de
mit dans plusieurs
déjartenens; on adles
autres, spécialement à Paris,
dépntés nommés par des assemblées scissionnaires qui s'étoient formées
irrégularités
pour se soustraire aux
prétendnes dont ellcs accusoient les
premières assemblées. Enfin, le directoire
à faire exclure un grand nombre de
parvint
députés qui --- Page 142 ---
MÉOIRES
s'annonçoient ponr braver son
d'andace que ceux qu'il avoit fait pouvoir avec plus
fructidor,
déporter le 18
quoieque dans ID sens tout
Au
moyen de ces mestures qu'il
opposé.
conscils
pricalavance, les deuxpararent se renonveler de membres
goncordans, et tous Jes pouvoirs semblérent plus
réunir pour appuyer le directoire. Il
se
pas de placer, dans tous les
ne négligea
à sa
emplois administratifs
disposition, tous les députés sortans du
liers de la convention,
dernier
dans des
qri lavoient si bien servi
circonstances
cher dantant
difliciles, ce qui dut attaplus à son autorité lintérêt de
dont les pouvoirs avoient été continués
ceux
nouvelles élections.
dans ces
Pendant le cours de cet hiver,
fait arriver sur nos côtes
Bonaparte avoit
de son
une partie des troupes
amnéedlualie; il chercha à amener ces démonstrations à une attaque réclle et effective des
côtes de TAngleterre ou de Flrlande. Mais
fait la tournée des côtes et de
ayant
il vit à quel point de
nos ports de T'Océan,
dépérissement la marine militairey éloit tombée,et parat renoncerà
pélition importante qui
toute exse retourna du côté de la exigeit son concours : il
Méditerranée. Il
qu'à force d'efforts et de
espéra
après s'être
courage, il pourroit,
emparé de TEgypte, conduire son armée, soit par la Mer-Ronge,soit
que les courriers
par-le chemin
anglois sont. dans Tusage de pra- --- Page 143 ---
DE ROCHANEEAU.
tiquer, en traversant LAfrique par son diamètre,
pour aller aux Indes -Orientales. Il est bien extraordinaire que le directoire, qui avoit tant d'intérêt de ménager Tempire
cien
ottoman, notre plus anallié, voulant faire une entreprise aussi périlleuse, ne SC soit pas assuré de son
et ne Tait pas intéressé au succès d'une consentement,
expédition
contre les beys d'Egypte, qui
heureux
tyrannisent ce malpays, sous le nom du
dont ils ne reconnoissent la souveraineté grand-seigneur,
me un titre nominal.
que comBonaparte avoit-il quelques
espérances de se rendre la cour de Perse favorable?etsur quelle puissance maritime pouvoit-il
compter dans les mers des Indes
armée et
pour porter son
protéger sa jouction avec les forces de
terre de Tipo-Sultan P c'est ce qui peut-être
ra s'éclaircir un jour. La route
pourinsurmontable
par terre paroit
sans le concours de I'empire ottomani et de la Perse pour en traverser les déserts.
Onne peut pas présumernon plus qu'un Koime
aussi réfléchi et aussi instruit
connût
que Bonaparte ne
parfaitement toutes les difficultés
sentent les côtes de TEgypte,
que prépoury y faire moniller
en streté une escadre de vaisseaux de
Bonaparte crut apparemment que la fortune, guerre,
voit accompagné jusque là dans toutes
quilations, lui seroit
ses expéditoujours favorable; et ce génic Si
pour en traverser les déserts.
Onne peut pas présumernon plus qu'un Koime
aussi réfléchi et aussi instruit
connût
que Bonaparte ne
parfaitement toutes les difficultés
sentent les côtes de TEgypte,
que prépoury y faire moniller
en streté une escadre de vaisseaux de
Bonaparte crut apparemment que la fortune, guerre,
voit accompagné jusque là dans toutes
quilations, lui seroit
ses expéditoujours favorable; et ce génic Si --- Page 144 ---
MÉNOTRES
calculatenr se livra, avec toute Tardenr
nesse, à un plan aussi hérissé
de la jenparoissent insturmontables d'obstacles qui nous
que le séjour de
On peut croire aussi
Bonaparte à Paris
coup dinquiéude à la
donnoit beanjalousie du
rendoit sa situation
directoire, ety
de Toulon avec treize ires-enilarrasante II partit
le reste infortuné
vaisseaux qui
de la marine
composoient
Méditerranée, et un
françoise dans la
transport
gros convoi de vaisseaux de
troupes.
cemnisnattnnt
Son début fat brillant
fautes de Tennemi,
par sa célérité et par les
taché de la flotte Le contre-amital Nelson, dédix, n'arriva devant angloise qui croisoit devant Cadépart du convoi Toulon que dix jours aprèste
françois. Il1 le suivit à
les, mais ne pat arrivera Malte
toutes voinaparte s'en fut emparé.
qu'après que BoLamiral Nelson apprit
parti quelques
que Bonaparte en étoit
jours avant son
cingler avec SO1L convoi
arivée,et paroissoit
sa
vers TEgypte: il
poursuite et arriva devant
continua
jours avant lui. On ne
Alesandrie quelques
duite de Tamiral
conçoit plus alors la concôtes
anglois; au lieu de croiser sur les
pourya attendre la flotte et le convoi
qui devoient naviguer
françois
comme un trait et revint plus lentement, il repartif
en Sicile assurer que Bo.
cingler avec SO1L convoi
arivée,et paroissoit
sa
vers TEgypte: il
poursuite et arriva devant
continua
jours avant lui. On ne
Alesandrie quelques
duite de Tamiral
conçoit plus alors la concôtes
anglois; au lieu de croiser sur les
pourya attendre la flotte et le convoi
qui devoient naviguer
françois
comme un trait et revint plus lentement, il repartif
en Sicile assurer que Bo. --- Page 145 ---
DE toerasntku.
naparte ne s'étoit pas dirigé vers
nier, en arrivant trois
TEgypte. Cederjours après
devant Alexandrie,
lescadreangloise
précipita son
par une mer tres-agitée. A
débarquement
ses
peme eut-il le tiers de
fit escalader troupes débarquées; quil marcha à leur tête et
la ville dAlesandrie,
sition vigourense de ses habitans. malgré Toppober, deux de ses
Menou et Kleplusieurs braves généraux, y furent blessés avec
soldats. Il ft entrer dans
tous ses vaisseaux de
le port
Tamiral
transport : il donna Tordre, à 1
Brueix, de débarquer tous les effets
armée le plus promptement
desorr
bles de chercherà
qu'il lui seroit possivaincre l'obstacle
ses vaisseaux de ligne dentrer,
qui empéchoit
ne pouvoit le
dans le port; et, s'il
fou.
surmonter, de faire voile vers CorIl partitavec Tarmée de terre aussitôt
être ralliée, et marcha avec la
qu'elle put
surle chemin du
plus grande célérité
Caire, où il apprit
la
rie des
que cavaleMamelcks.et celle des Arabes se
roient à lui faire une grande
prépamença par faire un
résistance. Il "comtraitéavec le chef des
qui ne fut pas signé sans
Arabes,
cution ne fiut fidèlement difliculté; et dont Texétemps que ses forces lui gardée que pendant le
en imiposérent.
n'yant pu se procurer des chevaux
Bonaparte
cents cavaliers
que pour deux
françois, se présenta à T'armée des
beys dans un excellent ordre de divisions
d'infan-
lui faire une grande
prépamença par faire un
résistance. Il "comtraitéavec le chef des
qui ne fut pas signé sans
Arabes,
cution ne fiut fidèlement difliculté; et dont Texétemps que ses forces lui gardée que pendant le
en imiposérent.
n'yant pu se procurer des chevaux
Bonaparte
cents cavaliers
que pour deux
françois, se présenta à T'armée des
beys dans un excellent ordre de divisions
d'infan- --- Page 146 ---
MÉNOIRES
terie, formées en carré et par échelons, de manière
àscf flanquer respectivement. Toutela
mamelucks
cavalerie des
soullrirent pironetla autour de ces masses ; ils
beatcoup du canon des
la mousqueterie de leur
François et de
cavaleric
infanterie. Ceite nuée de
ordre dans irregulière, mais brave, se retira en bon
un camp que les beys réunis avoient
tranché pour couvrir la capitale de
rede distance du Caire :
TEgypte, à peu
taque. Idestina deux Bonaparte en entreprit Tatlonne ces
divisions pour assaillir en COretrpnchemens;n mit en réserve
ses carrés
trois de
melucks, pour s'opposer aux irruptions des maet destina une de Ses divisions à
un poste qui leur coupoit la retraite.
oéemper
capitalc.
avec leur ville
Toutes ces
rompit totalement dispositions eurent un plein effet : il
leur armée, s'empara des retrauchemens, et fit son entrée
ville du Caire. Une
triomphante dans la
partie des forces
retira dans.la
ennemies se"
Hnute-Egypte, sous les ordres de
Murat-Bey. Les généraux Desaix, Friant
voust les suivirent de
et Dacès brillans, Desaix prés, et après plusieurs sucfit construire un camp retranchéiquelques lieues du Caire. L'autre
ordres
partie, aux
dllbrahin-Beya après avoir traversé le
avec beancoup de perte, prit le chemin du Nil
deSyrie. Bonaparte les fit
désert
fit travailler
poursuivre vivement, et
également à une forteresse sur les
ey. Les généraux Desaix, Friant
voust les suivirent de
et Dacès brillans, Desaix prés, et après plusieurs sucfit construire un camp retranchéiquelques lieues du Caire. L'autre
ordres
partie, aux
dllbrahin-Beya après avoir traversé le
avec beancoup de perte, prit le chemin du Nil
deSyrie. Bonaparte les fit
désert
fit travailler
poursuivre vivement, et
également à une forteresse sur les --- Page 147 ---
DE ROCHAYBEAD,
confins de la Syric, Cc fut au
pédition quil
retourde cetteexescadre.
apprit tous les malheurs de son
Bonaparte rapporte dans sa relation,
avoit
conscillé ou ordonné à Tauniral Brueix quiil
à Corfou.
de SC replier
Cedernierayant été tué dans le
nous ne savons rien de certain à.cet combat,
lement ce qui paroit
égard. Senhonore le
vraisemblable, et ce qui
s'échaufla plus sa mémoire, c'est que cet amiral
des succès du général de
sans doute sagloire attachée
terre,ct crut
seconder. Ils'enibossa
à rester pour le
dans
avec, son escadre sur la
une disposition qu'il
côte,
formidable.
crut et qui paroissoit
Lamiral Nelson, revenu sur lui,
passé près d'un mois dans
après avoir
son retour en
Tattaqua avec une furie d'anant
Sicile,
qu'il devoit pressentir
plus désespérée,
.moment n'auroit
que sa conduite jusqu'à ce
nement. Il tourna pasIapprobation de son gouverune des ailes de Tescadre
çoise; son vaisseau davant-garde
franbanc de sable; il
échoua sur un
prit un autre chenal, et
mettre entre deux feux cette aile et le parvintà
cette escadre, embossée
centre de
ble dans la rade
entre les bancs de sas
tes
d'Aboukir, iiyeu entre ces flotTamiral respectives un combat furieux; le vaisseau de
françois fut cmbrasé et
glois fut grièvement blessé:
santasTamiral an-
: tous les vaisseaux, de
banc de sable; il
échoua sur un
prit un autre chenal, et
mettre entre deux feux cette aile et le parvintà
cette escadre, embossée
centre de
ble dans la rade
entre les bancs de sas
tes
d'Aboukir, iiyeu entre ces flotTamiral respectives un combat furieux; le vaisseau de
françois fut cmbrasé et
glois fut grièvement blessé:
santasTamiral an-
: tous les vaisseaux, de --- Page 148 ---
NÉWOTRES
part et d'antre, farenit cribiés ct démaiés. Lamiral
anglois convint dans sa relation
fin
qu'iln'avoit, à la
delaction, qu'un seul vaissean
fut en état
de suivre quelques vaisseaux
qui
pérent avec qnelques
françois qui sdchapdes deux
ficgates. La perte fut extrême
côtés; mais à la différence.
Tescadre angloise put être renouvelée près que
nement dans le
par son gouverjona, à
de Méliterranée, et que la France
peu choses près, de son reste dans
même mer.
cette
Cet événement fit changer de ton aux différens
gouvernenens, 2 dont les
geoientà Rastadt. Le directoire plénipotentiaires siélentement la
françois continuoit
négociation, et vouloit
dicter les articles de paix. On
toujours y
ne s'y débattoit
que sur des objets de la plus mince
plus
Le ministre anglois
conséquences
hauteurs
profita de cet échec et des
des négociateurs françois,
à ranimer, contré la
pour chercher
couronnées
république françoise, les têtes
de TEurope. Il ne lui fut
de profiter de Tinvasion de
pas difficile
à cette ligue
TEgypte, pour réunir
Tempire ottoman, Lambassadeur
dAngleterre effraya lesimans et le collége
de loi dans le
des gens
divan, stir le voisinage des
de la Mecqué; il exagéra la facilité
François
roient à se rendre maitres du
qu'ils trouvegrand prophète,
tombeau de leur
vénération.
pour lequel ils ont la plas grande
Ceux-ci échaufferent le
peuplequi, à
difficile
à cette ligue
TEgypte, pour réunir
Tempire ottoman, Lambassadeur
dAngleterre effraya lesimans et le collége
de loi dans le
des gens
divan, stir le voisinage des
de la Mecqué; il exagéra la facilité
François
roient à se rendre maitres du
qu'ils trouvegrand prophète,
tombeau de leur
vénération.
pour lequel ils ont la plas grande
Ceux-ci échaufferent le
peuplequi, à --- Page 149 ---
DE ROCHANFEAU,
la Suite d'un incendie où le
trouvoit.en
grund-seigneur se
personne, s'insurgea. Ils demandérent
à grands cris la guerre aux Francs. Leg
gneur le icur promit, et
grand-seien exil. Lambassadeur renvoya son grand-visir
de faire
d'Angleterre eut Tadresse
liance approuver, par le nouveau visir, une alintime avcc les Russes, ses ennemis invélérés,ct de former, de concert avec eux, les
les plus hostiles contre la France,
projets
Le directoire, à la réception de toutes ces
velles, voulut
nouprendre ue attitude
Il
fit les préparatifs d'une nouvelle vigourense.
continent. On décréta
guerre sur le
de la
Tappel del la première classe
conscription militaire : tous les jeunes
de vingt à vingt-un ans furent
gens
jusqu'à
appelés aux armées
concurrence de deux cent mille
et les deux conseils
recrues,
s'occmpèrent des fonds à faire
pour cette augmentation dé forces.
- Les Anglois n'curent pas de peine à se
des. troubles que la France
garantir
Irlande. Ses efforts
appuyoit foiblement en*.
dans l'ouest de n'aboutirent qu'à une descente
cette ile,dan millier de soldats
françois, aux ordres du général Humbert
après une assez longue résistance, furent
qui,
de toute part, et forcés
investis
dese rendre à l'armée angloise du lord Cornwallis. il étoit diflicile
voyer des secours pluseffectifs
dy entroubles, par la supériorité de la pouralimenter :
ces
marine angloise --- Page 150 ---
NÉSTOIRES
guib bloquoit alors presque tous les
truisit une autre flottille
ports, et qui-dédun vaisseau de
partie de Brest, composée
ligne et de quelques
tant des troupes.
frégates porTel étoit Tétat de la
commencement de la politique en Europe, au
septième année de la
blique, ou à la fin de Tannée
réputoutes les finances
1798. La pénurie de
et les négociations de Thiver
pourront-elles parvenirà étoufler ce terrible volcan
qui menace dembrascspour la seconde
tes les. puissances
fois, touservir d'une
européennes, et que, pour se
expression du grand
sa dernière
Frédéric, ;lors de
guerre pour la succession de
tout locéan de notre
Bavière,
bien de la pcine à éteindrep philosophie moderne aura
Une nouvelle puissance étoit
contre la
prête à se déclarer
du
république françoise, dans celte
monde ou, suivant tous les
partie
morale, la dernière devoit le
principes de la
Mais la
moins s'y attendre.
reconnoissmnce, en
dont on ne fait pas plus politique,est une vertu -
dusage dans les
ques que dans les monarchies. Les
républiTAmérique
Etats-Unis de
velle
septentrionale en donnèrent une noupreuve. Il faut reprendire de plus loin les
causes qui afloiblirent
rent enfin, dans des graduellement et tournèsentimens bien opposés, ces
expressions d'ailiance, de confédération et de
fraternité éternelles que les Américains conparois-
nce, en
dont on ne fait pas plus politique,est une vertu -
dusage dans les
ques que dans les monarchies. Les
républiTAmérique
Etats-Unis de
velle
septentrionale en donnèrent une noupreuve. Il faut reprendire de plus loin les
causes qui afloiblirent
rent enfin, dans des graduellement et tournèsentimens bien opposés, ces
expressions d'ailiance, de confédération et de
fraternité éternelles que les Américains conparois- --- Page 151 ---
DE ROCHASARAU.
soient avoir vouéesà la France,
tions avoient
Lenis proclamatoujours exprimé, aveclaplus
énergie, leur reconnoissaince
grande
faits
pour tons les bienqu'ils en avoient recus dans le cours de la
guerre qu'ils avoient eue à soutenir contre les Anglois, jnsqu'au traité de paix de
France avoit
1785, où la
cessions
foroÉTAngletere àleur faire des conqui avoient surpassé toutes leurs
ces. Différens motifs
espérancomnencèrent
toutes ces dispositions. D'une
par refroidir
lalégéretédes minisires
part, Tinsouciance et
connexions de
françois quindgligérent les
marche
TAmérique, ne firent aucune dépour attirer lear commérce,
sement pour recevoir leurs
aucin établisenfans dans nos
publiques, et les sonstraire à Tancienne écoles
quils avoient de les
habitude
éducation en
envoyer perfectionner leur
Tespérance Angleterre. La France SC livra à
d'allier son commerce avec celui des
Anglois, ct le ministre des finances
géreté ordinaire, un traité
fit, avec sa l6étoiten faveur de
dont Tavantage réel
liberté spécieuse TAngleterre, en échange d'une
dont elle eut T'adresse pour,le commerce de nos vins,
nantaux vins de
d'éluder la réalité, en donPortugal un
plus eflectif. Ces derniers encouragement bien
chés par le
étoient bient plus recherpeuple aglois que les vins
notre territoire.
délicats de
Les Anglois cherchoient à
regagner les Amé-
étoiten faveur de
dont Tavantage réel
liberté spécieuse TAngleterre, en échange d'une
dont elle eut T'adresse pour,le commerce de nos vins,
nantaux vins de
d'éluder la réalité, en donPortugal un
plus eflectif. Ces derniers encouragement bien
chés par le
étoient bient plus recherpeuple aglois que les vins
notre territoire.
délicats de
Les Anglois cherchoient à
regagner les Amé- --- Page 152 ---
SLÉMOIRES
ricains. Ils n'eurent pas de peine à
leurs iles, tous les
ramener, dans
fort disposés
commercans qui étoient déjà
sayr renouer leurs anciennes
Des crédits immenses leur furent
habitudes.
offerts. Le
vernement anglois favorisa et rechercha goudes. Américains,
Tamitié
avec autant d'adresse et de
litique quil avoit mis de dureté et de
podans la guerre qu'il avoit faite
barbarie
assnjétir. Les
pour tâcher de les
ressentimens de CCS derniers les
rent en défiance pendant
tinministres de France,
plusienrs années; les
avoient, dans le
dEspagne et de Hollande
congrés, une
une considération
prépondérance et
forces
que les Américains, dénués de
maritimes et militaires, avoient intérêt de
donner aux puissances dont ils cspéroient
protection pour leur commerce. Ils
toute
rent, dans les
ne s'occupepremières années de la
tirer parti d'uneg grande économie
paix, qu'a
desdettes quela
pourie paiement
faire des
guerre leuravoit fait contracter; à
traités de commerce avec les
du nord; à couvrir les
puissances
mers de leurs vaisseanx
marchands, qu'ils envoyérent jusquà la
dans les mers orientales. Mais
Chine,
Jant, tantalextéricur
CC commerce brilde' paix, devenoit quedans Tintérieur en temps
souffle de
tres-problcenctimte au premicr
guerre qui agiteroit les puissances de
FEurope.
Dès le commencement de la révolution fran- --- Page 153 ---
DE ROCHANBEAU,
çoise, après la coalition contr'elle
ronnées; enfin dès que les hostilités des têtes coumencées, le congrès chercha à
farent comtralité, et porta, sous son
conserver la neucours que Tintérét de son pavillon, tous les sedonner, tant aux colonies commerce Tobligeoit à
ports; mais T'Angleterre françoises que dans ses
guerre une part trés-active, ayant pris dans cette
ses armenuens, les
couvrant les mers de
sa part des visites, des Amériesins éprouvérent de
tions, qui leur firent vexations, des confiscaDe grands échecs supporter de grandes pertes,
rendirent sa
qu'éprouva la marine
protection
francoise,
de ses colonies,
presque nulle.
ses divisions intestines Labindon
entretenues par les différentes
attisées et
vernoient alors la France, étoient factions qui gousibles pour dégoiter les
des motifs plauavec une puissance
Américains d'ane alliance
des
qui, loin de pouvoir lui
secours, abandonnoit ses
porter
toutes les horreurs de la discorde. propres colonies à
de toutes nos scènes
Dans le milieu
nouvelérent leurs
désastreuses, les Anglois rece et de commerce propositions d'un traité d'alliandepuis la paix de 1785, avec les Américains qui,
par le congrés. Dans leméme avoit toujours été refusé
tenoit en France les rênes temps, la faction qui
du
envoya en Amérique des
gouvernement,
les principes de liberté les ministres imbus de tous
plus
II.
'exngéres; ils y
IO
de toutes nos scènes
Dans le milieu
nouvelérent leurs
désastreuses, les Anglois rece et de commerce propositions d'un traité d'alliandepuis la paix de 1785, avec les Américains qui,
par le congrés. Dans leméme avoit toujours été refusé
tenoit en France les rênes temps, la faction qui
du
envoya en Amérique des
gouvernement,
les principes de liberté les ministres imbus de tous
plus
II.
'exngéres; ils y
IO --- Page 154 ---
NÉTOIRES
dumnd des clubs qui eurent
quer toutes les autorités les Timpuidenee d'attaAmcriqtic. Ils s'efforcérent plus respectées en
de
hington et ses deux conseils représeniter Wascrates ou des royalistes
comme des aristodéguisés:
par une grande zajorité de
Geux-ci, soutenus
qui couvrent le sol des tous les propriétaires,
dabord avec indifférence Etats-Unis, regarderent
pceuvres. Elles ne
leurs clubset leurs mades étrangers,
paroissoient appuyées que par
desgens oisifs et
forment en Amérique
vagabonds, qui ne
dans la population. Je qu'une tris-petite partié
gue le sage
ne pourrai jamais croire
passible dans Waslingtonrme toutes les
jai vu souvent imêtre
attaques qui pouvoient lui
de personelles, ait pu se laisser
parcilles déclamations. Mais la inflaencer par
chercher sur les mérs ia
nécessité de
merce de ses
appui pour ler comtrouyer chez coueitoyenis, quil ne pouvoit plus
doute à prèter aucune Foreille autier puissance, le força sans
gleterre.
aux propositions de TAnIconclut, avec cette
dalliance etide commerce puissanee; un traité
sur,le même
qu'il chercha à rédiger
planique T'ancion
Erancois; et paroissoit
taiéfitavee les
fgale; ;mais O11. ne
vouldir tenir la halance
peut pas justifier Tarticle
consentitsmr la visite des vaisseartx
quil
la confiscation descllets
aéricains, et
tinés pour des pissances qui pouvoient y êtré desennemies de' TAngle-
etide commerce puissanee; un traité
sur,le même
qu'il chercha à rédiger
planique T'ancion
Erancois; et paroissoit
taiéfitavee les
fgale; ;mais O11. ne
vouldir tenir la halance
peut pas justifier Tarticle
consentitsmr la visite des vaisseartx
quil
la confiscation descllets
aéricains, et
tinés pour des pissances qui pouvoient y êtré desennemies de' TAngle- --- Page 155 ---
DE ROGHAMBEAU.
terre, Cet article fut blanépar uné grande
de SCS propres concitoyens. Ils disoient,
partie
raison, que les yaisseanx de T'Angleterre ayec juste
par force faire des vexations et des saisies pouvoient
mais qu'on ne devoit jamais sanctionner illicites;
ranpie par un article de ce traité. Il ne fut cctter ratifié tydans les deux conseils qu'a une tréspetite
et avec des protestations.
majorité
Washington étoit à la fin
de sa présidence, et se retira des
de toute cette crise. Ilnc fut allatiresaumilien
terminer Sa carrière
pas long-temps sans,
illastre,a graund
de
ses concitoyens, àlige
regret
desoismte-dis ans. L'Europe entière lui fit. des éloges funebres
mérités. Il eut,
et bien
pour successeur, Adains, son viceprésident, homme de mérite ct trésinstruit; mais
qui, dans les temps les plus orageux de la tévolution, passoit pour avoir conservé des. liaisons
le gouvernement britannique,
avec
Le directoire françois fat
3E
DrN
tres-inrité de
duite du gouvernement des
la conEtats-Unis. Il
na les représailles etlaconfiscation
ordonde-tous les
seaux américains portant des marchaudises yaistres eflets dans les
ou auports dAngleterre. Il
avec hauteur de donner une audience refusa
aux ambassadleurs
le
publique
que congrès avoit envoyés
pour justificr sa conduite. Le nouyeau président,
Adams, profita de toutes ces circonstances
aigrir sa nation contre la
pour
France, et tâcher de
des
la conEtats-Unis. Il
na les représailles etlaconfiscation
ordonde-tous les
seaux américains portant des marchaudises yaistres eflets dans les
ou auports dAngleterre. Il
avec hauteur de donner une audience refusa
aux ambassadleurs
le
publique
que congrès avoit envoyés
pour justificr sa conduite. Le nouyeau président,
Adams, profita de toutes ces circonstances
aigrir sa nation contre la
pour
France, et tâcher de --- Page 156 ---
MENOTRES
Tamenerat une ruptare totale,
jeure partie des agricoles pour laquelle la magrande
avoit encore la plus
répugnance. Ge dernier
étoit
tenu par le vice - président
parti
souteambissadeur
Jefferson, ci-devant
en France, qui balançoit
position, dans le congrès, le
par son opgleterre. Il détermina
parti dévoné à TAnle congres à
attendant les nouvelles des
temporiser en
soient en Europe; mais le événemens qui se pasquelques lettres de
président Adams donna
courir
marque à des corsaires
sur les vaisseaux
pour
cédé ne contribua
françois. Ce dernier provoies de
pas à amener les esprits à des
conciliation, qui étoient
rées par la France et
la
cependant désides Etats-Unis.
par majorité des citoyens
ATouverture du parlement
dans son discours,
d'Angleterre, le roi,
lui
développa toute la confiance
que
donnoient la dernière bataille de Tamiral
Nelson, et le blocus par mer des forces de
parte en Egypte. Il fit considérer cet échec Bonanne une brèche
comouverte, par laquelle il
toutes les puissances du continent à exhortoit
reprendre eàla république
entrer pour
quêtes. Il
françoise toutes ses conannonça une alliance intime avec la
Russie et la Porte, puissances ci-devant
qu'il étoit parvenu à reconcilier
rivales,
pour combattrele
colossequi fhisoit ombrage à toutes les
Le roi de Naples se chargea
autres. a
d'ouvrir la scène
comouverte, par laquelle il
toutes les puissances du continent à exhortoit
reprendre eàla république
entrer pour
quêtes. Il
françoise toutes ses conannonça une alliance intime avec la
Russie et la Porte, puissances ci-devant
qu'il étoit parvenu à reconcilier
rivales,
pour combattrele
colossequi fhisoit ombrage à toutes les
Le roi de Naples se chargea
autres. a
d'ouvrir la scène --- Page 157 ---
DE ROCHANREAE
de cette nouvelle coalition.
aussi ardente
La reine, sa
en faveur des Anglois
femme,
que Tambassadonner à
parvenue à faire
terhgeteasee
Tamiral Nelson, dans ses
secours qu'il auroit pu tirer de
ports, tous les
et s'étoit en
ceux de sa nation,
quelque sorte
cès de cet amiral dans
approprié tous les SucNaples leva
la Méditerrance. Le roi
en même
de
vingt mille
temps une armée de quatrehommes,et. mit
tion sous les. armes
presque toute sa naner le tocsin
pour marcher à Rome, sonau beffroi du
premier le feu à Tincendie Capitole, et mettre le
s'allumer dans toute
qu'il espéroit de voir
déjà
Tltalie, chez tous les
subjugués par les François. Une peuples
cette armée,
partie de
embarquée sur
se porta sur Livourne dont l'escadre de Nelson,
On
elles s'empara.
publia, à cette
époque, une
interceptée du ministre de
correspondance
Sardaignes dans
Naples avec celui de
de la foiblesse laquelle on se plaignoit à
du roi sarde et d'une
Naples
ministres, qui se faisoient
partie de ses
fer et le feu pour exterminer sorupule demployer le
séminés dans sses états
tous les François disLe
suri la foi des traités.
directoire de la république
cette agression
françoise, d'après
duite de ces deux aundaeiense, sans distinguer la conla même
rois, leur déclara la guerre.
proclamation. Le général
par'
commandant à
Champiomnet,
Rome, eut lordre de rassembler
ient
partie de ses
fer et le feu pour exterminer sorupule demployer le
séminés dans sses états
tous les François disLe
suri la foi des traités.
directoire de la république
cette agression
françoise, d'après
duite de ces deux aundaeiense, sans distinguer la conla même
rois, leur déclara la guerre.
proclamation. Le général
par'
commandant à
Champiomnet,
Rome, eut lordre de rassembler --- Page 158 ---
MENOTRES
ses forces, de céder ce territoire
et de se conduire, après qu'il auroit inomentanément les
miers renforts, suivant les circonstances reçu
preguerre feroit. naître. Le général Joubert que la'
partit de'
Milan,sempara de tontes les places da
et fit signer'auroi de
Piémnont,
à
Sardaigne, à Turin, un ordre'
toutes ses troupes et à tout le peuple de ses états
des se soumettre aux François: il le fr consentir à
sa retraite et à celle de totite sa cour dans lile de'
Sardaigne. Toutes les trotpes piémontoises furent
incorporées dans Tarmée françoise; les
suisses qui étoient'isa solde eurent le même régimens
la nation
sort :
piémontoise se soumit au gonvernement
françois. Toutes-les admiinistratious nouvelles
tous
et'
ble lesthribemancy furent organisés avec une foi-'
résistance. MAls
Cependant le général Ghiampionheta après avoir
évacué Rome, laissa une garnisonau éhâtean SaintAnge,et fit sa retraite en bon ordre,
devant des secours
pour allernuquil espéroit du Milanez. Il
eut divers succès à ses arriere-gardess
sérent l'ennemi à
qui repousPorto-Permo, Terni,à CivitaCastellana, avec perte de canons et de
de prisonniers. Dès quilent
beauicoup
mières
duercjoint par les pretroupese qui Jui arrivérentde TarméedeJon
bert,i il se reporta en avant, et pardes mouyemens
bien combinés il enveloppa une'division
prit cinq mille hommes et trente picces de ennemie,
canon.
-gardess
sérent l'ennemi à
qui repousPorto-Permo, Terni,à CivitaCastellana, avec perte de canons et de
de prisonniers. Dès quilent
beauicoup
mières
duercjoint par les pretroupese qui Jui arrivérentde TarméedeJon
bert,i il se reporta en avant, et pardes mouyemens
bien combinés il enveloppa une'division
prit cinq mille hommes et trente picces de ennemie,
canon. --- Page 159 ---
DE ROCHANFEAU.
Ges différens échefs déterminérent la
roide'
retraite du
Naples,qui étoit venu de sa personne jusqu'àRome, faire grand bruit et une grande
tation de sesit triomphes. Le général
osterinua la manceuvreide
françois contises diflérentes colonnes; ;et;
tournant autour de Rome, il s'empara de Pescara, de la forteresse de Gaëte, de tous les
chemens
retranque l'ennemi lai abxindonoa; avec
de plus de cent cinquante piéces'de
perté
canon,tant de
campagne que de siége, et de vingt mille
niers. L'armée papolitaine, ainsi
prisonlia derrière
disloquiée, se ral:
Capone, aux ordres du général Mak;
quidans cette position momentanée voulut
menter.
parleLe général françois neprêta Toreille aux
sitions d'un armistiee
propoqu'aprés s'être emparé de
Capoue,à la stite de plusieurs assants où il avoit,
essuyécquelqmes pertes. Il rassembla cependant
forces, ses vivres et SCS moyens
ses
conquétes jusqu'à la
pour pousser ses
capitale de T'ennemi, si les
conditions quil avoit dictées n'y étoient
ratifiées. Le roi de Naples syétoit retiré pas
de terreurd qu'il avoit
avec autant
marquéd'ardenr dans le commencement de cette campagne si mal combinée et
entreprise avec tant de légéreté Arrivé dans : cette
ville,il fut entourédun
croyoit s'être assuré
peuple grossier, dont il
la bienveillance. Cotte classe
dhommes, connue sous le nom de lazzaroni, de-
si les
conditions quil avoit dictées n'y étoient
ratifiées. Le roi de Naples syétoit retiré pas
de terreurd qu'il avoit
avec autant
marquéd'ardenr dans le commencement de cette campagne si mal combinée et
entreprise avec tant de légéreté Arrivé dans : cette
ville,il fut entourédun
croyoit s'être assuré
peuple grossier, dont il
la bienveillance. Cotte classe
dhommes, connue sous le nom de lazzaroni, de- --- Page 160 ---
MÉMOIRES
mauda des armes qu'on" leur
mettre de périr à leur
disribua:l lui fit proqu'au dernier
tête, et de les défendre jussoupir. Mais ce prince,
ner confiance à cette
n'osant donturbulente populace,
donna, dans la même nuit, à la
T'abanJanvierquelle
protection de saint
proclama son géniéral. Le roi s'embarqua, avec sa famille et ses
vaisseau de Tamiral
ministres, bord du
dier]
Nelson, laissa cet amiral incenbeaucoup d'autres bâtimens
ce port, et pit à la voile
qui restoient dans
de toutes les
pour la Sicile, au milien
imprécations d'un
qui se livra dans
peuple furieux,
Naplesà tous les désordrés.
Championnet, instruit de cette
manquoit de vivres
insurrection,
que c'étoit à
pour son armée; il lui déclara
Il
Naples qu'il falloit en aller
força tous les passages du
chercher.
route tous les restes de
Vulturne, mit en déTarmé
en. les poursuivant, la' tourbe Enapolisinerattsgua, des
combattoitavee la même fureur
lazzaroni, qui
nemis, les restes de Tarmée
ses amis et ses ençois. Gette horrible
napolitaine et les Frantroupe fut
sacrée. L'armée
entièrement masvres un chemin françoise se fraya sur leurs cadarues de
ensanglanté aux portes et dans les
Naples. Ce fut à la tête de huit mille
çois que le général Championnet
Franville, et s'empara de cette
entra dans cette
capitale, Le
avec tout son
géuéral Mak
détre
état-major, se trouvant au moment
égorgé par les troupes napolitaines, vintse
oupe fut
sacrée. L'armée
entièrement masvres un chemin françoise se fraya sur leurs cadarues de
ensanglanté aux portes et dans les
Naples. Ce fut à la tête de huit mille
çois que le général Championnet
Franville, et s'empara de cette
entra dans cette
capitale, Le
avec tout son
géuéral Mak
détre
état-major, se trouvant au moment
égorgé par les troupes napolitaines, vintse --- Page 161 ---
DE ROCHANDEA U.
jeter à la merci des François, qui
sonmierà Milan. Enfin, lerésultat Tenvoyérent prigne fut encore la fondation
de cette campad'une nouvelle
blique dans cette extrémité de FItalie,
répulongue communication,
avec une
milieu de
difficile à entretenir au
ce peuple fanatique. Les
cuèrent
Anglois évaLivourne; le grand-duc de Toscane fut
obligé de payer de grosses contributions à la France, pour avoir reçu dans ses
gloise et une garnison
ports une escadreannapolitaine.
Pendantque ces événemens attiroient
de TEarope, les Anglois,
Tattention
de Lisbonne
ayant fait partir du port
une escadre et un convoi de
passérent le détroit de
troupes,
quer dans l'ile de
Gibraltar, et vinrent débarMinorque. Ils y
et
prirent une garnison espagnole attaquérent y.
sionnée, Le fort
fort mal approvifortifications dont Saint-Philipe, si fameux par les
les Anglois T'avoient
étoit rentré dans Tordre des
bérissé,
la
places de la dernière.
classe, par démolition de tous les
rieurs, dont le
ouvrages extégouvernement
donné la destruction,
espagnol avoit ordu duc de Crillon,
après la dernière conquête
La France se
cette perte de son alliée la
dédommagea de
d'Ehrenbreistein
par prise de la forteresse
commandant
vis-à-vis de Coblentz, dont le
Faber ne se rendit, après un blocus
célébre, que forcé par la disette de toute
vivres,
espécede --- Page 162 ---
MÉNOTRES :
Bonaparte, dans le commencement du
hiver, euit à sontenira Caire
même
plus violentes, excitée
une insurrection des
mahométan. Ce
par les ministres du culte
champ de bataille peuple soulevé avoit pris son
lès
dans les mosquées
Francois marchèrent Stir
principales;
leur activité
ces insurgés avec
ordinaire, et la puinition
qu'ils en firent, ramenà le calme dans exemplaire la ville
Caire:"
du
Mais ce qui dut occuper bien plus
tion du directoire de
toute T'attenFrance et celle de
entière, fut la maréhe d'une armée
TEurope
dres du général
russe, aux oren Moravie, Oi Sivarowiqpisint aboutirà à Brunn
les recevoir, Tempereur alla avec toute sa cour
et leir fournir des quartiers de
tonnemens. Les plénipotentiaires
cantadt déclarerent
françois de Raspendue;
que toute négociation étoit susque si, dans quinze
la
Vienne n'avoit
jours, cour de
armée
pas interrompr cette marche dune
étrangère dans PEmpire, la
voit regarder ces mesures hostiles France ne pouagression contr'elle:
que comme une
leroit toutes les
qu'à cette époque elle annubases déjà établies dans la
ciation et recommenceroit la
négopereur.
guerre contre T'emToute cette campagne d'hiver, en Italic,
occupa les troupes françoises qu'à
n'y
tendant la grande
peloter, en atpartie, Le printemps de cette
pr cette marche dune
étrangère dans PEmpire, la
voit regarder ces mesures hostiles France ne pouagression contr'elle:
que comme une
leroit toutes les
qu'à cette époque elle annubases déjà établies dans la
ciation et recommenceroit la
négopereur.
guerre contre T'emToute cette campagne d'hiver, en Italic,
occupa les troupes françoises qu'à
n'y
tendant la grande
peloter, en atpartie, Le printemps de cette --- Page 163 ---
RE-ROCHASREA
année lenr ouvrit une vaste carrière contre
mées de la coalition la plus formidable, les'ar
fomentée
par toutes les intrigues d'Angleterre,
der nouveau tout le continent
pour armer
contre la république
françoise. Quoique lés ministres françois eussent
réduit leurs prétentions dans les derniers mois
précédérent la rupture de la négociation de Ras- qui
tadt, les plus grandes puissances de
préparoient ouvertement à
Europe se
tés; elles accusoient
renouveler les hostili- -
le directoire d'une ambition
démesurée dans la fendation de ces nouvelles 1é
publiques, que les circonstances et une
bien plus andacicuse
politique
que réfléchie avoient fait naftre; qui lui étoient plusà charge qu'ntiles; et
par leur foiblesse
qui;
besoin desa
intrinseque, avoient bien plus
protection pour les maintenir
n'étoient en état de le secourir.
qu'clles
considéroit
L'empereur ne les
que comme autant d'ustirpations de
territoire, contraires auxa articles du traitéde Campo-Formio, oà elles n'avoient pas même été
viies. Enfin ce traité, fuit avec
prede
T'empereur à
canon, ne pouvoit avoir la solidité des coups
libres et réfléchies. La mort de l'électeur paix
vière, dans ces circonstanices,
de Baambition de'lammison
ranima" Tancienne
visoirement
d'Autriche pour établir
ses armées dans un pays
si prosa convenance,s
placé fort à
ssouslespécienx prétextede
TEmpire contre la marche des
protéser
troupes frunçoises.
à
canon, ne pouvoit avoir la solidité des coups
libres et réfléchies. La mort de l'électeur paix
vière, dans ces circonstanices,
de Baambition de'lammison
ranima" Tancienne
visoirement
d'Autriche pour établir
ses armées dans un pays
si prosa convenance,s
placé fort à
ssouslespécienx prétextede
TEmpire contre la marche des
protéser
troupes frunçoises. --- Page 164 ---
NÉMOIRES
Telle étoit la position des
ratifs militaires
troupes et des prépacontre la France,
mées françoises
lorsque. les arpassérent le Rhin, sur le refus de
Tempereur de faire retirer les armées
lorsque le directoire
russes ; et
françois déclara la
à
T'empereur et au grand-duc de
guerre
tant de présomption
Toscane, avec auparatifs
que de foiblesse dans les
pour soutenir une aussi vaste
préLe directoire françois
entreprise.
sur les frontières
rassembla trois armées
néral
dAllemagne, aux ordres du géJourdan, qui en eut le suprème
ment : celle du
commandeBas-Rhin, aux ordres de
dotte, fat appelée T'armée
Bernacentre, aux ordres directs d'Observation; ; cclle du
Tarmée du
de. Jourdan, fut nommée
Danube; celle de la
de Massena,
droite, aux ordres
sous le nom d'armée d'Helvétie,
rassembla surla
se
leur furent donnés froniéredsCrisons. Les nomsqui
indiquent assez leur destination.
L'empereura amanrocapdilepandest Grisons
division de Tarmée du
parune
publique
Tirols ce fut dans cette réque durent commencer les hostilités. Le
général Massena, que Bonaparte avoit
Tenfant gité de la
surnommé
nuation des ses
Victoire, y éprouva la contifavenrs; il s'empara en
de toutes ces
peu de jours
de Tart
montages ; franchit tous les obstacles
et de la nature;y y battit ety détruisit
qu'entièrement le corps autrichien destiné pressoutenir; enfin, aidé d'une
à les
division de T'armée
urent commencer les hostilités. Le
général Massena, que Bonaparte avoit
Tenfant gité de la
surnommé
nuation des ses
Victoire, y éprouva la contifavenrs; il s'empara en
de toutes ces
peu de jours
de Tart
montages ; franchit tous les obstacles
et de la nature;y y battit ety détruisit
qu'entièrement le corps autrichien destiné pressoutenir; enfin, aidé d'une
à les
division de T'armée --- Page 165 ---
DE ROCHANBEAU.
dItalie qui les attaqua du côte de la
Parvintà s'emparer de tout
Valteline, il
*
le pays des Grisons, et
porta ses armes victoricuses jusqu'à
èt Glurens,
Finster-Muntz
postes importans à Tentrée des
ges du Tirol. Le général
gorral
Dessoles y battit le généLandon,suniclien,hinf fit beaucoup de
nierset prit tout son canon; maisMassena prisonrepoussé à Tattaque de Feldkirck,
ayant été
près du lac de
Constance, ces
les vallées
divisions, 2 cqui avoient percé dans
du Tirol, furent obligées de se
avec quelque perte à Tapproche de T'ennemi retirer
fut renforcé.
qui y
Legénéral Jourdan avoit, dans-le même
fait passer Tarmée du Danube
temps,
vallées des
par les différentes
Montagnics -Noires et des villes forestiéres, en plusieurs divisions
lel
qui se réunirent sur
Haut-Necker, à Willingen et
sources du
Rothweil,près des
Danube, au débouché de ces mêmes
montagnes, du côté dela Souabe.
les ayant rassemblé
L'archiduc Charfrontière de
ses plus grandes forces sur la
Bavière, entre Ulm et
Jourdan marcha par sa droite, passa le Memmingen, Danube
porta entre le lac de Constance,
et se
te étoitappuyce
prés duquel sa droide
pour seconderles succès de Farmée
Massena, et le haut du Danube, Où
tées ses divisions de gauche.
étoient pos5oventdse, se
Liarchiduc Charles, le
présenta pourlattaquer;o
jours des combats lés plus
etaprèscing
opiniatres, parvint, par
marcha par sa droite, passa le Memmingen, Danube
porta entre le lac de Constance,
et se
te étoitappuyce
prés duquel sa droide
pour seconderles succès de Farmée
Massena, et le haut du Danube, Où
tées ses divisions de gauche.
étoient pos5oventdse, se
Liarchiduc Charles, le
présenta pourlattaquer;o
jours des combats lés plus
etaprèscing
opiniatres, parvint, par --- Page 166 ---
NÉNOIRES
la supériorité de ses' forces, à ledéposter. Il
par les relations respectives-des deux
paroit,
Tavant-garde de Lefèvre,
armées, que
après avoir été repliée
après beaucoup de résistance et de perte sur Tar4
mée françoise, cette dernière fut
divisions séparées
surprise, et ses
par une attaque nocturne qui
réussitaux Autrichiens, et força Tarmée
à la retraite; que le. 4 et le'5 germinal, les françoise divisions
de gauiche tournèrent Tarmée de T'archiduc, tandis
que Tavant-garde et les divisions de droite rallices
attaqnoient de noaveau Iennemi de front, aux ordres de Jourdan. Ce général se
Lion, de n'aveir été
plaint,dans sa relapas
secondé par une charge de
cavalerieàl'instant quillavoit ordonnée, dontlef
fet auroit empéché celle de
T'ennenide se former
dans la plaine pour aitaquer l'armée françoise; il
ditque, nonobstant ie retard de ce mouvement,
les troupes francoises firent des charges vigoureuses, et se batuirent avec tant de courage toute cette
journée, qu'elles restèrent respectivement, sur le
soir, maîtresses du champ de batailles mais l'archidac ayant été renforcé par toutes les troupes qui
lai arrivérent à la fin de cette sanglante action,
Jourdan se crut obligé de repasser, avec ses divisions de gauche, les sources du Danube, et de se
retirer auxdébouchés des Montsgnes-Noires,
y attendre les renforts qu'il demanda à Tarmée pour
d'Observation. Cettedernicre étoit retardée du côté
sur le
soir, maîtresses du champ de batailles mais l'archidac ayant été renforcé par toutes les troupes qui
lai arrivérent à la fin de cette sanglante action,
Jourdan se crut obligé de repasser, avec ses divisions de gauche, les sources du Danube, et de se
retirer auxdébouchés des Montsgnes-Noires,
y attendre les renforts qu'il demanda à Tarmée pour
d'Observation. Cettedernicre étoit retardée du côté --- Page 167 ---
DE ROCHAT EA U.
de Manhcim et de
équivoques de
Philiskonurget par les intentions
Tolservation quelques ptissances del TEmpiresur
dela neuunlité.
Larchiduc
Stockak,
Charkes,apant rassemblé ses forces à
sur le champ de Dataille, marcha, le
14gerininal, sur Tarmée françoise, ainsi
etséparée aux différens débonchiés des dispersée
Noires; il s'qupara et surprit
Moniagnesdune de ces
reiberg, à T'entrée
coumandant gorges, ce qui détermina Arnoulf,
en-lalisenee de Jourdan, à
ces - diliérentes divisions les ordres de la donner: à
sur le Rhin. Eiles
retraite
sérent, sur la rive repasserent ce fleuve, et ne laisKehl,cmrine
droite au camp retranché de
Tarmée
division; tandis quel Dernadotte,avee
dobservation, se rapprocha du pont de
Mauheim, en levant leblocus de
divisions de droitese
Philisbonrg. Les
sérent le
replièrent sur
Rhin, et furent
Brdschyypas
en le remontant,
envoyées tout de suite
pour renforcer Farmiée
na, destinée à défendre la frontiere
deMassetrouvoit alors fort
suisse, qui se
trepriscs de Tennemi. déconverte, et exposée aux. enQuoique Jourdan parhtjavoir disputé
cinqg jours la victoireà un ennemi fort pendant
fut cependant malhemreux
supérieur, il
Tavoit rappelé de
et battu; le directoire
remplacas
son commandiement. Massena le
renforts ct, aprésavoir fait mettre en marcheles
destinés à la frontiere belvétique,
partit à
alors fort
suisse, qui se
trepriscs de Tennemi. déconverte, et exposée aux. enQuoique Jourdan parhtjavoir disputé
cinqg jours la victoireà un ennemi fort pendant
fut cependant malhemreux
supérieur, il
Tavoit rappelé de
et battu; le directoire
remplacas
son commandiement. Massena le
renforts ct, aprésavoir fait mettre en marcheles
destinés à la frontiere belvétique,
partit à --- Page 168 ---
MÉMOIRES
leur tête pour aller s'opposer
Tarchiduc. Ce dernier
aux entreprises de
ministres de
fut, dit-on, contrarié par les
Vienne, ce quii lui fit
avant, de rien entreprendre
perdre un mois
donna le
contre Massena, et
défense. temps aul général françois de se mettre en
Les généraux de Tempereur sortirent
montagnes du Tirol,
alors des
supérieures, les divisions attaquèrent, avec des forces
de Taile droite
na dans le pays des
de MasseGrisons, et secondés par lesinsunrectionsqetiloncicat
tons suisses, ils forcèrent cscitdesdhnslespetits les
Canvers le mont
François de se retirer
la frontière Saint-Gothard, et de reprendre, vers
helvétique, les mêmes
lon étoit parti pour le début de la positions d'ou
Massena eut queleques
campagne.
corps autrichiens,
avantages sur différens
dessous de Schaflouse. qui avoient passé le Rhin aules, ayant
Cependant Tarchiduc Charpassé ce fleuve an-dessus du lac de Constance,se porta sur le bord de la
ral françois défendit
Thur, quel le généavec vigueur
une journée; mais la
pendant toute
nemi
supériorité des forces de l'enobligea Massena de se concentrer
lacs et dans les environs de
derrière les
nant Schaffouse, la ville de Zurich, en abandondecel lac.
Constance et les bords
Larchiduc attaqua T'armée
nouvelle position:
françoise dans cette
après des combats qui durèrent
,se porta sur le bord de la
ral françois défendit
Thur, quel le généavec vigueur
une journée; mais la
pendant toute
nemi
supériorité des forces de l'enobligea Massena de se concentrer
lacs et dans les environs de
derrière les
nant Schaffouse, la ville de Zurich, en abandondecel lac.
Constance et les bords
Larchiduc attaqua T'armée
nouvelle position:
françoise dans cette
après des combats qui durèrent --- Page 169 ---
DE ROGHANEEAU.
trois jours, durant lesquels O11 sC battit de
dautre avec le plus
part ct
core le général Massena graudlaclamement; à
ilforça entrop étenduc,
abandonner cette ligne
lacs de
pour se retirer entre le Rhin, les
Zng et de Lucerne, et les monts'
dans une position plus resserrée, en
Albis,
la ville de Zurich, les cantons de abandonnant
de Schwitz, àl'ennemi.
Glaris, d'Uri et
Les armées restérent dans
ces positions, à y réparer rleurs pertes respectives.
Larchiduc fit des détachemens
mée d'Italie.
pour renforcerFar
vision
Massena, de son côté, détacha une dipour rédaire le Valais, qui s'étoit
et secourirTarmée
insurgé,
françoise dans le Piémont. Elle
remplit le premier objet; mais elle ne
dans le val d'Aoste, dont Tarmée pat pénétrer
Russes et des Autrichiens Jui combinée des
fermoit
comme on vale voir dans les opérations T'entrée,
des armécs d'Italie.
respectives
2 Ce commencement de
plus funeste pourles
campague fut encore
théitre de la
François, dans cette partie du
gueire, Le défaut densemble dans les
opérations des François en
donng le temps à Tarchidac, Allemagne et en Italie,
Suabe, d'envoyer
après sa victoire en
depuissmns renforts aux armées
autrichiennes, sur les bords del
nomié commandant
TAdige.Schérer fut
mées qui étoient
suprême des diflérentes ardisséminées dans les
ditalic, nées ou aà naitre, Il destina républiques
II.
une division
II
les
opérations des François en
donng le temps à Tarchidac, Allemagne et en Italie,
Suabe, d'envoyer
après sa victoire en
depuissmns renforts aux armées
autrichiennes, sur les bords del
nomié commandant
TAdige.Schérer fut
mées qui étoient
suprême des diflérentes ardisséminées dans les
ditalic, nées ou aà naitre, Il destina républiques
II.
une division
II --- Page 170 ---
MÉNOIRES
pour's s'emparer de la Toscane et de
lni furent cédés sans la moindre
Livourne, qi
avec cinq divisions
résistance. I partit
qu'il s'étoit réservées
attaquer les Autrichiens, aux ordres du
pour
postés entre le lac de Garde ct
général Kray,
premier sucoce,
TAdige: il eut un
ets'empara du
couvroit cette trouée; mais il campretranché - qui
fut repoussé
reusement par lc général Mélas, dans
vigonaction contre les
une seconde
des'elloris
retranehemens de Vérone, après
réitérés et infructueux
les
ter. Le général Schérer donna pour emporCC revers, et fut remplacé
sa démission aprés
dont la conduite,
par le général Moreau,
avoit
2 dans ces deux journées, lui
conservé la confiance de.Tarmée.
Après un début de campagne aussi
les armées
malbienrenx,
françoises, se réduisirent à la
sur leurs
défensive
Irontières, sur celles de tant de républiques leurs allices, et sur
cents lienes de côtes, ledévcloppemente de trois
que ces nouvelles
en Italic leur donnoient à
conquêtes
garder, avec des
insoumis, et républicains
peuples
maritimes
malgré eux, sans forces
pour les protéger. Les
renforcés des Russes qui
Autrichiens,
environs de
arriyérent en hâte dans les
Vérone, aux ordres de
rassemblérent sur les bords du
Suwarow, se
ditérent de nouvelles
Mincio, où ils mésuccès de Tarmée de irruptions concertées avec les
Tarchiduc sur le territoire des.
Suisses et des Grisons. Ce futà cette
époque quel le
maritimes
malgré eux, sans forces
pour les protéger. Les
renforcés des Russes qui
Autrichiens,
environs de
arriyérent en hâte dans les
Vérone, aux ordres de
rassemblérent sur les bords du
Suwarow, se
ditérent de nouvelles
Mincio, où ils mésuccès de Tarmée de irruptions concertées avec les
Tarchiduc sur le territoire des.
Suisses et des Grisons. Ce futà cette
époque quel le --- Page 171 ---
DE ROCHANBEAU.
directoire appela, au service de la patrie, la
meet la troisième classesdes
deuxiétardive à
couscrits, mesure trop
opposer aux forces actuellement rassemblées, sur les frontières, par les puissances de
nouvelle coalition.
cette
1 Larmée de Moreau, affoiblic
cédentes, par toutes les
par ses pertes prégée de
garnisons qu'elle fut oblilaisseràMantoue et dans les autres places du
Milanez, fut réduiteà défendre T'Adda
forces
contre les
tris-supérienres des Russes et des Autrichiens réunis. Il fut forcé, aprés plusieurs
combats
très-vifs, tant à Cassano que sur cette rivière,
Tun desquels la division du
dans
général Serrurier fut
enveloppée et prise, de se replier d'abord
le Tésin, enfin à Turin, ou,
derrière
tes les forces
après avoir rallié touqu'il y put rassembler, il
rive droite du Pô,
passa sur la
pour SC porter entre Valence et
Alexandric, protéger la frontière de l'état de Gé
nes, et clercher à opérer la jonction de
divisions qu'il avoit laissées
toutes les
surface de TItalie.
dispersées stur toute la
Le général Suwarow, à la tête de T'armée
mie, profita de la supériorité de
enneenvelopper Moreau dans
ses forces pour
tie passa le Pô à Plaisance, cette" position; une par:
Tortone,
s'empara de la ville de
bloqua la citadelle; et, quoique Tarmée
françoise ett ell un premier succès, elle fut
sée dans un second combat
repousprès de Tortone, et
surface de TItalie.
dispersées stur toute la
Le général Suwarow, à la tête de T'armée
mie, profita de la supériorité de
enneenvelopper Moreau dans
ses forces pour
tie passa le Pô à Plaisance, cette" position; une par:
Tortone,
s'empara de la ville de
bloqua la citadelle; et, quoique Tarmée
françoise ett ell un premier succès, elle fut
sée dans un second combat
repousprès de Tortone, et --- Page 172 ---
MÉNOIRES
fit obligée de rétrograder
foule d'insurections
jusqu'à Coni, par une
qui s'élevèrent dans
tonles les villes et les places du Piémont. presque
s'empara suecessivement
L'ennemi
ville et de la citadelle
d'Yvrée, de Casal, de la
de Tarin, qui fut livrée
toute son artillerie. Les
avec
Mondovi, à
peuples se sonleverent à
Ceva, à Oneille, à Pignerol, à
ce qui réduisit les François àla défense
Suse,
des Alpes, qui séparent le Piémont du sommet
On ne
de la Savoie.
peut pas se dissimuler que la reddition de la
plupart de ces places fortes fit peu d'honneur
généraux qui y. commandoient.
aux
mandans
Cependant les comd'Alexandrie, de la citadelle de Tortone,
erdAncôné, se distinguerent, dans cetté épidémie
générale, pardes défenses plus
brillantes.
vigoureuses et plus
Le: général Moreau se retrancha aux environsde
Coni, avec les débrisde son armiée,
sa communication avec Tétat de pour conserver
la main au général
Gênes, et donner
toutes les divisions Macdonald, qui rassembloit
l6s de litalie.
françoises restées aux extrémiSurla nouvelle de
de
dernier, qui marchoit sur
Tapproche ce
succès
avoit
Plaisance, après quelquos
qu'il
êus à Modène et à Parme, Moreau, après s'être fait précéder par la division de
Victor, qui se réunit à la gauche de Macdonald,
marcha par sa droite à Gênes, traversa les
onias, déboucha sur la citadelle de Tortone, dont Apen- il
françoises restées aux extrémiSurla nouvelle de
de
dernier, qui marchoit sur
Tapproche ce
succès
avoit
Plaisance, après quelquos
qu'il
êus à Modène et à Parme, Moreau, après s'être fait précéder par la division de
Victor, qui se réunit à la gauche de Macdonald,
marcha par sa droite à Gênes, traversa les
onias, déboucha sur la citadelle de Tortone, dont Apen- il --- Page 173 ---
DE BOCHANBEAU.
fit lever le siége, eut un combat
Tortone et Alexandric; mais avautagettx entre
étant venu au secours des divisions legénéral Suwarow,
poursuivies par-Macdonald
antrichiennes,
Trebia,
jusqu'à Plaisance et la
attaqua ce dernicr avec une telle
quelarmée fizançoise, après trois jours de vigueur, combats
consécntils, fut obligéede se replier surla
Le général Suwarow, après avoir destiné Toscane,
troupes à sa poursuite, se retourna
quelques
Moreau, qu'il
à
sur Tarmée de
força se retirer vers Génes.
jonction des deux armées
La
core retardée. Mais les françoises se trouva,encette dernière
pertes de T'ennemi, dans.
bataille, les détachemens
forcéde faire pour réprendre les
qu'il fut
et d'Alexandrie,
siéges de Mantoue
permirent
qui avoient été suispendus, ne
pas sans doute au général Suwarow de
s'opposer, avec une force puissante, à
de Tarmée de Macdonald,
la jonction
derricre
Elle se fit par fractions
TApeunin, dont Moreau
les principaux défilés. La Toscane occupoit encore
évacuée, à
fut entièrement
Texception de quelques
tingent succesivement
places, qui obdiflérentes
L'ennemi ayant
capitulations.
gueur, les siéges de repris, avec la plus grande videux
Mantowe et d'Alesandrie, ces
places se rendirent, et leurs garnisons
faites prisonnières de guerre. La
furent
capitulation
première fit une
extraordinaire, prématurée, et dans un genre fort
quoique ce siége eût élé soutenu
à
fut entièrement
Texception de quelques
tingent succesivement
places, qui obdiflérentes
L'ennemi ayant
capitulations.
gueur, les siéges de repris, avec la plus grande videux
Mantowe et d'Alesandrie, ces
places se rendirent, et leurs garnisons
faites prisonnières de guerre. La
furent
capitulation
première fit une
extraordinaire, prématurée, et dans un genre fort
quoique ce siége eût élé soutenu --- Page 174 ---
MÉMOIRES
par un ingénieur qoi passoit pour avoir du talent.
Joubert, élève de Bonaparte, vint prendre alors
le commandement de Tarmée
d'italie, et voulut se
distinguer à son début, en dégageant la frontière
ligurienne, et faisant lever le siége du château rde
Tortone. Joubert marcha, avec Tintrépidité dun
grenadier, à la charge contre T'armée de
dans la plaine de Novi; ily fut tuéà Suwarow, de
Tage trente
ans, sans avoir rempli ancun de ces deux objets.
Moreau, qu'il avoit prié de rester pour le seconder
dans cette journée, se chargea encore de retirer
bon ordre Tarmée vers la rivière de
en
tra dans les positions
Gênes, et renbataille
qu'il y occupoit avant cette
meurtrière.
Championnet releva Morcau, qui fut
à
Paris. Ce nouveau général eut à combattre rappelé
mée plus forte etplus aguerrie
une arque celle du roi de
Naples. Il fut battn par lc général autrichien
qui sépara, du centre de Tarmée
Mélas,
ses divisions
françoise, deux de
qu'il força de se retirer dans le
grand désordre à
plus
Embrun, sur la frontiére du Dauphiné. L'ennemi termina sa
de Goni, dont il sempara. campagne par le siége
C'est ainsi que Titalie fut perdue avec plus de
rapidité qu'elle n'avoit été conquise. Les
causes
produisirent ces revers,
qui
narration des événemens. s'expliquent assez par la
Le directoire françois, dans des circonstances
qu'il força de se retirer dans le
grand désordre à
plus
Embrun, sur la frontiére du Dauphiné. L'ennemi termina sa
de Goni, dont il sempara. campagne par le siége
C'est ainsi que Titalie fut perdue avec plus de
rapidité qu'elle n'avoit été conquise. Les
causes
produisirent ces revers,
qui
narration des événemens. s'expliquent assez par la
Le directoire françois, dans des circonstances --- Page 175 ---
DE ROCHANEEAL.
aussi critiques, avoit fait, dans le
cret, les préparatifs
plus graid scpour relever à Brest une flotte
puissante. On radouba, on arma, on équipa de tous
points, dans la plus grande diligence,
vaisseaux de ligne du
vingt-cinq
tes. Le vice-amiral premier rang, et douzé TrogaBruix, ministre de la
se rendit au port de Brest, d'oi il
marine,
de cette armée
partit à la tété
navale, le 6 floréal, et sortit de
port sans qu'une escadre angloise,
ce
vue, se cràt assez forté
le'
qui croisoit à
doubla le
pour combatiré. Bruix
cap Finistère, où une escadre
équipée au Férol,
espagnale,
Cette flotte
manqua sa jonction avec lui.
françoise arriva devant
vit l'escadre du lord
Cadix, poiusuiTatteindre.
Saint-Vincent sans
Elle passa le détroit, entra dans pouvoir la M6diterranée, et fit voile vers Toulon, où elle
après avoir débloqué les ports de
entra,
alliée. La flotte
TEspagne, notre
dEspogne sortit de Cadix
lep passage de la flotte françoise;
peu après
vents, elle étoit rentrée à
mais, battue par les
vaisseaux démâtés.
Carthagenes avec plusieurs
sienne de
L'amiral Bruix sortit avec la
Toulon, fit une apparition sur la côte de
Gênes, où il porta des secours
força de voiles pour aller à
momentanés, et
la flotte espagnole; tandis Carthagène rejoindre
que le lord Saint-Vincent, réuni à Tamiral Nelson,
la hauteur de Toulon,
prit une croisière-à
Bruix,
pour s'y opposer. L'amiral
après avoir évité le combat avec la flottean-
plusieurs
sienne de
L'amiral Bruix sortit avec la
Toulon, fit une apparition sur la côte de
Gênes, où il porta des secours
força de voiles pour aller à
momentanés, et
la flotte espagnole; tandis Carthagène rejoindre
que le lord Saint-Vincent, réuni à Tamiral Nelson,
la hauteur de Toulon,
prit une croisière-à
Bruix,
pour s'y opposer. L'amiral
après avoir évité le combat avec la flottean- --- Page 176 ---
MÉMOIRES
gloise, par une manceuvre habile, joignit la flotte
espagnole à Carthagene. Ces deux
Tordre, de leurs
Nottesyn reçurent
passer dans T'Océan; gouvernemens elles
respectifs, de - TCBrest, au nombre de
arrivèrent à bon port à
rent suivies de
quarante-cinq voiles. Elles futrente-six
près par une flotte angloise de
vaisseaux de ligne détachés de leurs
mécs nayales en Italie; cette flotte. fut
arpromptement par T'escadre de Tamiral renforcée
avec un grand nombré de vaisseaux à Bridport,
qui bloquérent le port de Brest.
trois ponts
La: vérité de Thistoire ne
sous silence Tévénement permet pas de passer
res, qui suivit la
digne des anciens barbaC'est dans cesiècle rupture du congrès de Rastade:
de sa philantropie, de lumières, qui se vantesi fort
tat commis
quelon osa renouveler Tattensur les ambassadeurs de
leur passageaMilan. Les
François L",
furent massacrés, àleur sortic plénipotentiaires françois
détachement de Tarmée
de Rastadt, par un
commencé
autrichienne, qui avoit
bare
a par s'emparer de celte ville, Cette barexécution carctérise, dans toutes ses
tances, Fassassinat le plus
circonstrois, après avoir
piémédité. Un seul des
reçu plasieurs blessures, futlaissé
pour mort, sanvé par le secours d'un ministre
Prusse, et tous lcs papiers de Tambassade
de
enlevés. La,courde Vienne
farent
ct ordonna des informations désnvonacette atrocité,
contre les auteurs dé
a par s'emparer de celte ville, Cette barexécution carctérise, dans toutes ses
tances, Fassassinat le plus
circonstrois, après avoir
piémédité. Un seul des
reçu plasieurs blessures, futlaissé
pour mort, sanvé par le secours d'un ministre
Prusse, et tous lcs papiers de Tambassade
de
enlevés. La,courde Vienne
farent
ct ordonna des informations désnvonacette atrocité,
contre les auteurs dé --- Page 177 ---
DE ROCHADEAL.
cette barbarie, qui,
1G9
probablement, n'auront
une suite bien rigoureuse
pas
pour eux.
Tous ces événeniens funestes sur nos fronticres, furent la première cause de nouveaux,
dans Tintérieur de la France.
troubles
dans les assemblées
Lesdéputés nommés
électorales pour le remplacesosnkeomplimenatdendane
de leurs départemens
conseilsapportérent
Topposition la plus
toutes les: mesures que le directoire ayoit violentei
puis la journée du 18 fructidor.
prises dede Douai,
Rewbell, Merlin
toient
Larévillne-d.épeax et Treilhard s'éemparés de la direction des
avoient été aussi
affaires, et elles
Barras
malheureuses que mal conduites.
s'étoitécarté de leurs
roissoit plus
conférences, et ne pade
s'occuper que de la partie militaire et
ses plaisirs. Le sort priva Rewbell de la place de
directeur, mais il entra-dans le conseil des
sur la nomination de son
anciens
placé au directoire
département; il fut rennistre de France par Sieyes, qui étoit alors mià Berlin. Ge dernier se réunit
Barras et aux deux conscils,
à
res ses trois collégues;
pour écarter des affaidont il avoit reconnu Fimpéritie pendant tout le cours de sa
Barras, qui disposoit alors dc la force négociation:
Paris, assura de son appui les deux
militaire de
tablirent en
conseils. Ils s'écher
permanence, et débutérent par chesquerelle à Télection de Treilhard,
qu'on n'avoit pas littéralement
sur ce
observé les délais
et aux deux conscils,
à
res ses trois collégues;
pour écarter des affaidont il avoit reconnu Fimpéritie pendant tout le cours de sa
Barras, qui disposoit alors dc la force négociation:
Paris, assura de son appui les deux
militaire de
tablirent en
conseils. Ils s'écher
permanence, et débutérent par chesquerelle à Télection de Treilhard,
qu'on n'avoit pas littéralement
sur ce
observé les délais --- Page 178 ---
MÉNOIRES
prescrits par la constitntion,
nommé à la place de directeur. lorsqu'il avoit été
teurs par leurs
On battit les direcsouvent abusé propres armes, dont ils avoient si
pour donner aux lois des explications
tortneuses, toujours favorables à leurs
mentanées. L'annulation de
vues mohard, son
Télection de Treilremplacenient par Gohier,
Merlin et Larcreillneliepeaxe
laissoient
au directoires
dansune minorité,
leurs
ellrayante pour eux; ils donnérent
démissions, qui furent
Tempressement que lon avoit d'en acceptées avec tout
ils furent
être débarrassé:
remplacés tout de suite.
On porta une foule de dénonciations
dont la plupart artieuloient des
contr'eux,
prouvés, et qui furent
faits en l'air mal
réduire à trois
écartées. On auroit pu les
difficile de
principales, dont il leur sera
se justifier à leur siècle et à la
plus
1."De s'être refusés à toutes
postérité:
malgré le voeu
ouvertures de paix,
prononcé de la. nation, en n'employant, dans les négociations,
vage, et des provocations
qu'une rudesse saules têtes couronnées,
faites pour irriter toutes
lcs anciennes
tousl
républiques, et
tinnanteratgatsuipensr FEnrope. 2:1 De -
navoirpasvus se formerforage universel
ramenoit, avec tant d'adresse,
qae M. Pitt
quatre coins de la
contre la France, des
truits, de n'avoir boussole; ou, s'ilse en ont été insmesures
pris que de petits moyens, et des
trop foibles et trop tardives pour le conju-
irriter toutes
lcs anciennes
tousl
républiques, et
tinnanteratgatsuipensr FEnrope. 2:1 De -
navoirpasvus se formerforage universel
ramenoit, avec tant d'adresse,
qae M. Pitt
quatre coins de la
contre la France, des
truits, de n'avoir boussole; ou, s'ilse en ont été insmesures
pris que de petits moyens, et des
trop foibles et trop tardives pour le conju- --- Page 179 ---
DE ROCHAMBEAU.
rer. On pouvoit en ajouter une troisième aussi fondée: d'avoir, par une folle
à la suite l'une de l'autre, ambition.jetéans à deux
moule,
anciennes
cents lienes des
frontières de France, tant de nouvelles
républiques, sans aucuns moyens pour soutenir,
protéger leur étendue
mauvaise
extravagante, et qui, par la
administration des agens du
ne produisirent dans Tintérieur de la France directoire,
mécontentement
qu'un.
général, un défautabsolu de
te confiance, et le plus grand
toumes et d'argent, Tous ces motifs épuisement la
d'homfirent
au point que la subsistance des
resserrer
troupes étoit, à tout
instant, sur le point de manquer; la
villes et des campagnes avoit
jeunessé des.
deurpourlar
perdu sa première arrévolution,
aux
Belidendirvesmunaire
réquisitions, et saisissoit la première
de la force publique qui
distraction
per dans les bois, et retourner Tescortoit, pour s'échapTelle étoit la
dans ses fovers.
position fichense de la
françoise, au
répriblique
bre
commencement de lan 8, ou 22 sep1799, vieux style. Peut-on espérer
public, en France, retrouvera
que Tesprit
ilal besoin,
toute Ténergie dont
pour vaincre tous les eflorts combinés
que presque toute TEurope, armée contre
rectoire et son
son dicontinuation de gouvernement, lui prépare dans la
cette guerre?
Tontes les trompettes fabuleuses de la
mée ne cessoient, depuis six mois, de
renomnous entre-
bre
commencement de lan 8, ou 22 sep1799, vieux style. Peut-on espérer
public, en France, retrouvera
que Tesprit
ilal besoin,
toute Ténergie dont
pour vaincre tous les eflorts combinés
que presque toute TEurope, armée contre
rectoire et son
son dicontinuation de gouvernement, lui prépare dans la
cette guerre?
Tontes les trompettes fabuleuses de la
mée ne cessoient, depuis six mois, de
renomnous entre- --- Page 180 ---
MÉMOIRES
tenirdes malheurs réitérés
tant en Egypte qu'en
qu'épronyoit Bonaparte
même les détails les Syrie, Jorsguil apporta luiplus circonstanciés de sa campagne; dont le dénonement, dans le
croisades, auroit été regardé
temps des
Blantinstruit de
comme miraculeux.
tous les préparatifs
contre lui en Syrie, il
qu'on faisoit
marcha, à Touverture du
printemps, avec une armée de douze mille
mes, dans le dessein de les
homsieurs combats brillanis
troubler; ily eut
aux
plu-'
bor, parmi
environs du mont Talescquels on distingua celuide
aux ordres du général
Nazareth,
Junot, et
surtout à
quelques revers,
Saint-Jesn-dPAere, oùt les
par les Anglois des convois
prises faites
doit en longeant la
que Bonaparte hasarlui
côte, et de son artillerie de Siége, firent regretter plus d'une fois la
de
marine
perté sa
danshnradedAboulin. Il fut
le siégé de
obligéde lever
poussé dans Ssint-Jesn-dAcre, après avoir été replusieurs assauts; mais la
n'avoit voulu sans doute
fortune, qui
le consola de ce revers qu'éprouver sa constance,
par la plus
au bord de cette même
brillante victoire
rade, qui lui avoit été si
neste. lly trouva, à son retour de
futurque de dix-huit mille
Syrie, une armée
homnies qui venoit dedébarquer et de s'établir entre la mer et
Il la fit
Alexandrie.
cavalerie attaquer. par sa droite et par sa gauche; sa
profita d'une lacune dans le centre de la
ligne ennemic, pour y pénétrer aux ordres.du ge-
bord de cette même
brillante victoire
rade, qui lui avoit été si
neste. lly trouva, à son retour de
futurque de dix-huit mille
Syrie, une armée
homnies qui venoit dedébarquer et de s'établir entre la mer et
Il la fit
Alexandrie.
cavalerie attaquer. par sa droite et par sa gauche; sa
profita d'une lacune dans le centre de la
ligne ennemic, pour y pénétrer aux ordres.du ge- --- Page 181 ---
DE ROCHAMEEAT U.
néralMurat, prendre a revers toute linfanterie
que, et culbuter cette armée entière dans la turoi ellc fut noyéc, àl lesception de
mer,
fait prisonnierdans)
CC qui fitt tuéou
le fort d'Aboukir.
du Nil étant arrivée à son
L'inondation
période ordinaire, Bonaparte profita de ce moment, oh il
te plus tranquille, aux ordres de laisoitlFaypgénéraux
plusieurs de ses
affidés, et s'embarqua sur une
le ramena à Fréjus, 2 surla côtede
frégatequi
à Paris, où il fut
Provence, etdel
reçn, et dans toute sa
comme le héros de la nation, dans
route,
toit toutes SCS
lequel elle metespérances.
Son retoar fut marqué par des auspices d'autant
plus heureux, que ses anciens licutenans venoient
d'obtenir des succés
importans sur les frontières de
'nos alliés, dans un moment où leur situation étoit
des plus critiques.
Larchiduc Charles avoit reçu, de sa cour,
dre pour un changement de destination,
Tor-
'sans doute avec T'expédition du duc dYorck combiné
la Hollande, dont il sera question
contre
row fut rappelé du Piémont
ci-aprés. Suwaen
pour venir le relever,
laissant en Italie les armées autrichiennes
ordres des généraux Kray et Mélas. Soit lenteur aux
la part de Suwarow, pour venir
de
prendre ce nouveau
commandement; soit ardeur de T'archiduc
sortir, ce dernier partit
pour en
pour aller fondre
un trait sur Manlicim, d'ou il chassa les comme
François,
sera question
contre
row fut rappelé du Piémont
ci-aprés. Suwaen
pour venir le relever,
laissant en Italie les armées autrichiennes
ordres des généraux Kray et Mélas. Soit lenteur aux
la part de Suwarow, pour venir
de
prendre ce nouveau
commandement; soit ardeur de T'archiduc
sortir, ce dernier partit
pour en
pour aller fondre
un trait sur Manlicim, d'ou il chassa les comme
François, --- Page 182 ---
N ÉMTOIRES
après un assaut fort meurtrier, et fitlever leblocus
de Philisbourg. Il ne laissa, dans les retranchemens
de Zurich, que le général Hotze, à la tête des_Autrichiens, et le général Korcsakow à la tête des
Russes: : Suwarow étoit en chemin
dre, mais il n'étoit
pour lesrejoinpas, encore arrivé, Massena saisit, avec Thabiletéla plus active, le moment de cet
interrègne; il attaqua, battit tous ces
chassal Jeurs
généraux, et
troupesjuspr'anl Rhin.I
plus de cent piéces de
IirepritZaurich,
canon, un
bre de
très-grand nomprisonniers, et leurs retranchemens.
Pendant que Massena étoit à leur poursuite, le
général Suwarow, ayant débouché parle
des
Grisons, sur la division de Taile droite dès pays François, avoit obtenu sur elle quelques
ges; mais il les perdit
légers avantade Massena, qui le forca promptement à
par le retour
dans les
une retraite précipitée
Montagnes-Grises, d'oi il étoit sorti. Le
général françois se retourna sur
gardes de Tarchiduc,
quelques avantRhin,
qui avoient, en passant le
cherchéà soutenir les troupes autrichiennes
et russes, chassées des retranchemens de Zurich,
etil eut encore sur elles quelques nouveaux
tages. La perte totale de Tennemi en [ués, blessés avanon prisonniers, fut évaluée de vingt-cinq à trente
mille hommes. L'archiduc revint prendre
à
Schaffhouse, surleHaut-Rhin,
poste
avec autant de rapidité qu'il en avoit mis dabs
a
sa marche pour sur-
chéà soutenir les troupes autrichiennes
et russes, chassées des retranchemens de Zurich,
etil eut encore sur elles quelques nouveaux
tages. La perte totale de Tennemi en [ués, blessés avanon prisonniers, fut évaluée de vingt-cinq à trente
mille hommes. L'archiduc revint prendre
à
Schaffhouse, surleHaut-Rhin,
poste
avec autant de rapidité qu'il en avoit mis dabs
a
sa marche pour sur- --- Page 183 ---
DE ROCIAMT B EA U.
prendre Manhcim, qui fat reptis et rendu
par les François anx'
ensuite
Les
troupes palatines.
Anglois avoient fait, de leur côté,
ment le plus formidable
T'armeIls
pour envahir la Hollande.
emlarquérent une armée de quarante mille
hiommes, tant de leurs troupes nationales
celles qu'ils avoient
que de
soudoyées àleur allié
reur de Russie, Cette armée
l'empeauxordres du duc
combinée fut mise
dYorck,qui en fut
néralissime; elle s'empara de la rade du nommégé.
la trahison de Tescadre
Texel par
hollandoise, qui la livra aux
Anglois, ct arbora le pavillon
brûlé une amorce.
dOrange, sans avoir
surle
L'armée de terre fit sa descente
Helder, dans la Nord-Hollande,
toutes ses batteries et de tous ses
s'empara.de
derzée. Leurs
postes sur le Zuipetits bâtimens
de consternation dans
jetérent laplus grancette mer intérieure des
Provines-Lnie,ety mais lenrs
y firent beaucoup de
succès ne furent
prises 5
terre; ilsi n'y trouvèrent
pas aussi brillans par
général
pas la même réception. Le
Brune, qui commandoit Tarmée
des Bataves et des François, leur
combinée
pied ce pays, dont les
défendit pied à
dounoient
coupures et les canaux lui
un grand avantage. L'ennemi
la tourner par une
chercha à
bord de la mer. Une atlaque dans les dunes sur le
cette
division russe avoit la têtede
principale attaque; elle s'en
poussa les François
empara, et rejusequt'au village de Bergen:
oit Tarmée
des Bataves et des François, leur
combinée
pied ce pays, dont les
défendit pied à
dounoient
coupures et les canaux lui
un grand avantage. L'ennemi
la tourner par une
chercha à
bord de la mer. Une atlaque dans les dunes sur le
cette
division russe avoit la têtede
principale attaque; elle s'en
poussa les François
empara, et rejusequt'au village de Bergen: --- Page 184 ---
SENOIRES
mais cette.division, n'ayant point été soutenue à
temps , fut tres-maltraitée par la réunion des troupes françoises et bataves, et de Fartillerie
françoise
contrelle, et forcée à la retraite
grande perte. Peu de
après une trèstémps après ce premier revers, le duc dYorck,a ayant
port de
reçu un nouveau transtronpes angloises et russes,
sOn attaque sur. les mêmes points; il recommença
parvint à repousser Tarmée françoise et batave jusqu'an-deli
dAlckmaer, dont ils s'empara. Laretraite du général
Brime Fayant ramené dans un champ de bataille
plus resserré, ne craignant plus d'être débordé
la supériorité des forces de
par
Tennemi, il pritalorsle
parti vigoureux et décisif de le charger à l'arme
blanche sur. toute sa ligne, et le ramena dans le
plus grand désorirejnsmqui'a Alkmaer, cquil le força
d'évacuer, oùt il rétablit son quartieregénéral.
Tousles efforts' del la politique angloise échonerent également auprès des
roi del Prusse,
Provinees-Unies et du
pour ên être secondée. Les premières
craignirent et refusérent des secours qu'elles n'avoiént pas demandés; et leroi de Prusse fut ferme
à ne] pas se départirde sa neutralité:
Le ducdYorck, isolé et réduit avec son armée
Sanseoprilandtosostenas son débarquement,y craignit la famine et lesapproches de Thiver. Il se crut forcé de proposer desarticles de
pitulation pour se rembarquer
Catranquillement et
être secondée. Les premières
craignirent et refusérent des secours qu'elles n'avoiént pas demandés; et leroi de Prusse fut ferme
à ne] pas se départirde sa neutralité:
Le ducdYorck, isolé et réduit avec son armée
Sanseoprilandtosostenas son débarquement,y craignit la famine et lesapproches de Thiver. Il se crut forcé de proposer desarticles de
pitulation pour se rembarquer
Catranquillement et --- Page 185 ---
DE ROCHANBEAU.
retourner en Angleterre. Elle fut
conditions
acceptée aux
suivantes : 1.° de laisser toute
du Helder, des iles du Texel et de toute la Tartillerie
même état où il.lavoit trouvée.
côte au
trente
[2." On lui donna
jours pour évacuer toute son armée et
effets. Illivra
ses
sur-le-champ des
surer Texécution. 3.°
ôtages, pour en asIpromit de ne faire aucune
coupure, rupture de digue, qui puisse causer
cun dégât dans le pays ou dans la rade, ni
aula navigation. 4Idélivrera huit mille obstruer
françois ou hollandois, faits
prisonniers
antérieurement à cette
campagne,an choix desdits
sera le général Knox à Tarmée gouvernemens, et laisgarantir T'exécution de cet
françoise, pour
dest prisons
articlejusqu'a leur sortie
dAngleterre.
Ainsi se termina cette
éloit de rétablir le
campagne, dont le projet
prince dOrange dans toutes ses
dignités, et le ministère
cienne influence
anglois dans toute T'anavec laquelle il avoit
long-temps ces provinces. La
gouvernési
françoises qui
plupart des troupes :
tinées à renforcer composoient cette armée furent desT'armée du Rhin.
Les Anglois se consolèrent de :
vers en Earope,
leurs
ces derniers reOrientales.
par
succès dans les IndesLe lord
Tipo-Sultan de liaisons Mornington, , soupçonnant
secrètes avec le
ment françois, fit marcher une armée gouverneyuer dans sa capitale.
pour l'attaTipo-Sultan y fut
II.
tué, ses
--- Page 186 ---
SÉMOIRES
troupes défites, ses trésors
soumis et
pillés, et tout. son pays
1 ravagé. C'étoit la dernière
pàt encore ydonner de
puissance qui
ment anglois.
linqmiétude au gouvernemais. Il1
Celui-ciy resta plus absolu
n'y eut plus d'ennemis
que japeuples fort
que les Marates,
dans leurs divisésentreux, et sans aucun accord
opérations militaires.
Les derniers succès de
ceuxde ses deux élèves Bonaparte en Egypte,
en Suisse et en Hollande
avoientrelevéson crédit et toute son
lanation. Sieyes, la tête
influencesur
de constitution: à substituer remplied'un nouveauj plan
merit ébréchée
à celle de T'an 5, tellepar T'ancien directoire,
voit plus ni force ni
qu'elle n'aPhomne
vertu, vit dans
propre à placer à la tête des Bonaparte
mettre son projet à exécution. Il affaires pour
contrarié
étoit vivement
par trois de ses confrères dans le
toire et par une grande majorité dans le direcdes cinq cents;il n'avoit
conseil
teur et la
pour lui qu'un seul direcmajoritédu conseil des anciens. Il admit
Bonaparte dans sa confidence entière. Le 18
maire, il fut proclamé
brude
par ce conseil
Paris et de toutes les
commandant
arrondissement. Les
troupes militairesde son
leur étoit
anciens, suivant le droit qui
attribné dans Tancienne
transférerent la séance des deux
constitution,
lendemain matin, à
conseils, pour le
autres directenrs Saint-Cloud. Barras et denx
envoyèrent leurs démissions.
Il admit
Bonaparte dans sa confidence entière. Le 18
maire, il fut proclamé
brude
par ce conseil
Paris et de toutes les
commandant
arrondissement. Les
troupes militairesde son
leur étoit
anciens, suivant le droit qui
attribné dans Tancienne
transférerent la séance des deux
constitution,
lendemain matin, à
conseils, pour le
autres directenrs Saint-Cloud. Barras et denx
envoyèrent leurs démissions. --- Page 187 ---
DE ROCHANDEAU:
Sieyes et son confrère
térent à Saint-Cloud. Roger-Ducos se transporconseil des
Cette séance fut calme au
des
anciens, et tres-orageuse au conseil
cinq cents: Lucien Bonaparte, président de
cettedernière assemblée, fut vivément
les injures et les vociférations d'un pressé par
bre de députés,
grand nomfaire
qui n'étoient pas éloignés de lui
un mauvais parti. Le général
tétedesone
Bonaparte, à la
état-major,
armée, s'étoitàpeine saecimpagncidegueliqner force
présenté pourrétablir
que tous les cris se retotirnérent
l'ordre;
lc tyran ! le dictateur hors
contre lui : A bas
la loi! On assure
plusieurs députés vinrent sur lui, le
que
main : les coups furent
poignard à la
parés par quelques grenadiesyquilecouvrirentd de leturseorps. Une nouvelle
troupe militaire arriva au pas de
et
del la chanbrogtatroringos
charge, chassa
une liste.
représentans portés sur
Desque cette émeute fut
cien Bonaparte
appaisée 2 Luremonta à la tribunedu
ety fit une haranguedigned du
président;
et de Tdloquence de
courage de son frère
Démosthène. Le
cette séance se termina
résultat de
gnoit
par un décret qui adjoiBonaparte aux deux autres directeurs
nom de consuls; renvoyoit dans
sous le
grande majorité des
leurs provinces la
n'en réservoit
membres des deux conseils;
que vingt-cinq danis chaque
pour aider la commission consulaire
chambre
changemens qu'elle
dans tous les
projetoit. Chacun en particu-
quence de
courage de son frère
Démosthène. Le
cette séance se termina
résultat de
gnoit
par un décret qui adjoiBonaparte aux deux autres directeurs
nom de consuls; renvoyoit dans
sous le
grande majorité des
leurs provinces la
n'en réservoit
membres des deux conseils;
que vingt-cinq danis chaque
pour aider la commission consulaire
chambre
changemens qu'elle
dans tous les
projetoit. Chacun en particu- --- Page 188 ---
MÉMOIRES
lier rentra les soirà Paris,qui fut
tout ce mouvement,
tranquille pendant
parla précaution quelonavoit
prise d'annuler toutes les
tions; et ne laisser en activité municipalités des secque les commissaires
civils et le comité central présidé
Le
Canteleu,
par
Coulteux
qui, avec son conseil et Taide du mili-.
taire, maintint partout Tordre et la tranquillité.
Sieyes enfin déroula son plan de la nouvelle
constitution. Elle fut peu discutée, et
nimement par les deux commissions acceptée unales salles des conseils. Elle fut
restées dans
dans les
envoyée par courriers
deux départemens, qui eurent ordre d'ouvrir
registres chez toutes les autorités
lun affirmatif,
constituées;
Tautrenégatif, où pendant troisjours
chaque citoyen eut le droit de
son
registres furent
placer
nom. Ces
renvoyés au ministre le
jour. Dans les villes, ,le
quatrième
registre aflirmatif reçut des
signatures; le négatif en recut tres-peu. Le
ple dans les municipalités des
pende ses travaux, eut à peine le campagnes; occupé
de la
temps d'être instruit
proclamation que les registres étoient clos et
repartis. Bonaparte fut nommé premier
avec T'autorité
consul,
prépondérante sur les deux consuls
ses confrères, sur les ministrès, les conseillers d'état, le militaire, la marine, les généraux,
voit placer et destitier à volonté. La durée qu'il pouautorité fixée à dix ans, mais
de son
ce terme, ainsi quel les deux rédligible au bout de
autres consuls.
proclamation que les registres étoient clos et
repartis. Bonaparte fut nommé premier
avec T'autorité
consul,
prépondérante sur les deux consuls
ses confrères, sur les ministrès, les conseillers d'état, le militaire, la marine, les généraux,
voit placer et destitier à volonté. La durée qu'il pouautorité fixée à dix ans, mais
de son
ce terme, ainsi quel les deux rédligible au bout de
autres consuls. --- Page 189 ---
DE ROCHARBEAT U.
18r
Un sénat de quatre-vingts
constitution, dont les
conservateurs de la e
places étoient à
avoient le pouvoir de nommer les
vie, qui
du tribunat et les trois cents du cent membrés
conseil
en les prenant dans la liste des
législatif,
des
citoyens éligibles
départemens. Les membres de ces assemblées
furent nommés rapidement
Ducos,
par Sieyes et Rogerqui prirent les premières
dans
nat conservateur.
places
le séVers le commencement de nivose, tous ces corps furent installés
: le sénat
conservatear au
Lamenbourgileuibanst, au PalaisNational; les législateurs au ci-devant conseil
cinq cents; le premier consul
des
son conseil d'état; les deux aux Tuilerics, avec
hôtels voisins.
autres consuls dans des
Nulle loi ne peut.arriveranx conseils
que par T'initiative du premier consul; elle
après avoir été discutée dans son conseil
doit,
visé en cinq sections, être
d'état, diseillers d'état
présentée par les conaux tribuns, qui ont le droit de la discuter avec eux; s'ils
conseil des
Tacceptent, on la présente au
trois cents, oùi il n'est plus question
d'opiner sur Facceptation ou le rejet, la
que
la discussion n'étant accordée
parole pour
séances du
qu'aux tribuns. Les
corps législatif ne durent que
mois; mais ils penvent être
quatre
convoqués extraordinairement par le gouvernement. Le sénat
vateur est toujours censé en
conserpriner toutes les
permanence pour ré
illégalités, et maintenirles formes
is cents, oùi il n'est plus question
d'opiner sur Facceptation ou le rejet, la
que
la discussion n'étant accordée
parole pour
séances du
qu'aux tribuns. Les
corps législatif ne durent que
mois; mais ils penvent être
quatre
convoqués extraordinairement par le gouvernement. Le sénat
vateur est toujours censé en
conserpriner toutes les
permanence pour ré
illégalités, et maintenirles formes --- Page 190 ---
MÉMOIRES
constinutionnelles. Les ministres seuls sont
sables. Le premier
responconsul, sur le sommet du
voir, se trouve revêtu, par cette loi, d'une pou1 telle que les rois les plus absolus n'en autorité
joui dunemanière
ont jamais
diaires
légale, et que les corps interméOnt toujours cherché à leur
plus ou moins de succès. Mais disputer avec
Sieyes, profond
métaphysicien, en cherchant la perfection de cette
machine dans ses idées
les ronages. C'est à l'essai abstraites, en a muliplié
De
qu'elle pourra être
nouveaux troubles couvoient
jugée.
dans les
depuis six mois
départemens de Touest. Une loi barbare et
impolitique, pour rendre les ci-devant nobles
ponsables de tous les délits qui seroient
rescontre les membres des autorités
commis
arrêtant quatre d'entr'eux
constituées, en
des clefs à toutes
comme ôtages, donna
ces insurrections. Beancoup
démigrés sy glisérent; une foule de conscrits
sortit des bois pour syx réunir; des déserteurs
çois ou étrangers grossirent
fransous leurs différens
ces troupes dispersées
chefs, qui n'avoient
dunion entr'eux, Tous ces mécontens que.p peu
dérent que sur leurs signes de
ne s'accorcarde
rallienent, la CO-:
blanche, et des proclamations
vexatoires au nom de Louis
impolitiques et
tous les jeunes
XVIII, Ils forçoient
geus nobles ou autres 7
croyoient mécontens, de venir les
qu'ils
procuroient des fonds par des
joindre.Ils se
exactions, des pill-
ient
dunion entr'eux, Tous ces mécontens que.p peu
dérent que sur leurs signes de
ne s'accorcarde
rallienent, la CO-:
blanche, et des proclamations
vexatoires au nom de Louis
impolitiques et
tous les jeunes
XVIII, Ils forçoient
geus nobles ou autres 7
croyoient mécontens, de venir les
qu'ils
procuroient des fonds par des
joindre.Ils se
exactions, des pill- --- Page 191 ---
DE ROCHANBEAU.
ges de voitures publicques, ou des taxes
faisoient sur tous les habitans qui avoient qu'ils
té des biens nationaux. Ils furent bien achonement aidés d'argent par le ministère mesquiqui se contenta de leur faire
anglois,
passer quelques caisses d'armes etdes canons, dont les
les plus fréquens étoient dans la baie débanquemens de
et dans les petites iles du Morbihan.
Quiberon
Le premier consul employa contre ces attroupemens, entre plusieurs généraux, deux
dont les caractères, fort différens, étoient surtout,
aux circonstances.
adaptés
Hédouville, un de mes élèves,
avoit été chef de Tétat-major de Hoche dans
dernière
sa
campagne dela.Vendée, et avoit fort contribué à en détruire toutes les ramifications. Son
esprit conciliantets sage étoit tres-propre à ramener
toutes ces têtes. Il fut envoyéà Angers
cier: il leuraccorda
pour inégoun armistice; il obtint du
mier consul de faire annuler la loi sur les preet parvint avec beaucoup de pcine, mais otages,
fiance due à son caractère
parla concation
personnel, à une pacifisur les deux rives de la Loire, qui fut agréée
par les chefs, et approuvée par le
Comme il restoit cependant deux chefs gouvernement,
citrans en Normandie et en Bretagne: très-récaldont le commandement étoit dans le Georges,
Frotté dans la Normandie et dans les environs Morbiban;
de
Mortagne ; le premier consul se détermina à faire --- Page 192 ---
MÉNOIRES
partir le général Brune, qui,
avec le général
après avoir conféré
Hédouville,
gueur. et la force des
devoitemploser la riarmes contre les
tres.
plus opinia- 1
Georges,a après une action assez
: Vannes, capitula, rendit
vive. auprèsde
les armes et les canons
qu'ilavoit recus desAnglois. Frotté
son élat-majory dans un château futsurpris, avec
furent condamnés
isolé. Ces derniers
par une commission
avec quelques autres, dont le nombre militaire,
re que trop grand dans
ne fut encoçois, sous les
une querelle oùt les Franétoient bien apparences de zèle pour Louis XVIII,
dupes de s'égorger
rêts du roi d
pourles seuls intéAngleterre. Son ministère ne chercha
qu'à prolonger et échauffer tous ces
aucune vue réelle de rétablir la troubles, sans
France.
monarchie en
Cette politique du gouvernement
da pas à se démasquer.
anglois ne tarconsul eut pris les rênes du Aussitôt que le premier
vit. au roi
gouvernement, il écridAngleterre une lettre honnête et
sante, pour le conjurer de mettre fin à
pressi opiniitre et si dispendicuse;
une guerre
côté, d'apporter
; oflirant, de son
toute la modération qui seroit
compatible avec Thonneur de la nation
en laissant au roi
françoise,
lui seroit le
d'Angleterre le choix du lieu qui
ciation.
plus convenable pour entamer la négoCelui-ci ne lui fit de réponse
que par son minis-
terre une lettre honnête et
sante, pour le conjurer de mettre fin à
pressi opiniitre et si dispendicuse;
une guerre
côté, d'apporter
; oflirant, de son
toute la modération qui seroit
compatible avec Thonneur de la nation
en laissant au roi
françoise,
lui seroit le
d'Angleterre le choix du lieu qui
ciation.
plus convenable pour entamer la négoCelui-ci ne lui fit de réponse
que par son minis- --- Page 193 ---
DE ROCHANBEAU.
tre des affaires étrangères. Cette note du lordGrenville étoit équivoque, surtout évasive, et ne chere choit qu'à gagner du temps, pour obtenir de son
parlement les immenses subsides qui lui étoient
nécessaires pour la continuation de la guerre. Il ne
trouvoit pas Tautorité du premier consul assez SOlide pour entamer avec lui une nouvelle négociation. Il parloit de l'ancienne
dynastie en termes
respectueux, et présentoit le désir' de la voir rétablies sur le trône, pour servir de base à un traité. Il
ajoutoit cependantà cette proposition, avancée foiblement, qu'il reconnoissoit les droits d'une nation
puissante à changer son gouvernement, et que ce
ne seroit pas sur l'article du rélablissement de la
monarchie en France que les négociateurs insisteroient, lorsquilsy verroient un pouvoir assez solidement établi pour entrer en matière, de concert
avec ses alliés; que cette assurance ne. pouvoit lui
être donnée que par le temps, et qu'il se croyoit
obligé de continuer une guerre dans laquelle la
fortune avoit si bien secondé ses armes.
Après le départ de Bonaparte, Tarmée
resta aux ordres de Kléber. Le
d'Egypte
enfin
grand-visir étoit
parvenurà rallier les pachas et les forces de
T'empire pour former une armée bien équipée et
bien approvisionnée, Il la mit en mouvement dès
que las saison permit au commodore
flotte combinée
Smith, avec la :
des Turcs et des Anglois, de tenir
laquelle la
fortune avoit si bien secondé ses armes.
Après le départ de Bonaparte, Tarmée
resta aux ordres de Kléber. Le
d'Egypte
enfin
grand-visir étoit
parvenurà rallier les pachas et les forces de
T'empire pour former une armée bien équipée et
bien approvisionnée, Il la mit en mouvement dès
que las saison permit au commodore
flotte combinée
Smith, avec la :
des Turcs et des Anglois, de tenir --- Page 194 ---
MÉNOIRES
la mer et de prolonger les
tenta un débarquement
côtes. Gette escadre
peu de succès. Les
près de Damiette, qui eut
leurs bateaux
Turcs furent forcés de regagner
Mais
plats, avéc perte de mille
Tarmée du grand-visir
prisonniers.
Tattaque du fort d'EI
fut plus heureuse à
Arisch, sur la frontière
Syrie, qui se rendit au bout de huit
de
chée ouverte, La perte de
jours de tranla plaine et les déserts
cette forteresse ouvroit
Larmée
de Syrie à Tarmée ottomane.
françoise, composée de
hommes
quinze mille
répandus sur la surface de
pouvoit se présenter en forces
FEgypte, ne
général Kléber offrit
potir s'y'opposer. Le
bord du vaisseau
d'entamer des négociations à
de Smith. Les
françois et tures y convinrent d'un plénipotentiatires
norable qu'on
traité aussi hotances
ponvoit Tattendre dans ces cireonsd'une critiques. Larmée françoise, dans le cours
trève de trois mois, devoit étacuer
sivement tous ses postes et ses
succesles remettre aux Turcs avec lcs établisemens, et
y avoit ajoutées. Elle devoit fortifications qu'elle
drie avec armes etl
se rasembleraAlesnhngages, afin d'y être
et conduite dans un port de France de la embarquée Méditerranée, être convoyée et escortée par des vaisseaux
turcs quil lui serviroient de
visirse
sauve-garde. Le grandchargeoit de tous les malades dans les hépitaux, de les y faire soigner par des officiers de
santé françois avec la même humanité
que ses pro-
ajoutées. Elle devoit fortifications qu'elle
drie avec armes etl
se rasembleraAlesnhngages, afin d'y être
et conduite dans un port de France de la embarquée Méditerranée, être convoyée et escortée par des vaisseaux
turcs quil lui serviroient de
visirse
sauve-garde. Le grandchargeoit de tous les malades dans les hépitaux, de les y faire soigner par des officiers de
santé françois avec la même humanité
que ses pro- --- Page 195 ---
DE ROGHANBEAU.
pres troupes, et d'obtenir de TAngleterre et des
Russes,ses alliés,les passe-ports nécessaires pour la
libre navigation de cette armée
en France.
jusquà son retour
Kléber s'étoit mis de bonne foi en mesure
cuter ce traité. Ilapprit, àson arrivée à
d'exéque le gonvernement anglois
Alexandrie,
vouloit pas le ratifiersmais
non-seulement ne
à son escadre de
qu'il avoit donnél'ordre
Tarmée
s'opposer à Tembarquement de
françoise. n prit le parti de se
sur Tarmée du grand-visir; il battit à retourner
cette armée ottomane, la
Héliopolis
dispersa, et reprit tous les
postes qu'il avoit évacués.
Cebrave général périt peu de
le fer d'un lâche
temps après sous
assassin, et fit relevé, dans le
commandement, par le général Menou. Ce
avoit protesté contre la
dernier
chercha à rallumer
capitulation de Kléber. Il
Tardeur des troupes
conserver cette conquête, à laquelle il attachoit pour
sonnellement d'antant
de
pers
marié avec
plus
prix qu'il à s'y étoit
une habitante de
Il
menta les troupes de
TEgypte.
augbeaucoup de naturels du
pays, qui S'amalgamérent avec T'armée
se, et rétablit un grand ordre dans
françoition.
TadministraIny avoit pas eu plus d'accord dans la
gne précédente entre les généraux
campacliens, qu'entre les Turcs
russes et autriet les Anglois. Les
pers
marié avec
plus
prix qu'il à s'y étoit
une habitante de
Il
menta les troupes de
TEgypte.
augbeaucoup de naturels du
pays, qui S'amalgamérent avec T'armée
se, et rétablit un grand ordre dans
françoition.
TadministraIny avoit pas eu plus d'accord dans la
gne précédente entre les généraux
campacliens, qu'entre les Turcs
russes et autriet les Anglois. Les --- Page 196 ---
MÉNOIRES
différentes vues des cabinets de
Vienne ne
Pétersbourg et de
purent se concilier dans le
des
conquêtes que leurs armées avoient faites partage
mun. Cette mésintelligencer
en comment le plus
prépara le refroidisseles. Les
marqué entre les deux coursi impériaministres anglois s'épuisérent vainement
pendant T'hiver en courses de l'une à
les réunir.
Tautre pour
Lempereur de Russie retira toutes ses
troupes des armées
fit rentrer dans
dAllemagne et d'Italie, et les
ses états. Les
se retournèrent du côté des négociateurs anglois
princes
pour remplir, dans les cadres des armées dAllemagne, de
pereur, les vides que la retraite des Russes Temlaissés. Ils'
y avoit
soudoyerem les troupes de T'électeur de
Bavière; du duc de
autres
Wirtemberg et de quelques
puissances secondaires dans TEmpire. Ils
prodiguérent les subsides à T'empereur
titre
même, à
d'emprunt, et parvinrent enfin, à force d'argent, à recomposer de
frontières
puissantes armées sur les
d'Alsace, de Suisse et de Piémont.
Bonaparte, sans cesser de négocier
puissances
avec les
belligérantes, s'étoit préparé à
avec vigueur une nouvelle
soutenir
la plus grande
campagne. Il fit revenir
mis les
partie des troipes qui avoient soudépartemens de TOuest, aux environs de
Dijon, où il forma une armée de
proposa de la commander
réserve. Il se
les circonstances
en personne, lorsque
exigeroient de la mettre en mou-
aparte, sans cesser de négocier
puissances
avec les
belligérantes, s'étoit préparé à
avec vigueur une nouvelle
soutenir
la plus grande
campagne. Il fit revenir
mis les
partie des troipes qui avoient soudépartemens de TOuest, aux environs de
Dijon, où il forma une armée de
proposa de la commander
réserve. Il se
les circonstances
en personne, lorsque
exigeroient de la mettre en mou- --- Page 197 ---
DE ROCHAMIEAU.
vement, pour soutenir celle des armées
d'Allemagne ou d'Italie qui auroit, la premiere,
de son secours.
besoin
Massena se trouvoit à la tête de l'armée
disloquée, mal
d'Italie,
les événemens approvisionnée et affoiblie par tous
de la dernière campagne. Illa fit
verner dans, les montagnes
hivrir Gênes. Il
liguriennes pour couoccupoit le sommet des
à gauche, en avant, et sur. la droite de montagnes
tale. Il compta
cette capide cette
peut-étre un pêu trop sur la bonté
fectifde position, quoique disproportionnée à lefses troupes. Le général Mélas
dès le
rassembla,
commencement du
formidable
printemps, une armée
supérieure à celle des
Gir, à la tête de Taile droite,
François. Saintdifférentes
repoussa avec vigueur
attaques de la gauche de T'ennemi.
le général autrichien, à la tête de
Mais
forces, s'empara des
ses principales
montagnes
centre de Tarmée
occupées par le
tira vers la droite fratçoise, dont une partie se reTautre
pour se rejoindre à Massena,
partie se replia avec la gauche de la même
armée, aux ordres de Suchet, à
chiemin de Vintinille
Albinga, sur le
et de Nice.
avoir séparé T'armée
L'ennemi, après
à
françoise, s'établit en forces
Savone et à Vadi : il bloqua la forteresse
Savone; ; Tamiral Keith,
de
seconda
avec la flotte
ces opérations,
angloise,
communications
intercepta les vivrés et les
par mer. Massena, après s'être
armée, aux ordres de Suchet, à
chiemin de Vintinille
Albinga, sur le
et de Nice.
avoir séparé T'armée
L'ennemi, après
à
françoise, s'établit en forces
Savone et à Vadi : il bloqua la forteresse
Savone; ; Tamiral Keith,
de
seconda
avec la flotte
ces opérations,
angloise,
communications
intercepta les vivrés et les
par mer. Massena, après s'être --- Page 198 ---
NÉMOIRES
fraction du centre de son armée, fit
réuni à une
T'armée antrichienue attaque sur les derrières de
de prisonniers; mais il fut enne, lui fit beaucoup
des forces de Tencore contraint par la supériorité
nemi de se replier sur Gênes, et de sy renfermer
mille hommes. Ily fit des sorties très-,
avec quinze
brillantes et la défense la plus opiniatre.
de cette armée,aux ordres de Suchet,
La ganche
nouvelle altaque de Tennemi,
fut forcée, par une
dans le comté
Tinsurrection des Barbets
et par
de
le
de Ténde, de continuer sa retraile, repasser
le château de Villefranehe et
Var en abandonnant
forces. Cest dans ces
celui de Nice à leurs propres
d'Italie,
eirconstances que mon fils arriva à Tarmée
avoir été réintégré, par la justice du premier
après
de
de division,
consul, dans son grade
général
inà la sollicitation de ses agens
dont le directoire,
T'avoit destitué. Il
fernaux de Saint-Domingue, Tarmée de Massena sur
rejoiguit cette ganche de
Suchet lni donna le
les bords du Var. Le général
Suchet mit en
commandement de son aile droite;
toutes les colonnes mobiles des déparréquisition
à
temens voisins, et établit son quariter-g@ndial
avancés ail pont de SaintAntibes, ayant ses postes
Var. Le général
Laurent, près defembouchuredi" Favant-garde des
Rochambeau y fut attaqué par
ennemis. Une de leurs colonnes, qui prolongeoit
étant hors de mesure de soutenir
les montagnes,
Le général
Suchet mit en
commandement de son aile droite;
toutes les colonnes mobiles des déparréquisition
à
temens voisins, et établit son quariter-g@ndial
avancés ail pont de SaintAntibes, ayant ses postes
Var. Le général
Laurent, près defembouchuredi" Favant-garde des
Rochambeau y fut attaqué par
ennemis. Une de leurs colonnes, qui prolongeoit
étant hors de mesure de soutenir
les montagnes, --- Page 199 ---
DE ROCHANREAU,
celle qui étoit dans la plaine,
cctte dernière
Rochambeau
avec sa cavalerie, sabra
chargea
monde, et lui fit près de deux
beaucoup de
Le général Mélas s'établit
cents prisonniers,
avec vingt mille
sur les hauteurs de Nice
seconde
hommes. Ils se
fois pour forcer le
présentèrent une
dés par le feu de deux
passage du Var, seconnoient les
frégates angloises, qui preFrançois en flanç. Ils furent
poussés de toutes
encore reavec
parts, et contraints de se retirer
beaucoup de perte.
taque aussi infructuense Après une troisième atdéterminérent enfin
que les précédentes, ils se
de
à la retraite; ils furent
près par les généraux Suchet
suivis
qui, secondés par les
et Rochambeau,
et Brunet, à la tête de généraux Meinard, Garnier
Autrichiens plus de dix leurs divisions, firent aux
rent vingt pièées de
mille prisopniers,
canon en
ctpriCette retraite fut
différentes actions.
brillante et
précipitée par la manceuvre
rapide des différens
de réserve, dirigée
corps de Tarmée
sonne. illa
par le premier conisul en
fit filer
rejoignit à Genève et à
peravec la plus grande
Lanzanne, la
lais, en remontant le
diligence dans le VaLannes deson
Rhône; chargea le général
avant-garde,
Ils passèrent lcs
soutenue par. Berthier.
et la division Alpes par lc mont Saint-Bemnand,
montant
Bethencourt par le Simplon, en
par l'art tous les obstacles de la
surBerthier descendit en Piémont
nature.
par le val d'Aosie,
à Genève et à
peravec la plus grande
Lanzanne, la
lais, en remontant le
diligence dans le VaLannes deson
Rhône; chargea le général
avant-garde,
Ils passèrent lcs
soutenue par. Berthier.
et la division Alpes par lc mont Saint-Bemnand,
montant
Bethencourt par le Simplon, en
par l'art tous les obstacles de la
surBerthier descendit en Piémont
nature.
par le val d'Aosie, --- Page 200 ---
NÉMOIRES
forts de Borda et d'Yvrée, où le pre*
s'empara des
Il porta son avantmier consul vint le rejoindre.
le chemin de
garde de droite jusqu'a Chivas, sur
les décombats, toutes
Turin, faisant, en différens,
du Pô dans sa
monstrations pour forcer le passage
Cette fausse attaque, appuyée
partie supérieure.
qui s'étoit
une division partic de Briançon,
par
donna T'alarme au général Méemparée de Susc,
de Nice pour se rendre à
las, qui partit en poste
Turin et sy opposer. alors marcher son armée par
Bonaparte, faisant villes de Verceil et de Nosurprit les
sa gauche,
de gauche, aux ordres de
varre. Son avant-garde
battit le général
Murat, força le passage du Tésin, de Milan le 13
Laudon à Turbigo, et s'empara
le
Il fut rejoint trois heures après par
y
la
prairial. e
L'avant-garde de droite surprit
premier consul.
Tennemi avoit fait un de ses
ville de Pavie, dont
de Duhem passa
entrepôts. La division
principaux
prit dans Crême et
le pont de Lodi sur TAdda,
des
magasins tres-considérables.
dans Crémone de Plaisance et de son pont sur le
Murat s'empara
C'étoit la derPô, ily fit deux mille prisonniers.
Méroute de la communication du général
nière
Vienne furent inlas, où toutes ses dépêches pour
aussi le Po, et
terceptées. Legénéral Lannes passa
de Monà Fredella. Enfin la division
prit position
de Moreau, ayant passé
ccy, : détachée de T'armée
asins tres-considérables.
dans Crémone de Plaisance et de son pont sur le
Murat s'empara
C'étoit la derPô, ily fit deux mille prisonniers.
Méroute de la communication du général
nière
Vienne furent inlas, où toutes ses dépêches pour
aussi le Po, et
terceptées. Legénéral Lannes passa
de Monà Fredella. Enfin la division
prit position
de Moreau, ayant passé
ccy, : détachée de T'armée --- Page 201 ---
DE ROCHAMBEAU.
parlemont
et se réunit à
Ornbontammsataet
Tarmée du premier consul, dans les
environs de Milan.
Le général Mélas n'avoit pas voulu croire
marche rapide des différentes divisions
cette
du premier consul; il ne s'étoit
de T'armée
ter la frontière de Nice
déterminé à quitque pour venir rassurer
Turin, et resserrer de plus près le blocus de
sena à Gênes. Celui-ci, étant réduit à
Masmorceau de pain, fut contraint
son dernier
tulation; il en dicta les
d'entrer en capisortie de
articles. Il obtint la libre
à
son corps d'armée, pour aller se
son aile
réunir
gauche, aux ordres de Suchet.
pas le malheurenx
Iln'oublia
seroit
peuple génois, et stipula qu'il
approvisionné de toutes
de
dont il étoit privé
espèces
vivres
depuis si
livra aux Autrichiens
long-temps. Enfin, il
une triste place à
au milieu de la famine et de la
occuper
Leg général Berthier
contagion.
pales forces
rassembloit alors ses princiau camp de Stradella,
les
deux rives du Pô et la rive
occupant
général
gauche du Tésin. Le
Ott,aprés la reddition de
cha pour essayer de rétablir
Gênes, maravec Plaisance; mais
sa communication
mandée par le
Tavant-garde de droite, comgénéralLannes,
sion de Victor,
soutenuede la divià Montebello Tattaqua sur cette route; le battit
après une
Ott perdit cing mille
vigoureuse résistance.
prisonniers, et fut
II,
poursuivi
--- Page 202 ---
NEDOIRES -
jusqu'a Vogherra sur le chemin de Tortone
d'Alexandrie:le
et
premier consul arriva en
sur la fin de cette action.
personne
Bonaparte ayant achevé, autour de Tarmée antrichienne, ce mouvement
de premier consul le mit cirenlaireques sa qualité
Tautorité
en droit de diriger avec
suprème qu'il avoit sur les trois armées,
commanda alors à Tarmée de réserve de marcherà
l'ennemi qui tâchoit de se rassembler aux environs
d'Alexandrie. Le général Berthier passa la
fit avancer une colonne en longeant le Pô Scrivia,
rive
sur la
gauchevis-i-vis de Valence;il porta sesprincipales forces vis-à-vis
d'Alexandrie, sur la Bormida;
auxordres du général Dessaix, par Rivalita, versSeravalle, pour conper à T'ennemi toute retraite. Le
général Mélas, SC voyant aû moment d'être investi à son tour dans le Piémont,
ment la Bormida, forma
passa brusquetrois-attaques; eut quelques avantages sur Tavant-garde françoise; et livra
àlarméc, dans la plaine de Marengo, à une demilicued'Alesndrie, la bataille la plus opiniâtre.
tre fois les François furent repoussés; ils
Qualèrent quatre fois les attaques les plus renouvela cavalerie fit deux
vigourenises;
charges, prit et reprit quarante
picces de canon qui restèrent enfin aux François,
avec huit mille prisonniers et quinze drapeaux. On
en rappellerales détails à la fin de cet article.
Le résultat d'une bataille aussi disputée fut la
une demilicued'Alesndrie, la bataille la plus opiniâtre.
tre fois les François furent repoussés; ils
Qualèrent quatre fois les attaques les plus renouvela cavalerie fit deux
vigourenises;
charges, prit et reprit quarante
picces de canon qui restèrent enfin aux François,
avec huit mille prisonniers et quinze drapeaux. On
en rappellerales détails à la fin de cet article.
Le résultat d'une bataille aussi disputée fut la --- Page 203 ---
DE ROCHANEEAU.
demande faite par le général Mélas
consul, d'un armistice,
au prenier
prendre les ordres de pour envoyer à Vienne
suite la remise de
T'ompereur; d'offrir tout de
toutes lcs places du
de la Liguric et de la Lombardie; de Piémont,
le passage libre de son armée
demarider
différentes
en trois divisions
pour se retirer à Mantoue, Peschiera
derrière leMincio, Borgoforte,
Les Autrichiens
Feirare et Ancône.
devoient aussi laisser des
dans le duché de
troupes
Toscane, et livrer aux
toutes les autres places ocenpées
François
sons dans
par Jeurs garnil'état
Flialiesupérienre, et le fort d'Urbin dans
romain.
Ces conditions furent approuvées
consul,
par lc premier
qui, pour ne pas priver Berthier des
neurs du généralat, ne se montra
hontoute cettej journée
aux troupes dans
pu'avec le plus
en leur
simple costume,
bituéà rappelant sans cesse qu'elles Tavoient hacoucher sur le champ de bataille, et
voubitpsesdlantrel lich leur tête. Il
qu'il ne
les fonctions de
prit enfin toutés
mit à la tête de cette général lorsqu'il ordonna, et se
dernière charge
toutes les divisions
simultanée dè
ralliées, qui fitt
eut le chagrin d'y voir périr, à
sidééisive. Il
laige de
ans, son ami Dessaix, qui fut tué à cette trente-huit
bataille, deux jours
sanglante
T'armée du
après son arrivée dEgypte à
premier consul. Dessaix fit une
brillante avec la réserve qui fut
charge
rappeléede Serra-
dernière charge
toutes les divisions
simultanée dè
ralliées, qui fitt
eut le chagrin d'y voir périr, à
sidééisive. Il
laige de
ans, son ami Dessaix, qui fut tué à cette trente-huit
bataille, deux jours
sanglante
T'armée du
après son arrivée dEgypte à
premier consul. Dessaix fit une
brillante avec la réserve qui fut
charge
rappeléede Serra- --- Page 204 ---
NÉMOIRES
valle. Ses dernières paroles en mourant ont
portées diversement dans les différentes éérapToutes s'accordent à leur donner
relations.
Tespression du
courage et de la modestie qui caractérisoient
ce
compagnon d'armes de Bonaparte, dans le degréle
plus éminent. Cette attaque fut secondée
charge vigoureuse de la brigade de cavalerie par une
néral de brigade
du géKellermann, qui mit en déroute
six mille grenadiers autriehiens, et par les
de la garde du premier consul. Les
troupes
généraux Lan-.
nes, Vatrin, Murat, Boudet, à la tête de leurs divisions, et plusieurs autres, méritèrent
ses éloges dans le cours de cette action, également La
pitulation fut exécutée fidèlemént
cachiens
par les Autriet les François. Le général
en
Hoheuzollern,
remettant aux François la ville de Gênes, fut
aussi loyal et aussi humain
-
pour le peuple génois,
que Tamiral anglois fut, forcé sans doute
les
besoins de son escadre, dur avec cette malheu- par
reuse ville. Il en enleva presque tous les vivres,
dont il devoit, suivant la capitulation de Mélas,
laisser la moitié pour la subsistance de ces malheureux habitans. 6
L'armée du Rhin, aux ordres de Moreau, avoit
eu, dès le début de la campagne, les succès les
brillans : elle passa ce fleuve sur plusieurs plus
depuis Kehl jusqu'à Schaffouse.
ponts;
fansses
Après quelqués
attaqques dans la vallée de Kintzig, à Fri-
les vivres,
dont il devoit, suivant la capitulation de Mélas,
laisser la moitié pour la subsistance de ces malheureux habitans. 6
L'armée du Rhin, aux ordres de Moreau, avoit
eu, dès le début de la campagne, les succès les
brillans : elle passa ce fleuve sur plusieurs plus
depuis Kehl jusqu'à Schaffouse.
ponts;
fansses
Après quelqués
attaqques dans la vallée de Kintzig, à Fri- --- Page 205 ---
DE ROCHANBEAU.
à
bourg et dans le val d'Enfer, Moreau réunit son
armée en avant des villes forestières ; il attaqua la
ligne que.l'ennemi avoit fortifiée à Engen 5 la força après une forte résistance, pendant que le général Lccourbe, à la tête de T'aile droite,
de Stockak et sépara totalement la gauche s'empara de l'ennemi du lac de Constance. Le
rallia le lendemain à
général Kray se
Moskirck; ily occupa un
teau
plaformidable:ce ne fintquapres plusieurs charges tnds-sigoaurenes, tant sur ce plateau qu'au
village d'Emdorff, que l'armée françoise parvint à
s'en emparer. Le général autrichien, se
alors sur la gauche de Moreau,y obtint des portant
cès fort inquiétans : le général
sucfrançojs rallia ses
troupes, fit une charge brillante contre la cavalerie
ennemie, et parvint à rétablir l'ordre. L'ennemi
fut forcé de se retirer à Biberach. Un troisième
combat Tobligea de rentrer dans son
camp retranchéd'Ulm, avec perte d'um grand nombre d'hommes et de pièces de canon dans ces différentes
tions.
acLe général Moreau, passant alors sur la rive
gauche du Danube, s'approcha d'Ulm;i il fit tâter,
par le général
Sainte-Siuramne, sans succès,
proches du camp retranché de Tennemi, lesapopposa avec vigueur: Le général
qui s'y
parti de renforcer
françois prit le.
son aile droite. Le général Lecourbe marcha sur le Leck,s'empara d'
TAugsbourg --- Page 206 ---
MÉOIRES
et de Fridherg, et porta ses coureurs
de Muich.
jusque près
tâcher de Cettemanrenvre avoit pour but de
déposter d'Ulm le général
lever de fortes contributions
Kray, et de
plit
dans le pays. Il remparfaitement ce dernier objet; mais
sur le Danube en forces; il fit
Kray resta
che des François
attaquer Taile gaupar T'archiduc
fut repoussé avec
de
Ferdinand, quiy
non.
perte
quelques pièces de caLa division du géuéral Moncey étant
renforcer J'armée de réserve, Moreau partiepour
son aile droite da-Haut-lller
rapprocha
communication
pour entretenir sa
avec Tarmée d'Italie. Pendant ces
opérations, Morean se tint par sa gauche et son
centre en observàtion, et en défensive contre les
irruptions de T'armée qui lui éloit
opposée. Ses
avant-gardes de droite et de gauche furent attaquées par Tennemi avec des succès balancés. Dans
une dernière attaque sur la gauche de T'armée
françoise, commandée par Richepanse et Grenier,
le général Kray, qui y étoit en personne, fut forcé
par ces deux généraux de faire sa retraite sur
avec perte de deux mille hommes
Ulm,
et de
pièces de canon.
quelques
Moreau profita de ce succès pour faire des mouvemens plus offensifs par son aile droite : il la
renforça de plusieurs divisions;d domna
néral Lecourbe
Tordreaugé
d'envoyer plusieurs détachemens
françoise, commandée par Richepanse et Grenier,
le général Kray, qui y étoit en personne, fut forcé
par ces deux généraux de faire sa retraite sur
avec perte de deux mille hommes
Ulm,
et de
pièces de canon.
quelques
Moreau profita de ce succès pour faire des mouvemens plus offensifs par son aile droite : il la
renforça de plusieurs divisions;d domna
néral Lecourbe
Tordreaugé
d'envoyer plusieurs détachemens --- Page 207 ---
DE ROCHASEEAU,
pour semer Talarnie dans'les états de Bavière, et
de reprendre possession
Angsbourg, pour attirer
T'attention de Tarmée antichienne vers le HautLeck et le nord da Tirol. Ce mouvement
rempli T'objet qu'il s'étoit proposé, Lecourbe ayant.
sembla toutes ses
marcha
rasforces;
par sa gauche
conue le général Starrey, vers le centre de l'armée
ennemie sur le Danube; força le passage de ce.
fleuve entre Blindheim ct Hochstet; battit toute
la gauche de l'ennemi, qu'il fit
poursuivré sur la
route de Donawert; se retourna sur les colonnes
quisuivoient le chemin d'Uim; leur prit cinqg mille
honmes et vingt pièces de canon, après plusieurs.
charges les plus vigoureuses et les plus disputées.
Le général Moreau arriva avec sa réserve sur la
fin de cette action; ordonna une dernière
qui le rendit maitre de la Brentz et de Gundel- charge
lingen;il sépara Tarmée ennemie; obligea le
ral Kray d'abandonner Ulm à une
généchercher,
garnison, 2 et de
par une marche circulaire sur la frontière de la Franconic,às se réunir aux fractions de'
son armée que le général Lecourbe faisoit suivre
de près. Une compagnie de nageurs s'étoit distinguée à la reconstruction des
ponts sur le Danube,
quel'ennemi avoitcoupés. Les carabiniers, les cuirassiers et loutes les troupes, aux ordres du général,
Lecourbe et du général Guden,y firent des
diges de valeur. Pendant cette savante
promanceuvre,
ulaire sur la frontière de la Franconic,às se réunir aux fractions de'
son armée que le général Lecourbe faisoit suivre
de près. Une compagnie de nageurs s'étoit distinguée à la reconstruction des
ponts sur le Danube,
quel'ennemi avoitcoupés. Les carabiniers, les cuirassiers et loutes les troupes, aux ordres du général,
Lecourbe et du général Guden,y firent des
diges de valeur. Pendant cette savante
promanceuvre, --- Page 208 ---
MÉNOIRES
la division de Richepanse observoit
queurs de la
Ulm ; Jes flandroite, aux ordres du
tor, eurent quelques
général MoliT'ennemi dans le Tirol. avantages sur les troupes de
Cependant le général Kray, en faisant
des propositions
à Moreau
avec rapidité, d'armistice, continuoit sa marche
et parvint à se réuniraux
son aile ganche. Il se remit
fractions de
bourg et de son
en possession de Neude
pont sur le Danube, au-dessous
Tembouchure du Leck. La droite de Tarmée
françoise, arrêtée par le passage de celte
par la reconstruetion de
rivière et
ver
le
ses ponts, ne put y arriles qu'après que général ennemi se fut
hauteurs
postésur
/
d'Oberhausen. Le général autrichien
attaqua la division de Montrichard,
seule la furie d'un ennemi
qui soutint
qu'elle.Le général
trois fois plus fort
Lecourbe, étant
eours avec quelques
arrivéà son seplus grande
troupes, le chargea avec la
tirer
vigueur;l T'ennemi fut forcé de se resur Ingolstadt en brulant le pont de Nenbourg. Le brave
premier consul
que le
Latour-fAmerge,
avoit nommé premier
françois, ft honneurice
grenadier
dans cette action. Le
nouveau titre et fut tué
dre le
général Moreau vint reprenMunich, campdAugsbourg dont
pour appuyer la prise de
une brigade françoise
sion. Le général Leclerc battit à
prit possesLandshut une arHisegniideTemenitkeg général Lecourbe s'em-
. Le brave
premier consul
que le
Latour-fAmerge,
avoit nommé premier
françois, ft honneurice
grenadier
dans cette action. Le
nouveau titre et fut tué
dre le
général Moreau vint reprenMunich, campdAugsbourg dont
pour appuyer la prise de
une brigade françoise
sion. Le général Leclerc battit à
prit possesLandshut une arHisegniideTemenitkeg général Lecourbe s'em- --- Page 209 ---
DE ROCHASEEAU.
parant de Feldkirck, de Coire, et de tout le
pays
descGrions,appmyal Tailedroite de l'armée du Rhin
à Taile gauche de Tarmée d'Italie,
qui occupoit la
Valteline. La division de Grenier suivit,
la
ganche du Danube, la retraite des
par rive
le palatinat de Bavière
ennemis dans
blocus
: Richepanse fut chargé du
d'Ulm. Le général Sainte-Suzanne
bla, dans le même
rassemtemps, derrière Francfort, un
corps de troupes
attendoit
quiy
un gros
ment de Tarmée batave,
détacheaux ordres d'Augereau,
pour pénétrer dans la Franconie.
Cette position de nos armées
héréditaires de la maison
menaçoit les pays
d'Antriche et toute TAIlemagne : elle détermina la cour de Vienne à
mander l'extension de T'armistice à
demées : il fut accordé
tontes les araux mémes conditions
celui d'Italie. Celle de
que
vière et
Tempereur évacua la Bapartagea la Franconie avec les
çoises : celles-ci étoient
armées fran-
-
Souabe. Le
déjà maîtresses de la
quartier-général de T'armée
fut établi à Augsbourg.
françoise
de
L'entre-deux de la rivière
Wils et de lInn séparoit les deux armées
de T'empereur établit
: celle
son quartier-général à Braunau, sur la frontière des états héréditaires
maison d'Autriche. Elle
de la
conserva le palatinat de
Bavière, sur la rive gauche du Danube,
vrir la Bohème et la rive droite dcla pour couFranconie, sauf la neutralité
Regnitz en
des états prussiens
entre-deux de la rivière
Wils et de lInn séparoit les deux armées
de T'empereur établit
: celle
son quartier-général à Braunau, sur la frontière des états héréditaires
maison d'Autriche. Elle
de la
conserva le palatinat de
Bavière, sur la rive gauche du Danube,
vrir la Bohème et la rive droite dcla pour couFranconie, sauf la neutralité
Regnitz en
des états prussiens --- Page 210 ---
MÉMOIRES
dans le mêie cercle, et de quelques autres princes moins puissans.
les
firent
Pendant le cours de cet été, Anglois
considérables; Tun, pour croiser
deux armemens l'ouest de ia France et tâcher dy
surles côtes dc
Tantre, dans la
ranimer les restes des mécontens;
seconder les efforts del Farmée
Méditerranée, pour
d'invasion en Proantrichienne dans son projet
deux
du ministère britannique
vence : ces
plans
Maitland,
déjoués. Le général
furent également
fut vigoureuayant fait une descente à Quiberon,
de pri-
,avec perte de beaucoup
sement repoussé,
nationales des côtes,
sonniers. Toutes les gardes
les
combattoient ci-devant avec
mème celles qui
joignirent aux troupes de ligne pour
mécontens,se
L'armebattre Tennemi dans toutes ses tentatives. MarMéditerranée envoya, à la vue de
ment de la
de débarqueseille, une flottc portant des troupes Tarmée auqualépoques oit
ment, quin'arrivérent
dans toutes ses
trichienne venoit d'être reponssée
attaques sur le bord du Var.
à cette époque, ,n'avoit cu de suc.
LAngleterre,
intérieure, par la
cès que dans son administration
Le
réunion de TIrlande au parlement britannique.
travailloit fortement, depuis pluroi d'Angleterre
Tantipathie des
sieurs années, à Tobtenir malgré
la
Irlandois; mais la guerre continuelle contre
les deux nations dans les armécs
France, en mélant
d'être reponssée
attaques sur le bord du Var.
à cette époque, ,n'avoit cu de suc.
LAngleterre,
intérieure, par la
cès que dans son administration
Le
réunion de TIrlande au parlement britannique.
travailloit fortement, depuis pluroi d'Angleterre
Tantipathie des
sieurs années, à Tobtenir malgré
la
Irlandois; mais la guerre continuelle contre
les deux nations dans les armécs
France, en mélant --- Page 211 ---
DE ROCHANBEAU.
203.
de terre et de mer, diminua leur aversion
relle entr'elles,cn
natupartageant la rivalité et la haine
qu'elles portérent toutes deux à la nation françoise. Cette
fort
réunion, 7 qui firt consommée avec une
légère opposition, auroit éprouvé dans toute
autre circonstance lès obstacles les plus invincibles. Le lord Cornwallis, vice-roi de
conduisit avec la même
IIrlande, s'y
té
sagesse et la même fermeque dans lcs Indes-Orientales, dont
donné le
on lui avoit
commandement peu après son retour
dAmérique.
Cette campagne, si glorieuse pour les armées
françoises, fat parfaitement conduite
généraux;clle fut
par tous les
combinaisons
conçue par une des plus belles
du génic militaire. Kray,
trichien de Tarmée du
général autrés
Danube,y fit une défense
-brillante; il montra la plus grande
dans tous les combats qu'il livra
vigueur
partant du
aux François, en
camp retranché d'Ulm, dont il fit son
point d'appui. Le revers décisif qu'il
combat d'Hochstet,
éprotiva aul
peut être attribué à la
gence ou à la molle défense des,
néglimandoient sous ses ordres,
généranx qui comdes
peut-être même à celle
troupesealliées de TAutriche, qui ne devoient
pas être animées pour elle d'un intérêt bien vif,
Quant à Mélas, général de l'armée d'ltalie,
obéi à des ordres
s'il a
positifs de son souverain dans Ja
pointe qu'ilconduisit sur le Var, comment
peut-il
être attribué à la
gence ou à la molle défense des,
néglimandoient sous ses ordres,
généranx qui comdes
peut-être même à celle
troupesealliées de TAutriche, qui ne devoient
pas être animées pour elle d'un intérêt bien vif,
Quant à Mélas, général de l'armée d'ltalie,
obéi à des ordres
s'il a
positifs de son souverain dans Ja
pointe qu'ilconduisit sur le Var, comment
peut-il --- Page 212 ---
NÉNOIRES
se justifier de sa négligence à la garde des
des
défilés
Alpes-Helvétiennes; de son
des mouvemens de T'armée de ignorance absolue
circuit
réserve dans le long
qu'elle fit pour Teutourer; enfin dans
fausse gloire qui lui fit perdre les
la
qu'il employa à la
cinq à six jours
furent bien
capitulation de Génes? Ils lui
finestes, par le temps
au premier consul,
qu'ilsdonnèrent
pour Tenvelopper
dans les préparatifs
entiérément
qui précédérent la bataille de
Marengo. Il voulut s'en tirer, et fit comme
fois le prince Eugène à Belgrade;
autreployant son courage, il
mais, en y emméme
éprouva qu'il n'avoit pas le
grand-visir à combattre.
Le ministère anglois redoubla
ses intrigues pour ranimer la cependant toutes
continent. Ifitvoter
guerre dans tout le
par le parlement, avant de le
proroger, un subside énorme à
le mettre en état de renforcer Tempereur, pour
de Naples,
ses armées. La reine
les
accompagnée du lordI Nelson etde tous
Anglois,fqui lui faisoient une cour assidue,
partit de Sicile, vint aborder en Toscane, d'on
elle continua sa route pour Vienne, rallumant le
long de son chemin les flambeaux de la discorde. Elle se servit du pouvoir de
sa fille, sur l'ésprit de Tempereur, limpératrice,
gager à rompre la négociation
pour l'enfort avancée
qu'il avoit déjà
avec le premier consul de France.
Ausitôtque T'armistice eut été déclaré général
en-
faisoient une cour assidue,
partit de Sicile, vint aborder en Toscane, d'on
elle continua sa route pour Vienne, rallumant le
long de son chemin les flambeaux de la discorde. Elle se servit du pouvoir de
sa fille, sur l'ésprit de Tempereur, limpératrice,
gager à rompre la négociation
pour l'enfort avancée
qu'il avoit déjà
avec le premier consul de France.
Ausitôtque T'armistice eut été déclaré général
en- --- Page 213 ---
DE ROCHAXDEAT,
tre les armées
à Paris le comte rospetites.Tempereur: de
avoit envoyé
Saint-Julien, avec des pouvoirs
pour traiter des préliminaires de la paix. Ce dernier, en trois séances de
négociations, arrêta et
signa ces préliminaires. Il partit pour
compagné de Duroc,
Vienne, acaide-de-camp du
consul, pour avoir la ratification de
premier
Mais la cour de Vienne, s'étant
T'empereur.
aux nouvelles
entièrement livrée
intrigues de la reine de
la faction
Naples et de
angloise, Duroc fat retenu au
général de Tarmée autrichienne
quartierTempereur. On lui remit
par un ordre de
un
détruisoit celui
contre-projet qui
Paris.
que SOII ministre, ayoit signé à
Le premier consul avoit profité du
ment de nos armées dans tous les cercles cantonnepire, pour en tirer de
de T'Emfurent
grosses contributions, qui
employées à payer les arrérages
leur
étoient dus, età les ravitailler de
qui
leur étoient
tous les objets qui
nécessaires. Elles furent en état de
reprendre les hostilités à
douze jours
le
Texpiration du terme de
que premier consul fixa, en dénonçant aux généraux ennemis la
mistice.
suspension de TarLes Anglois voulurent
à la cour de Vieune
appuyer leurs intrigues
times; Tune fit voile par deux expéditions marielle fit une desceute pour la côte dEspagne, où
aux environs du Ferrol ; elle
ous les objets qui
nécessaires. Elles furent en état de
reprendre les hostilités à
douze jours
le
Texpiration du terme de
que premier consul fixa, en dénonçant aux généraux ennemis la
mistice.
suspension de TarLes Anglois voulurent
à la cour de Vieune
appuyer leurs intrigues
times; Tune fit voile par deux expéditions marielle fit une desceute pour la côte dEspagne, où
aux environs du Ferrol ; elle --- Page 214 ---
MÉHOIRES
fut mal accueillie par quatre mille Espaguols qui
y battirent le corps de troupes que la flotte angloise
avoit débarqué, et le renvoyérent à ses chaloude
l'autre se porta vers
pes avec
grandes pertes;
Tile de Valcheren en Zélande, oùi clle fit diverses
tentatives de descente sans succès. Ils furent
: le
Rate
heureux dans la Méditerranée
général
bois fut forcé de leur rendre I'ile de Malte aprés un
blocus de vingt-six mois, qui fit honneur aul coudu commandant et à la patience de sa brave
rage
Cette conquête jeta la pomme de disgarnison.
coalisées.
corde parmi les puissances
mit la
L'annonce de la reprise des hostilités
consternation dans les armées de Tempereur; dont
démissionnaires n'étoient pas encore
les généraux
les pays héréremplacés. La terreur pénétra par
ditaires jusqu'à la cour de Vienne. L'empereur se
le
de son
détermina à partir pour quartier-général
bords de Tinn. Dans une conféarmée, sur les
Moreau, il conrence qu'il y eut avec le général accorda la
sentit à renouer la négociation ; il
galui fut demandée, par trois places de
rantie "qui
stireté, qu'il ajonta à toutes celles qu'occnpoient
les armées françoises; il leur livra Ulm, Indéjà
Il nomma le comte de
golstadt et Philipsbourg.
définitive à LunéLerbach pour traiter de la paix
d'après les. bases posées par les préliminaiville,
d'abord refusés. Ce fut sur ces noures qu'il avoit
ociation ; il
galui fut demandée, par trois places de
rantie "qui
stireté, qu'il ajonta à toutes celles qu'occnpoient
les armées françoises; il leur livra Ulm, Indéjà
Il nomma le comte de
golstadt et Philipsbourg.
définitive à LunéLerbach pour traiter de la paix
d'après les. bases posées par les préliminaiville,
d'abord refusés. Ce fut sur ces noures qu'il avoit --- Page 215 ---
DE ROGIANEEA U.
velles conditions que le premier consul accorda
nouvel armistice de squarante-cinq
un
La neuvième année de la république jours.
françoise
commenca par une fète, où le premier consul
avoitappelé, pour son ouverture, trois députés
département. Il est probable que, lors de leur con- par
vocation, il avoit espéré pouvoir leur faire l'annonce de la paix définitive dans le continent : il se
contenta de leur déclarer le succès de la
tion dans un exposé net eti
négociasuccint, et les
ces prochaines que le peuple francois espéranconcevoir. Le corps de Turenne fut pouvoit en
temple des guerriers et fint placé sous transportéau le dôme des
Invalides : on inaugura, surl la place des
un monument pourles généraux Dessaix Victoires,
Cette fête fut
et Kléber.
conduite et terminée avec
d'ordre et des applaudissemens
beaucohp
universels, tant du
peuple de Paris que de ceux que la
la curiosité y ayoient
députation et
attirés des différens
-
mens. Les ministres des Etats-Unis de départel'Amérique, avec qui la France venoit de renouveler
son traité d'alliance et de commercé,
cette cérémonic
assistérent à
avec les autres ministres étrangers. Jelferson, ami des François, obtint
temps après la présidence des Etats-Unis. peu de
Lhommage que le peuple
M. de
françois rendit à
Turenne, et la. vénération que cette fête
inspira, m'engagent à écrire un trait sublime de
-Unis de départel'Amérique, avec qui la France venoit de renouveler
son traité d'alliance et de commercé,
cette cérémonic
assistérent à
avec les autres ministres étrangers. Jelferson, ami des François, obtint
temps après la présidence des Etats-Unis. peu de
Lhommage que le peuple
M. de
françois rendit à
Turenne, et la. vénération que cette fête
inspira, m'engagent à écrire un trait sublime de --- Page 216 ---
STÉSOIRES
ce grand homme, que j'ai oni, souvent conter
maréchal de Belle-Isle, qui l'avoit
aul
tion de M.
reçu par tradiSaint-Abre, un de ses
raux, à la bataille de
licutenans-généà tous
Norillingen, et qui a
ceux qui ont écrit son histoire. Tous échappé les
historiens conviennent que M. de Turenne n'étoit pas d'avis que lon attaquât de front cette
sition choisie par Mercy;i il conseilloit de la poner. Condé persista dans son plan
tourdit assez séchement
d'attaque, et lui
qu'il le chargeoit de son arrière-garde avec ses Weimariens, si son armée
pouvoit vaincre les obstacles
ne
Il
qu'il alloit affronter:
épuisa toutes les forces de son infanterie àlattaque du centre; son aile droite fat
également
battue, ainsi que la réserve où le maréchal de
Grammont fut pris. Tous les lieutenans-g
raux de M. de Turenne attendoient
généavec un respectucux silence son ordre pour commencer la
retraite. Il se retourna vivement, en leur criant:
A coup stir Mercy a été tué,
:
puisque son armée
ne fait pas le mouvement qu'il lui auroit certainement cominandé d'après Tavantage
celle de M. lep prince de Condé.
qu'elle a sur
moment la droite des
Chargeons dans ce
ennemis et nous les battrons.
Il marcha à la tête de sa première ligne,
gravit la
montagne sur laquelle étoit posté le général Gleen.
Aussitôt que le grand Condé vit ce mouvement, il
vint sy réunirà la tête de la seconde ligne de Tu-
ée
ne fait pas le mouvement qu'il lui auroit certainement cominandé d'après Tavantage
celle de M. lep prince de Condé.
qu'elle a sur
moment la droite des
Chargeons dans ce
ennemis et nous les battrons.
Il marcha à la tête de sa première ligne,
gravit la
montagne sur laquelle étoit posté le général Gleen.
Aussitôt que le grand Condé vit ce mouvement, il
vint sy réunirà la tête de la seconde ligne de Tu- --- Page 217 ---
DE ROCHANBEAE.
reme et de quelques
deux grands
troupes qu'il y rallia. Ces
capitaines mirent en déroute
de Temperear, dont le général
Tarmée
fectivement d'être tué. Ce
Mercy venoit efTurenne,
coup d'oeil du génie de
si propre à enflammer le coeur de
les jeunes militaires, ne mérite-t-il
tous
à la postérité?
pas de passer
Le gouvernement rendit, , au
de cette aunée, la liberté de
commencement
renter dans leur
trie,à un grand nombre
patriation avoit été
démigrés, dont Texpaforcée, et surtout à un nombre
prodigicux de veuves, vicillards,
fans. Ma malheureuse
femmes et ensoeur étoit dans cette
je sortis de ma retraite pour aller à Paris classe:
ter tous les
lui porsccours qui I lui éoicnt nécessaires
une absence de dix àns. Je fus conduit,
après
nistre de la guerre, chez le
par lei mipremier
me reçut, le jour de Taudience
consul, qai
pour Jes ambassadeuts,avec la plus grande distinetion.. Jy visavec
plaisir la sionplicité de son audience avec les citoyens, et la dignité de sa
les ambassadeurs lui furent représentation lorsque
annoncés.
court séjour que je fis à Paris, il me fut Pendantle
proposé de mne mettre sur les
souvent
au sénat conservateur. Je
rangspour une place
m'en
répondis à tous ceux qui
parlérent, que j'étois absorbé de fait par mon
dige desointante-qeinze ans et beacoup de surdité;
que rien dans le moude ne me feroit remettre
II.
en
--- Page 218 ---
MÉMOIRES
scène pour jouer un rôle ridicule dans
du premier corps de l'état. Tous les Tassemblée
ministres me
consuls et les
distinguerent par leur
et
je rentrai dans mon
réception,
si terrible
hermitage à la fin de ce siècle
parses toirmentes
y continuer ma retraite. arérolaconisinesponr
M. de Cobenzel,ministre de
à Paris. On crut un instant Temperenr, arriva
alloient s'ouvrir de
que les négociations
bonne foi à
les Anglois exigèrent de leurs alliés Liméville; mais
à traiter de la
d'être admis
paix avec eux. Le premier
consentit, à condition qu'ils
consuly
mistice par mer,
accorderoient un arpour balancer le
la prolongation de T'armistice
désavantage que
par terre lui
en interrompant le cQurs de ses
donnoit
triche : les Anglois s'y refusérent conquêtes en AuBonaparte découvrit
avec opinidtreté.
facilement, dans le
cette discussion
cours de
préliminaire, que tout le but de
PAngleterre étoit de mettre des entraves à
paixparienlière: avec TAutriche,
notre
meépoqueelle
puiscur'à cetteiné
prodiguoit les subsides
les armées de
pour ranimer
Tempereur et de
La
de Naples les seconda si bien PEmpire: reine
Vieune,
les
dans son séjour à
que
conférences furent
pendant que Tarmistice expiroit. . suspendues,
Le czar Paul de son cô1é, déjà fort
avec. Tempereur depuis qu'il avoit retiré froidement
pes du milieu des armées de la maison ses troud'Autriche,
'à cetteiné
prodiguoit les subsides
les armées de
pour ranimer
Tempereur et de
La
de Naples les seconda si bien PEmpire: reine
Vieune,
les
dans son séjour à
que
conférences furent
pendant que Tarmistice expiroit. . suspendues,
Le czar Paul de son cô1é, déjà fort
avec. Tempereur depuis qu'il avoit retiré froidement
pes du milieu des armées de la maison ses troud'Autriche, --- Page 219 ---
DE ROCIANFEAU.
se brouilla ouvertement
211.
avec
casion de la prise de Malte. TAngleteire, Il
à locde cette ile
exigea la remise
daprès une promesse qu'ii
lniavoir été faite, lorsqutil avoit
prétendoit
de terre et de mer dans la Méditertanée. envoyésesarmées
refus qu'il essuya du ministère
Sur le
-
dans ses ports tous les
anglois, il Gt saisir
chandises de cette
vaisseaux et toutes les marnation, et invita toutes les
sances du nord à armer
puiscommerce des
pour soutenir la liberté da
nentres, sur lesquels les
exerçoient toute
de
Anglois
espèce vexations.
Le ministère
anglois ne fut que plus
tourner toutes
ardent à
Le
sesintrigues du côté del
premicr consul les prévint : il
Allenagne.
ture de
signifia la
Tarmistice, et rassembla toutes
rupà la fin
ses armées
e
de Tautomne, bien
de tous
équipées et ravitaillées
points, sur tontes les frontières
de Tempereur. Celle d'Italie
des états
parer de la Toscane et du commença de
par s'emse porta peu de temps port Livoumneye elle
bords du
après Vers Mantoue et les
Mincio, ou lel général antrichien Bellegarde avoit pris une position
francoise avoit ordre
respectable. Larmée
sivement,
le
dattendre, pour agir offenvingt mille que général Macdonald, à la tête de
hommes, eût pu sotimettre les Grisons, 2 franchir les niontagnes et le
ges dont le pays étoit couvert.
délnge de neiCe
par Baragnav-d'illiers
général-secondé
avec sà division, et par Du-
l général antrichien Bellegarde avoit pris une position
francoise avoit ordre
respectable. Larmée
sivement,
le
dattendre, pour agir offenvingt mille que général Macdonald, à la tête de
hommes, eût pu sotimettre les Grisons, 2 franchir les niontagnes et le
ges dont le pays étoit couvert.
délnge de neiCe
par Baragnav-d'illiers
général-secondé
avec sà division, et par Du- --- Page 220 ---
MÉNOIRES
mas, son chefdétatmajor, et par le général
surmonta tous ces obstacles avec une fermeté Prelly,
égale, et força la nature dans son
sans
formidable à céder le
apreté la plus
passageà ses troupes. Lors
qu'elles furent arrivées à hautéur de Taile
de Tarmée ditalie, elles éurent besoin de ganche
jours de repos dans la Valteline et dans quelques la
de Camonica, qu'une division de T'armée vallée
anx ordrès de mon fils, avoit
d'Italie,
jonetion.
occupées jusqu'à leur
Mais dans ce mouvement
général des armées
francoises,Tarméc de Morcau joua le
elle agit avec la plus graude
premier rôle;
coups les plus sensibles à la odléricéset maison
porta les
dans le coeur de ses
d' Autriche,
semblé, dans la
pays héréditaires. II avoit rasBavière, son armée en différentes
divisions, vis-à-vis les postes que Tennemi
retranchés sur les bords de la rivière .
ténoit
choit à tourner les
d'Inn; il cherdausle
montagnes du Tirol par le nord,
temps que les armées des Grisons et de IItalie les menagoient vers le midi. Larchiduc
voulut le prévenir; il fit attaquer les
Jean
la gauche de Moreau,
divisions de
qui, après la
reuse résistance dans la
plus vigouforcées,
la
journée du 10, furent
par supériorité des forces de
de Se replier sur le centre oùt Moreau Tennemi,
somne. Non content de
étoit en perTarchiduc Jean
ces premicrs avantages,
marcha de confiance, dés le ma-
Italie les menagoient vers le midi. Larchiduc
voulut le prévenir; il fit attaquer les
Jean
la gauche de Moreau,
divisions de
qui, après la
reuse résistance dans la
plus vigouforcées,
la
journée du 10, furent
par supériorité des forces de
de Se replier sur le centre oùt Moreau Tennemi,
somne. Non content de
étoit en perTarchiduc Jean
ces premicrs avantages,
marcha de confiance, dés le ma- --- Page 221 ---
DE ROCHANEEAU.
tin de la journée dn 12 frimaire,
Moreau dans la position de
ponr attaquer
avoitrassemblé
Holenlinden, où il
une partie de son armée: Ce géneral,1 par un monvement habile, fit arriver deux divisions dedroite pour prendre à dos les colonnes
antrichienness elles furent en même temps attaquées par leur front ct-rompties dans
dun bois très-étendn';
Tépaisseur
L'ennemi
avec une perte énorme,
tenta vainement de nouvelles
sur la droite et sur la gauche des
attaques
furentr
François; elles
repoussées de toutes parts. Douze mille
sonniers, trois généraux, cent pieces de
pridettx cents caissons furent les
canon, 2
trophées de cette
victoire, où toutes les troupes des différentes
mes chargerent
arLes
respectivement sur tout leur front.
divisions de Ney, Grouchi,
Richepanse, Bostoul, Legrand et de Caen eurent tout
des mouvemens décisifs de
Thonneur
néral Grenier
cette journée. Le gé
soutint, avec beancoup de fermeté,
Tattaque de l'aile gauche, et mit dans une
déroute les troupes qui lui furent
égale
bataille de Hohenlinden
opposées. La
bles. Le
eut des suites ménoralienenmt-génidral Lecourbe avoit
le nord-est des montagnes du
longé
sage de lInn à
Tirol; il força le pasNenperren. Le général Moreau rétablit le pont de Porenbeim, contraignit l'ennemi
a se retirer derrière la Salza avec de nouvelles
tes. Lecourbe continua Ses
peropérations en bordant
égale
bataille de Hohenlinden
opposées. La
bles. Le
eut des suites ménoralienenmt-génidral Lecourbe avoit
le nord-est des montagnes du
longé
sage de lInn à
Tirol; il força le pasNenperren. Le général Moreau rétablit le pont de Porenbeim, contraignit l'ennemi
a se retirer derrière la Salza avec de nouvelles
tes. Lecourbe continua Ses
peropérations en bordant --- Page 222 ---
MÉNOIRES
toujours le Tirol, forca encore le
Salza, au - dessus de
passage de la
Morean
Salbourgs dont le général
s'empara. Ce dernier poursuiyit
sans relâche; SCS arrieresgardes
Tennemi
tout par Tavant-g
furent battues pargarde aux ordres de
L'armée
Richepause.
francoiseSeumpar de Lintz et de
y fit encore plusieurs milliers de
Steyer;
beaucoip de canons, de
prisomniers; prit
gasins de l'ennemi.
bagages et tous les maLarchiduc
trichienne dans Charlesyquiavoits rejoint Tarmée aucette déronute,y
sibilité de la rallier. 1l
éprouya Timposenvoya à T'empereur, son
frère, un courrier pour lui persuader la nécessité
ouilse trouvoit de traiter de la
cours de
paix sans le consation, TAngleterre. Il conclut, avec son autoriil céda à un la nounelamisicedfin mois, dans lequel
Frince. pour les occuper
ment jusqn'ala signattire de la
provisoireet les places qu'il
paix, toutle Tirol
renferme, Braunan sur Tinn,
Wirtzbourg en Franconie, toute la Haute-Autriche, une' partie de la
Tarmée
Carinthic, ne réservant à
autrichienne qu'un demi-cercleà dix
de Vienne, entre la Muér, la Drave
lieues
nube.
et le DaL'armée d'ltalie SC porta dans le même
pour forcer le passage du Mincio,
temps
plié toutesles
après avoir reavant-gardes de l'ennemi. Le lieutenant-général Dupont devoit, .avec Taile droite,
la Haute-Autriche, une' partie de la
Tarmée
Carinthic, ne réservant à
autrichienne qu'un demi-cercleà dix
de Vienne, entre la Muér, la Drave
lieues
nube.
et le DaL'armée d'ltalie SC porta dans le même
pour forcer le passage du Mincio,
temps
plié toutesles
après avoir reavant-gardes de l'ennemi. Le lieutenant-général Dupont devoit, .avec Taile droite, --- Page 223 ---
DE ROCHANDEAT U.
faire une fausse atlaque vis-i-vis de
jeta un pont; ses troupes
Pozzolo. lly
eurentà combattre
s'cugagerent dardeur, et
Tenneni, qui auroient unegrande partie des forces de
François, malgré la pu devenir funestes aux
division Vatrin et de vigoureuse résistance de la
la véritable attaquen'ent quelques autres troupes; si
Le passage réel
pas patungcleuratiention,
prémédité par le général
protégé par. une artillerie formidable
Brune,
Marmont, s'effectua à
aux ordres de
garde, commandée
Monzambamno. Lavantcentre ayant Suchet par à Delmas, les divisions du
Taile gauche aux. ordres leur têle, une partie de
Boudet, qui sy
des généraux Monecy et
brillantes; la réserve distingucrent par des
et la cavalerie
charges
Aleuve stccessivement,
passérent ce
journées qui suivirent, emportérent, dans les deux
T'ennemi, forcèrent
toutes les redoutes de
àlarmée
Borghetta à capitnler, prirent
autrichienne, dans sa
pièces de canon et huit mille retraite, quarante
se porta de suite sur IAdige, hommes. Brune
dessus de Vérone,
passa ce fleuve aului alandonner, que Tennemi fut contraint de
gauche aux ordres pendant qu'une division de Taile
poste
demon fils enleva à Tennemile
de.Storoquil remit
talement le lac de Carde, aMacdonald, tourna toMory, et la célebre
par Riva, Torbolo et
T'ennemi fat forcé, position de la Corona, que
par le général Schitt, d'évacuer
IAdige, hommes. Brune
dessus de Vérone,
passa ce fleuve aului alandonner, que Tennemi fut contraint de
gauche aux ordres pendant qu'une division de Taile
poste
demon fils enleva à Tennemile
de.Storoquil remit
talement le lac de Carde, aMacdonald, tourna toMory, et la célebre
par Riva, Torbolo et
T'ennemi fat forcé, position de la Corona, que
par le général Schitt, d'évacuer --- Page 224 ---
BENOIRES
entièrement. Larmée des
forcé les débouchés du
Grisons, après avoir
elle
Tirol, vint à
appuya sa droiteà la
Trente, cir
qui avoit pris poste à gauchedeTarmée dlialie,
Moncey yréunit toutes les Roveredo. Le général
che. Larmée d'Italic
divisions de Taile gaude positions en
continuantà serrer Tennemi
positions, le poursuivit
Tagliamento, où il fiut forcé de
jusqn'an
misticc, par lequel il céda toutes conclure un. arFrançois avoient laissées
les places que les
Mantoue, qui fut cédé derriére eux, y compris
du traité de Lunéville. par un des premiers articles
che, aux ordres de
La division de Taile gansources du
mon fils, se porta jusqu'anx
Tagliameuto.
Liarmée gallo-batave, aix ordres
étntpartic des environs de
dAngerenu,
la ville de
Francfort,s s'empara de
et se porta Wurtzhoung, en bloqua la
sur Bamberg oùt elle battit citadelle,
autrichien, et s'empara de Forchein. un corps
poussa deux de ses divisions
Augerent
Bavière; mais le général
jusqu'an palatinat de
les forçaà se replier derrière ennémi, s'étant renforcé,
ral françois y tint ferme la Reguitz. Le géné
convention de
jusqu'au moment de la
où Tarmée
Moreau et de Tarchiduc Charles,
dAngerenrepsits tses
berg et sur la Regnitz.
postes à NuremAu milieu de cette
armées, et de leurs campagne laborieuse de nos
triomplies successifs, une
ère; mais le général
jusqu'an palatinat de
les forçaà se replier derrière ennémi, s'étant renforcé,
ral françois y tint ferme la Reguitz. Le géné
convention de
jusqu'au moment de la
où Tarmée
Moreau et de Tarchiduc Charles,
dAngerenrepsits tses
berg et sur la Regnitz.
postes à NuremAu milieu de cette
armées, et de leurs campagne laborieuse de nos
triomplies successifs, une --- Page 225 ---
DE. ROCHANEEAU.
bande de scélérats voulut
par des attentats
en arrêtcr le
contre le premier consul. pringipe Le
premier qui fiut découvert avoit
un mmalieatOpeém,dauts
pour but d'exciter
comptoient
quelques-uns dentr'eux
loge. Cette profiter pour le poignarder dans sa
commissaires première de
tentative fut suivie par des
scélérats munis de police, qui arrétérent trois'de ces
duits
leurs poignards. Ils furent
au Temple; leurs
conlien à Tarrestation
interrogatoires donnèrent
d'unes douzaine de
Malgré les sollicitations
complices.
premier consul
qui lui furent faites, le'
méprisant cette horde de
parmi lesquels étoient
furieux,
dont les crimes de la plusienrs de ces éiraingers,
révolation avoient
France, les abandonna à la
inondéla
lentes delajustice
longueur etaux formes
ration
criminelle. Une nouvelle
ne tarda pas à se former. Ce
conjuplot, pire que le premier,
nouveau comprincipal objet. Bonaparte, manqua encore son
veille de
voulant se rendre, la
Noël, , au fameux oratorio
avoit promis d'arriver à huit
d'Heiden, où il
la voiture du général
heures précises, prit
à madame
Lannes pour laisser la sienne
Bonaparte: Ce
le sauva; les
cliangement de voitures
conjurés s'en
tard pour donner leur
aperçurent, mais trop
deux coins de
signal. Il avoit déjà
caise à
rue qui mènent de la rue Saint-Ni- passé
1Op@na,lorsqe la
téesu one
machineinfernale, moncharrette au milieu de cette rue, vint à
il
la voiture du général
heures précises, prit
à madame
Lannes pour laisser la sienne
Bonaparte: Ce
le sauva; les
cliangement de voitures
conjurés s'en
tard pour donner leur
aperçurent, mais trop
deux coins de
signal. Il avoit déjà
caise à
rue qui mènent de la rue Saint-Ni- passé
1Op@na,lorsqe la
téesu one
machineinfernale, moncharrette au milieu de cette rue, vint à --- Page 226 ---
MÉNOIRES
partir avec une explosion elliroyable.
deux grenadiers à cheval
Inyeut que
darriere-garde
rent atteints, et eurent leurs
quien fuchevaux renversés.
Bonaparte arriva à T'Opéra, et écrivit à sa
un billet pour venir Ty rejoindre.
femme
occasions, lui
C'est dans ces
de fermeté. Jai marqaoitil.quil faut faire montre
donné tous les ordres
aitsoin des blessés. Tous les
pour qu'on
tous les
corps administratifs,
tribunaux, en venant le féliciter, le
rèrentde porter uneattention
conjuvenir le retourde
plus stivie pour prépareils attentats. Il fiu aux
gues des municipalités réupies,
barancette réponse remarquable : ( Tant qu'il n'a été
> moi, j'ai cru ne devoir
question que de
> gueurs des
pas n'écarter des lonprocédures et des formes
> mais puisque ces scélérats
juridiques;
> entière avec une foule de bouleversent une rue
malheureux
> je vous proniets, pour reconnottre
citoyens,
> tous les citoyens de Paris veulent Tintérêt que
> quer, de
cette ville
bien me marpurger
d'ue centaine
>> hommes qui sont le fléau del
de ces
>
T'ordre . social, et les
perturbateurs de toute espèce de
D ment ).
gouverneLa procédure contre les auteurs de
tats fut suivie avec
ces attenbunaux
beancoup de vigueur raux tricriminels, qui firent exécuter huit de
conjurés, dont on préiend
ces
débarqués
que plusieurs étoient
depuis peu dAngleterre.
d'ue centaine
>> hommes qui sont le fléau del
de ces
>
T'ordre . social, et les
perturbateurs de toute espèce de
D ment ).
gouverneLa procédure contre les auteurs de
tats fut suivie avec
ces attenbunaux
beancoup de vigueur raux tricriminels, qui firent exécuter huit de
conjurés, dont on préiend
ces
débarqués
que plusieurs étoient
depuis peu dAngleterre. --- Page 227 ---
DE ROCIANSEAU.
On procéda d'une manière aussi
pulser, au-delà des
prompte à eXperdues,
mers, cent trente de ces têtes
qui avoient toujours figuré dans
les plus atroces de la révolution.
lesexcès
de donuer une forme
Cependant, alin
consuls
légale à ce bannissement, les
en envoyèrent la liste au sénat
teur, qui ireudit un sénatus-consulte
conservaver cette mesure comme nécessaire pour approula constitution. Cest le
au maintien de
judiciaire
premicr décret législatif ou
sulte
que lesénat prononça en forme de con- /
parle consentement tacite des deuxconseils.
On établit, à cette éporme, des
ciaux pour poursuivre,
tribunanx spiavec plus de
ces brigadages, les assassinats
vigueur, tous
en armes. Cette loi fat
et les attroupemens
promulgnée après
oppositions dans les conscils; elle rétablit quelques
qmillité dans la plupart des
la tranreté dans les grandes
départemens, et la sûtroutes.
La paix particulière de
pireavec la
Temperear et de IEmà Lunéville, républiqne françoise fut enfin conclue
leg février (vieux style),
ambassadetrs
par leurs
respectifs,sur les bases du traité de
Campo-Formio. La France fixa ses
rive gauche du
limites.sur la
Rhin; ; toits les
et possessionnés
princes héréditaires
en-deçà de ce fleuve, doivent être
dédommagés par des états situés dans lintérienrde
FEmpire. Lempereur céda le Fricthal et les villes
frontières à la France, qui
s'engageat les remettre.
ambassadetrs
par leurs
respectifs,sur les bases du traité de
Campo-Formio. La France fixa ses
rive gauche du
limites.sur la
Rhin; ; toits les
et possessionnés
princes héréditaires
en-deçà de ce fleuve, doivent être
dédommagés par des états situés dans lintérienrde
FEmpire. Lempereur céda le Fricthal et les villes
frontières à la France, qui
s'engageat les remettre. --- Page 228 ---
DÉNOIRES
à la république heléticque.
cette dernière,
Lindépiendance de
desrépulbliques batave, cisalpine et
ligurienne fut confirmée. L'empereur
session - de tout le territoire
reprit posbords de T'Adige. Il confirma la vénitien jusqu'aux
traité de
cession, faite par le
ci-devant Campo-Formio, de tous les pays accordés
à la république cisalpine. Le
de Toscane doit céder tous ses états d'lalie grand-duc
de Parme, infant
au duc
d'Espagne : le premier en sera
dédommagé par des états qui doivent lui être
cédés dans TEmpire. Larchiduc de
conle
Modène obtint
Brisgaw, et la république ligurienne
mentée des fiefs de TEmpire
fut angqu'elle
ses frontières. Le général
réclamoit sur
Milan pour
Moncey fut laissé à
commander T'armée dans le
cisalpine. Murat eut le commandement république
cane, et força le roi de
de la TosNaples à faire sa paix
ticulière, en interdisant T'entrée de
parles vaisseaux
Ses ports à tous
anglois. Le premier consul
mon fils pour commander à
nomma
Ligurie. Le
Gênes et dans toule la
général Jourdan fut chargéde Tadministration du Piémont, où lon forma
ment six
provisoire-.
préfectures, en ouvrant et rasant. Ja
part de ses places de guerre, qui le
pluanciennes limites de la France.
séparent des
Les troupes françoises avoient débuté dans cette
guerre continentale par les plus grands excès d'indiscipline; elles étoient échauffées
par toutes les
urie. Le
Gênes et dans toule la
général Jourdan fut chargéde Tadministration du Piémont, où lon forma
ment six
provisoire-.
préfectures, en ouvrant et rasant. Ja
part de ses places de guerre, qui le
pluanciennes limites de la France.
séparent des
Les troupes françoises avoient débuté dans cette
guerre continentale par les plus grands excès d'indiscipline; elles étoient échauffées
par toutes les --- Page 229 ---
DE
factions
ROCWANEEAG,
qui les travailloient
ehacuneles
en sens
dirigeoit suivant ses vues contraires :
Lesprit des anarchistes fit des
particulières.
revers qu'elles
progrés terribles; les
leur fureur essutyoient ne firent
contre leurs
qu'angmenter
étoient jamais désignés, olliciers, qui ne lenr
des tyrans et les auteurs dansles de
cluls,ques comme
excès révolationaires tous leurs maux. De ces
meilleur ordre de choses résulta : néoescairement un
toutes ces tourmentes,
les soldats fatigués de
reprirent quelque
humiliés de leurs défites,
généraux qui leur confiance dans ceux de leurs
rier fat un instant procurérent tdes ssuccés. Dumoutéte, aprés la bataille célebre de
et triompliant à leur
à Nerwinde, Ses trabisons Jemmapes; mais sa défaite
mi les reploigérent
et sa désertion à
Ce ne fut
dans leur première T'ennesortis de pas sans peine que
anarchie.
leur classe,
quelques
leur
eurent le talent de généraux,
confiance, et dé les
regagner
toires. Le besoin de la conduire à quelques vicfoule, qui se lassa d'être discipline se fit sentir par la
Toutes les réquisitions condaite par des factienx.
pagnes de la France, arrivées du milieu des camcile, et quise soumettoit amenérent une multitude doollcienqiom avoit choisis par besoin aux ordres des
ladiscipline sei remonta pour les diriger. Enfin,
des généraux qui,
parfaitement sous les ordres
plus
par des succès continuels
inbenkeimnemean la
et des
plus srandevénds-
oule, qui se lassa d'être discipline se fit sentir par la
Toutes les réquisitions condaite par des factienx.
pagnes de la France, arrivées du milieu des camcile, et quise soumettoit amenérent une multitude doollcienqiom avoit choisis par besoin aux ordres des
ladiscipline sei remonta pour les diriger. Enfin,
des généraux qui,
parfaitement sous les ordres
plus
par des succès continuels
inbenkeimnemean la
et des
plus srandevénds- --- Page 230 ---
*
SÉATOIRES
tion. Elle vint au point de leur faire sacrificr les
besoins les plus journaliers à Tardeur de les suivre
sur le chemin de la gloire. Elles se
tentes, souvent de vétemens.. Ancune passérent de
leur coûta; elles bravérent
privation ne
toutes les
des saisons, et firent tous les
intempéries
rité aura, de la peine à
prodigesqne la postéécrits
croire, quoiqu'ils soient
avec toute la simplicité et la vérité que le
style et la fidélité exigent de Thistoire.
L'orgueil de FAngleterre, irrité par cette
fut encore bien plus blessé par les démarches paix,
tiles de la cour de Russie. La marine
hosdouna toute carrière contre les
angloise se
vaisseaux des
sances neutres; ; elle contribua,
puistions, à consolider la
par toutes ces vexaneutralité armée des rois du
nord, à laquelle le roi de Prusse accéda. La crise
des aflaires, une discussion dans' le conseilàloccasion des catholiques d'Irlande, auxquels M. Pitt
avoit fait espérer Témancipation, formérent
tiers parti dans le parlement
un
roi se résolut de renettre les britannique,à qui le
rênes du ministère,
en acceptant la démission de M. Pittct de quelques
ministres, ses adlhérens. Le roi fut lui-même atiaqué:dune maladic qui Tempécha, pendant quelque temps, de vaquer à ses fonctions. Mais le
triotisme et Tactivité de la nation
paangloise se distinguérent dans le péril dont elle étoit menacée.
Le nouveau mibistère, secondé vigoureusement
un
roi se résolut de renettre les britannique,à qui le
rênes du ministère,
en acceptant la démission de M. Pittct de quelques
ministres, ses adlhérens. Le roi fut lui-même atiaqué:dune maladic qui Tempécha, pendant quelque temps, de vaquer à ses fonctions. Mais le
triotisme et Tactivité de la nation
paangloise se distinguérent dans le péril dont elle étoit menacée.
Le nouveau mibistère, secondé vigoureusement --- Page 231 ---
DE ROCTANFEAU.
par M. Pitt ct tous scs
majorité dlans le
partisans; obtint une grande
de Tancien
patlement. Lesprojets
ministère farent stivis belligérans
par le nouveau. Les antiraux
chuaudement
partirent au milieu de
Parker et Nelson
le détroit du
Téquinoxe, pour uller forcer
Sund, etl Tamiral Keith eut ordre
touthasarder pour opérer le
de
délarguement de TarmcedAlbercrondy en Egypte.
La première de ces
dont TAngleterre
eutreprises eut le succès
s'étoit flattéc.
contre tous les
de
Après avoir lutté
la mer du Nord, coups vent de Téquinoxe dans
Tamniral Parker
mier détroit du Sund
forçca le preparut devant la rade de par un vent favorable, et
Nelson fut
Copenhngue. L'ainiral
flotte,
clargé, avec deux divisions de cette
dattaqter) la ligno de vieux
prames et. autres batimens
vaisseaux rasés,
teries dont cette rade étoit ancrés, couverts de batle combat le plus
hérissée. Il parvint,apres
toute la droite de meurtrier, à ruiner et déraire
sieurs
cette ligne de défense. Mais
vaissenux anglois furent si
plu:
miral Nelson se crut
maltraités que Tamistice,
obligé de demander un arteebisediapopeationat
prince-royal de Dannemarck
bautainesquele
étant résolu de tout
commença par rejeter,
risquer
quer à ses engagemens
platôt que de mandu nord. Pendant
avec les autres puissances
tous
royal profita de cC calime, cespourparlers le princepour prendre toutes ses
. Mais
vaissenux anglois furent si
plu:
miral Nelson se crut
maltraités que Tamistice,
obligé de demander un arteebisediapopeationat
prince-royal de Dannemarck
bautainesquele
étant résolu de tout
commença par rejeter,
risquer
quer à ses engagemens
platôt que de mandu nord. Pendant
avec les autres puissances
tous
royal profita de cC calime, cespourparlers le princepour prendre toutes ses --- Page 232 ---
BIÉNOIRES!
précautions contre le bombardement dont la
et le port intérieur étoient menacés.
ville
Il doubla les
moyens de défense dains Ses forts et ses iles,
hérissa de batteries. Les
qu'il
pour le radoub de leurs Anglois, sans ressources
vaisscaux,
leurs blessés dans la
débarquèrent
petiteiledeVeem, et brolèrent
plsieursvaisseaux, tantdanoisqeianglois, horsd'état
d'être réparés. Le troisième jour enfin T'amiral
glois rabattit de ses prétentions. On
anarmistice de trois mois et demi,
convint d'un
Dannemarck
pendant lequel le
consentit à
dans la coalition du
suspendre son activité
nord, et à laisser naviguer les
Anglois partout où bon leur sembleroit,
que leurs vaisseaux
pourvu
lieue des batteries n'approchassent pas plus d'une
de Copenlingue et de toutes ses
côtes. Enfin le prince-royal consentit à leur donner, en payant comptant, les vivres et les médicamens dont ils avoient besoin. Les vaisseaux de
guerre danois restèrent dans leurs ports, et ne
rent sortir par défaut de matelots, qui éloient puemployés à la défense des batteries de la rade. tous
escadres russes et suédoises étoient
Les
pardles
encore retenues
glaces et par la terreur à T'entrée de leurs
ports respectifs; et les Anglois obtinrent,
accord, la liberté du
par cet
passage du Sund et de la navigation dans la mer Balique.
.
La fortune les favorisa par un coup bien plus
èrent dans leurs ports, et ne
rent sortir par défaut de matelots, qui éloient puemployés à la défense des batteries de la rade. tous
escadres russes et suédoises étoient
Les
pardles
encore retenues
glaces et par la terreur à T'entrée de leurs
ports respectifs; et les Anglois obtinrent,
accord, la liberté du
par cet
passage du Sund et de la navigation dans la mer Balique.
.
La fortune les favorisa par un coup bien plus --- Page 233 ---
DE ROCIANREAU.
inatienduseef fut à la lin de cette négociation
apprit la nouvelle de la nort du
qu'on
poignardé dans la nuit du 23
czar Paul, qui fut
scignenens
au 24 mars. Sans renpour approfondir les causes de
mort
cette
extraordinaire, on put prévoir le
qu'elle dut nécessairement
changement
que de TEurope, le
apporter dans la politiseur,étant aussi
prince Alexandre, son succesmodéré que le czar
étoit ardent et fougueux dans le Paul,sompére,
noit
système
dadopter et dans la haine qu'il avoit quilveAnglois: Cet événement fut suivi de
jurée aux
Tarmistice à toutes les
T'exiension de
Touverturede
puissances du nord, et de
tous leurs portsau
de
tes les
commerced toupuissances sans exception, Parini
les Anglois, par leurs forces
lesquelles
jouer le
maritimes, devoicut
principal rôle. Le roi de Prusse,
emparé provisoirementde
qui s'étoit
lcs premières
Idectoratdilanove dès
hostilités, et qui en avoit fermé
portsaux Auglois, en acceptant
les
vrit également la plus libre Tarmistice.y rou=
Parker futrappelé
navigation. Lamiral
par son gouvernement.
ayant été renforcé,
Nelson,
tiqué; il dicta s'empara de toute la mer Baly
les lois les plus
Suède et à la Russie,
impérieuses à la
Cette campagne dans la Baltique fut terminée
par un traité dans lequel les
puissances du nord TCconnurent, avec quelque modification, le
IT.
droide
--- Page 234 ---
NÉOIRES
visite: prétendu par les Anglois, et cet
connu, du bon La Fontaine :
adage, si
< La raison du plus fort est toujours la
meilleures.
L'expédition des Anglois en Egypte
plus de contradictions. Les
épronva
général
Anglois, aux-ordres du
Albercromby, se présentérent à la rade
d'Aboukir, avec beaucoup d'ordre et de
Ils débarquérent sous le feu dunej
courage.
nison d'Alexandrie,
partie de la garqui, aux ordres du
Friant, défendit le terrain dans
général
meurtrières, jusqu'au
plusieurs. actions
place, où les
camp retranché sous cette
Anglois ne purent pas pénétrer. Le
général Menou, étant arivé le 21
une réserve, sortit avec sept mille
mars avec
aller attaqter Tarmée
hommes, pour
angloise, forte de treize mille
hornmes, qui s'étoit emparée d'Aboukir,
élevé des retranchemens
et avoit
lac Madié. Cette
depuis la mer jusqu'au
action ne remplit pas l'objet
Menou s'étoit proposé;et chaque arméerentra que
son camp retranché à la' nuit, après avoir combat- dans
tu toute la journée avec uul grand acharnement.
Le général Albercromby fut blesse à mort, deux
généraux à ses ordres furent aussi blessés; lès François perdirent de leur côté deux de leurs
La perte fut à pei près égale de part et d'autre. généraux.
Legénéral Hntchinson, ayant succédé au
ral Albereroniby,
générenonça au plan dattaque contre
ra que
son camp retranché à la' nuit, après avoir combat- dans
tu toute la journée avec uul grand acharnement.
Le général Albercromby fut blesse à mort, deux
généraux à ses ordres furent aussi blessés; lès François perdirent de leur côté deux de leurs
La perte fut à pei près égale de part et d'autre. généraux.
Legénéral Hntchinson, ayant succédé au
ral Albereroniby,
générenonça au plan dattaque contre --- Page 235 ---
DE ROCIANBEAT U
le camp retranché
d'Alexandrie. Il laissa dans le
cha campdAboukir une partie de ses forces, et marpar sa gauche, pour faire sa jonction
mée du grand-visir. L'amiral
avec TarKeith
concert avec la flotte
s'empara, de
trque, des trois
Nil, et convoya
bouches du
par ses chaloupes Tarmée
qui, après avoir pris poste à Ramanié, angloise
Nil jusqu'a Terrana.
remonta le
manceuvre, les forces L'ennemi de
sépara, par cette
T'armée
une partie, aux ordres de
françoise, dont
Alexandrie; l'autre
Menou, fint bloquée à
mille
partie, forte de huit ou dix
hommes, fut destinée à la défense du
L'armée du grand-visir,
Caire,
ment du
renforcée d'un détachecorps anglois,sapprocha de cette
place. Les François furent
dernière L
combattirent;
au-devant d'elle, et la
mais, après un premier
furent forcés de
succès, ils
abandonnés
rentrer au Caire, après avoir été
d'une partie des troupes auxiliaires
qu'ilsavoient tlevées dans le pays. Ils furent
dansla vaste enceinte de cette
attaqués
Ils y capitulérent le
capitale de TEgypte.
ramenés
20j juin,à la condition
en France,s sur ue flotille de
d'être
vale de Tamiral Keith,
Tarmée naavec la liberté
avec eux tous ceux de leurs alliés dy condaire
les y suivre.
qui voudroient
Menou et tous les généraux
garnison d'Alexandrie
commandant la
protestèrent contre
pitulation. Ils se
cettecaretranchèrent et s'approvisionne-
y capitulérent le
capitale de TEgypte.
ramenés
20j juin,à la condition
en France,s sur ue flotille de
d'être
vale de Tamiral Keith,
Tarmée naavec la liberté
avec eux tous ceux de leurs alliés dy condaire
les y suivre.
qui voudroient
Menou et tous les généraux
garnison d'Alexandrie
commandant la
protestèrent contre
pitulation. Ils se
cettecaretranchèrent et s'approvisionne- --- Page 236 ---
. MÉNOTRES
rent pour soutenir un siége. Ils furent
obligese de rendre aux Tarcs,
de cependant
cette ville célebre, forcés
pen temps après,
pari le manque de subsistances.
- Des que les préparatifs des
noncé que Tamiral Keith
Anglois eurent anméditoit une
sérieuse en Egypte, le premier consul fit entreprise
Brest une escadre de
partir de
Gantheaume.
sept vaisseaux, aux ordres de
Ilft tout son armement et ses approvisionnemens pour
de tous les
Saint-Doringue, se chargea
passagers et colons qui demandoient
rentrer dans cette colonie.
à.
Après avoir doublé le
cap. Finistère, ilf fite queiques fausses
tra fartivernent dans la
routes, et renMéditerranée. Le
riement anglois fut la dape de ces
gouverT'escadre
démonstrations:
qu'il arma ponr suivre cette
battit toutes les mers de
expédition,
de
Océm, et rentra au bout
quatre. mois, en assurant que Tamiral
ne n'avoit paru dans aucune des Antilles. Gantheauport fut d'autant moins
Son rapdéjà à Londres
contrarié, que l'on savoit
dre
depuis long-temps que cette escafrancoise, après avoir passé le détroit de Gibraltar, étoit rentrée dans Toulon. Gantheaume
resta quelqué temps; il continua sa
y'
glissant entre les tles de la
route, en se:
de
Méditerranée et celles.
PArchipel sur les côles de la Grèce,
ce qn'il fut au sud de-celle de
il jusqu'à
alors par un vent favorabie
Candie; se porta
cn pleine mer, vers les
is long-temps que cette escafrancoise, après avoir passé le détroit de Gibraltar, étoit rentrée dans Toulon. Gantheaume
resta quelqué temps; il continua sa
y'
glissant entre les tles de la
route, en se:
de
Méditerranée et celles.
PArchipel sur les côles de la Grèce,
ce qn'il fut au sud de-celle de
il jusqu'à
alors par un vent favorabie
Candie; se porta
cn pleine mer, vers les --- Page 237 ---
DE ROCHANBEAU.
attérages de TEgypte. Il trouva sur
vaisseai
sa route un
lenéeerdeehansapesoned dontilsempara; il chercha sans succès à
pes sur la côte de
débarquer ses trouTripoly; revint sur les côtes de
Prowence, après avoir échappéà la recherche
la poursuite de T'escadre
età
Warren.
angloise du contre-amial
Le contre-amiral Linois, dans le même
commandoit trois vaisseaux de
temps,
ligne et une frégate, avec lesquels il croisoit sur les côtes de
vence et dEspagne; il entra dans le détroit Prose réunir à Tescadre espagnole
pour
Cadix. Il arriva à hauteur de qui se préparoit à
me moment
Gibraltar dans le méqu'tne escadre de six vaisseaux anglois venoit d'y paroitre. Il n'eut que le
des'embosser dans la baie d'Algéziras,
temps
débarqué ses troupes de terre
après avoir
tion les batteries de
pour mettre en accette rade. L'amiral
Tattaqua avec farie : après un combat de anglois
res, deux vaisseaux anglois
huithenlon; Tun des deux
anenèrent leur pavilGibraltar,
fut.dégagé par les chaloupes de
qui le remorquérent vers cette
-
reste de celte escadre sy
place. Le
retira, et
aux François; mais cet
TAnnibalresta
vers crucl. Le
avantage fut suivi d'un reché de Cadix général espagnol Moreno fut détaTescadre
àvec six vaisseaux, pour donner. à
françoise tous les sccours dont elle avoit
besoin : il passa deux jours dans la baie
dAlgéi
fut.dégagé par les chaloupes de
qui le remorquérent vers cette
-
reste de celte escadre sy
place. Le
retira, et
aux François; mais cet
TAnnibalresta
vers crucl. Le
avantage fut suivi d'un reché de Cadix général espagnol Moreno fut détaTescadre
àvec six vaisseaux, pour donner. à
françoise tous les sccours dont elle avoit
besoin : il passa deux jours dans la baie
dAlgéi --- Page 238 ---
MÉNOIRES
ras avec elle; il en sortit le troisième
avoir
jotr, après
renorqué nos vaisseaux hors de la baie.
au moment où il profitoit de la marée
Mais
frais
et dun vent
pour achever de repasser le détroit, Tescadre
angloise, réparée et renforcée, sortit de
et atteignit, par une nuit obscure,
Gibraltar
binée. Un
T'escadre comvaisseaux vaisran.anglois se glissa entre deux
espagnols à trois ponts :
leur
tiré ses bordées, il fit sa
apres
avoir
retraite; les deux
gnols, se prenant pour ennemis, se combattirent espaavec une telle furetir, qu'ils s'incendierent
rent. sauter
et se firespectivement; TAnnibal et la
te francoise qui le remorquoit, fuurent
frégarentrer dans la baie
obligés de
dAlgéziras. Le
vaisseau francois qui s'étoit
Formidable,
die en
éloigné de cet incenlongeant la côte, cherchoit à entrer dans
Cadix; il fut attaqné, au point du
vaisseaux anglois qu'il combattit jour, par trois
pendant deux heures, avec une telle vigueur, qu'il les
à
tirer après avoir rasé, à Iun
força se remâts. Le reste de l'escadre dentr'eux, tous ses
du général Moreno,
combinée, aux ordres
ayant porté au
ce combat nocturne, fut
large pendant
lui permit
de
pris d'un calme qui ne
pas se rapprocher de Cadis, assez à
temps pour s'emparer de ces trois vaisseanx
glois; ils rentrèrent dans le détroit criblés
an1és; mais nous
et démày perdines, outre les deux
vaisscaux espagnols, le Saintgros
Antoine, vaisscan
, tous ses
du général Moreno,
combinée, aux ordres
ayant porté au
ce combat nocturne, fut
large pendant
lui permit
de
pris d'un calme qui ne
pas se rapprocher de Cadis, assez à
temps pour s'emparer de ces trois vaisseanx
glois; ils rentrèrent dans le détroit criblés
an1és; mais nous
et démày perdines, outre les deux
vaisscaux espagnols, le Saintgros
Antoine, vaisscan --- Page 239 ---
DE ROCHANREA U.
25r
françois qui, après avoir passé toute la nuit à
cueillir trois cents malheureux
requé à son tour
trois
naufiugés, fut attapar
vaisseaux anglois, fut dé
mâté de tous ses mâts, et forcé
pavillon. -
de leur amener son
L'expédition tardive des Anglois en Egypte,
quoique glorieuse, fut vivement censurée
le
parti de T'opposition en Angleterre. Il
par
avec beaicoup de raison, à Tancien
reprochoit
voir refusé sa ratification à la
ministère, dahuit mois
couvention, faite dixauparavant, entre Kléber et le
Smith, d'après T'exécution de
général
laquelle lenr
nement anroit pu
gouveremployer CCS mêmes forces de
terre et de merà secourir leur meilleur
cien allié, le Portngal,
et pius an:
mécs
qui, attaqué par deux ar
espagnole et francoise,
futabandonnéa ses
propres moyens.
Larmée d'Espagne, après quelques succès,
rêta dans sa poursuite; et, parle traité de
s'arse contenta de la cession d'un petit
Badajos,
dis que les Anglois
territoire, tanhoumes à lile de
débarquerent douze cents
Madère, sous le prétexte de la
conserveran roidePortugal. Lal France refusa
céder all traité de Badajos. Mais
d'accultés furent
toutes CCs difliaplanies par les préliminaires avec
PAngleterre, dont il sera question
Le retour des escadres
ci-aprés:
expédition dans la
angloises, 7 après leur
Baitique, douna à lourninistère
, tanhoumes à lile de
débarquerent douze cents
Madère, sous le prétexte de la
conserveran roidePortugal. Lal France refusa
céder all traité de Badajos. Mais
d'accultés furent
toutes CCs difliaplanies par les préliminaires avec
PAngleterre, dont il sera question
Le retour des escadres
ci-aprés:
expédition dans la
angloises, 7 après leur
Baitique, douna à lourninistère --- Page 240 ---
MINOIRES
tous les moyens non-seulement de
différentes stations dans la
renforcer leurs
de' chercheràa
Manche, mais encore
atlaquer et incendier les
que la France finisoit dans
préparatifs
d'une descente les
ses ports pour menacer.
côtes d'Angleterre. A défaut de
vaisseaux de guerre, on rassembla
quantité de chaloupes
une grande
canonnières et de bateaux
plats dans nos différens ports. Elles
malgré toutes les éroisicresdes.
parvinrent,
en rasant les côtes dans le
Anglois,a se réunir
port de
miral Latouche les
Boulogne. L'asemblé
copandoit; on y avoit rasune division considérable de
terre. L'amiral Nelson, à
troupes de
mandement
qui Ton donna le comgénéral dans la Tamise.et dans les dunes,sapprocha des côtes de Boulogne,
la sonde et la profondeur de Teau
atutant-que
meure; il fit exéciter
put le lui perpar ses bombardes, à une
trop grande distance, un feu qui ne fut
grand effet, et se retira dans ceite
pas dun
prise, après avoir souffert des avaries première entrequil Tobligerent à rentrer dans
considérables,
ses ports. Il remiten
mer au bout de dix jours, après s'être
renforcé; il hasarda dans la nuit
réparé et
unn
ral sur toute
abordage généTavant-garde des chalcupes françoises
qui couvroient ce port. Il en fut
beaucoup
repoussé avec une
plus grande perte, et ne fit aux François
que des dommages très-légers.
Il est diflicile de penser que, dans T'état oi éloit
à rentrer dans
considérables,
ses ports. Il remiten
mer au bout de dix jours, après s'être
renforcé; il hasarda dans la nuit
réparé et
unn
ral sur toute
abordage généTavant-garde des chalcupes françoises
qui couvroient ce port. Il en fut
beaucoup
repoussé avec une
plus grande perte, et ne fit aux François
que des dommages très-légers.
Il est diflicile de penser que, dans T'état oi éloit --- Page 241 ---
DE ROCHANDEAU.
la marine fiancoise, les
quictude réclle
Anglois aient eu une insur l'invasion dont ils se
menacés. Mais un coup de vigueur à la voyoient
téméraire pent-être dans son
françoise,
prendre des
exécution, leur fit
précautions sur toutes leurs
préparer des défenses quiles entrainérent côtes, y
dépenses excessives
dans.des
rent
par terre et par: mer, et troublenécessairement leur commerce intérieur,
lerasemiblement énorme
par
ces dans
qu'ils firent de leurs militonslesdifiérense districts maritimesdes iles
britanniques. La guerre, à cette époque, n'étoit
donc plus puihorriblement
objet, puisque
dispendieuse et sans
LAngleterre et la France s'étoient
emparées, lune parmer,
que le droit de la
Tautrepar terre, de tout ce
ment, leur fit
guerre, sur Tun et l'autre élécroire être à leur convenance. Cette
position respective engagea une
fut siivie, de part et d'autre, négociation qui
dans les deux
avec un désir égal
nations, de la voirterminée. Les
liminaires furent enfin signés le
préTan 10, ou i.er octobre 1801, g"vendémiaire de
dres, pari lc citoyen
vieux style, à LonOtto, ministre dela
finngoise, et par le lord
république
d'état de
Haukersbury, secrétaire
rieures. TAngleterre pour les relations extéL'Angleterre doit restituer à la France et
alliés toutes les colonies
à ses
dlans le
dont elle s'est
cours dela guerre actuelle, àl
emparée
Texception de
.er octobre 1801, g"vendémiaire de
dres, pari lc citoyen
vieux style, à LonOtto, ministre dela
finngoise, et par le lord
république
d'état de
Haukersbury, secrétaire
rieures. TAngleterre pour les relations extéL'Angleterre doit restituer à la France et
alliés toutes les colonies
à ses
dlans le
dont elle s'est
cours dela guerre actuelle, àl
emparée
Texception de --- Page 242 ---
DÉNOIRES
lile del la Trinitéet de cellede Ceylan, dont ellese
réserve la souveraineté. La France et TAngleterre
jouiront de la même protection et des mémésavantages dans leurs relâches au cap de Bonne-Espérance, qui sera restitué à la république
de Malte sera rendue à l'ordre de Saint-Jean batave;lile
de
Jérusalem, et sera mise sous la protection d'une
puissance tierce, qui sera nommée dans le traité
définitif. La France restituera à la Porte-Ottomane
tout ce qu'elle possède encore dans lEgypte. Le
roi de Portugal rentreradans toutes SCS possessions.
La Francel évacuera tout le territoire de
et ce que ses troupes
Naples;
occupent encore dans Tétat
romain: Ellereconnoit la république des
élablie en Grèce, à lentrée du
Sept-isles
La paix définitive fut siguée Golfe-Adriatique, le 4
germinal suivant, parle lord Cornwallis d'une part, Joseph Bcnaparte, les ambassadeurs dEspagne et del
de l'autre part. La puissance tierce annoncée Hollande
préliminaires pour la protection de lile de Malte, par les
fut le roi de Naples, sous la garantie de la France,
delAngleterre, de TEspagne, del'Autriche, de la
Russie et de Ja Prusse. Il fut
sances, à envoyer dans
invité, par ces puisdeux mille
cette ile une garnison de
soldats, qui la protégera jusqu'an noment oule
nouvesitgrand-nafire sera en état de la
remplacer. Les langues de France et
sont supprimées; elles seront relevées d'Angleierre
par une Jan-
Naples, sous la garantie de la France,
delAngleterre, de TEspagne, del'Autriche, de la
Russie et de Ja Prusse. Il fut
sances, à envoyer dans
invité, par ces puisdeux mille
cette ile une garnison de
soldats, qui la protégera jusqu'an noment oule
nouvesitgrand-nafire sera en état de la
remplacer. Les langues de France et
sont supprimées; elles seront relevées d'Angleierre
par une Jan- --- Page 243 ---
DE ROCHAMBEAU.
gue formée des habitans de Tile, quine fera
preuves de noblesse, ct foriera
pas de
des forces
toujours la moitié
militaires et civiles de ce
La paix
gouvernement,
générale avec toutes les puissances de
TEurope fut couronnée par une amnistie
en faveurde tous les malheureuix
générale
n'excepta qu'un nombre de
émigrés, dont on
laissécs sur cette Jliste de
personnes qui furent
aient été constamment proseription, soit qu'elles
grades dans les armées trop renarquées par leurs
ennemies, soit
leur
propre choix elles s'y soient fixées
que par
Les
définitivement.
préliminaires de la paix de Téglise avoient
précédé ceux de TAngleterre. Tous les
tant de Tancien que du nouvean
évèques,
vités, par le pape, à remettre leurs régime, furentintre ses mains. Les trois consuls
démissions enprofession de foi à l'église
renouvelèrent leur
et romaine, qui fat
catholique, apostolique
reconnue comme celle de la
majoritéde la nation. Ilsser
les éveques,
ercendidaniderompiace
après avoir recu leur
gouvernement et à la république soumission au
nouvelant Tancien
françoise, en releur sacre à la
serment qu'ils faisoient lors de
puissance temporelle. Les
nommeront les curés de leurs diocèses. évéques
envoya en France un légat.
Le pape
conseiller d'état Portalis
Bonaparte nomma le
férens
pour être ministre des dif
cultes, et lai faire le rapport de toutes
allaires
les
ccelésiastiqutes. On fit des réglemens
orga-
ouvelant Tancien
françoise, en releur sacre à la
serment qu'ils faisoient lors de
puissance temporelle. Les
nommeront les curés de leurs diocèses. évéques
envoya en France un légat.
Le pape
conseiller d'état Portalis
Bonaparte nomma le
férens
pour être ministre des dif
cultes, et lai faire le rapport de toutes
allaires
les
ccelésiastiqutes. On fit des réglemens
orga- --- Page 244 ---
MÉMOIRES
niques pour chacun d'eux, un concordat
avec le
pape, qui régla, d'aprés les' immunités de
Téglise
gallicane, son autorité
ceclcsiastique avec la
sance séculière. Le
puispape sanctionna dans ce traité,
par son autorité apostolique en tant
toutes les ventes qui avoient été faites des, que besoin,
clergé. Le nombre des
biens du
évèques fut réduit à cinquante; des archevèques, à dix; des curés ou autres
fonctionnaires, à quarante mille; ils seront tous
payés en argent ou par des' oblations des
qui seront réglées de manière à leur fournir fidéles,
tretien honnète; le
un- enlogement seul sera donné en
nature.
Puissent ces différens hommages, rendus dans
les temples à
Tbire-Suprème, rallier la terre au
ciel, rétablir la morale, consoler les
les malheurs de cette
peuples dans
vie, et réparer tous les excès
que les abus de la philosophie ontiatrodiliadansla
société pendant le cours de la révolution!
Les colonies de Touest fixèrent alors Tattention
de toutes les puissances de TEurope. Les troubles
quifavoientagitée, foenmenérentanechien plus de
chaleur entre les blancs, les mulâtres et les
qui forment la population de ces colonies. Elles noirs, furent plus violentes à Saint-Domingne
toutes les autres,
que dans
des noirs, s'étoit Totssin-Lonvertire, général
emparé de T'autorité, en soumettant les deux premières classes
par son armée de
est fixèrent alors Tattention
de toutes les puissances de TEurope. Les troubles
quifavoientagitée, foenmenérentanechien plus de
chaleur entre les blancs, les mulâtres et les
qui forment la population de ces colonies. Elles noirs, furent plus violentes à Saint-Domingne
toutes les autres,
que dans
des noirs, s'étoit Totssin-Lonvertire, général
emparé de T'autorité, en soumettant les deux premières classes
par son armée de --- Page 245 ---
DE ROCHANBEAU.
quarante à cinquante mille
justice de dire qu'il
noirs. On lui doit la
et parvint à
força les Anglois à la retraite,
manière à pacifier les troubles de
faire espérer qu'il
Tintérieur, de
la métropole. Mais
vouloit la conserver à
une assemblée
parut aflicher toutes les
qu'il convoqua, 2
dance qu'ontusurpée prétentions de Tindépentoutes
ques, en ne reconnoissant lespnisances barbaresgneur que
Tautorité du
la
comme un titre
grand-seiconstitution qui'elle
nominal;e elle parut, par
ce que la même
publia, n'accorder à la Franservant à son. chiefcolonial prééminence honorifique, en ré
d' Alger et de Tunis,
toute Fantorité des deys
avec, le commandement Tinitiative de toutes les lois;
et la
absolu de toutes les
disposition des finances
forces,
tien.
nécessaires à leur souen
Toneiasl-omnentnee
constitution à ratifier,
envoya France cette
Ilest probable
sans donte pour la forme.
que le premier
signature des
consal,lors dela
gleterre, qui avoit préliminaires, le
se concerta avec. PAi
même intérêt
pour annuler toutes les
que la Frauce,
les colonies
prétentions des noirs dans
navale avec curopéennes. trente
On fit partir une armée
mille hommes de
terre, aux ordres du général
troupes de
premierconsul,et de mont ILgedere,bea-tieredi
des autres généraux
fils, qui, commelaucien
pandant
de division, fut nommé
en sccond, et en chef en
comdabsence ou de maladie
cas de mort;
du général Leclerc. Cet
Frauce,
les colonies
prétentions des noirs dans
navale avec curopéennes. trente
On fit partir une armée
mille hommes de
terre, aux ordres du général
troupes de
premierconsul,et de mont ILgedere,bea-tieredi
des autres généraux
fils, qui, commelaucien
pandant
de division, fut nommé
en sccond, et en chef en
comdabsence ou de maladie
cas de mort;
du général Leclerc. Cet --- Page 246 ---
MÉMOIRES
armement ne put, par la contrariété des
mettre à la voile que le 22 frimaire an I0. vents,
Pour retarder le départ de cet armement, Toussint-Louverturefity pilboruepmedesim.dem
ilenvoya des exemplaires dans toute
aunoncer,
TEurope.pour
dans les termes les plus modestes et les
plus religieux, sa soumission
auxlois-dleléglise catholique, et à celle du gouvernement françois
le.civil,f feignant d'attendre avec
pour
miers ordres du
impatience les derpremier consul. Cette première
démarche inspira des soupçons aux gens les plus
exaspérés de son parti; ils conspirerent
parer de sa personne. Il marcha contr'eux pour s'emmier avis qu'il cn reçut, les
au preles
dispersa, et fit périr
principaux chefs. Mais, soit que la prémière
proclamation n'eût été que le produit de sa politique pour arrêter les efforts de la France, soit
cràt devoir ramener la confiance de toute
qu'il
il en fit une autre plus fière
sa caste;
pour
tous
ses concitoyens à déferidre, jusqu'à encourager la mort, leur liberté et leur indépendance, et les assura
roit à leur tête pour la soutenir
qu'il périforts
contre tous les efqu'on pourroit faire pour les assujétir.
Toutes nos. escadres; parties des différens
de TEurope, se trouvérent rassemblécs du ports
9 au 12
ventose, en rendez-vous général, au cap de Samana, à la pointe la plus orientale de Saint-Domingue. Le général Leclerc etTaniral
Villarety firent
encourager la mort, leur liberté et leur indépendance, et les assura
roit à leur tête pour la soutenir
qu'il périforts
contre tous les efqu'on pourroit faire pour les assujétir.
Toutes nos. escadres; parties des différens
de TEurope, se trouvérent rassemblécs du ports
9 au 12
ventose, en rendez-vous général, au cap de Samana, à la pointe la plus orientale de Saint-Domingue. Le général Leclerc etTaniral
Villarety firent --- Page 247 ---
DE
la
ROCHANBEAU,
distribution des forces de terre
saires à les rendre maitres
et demer nécesles côtes du nord, de
des principaux ports sur
forces les plus
T'est, du sud et de T'ouest. Ses
ordres directs du considérables furent destinées aux
général Leclere et de mon
pours'emparer du cap
fils,
ne, oit sont situées les Frangoisetde toute sa plaicelle colonie. Le
plus riches habitations de
vision, fut chargé général Rocianbea, avec sa difort ci-devant dattaquer le fort de
Dauplin,
Balaya et le
pée à la main, après quilemportse d'embléelé.
avoir fait
avaut-garde aux. ordres du enlever, par son
premiers forts qu'il
général Brunet, les
taine du vaisseau rencontra. M. Magon,
sée, le
quiil avoit monté dans la capile vent secondaavee lui
la plus grande vigneur, traverdu fort permit d'entrer dans la
dès que
qui la défendoits
powesilisempoars
ques bordées, il le fit apréslavoir salné de queltelots et quelques prendre d'assant par ses maemubrasnres: Cette troupes quiy entrèrent
de
expédition coûta
par les.
bravessoldnts de la
imnesoftantaine
ne La Châure,
cinquieme légère, et le
Les
pareni et
jeuFrançois prirent, dans aidedecammpide mon fils.
scs forts, cent pièces de cette baie et dans tous
campagne.
canon et, un équipage de
Lamiral
même
Villaret et le général
temps, SC
Leclerc, dans le
envoyérent les présentérent à la rade du
proclanations les
Cap. Ils
plus sages du pre-
de la
imnesoftantaine
ne La Châure,
cinquieme légère, et le
Les
pareni et
jeuFrançois prirent, dans aidedecammpide mon fils.
scs forts, cent pièces de cette baie et dans tous
campagne.
canon et, un équipage de
Lamiral
même
Villaret et le général
temps, SC
Leclerc, dans le
envoyérent les présentérent à la rade du
proclanations les
Cap. Ils
plus sages du pre- --- Page 248 ---
ÉNOIRES
240 consul, et les offres les plus séduisantes aux
mier
tâcher de les ramener à
générarx des noirs, pour
douces. Ils ne reTobéissance purles voies les plus
boulets
et les
çurent de réponse apieparlesbonbes les vaisseaux les
rouges que lès forts tirèrent sur
alors le parti
plus avancés. Le général Leclere prit cotesdeLimde faire débarquer sôn armée surles
Tenceinte
bé et de Lacul, de marcher en laissant
rejoidre par les hanteurs
duCap à sa ganche, pour laissant cette villeà sa
la division de mon fils, qui,
Pelé et de tout le
droite, s'étoit emparé du morne
Par cet habile
pays, depuis la rivière du Massacre.
les généraux françois, en iuvestissant
mnonvenient,
à cette époque,
la plaine du Cap,la préservérent, elle étoit menacée.
de tous Jes incendies dont
calmes, eut
Mais Tamiral Villaret, contraniépardese toute la nuit,
le. cruel spectacle de voir, pendant
il ne put
incendier la ville, à laquelle
les flammes
une brise fraiche lui
donner de secours que quand
un
de forcer Tentrée de la rade. Il'y porta
permit
de vaisseaux qui chasdétachement de ses garnisons
des bâtimens.
et sauya une partic
sa lesincendisires
furent faites avec
Toutes ces dernières opérations
fort légere dans les tronpes françoises:
une perte
dartillerie:
ony trouva une quantité prodigicuse
Lad division de Kerversau fut reçue, après quelqui, ainsi que
résistance, à Santo-Domingo,
que
se livra aux François en
toute la colonie espognole,
de vaisseaux qui chasdétachement de ses garnisons
des bâtimens.
et sauya une partic
sa lesincendisires
furent faites avec
Toutes ces dernières opérations
fort légere dans les tronpes françoises:
une perte
dartillerie:
ony trouva une quantité prodigicuse
Lad division de Kerversau fut reçue, après quelqui, ainsi que
résistance, à Santo-Domingo,
que
se livra aux François en
toute la colonie espognole, --- Page 249 ---
DE
chassant
ROCHANBEAL U.
leur
Louverture. comniandaut, frère de Toussaintville de
Clervaux, général noir, avoit rendu la
le général Saint-Iago au contre-amiral Magon, à qui
ment de Rochambesu avoit laissé le
tout le district del'est.
commande-
. Le contre-amiral Latouche
de-sac de T'ouest,
arriva dans le culsion Boudet,
protégea la descente de la diviqui força les forts du
après une courte résistance
Port-an-Prince,
qui se retirérent
de quatre mille noirs
par la
mettant le feu aux habitations Croiude-bBonquets, en
néral
de la plaine. Le
Boudet, en emportant
gé
ne donna pas le
vivement cette ville,
-ler; ily perdit temps aux incendiaires de la bràsés de la
quatre-vingts hommes tués ou blessonante-baitiène
A la même
demi-brigade.
douze
époque, le général
cents hommes,
Humbert, aved.
Une frégate
s'empara du Portde-Paix.
françoises, portant un détachement de
Nicolas, s'empara de la rade et du môle troupes
dont la garnison de noirs
Sainttairement.
se soumit volonLes forces des rebelles
dresde
se rassemblérent aux orTomeineb.onenied de
Maurepas, dans les
Christophe et de
tagnes qui
mornes et la chaîne des monnord d'avec celle coupent, par le diamètre, la côte
de l'ouest. Le
du
présenta, dès le 28 pluvidse, général Leclerc se
Rochumbeau, du
avec les divisions de
IT.
général Hardy et de Desfour16
soumit volonLes forces des rebelles
dresde
se rassemblérent aux orTomeineb.onenied de
Maurepas, dans les
Christophe et de
tagnes qui
mornes et la chaîne des monnord d'avec celle coupent, par le diamètre, la côte
de l'ouest. Le
du
présenta, dès le 28 pluvidse, général Leclerc se
Rochumbeau, du
avec les divisions de
IT.
général Hardy et de Desfour16 --- Page 250 ---
MÉYOIRES
neaux, pour les y attaruer de front; tandis
chercha à les faire enfermer la
qu'il
néral Debelles à leur
par division du gé
celle du
gauche, et à leur droite par
général Boudet; mais ces deux
furent
divisions
contrariées, et ne purent concourir à cette
manceuvre générale; la première, par des retards
que les vents lui
semble dans
occasionnerent, ne putavoird'enTattaque, une partie des troupes
composoient fut repoussée par le général Maure- quila
pas, mulâtre; la seconde,
Boudet fut
parce que le général
obligédeséparer ses forces, pour
poserà une diversion de Dessalines,
s'opune marche forcée dans les
qui s'étoit, par
le sud, sur Leogane,
montagnes, dirigé vers
qu'il brila, et menaçoit Jaquemel du même traitement.
Legénéral Leclerc avoit fait prendre
armée dès le 28 pluvidse,surles
poste à son
division de Desfourneanx,
montagnes, par la
de la mer, s'en rendit
qui, longeant les côtes
maître. d'autant plus facilement, que lé général noir, qui y commandoit, vint
au-devant des François se rendre avec une
de ses forces. Le général Hardy
partie
main, le poste de Marmalade emporta,1 Tépée à la
et le morne quilavoisine, avec la plus grande vigueur. Les
gardes de ces deux divisions
avantmi vers les Gonaives,
pourstivirent l'enneavec de nouveaux succès.
Cependant la division de mon fils
les avant-gardes de
replioit alors
Toussint-Louerture Il le
qui y commandoit, vint
au-devant des François se rendre avec une
de ses forces. Le général Hardy
partie
main, le poste de Marmalade emporta,1 Tépée à la
et le morne quilavoisine, avec la plus grande vigueur. Les
gardes de ces deux divisions
avantmi vers les Gonaives,
pourstivirent l'enneavec de nouveaux succès.
Cependant la division de mon fils
les avant-gardes de
replioit alors
Toussint-Louerture Il le --- Page 251 ---
DE ROCHANDEAU,
tronva retranché jusqu'aux
Lacroix, à T'entrée de la dents, près du morne
bordéc de rochers à
ravine aux Couleuvres,
multiplics.
pic, ct fermée par des abatis
Télite
lly avoit rassemblé,
de son armée, tous les
pour sa défense,
gades, ses gardes à
grenadiers de ses, briplus de quatre mille pied et àchieval, au nombre de
reil nombre de cultivateurs hommes, soutenus par un pachers et dans
armés, qui, sur les roinfernal. Le Tépaiseur des bois, faisoient un feu
qu'une
général Leclerc dit, dans sa
position aussi forte eût arrêté relation,
que. le général Rochambeau;
tout autre
positions avec la
mais qu'il fit ses disde suite,
rapidité de léclair, et
sur plusieurs
attaqua tout
de T'ennemi,
colonnes, les retrauchemens
qui furent emportés
Ranpolisc.malinchar résistance
par Tintrépidité
saint-Lionverture: elles
des troupes de Tousen désordre sur, la
firent forcées de se retirer
cents hommes
petite rivière, en laissant
morts
huit
Après cette victoire du sur-le-champ de bataille,
clerc, n'ayant
4 ventôse, le général LeBoudet,e
aucune nouvelle de la division de
envoya Tordre au
se porter au pont de
général Rochambeau de
sage à la gauche de Tarmée FEsther, pour fermer le pastrouvoit abandonnéc
de Toussaint,
clerc
et séparée de ce
quise
marcha, avec une
général : Levisions, au morne
partie des deux autres dinier, dans le moment qu'occupoit Maurepas; ce deroù il alloit être investi
de
oudet,e
aucune nouvelle de la division de
envoya Tordre au
se porter au pont de
général Rochambeau de
sage à la gauche de Tarmée FEsther, pour fermer le pastrouvoit abandonnéc
de Toussaint,
clerc
et séparée de ce
quise
marcha, avec une
général : Levisions, au morne
partie des deux autres dinier, dans le moment qu'occupoit Maurepas; ce deroù il alloit être investi
de --- Page 252 ---
NÉNOIRES
toutes parts, vint se rendre au général Debelles
avec toutes ses troupes de ligne,
renvoyant les nègres cultivateurs dans leurs habitations. Le
Leclerc ratifia cette
général
capitulation, et marcha le méme jour aux Gonaives, où les noirs avoient mis le
feu. Il prit ses mesures pour soutenir la division du
général Rochambeau, qui passa FEsther, et se mit
surles traces du corps de troupes qu'il avoit battu.
Mon fils se loue particulièrement du
brigade Brunet, des
général de
lette
seljtedans-cormandans Lavaet Andrienx, et du citoyen Ray, chef de brigade de la cinquième légère, qui l'ont
secondé dans cette journée.
parfaitement
Les restes de Tarmée de
Toussint-Louveture,
après avoir passé la petite rivière, se réunirent dans
les environs de
FArtibonite, aux troupes commandées par Dessalines; tandis que Toussaint,
s'ètrefait rejoindre par la division de
après
Clristophe,se
porta dans les bois par la marche la plus secrète,
vers le nord et la plaine du' Cap,
diversion dont il
pour y opérer la
sera parlé ci-aprés.
Le général Leclerc, ayant rassemblé ses forces
aux environs de la petite rivière de Saint-Marc et
du Port-au-Prince, dirigea toutes ses divisions
pour entourer T'ennemi, et pour bloquer la forteresse de la Crète--Pierrot, où l'ennemi avoit
semblé ses munitions de réserve. Les divisions ras- de
Rochambean et de Hardy battirent complètement
aine du' Cap,
diversion dont il
pour y opérer la
sera parlé ci-aprés.
Le général Leclerc, ayant rassemblé ses forces
aux environs de la petite rivière de Saint-Marc et
du Port-au-Prince, dirigea toutes ses divisions
pour entourer T'ennemi, et pour bloquer la forteresse de la Crète--Pierrot, où l'ennemi avoit
semblé ses munitions de réserve. Les divisions ras- de
Rochambean et de Hardy battirent complètement --- Page 253 ---
DE ROCRANREAU.
les troupes noires qu'ils rencontrèrent
vers mouvemens
dans les diqu'ils firent pour cernér
cette forteresse. Les divisions de
de près
Boudet, de De.
belles, et. la réserve de Dugua,
côté; celle de Debelles fut
attaquérent de leur
leurs généraux
repoussée deux fois, et
eurent le malheur d'y être
La division de Rochambeau
blessés.
fut aussi
dans Tattaque que le général Leclerc lui repousséé
contre une redoute et un abatis formidable ordomna de
de campêche, hérissé de longues
bois
ronnoient la sommité de
épines, qui couques de vive force
cette forteresse. Les attaoà l'on auroit dà n'ayant pas réussi, on finit par
commencer. Le général Leclerc
établitlartillerie de siége et les mortiers
fait préparer au Port-au-Prince:
qu'ilavoit
aprés avoir été bombardée
Cette garnison,
pendant quelques
chercha à percer par TArtibonite,
jours,
du général Rochambeau
entre la division
et la réserve, ils furent
tous passés au fil de Tépée, le fort fut
y trouva un magasin à
pris, et lon
poudre, beancoup
et quinze pièces de canon. Dessalines
d'armes,
ce fort quelques
étoit sorti de
dy le
jours auparavant; le général Harpoursuivit, lui coupa toute
avec le fort, et le chassa au-delà communication
montagnes.
du revers des
L'ennemi, dans ces différens combats,
perdit plus de trois mille hommes; les
perdirent cinq cents hommes tués
François y
Le général Leclerc
ou blessés.
avoit laissé la division de
et quinze pièces de canon. Dessalines
d'armes,
ce fort quelques
étoit sorti de
dy le
jours auparavant; le général Harpoursuivit, lui coupa toute
avec le fort, et le chassa au-delà communication
montagnes.
du revers des
L'ennemi, dans ces différens combats,
perdit plus de trois mille hommes; les
perdirent cinq cents hommes tués
François y
Le général Leclerc
ou blessés.
avoit laissé la division de --- Page 254 ---
NÉNOIRES
Desfourneanx à Plaisance,
tions de la côte du nord. pour couvrir les habitaaprès avoir rassemblé environ Toiscint-Latrenure, deux
se présenta devant
mille hommes,
la nuit
lui, et y fut repoussé. Il. .tourna
par sa droite, dans la plaine du Cap,y fit insurger une partie des cultivateurs, et fit incendier
beaucoup dhabitations. Mais il ne
au Cap ni au fort de la Liberté, put Pénétrer ni
dont le
Boyer et le contre-amiral
général
bien les approches,
Magon défendirent si
général
qu'ils donnèrent le temps aut
Hardy d'y arriver avec sa division
les
mettre à couvert. Le général Leclerc
pour
fils de poursuivre
chargea mon
Gonaives, où lon Tocine-Liomerture vers les
roit. Les divisions croyoit que ce général se retiarrivées
de Flessingue et du Hâvre étant
d'Europe, Leclerc annonce, dans sa
che, qu'il va établir toutes ses
dépétroupes dans des
cantonnemens, pour passer le temps de Thivernage; mais que. jusqu'a cette époque il tichera
rer les rebelles dans tous les
de serse trouvent
eantons de Pile oùt ils
dispersés. (( La férocitéde Toussaint a
égorgé plus de dix mille blanes, noirs ou mulâtres.
Les généraux françois en ont sauvé, tant hommes
que femmes, à peu près le même nombre
ont arraché de leurs mains. Les blessures qu'ils
néraux
des géfrançois ne sont pas dangereuses )). Tel est
Textrait du compte rendu par lc général
dans sa dépéché du 18 germinal,
Leclerc, --- Page 255 ---
DE ROCHAMBEAU.
Les différentes divisions de
s'occupérent, dans leurs
Tarmée despélition
ser toutes les forces des cantonnernens, à dispermer, et à leur interdire nègres insurges, à les aflatr'eux.
toute communication entophe, Gesipasitmproshoinent Dessalines,
leur effet.Chrisvinrent
enfin Toussaint
se
succesivement
-Louiverture,
général Leclerc. Ils
rendre à la discrétion du
leurs canons
promirent de remettre tous
au nombre de dispersés et cachés dans les
plus de cent
mornes,
des armes qu'à ceux
pièces. On ne réserva
milices nationales. qui furent incorporés dans les
leurs babitations, Tout le reste fut renvoyé dans
On fixa le séjour de
Louverture et de Dessalines dans
ToussaintGonaives et de Saint-Marc,
les environs des
ment du général
dans le commandeRochambean, quiavoit établi son
quartier-général au Port-an-Prince.
clerc fit, dans Sa
Le général Lenorable de la conduite dépéche, la mention la plus hochambea pendant distinguée du général Rotoute cette
s'occupa plus- P que du
campagne. Il ne
dans leurs
rétablissement des colons
vernement habitations, et des secours que le
s'empressa de leur
gouLa perfidie de
porter.
rester long-temps Tonssint-Lomerturd ne put
une insurrection tranquille : il chercha à rallumer
où les troupes de générale France des noirs dans le temps
ligées des maladies de commencoient à étreaf
Thiverunge. Ses correspon-
général Rotoute cette
s'occupa plus- P que du
campagne. Il ne
dans leurs
rétablissement des colons
vernement habitations, et des secours que le
s'empressa de leur
gouLa perfidie de
porter.
rester long-temps Tonssint-Lomerturd ne put
une insurrection tranquille : il chercha à rallumer
où les troupes de générale France des noirs dans le temps
ligées des maladies de commencoient à étreaf
Thiverunge. Ses correspon- --- Page 256 ---
2.48
MÉMOIRES
dances furent interceptées. Le général
fit arréter,
Leclerc le
embarquer pour la France, et fit fusiller
plusieurs de ses principaux
néral
correspondans. Le gé
Richepanse réduisit à la même
linsurrection de la Guadeloupe,
époque
vigoureuse. Trois
après une résistancé
cents noirs des plus
au
moment d'être emportés d'assant,
forcenés,
se faire périr, en mettant le feu aimérent mieux
de se rendre à la discrétion de aux poudres, que
leurs
Les troupes ne fuurent
vainqueurs.
leurs
pas plutôt établies dans
quartiers, après une campagne aussi laborieuse,qu'elles furent attaquées d'une
terrible,
épidémie si
que depuis cinquante ans on n'en avoit
pas vu d'exemple. Les généraux de division
Debelles, Tolozé et plusieurs
Hardy,
en furent les premières victimes généraux debrigade,
à
Le général Richepanse termina Saint-Domingue.
sa carrière militaire, brillante et glorieuse, par la même maladie
dont il fut attaqué
après qu'il eut soumis Tile de la
Gnadeloupe. Les généraux Leclerc et
beau en furent aussi vivement
Rochamrésistérent. Mon
attaqués, mais. ils y
petit-fils arriva auprès de son
re, au Port-au-Prince, à la fin de cette
pèépidémie, à laquelle il eut le bonheur première
son début; il étoit
d'échapperà
chemens de
accompagné de quelques détatroupes que le premier consul
pour réparer les pertes.
envoya
Cette horrible maladie fut suivie d'une seconde --- Page 257 ---
DE ROCHANBEAD.
qui fat encore plus longue et plus meurtrière
la première. Le général Dugua, chef de T'état-ma- que
jor, périt, et précéda le général Leclerc,
comba à cette seconde attaque, Il fit
qui sucfils, au
passer à mon
Port-au-Prince, les ordres cachetés du
mier consul, pour venir le relever dans le premandement de T'armée, et le fit
comtaine-général de
proclamer capivaisseau le chercher. Saint-Domingue. On envoya un
Toutes les communications
par terre étoient
volte des
interceptées par une nouvelle rénoirs, qui, ayant à leur tête Dessalines,
Clervaux et Christophe, profitant de la
de T'armée françoise,
foiblesse
dans les
presque toute sur les cadres
hopitaux, s'étoient remparés de tous les
mornes qui séparent la côte du nord de celle de
T'ouest. C'est dans ces circonstances
le général Rochambeau se mit à la tête critiques du
que
nement de Saint-Domingue, laissant
gouvercore très-malade
son fils endois
au Port-au-Prince. Mais je ne
pas différer plus long-temps de parler de ce
qui se passa en Europe pendant cette
des colonies.
campagne
Lors de la publication de la paix
trois conseils avoient
générale, les
leur
exprimé au premier consul
reconnoissance et leurs voeux pour lui
une autorité plus stable et plus étendue. Le donner
nat, après avoir été reconstitué
tribument du cinquième de
par le renouvelleses membres, s'empressa
ois
au Port-au-Prince. Mais je ne
pas différer plus long-temps de parler de ce
qui se passa en Europe pendant cette
des colonies.
campagne
Lors de la publication de la paix
trois conseils avoient
générale, les
leur
exprimé au premier consul
reconnoissance et leurs voeux pour lui
une autorité plus stable et plus étendue. Le donner
nat, après avoir été reconstitué
tribument du cinquième de
par le renouvelleses membres, s'empressa --- Page 258 ---
MÉMOIRES
de lui proposer le titre de premier consul à
le conseil législatif attendit
vie;
l'initiative du sénat
avant d'émettre son voeu. Le premier corps national, conservateur de la constitution, crut devoir
tenir dans les limites qu'elle lui
se
prescrivoit, en le
prolongeant seulement de dix ans au-delà des dix
années qui lui avoient étéattribuées lors de
mière institution. Le
sa predevoir
premier consul ne crut pas
accepter aucun de ces votes; il rappela qu'à
l'époque oà la nation l'avoit porté à cette
dignité, les affaires étoient dans un tel état suprème de Crise, que la voix publique n'avoit pu être consultée
d'une manière réfléchie, et qu'elle le fit entrer en
action tout de suite pour la tirer de tous les dangers dont elleétoit menacée; qu'aujourd'hui
paix étoit terminée
que ela
avec toutes les ptissances de
TEurope, il croyoit devoir au peuple françois de le
consulter de nouveau, et de ne continuerà tenirles
rênes du gouvernement
qu'autant qu'il le croiroit
capable de s'en bien acquitter, pour sa gloire et son
bonheur. Les deux consuls, ses confrères, adresserent dans tous les départemens des
double colonne, l'une
registres à
afirmative, l'autre négative; sur la question présentée au peuple
léon Bonaparte sera-t-il consul d vie? Ces Napogistres devoient rester un mois dans chaque retement, et une semaine dans chaque
déparavant d'être clos. et
commune,
renvoyés aul gouvernement. I y
de s'en bien acquitter, pour sa gloire et son
bonheur. Les deux consuls, ses confrères, adresserent dans tous les départemens des
double colonne, l'une
registres à
afirmative, l'autre négative; sur la question présentée au peuple
léon Bonaparte sera-t-il consul d vie? Ces Napogistres devoient rester un mois dans chaque retement, et une semaine dans chaque
déparavant d'être clos. et
commune,
renvoyés aul gouvernement. I y --- Page 259 ---
DE ROCHAMDEAE,
cut tres-peu de voeux négatifs, un nombre
considérable de citoyens qui se dispensèrent de plus
ter; mais une grande majorité de la nation signa vO- les
colonnes aflirmatives.
Le sénat conservateur, à
l'examen
qui
en fut
renvoyé, vint en corps au palais du consul, le
clamer premier consul à vie. Le conscil d'état provailla sur-le-champ à un projet de
tranique de la
réglement orgaconstitution, dans lequel le
consul eut le droit. de se choisir un
premier
nommer à vie les deux consuls,
successeur, de
nomination
ses collègues,et la
aux places
Cer réglement fut
lesplnsimportantesd del'état.
tus-consulte. Le adoptélemème jour par un sénasénat ya acquit tout le
termédiaire nécessaire à maintenir les pouvoirintoutes les autorités dans les bornes
conseils et
loi, spécialement celui de les dissoudre prescrites par la
urgens. Le
dans des cas
premier consul nomma un
pour surveiller tous les tribunaux. Il grand-juge
que le droit de faire grâce.
ne se réserva
La puissance qui s'étoit prononcée la
en faveur de Bonaparte, fut la
première
Toute la consulte,
république italienne.
assemblée à Milan
sa constitution, n'avoit
pour régler
cru pouvoir rien faire de
solidesans son fondateur; elle étoit
bre de trois cents
venue, au nomdéputés, fixer à Lyon, sous ses
yeux, toute son organisation. Elle Tavoit
unanimement son
nommé
président à vie. Il se fit seconder --- Page 260 ---
MÉMOIRES
par Melzi, qu'il nomma
continuant à rendre
vice-président, ce dernier
les affaires
compte à Bonaparte de toutes
importantes.
La république helvétique
dans la formation
essuya plus de troubles
de son gonvernement. Après
quileut été installé d'après la majorité des suffrages, le premier consul ordonna aux
çoises d'évacuer le
troupes franpays, pour Jaisser au
ment helvétique toute sa liberté et toute gouvernedance qui lui avoit été assurée
TindépenLunéville. Une foule
par le traité de
d'émigrés rentrés; et de déserteurs amnistiés, secondèrent les intrigues des
mécontens, qui leur donnèrent des chefs,
rent à chasser les troupes nouvellement parvinle nouveau
levées, et
gouvernement, de la
totalité
du pays helvétien. Le premier consul presque
de ses aides-de-camp,
envoya un
porteur d'une proclamation
qui ordonnoità toutes ces troupes de se dissoudre,
età tous les cantons de lui envoyer à Paris des députés pour travailler, sous sa médiation, à un
définitif de constitution. Deux
plan
vétiques, à la solde de France, demi-brigades helBérne,
farent envoyées à
pour y protéger le gouvernement helvétien, quia avoit été obligé de se retirer à
et qui fut rétabli à Berne
les
Lausanne,
protection du
par
ordres et sous la
premier consul. Elles y furent appuyées par de nouvelles troupes françoises.
un travail de plusieurs mois, la nouvelle Après
constitu-
finitif de constitution. Deux
plan
vétiques, à la solde de France, demi-brigades helBérne,
farent envoyées à
pour y protéger le gouvernement helvétien, quia avoit été obligé de se retirer à
et qui fut rétabli à Berne
les
Lausanne,
protection du
par
ordres et sous la
premier consul. Elles y furent appuyées par de nouvelles troupes françoises.
un travail de plusieurs mois, la nouvelle Après
constitu- --- Page 261 ---
DE ROCHABEAG U.
tion fut
prochamée, et les députés nommés
premierconsul pour la
par le
fry de
mettre en exécution. D'AL
Fribourg fut déclaré
la Suisse, jusqu'à la
premier landamann de
L'Helvétie
tenue de la première
fut divisée en dix-neuf
diête.
pris les Grisons. Les ancienis
cantons, y comleurs constitntions
conserveront chacun
soit
primitives, soit démocratique,
tions. aristocrnatique Les
ou mixte, avec des modificarent
priviléges des villes et des
annulés; les habitans des
personnes fuune certaine propriété, furent campagues, avec
toyens dans Tassemblée
admis au rang de cide
cantons ne peuvent
chaque canton. Les
avec les
que
Henotnaearetenee
générale. éorangers, La
par Tautorisation de la diète
clarées
paix et la guerre ne, peuvent être
que par elle. Ceux des
dépopulation de plus de cent
cantons qui ont une
deux votes. Ceux dont mille hommes,y auront
sous de ce nombre,
la population est au-deslntion ne
n'en auront qu'un. Une réscpeut passer qu'à la
quarts des votes. La France, majorité des trois
opération terminée,
après cette première
noitra formellement retirera ses troupes, reconment
Tindependance du
helvétique, et
gouverne:
publique italienne, renouvellera, ainsi que la réSuisse,
tous ses anciens traités avec
pour garantir sa
la
contre tous.
constitution envers et
La diète de TEmpire,
deptis la paix de Luné-
ont qu'un. Une réscpeut passer qu'à la
quarts des votes. La France, majorité des trois
opération terminée,
après cette première
noitra formellement retirera ses troupes, reconment
Tindependance du
helvétique, et
gouverne:
publique italienne, renouvellera, ainsi que la réSuisse,
tous ses anciens traités avec
pour garantir sa
la
contre tous.
constitution envers et
La diète de TEmpire,
deptis la paix de Luné- --- Page 262 ---
NÉNOIRES
ville, n'avoit pas pu s'accorder sur l'article des indemnités prétendues par les princes héréditaires,
ci-devant possessionnés sur. la rive gauche du Rhin,
pour les dédommager des
faites. Tous avoient
pertes quils y avoient
exagéré leurs prétentions,etle
clergé, qui devoit en faire les frais par des sécularisations, au défaut de forces réelles,
qu'il le pouvoit
résistoit, autant
par ses critiques, sous la protection
tacite de Tempereur. Ce souvérain,
quelqu'arrangement que Ton prit, ne pouvoit qu'y perdre beaucoup de ses auxiliaires. Le premier consul
certa avec Tempereur de Russie,
se concomine puissance
désintéressée: ils intervinrent en qualité de médiateurs, mais armés de toute leur
condés
la
puissance, et separ majorité de celles de TEmpire,
avoient le plus grand intérêt à obtenir
qui
avoit été si solennellement
ce qui leur
promis.
fut pas en élat de soutenir cette lutte L'empereurne
ministres
inégale. Les
respectifs de France et de Russie se
sentèrent à la députation de
pré
d'indemnités
TEmpire, avec un plan
convenu par leurs ambassadenrs à Paris, et ratifié par leurs souverains. Les électeurs
ecclésiastiques furent réduits à un seul. L'archichancelier de TEmpires, ci-devant électeur de
Mayence, transféra son siége à Ratisbonne, oil,
par la réunion de plusieurs abbayes,et de quelques
villes impériales, on lui fit un sort qui devoit lui
composer un revenu d'un million de florins. Il ne
TEmpire, avec un plan
convenu par leurs ambassadenrs à Paris, et ratifié par leurs souverains. Les électeurs
ecclésiastiques furent réduits à un seul. L'archichancelier de TEmpires, ci-devant électeur de
Mayence, transféra son siége à Ratisbonne, oil,
par la réunion de plusieurs abbayes,et de quelques
villes impériales, on lui fit un sort qui devoit lui
composer un revenu d'un million de florins. Il ne --- Page 263 ---
DE ROCHANDEAU,
conserva, de son ancien électorat, que le baillage
dAschallemhourg. On créa trois nouveaux électeurs laiques. Le landgrave de
Hesse-Cassel, le
margrave de Baden et le duc de
placérent les deux électeurs Wirtemberg, remdernier électenr
ecclésiastiques et lc
palatin. Le roi de Prusse, le
ce d'Orange, le grand-duc de Toscane, T'électeur prinde Bavière, le duc de Wirtemberg, le
de Bade, obtinrent, d'après les
margrave.
fuites,0u le
pertes qu'ils avoient
créditque leur donnoient leurs
troupes
etleursalliances, , les dédommagemens les
sidérables. Larehiduc de
plus conMilan, 2 le landgrave de
Hesse-Darmstadi, les princes de la maison de Nassau, et en général tous lés princes ou comtes
médiats de TEmpire,
imterritoires
possesseurs héréditaires des
qui avoient été cédés sur la rive
du Rbin, ne furent
ganclie
pas oubliés, et obtinrent chacun leur indemnité, soit dans les biens ecclésiastiques, soit dans la prise de possession de
de villes libres et impérialcs, dont le beaucoup:
réduit à six; savoir : Lubeck,
nombre fat
Francfort,
Hambourg, Brème,
Nuremberg et Augsbourg. Lei roi d'Angleterre obtint la réunion à
à
torat de
perpétuité, son élecHanovre, de
LéséchédOeabrug, pour le
dédommager des prétentions qu'il avoit sur l'évéché dHildeslacim, et sur. Tabbaye de
ainsi qu'en moins de mois
Corvey. Cest
d'années
qu'il ne fut
au fameux traité de Munster, employé
Temmpereir
mberg et Augsbourg. Lei roi d'Angleterre obtint la réunion à
à
torat de
perpétuité, son élecHanovre, de
LéséchédOeabrug, pour le
dédommager des prétentions qu'il avoit sur l'évéché dHildeslacim, et sur. Tabbaye de
ainsi qu'en moins de mois
Corvey. Cest
d'années
qu'il ne fut
au fameux traité de Munster, employé
Temmpereir --- Page 264 ---
MÉMOIRES
consul parvinrent àl lexécuAlexandre et le premier
rencontion de T'article du traité de Lunéville, qui
d'obstacles, et à faire prendre à Tempire
troit leplus
nouvelle. L'empereur
d'Allemagne une face toute
ratifier ce traité, que lorsqu'on
ne put se déciderà
de Toscane une augeut accordé au grand-duc
mémentation d'indemnités, et que les puissances
eurent consenti à ce qu'on créât pour lui
diatrices électorat, sous le titre de Salzbourg.
un dixième
conservé sous le
Le seul électeur ecclésiastique,
de TEmpire, obtint, pour
titre darchichancelier million de florins qui lui avoit été
compléter le
sur le Rhin, dont il parconcédé, tous les péages
avecl la France la dépense et le produit.
tagea
définitifde la paix 'avec Tempire ottcLe traité
La France y
man fut conclu à la même époque.
toute
de la Mer-Noire, et
obtint la libre navigation
désirer
son comla protection qu'elle pouvoit
pour
méridionales de T'empire
merce avec les provinces
et auRussie. Elle fit renouveler au dey d'Alger,
de
barbaresques, leurs anciens
tres petites républiques
indemnités pour des
traités; elle obtint quelques corsaires. Le roi d'Epirateries commises par leurs
françoise l'ile
trurie avoit cédé à la république
consul exi
Le premier
d'Elbe et Porto-Longone.
le même respect
des puissances barbaresques,
gea,
de la république italienne.
pourlep pavillon
s'étant démisde ses états en
Le roi de Sardaigne
anciens
tres petites républiques
indemnités pour des
traités; elle obtint quelques corsaires. Le roi d'Epirateries commises par leurs
françoise l'ile
trurie avoit cédé à la république
consul exi
Le premier
d'Elbe et Porto-Longone.
le même respect
des puissances barbaresques,
gea,
de la république italienne.
pourlep pavillon
s'étant démisde ses états en
Le roi de Sardaigne --- Page 265 ---
DE
faveur du duc ROCHANTEAU.
dune pension d'Aoste, de
son frère, avec la réserve
consul,
cinq cent mille
maitre du
fiancs, le premier
mens, qui farent Piémont, en forma six
dont ils
réuuis à la république départeformerent la
francoise,
ordres du général Menon. vingtaepième division, aux
mort à la même
Le duc de Parme étant
séquestra
époque, leg
roi
ses états, en vertu rgouvernement d'un traité finçois
dEtrurie, lorsquil fut mis
fait avec le
Toscane. Tels furent les
en possession de la
qui terminérent la dixième principanx événemens
fiançoise.
année de la république
La mort du général
vernement de
Leclere avoit laissé le
crise des plus Sut-Doningue violens,
dans un état gou- de
noirs avec les
La plupart des
incorporés troupes de celte caste'
générnx
dans Tarmée
que Ton avoit
casaque, et sétoient françoise, avoient tourné
mornès, mais de
emparés non-seulement des
ils avoient
plusieurs postes
repris le fort
tnisimportana;
Bayaha, au-dessus du Dauphin et le port de
qui livroit toute ceite vent de la ville dn Cap;
tôt quela
plaine à leur perfidie. Aussi:
arrivée de matre-singl-sivtièrne
France, le général deni-brigede fut
disposition la plus
Rochambean fit la
pour les en classer. prompte et la plus
Les généraux vigoureuse
valetteyd ddlampéreat,et
Clauzel et LaTépéc à la main, élant reprirent tous ces forts
II.
parfaitement secondés
par
--- Page 266 ---
MÉNOIRES
un vaisseau de ligne'et par quelques
mandés par le capitaine Guillemet, frégates, comembossés,
qui, s'étant.
protégérent, par. la canonnade la plus
vive, toute cette opération. Le
décerna deux sabres
général en chef
d'honneur au capitaine Guillemet, et au capitaine Jonette, aide-de-camp du
néral Lavalette.
géPeu de temps avant celte
denoirs chercha à
époque, une troupe
surprendre le môie
las. Le général de division Brunet les Saint-Nicotrer,-les mit entre deux feux où ils y laissa enayant à leur tête
périrent tous,
plusieurs de leurs
chefs. Ge général fut envoyé,
le principaux
chef,relever
par
général en
au Port-au-Prinee le brave général
Watrin, qui avoit été victime de la maladic
jours après son arrivée dans ce commandement quatre
Le camp des François, à la
fut attaqué par les noirs, qui Grojik-des-Bouquets, y furent
après une très-grande perte.
repoussés
Le général Rochambeau n'eut
un second convoi de
pas plutôt reçu
reprendre
troupes,qu'il en profita pour
Tépée à la main le Port-de-Paix, dont
Toccupation par les noirs interceptoiz la commu-.
nication du Cap avec le môle Saint-Nicolas, Le
capitaine de vaisseau Quérengel, commandant la
force navale, et le capitaine de fiégate
distinguérent dans celte
Magendie se
fait
opération : ce dernier fut
capitaine de vaisseau. Dalamel et Philippe
pas plutôt reçu
reprendre
troupes,qu'il en profita pour
Tépée à la main le Port-de-Paix, dont
Toccupation par les noirs interceptoiz la commu-.
nication du Cap avec le môle Saint-Nicolas, Le
capitaine de vaisseau Quérengel, commandant la
force navale, et le capitaine de fiégate
distinguérent dans celte
Magendie se
fait
opération : ce dernier fut
capitaine de vaisseau. Dalamel et Philippe --- Page 267 ---
DE ROCHANDEAU,
Rochambean.mionp petit-fils, commandoient
une chaloupe à Tavant-garde des deux
chacun
portèrent les troupes à
attaques qui
feu
terre, sous le plus grand
delennemi, et sur les points qui leur avoient
étéindiqués. Ils furent faits tous les deux
de première classe, sur la demande du
aspirans
marine au
corps de la
furent
général en chef, et les autres ofliciers
avancés d'un grade. Les
du général Clauzel
troupes aux ordres
et de
Ramel, après avoir
Iadjedanteommandant
forts,
essuyé tout le feu des différens
délarquèrent,
de intrépidité
attaquérent avec la plus grantous ces forts; et les
après une vigoureuse résistance.
emportèrent
ciers
Pusieurs des offiégalement eLsous-ofliciers des troupes de terre firent
commtmication distingués par le général en chef. La
fat parfaitement rétablie
de la Tortue, où étoit le
avec Tile
lescens.
grand dépôt des convaLarrivée d'Europe de deux
na au général Rochambeau petits convois, don-;
la faculté détendre
quartiers par lesdeux ailesde sonarmée.
ses
de brigade Lacroix
Le général
cessivement des s'empara, par sa gauche, sucpostes de FAxavon et
minthe, oùt nos
d'Ouanatroupes se maintinrent contre une
attaque vigoureuse du général noir
Ces postes protégeoient la
Clristopho,
re avec la partie espagnole. commnnication par tertacha
Le géuéral en chefdépar mer le second corps de
troupes aux Or"
re
quartiers par lesdeux ailesde sonarmée.
ses
de brigade Lacroix
Le général
cessivement des s'empara, par sa gauche, sucpostes de FAxavon et
minthe, oùt nos
d'Ouanatroupes se maintinrent contre une
attaque vigoureuse du général noir
Ces postes protégeoient la
Clristopho,
re avec la partie espagnole. commnnication par tertacha
Le géuéral en chefdépar mer le second corps de
troupes aux Or" --- Page 268 ---
MÉMOIRES
dres du général Sarrasin, qui
buron,
débarqua au cap Tipour assurer le sud, et porter du secours au
général noir Laplume, dont la fidélité et celle de
son corps de troupes étoientàtoute
épreuve, et qui
conservoitlepayse contre touteslesattaques des noirs
révoltés. Les généraux Laplume et d Arbois, aidés
de ce'renfort de troupes françoises, chassèrent des
bords de la mer tous ces brigands, et
reprirent les
mornes, près de Jaquemel,dont ils s'étoient
rés. Pendant ces opérations de notre droite empanotre gauche, les noirs, sortis des
et de
de l'ouest, firent deux
grands mornes
irruptions dans la plaine du
Cap. Ilsy furent cernés par le général de division
Clauzel et son général de brigae Cleparède, chargés en plaine par la cavalerie de la garde du
ral en chef, aux ordres du chef de brigade Nether- généwood, et perdirent plus de cinq cents hommes à
ces expéditions, où la garde nationale du
distingua. Ils ne furent pas plus heureux dans Cap se
tentative qu'ils firent sur T'ile de la Tortue. une
un premier succès à leur débarquement, le Après
mandant Boscus rallia les troupes
comfrançoises dans
une habitation de Tintérieur, et donna le temps à
Taljiudbant.commandaot Ramel d'arriver, avec trois
cents hommes de tronpes envoyées par le général
en chef,à bord d'un vaisseau del ligne. Le
du vaisseau FHernite, et sa petite flottille, capitaine débarquérent leurs troupes avec une selledliligonee,que
un premier succès à leur débarquement, le Après
mandant Boscus rallia les troupes
comfrançoises dans
une habitation de Tintérieur, et donna le temps à
Taljiudbant.commandaot Ramel d'arriver, avec trois
cents hommes de tronpes envoyées par le général
en chef,à bord d'un vaisseau del ligne. Le
du vaisseau FHernite, et sa petite flottille, capitaine débarquérent leurs troupes avec une selledliligonee,que --- Page 269 ---
DE ROCHAMDEAU.
de noirs fut déuruite par les deux
cette irruption
les
aljidans-conmandans Boscus et Ramel, qui
mirent entre deux feux, et reprirent possession de
harmonie régna, ,
toute cette ile. La plus parfaite
Latoudans toutes ces opérations, entre le général
che et le général Rochambeau.
les
Le général en chef, après avoir repris tous
sur bords de la mer, dont les repostes et ports les
circonférence de
belles s'étoient emparés dans la
Tile de Saint-Domingue, crut devoir transporter
où il fut
son quartier-général aul Port-au-Prince,
le
convoyé
Tamiral Latouche; ils y: arrivèrent
ventose; par ils sy établirent comme au point cen29 tral, d'oà ils pouvoient le plus facilement attaquer
le nord et le sud de cette colonie. I laissa au Caple
Clauzel, ,le général Lapoipe aul môle Saintgénéral le
Ferrand à Saint-Jago, pour
Nicolas,
général
communiquer avec le général Kerversau à Santoavoit jusque là maintenu la colonie
Domingo, qui
espagnole dans un très-bon ordre. A peine legénéral Rochambeau fit débarqué au Port-au-Prindétacha le chef de bataillon Dolozié, le
ce, qu'il
commandant une parchefde bataillon Lacombe,
tie de sa garde, et les grenadiers du Port-au-PrinLéoganc, dont trois mille noirs
ce, pour reprendre
ils en furent chasrebelles venoient de s'emparer;
avoir perdu trois cents hommes dans SCS
sés, après
différentes atiaques. La garnison de Léogane, qui,
qué au Port-au-Prindétacha le chef de bataillon Dolozié, le
ce, qu'il
commandant une parchefde bataillon Lacombe,
tie de sa garde, et les grenadiers du Port-au-PrinLéoganc, dont trois mille noirs
ce, pour reprendre
ils en furent chasrebelles venoient de s'emparer;
avoir perdu trois cents hommes dans SCS
sés, après
différentes atiaques. La garnison de Léogane, qui, --- Page 270 ---
MÉNTOIRES
aux ordres du capitaine
dans le fort, fut délivrée. Locossey avoit tenu ferme
na le grode de
Le général en chefdonfrégate
capitaine de vaisseau anl capitaine de
Juvien, et celui de capitaine de
lieutenant Taupier,
frégate au
qui se distinguèrent dans cette
entreprise.
Cest au milien de toutes CCS
res contre les noirs
opérations militaivaisseaux de
révoltés, qu'on rappela tous les
ligue qui étoient dans les colonies.
n'y laissa que queleqpues
On
commandant
frégates ou corvettes. Le
en chef eut l'ordre de retourner
Cap avec son
aut
Tile, et yêtre sqparnier-général.poure plus à
êtreau vent de
les de
portée de recevoirdes nouvelTEurope, et dy combattre les
venoient à sy présenter, L'état de Anglois s'ils
Europe avoit changé,il
la politique en
premier consul avoit suspenditles secours que le
commandant
destinés à cette colonie. Le
en chef reçut T'ordre de
égulement le plan. de son
suspendre
nord et par le sud de tous les attaque générale par le
les noirs; et cette malheureuse mornes occupés par
colonie fut. abandonnée; sans vivres et sans argent, à
moyens.
ses propres
A son arrivée au Cap, il fit
ses dépéches
le
partir son fils avec
pour premier consul.
avoiri remises, il arriva chez
Après les
fièvrej jaune. Dès
moi, convalescent de la
qu'il fut rétabli,
rejoindre son père
Timpossibilité de
m'engagea à T'envoyer à Stras-
heureuse mornes occupés par
colonie fut. abandonnée; sans vivres et sans argent, à
moyens.
ses propres
A son arrivée au Cap, il fit
ses dépéches
le
partir son fils avec
pour premier consul.
avoiri remises, il arriva chez
Après les
fièvrej jaune. Dès
moi, convalescent de la
qu'il fut rétabli,
rejoindre son père
Timpossibilité de
m'engagea à T'envoyer à Stras- --- Page 271 ---
DE ROCHANEEAU.
bourg, à Técole d'artilleric, pour y perfcctionner
1l fut ensuite placé à une sous-lieuson éducation.
de chasseurs à
tenance dans le premier régiment
cheval le jour qu'il eut dix-huit ans révolus.
le
le traité d'Amiens eût été ratifié par
Quoique
très-légére
roi d'Angleterre avec une opposition
les
mais avec les acclamations
dans son parlement,
cette nation inplus unanimes du peuple anglois;
de la doquiète et ambitieuse ne put se contenter
marine et
mination uiverselle que sa formidable
les
colonies lui laissoient sur toutes
ses immenses
du monde. Elle vit
mers dans les quatre parties
d'humeur, la prépoudéavec jalousie et beaucoup
donnoient à la France ses acquisitions
rance que dans le continent, le rôle qu'elle y
territoriales
la Russie dans le partage des
jotia de concert avec
de la
indemnités de TEmpire, dans la pacification
Suisse, oit T'Angleterre ne fut pas même consultée.
au moment de la paix, se réUne foule d'Anglois,
ils furent confondus
pandit dans nos départemens;
en frin
de trouver les campagnes, qu'ils croyoient
cultivées, les villes et villages reche, parfaitement
intérieur se resbâtis, Tindustrie et le commerce
enfin, le commerce extérieur
taurant avec rapidité;
renaître de ses cenfaisant de grands efforts pour
Tétat flodres. Ils exagérérent dans leurs rapports
de la France, et donnèrent des forces alt
rissant
renouveler les critiques
parti de Topposition, pour
dans nos départemens;
en frin
de trouver les campagnes, qu'ils croyoient
cultivées, les villes et villages reche, parfaitement
intérieur se resbâtis, Tindustrie et le commerce
enfin, le commerce extérieur
taurant avec rapidité;
renaître de ses cenfaisant de grands efforts pour
Tétat flodres. Ils exagérérent dans leurs rapports
de la France, et donnèrent des forces alt
rissant
renouveler les critiques
parti de Topposition, pour --- Page 272 ---
MÉMOIRES
les plus amères sur le traité dAmiens. Le parti de
M. Pitt, quilavoit d'abord ratifié,
à
parut se réunir
toutes:ces censures.
Le ministère
angloiscommenca parretarder, autant qu'il put, les restitutions qu'il s'étoit obligé de
faire par le traité d'Amicns; T'opinion publique fut
réchauffée par tout le parti de l'ancien ministére;
enfin, le roi d'Angleterre
à
envoya son parlement.
un message contre la France, quidifféroit
d'une déclaration de guerre, dans lequel; entr'autres peu
griefs, il annonçoit qu'il étoit forcé de se mettre en
défense contre les armemens que la France faisoit
dans tous ses ports, et demandoit en conséquence
les subsides nécessaires pour se mettre en état de
recommencer la guerre: L'Europe fiat confondue
de ce message belligérant, après une paix qui n'avoit que dix mois. Il fut facile au premier consul
de prouverqu'il n'yavoit dans nos ports que deux
frégates armées et quelques convois préparés
nos colonies, avec un petit armement destiné pour à la
Louisianc, dont TEspagne nous avoit faitla cession.
Il déclara hantement qu'il ne demandoità l'Angleterre que l'exécution littérale du traité d'Amicus,
et spécialement l'évacuation de
Malte, en lui laissant le choix de remettre cetté place à la Russie, à
T'Autriché ou à toute autre puissance neutre,
rante, d'après le traité d'Amiens, de la remnise ga- de
cette ile à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
faitla cession.
Il déclara hantement qu'il ne demandoità l'Angleterre que l'exécution littérale du traité d'Amicus,
et spécialement l'évacuation de
Malte, en lui laissant le choix de remettre cetté place à la Russie, à
T'Autriché ou à toute autre puissance neutre,
rante, d'après le traité d'Amiens, de la remnise ga- de
cette ile à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. --- Page 273 ---
DE ROCHANBEAU.
le parti décidé
L'Angleterre ne dissimnla plus
qu'elle avoit pris dela garder, non pour la valeurde
la rendoit
ce rocher, mais pour sa sithation, qui
et
maitresse du commerce de la Méditerranée,
fermoit au nôtre tout celui que nous avions dessein de rétablir avec la Porte-Ottomane et Tempire
de Russie par la Mer-Noire. Le premier consul
pendant six semaines; et, pour calmer les
négocia
de T'Angleterre, il remit aux Etatsinquiémdes
suspendit tous les
Unis d'Amérique la Lonisiane;
de s'en
destinés à Saint-Domingte, offrit
secours
à la médiation d'une des puissances qui
rapporter
Tile de Malte. Le roi d'Angleterre
avoient garanti
ultimatum, après la remise
tint ferme, donna son
s'il
eut l'ordre de partir,
duquel son ambassadeur
trerite-six heun'étoit pas accepté dans son entier,
Il déclara la
dans les formes d'usares après.
guerre délivrant des ordres de couge en Angleterre, en
des
rir sur tous les vaisseaux de la France et
républiques ses alliées.
deux chamLa déclaration de guerre passa aux
bres du parlement avec fort peu de contradictions.
Mais le parti de M. Pitt échoua le lendemain sur la
de censurer la conduite des ministres
proposition
le
du roi, dans les
depuis le traité d'Amiens; parti
deux chambres, eut une grande majorité en faveur
des ministres, et M. Pitt futdésappointé alors dans
sur tous les vaisseaux de la France et
républiques ses alliées.
deux chamLa déclaration de guerre passa aux
bres du parlement avec fort peu de contradictions.
Mais le parti de M. Pitt échoua le lendemain sur la
de censurer la conduite des ministres
proposition
le
du roi, dans les
depuis le traité d'Amiens; parti
deux chambres, eut une grande majorité en faveur
des ministres, et M. Pitt futdésappointé alors dans --- Page 274 ---
MÉNOIRES
le projet de ses aulhérens,
à la tête des affaires.
qui vouloient le remettre
Pendant que les Anglois armoient
-
vaisseaux, le premier consul
tous leurs
mettre une armée de
ne négligea pas de
dement
terre à portée d'entrer
dans l'électorat d'Hanovre.
rapisemblée aux ordres du
Elle fut rastière qui sépare la
général Mortier, sur la fronrépublique batave des états de
IEmpire. Dès que le roi
mencé les hostilités, le dAngleterre eut comcette armée
premier consul fit marcher
par le anouvement le plus
respectant tous les territoires
rapide, en
neutres des princes
derbmpse.Legineal Mortier arriva surl
où il dicta à la régence d'Hanovre
leWeser,
de cet électorat et de Tarmée
la capitulation
déclara
hanovrienne. Elle se
prisonnière de guerre dans le duché de Lawembourg, qui lui fut assignésurl la rive droite
TElbe, livra toutes les autres
de.
les
places de
forts, et les munitionsqielley
Télectorat,
L'armée
avoitrassemiblées.
françoise s'en empara, ainsi
des
de Tembouchure de TElbe
que
foris
prit
et du Weser, dont elle
possession. Hambourg et Brême se trouvèrent
bloqués par terreyainsi que toutes les marchandises
angloises qui se trouvèrent renfermées dans
les impériales. La marine
ces vilangloise, de son câté,
envoya des escadres légères bloquer les rades de
l'Elbe et du Weser,
ety confisquer les vaisseauxde
, ainsi
des
de Tembouchure de TElbe
que
foris
prit
et du Weser, dont elle
possession. Hambourg et Brême se trouvèrent
bloqués par terreyainsi que toutes les marchandises
angloises qui se trouvèrent renfermées dans
les impériales. La marine
ces vilangloise, de son câté,
envoya des escadres légères bloquer les rades de
l'Elbe et du Weser,
ety confisquer les vaisseauxde --- Page 275 ---
DE ROCHAMBEAU.
toutes les nations qni se préseutoient pour y naviguer.
des souverains ayant été réservée
La ratification
les généraux respectifs,
dans cette capitulation par
refusa la sienne. On se rappeloit
leroidAngletorre
la
de celle de Closter- Seven : le
encore rupuure
fort différente
premier consul tint une conduite
de celle du maréchal de Richelieu; il envoya TorMortier de passer TElbe, et de dédre au général
hahovrienne. Son général se
sarmer toute Tarmée
soumit à ces nouvelles conditions; il livra ses arses canons de bataille, et cette
mes, Ses chevaux,
armée fat, au nombre de dix millehommes, disperles
de cet électorat, où elle se
sée dans campagnes
de
reconnut prisonnière de guerre, avec sa parole
avoir été indivine reprendre les armes qulaprés
duellement échangée.
La
avec TAngleterre ne fut annoncée à
guerre
deux jours après le
la colonie de Saint-Domingue,
hostilités de
retour de mon fils au Cap, que parles
la flotte angloise contre la flottille de petits bâtile
mens qui fut laissée atl capitaine géuéral, après
départde tous les vaisseaux de ligne. Les généraux
anglois; bravant tous les risques que leurs propres
colonies pourroient courir dans T'établissement, à
Saint-Domingue, d'une république de noirs, firent, avec tous leurs chefs, une alliance intime,
leur fournirent toutes les armes et les munitions
mon fils au Cap, que parles
la flotte angloise contre la flottille de petits bâtile
mens qui fut laissée atl capitaine géuéral, après
départde tous les vaisseaux de ligne. Les généraux
anglois; bravant tous les risques que leurs propres
colonies pourroient courir dans T'établissement, à
Saint-Domingue, d'une république de noirs, firent, avec tous leurs chefs, une alliance intime,
leur fournirent toutes les armes et les munitions --- Page 276 ---
NÉMOIRES
qui pouvoient leurn manquer, les
toutes leurs
secondérent dans
opérations, et
remment avec eux, des différens s'emparérent, concursur toute la côte, avec lesquels le ports répandus
ne pouvoit plus avoir aucune capitaine-général
par terre ni parmer. Ilft alors communication réduit
ni
à la délense de T'enccinte
dans le nord
général Kerversan
du Cap, en confiant au
celle de
la partie du
Santo-Domingo, dans
sud; au général Ferrand le poste de
Saint-Jago, pour
et au général
commnuniquer avec le premier;
môle
Noailles, à l'ouest, la forteresse du
Saint-Nicolas. Toutesl les armées noires, auix
ordres de Dessalines,
Christophe et
s'être emparées.du
Clervaux,a après
Port-an-Prince, des Cayes, de
Saint-Marc, de Jérémie, du fort
firent qu'une foible
Dauphin, qui ne
tour du
résistance, se réunirent aulCap pour lui couper les vivres
pendant que la flotte angloise le
par terre,
ment par mer. Le général
bloquoit strictedant sept mois, toutes les françois y sontint, penfit
horreurs de la disette. Il
plusieurs sorties, dont le résultat éloit
de repousser
toujours
momentanément les noirs dans leurs
mornes : mais la garnison exténuée,
souffert toutes les extrémités de la
après avoir
blissoit
famine, s'affoiau prorata de ce que Tarmée noire, maitresse del la
avoir.
Sosrnamisn
Après
soutenu différens assauts, dans le dernier desquels la garnison françoise combattoit
sans
ies, dont le résultat éloit
de repousser
toujours
momentanément les noirs dans leurs
mornes : mais la garnison exténuée,
souffert toutes les extrémités de la
après avoir
blissoit
famine, s'affoiau prorata de ce que Tarmée noire, maitresse del la
avoir.
Sosrnamisn
Après
soutenu différens assauts, dans le dernier desquels la garnison françoise combattoit
sans --- Page 277 ---
DE ROCHANBEAU.
contre ces trois armées, qui se succédoient
cesse
fraiches et de nouvelles muniavec des troupes
dune partie du camp
tions, les noirs s'emparerent
neimnch@et.dequchnes mmnipoeoymsialegése
àla tête de son état-major et de ses airal en chef,
T'ennemi, dégagea le général
des-dle-camp, chargea
entourés dans le
Lapoipe et le général Pageot,
de Vertières qu'il reprit. Cependant le généposte
à qui il ne restoit que dix-huit
ral Rochiambeau,
immenune enceinte
cents hommes, pour garnir
de vivres,
se, exténués et privés de toute espèce
Ja
noirs de remetue le Cap, à
offrtit aux généraux lui donneroit dix jours pour
charge d'une trève qui
mais
Tembarquemeut non-seulement des troupes,
les habitans blancs qui voudroient les
de tous
de la flotteansuivre. Il proposa au commandant
gloise de recevoir sa troupe sur leurs vaisseaux,
sur leur
pour les conduire en France, prisonniers
fissent échangés; de fourparole,jnsqu'a ce qu'ils
nir des vivres et des matelots à trois frégates qu'il
avoit conservées pour convoyer son hopital,etlere
directement aul
port de France; de
mener
premier
oùu bon leur sembleroit,
laisser naviguer, partout
fait embarquer sur des vaisles habitans quilavoit
neutres. Cette double capitulation fut siguée
seaux
Elle
les généraux de terre et de mer respectifs.
par
les noirs, et Tembarquement fnt
fut respectée par
des
fait avec assez de tranquillité; mais la plupart
it conservées pour convoyer son hopital,etlere
directement aul
port de France; de
mener
premier
oùu bon leur sembleroit,
laisser naviguer, partout
fait embarquer sur des vaisles habitans quilavoit
neutres. Cette double capitulation fut siguée
seaux
Elle
les généraux de terre et de mer respectifs.
par
les noirs, et Tembarquement fnt
fut respectée par
des
fait avec assez de tranquillité; mais la plupart --- Page 278 ---
MÉNOIRES
petits blancs qui, n'ayant rien à perdre,
avoir beancoup à gaguer en se confiant crurent
mations de
aux proclatirde leur Dessalines, ne tardèrent pas à se repenconfiance, Les marins anglois,
de leurs
maîtres
prisonniers, leur firent, à bord des vaisseaux, toute espèce de
la plus
vexations, en conduisirent
grande partie à la Jamaique, où ils furent
resserrés dans de vieux vaisseaux,
ties en Europe, et éprouvérent, dedivers renvoyéspar pardans, beaucoup de durctés et de
commanfut conduit en
pillages. Mon fils
Angleterre sur une'
tout son état-major. Ce
frégate, avec
tousles articles de la
gouvernement manqua à
capitulation.
Le général Noailles soutint encore trois
nes au môle Saint-Nicolas, où il avoit semaiplusieurs petites enbarcations. 11 se mit à rassemblé la voile
la nuit, avec sa petite garnison, montée sur
tille, pour. se retirer à la Havane: étant
sa flotver, il fut attaquépar un batment
prés dyarrianglois, àlabordage duquel il monta avec Tintrépidité qui lui étoit
naturelle, et ses braves grenadiers s'en
Il fit blessé à mort, et expira
de emparérent.
la
peu jours après à
Havane, entre les bras de sa troupe et des Espagnols, qui lui marquérent tous les regrets et l'estime que son courage leur avoit inspirés.
Le général Ferrand, qui commandoit à SaintJago, place frontière de la colonie
rendit à
espagnole, se
Simnto-Domingo, oi, comme l'ancien de
qui lui étoit
naturelle, et ses braves grenadiers s'en
Il fit blessé à mort, et expira
de emparérent.
la
peu jours après à
Havane, entre les bras de sa troupe et des Espagnols, qui lui marquérent tous les regrets et l'estime que son courage leur avoit inspirés.
Le général Ferrand, qui commandoit à SaintJago, place frontière de la colonie
rendit à
espagnole, se
Simnto-Domingo, oi, comme l'ancien de --- Page 279 ---
DE ROCHAMDEAU,
Kerversau, il
prétendit au commandement.
versau se retira en France. Ferrand
Kertervalle assez long,
profita duninque Tarméedes noirs lui
pour se ravitailler de vivres, le
laissa,
tres, maîtres des colonies par secoursdes neuvoisines. L'armée noire
perdit encorelbeanucoupde temps, par les obstacles
que la nature du, pays lui opposoit,
ayancer son artillerie. Ce ne fut
pour faire
après Tévacuation du
que près d'un an
Cap que les généraux noirs
purent se présenter pour former le blocus de Santo-Domingo.
Quelquetempsavant leretourde mon
conseil de la lésion d'honneur
Gls,legrand
d'admission
m'envoya une lettre
unanimement votée dans la
séance où il fut rassemblé.Je
première
vois,avecr
reçuiscommej je ledereconnoissmce, cettemarquedes esouvenir
quel Tondonnoit encoreàr ma vicillesse; mais
legrandconwilder
jepriai
réservercette
tion à mon fils, qui, dans la margnededistinetenoit si constamment
vigueur de Tage, souforces les plus
depuis deux ans, contre des
incgales, Thonneur de la nation.
Aussitôt que les ambassadeurs
pris congé,le premier
respectifs eurent
consul, qui connoissoit
expérience la diligence des
par
les hostilités sur
Anglois à commencer
Taniversalité des mers, après avoir
rappelé tous les vaisseatx de
avoit dans ses colonies de
guerre que la France
go le plus strict dans Fouest, ordonna T'embar
tous nos ports de mer, pour
deux ans, contre des
incgales, Thonneur de la nation.
Aussitôt que les ambassadeurs
pris congé,le premier
respectifs eurent
consul, qui connoissoit
expérience la diligence des
par
les hostilités sur
Anglois à commencer
Taniversalité des mers, après avoir
rappelé tous les vaisseatx de
avoit dans ses colonies de
guerre que la France
go le plus strict dans Fouest, ordonna T'embar
tous nos ports de mer, pour --- Page 280 ---
MÉNOIRES
empécher les vaisseaux marchands de sortir. Mais
la diligence de la piraterie
et
-
angloise nous prévint,
attaqua sans risque unequantité de nos vaisseaux
de commerce, qui revenoient en Europesur la foi
du traité d'Amiens. Notre marine
foible, si
militaire, si
peu redoutable, et prise au
fut heurense de pouvoirregagner
dépourvu,
ports
par parcelles les
d'Europe en France et en Espagne. Le
mier consul, après son expédition d'Hanovre, prerien de plus presséque de rassembler
,n'eut
ses forces de
terre,sur toutes les côtes del la France et de la
Hollande, son alliée. Il souscrivit à la neutralitéde
TEspagne et du Portugal, au moyen de
sacrifices d'argent,
quelques
auxquels ces puissances consentirent. Il reçnt en dons gratuits tous les offres des
départemens pour la coustruction de chaloupes
canonnières et de bateaux armés de toute
La nation françoise offensée se
espèce.
à toutes ces mesures avec le porta unanimement
plus grand zele. On arma toutes les côtes et Tentrée de tous les plus
ports de batteries formidables. Elles
petits
rassemblement de tous ces bâtimens protégèrent le
côtes, arrivérent à bon
qui, rasant les
port dans tous ceux de la
Somme, de Boulogne, Calais,
Dunkerque, Ostende.jusqu'a l'estrémité de ceux de la Hollande.
Les Anglois, après avoir essayé vainement différentes petites attaques contre le port de Boulogne,
parurent se contenter de les observer; mais ne cru-
entrée de tous les plus
ports de batteries formidables. Elles
petits
rassemblement de tous ces bâtimens protégèrent le
côtes, arrivérent à bon
qui, rasant les
port dans tous ceux de la
Somme, de Boulogne, Calais,
Dunkerque, Ostende.jusqu'a l'estrémité de ceux de la Hollande.
Les Anglois, après avoir essayé vainement différentes petites attaques contre le port de Boulogne,
parurent se contenter de les observer; mais ne cru- --- Page 281 ---
DE HOCHANTEAU.
leur marine seule, qui blorent pas devoir se fierà
de nos ports. Ils lequoit toules les emlionchures
à leur mivérent tle peuple en masse, et wjoutérent armée
à leurs milices ordinaires; une
plus
litaire,
cent mille volontaires:
extraordinaire de quatre
du patriotisme
Elle fut levée aux spplandisemens dénergie,
avec beaucoup
anglois, qui se développa
Le
consul
la défense de leurs côtes: premier
pour
tournées, plusieurs démonstrations
fit plusieurs
donnèrent de fortes
denibarquenicut, qui toutes
mouveniens
de grands
alarmès, et occasionnéret
dans toutes les troupes d'Angleterre. àleurt tranCes
ne finissent par
ptz-ebenmaeie:
qu'elles
quillité, ou eraiguoient-ils
commerce
ruiner leurs finances,leur
les miner, par
tirant des ateliers tous les ouet tleur industrie, en
de tous les Orvriers, leurs maitres, et les citoyens et nuit à la
marcher jour
dres de la nation, pour
les armes et le sac du
défense de leurs foyers, avéc
soldat sur le corps?
de voir que le minisCependant il est pénible
ces mesutère de celle nation, pour compléter
contre
res, se soit prétéà un plan de conspiration armes dont
consul, en employant des
le premier
chez les nations les plus
Tnsage se toléreroit à peine
inconnues
harbares, et qui devroient être à jamais
clez colles qui se vantent d'êtré civilisées.
extraordinaire de voir employés,
Il est moins
II:
at sur le corps?
de voir que le minisCependant il est pénible
ces mesutère de celle nation, pour compléter
contre
res, se soit prétéà un plan de conspiration armes dont
consul, en employant des
le premier
chez les nations les plus
Tnsage se toléreroit à peine
inconnues
harbares, et qui devroient être à jamais
clez colles qui se vantent d'êtré civilisées.
extraordinaire de voir employés,
Il est moins
II: --- Page 282 ---
MÉMOIRES
dans ces séductions, deux agens
glois,accrédités, Iun
diplomatiques anauprès de la cour de
l'autre auprès de celle de
Bavière,
nus lun et Tautre leurs Wurtemberg, déjà conpar
basses intrigues en Al
lemagne. Ils eurent linfamie, sous le voile de leur
caractère ministériel, de compromettre dans leur
complot leduc d'Enghien, princedu sangde Bourbon, resté sur les bords du Rhin, dans les
étaisdu cardinal de Roban, aquatre lieues de Stras- petits
bourg, réunisà ceux du Margrave de Bade.
Il est bien pénible aussi de voir engagé dans
cette conspiration un général françois recomman4-
pays. Commentlegénénal Moreau a-t-il pu ternir le
cours de sa brillante carrière, en prétantloreilleane
premières ouvertures d'un complot aussi téméraire
qu'odieux dans ses moyens d'exécution! Mais ce
quiest] le comble de la démence, est la duperie du
ministère anglois, qui se laissa tromper par l'adressedun ancien jacobin
des
sommebtde,ecloppe
prisons d'Oleron. I se disoit président d'un
comité de jacobins séantà à Paris, qui n'existoit
dansson imagination. Ilsattira la confiance que des
par
intrigues, et dirigea sa correspondance avec Texministre de la marine francoise, Bertrand,
qui présidoit un comité d'émigrés séant en Angleterre.
Cefutsnrksaisdme espion double queles ministres de Londres formérent un plan, pour boule-
btde,ecloppe
prisons d'Oleron. I se disoit président d'un
comité de jacobins séantà à Paris, qui n'existoit
dansson imagination. Ilsattira la confiance que des
par
intrigues, et dirigea sa correspondance avec Texministre de la marine francoise, Bertrand,
qui présidoit un comité d'émigrés séant en Angleterre.
Cefutsnrksaisdme espion double queles ministres de Londres formérent un plan, pour boule- --- Page 283 ---
DE ROCRAMBEAU.
la France et ses alliés dans TEurope, par la
verser
du
cousul etde son gouvernedestruction premiér
policedel cParisde toument. Méhée faisoit poartalap
dénonciations
tes leurs mesures. Ce fut sur ses
d'Anquellefit arrêter tous ceux qui débarquérent
gleterre sur la falaise de Beville en Normandie.
avoit profité d'une autre
Le ministère anglois
secrète, pour chercher à rapprocorrespondance
cherlex-général Piehegru,réfugié en Angleterre,
le
Morean, son ancien élève. Le preavec général
mier partit d' Angleterre sur un bâtiment, quidéconvois; Georges et danciens
barqua, en plusieurs
avoient
sicaires voués aux Anglois, dont plusieurs
dans les procédures de
été déjà fort compromis
Ils furent suivis
T'explosion de la rueSaint-Nicaise.
de près par des' jeunes gens attachés aux princes
françois, et qui furent envoyés par eux, pour les
précéder.
, la
active
Au milieu de ces discussions, police
faisoit suivre leurs traces aussitôt qu'ils étoient
débarqués. Ils ne purent se soustraire à tous ses
quiles arrêtérent au nombre de quaranteagens,
arrivant d Angleterre, que ceux
sept, tant étrangers
Moreau étoit
qui résidoient en France : le général
à la tête de ces derniers prisonniers. Pichegru,
quelques jours d'arrestation, fut trouvé mort
après
avec une corde et un tourdans sa prison, étranglé
du tribunal
niquet quil y avoit attaché. Les juges
barqués. Ils ne purent se soustraire à tous ses
quiles arrêtérent au nombre de quaranteagens,
arrivant d Angleterre, que ceux
sept, tant étrangers
Moreau étoit
qui résidoient en France : le général
à la tête de ces derniers prisonniers. Pichegru,
quelques jours d'arrestation, fut trouvé mort
après
avec une corde et un tourdans sa prison, étranglé
du tribunal
niquet quil y avoit attaché. Les juges --- Page 284 ---
MÉNOTRES
criminel de Paris furent mandés,
site du corps; et le
pour faire la viau Palaisde.
procès commenca le 8 prairial,
Justice, dans une forme
Tous les défenseurs oflicieux
trés-publiques
Les
furent entendus.
juges condamnérentà mort
vet-de-Lozier,
Georges, BouRussillon, Rochelle, Armand Polignac, d'Hozier; de Rivière, Louis
cot, La Jollais, Coster,
Ducorps, Pimand Gaillard,
Saint-Victor, Deville, ArJoyaux, Burbant, Le
Talan, Cadouidal, Merille et Roger;
Mercier,
A deux ans de prison, le général
Polignac,
Moreau, Jules
Léridan, Rollan et la fille
Ils
quittérent lesautres, sauf le renvoi à la Hizay. acrectionnelle de
police corservi quelques quelques-uns, pour avoir logé oit
conjurés.
Madame de Polignac s'étant présentée le lendemain,à Saint-Cloud,surl le passagedu
sul, se jeta à ses pieds,
premier rconsOii mari. Le
pour implorer la grâce depremier consul fut
I ché, qu'il se
d'autant plus tourappela avoir été à l'école
avec M. de Polignac. Il
militaire
elle étoit
partagea la douleur dont
péhétrée, et lui dit : Je puis
d votre mari, car C'est a na vie pardonner
attenter; je vous accorde
qu'on vouloit
fréres Polignac
sa grace. Les deux
eurent, dans les débats du
un combat de
procès,
heursde
générositéqui.jointe à tous les malcette famille,a la franchise de leurs
ê la omteseispewibilrpiahy
avenx,
montroient tlun
elle étoit
partagea la douleur dont
péhétrée, et lui dit : Je puis
d votre mari, car C'est a na vie pardonner
attenter; je vous accorde
qu'on vouloit
fréres Polignac
sa grace. Les deux
eurent, dans les débats du
un combat de
procès,
heursde
générositéqui.jointe à tous les malcette famille,a la franchise de leurs
ê la omteseispewibilrpiahy
avenx,
montroient tlun --- Page 285 ---
DE ROCHABIDEAU.
etl Tautre, les rendit intéressans à tous les spectateurs. Toute la France applaudit à cet acte de clémence. La Jolais, Rivière, Bouvet-de-Lozier,
Russillon, Armand Gaillard, Rochelle, Charles
d'Hozier obtinrent la même grace. Les autres appelérent, d'après la loi, au tribunal de cassation,
ratifia le jugement du tribunal criminel. Moqui
reau ne réclama pas contre son emprisonnement
de deux ans. Il partit, pour passer le temps de sa
détention dans les États-Unis de TAmérique septentrionale. Tous ceux qui obtinrent la grice de lai
vie furent condamnés à quatre ans de prison, dans
différentes forteresses de la France. Georges et les
condamnés furent exécutés, le même
douze autres de Grève. Ils obtinrent des confesjour, à la place
Deux d'entre
assistèrent au supplice.
seurs, quiles
eux firent des testamens au greffe de THôtel-deVille.
relativement aul
Cette conspiration produisit,
consul, un effet tout contraire à celui que
premier
s'étoient proposé. La nation françoise,
ses ennemis
ulcérée plus que jamais contre une phissancerivale,
non contente de lui avoir déclaré une guerre
qui,
dans le chef 'de
injuste, vonloit encore extirper
le
qui la faisoit respecson gouvernement principe
devoir Téleler dans ses relations extérieures, crut
haut
du ponvoir suprême, en
ver au plus
rang
héréditaire de mâle
fondant une nouvelle dynastie, --- Page 286 ---
MÉMOIRES
en mâle dans deux branches de sa famille.
que le sénat conservateur et le tribimat Pendant
poient de ce projet, les adresses des
s'occuadministrations, des corps judicisires, du clergé, des communes et de toutes les troupes en exprimoient le
et arrivérent en fouleàla même
voeu,
accepta le titre
époque. Bonaparte
d'empereur des Francois, avec les
restrictions contenues dans un
mettoit
sénatus-conanliteyqii
à couvert, autant qu'il est possible dans les.
institutions humaines, contre les abus du pouvoir,
toutes les franchises fondamentales, la
la sûreté individuelle, la
propriété,
liberé,légalitédes droits,
qui avoient été décrétées par les différentes lois de
la républiquie francoise. Mais il
qui lui étoit offerte, à la sanction renvoya du Thérédité,
peuple francois,qui fut invitéàse Roowwcrinbridulionent
sur cette question, dans la même forme
avoit
été observée pour le consulat à vie.
qui
Le sénat conservateur, après avoir
tous les registres, déclara les votes aflirmatifs compulsé
Thérédité au nombre de trois millions
pour
mille votans contre deux mille
cing cent
cinqg cents votes négatifs: : ce qui donna une majorité bien
faveur delhérédité. Les listes
grande en
en furent
et renvoyées dans tous les départemens. imprimées
prit les votes de quatre cent
Ony comcinquante mille hommes de troupesde terre et de mer.
- Le pape Pievn futinvitép parl'empereur deve-
aflirmatifs compulsé
Thérédité au nombre de trois millions
pour
mille votans contre deux mille
cing cent
cinqg cents votes négatifs: : ce qui donna une majorité bien
faveur delhérédité. Les listes
grande en
en furent
et renvoyées dans tous les départemens. imprimées
prit les votes de quatre cent
Ony comcinquante mille hommes de troupesde terre et de mer.
- Le pape Pievn futinvitép parl'empereur deve- --- Page 287 ---
DE ROCHAXBEAU.
niràt Paris faire son sacre. Son grand âge et la maudes obstacles à son zèle
vaise saison ne furent pas
du
Tempereur. I1 partit, avec Tapprobation
pour
lui fit cortége en
sacré collége, dont une partic
France. Il fut reçu avec les plus grands honneurs,
des François vint à
dus à sa dignité. Lempereur lui. Le sacre fut fixé
Fontaincbleat au-devant de
2 décembre. L'empereur prétaàlanaau dimanche,
été réglés
tion et reçutd'ellel les sermens quiavoient
sénatus-consulte. L'impératrice reçut sa couparles
avoit déjà placé
ronne des mains de Tempereur,qui
eut
la sienne sur'sa tête. Cette auguste cérémonie
milieu des
vives acclamations d'un
lieu aul
plus la nouvelle forme de gouverpeuple qui vit, dans
maintenir Tornement adoptée, la seule qui puisse
dre dans un grand état.
acL'empereur créa six grandes dignités pour
le trône. Le prince Joseph, son frèré
compagner fait
électoral ; son frère Louis fut
ainé, fut
prince
Cambacérès et Leconnétable;les deux consuls,
,Fun archichanedigdefou
brun , furentinstitnés,"
Les
d'amiral et
pire, l'autre de la trésorerie.
places
darchichaneelier de Tétat pour les relations exfurent
deux mois après
térieures ne
remplies que
de
le maréchal Murat, beau - frère
le sacre, par
de BeauTempereur, et par son bean-fils, Eugene
déclara son enfant d'adopharnais, quel Tempereur
maréchaux de
tion. Il créa sur-le- champ douze
urentinstitnés,"
Les
d'amiral et
pire, l'autre de la trésorerie.
places
darchichaneelier de Tétat pour les relations exfurent
deux mois après
térieures ne
remplies que
de
le maréchal Murat, beau - frère
le sacre, par
de BeauTempereur, et par son bean-fils, Eugene
déclara son enfant d'adopharnais, quel Tempereur
maréchaux de
tion. Il créa sur-le- champ douze --- Page 288 ---
MENOTRES
Tempire, choisis dans les généraux
cours de la trévolation,
qui, dans le
militaires les
avoient rendn les services
plus distingués.
Il me proclama en même
maréchal de
temps, comme ancien
de la
France, à une place de
légion d'honneur : quelque désir. grand-oflicier
eu de faire passer cette
que j'eusse
distinction à mon fils,
par ses services constans et continnels
qui,
avoit mieux méritédelle,
à sa patrie,
me firent sentir
tous mes parens et amis
honnête
qu'an troisième refus seroit malpourlempereur, et qu'il
à T'échange de mon fils. Je
nuiroit peut-être
avant le sacre, des lettres reçus, plusieurs jours
closes,
d'autres lettres
accompaguées
cotronnement. trésspressantes pour me trouver au
J'étois dans ma
aunée, rongé de goutte et de rhumatismnes: quatre-vingtième
nouvelle infirmité, plus absolue
Une
vitations de T'empereur,
que toutes les intrancha la question
manière sévère : je fus attaqué dune
d'une
frétique mui, dans les douleurs
yiolente némit à deux doigts de la
les plus vives, me
nies du
mort. Toutes les cérémode
sacre se passèrent sans qu'il me fit
m'y trouver. La grand'eroix de la
possible
neur me fut adresséc à
légion d'honRochambeau, dans
lit; sa devise porte: Ionneur et
mon
jours professé ces sentimens
Patrie. J'ai touma carrière militaire.
avec loyauté pendant
Lcs excès et les manceuvres
perfides de plu-
ts de la
les plus vives, me
nies du
mort. Toutes les cérémode
sacre se passèrent sans qu'il me fit
m'y trouver. La grand'eroix de la
possible
neur me fut adresséc à
légion d'honRochambeau, dans
lit; sa devise porte: Ionneur et
mon
jours professé ces sentimens
Patrie. J'ai touma carrière militaire.
avec loyauté pendant
Lcs excès et les manceuvres
perfides de plu- --- Page 289 ---
DE ROCHANBEAU,
dans quelques cours dAlsieurs ministres anglois,
entre
lemagne, ayant éloigné tout rapprochement
pour traiter de Téchange
nos deux gouvernemens, de rappeler au lord
des prisonniers, Timaginai
qu'il avoit
Cornwallis la différence du traitement
des actions
recu de T'armée françoise, lorsqu'aprés
un
brillantes en Amérique, il finit par y essuyer
malheur: 5 que, parl Testime que miavoitinspiré son
lui fis délivrer le premier passe-port
caractère 2 je
sur sa parole, Il pupour retourner dans sa patric
les bons
blia alors, par une lettre imprimée, tous
re- de
traitemens qu'il avoit reçus des François, en
commandant à ses compatriotes toute la réciproleur devoient, lorsque le sort les placecité quils
circonstauces. Je lui faisois
roit dans les mêmes
Ton faisoit
sentir la différence du traitement que
Je le
à mon fils dans les prisons d'Angleterre.
à son ministère nos procédés,
priois, en rappelant
fils la
en le
de faire obtenir à mon
réciprocité,
dans sa patrie sur sa parole: L'emperenvoyant
ma lettre, et je commencai en mon
reur appronva
avec le marquis de Cornnom cette négociation ministre eut ordre de faire passer
wallis, auquel le
ma lettre.
fit une dé
Un mois après son sacre, Tempereur
Il écrivit au roi d'Anglemarche plus importante.
T'effusion
terre pour le conjurer de faire cesser
du sang humain, dans une guerre quinlavoit plus
ité,
dans sa patrie sur sa parole: L'emperenvoyant
ma lettre, et je commencai en mon
reur appronva
avec le marquis de Cornnom cette négociation ministre eut ordre de faire passer
wallis, auquel le
ma lettre.
fit une dé
Un mois après son sacre, Tempereur
Il écrivit au roi d'Anglemarche plus importante.
T'effusion
terre pour le conjurer de faire cesser
du sang humain, dans une guerre quinlavoit plus --- Page 290 ---
MÉMOIRES
d'objet pour l'une et Tautre nation,
tion plus ou moins
que la destrucfinances
longue, mais
et ducrédit
infillible, des
treapecti6iqmelat
suspendu tout son commerce
France,ayant
vulnérale sur son
extérieur, restoit inroit de plus grands continent; que TAngleterre coutriples
risques, et S'assujétissoit à de
dépenses dans Tétendue des
mers qu'elle avoit à
terres et des
nistre d'
protéger. La réponse du miAngleterre fut plus décente
le lord Grenville eavoit donnée
que celle que
paravant à Bonaparte,
quelques années auelle étoit à
alors premier consulymais
le
peu près aussi évasive, pour se
temps de consulterdes
donner
il n'articuloit
ptiissances avec. lesquelles
négociations aucun traité, mais seulement des
fidentielles commencées et des connexions con-
: il en résulta cependant l'envoi
commissaires respectifs
des
sonniers.
pour régler le sort des priOnneputs s'accorder suraucune base
Mon fils ne voulut donner
d'échange.
tour, puisque les
aucune parole de reles articles de
Anglois avoient manqué à tous
sa capitulation; il fut resserré à Normancroos, dans la même prison
il déclara qu'il
que ses soldats ;
noit
manqueroit à son houneur,sil donparole à une niation quiavoit
les sieunes, et qu'il
manquéà toutes
rale ou un
y attendroit, ou la paix génééchange absola. Le lord
ce, protestoit comme
Elgin, en Franambassadeur contre son at-
reles articles de
Anglois avoient manqué à tous
sa capitulation; il fut resserré à Normancroos, dans la même prison
il déclara qu'il
que ses soldats ;
noit
manqueroit à son houneur,sil donparole à une niation quiavoit
les sieunes, et qu'il
manquéà toutes
rale ou un
y attendroit, ou la paix génééchange absola. Le lord
ce, protestoit comme
Elgin, en Franambassadeur contre son at- --- Page 291 ---
DE ROCHAXEEAU.
restation: Le feld-maréchal Valmoden protestoit
la
des Hanovriens, quil prétendoit
contre
prise
de TEmêtre sOus la sauve-garde de la netitralité voulut se
pire; enfin, personne respetivement ne
reconnoitre de bonne prise.
nous
échappés dAngleterre,
Les journaux, successivement les nouvelles de
avoient apporté
dans la fanille royale. Le
divisions très-ficheuses
étoit touprince de Galles, héritier présomptif,
le roi, son père, qui
jours traité avec rigueur par
refusoit toutes ses offres de service, et accordoitune
entière aul duc d'Yorck : ce dernier fut
confiance le roi généril de toutes les troupes de
nommé par
par lettres, , assez
terre. Après une correspondance le duc d'Yorck se crut
vive entre les deux frères,
à un combat singulier
offensé au point d'appeler
et
de Calles. Celui-ci fut malheureux
le prince
cadets s'étant prononcés dans
blessé. Les princes
le duedYorck
leurs propos, en faveur de leur ainé,
à leur
eut encore des procédés plus scandaleux
Le malheureux roi, leur père, ne pouvoit
égard. même soulager ses inquiétudes et ses infirmités
pas
leur versatidans le sein de ses ministres, qui, par
étoient
tonjours vacillante,
lité et une politique
crédit dans les différens
parvenus à perdre leur nation. Le roi fut alors
partis qui partageoient la
depuis
d'une rechute de la maladie qui;
attaqué
revenoit toujours Tassaillir
sa première attaque,
ux roi, leur père, ne pouvoit
égard. même soulager ses inquiétudes et ses infirmités
pas
leur versatidans le sein de ses ministres, qui, par
étoient
tonjours vacillante,
lité et une politique
crédit dans les différens
parvenus à perdre leur nation. Le roi fut alors
partis qui partageoient la
depuis
d'une rechute de la maladie qui;
attaqué
revenoit toujours Tassaillir
sa première attaque, --- Page 292 ---
MÉNOIRES
dans les momens oh la violence de
mise en mouvement
son sang étoit
gers soit
par les chagrins, soit étransensibles domestiques, à
les plus cuisans et les
son coeur. Les frères se
plus
pendant cette maladie de leur
rapprocherent
rut rétablie dans la famille
pére, et la paix paterre
royale. Le roi d'Anglerecommença le premier usage de son autonitéparlerenvoi deson ministère.
att titre de chancclier de
Irappela aM.Pitt
mnier lord de la trésorerie. Téchiquion et de preCe dernier
dit-on,a au roi de s'appuyer de M. Fox proposa,
tres membres les plus célebres
et des auTopposition. Le roi le
dans le parti de
refusa
rappelant
constamment, en lui
que c'étoit sur leurs instances réitérées
qu'illavoit éloigné de tous ses conseils. M.
réduit à SC former un ministère
Pitt fut
de ses anciens amis
de quelqués -uns
ou de ceux du dernier
tére. Mais Texclusion donnée à
ministalens qui formoient
plusieurs grands
celui du
encore le parti de M. Fox et
prince de Galles, Thumeur que la nation
angloise et la cité de Londres
préparatifs les
prirent de tous les
plus belligérans proposés
mier ministre, lui donnèrent le
par le predébut, de ne se voir
dégott, dès son
appuyé au
une foible majorité,
parlement que par
Il n'avoit décrié le ministère de M.
ton que sur sa foiblesse à réduire
Addingguerre défensive. M.
sa nation à une
Pitt, après avoir cherché à
que la nation
angloise et la cité de Londres
préparatifs les
prirent de tous les
plus belligérans proposés
mier ministre, lui donnèrent le
par le predébut, de ne se voir
dégott, dès son
appuyé au
une foible majorité,
parlement que par
Il n'avoit décrié le ministère de M.
ton que sur sa foiblesse à réduire
Addingguerre défensive. M.
sa nation à une
Pitt, après avoir cherché à --- Page 293 ---
DE ROCHANBEAU.
une guerre continenranimer toute TEurope pour
le
tale contre la France, n'avoit pu détacher que
roi de Suede de la nentralité qu'il avoit d'abord
ébranler fortement Tempereur de
embrassée, et
parois
Russie; mais les autres grandes ptilissances
résister à toutes les intrigues de TAnglesoient
voulant: avoirà présenter à son
teare. Le ministre,
quelques
parlement, sur le point de se rassembler,
deux
s'attacha à
résultats de sa,nouvelle politique,
Tanire
offensives, dont Tune échoua et
entreprises
en espéroit: il fii un arinecut tout lesuccès quil
devoient
ment très-secret de nouveaux brilots qui
la Aottille françoise dans la rade de Bouincendier
ou du moins eut bien peu
logne. Le plan manqua.
d'un bâtiment frand'effet par la seule imprudence aborder une de ces
çois qui, au lieu d'éviter, osa
machines infernales avec laquelle il sauta.
L'expédition contre TEspagne eut un succès
complet. Une flotille de frégates angloises
plus
alla croiser: à lahauteur de Cadix et y attaqua quachargées d'argent, qui natre frégates espagnoles
L'une d'elles périt
viguoient sur la foi des traités.
dans le combat; les trois autrés furent ramenées
: toute leur charge de piastres fut
en Angleterre
Cette
ainsi que
déposée à la banque.
espédition,
la prise de la plupart des bâtimens de commerce
ravitailla Ja banque; ranima lecoude cctte nation,
croirage et Pavidité des matelots anglois,arpuiles --- Page 294 ---
MÉMOIRES
sières et les blocus sans profit commençoient à devenir fort ennuyeux. Le ministre anglois ne fut
pas retenu par linjustice d'un pareil procédé. Il
n'avoit que trop d'exemples à citer à sa nation pour.
le justifier : il fit comme un ancien ministre de
France, l'abbé Terray, qui se vantoit de prendre
Targent partout où il pouvoit en trouver, même
dans les poches quand il ne pouvoit pas en trouver ailleurs.
Au mois de mars 1805 ( oul germinal an 15),
je fus forcé, par une cabale de clabaudeurs et de
dipeniad-Sin-Deningen de me rendreàl Paris.
La lettre ci-après, écrite à mon fils après mon retour dans mon hermitage, explique le motif et le
succès de mon voyage.
( Vos déportés, mon cher fils, cabaloient con-
> tre vous et vous accabloient de calomnies. Jesuis
> arrivé, clopin, clopant, pour être votre défen-
) seur officieux : j'ai été reçu avec la plus grande
> distinction. et je rentre dans mon hermitage par-
> faitement content sur tous les points. La cabale
) est attérée et sera tout à fait réduite au silence
> lorsque vous paroitrez : partez aussi content que
) je le suis, lorsque votre échange sera consommé.
Vous trouverez ici le dépôt de tout ce qui s'est
)
tous VOS papiers s'ils ont été
> passé, qui suppléeraà
ou
L'empereur ne vous perd
> déchirés
perdus:
> distinction. et je rentre dans mon hermitage par-
> faitement content sur tous les points. La cabale
) est attérée et sera tout à fait réduite au silence
> lorsque vous paroitrez : partez aussi content que
) je le suis, lorsque votre échange sera consommé.
Vous trouverez ici le dépôt de tout ce qui s'est
)
tous VOS papiers s'ils ont été
> passé, qui suppléeraà
ou
L'empereur ne vous perd
> déchirés
perdus: --- Page 295 ---
DE ROCHANBEAU.
vos noude vue et demande tonjours.de
>] pas
).
plus grandintéret
> vellesavoclep
la consulteitaCest à cette même époque que
assister aul
s'étoit rendue à Paris pour
lienne, qui
de changer son
sacre, vint proposer à Tempereur
sa vie celui
titre de président et de prendre pour
il accepta, en déclarant quapreslui
de roi dltalie;
dItalie ne pourTempire françois et le royaume iême tête; quil.
être réunis sur la
roient jamais
la défendre
n'acceptoit cette couronne que pour étrangères;
contre toute attaque des puissances dans les bornes
dès qu'elles scroient rentrécs
dAque
dans la Méditerranée par le traité
prescrites
démettroit en faveur dun François
miens, il s'en
choix qui ne seroit pas memou d'un Italien à son
la consnliclni
bre de lac dynastie de son nom : toute, de Timpéraserment. Il parut désigner le fils
prêta
prince Eugène de Beauharnais,
tice, son épouse,lep
Milan où devoit se faire
qui partit avant lui pour deux
après ayec
Le
le suivit
jours
le sacre.
pape
rendre directement à
tout son cortége, pour se
Rome.
se faisoit couronner à
Pendant que Napoléon il avoit laissé des ordres
Milan, comme roi d'Italie,
escadres.
faire sortir de nos ports quelques
pour
commandée par le contre-amiCelle de Rochefort,
dans le
ce
plus.grand
ral Misstessy, sorit de port
de porter des
secret:elleavoit ordre de Tempereur
jours
le sacre.
pape
rendre directement à
tout son cortége, pour se
Rome.
se faisoit couronner à
Pendant que Napoléon il avoit laissé des ordres
Milan, comme roi d'Italie,
escadres.
faire sortir de nos ports quelques
pour
commandée par le contre-amiCelle de Rochefort,
dans le
ce
plus.grand
ral Misstessy, sorit de port
de porter des
secret:elleavoit ordre de Tempereur --- Page 296 ---
MÉNOIRES
secours en tout genre pour ravitailler la Martis
nique, la Guadelompe et
de la partie espagnole. Elle San-Domingo, capitalé
remplit
ces trois objets ; rançonna la
parfaitement
Christophe,
Domivique, SaintMontferra, qu'elle fit contribuer de
plusieurs millions, et détruisit tous les
de commerce
vaisséaux
qui se trouvèrent dans leurs
Cette expédition dura plus de
ports:
rentra, le
quatre mois; elle
15mai, dans le port d'oà elle étoit
tie le II janvier, après avoir causé
sorperte au commerce anglois. L'armée une grandé
gée de lever le siége de
noire fut obliretraite
San-Domingo; elle fit sa
vers le Cap, en essuyant différens échecs
dans les combats' que le général Ferrand lui livra
dans sa poursuite. Cette escadre devoit être
tenue par la jonction de celle dé
sousortit par les mêmes vents ; mais elle fut Toulon, forcée qui
rentrer dans ce port.
dè
Ce ne fut que plus de deux moisa après,
Fescadre de Toulon sortit réellement.
qite
fait quelques fatisses croisières
Après avoir
vice-amiral
vers la Sicile, lé
la droite Villenenve cingla par un vent frais sur
de Gibraltar, où il réunit, le 9 avril, douze
vaisseaux de ligne françois à huit vaisseaux
gnols, aux ordres de Tamiral Gravina,
espade Cadix poir faire cette
qui sortit
combinée
jonction. Cette escadre
donna la chasse ati contre-amiral Orde;
qui fit une retraite précipitée sur les autres esca-
Après avoir
vice-amiral
vers la Sicile, lé
la droite Villenenve cingla par un vent frais sur
de Gibraltar, où il réunit, le 9 avril, douze
vaisseaux de ligne françois à huit vaisseaux
gnols, aux ordres de Tamiral Gravina,
espade Cadix poir faire cette
qui sortit
combinée
jonction. Cette escadre
donna la chasse ati contre-amiral Orde;
qui fit une retraite précipitée sur les autres esca- --- Page 297 ---
U:
DE ROCHANREAT
de TOcéan. Maissédres quilloquoient nos ports
Tescadre com-.
levant tout de suite en pleine mer,
et Tile
vers les Indes-Ocidlentales
binée se dirigea
elle arriva le 14 mai. Après
de la Martinique, oû,
dont les Auglois
lerocher rdu Diamant,
avoir repris
sétoient emparés
la
clle
RsahetromsreaNe
aurès avoir ravitaillé Cuadelonpe, elle
tinique,
retourner vers TEurope;
partit le 5j juin pour
à la hauteur dEntis'empara le 8 du même mois 2 richement chard'un convoi de quinze voiles
riche
gue,
à la hauteur des Açores, un
galsésrepit,
anglois s'étuit em-:
lion espagnol, dont un corsaire
lieués du cap
parés elle trouva, à quarante- - cinq
forte de
Tescadre de T'amiral Calder,
Finistère,
partie de la croisière du
quinze vaisseaux de ligne, renforcée de celle qai
Ferrol; après yavoir été Cette escadre angloise
croisoit devant Rochefort. combinée pour intervenoit an-devant de la flotte
le vent par
son retour : celle-ci ayant gagué
cepter
porta sur Tennemil le 22 ajuilune manoenvrelabile,
quatre heures dans
let. Elles combattirent pendant la nuit, avec une
une brume tres-épaisse, jusqu'à deux vaisscaux espaopiniîtreté respective; mhais
T'autre mauvais
nols, Tun ayant perdu ses mâts, SOuS le vent,
tombérent pendant la nuit,
voilier,
ennemie, qui les forga de se rendre
dans Tescadre
L'amiral Calder les
après une défense vigoureuse.
vais*
ainsi que deux de ses propres
fitremorquer,
IJ.
. Elles combattirent pendant la nuit, avec une
une brume tres-épaisse, jusqu'à deux vaisscaux espaopiniîtreté respective; mhais
T'autre mauvais
nols, Tun ayant perdu ses mâts, SOuS le vent,
tombérent pendant la nuit,
voilier,
ennemie, qui les forga de se rendre
dans Tescadre
L'amiral Calder les
après une défense vigoureuse.
vais*
ainsi que deux de ses propres
fitremorquer,
IJ. --- Page 298 ---
MÉMOIRES
seaux également désemparés, pour les
Angleterre. La flotte combinée
renvoyer en
plusienrs jours, le combat à Tamiral présenta, pendant
chercha toujours à l'éviter,
anglois, qui
le hasard lui avoit
content du succès que
procuré pendant cette nuit obscure. Enfin, après avoir lutté contre les vents deterre, cette flotte parvint à entrer à la
forçant T'amiral Calder à lui en laisser Corogne, le
en
libre; elle s'y réunit à l'escadre
passage
étoit stationnée.
espagnole qui y
L'amiral Nelson, trompé par les premières démonstrations de Taniral Villeneuve, croisoit
la Sicile et la
entre
Sardaigne, sur la route
où
il se persuada que T'escadre de Toulon d'Eigypte,
diriger; il ne fut détrompé
vouloit se
brick
le
que par Tarrivée d'un
que gouverneur de Gibraltar lui
pour Tinstruire du passage de cette
dépècha, 7
escadre au détroit;ilsy porta tout de.suite, mais ne put arriver
à Gibraltar que vingt-sept jours après
de l'amiral Villeneuve.
Tapparition
Après s'être ravitaillé dans
la'baie de Lagos, il chercha à réparer ce retard
la plus grande diligence pour arriver
par
In'y
aux Antilles.
put parvenir que peu de jours après que la
flotte combinée fut partie de la Martinique. Il fut
encore trompé par une fausse nouvelle quilui fut
donnée de la direction de cette flotte vers la Trinité, et revint en Europe en cherchant
à la joindre. Il fut de retour à Gibraltar le toujonrs
19jnil- --- Page 299 ---
DE ROCHANBEAU.
aller renouveler ses vilet ; passa le détroit pour
le
vrès à la côte d'Afrique. Il le repassa 22,sdleva Brest à la
et vint se réunir devant
dans Touest,
Cornwallis, pendant que Téscaflotte de Tamiral
de celle du Ferrol,rendre combinée, renforcée chassé Tamiral Colingstra dans Cadix après avoir
fut renforcé
Gibraltar. Ce dernier
wood jusqu'a Tamiral Calder et Bikerton, qui
par Tescadre de
devant Cadix, en attenseprirent leur croisière destiné à la commander en
d'Afrique. Il le repassa 22,sdleva Brest à la
et vint se réunir devant
dans Touest,
Cornwallis, pendant que Téscaflotte de Tamiral
de celle du Ferrol,rendre combinée, renforcée chassé Tamiral Colingstra dans Cadix après avoir
fut renforcé
Gibraltar. Ce dernier
wood jusqu'a Tamiral Calder et Bikerton, qui
par Tescadre de
devant Cadix, en attenseprirent leur croisière destiné à la commander en dant T'amiral Nelson,
chef.
secrète, dont on s'occupoit depuis
L'expédition
arriva à
dans les ports d'Angleterre,
si long-temps
elle fut obligée d'en partir le
Lisbonne. le 8 mai; ambussadeurs de France et
1O; sur les inenaces des
elle portoit cinI
dEspagne au régent du Portngal 3
d'amille hommes de troupes,, et se dirigea
à six
ét ensuite à Malie, escortée
bord sur Gibraltar;
ordres de Tamiral Bipar quelques vaisseaux aux
kerton.
le plus jeune des frères de
Jérôme Bonaparte,
lui dans le service
Tempereur, 2 avoit été mis par
séjour en Amérique,
de la marine: après quelque
en
premier moment oû il put repasser
profitantday il revint à Gènes, où il s'occupa avec
France,
profita de Tabactivité de son service. L'empereur
s'étoit
de la
flotte angloise, qui
sence
principale
de Nelson, pour
portée dans TOcéan aux ordres --- Page 300 ---
MÉMOIRES
envoyer son jeune frère, à la tête d'une flottille,réclamer, du dey d'Alger, tous les prisonniers
çois, italiens et génois qu'il retenoit dans les frannes. Son nom en
chaiimposa au gouvernement,
restitua deux cent trente-six de ces malheureux qui
claves : il les débarqua à
esGènes, et fut reçu du
peuple génois avec les plus vives acclamations.
Toutes ces escadres, éclappées de nos ports à la
vigilance des blocus formés par les flottes
ses, occasionnèrent
angloibeaucoup de troubles et de
murmures dans cette nation. Le lord Melville,
premier lord de Tamirauté, fut accusé d'avoir distrait une somme considérable des fonds de la
rine, pour une destination qui lui étoit
maM. Pitt, son ami intime,
étrangère.
Tengagea à donner sa
démission; et le roi, pour plaire à son parlement
quis'étoit prononcé contre lui, le raya des membres de son conseil. Mais M. Pitt, après avoir Jaissé passer ce premier orage, fit renvoyer cette
cusation à la poursuite du
acil pouvoit à son gré
procureur-général, dont
allouger et tempérer les
cédures. Il se rendit encore plus'le maitre du pro- -
seil et de la faveurde son souverain,
conplaisance
par la comqu'il eut de se réunir au parti qui
la pétition des catholiques d'Irlande
rejeta
émancipation totale,
pour une
comme intempestive et
matnréc, nonobstant tontes les
préavoit données à cette nation lors de espérances qu'il
sa réunion au
allouger et tempérer les
cédures. Il se rendit encore plus'le maitre du pro- -
seil et de la faveurde son souverain,
conplaisance
par la comqu'il eut de se réunir au parti qui
la pétition des catholiques d'Irlande
rejeta
émancipation totale,
pour une
comme intempestive et
matnréc, nonobstant tontes les
préavoit données à cette nation lors de espérances qu'il
sa réunion au --- Page 301 ---
DE ROCHATEEAE
Son crédit devint si préparlement britamnique.
maitre,
força
pondérant auprès du roi, son
qu'il
le lord Addington, son prélécesseur, avec quielamis
encore le
ques-uns de ses
qui partageoient conduite
gouvemnement, de lui en abandonner. là
entière à lui et à ses adhérens.
déL'empereur termina son voyage d'Italie, par
Eugènc de Beanbarnais,
clarer vice-roi,le prince
appeloit son fils adoptif.
fils de son épouse, qu'il
du
L'empereur reçut les votesdu sénat et peuple
sous la
de Temgénois pour se mettre
protection
pire francois, et lui offirune conscription de vingtmille matelots.
de
Il reçut aussi les. votes de la république
Lueques, et la réunit à la souveraineté de Piomavoit donnée à sa. soeur et au prince de
bino, qu'il
Bacciochi, son beau-frère.
à FontaiIl revint dans la plus grande diligence
nebleau; de là à Saint- Cloud, d'oi it partit, après
Boulogue, oû il réunit une
un court séjour, pour
T'amiral hollandois
flotte considérable à celle que
Verhuel amena de Dinkerque saine et sauve, après
avoir combattu avec succès, et toujours repoussé
escadre
qui fit en vain tous ses efforts
ue
angloise
pour Tintercepter.
Il se formoit, à la même époque, un embarqueconsidérable dans le Texel et à Helwotslui,
ment Tembouchure de ha Meuse, de troupes frandaus --- Page 302 ---
MÉMOIRES
çoises et hollandoises, et des vaisseaux
qui restoient à la marine de
de guerre
mement mit en
cette nation. Cetarmonvement
seaux en
beaucoup de vaisAngleterre : ce
cher un grand nombre de gouvernement fit marles points qui
ses volontaires sur tous
de ces trois pouvoient être menacés sur les côtes
royaumes. Mais une diversion trèspuissante obligea Temperéur des
pendre tous ses projets. Il
François de suspartie de son armée des rappela la plus graude
les frontières de
côtes, pour la porter sur
position à tous les TAllemagne et de HItalie, en opmouvemens de
Autrichiens et les Russes
troupes que les
tières..
faisoient sur ces fronPendant le cours de ces hostilités
M. de Novosiltzow,
maritimes,
Russie, arriva à Berlin, chambellan de T'empereur de
Tempereurd
porteur de propositions à
desFrançois,
dictées
quiparurenticed derniers rsi
par TAngleterre et si
de les admettre, Il
partiales; qu'il refusa
repartit pour Pétersbourg avec
précipitation, sans vouloirprofiter des
quiluiavoient étéadressés
passe-ports
Son retour redoubla les pourvenirjusqu'a Paris.
russe pour envahir la
préparatifs du ministère
Grèce, et les
q'i menaçoient de toutes
démonstrations
que la France avoit
parts Tempire ottoman,
laisser succomber. un grand intérêt de ne pas
La cour de Vienne y éloit
core plus intéressces mais la méthode
cndes partages
précipitation, sans vouloirprofiter des
quiluiavoient étéadressés
passe-ports
Son retour redoubla les pourvenirjusqu'a Paris.
russe pour envahir la
préparatifs du ministère
Grèce, et les
q'i menaçoient de toutes
démonstrations
que la France avoit
parts Tempire ottoman,
laisser succomber. un grand intérêt de ne pas
La cour de Vienne y éloit
core plus intéressces mais la méthode
cndes partages --- Page 303 ---
U.
DE ROCHANDEAT
étoit alors si usitée entre les grandes puissances,
étoit à craindre que la cour de Vienne ne
quil
propositions qui lui en sCse laissât séduire parles
d'Angleterre
roient faites, et surtout par T'argent Tannée 1805,
qui circula abondamment pendant
tant à Vienne qu'à Pétersbourg.
une
Le sénat conservateur eut à cette époque
dans laquelle il lui fut fait
séance extraordinaire,
du
sur les avantages et désavantages
un rapport
éloit suivi en France depuis Tétacalendrier qui
blissementdelar république. Il preésentaaliempereur
abandonner cette
le résultat de son opinion pour
France, et
nouvelle ère, qui n'étoit usitée qu'en
1806, le calendrier
pour reprendre, au I.CT janvier
dont Tusage étoit général dans presque
grégorien,
toute la chrétienté.
L'armée antrichienne passa TInn, le 9 septemenvahir la Bavière. L'empereur des Franbre, pour
Strasçois partit de Paris, le 25 septembre, pour fait
bourg, après avoir, dans une séance au sénat,
décréter une levée extraordinaire de quatre- vingt
mille conscrits, et la levée des gardes nationales
la garde erdes côtes et des places
sédentaires pour
frontières. La fin de sa harangue se terminoit par
remarquables : ( François, je vais comces paroles
notre
>> battre à la tête de Tarmée; nous y Jerons
> devoir, faites le vôtre ).
se
Le mouvement des troupes françoises, pour
énat,
décréter une levée extraordinaire de quatre- vingt
mille conscrits, et la levée des gardes nationales
la garde erdes côtes et des places
sédentaires pour
frontières. La fin de sa harangue se terminoit par
remarquables : ( François, je vais comces paroles
notre
>> battre à la tête de Tarmée; nous y Jerons
> devoir, faites le vôtre ).
se
Le mouvement des troupes françoises, pour --- Page 304 ---
MÉNOIRES
porter des côtes de TOcéan et de la Manche
bords du Rhin, fut fait
sur les
dité et seconda si
avec une si grande rapibien Tactivité de
qu'il fut en état de passer le Rhin à Tempereur,
d'entrer dans
leur tête et
FEmpire, dès la fin de
sur six colonnes, dans les cercles de septembre,
Franconie. Il prit à
Sonabe et de
revers toute la disposition de
T'empereur et des armées d'Auriche,
avoir envahi la
qui, après
Bavière et le cercle de Souabe,
cherchoient à s'emparer des sommités des Montagnes-Noires qui dominent le val du Rhin. L'armée d'Hanovre, aux ordres de
des
Bernadotte, et celle
Gallo-Bataves, aux ordres de
nirent, à
Marmont, se réuWartzbourg, à celle de T'électenrd de Bavière, qui sy éloit retirée :
çois, avec les
l'empercur des Frantroupes de sa garde, se porta
Stutgard et Nordlingen à Donawert,
par
de Bavière oùt Tarmée du
première ville
nie, le 6
maréchal Soult fat réud'octobre, à Tavant-garde du prince Murat qui marchoitàl la tête des
diers
dragons, et des grenacommandés par Oudinot, Une division de
Tarmée de Soult fit réparer les ponts de
et de
Donawert
Newbourg sur le Danube. Tout le cours
ce flenve, jusqu'auprés
de
des
d'Ulm, fut occupé par les
corps
maréchaux Lannes et Ney. L'électeur
de Wirtemberg et celai de Bade réunirent
troupes à l'armée
leurs
françoise, et proclamérent Napoléon protecteur de la liberté germanique, Tem-
Tarmée de Soult fit réparer les ponts de
et de
Donawert
Newbourg sur le Danube. Tout le cours
ce flenve, jusqu'auprés
de
des
d'Ulm, fut occupé par les
corps
maréchaux Lannes et Ney. L'électeur
de Wirtemberg et celai de Bade réunirent
troupes à l'armée
leurs
françoise, et proclamérent Napoléon protecteur de la liberté germanique, Tem- --- Page 305 ---
DE ROCHAXREAU.
dè Vienne ayant quitté ce rôle qui lui appereur
ecuidoppresseurd de TEmpartenoit, pour prendre
mouvepire dans ces trois cercles. Par ce superbe
ment militaire, toute la ligue que les Autrichiens
occupoient sur Tiller, appuyée par sa gauche au
Tirol et par sa droite à Ulm, fut entièrement
tournée et prise à revers. L'armée de Bavière,
celles de Bernadotte et de Marmont arrivèrent à la
à Weissembourg, dans l'évéché
même époque
du maréchal Davoust resta
d'Aichstatt: Le corps
intermédiaire sur la Regnitz, entre l'armée gallodu maréchal Soult. Cette derbavaroise et celle
nière passa le Danube et le Leck, qu'elle remonta
jusqu'a Augsbourg.
suivie
celle du maLavant-ganle de Murat,
par
réchal Lannes et parla division de grenadiers dOuremonta la rive droite du Danube et trouva
dinot ,
marchoit
T'ennemi aux environs de Wertingen, qui
avec une colonne de grenadiers et quelquecavalerie
charger! les troupes françoises qui avoient paspour
Marat les
si vigoureusement,
sé ce fleuve.
attaquta hommes. Ils firent
qu'il leur prit ou tua deux mille
déleur retraite vers un marais qui les sauva d'une
route absolue. La colonne de Lannes et celled'Ouarriver
la fin de cette action.
dinot ne purent
qu'à
étoit
Le maréchal Ney, qui jusqu'à ce, moment
resté à cheval sttr a ce fleuve, fut chargé quelques
après de Tattaque de Guntzbourg : il s'emjours
usement,
sé ce fleuve.
attaquta hommes. Ils firent
qu'il leur prit ou tua deux mille
déleur retraite vers un marais qui les sauva d'une
route absolue. La colonne de Lannes et celled'Ouarriver
la fin de cette action.
dinot ne purent
qu'à
étoit
Le maréchal Ney, qui jusqu'à ce, moment
resté à cheval sttr a ce fleuve, fut chargé quelques
après de Tattaque de Guntzbourg : il s'emjours --- Page 306 ---
NÉNOIRES
para de ce château et de son pont sur le
oh il fit encore
Danube,
beaucoup de prisonniers.
léon, qui avoit repassé le Leck à
Naposon quartier- général à
Angsbourg, prit
Rumerhausen, et
cette opération en personne, à la tête de seconda Tavantgarde de Murat, de celle du maréchal
de la division d'Oudinot,
Lannes et
traite sur Ulm.
qui menaçoient leur reL'empereur envoya Tordre.au maréchal
de remonter lel Leck, de le passer à
Soult
se porter sur
Landsberg, de
Memmingen et de tourner
Taile droite des
totalement
Autrichiens, qui étoit
cette ville, et protégeoit
appuyée à
tion du Tirol
encore la communicaavec la ville dUlm, qui étoit
nue léur gauche, où le gros de leur
deverassembloit. Le maréchal Soult
armée se
tement de cette
s'acquitta parfaicommission;i ilsempara de Memmingen, de six mille prisonnniers, d'un
immense, et marcha tout de suite sur magasin
ilyfit rebrousser chemin à Tarchiduc Biberach :
qui vouloit rouvrir, par cette route, Ferdinand,
nication avec le Tirol.
une commuNapoléon, dans le même
temps, avoit serré Ulm au plus près.
Le général Dupont avoit été détaché
le
réchal Ney pour s'emparer d'Albeck par male Danube; il y fut attaqué
en remontant
vigoureusement le
vendémiaire, et parvintàsly maintenir. Le 19
chal Ney attaqua, le 22
marévendémiaire; Tabbaye
rouvrir, par cette route, Ferdinand,
nication avec le Tirol.
une commuNapoléon, dans le même
temps, avoit serré Ulm au plus près.
Le général Dupont avoit été détaché
le
réchal Ney pour s'emparer d'Albeck par male Danube; il y fut attaqué
en remontant
vigoureusement le
vendémiaire, et parvintàsly maintenir. Le 19
chal Ney attaqua, le 22
marévendémiaire; Tabbaye --- Page 307 ---
DE
ROGHANREA U.
dElshingen, donti ils s'empara
mille prisouiers.
après avoir fait trois
général, et fit Napoléon y établit son quartierrive gauche qui océuper toutes les hauteurs de la
dominoient les
mi; elles étoient couronnées ouvrages de T'enneMurat, celle du maréchal
par Tavant-garde de
réchal Ney et la division Lannes, le corps du maMarmont, à la tête delarmée d'Oudinot. Le général
mandoit la réserve. Elle fut gallo-batave, comJer à son embouchure
chargée de passer l'Ilponts qui furent rétablis dans le Danube, par deux
Ulm parla rive droite
: il bloqua entiérement
du Danube.
Ily eut, à cette
entre les
époque, une grande altercation
généranx de T'armée
ne rendit pas son sort meilleur. antrichiemne, qui
dinand vouloit
Larchiduc Ferquelconque que T'armée se frayat un chemin
ne, soit
le pour rejoindre la frontière
chemins par Tirol soit par la
cantrichienpar la Bavière étant Bohème, tous les
ral Mack, ayant la confiance interceptés. Le génévoix prépondéranté,
de son maître et la
dans Ulm,
persista à vouloir s'enfermer
viendroient espiérant en
apparemment que les Russes
Larchiduc diligence pour le délivrer.
Ferdinand sortit
mens de cavalerie
avec quelques
pour. aller
régiVerneck, qu'il avoit fait rejoindre le général
avant, avec un grand convoi partir quelques jours
pour Tescorter: : il
et un coips de troupes
marchoit à si petites
journées,
é,
de son maître et la
dans Ulm,
persista à vouloir s'enfermer
viendroient espiérant en
apparemment que les Russes
Larchiduc diligence pour le délivrer.
Ferdinand sortit
mens de cavalerie
avec quelques
pour. aller
régiVerneck, qu'il avoit fait rejoindre le général
avant, avec un grand convoi partir quelques jours
pour Tescorter: : il
et un coips de troupes
marchoit à si petites
journées, --- Page 308 ---
MÉHOIRES
par la difficulté des chemins,
de Murat et du maréchal
que les avant-gardes
Trochelfingen,
Lannes le rejoignirent à
après Tavoir cerné entre
gen et Aalen. Le général Verneck
Nordlintout son convoi : dix généraux capitula, rendit
les officiers furent
autrichiens et tous
soldats et autres renvoyés sur parole. Tous les
de
individus furent faits
guerre. Larchiduc se sativa avec prisonniers
de cavalerie, prenant à tire d'aile peu de troupes
latinat de
le chemin du paBaviére, vers les montagnes de
Le prince Murat le
Bohême.
et Furth, oi il Ini poursuivit jusqu'à Nuremberg
pritle reste de ce convoi.
Pendant cette opération,
çois contint
T'empereur des Franavec peine Tardeur de son
vouloit donner Tassant à
armée, qui
d'Ulm
toutes les fortifications
encore imparfnites : Mack
offrit de se rendre à
parlementa, et
une époque fixéc s'il
pas secouru, Napoléon lui accorda
n'étoit
mais ayant reçu des nouvelles de la quelques jours;
tous ces corps ennemis sur les
destruction de
où ils s'étoient
différens chemins
Berthier
présentés, il envoya le maréchal
en faire part au général Mack et
ver l'inutilité d'un plus long
lui prouqui ne voyoit aucune
séjour. Ce général,
craignoit le résultat d'un apparence de secours et qui
çoise demandoit à
assaut que Tarmée fran28
grands cris, s'accorda à sortirle
vendémiaire ( 20 octobre ) avec tous les
neurs de la guerre, et à remettre
honses armes aux mé-
entés, il envoya le maréchal
en faire part au général Mack et
ver l'inutilité d'un plus long
lui prouqui ne voyoit aucune
séjour. Ce général,
craignoit le résultat d'un apparence de secours et qui
çoise demandoit à
assaut que Tarmée fran28
grands cris, s'accorda à sortirle
vendémiaire ( 20 octobre ) avec tous les
neurs de la guerre, et à remettre
honses armes aux mé- --- Page 309 ---
DE
mes conditions ROCHANBEAU.
5or
Tarchiduc
que celles que le corps darmée
Ferdinand avoit obtenues.
de
L'empereur des François,
dinaire, reprit le chemin de avec sa diligence Orde IInn, vers
Munich et des rives
Tarmée
lesquelles ils s'étoit fait précéder
celle bavaroisc, aux ordres du général
par
du dHanovre, aux ordres de
Leroy, 2
maréchal Davoust. Ces Bernadotte, et celle
serré la mesure au
trois généraux avoient
autrichien, resté dans général le
Keumayer. Ce corps
palatinat de
serverlarrivéc des François
Bavière à obrepassé le
par la
Danube et se
Franconie, avoit
sur Braunau et Passav, retiroit à marches forcées
Munich quelques
aprés avoir abundonné à
homnes qu'il magasins et deux ou trois mille
reste infortuné perdit dans sa retraite
de cette grande
rc'étoit le
qui avoit envahi la Baviere armée autrichienne
hiommes.
avec
Napoléon se fit suivre qatrevingtmille
férens corps qui avoient été de près par les dif.
d'Ulm.
employés à la prise
On
répète avec plaisir un mot
Tempereur des François. Un
remarquable de
diers autrichiens,
capitaine de
vant
qui venoit dêtre
grenaauprès de lui, fut
pris, se troureur en habit de soldat trésétonné de voir
simple militaire,
et tout le costume Tempe- du
a voulu
Napoléon lui dit:
plus
me faire souvenir
Votre maitre
dat; il contiendra,
que j'étois Z72 soljespère, que le trône et la
avec plaisir un mot
Tempereur des François. Un
remarquable de
diers autrichiens,
capitaine de
vant
qui venoit dêtre
grenaauprès de lui, fut
pris, se troureur en habit de soldat trésétonné de voir
simple militaire,
et tout le costume Tempe- du
a voulu
Napoléon lui dit:
plus
me faire souvenir
Votre maitre
dat; il contiendra,
que j'étois Z72 soljespère, que le trône et la --- Page 310 ---
502.
MÉMOIRES
pourprene m'ont pas fait oublier mon
mélier. L'armée francoise n'eut
premier
hommes mis hors de combat
pas deux mille
rent donnés
dans tous ceux qui fudepuis le passage du Danube:
cha surtout à éparguer le sang du soldat ilsattamémecelui de ses ennemis.
françois et
Napoléon, pour donner le temps à cette
de prisonniers, qui
armée
Tembarrassoit, de
sous bonnes escortes vers les frontières s'écouler
et à toutes ses divisions de
de France,
jour à Munich.
se rallier, fit qielque séIly fit la Saint-Hibert avec
page de chasse de T'électeur de
Téquitenir en halcine; il régla dans Bavière, pour se.
la chasse
cette ville le plan de
générale qu'il se proposa de donner aux
troupes antrichiennes et russes dans les états de la
maison d'Antriche. On peut dire qu'elle fut
duite avec toute la vigueur de la tête
cônqui l'avoit
ordonnée, et qu'ancun des relais ne
à
Teflet qu'illuiavoit
manqua
dela
prescrit. Berthier, son ministre
guerre et son grand-veneur, le seconda
tous les talens qui lai avoient mérité
avec
titre auprès delui. Cette méthode
ce double
étoit nécessaire
de faire la guerre
à nos troupes dans une saison si
avancée. Sa rapidité fut couronnée
le
grand succès.
par
plus
Napoléon, à la tête. des corps d'armée de Bernadotte et des Bavarois, des maréchaux
Daroust, Lannes, et enfin du prince Murat, Soult,
ayec
eur, le seconda
tous les talens qui lai avoient mérité
avec
titre auprès delui. Cette méthode
ce double
étoit nécessaire
de faire la guerre
à nos troupes dans une saison si
avancée. Sa rapidité fut couronnée
le
grand succès.
par
plus
Napoléon, à la tête. des corps d'armée de Bernadotte et des Bavarois, des maréchaux
Daroust, Lannes, et enfin du prince Murat, Soult,
ayec --- Page 311 ---
DE
son avant-garde de ROCHANBEAU. cavalerie
ge de Tlnn, le
légère, força le passarens. Les Russes Gbrumaire, sur quatre points diffequ'ils laisserent évacnérent Passaw et Braunan,
prince Murat et parfuitement le maréchal approvisionnés. Le
suivirent vivement. Le
Davoust les pourseurs à cheval,ans ordres premier régiment de chasles
du colonel
dis-septiène et trentième
Montbrun,
rent dans ces cluanges;
de ligne se distinguéet forcérent le
ilbs'empanirent de Laubach
établir son
passage de la Traun. Napoléon vint
mie se retira quartier-géndral sur
à Lintz; Farmée enneLarmée
Steyer, et de là surl PYps.
gallo-bavaroise
temps, de Salzbourg;
s'empara, dans le même
général Kellermann, Bernadotte fit suivre, par le
chiens qui reçut quelques Tamibre-garde des Autrisous les ordres du général échecs. Les Bavarois,
doutes qui défendent le Leroy, forcèrent les reTirol.a après un combat passage de Lozère, dans le
blessé. Is continuerent très-vif, oùt ce général fut
du général Minnzzi, leur irmuption aux ordres:
du maréchal Ney. Ce jusqualeurj jonetion à Tarmée
passage de
demnier,apnts avoir forcé le
s'empara dInsprack, Scliarnitz, et pris à revers ses forts,
d'oi Tarchidue Jean capitale du Tirol, et de
arsenal et
se rétira, en abandonnant Hall,
dimmenses
un
reau arrivoit de Brest; magasins. L'armée
de
en Se
dAugeCoustanice; elle trouva prolongeant sur le lac
deux corps de troupes
Ce jusqualeurj jonetion à Tarmée
passage de
demnier,apnts avoir forcé le
s'empara dInsprack, Scliarnitz, et pris à revers ses forts,
d'oi Tarchidue Jean capitale du Tirol, et de
arsenal et
se rétira, en abandonnant Hall,
dimmenses
un
reau arrivoit de Brest; magasins. L'armée
de
en Se
dAugeCoustanice; elle trouva prolongeant sur le lac
deux corps de troupes --- Page 312 ---
MÉMOIRES
autrichiennes dans le Voralsberg, qui
encore Bregents, Lindau et Feldkirch. occupoient
s'empara de ces places, fit T'infanterie Augereau
mais quinze cents hommes de cavalerie prisonnière;
se firent
jour pour se sauver vers la Bohème, par la même
route qu'avoit tenue Tarchiduc Ferdinand. La Bavière et la Sonabe furent entièrement
restes de cette nombreuse
délivrées des
envahies.
armée qui les avoit
Nos troupes arrivées dans T'Autriche,
bords de TYps,
sur les
y trouvèrent une arriere-garde
russe, à Amstatten, qui fut attaquée
ment par les grenadiers d'Oudinot, vigoureusemaréchal Davoust avoit
pendant que le
Waidhofen.
tourné cette position par
Oudinot pritquinze cents Russes dans
cette action : leur armée se retira vers SaintPoellen.
L'empereur des François vint établir son
tier-général à Tabbaye de
quarMoelck, sur le bord chu
Danube, pour y faire ses dernières dispositions
relatives à la prise de Vienne. Le prince Murat et
le maréchal Lannes se présentèrent de front,
dant que T'avant-garde du maréchal
pennant cette position,
Davoust, tourrencontra le corps des Autrichiens du général Méerfeld, à Marienzell,lui
quatre mille hommes, des
prit
Les Russes
drapeaux et du canon..
passèrent le Danube, à Krens, dont
ils rompirent les ponts. Les Autrichiens, harce-
dernières dispositions
relatives à la prise de Vienne. Le prince Murat et
le maréchal Lannes se présentèrent de front,
dant que T'avant-garde du maréchal
pennant cette position,
Davoust, tourrencontra le corps des Autrichiens du général Méerfeld, à Marienzell,lui
quatre mille hommes, des
prit
Les Russes
drapeaux et du canon..
passèrent le Danube, à Krens, dont
ils rompirent les ponts. Les Autrichiens, harce- --- Page 313 ---
DE
lés par le
ROCHANEEAL U.
corps du maréchal
dispersés, que leur général Davoust, furent si
cent hulans, sur les
se sauva, à la tête de
Napolcon,
frontières de la Hongrie,
ses, avoit fait pour accélérer la retraite des
passer le maréchal
Rusgauche du Danube, dont
Mortier sur larive
temips de
Tennemi
:
roipre le pont, avec
n'eut pas le
pes 'dont la division de
un corps de troumoit la base, Il se
grenadiers d'Oudinot forprésenta avec six
Diernstein, sur le chemin de
bataillons, à
Tanitre-guniee des
Stein, pour attaqquer
déroute, pris
Russes; mais après Tavoir mis
soutint un comibat quelques canoris et des
en
nuémorable,
drapeanx, il
res; contre toute leur
pendant dix heus
dirent quatre mille armée, où les Russes
treize cents
hommes tués Oit
pervième
prisomniers. Les
blessés, et
dinfanterie légère, les quatrième et neudeuxième de ligue aux ordres centième et trentesy convrirent de
du général
unej perte
gloire. Nos
Gazan,
considlérable.
troopesy firent aussi
continua sa retraite sur L'ennemi, la
pendait la nuit,
Le prince
Moravic.
Soult
Murat, les maréclnux
nérent passérent la rivière de
Lannes et
toutes les
Sint-Pales, et cerles
hauteurs qui
fanbourgs de Vienne;
dominent la ville et
tier-gééral au château de Napoléon prit son quartion pereur Joseph étoit parti de Schioenbromn : l'emdes notables de
cette ville. La dépntaVienne,
II,
deharrassée des Rus20
la nuit,
Le prince
Moravic.
Soult
Murat, les maréclnux
nérent passérent la rivière de
Lannes et
toutes les
Sint-Pales, et cerles
hauteurs qui
fanbourgs de Vienne;
dominent la ville et
tier-gééral au château de Napoléon prit son quartion pereur Joseph étoit parti de Schioenbromn : l'emdes notables de
cette ville. La dépntaVienne,
II,
deharrassée des Rus20 --- Page 314 ---
MÉMOIRES
ses qu'ils détestoient, se présenta pour parlementer, avec la plus grande confiance dansla discipline
de T'armée françoise et au chef qui la conduisoit:
accorda deux
elle ne fut pas trompée. Napoléon
laisser sortir de Vienne toute la famille
jour's pour de
il ne permit à ses trouet la suite Tempereur: 3
d'y entrer que le troisième jour : elles traverpes sèrent la ville dans le plus grand ordre, passérent
le pont du Danube, et se mirent à la piste de Yarmée russe. Le corps du maréchal Davoust entra à
Vienne : toute la bourgeoisie se tint paisible, les
boutiques restèrent ouvertes, et cette occupation
au milieu du
grand ordre et de la
eut lieu,
plus
tranquillité la plus parfaite, le 22 brumaire(13 novembre 1805). On trouva, dans Vienne, deux
mille pièces de canon, T'arsenal llemieux fourni qui
et la seule fonderie de tous les
soit en Europe,
élats de la maison d'Antriche. On a fait vingt
mille prisonniers dans toutes les affaires depuis s'le
de TInn. L'empereur des François, dans
passage
Tordre du jour, témoigne sa satisfaction aux, preseiziéme et vingt-deuxième de chasseurs à
mier,
cheval, neuviéme et dixième de hussards, pour
toutes les chargés brillantes qu'ils ont faites depuis
de Vienleur entrée en Autriche jusqu'anx portes
des différens régimens de
ne, indépendammient
chasseurs à pied et des régumens de ligne quila --- Page 315 ---
DE ROCHANBEAU,
deja fait
actions. distinguer dans les bulletius des
différentes
Le prince Murat, les
ne lardèrent pas à atteiadre généraux Lànnes et Soult
à Hollabrun.
Tarnée russe
Après un combat de quiétoit
Tasd-de-cmp général de
cavalerie, 2
proposa au prince Murat Tempereur de Russie
Tarmée russe, avec la liberté une capitalation pour
dans les états de son maitre. de faire sa retraite
la ratifier
Napoléon refusa
jusqu'à ce qu'elle eût été
de
Tempereur étoit
de Russie, Le reste
siguée par
encorc avec eux, demanda à dAntrichiens qui
pereur des François
se retirer, L'em:
y consentit.
Quoiquil fit stipulé dans cette
posée que les deux armées
convention prodans leur position
resteroieut en présence
des mouvemens respective, les Russes ayant fait
dont ils étoient le pour mettre en retraite les effets
leur avoir
plus embarrassés, Murat,
signifié la rupture de
après
attaqua aà Junterslorf,
Tarmistice, les
Russes furent tués, deux près de Znaim. Deux mille
pièces de canon,
mille ptisonuiers, douze
sins furent pris. beaucoup de bagages et de magapoursuivre
L'empereur des Francois les
jusqu'a une marche
fit
para de Brunn.
d'Olmutz, et s'emfit encore quelques Laaneganiedn prince Muratleur
ayant rassemblé six prisonuiers; mille
mais Tarmée russe
dre le chemin de leur cavaliers, voulut défens
retraite avee vigueur. Ils
Deux mille
pièces de canon,
mille ptisonuiers, douze
sins furent pris. beaucoup de bagages et de magapoursuivre
L'empereur des Francois les
jusqu'a une marche
fit
para de Brunn.
d'Olmutz, et s'emfit encore quelques Laaneganiedn prince Muratleur
ayant rassemblé six prisonuiers; mille
mais Tarmée russe
dre le chemin de leur cavaliers, voulut défens
retraite avee vigueur. Ils --- Page 316 ---
NÉMOIRES
firent une charge avec beaucoup de valeur et quelsuccès; mais le prince Murat fit avancer les
que
cuirassiers et la garde à cheval de T'empereur aux
ordres du maréchal Bessière, qui les forcèrent de
plier, et décidèrent leur retraite. L'empereur des
François fit prendre position à son armée, et son
quartier-général à Brunn, dont il fit réparer les
fortifications. Le maréchal Bernadotte arriva avec
son corps, et une partic de l'armée bavaroise aux
ordres du général Wreden, qui fut postéeà Iglau,
sur la gauche de la grande armée.
L'empereur des François donna quelque repos à
d'Allemagne envoya deux
ses troupes; Tempereur
plénipotentiaires pour demander la paix, qui entrèrent en négociation avec le ministre des relations extérieures.
Le général Baraguay-dilliers fit une incursion
de Pilsen, que Tarchien Bobeme,juwprian-dala
duc Ferdinand lui abandonna pour se retirer sur
Praguc.
La réserve du général Marmont resta sur la
Muer, oùr elle s'étoit emparée de Léoben, de Judembourg getdeCratz en Stneypsurdaunerdanmin
au maréchal Ney, qui chassa entièrement du Tirol
lereste des troupes delarchiduc Jean, et menaçoit
de près Clagenfurt et toute la Carinthic. Il s'empara de Brixen et de Botzen, et se réunit à la gauche
de larmée d'Italie. --- Page 317 ---
DE ROCHANERAU,
L'avant-garde du maréchal
50g
sentée aux portes de
Davoust xavitpre
Palfi, au
Prosbourg, Le comte de
tralitéde metedisliepedaten la Hongric.
proposa laincuconsentit, à condition L'empercur des François y
troupes des armées
qu'ils retireroient leurs
roient
dAntriche, et qu'ils continueLarmée aprovionner la ville de Vieune.
sena débuta, dhalie, le
aux ordres du maréchal
18 octobre
Masune action fort vive,
au
par
(-6vealonbsiro),
forçant les ponts
passage de TAdige, en
trichiens, dans la gardés et retranchés par les Auleur territoire.
partie de Vérone qui étoit
sur
Iy eut un second combat
prendre uu déachement
pour envelopper et
Tintention de rejoindre revenant du Tirol, dans
corps, composé de cing Farchiduc mille
Charles. Ce
prisonuier. L'armée de
hommes, fut fait
un combat tres-vifà
Tarchiduc Charles soutint
Massena se
Caldiero, le 20 octobre.
chiduc Charles présenta fit surle." Tagliamento, oùt Tarlerie, mais céda le une charge brillante de cavamain; il céda de même passage de cette rivicre le lendeGoritza, Palma-Nova, ceux de TIzonzo, Gradiska,
que Tempereur, son
forcé par tous les revers
la Haute et la Basse frére, essuyoit dans le Tirol,
de se retirer à Leiback, Autriche, Il prit enfin le
sur la
parti
niole, et dabandonner
frontière de la CarTrieste, dont Tarmée fran-
, mais céda le une charge brillante de cavamain; il céda de même passage de cette rivicre le lendeGoritza, Palma-Nova, ceux de TIzonzo, Gradiska,
que Tempereur, son
forcé par tous les revers
la Haute et la Basse frére, essuyoit dans le Tirol,
de se retirer à Leiback, Autriche, Il prit enfin le
sur la
parti
niole, et dabandonner
frontière de la CarTrieste, dont Tarmée fran- --- Page 318 ---
MEMOIRES
çoise s'empara. Il fit sa retraite par Ia Carniole et la
Croatie vers la irontière de la Hongrie.
Massena avoit laissé dans les environs de Padone,
pour bloquer Venise, le corps frand ois revenu de
Fétat de Naples, aux ordres du général Gouvion
de Saint-Cyr, après que la cour de Naples eut acceptéla nentralité que Tempereur des Françoislui
avoit offerte. Le prince de Rohan, à la tête dun
corps de troupesquisortoit du Tirol, se présenta par -
Balsano, pour tâcher de se retirer par le chemin de
Mestre,à Venise.Le général Saint-Cyravoit envoyé
l'ordre aul général Regnier de lui couper le chemin.
Celui-ci, en combattant vigoureusement, fut obligéde céder-quelque terrain. Le général en chef, à
la tête de la division des Polonois, s'en aperçut,
fit charger avec succès le dos de l'ennemi, tandis
que Regnier attaqua de nouveau son front. Ce
corps de Rohan fut enveloppé et forcéde se rendre à Villafranca, après s'être défendu avec beaucoup de vigueur. Six mille prisonniers, douze
canons, six drapeaux furent le résultat de cette
journée.
de
d'Al-
- Les deux plénipotentiaires T'empereur
lemagne ne tardèrent pas à se démasquer : ils n'avoient pour but que d'endormir la vigilance de
l'empereur des François.
L'empereur de Russie, après avoir parcourt
chercher
différentes cours d'Allemagne pour y
s'être défendu avec beaucoup de vigueur. Six mille prisonniers, douze
canons, six drapeaux furent le résultat de cette
journée.
de
d'Al-
- Les deux plénipotentiaires T'empereur
lemagne ne tardèrent pas à se démasquer : ils n'avoient pour but que d'endormir la vigilance de
l'empereur des François.
L'empereur de Russie, après avoir parcourt
chercher
différentes cours d'Allemagne pour y --- Page 319 ---
DE ROCHANDEAU,
51I
des alliés, crut pouvoir prendre le
en faisant contremarcher
premier rôlé,
Il vint à la tête de
ses armées sur Olmutz.
quatre-vingt-dix mille
se réunir à T'empereur
hommes
fait rejoindre
d'Allemagne, qui s'y étoit
par vingt-cinq mille hommes de ses
troupes, qu'il avoit tirés de la Bohëme,
Une nuée de Cosaques, soutenue de la
russe, fit plier les
cavaleric
avant-gardes du
et s'empara de la position de
prince Murat,
Alexandre fit
Vischau. L'empereur
appuyer cette démarche par des négociatenrs bien plus extraordinaires
TempereurJoseph. Ils
que ceux de
léon n'étoit
prirent un ton auquel Napopas accoutumé, et qu'il eut la
d'entendre. Il ne lui fut
patience
cette troupe de
pas difficile de prévoir que
jeunes gens qui entouroit
reur Alexandre, Tentraincroit,
T'empede
avec la
leurâge, dans quelque fausse démarche. présomption
le parti de Tattendre
Il prit
ner la leçon
ponr en profiter, et leur donque le coup-d'ceil du maitre
ses écoliers. Il commenca
prépara à
nuit pour aller
par faire une retraite de
rières,
prendre, à trois lieues sur les derune position qu'il lft fortifier à la
toute la démonstration de la
hâte, avec
tude. Dans toute cette
plus grande inquiéjeunesse, il
tout un prince dOlgoroncky,
distingua suraccrédité de Tempereur
aide-de-camp trèsAlexandre,et gni
à
Napoléon avec toute la hauteur la
parla
et. Tignorance qu'on auroit
plus grossière,
eu de la peine à passer
prendre, à trois lieues sur les derune position qu'il lft fortifier à la
toute la démonstration de la
hâte, avec
tude. Dans toute cette
plus grande inquiéjeunesse, il
tout un prince dOlgoroncky,
distingua suraccrédité de Tempereur
aide-de-camp trèsAlexandre,et gni
à
Napoléon avec toute la hauteur la
parla
et. Tignorance qu'on auroit
plus grossière,
eu de la peine à passer --- Page 320 ---
MÉMOIRES
à un héraut d'armes du roi d'Angleterre. Il contint
son indignation, et ne tarda pas à être récompensé
de sa patience imperturbable.
Le 1O frimaire, Tempereur des François aperçut, du haut de son bivouac, l'armée russe commencant, àla portée du canon de ses avant-gardes,
une marche de flanc pour tourner entièrement sa
droite. Cette armée défiloit sur unel ligne de quatre
lienes de longueur, avec une confiance que Napoléon cherchoit à augmenter, en ne faisant aucun
mouvement pour les troubler dans cette belle manoeuvre. Ils avoient tous la crainte quel'armée francoise ne leur échappât.
La gauche des François étoit bien appuyée à un
plateau fortifié d'une artillerie formidable:1 le maréchal Lannes la commandoit. La droite étoit à des
bois et à des lacs que les généraux russes cher-,
choient à tourner. Napoléon en fit sontenirlextrémité par le corps du maréchal Davoust, détaché
hors de ligne. Ladroite de celle-ci étoit confiée au
corps du maréchal Soult, ayant sa gauche à celui de
Bernadotte, qui ocenpoit le centre. Celui-ci se réupissoit à toute la cavalerie aux ordres du prince Murat, dont la gauche joignoit la droite du maréchal
Lannes. Toutes les colonnes d'infanterie étoient
enbusquées derrière des bois et des ravins. L'empereur des François étoit à la tête de sa réserve, --- Page 321 ---
DE
composée de tontesl ROCHANTEAT U.
dixbotaillons
les troupes de sa
des grenadiers.
maison, et de
Le II frimaire, ou I.Cr
vant, dès qu'il eut bien décembre, au soleil letous ses maréchaux chacun nétoyé Thorizon, il envoya
avoir donné ses derniers à leur poste, après leur
voust arrêta Tennemi ordres. Le maréchal Dataille commença. Les derrière la droite, et la bade
divisions de Vandamme
Saint-Hlilaire, aux ordres du
et
chargérent lal lignee
maréchal Soult,
che de leur
ennemie, et
droite, en
rependentkurges
prince Murat s'ébranla perçant par le centre. Le
chal Lannes,
avec la cavaleries le
avec la sicnne, suivit le
marévement. Ils firent les
même moudroite de l'ennemi charges les plus brillantes. La
étant déjà
entièrement coupée,
rompue, et sa gauche
rétablir ce
Temperee
désordre, fit
Alexandre, pour
ordres du prince
charger toute sa garde aux
un premier
Constantin, son frère; elle
ligne.
succès, et rompit un bataillon
eut
L'empereur des
de notre.
chal Bessière de faire François ordonna au marégarde, qui battit et rompit charger une partie de sa
russe, dont les
entièrement la garde
virent, des hauteurs empercurs Joseph et Alexandre
Au méme instant dAusterliz, le
la déroute totale,
dres du maréchal
centre de Tarmée, aux
Bernadote,
orrégimens soutinrent une
s'avança; trois de ses
valerie ennemie; toutes les très-belle charge de la cacharges du prince Ma-
notre.
chal Bessière de faire François ordonna au marégarde, qui battit et rompit charger une partie de sa
russe, dont les
entièrement la garde
virent, des hauteurs empercurs Joseph et Alexandre
Au méme instant dAusterliz, le
la déroute totale,
dres du maréchal
centre de Tarmée, aux
Bernadote,
orrégimens soutinrent une
s'avança; trois de ses
valerie ennemie; toutes les très-belle charge de la cacharges du prince Ma- --- Page 322 ---
MÉMOIRES
rat et du maréchal Lannes furent rapides et victorieuses. La division du général Caffarelli sy distinguajcelles des cuirassiers s'emparérent desbatteries
de Tennemi. A une heure après midi, la victoire
étoit décidée, et n'avoit pas été un instant douteuse.
La canonnade ne se soutenoit qu'à notre droite,
la gauche de lennemi isy trouvoit dans un fonds,et
acculée à un lac. Napoléon sy porta avec vingt
pièces de canon de sa réserve; ce corps fut chassé
de position en position, et vingt mille hommes se
jetérent dans Teau, dont la plupart se noyèrent
dans ces lacs. Deux colonnes, chacune de quatre
mille Russes, mirent bas les armes, et se rendirent
prisonnières, avec tout le parc d'artillerie. Cent
soixante-dix pièces de canon, quarante-cinq drapeaux, parmi lesquels sont les étendards de la garde impériale, tombérent entre nos mains. Quinze
généraux pris, plus de vingt mille prisonniers, et
plus de vingt mille restés sur. le champ de bataille.
La perte des François monta à huit cents hommes tués, et trois mille blessés. Le général SaintHilaire, quoique blessé, resta toute la journée à
l'action, et sy couvrit de gloire. Les généraux de
division Kellermann et Walther; les généraux de
brigade Valhubert, Thiebaut, Sébastiani, Camde Tempereur, sy dispan et Rapp, aide-de-camp
tinguèrent. Ce dernier, à la tête des grenadiers de
le champ de bataille.
La perte des François monta à huit cents hommes tués, et trois mille blessés. Le général SaintHilaire, quoique blessé, resta toute la journée à
l'action, et sy couvrit de gloire. Les généraux de
division Kellermann et Walther; les généraux de
brigade Valhubert, Thiebaut, Sébastiani, Camde Tempereur, sy dispan et Rapp, aide-de-camp
tinguèrent. Ce dernier, à la tête des grenadiers de --- Page 323 ---
DE ROCHAMREAU..
la garde, prit le prince Repuin, commandant
chevaliers de T'empereur de Russie. Le
les
rat se lone
prince Mubeancoup des belles manoenvres
néral
du géKellermann, et des charges brillantes des
néraux Nansouti et d'Hautpoult.
g6les colonels Coutout
Legénéral Friant,
et Dumoutiersy sont fait remarquer, ainsi que le
cinqsonte-cingitiène, le quarante-cinqnième, le quatorzième, le trente-sixième, le quarantième, le
div-septième et le cinquante-septième..
mais on s'arrête,
faudroit nommer toute Tarmée.
parce qu'il
sous-lientenant
Mon petit-fils,
à
au premier régiment de chasseurs
cheval, joua son rôle avec bien da
les charges brillantes
courage dans
à toute
que le princé Murat fit faire
sa cavalerie. Son malheureux
jours enfermé dans les
père étoit touprisons
A la pointe du jour du
dAngleterre.
Lichtenstein vint
lendemain, Ic prince de
parlementer au nom des deux
empereurs, quoique Tarmée russe, réduite à
tié, sans artillerie, sans
moid'être cernée
bagages, fit sur le point
par T'ariée françoise;
la générosité de lui accorder
Napoléon eut
qu'elle évacuera,
une trève, à la charge
par journées
et les deux Gallicies,
d'élape, TAllemagne
et qu'eile retournera dans son
pays.
L'empereur des Frauçois
heures à courir son
passa quarante-hnit
champ de bataille, et à faire
transporter tous les malheurenx blessés, amis
ou
fit sur le point
par T'ariée françoise;
la générosité de lui accorder
Napoléon eut
qu'elle évacuera,
une trève, à la charge
par journées
et les deux Gallicies,
d'élape, TAllemagne
et qu'eile retournera dans son
pays.
L'empereur des Frauçois
heures à courir son
passa quarante-hnit
champ de bataille, et à faire
transporter tous les malheurenx blessés, amis
ou --- Page 324 ---
5:6
NÉJOIRES
ennemis. Il reçut dans sson bivouac, le 15 frimaire
ou 3 décembre, la visite del T'empereur Joseph. 0 La
conférence dura deux heures. Il ne dissimula
pas
tant en son nom qu'à celui de l'empereur de Russic, tout lc mépris queleurinspiroit la conduite de
TAngleterre. Ce sont des marchands qui mettent
le feu dans le continent, pour s'assurerle commerce du monde entier. Il assura qu'ils étoient tous
deux résolus à faire leur paix particulière, en séparant totalement leurs intérêts de celui de TAngleterre. Ils convinrent dun armistice et des principales conditions de la paix, à laquelle vont travailler
les plénipotentiaires nommés.
L'empereur Napoléon avoit envoyé son aide-decamp Savary à l'empereur de Russie, pour avoir la
ratification des premières conventions faites à la
demande de l'empereur d'Allemagne. Alexandre,
en les acceptant, lui demanda quelles sûretés Napoléon exigeoit de lui. Votre parole, répondit Savary, etjej pars pour arrêter toutes nos,avant-gardes
quienveloppent VOS troupes. Je vous la donne, répliqua Alexandre. Savary partit pour faire contremarcherl le corps du maréchal Davoust, qui les serroitau plus près, leur coupoitle chemin de Goding
etle] passage de la Marsch.
Napoléon an'oublia pas, dans sa conférence avec
T'empereur Josepli, de lui dévoiler toutes les intrigues de son cabinet, absolument corrompu par les
pars pour arrêter toutes nos,avant-gardes
quienveloppent VOS troupes. Je vous la donne, répliqua Alexandre. Savary partit pour faire contremarcherl le corps du maréchal Davoust, qui les serroitau plus près, leur coupoitle chemin de Goding
etle] passage de la Marsch.
Napoléon an'oublia pas, dans sa conférence avec
T'empereur Josepli, de lui dévoiler toutes les intrigues de son cabinet, absolument corrompu par les --- Page 325 ---
DE ROCHANDEAE,
guinées
dAngleterre. Il marqua la plus
time au prince de Lichtetistein,
grandé esthier les conditions
qui signa avec Ber
de Tarmistice.
L'armée françoise prit ses quartiers d'hiver dans
tousles états de la maison d'Antriche,
grande partic du royaume de Bohéme laissant une
prince de
à Tarmée dà
Lichtenstein, à la charge
aucune
den'y recevoir
troupe étrangère, et de n'y faire
nouvelle levée. Le maréchal Bernadotte aucune
la partie méridionale; lei maréchal
en occupa
vie; le maréchal
Mortier la MorsHongrie,
Abenbnsoeipentas
pour assurer sa nentralité; le maréchal
Soult Vienne et la
Marmont la
Basse-Autriches le maréchal
Surie; le maréchal
la
le maréchal
Ney Carinthic;
Massena la Carniole; le maréchal Augereausétendit be
en réservedans lcs cercles dei
et de Franconie,
SouaMein. Le
jusqu'à la rive gauche du
général Saint-Cyr eut l'ordre de
sur Naples, pour détrônerla
marcher
trabison dans la
reine, et la punir desa
rupture d'un traité de neutralité
qu'elle avoit sollicitéct ratifié. Les électeurs de
vière et de Wurtemberg
Bapremier
prirent le titre de rois. Le
occupa le Tirol par ses troupes, et
partie de la Souabe
une
les siennes dans les autrichienne;l le second établit
autres états de lai
tenant à la maison d'Autriche, Souabe, apparles électeurs de
qu'il partagea avec
Bavière et de Bade,
sa convenance
chacun suivant
pour son arrondissement.
ct ratifié. Les électeurs de
vière et de Wurtemberg
Bapremier
prirent le titre de rois. Le
occupa le Tirol par ses troupes, et
partie de la Souabe
une
les siennes dans les autrichienne;l le second établit
autres états de lai
tenant à la maison d'Autriche, Souabe, apparles électeurs de
qu'il partagea avec
Bavière et de Bade,
sa convenance
chacun suivant
pour son arrondissement. --- Page 326 ---
MÉMOIRES
La paix fut définitivement
ce et T'Autriche, le 6
signée entre la Frannivôse, par M. de
rand, ministre des relations
Talleyprince de Lichtenstein.
extérieures, et M. le
Cest ainsi qu'après deux
campagnes darrière-saison, d'un mois chacune, les
états del'empercur furent
troisième
subjngés, et que dans le
mois, toutes les négociations de la
furent terminées.
paix
Article I".LaFrance continnera de
toute souveraineté les territoires
posséder en
au-delà des Alpes, qu'elle a réunis ou incorporés à T'empire françois, ou qui sont régis par les administrations
françoises. Les dispositions faites
relativement aux
par Napoléon,
principautés de Lucques et de
Piombino, sont confirmées.
II. L'empereur d'Allemagne reconnoît
reur des François comme roi d'Italie, Tempement à la déclaration
conformétitre, des'en
qu'ila faite, en acceptant ce
démettre en faveur du
se donnera aussitôt
les
successeur qu'il
nommées auront
que
puissances qu'il y a
rempli les conditions
trouvent exprimées. L'emperenr
quis'y
à reconnottre, lors de Ja d'Allemagne sengage
séparation des deux couronnes, le successeur que T'empereur des
se sera donné comme roi d'Italie.
François
HiepewwdAllesgpes renonce à la
des états de la république de Venise, dont il partie
est en
possession, et consent qu'ils soient réunis à
perpé-
'il y a
rempli les conditions
trouvent exprimées. L'emperenr
quis'y
à reconnottre, lors de Ja d'Allemagne sengage
séparation des deux couronnes, le successeur que T'empereur des
se sera donné comme roi d'Italie.
François
HiepewwdAllesgpes renonce à la
des états de la république de Venise, dont il partie
est en
possession, et consent qu'ils soient réunis à
perpé- --- Page 327 ---
DE ROCHANBEAU.
d'Italie; savoir : Venise et ses
tuité à la couronne
la Dalmatie véniétats de Terre-Ferme, l'Istrie et
vénitiennes de TAdriatique, et les
tiénne, les iles
places et forts qu'elles renferment. reconnoitl les élecIV.L'empereur d'Allemagne
sous le titre
teurs de Bavière et de Wurtemberg,
le
ont pris. Il cède au roi de Bavière
deroi qu'ils
d'Eischtadt, la partie du
Burgaw, la principanté
de Télectorat de
territoire de Passaw faisant partie
les comtés de Tirol, Brixen et Trente,
Salzbourg,
le comté de. Holes seigneuries du Vorarlberg, la ville et le terrihenems, ceini de Koenigsech,
toire de Lindau.
les cinc villes
V.Il cède au roi de Wurtemberg
Hohenberg, le landgraviat de Nellemdu Danube,
d'Altorff, la partie du Brisgaw
berg, la préfecture
wurtemberfaisant enclave dans les posessions
Brennet
geoises, lesvilles et territoiresd deWillingene
tingen. VI. Il cede à Télecteur de Bade T'Ortenaw, le
de T'enclave ci-dessus indiBrisgaw; àl T'exception
de
quée; la ville de Constance ct la commanderie
Meinau.
à l'arVII. Le pays de Salzbourg, appartenant
à Tempire d' Auchidue Ferdinand, sera incorporé
céderaà
triche, à titrede duché. Le roi de Bavière
Télecteur de Salzbourg la principauté de Wurtzson titre électoral sera transfébourg, sur laquelle --- Page 328 ---
MÉMOIRES
ré; Napoléon lui promet ses bons oflices pour lui
faire obtenir, le plutôt possible, une indemnité
pleine et entière.
VIII, La dignité de grand-maitre de l'ordre
Teutonique, les domaines dépendant de Mergentheim, ainsi qué'les domaines dont Jedit ordre se
trouveraen] pssioan,dniasdreilekxendhosredms
la descendance masculine, par ordre de primogéniture, à cclui des princes de la maison impériale
qui sera désigné par l'empereur d'Allemagne.
IX. Le roi de Bavière pourra réunir à Ses états
la ville d'Augsbourg, et la posséder eri souveraineté; le roi de Wurtemberg pourra en user de
mêmédu comté del Bondorff. Les deux rois exerceront dans leurs états les mêmes droits de souveraineté dont jouissent dans leurs états allemands l'empereur d'Allemagne et le roi de Prusse.
X. Lés hautes parties contractantes se garantissent respectivément Tintégrité de leurspossessions,
d'après le présent traité de paix, et reconnoissent
Tindépendance des républiques helvétique et batave.
XI. Les prisonniers seront restitués dans quarante jours; et dans le délai de deux mois les troupes françoises et alliées auront évacué] la totalité des
états héréditaires de Tempereur d'Allemague et
d'Autriche.
Ily eut quelques incidens qui retardèrent la re-
Tintégrité de leurspossessions,
d'après le présent traité de paix, et reconnoissent
Tindépendance des républiques helvétique et batave.
XI. Les prisonniers seront restitués dans quarante jours; et dans le délai de deux mois les troupes françoises et alliées auront évacué] la totalité des
états héréditaires de Tempereur d'Allemague et
d'Autriche.
Ily eut quelques incidens qui retardèrent la re- --- Page 329 ---
DE
mise des bouches ROCHAWEEAE.
vénilienne, dont du Cattaro, dans la
Leprince un général russe s'étoit Dalmatié
lic, fut
Eugene de
emparé,
marié à
Besulurusis,
reur des
Munich, en présence vie-roidfa de
la fille François et de
Tempeainée du roi de Timperatrice Bavière
sa mère, avec
fenme, néc princesse
et de sa première
Les événemens Darmstadt.
les armées
si multipliés et si brillans
grandes françoises, contre les armées de
dans
puissances
terre des
oublier un combat demep impériales, ne doivent pas faire
Nelson
imémorable, oùt
roique déploya tous ses talens et le
Tamiral
qui Tacompegnoit dans
courage hénavales, qu'il termina
toutes ses batailles
I'croisoit devant
parla mort la plus
en vaisseaux du Cadix avec une floute glorieuse.
de France
premier rang.
formidable
et dEspagne, L'escadre combinée
voulut sortir pour la
plus forte en
lation de Tamiral combattre. Il paroit, nombre,
espagnol, qu'elle fut
par la recommencement de Taction
percée dès le
lamiore-garde fut
par son centre, et
Il en résulta un combat enveloppée par Tamiral anglois. que
avec une perte énorme de meurtrier, corps à
Nelson fut tué, Tamiral part et d'autre. corps,
ral Gravina
Villneuve fut Lamiral
futhlessés
pris, Tamideux arméesy
plasieurs
périrent. Les contre-amiranx des
scaux de reste pour
Anglois ont des vaisrines espagnole
réparer leurs
et françoise
pertes; les maII.
n'ont pas le même
--- Page 330 ---
522 -
NÉNOIRES
avantage; la dernière surtout y fit de grandes
pertes. 1l étoit sorti de Rochefort, à peu près à la même
époque, une escadre de cinq vaisseaux de ligne,
aux ordres du contre-amiral Lallemand, qui, après
avoir battu les mers pendant quatre mois, rentra
dans son port, suivi dun vaisseau de ligne, de deux
corvettes, et de beaucotip de vmsesuemarchants,
dont la perte fut évaluce pour la marineangloise à
plus de dix-huit millions.
Pendant quele théâtre dela guerre exerçoit toutes les puissances du midi etde lest de TAllemagne, leroi de Prusse et ses alliés armérent, dans le
but apparent de protéger. la neutralité du nord de
cet empire. Son ministère étoit partagé entre les
anciens ministres 2 les généraux du grand Frédéric
ct quelques autres de nouvelle création, qui paroissaroar-tis-miog Alexandre, àla tête de ses troupes, vint lui faire une visite
et des caresses très-intéressées. Dès le commencement de l'été,le roi de Suède vint en Poméranic,
ave-lardeurd'n, jeune prince brhlant dejouerun
rôle, etisoutenu par les subsides d'Angleterre qu'il
avoit acceptés depuis long-temps. Les Anglois,
quoique contrariés parles mers les plus orageuses,
débarquérent dans Télectorat d'Hanovre une armée comidcabiefllanrieme et d' Anglois. L'empereur des François avoit retiré son armée, ,et n'a-
roi de Suède vint en Poméranic,
ave-lardeurd'n, jeune prince brhlant dejouerun
rôle, etisoutenu par les subsides d'Angleterre qu'il
avoit acceptés depuis long-temps. Les Anglois,
quoique contrariés parles mers les plus orageuses,
débarquérent dans Télectorat d'Hanovre une armée comidcabiefllanrieme et d' Anglois. L'empereur des François avoit retiré son armée, ,et n'a- --- Page 331 ---
DE ROCHANBEAU.
de quatre mille homvoit laissé qu'unc garnison
Barbou répara ct
mes à Hameln, dont le gééral roi de Prussc,
défendit les fortifications. Enlin,le
la
occupé une partie de ce, même pays, porta
ayant
partiede ses uoupes vers les firontières
plus grande
toujours sous le préteste
de Saxe et de Franconic, de ses alliés et les siennes.
de protéger Jes frontières Aleuandre,d@antjoint
Ce fut alors quc Tempereur.
bataille
cette grande
STimgemtAatiruenias décida toutes les irrésolations des
d'Austerlitz, qui
puissances du nord dela Germanie,
de
L'ancien ministre de Haugwitz eut, peu
audience de Napoléon. 1l y conjots après, une
maitre. Le roide Prusse.
firma la nentralité de son
dans toutes lcs désengagea à publier un armistice
Télectorat dHanovre, dont il se renpendancedel
forcer à la retraite toutes les
doit le garant, et de
dont il resta le
troupes qui syétoient rassemblées,
en les obligeant de se rembarquer
seul médiateur, très-court. 11 fit ravitailler par la rédans un terme
d'Hameln,et se chargence d'Hanovre la garuison
la
de tenir tout ce pays en séquestre jusqu'a
gea
conclusion de la paix.
la bataille d'AusL'empereur Alexandre, après
avoit laissé
terlitz, envoya Tordre, aul général qu'il
d'évacuer ce pays;de se çondanslepesillisnomed
retirer ses troucerter avec le roi de Prusse, pour
fit ravitailler par la rédans un terme
d'Hameln,et se chargence d'Hanovre la garuison
la
de tenir tout ce pays en séquestre jusqu'a
gea
conclusion de la paix.
la bataille d'AusL'empereur Alexandre, après
avoit laissé
terlitz, envoya Tordre, aul général qu'il
d'évacuer ce pays;de se çondanslepesillisnomed
retirer ses troucerter avec le roi de Prusse, pour --- Page 332 ---
MEMOIRES
pes paisiblement, en, traversant la Silésie, et de se
réunir au gros de son armée qui marchoit en retraite vers les frontières de Russic,
L'armée angloise et hanovrienne, pressée par
celle du roi de Prusse, n'eut d'autre partià prendre
que de joindre promptement ses vaisseaux, pour
repasser en Angleterre, en faisant des protestations.
L'Angleterre, très-mécontente de la conduite
du roi dé Prusse, donna des lettres de marque
contre tous les wwiswanspiconergient sous son
pavillon, et établit des blocus devant tous ses ports
par ses frégates et celles du roi de Suéde, son allié.
Le roi de Snède retira le gros de son armée vers
les frontières de Poméranie, laissa un détachement
dans le duchéde Lawembourg g,aquiil donna Tordre d'affronter toutes les troupes prussiennes, et
de ne céder qu'à la force.
M. d'Haugwitz étoit parti, pour aller à Paris
donner la dernière forme au traité défnitifde Talliance entre la Prusse et la France. La premiere
céda à la dernière Vesel et la partie du duché de
Clèves qui lui restoit sur la rive droite du Rhin;
elle céda au roi de Bavière le marquisat d' Anspach,
pourle dédommager du duché de Berg, que celuici remit à Tempereur des François. Ce dernier en
fit don à son beat-frère le prince Murat, général
de ses avant-gardes, avec le titre de duc de Clèves
et de Bergh. Le roi de Prusse prit possession en-
à la dernière Vesel et la partie du duché de
Clèves qui lui restoit sur la rive droite du Rhin;
elle céda au roi de Bavière le marquisat d' Anspach,
pourle dédommager du duché de Berg, que celuici remit à Tempereur des François. Ce dernier en
fit don à son beat-frère le prince Murat, général
de ses avant-gardes, avec le titre de duc de Clèves
et de Bergh. Le roi de Prusse prit possession en- --- Page 333 ---
DE ROCHAWEEAU,
tière de tout Telectorat
dEamneh,e la retraite d'Hanovre par Tabandou
francoise quiyétoit
concertée de la garnison
Le roi de Prusse restéc:
céda, par le même
principauté de
traité, la
tière des Snisses, Neufchitel, ,ct Valengin sur la frons
nistre Berthier, que Teimpereur donnaàs son
en
midistingués qu'illuiavoit reconnoisance des services
cement de la
rendas depuis le commenidernière
guerre, et spécialement de ceux dela
campagne,
Ce traité n'eut
quiavoient
pas plus de
élé faits dans cette soliditéquer tous ceux,
du grand Frédéric. Au
cour depuis la mort
et calculée de
lien de la
ce grand
politique ferme
seurs n'en avoient
hiomme, ses deux
Berlin devint
eu qu'une foible et succesLes
le foyer de toutes les versatile.
jeunes ministres vouloient
intrigues.
ciens : et la reine, la
supplanter les anmable des femmes,
plus belle et la plus ailemallcur de cette protégeoit les premiers, pour
sé à ses successeurs mhonarchie, Frédéric avoit laisétats
Tarmée la plus
trés-puiseanss mais il
brillante et des
son génie, ce qti ne sera n'avoit pu leur léguer
suite de ces mémoires: que trop vérifié dans la
Larmée
traversa Tltalie fmapoiteanrontresd du
et Tétat
prince Joseph,
rer du royaumede
romain, pour aller s'empadéjà retirés. Le roi Naples. de
Les Russes s'en étoient
Naples passa en Sicile; la
armée la plus
trés-puiseanss mais il
brillante et des
son génie, ce qti ne sera n'avoit pu leur léguer
suite de ces mémoires: que trop vérifié dans la
Larmée
traversa Tltalie fmapoiteanrontresd du
et Tétat
prince Joseph,
rer du royaumede
romain, pour aller s'empadéjà retirés. Le roi Naples. de
Les Russes s'en étoient
Naples passa en Sicile; la --- Page 334 ---
M] EMOIRES
reine ne tarda pas à les suivre, avecl les Anglois et le
peu de troupes nationales qui lui étoit resté fidèle. Le prince béréditaire se jeta dans la Calabre,
où il voulut faire prendre les armes à la masse du
peuple. Il en fut abandonné, et rédait à passer le
détroit de Messine. Lé prince Joseph établit à
Reggio un campde vitigt-cinq mille François en
face de Messine. 1l envoya le maréchal Masséna
bloquer la forteresse de Gaete, qui s'annoncoit
comme résolue à faire une longue résistance, aux
ordres d'un prince de Hesse-Philippstadh, Elle fut
prise après douze jours de tranchée ouverte et un
violent bombardement, dans lequel le prinice de
Hesse fut grièvement blessé.
L'empereur des François envoya au sénat conservateur une proclamation par laquelle il donna
à son frère Joseph le royaume de Naples; en lui
réservant tous ses droits d'hérédité à T'empiré francois;mais à la charge, à cette époque, de ne pouvoir conserver ces deux couronnes sur sa tête. I
fit, par la même proclamation, une augmentation
d'apanage de la principautéde Massa-Carrara en faveur de sa soeutr et de son beat-frere, déjà prince
de Lucques et de Piombino. II donna le duché de
Guastalla à sa sceur Pauline et atl prince de Borghèse, son mari. Il fit des réserves de duchés, qu'il
se proposa de créer, tant dans Tétat de Naples que
dans les provinces ci-devant vénitiennes de la mer --- Page 335 ---
DE ROCHANHEAU.
Adrintique, dans la
dans Tétat de
Tetre-Fere de Venise et
citoyens
Parme, en faveur des
qui lui auront rendu des généraux et
gués, soit dans le militaire,
services distinse réserva aussi des fonds soit dans létat eivil. Il
des pensions pour le même disponibles pour accorder
objet.
audience L'empereur des François donna, le 5 juin,
publique à la
une
Hollade,qui vint lui députation des états de
son frère,
demander le prince
pour roi héréditaire.
Louis,
permit de
L'emperer lui
connétable, Taccepter, et lui conserva le titre de
pour défendre ses
et de T'orient
fronticres du nord
qu'il SC chargea
protéger. La clause de ne
spécialement de
couronnes sur la même tête pouvoirréunir ces deux
Tempire, fat
en cas de Théréditéde
stipuléc comme à
prince Joseph au
Tinstallation du
royaume de Naples.
Napoléon fit
son ministre proclaner, au sénat conservateur,
Talleyrand à la
vent, et le maréchal
principauté de BénéCorvo, fielsdiscutés Bernadotte à celle de Ponteentre Naples et
qu'il se chargea de
létat de Rome
Il fit proclamer dédommager, le
sa
même jour son adhésion
permission au cardinal
et
nel, issu d'une famille Fesch, son oncle mater- 1
noble
cepter la coadjutorerie
dAllemagne, d'acà Jaquelle il étoit delélectorat de Ratisbonne,
T'empire,
appelé par Tarchichancclier
titulaire actuel.
de
adotte à celle de Ponteentre Naples et
qu'il se chargea de
létat de Rome
Il fit proclamer dédommager, le
sa
même jour son adhésion
permission au cardinal
et
nel, issu d'une famille Fesch, son oncle mater- 1
noble
cepter la coadjutorerie
dAllemagne, d'acà Jaquelle il étoit delélectorat de Ratisbonne,
T'empire,
appelé par Tarchichancclier
titulaire actuel.
de --- Page 336 ---
MÉNOIRES
Il avoit reçu le même jour T'ambassade solennelle de T'empereur ottoman, qui reconnut le
nouvel empereur françois, et renouvela ses traités
avec la France.
Cette alliance lui fit naître le désir des s'emparer
du port de Raguse et de son territoire sur la mer
Adriatique. Il déclara que cette prise de possession
ne seroit que provisoire, et qu'il rendroit à ce petit
état son indépendance, lorsque l'empereur de
Russie restitueroit I'ile de Corfou, et tout le
territoire vénitien dont il s'étoit emparé.
M. Pitt, attaqué d'un rhumatisme goutteux, fut
obligé d'aller aux eaux de Bath, où il passa les
derniers mois de Tannée 1805. Les courriers successifs quilyr recevoit rapidement, lui apportoient
les nouvelles les plus désastreuses
pour TAngle
terre et ses alliés, et les plus extraordinaires des
succès prodigieux de T'empereur des François. Il
est probable que tous les malheurs qui lui furent
annoncés dans l'état critique de sa santé, quoiqu'il
fut dans la vigueur de son ige, hâtèrent sa destruction. Il mourut le 25 janvier 1806, deux jours
après T'onverture du parlement britannique. Il fut
fort regretté dé sa nation. On lui fit un monument
dans Téglise de' Westminster, près de celui du
fameux comte de Chatham, son pére, et il lui fut
rendu les honneurs funébres les plus distingués.
Le roi d'Angleterre, pour le remplacer, compo- --- Page 337 ---
DE
sa un ministére des ROGHANEEAU.
les différens partis. Lord gens les plus célébres dans
Peuy eurent les premières Granville, M. Fox, lord
devenu lord Simouth, places. M. Adlington,
fiance, Ce nouveau y obtint une place de conférens membres, ministère fut composé de difdissidens dans leurs qui jusqu'alors avoient été fort
opinions politiques.
dans LAngletent le méme eut encore le malheur de
après
temps, le lord
perdre,
son arrivée aux Indes Comwallis, un mois
ébanclé sesi premiers
ordeantsla.agantap peine
nomie.
projets de réforme et d'écoCette nation eut des succès
dounèrent quelques
maritimes qui lui
cap de
consolations: : I. la prise du
janvier; Boun-Espéece, 2.0 un combat au commencement de.
Linois qui, à son, retour contre le contre-amiral
tré par T'escadre de Taniral en Earope, fut renconle Marengo et la frégate Warren. Celui-ci prit
le combatl le plus opiniatre qui Tacompegnoit, après
Le contre-amiral
contre des forces triples.
coup de monde : Linoisy les relations fathinadpenpendirt beauavoir rendu justice,
angloises, après lui
conviement que leur escadre
foraine
5.° un
Aistentee
de
combat dans la rade
vaisseaux françois Seno-Dosingo dans lequel
vaisscanx
combottirent avec
quatre
anglois qui furent
vigueur neuf
nobstant Tinferioriué du
tris-malumaités, nonombre des François;
contre des forces triples.
coup de monde : Linoisy les relations fathinadpenpendirt beauavoir rendu justice,
angloises, après lui
conviement que leur escadre
foraine
5.° un
Aistentee
de
combat dans la rade
vaisseaux françois Seno-Dosingo dans lequel
vaisscanx
combottirent avec
quatre
anglois qui furent
vigueur neuf
nobstant Tinferioriué du
tris-malumaités, nonombre des François; --- Page 338 ---
NENOIRES
4" enfin une escadre partie du cap de Bonne-Espérance,aux ordres de Famiral Popham,
de
sempara
Buenos-Aires, et de toute la eolonie
située à Tembouchnre de Rio de la
espaguole
-
Ces expéditions maritimes
Plata.
balancées
des Anglois furent
par des succès n1oins importans de la
marine françoise; 1. le capitaine Lherite
détraisit, sur la côte d'Afriqnte,
prit ou
tant armés que de
vingt-un vaisseaux
ordres du
conimerce; 2.° une escadre atix
contre-amiral Willatmez et de Jérôme
Bonaparte, ravitailla la
Martinique, et fit
prises dans les iles du Vent; 5.0 le
plusietrs
parte, à son retour surles côtes de jeune Bonara, dans la baie de Concarnean, Franee,s s'empaglois revenant du
dun convoi anle
Canada; F'emperenr, son frère,
nomma contre-amiral, et le reconnut comme
membre de la yonsticimpériule.
L'empereur de Russic, dans les premiers mois
de cetté amnée, avoit envoyé à Paris un
dont lamission publicque étoit
ministre,
léchange des
niers dAusterlitz; mais
prisonqui, par ses instructions
secrètes, étoit autorisé à faire sa paix
avéc la France. Il partit
particulière
l'avoir
pour Pétersbourg, après
siguée; mais fempereur Alexandre, dont le
ministère étoit
voucalAngleterre, refusa de ratifier ce traité de paix, et de restituer en
ce les bouches dui Cattaro en Dalmatie. conséquenM. Fox, beaucoup plus porté à faire la paix de
isonqui, par ses instructions
secrètes, étoit autorisé à faire sa paix
avéc la France. Il partit
particulière
l'avoir
pour Pétersbourg, après
siguée; mais fempereur Alexandre, dont le
ministère étoit
voucalAngleterre, refusa de ratifier ce traité de paix, et de restituer en
ce les bouches dui Cattaro en Dalmatie. conséquenM. Fox, beaucoup plus porté à faire la paix de --- Page 339 ---
DE ROCHANREAE.
sa nation, qu'à continner
ses alliés avoient
une guerre dans laquelle
différentés
éprouvé de si grands désastres, fit
ris. Les conditions ouvertures pour traiter de la paix à Paprincipales en étoient
venues, lorsque M. Fox vint à
déjà conmalheur des deux nations.
mourir pour le
le maitre du cabinet
Le lord Grenville resta
reçut la nouvelle de Liondres. Aussitôt ya'on
de
du désaveu donné
y
Russie au traité
par T'empereur
des armemens
quavoit signé M. Oubril, et
tent du
que faisoit le roi de Prusse, méconlédérations partage qui lui étoit réservé dans les
dont il va être
condale fut
question, lord Lauderrappelé, et revint en
La diète de
Angleterre.
TEmpire fut
on lni substitna le
anuléea Ratisbonne;
en trois coufedérations projet de partager TAllemagne
séparées.
Napoléon se réserva la
Rhin : les rois de Bavière protection de celle du
lecteur de Bade, le
et de Wartenberg, T6les
laudgrave de
prinees de la maison de
Hese-Durmstidt,
Sins de ce fleuve,
Nassau, et autres voisans déroger à leur composcerent cette fédération
respectifs.
sonveraineté dans leurs états
Larchichancelier de
son titre ctsa résidence de
TEmpire transféra
Lélecteur de
Ratisbonne à Francfort.
'che, ci-devant Waniahoung, de la maison d'Antritin dés menibres grand-dac de Toscane, se
de la confédération
déclara
L'emipereur
du Rhin.
d.AUlemmgne,
renonçant à ce titre,
à leur composcerent cette fédération
respectifs.
sonveraineté dans leurs états
Larchichancelier de
son titre ctsa résidence de
TEmpire transféra
Lélecteur de
Ratisbonne à Francfort.
'che, ci-devant Waniahoung, de la maison d'Antritin dés menibres grand-dac de Toscane, se
de la confédération
déclara
L'emipereur
du Rhin.
d.AUlemmgne,
renonçant à ce titre, --- Page 340 ---
MÉNOIRES
restreignit son empireà celui de tous ses états hé-:
réditaires, et à la protection de quelques princes
quiy restoient enclavés.
Le roi de Prusse ne fut pas si facile à contenter.
Fierd'avoir conservé et même augmenté ses forces
au milieu de tous les malheurs que la guerre de
l'année précédente avoit causés aux grandes ptissances ses voisines, et soupçonnant la France dans
sa négociation avec F'Angleterre, de vouloirluirendre Télectorat d'Hanovre, à laquelle cette dernière
puissance attachoit un grand prix; il chercha à prévenir cette restitution, et à s'en dédommager aux
dépens des états de la Saxe. Il négocia avec TAngleterre, et lui offrit de ne posséder cet électorat
qu'à titre de dépôt, pendant la durée de la guerre.
Il tranquillisa l'électeur de Hesse-Cassel, en lui offrant de garder la neutralité. Il porta la plus grande
partie de ses armées pour envahir toute la Saxe
électorale et ducale. Cette invasion fut faite avec la
plus grande rapidité. La reine de Prusse appuyoit
le parti qui, de concert avec la Russie, stimuloit
le roi et échauffoit la jeunesse de Berlin, déjà mise
en mouvement par d'autres impulsions étrangères.
Le roi de Prusse appuya la droite de ses troupes
à Mulhausen et Eisenach, et sa gauche à Hoff,
sur la frontière du margraviat de Bareuth; son
centre à Gotha, Weimar et Erfurt, où étoit son
quartier-général, et la reine qui Taccompagnoit.
appuyoit
le parti qui, de concert avec la Russie, stimuloit
le roi et échauffoit la jeunesse de Berlin, déjà mise
en mouvement par d'autres impulsions étrangères.
Le roi de Prusse appuya la droite de ses troupes
à Mulhausen et Eisenach, et sa gauche à Hoff,
sur la frontière du margraviat de Bareuth; son
centre à Gotha, Weimar et Erfurt, où étoit son
quartier-général, et la reine qui Taccompagnoit. --- Page 341 ---
DE ROCHANEEAU,
Larmée de Idecteur de
pes des branches ducales Saxe, et toutes les. trou-,
porer dans les
furent forcées de sincorcorps séparés. troupes prusiennes en différens
Napoléon, qui
ciens
comptoit sur la
généraux et ministres du
sagesse des antrompé dans ses
grand Frédéric, fut
ne et du duc de espérances. Linfluence de la reitous les
Brunswick, qui se
généraux et
mitala tête de
roient la
ministres prussiens
de
guerre, fit pencher la
qui désicette opinion. Napoléon
balance en faveur
ciation. Il avoit
cessa alors toute
dans les cercles conservé différens
négoconie. Il
dAnriche, de Souabe corps d'armée
partit à la fin de
et de Franbler ses forces vis-a-visl septembre pour rassemblit sur Tangle saillant Tarmée prussienne. Il s'étaSchweinfit et
que forme le Mein entre
Bamberg, et son
Wantbourg, le
dont il fortifia la qmarior-géndal à
maréchal Soult, suivi du citadelles tandis que
corpsde Bavarois,
maréchal Ney et d'un
reuth, et tournoit s'emparoit du margraviat de
sienne
Taile gauche de
Bapar Hoff et Plauen.
Tarmée prusLes avant. - gardes
Saxe le 8 et le
françoises
Lannes
9 d'octobre. débonchèrent en
et du
Celles du maréchal
d'armée du maréchal eeateaenee par lescorps
Lremirereenttre Bernadotie et du maréchal
battirent le IO
Cronach, de
octobre, à Scbleist Salsfeldi, et
et à Auma,
de
Bapar Hoff et Plauen.
Tarmée prusLes avant. - gardes
Saxe le 8 et le
françoises
Lannes
9 d'octobre. débonchèrent en
et du
Celles du maréchal
d'armée du maréchal eeateaenee par lescorps
Lremirereenttre Bernadotie et du maréchal
battirent le IO
Cronach, de
octobre, à Scbleist Salsfeldi, et
et à Auma, --- Page 342 ---
MÉNOIRES
Taile gauche tournée des Prussiens, qui cherchoit
à se rapprocher du centre de son armée. Leprince
Louis-Ferdlinand de Prusse fut tuéà la première
charge; sa troupe et celle du général Sauenzien,
des
qui commandoit un corps d'infanterie replié
Smbilendufeeleemdienemerres
de-trente pièces de canon, de beancoupdel bagages
el de magasins; le amaréchal Bernadotte les fit poursuavre jusqu'a Gera et Zeist.
L'empereur des François, qui conduisit cette atGera,
maréchal Davoust à
taque jusqu'a
eonvoya.le
Naumbourg, sur la Saal, y prendre position pour
soutenir le prince Murat, dont les troupes legéy
de Leipres suivirent Tennemi jusqu'aux portes
sick; tandis que Jes maréchaux Lannes et Augereau
observoient à Jéna et Kola Jes débouchés de Ja
Saal, derrière lesquels se formoient A.
le centre ctla
droite de Tarmée prussienne. Napoléon, dans la
journée du 13 et dans Ja matince du 14, s'occupa
de rassembler toutes ses divisions dispersées, et de
s'emparer de tous les.débouchés de Ja Saal.11 saisit,
en avant de Jéna, un plateau que l'ennemi avoit
négligé, et s'en servit avec Thabileté d'un grand
maitre pour assurer le débouché du centre de son
armée. Le maréchal Davoust avoit, dès la poiute
du jour, occtipé les défilés de Kozen, en, avant de
Naumbourg, oi il se maintint toute la journée
contre de furiçuses attaqucs de Farmée prussienne;
és de Ja Saal.11 saisit,
en avant de Jéna, un plateau que l'ennemi avoit
négligé, et s'en servit avec Thabileté d'un grand
maitre pour assurer le débouché du centre de son
armée. Le maréchal Davoust avoit, dès la poiute
du jour, occtipé les défilés de Kozen, en, avant de
Naumbourg, oi il se maintint toute la journée
contre de furiçuses attaqucs de Farmée prussienne; --- Page 343 ---
DE ROCIANEEAU.
s'acharna sans succès à vouloir le déposter.
qui
Ilsy couvrit de gloire.
et se porta sur
Bernadotte ariva à son secours, darmée de
à Dombourg. Les corps
sa ganche
marchèrent toute la nuit pour
Soult et de Ney
Tempereur occlisoutenir lc plateau de Jéna, que
Lannes.
poit avec sa gurde et le corps du maréohal
plusieurs routes pour placer
Laperenryftonwirt lés débouchés à droite età
son artillerie et protéger
formoient en masses
gauche de ses troupes; quisly fondroyant. Angesous la protection de ce bastion
françoise à an
la gauche de Tarmée
reau appuyoit
bois ou il combattity vigotreisenent. début de la camLarmée prtissienne avoit, au
araverserle
détaché quelques troupes. pour
pagne,
et chercher àattapays de Fulde, le Speisserwalt,
des Francois
qJuer sur le Mein'la coumumication
Tayant
avec Francfort; mais lactivité deNapoléon
le
et donné un graud échec à sa gauche,
prévenue
les divisions
roi de Prusse rappela promptement dans la matinée de 14 OCde sa droite. Son armée,
environs de Weitobre, se trouva réunie dans-les
des
et plus en force que celle de Fempereur
mnar,
avoit encore toute sa grosse cavaFrançois, qui
du maréchal Ney en marche
lerie et le corps
brouillard futd favorapourle rejoindre. Un grand
de Napoble pour masquer toutes les dispositions
porta
léon. Anssitôt qu'il fut tombé; son audace-le --- Page 344 ---
NÉMOIRES
surlennemi. La bataille s'engagea sur le front des
deux armées, qui combattirent avec le plus grand
acharnement. Le prince Murat parut enfin avec la
cavalerie, et cette arme décida glorieusement Ja fin
de cette victoire, en enfonçant plusieurs bataillons
carrés, avec lesquels l'ennemi vouloit assurer sa retraite. La perte fut énorme du côté des Prussiens,
beaucoup moins forte de celui des François. Le
duc de Brunswick fut blessé grièvement. Lesgénéraux Schmettau et Ruchel y furent tués. Cette armée fit sa retraite par différentes routes sur Magdebourg, après savoir essuyé un nouvel échec à Halle.
L'armée de réserve, aux ordres d'un prince de
Wurtemberg, y arrivoit en même temps de Custrin ; le maréchal Bernadotte, qui cherchoit à cerJ
se, retourna du
ner une grosse colonne prussienne,
côté de cette nouvelle armée, qui fut mise en déroute après que la division du général Dupont eut
emporté la ville de Halle par une attaque très-audacieuse.
Le maréchal Soult et le prince Murat suivirent
l'armée ennemie, et emportérent sur elle quelques
avantages avant sa rentrée dans Magdebonrg-Lem
pereur des François, après avoir fait rétablir les
ponts sur IElbe à Wittemberg et Dessau, le passa
avec sa maison, et établit son quartier. r-général à
Kropstadt, sur la route qui conduit à Berlin. Les
maréchau-Lannes ctDavoust, après s'être emparés
Le maréchal Soult et le prince Murat suivirent
l'armée ennemie, et emportérent sur elle quelques
avantages avant sa rentrée dans Magdebonrg-Lem
pereur des François, après avoir fait rétablir les
ponts sur IElbe à Wittemberg et Dessau, le passa
avec sa maison, et établit son quartier. r-général à
Kropstadt, sur la route qui conduit à Berlin. Les
maréchau-Lannes ctDavoust, après s'être emparés --- Page 345 ---
DE ROCHANSEAU.
vigoureuisement de ces deux villes, les
en force pour soutenir cette position de oecupérent la
militaire de T'empereur.
maison
On assure que, la surveille de la grande bataille
du 14 octobre, Napoléon écrivit une lettre
de Prusse, qui a GiG transcrite dans
au roi
naux, dans laquelle il
tous les jourles
T'eshortoit, dans les termes
plus pressans, à éviter T'effusion du
braves soldats. On ajoute que le prince sangdeleurs de
lole, à qui cette lettre fut remise'aux
Hohencés, la fit passerà la reine,
postes avande Prusse
qui ne la rendit au roi
que le matin du jour de la bataille,
qu'il en soit, les affaires, dès la veille, étoient Quoi
engagées pour que le roi de Prusse eût
trop
ment, àla tête d'une armée aussi
pu décembattre, entrer en
ardente de comnégociation.
Il ne rentra dans Magdlebourg
Tarmée
qu'une partie de
prussienne. Plusieurs corps séparés par les
François furent forcés d'aller
sous de cette
passer TElbe au-desStettin,
place, pour chercher à se retirer sur
derrière rOder. Un gros
de
aux ordres du prince de
corps troupes,
Hoheulohe, sortit de Magdebourg pour se diriger sur la même route.
Napoléon prit alors le parti de faire
restes de cette armée les
bloquer les
Il
par divisions du maréchal
Ney. se porta avec la sienne sur la
Le
réchal Lannes arriva le 24 à Potsdam; Sprée.
maDayoust prit possession de Berlin
le maréchal
le 25; le
II.
prinée
--- Page 346 ---
MÉNOIRES
de Ponte-Corvo marcha sur Brandebourg; le maréchal Augercau arriva le 26 à Berlin; le maréchal
Lannes investit Spandau, qui se rendit par capitulation : ses canons n'y étoient pas en batterie, et
cette place n'éloit point du tout préparée à cette
visite; le maréchal Soult poursuivit ledac de Weimar, , qui n'avoit pas pu passer PElbe à Tangermunde.
On trouva à Berlin et à Spandan plus de six
cents pièces de canon, des magasins immenses de
campement, dhabillemens et de vivres. Berlin fut
abandonné par le roi et par sa garnison, avec une
telle précipitation, que la bourgeoisie n'eut que le
temps de s'emparer des portes. Ses magistrats, présidés par le prince dHaluzfeldt, en qualité de commissaire civil, en présenta les clefs à T'empereur.
des François.
Napoléon, ,en traversant cette ville, prit un maiten différent de celui qu'il avoit eu dans la capitale
d'Autriche, T'année précédente. Il crut devoir y
prendre lc ton ferme et sévère du grand Frédéric,
qui iluiavoit toujours mieux réussi que la foiblesse
et la politique vacillante de ses deux successeurs. Il
à la
noblesse de la
fit une vive mercuriale
jeune
cour,qui s'étoitp permis, avec toute Fimprudence de
son age, tant de sarcarsmes et d'insultes à la nation françoise : le maréchal Davoustya avoit observé
année précédente. Il crut devoir y
prendre lc ton ferme et sévère du grand Frédéric,
qui iluiavoit toujours mieux réussi que la foiblesse
et la politique vacillante de ses deux successeurs. Il
à la
noblesse de la
fit une vive mercuriale
jeune
cour,qui s'étoitp permis, avec toute Fimprudence de
son age, tant de sarcarsmes et d'insultes à la nation françoise : le maréchal Davoustya avoit observé --- Page 347 ---
DE ROCHANBEAT.
la plus rigide
discipline, el lagarde de
tint la même condiite.
Tempereur
Le prince de Haluzfeldt, chargé du
ment civil de la
commandeêtre mis
bourgeoisie, fat arrêté. Il alloit
au conseil de guerre, pour avoir eu des
correspondances illicites avec les
siens qui traversoient
généraux prusencore le pays de Brandebourg : sa femme, grosse de huit mois,
jeter aux genoux de Tempereur
vint SC
Napoléon, touché de
pour le justifier.
lettre
sa situation, lui montra la
interceptée de son mari comme
de
conviction qu'il lui fitlire : illui
piéce
la jeter au feu, et lui accorda permit ensuite de
mari.
la délivrance de son
Le prince Murat fat détaché
chemin de TOder au
pour couper le
Hohenlohe; illej
corps d'armée du prince de
joignit à
sa cavalerie dans
Zehdenick, oûil culbuta
Corvo
un marais, Le prince de
et le maréchal Lannes
Pontele soutenir et
marchèrent pour
mée
intercepter tous ces restes de Tarprussienne; le priuce Murat
Prentzlow, et fit mettre bas lcs
enveloppa, à
de Hohenlohe et au
armes au prince
corps de
mes qu'il commaudoit;
quinze mille hompendant que le
Milbaud, 2 à son aile ganche,
général
mes de T'aile droite de
prit seize mille homral Lasalle,
Hohenlohe, et que le génecommandant
somma et fit
Tavant-garde de Murat,
capituler la ville de Stettin. Le
gén6- --- Page 348 ---
NÉMOIRES
ral Bila, à la tête d'un corps de quatre mille hom1 ines, fut pris à Anclam par le général Becker.
Le prince Murat, le prince de Ponte-Corvo et
lemaréchal Soult poursuivirent, dans-le Mecklembourg, le général Blucher, qui, ayantréuni tous les
débris de la grande armée prussienne, fut forcé
d'entrer à Lubeck. ly combattit avec la plus grande vigueur, et fut obligé de se rendre le lendemain
à la tête de quinze mille hommes, qui mirent bas
les armes à la suite du combat le plus sanglant et
le plus meurtrier.
La place de Magdebourg capitula à la même
époque : vingt mille prisonniers et huit cents pièces de canon X furent livrés aux François.
Lavant-garde du maréchal Lannes entra à Stettin, ou l'on avoit trouvé des magasins et une artillerie immense.
Le maréchal Davoust, après avoir pris Francfort
sur TOder,s'empara de Custrin, ( 'qui se rendit à sa
sommation avec quatre mille prisonniers et cent
pièces de canon. 5
Le prince Jérôme, à la tête des Bavarois, des
Wurtembergeois et des autres troupes alliées de la
confédération, vint pour les établir dans la Silésie,
enremontant TOder vers Breslaw, capitale de cette
province dont il fit le siégc. Glogau se défendit
quelques jours et capitula avec le général Wen-
ustrin, ( 'qui se rendit à sa
sommation avec quatre mille prisonniers et cent
pièces de canon. 5
Le prince Jérôme, à la tête des Bavarois, des
Wurtembergeois et des autres troupes alliées de la
confédération, vint pour les établir dans la Silésie,
enremontant TOder vers Breslaw, capitale de cette
province dont il fit le siégc. Glogau se défendit
quelques jours et capitula avec le général Wen- --- Page 349 ---
DE ROCHANERAU,
damme, à qui le prince avoit laissé la conduite
ce siége.
de
Le corps d'armée du maréchal Davoust
àl Pozen, quil lui ouvrit ses portes ; de là sur marcha Varsovie, oit ses'succès furent arrêtés
gué à Berlin, le 16
par l'armistice sichal Duroc, le
novembre, par le grand-marémarquis de Luchezini et le général
Zastrow, ministres du roi de
tions suivantes:
Prusse, aux condi-
:
I. Les troupes que le roi de Prusse
avoir
conservées sur la Vistule se retireront à peut
berg et dans la Prusse-Royale.
Kenigs2.° Les troupes françoises
de la Prusse-Méridionale occuperont la partie
Tembouchure
sur la Vistule, jusquà
du Bug; Thorn,
et citadelle de Dantzik,
Graudentz, la ville
seront remis
Colberg et Lancaye leur
pour places de sûreté; et dans la Silésie, les places de Glogau et Breslaw,
Landshut et une ligne territoriale
Fribourg,
hême à
joignant la BoLiebau, sans y comprendre Sclweidnitz.
5.0 Les autres parties de la Prusse -
ne seront occupées
Orientale
par aucunes troupes
ses, ni prussiennes, ni russes. Sils'en françoices dernières, le roi de Prusse
trouvoit de
rentrer dans leurs
s'engage. à les faire
cevoir dans
frontières et à ne pas Cn reses états pendant tout le temps de cette
suspension.
4."Les places d'Hameln et de
Niembourg, dans --- Page 350 ---
MÉOIRES
le pays d'Hanovre, seront remises aux
leurs
François, et
garnisons se retireront à Koenigsberg.
5.Les
négociations se continueront à Charlottembourg; ; et si la paix ne se fait pas, les deux
puissances s'engagent à ne pas recommencer les
hostilités sans s'être prévenues dix jours d'avance.
Napoléon traita sévèrement le duc de Brunswick et T'électeur de Cassel : leurs
places furent
troupes et Jeurs
désarmées, leurs troupes
res, et les François prirent
prisonnieétats.
possession de leurs
Le roi de Hollande, à-la tête de Tarmée
Nord, s'étoit emparé de tous les états du roi du de
Prnsse, tant sur les côtes de la mer que dans Tintérieur de la Westphalie, jusqu'an
vint avec une
Weser, Il repartie de son armée dans ses états
de Hollande, pour y faire exécuter
del
laproclamation
Tempereur, son frère, qui, par représailles de la
conduite des Anglois sur toutes nos côtes, fit déclarer toutes les côtes
d'Angleterre en état de blocus, et fit confisquer toutes les marchandises
de
celtenation,qui furent trouvécs dans tous les
et les villes occupés
les
ports
mées.
par
conquêtes de ses arLe maréchel Mortier, après avoir soumis- la
Hesse, prit possession de Télectorat
le général
dHanowre;
Savary prit dix mille hommes dans les
places d'Hameln et de Niembourg; lc maréchal
>
côtes
d'Angleterre en état de blocus, et fit confisquer toutes les marchandises
de
celtenation,qui furent trouvécs dans tous les
et les villes occupés
les
ports
mées.
par
conquêtes de ses arLe maréchel Mortier, après avoir soumis- la
Hesse, prit possession de Télectorat
le général
dHanowre;
Savary prit dix mille hommes dans les
places d'Hameln et de Niembourg; lc maréchal
> --- Page 351 ---
DE ROGNANBEAU.
Mortier marcha jusrua
ferma totalement
Hamlbourg et Brème. II
de TElbe et du aux Anglois les ombouchures
provisoire des Wesery en prenant une possession
ce commandement villesanséatiques : il fut relévé dans
par le maréchial Brune,
nitive L'empereur des François reçut la
da roi de Prusse avec le refus réponse défition de
de la ratificaTarmistice, en
ronné de trouipes
alléguaut qulil étoit envipouvoir
russes et qu'il n'avoit
pour les cloigner de son
aucun
léon partit
territoire, Napoct arriva à Pozén sur-le-chimp de Berlin avec sa
le 27
maison,
avec acclamations
novenbre, oi il
de la noblesse
futereçu
prince Murat et le maréchal
polonoise, Le
les Russes et
Davoust chassèrent
rent
S'emparérent de Varsovie, où ils
position : leursa savant-gardes
priRusses, Les corps
poursuivirent les
darmée des
reau et Lannes marehérent
maréchanx Auger
Vistule.
en même temps vers la
Toutes les atitries divisions de
tion dé celle du maréchal
Tarmée, à Texcepra de tout le
Mortier , qui s'empamouvement et Mectilenboorges suivirent le même
tule. Le maréchal marchérent en Pologne sur la Visblit une tête de Ney S'empara de
pont formidable, Thom.ydamaréchal Davoust en établissoit tandis que le.
dessus de T'embonchure du
une pareille auLes
Bug.
giandnueBlanigaene et
Bunhoewden, àla tôte
dé celle du maréchal
Tarmée, à Texcepra de tout le
Mortier , qui s'empamouvement et Mectilenboorges suivirent le même
tule. Le maréchal marchérent en Pologne sur la Visblit une tête de Ney S'empara de
pont formidable, Thom.ydamaréchal Davoust en établissoit tandis que le.
dessus de T'embonchure du
une pareille auLes
Bug.
giandnueBlanigaene et
Bunhoewden, àla tôte --- Page 352 ---
NÉMOINES
des avant-gardes russes, s'étoient retirés
frontiere dès
sur leur
qu'ils curent appris la défaite
totale de T'armée
presque
prussienne. Le roi et la rêine de
Prussej jetérent les hauts cris de se voira abandonnés
par leurs alliés à leur infortune. Le maréchal Kamensky, à la tête de la grande armée, vint.conférer avec ses généraux davant-garde; ils se crurent
en état de reprendre l'offensive. Sur la
nouvelle qui parvint à Napoléon de cette première
tion, il partit sur-le-champ de Pozen résoludit en diligence à Varsovie.
et se renAprès avoir visité le
camp retranché du faubourg de Praga, il en repartit le 22 décembre peur aller passer le Bug. Il
ordonna un nouveau pont sur TUtrat, près de son
embouchure dans la Narrew. Tous les différens
corps d'armée étant arrivés chacun à sa destination, ils déployèrent six colonnes à la rive droite
de la Vistule, sous la protection des têtes de
quiya avoient été préparées, et marchérent à Tenne- ponts
mi. Les corps d'armée du maréchal Bessière
maréchal Ney
et du
eurentà.combattre un corps de troupes prussiennes aux ordres du général Lestocq,
qui, vonlant soutenir sa communication
avec les
Russes, s'étoit retranché à
fut forcé
avec
Soldaufil.y
perte. La droite des François combattit les
corps de Benigsen et de
Buxhoewden: : ils furent
cernés de près par la cavalerie de réserve.du
Murat, le corps du maréchal Davoust
prince
et celui du
.combattre un corps de troupes prussiennes aux ordres du général Lestocq,
qui, vonlant soutenir sa communication
avec les
Russes, s'étoit retranché à
fut forcé
avec
Soldaufil.y
perte. La droite des François combattit les
corps de Benigsen et de
Buxhoewden: : ils furent
cernés de près par la cavalerie de réserve.du
Murat, le corps du maréchal Davoust
prince
et celui du --- Page 353 ---
DE ROCMAYBEAU.
d'armée
Angercant ; pendant que le corps
manéchal
fit les attaques Jles plus vigondu maréchal Lannes
qui fit
contre celui du maréchal Benigsen,
reuscs
Les colonnes du centre
la plus longue résistance. péniblement! la grande Tarmée françoise suivoient les chemins étoient
de route de Grodno, dont Komensky tous
ne] put jamais
rompus. Le feld-niaréchall
de bataille:
à former ni à rallier une ligne
parvenir
trois ou quatre jourNapoléon le fit suivre pendant si brisés par lcs dénées;1 mais les chemins étoient Tartillerie françoise,
gels et les débordemens que faire que deux ou
quoique victorieuse, ne ponvoit abandonnérent 1
trois lienes par jour. Les Russes leurs caissons,
piéces de canon, tous
mille
qiatrewingts
et douze
douze cents voitures déquipages : les François
hommes tués, blessés oul prisonniers deux mille bleshuit cents hommes lués et
eurent
restés les maitres de toutesles posés; mais étant
celui-ci, rompu sans aucune
sitions de Tennemi,
et la saison ne permetapparence de ralliement
mit son armée
tant plus de les suivre. Tempereur -
avoit si bien médans les quartiers d'hiver qu'elle
rités.
Févérol a été tué : les
Le général de brigade
Treilhart et Trousgénérmux Verdel et Claparede,
et Tintréles colonels Barthélemi et Semelé,
ont
sart,
patedeempdsteupeepe
pidegén@alliapps
le dixdté-blessés. On a nommé avec distinction
arence de ralliement
mit son armée
tant plus de les suivre. Tempereur -
avoit si bien médans les quartiers d'hiver qu'elle
rités.
Févérol a été tué : les
Le général de brigade
Treilhart et Trousgénérmux Verdel et Claparede,
et Tintréles colonels Barthélemi et Semelé,
ont
sart,
patedeempdsteupeepe
pidegén@alliapps
le dixdté-blessés. On a nommé avec distinction --- Page 354 ---
NÉHOIRES
septième d'infanterie
.
légére etle
se sont
trente-quatrièmne,
qui
couverts de gloire. Le général
à la têtc de la cavalerie
Mérulas,
légère du troisième
le colonel Excelmans, à la tête du
corps,
chasseurs à
premier de'
cheval,o ont été cités avec éloge, en secondant toutes les manocuvres brillantes du maréchal Davoust pour cerner et déposter, par Gerimino, tous les corps russes dont Tarmée francoise
occupa toutes les positions surla Narrew et le
Le corps d'armée de Lannes fut
Bug.
placéà Varsovie,
quartier-général de T'empereur, par distinction des
charges vigoureuses qu'il avoit faites dans le combat contre Benigsen.
On' pardonnera à la tendresse dun
octogénaire, de faire ici mention de la grand-père conduite
distinguée de son petit-fils dans le cours de cette
campagne. Je cite la lettre du maréchal
du 22 décembre, dont Textrait
Davoust,
> avec
est ci-joint : ( Cest
plaisir, M. le mardchal, quej je confirme les
> rapports avantageux que vous avez dà recevoir
) sur la belle conduite de votre
>) bataille du
petit-fils dans la
14. Non-sculement son colonel m'en
) a rendu le meilleur compte; mais Tai
> méme,
je vu moiayant eu son cheval tué sous lui
un
) coup de mitraille, se jeter dans une
par
> de grenadiers du cent luitième, dans compagnie ler
moment
D oi elle attaquoit une batterie ennemie,
) riter les
de
et y mésuffrages ces braves gens 2,
conduite de votre
>) bataille du
petit-fils dans la
14. Non-sculement son colonel m'en
) a rendu le meilleur compte; mais Tai
> méme,
je vu moiayant eu son cheval tué sous lui
un
) coup de mitraille, se jeter dans une
par
> de grenadiers du cent luitième, dans compagnie ler
moment
D oi elle attaquoit une batterie ennemie,
) riter les
de
et y mésuffrages ces braves gens 2, --- Page 355 ---
DE ROCHANBEAU,
Cejetne homme, depnis cette lettre, eut encore un cheval tué près de Palstaux,
dres du mêie maréchal, dans
aux Orcombats
un des derniers
qui furent livrés contre les Russes. Le
grand-duc de Berg, bean-frère de
François, ayant réuni
Lempereur des
son
plusieurs corps d'armée sous
commandement, prit mon
ses aidesde-chmp, le 3 avril petit-fils pour un de
ment de la vingtième année de 1807, au commenceson ige.
L'empérenr avoit renvoyé son jeune frère, le
prince Jérôme, se mettreà la tête des
liées pour continuer les
troupes alsieges de Silésie: Il avoit,
pour chefdétatmajor, le général-sénateur
ville el plusieurs généraux
Hédoutembergeois
françois, bavarois, wurneuvième qui le secondérent avec zèle : ce:
corps d'armée s'empaira de Breslaw, de
Brieg, de Schweidnitz; et parvint, dans
combats, à repousser les secours
plusienrs
prussien d'Anhalt - Pless vouloit que le général
ces places. Le général Vendamme introduire dans
la tête d'une division de
se distingua à
François réunis aux Wartembergeois; et le général Minussy, à la tête
Bavarois. La place de Schweidnitz
des
de capituler après la
se crut obligée
extérieurs.
prise d'un de SeS
Cette garnison remit
ouvrages
vrier, au prince
sesarmes, le 16f6d'
Jérôme, et le
du
Anhalt. t- Pless fut totalement corps.
général
dans les
battu et dispersé
montagnes qui séparent la Silésie de la
is aux Wartembergeois; et le général Minussy, à la tête
Bavarois. La place de Schweidnitz
des
de capituler après la
se crut obligée
extérieurs.
prise d'un de SeS
Cette garnison remit
ouvrages
vrier, au prince
sesarmes, le 16f6d'
Jérôme, et le
du
Anhalt. t- Pless fut totalement corps.
général
dans les
battu et dispersé
montagnes qui séparent la Silésie de la --- Page 356 ---
MÉMOIRES
Bolème: ilfut forcé des
de
syrélugierd sa
après avoir jeté le reste de ses troupes dans persoune, 2
ces limitrophes.
les plaNapoléon mit en mouvement un dixième
d'armée - aux ordres du général
corps
au départ de
Victor; ce général,
Steitin, fut enlevé dans sa voiture
par, un parti prussien. Cc corps d'armée étoit destiné à Tattaque des places
Baltique : il fut renforcé prussiennes sur la mer
par une division de Polonois, et le maréchal Lefèvre
Victor.
remplaça le général
Les pluies ayant cessé dans le pays occuipé par les
Russes, lesi gelées ayant un peu raffermi le
lc général Benigsen, à qui
terrain,
venoit de donner le
Tempereur Alexandre
commandement en chef,
pela de la Moldavie le général
rapcore été rènforcé
Essen; et ayant enarrivées de la
par plusieurs corps de troupes
Russie, il voulut reprendre Toffensive sur les quartiers des Francois; il forma le
de les attaquer par leur gauche et de délivrer plan
les places menacéés sur la Basse-Vistule toutes
bords de la mer
et sur les
Baltique. Le prince de PonteCorvo, ci-devant Bernadotte, commandoit Taile
gauche des. François. II battit, à Morhungen, l'avant-garde des Russes et les força de se retirer vers
Liebstadt; mais Napoléon 2 ayant ordonné la levée
de tous ses quartiers et voulant engager les Russes.
dans leur offensive sur le bas de la Vistule,don-
acéés sur la Basse-Vistule toutes
bords de la mer
et sur les
Baltique. Le prince de PonteCorvo, ci-devant Bernadotte, commandoit Taile
gauche des. François. II battit, à Morhungen, l'avant-garde des Russes et les força de se retirer vers
Liebstadt; mais Napoléon 2 ayant ordonné la levée
de tous ses quartiers et voulant engager les Russes.
dans leur offensive sur le bas de la Vistule,don- --- Page 357 ---
DE ROCHASBEAU,
de Ponte-Corvo, de battre?
Na Tordre, au prince
sur cette paren retraite et de faciliter leur projet
ordre
évacua lentement et en bon
tie. Ce général
maréchal Lefèvre, ayant
Osterode et Tobau. Le
la
réuni le disième corps d'armée à Thorn, pour
de la rive
de la Vistule et dé ce
défense
gauche
Tempereur partit de Varsovie;
passage important,
oil il avoit.ét6
arriva le 15 janvier à Willemberg,
le grad-duc de'Berg avec son avantprécédé par
droite le corps du maréchal
garde. Il laissa à sa
Tabsence et
Lannes, commandé par Savary, en
le
la maladie de ce maréchal. Il chargea
peudant
sur le haut du
général Savary de tenir en échec,
les
Bug, le corps du général Essen, et fit inarcher
de Tarméc françoise pour attaquer le
autres corps
en le tournant et le cernant
gros de Tarmée russe,
par son aile gauche.
enneOn rencontra le 1." février Tavant-garde
T'offensive, se dirigeoit déjà sur
mic qui, reprenant
Willemberg- Le duc de Bergh la chargea vigous'empara de Poffenheim, la poursuivit
reusement,
avecle corps du maréchal Soult;
jusqu'a Allemberg lendemain
les corps darmée
il y fut rejoint le
par
dans
des maréchaux Ney et Augerean. L'ennemi,
couvrir la grande route
cette position, paroissoit
de Liebstadt oi étoient ses magasins. L'émperenr
sa droite le maréchal Soult de s'empachargea par
sa cavalerie lérer de Cutstadt. Celui-ciy enyoya
it
reusement,
avecle corps du maréchal Soult;
jusqu'a Allemberg lendemain
les corps darmée
il y fut rejoint le
par
dans
des maréchaux Ney et Augerean. L'ennemi,
couvrir la grande route
cette position, paroissoit
de Liebstadt oi étoient ses magasins. L'émperenr
sa droite le maréchal Soult de s'empachargea par
sa cavalerie lérer de Cutstadt. Celui-ciy enyoya --- Page 358 ---
MÉMOIRES
gére;mais T'ennemi, sentant toute la conséquencé
de ce.mouvement pour la retraite de son aile gauche,p porta vivement douze de ses mcilleurs bataillons à la défense du pont de Berg-Fried : ilsy furent forcés, après quelque résistance, par le quatrième de ligne et le vingt-quatrième d'infanterie
légère, qui passèrent le pont aul pas de charge,
forcèrent l'ennemi de leur abandonner quatre pièces de canon, et se. retirérent. Ils furent, couverts
par des arriére-gardes, qui furent poursuivies pendant six lieues.
L'empereur, ayant appris qu'une colonne ennemie étoit coupéeaux environs d'Oppen, chargea le
maréchal Ney de repasser FAlle, pour la réduire;
et poussa le duc de Berg, les maréchaux Soult,
Augereau et Davoust, pour suivre la grande armée
russe dans sa retraite sur Landsberg et sur Hailsberg. Ily eut un combat d'arriére-garde à Landsberg, oùi les cuirassiers francois se distinguèrent
dans deux charges brillantes et successives. L'ennemi se retira dans une position formidable que lui
présentérent la ville d'Eylau, le plateau qui la domine, et tous les environ's. Ce fut Jà que se donna
la dérnière et la plus mémorable bataille de cette
expédition.
Elle commença par un combat très-vif, pour
s'emparer de la ville, dont Téglise et le cimetière
furent défendus par linfanterie russe ayec beau-
distinguèrent
dans deux charges brillantes et successives. L'ennemi se retira dans une position formidable que lui
présentérent la ville d'Eylau, le plateau qui la domine, et tous les environ's. Ce fut Jà que se donna
la dérnière et la plus mémorable bataille de cette
expédition.
Elle commença par un combat très-vif, pour
s'emparer de la ville, dont Téglise et le cimetière
furent défendus par linfanterie russe ayec beau- --- Page 359 ---
DE ROCRAMBEAU.
mais ils furent enfin cédés, à
coup de vigueur;
francoises.
Tentrée de la nuit, aux baionnettes
lendemain
L'enneni recommença Tattaque, le
terrible sur cette vilic.
matin, par une canonnade
de Téglise et
Lempercur fit placer dans la position
pièces d'artillerie de sa rédu cimetière quarante
d'oà il canonna le monticule occupé par
serve, Cette cxécution fut meurtrière et souteTennemi.
de vigueur par les colonnesde
nue avec beaucoup
écrasées
les coups
T'armée russe entassées, et
par
redoublés de cette artillerie françoise, dont aucun
à faux. On entendit alors le feu des
coup ne portoit
cherchoit à
tirailleurs du maréchal Davoust, qui
s'emparer. du bois et du plateau auxquels Fennemi
étoit adossé. Les divisions du maréchal Augereau
dedéboucher,pour
et de Samelibsineuneatede
tâcherde se réunir aul maréchal Davonst; mais une
abondante obscurcit le jour à tel point que
neige
à
les colonnes se perdirent, en se portant trop
Le temps s'étant éclairci, le duc de Berg
gauche.
et le maréchal Bessière
à la tête de sa cavalerie,
la
à la tête de la garde impériale, tournèrent, par
densereladivisionde
manoeuvre la plusaudacicuse,d
La
Saint-Hilaire, et chargérent l'armée ennemie.
cavalerie russe fut culbutée; deux lignes de linfanet la troisième ne ré
terie russe furent rompues, 2
bois. Le marésista que par sa position auprès du
chal Davoust, contrarié par la même neige, put en-
cavalerie,
la
à la tête de la garde impériale, tournèrent, par
densereladivisionde
manoeuvre la plusaudacicuse,d
La
Saint-Hilaire, et chargérent l'armée ennemie.
cavalerie russe fut culbutée; deux lignes de linfanet la troisième ne ré
terie russe furent rompues, 2
bois. Le marésista que par sa position auprès du
chal Davoust, contrarié par la même neige, put en- --- Page 360 ---
MÉMOIRES
fin s'établir sur le plateau au-dessus du
compléta la victoire. L'ennemi
bois, et
le maréchal
pliade toutesparts;
Ney arriva en même temps sur sa
droite, en pourstivant les restes de la colonne
qui avoit été coupée à Doppen. Ges deux
d'armée auroient totalement cerné les
corps
cette armée russe, si elle ne
restes de
se fit repliée trèspromptement après avoir fait sans succès, avec ses
grenadiers, une dernière
charge sur un
occupé par le maréchal Ney, où ils furent village
sés. Lamméeennemie fut
repouspoursuivie, le lendemain,
jusqu'à la rivière de Friascliling, d'oà elle
ra au-delà du Pregel.
se retiCette expédition offensive de T'ennemi avoit
pour but de se porter sur Thorn, en débordant la
ganche de la grande armée françoise, Douze mille
prisonniers, autant de tués ou blessés, seize drapeaux, centsoisante-quinze pièces de canon,
dans tous ces différens combats,
prises
sont les
trop chèrement payés par la perte de tant trophées de braves.. Napoléon resta douze
bataile, à faire donner
jours sur le champ de
tous les secours
tous les blessés.
possibles à
Notre, perte fut de deux mille
mille sept
morts, et cinqg
centsblessésjctilye
a enterré sur le champ de bataille eutunesigleprise. On
ses. Notre cavalerie
sept mille Ruset notre artillerie ont fait des
prodiges. La garde à chevals'est
surpassée; la con-
apoléon resta douze
bataile, à faire donner
jours sur le champ de
tous les secours
tous les blessés.
possibles à
Notre, perte fut de deux mille
mille sept
morts, et cinqg
centsblessésjctilye
a enterré sur le champ de bataille eutunesigleprise. On
ses. Notre cavalerie
sept mille Ruset notre artillerie ont fait des
prodiges. La garde à chevals'est
surpassée; la con- --- Page 361 ---
DE ROCHANBEAU.
munitions à canon a été beaucoup
sommation en
des cartotiches de Tinplus considérable que celle
à cette
fanterie. Les circonstances n'ont pas permis les deux ardarme; repectivement dans
espèce
autrement quepark lenr pamées, de se distinger
une canonnade si
eàs soutenir
tience imperturbables
Les généraux françois
continuelleets si meurtrière:
Le
avec une tactique supérieure.
ont manceuvré
à la tête des cuirassiers, fut
général dHantpoult,
les généblessé à mort. Le maréchal Angereau, ont été blessés.
Heudelet, Luchet
raux Desjarilins,
les chasseuirs
commanidant
Le général Dallemans, de division Corbineau; le
de la garde;1 le général
et Bouvières ont été
colonel Lacuée, Lemarrois Gardanne et Latourtués. Le général de brigade combat de Doppen.
Manbourg ont été blessés anl
et
Laubardière, mon parent
Ladrudant-général colonels du quatrième de dragons et
mon: ami, les
été blessés grièvement à
du quatrièmedel ligne ont
la même affaire.
bataille; le corps du géHuit jours après cette
le corps d'armée de
néral Essen, tenu en échec par déboucher par les
notre aile droite, ayant voulu Narrew sur Ostrolenka,
rivesdroite et gaucliedel la
legénéral Savary,
y fut altaqué vigonretiemucnt par de Gazan et de la
à la tête desdivisions de Suchet, Les Russes fucolonne de grenadiers dOudinot: consécntives
ayant fait trois charges
rent repoussési
II.
cette
le corps d'armée de
néral Essen, tenu en échec par déboucher par les
notre aile droite, ayant voulu Narrew sur Ostrolenka,
rivesdroite et gaucliedel la
legénéral Savary,
y fut altaqué vigonretiemucnt par de Gazan et de la
à la tête desdivisions de Suchet, Les Russes fucolonne de grenadiers dOudinot: consécntives
ayant fait trois charges
rent repoussési
II. --- Page 362 ---
NÉMOIRES
dans la ville d'Ostrolenka, et battns complètement
avoient prise derrière cette
dans la position qu'ils
à la têtede la cavaleville, où le général Oudinot,
et
Tarrière-garde de Cosaques,
rie, tailla en piéces
six lieues. L'ordre
les poursnivitlespace de cinq ou
de rentrer dans ses quararriva au général Savary
tiers, lorsqu'un dégel complet rendit imposible
ultérieure. Les Russes perdirent
toute opération
de canon, deux draà cette action sept pièces
cents tués
douze cents prisonniers; quinze
peaux,
de bataille, et le général Suwarow
sur le champ
eurent cinq cents
grièvement! blessé. Les François
hommes tués ou blessés, et le général Campana,
regretté de T'empereur.
qui fut particulièrement
d'hiver occasionna
La reprise des quartiers
autres actions partielles, ou les Russes
quelques nouvelles
Laj plus remarquable fut
firent de
pertes.
celle où le général Dupont attaqua, à Blunsberg,
vouloit sy établir en-deçà
une division russe, qui
avec
de la Pregel;il lui fit repasser la Passarge,
de seize pièces de canon, deux drapeaux et
perte
deux mille prisonniers.
à OsNapoléon, ayant pris son quartier-général
avant deThorn, fit avancer la division
terode, en
les troupesde ses alliés, celles
du maréchal Lefèvre,
ordres de Domdes Polonois de la Posnanie, aux
surles rives droite et gauchede la Vistule,
brousky,
Crandentz,. Dantzick et Colberg,
pour bloquer
seize pièces de canon, deux drapeaux et
perte
deux mille prisonniers.
à OsNapoléon, ayant pris son quartier-général
avant deThorn, fit avancer la division
terode, en
les troupesde ses alliés, celles
du maréchal Lefèvre,
ordres de Domdes Polonois de la Posnanie, aux
surles rives droite et gauchede la Vistule,
brousky,
Crandentz,. Dantzick et Colberg,
pour bloquer --- Page 363 ---
DE
avec toute Tartillerie ROCRANAEAEE
sidges. Lenonsenin roi nécessatire de Saxe pour en faire los
accédant à la
ayant fait saj apaix,en
contingent confiédération du Rhin,
en Pologues pour se réunir aux opérations envoya son
On
projetées
reçut, à cette
pede larepeise de époque, la nouvelle en Euroméridionale,
Duenos-Aires dans
eut en
Jerletapagmnedhs sur les FAmérique
celle de balance, à peu prés dans le Anglois: On
Tilede Curaao,
nême
dois, faite le I.er
appartenant aux Hollan- temmps,
gloise.
janvicr par une escadre
Les noirs de
ansacré tous les blancs SineDeniagie après avoir masinains, se divisérent qui tombérent entre leurs
mirent aux
ent'eux) Ceux du sud se
commandoit Espngnols, et au
sonà
général Ferrant
après avoir égorgé Sio-Deonsitgni Ceux de
qui
Desalines, se
Touest,
Christophe et le général
partagereat entre
guerre à mort; et cetie Pichou, qui se firent
dont les Anglois
horrible
une
lié, pour faire
avoient fait leur république plus
noire,
une dissolation tantde nal aux Francois, intime altiré dantre
totale, sans que
tendoità
chiaudique. avantage de sa politique LAngleere cût
Les
barbare et mnasuccès du général
davie', furent contrariés russe Michelson en Molsions des Fracois dans par les différentes
la Pologne
inva-:
russe; vers la- --- Page 364 ---
MÉNOIRES
quelle il fut obigede faire quelques détachemens
deses forces. Les Turcs paroissoient reprendre vigueurdaus les deux hospoderats, lorsqu'une escadre angloise força le passage des Dardanelles,qui
fut mal défendu. Le grand-scignenr et le divan,
encouragés et aidés par Fambassadeur françois Sébastiani, 'avec des ingénieurs et des officiers d'aruillerie francois, résistèrentà toutes les sommations
impératives qui leur furent faites par T'ambassadeur
anglois à bord de cette escadre; ils mirent les cotes et 3es jardins du serrail du grand-seigneur en
état de défense, et firent des préparatifs si formidables, que Tamiral Duckwort crut prudent de rele détroit avant que la porte ne : lui en fit
passer totalemént fermée. L'escadre angloise se retira
le 1. mars, avec qucique perte, et dut perdre
tout espoir de recommencer une pareille expédition.
Le roi d'Angleterre avoit fait faire T'ouverture
d'un nouveau parlement, le 15 décembre, par son
nouveau ministère, à là tète duquel étoit le lord
Grenville. L'existence de ce dernier ne fut pas de
longue durée : il voulut traiter avec le roi de Témancipation des Inlandois, et lui proposer des bils
qui la favorisoient. Le roi d'Angleterre, exclusivemient attaché au serment du test, en faveur dela
religion anglicane, quil avoit prèté à son avénevoulnt
de ses ministres le
mcnt au trôue;
exiger
, à là tète duquel étoit le lord
Grenville. L'existence de ce dernier ne fut pas de
longue durée : il voulut traiter avec le roi de Témancipation des Inlandois, et lui proposer des bils
qui la favorisoient. Le roi d'Angleterre, exclusivemient attaché au serment du test, en faveur dela
religion anglicane, quil avoit prèté à son avénevoulnt
de ses ministres le
mcnt au trôue;
exiger --- Page 365 ---
DE ROCHAMBEAU.
et de maintenir toutes les lois
même serment,
d'lrlande : ils
doppression contre les catholiques
sy refuser. Le roi d'Angleterre
se réunirent pour
ministère, comfut forcé de former un nouveaut
ministres
d'anciens courtisans, de quelques
posé
celui de M. Pitt, à Ja tête desquels il mit
restant de
Portland. Tous ceux qui tenoient
le vieux duc de
furent écartés, spéciaà Tancien parti de M. Fox
d'Irlande, qui
lement le duc de Bedfort, vice-roi
avec toute la confiance de cette nala gouvernoit
tion : il fut remplacé par le duc de Richemont.
FIN DU SECOND ET DERNIER VOLUMET --- Page 366 --- --- Page 367 ---
TABLE
Des Mémoires Historiques et Militaires de
Rochambeau.
TOME PREMIER
Page.
I
Remuexioss préliminaires, ,
Naissance et éducation de l'auteur,
ibid.
Guerre de Bohéme et de Baviere, en 1740,
Fortune rapide du maréchal de Belle-Ile,
ibid.
L'auteur débute dans la carriere militaire par le grade
de cornette, en 1741,
de
L'armée française s'arrête à Lintz, sur le chemin
Vienne,
às
de Prague
L'empereur Charles VII cherche s'emparer
ibid.
et de la Bohëme,
ibid.
Capitulation du comte de Ségur à Lintz,
Paix particulière du roi de Prusse,
ibid.
Combat du 28 mai, 2
Le comte de Saxe retire l'armée de sa mauvaise position, 7
Siége de Prague 2
Chanson faite contre M. de Maillebois,
Dutalegrigrosotanae de Maillebois pour dégaIO
ger Prague,
d'hiver,
L'armée de Bavière entre en quartiers
ibid.
Retraite de Prague,
Belle retraite de M. de Clermont-Gallrande;
ix particulière du roi de Prusse,
ibid.
Combat du 28 mai, 2
Le comte de Saxe retire l'armée de sa mauvaise position, 7
Siége de Prague 2
Chanson faite contre M. de Maillebois,
Dutalegrigrosotanae de Maillebois pour dégaIO
ger Prague,
d'hiver,
L'armée de Bavière entre en quartiers
ibid.
Retraite de Prague,
Belle retraite de M. de Clermont-Gallrande; --- Page 368 ---
TABLE.
rag
Trois arrière-gardes remarquables dans la marche de
Ratisbonne à Ingolstadt,
Anecdotes,
ibid.
Le roi d'Angleterre s'avance à la tête de sonarméel
jusqu'au Mein, en qualitéd'auxiliaire de la reinede
Hongrie,
Possibilité de couper la retraite au roi d'Angleterre,
sans les imprudentesmanceuvresduc comtede Grammont,
Bon mot de Souvré,
ibid.
Changemens de généraux,
Combat de Chalempé,
Le maréchal deNoailles défendleslignes de la Queitsch
contre l'armée dut roi d'Angleterre,
Alliance des Hollandois avec les Anglois et la reine de
Hongrie,
Passage du Rhin par le prince Charles,
Attaques des lignes de Weissembourg,
Marche d'un secours de quarante mille hommes de
- Flandres en Alsace,
Maladie de Louis XV 7
ibid.
Affaire des Perruques,
3r
Siége de Fribourg. Prise de la ville et des chàteaux, ibid.
Succès en Italie, qui se terminent par des revers,
en 1745,
Mort de l'empereur Charles VII. L'électeur de Baviere, son fils, renonce à l'alliance de la France, ct
livre son pays à la mercides.Autrichiense
Bataille de Fontenoy,
Le grand-duc cst éla empereur,
--- Page 369 ---
TABLE:
page
de Conti laisse battre 'son arriere-garde
M. le prince
au passage du Rhin,
Prise de Bruxelles, en 1746,
ibid.
même année,
Siége ct prise d'Anvers,
Siége de Mons et de Charleroi, suite de la réunion
Belle marche sur la Mehaigne, par
de Saxe, ibid.
de l'armée de Conti à celle du maréchal
Anecdote, de la ville et des châteaux de Namur,
Siége
Bataille de Raucoux 2
Anecdote intéressante sur cette. bataille,
Campagnes d'Italie en 1745 et 1746,
49 50
L'auteur des Mémoires fait colonel en 1747,
ibid.
Prise de la Flandre hollandoise,
Bataille de Lauffeldt,
Siége et assaut de Berg-op-Zoom,
Campagne d'Italie, investir Mastricht en 1748,
Marche célebre pour
Siége de cette ville,
Paix d'Aixda.Chapelle,
Mariage de l'auteur des Mémoires, en 1749,
Anecdote, maréchal de Saxe et de Lovendal,
Mort du
Guerre du Canada,
portMahon en 1756, 69
Embarquement; pourlattaqueda
Descente des François à l'ile: de Minorque,
de Mahon, dont le cabiDescription de la forteresse
idée,
net de Versailles s'étoit fait une fausse
Combat de mer où les Anglois sont battus,
Reddition du fort St.-Philippé et autres forts adjacens, ibid.
Réflexions sur la prise de cette. place,
Fêtes données ail maréchal de Richelieu,
Mort du
Guerre du Canada,
portMahon en 1756, 69
Embarquement; pourlattaqueda
Descente des François à l'ile: de Minorque,
de Mahon, dont le cabiDescription de la forteresse
idée,
net de Versailles s'étoit fait une fausse
Combat de mer où les Anglois sont battus,
Reddition du fort St.-Philippé et autres forts adjacens, ibid.
Réflexions sur la prise de cette. place,
Fêtes données ail maréchal de Richelieu, --- Page 370 ---
TABLE.
Trait de discipline remarquable,
page
Invasion de la Saxe par le roi de
Prusse, en 1756.
Guerre d'Allemagne,
Révolution ministérielle,
Entrée de l'armce françoise en Allemagne, en 1757.
Réflexion à ce sujet,
Le roi de Prusse fait évacuer ses places sur le Rhin, 85
Le maréchal d'Estrées s'empare de FOst-Frise et de la
Hesse,
Le roi de Prusse après des succès brillans est battu
lemaréchal Daun etforcé de lever lesiége de Prague, par 8g
Bataille d'Ostembeck,
Episode relative à M. de Maillebois,
ibid..
Anecdote,
Prise d'Hanovre, de Brunswick et de Wolfenbuttel, 92
Expédition dans le pays d'Halberstadt,
Prise de la forteresse de Regenstein, Capitulation de Closterseven,
Ouvertures du roi de Prusse pour la neutralité du
pays d'Halberstadt,
Bataille de Rosback, Bataille de Lissa,
Rupture de la convention de Closterseven,
ibid.
Irruption du prince Ferdinand dans nos quartiers.
Prise de Verden, de Hoya et de Minden,
Evacuation de tout le pays conquis dans la campagne
précédente,
Le prince Ferdinand passe le Rhin sur le territoire 109
hollandois,
III
Bataille de Crevelt,
Retraite des François sur Cologne,
Prise de Dusseldorf, --- Page 371 ---
M. de Contades
TABLE,
le
relève M. le comte de Clermont
pag.
commandement de
dans
Combat de
T'armée,
glie, Saudershausen, gagné par le duc de Bro- 119
Combat de Meer, oh M. de
Combat de
Chevert est battu,
Bataille de Luttersberg, dont 011 ne profite
Bergen, gagnée
pas,
en 1759,
par le duc de Broglie, 124
Belle marche du maréchal
Prise de Minden
de Contardes,
Bataille de
par la réserve du duc de
Minden,
Broglie, 133
Combat de Lubeck,
Réflexion,
Retraite de l'armée
Combat de
françoise,
poussé, Buhren, oiz le prince
héréditaire est reArrivée du maréchal
derrière la Lahn, d'Estrées qui arrête Tarmée 140
Prise de
ennemie Munster, et marche d'un
Le
au secours du roi de corps de T'armée
maréchal de Broglie
Prusse,
Tarmée,
prend le
commapdement de
Passage de l'Olm, forcé
en 17G0,
par le maréchal de
143-.
Combat de
Broglie,
baltu, Corbach, oi le prince héréditaire
Anecdote.
est
M. de Sang-froid du maréchal de
Saint-Germain
Broglie,
marck,
passe au service du Dane- 148
Combat de Warbourg,
Combat de
facheux pour les
Remi, Frankenberg; ; déroute
François, 152
complète de l'en155
ement de
Passage de l'Olm, forcé
en 17G0,
par le maréchal de
143-.
Combat de
Broglie,
baltu, Corbach, oi le prince héréditaire
Anecdote.
est
M. de Sang-froid du maréchal de
Saint-Germain
Broglie,
marck,
passe au service du Dane- 148
Combat de Warbourg,
Combat de
facheux pour les
Remi, Frankenberg; ; déroute
François, 152
complète de l'en155 --- Page 372 ---
TABLE:
Siége de Wesel par le prince héréditaire de Bruns- pag.
wick,
Bataille de Clostercamp,
Trait célebre du chevalier d'Assas,
Mort de M. de Belle-Isle. Anecdote,
Le, maréchal de Broglie renforcé par la réserve du
Bas-Rhin, reprend T'offensive,en, 1761,
Combat de Grunberg, oùr le prince héréditaire est
battu,
Levée du sidge de Cassel,
I7I
Détail sur le siége de Cassel,
Passage forcé de la Dimel
Bataille de Frilinghausen 2
Réflexions, ,
Combat de Bredelaer,
Le maréchal de Broglie renforce M. de Stainville,
qui, envoie le général Rochambeau barrer les
courses du prince héréditaire,
187 2
Prise de Wolfenbuttel par la réserve de droite,
Prise de nos colonies par. les Anglois,
Négociations infructueuses, ,
ibid.
Pacte de famille et invasion en Portugal,
Le commandement de l'armce est ôtéà M. le maréchal de Broglie, et laissé à M. de Soubise, à qui
on adjoint M. d'Estrées,
ibidAnccdotes,
Bataille de Wilhemsthadt,
Combat d'Hombourg en Hesse, 7.
Mouvemens: audacieux du prince Ferdinand,
Inertie des généraux françois,
Evacuation de Gottingen. Cassel est abandonné à ses
propres forces; retraite de l'armée françoise, 2
--- Page 373 ---
TABLE.
pag.
Combat deJohamnisberg,
Combat d'Amanebourg,
Signature de la paix entre la France et l'Angleterre,
qui met fin à la guerre de Sept-Ans,
ibid. 211
Réflexions sur cette malheureuse guerre,
Réforme dans l'état militaire en 1,63,
Caractère de M. le duc Choiseul,
Conversation de l'auteur avec le duc de Brunswick,
troubles naissans de l'Amérique angloise, 215
sur les
disgràce de M. de Choiseul
Camp de Compiègne;
216etzi7.
en 1,69,
Guerréde Corse,
M.
220.
Ministère de M. de Monteinard et de d'Aiguillon,
ibid.,
Partage de la Pologne,
221.
Révolution de Suède,
Mort de Louis XV. Ministère de MM. de Maurepas,
Dumuy et de Saint-Gerain,
Canp de Vaussieux, en 17;8. Discussion de tactique
avec le maréchal de Broglie,
Projet d'une descente en Angleterre,
L'auteur fait lieutenant général en 1780,
Girerre de Bavière à l'occasion de la mort du dernier
:
: électeur,
Envoi des troupes françoises auxiliaires en Amérique, 239260
Combat des Bermudes,
242Débarquement à Rhode-Island,
de terre et de
Tentatives inutiles des forces angloises
préparatifs pour nous attaqquer, restés
mer; grands
sans, effet,
Anecdlote,
250 1
Conférence avec Washington à Hartfort,
Ancoloteintércoante,
1780,
Girerre de Bavière à l'occasion de la mort du dernier
:
: électeur,
Envoi des troupes françoises auxiliaires en Amérique, 239260
Combat des Bermudes,
242Débarquement à Rhode-Island,
de terre et de
Tentatives inutiles des forces angloises
préparatifs pour nous attaqquer, restés
mer; grands
sans, effet,
Anecdlote,
250 1
Conférence avec Washington à Hartfort,
Ancoloteintércoante, --- Page 374 ---
TABLE,
Trahison d'Arnold. Exécution d'André, saisi en es- pag.
pion,
Départ du fils de l'auteur, pour porter en France le
résultat de la conférence d'Hartfort,
Anecdote sur le duc de Lauzun-Biron,
Mort de l'amiral Ternay,
25g. -
260 J
Révolte de l'armée américaine en 1781,
ibid.
Trait de patriotisme du chef des révoltés,
Expédition dc M. de Tilly, qui prend aux Anglois le
vaisseau le Romulus,
Premier combat de mer à l'ouverture de la baic de
Chesapeak;
Retour de La Peyrouse,
Retour du fils de l'auteur,
Anecdote intéressante, Propos noble et généreux de l'amiral Barras,
2,6
Dépéche de l'auteur à M. de Grasse,] portant proposition de l'expédition contre l'armée de Cornwallis,
Plan de campagne de l'ennemi intercepté par un corsaire américain,
Revers en Virginie,
Jonction de l'armée françoise à cellc de Washington, 279 281
Anecdote sur la méthode de faire passer aux chevaux
la riviere à la nage,
Le comte de Grasse adopte le plan proposé par l'auteur,
M. de Grasse bat la flotte ennemie,
Il se joint à M. de Barras. Arrivée des deux armées
de terre par la baie, et leur débarquement à James-Town,
Investissement total de l'armée de Cornwallis;
,290 --- Page 375 ---
TABLE.
pag
resserrer Glocester, et
M. de Choisy marche pour
à rentrer dans la
force la cavalerie de Tarleton
place,
du régiment d'Auvergne, 294
Beau trait des grenadiers
d'Yorck et de l'armée de Cornwallis,
Prise
faire érigerà Yorck une
Résolution du congrès pour
de cet événement,
colonne en mnémoire
Naufrage de M. de Clouard,
Anecdote surle général Nelson,
Revers de T'amiral Grasse en 1782,
au néFidélité des Etats-Unis, et réponse vigourense
gociateur anglois,
de France
Eloge du chevalier de La Luzerne. 2 ministre
304 *
en Amérique,
Anecdote sur le capitaine Asgil,
avec l'arMarche de l'armée françoise, et sa jonction
mée américaine, 2
françoises parle ge
Belle réception faite aux troupes
néral Washington et son armée 7
Lade la frégate PAigle et du capitaine
Naufrage
touche,
françois dans tous les
Belle réception faite au corps
rendreà Boston, 314
états qu'il eut à traverser, pour se
315.
Washington ct Rochambeatt,
Adieux des généraux
Rochambeau,
316.
Adresse du congrès au général
intercepter et prendrele
Tentative des Anglois pour
France
françois à son retour en
général
Accueil distingué du roi au gé
Signature de la paix.
néral Rochambeau; 2
Washington, en licenConduite noble du général
à la nouvelle de la paix,
ciant son armée
Remarques sur les Etats-Unis,
à traverser, pour se
315.
Washington ct Rochambeatt,
Adieux des généraux
Rochambeau,
316.
Adresse du congrès au général
intercepter et prendrele
Tentative des Anglois pour
France
françois à son retour en
général
Accueil distingué du roi au gé
Signature de la paix.
néral Rochambeau; 2
Washington, en licenConduite noble du général
à la nouvelle de la paix,
ciant son armée
Remarques sur les Etats-Unis, --- Page 376 ---
TABLE.
pag.
Réflexions sur la paix de 1783,
Troubles en Hollande;
Invasion de la Hollande par le duc de Brunswick, 334
Guerre des Turcs contre T'emperéur et la Russie,
en 1787,
Réunion de PArtois au commandentent du général
Rochainbeau,
Ministere de T'archévèque de Toulouse,
ibid.
Cour plénière,
Premier voyage de l'auteur en Angleterre,
Camp de Saint-Omer pour Pinstruction des traupes, 340
Seconde assemblée des notables en 1789,
Discussion surla double représentation du tiers-etat, 344
Origine de l'insurrection des troupes,
Second voyage de l'auteur: en Angleterre en 1789, 346
L'auteur reçoit du roi l'ordre d'aller succéder au maréchal de Stainville, mort à Strasbourg,
Premiers troubles dans les élats-généraux,
ibid:
Renvoi de M. Necker,
Insurrection générale et dislocation de l'armée de
M. le maréchal de Broglie,
Pillage et sac*de Phôtel-de-ville de Strasbourg, oi
venoit d'arriver l'auteur,
Arrestation de quatre cents brigands,
Insurrection générale dans les Vosges, excitée par de
faux arrêts du conseil,
Rétablissement de lordre et de la discipline par les
soins de l'auteur,
362.
Prompte réaction des troubles de Paris dans lcs pro304
vinces,
Maladresse d'une proclamation du ministre de- la
guerre, --- Page 377 ---
TABLE.
pàg.
obtient un congé après avoir laissé l'Alsace 361
L'auteur
tranquilité,
dansla plus parfaite
dans la Lorraine et
Insurrection violente des troupes
dans les Trois Evéchés,
du
est
au
emmandlenentdohwmeteé
L'auteur appelé
Nord,
audience particuliere, 371
L'auteur obtient du roi une
Rétablissenent de Dunkerque,
3;3
Mise en état de défense du port del Cherbourg, avec
Flandre de P'empereur, après sa paix
Marche en
les Turcs,
sur la frontiere de
Arnement de toutés nos places
Brabant,
des soldats dans les clubs, et
Arrêts pour T'admission
civique du clergé en 1791,
le serment
nationale de Paris au départ
Opposition de la garde
du roi pour St-Cloud, cause de ce départ,
Départ des tantes du roi;
Evasion du roi, le 21 juin 1791, à la chancellerie, 380
L'auteur se réunit aux ministres
ibid.
Réflexions,
Troubles à Dunkerque et à St.-Omer,
émigration d'officiers au Quesnoi,
Nombreuse
retranchés à Maubeuge, DunConstruction de çamps
kerque et Sédan,
des puissances de
Grand armement de la plupart
3g:
PEurope,
ibid.
Formation de trois armées sur la frontière,
3g2
L'auteur est fait maréchal de France, l'assemblée natioInfluence de M. de Narbonne dans
nale,
à la déclaration de guerre,
L'auteur s'oppose
II.
mer,
émigration d'officiers au Quesnoi,
Nombreuse
retranchés à Maubeuge, DunConstruction de çamps
kerque et Sédan,
des puissances de
Grand armement de la plupart
3g:
PEurope,
ibid.
Formation de trois armées sur la frontière,
3g2
L'auteur est fait maréchal de France, l'assemblée natioInfluence de M. de Narbonne dans
nale,
à la déclaration de guerre,
L'auteur s'oppose
II. --- Page 378 ---
TABLE.
pas
Démission et renvoi de M. de Narbonne,
Le' roi renvoie ses ministres, et met M. Dumourier
à la tête d'un nouveau ministere, composé par la
- faction de la Gironde,
L'auteur pronve à Dumourier, qui vouloit déclarer
la guerre, l'absurdité de son plan,
Duourier revient à son plan pour T'envahissement
du Brabant,
Ordre au maréchal de Rochambeau de restera Valenciennes, pour y rassembler une réserve,
ibid.
Hignbentatinsiseutlendus maréchal ldeRochambeau, 407
Catastrophe du' détachement de Théobald Dillon,
parti de Lille,
Déroute de Biron,
Le'maréchal de Rochambeau sort de Valenciennes, et
protége la rentrée de Biron dans cette place,
ibid.
Cantonnement ducorps de Biron derrierelal Rounelle, 411
Le maréchal de Rochambeau envoie sa démission;
Bironrefuse de luisuccoderdansle commandement
C de T'armce,
dc
Lettre du maréchal de Rochambeau au président
fassemblée nationale, pour relcver: le compte in4
C fidele rendu par Dumourier,
Lennenisempare du Bavay et nè tarde pas à en être
chassé,
L'auteur remet a ses collegues son testament militaire, laisse le commandement à Luckner et reibid.
vient à Paris,
- Dénonciation absurde de Chabot, ex-capucin,
Arrivée de M. d'Orléans à l'arnée aussitôt après le
P départ de Pauteir, --- Page 379 ---
- TABLE.
pagla déchéance du roi, 422
Les sections de Paris volent pour
Journée du IO aont, ,
et Courtrai, dont on
Luckner sC porte sur Menin
ibid.
brile les fanbourgs,
La. Fayette à T'asDémarché audacieuse du général
semblée nationale, ministère et va servir sous les
Dumourier quitte le
ibid.
ordres de Luckner,
est :
dese sauver en pays étranger, 425
Lafayelle,obige
arrêté par les Antrichiens, de Brunswick,
ibid.
Prise de Longwi par le duc
Prise de Verdun,
ibid.
Dumourier remplace Luckner,
françoise, ibid.
de toute la jeunesse
Levée extraordinaire met en déroutel le corps d'armée
Le duc de Brunswick,
de Damourier,
de Kellermann
vu la réunion
Le duc de Brunswick, attaquer, et se retire après
à Dumourier, n'ose
une forte canonnade,
avoir essuyé
occasiomnent la retraite de
La famine et les maladies
Parmée prussienne, le Brabant avec une forte.
Dumourier marche vers
43:
armée,
Damourier,
Bataille de Jemmapes gagnée par
ibid.
de toutes les places du Brabant >
et
Reddition
Worms, Mayence
Custine s'empare de Spire, ,
Francfort,
ibid.
Invasion de la Savoie par Montesquieu,
le commaréchal de Rochambeau prend
Le fils du
du Vent,
wandenuentdes iles
avait affiché la
même trouve M. de Behague qui
Le
Dumourier marche vers
43:
armée,
Damourier,
Bataille de Jemmapes gagnée par
ibid.
de toutes les places du Brabant >
et
Reddition
Worms, Mayence
Custine s'empare de Spire, ,
Francfort,
ibid.
Invasion de la Savoie par Montesquieu,
le commaréchal de Rochambeau prend
Le fils du
du Vent,
wandenuentdes iles
avait affiché la
même trouve M. de Behague qui
Le --- Page 380 ---
TABLE.
pag.
contre-révolution. Il est forcé de faire voile pour
St.-Domingue,
Il accepte provisoirement le commandement de l'ile, 437
TOME SECOND.
pag.
LA république proclamée en septembre 1792,
Jugement et mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, 2
Plan mal combiné pour Finvasion de la Hollande,
Dumourieresitforcé de rétrograder, el perdla bataille
de Nerwinde,
Négociations de Dumourier avec le général ennemi.
Abandon de toutes ses conquêtes,
Projets extravagans de Dumourier,
Décret d'arrestation contre Dumourier. Envoi de
quatre commissaires et du ministre de la guerre,
pour l'exécution de ce décret. Ils sont livrés au
général autrichien par Dumourier; , qui les avoit
faits prisonniers,
Dunourier, généralement abandonné de son armée,
qu'il a vainement tenté de séduire, se retire chez
les Autrichiens,
Les Prussiens reprennent Francfort,
IO
Custine, forcé d'abandonner Mayence à ses propres
forces, rentre avec une armée délabrée dans les
lignes de Weissembourg,
II
Campagne des Iles,
Behague abandonne son projet de contre-révolution,
emportel'argent etles viyres, et laisse 250 bommes
dans les forts, --- Page 381 ---
TABLE.
pag:
les événemens de l'année 1795,
Réflexions sur
de Dampierre. Lc
wentamardhelnesad.
Mort
Custine,
investir, et est relevé par
se laisse
Il est
Condé et Valenciennes.
Custine laisse prendre
et décapité, 18
traduit au tribunal révolutionnaire fait lever le siege de
Houchard remplace Custine, fin
de son pré
et
la tragique
Dunkerque, 2 éprouve
bat les ennemis,et
décesseur. Jourdan lui succède,
délivre Manbeuge,
Pichegru et Hoche
Mouvemens entre les généranx
chasser T'ennemi de PAlsace,
pour dans Tintérieur de la Convention,
Troubles
Guerre de la Vendée,
Règne de la teireur, 2
des insurgés de la
Destruction de l'armée principale
27.
Vendée,
des plus barbares
Réduction de Lyon, accompagnée
exécutions 1
d'abandonner Toulon,
Les cnnemis sont forcés
Revers dans les Pyrénées, ,
de brillanssueces, 31
aprèse
Mortdug aginenallagumnier.a lcs ordres de J'amiral
Behague et les Anglois sous descente à la Martinique.
Gardner, tentent une
Tauteur,
ibid.
Ils sont repoussés par le fils de
deuxieme
Factiondelebepierree en 7gtvteusayle.d
année de la république,
et troisième
Exces de Robespierre, , 5
et mené à la
est arrêté
Lc maréchal de Rochambeau de Maleshierbes, 7
Conciergerie, oir il trouve.M.
de la Conciergerie,
Courage de tous les prisonniets
Les accusés
conspiration dans-les prisons.
Prétendue
masse sans être entendus,
condamnés en
delebepierree en 7gtvteusayle.d
année de la république,
et troisième
Exces de Robespierre, , 5
et mené à la
est arrêté
Lc maréchal de Rochambeau de Maleshierbes, 7
Conciergerie, oir il trouve.M.
de la Conciergerie,
Courage de tous les prisonniets
Les accusés
conspiration dans-les prisons.
Prétendue
masse sans être entendus,
condamnés en --- Page 382 ---
TABLE.
pag.
Par suite d'une division entre les deux comités, Robespierre est dénoncé par ses amis et par. Tallien, 44
Quelques sections s'insurgent à Photel-de-ville; en
faveur de Robespierre. Il veut se tuer. Il est ar45
rêté et exécuté,
Anecdote sur le président Angran, ,
Les malheureux emprisonnés par les ordres de Robespierre sont remplacés dans les prisons par. des
scélérats,
Pétition du maréchal de Rochambeau pourétrejugé, 48
Il est acquitté par un jugement définitif,
Barbaries exercées dans plusieurs départemens,
ibid.
Prise de Landrecies. Bon plan de campagne des François dans le Brabant,
Bataille de Fleurus gagnée par le général Jourdan, 56
Les François reprennent toutes leurs places. Conquête
du Brabant poussée jusqu'au Rhin,
Divers succes dans les Alpes et les Pyrénées,
Prise de la Corse par les Anglois,
ibid.
Seconde attaque de la Martinique par les Anglois,
avec dcs forces de'terré et de mer formidables;
Le fils de T'auteur, après quarante-neuf jours de
siége, capitule dans le fort de la Convention; avec
trois cents hommes, y compris Jes blessés,
Fermeture du club des jacobins en 1795, troisieme
et quatrième annéc de la répablique,
Insurrection dans les' premiers jours de prairial. Famine dans Paris, et discrédit du papier-nonnoie, 65
Négociation avec le roi de Prusse. Invasion de la
Hollande,
:
Paix avec le roi de Prusse,
Premiere paix avec les insurgés de la Vendée,
--- Page 383 ---
TABLE:
pag.
de six
Le général Hoche détruit une avant-garde les Anmille émigrés débarqués à Quiberon par
glois,
Paix avec l'Espagne,
les Anglois, ibid.
Prise du Cap de Bonne-Espérance par
ibid.
Négociations infructuenses avec T'empereur, d'AlTardives et fausses mesures dans la campagne
lemague,
Brillante campagne de Schérer en Italie,
les -
d'une escadre angloise sur
Croisiere insignifiante
côtes de France,
Constitution de 1795, qui occasionna une nouvelle
insurrection dans Paris, à cause des deux décrets
qui y sont joints,
fils de l'auteur. Il
Echange du genérallochaunbesu, ,
de
Saint-Domingue, en qualité gourepart pour
verneur général,
Négociations infructueuses avéc l'Angleterre,
Campagne d'Italie,
Bataille de Montenotte, conditions de paix au roi de
Le directoire dicte des
Sardaigne, de Lodi emporté de vive force,
ibid.
Passage du pont
abandonne TItalie, et se retire
L'a-mée antrichienne
dans le Tirol,
de généraux dans les armées respecDéplacement
tives du Rhin,
mal combinée de l'armée françoise
Preniere pointe
surle Bas-Rhin,
Beau mouvement des deux armées françoises,
L'archiduc Charles est battu en différens combatspar 85
le général Moreau,
Sardaigne, de Lodi emporté de vive force,
ibid.
Passage du pont
abandonne TItalie, et se retire
L'a-mée antrichienne
dans le Tirol,
de généraux dans les armées respecDéplacement
tives du Rhin,
mal combinée de l'armée françoise
Preniere pointe
surle Bas-Rhin,
Beau mouvement des deux armées françoises,
L'archiduc Charles est battu en différens combatspar 85
le général Moreau, --- Page 384 ---
TABLE.
Marche de l'armée du Bas-Rhin sous' les ordres du pag.
général Jourdan. Prise de Francfort,
Retraite des deux armées autrichiennes vers le Danube,
Les deux armées françoises se séparent par le Danube,
ibid.
L'archiduc bat l'armée du Rhin, et la force à une
retraite précipitée,
Moreau fait une retraite célebré,
8g
Réflexions,
Le fort de Kehl défendu par Dessaix jusqu'en jan- 90
vier 1797,
Bonaparte bat Wurmser pour la seconde fois, et le 91
force à se renfermer dans Mantoue,
Bonaparte bat à Arcole la troisieme armée destinée à
dégager Mantoue, et commandée par le général
Alvinzy,
Réflexions,
Réduction totale des insurgés de la Vendée parle général Hoche,
Origine de la conspiration de Babeuf et sa suite, ibid.
Système de Babeuf,
Jugément-de Babeuf et de ses co-accusés,
ibid.
Jugement de la commission militaire du Temple
contre quelques intrigans accusés de cantre-révolution,
Campagnes de 1796 dans les colonies,
ibid.
Retour du fils de l'auteur. Sa destitution de la place
de gouverneur de Saint-Domingue,
IOI
Refus des iles de France et de Bourbon de recevoir
les commissaires du directoire,
To3
Nouvelle négociation des Anglois en janvier 1797, 104 --- Page 385 ---
TACLE. Iambissadeur anglois,
le temps d'obtenir pour donner à sonministère pag. traine la
des fonds pour la
négociationen longueur, campagne 2'
Propositions exagerées du ministère
Renvoi de Lambassadeur
anglois,
ibid. Effet de ce renvoi sur le anglois,
Mauvais succès de
peuple anglois,
ibid. Nouvelle bataille lexpédition en Irlande,
décisive de
Reddition de Mantoue. Invasion Bonaparte,
Victoire de l'amiral Jervis
de l'état du pape, 109
Cessation des
contre la flotte
Paiemens de la banque espagnole, IIO
Donaparte attaque l'archiduc
d'Angleterre, ibid. tiers,
Charles dans ses quarBonaparte force l'empereur à lui
III
potentiaires,
envoyer des pléniSuccès des armées du Rhin,
Signature des prélininaires de la
reur,
paix avec l'empeGuerre de Venise,
Bonaparte s'emipare des états des
ibid:
Révolution de Gênes,
Vénitiens,
Barthgemy est nommé directeur,
ibid:
Insurrection dans les ports
Irlande,
d'Angleterre.
terre, ibid. tiers,
Charles dans ses quarBonaparte force l'empereur à lui
III
potentiaires,
envoyer des pléniSuccès des armées du Rhin,
Signature des prélininaires de la
reur,
paix avec l'empeGuerre de Venise,
Bonaparte s'emipare des états des
ibid:
Révolution de Gênes,
Vénitiens,
Barthgemy est nommé directeur,
ibid:
Insurrection dans les ports
Irlande,
d'Angleterre. Troubles en
Nouveaux troubles en France,
ibid. Journée du 18 Fructidor,
Barthélemy refuse de fuiravec
Modification de la
Carnot,
contre les nobles, proscription générale projetée
Bonaparte, 2 à la
un traité de paix tétedesonarmée, défimitif
fait signer à Udine
l'empereur,
aux plénipotentiaires de
--- Page 386 ---
TABLE. pag. Conditions de ce traité,
Rupture de la négociation de Lille,
Victoire navale des Anglois sur la flotte hollandoise,
à sa sortie du Texel, en 1798, sixieme et septième
année de la république,
Pitt reprend son crédit dans le ministère anglois, ibid. Bonaparte est nommé commandant des troupes destinées à nne invasion en Angleterre,
Confiscation de toutes les marchandises angloises, 128
Insulte faite à Rome à l'ambassadeur françois,
Le pape est chassé de ses états. Une nouvelle république est établie à Rome,
Révolution de Suisse,
Les Suisses, après plusieurs combats, se soumettent
et font alliance avec la république françoise,
Mouvement dans l'intérieur de la république françoise pour l'élection du dernier tiers de la convention,
Bonaparte renonce à lexpédition contre l'Angleterre, et tourne ses vues du côté de la Méditerranée, 134
Prise de Malte,
L'armée de Bonaparte escalade Alexandrie,
Bonaparte, dans un premier combat, repousse la Cavalerie des Mamelucks,
Prise du Caire,
ibid. L'escadre françoise s'enbassedans la rade d'Aboukir, 139
Destruction de l'escadre françoise sous les côtes d'Alexandrie,
Lenteur des négociations de Rastadt,
ibid. Le grand-scigneur SC déclare contre la France; d'après les suggestions de l'ambassadeur d'Angleterre
et du divan,
--- Page 387 ---
TABLE. pag. classe de la conscription miLevée de la premiere
litaire,
ibid. françoises en Irlande,
Prise de deux expéditions
des Etats-Unis de
Conduite respectiye de la Franceet
de 1783, 143
, depuis la paix
a TAmérique Septentrionale,
des Anglois avec
Différence de la conduite politique,
les Américains, divisions entre les États-Unis et
Commencement de
la France,
Discours du roi d'Angleterre à son parlement, franLe roi de Naples se déclare contre la république
et marche vers Rome avec quatre-vingt
çoise,
mille hommes,
entre un ministre
Interception de la correspondance
ibid. de Naples et un ministre de, Sardaigne,
et:
directoire déclare la guerre aux rois de Naples
Le
ibid. de Sardaigne,
sc retire
Lei Piémont se soumet. Le roi de, Sardaigne
dans cette ile,
de Rome, il est forcé à
Le roi de Naples s'empare
ibid. une retraite précipitée,
ct, après
Le roi de Naples abandonne sa capitalc, Palerme; en
-avoir armé le peuple, il se retire à
Sicile,
,al la tête de huit mille FranLe génén/Championtet, qu'il constitue en répuçois, s'empare de Naples,
ibid.
Lei Piémont se soumet. Le roi de, Sardaigne
dans cette ile,
de Rome, il est forcé à
Le roi de Naples s'empare
ibid. une retraite précipitée,
ct, après
Le roi de Naples abandonne sa capitalc, Palerme; en
-avoir armé le peuple, il se retire à
Sicile,
,al la tête de huit mille FranLe génén/Championtet, qu'il constitue en répuçois, s'empare de Naples,
ibid. blique,
- et de la forteressc,
Prise de Mahon par les Anglois,
d'Ehrenbrenstein par'les François,
Caire. rétablit la tranquilInsurrection au
Bonaparte
lité par la punition exemplaire des coupables,
d'Autriche reçoit sur ses frontières une
L'empereur --- Page 388 ---
TABLE.
armée russe aux ordres de Suwarow, et leur four- pag
nit des cantonnemens.
Suspension des
à Rastadt. Menace d'une nouvelle négociations
déclaration de
guerre de la part de la France, si
fait pas retirer les Russes de
l'emperenr he
Coalition de toutes les
son territoire,
la
puissances de l'Europe contre
république françoise. Mort de l'électenr de Bavière,
Déclaration de guerre à
de
T'empereur et au grand-duc
Toscane,
Les François
s'avancent sur les frontières de l'Allemagne avec trois armées,
Massena s'empare du pays des Grisons,
ibid.
Jourdan est attaqué par l'archiduc Charles
lac de
près du
Constance, et forcéal la retraite,
On détache une partie de l'armée
sur le Rhin
françoise retirée
pour renforcer la frontiere
aux ordres de Massena,
helvétique
Premier et deuxième combats entre l'archiduc
sena, l'un à Schaffouse, Pautre
etMas
sur les bords de la
Thur,
Hatallegenerndlepentant
troisjours. L'archiduc s'empare de Zurich et de trois petits cantons,
L'armée d'Italie est battue à
,
16r
T'attaque des retranchemens de Vérone,
Schérer donne sa démission. Moreau lui
succede, ibid.
Moreau,apres plusieurs combats sur T'Adda, se retire avec perte à Turin,
Insurrection générale dans
presque toutes les villes
et places fortes du Piémont; Yvrée, Casal, la ville
et la citadelle de Turin se rendent à
Belle mancenyre de Moreau
Suwarow, - 164
pour réunir son arméc à --- Page 389 ---
TABLE.
pas.
successeur de Championnet, 164
celle de Macdonald,
en évacuant la Toscane, à se
Macdonald parvient,
les efforts de Suwarow;
rémnir à Morcau, malgré
165pour empécher cette jonction,
ibid.
Prise de Mantoue et d'Alexandrie par les ennemis, 166
Mort du général Joubert, de ligne armée à Brest.
Flotte de vingt-cing vaisseaux
Retour de toutes
Sa jonction à celle d'Espagne.
deux à Brest,
assassinat des pléniRupture du congrès de Rastadt,
potentiaires françois, du directoire et des conTroubles dans Tintérieur
seils,
de trois des directeurs: Foule de dénonChangement
ciations vagues portées contr'eux,
de Bonaparte en Egypte et en Syrie. Il
Campagnes
après des perlève le siege de Saint-Jean-d'Acre
tes. Bataille d'Aboukir,
de toutes
Sa jonction à celle d'Espagne.
deux à Brest,
assassinat des pléniRupture du congrès de Rastadt,
potentiaires françois, du directoire et des conTroubles dans Tintérieur
seils,
de trois des directeurs: Foule de dénonChangement
ciations vagues portées contr'eux,
de Bonaparte en Egypte et en Syrie. Il
Campagnes
après des perlève le siege de Saint-Jean-d'Acre
tes. Bataille d'Aboukir, Retour de Bonaparte en France 2
Charles
Changement de destination entre l'archiduc
ibid.
et le général Snwarow,
Charles. Massena
Prise de Manheim par Tarchiduc
retard de
del'absence de P'archiduc, et du
profite
tous'
Suwarow à venir'le relever, pour emporter
les retranchemens de Zurich,
Manheim,
Les François reprennent Tralison de l'escadre holInvasion de la Hollande.
combinée
landoise. Défense de l'armée françoise
ibid.
avec les forces bataves, 2
lieu entre les trouTrois combats, ont successivement
le
françoises et auglo-russes; dans le dernier,
pes --- Page 390 ---
TABLE.
pag.
duc d'Yorck est repoussé jusqu'à lendroit de son
débarquement,
Inntiles efforts de la politique eangloise pour engager
le roi de Prusse dans sa querelie,
ibid.
Capitulation de l'armée anglo-russe aux ordres du
duc d'Yorck,
Victoire des Anglois dans les Indes. Mort de TipoSultan et ses suites,
ibid.
Journées des 18 et 19 brumaire,
Dangers que courent au conseil des cinq cents Bonaparte et son frère Lucien, 9
Expulsion de quatre-vingts députés au conseil des
ibid.
cing cents,
Proclamaticn de la constitution proposée par Sieyes.
Bonaparte est nommé premier consul,
Etablissement-du sénat-conservater. Souverain pou181
voir du premier consul,
Commencement de guerre civile dans les départemens de l'ouest 2
Bonaparte écrit au roi d'Angleterre pour entrer en
négociation,
Refus du ministère anglois,
Suite del la guerre d'Egypte sous Kléber,
L'empereur Paul se retire de la coalition,
Formation d'une armée de réserve à Dijon, aux oribid.
dres du premier consul,
Revers dc Massena en Italie,
La gauche del'armée de Massena, commandée par
Suchet, est forcée de se retirer derriere le Var.
Le général Rochambeau, fils de l'auteur, l'y rejoint, prend le commandement de Vaile droite, et
obtient plusieurs succès contre les Antrichiens, .190
erre d'Egypte sous Kléber,
L'empereur Paul se retire de la coalition,
Formation d'une armée de réserve à Dijon, aux oribid.
dres du premier consul,
Revers dc Massena en Italie,
La gauche del'armée de Massena, commandée par
Suchet, est forcée de se retirer derriere le Var.
Le général Rochambeau, fils de l'auteur, l'y rejoint, prend le commandement de Vaile droite, et
obtient plusieurs succès contre les Antrichiens, .190 --- Page 391 ---
TABLE.
pas
brillante de différens corps de l'armée de
Manceuvre
le premier consul,
réserve dirigée par
Prise de Milan et de toute la Lombardie,
GéMassena, forcé par la famine, offre de sortirde
etdicte tous les articles de Ja copitulation, 193
nes,
Ott tente de rétablir la coinmunication
Le général
ibid.
avec Plaisance ; il est battu,
d' Alexandrie,
Bataille de Marengo. 7 près
Piémont, en
L'ennemi abandonne toutes les places en
ibid.
Ligurie et en Lombardie,
et la mort du géDétails surla bataille de Marengo
néral Dessaix, de Moreau sur le Rhin et le DaSuccès de l'armée
nube,
Après un seLes François forcent les lignos d'Engen. autrichien .
combat,le général
cond et un troisieme
retranché
est forcé de se retirer dans le camp
d'Ulm,
19S
Attaque d'Ulm repoussée, enneni sur la gauche
Inutiles tentatives du général
ibid.
des François,
aile droite. Lecourbe
Moreau fait manceuvrer son
Hochstet la
force le passage du Danube, et bat à
gauche de l'ennemi;
antrichienne abandonne Ulm à une garniL'armée
ibid.
soll, et bat en retraite,
de Munich, de FeldCombat près de Neubourg. Prise
des Grisons; 200
kirck, de Coire et de tout le pays
Armée de trente mille hommes rassemblée derrière
Francfort, aux ordres du général Sainte-Suzanne, 201
toutes les armées de l'empereur, ibid.
Armistice pour
ube, et bat à
gauche de l'ennemi;
antrichienne abandonne Ulm à une garniL'armée
ibid.
soll, et bat en retraite,
de Munich, de FeldCombat près de Neubourg. Prise
des Grisons; 200
kirck, de Coire et de tout le pays
Armée de trente mille hommes rassemblée derrière
Francfort, aux ordres du général Sainte-Suzanne, 201
toutes les armées de l'empereur, ibid.
Armistice pour --- Page 392 ---
TABLE.
pagArmemens d'Angleterre infructueux. Réunion de
l'Irlande à l'Angleterre et l'Ecosse,
Réflexions sur la derniere campagne 1
Négociations entre la France et la cour de Vienne,
rompues par les intrigues de la reine de Naples et
la faction angloise,
Suspension d'armistice dénoncée aux généraux autrichiens. Expéditions maritimes des Anglois d'abord infructueuses. Prise de Malte,
L'empereur demande à renouer les négociations, accorde trois nouvelles places de sûreté, et obtient
une prolongation de l'armistice,
ibid:
Inauguration du tombeau del M. de Turenne, et d'uni I
monument pour Kléber et Dessaix, le I.CF vendémiaire de l'an 9 de la république, ou le 22 septembre 1800,
Trait sublime de Turenne négligé par ses historiens, 208
Rentrée d'un grand nombre d'émigrés. L'auteur va
aParis dans ledessein de rendre service à plusieurs.
Le premier consul le reçoit d'une manière distinguée,
Rupture des négociations. Fin du second larmistice, 210
Le czar Paul réçlame lile de Malte. Il fait saisir les
vaisseaux et les marchandises des Anglois dans ses
ports,
Commencement des hostilités. L'arméc d'Italie s'empare de la Toscane; celle des Grisons passe les
Alpes malgré les neiges,
ibid.
Bataille de Hohenlinden, ou l'armée autrichienne est
rompue et disloquée par Moreau,
L'archiduc Charles, ne pouvant rallier l'armée auchienne, conclut un nouvel armistice, et consent, --- Page 393 ---
TABLE.
pagde la paix, à céder le Tirol et
jusqu'à la signature T'Autriche occupée par Tarmée
toute la partie de
françoise,
l'armée d'Italie et de celle des
Belles opérations de
Grisons,
Opération de l'armée gallo-batave,
Attentats. contre le premnier consul, et la république
Paix de Lunéville entre T'empereur
françoise,
points de vue sous lesquels
Réflexions sur les divers dans cette guerte contiparut le militaire françois
nentale,
de miet changemaent
Crise violente en Angleterre
nistère,
dans la mer Baltique.
Expédition de la flotte. angloise
Elle force le détroit.du Sund,
total dans la
Mort subite du czar Paul. Changement
politique du nord,
dans la rade d'Aboukir,
Descente des Anglois
les François, après de
Divers. combats dans lesquels
retranché
efforts, corservent leur camp
ibid.
grands
sous Alexandrie,
aux armées turques de
Les Anglois se réanissent
terre et de mer,
de rendre le Caire à l'arLes François sont forcés
ibid.
mée angloise,
Expédition de Cantheaume, Linois,
Expédition du contre-amiral
contre le Portugal,
caExpédition
deux fois les chaloupes
L'amiral Nelson attaque dans le port de Boulogne,
nonnières des François
et est repoussé avec perte,
II.
camp
ibid.
grands
sous Alexandrie,
aux armées turques de
Les Anglois se réanissent
terre et de mer,
de rendre le Caire à l'arLes François sont forcés
ibid.
mée angloise,
Expédition de Cantheaume, Linois,
Expédition du contre-amiral
contre le Portugal,
caExpédition
deux fois les chaloupes
L'amiral Nelson attaque dans le port de Boulogne,
nonnières des François
et est repoussé avec perte,
II. --- Page 394 ---
TABLE.
pag.
Paix avec l'Angleterre,
Amnistie en faveur des émigrés,
Paix de l'église. ,
ibid.
Expédition dans les colonies de l'ouest,
Diverses proclamations de Tousaint-Louverture, 238
Rendez-vous général de toutes nos escadres au cap
de Samana,
ibid.
Prise du fortdeBahaya et du fort Dauphin par la division Rochambeau,
Incendie de la ville du Cap: L'escadre prise d'un
calme ne pentlui porter secours 2.
La colonie espagnole se soumet, le Port-au-Prince
est. emporté de vive force,
Le général noir Dessalines yeut faire diversion, il est
repoussé,
Le général de Rochambeau force Toussaint-Louverture et l'élite de ses troupes dans des retranchemens formidables,
Le général noir Maurepas et sa division mettent bas
les armes après la déroute de Toussaint,
Blocus et bombardement de la forteresse del la Crêteà-Pierrot,
ibid.
Diversion sur la plaine du Cap, ou Toussaint-Louverture fait les plus horribles dévastations,
Reddition de Tonesint-Lonvertarey et désarmement
des noirs,
Epidémie répandue dans les troupes après la cam248
pagne,
Bonaparte proclamé consul à vie,
Règlement organique de la constitution,
ibid.
Situation critique de THelvétie,
Indemnités dans l'empire, réglées sous la médiation --- Page 395 ---
TABLE.
pag-)
du premier consul, ct de l'empereur de Russie, 254
Incorporation du Piémont.a la, république françoise
en l'an 1O de la république,
du fort Dauphin et de tous les forts du port
Attaque
ibid.-
de Bahaya au pouvoir des noirs,
Echec des noirs au mole Saint-Nicolas,
ibid.
Attaque brillante du Port-de-la-Paix,
Nouveaux échecs des noirs à Y'est,àl'onest, au nord,
au snd, et dans l'ile de la Tortue,
Traislation du quartier-général au Port-auPrince. 261
Action vigoureuse pour délivrer Léogane 7
Retour du quartier-général. au Cap. Rappel des vais262
seaux de ligne en Europe,
Message du roi d'Angleterre à son parlement , équidéclaration de
contre la Franvalant à une
guerre
ce, l'an 12 de la république,
Invasion de l'électorat de Hanovre,
de
L'armée hanovrienne se reconnoit prisonnière
guerre, blocus des différens ports situds 'sur la côte
Siége et
du général de
de Saint-Domingue, ct capitulation
Rochambeau avec les arméesnoires et la flotte an268
gloise, après sept mois de défense,
Mort du général Noailles, après s'être emparé à l'abordage d'un bâtiment anglois qui le poursuivoit, 270
ibid.
Le général Ferrand se fortifie à Santo-Domingo,
Le grand conseil de la légion d'honneur envoie à l'auteur un brevet d'admission voté unanimement
dans la première séauce,
menaRassemblement de flottilles et dc troupes pour
ibid.
cerl T'Angleterre d'une descente,
du
anglois pour s'y opposer, 273
Levée en masse peuple
'abordage d'un bâtiment anglois qui le poursuivoit, 270
ibid.
Le général Ferrand se fortifie à Santo-Domingo,
Le grand conseil de la légion d'honneur envoie à l'auteur un brevet d'admission voté unanimement
dans la première séauce,
menaRassemblement de flottilles et dc troupes pour
ibid.
cerl T'Angleterre d'une descente,
du
anglois pour s'y opposer, 273
Levée en masse peuple --- Page 396 ---
TABLE.
pag.
Conspiration ourdie par le ministère anglois contre
le premier consul,
Arrestation du général Pichegru , du généralMoreau,
de George et de plusieurs autres,
Pichegru est trouvé mort dans son lit,
ibid.
Jugement des conspirateurs,
Moreau passe aux Etats-Unis d'Amérique, 7
Bonaparte est proclamé empereurdes François,
Sacre de l'empereur par le pape Pie VII. Fêtes du couronnement,
Création de six grandes dignités, et de douze maréchaux de l'empire,
ibid.
L'empereur nomme T'ex-maréchal de Rochambeau
grand-officier de la légion d'honneur,
280 e
L'auteur écrit au-lord Cornwallis pour lui faire solliciter le renvoi de son fils sur parole, 341
Lettre de l'empereur au roi d'Angleterre, et réponse
du ministre de ce dernier,
:.
ibid.
On ne peut s'accorder sur aucune base d'échange, 282
Nouvelles d'Angleterre, divisions dans la famille
royale,
Addington est renvoyé du ministère, Pitt estrappclé, 284
Peu desuccès d'une expédition de brûlots de nouvelle
invention, contre la flottille de Boulogne,
Prise par les Anglois de quatre frégates espagnoles
chargées de piastres,
ibid.
Voyage de l'auteur à Paris, dans le printemps de
1805,
L'empereurdes François accepte la couronne d'Italie
à une condition,
28;
Sortie de l'escadre de Rochefort, commandée par le --- Page 397 ---
TABLE.
contre-amiral Missiessy, sa campagne et son re- pag.
tour,
Sortie de l'escadre. de Toulon,
vice-amiral
commandée par le.
Villeneuve,
Campagne de l'amiral
ibid.
de Gibraltar,
Nelson; son retour au détroit
Campagne de l'expédition secrète des
Expédition de Jérôme
Anglois,
tille à
Bonaparte à la tête d'une flotGénes,
Mouvemens causés en Angleterre
ibid.
escadres, malgré le
parla sortie de nos
blocus,
Retour de l'empereur en France. Il va à
Mouvemens des armées des
Boulogne, 293
d'Autriche.
empereurs de Russie et
L'empereur des François fait
ses troupes sur les bords du Rhin et
marcher
en Italie,
Rétablissement du calendrier
mier janvier 1806,
gregorien fixé au preL'armée autrichienne envahit la Baviere.
anarquables de la
Paroles reharangue de l'empereur des
François au sénat conservateur,
Superbe mouvement des armées
ibid.
Combat de Werlingen,
françoises,
Combat et prise de Guntzhourg,
Prise de
ibid.
Memmingen;
.
Blocus d'Ulm,
Diversité d'opinion entre l'archiduc
général Mack,
Ferdinaud et le
Prise d'un convoi par les François, Fuite de
ibid.
duc Ferdinand vers Ja Bolème,
Tarchi300
Capitulation du géncral Mack, commandant la ville
d'Ulm,
ibid.
ateur,
Superbe mouvement des armées
ibid.
Combat de Werlingen,
françoises,
Combat et prise de Guntzhourg,
Prise de
ibid.
Memmingen;
.
Blocus d'Ulm,
Diversité d'opinion entre l'archiduc
général Mack,
Ferdinaud et le
Prise d'un convoi par les François, Fuite de
ibid.
duc Ferdinand vers Ja Bolème,
Tarchi300
Capitulation du géncral Mack, commandant la ville
d'Ulm,
ibid. --- Page 398 ---
5g0
TABLE.
pag.
L'empereur marche vers Munich. Mot remarquable
de ce souverain,
Yfempereur forme un plan d'attaque simultanée de
toutes les frontières de l'Autriche,
Passage de IInn; prise de plusieurs villes, 2
Prise de Salzbourg. Entrée de l'armée de Baviere
dans le Tirol. Prise d'Inspruck. Retraite de l'aribid.
chiduc Jean,
Prise de Bregents, Lindau et Feldkirck, par l'armée
d'Augereau,
ibid.
Combat d'Amstatten,
Déroute du général Meerfeld; sa retraite en Hongrie. Les Russes repassent le Danube à Crems, et
ibid.
rompent le pont,
Combat du maréchal Mortier sur la rive gauche du
Danube,
Capitulation de la ville de Vienne. Entrée de l'armée
françoise le 15 novembre 1805. Prise de deux
mille canons dans l'arsenal de Vienne,
Proposition, de la part du général ennemi, d'une capitulation pour la retraite de l'armée russe. Elle
n'est pas ratifiée. Continuation des hostilités. Prise
de Brun,
Combat de cavalerie à l'arrière-garde des Russes.
L'empereur d'Autriche demande la paix,
Entiere évacuation du Tirol par les généraux Ney et
ibid..
Marmont,
L'archiduc palatin propose la neutralité de la Hon309
Succes grie, del'armée d'Italie, commandée par Massena, ibid.
Le prince de Rohan est fait prisonnier avec ses
troupes,
'est pas ratifiée. Continuation des hostilités. Prise
de Brun,
Combat de cavalerie à l'arrière-garde des Russes.
L'empereur d'Autriche demande la paix,
Entiere évacuation du Tirol par les généraux Ney et
ibid..
Marmont,
L'archiduc palatin propose la neutralité de la Hon309
Succes grie, del'armée d'Italie, commandée par Massena, ibid.
Le prince de Rohan est fait prisonnier avec ses
troupes, --- Page 399 ---
TABLE.
Présomplion et inexpérience de la cour de Russie; pag.
propositions ridicules des négociateurs de T'empereurAlexandre. Retraite de nuit de T'empereur des
François : terreur feinte,
Bataille
d'Austerlitz, ou des
Perte considérable des
Trois-Empereurs, : I 313:
ennemis,
Trève accordée par l'empereur Napoléon,
L'empereur
3:5
François IIvient au bivopacdefsmpereur
Napoléon, pour arréter les principales conditions
de la paix. Elles sont ratifiées
par l'empereur
Alexandre, quidonne sa parole de retourner dans
ses états,
Napoléon dévoile à
TempereurFrangois Il la
tion des ministres
corrupautrichiens, séduits par l'or de
T'Angleterre,
Condition de l'armistice. Cantonnement de
l'armée
françoise en Autriche,
Signature de la paix entre la France et
ibid.
le 27 décembre 1805. Conditions de PAutriche,
Mariage du prince
cette paix, 318
du roi de
Eugene Beauharnais, avec la fille
Bavière,
Bataille navale de Trafalgar,
Prises sur les Anglois par l'escadre de Rochefort, ibid.
Neutralité armée du roi de Prusse,
322,
Le roi de Prusse se charge de faire évacuer le Ha- ibid.
novre par l'armée combinée,
Traité d'alliance entre la Prusse et la France,
Echange entre Napoléon et le roi de Prusse, de l'é- 324
lectorat de Hanovre, contre le duché de Clèves et
de Berg, qui est donné au prince Murat,
La principauté de Neufchâtel
ibid.
est donnée au ministre
Berthier,
--- Page 400 ---
TABLE.
Réflexions sur l'état de la cour de Berlin, après son pag.
traité avec la France,
Invasion du royaume de Naples par l'armée françoise en février 1806,
ibid.
Le prince Joseph, frere de l'empereur Napoléon,
proclamé roi de Naples à une condition,
Ambassade solénnelle des états de Hollande,
pour
demander a Napoléon le prince Louis, son frere,
pour roi,
Talleyrand et Bernadotte proclamés princes de Bénévent et de Ponte-Corvo. Le cardinal Fesch, COadjuteur de l'électorat de Ratisbonne,
ibid.
Ambassade de l'empereur turc. Prise de possession
du port et du territoire de Raguse par les François,
Mort de Pitt, le 25 janvier 1806,
ibid.
Recomposition du ministère anglois. Mort de lord
Cornwallis. Succès des escadres angloises,
Succès de la mnarine françoise, 3
L'empereur de Russie, d'après les suggestions de
l'Angleterre, refuse de ratifier le traité de paix
avec la France,
ibid.
Ouvertures de paix entre la France et l'Angleterre.
Mort de Fox. Rappel dc lord Lauderdale à Londres, fondé sur la nouvelle du refus de l'empereur
de Russie et des armemens du roi de Prusse,
Suppression de la diete de l'empire. Partage del'Allemagné en trois confedérations. Napoléon protecteur de celle du Rhin,
ibid.
Le roi de Prusse fait divers arrangemens avec l'Angleterre, ét envahit la Saxe,
Napoléon place son arméc sur le Mein, entre Wurtz-
Mort de Fox. Rappel dc lord Lauderdale à Londres, fondé sur la nouvelle du refus de l'empereur
de Russie et des armemens du roi de Prusse,
Suppression de la diete de l'empire. Partage del'Allemagné en trois confedérations. Napoléon protecteur de celle du Rhin,
ibid.
Le roi de Prusse fait divers arrangemens avec l'Angleterre, ét envahit la Saxe,
Napoléon place son arméc sur le Mein, entre Wurtz- --- Page 401 ---
TABLE.
1ag:
L'aile gauche des Prussiens est
bourg et Bamberg.
battue à Schleist et à Auma,
sur la Saal,
Napoléon s'arrête à Géra, puis se porte
oir était rassembléc l'arméc prussiennes.
Bataille d'léna,
de T'empeteur
Réflexions sur une lettre prétendue de la bataille..
Napoléon au roi de Prusse, la veille
1806, 337
Entréc des Françojs à Berlin, le 25 octobre de la
Napoléon vis-a-vis
Ton sévère de Fempereur
noblesse de la cour de Prusse,
Traitde clémence de T'empereur,
avec son
Hohenlohe est fait prisonnier
Le prince
ibid.
corps d'armce,
avec les restes
Le général Blàcher est fait prisonnier
Capitalation de Magdede T'armée prussienne. de Francfort sur. I'Oder.
bourg. Prise de Custrin,
de la Silésie, et fait
Le prince Jéromes s'empare
capituler Glogau,
Davoust marche sur Varsovie,
Le maréchal
novémbre 1806. ConArmistice. signéà Berlin le.16
ibid.
ditions,
traite sévèrenent le duc de
L'empereur des François
Brunswick et l'électeur de Hesse-Cassel,
Le roi de Hollande rentre dans ses états pour yanettre à exécution la proclamation faite par T'empe- ibid.
des côtes d' Angleterre,
reur Napoléon, 9 du blocus
des villes de HamPrise de possession de THanovre,
des marchanbourg et de Brême, et confiscation
ibid.
dises angloises par le maréchal Mortier,
sur le refus du roi de Prusse de ralifier
Napoléon,
Parmistice, s'avance vers Posen,
ibid.
de l'arméc se porte en Pologne,
La principale partie
ution la proclamation faite par T'empe- ibid.
des côtes d' Angleterre,
reur Napoléon, 9 du blocus
des villes de HamPrise de possession de THanovre,
des marchanbourg et de Brême, et confiscation
ibid.
dises angloises par le maréchal Mortier,
sur le refus du roi de Prusse de ralifier
Napoléon,
Parmistice, s'avance vers Posen,
ibid.
de l'arméc se porte en Pologne,
La principale partie --- Page 402 ---
TABLE.
Divers combats contre les Russes. Ils sont poursuivis pag.
et chassés de leurs positions jusqu'aux frontières
de Lithuanie,
Généraux; colonels et régimens qui se sont distingués. * Trait qui concerne le petit-fils del'auteur, 346
Le prince Jéroine, secondé de ses genéraux, prerid
plusieurs places en Silésie,
Le général Victor marche contre les places prussiennes de la Baltique. La grande armée russe, commandée par Benigsen, vient à leur secours,
Combat de Morhungen,à l'extrémité de Faile gauche, commandée par le prince de Ponte-Corvo, ibid.
L'avant-garde des Russes, déjà sur le chemin de Willemberg, est forcée de rétrograder jusqu'a Liebstadt,
Douze bataillons russes sont enfoncés au pont de
Berg-Fried, et leur arrière -garde poursuivie
pendant six lieues,
Napoiéon fait poursiivrele gros de l'armée russe sur
Landsberg. Combat brillant des cuirassiers françois,
ibid.
- Premier combat ou les François s'emparent d'Eylau, ibid.
Bataille d'Eylau soutenue avec le plus grand courage, le 8 février 1806,
351.
Perte considérable de l'ennenxi. Perte des François, 352
Le général Essen est battu par le général Savary à
Ostrolenka,
Un dégel force les François à rentrer dans leurs quartiers, après avoir reponssé l'ennemi à quarante
lieues de Varsovie,
Combat du général Dapont à Blunsberg, contre les
Russes,
ibid. --- Page 403 ---
TABLE.
pag.
de lempereur des François pour faire les
Préparatifs
Dantzick et Colberg,
siéges de Graudentz,
Prise de
Reprise de Bnenos-Aires par les Espagnols.
l'ile de Curaçao par les Anglois,
ibid.
Divisions parmi les noirs de Saint-Domingue, des DarUne forte escadre angloise force le détroit
danelles. Le grand-seigneur, à l'aide desingénicurs
Sébastiani, force la flotte
françois et du général
angloise à une retraite, ministère: Le roid'An:
Lord Grenville est éloigné du
de maingleterre exige de ses ministres le serment
tenir les lois d'oppression contre les catholiques
d'Irlande; ils s'y refusent. Recomposition du mi- ibid.
nistère anglois,
FIN DE LA TABLE. --- Page 404 ---
--- Page 405 --- --- Page 406 --- --- Page 407 ---
E301
R6721
via --- Page 408 ---