--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Habn Carter aroun
Lilrary
Bromnl 2hnttrersitg
* The
a
John Carter Brown
*
Library
1Ok
Brown University
e
*-
*
dOk
Purchased from the
3O
Louisa D.
*
o -
Sharpe MetcalfFund d
-
d --- Page 3 ---
C --- Page 4 ---
O 10188X
mdL
42 2 --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
MÉMOIRES
DE
BILLAUD-VARENNES. --- Page 8 ---
-
DE MADAME
no 20.
ISRIEPINEGDIRSES
INPRIKERIE
rue Hautefeulle,
Aao --- Page 9 --- --- Page 10 ---
/ d CPar dhh
Wiltinyo
Fnomy M.ede
AEn --- Page 11 ---
MÉMOIRES
DE
BILLAUD-VARENNES,
EX-CONVENTIONNEL,
ÉCRITS AU PORT-AU-PRINCE EN 1818,
CONTENANT
LA RELATION DE SES VOYAGES ET "AVENTURES DANS LE
MEXIQUE, DEPUIS 1805 JUSQU'EN 1817;
AVEC DES NOTES HISTURIQUES ET UN PRECIS DEI L'INSURRECTION
ABIÉRICAINE, DEPUIS SON QRIGINE JUSQU'EN 1820;
PAn M
On connail Ihomme att Jen etaix Vo yages
Frop. esp.
TOME PREMIER.
PARIS,
PLANCHER, Libraire, quaiSaint-Mlichel, maison
CREZ
neuve des Cinq Arcades;
DOMERE, Libraire, même maison.
1821. --- Page 12 ---
AEn --- Page 13 ---
AVIS DU RÉDACTEUR.
Ir y ent, et, dans tous les
temps, a dit un
philosophe, ily aura des hommes
Ehomme porte enlni-même
entreprenans.
qui le tourmente, et
uneénergienaturelle
quel legoût, le caprice ou
Fennui tournent vers les tentatives les plus
lières. Il est curieux; il désire de voir et de singutruire. La soif des connaissances
s'insrale, mais elle
est moins génél'or. On
est plus impérieuse que celle de
va recueillir au loin de quoi dire el de
quoi faire parler des soi dans son
Ce
désir de la gloire
pays.
que le
produit dans lun,
de la misère le fait dans
Fimpatience
un autre. On imagine la
fortune plus facile dans les contrées
proche de soi. On marche
éloignées que
beaucoup
sans fatigue, ce qu'onn'obtiendrait pourtrouver
vail assidu. On
que d'un travoyage par paresse : on cherche
designorans ou des dupes. Il cst des êtres malheu-
soi dans son
Ce
désir de la gloire
pays.
que le
produit dans lun,
de la misère le fait dans
Fimpatience
un autre. On imagine la
fortune plus facile dans les contrées
proche de soi. On marche
éloignées que
beaucoup
sans fatigue, ce qu'onn'obtiendrait pourtrouver
vail assidu. On
que d'un travoyage par paresse : on cherche
designorans ou des dupes. Il cst des êtres malheu- --- Page 14 ---
I)
de tromper le destin enr
renX. qni sc promettent
qui coufuyant devant lui, il y en a d'intrépides
couQuelques-uns, , sans
rentaprès les dangers.
une pauetsans vertus, ne peuvents supporter
rage
rabaisse dans la société an-dessons
vreté, qui les
amenées subitement
deleur condition. Les ruines
la dissipation, ou pardes
ou parl lejeu, ou par
d'autres à
mal calculées, en réduisent
et
entreprises
ils sont étrangers, ,
à Jaquelle
une indigence
ou sous la ligne. A ces
qu'ils vont cacher au pôle
constoutes cellcs des émigrations
causes, ajoutez
des mauvais gouvernemens,
tantes, les vexations
et la fréFintolérance religieuse ou politique,
le
infamantes, qui poussent
quence des peines ou il serait obligé de marcoupable d'une région
oû il puisse.
cherla tête baisséc, dans une région
de bien,
ellirontément se donner pour un homme
SCS semblables en face.
et regarder
décident Yhomme aux
Unc de ces raisons, qui
la dernière),
( et strement ce n'est pas
voyages
à paroourirypendanty plaforça Bilaud-F'raremnes:
T'intérieurdel la Nonvle-lEspagae:
sieurs annécs,
en lisant ces nonveaux
lelecteurjugera lni-mëme,
détermina T'exmémoires, laquelle de ces causes
ou,
dans le Mexique,
conventionnel à pénétrer
AEr --- Page 15 ---
IIF )
sur-tout, nul Français
, depuis trois siècles, ne
pouvait, sous peine de mort, mettre un pied 'téméraire. Cette terrible loi d'une
politique ombrageuse et égoiste, doit faire présumer que la relation de lun des déportés du 12
germinal an III,
comporte un intérêt listorique et
tistique et moral.
nouveau, staMais comment cet ouvrage est-il tombé entre
mes mains? Ancien secrétaire d'un
à
général en chef
Saint-Domingue,j je m'étais retrouvéau Port-auPrince quand Pétion vivait
qué déjà d'une mélancolie encore, quoique attasi profonde et si
lière, qu'ellele conduisit à mourir
singuliai connaissance
d'inanition.Jc
avec le ci- devant législateur
Billaud-Varennes: : il me lut ses
comme j'avais
mémoires 5 et
rédigé ceux du général
me demanda franchement
Hoche, il
mon avis sur les siens :
jeles trouvai, avec uneégale franchise,
trop longs, assez
beaucoup
démocratiques, d'un style un
peu acerbe, impoli,
tier. Cet
vagabond, qu'il fallait chàouvrage, tel qu'il était, n'aurait
être
publié à
pu
Saint-Domingue et alors je me dis-
(*) Foyes, à ce sujet, dans les
et dernier volume, la lettre écrite à dernières notes du second
Grégoire.
l'éditeur par M. le comte
ai, avec uneégale franchise,
trop longs, assez
beaucoup
démocratiques, d'un style un
peu acerbe, impoli,
tier. Cet
vagabond, qu'il fallait chàouvrage, tel qu'il était, n'aurait
être
publié à
pu
Saint-Domingue et alors je me dis-
(*) Foyes, à ce sujet, dans les
et dernier volume, la lettre écrite à dernières notes du second
Grégoire.
l'éditeur par M. le comte --- Page 16 ---
(1v) )
revenir bientôt en France: un Voltaire
posais à
me donna la
moyen d'un échange,
de Kehl,au
par décades.
propricté du mamuwerit,rédligé bon tiers; il a fallu ensuite
Jel'ai abrégé d'un
àla néomais, quant
Técrire peesqucentiérement;
cru devoir
logie qu'on y verra régner encore,jai mots en sont clairs,
la ménager, 7 parce que tous les n'ost, au reste 7
énergiques. La langue
précis, instrument : elle ne doit pas plus maitriser
qu'un
le burin, le ciseau
l'écrivain, que le pinceau,
T'artiste.
ne maitrisent
4ER --- Page 17 ---
MÉMOIRES
DE
HELAUD-TARENNES
CHAPITRE PREMIER.
Jacobinisme politique. Ma déportation.
Sr vous faites
vous ne pouvez naufrage en accuser pour la seconde fois,
sage, ui, sans doute,
Neptune , a dit un
subirla
2 n'avait jamais subi ni vu
ma
frêle déportation,
barque a
quef'ostracisme. Hélas!
que ce
aNtn3
fat toujours contre plus d'une fois, bien
m'exposasse au péril;
ma volonté
ia sepabéiquedTiati, ct, après tant
que je
lâtre, qui vivra dans fondée par un heureux d'orages. mud'un blaneinfortune, Thistoire, est devenue l'asile
qu'il voulut être qui mourraloin desa
Repetnd de la
un des courageux patrie, fonsolons nous de république cette
française. Hé bien, conT. I.
étrange destinée, en voyant
:
posasse au péril;
ma volonté
ia sepabéiquedTiati, ct, après tant
que je
lâtre, qui vivra dans fondée par un heureux d'orages. mud'un blaneinfortune, Thistoire, est devenue l'asile
qu'il voulut être qui mourraloin desa
Repetnd de la
un des courageux patrie, fonsolons nous de république cette
française. Hé bien, conT. I.
étrange destinée, en voyant
: --- Page 18 ---
ébranla (2) le monde... Gracean dans
celle du solidat qui
du moins en paix oit
nintenaniy je repose sur le sol de la liberté,
ciel,
,
une case tompalaliore, le poête:
jedis avec
contempler les naufragest
Enfin je puis, du port,
n'a point
cependlant,) lorsqu'on montrer de
Il est pénible
de ne pouvoir naufragés
une âme menonnlier pour les tealheurenx Mais
la
menatebseas
compaesion voeuxs cstériles..
regret
que pardes désir, on doit dleignetle à Tétude, au TNCI de
thupliscle livrer à la phileophic
Phistorique
se sans autre
urmtagide
et,
revers.
17G5, ilsdu
mes
bords dela Charente,en ville si fameuses autrefois
Né V
aux ordres
Gerbier de la Rochelle, résistance
à Paris
et glorieuse
Jarsivai
une longue à chapean rouge,
de ce chefFae despote avocat au parlement
pour être reçu
vint éclairer
licu de lunivers. Taurore desirée de 1789 une révolution
Bientôt étonner TEurope par embrassai la
la France et
soutins Jen avec courage,
juste
la
ANCISIENE
aussi avec transport, avec je douleur. On trouvera de ma
cause je la vis succomber mémoires, 2 rédigés A la veille
de singuliers mnemorohie
dans
un jour sur cette époque déporté, je les déposai rue Saintmail, d'être saisi pour maison être
ditla
Creercemaa
mur de
saujoudhui,
un
des arcs, et qui porte
André le 11° 54du volcan politique,
on, Dès la premidre éruption par des écrits meePnerventi dont le succés
je me Gs
du 10 août,
sur' celui
après SETRE la
andace, Vemporta
et,
à mon
substitut du procureur
di en parti je devins
du 14 juillet,i
AER
d'être saisi pour maison être
ditla
Creercemaa
mur de
saujoudhui,
un
des arcs, et qui porte
André le 11° 54du volcan politique,
on, Dès la premidre éruption par des écrits meePnerventi dont le succés
je me Gs
du 10 août,
sur' celui
après SETRE la
andace, Vemporta
et,
à mon
substitut du procureur
di en parti je devins
du 14 juillet,i
AER --- Page 19 ---
de la commune:
(3)
sionnaire, d'aller dans chargé les par elle, comme misTardent patriotisme dontj departerens,p précher
mai tous les coeurs de j'étais ce sublime dévoré, j'enflamses excepté pourtant à Chàlons, ou
sentiment,
T'assemblée municipaux égarait un peuple Tineivismne de
empécha l'effet legislative, par un décret crédule; et
im
insilieux,
mes salutaires mesures. manquable que j'attendais de
Nommé, le 20
convention nationale, septembre, représentant à la
de législateur par proposerde jy commençai mon rôle
bitress qui auraient
substituer des arde nos tribunaux: : ce jugésans projet là salaire, aux juges
grâce aux efforis de tels et tels ne passa point
anciensjuges eux-mémes,
collegues,
de la vénalité. Trois
, protégaient les qui,
Fassemblée décrétât jours la apres, 2 je metres
oe traitre qai aménerait l'ennemi pcine der mort contre
français. Le
octobre
surle territoire
foi Tapologie 2
suivant, je fis de bonne
teur du roman de Rohespierre, accusé par laufit en faveur Raublas(i), de Roland; dans une motion
Rea je fis adopter le décret et, le 15 décemLacoste,
Roland
contre T'ex-ministre
voquai un 1its
protégea en vain. Je
etsijai pu m' Remienlejnigemente 'en repentir, c'est deLouis
dans
NNT
la suite de ces mémoires. ee qu'on verra
Le 12 mars suivant, après avoir
inquiétudes à l'égard dela
exprimé mes
exercer le tribunal
tyrannic
pouvait
de lui substituer un révolutionnaire, F proposai
seraient choisis par les jury départemens. 2 dont les membres
et temtmejour Fournier, dit je dénonçaile ministre Clavière
fomentant des émeutes TAméricain; celui-ci, comme
tres-dangereuscs, et le
I.
. ee qu'on verra
Le 12 mars suivant, après avoir
inquiétudes à l'égard dela
exprimé mes
exercer le tribunal
tyrannic
pouvait
de lui substituer un révolutionnaire, F proposai
seraient choisis par les jury départemens. 2 dont les membres
et temtmejour Fournier, dit je dénonçaile ministre Clavière
fomentant des émeutes TAméricain; celui-ci, comme
tres-dangereuscs, et le
I. --- Page 20 ---
(4) tontefoisje plaignis
ininistre, pour les favoriser: d'être avrêté, se tua
Caviere, qui, au moment avoir écrit cette sentence
apres
en republienn,
de Mérope: 10 : tremblans sont trainés an snpplice,
Les eriminels généreux disposent de lcur sort.
Les mortels
dans le départeEnvové,
de temps après, connaitre mes alarmes
d'isle E Valame,jeite
ment
de l'esprit
citetensemtsine
; je
etE
au sujet
parmi ses habitans sur ce qu'on
déjà se manifestait de forces, et
au
dai une angmentation Penvoi de ce secours, rendre;) je reparus je puis
retardait de la convention, ponr lui
Je déclarai,
sein dire, son énergie kepablieaine aucune part au
le le mai, ne vonloir de prendre Custine, en qualiede
A deliouchant, Farmée et
du Nord et du Rhin.
commandant de honnête homme, mais seul janscniste opéré,
Lanjuinais (2),
par moi d'avoir
et modéré, fal-accusé
en pargnabties
la contrercrohatond
un appel
à Rennes,
le lendemain,
royaliates de Je réclamai de la Gironde, et obtins dans
nominal des dépuiés fameux comité, d'une pélition est las
le renvoi, au disait: ( Citoyens le peuple il le laisse
laqquelle on sans cesse son bonhenr: mains; sauvez-le,
d'ajourner
dans vos
sauvera luiencore un moment déclarons qu'il se
ou nous vous
de
même. ))
Jacques Roux, Wuneadrese principes
Le25 mi.Taceumi al'ocension
un acte
agenires et anarclhiques, riches:j je dressai,le 15 juillet, et contre Polcontre les contre les Girondins à Brissot.
dsccusation.
aitaclads
du
verel et Sonthionax, lc ler août, dans les dlépartemens progrès
Envoyé, tellement effrayé des rajpides
Nord,jefns
AEr
nous vous
de
même. ))
Jacques Roux, Wuneadrese principes
Le25 mi.Taceumi al'ocension
un acte
agenires et anarclhiques, riches:j je dressai,le 15 juillet, et contre Polcontre les contre les Girondins à Brissot.
dsccusation.
aitaclads
du
verel et Sonthionax, lc ler août, dans les dlépartemens progrès
Envoyé, tellement effrayé des rajpides
Nord,jefns
AEr --- Page 21 ---
(5)
revins que faisait l'ennemi sur notre
en hâte à la convention, territoire, que je
d'envoverdans ces départemens tontes pourlui les proposer
défensenrs, disponibles, et de faire à Pinstant une levée troupes de
Le5
depuis 20 ans jusqu'à 4o.
quelqnes décembre, sections 2 jappuyai la demande faite
tionnaire. Lemème d'organiser une armée RANCIEI
quelques mesures contre jour, les aprèsavoir ennemis fait disposer
je fus nommé par la Montagne
da peuple,
assemblée, etje fisd'abord décréter président de notre
criminel prendrait le nom de
queletribunal
naire. Lero, T'ex.capucin
tribunal révolutiondemandé que les
Chabotayant et les vainement
ne Budeenctcrinearceres représentés
représentans
s'écria
sans avoir élée entendus,
tour victime Drophctisqnement de la révolution : (( Billaud, lu. seras à ton
Le 1,8a après un
/ ))
d'une heure, on décrétt rapport un quej je dressai en moins
reux, qui fut nommé
gouvernement vigouopposé à la formation révolntionnaire. d'un comité de Je m'étais
mnent, composé d'hommes
à gouverneture, en démontrant
étrangers les
la législapeuple ont seuls le droit
mandataires du
vier 1794; la convention décréta sur ma
qu'on
demande
AEEELEE
exécuterait, à la tête de nos
généraux ou fournisseurs
armées, les
a mort. On me chargea ensuite qui seraient de
condamnés
d'aceusation contre tous les rois de rédiger un acte
développai, le 14, la conspiration FEurope. Je
2ojuillet, je gourmandai
d'Hébert. Le
de la secrèie surveillance Tallien, quise plaignait
contre certains représentans, exercée dont
le comité
Jusques-là, on le sait,
RT faisait partie.
la lignede Rohespierre; j'avais paru marchersur
dor, ce fut moi-méme cependant, le 8 thermiqui lattaquai avec le plus
iger un acte
développai, le 14, la conspiration FEurope. Je
2ojuillet, je gourmandai
d'Hébert. Le
de la secrèie surveillance Tallien, quise plaignait
contre certains représentans, exercée dont
le comité
Jusques-là, on le sait,
RT faisait partie.
la lignede Rohespierre; j'avais paru marchersur
dor, ce fut moi-méme cependant, le 8 thermiqui lattaquai avec le plus --- Page 22 ---
(6)
coups : son
d'andace, et lui portai lendemain, les premiets je renouvellai
était tombé. Le
m'a toumasque
avec cette énergie à la qu'on de cet Opmes atlaques, el contribnai
perte
jours connue, aux ailes de pigeon.
sorti du comité
pimius Sixjours après volontairement sa chinte,Teiais Accusé par Lesupsème, bien
davoirétéle complicede en incointre ct porlepenint je tis tomber cette accusation,
Robespienres vorpant l'ordre du jour. depuis, un assez long siComme javais gacéé, se plaignaient, jes signalai
lence, dont lesjacobins manoetivres des royalistes,e
à leur tibunelest du lion. ( Il n'est
FCS
pellai le réveil
si vous permek
in'éerini-je; mais on Tenchainera,
clamandes entrotantmmnatePes
tezlet tis in triomphe deserto!y >
me vis, sans surAprès une lutte pénible, Mekr d'accusation avec
prise et sans terreur, Vadier, . 7 Barrère, sur un rapCollot d'llerbois, au nom dela Tmntmtondesat
portde Saladin,
le 12 sominalahas
et condamné, sans jugement,1
avecmes
en route pour
mitismne
à être déportéa arrêtés le! lendemain, et mis fut bientôt rapCayenne farnes (3): egpendantie décret émeute de praieffet de la seconde
nous serions
porté, parin
décidéreut que
rial, et nos ennemis tribunal criminel de la destinée Charente.. vonlait
juges Mais scet parle ordre arriva trop tard : Jans la les Indes-Ocdoute
remplir
mission. Barsans
querallasen et différente
cidentales une nouvelle chemin, et moi, Collot, Vadier,
rère avait fui en
un peu contreles, rouges
nous voguions. , en les jurant côles dela Guyane (4.
etles Wlancs, ver's
séparé de Collot, le poète
En debarquant, 7 jefus Thomme aux soisanteans
histrion, et de Vadier,
dfn
Jans la les Indes-Ocdoute
remplir
mission. Barsans
querallasen et différente
cidentales une nouvelle chemin, et moi, Collot, Vadier,
rère avait fui en
un peu contreles, rouges
nous voguions. , en les jurant côles dela Guyane (4.
etles Wlancs, ver's
séparé de Collot, le poète
En debarquant, 7 jefus Thomme aux soisanteans
histrion, et de Vadier,
dfn --- Page 23 ---
(7)
de vertus, , qui ne tardèrent point à mourir de la à
fièvre révolutionnaire ou naturelle. Transféré
Sinnamari (5), oi j'échappai aux périls les plus
imminens, je m'y trouvais à l'arrivée des déportés
du 18 fructidor.
moicette
Ce fut ici, surtout, que redoubla pour
série d'aventures et de souffrances, quej'ai racontées en détail dans mon Journal imprimé à NewYorck, enlan 8 de la république e(6).
vie
Tant delecleurs doivent connaitre ainsi ma
privée et politique, américaine et solitaire, jus- réqu'à l'époque de cette publication, queje ne
péterai point dans ces nouveaux mémoires, mes
entretiens divers avec Barthélemy, Pichegru et
leurs camarades; mes liaisons politiques ct amicales avec l'abbé Brothier, qui entThnonnenrdentamer ma conversion Q, mes diatribes historiques
contre M. Barrèrede Vieuzac. . deux éditions successives de mon Journal en ont sans doute instruit
T'Amérique et FEurope.
à raconter
Cela posé, je me borne aujourd'hui
tout simplement et sans réllexions oiseuses, ce qui
ne concerne
moi dans la nouvelle et bizarre
carrière où ate lancé la volage fortune, seule
reinedel'univers.
astey
A --- Page 24 ---
(8)
CHAPITRE II.
Jacobinisme monacal. 1 Des missions en Amérique.
et avec ou sans mission,
EN France, caprice des hommes ; en Amérique,
javais voulu plencel réussi à élever des perroquets:
par besoin, j'ai je crois, changer d'état : des on êtres me
ce n'était du moinsy pas, revenir, en instruisant le naturel et
verra bronzés ou noirs, qui, par desblancs.
jaunes,
valentbenlapigane
et
Ivecotnaisancen
mes voyages
Narrons, sans autre préambule,
aventures dans les indle-Ocilentates annonçant un
La journée du 18 brumaire,
le
despote à notre pauvre répullique;
nouvean état der mes finances, ques soutenaient depuis
triste
d'un magister de bipedes
trois ans les seuls gages
des nouvelles
sans plumes et avec Mumes; enfin, ce RRt
consolantes reçues de ma famille;
tsans cessel uindeplorablevie,
Rerormntannsennn à fuirle désert, Ic tombeau qu'on
tout me forçait
non pour revoir une patrie
nomme la Guyane, gloricuse, ou m'atiendaient
esclave autant que
nouvelles, mais
sans donte des Mersécintions sur les bords de la PEReC
aller respirer un air encore pur le flambeau de a liJaware, oû Muni brille d'une petite somme que javais de
berté (8). d'arvondir en exergant mes fonctions
Vespoir
otan
tombeau qu'on
tout me forçait
non pour revoir une patrie
nomme la Guyane, gloricuse, ou m'atiendaient
esclave autant que
nouvelles, mais
sans donte des Mersécintions sur les bords de la PEReC
aller respirer un air encore pur le flambeau de a liJaware, oû Muni brille d'une petite somme que javais de
berté (8). d'arvondir en exergant mes fonctions
Vespoir
otan --- Page 25 ---
(9)
dans les Etate-tnis,
à
ai milieu de Ja j'échappai mes
ISETEr
d'une occasion assez rare, comme nuit, et. profitant
mon
on l'a vu dans
en qualité RPMESSOCENSI de scribe
1e 15 floréal an 1O,
cain, destiné
sur le Ruby, navire amérisirs, appris pour Boston. J'avais, dans mes loiTanglais, le
sans mc douter
hollandais et T'espagnol,
medeviendrait riteOnd nécessaire. jour cette troisième langue
Jusqu'a la hauteur de ces côtes oi,
seize
emhotichures, le vaste et ropide
par
perdre dans TOcéan (9), nous
Orénoquexas se
un temps assez favorable;
avions naviguépar
un vent nord-onest:
mais, le septième
les Antilles,
nous. ayant d'abord
jonr,
une tempéte violente
rejetés svers
nous classa sur Tile de
nous assaillit et
nautinage.(10)
Porto-Rico, ou nous fimes
désastre Onze hommes seulement furent
: le génie de la liberté
sauvés dans ce
destiner à la servir encore
qui paraissait me
et sur d'autres rivages, voulut dans un temps éloigné
nombre; mais je me trouvais que je fusse du
sans espoir de secours, sur cest snu, bords et croyais étre
tisme règne depuis trois
ot le fanaLe citoyen G .X,
siècles avec la tyrannie.
mon compatriote, m'accueillit négociant à Porto-Rico, et
conseilla tenir
de prendre un nom en généreusement, Tair, et me fit me
l'emploi de sous-gérant d'une
obappartenant pagnole.
aux pères jacobins de cette habitation ile esDix-huit
menais une moisféconlérent, vie
pendant lesquels je
car une bonne sinonheureuse,aum table, certaine moins paisible;
jolie et
mulâtresse assez
le souvenir quelques de amis, - bons vivans
la tribune,
mes chagrins: :
paralysaient
mes anciens succès j'oublini et même presque
un peu
et me fit me
l'emploi de sous-gérant d'une
obappartenant pagnole.
aux pères jacobins de cette habitation ile esDix-huit
menais une moisféconlérent, vie
pendant lesquels je
car une bonne sinonheureuse,aum table, certaine moins paisible;
jolie et
mulâtresse assez
le souvenir quelques de amis, - bons vivans
la tribune,
mes chagrins: :
paralysaient
mes anciens succès j'oublini et même presque
un peu --- Page 26 ---
(1o)
fut éphémère :
mais cC repos de Porto-Rico,
la rémublique; EOuveRteNN mon véritable
Don L. y-Vans je ne sais comment, arrêter
être
découvrit,
de me faire
dessein
nont,. et résolut
de ce
ITS
beronduitals Onyane-lnainat HNoemedesipcohina quej jeservnis
crainte aurait peut-être
parle
libre ma
satisfait de mon
en
le bon père,
RECEE
égalé mon rbarad ne m'eut ammnoraccordr, dans son
zele ctde ma probité, lui
un asyle
sans que je le lemandasse,
couvent.
fièvre maligne me mit aux on portes cesse
Bientôt une A cette heure suprême, confessa, me
du tombeau.
: le procureur me autant de soin
d'être philosophe: fit prendre
revins au
donna Tabsolntion au moral , et je Presque...
du phisyque Numteremen converti. fut si commonde n'est pas mot, car ma conversion titre de républicain
au
au
Firat
que renoncant calotte monacale; je me vis
la
espagnol dans toutela
certain
PEa
bout de RE inois jacolin
dire
force du terme. Faiblesse, bonne Ret ; cependant 2
camarade ! A la
déporté et proscrit,
qu'on se metteà ma place: devenir nioine et directeur
ne valait-il pas mieux
le pape, choyé par
des âmes, ètre prolégd des belles PI ses genoux, quode
les dévots, voir un sot aul déseride Sinnamati,
retourner comme les serpens et les ligres? tous les
parmi les singes, nécesaires, Comme par CoObservations
découveris souvent
royatnnes de TAmérique
ce qui est
loinb, conquis, ou usurpés, Cortez et les Pizarre, sont,
synonine 2 par les
en divers gouverle tempord 2 parlagis divisés,
le sjusituel,
pour nemens, on ies a aussi
sous rer nom dc projusdictions,
en plusieurs
dan
Sinnamati,
retourner comme les serpens et les ligres? tous les
parmi les singes, nécesaires, Comme par CoObservations
découveris souvent
royatnnes de TAmérique
ce qui est
loinb, conquis, ou usurpés, Cortez et les Pizarre, sont,
synonine 2 par les
en divers gouverle tempord 2 parlagis divisés,
le sjusituel,
pour nemens, on ies a aussi
sous rer nom dc projusdictions,
en plusieurs
dan --- Page 27 ---
(11)
vinces : ces provinces
de six ordres
religieux, el semblent sontlapannge
vinciauz, qui, quoique Loonettnnraleer éloignés
tous néanmoins sous la
delIualie, vivent
sont étroitement obligésd'y dépendance de Rome,
exacte des choses les plus envoyer une relation
passent en ces pays, avec une remarquables liste
qui se
nombre des prédicateurs dont
annuelle du
a hesoin, afin qu'on y envoie un chaque secours province
d'onvriers
suffisant
périr la vigne ecelesiastiques, du
pour: ne pas laisser déEspagne, les provinces Seigneur. On distingue, en
de Catalogne, delcon,d spirituelles de
dAndalousic,
de Murcic, des deux Castilles; Valence, de même d'Arragon,
rique, on compte les provinces de
en AméXalisco, de Mehoacan, de
Mexique, de
de Gnatimala, de
Chiapa, de Guaxaca,
qu'on nomine Guadasaen, etc. Un gouverneur
dirige chacun général de
et qu'on élit tousles six ans,
saint pére: chacune ses des ordres sous l'autorité du
d'Amérique a néannoins provinces un chef d'Europe ou
qu'on appelle provincial; le
particulier
vince l'élit tous les trois chapitre de la
dans le nouveau monde ans; 5 quand on lent
ony choisit un procurenr un chapitre provineial,
assister à la prochaine élection goisembarque, du
des réclamations auprès du
général, Ret
la que tient chaque ordre, 2 et chapitre retracer suprême l'éiat
Ces province: eaméricaine parlaquelle il estdélégué. de
leures prises procureurs sacrés sont toujours les meilguerre, car 9Rez puisse faire l'ennemi en temps de
considérables, dont emportent ils font avec des eux des richesses
néraua, 3 au pape, aux
présens aux géseigneurs d'Espagne, alin cardinaux, d'en
aux grands
ment ce qu'ils ont à leur demander. obtenir plus aiséLeur charge,
iat
Ces province: eaméricaine parlaquelle il estdélégué. de
leures prises procureurs sacrés sont toujours les meilguerre, car 9Rez puisse faire l'ennemi en temps de
considérables, dont emportent ils font avec des eux des richesses
néraua, 3 au pape, aux
présens aux géseigneurs d'Espagne, alin cardinaux, d'en
aux grands
ment ce qu'ils ont à leur demander. obtenir plus aiséLeur charge, --- Page 28 ---
( 12 )
le manque
entrantres choses; est de dans représenter les deux Indes,pour
d'ouvriers évangéliques aussitôt trente ou quarante
qu'on leur accurde puissent suceéderaux défunts été
jeunes prétres onciens qui : le voeu dela provinee ayant des
ou aux
général de T'ordre, il octroie son
communiquéan,
et le nomme
lettres patentes au procureur, pour ladite
lieutenant ou son vicaire-géneral bonnes
les RpACe
ses
qualités, dindiens,et
vince, représeniants à convertir des milliers
sunleurs
qu'ila prises
digne de conduire
comment on Ta jugé defrères
un essaim
couicatiet
rivages
d'aller chez ces barbares propavolontairement
ger le christianisme. se rend à Rome, présente diAlors ce procureur et en obtient une bulie ou
ses lettres au luidonnant pape
la qualité de commisire jes couplôme, qui, Tantorise à choisir dans dotzaines tons
de
apostolique, ventsdeson ordre, trois ou quatre
engagés,
jeunes sermoneurs. Dès que cous-eisont Ini donna le suprèmie
en vertu de Fantorité que doubler leur coupontife, ce proeureur, pechés pour par uneindulgence ohstacle
rage, leur remetieurs ct ceux qui lni opposent recrues, un sont deImelconque,ous pléniere;
à ses nonvelies Fanathème, dont ils ne peuclarés avoir encouru le commisaire ou même
vent être absousque parl
par le pape. encore ici que dans tous existe les TeXt
J'observerai subjugués par PEapagne,il
américains
qii sont plus opposés les
sortes d'habitans espagnols le sont , daus notre Europe,
entre eux quene
RCERASE des colons
Belges ceniciolisnadatse et les Français : je parle des créoles,
Jes nés Eopagnols dans la péninsule enropéenne daus ces et colonies. Cette
dest-àedire,desi blancs nés
stfn
. encore ici que dans tous existe les TeXt
J'observerai subjugués par PEapagne,il
américains
qii sont plus opposés les
sortes d'habitans espagnols le sont , daus notre Europe,
entre eux quene
RCERASE des colons
Belges ceniciolisnadatse et les Français : je parle des créoles,
Jes nés Eopagnols dans la péninsule enropéenne daus ces et colonies. Cette
dest-àedire,desi blancs nés
stfn --- Page 29 ---
haine est si grande, que (15) rien an
buerait davantagea a uner révolution monde ne contriles que cu même à sa conqnête
dans l'Amérimers éiaient libres. Ilesta aisédeless par un Napoléon, Si
à Espagnols desi libératens américains,e et de lesporter séire, à sej
ces
frauchirde
contre leurs ennemis, joindre
doni
Feselavage, dela
pour s'afon les traite cdela
manière rigourense
on leur rend la justice, partialité avec inquelle
Espagnois européens sont, quand, aleur au contraire, les
jours favorisés. Un pareil
préjudice, touaux créoles, guej je lear ai souvent despotisme est si rude
aimeraient micux être soumisau
oui-dire qu'ils
liberté roi dEspagne, de
pourvu qu'ils pussent conqucrantqu'snt conserverla
joug odieux clenrreligion. quiles accable, et eplelle-même, sous le
consolation.
neleurétait
telle de deux Cefut, en 1604, cetleanimosité d'ancune
les créoles à s'unirsi espèces 1Espegnols qui détermina morde Gelvas, vice-roi du facilement contre le marquis
D. Alphonse de Zerna, Mexique, leur pour s'attacherà
Taudace, un peu
archevesque, dont
leur courage, mit résolntionnaire en fuitele vice-roi. et soitenue de
insurrections, ils
qui eurent lieu
Pard d'antres
auraient renversé un
àdiverses époques,
que,si quelques prêtres gouvemnement tyrannimésd'eitx, ne les eussent dloquens, adroits, et aimnais iiss s'éveilleront
calmes ou
La cause.
encore.
endormis;
jalousie que dineinimiteaty les Espagnols violente procededela
jours conireles malheureux indigenes créoles eurent toucraignentique ceux-cine
: ies premiers
ne plus réconnaitre le
qui,les
Souvernement
eadeaesetpnet
liberté, les privant traite des emplois, des honneurserdel espagmol,
sucun d'eux vice-roi cmrineesrett du
Vit
Mexique oir du Péreu,
ore.
endormis;
jalousie que dineinimiteaty les Espagnols violente procededela
jours conireles malheureux indigenes créoles eurent toucraignentique ceux-cine
: ies premiers
ne plus réconnaitre le
qui,les
Souvernement
eadeaesetpnet
liberté, les privant traite des emplois, des honneurserdel espagmol,
sucun d'eux vice-roi cmrineesrett du
Vit
Mexique oir du Péreu, --- Page 30 ---
(14),
conseillerou
chancelier, peésiadent, en est porntcnadont
gouvenneur, aleade-major, et Rependanaie Cortez, Pizarre, Giron,
lesancctres SC nommaient
conquerans de
AAlardo, Gusman, prineijaux sont
de dices contrées: Gumatilarais oud'olliees, REREE Espagmols intolégnilés, de leurs charges causent souvent desalfronts
naturels rables, les regardent au autres, moins commedeagensin- et qui sontà demiSncieententet Cesth-dlire, , à Nenrhorkanes antant Ce mépris quinIndiens, aussi général qu'il est impolitiquer 'au sein de Téglise; car
juste, s'est ropandujuenr presque ejamais un créole ecclésinstique etlon
onny voit d'in évéché ou d'un canonicat, les prêtres nés en
Nalmetdans pourvu
ces emplois que
Espague.
sanméeslemème prgjugérégna
Durnt plusieunts
et les moines péninstdans les ordres religieux, long-temps avec succès pour
laires intriguérent mappoinerien créoles reçus,
abaisser ctiairemême majorité qu'ils pourraient aient oblide
RINSIE
les maitres. Oaoiquilis néanmoins les
admeltre Hlasieurs,
ErmStE
Rene
gésd'en vinciaux et tous lés chefs étaient d'années, Espagnols queles
si ce n'est depuis trois peu
ayant eu le
RC dans denx ou rempli provinces, leurs couvents de les
dessus, ont tellement ougmentabohmnen d'y recevoir
créolesquils apôires dEsjuagne. de Mexico abonde en jacobins : 2
La province
et carmes; maisles en premiers faisant
cond.les,auguatined emporté surles créoles, deux misTont toujours
de la mero-patrie, A Tarrivée dela
venir sions chaqueannce, des religieux deleur la nôtrel ordre. il éclata, entre eux
dernière, qui américains, précéda
une qpuemdicaseeaie
etles moines
dfn
ils apôires dEsjuagne. de Mexico abonde en jacobins : 2
La province
et carmes; maisles en premiers faisant
cond.les,auguatined emporté surles créoles, deux misTont toujours
de la mero-patrie, A Tarrivée dela
venir sions chaqueannce, des religieux deleur la nôtrel ordre. il éclata, entre eux
dernière, qui américains, précéda
une qpuemdicaseeaie
etles moines
dfn --- Page 31 ---
(15)
que,jouant de la dague etdu couteau,) ils allaient
s'entretuer, si le vice-roi et ses gardes n'eussent
courn au monastère, ou l'on mit à lin-pace tous
les créoles.
Dans le Pérou, plus éloigné des métropolitains,
leurs missions sont moins communes; mais le
Mexiquene luien laisse pas manquer de tous les
ordres. Les jacobins dominent encore 2. et, nonobstant leur voen a pauvreté, nagent dans l'opulence et les délices.
à la clarté des
Cette digression indispensable
tombé de
détails, que je vais offrir sur l'empire
linfortuné Montézume, servira de transition au
récit de mes aventures,, qui sunt, je crois, trèssingulières, sans avoir rien de merveilleux.
CHAPITRE III.
Je m'embarque pour le Mexique; relâche à Saint-DomingurL'Amérique espagnole étant toujours en proie
à deux factions monacales, les religienx de six
ondretatterdsientdepek dix-huit mois un renfort
promis par l'Espagne. Le 17 messidor an XH, un
vaisseau de Cadix débarqua à Porto-Rico, pour
y faire relâche, une nouvelle et sainte cargaison
de peresJacobins,quel tous nosperosaccueilirent
avec bien de la joie. A son départ elle se com-
che à Saint-DomingurL'Amérique espagnole étant toujours en proie
à deux factions monacales, les religienx de six
ondretatterdsientdepek dix-huit mois un renfort
promis par l'Espagne. Le 17 messidor an XH, un
vaisseau de Cadix débarqua à Porto-Rico, pour
y faire relâche, une nouvelle et sainte cargaison
de peresJacobins,quel tous nosperosaccueilirent
avec bien de la joie. A son départ elle se com- --- Page 32 ---
(16)
, dont denx
posait de quarante Fantre inisiosnairer. monde pendant la traétaient passes dans à eclui-ci. II fallait s'occuper
versée de T'ancien
Ceane
NTSCEREit sur moi et sur un demes du scamarades, reste bon
jeta les encore,, yeux trtsignorant, de mais la table, et des
joune diable,, ami de la fortune, robe et de tous les avanhelles, digneenlin de sa
rattachent.
six mois par la
lages Elant quisy liés tous deux depuis
je
nos
il
Aitesnptetit
conformité de aveclui penchans dans sa cellule ott me résoupais un jour
qu'on, népargna point, ne
régnlait: le hordeaux,
de son zele, quil
reilla tellement la chalenr
convertir les Jatont ce soir la,de attendaient guere,
Gt quepaelen, qui cependant ne nous
jamais vu,
pouais, discourir sur letir pays,, qwilniavaity toute sa vic. II semct
s'il y eût demeuré
de théocomme Bacchus Teût Inttamorplunt un auire Cicéron,
blait que
et, comme
de Pélologien en ornteur, les pius belles parties
à
Jui eût appris brave moine, qu'on nommait,
quence. Ce
frère Chrisostôde son feu apostoliquer
de m'ascause n'oublia rien pour me persuader oùt T'on
me,
lui, dans ce sncré voyage.
socier avec
des richesses dont Tavais n'avais grand
pouvait acquérir de la réputation dont je
bescin, et
eus fait observer
mais
FECE
faire. Quanljelei n'allait point au Japon, foi
nouvelle débarquée soutint de bonne
, que
au Mexiqne, des il me cités de ce grand royaume caililoux élait
chaque rue
que les petits
pavéc d'or et Wargent, des rubis ou des émeraudes. la deux
étaient des perles, éelairé, le eréoleavait ainsi
Sans en être plus de Voitaire, ctavait
voyagé etre
ou trois romans
lntmimensinnghant
dansle Sagsartcblermats
din
débarquée soutint de bonne
, que
au Mexiqne, des il me cités de ce grand royaume caililoux élait
chaque rue
que les petits
pavéc d'or et Wargent, des rubis ou des émeraudes. la deux
étaient des perles, éelairé, le eréoleavait ainsi
Sans en être plus de Voitaire, ctavait
voyagé etre
ou trois romans
lntmimensinnghant
dansle Sagsartcblermats
din --- Page 33 ---
déjà au nouveau
( 17 )
vait nos voyages au paradis terrestre, il me décrivoire même à Eldorado, Mexique, our au Pérou,: au Chili,
gnés des Indiens,
nous étions
pettes, des guitares jouant du hautbois, accompa- des trommême nos entrécs dans surtout; les il me peignait de
mins semés de fleurs, sous villes par des cheau bruit du carillon des des arcs de
vant les hommages
cloches, et nous, triomphe, recehonnêtes de tous les respectueux et les présens
que On point, ajoutait-il, catholiques: dans ces riches or,iln'en mancroira aisément
contrées.
ne contribua guère à que me ce pompeux discours
Pauvre, proscrit et prisonnier, décider au départ.
tonda, ordonné préire
mais vigoureux,
Domingo, réfugié dans parlarchevéques edes Santosans autre véhicule," notre ville,) jem'enrôlai
espagnol,s sous la bannière comme du missionnaire. cru
nique, et reçus le nom
grand saint DomiPoliearpe
monastique de frère
Le pére. Antonio,
délachement, nous Tomneur-captisine admit à sa
du saint
lut, au lieu des
table, où il nous
cequ'il lavait acheté litanies, pour un long mémoire de
nous serions en mer. Voici notresubsistance
moutons
un
quand
7 cabris,
extrait de sa liste:
(provisions
pores, poules et
fourrées, saueissons, vivantes), 7 pâtés, jambons, pintades, langues
sardines,
mortadelfes, tons,
froment; vins saumons, de Rota, > riz, vermicelle et biscuit anchoix, de
vie, kirch,
Casalta,
rhum, et
Malaga; eau-dechons; ; ligues, citrons, rack; olives, capres, cornisins; bananes,
oranges, grenades et raives, ananas; ; sapoilles.nvotat café,
biscuits au
chocolat, thé, Forowals.poys.
lades... Al,lep sncre, dragées, conserves, pain-d'epice,
T. I.
pauvre homme!
marme2
, vermicelle et biscuit anchoix, de
vie, kirch,
Casalta,
rhum, et
Malaga; eau-dechons; ; ligues, citrons, rack; olives, capres, cornisins; bananes,
oranges, grenades et raives, ananas; ; sapoilles.nvotat café,
biscuits au
chocolat, thé, Forowals.poys.
lades... Al,lep sncre, dragées, conserves, pain-d'epice,
T. I.
pauvre homme!
marme2 --- Page 34 ---
(18)
terminéparmn cantique en fanx-bour Teffetdu
Cerepas oi chacun détonna un bénédiction peu par au nom
don,
nons administralat arrivât ancun malMadére,il afin qu'il ne nous
ensuite, onvrant
du pape,
cette expadition; d'une fois sur
heur, pendan!
arrondie plus
sa bourse, quisénait
le digne procureur
les bords où il retournait, donna, des cinq doigts,
nous
une
béni et hénissant, dc quoi nous procurer batiste,
en belles portugaisete de mouchoirs en madras ou oul basin
douzaine de soie, des caleçons en perkale car telle
des bas chemises en toile de hollande;
des
et des
(aux colonies)da régiment aux adieux
earondionnance Le même soir, on praceda festin qui durai jusjacobins, nos frères, un nouveau Toa nous conduisit à
à
point tas
et consignés, en attenqu'au ou nous "alert tous
directenr
bord vent
parce quenotre nc redant un
propice, Poliearpe et Chrisostôme attachecraignait que
jeunes religieuses, la plupart des
gretiassent quelques
sur
ment qui a un grand pouvoir
foule conmoines espagnols. mimes à la voile, une
de
Lorsque nous retentir le rivage et les mornes
sidérabie fit
faveur et de ses bénélietions:
ses voeux en notre comme destinés au martyre d'avoir
ellc nous regardait la religion et souhnitait
pour Vavmetigedel
conduisait au
de nos Antonio reliques. Gingalés, qui nous
souDon
était assez hon-homme avare quoique ct un peu
Mesique, fort entèté, extrèmement à un chef de
dépourvu vent
des talens nécessaires le respect dû à son
doit inspirer
de beau
veligiens 1 7 qui Ii était si mal-propre aussi sOuS bien que ses
carctere. habit était si sale,
bocuf à
linge, et son de
notre
mains, à force ionderlunmeme
otan
qui nous
souDon
était assez hon-homme avare quoique ct un peu
Mesique, fort entèté, extrèmement à un chef de
dépourvu vent
des talens nécessaires le respect dû à son
doit inspirer
de beau
veligiens 1 7 qui Ii était si mal-propre aussi sOuS bien que ses
carctere. habit était si sale,
bocuf à
linge, et son de
notre
mains, à force ionderlunmeme
otan --- Page 35 ---
la mode et de manier (19)
plutôt Tair, surtout ses jambons,
a vait
mnarmiton de
par Sa taille AAI d'un
moines, que d'un représentant du
PE 4août (vieux
nique, fondateur style), jour de Saint-Domicheurs, c'est-à-dire, très-fameux des
de l'ordre - des prévaissenu, nommé le Saint jacobins, notre
rore, une salve d'artillerie Antoine,ft. dès Itt
voisé en. Thonneurdu
et fut ricliement
la messe, avant un saint Espagnol. On célébra paet en poisson, où furént déjeuner splendide en chair
capitaine et ses trois officiers. invités, par nous, le
gnifique, feu
servi à six heures du Aprés un diner mad'artifice au son d'une
soir, on tira un
et la soirée se termina munquclammonienes
déron, que jouérent des par une comédie de Calreligieux, avec autant de passagers et de jeunes
décor, dans le petit salon ou goût et un aussi joli
qu'on eût pu en trouver chambre du conseil,
cour. La pièce fut suivie sur le théâtre de la
cieuse, faite au bruit des d'une collation déli-,
pettes et du canon. Un de tambours, des tromsecrétaire d'Antonio et
ces jeunes moines,
naturellement un rôle qui avait rempli trésmine si douce, si féminine d'amourense, offrait une
pour ce qu'elle était. Historien qu'on l'eût pris...
jeux, j'avoue que le bon
exact et Scrupuformément à celte maxime père Antonio, conque je dis et non ce
commode, faites ce
une nonne en moinillon, que je fais, avait travesti
avant que d'être moine. parce qu'il était homme
de Repoussés Saint Domingue, par un vent contraire sur les côtes
pelle la Grange, nous prés fimes d'un rocher qu'on
de vingt barques montées tout-à-coup entourés appar des troupes de
2.
oue que le bon
exact et Scrupuformément à celte maxime père Antonio, conque je dis et non ce
commode, faites ce
une nonne en moinillon, que je fais, avait travesti
avant que d'être moine. parce qu'il était homme
de Repoussés Saint Domingue, par un vent contraire sur les côtes
pelle la Grange, nous prés fimes d'un rocher qu'on
de vingt barques montées tout-à-coup entourés appar des troupes de
2. --- Page 36 ---
(20)
Notre frayeur
du Seiaiechrisente carils nous innoirs,sijete mais elle dura pen, bien venir passer
fut gyaudcs trée-palimen à vouloir leur dire la messe
Hiterent
pour
de faire une
à terre une denirjoumnée le sermon (11). Charmé s'y, refuser 2 le
et précher ceuvre, 2 ou ne ponvant avec une donzaine de
bonne Antonio débarque divin dans une immense Y'enpère
dit Foflice cents nègres qui ne
jacobins) à deux ou trois les
dimportance,
case,.
prôche un diner que nous
tendaient esemncail se termine par
et la cerémonie le chef de ce petit canton. ayant été, ainsi que
donne
d'enire nous faire me1 Tomennde
Oudiquceme du soleil,
éiaient couverts
moi, au coucher bois oi des goyaviers un blanc à la
dans un nous y rencontromes il vint à nous, 2
de fruits, d'un ajoupa; oû illogeait: antant de joie que de Je
porte
et témoigua moins etonnés
se découvet, Nous n'étions pas pour être Anglais,
surprise. bientôt cct homme
reconnus
avec lui.
croirc, quilavait la
tacetenrete ans,àlen échoué vers
Depuis quatorze un navire de Bristol, ou le cachot en
été
sur il avait évité la mort
Ere
CREREE ilwen était pas
Ursatdert Marié à unel négresse, dela Tanuise,
la barbe.
de sivreloin secours de la
moins Cresmalieneg surtout des consolans et, plasieurs
d'être privé car il se disait catholique; de s'enfuir de Sanreligion; tenté vainement 1
à Yesclavage. Ayant
tosstaval pour échapper frères, qui avaient
Domingo celte histoire a mes barbier meilleur quc
traduit comme moi, d'un d'arracher cc paurre
besoin, nôtre; nous resolames ( Ami, lui dis-je,
le homme à sa triste condition. votre femme surle rivage,
rendez-vous avec
ottn
plasieurs
d'être privé car il se disait catholique; de s'enfuir de Sanreligion; tenté vainement 1
à Yesclavage. Ayant
tosstaval pour échapper frères, qui avaient
Domingo celte histoire a mes barbier meilleur quc
traduit comme moi, d'un d'arracher cc paurre
besoin, nôtre; nous resolames ( Ami, lui dis-je,
le homme à sa triste condition. votre femme surle rivage,
rendez-vous avec
ottn --- Page 37 ---
à T'entréc de la nuit: (21)
vos tyrans, qui semblent nous vous enléverons à
ilestdurdétrd esclave. >M. avoir Gilson oubliécombien
vivement, et
nous remercia
De retourà la parutrépandre case du chef des larmes.
à part, cette aventure au père hanien,je racontai,
prouva beancoup notre projet. Antonio, En
quiapnous prolongeames notre
conséquen.ce,
crépuscale du soir: le conversation jusqu'an
sans avoir paru être
chefétait sorti, rentré,
Il nous
instruitde ce pieux dessein,
cadaire, accompagna, nous laissa sans suite, jusqu'à l'embardit adieu, en nous sothaitant regagner notre canot, nous
prit aussitôt le chemin de sa bon. voyage, et rederrière. lui.
case, sans regarder
A peine lavons-nous
veur d'un clair de lune, perdu de yne,.qu'a la famoi, nous sortons du canot mon ami Chrisostôme et
cinquante pas vers un buisson sans bruit, faisons
notre esclave blanc des tyrans de mangliers, ou
caché, et l'appellons à demi-voix. noirs devait s'être
ponse; personne ne
Point de rénous sommes accueillis parait; mais,
dirige, à travers le par une fusillade, fout-i-comp; quelon
frérés. Blessé
buisson, sur nous et sur nos
je revole vers légérement le canot et rempli
n'avait aucune
avec mon camarade, d'épouvante,
fusil, dont ancun blessure, et, malgré cent
ne
coups
E
regagnons le
put nous atteindre, nous
passe dl'étranges Saint-dAntoine, ou il s'était également
avait dérobées à choses, que le roc de la
Hélas!
nos yeux.
Grange
el la promenade, pendant la messe et le sermon, le
donné à ses
ce montés traitre de chef noir avait repas orpiller le navire. gens,
En sur trente barques, de
coquins avaient ravi le un guart d'heure, les
jacobin femelle, notre
regagnons le
put nous atteindre, nous
passe dl'étranges Saint-dAntoine, ou il s'était également
avait dérobées à choses, que le roc de la
Hélas!
nos yeux.
Grange
el la promenade, pendant la messe et le sermon, le
donné à ses
ce montés traitre de chef noir avait repas orpiller le navire. gens,
En sur trente barques, de
coquins avaient ravi le un guart d'heure, les
jacobin femelle, notre --- Page 38 ---
(22)
excepté quelnos meilleures provisions, notre rack,
bon vin,
ponles, notre rhum, noirs!
ques maigres
Ah! mandits
nos conlitures!
lites
jusqui anglais ! que le ciel vous le rende! nous donnàtide d'abort les bénédictions que
du roi
furent de bon coeur aux tresidignes sujets
mes
maisensuile, on se Resesmitioetotti MexiChristophe; déplora secretement, jusqwan devenue sans
périeur, la perte qui de sa pauvre nonne, ou d'un congo.
eta la proie d'un madecasse le zèle de nos fréres se
Apris celte aventure,
dans leur igno- du
.reire idit un peu : ils croyaient, que les Indiens les
rance naturelle et claustrale, plus barbares que
Mexique sernient encore mais notre comman- (( Le
négres de Sain-Dominguer par ces paroles :
dant spirituel les arriver consola dans ces pays sauvages des
qui peut nous
sacrifiés, dévorés alors la par palme
He d'être massncrés,
idolatres. Eh Henrsoacueniroms
du martyre ! ) favorable, et qui dura nenfjours, mais,
Par un vent
nocuds à Theure;
notre vaisseau fila sept
une violente bourparvenus augolfe du Mexique, tunj enafesensnes
rasque nous iit errer pendantu ensuite, ct nous voguâmes de
se calma peu à peu le lendemain monilléravant vers le port
assez Vera-Cruz, tsnitiicaet oû nous comptions
conla nuit. Dès ie matin,, le prodent sur capitaine, ces rivages,
la naissant le danger
court sont sous T'eau, près
de r
balises
par la quantité el que Fti reconnaitauxl en avertir
du Viehx-Havre, elon y: a posés, pour
et antres signesquel sachant aussi que: uloseyoaomous de
qu'an
les vaisseaux, sur le soir,, craignant cette côte, plus ct qui
attérir que
redontable sur
de
vent du nord,
vers le mois sepiembre,
soullle ordinairement
otio
naissant le danger
court sont sous T'eau, près
de r
balises
par la quantité el que Fti reconnaitauxl en avertir
du Viehx-Havre, elon y: a posés, pour
et antres signesquel sachant aussi que: uloseyoaomous de
qu'an
les vaisseaux, sur le soir,, craignant cette côte, plus ct qui
attérir que
redontable sur
de
vent du nord,
vers le mois sepiembre,
soullle ordinairement
otio --- Page 39 ---
(23)
ne selevât pendant la nuit etr
au danger d'être brisé sur ces n'exposit écueils, le navire
résolut
satyprscherseplements derle lendemain
avec la misaine, pourabordes canots
avec plus de sécurité, à l'aide
nel'avait qu'on nous enverrait de la terre. On
point vue encore. Celte
pitaine vonlut tenir lui-mémele timon nuit-là, le caet mit tout le monde en bhaleine; mais du navire,
gieux allèrent prendre leur
nos reline dura pas trop
repos ordinaire, à
vent se tourna vers long-temps, le
car, minuit, 9;:
général deterreur et un nord, affreux ce qui tumulte. causa un cri
Nos matelots, dans ce
aux jacobins, afin qu'ils désordre, s'adressèrent
du ciel, quilavaita@cordéel implorassent dans les l'assistance
cédentes. Leur appréhension venait tempêtes
peur du péril que ce vent ponvait plutôt de STE
da danger présent, puisque ce vent amener, que
un ciel pur,
soufflait sous
en soit, T n'annonçait moines
aucun orage. Quoi1t cierges et chantérent se levérent, allamérent
mier rayon du jour, où deslitanies ce terrible jusqu'au
cessa pour faire placeà
vent du PHONRT
nos marins criérént : miracle celuique I nous désirions ;
T'henre Sans autre malencontre, le 18
où l'on disait la messe aux thermidor, à
étaient à genoux, lun d'eux,
matelots,
au sommet du grand mât, s'écria demeuré en
Au
trois
Peter
mémeinstant, tout
fois, terre!
le continent où for abonde, Téquipugeseleva laissant pour voir
seul à Pautel achever son service. le célébrant
rieur, partageant notre
fit
Le bon supénéral de sa volaille,
joie,
un massacre gépour festiner ses moines.
la messe aux thermidor, à
étaient à genoux, lun d'eux,
matelots,
au sommet du grand mât, s'écria demeuré en
Au
trois
Peter
mémeinstant, tout
fois, terre!
le continent où for abonde, Téquipugeseleva laissant pour voir
seul à Pautel achever son service. le célébrant
rieur, partageant notre
fit
Le bon supénéral de sa volaille,
joie,
un massacre gépour festiner ses moines. --- Page 40 ---
(24)
CHAPITRE IV.
1 Portrait d'un Pricur espaguol.
Arrivée à la Vera-Cruz.
Vieux-Hivre,
Nous voilà enfin aébarquésdanale nomme aussi
et ensuite à la Vera-Cruz, (12). Ce Arer là, en 1519,
Saint-Jean-dUina
la conquête du l
Fendinand-Comer commença
une politique
tinent del'Amérique; là, que, il prit la résoet un courage inouis
afin que ses soldats
TEISCLIE
Jution de bràler ses vaisseaux, vaincre; là encore qu'ane à
ne songeassent de cinq qu'à cents Espagnols se déciderent dans la
phalange contrejun peuple innombrable,
là
marchér
des cinq parties, du monde fois (13); dans
plus grande Yon établit, pour la
des
enlin que
SrRAte échevins,
ces contrées, des amis magistrats, deTor] plus quedelajuaijenn
juges, véritable souvent nom de celle ville est Saint-Jean à cause du
Le
la Vera-Cruz,
d'Uha : on Fappelle de la Vraie-Croix qui en est distant fut,
Vieux-Havre
nomma ainsi.
desixlienes, et qu'on
eSRet
trois siècles,
eontS
ilya environ out lon adore la Croix. Trop cachés dange- sous
saint, jour les navires, par les rescifs de vent du nord,
reux Yean pour et la fréquence des des coups Espagnols, S qui vince Hàvre fut abandonné
oi leurs vaisrent s'établir à Saint-Jenn-aluina, rade
à l'abri d'un
seaux trouvérent une
paisible, de ccs vents.
vaste rocher qui les garantit
Er
SRet
trois siècles,
eontS
ilya environ out lon adore la Croix. Trop cachés dange- sous
saint, jour les navires, par les rescifs de vent du nord,
reux Yean pour et la fréquence des des coups Espagnols, S qui vince Hàvre fut abandonné
oi leurs vaisrent s'établir à Saint-Jenn-aluina, rade
à l'abri d'un
seaux trouvérent une
paisible, de ccs vents.
vaste rocher qui les garantit
Er --- Page 41 ---
En
(25)
sur le débarquant rivage des au second port, nous trouvâmes
nous fames
religieux de notre ordre, dont
de hauteur, renuaaccfintermite nous
défilant surdeux
en precession, avec marchâmes la croix et ensuite la
au couvent,
procureur nous présenta au prieur bannière. et
Don
qui nous recurent
auxmoines,
nérent un diner fotaawablement, etnous donrien en chair, poisson, magmilique, ou l'on
pour nous faire connaitre vins et liqueurs, n'épargna comme
casmedlepeieurnvteit ce nouveaup paysdeCopradent, tel qu'on en doit pas un élire homme àgé; grave,
lesjeunes table
moines; c'était un
pour gouverner
obtenu abbé de cour, qui, ce petit-maitre, qu'on nous dit, un véridepuis peu sa dignité de
avait
cipal, au moyen d'un présent de
prinAprés diner,
gourdes.
cire
sostôme et moi, ilinvita don don procureur, don Chrichambre, ot nous Policarpe, à passer dans sa
préférait sans doute remarquames la règle
d'abord qu'il
saint Dominique. Nous
d'Epicure à celle de
bibliothèque choisie, croyonsyt trouverg
une
idée de son pieux savoiret sacrée, qui nous donnerait queique
bonnel littérature; mais nous n'y desonigott vimes
pour la
unedouzaine de vieux livres,
qu'environ
coin, couverts de toiles
qui étaient dans un
comme s'ils eussent honte, d'araignée et de poussière,
contenaient fussent si
que les trésors qu'ils
lant prieur leur préférat peu une appréciés que le gaperles, suspendue
guitare, ornée de
assez vaste, où l'on auprès d'eux. Cette chambre
richement tapissée d'un voyait tissu un lit tres-élégant, ,était
de méchoacan, et décorée de fort joli jen plumes
mythologiques, de tables
certaines estampes
tapis de soie, dedeux buffets d'acajou,, couvertes de
de porcelaine, remplis de confitures garnis de beaux vases
de dragées
ue
guitare, ornée de
assez vaste, où l'on auprès d'eux. Cette chambre
richement tapissée d'un voyait tissu un lit tres-élégant, ,était
de méchoacan, et décorée de fort joli jen plumes
mythologiques, de tables
certaines estampes
tapis de soie, dedeux buffets d'acajou,, couvertes de
de porcelaine, remplis de confitures garnis de beaux vases
de dragées --- Page 42 ---
(26 )
batterie de flaet onronnésd'anel
uns de
de conserves, étalage parnt à quelques chez un
cons. Un pareil aussij indécent que mondain
nos religieux
mais à ceux qui
moine espagnol ct mendiant; pour mener une vie
n'étaient sortisdEspugne fortane, que
l'aspect de ces
libertine, tout en faisant séduisant , et accrut leur
objets fut agréable bientôt 2
plus avant dans une
cnvie de penétrer l'on
en peu de tempsdevenit
contrée oû
ponvait
si heurenx.
prieur, , ne nous entretint
Le jeune et vaniteux amimuerobiese,d desesbrillantes
sucxequedcan la faveur dont le père provincial dames
qualités; 2 : justement, de
de lamour que les son
Phonorait alevi(eet à la leture), pour
lui portaient
belle
et sa touchante
nez aquilin > sa voulait jambe nous la faire connaitre,
voix. Comme il
sa guitare ct à chanil se mit aussitôt à pincer faits pour quelque belle
ter des vers, quilavait ainsi scandale sur scandale devait
Amarillis, donnant dontle zèle, en secret, dans
aux vrais religienx de voir un tel dévergondage contraire,
être indigné qui devait donner au
nn
et par ses moeurs des exemples
ses
FIMAT
Ne piété et de mortilication. des charmes de la
Notre oreille bien régalée satisfaits par les tableaux
mélodie, et nos yeux le prieur fit servir une collalesplus voluptueix, abondante pour contenter égale- notre
tion délicate,
ou plutôt
ment notre goit et notrea appétit,
ce vers de
gourmandise, car en nous appliquant collegue:
Pahred'tglanune, mon ancien
Nous étions sensuels comme des gens d'Eglise.
jeunes dames créoles vinrent du Forlo prendre et
Quatre la fête: on s'énivra un peu
partal
- ao
élodie, et nos yeux le prieur fit servir une collalesplus voluptueix, abondante pour contenter égale- notre
tion délicate,
ou plutôt
ment notre goit et notrea appétit,
ce vers de
gourmandise, car en nous appliquant collegue:
Pahred'tglanune, mon ancien
Nous étions sensuels comme des gens d'Eglise.
jeunes dames créoles vinrent du Forlo prendre et
Quatre la fête: on s'énivra un peu
partal
- ao --- Page 43 ---
(27)
de leurs attraits, et je crois même
avoirdanséle fandango et des contre-dansesfran- qu'aprés
çaises, on n'alla se coucher qu'au lever de l'aurore, Il nous semblait qu'à peine sortis du Tartare, nous nous trouvions dans les
sées: la veille, errans sur les flots Champs-Ely- agitds, nous
n'entendionsque) lebruit horribledes vents siflant
avec furie dans les voiles et les cordages, les craquemensaffireux desmâts, les sifilemens du contremaitre, le vacarme des matelots; nous ne buvions que de l'eau trouble, acidulée pourtant
d'un vinaigre gâté; nous ne sentions que l'odeur
du lard rance, du boeuf moisi, de la morne fortement odorante, du goudron et du suif; nous
ne voyons enfin que Pabime du golfe, avec ses
monstres : mais ici quelle différence! nous entendons des instrumens bien accordés, des voix
nettes, douces et tendres; nous voyons des trésors
de toute espèce > nous mangeons des
nous en disons, et parmi les premières, douceurs, nous sentons la vanilleetlambre, dont cedélicieux
a parsemé ses confitures. Oh! heureux prieur
tondus! votre sort serait envié par tous jacobins les
noines de France! - Yavait-il dans cette
cha- là
un seul homme d'esprit? En vérité, partie
je ne les saurais croire: : Beati
, mes frères,
pauperes.
CHAPITRE V.
Spectacle dans l'église. Le bon Apôtre.
COMME nous ne devions passer
deux
à la Vera-Cruz, nous allimcslelendemain que
jours
explo-
! heureux prieur
tondus! votre sort serait envié par tous jacobins les
noines de France! - Yavait-il dans cette
cha- là
un seul homme d'esprit? En vérité, partie
je ne les saurais croire: : Beati
, mes frères,
pauperes.
CHAPITRE V.
Spectacle dans l'église. Le bon Apôtre.
COMME nous ne devions passer
deux
à la Vera-Cruz, nous allimcslelendemain que
jours
explo- --- Page 44 ---
(28)
mexico-cspasnolet et vimes qu'elle
rer cetteville tecinatebomnesse
était fondéesnrmnt terre est marécagense,
E
vers le sud, oit la
ce qui 2 joint aux grandes
encore de fondrières, lieu fort malsain. Lenombrede
chaleurs, rend ce atred'environ dix mille, de discs habitans peut Nous ne nous arrêtâmes guère
verses couleurs. les édifices , car ils sont presque mâme,
à remarner en bois, plusieurs églises
le
tous construits
souvent, surtout lorsque cette
d'oi il résulta trop soniflait avec fureur, que
vent du nord
à rase terre.
ville était brilée en peu l"henres, TEspagne ft
Le grdnd commerce que cet
ERESS
au Mexique, el, par empire,anx général de toutes
rend:t la Vera-Cruz Yentrepot du continent de
les richesses et marchandises bords qu'arrose le Gange;
TAmérique et des de T'air est cause que la ville
mais l'insalubrité
petitnombre, néanmoins,
asi penatetstaneienr étendu, les rendait extrèmeavec ce commerce ils
été bien plus encore,
ment riches, et Teussent qu'ils ont faites toutes
sans les pertes villestaeincehdise fréquentes
Quant asaforce,
lesfois quela
T'entréc du Vieux-Havre
elle consiste en ce que
ainsi qu'en ce rocher
est difficile et dangereuse, de fusil,et surl lequel
qui la domine à une portée bonne ciladelle oi l'on enon a bàti une assez Les navires n'osent mouiller oû
trelient gamnison. des rochers et de la forteresse, les
Tabri croit même en streté qu'après
Roa ne les
des cables on des chainesà
avoir amarrés avec fortement scellés dans le roc.
des anneaux de fer arrivé que des vaisseaux étant côté
Il est néanmoins
la marée d'un autre
portés par le couranide contre les autres roches
de labri, furent jelés
HE0
ti une assez Les navires n'osent mouiller oû
trelient gamnison. des rochers et de la forteresse, les
Tabri croit même en streté qu'après
Roa ne les
des cables on des chainesà
avoir amarrés avec fortement scellés dans le roc.
des anneaux de fer arrivé que des vaisseaux étant côté
Il est néanmoins
la marée d'un autre
portés par le couranide contre les autres roches
de labri, furent jelés
HE0 --- Page 45 ---
(29 - )
ou été emportés en pleine mer,1 leurs amarres ayant
Le rompues par la force des vents.
Saint-Antoine en fit l'épreuve la
notre
nuit d'après
n'être debaquement, et nous fûmes heureux de
élevé point sur ce navire, car il s'élait tout-àpit coup les cables une du tempête si terrible, qu'elle romVienx-Havre. vaisseau et T'emporia au-de-là idu
à tout moment Nous, qui étions à terre, croyons
avec nos lits de que cet orage allait nous enlever
line:
cannes, de plumes, et de moussefort, nos légères maisons de bois tremblaient si
minute, que à les nous voir nous attendions, de minute en
frayeur fut si vive de s'écrouler sur nous, et notre
nous fimes contraints nous de sentir. ainsiberetsyqpe
de la nuit
nous lever au milieu
pour nous enfuir tout-nus dans
jardin, où n'ayant
de
le
nous sentimes awurdie des mousticaires, nous
tiques, secondés par des par
légions de mousner, les religieux du couvent, maringouins. Au déjeubourrasques, semoquérent
accoutumés à ces
ne reposaient
denous en nous disant
2'7a leurs lits causé jamais mieux qu'au branle
Le soir du secondjour, par ses tempêtes.
à venir voir jouer la comédie l'évéque dans nous fitinviter
cathédrale, où l'on
son église
dans le genre de nos représenta un ouvrage sacré
tulé: les noces de Cana mystères, (14).
et qui était intiDès T'aurore, le jour
mules, envoyées tout suivant, quarante bonnes
ASaml-Jeanrdtina," exprès
nous de Mexico
ayant Rward
de
saintes personnes et de notre
chargées
nos
au son des
butin, nous primes,
trompettes, 2 le chemin de la
par une route dont les quatre premières capitale,
se font dans un sable mouvant, mais
lieues
qui est aussi
: les noces de Cana mystères, (14).
et qui était intiDès T'aurore, le jour
mules, envoyées tout suivant, quarante bonnes
ASaml-Jeanrdtina," exprès
nous de Mexico
ayant Rward
de
saintes personnes et de notre
chargées
nos
au son des
butin, nous primes,
trompettes, 2 le chemin de la
par une route dont les quatre premières capitale,
se font dans un sable mouvant, mais
lieues
qui est aussi --- Page 46 ---
(30) celle de Paris à Orbelle et plus ouverte que
léans.
le Vienx-Hivre: ce fut
Il fallait repasser par à remarquer le pouvoir rdeslà que je commençal et des moines sur le pauvre avait
potique des prétres Le prieur de la Vera-Cruz
pecupde indien.
autorités du Vieux-Havre,
mandé, la veille,aux de nous, etde nous recevoir
de Nenirau-devant dus à des Jacobins.On remavec tous les égards
preserit; car, comme
plit uacEsnient encore à une liene de cette Indiens ville, une ou
nous étions
habitans,
vinginine, de ses principaux endimanchés et à cheval,
créoles, #avanccrent, rafiraichissemens, et à chacun
nous offrirdes
de fleurs d'orange.
Reuro nous un superbe bonquet ensuite, jusqu'à ce qu'ils en
Ils nous précéderent d'autres, venantà pied: au son
eussent rencontré
Ceux-lactatent
et deslnautbois.
et des
du tamboneindien des cheis de confréries aussi de
des marguilliers, de choeur. Ils nous présenterent devant nous,
enfans bouquets, ettous marchérent moment ou, entrés
gros chantant le Te Deujusqwau milieu d'une place oû se tientle
dans la ville, au ffmes introduits sous un berceau
marché, nous arbres disposés en arc de triomphe,an- de vins déde jeunes table garnie de mets ct
tour d'une
licats.
nos mules, en sortant duhosRemontés sur vimes le marché rempli d'indiens
1 2 nous sexes, qui se jetérent à genoux, implo- nous
ect deux
et notre bémédiction, que
rant nos prierés
tous, à droite,
leur accordâmes, en faisantsureuxt la croix. Un alcade major
àgauche, le sigue-de
un moment notre
nous ayant prie débita de suspendre debout, mais découvert,
marche, nous où il disait : ( Que nous serions
une harangue,
fo
sur vimes le marché rempli d'indiens
1 2 nous sexes, qui se jetérent à genoux, implo- nous
ect deux
et notre bémédiction, que
rant nos prierés
tous, à droite,
leur accordâmes, en faisantsureuxt la croix. Un alcade major
àgauche, le sigue-de
un moment notre
nous ayant prie débita de suspendre debout, mais découvert,
marche, nous où il disait : ( Que nous serions
une harangue,
fo --- Page 47 ---
(31)
toujours les bien-venns dans
nous rendaient mille actionsde Jeur pays, qu'ils
nousavions quitté notre patrie, gràces nos de ce que
amis, pour venir d'aussi loin travailler parens, nos
desimes inliennes,ct
au salut
comme des apôures, des qu'enfuilsnous saints, des honoraient
laires. > Ce compliment
anges tuléassez ronde, que notre futappayé d'une bourse
sa largepoche. Ensuite, RaS cher én chef mit dans
portait volontiers toût à lui, homme, qui raporaleur avec ane tendre
répondit à notre
tant soit peu nazillarde: onction, mais d'unevoix
leur reconnaissance, ravi de ( Qu'il était satisfait de
rien au mondene lui était plus leurl honnéteté; que
Huelenrsiut,etque pour lel leurp cherapresfargent)
taitexposé à toutes sortes de périls, procurer, tant
ils'éque sur l'onde, bravant
la surla terre
autres indiens, quine jusqu'a barbarie des
la vraie religion, pour connaissaient le service point encore
était résolu dene point
de laquelle il
apôtre!. Sur
épargnersa vie. > Le bon
honnétes citoyens, cela, en prenant congé de ces
dant trois lieues, il Ret nous aux accompagnérent penpas être en reste, certains prineipaux, pour ne
en plem mb, de croix d'airain, présens... de médailles
nus dei; et chacun
de chapelets,
à chacun d'eux, trente denous, années comme lui, Ca
vertu du pouvoir que nous d'indulgences, en
de les distribner
avions reçu du
en croirions dignes. partout et à tous ceux que nous pape
Les respects de ces bonnes
soumission, la vanité d'être reçus gens et leur
d'honneurs publics, enflérent
avec autant
de nos jeunes religieux
tellement le coeur
au-dessus des évéques
qu'ils se crurent bien
gré tout leur orgueil d'Eapagne, lesquels, mal-
, ne recucillent jamais
que nous d'indulgences, en
de les distribner
avions reçu du
en croirions dignes. partout et à tous ceux que nous pape
Les respects de ces bonnes
soumission, la vanité d'être reçus gens et leur
d'honneurs publics, enflérent
avec autant
de nos jeunes religieux
tellement le coeur
au-dessus des évéques
qu'ils se crurent bien
gré tout leur orgueil d'Eapagne, lesquels, mal-
, ne recucillent jamais --- Page 48 ---
(5a)
de
dans leur tournées, tant d'acclamations,
cadcaux et d'honmages.
CIAPITRE VI.
petit-maitre. Tripot de moines.
Franciscain
les deux premiéres nuits
Nous ne logeâmes,
bourgades, où nous
suivantes; 2 qu'en de pauvres la même honnéteté et
rencontràmes pouriant de vivres 5 mais, , le troisième
granderbiondanee la seconde fois, nous fimes reçus
jour 2 faste pour dans une ville qu'on appelle Xalapa douze
avec
qui contient environ
de la Vera-Crz, Indiens ou esclaves, et. Espagnols
mille habitans,
des deux espèces. 1634,cette ville fut érigée en évêVers l'année
Yon Gtdu diocèse de la
ché, perle parlage que quoiquele premier n'en
Ville des Anges (15),et iln'en vaut pas moins à
soit qu'nne faible partie,
ct
RETAATAEDIET4
Térequequinze territoire fertile en orge, mais
situé dans un
mais
froment. Plusicurs ewrgshnteaigrtetie les fermes où
double sa richesse, ce sont
ce qui cultive le sucre et le café, cclles qu'on
T'on
estancias,ou Ton élève un grand nombre
nomme de bocufs et de moutons, et quelques
de mules, abonde la cochenille.
autresoit
dans la ville de Xalapa 3
In'y a qu'une église toutes trois, dépendent
el deux chapelles 3 qui,
Les revenus de
des religieux de Samt-François.
et Ton n'y
leur couvent sont tres-comsidérables,
ce sont
ce qui cultive le sucre et le café, cclles qu'on
T'on
estancias,ou Ton élève un grand nombre
nomme de bocufs et de moutons, et quelques
de mules, abonde la cochenille.
autresoit
dans la ville de Xalapa 3
In'y a qu'une église toutes trois, dépendent
el deux chapelles 3 qui,
Les revenus de
des religieux de Samt-François.
et Ton n'y
leur couvent sont tres-comsidérables, --- Page 49 ---
trouve que six moincs, (33) bien
puisse y exister fort à Taise. qu'une J'ai quarantaine
vanité supericar de ce couvent n'avait observé que le
fit
celui de la
pas moins de
pas 1.soei onire,ilnous Vern-Cruz: quoiqu'il ne
pendant densjours avec
reçut et nous traita
Non-sealemonts ici, mais maguificenee. dans
religieux nastéres, on remarque chez tous les vingt C autres momanières une grande mollesse, des prêtres etles
tant qu'à direciement leur
contraires à leurs moeurs voeux et des
cois, outre les profession. voeux
L'ordre de Saint Fran- aude
d'obélienee, de
celid'observer en fait encore un autre, chasteté c'est et
pauvreté avec
EREIE
des autres
plus de rigueur
être de
mendians, 7
TEm
leur
gros drap,1 leur ceinture car leur habit
chemise de
de
sans bas, n'ayant laine, et ils doivent corde,
Il leur est détenda aux pieds
des sandales. marcher
et même d'en toucher:ils TELE de
dans leurs
ne peuvent se Fargent
voyages en allant à
soulager
seuleinfraction qu'on doit
à ces défenses est un cheval, et une
Mais
punir par
péché mortel
nonobstant fexeommmiratione ces régles
monde, disciples de Saint François, vivant despotiques, > les
ont voué prouvent ce
par leur vie
au nouveau
accomplir. qu'ils ne peuvent ou ne déréglée veulent qu'ils
Nous trouvâmes
pas
franciscain de
étrange et scandaleux
ans, se rendit à Xalapa, cheval, agé d'environ quarante qu'un
une mule, à cent pas de suivi la de son laquais sur
fesser, le cigarre à la
ville, pour aller conreuse, avec une soutane bouche, de une créole
relevée
fin camelot vapovoir un galammenti bas de soie sa ceinture, afin de laisser gris, -
T. I.
orange, des souliers de ma3
pas
franciscain de
étrange et scandaleux
ans, se rendit à Xalapa, cheval, agé d'environ quarante qu'un
une mule, à cent pas de suivi la de son laquais sur
fesser, le cigarre à la
ville, pour aller conreuse, avec une soutane bouche, de une créole
relevée
fin camelot vapovoir un galammenti bas de soie sa ceinture, afin de laisser gris, -
T. I.
orange, des souliers de ma3 --- Page 50 ---
(34)
avec un
de mousseline,
rocain vert, un brodé calecon en or, attaché au jarret Ses
joli posemient tendait cctensc costume,
nerveux, qui Rentntc loissaient paraitte
confreresaur leu's larges manches,
soie
et, sous chemise en toile de Hollande, Haueede dans leurs haune
dedentelle: de sorte au que lien de modestie
et bits garnie et dans leurs entretiens, plus de vanilé que
ils montraient
et de homines sagesse, du mondé.
d'entr'enx comdes
souper, quelequesune cartes,etilsn nous
Après
joueraux venns, à faire une
comme nonveaux
LARCTEAIE
plupart
invitérent d'impériale ou de piquet, ce quela lés antres
partie
les uns hutedargent, à force "Fur
refusérent, savoir le jeu. Néanmoins moines 2 se joignirent
me pas deux de nos jeunes
de pithot: ils
tances, deux des leurs dans une partie ded destérité que
à mélérent les cartes avec antant et ledouble; la perte
on joua le simple échanffa les autres;
de gràce; les preniers, et le gain converti cette nuitpiopua Neimaniere tesitt ctles ettiyresrcligieues
là en
adernlieacoienies
mondaines.
excepté deux,
en prefauntions Comme nous antres jncobins, dela partie, nous eîmes
n'étions que spetateurs trois leures, de réfléchir continuail, silr
le loisir, petdant
plusiejen tant par
cette cot.teesexinmientt Saugmienter le tapage, les risées et
plus on voyait
les jucmnens,
faisaient
Poffet du vin que par tons les ranciscains
que
quuiqwil
les moqueries
L'un d'entreux,
table
du voen de Manitreng. de Fargent et Peût missuria faire
eût déjà Inanié s'avisnit néaumioins, 2 pour une
avec ses doigts, s'il lui arrivait de gagner une de scs
rire ses contreves, Cconsiderahle, dentrouvsr
somme
ées et
plus on voyait
les jucmnens,
faisaient
Poffet du vin que par tons les ranciscains
que
quuiqwil
les moqueries
L'un d'entreux,
table
du voen de Manitreng. de Fargent et Peût missuria faire
eût déjà Inanié s'avisnit néaumioins, 2 pour une
avec ses doigts, s'il lui arrivait de gagner une de scs
rire ses contreves, Cconsiderahle, dentrouvsr
somme --- Page 51 ---
(55) )
massait manches, le ensuite, avec le bout de Fautre, il ratenait onverte, numéraire et le jetait dans celle
ne jamais toucher en dlisant.qu'il avait fait voeu qu'il de
sa manche jouissait d'argent, de ni d'en garder, mais
Tesst à déjeuner, j'entendis ce privilege. Le Jend'un sant, qui avait plutôt lair d'un ce débanché mauvais plaid'ayoir religieux, perdu deux se plaindre, en
que
sa manche n'ent cents dollars. I! blasphémant semblait 2
qu'il avait promis pas au voulu ciel de garder pour lui que ce
eestlas surtout qu'on. aurait ne jamais toucher:
cordeliers et leurs confrères, reconnu à que tous ces
ferveur chaussés, étaient venns en Amérique, pieds nus ou
le
la religion
moins par
"Acuruier et que pEatit PAE penchant pour
gloire, l'antorité qu'ils
lor, la vaine
heureux Indiens, étaient s'arrogaient sur les malsaient que le salut des âmes. plutôt le but ou ils vidas: De cen'est Xalapa, nous allâmes coucher à la Rinconatruite, ily a deux qu'uneaser cents ans, grande chdtellerie, consloin de toute ville ou
au bout dnmexallée,
Penta en espagnol, ou maison village, et qu'on nomme
nos auberges isolées sur un seule, commesont
qui rend ce lieu
grand chemin. Ce
seul ou lon puisse remarquable, outre qo'il estle
ordinaire, c'est
loger a sans quitter la route
et
quily des sources
fe.tvamr. 2 chaleur quoique l'éau en soit tiede, alondantes attendu
maîtres de Phôtellerie, quidomine dans ce vallon. Les
dont on est surtont accabié voyant que cette
soin d'être tempérée
en voyageant, ardeur, a betoujours soin d'avoir par des un breatage frais, ont
qu'ils enfoncentsous un jarres pieines d'enu,
bangar ou ajoupa, dans
3.
route
et
quily des sources
fe.tvamr. 2 chaleur quoique l'éau en soit tiede, alondantes attendu
maîtres de Phôtellerie, quidomine dans ce vallon. Les
dont on est surtont accabié voyant que cette
soin d'être tempérée
en voyageant, ardeur, a betoujours soin d'avoir par des un breatage frais, ont
qu'ils enfoncentsous un jarres pieines d'enu,
bangar ou ajoupa, dans
3. --- Page 52 ---
( 36 )
aussitôt presmouillé, oi elle devient
du sable froide que la glace. d'alentour, sont ferquansi Cette vallée et tout le de pays fermes où Pon recueille le
tiles et riches, remplis
le mais, le sucre,
abondance le froment,1 nous servit une si granen
la cochenille. On
de chewreau,
cacao,1
de boenf,de mouton, et de cailles,
de quanité de coys dinde,de lapins étonnés que
de poules, amateurs en étaient aussi
que nos
lon ne peut
ravis. Mais la chaleur est si ardente,que instant une sueur
sans essuyer à chaque el les moustiques
manger tombe du frontsurl lassiette; Yon ne peuts s'en garantir
qui
si frort, que
on n'en voit pas
importuneni soit en dormant: soleil se couche,
soit en veillant, mais dès que le
et,stipendant le jour, dentinemienlies viennent
Eeeatrombent par du pére Antonio, les
vant la compoaison tout comme
grenouilles les Espavous relancer par Véeniture. Aussi malgré
d'Egyple, dont parle grillés dans ce lieu là, des congnols, souvent
et "Vexcellence des confison eau salraichicante ces doncenrs que
serves, w'appellent
de
tures d'enfer. nuit éternelle, nous partimes oû les vivres
Après une pour gagner une ville
des hôtes
grand matin egalement, et qui est exempte dans cette belle
2bondent eûmes la compagnie
dont nous Rinconadas.
et perfide --- Page 53 ---
(37) )
CHAPITRE VII.
Un Conquérant. - Des Rois monopoleurs,
appelée PARVENUSles soir même dans une
tueusement Ségura nous y fûmes encore villemédiocre
Francois, régalés par des moines de sompde Xalapa. aussi galans et aussi vains que Saint ceux
Ségura fut bâtie
la nomma, dès lorigine, par
ou
Eedmuad-fone0).eu
stretéde la frontiére, Segura de la Frontera,
espèce deplace forte, afin parcequ'il de
en fit une
gnols, qui venaient de la
garantir les Espacontre les habitans de Culua Vera-Cruz à Mexico,
étaient alliés des Mexicains et de'
les
et
Tepeacac,
conquérans.
incommodaient 1det
Mais, selon les
historiens, ce
Cortez, ce fut qu'après avoir qui fàcha le plus
la première fois, de Mexico, les été chassé, pour
suivant, ainsi
le
Indiens le pourtous, avaient ag resedissiens, qui,
Tlascala, les habitans blessés, des et s'étaient tncas à
Culua'et de Tepeacac, volérent deux bourgades de
Mexicains contre Cortez et la ville au de secours des
surprirent dans une
Tlascala,
en prirent douze, les immolèrent embuscade les
Jeurs idoles et les
aussi
dévorérent
tEri
barbare, imputé à des ensuite. Un trait
ractère si humain, se trouve seulement hommes d'un canotédans
HneneRsesere ajustifier pardes
intéressés sans doute,
contes les crimes d'uneinvasion
érent deux bourgades de
Mexicains contre Cortez et la ville au de secours des
surprirent dans une
Tlascala,
en prirent douze, les immolèrent embuscade les
Jeurs idoles et les
aussi
dévorérent
tEri
barbare, imputé à des ensuite. Un trait
ractère si humain, se trouve seulement hommes d'un canotédans
HneneRsesere ajustifier pardes
intéressés sans doute,
contes les crimes d'uneinvasion --- Page 54 ---
(58 0 )
qu'assasJeurs
, moins guerriers seize millions
ou exterminérent compatriotes en un siècle,
sins, d'hammes.
douze soldats; qui périrent,
Pour venger ces selen la justeloi d'une défense chefs
par représailles, Cortez invita Maxisca et autres les dignes
léaitime,
de Yaider à combattre
atlades Tlnscalans, braves Mexicains, qui, d'ailleurs, vivant
alliés des cesseles habitans de Tlascala, dc
qunien itsans mais commandés par perfides Ceuxen rapulisne,
avait rendus esclaves. leurs maitres
chefs quetliclunion conseil, fournirent à
ci, ayant tenu milie guersiers 2. outre les du tamenez, bagage et
vingt-cinq
que Pon chargea
ses fanou crochoeurs, Corlez, avec un tel secours,
des vivres.
sc tenditiaTepeacac, pour
tassins et ses chevanx,s
citoyens qu'en répademander à ses générenx douze soldats 1e ils eussent
ration de la mort des
et ne plus recevoir
aserende aul roi d'Espagne, ni Mexicains s, ni habitans
dorénavant chez eux
mis à
de Culna.
répondirent qu'ils avaient
Les Tepeacas hommes pour un juste sujet, puisquils de
mort ces
vive force, en temps
avaient voulu passcrde leurs pays; nwavant ne
à travers
de Culua,
LEuE
guerre ailiés les Mexicains et ceux dans leur ville ;
cesseraient pas de les recévoir
absent 1 ils nc
pas un prince
les
que ne connaissant
priaient toutelois à
pouvaient lui obéir; auxilinires qu'its
de retourner
ispagnols et leurs
parveniral les décider
Tlasenin. Corternayant leurdéclara la pu guerre.
amis, les
a la Ailés paix, d'ue partie de leurs vaillans trois combats ;
coumgens Tepeaenes, livrérent ils furent obligés
mais, vainens par le comme nombre, brcainsderompenur
eseteuiveatorter
riaient toutelois à
pouvaient lui obéir; auxilinires qu'its
de retourner
ispagnols et leurs
parveniral les décider
Tlasenin. Corternayant leurdéclara la pu guerre.
amis, les
a la Ailés paix, d'ue partie de leurs vaillans trois combats ;
coumgens Tepeaenes, livrérent ils furent obligés
mais, vainens par le comme nombre, brcainsderompenur
eseteuiveatorter --- Page 55 ---
(59 1e )
son maitre ; et ce général ordonna
habitans des deux
que tous les
au meurtre, seraient bourgades esclaves qui iavaient consenti
Des historiens Espagnols pourj jamais.
châtia et les réduisit tous en prétendent qu'il les
rebelles, idolâtres, sodomites, esclavage, comme
et pour servir d'exemple aux autres. antropophages,
oàil Cef mit futalors qu'il fit batir Segura de la
ane garnison
Frontera,
del la nouvelle Vera-Cruz qui à pàt la capitale
Segura, , aussi bien
les
Etoentiee
trouve entre ces deux que autres cités quel'on
vivres ct en riches productions villes, est abondante en
mais le commerce a peu
dusol américain ;
tout ce vaste
dl'activité, comme dans
naturelle aux empire, Espagnols, par une force d'incrtic trop
rois, qui toujours ont fait par du l'égoisme de leurs
poleaussi nuisiblea leurs sujets négoce un monoet qui entravent l'industrie et les qu'aux arts étrangers,
étouffer les lumicres, enfin
pour mieux
quiétude et ce malaise général, par cette sourde inorages qui enfantent les
précurseur des
On jonit dans cette contrée républiques d'une (14).
pérature. Les fruits y sont
douce temy prospérerait, si le
délieieux, et la vigne
qu'on y en plantât; mais gouvernement il
permettait
au commerce des vins entre craindrait de nuire
Quand on m'y présenta des TEspagne et ce pays.
beau que. celui de france, des grappes deraisin, aussi
aux yeux, moins parce
Farmes me vinrent
j'étais privé d'en
que depuis long-temps
etamerdema chère voir, ater par le souvenir. doux
temy prospérerait, si le
délieieux, et la vigne
qu'on y en plantât; mais gouvernement il
permettait
au commerce des vins entre craindrait de nuire
Quand on m'y présenta des TEspagne et ce pays.
beau que. celui de france, des grappes deraisin, aussi
aux yeux, moins parce
Farmes me vinrent
j'étais privé d'en
que depuis long-temps
etamerdema chère voir, ater par le souvenir. doux --- Page 56 ---
(40) )
CHAPITRE VIII.
République Indienne. 1 Les Tlascalans.
élait le chef
XICOTECA; , lors Tlascalane; de Tiraption, Maxisca commanuremcictamnsen avec trois autres capitaines des
dait sous lui 1
: Ferdinand Cortez les
troupes de la république la force des armes, qu'en
soumit, autant par sur sa foi, de rendre élait; leur
leur
tess
promettant, de temporaire quil
et
voir inamovible, républicain périt bientôt,
le sonvernement
secondé les Espagnols le
ces cin chefs, quiawvaient succès, farent tués dans
dans la suile de leur funeste càl la cause deia liberté
dernier combat,si
mexicaine. chemin qui, de la Vera-Cruz, con- nous
Le grand sc dirige vers le nord-onest:
duit à Mexico,
à
de la route,
nous détournâmes un peu des Tiascalans gauche (18),
se
pour voir la Cortez capitale et lui furent toujours alies
joignirent à
dire qu'ils ont été, à l'instiensorte qu'on peut les commandaient, les
gation dés traitres qui
si facile, WSC
miers instrumens de la conquête,
leur pays, etdes eson esclavage: gratitude moins
Aussi Jes rois d'Espagne,
politique,
Psstene
que par]
chaque
Sacarett
dant un geand Nnoinbredannces. qu'un bouquet de
de Tlascala ne lui payantalors vengennce comme par
tandis que par
furent
mais 2 les antres Indiens de cet empire
avarice,
ient, les
gation dés traitres qui
si facile, WSC
miers instrumens de la conquête,
leur pays, etdes eson esclavage: gratitude moins
Aussi Jes rois d'Espagne,
politique,
Psstene
que par]
chaque
Sacarett
dant un geand Nnoinbredannces. qu'un bouquet de
de Tlascala ne lui payantalors vengennce comme par
tandis que par
furent
mais 2 les antres Indiens de cet empire
avarice, --- Page 57 ---
(41)
toujours qu'arbieraires. chargés de taxes non moins pesantes
Tlascala signifie dans la langue
pain, parce que l'on recueille aux indienne, bon
cette ville
plusdece
environs de
ceutli, que dans
provinces grain gu'onappelle
nommait
CRETEI
autrefois Texcala,
voisines. On la
vallées. Située, entre deux nom générique des
d'une rivière dont la source montagnes, au bord
Atlancapec vince,
et qui arrose une partie jaillit de du la morne
Zacatulano, d'ou elle va se jeler dans la mer proindieunes Tlascala était la plus grandedes par
après la capitale. On
villes
mnintenani, au revers d'un
y remarque
douce, des
et des rues côteau en pente
belles : la
régulières et assez
principale, construite
L
plaine au bord de' la
offre
dans la
ville, une église, un riviére,
un hôtel de
d'innearchitectnre
palais et d'autres édifices
oise tient le marché, passable. La rue
est
d'Dcotluico,
due, € et était jadis si
aussi peuplée qu'étenjour vingt à trente fameuse, mille
qu'on y voyait par
commerce
personnes y faire un
encore F'usage d'schangese de Targent caron ne connaissait point
Cette réptblique indienne monnayé. de
autrefois gouvernée
Tlascala était
et ces aristocrates, par ses plus riches habitans;
la liberté de leur qeivendirent aux Espagnols
avec raison, la
pays, estimant tyrannique,
Montézume comme puissance d'un scul, liaissaient
benucoup moins
un les tyran, quoiqu'il le fût
envabir son territoire. que
étrangers qui venaient
En temps de guerre, outre les
combatiaient aussi, les Tlascalans mingistrats qui
chefs, dont chacun gouvernait
avaientscing
rues de la cité, organisée
une des grandes
en section : ces capi-
avec raison, la
pays, estimant tyrannique,
Montézume comme puissance d'un scul, liaissaient
benucoup moins
un les tyran, quoiqu'il le fût
envabir son territoire. que
étrangers qui venaient
En temps de guerre, outre les
combatiaient aussi, les Tlascalans mingistrats qui
chefs, dont chacun gouvernait
avaientscing
rues de la cité, organisée
une des grandes
en section : ces capi- --- Page 58 ---
(4a)
et
élisaient parmi eux leur généralisimne, faisaient
taines
plusienrs lientenans. Ils
por- ala
nommaient
Idela reipabliquca
ter, en sotfeneramnints veille d'une bataille,
de Yarinée; centre mais,la ; et le soldat qui ne se
rTaL l'élevaient au
était
incontinent près desoneapininee fléches
rendait pas T'amende. On stspendaitdeus braves: Ces
condamncal confié à lun des plus
deà ce drapenn, comme ; les Romains , prétendaient ils tiraient
guerriers, viner, la perte onl le gain d'un combat; ennemi qu'ils
unede ces flèches contrelepeenicr, s'il était lué, c'était un signe ils
vencontraient, mais, ct, dans le cas contraire,
de victoire perdre ; la bataille.
de
croyaient de Tlascala se composait, 2 an temps
L'état
de cette capitale et de vingt-huit deux cent
Montézume, oû Y'on comptait en tout comme à préhourgades, mille chels de famille. I y. avait, la
était plus
police; mais justice
sent, une.
ne l'est au moment où jécris.
équilable mRal
renfermait et renferme
Une prison publique et Yony châtiait tous ceux auencore les prévenns;
crimes: mais
qui avaient commis quelques compable sait toujours
jourdhui un Espagnol dans notre ancien monde,
bien, comine nagnére un couvent ou ane égiise
rencontrer un asiledans
et y braver le chatiment. un Tlascalan ayant pris un
Lors de Tinvasion, soldat du conquérant 2 cclui-cis'en telle
d'orà un
qui fit faire aussitôt une dès le
Er à Maxisca, le lelinquant fut trouvé
yecherche, que
autre ville considérable de
jour même a Cholola, lienes. Mis entre les mains
distante de cinq Yor dérohé, il juid demanda grice, ce
Cortez, avec rendit à Maxisea pour en faire
et Cortez ie
mais ce dernier le lit conduire
qail voudrait ;
ant 2 cclui-cis'en telle
d'orà un
qui fit faire aussitôt une dès le
Er à Maxisca, le lelinquant fut trouvé
yecherche, que
autre ville considérable de
jour même a Cholola, lienes. Mis entre les mains
distante de cinq Yor dérohé, il juid demanda grice, ce
Cortez, avec rendit à Maxisea pour en faire
et Cortez ie
mais ce dernier le lit conduire
qail voudrait ; --- Page 59 ---
(43)
dans les rues de la ville, précédé d'un crieur
qui publiait à haute voix son
arriva au milieu du marché,on crime; l'entraina et, Jorsqu'ii
espèce d'échafand, ot on lui
les sur un
tures avec un levier ( d'acajou. rompit
joinLes Espagnols furent surpris d'une
sévère, et en conclurent
justice si
point les Tlascalans avaient desiréleur que, comme sur ce
ils seraient disposés de mêmcà les aider complaire, dans la
conquête ct àrenverser Montézume.
doute, comme un petit voleur,
Voilà, sans
lâter la ruine d'un prince
contribuant à
richir degranils coquins. malheureux, sut enOn voit, à deux lieues de la
tagne ronde,
ville, une monBarthélemi: elle , qu'on appelle à présent le Saint
hauteur,trente-six' a, dit-on, deuix mille toises de
est sans cesse
lieues de tour, et son sommet
nommaient couvert de neige. Les Indiens la
audiea de l'eau. Matealcuci Celui du 2 nom qu'ils donnaient
vin
cheli, et ils laimaient
s'appellait le
Ometolnaient à leur dieu en beaucoup, chef. Je
vin. Ils donet des historiens prétendent nom de Kamatlo,
des hommes.
gu'on lui sacrifiait
- Trois langues étaient en
la première le nalua, était usage parmi ce peuple:
Tlascala et de tout le alhsage des grands de
Totonziro, était celle des Mexique : la seconde 2
le pinomer, n'était
villageois; ; la troisième,
parlait seulement qu'un langage grossier
Elles
dans les marchés de qu'on
sont encore usitées parmiles
Tlascala.
créoles.
Indiens et les
Qnoiquele sol de ce pays soit
fertile
grains, en fraits, en
en
sont
paturages, S Tlascalans
riches, pauvres etleurs ; les Espagnois, au contraire, sont
prêtres très-opulens. Ces malheu-
villageois; ; la troisième,
parlait seulement qu'un langage grossier
Elles
dans les marchés de qu'on
sont encore usitées parmiles
Tlascala.
créoles.
Indiens et les
Qnoiquele sol de ce pays soit
fertile
grains, en fraits, en
en
sont
paturages, S Tlascalans
riches, pauvres etleurs ; les Espagnois, au contraire, sont
prêtres très-opulens. Ces malheu- --- Page 60 ---
(41)
une taille fort
reux, les indigènes, du ont courage, cependant et ils le proubelle, de Tagilité, incessament, car ils doivent se
veront peut-etre
étaient les meilleurs
souvenir ane urs péres quelques chefs vraiguerriers du Haxiqne,sous
mentr républicaias (15). cette cité, ainsi que dans la
On trouve dans
des bijouties, des
capitale, des orfevres,
N'i
: ceux-ci fabriquent
massiers et des poliers Europe:. quant aux
faience aussi bien libraires, qu'en ils ne subsistent guère
imprimeurs ct
que d'ouvrages mystiques. TOcotelulco, de Tixatlan, de
Dans les rues
qui à présent, sont
Quihuitla et de de Tenelipac, Tlascala, ilya quatre monasles plus shabitées Fun de saint François. Les religieux de
téres,donti
belle
delaquelle dlépencetordre ont une
église,
tourdent environ cinquantel Indiens, des quiservent, moines, ,bedeaux,
àtour, comme domestiques carillonneurs, chantres,
trompettes, organistes, hautbois, clarinettes. Nous
tambonrs, vio.ons, dans ce convent 2. où lon
logeames deux jours
et au festin qui précéla
nous traita cn chanoines; fames entatuenathent
notre départ,nons mecrus Betb-ecompiranapont
sibruyante, queje
ruedela Loi, vis-à-vis -
la Bibliothéqne, les coideliers, une
On accorde à nos frères vont pécher du poisson
douzaine d'Indiens, qui
ce moyen exempts
pour leur table, et sont vont par que tour-à-tour et
d'impôts; mais ils n'y semaine, à moins qu'il ne
quatre par chaque
conme notre
survienne une oceasion importante, on les oblige de quitter
séjour; car, dans ce ils cas, sont mis parie procureur
toute antrehesogne, et vont pécher cn masse pourles
en réquisition,
religienx.
frères vont pécher du poisson
douzaine d'Indiens, qui
ce moyen exempts
pour leur table, et sont vont par que tour-à-tour et
d'impôts; mais ils n'y semaine, à moins qu'il ne
quatre par chaque
conme notre
survienne une oceasion importante, on les oblige de quitter
séjour; car, dans ce ils cas, sont mis parie procureur
toute antrehesogne, et vont pécher cn masse pourles
en réquisition,
religienx. --- Page 61 ---
Cette ville, habitée (45)
les Espagnols, les
trois races distinetes,
le
et les
eutoar
siége d'm président ou
Créoles, est
justice, quionappelles alcade-mujor. principai oflicier de
tique, envoyé de la
Chefdespos'etend sur plusieurs villes, metropnle, sa juridiciion
vingt lieues à la ronde. Quoique bourge et villages, à
troisans, il faitrapidement
changé tous les
desé épices etayant le droit forne-paipants de
tseul
Indieus ses agens
choisir, parmi les
aicades, régidors, alguazils, subaiternes 2 qu'on nomme
guette sans leur donner aucun qu'il mêne à la baLes mnauvais traitemens
saiaire.
eesalcade-najorse et
qu'ont toujours exercé
indigènes, ont bien fait eurscompatciotes,d décheoir
. enversles
jadis étail
et
cette ville, qui
la traiier tres-peuplee; avec plus de cependant ils devaient.
fut la plus principale cause douceur, de ia
puisqu'elle
Mexique.
conquéte du
CHAPITRE IX.
Ville des Anges, Baldans un Monastère.
Après la capitale des Tlascalans, la
quable des vilies quenous
plus remar.
route est nommée par les rencontronicss Espuguols surnotre
Lordngeles,unt rades élaient fort lavilie des Ai ges (19). Pucbia Mes
de
trouve un couvent contens de d'ypassoi,
camaon
rarcequliey
peutfraterniser, et qu'iis jacobins, avec lesquels
depuis notre départ de
n'enavaient vu aucun
Nous primes du repos Saint-Jennartisa. durant trois
jours dans --- Page 62 ---
(46)
où quelques-nns de nous,
la ville des Anges,
ainsi, firent les diables,
si je fètos pttis m'exprimer des confrères fuleorproenrerent de
étant
Fagréable par
société d'une douzaine
d'adord
nonneltes. par la ville, nous etimes
En nous promenant
non-senlement
lieu de remarquer son s'y opulence, faisait encore mais par
commerce qui
y sont établis, pour
F nombre des couvens dis a en bon moine, qui, du
son bonheur,etje doit s'occuper de la prospérité de six
avant tout, Puébla de Los-Angeles est riche
froc. La
dans chacun
monastéres, oùl vit gaillarodement de Jacobins,
une
au complet,
d'Audeux 2
compagnie, de Capucins , de Carmes,
de Conteliers; de Mercites ; et sans compter quatre
gustins couvens , pouriel beau sexe. dans une fertile vallée,
Cette ville est assise àdouze lienes d'nnehaute
au bord d'une rivière, temps couverte de neige,
montagne licues en tout de Mexico. Don Anteinedelen
et à vingt
du Mexique, la fit bàtir en 1530,
doza, vice-roi d'un évèque, Sébastien Ramir, ensuite
du consentement
avait été mlesatnieer devenu chancelier du Mexiqui
et était
à San-Jago,
D.
sexe. dans une fertile vallée,
Cette ville est assise àdouze lienes d'nnehaute
au bord d'une rivière, temps couverte de neige,
montagne licues en tout de Mexico. Don Anteinedelen
et à vingt
du Mexique, la fit bàtir en 1530,
doza, vice-roi d'un évèque, Sébastien Ramir, ensuite
du consentement
avait été mlesatnieer devenu chancelier du Mexiqui
et était
à San-Jago,
D. Nunio-Gusman, lequel
Il remplacait dune manière tyrannicme envers eût
conduit
quoiqw'il
et ses
TEEa
compatriotes,
ct
les indigenes des
prulens
pour adjoints
ingaiconastiley nommait Jean de Salmeron Alonze >
Euitablecxe Ceynos, qu'on Gascode Quiroga (20)et méritent
Piancois
Ces juges, dont chasser les noms Nunio, rapMaldonado. conservés. ayant fait
subalterne avait
peerentilen dèue
Indiens, qu'un Honduros,à tyran
Guatimait,
foreésdef efairaalae,a étaient en guerre avec
ou leurs compatriotes
--- Page 63 ---
(47). la Jes Espagnols,et, assurant leur liberté,
vie au commerce, qui refleurit à rendirent
la paix. l'ombre de
Appeléeantrefois. Anges esti le siége d'un Asellacoapan, évéché, dontle , eette ville des
nuclsélevait, en l'an X de notre
revenu anquatre-vingt mille ducats. L'air estsi république, dans à
le nombre des habitans s'accroissait pur
ce
de ceux des
EOAT pere
toyens de Mexico vinrent environs. Trois mille ciquand cette
s'y établir, en 1651,
capitale se vit près d'être
par l'inondation du lac ou elle est située. submergée
On la remarque sur-tout la ville
par bonté des draps
j'explore
les trouveéganx en
s'y sdhede et on
RCEL ceux de Ségovie. Les
Clypnewocmntentitos et
de toutela
lon y voit une fort belle verrerie; mais province,
T'enrichit le plus, c'est qu'il ya unl hôtel des cequi
naies, ot, comme à Mlexico, on fiappe la moitié mon-,
delargent Hors de gei provient des mines de Zacatecas. fournissent ville, sont de vastes jardins qui la
Des fermes à d'herbes, de légumes et de salades. abondentdianssont froment, riz, indigo, café et sucre,
territoire.Une de
appartenant aux Jacobins, est d'une cesdernières, si grande
étendue, qu'ils V entretenaient
cents nègres. plus de douze
que la plupart Olservons, des moines une font fois pour toutes,
merce, par fois la contrebande, souventle et
comcruels que les colons envers leurs sont aussi
esciaves.
bes, de légumes et de salades. abondentdianssont froment, riz, indigo, café et sucre,
territoire.Une de
appartenant aux Jacobins, est d'une cesdernières, si grande
étendue, qu'ils V entretenaient
cents nègres. plus de douze
que la plupart Olservons, des moines une font fois pour toutes,
merce, par fois la contrebande, souventle et
comcruels que les colons envers leurs sont aussi
esciaves. malheureux
Entre cette ville des Anges, où il
guère, et la cité de
la
n'y en a
ia plus considérable Montézume, ville qui parait
trouve un couvent de s'appelle Guacocingo. On y
çurent à merveille. Ils Cordeliers, qui nous rejouissent aussi en abon- --- Page 64 ---
(48) de cette vie. Une chose
dance de tous les biens c'est Téducation qu'ils ont
dont ils se vantent,, indiens attachés à leur modonnée aux jeunes
à danser le fandango, le
nastére, en leurapprenant au son de la guitare. Ils nous
démontrérent, OL antredanse, après souper, par une agés vingtaine au plus
d'enfans, jolis et des deux chantérent sexes, jnsqu'à minuit
de quatorze ans, qui et indiennes, cabriolant
des chansons espagnoles d'une mavière si pimnante,
avec des castagneiles apôtres, et les vieux meme, il est y
que nos heauconp jeunes de plaisir, Qnelques-mns, étrange, et
prirent tronvérent ce spectacle un enfans peu de choses
vrai, quilent mieux valu instraire nous ces allions en avant,
pieuses et bonnessmais que plns les devoirs de la religion ainsi
plus nous Irouvions ou trahis, ct
vanité ceux
étaient néprisés
rE parmi
que avaient la adilitierigimenaees juré de renoneeran montie. reçu de priviqoi Si Guacocingo a presqw'autant Tlascala,, c'est que
léges des rois d'Espagne que ville se joignirent à
les habitans de la première etaleurs autres alliés aussi peu
ceux dela seconde
conquarnis.
patriotes, , pour sonteniriespeemiers les historiens espugnols s'exVoici comment
priment sur ce fait :
étaient déja les
indiens de Guacocingo
de
( Les habitans de Tlascala, de Cholola, cruel
alliés des
de Chalco, tous ennemis d'un
Huncacola el
ceux-ci Girent demander du
esclavage, lorsque
contre les Mexicains
à den Fernand,
mais
NTE
secours avaient fait des dégàts sur leurs terres; pour
de ses préparatifs
héros, alors trop oeeupé les Guncocingos et Jears
assiéger la capitale, ccux pria de Chalco, ce quils firent les
amis de secourir tant de vaillanee, qu'ils ravirent
soudain avec --- Page 65 ---
opprimés au tyran du (49)
forces avec
Mexique,
Mexico, lesquelles ce
malarélesgrandes
pour retarderla harlure élail sorti de
tézume Ainsi lel brave suceesseur marchedesy de
vainqueurs. n'était qu'un barbare linfortune Mons'oppesait dont
à la défection des tyran, hommes parce qu'il
leur Tavenglement patrie (21). ne tendait qu'à la perte égarés, de
De
pour Guacocingo, franchir la nous nous mimes en route
ville des Anges, et montagne qu'on
de
le Cénis ou le Bernard.
es
pour retarderla harlure élail sorti de
tézume Ainsi lel brave suceesseur marchedesy de
vainqueurs. n'était qu'un barbare linfortune Mons'oppesait dont
à la défection des tyran, hommes parce qu'il
leur Tavenglement patrie (21). ne tendait qu'à la perte égarés, de
De
pour Guacocingo, franchir la nous nous mimes en route
ville des Anges, et montagne qu'on
de
le Cénis ou le Bernard. qui n'est pas moins aperçoit haute la
Nous
que
l'une des éprouvâmes, crêtes, dont au la sommet, ou platôt sur
canique, un froid
plus éminente est volplus sensible
tvescrigperennne et
25 degrés de
nous étions
d'autant
On
d-len ou même à accoutumés à
lac; découvre et ils
de celte cime Mexico 32, en mer. fussent
paraissaient à nos pieds
et son
encore éloignés de six lieues. quoiqu'ils
CHAPITRE X. Guerre de la conquête. - - Cité de Tescuco,
LA seconde fois
Cortez
pour aller assiéger duc
partit de Tlascala
par terre, avecdes
capitale par eau comme
truire,s ses bataillons, brigantins la
quilavait fait consauraient logés dans les anfractuosités Napeetindigeme de la
étaient
la gramlcabondancedat péride foi,ulsny eussent montagne, remédié et y
le matin de son
bois quisy trouvait. par
départ, il
Mais,
T. I. monta au sommet du
--- Page 66 ---
( (50)
la route emtrpivérent
avait
trois lantassins , qui
quereneni du chemin ;
sett
barasstée parde peu enlihuadiret ct mjs au travers
pouvait
abattus depuis
que le passage d'avantage,
comme ils antagianicat loin, ils savancérent amas de cedres
être libre plas
rencontré un
il leur
jusqu'a ce rehversts quayant les uns sur avant, les autres, ce qui les
énormes
de
plus
pour Vinstruire
fut impossible Aeterte général
obligea de rejoindire
rencontré
de cet obstacle. sachant aussi npitesaesieno avec douze cents
Cortez, se mit en marchie en ordonmant que
personne fantassins 2 et toute sa cavalerie, eût à le suivre sans retard. la
le reste de son arnée
ayant Wescmcombre mais
Bientôt cette avant-ganle, sans peine ei sans péril; jamais
route, Tarmée passa enssent delendu le passage,
siles Mexicains
pénétrer) attendait eretalentn, pourtant au
de
conluisentde
Maraer
Larnée Tempereur cartrois routes
mauvaise,
milicu dela platiles Conerchesin tla plus
ou
TUCNeSteNtu la plus beile, nul poésumnant ennemi ne
qui est instruit aujouctinal que de ce côlé le soir là, mème, au piedl
étant
Parvenu, franchi en queliqnes
se Tresetienati mont
en observant,
de ce
sigantesquc troupes,,
heures, ily fit reposer'ses feux allumés par les Mexieains, ouils
àla faveur des auprès des trois passages entre les
leurs mouvemens Yennemi, pour Fantaqiuer sortent du grand
attenlaient jetés surles Fuisseaux du qui jour 2 se porta en les
E"" Corter, loutes au point ses forces, et repoussa les ponts 9
avant, avec s'ils eussent détruits
Indiens, qui, sinverleur pays.
c troupes,,
heures, ily fit reposer'ses feux allumés par les Mexieains, ouils
àla faveur des auprès des trois passages entre les
leurs mouvemens Yennemi, pour Fantaqiuer sortent du grand
attenlaient jetés surles Fuisseaux du qui jour 2 se porta en les
E"" Corter, loutes au point ses forces, et repoussa les ponts 9
avant, avec s'ils eussent détruits
Indiens, qui, sinverleur pays. et dela plainequil
auraient Tanpectde pu cel superbe mon! --- Page 67 ---
(51)
domineme quand la vue rappelait de
ces souvenirs de la trarition,
ensnite ct qui dépend Quabutipee, de
où nousa arcivames
de également la
que, non loin Teseuco, des murs sans mc rappeila
première ville, s'étaient
defense
cent mille Indiens de Culhna, jadis campés les
Tezcuco pour combattre Fernand unis à ceux de
quérent, mnais en vain ; car,
: is l'attasecondé par ses nombreux
outre qu'il fut
Jiers chargérent plusieurs fois auxiliaires, ses cavatoyens, elsonartillerie fit
ces guerriers ciqu'ils farent bientôt mis en parmi eux un tel
A trois lieues de là,
fuite.
ravage,
couvrimes
vers la droite, nous déde la
Tezeueo, sur les rives du lac,
route; etje me
hors
mens remarquables dontle rappellai encore des événeet plus intéressant par la récit est plus sincère
mables Indiens m'avaient tradition que d'estidans les romans histoxiques déjà tranemise,
Espagnols.
composés par aes
Cortez, en voyant
aussi grande
cité Tezeuco, trouva cette ville
chassé; mais 1.Tis première, impériale d'ou il avait été
trop ami del la paix, ou gouvernée par un roi
fità à ce guerrier aucune peut-être résistance. trop faible, ne
approchait, trois des
Commeil s'en
à sa rencontre avec un principaux petit
habitans, venant
verge d'or, signes de paix, luidirent drapean bleu et une
députés par leur maitre,
qu'ils étaient
le prier de ne point dévaster epuacoyiemnos leur
pour
qui étaient aux environs, et lui ville, ni celles
en Tinvitant aussi à venir
offrirson amitié,
dans Tezenco, où il serait très-bien avec son armée loger
mais Le conquérant fut charmé de cette reçu.
redoittant néanmoins
ambassade;
qu'il avait rencontré des quelque citoyens PiPia parce
Tezcuco
4.
putés par leur maitre,
qu'ils étaient
le prier de ne point dévaster epuacoyiemnos leur
pour
qui étaient aux environs, et lui ville, ni celles
en Tinvitant aussi à venir
offrirson amitié,
dans Tezenco, où il serait très-bien avec son armée loger
mais Le conquérant fut charmé de cette reçu.
redoittant néanmoins
ambassade;
qu'il avait rencontré des quelque citoyens PiPia parce
Tezcuco
4. --- Page 68 ---
(5a) Cuhuacons, iI ne voules Mexicains et les Huaxata et à Quaparmi int d'aberi Lénetrer qu'a celte rapitale, mais
hunichun, cités voisines.e d'ass-z pauvres villages:
sont anjouwrhui armce ics vivres cdefor
RUCS on fournit à son
il
en aliondance. renverserles idoles; ensuite des
liylit dans aussitôt la vilie ou On lui avait avec préparé tout son
entra maisons assez vastes pour le de logera ses troupes. Mais
ct uie partie murs, il n'apercut ni
élat-mojer arrivé dans ces
une irahison,
comme, femmes ni enfans, soupçonnant sous peine de Farqueil défendit à tous sesgens, ieurs ,5 retraites. Vers le soir, de
busade, de quitter étant montés sur le faite
quelques Esjagnols observer la viile et ceux nombre qui
ces maisons pour
an grond
Yhabitaient.. en découvrirent leurs meubles, , les uns ver's
senfuynient avec
versles bords de la riREN montagpes, les autres dansles cascis, etens si
vière pour Wembarquer aurnit
de Jeur con-
-
hate, qu'on
presumne s'ils avaient eu
fae quelque péril pceiath On distinguait 2.
plusieurs
le secret de la poudre. bateanx, remplis de meubles
milliers de ces] petits
Cortez cut bien voulu, la
et degens qui emigraient. cette fuite; mais
dit u historien, empécher qu'is ne put le tenter,
nuit éait si prochaine, ie roi eieete, partait
ni même retenar
et ses deux
pour
E
le dernier avec sa iemme
allerjonire Nontézume:
iath On distinguait 2.
plusieurs
le secret de la poudre. bateanx, remplis de meubles
milliers de ces] petits
Cortez cut bien voulu, la
et degens qui emigraient. cette fuite; mais
dit u historien, empécher qu'is ne put le tenter,
nuit éait si prochaine, ie roi eieete, partait
ni même retenar
et ses deux
pour
E
le dernier avec sa iemme
allerjonire Nontézume: --- Page 69 ---
( 53) )
CHAPITRE XI.
Roi de la façon d'un Soldat, 1 Prince
proscrit.
Tezcuco, de nos
parmi les Espagnols, jours, 2 est encore fameuse
que gouverna un roi parce chrétien. quelle fut la première
assurédela
Cortez, dit-on,
de
Ahitedumalhetrone
fit prince Tezcuco et des vingt Conewaconyocino,
appeler les habitans
bourgades voisines,
revenus dans cette
qui et étaient demeurds ou
(( Chers Indiens, ville, leur tint ce discours: :
vous, , fils de
unjenne gentilhomme, né parmi
ledernicre combat, Niavelpeint un bon que j'ai perdu dans
et mon roi en combattant guerrier, quisert Dieu
pour votre bonheur même, SOUS mes
un
dmpeax
qu'on vient de baptiser et
prince légatime,
commen moi, qui suis son nommer Ferdinand,
couronne de
parrain, a mérité la
au lieu du traitre Teseucn: et iache qu'ii soit donc votre roi,
est allé mendier des
Coacnacoyocino,
Mexicains!s
secours chez le tyran qui des
Queiques chefs vendus
motion véritablement
applaudirent à cetle
chrétien fut élu roi par tyrannique, la
ct le nouyeau
saute là, comme en France genit et moutonnière xui
s'en répandit bicniôt:
partout. Le bruit
pmigres.abendonmantt la un grand nombre des
légitime, comme cll France cause de
et
lenemnonarque
nérent dans leur patrie
partout, retourteur, et la politique
pour y servir Pusurpales traita assez bien, espagnole, qui, cette fois, 2
sacquit en les trouvant
ique, la
ct le nouyeau
saute là, comme en France genit et moutonnière xui
s'en répandit bicniôt:
partout. Le bruit
pmigres.abendonmantt la un grand nombre des
légitime, comme cll France cause de
et
lenemnonarque
nérent dans leur patrie
partout, retourteur, et la politique
pour y servir Pusurpales traita assez bien, espagnole, qui, cette fois, 2
sacquit en les trouvant --- Page 70 ---
(54)
serviteur lidele dans Ferdlinand 3
dociles, 'couronné. 3 un
ceux de
esclave
des habitanedeT Tezeuco, aussi,
Al Texemple Otenco et Hanxata, vinrent
Qnaintichan, députation choisie dans la toblewe,deman oflensé en
par der pardon à Cortez, qu'ils n'avaicnt
rien.
Ferdinand Ier futi monté
Deux jonrs après que ville
et de ses
sur le trône de cetle s'étendent prineigale jnsuraux frontières
qui
Viarentiui annonmêmes mexienine deputés marchait contre
Tarmée
IRESH
cer que toute
s'il voulaitbien
eux,
RntelIncira
qu'il cachassent dansles vieillards eeencatense el leurs meubles,
leurs enfans, leurs
à Tezcuco 2 où ils
les emmenassent
ieur réou quils encore mieux cachés. Corlez
scraient nom du roi son Gilleul et son prolégé, ainsi
ponidit, au
dans leurs maisons, aise de
dese lenir paisillement familles, et qu'il élait bien ferait voir
que leurs des ennemis, parce qu'il comment il
Fapproche quand il les aurait joinis 7
SSt. savait traiter.
pas sur Jes cités
Les Mexicains nes'avaneerent marche, mais sur Tezeuco
qui redontaient Corlez ieur et le roi sortirent pour les
même, d'ou
trois piéces de canon, trente
combattre avec
vingt
et un grand
chevaux, deux cent Après Espagnols un combat inégal,
nombre d'indiens foreés (22), ala retraite, senbarquerent fois
les potriotes, leur canols ; mais ils revinrent plusieurs Cortez el
dans
atlaquer Tezeuco, que
avec aliés courage defendirnt avecbrivoue
du lac
ses Jugeant que celle place, à Ja mettre proximité à Teau ses
de Nexico, lui sonvenait pour venait de les achever
brigantins, et ayantsu qu'on
ux, deux cent Après Espagnols un combat inégal,
nombre d'indiens foreés (22), ala retraite, senbarquerent fois
les potriotes, leur canols ; mais ils revinrent plusieurs Cortez el
dans
atlaquer Tezeuco, que
avec aliés courage defendirnt avecbrivoue
du lac
ses Jugeant que celle place, à Ja mettre proximité à Teau ses
de Nexico, lui sonvenait pour venait de les achever
brigantins, et ayantsu qu'on --- Page 71 ---
(55)
à Tlascala, il y envova Gonzalès de
pourles foireapporter. Celientenantles Sandoval,
surlafrontère,onl huitmille hommesles rencontra
démontés sur leurs épaules avec tous les portaient
nécessaires à leurs service." Le convoi était objets
par vingt mille soldats, et
escorté
faix
milletamenez ou porteTaccompagnaient avec les vivres. Teutecalo
commandait Quirimecatel Tavant-garde Tupiliti le centre et
Nlemaaiomatereemntig Tariere-garde: ces trois chefs Ins'étant mis à la tête de gentilsluommes. cette
Gonzalés
Espagnols, elle entra dans la ville armée, au son avec des cent
et des trompettes : ces vingt mille nouveaux cors
riers, dont les têtes offraient une forêt de gueronduleuses , mélaient leurs cris aux
plumes
du peuple et des soldats, autres esclaves acclamations de
tez, et lon entendait retentir ces mots de Corliement, répétés à l'envi pardes perroquets belli- raqueux : Tlascala, Rome,
voix ne s'élevait pour faire Espagne! entendre mais nulle
liberté.
un cri de
Au bruit de l'arrivée des
troupes.plusicurs: autres
brigantins et de ces
de se soumettre et d'offrir Trntacceremproncreant leurs servicès
heureux Cortez, les uns par amour
au trop
autant que par la crainte d'une ruine pour la paix,
les auties par Ja haine ou la rivalité
entière,
contre les Mexicains ; de sorte
qui les armait
certain d'un triomphe
que Cortez était
complet,
par ses propres soldats, maisaussi non-seulement parles Indiens
qui T'avaient joint en foule, et sa cour
pas moins grandeaTexcuco, dontilavait n'était
le roi,
ne Pétait naguère à Mevico celle proscrit de
dontil avait causé la
Rasuari
mort. --- Page 72 ---
(56)
CHAPITRE XII. Calomnie reconnue. - Entrée à Mexico. CE fut à Tezcuco que le libérateur Ferdinand- le siége de
Coriez termina ses préparatifs pour de la patrie. Nexico,dernier azile des defenseurs
fit
étant montés, le conquérant
Les brigantins
jours,
quaire cent
construire, en cinquante canal d'environ par une demimille hommes, un
piels de large et
lieue de longueur, sur quinze Quand il futachevé,
deux toiscs de profondeur. avec des hourres de
on calfeutra les brigantins
de suifetdluile,
coton, et les calfats manquant n1011 que Cortez,
se servirent de graisse humaine, leur permit de tuer
disentles auteur Espagnols, obtenir cette substance; mais
des hommes pour seulement de ceux qai périssaient
ils la tiraient
T'empedans les sorties fréquentes qw'ordunnait uLes Indiens,
reur, afin d'empôcher étantaccouiumés cet ouvrage.
res de
on calfeutra les brigantins
de suifetdluile,
coton, et les calfats manquant n1011 que Cortez,
se servirent de graisse humaine, leur permit de tuer
disentles auteur Espagnols, obtenir cette substance; mais
des hommes pour seulement de ceux qai périssaient
ils la tiraient
T'empedans les sorties fréquentes qw'ordunnait uLes Indiens,
reur, afin d'empôcher étantaccouiumés cet ouvrage. à àimmoler
ajoutent ces auteurs, lcs ouvraient tout vivans et en tides hommes,
T'employer à différens
raient la graisse pour assertion, millo fois répétée,
usages. * Or, cette depreuves ct démentieautant
fot tonjpenedeanée
dit Mirabeau, calomde fuis: les oppreaseuis victimes. nient souvent leurs
furent lancés à l'eau,
Dés que les brigantins
qui consistail
Cortez fit la revue de son dont arméc,. quatre vingl-six à
en neuf cents Espaguols, de
ele de mhenachetter(a3):1e
cheval, munis pistolets
reste étaitarmé d'arbaletes .cmmade et de lances; el
et de poigards, de hallebardes
--- Page 73 ---
tous portaient des corsclets (57) et dies
Trois piéecs de canon de fer, coltes demaille. quantitéde bonletset un milierde quinze de fonte,
formé leur force principale, s'ils pondre eussent
outre cent cinquante mille
n'avaient eu en
de guerre, dévones à Cortez Iudliens, tous gens
Ies précipita bientôt et par an aveuglement
Rttr
pour jamnais dans
Un jour de Pentecôte, les
auxil aires se mirent en
Espagno's et leurs
plaine et au pieddece morne campagne dans cette
hant. La,Cortez divisa
doui jai 2 parlé pius
l'un eut pour commandant son armic en trois corps:
son premier eapilaine; il avail Pierre dAlarado,
cent: soixante-dix
Irenie cavaliers,
pièces de canon fantassins, , tous Espagniois, denx
de marcher
7 trenie mille
le
sur Tacopa :
Indiens, de etl'ordre
second Capitaine, ent Christophe Holid,
cent dix-lnit fantassins, deux trente-trois chevaux,
trentemille Indiens, avec ordre pièces de canon, 9
position à Culhua:
d'ailer prendre
capitaine > commandant Onwsitsseandoval troisième
cent soixante-denx fantassins vingt-trois cavaliers, ,
canon et quarante
deax pièces de
de S se porter
mille Indicns, reçut ordre
On mit dans ouiljugerait chaque à propos. s'élait réservé le commandement brigantin, dont Cortez
pièce de fonte, des
spécial, une
vingt-trois Espagnols aratreluses, d'élite,
un capilaine et
indigenes. Le genéralissime ontre les rameurs
brigantin amiral;
était mionté sur le
allant par terre quelques-uns sdescs lieutenans,
parce qu'ils y couraient > commeneérent à murmurer,
le lac: ils firent invier ieur pius de danger que sur
avec eux; mais il n'eut
générala marcher
et il leur
point
répondit , à f'aide penuatinvdations de son
porte-voix X:
aine et
indigenes. Le genéralissime ontre les rameurs
brigantin amiral;
était mionté sur le
allant par terre quelques-uns sdescs lieutenans,
parce qu'ils y couraient > commeneérent à murmurer,
le lac: ils firent invier ieur pius de danger que sur
avec eux; mais il n'eut
générala marcher
et il leur
point
répondit , à f'aide penuatinvdations de son
porte-voix X: --- Page 74 ---
( 58 )
sur l'ean que sur
Amis,si le péril est moindre convenoble de
la terre : il m'est pourant que Res guerriers que je
rester ouje suis, parce accoutumés à combautre oût
commante sont vous plus marchez; que sur celni ct
sur Félément A i mais ayens lc même courage,
nous voguons; tousla mêne gloire. > flotille,
IOUS obtiendrons d'ailleurs, turicensealu de Mexico. BienIlespérait,d
maitre
se voir plus promdenent aussi ses barquesal bràlerla plupart
tôt il employa dela ville, et tintle reste si étroitement de
des canols
furent inutiles aux Nexieains;
resserré qu'ils
de brigantins armés,il
sorte qu'avec sa douzaine de mal à l'ennemi par eau, que
Qt autant lieutenans et plus par terre.
ses trois
siége parlomuedviesiet firent
Hocn.iagnereraintane ville
et vierge,
cessa d'être une
imperiale sur la superbe route
notre entretien en voyageants combien Tezenco,ja jadis son
de cette capitale; ; mais
avait fourni tant de
orgneilleuse soeur, et qui selon les Indiens, déforces contre sa reine,6tait, Après avoir considéré
générée de sa magnilicencel autrefois cette ville, nous
eue
n'est aula granieurquacat avecé étonnement, qw'eile d'un
remnarguiamcs, jourd'hiui que la petite résidence il est vrai, LEE
verneur, qui commande,
or, cedéfunt
frontières de' Tlascala et Gmacocingo:
le susdit
ne rend
à Son Ixcallence
royaume
plus he mille ducats paran. et un
gouverneur, Nous dinames chez lui, en encore,, maigre, n'a
ce
aE
gras; ; mais si bigot, jeune 2 la gaite d'un nmilitaire,
bonpoint d'un chinoine,nil à la sotle fierté d'un hidalgo,
il réunit du moins encore contre la nation franune haine plus sotte
tant de fureur, que je me
çaise: : il la frondaitavect oublierqw'an surtc caprilinsà quatre pour ne pas
r
ats paran. et un
gouverneur, Nous dinames chez lui, en encore,, maigre, n'a
ce
aE
gras; ; mais si bigot, jeune 2 la gaite d'un nmilitaire,
bonpoint d'un chinoine,nil à la sotle fierté d'un hidalgo,
il réunit du moins encore contre la nation franune haine plus sotte
tant de fureur, que je me
çaise: : il la frondaitavect oublierqw'an surtc caprilinsà quatre pour ne pas
r --- Page 75 ---
(59) )
jacobin cieux avait rendu un représentant de ia France
espagnol.
Onnecompte
de cent Espagnols firh-tletemode européens. environ
créoles, et, à-peu-près,
cents
antantde
tout le commerce consiste quatre en herbes Inliens, dont
quilavontvendreau.
et salades
cédres, naturelsàce marediéde-Nesiro; vaste canton, Jeur
aussi un peu d'argent. Mais ce
a
Panatt
tribué à leur ruine, c'est
qgai ie plus congnols descendus au Mexiqne, que lés preriers Espabeaux arbres avec tant de employérent de ces
leurs superbes paluis,
Cortez profusion sent poar élever
par Pamphilede Rae.tord d'enavoir fut aceusé,
millepoutrese dansla con-trnctiondu prodlignésept
jadis à Tezcuco des
sien. liyavait
dedouze cents cèdres, Emt magnifiques entourés
centvingt pieds de haateur et quelgnes-rs quinze de a aient
de rence; cesarbres mais, à présent, on ne voit pas cin: circonlédans leplus éiendu deces
qjuante
Parvenusaul bout dela piaine, nous traversames vergers.
Alesicelcingo.grander
petit village; nous passames' CURCCETSUINI ensuite à
hourgade située au pieddela
Guetiavac,
au travers du lac jusqu'adeux chaussée quisavance
bourg a heancoup Aagremens, lienesdeMiexicu. à cause de Ce
bragedeses arbres fruitiers,
l'omdins et de ses maisons de desesnombreux
de cette capitale se retirent campagne, ou les RHC
fomt blanches moitiés, 1
soil avec souvent,s soitavec
tresses.
leurs brunesmaiLe lendemain, fructidor an
notre entrée. : à
mais
XII,nous fimes
cette
PaR.f
belie et fameuse cité, passant modestement, dans
parmni les wivat et les
tout au travers,
plaisance des Jacobins. a
claques.jusqur'a Située
la maison de
entre des jardins,
retirent campagne, ou les RHC
fomt blanches moitiés, 1
soil avec souvent,s soitavec
tresses.
leurs brunesmaiLe lendemain, fructidor an
notre entrée. : à
mais
XII,nous fimes
cette
PaR.f
belie et fameuse cité, passant modestement, dans
parmni les wivat et les
tout au travers,
plaisance des Jacobins. a
claques.jusqur'a Située
la maison de
entre des jardins, --- Page 76 ---
( 6o) condnit à Chapulertrit muros, sur le chemin ni
Nonsyfames
tepec, ,on la Remecaacnseintare amis, en disciples (ileles du
traite's en frères, en
ct,, dès lemême escir,
glorienx Saint-Dominique: réunis, qui doivent être gueux
tous ces jacobins
étaient gris,'en suis queique
comme des peintres,
chose, comme des Cordeliers.
w ww
CHAPITRE XIII.
Disserlation' historique. 1 Le Héros génereux.
entrée dans Mexico, les guerriers es- le
A leur
terres par
pagnols, qui venaient conquérrdes comme nous honnêtes
fer et le fen, prétendaient, venaient sauver des âmes; mais
jacobins, qwils Y
que depareils
fon nous accueillait tout: tantrement zèle eila donceur,
missionnaires, attendu quele
conver1
saventmienx
qui voilent somventlintéret, sabre. Avouons néanmoins
tir que la torche et tle avaient couru au nouveauque sil les conquérans enchainer avec fracas des hommes
monde pour venions, nous autres sermoneurs,
libres, nous y.
chaines, ,cequi est loin d'ètre
river sans braitleurs si cela est plus sûr. Ainsile Penvi glaive la
plus généreux, servent, plus O1l moins. à
Tout
et la parole du ministre et le sceptre du prince. subjn.
plame
pour Gt Celhommesnitst de
dépend réellement, 2 ansurplns, de ce doibte moyen, connit endorgué
on doit tonner, puis
grands suljugatenrs: réveil! La force, tôt outanl,inmir. Mais garele sc lève et détrnit sans retour et
voquant la justice, violence sccondée de ia ruse,
ce qu'avait faitla
l moins. à
Tout
et la parole du ministre et le sceptre du prince. subjn.
plame
pour Gt Celhommesnitst de
dépend réellement, 2 ansurplns, de ce doibte moyen, connit endorgué
on doit tonner, puis
grands suljugatenrs: réveil! La force, tôt outanl,inmir. Mais garele sc lève et détrnit sans retour et
voquant la justice, violence sccondée de ia ruse,
ce qu'avait faitla --- Page 77 ---
la postérité d'ume nation (Gr)
son tour celle deses tyrans. asservie peut soumettre à
Sij je n'ai pas suivi Cortez
meut de sa conqnête, c'est dès le commencem'ont denné,s sur ce
ue les Mexicains ne
veau ou contraire aux point-la, aucun détail nouriens: ce
dit, ct relations ce
de tant d'histosignaler HCR d'une erreur queje ou
vais dire, peat
ture; car je croisavoir recueilli plus la d'une
tradition suivante (24);
vérité
sol,
aUIE
la en parlant à des
jinterrogeais sur le
science
à
égale la sincérité. A32En dont, cet égard,
Quand les
moins
par perenrerérat la
par la valeur,
elle Pater divisée discorde, de la cité
l'une s'appelnit en deux vasies parties, impériale, dont
petite ile en langage Tlateluco indien; (25), ce qui signife
Mexico,c'es le
adire, source Tautre se nommait
palais du roiy était situé, oufontaine: et comme,
nom de Mexico.
toute la ville reçut le
anciennement Selon des savans indiens, on la nommait
pierre. Cet autre Tenuehtitle, fruit qui sort
nom, se
plis
pierre, et deneuchti, fruit composant.de tetl ou
qu'on appeile nopal en delespéce de liguier
mologiedu fait suivant : Amarique, tire son
demens de cette ville, ce Lorsqu'on fat
posa les A
pierre et
ou d'un rocher qui était près d'une grosse
au pied dece roc S'devait un au milieu du lac,
gine des armes de Mexieo,
nopai; del là l'orinopal Si croissant à Fabri dun rocher. qui réprésentent un
même d'autres élymologistes,
contrée,
indigenes aussi dela
veulent que Tenuchtitla n'adoptent pas celte origine, et
les son premier fondatenr, fils provienne de Tenuck,
enfans et leur postérité detunnisone furent
dont
les premiers --- Page 78 ---
(62) )
plusieurs autres
habitans dela nouvelle Espagne, le nom de Mexico vient
encore soutiennent idtpe savoir des Mexitos, qui
de beancoup vénitables plus fondateurs; car, disent-ils, habitent
ont étéses
sracesanciennes qui
mmeeeoegtomnites ont teulenon de Mexica,
tietetcecueailer celui d'une idole en grande vénération
qui élait les Mexitos.
es
parmi
générule des savans espaguols
Maisl'opinion Nexicains habitaient petntivontenle Galice, IROA
queles nome à présent la nouvelle
en divers
Te firent irruption, F'an de J. C.720, sur les
r'en Fannée 918;, quarsives
lieux, jusqu sousla conduite d'un enciguenomme
bordsdnlac, ils batirent cette ville, et Tappelérent de ce nom
Mexi,
y Phonneur deleur géneral;d
Mexico, en celui d'Empire du Mexique:
dériva ensuite soit de ces opinions divergentes
Quoiqw'il en la nation , vers cette
et nébuleuses,
en sept familles ou
se trouvait parlagée
de ces
cratique, jusqu'a ce que la pius toutes puissante les autres >
tribus s'élant donné un roi,
uenomme
bordsdnlac, ils batirent cette ville, et Tappelérent de ce nom
Mexi,
y Phonneur deleur géneral;d
Mexico, en celui d'Empire du Mexique:
dériva ensuite soit de ces opinions divergentes
Quoiqw'il en la nation , vers cette
et nébuleuses,
en sept familles ou
se trouvait parlagée
de ces
cratique, jusqu'a ce que la pius toutes puissante les autres >
tribus s'élant donné un roi, parl la suite, furent souverain, royalisées. que clélection couronna
Le premier
1 second Ocamopitsla,
sappellnit Vitailoviti, Chimalpozel, > 0 le mmannencbehoaigs ancètres de
le troisième Moniézuma, fun des
le cinquième
lononymes le sixiéme Acazis le 2
son malheareux Axaiac, le huitième Anizolo,
le septiène
esori.egmeteter Omnetlavaco,
LRLCNGRELET tenfaireune esclave, ,ledixième s'éteignit ce
gervint le dernier Qnaliutimoe, en qui
et
royaume.
heureux de ces rois,
Ischoalto fut le plus
qui
de Tracaelec, SOIL cousin,
la jétit valeur les six autres tribus. --- Page 79 ---
(63) )
la mort d'Ischoalto, les
au nombre de
qui
entrs
électeurs,
guerrier si valeureux, six, élurent pour roi ce
Indiens
,, comme celui, disent les
2 dont ils avaient déjà
vertu; ; mais le héros, , ou plutôtle expérimenté la
refusa générensementles diadème, gran.lhomme, en
était plus à propos, pourle bien dela disant, qu'il
qu'on choisit un: autre monarque; qu'il république,
pas moins toujours prêt à exécuter n'en sérait
serait nécessaire pour le service de tout ce qui
sans être roi, ildemeurerait constamment l'état, et que
àsa nation.
dévoué
Voila sans doute un trait, parmi tant d'autres
quejej pourrais
et c'est un peuple rreAsari libre, oi vivaient de tels citoyens,
esclaves delhorrible
soeur de rine tyrannie, ont cent fois inquisition,
crainte,
décimé par
insuité Corantrcathnewawaaies par envie (26)!
toujours
CHAPITRE XIV.
Empereur lapidé. 1 Famine.
wloueb LEs
furent malheureux empereurs de la nation
Montézume et Quahutimoc, assurémentles deux derniers,
Espagnols ont nommé
2 que les écrivains
Cortez, avec ses gardes, Guatimosin: arrêta le : le grand
son palais, et l'entraina dans sa premier dans
lui mit les fersaux pieds et le retint maison, ot il
forçant d'ordonner l'exécution de captif, enle
cacique en chefde Nahullan, qu'on Oralnapecs
appelie au-
Montézume et Quahutimoc, assurémentles deux derniers,
Espagnols ont nommé
2 que les écrivains
Cortez, avec ses gardes, Guatimosin: arrêta le : le grand
son palais, et l'entraina dans sa premier dans
lui mit les fersaux pieds et le retint maison, ot il
forçant d'ordonner l'exécution de captif, enle
cacique en chefde Nahullan, qu'on Oralnapecs
appelie au- --- Page 80 ---
(64) iguenierfur brilé vif,
jonnlhui Alméria, lequel autres, qui, comme lni,
ainsi que plasieurs leurzdle pourieur prinee ct pour
avaient monire
était
leurt patric (7):
inouie dont Montézume
Mais la tialison les
conti e Corlez
victimne souleva 1 u1S Mexieains
par QuLct son armde: lespatriotes, -
avec commandés courage, pendant
hutimoc, combaitirest cruels ennemis,, en ies menaçant leur rentrois jomrs,leurs Weviermination, s'ils ne
dune guerre
de
daient ieur monarque. ne disposait point encore
Cortez alors, qu
Montézumedes monter
cent mille Indiems,conjuea du
seul sur la terrasse muwitier-ginerahid cailloux, et atie
asiegrail par serviteurs d'énormes de cesser Jeur atlaque: s'élant
à SCS fileies déchainé, y consentit; mais lancaient
Tempereur; mur pourieur Harier,Hls des bitimens
Nendeannie de
de la rue cl du hant la tempe,
iant voisius, pierres qu'mne d'elles vint roide le frapperà mort au piedsde
si rdement, qa'il de to mba leur propre main 2 quoique
ses sujels, finissant des jours
tes renlaient heurenx, les
innccente, inondé de RA larmes, el sous yenx
mourant de ses vrais meurtriers, veulent bien avouer
Mon- de
Les Es,agnols deseendait de la famille la plus Incatr était le
tézune nation, ct les Indiens disent qu'il
de
cette siibéral,ie plus keureus, le Ainsion plus paissant pourrait
plus
préedile.
pirnissent
(eibecaunsaon menstentiee empires lorsquile
tenpeguerdinelen au comble dela Trompentitcs C'est cequ'on nc
quelguechise le plus près de ieur ruine.
2 qui était
sont dire de notre vicilte monarchie le volcan réolupeut bien près de sa chute, quand
tionnaira ladévora.
iens disent qu'il
de
cette siibéral,ie plus keureus, le Ainsion plus paissant pourrait
plus
préedile.
pirnissent
(eibecaunsaon menstentiee empires lorsquile
tenpeguerdinelen au comble dela Trompentitcs C'est cequ'on nc
quelguechise le plus près de ieur ruine.
2 qui était
sont dire de notre vicilte monarchie le volcan réolupeut bien près de sa chute, quand
tionnaira ladévora. --- Page 81 ---
(05)
la mort de Montézume, le
son
peuple élat
Aimole
mais ce dernier ayant frére, péri empereur du Hexique;
Aiuic.iewiescamlt déjà
sondainemeur par une
illustre dans le jeune sluidonnerents unstcesseur
conquérant se vit tellement Quahntimoc; et le fier
ohligé de s'enfuiravee tous ses menacé soldats. , qu'il fut
lans, Retirés ils s'y de nouveau chez leurs amis les Tlascades brigantins, fortilitrentst puis,ayant fait
précédlent, ils comme on Tai va dans un construire
avec leurs nombreux revinrent, plus sirsdela victoire, chapitre
par terre la capitale, dont allies, assiéger par eau et
ceux des campagnes
les habitans, réunis *
duits à de telles
voisines, furent bientôt réetla contagion,que extrémités la courde par la guerre, la faim
rempli du
de morls, qu'iis se
chaque maison élait
siége, d'entasser les uns hâtaient, vers le milieu
dérober aux assiégeans leur sur les antres, pour
et Mais les trois quoi qn'ils vissent le palais misérable du état. feu, ils ne quarts de leur cité
souverain
se défendaient pas consumés par le
rue, par-tout où ils pouvaient, moins de rue en
ouverie, lutter contre leurs
dans une ville
cent combats, y ayant
ennemis, qui, après
rues, les maisons, les pénéirés, trouvérent les
brés de cadavres, et ceux places, les canaux encomaprés avoir rongé
qui avaient
si pâles, sidéfaiis, jusqu'à dés branches survécu, darbres,
ambulans. qu'ils avaient l'airde spectres
Ces malheureux à
restait plus que le coeur, qui, pour ainsi dire, il ne
point ou ils croyaient
s'étant retirés sur un
Qnahutimoc, refusérent pouvoir se maintenir avec
général leur fit
encoreles offres que le
rendissent. Ils transmettre, répondirent en exigeant qu'ils se
T. I. fierement qu on ne
--- Page 82 ---
( 66 )
devail point espérer
à leur être contraire, ils ou
atmdcstendecm
si le sort Continumit de broler toutes leurs richesses tant
Raias résolus dans le lac, et de combattre
de les jeter senl homme existerait. lui restait à soumeltre,
qwun Voulant savoir CC qui d'ou l'on voyait Ja résis- ville
Cortez monta sur unetour peine un huilieme lui inforentière, et jugea le fit attaquer; et ces
alors
encore:
de leur destin,
tait
déplorant la fatalité
les LE
tunés,
de tout espoir, tous conjurerent à la fois pour meltre
les privait de les exterminer
d'un
E à leurs souffrances d'entr'eux (28).
re,
qwun Voulant savoir CC qui d'ou l'on voyait Ja résis- ville
Cortez monta sur unetour peine un huilieme lui inforentière, et jugea le fit attaquer; et ces
alors
encore:
de leur destin,
tait
déplorant la fatalité
les LE
tunés,
de tout espoir, tous conjurerent à la fois pour meltre
les privait de les exterminer
d'un
E à leurs souffrances d'entr'eux (28). se tenaient près Cortez:
Plusieurs bord del'eau, et criaientà
au
soleil qui nous regarde, Espa- )
poutlevisy es le fils du
nous faire mourir! ( Situ prie ton père de même : K Termine nos
pagnol, sadressant au soleil
Puis
et
inamahieare
Wécriaientils,
misères auprès de notre dieu. ) oùt ils étaient, et Cortez croyant enVoyant Testrémité basles armes,
la fin ils mettraient à
Qnahutimoc,
quàl trois des siens
ses sujets, a qui un
voya
EREaRE
pour lui Trepresemterl plus grande, s'il n'inclinait monarque eût
serait encore
ce malleureux
indigné,
traité. Mais quand
fut tellementi leur disant: C Je
entendu ces Nreesiematt
chassa les eosneumatel la
*
le
qu'il
la mort et non paix. Cortez, dès
demandel la réponse de ce
assaut. On avait
Sur
un
HMICa
même, lit livrer
et parle grand nombre
jour
tant de combats
restait pas
cru,aprés entassés dans la ville, quiny plins de quade morts mille hommes, ct néanmoins dans celle attaque. cinq mille furent tués ou pris historien de Tibérie,
rante devait être, dit un
Ce
--- Page 83 ---
une chose bien
cris et les
que
N082,
des vieillards, gémissemens des femmes, d'entendre des enfans les
grand désastrc. qui avaient pu survivre à un si et
cier, qui ne fut Jajouterai pas un de avec le citoyen Merpeste, la famine, les
mes proseripteurs : La
ne saurait accabler un inceniies, peuple aucun désastre
que Tesclavage. d'autant de maux
CHAPITRE XV,
Assassinats.. - Conquête terminée,
CORTEZ, la nuit suivante,
siége par un dernier exploit: :de résolut de finir ce
timoc, déterminé à la retraite son côté,
aller chercher du
par ses amis Quahuvinces,
secours dans les autres pour
ilavait vingt s'embarqua rameurs; aavec eux dans un canot pro- ot
n'y fut point arboré. mais Tétendard impérial
Dès qu'il fit jour, le
ses lieutenans, Alvarado généralisime et
ordonna à
sur les brigantins, de
Sandoval, qui étaient
des canaux de la ville, prendre dont la garde à la sortie
cachés, et de tâcher de se saisir plupart élaient
trouvait , sans lui faire
du roi, s'il s'y
commanda également de aucun mal
il
naux les grandes
laisser sortir 1P casitées; il savança ensuite, barques, après les avoir vibreuse de ses meilleurs avec une troupe nomde canon, vers le quartier soldats et quatre
bitans demeuraient
ou ce
restait
dans
enfermés
Trse
un parc, et il
Rdnint
monta, au milieu moutons des dé5.
plupart élaient
trouvait , sans lui faire
du roi, s'il s'y
commanda également de aucun mal
il
naux les grandes
laisser sortir 1P casitées; il savança ensuite, barques, après les avoir vibreuse de ses meilleurs avec une troupe nomde canon, vers le quartier soldats et quatre
bitans demeuraient
ou ce
restait
dans
enfermés
Trse
un parc, et il
Rdnint
monta, au milieu moutons des dé5. --- Page 84 ---
(68)
réduit
combres, dans la tourd'am palais presquex de Quahuticendres, oit il croyait semparer
en mais iln'y rencontra que Xiuacao, ne se gouver- rendit
moc; de la capilale, vieil officier, qui
neur pas sans résistance. de cette villedésolée, une
Bientôt on vit sortir, de vieillards et d'enfans,
multitude de femmes;
sticoc.vemlenquer
qui, voulaient, malgréleurt les bateaux et une paràla hâte: ils enfoncerent
tiese noya. défendit à ses gens de tuer ceux tout qui sOlI
Cortez
mais il ne
malgré d'en
échapperent, empécher ses ERare soldats ARIEE
pouvoit dedix mille. En ce moment,les se tenaient sur les
plus exténués
la famine, d'oi is voyaient
cains, et ies
des maisons,
toiis
d'horreur. EpE
ce spectaele un
de canon : à
en Alors gémisant le genéra fit tirer hommes coup se réunirent et
cent mille
Les brice signal, dans la ville pour l'occuper. a travers les
néneirerent de leur côté, passérent visitérent et saisirent
gantins., ambarcations, les
Garcie Holquin,
autres Tétendard de l'empire. un
d'abord
une des prames, apercevant des
qui commandait chargé de gens, et sachant donna par chasse,
grand canot que le roi y élail, lui
inbonniets en
de temps. son canot,
et Vateignit YSLAEIS surla poupede mes.diriQuahntimocn encore; vingl épées
vonlait combatire lui, tandis que cinqjuante arquebuscs de céder: il
gées contrel son escorte; Tobligenient
Joyeux
menacaieni ctavoua qu'il était
désarma et
se vendit,
- 2 Holquin
apet
d'une prise semblable qui le recut, dit un écrivain
l'amena, au geméral,
de politesse.. du
NnezE monarque fut auprès
Mais Rpmirmtantuen
--- Page 85 ---
(Gg)
vainquer, il mit la main surle
guerrier, en lui disant : (. Jaif faiten poignard de cc
empécher pu pour défendre mon peuple et moi vain et ce quej'ai
mais
d'être réduits à Pétat ou nous pournous
et de puisquil lautre est en ton pouvoir de faire somines;
tout ce qu'il te
delun
d'épargner ma nation et den
plaira, je te
mais ne peut m'être qu'à m'ôter lnvie,
demon
niae
trône. >
charge, aprés la perte
Cortez, daignant
dans point mourir, essaya promettre de le
qu'il ne le' ferait
une galerie où il le conspler, et le mena
sujets de cessertoute
pria d'ordonner à ses
nombre ayant fait,i des ils posérent mecNnnmener les armes. prisonniers morts et le' nombre Malgre plus legrand
encore de : cette troupe fidèle Se grand des
Lesiége, cinquiante mille homimes.
>
charge, aprés la perte
Cortez, daignant
dans point mourir, essaya promettre de le
qu'il ne le' ferait
une galerie où il le conspler, et le mena
sujets de cessertoute
pria d'ordonner à ses
nombre ayant fait,i des ils posérent mecNnnmener les armes. prisonniers morts et le' nombre Malgre plus legrand
encore de : cette troupe fidèle Se grand des
Lesiége, cinquiante mille homimes. composait
paix des tombeanx. qui dura trois mois, ,fut términé
ceteeteimperiale, Cortez avait, pour conquéric parla
près dedeux cent milleindiens, menfentscpt Espagnols (30),
chevanx, dix-huit
uatre-vingt
et six à sept mille canons, autant de
trois
soldats, huit mille canots: il perdit brigantins
mais du côté des
auviliaires et six cinqtiante
de cent vingt mille Mexicains, 2. la perte fut ehievaus; au
tous ceux qui périrent hommes tués, sans compter inoins
cendie, la noyade et l'assassinat. parla famine, la peste,linCertes, la résolution de CCS
mérite auxquels s'étaient unis leurs courageux citayens,
d'être
fréresdes
remarquée: ils
campagnes,
d'écorces subsistances, ils vivaient de feuilles, n'avaient de plus de
d'arbres, 2 ils buvaient
branelies,
refusaient rompue, , ils couchaient parmi iles une eati coret cruelle de's se rendre, préférant cadavres, et ils
à une infame servitude. une mortlente --- Page 86 ---
(70)
de leurs ennemis ont prétendut
Qnelques-uns
qu'ils avaient du penchant sles ptamgarlassi uns lesautres, ou s'ils
maiss s'ils s'étaient leurs mangés) enfans, leurs prisonniers 2
avaient dévoré morts de faim. a
ils ne fussent pas calamités, sur tous les points
Dans les grandes globe, , les femmes développent
de ce malheurenx supérieur à celui même des guerriers. un ccurage
se paitageaient
Celles de tenist chaque jour
entreles soins quiolles leurs prodignaient maris; , à leurs enlans, aux
à leurs. peres, malades, à
et les secours qu'elles donblessés, aux
elles faisaient des frondes, haut des
naient aux combattans: des cailloux, et les lançant nuisaient du autant
amassaient
elles
murs, des eneneodetetr queles plus valeri eux soldats (31). s'emaTennewi
au
les Eapognoiss
- La ville fut mise de Targent pillage, et des plumes;l meubles leurs
parerent delor, les toies de coton et ies
alliés prirent sauver del'incendie. quils purent le sort
générenx
-
déplorabledu lui faire Q
On connail
voulant
le
hutimoc. Ses oppreseurgt caché ae prétendus trésors,
clarer où il avait nu,avec un de ses ofliciers, surdes des
font étendre ardens: celui-ci ne peut retenir
charhons
Etmoi, ufempereuause
des roses?, > On sait aussi que,retird
sur
survécu
mtonatesn
Ndemimont, je donc
d'un grilardent," il fut maisayant pendu pour un
à cette torlure iniernal, contre ses assassins.
. Ses oppreseurgt caché ae prétendus trésors,
clarer où il avait nu,avec un de ses ofliciers, surdes des
font étendre ardens: celui-ci ne peut retenir
charhons
Etmoi, ufempereuause
des roses?, > On sait aussi que,retird
sur
survécu
mtonatesn
Ndemimont, je donc
d'un grilardent," il fut maisayant pendu pour un
à cette torlure iniernal, contre ses assassins. complot Ceint imaginaire letrois aoit 1521 que Ferdinand-Comes, moins grand que
plus heurens, mais beauconp acheva sa conquete. On en
limmortel Coit mb,
à Mexico; ct,
célébre tous les ans Tanmiversaire commence la fèle, le la
dans une proeession imperiai qui est déployé, entre
famenx hannière étendard et la croix. --- Page 87 ---
(21)
CHAPITRE XVI,
Réfectoire des Jacobins. - La Propagande. A peine une décade venait de
notre arrivée dans ce délicieux s'écouler
nous anonça que douze d'entre séjour, nous
dendapts
bientôt se rendre au port d'Acapnlco, à devaient environ
quatre-vingt lienes de notre métropole
barquer sur la mer du sud, et aller à
s'emcapitale des
planter la
Manille, sainte. J'élais du nombre Phsippines, des élus
vigne
imprévue et désagréable, dont pour cette mission
escobardeur s'était gardé de nous notre rien capitaine dire
partant de Porto-Rico; mais je sus trouver en le
moyen d'esquiver ce que j'appellais une autre
déportation, et le lecteur connaîtra bientôt
raisons personnelies,
mes
libérales. prudentes > politiques et
Ce fut aussi par beaucoup de prudence
religienx des Philippines acquirent des
queles
des jardins auprès de
maisons et
leurs confrères
Mexico, pour y. recevoir
en
qui passent tous les ans
Amérique et ensuite à Manille; d'Espagne s'ils"
rencontraient, au milieu du
car,
ne
agréableot ils pussent
voyage, un endroit
et qu'on les renfermat sereposer d'abord deleurs fatigues,
de Mexico
dans un couvent
pour observer la régle, il est
qu'ils se répentiraient bientôt d'avoir certain
tant dardeur, qu'on aurait de la
témoigné
faire entreprendre un second
peine à leur
et qu'ils aimeraient mieux retourner voyage sur mer,
ou demeurer en Amérique,
en Espagne
comme nous eines --- Page 88 ---
de le faire (72) secrêtement cin demes
le bonhenr et moi, hien que ce fut agir contre
compagnons du
Antonio ; mais, en petit
la volonté procureur chefde complot, je sus
conspirateur ou modeste prétendu Policarpe étail au moins
prouver que le
aussi rusé qu'un procurenr. refroidir lezèle des missionAinsi, pour ne pas
d'ailleurs, qu'on fait
naires 2 qui savent bien, moins 2 de danger, au nouveau
plutôt fortune, Manille, avec on leur cache, en Europe ,
monde qu'a
, afin que ces
la chance où ils s'exposent.
; mais, en petit
la volonté procureur chefde complot, je sus
conspirateur ou modeste prétendu Policarpe étail au moins
prouver que le
aussi rusé qu'un procurenr. refroidir lezèle des missionAinsi, pour ne pas
d'ailleurs, qu'on fait
naires 2 qui savent bien, moins 2 de danger, au nouveau
plutôt fortune, Manille, avec on leur cache, en Europe ,
monde qu'a
, afin que ces
la chance où ils s'exposent. recevoirles Deplus, soulagement,
apôtres puissent d'abord et le dorlotement si nécessaires
le rafraichissement
leur séjour
aux gens de leur profession 2 pendant les moines 2 tant
au Mexique, et de peur que et envieux, sans trop
soit peu resserrés à México,
à Manille,
savoir pourquoi, de ceux qui passent les religieux
ne leur fassent perdre courage lesdites 2 maisons de
ont acquis en celte capitale
qui n'y déplaisance pour leurs missionnaires, de la ville, mais des
pendent point des supérieurs
et qui idéprovineiaux qui sont dans aux le Philippines premier pays, pour
léguent leurs vicaires et entretenir ces maisons. gouverner les moines
à
Le couvent de Saint-llyacinthe appartenant six mois
de Manille, nous passames
nos jacobins
vaut au moins une grasse
dans ce séjour, bénedictins, qui
et eependant, d'aprés
abbayede gros je dirai plus bas, nolre embon- des
une raison, que plus respectable que celui la
point n'élait guère arpens de jardins entourent
trapistes. Quinze
sans cesse ( soit en fruits, )
maisoit, et ils offrent ananas 2 citrons, ligues,
soit en fleurs, oranges,
et raisins. Outre
chicosapotes, 2 grenades; les pomames
saiades et
ces friuts, les herbes, fait vendre, Tesumes,les rapportent un
les cardons que Pon
--- Page 89 ---
bon revenu, car, chaque (73)
une charrette piche à la halle jour, de on en envoie
pas en certaines saisons, 9 comme en Mexico, non
en tout temps, une mémc
Europe, mais
sous cebeau ciel
toute températare régnant
n'étant différent TICSTA l'été Farmée, et Phiver
despluies. que par Fabondance
desfruits Si nous savourions largement, dans
délicieux, on
slesjanlins,
avec vingl sortes de noustraitait, au réfectoire
confitures. Ces dernières, poissons, de viandes et de
micux prodliguées , avec du vin et surtout, des biscuits nous étaient
reconforter nos
2 pour
sans cela, eussent été assez estomacs sacrés, qui,
la cause, , non-seulement à unef débiles. J'enattribue
libre du bean sexe, mais à la fréqneniation trop
Nous observâmes que,deux qualité des vivres. repas ou nous avions fait grand heures après unlong
douzaine de plats, en hoeuf, honneur à une
gibjer de toute espèce, notre mouion, veau et
en défaillance, de sorte
estomac tombait
fortifier, prendre une tasse qu'il ou denx fallait 2 pour le
chocolat, desi smerceaux de
d'excellent
de confitures, des biscuits conserves, et du vin de des tartincs
qui, Dieu merci, abondait dans notre Malaga,
rissans?" Pourquoiles mets solides étaient-ils si cellier.
plats, en hoeuf, honneur à une
gibjer de toute espèce, notre mouion, veau et
en défaillance, de sorte
estomac tombait
fortifier, prendre une tasse qu'il ou denx fallait 2 pour le
chocolat, desi smerceaux de
d'excellent
de confitures, des biscuits conserves, et du vin de des tartincs
qui, Dieu merci, abondait dans notre Malaga,
rissans?" Pourquoiles mets solides étaient-ils si cellier. Toutes les viandes nous
peu noursucculentes que celles de
semblaient aussi
docteur m'apprit : qu'elles FEurope; mais un
tives, à cause
les
étaient moins nutriau Mesique, ou Pe paturages sont plus secs
du printemps, d'ou n'éprouve il advient pas les influences
courte et se ilétrit
que l'herbe est
climat avait cette bientôl; sccondement,
le
eoup de bonnes propriété, de produire
en
Ruede
réalité,
clioses,
, peu de snbstance apparence, capabie de mais, en
nourir ; --- Page 90 ---
(74)
tous les fruits,
il en était de même pour et
au
qu'entin sont fort beaux à l'oeil tres-agreables ce qui met leur
qui gout, mais peu substantiels, Yon trouve dans
au-dessous de celle que dans les pommes de
camuesas d'Espngne ou France.
et de
TE
reinette Angleterre estt ttrompeuse dans certains
Commel Tapparence I
disent les Espagnols,
prodactions de TAmérique, parmi ies Indiens,
la tromperie existe également sont fourbes et dissiqui, sous un bel extérieur, entendu souvent citer reine ces
mulés. Aussi ai-je
réponse que Gt itr offert
messieurs la prétendue qni lui avaient
Elisabeth à des personnes
dans le pays
des fruits américains: : Qu'asshrement les femmes devaient être
où ils croissaient, 2 toutes et
aussi
et traitresses,
teietemessenie
volages
croire qu'une) Femme
et perfides. Je ne puis
aussi ahsurde
tiré une conséquence de
5 mais je
spintuelleait d'un panier d'ananas ou vingt fois goyaves entendu 12 que
crois bien, pour calomnient Favoir une nation genérebse bons
les Espagnois les barbares maitres. Patience,
dont ils sont
tristes créoles: le polvoirachiet vons
etle couindigénes,
vers sa destruction;
à vOs
iraire se précipite secrets amis fera bientôt luire
rage de vos
liberté!
douce vie
yeux Tauroredela nous menions une
En sl'asile attendant, de la molesse, et allions souvent lieue. Baue
dans
Mexico, distant d'une petite d'écrire avec
menerà imposiante ville, que je pourrai encore sub oculis
exdetitude, croyant des Favoir siècles, dans une situation cellefut fondéc, ilya à celle de Venise; car un lac,
semblable bâtie sur la mer, ct Fautre sur
ET été
Sous lesyeuz. ( Note pour les dames.)
()
tt
nous menions une
En sl'asile attendant, de la molesse, et allions souvent lieue. Baue
dans
Mexico, distant d'une petite d'écrire avec
menerà imposiante ville, que je pourrai encore sub oculis
exdetitude, croyant des Favoir siècles, dans une situation cellefut fondéc, ilya à celle de Venise; car un lac,
semblable bâtie sur la mer, ct Fautre sur
ET été
Sous lesyeuz. ( Note pour les dames.)
()
tt --- Page 91 ---
dont la plus étroite partie (75) offre
dormante, et la
une eau paisible et
selon le vent qui isoufle. plus Jarge a un flux et reflux,
Tel est ma pauvre
avec
une moitié épronve constamment nation,
toute, sa gloire:
dangereux de l'égoisme ou de ce calme plat et
Tauire, courageuse cti
iindifference, et
des orages.
inconstante, ser ritau milieu
fort Nos promenades journaliéres à Mexico
agréables : nous partions dès
étaient
fraiche, et revenions vers le
Taube, à la
sous les arcades qui soutiennent minuit, marchant
lequel s'étend, pendant trois milles un aqueduc,
Chapultepee:
> jusqa'a
des Que iatsions-nous, durant le jour,dans la cité
Les empereurs qu'ignora si
uns, en petic nombre; long-temps visitaient Phistoire ?
confrères, assez rares dans les
leurs sages
couraient les parloirs, même couvens;les autres
tains monastères, ounes'ennuient l'intérieur de cernonnes ; ceux-là
jamais certaines
J'on permet tous. lesjeux fréquentaient défendus les maisons ott
ci faisaient les Cordeliers dans sailleurs; ceuxterme; et moi, toujours bon toute la force du
aucun besoin de faire mon Jacobin, n'ayant
ancien orateur peut aisément noviciat, être
puisqu'un
j'allais fraterniser, , ainsi que l'ami missionnaire,
avec des moines
Chrisostôme,
nij-leurenseignsialmag philosophes, en comité secret,
des tyrans, que les grandsp ici princiyesdétrdseure
parce gu'ils
prètres
sont loin d'aimer,
conciliabules soudrafentreguer ou se trouvaient seuls ; et dans ces
geois > on se disposait
aussi certains bourpar degré à
peupie, 2 à l'éciairer sur tous ses réveiller le
precher ia propagande,
droits, à lui
humain.
peuriebonheurdigeure
sialmag philosophes, en comité secret,
des tyrans, que les grandsp ici princiyesdétrdseure
parce gu'ils
prètres
sont loin d'aimer,
conciliabules soudrafentreguer ou se trouvaient seuls ; et dans ces
geois > on se disposait
aussi certains bourpar degré à
peupie, 2 à l'éciairer sur tous ses réveiller le
precher ia propagande,
droits, à lui
humain.
peuriebonheurdigeure --- Page 92 ---
(77) )
CHAPITRE XVII.
Description d'un Lac. - Une inondation.
Sila partie du lac ourègne un abonde calme permanent en petits
donne une eau excellente l'autre et partie, qui a flux
poissons très-délicats,
sauet reflux, n'offre qu'une eaul extrèmement ni coquillage
mâtre, et ne fournitaucun poisson,
utile. L'éau douce étant plus élevée
la dernière,
Hunlader voyay tombe sans retour, le quoique contraire.
geurs aient imaginés
et demi de long, autant
Le lac saléà septlieues de circuit; le lac d'eau
de large et vingt-deux de la même étendue: ainsi
douce est à peu près les deux n'en font qu'un, à
le lac entier, car lieucs de tour.
environ cinquante
d'opinion touchant
Les Espagnols sont partagés d'ou elles viennent. Quelces eaux et les sources
une source commune
ques-uns] pensent très-hante qu'ellesont montagne située ausnd-ouest
dans une
et
si Peau d'une moitié
et à la vue du Mexico, c'est que fond de ce grand
du lac est impotable,
quele de matières salines.
réservoir est en partie chargé
ou basardée,
Que cette conjecture soiti eau juste fit la boisson des
est tonjours vrai que cette
les EspaMexicains, pendant le siége, puisque à coups
guols et leurs auxiliaresles d'aller empechaient, puisser ou boire
d'arquebuse et de flèche, contient deleau douce.
dansla parlie dul lac qui
que ce lac a deux
Quelques autres douce prétendent provient de la montagne
sources, que l'eau
trr
é
ou basardée,
Que cette conjecture soiti eau juste fit la boisson des
est tonjours vrai que cette
les EspaMexicains, pendant le siége, puisque à coups
guols et leurs auxiliaresles d'aller empechaient, puisser ou boire
d'arquebuse et de flèche, contient deleau douce.
dansla parlie dul lac qui
que ce lac a deux
Quelques autres douce prétendent provient de la montagne
sources, que l'eau
trr --- Page 93 ---
du sud-onest et l'eau (77)
fortélevés qui sont
amère, d'autres mornes
Aedomentecenet.ibes. plus au nord-ouest. Mais ils
saumatrie (32), si ce n'est Pemnineurenseanane
et reflux, qui ne suit
Fagitation de son flux
et n'obéit qu'à la force pas des la régle de la marée
dant celte partie du lac
vents, lesquels ren.
lui donnent la même salure. orageuse comme la
imaginaire,
Si une telie mer,
pour ne
cause 2
pourquoi les vents pasdireabeurde, ne
était réelle,
eflet sur le lac d'eau douce, produiraient-ils pas cet
moins ?. Je croirais bien
qu'iis n'agitent
sort d'une source différente plutôt que si l'ondesaice pas
qualitésaline est due à
que la première, sa
et salinaires dont
quelques terres
monts autravers se comp posent une partie minérales des
descendant, et s'y desquels du cette eau passe en
dans sa course.
cliarge
sel, qu'elle fond
Cette
puisque hypothése jai observéle est basée sur
même
Tespédence,
provincede Guatimala, ou, phénoméne dans] la
ya un lac d'eau dormante près d'Amatitlan, il
qui sort d'une
et à moitié salée
est un voican alimenté miontagne, au milieu de
Nonloin deià
par des mines de laquellé
aussitrois
et au pied de ce mont sourdent soufre.
des baius fortsalutaires. fontainesd'iane eau tres-chaude,offrant
des mines sulfiureuses, Cette eau passe au travers
de ia mêe mnontagne, etnéanmoins, rend
lelac,s sortant
salée aux environs, de
seulement la terre
vont recueillir tous les matins manière que les sauniers
naire qu'on trouve au bord l'eilorescence de
salicomme une gelée blanche.
ces fontaines,
alcaline D'autres du pensent lac
encore que l'eau
de Mexico vient saumâtre et
Nord, en passant à
de la mer du
travers le sol. Si - l'on objecte
mêe mnontagne, etnéanmoins, rend
lelac,s sortant
salée aux environs, de
seulement la terre
vont recueillir tous les matins manière que les sauniers
naire qu'on trouve au bord l'eilorescence de
salicomme une gelée blanche.
ces fontaines,
alcaline D'autres du pensent lac
encore que l'eau
de Mexico vient saumâtre et
Nord, en passant à
de la mer du
travers le sol. Si - l'on objecte --- Page 94 ---
(78)
ruisseanx venant de TOcéan il
à ces derniers saumâtrie queles en traversant la terre ,
P rdent Jeur l'eau dont nous parlons en peut
sépondent que
charger même d'avantage
garder une partic,den les minéraux dans le creux
par son coniact avec traverser leur sein, qui cst
des montagnes, ou cavités, comme le prouvela
rempli d'immenses
de terre excités par
fréquence des renferment tremblemens ces monts, sans perdre
les vents que avait dans la mer.
la salure quelle soit de ces diverses conjectures,) je
Quoiuile en
ait dans le monde connu d'eau un
ne sache pas ocliti-ci, dont une partie est
tortues,
TaLE
lacsemblible du poisson ainsi quedes
douce et produit Fautre est d'eau salée, et n'offre sel pas en
tandis que une crabe : mais elle procure du
et
même
la ville,
la povince,
abondance, pour
datend en exporte, par
même peretepniliennes
an, un millier de quintaux, de ce lac, oût il y a des iles
Jadis, à Yentour
flottantes, il yavait, dit
dont quelquesunes sont
villes et bourgades:
la tradition, quatre-vingt
de cinq mille faquelques-une se composaient de plus de dix milie, notammilles, et d'autres ne le cédait guére à la cité
ment Tezeuco,,
1635, on n'y comptait
mais,
t
et
dont! le
tt
impériale; trente bourgs villages, maisons;, tant la
quenviron n'avait pas quaire cents
d'écroser
grand
s'était fait un jeu
barbarie espagwole
la foiblesse indienne.
était sujette aux
La capitale, à cette époque, eaux du lacselevérent
inondations: En 1631,1es jusque dans les églises,
si baut, qu'elles entrérent les
éminens, ct
bâties expris sur dontun les poinis grandr Inombre plus fut noyé,
que les habitans,
teriassede leurs maisons.
abordaient en canotla
tat
s'était fait un jeu
barbarie espagwole
la foiblesse indienne.
était sujette aux
La capitale, à cette époque, eaux du lacselevérent
inondations: En 1631,1es jusque dans les églises,
si baut, qu'elles entrérent les
éminens, ct
bâties expris sur dontun les poinis grandr Inombre plus fut noyé,
que les habitans,
teriassede leurs maisons.
abordaient en canotla
tat --- Page 95 ---
Les
(79)
détourner la ville un tel désastre, voulant
et
une partie
Begrture
leurouvrirnn
des caux du lac
employérent à atimsceal cet
de cinquante lieuesàl ouvrage la ronde. homunes et femmes
L'n 1652 vit
bâton, cette grande commencer, corvée, sous le fouet et le
cinq ans après, tandis que la qui fut finie demène
l'anraient opéré bien plus justice et la douceur
aux tyrans qu'elle coutât vite; la vie mais à il convenait
d'Indiens. Tôt ou tard ils seront
un million
encore leurs pauvres descendans; vengés, disent
reprendreson ancien
car'le lac doit
et ii T'engloutira.
passage autourde Mexico,
CHAPITRE XVIIL.
Palais de Montézume. Ménagerie.
A Farrivée € des Espagnols, Mexico
de quatre vingt millemaisons. Le était composé
nommé Tepae, situé sur une palais prineipal,
vingt portes qui donnaient dans éminence, les
avait
ville, quatre cours plantées d'arbres, rues de la
chacune ayant sa fontaine d'eau douze salles,
chambres de vingt-cinq à trente
vive, 2 cent
et cent bains ou étuves. Quoique pieds de long,
édifice, dit Herrera, iln'y eut
dans tout cet
partie ne laissait pas d'être solide pas un et clou,chaque
close. Construites en maçonnerie, exaciement
étaient recouvertes dej jaspe et d'une les murailles
veinée d'un rouge imitant le rubis. pierre noire
offraientun Les toits, en plate-forme etservant de terrasses,
-r-ayttamdtom --- Page 96 ---
(80 )
des peind'acajou de cèdre. Tudependamment élaient décorées de tapisseries
tures.les chambres divers et de piamages; ; mais
de coton, de poils
pas à ce décor; car ils se
les lits ne répondaient
Montézaume.
composaient denattes, douze themecaluides cents femmes, logeant
Ce prince avait
quelques historiens lui cn
toutes dans son painis; trois mille, en comprenant les
donnent même servantes et les esclaves: ces dedomotselles,les nobles; il se reservait les
moiselies étaient
prétendent qu'il avait
de sa cour. Les Rapagnols femmes enceintes de
ils
pas à ce décor; car ils se
les lits ne répondaient
Montézaume.
composaient denattes, douze themecaluides cents femmes, logeant
Ce prince avait
quelques historiens lui cn
toutes dans son painis; trois mille, en comprenant les
donnent même servantes et les esclaves: ces dedomotselles,les nobles; il se reservait les
moiselies étaient
prétendent qu'il avait
de sa cour. Les Rapagnols femmes enceintes de à la fois jusqu'à cinquante
clles se faisaient
ses oenvressmais uetbrvetauat bien que leur fruit n'hériterait avaient
worterseachant
était électif. Toutes
et il
pas d'un survéillantes royaume EL espèces de de duegnas,, les voir, à
ponr n'était permis à aucun homme Tàge ou un
moins qu'il ne fut incapable mais 2 on par n'avait jamais
défaut de conformation de nullité ;
que lon pratique
recours à ce moyen
en Asie et à Rome (52).
Montézume en avait
Outre ce tepac ou la palais, même cité. L'un contenait
deux autres dans nombre de logemens avec des ga- sur
anssi un grand de pilliers de jaspe, donnant étangs à
leries soutenues où il avait douze
salée
de vastes jardins,
1 uns étaientd'eau
vanne ou à éclnse,dont de mer, et les autres d'eau
pour les oiseaux ceux de rivière ou de lac: variées, leurnom- et
douce pour
leurs espèces si
bre élait si grand,
les Espagnols ne
leurs plumages si
e reconnaitte, n'en
les nommer
Plus de
dera
pouvateat jamais vu de sembiables ailieurs. au service
ayant
étaient employées de
trois cents des persounes oiseaux, pour les nourrir grains
du tepac
Pnt --- Page 97 ---
ou de
( 8r )
poisson, netoyerleurs
ponte, Jeur convage, les
étangs, soigner leur
plumes, dont on faisait des plumer, et serrer leurs
lés ries, des bouquets, et d'autres manteanx,des tapissed'or et d'argent,
ouvrages entremédestiné Letroisieme à la tepac avait été d'abord seulement
certain emperenr ménagerie qui était impériale; mais, depuis
y entretenait, dans les
petit et difforme, on
et des boiteux, des salleastipérienres, bossus ct des
desnains
avait, selon les Espagnols, des horgnes. liy
estropiaient leurs enfans dés leur Nexicains qui
qu'ils fussent admis dans la
naissance, pour
ct y serrissent à montrer ménagerie du
difformité. sa grandeur par
Qnoiqu'il en
Piter
basses étaient remplies de soit, une partie des salles
de proie 3 tels
cages
les oiseaux
vautours et autres, qu'éperviens , rbtLtn milans,
connues 2 excepté cependant d'espéces de connues, ou inappelle en Europe huissiers et
ceux qu'on
procureurs.
ent admis dans la
naissance, pour
ct y serrissent à montrer ménagerie du
difformité. sa grandeur par
Qnoiqu'il en
Piter
basses étaient remplies de soit, une partie des salles
de proie 3 tels
cages
les oiseaux
vautours et autres, qu'éperviens , rbtLtn milans,
connues 2 excepté cependant d'espéces de connues, ou inappelle en Europe huissiers et
ceux qu'on
procureurs. valets
stepacecmpnit quatorze cents
donnait que chosseurs ou fauconniers,a individus,tamt
une mesure chaque de jour, pour eux et leur qui Fon
ou un coc d'inde. maîs avec un lapin, une famille, poule 0
salleparticnlière, on,dansd Ceux-ciavaient la garde d'une
renfermés des lions, des Nemompege.datt tigres, des
panthéres,, qui recevaient
loups, des
coqs, , des chiens, des bêtes
nourriture des
un vaste
AetLn
ganlaient,on hangar fermé d'une grille Ceux-là, de dans
deseuvesde
cedre,
il'eau et les autres de sable, terre,lesmes des
remplies
caîmans et des serpens de toute coulenvres, des
autres valets étaient
espécc. Tous les
malheurenx bipédes préposés au service des
ou par la flatterie. marquésan B par la nature
--- Page 98 ---
82)
dont une salle renfermait
Près de ce batiment, était un édifice dont le toit 2
les bètes féroces, couvrait une chapelle : ses
en forme de dôme, autel
d'or
son
resplendisaaient
muis, sa voûte,
de
d'éméraudes,
et d'argent en feuilles,
était T'oratoire oû
et de cornalines. le
TTR
de rubis
la nuit, et où
Montézume aliait prier les pendant bigots, lui rendait ses
diable, disent encore d'être prononcés parmi les de
oracles, bien les dignes sillemens et les ruglasemens
hurlemens,
ellrovables, qui formaient près
tant d'animaux d'enfer. Les bigots disent vrai,
de là un vraisabat
orguei leuxde posséder donner
trteratitiye aurait dû Fempècher de se
un tel sujet, diables
à tousles
wainienintzocen
CHAPITRE XIX. bienfaisant. 1 La Garde Impériale. Monarquel
L'ARSENAL de cet empereur, touchait qui presqu'au commandaiti tepac
des millions llhiommes, harem et sa cour: : Dans ce megezin
oniltenait son
d'épées, de lanees, de massues, de > bois de
frondes,
FEREE
de
el de rondaches; ces dernières
boueliers garni de cuir. Les guerriers fabriquaient iis
doré,
d'un bois très-dur, nommé stapa; un
leurs armes
bout des flèches et des dards
eachissaient caillou au pointa ou un OS du poisson appelé éiaient
éclatde Leurs épses, ouf plutôt leurs sabres,
ils
tibisa.
lanees, de massues, de > bois de
frondes,
FEREE
de
el de rondaches; ces dernières
boueliers garni de cuir. Les guerriers fabriquaient iis
doré,
d'un bois très-dur, nommé stapa; un
leurs armes
bout des flèches et des dards
eachissaient caillou au pointa ou un OS du poisson appelé éiaient
éclatde Leurs épses, ouf plutôt leurs sabres,
ils
tibisa. de ce bois de fer commun en Amérique; delatte
fails
des deux côtés, cette cspèce
Barnismient, --- Page 99 ---
d'une
(83)
d'un seul rangée égale de Jeurs minces
les
coup, ) ils abattaient la téled'un cailloux; ; ct
Espagnols en
cheval:
cailloux ctaientjoints hwamtaneeresaes au bois
Ces
posée de la racine de zotli et par d'un une colle compétrissaientavee du sangd'orfraie sablon qu'ils
souris, et cette colle élait d'une ou dechauveD'autres maisons encore faisaient grande ténacité.
domaines de
impérisux (34): elles élaient partie des
jardins remplis d'herbes
entourées
et d'arbres rares. Montézume médicinales, 2 dei fleurs
qu'aucune plante Oti herbe
avait défendu
cultivait fut vendueau marché, potagère que Fony
il, les rois ne devaient
parceque, disaitvateurs ; mais les
pas faire tort aux culticroissaient dans tous simples et les légumes
gratuitement à l'usagedu SCS jardins, étaient attl
Ilavait de nombreux peuple.
et plusieurs maisons de vergers hors de la
de
plaisance,
ville,
canaux,d'étangs et de
environnées
ou chasseravec ses
bois; il y allait
le
amis; car il en
pêcher
produit de sa pêche ou de sa chasse avait, ceroilà:
tribuéaux moins heureux des
était disLa gardeimpériale formait tun paysans.
nobles, puisque nobles
corps desix cents
messicurs se faisait suivre dy avait; de chacun de ces
serviteurs: ainsi lorsque le maitre trois ou quatre
d'environ menade ou en tournée , il élait allait en protrois mille hommes. toujours escorté
Herréra dit, dans son histoire,
cin cents seigneurs de villes et que trois mille
cing ou six roitelets,
bourgades, outre
cet empire, que ces composaient la noblesse de
les reconnaissaient chefsavaient des vassaux
trente de ces caciques pour maîtres absolus, et que qui
sur pied, de quatre-vingt pouvaient à cent chacun mettre
mille soldats..
viron menade ou en tournée , il élait allait en protrois mille hommes. toujours escorté
Herréra dit, dans son histoire,
cin cents seigneurs de villes et que trois mille
cing ou six roitelets,
bourgades, outre
cet empire, que ces composaient la noblesse de
les reconnaissaient chefsavaient des vassaux
trente de ces caciques pour maîtres absolus, et que qui
sur pied, de quatre-vingt pouvaient à cent chacun mettre
mille soldats.. --- Page 100 ---
(84) tantant de gentilssurpris quayanta
Nes soyonspas
el le trône el la vie.
mhon prince aiperin
eteiendens et
M
anc dans la saison de Yhivermage,
ou trois ensordremnaiat mois
etaitierae laissassent en ôtage un de
n'osaient même
y
garantic de leur
ii fallait
(vères
en conséleurs fils
d'eux
oblige,
CCend alRS
flélité : chacun
maison dans celte capitale,
d'avoir une deNtontépume plus nomquence, rendait la cour
grands monarquesle
ce qui
celle de certnins
et qu'an
hreuse que Earipe.tais si consqsérante,
soldat la petite sut conquérir. dans Mexico trois sortes les de moins rues
Ily avait alors toutes larges et belles: coupés de
psinéyalcta Wétaient que des Vénise canaux et en Hollande;
graudes pinsieurs ponts 2, bâties commea sur terre ferme, suria terre étaient et
ics muoyenness les plus
servant aux
en
etcieteeet
sablées;
longuenr,
les
l'eau, la moitié, étant destinée pour
sur de pied, Yautre desvivres uteniesparles
gens
Bateaux tateontaiente avaient deux portes
eampagnes La Miupart des maisons on sy passail deserrures Fautre
Yune ters la chaussée, en canoi pour
de
HE
et venoux): où fonsentorjiat Pon sembarque enl
vers le canal, la ville, comme dont le singuljer
aller dans dans la cilé fameuse vénérable
ansla
soit
CETE
gondeles tousies:
proche
Shereporsnip Teau, à présent, moins poiahle qu'elle
Qnoique comme elle est surtout, la saiguée
maisons 2 antretois, depuis,
sous le iouet
ne Yétait
naitioperata douce à Mexico
faitenu lac ctau petaple on aniène Peau
des Kcommandors,
At
canal, la ville, comme dont le singuljer
aller dans dans la cilé fameuse vénérable
ansla
soit
CETE
gondeles tousies:
proche
Shereporsnip Teau, à présent, moins poiahle qu'elle
Qnoique comme elle est surtout, la saiguée
maisons 2 antretois, depuis,
sous le iouet
ne Yétait
naitioperata douce à Mexico
faitenu lac ctau petaple on aniène Peau
des Kcommandors,
At --- Page 101 ---
(85)
par laquedac dontjaidéja parlé. Il a trois milles
d'étendue et va jusqu'a
d'une montagne oà f'on voyait Chapultepee jadis denx 2 au pied
de pierre, espèces de statues avec lances et
cliers, l'une
ARAC
représentant Montézuma, l'autreson
père Oxiaco : deux tuyaux, soutenus
des
arches de briqnes et de cailloux, reçoivent par
d'une sourceabhondante, saine, limpide, tlcau
celled'Areucil, etla portent rapidement a comme
dans une forth belle fontaine. Des
Mexico
commeà Lutéce,y vont puiser marchandad'ean, avec des
pour laller vendre dans les rues sur des eruches,
Ou sur.desânes: nosjacobins
mulets
lenvoient quérir par lears pour nepas f'acheter,
manquent pas de cruches. esclaves, et ils ne
CHAPITRE XX.
Bazart. - Police Mexicaine,
LAsitnationde Mexico surles rives d'un lac, dàt
suggérer auxp premiers citoyens de cette villel'idée
d les réserver habitans une place étendue pour le
de ces bords
marché,
ou troquer leurs
pussent venir vendre
leurs bateaux. On marchandises, croit
parle moyen de
était souvent chargé de qu'avant de linvasion, deux
le lac
de ces petites barques, que plus les Indiens cent mille
accaleio et Içs Espaguols canoa. Ces canots, nomment d'une
seulepièce, sont plus
d'oi on lcs a tirés, et oumoinsgrends, ressemblent selonl'arbre
pétrins de campagne.
aux huches ou
bazar; Auquitsili élaitlenom de ce marché, halle ou
Moprnisentaop@irmtr esien;mis
'avant de linvasion, deux
le lac
de ces petites barques, que plus les Indiens cent mille
accaleio et Içs Espaguols canoa. Ces canots, nomment d'une
seulepièce, sont plus
d'oi on lcs a tirés, et oumoinsgrends, ressemblent selonl'arbre
pétrins de campagne.
aux huches ou
bazar; Auquitsili élaitlenom de ce marché, halle ou
Moprnisentaop@irmtr esien;mis --- Page 102 ---
( 8 86)
Mexico et de Tlatelusco étaient les plus
ceux de
considérables. oi sctenait, de quatre en quatrejonrs,
La place du chef lieu de TEmpire, avail des
celui
si
y voyait alors
LE
et elle était grande, Chaque qu'on sorte de matchancent dises mille était indlividns. placée à part et avech hemempdonirgt le bois et le
ici, la pierre, la chaux, la brique, et teindre,
S.t.tritdomenlerns pour desécorces, peindre desfleurs,
Seilmioanseed loin, des vases ou des vaisseaux boeufs de
des fruits; plus
ailleurs des cuirs de
terre peints et vernis;
à faire des
sans ou avec poil, propres et àdouapprétés des rondaches ou boucliers,
Merdesconseletadel chatssures,
bois;d'u eotedespelleteies, des nattes fines ou
des plumes de divers oiseaux, de coton pour lits, vêtecommunes, des mantes de Pantre Minsieurs sortes de
mens ou tentures;
lieu de linge.
cotonades blanches, aussi msitenatient des mantes, faites avecles
V'on y trouvait PCeaanee
Senilesdeforbustes palmier, aveedu poil de sepotna celles espèce de
estimées élaient
ELEeE
maisles plus d'inde sauvage: pour Fempereur et
rées du coq
enifendlait le plimage du
pour les grands, ony sigpilie cing cents voix et celui
sensoutlé, ncm qui
queron recherchaitawidu mema ou cardinal.Ceq les singuliers et étonnans oudement, tissus étaient d'or et de Plumes, oise trouvaient
vrages, desarbustes, des roses, des papillons,
representés oiseaux. Les Mexicnins, patiens et induset des
surtout dans ces pelits chefstrieux, réussissaient
quils y metd'ocuvre par ia grande application souvent toulunjour sans
taient: un ouvrierpassaits une plume en son vrai point
manger,, pour placer et la retoumont plus de cent
de vue, la tournant
:
ement, tissus étaient d'or et de Plumes, oise trouvaient
vrages, desarbustes, des roses, des papillons,
representés oiseaux. Les Mexicnins, patiens et induset des
surtout dans ces pelits chefstrieux, réussissaient
quils y metd'ocuvre par ia grande application souvent toulunjour sans
taient: un ouvrierpassaits une plume en son vrai point
manger,, pour placer et la retoumont plus de cent
de vue, la tournant
: --- Page 103 ---
fois au soleil ou à l'ombre, (87) afin de
l'endroit où elle devait
mieux choisir
Aussi ne voit-on
de faireleffetle nations
plus brillant.
rapport et sOuS ler d'autres, qui aient, sous ce
que ces bons Indiens.
autant de patience
d'abord L'orfevrerie chez cux abondait en
des
jelés en moule et ensuite
ouvrages
huit poinçons de caillon : ils faisaient gravés des avec
facess alternativement
plats à
la moindre soudure; ils fondaient d'oret d'argent, sans
et des marmites de ce dernier
des chaudrons
anses, d'un seul Ijet; ils moulaient métal, avec leurs
avaient des écailles entremélées despoissons
des perroquets qui remuajent la d'argent et Codur
langue,
téte, les ailesetl la
tement useingeomrtsatients imités. Cesartistes ideagestesfortadrore
mettait aussi en oeuvre des sauvages dont le talent
avaient d'autant plus de
pierres précieuses 2
dans l'absence du fer et dei mérite, notre qu'ils opéraient
lesquels duire nosartistes a civilisés ne pouvaientrien géométrie, sans
(35).
proA ce marché, le premier du
posait en vente outre des
Mexique, on Cxpéce, de lor, de F'argent, pierreries de Fairain, de toute esdelétain, du plomb, mais assez
du laiton 2
derniers: articles. Ony trouvait pende ces quatre
quilles dorées servant de
également des conant du lac, des aiguilles tasses, des éponges veou de coton, et autres merceries. d'argent, du 61 d'écorce
ceinte, La halle aux grains, situce dans la
était toujours
même enriz, de mais, de zita ahondamment ou pois
pourvue de
abondait en légumes,
d'angole ; une autre
fruits et fleurs.
herbes, racines, salades,
tion Connaissant et par
par instinet, autant que par tradiexpérience, la vertu des plantes d'un
illes tasses, des éponges veou de coton, et autres merceries. d'argent, du 61 d'écorce
ceinte, La halle aux grains, situce dans la
était toujours
même enriz, de mais, de zita ahondamment ou pois
pourvue de
abondait en légumes,
d'angole ; une autre
fruits et fleurs.
herbes, racines, salades,
tion Connaissant et par
par instinet, autant que par tradiexpérience, la vertu des plantes d'un --- Page 104 ---
solsiriche en
( 85 )
mêmes ou se tonb.letinliense seg
avaient néanmoins, sonlngniont dans guérissaient leurs
euxboristes etmême acebnzar
maux : ils
des
universel,des herremédes; mais desapotsicairen quiy
ce paysharlare, n'ayant pas de
débitaient
les docteus
onavait peu demaladies. mélecins dans
sansdoute. s'y epagmalsy contenter pisllalérent, etne Depuis,
Une partic"
dessimplet.
purent,
était la balle ou consitlérable se vendait dece raste
avec ordre, boeul,
la viande : on marché, y étalait
Iapins, coqs, pintades, pores, chevreutls,
animaux pris à la chasse, perdsix (56), et liévres, autres
tranché compter les serpens (à qui jusqu'a des singes, sans
tête et quene), les ilon avait tontefois revages, lesrats
chiens, les chats santerre : Dans certaine etlessanris, ctmême une sorte de
vaient avec des
saison, les Mexicains enledes quisamasse sur réseaux, l'eau du une écume pondreuse
gatennx, et
lac; ils en composaient
leannpgnappetienate rope.
les
ainnaibne
On croit que
smeilleurs
quenous
tire encore tant d'oisenux celte écume est fromagesd d'Eunent par milliers.
sur ce lac, Fappat où ilsy qui iatPresque
placependant toniliceommeres les petits achats sei faisait par
grains de cacao, qui élaient
échange;
le seul
AOHEARaE
Aujonrolhny méme, trois cents de ces numéraire.
douze représentent une réale (25
amandes
trons ou cacaos, on peutavoir centimes), et avec
tiques dans d'oranges. les
Pourleloyerd anedonzaine de leurs de cipayaient un certain divers marchés, les
bouvaientaussi garantir droità des Tempereur, trafiquans
mémeà 2 Paris: ceux du larrons. Ily yena aj quilesde- partout,
par les slacs, observateurs Mexique éteient surveillés
qu'on appelle mou-
représentent une réale (25
amandes
trons ou cacaos, on peutavoir centimes), et avec
tiques dans d'oranges. les
Pourleloyerd anedonzaine de leurs de cipayaient un certain divers marchés, les
bouvaientaussi garantir droità des Tempereur, trafiquans
mémeà 2 Paris: ceux du larrons. Ily yena aj quilesde- partout,
par les slacs, observateurs Mexique éteient surveillés
qu'on appelle mou- --- Page 105 ---
chards en France. An (89) )
maison d'on l'on voyait centre du bazar étaitune
naient treize vieillards toulela place : IA se teet maintenir une police pourjugerionsies exacte, à
différens
inspecteurs.
laide de leurs
tral, dajouterni,p comme parparenthèse, ceux des
que CC bureau cenjours de marché, un. tribunal provinces, était, hors les
et même an criminel, sauf quijugeait au civil
périal, et le recours en
foppel au conseil imcaine.
grice à sa majesté MexiOn avait des mesures, tant de
capacité, soit en bois, soit en terre, longuenr que de
P'huile,
pourles
lelait, > l'arak, le miel
grains,
on troquait
letle vin de palmier:
une pouie presque tout le reste; lun donnait
mante pour da pour sel, une celui-ci gerbe de mais, l'autre une
un chevreuil, celui-là un un singed'argentpowe
canard.
papillon d'or pour un
Que si quelqu'un-alrérnit les denrées, les
chandises, tié
ou vendaità fausse mesure, ilétait mar- chàtait parla léquité prison naturelle, et uneamende. Ce peupie respecquuiqu'il ne connût
lesyeux notrejustice, ou plotôt
ja sienne avait pas
ouverts eldes GLEncOiE deniveau.
CHAPITRE XXI
Le Temple. - Idele hermaphrodite,
UN temple, à Mexico,
mot teut, qai signifie Dien, sappelait et de teutcali, du
dire maison, d'ou il est clair
cali, qui veut
maison de Dict. La capitale LRTte tewveall-signifiait villes du
second
ie respecquuiqu'il ne connût
lesyeux notrejustice, ou plotôt
ja sienne avait pas
ouverts eldes GLEncOiE deniveau.
CHAPITRE XXI
Le Temple. - Idele hermaphrodite,
UN temple, à Mexico,
mot teut, qai signifie Dien, sappelait et de teutcali, du
dire maison, d'ou il est clair
cali, qui veut
maison de Dict. La capitale LRTte tewveall-signifiait villes du
second --- Page 106 ---
ordre avaient
(90 )
surle mêne modèle. beanennp de temples,
lui que Montézume Deerivons le
construits
paroisse imperiale, avait créé, pour pinsriche, ainsi ceSur une colline
dire,
réunis, offrant mais inégaux assez de hante, quatre bâtimens
sur
forme et
rante-huit chaquofacemn toises,
Nhelenesinass
en arcades,
étaient dcreloppement de
chnussées, 2 dont trois s'ouvraient percés de quatre portes quaetrantresurla rue qui vers autant de
formnaient ces
Eraiea centrede treglticanteanee
petits
quatre édifices,
la courque
sons aux temples à des idoles lesquels servaientde
vait une prétres qui abondaient subalternes à
et de maipierre brune, pyramide quadrangalaire, Mexico, s'élehante d'environ trois constraite en
dontiesonma en terrasse, ne se terminait
cents pieds,
ayant dix toises en pasen carré. pointe, mais
ce
Vesfoceofant
monta artificiel, depuis était un la bameinsgnrant faite de
vingl-cinq et
marehies, par oi escalier les
de trois cents
dacendatent sonvent,
prêtres montaient
avaient prisonniers faits degnerre à ces lorsqu' t'ils sacrifiaient des
à
terribles
Aus sommet lenrimge de la
dieux, qu'ils
ronde, sostenuede pyramide, était une
galeries
piusieurs
chapelle
tonr, que inténienres, et surmontée colonnes, avec trois
d'une balestrade. couronnait une boule dorée, d'une petite
De ce point, auissi
au-dessus
notre Panthéon ou
élevé que la
on découvrail
que la ilèche de lanterne de
bâtis autourdu toutes lac; on les villes, 2 bourgs Surnsbonrg, et vilinges
d'us jusqu'au volcan de la ville elistingnattidans des
Jel lointain,
pectives superbe du monde. horison et d'unedes Anges; plus belles on jonissait
pers-
boule dorée, d'une petite
De ce point, auissi
au-dessus
notre Panthéon ou
élevé que la
on découvrail
que la ilèche de lanterne de
bâtis autourdu toutes lac; on les villes, 2 bourgs Surnsbonrg, et vilinges
d'us jusqu'au volcan de la ville elistingnattidans des
Jel lointain,
pectives superbe du monde. horison et d'unedes Anges; plus belles on jonissait
pers- --- Page 107 ---
(91)
C'était dans la
grandes idoles, cliapellemème, où étaient trois
matins, au lever at Faurore, T'emperenr allait tous les'
silence, le visage tourné vers le faire solcil sa priére, en
genoux au pied d'un grand autel, levant, et à
trône, était assise la gigantesque oi, sur un
Fitstloputchiti.
image du dieu
Outre la principale
autres, élevées. sur les tour,ily petits
en avait quarante
sccondaires : auprés de chacun temples d'eux des divinités
presbytére fois
et mjardin, où des mains, était un
sanglantes, venaient cucillir
quelqueorner les autels.
des fleurs pour
Ce temple était si bien doté,
cinç mille
qu'il nonrrissait
ceux-ci vivaient individus, fortà en comprenant les prètres :
chose que ce que font leuraise, les
ne faisant autre
revenu les offrandes portées moines, ayant pour
idoles, et percevant, de
chaque jour aux
dans les présens de
plus, de uneespèce de dime
sons, de plames, de grains, tapis, de gibicr; de pois.
queln ville et ses environs leur toiles, de
Il y avail à Mexico près de trois offraient PACRR à
de pouvaient exiger, par l'organe mille dieux,
gros décimateurs, tout ce
interprétauif
depuis la rose jusqu'au cèdre, qu'ils désiraient,
nier de guerre jusqu'a la
depuis le prisonleur sacrifiait souvent, mais jeune de vierge, et on les
niéres.
dilérentes maLes trois principaux dieux, dont le
Vitailopatelnli, était protecteur de
premier,
second,
T'empire, le
le troisième, Tesenilipuca, Quecalcuo, gouvernait les saisons, et
la guerre, avaient chacun ordonnaient leur
la paix on
assise dans tous les temples,
statue élevéc ou
Danslevaste oratoire de surde riches antels.
Montézume, ces idoles
et on les
niéres.
dilérentes maLes trois principaux dieux, dont le
Vitailopatelnli, était protecteur de
premier,
second,
T'empire, le
le troisième, Tesenilipuca, Quecalcuo, gouvernait les saisons, et
la guerre, avaient chacun ordonnaient leur
la paix on
assise dans tous les temples,
statue élevéc ou
Danslevaste oratoire de surde riches antels.
Montézume, ces idoles --- Page 108 ---
(92) ) Ordinairement recouétaient de tailic eplessale. de coton très-fin,
verte d'un voile
RANA ioile,
CiS
nicar, clles éblouissnient, ornés lorsequ'on de figures en or, repté- des
parleurs manteanx des oiscaux, des Blenrs,
sentant des poijsons,
d'agathies, de lurquoises an
fraits, paiscineés d'opales, clies avaient antour du cou
el 'émernudes: coeurs : d'or, et étaient ceintes d'une seresclavage de
et de plumes, en formede loin de
écharpe Mais de la perles beauté deleur enonuceati de leur costume; et
répondre pent.
à la magnifience la
du dieu ou de la
voici, par exemple, Vstopuschitis, figure qui était rmdache assis ou
déesse nommée d'une main sur une allumée:
assise, sappuyant tenant de Pantre une iorche d'u diadéme
d'argent, de femme assezjoli, orné
des
un visage
de trois longues plunes;
en or, couronné
dansle genre ducelles
ailesde chanvessouris,
sur Hedte
Tonp prète à Salan; une gorge célledunt pendlamies lion, laquelle
pet Fenetiesentiauiss quir reposuit sur denx cuisses une
tenait liea de ventre, et ergot; ajoutez- - y le
de boucs, avec paite de porc, par ou se terminait
assez belle queue
monstre.
de ces dieux du premier leur
Inilependamment
marchoit presqque
ordre, iy en avait un qui vingt enteierartis du lait
égal: il élait fabriquede qu'on pétrisnait avec moule
réduites en farines,
que Yon jetaitau
au
et du sang de cochion, et qu'on metiait ensuite
en forme de géant, choisisnient, pour consacrer les mois,
four. Les prèires qu'ils venouvellatent tous les habitans
celte
pleine) lunc: deslematin,
la
un jour
celle fête; et, pendant
APITA
couraient en foule à
du prinee et de sa
cérémonie, faite en présence long-temps, ce bon peuple
eour et qui durait
on jetaitau
au
et du sang de cochion, et qu'on metiait ensuite
en forme de géant, choisisnient, pour consacrer les mois,
four. Les prèires qu'ils venouvellatent tous les habitans
celte
pleine) lunc: deslematin,
la
un jour
celle fête; et, pendant
APITA
couraient en foule à
du prinee et de sa
cérémonie, faite en présence long-temps, ce bon peuple
eour et qui durait --- Page 109 ---
(93 )
attachait Lala nonselleidoledes
dep T-todieentodre-Aleriny Niovesprecienses,
Cn petites parcelles, dont la préires la rompaient
aus averain et lexauireadiantibndes première était offerte
qui s'estimaient fort henreux d'en aux) habitans,
siddats, quise croyaient avecle avoir, et aux
ment, invineibles dans les
plus petit fingteurs ne sulaientque les bijoux batailles. Les distribuA celle couséeration, il' y avait etleslingots aussi
(5;).
rempli d'eau qu'on bénissait et conservait un vase
religieusement au pied du
ensuite
sacrer les rois à leur
grand autel, pour en
les généraux,dqui len conromnements et en bénir
commencement de Ia guerre. permettait d'en boire au
formée Près du temple pyramidal, était une colonne
entiérement'de têtes
comme T'horrible monument élevé d'ennemis vaincus,
après laffaire de
et
perles Suisses
crois, S
TOssuaire Morat, des
qu'on nominait, je
Font détruit, en faisant Bounguigaens. la
Nos braves
soldats qui ne marchent conquête du paysdes
aussi fit abatire celte colonne: pas sans argent. Cortez
taines, , André deTapin et
denx' de ses capieurent la patience de
Gonzalve de Hombre,
etils ent trouvérent, compter ces têtes de moris,
Ce
dit-on, cent trente mille.
premiere genéral, visite, avec ses lieutenants, lors
furent conduits au sommet deleur dela
disent qneiques historiens, par
FRET
illeur dit, qu'aprés avoir sacrifié ostentation : là,
les prêtres le précipitaient du haut un prisonnier,
grand escalier. Queserait devenue en bas de leur
troupe espagnole, si le
alors la petite
de parcils hotes, eut fail tyran, dejà pen satisfait
ses sides-de-camp?
descendré ainsi Cortez et
Touslestemplest sfurent pillés etdémolis,
lorsque
deleur dela
disent qneiques historiens, par
FRET
illeur dit, qu'aprés avoir sacrifié ostentation : là,
les prêtres le précipitaient du haut un prisonnier,
grand escalier. Queserait devenue en bas de leur
troupe espagnole, si le
alors la petite
de parcils hotes, eut fail tyran, dejà pen satisfait
ses sides-de-camp?
descendré ainsi Cortez et
Touslestemplest sfurent pillés etdémolis,
lorsque --- Page 110 ---
(94) maitres de la ville: ell
devinrent
déjà
les Espagmols tons les palais impérianx,
mème AeTie jardins, les marchés et un grand fond
incendiés,
furent bouieversés.le
nombre de maisons,
ne resta rien de tout
en c-mble; der sorte qu'il Texistence du génie édifi.
attester
ce qui pouvait
Toutefois, le vainqueur,
catenr des Mexicains.
de leur ville cehtrale,
considérant la réputation avait eue surles penples aussitôt voisins
Tautorité qu'elle
ordonna
et Tavantage de sa posilion, et la partagea entre lui et les
quelle fut rétablie,
avoir marqué la place
de Thopital et delhôtel
Sanseconquéremnun t 2
architectes
Berpiuct.dcseln ville. Ravis d'une tclle besogne, ses
les
de
avant la démolition, comment
adrairérent,
outils defer, construirede
Indiensavaient pu,sans
ne trouvaient
pareils ouvingesiies entrepreneurs aucun instrument à leur ils
dans cetle capitale,
que, chaque jour,
gre,si ce n'est cependant
Fencontraient des grues.
CHAPITRE XXII.
Les nobles cordonniers.
Commerce du Mexique.
la ville et réparer, antant dont qu'il seul
POUR repeupler)
désastres
les épouvantables
le pouvait, Cortez donna au eretirsumalhiens des environs
il était cause, comme à tous ceux
reux citoyens, Thabiter,du terrain, démeures, desmateriaux dont
itonkarti à y bàtir de nouvelles
et plusieurs
propres enfans hériteraient un jour,
leurs
peiviléger
:
les cordonniers.
Commerce du Mexique.
la ville et réparer, antant dont qu'il seul
POUR repeupler)
désastres
les épouvantables
le pouvait, Cortez donna au eretirsumalhiens des environs
il était cause, comme à tous ceux
reux citoyens, Thabiter,du terrain, démeures, desmateriaux dont
itonkarti à y bàtir de nouvelles
et plusieurs
propres enfans hériteraient un jour,
leurs
peiviléger
: --- Page 111 ---
Il mit cn liberté Xitivaco, (05)
digene, des
lui donna une rue
brave général indu Indiens de Mexico, en ies entière, et lelit chef
également Ranic-oailegetent) les Espagmois. séparant tostciois
fils du défunt mneanirerueà don Piare Baccon'a
mêmee
monarqne, ctfit plusieusp Montésuma; présensile
qu'it crcisrstrat.ater créa gentishommes,
Compengassent à
alin que prepomcrms, ces
publique.
ramencr en sa
largesses
Dis
laveurfopinion
que la renommée eût
que Mexico renaissait de
répandu le bruit
un grand nombre d'habitans ses cendres, de
i y vint
de Tlasrala, la
de Tezeuco, pour jouir Tépéacae, de la
de
ilsn'y libeneque promettait le
paix et
quela trouvérent misère
ensuite, eux Neneubuiceenaian conquérant; mais
queurs s'y énivraicntdes eraeavnge, tandis que les vainSinlexico, pendant trois sang etd'or.
par degré, la reine des
siècles,
est bien déclues
cités de ramérique, diaitdevemue, elle
aujourd'hui,
TAngleterre a
surtout depuis que
révo.ution en raetliesceptredus achève le
monderyenotre
espagnole veut
tour, et que
On sait que le reprendieparioun' Scs rAmérique droits.
du Mexique une enmneredesteentel des plus riches
la capitale
navires,au
du globe. Cent
a Sent.leaneartissen mnoins,venaient d'Espagae tousles ans
produits de la péninsule, chargés mais noir-seplenent des
continent européen que la
de tous ceux du
lorsqu'elle était d'accord politique
meltait que lon importàt avec son interêt, espagnole,
colonics."
dans ses nombreuses perDe
partie de
Mesico,otanfer
la
ces diverses trausportait
terre, une
mer du sud ou par marchandises celles des EKNSEE par
Caruibes, daas
,venaient d'Espagae tousles ans
produits de la péninsule, chargés mais noir-seplenent des
continent européen que la
de tous ceux du
lorsqu'elle était d'accord politique
meltait que lon importàt avec son interêt, espagnole,
colonics."
dans ses nombreuses perDe
partie de
Mesico,otanfer
la
ces diverses trausportait
terre, une
mer du sud ou par marchandises celles des EKNSEE par
Caruibes, daas --- Page 112 ---
(05) soumises à cette couronne, Charlestoutes les provinees seul sauver un nouveau
que pourait
edecencgoce, quiendclisnt menarques
Onlisarepanic ville déja si opulente sous ses mer pacilique,
légitimes, une
se faisait àla fois, parla la Chine et mêmeau
dansles Indes orientales,a des Philippines: les pro- en
Japon, par de T'entrepôl TAsie, échangécs année Oir acquises sur deux
duetions
arrivaient chaque
navires, au
nnméraire, énormes galions et deux moindres les amenait par terre
d'Acapuleo , d'ou on
oû d'autres
port Mexico, ct de là à la Véra-Crnz, avecl'or et larà galions les portaient TAmérique en
mines
carsi
gent des
situé à quatre-vingt
Saint Louis de de Zacalecas; la cité que je décris, produit on
lieues au nord lingots et des barres, avec lesquels des mines
encore des dans cette eapilale. Il ya Pérou,
bat monnaie
Atscintetarertant des monnaies 5
W.emtsmmgi Chili, pour dautres hotels ne sont pas inéau
carrières précieases, , qui
mais ces n'ont été, depuis trois centsans, retientscnfanet quedes
puisables, abimes poure concatnairtent éclaire, sont bien las aujouseliur leurs
que le ciel seul tout vivans, pour enrichir
d'allers s'engioutir dans ces nouvelles catacombes. égaoppresenten
ibérien courbeà peu
Le
son
EE
desporiome
sous
joug esclaves,
lement, en Amérique, Indiens et lcs riegres le
les oréoles les
sans cesse, si gouver- Un
uileserasten partout, était parout lemaitre.
nement inguaitionnatien succès à Tuniversité, est
créole a-L-il eu queliques du earactére; il
permontre tilde obtientàl Tespril, peine un emploi trecanhal- de
sécuté, Qn
bien salarié, dansle pays
terne, 1 mosigtucamte
Yor, alrelinonniass
trn --- Page 113 ---
(97) )
Des fers, quoique dorés, en sont-ils moins des fers? Tètre Les Espagnols sont seuls
avec de l'àme sousle heurenx, si on pent
ils sont riches, du moins règne de Parhstraire;
envers lears ilotes, d'une vanité ; mais indlolens, durs
insupportable orgueil. ridicule et d'un
de Qaand différence on rebatit Mexico, ilyavait
entre un
et beaucomp
appellait un
Américain
ce
titre féodlal, qui, conquérant; come de ce non devint alors qu'on un
qu'aux soldats de Cortez,
roid
nephonepparenait
d'Espagne dest terres etdes lesqueis avaient reçu du
etleur postérité: au
pensions pour eux
quesimples habitans, contraire, payaient ceux quin'étaient
pour le droit d'habitation.
on rebatit Mexico, ilyavait
entre un
et beaucomp
appellait un
Américain
ce
titre féodlal, qui, conquérant; come de ce non devint alors qu'on un
qu'aux soldats de Cortez,
roid
nephonepparenait
d'Espagne dest terres etdes lesqueis avaient reçu du
etleur postérité: au
pensions pour eux
quesimples habitans, contraire, payaient ceux quin'étaient
pour le droit d'habitation. une renteannuelle
Cette loi
toutcs les pncteTtbeAwek. provinces de
a rempli
d'une foule de gens qui FAmérique hespérieine
gentilshommes ; car chacun s'arrogent la qualité de
même, vent descendre d'un d'eux, aujourd'hui
la plupart soient sans biens, conjuérant, quoique
nemis leur du trav vail; et si on leur parcequ'ils sont enhéritage, ils
demande, où est
à enlevé, mais répondent quela
noblesse. On voit qu'elle des ne saurait leur fortunele-leur ravir leur
endroite ugnedespreniere savetiers qui se disent issus
pellent Gusman ou Mendoza, irrapteurs;e ils
et s'ilss'apdescendent des
de la famille des
jureront qu'ils
comtes quip
ducs, des
leur aieul élait portent ces noms en
marquis d'ou ct
veau monde; et parti qu'ila pour brisé aller conquérir Espagne, le nousoumettantdes
plus d'un sceptre, en
dans ce mende royaumesàla couronne, 2
soient réduits nouveau, ses légitimes iuoiques héritiers
cpet. maintenantà ne manierqu'um tranT. I. --- Page 114 ---
(98) )
en 1521; cent ans
Mexico fut conquis Wenombrement, il n'y AREE
lors d'un nouveau indiens naturels, tant les travaux
pas deux mille
istrtantentrenes la
toreés, les atnaurnitenees avaient diminué poantant impolitiguea régnicoles. On peutjuger fut
pulation des sinforuinés la destruction
portée
de là jusqu'à quel les point sauvages del'Europe. un
du
en Amérique par ces derniers nsnrpaient peu été
Chaquejour les maisons des autresavaient
terrains surlequel
ils en construisaient
hâties; dc trois ou quatre,
vergers;
unedlégante et natamigre la ville se compose
d'oi il résulta quawjountinat dontlesplus remarquables
setiicteadenrm dejordins. furent conssont acompagnees bonne partie de ces maisons mais elles
Une
et même en pierre;
truites en brique
ou troiséiages, par rapport surtout
n'ont pas plusdledenx (aux ouragans), et à cause
aux uracanas
de terre. des tremblemens rues sont Temmpainciongieadoltt aller de front
La plopartdes carrosses peuvent autres : cette
trois ou moins quatre larges,six dans les
places,
dans les
l'étenduedes la ville
largeur des ncsiencimbare des jardins, font paraitre réellement. des marchés, plus gmadequele nel'est deux cent mille habeaucoup aure-tcon,e elle eut
toute
Jadis, Indiens, Espagnols, métis, gensde mais ilaugbitans, Cenombre est fort diminné, dont le crécouleur.
La plopartdes carrosses peuvent autres : cette
trois ou moins quatre larges,six dans les
places,
dans les
l'étenduedes la ville
largeur des ncsiencimbare des jardins, font paraitre réellement. des marchés, plus gmadequele nel'est deux cent mille habeaucoup aure-tcon,e elle eut
toute
Jadis, Indiens, Espagnols, métis, gensde mais ilaugbitans, Cenombre est fort diminné, dont le crécouleur. lever du soleil libertador,
meximentera au
à éclairer Phorison
puscule commence
cain. --- Page 115 ---
(99)
CHAPITRE XXIIT. Le Paprgai. - Mo.lcs américaines. xico Dès 1620, la riche vanité des
nobles entretenait 2 quinze mille Espagnols deMola
sont fastucux; 3 on y équipages: : ceux des
des Chine, le drap d'or ct prodiguelessnicien les
de
chevaux dont les brides pierreries. J'ai vu
perles, et dont les fers étaient étaient ornées de
figure feraient ici nosj dl'argent. Quelle
REaS en font uneautre, jeunes inprayables J
pelés au
lorsqu'ils
aussi des champ-thoments palmesde la gloire. ou ils se courennent SontapLes plus belles rues de
point, pour la richesse, avec TEurope ne rivalisent
oula magnificencedes
celles del Mexico,
févrerie et debijouterie
venus de
ateeetseen
Kangu, ontsibien estsanségale. Des Chinois,
desAméricaius danscesdenx bedlectionadietafon
aujourd'huides ouvrages arts,qu'ils exécuient
pendant ils sont loin encore remmetsne du
cequ'y montrent les
génie ot du
aux nations
Francais, toujours
goût
ture, las par T'indastric, comme supérieurs
stratégie et la yaleur. parla littératution, Un vice-roide fit imiter, Mexico, > que menaçait la desti. papegai, bel oiseau pour la reine
un
paon: Il
tricolor, de la ilEspagnes conlenr
rubis slnitd'argeni, mais couvert
d'un
etd'émeraudles, quin
d'opales, de
mage avec un artvoisin irepeisentaient son pluestimé deux millions, fut dunaturel.
urs
stratégie et la yaleur. parla littératution, Un vice-roide fit imiter, Mexico, > que menaçait la desti. papegai, bel oiseau pour la reine
un
paon: Il
tricolor, de la ilEspagnes conlenr
rubis slnitd'argeni, mais couvert
d'un
etd'émeraudles, quin
d'opales, de
mage avec un artvoisin irepeisentaient son pluestimé deux millions, fut dunaturel. Cejoli cadenu,
embarqué, et parvint a
7. --- Page 116 ---
(100)
l'avait
mais un peu tard, la destitution
la reine, en troute.
dans la ville,
croisé couvent des Jacobins 2 situé
trois
Notre
oi Yon peut placer
a un lustre en plus, argent, cent dix lampes de vermeil,
cents cierges; Vor,tellenents netbevendepinae le métal: tous
et un ostensoir qu'on ne saurait travaillés. voir
précieuses, sont artistement
à Mexico,. dit un
ces objets
belles choses
habits, JesIl y, a TeT pays, les femmes, les les églises, pour
provehe chevaux etles rues:j'y ajouterai
Yornetnent. dit de la beanté du scxe,Ysjoutegi la plus grande
A ce jouit, pour le jeu, de
jour,
aussi quand une prime est longs commencocale pour la finir. Ces
ne sont pas assez
DE
la nuit,
carte; alterae d'entrer chez elles pour
ni.tamnne
finissent par la
hommes, pmbliquoment elles
jouer; mais , quelquefois quand Tateeataicaris dans la
perdre, surtout avec don Chrisostôme deux
Passant un jour nous fimes aperçus
d'une
au Tt.lEre
rue San-lago, demoiselles qui étaient
reconaimables où demeurait un alcade-major nous étions des
naissant maison à notre air curieux Ton donne que ici aux moines et
chapetos 7 nom que clles nous appelérent, la pluie ou le
nouveanx débarqués, questions; non auraient sur
pu faire
après plusieurs que toutes deux elles nous invitérent &
beau temps, sur notre voyage,
nous y. rafratchir
mais dans leur chambre pour
c'etaientles
monter
elles unepartie deprime:e
et jouer de ravec Palcade.
font, ou/fatisaient ,h
nièces hommes et les femmes
leur toilette:
Les
folles dépenses pour
Mexico les He et les perles y étaient prodignées
les pierres
-FXt
x débarqués, questions; non auraient sur
pu faire
après plusieurs que toutes deux elles nous invitérent &
beau temps, sur notre voyage,
nous y. rafratchir
mais dans leur chambre pour
c'etaientles
monter
elles unepartie deprime:e
et jouer de ravec Palcade.
font, ou/fatisaient ,h
nièces hommes et les femmes
leur toilette:
Les
folles dépenses pour
Mexico les He et les perles y étaient prodignées
les pierres
-FXt --- Page 117 ---
(10r)
voyait, sans le remarquer, des
au cordons point REE rosesde diamans aux chapeaux
jamais pour
rhiter
les nobles n'ôtaient de
ceux des artisans 2 aussi
ct des cordons
cplate
fiers queles: (
nobles. de luxe était, avec plus de raison 2
Si ce genre
ili nebrillait pas moins >
étalé parles dames, chez les nègresses, Nont
portion gardée, les bras jusque élaient ornés de perles, et les
le cou et,
oreilles debrillans.
etdes
et leurs
de faire,
Tsrtuanenemt
noires est si voluptneux,
façons
commedisaitdon Chrisostôme, sont si charmantes,
beaucoup d'Espagnols 2 même de la plus
que liaute classe, les préférent à leurs épouses.
Des esclaves font voir aux fous de qualité,
Que la grice du moins venge Pégalité.
Ces grisettes du nouveau monde, que bien des
gens de l'ancien ne dédaigneraient pas non
à
communénient, sous une
LERHFI
portent
un corset de percale teint en
plis sans nombre, et attaché, devant comme
bleu, rose ou vert, des lacets d'or; leur jupe, qui
derrière, avec la cheville du pied, est de soie et
demousseline, n'atteint jamais brochée d'argent, et brodée d'un
large ruban incarnat ou aurore 2 avec frange
doréc. Les demoisellesde couleur, qui sont en réputation, laissent paraitre un linge detolledeHlollande brodé: elles ont un
ou dela Chine, élégamment
pourpoint passementé et un jupon
tournée permet
elle est
atir
de voir une jambe délicat, quand dont la chaussure en
et suivie d'un pied
avec roselte en
maroquin est brodée en argent de
a une
or; lajupe de perkale fine ou
linon,
doréc. Les demoisellesde couleur, qui sont en réputation, laissent paraitre un linge detolledeHlollande brodé: elles ont un
ou dela Chine, élégamment
pourpoint passementé et un jupon
tournée permet
elle est
atir
de voir une jambe délicat, quand dont la chaussure en
et suivie d'un pied
avec roselte en
maroquin est brodée en argent de
a une
or; lajupe de perkale fine ou
linon, --- Page 118 ---
borlure en dentelle ( 0e 102 )
ornée de perles, tombant et est ceinte par une
celle d'un général. Leurs sur le côté, écharpe comme
relevés eni nattessous un réseaudes cheveux noirs sont.
ouvragé; elies
soie
rose ou orange, Tatnchenaveed un ruban galamment
en diadéme, offrant qui passe sur le haut nacarat, du
Ou une devise
alors un chiflre en broderie front
riche coquetterie se nouer amoureuse sur l'oreille, 2 et revenant avec
convert, anneau ou une girandole. ou pend un
qui prend pro forma, d'an fichu de Leur batiste sein est
arrive, en au-dessous se
du collier en
fine >
croisant, à la
pierreries,
gattsehierdemniero à un noeud ceinture, et va se
houto.linngertor descendent deruban,dont les
vantjusqu'an
peu,
ont unc mante hasdelaime, desoie
Dans, quoiqu'arsi- elles
quelles
ou de coton Thivernage brodée
qu'on peut nbatientnriaterie voir
en mantelet,desortd en or, 7
fontelegnnte. lene-taille, qui est, en général,
épaule, et en passent une
droit,d'on elles
partie
ARTER
la rejeltent sur sous le bras
pouvoir remuerles bras l'autre
Rout rues et
en
épanle,
de bagues. monterleus doits en marchant dans
d'un jupon D'antres, au lieu de fuseaux, chargés
un bout elementpelilincs dont mantes, ellesi se servent
à la main sucleurepaulo droite,
gauche, et portent rejettent
garçon déguisé, ayant plutôt la mine d'un Pautre
Presque toutes quele ton d'une
joli
été. (( C'est
ces filles sont esclaves demoiseile. ot l'ont
Antonio, quia famour, brisé leurs s'écriait souvent le père
assujettirlés vérend
âmes au prinee chaines, des
pour mieux
la main pére, lui répondit
démons! - Réun prieur
ne unj jour, en lui serrant
eut se vanter d'avoir qui P'aimait pas, ce prince
surtout le globe el sous
Presque toutes quele ton d'une
joli
été. (( C'est
ces filles sont esclaves demoiseile. ot l'ont
Antonio, quia famour, brisé leurs s'écriait souvent le père
assujettirlés vérend
âmes au prinee chaines, des
pour mieux
la main pére, lui répondit
démons! - Réun prieur
ne unj jour, en lui serrant
eut se vanter d'avoir qui P'aimait pas, ce prince
surtout le globe el sous --- Page 119 ---
tous lcs costumes, (103 )
quile sait mieux que dimombrables nous
ssujets. - Hélas!
Depuis
))
infinité demulatreset longeteimps, me disait un alcade, une
denoirs des deuxsexes sont
fois, nous avons eu
que,
AECEEnE
l'étendard de la révolte. peur qu'ils ne vinssent plusieurs à lever
Sous lememe
à des habitans de rapport México de moeurs, j'ai oui-dire
craint que Dieu n'anéantit
ville avaient toujours
jettita un
RCPA
peuple
ou ne P'assuscandaleuse qu'elle étranger, laisse pour la punirdelavie
des crimes abominables mener à ses esclaves, et
gnols (leurs
que les principaux
eux.
corrapteurs ) commettaient EspaUn vénérable
avec
tretenant avec moi jacobin de notre monastère,
disait-il,mont fils, de sur ce point : (C Je craindrais, s'envous racontais quelques blesser détails votre oreille, si je
condniterie dirai seulement de leur criminelle
blement oflensé dans cet
que Dieu est horrisi la plupart deses
autre Sodôme, et que
encore aujourd'hui, coupables abondent habitans fleurissent
plaisirs mondains,ils n'en
en richesses et en
unj jour, ainsi que Pherbe serontpasmoins fauchés
Psalmiste, psaume 37. )) verte, comme a dit le
CHAPITRE XXIV,
Mceurs et Eglises. - Religieux boxeurs,
JEdois T'observer en bon
naissance vaut celle d'un moine, dont la reconmonarque ou d'un ré- --- Page 120 ---
publicuin, encore (10f)
aient été, de tout que ies habitans de Mexico
plaisirs, ils n'ont jamais temips, cessé trop de adonnés à leurs
au elergé, à tous les faire du bien à
édificr
Eetar2
dans les chapelles couvens. dess Les uns
affetionnaient, de superbes
saints qu'ils
présentaient dela
une couromned'or autels à : les autres
Vierge; ceux-là
chaque image
perles, ou des lampes donnaient des
un couvent ou le faisaient d'argentscenedi chapelets hitisaient de
d'autres, enfin,
rétablir à leurs
et la dotaient d'un édifiaient une église
frais;
dit-on, parleur conduite, revenu. Ils vonlaient paroissiale tous
réparer ieur vie scandaleuse devenuc. si
>
et éviter élifuonte,
Hantaietinment que méritaient leurs par ces
Quiliar, ntrepeshieatisent fameux
crimes. pour me
négociant. Il
dstrurutnxiee
donner saris doute avait, m'a-t-on dit,
opulence, et carrelé un cabinet tapissé de une lames idée de son
pour des delingots d'or: il fit bitirun d'argent
tugaises, et religienises, qui lui couta sept monastére mille
à la seule condition quilrenta d'ene somme
porsa mort une messe qu'eiles y feraient emnsilérable, dire
son âme.
négociant. Il
dstrurutnxiee
donner saris doute avait, m'a-t-on dit,
opulence, et carrelé un cabinet tapissé de une lames idée de son
pour des delingots d'or: il fit bitirun d'argent
tugaises, et religienises, qui lui couta sept monastére mille
à la seule condition quilrenta d'ene somme
porsa mort une messe qu'eiles y feraient emnsilérable, dire
son âme. quotilienne pour la aprés de
Cet
paix
fois par semaine il
Rneniknteaheibees
libertin,
a3G allait fêter
changeait de
que,
jour, et
chaque nuit sa
maitreisse,
portant il
son chapelet dans conquête ces
du
en
EenCah
certaines minntes, lnissait tomber un sorties
le nombre exact de pour savoir, en se grain à
ceuvres de ténébres ces péchés nocturnes. retirant, Les
mises en
linissentior ou tard
et la vengeance lumitresTamoure ou Tintérêt, la par être
ducteur doré; les dernitres guettérent tour-i-tour jalonsie le séFayant suivi dans la
--- Page 121 ---
(105)
maison d'un gentillomme, oùt il était
minuit, à Fhoure ducrime, le
entré vers
lieu de
noble époux, au
ct le galant, poignarder, de se comme en Espagne, la dame
avec le saborneur, mesurer, aima
comme en Franec,
mieux, comme cn Anun billet
Betitufabicei
de six mille rsaamtnLCLA piastres
plus, à la fois, assurer le ; mais voulant de
Phonnear desmaris,ille fit...a repos des dames et
point du billet) (41). Cependant annuller (je ne parle
pas, puisqu'il fonda
il n'en mourut
son cabinet, un beau bientôt, en faisant démolir
entra lui-mème, et où couventde il fut, Carmes, où il
dépaysé,
je crois, > un peu
Tonte plaisanterie à part,
est réelle, ete
l'anecdote au fond,
tout sera vrai. trimimtni
Rien n'était,
lement à Mexico, d'ailleurs,plus inais tout commun, 2 non-seucomme dans lout l'ancien dans le nonveau,
faire de grandeslibéralités monde, que de voir
vens par des personnes aux églises et aux coudépravée, qui croyaient, qui iavaient une conduite
péchés bien couverts
par ces dons leurs
Fautre, et qui
pour cette vie comme pour
servir d'une comparaison voulaient, si un moine Peut se
le Phlégéton ets s'ouvrir le mythologique, fermer
Pactole aux
Léthé, en ouvrant le
Plus dun PiSte
malice à cette
ccelésiastique n'entendait pas
complantlordonné générosité, ei prenait pour argent
fermaient les
par la crainte; mais les malins
comme ceuvres yeux ou avaient l'air de
prétends
pies les tributs de la pear.Jene regarder
toujours Be cependant qu'une piété véritable ait
dles églises étrangére à ces bienfaits en
j ce scrait, oubliant T'histoire, faveur
md-
ccelésiastique n'entendait pas
complantlordonné générosité, ei prenait pour argent
fermaient les
par la crainte; mais les malins
comme ceuvres yeux ou avaient l'air de
prétends
pies les tributs de la pear.Jene regarder
toujours Be cependant qu'une piété véritable ait
dles églises étrangére à ces bienfaits en
j ce scrait, oubliant T'histoire, faveur
md- --- Page 122 ---
connaître la vérité: (1oG) si, dans
la
aujourdhui même
Colombine, on
désordres
encore, on veut réparer des
FA
Honedheptanse endescrimen, peut-être, pardes fondapieux,sont convaincu SERSENELEREE la plupart de ces actes,
parun
dans les
tEpdar
toujours
seulement, sincère amourpourla deux hénisphéres,
queles prêtres, au reste, dans pour le religion. bien des "ouhaitons
téressés, et n'abusent ces deux cas, soient familles, désinpas plusd'un
mAteEnLEnt qu'au chevet dela
bnreaudel atlecharitable
fiévre.
pénitence,
pilloins Espagne, mais gouvernée comme par le glaive et par le
F
pays n'ont parlé qu'avec tous les descripteurs de gou- ce
vernement sous les rapports réticence de son
jeclcostatique,
civil
Join, et avec juliciaire,
tasfrer
qui vont,dailleurs, toute liberté, jetraiterai ces sujets un peu plus
Linstrgction
bientôt changer de imjortans, forme.
univesité, pas plus dans ses colleges publique, et ses en génémal, avec son
ces riches contrées écoles, ne, prospère
Beneolapuieure la mouisations l'esprit, la MESCLILE la verti, le
modestie, imumanité, Tordre, la grice, le F'urbanité, talent, la
phitlosophie, tous ceux du trésors edestes, lajustice, dont le goût et la
scienes,lsans Potose. Eh ! comment les un seul vaut
tifère da vieux Hentiraicnt-te sous l'ombre vertus, les
tion (42)? Laissant manceniller doncde qu'on appelle Inquisi- morréveil, encore, continuons, en attendant côtéce qjui sommeille
d'exercer
les
mceurs,
Timmangmable
dm paradjs usages, "TMumeai-pestmes la statistique et la surles
terrestre, dont quelqttes religion
esprits téfr
ienes,lsans Potose. Eh ! comment les un seul vaut
tifère da vieux Hentiraicnt-te sous l'ombre vertus, les
tion (42)? Laissant manceniller doncde qu'on appelle Inquisi- morréveil, encore, continuons, en attendant côtéce qjui sommeille
d'exercer
les
mceurs,
Timmangmable
dm paradjs usages, "TMumeai-pestmes la statistique et la surles
terrestre, dont quelqttes religion
esprits téfr --- Page 123 ---
(107 )
nébreux, espéce d'enfer. en tourmentant les âmes, ont fait une
chitecturen'en Mexico est orné de quatre-vingts églises : Farn'en pent-être est pas adinireble,mais la richesse
pour la décrire, eciommicalunidhojeer raménerait sans cesse le phrase,
syllabe or, ce petit mot si grand, si libéral, mono- si
heurensei oppresseur, qui, surtout,d depuis Ja propice et malilvention de la bousole, agite, calme,
trouble,appaise, reléve,
édranle, raffermit, bonleverse,
ensanglante, console,
ravage, et gouverne le monde enehaine, (45). J'ai visité délivre, ces
les temples grilles, tourà les tonr.leshoiseries, ies balustrades,
chaises,
piliers, les niches, les
2 les tribunes, les stalles, les lutrins, bancs, les
orgues, les autels, les voites, les toits
,les
tout est doré. Quelques autels ont des méme,
enjaspeon en
colonnes
sont en bois d'acajou, porplire, decédreoud ellgumi.gpseumarche
L'étoffe dont on faitles ornemens, d'oranger. tels que chasubles,tumiques, ries,robesdès clapes, dais, bannières,
saints, disparait sousl'oretlesp lapisseleseroix, les chandeliers, les
les éncensoirs, les châsses, sont lampes,les
ratenr
paténes,les plats, les
en vermeil; les
lesciboires etles soleilssontd'or, couronnes, , les tabernacles,
Cette magnilicencedese églises garnidediamans.
moins égalée parles
paroissiales estau
( Je) ne dirai
conventuelles. grand
( minicain en
des chose, écrivait un do-
((
1Ef
gieuses de Mexico; mais religieux et des reli-
( tropriches, qu'ils ont seulement qu'ils sont
(
beaucoup plus de liberté
(C Intinee. dales qu'ils
et queles scan-
(( bien
cfetmtauiajons ciel les châtie. )
> méritent
Rien Reit changé ici,à cel
égard,depuis deux
oissiales estau
( Je) ne dirai
conventuelles. grand
( minicain en
des chose, écrivait un do-
((
1Ef
gieuses de Mexico; mais religieux et des reli-
( tropriches, qu'ils ont seulement qu'ils sont
(
beaucoup plus de liberté
(C Intinee. dales qu'ils
et queles scan-
(( bien
cfetmtauiajons ciel les châtie. )
> méritent
Rien Reit changé ici,à cel
égard,depuis deux --- Page 124 ---
siècles, cendo, si ce n'est que (108) le vice
tandis que la vertu y marche en cresrétngrade.
avance dans T'ordre
Naguére, desr
assembls lenr religieux
il ye eut tant de chapiire pour élire un
decttpmenthtonee
deliers,
factions à ce
provincial,
meur. Lassembiée que tout le voisinage sujet, fut parmi les Corde club, ou
canonique devint bientôt en rutransformés pintseneeneior en
ou tous une les espèce
ment au pugilat, gladintenrs, sexeroérent moines,
tiers des comhattans puis au couteau,
si lestefallat queley vice-roi furent griévemcht que les deux
héros
vint en
blessés. Il
tonilus, et établirau monastère, personne séparer ces
aleriuemniste On trouve
un
jasqua la
aillent
ici fort ordinaire corps-le-gande
embrasséle assez souvent visiter les que les religieux
jour à goûter même leur ordre, passent religieuses une
ont
confitures.
musique, et à
du
e
Pour cet effet, car
manger lenrs
hroder,ily de bois.entre a des parloirs adloc, je n'aime point à
de mels une table lcs fréres et les soeurs. avec une grille
pendant le
où dinent les
On couvre
religieuses. repas, sont divertis religieux,
usage! il Que le ciel me préservede par le chant Mt:
infortunés, mpproche dont les du moins un fronder cet
dont lc coear, ouvert veux nefurent peu pas. quelques
au jour heureux aux sentimens de la libres, nature, et
SHS
qui verra tomber
cette
dans Lesbontrgenise ces
ctles nobles
faire toutess convens, où on leur fontelevarlons enseigne
filles
à Faiguille,
d'abord à
non ou
puis à chanter
mnE
Mexico, ropinette. On aime etatoueher si fort le ouvrages tympaqire I'on va platô: dans les la mosique à
temples pour
. quelques
au jour heureux aux sentimens de la libres, nature, et
SHS
qui verra tomber
cette
dans Lesbontrgenise ces
ctles nobles
faire toutess convens, où on leur fontelevarlons enseigne
filles
à Faiguille,
d'abord à
non ou
puis à chanter
mnE
Mexico, ropinette. On aime etatoueher si fort le ouvrages tympaqire I'on va platô: dans les la mosique à
temples pour --- Page 125 ---
(109) )
éconterdessons: service divin. Ces mélodieux quej pour entendre le
pensionnaires l'art nonnes de apprennent: aussi à leurs
qu'on exécute aux représenter des pastorales,
ces couvens, pour attirerà principales fêtes : chacun de
nombre d'auditeurs, fait vélir son églisel ele; plus grand
en pastoureaux et
ses jeunes ciéves
costume; les acteurs pastourelles,aveel sont ensuite cleplus galant
le choeur,
introduits dans
la sainte comédie métamorphosé ou plutôt cn le théitre, saint
et jouent
chantent ces scenesaccompagnés opéra, cari ils
Leur jeu, leur chaat, sont tellement paruinorchestre.
Holuachmnbnerh-im)
passionnés,
desapplanisemense etdes Dermniicasnectatenrs,
sent souvent des querelles, murmures, d'ou naislant faire valoir, par esprit de; chaque parti, amateur tel
vouthéâtral aux dépens de' tel auire,
couvent
sique et le costume, pour Péducation, pour la muqu'y reçoivent les demoiselles.
sur-tout,
CHAPITRE XXV.
Les Conitures. 1 Vice-Roi coacussionnaire,
celle La du place la plus spacieuse de cette
marché : quoiqu'elie n'ait capitale est
de celle qui servait au même
pas du Pétendne
Montesume,elleest, néanmoins: usage temps de
intérieurement d'arcades ou sont assez des vaste,burdée
et au-devant desquelles un grand boutiques,
femmes, commcà ja halle de Paris, nombre de
fleurs, des feuits etdes légumes.
vendent des
Ser ceite place, est le palais du vice-rei, édi-
use de cette
marché : quoiqu'elie n'ait capitale est
de celle qui servait au même
pas du Pétendne
Montesume,elleest, néanmoins: usage temps de
intérieurement d'arcades ou sont assez des vaste,burdée
et au-devant desquelles un grand boutiques,
femmes, commcà ja halle de Paris, nombre de
fleurs, des feuits etdes légumes.
vendent des
Ser ceite place, est le palais du vice-rei, édi- --- Page 126 ---
fice peu régulien, (TIo )
dune muraille, environné, exceptéla
la principale yui renferme aussi des faga.le,
donnes surla ruedes prison. Une des isstes du jardins et
leur oil'on pent voir, en orfevres, moins dite de la palais
de vingt millions dedix
Plnterin,
pierreries,
en or, argent, minutes, la vaLa rues
perles et
des marchands Saint-Augustin, des soies, occnpée en partic
grande; mais l'une des n'est pas moins
par
larges, est celieappellée' plas lougurs et des richeet
queduc et à un
Tabuen, qui
plus
sont presquetous bolrg les dont ellea pris lenomela, méneàlaonvrages de fer, d'acier, marchands qui vendentrles
aiguilles, qu'on y fabrique decuivre, etsurtoutdes
égaleà celle delY. La
avec une
mée par sa grandeur, rue de LAigle est perfection renommnaisons: elle tire son nom parla mnagnificenee deses
énormeoisean de;
unceneienne
cette rae,
pierre, inisséalun descoins iiole,
tezuma Ier, C'est en cette
de
ofliciers dela
rue que
FE
tisans; on y. chancellerie voit Yelégant et la plpart demeurenties des courVallés, lun des descendans hôtel du marquis del
Les aimables de celte ville de Cortez.
verslesquntre heures,
vont tous ics soirs,
caléche.se
Acheval, en
sées del Mexico, promenerala Alameda, cnrosseon en
de citronniers mais dont les alléesse Champ-Ej
ment, icette cllerangers, On y voit comiposent
celle de Lima, promenolequi de
aler même orlinaire- nom
tures: : les unes ne sont quinze cents adeux mille voi- que
etlesautresp parles messieurs, oecupées que] parjesdames
chaque vont à la jour avee Texnetitude qui des se rendent la
hommes, bourse : ces messieurs courtiers qui
car personne dans ce on ces gentilspays ne veut être
a
éesse Champ-Ej
ment, icette cllerangers, On y voit comiposent
celle de Lima, promenolequi de
aler même orlinaire- nom
tures: : les unes ne sont quinze cents adeux mille voi- que
etlesautresp parles messieurs, oecupées que] parjesdames
chaque vont à la jour avee Texnetitude qui des se rendent la
hommes, bourse : ces messieurs courtiers qui
car personne dans ce on ces gentilspays ne veut être
a --- Page 127 ---
vain, y viennent courtiser UIIL )
grandelenue et Tépéer au
ces dames, tous en
veur. Deux files
côté, avec noeud de fachamp, mais en Héquipages, lignes plus comme à Longparallelement, avec
rapprochécs, vont
promenade, ct reviennent lenicareinaptonl hout de la
meneeredenonvent Les
ensuile, pourrecomleur degré de
hommess sontsuivis, selon
en riche livrée; fortane, les dames deplns on moinsde valets
portiéres quelques-unes
font marcher à leurs
jolies, les micux parées; deleursnegreves les plus
toujours
cliacmned'eiles
à une: mouehedanselu vatnedeblanc, lait. ressemble, comme presque on dit,
Tatvalesior-rota
paraitre une fois par cetiepromenade, oùt
une suite awarbeillante,aume semaine:s si le roi iidaigne même a
portedece
pompeuse, ill'emau reste chaque oNeUrRensunit-iet vice-roi,
ssouverains;
un faste asiatique.
dans ces contrées, étale
Les
confitures. . (ilf faut bien
pas
ERLCHRENESCENEN Mesicains (meFenjondeeust
momnsfHiandemqes nosehanoinesd
n'en's sont
auxtraffes) les
(44), les confitures
deleur dindes
biscuits, 9 les
donc, les
la main à la main, wranges,lrsemanase avec les
passent dragées. icide
cependant, les ceillades ont billets-dons. On cause
voitigenty pour sei fixer;les cours; les cavaliers
BRaeu enfant mot, parun signe; exicesotsentonter et, le soir
core des sicunes que Vulcain n'aimait guére, même, fait ce
Hlarrive souvent (45). aussi
enveux plus nommer les que les donceus (jene
maris, amércs sur le lieu même cohifitures), oi On
ont des stites
les amans jaloux meitent les distribue: les
llambergeal alors
la main,
ilimproviste la
on voit en Pair ARFELREtsE mille épées
nues, cenx-ci
otsentonter et, le soir
core des sicunes que Vulcain n'aimait guére, même, fait ce
Hlarrive souvent (45). aussi
enveux plus nommer les que les donceus (jene
maris, amércs sur le lieu même cohifitures), oi On
ont des stites
les amans jaloux meitent les distribue: les
llambergeal alors
la main,
ilimproviste la
on voit en Pair ARFELREtsE mille épées
nues, cenx-ci --- Page 128 ---
voulant vengerle blessé (112) )
fendre Gls le l'assassin : si ces derniers ou le mort, ceux-là déou il conduisent, est
Tepeehnute, àla sontlesy plus forts,
sance du tellement vice-roi en streté, que premforcecalte
ne saurait le lirerde toute la puiscet
rmthezhie Helaslje vis plus
asyle
rixes, lorsque
d'unc preuve decess
nombre de galans Tallais à Hesico, ot ssanglantes un
marques de la
portent sur leur
grend
Quand vous voyez jalousie et dela fureur figure les
certain qu'il n'a un borgne, un
d'un rival.
cette. esaliladea la pas attrapé cet ceil balnfré, de
soyez
J'ai parlé
corqmete du Mexique. verre'ou
suis
omunetilnmndn vientalah
ce
P beau bresquetentede consacrer
houche,
croissait sur] fruit, leurs qui rendmit les une petite
guignons... Mais arbres, aussi fers Normnands, que les rAS
ce que produit ce quoi, se je voulais
Bouranimanx, je
pays en végétaux, décrire tout
cueil d'éternelles produirais moi-méme un minéreux, lourd
d'aillenrs, dans oesesiptions, qui se
reIlfaut du moins vingtautres ouvrages. trouvent,
croissent natureilement nommerles meilleursfraitse
d'Oaxaca, de
aux environs de
qui
la nouvelle Espague: Chiapa, de Guatimala, dans Mexico,
estabondante en avocats cette terre riche est fertile, toute
iuailos,s sapotilles, cocos * neuchtlis, (46), Jananes, citrons, oranges 2
culture srenaclilles, en obtient goyaves, des
cédrats 2
abricols, des
cerises, corossols,] des
pinas : la
des pêches, des poires, des prunes, , des
borerad sait que le fignes, des coings, des raisins, des
pomme de pin; c'est Pinas le ou ananas ressemble grenades. à
si la nature faitdes rois. roi des fruitsd dAmerique, la
Qued'arhres ambnlans, produits
par elle, mais
:
A7 --- Page 129 ---
(n3)
quelarta
ces climats, glids,prespérent 2 ne répandent pour cux seuis dans
malfuisante, ne donnent par tout qu'une ombre
ou CoerepletralTeljsont, que des fruits indigestes
les êtres
queliques-uns exceptés,
et, gouvernans.Jep Qnfonsppellemointes parlerai, inquisitears, nobles
de cctte administration dans un autre volume,
gouverne, trois
sans la justice, Kodalteo-momaatean un
la siècles, et qui in'eût pas grand
ate
terreur. régné un rpus sans
La capitale da Mexique est le
vêque et du vice
siège de l'archegrand seignenr parsa monarque, naissance, qui est toujours un
pars son or. En général, les
ou qui ledexient
icil'immortel Las-Casas, tandis archevèques ontimité
vice-rois n'mitaientlefamenxe
la piupartdes
despotisme. dlimnea
Un
que par. son
vice-roi a pour premières
verneurs civils et militaires.
La capitale da Mexique est le
vêque et du vice
siège de l'archegrand seignenr parsa monarque, naissance, qui est toujours un
pars son or. En général, les
ou qui ledexient
icil'immortel Las-Casas, tandis archevèques ontimité
vice-rois n'mitaientlefamenxe
la piupartdes
despotisme. dlimnea
Un
que par. son
vice-roi a pour premières
verneurs civils et militaires. créatures les goudes présens pourles
Comme il en reçoit
leurs charges, ilen reçoit continnerdans aussi de l'exercice de
ollieiers;ilenr reçoit encorede eceux tous les autrcs
quiont recours
mnême
ARIEREREETd
desjuges: c'est un receveur desappels; il en reçoit
Jene sais point
général. d'hui ses honoraires. exactement ce que sontaujonr. mémoire, nel
Philippe 11, d'exéciable
deson épargne, iaidonsitapetilires que cent mille
sur les deniers
somme doit être doublée. Sun ducats par an ;la
transmet quennal; mois, par le moyen des règne est quinindes, à son tour aux mémbres du présens qu'il
sûr d'être aux courtisans, aux princes, conseil-ies il est bien
ansa au-de laduterme RERReSIRiees. ordinaire desa cing et dix
Ontrelescentmille dicats
commission. encore pour traitement, outre qu'il les toucheau moins
T. I. potsdevin et
--- Page 130 ---
les
(114)
épices outre les brillantes
madame i' vice-reine, on ne saurait épingles pour
totaldeson revenu, s'il est
imaginer le
s'il s'empare du monopole sur commerçant la
et avare,
chandises,s'il devient exacteur vente des marenssionnaire. Tel fut, entre
en chef ou conSerralvo;
mit plus
antres, le marquis de
profit, PNSLE de ses d'impôts surles sel,à son
Il tirait
prédéeesscurs. de
million, sans amnuellement parler des ce pays, en 1627, un
ni du commerce qu'il faisait présens, qu'il recevait,
Philippines. Cet excellent bomme en Espagne et aux
verneur) pendant T'espace de dix d'éiatfnt goudeux millions: au roi, un
ans, > et envoya
autant à d'autres
courtisans, 9
auttonentis.fortiez
pour obtenir cinç
comme en a tout
FNTEtEEOA
homme de
ennemis,
ce nouveau quine. bien, et il manqua
In'y avaii jadis à Mexico
roi,déux présidens, six juges, qu'un procureur du
vice-maitre 2 jugeaient toutes les lesquels, avec le
etau criminel: ce nombre a
causes au civil
et lesappointemens aussi. hencoupaugments
Qnoique ces magistrats agissent de
celuiqui
concertavec
rejrcnntelconuneain, ils ont cependant
Tepewvoirdesoppoer de ne pas souffrir qu'il exécute à plusieurs de ses actes 3 et
traire aux lois; mais la
ce qui serait conbearto r, carilssont sous sa plupart n'oseraient le
ilsfo-eraient,leur veto serait dépendance, et quand
Cet énorme pouvoir, joint toujours à la sordide nul.
noique ces magistrats agissent de
celuiqui
concertavec
rejrcnntelconuneain, ils ont cependant
Tepewvoirdesoppoer de ne pas souffrir qu'il exécute à plusieurs de ses actes 3 et
traire aux lois; mais la
ce qui serait conbearto r, carilssont sous sa plupart n'oseraient le
ilsfo-eraient,leur veto serait dépendance, et quand
Cet énorme pouvoir, joint toujours à la sordide nul. du marquis ou comte de Gelves, ancien avarice
roi, eti EFSS vicemille ducats de revenu 3 firent
RC
ville, pour la première fois, en 1624. insurger cette
fr --- Page 131 ---
(115)
CHAPITRE XXVI.
Accapareurs. 1 Une Excommunication.
écrivit,
Saetttelataread la narration détaillée de ce
il y a deux siècles, dont il avait été témnoin.
soulèvement, Parce
celte histoire, disait-il dans son
(
que est mémorable et peut servir
( préambule, en ce monde ou nous sommes aux
( d'exemple
afin
n'envoie plus de
€ autres nations, 2
qu'on
et
( gouverneurs avares ni de prélats emportés
dans lautre monde, j'ai cru
( remplis était d'orgueil nécessaire d'en faire le récit, que
C qu'il
la sorte. )
K je commencedel
vais aussi narrer ce fait
En T'abrégeant, fournira je d'ailleurs une nouvelle
épisodique, de la qui tyrannie exercée dans tous temps,
preuve contre les Indiens et les créoles.
L'impartial historien doit pourtant reconnaitre de
que le comte de Gelves, Tun des descendans de
Cortez, possédait quelques-unes des qualités
Fadministrateur : les Espagnols honnêtes l'appelaient lejugesévère, le chien qui dévorait tous
ESTEA Mexico pour Godont le damnable gott prenait
mnorrhe. En effet, ses prévôts et sa maréchaussée,
qu'il avaittoujours en campagne, nétoyaient tous
les geands chemins des bandits quiles infestaient, Domet ils étaient expédiés plus vite encore faisaient qu'à la chasse
front, tandis que ses d'un alguazils amour honteux et criaux vils partisans
8.
ient lejugesévère, le chien qui dévorait tous
ESTEA Mexico pour Godont le damnable gott prenait
mnorrhe. En effet, ses prévôts et sa maréchaussée,
qu'il avaittoujours en campagne, nétoyaient tous
les geands chemins des bandits quiles infestaient, Domet ils étaient expédiés plus vite encore faisaient qu'à la chasse
front, tandis que ses d'un alguazils amour honteux et criaux vils partisans
8. --- Page 132 ---
I1G )
minel, ces
la race n'est pas Gomorrhéens éleinte.
satipopulateus, dont
Mais si ce:
la justice et magistrataustère les moenrs, la et inflexible aimait
ressentait aussi pourlor lui fit passion extrême qui
fautes, > qit'elles ont terni sans commettre tant de
pellait ses vertus;
retour ce qu'on. lapzèle pourlajustice, jedimimème que son prétendu
deur pour Tiniquité. masquuit adroilementsont arn'osait et ne pouvait Alenopolenrp faire par avarice, ce
ELE et odieux métier, il le lui-mème dans ce
parses agens,teiqu'un don
faisait exéeuter
on'lefit négociant, quiaceaparnit tous Piepredefesity les
riche
pius d'unefois en
grains, comme
cita souvent de si Justes France, ou cecrime exvaient étreappellées des révoltes, qu'elles pouL'agent en chef,Mexie, insurrections, achetait
diens au taux quillui plaisnit lemais aux Inau froment, ille payaitaux.
d'y meltre; quant
delaloi, pour les temps de Rapaghnolsselen.it taxe
le boisseau, prix bien
disette, quinze réales
pèces si communes alors modique, dans en raison des esfesfermicrsdaiente contens
ces contrées; mais
excédent d'une fertile de leur récolte, adre0crstenions en voyant
année, n'osant,
Fapparence
eufavori du vice-roi, etnesachant d'ailleurs, lei refuser
detous ces grandsachats.
pas les motifs
Par ce moyen facile, Mexie ayant
grainstoutes les granges qu'il avait
rempli de
pagne, lui et lecomte en
louées en camrsquiin'y avait au marché devinrent lcs maîtres.
mientetdemais qu'ils n'avaient que fort peu defropar conséquent, le prix en euafuta avoir, et que,
aguns subaiternes de ces nohles augmenté, les
taient les grains mis en réserve, etles volersya appordouble de ce qu'ils coltaient à leurs chefs. vendaientle
HEE
ayant
grainstoutes les granges qu'il avait
rempli de
pagne, lui et lecomte en
louées en camrsquiin'y avait au marché devinrent lcs maîtres.
mientetdemais qu'ils n'avaient que fort peu defropar conséquent, le prix en euafuta avoir, et que,
aguns subaiternes de ces nohles augmenté, les
taient les grains mis en réserve, etles volersya appordouble de ce qu'ils coltaient à leurs chefs. vendaientle
HEE --- Page 133 ---
(17)
Bientôt les pauvres se plaignirent, les riches
murmurérent, et, tous ensemble, présentérent
merequéte à la chancclieric, devantle vice-roi,
obtenirquele bléfnt remis au prix fixépar
pour
Maisla chanecilerie, venduc au comte
ja police. interprèta la Joi comme il voulut, en
agioteur. disant qu'cile ne réglait les prix
pendant les les
discttes, que l'année serait FCAEEIE que
marchés étaient tous bien fournis, qu'il y avai ville
sutpiegmmenulegetus, pour! la proviionidela lois contraires
etdela sampegnc-Ainsi, malgreles tout un
à ce monopole ct les plaintesde
peuple
Mexie continua de faire vendre sa sabstancepout, vice-roi,
mieux remplir sa caisse et le trésordu despole, qui aitpremier monopoleur, premier et le droitde
rait voulu interdire aux citoyens
pétition, et la parole et même celui la pensée qui, (47). comme un
Le OUFL le voyant protéger, que lui refusait toute justice,
s'adressa pére, à l'église, comme à sa mère, c'est-à-dire,
de Zerna. En lui réà son archevèque Alphonse abominable de Vinfam.
présentant la abusait tyrannie dela protection d'un homme
Mexie, qui
affamer les
puissant et injuste pour
pauvres,ille et
pria d'en faire un cas de conscience, deremédier à cette oppression par les censures deléglise. Zerna, qui,
gagnerla faveur populaire 2
conduitedu vice-roi et celle
avait
ANEGHERE
toujours! excommunia celui-ci, etc ordonna
de d'allicherles son Tigellin, copiesde cet arrêt sacré à la porte de
tous les temples. redoulant
Zerna et se moquantde
Texcommunication; Mexie,
peu se tint tranquillement chez
lui, ne cessant pas de faire vendrel ele mais,lefro- ce
ment, etd'enhausserie prix de jour en jour;
gagnerla faveur populaire 2
conduitedu vice-roi et celle
avait
ANEGHERE
toujours! excommunia celui-ci, etc ordonna
de d'allicherles son Tigellin, copiesde cet arrêt sacré à la porte de
tous les temples. redoulant
Zerna et se moquantde
Texcommunication; Mexie,
peu se tint tranquillement chez
lui, ne cessant pas de faire vendrel ele mais,lefro- ce
ment, etd'enhausserie prix de jour en jour; --- Page 134 ---
qui décida le
(118 )
cens sure, en y prélatà augmenter le poids de
du serviredivin. ajoutant aussitôt une interdiction la
Cetlemesnre était si
jamais que contre un irelegtablegmrons grand
n'enusait
tumax, el méprisait le
quis'einit rendu conbrait prbliée, on fermait tous pouvoirde les
Téglise: . à peine
plusde messes, toutes temples, on n'y célétions,se terdites; les fileles en deuil, prières y étaient intant
voyaient tous
privés de consolaque la personne
quoique innocents,
aux
ETst
KPantes sacerdiotale, refusait
yeuxde la
Une telle censures.
tcmcairementdj
reuse à Mexico interdiction était d'antant
cette capitale avail pour les prévenus
plus onévant quede messes, alors onze cents obstinés, prêtres ne que vià raison d'un dollar, quechaeund'euxe et
en disait une
forcés deles indemniser
les interdits étaient
nités qui s'élevaient souvent dtite temps à perdu, indemplus de mille écus
ne vouloit
ciferarte
Mexieà payer
pas il senlement obliger
aussi, et, par cettesomme,
fait odieux au; peuple, contre-coup, prcendaitlerendre son patron, tout à
védela communion et
se voyait. par lui, priconnaissant messe:
dant la multitude hnenlesimtentionse du prélat reperctrs et entenrues, des clamenrs pousser contre lui, dans les
tement dans le palais menacantes, du
se reira secrèprotéger contre
comte, qu'il pria dele
persécuté, disait-il, anchevenueaie qu'à
peuple, n'étant
Alors le vice-roi, après causedelui. avoir
allichées gardes dallerarmachet les
commandé à ses
aux portes des églises, sentences qui restaient
perieursdesparoises eldes
ordonna aux suscourenindeinontir
:
pousser contre lui, dans les
tement dans le palais menacantes, du
se reira secrèprotéger contre
comte, qu'il pria dele
persécuté, disait-il, anchevenueaie qu'à
peuple, n'étant
Alors le vice-roi, après causedelui. avoir
allichées gardes dallerarmachet les
commandé à ses
aux portes des églises, sentences qui restaient
perieursdesparoises eldes
ordonna aux suscourenindeinontir
: --- Page 135 ---
(110 )
Mais tousles
et d'y faire dire la mesratunlinaste d'éxécuters ses ordres, croyant; chef
prètres refnsérent devaient plutôt obéir sur' au leur
avec ruison, quau qu'ils chefcivil; et eclui-ci, révocation de ses
religieux
refus , fit dnmntearanteia
censures.
pouvait les révoquer,
Lep rnudpentisguilans Mexiene se Misoumis al'églisc
les
que don
n'eit payéà
Ra
absons pebliquements indemnité qu'il du prejulice
sa ré- luile comte
Acelotsaiques
Tar
volte leur causait; qu'entin
commerce par
memedesappsouve le malheureux et les
lequel Mexie opprimait lepublic
fut ainsi que ce léméraire
CACIFLE
Ce
de son roi,
AAE
aTautonté
digne,ilest
posa, rTeral d'un
peu
bersotned poniemagtsirate sa arblesesur
vrai de ce titre; et dontil qu'en
lépositaire, comme
clefs
deliRaareree
la forcedes nombreux qu'il avait dessein
sur un clergé
contreleponsutt doute
guer avec Tepeuple de son pourlater priuce, il erut sans Saint AmAureprésentant la noble fermeléque
imiter dignement contrellempereur Théodose. de son
broise Mais déploya le comte de Gelves ne voulant pas, digérer la
côté, imiter ce monarque, ne il pouvait ordonna qu'on se
réponse bardie d'un pretre : farconduite àSaintsnisitdesa personne, et qu'elle
ce qu'on
Jem-dUha, pour êre ganicejuwqura en Espagne. 1
pit T'embarquer et instruit 2 transporter de cet ordre, sortitausL/archeveque, de la ville, avec tous ses chanoines et autres de la
sitôt ecclésiastiques; se retira dans le faubourg, dese rendre en
Guadeloupe, d'ou ilavaitdessein peindre comsecret à lac courde adversaire, Madrid, poury) et fit, en attendant,
modément son
une excomaflicheral la einoneeisera
munication ab irato contrelevice-rol
agne. 1
pit T'embarquer et instruit 2 transporter de cet ordre, sortitausL/archeveque, de la ville, avec tous ses chanoines et autres de la
sitôt ecclésiastiques; se retira dans le faubourg, dese rendre en
Guadeloupe, d'ou ilavaitdessein peindre comsecret à lac courde adversaire, Madrid, poury) et fit, en attendant,
modément son
une excomaflicheral la einoneeisera
munication ab irato contrelevice-rol --- Page 136 ---
120)
CHAPITRE XXVII,
LEmeute. Palais assiegé,
lev viee-roi Axaxrb biondrarneiss la
Farréter: : envoya une troupe
informé à
deses
enritétbrnboties
ueéglise comme temps,le
pour
aigumalydus
des
dans in
pedatseretira dans
vétit de ses brigands, fit allumer les
son
habits
Demscioneies
téte, clergeé, et là, dévant ponifients, s'environna cierges,se reboire de tenant la crosse d'une Tautel,ia nitre sur de la
raient attenter Fautre, it crat
main et le saint-ciCes messieuts, à sa personne. que les sergens n'oscvers Tautel, se entrés dans l'église,
priére, représentent meltent à genonx, savancent fent
ensuite fort
Jeur
poliment à Tarà
FRER Remtacoa
linvitent
qa'ils apporient eldentenirels
quitter
( Votre maitre, au nom du roi. lecturedu mandat
munié! Je nele s'écrie Aiphonse, est
corps de Teglises censidére mais
plus comme étant excommander wranehésquis
comme un membre du
vons êtes dans odantesepee ce saint lieu. Je pouvoir de com- reretirer à ma touché voix du salut de wotre.ime,dicn voisprie donc, si
ptiviléges cution de nos Tebsiblement, sans violer vous
les
églises, eny
les
Je
ondonmonces de la metiant à exécudu pied déclare, de au surplus,
puissance séculiere.
moile saint cet autdl, sans qu'on qu'on ne marracherait
Saerement que voicila n'emmendt avec
frv
pee ce saint lieu. Je pouvoir de com- reretirer à ma touché voix du salut de wotre.ime,dicn voisprie donc, si
ptiviléges cution de nos Tebsiblement, sans violer vous
les
églises, eny
les
Je
ondonmonces de la metiant à exécudu pied déclare, de au surplus,
puissance séculiere.
moile saint cet autdl, sans qu'on qu'on ne marracherait
Saerement que voicila n'emmendt avec
frv --- Page 137 ---
(121) )
nos
nommé Tirol,
Alors lechefde gendlaymes, de Tordre qu'il avaitde
sc leva et donaleeture du roi,
de Zerna,
sc saisir, au nom
d'Aplonse delecmelutreaSaine
en quelaue lieu qu'il êure fat, mis al bord d'un batiment,
Jean-Ulna, pour
comme pertaret transportéansisot en Espague,
delezobateur du repos du Mexique et criminel
majesté.
Tirol,) lui dit, en souriant,
Le prélat, regardant'
dont son maitre faisait
( que les termesinjurieux, qu'à lui et à son favori,
usage, ne avaient convenaient troublé le repios da Mexique ct
qui seuls
reste, il Feshortait
opprimé les pauvres; qu'au
de
d'être
encore à ne point vioier Péglise, Aetine sa main
puni comme Jéroboam, le quiavait et qu'm pareil
sur Tautel contre projhete, commettre un saexemple devait Tempécherde
crilégedansl la maisonde Dieu. )) conmande, avec
Tyrol, en zélé satellite (A);
et vigoirenx
douceur, au nom du roi, ,àun jeune de prend: e le
prèure qu'il avait amené exprès, de
et de
saint Sacrement des mains
Tarchevèque exécute aussitôt
le
sur Tautel: le prètre ensuite le prélat du
Ketoer du sbire, dépouille
cette espéce de
costume pontifical; et pendant
se récrie
1e , le faible, victime du fort,
de
dégradation vainement contre la violation des piviléges indigné,
l'église, fait à son clergéimmohile, mais penple
sansdonte, des henE-manumabomto) tous à témoin deson martyre,
consterne.lesprend Saint-Jean d'Uha, ouil fut enfermé
et part pour
de temps après, embarqué pour
au fort, et, peu
attentif saurait bien m'adresser, ici
- Vous
EhTrERea
suriout, une observation judicieuse: toute la
avez assuré plus haut, me dirait-il, que
glise, fait à son clergéimmohile, mais penple
sansdonte, des henE-manumabomto) tous à témoin deson martyre,
consterne.lesprend Saint-Jean d'Uha, ouil fut enfermé
et part pour
de temps après, embarqué pour
au fort, et, peu
attentif saurait bien m'adresser, ici
- Vous
EhTrERea
suriout, une observation judicieuse: toute la
avez assuré plus haut, me dirait-il, que --- Page 138 ---
puissance d'un vice-roi 10 122)
assassin cela
refugié dans une ne pourrait enlever un"
Gelves, comme vous; mais voici eglise; nous savions
peine, un vice-roi, qui en fait maintenant don
vèque en par une poignée de gendarmes, arracher, sans
untomodemel ne
unarchedeteretenrae dont il avait de partisans, chez manque un pas d'amis,
Permettez: embrassé le
la défense, et petple pieux
le savez aussi, homme vice-roi en question pour qui..
sa petite vieloire; dec caractére; cela élait, vous
les suites, quey
mais vous allez en connaitre explique
pasinterrompu, vousmurierdejs, et
,si vous nem'aviez
votre remarque.
Aussitôt
RsNRRnIEinaLe
habitans de après Mlexico le départ de don
à tenir
commenerent Zerna, les
à blâmerla d'étranges discours contre le secrétement
ils ne purent deportation bientôt deleur brave. archeréqae: vice-roi, et
ouvertement 2 presque s'empécher de parier ainsi
qu'ils tenaient sur partout, don en mlant anx
son
Ieabe
contre Mexie, cemmerce, , des injures Gelves, et des qui conplaintes qu'ils rareoereteed élevaient
Outreles menaces justes
juré, encore excités par tous deux-mémes les
ils élaient
du disoit-on, une obéissance prêtres, qui ayant
dispenserde pape, croyaient en
passiveai ministre
du roi.
celle qu'ils devaient conscience aussi au pouvoir se
Mais il leur fallut
ministre
d'éveillerdans toutes les quinze jours pour
tant elles élaient affaissées imesfesprit
achever
vitude: cependant les
sous le poids unsurrecteuar, dela sermulâtres avaient toujours créoles, les Indiens et les
doulenr, comme avec plus souffert avec plus de
despotisme de leur vice-roi dimnpatience, actuel
Tavare
et lautorité
f5r
devaient conscience aussi au pouvoir se
Mais il leur fallut
ministre
d'éveillerdans toutes les quinze jours pour
tant elles élaient affaissées imesfesprit
achever
vitude: cependant les
sous le poids unsurrecteuar, dela sermulâtres avaient toujours créoles, les Indiens et les
doulenr, comme avec plus souffert avec plus de
despotisme de leur vice-roi dimnpatience, actuel
Tavare
et lautorité
f5r --- Page 139 ---
(123) )
qu'on leur envexatoire de tous les gonverneurs
voyait de Madrid. conduit le déporté à Saint-Jean
Tirol, ayant
àla courde
d'Uha 2 reparut, a douze jours après, en homme fidèle
don Geives, qui ile récompensa, Véconomie politique, par des
aux principes de
zèle. Ceretour alluma enfin
complimens sur son
couvait dans toutes les
le feu de la sédition qui faitespoueleaoaifery
tnbseogecarnerme augmenter son incanmais qui devaient plutôt
descence. exécuteur, n'ignorant pas les mauvais
desseins Lagent
le penple nourrissait contre lni,
sortir de sa maison; mais,
n'osa , le dtal étant joar. obligé de se rendre au palais
le troisième, maitre, il se hazarda de monter dans un
de son dont il fit fermer Jes portières. Cette précarrosse
quedes voisins observateurs
cautiona'empécha
desa sortie tousles méconne
aSAEeNT
prévinssent
les autres,sibien
tensduc quartier, yquienavertirent)
qu'en sortant desa rue où pourgagnen était le promptement du comte >
la place du marché à entendre trois palnis ou quatre petits
Tirol commença
couraient après sa
garçons, silllés à cet effet, qui leurs forces: Levoilà,
voiture, en criant detoutes les mains surle vicaire du
ce Judas, quia Bieniot,à porté ces bambins séditicux,s'en
Seigneurln beaucoup d'autres qui criérent: ( lifantle
pendrele'est joignit
un traitre, un chien,un excommunié.s marPour se débarrasser de chevaux;n cetie importune mais la petile
maille,le cocherpressa ses après, continuants ses
populace courut mêmes rapidement des
de sorte qu'avant
cris 2 jetant franchi pierres; rues,il avait une
que" Tirol eût
centaines quelques d'enfans de toutes les
suite de plusieurs
couleurs.
'autres qui criérent: ( lifantle
pendrele'est joignit
un traitre, un chien,un excommunié.s marPour se débarrasser de chevaux;n cetie importune mais la petile
maille,le cocherpressa ses après, continuants ses
populace courut mêmes rapidement des
de sorte qu'avant
cris 2 jetant franchi pierres; rues,il avait une
que" Tirol eût
centaines quelques d'enfans de toutes les
suite de plusieurs
couleurs. --- Page 140 ---
Gelves, Arrivé enfin, sans (124)
Tappr dhension ileu Gi aussitôt coromutire,a fermer les palais dedon
Eneftat, onnetarda d'un sonlevenenr général. portes, dans
coaverte
pas voirla
d'individus crisde suceessiremert de toutes i de sept Pacolmmarelid à huit
croisées leurs enfans, et clnsses, qui
milliers
Ce fut du paiais de da langaient des répétaient cailloux aux les
Fenlinand.C ainsi qu'un syrsmnique excellence.
pour
Cortez fut Ahannetcmn le
assjégé, non loin despole de là,
Cependant le fier
ECLELETE
hauteur,
vice-roi,
se retirer envoya chacun prier les mutins abaissant de un peu sa
venait de se sauver chez soi, attenda vonloir bien
mais cesparoles
par une porte de que Tirol
tatic Il gencrale,
derricre;
trois
etle
uenneniados
ou quaire
peuple, animé haugmenteriinnd
ses rangs, altaqua prétres le qui s'etaient d'ailleurs mélés
pieux, des
palais avec des
Tbar
sans se soucier Halicbaniedn des
des pistoleis et piques, des des
pourrnient porter. personnes sur qui les fusils,
divers
coups
mnaisons, n'osaient ni ne voulaient
le
pour calmner les
sortir de leurs
-
dont wiee-rofag les qu'au contraire, séditieux ou secourir
boutiques donnaient
demeuraient
Pluseuesuneont sur
il était
ouvertes, se
celte place et
pour en rire tombé, et que ies mnoquaient du péril ou
autres:e Lanissons avec eux, en se passans sarretaient
nous venger:
disanties uns aux
celui quiies gulils ctaemen punissent
ils veulent
Parmi les paie! >
lirol, Mexie et
prétrea appele pius bardis des
uré plusieurs Salazars qui, non ascaillans, content élait un
comps de mousquets, d'ayoir
cherchait
:
et
pour en rire tombé, et que ies mnoquaient du péril ou
autres:e Lanissons avec eux, en se passans sarretaient
nous venger:
disanties uns aux
celui quiies gulils ctaemen punissent
ils veulent
Parmi les paie! >
lirol, Mexie et
prétrea appele pius bardis des
uré plusieurs Salazars qui, non ascaillans, content élait un
comps de mousquets, d'ayoir
cherchait
: --- Page 141 ---
endroit (15) des murailles que Fon
partout quelque abaitre, ou quelque R rte facile à
por aisément
s' offrant àses regards,
enfoncer. Cdlledelaprison à l'aide d'une bande
il se la fit ouvrir de liberté ferce les > détenus, politiques
armée, cl mit en
tpalpisef
CHAPITRE XXVIL
Combat. 1 Sentence inquisitoriale.
ndesesamis.sidesese courtisans, <
Voravrqw/aueund
n'arrive
ni deses officiers civils ou militaires, sur le plus eout
le délivrer, le vice-roi monte fait arborer l'étendard
balcon de son palais 2
appelerles
espagnol et sonner la trompette, de pour leur roiy qu'il
nobles et les riches au secours tous les
de
yeprésente. Nul ne parnit;
ne prineipaux pas S exposer
la ville restent chez eux, pour
ensa faveur. du drapean royal, et au nom du
A Taspect
surles
monareque qu'ils ont entendit sécrient prononcer c Vive le roi!
balcons, tous ies mutins et le mauvais goumais périssent les traitres
vernement!, )
coups
Ces crisfurent scompeonéstenetnmits les assiégés
de pierre et de fusil, anxqueis
OE
direntalors par une Atedlonipmanderemnia iln'y eut pas à craindre un
toute Yéchanlfourée, le vice-roi, d'ailleurs abanseul coup de canon, dansla ville, où tiln'avait
donné,n'ens ayant aucun émeute, ni craint une attaque
jamais préruaueune
étrangére. --- Page 142 ---
Salazar, dans cette (1:6)
environ six
à la
heures, armpuche,
Salazar, >
ayait qui dura
méme MRimeN général de
nommé,
mais bravoure, et
Arae
le vice-roi,
perdit sept à déploya la
haut des
dont la troupe huit soidats;
auprés de balcons, lui.
eut un page et combattait un
du
Vers les
garde tués
apportérentde approches la
de la nuit
et une partie du poix et du feu; on , des femmes
Ce fnt alors
palais, avec la hralsoreimm
que quelqueseuns principale des
porte.
que l'ineeudie ne
notabies de
à faire sa retraite, lesg gagnat, et engagerle
Tandis
aprés avoir
troupe huit soidats;
auprés de balcons, lui.
eut un page et combattait un
du
Vers les
garde tués
apportérentde approches la
de la nuit
et une partie du poix et du feu; on , des femmes
Ce fnt alors
palais, avec la hralsoreimm
que quelqueseuns principale des
porte.
que l'ineeudie ne
notabies de
à faire sa retraite, lesg gagnat, et engagerle
Tandis
aprés avoir les
Teteignait, les éteintlet feu. peuple
s'étant
plus avides
treindies
laissé mirent au
et précipités dans le d'entre
de riche EOS de n'y auraients sans doute palais le
bon, si les mémes
rien
tard, plus iis donneraient les
plus ils notables
EESEEEE
décotverts.
moyens d'être, pilleraient, tôt
detous Cependant les plus furieux
ou
échay pés cêtés à l'aide Tirol,
cherchaient en vain
savoir de
d'un
On
iatthgne
déguisements
premiers, long-temps apiés
ou avaient fui les ne put
mais (n sut que le s'etre sauvés par les
deux
femme, en Cordelier vice-roi, travesti jardins 5
excelience, élail
(49), sans
par sa
un de ces moines, sorti de la place respect pour son
milicu de la
avait passé
assiegée avec
retiré dans le foule.qui demandaits heurenscment Sa
au
resia pendant couvent de
tête, ets'était
oroies desa six ou sept sumntcFrancni mois, en
0 où il
événement, cour, qu'il" avait fait instruire altendant les
Le roi
de cet
d'Espagne et son conseil
jugérent bien
4EF
sans
par sa
un de ces moines, sorti de la place respect pour son
milicu de la
avait passé
assiegée avec
retiré dans le foule.qui demandaits heurenscment Sa
au
resia pendant couvent de
tête, ets'était
oroies desa six ou sept sumntcFrancni mois, en
0 où il
événement, cour, qu'il" avait fait instruire altendant les
Le roi
de cet
d'Espagne et son conseil
jugérent bien
4EF --- Page 143 ---
(127 était )
de haute conséqu'une émcute semblable
antres
quence el d'un exemple dangereux .
comme àMexico, poneles dit
parties de TAmérique, oit, aurait toujours des facun des ernseillers, il y ct ses brigands,si l'on
tieux prèts à imiter Salazar
an moins les plus compables.
ne punissait
arrivérent bientôt dans cette
En conséquence, marquis deSerraivo.nomcapitale don'Alvarez, de don Gelves, et si dignederere,
mé don successeur Martin de Carillo, prèire et inquisiteur. on
et examina sans délai cette mutinerie; mais
On
de ne point la juger avec trop
eut la prudence tous les nobles, se trouvant comde rigueur;e car
réunis salétendard royal
promis pournes'etre pas auraient dà être châtiés.
au son de la trompetie, leurs charges,emoique, pour
Trobsingespentirent ils eussent allégué quils n'avaient
leurs excuses, sachant trop que toute la ville se
pas osé soulevée sortir, contre eux.
serait
créoles avaient eu la
Le tribunal trouva queles
et cela était nagrande part à la rebellion, s'excuser ou detece Un d'cux, loin de vouloir
(( Nés au
mander gràce, parla ainsi aux la juges: même aversion
Mexique, nous avons tous d'Espagne et pour tous
pour le gouvernement arrivent de ce pays, parce qu'ils nous
ceux qui comme de vils esclaves: qu'ils perdent
regardent
leur insolent orgueil, ou
donc, à notre égard,
une occasion fanous trouverons, tôt ou tard,
vorable pour secouer le joug. )) tous les ecclésiasIl fut également prouvé que del Tarchevèque,
tiques, pius ou moins révolte; partisans de sorteque si Salazar
awbrenttomennsla autres prêtres ne se fussent sauvés,
et plusieurs
Barcelonne,
ilsatraient été envoyésanx galeresde
suivant l'arrêt rendu par contumace.
insolent orgueil, ou
donc, à notre égard,
une occasion fanous trouverons, tôt ou tard,
vorable pour secouer le joug. )) tous les ecclésiasIl fut également prouvé que del Tarchevèque,
tiques, pius ou moins révolte; partisans de sorteque si Salazar
awbrenttomennsla autres prêtres ne se fussent sauvés,
et plusieurs
Barcelonne,
ilsatraient été envoyésanx galeresde
suivant l'arrêt rendu par contumace. --- Page 144 ---
Entretentde
(128)
erénles condamnés coupables,il à êre
n'y
furent-ils
cutque quatre
homme que pour fait de pendas, pillage: encore ne le
tant rcenioeene exprimé au quant à cet
Nemegp, denergie, O1 lnid donna une tribunal avec
était dementre pour calmerson patriotisme, place d'aleade à
avaient tre mpé AuC tous les citoyens de Au reste il
soi.daction, d'ot il résullaque cette affaire, soit de conseil, México
sonnablepoir préfurerde Jes eleroi fut assezraiAeereteEeete tierement
rameneràs son joug
advint
par une implacable quedeles révolterens
fers, don, Lansaieuceirerae Seralvo,
bonté rigneur; rivantlenrs mais il
chapitre, mtimprnemente commeonl'a vu dans unautre
sespareils, dont la série est exacteur, et que tous
d'anneaux enfans
de la chaine qui longue, furent autant
deces Amérieains. pese encore sur les
poiitigue, Quoiqu'on iln'en eût tierminéparla donceur ce
geois, des frais coltapas moins, aux seuls
nej jamais casser énormies,
TOE
rillo,
les vitres; pourienr et don Martin apprendreà
vingi Hinquisitear, cinc mille.dicats. eût, poursnpartdamla de CaLa conduite de
épices,
Espague, bien plus farchevémme fut trouvée, en
fait vice-roi, dont les présens, condammable" que celle du
benucoup d'amis: le prélat d'aillenrs,lui resta
avaient
pondani-qucipies années; mais,
sans emploi
Snbigernterilimneny sonpays
parti,onl linstalla pour ne pas déchédes
enlin, dans
il
-ecinnmcined
se contentàl Costille,oui d'un
iatlutquele trés-petitéréaulieu qu'i
revenu d'environ panvre homme
jouissoit a Mexico d'u 15,000 bénélice francs,
soparchunosnieast
de
Pourlccomnte de Gelves, il fut accueilli à la --- Page 145 ---
couravec la
(129) )
accorda la charge plus grande de faveur; ; et son maitrelui
plus honorables de cette grand éeuyer, dignité des
seignenr avaitbien un grande monarchie. Ce
les Indiens et les créoles; peu mais persécuté il
et affaméles
voleurs, de
ilavait beaucoup
n'aimait pas les
Cortez,
d'or, et ildescendait
CHAPITRE XXIX. Le Volcan. - Désert populeux,
retardé NOTRE embarquement pour Manille SC
par une maladie
trouvant
nio,Javais tout le temps qu'eprouvailt de'
don Antojets et mon plan de
mirir certains
mencer par une sa vante campagne, retraite: qu'il fallait com- procontinuaient à se donner ce
nos jeunes frères
temps;don
qu'on appellé du bon
fesser
tnte.cses.tirs, veuve
pas conpartie It avec quelque espagnole , ou faire une
troussée, accompagnait don guisetteàr mante rebourgeois ou des religieux, Policarpe chez des
plus en plus les doctrines
qui savouraient de
Observons, , avec
républicaines.
ir certains
mencer par une sa vante campagne, retraite: qu'il fallait com- procontinuaient à se donner ce
nos jeunes frères
temps;don
qu'on appellé du bon
fesser
tnte.cses.tirs, veuve
pas conpartie It avec quelque espagnole , ou faire une
troussée, accompagnait don guisetteàr mante rebourgeois ou des religieux, Policarpe chez des
plus en plus les doctrines
qui savouraient de
Observons, , avec
républicaines. étant libéralement accordés modestie, , que ces don nous
les prennent commeils les pardesindividus qui
partenaient les ri, les pas plus queles donnent, de et les ne nous apveulent s'ennoblir van n'appartiennent à tant ker,l de les del,
paroles. eux-mémes, au moins gens par des
Tout le reste de mes loisirs se
ment à faire des excursions,
passait agréableT. I. surune] bonnemnle,
--- Page 146 ---
aux environs de
(1 130)
detoutee espéce Mexico, recueillir des notions
des noles sur son corcmeineendirdn, esprit
La partie
public. prendre
septentronale del PAmérique
Harlongnemads degriaurpitoe-eure all sceptrel inguisitionnatre soumise
Espagne, qui couronnés, renfermela nouvelle
belle contrée, changera bientôt de nom, vaste et
Elle estarroséc C3E préférerais mêmeau Pérou. lettes d'or; mais il y a rivières anssi quironlent des
mans, , pius gros que ceux des crocodiles ou pail- caiIndiens et les créoles d'Egypte, et dont les
chair trés-délicate (50). malhetirenx, trouvent la
de Tournant Chapala, mes jai pas au nordysur la droitedu lac
montagnes qui font aperçu plusieurs de ces hautes
bien décrite parla partie del la fameuse chaine si
moi,
Condamine et Hambolt:
tr'elles géologue en herbe,
selon
seraient dela même quelques-unes nature
d'enla voleaniques
que les monts
Sicile. Vers dnsaimchomingnee le sud, en allant de Naples et de
Léon, prés du lac
jusqu'a la villede
lement des mornes deNinuaragua, on trouveégaFEtna. gigantesques, brdlant comme
J'ai visité, dans le
mes camarades, le Nord-Ouest, avec deux de
Cholola, etd dont nous Poporatepee, avions
situé près de
en venant de la Véra-Cruz traversé une partie
chions du sommet de cetie : comme nous approle Cénis, et dont les montagne, aussi ihaute
Blers des sa
Hlanes,
et de
hauteur, sont ornés d'arbres, jusqu'anx de deux
sourd verdure, nous entendimes,
fleurs
a
murmure, qui,
par degré, un
mesure que nous montions, ACSPINEROLEROS
rible. Lesot, couvert de cendre devint un bruit terave, semblait osciller sous
et de débris de
nospas; un de nons 2
En
--- Page 147 ---
(131)
effrayé, redescendit, eta allanousattendre: au pied
da mont formidable et fertile, chez un capucin
solitaire, qui,dans son ermitage, nous préparait
un excellent diner. hardis ou
Don Chrisostôme et moi, plus à la cime
avec
EE
ourieux, parvinmes
peine
Vuleain
montagne, quela neige recouvre lorsque
sommeille: nous ne vimes d'abord qu'une épaisse des
fumée qui, sortant du vaste entonnoir par s'élebouffées intermittentes, roulait eh vagues,
de
vait et tourbillonnait dans lesairs : pendant un
nous eiunes
ces Sdurmdo.iteameatnels d'admirerad découvert, non sans fayeur,
le temps de cevolcan.
, parvinmes
peine
Vuleain
montagne, quela neige recouvre lorsque
sommeille: nous ne vimes d'abord qu'une épaisse des
fumée qui, sortant du vaste entonnoir par s'élebouffées intermittentes, roulait eh vagues,
de
vait et tourbillonnait dans lesairs : pendant un
nous eiunes
ces Sdurmdo.iteameatnels d'admirerad découvert, non sans fayeur,
le temps de cevolcan. Il ressemblait à un imle cratere fourneau de verreries, dont la circontémense serait d'environ mille toises et la profonEreicre rence
etrouge, bouillonnait dans le fond de cetie chaudière infernaie,
avec un fracas aussi fort qnecelatdeplusieurs. avecdes siflemens tonnerres, et Yair,s'en uneaction échappant si violente, que toute la
affreux, avait
montagne en était ébranlée. lave,se soulevant par onBientôt cettebrilante
dulations plus menaçantes, la vapeur sulfureuse
s'élancede nouveau comme pour nous atteindre;
nous fuyons, et à peine sommes-nous bord de parvenus cet abime, 2
en descendant,à cent toisesdu des
liquefiées et
qu'il commence à vomir
ponces
des pierres ardentes avec tant de furie, que,sila
providence ne nous eû fait rencontrer nneroche étaier t
ou nous trouvâmes un abri, deuxjacobins
rayés du nombre des vivans.
menaçantes, la vapeur sulfureuse
s'élancede nouveau comme pour nous atteindre;
nous fuyons, et à peine sommes-nous bord de parvenus cet abime, 2
en descendant,à cent toisesdu des
liquefiées et
qu'il commence à vomir
ponces
des pierres ardentes avec tant de furie, que,sila
providence ne nous eû fait rencontrer nneroche étaier t
ou nous trouvâmes un abri, deuxjacobins
rayés du nombre des vivans. cessa ; nous des-
"Une heure après, Fexpiosion
cendimes,nous dinâmes; ansisnpemiesodraqnand
nous étions en route, il s'en ft une autre plus
forte; et nous admirânes, sans erainte, cette in9. --- Page 148 ---
mense gerbe de
- - 132)
de la terre, comme flimmes qui s'élançait du centre
Cen'était là ponitant pour menacerl les cieux.
encore. sont-elles fort
qu'une légère
redoutables: En rares; mais il en est éruption, de bien
Lear qu'on Tentendait 1789, de levolcanfitt
secondé par le vent,
Mexico, et unsigrand
sur Tlascala,
une nuée de qu'il lança,
Hc.t
qui en est éloigué cendres de jusdouze
Lamème année un volcan
en. France; il dévora la
plus terrilblesouvit
motions, retentissant de monarchie, et ses comledespotisme,
rivage en tivage, malgré
sent, du moins,
Puisces
aEHEarnEaT
révolationsne éerivais-je, en Tan XII,
partie dela nôtre, pas et comme ainzinglantes comme puissent une
toujours imitateurs des
celledont les noirs,
blancs, ont
SatrDominmaero-unt sociétés
les
épouvanté
secrètes, menacent Ameticains, des
dans nos
Européens d'une
Igcineinenmanle,jei à une modération aussi
sage
Finehegeeinemntunt
d'eux me répondit naguére : (( quhumaine Jed
; l'an
guerrier qui était général sous
descends d'un
que! les Espagnols reconnaissent Montemumesn mais
oublierons alors queles
nos droits, nous
dans l'espace de dix-sept compagnons de
sixmillions d'Indiens,faisant ans, ont su exterminer Conter,
les autres, arracher les yeux
femmes, a aux
aux
tlculcinsmomeer
bois aux bêtes vieillards, et les exposant enfans, dans aux les
tyrans. ))
carnivores, moins féroces que les
seulement emincugertusdonigene ce que j'ai vu:les et moraux,jedéeria
sontiignes d'ine capitale. Au environs de Mexico
(tombean des rois), situé dans sud, Chapultepee
notre maison de plaisance, et ou le voisinage de
commence F'afEr
aux
tlculcinsmomeer
bois aux bêtes vieillards, et les exposant enfans, dans aux les
tyrans. ))
carnivores, moins féroces que les
seulement emincugertusdonigene ce que j'ai vu:les et moraux,jedéeria
sontiignes d'ine capitale. Au environs de Mexico
(tombean des rois), situé dans sud, Chapultepee
notre maison de plaisance, et ou le voisinage de
commence F'afEr --- Page 149 ---
(133 )
déjà
quedue, est une ville remarquable, servait quil'étail de sépulson temple
autrefois, 9. parce que et aux grands du Mexique:
ture aux Empereurs firent un Escurial des vices-rois;
les Espagnols en
tous s'envont jouir,
mais peuydorment; leur presque natal, ets'y faire enavec leuror, dans voit pays dans cette ville un assez
terrer sans lui. On
degrands
beau palais, onaeamimasnesrye poisson. Le vice-roi
jets d'eau et de réservoirsà
est le
y habite souvent avec sa cour: Chapultepec
Versailles et le Saint-Denis du Mexique. auprès de cetle
Tacuba, bourg fort agréable de maisons de camville, est rempidejartins,
pagne et de vergers. fait un riche commerce en
Toluco, vers estimés, lesud, dans le pays, que ceux de
jambons aussi
Bayonne ou Mayence. ville à T'ouest, a nn couvent
Tacubaya, Cordeliers, petite se distinguent fort , pour
de
T'estimedes qui connaisseurs, par une excelmériter
ct la mâle voix de leurs chantres,
lente musique avec ceux del la cathédrale.
est
quirivalisents
aujourd'hui la Piété,
Emma , qu'on appelle
au boutdel'une
unejolic ville, ssicaloccident, fameux lac: les habitans de
des chaussées du
honorer une vierge, dont
Mexico y vont souvent douce et belle image, d'oretde
ils ont enrichila
pierreries. Mais la Solitude, att nord-onest, ou le Désert,
est/endroit le plus fréquenté de tous les lui environs ressemde Mexico; et si toutes les solitudes déserteraient les
blaient, beaucoup de citadins
villes. Ce beau lieu doit son origine, sa renommée voulant et
aux Carmes, qui, en
s'y
sa retirer splendeur comme dans un simple ermitage, Lel que
vont souvent douce et belle image, d'oretde
ils ont enrichila
pierreries. Mais la Solitude, att nord-onest, ou le Désert,
est/endroit le plus fréquenté de tous les lui environs ressemde Mexico; et si toutes les solitudes déserteraient les
blaient, beaucoup de citadins
villes. Ce beau lieu doit son origine, sa renommée voulant et
aux Carmes, qui, en
s'y
sa retirer splendeur comme dans un simple ermitage, Lel que --- Page 150 ---
celui du
( 134)
rochers magnilque, Nfenc-Cirmelyn sor une riante firent élever un couvent
colline
On puoresques
environnée de
autour pratiqua, du monastère jadis, entre ces roches et
madonedermurtas
2 une centaines de tout
deverges de
et de fouets, dendlepeaneed de haires
petites
de ceintures
et de l'images,
cette espéce, morufrantes et d'autres dieciplines,
3ed l'on admire, pourl qui sont esposés à la instrumens
Carmes.
l'imiter
vue,afin
Tontes
ensuite, l'austérité
planté d'arbres ces maisomnettes à
ont chacune un
ileues, qu'arrose une fruis, et orné des
jardin
des rochers avec source d'eau
plus belles
que rien ne
un doux murmure; vivedescendant ; der
tont à la fois manque en ce déscrt
manière
quandau toucher, l'onie, la vue, le goit pour et captiver
On change les ermites tâte qui veut des
F'odlorat:
couehent surunl lit
tous les buit disciplines.
en est dur, on decmp, mais, comme jours; ils
matelas ; ils se y eend le soir, d'assez le bons bois
boivent, dorment, proménent, lisent,
leur semaine est chantent ou causent, mangent
nastére, et ceux qui achevée, les ils retournent: au Quand
enx une
relévent,
mode
apportent
-
pâtés, etc., damejeanne afin
vin, des
avec
pas à la tentation." que Tabstinence ne jambons, les conduise des
Venez,
à peindre, paysagistes! que celteligne c'est un panorama
unique
un superbe
orepairedepoi ernidominant, par couvent la flèche élevé sur une
et
-
immense horizon
dorée de colline,
dont l'eau est : ce nombre infini son de église, un
palmiers
pure et fraiche 2 ce cercle cascades,
ombragent des roches Rleuries, de
cette
:
--- Page 151 ---
(135 20 )
calèches et cettc
procession de jennes élégans dames qui en viennent souvent
cavalcade dej jeunes
2 tout contribuca
avec clles visiter ce pelerinnge. aussi
quesingulier.
rendreunt tel spectacle
piquant
en venant
Ces dames et ces gentichomme,tont révérait jadis
faire visite aux solitaires viennent, , qu'on aussi s'édifier ,
comme des saints, mutucl, dans leurs petits ESEE
enseignement ne se
à ces bons pères,
mais persoune des réales présente pour des priercs, des
sans leur offrir
les indulgences,
vins! fins pour des messes, cadeaux ,et,pourl que leur bonté,
des confitures la valeur, , pieux ne refuse jamais.
n'importe Les vrais dévots vont faire des offrandes, en la
drap d'or, perles et brillans, à une statuede comme
Vierge élevée dans l'église, Mont-Carmel, qu'ona appelle, devant
Notre-Dame du
en Syric, image, ily a vingt lampes d'argent dont
laquelle la moindre, dit-on, 2 vaut cinq exéculez cents pinstres. votre projet
0 frèrcs el amis! si vous
peutamener
Atisphamten je vous prie, les moines, et resà bien, ménagez,) cetie solitude peuplante, ce désert
pectez surtout ceite drôle de Thébaide.
populeux,
CHAPITRE XXX.
Un Comité secret. Fuite du Mexico.
Lamaladiedenotre, ueereredudijtegl unesanté
un certain point, 2 ayant fait placeà
vigoureuse, et notre doux noviciat SC trouvant et tant soit terminé, hétéce chef d'un corps hétérogène
amten je vous prie, les moines, et resà bien, ménagez,) cetie solitude peuplante, ce désert
pectez surtout ceite drôle de Thébaide.
populeux,
CHAPITRE XXX.
Un Comité secret. Fuite du Mexico.
Lamaladiedenotre, ueereredudijtegl unesanté
un certain point, 2 ayant fait placeà
vigoureuse, et notre doux noviciat SC trouvant et tant soit terminé, hétéce chef d'un corps hétérogène --- Page 152 ---
roclite,
( 136 )
se tint Prés ordonna pour que chacun de ses douze
recrues fsichement eniagmeder Des soldats
quarante
pas
eargude
uine, maigeé
dEspagne ,
FCE
les travaux
tout leur zèle, engagésa Porto-kico,
plaisirs qu'ils qui les attendaient à n'aurait préféré
mais notre capilaine gontaient dansle Paris Manille, aux
departdes
n'en pressait américain;
qui formnaient Aaeuened le
à la manfore moins le
Tatipypinerne et, détnchement destiné anglaise,
dchacn, dans
en cependant le traitre avait pour les
ces iles lointaines. partieilier,
promis
Que faire dans
uneexemption deservice
complot pirer: conepironslei celte Mais occurrence? il nes
il faut conshabilies, fartinocent les plus
: je réunis, s'agisait gue d'un
aux vrais prineipes, entreprenans et les parmi plus les plus
qui voulaient
cinq de ces douze dévoués
sentai dans notre précher comité librement, et leur apôtres
Que nous n'avions secret :
repréEspagne, ou nous pas les moyens de
qu'ilnous
estonedanfetre
passer en
dans ce Mexico oi
Lintrtialrecuns
supposant que des nous étions si bien ;
EEEESS
le
peperdteurs ennemis
départ, et même
Fairate
nos fréres de la ville, nous admettre ensuite
heureus, 2
nous serions
parmi
-
de créoles, parce que la majorité en est loin d'y être
à tout Espagnol qui portent une haine
composée
Quel
naturel.
irréconeilfable
mande
prendre en cetle
conjoneture , deenienn
Chisostomer nous avons prends, des moi, la parole, dit
amisa
moment de Tinsnrrectionar
Neuseigut
La poire. n'esi
de la ville, nous admettre ensuite
heureus, 2
nous serions
parmi
-
de créoles, parce que la majorité en est loin d'y être
à tout Espagnol qui portent une haine
composée
Quel
naturel.
irréconeilfable
mande
prendre en cetle
conjoneture , deenienn
Chisostomer nous avons prends, des moi, la parole, dit
amisa
moment de Tinsnrrectionar
Neuseigut
La poire. n'esi pas
fEr
--- Page 153 ---
(1 137 )
mettcà couvert
mûre encore. Eh bien, qw'onses
semaines:
chacun de son côté pendant trouvé quelques un asyle chez une
moi ( en riant),ai déjà méritait la pomme,, et
de mes pénitentes,, d'un qui
limonadier qui lui
cette jeune veuve
gros
les moyens
a laissél beaucoup d'or, me procurera
de mei rendreavec vous à Sinc-Domingucattes bien aussi, puisque
de Pétion, qui, vous le savez ile voisine, a grand
nous sommes nés dans une
Pétion, ilnaime
besoin de prétres. Je connais cher
pas les moines. Avouez mon
Chrisostôme, Porlo-Rico
que vous seriez bien aise de - conduireal car elle veut
votre riche limonadière? Non; dans Haiti qu'on
m'épouser 9 et ce n'est Te révolution qui se
pourrait librement
d'y former CC
prépare à Mexico vous permettra
aux suites
noeid légitime: pourquoi vous exposer comme un rapt
d'un enlévement,
serait puni
du genrele plus datATE 1 ? Nabandonnons menacent, point
lenexique... Tropdedangemnnusu autre membre de
dit alors le frère Cyrille 2
le prél'assemblée. - Tout est prévu, répond
sident, et aucun péril n'esti à craindre.
Je savais, en effet, et je de leur Tchuantepec, rapportai, T 2 y
nord de Guatimala 2 prés oi lon pourrait nous
avait plusieurs moitié villages des religieux étant nés en
recevoir, la
nousrejetait,nots serions
Eopagneielguct.lond bien venus dans la province de Guatimala, mt
depuis quelques temps, accueillait des jusqu'a moines et
ou les sept huitièmes
jésuites, 2 et, étaient
indigenes et tenaient
des
Espagnols il est vrai
de Mexico a
fort roies les créoles.
trois cents que lieues; mais
Guatimala, il ya près de
ces redoutables
ellessontbeaucoup plus éloignées, d'ailieurs, nous
Philippines, et nous comptions,
bien venus dans la province de Guatimala, mt
depuis quelques temps, accueillait des jusqu'a moines et
ou les sept huitièmes
jésuites, 2 et, étaient
indigenes et tenaient
des
Espagnols il est vrai
de Mexico a
fort roies les créoles.
trois cents que lieues; mais
Guatimala, il ya près de
ces redoutables
ellessontbeaucoup plus éloignées, d'ailieurs, nous
Philippines, et nous comptions, --- Page 154 ---
procurer des
(1 138 )
de change ou chevaux,d de
de Targent et des lettres
enseacrtn donc ce
ncomandation, 7 ce qui pour
Observons voyage, etla 1Fne2e3 motion
propose
bronzé par le maintenant soleil
qu'ayant passe alenamannee été
de deux lustres, de la zône torride un peu
raue naient de Gervantes, tous que les parlant assez bien durant la
don pour un Créole, né à habitans me preseul Cirdondimere mon
fori honnête Ponto-lico, et que
coura,silel secret. Eh quel danger garçon, savait
Il me suffit barbare de
procureur en eût Raurait-il pas
déportation comme dire, en laissant même éueinstru.? à
péen, fat-il né à républicains
tout part ma
subterfuge (et on Madrid, qui
euron'est de la
ne le
NmAat
péninsule ),
autrement,si R
une
Reat
Ionesiteajnes àn mort
des contrées
(51).
poscicifapagnos est condamné
des Pendant que nous nous
phique, moyens d'opérer notre occupions en toute hâte
appremant nous ne fames
déscrtion philosomoi, comme qu'un de ces
peu déconcertés en
les
EE
prenans,1 les moins moins habiles , les considérds par
sans avoir confié dévoués aux
moins entredéserter
son desein Hin@pervemt, à
Cet:e lni-meme, fugue
et desenfuir vers personne, de
grand courroux, soudaine jeta Antonio Guatimala.
vainement de Lous 2 qu'aprés l'avoir fait dans un si
xice-roi, et le pria côtes, il se rendit chercher
faire retrourer le s'employer son auprès du
ville ou non loin fugiuif, qu'il antorité pour
le cacher ou de le d'elle; de
croyait dans la
à
celui
retirer defendrets chacun de
qui le
chezsoi; et
rencontrerant, de le ramener d'enjoindre
sur
:
.
vainement de Lous 2 qu'aprés l'avoir fait dans un si
xice-roi, et le pria côtes, il se rendit chercher
faire retrourer le s'employer son auprès du
ville ou non loin fugiuif, qu'il antorité pour
le cacher ou de le d'elle; de
croyait dans la
à
celui
retirer defendrets chacun de
qui le
chezsoi; et
rencontrerant, de le ramener d'enjoindre
sur
: --- Page 155 ---
(1 139)
ne
individu, riche ou pauvre, grand ou petit, ou
de cacher, 2 débaucher
devait se permettre, les religienx que le roi envoyait
embaucher, 2
sesdépens,aux Philippines,
prècher TEwangile,a
être puni comme
ct quun moine batofngederait militaire, pour avoir làchement
un déserteur Fintention de Sa Majesté catholique, et
trompé
volé son argent.
se gardaitd'ajouter
Notre tres-digne procureur la bonne-foi d'une
qu'il avait lui-méme missionnaires, trompé en agissant. à leur
partie de ces
du
de la Féraille,
égard, comme ces ofliciers quai
disaientyoenrasemudciemte fleuries gens de pourservir, Pinde, et qui iles enils. surles rives
maraisedel la Guyanes
voyaienti padrdaneleafieuse vice-roi, quiavait ses raisons
Le bonhommede certains chefs de la monacaille,
redouter
par laHetre incontinent pablier une ordonnance,
ou
quelie il était enjoint à tous ceux le recelaient qui savaient chez
était le transfuge, ou à qui son altesse, sous peine
eux, de le représenter et de cinq, cents piastres d'aWemiprisonnemnent
délense, sous la même
mende envers le roi,avec donner retraite à aucun
punition, de céler O1l Manille, juscu'au temps oi
jacobin destiné pour
d'Acapulco.
les galions devaient partir
décret, don
Muni d'une copiede ce tyrannique lecture,
vint aussitôt nous en donner
procureur etajouta du ton d'un tyranneau (5x). (C Malheura cette loi!
celui d'entre vous qui méconnaitrait sonverain de
Vous n'êtes tous que les esclavesdu vous a mis sous ma
TEspagne et des Indes, qui
harliponr
direction; et s'il en était un quifhtassez
qjuele
me quitter, jesaurais les Bienichctronvernnet à la honte de tous! )
premier fuyard, et insolent punir discours, terrifiant ma
Cc ridicule et
ton d'un tyranneau (5x). (C Malheura cette loi!
celui d'entre vous qui méconnaitrait sonverain de
Vous n'êtes tous que les esclavesdu vous a mis sous ma
TEspagne et des Indes, qui
harliponr
direction; et s'il en était un quifhtassez
qjuele
me quitter, jesaurais les Bienichctronvernnet à la honte de tous! )
premier fuyard, et insolent punir discours, terrifiant ma
Cc ridicule et --- Page 156 ---
petite brigade,
I 14o )
pouvoir mettre me fit vivement
maximes denotre en pratique, Tune regretter des
de ne
ltestancea à Foppresion théorie des Droits del CHomme: premières
forts Quoigulnyantt des
pendant, que celui de mes motifidecrsintse cent foisplns
ncr du avec hesucoup omanadesie de
parvins cerésolution. courage, et à les maintenir peine, leurredonjour même, Commele le
procurenr
dans notre
hatàmes le nôtre, départ pour la mer précipita, du
dès cC
En
fut fixé au
Sud, nous
de la conasignence, nuit,
Seit
lendemain.
venaient faire mes adieux secretement. àl l'entrée
ment plusieurs d'ouvrir la séance. On aux clubistes, qui
mon profit, on mesures, on fait ajourne une indéfinipromet quatre règle la
collecte à
correspondance, on me
convenue, on
fraternelld sa
et je vais
SCnEPnE
accolade
pemeiRereesie
joindre
savais, iomonnafare assurédenx qui lui avait déja, Chrisostome chez
manquait pas
chevaux etune bourse, comme je le
Sinceres atembonpoin
quine
lendemain notre comme des jésuites, nous
nous dans la voiture bon pére Antonio de priames venir le
Désert: Ilaccepla de de la veuve,
avec
tation, le déridant bonne grice, une déjeuner telleinvi- au
mis
toujours la
; et comme
entre
et
notredéLncrAnenenei
d'état de deux ou trois nuit, vins, et comme le tyran fut
sur le lit de ehanceler parcegu'il commeilénithons dormait
àla lâmé tout haut camp un bon d'un ermite, nous lui souhai- étendu
dez-vons, ville, où nous trouvâmes royage,ct courlimesseuls
la reuve de minuit sonnant,avec notre ies Six guide au renIl lui donne, Chrisostoue.
chevaux et
vaillerpe vaille, sa lénclietions
ffr
'état de deux ou trois nuit, vins, et comme le tyran fut
sur le lit de ehanceler parcegu'il commeilénithons dormait
àla lâmé tout haut camp un bon d'un ermite, nous lui souhai- étendu
dez-vons, ville, où nous trouvâmes royage,ct courlimesseuls
la reuve de minuit sonnant,avec notre ies Six guide au renIl lui donne, Chrisostoue.
chevaux et
vaillerpe vaille, sa lénclietions
ffr --- Page 157 ---
et si don
(thr )
rendn bien Policarpe volontiers n'eàt les étémoine, il luiaurait
Nous voilà donc, sans accolades delaveille.
comme Guatimala cst situé cle, au sud, en route; mais
que Dotre guide, brave
je m'étonne
mé spès (espéranee), nous domestique conduise indien, 2 nombonrg dela
par le faurépond qu'il Guadeloupe; faut absolument qui est au nord: ili me
versla. Solitude, et que nous tourner la ville dele cheminde Guaxaca, dans la reprendrons ensuite
itinéraire.
direction denotre
Nous apprenons d'abord
teur, don Boniface, n'a pas dus Tintrépide déservus'en aller. seul, mais à cheval, repris, sur la et qu'on Pa
routede la
comment
SrETEaTaar d'argent:
Ilavait
palefroi et les moyens aurait-t-il des
pu se procurer peu un
ment... Bon lil estjeune,ila subsisteren a
route? comque femme sensible.. et delatournure, quelrobe. Quoiqu'il en soit, nous puis, il compte sur sa
un retour sur nous-mêmes, le félicitons, avec
effets de lordonnance; ; etj'observe d'avoir échappé aux
derelourdu Désert, nous trouvant quAntonio,
ne voudra pas relarderson
disparus aussi,
chercher, de peurde perdre voyage encore pournous le
faire
compagnie, et de manquerl les Galions. restedesa
tonsdela Nableguilenon ville, qu'à la dit ensuile, der comme nous sorle vice-roi avait donné, prière la veille, notre procureur,
au chef de la
et
RNeenneenas
chemins, nuit, des sentinellesà chevals leunedeplocemomeur sur tous lesgrands
les empécher jusgu'après de sortir ledépart del
desdéportés, pour
ribles védettes avaient notre Mexico, et que ces terdonc l'espérance qui nous réduit signalement . Voilà
Quoilfaudra-t-il
au désespoirt
rctoumeraurnopetr En avant
, prière la veille, notre procureur,
au chef de la
et
RNeenneenas
chemins, nuit, des sentinellesà chevals leunedeplocemomeur sur tous lesgrands
les empécher jusgu'après de sortir ledépart del
desdéportés, pour
ribles védettes avaient notre Mexico, et que ces terdonc l'espérance qui nous réduit signalement . Voilà
Quoilfaudra-t-il
au désespoirt
rctoumeraurnopetr En avant --- Page 158 ---
mesamis,
(14a )
espérer peu courage! et ne pour se tirer de tout, il
désesperer de rien.
faut
CHAPITRE XXXI,
Le noble Paysan. -
Sainto-Tiérese.
Ce fut le 8 ventôse an
tude. Mexico, Je marchais avec un vifregret XI.suenous et une
quittômes
cieuseetagitée, àla tête de la grande inquiéà Tunanimité des
brigade silennotre guidei indien voix. nous Pour sortir de
FS
assezlongue,
fit passer par une la ville,
sait à une route aboutisant de
tàr un sentier
ruelle
n'aurait pas posté des traverse, où il pensait quiconduimnais, à peine
védettes du'
qu'on
place, qu'au étions-nous premier à trois cents Sain-Oliees toises dela
aperçàmes deux cavaliers détour du chemin,
eroisaient sur lai route et de
nous
en neconnaiseantnetrer vinrent Haquistion aussitôt à qui
brillant d'étoiles.
habit, àla
nous,
m'écriai, en
Prévenant toute faveurd'iun ciei
Hermandad! piegnderetinens. question, voix: 2 je
Soit quelesdeux
Sainte
guideà pied pour une observateurs eussent
ses alguazils,
mouche de la prisnotre
gnaient pour une déguisés en religieux, Sainte, que
nocturne, soit platôtqurils, découverte , une accompatageux
sn'ajentpast expédition
six, ces bonnes
sirpuvéavangens tournèrent
contre
SELISESE
saluantdela main.
bride, en nous
CSaETE
2 je
Soit quelesdeux
Sainte
guideà pied pour une observateurs eussent
ses alguazils,
mouche de la prisnotre
gnaient pour une déguisés en religieux, Sainte, que
nocturne, soit platôtqurils, découverte , une accompatageux
sn'ajentpast expédition
six, ces bonnes
sirpuvéavangens tournèrent
contre
SELISESE
saluantdela main.
bride, en nous
CSaETE --- Page 159 ---
1.3 )
Moi, commandor? je suis
monter en croupe? métier, - Eh bien, mon cher,
coureur de mon
courons!
mais une
Nous aurions punoustravestirs eût
moins AIORIET
de hardis satellites ne nous à quelques pas
licues dc
d'ailleurs, notre uniforme, dela main de. Fouché,
Mexico, valaitun passe-port
mon ancien collègue. ainsi
notre conducEn courant au galop, enfin le chemin que de traverse,
teur, nous quittàmes
laurore, un petit bourg
toucimsbimituesl route de Guatimala. Nous étions
onfonreprentlan à sept lieues de la capitale, nous
déjà parvenus déjeûner sans trouble : nous déjeinons de
pouvions Taveclehavegunler il est graulié
joyensements
accompagnée de six dollars ;
notre bénédiction, sur nos coursiers ; T'Espérance
nous remontons
courir
nous quitte et nous laisse, bourse remplisd'espoir, assez ronde, avec
la preientaine, avec une avec la connaissance d'un
ue excellente carte,
est court et dont
idiôme dont le vocabulaire
Mexicain.
T'usage est répandn dans tout dontl Fempire la piupartdéerivent
Defamenx voyageurs, deleur cabinet, de savans géoTumiversanssoruire
n'ont
qui se répètent en perruches, une PReLITe
SHENE ce pays, ni de tantd'autres,
un
ou exacte description : j'espère y suppléer dusud
leMexique, toule TAmerique
jour, pour
dans un recueil que je rédiet Saint-Domingue,
ou Péton simgerai en paix au Port-au-Priuce, décadaire que je poursuis
mortalise. Le journal
n'offrira désormais, avant sa partie
de ce
tgpes
qu'un
rapide
itinéraire quima
Mexico à
mon
PLN
sant ou EESACE dans
Guatimala. diner de prieur, nous fimes la mériAprès un
ud
leMexique, toule TAmerique
jour, pour
dans un recueil que je rédiet Saint-Domingue,
ou Péton simgerai en paix au Port-au-Priuce, décadaire que je poursuis
mortalise. Le journal
n'offrira désormais, avant sa partie
de ce
tgpes
qu'un
rapide
itinéraire quima
Mexico à
mon
PLN
sant ou EESACE dans
Guatimala. diner de prieur, nous fimes la mériAprès un --- Page 160 ---
dienne jusqu'a la fin (144)
suite toute la nuit, , autant dujour, et marchâmes enquep pouréviterla chaleur. par un reste de crainte,
partions dèsl T'aube
Mais, dans la suite, nous
gec dedix à deux heures, naissante, et ne nous. arrêtions
- des contempler la beauté ce qui nous permettait
superbes campagnes rarement
composait notre
dont, chaque interrompue
lisco et celle de, horizon. Telle est la vallée jour, se
née, deux moissons Saint-Paul, ou l'on fait
d'Ade Tasco et celnide de froment; tel est chaquean- le
coton en
Chautla, ou l'on
eanton
sont les districts abondance et d'excellente qualité; récolte du
Mistec,
renommés de
tels
coton oulonreueille une
Tompango et de
de sucre, etdesoie, de cacao,d de spaupmegnatnrade
les cuirs d'un demiel, etoil l'on trouve cochenille, de cire,
ductions
bétail nombreux et par encore, dans
grand égales aux premières, la d'autres
sait d'une commerce, libertér 3
serait florissant, matiére s'il "R
D'Alisco à
jouisGteOtE
villes, dix bourgs Guaxaca, et antant on de rencontre cing à six
logions de ferme en
villages; mais nous
par économie; car ferme, pour plus
et
au contraire, par ilnenous la vertu en coitait desireté rien, tout
pense (55).
du mot opposé a dédeces Condaitse fermiers un beau malin, parle hasard,
apprit, en bon pourdéjotnera vivant
lal lussarde, chezun ilnous
que Bonifaice,le premier qui s'amusaitd de Taventure,
pagnie, avait logé chez lui, déserteur denotre comdelet vant, avec une petite
deux jours
et une petite créole mule, un petit magot aupara- ronracher un gros soupir au (dernier mot qui sut arle tôme); et qu'il avait eu peu sensible Chrisosséducteur en muletier. l'obligeance Il
de travestir
se trouva, dans la
HEr
, chezun ilnous
que Bonifaice,le premier qui s'amusaitd de Taventure,
pagnie, avait logé chez lui, déserteur denotre comdelet vant, avec une petite
deux jours
et une petite créole mule, un petit magot aupara- ronracher un gros soupir au (dernier mot qui sut arle tôme); et qu'il avait eu peu sensible Chrisosséducteur en muletier. l'obligeance Il
de travestir
se trouva, dans la
HEr --- Page 161 ---
suite de T'entretien, (145).
Grenade, patrie aPtuc ce des culivateur était néà
parti depuis vingt ans, el le: nôlres : il en élait
rivait. Tous deux furent charmésdela frère" Thadée en arJasatisfaction fermieréclataity du moine était visible, mais rencontres celle
cédé aux instances parmille caresses. Si nous eussions du
amitié
compatriote, qu'il nous faisail, surtout par
bergés ctiran maison pendant nous aurions été hédes vices-r rois. Nous y
huitjours, comme
Jeures, traités splenditdement: passâmes vingt - quatre
vaisselle plate, des mnets choisis; on nous sert, en
cristal, lesmeilleurs vins,
en flacons de
proscrit dans ces contrées, excepté où l'on du
pas même
champagne,
oreilles
d'importer du
ne permettrait
d'une douce
Surène; on ravit nos
jolies filles du laboureur, musique, on qu'exécutent les
bres en y bràlant de la
parfume nos chammatin d'uneaubade de vanille; cistre et on de nous régale le
buvantle coup del fétriers un autre viole; et, en
tendre: desix le noble paysan grossit notre son sefait enquadruples
escarcelle
avoua qu'il en avaitglisé ostensibless six mais Thadéo nous
et, en bon frére, il
autres dans sa main,
commune, , qui chaquejour, Ivoulatfesaerdant loin
la bourse
profitait à vue d'ocil.
de s'exténuer,
Nous couchâmes,
métairie voisine, chez deuxjours le curé d'uuel après, faute de
KRDAECTAPESE honnête,
qui inousfit bourgade.
de quadruples. parce qu'il était Espagnol; mais un'acceuil là,
diée
Jeremarqnal dans son église, point délampes asmtnemninuer vingt
reries, d'argent; un diadême chandeliers, en or
et huit
sur la tête du
mélé de
une Sainte-Thérése, fondateur de
pierun beau cadre de , jolie comme une finquistion gràce, dans i
T. I.
vermeil; et j'observai que la
IO
.
de quadruples. parce qu'il était Espagnol; mais un'acceuil là,
diée
Jeremarqnal dans son église, point délampes asmtnemninuer vingt
reries, d'argent; un diadême chandeliers, en or
et huit
sur la tête du
mélé de
une Sainte-Thérése, fondateur de
pierun beau cadre de , jolie comme une finquistion gràce, dans i
T. I.
vermeil; et j'observai que la
IO --- Page 162 ---
(146) )
beaucoup à la
resemblait
nièce du dit pasteur
nousdonna
Sainte.
un labourenr fussions créole, Espagnols;
Le lendemain, quoique nous
si imposant, si
Thospitalite Thabit de moine est toujours utile se plaignail un
mais
Cet homine
lemot de
Hapestahlein de son sort; je crois qu'il
car,p plus ou
peu
Mes
tecene
servitule : compagnions était
honleidons : et
moins, chacun de etremdaurs la sociélé, des chapelets. Il vonlut,
nâmes, au nom d'un changement faire prochain. accepter quelTespérance
nous les refnsimer par popar trecmmasiseanesis piastres; mais nous le créole n'était pas
ques litique et par délicatesse;
nous hébergeale
riche.
cullivateurausi, dans la culture
Un Indien, il était fort instruit détaillées, d'aprés
jour snivant. je pris des notes
tees-ditlameriesinen entretien 2 sur cette les agronomie, irrigations. I/Indien de
notre rente de la nôtre, etsur sa petite ferme que et ceCabo ne retiraitde
famille,
Pedrille faire subsister sa nombrouse trop heureux,
quoi
toutes les richesses
que
eseniree
Senlamnien Simaginatient
Nous consoparce TAmérique qwils sont leur ein'en Mroprietan voulames: srecevoir tréde lâmes ce brave homme, pour lesquels - comme de dolananas;
une douzaine
luepelyoen je remis à sa femme
sont
sorier,
tous les champs
lars. Sur cette route, fruits; presque leterroir est snctouifertic Beauce,
ornés d'arbres à et ce serait une nouvelle Tagricalen beau froment, savait encourager R-on.ben.
si le eveenente Jadis les Indiens recuillaient, de Mistec; mais
ture. d'or dans les montagnes voulu en découvriries mnines,
coup. depuis, ilsn'ont pas
aine
luepelyoen je remis à sa femme
sont
sorier,
tous les champs
lars. Sur cette route, fruits; presque leterroir est snctouifertic Beauce,
ornés d'arbres à et ce serait une nouvelle Tagricalen beau froment, savait encourager R-on.ben.
si le eveenente Jadis les Indiens recuillaient, de Mistec; mais
ture. d'or dans les montagnes voulu en découvriries mnines,
coup. depuis, ilsn'ont pas --- Page 163 ---
de peurd'être
(147 )
au triste élat ou réduits, par la tyrannie
reste, le blé vaut languissent bien
tous leurs voisins. espagnole
dit frère Thomé
l'or. Que
Au
miques? Elles dYriberas, devost feres-vous, me
journal de notre enrichiront, lui notenagrone le
dain; Tagrieulture, voyage. Vous souriez repondis-jen avec désant, ignoble : mais pour lisez, vous si est un métieravilis.
cygnede versd'un Mantoue; et
vous le pouvez ,le
directeurdel la retenez, république en attendant, ce
Lactquinourcit le monde est le premier des française. arts.
(Frangois de Noufahduan)
CHAPITRE XXXII,
Etape monastique, - La nuit dans le désert.
Nous voici à Gnaxaca,
Oaxaca, 3 chef-lieu d'une
nomme
évéché, ville
également
del
à
siége d'un
Ha
Mexico. Située considérable, dans
soixante-dix
fertile, elle fut
une valléeaussi
lieues
par la cour de donnéeà à Gortez, le riante
marquis del
Castille, et il en
le
atcate
Comme Vallés.
prit nom de
à la réserve toutes des les autres villes de
ouverte: point de places maritimes, celle-ci
delles; mais il y a... temparts, de
Tatarzs
sont tirées à la fête du deux pièces hastions,de de canon, citadu gouverneur et de roi, de son
qui
La vallée peut avoir l'évéque.
représentant,
dix de large, et elle est quinze arosée milles de long sur
tres-poitsonmeuse. On
d'une belle
infinité de
trouve sur ses bords rivière,
trspeusyfutantinat
une
delainels
IO.
il y a... temparts, de
Tatarzs
sont tirées à la fête du deux pièces hastions,de de canon, citadu gouverneur et de roi, de son
qui
La vallée peut avoir l'évéque.
représentant,
dix de large, et elle est quinze arosée milles de long sur
tres-poitsonmeuse. On
d'une belle
infinité de
trouve sur ses bords rivière,
trspeusyfutantinat
une
delainels
IO. --- Page 164 ---
(148) )
de cuirs les marchands les
drapiers de la Puebla; viande Cunsaca.aine que
et de cequi irend Temnontestrants chevaux qu'on y.
Svoisitesymais ce sont les excellens
on fait aussi
Ea
fameuse; élève. Noublions, fermes pas que, ct comme que les fruits y sont
du sucre dansles fonde surtout sa renommée nouvéau
délicienx, Guaxaca confitures de tout'le
sur les meilleures
choses de
monde.. nous en sommes aux y de plus CIS
Putsque nécessités, remarquons sexes, tous extrémement
mières huit couvens des deux de celui de Sine-Domaique
riches: :leseul trésor En général,ail les relisieux excellent
etracatose musiciens, lesi religieuses de Vatola, sembrilentcomme des conserves, du chocolat à la
dans la à fabrique notre lait damendes à
partout,
blable
envoient eueri. la cour;
vanille 2 Eapagne, qu'elles pourles revendre déjeners à notre Grand
jusquen
mémeen)
elles Pouraient
un commerce,
Monargue. s'est enrichie Je cette ville à VeraGmasaca avec sûreté,
grande riviére
opère,
parla remontent jusmqula
ean aPNetOn les barques
villes voisines
Jalverado, que
petites
et istin-Alphone.
Zapoleeas
de cGuaxaca.
Lendymmeltegitle sétouner
Sil'on ne cconpaisesialan on Pourrait rivière qu'on peut
SerAmeniange d'une
Oppreseurn tout le long dans le courdu pays, de
de ce que de la merjnaque une tour ou un corps réponvemonter un fort,
vous
il n'y a d'artillerie. Les Espagnols point de gros nagardes AETe ce flenve'ne reçoit
de construire
draient que s'il était impostihie à ceux dont
vires; comme des brigantins pareils
des prames,
'on ne cconpaisesialan on Pourrait rivière qu'on peut
SerAmeniange d'une
Oppreseurn tout le long dans le courdu pays, de
de ce que de la merjnaque une tour ou un corps réponvemonter un fort,
vous
il n'y a d'artillerie. Les Espagnols point de gros nagardes AETe ce flenve'ne reçoit
de construire
draient que s'il était impostihie à ceux dont
vires; comme des brigantins pareils
des prames, --- Page 165 ---
( 149 )
ilsseservent, petits bâtimens. et d'aller visiter leurs saints avec ces
Guaxaca est si commodément placé entre deux
mers,ayantau nord, la Vera-Cruz
au sud, elle jouit d'un air si etTecoantepee
rencontre une telle abondance de tempéré, tout ce il'sy
nécessaire au bien être de
qui est
aurais très-volontiers établi ma Thomme, que
ner m'eut appris que les réligieux demeure, si rdX /
en grand nombre , et y montraient créolesy la étaient
aversion pour les moines
même
frères de Mexico. Tous ces frocards, d'Espagne iest que leur
serontavant peu, des guerriers: :
les jeunes,
comme lcs lieux, on fait des moines selon temps,
ou des soldats des moines.
des soldats,
Un nouveau trait de cette haîne inexorable fut
dirigé,laveille dun dominicain de notre départ, contre les mânes
logie,
était espagnol, estimé de d'un docteur en théoT'oracle Mexique. Ce bon son vivant comme
der mourir en véritable odeur vieillard, de
qui venait
lamaisdonnéamcuns
saintelé, n'avait
d'attaquer
sujetis ses confrèrcs régnicoles
ferméles jnstement sa réputation : à peine eut-il
s'iln'y aurait yeux, 2 qu'ils cherchérent dans sa cellule
de prétexte pasquelque pour noircir chosequipatiearsorme
vérent un
sa mémoire. Ils troupetit coffre, ou était
qu'il n'avait pas déclaré au
quelqu'argent
criminelle de voeu de pauvreté, prieur violation
l'on devait
etrent délit
blierentdone punir par fescommimnicafion. Ils que
il ne pouvait partout être inhumé qu'étant mort excommunié, pumaniére que le docteur fut en enterré terre sainte; de
jardin, avec sa réputation. Si l'on eut dans un
cassettes de ces messieurs, on y aurait visité les
sansdoute
tronvé
du vieillard, dont le coeur était
thmtacate
charitable.
violation
l'on devait
etrent délit
blierentdone punir par fescommimnicafion. Ils que
il ne pouvait partout être inhumé qu'étant mort excommunié, pumaniére que le docteur fut en enterré terre sainte; de
jardin, avec sa réputation. Si l'on eut dans un
cassettes de ces messieurs, on y aurait visité les
sansdoute
tronvé
du vieillard, dont le coeur était
thmtacate
charitable. --- Page 166 ---
Celugabre
( 150 )
Indiens agréable séjour. incident Nous hâta notre départ d'un si
de la avaient Tordre, apprimes bientôt que les
cheval, province, de
de donner émanédu gouvemement
au moine ville en ville, de logement, table, et
pourvu qu'il voyagenr écrivit qui n'anrait. village en village,
dépense qu'il aurait sur le registre pas du d'argent,
que wingt-quatre heures faite, et ne passat greffier la
Est-ce le roi ou ses
dans
pas plus
ces étapes? A la fin de nobles commis' chaque station.
ils obligés de porter les mandats Tannéc, les Tdpar paient sont
dépense dependent ; celui-ci
au régidor dont
ville et des annuelle sur les
et aequitte la
et
HESEN
dime
hourgs, cet argent publics de la
dés par. porticuliere-a atnaljusgohns provient d'une,
Quel Atlas, Jeprince, tout ests sipporté bienfhits accorroyaumes !Il que est vrai ce peuple, dans par mille le peuple.
pouvant plus soutenir que, de lemps en
et un
jetteà lerre et le brise. un fardeau
temps, ne
dont le
Mais ces, immense, ille
refusés monarque à des
a seul
bienfaits encore,
de tout, et ils hommes ntiles Phonnenr, 2 ils seraient
sont
qui
vagues qui ne manquent prodigués à de fainéans manqueraient
nous, dene moines errans aussi, jamais de rien. gyropoint Laccepter l'étape 3 nous eûmes la pudeur Pour
ndesuinnstnaiaerd
monacale,
que nous étions, de eummedepsmnet parceque
choisies, avantage aus nous camper à déserteurs des tables
lafrocaille, Je
surplus que n'a poin t toute
villages me qui, dispense de nommer Jes
jnsqu'au terme depuis der la cité donnéeau hourgs et les
térêt. Antequera; notre course, offrent conquérant
plus
parmi les villes n'a rien peu d'inpar sderomirmatfomi un grand nombréd cen'cst qu'elle est habitéa non
d'iudliens.
-r
choisies, avantage aus nous camper à déserteurs des tables
lafrocaille, Je
surplus que n'a poin t toute
villages me qui, dispense de nommer Jes
jnsqu'au terme depuis der la cité donnéeau hourgs et les
térêt. Antequera; notre course, offrent conquérant
plus
parmi les villes n'a rien peu d'inpar sderomirmatfomi un grand nombréd cen'cst qu'elle est habitéa non
d'iudliens.
-r --- Page 167 ---
(151 1 )
située dans un territoire oiabondent
Nixapa,
et la cochenille, a une
le cacao,1 le sucre, l'indigo nsverhramminols
imagedela Vierge qu'on c'est qu'on vientlhonorer
ce qui n'en est la un, ronde, et que cette dévotion
de vingt lieues NTa
d'un couvent de Domiaugmenteles richesses
le couvert, assez
nicains , où nous reçûmes trois jous, comme à
mesquinement, pendant
la
Capilata sont remarqués parlexcel- dans leurs
croissent
Retts.
lence des melons d'eau qui sandias; ils fondent
environs et qu'on appelle la
et appaisent
dans la bouche comme neige, chaleur dans
bientôt la soif que cause une grande
ce pays bas et marécageux. situé sur la mer du
Tecoantepec est un port les
navires
Sud et mal Tortifié: il réçoit
petits
ce lieu à
2 à
renat
font! le cabotage de
Panama; Acapulco, ; les bâtimens
mala, à Realjo et jusqu'à
relàchent dans
qui vont du Pérou au Mexique,
Près de la
ce port, s'ils ont le vent contraire. où se sont
ville, est un couvent de renouvellés, Franciscains, non pas des
glissés certains, moines Ce port est fameux
Grecs, mais desJésuites.
fois sur RPUS
la pêche: nous rencontrions quelques
à cent
route qui y, conduit, de quatre-vingis salé
Guaxaca,
mulets tous chargés de poisson Nous pour fimes hospitaMexico et la ville des Anges.
ot il In'y avait
lisés (54) chez un opulent la espagnol ; lejeu sans
pas moy en de précher, valu la lumière; philosophie mais une pistole
douten'en eût pas de chacun de nous, ct cette
brilla dans la main
aristocrate
fiche deconsolation nous prouva qu'un
est parfois bonà quelque maritime chose. à Guatimala, tout
De cette de la place côle, le chemin est, dit-on, asses
le long
itaMexico et la ville des Anges.
ot il In'y avait
lisés (54) chez un opulent la espagnol ; lejeu sans
pas moy en de précher, valu la lumière; philosophie mais une pistole
douten'en eût pas de chacun de nous, ct cette
brilla dans la main
aristocrate
fiche deconsolation nous prouva qu'un
est parfois bonà quelque maritime chose. à Guatimala, tout
De cette de la place côle, le chemin est, dit-on, asses
le long --- Page 168 ---
nnismais
(152) )
seilléd'aller terzen-dentioisem à
ot
nous
notre ordre, Chiapa, dont
avait conct oi nous
les chefs nousavionsdes élaient
fréresde
épidémie, en pourrions explciter les Henveilne,
du moins un altrapant chacun une suites d'ane
che vers les hautes vicariat, nous dirigeames petite cure, ou
lenas, lesquelles font montagnes qu'on notre mardilières.
partie de la chaine nomme des QuePour gagner
Corétendue snonts, il faut d'abord Tapanatepec, situé auprès de
et
traverser une
ces
un vent du sud découverte du côté de la plaine trésforce, qu'il qui en vient, souflle mer; mais
ter sa
oblige par fois le
avec tantde
dans ce monture, désert, ou et la que personne voyageur ne à quitles maisons, ce
violence du vent demeure
inhabitéc ne soit Awinempechey
renverse
vages que domestiquet remplie de EAtCEP tant plaine
Nous soupâmes le
saule rase terre, prés d'un premier jour en
gazon, édredon de Fuisseau, la
I nous dormimes pélerins, à
T'autenr d'siala, nous n'y providence, comme sur dit
ringouins
le
(G3),earthaleme niguimacaje du vent les les made leademain, nos chevaux vers les soir, nous
chasse, et,
mon palefroi élant pour atteindre pressimes le pas
camarades,
moins
Estepec. Hélas !
croyant
je restai derrière vigoureux leurs que ses cing
au bourg que avant je la les suivais, se hâtaient maitres, qui,
rétif par excés de nuit, tandis que mon d'arriver
sabattre ct se fatigue, vonlait à tout coursier,
Join de la hourgade; coucher. Je ne croyais moment
pourle conduiré
je mis donc pied" pas être
coucha anssitôt, ct par la bride, mais
à terre
Me voilà foit
ne vonint jamais Fanimal SC
se
embaraseé:
relever.
carsije me hasardea
fro
, se hâtaient maitres, qui,
rétif par excés de nuit, tandis que mon d'arriver
sabattre ct se fatigue, vonlait à tout coursier,
Join de la hourgade; coucher. Je ne croyais moment
pourle conduiré
je mis donc pied" pas être
coucha anssitôt, ct par la bride, mais
à terre
Me voilà foit
ne vonint jamais Fanimal SC
se
embaraseé:
relever.
carsije me hasardea
fro --- Page 169 ---
(153)
seulle gite en laissant la mon cheval tout
gagner
de le
et moide
sellé, je cours ler risque
perdre,
si
lecrépuscinle étant déjà éteint; que
m'egarer,
trouver ce soir Estepec,
jes suis assezheureux retronverai-iela: pour
monture dans
comment, demain, éternelles, oùt il n'y a
même un
ces savanes
Fattacher? Allons, Fa faut bien se
arbrisseau pourl
sans
sur Therbe, à
résoudre à coucher,
souper, chercher penmoins que nos amis ne viennentmee ne vaut
dant la nuit dans cette solitude, qui
la terre, pas
celle de Mexico. Bientôtje m'étends d'oreiller; sur
le
la selle du cheval, me servant
mais je suis
laisse paitre àson aise; il soupe, lui,
je
consolé de lui voir reprendre ses forces et
nos
ates
nous pourrons faire, le jour suivant,
douzelieues. Ilyavait à peine une heure que je m'étais cOuché, sous un ciel demi-sombre, ayant toujours
Toeil sur ma bête, de peur qu'elle neségarat, 1
lorsqu'un bruit étrange, alarmiant, vint frapper mon
Oreileseciaid'ahoel commnilehenenediee
troupedechiens quia accouraient dans cette plaine
pour s'y repaitre de quelque proie morte sinistre ou vidonnais d'attention à ce
vante; plus, il je semblait, de différens côtés, se rapKubt-cinmontere bruit, plus
que cene
vait être un aboiement de chiens, parce que
f
tendis certaines voix confuses 1 comme celles Une
d'hommes mêlés avec des animaux sauvages.
aussi fàcheuse aventure 3 arrivant à un pauvre
diable quise voyait toutseul au milieu d'un vaste
désert, me fit hérisserles cheveux et me remplitie
cocurd'unesiforte crainte, quej'ens tout le corps
inondéde cette sueur froide qu'éprouve un voya- fail-il
geur sous le fusil de plusieurs assassins. Que
alors?il prie Dieu : jelep priai.
êlés avec des animaux sauvages.
aussi fàcheuse aventure 3 arrivant à un pauvre
diable quise voyait toutseul au milieu d'un vaste
désert, me fit hérisserles cheveux et me remplitie
cocurd'unesiforte crainte, quej'ens tout le corps
inondéde cette sueur froide qu'éprouve un voya- fail-il
geur sous le fusil de plusieurs assassins. Que
alors?il prie Dieu : jelep priai. --- Page 170 ---
(154)
CHAPITRE XXXIIL
Lizadveriance. - Charivari.
feuille d'arbre suffit pour le
DIEU existe; une
mon âme, et il
(56).Je lui recommandai continuaient
prouver ranima mon courage. Deshuplemens rien
mon cheval,
autour de moi : ne voyant sachant de
côté m'enfuir,
et ne
tfe
à quinze
de rester là, physije . crus eeie quel plus sûr Au hout élait de quelques heures
quement tranquille. cessa enfin; et commejéle vacarme se ralentit, le sommeil s'empara de
tais accablé de lassitude,1 orstantonerquan
moi, malgréla peur, pourne
à cent
point du jour.
pieds déjelnait
Mon tompognoniquatre tetd'unairtouts iganilaral-Remis
pendetapesaibiennte vers un bois dleiguedten.
en selle,je me dirigeai seul objet emanquailie dans
viron trois milles, déserte; et au-delà duquel
cette campagne
Il me fallut
mtie
pérais gagner la bourgade.
mais Fapereus enbois, à causede d'Estepec, son épaiseurs et je revis bientôt dans mes la
suiteleelocher camarades, , qui arrivaient espagnol enx-mémes où lon nous avait
maison d'un imarchand
couché
adressés deTecoantepec. leureôté, et avaient bonne
Ilss'étaient éparésdel ; en me croyant à une des
dans lc bois,à étendu jeun sur un bon lit. Je leur pariai ainsi
table ou nocturnes, qu'ils savaient entendns ils
hurlemens avec une égale torreur, et cepeadant en
que moi,
d'oi je conclus que javais
étaient cinq,
FEAET
don Iritargo,
ccmme six. Le marchand,
adressés deTecoantepec. leureôté, et avaient bonne
Ilss'étaient éparésdel ; en me croyant à une des
dans lc bois,à étendu jeun sur un bon lit. Je leur pariai ainsi
table ou nocturnes, qu'ils savaient entendns ils
hurlemens avec une égale torreur, et cepeadant en
que moi,
d'oi je conclus que javais
étaient cinq,
FEAET
don Iritargo,
ccmme six. Le marchand, --- Page 171 ---
(155) )
la Biscaye, nous ditquel'on était, dans ce canton,
accontumé à entendre un pareil concert
des
RENNIS
toutes les nuits; qu'il provenait
querelles souchiensavec deschats sauvages, où se mélaient
vent des loups et quelquefois des ligres; maisque
étaient peu redoutables. 2 exces dernières lesbestiaux espèces et la volaille, puisqu'on les
cepté faisaient pourl fuir el criant aprés eux ou en lenr montrant un bâton. Pourquoiles loups, 9 les tigres sontils moins dangereux ici, même partout, que ne cer- dis
tains hommes? c'est que ces, animaux (ie
pasl les hommes)n'ont jamais faim ou soifd'intérêt
ou d'ambition.
riche, n'élait pas libéral,
Notre hôte, quoique le soir, d'un bivouac et d'un
on nous forcé, dans maison d'un indien d'Hecajeûne
raeEt
un souper de fournisseur et un lit de
tepec, par
bénédictin.
Dans cette plaineimmense, mais non stérile,et voit
je n'appelle déserte que parce qu'on n'y
que même une hutte isoléc, il ya eependant cine
a bàties derrière autant
Eme et bourgades, qu'on rideaules
du soufile
dey petits bois, dont le
garantit
continueldel Faquilon, si un vent quileur
du sud peut s'appeller ainsi: le midi est pour
leurs
EESAE
nous le nord. Tous!
noms
olles ce qu'est pour finissent en tepec : Tecoanje ne sais pourquoi, Hecatepec, Sanatepec et Tapatepec, Estepec, de sorte
en vers géographinatepec; ; voudraient qu'un décrire poète ces lieux, trouveaute aisément qui de belles rimes.
endoctriné
En quittant l'indien d'Hecatepec 7 les monts de
commeles autres, nous apereûmes confirmant la descripQuenelas; et leur aspect, avait faite avec des détails eftion qu'il nous en
nos
regrctfrayans, épouvanta un peu
frères, qui
pec et Tapatepec, Estepec, de sorte
en vers géographinatepec; ; voudraient qu'un décrire poète ces lieux, trouveaute aisément qui de belles rimes.
endoctriné
En quittant l'indien d'Hecatepec 7 les monts de
commeles autres, nous apereûmes confirmant la descripQuenelas; et leur aspect, avait faite avec des détails eftion qu'il nous en
nos
regrctfrayans, épouvanta un peu
frères, qui --- Page 172 ---
(156 - )
Chiapa,
taient de n'avoir pas choisi, longeant pour pax mer et tourla route de Soconusco,
comnant les montagnes. fiers Espagnols, leur ditle
?
Hé quoi! n'avez-vous jamais vu les Pyrénées Chrisosmandant, ainsi
vous, me répond
J'ai lesmornes vu,
JR Porto-Rico, mbjemeplitens en par.
tôme,
Pour nous, dit le frère Cyrille, nous
à gravir.- de lui et des autres, nés en Espagne,
lant traversé les cimes de la Siert-Nlorena perdre
avons
quela peurnousitp
Hébien, il ne serapasdit de marche: pour regagner
trois pénibles journées longue; et nous alions franchirles guernneroute plus
comme nos immortels
Alpes du Mexique, celles qui séparentia Francede
riers ont escaladé
d'une in. a
Titalie.
bon Chrisostôme m'avertit répétait
alvertance. Unsignedul Nos immortels sans guerriers, doute 2 mais ne
frère Mathias : ilssont Ami,repris-ie braves,
vivement, ce
sont pas desnôtres. à fait parce que les Bourbons
n'est pas tout TEspagne et la France, deux j'ai
que
dra
; mais c'est parce
génie
LE nos guerriers ecctieneaitanit dire,
peuples combattent
pent vraiment d'ailAlbion, c'est pareequ'on, c'est parce que,
il nyat plus de Pyrénes, tels que nous,, religieux c'est et -EHR
leurs; desbommes doivent être cosmopolites, comme de
losophes, qu'aux regards de la religion,, sont frères
parce
tous les hommcs
in proia philosophie, raisonné, dit Chrisostôme: fraternitas la-dessus un pétit
Bien egalitas : Or buvons
ductum de rhum dont jatremiuna gourde,ou ces
coup
à Fombrede
ECE
nous asseoir
car il est,
totallons notre madère et nos poulardes;
tempsde avec
déjeiner.
dto
ites, comme de
losophes, qu'aux regards de la religion,, sont frères
parce
tous les hommcs
in proia philosophie, raisonné, dit Chrisostôme: fraternitas la-dessus un pétit
Bien egalitas : Or buvons
ductum de rhum dont jatremiuna gourde,ou ces
coup
à Fombrede
ECE
nous asseoir
car il est,
totallons notre madère et nos poulardes;
tempsde avec
déjeiner.
dto --- Page 173 ---
(1 157 )
lui reVotrelatin est rare,
L'on estiatable. dou Cyrillos.
- - Que voulezplique en riant de
Virgile ne
vous? c'est celui
Porto-Rico. lui! Est-ce
T'entendrait guère Tant-pis
bien vivre 1
ma faute, à moi si jaip plusde
comme
Relirmee
la
REmcie
que d'inclination pour langue Vigile, que je ne
en avait ou comme en a cedon dit! le trésorier, sile
connais point ? - Mesfrères,
latiniste, il est
Porto- Ricain n'est pas un la savant bonté vaut mieux que
toujours un bon ami, et
ne gatejamais rien.
la science, qui, cependant, offrit, miracle, un capucin
Sanatepec nous
dont parn la réception fut infinicréole, curé du lieu, donna des indiens pour
ment amicale : il nous
et une lettre au
nous conduire à Tapanatepec, nous procurat
pasteur de ce bourg, pour qu'il
seules nous
des guides et des mules, qoipouvaient flanquées de
dans ces bautes montagnes,
/ porter
accueillit
précipices.
nous
fraLe hagnadrtnertie: mais il exécutales intentions
plus froidement;
ternelles du brave capucin. fort riche que la pelite ville
C'est un endroit son district son y voit des esde Tapanatepec et des fermes, nonrrissant des
tancias, c'est-a-dire,
mille boeufs. Le gibier,
troupeaux detrois à quatre de mer et d'eau douce, les
la volaille, le poissoil toute espèce de vivres y
fruits et les legumes,
citronniers, figuiers,
est en abondance; orangers,
quandia chaleur
un doux ombrage,
ruisseaux des
y procurent ardente; il découle tant de
les
est trop qu'on les dirige avec facilité dans la fertiQuelenas,
dont ils augmentent
terres et lesjardins, les réunit ensuite dans une
lité naturelle, et on péché des truites fort délipetite rivière, où fai ici Salmonas.
cates, qu'on appelle
et les legumes,
citronniers, figuiers,
est en abondance; orangers,
quandia chaleur
un doux ombrage,
ruisseaux des
y procurent ardente; il découle tant de
les
est trop qu'on les dirige avec facilité dans la fertiQuelenas,
dont ils augmentent
terres et lesjardins, les réunit ensuite dans une
lité naturelle, et on péché des truites fort délipetite rivière, où fai ici Salmonas.
cates, qu'on appelle --- Page 174 ---
( 158 )
Voulant profiter d'un temps calme, arrivée, le dimanche nous
second jonr de notre
au matin,
nos guides, nos cournous mimes en routeavec dont le pied est plus sûrc que
siers et nos mules,
traverser les mornes.
celui des chevaux
monter
pendant
Attendu qu'il ne entrme licue
loin, en Ot
et
H:
lieues et demi, rencontre qu'une une riche ferme appartecendant, on
don Juan de Toledo, chez qui
nant au seigneur assurés d'être les biens-venus, nos
nous étions bornaient à deux chapons rôtis, un
provisions se poissons frits et neufà dix flacons
pâté, quelques
de Malaga.
de la fameuse chaine se
Quoique cette partie le nombre de ses aiguilles
fasse remarquer par
dont plusieurs se joiet de ses crêtes élevées,
de ces
gnent ensemble, il n'y a cependant sous qu'un le nom de
monts signalé parles celui-la vovageurs,
fallait franMaquilapa, et C'etait
quilnous situéà cent lieues de
chir
arriverà Chiapa, Ferdinand Cortez fut
Ja ET dont le marquis
jadis le seigneur. avoir gravi pendant une grande cultivées, partic
Après la
côte sur côte et toutes
de journée halte, vers le soir, sur le pelchant
nous fimes
dans un lieu plat, une espéce
de la montagne >
arbres, oût nos guides
de pré; orné de quelques montrant d'un air joyeux
nous dirent, en nous
le beau temps
le soleil prêt à lendeinain, se coucher, et que que nous serions
continuerait midi chez don le Juan de Toledo.
à
nous dressâmes notre
D'après cette assurance, verte dont nos coursiers
souper sur une nappe ; nous nous mimesà table
mangeaient une avéc partie nos Indiens, par amour pour
àla chinoise honneur ,
dont ils furent ravis, et quils
légalité,
stE4
joyeux
nous dirent, en nous
le beau temps
le soleil prêt à lendeinain, se coucher, et que que nous serions
continuerait midi chez don le Juan de Toledo.
à
nous dressâmes notre
D'après cette assurance, verte dont nos coursiers
souper sur une nappe ; nous nous mimesà table
mangeaient une avéc partie nos Indiens, par amour pour
àla chinoise honneur ,
dont ils furent ravis, et quils
légalité,
stE4 --- Page 175 ---
( 159 )
le
rendirent tellement à nos
le etc. lendemain. 2 que
nous resta seul pour
NncEu
pâté maintenant, voilà le rhum qui les anime;
chacun Or, fredonne : les Mexicains chantent. Chri- dans
leur langage, les Espagnols en castillan, et ce concert
sostôme en créole, moi en français, des 7 oiseaux prêts
déconcertant, mélé au gasouillis charivari dont les échos,
à se coucher, forme la un première fois ,font retentir
Maqulapa répètent étonné; pourl ; mais cette barbare musique bons
montures,
ENE
n'empêche pas nos tranquilles fatiguées d'un autre syschevaux de trompettes, d'abandonner la ligne vertême de gravitation , horizontalement du repos
ticale licta leurs prendré maitres et surle même lit.
auprès
chacun était heureux à mille
Bêtes et gens, du vulgaire des hommes, cequ'on
toises au-desus
dans certains postes aussi
ne voit presque le jamais nôtre. La nuit étant venue, on
éminens que paisiblement surle duvet fleuri,ayant
s'endormit
au monotone bruit des eaux
le ciel conlaient pour pavillon, parmi les rochers. Richesdujour, tête
qui à Tinsomnie, lisez mes oeuvres. , on,la
sujets Toreiller
imaginez-vous bien
vous
sur
(57).
d'une source qui ftouice à
entendez le murmure coule le
roc;
travers la pelouse, ou qui minutes, et longd'un vous dormirez
écoutez pendant cinq
la synderèsc.
aussitôt, si vous ne craignez pas
eaux
le ciel conlaient pour pavillon, parmi les rochers. Richesdujour, tête
qui à Tinsomnie, lisez mes oeuvres. , on,la
sujets Toreiller
imaginez-vous bien
vous
sur
(57).
d'une source qui ftouice à
entendez le murmure coule le
roc;
travers la pelouse, ou qui minutes, et longd'un vous dormirez
écoutez pendant cinq
la synderèsc.
aussitôt, si vous ne craignez pas --- Page 176 ---
T 160 )
CHAPITRE XXXIV.
la hauteur des Alpes. 1 Lc pont du Dante.
Séjourà
Lrlendemain, au lever d'une aurore qu'on oit nous ne
voir
Amérique 3 au point aussi calme
peut
le temps paraissant
d'abord
étions
3 nous crûmes
TRT
que le jour preeedent le reste de nos munitions
nécesaire d'expédier d'avoir la force, comme nous en
de bouche, alin
un pied orgueilleux
SreureNtaleetes
sur le frontdu Maquilapa. sans notre hôte 5 car nous
Nous comptions fait un quart de lieue, en gravissant, soufler,
n'eûmes pas entendimes gronder et sentimes vent du
"aussi quenous fort que la veille, le tyrannique il devenait violent;
Sud: plus nous montions, dans plus un affreux murmure,
et hientôt il sembla,
Tun'iras pas plus loin.
dire à la rompesuiscima avions déjà fait les trois quaris
Comme nous aussi roide que sinueux, nous étions s'il
d'un chemin Tincertitude sur la question de savoir demenrer
dans redescendre à Tapaniatepec, vent 2 ou voulut bien
fallait
ce que! le
stationnnites, vers 2 jnsqu'a le midi ou sur le soir. de Teternel
s'appaiser
aux terribles caprices encourager
Accoutumes (58), les Indiens, pour nous assurérent qu'à
Typhon
notre escalade, nous il avait une
à environ poursuivre douze cents pas plus haut, des arbres, y retraite
fontaine et une loge sous recevoir les voyageurs
pratiquée exprès la pour nuit viendraient surprendre
le vent ou
Nous grimpimes donc avec lieu
lor. leur marche. bêtes par la bride,jusqu'au
peine, tirant nos
a -
terribles caprices encourager
Accoutumes (58), les Indiens, pour nous assurérent qu'à
Typhon
notre escalade, nous il avait une
à environ poursuivre douze cents pas plus haut, des arbres, y retraite
fontaine et une loge sous recevoir les voyageurs
pratiquée exprès la pour nuit viendraient surprendre
le vent ou
Nous grimpimes donc avec lieu
lor. leur marche. bêtes par la bride,jusqu'au
peine, tirant nos
a - --- Page 177 ---
( ôr )
indiqué, dans T'espérance que Yuracana cesserait;
mais,au contraire, il redoubla de violence,nous
souflant au nez de manière que nous suivantféro- craignimes
d'épronver le sort desPsyles, Eole, qui, loin de remdote, ayant voulu combattre trouyérent lenr tombeau dans
porter la victoire,
de bataille.
less sables mouvans ou étaitleur champ de tomber dans
Il ne s'agissait pas, pour nous, opiniitretéa vouloir
les sable;car, en voyantnotre T'Eole du Mexique
augmenter notre élévalion, des
de
pouvait nous renverser, 2 comme
capucins
cartes, dans les précipices horribles qui nous
environnaient, offrant mille cercueils à desmoines
d'os et de chair, dont un soufle aurait fait mille
lambeaux. En attendant, la fontaine nous fut utile, ainsi
cabane, entouréed'arbres qui en fortifiaient
1El ; mais le mistrao mexicain continuant à
bourrasquer (59). et nousà craindre, nous n'eûmes
plusla force ni de monter, ni de descendre.
Que n'a-t-on élevé ici un asile plus sûr, un
hospice comme on voit sur les cordilières françaises, oi de dignesreligienx attendent, cherchent le
même le voyageur glacé de froid ou égaré, 7 s'il
retrouvent, le sauvent, Phospitalisent; et, dit
éprouva quelque chute, leur main, comme
Legouvé, poète démocrate, dans son Epicharis.
Leurmain, du salutaire malheureux entoure que la leur blessure. bontérassure,
Du chanvre
monde?
Les moines manquent-ils dans les au cités nouveau s.ot ils foursont-ils si nécessaires
saintes
millent, qu'on n'en puisse placer quelques
brigades au sommet
de certains monts,
du ciel? Mais
ou il seraient,
plus. près
TEnAL
ils tiennent trop à la terre, d'ou ils prétendent
empécherleurs riches pénitens de descendreplus
T. I.
II --- Page 178 ---
(16a) )
des moines, qui
bas. J'en connais volontiers cependant. au plus honorable autres,
tondus ou
se déroueraient Priez lcs gouvemnansd
Maquiservice. leur aecorder, ils répondront
fréquenté
de le
E
ou tel mornes aussi perilleux, esclaves. lapa,
Indiens et des
nousregardant
que pardes)
restionsla, appaiser la
La Ieontombait.aoust croisés, sans savoir comment de nous aperçut,
les bras nous pressait: lun les autres arbres, un
faim crépuscule, parmi fruits. Plus heureux que ces
avant
chargé de
d'une main cueillir
Royavier Tantale, nous pouvions de Tantre, avec nos COcOS nous 2
fruits délicieux: et àla fontaine, ce ainsi que dire,
puiser une canlimide Tavidité de gens, pour
fimes tous avec
sur Tédredon
à jeun. dormimes denouveau Bonne nuit,
Puis nous la hanteurdes nous Alpes. sommes égaux
de la nature,i du mont-Cenisl
pas voisins.
ux que ces
avant
chargé de
d'une main cueillir
Royavier Tantale, nous pouvions de Tantre, avec nos COcOS nous 2
fruits délicieux: et àla fontaine, ce ainsi que dire,
puiser une canlimide Tavidité de gens, pour
fimes tous avec
sur Tédredon
à jeun. dormimes denouveau Bonne nuit,
Puis nous la hanteurdes nous Alpes. sommes égaux
de la nature,i du mont-Cenisl
pas voisins. camarades mais nous ne sommes jour, SI ce n'est que
maintenant:
le second
repas, en conMême redoubla position de furie; mêmes car la loge ene
le vent
et même lit sur Therbe;
et elle
séquence, contenir plus de deux personnes, pas l'air inhabitce. pent
natte, quin'a c'est que la belle
n'offire qu'une savons déjà ce que
Oh! nous
vimes que nos guides
étoile. mereredi : : nous
mais cuit et réduit
Le
dans leur eau,du de petits sacs tous
metlaient, dont ils avaient jamais dansleurs
en poudre, ce qui ne lear céderent manque un sachet de moins cette
pleins, voyagest ils nous nous restaura un peu
substance, qui Nous attendions midi avecimpapelite
redevenait un peu plus
queles Eoyaves sile temps faite du Maquilapa,
tience, résolus,
entin au
calme, de parvenir
--- Page 179 ---
( 163 )
bien de retournerà Tapanatepec. Voilà midi,
Ou
ce qui décide cependant
et la tempôte Chrisostôme angmente, à monter seul, à pied,, un
le hardi deux
haut, afin de juger par luimille ou
plus dans les
est aussi
même si le danger 7
passages, du mont. redoutable qu'on nous l'a peintau pied
Ilnous rejointau coucherdu soleil,et, hasarder le
arrêtons de
H-tE
son rapport, nous
de la cime d'une de ces
demain lej franeluisement
montagnes que M... appelle. Voûtes du sombre Enfer et colonnes des Cieux. Le jeudi donc, dès le matin 2 malgré le vent du
que contraire après avoir gravé ces vers
Nomr Racine, sur l'écorce d'un platanas ,
Aux petits des oiseaux, Dieu donne la piture,
Etsn bonté s'étend sur toute la nature;
Après avoir aussi écrit nos noms et le nombre
de jous passés par nous dans cet azile, nous
primes un nouvel essor 5 en nous recommandant vents
du fond de l'âme à celui qui commandeaux
et àla mer. d'abord
sans reNous fûmes
quelque-temps
marquer que nous eussions à craindre, excepté taillés
néanmoins que certains sentiers tortueux, offraient
dansles rochers couverts deneige, nous
quelquefois des échappées de vue) peu rassurantes: du
mais lorsque nous eûmes atteint le sommet
Maquilapa, qui signifie, en Indien ,téle sans poil, dont
nous vimes clairement, avec effroi, le péril
on parlait tant 7 et eussions bien voulu être
encore,avec) nos gosaves,sonsiisjoepal hospitalier; 1
car c'était véritablement une tête sans poil, abri une
cime chenue, sans arbres et sansle moindre
pour retirer un voyageur.
urantes: du
mais lorsque nous eûmes atteint le sommet
Maquilapa, qui signifie, en Indien ,téle sans poil, dont
nous vimes clairement, avec effroi, le péril
on parlait tant 7 et eussions bien voulu être
encore,avec) nos gosaves,sonsiisjoepal hospitalier; 1
car c'était véritablement une tête sans poil, abri une
cime chenue, sans arbres et sansle moindre
pour retirer un voyageur. il faut traverser cette
Le chemin par lequel
II. --- Page 180 ---
(164) entièrement du
horizontale, est déconvert cents
long;
crête cotéde la mer , et n'a quetrois étroit et escarpé,quion pasde est
mais il est tellement dès que Y'ony cst parvenu. mer Ose-t-on du Sud,
tout élourdi droite, on voitla grande de la gigantesque
regardera ct si fort au-dessous
que les yéux
muraille si près sur laquelle on se trouve, à gauche, on ne
éblouis; si Ton reganle détrois à quatre
en sont des rocs,des précipicen
donne le
voit que de profondeur 2 dont Taspect la mer prète à
milles d'un côté vous voyez des rochers prèts à
vertige: engloutir, de Tautre,
entre ces périls,
vous mettre en pièces, et, placé toise de largeur J
vous
n'a pos plus d'une de
le coeur des
le passage, route, capable
glacer que le Dante
unique hardis : je crus voir ce traversic pont Taitare.
plus d'une main poétiquea ctd'effroi, nous avions
jette Frisomnant de crainte
ce sommet, dans
besoin de cordiaux pour-franchir de fruits et d'eau
plus lorsque nous vivions désireraient retrogader,
que la cabane solitaire : tous mais nul,par un vain amourhormis les Indiens; ;
n'osa le
ouvertia marche dela petite les
ont aEe vent furieux qui pent
memanie
d'un
caravane: en dépit mouches, ils sont bravement
enlever commedes il est vrai, à la crinierode et les six
à cheval, eramiponnés, que suivent les chevaux; dcbout, ni la tête
leurs mules, délilent un à un, non ce murleurcaus
jacobins depeur qu'elle netourne, les mains et les
seraitla haute, mort; mais tout comme courhés, on dit, à quatre congenoux à terre 2 ou, superbe, si tu veux derrière
Humilie-toi,
Espagnols,
pattes.y la vie! emmpcenlien d'esclaves, et qui,sur
server mortelsque vous traitez suivez de Toeil, gardant
ces) leurs coursiers que vous
leurs mules, délilent un à un, non ce murleurcaus
jacobins depeur qu'elle netourne, les mains et les
seraitla haute, mort; mais tout comme courhés, on dit, à quatre congenoux à terre 2 ou, superbe, si tu veux derrière
Humilie-toi,
Espagnols,
pattes.y la vie! emmpcenlien d'esclaves, et qui,sur
server mortelsque vous traitez suivez de Toeil, gardant
ces) leurs coursiers que vous --- Page 181 ---
(165 )
daiau milieu du danger l'attitude la de misérable Thomme, contegnent regarder sans sourire maitres.
nance de leurs prétendus arrivés dans un endroit
Lorsque nous sommes commencea. s'élargir,
oûl la cime dela montagne des
d'arbres dans
et d'ou l'on aperçoit
bouquets nous nous levonslun
la pente que lon va suivre,
après) Pautre, et,
nous
DTLSeSE
que nous venons de faire ainsi en quadrupedes, tant de voyanous accusons de folic,
que ou pour
geurs, qui,
voir Tapanatepec fait de plus gagner quatre Treme cin lieues qu'on foisdese
Ess
Tautre route, risquent cent
perdre
celle-ci. Hélas! mes frères, dit alors Chrisostôme, 2 le
sentier de la vie, également bordé d'abimes, est
encore; et, trop souvent, tel quile parplusétroit
: n'en va
plus droit son
court en aveugle une cure, pas, voilà le texte d'un
chemin. Si j'attrape
sermon qui démontrera remonté ma logiquel sur sa bête : nous
Mais chacun est descendant, déjà
la tourmente dééprouvons, en la ferme, oi clle que est insensible; nous
croitjusqu'a
de
chez don Juan
arrivons, avec beaucoup reçoit fort joie, bien, nous fait
de Toledo, qui nous
mieux reconforter
prendre des consommés pour traite
deux
nos estomacs débiles, et nous si nous pendant étions d'hojoursplendidlement comme QueDieu nous en préserve,
norables inquisiteurs... de tomber entre leurs mains :
de l'être, et surtout
dééprouvons, en la ferme, oi clle que est insensible; nous
croitjusqu'a
de
chez don Juan
arrivons, avec beaucoup reçoit fort joie, bien, nous fait
de Toledo, qui nous
mieux reconforter
prendre des consommés pour traite
deux
nos estomacs débiles, et nous si nous pendant étions d'hojoursplendidlement comme QueDieu nous en préserve,
norables inquisiteurs... de tomber entre leurs mains :
de l'être, et surtout --- Page 182 ---
1 166 )
CHAPITRE XXXV.
mexicaine. - Mércuriale.
La Cléopâtre
lereste del la descente est très-facile; raison de dire: mais
TouT
n'en eût pas moins
quand
Donsparte sarrêter quand on monte , jamais
On peuts
est une ville
on Acalapa; descend. au pied de la montagne,
familles
moliocre, habitée aux trois quaris chez pardes T'aleade, don
indiennes : nous Aa logeâmes borgneet boiteux, sans manIrribos, lequel
et dedroiture.
quer
cela de clairvoyance le Chiapa des Indiens
nous atteignimer surnom du Chiapa des E
ce
A
qu'on distingue par de la province. Le Chiapa des
cajitale une rivière presque aussi large des
est batisur
elle sort
à son embouchure;
Eret
que la Seine dOenchumatiana Yest
2 près rtole à
montagnes laronte du Chiapa royal,oud de Zoques espagniol, et va se
passe timala, traverse les de'Tabnsco. paines
La ville ou nous
perdrediansl le fleuve etj plus belle quela royale: cour
entrons est pins grande de naturels, à qui ila
toute Démplée
ellea
presque
peivileéget
Me
Espagme adonnequelques oi ses adroits et laborienx industrie; et
sieurs fabriques assez librement leur
coton,
toyens exercent
passable en blé,
de
elie fait un commerce sucre, indigo, par le moyen
soie, cochenille, est navigable en tous temps. notre séla rivière, été témoin qui sur ses bords, pendant
J'ai
bons frères, danspectacle quin'est
jobre chez nos
M
a
presque
peivileéget
Me
Espagme adonnequelques oi ses adroits et laborienx industrie; et
sieurs fabriques assez librement leur
coton,
toyens exercent
passable en blé,
de
elie fait un commerce sucre, indigo, par le moyen
soie, cochenille, est navigable en tous temps. notre séla rivière, été témoin qui sur ses bords, pendant
J'ai
bons frères, danspectacle quin'est
jobre chez nos
M --- Page 183 ---
(167 )
de fête
rare dans la contrée. C'était un jour
sur
pas
Américains: ilss'exerçaient châteauhationalepourits des bateaux à des joûtes guerrieres; un élait élevé
de toile peinte,
fort, en bois, couvert
Eole
dans une ile;les obrnnenatrmd en costume,, au siége
et autres dieux, 7 présidaient, dansles régles,avec
du fortmaritime, des fusées, quattaquait une espèce d'arméer navale,
des lances,
déployaient tant d'adont lessoidats et lesmarins émulation avec lesdédresse el de courage, par croyait voir un véritable
fenseurs du fort, qu'on
siége.
s'ils
un jour > me disait toutl bas
K Ah!
peuvent en
sérieuse ece qu'ils
Chrisostôme, mettre pratiques les Espagnols verne fontici
par amusement,!
ront beau ptrl I >
brillent de même dans
Leurforce et leur agilité de taureaux, la gymnasTéquitation, les courses leurs maîtres. On prétique, et ils y surpassent le pays, dans la mutend
excellent, et la
Ils jouent tsouventdes
armes
leur épargnent pasla déou des
LL
drames
divertir comélies,ny les nobles et les moines, etils
pour fois des bals aux dames espagnoles,
xemar par
bien, tôt ou tard, payer
dont les maris pourront
les violons.
combatmanal.Pendiants que nousy
Jeraviensan sur le quai del Fembarcadaite, jemaassistions 7
frère
à un balcon
waaimTane
perçus
était avec une dame
:
un ader qui voisine. Il nous dit aussitôt Regard'une emaison don Boniface! En effet cétaitlui.
dez-bien, voilà
il le remarque, en fait
Nous lui faisons un sommes signe, en deux minutes dans
un autre, et nous a louée à Fhotellerie de Saintla chambre qu'il
Georges.
Jeraviensan sur le quai del Fembarcadaite, jemaassistions 7
frère
à un balcon
waaimTane
perçus
était avec une dame
:
un ader qui voisine. Il nous dit aussitôt Regard'une emaison don Boniface! En effet cétaitlui.
dez-bien, voilà
il le remarque, en fait
Nous lui faisons un sommes signe, en deux minutes dans
un autre, et nous a louée à Fhotellerie de Saintla chambre qu'il
Georges. --- Page 184 ---
Lemoine
(1 168 )
par f'effet de TAeintiptngirMent la crainte,
en
mnarphosé fort
en héros
la avait été ensuite muletier
et bien fait, ilavait par puissanee de
métaplu à
Tamour:
rurerdtictaas a Mexieo,
gu' elleavaite unejolie mulitresse,
troisordres. pour Ayant ou contre ses amateurs exercés engrand
obtenu, la veille, déjà
dans les
du souverneurded une, edchmineo ilavait
mérite de la
Chiapa,
IUROANEE
qu'elle avait donzelle oua Rulrasacenerucnt celui de sa
par sa vertu éconiomique remplied'or et de certaines cassette,
Hex-moineser
pierres >
luis seyait fort bien carrait ete était dans sa grande tenue, qui
enviée
dis-je, au premier,
parCheiostome
unjour réconnu etarrèté ,malgré votre uniforme,
torial,
par le
d'etre
-
lautorié plus fort, surtout dans cette onvoirinquiate
sa conquête milhaite? était plus Il forte me répondit en cause, riant, que
devait leurs, il allait partir avec elle encore, et que, d'ail- que
La demoiselle rester en garnison, pour Carthago, où il
traits, qu'on doit parait en effet en ce moment, et ses atChirisostôme. à une
il la
remarquer 2
cure, un
préférerait, dit-il enchantent
à Cléopitre, évéché; 1 il la compare tout haut,
ter.. qui?. lorsqu'elle vint dans le désert galamment
jacobin, plus Sair-Annoinet épris des
On ritdu madrigal tenque des charmes de la appas du sexe etdela table d'un
Has,que la belle estsuivie legende, d'une etlon rit d'autant
passer pour
collation,
eponx, fait
unis unrepadenoccron au naturel, de
remerciel les quipeut deux
les psaumes honnear de au festin, en Hnurattention, et l'on
Nons. étions Bacchus (Go). ciamtantjnagua soir
descendus, en arrivant, dans
ane
HE
al tenque des charmes de la appas du sexe etdela table d'un
Has,que la belle estsuivie legende, d'une etlon rit d'autant
passer pour
collation,
eponx, fait
unis unrepadenoccron au naturel, de
remerciel les quipeut deux
les psaumes honnear de au festin, en Hnurattention, et l'on
Nons. étions Bacchus (Go). ciamtantjnagua soir
descendus, en arrivant, dans
ane
HE --- Page 185 ---
(169 )
ordre, fondé
succursale d'un couvent de notre Acceuillis fradepuisdeux siècles à Chiapa-Royal.
composée
ternellement petesatcicunannd eimeslassurancee queleur
d'Espagnols, nous
nous verrait aussi Non
vincial, don Pedre Alvar,
gai et
bon ceil, que c'était un prêtre indulgent, sans
spirituel, sqjueles créoles Tappellsient,
monseigneur Tabago, pareequ'il
se fachât,
dans une
tabacà
EE
naitdu
chaqueinstant, au reste, était heureusetabatière. Lépidlemie, mais elle avait laissé des vides parmi
ment passéeg
ontla viedure; elp puis
lesjacobins, qui cependant le
Théotime,
le pére Alvar , ainsi que prieurdon' un renfort de reliseraient charmés de recevoir
contrehagieux provenant de la péninsule, moines créoles, pour qui salancer la masse de leurs se rendre les
gitaient sans cesse ils pour le font à Mexico # et ttse
sants 2 comme
xaca.
terrible Antonio
On nous conta en outre denotre quele fuite, avec son
était parti recrutée le lendemain de sept autres hommes; mais
escouade
jlavait écrit une lettre aux
qu'avant son générauix départ, de Chiapa-Royal, de Guatismipéricurs
missive, ilse plaimala et de Léon, danslaquelle
en priant
gnait amèrement des sept fuyards, sur le champ 2
ses collègues de les renvoyer sous bonne et sûre
s'il les tenaient, à Mexico,, l'année suivante aux
garde, pour être expédiés le provincial avait ri
Puilippines: on ajouta que
entiérement.
du réquisitoire, ce qui nous qu'aucun rassura de nous duJen'ai pasbesoin d'ajouter
rant notre séjour, ne dit un mordesoeihenenant
Boniface.
après notre arrivée, nous fâmes présentéà Cinqjours don Alvar, qui résidait à Saint-Christophe,
sous bonne et sûre
s'il les tenaient, à Mexico,, l'année suivante aux
garde, pour être expédiés le provincial avait ri
Puilippines: on ajouta que
entiérement.
du réquisitoire, ce qui nous qu'aucun rassura de nous duJen'ai pasbesoin d'ajouter
rant notre séjour, ne dit un mordesoeihenenant
Boniface.
après notre arrivée, nous fâmes présentéà Cinqjours don Alvar, qui résidait à Saint-Christophe, --- Page 186 ---
( 170 ) d'une rivière et entre
pelite ville située au bord vimesun viellardacheveux
les deux Chiapa. robe Nous de soie noire, se promenant, où
argentés 2, en
des allées couvertes
une rose à Ja main,sous et le long d'un canal Il qui
billaient les oranges, de toutes couleurs. nous
abondait en poissois nous traita bien à diner, soureçut d'un air affable, de verdure, nousoffrit était
souper, dans unesalle
boite d'or ou
ventdut tabac dans une saint grande patron; et, pour nous
le portrait de notre de son humilité, à Theuredu le
donner une voulut preuve nous laver les piels, comme
repas, il
avait daigné le faire à ses nous diseiples. lavât
divin maitre bien,i est vrai, qu'on
Nous méritions
un peu.. la tête.
dit peut-être un lecteur,
Mais il me semble, étonnant que cet homme
qu'il dût vous pavaitre rne vous eût pas admonétés, sur le
pieux, votre smperieurn dit Montaigne, mercurialisés dû,
ou, comme
ce qwilaursit
chapitre de la aschioniees fatreaumoias pourlaformet
en) bonne diseipline, satisfaction quelui causait Peotrearrivéel rien
malgrela
lectenr, vous ne perdrez
Patience, sage
don Alvar nous
pouratenare A déjeûner,, le jour suivant, d'Antonio, et fit ensuite
donna lecture de la lettre texte, une petite goseyquil cette
froidement, sur celong
vous avez perdu
termina ainsi: ( Mesfrères, coalsmnalsnilen
vocation
TAROE
sainte
quivous scigneur, et vousavez
cultiverla Nignodus que S. M. Canholiqseawait
ainsi la bonne opinion
d'alier précher
de votre zèle, en vous chargeant Indiens courent
foi
oû plusieurs
lcur salut ;
la anxPhilippines voure fante, de manquer
ct la
risque, par doute pas, d'oprés la brétérence cacar je ne
que vous éies bien plus
leilre du procuacur,
2t
TAROE
sainte
quivous scigneur, et vousavez
cultiverla Nignodus que S. M. Canholiqseawait
ainsi la bonne opinion
d'alier précher
de votre zèle, en vous chargeant Indiens courent
foi
oû plusieurs
lcur salut ;
la anxPhilippines voure fante, de manquer
ct la
risque, par doute pas, d'oprés la brétérence cacar je ne
que vous éies bien plus
leilre du procuacur,
2t --- Page 187 ---
(171)
pables de lesinstruire, d'opérer leur Je conversion, dois donc
que ceux qui vous ont remplacés. prisonniers dEtat qui
vous considérer commedes est moidécider-ns
ont trahileroi, et..le
attendant vous provolre sort.
Roa
bientôtde
mener dans mon jardin. largeboite, et ouvrant
Sur cetadimonifeurtirea) aspire à longs traits du tabac,
commesil de grands yeux, se disait: la bonne prise !
Et vous, ancien orateur,, défense que répondites- Chez
vous à la mercuriale ? quelle
il faut se taire.
les moines, qu'onaitt tort Du ou tout raison, : relisez, s'il vous
Vous aviez tort...
N'importe ; on
plait mon XXX. Chopitre. été martyr aux Philipnedéserte pas. - J'aurais
on vous aurait
pines. - Tant micux pour vous;
suprême
canonisé. Jenes easpoanbinessugin à qui
gloire. - - Eh! tant pis pour les noslégendaires,. vivres. Je reviens à
nos philosophes coupent homme
ne peut accepter
la question : un
les juste profitss sanslescharges,
un emploi pourenavoir
et, chez vousautres,
les plaisirs sans les peines, de 2 beaucoup sur les seles
Je Temportent sais
encore ce que fera votre
Eaart ne
point bonne
mais, à sa place,
supérieur, ,: avec administrer sa
prise; le i et Yeou,avecl la
jevous ferais
Mais, monsieur
- - Quelle
ERENETS
discipline..
seriez-vous janséniste?
Je
Tadministrateur vous êtes, 2
mais vous ne saurez pas ce
sais ce que
est à vous mais sije
que jesuis. : - L'avantage
Vousy 5 perdriez
terminaisi ici cette narration... d'un voyageur vaut
plusquer moi : Famour-propre fomme-Lessimer
celuid'un poète ou d'unejolie
vous?.. Les voyagens ? - Les jolies femmes.. êtes moJe continue, vous
1 Encore un peu. moi
le dernier.
liniste, el c'est
quiai
administrateur vous êtes, 2
mais vous ne saurez pas ce
sais ce que
est à vous mais sije
que jesuis. : - L'avantage
Vousy 5 perdriez
terminaisi ici cette narration... d'un voyageur vaut
plusquer moi : Famour-propre fomme-Lessimer
celuid'un poète ou d'unejolie
vous?.. Les voyagens ? - Les jolies femmes.. êtes moJe continue, vous
1 Encore un peu. moi
le dernier.
liniste, el c'est
quiai --- Page 188 ---
172 )
CHAPITRE XXXVI,
Alarme. - Le Trictrac,
nous, SORTANT avait à peine du salon, ou la
les moines qui suecédé a la joie, nous douleur,p pour
nous avaint présentés renconirons ot
venue
Keemstpra.lus le
aprésnous avoir
livrés à
vous êtes chnrmait, de
Ah !mes frères, Aremncanee leur
reçut hier avec taux-frères, tant
ou votre chef, qui dis-je,
les qu'in piege... Lesmoines d'allabilité, ne nous tendait nous
silence, il nous fut
souriaient, et
parole.
imposible d'en gardaient
tôme, Ou Sonumeschons plutôt dans à la Trappe ? obtenir dit
une
ment,
la trappe, reptis-je ChrisosArrivés au jardin,
tristed'anes grille,
lequel est closde
mant nous qu'on refermas surnous, ce lieu murs, et
du vieux parut plus alfreux que la téte charêtre encore Magulape Nous aurions bien sans poil
gagner
realescendret
voulu y
s'il le
reEREST
moisdans
fallait, Tapanalapees y passer
voile
ictnteeereer
uelques
gnions, pourMlanille, moi
bonsamis, et faire
pour FEurope, surtout, fautedenienss d'être bientôt ; carnous craiinbunalne mais
nous ouiiagtntinanen a-t-il pas
Hélas! embarqués ce cruel
hautonr, comment desfrères fuir? ces souslamain? murs ont dix Fuyons.
nous
pieds de
rantsa lui-méme nous regarde observent . le viel Alvar
prise
par un baicon en
D'auires retlexions
respisuccédérent à ces alarmes:
tEr
, surtout, fautedenienss d'être bientôt ; carnous craiinbunalne mais
nous ouiiagtntinanen a-t-il pas
Hélas! embarqués ce cruel
hautonr, comment desfrères fuir? ces souslamain? murs ont dix Fuyons.
nous
pieds de
rantsa lui-méme nous regarde observent . le viel Alvar
prise
par un baicon en
D'auires retlexions
respisuccédérent à ces alarmes:
tEr --- Page 189 ---
(173)
vieillard cstinous eûmes peine à croire vénéré, qu'un qui nous avait
mable, qu'un supérieur devint traitre pour nous, devint
reçu en pére,
qui s'étaient conbarbare envers desmatheureux et dont même il avait
fiésà lui si volontairement, de campagne, comme pour
besoin
ses éliscs des crécles.
tepticte à la faction flottions dans ces perplexiPendant que du nous diner arriva: la clochesonne, ia
tés, Pheure s'ouvre, on nous fait signe de venir nous
grille
sommes traités comme la
mettre à table, nons y
son air d'aménité, ,de
veille,le provincial a repris
dit, en s'adresbienveillance, stapneclererm.ala Frère, on m'a
que vous
sant à moi:s sur le trictrac; rapporté je n'y suis pas trèsétiez très-fort une partie; mais sans argent, carje
faible; jouons
cli'imagine bien que vous n'en
pourrais avezguere, PETR la fia d'uns silong voyage.
cette forceme parut unpeu
Une mistifteationde
déplacée;t - maisla consentir Amdscernintet -
de bonne grice à faire la
j'eus lair de
partie.
don Alvar, il faut inté-
(( Cependant,. reprit
vous direz cinq
resser lej jeu : $1 vous perdez si vous 2
gagnez, vous
pater et cinq ave pour moi;
nos
et vos camarades serez incorporés parmi
fréres. >
ceci passe les bornes... Que
Ah! pourle coup, Jen'ai pasa au trictrac lebeau
sait-on, néaumoins Philidoraux échecs; : mais j'ai lutté
talent avecsuccés qu'avait contre les vieux pilliers des cafés
Manouri, jadis
de Foi, de la Régence, et si je perds. Génie
je neperds rien; si je gagne,au contraire.. delaliberté!
de Philidor, inspire mor,ilsagit Avonons franchement: tque
Onjoue, je gagnel.. adversaire était beaucoup plus
mon générenx
sait-on, néaumoins Philidoraux échecs; : mais j'ai lutté
talent avecsuccés qu'avait contre les vieux pilliers des cafés
Manouri, jadis
de Foi, de la Régence, et si je perds. Génie
je neperds rien; si je gagne,au contraire.. delaliberté!
de Philidor, inspire mor,ilsagit Avonons franchement: tque
Onjoue, je gagnel.. adversaire était beaucoup plus
mon générenx --- Page 190 ---
fort que moi, et qu'il (174)
que la pertepit nous m'ahandonna dire
le gain,
aumis. pas nous apprendre de bouche, ce qu'il ne voulait pour
la faveur d'être
Eneffet,la
muenousedmesla partie ne fut pas plutôt
ment, parle retour
achevée,
dès le matin à
d'un indien
rcitmnortstede
prieur, don Théotimee Ohiapa-Hoyal, qu'ilavait pour savoir envoyé
vincial vent, ce qu'on ferait etdes de principaux du cou- du
dans l'avait déjà bien nous ; mais le
anciens sa réponse 3 lui annonçait décidé. Or le prieur, propour nous religieux nous
que tous ses
soubaitait aceueilliravee) pEneSEte joie, et
parce qu'ii vivement. que nous fussions que luj-méme
Don Aivar ixélaitynj jadis dans notre sitnation. ses hôtes,
révérend
expliqua ceci, en nous disant
que le
compagnie des
comme
enetieare
nous
ou, à cause rhilippines, etavait
Senieer
Penéenéparles créoles. deson savoir, il
fuia
t-il,iuid donne un vif
c Votre arrivée s'était vu
ajoutaMmrieumeeeree qu'il eset
RLreteetneseneot desesamise
augmenter
teurs. Pourmoi, diminuer Tascendante liniluence
dette: nous nous quiai perdu, je tdesesperseone veux
veuillez pas, séeparerons demain. Etner payer ma
un peu châtics poursuivit-il en
m'encroy rez bien qu'en pour satisfaire à souriantsje mon
vous ai
unegrande
vous voyantdema devoir; fenêtre mais
j'étais
ailliction, j'en ai souffert
dans
les commeloscph,
moi-méme;
temnoignagesdela
ses frères; et vous
ecuncomuirnae
amis, vous
ne m'avez pas venda.
xeeeasnere
cherun azile n'aviez rien à craindre en venant Non mes
vous comine auprès de moi,
cheragit un brave soldat jedevaisagir envers
enversfennemi
Er
vous voyantdema devoir; fenêtre mais
j'étais
ailliction, j'en ai souffert
dans
les commeloscph,
moi-méme;
temnoignagesdela
ses frères; et vous
ecuncomuirnae
amis, vous
ne m'avez pas venda.
xeeeasnere
cherun azile n'aviez rien à craindre en venant Non mes
vous comine auprès de moi,
cheragit un brave soldat jedevaisagir envers
enversfennemi
Er --- Page 191 ---
( 175))
désarméqui vient se rendre ealui : que lui voudront dolt-il?
peotetion. Je sais que les créoles n'en
d'avantage; et, cependant, ils me sont chers,jels selon
encore,
leur ai
elleleur prouverai le Dien de
la loi FT FEvangile, juscqu'à ce que
bonté et de clénence maiappelicalu. avec onction et du
A ces parcles, prononcées nous ne pàmes nous
fond dun coeur baiser paternel, la main venérablede ce digae
empécherdel
nous bénit , avec un
pasteur: il nous embrassa, notre émotion
attendrissement quiacoràt
me
Le soir, après souper, ce bon trictrac.Faccep- supériuer
demanda gaiments sa revancheau sirde gagner, s'il voutai cette fois avec mais ii plaisir, changea sa marche et ses. conlait perdre; l'effet dun mystère que je compris
ditions par
encore, me dit-il Id'un
plus tard. K Si vous gagnez donne à chacun une boitede
air sérieux, je vous
y bien, vous
chocolat: si vous perdez, songez
serez tous nos prisoiniers... ses > menaces : je déploic
Je ne craignais plus
une seconilerevanche,
tout mon jen , je perels:/ai il m'en donne quatre autressur
perds encore;
toujours!
ie mêmes enjeux, je) perds fàché, nous dit-il en riant,
( Vraiment, je suis
pourtant
quele frère ait perda: jesouhaite
en des
net tombe
non plus que vous,
p
jamais,
les miennes. )
sons plus redoutables que
heare, il nous
Le lendemain, de très-honne
aussi
donna un déjedner, où il se montra
gai,
aussi bon que la veille.
nous Jui fimes
( Mes amis, nous dit-il, quand de tout ce qui
nos adieux, ne vous aflligez point et veux faire,
pourra vous arriver : jerous aime,
vous
de mon côté, tout ce . que je pourrai pour
rendre service; mais je suis forcé, par prudence,
. )
sons plus redoutables que
heare, il nous
Le lendemain, de très-honne
aussi
donna un déjedner, où il se montra
gai,
aussi bon que la veille.
nous Jui fimes
( Mes amis, nous dit-il, quand de tout ce qui
nos adieux, ne vous aflligez point et veux faire,
pourra vous arriver : jerous aime,
vous
de mon côté, tout ce . que je pourrai pour
rendre service; mais je suis forcé, par prudence, --- Page 192 ---
( 176)
d'user d'adresse, à cause
amour pourla Vivez paix, bien avec eux,je vous en prie;
Ner créoles.
oubliez qu'ils ont le malheur d'être jaloux, peut- des
être avec raison, et ne voyez en eux que
chrétiens, des frères : Jésus - Christ nous l'ordonne dans son code sublime, dont les
Ah! si
LIER
sont ceux de la nature.
Yévangélisme moins malheuuniversel, le genre humain serait
reux. Ainsi > eût parlé Las-Casas ou Fénélon, quiont, Alvar
hélas! si peu d'imitateurs. Notre bon pérc
mais il a conservé un zéleégal
est septuagénaire;
aussi ferme que charià sa douceur, un esprit
ne vieillissent
table; et les coeurs réellementbons:
jamais, ils angélisent.
FIN DU TOME PREMIER:
--- Page 193 ---
(177) )
NOTES.
auteur du roman de Faublas etd'Emelie
(a) LINGENIEUX
productions écrites avec gràce,
ou le Divorce nécessaire,
de la Convention. Une
Robespierre à la tribune
romancierfit pâlir
terminait ainsi le portrait du
femme d'esprit
de réunir plus d'esprit à moins
législateur: K Il est impossible bonhomie. Courageux comme un
de prétention et à plus de
homme sensible, écrivain
lion , simple comme un enfant, Catilina à la tribune, diner
il peut faire trembler
vigoureux,
avec Bachaumont. >
avec les grâces el souper
légitime d'un mérite snpérieur 7
(2) Tel est l'ascendant
ennemis de la raison et
qu'il force quelquefois les plus grands la vérité fait dire sur
de la liberté à faire son éloge. Ce que
suri 'inaux écrivains ultras qui spéculaient
M. Lanjuinais
ressemble à un panéfortune, dans la Biogrophie-Michaud, colonnes de cet arlicle rare, on ne
et, dans les sept
d'une philosogyrique, de calomnies que contre les principes
trouve
qui finira par gouverner le monde.
phie auguste,
occupait, dans le mémoire
(3) La description de Cayenne
d'ailconsidérable, et cette ile,
autographe, une place trop
le rédacteur ait cru devoir
leurs, est trop connue pour que
conserver ces déteils.
peuts'appliquer àl la Guyanu
(4) L'observation; précédente
française.
12.
T. I.
, de calomnies que contre les principes
trouve
qui finira par gouverner le monde.
phie auguste,
occupait, dans le mémoire
(3) La description de Cayenne
d'ailconsidérable, et cette ile,
autographe, une place trop
le rédacteur ait cru devoir
leurs, est trop connue pour que
conserver ces déteils.
peuts'appliquer àl la Guyanu
(4) L'observation; précédente
française.
12.
T. I. --- Page 194 ---
I 1;8)
dans les mémoires, , au sujet de
(5) On u'a rien remarqué, été 2 détaillé plusieurs fois dans les
Sinnamary, qui n'ait déjà
de Job Aimé, d'Ange Pirelations de l'adjudant Ramel,
ou, etc.
n'ai pu décourecherches , je
fut
(6) Malgré de nombreuses
qui, cependant,
de Bilud-Varennes,
de ce
vrir ce journal
puisque divers journaux
Fublié dans les Etats-Unis,
d'après un extrait que
ont fait mention. Au sarplus,
rempli
pays en
il parait que l'ouvrage n'était dontl la
j'ai eu sous lesyeux, des
marquans, 2
de notes acerbes sur personnages
et de
que vivent encore, de déclamations mercantile philosophistes des habitaplupart importans sur la gestion
détails peu
tions de la Guyane.
note étendue ; mais
L'abbé Brothier mériterait ici une des faits, à la no-
(7)
rien ajouter, sous le rapport
si ce
Yon ne peut
dans plus d'une biographie,
tice qu'on lui a consacré
quoique ultearoyaliste,ami
n'est qu'il devint à la Guyane, Billaud-Varenne.
intime d'un ultra républicain,
démocrate semble
des gouvernemens, 1 le
fut un des
(8) Contempteur le peuple, dont Lafayelte libéral.
vouloir insinuer que
serait déjà un peu moins
où
principaux libérateurs, d'enthousiasme dans ce pays,
Assuréme ent, il n'y a plus voulait obtenir ; mais ily règne
T'onjouit en paix de ce qu'on la chose obtenue;e etl'on peut
attachement pour
liberté
un invincibles
Haskingion: K Le dambeaudelal
dire aveclauteurde les bords de la Delaware.s
jamais sur
ne s'éteindra
les détails géograGuthrie et Pinckerton pour
(9) Voyez
pliques.
élé fondue dans le cours de
La note sur Porto-Rico a
(1o)
1a narration.
devaient mauquer à Sainten T'an XII,
(11) Les prêtres,
otEt
chose obtenue;e etl'on peut
attachement pour
liberté
un invincibles
Haskingion: K Le dambeaudelal
dire aveclauteurde les bords de la Delaware.s
jamais sur
ne s'éteindra
les détails géograGuthrie et Pinckerton pour
(9) Voyez
pliques.
élé fondue dans le cours de
La note sur Porto-Rico a
(1o)
1a narration.
devaient mauquer à Sainten T'an XII,
(11) Les prêtres,
otEt --- Page 195 ---
(1 179 )
mais, aujourd'hui, le roi Christophe a jusqu'a
Domingue;
des comédiens.
Ce
la Véra-Cruz offre d'intéressant est détaillé
(12) que
dans le cours de la relation.
(13) A peine âgé de vingt-un ans, , j'avais osé, dans mon
Yoyage i Saint-Dosingue, , ajouter au monde connu jusqu'à
beaucoup plus grande que
présent, une cinquiène partie
l'Europe, et je l'avais nommée FOcéanique. Depuis, 7 un
du même nom toutes les terres décougéographe a baptisé
émules. Je
verles par Bougainville, Cook et leurs dignes
suis fier de me rencontrer avec un homme de génie, qui,
j'en suis convaincu, n'avaitjamais lu mon ouvrage.
Les Mystères ou les Soties étaient une sorte de farce
(14)
avec
ou de drame religieux, que nos pères représentaient
innocente, ct oi ces dévots histrions
une impiété
Jouaient les saints, la Vierge et Dieu par piété.
Telle fut l'origine du théâtre français : celui d'Espagne 2
Lopez et Calderon, sort peu à peu de ces ténébres ;
depuis
les sottises ou soties au
mais les moines de ce pays jouent
nouveau monde, avec le goût ct l'énergie qu'y mettait
jadis l'ancien.
Puebla de los Angeles, ou la ville des Anges, est
décrite (15) dans le chapitre IX et dans la dix-neuvième note,
la cinquante-unième, n'est du Misdont aucune, excepté
sionnaire.
(16). Dans sa narration de la conquête du Mexique, l'auteur avait laissé plusieurs lacunes, quise trouvent remplies
avantageusement dans les notes du second tome.
Le despotisme est le précurseur del la république, de
(17)
ou de la mort des nations.
Jo monarchie tempérée
12.
, est
décrite (15) dans le chapitre IX et dans la dix-neuvième note,
la cinquante-unième, n'est du Misdont aucune, excepté
sionnaire.
(16). Dans sa narration de la conquête du Mexique, l'auteur avait laissé plusieurs lacunes, quise trouvent remplies
avantageusement dans les notes du second tome.
Le despotisme est le précurseur del la république, de
(17)
ou de la mort des nations.
Jo monarchie tempérée
12. --- Page 196 ---
(180)
(18) Outre que notre
destruction d'un
voyageur n'a voulu
confirmés
vaste empire, que des faits raconter, sur la
par la tradition, il
recueillis ou
son ouvrage d'écrire une relation n'entrait pas dans le cadre de
conquéte du Mexique, d'on il ou uu précis entier de la
rables, qui devaient nuire à 1ésulte des lacunes
rompre lintérêt de
la clarté de la
considécet épisode
narration, et
listorique, Pour suppléer
Sreeh-epeathar un écrivain
à
abrégé, mais éloquent de cette
ph losople le récit
quelques passages, il est en
tameuse conrquéte : si dans
sionuaire sur les faits et leurs opposition avec le jacobin misnotions et des idées
résuitats, c'est qu'il
plus ou moins
avait des
opinions
differentes.
philosophiques des deux
Quant aux
gera, peut-être, que la meilleure listoriens, le lecteur juC Avant que des scènes
est la plus modérée.
ruine des premières
d'horreur eussent consommé la
dans le nouveau monde, plages reconnues par les Espagnols,
tion avaient formé des quelques aventuriers de celte naà la Jamaique, à
établissemens moins considérables
de ce dernier, Porto-Rico, à Cuba.
desirait
Velasquès,
de Saint
que sa colonie
fondateur
Domingue,
partageat, avec celle
dans le
l'avantage de faire des
continent, et il trouva
découvertes
vues, la plupart de ceux
tres-disposés à seconder ses
avaic condure dans son ile. qu'une avidité active et insatiable
février
Cent dix
1517, sur trois petits bâtimens sembarquerent le 8
glèrent à l'ouest, débarquérent
à Saint-Jago, cinà Campèche, furent
successivement à
reçus en ennemis
Yucatan,
périrent en grand nombre des
sur les deux côtes, 2
regagnérent dans le plus grand coups qu'on leur porta, et
quelques mois
désordre le port,
suparavant, ils
d'oi,
tens: S espérancr S. Leur retour étaient partis avec de si flatchif de l'expédition, Cordova, fut marqué par la fin du
Jusqu'à cette époque, l'autre qui mourut de ses blessures.
Espagnols que des sauyages hémisphère n'avait offert aux
nus, , errans, sans industrie,
Er
rent dans le plus grand coups qu'on leur porta, et
quelques mois
désordre le port,
suparavant, ils
d'oi,
tens: S espérancr S. Leur retour étaient partis avec de si flatchif de l'expédition, Cordova, fut marqué par la fin du
Jusqu'à cette époque, l'autre qui mourut de ses blessures.
Espagnols que des sauyages hémisphère n'avait offert aux
nus, , errans, sans industrie,
Er --- Page 197 ---
(181 )
fuis, on venait de voir
Pour la première
sans gonvernemient.
formés en corps de nation, assez
des peup les logés, vétus, convertir en vases des métaux
avancés dans les arts pour
précieux.
faire craindre des dangers
( Cette découverte pouvait aussi l'appât d'un butin plus
nouveanx; : mais elle présentait Espagnols se précipitérent
riche, et deux cent quaraute
le chef de la
navires, qu'armait à sCs dépens
dansiquatre
vérifier ce qu'avaient publié
colonie. Ils commencèrent par
ensuite
les aventuriers qui les avaient précédés, poussèrent et crurent
jusqu'à la rivière de Panuco,
leur navigation
décisives de ciapercevoir partout des traces encore plus
on les
souvent ils débarquèrent. Quelquefois
vilisation ;
on les reçut avec un
attaqua très-vivenient, et quelquefois Dans une ou deux occarespect qui tenait de l'adoration. l'or du nouvel hémisphère,
ils
échanger contre
sions. 2 purent del'ancien. Les plus entreprenans d'entre
quelques bagatelles
établissement: sur ces belles plages;
eux opinaicr icntàf forr mer un
quoiqu'intréGrijalva, qui, quoiqu'aeuif,
leur commandant l'âme d'un héros, 2 ne trouva pas ses forces
pide, n'avait pas
de cette importance. Il reprit
suffisantes pour une entreprise
ou moins
de Cuba, oû il rendit un compte plus
la route
avait vu, de tout ce qu'il avait pu
exagéré de tout ce qu'il
apprendre de T'empire du Mexique.
région est ausde cette vaste et opulente
C La conquête
: le choix de l'instrument qu'il
sitôt a.rêtée par Velasqués
Il craint également de
emploiera P.ccupe plus long-temps. des qualités indispenla confier à un homme qui manquera
d'ambition
la faire réussir, ou qui aura trop
sables pour
Scs coufidens le décident enfin
pour lui en faire hommage.
ses tacelui de ses lieutenans que
pour Fernand-Cortez,
à P'exécution du
lens appellent le plus impériensement
mais le moins propre à remplirses vues personnelles.
projet, ,
l'audace que montre le nouveau chef
L'activité , l'élévation,
dont il prévoit cl veut
dans les préj paratifs d'unc expédition
faire réussir, ou qui aura trop
sables pour
Scs coufidens le décident enfin
pour lui en faire hommage.
ses tacelui de ses lieutenans que
pour Fernand-Cortez,
à P'exécution du
lens appellent le plus impériensement
mais le moins propre à remplirses vues personnelles.
projet, ,
l'audace que montre le nouveau chef
L'activité , l'élévation,
dont il prévoit cl veut
dans les préj paratifs d'unc expédition --- Page 198 ---
écarter les dificultés, (182)
gouverneur naturellement réveillent toutes les inquiétudes
occupé, d'abord
trop
d'un
projet de
en secret et sompgomneux. On le voit
proche retirer une commission publiquement ensuite 3 du
d'avoir
importante
Avant que soieat inconsidérement donnée; qu'il se reretenir la flotte terminé les arrangetnens repentir tardif,
mis à la voile le composée de onze
imaginés pour
cinq cent huit 20 février 1519, avec petits bdtimens, elle a
trente-deux soldats, seize chevaux, cent neuf matelots,
quatre
arbalêtes, un grand nombre treize mousquets, ,
fauconneurs et dix
d'épées et
K Ces moyens
pièces de campagne. de piques,
paraitre, n'avaient d'invasion, tout insufisans qu'ils
qui ne contribuait pas méme'été fournis
la pourront
aux
alors que de son nom par couronne,
des éiabismemens; c'étaient les
aux
plans
particuliers découvertes,
binaisons digrentiscamete mal
qui les
qui formnaient
La soif de lor réfléchies, qui les dirigeaient par des comet l'esprit de
exécntaient à leurs
excitaient
chevalerie qui
dépens.
lons
principalement la
régnait encore,.
faisaient à la fois courir fermentation, Ces deux
honmes de la
dans le nouveau
aiguildes brigands première et del la dernière
monde, des
qui ne
classe de la
exaltés qui
respiraient que le
société, ,
de ces
croyaient aller à la gloire. C'est pillage, et des esprits
premiers
ct par tant d'actions conquérans fut marquée pourgnoila trace
cupidité
par tant de forfaits
fut si
extraordinsires; ; c'est
< La double atroce, et leur bravoure si pourquoi leur
rait animer Cortez. passion des richesses et de Bigantesque. la
les Indiens de
En se rendantàs sa
renommée paréduit à
Tabasco, bat plasieurs destination, fois
il attaque
donner des demander la paix, reçoit leurs leurs troupes, les
vivres,
hommages et se
qui le suiyent avec quelques toiles de coton, et
fait,
joie. Cet
vingt femmes
très-légitime,
cmpresement avait une
C En
cause
Amérique, les
celte débauche
hommes se livraient
honteusc qui choque la généralement à
nature ct pervertit
4E7
asco, bat plasieurs destination, fois
il attaque
donner des demander la paix, reçoit leurs leurs troupes, les
vivres,
hommages et se
qui le suiyent avec quelques toiles de coton, et
fait,
joie. Cet
vingt femmes
très-légitime,
cmpresement avait une
C En
cause
Amérique, les
celte débauche
hommes se livraient
honteusc qui choque la généralement à
nature ct pervertit
4E7 --- Page 199 ---
( 183 )
voulu attribuer cctte dépravation à
l'instinet animal. On a
devrait plutôt en éloila faiblesse physique, qui cependant chercher la cause dans la
qu'y entrainer. Il faut en
faible dans
guer
climat; dans le mépris pour un sexe
;
chaleurdu
entre les bras d'une femme harassée
l'insipidité du plaisir
du goût; dans la bizarrerie
de fatigues ; dans Vinconstance
moins communes; ; dans
qui pousse en tout à des jouissances facile à concevoir qu'honnéte
une recherche de volupté, plus
quelqueD'aillenrs, ces chasses qui séparaient
à expliquer.
entiers l'homme de la femme, ne tenfois pendant des mois
l'homme de Thomme? Le
daient-elles pas à rapprocher
générale et violente
restc n'est plus que la suite d' une passion
l'honmême dans les contrées policées,
qui foule aux pieds ,
la
les lois du sang, le
neur, la vertu, la décence, probité, qu'il est des actions
sentiment patriotique, 2 sans compter attaché avec raison des
auxquelles les peuples policés ont à des sauvages.
idées de moralité lout à fait étrangères
fit luire un
en soit, l'arrivée des Européens
K Quoiqu'il
des femmes américaines. On les vit
nouveau jour aux yeux
dans les bras de ces lubriques
se précipiter sans répugnance fait des coeurs de tigres, et dont les
étrangers, qui s'étaient de sang. Tandis que les restes inmains avares dégouttaient
cherchaient à mettre entre
fortunés de ces nations sauvages
des déserts immenses,
eux et le glaive qui les poursuivait, foulant audacieusedes femmes jusqu'alors trop enfans négligées, et de leurs époux massa. -
ment les cadavres de leurs
dans leur
crés, allaient chercher leurs exterminateunjuque transports de l'arpropre camp, pour leur faire partagerles contribuèrent à
deur qui les dévorait. Parmi les causes qui
fureur
du nouveaur monde, on doit compter cette
la conquéte
les Espagnols. Ce furent elles
des femmes américaines pour
de guides, qui leur proqui leur servirent communément
leur découvrirent des
curèrent des vivres, et qui quelquefois
conspirations.
femmes fut appelée Marina :
4 La plus célebre de ces
minateunjuque transports de l'arpropre camp, pour leur faire partagerles contribuèrent à
deur qui les dévorait. Parmi les causes qui
fureur
du nouveaur monde, on doit compter cette
la conquéte
les Espagnols. Ce furent elles
des femmes américaines pour
de guides, qui leur proqui leur servirent communément
leur découvrirent des
curèrent des vivres, et qui quelquefois
conspirations.
femmes fut appelée Marina :
4 La plus célebre de ces --- Page 200 ---
(18;)
quoique fille d'un cacique assez
événemens singuliers, esclave chez puissant, les
elle fut, par des
mnière enfance. De nouveaux hasards Mexicains dès sa preTabusco avant l'arrivée des
l'avaient conduite à
et de ses graces, ils la
Espagno's. Frappés de sa
son coeur,
distinguèrent. Leur général lui figure
etluiinspira une passion très-vive.
donna
enbesemens, elle apprit
Dans de tendres
son côté, connut l'étendue bientôt le Castillan ; Cortez,
tère de son
de l'esprit, la fermeté
de
amante, et il n'en fit
du caracprête, mais encore son conseil. De pas seulement son interriens, elle eut une influence
l'avoen de tous les histoentreprit entre le Mexique, principale dans tout ce qu'on
G Cet empireohéissaità
y abordérent. Le
Montezuma slorsque les
rivée de
souverain ne tarda
Espagnols
Ces étrangers, Dans cette pas à être averti de l'arriers placés de distance
vaste domination, des
ment la cour de tout en distance,
cource
instruisaient
plus reculées. Leurs qui arrivait dans les
rapidedépêches
provinces les
coton, oi élaient
consistaient en des toiles de
des affaires qui représentées les différentes
méritaient
circonstances
figures élaient
l'attention du gonvernement, Les
entremélécs de caractères
quismpplésientace que l'art du
C
hyérogliphiques,
On devait s'attendre
peintre n'avait pu exprimer.
élevé au trône, dont les qu'un prince que sa valeur avait
pire, qui avait des armécs conquérans avaient étendu l'emattaquer ou attaquerait lui-méme nombreuses et aguerries, ferait
qui osaient infester
une poignée
n'en fut
son domaine de leurs d'aventurieis
pas ainsi, et les Eapngnols
brigandages. Il
poussés vers le merveileux,
toujours invinciblement
l'explication d'une conduite si cherchèrent dans un miracle,
tère du mo narque si peu assortie visiblement opposée au caractrouvait, Les
aux
écrivains de cette
circonstances oi il se
la guirent pas de publier àl la face de superstitieuse nation ne craidécourerte du nouveau monde, l'anivers,g qu'un peu avant
Mexicains, que bientôt il arriverait on avait annoncé aux
du côté de l'Orient
na
-tEr
jours invinciblement
l'explication d'une conduite si cherchèrent dans un miracle,
tère du mo narque si peu assortie visiblement opposée au caractrouvait, Les
aux
écrivains de cette
circonstances oi il se
la guirent pas de publier àl la face de superstitieuse nation ne craidécourerte du nouveau monde, l'anivers,g qu'un peu avant
Mexicains, que bientôt il arriverait on avait annoncé aux
du côté de l'Orient
na
-tEr --- Page 201 ---
( 185 )
d'une monière à jamais
peuple invincible, qui 'vengerait horribies' crim.es, par
terrible, les dieux irrites par les plus
avec le plus de
que la nature repousse
celui en particulier
fatale avait scule enchainé
dégout, ct que celte prédiction crurent trouver dans celte imles talens de Montezuma. Ils
leurs usurpations, et
posture le double avantage dej justilier Une fable si grossière
d'associer le ciel à leurs cruautés. dans les deux hémisphères,
des partisans
trouva long-temps
qu'on pourraitle
n'est pas aussis surprenant
les causes.
etcetaveualementr réflexions pourront en développer
croire.Quelques
dont T'époque est inconnue,
* D'anciennes révolutions, 7
nous montre la
ont bouleversé la terre; et l'astronomie I'histoire physique et
dont
possibilité de ces catastrophes, infinité de preuves incontesmorale du monde offre une
dans tous
nombre de comètes se monvent
tables. Un grand
les mouvemens de leurs
les sens autour du soleil. Loin que
altérés par
ils sont sensiblement
orbites soient invariables,
corps ont passé
Plusieurs de ces grands
l'action des planètes.
rencontrée. Cet évèneprès de la terre, et peuvent l'avoir le cours d'une année ou
dans
ment est peu vraisembl.ble
angmerte tellement
même d'un siècle; mais sa probabilité
peut presque
nombre des révolutions de la terre, qu'on
au choc
par.le
n'a pas toujours échappé
assurer que cette planète traverssient son orbite.
des différentes comètes qui
sur la surface du globe
rencontre a dà occasionner
4 Cette
Lfaxe de rotation changé; les
des ravages inexprimables.
pour se précipiter
abandonnant leur ancienne pnsition
mers
partie des animaux
la plus grande
vers le nouvel équateur;
la violente secousse
noyés par le déluge, ou détruite par des espèces entières
imprimée à la terre par la comète; comète à dà proanéanties : tels sont les désastres qu'une
duire.
de dévasta
de cette case générale
< indépendamment
les volcans, mille antres
tion, les tremblemens de terre,
abandonnant leur ancienne pnsition
mers
partie des animaux
la plus grande
vers le nouvel équateur;
la violente secousse
noyés par le déluge, ou détruite par des espèces entières
imprimée à la terre par la comète; comète à dà proanéanties : tels sont les désastres qu'une
duire.
de dévasta
de cette case générale
< indépendamment
les volcans, mille antres
tion, les tremblemens de terre, --- Page 202 ---
autres causes
(186)
globe et à sa surface, inconnues, , qni agissent dans
de ses
doivent
l'intérieur du
parties, et,
changerla
ses pôles de
par une suite
position respective
rotation. Les enux de nécessaire, la
la situation de
changemens, doivent
mer,
et causer ainsi
quitter un pays déplacés par ces
laissé
ces
pour couvrir
inondations, ces
l'autre,
Partout des
deluges successifs
tion et des
monumens visibles de
qui ont
des hommes. traces profondes de leurs
ruine, de dévastaravages dans le
G Cette lutte
souvenir
la terre qui
continuelle d'un élément
engloutit une partie de
contre l'autre, de
intérieures, de la mer
l'océan, dans ces
tions de la terre
qui ronge et
de
cavités
deux
dans ses
emporte grandes porélémens
abimes, ce combat élernel de
rables, tient les jncompatibles, ce semble, et
ces
dans les
habitans du globe dans pourlant insépaçable alarmes vives sur leur
un péril sensible et
des changemens
destinée, La mémoire
crainte des
arrivés, inspire
ineffaselles de changemens à venir. De là, naturellement la
moude, déluges passés, à cette
ces taditions univerLes
attente de
dations et les tremblemens de terre occasionnés l'embrasement du
tour, ces crises volcais, que ces secousses
par les inonétre
violentes dont aucune reproduisent à leur
les hiommes. exempte, engendrent et
partie du globe ne doit
On la trouve
perpétuent la
les smperstitions.
répandue et
frayeur parmi
Elle est plus vive dans cousacrée dans toutes
FAmérique, les marques de
les pays oit,
plus sensibles et plus
ces révolutions du comme
R Lhomme,
réceutes,
globe sont
de mille autres, II épouvanté, voit dans un seul
voirla mort
en attend de la terre
mal le germe
le hasard sur sa tête et sous ses
et des cieux;i ilcroit
a
pieds, Des
même et dans rapprochiés, 9 lui paraissent liés événemens que
rien
l'ordre des
dans la nature
sur la terre,
choses. Comme il
guelques
sans qu'elle se trouve n'arrivejamsis
constelltions, on s'en
sous l'aspect de
prend aux étoiles de tous
etEn
a mort
en attend de la terre
mal le germe
le hasard sur sa tête et sous ses
et des cieux;i ilcroit
a
pieds, Des
même et dans rapprochiés, 9 lui paraissent liés événemens que
rien
l'ordre des
dans la nature
sur la terre,
choses. Comme il
guelques
sans qu'elle se trouve n'arrivejamsis
constelltions, on s'en
sous l'aspect de
prend aux étoiles de tous
etEn --- Page 203 ---
(187 )
les malheurs dont on ignore la cause ; et de simples rapports
des
ont pour Vesprit humain,
de situation entre
planètes, ténèbres l'origine du mal,
cherché dans les
qui a toujours
sur toutes les révoluimmédiate et nécessaire
une influence
tions quiles suivent ou les accompagnent.
intérescomme les plus
4 Mais les événemens politiques,
une
lhomme, ont toujours eu à ses yeux
dépensans pour
des astres. De là, lcs
dance très-prochaine du mouvement ontinspirées : terfausses prédictions et les terreurs qu'elles
troublé la terre, et dont l'ignorance
reurs qui ont toujours
est tout à la fois le principe et la mesure.
être
Montézume eût pu, comme tant d'autres,
e Quoique
humain, rien ne porte à
atteint de cette maladie del'esprit
mais sa.
qu'il ait eu une faiblesse, alors si commune;
penser
n'en fut pas meilleure. Depuis que ce
couduite politique
aucun des talens qui
prince était sur le trône, il ne montrait
fait monter. Du sein de la mollesse, il méprisait
l'y avaient
tributaires. L'arrivée des Espases sujets, il opprimait ses
âme avilie et corromgnols ne rendit pas de ressort à cette
fallait employer
-
pue. Il perdit en négociations le temps qu'il
des enuemis
et voulut
des présens
en
combats,
reuvoyeravec
fallait détruire. Cortez, à qui cet engourdissement
qu'il
n'oubliait rien pour le perpétuer. Ses
convenait beaucoup,
disait-il, à
discours étaient d'un ami. Sa mission se bornait,
de l'Orient,
entretenir, del la part du plus grand monarque
maître du Mexique. A toutes les instances qu'on
le paissant
il disait qu'on n'avait
faisait pour presser son rembarquement,) lui donner audience.
jamais renvoyé un ambassadeur sans
de Montézume à
Cette obstination ayant réduit les envoyés
vanter les
selon les instructions, aux menaces, et à
recourir,
forces de la patrie : Voilit, dit le général espatrésors et les
LLOLLS chervers ses soldats, voili ce que
gnol en se tournant
richesses.) I! avait alors
chons, de grands périls et de grandes
qui lui
et
toutes les connaissances
fini ses préparatifs, acquis
ambassadeur sans
de Montézume à
Cette obstination ayant réduit les envoyés
vanter les
selon les instructions, aux menaces, et à
recourir,
forces de la patrie : Voilit, dit le général espatrésors et les
LLOLLS chervers ses soldats, voili ce que
gnol en se tournant
richesses.) I! avait alors
chons, de grands périls et de grandes
qui lui
et
toutes les connaissances
fini ses préparatifs, acquis --- Page 204 ---
étaient
() 188)
nécessaires, Résolu à
vaisraux et marda
vaincre ou à
Sur:
vers la
périr, il brala ses
sa route se
capitale del l'empire.
tontt temps ennemi des trouvait la république de
àleurd dominition, Mexicains, qui
Tlasesla, de
riser ses
Cortcz ne doutant voulaientlas soumettre
alliance, piojets, lui fi: demander pas qu'ellene dàt favoDes peuples qui s'étaient passage et proposer une
communication avec leurs
interdit
ciable avaient
voisins, et que ce presque tonte
devaient
accontumes à une
principe insopas être
défiance
dont le ton était favorablement disposés pour universelle, des
ne
arrivée par des insultes impérieux, et qui avaient étrangers
pousserent-ils,
faites aux dieux du signalé leur
merveilles qu'on sans ménag-ment les deux pays; aussi recalans, mais racontait des
ouvertures, Les
ne les efliayaient Espagnols étonnaient les Tlascombats, Une fois les
pas. Ils
crut obligéd de
Espagnols furent sletirentgnatrcen cinq
les parapets, se retrancher, et les Ladiens rompus 7 Cortez se
( Un
Que leur manquaitil
se firent tuer sur
point d'honneur qui lient pour vaincre?. Des armes.
d'hooneur qu'on trouva chez
à Phumanité, un
qui se fit
les Grecs au
de point
remarquer chez
siége
qui parait chez plusieurs quelques peuples des Gaules Troie,
délaite des
nations, contribua
et
donner à Tlascalans, c'était la crainte
beaucomp à la
l'ennemi leurs blessés
et la honte d'abanmoment, le soin de les enlever et leurs murts. A
tissaitles attaques.
rompait les
chaque
e Une
rangs et ralenconstitution
attendu à trouver dans politique le
9 qu'on ne se serait
dans cette contrée, Le Nouvenu-Monde, s'était
pas
tons, ou régnaient des pays était partagé en plusieurs formée
conduisaient leurs hommes qu'on appelait
canrendaient la
sujels à la guerre, levaient les caciques. Ils
confirraés justice : mais il fallait
impôts et
parl le sénat de
que leurs édits fusseut
verain. Il était
Tlascala, qui était le
trict
composé de
véritable soupar les assscmblées du citoyens choisis dans chaque dispeuple,
oEr
régnaient des pays était partagé en plusieurs formée
conduisaient leurs hommes qu'on appelait
canrendaient la
sujels à la guerre, levaient les caciques. Ils
confirraés justice : mais il fallait
impôts et
parl le sénat de
que leurs édits fusseut
verain. Il était
Tlascala, qui était le
trict
composé de
véritable soupar les assscmblées du citoyens choisis dans chaque dispeuple,
oEr --- Page 205 ---
( 1S9 )
des mocurs extrèmement sévères,
x] Les Tlascalansavaient
le manque de respect
ils punissaient dc moit le mensonge,
l'adulcoutre nature. Le larcin 3
du fils à son père,le péché
horreur : ceux qui étaient
tère et l'ivrognerie, étaient en
Les lois
bles de cCs crimes élaient bannis.
permettaient
coup
le clinaty portait, et le gouverla pluralité des femmes;
nement y encourageait. militaire élait le plus honoré, comme ill'est
( Le mérite
ou conquérans. A la
toujours chez les peuples sauvages
deux
les Tlascalans portaient dans leuis carquois
guerre,
étaicnt gravées les images de leurs
flèches 2 sur lesquelles
le combat par lancer une de
anciens héros. On comnençait
et Phonneur obligeait à les reprendre.
ces èches,
ils étaient vêtus ; mais ils se dépouillaient
*1 Dans la ville: ,
de leurs habits pour combattre.
leur franchise dans les
e On vantait leur bonne foi et
traités, ct entre eux, ils honoraient les vieillards.
, quoique peu étendu, quoi-
( Leur pays 2 quoiqu'inégal, était foit peuplé, assez bien culque médiocrement fertile,
tivé, et l'on y vivait heureux.
les hommes
les Espagnols ne daignaient pas
& Voilà
que humaine. Une des qualités qu'ils
admettrc dans l'espèce
c'étaitl'amour de la
méprisaient les plus chezles Tlascalans,
ce peuple eût un gouverliberté. Ils ne trouvaient pas que cclui d'un seul, ni une ponement, parcequ'il n'avait pas
ni des vertus,
lice, parcequ'il n'avait pas celle de Madrid,
qu'il n'avait pas leur culte, ni de l'esprit, parce
parce
qu'ils n'avaient pas leurs opinions.
idolâtre de ses
> aucune nation ne fut
< Jamais, peut-être, l'étaient alors, où le sont peut-être enpréjugés au point oil
faisaient le fond
les Espagnols. Ces préjugés
core aujouru'hui
influaient sur leurs jugemens 9 forde toutes leurs pensées 2
le génie ardent et
maient leur caractère. lls n'employaient
inventer une
vigoureux que leur a donné la nature, qu'à
'avaient pas leurs opinions.
idolâtre de ses
> aucune nation ne fut
< Jamais, peut-être, l'étaient alors, où le sont peut-être enpréjugés au point oil
faisaient le fond
les Espagnols. Ces préjugés
core aujouru'hui
influaient sur leurs jugemens 9 forde toutes leurs pensées 2
le génie ardent et
maient leur caractère. lls n'employaient
inventer une
vigoureux que leur a donné la nature, qu'à --- Page 206 ---
foule de
( 190 )
la déraison sophismes pour s'feranir
n'a été plus
dansleurs erreurs, Jamais
et plus subtile. Ils étaient dogmatique, plus décidée, plus ferme
leurs préjogés, Ils ne
altachés à leurs usages comme à
de sensés, d'éclnirés, de reconnaissaient qu'eux dans l'univers
Je plus aveugle qui ftt vertueux. Avec cet orgueil national,
rois comme des
jamais 3 ils auraient traité les
primé, dévasté. bétes, et partout ils auraient
Chioutragé,
G Malgré cette manière
opgaeuse, les Espagnols firent de Penser si hautaine et si dédaileur donnèrent six mille alliance avec les
soldals
Tlascalans, qui
appuyer.
pour les condaire et les
( Avec sc secours,
travers un
3 Cortez s'avançait contre
pays abondant,
Mexico, à
champs cultivés, de
arrosé, couvert de bois, de
féconde en
villages et dej jardins. La
d'oiseaux plantesinconmues à T'Europe.
campagne était
d'un plumage éclatant,
Ony voyait unefoule
nouvelles. La nature était
des animanx
était que plus
différente
d'espèces
chaleurs
agréable et plus riche. d'elle-méme, Un air
et n'en
rure continucs, 9 mais
tempéré , des
et la fécondité de la supportables, entretenaient la
canton, , des arbres
terre. Cn voyait dans le pafruits : on semait dans couverts de fleurs, des arbres
même
dans l'autre.
un champ le grain qu'on chargés de
mojssonnait.
C Les
spectacle, Espagnols ne parurent point
l'or
Tant de beautés ne les
sensibles à ce nouveau
servir d'ornemens dans les touchaient pas. Ils voyaient
embellir les armes dcs
maisons et dans les
personnes ; ils ne
Mexicains, leurs meubles temples et leurs >
Mamona > dont parle voyaient que ce métal, Semblables à
divinité méme
Milton , qui, dans le
ce
qui était
, avait toujours les
ciel, oubliant la
d'or.
yeux fixés sur le
( Moutézuma,
parvis
crainte de
que ses incertitudes, et,
comnettre son ançienne
peut-étre, 3 la
gloire, avait empéché
fEf
Mexicains, leurs meubles temples et leurs >
Mamona > dont parle voyaient que ce métal, Semblables à
divinité méme
Milton , qui, dans le
ce
qui était
, avait toujours les
ciel, oubliant la
d'or.
yeux fixés sur le
( Moutézuma,
parvis
crainte de
que ses incertitudes, et,
comnettre son ançienne
peut-étre, 3 la
gloire, avait empéché
fEf --- Page 207 ---
(191) )
les Espagnols à leurarrivée, des se joindre depuis
J'altaquer
hardis
, d'assailiir enfin des vainaux Tlascalans plus
quelui,
dont
fatigués deleur propres triomples. Montézum.,
queurs
s'étaient réduits à détourner Cortez du desles mouvemens
le
l'y introd: ire
sein de venir dans sa capitale , prit partide
lui-même. Il commandait à trente princes, , dont plusieurs
mettre sur pied des armées. Ses richesses étaient
pouvaient
absolu. Il parait que ces sujets
considérables, et son pouvoir
connaissances et de l'industrie. Ce peuple
avaient quelques
était guerrier et rempli d'honneur.
faire
de ses
du Mexique eût su
usage
* Si l'empereur
eut été inébranlable; mais ce prince,
moyens, son trôue
oubliant ce qu'il se devait, ce qu'il devait à sa couronne,
ne montra pas le moindre courage, la moindre intelligence.
accabler les Espagnols de toute sa puisTandis qu'il pouvait
l'avantage de leur discipline et de leurs armes,
sance, malgré
il voulut employer contre eux la perfidie.
comblait à Mexico, de présens, d'égards, 3 de caa Illes
la Véra-Cruz, colonie que les
resses, et il faisait attaquer
avait fondée dans le lieu oi iis avaient débarqué
Espagnols
ou
recevoir des secours.
pour S assurer une retraite,
pour
ILfaut, dit Cortez à ses compagnons, en leur apprenant cette
ctonner ces barbares par une action d'énouvelle 2 ilfaut
et de me rendre
clat : j'ai résolu d'arreter l'empereur ,
maitre de sa personne : ce dessein fut approuvé. Aussitôt
de ces ofliciers, il marche au palais de Monteaccompagné déclare
fant le suivre OuL se résoudre à
zuma, , et lui
qu'il
à la léméritéde. SCS
périr. Ce prince, par une faiblesse égalc
met entre leurs mains. Il fut obligé de livrer au
ennemis, 1 se
supplice les généraux qui n'avaient agi que par ses ordres;
P et: il mit le comble à son avilissemeut, en rendant hommage
de sa couronne au roi d'Espagne.
Au milieu de ces succès, on apprend que Narvaez vient
d'arriverde Cuba avechuit-cens fantassins, avec quatre-vingts
chevaux, avec douze pièces de canon, 2 pour prendre le
met entre leurs mains. Il fut obligé de livrer au
ennemis, 1 se
supplice les généraux qui n'avaient agi que par ses ordres;
P et: il mit le comble à son avilissemeut, en rendant hommage
de sa couronne au roi d'Espagne.
Au milieu de ces succès, on apprend que Narvaez vient
d'arriverde Cuba avechuit-cens fantassins, avec quatre-vingts
chevaux, avec douze pièces de canon, 2 pour prendre le --- Page 208 ---
192 )
exercer des vengeances.
de l'armée, et pour Velasques, mécontent que
commastoment élaient envoyées par
eussent renoncé à
Ces forces
partis sous ses auspicos, déclarés indépendans
des aventuriers, avec lui, qu'ils se fussent
des députés en
toute liaison
eussent envoyé
et qu'ils
des pouvoirs Iqu'ils
de son autorité, obtenir la confirmation Corlez n'eut que deux
Europe, pour enx-mêmes. Quoique rival, il le combat,
s'élaient arrogés hommes, il marche à son
bas les armes
cent cinquante oblige les vaincus à mettre de le suivre; ; il gagne
le fait prisonnicr, rend en leur rroposant
Ces soldats
puis, les leur
confiance et sa magnaninité.
sans
leurs coeurs par sa
et avec eux , il reprend, pu
sous ses drapeaux, de Mexico, oi il n'avait
se rendent
la route
avec ses Tlascaperdre un moment,
Espagnols qui.
laisser que cent éroitement cinquante l'empereur.
mexicaine,
dans la noblesse
lans, 7 gardaient des mouvemens
et le zèle
a Il y avait de la captivité de son prince; fète publique en
qui étail indignée
qui, dans une
des Espagnols,
les autels et massacrèrent
indiseret
renversèrent
les armes
Thonneur du pays,
avaient fait prendre
adorateurs etl les prétres,
et
les
barbares,
au pouple.
avaient des superatitions P'abus leplus
Mexicains
c Les étaient des monstres. 1 quifitaient avaient imposé à la créleursprétues
qu'ils
les peuples
afireux du C ulte abomninable
comme tous
de la nation. Ele reconnaisait vie avenir, avec ses peines
dolité
Etre soprème, une
dtientmdlés
policrs, un
mais ces dogmes sublimes
et ses récomyenwesin rendaient incroyables.
d'avoir été
d'abs-rités, quiles faire un crime aux Espagnols mais il ne fallait pas
( On ne peut absurdes barbaries ;
ne fallait pas se
réveliés des plus
grandes crusntéajil
de la
détruil e par de pius
dans le premier temple
Jes
peuple assemblé
assassiner les nobles pour
jetrarie
il ne fallait pas
ville,ett Véorger;i
les siens assiégés
les dépo ilier. retour à Mexico, trouya
à son
( Cortez
Er
un crime aux Espagnols mais il ne fallait pas
( On ne peut absurdes barbaries ;
ne fallait pas se
réveliés des plus
grandes crusntéajil
de la
détruil e par de pius
dans le premier temple
Jes
peuple assemblé
assassiner les nobles pour
jetrarie
il ne fallait pas
ville,ett Véorger;i
les siens assiégés
les dépo ilier. retour à Mexico, trouya
à son
( Cortez
Er --- Page 209 ---
( 1e 195)
oii il les avait laissés ; c'était un espace assez
dans le quartier
et leurs alliés, et entouré
vaste pour contenir les Espaguols
de distance en disavec des tours placées
d'un mur épais,
l'artillerie le mieux qu'il avait été
tance. On y avait disposé
autant de
et le service s'y était fait avec
régularité
possible,
ou dans le camp
dans une place assiégée
et de vigilance. 2 que
dans celte espèce de
le plus exposé. Le général ne pénétra beaucoup de difficultés ;
avoir surmonté
forteresse, 7 qu'après
les dangers continuaient
et quand il y fut enfin parvenu, 2 du
était tel qu'ils
Lacharnement des naturels
pays
encore.
par les embrasures du canon 2
hasardaient de pénétrer
voulaient forcer.
dans T'azilequ'ils d'une situation si désespérée, les Espa-
( Pour se tirer
elles sont heureuses sans être
gnols ont recours à des sorties;
extraordinaire,
décisives. LesMexicains montrent un courage
certaine. On les voit se précipiter
ils se dévouent à une mort
de leurs ennemis pour
nus et saus défense dans les rangs
Tous
rendre leurs armes inutiles ou pour les leur arracher.
délivrer leur patrie de ces étrangers qui
veulent périr pour
prétendaient y régner.
se donne sur une élévation
< Le combat le plus sanglant
d'ouils accablaient
dontles Américains s'étaient emparés, et
de traits plus ou moins meurtriers 1 tout ce quise présentait.
chargée de les déloger, est trois fois repoussée; ;
La troupe
de cette résistance, et, quoiqu'assez griéCortez s'indigne
lui-même de l'attaque. A
vement blessé, veut se charger
deux
est-il en possession de ce poste important, que
peine Mexicains jettent leurs armes et viennent à luicomme
jeunes
mettent un
à terre dans la posture de
déserteurs., Ils
genoux
vivale saisissent et s'élancentavec une extrême
supplians 1
de le faire périr en l'entrainant avec
cité dans l'espérance
le débarrasse de leurs mains,
eux. Sa force ou son adresse
et inutile.
victimes d'une entreprise généreuse
et ils meurent
mille autres d'une vigueur pareille font
a Cette action,
trouver des moyens de
desirer aux Espagnols, qu'on puisse
T. I.
urs., Ils
genoux
vivale saisissent et s'élancentavec une extrême
supplians 1
de le faire périr en l'entrainant avec
cité dans l'espérance
le débarrasse de leurs mains,
eux. Sa force ou son adresse
et inutile.
victimes d'une entreprise généreuse
et ils meurent
mille autres d'une vigueur pareille font
a Cette action,
trouver des moyens de
desirer aux Espagnols, qu'on puisse
T. I. --- Page 210 ---
(194)
consent à
Montezuma, toujours prisonnier 1 et il se
conciliation.
de l'esclavage de son peuple,
devenir Tinstrument
de son trône sur la muraille,
avec tout l'appareil les hostilités. Leur indignamontre
ses sujets à cesser
et les traits qu'il lui
pour engager
son règne est fini,
tion lui apprend que d'un coup mortel.
évènement
lancent, le percent ordre de choses suit de près cet
de dénouvel
leur plan
( Un
Mexicains voient à la fin que
et ils
tragique. Les
d'attaque sont également mauvais,
fense, que leur plan les vivres à un ennemi que! la supériorité Cortez ne
se bornent à couper de ses armes rend invincible.
et
de système, qu'il
de sa discipline plutôt de ce changement
s'aperçoit pas retirer chez les Tlasealans.
célérité,
à se
exigeait une grande
se
pense
de ce projet
bien combinées. On
( L'exécotion
des mesures
l'armée défilait en
un secret impénétrable, le milieu de la nuit;
met en marche vers
lorsque son arriée-garde
silence et en ordre sur une digue, un corps nombreux, et
avec impétuosité par aux deux côtés de la
fut attaquée des canaux distribués
de force qu'its
ses fancs par
qui avaient plus
de
chaussde. Si les Mexicains eussent eu la précantion jeter
faire agir 7
qu'ils avaient sagement
n'en pouvaient à l'extrémité des ponts auraient tous péri dans
des troupes
et leurs alliés
leur ennemi
rompu, les Espagnols Leur bonheur voulut que
action sanglante.
et ils arrivèrent
cette
profiter de tous ses avantages, et des fatigues
ne sut pas bords du lac, après des dangers
encore
enfin sur les désordre où ils étaient lés exposaient leur secours.
Le
faute vint à
incroyables. défaite entière; une nonvelle
de découvrir le
à une
à peine aux Mexicains
qu'ils
( L'aurore permit dont ils étaient restés les maitres, de Monchamp de bataille morts un fils et deux filles
aperçurent parmi les
emmenaient avec quelques autres
tezuma, que les Espagnols les g'aça d'effroi.
immolé le
prisonniers : ce spectacle les enfans après avoir
L'idée d'avoir massacré
des âmes faibles et énervées
était trop forte, pour que
pèrc,
4go
à peine aux Mexicains
qu'ils
( L'aurore permit dont ils étaient restés les maitres, de Monchamp de bataille morts un fils et deux filles
aperçurent parmi les
emmenaient avec quelques autres
tezuma, que les Espagnols les g'aça d'effroi.
immolé le
prisonniers : ce spectacle les enfans après avoir
L'idée d'avoir massacré
des âmes faibles et énervées
était trop forte, pour que
pèrc,
4go --- Page 211 ---
(195) -
obéissanc: aveugle, pussent la soutenir.
par Thabitude d'une
V'intrépidité au régicide , et ils
Ils craignirent de joindre
funèbres, un temps qu'ils
donnèrent à de vaines cérénionies
devaient au salut de leur patrie. battue, qui avait perdue
l'armée
< Durant cet intervalle,
son butin, cinq
, ses munitions, 7 ses bagages,
et à
son artilleric,
deux mille Tlalcalans,
laquelle
ou six cens Espagnols, soldat qui ne fut blessé, se remettait en
il ne restait pas un
à la harceler,, à l'enmarche. On-ne tarda à la poursuivre, d'Otumba. Le feu du canon et
velopper enfin dans la valée lances ct des épécs n'empele fer des
de la mousqueterie, tout nus qu'ils étaient, d'approcher
chaient pas les Indiens, ennemis avec une grande animosité.
et de se jeter sur leurs
lorsque Corlez décida de
La valeur allait céder au nombre, entendu dire que dans
Il avait
la fortune de cette journée.
sort des batailles dépendu nouvean-monde, , le
la forme était
cette partie
royal. Ce drapeau, dont
dans
Jait de Tétendart
ne mettait en campagne que
remarquable, et qu'on
était assez près de lui., Il
les occasions les plus importantes, 7
pour le prendre; ;
s'élance avec ses plus braves compagnons dans les rangs des Espagnols.
Tun d'eux le saisit et l'emporte ils prennent la fuite, en
Les Mexicains perdent courage, sa marche 2 et arrive sans
leurs armes. Cortez poursuit
jetant obstacles chez les Tlascalans.
de soumettre
n'avait perdu ni le dessein ni l'espérance
Il
Il
mais il avait fait un autre plan.
l'empire du Mexique; ;
des peuples pour assujétir
voulait se servir d'une partie
la disposition des
Pautre. La forme du gouvernem.ent, favorisaient ce projet et les
esprits, la situation de Mexico,
moyens del'exécuter. etquelquest srois ou caciques étaient
( L'empire était électif, d'ordinaire un d'entre eux. On
les électeurs. Ils choisissaient
qu'il serait sur le trêne,
lui faisait jurer que tout le temps rivières. ne causeraient
tomberaient à propos, les
de
les pluies
u'éprouveraient, point
point de ravages, les campagnes
13. --- Page 212 ---
(196)
point par les influences
les hommes ne périrsient Cet usage pouvait tenir au
stérlité, d'un air contagieux. dont on trouve encore des
malignes
théocratique, 2
de Yunivers. Peut-être
eonversement toutes les nations
faire entendre au
traces dans presque
bizarre était-ilde
de ce serment
malheurs de PEtat venant
ausilebut souverain, que les
il devait
nouveau
des désordres de P'administration qu'on ne put
presque toujours de modération et de sagesse, l'effet de son
régner avec tant calamités publiques comme
regarder les
de ses déréglemens.
théocratique, 2
de Yunivers. Peut-être
eonversement toutes les nations
faire entendre au
traces dans presque
bizarre était-ilde
de ce serment
malheurs de PEtat venant
ausilebut souverain, que les
il devait
nouveau
des désordres de P'administration qu'on ne put
presque toujours de modération et de sagesse, l'effet de son
régner avec tant calamités publiques comme
regarder les
de ses déréglemens. jamais
ou comme une panition il était obligé de faire
impradence,
était installé, dieux. Ce prince
a Dès quel PEmpereur des prisonniers aux
avait point
et d'amener
qu'il n'y
la guerre
était fort absolu, parce les usages reçus. apgeidecil et qu'il pouvait changer
et les étiquettes
de lois écrites,
les formes de la justice
( Presque toutes consacrées par la religion. par-tout,
de la cour étaient
les crimes quis se punissent
< Les lois punissaient sauvaient souvent les criminels. bien des inmais les prêtres
lois propres à faire périr
le
Il avait deux
sur les Mexicains
e y
devaient appésantir
Elles connocens , et qui
et de la superstition. la sainteté de la
double joug du despotisme auraient blessé
à mort ceux qui blessé la majesté du prince. damnaient
auraient
les venreligion, et ceux qui des lois si peu précises facilitaient des prétres et
On voit combien
ou les vues intéressées
particnlière,
geances
et les nobles ne parvedes courtisans. à la noblesse,
de courage, de
< On ne parvenait que par des preuves
un noviciat
naient aux dignités On faisait dans les temples nobles, auxpiété el de patience. dans les armées; ; et ensuite ces dévouaient aux
plus pénible que tant couté pour Pêtre, se
quels il en avait viles dans les palais des empereurs. des vassaux du
fonctions les plus
dans la multitude
le joug
Cortez pensa que
volontiers
en aurait qui secoueraient vu combien les
Mexique il y
il avait
aux Espagools. et Yassocieraient
--- Page 213 ---
( 197 )
dépendantes de
hais des petites nations
sentir dureMexicains étaient
les empérers faisaient des proleur empire, et combien
aperçu que la plupart dans
mentleur puissance. Ils'était de la capitale, et que, l'esdétestaient la religion hommes riches, en qui
vinces
les grands, 2 les
des préjogés et des
Mexico méme, diminnait la férocité
pour
prit de société n'avaient plus que de l'indifférencey étaient révoltés
moeurs du peuple,
d'entre les nobles auprès de leurs
cette religion, plosieurs les plus humilians
d'exercer les emplois
ses grands
maitres. Cortermodrisait, en silence, suivi de cinq
( Depuis ssix mois, le vit sortir de sa retraite, Tlascalans, de
projets lorsqu'on Espagnols, de dix mille
chevaux,
quarante
cent quatreringedis
amenant
Sa marche
neuf pièces de, campagnes. Les
huit ou
fut facile et rapide. BEnaecren
et trainant
des Etats mexicains
ou V'embarrasser,
vers le centre
auraient pu la retarder
librepetites nations, qui subjnguées, ou se donnèrent les enfurent toutes aisément des peuplades qui ocupaient forcées de sument a lui.
'on Espagnols, de dix mille
chevaux,
quarante
cent quatreringedis
amenant
Sa marche
neuf pièces de, campagnes. Les
huit ou
fut facile et rapide. BEnaecren
et trainant
des Etats mexicains
ou V'embarrasser,
vers le centre
auraient pu la retarder
librepetites nations, qui subjnguées, ou se donnèrent les enfurent toutes aisément des peuplades qui ocupaient forcées de sument a lui. Plusieurs
furent aussi
virons de la capitale de l'empite, dellesmémes. présompbir ses lois ou s'y soumirent à étonner même les plus les coeurs au
( Des succès propres
livrer tous
auraient dû natarellement dont ils étaient Y'ouvrage. tueux,
ilss'en
chefintrépide et prévoyant ainsi. Parmi ses soldats espagnols, bien con-
< Iln'en fut pas
nombre qui avaient trop si difficiletrouvait un assez grand
auxquels ils avaient encore
servé le souvenir des dangers de ceux qu'il fallait courir
La crainte
entre eux de massacrer
ment échappé. Ils convinrent
à un ofliles rendit perfides. de faire passer le commandement
exleur général, et
des projets qui leur paraisaient leur consercier 1 qui, abandonnant des mesures sages pour le remord conprendrsient
quand
travagans, tralison allait s'exécuter,
Aussitôt ce génie
vation. La
aux pieds de Cortez. de
duisit un des conjurés événemens inattendus développaient
hardi, dont les --- Page 214 ---
( 198 )
fit arrêter. , juger et punir Villapias en plus les ressources d'un 9 si noir complot, mais après
fagna, moteur principal liste exacte de tous ses complices. Il
lui avoir arraché une
cette découverte
s'agissait de dissiper les inquiétude que
le scélérat a
pouvait causer. Ony réussit, en publiant doute, que le plan de la
sans
déchiré un papier qui contenait,
et qu'il a emporté son
conspiration ou le nom des associés, des supplices emmalgré la rigueur
secret au tombeau,
ployés pour le lui arracher. donner aux troupes le temps
( Cependant, pour ne pas
le général se
de trop réfléchir sur ce qui vient de se passer, ambition et
Mexico, le grand objet de son
hâte d'attaquer
de V'armée. Ce projet présentait de
le terme de l'espérance
qui, pour la plupart,
difficultés. Des montagnes,
d'engrandes
d'élévation, entouraient une plaine
avaient mille pieds
partie de ce vaste espace
viran quarante lieues. La majeure
ensemble. était occupé par, des lacs qui communiquaient avait été bâtie
septentrionale du plus grand,
A Pextrémité
iles, la plus considérable cité qui exisdans quelqaes petites
les Européens l'eussent
que
tât amtessremseered trois chaussées plus ou moins
découvert. On y arrivait par solidement construites. Les
longues, mais toutes larges et
voies s'y
des villages trop éloignés de ces grandes
habitans
rendaientsur leurs canots.
, des lacs qui communiquaient avait été bâtie
septentrionale du plus grand,
A Pextrémité
iles, la plus considérable cité qui exisdans quelqaes petites
les Européens l'eussent
que
tât amtessremseered trois chaussées plus ou moins
découvert. On y arrivait par solidement construites. Les
longues, mais toutes larges et
voies s'y
des villages trop éloignés de ces grandes
habitans
rendaientsur leurs canots. maître de la navigation par le moyen
< Cortez se rendit
les matériaux à Tlasde petits navires dont on avait préparé
Alvarado
et il fit attaquer les digues par Sandoval 2 par nombre de
cala;
chacun
il a vait donné un
et par Olid, à
desquels auxiliaires. d'Espagnols et d'indiens
canons,
éde longue main pour une résistanceopi. a'Tout était disposé
avaient étépréparés) par Quetniltre.Lesmoyense derésistances
son frère,mais la petite -
saccmmasmm: contrées par un esclave de Narvacz,
vérole portée dans ces
commença 7 c'était Gual'avait fait périr; et lorsque le siège les rênes de l'empire. qui tenait
timosin. (ou Qnalutimoc)
--- Page 215 ---
( 199)
toutes héroiques
de cc jeune prince furent Vélévation de ses
> Les sctions Le feu de ses regards, sur ces peuples
et toutes prudentes. l'éclat de son courage faisaient le terrain pied à pied,
discours, qu'il désirait. Il disputa qui ne fàt jonché des
Timpression il n'en abandonna un pouce de ses ennemis... Cinet jamais
soldats et teint du sang
de l'emcadavres de ses
de toutes les parties
mille" hommes, 2 accourus et de leurs dieux, , avaient
quante défense de leur maitre
faisait tous les jours
pire à la
le feu;la famine
s'épéri par le fer ou par
des maladies contagieuscs âme eut été
des ravages inexprimablest de calamités, sans qne son
cent
taient jointes à tant
ébranlée. Les assaillans, après
un seul instant
étaient parvenus
un instant, meurtriers et de grandes pertes, encorel a céder. combats
ne songeait pas
qui ne
centre dela place, , qu'il
des décombres
au
enfin consentir à s'éloigner
guerre
On le fit
pour aller continuerla retraite 9
plus être défendues, la vue de faciliter cette cette
pouvaient
Dans
à Corter;maise
dans les provinces. paix furent faites
et un brigantin
quelques onverturesder le succès quelle méritait;
monoble rusen'eut pas oi était le généreux et infortuné
s'empara du canot
Guatimosin avait
narque. financier Espagnol imagina que à les déclarer, ille fit
( Un cachés ; et pour le forcer Son favori, exposé à la
des trésors
ardens. : Et moi, lui
étendre sur des chiarbons adressait de tristes plaintes
à tous
même torture, lui
des roscs ? Mot comparables
suis-je sur
des hommesdil'emmpereur. l'histoire à transmis à P'admiration enfans, si quelque jour
ceux que
le rediraient à leurs
pour supplice 2
Les Mexicains rendre aux Espagnols supplice dans la mer ou dans le
ils pouvaient
ses
7 les
noyer cette race lesterminateors les actes de martyrs GnaCe peuple aurait pent-dtre liraitsans doute 7 que
sang.
torture, lui
des roscs ? Mot comparables
suis-je sur
des hommesdil'emmpereur. l'histoire à transmis à P'admiration enfans, si quelque jour
ceux que
le rediraient à leurs
pour supplice 2
Les Mexicains rendre aux Espagnols supplice dans la mer ou dans le
ils pouvaient
ses
7 les
noyer cette race lesterminateors les actes de martyrs GnaCe peuple aurait pent-dtre liraitsans doute 7 que
sang. On y
et , troisans
annales de ses persécutions. d'un gril ardent. , que d'avoir constimosin fut tiré demi-mort
sous prétexte
aprèsil fut pendu pabliquement et ses bourreaux. piré contre SCS tyrans --- Page 216 ---
200 )
virent-ils les' maitres da Meles Castillans se
a A peine
les meilleures terres, qu'ils réxique, qu'ils s'en partagèrent
avaient défrichées 7
duisirent en servitude le peuple quiles
à des travaux que sa constitution
qu'ils le condamnèrent:
pas. Cette opphysique, que ses habitudes ne comportaient ssoulevemens.lia'ye eutpoint
point dey plan, et ce
tde
podoaaentrned
de concert,iln'y eut point chef,iln'yeatp explosion. Le
qui produisit cette grande
fut le désespoirseul
sort voulut qu'elle tournât
se
sreAreretret
le fer et la flamme à la main, porta
Un conquérantirrité,
d'une extrémité de l'empire à
avec la rapidité de l'éclair
d'une vengeance éclatante
l'autre , et laissapartout des traces les
Il
font frémir les âmes plus sanguinaires.
dont les détails
entre l'oflicier et le soldat à qui
y eut une barbare émulation et le général lui-même surimmolerait le plus de victimes,
et ses lieutenans.
peutêtre en férocité ses troupes de tant d'inhumapassa
Cortez ne recueillit pas
à
< Cependant,
promettre. Il commençait
nités le fruit qu'il s'en pouvait de Madrid de ne paslaisser
entrer dans la politique del la cour
quelque impors'étaient signalés par
à ceux de ses sujets qui
de s'affermir dans leur dominatante découverte 2 le temps mal
qu'ils ne songeastion, dans la crainte, bien ou
fondée, Si le conquéde la couronne.
sentà se rendre indépendans lieu à ce système, du moins
rantidu Mexique ne donna pas victimes. On diminuait chaque
en. fut-il une, des premières dont il avaitj joui d'abord ; et, avec
jourles pouvoirs illimités à si peu de chose, qu'il crut devoir
le temps, 1 on les réduisit
vaines
d'une
condition privée aux
apparences
préf rer une
les plus grands dégoûts.
autorité qwlaccompagaaient
Ses succès sont fléfut despote et cruel.
de
a Cet Espaguol
C'estun assassin couvert
tris par l'injustice de ses projets. de son temps ou de sa nainnocent,, mais ses vices sont
chezles peusang
verlus sont à lui. Placez cet homme
tion, et ses
autre patrie, une autre éducaples anciens. Donnez-lui une
une autre religion ;
tion, un autre esprit, d'autres moeurs,
CE4
autorité qwlaccompagaaient
Ses succès sont fléfut despote et cruel.
de
a Cet Espaguol
C'estun assassin couvert
tris par l'injustice de ses projets. de son temps ou de sa nainnocent,, mais ses vices sont
chezles peusang
verlus sont à lui. Placez cet homme
tion, et ses
autre patrie, une autre éducaples anciens. Donnez-lui une
une autre religion ;
tion, un autre esprit, d'autres moeurs,
CE4 --- Page 217 ---
201 )
s'avança contre Xercès;
mettez-le à la téte de la flotte quis
au déles Spartiates qui se présentérent
comptez-le parmi
parmi ces généreux
ou supposez-le
troit des Thermopyles,
de la tyrannie de ses compaBataves qui s'affranchirent
honme. Ses qualités scront
triotes, et Cortez sera un grand
César, né dans
héroiques, sa mémoire sera sans reproche. eàt été plus méchant
le xve siècle et général au les Mexique, fautes qui lui ont été reproque Cortez. Pour excuser à soi-méme ce qu'on peut attenchées, il faut se demander fait les premiers pas dans des
dre de mieux d'un homme qui de
à sa sûreté. Il
inconnues et qui est pressé pourvoir
paisible
régions
de le confondre avec le fondateur
serait bien injuste
à son gré des moyens,
connail la coutréc, et qui dispose de
qui,
du
> (Extrait Raynal.)
de V'espace et temps.
dans les notes du seFoyez un fragment de Raynal,
(19)
coud tone.
monde, il y a
Qniroga, digne magistrat au nouveau du libérateur de l'Es-
(20)
fut-il l'un des ancètres
deux cens ans,
pagne?
s'étant toujours montré
Guacouzin, roi de Mechoacan, de Cortez, se rendit volonl'ami des Espagnols, et sur-tout A cette époque, en 1530,
tairement vassal du roi d'Espagne. du Mexique , oi don Quiroga
D. Nunio Gusman, chancelier lui retirait les sceaux pour
que sa cour
Mexico
était juge, apprenant
part tout-à-coup de
ses excès, ses vols, ses crnautés,
de canon et six mille
cels soldats, dix pièces
il
avec cinq
à le suivre à Xalisco, dont méditaitla le
Indiens qu'il oblige
Mechoacan, ily fait prisonnier
conquête : en passant par
la plus franche ;
roi Guacouzin, qui lui donnait Thospitalitél ensuite brûler vif avec ses
il s'empare de ses trésors, le fait
lexécuéviter leurs plaintes; et, pendant
serviteurs, pour frottant les mains : ( Un chien mortn'aboie
tion, il dit, en se
plus, >
suivre à Xalisco, dont méditaitla le
Indiens qu'il oblige
Mechoacan, ily fait prisonnier
conquête : en passant par
la plus franche ;
roi Guacouzin, qui lui donnait Thospitalitél ensuite brûler vif avec ses
il s'empare de ses trésors, le fait
lexécuéviter leurs plaintes; et, pendant
serviteurs, pour frottant les mains : ( Un chien mortn'aboie
tion, il dit, en se
plus, > --- Page 218 ---
202 )
Tlascala étaient entrainés par leu Ys
(21) Ces indiens de l'ambition d'une plus grande autorité
hefs, qu'avait séduis
D'ailleurs, en tout pays, il Y a
cet d'un pouvoir inamovible ne sont pas de leur pays.
beaucoup d'hommes qui
avait doublé ses forces par
(22) Cortez, à cette époque, lui avait amené sans le vouloir.
le secours que Narvaez
dont la
La.manchette est un sabre à deux tranchans, terrible
(23)
disaient certains colons, fiu un
négrillerie comme
contre ses oppresseurs.
usage à Saint-Dominguc
à la littérature
Une note du tome second est consacrée
(24)
de ces peuples sauvages.
voyageur >
dit notre
(25) J'ai écrit les mots indigènes, encore ; et leurlangue
comme les Mexicains les prononcent impossible de figurer exac.
m'est familière. Il est cependant
le type natal des
parce que
tement cette prononciation, la fixité de nos caractères.
lettres indiennes n'a pas
sermoneur, trop aveuglé par son opi-
(26) Le républicain faisant un juste éloge de ce guerrier
nion, ne voit pas qu'eu il loue en même temps Phomme
pour son désintéressement, libres, au profit d'un prince
venait d'asservir ces tribus
del la grandeur
qui Malgré cette remarque, O1 reconnait l'intérêt et
absolu.
Indien, en lui voyant étouffer
dans ce général
surmonter l'ambition.
lacune, , qui se trouve
(27) Il y avait ici une quatrième
remplie par la sixième note.
malgré moi
J'ai assisté au long siége de Sarragosse, et,
(28)
j'ai pensé à celui de Mexico.
ancun mal à
Cortez ordonna à ses sujets de ne faire
de sa
(29)
Quahutimoc 011 Guatimosin, en s'emparant reddition desa
Pempereur
voulait Vemployerà la
personae, , parcequ'il résistait encore.
capitale en ruiues, qui
ici une quatrième
remplie par la sixième note.
malgré moi
J'ai assisté au long siége de Sarragosse, et,
(28)
j'ai pensé à celui de Mexico.
ancun mal à
Cortez ordonna à ses sujets de ne faire
de sa
(29)
Quahutimoc 011 Guatimosin, en s'emparant reddition desa
Pempereur
voulait Vemployerà la
personae, , parcequ'il résistait encore.
capitale en ruiues, qui --- Page 219 ---
(203 )
Mexico, avait deux
(30)1 Le conquérant, , pour prendre
compris ceux
Indiens et neuf cents Espaguols, 3 y
cent mille
de Narvaez.
mexicaines, fut égal
des femmes
(31) Ce sublime courage
de Longwi , Thionville,
à celui des françaises aux siéges
trait d'héroisme
Lille, Grandville et Nantes. Est-il quelque
de la patrie
dont les femmes ne soient capablea71omour dans celui d'un
plus vif dans leur coeur que
le
des
est souvent
d'hommes, à qui, surtout reste
trop grand nombre
donner encore d'inutiles
sentimens moraux, elles pourraient
exemples.
cru devoir conserver
(3a)Pour éviter des périphrases ,jai
d'ailleurs,
néologiques 2 dont l'énergie,
des expressions
s'harmonise avec la clarté.
élaient d'une taille médiocre;
(53)Lesh hommes du Mexique celle du poil de lion; ils
la couleur de leur teint tirait sur
large. La taille et la
et le front
avaient les yeux grands
différentes de celles des
couleur des femmes étaient peu cheveux dans toute leur
leurs
hommes : elles entretensient extrêine de les noircir par diverses
longueur, avec un soin
mariées se les liaient autour
sortes de poudre. Les femmes
sur le front ; l'usage
de la tête, et s'en faisaient un noeud sur le sein et sur les
des filles élait de les porter flottans,
beauté dans la
épaules. Elles mettaient leur principale onctions souvent réitérées 7
petitesse du front ; et,par des
sur les tempcs.
faisaient croître leurs cheveux jusque
elles
elles
rien à la propreté des Mexicaines, ,
Il ne manquait
celte habitude était si forte, qu'en
se baignaient souvent, et
entraient sans danger dans un
sortant du bain chaud, elles
un lait de grains et de
se farder ensuite avec
bain froid, pour
moins à les embellir qu'à les garantir,
semences, qui seivait
des moustiques.
dela pigàre
par son amertume,
dans les temples,
(34) Outre les écoles publiques ouvertes
preté des Mexicaines, ,
Il ne manquait
celte habitude était si forte, qu'en
se baignaient souvent, et
entraient sans danger dans un
sortant du bain chaud, elles
un lait de grains et de
se farder ensuite avec
bain froid, pour
moins à les embellir qu'à les garantir,
semences, qui seivait
des moustiques.
dela pigàre
par son amertume,
dans les temples,
(34) Outre les écoles publiques ouvertes --- Page 220 ---
(204) -
dans l'un de ses palais ou de ses
Montézuma faisait instruire
de ses femmes et ceux de la
maisons de plaisance, , les enfans
noblesse.
cachée dans tous
(35) Il y a dit Voltaire 9 une géométrie
les arts de la main.
dans les notes
du Mexique est détaillée
(36) La zoologie
du second tome.
oà lesjeunes garçons
temple avait une école,
(37) Chaque
la
, les lois, la gymnastique,
étaient instruits dans religion, non moins savans qu'avides
le chant, la danse; et les prétres, instituteurs.
étaient leurs sculs
sévère, les filles
et barbares,
recevaient une éducation
Si les garçons
moins d'honneur et de retenue.
n'étaient pas élevées avec les formait dans la solitude 2
Dès l'âge de quatre ans, 9 on
de la vertu.Jamais
travaux de leur sexe , à la pratique
avant de
aux
et les filles ne mangeaient ensemble, loi
scrules garçons
observaient cette jusqu'au
se marier. Les seigneurs fort
y avait des jardins
maisons étaient grandes;ily femmes était séparé
pule e;leursn
des
ct des vergers, où l'appartement faisaient un pas hors de leur
des autres édifices : celles qui
Dans leurs promenades
enceinte étaient châtiées sévèrement. hausser les yeux, ni tourner
mêmes, elles ne devaient jamais
lorsquelles quittaient
la tête en arrière. Elles étaient leur punies faisait regarder le menle travail sans permission. On
une faute de cetle
comme un si grand vice 7 que pour Ah ! que ces peuples
songe
leur fendait un peu la levre.
nature, on
étaient loin de la civilisation.
les
ivresse du triomphe 7 Espagnols Loin
(38) Dans la première
leurs avantages.
peu de soins à dissimuler découvraient de jour en
apportèrent
des richesses qu'ils
pendant
de faire mystère
avec ostentation, et,.
ils les publiaient
n'curent pas
jour 1
leurs plus célèbres historiens
avoir
quelques années,
se fit entendre,oprès
d'antre objet; mais la politique
tao
de la civilisation.
les
ivresse du triomphe 7 Espagnols Loin
(38) Dans la première
leurs avantages.
peu de soins à dissimuler découvraient de jour en
apportèrent
des richesses qu'ils
pendant
de faire mystère
avec ostentation, et,.
ils les publiaient
n'curent pas
jour 1
leurs plus célèbres historiens
avoir
quelques années,
se fit entendre,oprès
d'antre objet; mais la politique
tao --- Page 221 ---
(205 )
parlaj joie, et porta sa jalousiej jusqu'à
étélong-temps étouffée
d'écrire ou de parler
défendre aux sujets de PEspagne, au Mexique. Ainsi Yon
de ce qui se passait l'or et Vargent du pays,
publiquement d'antres lumières sur
histoires,
n'a guère
conservées dans les anciennes
que celles quise sont traits dont on est redevable aux voyageurs
plus à quelques
partie de cet ouvrage,
Cependant la seconde
étrangers. les mines, une note intéressante.
offrira sur
instruits, grdce ati
en général, sont peu
(39) Les Créoles,
quiveut toujours, contrairegouvernement des Espagnols,
tant d'autres, la lamière
mettre, comme
ment à l'Evangile,
sous le boisseau.
est d'une médiocrité,
(40) L'architecture, 2 en Amérique tous 2 les peuples oil'amour
d'ailleurs, chez
rôle seconqu'on remarque,
aux beaux arts qu'un
du commerce ne permet
dominante, surtout dans
daire ; mais la religion est toujours : les Indiens eux-mêmes
Espagne, et au Brésil
la nouvelle
sont tres-religieux.
invaseur, leurs idées surl'oriAvant Fapparition du génie
avecles livres
gine des choses, avaient des rapportsingolicne Dieu avait créé de terre un
de Moise. Ils racontaient que deux modèles de la nature
homme et une femme ; que ces avaient perdu leur forme
humaine, s'étant allé baigner, la leur avait rendue, avec
dans l'eau ; mais que leur auteur et que le monde était desde certain métaux,
dans Youblide
un mélange
les hommes étant tombés
cendu d'eux; que
ils avaient été punis par
leurs devoirs et de leur origine 2 d'un prétre américain s
nniversel, à l'exception
et ses enfans
nn déluge
s'était mis avec sa femme
nommé Tezpi, qui
oi il avait aussi rassemblé quantité
dans un coffre de bois 1
Vabaissement
et d'excellentes
ssemences;qw'apres
n'était
d'animaux
nommé aura 2 qui
avait lâché un oiseau,
ne
des eaux,il
plusieurs autres qui
pas revenu 1 et successivement mais que le plus petit et celuique
s'étaient pas fait revoir;
ans
nn déluge
s'était mis avec sa femme
nommé Tezpi, qui
oi il avait aussi rassemblé quantité
dans un coffre de bois 1
Vabaissement
et d'excellentes
ssemences;qw'apres
n'était
d'animaux
nommé aura 2 qui
avait lâché un oiseau,
ne
des eaux,il
plusieurs autres qui
pas revenu 1 et successivement mais que le plus petit et celuique
s'étaient pas fait revoir; --- Page 222 ---
(206 )
la variété de ses
Mexicains estiment le plus pour
dans
les
bientôt avec une branched'arbre
couleurs, avait reparu
portaient des tonsures 2
le bec. Les prètres de Méchoacan
comme ceux de l'église romaine.
Pannulation, cette aventure se répète
(41) A la réserve de bords de la Seine et de la Tamise.
assez souvent sur les
du genre des tithymales;
mancenillier est un arbre
mortels :
(43)Le
d'api, et le suc sont des poisons
le fruit, en pomme
l'ombre de cet aibre, n'est pas
même que
on prétend
vénéneuse et mortifére.
moins
l'or même 9 d'autres
(43) Des avares aiment l'or pour les biens. Quoiqu'ilen
voient en lui le représentant de tous le citoyen qui n'en à
soit, lor est le sang du corps social, des membres malades.
comme celui qui en a trop, sont
pas,
méridionale est
des habitans de l'Amérique
1 (44) Le goit
avec étonnement de
les confitures : on parle
dans
extréme pour
et de miel qui se consomme
la quantité de sucre
veulent
ville. Et des gouvernans, 1 gobes-mouches,
chaque les hommes avec du vinaigre. vulgaire, qu'on
y prendre Faire des siennes est une expression fait souvent
(45)
dans cette phrase: : la justice des frais de
a rendu piquante
un eunuque à
des siennes ; on l'a vu condamner
gésine.
volume de cet ouvrage offrent
(46) Les notes du second des fruits du Mexique,
des fleurs et
une description
la
est son arle monde ; presse
une
(47) La pensée gouverne Barbaroux, que l'opinion est
tillerie : ajoutons avec lui faire violence.
virago; personne ne peut
bien
dit le président Dupaty , peut
(48) Le despotisme 3
des serviteurs.
avoir des satellites 2 mais non
et même de nos jours 7 les Espagnols
(49)A cette époque,
rent
(46) Les notes du second des fruits du Mexique,
des fleurs et
une description
la
est son arle monde ; presse
une
(47) La pensée gouverne Barbaroux, que l'opinion est
tillerie : ajoutons avec lui faire violence.
virago; personne ne peut
bien
dit le président Dupaty , peut
(48) Le despotisme 3
des serviteurs.
avoir des satellites 2 mais non
et même de nos jours 7 les Espagnols
(49)A cette époque, --- Page 223 ---
207 )
ordre
en revétaient Phabit
zisés s'affliaient à un
religieux,
leur mort
dans certaines occasions 7 et ordonnaient qu'après
les ensevelit daus ce costume monacal.
on
la
du Caiman,
(50) Voyez le second tome pour description
Crocodile ou Alligator ; il y sera en action.
sous peine de mort, aborder, sans
(51) ( Nul ne peut, ,
et on ne le
bien
permission, cette terre promise 2 viennent la permet, au
que s'ils
parcourir
rarement, 3 aux étrangers, n'offrent rien d'hostile ou de mystéprofit des sciences qui
rieux. > (Note du Rédacteur.)
quelqu'il fat, ne pourrait qu'apparaître?
(5aUu tyran,
des millier de tyranneaux.
s'il n'était secondé par
richesses, comme le dit Montaigne, viennent
(53) Si les
les moines devaient s'enplutôt del l'ordre que de la recette,
recevaient toujours
richir, car ils avaient tant d'ordre, qu'ils
Certain prieur disait, en recevant une somme
sans dépenser.
a l'économie. ( L'Aristenète.) )
considérable : tout profite
II vaut mieux s'exposer à hospitaliser le diable, que
(54)
(Mercier.)
de fermer sa porte aux malheureux.
espèce de moustique 1 diptère et
(55) Le Maringouin,
en Amérique,
sclerostome 7 est un cousin très-incommode
comme en Afrique et en Asie.
Celui qui le premier osa dire, il n'y a pas de Dieu,
(56)
ennemi de V'humanité. La peur avait créé
fut le plus grand
mais le Juge éternel et ses
les Dieux, la peur les a détruits,
des scélérats.
arrêts subsistent pour la terreur et la punition
de tous les oreillers
(57) Une tête bien faite, s'accommode disait Mercier, faitesquela fortune lui présente. Vieillards,
votre oreiller dérangé par
vous de jeunes amis 7 qui replacent
ditJ.-J. Rousseant;
de vieux ennemis. Une bonne conscience,
est le meilleur des oreillers. --- Page 224 ---
(208)
de la fable, n'est qu'une sorte
(58) Le Typhon 2 géant
donne aussi le même nom
d'ouragan pour la physique 2 qui
des feux soutercolonne d'eau soulevée par l'explosion
à une
rains et autres vents qui F'accompagnent.
de Bacchus ont eu pour traducteurs
(5y) Les psaumes
Collé, Piis et leur école.
Anacréon 7 Horace, Piron 2
disait un canonnier
(*) Napoléon était un grand priseur,
il a bien faitfumer les rois ; et aujourde l'ancienne garde ,
est-il seulement permis de priser
d'hui 1 sur son rocher 2 lui
à son aise ?
comme le tabac du pauvre, l'usage
La fortune du riche est
détruit la saveur 1 et ils ne peuvent s'en passer.
en
FIN DES NOTES DU PREMIER VOLUME.
Anacréon 7 Horace, Piron 2
disait un canonnier
(*) Napoléon était un grand priseur,
il a bien faitfumer les rois ; et aujourde l'ancienne garde ,
est-il seulement permis de priser
d'hui 1 sur son rocher 2 lui
à son aise ?
comme le tabac du pauvre, l'usage
La fortune du riche est
détruit la saveur 1 et ils ne peuvent s'en passer.
en
FIN DES NOTES DU PREMIER VOLUME. --- Page 225 ---
209) )
TABLE
CHAPITRES
DES
Volume.
Du premier
1 Ma déportaIer. Jacobinisme politique.
I
CHAPITRE
e - a . page
tion.
missions en
monacal.-Desn
II. Jacobinisme
.
Amérique. . e . . .
pour le Mexique; reIII. Je m'embarque
e
-
e 15
lâche à Sain-Domingue.
Portrait
IV. Arrivée à la Vera-Cruz.
e 24
d'un Prieur espagnol. .
Apôtre.
V.
de
- a
spsumntreseetins
Tripot
vi. Franciscain petit-maître.
moines. .
.
e
- - Des Rois monoVII. Un Conquérant.
e a 37
poleurs. .
Les TlascaIndienne.
VIII. République
4o
. . 2
lans. .
Bal dans un MonasIX. Ville des Anges.
tère. . .
.
Cité de
X. Guerre de la conquête.
Tescuco..
--- Page 226 ---
(210 )
XI. Roi de la façon d'un Soldat. Prince 53
CHAPITRE
- - - . -
proserit.. .
Mexico. 56
XII. olnsere-ibaiens
historique. - Le Héros
XIII. Dissertation
généreux. : -
e e
lapidé. 1 Famine. . : 0 63
XIV. Empereur)
terminée.. 67
Assossinats. - Conquéte
-
XV.
1 La PropaXVI. Réfectoire des Jacobins.
gande. - -
e
.
inondaDescription d'un Lac. Une
XVII.
: .
tion. .
Ménagerie. 79
XVIII. Palaisde Montézume.-
bienfaisant: 1 La Garde
XIX. Monarque
Imperiale. :
- €
Police Mexicaine. -
e
XX. Bazar.
XXI. Le Temple. 1 Idole hermaphrodite.
du Mexique. 1 Lesnobles
XXI. Commerce
e -
. 94
cordonniers. .
LModes anéricaines. 99
XXIII. Le'Papegai.
Teligieux
XXIV: Moeurs et Eglises.
i
Nt boxeurs..
Les Confitures. 1 Vice-Roi-concusXXV.
. . 109
sionnaire.
e .
L Une ExcammuniXXVI. Accapareurs.
- e .
cation. -
assiegé. : e 120
XXVH: I/Emeute. - Palais
. 129
Nacrceneee
XXIX. Le Volcan. i Désert populeux: 135
Caniterecret-Fune du Mexico.
XXX.Un
Suinte-Tlicrise. 142
Xxt.levatletwen- --- Page 227 ---
(211) )
nuit dans
XXXIL. Etape monastique.-Ian
.
- : 147
le Jésert. . .
XXXIII. L'inadvertance. -( Charivari. .
XXXIV. Séjour à la hauteur dr s Alprs.
Le pont du Dante. . - 7
. . . 160
XXXV. La Cléopâtrc mexicaine. - Mer1
curiale. . .
. -
XXXVI Alarme. 11 Le Trictrac.
- 172
NOTES.
FIN DE LA TABLE DU PREMIER VOLUME.
nuit dans
XXXIL. Etape monastique.-Ian
.
- : 147
le Jésert. . .
XXXIII. L'inadvertance. -( Charivari. .
XXXIV. Séjour à la hauteur dr s Alprs.
Le pont du Dante. . - 7
. . . 160
XXXV. La Cléopâtrc mexicaine. - Mer1
curiale. . .
. -
XXXVI Alarme. 11 Le Trictrac.
- 172
NOTES.
FIN DE LA TABLE DU PREMIER VOLUME. --- Page 228 ---
marché neuf, no 48.
IMPRIMERIE DE VIGOR RENAUDIÈRE,
tao --- Page 229 ---
MÉMOIRES
DE
ARENNES,
BILLAUD-VA
XX-COXYRANIONRE,
EN 1818,
ÉCRITS AU PORT-AU-PRINCE
CONTENANT
DANS LE
DE SES VOYAGES ET AVENTURES
LA RELATION
1805 JUSQU'EN 18175
MEXIQUE, DEPUIS
ET UN PRÉCIS DE W'IRSURRECTION
AVEG DES NOTES HISTURIQUES
JUSQU'EN 1820;
AMÉRICAINE, DEPUIS SON ORIGINE
PAR M
connait Phomme w au M Jeu elaux Voyages.
On
Prov. esp. TOME SECOND.
PARIS,
NCHER, Libraire, quai Saint-Michel, maison
PLAT
Cuzz neuve des Cing Arcades;
DOMÈRE, Libraire, même maison.
1821. --- Page 230 --- --- Page 231 ---
M. TÉNOIRES
DE
BILLAUD- :
VARENNES.
CHAPITRE PREMIER.
La Caralcade, - Arrivée au Couvent.
tures Nous partimes de
pettes ordinaires, qui
an bruit SL.-Christophe des tambours, sur nos monsommet d'un marchaient morne devant nous : arrivés des tromvallée ou est bâti le cultivé, nous
au
trois
découvrimes la
élait la bourgades, seule
dont Chspa-Royal, celle nommée environné de
Les terribles que nous eussiops à traverser. Se.-Platippe
toujours, 2 avertissaient musiciens quinous
mans, les habitans de assez 3 par accompagmaient
nous allions leur
ce premier leurssonsa assomau plus bruyant apparaitre; de
j'ordonnai endroit , que
d'alier en estafette ces sonneurs
toutelois
paràt un second au bourg,
insuphonigues
gu'on nous
T. II.
déjedner, RERA de la
prémonta2
er. Se.-Platippe
toujours, 2 avertissaient musiciens quinous
mans, les habitans de assez 3 par accompagmaient
nous allions leur
ce premier leurssonsa assomau plus bruyant apparaitre; de
j'ordonnai endroit , que
d'alier en estafette ces sonneurs
toutelois
paràt un second au bourg,
insuphonigues
gu'on nous
T. II.
déjedner, RERA de la
prémonta2 --- Page 232 ---
(2)
gne ayant aiguisé de
appétit,
nouveau notre
A cing cents pas
courageux
tour boisé 9 nous de-là, en
vingtaine d'Indiens aperetimes descendant,à un déavec plusienrs
à cheval, tout.à.coup une
eux. Au milien trompettes qui fringans et lestes,
jonfflu, monté du cortége était un sonnaient devant
harnois, conime sur une mule blanche, jacobin replet,
converts d'or et de' nous le vimes
dont les
corte mit pied à perles. A cet aspect, ensuite, étaient
tant, car on nous terre; dit nous voulimes en notre faire esfleuri, était lc père que le gros moine
aunous cria aussitôt Theotime,
au teint
de nous: Cc Restez, sur un tonj jovial, notreprienr; en ; mais il
ici : et moi je ne resteznous sommes approchant
aussi facilement pourrais descendre ni Lous égaux
la main, et
que vous >, Il nous
remonter
de vons voir, ajoute en riant. cc Je suis donne ensuite
bien venus: messieurs les
trés-content
on vous procurera dcdemytetrer soyez les
St-Philipe oi
plus
eu dans lautre nous allons, que vous d'agrémens à
ces maudites AoPhiliye la triste n'en auriez
deux ans,je devais Phaliprinesi ou
capitale de
Comme
trouver un moi-méme, il y a
révérence orateur de la
tombeau. >>
dont elle dans un discours hrieade.je haranguai sa
descenlimes fut, ou me parut
ensuite
ttEaeaneaie
lequel nos religieux joyeusement tnts-atnbites au
et nous
et près duquel les ont une maison de boung, dans
nous attendaient, habitans, hommes et
de roses, nous en pour nous offrir de gros
DE
comme on en
jeter d'effeuillées au bonquets
leur sacre, dont jetteau le nez des Rois, le
visage,
Vent haitre des
nébuleux lendemain beanjour de
La jeunesse nous épines pour l'un et pour les voit souprécéda, en dansant devant autres,
nous
nbites au
et nous
et près duquel les ont une maison de boung, dans
nous attendaient, habitans, hommes et
de roses, nous en pour nous offrir de gros
DE
comme on en
jeter d'effeuillées au bonquets
leur sacre, dont jetteau le nez des Rois, le
visage,
Vent haitre des
nébuleux lendemain beanjour de
La jeunesse nous épines pour l'un et pour les voit souprécéda, en dansant devant autres,
nous --- Page 233 ---
(3) tout le long d'une
brnit de divers instrumens, ornée d'arcs de
an
de feuilles d'orangers, jusqu'à la porte
rue jonchée et de festons de fleurs, cesséy le prieur
triomphe ou la musique ayant les indiens de
de Téglise, dans la chaire, remercia
à tous
monta
et accorda des indulgenees, suivant, la chaleur réception,
le dimanche tronc pour les
ceux T Misitersient, St-Philipps, où il y a un
pelle offrandes.
la table, etl'on nous
Nous quittons T'autel tour-a-tour pour
du bon vin de
scrt vingt mets, arrosés supérieur avait fait
Pexcellent
nous
ECtE
Xerès, que pour nous. Déjednez bien, et ce sera à Pomter exprès car vous dinerez mal, nous fut donné au
il souvent, Le mot de celle énigme
bre... onastère.
en cam
pour nous y rendre, la même
Mais nous partons des eloches, avec A une
valcade, an mème carillon bruit qu'à notre entrée. chef conde le fusil de la ville royale,, notre où nous de
LE lcs indiens, parce que la maison n'élait pas éloignée,
gédlie vions être traités différemment de montrer dans la
n'est pas permis
où les
et parce
qu'on étale à la campagne., de l'évèque,
ville le 2u couvens ont le train
prieurs des deux dans la cité (1).
qui ne le souffre pas
tourné bride, le général,
Dès que Pescorte a secrélaire, fait faire halte,
qulacompagnd son comme le caporal qui transmet sentait
former le cercle,
un écrit, qui
l'ordre, tire de sa sentir poche le poivre, et nous donne
l'ambre et aurait pu suit:
lecture de ce qui
les frères Cyrille de
il est avéré
de Toledo,
( Comme Thadéo de .ae Thomé et Policarpe
Renada, Chrisostôme d'lju, Mathias a'Orunza 1 *
ès que Pescorte a secrélaire, fait faire halte,
qulacompagnd son comme le caporal qui transmet sentait
former le cercle,
un écrit, qui
l'ordre, tire de sa sentir poche le poivre, et nous donne
l'ambre et aurait pu suit:
lecture de ce qui
les frères Cyrille de
il est avéré
de Toledo,
( Comme Thadéo de .ae Thomé et Policarpe
Renada, Chrisostôme d'lju, Mathias a'Orunza 1 * --- Page 234 ---
(4)
Furennas (le de ne manque
fraudulensement abandonné qu'à moi Seul ) ont
me, don Antonio
leur supérieur
Philippines, et sont Gingalés, sur le chemin legitidans la province
venus sans sa
des
nous ne
monastique de
permission
nos frères, pouvons en consience les hispa-Hoyal,
tion de leur qu'ils n'aient subi
admeitre parmi
don pricor faute... Pour quoi auparavant nous
la punicouvent, il ait qu'anssitdt à les yfaire qu'ils seront entrés ordonnons dans le à
pendanttrois
renfermer deux à
si ce n'est jours, sans leur permettre
deux,
à midi, le pour aller au
où d'en sortir,
pain et l'ean réfectoire, ils
avec la discipline, à la que prescrit
recevront
au reste à sa
volonté du
l'onlounances
pradence le soin de leur prieur, santés. laissant
Le voilà
Signo, DON AzvAn,
car excepté donc la connu ce secret... peu
le pain et l'eau discipline sont
queje ne saurais terrible; digérer,
troisjours; ; et puis notre digérables dans un carème de
nevoulant pas
notre prieun.qui minesoit se portesibien,
sienne, anra aedhed de notre santé. la critique dela
Tel fut le commentaire
l'arrét qui réglait notre qu'il fit lui-méme
nos créoles,
pénitence. Elle
sur
moins, d'en ajonta-t-il, être
oui ils feront
apaisera
certains d'obtenir satisfaits; et vous semblant, devez du
cement.
par la suite un agréable être
avanNous voici dans le
que vaste. Une partie monastére, des
qui est aussi riche
Jene avec joie, l'antre nous
jacobins nous accueille
fais point cette envisage de mauvais ceil...
duit deux borgnes parmi observation ces
parced qu'ily y avait
dans nos cellules; et, iudigenes. un
On nous conquart-d'heure après,
'obtenir satisfaits; et vous semblant, devez du
cement.
par la suite un agréable être
avanNous voici dans le
que vaste. Une partie monastére, des
qui est aussi riche
Jene avec joie, l'antre nous
jacobins nous accueille
fais point cette envisage de mauvais ceil...
duit deux borgnes parmi observation ces
parced qu'ily y avait
dans nos cellules; et, iudigenes. un
On nous conquart-d'heure après, --- Page 235 ---
(5)
Là, le
nous sommes amenés au de réfectoire. la sentence, et la MSe
donne lecture à Lous il mèle la sienne,
en yaut
rité des voix, ou
la discipline. Aatt la cloche Bequatre, 3 nous épargne tous les religieux disent leur et nous
du diner sonne,
à table,
nedicite, se mettent prompiement comme nonsappalent
autres Jonasdes Philipines,
au prophôte qui
déjà quelques créoles, le parallasion venire d'une baleine, nous
jedna autrefois dans de nous asseoir sur le carreau, à
sommes obligés des tailleurs, et d'accepter un
manière
MAcnt
la
d'eau claire, ponr tont potage,
avec un pot
après deux amples déjeuners,
nous buvons gaiment les suivre.
sans compter CC qui idoit nous avions auprès de
Il est bon d'observer de que
3 jacobin, né à
nous un compagnon pénitence, châtiment pour cerChiapa, qui épronvait ce léger une
: il nous
avec
religieuse cn mantaine correspondance d'un ceil sombre, et murmurait désobéissans. Le
regardait geant son pain sec: : Des Jonas en mémoire, etje
indignatio nato me revint
facit détachai tout haut ces hexamètres:
Si monialis amor te turpia medicamina scribere fecit limphao.
Ecce tibi gelida prasbent
la langue de
Notre amoureux n'entendait pas
d'aller
Tibulle, car il me répondit en avec espagnol, une nymphe;
prendre moi-méme médecine castillans, le père cellerier
mais d'autres moines celatin, bon ou mauvais,
entrautres, comprenant qui St fortune; tant une
retinrent] le distique, est rare en ce pays, même te
ombre d'instruction dont la science doit éclairer
ni les homues
zele !
chambres qui, comme
Rentrésdans nos cellules, nous y recimes! la visité
on sait, ne sont pas grandes,
agnol, une nymphe;
prendre moi-méme médecine castillans, le père cellerier
mais d'autres moines celatin, bon ou mauvais,
entrautres, comprenant qui St fortune; tant une
retinrent] le distique, est rare en ce pays, même te
ombre d'instruction dont la science doit éclairer
ni les homues
zele !
chambres qui, comme
Rentrésdans nos cellules, nous y recimes! la visité
on sait, ne sont pas grandes, --- Page 236 ---
(6)
de tous les moines espagnols : ils étaient i
queue pour nous demander des nouvelles du cher la
pays, dont je, ne disais rien, par une assez bonne
raison; mais je leur parlais de Cayenne ou j'avais
vaient voyagédans ma jeunesse pour masanté, etils nesapas combien cetteile est
nul ne venait nous voir sans être insalubre. Dailleurs
phore; on se divertissait au lieu de muni raisonner. de lamtrois jours de prison,.que nous
Ces
dans un repos canonical, sans allerà passàmes à ausurplus
rent pour nous comme troisjours
matines, furoi de Cocagne.
passés à lacourdu
CHAPITRE II.
Je redeviens Maitre d'école. - Le Gentillâtre.
On le distique improvisé fut
veillant prieur, qui le cita au bon rapporté au bienen fit part au vieil
provincial, vint
qui
noble évèque, lequel inquisiteur,
le lire au
de lui,s'entretint
mi'ayant aSt appeler
avec moi d'instruction auprès
nous parlâmes latin; et, franchement publique:
certains solécismes,
je vis, à
que j'étais, sur ce
ferréque son éminence. Quoi qu'il en point, elle
gna m'assurer sa
soit,
N:
pectative d'un honnête protection, et me donner l'exvicariat,
En attendant, don Théotime me
l'emploi d'instituteur des enfans
d'agréer
de
que
RCi habitans
Chiapa envoyaient à Jeurs frais
notre couvent la grammaire
apprendre dans
Jatine; instruction d'un espagnole et la
caisse des jacobins cette grand rapport pour
leE
:
place pénible et
tageuse ne me souriait guère; j'en avais déjà inavan- exercé
'un honnête protection, et me donner l'exvicariat,
En attendant, don Théotime me
l'emploi d'instituteur des enfans
d'agréer
de
que
RCi habitans
Chiapa envoyaient à Jeurs frais
notre couvent la grammaire
apprendre dans
Jatine; instruction d'un espagnole et la
caisse des jacobins cette grand rapport pour
leE
:
place pénible et
tageuse ne me souriait guère; j'en avais déjà inavan- exercé --- Page 237 ---
(7)
avec beausemblable à la Guyane, maisil fallait
unc presque de peine et très peu de profit; et Yacoepai
coup
d'être agrnéable à notrechef; don Chrisostôme 7, le
continuer
don
Y'emploi, en mialjoignant cing compagnons après
plus instruit de mes
tont emploi subalterne- dans
Cyvillos, qoi dédaignait à Chiapa-Royal et
mois de résidence
des notions
Vingt
devaient mc procurer de Chiapa, mais qui
ses environs, la
dite
et de
exactes sur deux province autres,, celles de Zoques dans les
en renferme notes détaillées rentrent la
Seldales : ces w'aideront à composer Descrip- naguère
matérianz qui de PAmérique, de soumise mon itinéraire,
tion générale Ne sortant plus mon plan, n'éloià T"Espagne. cet ouvrage excederail et
nuire
parce que d'un but pintomnpliques tableau, pourrait je ne décrirai
gnerait de mon autre
je dià Vintérêt trois
ou inendanees: fus trop.
point ici ces de provinces chose de la ville ou je n'offre
rai même peu pédagoque (2), attendu qu'elle
long-temps rien de temanquable.
pourlant, ce qui n'est l'air
On peut remarquer dont Yignorance,
1 encilobhomuen
sont passés
ricn,
Torgueil, la fanfaronmene, Presque tous, les
capable, dans la province.
est
en
proverhe conime les plus aisés, earfopulence, descendre, ainsi
plus gueur
venlent
voire même
rare à Chiape-Rosal, des
conquérans, leurs mceurs,
qu'a Moxieo. 1 premiers et lenrlaugage, communs et
des ducs
godis sont plus
et
Terenie
leur grossiers esprit que ceux des indiens. aussi les. noms de
plus
familles portent
de Mendose;
Les prenires de Solis, de Velasco, deZerna, personne
Cortez,
qu'en Amérique nom du
et ceci me rappelle Osé prendre le grand
n'a daigné ou
-Rosal, des
conquérans, leurs mceurs,
qu'a Moxieo. 1 premiers et lenrlaugage, communs et
des ducs
godis sont plus
et
Terenie
leur grossiers esprit que ceux des indiens. aussi les. noms de
plus
familles portent
de Mendose;
Les prenires de Solis, de Velasco, deZerna, personne
Cortez,
qu'en Amérique nom du
et ceci me rappelle Osé prendre le grand
n'a daigné ou --- Page 238 ---
génois
(8)
qu'un Christophe Améric : c'était bien
nommer un monde Vespuice lui dérobàt asse2, la il est vrai,
mais si la liberté
nouvean qu'il avait gloire de
crois que la
reualt, triomphe en
inventé;
Colombine. reronnaissmnce M..
la nonmera Amérique, je
voyage d'un mortel
en parlant du enfin la
créateur, fit
deuxième
Ilsort de son cachot
pour
entalmtandirtite
agrandir le monde.
truit on croyant
hetstrmte
soit peu
l'être, qui sût vileuphommeine parler
jourdhel, Phirement; plus
et cette lnnguc est français tant
que jamais, la langue pourtant auparler ct de la pureté
lniverselle,
raient
de mon
sisanceàla
EERE
ne se trompaient persuadés que j'avais habité accent; la ils demenOn ne me
grére,
France, et
de nobles. Un permettait de
d'instrnire
Thonas de
ces kentillitres, le que des enfans
non moins Velasco, assez riche, mais seiguenr don
son palnis, ridicule, m'invita un
trbs-avared ct
qui ne serait
jour à
bourgeoise au faubourg pas même une dinerdans
le pour l'avoir entendu dire, S.-Aarcemn, Il mnaison
premier peuple du
que j'avais résidé eroyait, chez
Hrmio.hette si le glole, et il me
élaienten France,del la soleil, la lune et demanda, les
Royal ; si les
même
étoiles
comme les indiens frangais marchaient couleurmac Chiapaptisouniers le
de gnerre, ; sil'on sacrifiait en piedenus, France >
faisaient à Mesico, comme antrefois les
lus
d'hui répondre que de tels sacrifices (icije fus tenté de paiens Jni
taient R
si n'avait les
lien aujour- en
94e les
enfans dans
sein fraugaises porsi
EEUA
taient espagmoles ; lcs amans de plus ung-icmpa
papmpitigee des
celles-ci n'éauneo)depses
ouniers le
de gnerre, ; sil'on sacrifiait en piedenus, France >
faisaient à Mesico, comme antrefois les
lus
d'hui répondre que de tels sacrifices (icije fus tenté de paiens Jni
taient R
si n'avait les
lien aujour- en
94e les
enfans dans
sein fraugaises porsi
EEUA
taient espagmoles ; lcs amans de plus ung-icmpa
papmpitigee des
celles-ci n'éauneo)depses --- Page 239 ---
(9)
impertinenoes d'une pasub silentio cinquante arriver à la dernière : il essuie
reille force 2
rince sa bouche, nétoie ses Francc dents,
ses
air vajn : Tronverait on en
RLESTAEE
et me dit d'un
celui-ci? Etil m'a rénn ragont aussi délicat que d'nn plat de féverolles
I
galé, pour mets uique; et d'ail! !
assaisonnées de poivre
est] jalouse de sa
Nota benè. La gentillommerie encorc de son maritalisme 5
nohlesse 3 mais plus qu'elle ne soit souvent vuleace niaemneele pas
niséc par la rocanderit. de jacobins, et de francisCelle-ci se compose plus d'un nouveau jésuite s'est
cains, chez lesquels
impatronisé. plotôt une petite cure, je m'étais
Pour obtenir
dans la théologie : je
perfectionnd secrètement
contre un
soutins plusienrs thèses pabliquement briller à la Sorbonne
jésnite déguisé, qui auraitpu Fex-avocat, mais qui n'avait
beancoup micux que il fallait improviser.
pas ia parole quand thèse fut sontenue en espagnol 7
Notre dernière
d'un nombreux
dans notre église, ct en Téveque,d présence de nos supérieurs,
auditoire, consposéde, civils, de bourgeois, , de dames, thèse de
des officiers moines dcs deus couvens : celte les
nobles etde
de la Vienge-Mlarie, , que les
roula sur la naissance leur Suarcz, les Cordeliers et
jésuites avec
être née exempte du péché celle
Scotistes prétendent ; opinion qui n'est pas
de nos
d'Aquin, parens 3 cet ange de Vécole.
de
des
ER
le plus savant
Quand mon antagoniste, eut achevé sa disserfranciscains ou cordeliers, et froidement, quoi-
,
tation qu'iliut pémiblement fut applaudie très-vivemant
que fort bonne, et qui
sur la naissance leur Suarcz, les Cordeliers et
jésuites avec
être née exempte du péché celle
Scotistes prétendent ; opinion qui n'est pas
de nos
d'Aquin, parens 3 cet ange de Vécole.
de
des
ER
le plus savant
Quand mon antagoniste, eut achevé sa disserfranciscains ou cordeliers, et froidement, quoi-
,
tation qu'iliut pémiblement fut applaudie très-vivemant
que fort bonne, et qui --- Page 240 ---
par les
(10)
de fassembire, jésuites, 7 ismschinalenent
m'dlançai à mon qu'entrainaient les par le reste
Dant être en. core tourdans à la
la chaire, ighacimns. où
je"
je sontins,
tribune de la m'imagiet d'une voix d'aboudance, avec le prestige Convention, du
tous les thromistes, sonore, je soutins
geste
dans le péché original, que la Sainte- Vierge moi, était > avec néc
n'était premier homme et toute comme leur tous les enfans du
mon pas fécond, et je parlais postérité. Ce texte
sources propre del Part entiment; maisje connaissais d'ailleurs contre
le champ le plus sorhonnieat, aride.
et je semai de les resvainere, N'étant
Je suS éblowir
fleurs
jamais je n'avais pas trés-modeste,
Pour conles jésuites
obtenu un succés j'avouerai plns
bonchaient frappaient du pied,
Leibae
bruit qui ravissait ensuite les oreilles, gesticulaient pour
et se
les miennes.
échapper au
Cependant le
mais terrible premier des franeiscains,
ramena. le inquisiteur, se levant
vicux,
til,detelles silence.. 1 - On ne peutsontenir,
tiques, comme brgpgaitions, la
que dans
B
d'hui la
Prusse,
les pays héréFrance... Mon TAngleterre,
pant don Théotime,
frére, diten etaujourde toute son école 9 l'autorité de St.. l'interrom- -
J'ai, contre
3 vaut bien celle de Thoias, Suarez...
papes et un million S.-Thomas, de
deux
pour nous
jésuites. .diontee
pas éprouvé trente ni papes et les
Nous avons
naitront,
encouru le sort hemtacayqut des autres n'ont
Je n'avais Peut-être.
Ils revoulant terminerla pas quitté encore la tribune
Où l'assertion du dispute, sentantaussi sacrée :
un jour à mon jésuite inquisiteur
trop bien
et débitai, égard, je fs un signeà pouvait mon aller
ez-abruplo, en flexible
prieur 9
avocat, une
vé trente ni papes et les
Nous avons
naitront,
encouru le sort hemtacayqut des autres n'ont
Je n'avais Peut-être.
Ils revoulant terminerla pas quitté encore la tribune
Où l'assertion du dispute, sentantaussi sacrée :
un jour à mon jésuite inquisiteur
trop bien
et débitai, égard, je fs un signeà pouvait mon aller
ez-abruplo, en flexible
prieur 9
avocat, une --- Page 241 ---
(")
d'obtenir tant
coatraire à celle qui venait mon
thèse
Lout
cterdscoues
et si fleuri encorc.,
ecmiresirsten fis un autre si pompeux ecenesmimape
j'eu que le nouyeau plus sujet, favorable à des mouve- bor.
parce devenait bien
d'une triple
teur 2 oratoires., qu'on m'honora : réveque, don
mens
unanimes
lai-meme
dée Haptrntiteaame don Théotime : Vinqnisitenr et tous nos jacoAlvar,,
de complimene de triomphe 7. : 2 en regardant
Asecsticrent sourirent d'un air
bins cordeliers.,
maitre d'école ?..
les Après un telsnccès, vonlurent 2 resterai-je me faire obtenir épis- un
Nos bons smpéricurs offieicl dans la paroisse mais
emploi de prélieatenr et des autres antorités; oi tremcopale du gouverneur barrés par une effroyabled cabale, nos frères;
ils furent bientôt tous les moines; de jnusqu'a dans la
pérent
même Vavantage reparatire , dont les serje n'eus du pas montier de ScDemtaitur thèse, sonvent
chaire
asernestantie guéris de toute esHseneninatrthi mais dleslesavatents lc moyen qui deindisposés;
Ainsi, par
la vis s'éloipèce Wenronenent. de la petite cure ,je dans mon zèle
vait m'approcher ambition 3 et,
de regret,
guer de ma
éprouvai d'antant plus ia meilleure de
ce
vaut
F
Sposalinquen moindire, dans d'une pays, ville vaut même certain
quela YEapagne , que celle demeurais maitre d'école.
évèché, et que... je
CHAPITRE III.
insurgées - Une veuve Créole.
Les Femmes
du revenu de l'évêque qu'il de
LA plus grande Eert nombrenses offrandes il va,unc
Chiapa provient dans les bourgs ctlcs villages,ohi
perçoit
plus ia meilleure de
ce
vaut
F
Sposalinquen moindire, dans d'une pays, ville vaut même certain
quela YEapagne , que celle demeurais maitre d'école.
évèché, et que... je
CHAPITRE III.
insurgées - Une veuve Créole.
Les Femmes
du revenu de l'évêque qu'il de
LA plus grande Eert nombrenses offrandes il va,unc
Chiapa provient dans les bourgs ctlcs villages,ohi
perçoit --- Page 242 ---
fois Taunée, faire
(12)
confiranation çoit;
auxe enfans récolie,
chaque
indiens :
la
rasddie.deneer
pesant
petit soufflet lui ildonne et il rejusqu'a six
vant un
bans les garnida hauten livres, bas ayec de denx aunes cierge, de rupieux villageois mettent
réales
tributs.
beacoup de vanité ond'eacalins:
Don Bernard
dans ces
de l'éreque
de Sulas, Tun des
Pu louer sa science, aetnel, que je nenomme préléceseurs
jusqu'a seize cents , recueillait dans celte pas ,1 n'ayant
elsans compter les piastres, en
moisson,
sens des confreries, rubans à paillettes, offrandes sonores, 9
Cep
3 ni les prélesi prélat, un
pliquait richesseas à mais il avait de
et il lui réformer les
bonnes
Cromattreasleseete
en codta la vie. désordres de Bueumhilaoge son
Les dames et les
troupean;
eroyaient, à cette demoiselles de
blesses...
époque, être Chiapa - Royal
était tout-a-fait d'entomac, siortes,s sujettes à des faini d'entendre impossible paterucllts, qu'illeue -
petit verre de une messe basse, d'assister aux ofliees,
sontitorepameiteiy chocolat et sans sans prendre un
avaient coutume fortifier.
manger un peu de
milien de la
de leur Aceteffer,s leurs esclaves
vait avoir lieu messe ou du porter ce reconfort au
fusion,
sans
sermon 2 ce qui ne
brant 2 sans
pouou
ameniasetitie
le inuerompre à chaque insiant quelque conVoulant prédicateur.
le célé.
douceur, remédier à cet abus
fois ces dames l'évéque don Bernard exhorta par des voies de
Jation: mais la vaporeuses defense à s'abstenir de leur plusienrs
uiesobdisune vit
alla
angmentant le
colforcé de faire nareeten et le plaisir, la
piacarder à la porte de prélat se
son égliso
pouou
ameniasetitie
le inuerompre à chaque insiant quelque conVoulant prédicateur.
le célé.
douceur, remédier à cet abus
fois ces dames l'évéque don Bernard exhorta par des voies de
Jation: mais la vaporeuses defense à s'abstenir de leur plusienrs
uiesobdisune vit
alla
angmentant le
colforcé de faire nareeten et le plaisir, la
piacarder à la porte de prélat se
son égliso --- Page 243 ---
(13)
contre toute personne le service qui
une escmunication boire ou manger pendant
viendrait y
divin.
mesure choqua était extrèmement si faible,
Cette rigonreuse dont l'estoniac
toutes les femmes, les denwoiselles 7 ct une chanoines députaTenienienenest révolté alla déclarer aux
tion du sexe éminence ne révoquait son excommnni soulagequesison leur
'de porterdn
à
cation, et ne
pernetait elles étaient bien résolucs ville.
ment à leurs faiblesses, seule paroisse de la
les
déserter la cathédrale,
d'un dépit qui
Ces bons prétres, d'un épouvantés bénétice au prolit des relipriverait de plas à don Bernard la
alléguérent
de leur estomac,,
Eengehe
gieux, faiblesse des femmes et
et le danla
auraient pour leur évéque, n'est rien, leur
sion qu'alles d'une mutinerie. c Ma vie de Dieu et de celle
repond-il, ger
au prix de la remplir gloire mon devoir. >>
de sa maison ; je saurai faible vit que son éminence s'obsComme le sexe
impolitique, mais
dans une rigueur
mais
CEmIDE
tinait
dansune résistance ferme,
, devint
ils'entéta
malgré la fulmination De tels
nable; et Péglise, un café ou un restaurant. aux chade pluis en plus don Bernard d'ordonner
excès forcérent
scuedansloquels
noines d'enlever aux chocolat servantesless à leurs maîtresses; ; mais
elles portaient du leurs défenseurs, 2 qui osérent
celles-ci avaient contre des prètres.
se
tirer l'épée
rebelles, ne voulant pas
Bientôt les friandes
du
de la parole s
contenter: 2 dans une effet église, la
2 pour aller
en
asmne
sbandounérent
le
avec leurs sigisbés,
entendre la messe et sermon, les laissaient vivre
dans les couvens où les moines qu'a l'amiable sur
a leur manière, ne les préchant
2 qui osérent
celles-ci avaient contre des prètres.
se
tirer l'épée
rebelles, ne voulant pas
Bientôt les friandes
du
de la parole s
contenter: 2 dans une effet église, la
2 pour aller
en
asmne
sbandounérent
le
avec leurs sigisbés,
entendre la messe et sermon, les laissaient vivre
dans les couvens où les moines qu'a l'amiable sur
a leur manière, ne les préchant --- Page 244 ---
cette indisposition (14)
sait aux dépens des petronomiqnc, quiles
facha contre des
chanoines. Alors enrichis.
ciscains si
jacobins si doux, des léwequese
mielleux, et fit publier
francishabitans fulminutuine, de
lequel ilétait un autre ordre
au lien d'obéir, E de venir à la enjoint à tous les
un mois dans les femmes
eathedrale; mais
aise à tontes lescouccurs leurs maisous, s'enfermirent s'y livrant" pendant à
lendait les sévrer.
dont un prélat rigide leur
Don
préd'une Bernand,suro ces
épouvantable
entrefaites, se vit atteint
cinssils
colique : on appela les médeVictime de son
anaEOsr
prisuni
cruels auteurs de zèle, , le digne
poison violent.
pardonner aussi sa mort, et prètre pria Dieu pardonna de la aux
Certaine
leur
lières avec un demoiselle, page del ayant desliaisonst très-famil'évegne, fat
Rerprtin chocolat
à Juic idonner aoupeonacedte
sentf fait faire empoisonne. à ce
Des mngistrats une tassede
moiselle élait sujet une
intègres eusnence. Peu de riche, et cinfonnationy ils n'aimoient mais la depluport osaient fummes dire plaiguirent sa pas l'émiune si grande aversion que, pusqu'il avait destinco; la
vait dans son église celui pour le chocolat témoignd
maison n'avait pas da
qu'sl avait pris qu'on dans bnrament.
saccummoder à son
sa
Sa tragique
tempébien pu rire, 2 lit naitrece aventure, dont tant de gens avaient
même du chocolat de la proverbe :(4) Gondie-tout
d'être: gonter de celui qui Royalel Je n'osais moià en assuré de la veriu des m'était dames offert, à moins
Comme prendre elles chez elles, ou qui m'en qui m'inyitaient
leurs plaisirs, elles sont, 3 en Reindral, fort envoyaient. adonnées
péchent souvent, avec de à
jolis
ien pu rire, 2 lit naitrece aventure, dont tant de gens avaient
même du chocolat de la proverbe :(4) Gondie-tout
d'être: gonter de celui qui Royalel Je n'osais moià en assuré de la veriu des m'était dames offert, à moins
Comme prendre elles chez elles, ou qui m'en qui m'inyitaient
leurs plaisirs, elles sont, 3 en Reindral, fort envoyaient. adonnées
péchent souvent, avec de à
jolis --- Page 245 ---
(15) convoitent ; mais si
hamecons, les ccenrs qu'elles
garde à la
le vôtre est rebelle Ou volage de : prenez conserve!
tasse de chocolat on à la boite venait quelquefois s'aUne veuve eréole, qui et avait mis son Gils à mon
mender à mon tribunal honnéteté de pareilles douécole, m'adressait n'en éprouvai de sonvenirs avait
2 et jamais
elle
E
ceurs Riche, d'une humeur enjonée, la prise de la
amers.
ans,. un lustre avant au moins la quaBastille eu quinze 5 ce qui lui procnrait
Elle eut un
rantaine, qu'elle n'acceptail pas. un singulier
de mn'envoyer
jour la complaisance dans un madras, qui délie contenait le moucadeau enveloppé et des roses : je
en outre des jasmins
fleurs un large
choir , et crois trouver parmiles vois
gros
NELES
de confitures; mais je ne avec qu'un la pointe d'un'cousur lequel on avait gravé, de deux flèches : on deteat u, un coeur transpercé cccurqui vous en adresse
vine incnemtrimemtiondue
unsemblable.
circonspect aux
Pour me montrer à l'avenir plus lui renvoie le don
yeux de cette dounirière, mols tracés je
auprès du coeur.
réfrigérant, avec ces
Ma résolution et
Un Truitsi froid me glacerait. de Chrisostome,
ma réponse, graceàn aumeinlitention dans la ville ; ce qui excita
bientôt
m'ôta
coururent le courronx de ma veuve 2 qu'elle rentellement
et promit en plusieurs
son fils et sa pratique, un tourde Chiapa.
contres de me jouer
pendant le peu de
Je me tins sur mes gardes encore , dans ce paysmatemps quilmefallat Nous avions, passer , il est vrai, des Rarde
lencontreux.
c'est-a-dire, jamais
mais point de bénéfices, frère Cyrille, assez joli garcon 9
cures. Si.le petit
était fort bicu avec
une, c'est quil
avec son
en escamota dévote, qui n'était pas très-mal
une jeune
sa pratique, un tourde Chiapa.
contres de me jouer
pendant le peu de
Je me tins sur mes gardes encore , dans ce paysmatemps quilmefallat Nous avions, passer , il est vrai, des Rarde
lencontreux.
c'est-a-dire, jamais
mais point de bénéfices, frère Cyrille, assez joli garcon 9
cures. Si.le petit
était fort bicu avec
une, c'est quil
avec son
en escamota dévote, qui n'était pas très-mal
une jeune --- Page 246 ---
éminence. Pour les (16)
J'étais éducateur ou autres, voici leurs
sous-maitre et correctenr plntormngater ; clianges :
Dage ; Thomé chef du ; Thadéo chef Chriosuime du
marmite, Tous ces cellier; Mathias chef jardi- de
moins; mais si
emplois
la
avec
l'ambition domine rapportaient dans les plus ou
aerelcremtdinmtt
cours
heureux. L'ennui, a dit
alsewmremaher fureur.
J'étais un Walpole, malhetrenx est le malheurdes
m'enunyaise
gens
fres avec les scommeun roi.
inetituatenr,
bon
citoyens de Mexico, Correwpondant par af
nouvelles prieur,je recevais, tous les trois sous le couvertdn
peu
mois,
capitale, TeEnan de inaignitiantes, me revoir qui me
à
un
SET
tristement Quant la ville ou mon jour dans cette
fentilshommes depnis vingt
individu végétait
gieux,
contre un mois, i'y trouvais mille
ma vingt moines pourun pensenr,et homme. parmi nosreliplus nuile position, et le que les fatignes d'on Il résnitaitde
de loisirs plus moins profitable, que la métier le
sière de nos
fatigans, que la
monotonie
messes
jalousie
Pndtedo
de
créoles, que la vanité tracasdes menaccs gerteneuree de notre et tant soit pen la des prode jeter dans la
veuve, auraient fini crainte
Don Alvar cusompcione et du
si enfin la par me
entre deux forts vicariats prieur ne n'eàt offert protection le
mienx.
:
choix
Ils sont bien
acceptons, en attendant
des denx me éloignés de notre
cing àsix bons séparrera de mes vénérables monastère; ; l'un
me tenir loin des jcomaradesymate en
anis, de
qui, au conyent, curieux, des sots, revancheilvn des
en majorité :
comme à la ville, sont envienx,
tune ajuré de d'aillenrsy me faire depuis long-temps, toujours la forJai obtean ponr
voirdu pays.
Ghrisostôme, une des deux places
denx me éloignés de notre
cing àsix bons séparrera de mes vénérables monastère; ; l'un
me tenir loin des jcomaradesymate en
anis, de
qui, au conyent, curieux, des sots, revancheilvn des
en majorité :
comme à la ville, sont envienx,
tune ajuré de d'aillenrsy me faire depuis long-temps, toujours la forJai obtean ponr
voirdu pays.
Ghrisostôme, une des deux places --- Page 247 ---
(37)
autre évêque met à la disposition notre
vacantes, , qu'un
; nous avons fait
de nos chers protecteurs; du vertueux provinvalise, reçu la bénélietion Théotine, salué la froide
eial, embrasséle franc chefs de cuisine, de jaréminence, dit adicu aux en leur roommandant
dinage et ae sommellerie, munis d'une bourse qui en
Jes vrais principes; ct, nantis de bonnes lettres qui
renferme d'autres,
cette fois, sans
vantent nos vertus, 1 nous parions, Guatimala.
tambours ni trompettes 2 pour
CHAPITRE IV.
Goltre.
Nouveau voyago-Le
de musique en partant de
Sr nous n'avions pas
mules 2 nous
la ville noble sur nos fringantes
au point du
n'en fàmes pas moins accompagnés, trois seules pièces d'artillejour, par le bruit des mais cette salve de canon
rie qu'elle posséde la fete du gouverneur provincial.
n'amnoncail que
2 ou nous
mon itinéraire. Théopisca
Je reprends le soir chez le vicaire mon collègue, agréadescendimes créole est une ville d'Indiens celle
religienx
étendue que
le
blement situce,. presqu'anssi le
9 en jetant
où Boniface renia jacobinisme
muais un
orties
une rose_ sans épines,
froc aux
pour Le saint homme qu1 nous reçut, il
peu effeuilléc. chef et ne nous aimait guére :
détestait notre
de nous régaler en amis >
ne laissa pas néanmoins javais ampresdu prieur;
comnsteaanlepoucire que
lelendemain jusqu'a
il voulutmême nous conduire
chez lesComitlano, convent. de franciscaines,
tres-largement.
quelles nous déjeinames
T. II.
une rose_ sans épines,
froc aux
pour Le saint homme qu1 nous reçut, il
peu effeuilléc. chef et ne nous aimait guére :
détestait notre
de nous régaler en amis >
ne laissa pas néanmoins javais ampresdu prieur;
comnsteaanlepoucire que
lelendemain jusqu'a
il voulutmême nous conduire
chez lesComitlano, convent. de franciscaines,
tres-largement.
quelles nous déjeinames
T. II. --- Page 248 ---
A
(18)
commercante, Tanintenango, 3 jolie ville
mé frère Pacôme, nons vieil logeàmes chez ialienne, un
fort
mais assez grand dans
curé, de nomtraita en chair
sa rapagnol, façon de petit taille,
eussions été des et en poisson, comme vivre : il nons
tres et les moines Milon, de
des
si nous
Ja-science d'Epicure, ce pays sont Gargantua. plus Les
rôme. Il faisait tellement que dans celle de savans Saint fm
qu'iln'avait pu
profession de
-J6vaux
encore, après
pauyreté,
dix mille apostoliques dans cette neufanoes cure,
de trade Madrid, piastres, qu'il avait
amasser
pour obienirmn envoyées à la cone
Nous employimes
modeste évéché,
des guides, les monts quatre jours à
sous le chaume
traverser, avec
excepté dans celni indien 0eehonmaibmee en de pauvres logeant
Américains nous qu'on appelle Cantla. villages 2
avec
aceneillsyent
Tous ces
payés cordialité, en nous offrant civilement, méme
sur lenr par une note de dépense des vivres,qui isont
d'uneloi regisires mais, ne voulant qu'écrit le voyageur
primer ainsi arlitraireert
point abuser
obligions
sans faire, tyrannique, un
sil'on peuts'exune gratification. d'acepter,
nous les
comme je lai dit Ces pauvres
la note,
S
en
Indiens sont
un ordre des parlant d'une autre forcés,
Endee avances, magistrats et des
province,
le régidor
que ne rembonrse évéques, à ces
n'ontespendant fiscal; et la plupart de ces Pas toujours
de mais pour nourrir qu'un inédiocre leur
champ Américains de blé
l'année,
famille pendant ou
Arrivés à Cantla,
toute
religieux de la
nous fames
1ls n'anraient Merci, à qui
lébergés par des
eans une
pu Lysnbsister, appartient tant il
ce village.
image de la Vierge dont estmisérable, il
récitent les
ces
n'ontespendant fiscal; et la plupart de ces Pas toujours
de mais pour nourrir qu'un inédiocre leur
champ Américains de blé
l'année,
famille pendant ou
Arrivés à Cantla,
toute
religieux de la
nous fames
1ls n'anraient Merci, à qui
lébergés par des
eans une
pu Lysnbsister, appartient tant il
ce village.
image de la Vierge dont estmisérable, il
récitent les --- Page 249 ---
(19)
de
leur atire souvent beancoup des
miracles, cc qui
des aumônes contre
nionde ct leur procure
taL'iglise
dans un
etemenent
indulgences. oit est la statue virginale rideaux brodés de
mnaitre-antel d'argent, voilée de six haut prix : Vibernacle
de dentelle du plus en or tont inperles et garois
d'un diadême
d'argent
mage cst couronnée pnécienses ; seize lampes
les
crusté de pierres
et ne compte pas
pendent devant l'autel; - soleils, les calices ?
chandeliers, les eneensoirs,1
ni tous les autres
soit en vermeil,
que ces
soit en argent, d'une égale richesse; de sorte
ornemens cachent un grand trésor.
les quamonts
ne soient pas de notre ordre, nous reQnoiqu'ilss composent ce monastère ne'firent
tre moincs qui et, tout le long du jonr,
que
curent fort bien, doute par Reconnatisance,
autre chose, sans
de l'image miracu-.
de nous conter les prodiges
leuse.
à Chattla, dernier excellens village
Nous mangeinics,
des raisins
si
de cette suite de montagnes, ce qui nous fit
crûs sur des treilles ; dans ce pays la
frLSe
lon vonlait cultiver
elle rendrait
produit le fruit défendu aux de Anglais, Madère. Les villad'anssi bon vin que celui raisin à Gnatimala, éloigné
geois transportent ce l'achète par rareté comme
de quarante licues : on Tlascala jusqu'a la ville
excellence; ; car depuis d'aussi bon. Vive Noé!
indigotière, par
il n'y en a pas avait tellement rempli 4
disait mon camarade, qui fruit
le foulant
de ce doux
2 qu'en une heure ou
ses poches il fit du vin pendant
au deux. trot,
où nous avons un couvent
Sacapnla; bourgade dans une vallée aussi riante que
de notre ordre, est
nous reçut sous une
fertile. Le pricur espaguol
2*
; car depuis d'aussi bon. Vive Noé!
indigotière, par
il n'y en a pas avait tellement rempli 4
disait mon camarade, qui fruit
le foulant
de ce doux
2 qu'en une heure ou
ses poches il fit du vin pendant
au deux. trot,
où nous avons un couvent
Sacapnla; bourgade dans une vallée aussi riante que
de notre ordre, est
nous reçut sous une
fertile. Le pricur espaguol
2* --- Page 250 ---
tonnelle,
(20)
lieues dela,d au bord d'un grand
devient une
ruisean qui, à dix
culâmes, malgré
crique ou rivière.
avec une espèce nons, à l'aspect de ce Nous requi couvrait toute d'horreur, en
moinc,
la cinture, de
sa poitrine du voyant menton une loupe
la tête. Il nous dit, manière qu'il ne pouvait jusqu'a
firmité lui
après le
baisser
élait survenne depuis souper, 2 que cette in-,
avoirbndeleau boire
de la rivière, et nous quinze ans, poar
cette eau e'est-à-dire n'agissait dans le potage. Il venions d'en
vaient froide; mais ainsi que sur cenx ajouta
en
nous bimes de
qui la ge
tres-avenant. plaiguant cc pauvre homme, fort bon vin (5),
Nous
qui du reste est
de ce canton viues, étaient en effet, que beaucomp d'Indiens
goitres: Par la barbe de charges de ces énormes
Cariosone, 2 f'aimerais Saint-Antoine, cent fois
mc dit don
Logés, le lendemain,
mieux étre bossu !
pec , chez un riche dans le bourg de Suchanapprimes le. de lui
cette marchand de cacao , nous
d3 sel et les
quie denrée y abonde, ainsi
Barbarie,
au
Irueye
égalent moins celles
Saint - André, grand
plaine, a quantité de
village au milieu
tail, oû l'on recueille fernves du où l'on élève du d'une bécoton, de l'indigo, des fruits. froment, de superbe
général, malgré 1e
Tous ces
en
coton ; mais ce n'est despotisme, jettent un pays,
tivent.
pas pour ceux qui le beau culvante, La superstition, soeur de la
sions unelautes n'y prospère pas moins. Comme tyrannie et sa serrahotenx,
montagne, dontlec chemin, nous gravisla nule de louage
escarpé,
nienne, se mit tout que à je montais pour
la
F
coup à ruer, à se ménager cabrer, à
malgré 1e
Tous ces
en
coton ; mais ce n'est despotisme, jettent un pays,
tivent.
pas pour ceux qui le beau culvante, La superstition, soeur de la
sions unelautes n'y prospère pas moins. Comme tyrannie et sa serrahotenx,
montagne, dontlec chemin, nous gravisla nule de louage
escarpé,
nienne, se mit tout que à je montais pour
la
F
coup à ruer, à se ménager cabrer, à --- Page 251 ---
(st) chemin, sur le bord
sauter et à sC lancer hors du je scrais encore 1 si un
d'un alime, dans lequel n'en eût préservé, en armanglier protecteur fureur ne de la bête.
à crier:
rétant lavengle
nirent anssitôt
Nos guides indiens se ! c'est un saint ! E, ils
C'est un saint! miracle eàt dit qu'ils voulaient se
criaient si fort, qu'on Rome, pour m'y faire canonfaire entendrejusqua
niser.
CHAPITRE V.
L'auteur Saint malgré lui. 1 Des Oies.
voyant quitte pour la peur d'unsi effroyable à reM Chrisostôme riait, tout en m'aidant : ses ris et ma
danger, ,
ordinaire
monter sur mon palefioi d'un simeserenpadistil STLESE
colére, fortindigtées autres indiens qui assourles guides et quelques de nouveau des cris
dis
à Sacualpa, de
moi-même ; mais je leur d'ètre
Je ris
Amort
dissans.
enfans , si j'avais Thonneur
ensuite : C Mes
me serais-je emporté jusqu'à
ce que vous dites,
m'avoir donné
vous menacer de ce rotin,
envoyé dans
qui
Setan
uue mule récalcitrante, sans cet arbre quim'a sauvé
l'autre monde,
bien que la
AERLES
hasard et non hasard, partairades ait fait pour moi ce qu'elle
arbitre du
tout autret(6)
aurait fait pour
ni la raison ne purent
Nila colère, ni les ris, de ma prétenduc sainleur ôter la folle opinion
pen dignes de leur
teté, parce
des avaient pasteurs dit 7 qne le courroux d'un ils
minisiere, Reer
le souflie de la divinité :
prètre était comme
,
bien que la
AERLES
hasard et non hasard, partairades ait fait pour moi ce qu'elle
arbitre du
tout autret(6)
aurait fait pour
ni la raison ne purent
Nila colère, ni les ris, de ma prétenduc sainleur ôter la folle opinion
pen dignes de leur
teté, parce
des avaient pasteurs dit 7 qne le courroux d'un ils
minisiere, Reer
le souflie de la divinité :
prètre était comme --- Page 252 ---
a2)
voulurent en
Vant moi; ce que
se mettre à genoux dedisant
ne
peine à
FE
Dieu. qu'on devait Shumilierainel empécher, en leur
que devant
ils Onrespliqua avonérent enfin surla cause de
leur
que T'animal quinteux cette. scène :
sans les counatsance, avoir
et qu'on le leur n'était pas de
ses caprices. Ils avertis de sa fougue, ni avait prêté,
entétement de persistérent, au surplus, prévenus de
henreux
mule, à youloir béatifier dans leur
En abordant pécheur.
un malprécédaient avaient Sacnalpa, où les gens qui
allait
déjà semé le bruit
nous
accourir paraitre 2 nous vimes
qu'un saint
au devant de
beaucomp d'indiens
comme de
nos guides, se nons, criant au
ma volonté,
mettant à
en saint,
Jevant et courant puis ne baisant genoux, les
dépit
racle. Tant de dans les rues pour mains, crierau se replus ils me voyaient simplicité me faichait fort; minos jours, plus ils refuser un honneur si mais,
çaient de
m'en croyaient
rare de -
m'allubler d'une auréole digue et s'efforNous étions arrivés
usurpatrice.
notre ordre:j je me sauvai devant
mander
au
Tésltasdeberie
asile au
presbiyiore, ,
me
pour
cutespaguol contre
Ser
il en perséeutait. rit
Il connaissait
la gloire qui
aux éclats avec
déja mon
me fit
à
don
aventure;
vaient penser ces prêtres Chrisostôme ; ce
se rencontrer"
romains,
qui
à ce pasteur,
sans rire. - :
qni-ne poumain : nous > que vous me cacherezi J'espère, ici
dis-je
ne pouvons partirons avant le jonr, jnsqu'a deTrés paisiblement poursnivre ptisque nous
plus longtems, volontiers, 7 mon frère ; mais notre route.
on viendra vous reposcz-vons pendantune demeurczy
des
baiser les mains, et
senaine:
présens. - Quoi! : vous imaginez vous recevrez
que j'aurais
ce pasteur,
sans rire. - :
qni-ne poumain : nous > que vous me cacherezi J'espère, ici
dis-je
ne pouvons partirons avant le jonr, jnsqu'a deTrés paisiblement poursnivre ptisque nous
plus longtems, volontiers, 7 mon frère ; mais notre route.
on viendra vous reposcz-vons pendantune demeurczy
des
baiser les mains, et
senaine:
présens. - Quoi! : vous imaginez vous recevrez
que j'aurais --- Page 253 ---
(23)
de commettre une devons cscroque- rele front, Timpnlence -Elle est utile: indiens nous nous désiesi revolianter
que les
cevoir tous les honneurs mon cher frère, tant que
cernent, parce que, 7 des saints parmi enx, nous
nous passerons pour en état de les gouverners leurs aisément, biens...
serons toujours de leurs personnes et de
trop
de disposer
sans doute, sont pratiquées
Ces maximes 1
utile du prenier
-
depnis l'invention
sifosnis
geinéralement mais scrais un sycopbhanles
capuchon 5
E fourberie et Pemstanat Ja
à ce point : Telle est la volonté, poliporter n'ajoute qa un mot morale ou non, il faut s'y contiquede nos chels;
former.
défendait de trop fronder une
La prudence me me rendis d'un air persuadé,
politique pareille: : je Thomme contre lequel J'aurais en
ne counaissant une pas lutte victoriense; ; n'est mais pas je bon
pu engager ce curé la,je crois,
mnoi-mène,
pasteur.
étions à table, où il me parut lui
Pendant que nous
sa mulitresse vint renaussi vain que fe instruit, indiens de la paroisse se
dire que tous
voir le sniniqulavait opéré
daient à l'église, pour
miracle sur la montagne.
PAmun
même avant le dessert, frères! AussiEn conséquenct, et dit : Allons,. mes
phytrion se lève
il prend un air modeste,
1ôt, bon comédien, air grave, et moi un sirembaraets
Chrisostôme un
rôle. Nous quittons
naturel à mon singulier le jardin, arrivons
trop la salle à manger 3 traversons dans le temple et nous cu-.
à la sacristic, pénétrons moi dans le fauteuil
asseyons dans le choeur, sanctilier. 2
J'ètais jadis reprérial, comme pourle
Souventbaitdesy prodiges,
sentant d'un peuple quia
ôt, bon comédien, air grave, et moi un sirembaraets
Chrisostôme un
rôle. Nous quittons
naturel à mon singulier le jardin, arrivons
trop la salle à manger 3 traversons dans le temple et nous cu-.
à la sacristic, pénétrons moi dans le fauteuil
asseyons dans le choeur, sanctilier. 2
J'ètais jadis reprérial, comme pourle
Souventbaitdesy prodiges,
sentant d'un peuple quia --- Page 254 ---
(24)
et aujonrdhni, je
jamais de miracles. représente un saint qui ne fit
Le silence régoait
d'aillu curé,
parmi les indiens; un
pour
sournojsment
couphommes, F'inaposer : la grille du desposte, cheeur
avait suffi
se melteni lemmes, à
enfans défilent gnatre est ouverte à
;
recevoir sa genoux devant le saint
quatre,
bon ccerr; puis banéliction, voilà les qu'il leur donne postiche, de
les,
Kour
poules, beancoup d'oeufs, du offrandes : quelques réades oies, des
micl, des fruits, des
surtour! En ce
cogs-d'inde
Qie
notre confrère, mcment, je vis sourire malgré d'oies lui
départ, jelni
qu'il savait bien qu'à mon
Je
ces dons
TRLETS
Nouvelle- possédais assez les différens etces dindons.
Espagne,
jargons de la
gens; ; mais n'osant pour Jeur répondre à ses bonnes
priai le pasteur dei les mentir de
ne le priai
haranguera ma bouche, je
mon embarras pas long-tetapes car il place, et
reux : cc Quel bonhenr redoublé, un détrumpenont craignait oné- de
T'arrivée inattendue de pour vous, 7 leur dit-il,
notre bourg! c'est
ce saint
en passant,
un envoyéd du personnage ome
d'Israàl... S'il répandra sur nos terres Seignenrs qui,
c'est qu'un excès ne dit rien, vous
la manne
naissance
de satifaction Lentendes..
Allez mes dont...la diversité de pour... la reconOn voit enfans, et persévércz vosollrandes dans le
qui...
il débute que si notre curé
bien. >>
finit
assez bien, ânonne sermone sur ce ton s
Gràce pas mal.
ensuite, mais ne
qui l'est au cicl, la farce est jouée le
trois actenrs aussi, se promet qu'il y ; parterre ;
ordonne à la remontent à leur loge, reviendra, où le Frontin les
aussi, de préparer soubrette, que le succès
une partie de la recette enchante
pour
le
qui...
il débute que si notre curé
bien. >>
finit
assez bien, ânonne sermone sur ce ton s
Gràce pas mal.
ensuite, mais ne
qui l'est au cicl, la farce est jouée le
trois actenrs aussi, se promet qu'il y ; parterre ;
ordonne à la remontent à leur loge, reviendra, où le Frontin les
aussi, de préparer soubrette, que le succès
une partie de la recette enchante
pour --- Page 255 ---
(25) et il a eu lieu aux dé-
;
et le moine,
un
souper arehi-épiscopal; ct le pape
pens de cclui qui le soldat. paic
ct l'empereur" ct
CHAPITRE VI.
- Les Jacobins meliniers.
Un Disapointement.-
plus moines, si nous
MOINs timorés, un pen d'un hôie à qui notre
eussions cédé aux prières aurions pas-é la huivisite ne coitait guere, nous redouver dans son
taine dans sa maison, conédie , pour qui aurait augmenté d'ailéglise uue mauvaise il était assez riche, n'ayant
sa basse-conr:
partaget son casicl.A proleurs pascte vicaireqni
€
si c'élait chez ce prètre spéculateor.. de lieutenant,
pos, Mon capitaine, vous n'avez pas : or , comme un
et la coupagnic cst nombrense à Guatimala pour nous dongénéral nuus mande anx environs de cette ville,
ner deux hientenances.
nn thaumabien Lovelirincrsament n'ai bevous pourricz
Non, non aje
pas
turge pour adjoint...
est docile; etje suis,
soin d'aide 5 mon troupeau actif que vigilant. -Je
d'ailleurs, un bergerausi
le saint prétenm'en rapporte à vons... à Cependant la recette... . Un vicaire
du n'aurait pas nii n'en ai jamais demandé; n'en
m'est inutile : je
révérend , ne vous récriez pas
parlons plus. 1 Mon désirer un tel emploi auprès de
je suis très-loin de
continuer un rôle que j'ai
vous;. il me faudrait la
de nos augustes
rempli par égardy pour Chrisostome... politique - Quoi ! vous ne
chefs. En route, deux ou trois jours dans ma
restcz pas au moins
mon père. Je craindrais
paroisse: ? 1 Impossible 7
m'est inutile : je
révérend , ne vous récriez pas
parlons plus. 1 Mon désirer un tel emploi auprès de
je suis très-loin de
continuer un rôle que j'ai
vous;. il me faudrait la
de nos augustes
rempli par égardy pour Chrisostome... politique - Quoi ! vous ne
chefs. En route, deux ou trois jours dans ma
restcz pas au moins
mon père. Je craindrais
paroisse: ? 1 Impossible 7 --- Page 256 ---
(26 )
trop, saint en ontre, par un plus long
du malgré lui n'aliéràt tant soit séjour, que le
berger sur ses moutons; et voila peu Iascendant
vicaire.- lui-méimne, pourl'avenir, en n'en voulant ce qu'il craint
- Pas un Allons, instant. un jour; vous partirez pas pour
A cheval,
demain.
Jierement) suis, mon camarade. (Saluant Chrisostôme, le curé
J'y
cions du bon adieu, accucil digne pastéur; nous vous très-cavaavons trouvés chez etde la bonne chère remervous..
que nous
plus Sacualpa,
aussi
grand et Te plus
de Zoyaba, est le
tous
yelk
dépendentdup indiens,
prieuré de
les bourgs qui
2 dans le
Srpnhi-Cumamf font
coton, de miel, premier, de
el
un comnerce de
peaux de chévres. Avec cire, un bon ont de grands troumoins bigots et plus heureux. pasteur, ils seraient
Le villagede
bourgade, recueille, Saint-Martin, à dix lienesde cette
quantité de froment, comme de
ceux des environs 7
fonrnissent au marché de miel, de sucre; et ils
des perdrix et des lapins. Guatimala Le
créole,
descailles,
desservans nous reçut cependant avec vicaire, quoique
sont les
fraternité, Ces
et don Joseph crut esclaves des gros décimateurs ;
les pays pour succéderà qu'on.nous deux de ces appelait dans ce
cures étaient
Tichards, dont
le
vacantes: nous le
lendemain, , avant le,
désabusimes
que son erreur n'avait pas déjelner, stimulé qui nous prouva
Nous aurions pu
sa politesse.
le terme de notre facilement atteindre ce jour-là
hôte, l'ami des nouveaux voyage; mais, la veille, notre
seillé, malgré notre départ saints, subit nons avait cond'aller logerà
qui le contrariait,
gade, dont la enimaliesiongngrantti fameuse
et riche bourfoire, tenant ce même jour,
lendemain, , avant le,
désabusimes
que son erreur n'avait pas déjelner, stimulé qui nous prouva
Nous aurions pu
sa politesse.
le terme de notre facilement atteindre ce jour-là
hôte, l'ami des nouveaux voyage; mais, la veille, notre
seillé, malgré notre départ saints, subit nons avait cond'aller logerà
qui le contrariait,
gade, dont la enimaliesiongngrantti fameuse
et riche bourfoire, tenant ce même jour, --- Page 257 ---
(27) des coursesà cheval,
offrait dcs centiatdetsorcaoty profanes, des cOdes spectacles
les Guades bals masqués, oùt aecouraient en beancoup masse à Chrimédies picusts, Tout ce fracas plaisait de ladite bourtimalans. d'ailleura,o curé espagnol une visite,
sostôme;
nous dit Tantre, affabilité. Abus
gade méritait,
son
de nous
sa benveillanee,
son esprit, donc, ponr nous, la complaiennce trois fortes lieucs
edmes du chemin, el de faire
à la foire etau
écarter de rudes côleanx, afin lien d'assister régalait ses confrères
par festin; oi le pasteur du
des villages environnans. enfin à Chimaltenango : nous
Mais nous voilà
la fète; nons arrivons la
traversonala foule II quyattine était à l'aatel, en attendant
chez M. le curé,
nous
table : reçns par indigene, son aide-de-cami, qui nous accueille don ARPE Lnc
nons de CC jeune malgré son lawardage, que espagnoles
chement,, était bien né dans la Peninsnle dlevé au
Hildrago, avait été, dès sa jennesse, nds un coumais qwil
Phabit
Mexique, ct qu'en prenant il avait également pris
vent créole de Gualimala; dest-adire, une aversion d'Esl'esprit de ces religieux, tous ceux qui venaient ennemi de
de janséniste EOTL au surplus, cette graud ville,, pour
pagne; Alvar 5 qu'il et du prienr de
dou
avions des lettres, parce unljete du
Jequel nous haine l'envie d'obtenir, partappur
gnait à sa Ja place de Pun d'eux. amateur de miordolisme, Ah! ah! est-ce que le curé, de ses frèrcs ? . .
racles, aurait voulu se moquer chut! on annonce
Il serait peu plaisant. . . .mais
Hildrago :
Messienrs d'Espagne, ,>
c Soyez les bien venus, un petit homme jaune, sans avee
nous dit en nazillant, comme un derant d'antel,
dents, trapu, paré
ur
gnait à sa Ja place de Pun d'eux. amateur de miordolisme, Ah! ah! est-ce que le curé, de ses frèrcs ? . .
racles, aurait voulu se moquer chut! on annonce
Il serait peu plaisant. . . .mais
Hildrago :
Messienrs d'Espagne, ,>
c Soyez les bien venus, un petit homme jaune, sans avee
nous dit en nazillant, comme un derant d'antel,
dents, trapu, paré --- Page 258 ---
besicles sur le nez, (28)
(et l'on n'offre cc Oni, oni, soyez les
veniez peut-être pas une
bien venus
les
en ce pays chaise), que quoique vous ne
ft qui naturels, ces veritables pourys supplanter
elmaleur, quand supportent le poids onvriers du
Evangé
leur zèleà toucher nos fainéans
jour, 2 de la
Peu de patience, lemeilleur d'édrangers bornent
ordre à tout, et ou 7 un jour salaire.He, hé, un
ses ceuvres. A
chacun scra viendra, qui mettra
se faire passer propos, lun de vous récompensé a
selon'
cualpa P Un pour un saint dans le donc voulu
Nous verrons, saintly en a-tril parmi les bourg de Sace moyen à trouver nons terrons SI ce saintlàr espagnolsz..
souffler la mienne, une bonne cure ou réussira même par
Soyez toujours les
à me
Kuntesupnetie sont mes anis, les curésdu
bien venus:
dans une de mes dans celte salle voisinage, : vous ceux qui
Quel
chambres. >
mangerez
mon père, dcopreinicesttir
le
ajoute
dis-je an (0)1Soyez bien
mon fier'
bonhomme. Et songez quitté,
repentir de vos camarade, que nous vous bien,
présence de vos injures, SI nous ne
ferions
dents.
lietties, comme l'absence respections la
Nons voici dans la
de vos
rant après nons,
ruc, où lc
son maitre était vient nous dire jeune que vicaire, couvenir diner à sa déjà table. passée, et qu'il nous Phumenr de
tôme, que nous dinerous Dies-lul, répond invitaità
angent, mieux
à
Chrisosferait payer que chez un Tanherges curé
pour notre
Bcesitiee notre repas par des sottises. inatleur,qui nous :
lerie,eur
réellement dinerdans
plus de notrelournrs pourla
une hôtel.
quatre ans. Tel fut le première fois, depuis
- Jrnculmndn pas donné le moine de
tour que Dous joua
assez de soins à son Sachalpa, pour n'avoir
garde-manger.
aità
angent, mieux
à
Chrisosferait payer que chez un Tanherges curé
pour notre
Bcesitiee notre repas par des sottises. inatleur,qui nous :
lerie,eur
réellement dinerdans
plus de notrelournrs pourla
une hôtel.
quatre ans. Tel fut le première fois, depuis
- Jrnculmndn pas donné le moine de
tour que Dous joua
assez de soins à son Sachalpa, pour n'avoir
garde-manger. --- Page 259 ---
(29)
nous a dit Hildrago 9 qui ?
Un jour viendra, tout. Que signilic cette nenace ou
mettra ordre à
du jugement dernier >
Sagit-il, dans sa tèle,
werrons bien.
d'une révolution?. . . Nous n'était pas celui de saintMon compagnon, , qui ensuite de la mésavenAntoine, alla se consoler
tandis que je dorture à la comédie si ambulante, Je drame ou le mystère ne dura remais. Jc lever ne sais du jour ; mais notre amatenr aussitôt
et nous partinues
juqu'at vint qu'en ce monient,
Gnatimala.
d'oà nons sortions, est
pour A une lieue du bourg villoge, rempli de maiXocouenango, loug et joli d'une belle église. Suiet orné
il
sons de Maisatoe, nous dit, pendant le fruit déjetner. à
vant ce qu'on nom du Xocota, 7 délicieux
de noyau, reinetient son
pour la forme, à la prune dans ce canton,
resenblant, clande; etil croitsi abondamment nombre de pourcclui qui tombe nourrit grand de ces prunes, comme
ceaux, que lesquels s'engraissent ou comme nos critiques
avec le gland,
nos porcs de bonnes ceuvres.
des riches éspagnols
avec Ces maisons de campagne
du village
forment presque une rue 7 tres-sinucuse, et borde une
à la ville : la route est sablonneuse, sur laquelle sont des
rivière médiocrement large > à nos frères. Trois
moulins qui appartiennent pris parmi les moins savans,
d'entre eux, toujours les blancs sont les gardesy surveillent les noirs nègres: sont les ânes; mais souvent s'en
inoulins , et les changer de rôles sans qu'on dis-je à
ils pourraient
la couleur. Sijamats,
apercàt, hormis par devenons prélats, nous pourChrisostôme, , nous la cabale, devenir d'évèques
rons, sans figure, par
medniers,
is
moulins qui appartiennent pris parmi les moins savans,
d'entre eux, toujours les blancs sont les gardesy surveillent les noirs nègres: sont les ânes; mais souvent s'en
inoulins , et les changer de rôles sans qu'on dis-je à
ils pourraient
la couleur. Sijamats,
apercàt, hormis par devenons prélats, nous pourChrisostôme, , nous la cabale, devenir d'évèques
rons, sans figure, par
medniers, --- Page 260 ---
(30)
CHAPITRE VII,
L'indigestion de Beignets. - Je suis Curé,
blait Plus nous approchions de la
que les mornes et les
ville, plus il semles uns des autres
côteaux se séparaient
tendre dans la
pour permettre à la vue de s'ela cité de Gnatimala vallée, au milicnde laqnelle s'eléve
nous arrivàmes Sur nosmules, (8), oir, caculièrement,
jour de neige
le20 frimaire an
etj jouri ici Baa pent-être, bean
ou de gelée en
XY,
Le
soleil de mai.
France,
superbe convet'eestun de ceux de
cougrégation qu'a nouvel : entrons dans ce saint lien, notre
ordre, les Espagnols
ou,j jusAméricaios.
dominent les
Bon accueil,
présente à don
à général : don portier nous
etla lettre de
qui nous
Fae
don Alvar et celle présentous aussi
tous ces dons n'enrichissent dedon Théotime: :
entend.
gnère celui qui les
Comme don
classe, allait Saturnin, prieur de la
il nous
passer T'aprés diner chez don première
de trois yesunepeaveclut: damcs, nous
son éminence, entourée prélat,
fait dresser nos
reçoit cependant avec bonté, 2
vérifie la collation instructions, de nos denx vise' notre patente, 3
invite à une autre
bénéfices, et nous
dévotes, O11 plutot collation, à un
avec les trois.jcuines
des petits pieds avant les confitnres. souper fin, car on y" voit
Mon collegue, ayant du
grand homneur; et ce chagrin chagrin, avait n'yft
prise ; comme la mienne, en
égale Sa Ltp
ment nomné vicaire de
SC voyant" préciséSacualpa, sous ce moine
ise' notre patente, 3
invite à une autre
bénéfices, et nous
dévotes, O11 plutot collation, à un
avec les trois.jcuines
des petits pieds avant les confitnres. souper fin, car on y" voit
Mon collegue, ayant du
grand homneur; et ce chagrin chagrin, avait n'yft
prise ; comme la mienne, en
égale Sa Ltp
ment nomné vicaire de
SC voyant" préciséSacualpa, sous ce moine --- Page 261 ---
(51)
comédien dont la
ne Jni promettaient vanité, l'ignorance et l'avarice
Ilf fallait prendre son pas une heurense condition.
lorsque je lui ens parti, etj il le prit en brave,
salon
proposé
épiscopal ce traité
discritement, dans le
nous deux qui deviendra fraternel: Le premier de
permutation l'autre
son curé, vicaire. denandlere par
ajonta-t-il tout bas, saurai
D'aillenrs,
mon
en
et
puisque
chefa une
bien, attendant,
blanche ou une noire ( mulatresse, car
> prendre nne
cowlenr),pour Et noi,
avoir soin de mcs peu rabats. m'importe la
tapa, riche j'étais promu au solide vicariat de Pedont l'estimable bourgade, à six lieues de la
défaut
pasteur n'avait,
ville, et
à la sensualité. quede se livrer un peu trop dit-on, à la molesse d'autre
Bref,
et
après un repas d'une
lequel nos frères
semaine, pendant
sept fois à la campagne, espagnols nous avaient festinés
dent, rigeant au nord, et moi Chrisostôme je me
partit, 3 se direlle chacun suivant sa destinée, portai vers l'occipour Jui et toujours bizarre toujours nàtuDon Saturnin avait écrit
pour moi,
lui que j'avais obteou la faveur d'avance de
à mon curé,
ques portais petits en outre, ' pour mériter nos la sienne, matadors; je
ses
présens bien
, quelei de gouts, avec une douzaine savourenx, de
conformes à
J'arrive, Rota, pour lesquels il avait flacons de
d'Oporto
fidelle mnle; àvant midi, auprès de l'inclination,
pour moiz f'entends sonner les Petapa, cloches: sur ma
sait pas T'heure Quim'aurait où j'apparaitrai. reconnu? et puis est-ce on ne
je bytère lui demande iy suis reçu par une indienne J'aborde au pressi don
assez
l'on Qnelle est ma surprise ! Barnabas ce n'est est visible triste; ct,.,
sonne, car c'est pour lui;
pour moi quc a
tat on
T'enterrdac
auprès de l'inclination,
pour moiz f'entends sonner les Petapa, cloches: sur ma
sait pas T'heure Quim'aurait où j'apparaitrai. reconnu? et puis est-ce on ne
je bytère lui demande iy suis reçu par une indienne J'aborde au pressi don
assez
l'on Qnelle est ma surprise ! Barnabas ce n'est est visible triste; ct,.,
sonne, car c'est pour lui;
pour moi quc a
tat on
T'enterrdac --- Page 262 ---
Le
(2a)
(jene pauvre plaisante homme était mort d'une
à T'orauige
pas,)d'une
indigestion
Son (0.
indigestion de beignets
après les sacristain - bodemm, jeune
suite : Quel Innérailless je me fais créole, parait
mation? - Le prêtre, curé mon ami, a recounaitre. Encheval, sur la
de Mizco / Oa présidé cst à l'inhuun
route desa
il?. / A
j'arrivai HAUTOSEESEE : ou
n'était paroise, point on T'appelle
- -, Avec les avex-vous faitinhmmners votre ouverte quand
avant de autres, dans le jardin
pasteur P
:prètre aimait mourirs il Pavait ordonné. béni, - Le comme, 3
morts, sans y songer, l'égalité, et ne vonlait pas digne
Vous pleurez
nmisiomtans
que les
n'avez-xous ; c'est aclrever sivans.-All
l'évéque et à pas don envoyé un exprès l'éloge. à Pourquoi
cet événement tP-m Sutbrnin, pour les Monseigoenr
pas écrire... -Un C'est que...
instruire de
mais votre
créole,un d'abionl, je ne sais
Le
alcade?. / Sc trouvait bedeau, à un sacristain!
Zitaleco... recevenrf- A Pinola... Le Amatitlan. -
Grellier, maitre Le médecin?. / Etait notaire P - A
écrire P-Sans d'école, clc., savent malade...
un courrier quisait doute; mais,. -D'abord on peut-être
sa femme; 3 car enfin parler; frère du moins, ou à défaut, envoie
dl'indigestion. été mis
En dix Barnabas, qui mourut
en terre sans
minutes P -
rer : donc
avoir eu le
N'aura pas
voir
j'aurais eu celui de me nantir temps de respiEt géndral.-a
d'un pouvestir peut-être, dela cure pensaije, de me voir
Toute
; tuais. attendons.
même intonjours un notre jnstice élait
revénue
malheur...
alsente; ce n'est pas
tout, qi'hier an soir, pour Ahlahi Eile n'est
que les frais
meltre le scellé sur
manigeront; car vous saurez
eu le
N'aura pas
voir
j'aurais eu celui de me nantir temps de respiEt géndral.-a
d'un pouvestir peut-être, dela cure pensaije, de me voir
Toute
; tuais. attendons.
même intonjours un notre jnstice élait
revénue
malheur...
alsente; ce n'est pas
tout, qi'hier an soir, pour Ahlahi Eile n'est
que les frais
meltre le scellé sur
manigeront; car vous saurez --- Page 263 ---
(33) )
sont
notre bon alcade, seul ces décidé seignenrs-la à ne pas enm'escepue dévorans.l Mais ce qui n'a
c'est que Favais
d'exprès à nos Snpoienrs, après l'euterrevoyer, dessein de leur porter moi-meme, qu'ils donneront
le trésor de don Barnabas, étes-vous bien sûr :
ment,1
pauvres,
quelque chose
aux ansreAus honme ait pu amasser en est une
le digne
paroisse ? - Petapa et
En. cette perite deux cents quadriples moi quatre et
grande, témoin
nous avons tronvés, 3 de sacents dollars, que dans un vieux pot couvert faire
Incza que voici, coin du cellier. - Qu'allies-Mous perble, en un
le sacristain, avec avait cette senlla jolie clef,
la, Monsienr P.Le père Barnabas dontions en
quil y avait
sonne ilvivait.. Nous nous scellé était mis P.-Dans
quand enterré son argent.ele
oilesgens de justoutela maison, hors au cellier, des meilleure flacons
tice avaient été se rafraichir découvrir le pot. - Les braves
qui restaient, sans de vous autres ) Prenez ces sucre-
(je parle bouteilles de Rota, que japBenai vics,, ces denx d'est, pour ma part, une légere cette
au père :
de délicntesse; car sans
portais
acte
cet or, puisqne le
Rormpenacalue vous eussiez pu garder
vertu, scellé était mis.
bedean me témoignèrent
Lreciconvenante et le semblait annoncer que
qui
- LJe vais partir,
unc roconnalsance avait été trop économe.
à demain
le défunt 2 -
mon besoin ami; de remettez vous en ce momon votre pére voyage 3 car
fardeau qui tombe sur
E
ment pour apprécier le ensuite à Gnatimala de
moi seul : vons porterez lettre où je demanderai
votre trésor et une avec un pouvoir spécial,
instractions,
inopiné.
nouvelles nécessaires par ce trépas
devenus
T. II.
LJe vais partir,
unc roconnalsance avait été trop économe.
à demain
le défunt 2 -
mon besoin ami; de remettez vous en ce momon votre pére voyage 3 car
fardeau qui tombe sur
E
ment pour apprécier le ensuite à Gnatimala de
moi seul : vons porterez lettre où je demanderai
votre trésor et une avec un pouvoir spécial,
instractions,
inopiné.
nouvelles nécessaires par ce trépas
devenus
T. II. --- Page 264 ---
(34)
Mis d'abord en possession de mon appartement, le
composé de trois pieces, 7 je commence écrire après la
diner, qu'avait préparé fais Incza valoir 1 un par trait de prolettre , dans laquelley je remargnablesjinwree enbité malheureusement curiale de fond en comble, du
suite la maison
tourne-broche à la bibliothèque, qui appartient
;
depuis le cavean jusqu'au
au presbytère l'église, en nasse , c'est-à
les
clocher, et la paroisse
heure dire, dans la
habitans, réunis deux fois en une subit de leur
maison de Dieu, soudaine par le départ de leur vicaire.
et l'arrivée
etier
teur
inutile
notre alposai à un carillon empécher qu'ordonnait les acclamations
cade ; nais ne
d'unp penple,qui, FRaann pas complstementedvoiliat Mon discours fut
aime tout ce qui est nouveau, le vin de l'alcade,
gonté, moins cependant avec que la bonne compagnie 2
chez lequel je soupai
qui n'est pas toujours la meilleure.
Le bedeau part lc lendemain, et revient deman- lesoir
même: gràce aux renseignemens offerts queravaise la flatterie, le
dés, et à ceux que m'avaient
dominent
T'envie, la médisance, qui
caquetage, chez les créoles, je connaissais déjà toute la com- de
cceur. il m'apporte une leutre, signée
mune par
m'autorisent à régir,
léminence et du priedr, qui de Petapa, et prient l'alpar interim... la paroisse cette sainte
par des notes
cade de me faciliter
régic
le trône
policielles, ce qui prouve, en petit, l'un que surl'autre.
etlautel s'appuient S
constamment!
Malgré certains désordres, je ne venx pas la bour- revolutionner d'abord le régime établi dans comme on
gade sous le rapport spirituel, qui, Il est des préjusait, s'unit de près au politiqne. auxquels Thomme
gés et des abus fort épineux, --- Page 265 ---
(35) )
tonche qu'avec des mitaines. Organiprudent ne
notre vicariat sur un pied respec. si
nisons tonjours
du noins rester vicaire,
tables, car Je compte curé un saltimbanque prol'on n'envoie pas pour ou une espèce d'Hidalgo. neurde faux miracles,
. le service
Quand j'eus réglé, au provisoire mon intérieur, par
je débutai, pour
un jenne negre,
paroisial, acheter, du fruit de mes épargnes, d'Amitlan allait se
dont une vieille cotonnière de Guatimala, parce que cet
défaire au marché fois raisonuenr 3 mais l'afri- Jni
esclave était quelque
actif, zélé : je
cain Azor était intelligent, la liberté en pleine église 1 pour le
donnai bientôt m'en fis qu'un serviteur, je
T'exemple; je ne libre, etil me fut tonjours fidèle.
,
paroisial, acheter, du fruit de mes épargnes, d'Amitlan allait se
dont une vieille cotonnière de Guatimala, parce que cet
défaire au marché fois raisonuenr 3 mais l'afri- Jni
esclave était quelque
actif, zélé : je
cain Azor était intelligent, la liberté en pleine église 1 pour le
donnai bientôt m'en fis qu'un serviteur, je
T'exemple; je ne libre, etil me fut tonjours fidèle. traitai en homme
je songeai à me proAprès cette acquisition, qui sit tant soit peu cuisiner, surcurer une servante, savonner, repasser mes
coudre, faire un lit, : la chambrière du père
plis et mes manchettes sacristain. , ne me con- afBarnabas, courtisée parle n'avait point de petites
venait guére;, Petapa
désirais dans une
fiches; mais je trouvai ce que 1 je je présume que majeune soeur d'inès; et certes 2 convenir mème à un
demoiselle Janille aurait pu
curé de Saint-Roch. le bonheur 2 par
Huit ou neuf mois aprts,Teus néanmoins tempérer une
cette fermeté, que de doil voir régocr dans la bourgade et la
sage indulgenc, V'instruction (10), concorde
Tordre et
d'un troupean nombreux, parmi
paix. Senl berger avait quelques béliers récaleitrans, de
loquel il Ineie acanatres,je menaçai souvent fus forcé
quelques houlette, jejetai une fois la pierre,je les coureurs
ma mettre deux fois à leurs trousses la besogue :
de
; mais le succès conrouna *
de l'alcade
--- Page 266 ---
(36)
eut été autrement, je les aurais envoyé
s'il en
paitre. leur idiome m'est devenu très-faAjoutons que
, ainsi que
milier: beauconp N'emntrens,aalleurs,
partout le Mexique, enteadenclfespagaol, le délivrai, savait
Comme mon noir 7 qiand je facilement son édudéjà écrire 2 je perfectiemnai dévoné,
j'en fis mon secation; il était
spiritnel catholique et amicale
crétaire : corresponlance avec don Théotime 9
avec mon ancien supéricur,
vicaire esclaye,
don Saturnin, don Chrysostôme, blanchi par une noire;
quiavaitlaj jannisse, politique quoiquel avec nos patriotes 7 qui
correspondance à me donner, de temps en temps,
commençaient bonnes nouvelles écrites en français età
d'assez
le canal de mon
rebours, envoyées sans pdal par fort mal servic, les
nouveau prieur; mais la poste,
retardait souvent. je soignais avecl'expecCette, ferme bénie, que le
fermier, a un
tative d'en être un les jour deux principal tiers pendant une vagros revenu; dout les mains du 2 trésorier de notre
cance, passait mais entre le seul prodnit des offrandes aumonastère 3 faire subsistersixt nombreuses familles,
raitsuffi pour donnait le moyen d'ètre aumonier,
ce qui moins me usitée des deux acceptions du mot. dans la
les étrennes tombent à verse
Au jour de l'an 2 le curé, qui ne prend pas alors
antourde-onsicurl fs de mênic, comme représentant,
de parapluic: je
original: plus d'un pauvre
et pour ne point paraitre des voeux à offrir, je les acceptai
indien n'ayant que comnie le reste.
nombreuses familles,
raitsuffi pour donnait le moyen d'ètre aumonier,
ce qui moins me usitée des deux acceptions du mot. dans la
les étrennes tombent à verse
Au jour de l'an 2 le curé, qui ne prend pas alors
antourde-onsicurl fs de mênic, comme représentant,
de parapluic: je
original: plus d'un pauvre
et pour ne point paraitre des voeux à offrir, je les acceptai
indien n'ayant que comnie le reste. de bon coeur, braves
se distingua mon secréParmi ces
gens chantre, aide -magister
taire, qui, de plus, etait d'abord d'un quatrain
et sonneur : il me gratifia --- Page 267 ---
(37 1 )
repporter, 9
ne veux point ménager tel
en vers Apraiguceaneit du moins ponr assez vigourenx,
sinon par modestic, qui cepenlant honmes est
de conleur,
amour propre, donc, à la tèle des
succède un
déclame Azor le susdit quatrain. ,, le auquel curé en espérance
compliment en prose, 2 mot. que
vous donue mot ponr
le chefde la grande
Nous sonhaitons tous que
n'est pas sot, 2
>
ait bientôt nn vicaire (11 malgrela perte
famille africsint); qu'un niois saprès, 1 il devienne
mon feraient ses pauvres enfans, et que, dans
que (Il est vraiment vienne spinuelty leur donner la conprieur le cours de l'année il
comme un ange!)
(Ila de Yesprit le régime provisoire 2
firmation- Un an s'est écoulé sous
on la nène > reste
celte cure qui va bien quand
ct veuve de so1 curé... lettre, qui sans trop. nic surJe reçois enfin une tres-lauense :
prendre, me parait
don Policarpo de Yarennas.
c A
> Mon frère,
bien votreh barque, et repéchez
>) Vous conduissezl
(Pointe espogaule.)
plus d'un pécheur.,
monseigneur
> souvent Nous avons résolu, en consaquenee, én laisser le timon.
>>
évèque et moi, de vous
et siheureux,
> notre
des travanx sipémibles
> Bien que par devenu un véritable aide: thaumaturge, choisissez-
> vous soyez
besoin d'un
le ciel vous
) vous avezc cependant nos frères. Que
le vous même parmi
pour la prosperité
>
et
toujours
> bénisse 2 priez-le
> del'ordre.
etc.>
Signé, DON SATURNIN,
isser le timon.
>>
évèque et moi, de vous
et siheureux,
> notre
des travanx sipémibles
> Bien que par devenu un véritable aide: thaumaturge, choisissez-
> vous soyez
besoin d'un
le ciel vous
) vous avezc cependant nos frères. Que
le vous même parmi
pour la prosperité
>
et
toujours
> bénisse 2 priez-le
> del'ordre.
etc.>
Signé, DON SATURNIN, --- Page 268 ---
(38)
Huit On ne demande pas surquije
jonrs après la réception dclal dirigeai mon choix.
ensembie, dans mon dlegant
lettre, arrivèrent
sostome, don prieur et un autre presbytère, don Chrym'schappe, lequel etait
dons dont le nom
présider, cielle du avec ledit prieur, délégué à par l'évéque pour
curé et de son vicaire. Finstallation offiCloches, , tambonrs,
tins, bals et spectacles musiqne, ne
cérémonies, 9 fesjours, d'anuser
cessent 3 pendant quatre
nisués. Il m'en inégalement - coitera
les chefs etles admipaiera qui pourra.
gros, sans doute, mais
CHAPITKE VIII.
Volcan de Guatimala. / Sermon d'un
Augustin.
mais Tzrosoxs-xors sous un ciel en paix sur une terre esclave
ceux
la destinée exempt nous d'orages, en attendant s
car, dese bon ou de mauvais réserve peut-être
ment naître une seconde gré,je verrai encore;
j'aurai,de
et grande
probablenonveau, un rôle, Le révolation, oà
nanfiage, ne peut trop se
repos, après le
par fatiguer une âme
priser; cependant il finit
à vie, on en connait tous active; les
on voit l'océan de Ja
la nage,
écueils, et l'ons'y rejette
Je m'apperçns
tendre troubler la lientdrques mon vicaire, sans
lousic, en
paix, se moquait d'exciter la préRenoisto, del'indienné s'emparant, au nez du
don jafaire une
Inez, dont sacristain, celui-ci
que la conserver femne, tandis qne l'autre ne ponvait voulait
chambrière: je représentai donc
de Ja
la nage,
écueils, et l'ons'y rejette
Je m'apperçns
tendre troubler la lientdrques mon vicaire, sans
lousic, en
paix, se moquait d'exciter la préRenoisto, del'indienné s'emparant, au nez du
don jafaire une
Inez, dont sacristain, celui-ci
que la conserver femne, tandis qne l'autre ne ponvait voulait
chambrière: je représentai donc --- Page 269 ---
(39) devait respecter un
cher lieutenant qu'il celte bonne fille 3
à mon bedeau, enamoleede
celle-ci
honnête
servante aillenrs,. quoique consoler,
et il chercha
le service; ; isipoariae faisant ainsi
edt paru regretterl
à Benoisto, tout bas
je la mariai pronnene de plus, ct le romerciant
un bon mari scandale de moins (11).
sait
d'un Fetit
de lhomme qui
L'origualité est le caractère était active, parla routine: ma gestiou faut
répéter un
dédaigner
car il ne
jam.ais courts, nercommandemnents fois inspérieuse, mes sermons ainsi étaient une impression
veux, parce qu'iis produisent durable. Mais, où je parus
et plus
dans ces inseriptions 7
ce fut surtout d'or à la porte du temple, 2
en caractères
EE
gravées
et du chanp de repos.
du presbytère
de lEglise :
Au frontispice
des
n'a pas fait acception
> Jésus-christ
des noirs. >
> blancs ni ezception
A la porte du Presbytère: chrétienne
siècles de la gloire de l'église
la baC Les
oit les prétres n'éaient que
s furent ceux du monde. (1 Masillon) >.
> layure
Au Cimetière.
> Ici règne PBgalite." de lous les attributs de
que
sa miséricorde
>> Sourenes-eous soient égauz,
Dieu, bien "Gervames) qu'ils
>>
vivait
l'emporte. l'auteur de cette dernière pensée son génie,
Que si monde à l'époque onj'y suis, aurait un vaste
au nouveau fauchait si bien Jes ridicules,
qui
aient que
s furent ceux du monde. (1 Masillon) >.
> layure
Au Cimetière.
> Ici règne PBgalite." de lous les attributs de
que
sa miséricorde
>> Sourenes-eous soient égauz,
Dieu, bien "Gervames) qu'ils
>>
vivait
l'emporte. l'auteur de cette dernière pensée son génie,
Que si monde à l'époque onj'y suis, aurait un vaste
au nouveau fauchait si bien Jes ridicules,
qui --- Page 270 ---
(40)
champà moissonner, une belle récolte à faire! Ecà
bon, me direz-vons, cette récolte? Monsieur,
# la plupart de ces mauvaises herbes sont parasites et vivaces, il en est toujours quelques-unes
qui ne peuvent renaitre : d'ailleurs, conterons- la
DOuS ponr rien le plaisir de les voir tomber sur
scène ou dans un roman, et la gloire rejaillissant
sur tout un peuple qui produit un Moliere on un
Cervantes (12)!
Les moeurs de Guatimala, que je n'ai obser.
m' 'a-t-on dit, iE mêmes
ver de mes yeux, sont, cités dont j'ai esquissé les
que celles des autres
et moral de
usages. Quant au tableau statistique
cette provinee étendue, il appartient à la description complète quef'at déjà mentionnée, et que je
publieraià part. Jeme bornerai donc icià en offrir
quelques échantillons: car la politique es'approches
elle va m'entourer bientôt d'événemens terribles,
dont ma correspoudance avec les Mexicains (correspondance pluis active et qui, peu à peu
est déjà le premier présage. CC
- je
TE
coulenr), verrai naitre encore un beau jour, leur répondisjes etsi des efforts génereux, déja tentés sur plusieurs points de FAmérique, surtont depuis n'entre- un an,
ont échoué par le défant d'ensemble, je
vois pas moins F'aurore de votre 14jmillet!, >
Je reviens à l'esquisse d'un des tableaux particuliers. Guatimala, dont saint-Jacques est le patron,
la
la plus étroite d'une v.llée qui
occupe partie
moins d'nne licue de larges
a, dans cet endroit, de hautes montagnes, la
mais, reserrée ici par
vers la mer
vallée s'élargit ensuite, et contient,
un
du Sud, dans le reste de sa longueur, Les denx
pays vaste, 2 uni 5 fertile et arrosé.
sont
mornes entre lesquels la ville est situce,
-Jacques est le patron,
la
la plus étroite d'une v.llée qui
occupe partie
moins d'nne licue de larges
a, dans cet endroit, de hautes montagnes, la
mais, reserrée ici par
vers la mer
vallée s'élargit ensuite, et contient,
un
du Sud, dans le reste de sa longueur, Les denx
pays vaste, 2 uni 5 fertile et arrosé.
sont
mornes entre lesquels la ville est situce, --- Page 271 ---
(4)
la crête de
ct,du côté de l'Orient, les maisons ; ce qui
d'enx semble pendre sur et les bètes de somme
les voyageurs
ct commodes,
EEE
N'ompeche pas
chieniins sinnenx aborde égapardes
: on y
lyatriwer dans cette montagne comme on l'imagie,
pratiqués lement par Pantre ; mais, les ronesde la valléc
plus aisémuent par
dont les
beaweonp
morne est un volcan, funestes et
Cet antre henreusements sont voisin moins de Mexico :
érmptions,h rares que cclles de YEina
son dénàmeat
plus
ses noires crevasses, scs flancs recoueependant verdure, sa cime,
murmure
aacinesetde de cendres ct de laves, cc menacani comme nn tonnerre
verts
enteudre nnit et jonr entin oesjetsde flamme,
quilfil gyronderait sans cesse, sonffre qui bràlent dans son
élancés qui
des torrens de la tristesse ct) Vépouvante.
sein, tont n'inspire que
IVis-a-vis de Paffreux haute
Mais ici, mbelcmurmse riante montagne, plus
volcan (13), est une d'arbres, de verdure, de champs
encore, 9 cotverte dont les jardins, oit toute ne saison grondent 2 de
et de lameaux, sont ornés, en de fruits aussi
que des cascades, d'autres fleurs et
roses, de lis,
au goilt.
beaux àl l'ceil qu'agréables de ces monts 7 avec son air farouche, inage du
Le preniier et sa stérilité, est une
entout son despotisnse. orgueil
qui domine monde. anjourd'hur La belle et
hidenx
du
réles
headtiliened
core sur sept est le symbole d'une paisible sur
fertile montague on en voit si peu se dessiner
comme
ces deuximornes
pahliqwe Les indiens comparente revient au même.
hotrenlohe. P'enfer et au paradis; ; ce qui à Guntimala un
à J'aiun jour entendu prôcher les nobles ont, comme leurs
angustin sur le lesgriscties,an gont que
détriment de si
à Mexico, pour etc : < Trembleats s'écrisit-il,
moitiés et sur :
sur
fertile montague on en voit si peu se dessiner
comme
ces deuximornes
pahliqwe Les indiens comparente revient au même.
hotrenlohe. P'enfer et au paradis; ; ce qui à Guntimala un
à J'aiun jour entendu prôcher les nobles ont, comme leurs
angustin sur le lesgriscties,an gont que
détriment de si
à Mexico, pour etc : < Trembleats s'écrisit-il,
moitiés et sur : --- Page 272 ---
(42)
vous ne renoncez à ces penchans 3 car vous êtes
placés entre deux monts vengeurs, dont l'un me- le
nace du déluge votre ardeur criminelle pour inplaisir, et l'autre d'une pluie de feu votre glace
solente pour le catholicisme. ))
L'augustin, par! le fond, montrait des sentimens
n'avaient rien de jésuitique ; mais, par la forme,
f avoit l'air d'un précheur du XV siècle.
CHAPITRE IX:
La Conférence - Parnasse du Mexique.
Nos espagnols appellent la verte montagne, dont
le sommet avance sur la ville comme pour l'ombrager d'un panache fleuri, le wolcan d'eau, fraiches parce qu'il en jaillit de toutes parts des sources lac voisin
et limpides, dont une partie alimente un
fait
de Pelapa, 2 et l'antre forme Ja rivière qui
tourner nos trois moulins de Xocotenango.
Cette épithète de volcan, dèrivant de Vulcain,
appliquée à un mont qni lance seulement des de
leau, est-elle plus exacte que la tradition
mêmes habitans sur l'origine de ladite rivière ?Le
lecteur en décidera. Ils assurent que cette crique n'a
n'existait pas ily, a trois cents ans, et qu'elle disentque depuis la conquête. Guatimala, duVolcan de feu
ReC s'élevait autrefois plus proche vieille ville. Une
au lieu eppellé aujonurd'hui la
vivait en
dame, nommée Maria de Castille, qui y
1534, ayant perdu son mari à la guerre ct telle- enterré tous ses enfans cette année là, se Jaissa
ment égarer par le désespoir , qu'au lieu de se sou-
pas ily, a trois cents ans, et qu'elle disentque depuis la conquête. Guatimala, duVolcan de feu
ReC s'élevait autrefois plus proche vieille ville. Une
au lieu eppellé aujonurd'hui la
vivait en
dame, nommée Maria de Castille, qui y
1534, ayant perdu son mari à la guerre ct telle- enterré tous ses enfans cette année là, se Jaissa
ment égarer par le désespoir , qu'au lieu de se sou- --- Page 273 ---
(45)
elle défia sa puismettre à la volonté du Seigneur, ne pouvait lui faire plus
sance, en s'éeriant qu'il avait
puisquy ne
de mal
n'en
lui trert ôter
vie qwelle
pourait Tpdtsr rien. Elle que n'eut pas plutôr prononos torcomptait pour
vit sortir du morne vert renversa un
ces paroles, , qu'on qu'il emporta la femme, à
rent si énormic,
força les habitans déplacer
de maisons,
en rivière,
beancoup l'assiette de la ville, et se transforma
attester la céleste vengeauce. opinion sur ce propour Je ne me permettrais iancune qui a donné naissance
dige on sur ce phénommene, de Guatinala.
mieux
ou non à la riviére
sans cesse pour lni, un
M. Azor, muisinaimisar
S3 perinit pourtani,)
faire le nisonneur, de ce miracle, an catéchisme,
jour que je parlais cette observation:
la raison
de nu'adresser
seigueur curé, que
ni
C Il me semble, Riolent de cette dame, le
ne doute pas du chagrin
je ne sais ou; mais
qu'un torrent l'ait emportée je pense, le fils de la rairaisonnement, qui est, quelei père des honmes
son, a de la peine icroire aimé la vengeance ( qu'il con- si
eut, comne eux; >
d'anéantir une femme
damne totijonrs) an point mne vaine parole que lui
mallenreuise 3 et pour Ordonc, en raisonnanitaini, tremarrachait la donleur.
une tempête, un
Timagine qu'um ouragan, comme nous en voyons encore,
blement de terre 1
qui, noyant tour-àun torrent,
bien
aura pu prodnire la fois, les enfans de la dame,avec
tour ou à
aura fini par l'entrainer également ou que ce
d'autres milieu gens, de ses cris et de sou désespoir,
Je
au
l'aura réluite à s'y précipiter. raison,..
même désrspoir
naturel, dontla
conclurai que ce miracle
vous de réRaisongeur éternel! me permetirez d'abord vons imposer
quand J'anrais hem... dà Ou est ma tabatière f
ET Hem ?
ire la fois, les enfans de la dame,avec
tour ou à
aura fini par l'entrainer également ou que ce
d'autres milieu gens, de ses cris et de sou désespoir,
Je
au
l'aura réluite à s'y précipiter. raison,..
même désrspoir
naturel, dontla
conclurai que ce miracle
vous de réRaisongeur éternel! me permetirez d'abord vons imposer
quand J'anrais hem... dà Ou est ma tabatière f
ET Hem ? --- Page 274 ---
(44)
*
Azor me faitapercevoir, en souriant, que) je l'ai
à la main. La distraction jésnitique, mais peu
adroite, ne me permettait pas de rester courtlongtemps. Votre conclusion, M. Azor, n'a pas le sens comn'avais pas conclu
mun...
Pardonuez-moi, je
dans une thèse
encore. Deux insoutenable, fois pour une, absurde... (1 Bien ! de
soplistique, mots pour de bonnes raisons.) - La nagrands
a des instans, hélas,
ture...
Silencel... (Iy
Ecoutez, mon
oul'on doit être un peu despote) ). dix raisonami : une tradition vaut nieux que
nemens; et mille témoins oculaires ont attestéles de
clameurs de la dame, sa perte et la naissance dans
la rivière... - O en est le proeès-verbal,
un pays oùt l'on en fait pour rien?. - - Nem'inter- le mirarompez pas, vonS dis-je : ils ont attesté
clea leurs enfans, d'oà cette histoire est venue
jusqu'à nous. Me direz-vons aussi que la rivière
coulait incognito avant ce fait indubitable ? -
Unc convulsion de la nature peut bien l'avoir fait
Paix donc! - Quand
naitre,. et ce volcan... Encore!.. Résumons: : cette
vousm' histoire, interrogez..- je le répète, n'est que trop authentique;
elle doit donc servir d'exemple et d'instruction a
ne faut janais défier le
chacun, en prouvant qu'il
l'adorer.
pouvoir céleste,, etquil faunt toujours
Voilà ce que je dis monsieur de mieux. le curé 5 mais un
-Je me rends,
valait au moins
seul mot encore : ce torrent-là
donc tant
cent bons missionnaires ; pourquoi et sont-ils end'Américains restérent-ils toujours, le torrent ou la
core idolàtres? - Oh! c'est que
les
rivière ne va pas jusqu'a eux, dit non pluis les
- Vous m'avez que
Uts
prédicateurs...
tont Lenrs converallaient jadis précher par
ou ils étaient... des
tis n'avaient pas. de mémoire,
-Je me rends,
valait au moins
seul mot encore : ce torrent-là
donc tant
cent bons missionnaires ; pourquoi et sont-ils end'Américains restérent-ils toujours, le torrent ou la
core idolàtres? - Oh! c'est que
les
rivière ne va pas jusqu'a eux, dit non pluis les
- Vous m'avez que
Uts
prédicateurs...
tont Lenrs converallaient jadis précher par
ou ils étaient... des
tis n'avaient pas. de mémoire, --- Page 275 ---
(45)
doute raisonnent
Les sanvages sans ou taisez-vous.
ratsonneurs. bien.. M. Azor; croyez, sur ce point là. -
aussi
facileque Vautre,
riviére,
L'un est plust
laissons coulorla que sa hauHo.Bemalicent J'ajonterai
à la montagne.
qu'il
et reyenons d'environ trois lienes, cest-n-diee, jsqu'au
tenr est
pour parvenir
fautles faire, en louvoyant, et toujours verdoyant, mansommet. Ce mont Parnasse superbe, Hiypoerene n'y
scrait un beau mais oil sont 1 pobtes brile ?
sans cesse.
que pas; horrible voisin gronde durant et
Thivernage.
Son plus pendant rété que le jour, fumer
mais
semble, à deux lieues de
Ce patagou éternelles genlosinue la nuit, lettre à la clarté de
une pipe
lire une
des cendistance,, on calumet. peut I1 vomit quelguefois mais elles
Yeffroyable et des pierres ardentes la ville. ; J'ai été voir
dres tombent rouges d'un côté opposé Aleur à aspect, 2 on cesse d'adroches calcinées :
2 nouobstant
ces la force de la poudre, les qui, si haut et SL
mirer
des bombes,
plus que la
la pesanteur
; on
R
loin ; V'art s'éclipse qui, du fond d'un abime, comme
force de la nature,, les airs des rochers gros
reà lancé dans
trente mulets ne sauraient cent fois),
un navire, etque serait encore une masse fois plus inipomuer. Mais que luille, un million de le souffle de VEmille, cent d'nne comète que autre astre et rousante 1 fait auprès jaillir du scin d'un
ternel
les mondes?
ces éernuemens
ler à travers
de
il
Silon veut Baireabnraction auxquels on Faccontume sain, Alus
de Ja montagne,,
de lieu
les
n'ya pas en Guntinala. Anérique Décrire Rler arbres, sans
agrialle que légumes, les fleurs quis'y malliplicat de ce
fruits,les
les diverscs productions
Cuteecjamaijen
et rousante 1 fait auprès jaillir du scin d'un
ternel
les mondes?
ces éernuemens
ler à travers
de
il
Silon veut Baireabnraction auxquels on Faccontume sain, Alus
de Ja montagne,,
de lieu
les
n'ya pas en Guntinala. Anérique Décrire Rler arbres, sans
agrialle que légumes, les fleurs quis'y malliplicat de ce
fruits,les
les diverscs productions
Cuteecjamaijen --- Page 276 ---
(46) )
ce serait répéter fastidiensement ce que j'ai
pays, dit dans les chapitres écrits sur Mexico. Observons
seulement, pour les honmes degott, que la ville
nous occupe a, de
que lantre, des grives,
bécasses et des des poissons de mer
bien plus frais, plus délicats, et des truites dorées
qu'on péche dans les lacs d'ean douce de Chimaltenango, d'Amatitan, de Petapa. Le boeuf y est
aussi plus succulent que, sans exception, dans
toute la Nouvelle-Espagne : les troupeaux en sont
si nombreux > qu'un pot anl feu de douze livres ne
coûte pas un réal,et qu'on n'abat souvent que
pourle cuir. J'avais dans mua paroisse un fermier
nourrisseur qui, sanssortirdu rayon de ses lerres,
comptait dans ses vastes savanes gqainze mille
bêtes à cornes. Deplus, ii était marié avec la nièce
d'un évèque.
CHAPITRE X.
Couvent des Jacobins. - Episode religieuz.
Beaucoup moins étendue que Mexico, Ja ville
de St.-Jacques est assez bien batie, nais mal forde la mer, d'oi on peut P'attifiée, quoiqu'auprés
et
ses
taquer sans peine et avec fruit, cependant
avec deux ou trois batteries, la renmornes 9
Si l'on faisait une desdraient imprenable. elle serait
réduite à
cente sur ce rivage,.
presque eh! quel butin à
une garde urbaine improvisée;
les
!
faire dans les maisons, les couvens 1
églises
Un commerce considérable en froment, sucre de ,
indigo,
loiles, épiceries
cacao, micl, suftirait coion, la mettre au rang des
toute espèce ,
pour
villes les plus riches, et nulle provinee espagnole des
de PAmérique ne l'emporte de Ce côté, avec
de
ite à
cente sur ce rivage,.
presque eh! quel butin à
une garde urbaine improvisée;
les
!
faire dans les maisons, les couvens 1
églises
Un commerce considérable en froment, sucre de ,
indigo,
loiles, épiceries
cacao, micl, suftirait coion, la mettre au rang des
toute espèce ,
pour
villes les plus riches, et nulle provinee espagnole des
de PAmérique ne l'emporte de Ce côté, avec
de --- Page 277 ---
(47 ) Vintendance de Guanines plus fécoudes, sur
timala.
civile et militaire est composée, nomLadministration d'ofliciers de mérite ; mais trop
en général, qu'elle marche bien. ville, , comme à
breux; pour avec fureur dans cette
On joue
(15). Un de ses gouiverneni
Mexico et partout d'estime et moins équitable maisons
plus avide d'or que
de jouer dans les
qu'avare 9 avait défendu n'était pas quil eut de l'aversion
Tartieuliéres: : ce mais c'est que son avidité portait Rival
pour le jeu ,
de tripot
la société.
envie aux teneurs
il Etrars tous lesi joueurs
uripoteurs,
des banquiers oi lon usait, par nuit, jusqr'a avait
dans son hôtel, jeux de cartes : un de ses pages par
vingt quatre faire mettre exactement une piastre lon en
soin de
tirelire ad hoc, et souvent Il soujeu dans une
respect pour le maitre. cherchait
donnait deux par le
des
et
tirait ainsi tout gain
ne venaient pas
aux riches citadins,
timt
seulement
noise le soir chez lui, oh il e'illastrait
jouer le monopole du jeu.
et des pots-de-vin est
par La circulation des présens lor
des priactive ici comme ailleurs: : et Yon procure peut acquérir ?
viléges de tous les genres '. pour tous les crimes,
argent comptant, l'impunité les efface tous. Concusainsi que la noblesse 7 qui ne ménent ni à l'échafaud 7
sions 2 vols, meurtres ni même à la prison, si l'on les
niau bannissement, d'affaire par dcs cadeaux : or, malpeut se tirer
seraient bien ou ne
voleurs, les coneusionnaires s'ils ne pouvaient
adroits ou bieu mal-avisés, à de pareilles politesses. et
voulaient se résigner de même dans les bureaux moines,
Elles réussissent des chefs des prêtres et des
les boudoirs
l'échafaud 7
sions 2 vols, meurtres ni même à la prison, si l'on les
niau bannissement, d'affaire par dcs cadeaux : or, malpeut se tirer
seraient bien ou ne
voleurs, les coneusionnaires s'ils ne pouvaient
adroits ou bieu mal-avisés, à de pareilles politesses. et
voulaient se résigner de même dans les bureaux moines,
Elles réussissent des chefs des prêtres et des
les boudoirs --- Page 278 ---
3 (48)
dont les revenus, ceux des chefs, sont troubles,
mais solides. la piété des fidèles est libérale en ce pays !
Que
dans les couvens; ct il y en a
elle brille surtont
neufà Guatimala.
de tous est celuide nos
Mais le plus somptueux
laisse
Jacobins : voisin d'un vieux collége, qu'on c'est
tomber en ruines, comme les hôpitaux,
entouré de vastes jardins, avec jetsun palais
viviers, canaux, étangs oit l'on
d'eau, cascades,
Sa richesse consiste
navigue en canot ou gondolc.
indiens, de
dans la propriété de trois villages
plusieurs fermes, detrois moulins desservis d'une pardes mine
moines, d'un autre à sucre, et puis
et dont
d'argent, qui leur fut accordée en 1653,
le revenu SC monte, quint et frais prélevés, à vingt- une
mille
L'église est opulente (16) :
cinq
piastres. suspendue vis-à-vis dus grand autel,
lampe d'argent,
par trois honimes. On
ne pent être guindée dans chapelle du Rosaire, l'iremarque de la surtout Vierge, statue de pur argent, grande
mage une femme de belle taille; et, devantelle,
comme
lampes d'argent, allumées jour et
sont quatorze fond du
une autre petite
nnit. ly a au
verger,
où
chapelle sous l'invocation de Ste.-Madelaine, à petit
certaines dévotes vont faire quelquefois,
bruit, 2 leurs monastère dévotionnettes. des Jacobins, 9 le plus beau,
Après le
des
de la Conceple plus riche et celui
religieuses cents à mille ducats ;
tion. La dot s'élève de cinq la mort des nonnes:
ce fonds reste au couvent après
celles qui désirent avoirdes servantes particulières,
angmentent le poids de la dot.
Maldonado,
Unedeces religienses, dona Jeanne
ses
fut célebre jadis par sa fortune, sa si beanté,
talens, ses graces : l'évèque en était charmé 7
la Conceple plus riche et celui
religieuses cents à mille ducats ;
tion. La dot s'élève de cinq la mort des nonnes:
ce fonds reste au couvent après
celles qui désirent avoirdes servantes particulières,
angmentent le poids de la dot.
Maldonado,
Unedeces religienses, dona Jeanne
ses
fut célebre jadis par sa fortune, sa si beanté,
talens, ses graces : l'évèque en était charmé 7 --- Page 279 ---
(40)
malgré les ans
employa tout son pouvoir, abbesse, Requi.casa
qa'il ciennes, pour la faire nommer ce féminin conclave,
une telle dissention 3 pendant marchands conrurent,) lépée
des nobles et des
d'enfoncer! les
que main, au monastère, menacant
déà la
au conseil nonnique
et d'entrer
tariee
portes fendre leurs Gilles contrela suites faction de quawait ce siége par l'inl'éminence. On évita les
qui invita le père de
tervention du gouverneur, de vouloir bien se désister
dona Jeanne àla prier abbatiales, et à faire réflexion l'élede ses prétentions qui ne permettaie pas qu'on : la
sursa jeunesse , haute dignité. Par ce moyen
vât encore à cette du monastère et de la ville,e- amdiscorde s'enfuit
dehonte, et une jeune
vêque recueillit un de peu vivre sous lejong d'une grave
bitieuse fut obligée
elle,
supérieure.
pesant,ertont dans pour la ville
Mais eejouga'esitp admirée dans PER couvent et talent musical
qui était charmes, sa belle voix, son
ou un
pour ses
elle tournait un saint cantique elle
et poétique : de facilité que Barré célébre ou Piis, Corinne >
noël avec plus avec feu, comme la
si apirituelles,
improvisait chaque phrase de pointes mérite était
et brodait avouait qu' un semblable enchanté.
que l'évêque
le plus sainte affection
une des choses quilasait de Jui prouver sa
enrichics
Il ne tableanx cessa de prix, par des figures de verneil
par des conronnes tout
orner
KOa et d'argent, précieuses, le
il pour fat simagarnies de pierres de trois pièces: mourut iusa cellule compostc la noble Jeanne, qu'il
snifique envers
avait donné tout ce
solvalle. brait cournt qu'il loi
Elle devint
Le possclait, même un peu à ses plus. frais, dans le
qu'il
qu'elle fit construire
SI riche,
T. Il.
de prix, par des figures de verneil
par des conronnes tout
orner
KOa et d'argent, précieuses, le
il pour fat simagarnies de pierres de trois pièces: mourut iusa cellule compostc la noble Jeanne, qu'il
snifique envers
avait donné tout ce
solvalle. brait cournt qu'il loi
Elle devint
Le possclait, même un peu à ses plus. frais, dans le
qu'il
qu'elle fit construire
SI riche,
T. Il. --- Page 280 ---
(50)
couvent, un pavillon pour
jardin. Ayant six indiennes clle, avec galerie et
invitait l'abbesse et des
pour la
elle
avec
clle, ainsi
nonnes choisies servir, à
oratoire, orné de qu'un tableaux chapelain particulier. manger Son
d'lialie,
d'argent, d'oret de pierreries
resplendissait
éblouissant, était couvert ; l'autel, non moins
de
et surmonté d'un d'un dais brodé d'or et
re de
panache de
Comme clle paradis, avait avec aigrette en diamans, plumes
sieurs instrumens de dans son boudoir sacré plud'orgue, elle y réunissait musique souvent et un petit jeu
fornée de ses amies cloitrécs une petite cour
supérieure et du nouvel
ou citadines, de la
ou profane 7 se terminait évèque : le concert, pieux
On prétendait
par la collation
cens mille
que sa seule chapelle valait sucrée, deux
sceur dontla dollars, bouche avait ce qui fait était assez pour une
de panvreté, de chasteté,
le voeu
L'on se doutera bien mais non d'humilité. d'obdissance,
elle finit par gagner les qu'avec tant de
ses
richesses,
consceurs,
sulfrages de la
abbesse.
2 et gu'un
parti majorité la fit élire de
ont
passé Hdhstlamhiton, dés
Resti de commander
des
long-temps par dessus les
monastères, et se sont
murailles
pauvres vierges, qui He pouvait emparés du cceur des
encore au Dien bon, au
choisir. On sacrifie
être plein de vie, et on père des hommes," un
avec ses sens, ses. besoins, l'enterre dans un cloitre
cette victime peut-elle lui ses étre penchans : comment
agréable ?
CHAPITRE XI.
La Paroissse
Je vais décrire indienne. - Nègre fermier.
longement de celle Petapa. La vallée du sud-est,
où est la
proville, contient
és du cceur des
encore au Dien bon, au
choisir. On sacrifie
être plein de vie, et on père des hommes," un
avec ses sens, ses. besoins, l'enterre dans un cloitre
cette victime peut-elle lui ses étre penchans : comment
agréable ?
CHAPITRE XI.
La Paroissse
Je vais décrire indienne. - Nègre fermier.
longement de celle Petapa. La vallée du sud-est,
où est la
proville, contient --- Page 281 ---
(5:)
riches etpopuleuses, telles que
plosienrs) bourgades Amatitlan ; mais (ce n'est pas
Pinola, Mizco, fus le pasteur, ni à cause d'un ca- le
parce que j'en
Petapa 7 situéé dans
suel assez rejovissant) de beaucoup sur ses, voimême vallon, T'emporte des habitans, Yéconomie de
sines, par le nombre l'activité de leur commerce, la
leur agrienlture,
I'ntilité de leur dévotion.
gaité de leur caractère,
de posséder encore
Cette peuplade est glorieuse sans mélange des anune famille qui est descendue les
honorent
ciens rois du pays, et que d'alcade Bepagnols y. est hérédidu nom de Gusman : le rang faute contre Phonneur,
taire. Il est inoui qu'une ait entaché, depuis trois
la probité ou la décence oàle plus fier républicain
siecles, cette rare famille, noblesse.
recohnatraitla vraie
l'épée. Venez le voir,
Notrea alcadeindien porte
habit écarlate à
un jour de grande fête, avec son blanc relevé à la
houtons d'or, son chapeau verte de caterinillas
Henry IVet orné d'une présout; voyez-le avec
dontjelui
riapes
ou perroquet,
manchettes, sa veste
sa large fraise et ses longues de basin, où pend une
de taffetas bleu et sa culotte fines, SCS gants de peau
chaine démontre de en perles soic noire à coins aurore, scs
citron et ses bas bouffette rose, an milieu de lasouliers gris avec
dis-je, sa baguette
quelle est un saphir; s'avancer voyez-le, ainsi à la tête d'une
d'alcade en main,
que mon suisse. Tel
I
procession ? comme rirait siln'étit bien de son costume un peu
mirliflore qui encore mieux s'il possédait son
tranchant, rirait garni, malgré sa bienfaisance.
coffre, toujours
le droit de mettre eni réquiIl avait, naguere, habitans di bourg; comme valets, à
sition quatre rôle. Je l'ai facilement déterminéa renontour de
etjuste,acedrott téodal(a7).
empuimmilatnchee
4*
I
procession ? comme rirait siln'étit bien de son costume un peu
mirliflore qui encore mieux s'il possédait son
tranchant, rirait garni, malgré sa bienfaisance.
coffre, toujours
le droit de mettre eni réquiIl avait, naguere, habitans di bourg; comme valets, à
sition quatre rôle. Je l'ai facilement déterminéa renontour de
etjuste,acedrott téodal(a7).
empuimmilatnchee
4* --- Page 282 ---
(52)
Jen'aipu, malleureusement, me priver comme
lui de cet inique privilége 5 car, en 'le révoquant, :
j'aurais bien pu subir moi-méme la révocation je
nommais donc, de tems en tems . ceux d'entre
qui n'étaient pas aisés, pour me
mes paroissiens
du bois dans la forêt
servir,. soit en allant quérir
de douze
prochsine, soit en labourant mon jardin,
moi; et ils avaient
soit en péchant pour
HEY à ma table. l'autorité dontj jouit un alcade, qui,
Avec toutel
de plus, dans notre fabrique, rien est marguillier décider, en en
il ne
cependant de
que de l'avis
ET de police, vet en fait
justice,
avec une
de son curé, lequel,
et du consentement et spirituelle, son droit de
puissance temporelle fort
revenu, peut aisément se
vassclage et un
joli
donner les airs d'un évèque.
elle
Si l'église de Petapa était plus troisièmeordre: régulière,
pourrait passer pour un temple du
mais elleestdu moins assez grande pourla familles. paroisse, Le
qui se compose d'environ attendu sept les cents six confréries qui
trésor en est beau, chaque jour. Elle est placée sous linT'enrichissent
le
de la dédicace,
vocation de St.-Michel ; et, jour où viennent
ilse tient une foire dans la commune, dhabitans
Gmeaiundea-oamints et mnefoule
des lieux voisins : grand festin ce jour là, donné
parle curé à cinq ou six deses confrères, qu'accom- cousines.
pagnent toujours cinq à six nièces forain ou et à la
Lapes-dinée, on va où au les spectacle indiens à cheval et les
course de à pied, laureaux, font briller autant de courage que
négres hardis espaguols. L'animal abattu apparles plus
qui en réserve le pied droit,
tient ici au d'honneur vainqueur, peu délicat, pour un maitre,
morceau
Le braye Azor, obéissant
un ami, une maitresse.
ines.
pagnent toujours cinq à six nièces forain ou et à la
Lapes-dinée, on va où au les spectacle indiens à cheval et les
course de à pied, laureaux, font briller autant de courage que
négres hardis espaguols. L'animal abattu apparles plus
qui en réserve le pied droit,
tient ici au d'honneur vainqueur, peu délicat, pour un maitre,
morceau
Le braye Azor, obéissant
un ami, une maitresse. --- Page 283 ---
(53)
malgré moi;
sur tout le reste, nc
umnts il se distingnait
ces
ct il revenait
EOE
un de
périlleux fameux tauréadors, boeuf. Outre
parmi les plus
un pied de
fiérement me présenter il y a un marché hehdoma- l'acelte foire amnuelle, autre qu'on tient jomnellenent habitans de
daire, et un
entre eux lcs
pres-midt, ou trafiquent
rivière, large à
ia bourgade. assise au bord d'nne
Elle est
celle de Gentilly, mais plus Fta
peu près comme crique limpide et poissonnenen d'alentour
fonde ; celte moulin oi les villageois
tourner leurs un céréales, qu'on y mont et moyennant clle sert à
portent
par le décimateur ; de toute la
un droit perçu des champs et des jardins
Virrigation
sur trois de
vallée.
de cinq lieues et demic, fertile fournit la
Longue cette vallée agréable ct 2 de fruits trèslarge ville de froment et autres fromages grains : les prairies, sont que
beaux et d'excellens
la petite rivière, et de
en serpentant, de
de brebis
traversent, de troupeaux beuls, eapognols 2e comme
remplies Qnelques indolens
qu'ils avaient
chèvres. dans la partic de Saint - le Domiogue traité de Bale, passent le sable
cédée à la France de Er vie à chercher dans
les deux tiers
sgrains sd'orquis'sr yrencontrents
laclaieiarequdiqwess
et ils le trouveraient
mais elle n'est pas le Pactole, des plaines qn'elle arrose.
plutôt dans la culture
affamé d'or
Fun des conquérans,
les
On sait que d'autres espagnols 9 perséontait
comme tant
souvent à la torinre,
Chiliens, et les mettait quantité de ce le métal; barobtenir une plus grande sauvages surprirent
s2
Euur
jour ces ct firent couler dans
bare, ner terrasserent, en lui disant: C Satisfais
bouche dc l'or fondu,
'elle arrose.
plutôt dans la culture
affamé d'or
Fun des conquérans,
les
On sait que d'autres espagnols 9 perséontait
comme tant
souvent à la torinre,
Chiliens, et les mettait quantité de ce le métal; barobtenir une plus grande sauvages surprirent
s2
Euur
jour ces ct firent couler dans
bare, ner terrasserent, en lui disant: C Satisfais
bouche dc l'or fondu, --- Page 284 ---
(54.)
donc ta soif! >> La
une antre, près de rivièrede la vallée se jette dans
était autrefois si laquelle ou dans laquelle l'or
tiraient de quoi payer abondant. aux.
que les Indiens en
annucl : ceus-ci,dans leur Espagnols un riche tribut
ccs
avide rage, firent
l'endroit malheureux, d'oi 2 qui ne voulaient
monrir
ils tiraient
pasleur montrer
sorte que les opresseurs cette boue précieuse, de
claves-e et un trésor.
perdirent à la fois des escomme le lyran du Chili! Que ne furent-ils
L'on a pourtant
abreuvcs,
à chercher cet endroit continué, dans pendant un siéele,
ricieres, partont ailleurs, où les mornes, dans la
qu'il pouvait étre, mais
l'avarice s'inaginait
semble ché
que la Providence toujours a
vainement : il
aux Espagnols,
le vonlu qu'il restât ca laux Indiens, qui, rendus pour
révéler quelque
faire un neilleur
à la
jour
leurs
usage de la richesse liberte, sauront
tyrans.
que ne font
près Talhoca, cultivatenr negre établi sur ces
en dl'Aqua-caliene (
bords,
propre une fort belle Aaunehaude), possédait
avec joie, , surtout envers mdoaitie, les
ou il exerçait
dneirdethopatatte de
Sa
pauivres, le saint
son industrie, de SOII fortune ne provenait que
mie; mais on s'imagina activité, de son éconoF'eselavage en payant,
que s'étant racheté de
sidérable, et ayant acquis disait-on, une somme concoup de terres aux
celte ferme avec beaunir en quelques années cnvirons, il n'avait pu devesonne et d'une telle
propriétaire de sa persor caché, qu'il aurait métairic, qn'à Taideda tréguer pour comparatre à découvert. T'andience On le fit assiInterrogé sur la sonrce de sa
de Guatinala.
S Jeune et
richesse :
bon maitre, esclave, répond-il, j'avais
qu'il me laissait agir
un si
comme jele
ferme avec beaunir en quelques années cnvirons, il n'avait pu devesonne et d'une telle
propriétaire de sa persor caché, qu'il aurait métairic, qn'à Taideda tréguer pour comparatre à découvert. T'andience On le fit assiInterrogé sur la sonrce de sa
de Guatinala.
S Jeune et
richesse :
bon maitre, esclave, répond-il, j'avais
qu'il me laissait agir
un si
comme jele --- Page 285 ---
(55 )
de
laborieux et ménager > maison f'amasai 3 le ari a
voulais; obtenir ma liberté et une fail petite fortune. >>
béni mon travail : j'ai
naive ct franche, n'emCette réponse, quoique toujours le noir aimé
pécha pas qu'on découvert soupconnit le trésor, ou d'être bien
du Coel,d'ewoir
avec le diable.
CHAPITRE XII.
Colon
- - Scène à lÉglise:
Un
Espagaol.
à Petapa, où il
La culture est tris-florissante sucre, coton et indigo.
y a des fermes à froment, je comptais avec plaiUn digne Polonais, que
ayant, dés sa jeusir au nombre de mcs onailles, écrivain, un consul
nesse, accompagné, Dantzick comme à Cadix, avait, possédant
ceapagnol de castillane, trouvé ensuite le moyen Il
bien la langue
comme néen Espagne,
de passer au Mexique, sans un maravédis; mais, par
vint à Guatimala
labeur, il achète un mulet,
son industrie et son trois, puis trente; il commerce
puis deux, puis obtient la confiance et le crédit, terres
dans ces cantons, négoce, acquiert des établit des
fait un plus grand y cultive le sucre,
auprès de
des machines simplifices 7
ou il
dans la
Fin
paroisse
fabriques millionnaire, et fait bàtir
de Gnatidevient
maison où les bourgeois
une magnilique fois se divertir, et où lesindigens
mala viennent par
des secours.
tronvent constamment
est une ferme à
Près de ce château protecteur,
ans ces cantons, négoce, acquiert des établit des
fait un plus grand y cultive le sucre,
auprès de
des machines simplifices 7
ou il
dans la
Fin
paroisse
fabriques millionnaire, et fait bàtir
de Gnatidevient
maison où les bourgeois
une magnilique fois se divertir, et où lesindigens
mala viennent par
des secours.
tronvent constamment
est une ferme à
Près de ce château protecteur, --- Page 286 ---
(56)
chef, sucre, 1 ennemi appartenant aux carmes de la ville.
du Douvean,
Leur
ne veut pas qu'on
qui souvent est T'utile,
des cannes, 3 la nouvelle emploie, pour exprimer le suc
au Cap-Francais, bien
machine qu'on inventa
moins dangereuse
qu'elle soit plus rapide et
cependant
que Fancienne, qu'on
ingenios : il
nomme
ves pour un, qui, s'ils aime mieux user dix esclasont presque toujours mutilés. ne meurent à la peine,
La plupart des autres
gré les sermons de la morale fermiers- préférent, malleçons de l'intérêt bien
évangélique et les
carme à ceux du polonais. entendu, les exemples du
Jean Palomeque, de
tant de Petapa, maître Xérès, de
le plus riche habiesclave de ses dollars, vivait deux cents noirs, mais
pluidt qu'en homme libre, en animal farouche
mules mieux que ses
traitait ses trois cents
considérait comme égales nègres, bêtes ou du moins lcs
taire de cinq à six maisons à dewonunae.Proprice
tait dans nne de ses
Guatimala, il habimagazins, car il était métairics, où sont de vastes
la, il existait en
cultivateur et commerçant: :
tels quelui), parmi sauvage ses (s'ilye en eut jamais de
lieu de demeurer en
noirs ou ses victimes, au
vivre plus civilement. ville, Ce où il eut été obligé de
lésinerie est devenue misérable riche, dont la
logeait dans une étroite proverbe en ce
mière,
case ou mauvaise canton, chaubiscuit noir, mangeant, dur à déjeuner, 2 du lait avec
sajo, tranche de boeuf et moisi, dinant avec un tas- du
au vent ou au soleil; il salé, fort mince, séchée
tronisée: on peutjuger, ne buyait que de l'eau cises esclaves.
d'après sa table, celle de
Jamais ce roi des lésineurs
repas aux marchandsdelay ville ne donna un autre
qu'une affuircame-
vaise canton, chaubiscuit noir, mangeant, dur à déjeuner, 2 du lait avec
sajo, tranche de boeuf et moisi, dinant avec un tas- du
au vent ou au soleil; il salé, fort mince, séchée
tronisée: on peutjuger, ne buyait que de l'eau cises esclaves.
d'après sa table, celle de
Jamais ce roi des lésineurs
repas aux marchandsdelay ville ne donna un autre
qu'une affuircame- --- Page 287 ---
(57)
ne seil n'liébergea,
nait dans sa cabane; ct treas refusa même une son jardin, goyave
courut un pauvre, alteré qui l'aperçat dans Rendant un
à un voyageur lui même ses ananas.
àl laquelle
oà il cucillait béni, pour edtertameale il (it tout
le pain je l'eusse fait condamner, fluet comme une
savait
un cierge long et
une livre,
exprès dec d'un sou : lepain, bis, , pesait la plus petite des
chandelle était d'une demi réale,
pas de
l'offrande du pays; point de tambourss là, si les mumonnaies
d'orgnes ce jour
trompettes, n'eussent 2 point joué gratitetent.
avec des
siciens
du Golphe,
Faisant aussi le roulage
,il mettait
mulets et des noirs quiluia appanemsienu et y gagnait toumodéréà ses transports, louer des valets
un prix car ses confrères, obligadel sontenir la concurjours; et des mules; ne bientôt pouvaicnt ruinés,
rence, et élaient
ses nègres surpassait instant cepenSa cruauté envers sil'un deux manquait un faisait
dant son avarice:
commandeur Jieu de
d'arriver au Riecaniaerpsite redontable fouet, qui tenait à terre,
claquer son
était saisi, mis ventre de ce même
cloche, le délinquant einquante ou cent coups
et recevait sur le dos etles reins. Moco étaitsurfouet, a nu,
nommé
# le faisait
Un de ces malheureux, 'il appelait sa bôte noire: d'un arbre, le
tout celui qu les mains au tronc jusqu'a à emsuspendre ARTEE jusqu'au versait sang, ensuite sur les
fnstigenit
etil
porter des lambeaux, de la graisse Dotillante. la poi-
, pour les guérir, dunterctande visage,
inte acantmnarque,
membres.. (18)
la
trine, le dos, , les quatre arrivéc, il avait tué, à il SC
Trois ans avant indiens mon qui le contrariaient:
chasse, deux
d'un arbre, le
tout celui qu les mains au tronc jusqu'a à emsuspendre ARTEE jusqu'au versait sang, ensuite sur les
fnstigenit
etil
porter des lambeaux, de la graisse Dotillante. la poi-
, pour les guérir, dunterctande visage,
inte acantmnarque,
membres.. (18)
la
trine, le dos, , les quatre arrivéc, il avait tué, à il SC
Trois ans avant indiens mon qui le contrariaient:
chasse, deux --- Page 288 ---
(58)
tira aussi facilement de
de son argent,ques'il cette alfire, parle
Plus féroce
n'avait tué qu'un chien. moyen
sa faim, il mélait qu'un à tigre, quil'est
une étrange
sa soif de larmes pour et de assouvir
noirs ou de ses lubricité; mulatres toutes les femmes de sang. >
ment : rencontrait-il à étaient les siennes un ses
vent pour son
Guatimala, où il allait sou- mosollieitait; s'il commerce, était
2 une jolie esclave, il la
nommer son maitre ou éconduit, sa
il la forçait de lui
alors par vengeance, i! maitresse, et, prodigne
prix demandé, et lui F'achetait, quelque fat le
sa tannière : ( Nous disait, en l'enmenant dans
en un mois
rabaisserons bien cette
Celibataire, d'esclavage. ! >
fierté,
garçon ? pour posséder sans pareus, 9 il voulut demenrer
pouvait;e et pas une de autant ses
de femmes qu'il lle
iuser, 7 car il pouvait
voisines n'osait le replit la vallée de batards beaucoup; de ; si bien qu'il remsauront dissiper un
toutes
peu de gratitude, les jour avec beaucoup de
qui et
autant de
trésors qu'ilsut
TAE
cruauté que d'avarice.
amasser. avec
--Mon père Ehl bien,
chant, qui vous. avait
Aset-Lhomme de
mé.
déchirer le malheurenx promis ne plus
il allait le tailler
Moco, n'a pas tenu pendre et
nas tombé à terre; encore, mais Sloes 2
avoir mangé parole: un
l'église, où
le
s'est sauvé
Il n'oserait Palomeque
8E
l'arracher de ce poursuit. saint Veuillez...
pourtant m'y présenter. - (En asyle; 3 je vais
gnez, maitre à moi, m'accorder marchant:) ) DaiMaitrea moi! vous aviez
une gràce...
gonner, mais vous étes fourré perdu T'habitude de jardrais petites créoles, et... De quoi sans cesse avec nos
acheter Moco avec
s'agit-il?. / Je voudans nics trois
Targent quej'aidéja
places ; mais je n'ai pas
gogné
assez., sans
pourtant m'y présenter. - (En asyle; 3 je vais
gnez, maitre à moi, m'accorder marchant:) ) DaiMaitrea moi! vous aviez
une gràce...
gonner, mais vous étes fourré perdu T'habitude de jardrais petites créoles, et... De quoi sans cesse avec nos
acheter Moco avec
s'agit-il?. / Je voudans nics trois
Targent quej'aidéja
places ; mais je n'ai pas
gogné
assez., sans --- Page 289 ---
(5 ( 59)
lereste, je vous prie, que vous
donte: avancez-moil
- Tu es un insolent...
retiendrez sur mes gages. : Et que ferais-tn de Moco?
mais un brave
2 il sera libre comme
travaillera
est
te rembourFiten
Il jeune, Mais espères-tu qu'il pourra
lui et
moi...
Moco travaillera pour
ser - Oh non;
la liberté vous vous
m'aimera : cn m'accordant veux me donner un frère.
êles sdonné uu filsmolje
tu l'anoblis
Bien mon
nits.prsamaneh,
toi-même.
dans l'église ou Chrysostôme
-
Nous entrons
Indienne. Moco s'était réconfessait une jeune des trois niches du confesionnal,
fugié dans Pune
du confesseur : tout-à-coup. moi, et
et implorait lappui lair furienx, entre derrière à VinPalomeque : à son esclave. Sortez, dis-je comme
marche,droit oujevous fais chasser et punir avec
digue maitre, Je n'ai pas peur, répond-il
un sacrilége.
mon bien onieletronses desa
insolence; etje reprends instant, mon vicaire sort
et
I dit: au même sur le mauvais riche, l'entraine
boite, s'élance oit jeles suis, armé du goupillon
lc met à la porte, Azor et le sacristain, car Palomeque de
et escorté par à la ceinture un long couteau
avait toujours
Vous
chasse. Rendez-moi mon esclave ! - Jamais.
Tandace de violer la maison du Seigneur;
avez eu
l'alcade, constater cet énorme crime,
je vais, avec
éminence, et vous faire livrer
en instruire son du Saint-Oflice : il sera moins
entre les mains
certains jnges, dont la bonté
accommodant que le meurtre des deux Indiens qui
vous pardonna contrarid...
vous avaient à ces mots, devient plus calme, SeiPalomeque,
de vivacité...
plus soumis : - - Des momens Cyrontitemeillon
pr.e-sahiona
eur;
avez eu
l'alcade, constater cet énorme crime,
je vais, avec
éminence, et vous faire livrer
en instruire son du Saint-Oflice : il sera moins
entre les mains
certains jnges, dont la bonté
accommodant que le meurtre des deux Indiens qui
vous pardonna contrarid...
vous avaient à ces mots, devient plus calme, SeiPalomeque,
de vivacité...
plus soumis : - - Des momens Cyrontitemeillon
pr.e-sahiona --- Page 290 ---
(60)
je vous jure. - Un serment
part d'un homme sans foi, d'un est vain; de Ia
vous êtes : je veux bien,
barbare tel que
d'indulgence, non vous rendre cependant, par excès
ne faites qu'un martyr; mais ce noir, dont vous
fois, votre conduite
tolérer, pour cette
impie,a deux
Lesquelles P / Ne palissez
conditions..
pas d'argent, et je vous en point, je ne demande
Ah! ahl- - Vendez-moi offre au contraire..
hunain...
cet esclave, et devenez
me contrarie, Tris-volontiers, et...
?, il m'embarrasse
Un procès-verbal quel prix m'en donmerez-vous? 2
exigence ; mais
du délit réduirait fort votre
des hommes je veux être juste, même envers
iniques : parlez. -
piaatres.-Comment ! I me les Quatre cents
dernière. - L'infortuné est
a coûté l'année
incapable de travailler, de vivre couvert de stigtnates,
Bon! ces gens-là repoussent
encore un an..
jémonde, et ils ont l'àme comme les arbres que
vous le savez. Comme la chevillée vôtre dans le corps ;
coffre-fort... Mais
l'est dans votre
de cette
terminons : acceptez la
somme, ou un procès-verbal
moitié
J'accepte deux cents
entier.. -
piastres, -
d'épargne, Rentré au la presbytère, liberté
je prends dans ma caisse
le balcon, au bruit soudain d'un homme, eti m'avance sur
C'étaient les Petapas
qui se faisait entendre.
mu'on instruisait de Faventpre, qui revenaient des champs,
l'espagnol détesté; en SC
qui honnissaient
à l'alcade, aul bedean, à joignant à Chrysostôme,
le silenee, raconte le beau vingt trait commércs.Jondonne de
passe du noir au blanc, jète la mon sonneur,
nier,
prend bientôt la
bourse à ce dermon hE : (
fuite, etj'achève ainsi
bien mérité de ses Henri-Paul-Azor Farennas a
fréres; de la religion et de
l'espagnol détesté; en SC
qui honnissaient
à l'alcade, aul bedean, à joignant à Chrysostôme,
le silenee, raconte le beau vingt trait commércs.Jondonne de
passe du noir au blanc, jète la mon sonneur,
nier,
prend bientôt la
bourse à ce dermon hE : (
fuite, etj'achève ainsi
bien mérité de ses Henri-Paul-Azor Farennas a
fréres; de la religion et de --- Page 291 ---
(61)
trait
je veux qu'on
Phumanité,
CC fastes généreux; de la commune, et
Yenregistre lens les
toute l'étendue de mon
qu'il soit proclamé dans >>
Bovemnenymn finit presbyteral. par des chants et un lai-sant au
La soirée
en
haleulire:
dont payai les violons bienfait, 5. car, comme il en avait le
Azor E
d'un
la charge : si je n'étais
voulus en avoir
qui lest
mérite 2
du bien des pauvres,
E
que le dépositaire esclave ?
plus qu'un
CHAPTTRE XIII.
Indiens esclaves. 1 Corvée américaine:
Les
des indiens dans toute de TAmé
Si la condition
est digne
soumise aux espagnols,
la
EUs:
rique
encore dans province aient pensé
elle est plus Il déplorable semble que leurs maitres dans YExode 7
Guatimala.
il dit,
comme Pharaon, quand se gouverne avec prudenes
à ses sujets : c Qu'on d'Iaraël, de peur qu'il ne multi- ne se
envers le penple s'il arrive quelque guerre, la
plic trop, et, ennemis. ) En offet,
prudence pas chez
joigne à nos des castillans 2 qui n'étaient accabla conspharaonique comme les enfans d'Osiris, de travaux, de
eux, tamment les tribus indiennes, imiter l'exemple des
corvées, d'outrages, pour n'empéche pas les
égyptiens, ce qui de
et d'ètre
oppresscurs ilotes du Mexique et multaplier masse contre leurs
juils
prêts à se lever en
apparaistoujours ennemis, si des guerriers quelconques les conquérir à leur
saient sur ces rivages à la pour liberté,
prince ou lesrendre
, de travaux, de
eux, tamment les tribus indiennes, imiter l'exemple des
corvées, d'outrages, pour n'empéche pas les
égyptiens, ce qui de
et d'ètre
oppresscurs ilotes du Mexique et multaplier masse contre leurs
juils
prêts à se lever en
apparaistoujours ennemis, si des guerriers quelconques les conquérir à leur
saient sur ces rivages à la pour liberté,
prince ou lesrendre --- Page 292 ---
- 62)
Vous ne leur
pas même celle permettez de la l'usage d'aucune
même pouvez craindre ; mais fléche, un
ainsi vous arme, ne les
politique raison, tournerait n'aurait pasà les envahienr, par la
tout dans la vaste à votre ruine redontor, :
et votre
un peuple
étendue dece disséminés parpoighée de inutile, vous ne seriez pays, en rendant
parmi ces gens contre une armée. partout qu'une
sont
gens nés dans la
Et encore,
propres à
péninsule,
ou militaires, combautre PLes Sybarites, combien
victoire Poh commaisaient-il, la
bourgeois
oi sont vOs estd'ailleurs votre
stratégie et la
assez
garnisons
arillerieasscz forte,
disciplinée pour asemnontremeye votre milice
traités
repousser avec succès dix
parmi vous
EtEtigiie
animauix,
si comme ou plus négres, mal trop souvent
nègres, s'unissaient que
les Indiens, traités que de vils
contens et aux
contre vous et aux créoles comme les
ce qu'onleur éirangers
méla vôtrer nonmeraita fmppieurs, pour obtenir
que deviendrait intendigale deviendrait
On a prétendn qu'il surtout votre or P...
ficile de conquérir
serait
du temps de
aujonrd'hni Leanconp plus difles
Corter, parce
TAncriue, que
ceux-ci, Espagnols et les Indiens qu'on à
aurait à présent
le paragraphe jadis, élaient nus et coulatres et que
ral à celte
précédenta déjà presque sans arnies:
assertion ; quant à sa répondu en généIsjonterai, en attestant
dernière
lonbiens du
partic,
étaient vêtus temps de Thistoire, que les Code
antant qu'ils Montezmne et
plusieurs sorles
devaient l'être, Atahalins, munis
conibats qu'ils se livraient warmcsoe et aguerris par les
duits qu'aujourd'hi, à la
désarmés par entre leurs eux. II est vrai
fait
servitude, un geste ou maîtres et rétrembler; ils ne sont pas à un regard les.
craindre Çn cet
du
partic,
étaient vêtus temps de Thistoire, que les Code
antant qu'ils Montezmne et
plusieurs sorles
devaient l'être, Atahalins, munis
conibats qu'ils se livraient warmcsoe et aguerris par les
duits qu'aujourd'hi, à la
désarmés par entre leurs eux. II est vrai
fait
servitude, un geste ou maîtres et rétrembler; ils ne sont pas à un regard les.
craindre Çn cet --- Page 293 ---
(63)
donnez leur des armes. et qu'ils enétat; ; mais
fois, un cri d'indétendent pour la première
pendance
et les barbares
faux raisonnemens
7 lcs
Pti
Malgré
de l'Amérique,
sollicitations des gonverneurs i1 faut le reconnaitre, 7 n'ont jarois d'Espagne,
les Indiens au joug qui
mais consenti à soumettre mais la vie des premiers n 'en
écrase les nègres ; aussi misérable que celle des
est pas moins tout de ces indigenes, qui, à leur
seconds. J'ai comnu oit ils avaient servi comme
retour de la ville,
dont ils n'avaient
valets,. de riches Espagnols; des blessures, venaient à
reçu que des coups, leur natte au fond de leur
Petapa se jeter sur la mort, comme le seul
chaumière 7 y appeler existence; 3 refuser tous les
remède à une si triste femmes leur présentaient, et se
alimens que leurs
nos exhortations:
laisser mourir de faim, malgré de fournir un cerChaque commune est tenue
qui en detain nombre d'ouvriers aux Espagnols ou plotot de
mandent, par droit de réquibsition dans chaque district un
corvée : à cet effet ilya
le répartidor 7 ex-laquais les
officier ', appelé
dans
aboes
iégé, qui envoie, le dimanche, une liste des corou bourgades de son ressort,, doivent, le lundi mavéieurs de la semaine, qui d'une amende et du
tin, sous peine de prison,, chef-lieu avec des vivres et
fouct, se trouver au là, être répartis dans Ics maileurs nattes, ctde
manquent
sons ou dans les fermcs. Qnelques-uns ne s'en plaint pas, >
à l'appel, mais le commis
il touche en
l'amende tombe dans sa bourse; 3 travailleor >
outre un demi - réal pour chaque car il
tel de
beaucoup par an,
ya est de
ce qui produit dont le contrôle hebdomadaire
ces scribes Indiens.
quatre cents
des vivres et
fouct, se trouver au là, être répartis dans Ics maileurs nattes, ctde
manquent
sons ou dans les fermcs. Qnelques-uns ne s'en plaint pas, >
à l'appel, mais le commis
il touche en
l'amende tombe dans sa bourse; 3 travailleor >
outre un demi - réal pour chaque car il
tel de
beaucoup par an,
ya est de
ce qui produit dont le contrôle hebdomadaire
ces scribes Indiens.
quatre cents --- Page 294 ---
(64)
les ouvriers sont arrivés au lieu de la
besogue,, Dès que on leur prend un outil ou une
ne s'enfuient.
LMet'i
qui sert de gage, de
qu'il
au
un espaguol Pat se plaindre réparcependant indien s'est échappé, on en tient
titeur qn'an
attaché par les bras à
note > il est bientôt la repris, 2
et fustigé 9
un potean dans place publique prison et de
les
sans
SReA
comme noirs,,
préjudice
l'amende; mais si un indien se plaint qu'un espagnol lui a dérobé ses outils ou escroqué ses de gages, 7
le plaiguant d'un soufflet ou coups
on gratific
de bâton.
semaine,
Ainsil'on vend ces malheureux chaque et ils
deux sous six deniers (demi-réal),
pour n'ont
cinq sous par jour pour subsister, Iln'y
SEtOan chrétien qui n'éprouvàt de la compasils sont traités par certains
aN: en voyant comme
dure
se
espaguols pendant cette
corvée, des qui
répète tous les mois, et en fait ainsi de làches forçats maidurant un long quart femmes de l'année: de ceux qui laboutres vont séduire les
d'autres retiennent
rent la terre pour les nourrir; salaire; ceux-là les poussent
leurs outils ou leur de fouet sur leur dos nu ou à
au travail à coups la tête ceux-ci les gardent au
coups d'épée sur de ;
et, connaissant
delà des sept jours wassalité, leur famille, ne leur
laffection qu'ils ont pour retenant leurs gages.
pernettent de partir la
qu'en ils sont encore les yalets
Attachés à
glèbe,
venu, prètre
des voyageurs ; car le premier dans les villages les
ou Jaic, pent demander nécessaires
conduire sa
indiens qui lui sont
pour fini, chercher
mule eu porter sa valise, et,le d'allemand trajet
le
au serviteur une querelle
pour de ces
payer à coups de canne. Quelques-uns la chaleur, la pluie
pauvres seris sont obliges, par
qu'en ils sont encore les yalets
Attachés à
glèbe,
venu, prètre
des voyageurs ; car le premier dans les villages les
ou Jaic, pent demander nécessaires
conduire sa
indiens qui lui sont
pour fini, chercher
mule eu porter sa valise, et,le d'allemand trajet
le
au serviteur une querelle
pour de ces
payer à coups de canne. Quelques-uns la chaleur, la pluie
pauvres seris sont obliges, par --- Page 295 ---
(65)
dans
chemins hérissés de caillonx pointns nus,
o1 des
de porter sutr le dos, louries pieds malles
les montagnes;
ou deux, de
pendant un jour à la ceintnre avec des cordes., fixée au
en se les attachnnt la tête une large courroie
sur
tout le fardeau
en passant
ensorte que
faite de la malle,
qui, souventj jeune
pèse sur le front du portenr,, privé de sourcils.
encore, est déjà chanveet
distraits de la culVoila comme les Indiens, sabsistance parmi les
gagner leur
terre 9 que trois
ture, peuvent ils végétent sur cette
Rapagnols : sabrenver à regret de leurs sueurs, leur
siécles ont vu et de leur sang; ils trainent
de leurs larmes de peiue et d'angpisse,
tant
FEe
boulet" avec
le ciel de terminer
chaque jour, ils prient Quelle est leur consolation?
misère ou leur vie. donnent les prètres, de dont souffrir ils
Celle que leur
du seigneur, ils sont
tous ces maux poarfamonr le bien de l'état, dont
sont les enfans, et
les victimes.
CHAPITRE XIV.
Gastronomie. 1 Procès gagné.
serait souvent boiLa marmite du presbyière elle n'était soutenue que par
on renversée, si
sur les
teuse
Indiens : la mienne s'appuyait de ces
les pauvres
de ces vassaux ou plutôt les nobles
moins opprimés blancs indigènes et sur
parias, sur les
dans ma cure le faste conveespagnols. J'étalais
un pend id'orgueil;
nable en ces emnaetera et leurs imitateurs
il
que les apôires
5,
car parait
T. II.
ière elle n'était soutenue que par
on renversée, si
sur les
teuse
Indiens : la mienne s'appuyait de ces
les pauvres
de ces vassaux ou plutôt les nobles
moins opprimés blancs indigènes et sur
parias, sur les
dans ma cure le faste conveespagnols. J'étalais
un pend id'orgueil;
nable en ces emnaetera et leurs imitateurs
il
que les apôires
5,
car parait
T. II. --- Page 296 ---
(66)
n'entendaient rien du toutà sontenirla
sacerdoce : je consacrais aussi une
diguité du
revenu annuel, qui valait bien
partie de mon
grues, mais dont un tiers allait cent portions concouvent, à T'enbellisenentde grossir la caisse du
que tout le reste s'écoulait en aumônes mon église; et presaux ilotes et aux esclaves. Hélas!la
distribuces
ci et les trois quarts des autres étaient moitiédeceuxtus, malgré mes soins, comme de vrais souvent véon peut ondericiquand on
sauvages :
à la mode de celle du père voudraune république
quera pas de véritables sans-culottes Duchéne;i il n'y manObservons cependant que la
(20).
se costument ainsi par gout : leuars plupart fenmes des Indiens
ne portent qu'une pièce de laine ou de même
brodée en soie et attachée à la
coton,
jupon de bonlanger; ; elles
ceinture, comme un
mais une espèce de surplis n'ontjamais de chemise;
qui laisse voir leurs bras, qu'on avec leurs nomme guaipil,
entre lesquels sest souvent
parallèles s
une rose du Pérou. Lorsqu'elles uneplune decardiual Ou
à l'église ou en visite, elles ont un sortent, pour aller
de la tête aux pieds, les
grand voile qui,
pluscher deleurs
enveloppe 3 et c'est là le
pour travailler, elles ajustemens ôtent le : reptrées à la maison
leur sein et tout le haut du guaipil, de sorteque
déconverts.
corps sont entiérement
Une maison n'est guère qu'une
rarement divisée en deux, menblée pauvre d'une cabane,
rustique, de quelques bancs, de plats, de
tabie
cruches,avec des tasses dec coco pour boire pots, de
ily yag quelquefois cinq lits ,
des lechiea:
peu élevées de terre où e'est-a-dire,
claies
liés ensemble et 9
sont étendus des roseaux
jonc servant de sur lesquels sont deux nattes de
une botte de drap comme de couvertare, avec
paille ou de fourrage pour traversin
; --- Page 297 ---
(67) )
ticnt
un cuvier qui
mais dans la cour, est tonjours
lieu de laignoire. de Jeurs mets se soit jamais de
Je ne crois qu'on de nos gourmands. sel Un el plat beautrouvé sur la RtncN avec un pen de
féverolles, bouillies
ronge, tel est sonventle
de piment ou poivre
pourehanger, une
coup otderniers service; ; mais, salé, sec, dur comme
premier de boenf rongeitre , autre jonr, c'cst le
tranche de Dalisandre; un boulettes de mais
un copeau ordinaire,, quelques de nonne, et manplus conme les vents
Raly à Peau,
de
gées à la erojte-an-aa
mienx ; j'offrirai
Les riches evemnclicaucomnp suivans aux modernes Apicius.
pourehanger, une
coup otderniers service; ; mais, salé, sec, dur comme
premier de boenf rongeitre , autre jonr, c'cst le
tranche de Dalisandre; un boulettes de mais
un copeau ordinaire,, quelques de nonne, et manplus conme les vents
Raly à Peau,
de
gées à la erojte-an-aa
mienx ; j'offrirai
Les riches evemnclicaucomnp suivans aux modernes Apicius. (aites
bon cceur les mets d'Inde encore vert et tendre, et
Egrenez du bled
mettez-y crême et sucre 2
le cuire au beurre, des
vous croirez manger daim
se mortifier
un
EL. t
à mieux
Procurer-vons
lorsqu'il commence
huit jours: sont en nombre raisonnable,
pendant sentir et que les vers y daim) ct les épaules, qu'ils
Jevez- -en les gigots (du demiocaison,s avec de Pazica, faut
soientl hontispoegua croit qu'au Mexique, et qu'il de cette
herbe qui fraiche ne
pour modérer l'odeur à la broche, ,
prendire mettez ensnite le bouilli On ne dira
venaison de 5 rota et servez chaudement. ni à rôtir nià bouillir;
arrosez le daim n'est bon ainsi - 2 et je Vaurais
Rer mangé accommodé les versdontjavaiss ssouE délicieux, n'étaient
trouvé
difficile, passez. à ce
venance. pasmoins
distingné
Si votre godtn'est d'ailleurs, est plus
Ott
troisiénuc plat,
rare : ayez un bon tapco si
qu'il est E
fricassez.le en civet;
parce hérisson de Guatimala, du lièvre, vous le prenvous ne croyez pas manger lapin, II y a peu de temps
drez tonjotirs pourda
--- Page 298 ---
(68)
que l'évèque de cette ville chicana
qui, avec force épices
certains juges
trés - potelé vers la fin s'étaient du carême, régalés d'un tapco
sorbonique : des théologiens
Grande dispute
4 manger du
c'est austères prétendent
savans chanoines hetison:
faire gras ; mais
ne vit que de fonrmis, soutiennent que cet animal
ergo, sa chair est maigre. d'herbes Et
et de racines ;
d'antres bétes, répondentles
les lapins S, tant
ils pas d'herbes P La
théologaus, ne viventcise, a da être ingée question,demennésd plus tard
alors indémaisj je ne connais
par l'inquisition,
En attendant, point encore le résultat. 011 lézard,de ceux prenez à la Vallée un
chat et ressemblent qui ne sont Pas plus longs iguana
au
qu'un
vertes et noires sur le dos scorpion, : ils
avec écailles
apprètés en matelotte, à
sont hideux; mais
jus excellent, et leur chair T'étuvée, ils rendent un
à celle de poulet.
ésd plus tard
alors indémaisj je ne connais
par l'inquisition,
En attendant, point encore le résultat. 011 lézard,de ceux prenez à la Vallée un
chat et ressemblent qui ne sont Pas plus longs iguana
au
qu'un
vertes et noires sur le dos scorpion, : ils
avec écailles
apprètés en matelotte, à
sont hideux; mais
jus excellent, et leur chair T'étuvée, ils rendent un
à celle de poulet. est presque semblable
chez Plaisanterie à part, j'ai
nos plus riches
godtéde tous cesmets-là
très-délicats et en font Espagnols, leurs
qui les trouvent
Quelle transition va me délices. chapitre P... Pour
ramener au snjet dece
mes moutons ou à revenir, mes
comme dit P'antre, à
savoir que le chica se fait Indiens, ainsi: il est bon de
moins, meltent dans une cruche : les Petapas, du
trois quarts pleine d'eau, des ou une jarre, aux
bases de ce
racines de tamarin,
l'édulcore, et, breuvage, pour lui avec du jus de canne qui
Honquetdctabacen: feuille donner de la force, un
laissent fermenter la
: ils ferment le vaissean,
ou deux, et la soutirent. liqueur pendant une semaine
Rien n'est moins
un européen; rien n'est agréable
ce chica, pour
un instant les maux
plus
il endort
Trnaels
des Indiens, pour Jeur causer
oiee --- Page 299 ---
(69)
A peine cst-il an
ensuite d'autres souffrances. leurs voisins à vider une
clair, qu'ils invitént nuit, lous dans la craintedn prètre:
cruche, pendantian
ils sont sur lal litière,
la jarre est vidée,
et trois
ilsboivent,1 sonyent un jour sans comnaisanct,
restents sans pouvoir travailler. dans les villages ; mais frelaté, des
Le vin est prohilbé en apportent de
marchands de Guatimala cher
chez cux, et à fausse
qu'ils vendent plus plait que Thontancintiens : quand
niesure. Cette boisson ceriains cabaretiersles énivrent, le
ils vont à la ville,
dans le ruissean. Sic'est) du malles volent et les jettent s'ameute autour
s'en
soir, la canaille espagnole l'accable de coups, et Des
heureux, le traine, aux dépens de sa vie.
fait un jouet, souvent tout cela des pecadilles 3 on ne
Espaguols appellent un vol fait à un Indien, on
mouton.
ne punit jamais
celle d'un...
venge plus sa mort que au marché de Guatimala
T un jour envoyé produit d'une récolte
sacs de froment, L.e muletier s'énivre, et
ET dans non jardin. ne suis point un corvéable,
revient sans argent:j je des témoins attestent levol
le cabaretier,
il est puni, y'ai
par lui à Vivrogne, on plaide, la justice n'a rien
ou plutôt,
terert
gagué mon procès,
perdu;
mais fort heureusement,
Carillui faut sa part, 7 la valeur du froment.
Les frais n'ont quégale
CHAPITRE XV.
Le curé juge. 1 Autre miracle.
est
maire et chef
Unaleade, dans ce pays, inge, toujours de riches
de la tribu; 5 ce sont presque
le cabaretier,
il est puni, y'ai
par lui à Vivrogne, on plaide, la justice n'a rien
ou plutôt,
terert
gagué mon procès,
perdu;
mais fort heureusement,
Carillui faut sa part, 7 la valeur du froment.
Les frais n'ont quégale
CHAPITRE XV.
Le curé juge. 1 Autre miracle.
est
maire et chef
Unaleade, dans ce pays, inge, toujours de riches
de la tribu; 5 ce sont presque --- Page 300 ---
(70)
Indiens qu'on revêt de ces charges ; car, comme
elles sont honoraires, un Espagnol ne s'en soucierait point :
Nul n'a besoin d'honneur, tous ont besoin d'argent.
CHÉNIER.
On trouye peu d'alcadcs dévoués, asservis ou
vendusau gouvernement; ils sont en gunéral, justes
mais les juges supérieurs sont paret untélaires; aussi'les natnrelset même lescréoles,
tiaux et durs;
la
rendue parleurs comne redoutent-ils pas justice au-delà de l'autopatriotes. Elle ne s'étend guère avaient en France avant
rité que les juges de paix
sont-ils souNapoléon; encore tousleurs jugemens
mis à la sanction du pasteur. il arriva qu'un Indien
Quand jel'étais à Petapa,
don Gusfut condamné an fouet, par notre alcade, femme
avoir maltraité griévement sa
man,pour estrare, en ces contrées; mais ii ne voulut
ce qui acquiescer à la sentence, ct en appella au
point
curé.
diner, assis
Lorsqu'on me l'amena, j'étais, après lef frais avec
sous le portail de notre église, prenant
Janille, Chrysostôme, inez et Azor, ne songeant
guère à ériger mon siége cn tribnnal. L'alcademe accouremit l'arrèt en présence des curieux qui
raient en foule, ce spectacle étant pen commun 2
de
de fenimes, quisont, en ce
et surtout beaucoup
pays, très-curienses: : le ne psapunkorlaingemens
parceqwu'il était équitable; je le signai. L'épouse la
du coupable se jète à mes genoux, ct demande
grice d'un mari trop heurenx dans son malheur ;
la bonne fonme (il y en a) est éconduite, avec
éloge cl lepatient se soumet, tailleur officicl,
Rode aucien maitre-d'écple,
mais non officieux, lui administre alors modéré-
pays, très-curienses: : le ne psapunkorlaingemens
parceqwu'il était équitable; je le signai. L'épouse la
du coupable se jète à mes genoux, ct demande
grice d'un mari trop heurenx dans son malheur ;
la bonne fonme (il y en a) est éconduite, avec
éloge cl lepatient se soumet, tailleur officicl,
Rode aucien maitre-d'écple,
mais non officieux, lui administre alors modéré- --- Page 301 ---
(71),
coups de son
vingtcing
foument, sur le ponérinur, tandisque la sensibie épouse ou non
fouet jutlidstre, ,
lépoux, repentant comptait 3a
dait en larmes, que que le gpeflier
se déchantait ses litanics, plenranfe que Chryostone que le
coups, qu'Azor pour rire , que fsladesoptonats Ics maris pestaient ct
tournait fermait les yeux, que
leur rlonté natucuré
sourinlent, mnalgré
Vexles fennes
tragi-comiqnesn
oner Après cette expédition dit quil rrganle cC chàtiment à son
pédié sc lève, et me
j'ai fait du bien me
comme venant du ciel, que son corps., et qu'il cher 2
âme
mal tont quéprunia son coeur. En vérité, suir mon même, ?
de
pas de quoi. Dèsle
etsa
il n'ya
LE
lui dis-je, un poulet, par reconnaiamnce,
il m'apporta
d'inde.
femme... un cog
n'aille pas croireque j'en
Que lel lectenrinarut la des mcenrs, des contumes
conie,
ce sont
mrohabletenth beaucoup et au-
: bientôt, aborder au Mexique 2
pourront
LL
a'Ebropéens m'aln, ne me démentira. avait fini
emn,31. miracle de la montagne
Re un ReE
Le
dans ma paroisse: ; sijensse jour de la crédulité
trerjnsques
abusé chaque
de diverses
weletisunts de mes paroissiens
pour
ct de la supersition presque tous 7 me prenaient aux sorciers
couleurs 7 qui, croient aux revenans ? soit prètre
un snint,, qui Matlewmilanit qu'on
toute
et anxmaldlioes. oblenir ici tout hommages pouvoir, et des
et tolérant pour pour recueillir des les cceurs et lcs
conliance,
conquérir et
offrandes, pour
tontà-coup
bourses.
en chaire, f'entendis se former
Btant un murmares jour
et vis un grouppe qni venait
un sourd autour d'une jeune créolc, Je
tumulte
desends,Taccn tomber, privée de sentiment.
de
toute
et anxmaldlioes. oblenir ici tout hommages pouvoir, et des
et tolérant pour pour recueillir des les cceurs et lcs
conliance,
conquérir et
offrandes, pour
tontà-coup
bourses.
en chaire, f'entendis se former
Btant un murmares jour
et vis un grouppe qni venait
un sourd autour d'une jeune créolc, Je
tumulte
desends,Taccn tomber, privée de sentiment.
de --- Page 302 ---
(72)
cours anprès d'clle, et, pendant
va lui
chercher des sels ct du vinaigre, je
fais jeter
RTTE
an visage de l'eau bénite; elle reprend pen-à peu
connaissauce, mais elle a des tranchées cruelles,
de terribles convulsions : je l'interroge dans un
monent de calmegelle a mangé des tos, espèces
de morilles presique aussi dangereuses que certains
champignons.N Noure docteur arrive, et ne sait trop
quels secours ordonner... Une idée soudaine me
frappe, je cours à un autel,je reviens àl la jeune
fille, je lui fais avaler de T'huile d'une lampe d'argent qui enfumait Samnt-Doninique,Je ne pouvais
henrensement lui donner un meilleur remede:
cette huile rance débarrasse aussitôt son estomac
du fatal champignon ; la créole respire, ne sent
plns aucune douleur. Miraclelest un cri général,
saint
beau leur exet je suis plus
que] jamais: j'ai
pliquer une gnérison naturelle, il faut que je partage avec le véritable saint, avec la Jampe merveilleuse, la gloire du prodige : on crie, on chante, 2
on saute autour de moi; les plus près me baisent
les mains, d'autres caressent ma soutane ou mon
Je veux battre en retraite, on me retient;
tire, le surplis est en pièces, qu'on s'arrache de
des
de
béni; et ces
EL
tout coté, comme
parts
pain
d'un
loques sont regardées cone les reliques
saint, qui, Dieu merci, est encore vivant.
On mariait le lendenain la fille del'aleade avec
le fils du polonais, dont j'ai parlé plus haut, et
j'étais de la Tete, d'abord en qualité d'ami, ensuite
conme chefspirituel de la bourgade, dont la noblesse altière et la modeste bourgeoisic, étaient
aussi conviées à la noce : or, ces deux classes, fort
au-dessus du tiers-état (21), n'étant pas moins
les Indiens et les
inéolairées ou smperstiticnsesque
noirs 2 je comptais leur prouver, au banquet nup-
j'ai parlé plus haut, et
j'étais de la Tete, d'abord en qualité d'ami, ensuite
conme chefspirituel de la bourgade, dont la noblesse altière et la modeste bourgeoisic, étaient
aussi conviées à la noce : or, ces deux classes, fort
au-dessus du tiers-état (21), n'étant pas moins
les Indiens et les
inéolairées ou smperstiticnsesque
noirs 2 je comptais leur prouver, au banquet nup- --- Page 303 ---
(73)
sainteté extrémement montial, que j'avais donc une très - gai à la fète; je
daine, Jc fus du grand Saint : Dominique:
bus à la santé
patron des Jacobins , lequel
père de "Tuqoisition, dans notre église,, ayant un dogue
était représenté torche à la main, et à ses pieds
auprès de lui, une Je chantai même une ronde
le globe de la terre... du
Noé: Faurais dansé,
detable en T'honneur le saint papa roi David ne dansa-til
je crois; car enfin,
perdnesquer tousces c'estqu'mn plaipas iant.reserheueal etlepisque Pon dit dema; galté, à côté de
sirs-làs ligurerais dans le calendrier 32 Saint-Bojour je
de Saint-Bilarion, du noins
Sum-Rugnlbesta dont les noms glorieux,
naventure, scnt
tristes.
ce beau ciel ,
ne Ce qui pas l'est ordinairement, Tous sous les ans, cerc'est Tinstitntion du mariage,
commune 7 faire
tain officier vient, dans chaque actifs 011 inactifs,
des citoyens ou moins, sont
un dénombrement fort ocenpés, qui: plus
en rébien que à de durs impôts : il met d'abord vivres 1 ce qui
sonmis des volailles et autres lni
en csquisition
que la paroisse ne
paic
n'empêche pas
ses prétendncs,
pèce, sur son mémoire, loisir dans les
il
cet
E:
procedea
opéet conme
la charge est bonne pour
de l'opération,
un conratenr. il
sur la place publique,
Mais
parait
en préseuce des premières
trôle à la main : et, revue de toutes les familles.
autorités, ily passe terninée, une
il range à part les gar- ans
Cette inspection les Glles
au mariage : quioze les auçons et
propres treize ou quatorze pour
pour les premiers. convenable, ou du noins 7 discours preserit
cst Tâge il tient ensuite à-peu-près ce
E par fisc.
trouvent retardataires :
aux parens qui se
parait
en préseuce des premières
trôle à la main : et, revue de toutes les familles.
autorités, ily passe terninée, une
il range à part les gar- ans
Cette inspection les Glles
au mariage : quioze les auçons et
propres treize ou quatorze pour
pour les premiers. convenable, ou du noins 7 discours preserit
cst Tâge il tient ensuite à-peu-près ce
E par fisc.
trouvent retardataires :
aux parens qui se --- Page 304 ---
(74)
au mépris du décret de Sa Macc Pourquoi, catholique, roi des Espagnes et des Indes s
n'avez- jesté vous pas encore mariétous ces jeunes gens ?
Vous gardez près de vous tant de personues tribut inutil.-s, pour qu'elles ne contribuent pas an leur
général; je ferai augmenter le vôtre jusqu'a c'est d'ailmariage, et resterai ici pour le hàter: dans celui de
leurs dans votre intérêl,. comme mêmes cette
Tétal, puisqu'alors ils paieront eux libres.
surcharge, en devenant. heureux et
alcade P Oui, beau-
< Comment,s seigneur
-
coup d'eutre eux, sont trop jennes. soit Voyez-les crde
rire... In'ya point de nation qui
plntôt ni
la vôtre en connaissances el en malice,
plmot que propre à la besogne et à la génération. Tous
ces jeunes gens-la sont trés-bien proportionnés, des canous
sont vigonreux; je Jeur applique un le mariage à
de notre sainte église , qui approuve avec cette conde quatorze ou quinze ans, cetatem... 2
M. votre
NEE : Nisimalitia suppleat
curé vous expliquera ces paroles... >>
Qn'il répétait sans doute en perroquet, car j'ai
plus d'une preuve que ce grand multiplicateur ne
dire, dans aucune de ses affaires, j'y
ponvait
perdrai mon latin.
trente-deux mariages réEn vingt-quatre-lienres,
vicaire, sacrissultérent de sa harangue; curé,,
sonneurs
tain et bedeau, chantres, musiciens 9
ces trois catégories n'en fout qu'une pour
la I musique ct le chica) durent se mettrent en
nage à cette occasion; mais un son argentin SuCcéde en raisou du vacarme, et les denx prêtres 7
ainsi que le presseur d'esclaves conjugaux, sont
de la noce générale. chose asscz honteuse pour un
Mais c'élait une
ces
conétat civilisé, que de voir, parnii
époux
eau, chantres, musiciens 9
ces trois catégories n'en fout qu'une pour
la I musique ct le chica) durent se mettrent en
nage à cette occasion; mais un son argentin SuCcéde en raisou du vacarme, et les denx prêtres 7
ainsi que le presseur d'esclaves conjugaux, sont
de la noce générale. chose asscz honteuse pour un
Mais c'élait une
ces
conétat civilisé, que de voir, parnii
époux --- Page 305 ---
(75)
combien étaient
de Yêtre en un instant,
les plaisirs
traints
jennes pour supporter neeuds. Qielmnes
vrainent LeSaS ccs Rodisolnhles ainsi
don Gusman,
et les peines
que mêine en proraisons que) ciaportowens rétarder quelques uns; 9
je ne
pour en
des actcs de bapiômne, des gardaisant lc registre
et Ton maria
pus rien gagner non plus, ans.
être
çons qui n'avaient pesdonse dans l'action qui devrait rend
Ainsi 7. jusques TEspagnol, par capiliné les tributs 2 qu'il
la Tindien plus mbre, esclave, pour d'un angmenter autre côlé 2 ii vent,, M à
en tire 1 tandis diminuer que; la ropolations Qne doit, s'est
erainte,
arbitraire,
ct
un
: TRite
Sn devenir uveriemnent entre la peur et l'avarice fausses démarches;
tonjonrs placé lui conseillent que de
aveuglé
l'autre ne ni la prence ni la justice; il nc
il n'écoute la flatterie, trompé par Tmposture, et il se jette sous
par voit pas la liherté C qui dont le menace, ellc arme 7 le bras vengeur.
ia massue du penple
CHAPITHE XVI.
Les tableaux.
Un Dialogue.
des hommes avec tantd'inhu- marienr,
Pour gouverner disais je un jour au commis
leur
manité, leur résistanco, leur méchauceté, nous refuquelle est
de nous? que
doux,
malice ? enigenile les connais:i ils sont laborieux; rendre sersent-ils? s?3e ichonnaires, portés à obdir et à
leur tépolis,,
même pour
qu'on
à se
dévouer
pen
vice ,
itspeul-eurc;
moigue de Vintérêt, de l'amitié. sont paresseux, ivroailleurs, CCS sauvages
/ mais
résistanco, leur méchauceté, nous refuquelle est
de nous? que
doux,
malice ? enigenile les connais:i ils sont laborieux; rendre sersent-ils? s?3e ichonnaires, portés à obdir et à
leur tépolis,,
même pour
qu'on
à se
dévouer
pen
vice ,
itspeul-eurc;
moigue de Vintérêt, de l'amitié. sont paresseux, ivroailleurs, CCS sauvages
/ mais --- Page 306 ---
(76)
rndes, insolens 2 et ils portent l'audace
jusqu'a gnes : se pendre ou se laisser mourir de faim,
plntot que de vivre tranquilles dans une servitude
pour laquelle ils sont nés. 1 Dans laquelle,
seigneur... -
Chut! causons prudemment avec un pareil philosophe. Ils sont fidèles, probes continuai.je, ils aient
etl'on n'a jamais reconnu que nulle part
commis aucun vol d'importance ; nos voyageurs toute la
ne crnignent pas de coucher auprès d'eux des sacs
nuit dans un désert 2 quoique portant
la
pleins d'or. 1 Oi iraient-ils avec cela, quand oi
Sainte- - Bermandad à l'ceil par tout? (excepté
ils pourraient fuir) ). - Ils saventgarder un secret, rien
ne vondraient
pour leur fortune, révéler
faire le saibone tort à celle d'un voisin ou
qai pat
ou au crédit d'un Espagnol,
à sa réputation
air
qui daigue leur sourire. 1 (En ricanant d'un
malicienx:) ) Et d'un curé 7 surtoul, qui les
un
ste
un peu, pour avoir, aujonrd'hui loin, chapon, mon ami...
main une oie. - Je n'irais pas
ne.
pour en trouver chez certain accoupleur, la qui
sait
comme les moines, plumer poule
sans Eatoi faire crier. la malice d'un sot est souAssez, me dis-je : celle d'un honme d'esprit.
vent J'avouérai plusà craindreque les Indiens portent un grand
que
s'ils
respect à leur curé,, qu'ils s'endimanchent,
le peuvent, pour venir lui faire visite, et étudient c'est
un compliment tout exprès pour lui plaire leurs : seuls
qu'une partie des curés sont presque
protecteurs, contre une foule de tyrans (22).
ils n'étaient
Pieux comme nos pères, quand la religion sincèrepoint fanatiqnes, ils aiment
si bienment, cette religion si vraie, si purc, tant quc
faisante, et qu'on ne peut hair ou négliger
respect à leur curé,, qu'ils s'endimanchent,
le peuvent, pour venir lui faire visite, et étudient c'est
un compliment tout exprès pour lui plaire leurs : seuls
qu'une partie des curés sont presque
protecteurs, contre une foule de tyrans (22).
ils n'étaient
Pieux comme nos pères, quand la religion sincèrepoint fanatiqnes, ils aiment
si bienment, cette religion si vraie, si purc, tant quc
faisante, et qu'on ne peut hair ou négliger --- Page 307 ---
(77)
piélestall 1Vlanmanité,
le coeur estsain. Elle aj pour dans l'aceeptation
: Tajomterat
cst un
a dit Gangauelli de ce mot si consolatenr, qui n'en qu'elle a pas; 7 est
générale lien mécessaire 2 et que celui
capable de tout.
ses bords, une gronde
Malheanrensenent, sur lui donnent ponr cortige le
de ses ministres l'avide intérêt. A voir
partic l'avengle superstition et
des saints, dont
nombre des images représentant on les croirait iconolatres. à Venils tapissent les trés-mal églises, peints, sontollerts d'un
Ces tableanx, bons Mexicains 7 en exécution fètes
vi par les les
aux
des et au Rodr
voen ; on
porte chacun leur tour 1,
Le
mais
et la bannière.
CTESeE
cipales, d'un bâton doré, entrela croix celui qui donna le tade la fête du saint,
festine ses amis 9
jour bleau qu'on a porté en pompe. la messe 3 et pour le seret envoie au curé, pour dollars, trois ou six pièces du
mon , un ou plusicurs avec du cacao 2 de Pachiot, toute
de volailles 2. lui faire du chocolat pendant a une cinsucre, pour
église, au Mexique, sont de
l'octave. Chaque
croûtes 2 qui
quantaine de ces mauvaises
bon pain pour les prètres. des ex-voto, et de faire
Aussi ont-ils grand soin les woteurs,, du jour de
avertir un mois d'avance soient en état de bien chôleur saint, pour qu'ils
peu libéraux, on
mer sa fête. S'ils se la montrent chaire, une verte admonileur fait du haut de
ils ne peuvent contrition 5 si, faute de moyens, f'image, en leur faisant nobuer, on leur envoie la place d'une autre, et que
tifier qu'elle tient
un saint inutile au corps
Véglise ne doit pas garder contribution, le dévot a
et à Pâme;. si, dans la de l'offrande dévolue au
omis la moindre partie
u libéraux, on
mer sa fête. S'ils se la montrent chaire, une verte admonileur fait du haut de
ils ne peuvent contrition 5 si, faute de moyens, f'image, en leur faisant nobuer, on leur envoie la place d'une autre, et que
tifier qu'elle tient
un saint inutile au corps
Véglise ne doit pas garder contribution, le dévot a
et à Pâme;. si, dans la de l'offrande dévolue au
omis la moindre partie --- Page 308 ---
(78)
curé, celui-ci menacera l'autre de
pour son saint,
ne pas précher
Mais la plus terrible menace est celle du
lorsque les Indiens
renvoi :
la fondre ne vienne l'entendent, écraser
ils craignent
punir d'avoir souffert
leur village,
Tec
léglise; ils se coltisent qu'un saint ait éué Jfeu de
sans fante l'impot sacré, sans et tles délai pour acquitter
J'allais oublier, parmi ceux
présens redoublent.
paroissien
quej'ai notés
ne peut aussi se
plushaut,
saint, d'en
dispenser,
Eh
mettre: au
pour
ily dépose, en
des pialdesonimage :
et, souvent, jusqu'a conséquence, donze
fleurs, des fruits
cierges ornés chacun
d'rmerealeynantosil. se trouvesenldans la
sansqu'on braler
y prenne garde, il llesallume et chapelle;
tous à la fois, si
la
les laisse
le curé n'en voit que les bienqu'a bouts.
fin dela messe ,
il ordonne au bedeau d'avoir Pour y remélier,
et de ne pas permettre à
soin des ofrandes,
lumerplos d'un
celuiqui les donne d'alse plait
cierge, en Ini disant que lesaint
qu'a voir davantage enfumer à regarder ceux qu'on lui
sa fignre.
offre,
A peine Iliemissaest est
ou le vicaire, le sacristain prononeé, que le curé
toutes les
on le bedeau enlèvent
beaucoupde offraudes; et comme plusieurs saints ont
dévois, outre le
on recneille parfois
cent principal du jour >
de réales, sans parler jusqu'à des fleurs cierges et autant
ce moyen, le moine qui dessert el la des fruits. Par
tapa, 01 toute autre de ces
paroisse de Pemieux fournide cierges
tel cantons, est souvent
n'en est pas plus éclairé.On que Jes épicier de Paris, et
gros, à cenx de Guatimala; ; vend quelquefois en
tireplusdeprofi,
rais en détail, on en
parce qu'on les
pour un maringe, un
résideancIndliens des
une fête ou un
baptene,
relevailles,
enterrenent; ainsi l'on peut re-
tapa, 01 toute autre de ces
paroisse de Pemieux fournide cierges
tel cantons, est souvent
n'en est pas plus éclairé.On que Jes épicier de Paris, et
gros, à cenx de Guatimala; ; vend quelquefois en
tireplusdeprofi,
rais en détail, on en
parce qu'on les
pour un maringe, un
résideancIndliens des
une fête ou un
baptene,
relevailles,
enterrenent; ainsi l'on peut re- --- Page 309 ---
(79)
àcelni vendre, jusnu'se cinq on six fois, les
qui les a donnés:
mémes cierges
dont le fil est inaperçu des saiuteet Iuerative navette,
prodnit pas moinsd de bons tilets. yeux vulgaires, eln'en
téméraire Ilfint être bien orgucillenxoul bien
Ou bien
morieste, bien
sans répugnance. Mes tranquille, pour aller à confesse
d'orgueil
catholiques étaient exempls
pourquoi pourquoi, ils parhabitndes nais nons
OSECES
dit
le y devaient venir. Comme savionsfort bien
pasteur ne pouivait leur donuer onleuravait
sans
une
.Serk
arrivaient
recevoir quelque perit
abunsavec quatre fois Tan, au tribonal cadean, ils
uneréale, d'antres
secret, les
mage, du sucre, des ceufs ou avecdn beurre, dufroon de la volaille 9 souventà du gibier, du poisson
chaque jour, pour nous, aurait travers le caréme, dont
gras: ils racontaient leurs
pu être un mardi
parfois quelques drôleries poccadilles, de
enymélant
naient' pour de gros péchés, et ménage, il s'en , qu'ils prepaisiblement, la couscience et les mains retournaient
nettes.
CHAPITRE XVII.
Les Fêtes. - Produits d'une Cure.
deur Pourquoi soient faut-il que la simplicité,
la
de
toujours les victines de que canThypocrisie P C'est qne la coloube Tinopoaure et
nedevaient pas étrearmés du bec
ou T'agnenu
l'épervier li,
ou du renard; mais l'aigle ou des grifles de
qui dévorent les
etle ligre-sont
dévorans, 2 pour tomber à lear
XVII.
Les Fêtes. - Produits d'une Cure.
deur Pourquoi soient faut-il que la simplicité,
la
de
toujours les victines de que canThypocrisie P C'est qne la coloube Tinopoaure et
nedevaient pas étrearmés du bec
ou T'agnenu
l'épervier li,
ou du renard; mais l'aigle ou des grifles de
qui dévorent les
etle ligre-sont
dévorans, 2 pour tomber à lear --- Page 310 ---
(8 80)
tour sous la flèche de
teurs, qu'un insecte Thomme, ce roi des destrucdes atômes.
pourtant met par fois au
rang
Votre agneau, blanc ou
ou fanve, ont reçu bec et noir, votre colombe olive
vent "point, leur
ongle: s'ils nes s'en sernature inférieure ou intelligence bornée d'une
elle pas, de droit comme presqne de nulle, ne les rendtours et des renards
fait, esclaves des vaule lecteur qei dit cela! centicolores?.. Il
Ce n'est pas
humain pour raisomner si est trop juste et
sait que nos américains duremeni, et comme
sont
R
pintot avec moi que, sil'honme hounes il dira
Tchanages le créateur
était
en
adidl
non pas un être
ent fait une brute pour et
esquisse.
pensant, Surce,jer reprends mon
n'offre Au jour de l'an, il n'est si
au saintpauvre diable qui
virans pour Ses
pasteur des voeux sonores ou
delear est un de' érennes; ceux où mais le jour de la Chancettes : on promène en se font les grandes reVierge; elle arrive devant procession le
Timage de la
cinq cierges d'une mnain maitre-antel, de
tenant
tonriereiles, qu'elle
l'antre autant de
qu'il accepte tout de parait bon; offrir au prètre, et
peu aisée doit imiter uu si chaque personne un
des cinq cierges présentés auguste exemple; mais
les tourterelles
pour être bénis
les autres
9 on n'en
avec
rachètent resten: au curé, de remporte qui Jes
gn'un ;
ensite, eu
Indiens les
qu'ils sont benis. Que
plus chers, parcec'est une
que de
RF
.
benéiietion!
cierges!
Si Ies fideles sont aussi fort
cérémonies dela semaine
exacts à suivre les
sont pas moins à faire édifier sainte, les prêtres ne le
bres, qu'ils gardent
des reposoirs funéjour et nuit. L/intérieur, --- Page 311 ---
(81)
surtout le
miéres; la tabiermacle, cire brile; est brillant d'or ct delutrée, s'élève sous un mnais un cmneilis, à l'end'argentet deux enfans de crépe, entre denx plats
simples ou les doubles choeur, qmirecoivent les
dans genoux : outre cela, le sacristain réales, qu'on apporte à
toutes les
fait uue
du lominaire. Je maisons, pour faire face quête
ceux qui en ont ne le puis oublier les
au coit
entronventalouere gont, honmnes discipliness et
Nul
chez lel bedeau.
cmneilis, à l'end'argentet deux enfans de crépe, entre denx plats
simples ou les doubles choeur, qmirecoivent les
dans genoux : outre cela, le sacristain réales, qu'on apporte à
toutes les
fait uue
du lominaire. Je maisons, pour faire face quête
ceux qui en ont ne le puis oublier les
au coit
entronventalouere gont, honmnes discipliness et
Nul
chez lel bedeau. fctmes,
des sept
curés: la communion sacremens n'est stérile
la réale ou du
CSt toujours
pour les
pain consacré à dollar; et comme acounpagnée on ne refuse de le 4
avantageuscment au personne 2 cet article
On célébre
budjet des recettes. figuare
grandes fetes, la d'une Pentecôte 2 comme tontcs les
le dant le Veni Creator, manière le
dramatique :
visage tourné vers son pasteur se tient à l'autel, penblanche votte colombe, 3 dressée troupeant 5 soudain une
sieurs et vient, se poser sur sa exprés, tête, s'élance de la
jettent anges, des fleurs apparaissant au faite tandis des que
boliser les graces du sur ledit chef pour
ESEES
alors les Indiens, Saint.Esprit sur sa mieux synileurs présens. toujours initateurs, personne font
:
La Fete-Dieu
anssi
est si brillante, si
nsgnipue, que je n'oscrai même dans nos
pompense, si
la décrire, de simples boimades,
catholiques de la capitale du pear d'humilier les
Toutes les autres fêtes monde. tueuses et productives. ne sont pas moins fasd'une Danschaqued église,
aurachatdes armoire adhoc, ergnibabiropeire reçoit le
le
àmes détenues
naméraire destiné
pastenr en a seul la ansleprremneier (23):
T. Il,
clef(du tronc ); a-t-il
--- Page 312 ---
( 8s)
besoin d'argent, il y trouve sonvént
piastres, 3 pour lesquelles, du
jusqu'à des
dire des prières. moins, il devrait
Parce qu'une chose perdue
quelgu'un, - l'indien qui la
doit appartenir à
nait le vrai
trouve, s'il n'en conau prètre, qui propriétaire, place
l'apporte exactement
l'armoire des
l'objet dans le tronc ou
souvent remarqué trépassés, 2 à fonds perdu. On a trop
trouvai.le, fat-elle qu'un riche, Espngnol, faisant une
Japporteur. Une des meilleures n'est presque jamais
vicaire, confesseur indulgent, pratiques de mon
chemin un patagon (trois francs ayant trouvé sur le
jours après se confesser, et lui ), vint,
disant qu'il n'osait la
doppa la
en
en
ne
retenir, de
E
peine
vinssent la lui
peur que les âmes
les offrandes du jour des morts demander, A Petapa,
rement de trois à quatre cents s'élévent ordinaiautant de volailles, mille
dollars, environ
de bled, etc., et une centaine ceufs, de douze boisséaux
Les fêtes de
cierges. grande dévotion. Noël, Les sont célébrées aussi avec
tendre la place de toiles Indiens commencent par
sage, des brebis, un
ou sont peints un payune étable assez vaste, berger; puis ils construisent
qu'ils nomment
couverte en
étoile en
Béthléem : une resplendissante chaume,
dirigée vers transparent l'Orient, illuminé, avec une queue
sur. le toît de cette chaumière, s'éléve, comète des Jnifs,
crêche, portant l'enfant.
ées aussi avec
tendre la place de toiles Indiens commencent par
sage, des brebis, un
ou sont peints un payune étable assez vaste, berger; puis ils construisent
qu'ils nomment
couverte en
étoile en
Béthléem : une resplendissante chaume,
dirigée vers transparent l'Orient, illuminé, avec une queue
sur. le toît de cette chaumière, s'éléve, comète des Jnifs,
crêche, portant l'enfant. dans laquelle, une
côté, la Vierge, et de Jésus en boisdoré,a, d'un
de même; près
l'autre, Joseph, représentée
sont amenés avant d'eux, un boeuf et un âne réels
saint berceau de leur minuit pour réchauffer le
sont des figures
haleine; et autour d'eux
un violon, une guitare, d'anges, qui tiennent une harpe, --- Page 313 ---
(83)
de Mais minuit sonne ; aussitôt la
des l'église, tambours au bruitdes cloches, des procession sort
la marche
et de la
M. trompettes,
cn grand musique; l'alcade ouvre
confréries des hiommes, costume; viennent ensuite les
l'étendard de
bannieresd déployées,
beau sexe, puis Saint-Michel, le
puis les confréries puis du
représentent un clergé, puis les trois
Rry mon
créole, un indien et un nages
snit le peuple secrétaire, est le roi Melchior noir
d'un
fidéle, et chaque individu ; enfin,
vent. cierge Arrivés allumé, mais il fait
est muni
ouverte, les à T'étable, qui de quelquefois tous
du
crêche, offrent rois se mettent à genoux devant côués cst
entonne un Noël, l'encens, la myrrhe et l'or; le curé la
bruit de la
que chante tout le
le tapage, les nusique et des fanfares, et, peuple au
gers el
confrères el les
pendant
à deux bergeres 2 tous les paroissiens consenrs, en berpour offrir leurs
défilent deux
fromages, les
chevreaux, présens, tels que fruits et
selle deux tiers sont vendus coqs-d'Inde, au marché agneaux, dont
tres et Janille, les
et l'autre est_partagée entre par mademoidès
pauvres, Le
les préque foffice est cortage retourne au
ballet ensuite
achevée, réveillon temple
à l'entonr de sur la place, au lever de général,
voit sauter l'étable, et parmi les danséurs, Taurore,
à leurs épaules diesauges, ;
avec de grandes ailes on
petit mouton, donne puis un Saint.Jean, suivi de fixécs
ces deux représentans la main à une
son
ment choisis
de saints, sont Madeleine;
gesse; mais on pour admire leur beauté comme pour ordinaire. leur
tume : enfin, le
en eux, la
sa-
-
la cérémonie
bal ne sert
fidélité du coset les chrétiens pas et les peu pour attirer à
Ahljallais oublierla
offrandes.
paroisse, où tant de Saint-Michel, fête de la
cierges... Je m'arrête, Vous
6*
ans la main à une
son
ment choisis
de saints, sont Madeleine;
gesse; mais on pour admire leur beauté comme pour ordinaire. leur
tume : enfin, le
en eux, la
sa-
-
la cérémonie
bal ne sert
fidélité du coset les chrétiens pas et les peu pour attirer à
Ahljallais oublierla
offrandes.
paroisse, où tant de Saint-Michel, fête de la
cierges... Je m'arrête, Vous
6* --- Page 314 ---
(84)
ponrriez bien me dire ce
disait à la sonate :
que l'auteur d'Emile
Les
Gierge, que me veux-tu?
ecliésiastiques ne sont pas les
s'engraissent aux dépens des
senls qui
Indiens ; mais,
Jaborieux et maigres
gnols, qui, la geincraletment, plupart, étant tous les fiers EspaS'eurichisent à volonté du oisifs et paresseux,
gens, les chargent de tous travail de ces pauvres
tent chaque jour quelque leurs ouvrages, inyenrapiner sur eux, leur enlévent nouveau prétexte pour
meillenre partic - de ce qu'ils ont en un instant la
coup de peine, et les tondent acquis avec beaumérinos: Depuis le vice. roi, entin comme des
commis, combien de
jusqu'an dernier
Et ce mouton
loups, pour un monton! !
au doigt par ses encore, pour n'être pas montré
yeux des Indiens, compatriotes, lc ton de 5 doit alleeter, aux
paon.
l'ours et la morgne du
On a mis des impôis sur tout,
santerelles, qui ravagent souyent excepté sur les
excepté anssi sur la fièvre
cetle contrée,
désole par fois mainte
nommé tabardillo, qui
sur les uracanas, qui renversent bourgade, excepté même
bres, des maisons, excepté enfin toujours des aréruptions voleaniques, des
sur les suites des
mais, frappé d'un de ces tremblemens de terre:
de nouvelles taxes,
fléaux, si l'on
on
échappe à
velles offrandes. Au milieu n'esquive d'un jamais de noule.curé, s'il n'est pas
de ces désastres,
et rit de l'antre:
sensible, plenre d'un ceil
tout est
mnesses, processions,
employé, tout rapporte.
prières, 3
Une tabardillo des
tout à Petapa,
plus malignes devint, surdons, et, dans Realacnstiverpsr l'espace
les voeux et les
nous enterràmes une centainede d'environ trois semaines,
lars,1 l'un dansl'autre,
chrétiens à 3dolpar tête. Huit jours après,
,
et rit de l'antre:
sensible, plenre d'un ceil
tout est
mnesses, processions,
employé, tout rapporte.
prières, 3
Une tabardillo des
tout à Petapa,
plus malignes devint, surdons, et, dans Realacnstiverpsr l'espace
les voeux et les
nous enterràmes une centainede d'environ trois semaines,
lars,1 l'un dansl'autre,
chrétiens à 3dolpar tête. Huit jours après, --- Page 315 ---
8 85)
arriva notre marienr,
pour éviter ou
comme un autre
réparer uu deficit
désastre,
liscaux; et sa
dans les tribats
nicrs que lève P'aglise, présence Si ne les pouvait altérer les desistent surtont de
subOn
naissances, moures.lEurepe
pourrait dire que cenx dhwmens. de
de morts,
souvent de
Gnatimala
sine sur les santerclies, et fondent aussi leur vivent cuimens de terre. tempétes, les volcaus, les trembleLa Sait nature éternelle, au gré de son
toujours de la mort faire naitre envie, la
vie.
CHAPITRE XVIII,
Excursion. - L'Alligator.
Ex politique, à Gnatimala, il
tenter; rien à d'ailleurs i'y allais
n'yavait rien a
faire avec les
dant,
Petapns: :
omepmieitayeat
plus éclairés, moins guelquesnns, cepenautres, zèle savaient bien à quoi prejugistes s'en
que les
pour l'antorité
tenir sur mon
m.IE thamuntuge
absolne et sur ma
prudence, et du leur, la mais, de mon coté, la
raisonnement.
se
Fiantrd
dans leur douce J'osais, da moins, sans boruaient au
à ma philosoplic société, faire un peu
crainte,
ce théisme
républieaine, et prendre l'air
contre la pur, incbranlable, qui est plus ma encore à
superstition et le philosophisne. citadelle
Quelques.bruits sonrds
couraient sur certaines depnis assez
lieu plusieurs fois en
emeutes qui auraient longtems, 9
sawwpetinineeme eu
Fiantrd
dans leur douce J'osais, da moins, sans boruaient au
à ma philosoplic société, faire un peu
crainte,
ce théisme
républieaine, et prendre l'air
contre la pur, incbranlable, qui est plus ma encore à
superstition et le philosophisne. citadelle
Quelques.bruits sonrds
couraient sur certaines depnis assez
lieu plusieurs fois en
emeutes qui auraient longtems, 9
sawwpetinineeme eu --- Page 316 ---
(8 86 )
Sud; mais ces rumeurs n'avaient
tance, 9 et je n'obtenais méme
guère de consistails certains par ma
que très peu de dépitale : la poste, ici, est correspondance avec la cace qu'elle est soumise à l'action inexacte et infidele, partraire du tribunal
doublement arbipubliques, elles ne alominables pourraient quant aux feuilles
extraire celles d'Europe,qui copier ou seulenient
pas/dans ces pays; mais elles d'aillenrsnep pénêtrent
liberté, de
parleront en toute
cochenille, ct d'indigo
politique,
pour toute
Ilyavait six mois
de: nos chers Mexicains, quej'étais privé des nonvelles
écrite depuis cinq semaines, lorsque je reçus une lettre,
Vera Paz.à trente
quoique datée de
Retardée
la
lieues au plus de Guatimala.
intact, elle par venait négligence, du
mais ayant un cachet
destine, lun des président de notre loge clanéchappés du couventdes négocians créoles à qui les
en partie les secours nécessaires Saint-Hyacinthe avaient dà
il m'apprenait
à leur désertion :
à
il que son négoce venant
Vera-Paz; eut été fort
del'appeller
une visite, 7 si ses
satisfait de m'aller faire
port, et qu'il
affaires ne le retenaient dans ce
me
regrettaitd'antant plus de ne
joindre 2 qu'il m'aurait
pouvoir
des nouvelles très
confie, de aire-voiz,
importantes.
Je puis étre à la Vera- - Paz en
dis-je à don
de temps.,
voyage à Chrysostome; je vais Ecude un petit
comme Aqua-alisate dans notre
pour y prendre les caux, que voisinage le
SI je le lni
docteur
tout
mnordodaeas
ordonne.
marche ici avec ordre et
Camarade,
absence, gouvernez la
tranquillité : en mon
et au retour,
paroisse ou la
, je vous ferai
commune ;
cette grande confidence.
part, en ami, de
Paz en
dis-je à don
de temps.,
voyage à Chrysostome; je vais Ecude un petit
comme Aqua-alisate dans notre
pour y prendre les caux, que voisinage le
SI je le lni
docteur
tout
mnordodaeas
ordonne.
marche ici avec ordre et
Camarade,
absence, gouvernez la
tranquillité : en mon
et au retour,
paroisse ou la
, je vous ferai
commune ;
cette grande confidence.
part, en ami, de --- Page 317 ---
(87)
Moi et Azor, enfourchés, l'un sur
l'autre crois sur une mule, nous arrivons sa jument ;
hnitjours trouver N*** : personne; ; il est bientôt parti ohje
Allons pour Carthagène. Peste soitde depuis
je me snis
la postel.
du
promené, et j'ai vu la
Yucatan; je me suis aussi
frontière
un instant, de l'ami Pétion, rapproché, à
pour
éorit; la
mais cette courte absence me qui fera j'ai même
promenade : je cherchais du
payercher
2 pour moi à Petapa.
nouveau ;il y en
de Elle l'attachement me procura en outre une nouvelle
du bon
preuve
au bout du monde; et noir, qui me suivrait
des écolières en ville. Passant cependant, M. Azor a
reyenant, auprès du lac de tons deux, en
m'arrêter pour laisser
Gaitli, je voulus
et déjedner sur l'herbe reposer mon andalonse
anciens bivouacs : pendant s en souvenir de mes
allait avec sa mule acheter que des mon carillonneur
ferme éloignée d'environ un
provisions à une
laissai paitre mon coursier dans quart la de lieue, s je
m'assis à cent sous un cocotier, au bord savanne, et
toises du lac.
d'une lagune, 9
formait Tandis que ma tête appuyée sur ma main
réflexion, avec non coude un angle de
droite
repos et de
sait tout quelqu'un,quejenes voyais pas
des
autrementsur mon individu. réfléchisbos, alligators habitaient ou caîmans, qu'on appelle Sachant ici que
aué
surtout dans ces
ocroupas
me camper près de
laes, n'avais
rais que la
celui-ci;
:
vais à
lagune, couverte de
j'ignoétait vingt pas de moi, sur le roseaux, bord du
devenue la retraite d'un de
tenait
ces
S
Sy
caché en
animaux, qui
j'appris à l'instant par attendantsa l'agitation proie : c'est ce que
soudaine de l'eau
ici que
aué
surtout dans ces
ocroupas
me camper près de
laes, n'avais
rais que la
celui-ci;
:
vais à
lagune, couverte de
j'ignoétait vingt pas de moi, sur le roseaux, bord du
devenue la retraite d'un de
tenait
ces
S
Sy
caché en
animaux, qui
j'appris à l'instant par attendantsa l'agitation proie : c'est ce que
soudaine de l'eau --- Page 318 ---
(88)
dormante, dressant s et l'effroyable
du
sur sa queue pour s' aspect
monstre, se
Me lever
'clancer sur noi,
commande;me pour m'enfuir, est ce que la
seille an crocodile: pourstivre, est ce que la faim peur me
pour la monter et je vole vers ma
conmoins
nous sauver
haquenée,
éponvantée ( que
ensemble, Non
personnelle comme nn Phomme, lajument.luc curé,
que moi, du côté de la chanoine, fnit plus vite
pied, anssi rapidement métairie, où je la suis à
dont les jambes ont que le peut faire un moine
d'un inquisiteur. Cependant, acquis la
de celles
cniman), courant aussi
féroce (
FISTE
bien
le'
beaucoup sur moi, n'en est qa'un cheval, gagne
pas ; je vais périr sous sa double plns qu'a cinquante
Soudain, grice à la
rangée de dents...
monture, sort de la Providence, est
Azor, sur sa
s'éeric: ( Courcz donc ferme, saisi
Ranimé
en zig-zag dhorreur, et
la ligne par sa voix, je me jète (24)! )
je voulais droite, en déerivant un aussitôt bors de
c'était de la tourner l'alligator. On cercle, comme si
sorte qu'on pouvait éviter m'avait dit que
amphibies; mais ma
ces crucls
joindre, la métairie qui jument
j'avais voulu
fiayeur qui devait m'e en methidtis una asyle, et ma
voyé, là
quoique suivant la priver, ligne droite. tout m'avait fourque peut prendre lc crocodile
C'est celleplus d'un honme de proie pour obtenir ce
Re, combe : la
recherche
la
ou du lézard
pesanteardu corps de par
géant et la roideur
l'ocroubo
génent ses mouvemens et
de ses écailles,
paralysent.sa
Embrasse-moi, mon
poursuite.
en remontant sur
brave ami, dis-je à Azor
toi, ma pauyre église l'andalonse serait
qu'il raméne:s sans
Tout autre vous ett averti. veuve de son curé!
fruits;
Voila du
déjeunons. - - A cheval :
pain, des
je ne descen-
et la roideur
l'ocroubo
génent ses mouvemens et
de ses écailles,
paralysent.sa
Embrasse-moi, mon
poursuite.
en remontant sur
brave ami, dis-je à Azor
toi, ma pauyre église l'andalonse serait
qu'il raméne:s sans
Tout autre vous ett averti. veuve de son curé!
fruits;
Voila du
déjeunons. - - A cheval :
pain, des
je ne descen- --- Page 319 ---
(89 de )
/
drais pas pour un
vers Fanimal, qui archevéché. -(Se retonrnant
j'avais ma manchette! commence à nous suivre : )Si
tnerais, et nons anrions Qn'en fevais-tnt- -Jele
c'est une femelle P -Je ses cenfs. - Sais-tu si
ena quatre, qui sont remplies venx dire Ses glandes : il
a'sinepos CC parfitm-li, et je de musc.
Je
pressons un peu nos bêtes.. : Tn crois déjà le sentir:
maniére reux, ce n'est pas êtré liche. ris; Mais je suis peuScs écailles pourraistiule combattre,etle de guelle
on dit que lc sOut sabre dures, 3
tnersurtout?
et la balle épaiascs, rapprochées :
jusqu'a sa peau.
ne peuvent
votre couteau
Prêtez. : moi, je vous pénétrer
(Jen'étais point Adeebhawicrcieste celui del'alade.. prie, >
souvent): d'ailleurs chasseur, mais je péchais
poses... Azorje vous défends.. je ne veux pas que tu assez t'exAzor, pour la seconde fois,
chantonnant, je regarde
me dérobe le désobéit; Azor, en
notre
coutelas,
par la
ennemi, et va au trot
mes remontrances. diagonale, en dépit de mes ordres sur
et
LES
Mais
de
monstre, il Ose meltre bientôt, à
à vingt pas du
morceau de roche, s'avance pied terre... il saisit un
gueule fond de menacante , et Jlance T'énorme de côté vers une
le couteau T'horrible de chasse gosier 2 puis, aussitôt caillou il
au
ligntor tombe.
sous la hideuse
plonge
Je
gorge, et l'alquille, l'avonerai,j de
j'étais resté
qu'au
cette audacieuse spectatenr, 3 non tranl'affieux moment onje vis lintrépide attaqne 5 ce ne fut
surés, crocodile et lui
negre terrasser
que j'osai
gorterplasienrs coups asnotaure et du nouveau im'approcher enfin del l'autre Mi-
/ Un
Thésée.
de la cwengcimprnadent, lui
témérité; et à quoi bon cette dis-je, n'est que
victoiret-Cat
qu'au
cette audacieuse spectatenr, 3 non tranl'affieux moment onje vis lintrépide attaqne 5 ce ne fut
surés, crocodile et lui
negre terrasser
que j'osai
gorterplasienrs coups asnotaure et du nouveau im'approcher enfin del l'autre Mi-
/ Un
Thésée.
de la cwengcimprnadent, lui
témérité; et à quoi bon cette dis-je, n'est que
victoiret-Cat --- Page 320 ---
(90)
monstre demoins danscepays. D'ailleurs, mon
un
(il
ans ),
ma
père,dans jennesse
vingt-cinq jeu pour
ces sortes de combats
qu'un
aaim
moi, comme pour mes compatriotes. Avec un dont peu
d'adresse, on tue facilement ces bètes,
l'écaillen'est dure que sur le dos.
Le défunt caîman étaitgros, à peu près, comme
de bonue taille, et avait dix neuf pieds
un mulet
de long.
feras
à décrire, au retour 9
Tu me
tu penser connais si bien ; ce sera une
cet animal, que l'ouvrage que je médite sur IAménote (25) pour
l'Espagne. - Oui,
rique que possède avjonrd'hui bien long: temps 5 mais
ajonrdhut, et depuis
dire P... - J'ensavoir si demain...
Qu'oses-tu
tends causer les créoles, les Indiens 2 nos pauvres
sont si fatigués des blanes:..
noirs surtout, qui
monsieur? - Vous mé-
- - Heim ? suis-je noir, vous êtes sincère et bon
ritiez de lêtre, car
disent tous, sans
comme eux ; c'est ce qu'ils Si je suis bon 2
flatterie ni amour propre.
mieux
moi. - - Et pour les autres : pentant
pour
la conleur... - - Taisdant que vOS pareils, d'autre pour chose : on s'accoutume
toi, ou parlons
et
on politique ouverteà fronder entre soi, puis
- Nous parment; alors la sainte vous absorbe. camarades : Si
lons bas sur ce chapitre avec mes vois, certes, je
ce que je sens, ce que je
j'écrivais
tête noire... 1 - Une parole, avec la
risquerais ma
un homme. A
dame en question, peut perdre tes écolières, te
il faudrait, sans négliger
propos,
sur la langue française : tn copierais
perfectionner En commençant par celle où vous
mes notes. ocroubo,
vous a fait une si belle
peindrez cet
bien, qui tu te moques de moi. Mais
peur...
Fort bon, comme on a la bonté de te le
puisque je suis
tête noire... 1 - Une parole, avec la
risquerais ma
un homme. A
dame en question, peut perdre tes écolières, te
il faudrait, sans négliger
propos,
sur la langue française : tn copierais
perfectionner En commençant par celle où vous
mes notes. ocroubo,
vous a fait une si belle
peindrez cet
bien, qui tu te moques de moi. Mais
peur...
Fort bon, comme on a la bonté de te le
puisque je suis --- Page 321 ---
(91)
dire, bonne je vais te payer ta
Nil leçon d'un
malice, par une fort
lappe en courant, philosophe de grec : C Le chien du
homme fais comme
peur du crocodile :
la volupté, >>
lui, en abordant la coupe de
CHAPITRE XIX.
Le Visiteur. - Un bulletin.
DE retour dans notre
que monseigneur
paroisse, j'appris d'abord
vu encore depuis l'oflicial, qu'on n'y avait
venu en tournée, que dans j'occupais la
point était
avait fait croire
son carrosse ;
des
que ma santé,
qu' lui
TRLT
travaux
très-affaiblic par
prendre des bains continuels, à
m'avait forcé d'aller
satisfait de notre gestion Aqua-caliente; qu'il avait paru
étonné des trois inscriptions canonicale. ; mais un peu
frontispice de l'église, à la placées par moi au
presbytérale et à celle du porte de la maison
par moi aussi, champ du cimetière, intitulé,
pris note des susdires
repos i qu'après avoir
au presbytère, diné chez inscriptions, don
il avait déjeuné
don Minskos, le
gouté chez
muclor
lomèque ,
polonais, et soupé chez don
traité comme lequel, un légat. 2 malgré son avarice, l'avait PaIl prend des notes P... Moi aussi!
précisément nemi
chez l'an de mes... chez mais le il loge
en revanche quej'aie au nonveau monde? Eh bien seul enquels je place d'assez mon nombreux amis, à la tête Ij'ai desalcade, don Alvar et vicaire, mes deux non sonneur, mon
Tapprends, deplus, des choscs pricurs.
extraordinaires,
don
traité comme lequel, un légat. 2 malgré son avarice, l'avait PaIl prend des notes P... Moi aussi!
précisément nemi
chez l'an de mes... chez mais le il loge
en revanche quej'aie au nonveau monde? Eh bien seul enquels je place d'assez mon nombreux amis, à la tête Ij'ai desalcade, don Alvar et vicaire, mes deux non sonneur, mon
Tapprends, deplus, des choscs pricurs.
extraordinaires, --- Page 322 ---
(92)
qui ne m'étonnent
voyage inutile, point, et me consolent d'an
trariante,
comme d'une visite... assez conles Ainsi qne jel l'ai dit dans le
gazelies ici sout nulles ; la chapitre précédent,
cle, je venx dire
poste n'est pas
être gens de letires, que ceux qui Ja dirigent, fran- sans
que violer le secret des devraient savoir an moins
la confiance publique, lamilles, c'est abuser de
lese-homne-foi, Ouj joincla commettre un crime de
surtont envers les citoyens négligence à l'infidelité,
peu d'importance 3.
qui paraissent avoir
( raturée d'une main plus' d'une lettre vous parvient
d'une patte
bmipranertinne, recachetée
sa date, comme inollidnte). si elle était trois mois et plus après
Rome : est-ce oubli, sur ce partie de Paris ou de
exprès P
point, ou hazard fait
Mais les détails choisis
par le canal du digne
je reçois de Mexico,
agui
notre petit calbido, ont
vice-regulador de
il lesa écrits en chiffres de pu braver la poste 5 car
sympathique, dans lcs
convention, en encre
volume de
interlignes des pages d'un
un paquet SL.-Jérôme, cacheté de et me les a expédiés dans
de notre bon prieur. son sceau, sous le couvert
Iy a là bien des nouvelles
seraient vieilles depuis
qui, en
nous
Enrope,
sommes, le nouveau long-temapes" ne
mais oit
bout d'un an ouL deux. Les s'apprend qu'au
les nobles etles prêtres du baut premières autorités,
truits, de ce côié-là, ce
parage, sont insment; les principaux
qui ne peut être autrefois ieux, ce qui est négocians le sont quelquerien, ou sait
naturel; le penple ne sait
juste.
trés-peu, ou sait fort tard, ce
qui est
Tradnisons, pourl
T'histoire, ce premier bulletin
it
bout d'un an ouL deux. Les s'apprend qu'au
les nobles etles prêtres du baut premières autorités,
truits, de ce côié-là, ce
parage, sont insment; les principaux
qui ne peut être autrefois ieux, ce qui est négocians le sont quelquerien, ou sait
naturel; le penple ne sait
juste.
trés-peu, ou sait fort tard, ce
qui est
Tradnisons, pourl
T'histoire, ce premier bulletin --- Page 323 ---
(93)
secret, la dictée qu'un d'une vrai patriotisme n'éerivit
m'instrnira
franchise impartiale, que sou;
que des faits par la suite, dit-il en
M** ne
parce que de toutes arrivés les dans la
post-seriptum,
être limmense
scènes dont Aarrele-Eanens
que celles du théatre, il ne verra PAmirime va
plus, doit lintéresser Mexique, de sa patrie, probablement qui,
avec
avant lout. Je le ausurautant exactitudes que lui, car, ce pays que je connais suivrai
d'amitié m'attache presque quej'explorai à un égal plus que Inisméne,
et de
degré par des nceuds
trées voir par ses yeux reconnsisanice. ou les
Ce que je n'ai
du vaste territoire miens où dans lesautres con- pu
interrompus drame, ne sera exposé dans mes s'exécnte récits, ce grand
sommaires par des incidens
souvent
plus d'un écrivain ou abrégés inpartiaux personnels, et
qu'en
les lieux, chaque partie libre de saura traiterà authertigues part et sur
mande un Voltaire ou du moins cette histoire, qui des
inde, L'odieux nés de eselavage, dit M**x, un l'infame Raynal,
tyrannic (26), laccouplement avaient
du fanatisme avec servi- la
fait éclater plus d'un déjà, depuis. trois
monde.
soulévenent au nouveau- siécles,
En 1780, sans
tice qu'épronva don remonter plus haut,
vien, l'insule atroce Tupac-Amern, riche uneinjusfirent sentir plus vivement qu'il reçut d'un
péru.
jection où ils étaient
aux Indiens corrégidlor, l'état
du mazimum
tenus, le
d'abnouvelles taxes, ou Une repartinento, systême et le poids oppressif des
la Pérou ; des hommes insurrection s'aliuma au
cause de
généreux s'étant dévoués
gérent en peu Tapae-Amara de
et de la liberté, pour
la résistance s'Étendit.sur temps l'esprit
propatrois cents Nuniéneatrodes Jieues de ter- ;
aux Indiens corrégidlor, l'état
du mazimum
tenus, le
d'abnouvelles taxes, ou Une repartinento, systême et le poids oppressif des
la Pérou ; des hommes insurrection s'aliuma au
cause de
généreux s'étant dévoués
gérent en peu Tapae-Amara de
et de la liberté, pour
la résistance s'Étendit.sur temps l'esprit
propatrois cents Nuniéneatrodes Jieues de ter- ; --- Page 324 ---
(94)
ritoire, et amena lcs plus terribles scènes, qui,
cependant, restèrent inconnues pour le reste de
l'Amérique et pour toute l'Europe, hors le cabinet de Madrid.
La querelle dura trois ans, avec des succès variés 5 on avait proclamé Tupac ( descendant bientôt la diff- des
Incas ) souverain du Pérou : mais
découculté d'avoir des armes et des munitions,
ragea les insurgés, qui n'attaquèrent plus qu'avec
molesse, tandis que l'armée espagnole, malgré supérieure leur
en force et secondée par les créoles, mais où ils primevif désir d'un régime nouveau ,
Tupac et
raient, obtint les plus grands avantages. furent
plusieurs autres chefs de l'insurrection manière répris tour à tour et mis à mort d'une
voltante.
voulutsouEn 1781, le regente don Pinéres
à des
mettre, de son chef, la Nouvelle-Grenade de Socorro. une des
taxes nouvelles. La province
de cette viceplus actives et des plus populeuses contre cette meroyauté, se déclara ouvertement
et
sure. Dix-huit cents hommes se rassemblent Vive
marchent contre Santa-Fé éde Bogota, criant : La
le Roi! mort ù nos mauvais défense gouverneurs! les insurgens
capitale se trouvait sans
;
s'avancent en triomphe jusqu'à la plaine,, appellée
à douze lieues de Santa-Fé, où ils renMortuco,
Gongora,à cheval, revêtu
comtrenfsedengiedsc tenant une hostie dans
de ses habits poatificaux, inattendu, les insurgés
ses mains... A cet d'étonnement aspect
et pénétrés de
s'arrêtent, saisis
d'un moment aussi
crainte: : le prélat, profitant
à leur chef
précieux, propose un accommodement et l'insurrection
Salvador; la conférence a lieu,
s'évanouit.
de lannée1797, des créoles,
Au commencement
cheval, revêtu
comtrenfsedengiedsc tenant une hostie dans
de ses habits poatificaux, inattendu, les insurgés
ses mains... A cet d'étonnement aspect
et pénétrés de
s'arrêtent, saisis
d'un moment aussi
crainte: : le prélat, profitant
à leur chef
précieux, propose un accommodement et l'insurrection
Salvador; la conférence a lieu,
s'évanouit.
de lannée1797, des créoles,
Au commencement --- Page 325 ---
las de leurs
(95)
les ouvrages chaines, des
et des espagmols éclairés
rent un projet de philosophes de la France,
rent
révolation à
tonter
avec mépris le
Caracas. Ils traitèqu'ils se fiaient à la gouvernement espagnol,
en raison du plan, Hien protection de
de rendre
connu, du
pCStier
l'intérét de indépendante la
fameux Piu,
fut
la grande-Bretagne, dene-Permes La
pour
prineipaux, découverte, au moment
conspiration
rent dans don Gual et don l'éclater, et les chefs
couvert, une ile voisine; mais Espana, le
se retirèdeux ans après,
dernier fut déEn
arrêtée et pendu.
1806, pour aider le parti
Amérique, 3 le cabinet anglais révolutionnaire en
T'expédition de Miranda,
paya les frais de
locke nézuéla, et envoya, un petnasica-frmncais à V67 officier peu an-après, celle que WhiteAyres; mais aucane copBu, dirigea à
a guère de succès à des deux ne réussit Buenos- : il
seconde pas le
obtenir quand la fortune n'y
tingué, n'eut talent, et Miranda,
ne
jamais de bonheur. général disCHAPITRE XX.
Doléances. / Sage conseil,
LES
leurs rivaux diveresineunions sur les
faites par les
aux Espagnols,
côtes de TAmcrique Français et
leursforecs militaires obligerent ceux. -cia soumise
ports, en cas de nouvelles pour.
augmenter des
motions
nanariomunatee
des
eiviencensitatens attaques. surtout Mais les commoyens belliqueux : il fallut Taceroissement
mettre les chefs-
heur. général disCHAPITRE XX.
Doléances. / Sage conseil,
LES
leurs rivaux diveresineunions sur les
faites par les
aux Espagnols,
côtes de TAmcrique Français et
leursforecs militaires obligerent ceux. -cia soumise
ports, en cas de nouvelles pour.
augmenter des
motions
nanariomunatee
des
eiviencensitatens attaques. surtout Mais les commoyens belliqueux : il fallut Taceroissement
mettre les chefs- --- Page 326 ---
(96)
licux à-mème de donner et de recevoir des secours
en cas d'émeute ou de sédition 5 et, cependant, conquoiqne les troupes fussent partienlierement
centrées dans les capitales 2 on en gardait quel- leur
ques-nnes dans les provinces, pour assurer d'infidélité incertaiue et imposer aux moteurs
surrections.
l'attacheEn observant d'un ceil philosophique le timide resment des Espagnols pour leur pays,
pect que les crécles couservaient pour TEspamne.
le faible caractère des Indiens et Tétat d'insignifiance moral et politiqueoit sC trouvaient les autres laissés
races, on ne s'étonne pas qu'ils se soient des lois étagouverner, pendant des siecles, du leur, par sans tenter
blies dans un pays si éloigné
conquérir leur liun effort réel et soutenu pour caractères entreprenans
berté : lors même que des
avant le
s'efforçaient d'opérer ce qu'on nomme 2
avec
succès, , une rébellion, la facilitésingulière étouffait la révollaquellele gouemementeyesael d'un côté,par la vigilance
te s'explique aisément,
,etdel'autre,
créoles , suite trop
CKrEnEtiT
par l'apathie ou l'indolence des
naturelle de leur molle éducation (27).
toutefois, dire
les
Je ne prétends pas 2 la cour de Nisatr en
Américains, respectant
au contraire, qu'elle
fussent satisfaits, 2 etj'affirme,
mais
leur inspirait le plus vif mécontentement; contenir le précis
dix volumes ne pussent
puisqu'ils se trouvaient
ST leurs justes plaintes,
l'égoisme
l'avarice et linsolence,
leurs
opprimés
en peu de mots,
et FREEAS > Fexposerai,
principales doléances.
Ils se plaignaieut, 1°. 2 du pouvoir tyranniqne
exercé par les vices-rois, les capitaineigsnorats, --- Page 327 ---
les
(97)
même gourerneurs, les ordres du qui éhudaient souvent lcs lois
2°. Que Paudiencia prince ;
et
que
n'était
ces, d'Enropéons, et
3 seuls juges dans jamais tons composée
faveur; quiiuterprésieunt toujours le Code les pro30. Que cette
en lenr
vent des décisions andience arbitraire prenait
jugement nissenent et rendait elandestines, ane foule prononçnit le son- balégal;
d'arrèts cruels sans
4°. Que le
fauce, des
malgre gouvernement da loyauté dont les traitait avec me
sion preuves le dans la guerre
ils avaient donné
pour
troae
nommée de la successurtont, propositions de la Frauce Eapagner ct de en résistant aux
avaient déployés malgré le conrage,
TAnglinemer et
géne farent
lorsque
dedéouement qu'ils
dre
tour-a-tour BuecasAyres et Carthaanglaise;
attaquées par une esca5, Qu'ils étaient
tes d'un Espagnol, obligés même de supporter les
par cela seulement
de la dernière insulirie, et qu'il se qu'il était né dans la elase,
un être d'uner nature regardait en cette
mère pade PAmérique esclave.
résistant aux
avaient déployés malgré le conrage,
TAnglinemer et
géne farent
lorsque
dedéouement qu'ils
dre
tour-a-tour BuecasAyres et Carthaanglaise;
attaquées par une esca5, Qu'ils étaient
tes d'un Espagnol, obligés même de supporter les
par cela seulement
de la dernière insulirie, et qu'il se qu'il était né dans la elase,
un être d'uner nature regardait en cette
mère pade PAmérique esclave. supérienre, et qualité comme comme maître
cenx-ci: que je ponrrais citer à (Parmi cet
plusieurs exemples
vince de les citoyens de Mérida, égard, je me borne à
Vénéznela,
dans la
suinistration permission de fonder un demandateut à la cour pro- la
n'était pas fiscale rejeta esAmnenaaer la pélition,
l'adl'instruction nécessaire dans
ni convenablé de parce qu'il
indigenes paraissaient dmpRuesdent propager
travailler aux mines. destinds par leshabitins la
relatif au
Dans un arrêté nature à
Mexico déclara comnmerces le conscil des consuls soleunel
T. II. queles Indiens étaient uneruce de
--- Page 328 ---
(98)
abrutie, pleine d'ignorance et de vices, des aude représenter et d'avoir des
tomates indignes
representans.)
originaire faite entre le
6°. Que la convention
monarque ctles
par
lequel acte, il
stipnlé: quel les emplois publics
de
aux
conHETEIENEERE
seraient donnés
préférence descendans premiers de ces
quérans de ce pays 7 (28), aux colons, même aux
héros, aux pacificadors, aux
indigenes, n'a pas reçu encore son de exécution. six cents
(Sur cent soixante vice-rois ct plus
officiers supérieurs, nommés parla cour espagnole
administrer lAmérique, on ne comptait
pour
obtenu de eae
vingt créoles, encore avaient n'avaient-ils été élevés en
ploi que parce qu'ils
bien
s
dont jouissaient
ACRE:
avantage il leur était défendu de USteSiA péninsule,
puisqu'
de Sa Majesté Cathosaus la permission expresse
lique, laquelle en était fort avare.)
Que l'Espagne étouffait toute industrie en
7"
établir auAmérique, en ne permettant pas d'y
et que
cune espèce d'usine ou de manufacture était de ; fournir
malgré Vimpossibilité où elle
consomme le peuple américain 9
les denrées que la culture, ou la défendait même
elle restreignait
natal,
entièrement sur son territoire et seulement sur les resArrêtons-nous mère-patrie un peu mit toujours à la libertrictions té de la quela culture, chez ses trop dociles enfans.
7"
établir auAmérique, en ne permettant pas d'y
et que
cune espèce d'usine ou de manufacture était de ; fournir
malgré Vimpossibilité où elle
consomme le peuple américain 9
les denrées que la culture, ou la défendait même
elle restreignait
natal,
entièrement sur son territoire et seulement sur les resArrêtons-nous mère-patrie un peu mit toujours à la libertrictions té de la quela culture, chez ses trop dociles enfans. Dans ses possessions au sud de Panama, on avait si
limité, pourlet tabac, le nombre des malheur plantations; de faire
lemaitre del'aned'elles: avaiteule
cultiver un seul pied ldetabac de plus qu'on ne l'avait permis, il payait une forte amende, et toute l'Esélait détruite ; ct cependant
sa plantation était obligée, tous les ans, d'acheter aux
pagne --- Page 329 ---
planteurs
( 99 )
du
dnE celle de ses
tant pour sa
de cette
une fort consommation
tomtluen
Nulle province marchandise.
grande quanet le Chili, ne américaine,
le
du
pouvait
excepté
vin, 9 del
extraire des huiles, Pérou
cueillir inatieeie, planter des
faire
de l'empire desamandes; espagnol etdeuxp parties sii vignes, retyranniquese
n'avaient été fimportantes
vait le voyage defenses, que parceque soustraites à ces
quent, peu de trop profit long, qu'il y avait, l'Espagne trouces denrées dans ces
elle à faire par conséil
les vins, les ubonr provinces. Aussi transporter
NLUIRa au Chili et caux-decvie, les
fallaitmés; et Tesportation au Pérou, y fussent huiles, etc. s
peines très -
en était defendue consompas le privilége graves; de mais ces
sous des
sans le payer
récolter des provinces n'avaient
cultiva
par une autre huiles et du vin,
prospéreraient. jamais ni la canne, privation ni le ; car on n'y
Une des vaines
tabac, qui y
saient au
dolénces' que les créoles
arrêter la gouvernement espagnol, c'est
adresnir en dilferentes population 9 autant que pour la que, 7 pour
lois qui mettaient obstacle clataes, il avait fait mainteOn peut néanmoins aux mariages. plusieurs
serait tous ces sujets de
assurer que 2 nonobstant
restéc encore plaintes, TAncrique
funeste
assez
espagnole
l'invasion dépendance de
de la mère longterus sous la
telligence qui IEspagae par
contrée. Mais
des
s'éablit entre Bonaparte, les
la mésinla conduite Asturies et des autres
juntes de Séville
ont décidé impolitique provinces, de la
et plus
>
tendue
cette grande
régence de encore,
volution des pays qu'elle embrasse insurection qui, par Cadix, l'éPhistoire. imiuense, unique dans déjà, les est une réannales de
7*
de
de la mère longterus sous la
telligence qui IEspagae par
contrée. Mais
des
s'éablit entre Bonaparte, les
la mésinla conduite Asturies et des autres
juntes de Séville
ont décidé impolitique provinces, de la
et plus
>
tendue
cette grande
régence de encore,
volution des pays qu'elle embrasse insurection qui, par Cadix, l'éPhistoire. imiuense, unique dans déjà, les est une réannales de
7* --- Page 330 ---
(1 100 )
Mais, me dit mon vicaire, je ne vois et..- point
premier chapitre?
encore Reterhilenienasect trois mois de date; car la poste au Mexique..
Qui a
comme vous dites, il aura
H est vrai : et depuis,
N'êtes-vous
bien passé del'eaus sous le Pont-neuf.- moi une visite à nos
pas tenté d'aller faire avec vont le devenir ou le
amis,àr nos libérateurs, qui
du Paris mexisont devenusdela riante capitale, maintenant cette
cain, oû vous attend peut être deviez conduire à St.-
belle limonadière Plaisantez-vous que vous
? 1 Jamais, en
Domingue P...
faire là?. Vous, un
révolntion. - Qu'irons-nous
ou du moins
bon mariage 7 et moi, un code, reste à Petapa 7
quelques lois... 1 Non, non'je vous conseille 2 en
oùt nous sommes heurenx, et moi malgré l'exvéritable ami, d'y rester comme
,
de la cure,si vous partiez.-
pectative quej'aurais vous avez raison 7 malgré Yexpeeia3e crois.. que
avoir d'un petit évéché
tive aussi que je pourrais
solide pour s'6constitutionnel. Qnitter un point de descendre ou
lever sans certitude, c'est risquer heure! Nous
même de tomber. - - A la bonne
au divin
sommes bien ici, comme disait St.-Pierre
conseryons y nos tentes... et nos nièces.
maitre,
CHAPITRE XXI.
La Vengeance. - Interrogatoire.
J'AVAIS à peine répondu à la missive libérale,
reçus un billet anonyme apporté
uu
que je étant à
Quel
ECtE.O
Indien qui,
cheval,disparut ainsicét avis allarmant?
mmtincomnbmedomne:
A la bonne
au divin
sommes bien ici, comme disait St.-Pierre
conseryons y nos tentes... et nos nièces.
maitre,
CHAPITRE XXI.
La Vengeance. - Interrogatoire.
J'AVAIS à peine répondu à la missive libérale,
reçus un billet anonyme apporté
uu
que je étant à
Quel
ECtE.O
Indien qui,
cheval,disparut ainsicét avis allarmant?
mmtincomnbmedomne: --- Page 331 ---
(101) /
< Vous êtes dénoncé au
vous sur vos gardes. ))
grand bureau: tenezde Ce pen de mots ouvre pour moi un vaste
don conjectures, et je le parcours
champ
oflicial Chrysostonte, - Attendez... la vainement visite
avec
Oh ! j'ai réponse à tout. de notre
correspondance P
Mais la
ble; on ne. l'a pas saisie, Correspondlance indéchiflraje à craindre ?
-
d'ailleurs :
-
.
certaines lettres
Rien
cependant, qu'aurais bràlez
Je livre
sophiques, également après slesavoir au feu quelques notes philo.
pathique, sur Jes marges copiées, de mon très-fin, en symplace sous. mon chevet,
bréviaire; et
cn cas de route, une bonne pour me tenir plus ferme je
rieurement, de mes
ccinture, brodée intéparce qu'à tout hazard, dconomies, commis en Or et diamans,
glise, tude c'est-audire,
voyageur pour l'éde convertir misionnaire, ainsi
Tavaispris l'habidans On ne peut prendre, hélas mes !
espéces:
un pays oii
E fornet
jamais surde conserverle régue T'arbitraire, ou précautions, l'on n'est
séde, ni même Ja propriété peu deson de bien que l'on posMe. voilà prét à tout événement. individu.
s'écoulent depuis l'alerte, rien Trois semaines
avis, etje lc prends pour une
ne confirme cet
par un brave homme
fausse alarme donnée
par un ennemi sccret qui me croit imprudent, ou
Bah! on ne pense qui à veut mn'inquicter.
On y pensait o.
pas moi, et j'aurais tort...
violens Un beau matin, au point dujour,
chambre, heurtent soudain contre Ja plasieurs de coups
tentir ces mots m'éveillent terribles en sursaut, et porte
ma
même en
que j'avais J'entends requittant jadis.
prononcés moimandadls
Mexico : ( Sainte Her.
ccret qui me croit imprudent, ou
Bah! on ne pense qui à veut mn'inquicter.
On y pensait o.
pas moi, et j'aurais tort...
violens Un beau matin, au point dujour,
chambre, heurtent soudain contre Ja plasieurs de coups
tentir ces mots m'éveillent terribles en sursaut, et porte
ma
même en
que j'avais J'entends requittant jadis.
prononcés moimandadls
Mexico : ( Sainte Her. --- Page 332 ---
(10s)
Diensoit loué ! Tout ce
m'habille, sansoublier une
veut doit étre. Je
ceinture
char
noirs, cconomique : j'ouvre, et ordinaire deux
et ma
précédés de quatre
hommes
d'abord, après maintes alguazils, me signifient
dl'arrestation signé du
courbettes, un mandat
lers du St. -Office, ensuite... président et de deux conseilà chaque
Ils gardent le
les cotent, question les
2 examinent tous mes silence
dressent un paraphent, me les font
papiers,
qu'ils
procès-verbal (sans
parapher, et
signent avec moi.
interrogatoire),
Pendant cette
tres, non pour faire expédition, un saut j'approche des fenévoir si nion brave ami ou
périlleux, mais
blent pas les
mon fidéle Azor n'assem- pour
Je vois une domestiques, trentaine... quelques
presbytère...
de cavaliers, paroissiens... cernant
d'autres ! La Allons, chaîne il faut se
ai le
neaux alternatifs
de la vie résigner;jen se compose
vu
d'or et de fer.
d'anA peine le paquet est-il
permettre un adien, on me scellé, que, sans me
comme un pauvre
prend sous les bras,
chapeau bas, dans la malade, et l'on me
torial. Près d'y
rue Oùt est le
condnit,
me
carroseinquistdon
monter, à
je
et
des signes Chrysostômie la
sa fenétre; il retourne, me
vois
par des larmes. plus vived douleur, etje témoigne lui
par
voyant
Je pleure de
réponds
Azor, pleurer mon ami, en recotinaissance, en
qui jéte des cris
apercevant notre
qu'on arrête, qu'on douloureux, qui accourt,
Hélas! La portiére est repousse dans la maison.
la voiture, Thonneur ouverte; du
on me cède, dans
occupent le devant : quel fond; les robes noires
cayalerie précède, suit, vis-à-vis ! on part, el la
prisl les coursiers de la entoure, an galop qu'ont
Je veux du moins prison roulante,
causer en route; mais l'on
des cris
apercevant notre
qu'on arrête, qu'on douloureux, qui accourt,
Hélas! La portiére est repousse dans la maison.
la voiture, Thonneur ouverte; du
on me cède, dans
occupent le devant : quel fond; les robes noires
cayalerie précède, suit, vis-à-vis ! on part, el la
prisl les coursiers de la entoure, an galop qu'ont
Je veux du moins prison roulante,
causer en route; mais l'on --- Page 333 ---
(1o3)
me répond senlement;
soit avec vous ) Ah! Emmanwel! ( que Dieu
on me mène au diable. qu'il daigne me. secourir, car
Le carrosse, bien
et nous conduit aux clos, entre dans Guatimala,
mon malheur!j je n'irai Jacobins... Tant mieux, dans
dans la maison noire.
sans doute
celle de mes
de la
expirer
Aetat
frères, je
sorte dansaucun autre
n'aperçois que le
mande à parler religieux à don ne parait à ma vue; portier, je deponse, un jacobin créole, pricur, , ety, pour tonte répour être mon
choisi,
conduire dans une geolier, cellule SC montre apparemment, scul, me fait
de ma personne, et m'enferme grillée à donne un reçu
verroux auxiliaires.
i clef, sous deux
Cetair
tondu, altéraient sournois, ce rire sardonique ed'un cerbère
prouvais d'être chez vivement la consolation que j'édire, une henre après, nous; n'était et ce qu'il vint me
menter.
Frère, voici à pas propre à l'auglivres, mais vous n'aurez déjeaner, avec des
et quant Lauxvivres, vous aucun moyen
ce tour-là,
cn recevrez
d'écrire;
flu.-(
qui recevra aussile reste désormais par
(Pardon lecteur
mon
il
honnète, devotresrper
secret qu'un de ces
n'y avait dans
mez sans periphrase).Je néoessaires désire
quie vous nominstant don Saturnin. -
bien, frère, voir un
ici à tin-pace. Et... C'esti impossilles vous êtes
don Rabolos, notre nouvel pour combien de tems ? -
dira
lui-mème. -
inquisiteur, 3 vous le
et faites
Quand
pénitence. - (Le Leligae patientez,
pourquoi P Oh, oh! sot!) Pénitence ! et
aurez cependant
vous le savez... Vous
votre nécessaire l'ordinaire du
suis
et pas de
réfcctoire, tout
obligé, et vous offre en discipline. Jevous
perfu en question. -
recombalamnce, le su-
ien de tems ? -
dira
lui-mème. -
inquisiteur, 3 vous le
et faites
Quand
pénitence. - (Le Leligae patientez,
pourquoi P Oh, oh! sot!) Pénitence ! et
aurez cependant
vous le savez... Vous
votre nécessaire l'ordinaire du
suis
et pas de
réfcctoire, tout
obligé, et vous offre en discipline. Jevous
perfu en question. -
recombalamnce, le su- --- Page 334 ---
(104)
Il sort en foisant Ja
des réflexions qui ne grimace, et je reste
Serais-je reconnn?y voilà sont pas couleur de livréà rose.
Non, Chrysostôme seul toutce sait quejaià craindre... -
honnété hommey ami
qui je suis, eti il est.
Su-Oflice voit tout en constant. Mais ce terrible
naguère au bec du crocodile
gueule
pour
Ctnanetne
toujours béante
tomber dans la
qui me sauva de l'un, saura uetaitateimtater me
Ciel,
Le
garantir de l'autre.
mais il lendemain, on apportemesmalles,
holos et n'ymntmne rien. Huiti
examinées,
son greffier paraissent jonrs dans après, don Ral'inquisiteur est un abbé jouffn, à ma chambre:
faime mieux ces ligures-la,
face ruliconde;
portées par l'égoisme,
quand elles nes sont pasqui signalent souvent la que trahison, Ccs visages de carême
(Avecuse
- Mon frére dowcenrqui doita
nej parait point
être ailleurs quc dans son cette prieur Tavantage affectée:) de ne pas
venir Tinterroger -Je callule, et de m'yy voir
deux. -
vous en remercie tous
Et l'on Aseyesvons, mon frère,
s'assied, etle noir
écrire, et voici
plumatif se dispose à
iumédiate, Ihoterrogatoire, dont
téressant. comme de tout ce qui I j'ai arrive pris note
d'in-"
-Frère, votre nom?-P
NéP- A
Polyicarpe de
Profession Porto-Rico.,. P -Jacobin / L'age P / Farennas.. 48 ans.
ces lignesinseritespar et curé. / - Que signifient
église: C Jésus-Christ vous-méme n'a
à la Porte de votre
bianes, ni exception des noirs? pas fait acception des
tmop bien de la scienee d'un
> -Je présume
pour croire qu'il ignore vénérable inquisiteur,
Piomortell Las-Casas, le que ces paroles sont de
de nos compatriotes. - Le plus vertueux, lc plus saint
orthodozic.. Et cette autre tribunal croit peu às son
sentence : cc Les siècles
ifient
église: C Jésus-Christ vous-méme n'a
à la Porte de votre
bianes, ni exception des noirs? pas fait acception des
tmop bien de la scienee d'un
> -Je présume
pour croire qu'il ignore vénérable inquisiteur,
Piomortell Las-Casas, le que ces paroles sont de
de nos compatriotes. - Le plus vertueux, lc plus saint
orthodozic.. Et cette autre tribunal croit peu às son
sentence : cc Les siècles --- Page 335 ---
de la gloire de
(105)
ses prétres n'étaient l'église chrétienne furent ceux oi
Ily y a balayure et non que Pordure du monde?
javais remarque de notre orateur. ordure Massillon dans cette sévère
à mon égard copié avec M. scrupule: c'est.ce (29), que
le plaisir de causer Poflicial, - à qui je dois quen'a sans pas fait
ne connais point avec votre Grandeurs. doute Jo
pour moi, aycc mon Massillon -
un moine créole de noire..) (Hfenrensement G'est
tinent s'honore d'avoin votre petite ile f -Lo pent-étre condicatenr... Quoiqu'il vu naitre Ce sublime
la dure est toujours un outrage eu soit, fait balayure ou préu orreligion.
J'ai été admis aux ministres de
nimporie à quel degré :
dans leurs
SEnt de
vouloir m'avilir aurais-je noi été assez incon- Jangs,
Vontin
méme.? -llya
protéger les noirs Dailleurs, les véritables osent-ils
Jighoren. - - Et ce pour bon opprimer les blancs?-
homme'e paroissiens P quellé a été, Balemeques votre conduite l'un de Yos
charitable, Aicleasa religion
envers cet
Réeriminer (Commne ce vieux coquins
etàson roit
c'est s'avouer séduisitles SOL visiteur!)
crainsque avare et Dieu etses vraisi coupable; mais je ne
bon
cruel envers les faibles, ne
ni
AeSRTLE
lité n'exclit chrétien, un franc
saurait être un
tôus les habitans pas la domosur, royaliste, la
si cette quateraient
de
des bienfisonee or,
lui.. Lc qu'il est privé Petapa, de ces' vertus. environs atiesvarela si bien visiteur proteste du contraire. C'est donc à
important vous traitél) avait fait Le wisiteurs. Quel (L'a- mouif
lorsque ce respectable
quitter votre
docteur m'ayant prescrit olliciall'a visitée L paroisse,
point paru à
les bains.. -Vous Noure
en revenant de Aqua-Caliente, oi le visiteur a n'avez
Petapa... : Eh bien, Monsicur, passé
é Petapa, de ces' vertus. environs atiesvarela si bien visiteur proteste du contraire. C'est donc à
important vous traitél) avait fait Le wisiteurs. Quel (L'a- mouif
lorsque ce respectable
quitter votre
docteur m'ayant prescrit olliciall'a visitée L paroisse,
point paru à
les bains.. -Vous Noure
en revenant de Aqua-Caliente, oi le visiteur a n'avez
Petapa... : Eh bien, Monsicur, passé --- Page 336 ---
(106)
quoiqne je pnisse dire que j'ai été les
saillaurs, j'avouerai
prendre
ainsi donné le change franchement qu'aprés avoir
pussent croire
aux Petapas, afin
étéà la
que j'allais dans le
qu'ils
savais; Vers.Pas, mais l'on pour y voir un ami voisinage,/ai - Jele
négociant de
affirme encore que cet
capitale, qui Mexico, est un des Jacobins de ami, cette
vont de ville en
trouble et précher A
ville, semer le
à untel point... Quoi! rebellion,- Vous m'étonnez
des lois, serait
cet homme religienx, ami
saurais croire... tout-s-coup, Est-il
devenu P... Ah je ne
plaisir cette
possible
Je vois avec
surprise 3 et saurai la faire
(Plaisante-t-i1?)
valoir. -
par commission rogatoire, Daignez, sur tout le reste s
tions auprès de don
prendre des informaUn Indien ! - (La bonne Gusman, le digne alcade...
de toutes couleurs de caution !) Mais les gens
dront justice, comme cette pieuse paroisse renintentions... En leur lui, à la droiture de mes
plusgrand tort...
faveur, et c'est là votre
Ici, je pus voir clairement dans les
Rabolos, que de ce tort, frondé
yeux de don
coeur me faisait un mérite. Mais il de bouche, son
passe sur votre
se lève : - On
dansites Cent Indienne, témoins 2 sur une noce où vous
sur vOs miracles... Il ne prouveront... Même
tions plusou moins
s'agit que de trois imputadéfendre en présence graves, du 2 dont vous aurez à vous
mais j'ai quatre assesseurs tribunal: je le préside ;
tre vous. Mon frère, je désire qui sont prévenus conéclater votre
sincèrement voir
Unbon innocence, et je l'espère... Adieu.
de mon côté, diable, malgré la robe ! mais,je prouve
que l'habit ne fait pas le moine.
Il ne prouveront... Même
tions plusou moins
s'agit que de trois imputadéfendre en présence graves, du 2 dont vous aurez à vous
mais j'ai quatre assesseurs tribunal: je le préside ;
tre vous. Mon frère, je désire qui sont prévenus conéclater votre
sincèrement voir
Unbon innocence, et je l'espère... Adieu.
de mon côté, diable, malgré la robe ! mais,je prouve
que l'habit ne fait pas le moine. --- Page 337 ---
(107 )
CHAPITRE XXII,
Erasion. - Retour à Mexico,
GRACE à don Saturnin, la
mais prouve est supportable : chambre captivité que
à la sculement la vue du
claire, PLE
terre; table soignée, lit ciel,etj je tiens encore
société, fais
trois pères de
muoëlleux, et pour
une agréable
l'aglise, avec lesquels je
d'encre, mais j'avais comnaiaices pas de
ni
le sac de mon bréviaire, inséré plusieurs crayons plume dans
libres 5 promenade le dont cent marges sont
moines sont couchés, excepté soir, quand tous les
d'escorte, et sont aussi causeurs deux qui me servent
Huit mois viennent de
que des trapistes.
rogatoire n'a cu aucune suite s'éconler (30) , etl'intersition procède avec
: je sais que
mens qu'elle doit lenteur, mais des l'inquisont bientôt recucillis. prendre à six lienes de renseigne- son
peutêtre... Déjà l'année Suis-je oublié ? Tant siege
la promenade quotidienne est révolue; ; mais dans pis,
turnement, pour prendre l'air, qu'on me permet noctaciturnes, je n'étais j'entends lun dire à avec les frères
déporté pas là : cc Le frère T'autre, comme si
en Espagne, ni mis en Polycarpe ne sera pas
Cotavisindireet n'en
jugenent. >>
mais la durée de ma détention était pas moins consolant,
l'incertitnde dn terme
me désolait,
pérer : l'homme
9 sans pourtant me
supporte le
"atar
courage que la perte de l'espérance. malheur avec plus de
'entends lun dire à avec les frères
déporté pas là : cc Le frère T'autre, comme si
en Espagne, ni mis en Polycarpe ne sera pas
Cotavisindireet n'en
jugenent. >>
mais la durée de ma détention était pas moins consolant,
l'incertitnde dn terme
me désolait,
pérer : l'homme
9 sans pourtant me
supporte le
"atar
courage que la perte de l'espérance. malheur avec plus de --- Page 338 ---
((108)
Trois mois après cette
Pheure du souper,ai enfin nouvelle; la visite un soir, à
prieur, qui n'avait pu
de l'excellent
plntot. - Ahlz mon
assurément me l'accorder
la vie ! permettez pére, votre présence me rend
moi, et ne perdons que ma gratinnde... Ecoutezgrands ennemis ; un scul pas un de instant : vous a vez de
tout le tribunal, hormis le vOs paroissiens a gagné
incertain ; mais Alvar,
président; l'évèque est
moi, nous vous croyons Théotime, plus
F'inquisitenr et
pradent ou coupable...
Oh! malheureux gu'immalhenreux!
je ne suis plus
des nouyelles Daignez, de
je vous supplie, me donner
fidèle noir, du bon mon digue vicaire 5 de mon
tier, qui doit m'être alcade, si
de mon troupeau enGheswondme, aidé
cher. / Il vous regrette.
dans la rivière de
d'Azor, a jeté
ses négres l'en Misko, où il a failli Palomeque se
momentot un ont retiré, malgré sa
noyer; ;
gu'il
ocroubo lui saisissait la barbarie, au
emporta : le vicaire et le noir se jambe droite
compromis de
sont erisuite
niquer avec vous, nouvean, et mêmc en de essayant de commn-
.qu'on devaitinommer curé de vous délivrer; l'un,
avec la filled'un riche
Petapa, a disparu
l'autre a élé, malgré T'alcade gentilhomme
banni... -
a'Amnattlan:
Hélas? c'est
arrété, taillé et
m'interrompez : du pour moi seul...
Ne
sui.croit vous lie
4t de
grice, de
etrHRemH-Tcenls
don Rabolos,
l'aveu du
je, viens faciliter
vous présument supérieur
cuté,
d'un
innocent,
reait
frère qui est perséSi les sept sages de la Grèce
juger, je n'aurais
eussent du me
moyen, de délivrance; pas, sans donte, accepté CC
sition pour mes péchés, ; mais, poursuivi parlinquivertus'des sept sages. j'aurais fui, même avec les
H-Tcenls
don Rabolos,
l'aveu du
je, viens faciliter
vous présument supérieur
cuté,
d'un
innocent,
reait
frère qui est perséSi les sept sages de la Grèce
juger, je n'aurais
eussent du me
moyen, de délivrance; pas, sans donte, accepté CC
sition pour mes péchés, ; mais, poursuivi parlinquivertus'des sept sages. j'aurais fui, même avec les --- Page 339 ---
(1e9)
Je reste 2 si ma fuite
- 'Tout est prévu à cet compromet mes libérateurs.
reste : un navire
gard, ainsi que pour le
pour regagner ce d'Acapulco met demain à la voile
voici une lettre signée port, de votre place y est retenne ;
veau pricur de Mexico.
vOs amis pour le nouJ'ai mes économies.
Avez vous de l'argent P /
des miennes
Prenez toujours une partie
saire, et vous avez Non; des j'ai ce qui ni'cst nécesgue par vous, On est au pauvres qui ne subsistent
instant : un muletier, dont néfectoire, saisissez cet
condnire au port avec VOS je suis sur, va vous
bles du presbytère, votre malles... Mais VOS meupour les indigens de cheval P - - Les uns sont
mon pricur. -
ma paroisse, l'autre
que le ciel vous Jaccepte un dondel'smius.
protége ! - Et
RLRESE
pense! !
qu'il vous récomMe voilà sur la mer du Sud, dans
caboteur, où mon
un bâtiment
en six jours, jaborde passage à était payé d'avance; ; et,
malsaine, où j'achète une Acapulco, ville riche et
porte à Mexico, la
mule qui me transcelle de l'anivers. meilleure des capitales, après
Don Paternos de Las-Ybal,
Jacobins, lit la lettre, et
nonveau prieur des
en me donnant aussi cet avis m'accueille avec bonté,
nemis de Guatimala, sachant fraternel : CC Vos envous feront surveiller ici bientôt Lvotreretraite,
prudent; d'ailleurs nous par nos créoles; soyez
ces instans
devons l'être
d'orage. >>
tous, , dans
Ily a de l'orage P... M***
ment à sa campagne, an delà se de trouvait en ce morestai, Pour être prudent, une Chapultepee je
nastére, étient sans alleri visiter nos autres quinzaine au mosignalés,
patriotes, qui
: CC Vos envous feront surveiller ici bientôt Lvotreretraite,
prudent; d'ailleurs nous par nos créoles; soyez
ces instans
devons l'être
d'orage. >>
tous, , dans
Ily a de l'orage P... M***
ment à sa campagne, an delà se de trouvait en ce morestai, Pour être prudent, une Chapultepee je
nastére, étient sans alleri visiter nos autres quinzaine au mosignalés,
patriotes, qui --- Page 340 ---
(110)
Fidèle
mon cher Chrysostôme, Azor,
où étes-vous P... Et
tu ton
pauvre banni,en quel lieu toi,
ma gratitude dévotenent, P Jc donnerais et où pourraije te prouver portespour retrouver mes deux amis! la moitié de mon or,
Un second bulletin,
autre volume de
parvenu au prieur dans un
le soir de mon départ; SaintJeromne, mais
m'avait été remis
vieilles, parl la
ces nouvelles étaient
la
Je revins negligenee dans la ordinaire de messieurs de
LE jusqu'à
capitale le 8 mai
et je raconterai cejour, la
ce qui arriva au
1809 5
suite comme elle eût Mexique -
oculis,josqu'a un certain
lieu sub
En 1808, les troubles point :
l'invasion du maitre de de la péninsule. après
juntes, ces assemblécs FEurope, les querelles des
dont chacune voulait provinciales si
voir sur
s'attribuer
diacondantes,
I'Espagne etles
le suprême
senter à TAnirqus, Indes, tout semblait pou- présouffrances continelles, fatiguée la
par trois siècles de
conquérir sa liberté, Mais précieuse les
occasion de
avaient encore
patiens
la mère
T'attachement de
indigènes
patrie : les nouvelles du Thabitude
parvenaient, d'ailleurs, tellement continent feur
dictoires, la résistance de la nation altérées, contraparaissait Si noble, la position de espagnole leur
malheureuse, que, retenus
ses princes si
par la compasion, ils
par la surprise, émus
fheureux muoment
perdirent, à cette
tyrans les moyens de d'agir, et fournirent à
rois
combattre
f
(31).
le soldat roi des
Dans cette
verneurs en circonstance, la conduite des
avec celle des Amérique offrit un grand contraste gouception du vice-roi gouvernés; de
les premiers, à l'exrer fidélité à
Mexico, étaient prêts à
Bonaparte, comme le prescrivait ju- le
par la surprise, émus
fheureux muoment
perdirent, à cette
tyrans les moyens de d'agir, et fournirent à
rois
combattre
f
(31).
le soldat roi des
Dans cette
verneurs en circonstance, la conduite des
avec celle des Amérique offrit un grand contraste gouception du vice-roi gouvernés; de
les premiers, à l'exrer fidélité à
Mexico, étaient prêts à
Bonaparte, comme le prescrivait ju- le --- Page 341 ---
décret du conseil des Indes, (1n)
connaître les chefs la cession faite à qui ordonnait de redans leurs
Bayonne, et confirmait
ricains osèrent seuls emplois; s'
mais les sujets
et brulérent, surtout dans opposer le à ce
Amémation de Bonaparte.
Mexique, changement la procla- >
Versla fin
tantun message adejstletuto8,unbirictrs du
Ayres, etinformal le conquérant, arriva frangsisappor à BuenosCelui-ci vice-roiliniers dévoué
de la
à
conquéte
au peuple de Bonaparte, , fit une
PIE
Iaquelle il lui rappelait Buenos-Ayres, dans
témoigné la
pour la maison Findillérence qu'il avait
rant guerre les de la succession Bousbounianges : il terminait lors de
estime qu'avait Buenos-Ayriens de
en assuleur
su inspirer à Thonorable et haute
triomphe sur les
T'empereur
au nom de ce puissant Anglais, et il les exhortait, Napoléon
tranquilles. Don Xavier monargue, à
neur de
demeurer
Liniers, l'accusa Monte-Video Hiaygubistabee et ennemi
gouver- 9
mation, , et parvint de déloyauté, à
pour personnel cette
de
tout le
qn'il soustraire à son oldissance proclajunte à FLA de celle commandait, en formant une
che, missionnaire politique, d'Eapagne. Don Goyenèapprouva la conduite de
arrivant de Séville,
Le 20 juillet
l'ambitieux Elio.
prenant la nouvelle 1808, de les habitans de
guols péninaulatres, F'insurrection Mesion,ap. des
lep plus vif; etil durait
Espade
encore à
RLNRCLLE
députés était
Séville, envoyés l'arrivée de deux
formée: : ilsa
par la junte
mer, s pour elle, anmoncérent le
qu'ils venaient quis'y réclaTAmenique. Tel était commandement
en faveur de la
le penchant des souverain Mexicains de
étreaccédéal la demande péninsule; dela qu'ils auraient peutjunte, si, durant les
lep plus vif; etil durait
Espade
encore à
RLNRCLLE
députés était
Séville, envoyés l'arrivée de deux
formée: : ilsa
par la junte
mer, s pour elle, anmoncérent le
qu'ils venaient quis'y réclaTAmenique. Tel était commandement
en faveur de la
le penchant des souverain Mexicains de
étreaccédéal la demande péninsule; dela qu'ils auraient peutjunte, si, durant les --- Page 342 ---
(115 )
débats le entre les officiers civils et
par vice-roi, des lettres
militaires réunis
forme de dépéches,
n'étaient: arrivées, en
junte des Asturies : elle' annonçant invitait la création de la
Mexicains ville.On à ne pas reconnaître T'assemblée expressément les
dit
concevra
de Séaffaiblir la bonne fatilemenrcombien cette rivalité
s'étaient formée de l'insurrection opinion que les premiers
Ce n'est pas, Dien merci, faute d'Espagne.
disais-je en 1809 à lun de nos
de maitres, 9
sommes mal gouvernés, car nous amis, que vous
moment,
avons, 2. pour le
Joseph idem; et trois ou
I.
CLIN-R-LETHITS Napoléon
ce qu'il faudrait faire, quatrej juntes. Savez-vous
royale?. - Certes nous devrions pendant cette anarchie
nouvelle républiqne; et...
organiser 1C1 une
sammentau comité.
oni,j'en parlerai incesà Ja hautear des Lesespritenes sont pas encore
jours cette idéc dans circonstartes; le
mais semez toupour l'avenir (32): les idées présent, et eile germera
gouvernentle monde.
CHAPITRE XXIII.
Les remontrances, Guerre.
Voici un extrait anthentique des
présentées, le 5 août r808,au vice-roi remontrances don
F2TAl formation parlamunieipalité deMexico, pour Iturriconstituées dans d'une junte composée des autorités réclamer
cette capitale :
( Lesjuntes du
les
des cités gouvernementdels et
mère patrie,
plus, sedtee clle,
reyaumes 2 ne se conduisent
conformémentà la loi, quiordonne: --- Page 343 ---
(113)
les cas difliciles seront
or.h les assemblées
soumisi la
après
générales. discnssion
Ja Tenlévement du roi, la nation Alépoquer présente,
discntés souge-puissanee: : ses intérêts
est investiede
rénnies par les autorités
doivent donc être
anx têles du
royales et
palité); et ces assemblees penple, au calbido Tedlesiastonnes (
ferait le
doivent faire municimonarque lni-méme pour le
ce que
) Mexico adhère
bien général. lence et autres
aux principes de
les
villes; el
Séville, Vamoyens de pourvoir aux. ncdhtue, comme
périosité des circonstances. mesares qu'exige elles, L'imn-
>> De iels exemples
devons faire,
nous indiquent ce que nons
culière et gouvermomentale, cleatà-dire, former une junte
partiV'audiencia, > de
qui sera
cipaux, de la archevenues des compostede
culiers,
noblesse, > des corps olliciers munides chefs ecclesiaatiques militaires.
el
Séville, Vamoyens de pourvoir aux. ncdhtue, comme
périosité des circonstances. mesares qu'exige elles, L'imn-
>> De iels exemples
devons faire,
nous indiquent ce que nons
culière et gouvermomentale, cleatà-dire, former une junte
partiV'audiencia, > de
qui sera
cipaux, de la archevenues des compostede
culiers,
noblesse, > des corps olliciers munides chefs ecclesiaatiques militaires. , des principanx judliciaires notables 2 séD Cette junte royale,
et
importans sujets jui nous qui délibérera sur tous les
est minera conforménient à nos coseernent, différens
SC déterment, indispensable, du
, parce que,
intérêts.. Elle
péril qui nous
ddlivrés, en ce moFrance, nous ne devons menaçait du côté de la
instant nos moyens de pas néanmoins négliger un
recevions des avis positifs salnt, jusqu'a ce que nous
qulliser entièrezuent. Il faut qui puissent nous trandésirs du
aussi
avait
peuple, 3 en lui rendant les satisfaire auz
conseil griginath-ment, des
d'en appeller an moyens qu'il
Indes; et de plus, il doit être roi ou au
changemens parmi les personnes
fait des
ceclicsiastiques et
nommées aux
voila lcs
séculières. Il
lbea
sence de notre seuls moyens, en raison faut de le dé. l'abT. II. roi,qipetvente offrir au royaume,
--- Page 344 ---
(114)
la
d'échapper aux dangers
s'il est uni, possibilité
quifenviromnent des antorités est nécessaire pour
>> L'onion
le
établir le calme et l'unanimité parmi
de
les
conséquences
ret
et prévenir
effroyables
désunion. alors sera heureuz, et tous les voeux,
>> Chacun
dirigées
l'enthousiasme
toutes les résolntions 7
par
pour but le
et le patriotisme, auront uniquement
bien public. ville
donc que le moment est arrivé
>> La
pense réserve le mode suivi en Espagne. d'adopter sans E. aura établi cette junte, qui sera comDès quev. du royanme, elle examiposte des représentans lousles intérêts du pays. Mais
nera soigneusement. fondamentanx de ses travaux
les deux points
ètre oubliés, c'est
ne doivent pas
E4fE
latifs
Jes autoritésdoivent: agir comme
pren.iércinent.que silerenversement dela monatchie Espagnolen'était
de sorte que V. E. conservera toujours
pavarivé, nécessaire que les lois Jui accordent;
le ponvoir
au vide
secondement, c'est que,
suppléer du souverain et
immense qui existe
SENSEEO
celle de V.E. clle aura recours à la junte. semi- >
Que trouve-t-on dans cette remontrance de nombreux
patriotiquef de nouveaux privilèges, les
les riches et
avantages pour les grands, prétres, les Indiens, et rien
les saiariés ; un vain mot pour
pour les esclaves.
é, nécessaire que les lois Jui accordent;
le ponvoir
au vide
secondement, c'est que,
suppléer du souverain et
immense qui existe
SENSEEO
celle de V.E. clle aura recours à la junte. semi- >
Que trouve-t-on dans cette remontrance de nombreux
patriotiquef de nouveaux privilèges, les
les riches et
avantages pour les grands, prétres, les Indiens, et rien
les saiariés ; un vain mot pour
pour les esclaves. contraire à
Comme le vicc-roi ne parut pas l'organe de la
T'adoption du projet proposé par
des Meadversaires
municipalité 3 les Espagnols, alors la
de cer repréxicains, décidèrent
déposition Agé, dénué de
d'un roi quelconqué. sentant n'ayan: aucun plan de conduite, don
vigueur, futelirayédeasoupgons que lon excitait
Iturrigaray --- Page 345 ---
contre sa
(15)
ses' fonetious. loyanté; Les il proposa
sa
alui-meme de
faiblesse,
Eapagnols,
résigner
sans gloire fornierent sans encouragés par
homme sans , un complot général nécessité, comme
négociant
énergie et sans défense contre un
pour lui succéder. ambitieus, Le son ennemi, fut 5 et un
commandatent sa
jour fixé, les
choisi
et lencgociant, garde farent gagnés olficiers qui
Fonaguole, pris accompagmé dans la de quatre avec à cing del'or,
Mesico,
classe
cents
vice-roi, Les pénétra, conjurés vers minuit, gommercante dans le
de
résislance; ils se
nedevaiente
palais du
sa femme : celle-ci saisirent du vieillard éprouver aucune
et lui fat renfermé fut conduite dans ainsi un que de
L'audience,
dans les
couvent
autorisé
2 toute
prisons du
ce
Espagnole, avait St.-Ollice.
servi la liberté, mouvement, mais
secrètenent
limarchiere el
factienx, anaurrectionnel, ne servant s'il eut
gistrat fut annoncé deapnieanetenr duquel'oque T'audience
au peuple avec la premier ma. -
seule un autre satribuail le droit de difclaration
cholirdeus, vice-rois et elle aurait
nommer
de souverains puisqu'une
pu même en
Afin de reconnaisaient tunigdcrismpee Joseph..
et tant
juntes de Goacentrerieny la
pouvoirs
établir, par péninsule s' étaient divergens, les
ral. Quand la députations, nouvelle de un
déterminces à
par les Mexicains
la gouvernement généjunte centrale était fut connue transaction en
proposés
n'eut point de bornes déjà établie à
cette
accusé det
en
sa
EE
apprenant
joie
vive
trahison, pour n'avoir quele vice-roi,
devenu opposition prisonnier au projet des
pas montré une
rassa pas
des Espagnoles mnuntcipaus elle ne
était
ne rétléchit d'examiner les chefs de
s'embarpas non plus combien lacmnationes les
et
noeuds de la
8 *
proposés
n'eut point de bornes déjà établie à
cette
accusé det
en
sa
EE
apprenant
joie
vive
trahison, pour n'avoir quele vice-roi,
devenu opposition prisonnier au projet des
pas montré une
rassa pas
des Espagnoles mnuntcipaus elle ne
était
ne rétléchit d'examiner les chefs de
s'embarpas non plus combien lacmnationes les
et
noeuds de la
8 * --- Page 346 ---
(116)
épronvaient de relichement, lorssuhordination d'honmes, sans autorité légitime,
qu'nne poignée forcer le sicge du gouvernenent, ets'empouvait
parer du chefaveci impunité. l'établissement d'une
La loi d'Espagne lieu d'une exigeait junte centrale; mais
régence au tard, et déja TAmérique, ayant
il était trop
avait envoyé en
reconnu le pouvoir juntionnaire, d'un an, plus de 80
Espagne, dans l'espace
millions.
d'un des districts
Néanmoins : la Paz, capitale sachant bien que T'Espadel'audience de Charcas, délivrer clle-méme du
gne était trop faible pour voulut se pourvoir à sa propre
ponvoir des Français,
de 1809, se donna
défense.;" et au commeucement composé de patriun gouvernement le particulier, nom de junte intuitive. Les
ciens, qui de prit l'audience ne condanmnérent point
magistrats
mais Elio,vice-roi de Buenos-Ayres,
cette inesure; armée pour la combattre, tandis que
envoya une
ordre de celui qui régnait au PéGoyenèche, par
contre la
rou, marchait avec un P'armée, corps nombreux conmandée par
junte de la Paz, dont fut battue dans Palto,
P. Castro lieues et Yramba de la ville. 2
Le vainqueur Goyenequarante immédiatement contre les patriotes,
che marcha nombre fut exécuté sur-le-champ de
et un grand la plus làche , la plus horrible, mais
la manièré
pour le vainqueur.
la plus ignominicuse
Quito, une des villes de la province de
et
e
nomme Santa-Fé de Bogota
capitale déterminée
diencia à qui clle donne la Paz son avait nom, dà s'autoriser. 5
par les motifs le dont 10 août 1809, un gouvernement
forma aussi,
lei marquis de Selva,
séparé, et nomma président
-champ de
et un grand la plus làche , la plus horrible, mais
la manièré
pour le vainqueur.
la plus ignominicuse
Quito, une des villes de la province de
et
e
nomme Santa-Fé de Bogota
capitale déterminée
diencia à qui clle donne la Paz son avait nom, dà s'autoriser. 5
par les motifs le dont 10 août 1809, un gouvernement
forma aussi,
lei marquis de Selva,
séparé, et nomma président --- Page 347 ---
(117)
quoique tre chiose, le peaple attendit
Cette
généralement tout annait la nonvelle décision obligea don Amar, qui
junte. des
Grenade, à composer une gouversous le prétexte personnages de leur principanx de
autre
ct la junte, assemblée demander des Santa-Pé,
Amar, le
dans le
conseils;
adopté
7 septembro, se déclara palais du vice-roi
sance la par Quito, dans l'espoir pour le parti
junte centrale
qu'en reconnaisconcert avec elle, on d'Europe 2 et agissant de
lument trouble, 2 dans le cas Ou préviendrait la
toute espèce de
Le conquise
les Français. péninsule serait abisovice-roi,
celle de connaitre aeerd n'avait d'antre intention
dissoudre un conseil l'opinion publinque, se. hàta que de
une réunion nouvelle trop sincère, en
et, comme il était
pour le 11 du mème iniliquant mois
membre de la junte sourd, il demanda que
;
Au jonr fixé
y apportàt son vote par chaque écrit,
ple de Quito pour cette seconde
ratifs nulitaires parut étrangement surpris séance, des le peuélait
du vice-roi : la
prépament, donblce, les tronpes des casernes garde du, palais
conme si l'ennemi était
en moniyel'assemblée malgré
se réunit, et chacun aux portes. Mais
cotappareil du
présenta son vote,
ajoutaient les
de la force anx despotismie. Ces votes écrits
Torrés, membres de la preiniere opinions jupte: exprimées par
Morino, Padilla, Guittierez,
Camillo de
dès cette Fruto et d'antres, se Gregorio, rendirent Guttierezpendant, n'était époque, par leur pairiotisme, célébres,
Secondé
point assez populaire. qui, cecelui de Santa.Fé pardon fit Abascal, vice-roi du Péron
breuses contre la junte marcher del
des troppes nom- 3
après quelques
Qnito. Ses
engagemens, cédèrent ddlenscnrs, à des for-
, Guittierez,
Camillo de
dès cette Fruto et d'antres, se Gregorio, rendirent Guttierezpendant, n'était époque, par leur pairiotisme, célébres,
Secondé
point assez populaire. qui, cecelui de Santa.Fé pardon fit Abascal, vice-roi du Péron
breuses contre la junte marcher del
des troppes nom- 3
après quelques
Qnito. Ses
engagemens, cédèrent ddlenscnrs, à des for- --- Page 348 ---
(118)
ces supérieures ; le gouvernenent fut dissous; et 9
malgré la promesed d'un entier oublidu passé, faite
formellement par l'Espagnol comte de Castilla,
président de Quito, un grand nombre de patriotes le
furent incarcérés; et, peu de tems après, sous
prétexte d'une alarme donnée
les soldats, ils
furent tousseptembrisds dans ler prison (33).L'on
permit le pillage aux troupes de Lima, cantonnées
dans la ville pour y! maintenir l'ordre. Le nombre
des personnes assassinées de sang-froid ce jour la,
se montait à plus de trois cents. En 1810, la junte
patriote de Caracas fitrendredes honneurs funébres
a ces malheureuses victimes, avecune douleur bour- sincère et beaucoupde magnificence; mais leurs
reaux restérent impunis.
CHAPITRE XVII.
Proclamation. Les Cortès.
Sr la nouvelle de ces événemens parvint bientôt du
à la junte centrale européenne, déja instruite
mécontentement et de la fermentation qui gagnait
si rapidement toutes les colonies, clle n'en devint
ni plus juste, ni plus prudente. L'attachement que
les Américains avaient témoigné pour l'Espagne
était réel; mais les réformes dans leur gouvernement, quoique souvent promises, n'avaient jamais étéréalisées: ilscommicngaientene conséquence
à se sentir plus fatigués de cette dépendance; et
leur penchant pour la mère-contrée diminuait en
raison de sa tyrannie. Que serons-nous, sil'Espagne
est conquise P était la question quotidienne et gé- à
nérale; et les discussions sur ce sujet menaient
d'autres d'une grandeimportance.. --- Page 349 ---
(119)
rendre La junte à leur Sévillanne, voulant lcs abuser pour les
qui déclarait apathic, TAmérique publia un pompeux déeret,
mére-patric. Mais
Espagnole égale à la
fut faite dans le néanmoins, nulle réforme ne
tandis que la junte gouvernement en recevait
des colonies; ct
subsides énormes, clle
continuellement des
y remplir tous les cmplois envoyaitdes publics Espagnols Telle
protection qu'elle donnait aux intérêts LRTE
veau-Mondet
du noules Quand la junte centrale futchassée de
français et par le
Séville par
ces membres, quoique peuple, quelqnes-uns de
réunirent dans l'ile de proclamés traitres, se
mort qui les
Léon; mais redoutant la
à une espèce d régence, menaçait, ils cédèrent l'an:orité
dont le pouvoir ne s'étendait 1 composée de cingnobles,
Galice, , less seulcs parties del que sur Cadix et la
point encore élé conquises. l'Espagne quin'eussent
Les membres de ce directoire,
légalité de leur élection et la
sentant bien l'iltorité, n'osérent même
faiblesse de leur auexistence au peuple
pas faire connaitre leur
oi leurs prétendus droits Américain, jusqu'au moment
un manifeste des
furent enfin soutenus
bientôt après, ils fixérent négocians leur de Cadix, viile
teurs
parties del que sur Cadix et la
point encore élé conquises. l'Espagne quin'eussent
Les membres de ce directoire,
légalité de leur élection et la
sentant bien l'iltorité, n'osérent même
faiblesse de leur auexistence au peuple
pas faire connaitre leur
oi leurs prétendus droits Américain, jusqu'au moment
un manifeste des
furent enfin soutenus
bientôt après, ils fixérent négocians leur de Cadix, viile
teurs adresserent alors aux colons résidenc. Les direcsuperbe et longue
incertains, une
documens les plus précicux proclamation, qui sera un des
surrection
pour Thistoire del'inbesoin de secours, Américaine; car la régence, qui avait
que chaque gouverneur yavoue avrit forcément le
sur
les
fait peser si despotisme
Amcricains. Le
longtems
cetter pièce, est
passage suivant, extrait de
C
extrémement remarquable.
> un Amereains! joug
vous fites longtems accablés sous
oppressif, et d'autant plus pesant,
que --- Page 350 ---
(120 )
>> l'Amérique est éloignée du centre du pouvoir.
> Nous plaçons maintenant votre future destinée
>> dans vOs lumières et dans vOs propres mains.
des
>>
Vous avez étéjusqu'ici le jouet malhenreax
> vice-rois, toujours sounis à leur ambition , à
>> leurs caprices, , tandis que vous étiez en même
) tems 2 en proie à leur cupidité : dès ce moment,
>> votre sort ne dépend plus d'eux... >>
Ni la régence, ni les cortès, ni Ferdinand le
Restaure n'exécutérent de si belles promesses, et
nne épouvantable guerre vint désoler toute IAmérique du snd 1 guerre de révolution, oi, parmi Ah de ?
grands attentats. brillèrent degrandes vertus.
pourquoi ces dernières n'ont-elles jamais apparu
sous le drapean du royalisme.
Mais je n'ai promis Phistoire de ces fameux
événemens, LAN le simple récit exigerait tant de
volumes, et, sauf quelques excursions, jc rentre
dans P'esquisse de la.révolte Mexicaine.
L'illegale arrestation du vice-roi à Mexico, en
septembre 1808, redoubla la rivalité qui existait
entre les Espagnols d'outre-Océan et les Américains : l'emprisonnemient de plusieurs de ces
derniers, la nort de quelques-autres, accusés de
propos contre la cour, accroissnient l'indignation
des Mexicains, quand l'arrivée de Venegas 2 successeur d'Itnrrigaray 2 apportant aux de principaux la faction
chels et aux plus fouguenx partisans
viut
espagnole des honneurs ct des récompenses,
porterà son comble un juste mécontentement.
Une insurrection éclata, le 16septemibre 1810,
dans' la ville de Dolorès,
de Goauaxoato,et
s'étendit bientôt dans toute contrée.
Ti
La province de Caracas n'avait pas été la dernière a créer une junte, qui refusa, ainsi que Sa
plusieurs autres, de reconnaitre la régence
chels et aux plus fouguenx partisans
viut
espagnole des honneurs ct des récompenses,
porterà son comble un juste mécontentement.
Une insurrection éclata, le 16septemibre 1810,
dans' la ville de Dolorès,
de Goauaxoato,et
s'étendit bientôt dans toute contrée.
Ti
La province de Caracas n'avait pas été la dernière a créer une junte, qui refusa, ainsi que Sa
plusieurs autres, de reconnaitre la régence --- Page 351 ---
(121)
réponse dit exciter au premicr décret de CC
Cadix une grandle Parmi ses membres et les gouvernement habitans
lcs Américhins colère, carils
de
leur
se seraient
s'étaient flattésque
qu'ils pouvoir. Quel fut leur humblement sonmis à
du mème apprirent que toute deapoimement lorsn'agissent esprit, quoique PAmerique les
étaiti imbne
La gucrre pas entre elles avec Tharmonie diverses provinces
chands de paraissait le désir dominant désirablel
assemblés la Cadix, ainsi
des Cortès, des mariuvectives, des régence. Ce Riep pardes
qu'avait
cains dans les outrages, prodiguds sareanies,d aux Améri- des
et directoriale gazettes, que la faction
sions de Cortivartia commença les hostilités. mercantile
à
à
Les misMonte-viden, de Benito Puerto-Rieo, à
de Pedro-Elio
iVera-Crue, gas à
de Lombez à Papama, de Mareno
Mexico, eurent
Santa-Maria, del
tous les ressorts
pour but de mettre en action Veneciyile. Les projugés, propres la
à amener une
fatteuses, les
superstition, les
guerre
ces firent, animosités particulières et promesses les,
pareilles intentions tonr-à-tour, firent employés à cet effet. mena- De
comme sur d'antres, der envoyer sur ces
quoiqu'à cette époque nombrenix
points,
Lesoin
sa
FEspagne eopadetrompen en edt tant de
Les
propre défense.
la
tenaient
Ernt
même, réigenee, Cia pour tout les leur pouyoir de
par animosité. Des députés Américains une
vaient ceux-cia l'ile de Léon, avaieut
alors réunis : à
, oi les Cortés éiéenvoyes se tronparler de leurs
peine leur
se plaignent, disait mandataires. permettait-on Si les
de
tyrannisés depnis trois un membre des Cortés, Américnins
bont de cette
siecles, ils ne sont d'être
traitenient chaine, car ils
pas au
réjouis jusqn'a Ja fiu du éprouveront un pareil
fort, disait un autre, monde, > <. Je me
après un succès ob-
à
, oi les Cortés éiéenvoyes se tronparler de leurs
peine leur
se plaignent, disait mandataires. permettait-on Si les
de
tyrannisés depnis trois un membre des Cortés, Américnins
bont de cette
siecles, ils ne sont d'être
traitenient chaine, car ils
pas au
réjouis jusqn'a Ja fiu du éprouveront un pareil
fort, disait un autre, monde, > <. Je me
après un succès ob- --- Page 352 ---
(122) )
tenu à l'aide des Anglais, de l'avantage que nous
venons de remporter, parceque nous pourrons les
maintenant envoyer des troupes
assujetir à
rebelles. >
dit un ses collégues,
dms
aQuisait,
quelle classe d'animaux les Américains appartiennent? )
Voilà sous quels auspices commença cette guerre;
et la manière atroce dont elle fut conduite prouve
la haine irréconciliable des deux partis.
reconvrerle terriLes Espagnolscombatient etles pour Américains pour
toire qu'ils avaient possédé,
les
obtenir) l'indépendance. Cruels dansletriomphe,
premiers deviennent encore phs scrucladansladver.
sité;les derniers, hardiadonslatuques et conservant
dans la défaite de la confiance en lenrs chefs, se
rallient constamment sous leurs bannières : les uns
lesautres) montrent dans les conbats et dans
comme
étomnanteetune
toutes leurs entreprises milliers uneaudace de combaltans ont déjà
rarefermeté. Des américain et
seize cents
inondé de sang,
espagnol ces colonies
Jieues de territoire; que comprennent comme si la mort ne
du nouveau continent; d'honmes et,
sur les champs de
moissonnait pas assez
victimes sont chaque jour
bataille, de nombreuses froid, Mais
sont ceux qui
de sang
quels
égorgées les premiers donnent le criminel et dangereux les
exemple de violer les capitulations, de tuer ?
vaincus, de rejeter tout moyen d'accommodemcat entreles Espaguols. Dans cette horrible guerre,
prise au nom des Cortés et de Ferdinand scul mot VII,je à dire
défie leurs guerriers de trouver un leur inhumacolorer del'ombre d'une excuse
pour leur
de foi depuis le premier
nité et
manque
celui on j'écris cette
jourde l'insurrection jusqu'à viendront appuyer dana
page:des faits trop avérés
mnes notes cette sévère assertion (34).
de rejeter tout moyen d'accommodemcat entreles Espaguols. Dans cette horrible guerre,
prise au nom des Cortés et de Ferdinand scul mot VII,je à dire
défie leurs guerriers de trouver un leur inhumacolorer del'ombre d'une excuse
pour leur
de foi depuis le premier
nité et
manque
celui on j'écris cette
jourde l'insurrection jusqu'à viendront appuyer dana
page:des faits trop avérés
mnes notes cette sévère assertion (34). --- Page 353 ---
(193).
mense Sije terrain ne m'arrétais dans mes
teurs,
où SC mesurent ces excursions sur l'imde
je ne saurais me retrouver terribies dans
gladiapour carnage le despoisme où l'on voit, d'un côié, tant un champ
manité, de Tautre oul'intérêt, tant d'ardeur etsi pen ponr d'efforts l'huI'ambitionye à Mexico. et si peu pour la republique.. pour la gloire ou
kentrons
CHAFITRE XXV.
Le Motionneur. - Un complot,
divisée LA vice-royanté de la
en denx départemens Nouvelle - Espagne cst
capitaineries générales : les que l'on
Mexico et Yucatan. Les
capitainerics appelle sont,
l'orient, les provinces provinces intérieures de
portent le nom de
intérieures de l'ocident
torité du vice-roi commanderies s'étend
générales. L'aumais, pour le
sur le Mexique
Yucatan agit hors militaire, de le capitaine
entier; 2
de
sa
général de
divise Monterime, cette grande dépendance. L'héritage
Mexico, pour former douze proie divisée, se subSan-Luis- Puebla, 9 Sacatecas, intendances, qui sont:
Potosi,
Vera-Cruz,
Oaxaca. (qui
Derango,
comprend
MIGNEtCn Vera-Paz
Sonora,
Coanaxoato,
et
Tlascala et Guadalnsara et Merida Guatimala de
),
cette
Queretaro sppartienment Yncatan,
tincts viet-royanté, et ne sont mais forment des également à
dances. La
pas compris dans ces cantons douze diss'élevait, en population de la
intencelle de la 1809, à six millions Ncuniln-Eimene
capitale à 140,000,
d'habitans, et
n Vera-Paz
Sonora,
Coanaxoato,
et
Tlascala et Guadalnsara et Merida Guatimala de
),
cette
Queretaro sppartienment Yncatan,
tincts viet-royanté, et ne sont mais forment des également à
dances. La
pas compris dans ces cantons douze diss'élevait, en population de la
intencelle de la 1809, à six millions Ncuniln-Eimene
capitale à 140,000,
d'habitans, et --- Page 354 ---
(124)
Depuis la conspiration des Espagnols d'un contre calme
Iturrigaray, cette grande cité jouissait
apparent. Ne me voyant point surveillé, parce que et
javais obtenu l'amitié de don Paternos, pàle
mais excellent garçon : ce qui démaigre prieur 7
de
sur les personment un peu ma façon obscrvé penser, non plus par les
nes blèmcs; ; n'étant pas la confiance en leur précréoles, dontj'aoquérais discrétion, des idées libérales, je
chant, avec deux fois par semaine, aller saus crainte
pouvais, au club secret qu'on âvait : pendant mon absence,
pour plus de streté, organisé en loge maçonnique. et comme
Comme un des anciens de l'assemblée j'obtins souvent
nne victime de FInquisition la réunion 2 clandestine d'une
l'honneur d'hommes de présider de différentes classes : moines,
centaine militaires, artisans, boutiquiers, etc.
avocats, étaient
mais le mot républigue
Tous trouvait leur oreille. patriotes, bien dure (35).
un soir, trois motions, tandis
l'ami
- Je fis,
Idu vénérable.
M***
asealtens
cconpaitlefaneutld
serait
un
1. D'établir
journal,qui
imprimé
marron, et répandu
ALEE
un typographe
dansles campagnes ; une circulaire, des citoyens
at 2 D'ongager,.par dans les villes environnantes, à former des
connus sociétés qui s'affileraient à la nôtre ;
et
30 D'établir une correspondance de active, mes anciens régulière avec. le brave Miranda, véritable un
noi et ma
amis, qui seul connait mon
digue curé
lizarredestindes avec Hidalgo-Costilla, avocat distingué;
de la province. 3 avec Rayon,
: avec Boliavec N. Mercado, prètre républicain Washiugton;
var, qui, je crois, autre recommencera curé, dont l'esprit miliavec I.Morelos 7
grand couragese etavecle
tire est soutenu d'un
mes anciens régulière avec. le brave Miranda, véritable un
noi et ma
amis, qui seul connait mon
digue curé
lizarredestindes avec Hidalgo-Costilla, avocat distingué;
de la province. 3 avec Rayon,
: avec Boliavec N. Mercado, prètre républicain Washiugton;
var, qui, je crois, autre recommencera curé, dont l'esprit miliavec I.Morelos 7
grand couragese etavecle
tire est soutenu d'un --- Page 355 ---
(185)
frère, cloitre Torrez , qui, dés
pour volerau
à déserté le
ces fiers ennemis du
bataille, Ancon
itt
despotisme
de
capitale; mais nons
n'habitait cctte
niscr par Jettres. La pouvions, du moins fraterd'une voix unauime triple motion fut
le frère Yarennas fut ; et, vers la fin de la adoptée
de cette académie
nommésecrétaire perpétuel séance,
Voici hotre révolutionnaire.
cité de Mexico. position, La
à cette époque, dans la
blie à Séville, avait placé, junte centrale espagnole, étatifitdu fameux
avant qu'on nous gramains de notre Venegas, l'autorité civile dans les
modération, faisait arehevéque, aimer de que sa douceur, sa
ray fut déposé
tons. Don Iinrrigasue, pour avoir mniquement, paru
par le conseil
une junte
accueillir le projet de d'Bspa- former
hie par les municipale, quand
fut
guols, qui Francais avaient et privéede PEspagne son roi. Les envade leurs succés et devenuse renversé ce plan, énorgueillis Espadéployérent bientôt une encore moins populaires,
tisme sans bornes, en
insolence et un despoprouvés par lajunte centrale, apprenant qu'ils étaient apLa situation des Mexicains
portable après la déposition dc devint leur ensuite insupque, autre Vincent de Paule
bon archevébres cesseur l'audiencia elle-mème, , dont qui eut pour sucétaient ses ennenis; mais ils tous les memvice-roi que jusqu'a l'arrivée de don J. ne gouvernérent
par la régence de Cadix. Venegas, fabriqué
Sous le règue de
tamment
Taudience, les
consla capitale stationnées, et Vera en temps de troupes, guerre, entre
que descente sur les côtes Cruz, pour les empécher quelniques, furent subitement par croisières britanrieur, ou leur présence élait appelées dans l'inté.
plus nécessaire que
; mais ils tous les memvice-roi que jusqu'a l'arrivée de don J. ne gouvernérent
par la régence de Cadix. Venegas, fabriqué
Sous le règue de
tamment
Taudience, les
consla capitale stationnées, et Vera en temps de troupes, guerre, entre
que descente sur les côtes Cruz, pour les empécher quelniques, furent subitement par croisières britanrieur, ou leur présence élait appelées dans l'inté.
plus nécessaire que --- Page 356 ---
(126)
dans les ports depuis
les
la main aux Espagnols que
Anglais donnaient
giment de la reine fut contre la Pranee; et le réportante nommée Queretaro, envoyé dans une cité imi Trois capitaines de ce
et Aldama, > nés à
corps, Abasolo, Allende
de celles de
San-Miguel, ville peu
vant unis Queretaro et de
dloignée
d'amitié avec don Goananoato, se troucurés de la ville de Dolorès, Hidalgo, l'un des
et de Queretaro,
voisine de San-Miful affliation
Bidalgo nous avaitécrit
on n'eut pas le lorsqu'ils vinrent à Mexico; pour
virent aussitôt leur temps de les admettre, car ils mais suidestination.
Hidalgo, 2 homme
tingués et prêtre courageux, douéde talens dissont en général nos beaucoup plus instruit
ne le
fection des Indiens, reistibomesmnt qu'il
de l'afde l'estime des honorables instruisait lui-méne, et
sur ma proposition menbres de la société,
3:". ses
9 l'avait reçu au
pondre: correspondans. Il ne se borna pas à nombre
ayant remarqué que la haîne
corresEspognols dans tous les cantons du portée aux
pouvait être surpassée, il
Mexique ne
transmitun projet
conçut, rédigea el nous
vers la fin de 1810. NISIEES Ce plan fut
éclater
rection et renvoyé à son
adopté, avec coren tems et lieu,
auteur, pour être exécuté
avec Abasolo, Allende et Aldama sa
empressement, et leurzèle, joignirent à lui
mécontentement, fut
pour augmenter le
jet approchait de sa maturité, waimentberveillete les
Ley prosurrection étaient nombreux partisans de l'inchanoine de Valladolid,
se
l'un
lorsquliumiaga,
confessant au moment de des conspirateuirs,
complot à Gil, vicaire de
mourir, découvrit le
Queretaro.
C
avec Abasolo, Allende et Aldama sa
empressement, et leurzèle, joignirent à lui
mécontentement, fut
pour augmenter le
jet approchait de sa maturité, waimentberveillete les
Ley prosurrection étaient nombreux partisans de l'inchanoine de Valladolid,
se
l'un
lorsquliumiaga,
confessant au moment de des conspirateuirs,
complot à Gil, vicaire de
mourir, découvrit le
Queretaro.
C --- Page 357 ---
La révélation
(127)
membres de
par la
Faudiencia, divisée
cupidité, en deux
astite
ellc-méme
reçurent cette nouvelle la parties: les membres alors,
et firent consciller
cachèrent aux
gai
sidant à
secrétement aux
antres,
avaient fait Oneretaro,d'sgir lcs
coutre. l'autorité, Espagnols réroi, d'accuser Espaguols leur
de Mexico envers le comme viceEn membres factieux, d'être sorestlors à la tête qui haissait ces
conaiquence,
d'un
taqué au milieu de Dominguez, la
corrégidor, complot,
jeté en prison. Celte nuit, arrêté dans son futat- lit et
y. donnait, répandirent arrestation et le motif
cipaux conspirateurs ; ils l'alarme parmi les qu'on
jet, le seul qui fut
eraignirent que
prinet résolurent d'en hàter réel, n'allàt être aussi découvert, leur prol'érécution.
à Allende, 9 l'un des
San-Miguel à cette capitaines, il
se trouvait
avec Dolorés, où il parut, époque; le 14
en partit pour
jour cent-vingt la, Hidalgo soldats recrntés dans septembre sa marche, 1810,
points de son sermon préchait les Indiens: : les
Ce
les tenaient les
roulaient sur
divers
leur trabison avaitr Espagnols, reduit
sur l'état l'eslavage dans
où
que courait
la péninsule,
Jeqnel
la France, ou T'Amérique à celui d'être livrée au surledanger
rément,
de
pouyoir de
finit son proscrirait discours la religion FAngleterre, catholique, qui assuarmes; et aussitôt, par ils appeller les Indiens "ifilalgo aux
fureur,
coururent aux armes avec
Amis ! nous écrivait alors
à
nous fant choisir, préférons notre cher Miranda,
de mal
car des
IEnLED
que des coups de coups sabot. d'éperon ladémocratic font plus
d'être livrée au surledanger
rément,
de
pouyoir de
finit son proscrirait discours la religion FAngleterre, catholique, qui assuarmes; et aussitôt, par ils appeller les Indiens "ifilalgo aux
fureur,
coururent aux armes avec
Amis ! nous écrivait alors
à
nous fant choisir, préférons notre cher Miranda,
de mal
car des
IEnLED
que des coups de coups sabot. d'éperon ladémocratic font plus --- Page 358 ---
(128)
CHAPITRE XXVI.
Insurrection Mexicaine. - Le Caré-Général.
SECONDE par Allende, Hidalgo dirigea d'abord des
sur St.-Miguel, où toutesles maisons
52 troupe furent pillées. ( Sans mon ami et moi,
Espagnols
curé
ces demeures seraient
nons écrivitle
général,
)
cn cendres et leurs maîtres en piéces. de la Reyna
Deux escadrons du régiment
s'avança
vinrent se joindre à la petite armée les , denx qui tiers du
bientôt surla ville de Zelaya. Là,
ainsi
régiment d'infanterie de Seiaga 7 cavalerie, qu'une se
partie du régiment del Principe,
Hidalgo
joignirent pareillement à linsurrection.
s'approcha ensuitede el'opulente lieues N. villesde.Goanasoa- 0. de Mexico, et
t0, située à soixante s'élève à environ quatre-vingt
dont la population Riano intendant de Goanaxoato,
six mille âmes.
, mnais la troupe stationnée
se disposait à résister; déclara en faveur de l'indépendans cette ville se
le
dance; le gouverneur céda, et, 29 septembre, ouil trouva,
Hidalgo prit possession de Goanaxoato, millions en Or, outre
dans les caisses royales, cinq
deux cents barres l'argent. arrivé le 16 septembre à
Cependant Vénégas principaux decetteville;
Mexico,réunitau palaisles
connaitre
et,
crm2sres
les
d'HiECERStrmor
d'iturrigaray. Puis; apprenant sous progrès le commandalgo, il dépècha des troupes,
défendre
dement du conte de la Cadena, pour
d'une hauteimportanor,
Queretaro, pointmilitaire --- Page 359 ---
à
(129)
licues de
de
Asriobeedens
pemplée
Mexico; et ville
quels fivorisaient quatre-vingt les
mille
à
et
insurgés
hohitaney Rt
henreusement Hidalgo leur tête 1 CC que le nouveau désiraiont placer
introduinantdde pour cause royale, empécha, vice-roi,
Par une
troupes espagnoles dans
en
il essaya de proclamation, rétablir le en datedu 23 cetteville,
puis le décret de la junte calme, en assurant septembre, que detraités 1809, les Américains se centrale, du 15 octobre
les Cortès comme les Espaguols; tronvaient 5; il assura ( à leur insu)
réformest utiles, regleraient
aussi que
En
pour mnertaececanment établir la prospérité toutes les
attendant,
son pouvoir,
Hidalgo commença générale,
que, depuis par la abolir la taxe appelée l'exercice tributos, de
toujours payée.
urant septembre, que detraités 1809, les Américains se centrale, du 15 octobre
les Cortès comme les Espaguols; tronvaient 5; il assura ( à leur insu)
réformest utiles, regleraient
aussi que
En
pour mnertaececanment établir la prospérité toutes les
attendant,
son pouvoir,
Hidalgo commença générale,
que, depuis par la abolir la taxe appelée l'exercice tributos, de
toujours payée. Cette conquéte 7 les Indiens
s
veur, et tous ceux du mesure les décida en ayaient sa
de son armée. De son côté le Mechoacan
fa-
,
guerillas, entièrement vice-roi forma acoururenta des
etune milice
composés
corps
péens : il appela indigene, cette milice mélés de prolétaires uEapagnolis
divers nuisirent
Patriotas. Ces euronienne
les beaucoopplas àla cause
sentant 3e la junte indépendaws fut
eux-mémes, bondote Le repréplaintes
obligé,
avoir
L'insurreetion innonabrables, de les
reçu des
les
s'étendit
ponor
efforts des
rapidement,
dance de
royalistes. Lagos s dans malgrétons
foire
Gnadalsxars, 3 ville
l'inten9
mines quinquennale les plus riches Zacatecas, fameuse , cité par une
et
de la
voisine des
saisirent d'autres villes situées au dessus Nouvelle- de - Espagne,
de secouer tonna-tonravoc le jong
emnpressement, Qaeretaro,
Darant le
pesant de la mire-patrie. T'occasioul
établit une sorte séjour de discipline d'Hidalgo à Gosnasoaro, il
T. II. dans la foule tumul. --- Page 360 ---
(130)
tuense dont il était suivi. nomma des officiers pris
parmi les soldats déjà disciplinés, pour commander les nonveaux corps, et plusieurs capitaines
devinrent à sa voix, majors, colonels, généraux. Il fit aussi battre monnaie, fabriquer des canons
de bois ( pour la montre sans donte), (36), et un
de cnivre, qu'ou nomma el Libertador. Les troud'Hidalgo furent armées avec des piques, des
haches, pes
des couteaux, des mousquetons, > mais
fort pen de fusils. Cepemlant Hidalgo s'avança sur Valladolid, où
il entra le20 egaboosasamdinationau des Indiens, offides nègres,, des eréules, des prètres et des
ciers, qui, dansleurjoie, lui prodiguérent toutes
sortes d'honneurs. Hidalgo s'empara, dans celte
ville, de douze cents mille dollars; et mn régiment
de milice vint s'y ranger sous ses drapeanx. Trois jours après, il retourna sur Indaparapo,
et y convoqua un conseil de ses principaux capitaines, afin de faire plusieurs promnotions. Ce conseil proclama Hidalgo généralissimo de l'armée
des Américains, qui n'était guere qu'une nombreuse caravane; Allende, major- général; Abasolo, Ocon ,les deux frères Martines, felds-maréchaux; Aldama, Ximenès, Arias et Ballerea',
lieutenans généraux; etc. Une messe en musique
fut célébrée à cette occasion, et l'on chanta un
Te Deum.Le géneralissime passa en revne son hom- armée, qui était divisée en régimens de n ille
mes chacun : quatre-v vingls régimens furent ainsi
formés, et la solde établie sur un pied très -avanIlidalgo, à cheval, faisait cette revue avec
tageux.
; Aldama, Ximenès, Arias et Ballerea',
lieutenans généraux; etc. Une messe en musique
fut célébrée à cette occasion, et l'on chanta un
Te Deum.Le géneralissime passa en revne son hom- armée, qui était divisée en régimens de n ille
mes chacun : quatre-v vingls régimens furent ainsi
formés, et la solde établie sur un pied très -avanIlidalgo, à cheval, faisait cette revue avec
tageux. uniforme de
: c'était un habit
son
généralissine
brodé en or et
bleu, a paremens et revers écarlate,
-
en argent ; écharpe noire à franges d'or; chapeau
rond relcvé à gauche et orné d'un panache en plu- --- Page 361 ---
mes de
(13i) )
daille sur Mechoacan laquelle : il portait en santoir
Gnadalapa, eng grande était l'image de la une mé.
Les drapeaux de
vénération dansle Vierge de
pareils à la bannière l'armée de
étaient azur et Hexique. blanc,
l'empereur
centrale, D'tedaparape, celte armée se
Onahutimoe.
par
dirigea sur la
Isthahuaca et Marabatio, $
ville
son
entrée,se Toluca, on, Repetnigo; le 27
Jordons,
Mexico.
trouvant parvenue à octobre, donze lieues elle fit
Si cette capitale conrait
de
Indiens et les créoles, les un péril imminent, les
vaient patriotes et les prêtres de moings la classe et les négres, les
étant abhorrés pas à le redouter; mais tons moyenne, les
n'anombre de personnes parle peuplex et même d'mn Espagnols
par leur fortune, étaient considérées par leur grand
tentaient de cacher
dans la
rang ou
de liberté aurait suffi sous un air de stupenr 7 qu'ils
plirla
en ce
jactance. Un cri
chefs élaient révolution : elle n'eut moment, pas été 2 poar accomCependantles humains.
sanglante, > ses
corps, étaient forces royales, divisées en
P'une de l'autre : stationnées don
à de grandes distances différens
gade,
Cullejas, àla tête
ocmnpaitSt-Lontis de Potosi,a cent d'unebri. dix
EAmtEte mille
Cadena,
lienes
n'avait hommes, se tenait à
comamandantrots
Mexico, que peu de troapes postées Queretaro, et Venegas
pintôt pour contenir les anx environs de
pours'opposer au curé de
habitans,
Le
Dolorés,
que
rui ile vice-roisortit sauva. Il décida de cette crise par un
expédient
linquiaition, le premier Pareheveqne de Mexico et
peine, diriger contre ditieilentent, lantre
toute son armée, une Hlidalgo, ses
sans
lancée sur ces
escomtunication, partisans et elle firt et
indépendans, ayec un édit de la
9*
de
pours'opposer au curé de
habitans,
Le
Dolorés,
que
rui ile vice-roisortit sauva. Il décida de cette crise par un
expédient
linquiaition, le premier Pareheveqne de Mexico et
peine, diriger contre ditieilentent, lantre
toute son armée, une Hlidalgo, ses
sans
lancée sur ces
escomtunication, partisans et elle firt et
indépendans, ayec un édit de la
9* --- Page 362 ---
(132)
sainte (37), qui déclarait
relisant
Ilidalgo
siécle, ceci, $ on croirait être en. hérétique... En
ou en
au
France vers lei 15°
Hidalgo
ce
EOTTS aLin
manifeste.
décret par un beau
il signalait EEeere les'
siteurs dans contradictions l'acte
des révérends croyance,
contre lui: Cc Vous d'accusation qu'ils formaient inguiterminant, 9 de ne pas m'acouses, 2 leur disait-il en
et de
croireà l'existence
est un prétendre en même tems que dans del'enfer,
pape canonisél
l'enfer
Cette
surl'armée cxcommnunication ne fit aucune
libérales car
impression
persuada facilement Hidalgo, prêtre
dats, que ceux qui avaient aux Indiens et à tous luioméme, ses solrible sentence, étant ses prononcéune aussi terétre juges dans cette
ennemis, ne pouvaient
berait sur eux. Mais cause, 7 et
l'arrêt
cité et ceux des
tous les iadtin de la retomtion n'avait
diverses provinces où
grande
pas pénétré
l'insarrecprononcer pour elle,, encore, malgré n'osérent plus se
patriotiques de notre
les exhortations
térent paisibles ou absorbés journal clandestin, et resterreur.
dans une profonde
Nons-ménes, il fant
heurter de front ces hommes Tavoner, nous n'ôsames
raison, montrent des fers noirs,.qui pour toute
pour toute lumière à leur aux raisopneurs,
ilamme des bàchers...
service, n'ont que :
Arrétons-nous:
La sainte ardeur des moines et
Je la dirais, mais garde les
cagots,
Et des abus dont
fagots; ;
J'en parlerais, l'église est fourrée,
mais gardo la bourrée.
MAROT.
a
heurter de front ces hommes Tavoner, nous n'ôsames
raison, montrent des fers noirs,.qui pour toute
pour toute lumière à leur aux raisopneurs,
ilamme des bàchers...
service, n'ont que :
Arrétons-nous:
La sainte ardeur des moines et
Je la dirais, mais garde les
cagots,
Et des abus dont
fagots; ;
J'en parlerais, l'église est fourrée,
mais gardo la bourrée.
MAROT.
a --- Page 363 ---
(133 )
CHAPITRE XXVII.
La perfidie, - Retraite.
CEPEXDANT à
Venegase envoya T'approche de l'armée
sous les ordres de quinze cents
d'Hidalgo,
et
hommesà
l'un de ses
Trusillo, colonel lsialahnaes, de' cavalerie
troupes, munies atdede-conthe Bientôt
renfort de cinq cents d'artillerie légèro, aprés, ces
entra à Tolucs, le hommes. Lorsque recurent le
un
environ huit lienes de colonel recula sur général
pont sur la rivièrede Mexico, se fortifia Lerma, près
à
sage, mais les
Lerma, et en défendit le d'un
et'les forces royales,
pasgagnérent
pour n'être
ertECeEei
Atenca,
mont de la promaptement crois, oit
une colline, pas tournées, ,
Une partie des
Hidalgo courut les appellée le
sa fortune,
fantassins de ligne qui attaquer,
au pas de composaient
avaient suivi
un seul de charge, précédés lavant-garde, marchaient
centre et les métal, denx et d'une dequiatre fonle canons, dont
combattans, mais ailes se
efadieney de
le
ses cavaliers
sans artilleric, composnient pareils
de linfanterie. couvraient T'arriére 9 même de bois; ;
On eut à
garde et les flancs
minutes, peine escarmouché
sa
que Truxillo, se voyant pendant déjà quelques
dalgo Ctrer lui commença sa reiraite sur débnisque de
pour une proposer, en le suivant, Mexico. de
Hidans ses lignes contiences les
le colonel daigna s'arrêter
fusiller, Il se
envoyés du
admettre
trouvait alors fort général.. et les fit
près de Mexico, oix
même de bois; ;
On eut à
garde et les flancs
minutes, peine escarmouché
sa
que Truxillo, se voyant pendant déjà quelques
dalgo Ctrer lui commença sa reiraite sur débnisque de
pour une proposer, en le suivant, Mexico. de
Hidans ses lignes contiences les
le colonel daigna s'arrêter
fusiller, Il se
envoyés du
admettre
trouvait alors fort général.. et les fit
près de Mexico, oix --- Page 364 ---
(1 134)
il rentra, le 50 octobre, avec environ trois cents
honimes 7 après avoir abandonné et son artillerie
Les
de Mexico vantérent
et ses monitions.
gazettes
victoire
cette recalade comme une importante
obtenue par les royalistes : une médaille, portant fut
les noms de Truxillo, Mendivil et Brengar,
frappée à la Vera-Cruz, pour en perpétuer le souvenir.
à
instant,
Le bruit se répandit bientôt, chaque
l'armée insurgente allait entrer à Mexico ;
que beauconp de gens tremblaient, et nous n'étions
pas de ce nombre; mais l'alarme était toujours
vaine.Lev vice-roi, néellementinstruit queMorelos,
antre prètre guerrier, venait aussi de preudre
sieurs villes au Sud de Mexico, et que
TiCRe
se portait sur cette capitale par la route de Tlapautla, se préparait deja à faire sa retraite sur
Samnt-Jean-d'Cinm ou Vera- Cruz, avec les Espagnols, s'ils se trouvait baitu par les indépendans,
lesquels étaient nombreux, sans doute, mais trèsagnerris pour la plupart, et non disciplinés. mille
EtaRed de Vénégasne se montait qu'à deus
entreles
de Mexieo;
hommes, , campés
promenades défendaitl'enetson artillerie, assez considérable,
trée de la ville.
des troupes
Le 31 octobre, à la première'vue
Santaa'llidalgo,qui idescendaient) lesmontagnesde
Fé,, le peuple, ayant l'espoir fondé que ses amis
seraient vainqueurs, nanifesta une
éclatante:
de les seconder, mais
n'avait pas
W
il brilait
d'armes. Vénégas, à la tète de ses soldats, attendait
T'ennemi, qui lui envoya des dépéches par Ximénés : ce général, arrivé à Chapultepec, , à trois
mille de la cité, dans une superbe voiture s suivi
de trente cavaliers; présenta ses dépèches au vicc-
ses amis
seraient vainqueurs, nanifesta une
éclatante:
de les seconder, mais
n'avait pas
W
il brilait
d'armes. Vénégas, à la tète de ses soldats, attendait
T'ennemi, qui lui envoya des dépéches par Ximénés : ce général, arrivé à Chapultepec, , à trois
mille de la cité, dans une superbe voiture s suivi
de trente cavaliers; présenta ses dépèches au vicc- --- Page 365 ---
roi. Jamais
(135 )
mème nous, personne les amis n'a SUL leur
grand soin de cacherà d'Hidalgo; ; ct contenit, pas
Tobjet de cette
tous les babitansde Vénrigas prit
ducs au général, muission, et les dépéches
Mexico
L'assant semblait sans aucune réponse. furent renpendant, au lieu de alors T'ordouner indvitable; Hidalgo cetrompes...
, fit retirer SCS
faite de
qu'ilavait reçu la nouvelle de la dérétaro, etqu'il savait
de
Sresten
la Cadena
aussi cherdinetraday près Quéet le colonel que Caléjas, le comte de
Kusanmngstents simes
au secours Cntanos, de réunis le 28 octofléchi, ensuite, la
de bonne part, Vénégas; ; mais nous
litaire modération
que le courage réles etsonlorreur plalantropique pour
du prére-miprincipales causes de sa répanuire le sang, furent
Ce général avait été
retraite volontaire.
culco morne triangnlaire qui asseoir son camp sur nn
et le pays
domine le
de l'est: : sou environnant du côté bonrg du nord d'Aétces de canon, artillerie, fut
composée de quioze et
tagne, et son armée rangée surles flancs de la piéquelles étaient
sur denx
entre monplacés des Indiens. lignes,
les.
ses Calléjas deux 3 arrivéà Mexico le 5
main, corps cn cing colonnes, novembre, divisa
camp, attaqua Hidalgo à l'est et ct, le surlendebelle qu'il n'ayait pu fortifier. au nord de son
mée apparence et le bon ordre En voyant la
Indiens royaliste, furent forte de six mile militaire de Farle premier
saisis d'une terreur hommes, les
ce Tui
coup de canon, ils fuirent panique 3 dès
res de l'armée déconcerta entiérement les
en diésordre,
d'Hidalgo.
tronpes regnlidft Calléjas, poursuivant l'ennemi
beancoup /
de mal; car
en déronte, hi
d'après son rapport ofli-
arence et le bon ordre En voyant la
Indiens royaliste, furent forte de six mile militaire de Farle premier
saisis d'une terreur hommes, les
ce Tui
coup de canon, ils fuirent panique 3 dès
res de l'armée déconcerta entiérement les
en diésordre,
d'Hidalgo.
tronpes regnlidft Calléjas, poursuivant l'ennemi
beancoup /
de mal; car
en déronte, hi
d'après son rapport ofli- --- Page 366 ---
ciel, 10,500
(136 )
Leur général insurgés furent tués, Llessés ou
Calléjas le suivit opéra de sa retraite sur Goanaxoato; pris. ;
construite. sur une
près. On arrive à cette cité
Ruc. les indépendans éminence, fortifièrent. par un court défilé,
batteries, le 24
Calléjas détruisit
quatre canons, parmi novembre,e et leurprit
tador, pendant
lesquels se trouvait el vingt- liberfermés dans
que deux cents Espagnols, rensaient sous les Pallhondiga des pour sydciendre,h
Jes troupes royales coups Indiens exaspérés. Le péris- 25,
la permission de prirent la ville, et le soldat eut
pendant deux heures. piller, de tuer, de violer, (38)
un Le grand lendemain, tous les ofliciers
nombre de bourgeois
prisonniers et
ment, fusillés sur la grande furent, sans jugeminéralogistes Valencia,
place ; les savans
vérent le même sort... Chovel Par et Davalos éprousignée du chef des
une proclamation
sous peine de la fusillade, royalistes, il était ordonné,
heures, les arnies et munitions que, dans vingt-quatre
fussent livrées au
de toute espèce
étre infligéeà ceux général; la méme peine devait
favorable à l'insurrection qu.maniftsteraient uneopiuion
faire fen sur tout
; l'ordre fut publié de
personnes.
rassemblement de plus de trois
Les insurgés, alors, se retirérent
xara, ville peuplée de
sur Guadalaânes, et située à
quatre-vingt onze mille
Durant sa marche, cinquante-trois lieues de Mexico.
différens corps de Hidalgo bautit constarument
qn'il fut entré à
troupes espagnoles ; et dès
Guadalaxara, il
Mereado, son principal
envoya le prêtre
port de San-Blas, qui aide-de-comp, assiegerl le
fournit gnarante canons, capitnla snr-le-chamip, et
passer à Guadalaxara, L'atitorité que Mercado fit anssitôt
du généralissime
quante-trois lieues de Mexico.
différens corps de Hidalgo bautit constarument
qn'il fut entré à
troupes espagnoles ; et dès
Guadalaxara, il
Mereado, son principal
envoya le prêtre
port de San-Blas, qui aide-de-comp, assiegerl le
fournit gnarante canons, capitnla snr-le-chamip, et
passer à Guadalaxara, L'atitorité que Mercado fit anssitôt
du généralissime --- Page 367 ---
fut
(137) )
comme reconnue à Valladlolid, dans celte ville sans
San-Luis, oùt l'on Mechoacan, opposition >
sion à tous ses lieutenans. mnontrait une grande Zncatecas soumis- et
d'un Calléjas se porta vers
tandis corps nombrenx et Guadslaxara, animé
à la tête
les instirgés que à don I.Crus, général par un sticeès,
traita lcs habitansa Zaora, et prit
Espagnol, défit
approcha de
avec férocité. Valladolid, Lorsque dont il
taquer les troupes Onadbiseorse royales: Hidalgo, résolut Calléjas d'atcôté campa son armée sur un
en conseiquences il
une par une assez haute plateau,
d'un
Trois rivière,oits se trouvaitun montagne, FETsid de
deux. batterics. vinrent
pont qu'il fit RSLT
antres garnirent ses couronner la
Calléjas divisa ses
flancs.
montagne, >
dont l'une gravit tia troupes en deux
des patriotes, pendant montagne et prit les colonnes, batteries
ganche, qui résista si que l'autré attaquait l'aile
força de
celte colonne, reprendre sa igurenirmatog Première
qu'elle la
son tour la cavalcric appnyée par des renforts, position. Mais
à la
menaça à
grade. ETE en profitant u'thidalgo, de) son lorsqu'il cherchait
général charga lui-méme mouvenient la
rétroeapagnole, son
qui, sontenne des
cavalerie
batterie attaque dedix et lui tua beancomp grenadiers, de
repoussa
Callejas, en pièces couvrait le centre mondc. Une
mes, enleva persoune, ses
àl la tête de
d'Hiadalgos
vive résistance. canons, sans
cinquante homran attaqua la cavalerie Pendant cet avantage, éprouver don une bien
déronte. La
des insurges ct la Empales troupes consternation se répandit alors mit en
tinrent la vietoire d'ilidalso, et les soldats
parmi
Je 17. janvier
dans cette aflaire, curopéeus obsituéa dislieues 1811, de à el Puente del qui eut lieu
Gundalaxara.
Calderon,
istance. canons, sans
cinquante homran attaqua la cavalerie Pendant cet avantage, éprouver don une bien
déronte. La
des insurges ct la Empales troupes consternation se répandit alors mit en
tinrent la vietoire d'ilidalso, et les soldats
parmi
Je 17. janvier
dans cette aflaire, curopéeus obsituéa dislieues 1811, de à el Puente del qui eut lieu
Gundalaxara.
Calderon, --- Page 368 ---
(138 )
Calléjas dépécha immédiatement un détachement commaudé parlegénéral Gruz, pour reprendre San-Blas; mais ce port Se trouvait déjà rendi
patriotisme d'un curé
aux Rapepnalb.perredede,
de la ville, qui avait excité une contre-insurrection. Hidalgo rallia le reste de sCs troupes, et marcha
oùl son artillerie fit remontée. Il
sur Zacatecas,
une fonderie de billon,
ya avait dans cette ville
une monnaie
an moyen de laquelle il fit frapper
nonvelle, toujours à T'elligie de Ferdinand, qui
ne s'en doutaitguère.
Bientôt il s'avança sur San-Luis, ou il fornia
différens corps deg guérillas; puis, avec des troupes
choisies, il se porta sur Sartillo, à deux cents
Jieues de Mexico, dans le gouvernement des pro- del
vinces intérieures orientales : le gouvernenr
nucvo reyno de Leon, SG déclara pour Hidalgo;
ceux del nuevo Santender et de Coahuila prirent
la fuite, et celui du Teras fut arrêté par les indépendans. A
près à la méme époque, une division
peu sur Altamira, près de Zacatecas, sous
s'evança du
Arredondo, qui de concert
les ordres général alors à San-Luis, suivit les
avec don Calléjas, Le
des provinces
traces d'Hidalgo. occidentales gouverneur envoya aussi dcs secours 7
intérieures commandés par N. Ochoa : pour couper la rctraite à Hidalgo, qui paraissait vouloir pévétrer
dans la Louisiane, y rassembler ses partisans et
les armer, afin de revenir dans son pays recommencer la guerre.
détachement de
Don Y. Elisondo, chef d'un
le
de patriotes, résolut, d'arrèter lui-même généralissime, dans l'espérance d'obtenir ainsi son
pardon des royalistes. Ayant adunis dans ce com-
és par N. Ochoa : pour couper la rctraite à Hidalgo, qui paraissait vouloir pévétrer
dans la Louisiane, y rassembler ses partisans et
les armer, afin de revenir dans son pays recommencer la guerre.
détachement de
Don Y. Elisondo, chef d'un
le
de patriotes, résolut, d'arrèter lui-même généralissime, dans l'espérance d'obtenir ainsi son
pardon des royalistes. Ayant adunis dans ce com- --- Page 369 ---
(13,)
Uranga, Bonoga,
d'autres
Carrasco et
MaLBies
Monchars,
pouvoir livrer aussi olliciers les nonIs dontje à la regrette de nc
1811. taqua son général à Ocatica de edicimné, il atHidalgo poursnivait sa Bajan, Je 21 mars
sompconper qu'it dat tronver marche, des
ne pouvant
compstrintess ensuite
il furdoncaisément ennenis dans ses
restés fidéles. aiusi que tons les officiers vaincu qui Ini el arrêté
fusiller
étaient
par ordre iteeeaReEE de leurs
se virent
tros, parmi lespuels se trouvait camarades, et dix auguerrier de dlix-nenf ans
Balieza, jeune
exécttés, le lendemain , furent pareillenient
int pide Hidalgo : ce général, 27 juillet, avec lintrédépomie de la
qui, préalablement,
Qui sait conspirer sait prétrise, mourir. mourut en brave:
CHAPITRE XXVIII,
Club découvert. Prison
perpétuelle,
destine On pense modérérent que les patriotes de notre
un peu leur zèle loge clanexemples, de
et qu'ils mirent
de après de tels
recteur mesure dans la direction plus de cet prudence et
qui mène
esprit
au cerceuil. Mais rarement au trône et souvent insur-.
cher par excès de quelquefois aussi on peuit péJ'avais fait
précaution.
ration
je adopter, croyais en conitéintime, nne épupamaudie : orles clininés, urgente dans la société
ment bonigne de exclusion faite sans bruit pour se venger Mite
local, ayant découvert le par un changenouveau, con-
recteur mesure dans la direction plus de cet prudence et
qui mène
esprit
au cerceuil. Mais rarement au trône et souvent insur-.
cher par excès de quelquefois aussi on peuit péJ'avais fait
précaution.
ration
je adopter, croyais en conitéintime, nne épupamaudie : orles clininés, urgente dans la société
ment bonigne de exclusion faite sans bruit pour se venger Mite
local, ayant découvert le par un changenouveau, con- --- Page 370 ---
rurent dénoncer
(240)
farent pas moins au livrés vice-roi les épurés, qui n'en
aprésdicsopt mois
au Saint-Oilice.7
de
d'hébergement chez lui et douze Bref,
heur clagtastaraen de n'êre que parjngement, ils eurent le bonCette expédition bannis, je ne sais oùt (59).
force et en
nocturne avait eu lieu de
et n'avais pu pleine saisir séances) je pérorais en ce
vive
mn'avaient éerites, sur le bureau des lettres moment,
Miranda, Mercado depuis la derniere
que
pour moi, non pas les et Morelos: on saisit assemblée, ces lettres
montane, mais les faux frères, qui perdirent la travasion. Comme
frères, qui dirigeaient
me juges plus vite appartenant que. les àl l'église,
l'indans la scrutation de autres: rien ne Tinquisition fut oublié
depuis T'escapade de ma conduite,
de
Mexico, jusqu'à e'ext-3-direy
tout Guatimala, sans
l'évasion de
me fit condamner préjudice à la du courant, qui surplairait au ciel deme conserver détention tant qu'il
Cependant mon
surla terre
c'en était une fort supérieur m'obtint la
et
nelle dans notre grande, de subir la peine grâce, éterbien queje l'avais monastère, été dans où il me traita aussi
mon autre prieur. 0
mon autre prison
time ! généreux
vénérable Alvar! bon
bénirai
Saturnin!
Tbar
votre indalgence sensible Paternos tje
mansuétnde jusqu'au derndier votre donceur, , votre
Une chambre au troisième sotpir!
donnant surles
étage, vaste,
une double
jardins, n'était
éclairée,
la faire prendre grille et d'énormes nasuncachotsmais verroux
m'aperçus bientôt pour une espèce de pouvaient
reuse avait défendu aussi qu'une consigne prison. Je
niquer avec moi ni de à mes fréres de commu- rigouméme parun signe; car, bouche, dans lcs ni par écrit, ni
ayantsouhaité le
premiers tems 2
boujours par ma fenêtre, à des
jardins, n'était
éclairée,
la faire prendre grille et d'énormes nasuncachotsmais verroux
m'aperçus bientôt pour une espèce de pouvaient
reuse avait défendu aussi qu'une consigne prison. Je
niquer avec moi ni de à mes fréres de commu- rigouméme parun signe; car, bouche, dans lcs ni par écrit, ni
ayantsouhaité le
premiers tems 2
boujours par ma fenêtre, à des --- Page 371 ---
religienx à seul qui se
(141)
lui, dans nos longues promenaient deux à deux our
sans donte, ne répondità allées, aucun, , bien senl
le Qui me fera donc
cette politesse. malgré
terme est réglé sur sontenir, celui une captivité
Beaucoup de
de mon
dont
oiseaux, > des consolations : j'ai des existence ?
souvent la visite livres, de . encre,
feurs: : des
me cache point les ce généreux plumes, Paternos papier rsfai
spectacle rance que, tôt ou nouvelles tard, la du jour; ja
ne
auquel
révolatiod,
Ra
viendra ouvrir ma j'assiste, mais en , ce grand
certitndeq que, si la petite bostille, et j'ai loge grillée,
(c'est le mot Providence, lasse de surtont la
jnsqu's ma dernière propre), veut me
mes péchés
après ce terme, me les minute, elle ne châtier ici-bas
faire
voudra
expier plus bas encore. pas s
libérales et vos
parmi vOs péchés, vOs
Pardon, ceci
amraur
Quoi qu'il
est un politiques, secret dont un opinions
en soit,
bien Tsuriont?..
perfide, intéressée, jamais ma
doulourenxt
potisme, méme ambitieuse : politique ne fut
rait pour ministre auprès d'un at hairais le descette prison où elle ; j'aime la liberté, qui me choisiEtre en
m'a condnit.
même en
pourtant un prison, état contre nous dit le moinean
qui n'est pas
nature... Mais, franc, est
guérite, le
prisonnier? Le soldat après tont,
lot dans son labonreur navire, dans sa
l'est dans sa
commerçant dans le courrier chanmicre, dans
le mnategrenier, le curé dans sa houtigue,
sa malle, le
egrugeoir, l'atudiant sa stalle, l'oratenr T'auteur dans son
le nisseur dans sa voiture, dans sa mansarde, dans le son
palais, comédien dans sa lejuge dans son
fourle savetier dans loge, le ministre tribunal, dans
son échoppe,
son
loliganque
reur navire, dans sa
l'est dans sa
commerçant dans le courrier chanmicre, dans
le mnategrenier, le curé dans sa houtigue,
sa malle, le
egrugeoir, l'atudiant sa stalle, l'oratenr T'auteur dans son
le nisseur dans sa voiture, dans sa mansarde, dans le son
palais, comédien dans sa lejuge dans son
fourle savetier dans loge, le ministre tribunal, dans
son échoppe,
son
loliganque --- Page 372 ---
(142 )
dans son petit
dans son châtel, la petite-maitresse
etc... Fort
soulier, le goutteux dans sa chambre,
bien, monsicur le détenu; mais ils n'y restent pas
toujonrs... Oui, j'oubliais... Eh! qu'inporte, au
et
n' 'dtaient-ils pas
surplus - Alexandre
Napoléon
en prison sur ce globe, si étroit pour Y'ambitieux (40) ? Laissez- -moi dans la mienne, jusqu'à
ce que j'en sorte.
J'avouerai, toutefois, quej i's éprouvais un chagrin anssi amer que légitime, et dont rien travail- ne me
consolait, c'était ccluide ne pouvoir plus
à obtenir
ler,.par ma correspendanee, destia de deux hommes
sur le
AeRE
Junières
qui écrit
taient chers, Chrysostôme et Azor : j'avais dont
à ce sujet aux divers généraux répablicains, contiles fonctions étendues et les déplacemens mais
nuels pouvaien m'aiderà une déconverte; ;
avions fait aucune, et, bien que les obnous n'en
pu se refugier, dans
jets de ma abllicituden'ensent
libre, il fallait
leur position 2 que chèz un peuple se boruer à des voeux
maintenant,plus
jomais,
le bonheur que ces a:uis fidèles, comme pour
pour le succès de nos braves Américains.
Don Palernos m'apprit bientôt que la mort
d'Hidalgo e de ses dignes compagt nons ne déconragea pas les antres chels, qui sur différens points
continuérent de sontenirla révolation. Parmi eux
N.
Morclos, et Y.Rayon.
se trouvaient Villagran,J.. position à Sartillo, pour favoCelniciavait retraite pris de l'infortuné Hidalgo, dont la
riser la
Zacatécas ; mais il
mort l'obligea de se rendre à Zochoa, Parvenn
défit, chemin faisant l'espagnol
trois royalistes, qu'il
à Zacatécas, Rayon yrelâcha
comme preenvoya au vice-roi, pour proposer, la formation
mière base d'un accommodement,
moitié
d'un congrès, composé noitié d'Espagnols,
ait retraite pris de l'infortuné Hidalgo, dont la
riser la
Zacatécas ; mais il
mort l'obligea de se rendre à Zochoa, Parvenn
défit, chemin faisant l'espagnol
trois royalistes, qu'il
à Zacatécas, Rayon yrelâcha
comme preenvoya au vice-roi, pour proposer, la formation
mière base d'un accommodement,
moitié
d'un congrès, composé noitié d'Espagnols, --- Page 373 ---
(143)
dAncricains et
anx
Vénégas
les envoyés : C Ecrivez à Rayon répondit simplement
armes, je le ferai
que s'ilinet bas
En répondant comprendre dans
ainsi,
Pamuistie, >
guerre ; car L'indulto Phomme d'état
donné par les
ou ampistie dont il vonlait la
rendaicnt, loin Cortès, de faire en 1810, aux
parlait,
coupàla cause royale, ancun bien, losunses nuisit qui se
n'en usérent
parcemeles
beanpeu de conliance pas sagement. A
chefs royalistes
breuses
dans l'indalo Mexico, et dans on ent si
recourir promesses de
les nomau couseil Vénégas, qu'il fat forcé de
l'autorité à ce
ecleshatiges pour
au peuple
qu'il proclamait et
donnerde
piége,
que SCS promesses ne cachaient pour persuader
( Sur ce
aucun
> pastorale point,disait faite
le conseil dans une
> exellence,
au clergé le 17 mai
adresse
> notre
> le digne et
1819, son
roi, a
legitiune
)) riser,
Tincomparable bonté réprésentant de
de
) pardon non-sculemedt à garantir la nous auto-
>5 N. T. C. accordé F,à aux Américains, mais sincérité du
>> donnons
vons donner, comme encore, 2
D du
hésentenwent, au nom
nous vous
> de Aonc-Eapeity la
au nond de la très daPere,dn Fils,
>> et au Gnalclonpe, nom de S. protectrice de son sninic-Viorgs
>> dinand
M. très catholiqne le royanme,
> scendo!) VIL,ainai quede son
roi Fer-
> général notre parole
vice-roi (quel cre.
est
solennelle
> se repentant sineérement de
accordé à qu'un lous pardoa
>> sur-le
lenrs fautes
ceuxiqui,
D. champ les armes, etc. >> passées, 9 poseront
général Calléjas se mit en marche
lui-ci se Rayon retira du qui occupait Zacatécas; pour attaquer le
tems, le colonel cous de Valladolid. En ; mais ceLopez,
nême
commandant à Zitaquaro
-roi (quel cre.
est
solennelle
> se repentant sineérement de
accordé à qu'un lous pardoa
>> sur-le
lenrs fautes
ceuxiqui,
D. champ les armes, etc. >> passées, 9 poseront
général Calléjas se mit en marche
lui-ci se Rayon retira du qui occupait Zacatécas; pour attaquer le
tems, le colonel cous de Valladolid. En ; mais ceLopez,
nême
commandant à Zitaquaro --- Page 374 ---
(144)
de
indépendans, fortifia la ville,
un corps guerillas
des
qui,
et triompha complètement
Espagnols,
sous les ordresde Zorrès et de Mora, élaient venus
Ty attaquer le 31 mai 1811; et ces deux chefs périrent dans l'affaire. Alors les insurgés essayèrent
un coup de main contre Valladolid; mais Truxillo
les repoussn le 30 mai, pour gagner sa médaille.
Rayon, qu'Emparan poursnivit jusqu'a son quarHergenéral,luto offrit la bataille le 4 juin : la mélée
fut longue ets sanglante; mais enfin la victoire favorisant les insurgés, les royalistes perdirent huit
et ils se
cents hommmes, 9 avec tous leurs bagagess
retirèrent en conséquence à Toluca.
Sur la dénonciation d'un complot assez formidable qui se tramait à Mexico, Vénégas ordonna furent
grand nombre d'arrestations. Les condamnés prévenus à mort,
jugésen vingt-quatre était heures,six Ferrer, homme de loi, six
parmi autres, lesquels les plus jennes, aux plus rudes travaux
forcés : Puerto-Rico, et deux femmes à la prison
perpétnelle. Cet événement arriva au mois d'août
1811. Si les clubistes, qui déjà se trouvaient il mis est
à l'ombre, n'eussent pas eu cet avantage,
probable qu'anjourd'hui leur sort serait plus
malheureux; donc la prison est bonne à quelque
chose. J'en ferais volontièrs l'éloge... sijy voyais
tous les tyrans.
jennes, aux plus rudes travaux
forcés : Puerto-Rico, et deux femmes à la prison
perpétnelle. Cet événement arriva au mois d'août
1811. Si les clubistes, qui déjà se trouvaient il mis est
à l'ombre, n'eussent pas eu cet avantage,
probable qu'anjourd'hui leur sort serait plus
malheureux; donc la prison est bonne à quelque
chose. J'en ferais volontièrs l'éloge... sijy voyais
tous les tyrans. --- Page 375 ---
(145,)
CHAPITRE XXIX.
Le Bnlletin
officiel,. / Général terroriste.
Zitaquaro, RAYON formait, à cette époque,
Berdusco et coniposée de 1.-M. de hu-mone, nne du docteur junte à
Ferdinand VII
Liceaga. Elle
publia des décrets. pour roi, ct, en son reconnaissait non, cile
Gomnaxoato, où il avait Calléjas se trouvait
en apprenant
fixé son
alors à
dollars
cette nouvelle, il quarticr général :
nouveau pour la tête de lun des offrit 10 mille
Hiusurrection gouvernenents et Vénégas membres de ce
l'ordre à Calléjas, faisait de rapides progrès, : sentant Que
détruire
d'attaquer
envoya
cettejunte.
promiptement el de
La ville dc
bitans, est à quarante Zitaquaro, peuplée de dix mille hamexicain 7 dans une lieues à l'ouest du chef-Jien
hautes montagnes. Commne fertile vallée entourée de
bres attaquant de la cette cité, était de le principal objet, en
jante,
s'emparer des
qui commandait à Calléjas ordonna à don menioccupéesp par les Toluca, d'eulever les Porlier,
avant qu'il fit lai-méme patriotes sur la montagne positions
pour empécher la
l'attaque de Cenaugoy
de se retirer
garnison et les
Zitaquaro,
cette
par ce point, Quand fiugitifs il
de la ville
victoire, Calléjas
eut
rapport olliciel, au
s'exprima ainsi,dans remporté son
Cc Les troupes de vice-roile S.
2 janvier 1812:
a duré trois
M., après une bataille
tantc position hetres, située ont pris
qui
au milien Zhamaro, des
T.
iniporII.
mornes, parnii
--- Page 376 ---
(146 2 )
des rochers escarpés, entourée de retranchemens
et de fossés, que défendait en outre réunie l'immense dans
population de vingt licues à la ronde,
la ville.
> Les rebelles avaient encore ajoutéà ces grands tout
moyens de résistance fournis par la mois nature, de travaux
ce
l'art, le désespoir et huit
contit.de pouvaient leur procurer. Si le mauvais
avait si fort
succès de nos deux premières les femmes attaques et les enfans
enconragé le peuple, que dernière, à tant d'homs'unissaient, dans cette
moins,
mes pour nous combattre, tout n'en a pas
cette fois, cédéà la valeur de la royale armée que
je commande.
ennemi, dans la plus complète
>> L'orgueilleux
laissant toutle
déroute, a fui de toutes parts,
les rebelles
et de blessés:
le mauvais
avait si fort
succès de nos deux premières les femmes attaques et les enfans
enconragé le peuple, que dernière, à tant d'homs'unissaient, dans cette
moins,
mes pour nous combattre, tout n'en a pas
cette fois, cédéà la valeur de la royale armée que
je commande.
ennemi, dans la plus complète
>> L'orgueilleux
laissant toutle
déroute, a fui de toutes parts,
les rebelles
et de blessés: couvert de morts Berdusco et Rayon se sunt diriceaga, Cabecillas, Tasco. La fatigue excessive de mes soldats
gés etle vers mauvais état des routes, m'ont empechédeles
poursnivre.
d'artillerie
> J'ai trouvé dans la ville beaucoup, dont fais dreset des nunitions de toute espéce borne je aujourser un état destiné à V. E.: je me
la
d'hui aux informations les plus précises, ofliciers pour
convaincre que je dois au talent de mes succès de la
et à l'ardeur de mes soldats conduite, le prompt dans cette cirbataille; ; car leur boone
celle
avaient
constance, a même surpassé
qu'ils Quant à nos
déployé dans les affaires précédentes.
pertes, elles sont peu considérables...
Mon
à Zitaquaro sera aussi court
>
séjour
weux raser 4
possible; mais avant mon départ, je ville, pour-quil n'en reste pas vestige. Je punirai
aussi les criniinels instigateurs de l'insurrection, --- Page 377 ---
(147)
draient et donnerai un exemple terrible à
l'imiter. (Il croit l'avoir ceux qui vouétcinte.)
> D. CALLEJAS.
Et le décret suivant fntaussitôt
cc 1o, La ville de
mis en lumière :
seront privés de leurs Zitaquaro et son département
exemption ou privilège propriétés, comme de toute
trême bonté du gouvernement ci-devant accordé par l'ex-
> 2".
espagnol.
des Américains Cespropriéés confisquées,
du midi
ainsique celles
volte, ou ont
qui ont pris part à la réretraite 7 ou ont accompagaé Jes révoltés dans' leurs
troupes du roi, quitté la wille à l'entrée des
>> 5°, Si ceux appartiendront au trésor de l'état.
décret veulent paraitre qui se trouvent compris dans ce
des témoignages de
en ma présence, donner
les routes, elc., ils repentir, et travailler à
leurs
recevront leur
réparer
> 4. propriétés La
ne leur serontjamairi gràce 5: mais
férée à
capitale de ce
rendues.
militaire Marabatio, où sera établi département un
est translerie, : les compagnies
gouvernement
organisées pour la d'infanterie et de cavaseront armées et équipées défense de ce district,
(ruinés ) de Zitaquaro. auxfrais des habitans
> 50, Attendu
combien ils détestent que le ces habitans ont pronvé
méc que, du qu'ils ont soutenu trois gonvernement monarchil'entrée roi, qu'ils ont
combats contre l'arde
les plantés snr des poteaux à
morts en sacrifiant Zitaquaro, leur têtes de cing
tons les bitimens,
vie pour le bien rovalistes, général,
criminelle, seront quelqu'ils rasés
soient, de cette ville
tous les habitans qui ou détrnits par le feu :
y sont, en sortiront avant
IO *
que le ces habitans ont pronvé
méc que, du qu'ils ont soutenu trois gonvernement monarchil'entrée roi, qu'ils ont
combats contre l'arde
les plantés snr des poteaux à
morts en sacrifiant Zitaquaro, leur têtes de cing
tons les bitimens,
vie pour le bien rovalistes, général,
criminelle, seront quelqu'ils rasés
soient, de cette ville
tous les habitans qui ou détrnits par le feu :
y sont, en sortiront avant
IO * --- Page 378 ---
(148 )
six jours ; je Jeur accorde, par clémence, la permission d'emporter leur mobilier.
habitant retevra du gouverne-
> 6°, Chaqie
le
de son
et
ment un écrit constatant jour
départ le
son nom de famille; nulle personne, dans la ville après
tems-fixé, ne pourra rester
(il-n'y
avait donc pas un royaliste?), et ceux qui aurout
négligé de se pourvoir du certificat ci-dessus(diplônie de proscrit), seront punis de mort.
Toutes les armes me seront livrées sans
>.70.
délai. et sous la même peine.
sera envoyé à son évèque, rési-
> 8°. Le clergé
dant à Valladolid...
> 9°. Il est expressément défendu pour tou- tout
jours de rétablir la ville de Zitaquaro, ou
autre cité qui pourra être ainsi détruite pour cause
de rebellion.
Aucune ville,
village ou hameau,
>> 10°,
membres bourg, de la junte des
ne donnera asyle de aux leur délégnés, i aucun de
révoltés, à aucun
tenteront
leurs partisans; et les villes, etc., qui
le
de résister aux troupes de S. M., épronveront
destin de Zitaquaro.
de l'exécution
>> 11°, Je charge le comte de Rul
de ce décret.
>> Signé: D. CALLEJAS. >> (41).
Onle sait, depuis quinze siècles, quand ils'agit les
d'exercerle ravage et la destruction 2 mcssieurs
oligarques n'y vont pas de main morte; et ce petit
de leur furie,
décret, - entre milleautrest témoignages contre Lyon ; car
vaut bien celni des Jacobins
la
Zitaquaro fntdétrnit de fond en comble, depnis
plusfrèle eabanejumgaaligise, et tonsseshabitans,
>> (41).
Onle sait, depuis quinze siècles, quand ils'agit les
d'exercerle ravage et la destruction 2 mcssieurs
oligarques n'y vont pas de main morte; et ce petit
de leur furie,
décret, - entre milleautrest témoignages contre Lyon ; car
vaut bien celni des Jacobins
la
Zitaquaro fntdétrnit de fond en comble, depnis
plusfrèle eabanejumgaaligise, et tonsseshabitans, --- Page 379 ---
(149)
hommes, femmes,
pouillés sans ressonrce vieillands, etbannis enfans, furent de.
rouchés que l'amour dus sol natal fit
sans espoir: ceux
du ainqueur de reparaitre aux yeux facorveienrs, employés aux trayanx les plus Zitaquaro, rudes
se virent
du moins et, plus malheureux
en qualité de
sur les chemins sont nourris, ils demandaient que les
qui
vils tyrans.
qu'ils réparaient au
TEE
La
prolit des' plus
de junte de Zitaquaro s'était
lieues Sultepee, à
ville située sur un réfugiée à el Real
de
l'onest de Mexico : malgré la mont à trente
vaincus; Ziaquaro: Morelos, les insurgés netaient prise etlesac
cado et d'auires Villagran, Cauas, pas encore
de
chefs, guidaient toujours Aldama; des Mersur taénills, divers points constamment les
occupés à
au
troupes
RueAnts
vice-roi plusieurs royalistes. La junte
Intes mais cette'
moyens de
Dans aussi mal reçue que proposition celle
sage et humaine récenci- fut
une adresse aux d'Hidalgo et de
mars 1812,1a junte
Espognols, publiée Rayon. le
elle demandait la réeapitulait tous les griefs 20
les européens voudraient réparation ; et, dans le cas dont oi
rien traçait ue un fut
la rendre continuer mcins la guerre - , clle
:
LCATr
destructive
côtes Morelos gouvernait la plus grande
avoir mcridionales battu
de la nou zellepartic des
tamtient, le plisieurs fois les soldats Espagne. Après
il mit le siége devant 19 août 1811, à la
royanx', 110son arniée en denx Aespulco; letstitcde-feulss puis,
avec le plus'
corps, il marcha sur ayantdiviadd la
colonnes. Le nombreux,
divisa aussi capitale en
une de ces
brigadier
qui
deux 8
et entra à divisions, vaingnit
conitandait
Qnantla, à 25
E
tandis que
lieues au geueralP. sud de Masitu,
Nenttmami d'iznear. Mésito,
la
royanx', 110son arniée en denx Aespulco; letstitcde-feulss puis,
avec le plus'
corps, il marcha sur ayantdiviadd la
colonnes. Le nombreux,
divisa aussi capitale en
une de ces
brigadier
qui
deux 8
et entra à divisions, vaingnit
conitandait
Qnantla, à 25
E
tandis que
lieues au geueralP. sud de Masitu,
Nenttmami d'iznear. Mésito, --- Page 380 ---
(150)
Ces avantages, remportés par les patriotes, ems napéchérent les royalistes de poursuivre lajunte Les
tionale, lorsqu'ils eurent détruit Zitaquaro. d'Huexaphalanges de Morelos s'emparèrent plusieurs aussi engagepan et de Real-Tasco, après la plus grande valeur.
mens où elles déployérent commandés par Soto, ayant attaLeurs ennemis, le février, furent repoussés, et leur
quélzucar, 17
quitta P'armée. Llano 9
chef, blessé grièvement, renouvela l'attaque, sans être plus
son successeur,
eut pris possession d'une monheureux, d'ou quoiqu'il il avait bombardé Izucar. Cette attatagne fut faite par les premières troupes que, depuis
que Finsurrection,
eût envoyé au Nouveau2 FEspagne
dans la péninsule
Monde ; et ces soldats, aguerris du despotisme, furent
par des Français ici sontiens des Américains défenseurs
souvent battus
par
de la liberté.
CHAPITRE XXX.
Succès divers. 1 Le congrès Mexicain.
voulait livrer un assaut à
DoN Calléjas, février, qui fut obligé de le suspendre
Quantla, le 19 de six heures. Llano leva le
aprés un combat
le 30 mars : il
Fet
a'Izucar, et joignit Calléjas détachemens des guérillas;
dans sa marche quelques
des renfortsà Quantla,
maisMorelos srecutégalement défendre la ville tous les moyens
et déploya les pour ressources de la tactique militaire.
et toutes
dans une lettre datée de son camp
Calléjas dit,
fut obligé de le suspendre
Quantla, le 19 de six heures. Llano leva le
aprés un combat
le 30 mars : il
Fet
a'Izucar, et joignit Calléjas détachemens des guérillas;
dans sa marche quelques
des renfortsà Quantla,
maisMorelos srecutégalement défendre la ville tous les moyens
et déploya les pour ressources de la tactique militaire.
et toutes
dans une lettre datée de son camp
Calléjas dit, --- Page 381 ---
(151)
ami sous Quantla, le 15 mars 1812, et
qui en donna
adressé à nn
>> précipiterons cette copie ville à mon prieur : CC Nous
> quelques peincs qu'il
au centre de
> siasme de ces
nous en coûte. L'enthou- l'enfer,
>> Morelos leur névolationmaires donne
est sans
>>
ses ordres d'un air exemple;
>> jours prophétique; ; et, quelqu'ils soient, ils sont inspiré,
>> souvent aveuglément les habitans exécutés : nous entendons tou-
>> sous les ruines de la jnrer qu'ils s'enseveliront
> dre; et, pour
ville, platôr que de la ren-
> péril, ils
prouver qu'ils ne craignent pas le
>> a éclater O-E-MLFAIET (42). >>
prétes
ville Quantla estsitué dans une
Elle est un peu élevée et plaine: toutefois cette
fut mise en étatde domine les environs.
trouva tous les
défense par
prêts à seconder habitans, ainsi
Morelos,qui son
se faisait dans les ses desseins. Le
armée,
et
.der,
çant à
reless les
cependant,
manquer, Morelos ordonna provisions conmendes pour protéger les guérillas
une sortie,
vivres dans la ville. quivoulaient introduire
N. Matamoros,
cet ordre, le prètre
Perdez, avec
et le
ETOTT
ligne
cent hommes à cheval, colonel don
le27, espagnole, les
dans la nuit du 23 avril, foreèrent la
sans canon, assi@gés, le unis aux guérillas, : ayant Mais,
ment
camp des
attaqué,
reponssés, et perdirent Espagnols, 2 furent viveAprès un siége de soixante plus de mille hommes.
nuit du 2 mai, se décida à cinq jours, Morelos, la
qu'on fit dans f'ordre
évacuer Quantla, ce
terie d'onze centshommes suivant: Un corps d'infanmille que snivaient trois cents cavaliers, composait Tavant garde,
de Qnantla lanciers et frondeurs Iudiens 3 : précédant Ja
cinq
de fusiliers était placée entre ces
population
formaitl rriére garde, troupes ;1 un corps
hommes.
nuit du 2 mai, se décida à cinq jours, Morelos, la
qu'on fit dans f'ordre
évacuer Quantla, ce
terie d'onze centshommes suivant: Un corps d'infanmille que snivaient trois cents cavaliers, composait Tavant garde,
de Qnantla lanciers et frondeurs Iudiens 3 : précédant Ja
cinq
de fusiliers était placée entre ces
population
formaitl rriére garde, troupes ;1 un corps --- Page 382 ---
(152) )
qu'il A ordonna peine Calléjas eut-il reçu l'avis dela retraite,
insurgés
Tattaque. Dans cette
les habitans , éprouvérent de grandes occasion, les
Qnatre mille sans armes qui les pertes, surtout
Calléjas prétendit d'entr'eux dans périreut accompagmaient, sur la route ;
qu'il n'avait perdu
son rapport à Vénégas, >
étendue de sept Heuts était vingt honmes et qu'nne
Américains.
jonchée de cadavres
Morclos marcha
lapa, qu'il prit de cependant vive force. sur la ville de Chiaprès, il s'empara de
à Immédiatement
cnviron de Mexico. Orizaba Téhnean, fnt cinquante lieues
de se rendre aux
également obligée
cetie ville un magasin indépendans, royal qui brulérent dans
pour plusienrs millions.
contenant des tabacs
fit le siége
Morelos, le 25 novembre,
d'Oaxacas, d'Anueperas et la prit en capitale de l'intendance,
néranx Palacios et
cing jours. les Comme les g6Armenta avaient été, Teunaco, dans
colonels Lopez et
par les royalistes, Morelos fit cette ville, fusillés
sailles et à la même
les exéeuter, par repréet Bonavia, les colonels place, Régul généraux Gonzalés
inluunia enstite avec les
et Villasante, qu'on
cheis insurgés avaient été plébéiens : les Testes des
tures 5 on les plaça dans abandonnés un
sans sépulfurent portés en triomphe
même cercueil, ils
inlumés dans le même tombeau. jusqu'a ala cathédrale, et
Morelos, Acapulco ne tarda pas à tomber au
gai, alors, , jeta
pouvoir de
rillas, entre la Puebla, plusieurs corps de guéinteroeptant, par ce moyen, Xalapa toute et la Vera-Crue,
directe ou régulière entre ce port et communication Mexico.
Tandis que le prétre
ane partic des troupés insurgé de l'avocat obtenait ces succès,
Rayon, repous-
umés dans le même tombeau. jusqu'a ala cathédrale, et
Morelos, Acapulco ne tarda pas à tomber au
gai, alors, , jeta
pouvoir de
rillas, entre la Puebla, plusieurs corps de guéinteroeptant, par ce moyen, Xalapa toute et la Vera-Crue,
directe ou régulière entre ce port et communication Mexico.
Tandis que le prétre
ane partic des troupés insurgé de l'avocat obtenait ces succès,
Rayon, repous- --- Page 383 ---
(153)
sées à l'attaqne de
petite ville située sur Toluca, se portèrent à
une
Tenango,
environ à l'onest de Mexico, éminence, 7 à huit lienes
batteries couvraient le hautde ct l'ocupérent. Des
les royalistes, conduits
la montagne; mais
les
don A.
et Noumnérent, prirent far
Bastantente,
fusillèrent tous les prisonniers ville, en jnin 1812,
La junte mexicaine
qu'ils y firent.
août, accompagna les se retira de Zultepec le 50
Rayon, et séjourna troupes dans commandées par
voisine de cette armée. toujours
la ville la plus
dont il s'agit,
Mais, à dater de
que de cette, guerre jusqu'à offre l'année suivante,
de
HRE
Sonyent, des deux
le faits remarquables.
défaut
edbcdets
hostiles, surtout celui
de moyens
lassitude, ayant produit d'onsemble, des
et une égale
révolution des Mexicains fut espèces de trèves, la
stationnaire, comme celui obligée de demeurer
Vers la fin de
qui en trace l'esquisse.
des membres les plus 1812, don J. M. Toledo, l'un
l'Amérique
actifs de cette députation
du peuple, envoya s'étant aux Cortès comme
que
contra le colonel rendu à Washington, représentans y renimplorer les secours Gutierrez, des Etats- venu de Mexico pour
enrolèrent quelques
Unis. Toledo et lui
sés à aider leurs
Américains du Nord,
les provinces
frères, ct ils les emmenérent dispo- dans
bre s'accrut de internas plusieurs oecidentales, oùt leur nomIls oblinrent
guérillas.
et prirent même d'abord la
des avantages
tonio de
capitale du
importans, ,
des
Bojar; mais
TERas, Santanprovinces
Arredondo, les
commandant
et dispersa totalement orientales, battit en juillet
Toledo retourua
ses troupes. Le
1813,
aux Etats-Unis.
représentant
Le 20 décembre, méme année,
Morclos atta-
internas plusieurs oecidentales, oùt leur nomIls oblinrent
guérillas.
et prirent même d'abord la
des avantages
tonio de
capitale du
importans, ,
des
Bojar; mais
TERas, Santanprovinces
Arredondo, les
commandant
et dispersa totalement orientales, battit en juillet
Toledo retourua
ses troupes. Le
1813,
aux Etats-Unis.
représentant
Le 20 décembre, méme année,
Morclos atta- --- Page 384 ---
(154)
1aTal Valladolid, qui venait d'être
commandée
renforoéed'ane
pendant fut forcé de
Llano: : le général indéà
en
abured
vingt lienes de
retraite sur
et
Tatteignit le Valladolid. Llano le Pararan,
gea une heure avant 7 janvier le 1814 : le combat poursuivit s'engaerreur bien fatale de point du jour, et, par une
ses corps d'élite se l'armée mexicaine, deux de
combattirent l'un contre trompant dans Tobscurité,
ils reconnurent leur l'autre. Lorsque le jour
Fa était trop tard :
cruelle méprise ; mais
et de la
PEspagnol profita de la surprise
consternation' des
complêtement.
insurgés, et les défit
tomba en son Matamoros, pouvoir
3 lieutenant
hommes : Matamoros Jui-r avec environ sept général, cents
cents Espagnols un mois même avait pris cing
envoyés à Acapulco auparavant, et les avaient
échange pour son ami; ; mais Morclos les offrit en
Matamoros, les
9 avec les sept cents cettc olfrefutrejetéer
Morelos royalistes, furent assassinés dès patriotes le
pris par
sailles, indigné, fit mettre à
jour même...
les cinq cents Espagnols mort, par repréAcapulco.
prisonniers à
Fière d'une telle victoire,
qui se trouvait alors mon
l'armée d'un roi,
eut plus d'activité, offrit camarade bientôt d'infortume,
divisions, Mexique, expulsa peu à peu, de cette quatre fortes
tous les
partie du
Acapulco 5 mais les indépendans, et reprit même
ibiementécdérmitce fortifications en avaient préaLiceaga parvint
parles habitans patriotes.
Chapula, d'oi il pourtant à se fortifier présdulac
listes. Morelos, Casteja, repoussa plusieurs fois les royaquelques autres généraux, Rayon, obtenant le docteur Cos et
avantages particls,
dei nouvean des
de
ranimérent l'espoirdes
l'insurrection, > qui s'étendit, pour la troisième partisans
même
ibiementécdérmitce fortifications en avaient préaLiceaga parvint
parles habitans patriotes.
Chapula, d'oi il pourtant à se fortifier présdulac
listes. Morelos, Casteja, repoussa plusieurs fois les royaquelques autres généraux, Rayon, obtenant le docteur Cos et
avantages particls,
dei nouvean des
de
ranimérent l'espoirdes
l'insurrection, > qui s'étendit, pour la troisième partisans --- Page 385 ---
(155 - )
Mexico et de
dans les deux intendances de
fois, Valladolid.
succéda un congrès, qui
Ala junte nationale à Chilpansinigo 2 à trente à
commenca ses sessions
et Fassembla depuis
lieues au sud de Mexico,, lieues de cette capitale.
Harios, à mparante-cina le
du Mexique
déclara Bouvernemente exécuif composé
Ce congrès et créa un pouvoir le général en chef.
indépendanty N. Cos et Morelos,
de Liceaga, 1
et dans bien d'autres, et
Tout finira dans ce pays par être libre bonheur 3
obtenir Timndépendoncey
par terConsolez-vous peridpsinameaist
moi
car votre moiest
la
entustt
de vos frères : bien, moi est l'alpha et V'oméga,
bleu; le sais
de P'anivers pour Tégoisten,
SrEt et le centre
a dit Pascal: Tajonterai
Le moi est haissable, cacher etla religion l'anéantir. monsieur,
quela aivilitedoitle mais si Pascal et vous ,
Fort bien;
moi, entre des grittcsiaquan n'aimait
eussiez été ainsi que celle des jésuitce qu'il
vous
torales, pire que vous n'aimez pas peut-èire,
guèrre et que
Seigneur prorégermoil
auriez dits tsausdoute:
CHAPITRE XXXL
Le Prisonnier. 1 Orage.
étaient
le travail et la plilosoplic Hélas! de touLÉTUDE,
consolations.
pour moi de grandes le charme si bienfaisant adoucistes celles dont
n'était pas sans espésait encore une captivité soudain 1 première, en perdant
rance, je perdis
que vous n'aimez pas peut-èire,
guèrre et que
Seigneur prorégermoil
auriez dits tsausdoute:
CHAPITRE XXXL
Le Prisonnier. 1 Orage.
étaient
le travail et la plilosoplic Hélas! de touLÉTUDE,
consolations.
pour moi de grandes le charme si bienfaisant adoucistes celles dont
n'était pas sans espésait encore une captivité soudain 1 première, en perdant
rance, je perdis --- Page 386 ---
(1 156)
mon prieur. La mort nons
chacun le
l'enleva
plus
regretia; je le pleurai, par subitement;
cent TE par intérêt. Qui le
gratitude
méncchme parier contre un 7 que remplacera? ce ne sera lly a
moral...
pas son
fot Pendant cet intérim, en attendant
pratiqné dans ma
qu'un tour
chef me laissàt
prison ou quel le nouyeau
frère
apporter ma subsistance
lai, marmiton visible, on m'en faisait passer
un par un
de la cuisine
par
frère
comme un ignorantin, et bel priorale 3 savant
sot à préention : ce frére, vraiment esprit comme un
figure basse annonçait la
laid, dont la
air patelineur, semblait sournoiserie, malgré un
prunelles, ici je mens et porter là écrit sur de louches
Un jour,
je mouche.
En
apportant mon diner dans un
de
vérité, mon frére,
cabas:
tout mon coeur...
Et je moi plains votre position
jours passés de la sorte ! surtout, aussi, Quede
Enfin, tout doit finir, et il faut quede mioutes!
finira... - -
espérer que cela
mortel.. --Mon Heurensement, Dieu, cen'est carje ne suis pas imcircule, fait du
pas Ça : la révolution
pas cn prison. - chemin Voila
- C'est qu'elle n'est
- Je suis ici pour avoir raisonné, un congrès qui raisonne...
serez plus longtenips, et ces
Mais vousn'y
Je ne songe qu'a mon
bonnes nouvelles...
prie, - L'illustre
bréviaire. A diner, je vous
zèle...
Ma soupe s'il général a une politique, un
-Le potager.. - Non, vous lezèle plait, - Ilest chand...
donc, entre
de Morelos. Dites
S'il n'échoue nous, je pense qu'il réussira ?..
ville une
pas. 1 A propos, il court dans la
j'en ai une romnance en T'honneur dub brave
tendez
copie... D'Hidalgo P... Vons Hidalgo;
guère ! Hélas! une
n'enan peu les facultés
prison si longue altère
playsiques el morales...
Si
potager.. - Non, vous lezèle plait, - Ilest chand...
donc, entre
de Morelos. Dites
S'il n'échoue nous, je pense qu'il réussira ?..
ville une
pas. 1 A propos, il court dans la
j'en ai une romnance en T'honneur dub brave
tendez
copie... D'Hidalgo P... Vons Hidalgo;
guère ! Hélas! une
n'enan peu les facultés
prison si longue altère
playsiques el morales...
Si --- Page 387 ---
(157 )
Paterle père
-
étiez solide cn physiouomiss 1 - Avaut?
vous nous a dit avant de mourir... en faitde posnos
n'éticz pas moins bonjuge - Hé! quand
Que vous Comme vous en cnisine. bonne. Lisez cettc
sie... mets la main, la nôtre fort est belle; vous jugerez..
j'y
je trouve
tribunal. - Ce sont
romance, Une prison que n'est pas tire un du nez. - Superbes et
des vers... Qnc l'on voyez. - Je dine.
sourd.-
touchans. Voyez, croit aveugle, et faitle
-
Ce frère laid me
moi-mème.- vient
Voiciuneatled de
aqperarons - Si
père ? sulise
soit
E-ICEL
tant
pcu
rCigLEIT
Et
pas de la romance.
en outre?
ici, ne parlez
Puis-je observer
stjel'ai,
je un obuerwatoaur? fichez... Pardon... Au surplus, pourVous vous Yaime les vers... Toberverat Que votre
c'est que la
est si tendre..
:
tant... - Ét dure. pièce
Ah! i'oubliais. de qu'un tems,
aile est bien entré chez nous ily contmistion. a peu
atlojandiniers chargé
vous d'une libre, un nègre afm'avait moi? chrau un esclave la langue indienne:
Pour eduqué, qui connait
sa science
franchi, commei il avait écrit, pour dans nous cet proniver idiôme que vous
et sa piété, le Pater il me pria de vous prier d'exa- Ics
connaissez bien, en vous priant de corriger qu'il a
miner cette prière s'il y en a, parce côté de la
fautes d'orhogapher maitre a'ccoledu
l'ambition de devenir Youvrage.. - A d'autresje lire
Ven-Pas.Tenez voiçi
savez trop
FEseasaten daa
votspriclVouss n'ait élé visé au bureau d'un de snpérteur.. lire l'a b C, sans un
prière... - On me encore prierait à d'autres; et n'y revenez
dirais
visayque
de la romance.-
plns, ou # parle refléchis alors plus froidement:
Il se retire. Je
cachait saus doute un pièges
eateromanepelitgee
Ven-Pas.Tenez voiçi
savez trop
FEseasaten daa
votspriclVouss n'ait élé visé au bureau d'un de snpérteur.. lire l'a b C, sans un
prière... - On me encore prierait à d'autres; et n'y revenez
dirais
visayque
de la romance.-
plns, ou # parle refléchis alors plus froidement:
Il se retire. Je
cachait saus doute un pièges
eateromanepelitgee --- Page 388 ---
(158) )
mais la prière P... Aussi; car,
tromper, on aura fait
pour mieux me
fausse nouvelle bien écrire en indien quelque
sant d'abord une joie agréable, dontl'effet me caufaire resserrer mes chaines... imprudente, Ah!le aurait fini par
n'eit pas permis une pareille
bon Paternos
On carillonne, la
épreuve!
accourt du jardin, bruitlà musique se fait entendre, on
partout: notre nouveau hant, bruit làl bas etl bruit
un geôlier pour moi supérieur Huit
arrive. Sera-t-il
qu'l vienne me visiter; mauvais jours s'écoulent sans
L'on m'annonce enfin notre maitre... présage.
trompé-je P... non, c'est luilun des
Ciel ! me
rolés poir] les
quarante enun
Philippines, un deses six
complice, 2 un ami, 2 et c'est...
déserteurs,
je n'écrivais qu'nn
Sage lecteur, 2 S1
ici, comme prieur, roman, don vous verriez reparaitre
connaissez assez bien pour Chrysostôme, croire
que vous
Jivré, aux dépens même de sa
qu'il n'edt déT'or de sa dame pour la délivrance place, d'un 7 acquise avec
j'écris unehistoire: : intéressante
frère ; mais
que je ramène sous vOs regards... ou le non, frère elleexige
que nous avons laissé chef'de marmite à Mathias
Royal. J'ai su depuis, qu'ayant fait, Chiapacuré, d'assez bonnes économics dans comme le
tration acuménique, il s'était
son adminisla charge de prieur. Quoiqu'il en procuré facilement
le prisonnier
soit, sans doute,
a
retrouvera en Jui le
perdu, ce ménechme moral... protecteur Vous
voir (45).
3H2l
A son premier aspect, la
me
une exclamation, la
surprise
fait
maisils
s joie me conduit dans ses Drass jeter
s'étendent, comme
et me repoussent... Un pourimposer les mains,
davantage; j'entends visage glace ne m'attire
ton le plus sévère: cc La prouoncer ces paroles BRS
grice m'a touché, Ja re-
le
perdu, ce ménechme moral... protecteur Vous
voir (45).
3H2l
A son premier aspect, la
me
une exclamation, la
surprise
fait
maisils
s joie me conduit dans ses Drass jeter
s'étendent, comme
et me repoussent... Un pourimposer les mains,
davantage; j'entends visage glace ne m'attire
ton le plus sévère: cc La prouoncer ces paroles BRS
grice m'a touché, Ja re- --- Page 389 ---
(159)
ennemi du roi ne
plus
ligion me gouvernes an console avec la PI dans
être mon ami : qu'il se >>
le sein de la pénitence.. de douleur ? je reste muet
Saisi d'étonnement et
succède, et je salue
un instant; mais Tindignation don Mathias : C Si les honneurs
ainsile départ de
des gens du monde, c'est
changent les mceurs les moines
encore pis chez
dans la même position; : rien
Sept mois se passent réglé parlansien prieur;
n'est retranché aul régime celles de l'argus frère
mais aucune visite, excepté
du pot.
oà ma philosophie commençait
De la mansarde,
que sur une partie
à languir, la vue ne s'étendait le potager, le verger, le
de nos vastes jardins hors de ; mon horison, muiociormat la double
parterre étaient de cercle, en raison borné de Sencore
qu'an demi-quart étroite
était
de la
et cette
perspeotive au-dela
grille, assez haute muraille 2
par une
de grandaarbres, des maisons,des
quelle s'élevaient
les mois
clochers. Parmi les Indiens qui venaient tous sous les
entretenir les allées d'orangersy l'homme quej'avaiss au Pater,
yeux, je remarquai ambitiounait souvent un emploi de maice nègre libre le remarquais, parce que chaque il
tre d'école; et : travailler avec ses camarades,
fois qu'il venait
tems vers ma fenètre,, croiregardait de temps en
tête ethaussaitl les
sait les mains 7 penchaitlas
lui
E
les. Etait-ce un rôle pantomine qu'on entre lui et le
jouer, pour amener un eût dialogue mené ensuite à un sot
détenu, que la scène
Quelle idée!
dénouementf.. Si c'était il plutôt.. sait écrire, il entend
Cc noira été affranchi, devenir magister du côté
lindien, il veut, dit-il,
mon fidèle Azor r?.. Il
de la Vera-Paz : serait-ce
mains 7 penchaitlas
lui
E
les. Etait-ce un rôle pantomine qu'on entre lui et le
jouer, pour amener un eût dialogue mené ensuite à un sot
détenu, que la scène
Quelle idée!
dénouementf.. Si c'était il plutôt.. sait écrire, il entend
Cc noira été affranchi, devenir magister du côté
lindien, il veut, dit-il,
mon fidèle Azor r?.. Il
de la Vera-Paz : serait-ce --- Page 390 ---
(160 )
se seraitnommé... Pent-être a-til
Ilaurait rappeléspour mieux
changé de nom.,:
Guatimala, Petapa.Oni, me mettresurla voie,
Je ne saurais le reconnaitre pourse à la compromettrel.
surtout, se ressemblent de figure; car les
taille
celui-ci, sa démarche, loin; mais la
agilité, tout semble m'affrir
ses gestes et son
seul... il ne le
mon élève. S'il venait
tortde ne
lire peut sans doute. Ah!j j'eus
pas
sa prière!..
grand
Un beau
tout le monde dimanche, étant au salut, par un tems orageur 2
ncs pour comitempler une tempête j'ouvre mes persienvoit peu sous celte zone : deux nuées comme l'on en
semblentlntter entr'clles, plusieurs
électriques
dent, mille éclairs ébloulssent, tonnerres gronsoir s'ouvre, et des torrens de pluie l'immense arrodéloge, tandis que l'ouragan fait parodient le
des' arbres les plus orgueilleus.. incliner la têie
prisonnier, lassé de la monotonic Spectacle pour le
de vue qui ne varie jamais.
d'un point de
Pendant la comtemplation de ce
grand tableau, le noir arrive, et c'est sombre, mais
ange delumière. Il accourt
de pour moi un
la distance nécessaire
près
ma fenêtre, à
une grille
pour être reconnu à travers,
même... ofrt l'empéche c'est
de s'avancer sons elleadoptif dans
Azor Salnant son père
un porte-voix, l'esclavage 2 il forme de SCS mains
lc vol de cette qui protége, en dépit des vents, 2
attentive : C Vers minuit, phrase Azor jusgu'a non oreille
il me jete un peloton de
sera Ta! ! >> Puis,
pousse en vain plus d'une
la grille realors Azor se sauve.
je le saisis
uST
Deux mots sont
pelote : ( Tenez-vons
attachés à 1
je serai sous votre
prét: un peu avant minuit, 2
peloton de fil en en fenêtres vous me rejetterez ce
gardant un bout; j'attacherai
attentive : C Vers minuit, phrase Azor jusgu'a non oreille
il me jete un peloton de
sera Ta! ! >> Puis,
pousse en vain plus d'une
la grille realors Azor se sauve.
je le saisis
uST
Deux mots sont
pelote : ( Tenez-vons
attachés à 1
je serai sous votre
prét: un peu avant minuit, 2
peloton de fil en en fenêtres vous me rejetterez ce
gardant un bout; j'attacherai --- Page 391 ---
(161)
vous retirerez à
à l'autre une échelle de corde, barreaux que : le reste me
l'assujétir aux
vous pour
de
regarde: >
doute une lime, et la pelote
Il aura sans l'échelle. Comme disaient nos paGilamèpera
il faut avoir
gros du faubourg Sain-Antoine,
me tirer
triotes
celui d'Ariane, pour
le fit... ce sera
Ingénieux, brave et sensid'un autre labyrinthe. roecmntratjet.
ble Azor, comment
réussisse ou non, daiDieu protecteurt. qu'il nègre, qui, seul danslanigne bénir ce secourir pauvre un pauvre blanc
vers, vient
CHAPITRE XXXII.
Négre libérateur. - Récit.
I'HORLOGE du couvent n'a pas ssonnédisheures, comme s'il attenle captif, son paquet en prèt, sentinelle et compte
e la diligence, se met
d'impatience
le
minutes, avec bien plus écus.
le .dtra des
les
ses
Déjà
thésoriseur ne compte
dans nos longs
que lon ouvre et referme des moines, il est
corridors, portes
annonce le coucher le calme : tout dort
heures; bientôt règue
et les obonze
ville,
les factionnaires
et
dans cette
excepté
le remords
l'ayarice et Tambition, Yamour, la
servateurs, lc vice-roi et Tinquisition, le maiheur,
la crainte, linquiétude, la fidélité,
et ja
jalousie, moi. J'ai T'oeil fixésur le bosquet;
Azor et
ténébres visibles dont nous parle
perçois... ces
et n'entends guère que,alon
Milton; ; jécoute, de mon pays:
un autre poëte des ailes du silence
Le bruit vole dans l'obscurité.
Qui
T. II.
our, la
servateurs, lc vice-roi et Tinquisition, le maiheur,
la crainte, linquiétude, la fidélité,
et ja
jalousie, moi. J'ai T'oeil fixésur le bosquet;
Azor et
ténébres visibles dont nous parle
perçois... ces
et n'entends guère que,alon
Milton; ; jécoute, de mon pays:
un autre poëte des ailes du silence
Le bruit vole dans l'obscurité.
Qui
T. II. --- Page 392 ---
(16a)
Un
avant minuit... le coeur me
filer abns le jardin,
bat ! je vois
un petit astre,
comme une étoile errante, 3
c'est-i-dire, une Janterne
quis'approche de ma croisée, et
sourde,
Si! Bon! - Voilà
disparait dessous.
le Gil.
toutl'entretien, 7 etje jète
Trois minutes s'écoulent... rien
sourd au pieddumur...
Ahlun bruit
échelle à cneillir les Qu'entrevoisje P la grande
ici
oranges? Il n'a
seul la
scintillean transporter
au Jieu de l'autre . Mais pu l'étoile
qui m'éclaire faite del'échelle, et le porteurdu
, me passant une lime :
phare
la première Coupez deux barreanx, mon cher maitre., à
Eon Azor ! génie grille ; je me charge de la seconde. -
- - Travaillez, nous tutelaire, que ne dois-je pas...
du
causerons en route. Jc
puis, moins, en parlant bas... -
si vous voulez: c'était hier la fête du Plus haut,
Dominique, le souper a duré trois grand Saintdorment tous commesdes :
heures, ils
tu porté seul cette double et porcs-épics. -AuraisJ'aurais pu l'amener,i elle était pesante échelle ? -
place d'ane autre, qui est moins sûre roulante 2 à la
Indien de la ville m'a aidé et veille : la un jeune
Comment ! par oi est-il entré, - - Par
bas.
du verger. dont j'ai fait sauter la serrure une porte
l'introdaire aisément
la grande : j'aurais
T" frère portier est ivre ; Tarats j'ai
porte; car
qui donne sur la rue
préfcré l'antre,
Indien,
St.-Jacques, 7 où demeure cei
aubergiste et limonadier, chez
aurez un gite, en attendant... Es-tu lequel vous
garçon-là? - Comme demoi: j'ai
sûr de ce
et nous sommes amis,
épousé sa sceur,
Ah!t tu es P... Marié 9 quoiqu'elle et libre, m'ait quitté...
Deux heures suffisent à peine
scier
quatre barreaux, ct nous n'étions pour
lcs
pas sur des
Jacques, 7 où demeure cei
aubergiste et limonadier, chez
aurez un gite, en attendant... Es-tu lequel vous
garçon-là? - Comme demoi: j'ai
sûr de ce
et nous sommes amis,
épousé sa sceur,
Ah!t tu es P... Marié 9 quoiqu'elle et libre, m'ait quitté...
Deux heures suffisent à peine
scier
quatre barreaux, ct nous n'étions pour
lcs
pas sur des --- Page 393 ---
(163)
viagtourndebngenca
roses. Prenez.courage; liberté. Si vous eussiez lu le pater,
et vous êtes en
l'écriture de votre élève, et,
vous auriez reconnu vous respireriez à votre aise
depuis plusieurs mois, Ahtfail bien regretté...
T'airdel tindipendance. discordans, me parut être
Mais ce frère, anx yeux pas sur ce point. Croyez
un espion. - Ilncl'était si
à vous servir,
au reste ques si jailardé 1
volonté long-tems surpassait mon pouc'est que ma bonne t'excuser ! - On vous dird..je
voir. - Toi,
le
est ouvert: : prenez
vous dirai... Allons, passage les effets les plus nécesseulement vos papiers ; d'autres; j'ai quelqu'arsaires ; on en trouvera ! mais va, une petite
gent. 1 Coeur généreux conserver, nous mettra pour
somme qne j'ai pu besoin. Ohljai des bras
long-tems à l'abri du
d'écus...
aimentle travail, outre une centaine droit sur
qui
et mettez le pied
Jetez votre paquet,
Jà...
bien.
cette partie delechelle.
son tour. -
vous éclaire...
Ea
C'est moi qui
s'il faisait jour je
Il rit,et moi je tremble la ; tête me tournerait:
descendrais plus vite, car Azor et son ami
Mais nous voici à terre ,
vu la faiblesse Rres ses
nent l'évadé sous les bras, minutes, le déporté
jambes., ct, en quelques Espagnol, formant un seul
Fyancais, le proscrit
grâce à la Proviindividu, retrouve encorc,
dence, un toit hospitalier!
la seconde fois,
Azor ,. à qui je dois la vie à ma pour reconnaissance, ,
témoignait une joie égale dans le premier étonque je ne pouvais exprimer de torpeur oil devait se trouver
nement, l'espéee voulait enterrer vivant ct qui
un homme qu'on
du tombeau. Des corsort tont-à-coup des d'Azor portes mc rendent par degrés le
diaux et la gaité
1L%
orc,
dence, un toit hospitalier!
la seconde fois,
Azor ,. à qui je dois la vie à ma pour reconnaissance, ,
témoignait une joie égale dans le premier étonque je ne pouvais exprimer de torpeur oil devait se trouver
nement, l'espéee voulait enterrer vivant ct qui
un homme qu'on
du tombeau. Des corsort tont-à-coup des d'Azor portes mc rendent par degrés le
diaux et la gaité
1L% --- Page 394 ---
(164)
calme, etj'écoute avec l'intérét
le récit de ses infortunes.
que je lui dois,
abimé ec Banni pour une noble cause, , et vous croyant
pour jamais dans le gonffre du
j'errai
Saint-Office,
tion, de long-temps, avec votre certificat de libérabourgade en bourgade, en diverses
vinces, et surtout dans
profois les métiers de PYncatan, exerçant à la
et de maitre d'école. Je carillonnenr, de sacristain
mal comme un
gagnais peu, et j'avais du
nègre : je m'enrôle à
sur un corsaire
Campèche
sous pavillon indépendant, qui S s'y trouvait alors
anglais. Nous courons l'océan
jai qu'anx
de Cadix, où nous ne prenons rien: jusen passant, de saluer la
TEIERe
croissaient à la fois, sous la main d'un terre où
Jauriers pour orner les braves et des César, des
les cueillir... Buvons à leur santé! braves pour
Diantre ! mon cher ami, est-ce
tu
Bonapartiste ! - Je suis,
que serais
jours être indépendant. par vous, et je veux touBravo!
< En rodant vers les Canaries,
un négrier péninsulaire
nous capturons
chargé de deux cents noirs et 7 d'un comme vous dites,
d'or: nous le ramenons sur la côte baril de de poudre
que où naquit mon malheureux
cette Afrirendons la liberté à tous les
père, nous
nant les armes des marchands nègres, 2 en leur dont
oublions ces derniers, sans oublier d'hommes, nous J
si utile en paix comme en
la poudre,
par St.Domingue avec une prison guerre, et, revenant
nous la vendons au Port
flottante et vide,
gouverne un grand nombre au-Prince, de
ou Pétion
tant de sagesse.. )) -L'as-tu
mes pareils avec
vu, ce
: nst 1rès. républicain?.. accessible.
nègres, 2 en leur dont
oublions ces derniers, sans oublier d'hommes, nous J
si utile en paix comme en
la poudre,
par St.Domingue avec une prison guerre, et, revenant
nous la vendons au Port
flottante et vide,
gouverne un grand nombre au-Prince, de
ou Pétion
tant de sagesse.. )) -L'as-tu
mes pareils avec
vu, ce
: nst 1rès. républicain?.. accessible. --- Page 395 ---
.ui parler du frère dernier Varennas.. malheur,
u as bien fait! - tonché. Eide votre 1 C'est un excellent
dont il a parn fort finirai par lc rejoindre, ,avec
homme! Allons, je
toi, mon ami.
dit ensuite qu'il serait volonLe narrateur me
sans] lep presentimebl,
tiers resté à Saint-Doningue, avait de me retrouver.
T'espoir secret de qu'il cette ile célebre, coutinue-til, navire
c Partant auprès de Cuba, un venait seris de
nous chargé prenons, de sucre et d'inligo, qui ; maisil voitz
et se rendait à la Havane; est venduc,
RELLAP Jamaique ou sa cargison oi résimslgeluit,la nous mettons le
sur flibustier Carthagene, ou un forban
puis dait notre armateur. ebar ensuite et qui n'osa nous
que nous rencontrames nous dire que trois bàtiattaquer, nous héla, pour
lestés et venant
espagnols, tes-richement bientôt le golmens
devaient franchir bien d'aller
de la Vera-Cruz, et que nous ferions
L'avis
phe du Mexique, à la pointe de Yucatan.
à leur rencontre ;, les corsaires jetentlamgent n'en
plut à toutl Téquipage et de pareils dissipateurs voupar les fenéures, don Zilos, notre capitaine:
ont jamais assez: reprenuire une maitresse quilavait
lant, d'ailleurs,
adopta aussi le conseil.
de
laissée à Campéche,
à la hauteur
étions déjà parvenus
en effet trois
s Nous Gozumel, lorsque nous vimes forban n'avait pas
l'ile
sortant. du golphe : le
un corsaire :
navires menti, mais il avait voulu attraper élait une frégate,, qui
lun de ces vaisseaux
et deux
car
de nous après une salve complète trente hommes,
s'empara heures de chasse : nous perdimes
le navire et la liberté. triomphant me donna comme
> Le capilaine
à un naturaliste
esclave, malgré votre certificat,
Nous Gozumel, lorsque nous vimes forban n'avait pas
l'ile
sortant. du golphe : le
un corsaire :
navires menti, mais il avait voulu attraper élait une frégate,, qui
lun de ces vaisseaux
et deux
car
de nous après une salve complète trente hommes,
s'empara heures de chasse : nous perdimes
le navire et la liberté. triomphant me donna comme
> Le capilaine
à un naturaliste
esclave, malgré votre certificat, --- Page 396 ---
(166)
de Barcelonne qui
de son gouverbement:" voyageairen la
Amériqueaux frais
en peu de jours à
frégate nous débarqua
nouveau maitre, puisqu'on Vera-Paz, et don Roxas, mon
prit avec mcila route de Guatimala. mele donnait pour tel,
alors: ma déplorable
Je lui contai
histoire, CC Ne
dit-il, - j'ai plus d'autoritéici
crains rien, me
et, puisqu'on t'a banni
que tu
pour crime
pelianaginess
libre, sers-moi
de fidélité, sois
de ce pauvre librement: : voici ta libération
d'ailleurs
pasteur 5 garde-Jà;
signée
sous ma protection. >
je te prends
bienfaisant, lui
Encore un homme
néreuse! c'est le repondis-je second
en baisant sa main gémalheureuse terre. Patience, que je rencontre sur cette
riant, la liberté en fera naitre repliqua-t-ilen soutmère de toutes les vertus. d'anires; elle est la
(44)
Voila un homme! !
e En arrivant à
d'obtenir du prieur Gontimals,je la permission priai don Roxas
j'esperais en profiter :
avait de vous voir, et
et nous allâmes au couvent ily
pensé lni-mème,
Theotime nous dit, en
desJacobins ; mais don
à Mexico dans un
gémissant, que vons étiez
vinez mon désespoir. in-pace et pour la vie. Vous de-
> Je parcourus ensuite, avec lc
qualité, non de valet, mais
philosophe, en
langue indienne, toute l'Amérique d'interprète pour la
je puis vous donner snr les
espagnole, et
pas cus... sub oculis de pays que vous n'avez
Sachant dix langues, >
bons renseignemens.
décoré de cinq à six ordres, membrede vingt acadénies,
dessus, puisquetous les
et trés-riche par ladon Roxas recevait le méme banquiers étaient les siens,
et des
accueil des royalistes
rait la royauté, indépendans mais : je ne vous dirai pas s'il adola
je sais qu'il aimait
républiqne. >
beauconp
culis de pays que vous n'avez
Sachant dix langues, >
bons renseignemens.
décoré de cinq à six ordres, membrede vingt acadénies,
dessus, puisquetous les
et trés-riche par ladon Roxas recevait le méme banquiers étaient les siens,
et des
accueil des royalistes
rait la royauté, indépendans mais : je ne vous dirai pas s'il adola
je sais qu'il aimait
républiqne. >
beauconp --- Page 397 ---
(167 )
CHAPITRE XXXIIL.
Rasheabtieligeades
Le philantrophe.
Pami d'Azor, pritici la parole pour
ORENISCO, observer qu'un asile
sàr ,
nous faire
c Ou
Valet
hors de
Rt.ter
mn'attendait
allez-vous
agréable, chez quel homme sensible et courageux >> Azor
conduire un proserit de quil linquisition sera jour. avant trois
sourit, Obenisco ajoute nécessaire devait plutôt
heures ; qu'an départ avant qu'on s'aperçut de elc. mon Il
avoir lieu ce matin remis au lendemain du 9 repos,
évasion 2 qu'êite
2 à préndre
un
m'invitas en conséquence, ce que nécessitait attentandis qu'il allait préparer Je lc remerciai de cette m'avait
assez long voyage. du généreux secours qu'il lc mystétion, comme
qui jouait
accordé par mon libérateur, point au sommeil 7 Tin- il ne
rieux ; mais ne songeant le fil de son récit; et
vitai Azorà reprendre mieux.
vint avec moi
demandait dernière, don Roxas
est
C TtE
Calléjas... Vénégas
à Mexico, ou le vice-roi Son successeur.. Digne
donc remplacé - Accuellit notre plilosophe festin
en effet de lêtre!
mais après un un
comme un grand personnages lui ayant demandé de s'asplendide, mon protecteur il le prie polimment
ordre ponr vous voir'; l'adresse à Finquistenr, le volant
dresser Vanehereuramns) lassé de faire
qui le renvoie à Calléjas: il va tronver directement incorentre ces trois raquettes, des
sonores 2
votre. prieur, avec vraiment argumens faché de ne pas réussir,
rupable! Ilfut
après un un
comme un grand personnages lui ayant demandé de s'asplendide, mon protecteur il le prie polimment
ordre ponr vous voir'; l'adresse à Finquistenr, le volant
dresser Vanehereuramns) lassé de faire
qui le renvoie à Calléjas: il va tronver directement incorentre ces trois raquettes, des
sonores 2
votre. prieur, avec vraiment argumens faché de ne pas réussir,
rupable! Ilfut --- Page 398 ---
(168)
arce que vos malheurs l'avaient
nier point, et qu'il désirait
intéressé au deravec vous pour les faire cesser. vivement de s'entendre
Parbleu, voilà un bien digue
compatriote n'eût
fait
homme; et un
ne demande pas tre est pour mnoi davantage! Je
indépendant, quoique bien
acpeilidesrogalistey - Il est...
dont saus donteilse
joute,
naturaliste. - Tu me l'as dit. moque.
l
pour mieux m'expliquer, -
J'anature: comme ces bons
2 qu'il aime toute
jamais de rien quiait eu vie; orientaux, mais
il ne mange
subsister à leur gout,
illaisse les autres
C'est, au
cosmopolite, un citoyen de
surplus, un vrai
cosmopolite,
l'univers, - Mais un
aux yeux du patriote, quin'adopte pas de patrie, n'est guère
Roxas, avec un si bon qu'un cceur égoiste errant ; et don
philantrope. -
2 est plutôt un vrai
de tout le monde, Philantrope, si vous voulez, ami
et auxquels il
excepté des
pardonne.- Mais méchansqu'il plaint
partial, puisqu'il penche
iln'est pas imdans que pour lcs
plutôt pour les
les roturiers,
royalistes P-Ohlil indépenchâtient
, esclaves durant tant veut que
un pen les
de
la bonne heure!
nobles, pour leur bien. sièelese -A
( Cependant Morelos,
correcteur dela noblesse, général intéressait coclésiastique et
philsntrope, des
ami zélé des Miranda, beaucoup le
des Arismendi, des Paez, des Brion, des des Bolivar 9
Bermudez, des
se rendit, avec
Artigas, des
Lictaga,
moi, à
San-Martin: il
national de la
Apatzingan, où le congrès
curé
anvelile-Eparmen que
fat généralissime, tenait alors, ses présidair le
dignement fêté par tous les
sessions. Il y
membres; il
sleumeonon.iene mais ne voulait
on luifaisait les honneurs assiscombats qui se
assister, de loin même, , aux
aux
lmnamt
environs, parcequ'il
Lictaga,
moi, à
San-Martin: il
national de la
Apatzingan, où le congrès
curé
anvelile-Eparmen que
fat généralissime, tenait alors, ses présidair le
dignement fêté par tous les
sessions. Il y
membres; il
sleumeonon.iene mais ne voulait
on luifaisait les honneurs assiscombats qui se
assister, de loin même, , aux
aux
lmnamt
environs, parcequ'il --- Page 399 ---
-3 1
du capitaine
desiré, suivant Yexpresion d'oranges... 7
aurait
qu'onse) battitacoupe donc I Ily a
Chryinstons. dis-tu ? serait-il Oui; mais ce nom est
dhigenndmeld
- sourire assez malaplus d'un Chrysoiimese ton
est
assez rare, tes rélicences, que mon vicaire
me persualer
me donner
t
droit, pour m'auend pour
taine, et qu'il
c'est don Roxas..: -Nimporte,
Pointdu tout; car
liéavec lnisille connait,
Chrgsostbime ille peut-eire seconde, il voulait me tout surprendre, en en faidu moins,
un ancien ami,
Tu.
et je vais embrasser - Je sontendraineP'oserais? sant un ? nouveau - Et sans rougir. mentir, même
L'exoellent noir ne savait m'avouer pas que le cher ram
ordre, et il finit par avec don Roxas, au quartier
sostômse, n'atendaits
général de Morelos. retronvét. A la tahle du philo- dont
Ou l'as-tn sonvent aveclétat t-major
sophe, , olilvenait Dont il faisait! Est-ce mais quiln'et tu ris, il
il faisaity militaire partic. ? serait-il blessé un bon vivant.
plus mort.- Ohiceattonjoers avoir raté, ce fut tson
n'est pas
de vous
Il nous conta Famipurnatee curé de Petapa, en la essayant belle Emerilla,
terme 1 notre
il avait enlevé
Jo sais
rendre la liberté,
SAmatilat, Pour rire ? -
fille d'un eatibomns lavait épotsce traité comme...
cela. sfrieusement: - Quil
; qu 'elle l'avait comme ma femme
Non beau-frère est absent ) ils'était enrôléà
( mon
mari-garcon, au service des
me traita sous ; qu'étant une autre bannière tous , les grades...
Puebla, avait souvent passé par même campagne 2
insurgés , ? -Oui, dans une
caporal
Souvent
ou eapitaine, longdevenant, au besoin, 2 colonel sergent ; qu'après avoir de
2 soldat ou
de Vénézudla et
ou major servi chez les répablicauns
tems
-frère est absent ) ils'était enrôléà
( mon
mari-garcon, au service des
me traita sous ; qu'étant une autre bannière tous , les grades...
Puebla, avait souvent passé par même campagne 2
insurgés , ? -Oui, dans une
caporal
Souvent
ou eapitaine, longdevenant, au besoin, 2 colonel sergent ; qu'après avoir de
2 soldat ou
de Vénézudla et
ou major servi chez les répablicauns
tems --- Page 400 ---
(170)
Daenos-Ayres, des rois, un
qu'il prétend être ingrats
Morelos, qui passe-droit l'avait determiné à comme
et quilui a
qui lui promettait joindre
place
, en
peu
Onptee
du
beaucomp,
le
quartier - maitre,
nommanta Ja
Il devait être
me croyait-il devenu géncral, ? - 2 au tems qui court.
chez la
Mort de la
Que
celle d'un sainte, ami en mnartyr de la liberté. goutte Sa (45)
chagrin
quand ilsut que vous
joic fut
un tombean. égala sa joie en apprenant
existiez ; son
Lui,don Roxas et que vous habitiez
qui vous attend aussi...
le général Morelos,
fiérent Phonorable et tant désirée Vraiment ! - - Me conMesico, pour essayer,
mission d'allerà
pérer pour vous et par quelque stratagéme, d'oCC Un hasard pour nous votre
assez
élatgisement.
Obenisco. Veuf, il tenait malheureux me logea chez
petit café: c'était une de l'anberge, et sa soeur le
avez fidélement dépeintes dans ces grisettes que vous
ville, etdontfaursise di
vos notes sur cette
xiche, parceque VOS amis profiter. Jolie, me croyant
manquer d'or, elle tenta de ne me laissaient pas
n'était pas dillicile,
me séduire, ce qui
les plus fiers
puisqu'elle avait su
comme don Espagnols : enfin je devins captiver
Il a conté aussi Chrysostôme, d'une
amonreux,
de plusieurs
cette aventure P limonadière... -
comme lui, autres : je devins donc Accompagnce
belle
ctplus que lui, car
amoureux
Angelicn, satisfaite
j'epousai ; et notre
rennas... -Ah,ah! mon dex'appeller dona de Vavous. Angelica, le jour de nom Je l'ai reçu de
tère, mit à la voile avec un mon entrée au monasvanche... quilni fera voir du pays; mais lieutenant elle de guérillas,
Pauvre
!
prendra sa recher, il est des maux garçon
Hdlas,..
Mon
à les adoucir,
que l'on aigrit en
etje ne
cherchant
préends pas te consoler de
ousai ; et notre
rennas... -Ah,ah! mon dex'appeller dona de Vavous. Angelica, le jour de nom Je l'ai reçu de
tère, mit à la voile avec un mon entrée au monasvanche... quilni fera voir du pays; mais lieutenant elle de guérillas,
Pauvre
!
prendra sa recher, il est des maux garçon
Hdlas,..
Mon
à les adoucir,
que l'on aigrit en
etje ne
cherchant
préends pas te consoler de --- Page 401 ---
(171)
d'Angelica un sermon Hilosopliques vous plaila perte
Je croyais que
mais... tu
garcon..
Aeairatee
en Farrelantyana à
que moi,
mierlegubnila, Un snbormene! - Il est plius qui plaindre lc fera donner au
(car le voilà chargé d'un caractère ange !
diable. 1 Excellent
comme atde-jardinies
: C Admis dans le convent fait au père économe 2 je
au moyen d'un présent aucun frère, aucun domesn'osais tenter de gagner de me comnprometures 2 mais me
tique; non de peur
votre réclusion ,) je
dans la crainte d'ageraver indien, et... vous savez le reste.
bornai au pater tu es mon sauveur! Quel chapelet ta
Je sais que devrai dire à chaque jour Palode gratitnde je
erocodile,le sant da marilouange, en tentative rappelantle de Gnatimala,) le combat indienne ct
meque,a lunion malheureuse, la prière moi, ce
time,
sourde, qui fut
la lanterne
phe
tlouc d'Orion
dans une nuit profonde,
cher maitre.
PETE
Laissons cela,
vous servir, je
navigateurl quelques peines en voulant la
éprouvé devais la liberté; et vous qui préchersnus n'envous
humain, que de souffrances
cesseau genre pour Inidans votredemnierepoisems exister
durkteswouspas pas comment vous avez pu en consioù je ne conçois ! 1 J'amusais mon chagrin, moins prisonsi dérant longtems tout mortel comme plus ou Ils ne le sont
nier.. - - Excepté les sauvages. L'air qu'ils respirent lipas moins que immenses nous... forêts, ces vastes
ces
Se
brement,
sans qu'un alguasil puisse d'éparcourent, leur passe-port ou leur certificat la voûte des
Ts
Mon cher. Azor,
sous lamancipation..- tous une cage à poulets 2
cieux est pour
qu'il plait
quelle ils attendent, en puachon,legai
au maitre de leur jeter.
sont
nier.. - - Excepté les sauvages. L'air qu'ils respirent lipas moins que immenses nous... forêts, ces vastes
ces
Se
brement,
sans qu'un alguasil puisse d'éparcourent, leur passe-port ou leur certificat la voûte des
Ts
Mon cher. Azor,
sous lamancipation..- tous une cage à poulets 2
cieux est pour
qu'il plait
quelle ils attendent, en puachon,legai
au maitre de leur jeter. --- Page 402 ---
A cage est
*- 1
cela me fait grande, et... Mon frère Va -
tiroir, qu'il penser, ne faut continue- t-i il en
douzainc de lettres pas oublier, en ouvrant un
général, don Roxas que m'éerivirent, du partant, la
formerdes
et le
quartierje les lirai progrès de mon entreprise.. capitaine, pour s'insouvent, et les
Donne;
Je commençais cette conserverai toujours ! -
nous dire que, le
lectnresquand Obenisco vint
tems de
jour étant prèt. à
songer au départ.
naitre, il était
développe même
aussitôt un vêtement Azor, qui pense à tout,
triste élégant, déshabille le bourgeois, 3 neuf et
le costume qu'il porte
pauvre moine de ce
transforme en bon
depuis tant d'années, et
redevenn mon
négociant; car mon libérateur,
ami, s'est fait domestique munir
sans cesser d'être mon
par don
laises-passer au nom de Pedro Roxas de deux
E commerçant, l'un
et avec les Gomenez., voyadesquels passe- -ports signalementdn
relos, et l'autre de don
estsignéde don STE
gondarmes, je pourrais, Calléjasiavec ces deux
en tous
paraFAmérique; soit
ce qui n'empéche sens, parcourir
conservé dans la
pas que le froc ne
raison,
valise, à telle fin que de
Je glisse dans la main
de
I
pistoles, son bean-frére d'Obenisco une vingtaine
jambons deux excellens bidets l'ombrasse, nous enarrivés au pas à la porte du nord, du philantrope ; et,
enstite, dans. sous la garde de
nous
Dieu, vers les a
mérique; soit
ce qui n'empéche sens, parcourir
conservé dans la
pas que le froc ne
raison,
valise, à telle fin que de
Je glisse dans la main
de
I
pistoles, son bean-frére d'Obenisco une vingtaine
jambons deux excellens bidets l'ombrasse, nous enarrivés au pas à la porte du nord, du philantrope ; et,
enstite, dans. sous la garde de
nous
Dieu, vers les a --- Page 403 ---
(373)
CHAPITRE XXXIV.
1 Une Embuscade.
Destin du Conquérantnouvelles des sdeux amis n'ontque sont en
Lss dernières
elles annoncent qu'ils
huit jours de date : où ils attendent le résultat
ce moment à Xalupa, subit du qtamter-gintnl, et:
d'un mouvenent de laisser le congrès à Apalsingan, dans la direcvenant somemntaninents à Gentlisco, doit les reporté d'Oaxaca, et que le gééralisine un secours en
tion à Xalapa, pour X recevoir arrivaient du
joindre armes et munitions, 2 qui Informés Azor
officiers,
insurgés.
golphe sur des corsaires quil avait Er > mais
du nouveau stratagéme Chrysostônue et le philon'ayait tenter pluot, cas de réussite, den'aue
sophe 1 preseritaienteuc
ville, où
ner à Xalapa, voici donc en route pour cette fois,avec
Nous
en l'an XII, pourla nous première voilà en 1815,
Tavsiapsstie Antonio; et
Ide la république,
mon capitaine
l'an XXIII
mort
qui serait aujurd'hui ne lui eût pas donnéla
si le héros despote année.Ene etlrmsinemantglas
avant sa quinsiétes heureux? Ilvit les rois à ses genoux, le
puitsant, plus
d'occident; il fit trenibler
il posséda l'empire victime de jui-mème et del'inmonde; etje le vois,
propriété d'un seul isolé arpent au
n'avoir même pasla jouir sur son roc celte liSETA terre 2 ne pas
d'un seul atôme de
ces
sein de TAllantique, ravitala France (49), en protégeant la force irréberté qu'il
n'ont balancer
mêmes rois... qui ordre itee choses: une république
sistible du grand autres naissent de ses cendres.
est éteinte, dix
-mème et del'inmonde; etje le vois,
propriété d'un seul isolé arpent au
n'avoir même pasla jouir sur son roc celte liSETA terre 2 ne pas
d'un seul atôme de
ces
sein de TAllantique, ravitala France (49), en protégeant la force irréberté qu'il
n'ont balancer
mêmes rois... qui ordre itee choses: une république
sistible du grand autres naissent de ses cendres.
est éteinte, dix --- Page 404 ---
(274)
créer Mais, dans celle que le
ici, car la monarchic congrès semble vouloir
dent prèss la république,
tempérce est, à peu
et nos amis veulent qu'est-ce que notre
fut
faire de
présidans républicain le
dans le vieux-n monde, Yarennas, qui
lantre P nouveau, Si messieurs quile sera probablement qui dans l'est
main àl'oeuvre
d'Albion ne mettent
député, Tex-gérant, pour tout gâter, T'ex-avocat, pas l'ex- la
l'ex-curé, rédigera bien Tex-instituntenr,
les
l'ox-moine,
journaux, des bulletins, volontiers des des articles pour
plan de constitution 5 il Se bornera ordonnances, un
lesindépendans de ses
même à aider
car il n'est point ambitieux conseils, de son expérience,
triomphe enfin, comme elle ; et, sila bonne cause
se
le doit tôt ou tard, il
servateurd'une amrse: d'un emploideconbien organiser : bibliotheque si le nationale, qu'ilsaura
tardent longtems 1es
hasard, il
la discorde reira se fixer, avec succès, prendrason parti, et
tion s'empressera Azor, au Port-a au-Prince, ou PéEn arrivantà la del'hospitaliser. ville des
surnotre route, nous. descendines Anges, qui se trouvait
antreami del l'amidu globe.
chez don At* 2
née de la révolution qui s'était Une fièvre assez forte,
ment dans mon sort, m'ayantretenu opérée si soudaineplus que je ne m'y
chez mon hôte
tard accidentel ponrfaire autendais,) je profitai de ce resion à d'anciens
part de ma nouvelle évafayette de
correspondans, à Bolivar, le Labnntras TAmeagerkeriennes à d'autres chefs si
delaliberté,a
Miranda, vétéran
et dont, en ce moment
le
j'avais
i'ignorais
Selrtnahen
déjà écrit au capitaine et au cruel destin -
Xalapa, j'espérais aller, avant huit jours, naturaliste les
que
embrasserà à
ire autendais,) je profitai de ce resion à d'anciens
part de ma nouvelle évafayette de
correspondans, à Bolivar, le Labnntras TAmeagerkeriennes à d'autres chefs si
delaliberté,a
Miranda, vétéran
et dont, en ce moment
le
j'avais
i'ignorais
Selrtnahen
déjà écrit au capitaine et au cruel destin -
Xalapa, j'espérais aller, avant huit jours, naturaliste les
que
embrasserà à --- Page 405 ---
(1 175-)
de Lindisporition temss si
en dura
dont lasuite court,arriva un quinze; et, dans celaps
après avoir déclaré, fut déastreusc, tnidaetie Le congrés
nement du
commeje lai dit, mexicain, le
nèral voir exécutif Mexique fque indcpendant, et créc un gouverle 20 en chef, avait compossient formé et laotaga, Cos etl legé- poutale, établie octobre 1814, une assez présenté au pouple,
apercevaità sur des bases bonneloi fondamen"
d'attente peine la pierre démoeratiques de la
oi l'on
gulaire pour les amis du
royauté 2 pierre
higotiaue pour son trône, pierre despotismie, à
2 pierre anou faux patriotes, malade, pierre de tonche cautère pour le
pierre à fusil pour pierre les d'aimant pour pour les les vrais
philosophalo pourles nobles, les oliganques, esclaves,
intrigans, les
pierre
courtisans, les flatteurs,
d'achoppenent et
ME
repablicains.
descandale
Ceux du
pour
cret la formule iopaoepreerisient religieuse du ensnite par un dépréter les citoyens
serment que devaient
qu'anrait assurés la appellésà jouir des bienfaits
de appnyée par une armés eabaitaitiodes si elle eàt élé
frères, rapides succès. Mais nombrense, les chefs 2 unie, et
leur differente, chacun avait songrain n'étaient pas der
lcs délites, , et la désunion d'ambition de couLe 24 mai , empéchait tonjonrs enfantait les progrès. souvent
constitation furent 1815, lcs décrets du sénat et
pard'intrépides publiquement brûlés à cette
portée contre les royalistes 2 et la peine de Mexico
au vice-roil les citoyens refuseraient de mort
avoirde C3S actes, copics ou ca qu'ils
livrer
Inaction
pourraient
les deux nouvelle, qui dura
partis : on Se bornait plasieurs à
mois entre
s'obverver avec
ait les progrès. souvent
constitation furent 1815, lcs décrets du sénat et
pard'intrépides publiquement brûlés à cette
portée contre les royalistes 2 et la peine de Mexico
au vice-roil les citoyens refuseraient de mort
avoirde C3S actes, copics ou ca qu'ils
livrer
Inaction
pourraient
les deux nouvelle, qui dura
partis : on Se bornait plasieurs à
mois entre
s'obverver avec --- Page 406 ---
f176)
quand il fallait agir avec vigueur. D'un bieninquiétude, côté, il est vrai, les armes étaient rares ; mais leur
tôt des corsaires, équipés par Piedra des patriotes, de Boquilla et
amenérent au Mexique, des sabres, par des fusils, des canons,
Et la poudre golphe, et des officiers dont quatorze étaient
Français.
plusieurs mois, en liberté, à cette
J'ai passé
querelles, et
époque, sur ce théâtre voir de'sanglantes des compatriotes. Mais
je desirais ardemment les rencontrer qu'au champje ne pouvais où guère mon étoile ne m'entraina jamais:
d'honneur, eule bonheur d'embrasser un Franj'ai cependant ie vainqueur de l'irlande.
çais, En octobre 1815, Morelos apprit qu'an secours,
denx fois dans ce chapitre, lui
celui dont j'ai parlé del
fortilié parles
était arrivé à Puente
Rey 1 étaient nos deux
entre Xalapa,
rase
indépendans,
ce secoursélait commandé par
amis, et Véra-Cruz: Humbert, et par don Toun Français, le genéral aux Cortès.
ledo, T'ex-représentant
qu'il attendait depuis
Morelos, à cette nouvelle,
avec une escorte
longtems, partit de Centlisco,
défenordinaire, pour aller recevoir ces nouveaux voulant cacher
seurs de ia libértéMexicaine ; mais, conduit à la preson dessein , il prit la route contremarche qui
prudente,
vince orientale d'Oaxaca; de Mexico et qui n'exigeait pas un
vu la proximité détour. Mais, instruits par leurs espions
un véritable long
but deMorelos , les royalistes l'attendu
pendant la nuit,
dirent à Atcama 2 Pattaquérent et, malgré éla bravoure
écrasérent sa faible escorte,
du général, le firent prisounier... officielle du vice-roi,
Voici le texte d'unelettre
de la guerre de
au chef par intérim du alors ministère sur le trône ; dépèch,
Ferdinand, remonté
la proximité détour. Mais, instruits par leurs espions
un véritable long
but deMorelos , les royalistes l'attendu
pendant la nuit,
dirent à Atcama 2 Pattaquérent et, malgré éla bravoure
écrasérent sa faible escorte,
du général, le firent prisounier... officielle du vice-roi,
Voici le texte d'unelettre
de la guerre de
au chef par intérim du alors ministère sur le trône ; dépèch,
Ferdinand, remonté --- Page 407 ---
(177)
iiterceptée par el
sur leyaissean la
Cungresso, armateur de Leona, , qui fat
dontjai cu copie
pris
de foi:
certifiée par des Byenehdyre. hommes
et
( J'ai.informé V. E., dans
digues
les rebelles,
ma première
R le 5 du mois dchappés après la défaite de lettre,
encore réunis edernicrapres de'lénalacea, Moregeles, non loin danalintendance de
étaient
semblésà Téhucan, deVéra-Crur, Ils se. sont, Puebh-lorAnt
Des contestations s'dlevérent poury former une autrej depuis, asprésidence de celte junte; entr'euxa au sujet junte. de la
plus de talens
mais Manuel
R:: soutenu
deux que ses rivaux, et Teran,
mande, eut plus par de mille hommes éisied'sil. qu'il
occuper la place de chances que les
com-.
> Les rebelles, Morelos.
autres pour
propre destin, m'ont quvigue tremblans,
de la municipalité de euvoyé, par
pour leur
jointe, dans Jarjuelle V. Anicedy la Hintermoliaine
dent du ton le plus
E. verra qu'il dépéche redeman. ciMorelos,
audacieuz, leur
le droit de alléguanta Ja
talappui de cettc ancien chef
libre. J'ai
guerre et des
réclaination,
du mépris, répondn seul à leur PECIRAL comme nation
voudra bien
accueil qu'elle méritait, parle silence
peindront le remarquer caractère leurs
V. E.
opinion qu'ils ont
de ces expressions, rebelles, la qui lui
duit. qu'ils nourrissent, etl Hieusomémes la
les
hante
Par la gazette détermination espérabices
V. E. verra lindulto que je joins à mes quiles conblier, beatcoup plus (ammistie I que j'ai dépéches, fait
blique au
pour concilier
puvaine indulgence souvernement général, l'opinion pu-
> Cette mesure pour n'aura les rébelles. que par une
d'exceptions près, personne aucun danger ; car, à
ne woudra
pen
recourip
12.
usomémes la
les
hante
Par la gazette détermination espérabices
V. E. verra lindulto que je joins à mes quiles conblier, beatcoup plus (ammistie I que j'ai dépéches, fait
blique au
pour concilier
puvaine indulgence souvernement général, l'opinion pu-
> Cette mesure pour n'aura les rébelles. que par une
d'exceptions près, personne aucun danger ; car, à
ne woudra
pen
recourip
12. --- Page 408 ---
( - 178 )
j'aila certitude que les prinau pardon ofertset toutes leurs bandes, ne voueipaux chefs, comme
contre mon attente,
dront pas poser les armes : si,
insurgés se souune forte partic de ces prétendus renoncent à tout
mettait, cela me pronverait qu'ils rien à redouter.
espoir, et lon n'aurait alors plus
de la
Daoiz,
>2
Si don I.-Moreno
gonverneur
Puebla, avait suivi mes ordres, i les aurait empèà
ou bien il les aurait
chés de se réumir Téhucan, leur plan eut été infructellement harcelés, ils omt que mis fin à leurs dissentions
tueux : depnis,
agir de
civiles, ctf formé un gouvernement pour les routes de
concert avec les bandes quiinfestent
Véra-Croz à Mexico, et avec celles qui agissent Pinsur les côtes de Barlovente ; depuis, encore militaires, ,
a débarquéavec des forces
faime'Toledo
Oaxaca et plusieurs
et ils ont pénétré jusn'à intendance. Je transmets
autres villes de la même faite
l'insolent et traià V. E la proclamation du nord par de l'Amérique.>
tre Toledo à son retour
traiCelui-la n'est-il pas lui-même un véritable
tre, qui n'éclaire pas son monarque surles initée?.. moyens
facilesde calmerune nation justement
CHAPITRE XXXV.
Le roi Joseph. - Note diplomatique.
DAOIZ, continue Calléjas, n'a
>> MORENOlui manquait :t
agir contre les révoltés, parcequ'il del'argent
corps de troupes employealesconte
en novembre
aaper
j'oi fait passer à Véra-Cruz alors 9 P) Le brigadier don
( Ponrquoi le dénoncer
nombreux, malMiyarez garde toujours ce corps
initée?.. moyens
facilesde calmerune nation justement
CHAPITRE XXXV.
Le roi Joseph. - Note diplomatique.
DAOIZ, continue Calléjas, n'a
>> MORENOlui manquait :t
agir contre les révoltés, parcequ'il del'argent
corps de troupes employealesconte
en novembre
aaper
j'oi fait passer à Véra-Cruz alors 9 P) Le brigadier don
( Ponrquoi le dénoncer
nombreux, malMiyarez garde toujours ce corps --- Page 409 ---
gréla promesse
(179 )
derable, que cet officicr formalledenor ait sous ses ordres lerenvoyersq quoitachemens force quisaccroit
une force consiquis se joignent à chaque jour par les déretraitedel passe, et Juoiqne Jes rebelles lui dans les lienx oùt il
aient oflectud leur
conserver les Aasetifen troupes de Daoiz, iln'en veut; pas moins
pourlui-nmème...
comme une escorte
> V. E. recevra
de Niygarez, ainsi ézalemont la dernière
j'ordonne que les que ma réponse, dans dépêche
retard pour
tronpes soient envoyées sans laquelle
on sont déposés iesullcurommnes et
nul
formant
tabacs
ET
copie de aujourl"lui le appartenant Cordova, au Roi et
sur le mes ordres, V.E. principal verra trésor. Par und
sept forts plan dans proposé par Miygarer, mes de observations
Cruz et Xalapa. fespace de 22 lieues entre construire
raient exister dans Feutrevois la saison
ces forts la-Véra- ne
devient alors
Rup pluies, car la pouraient tenir, anMeenier et, de
les troupes
terre
était éxécuté, tous les plus, si le plan de n'y
minésà de
NLr
seraient hors grandes distances dcuchiediens, les uns des ainsi disséd'état de
sticeès, ou d'arriverà poursuivre les rebelles autres,
si elle éprotivait une tems pour protéger la côte, avec
attendre.
attaque, comme on doit
> La nouvelle
s'y
a déja revu Toledo, Orléans, d'après le bruit
et des officiers de tous accompagné des
public,
nier congrès pour une grades, autre nommés commissaires par le pre:
Hesincsemwatitrienn Toledon'n
expédition que l'on
des troupes pas qu'il en le courage de se mettre à
ERECEROE
Vémn-Cruz, et qu'il avait postées aux
la têtc
est retourné, environs de
par Piedra de
12 *
s'y
a déja revu Toledo, Orléans, d'après le bruit
et des officiers de tous accompagné des
public,
nier congrès pour une grades, autre nommés commissaires par le pre:
Hesincsemwatitrienn Toledon'n
expédition que l'on
des troupes pas qu'il en le courage de se mettre à
ERECEROE
Vémn-Cruz, et qu'il avait postées aux
la têtc
est retourné, environs de
par Piedra de
12 * --- Page 410 ---
(180 )
Boquilla, au devant des renforts que lui envoie la
nouvelle Orléans.
aussi V. E. que i'ai des nonvelles
( J'informerai
relatives à l'arrivée de Jodu nord de PAmérique,
à la condnite du
seph Bonaparte à Washington,
de leur goupeuple dcs Etats-Unis et àla politique a seconder la
vernement, qui parait disposé tue
en outre
révolution dans nos contrées : on
parle
des plaintes faites par don Onis, notre ministre,
plaintes suivies d'une explication assez satisfaidu
ma lettre. à don Onis, en
sante à la président; sienne sur le même sujet, va être
réponse
sous les yeux de V.E.On ne peat
mise également
de Washington, intese fier beaucoup. au cabinet
et deressé à une émancipation de ces provinces, modelé
sireux d'y voir adopter un gonvernenent d'une absolue
V. E.quil est
sur lesien.Je d'envoyer répèteà des croisières sur les côtes de
nécessité Véra-Cruz, et des forces de terre, ainsi que des
habillemens; ceux que l'on faiti ici cotent fort cher
et durent
: V. E. peut sans doute nécessaire obtenir
facilements Fa: l'Angleterre ce qui est
à cet égard: il faut aussi
nous soyons prepa- du
dans Re cas où lu faction
rés convenablemient, voudrait réaliser l'invasion
nord de PAmérique
qu'elle médite.
intérieures
( Lc commaudement des provinces ni'a informé
occilentales, don N. Arredondo, novembre 1815,
dans nnelettre, en date du 13
comme
sur les bords de la rivière Sabinas,
que les frontières de ces provinces, il existe des
sur bandes de révoltés; el ces nouvelles se rapportent Arreà celle du ministre Onis. Don
pariaiteent
que les provinces de son comdondo lue prévient
et qu'il n'y
mandement sont suns défense,
Lous I
remédier par ses faibles resscurces. Malgré
N. Arredondo, novembre 1815,
dans nnelettre, en date du 13
comme
sur les bords de la rivière Sabinas,
que les frontières de ces provinces, il existe des
sur bandes de révoltés; el ces nouvelles se rapportent Arreà celle du ministre Onis. Don
pariaiteent
que les provinces de son comdondo lue prévient
et qu'il n'y
mandement sont suns défense,
Lous I
remédier par ses faibles resscurces. Malgré --- Page 411 ---
(181) )
secours que je Iniai
de tention mon queje porte à donnés, tous les malgré T'estrème atdn
arnce excédent de détails, les
da trisor : V. E. comaitra bwaucomp les dépenses
prendre. >>
les mestres moyens
(Outre lincohérence
que j'ui
letire, dans la traduite mot pour
régne dans toute la
dernière phrase, ct
del l'olscurité
Etirt
dépéche secrête.)
cependant, c'est une
rablede ( Mais je ne puis faire cesser la
cette
position
l'autorité du roi vice-royante est fort : depuis la
déplovigueur, et le
loin d'ère soutenue révoluinon,
toutes les classes relachement de la gague de jour en avee
en est la prenve :
socicté... Le fait jour,
millier de fusils; Arredondo avait besoin suivant
parce que cenx
je ne ponvais les lui
d'un
pas méme pour que l'on labrique ici ne fournir,
En
réparer nos pertes en suffisent
commandant cousépience, de la , j'ordonnai Nueva à don J. de ce la genre...
depnis peu quatre nmille Galicia, gni avait Gruz,
Arradoudo; iln'aj jamais fusils, d'en
reçu
>> Dans cette
exécuté mes ordres. foureir à
tiéres, ou la côle, sitnation, à moins que les
ment attaquées, que surtout, les
ne soient
fronmoutrent ouvertement Américains du nord promapteque J.
en faveur des
ne se
d'argent Bonaparte et son parti ne
rebeiles, ou
pas qu'on pour pnisse réaliser leur projet possédent assuz
Fautorité du
craindre, pour (47), le
je ne vois
monarque soit
moment, que
istisienencaes district de
de Morelos, renversces à
car, depuis
nissent, tout Puebla, Ic où les chels des lexception du
Nous sommes toutefois pays jouit d'un certain rebelilcsse réubandes qui,
entoures
calime.
nication el qui souvent, arrêtent interceptent ainneabrattes toute
les trayaux de la commaculture,
possédent assuz
Fautorité du
craindre, pour (47), le
je ne vois
monarque soit
moment, que
istisienencaes district de
de Morelos, renversces à
car, depuis
nissent, tout Puebla, Ic où les chels des lexception du
Nous sommes toutefois pays jouit d'un certain rebelilcsse réubandes qui,
entoures
calime.
nication el qui souvent, arrêtent interceptent ainneabrattes toute
les trayaux de la commaculture, --- Page 412 ---
(182)
du commerce et des mines, si nécessaires à
prospérité de ces contrées. Ces
la
assez fortes pour battre
bandes ne sont pas
régulières, enlever des ou repousser des troupes
mais nous manquons des convois, prendre des villes ;
Ics détruire, quoiqu'elles forces nécessaires pour
haicclées et punies
scient souvent battues,
zardent à tomber en sévérement, notre
lorsqu'elles se hagazeites ci-jointes en instrairont pouvoir, comme les
V. E.
>> Dieu la conserve.
F. Calléjas.
* Mexico, 31 décembre 1815.
Snit la note diplomatique du congrès
adresséede' Téhuacan. au général de Larmés mexicain,
gnole:
EspaCC Les hasards de Ja
mains, le 5 du mois
guerre ont mis entre vos
qu'il voulait protégerla conrant, don Morelos, lorstion nationale. Ces
retraite de la représentacraignent que/V. E. ne représentans veuille avoueront qu'ils
ni Je caractère de cet illustre respecter ni la vie, J
savons que V. E. regarde cette Américain : nous
révolte odiense de quelques
guerre comme la
comme la volonté spontanée, misérables 9 et non
qui se lève contre une longue générale d'un
vez rien omis,rien
tyrannie. Vous rrste
tions civilisées
négligé pour ne donneraux narévolution,
que cette injuste idée de notre
le cri universel quoique et la la continuité de cette guerre,
réclament leur Jiberté, persistance des peuples qui
une semblable assertion, 3 contredisent sans cesse
diense de quelques
guerre comme la
comme la volonté spontanée, misérables 9 et non
qui se lève contre une longue générale d'un
vez rien omis,rien
tyrannie. Vous rrste
tions civilisées
négligé pour ne donneraux narévolution,
que cette injuste idée de notre
le cri universel quoique et la la continuité de cette guerre,
réclament leur Jiberté, persistance des peuples qui
une semblable assertion, 3 contredisent sans cesse --- Page 413 ---
(183 )
) Néanmoins ces représentans
devoir, s'il ne priaient V. E. de trahiraient leur
cieuse vie de
conserver la préhéros
Maucles, qui est cn méme l'un des
grès national derAmcique :
et Pun des membres du
nous
concette nation et cu considération conjarons V. E. au nom de
frances que cette guerre
des cruelles soufpargner lesjours d'un nous a déjà catisées, d'é-
) Nous
guerrier célébre et
vous faisons passer,
généreux.
mation que avons
ci-jointe, la proclami les troupes du dernièrement fait circuler parV. E., qui, dans Mexique sa
: nous croyons gae
directeur P.
uole, du 14 dernier, au
lindulto à don Delafionte, Rocainz, accordait la faveur de
dans la présente
voudra biea éconter,
de I'hamanité ocension, la voix de la
sormais
; nous
justice et
de répandre le espéronsqu'elle cessera dépays : la désolation
sang des habitans de ce
parts...
2 la mort, règnent de toutes
> Nons avons constamment fait
dération. Refléchissez au crime preuve de momettricz, en attentant à la vie que vous comsa mort serait 0a fancste
de don Morelos :
votre parti. Songez aux hesards présage de pour Vous et pour
chissez aux vicissitudes
la guerre! reflé.
empires! Examiuez notre humaines, , à celles des
ces! tremblez et craignez la position et nos ressour-
> En vous montrant
vengeance
espoir, si la fortune crmel, quel serait votre
nos mains F nos prisonniers vous faisait tomber entre
d'implorer notre clémence ? auraient-ils le droit
cer à nous repentir
voulez-vous nous for.
que nous
avjourd'luide ecetle modération
que vons et témoignanies soixante mille sans cesse P songez enfin
la moindre injure qui serait Espagnols répondez de
cher an-delà de toute
faite à Morelos. Il est
expression aux fidèles Anc- --- Page 414 ---
(184)
ricains ; et votre conduite envers lui ne
être vue avec indifférence,
pourra
ne seraient
2 même par ceux qui
bais.
que simples spectateurs de nos comD.N-L. J. Sotero de Castenada,
Président dn congrès.
>> L. X. Alas,
Président du gouvernement.
> M. Ponce de Léon, 3
Président de la Cour Suprème.
S Téhuacan, 17 novembre 1815, >
CHAPITRE XXXVI,
Départ de la Nouvelle-Espagne, - Le Port-au Prince.
QUINZE jours d'une fiévre, tantôt lente, tantôt
aigué, s'étaient passés, sans
me parvint, ni de Chrysostôme, qu'aucune nide
réponse
Roxas: : alarmé d'un parcil
son ami don
les précédentes n'étant
silence, et les nouvelpas de nature à me tranquilliser,j'avais, fidele Azor
dès le seiziéme jour, envoyé mon
à Xalapa, 2 pour connaître la
ce sinistre contre-temps,
cause de
à la prise de Morelos.
que j'attribuais cn partie
Avant le retour du bon
mes
le sort du généralissime nègre, ne furent craintes sur
que trop con-
as: : alarmé d'un parcil
son ami don
les précédentes n'étant
silence, et les nouvelpas de nature à me tranquilliser,j'avais, fidele Azor
dès le seiziéme jour, envoyé mon
à Xalapa, 2 pour connaître la
ce sinistre contre-temps,
cause de
à la prise de Morelos.
que j'attribuais cn partie
Avant le retour du bon
mes
le sort du généralissime nègre, ne furent craintes sur
que trop con- --- Page 415 ---
firmées: : mon hôte vint (185)
brave sant,
du champ de m'spprendre, bataille
en gémisSeradts avait éué
d'Acatama, le
Mexico et renfermé dans conduit, un
chargé de fers, à
tion, aux yeux des
cachot de
briser Jes chaines; Mexicains, dont il avait l'inqnisiet de trahison, ; qu'on l'avait accusé
voula
mais
d'hérésie
crime, ce qui'lui évita
ensuite du premier
chers que,
Saatic
il avait été transféré condamné à mort pour supplice le du bade San-Chrisehal, à pendant six
la Dnit, au second,
roi n'osant faire exécuter licues de la ville, hamean le vicexico, de crainte d'un
la sentence dans Mcl'avait fusillé, dans le dos, sontévements qu'entin on
Le pauyre Azor,
comme traitre...
Xalapa, pour
plus mort que vif, revint de
xas, arrêté mapprendre d'abord que don
des agens du tont-a-comp, depuis neuf
Ropagne, devait St.-Oflice, avoir été dans une partie jours, de eam- par
dans la maison noire... conduit à Mexico et
Eti il
jeté
été, la usprentemnine veille de ce
que
de la première
lugubre Chrysostôme, ayant
vée de Morelos, ville par-Toledo, enlévement, pour hâter expédié
s'était trouvé ainsi l'avait à joint. au dessus
l'aniavait péri comme l'affaire du
d'Acatams,
toute T'escorte... 5septembre, cty
peut Celui seul se qui a perdu un frère, un véritable
accablante nouvelle ligurer !. quelle fut ma donlearà ami,
les miennes coulaient Azor fondait en
cetle
pleurait, le bon
en abondance larnes, ; mais et il
dis que, malgré Azor, par pure
lité vint se
moi, uu sentiment sensibilité, de
tauméler à cette tropjuste
personnaSensible et Cher
doulenr.
1I fois, en quelques jours, Azor, je perds tout à
ne me reste
trois soutiens, trois amis Ja
plus 7 pour m'attacher à l'exis-
miennes coulaient Azor fondait en
cetle
pleurait, le bon
en abondance larnes, ; mais et il
dis que, malgré Azor, par pure
lité vint se
moi, uu sentiment sensibilité, de
tauméler à cette tropjuste
personnaSensible et Cher
doulenr.
1I fois, en quelques jours, Azor, je perds tout à
ne me reste
trois soutiens, trois amis Ja
plus 7 pour m'attacher à l'exis- --- Page 416 ---
(186)
pour me soutenir dans
! / Oh!
la
HELIT
M, le
moi tonjours,
vie;
toi
président des
jusqn'ala
cueillera
Ttat
Vous bien, 9 comme répnblicains je vous l'ai d'Hani dit vous acqui pourricz cependant
à Mexico,
la vous conviendrait mieux.. accepter Mais un autre parti,
billet circonstance qui m'a fait hàter jallaisomblier
pas vous que vous écrivites à don Roxas mon retour! Le
Farennas comprometrez.,. Oui... ne l'ai peut-il
de la
etje cours un doublepéril, je
signé
comme... prison, Hélas! comme ami d'un ,commeévadé
En France P.. proscrit en
conspirateur et
-
France,
-
-
Vous
Azor, je suis Francais.. proscrit...
je veux dumoins wuettidreutnt mesinfortunes:
par ine amitié payeran sans déronementsanst
d'Hati..
réserve. Que me disais-tu bornes,
dont Azor il avait baisait les mains de son ancien
généreux
deux fcis sanvé les
maitre 2
de ce qu'un exprimait avec énergie toute jours; sa ce négre
confiance. blanc, son protégé, lui
gratitude
prouvait de la
vous
Jodioiemelep président,
recevrait comme
l'illustre
vous seriez bien
vous devez T'être, M.Pétion, et
aupres de lui;
que
fusseharneédes o
vous
mais, quoique je
seriez j'aurais lant de camarades, accompagners SLDomingnos 9
mienx dans les États - je pense que vons
pour patriotes... j'aime
Unis... - - Patriotes
Nlosaubinue que les fils autant les enfans de
211 surplus, je ne connais d'Albion... chez Jesquels,
nouveaux proserits...
Qui personne. II y a de
mémes mais je le
m'ont proserit moitems, - Don
leurai pardonné
Toledo, le général dopnis longAhlje et
serais ravi, sans
Humbert...
sur-tout le dernier, douie mais il 9 de voir ces braves,
faudrait aller à el
Unis... - - Patriotes
Nlosaubinue que les fils autant les enfans de
211 surplus, je ne connais d'Albion... chez Jesquels,
nouveaux proserits...
Qui personne. II y a de
mémes mais je le
m'ont proserit moitems, - Don
leurai pardonné
Toledo, le général dopnis longAhlje et
serais ravi, sans
Humbert...
sur-tout le dernier, douie mais il 9 de voir ces braves,
faudrait aller à el --- Page 417 ---
(.87)
moi2..
troute est-clle stire, pour celui de
Peemadellegilan
- Avec votre
Très sàre, avec vos
1 Et
royalisnes..
bon pour
ceente
Calléjas bdnne pour les indepeadista. m'eut servie
robe,
renfermée dans la valisc,
VéraLa robc,
mais senlement
nom de
de passepartout, mon
toute
CEUAET
encore
sighalenents été donnéa
Cruz;
avait peut-être
-
Pedro Gomenez, Je lcs ai vus tousdeus..
la Ste. Hermandad.. et PEsnamnol : ils se maltres, trouQuit.. 1 Le Français dont les insurgés sont les
me
vaient à Xalapa, la ville où nous sommes; quelqu'un cenx..
comme de dans Photellerie ou logerent. ? Joni
les montra
- Tu leur des parlas hommes:
que nous regrettons... d'enx.. - Ge sout
est un de
mWapprocher doute ; niais l'uu, le igénéral, et n'en avais
Oui, sans foat trembler la terre, du je penple.. -
ceux qui vus l'autre, un représentant moi, du premier penple
dieu, je le fus aussi,
fier...
K
et n'en suis pas plus
surde l'Europe,
soudain d'un air
me regarle
Plr Ganis
Azor
si je l'eusse laissé faire, et nous...
pris et 2
ne t'imposa pas,
1 Petion
L Eh bien?-
Hiniat noins, il est mulitre.
d'un ami
De moitié
et leur confie la situation
ainsi
Je les aborde,
dc... et de... M.Toledo, dit,,
du grand Morelos, seront enchantés, m'ont-ils le tronvez
que le guerrier, emmener avec enx, si vous - Ils allaient
de vous Sontils encore à Xalapa?, d'ou ils retourbon...
el Puente del Rey,
revenir
repartir bientôr pour à Washington, 5 pour secours. "i
neront dans le Mexique avec d'autres
partons :
tard du moins les voir, les embrasser; sur un volcan.
veux suis ici, d'ailleurs, comme de
qui partait
je Profitant du courrier
poste archovèque le
j'adressai au digae
pour la capitale,
, si vous - Ils allaient
de vous Sontils encore à Xalapa?, d'ou ils retourbon...
el Puente del Rey,
revenir
repartir bientôr pour à Washington, 5 pour secours. "i
neront dans le Mexique avec d'autres
partons :
tard du moins les voir, les embrasser; sur un volcan.
veux suis ici, d'ailleurs, comme de
qui partait
je Profitant du courrier
poste archovèque le
j'adressai au digae
pour la capitale, --- Page 418 ---
(-188 )
prix des deux chevaux du
lanirope, pour qu'ille lui trop matheureux phierpuis, les adieux
transnit dans sa
à notre estinable faits, avec tristesse et prison;
soir même pour el hebergeur, pous partimes gratitude, dès
un jour de repos à Puente del Rey; nous primes le
ayaient logé DOS Xalapa, non dans T'hôtel oi
oecasionnait un serremeut amis, car leur nola seul nous
cl siéme jour, sans
de coenr ; et, le troifortifiée Puente del Rey, malencontre, nous arrivâmes à
les patriotes. simple bourgade qu'avaient
Humbert et Toledo
mais proscrit espagnel avec aconeillirent d'abord le
le déporté quand il leur eàt présenté beaucoup. dans d'honnéteté ;
témoignages français, ils" sivalisérent sa personne
me proposérent d'intérêt.ct d'offres de pour services. lui de
cinct de mes nombreuses ensuite, après un narré fort suc- Ils
rendre à Saint
aventures, soit de me
anprès de Pétion, Dowingue, sur un de leurs
du Bouvernenent en qualité d'agent navires,
soire signé de
mexicain, avec un titre particulier
alington, pour Toledo, les scconder soit d'aller avec euxà provi- VVacider son cabinet à faire dans leurs vues de déFrance ple américain des bords anjourd'hui du
pour le peuavait fait autrefois
ce
la
ware: ils ajoutérent
pour, Pairt la que Delaquelque fut la réponse que, Si je prenais CC
choix de rester aux diplesatihaes j'aurais parti, le
commissaire du congrés Eiats-Unis, avec P'emploi de
mens,ondlerevenira mèmes
au pour surveiller les arruedevaient conmander. Mexique, ayec celni qu'euxCette obligeante
une mûre rellesion: alternative exigeait toutefois
main pour
comme-ils partaient le
les priai de me s'embarquer laisser
à Piedra de
lendeajourner ma réponse Boquilla, à notre je
diplesatihaes j'aurais parti, le
commissaire du congrés Eiats-Unis, avec P'emploi de
mens,ondlerevenira mèmes
au pour surveiller les arruedevaient conmander. Mexique, ayec celni qu'euxCette obligeante
une mûre rellesion: alternative exigeait toutefois
main pour
comme-ils partaient le
les priai de me s'embarquer laisser
à Piedra de
lendeajourner ma réponse Boquilla, à notre je --- Page 419 ---
(189 )
l'un arrivée en ce port, où étaient
me conduirait au
deux
dont
nord, ou l'autre navires, au
qui Hsmnappeirente n'était
en route. le sort de
sud.
trois
gnère plus hetreux Miranda(48)y,
trahison amis, à puisque ce général, IANUE celui de nos
terhs après, Pierto-Caleis à
fut
prisonnier par
bliettes de Cadix, et jeté dans transferé, la
3 peu de
souffrances cette ville (49). De tels Carraca, oucrainte de la passées, 2 mes dangers exemples, actuels mes
ma légère
discorde, m'eurent bientôt, et la
bliqne des incertitnde, bons
fait pencher pour la dans
niissaire offert à Hultiens, malgré le
de réputonjours exposé à mon ambition, mais rang qui comvince oi commandait passer, le tôt ou tard, dans la m'eut
mes nouyeaux amis redoutable
prole péril de ma
reconnurent cux-miémes Arcedondo; et
de ma conduite, position excusait assez la prudence qué
On passe quelques
des grands projets
jours au port à méditer de
chateaux en Mentosephignes qui n'étaient
que, beaucoup plus Espagne, étenduc car la province du Mexi- pas
pagnole, appartient de droit que la péninsule escains; on vide
naturel aux Mexiseurs de
quelques bols à la santé des
espère n'ètre aorelias le on se dit un
succesgret, et Humbert, pas dernier; on se adien, que l'on
ollicions,
Toledo, avec sépare avec recanons, montent sur
deux ou trois
tandis que Varennas T'Hidalgo, brick de seize
surl tirondala,
avec Azor s'embarIrte pour les Cayes, goélette facile à prendre,
d'abord au chef-lien de la mais quidoit nous porter
Adien,
république
dis terrestre, superbe et doux climat
Haitienne.
mais dont dont Tinsolente tyrannie (50), fit vrai paraEden! T'anguiste liberté fera
un enfer;
encore un autre
montent sur
deux ou trois
tandis que Varennas T'Hidalgo, brick de seize
surl tirondala,
avec Azor s'embarIrte pour les Cayes, goélette facile à prendre,
d'abord au chef-lien de la mais quidoit nous porter
Adien,
république
dis terrestre, superbe et doux climat
Haitienne.
mais dont dont Tinsolente tyrannie (50), fit vrai paraEden! T'anguiste liberté fera
un enfer;
encore un autre --- Page 420 ---
(490) )
Si la brise du sud est pour le brick
rière, elle nous fait filer
un vent arvient au méne,jusquan grand largue, ce qui red'oi nous
debouqueuent dus
raibes.
gagnons, en lonvoyant, la mer golphe, des CaAprés deux calmes qui,
deux temipêtes, un vent pour nous, valaient bien
peu favorable, nous fit longer sud-est, conséquemment
distance
Cuba, mais à une
ce qui n'empécha respectueuse 2 tant qu'elle était possible,
nous héla
pas qu'un navire de
pour nous visiter.
Cozumel
voilière, longea la côte de L'Hlirondelle, fine
du vautour royaliste, qui plus près, et se moqua
me nommais, il est vrai, n'était pas un aigle. Je
d'ailleurs, endosser le froc Gomenez, à
etje pouvais,
peu à craindre; mais je n'étais l'instant: j'avais donc
suis pas personnel,
point seul, etj je ne
Bientôt le vent tourna au
sâmes lestemerit plusieurs
nord, nous dépasrécils, qui rendent ce petites iles basses et des
tout dans
trajet fort dangereux, surcette Thivermage, où nous étions. Favorisés
[". canal, brise, nous filàmes sans peine à
qui est formé par Cnba
travers
liberté,
et surgimes enfin dans le (51) et la
une nouvelle
port de la
EE
jacobin, le le 7 janvier 1816. commença pour l'exLe président élait à sa
comme on sait sous cette campagne zône
; car Phiver,
doux qu'un printems d'Ttalie. heuretise, est aussi
dans un petit hôtel garni où J'attendis son retour
et qui était voisin du modeste mon Azor avait loge,
Mais le
palais de Pétion.
champètre: républicnin je lui écris deux est revenu de sa maison
une audience, et il daigne mots pour demander
assez dire quel accueil venir chez moi... C'est
généreux il savait faire à
it sous cette campagne zône
; car Phiver,
doux qu'un printems d'Ttalie. heuretise, est aussi
dans un petit hôtel garni où J'attendis son retour
et qui était voisin du modeste mon Azor avait loge,
Mais le
palais de Pétion.
champètre: républicnin je lui écris deux est revenu de sa maison
une audience, et il daigne mots pour demander
assez dire quel accueil venir chez moi... C'est
généreux il savait faire à --- Page 421 ---
(191 )
Miafortune, lité,
dontfétais le
que représentait notre roprésentanty Azor.
à la fidéDieu juste!
Gn minoriué sur protège la terre. les bons, qui sont, hélas!
Ici s'arréte mon
maux, mélée d'an peu histoire, de
avec cette série de
pour ainsi dire, dans
hsens, qui
une déportation
mon lieu de commenca, 2
termine par in plus triste qu'un naissance, , par
patrie adoptive, henrenx
nanfrage, et se
mier abord, , qni m'est delamqsement plus
dans une
que le pays natal, douce, dès le preTrance.geinerdte poar moi...
pour
gue cette belle
Oai,
Tétranger,
un dénonement fineste terminons : je ne veux inhespitalire
scènes n'ont eu rien à un drame dont pas offrir
les sort,
de
bien des
ne lui prépare propice en ce moment plaisant; au héros car 7. qui sait si
Pétion n'est pas encore une fatale dela pièce,
je vois une pas immortel, pour cette catastrophe P
culer dans la poignéc ville d'Baropéens sans vie; et quand
qui naguère
parmi tant
armes cira
portaient leurs
d'Afticains armés,
nalgre la
moi cette phrase d'un chaines, je me rappelle
les Constitnanes : >> Que
membre illustre de
blanes, s: les négres pourront libres dire avec
chirent claves, les chargent de leurs d'Haii les font justice esayec les fouets de leurs anciens fers, les déMais me voilà retombé dans commandedrs P D
tons-nous
le
ou au moins d'ajonter que cette
sombre... Hàen
se
tricolore,
république bariolée
grande
compose
affables et majorité, d'hommes anjonrdhui et
et braves. humains, laborieux et polis et franes,
Ee
gais, patriotes
voir encore quej'ai vu, ce que je vois, ce
dlans ce pays d'intéressut, de
soas des que je pourrai
liberté, sera placé rapports dans divers,
mon ta-
ou au moins d'ajonter que cette
sombre... Hàen
se
tricolore,
république bariolée
grande
compose
affables et majorité, d'hommes anjonrdhui et
et braves. humains, laborieux et polis et franes,
Ee
gais, patriotes
voir encore quej'ai vu, ce que je vois, ce
dlans ce pays d'intéressut, de
soas des que je pourrai
liberté, sera placé rapports dans divers,
mon ta- --- Page 422 ---
(192)
bleau de St.-Domingne
ma description générale (52), de
lequel complétera
Pour terminer
l'Amérique.
moins séchement
encoreque notre président, dont le 3 j'ajouterai
figurera dans le cadre de l'autre portrait moral
deux mots, le Trajan
ouvrage est, en
malheur d'être
d'Haiti; et il
le
l'âme à celles de prince : joignant les qualités pas de
l'esprit,
faisant, il répare les
sage 2 équitable, bienconsole, ranime,
pertes, efface les désastres, s
ce qui l'environne, encourage Le
et rend heureux tout
citoyen Azor
économe, non pas de son
7 devenu
maison de plaisance, où
château, mais de sa
lui
j'ai une
adressa ce sixain
chanbre d'ami,
pour sa fète.
Nouveau Titus, assis sur un trône de
Citoyen couronné, tu règnes sur les coeurs. fleurs,
Ce Déjà n'entends-tu pas, au sein de tes domaines,
peuple quicultive et féconde tes
Tranquille sous les toits que tu viens plaines,
Bénir le bienfaiteur qui les fit élever. dachever,
Pony-IIamnni, 1 1818, anxy de T'indépendance.
chanbre d'ami,
pour sa fète.
Nouveau Titus, assis sur un trône de
Citoyen couronné, tu règnes sur les coeurs. fleurs,
Ce Déjà n'entends-tu pas, au sein de tes domaines,
peuple quicultive et féconde tes
Tranquille sous les toits que tu viens plaines,
Bénir le bienfaiteur qui les fit élever. dachever,
Pony-IIamnni, 1 1818, anxy de T'indépendance. --- Page 423 ---
(193)
CONCLUSION.
LA relation
présentant
primitive des aventures de
nemens du Auland-Varenes et le précis des l'ex-remement de Mosique, 1816, s'arréaient au
évémettre à ma rédaction quand il voulut bien commence- les
Prince qu'après le départ : n'ayant quitté le Port-au- sonla Unis, mienne j'ai profité de si delauteur pour les Etatsinsurrection pour recueillir corespondanes des notes,
et usé de
devenue
particulière, que sur la tant sur cette
une histoire générale, dont j'espère
révolution
que, Je me borneral complète et, peut-être, pouvoir donner
lc cis spécial jeté dansla anjourd'hui à
philosophirécit des principaux narration du joindrean prédepuis la mort de Morelos faits arrivés conventiontet au Mexique
Mais avant de tracer jusqu'en 1820.
la vais, pour plesdlensembles cette légére esquisse,
singulière histoire du
finir, en peu de
je
Pétion avait accueilli narrateur original. mots,
souvent tion
ses
son infortune; ; il
et de comnaisances variées en fait employa
tique.
jurisprudence, > presque
d'instrucL'ex-député,
jamais sa polirépublicain
sans étreavengle
tout de
déerminéy c'est ce démagoque, était
et, plus repasser en France sous Muilampéchs surencore, sous le règue l'empire du
de
T.
l'aigle,
11;
Lys,
--- Page 424 ---
(194)
II était studieux et
manuscrits
travillenr, ses nombreux
fonds de ses T'attestent; mémoires ce qu'il était en outre, le
un gonvernement
peut aussi l'attester, Sous
jamais il ne put tres-libéral, mais tres-prudent,
il n'écrivait rien imprimer une ceuvre politique, et
écrit bien des qui ne roulât sur ce sujet, cc J'ai
imprimerais ici, choses, me disait-il un jour, je les
me prie de laisser sanslinvitation encore ces lumières du président,
seau... >>
sous le
rqut
Quand Pétion, cet homme d'état
terminé lui-même ou laissé éteindre citoyen, eut
un étrange suicide,
ses jours par
volontaire, Varennes puisqu'il le
mourut d'inanition
lisme, mais par reconnaissance, pleura, non par personnaLe mot que je souligne, et qui est de Mercier,
rappelle le penchant que
rennes avait pour la néologie T'ex-législateur et le
BillandVapouvantp plus coopérerà la création des noologisme: lois dont ne la
Francer regorge, ilav vouluaumoins. législateren fait
demots, riche
du pour un dictionnaire qui n' 'est plus aussi
que temps de Montaigne, malgré
pélantesque etl'argot doctoral dout il est lejargon
soufflé. Le président s'amuse, disait le bourmoins dangereux que les renovateurs du novateur
quand je néologise: ce sérieux mortel aurait da- ,
vantage,
PHr
quand j'étais jacobin -
ni'eût vu miraculiser.
missionnaire, s'il
Après la mort de Pétion, Boyer, son
successéur, ce qui vaut un
digne
notre publiciste de mettre panégyrique, au
certain empêcha
dont il ne put imprimer que jour trois feuilles ouvrage
ce fnt principalement ce qui le décida,
3 et
emploi honorable, à passer aux Etats-Unis, malgré où un il
mourut, en 1819, alage de 57 ans.
'étais jacobin -
ni'eût vu miraculiser.
missionnaire, s'il
Après la mort de Pétion, Boyer, son
successéur, ce qui vaut un
digne
notre publiciste de mettre panégyrique, au
certain empêcha
dont il ne put imprimer que jour trois feuilles ouvrage
ce fnt principalement ce qui le décida,
3 et
emploi honorable, à passer aux Etats-Unis, malgré où un il
mourut, en 1819, alage de 57 ans. --- Page 425 ---
Le plus franc
(195)
bomnies,
démocrate et lc moins crédule
du coeur, hiatitrecerd Je lui disais
des
antant de
un jour: duitreligiensant fond
que dans la
In'y a pas ici
- Que moindre ville de la
EAmen
mallieureuss celui
; mais nous n'en voulez-vous P cela est
qui, comme l'a dit M... adorons pas moins
Eitjaillir du néant le soleil étonné,
des Toutes vers tels les marges du famenx
tionnaire: que ceux-ci, extraits bréviaire d'une offraient
ode révoluTon temple est sur les
Tu connais le passé, le monts, dans les airs, sur les ondes;
Et, sans les
présent , l'avenir,
occuper, 2 tu remplis tous les
Qui ne peuvent te contenir.
mondes,
Je reviens au
j'aidu moins été Mexique, à
et le dis sans
mort de Morelos Boquilla, sur un corsaire. figure, car
grand nombre de entraina la perte rapide d'an La
tr'eux: don J.M. Datriotes, Teran
se diviserent
pour dissoudre d'abord medus de leur
enie ponvoir
un congrès désuni dissention et
don E. Alas supréme,. el don N. qu'il partagea ensuite saisir
les insurgés farent souvent Cumplido. Depuis ce tems avec
cularités de cette
Dattns; mais les
et sa tragiqne
hors l'épisode de partiDon
Pandiries n'ont rien de
Mina
Calléjas fut enfin remplacé remarguable
d'Aposihes termination qui, renonçant
par don J. R.
vonloir
des deux précédens d'abord au plan d'exgagner
vice-rois,
terreur. Sur laflection, 3 au lieu
semblait
cette
plnsienrs points, le d'inspirer la
de Véra-Croz conduite, et les nouvelles succés couronna
le calmeyétait etde la capitale, que je reçus alors
rétabli,
mamtiongatent que
13*
remarguable
d'Aposihes termination qui, renonçant
par don J. R.
vonloir
des deux précédens d'abord au plan d'exgagner
vice-rois,
terreur. Sur laflection, 3 au lieu
semblait
cette
plnsienrs points, le d'inspirer la
de Véra-Croz conduite, et les nouvelles succés couronna
le calmeyétait etde la capitale, que je reçus alors
rétabli,
mamtiongatent que
13* --- Page 426 ---
(196 )
Néanmoins, la plupart des
ont toujours résisté aux royalistes. provinces Une intérieures
nouvelle vint y joindre les
expédition
mandement du jeune
patriotes, sous le combarqué à Liverpool, général Mina. Ils'était embons
en mai 1816, ayant à bord
En des ollieiers, environ sept cents caisses
dont
équipages pour trois mille
cinq cents de cavalerie. Arrivé soldats,
Unis, au mois de juin, il augmenta le aux Etatsses ofliciers, acheta encore des
nombre de
pour le Mexique. Cette
armes, et fit voile
versée, souffrit beaucoupdu expédition, 2 durantla traépidémie : le général, doué mauvais d'une tems etd'une
turelle,
éloquence nade la
encourageait son monde par
gloire, terme
l'espérance
saient par le mot butin. magigue,que plusieurs traduiterre à Matagorda, dont les Quoiqu'il en soit, il prit
mandant des corsaires de ce habitansetAury, conà lui.
quartier, se joignirent
Le 22 avril 1817, le général
onze cent trente-deux hommes, Mina, , suivi de
Anglais, et abondamment
dontles deux tiers
munitions, débarqua à Soto pourvus la
d'armes et de
province du Nouvean
Marina, dans la
rante lieues de Tampico. St.-Ander, à environ quatransports de joie, et plusieurs Son arrivée excita des
Mexicains
grossir sa phalange.
allèrent
Après avoir fortifié ce poste, 2 où il laissait cent
cinquante soldats, il marcha contre
qui se rendit, sans que les Espagnols St.-Ander,
mille opposer. Alors il se vit à la tête de plus pussent de deux s'y
dre à hommes: : on accourait de toutes
se
ses drapeaux; les chefs des
parts joinbattaient encore vinrent se réunir insurgés à
qui comavril, il mit sa troupe en
lui, ct, le 24
batire l'armée des royalistes. monvement pour com-
issait cent
cinquante soldats, il marcha contre
qui se rendit, sans que les Espagnols St.-Ander,
mille opposer. Alors il se vit à la tête de plus pussent de deux s'y
dre à hommes: : on accourait de toutes
se
ses drapeaux; les chefs des
parts joinbattaient encore vinrent se réunir insurgés à
qui comavril, il mit sa troupe en
lui, ct, le 24
batire l'armée des royalistes. monvement pour com- --- Page 427 ---
(197 )
Dans cette
vernement de circonstancey on Iniapprit que le
la Marina: : cette Véra-Crnz nouvelle venaitde reprendre E
couragement donc
dans sa petite ayant arméc: jeté un peu de dépas nos épées !
Navons-nons
d'honnenr, où il remporta xécria-t-il, la eti ilvola au champ
Quelques
victoire.
triote Vitoria, indlépendans, commandés
Santo, il Osa aller 2 étant venns le joindre à par le paquante hommes, Arredondo attaquer, suivi de huit Espardo- cent cinavait environ
(le
succès fut
quatre mille soldats numbt).qui de
complet; mais sa
ligne, Son
apprenant que les majors joie fut troublée, en
qui, avec un détachement, Perry et N. Gardon,
naisance, avaient été
faisaient une
et passés au fil de
surpris, avec leur reconLe vice-roi fut Pépée, bientôt
monde,
faisait de
Mina : menaces de eflrayé des progrès que
récompenses furent punitions et promesses
pour engager les habitans prodiguées à
tour-i-tour
marche; rait
on promit même
ne pas
sa
sa
et tout 500 piastres
sa tête, personne,
soldat
livre19EL
fat-il un des
qui aurait
au graded'oflieier.
rebelles, devait être apporté
promu
tale, Cependant le brave Mina
mentaient et, chaque jour, 3 de nouveaux s'avançait vers la capison armée. Mais
bataillons
donna la valeur et la
enfin la fortune aban- aigépronva son premier liberté, et le jeune
Obligé de
revers auprès de
guerrier
se retirer dans
Mexico.
maitre,ily fut
un fort dont il était
Liman: le7,ilfit cernéausitot, une sortie à la par don Pascual de
hommes, et il n'obtint
tête de sept cents
manquer de vivres, il aucun succès. Menacé de
nuit, accompagné qaitta sa retraite pendant la
F.I Borja et Ortez, réunit seulement de deux
quelques patriotes officiers, de
s
ceuz
ès de
guerrier
se retirer dans
Mexico.
maitre,ily fut
un fort dont il était
Liman: le7,ilfit cernéausitot, une sortie à la par don Pascual de
hommes, et il n'obtint
tête de sept cents
manquer de vivres, il aucun succès. Menacé de
nuit, accompagné qaitta sa retraite pendant la
F.I Borja et Ortez, réunit seulement de deux
quelques patriotes officiers, de
s
ceuz --- Page 428 ---
(198 )
tête, que commandait Torrez et revint, le 12, à leur
les siens. trop Plnsieursle inntilement, pour essayer de dégager
mais la plapart, et rejoignirent les
pendantl'afiaire;
s'étaient joints à eux, périrent inaurgés sous le mexicains qui
une terrible et glorieuse résistance. glaive, après
Réduit à commander quelques
de
rillas, Mina
troupes
gué.
raitre avec des espérait forces que bientôt il pourrait repaloin, Jorsque, sortant d'nn que Torrez réunissait au
dito, il fut livré auxroyalistes défilé, près de Venade-camp, le traître N.
par un de ses aidester le prix du sang et l'infamie, Licéago, qui Les voulait méricents biaves qui escortaient le
deux à trois
un autre Léonidas, le défendirent général, comme
mais ils durent céder au nombre; et, vaillamment;
bre, Mina reçut la mort, qu'il eut été le17 heureux novemrencontrer sur un champde bataille.
de
Dix mois auparavant deux députés du
mexicain s'étaient rendus à
congrès
solliciter de l'appui, et le gouvernement Washington de la pour
publique du nord, quoique
réde cette révolation, ne
évidemment satisfait
ble d'exaucer leur demande. jugea Mais pas encore si
convenades gouvernans fut rigoureuse, celle des la, politique
fut libérale, et c'est à leurs secours
gouvernés les
gés mexicains ont spécialement du les que
insurréparer leurs pertes successives.
moyens de
Tous les gouvernemens de
aussi espéré du soutien auprès T'Amérique de la
avaient
tagne, etavecd'autant plusdedroit grande Breque, dès l'année 1797,le cabinet pour l'obtenir,
mellement promis,
anglais avait forverneur de la
par l'organe desirl Picton, gougoutenir
Trinité et agent de M. Dundas, de
uneinsurrection. Le mimnistérebritamnique
pertes successives.
moyens de
Tous les gouvernemens de
aussi espéré du soutien auprès T'Amérique de la
avaient
tagne, etavecd'autant plusdedroit grande Breque, dès l'année 1797,le cabinet pour l'obtenir,
mellement promis,
anglais avait forverneur de la
par l'organe desirl Picton, gougoutenir
Trinité et agent de M. Dundas, de
uneinsurrection. Le mimnistérebritamnique --- Page 429 ---
avait
(199 )
prouvé ensnite, par l'expélition
Duenos-Ayres celle de
sous les ordresde
envoyée à -
rique Miranda, sa résolution WVitelock, ct par
fortement espagnole. Tons les Américains d'énuanciper I'Amdétaient si
voeux et leurs persuadésquel desseins, TAegileterrefnerhatty leurs
en excepter les
qu'en 1 810, personne, sans
donte à ce sujet, Espagnols, Le
n'avait le moindre
grand et donloureux, Jorsqu'ils mécompte des patriotes fut
génic d'Albion changéaleur virent, depuis, le
que, il futà regretter que la égard... nonvelle A cette époFAngleterre l'empéchit de
de politique de
promesses faites si
remplir semblables
dissimuler
ces libéralements car on ne peut
une grande
promesses solennelles
laquelle Sinuerer sur cette
eurent
plus de 300 mille révolntion, durant
du perdu la vie en 1819, et personnes avaient déjà
cabinet des trois
qui, sans lintercention
des jusqu'à des tems plus royaumes, favorables, eût été différéc
solent moyens propres à éviter les horreurs ou conduite par
maintenant l'Amérique.
qui déluttaient En 1812, quand la France et
libéraux avaient pour Fempire du globe, les PAngleterre
tion du plus
compté également sur Amcricains la
effet, avait puissant des princes.
protecseconder les efforts plasieurs fois déclaré Bonaparte, qu'il voulait en
et tous les patrioles généreux du nouveau
cette volonté magnanime, étaient persuadés il
que, monde, s'il avait
d'armes et d'olliciers, seule pouvait les pourvoir
eussent fiérent besoin, Dans cette assistance dont ils
à don Palacio-Faxar circonstance, la
ils consolliciterlappui
mission d'aller
àM. Serrurier, idel'empereur, Ils'adressa d'abord
anis d'Amérique, ambassadeur de France aux
sa cour : s'étant aussitôt qui le reconnanda fortementà Brats- à
embarqué, don P. Faxar
armes et d'olliciers, seule pouvait les pourvoir
eussent fiérent besoin, Dans cette assistance dont ils
à don Palacio-Faxar circonstance, la
ils consolliciterlappui
mission d'aller
àM. Serrurier, idel'empereur, Ils'adressa d'abord
anis d'Amérique, ambassadeur de France aux
sa cour : s'étant aussitôt qui le reconnanda fortementà Brats- à
embarqué, don P. Faxar --- Page 430 ---
I 200 )
alla trouyer
attente. Tous Napoléon, les
qui ne trompa point son
arrangemens étaient
donner aux Américains les secours réglés pour
quand la bataille de Leipsick vint nécessaires s
facé du monde.
changer la
dans Découragés par la mort de Mina, les indépenmais bientôt mexicains posérent un moment les armes ;
ranimés à la voix des stimulateurs
sutant.yqu'eaaspérés ils
parla repi rise des
combattirent de nouveau pour être persécutions s
maintenant
libres, et,
organisés en gnérillas, ils
fatiguent les suppôts de 'Espogne, et harcèlent,
qu'nn chef habile pour fonder leuri n'attendent
Les Espagnols, maitres des côtes et indépendance. des ports du
Mexique, n'ont laissé et ne laissent parvenir en
Europe que des détails plus Ou moins
sur la position réelle de la vaste contrée mensongers qu'ils
priment sans cesse et qui s'agite sans relâche op- :
journal de Madrid
le
la soumission, la paix annonce, règnent périodiquement, dans
que
que les nouvelles
nous viennent ce ici pays, de Cartha- tandis
gene, de Cuba, d
et
del P'Amérique,
le Campêche 2 d'autres points
enlevés
que libéralisme n'a point encore
des victoires au sceptre obtenues espagnol, ne nous parlent que
sur les insurgés. On
donc, sans errer 2 conclure que la paix est loin pent de
régner au Mexique : tous les
nous avons pu recueillir 2 nous renscignemens ont
que
ce n'était pas seulement quelques troupes persuadés de gué- que
vitlasquiobligeaient) le vice-roi Apodaca
tanment sous les armes, et nous pensons d'êtrecons- au Portau-Prince, où l'on pense 2 parle et agit fort librement,qu'Hlidalgo, de
Morelos, Mina, ont au MexiUnis que digues successeurs. Les journaux des Etatsnous assurent également que Borja,
Morena, Ortez, Vitoria occupent avec leur Torrez, armée
seulement quelques troupes persuadés de gué- que
vitlasquiobligeaient) le vice-roi Apodaca
tanment sous les armes, et nous pensons d'êtrecons- au Portau-Prince, où l'on pense 2 parle et agit fort librement,qu'Hlidalgo, de
Morelos, Mina, ont au MexiUnis que digues successeurs. Les journaux des Etatsnous assurent également que Borja,
Morena, Ortez, Vitoria occupent avec leur Torrez, armée --- Page 431 ---
(201 )
plusieurs provinces mexicaines.
tous ces chels sont à la tête, Il est certain que
partisans, mais d'une force non plus de simples
et qu'ils se font très redouter militaire considérable,
tout Torrez que la
des,r royalistes, surdéjà tné maintes fois, Quotidienne mais
de Véra-Cmz a
de la fable, renait chaque fois qui, de pareil à l'oiscan
Qnant à leurs frères
ses cendres,
soutiens des républiques d'armes, fondateurs et
sieurs points de l'immense qui s'élevent sous pluconsacrerons bientôt la
Amdrique, nous leur
officier français. Quels plume indépendante d'un
touraient Ferdinand, detestables conseillers enliberté, son diadéme ! lorsqu'on A celte lui eût rendu sa
ples insurgés, dont la
époque, les peuméconnn, misérables et plapart tne Pavaient jamais
dans une espèce
fatigués, étaient tombés
sans union,
d'apathic, et les chefs,
renoncé à
peu secondés,
rebutés,
l'espoir du
paraissaient avoir
cour de
triomphe,
Madrid, ne sut pas mieux Lorgueillense
circonstances, que le fier sénat des profiter de ces
envoya l'acerbe Morillo,
Cortès: elle
suivi de dix mille hommes précédé de menaces,
l'aspect des soldats castillans ; tout fut perdu:
des guerriers patriotes,
réveilla le
et jura de ne les
chacnn cournt anx courage armes,
plus à craindre le poser dernier que lorsqu'il n'aurait
vage.
des maux, l'esclaSi Morillo eut
troupes plus
paru sur ces bords avec des
arrêter,
nombreuses,
s
pent-être aurait-il
vers le premier monentanément, des
l'élan des peuples pu
P'Espagne aurait-elle biens; tiré
mais quel
aujourdhui de la
et que doit-elle avantage espérer
conspiration succéderait conquête à
d'un pays où une
faudrait cent mille hommes, un complot, el où il
pour contenir encore --- Page 432 ---
(202)
liberté? nn peuple qui connait ses droits ct jouit de sa
Mais quand finira cette lutte ? Voilà ce qu'on
la ponvait prévoir avant la révolution qui délivra
difficile péninsule, et maintenant cette prévision est
; car T'Espagne, libre elle-même,
voudra pas moins ressaisir au
n'en
d'une main
Nouvean-Monde,
elle,
raffermic, son joug de fer, qui,
pendant trois siècles, fut une corne
dance. On
Bour
Torrez,
doit cependant présumer que le père
général-moine, sera prophète dans cette
phrase poétiquc: -
s Bientôt l'auguste liberté écrasera d'un pied
la vainqueur le hideux despotisme, et le palmier de
victoire, s'entrelaçant au doux oranger de la
paix, ombragera ce peuple généreux,
ses
rans osèrent déclarer race abrutie.
que
tyQuchumidliaturfieris, erit in gloria.
Jom, CHAP. XXII.
FIN.
-moine, sera prophète dans cette
phrase poétiquc: -
s Bientôt l'auguste liberté écrasera d'un pied
la vainqueur le hideux despotisme, et le palmier de
victoire, s'entrelaçant au doux oranger de la
paix, ombragera ce peuple généreux,
ses
rans osèrent déclarer race abrutie.
que
tyQuchumidliaturfieris, erit in gloria.
Jom, CHAP. XXII.
FIN. --- Page 433 ---
(503)
NOTES.
oublié que leur nom
dit Erasme , ont
()T Les éveques, travail 1 peine , application.
signifie 2 à la lettre 2
qu'à remplir
ne s'occupent
à fornicr
(2) Toujours les pédagogues ils ne travaillent
de leurs élèves: jjamais
II.)
la mémoire
(Frédéric
leur jugement.
les métaet perfectioaner
fit tomber un jour
ce
hasard 1 dit Corréal, 1
d'un Créole. Il remit
(3)Le d'Ovide entre les mains
mieux 1 etquift
morphoses
qui ne T'entendaitp pas une bible anglaise.
livre à un moine, de la ville que c'était
qu'il leur
croire aux habitans
des mitamorphoves,
le
était les figures
ces chiens adorent
Sa preuve disant : Voilà comme
montrait en
en bétes.
dicble 1 qui les change
le vicomte de Bonald,
des hommes, dit
doit fnir par des
(4) L'instruction des proverbes 1 et
par les
a do commencer par instruction ne s'achèvera pas
cette
resteront
pensées. s Mais
oligarque, et les proverbes
pensées de cet écrivain
les échos de Vexpérience.
doivent le prier de mettre
d'un conquérant
mettre du vin
(5) Les sujets
afin qu'ils puissent
de l'eau dans son vin 2
dans leur eau.
ditl'anteurd de la Henriade;
vrais sphilosophies, mot vide de sens.
(6Tousless le hasard est un
fait sourire
ont reconnu que
des traitres à la patrie
(7) Le demappoiatementa
ceux qui la chérissent.
ivain
les échos de Vexpérience.
doivent le prier de mettre
d'un conquérant
mettre du vin
(5) Les sujets
afin qu'ils puissent
de l'eau dans son vin 2
dans leur eau.
ditl'anteurd de la Henriade;
vrais sphilosophies, mot vide de sens.
(6Tousless le hasard est un
fait sourire
ont reconnu que
des traitres à la patrie
(7) Le demappoiatementa
ceux qui la chérissent. --- Page 434 ---
20 )
(8) Aucune des anciennes
ressemble à celle qu'en donne descriptions de Guatimala ne
le
parce qu'elle est nouvelle et faite Républicain missionnaire,
sur les lieux.
(9) La plus dangereuse
(10) Acosta
indigestion est celle
2 auteur
d'égoisme,
étonnement, de l'art avec Espagnol, ne parle jamais, 9 sans
leurs, dans les ténèbres lequel un peuple, enseveli, d'ailde
avait trouvéle
de l'ignorance et de la barbarie 9
avait au
moyen suppléer à l'usage des lettres. Il
Mexique, une sorte de livres.
y
perpétuait non-seulement la
7 par lesquels on
mais encore les
mémoire des anciens
usages > les lois et les
temps,
d'Amatitlan était célèbre
cérémonies. La ville
par l'habileté de ses habitans à
compoterlepepiaretleay pinceaux. On trouvait
autres villes des
dans plusieurs
bibliotheques, , ou des amas
calendriers, 7 et des
d'histoires, 9 de
animaux. C'étaient des remarques sur les planètes et sur les
feuilles d'arbres
et rassemblées. Quelques
équarries, pliées
pédans, prirent les
Espagnols, 3 qu'Acosta traite de
caractères
figures qu'elles contenaient pour des
magiques, et livrèrent au feu tout ce
purent découvrir. Les plus sensés
qu'ils ne
l'erreur d'un faux zèle
9 après avoir reconnu
Un Jésuite
2 en déplorèrent beaucoup les effets.
assembla, dans la province du
anciens des principales
Mexique 1 les
avait de
villes, et se fit expliquer ce
plus curieux dans un petit nombre
qu'ily
leur restaient. II y vit
de livres qui
taient leurs' siècles plusieurs de ces roues qui
2 et dont On trouve un
représenCarreri : ily admira d'ingénieux
exemple dans
sentaient tout ce qui peut-être hiéroglyphes, 9 qui repréune forme,
conçu. Les choses qui ont
paraissaient sous leurs propres
qui n'en ont point étaient
images ; et celles
quiles signifiaient, C'est représentées par des caractères
ainsi qu'ils
où les Espagnols étaient entrés dans savaientmarqué l'année
un homme avec un
leur pays, en peignant
chapeau et un habit rouge s au signe de
ily admira d'ingénieux
exemple dans
sentaient tout ce qui peut-être hiéroglyphes, 9 qui repréune forme,
conçu. Les choses qui ont
paraissaient sous leurs propres
qui n'en ont point étaient
images ; et celles
quiles signifiaient, C'est représentées par des caractères
ainsi qu'ils
où les Espagnols étaient entrés dans savaientmarqué l'année
un homme avec un
leur pays, en peignant
chapeau et un habit rouge s au signe de --- Page 435 ---
(305)
ne suffisaient
alors. Mais ces caractères rendaient
la roue qui courait toutes les paroles 2 ils ne les Mexipoint pour exprimer idées. Cependant 2 comme
des
la mémoire
que la substance fairé des récits et à conserver
comcains aimaient à
et leurs poètes avaient
des événemens 2 leurs orateurs et des dialogues, qu'on de
des discours 2 des poêmes enfans. C'était une partie
posés
par coeur aux
1 et toutes les
faisait apprendre recevaient dans les colléges
les
Péducation qu'ils
cette voie. Lorsque
par
furent établis,
traditions se conservaient le Mexique et s'y
Espagnols eurent conquis
des lettres de T'Europe.
habitans l'usage
fut
ils apprirent aux
avaient dans la mémoire
Alors une partie de ce qu'ils
voit dans nos livres.
toute l'exactitude qu'on
de leurs
écrite avec
laissé de conserver Phabitude
de
Maisils, a'ont pas
dans les provinces éloignéos
anciens caractères, 2 surtout
les
du despotisme :
la Capitale.
un des effets
m oins
Remarquons en passant du règne Castillan, sont
après trois siècles
Créoles 2
Indiens ne Pétaient sous Montezume. Frézier,
instruits que les
instruit et judicieux, 2 M.
(11) Un voyageur obstacle: à la conversion de la plupart
assure que le principal vient de ce que la doctrine qu'on
Indiennes,
les
C Quel
des peuplades
cesse démentie par exemples. aux
leurpréche est sans
simple et franc 7 d'interdire deux
moyen dit-il, dansson style femmes lorsqu'ils en voyent
Indiens le commerce des
chacun de ces curés est
trois à leurs curés ? D'ailleurs, un tyran 2 qui va de
ou
un pasteur, mais
les
pour eux 1 non pas
Espagnols pour les sucer 7 qui leurs
pair avec les gouverneurs sans les récompenser de
fait travailler à son profit,
au moindre mécontenteet qui les roue de coups
où Y'ordonnance
peines 1 certains jours de la semaine
de venir au
ment. Il est
et les Péruviens
la corroyale oblige les Mexicains d'y venir un peu tard,
catéchisme ; s'il leur arrive
volée de coups de bâton
du curé est - une
rection paternelle
agnols pour les sucer 7 qui leurs
pair avec les gouverneurs sans les récompenser de
fait travailler à son profit,
au moindre mécontenteet qui les roue de coups
où Y'ordonnance
peines 1 certains jours de la semaine
de venir au
ment. Il est
et les Péruviens
la corroyale oblige les Mexicains d'y venir un peu tard,
catéchisme ; s'il leur arrive
volée de coups de bâton
du curé est - une
rection paternelle --- Page 436 ---
(206)
appliquée dans l'église même ; de sorte
rendre le curé propice, chacun
que , pour se
tel que du maïs
d'eux apporte son
pour ses mules, ou des
présent,
et du bois pour sa maison. Les
fruits, des légumes
restes
curés ont même conservé des
d'idolatrie, tels que celle de
des liqueurs sur les
porter des viandes et
leur
tombeaux, parceque cette
rapporte beaucoup. Si les moines
superstition
pagnes faire Ja quête pour) leur
vont dans les camvraiment
couvent, c'est une
militaire : ils commencent
expédition
leur convient, et si le
par s'emparer de ce qui
propriétaire ne lâche
gràce ce qui lui est
point de bonne
de
extorqué, ils changent leur
Prière en injures , qu'ils
apparence
accompagnent de coups.
M. Frézier rend aux Jésuites
rable. Ils savent,
un témoignage plus honodit-il,Fart de se rendre
cains ; et, comme ils sont d'un
maîtres des Améribon
aimer de ces
exemple, ils se font
nisme.
peuples, - et leur inspirent le golt du Christia-
(12) Michel-Cervantes est bien le
mais il est aussi à l'auteur du
Molière d'Espagne ;
la Vega est à celui de don Misanthrope, ce que Lopez de
Quichotte.
(13) Est-ce en jetant des matières
volcan, 2 que ceux dont il a renversé inflammables dans un
l'édifice
l'empécher de se rallumer?
parviendront à
(14) Un arbre des plus
particuliers à la
gne ? est l'aguacate Ou l'avocat. Il
Nouvelle-Espamais il est plus touffu. La
ressemble au noyer, 9
même
figure de son
nom 2 est celle d'une
fruit,qui porte le
limon. Sa couleur
poire 3 etquelquefois celle d'un
est verte en
dedans, avec un
dehors, verte et blanche en
cuit
gros noyau dans le centre.
ou cru 2 en y joignant un
de
On le mange
doux et huileux. D'autres
peu
sel , parce qu'il est
limon et de la banane rôtie. y mélent du sucre, , du jus de
Tous les
que le god: en est
voyageurs conviennent
délicieux, et que T'Europe n'a rien qu'on
d'un
est verte en
dedans, avec un
dehors, verte et blanche en
cuit
gros noyau dans le centre.
ou cru 2 en y joignant un
de
On le mange
doux et huileux. D'autres
peu
sel , parce qu'il est
limon et de la banane rôtie. y mélent du sucre, , du jus de
Tous les
que le god: en est
voyageurs conviennent
délicieux, et que T'Europe n'a rien qu'on --- Page 437 ---
( 207 : )
créoles de Saint - Domingue
lui comparer. Les
de Vavocal. On mange
puisse
le dur noyau
la fenêtre.
procureur
le
par
appellent
et on jète procureur
la GreTavocat, disent-ils, la Sapotille , VAnanas 7
dans
Je ne décrirai point ces fruits 1 tris-communs
nadille, etc. 1 parce que décrits plusieurs fois 1 et que
du Sud, , ont été volume de notes.
PAmérique détails exigeraient un
et dont on
d'autres
le nom de neuchtli
il est
Quant au fruit qui porte celui de Theneuchtilan 2
Mexico avait tiré
maisil parait origicroit que
dans ces contrées :
de figue 7
répandu aujourdhui
C'est ane sorte
naire de la Nouvelle-Expagna.
graines 2 mais plus gros
dontla pulpe est mélée de plusieurs comme la nèfle. On en
ceux des figues : il est couronné les noms ne sont pas moins
que
plusieurs espèces dont
verts en dehors 1 d'audistingue
Les uns sont
tous
différens que la couleur.
mais quoiqu'ils soient
d'autres tachetés;
On lui
tres jaunes 1
donne la préférence.
excellens 2 c'est au blanc qu'on raisin. Il se conserve longle godt de la poire et du
beaucoup 5 ce
trouve
qualité est de rafralchir
de la
Sa principale
PEté. (M.
temps.
avidement pendant
qui le fait rechercher
Gutry.)
de plus frappant que ce
Est-il rien de plus précis, 9
du jeu ? c Calculez,
(15)
Buffon sur) la passion
le plaisir
dit le sublime
entre
que
n'y a aucune proportion ne peut vous
et vous verrez qu'il: malheur de perdre : le gain
la perte
de gagner et le
dont vous n'avez que faire ,
donner qu'un superflu
nécessaire même. Il est imposplus ou moins du
fort inégales 9 et
vous prive
n'offre des chances
à
sibleque tout gros jeu
toujours 7 relativement
la somme que vous perdez de sera celle que vous gagnez. Supvotre fortune, 2 au-dessus mille écus, si vous gagnez cent
vous ayez cent
fortune que d'un
posez que
votre
>2
mille francs 2 vous n'augmentez la diminuez d'un tiers.
quart $ si vous perdez 7 vous
ou moins du
fort inégales 9 et
vous prive
n'offre des chances
à
sibleque tout gros jeu
toujours 7 relativement
la somme que vous perdez de sera celle que vous gagnez. Supvotre fortune, 2 au-dessus mille écus, si vous gagnez cent
vous ayez cent
fortune que d'un
posez que
votre
>2
mille francs 2 vous n'augmentez la diminuez d'un tiers.
quart $ si vous perdez 7 vous --- Page 438 ---
(208 )
N'est-ce pas là une grande leçon réduite à la
d'une règle d'arithmétique 2 Elle seule
simplicité
golter d'une loterie dont
suffirait pour dél'espérance colte si cher.
(16) L'or ou l'argent n'édifie
Cette réflexion de M.
pas l'église 1 il la détruit.
Billardou de
de commun at vec la famille Berthier Sauvigny 7 qui n'a rien
pelle que M. Varennes a
de Sauvigny 2 me rapqu'il n'a
peu parlé des mines du
pas eu le temps de visiter : je
Mexique 9
omission par la note suivante.
suppléerai à cette
Un voyageur fait observer que 1 dans la
du triomphe, les Espagnols
première ivresse
simuler leurs
apportèrent peu de soin à disavantages. Loin de faire mystère des
qu'ils découvraient de
richesses
jour en jour, ils les publiaient avec
ostentation, et, pendantq quelquesannées, leurs
historiens n'eurent
plus célébres
ipas d'autres objets; mais la
se fit entendre après avoir été
Politique
joie, et porta la jalousie
long-temps étouffée par la
l'Espagne d'écrire
jusqu'à défendre aux sujets de
ou de purler
qui se passait au Mexique, Ainsi l'on pabliquement de ce
lumières sur l'or et
n'a guère d'autres
l'argent du pays,
se sont conservées dans les
que celles qui
anciennes histoires,
quelques traits dont on est redevable aux
plus
gers.
voyageurs étranLa province de Guaxaca renferme
mée Cocola, proche du canton de
une montagne nomdegrésdelatitude du
Guaxolotillan, à dix-huit
sieurs mines d'or nord,'dans laquelle on a découvert
et d'argent, du cristal
pluet differentes pierres
deroche, du vitriol
dansles
précicuses. A six lieues d'Antequerra
montagnes que les Espagnols ont
ils'en trouye une quia a conservéle
nomméesPenolas,
nommexicain d' Usquite- --- Page 439 ---
pec, oi on ne fouille I 209 )
paillettes d'or, mais en pas long-temps sans
de plomb,
moindre
apercevoir des
Léon, qui s'y offrent de toutes abondance que les veines
ville de la même
parts. Mexico, renferme dans
province, à
inines d'argent,
son canton un soixante lieues de
mines
Guanazati et
grand nombre de
tres-odlébres, la
Tulpuiaga, sont deux
dolid, au nord, l'autre prenière à vingt huit licues de autres
Elles
à
VallaTout appartiennent toutes deux muatrevingioqeatre au
de
le canton de
Aéchoscan.
ondance que les veines
ville de la même
parts. Mexico, renferme dans
province, à
inines d'argent,
son canton un soixante lieues de
mines
Guanazati et
grand nombre de
tres-odlébres, la
Tulpuiaga, sont deux
dolid, au nord, l'autre prenière à vingt huit licues de autres
Elles
à
VallaTout appartiennent toutes deux muatrevingioqeatre au
de
le canton de
Aéchoscan. Mexico. rempli de deux sortes de Colima, surtout vers
que les habitans
cuivre; l'unsi
Acatlan, est
qu'ils
en font de très-beaux mou et si ductile,
T'emploient au lieu de (er
vases;lautre si dur,
Fagrikulture. pour tousles
Toutes les
iustrumens de
fait trouver recherches des
des mines d'aucun Espagnols ne leur ont
Yucatan. métal dans la
jamais
Dans le district de
province de
nature a placé une Guadslajara, vers les
cessible de toutes montagne d'une lieue de Zacalèques, la
somme, couverte parts aux voitures et même hauteur, inacde pins et de chênes
aux bêtes de
traordinaire, nombre
et sans autres
d'une grandeur exde loups. Elle
habitans qu'un
et de cuivre, qui
renferme quantités de prodigieux
La
sont mélées de
mines d'argent
province de Xalisco,
beaucoup de plomb. par François de Ybarra, qui ne fut conquise qu'en
passe pour une des
1554,
Noavelle-Eapugne, il s'est formé
> par ses mines
plus riches de la
des
d'argent, autour
des moulins et tout habitations nombreuses, avec desguelles
Les
ce quiest nécessaire au
des fonderies,
Zaquatèques sont un
travail,
qui forment, sous ce nom grand nombre de petits
la
commun, la plus riche cantons
d'argent, NonvelleExpagne On y compte douze
province de
La
ou quinze mines
qui en province qui porte le nom de
comprend une autre
T. I. nommée
et
Nanrell-liaye,
Topia, offre les mine,
--- Page 440 ---
210 )
deux deret de Sainte-Barbe;les
d'Eule, de Saint-Jean, de l'autre, et toutes deux à vingt
nières à trois lienes lune elles sont d'une abondance extraorlieues de celles d'Eude :
mines de plomb qui sont
dinaire et voisines de plusieurs
de l'argent. d'une grande utilité pour ia purification assurent que la proTous les historiens de la conquête d'idoles d'or, que les
vince de Guatimala étaient remplis
; mais il
livrérent volontairement aux Espagnols;
ni
Mexicains
découvert des mines,
point qu'on y ait jamais
sources de
ne parait
contrée. ait aujourd'hui d'autres
que cette belle
etla culture des terres. richesses que son commmerce était autrefois riche en or, en
La province de Chiapa
et en cuivre. étain, en plomb, en vif-argent,
argent, en
mines sont épuisées. mine d'or ou d'argent
Ses principales quidécouvre une
du
Tout particulier
au roi le cinquième
y faire travailler en payant elle tombe, trois mois après,
peut
produit; mais gilobandonne, accorde quatre cens pieds de terrainvers
Le roi
de la mine,
au domaine. depuis rouverture
vents principaux,
Ensuite un autre
les quatre
choix du propriétaire. de la
ou d'un seul côté,au
à dix huit pieds
liberté d'en ouvrir une nouvelle comme un mur de sea la
cet espace soit
en creupremière, et quoique dans le terrain du premier,
peut entrer jusqu'à ce qu'il renconcontre ses
paration.. terre, du moins
ou
son
sant sous
retirer dans le sien, pousser
ouvriers; alors il doitse P'autre.
vents principaux,
Ensuite un autre
les quatre
choix du propriétaire. de la
ou d'un seul côté,au
à dix huit pieds
liberté d'en ouvrir une nouvelle comme un mur de sea la
cet espace soit
en creupremière, et quoique dans le terrain du premier,
peut entrer jusqu'à ce qu'il renconcontre ses
paration.. terre, du moins
ou
son
sant sous
retirer dans le sien, pousser
ouvriers; alors il doitse P'autre. Mais si la mine qu'il ouvre
travail au-dessons de
quelque source d'eau, celui qui
au-dessous est inondée par donnerl la sixièmepartie de ce qu'il
au-dessus doit lui
le possesseur
travaille
venait de la mine supérieure,
tire, etsi l'eau faire vider. la
de la Nouvelleest obligedel
qui sort des mines
l'hôtel de
Tout l'or et T'argent à Mexico, et déclaré à
du
Espagne, doit étre porté célébre, a publié vers la fin
Un voyagenr
année deux millions
la monnaie: siècle, qu'il y entrait chaque
des voies indidernier
outre ce qui passait par
de marcs d'argent, --- Page 441 ---
: 211)
rectes, et qu'on cn
cent
frappait tous lesians à
Les willemarcs en pièces de huit,
la monnaie sept
proptietaires ne payent pas
de f.brique, Tancienne mais ils joignent au quinc, seulement les frais de la
de suasselage. declaration, une réale, qui est le droit royal
quer de la Quoique chaque particulier gu'ou nomme le droit
lcs marchands. monnaic, on travaille
Puisse faire fabrilis achètent tout le presque
en
vendre, retenaut
métal uniquement pour
droit du roi,
deux réales par
qu'on veut leur
qui est
etl'antre pour la
marc, l'une pour le
beaucoup moins
fabrique. A l'égard de
seize, de huit, de
abondant, On en fait des
l'or,
nomment des ceus quatreet de deux pièces de pièces de
d'une réale et
d'or. La difference
huit, quise
d'or, Le titre demie, que l'on paye de pour les droits est
est
auquel il doit être
plus pour les pièces
vingt-deux carats, et
pour recevoir la
cens maravedis,
celui de Fargent, deux marque,
On
mille deux
apprend du même
voyageur, sur les
dant trente
samrewmtes
ans
espignol
obaervations
huit fourneanx loflice d'essayeur, qu'il quiavait exercé penpour la
y a daus
contient, un chif, sous le mounaie, et dans l'hôtel Mexico
principanx
titre de trésorier,
qui les
des barres olliciers, qu'il commande, On avec huit ou dix
compte du d'argent, elle sout pesées consigne aux chefs
On fait poids.
devant lui, il tient
cinq sortes de
qnatre, de deux; des monnaies; des pieces de
qu'elles ont leurjuste pièces simples et des
hnit, de
reçoit de la main poids, on les rémet au deniers. Lorstaire et des autres même du Peseur 1 sous" les trésorier, qui les
Comme
officiers,
yeux du secré.
cuivre, qui l'argent sert à la se noircit par le mélange de
naie aux
séparation, on envoie
l'écume de
vérifient blanchiseurs le
: elle passe ensuite d'sbord la monquitravaillent poids; de là elle est
chez les gardes
dans une même consignée aux
qui
salle, et qui ontaussi, nennoyeursy
pendant
14.
-a
ier, qui les
Comme
officiers,
yeux du secré.
cuivre, qui l'argent sert à la se noircit par le mélange de
naie aux
séparation, on envoie
l'écume de
vérifient blanchiseurs le
: elle passe ensuite d'sbord la monquitravaillent poids; de là elle est
chez les gardes
dans une même consignée aux
qui
salle, et qui ontaussi, nennoyeursy
pendant
14.
-a --- Page 442 ---
212 )
le jour, les cing coins nommés truzales, dont les
sont chargés pendant la nuit, et dont ils
gardes
tête. Après ces formalités, la
répondent sur leur
monnaie retourne
mains du trésorier pour la délivrer
entre les
il en retire
aux propriétaires ; mais
auparavant ce qui revient aux ofliciers, c'est-àdire, à lui-même, à l'essayeur, au
au peseur, aux deux
coupeur, au secrétaire 2
secrélaire, à
gardes au merino, qui est un sousun alcade , aux forgerons, et aux
Cette déduction n'est
monnoyeurs.
pas une perte pour le
puisqu'elle se fait sur les deux réales
propriétaire 2
de
qu'on ajoute à la valeur
l'argent, avant qu'il soit frappé. Le
officiers
maravédis
paiement se fait aux
par
et par rationes.
Tous les hauts officiers sont nommés
le
autres achètent leur place du trésorier par roi, et les
trois mille pièces de huit. Les
pour la somme de
premiers répondent
ment des fraudes de leurs associés,
solidaireQuoique toutes ces
et celles mémes qui
charges
s'achètent, ne soient pas héréditaires
chaque officier a le droit de résigner la sienne;
>
validité de sa résignation, elle doit être
; mais pour la
signée
avant sa mort. Celui que cette faveur
vingt jours
d'en informer le vice-roi dans le
regarde, est obligé
doit
terme de soixante jours. Il
payer au roi un tiers de la valeur de sa
deux autres tiers au
charge, et les
propriétaire ou à ses héritiers, sans
elle retourne à la couronne. Aussi les
quoi
ils chaque mois leur démission
possesseurs donnentdifficulté surles
pour éviter toute ombre de
vingt jours qu'ils doivent survivre. Le revenu
annuel du trésorter est d'environ soixante mille
huit ; les charges d'essayeur et de
pièces de
en propriété au couvent
Boadearuguisppentonitat
des Carmes-Dechaux de la
et qui sont exercées par un seul officier,
capitale,
mille pièces, celle du coupeur, dix
rapportent seize
trois mille cinq cens. Les
mille, et lesautres environ
forgerons ou les maitres des huit
fourneaux et les monnoyeurs, qui sout au'nombre de
ont chacun depuis huit cens jusqu'à mille
vingt,
point de si bas offices
pièces, Il n'y a
qu'ils ne vaillent par jour une pièce
ux de la
et qui sont exercées par un seul officier,
capitale,
mille pièces, celle du coupeur, dix
rapportent seize
trois mille cinq cens. Les
mille, et lesautres environ
forgerons ou les maitres des huit
fourneaux et les monnoyeurs, qui sout au'nombre de
ont chacun depuis huit cens jusqu'à mille
vingt,
point de si bas offices
pièces, Il n'y a
qu'ils ne vaillent par jour une pièce --- Page 443 ---
(213)
de ceux quil les possèdent, le
de huit; mais comme la plupart il en tire ouvertement
des esclaves du trésorier,
sont
profit.
les nobles et les
féodal que
tirait son
(17) C'est au gouvernement Le
féodal
grands' tendent sans cesse. désordre gouvernement de la guerre.
origine du brigandage et du
1 se mondes nègres, à Saint-Domingue, s'étaient
(18) Si la plupart
la plupart des Colons
trèrent barbares, c'est que
montrés féroces.
raison directe de
est en
I'amour de Findépendance
(19)
Y'amour de la domination.
de devenir sansle peuple
(20) Le seul moyend'empidier
culotte, , est de lui en laisser.
sappose que
donné au peuple,
Le nom de tiers-état
soit le premier
(21)
le troisième, quoiqu'il
celui de
son intérêt n'est que un nom bien étrange que
(J.-J. Rousseau.) Cest
de vingt millions d'hommes
donné en France, à plus
une
tiers-état
de la nation (de Saintcleve)Par Y'ancien tiers-élat
par un cinquantieme ordre de choses,
suile nécessaire du grand l'état (M. de la Gutry.)
est devenu le corps de
dit M. Frezier, , les curés
Pérou et au Mexique,
Iudiens. Malgré
(22) < Au
la moitié du malheur des
sont traités
ne font éncore que
ces peuples
les
les defenses de la cour d'Espagne, ou gouverneurs, qui
durement par les corregidors leur
, sans L. ur
fort
eux et pour
commerce, Ils font
font travailler pour vivres (les noirs sont plus heuroux).
de
fournir méme des
du Chili, une quantité prodigieuse
venir du Tucuman et
droit exclusif de les vendre 9 ils
et, s'attribuant un
d'eux à un prix ex.
mules 2 les Américains de les prendre aussi de vendre seul
forcent
le roi Jeur accorde
cessif. Le droit que les marchandises de (Earopequisont de
dans leur jaridiction ,
leur fournit un autre moyen
nécessaires aux Indiens,
irs sont plus heuroux).
de
fournir méme des
du Chili, une quantité prodigieuse
venir du Tucuman et
droit exclusif de les vendre 9 ils
et, s'attribuant un
d'eux à un prix ex.
mules 2 les Américains de les prendre aussi de vendre seul
forcent
le roi Jeur accorde
cessif. Le droit que les marchandises de (Earopequisont de
dans leur jaridiction ,
leur fournit un autre moyen
nécessaires aux Indiens, --- Page 444 ---
(2:4)
vexation. Comme ils les vendent à crédit, et
pour le triple de ce qu'elles
par conséquent
delte court
ralent, sous prétexte que la
grand risque en cas de mort, on
bien ils les renchérissent aux
peutjuger comet
sont des assortimens, il faut Américains, parce que ce
souvent que ces
se chargent de marchandises dont ils n'ont
malheureux
on les oblige d'acheter la
pas besoin ; car
portion à laquelle ils sont taxées.
C'istencoreu unjusage fort ancien et qui ne subsiste
pour avoir élé mille fois délendu,
pas moins
autres
que les marchands et
espagnols qui voyagent, prennent
plus souvent sans
hardiment, et le
les
payer, ce qui se trouve de leur goût dans
cabanes des Indiens. De-là vient que ces
sés à tant de pillages,
peuples 2 expode
n'outjamais rien en réserve, pas même
quor mnanger. II ne sème quele mais nécessaire
leurs
familles, et cachent dans des cavernes la
pour
suffit
quantité quileur'
pour une année. Ils la divisent en
ties pour le même nombre de
cingeapte-deux parsemaines, et le père et la
mére, seuls possesseurs du secret, vont prendre
semaine leur provision pour cet espace.
chaque
( Il parait certain à M. Frézier 2 que les
pouss és à bout pariejoug
Américains,
de pouvoir le secouer. Ils espagnolyuaspirent font même'de qu'au moment
quelques tentatives à
tenips en temps
Cusco, ou ils composent le gros de la
ville; mais comnie il leur est défendu de porter des
on Irs-appaise aisément par des menaces ou des"
arnics, 9
(La Harpe.)
promesses. >
(23) L'exil estun, purgatoire ois l'on est comme
s'y rourrissant plus que des souvenirsdesa
mort, ne
patrie.
(24). L'homme qui marche en zig-zag, se heurte contre
celui qui suit) la ligne droite. La
:
bigote qui tient son corps en
zig-zag sur un prie dien, l'étale avec grâce sur un sopia.
: (25)- ( Quoigue l'animal amphibie, que la plupart des
nations nomment alligator, soit' commuu" à la plus grande
is l'on est comme
s'y rourrissant plus que des souvenirsdesa
mort, ne
patrie.
(24). L'homme qui marche en zig-zag, se heurte contre
celui qui suit) la ligne droite. La
:
bigote qui tient son corps en
zig-zag sur un prie dien, l'étale avec grâce sur un sopia.
: (25)- ( Quoigue l'animal amphibie, que la plupart des
nations nomment alligator, soit' commuu" à la plus grande --- Page 445 ---
(315)
singnlière dans la
son abondance estsis de baies 2 de
partic de rAmérique, oir l'on ne tronve point qui n'en soicnt
Kmaliopaem de lacs erd'étungs,
sur lequel
rivières, de criques,
d'élaircir un poiut
Il
que deattaifocaion affecté de se partager.
peuplés , naturalistes ont comme
entre Valligator
plusieurs
est vrai qp'ilyaite la figure et le
decsaminergile
par
est question
tant de ressemblance des animaux de même
et le crocodile, doive les prendre pour
et lautre femelle.
naturel, , qu'on
que f'un est le male, observations suiespèce 1 et supposer célebre en appelle aux
Un voyageur fort
avait vu dans ses
vantes.
milliers d'alligators qu'il
plus de seize
e De plusieurs
jamais trouyé un quiait
courses, il n'en avait ,ni qui fut plus gros qu'un poulain
sept pieds de long
d' un lézard, sa couleur
ou dix taille. Cet animal a la figure
les mâchoires
del bonne
sombre. 1l a la tête grosse,
sont
est d'un brun fort
fortes dents 7 deux desquelles
de grosses et
au bout de la mâchoire
longues,
consitérable et placés une de chague côté.
d'une longueur
la plus étroite,
inféricure, dansla partie deux trous pour les recevoir,sats
mâchoire supérieure a
Il a quatre jambes
La
se fermer.
Son dos, de
quor la gucule ne pourrait el la queue longue.
assez
courtes, , de larges pattes de la queue 1 est couvert d'écailles Aubout
fort épaisse.
la tête jusqu'au
par une peau
d'édures, el jointes ensemble deux bosses idures et couvertes la
dessus des yeux, il a
Depais la tète jusqu'à
la grosseur du poing. de ces nopuds d'écailles, 7
cailles,eie l'épine est comine formée des poissons, 1 et quisont si
queuc, branlent pas comme celles
qu'un tont, elles
qui ne unies à la peau, que, ne faisant fort tranchant,
fortement être séparées qu'avec un couteau qui est d'un jaune
ne peuvent les côtes, et vers le ventre
aussi pluDe T'épine sur
des grenouilles, 3 il se trouve
obscur comme celui
moins épaises et moins tamnassées.
mais
facilesieurs de ces écailles,
point de se tourner plus Lorsqu'il
Aussi ne Temapéchent-alle la longueur de son corps.
ment, sil'on considère
au, que, ne faisant fort tranchant,
fortement être séparées qu'avec un couteau qui est d'un jaune
ne peuvent les côtes, et vers le ventre
aussi pluDe T'épine sur
des grenouilles, 3 il se trouve
obscur comme celui
moins épaises et moins tamnassées.
mais
facilesieurs de ces écailles,
point de se tourner plus Lorsqu'il
Aussi ne Temapéchent-alle la longueur de son corps.
ment, sil'on considère --- Page 446 ---
(216)
marche,s sa quene traine derrièrelui. La chair de cesanimaux
jelte une forte odeur de musc, surtout quatre glandes, deux
desquelles viennent dans l'aine, - près de chaque cuisse, et les
deux autres vers la poitrine 2 sur chaque jambe de devant ;
clles sont de la grosseur d'un oeuf de
poule, on les
comme un parfum; mnais la force de cette odeur ne porte
de manger la chair que dans une extrême nécessité. permet
( Les crocodiles n'ont aucune de ces glandes, et leur
chair ne jette aucuneodeur de musc. Leur couleur est
Ils n'ont point de longucs dents à la machoire inférieure. jaune.
Leurs jambes sont plus
longues que celles de l'alligator.
Lorsqu'ils courent 2 ils tiennent la queue retroussée et
recoquillée en forme d'arc par le bout. Les noeuds de leurs
écailles, sur le dos, sont beaucoup plus épais, plus
et pins fermes. Ils ne fréquentent point les mêmes lieux. gros
Dans la baye de
des
Campéche 2 pare exemple, 1 où le nombre
alligators est infini, OIl n'a jamais vu de crecodiles. Au
contraire, il y a dcs crocodiles dans quelques endroits de
la mémemer, où l'on ne voit point d'alligator. Les Espagnols
donnent aux uns et aux autres, le nom de
ont emprunté des
caymans , qu'ils
Américains; ; et c'est apparemment cette
appellation commune qui a donné naissance à l'erreur.
c D'un autre côté, Dampier convient que les ceufs des
deux amphibies se ressemblent si
les
parfaitement, qu'on ne
peut
distinguer à la vue. lls sont, dit-il,de la grosse ur
d'un ceuf d'oie, mais beaucoup plus longs. Les uns et Jes
autres sont un très-bon aliment, quoique ceux de l'alligator
aient l'odeur du musc. Ces animanx vivent tous deux sur
terre et dans l'eau, avec la ménie indifférence
l'eau
douce et pour l'eau salée. lls aiment également pour la chair
et le poisson. De tous les
amphibies 7 on n'en connait atcun
quis'accommode mieux de toute sorte de séjour et d'aliment.
On prétend qu'iln'y a point de chair qu'ils aiment mieux
que celle du chien. La plupart des voyageurs observent
les chiens ne boivent pas volontiers dans les grandes rivières que
re et dans l'eau, avec la ménie indifférence
l'eau
douce et pour l'eau salée. lls aiment également pour la chair
et le poisson. De tous les
amphibies 7 on n'en connait atcun
quis'accommode mieux de toute sorte de séjour et d'aliment.
On prétend qu'iln'y a point de chair qu'ils aiment mieux
que celle du chien. La plupart des voyageurs observent
les chiens ne boivent pas volontiers dans les grandes rivières que --- Page 447 ---
(217)
peuvent sc
oii les crocodiles et les alligators distance du bord:
et les anses,
à quelque
tenir cachés. Ils s'arrêtent avant que d'en approcher.
ils aboient assez long-temps vue > de leur propre ombre les
Si la soif les force, la seule aboiemens. Dampier assure
fait reculer, avecde nouveaux l'on ne trouve de l'eau douce
dans la saison sèche ou
il étail obligé d'en faire
que
les étangs etles rivières ,
étail à la chasse, 2
que dans
chiens. Souvent, lorsqu'il
ne
apporter à ses
une crique 1 à gué 1 seschimns
avaità traverser
de les faire porter.
et qu'il
le suivre 2 et T'obligeaient Dampier à regarder
voulaient pas détermine absolument
d'espèce
a Mais ce qui
comme deux animaux et plus
le crocodile et l'alligator,
est bien plus féroce
lcs
c'est que le premier
éga'ement
43 férente, l'autre. On sait qu'il poursuit ne cause jamais
hardi que
bêtes, au lieu que Palligator
hommes et les
l'offense. > (M. de la Gutry.)
de mal quelorqu'on
, élait exprimé
Le bon plaisir du roi 1 en Amérique décrets tyrauniques
(26)
cedulas reales. Parmi cent
roi était propar ces mots ordre, je citerai ceux-ci: 10Le une contridu premier
20 Les Indiens payaient
d'eux
du territoire;
30 Chacun
priétaire
tête, ou capitation.
bution 9 une taxe par dans les mines en diflérens temps,
était obligé de travailler
cinquante; 4" Le dixième
depnis l'àge de dix-huit ansjusqu'à élait payé sous la dénomides terres cultivées
de dix impôts levés
du produit
etje ne parle pas
au nom
nation de dime,etc.; qui opprimaient toujours
par et pour les tyrans,
du roi.
la partie occidentale de
D'après les plus exacts calculs, treize millons d'habitans 7
Espagnole contient Indiens, qui continuent à
"Amérique
la nation des
la côte de la
sans comprendre sur les bords de la Méta,
dansle
yivre indépendans
de Rio-Négro,
les rivesdel'Orénoque.
de la popu-
(uagiros > sur
etc. etc. Une partie
des Pampas,
àl lagriculinre
pays appelé
ibérienne est employée
lation d e rAmérique
calculs, treize millons d'habitans 7
Espagnole contient Indiens, qui continuent à
"Amérique
la nation des
la côte de la
sans comprendre sur les bords de la Méta,
dansle
yivre indépendans
de Rio-Négro,
les rivesdel'Orénoque.
de la popu-
(uagiros > sur
etc. etc. Une partie
des Pampas,
àl lagriculinre
pays appelé
ibérienne est employée
lation d e rAmérique --- Page 448 ---
1e 218 )
particulièrement dans la Vénézuela,
gudil, etc. Quelques
2 Guatimala, Guias'adonnent a
provinces telles que Rio de la Plata
l'éducation des bestiaux.
le Pérou et la nouvelle-Grenade,
Dans le Mexique,
sont employés aux travaux des presque tous les habitans
Une profonde
mines...
cessaires,
ignorance, 7 même des arts, les plus néritoire. regnait dans toute l'étendue de cet immense
terTout accès dans les établissemens
non-: eulement aux
espagnols élait interdit,
différentes
étrangers, mais les habitans mêmes des
de l'une dans provinces n'avaient pas la permission de
l'autre. Le
voyager
avec
commerce se faisait exclusivement
l'Espagne, et était presque
des Espagnols. La loi
entièrement dans les mains
défend aur
7, tit. 87, lib. 9 de la
habitans de
Recopilacion 7
de mort, , de
lmérique espagnole, sous peine
trfiquer avec des
prétexte que ce soit.
drangers, sous quelque
(27)A l'égard del l'état actuel des
disait un écrivain célèbre,
Espagnols au Mexique,
moignage pins
en 1786, on ne peut citer un té.
authentique que celui de
sujets les plus zélés
Correal, l'un des
praples,dit-il, que l'Espagne ait jamais eus. Tous ces
soumis,
que nous regardons comme des esclaves fort
conspirent notre perte.
et les forces leur ont
Jasqu'a'présent la hardiesse
quelques
manqué; mais je suis sûr
troupes bien disciplinées,
qu'avec
le pays, surtout
qu'on ferait entrer dans
par Costa-Rieca' > ou sont les
que nous appelons bravos ou Indiens de
Américains
côté de Guatimala, en suivant la côte de Guerra, et du
mer,on exciterait tout d'un
l'une ou de l'autre
les anciens
coupà la révolte; non-sculement
naturels, les esclaves"
: et
une partie méme des créoles. II nègres les métis; mais
armes, de la poudre, du
sufirait de lear fourhir des
de
plomb, et de les truiter avec
douceur et de
assez
vention dans
desintéresement, pour leur ôter là prélagnelle ils sont tons" anjourd'hui.
que les
l'une ou de l'autre
les anciens
coupà la révolte; non-sculement
naturels, les esclaves"
: et
une partie méme des créoles. II nègres les métis; mais
armes, de la poudre, du
sufirait de lear fourhir des
de
plomb, et de les truiter avec
douceur et de
assez
vention dans
desintéresement, pour leur ôter là prélagnelle ils sont tons" anjourd'hui.
que les --- Page 449 ---
- 219)
L'impatience
n'en veulent qu'à leurs richesses.
lous
Zuropéens
est devenue si vive 1 que
de voir finir leur esclavage
nombre dans l'intérieur
voit passer un grand
d'ou ils ne
les jours on en
inaccessibles,
des terres et dans des montagues les voyageurs espagnols.
sortent plus que pour massacrer! ancantie par P'insatiable
royale est comme
Dans
( L'aulorité
établis pour la soutenir.
avidité de ceux qui sont royaux se voient du prisce,
oi lcs officiers
Tinterprétation des
Tcloignement que leur intérêt pour
les ministres
ils ne consultent sont d'intelligence avec
ils
lois. Les vicrs-rois
par Jes exactions ;
subalternes. lis épuisent les peuples ct les oreilies à tous
fermeut les yeux
vendent la justice,ils
une infinitéde misér.bles,
lesdroits. On voit det toutes parts 2
et qui font retentir
réduit au désespoir
à l'injustice
que P'indigence
L'ignorance est égalc
inatilement leurs plaintes.
et à la cruauté.
même tribunal ct presque à la
porter, dans le
cas directement
a J'aivu
même
la
une
heure,
sentenesurdeux faire connaitre
( même
d'en
entin
En vain s'elforga-t-on
sortant
< opposés.
le chef,
aux
juges. Cependant,
d
différence
retrongsasas moustache,
se leva sur son siége,"
que les
( des ténèbres,
Vierge et partous les Saints,
du
la sainte
ceux
( etj jura par avaient enlevé, parmi ses livres, causes
lui
les
( Luthcriens'
dont il se servait pour juger
dans
( pape Justinien 1
si ces chiens reparaissaient
( équivoques; ; mais que it les ferait briler tous. >
les
A la Nouvelle-Espogne, administration, il résulte, que
( D'une si mauvaise
munies, presque sans soldats, 2
places importantes, sont mai
n'ont point de
Lcs troupes
sans armes et sans magasins. est de piller les hubitans ;
reglée, leur ressource
des
peine sontpaye
les forme à f'exercice armns;à
jamais ou ne
moins pour des soldats
elles vétues 2 aussi les prendrait-on Les fortifications sont
des mendians ou des voleurs.
n'a
que pour négligées, parce que la NouvelleEopagne d'artisans
absolument
elle n'est pas mieux fournie
point d'ingénieurs,
oupes
sans armes et sans magasins. est de piller les hubitans ;
reglée, leur ressource
des
peine sontpaye
les forme à f'exercice armns;à
jamais ou ne
moins pour des soldats
elles vétues 2 aussi les prendrait-on Les fortifications sont
des mendians ou des voleurs.
n'a
que pour négligées, parce que la NouvelleEopagne d'artisans
absolument
elle n'est pas mieux fournie
point d'ingénieurs, --- Page 450 ---
220 )
pour les ouvrages
muns. On n'y militaires, et pour les besoins les plus comtrument de trouve personne qui sache faire un bon inschirurgie. La fabrique de ceux qui
mathématiques et la navigation
regardent les
le commerce méme
n'y est pas moins ignorée ;
parce qu'il n'a
ne consiste que dans l'art de
pas de règles bien
tromper,
d'anciennes, e'lessont
établies, ou s'il en reste
méprisées. Le
gent, qui doit entrer dans
quint de l'or et de l'arJement diminué
les coffres du roi, est continuelle quart de
par la fraude, il ne revient
au
ses droits.
point trésor
Les
gouverneurs, leurs officiers et les riches
prétent la main pour
négocians, se
ou pour les faire
supprimer les ordonnances
tomber dans l'oubli, De-là
royales, 7
avantages que les Français et les
viennent tous les
mens
Anglais tirent des
espagnols : un passe-port des
établisse.
ser toutes sortes de marchandises officiers royaux, fait pasEnorent
à la vue de ceux
pas l'imposture, Les curés
qui n'imélent aussi du
et les religieux se
commerce, avec d'autant plus de licence
d'impunité, qu'ils se font redouter
la
ct
ministère et par l'abus de s
par sainteté de leur
d'ailleurs, des
armes ecclésiastiques. Ils arrachent
Américains 1 tout ce que ces
gagnentpar leur travail. Rien n'est
malheureux
leur luxe, leur passion
égal à leur avidité, que
fonde
emportée pour le plaisir et leur
ignorance : aussi tous les Mexicains
proconvertir, n'en demeurent-ils
qu'ils paraissent
ne sont pas mieux
pas moins idolâtres. Les Créoles
et les idées
instruits, mais ils sontignorans sans honte,
qu'ils ont des choses divines et
également ridiculcs. Il leur est défendu humaines, sont
et dans toute la Nouvelle-1
d'avoir des livres,
d'autres qne des heures, Espagne, 011l en voit très-peu
Créole
des missels et des bréviaites, Un
de
quimeurt, croit son âme en sureté
grosses sommes à l'église. Ses
lorsqu'il a laissé
souvent oubliés,etla
créanciers et ses parens sont
jours au couvens. plus grande partie des bieus passe touracines, qui
Enfin, le désordrc est si général et ses
sont, la sensualité, l'avarice et
P'iguorance, ont
-peu
Créole
des missels et des bréviaites, Un
de
quimeurt, croit son âme en sureté
grosses sommes à l'église. Ses
lorsqu'il a laissé
souvent oubliés,etla
créanciers et ses parens sont
jours au couvens. plus grande partie des bieus passe touracines, qui
Enfin, le désordrc est si général et ses
sont, la sensualité, l'avarice et
P'iguorance, ont --- Page 451 ---
( 221 )
siècles, que tout le pouvoir
tant de force depuis deux de remède, el la nature
acquis
n'y po.vant apporter d'en
du ciel,il
des hommes
point
espérer dans cette
du mal même ne permietant les affaires des Espagnols,
de
ne faut pas douter que établisemens, ne soient menacées
grande partie de leurs
leur ruine. > (Laharpe.) Massillon pour un noine espa-
(28) L'inquisiteur prend termine pas en OS 2 en as, en or;
ce nom re se dans la langue espagnole qui
guol, 1 quoique
des noms
Calmais il y a des mots 1
Algiron, Rayon,
finissent en on, tels que Récopilatioh,
deron. (Note de Péditeur.) recueil de es réflexions que l'auteur
(29) J'ais suppriméicie un
(Id.)
S'anusait à faire dans sa captivité.
de YEspas'était séparée
(30) Si rAmérique, en 1809, tiré les moyens 3 de soutenir si
d'ou celle ci aurait-elle contribué à la clàte de Bonagne,
une guerre qui a
long-temps
Osée, recueille
parte?
semé du vent, dit le prophéte
a élé
(31) Qui a
des siècles passés
G Toute l'expérience les
de sagesse
des tempétes.
années, tous germes de temps :
resserrée dans quelques été semés sur ce court espace
ont
et de prudence
la moison.(Raynat)
sachons en recueillir
:
Hélas! toutes les
nôtre deux; voyez
sesereetesretiwens
(32)
en offre trois , la
Phistoire de TAngleterre Villaret : il y décrit un horrible
Phistoire de France par
par la haute noblesse,
exécuté dans les prisons
massacre
en 1418.
de la capitale dul Mexique,
(33) Lorsque Hidalgo approcha hommes, il dépêcha un enà la tête de quatre vingt mille
de paix, que le viceVénegas avec des propositions
voyéà
roi refusa.
en 1812,
fit de pareilles propositions
La junte de Sultepec
et le résultat futle méme.
Villaret : il y décrit un horrible
Phistoire de France par
par la haute noblesse,
exécuté dans les prisons
massacre
en 1418.
de la capitale dul Mexique,
(33) Lorsque Hidalgo approcha hommes, il dépêcha un enà la tête de quatre vingt mille
de paix, que le viceVénegas avec des propositions
voyéà
roi refusa.
en 1812,
fit de pareilles propositions
La junte de Sultepec
et le résultat futle méme. --- Page 452 ---
222 )
Le général Miranda remit le fort de l
Caracas,les provinces de
Guayra , la ville de
esp. gool Monteverde Cumana et de Barcelona, au général
bier tout ce qui avait par capitulation : celui-ci promit d'ouepagnol,
pu être fit contre le gouvernement
lihrer retraite à d'accorder, à quiconque le
Vénézuéla,
demanderait, une
gagement, le général Miranda Mulgré ce traitéet ce solennel enDurand une trève
fut jeté dans les fers.
entre lesarmées du
par Goyenèche et celles de
Pérou, commandées
dement de don
Decans-Ayres, sous le commantroupcs de
Valcarce, une attaque fut faite contre les
Buenos-Ayres, qui se
en sireté, parce
croyaient parfuitement en
Belgrano,
qu'clles se fiaient au traité existant.
le
géné:al des patriotes, fit
genéral Tristan et la division de prisonnier, en 1812,
commandait, et,
l'armée du Pérou, qu'il
retourner chez généreusement, leur donna la liberté de
d'honneur
eux, après leur avoir fait donner leur
qu'ils ne se battraient
parole
Pru dej jours après, ils violèrent plus contre Buénos-Ayres.
Le général Lolivar,
cet engagment sacré,
après avoir plusieurs fois
royalist les,
défait les
à
commupingurkrasimenden
une capitulation dont aucun article Vénézuéla, consentit
Le général
ne fut jamais exécuté.
Tinxillo, dans une
à
tait d'avoir admis des
dépêche Venegas, se veutête de ses troupes parlementaires, tand: s qu'il était à la
rangérs en bataille; et d'avoir
eux, quoiqu'ils fussent munis d'une
fait feu sur
Marie, d'après l'invitation
bannière de la Viergede Truxillo lui-même.
mo) en, disait-il, je me suis débarrasse
Par ce
propositions.
d'cux et de lcurs
Le général Calléjas informait le vice-roi
dans la bataille de
de Mexico, que,
tué et deux de
Calcuco, il n'avait eu qu'un homme de
bless(s, mais qu'il avait
l'épéed cing mille Indiens, ct
passé au Jil de
montait à dix mille
que la perte des insurgés se
à
hiommcs. Le même général; en entrant
Guanaxuato, mit tout à feu et à
sang, et fit massacrer
urs
Le général Calléjas informait le vice-roi
dans la bataille de
de Mexico, que,
tué et deux de
Calcuco, il n'avait eu qu'un homme de
bless(s, mais qu'il avait
l'épéed cing mille Indiens, ct
passé au Jil de
montait à dix mille
que la perte des insurgés se
à
hiommcs. Le même général; en entrant
Guanaxuato, mit tout à feu et à
sang, et fit massacrer --- Page 453 ---
(223 )
Lhorrible
et enfans.
mille wicillards, , femmes
en Espagne, lorsquatorse
était bien connue
conduite de ce grnéral
successeurdu vice-roi Venegas.
la régrncele choisit pours
, puisqu'il fut
quel
fut éga'einent approuvée avoir rompu
Celle de Monteverde de Vénézadla, après excuse de
tomedenptainesinenal Miranda. Il donnait pour
faite avec
nécessaires
la capitulation
n'avait pas les pouvoirs
son manque de foi, , qu'il
pour capituler avec les insurgés.
du chef de
partout où l'intérêt
(35) 1I y a république avec celui des citoyens.
l'état est en harmonie
de canon en bo's
des pièces
(36) J'aivu à Saint-Domingue
de fer.
dans une histoire de la sainte
(37) Don Francisco Macedo, ,
au paradis terrestre.
remonter son origine
inquisition, 1 fait
stecle,malgré les récla-
(38) Comment, au dix-neuvieme del la, vraie plilosophit,
mations de la religion de Thomanité, souverains ne se sont-ils pas encor:
dela civilisation, tousles
la licence barbare du
entendus pour ôter aux vainqueurs
viol!
les détails de cet accident,
resserré en peu de mots une trentaine de page 5
(39)J'ai
racontait en
sur le très-long
quel M. Bilsud-Varennes, une même opération
et j'ai fait à peu près
récil de sa caplivité à Mexico.
est celle du captif,
La liberté de Phomme sur la terre sur la paille de sa
(40)
tourner à droite ou à gauche
qui peut se
prison. ( Th. Morus.)
celui que la
horrible décret surpasse en cruauté
(41) Cet
Lyon. Collot-d'Herbois, loisqu'il
terreur avait rendu contre à un gouvernenent ter:ible;
voulait Yexécuter, obéissait rendait exécuteur.
Calléjas ordonnait, et se
concevoir l'enl'esclave, ne peuvent
(42) Le courtisan, 7
(40)
tourner à droite ou à gauche
qui peut se
prison. ( Th. Morus.)
celui que la
horrible décret surpasse en cruauté
(41) Cet
Lyon. Collot-d'Herbois, loisqu'il
terreur avait rendu contre à un gouvernenent ter:ible;
voulait Yexécuter, obéissait rendait exécuteur.
Calléjas ordonnait, et se
concevoir l'enl'esclave, ne peuvent
(42) Le courtisan, 7 --- Page 454 ---
- 224 2 )
thousiasme et le courage
l'amour de la
qu'inspire aux âmes
patrie et de la liberté. Don
généreuses
vice-roi au concours de la barbarie,
Calléjas, devenu
vers de Brutus, prononcé
comprendrait-il ces beaux
par un diplomate :
Crois-moi, la liberté que tont mortel adore,
Que je veux leur ravir. , maie qu'en secret
Donne à Phomme un
j'honore,
Qu'il n'eàt jamais trouvé courage dans inspire le
une grandeur
fond de son coeur.
(43) Si l'on rencontrait SOII véritable
serait pas la personne que l'on aimerait le ménechme, ce ne
L'homme le plus extraordinaire
mieux.
a eu son ménechme.
(44) Vous êtes homme, ne le soyez pas
!
de Sauvigny.)
trop! (B,4os
(45) Le 21 avril 1820, des officiers des
étant descendus dans lescachots del
gardes espagnols
dans un trou de muraille la lettre l'inquisition, . découvrirent
suivante :
( Dieu puissant ! prenez pitié de ce
innocent depuis cing
malheureux. Je souffre
ans;jesuis victime d'une
( sur laquelle je dois me taire, et que le
malveillancs.
< naît. Ces bourreaux, ministres de
Tout-Puissant conK à mort par le tourment de la
Satan, m'ont condamné
goutte, etc.
Signe, ANTONIO Ruis.
Le tourment de la goutte consistait à
damné entre quatre murailles
renfermer le con"
tomber continuellement
sans pouvoir bouger, et à faire
une goutte d'eau sur sa
ce que mort s'en suivit.
téte, jusqu'à
(46) a On peut s'arrêter quand on monte,
on descend > (Napolcon.)
jamais quand
Unepuissance supérieure. me pousse à un but
tant qu'il ne sera pas atteint, je suis invulnérable, que j'ignore;
lable; mais dès que je ne lui serai plus
inébrand'une mouche
nécessaire, il suffira
pour me renverser. > (Le même.)
une goutte d'eau sur sa
ce que mort s'en suivit.
téte, jusqu'à
(46) a On peut s'arrêter quand on monte,
on descend > (Napolcon.)
jamais quand
Unepuissance supérieure. me pousse à un but
tant qu'il ne sera pas atteint, je suis invulnérable, que j'ignore;
lable; mais dès que je ne lui serai plus
inébrand'une mouche
nécessaire, il suffira
pour me renverser. > (Le même.) --- Page 455 ---
(a25) )
de réguer
n'a jamais eu l'intention avail le pouvoir.
(47) Joseph Bonaparte
oii il en
même à lépoque
au Mexique, de N un de ses serétaires.)
une
(Le Colonel
eurent toujours
(48) Les amis de Tindépendance talens et les vertus du républicain
vénération pour les
exécrable que lni tendit l'esgrande Tombé dans un piége de fers, trainé de cachot en
Miranda.
il fut chargé
dans le gouffre qu'on
pagnol Monteverde,
et jeté
La liberté
cachot, transféré en Espagne, y mourut en 1818.
à Cadix la Carraca;il de chèie et de laurier.
appelle monde lui doit une couronne
un abime
du
oubliettes étaient un cachot,
(49) On sait que les
dans lequel on laissait tomber
d'une fausse trape,
ou mourir en secret,
eouvert l'on voulait faire disparaitre à
ceux que
terroriste, à Ruel, Bagoeux,etc.
chez un cardinal
des
doux dela terre.
climat du Mexique est un plus de la chaleur, on
(50) Le
éviter Y'excès
lieu à la réDans le fort de Véte, pour : c'est ce qui donna
de la
n'a qu'à se tenir à l'ombre Charies V un Castillamiqais arrivait de
fit jadis à
demandé combien
ponse que
Ce prince lui ayant et l'été. Autant de
Nomvele-tapugie.
emre Phiver
du soleil
temps il y avait au Mexique qu'il en faut pour passer
sire,. réponditvil,
àl'ombre. temps,
décrit l'ile de Caba
Varenne, dans ses Mémoires, a de nouveau dans ce
(51)B.
: on n'a rien trouvé
cn trente pages
chapitre.
sur l'ile de Cuba, peuts'apLa remarque précédente
par notre voya-
(52)
de Saint-Domingue
à ce supliquer à la description d'intéressant et de nouveau
les
: tout ce qu'il dit
que le lecteur a sous
geur: inséré dans la narration
jet, est
yeux. 1
collégue de notre déporté, M,le
Un des plus illustres
1820, à Véditeur de ces
(*)
adressa 2 le 28 mars
comte G**,
T. II.
Cuba, peuts'apLa remarque précédente
par notre voya-
(52)
de Saint-Domingue
à ce supliquer à la description d'intéressant et de nouveau
les
: tout ce qu'il dit
que le lecteur a sous
geur: inséré dans la narration
jet, est
yeux. 1
collégue de notre déporté, M,le
Un des plus illustres
1820, à Véditeur de ces
(*)
adressa 2 le 28 mars
comte G**,
T. II. --- Page 456 ---
: 226 )
Mémoires, une lettre assez étendue, dont voici
ment :
un frag-
< J'ai connu personnellement
Billaud-Varenne à la
vention, sans avoir jamais de liaison aveclui.
convers ouvrages, dont un
Ila publié di.
l'ouvrage
très-anti-chrétien. On Jui attribue
anonyme, intitulé : Despotisme des ministres de
France, in-8°. Paris, 1793, quatre
qu'il en soit l'auteur.
parties; mais je doute
C A. Saint-Domingue, il avait commencé la
d'un ouvrage dont je vous transmets le
publication
avoir plusieurs volumes. On
titre, et qui devait
m'a dit que le
avait empéché d'cn continuer
gouvernement
j'ai eu l'occasion de voir,
l'impression, et les pages que
exemplaires les
sont, à ce qu'on m'assure, un des
plus complets de ce qui a été
Ce que j'ai lu est un peu
déjà imprimé,
souffé et
indigeste, et le style en est bourpeu chatié.J'entends dire qu'ila laissé des
crits, dont une partie seulement a été
manusVoici le titre de l'ouvrage dont
apportée en France. >
l'impression fut arrêtée à
Saint-Domingue : Question du droit des gens. Les
cains d'Haiti possedent-ils les conditions
Républitenir la ratification de leur
requises pour obteur
independance? ? Par un observaphilosople: : tome I. Au Port-au-Prince,
de FIndépendance.
1818, an 15
FIN DES NOTES DU SECOND ET DERNIER
VOLUME, --- Page 457 ---
( 227)
TABLE
CHAPITRES
DES
Du second Volume:
au Couvent.
CHAPITRE Ier, La Cavalcade. - Arrivée
GenII. Je redeviens Maitre d'école.-Ia
tillâtre. - . .
. . Une . veuve
III. Les Femmes insurgées. 1
e II
Créole, . . . . . . . -
- 17
Goitre. : .
IV. Nouveau voyage-Le lui. Des Oies. 21
V. L'Auteur saint malgré
meû1 Les Jacobins
VI. Désapointement.
e o 25
niers.
. . .
1 Je suis
VII. L'indigestion de Beignets,
. So
Curé.
- . . -
- . d'un .
Sermon
VIII. VolandeGnatinals.-
- .
Augustin. .
:
- Parnassed eduMexique.
IX. La Conférence.-
Episode reliX. Couvent de Jacobins,
gicux.
.
. Nègre fermier. 50
XI. La Paroisse indienne.- Scèncàl I'Eglise. 55
XII. Un Colon espagnol.-
esclaves. - a Corvée améXIII. Les Indiens
-
ricaine. . -
-
o
Gastrouomie. 1 Procès gagné. e P
XIV.
Autre miracle. : e 69
XV. Le Curéjuge. -
. . 25
XVI. Un Dialogue. - Les Tableaux.
icux.
.
. Nègre fermier. 50
XI. La Paroisse indienne.- Scèncàl I'Eglise. 55
XII. Un Colon espagnol.-
esclaves. - a Corvée améXIII. Les Indiens
-
ricaine. . -
-
o
Gastrouomie. 1 Procès gagné. e P
XIV.
Autre miracle. : e 69
XV. Le Curéjuge. -
. . 25
XVI. Un Dialogue. - Les Tableaux. --- Page 458 ---
76-34
Ximenes
(28)
XVIL. Les Fêtes. - Produ'ts d'une Cure. 79
XVII.-Excusisn.- - L'Alligator. . e
XIX. Le Visiteur.- 1 Un Bollelin. -
XX. Doléances. 1 Sage Con-eil.
. 95
La Vengeance. - Interrogatoire.
a 1
XXI. Evasion.
Retonr à Mexico. . e 107
-
XXIL.
. . 112
XXit. Lrs Randiatrancet-Ga-e
xXV. Proclamation. - Les Cortès. . . 118
VXV. Le-Missinnnaire,: - Uri complot. - 123
XAVI. Iusurrection 1 mexicaine. -Le Curé général. :
XXVII. La Perfilie.- - - Retraite.
XXVII. Club découvert. 1 Prison perpétuelle. . 2"
. e .
.
. 139
XXIX. Le Buletin officiel. 1 Général ter- V
roriste. e . a
.
e e
XX : Succès-divers. 1 Le Congrès mexican. .
-
. .
XXXL. Le Prisonnier. - Orage. :
. - 155
XXXI. Nègre libérateur. Récit. . e . 161
XxXI. Le Philantrope. - Fuite chez les
Inieperd-ns. . .
e
: 167
XXXIV. Destia du Conquérant. - Une
Enibusrade. :
-
.
e
XAV. Le loi Joseph. - Note diploma-
-
e e 178
Lque. .
.
XXXVL Départ de la Nouvelle-Espagne.
LcPoriou-Prince.
e 193
CONCLUSION.
NOTES.
FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES. --- Page 459 ---
--- Page 460 --- --- Page 461 ---
E821
8stom
- --- Page 462 ---
e
aX --- Page 463 --- --- Page 464 ---
: