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F.A
Hobu Cartr Srelun
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Crom Ilnibersitu --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 ---
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- P 9/S
5 15
:,
a OA
Eerne
O
MÉMOIRE: JUSTIFICATIF
POUR M. MonEAU DE SAINT- Minr, Avocat au
Parlement de Paris, Conseiller au Conseil-Supérieur de
Saint-Domingue 1 ancien Président de MM. les Electeurs
et de MM. les Représentans de la Commune de Paris,
Député de la Colonie de la Martinique à PAssemblée
Nationale ; des Académies de Rouen 7 la Rochelle 1
Arras, Orléans 9 Marseille, Richemont en Virginie, etc.;
Président perpétuel du Musée de Paris, de- la Société
Royale des Sciences et Arts du Cap-François, Correspondant de la Société Royale d'Agriculture de Paris et
des Musées de Bordeaux et de Toulouse, etc. etc. etc.(1).
Casra une époque honorable pour la vie d'un simple Citoyea,
c'est au sein même d'une Capitale sur la conservation de laquelle
il m'est permis de croire que j'ai pu influer, qu'il mc faut prendre
(1). Le'genre de ce Mémoire exigeant beaucoup de Pièces Justificatives,jeles ai renvoyées à la fin, avec des numéros. Il est nécessaire de les lire, ainsi que les Notes dont
quelques-unes sont suivies. Quant à plusieurs détails insérés dans cet écrit, comme utiles
pour Saint-Domingue , quoique sans intérèt, peut-ètre, pour mes Lecteurs des autres lieux,
je réclame l'indulgence de ces derniers.
A
'ai pu influer, qu'il mc faut prendre
(1). Le'genre de ce Mémoire exigeant beaucoup de Pièces Justificatives,jeles ai renvoyées à la fin, avec des numéros. Il est nécessaire de les lire, ainsi que les Notes dont
quelques-unes sont suivies. Quant à plusieurs détails insérés dans cet écrit, comme utiles
pour Saint-Domingue , quoique sans intérèt, peut-ètre, pour mes Lecteurs des autres lieux,
je réclame l'indulgence de ces derniers.
A --- Page 12 ---
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la plume pour repousser l'infamic que la plus atroce calomnie a appeléc surma tête, et pour arracher,silen est temps encorc, à la mort la plus
horrible, ceux quc la nature me rend les plus chers. Au milieu des sentimens qui déchirent mon cceur, il'en est un qui les domine tous,
c'est cclui de mon innccence. 11 me 'donne, ct lc courage de vivre,
ne
de dire de moi le bien
et celui ( plus pénible qu'on
pense)
je sais, quoiqu'il doive s'affoiblir à mcs propres yeux, parce que
je que l'aurai publié. Mais quand une haine inexplicable veut tout me ravir, qu'on sente quc c'est pour moi un deyoir de tout dire ct de
montrer ma vic toute entière.
Je suis né dans la Ville du Fort-Royal à la Martinique, le 13
Janvier 1750. Jc ne parle pas dc l'avantage qu'a ma famille, établic
depuis plus de 150 ans dans cette Isle, d'être alliée aux plus considérables de la Colonie : mais je dois dire que mon Aieul et mon
Pèrc, mort l'un après 52; et l'autre après 16 ans de Magistrature,
m'ont laissé des vertus à imiter > une réputation à soutenir, et une estime
sans bornes à recueillir.
de ceux
Ccs biens, immenses à la vérité, n'ont pas été accompagnés
dc la fortune. J'avois à peine 23 mois lorsque je perdis mon père 2
étoit Licutenant particulier de la Sénéchaussée du lieu de ma naisqui
d'une mère
sance. La tendresse inexprimable et les qualités heureuses
restée veuve à 22 ans, ont été pour moi et pour deux sceurs, ( dont
celle qui étoit ma cadette, n'existe plus depuis 25 ans (1)) une source
de biens qui nous ont tenu lieu de tout. C'est dc cette mère chérie
j'ai appris que la durée de la vie dc l'homme sc mesure sar son
que
d'autres vérités
son souvenir melc à ma situation
utilité, et unc foule
que
actuelle, comme pour me consoler.
T'éducation ;
Il n'existoit alors à la Martinique aucune ressource pour
m'avoir
à lire, m'envoya chez un maitre
ma mérc, après
enscigné
Je n'avois pas encore 1O
pour y apprendre l'écriture et l'arithmétique. chez M. Borde, beauansrévolus lorsque jc quittai cettc écolc, pour entrer
(1) L'autre est mariée depuis 1771 à M. Bayliès Dapuy, Lieutenant particulier de Co la
Sénéchaussée du Fort-Royal de la Martinique, 3 ct Dépuré de cette Ville à TAssemblée
loniale.
ut a
rc, après
enscigné
Je n'avois pas encore 1O
pour y apprendre l'écriture et l'arithmétique. chez M. Borde, beauansrévolus lorsque jc quittai cettc écolc, pour entrer
(1) L'autre est mariée depuis 1771 à M. Bayliès Dapuy, Lieutenant particulier de Co la
Sénéchaussée du Fort-Royal de la Martinique, 3 ct Dépuré de cette Ville à TAssemblée
loniale.
ut a --- Page 13 ---
frère dc ma mcre , qui étoit à la fois ct Notaire ct Greffier de T'Amirauté,le 2 Janvier 1760.
Ayant cul le malheur de perdre mon oncle au mois de Février 1767,
je m'occupai au Greffe du Conscil. Cette année fut pour moi ccllc d'un
autre malheur, la mort de mon Aieul qui étoit Sénéchal depuis 41
ans. En 1768,on eut l'idée de faireden moi un Officier du Corps de l'Administration de la Marine, et j'entrai en conséquence dans le Burcau dc
M. Dupradel, Commissaire. Cc genre d'occupation mc satisfaisant moins
celui auquel jc m'étois livré pendant 8 ans, ct ma famille ayant
que
CC dernicr
presque toutc été dans la Magistrature (1), jc préférai
parti.
Pour m'y livrer avec fruit il falloit des connoissances que je nep pouvois
acquérir dans l'Isle; il falloit, pour les aller chercher en France 3
pas des
la fortune de ma mére rendoit impossibles. Ces obstacles
ne.m'arrérèrent dépenses que
Jc fis un plan d'étude qui devoit durer cinq ans.
Je le sounis à une pas. tante (2) et à un oncle (3), riches, qui avoient
conçu de moi quelques espérances, et leurs secours secondant ma
mère, je partis pour la France le 15 Juillet 1769.
J'ai commencé à Paris, le premier Novembre suivant, l'étude dc la
Langue lâtine; jy ai fait mon Droit ; ily ai cultivé les Mathématiques >
même l'Aftronomic - pratique sOUS M. Messier, dc l'Académie des
Sciences, mon ami depuis cctte époque. Enfin i'y ai 5 par un travail
opiniâtre acquis en cinq ans > ce que léducation ordinaire vcut qu'oa
achère par un sacrifice plus long.
d'un
Pendant mon séjour dans la Capitale, jenc SUS pas me défendre
goût qui est commun à presque tous les Américains : CC fut celui d'être
militaire. J'entrai dans la maison du Roi, dontla suppression est arrivée
lorsque jc jouissois aux Isles d'un congé non encorc expiré.
Jc m'embarquai au Havre, le 8 Octobre 1774, pour retourner
à la Martinique. J'étois destiné à entrer dans le Comeil-Souverain,r
je ne puis même assez me louer des dispositions favorables que me mon-
(1) Un des frères de ma mère est mort Procureur du Roi de la Sénéchaussée du
For-Stint-Pierrede la Martinique, après avoir été Consejller au Conscil- -Souverain. Un autre
a été Conseiller au Conseil Souverain de l'Isle de la Grenade.
(:) Madame Gaigneron Jollimon, sccur, de mon aicule maternelle.
() M. Besson de Beaumanoir.
Az
ne puis même assez me louer des dispositions favorables que me mon-
(1) Un des frères de ma mère est mort Procureur du Roi de la Sénéchaussée du
For-Stint-Pierrede la Martinique, après avoir été Consejller au Conscil- -Souverain. Un autre
a été Conseiller au Conseil Souverain de l'Isle de la Grenade.
(:) Madame Gaigneron Jollimon, sccur, de mon aicule maternelle.
() M. Besson de Beaumanoir.
Az --- Page 14 ---
N
- E
Cour Souveraine. Mais
alors cette
trèrent les Membres qui composoient homme de
ans, les seuls qui pussent
des motifs bien forts sur un
mère 24 adorée ct pour le lieu ou
T'emporter sur T'attachement pour une
lc
de mon
le
des motifs que jc cachois SOUS prérexte
on a vu jour, m'entrainoient vers Saint-Domingue. J'arrivai au:
manque de fortunc,
la Flàte du Roi la Pourvoyeusc, ou étoit.
Cap le 21 Mai 1775, sur Commissaire dc la Marinc, mon parent 2
aussi M. Lascaris de Jauna,
de vivre(No. 1 ).
mon intime ami, avcc lcquel j'avois projeté foule de lettres de recommandaJ'avois apporté de la Martinique unc
de me faire obtenir l'une
tion (1), qui avoient pour objet particulier fixé dans cette Colonie. M. de
des places d'Avocat, dont le nombre est
qu'il n'y en;
Vaivre, alors Intendant, me répondit du Port-au-Prince M. le Comte
Le I2 Août suivant,
avoit point dc vacante (No, 3)-
arriva, et T'infuence:
d'Ennery, (dont j'étois l'allié par son mariage)
moi, amitié que
de CC Gouverneur général pour
dc T'amicié personnelle
échauffée à son passage à la
lcs prières de ma famille avoient encore le du même mois, la pro-.
Martinique, (N°. 4) me fit obtenir 22 s'offriroit. :
ecrite dc la première placc d'Avocat qui
messe
avec l'agrément du Conseil SupéJ'avois cependant dès le 7 Juillet,
de M. d'Angy, >
dans cctte Cour sous l'assistance
rieur du Cap , plaidé
(No. L'espéce de suc-:
une cause de son cabinet (2).
5)
Avocat cn titre,
détermina M. d'Augy à me proposer d'êcès que j'obtins dans CC début,
J'ai encore plaidé, au mois de Notre son associé, CC que j'acceptai.
(No. 6), et sans les réclamavembre suivant, une cause de testament subtituer plus souvent M. d'Augy
tions de Mesieursles Avocats j'aurois pu
(No. 7).
moi-même le 23 Avril 1776, et les circonstances
Jc devins Titulaire
ct de M. le PrésiNoramment de M. le Comte de Nozières, Gouveteur-Généal. Procurcur-Géné-
(1)
pour les Administrateurs; de M. Rampont,
des
denz de Tascher , Intendant,
alors son confrère au Caps de M. Vacher Epiral, mon parent, pour M. de Souchet,
M. Caignet 5 de M. Besson de
nais, Consciller au Conseil Souverain, mon allié, , pour Conseil Supéricur du Cap, et
Beaumanoir, mon oncle, pour M. la Forgue, Conseiller au ses amis et ses camarades de
pour M. Boissonniere de Mornay habitant au Cul-de-Sac, M. de Noroy 2 etc. etc. etc.
Collége 5 de M. Pocquet de Puilhery mon parent, pour
(No, 2 et3).
des meubles
envoyés de la Martini-
(:) M. d'Augy avoit bicn voulu recevoir
quejavois et sur les vives instances que
dans le Navire du Capiraine Despesaille, de Bayonne';
un logeque,
étoit vena me faire de sa partsurl le tivage > javois accepté
M. Petit des Champeaux
ment chez lui. I (Yoyez les notes des Nos. 61 ct 62).
a 1A
, pour
(No, 2 et3).
des meubles
envoyés de la Martini-
(:) M. d'Augy avoit bicn voulu recevoir
quejavois et sur les vives instances que
dans le Navire du Capiraine Despesaille, de Bayonne';
un logeque,
étoit vena me faire de sa partsurl le tivage > javois accepté
M. Petit des Champeaux
ment chez lui. I (Yoyez les notes des Nos. 61 ct 62).
a 1A --- Page 15 ---
me portèrent à cesser ma société le premier Aout suivant : elle n'a duré
qu'on an (1).
C'est à cette époque que je dois faire remonter l'origine de
mon
ouvrage sur la Colonic de Saint-Domingue, Comme je l'aidit dans
Discours préliminaire, la tête du premicr volume,
mon
publié en
3> C'est parce que j'éprouvois combien il étoit, pénible Ct
1784:
3>
cffrayant d'a.
voir à prononcer soi-même ou à éclairer les autres sur des
im3>
objcts
portans , sans pouvoir s'assurer des principes qui doivent Ics
33 que je voulus sortir de cctte cruelle situation 3). Dclà mes recherches régler,
pour connoitre les Loix, les Réglemens ct lcs Actes particuliers à l'Administration de Saint-Domingue, afin d'en former un recucil ou jc
trouver des guides au besoin.
pusse
Partagé entre CCS recherches et Ics travaux de ma
n'ai cessé de m'y montrer infatigable j'ai donné à l'exercice- profesion de (2), je
voirs tout CC quc leur importance exigeoit; j'ai toujours suivi mes deavec attachement et avec un zèle soutenu, un état, le seul peut-étre,
dans l'ancien ordre des choses, ptt procurer deux grands
qui
l'habitude d'être
et
avantages:
contredit, > celui d'être préparé à repousser ou à
combattre des raisonnemens par des raisonnemens ou plus vrais ou
forts (No. 8).
plas
Je ne parierai jamais qu'avec lc sentiment d'une profonde estime
(1) Du Réglement de cette société fait entre M. d'Augy ct moi, le Août
sulte que mon tiers a monté pour l'annéc, ( mon logement et ma 13
1776, il ré16,206 1. IO S., (argent des Colonies), dont la solde me fut fournie pension M. comptis ) à
trois de ScS billets, du méme jour 13 Août, de trois mille liv. chacun, par d'Augy, > cn
huit ct douze mois de leur date. L'ua de ces billets a fait partie du
cxigibles dc à quatre,
que j'ai achetés de la Maison Stanislas Foache et
paiement deux Nègres
Compagnie, Négocians au Cap.
dation Cettesociétén'a pas étéonéreuse à M.d'Augy; car, en moins de deux mois > je fis la
des droits deM. dela:Chapelle,ancien) Procureur-Général du
liquienfans , et une autre liquidation de droits entre M. le Clerc, ancien Conscildu.Cap, Procureur et de ses
chaussée du Cap, son fils, et M. Couet de
de la SénéMontaran, son beau-fils. Ces deux
ont été payées à M. d'Augy l'équivalent de ce que j'ai retiré de la société, ou j'ai opérations
quent laisséle produit du travail de dix autres
par conséaucun intérêt, depuis la fin de Mai
mois 9 sans compter celui que j'avois fait, sans
les
jusqu'au premier Août quc la société
notes du No, 61 ).
commença. (Voyes
(2) Cestravaux s'acerurent beaucoup en 1778 s lorsque la mauvaise santé de M.
mon Confrère ct mon ami, sa confiance cn moi et celle de SCS Cliens, me donnèrcnt Laborie, le
de le substituer dans ses plaidoiries, > ce qui dura jusqu'à son départ la
soin
d'Août
pour France au mois
1779.
, sans
les
jusqu'au premier Août quc la société
notes du No, 61 ).
commença. (Voyes
(2) Cestravaux s'acerurent beaucoup en 1778 s lorsque la mauvaise santé de M.
mon Confrère ct mon ami, sa confiance cn moi et celle de SCS Cliens, me donnèrcnt Laborie, le
de le substituer dans ses plaidoiries, > ce qui dura jusqu'à son départ la
soin
d'Août
pour France au mois
1779. --- Page 16 ---
A 6 -
CN
S
d'une profession dont l'objet est la défense des autres, ct qui n'aguéres
vouloit le courage de dire Ja vérité malgré les dangers dont
encore > environnéc. Ausouvenir des témoignages de bienveillance qu'elle
onl'avoit
m'a attirés, je ne puis défendreà mon amour propre dc SC rappeller,
j'ai donné à Saint-Domingue, cn soutenant Madamc Dumesnil
que
cn
de corps et dc biens contre son mari,
dans une demande séparation
du
Avocat
ait
(le 30 Juin 1778) l'exemple, non pas
premier
qui
méritéd'être applaudi, mais du premicr qui l'ait été parle Public en pleine
Audience.
douces
dans l'étude, dans l'estime de
Trouvant mes plus
jouissances
la fortune pour peu, et le bonheur qu'on
mes Concitoyens, comptant
menois une vie pénible, mais consait créer en soi-mème pour tout, je
dont
jc fus atteint d'une maladic,
forme à mes godrs, lorsqu'en 1779
fois
de la
la vivacité ct les rechutes me conduisirent plusieurs
aux portes
mort pendant quinze mois.
une liaison étroite entre moi
Cc fut dans cet intervalle que commença
semblable maladie
et M. Baudry dcs Lozières, aussi Avocat, ct qu'une
enlever. L'accès que j'avois dans sa maison m'ouvrit ccllc
avoit pensé
clles m'offrirent toutes Ics deux un tableau de h
de sa belle-mére, ct
nature de ceux qui m'ont toujours charmé.
Madame Milhet (1) cst veuve d'un Négociant de la Louisianne, enveloppé dans les proscriptions dont le cruel O- -relli a chargé l'Espagne,
nom dans cctte malheurcuse contréc. Un jcune
ct souillé son propre
ct lui-méme
frére de M. Milher a été fusillé dans cettc occasion,
J
condamné à perdrc toute sa fortunc, et à six ans dc captivité au Fort
Extrait d'une lettre de M. Michel, Ordonnateur de la Louisianne, au Ministre.
(1)
Nouvelle-Orléans, 17 Tanvier 1750.
de
Chactas, ayart tombé fur le quarell y a plus de deux ans qu'un parti Sauvages
La famille de Cheval y
tier des Allemands > y firent plusieurs prisonniers et chevelures. furent
la mère
fur des plus maltraitées. Le pèrc, une de scs filles et son gendre y
tués;
en
ct la chevelûre levée, dont elle ressa sur la place 3 quoiqu'elle
eut plusieurs coups,
filles fut amenée lcs Chactas dans leur village, ot
ait guéi depuis. Une autre de ses
éié
par les Anglois commerçans dans le
ils l'ont gardéc six semaines. Elle cn a retiréepar.1 Caroline, chez un parent du Traiteur, 3 qui
village, qui l'achererent pour la conduire a la
dans un bâtiment.
l'a gardée depuis CC temps, et qui vient de la renvoyer rencontre : la mère et la file
Ccttc famille a d'ailleurs tout perdu dans cctte facheuse
est Madame Milhet ) qui subsistent, mériteroicnt une gad@cation.Jesus,s
( Cette fille
Sigaé, Michel >,
gardéc six semaines. Elle cn a retiréepar.1 Caroline, chez un parent du Traiteur, 3 qui
village, qui l'achererent pour la conduire a la
dans un bâtiment.
l'a gardée depuis CC temps, et qui vient de la renvoyer rencontre : la mère et la file
Ccttc famille a d'ailleurs tout perdu dans cctte facheuse
est Madame Milhet ) qui subsistent, mériteroicnt une gad@cation.Jesus,s
( Cette fille
Sigaé, Michel >, --- Page 17 ---
dans l'isle dc Cube. Celui-ci, transporté dans
More de la Havannc,
filles
laissa à la Louisianne sa femme et trois
>
sa prison cn 1769,
le scin maternel (1) et il ne lui fat
dont la dernière pressoit encore
de jouir de leurs regards en quittant cette terre(2).
même pas permis
tardifs d'un Ministre qui auroit dà sauver des François s
Lcs regrets
avoit été de n'avoir pu renoncer à Pêtre, servirent
dont le seul crime
à fairc ouvrir lcs portes du Fort Morc, ct le malheureux
cependant
dans'la douleur
jetta les yeux sur St. Domingue,
Milhet,
quil'accableit
lcs siens
se réunir à lui.
comme un asyle oi
pourroient
(1) C'est elle qui a épossé, au mois de Janvier 1789, M. Atthaud, Médecin du Roi
au Cap.
Deslozières
Letre de M. Milhet à sa fille ainée, à présent Madame Baudry
(2)
De la prison > le 24 Octobre 1769.
vous n'avez point
cc Voici lc moment, ma chère fille, oti vous allez vous appercevoir que
le
ni la
nile mal-aisc. Elevée par une mère respectable ct par le pèrc plus
eonnu peine
relativement à Thonnête aisance
tendre, ils sC faisoient un vrai plaisir de vous entretenir
Tout est
mon cher enfant 9 vous perdez
dans laquelle ils se trouvoient.
changéaujourd'hui, entraine avec lui sa ruine celle
un revers des plus funestes, et sa perte
e;
votre père, par
cher
à entrer dans un âge de raison 5
de sa famille. Vous commencez., mon
enfant,
moi
chère
les sentimens d'amitié ct de respect quej je vous ai connus pour et votre
mère,
vous avancerez en age, ct plus votre attachement redoublera
me font espérer que, plus
la route
vous tracera > vous
Conduisez- vous toujours par
qu'elle
pour votre chère mère.
cette seule route vous pourrrez
vous écarterez jamais du sentier de la vertu 5 c'est par
que
nc
vous atteindrez. au vrai bonheur.
plaire au Seigneur , et par laquelle
fille, le début de ma lettre, que vous allez vous trouver
s Vous voyez, ma chère
par
voas montrera
malaisé: : vous avez une mère laborieuse, qui
que,
dans une Position
aux voies les honnètes, pour se procurer le
quand on n'est pas riche, on a recours
plus
doivent
à bien coudre : lcs honnêtes occupations nc
jamais
nécessaire : vous commencez
celles de votre chère mère, les vôtres et
faire reugir. Offrez au Scigneur mes peines,
aux Décrets de la Procelles de vos chères sceurs, en vous conformant sans murmures
vidence.
chère mère, souvenez-vons quelquefois de votre
3 Aimez et respectez toujours votre
aimez bien vos chères sccurs,
tendre père, qui vous arrose tous des larmes de SOR cocur 3
tendresse
vous VOUS entretiendrez quelquefois de ma
pateravec lesquelles j'espère qae aimez-moi toujours, et recevez mes tendres adicux. Fasse
nelle. Adieu, ma chère Fille,
un jour
soient éternels ! implorez CC même Cicel, pour que je puisse
le Ciel qu'ils ne
pas
vous rejoindre !
moi mille fois votre chère mère et vos chères sceurs, 3 et croyez
28 Embrassez poar
MILHETP,
jusqu'au dernier soupir, je serai toujours votsc tendre pèrc. Signe,1.
que
oi toujours, et recevez mes tendres adicux. Fasse
nelle. Adieu, ma chère Fille,
un jour
soient éternels ! implorez CC même Cicel, pour que je puisse
le Ciel qu'ils ne
pas
vous rejoindre !
moi mille fois votre chère mère et vos chères sceurs, 3 et croyez
28 Embrassez poar
MILHETP,
jusqu'au dernier soupir, je serai toujours votsc tendre pèrc. Signe,1.
que --- Page 18 ---
-
e A - 2 A
Il les y appelle en effet; TEpouse, Ics
mais le jour même oi clles arrivent
Filles accourent à sa voix;
pour SC jetter dans SCS bras, est le dernier au Cap (le 20 Juiller 1771)
duitc
desa vie, Unc
parlc chagrin > l'a consumé. Il les
maladic proct nc laisse plus qu'un cadavre à
voit, les presse contre son
CCS Infortunécs.
scin,
sort qui les actendoit dix-huit ans apres!
Etoit CC lc présage du
C'cst dans cette famille digne de la
inrérêt noble,
vénération
preduit par l'aspect de
universelle, > et de cet
pagnc, le 18 Avril 178t. C'est à la Tinfortune > quej j'ai pris une comvertus, qne j'ai demandé une moitic, Elle médiocrité, à la gardienne des
malheur ; elle avoit été, dès le berceau, avoit été formée à l'école du
jc crus que lhabitude de l'économic étoit environnée dc bons exemples,
mon choix
un patrimoine;
m'honoreroit, 3 ct chaque jour,
je scntis quc
a de plus cn plus convaincu. Hélas
depuis prés de ncuf ans, m'en
de nous accabler nous
! sans l'affeux événcment
ne serions dignes
qui vient
La naissance d'un fils a béni ccttc
quc d'envic.
lc Ciel nous l'a donné trop
anion, lc 29 Mars
mais
tôt, ou avec unc
1782,
puisqu'il a déjà lc sentiment de la désolation sensibilité trop précocc,
A mcsure que mes soins pour réunir les qui nous accable.
St.-Doningue s'accroissoient, lcs
matériaux du code de
Déjà cettc collection servoit à dépenses avoient la même
mes
progression.
à quiconque vouloit y recourir. Déjà Confrères, elle
aux Adurinistrateurs Ct
plette, pour inspirer le desir de la rendre étoit devenue asscz comMû par cette pensée, que l'hommc
utile à la Colonic entière.
à préférer leur
est destiné à scrvir ses
avantage au sien , je ne
semblables,
qui devoit, e , avec le succès dont il étoit balançai pas à sacrificr un état
fortune , pour venir en France, afin d'y accompagné, me conduire à la
n'offrant pas de ressources en Ce
publier cet ouvrage, la Colonie
Jc publiai lc 23 Octobre 1782, genrc. dans la
le projct du recucil des Lgix 6 Consticutions Gazette de St-Domingue,
l'Amérique sous-le-vent 3 en six volumcs
des Colonies Frangoises de
tion. Il me fat facile de voir
in-4.°, ct j'ouvris une souscripque devoit inspirer cet
que je ne m'érois point abusé sur l'intérêt
virent aussi tôt, et que je Ouvrage des , puisque deux cents Colons souscrireçus matériaux
cinq cens lettres, qui m'encourageoient à réaliser intércssans, et plus de
suis effectivement embarqué pour la
mon cntreprise. Je me
portant les témoignages lcs plus
France, 3 le 15 Juillet 1783, emet de celui de la Chambre flatteurs, ct muni d'un congé du Conseil
taire-adjoint, depuis le mois d'Agriculture de
du Cap, dont j'étois le SecréSeptembre 1782. (NS.).
M.
cinq cens lettres, qui m'encourageoient à réaliser intércssans, et plus de
suis effectivement embarqué pour la
mon cntreprise. Je me
portant les témoignages lcs plus
France, 3 le 15 Juillet 1783, emet de celui de la Chambre flatteurs, ct muni d'un congé du Conseil
taire-adjoint, depuis le mois d'Agriculture de
du Cap, dont j'étois le SecréSeptembre 1782. (NS.).
M. --- Page 19 ---
M. Ic Maréchal de Castries, alors Ministre de la
lx bienveillance pour cet Ouvrage, etm'accorda Marine, montra de
même
surla souscription prise au nom de Sa
quelques avances.
mais la preuve la plus flattcuse quilm'en Majesté, pour trente cxemplaires(s);
donna, cefutla
Gt de compulser dans les Bureaux et les Dépôts des Colonies permission de voir
tout ce que je croirois relatifà mon plan,
à Versailles,
même singulièrement étendu. (No.
que cette permission a ellc1O).
En cffct, mcs recherches à St. Domingue m'avoient bien donné
matériaux relatifs à l'Histoire de cette Colonie 5 mais n'en
des
le complément qu'à Versailles, je ne pris qu'en Francc
ayant trouvé,
publier. C'est ainsi qu'un nouveau Prospectus;
l'obligation de la
a annoncé huit volumes, (d'environ
imprimé en Mai 1784,
sept cents pages), au-lieu de
sans aucune augmentation de prix pour mes premiers
six >
Colonie (2).
Souscripteurs de la
Je dois même observer ici que les choses que jc fas à
de
cueillir, 2 m'inspircrent bientôt l'idéc d'étendre
portée reColonies. Il est inutile que je parle des
mon plan à .toutes les
nées, des
peines que cet Ouvrage m'a dondégoûts qu'il a fallu dévorer 3 des obstacles que mon défaut de
fortune a suscités à mon zcle, des privations
que j'ai cndurées,
accomplir un dessein que j'osc appeller vastc; enfin, de tout ce qui pour
que ce qui m'est personnel est toujours sacrifié à l'intérêt dc la prouve chose
publique, ct pius particulièrement à celui des Colonies. J'en
ceux qui connoissent ma vie privée ct l'intérieur de ma maison. appelle à
Dès lc mois de Février 1784, je m'étois attaché au Barreau de
par godt pour mon état, par estime pour les grands talens qui le Paris, distinguent dans la Capitalc.
En 1785.j'appris) la mort deM. deSt.-Martin: fils, Conseiller au ConseilSupéricur du Cap,jcuncMagistrar d'une grande
espérance , aux succès mar-
(1) Elle a été portée successivement jusqu'à 100 exemplaires,
(2) Extrait du Prospectus.
ee Une pareille entreprise ne pouvoit former qu'un Ouvrage volumineux 3 il s'est
>> grossi depuis Tépoque de l'ouverture de la souscription à
même
se trouve maintenant huit volumes, au-lieu de six que nous ofrions Saint-Domingue alors. Ils 1 sciont puisqu'il
s le format et du'caractère de ce Prospectus, 2 qui convaincra que no. :S avons
dans
33 ressources typographiques, pour augmenter la portée des pages.
voluine employé les
s tiendra au moins sept cents, ct sera terminé Par unc simple table Chagee
cn cona ception du dernier 3 ou nous placcrons la table générale ct raisonnée alphabérique, des mactéres à l'exs. l'Ouvrage entier *7.
de
Yoyet une Note du No, 61,
B
-
actère de ce Prospectus, 2 qui convaincra que no. :S avons
dans
33 ressources typographiques, pour augmenter la portée des pages.
voluine employé les
s tiendra au moins sept cents, ct sera terminé Par unc simple table Chagee
cn cona ception du dernier 3 ou nous placcrons la table générale ct raisonnée alphabérique, des mactéres à l'exs. l'Ouvrage entier *7.
de
Yoyet une Note du No, 61,
B
- --- Page 20 ---
- - J
- -
duquel j'avois pris une part d'autant plusg grande, qu'a son entréc dans
qués Cour comme Substitut de M. lefvorureur-Genéialj1 avoit cru-devoir
cette
à mcs conscils, dont il n'avoit cependant pas berecourir quelqucfois cetteplacc, ctl'obtins au mois de Septembre, quoigue
soin. Jc demandai daté
du 22 Octobre suivant. ( Nos. I I ct 12).
mon brevet ne soit
que Ministre
la condition
m'avoit
Je représentai, peu après, au
que
qu'il
me
faitc dc terminer mon Ouvrage avant d'aller cxercer mcs fonétions, ,
des appointemcns qui y étoient attachés. Il trouva juste de m'accorprivoit
n'étoit pas dévolue à T'Assesseur censé chargé de me
der la portion qui
remplacer. (Nos, 12 ct 13).
délassemens
Jc me consacrai doncà mon Ouvrage : ct tous mcs
consistoient à me réunir quelquefois avec dcs Hommes-de-Lettrcr à la
de 1784, M. Pilatre dc Rosicr me présenta
Au conmencement du Muséc dc Paris, qui s'assembloit chez lui sous la présidence
portion de M. Cailhava Six mois après MM. lcs Membres du Muséc, alors sous la
de MONSIEUR ct de MADAME, et la direction de M. Pilatre.de
protection
de cet érablissement,
Rosier, me choisirent pour Serétsire-perpétuel de
lui a donné cn mil
qui est aujourd'hui sous le nom Lycée , qu'on célébre mais affreasc dc
scpt cent quatre-vingt cinq, après la mort
son malheureux Fondateur. d'appartenir à quelques autres Corps littérairess
Je recherchailavantage dc me voir accueillir successivement par plusicurs, ct
jai cu le bonheur
fus
lorsque le Cercle des Philadelphes se forma au Cap-François, je
trouvé digne d'y obtenir une place, parlc motif même de l'utilité de mon
Ouvrage. (No. 14).
se
un bruit qu'on
Cc fut vers lc mois dc Juillet 1786, qu'il répandit
J'atravailloit à des changemens dans la Législation de Saint - Domingue.
avant ccttc époque, le desir de repasser aux Colonies
vois déjà témoigné, de nouvelles recherches qui devoient, à leur tour, complettcr
pour yfaire trouvé en France. Différentes circonstances m'ayant procuré
ce quc Y'avois
de Saint Dominguc, qui devoient
les dessins de plusicurs perspectives
j'avois promise, je regretrois
rendre plus intéressante. la description que
de
connoitre celle
de n'avoir pas vu toute la Partie de POucst, Ct ne pas
ct la
du Sud. J'avois des afftires d'intérêt à arranger à Scint-Domingue, m'en donmort de ma tendre mére, arrivée au mois de Janvier 1786,
la
noit aussi à la Martiniquc Jc desirois aller par Cayenne, Tabago., de la cn
Martinique, la Guadeloupe ct Saint-Domingue, ct retourner
Francc.
+
d'accomplir CC projct faute de
Cependant jc restois dans l'impaissance
st, Ct ne pas
ct la
du Sud. J'avois des afftires d'intérêt à arranger à Scint-Domingue, m'en donmort de ma tendre mére, arrivée au mois de Janvier 1786,
la
noit aussi à la Martiniquc Jc desirois aller par Cayenne, Tabago., de la cn
Martinique, la Guadeloupe ct Saint-Domingue, ct retourner
Francc.
+
d'accomplir CC projct faute de
Cependant jc restois dans l'impaissance --- Page 21 ---
IT
moyens pécuniaires, ctj'en sollicituis avcc peu de succès,
rccouru, notamment à la mi-Septembre, à l'amitié de J'avois même
Duplaa, quej'avois déjà éprouvéc dans d'autres
M. lc Président
Pur pas mc servir cette fois. (No, 15).
circonstances, ct qui ne
J'en étois à Ce point, lorsque le 29 Septembre
Intendant Général dcs Colonies,
1786, M. de Vaivre,
C M. le Maréchal de Castries m'écrivit un billet en CCs tcrmcs :
99 de prendre la pcine de
pric Monsicur Moreau de Saint-Méry
93 Colonies, ot M. de Vaivre passer demain Oll Dimanche, au Bureau dcs
> il cn a pric également M, dc a la des papiers à lui communiquer. Comme
3 leur doit étrc commune, ils Mardelle, ct quc cettc communicatien
33 à Versalles >.
pourroient s'entendre pour venir ensemble
4 Versailles 29 Septembre1786..
Jc fus au rendez-vous le premier Octobrc. M.
carton ou il me dic qu'étoient les
de Vaivre mc remit un
Domingue, quc le Ministre me projets de plusicurs Loix sur. Saintfond, qui étoit arrêré, mais chargeoit d'examiner, non pas quane au
quant aux formes qui m'étoient pour indiquer Cc qui pouvoit étrc retouché
familières.
des J'avoue que cette restriction far le fond, et ce
regards peu approbateurs, ne
que je démélai dans
pour ce travail, qui ne reçur pas minspirérent mon
pas une grande fiveur
un grand nombre d'observations
cloge quand je l'eus vu. Jc fis
pu servir à rendre
sur la forme seulement. Elles n'ont
ses difformités. l'ouvrage bon, mais elles lui ont ôté quelques-unes pas de
Il avoit été arrêté que je ferois valoir moi - même
auprés du Ministrc. J'allai cn
ces observations
d'ou je revins lc premier Novembre, conséquence à Fontaincbleau le 29 Octobre,
de mon départ, ou jc le rencontrai sans l'y avoir vu, quc lc jour même
lui avoit rendu compte de
montant chez lc Roi. Il me dit qu'on
pour les fonds d'un
mon travail. Jc renouvellai ma sollicitation
les cmbarras du voyage aux Colonies, ct comme il se défendoit sur
Domingue. M. le Département, Maréchal de > j'indiquai la Caisse des libertés dc Saintsurplus, il seroit fort aise Castriesmedit qu'il verroit cela 5 ct, qu'au
T'exécution du
quc jc pusse êtrc à Saint-Domingue lors de
seroient
nouveau plan, ct lors de l'examen de plusicurs loix
détails certains envoyées en projct, parce qu'à mon retour jc lui
qui y
sur l'effet quc les
donnerois des
Comte Vincent d'Agoult
abordé changemens y auroient produir. M. le
retirai,
ayant
lc Ministre en ce moment, je mç
B 2
€
T'exécution du
quc jc pusse êtrc à Saint-Domingue lors de
seroient
nouveau plan, ct lors de l'examen de plusicurs loix
détails certains envoyées en projct, parce qu'à mon retour jc lui
qui y
sur l'effet quc les
donnerois des
Comte Vincent d'Agoult
abordé changemens y auroient produir. M. le
retirai,
ayant
lc Ministre en ce moment, je mç
B 2
€ --- Page 22 ---
-
- -
Je dois dircici, parce que la vérité I2 me le
maniérc dont M, le Maréchal de Castries conmande, qu'au ton et à la
changemens, il avoit la conviction intime me parla de ces plans, de ces
méme une chose trés-utile. La
dc qu'il fesoit une chose juste et
sont connus; et jc croirai
probiré CC Ministre et son desir du bien
étoient pures Alégard d'un toujours qu'il a été trompé, mais quc SCS vues
17 Lc 9Novembre ma
pays quil ne connoissoit pas.
et je m'occupai aussi-tôt gratification de
fut fixéc à douze mille livres( (No. 16),
choses de plus relativement à mon départ pour lequel j'avois desiré deux
repartirois de cette Colonie Saint-Domingue. La premicre étoit quej je
lorsque je le jugerois à
quc jen'y serois tenu d'aucun servicc
propos, la scconde
comme
* J'avois espéré qu'il mc seroit facile de trouver Conseiller.
me Procureroient Cnl France le montant de la des arrangemens qui
ne fdt exigible qu'à Sainte-Domingue. Cette gratification, quoiqu'eile
mc trouvai sans moyens pour
attente fur trompée, et je
voyager, et pour
absence, > l'acquittement de plusicurs
assurer, pendant mon
à mon ouvrage.
engagemens relatifs, pour la
Quoique je me
plopart,
la crainte de ne le pas cffectuer préparasse toujours au voyage, j'étois dans
un témoignage d'attachement de MM. (No. 17 ).Je reçus à cctte occasion
le IO Décembre; mais l'obstacle
Fournier de Bellevuc mcs
ne fut cependant
amis,
par l'amitié de M. Roberjot
Il
entiérement levé que
Chaurand, frércs, de Nantes, Lartigue. la lettre du me fit négocier avec la maison
de toucher les I2 mille livres à
Ministre, contenant lc pouvoir
pour moi plusicurs cngagemensà Saint-Domingue. Il se chargea de payer
à 6,760 livres tournois
Paris, ct me fournit deux effets
sur la maison
montant
gnic, , du Port-au-Prince, que Ia maison d'Aubagnàc, Trigant et Compapour mon compte, par celle de
Poupet du Cap a fait toucher
1787- (Nos, 18, 24-)
Meynardic ct Picard dans le courant dc
C'est ainsi qucles mois de Novembre, de
Janvier s'écoulérent dans une
Décembre, et même celui dc
zience, puisqu'ayant le projct de attente nécesairement méléc d'impaCC retard étoit cruel pour moi, repasser enFrance aumois d'Aodt suivant,
Jappris au mois de Décembre qu'au lieu de
on mç l'avoir annoncé, CC seroit de
partir de Brest, comme
Roi, sur lequel je devois
n'iroit Rochefort 5 et que le bâtiment du
longstemps lc regret. Je priai passer, alors le Ministre point à Cayenne. J'en garderai
d'écrire dans cette Colonic pour me
de d'y envoyer une note, et
Code que je dois publier. (Nos,
procurer quoi en completter le
19, 37-)
Enfin, au commencement dc Février 1787 mon départ fur
asuré, Ct
partir de Brest, comme
Roi, sur lequel je devois
n'iroit Rochefort 5 et que le bâtiment du
longstemps lc regret. Je priai passer, alors le Ministre point à Cayenne. J'en garderai
d'écrire dans cette Colonic pour me
de d'y envoyer une note, et
Code que je dois publier. (Nos,
procurer quoi en completter le
19, 37-)
Enfin, au commencement dc Février 1787 mon départ fur
asuré, Ct --- Page 23 ---
tje quittai Paris le 9., avec ma femme, 13 mon fils, ma
Lc 19 nous arrivâmes à Rochefort, ct lc 21
mulâtresse ct sa filke.
de l'Isle d'Aix joindre la flute du Roi la Scinc, nous allâmes dans la rade
pour la Martinique.
qui fit voile lc lendemain
Nous y débarquimes le 2 Avril. J'y sus
néral étoit chargé de conférer avec les
que M. lc Procureur-Gédiciaire de cette Islc. Je fus étranger à Administratcurs sur la partic jucette circonstance. nc prévint
ccsComités, et peut-être même que
On pensa dans ma Patric qu'on pas favorablement le public pour les projcts.
fait connoître. M. le Vicomte de pouvoir suspecter ce qu'on ne m'avoit pas
Damas,
tiniquc, m'en a rendu publiquement Gouvereur-général de la MarJc m'occupai à la Martinique à faire témoignage des
Ccs jours dernicrs.
pour qu'on les fit après mon départ. On m'a recherches, ou à en indiquer
conduite jc l'ai encore tenue à la
vu dans les Greffes, et cctte
semblables à celles de la
Guadeloupe pendant des conférences
moi. Nos,
Martinique > et quin'ont eu aucun
(
20, 2 37-)
rapport à
On avoit cxigé mon silence en France sur les projets à exécuter
Saint-Domingue, mais ayant dit que je ne lc
à
seil, du Cap, a mon arrivée, je tins parole; garderois pas avec Ic Conune heure après midi, ct reçu lc
car 3 débarqué le 8 Mai à
racontai à mcs Confrèrcs tout lendemain matin dans cette Cour, je
pandu dans la Ville et dans la Colonie CC quc je savois, et qui fut bientôr réLc 22 arrivérent les ordres des (1).
Conscil du Cap de cesser leurs Administrateurs aux Membres du.
Prince. Ils
lc
fonctions, et de se rendre au Port-aupartirent 2 de Juin sur Ia frégatcla Blonde.
barquai le 3, avec M. Baudry mon beau-frere,
Moi, jem'emM. Labattut, Négociant du Cap, voulut bien sur une goëlette quc
Projettant de repartir du Cap pour la France me préter.
(Nos, 20 et 21)jy laissai ma femme
au mois d'Aout suivant,
simple logement à M. le Comte de la ct mon fils, ct jc demandai un
qui m'avoit donné des témoignages Luzerne, alors Gouvermeur-genéral,
temps contraire me força de relâcher d'attaehement. lc
(Nos- 12 ct 22.) Lc
d'ou je me rendis .terre
1O après midi, à
par
au Port-au-Prince Ic
Saint-Marc,
Il éroit onze heures du matin lorsquc
lendemain,
j'arrivaiau Conseil, L'installation
du (:) Au surplus, c'étoit si peu un secret, que les Chambres
Cap avoient déjà adressé des représentations au
d'Agriculture ct de Commerce
avant l'arrivée des ordres pour l'effectuer. On a cependant Rci contre la réunion des deux Conseils,
cité, donnée Par moi, ayoit causé une vive sensation, écrit.ch France que cette pullis
arc,
Il éroit onze heures du matin lorsquc
lendemain,
j'arrivaiau Conseil, L'installation
du (:) Au surplus, c'étoit si peu un secret, que les Chambres
Cap avoient déjà adressé des représentations au
d'Agriculture ct de Commerce
avant l'arrivée des ordres pour l'effectuer. On a cependant Rci contre la réunion des deux Conseils,
cité, donnée Par moi, ayoit causé une vive sensation, écrit.ch France que cette pullis --- Page 24 ---
sele
A - - -
- - -
unc seule 14 étoit faite, et Yon avoit déjà arrérd
des deux Cours réunies en
dc fairc des Représentations ay
Commissaires seroient chargés
que quatre
Roi.
il fut question de choisir CCS quatre CommisA la fin de la Séance,
M. le Comte dc la Luzerne,
saircs, et je mc rappellerai toujours quc a parmi nous quelqu'un bien
opinant le premier, dit: < Messieurs, ily
à cause de scs rcérat de faire CCS Représentations 7
39 en
sur les Colonies > mais je crains qu'il
3 cherches et de ses matériaux
lc Ministre nous marquc du
s'cn charger d'après CC que
>> ne puisse pas
retour en France > (No. 78 ). Jc me levai alors
>> projet de son prompt devoir étoit de rester ou jc pouvois être utile,
ct je répondis G que mon
si j'en érois jogé capable. <
92 ct que je me chargerois des représentations Commissaires furent MM. dc Fougeron,
On alla aux voix, et les quatre
mc
de la rédaction.
Faurc de Lussac, de Picmont et moi, qui chargeai
(N2. 13.)
un Canevas de Représcntations qui fut
Le 21 et.lc 22 jelus au Conscil
comme j'entendois dire
cllcs mêmcs,
adopté. Quant aux Représentations étoit l'effet d'un premier mouvelc mécontentement du' Conseil
lc
quc
c'étoit
à cause de la contrariété que déplacement
ment, et que
plutôt du Cap leur avoit fait éprouver que par de justes
de MM. du Conscil
jc crus
nc falloit pas lcs faire trop
motifs qu'on blâmoit la réunion,
les qu'il défauts au lieu de les cffacer,
vite. Sur que le temps feroit ressortir
mieux avoir à dire, tel tmonteionorseaad.g
je pensai quilvaloir
tcl inconvénient se montrera: ( No, 76.)
arrètées par le
s'est accomplic, ct les Représentations
Ma prédiction
appeler mon Ouvrage, après
Conscil lc 9 Janvicr 1788, et queje puis
sans
de mon
mêmc
cette Cour l'a adopté, sont une preuve
répliqueque
opinion et de mcs sentimens (1).(Nos. 76,77,51.) venu de France, apporta aussi
Le même vaisseau dans lequel j'étois soumises à l'examen des Administrales projets de loix qui devoient étre
à propos
chargés d'appeler avcc eux les personnes qu'ils jugeroient
de
teurs, J'ai été désigné, le 15 Juin, par M. lIntendant pour être
de choisir.
la Colonie entière pour rémoin de
ce nombre. Jc voudrois avoir eu
je n'ai pas été
dit et fait dans ccux de Ces Comités auxquels
CC que j'ai
soit par la dangereuse maempéché d'assister : soit par une indispositicn, du Cap avcc mon fils me rejoindre
ladie dc ma femme, ( qui étoit venuc
sous les yeux dans ce moment, que ccS Repré:
(1)Jc juge d'après mon brouillon, que j'ai in-8°. d'impression.
entations formereient plus de deux cents pages
a
F
A MTE A 13
ux de Ces Comités auxquels
CC que j'ai
soit par la dangereuse maempéché d'assister : soit par une indispositicn, du Cap avcc mon fils me rejoindre
ladie dc ma femme, ( qui étoit venuc
sous les yeux dans ce moment, que ccS Repré:
(1)Jc juge d'après mon brouillon, que j'ai in-8°. d'impression.
entations formereient plus de deux cents pages
a
F
A MTE A 13 --- Page 25 ---
Au surplus, le résultat de CC travail n'a CM
le 2 Juillet). (No. 24, )
aucune Le 28 cxécution. Juin les Administrateurs jetérent les yeux sur M. de Fougeron,
Doyen du Conseil, ct sur moi, pour rédiger un nouveau Tarif des frais
de Justice, attendu les actes nouveaux ou lcs changemens produits par
les nouvelles loix. (No. 25.)
Les vues annoncées par ce Tarif n'étoient pas les miennes, , puisqu'il
s'agissoit de le faire dans un systéme de réduction, comparatirement à
cclui du 4 Décembre 1775 5 aussi jenc me pressai pas d'y travailler,
comme l'atteste même une nouvclle lettrc du 27 Septembre (No 26),
qui accompagnoit un projet dc tarif, dont mon zèle fut peu échauffc.
Unc troisième lettre du 14 Octobre, (No. 27), mc fit cependant preudre
la plumc, J'ai cncore mon travail , il - est intitulé: Observations sur le
Projet de Tarif.Je l'ai montré au Cap à plusicurs personnes, notamment
à MM. Esteve, Laboric et Carles, et tout le Port-au-Prince sait qu'cn
général ce tarif n'a pas cu mon suffrage. Je pric même mes Confrércs de
il fut présenté à Tenregistrement le I2 Nose ressouvenir, que M. quand le Comte de la Luzernc, nommé Ministre désvembre demandai 1787, par qu'on arrêtât de faire ail Roi des Représentations à CC
lors, jc
dis
suffisoit qu'on ctit communiqué lc tarif à dcs
sujet, ct
je qu'il
nc dut
Membres urc Conseil qui ne l'avoicnt pas approuvé, pour qu'on
l'enregistrer sans réclamation. Ceite observation fit arrêtcr des reprépas
sentations. (I No, 28.).
de la réunion, eurent été couchécs sur
Lorsque les miennes , au sujct tardai
à m'acheminer vers la Partie
les Registres du Conseil, jc ne
pas
détail.
du Sud que j'ai visitéc, comme celle de l'Ouest, dans le plus grand
Par-tout je fis des recherches, des obscrvations, qui, réunies à cellcs que
j'avois réalisées au Port-au- Prince même , me procurérent des matériaux
ct nombrenx ct trés-intéressans. Quoique jc fusse dispensé de service au
Conseil,je m'y trouvai cependant anssi assiduement qu'il me fut possible.
Assurément jc n'y ai pas été l'Apôtre de la réunion > sur-tout le 12
Novembrc ct le 17 Décembre 1787, lors de mes rapports sur lcs Audiences-extraordinsites des Sidgesinferieurs, ct sur des objets qui y étoient
relatifs(N. 29.)Cest à la scconde de ces deux époques que j'ai parié
de lettres écrites aux Sénéchaussées ct aux Amirautés pour leur.servir été de
prétendues régles dc conduitc, ct qui par quelques-unes d'elics avoient
enregistrécs. Mon séjour au Port au-Prince, à mon retour du voyage dc la Partie
du Sud,fut fort court. Jc me rendis par tcrrç au Cap, euj'avois cncore
étoient
relatifs(N. 29.)Cest à la scconde de ces deux époques que j'ai parié
de lettres écrites aux Sénéchaussées ct aux Amirautés pour leur.servir été de
prétendues régles dc conduitc, ct qui par quelques-unes d'elics avoient
enregistrécs. Mon séjour au Port au-Prince, à mon retour du voyage dc la Partie
du Sud,fut fort court. Jc me rendis par tcrrç au Cap, euj'avois cncore --- Page 26 ---
a
a nTA a
des matériaux à recueillif, ct jc' quittai, non sans 'regret, le Port-atPrince, otl j'avois,cup plus d'une fois dcs témoignages marqués d'une estime.
particulicre.
Arrivé au Cap, il ne me fut pas difficile d'appercevoir que je
pas traité avec les mêmes sentimens qu'autrefois. On me dit n'yctois m'ateribuoir la réunion des Conseils et le Tarif, à moi qui avois qu'on
à cause de tous les dcux. J'entrai là-dessus dans quelques presque détails, déplu: avec
plusieurs personnes dont j'aime lc suffrage; , et j'espéri du temps qu'it
réparcroit une pareille injustice. (No, 81.)
Cc furau Cap queje m'occupai encore d'un travail pour la
et la discipline des Médecins, Chirurgiens, Apothicaires et Sage-femmes, réceptionquc j'adressai lc 15 Mai aux Administrateurs, qui m'en avoient chargé
depuis plus dc cinq mois. ( No.30.):
J'avois projeté dc repasser en France avec ma famille par le Paquebot
de Bordcaux du premier Juillet, lorsque le II Mai, jour de la Pentecôte,
arriva la futc du Roi, la Truite, commandée par M. le Vasseur de Villeblanche, ( aujourd'hui Député Suppléant de Saint-Domingue), lequcl
me dit, ainsi que M. de Mony, passager sur son vaisscau, que j'étois
desiré et attendu en France; ct quc M. le Marquis du Chilleau n'en partiroit, pour aller prendre le Gouvernement de Saint-Domingue, qu'au mois :
de Septembre, après que j'aureis conféré avec lui sur plusieurs objets. Ces
nouvelles étoient répétées par plusieurs lettres , et notamment une de
M. Raby, de Paris, à M. Boisson, Négociant au Cap. (No.31.). par
Je l'avouc, l'idée de la désunion du Conseil s'offrit la première à ma
pensée; je crus (qu'on pardonne Ce trait d'amour-propre à son, motif)
qu'elle étoit, du moins en partic, l'effet des Représentations que j'avois srédigées. Je jouissois d'avance de la joie que cet événement causeroit à la
Partie du Nord de la Colonic, ct je regardois comme un des beaux jours
de ma vic, celui oit je pourrois revenir au Cap avcc une aussi agréable
nouvelle. Jc nc pus même pas m'empécher d'offrir cette perspective cà ceux
avec quije conversois 3 je la montrai à plusicurs autres en leur écrivant
(No, 32). En un mot, j'en étois si frappé que je crus devoir m'assurer
d'avance les moyens de retour, en prenant une lettre de crédit de la
maison Poupct du Cap (No. 33):. Jc me décidai donc à partir lc premicr
Juin sur lc Paquebor du Havre, port ou je suis débarqué le 2 Juillet.
Le 6 je fus à Versailles : j'y dînai chez M. lc Comte de la Luzerne,
qui me reçut d'unc manière asscz embarassée.
Le II j'en reçus un billet qui m'y conduisit le Dimanche 13 (No.
Jc me rendis à son audience, Lorsquc mon tour vint pour entrer, le 34). Ministre
NO
cidai donc à partir lc premicr
Juin sur lc Paquebor du Havre, port ou je suis débarqué le 2 Juillet.
Le 6 je fus à Versailles : j'y dînai chez M. lc Comte de la Luzerne,
qui me reçut d'unc manière asscz embarassée.
Le II j'en reçus un billet qui m'y conduisit le Dimanche 13 (No.
Jc me rendis à son audience, Lorsquc mon tour vint pour entrer, le 34). Ministre
NO --- Page 27 ---
la fin dc l'audiencc, 17.
parce qu'il avoit à mc parler
nistre me dit d'attendre le diner. Jc fus introduit: : après lc bon jour,
et que nous causerions demanda avant si j'avois des mouvelles dc Sainr-Domingue;
le Ministre me
y en cût de plus réccntes que
je lui répondis que je ne croyois pas qu'il dans une traversée de 31 I jours.
celles quc j'avois apportécs moi même,
avoit du mouvelui avoit écrit de la Colonic, qu'il y
Il me dit qu'on
du Nord, à cause de la réunion des Conscils, et
mnent dans la Partic
nc pus m'empècher de rcque je ly avois cxcité. A ce reproche, je
du
on dit que
la bisarrerie qui vouloit qu'a mon départ Cap,
marquer
et
mon
en France jc
J'avois coopéré à la réunion , qua clle. Alors débarquenent M. le Comte de la Lufusse accusé d'avoir échauffé contre
me
de mécontentezcrne, (qui voulut m'éprouver, sans doutc,) parla de retourner à
ment du Roi, qui seroit capable d'amener donne un ordre le témoignage intéSaint-Domingue. Il est une assurance que- Je répondis au Ministre,
ricur, et que rien ne me sortirois fait perdrc. de son Département > par ma
qu'à la vue de Tordre, je
lui sauvant une injustice , il me
démission dc Conseiller, , Ct qu'en Jc dois m'empresser d'ajouter que
resteroit le droit de m'en plaindrc. loin de blâmer cctte fierté > me dorna au
M. le Comte de la Luzernc, de bienveillance, ct jc suis resté en
moment même des témoignages
Francc.
j'avois diné chez M. Raby, avec M. le Comte
La veille 12 Juillet,
dessein d'écrire à M.lc Garde-des-Sreaux,
de Reynaud, etiyannongaile Conseil d'Etat, du 5 Juillet, pour établir le droit que
d'après T'Arrêt du
formées depuis 1614, de faire entendre leurs
je croyois aux Colonies,
Ceyte idée donna cellc d'un Comité Colodoléances aux Erats-Généraux. établirent lc 16 Juillet. M. Raby m'clonial à Paris, que CCS Messicurs
été choisi comme lun dcs
crivit lc mème jour, pour me dire que j'avois me rendis chez lui > pourm'inCommissaires. Dès le 17 au matin , je conversation, M. Raby, insformer de CC qui s'étoit passé. Dansnotre M. le Comtc de la Luzernc ct moi
truit de ce qui avoit eu lieu entre. n'avois point de fortune, et qu'en
lc 13, fit cette réflexion, que je
cctte démarche, ou bien
supposant, ou que la Colonic n'approuvàt pas au risque de perdre
que la démarche fàt sans succès, clle m'exposoit maitre de me placer au rang des
ma place. Je laissai néannoins M. Raby
Ce fut le mûme jour 3
Commissaires, s'il le jugcoit utile à la Colonic. Comte de Reynaud lc parti
memarqua qu'il avoit pris avec M. le
quil
dc la liste. (No, 35.)
de me supprimer
dont Timportance avoit gagné,
Jc me livrai donc à mcs Ouvrages
C
e fàt sans succès, clle m'exposoit maitre de me placer au rang des
ma place. Je laissai néannoins M. Raby
Ce fut le mûme jour 3
Commissaires, s'il le jugcoit utile à la Colonic. Comte de Reynaud lc parti
memarqua qu'il avoit pris avec M. le
quil
dc la liste. (No, 35.)
de me supprimer
dont Timportance avoit gagné,
Jc me livrai donc à mcs Ouvrages
C --- Page 28 ---
C 21 a -
ct dont les volumes croissoient en nombre
m'avoit procuré rien qu'à Saint-Domingue) de > puisque mon voyage
lume de supplément,
quoi former un voque jc" donnerai gratis à -mes anciens Souscripteurs, ati moyen de l'avance qui m'a été faite sur une souscription
de cinquante exemplaires, prise au noni du Roi pour la Colonic.
(No, 36,Note du No, 61.)
Du Port au Prince, j'avois écrit à Cayenne pour y presser lcs recherches recommandées par lc Ministre en 1787; et CCS matériaux,
ceux de la Martinique, Ccux de la Guadeloupe, ctc., fourniront, si
mon existence dure, une cspèce d'Encyclopédic Coloniale. ( Nos,
ct 37).
J'ai été interrompa quelquefois par des partics de travail dont
M. le Comte de la Luzerne m'a chargé, sur les
les
non-Catholiques, sur
Mariages - mixtes, sur un projet d'abolition du droit d'Aubaine, sur
celui d'admettre les Loix Françoises dans la Colonie dc Tabago, à la
demande des Habitans, sur celui de donner des Lettres-Patentes à une
Providence des Gens dc couleur libres au Cap, sous la surveillance
de la Providence (1) actuelle, ctc, etc.
J'ai eu aussi pour agréables motifs de détournement lès démarches
que j'ai faitcs avec MM. Barré de Saint-Venant ct Barré dc Saint Leu,
au mois de Février dernier > pour obtenir ce que l'Académie des Sciences
de la Capitale, a montré d'intérêt en faveur du Cercle des Philadelphes
du Cap. C'està moi que le Ministre a confié le soin de dresser Ics
Lettres-Patentes du mois de Mai, qui ont donné une constitution réelle
à cet établissement, sous lc nom dc Société Royale des Sciences ct
Arts. C'est moi" qui ai eu lc bonheurd'obtenir le premier
le Gouvernement jettât un regard sur cette Société, ct qui ai même quc
la dépêche du 29 Décembre 1786, dont le brouillon rédigé
montré dans sa séance du 14 Mai 1787 cst encore entre mes que mains. j'ai
C'est enfin moi qui viens d'obtenir, le IO Décembre, de la Société
Royale d'Agriculture de Paris une correspondance directe avec clle (2).
(No, 38).
(1) Ceci me rappelle que le 26 Mai demnier, j'ai célébré dans une Affemblée
du Musée de Paris, , les vertus de Loujs Turc de Castelveyre , fondateur de cet publique
par son éloge historique.
Hospice,
(2) C'est cependant du Tableau de cette Société qu'on a eu l'idée de
ms
faire rayer le 19 Octobre dernier, comme Traitre à la Colonic.
vouloir
(2).
(No, 38).
(1) Ceci me rappelle que le 26 Mai demnier, j'ai célébré dans une Affemblée
du Musée de Paris, , les vertus de Loujs Turc de Castelveyre , fondateur de cet publique
par son éloge historique.
Hospice,
(2) C'est cependant du Tableau de cette Société qu'on a eu l'idée de
ms
faire rayer le 19 Octobre dernier, comme Traitre à la Colonic.
vouloir --- Page 29 ---
19 une lettre de M. le Marquis de
Le 16 Novembre 1788,je reçus Colonial.
au Comité
Gouy, > pour m'appeler étant la même qu'au mois de Juillet précédent,
Ma position
dc répondre commc je fis le lendemain. (No.
M. Raby me conseilla cessé de prendre le plus vif intérêt aux dé39). Mais je n'ai jamais dont M. le Comte de Reynaud ( mon ami depuis
marches des Colons,
de m'entretenic rrès-souvent ct
plus de dix ans) avoit la complaisance des
auxquelles le Cochez lui et chez moi. Je lui ai indiqué dans personnes la Partie du Sud de Saintmité de Paris feroit bien de s'adresser
savois, quand il fa desiré;
Domingue. Je lui ai communiqué ce que il l'a je cru utile. Jc lui ai fourni
de matériaux, quand
ce que Javois
sixième volume à mesure qu'on les imprimoit.
lcs feuilles de mon
contre la réunion des
Jc lui ai prété la copie dc mes Représentations ct l'expression de sa surConscils, et elles m'ont mêmc attiré ses éloges différemment au Cap. (No.
prise Ct de son chagrin , qu'on ame jugeit tout
40 )-
l'Auteur de T'Ouvrage intitulé : Réclamations
Lorsqu'en Mars 1789, adressées au Roi & à la Nation J a voulu
pour les Colonies des Antilles, de me le soumettrc, etje n'y ai pas affoile publier ,il a eu Thonnêteré les plaintes des Colons.
bli les motifs d'admettre ancien Intendant des Isles du Vent a mis
C'est à ma prière qu'un
une note favorable aux Codans les Vaux des François, pag. 4,
lonies.
fois l'offre de mes foibles talens lorsqu'on
Enfin, j'ai fait cent
causc, et MM. Raby, de Perigny
voudroit les employer pour cette leur témoignage sur ce point.
et de Reynand me doivent seul instant de servir lcs Colonies, ct de
Je ne cessois donc pas un
recherches
me troutravailler pour clles. Continuant mes l'ensemule (NO,41)je et la division de mon
vai, àl la fin de 1788, en état dc fixer principales. Je demandai les
travail qui doit former quatre parties
erjétois même
TOuvrage sur Saint-Doningue,
Censeurs que j'avoispour volumes dc différentes Colonies SOUIS presse ,
en état de mettre quatre
trouvées toutes employées par les écrits
lorsque les Imprimeries se sont
relatifs aux Etats-Généraux. (No 42) époque des Assemblécs de Paris
Enfin," - est arrivé le mois d'Avril, Lcs Districts sc formèrent le 21.
pour la nomination de SCS Députés.
je pouvois y être considéré
Je n'avois pas été au mien > croyant que Habitant de Paris, lorsqu'une
autant comme Américain que comme chercher
m'y conduire. Jc
vint me
pour
personne de ma connoissance
C2
aux Etats-Généraux. (No 42) époque des Assemblécs de Paris
Enfin," - est arrivé le mois d'Avril, Lcs Districts sc formèrent le 21.
pour la nomination de SCS Députés.
je pouvois y être considéré
Je n'avois pas été au mien > croyant que Habitant de Paris, lorsqu'une
autant comme Américain que comme chercher
m'y conduire. Jc
vint me
pour
personne de ma connoissance
C2 --- Page 30 ---
- 3
futs l'an des. quatorze Commissaires nommés pour la rédaction du Cahicr. Chacun en Ot un. Le hasard fit donner la préférence au mien, ou se
trouve un article 27 en ces termes :
ce L'admission dcs Colonies aux Erats Généraux, comme faisant
> de la Nation.". partie
Ce premier succès me mérita d'être l'un des Electeurs. Ils se réunirent
à TArchevéché: j'eus occasion d'y parler deux fois des Colouies. La première, le 4 Mai au matin 3 pour solliciter que le Cayér demandât expressément l'admission de leurs Députés aux Etats-Généraux, ce qui fut
voté à tinanimité(No. 43) ),La scconde, le 9 Mai après midi, sur la lecture du dernier article proposé par les Commisaines-Rtétacteums
lc Chapitre de Législation. Cet article étoit ainsi conçu : Le Code pour Noir
sera réformé. Quelques personnes parlerent sur ce sujet ; il y en cut qui
s'exprimérent avec chaleur, et d'une manière qui me parut propreà embrouiller et à conduire peut-étre à un résultat qu'on n'auroit
eu cn
vuc. Cela me décida à demander la parole: on me préta la plus pas
attention. c J'obfervai que l'article proposé étoit insignifiant;
grande si l'on
35 entendoit par Code Noir un Edit du mois de Mars
que qui
P toit communément CC nom, il avoit subi plusteurs réformes; 1685,
por- si
>> l'on entendoir par Code Noir, le corps des Loix relatives à l'adminis- que
3> tration des Esclaves, je croyois devoir remarquer quc
ne
>> connoissoit mieux leur traitement que moi, qui avois quatre personne mille
>9 Loix de Ce genre à publicr, dont JC n'avois pas encore fait connoitre
>> le quart. Que si l'Assemblée des Electeurs de la Pille de Paris se
9 obligée de parler des Esclaves, je croyois qu'il étoit de sa croyoit ct
>>
dignité
de son devoir de connoître auparavant ct d'étudier la matière >>. Personne ne s'éleva contre cette observation, et il fat dit trés-rapidement par lc Président, qu'à la place de l'aricle on mettroit une disposition générale; c'cst CC qui a amené T'article tel que les Commissaires Rédacteurs l'ont inséré dans le Cahier lors de leur travail particulicr (N. 44). Mais la Motion cxpresse de T'Afhanchisement des
Esclaves, non plus que celle de l'abolition de la Traite, n'ont été fiites
par personne el à aucune époque dans l'Assent bléc des. Llecteurs. Leurs séances se termindrentavecla: nomination des Députés le 23 Mai
(No.45). Iln'en fut plus q"estion jusqu'an 2 5 Juin que lcs troubles de
Paris nous rassemblérent à l'ancien Hôtel de Musée, ruc Dauphine,
des objets queles circonstances pouvoient seules rendre de notre ressort.
abolition de la Traite, n'ont été fiites
par personne el à aucune époque dans l'Assent bléc des. Llecteurs. Leurs séances se termindrentavecla: nomination des Députés le 23 Mai
(No.45). Iln'en fut plus q"estion jusqu'an 2 5 Juin que lcs troubles de
Paris nous rassemblérent à l'ancien Hôtel de Musée, ruc Dauphine,
des objets queles circonstances pouvoient seules rendre de notre ressort. pour
Ce fur ce jour-là que les Electcurs dépntérent vers FAsemblée Nationalc vinge d'entre cux, > au nombre desqucls j'étois, pour la féliciter. --- Page 31 ---
mc choisirent pour porter la
Arrivés à Versailles le 26, mes Collegues Juillet, il fut question à l'Hôtel-deparolc (1)3 et lorsque le premicr depuis le 27 Juin) du choix pour une
Ville (oit nous nous assemblions
des voix le fixa sur moi. seconde place de Président, la majorité
fois
diffidonc trouvé à cette placc tout-à-la importante,
Je mc suis
d'un sens, au moment de la Révolution du
cile et périlleuse dens plus
qui m'y ont vu, c'est à celles qui
mois de Juillet. C'est aux personnes à colles qui peuvent apprécier
ont connu tout CC que j'ai cu à y faire,
la chose pui--
combien il étoit facile de s'y perdre ou de compromettre mes
de la purcté de mes intentions et dc principes,
blique, à juger manicre dont j'ai rempli, en cc qui m'étoit peret à prononcer sur la
en quelque sorte incroyables pousonnel, un rôle que des circonstances
voient scules créer (2) (No. 46). Vice-Président de l'AssemM. le Marquis de la Fayette vint, comme à THôtel-de-Ville le Merbléc Nationale, et à la tête d'une Députation, vu, ct je lui parlai pour la
credi 15 Juillet au soir. Je ne l'avois jamais dans un entretien fort
première fois à PHote-de-Ville le 16 au matin, ricn dc notre situation récourt, mais tres-expresif, ou ne nous cachant volonté pour consolinous nous jurames de n'avoir qu'une
ciproque ,
ramener l'ordre dans la Capitalc, qui donnoit
der la vraie liberté, pour
lc
et de périr, s'il lc falloit,
en ce moment J'exemple à tout Royaume,
en marchant vers ce but. Duferret, Dépuré de la MarLe 8 Juillet, j'avois reçu de M. Dubuq lettre de convocation, qui m'avojt
tinique au Bureau du Commercc, unc les Colons de cette Isle, chargés
déterminé à me réunir le I I à Messicurs Paris des Députés à l'Assempar lcur Assembléc Colonialc, de choisir
jour ou le choix de
bléc Nationale (No, 47). On s'ajourna au 17, de Paris (envoyés le 25
Mcssicurs lcs Représ S sentans dc la Communc administré avcc eux juspour remplacer les Electeurs qui ont cependant Vice Présidens, de Secrétaire que
qu'au 30) m'ayant fait lun de leurs
de leur demander Tagréjétois depuis le.25, je ne pus m'empécher devoirs envers la Martinique, ma
ment d'allicr mcs fonctions avcc mes donna dans la mème journéc unc
patric (No.
oyés le 25
Mcssicurs lcs Représ S sentans dc la Communc administré avcc eux juspour remplacer les Electeurs qui ont cependant Vice Présidens, de Secrétaire que
qu'au 30) m'ayant fait lun de leurs
de leur demander Tagréjétois depuis le.25, je ne pus m'empécher devoirs envers la Martinique, ma
ment d'allicr mcs fonctions avcc mes donna dans la mème journéc unc
patric (No. 48) Cettc dernière me
del la Touche, et d'autres Colons vinrent me donner des témoignages
(1) MM. de Reynaud,
de satifaction. de Messicurs lcs Electenrs rend compte des faits 3 iy renvoye
(2) Le Procès-verbal
Adcs Lecteurs. --- Page 32 ---
preuve de sa confiance, en mc nommant 22 l'un
la rédaction des Cahiers (No.
des six Commisaires pour
A la même époque, M. le 49)..
par la confiance que jc lui avois Marquis de la Fayctte, séduit sans doute
mières places, à sa disposition, dans inspiréc, la me proposa l'une des prcine rendit le refus trés-difficile
il
sa
obxasenulepetsmes
de peine à lui faire gouter les raisons par perséverance, et j'eus beaucoup
Ma conduite, ce que
qui Tappuyoicnt.
fortunc, et ce sentiment j'avois lic cu occasion de lui dire de mon pcu dc
événement a en
qui fortement deux hommes
quelque sorte associés Ct qui ont des
qu'un grand
portérent M. le Marquis de la Fayette à me
risques communs, 3
sirerois. J'avouc que je lui répondis
demander queile placeje deAdministrateur d'unc Colonie
que mon ambition étoit de
savoit
; qu'étant né en
devenir
pas encorc), qu'ayant donné ma vic à Amérique, (cc qu'il ne
de I'Histoire des Colonics, je
l'étude de la Législation et
propre qu'à toute autre
croyois, même par probité, leur être
succès, je mourrois chosc, ct qu'après avoir servi Paris avec plus
Colonie,
content si j'étois utile à ma véritable
quelque
qui avoit mes soins depuis prés de
patric ou à la
ou J'entrevoyois qu'elles nc seroient
quinze ans, à unc
M. Necker vint à
point cxemptes dc troubles. - époque
I
comme Président des T'HOtel-de-Ville Electeurs)
le 30 Juillet. Jc lui parlai alors
Je fus singulicrement
pour la premicre fois de ma vie,
quis de la Faycttc,
surpris le 4 Août à midi, Iorsque M. le Marmit un billet de M. Necker, m'appellant en particulier à THOtel-de-Ville, me rc-
: ce J'ai
ouje trouvai CCS mots :
parlé, Monsieur, > àM. de la
>> Méry. Il est déterminé à le
Luzerne dc M. Morcau de Saint-
>, Martinique. Je suis bicn persuadé présenter au Roi pour lIntendance de la
>> scra excelient.
que le choix de M. de Saint-Méry
>> Le 4 Aott 32.
M. dc la Fayctte permit peu à ma reconnoissance
m'observa même, comme s'il avoit da l'affoiblir, de s'expliquer, et
Necker, il avoit exigé une condition, qui étoit qu'en écrivant à M.
mes fonctions à THorel-de-Ville avant le
que je nc quitterois point
gageai sur ma parole d'honneur:
premicr Octobre: jc m'y enLe IO Août, ma Présidence de la Commune étant
dai à n'y être pas continué, , afin d'avoir,
fnic, je demanla faculté de montrer mon attachement 3 comme simple Membre,
Jc fus lc II Août à Versailles, remercier pour la Martinique (No, 5o)
à Montreuil, chez M. de la Luzerne
M. Necker, J'allai ensuite
, qui me dit qu'il yauroit sans
parole d'honneur:
premicr Octobre: jc m'y enLe IO Août, ma Présidence de la Commune étant
dai à n'y être pas continué, , afin d'avoir,
fnic, je demanla faculté de montrer mon attachement 3 comme simple Membre,
Jc fus lc II Août à Versailles, remercier pour la Martinique (No, 5o)
à Montreuil, chez M. de la Luzerne
M. Necker, J'allai ensuite
, qui me dit qu'il yauroit sans --- Page 33 ---
de 23 Colonie vacante. Je lui demandai la
doute avant peu une Intendance Ic billet de M Necker. 1lm'observa que'
promesse que me fesoit espérer
à Saint-Domind'expectative, ct que par rapport
le Roi ne donnoit plus
de cette Isle lui avoient proposé un arrangue, Messieurs les Députés
avcc M. Necker, ct que jc n'agement ; qu'au surplus, il en conféreroit il me scroit fait une réponsc.
vois qu'à donner un Mémoire sulr lequel
Jc priai le Ministre de me déclarer s'il avoit pris quelque TIntendance engagement dc
avcc Messicurs les Députés de Saint-Domingue n'en avoit contracté pour aucun > je Gs
ccttc Colonie, ct sur sa parole qu'il del lui le 16 Août (N. 51).
un Mémoire qui amena une réponse Colons de la Martinique , oû leurs
Lc 17, nouvelle Assembléc des
du Cahier, furent prids de
six Commissaires, chargés de la rédaction
et de la
avec Messieurs les Colons de Saint-Domingue
se concerter
l'intérêt commun des Colonics(No, 52). Lelendemain
Guadeloupe, , pour
à Versailles, Messieurs le Comte
18, je vis dans TAwenbléeNationale, insistérent pour que nous nomdc Reynaud et le Marquis de Gouy , qui
massions nos Députés. des circulaires imprimées au nom de Messicutss
Lc 19, je reçus une
le-lendemain à une Assembléc.
les Colons Américains, pour me irouver
le Comte DuJc n'y pus pas aller 3 mais seulement le 24 au soir, comme que toutes lesauquesne, mon parent, vint me chercher. Cette fois, salut des Colonies
comme
je nc cessai de dire que le
tres, et
par-tout,
tenoit à l'union des Colons.
Duferret à un Comité des CommisLe 26, étant chez M. Dubuq Comte Dillon en étoit un, me prit à
saires dc la Martinique, M. le
qui
titre: Observalaprès-diné,et me montra un imprimé quiavoit pour
part M. Charton à la Motion de M. Moreau de Saint-Méry. Je le partion de
arrivant à l'endroit ou j'étois cité, je le rendis
courus rapidement; mais,
avec dédain.
que cela
M. Dillon m'obscrva quc je devois y répondre force 2 de parce la vérité, je
pourroit me nuire 3 mais moi, confiant dans la
un
avoit des hommes au-dessus du soupçon; et quej'etois
lui répondis qu'ily
de ces hommes là.
Messieurs les Colons assemblés à l'Hôtel
Le même jour 27,
au Roi,
demander, de
Massiac,areterent de présenter une Requéte
pour
les Députés de Saint-Domingue une convocaconcert avec Messieurs
Colonie, afin
put délibérer sur
tion générale et libre de cette
qu'elle leurs intérêts. Jc fus
tout ce que les Colons jugeroient convenable pour-1 aller
la Requéte
l'un des quatre. Commissaires choisis pour ou l'entretien porter des Comau Ministre, ce qui eut licu le 30 Août, jour
,
demander, de
Massiac,areterent de présenter une Requéte
pour
les Députés de Saint-Domingue une convocaconcert avec Messieurs
Colonie, afin
put délibérer sur
tion générale et libre de cette
qu'elle leurs intérêts. Jc fus
tout ce que les Colons jugeroient convenable pour-1 aller
la Requéte
l'un des quatre. Commissaires choisis pour ou l'entretien porter des Comau Ministre, ce qui eut licu le 30 Août, jour --- Page 34 ---
a
missaircs mc donna lieu de
conversation'du 13 Juillet rappelerà 1788. M. le Comte de la Luzerne notre
Lc même jour 30 Aodt 1789, Messieurs les
que sassembloient, et j'avois prié M.
Colons de la Martini-.
mes excuses. Cc fut au moment ou l'on Dubuq alloit l'ainé de leur faire agréer
mination des Députés, quc IImprimé deM. faire le scrutin pour la nolire ce qui se. passa dans le
Charton fut présenté: il faut
Cc On alloit faire le scrutin procès-verbal la mémc, ( pag. 65 à 68 ).
lier de Perpigna a dit que Messieurs pour nomination., le
lorsque M. le ChevaDuquesne avoient remis au Comité Comte de Dillon et le
de Saint-Domingue à l'Assemblée un écrit que Messieurs les Marquis Députés
connoître à l'Asemblée
Nationale les avoient chargés de
Charton à la Motion de M. s lequel Moreau écrit a pour titre : Observation de faire M.
doit à affranchir les Negres dans lcs de Saine-Méry, 2 laquelle Motion ten-
>> La Lecture faite desdites
Colonies.
a dic que l'inculpation faite Observations, un del
ct
par cet
Mewicurs'estlevé,
au moment oul l'on alloit
écrit à M. Morcau de
sembloit devoir
s'occuper de la nomination des Saint-Méry,
l'exclure de cette nomination
Députés,
justc quc M. Moreau de Saint-Méry,
5 qu'il lui paroissoit -
blée, cût lc temps dc se
qui n'étoit point à l'Assemétoient faites. A
défendre ct de connoitre lcs
quoi il a été répondu
inculpations qui lui
M. Moreau de
par M. le Comte de Dillon,
il s'agit; que le Saint-Méry avoit une parfaite connoissance de l'écrit dont quc
que M. Morcau Comitélui de
cn avoit fait part en l'engageant à yrépondre;
Comte de Dillon, qu'il Saint-Méry y avoit des avoir répondu aux instances dc M. lc
étoit de Ce nombre. M. le Comte de hommes Dillon au-dessus du soupçon ct qu'il
juste de donner à M: Morcau dc
a ajouté qu'il lui paroissoit
fense, ct qu'il proposoit cn
Saint-Méry lc temps de produire sa démination des Députés. Sur quoi conséquence lAssemblée de remettre à huitaine la nonimement arrêté que la Séance seroit
ayant délibéré, il a été unaonze heures du matin.
prorogée au Dimanchesixs Septembre,
99 M. le Chevalier de Perpigna a
-
et lui s'étoient donné tous les soins ajouté quc M. le Comte de Dillon
que les affaires de M. le Comtede possibles Dillon pour découvrir M. Charton; ;
Perpigna s'étoit chargé de stivre seul lc l'appellant à Versailles,M. de
mité avoit tracé; quils'éroit rendu-le plan de recherches que lc Cores du matin, chcz M.
Vendredi, 28 Août, à sept heului avoit montré l'écrit Charton, rue du Fauxbourg Saint-Martin,
pour être de lui: à dont il s'agit , cn lui demandant s'il l'avouoit qu'il
quoi M. Charton avoit répondu qu'il s'en déclaroir
l'Auteur
chargé de stivre seul lc l'appellant à Versailles,M. de
mité avoit tracé; quils'éroit rendu-le plan de recherches que lc Cores du matin, chcz M.
Vendredi, 28 Août, à sept heului avoit montré l'écrit Charton, rue du Fauxbourg Saint-Martin,
pour être de lui: à dont il s'agit , cn lui demandant s'il l'avouoit qu'il
quoi M. Charton avoit répondu qu'il s'en déclaroir
l'Auteur --- Page 35 ---
de M. Moreau 25 de Saint-Méry avcit été faire
T'Auteur; quc la Motion HEURES DU SOIR 5 A L'ASSEMBLÉE DES
LE douge MAI A CINQ
qu'aussitôt que M. Morcau
ÉLECTEURS DE PARIS, A L'ARCHEVÉCHÉ: ils'ézoit élevé un murmure général
de Saint-Méry eut achevé sa Motion, M. Charton avoiz alors pris la parole >
d'improbation dans PAssembléc : que
scroit un attentat contre la proque Pabolition de Pesclavage
pour représenter
deyoit être sacrée; QU'ÉTANT DE RETOUR
priété, et que toute propridté JETÉ SES IDÉES SUR LE PAPIER, QU'IL
CHEZ LUI , IL, AVOIT
ET QUE LE LENDEMAIN
LES AVOIT ENVOYÉES A LA PRESSE,
SUR LE BUREAU
reieMAI,IL AVOIT, MIS L'ÉCRIT EN QUESTION APRÈS EN AVOIR
DE MESSIEURS LES ÉLECTEURS aurorisé DE M. PARIS, de Perpigna à lenommer.
FAIT LECTURE. M. Charton a
dans l'Assembléc,
été
dc nommcr trois Commissaires
>> 11,a proposé
touchant l'écrit dc M. Charton.
pour faire dc nouvelles informations
Messieurs de Chiteaugné,
L'Assemblée ayant approuvé la Motion 2
cette information.
Croquet de Belligny ct Duharoc , ont été choisis de pour rendre compte de leurs
Ccs trois Messieurs ont accepté, et ont promis
démarches à la prochaine Séance de l'Assembléc. 32
de l'Assembléc m'attendit chez moi jusqu'au soir,
Un des Membres
de ce qui s'étoit passé. Je
à mon retour de Versailles, pour me prévenir
mes Compatriotes
touché de la déférence que
fus et serai long-temps
le choix des Députés, ct aux
avoient daigné me marquer > en suspendant réellement fait la Motion"
soins qu'ils avoient pris pour s'assurer si javois
qui m'étoit attribuée par Timprimé.
dc ma justification (No. 53).
Dès le premier Septembre, jc m'occupai lun des Commissaires des
d'aller le soir, comme
Elle ne m'empêcha pas
à un Comité des Ministres du
Colons réunis à l'Hôtel Massiac > ou étoient aussi Messicurs les
Roi; tenu chez M. le Garde-des Sceaux,
arrêter définitivement lc
Députés de Saint-Domingue : l'on ne put pas Colonie. Y
mode de convocation à employer pour trouvai cettc M. Charton au Bureau des
Le 2 Septembre, au matin, je Je lui demandai co que c'étoit que la
Subsistances , à THotel-de-Ville- il fut embarrassé et balbutia. Je lui
fable de sa réponse à ma Motion;
écrit et en présence de téamnonçai que je voulois une explication par
à THôtel-de-Ville,
d'être
cela le lendemain, 9
moins. I1 me promit
pour
Messieurs Vauvilliers 2
à dix heures du matin. Jc priai sur-le-champ Trudon, et Minier, (Joaillier)
Blondel, Brousse des Faucherets, Thouin,
de sy trouver. J'y.
anciens Electcurs ct Représentans dc la Commune,
D
présence de téamnonçai que je voulois une explication par
à THôtel-de-Ville,
d'être
cela le lendemain, 9
moins. I1 me promit
pour
Messieurs Vauvilliers 2
à dix heures du matin. Jc priai sur-le-champ Trudon, et Minier, (Joaillier)
Blondel, Brousse des Faucherets, Thouin,
de sy trouver. J'y.
anciens Electcurs ct Représentans dc la Commune,
D --- Page 36 ---
a
engageai pareillement Messieurs Belin de Villeneuve
Venant , Rossignol de Grandmont, ct lc Vicomte
3 Barré de Saintton se fit vainement
de Laumont.
-
attendrc.
M. CharJc lni écrivis le 4 au matin, pour me
ct'le sommer de SC trouver à l'Hôtel- de-Ville plaindre de cette inexactitude
une réponse par écrit. Il me fit dire verbalement le 5 , et je lui demandai
tâcheroit de s'y rendre à midi.
par mon domestique qu'il
plus sûr que lc premier, j'écrivis Craignant que ce rendez-vous ne fûr pas
missaires, nommés par lcs Colons sur-le-champ de la
a Messieurs les trois Comvenir avec moi chez M. Charton le Martinique, pour les' prier de
Tes du matin, ce qu'ils acceptérent lendemain 5 Septembre, a sept heuNous y allâmcs en
(No, 54).
"cCs Messicurs de
effet, et pour éviter tout
SC présenter "seuls
prétexte, je priai
jer ne me montrai que quand il eut" pour On demander M. Charton, et
concerré. Il me donna -des
paru. croira aisément gu'il fur déde-Ville, dit qu'il
éloges outrés sur ma conduite à T'Hôtelquc le fait de la Motion voyoit étoit bien
j'allois Tni' faire un proccs, mais
r vrai. Il
avec quelques instances,
fallut cependant le
les
pour l'amercr à la conversation
pricr,
demandes sont écrites de ma
qui suit, dont
M. Charton, ainsi que T'orthographe. main, et les réponses de cclle de
CONVERSATION chez M.
entre M. Chatton ct M. Morcau de Saint
Charton,le 5 Septembre 1789 au
Méry,
Messieurs Chatcaugué,
matin, en préscnce de
Belligny ct Duharoc.
Demande, Depuis quand M. Charton me connoit-il:
Réponse. Depuis lc 23 Avril.
D: M. Charton m'a-t-il entendu faire
TAfmranrhisement des
ou
une Motion pour demander
R. Dans la salle de Négres, PArcheveché ct quand ?
midi sur les cing heures du
a la rédaction des cahiers une
soir, M. Moraue de
apret
Afranchissement des Negres.
Saint-Mery demanda
D. M. Charton a- t-il répondu
chose
'R. Jwirépondnc
quelque
a cette Motion: ?
gaer Ta proprieté de qun Negre étoit une proprictés, & que c'étoit attamient.
nosfreres Collons que de demender leur afranchisseD. M. "Charton a-til imprimé quélque chose
R. J'ai fait imprimer le lendemain chez M.
a'ce sujet ?
-ment, Ta Réponse a la Motion 5 environ-600. Nyons Imprimeur dii Parle23 TumaE a - A
chose
'R. Jwirépondnc
quelque
a cette Motion: ?
gaer Ta proprieté de qun Negre étoit une proprictés, & que c'étoit attamient.
nosfreres Collons que de demender leur afranchisseD. M. "Charton a-til imprimé quélque chose
R. J'ai fait imprimer le lendemain chez M.
a'ce sujet ?
-ment, Ta Réponse a la Motion 5 environ-600. Nyons Imprimeur dii Parle23 TumaE a - A --- Page 37 ---
D. Quel a été le motif de M. Charton pour imprimer?
R. Pour le Bier généralse de tous mes à Consitoyens. Messieurs les Electeurs ?
D. A-t-il fait connoître cet impriméde
été envoyé à PAssemblée générale 3 le projer rafranchisseR. Elle a
le cahier de 7Assemblé général:
Ment a été propossée par conservé de ces imprimés, et ena-t-i
D. M. Charton a-t.il
encore :
R. Il en a conservéc une quarantaine. citer d'une manière particulière quelquesD. M. Charton témoins peut-il de ma Motion, et de sa réponse 2
ans des Electeurs
étoit à PAssemblée. J'étois prét de M.. Parisot.
R. Plusieurs Membres
Président, insi gue Messieurs les
Pai vuc M. Garin ; mais M. Camus,
Sectétaires i étoient.
Président de Messieurs les Electeurs,
D. Est-ce moi qui, comme
ai envoyé M. Charton à Provins.
une ordre du 29 Juillet.
R. C'est le Comité des Subsistances par
Signé CHARTON, et MOREAU DE SAINTDu 5 Septembre 1789.
MERY, avec trois paraphes.
certifier à M. Charton lun des exemplaires dc son ObservaJe fis
et nous nous retirâmes.
tion, qu'il me donna,
à l'Assembléc de Messieurs de
Le lendemain matin, jc me rendis Duferret, avec plusieurs picces pour
la Martinique, chez M. Dubuq
surpris en entrant, de
mais je fus bien agrésblement
ma justification;
justific, ct que l'Assemblée, qui ne vouloit
m'entendre dire que j'étois
m'en avoit
plus rien cntendre après le rapport de ses Commissaires, Elle le confirma bien
authentique (i No. 55- )
rendu un témoignage moi dans la même séance , en me nommant le
gloricusemenit pour Député de la Martinique à T'Assembléc Nationale
premier, au scrutin,
(No, 56.).
J'en informai Messieurs les Colons
Ce fit fut. répandu sur-lc-champ. avoir acquis toute la publicité dede THOtel-Massiac, et il me parut calomnic alloit déjà dans une autre
sirable. J'ignorois hélas! que cette affreux!
contréc, me porter les coups les plus
même leur variété, nc me
La multitude de mes occupations, et de courts instans à T'Hôtelpermit plus d'aller que rarement ct pendaat scances, Messieurs de Rouvray,
Massiac, ou j'ai vu, dans diférentes de Chabanon, Laboric, Douge,
de Gouy d'Arsy, de Vilieblanchc,
D 2
calomnic alloit déjà dans une autre
sirable. J'ignorois hélas! que cette affreux!
contréc, me porter les coups les plus
même leur variété, nc me
La multitude de mes occupations, et de courts instans à T'Hôtelpermit plus d'aller que rarement ct pendaat scances, Messieurs de Rouvray,
Massiac, ou j'ai vu, dans diférentes de Chabanon, Laboric, Douge,
de Gouy d'Arsy, de Vilieblanchc,
D 2 --- Page 38 ---
28::
Ogorman et de Cocherel, tous Membres de la
Domingue. Je ne fus donc plus en état de Députation d c Saine
au mode de convocation desiré
suivre le travail telatif
être enfin lc résultat du scntiment pour Saint-Domingue, et qui a du
tous également
commun des Colons et des
persuadés, sans doute, de cette
Députés:
vocation qui procure le droit de
vériré, qu'une conplaindre du mode de cette
s'expliquer sur tour, et.i même de SC
être
convocation, si. cela est
qu'avantageuse à une Colonic généc
nécessaire 3 ne peut
Le 18 Septembre se forma une nouvelle jusqu'ici par millc cntraves.
tans de la Commune, dont le nombre fut Assembléc des Représenfus un pcu choqué de voir M. Charton porté de 180 à 300. Jc
même à un grand nombre de
dans ce supplément. Je lc dis
dénoncer sa calomnie
mes Collègnes, qui me pressérent de
envers moi. Mais séduit
sans doute, je souffris CC méchant
par une pitié, fausse
êtrc l'élite d'une
parmi des hommcs qui devoient
n'assistoit
Capitale, telle que Paris. Il me parut
presque plus anx séances, depuis l'une d'clles cependant qu'il
mépris avoit répondu à son salut, et lui avoit
ou mon froid
éviter et mon approche et mes regards.
appris qu'il devoit
Lc 26 Septembre, jc fus nommé de nouvcau à la
Représentans de la Commune. Ce terme étoit
Présidence des
de celui du premier Octobre, qui terminoit cependant très - voisin
attaché à
ma promesse de demeurcr
THôrel-de-Ville, et du moment de me
Collègues, à l'Assemblée Nationale
présenter > avec mes.
Mais je crus ne devoir
, comme Dépaté de la Martinique.
vois fait, de
pas annoncer à cette époque , comme i'aquinzaine en quinzaine, au renouvellement de
je
sidence, que je ne Taccepterois pas si elle m'étoit déféréc. chaque Préduire ainsi s je fus déerminé par les
Pour me conmanifestoient déjà dans le'public,
mouvemens d'inquiétude qui se
servoient de prétexte
mouvemens auxquels Ies Subsistances
ficheux leur prétassent apparent d'autrcs s quoique des propas plus ou moins
prendre ce moment de crise
causes. Jc crus indigne de moi de
de la
pour quitter mon poste de
Commune s et j'avois promis à M, le
de Représcntane la
d'accepter la Présidence, si iy étois nommé, Marquis
Eayette,
La France entière sait quels ont été les événemens
et du 6 Octobre, les dangers
des journécs du 5
le 5 au matin et
qu'ont couru les Membres de la
:
plus particulidrement ceux qui étoient à lcur Commune têtc (1).
(:) Je fus arrété près de la place de
Gardes Nationalcs de mon District qui me THorel-de-Ville, ou je me rendois, , par plusicurs
teconnurent , ét ne vonlurent pas me laisser
ad
ière sait quels ont été les événemens
et du 6 Octobre, les dangers
des journécs du 5
le 5 au matin et
qu'ont couru les Membres de la
:
plus particulidrement ceux qui étoient à lcur Commune têtc (1).
(:) Je fus arrété près de la place de
Gardes Nationalcs de mon District qui me THorel-de-Ville, ou je me rendois, , par plusicurs
teconnurent , ét ne vonlurent pas me laisser
ad --- Page 39 ---
29 été déterminé par. l'amour du bicn
Y'on peut juger par-la si j'ai.encore m'a procuré la gloire d'exprimer
public dans ce nouveau sacrifice, qui
famille, lc 6 Octobrc, les
au Monarque le plus chéri, et à son auguste
j'avois déjà cu le
sentimens des Habitans de Paris, au nom desquels
bonheur de lui parler lc 17 Juillet.
le 8 qu'on me remLes choses prenant une face nouvelle, je priai l'un des soixante Admidans la Présidence. J'assistai le 9, comme
ou
plaçir
devoient former le Conseil de Ville, aux Assemblées
nistrateurs choisis qui lcs Chefs et les Membres de chaque Département.
furent
donnai ma démission à mon District
Lc lendemain 10 Octobre 2 je
des preuves d'une satisfaction
ctà T'Hôtel-de Ville. Je recueillis par-tout
ou la douleur m'accame sera précieusc à jamais, et qui, au moment
qui
sonsolantes pensées. (No. 57-)
ble, est une de mes plus
de la Martinique > remis à l'Assemblée
Les pouvoirs des Députés d'Octobre, étant vérifiés, jy fus admis
Nationale au commencement
lc 14jour de la nomination des Députés de la MarDès le 6 Septembre ,
seroit formé un Comité, ou les Colons
tinique, il avoit été arrêté qu'il
leurs vucs ct
de cette Isle, réunis aux Députés > se communiqueroient
leurs lumiéres.
été nommé au serutin Président de ce Comité,
Le Octobre j'ai
ct : je lc 25 suis encore. (No. 58.) avoir été témoigner à Messieurs les
Ce fut le même jour, qu'après
Comité, lcs sentiColons de la Guadeloupe, réunis dans Mcssieurs un semblable les Colons de la Martinimens d'affection et de fraternité de du Projet de demander à T'Assemblée
que, et Y avoir entendu parler oi les afaires Coloniales seroient provisoireNationale un Comité particuliers attendu leur nature, je fis une Observation
ment renvoyées & examinées des Colons de la Martinique. Elle portc :
contenue au Procès-Verbal
(Du Dimanche 25 Octobre 1789.)
fourni T'occasion d'observer combien il
c Cette détermination ayant
les Députés des diffépourroit être utile quc pour des objets généraux,
chez M. le Marquis de la Fayette. J'y ai resté;
continuer ma route. J'allai sur-1 le-champ aidé de M. Bourdon de la Crosnière, quis'y rendit aussi,
faisant la police de cc quartier,
m'côt écrit, suivant notre convention, que je
jusqu'à cc que M. le Marquis de la Fayette
pourrois arriver jusqu'à T'Hotcl-de-Ville,
détermination ayant
les Députés des diffépourroit être utile quc pour des objets généraux,
chez M. le Marquis de la Fayette. J'y ai resté;
continuer ma route. J'allai sur-1 le-champ aidé de M. Bourdon de la Crosnière, quis'y rendit aussi,
faisant la police de cc quartier,
m'côt écrit, suivant notre convention, que je
jusqu'à cc que M. le Marquis de la Fayette
pourrois arriver jusqu'à T'Hotcl-de-Ville, --- Page 40 ---
rentes Colonies concertassent leurs 30
Colons de chaque Isle s'assembleroient démarches, il'a été arrêté que loo.
semaine, ct mémc plus souvent si les avec leurs Députés, une fois par
les Députés ct Suppléans de toures les circonstances Colonics l'exigeoients et que
aussi unc fois par semajne
se réuniroient entre eux
pour donner un caractère d'unité 3 ou mêmc à plus souvent s'il y avoit licu,
ntérét colonial, pris
celles dc lcurs réclamations qui auM. le Comte Dillon
généralement, pour objer.
Suppléans de
avoit de son côté proposé a MM. les Députés ct
Cette démarche Saint-Domingue 3 la réunion de tous les Députés
la
ayant réussi, nous nous rassemblâmes dans le Coloniaux.
députation de Saint - Domingue le 29 Octobre
local de
journa au 5 Novembres mais l'Assemblée fut
( Ne. 59): ons'2:
CC jour-li.,
renvoyée au 9, et SC tint
Il ne mc fut pas difficile
ques-uns des Membres de la d'appercevoir députation de que ma présence génoit quelj'cus fait lecture dc mon Opinion sur lc projet Saint-Domingue. de
Mais lorsque
TAssemblée Nationale lc Comité dont j'ai
motion, pour avoir de
toutcs les préventions avoient cessé, MM, dc parlé, je remarquatausi-eor que
gagérent fortement à me trouver le lendemain Rouvray ct Ogorman, m'en- -
Massiac, ou mes travaux ne m'avoient
à un Comité de T'Hôtel
Septcmbre. Jem'y rendis en cffet. lus plus permis d'aller depuis lc 2I
société une marque de confiance sur J'y mon Opinion ct iy reçus de cette
quc lui-méme
un objet personnelleAM. de
provoqua en me désignant
Rouvray,
conduisit chez Iui le I 2 Novembre, avec nominativement, MM. de
et qui me
pour un objct qui intéresse essentiellement lcs
Guyton Ct Lacoste,
lui scul la critique victorieuse de ce
M. Colonies, ct qui feroit à
Depuis le 9 Novembre lcs trois
que Charton m'a imputé.
I'ont arrêté, le mercredi de
Députations sc réunissent, comme elles
Lc premicr Décembre j'ai chaque semaine.
prononcé mon Opinion dans
tionalc, qui en a ordonné limpression. <
l'Assemblée NaLe 12 Décembre, M: l'Abbé Grégoire fit distribuer dans
Nationale, dont il est Membre, un Mémoire
l'Assemblée
Coulcur, ou les Colons sont traités d'une cn faveur des Gens de
exiftence et leur fortune en quelque sorte manière injurieuse 2 et Jeur
sont répandues. Je pris la plume
compromises parles idécs quiy
putations, le 16, ma
à aussi-tôt, ct je lus au Comité des De
arrêta qu'elle seroit réponse ce Mémoirc. Elle y fut accueillic; on
imprimée aux dépens des trois Colonics (t).
(:) Elle porte le titte d'Observations d'ur Habitane des
Colonits sur le Mémoire
exiftence et leur fortune en quelque sorte manière injurieuse 2 et Jeur
sont répandues. Je pris la plume
compromises parles idécs quiy
putations, le 16, ma
à aussi-tôt, ct je lus au Comité des De
arrêta qu'elle seroit réponse ce Mémoirc. Elle y fut accueillic; on
imprimée aux dépens des trois Colonics (t).
(:) Elle porte le titte d'Observations d'ur Habitane des
Colonits sur le Mémoire --- Page 41 ---
Cest le 19, trois jours après cette espèce de profession de foi sur
acs opinions 5 c'est au moment ou jc corrigeois les épreuves des deux
premières feuilles de ces Observatiuns, que jc reçus un paquer timbré du
Havre, avec CCS mots, très-pressé. J'ouvre 3 je lis, que vois-je2 l'affreux
détailde ma proscription, de celle de mes parens, proclaméc le 18 Octobre; leur fuite,après que M. Arthaud , Médecindu Roi au
mes beau-frères 3 a été , malgré les
de
Cap 2 l'unde
grosse dc sept mois ; traîné hors de supplications chez lui
sa jeune femme,
conduir vers le lieu ou l'on vouloit lui donner 3 la promené à , frappé ct
la
mort, laquelle il
in'échappe que par pitié de quelques personnos qui l'arrachent aux
furieux.
Grand Dieu! T'innocence est ton ouvrage, ct quand tu permets
soit persécutée, tes impénétrables desseins veulent -ils
souffre qu'clle
murmure!Tu connois le fond de mon coeur: sans doute qu'on il n'est
sans
parfait pour mériter toute ta bienveillance, mais je le dis en pas ta asscz
sence, ill'est du moins assez pour quc.les hommes ne
préhair sansêtre injustes.
puissent pas mc
Je shis proscrit!.. Et ponrquois. Je vaisle dire au risque de n'être
pas cru. Il arrive au Capie 8 Octobre, dans des
mité de cette Ville,
la
paquets envoyés au Copar députation de Saint - Domingue, (No,
un imprimé sous :le titre d'Observation de M. Charton à la Morion 61) de
M. Moreau de Saint-Méry, ou l'on paroît répondre à une demande de
moi pour T'affranchissemeut des Esclaves (No, 60). A l'instant cette
est copiée, distribuée, et l'on travaille à en inonder la Colonic. Le picce lendemain 9, lc Comité s'assemble ct me regarde comme un traitre dans
un Arrêté (No, 61).
M. Gauvain, Négociant du Cap, -cousin germain de ma femme, et
fondé de ma procuration, arrive de la campagne le 1I. Témoin de cette
rumeur, il demande à voir l'imprimé, ce qu'il n'obrient que lc lendemain
dans un Cemitéou'il donne une pétition, (NO, 62) et sollicite
attende ma justification, et ou la .mème prévention produit encore qu'on
un
de M. LAbbÉ Grégoire , etc.-etse termine, avec la date du 16 Décembre:
les
initiales, P. U. C.P. D. D. L. M. qui signifient: P.ar un Colon, premier Diputé 1789,-par de la Martinigke.
Dans ce moment ou Fon sc permet "tout, on a fait paroitre tne brochure
:
Rép onse aux Observations d'un habitant des Colonies, etc. pamphlet
d'un intitulée
a Place Mzubert, ou il ne se trouve pas une seule
digne habitué de
M. 1'Abbe de. Ceumand, -Professeur dc littérature phrase éloquente, ct on OSC l'artribuet
françoise au Collège Royal.
uté 1789,-par de la Martinigke.
Dans ce moment ou Fon sc permet "tout, on a fait paroitre tne brochure
:
Rép onse aux Observations d'un habitant des Colonies, etc. pamphlet
d'un intitulée
a Place Mzubert, ou il ne se trouve pas une seule
digne habitué de
M. 1'Abbe de. Ceumand, -Professeur dc littérature phrase éloquente, ct on OSC l'artribuet
françoise au Collège Royal. --- Page 42 ---
a
second Arrété semblable au premicr 32 (No. 62), malgré des
anonymes qu'on avoit répanducs, et qui auroient dû
observations
ver que j'étois calomnié. La rage augmente dans lc suffire pour, prous'éteindre, et le 18 Octobre on traire mon beau-frère Public au-lieu de
l'on va chercher M. Gauvain
le
comme jc l'ai dit,
heureuse
(pour pendre), et désormais ma malbelle-mére, sa fille, son gendre, mon
fugitifs, à la merci du premier
voudra
parent, tous sont errans,
douleur ét leurs
qui
leur arracher une vie que la
fatigues ont peut-être déjà terminée.
Lc 23 Octobre une letrre annonce que je suis nommé
de
à l'Intendance
Saint-Domingue, et sur-le-champ dcs
visiter tout bâtiment
personnes se chargent d'aller
bout de la
qui entrera dans lc port, afin que je sois pendu au
grande vergue de cclui qui
tion sC continuc avec un acharncment m'apportera. Cette affreuse précauJ'étois donc destiné à donner une nouvelle toujours égal!
lomnic peut envelopper une foule
preuve qu'ane affreuse Caà T'opprobre! C'est la
d'innocens, et les conduire à la mort,
Ah! s'il aime la
noirceur d'un homme qui enfante tant de maux!
vue des malheurs qu'il cause, je ne les
tous : mais qu'il vienne dans ma maison,
puis lui montrer
désolation dont clle offre le
qu'il vienne se repaître de Ia
scélératessc.
tableau; CC spectacle cst peutêtre digne de s3
Le Conseil de Saint Domingue dont je suis
veraine, des Magistrats
Membre, une Cour Soud'opter entre la place de prennent Président des un Arrété portant -que je scrai tenu
sciller, ct que je viendrai
Electeurs de Paris et celle de Conma place sera
incessamment reprendre mes fonctions, sinon
déclarée vacante.
J'ai déjà dit qu'on avoit voulu me faire rayer de la liste des
dc la Société Royale des Scicnces et Arts du Cap,
Membres
II a donc été possible de me conduire au besoin d'une
I'a encore été d'en rendre l'cfet lent et difficile à cause justification! Il
mais elle sera indestructible,
de Téloignement;
commc la vérité qui lui sert de basc.
80s
I. est un homme convaincu
des Négres, le
que si l'on prononçoit TAfranchisement
tcrminer
premicr usage qu'ils feroient de leur liberté, seroit
tous les Blancs. Il croit encore
d'exles Negres, sans
qu'aprés cet horrible massacre s
instruction, sans lumières, ne SC connoissant
ayant entr'eux des haines, des
pas tous,
incapables
jalousies, ct même des rivalités de nation:
d'adopter et de suivre, ct par conséquent dc concevoir
aucun
plap
si l'on prononçoit TAfranchisement
tcrminer
premicr usage qu'ils feroient de leur liberté, seroit
tous les Blancs. Il croit encore
d'exles Negres, sans
qu'aprés cet horrible massacre s
instruction, sans lumières, ne SC connoissant
ayant entr'eux des haines, des
pas tous,
incapables
jalousies, ct même des rivalités de nation:
d'adopter et de suivre, ct par conséquent dc concevoir
aucun
plap --- Page 43 ---
victimes de tous lcs
sentrégorgeroient et périroient
plan d'administration,
dc les rendre libres cst égal, dans T'opinion
maux réunis. Ainsi, le systéme dc détruire tous les ètres qui sont aux
de cet homme, au projet atroce de leurs riches productions, ct, par suite,
Colonics, d'anéantir les produits
de porter un coup faneste a l'Etat. amis dans toutes lcs Colonics. Cclle qui
Cct homme a des parens et des
il tient par tous les liens du
renferme mille personnes auxquelles
est sa patric
sang.
les Colonics, et qui cst
Cependant, , cet homme qui connoît parfitement opération, 3 T'adopte, la
tres-persnadé de l'effet que produiroit une pareille
prônc, ct travaille à la faire réussir.
qu'il ne possèe
veut arriver à son but, nc considère pas
Cet homme, qui
rien que d'elles. 11 oublie que depuis
rien qu'aux Colonies, 9 et qu'il n'artend très coûteux sur les Colonies , ct qu'il
quinze ans il travaille à des ouvrages remboursement d'une portion dc cC
faut qu'elles subsistent pour espérer le
la gloire qu'il a cherchée dans
qu'il emploie à leur utilité. Il ne voit pas quc Colonics. I1 pouvoir obtenir
cst attachéc à la conservation des
dans les Coses sacrifices
il les refuse pour en préférer une
des places dans la Métropole,
destruction dans laquelleil est
lonies, à la destruction desquelles il travaille,
impossible que lui-mèmc ne trouve pas la mort. cct homme qui a unc
Enfin
mettre le comble à sa férocité,
forme le
, pour
chérit, qui a un fils dont il est idolâtre,
du
femme intéressante qu'il
et sa femme et son fils, pour jouir
projet d'amener avec lui aux Colonics
spectacle de les voir égorger.
homme exécrable, c'est moi.
Hé bien ! cC scélérat, cC fou, cet
dans la Motion qu'on m'atVoila pourtant ce quil faut lire mot à mot
tribue ( No. 60) (1).
l'être m'a jamais connu assez
Jc le demande hardiment, quel cst de déshonorer qui
ma raison? Que!
faire des calculs aussi capables
à la
stupide pour
de moi un trait qui préparit
est l'ètre qui a vu ou entendu rapporter mais d'unc action quelconque dont il
je ne dis pas d'un crimc,
vue
SC
croyance,
montré ma vic toute entière : ceux à la desquels
falldt rougir : J'ai
connoissent sans doute pas les Colonies , et qui se sont laissé
(1) Plusieurs personnes, > qui ne
comme un martyr de cette
. séduire par une opinion qui a un vernis d'humanité, m'ont regardé d'intérèt sur ma prosctiption. Jc
opinion, et m'ont même adressé, à ce titre, des témoignages fois à ce sujet, que je ne suis fanatique en
répète ici ce que jai ea occasion de dire plus d'une
de savoir s'ils sont toujours
aucun genre , et que j'aime le bien et la vérité, sans m'embartasser
de nature à m'attirer des applaudissemens.
E
une opinion qui a un vernis d'humanité, m'ont regardé d'intérèt sur ma prosctiption. Jc
opinion, et m'ont même adressé, à ce titre, des témoignages fois à ce sujet, que je ne suis fanatique en
répète ici ce que jai ea occasion de dire plus d'une
de savoir s'ils sont toujours
aucun genre , et que j'aime le bien et la vérité, sans m'embartasser
de nature à m'attirer des applaudissemens.
E --- Page 44 ---
sont écoulées mes quafante années , peuvent être tous
redoute aucun. Bon fils, bon mari, bon père, bon interrogés; je n'en
confrère bon
ami, bon parent, bon
,
maître, bon citoyen; voilà ce que j'ai
ou du
ce que je me suis toujours occupé d'être. paru,
moins
Ecce seroit à mon apprentissage que 3 dans mcs vastes
Jaisserois les plus célébres scélérats loin de moi? Ce seroit conceptions , je
mon cocur; > en quelque sorte pétrifié, deviendroit insensible tout-à-coup à
que
vemens de la nature
font
tous les mou-
> qui
SCS plus chéres délices? Ce seroit subitement
que mon imagination, livrée toute entière depuis
bien public, saisiroit un champ immense
long-temps aux idées de
morts ? Ah! si ce détestable
pour lc remplir de carnage et de
vie
changement est possible, Grand Dicu ! arrête ma
lorsque je nc l'ai pas encore éprouvé! Mais je veux croire que CC n'est pas assez d'ayoir prouvé
m'impute cst impossible, je vais établir qu'il n'a point existé. que,cc qu'on
Je posséde des Esclaves depuis ma naissance; j'cn ai affranchi
D'abord, en 1780, une petitc fille, morte presque aussi-tôt. J'ai cinq. acquitté mon coeur. Ensuite, en 1783, une
en ccla
Négresse et SCS deux enfans,
parce qu'elle avoit allaité, en 1778, une jeune enfant qui me doit le
ct pour laquelie ma vive tendresse est connue, et encore
jour, clle
rendoit lc mênic service au fils de Don Bernard de
parce qu'alors
du Mexique, qui im'avoit voué des sentimens
Galvez, mort Vice-Roi -
bien consentir à être
assez fatteurs pour qu'il vouldt
mon obligé de cctte manièrc. Enfin, en 1788, mon
Domestique, qui avoit préféré, pendant 16 ans, d'être à moi plutôt
lui-mémc, qui auroit voulu me suivre en France, ct qui s'attacheroir qu'à
à moi, si je retournois à Saint-Dominguc. Parmi les Esclaves
encore
ticnnent en CC moment , il cn est une que je rends l'objet continuel qui m'appar- de
bienfaits, c'est la nourrice de mon Fils; et s'il étoit possible j'cusse mes
à m'en plaindre, je l'affiranchirois pour la
que
jamais
Esclaves
punir. Jc ne crois donc
les
ce que les Ecrits de quelques Européens Ics
pas
des Affranchis, c'est que j'ai trouvé des circonstances peignent; ct si-j'ai fait
qui m'assuroient
ma générosité ne scroit pas un présent funeste, et
ne conduiroit que
ceux
que j'en rendojs l'objet (comme j'enai
qu'eile
pas
plusicurs exemples vivans dans
ma famille ) à regretter la scrvitude, et à venir se replaccr, pour fuir la
miscre, sous les soins des descendans d'un bon Maitre.
Affranchis, c'est que j'ai trouvé des circonstances peignent; ct si-j'ai fait
qui m'assuroient
ma générosité ne scroit pas un présent funeste, et
ne conduiroit que
ceux
que j'en rendojs l'objet (comme j'enai
qu'eile
pas
plusicurs exemples vivans dans
ma famille ) à regretter la scrvitude, et à venir se replaccr, pour fuir la
miscre, sous les soins des descendans d'un bon Maitre. Depuis quinze ans ma plune s'est exercée sur plusieurs points du Droit
public colonial. J'ai assez imprimé pour que mes maximes dussent être connucs, ctje ne crains pas que l'on y trouve le germe de cC que l'on
tribue. m'atJ'appartiens à diverscs Sociétés savantes, 2 pas une n'a reçu de moi une
--- Page 45 ---
pièce concordante avçc CC qui m'est imputé, et j'ai trouvé daris
tion des Membres de quelques-unes dc.quoi établir l'inverse, l'attestaA la fin de 1785, M. Duval Sanadon,
(No. 63-)
fait un Discours pour combattre l'idée de > Colon de Saint-Domingue,
Il me comaunique son Manuscrit en me Taffranchissement consulrant. des Esclaves. donne un Imprimeur, un Relieur, qui corrige les C'est moi qui lui
et fait vendre son Ouvrage , dont
épreuves, qui distribuc
dans
j'emporte et donne plusicurs Exemplaircs
mon voyage de 1787 aux Colonies. C'est sur cet
que j'offre de sa part, Ct dont je lis des fragmens au Musée Ouvrage, de
qu'il y est reçu Correspondant (No, 64-); j'ai même décidé Paris, M. le
Comte de Reynaud à en prendre cent Exemplaires pour le Comité-Colonial, àla fin de 1788. J'ai des amis; jc converse souvent avec des hommes de toutes
nions; et soit dans les conversations , soit ailleurs,
les opientendu professer CC quc l'on supposc cn Ce
personne ne m'a
J'ai quitté la Colonie de
moment, , (No. 53). lc premicr Juin 1788. J'y ai Saint-Domingue, laissé des Esclaves. comme jc l'ai déjà dit,
mais les talens
J'en ai à Ja Martinique,
et la destination de tous
moins
alors, j'avois gardé la pensée de retourner aux Colonies. prouvent, (No. qu'au
La question dc l'Esclavage des Negres occupoit
65-)
retour en France : par-tout ou jc me suis trouvé à beaucoup portéc de à mon
expliquer, j'ai soutenu qu'on en raisonnoit en Europe sur dcs connois- m'en
sances fausses, sur des récits menteurs ou exagérés, ct nulle part n'ai
professé un systéme purement destructeur. je
M. Duval Sanadon a cru devoir faire imprimer un Précis sur l'Esclavage des Négres,au mois de Janvier 1789, ct c'est encore moi
mc suis chargé de le distribuer. ( No. 64- )
qui
Plusieurs personnes m'ont engagé à me présenter à la Société
soi- disant Amis des Noirs, même pour y combattre feurs idécs. des Cc
fut sous CC point de-vuc qu'au commencement de 1789, M. Avocat au Parlement, m'offrit de
Henry 3
manière la plus forte. Mais,
m'y mener, en insistant de la
persuadé qu'on ne manqueroit pas d'imprimer mon nom sur des listes ou l'on ne distingue pas les
ct quc d'une part cela me
opinions >
.
été
soi- disant Amis des Noirs, même pour y combattre feurs idécs. des Cc
fut sous CC point de-vuc qu'au commencement de 1789, M. Avocat au Parlement, m'offrit de
Henry 3
manière la plus forte. Mais,
m'y mener, en insistant de la
persuadé qu'on ne manqueroit pas d'imprimer mon nom sur des listes ou l'on ne distingue pas les
ct quc d'une part cela me
opinions >
. comme Américain,
compromettroit, tandisque del'autre mon nom,
pourroit autoriser des argumens contraires à mes
principes, jc refusai constamment d'y aller. J'affirme même
je ne sais pas od elle s'assemblc. que
Lc hasard a voule que M. Henry se trouvât chcz M. le Gardedes-Sceaux lc premicr Septembre jour du Comité des Colons crdes
Eij --- Page 46 ---
.
Députés 'de
l'a entendu Saint-Domingue, et M. lc Marquis de
me reprocher encore de n'avoir
Perigny, Député,
société.
pas voulu être de cette
J'ai dit qu'étant allé à mon District, , le 21 Avril
digeai le Cahier. J'y insère que les Electcurs
dernicr, i'y rédes Députés des Colonics aux
demanderont l'admission
le mot d'Esclave.
ÉtatsGénéraux ; ct nulle part je ne place
A l'Archevéché, durant les Assemblées des
rédaction dc leurs Cahiers, je parle, le
Electcurs, occupés dela
des Députés de
4 Mai, pour demanderfadnision
lc prouve ( No, 43). Saint-Domingue aux Etats-Généraux; le procès-verbal
Le 9 Mai, je prends la parole sur les Esclaves,
proposc un article bizarre qui déjà donnoit lieu à parce que le Cahier
je crois dangercuscs, Alors j'observe
des interprétations que
tres-sérieuse, qu'elle
que cette matière est tres-grave,
quatre mille Loix, stippose jai une longue étude, du moins celle de
unc observation ct quc à publier sur ce point. Cc
non pas une motion. Cette
quc je dis est
tendre, ni à Taffanchisement, ni à l'abolition observation ne pouvoir
Procès-verbal dc cette Séance
de la Traite ; car le
chapitre
prouve qu'on y a terminé la lectare
Legislation, et même commencé cellc du
du
licé, sans parler de motion, sans me
chapitre de Municipanommé le 5; moi connu
nommer 3 moi qu'on avoit bien
une motion de ce genre n'auroit pour Américain, moi de la part de qui
sation (No. 66).
pas manqué de faire la plus grande senSur quoi donc le sieur Charton a-t-il bâti
cn ce moment victime, ainsi
la calomnie dont je suis
Suivant CC qu'il a dit le 28 que Août ma à M. famille? le
premicr Septembre à MM. dc
Chevalier de Perpigna, ct le
missaires choisis par les Colons Chateaugué, de la
de Belligny et Duharoc, Comj'ai fait la motion. Or, lc Procès-verbal Martinique, c'est le douge Mai que
dcs Cahiers a fini lc dix. (No,
imprimé attestc que la lecture
Ainsi, q'iand le sieur Charton 67.) dit
franchissement des Esclaves, le
que j'ai. fait une motion pour l'afProcès-verbal
songe; ct quand 11 dir que c'est le douze
répond que c'cst un menque c'est un double mensonge.
Mai,le Procès-verbal répond
Mais quand on fait une
dont on maccue, il est proballe motion, sur-tour de Timportance de celle
ellc est discutée par les Membres, qu'on la donne par écrit ; qu'au moins
notée par lcs Sccrétaires. Or,
mise aux voix par le Président ct
l'Assemblée des Electeurs a eu pour Prési-
-
dir que c'est le douze
répond que c'cst un menque c'est un double mensonge.
Mai,le Procès-verbal répond
Mais quand on fait une
dont on maccue, il est proballe motion, sur-tour de Timportance de celle
ellc est discutée par les Membres, qu'on la donne par écrit ; qu'au moins
notée par lcs Sccrétaires. Or,
mise aux voix par le Président ct
l'Assemblée des Electeurs a eu pour Prési-
- --- Page 47 ---
dens depuis son ouverture, jusqu'à la nomination complète des Députés,
MM, Target et Camus, > et pour Secrétaires MM, Bailly ct Guillolc sieur Charton me calomnie.
tin, ct CCS quatre personnes signent quc
(No, 53-)
fait la motion;
Jc vais encore plus loin, et je suppose que j'cusse
si le sieur Charton a cru devoir la combattre, c'étoit sans doute avec
l'espoir de la faire rejeter. S'il a réussi, c'est comme si je n'avois pas fait
ma motion, (sauf les reproches que mériteroit mon opinion personnelle.) S'il a combartu sans succés, le Cahier doit, comme il l'a
avancé dans une des réponses écrites de sa main (Y.p. 27), demander
l'affranchissement sur ma motion. Or, le Cahier dit que clest un mensonge 5 car il ne parle des Esclaves que d'une manière vague, sans s'expliquer, pi sur Taffranchissement, ni sur l'abolition de la Traite.
de faire ici unc observation dans laquelle le
je ne puis m'empècher
Lecteur m'a peut- être déjà prévenu. Quelle est la personnc qui nc trouve
inconcevable, que dans une Assembléc d'Electeurs de Paris, ou
pas
Colon, ce soit lui qui demande l'affranchissement
iln'y a qu'un unique Colon soit moi ; tandis que lc seul homme qui
des Ésclaves, ct que cc
souticnne l'opinion contraire, Cst un Europécn, et que cct Européen
soit le sieur Charton, Fabricant de Draps, Fauxbourg S. Martin, à Pané à
jamais été aux Colonies, et n'y possédant
ris,
Lyon > 'n'ayant
rien?
sieur
étoient
MM. Camus 3 Parisot ct Garin, dit lc
Charton,
présens à la motion et aux efforts inutiles que j'ai faits pour être entendu sur-le-champ. Cependant, MM. Camus, Parisot et Garin signent
(No, 53-) qu'ils ne m'ont jamais entendu faire' cette motion.
Il faut même remarquer que M. Garin le signe le propre jour qu'il
été
MM. de Chateaugué, de Belligny ct Duharcc,
2 interpellé par
il cherche mal-adroitement (je suis
(No, 53 et 55-) auprès desquels
Lui même, M. Garin, conforcé dc le dire)à excuser le sieur Charton.
fond upc observation, une citation de Loix avec unc motion. Il veut que
CC soit à causc di bruit qu'on a fait > lorsque je ne parl is plus, que le
sieur Charton, qui, sclon lui, a voulu s'élever contre CC que j'avois dit,
aura pu mal saisir le scns de ce que j'avois fini d'exprimer. On voit qu'il
voudroit qu'on crût que le sieur Charton a pu être trompé; il ajoute
même quil l'en a presque fait convenir dans un voyage à Provins.
chose pour l'envie qu'avoit
Mais si tout cela peut prouver qucique
M. Garin dc disculper un peu M. Charton, celui-ci est toujours
inexcusable. Pourquoi ne mc demandoit-il pas à moi-mème CC que
ir le scns de ce que j'avois fini d'exprimer. On voit qu'il
voudroit qu'on crût que le sieur Charton a pu être trompé; il ajoute
même quil l'en a presque fait convenir dans un voyage à Provins.
chose pour l'envie qu'avoit
Mais si tout cela peut prouver qucique
M. Garin dc disculper un peu M. Charton, celui-ci est toujours
inexcusable. Pourquoi ne mc demandoit-il pas à moi-mème CC que --- Page 48 ---
j'avois dit? Pourquoi n'alloit il pas au Burean s'en enquérir des Présidens, des Secrétaires : Ah ! tout, jusqu'a la complaisance de
accuse le sieur Charton. M. Garin,
Mais, cxaminons l'imprimé de Charton qui
le
qui offre à MM, les Commissaires de la
l'avoue, qui certifie,
dans T'Assemblée des Colons
Martinique de venir l'attester
(No, 5j., & qui donne une liste d'Electeurs
pour qu'on aille les interroger. D'abord, Cct imprimé s'adresse aux Electeurs Faut-il en
alloient denundartifancthinenenr 'des
conclure qu'ils
cela n'étoit
Esclaves, ou qu'ils l'avoient faicz Si
pas arrêté, il ne falloit pas encorc craindre
l'article aux Erats-Généraux. Si cela étoit consacré dans le l'admission de
alors aux Erats-Généraux qu'il falloit s'adresser. Cahicr, c'étoit
On parle dans cet écrit de deux Caisses nationales,
comme insérées dans les
que l'on indique
demandé
Cahiers, et dont l'établissement est effectivement
par l'art. 14 du chapitre Finances. Or, comment se fait-il
le
doueMai(dans la version du sieur
que
la lecture n'a été achevéc
Charton), on pûr parler du Cahier dont
avoient à
que le dix, que les Commissaires-1 Rédacteurs
mettre en ordre, et qui, ayant 69
in-8°,
ne pouvoit être encore entre lcs mains de pages
d'impression,
été imprimé après
personne : L'écrit a donc
coup? Non, assure Charton, soit à M. le Chevalier de
MM, les Commissaires. de la Martinique, soit à
Perpigna > soit à
e5 mes idées sur le papier à la hâtc, en sortant de moi-même. ce J'ai jeté
3> imprimer. sur-le-champ chez M. l'Assemblée, pour faire
>2 dans l'Assemblée le
Nyon, ctj'ailu et répandu ma réponse
lendemain. 35
Ici mon sang s'agite, insigne faussaire ! détestable menteur ! ton Imprimeur a écrit au-dessous du certificat
lis ce que
exemplaires de ton Libelle :
que tu as mis à l'un dcs
c Je certifie que le présent a été fait chez moi le dix
>> tiré au nombre dc six cents exemplaires, livrés à M. Juin 1789, et
>> Septembre 1789, Signe, Nyon. Jc dis le dix Juin. 15 Charton. Ce 5
Est-il rien de plus perfide et de plus noir ? Oui,le dix
en a fait l'aveu lui-même dans l'Assemblée des
Juins Charton
cembre dernier.
:
que tu as mis à l'un dcs
c Je certifie que le présent a été fait chez moi le dix
>> tiré au nombre dc six cents exemplaires, livrés à M. Juin 1789, et
>> Septembre 1789, Signe, Nyon. Jc dis le dix Juin. 15 Charton. Ce 5
Est-il rien de plus perfide et de plus noir ? Oui,le dix
en a fait l'aveu lui-même dans l'Assemblée des
Juins Charton
cembre dernier. C'est-à-dire,
Electeurs, du 30 Déclôture des Cahiers,
qu'il a fait imprimer trente jours après la
date
vinge-huit jours après celui qu'il a l'audace de donner
pour
à ma prétenduc mation, dix-huic aprés la nomination complcte des Députés et Suppléans s après même que Ces
dans les Etats-Généraux ; puisque M. Bailly,lun
Députés étoient
Communcs depuis le Juin. d'eux, y présidoit les
--- Page 49 ---
Ses idées sur le papier ! Hé bien, écoutez CC que dit un de MM. les
Députés Suppléans de Saint-Dominguc,
Extrait des Registres de la Députation de Saint-Domingue,
Séance du vingt-un Décembre 1789. <M. de Magallon a rappelléquel l'écrit de M. Charton, qui a suscité
la haine de la Colonie contre M. Moreau dc Saint-Méry, étoit réellement parvenu au Comité du Cap, dans les paquets de la Députation,
(1) qui avoir toujours observé d'envoyer à ses Commettans tout ce qui
paroissoit de relatif aux Colonies, Ila ajouté qu'il avoiz lui-même participé
particulièrement d l'écrit du sieur Charton 3 gu'ilconnoissoit 3 et qui lui ayoit
parlé de la motion prétendue de M, Moreau > pour lalfranchissement des
Negres. Quc nc lui érànt pas venu dans la pensée que M. Charton
en imposer sur un semblable fait, il l'avoit engagé lui-même à faire im- put
priner une réponse, pour l'intérêt des Colonics; et que croyant cet imprimé public, et voyant que M. Morcau n'y. répondoit pas, il n'avoit plus
douté de la vérité du fait, et avoit cru devoir le faire connoitre à la
Colonie. Que si malheureusement. > ou plutôt heurcusement, le sieur
Charton a faussement inculpé M. Moreau de Saint-Méry, il lui paroissoit quc c'étoit un nouveau devoir pour la Députation, de désabuser la
Colonie, puisqu'un de SCS Membres avoit involontairement contribué à
la tromper. 95
Mais si Charton a eu le temps de voir M. de Magallon et de lui
mentir,si ce dernierl'a engagé à imprimer, s'il a attendu des matériaux,
qu'on juge combien ilauroit été possible qu'il écrivit ct fit imprimer dans
la nuit, pour lire ct distribucr le lendemain dans l'Assemblée de MM. les
Electeurs. D'ailleurs, quoique I'Observationà ma prétendue motion ne
soit pas un modèle d'éloquence, clle est à une distance énorme de ce que
Charton sair faire, comme le prouve l'orthographe ct la diction de ce. qui lui appartient dans notre Dialogue du 5 Septembre. Cette Observation
ne sauroit même être lc résultat des seules notes de M. de Magallon
qui ne peut pas avoir dit les choses ridicules qu'on y trouve, et qui ne
sont pas da style d'un Colon.
ailleurs, quoique I'Observationà ma prétendue motion ne
soit pas un modèle d'éloquence, clle est à une distance énorme de ce que
Charton sair faire, comme le prouve l'orthographe ct la diction de ce. qui lui appartient dans notre Dialogue du 5 Septembre. Cette Observation
ne sauroit même être lc résultat des seules notes de M. de Magallon
qui ne peut pas avoir dit les choses ridicules qu'on y trouve, et qui ne
sont pas da style d'un Colon. Il y a donc eu plus d'un ouvrier dc cettc
oeuvre ténébreuse, et c'est ce que Charton nous apprendra sans doute,
lorsque - sur ma plainte en atroce calomnie, iZ en sera sommé par le Lieutenant- Criminel du Châtelet. Note (1) du cc Cependant il a été vérifié que les états des envois n'cn font pas mention >. Sccrétaire de la Députation de Saint-Domingue. --- Page 50 ---
Pour mettre le comble à son infamic, il ne faut plus que l'Arrêté
le 30 Décembre dans l'Assemblée de MM. lcs Elccteurs de Paris pris
semblée ou la face de Charton a montré le
: Ascrimc, ou sa bouche l'a
parlé, ou son aspect, SCS mensongesct ses aveux alternatifs,ont excité une
indignation qui vaut à cllc seule un supplice.
Extrait du Procès-verbal de l'Assembléc générale des Electeurs de Paris,
convoquée à l'Archevèché pour la lecture des Procès-verbaux.
Du trente Décembre 1789.
& M. Moreau de St.-Méry a fait le récit des scèncs affreuses
a -
dit avoir été excitées à St.-Domingue contre sa
qu'il
la
personne et sa famille
par publicité d'une Réponse à une prétendue Motion pour l'affranchissement des Esclavesdes Colonics qu'on lui imputc 7 et ila
FASsembléc de lui donner un témoignage authentique relatif à réquis cette
tendue Motion. Lecture faite par M. Du Veyrier, lun desprél'Assemblée l'ordonnant ainsi, d'un imprimé intitulé : Observation Secrétaires, de
M. Charton à une Motion de M. Moreau de St-Mery, ou l'on trouve ce
passagc, pag.4: Ce Ce n'est point assez, Messicurs : ah!si vous connoissiez
parfaitement l'Amérique, vous frémiriez à la vue du danger
vous allez exposer voS concitoyens ct vOs fréres. Si l'article proposé auquel
par Tillustre Membre, M. Moreau de St.-Méry, passe aux Etats-Généraux, vous exposcz la Nation à commettre une cruauté barbare, une
injustice criante -
Une cruauté barbare: car, si vous accordez une
liberré entière aux Nègres, à l'instant cette espéce rustre et vindicative
va égorger 50,000 blancs. 79 Tous les Membres de l'Assembléc:
déclaré a lunanimité n'avoir jamais eu aucune connoissance de cet ayant imprimé, que son Auteur semble cependant adresser aux Electeurs,
par la lecture qu'ils viennent d'en enteridre, M. Moreau dc
que
en a requis actc: ensuite M. Moreau de St.-Méry
terminé St.-Méry
récit, M. Charton ayant été entendu à diverses reprises, ayant ct
son
Membres
plusieurs
ayant parlé sur la matiére 3 M."de la Vigne,
été
aux voix en posant ainsi la question : C Avez-vous jamais Président, entendu M.
Moreau de St.-Méry faire ou appuyer dans les Assemblées tenues
les Electeurs, dites alors du Tiers-Etat de la Ville de Paris, aucune par
Motion
ry
terminé St.-Méry
récit, M. Charton ayant été entendu à diverses reprises, ayant ct
son
Membres
plusieurs
ayant parlé sur la matiére 3 M."de la Vigne,
été
aux voix en posant ainsi la question : C Avez-vous jamais Président, entendu M.
Moreau de St.-Méry faire ou appuyer dans les Assemblées tenues
les Electeurs, dites alors du Tiers-Etat de la Ville de Paris, aucune par
Motion --- Page 51 ---
nomidcs Nègres. > L'Assemblée,
Motion tendante à TAffranchissement unanimement, NON p.
nalement interrogée, a répondu Présidents Du Veyrier ct Bertholio, SecréSigné, De la Frigne,
taires. (1).
T'évidence quc Técrit de Charton a été
II est donc démontré jusqu'à
cclui, de me nuire. Autrement,
imaginé dans lc desscin lc plus criminel, n'a jamais eu lieu et que
pourquoi inventef lc fait d'une Motion qui le faire le dix Juin et feindre
tout dément: paurquoi imprimer? pourquoi plus depuis 18 jours?
de parler aux Electeurs qui ne s'assembloient :
cette tournure
T'affectation perlide de me nommer pourquoi M. Moreau de St.-
pourquoi Si Particle proposé par Tillustre Membre,
artificicuse :
vous exposer la Nation à commettre
Mérys passe aux Etars-Généraux, criante !.
C'est moi qui proune cruauté barbare, une injustice cruelle ct barbare ! Et pourquoi illustre?
voque la Nation à être injuste,
Charton
déclare
avois je mérité cette épithète : Certes,
qui
ct
comment
le Avril pour la première fois, (pag- 26)
ne m'avoir vu que 23 version ) de faire égorger avec touS les
qui m'entend parler dans sa famille, n'a dà me trouver illastre.qu'a la
Colons ma trés-nombreuse
manière des scélérats.
lignes renferment !
Combien d'atrocités ces détail quatre des faits, que dans la plus profonde
On a déjà vu, par le
même soupçonner la posignorance de cet écrit , et n'en pouvant ordinaires pas
à la fin du mois de
sibilité,, j'avois repris mes occupations assemblés.
Mai, lorsque les Electeurs ne Sc sont plus de nouveau, personne ne
Lc 25 Juin, lorsqu'ils se convoquérent
du fait imaginaire de ma Motion.
des
me parla
Duferret m'appelle aux Assemblées
Le IO Juillet, M. Dubuq
ne connoit l'écrit de Charton 1
Colons de la Martinique, ou personne l'un des Commissaires pour la rédaction
et ou, le 27, je suis nommé
des Cahiers.
actuelle, lorsque j'étois à la tête de
Au moment de la révolution
Charton qui l'étoit, Charton
MM. les Electeurs de THôrel-de-Ville, connoissions pas tous ) me
pas, ( car nous ne nous
que je ac connoissois
une expédition, en forme, de cet
(t) Jai déposé le S du présent mois de Paris. Janvier Il a 1790, été imprimé dans le Journal de Paris,
Arrêté, chez M. Chaudot, Notaire à
du 1 de ce mois.
F
à la tête de
Au moment de la révolution
Charton qui l'étoit, Charton
MM. les Electeurs de THôrel-de-Ville, connoissions pas tous ) me
pas, ( car nous ne nous
que je ac connoissois
une expédition, en forme, de cet
(t) Jai déposé le S du présent mois de Paris. Janvier Il a 1790, été imprimé dans le Journal de Paris,
Arrêté, chez M. Chaudot, Notaire à
du 1 de ce mois.
F --- Page 52 ---
parat zél6. Il ne cessoit de m'approcher pour me donner des
louanges, pour me montrer des complaisances, il en étoit même affecté. Hélas! j'étois loin
roit
desoupgonner que mon plus cruel ennemi respiauprés de moi.
M. le Marquis de la Fayette m'offre une place dans la Garde Nationalc. Jc me défends de l'accepter, lorsqu'à coup-sûr elle me tenoit
éloigné des lieux ou j'aurois voulu produire tant de malheurs. Au lieu
de cela je lui parle du prix que j'attachois à être
de l'une des deux Colonies de la Martinique Oil de Admininistrateur
de ces Colonies oti je veux tout faire exterminer! Saint-Domingue,
M. Necker, à la sollication de M. le Marquis de la Fayette, cn
parle à M. de la Luzernesjobtiens la promesse dc ce
desire
avec ardeur, ct le 17 Aout à l'Assembiée des Colons de que la je Martinique, je proposc un plan provisoire de Constitution de l'Assembléc Co- 2
loniale de la Marcinique, oà je manifestc des opinions
:
mes compatriotes instruits
qui frappérent
que j'avois la promesse d'une placc d'Administrateur des Colonics. (No, 68)
C'est ici le lieu de citer un trait dont lc contraste avcc cc
j'épouve de la part de Charton, cst fait pour indigacr les amcs hon- quc
nêtes.
Le 4 Août au soir, je reçois, comme Président de la Commune ct
par un Couricr extraordinaire, deux lettres de MM. Charton et Garin,
Electeurs , que lc Bureau des Subsistances avoit envoyés, le
à Provins pour acheter des bleds. Ces Lettres portoient
29 Juillet,
étoient menacés à Provins, otl ils étoient barricadés dans que leurs-jours
une
ct dans un tel danger 2 que peut - être ils ne seroient plus quand chambre, cette
nouvelle arriveroit à Paris. A l'instant j'en occupe l'Assembléc. J'insiste
pour y envoyer des Députés et des forces à Provins: On nomme
Députés, et l'on décide de faire marcher
quatrc
semblée terminée,
400 hommes. Aprés l'Asje passe dans lc Cabinet de M. le Commandantgénéral Ct iy reste toute la nuit à combiner les mcsurcs avec lui, à
les voir préndre et exécuter, à causer avec M. Bourdon de la Crosnière, l'un des Députés. En un mot, jc donne à la situation
crois
MM. Charton et
lcs
ouje
Garin, > soins qu'exigeoient ma placc ct les
tudes qui appartiennent à la nature de mon coeur.
inquiéHeurcusement qu'ils s'étoient un peu exagéré le danger; le secours
envoyé à Provins > ne les trouva pas même dans la Ville. ( No.
69 ).
Voilà Ce que je fesois pour celui auquel il n'a pas tenu quc les mains
és. En un mot, jc donne à la situation
crois
MM. Charton et
lcs
ouje
Garin, > soins qu'exigeoient ma placc ct les
tudes qui appartiennent à la nature de mon coeur.
inquiéHeurcusement qu'ils s'étoient un peu exagéré le danger; le secours
envoyé à Provins > ne les trouva pas même dans la Ville. ( No.
69 ).
Voilà Ce que je fesois pour celui auquel il n'a pas tenu quc les mains --- Page 53 ---
de mes Concitoyens nc sC souillassent de mon sang, de mon sang in.
nocent,de celui de mes parens, 3 dont le seul crime cst de ne m'avoir
cru tel qu'un monstre m'a peint.
pas
J'ai été à l'Hôtel - Massiac > le 24 Août ; là, étoicnt deux cents
Colons. Je n'y reçois que des marques de confiance, ct j'ose dire qu'clles
ne se sont pas démentics. Les dangers des Colonics ont été la cause dc
cette réunion, d'Américains 2 ct lorsqu'il a fallu opiner ou écrire, pour
indiqucr, > prendre ou demander des moyens qui empéchassent tout mouvement dc la part des Esclaves > jc n'ai jamais été le dernier à montrer
mon invariable attachement pour les Colonies.
Enfin, quand M. lc Comte Dillon, > aujourd'hui mon Collegue à
l'Assemblée Nationale, me fait voir un exemplaire du Libelle de Charton, imprimé alors depuis soixante - quinge jours, sans me dire de qui
ill lc tient , et mc parle de justification; je lui fais une réponse fière que
beaucoup d'hommes trouveront peut - être orgucillease, mais qui, du
moins, n'est pas dans lc langage d'un coupable.
C'est le 30 Août, tandis que je suis à Versailles commc Commissaire dc Messicurs les Colons de THotel-Massiac, pour demander au
Roi un modc de convocation générale à Saint - Domingue , que cette
pièce reparoit. Hé bien! quelle sensation produit la lecture de cct
imprimé La surprisc ct l'indignation, On trouve juste de m'entendrc.
On va plus loin en ma faveur 5 c'est qu'indiquant dès-lors le dessein
deme choisir pour Député, on décide, moi absent, à l'unanimité, de
renvoyer la nomination à huitaine.
Recevez, 6 mes Compatriotes ! 6 mes Amis ! mes actions de grace,
pour CCS marques d'unc flatteuse estime qui vous a porté à croire quc
je ne pouvois pas étre indignc de votre confiance!
Je ne Cessc d'aller à THôtel-Massiac , ou personne n'élève un témoignage contre moi.
On a vu mes soins pour faire expliquer Charton, et le faire expliquer en présence dc témoins, scs soins à m'éviter, sa conversation par
écrit avec moi, le certificat des Eledcurs, cnfin ma nomination comme
Député de la Martinique. Ces faits ont été notoires, et je n'ai cessé
de les publicr par-tout.
Qui n'auroit pensé à ma placc que je n'avois rien à redouter dc la
cause qui avoit pu me susciter un parcil accusateur? Mais je lc répéte, lc
coup faral étoit porté, tandis que tranquille sur la vérité, je n'appercevois, dans tout ccla, qu'une tentative qui prouvoit, en quelque sorte,
combien j'étois irréprochable.
F 2
ires, et je n'ai cessé
de les publicr par-tout.
Qui n'auroit pensé à ma placc que je n'avois rien à redouter dc la
cause qui avoit pu me susciter un parcil accusateur? Mais je lc répéte, lc
coup faral étoit porté, tandis que tranquille sur la vérité, je n'appercevois, dans tout ccla, qu'une tentative qui prouvoit, en quelque sorte,
combien j'étois irréprochable.
F 2 --- Page 54 ---
-
11 étoit donc
évident, le 6 Septembre,
lomniateur. Mais CC que j'ai dit ct écrit que Charton étoit. un Ca--
Martinique, a encore fait voir quelles depuis comme Député de la
convaincre que les Colonies n'ont
sont mes opinions, Ct a du
plus zélé que moi (1). (No,
pas d'ami plus vrai, ni de défenfeur
: Il est même des faits
70.)
quc jai droit d'invoquer
preuves de mon attachement pour clles.
encore, comme dcs
préscntans de la Commune a voulu, lc Lorsquc l'Assemblée dcs Resa Présidence que je quittois
IO Aouit, me conserver dans
a fait la mêmc tentative à pour servir la Martinique, et lorsqu'elle
chaque
vellement de cette Présidence,
quinzaine > époque du renoul'intérêt dcs Colonics (No.
je me suis constamment excusé sur
au scrutin,
50.) Quand on a procédé, le 4
été
pour nommer uil chef du
de la Octobre,
obligé de faire valoir, à plusicurs Département
Police, j'ai
pas nommé (No, 71.), quoique M. le reprises, des raisons pour n'ètre
qu'il falloit mc donner lcs voix
Marquis de la Fayette assurêt
faire accepter. Le 6 Octobre, MM, malgré cela, et qu'il sc flattoit de me
Minicr Ct Brousse
lesquels on alloit faire uin scrutin de
Desfaucherets pour
prendre cette placc, ct de laisser faire ballotage, mc pressérent de
nouvellé leurs instances le 75 le scrutin un de nouveau scrutin. Ils ont recheté; et le 8 M, Minier, qui étoit
ballotage étant encore casa démission. Je puis
nommé, me sollicita pour
dire, avec vérité,
accepter
sonnes m'ont vivement sollicité de
qu'un grand nombre de
la
ne pas quitter Paris et les
perCommune, et que.méme, sur ce que j'avois annoncé affaires de
circonstances la modicité de ma fortune,
en. différentes
à PHôtel-de- Ville, soit chez
plusicurs d'entr'elles, soit
chargées par
moi,soit en leur nom propre, soit
d'autres, sont venues m'offrir tout
comme
avoir besoin , accompagnant leurs démarches l'argent dont je pourrois
mens les plus fatteurs dont un
de l'assurance des sentiJc suis resté fermne dans Citoyen puisse recevoir Ics
mc
ma résolution : et
temoignages:
portoir, commc mon
pourquoi? parce qu'elle
foule de personnes qui m'ont inclination, entendu vers les Colonies, Il y a une
dire que je ne savois à laquelle
les (:) affaires C'est des ce que démontre mon Opinion sur la demande d'un Comité
Colonies dans l'Assemblée Nationale, Opinion
partieulier pour
Assemble, le premier Dicembre dernier. Il n'est même imprimée par l'ordre de cette
f'ouvrage d'un homme qui avo't l'expectative
pas inotile d'observer qu'elle est
qic démontrent également les Observations d'un d'une Intendance des Colonies, C'est €Ç
Habitant des Colonies, Oc.
a
M WEHuE ai - -T
démontre mon Opinion sur la demande d'un Comité
Colonies dans l'Assemblée Nationale, Opinion
partieulier pour
Assemble, le premier Dicembre dernier. Il n'est même imprimée par l'ordre de cette
f'ouvrage d'un homme qui avo't l'expectative
pas inotile d'observer qu'elle est
qic démontrent également les Observations d'un d'une Intendance des Colonies, C'est €Ç
Habitant des Colonies, Oc.
a
M WEHuE ai - -T --- Page 55 ---
des deux Colonics je scrois nommé 45
qui savent
Administrateur. Mais ilenest
que.partsgéentreler motifs
beaucoup
et ceux qui me sollicitent
qui m'attirent vers ma patricréelle,
d'adoption, j'ai toujours dit pour une autre Colonie, devenuc ma
elles, laissoit
que mon cocur, incapable
patric
aux événemens à diriger
de; préférenceentre
travailler au bonheur de
mon choix. L'espoir que j'irois
espérances de ma femme, SaineDomingue, étoit l'objet des plus chércs
pour clie , de vivre avec sa qui mére comptoit y jouir de la douceur si grande
tendresse la plus vive, Mon fils, ct deux soeurs qu'elle aime de la
SCS jonissances: il y a environ six scmaines mon malheurcux Gils calculcit aussi
duite par son cceur , a tracé àsa
que sa foible main, con-
/ que Ini causoit l'idéc d'aller au grand'mère et à ses tantes le plaisir
Papa 6 Maman.
Cap, dans quelgues mois, disoit-il, avec
Un froid mortcl me glace, quand jc
auroient pu me faire partir pour S.
pense que les circonstances
conque de la traversée, mon
Dominguc 5 que pendant laduréequele
du Vaisscau ; qu'en
impatience auroit mille fois accusé la lenteur
joic ; qu'en voyart le appercevant cette terre, mon amc auroit tressaili de
si dignc par mcs sentimens Cap, mon cccur auroit volé vers ceux dont
pour mc donner la
pour CUX. Hé bien! on scroit venu vers j'étois
parragé
mort. Ma femme, mon fils
moi
mon sort, puisqu'on en a menacé
auroient sans doute
moins prés. Nos corps exposés à la curiosité d'un ccux qui'me tenoient de
une errcur > auroient attesté de loin,
peuple rendu furieux par
de la calomnic la plus insensée.
quc T'innecence peut étre victime
Habitans du Cap ! comment auriez. vous
sericz-vous pardonné d'avoir
expié CC forfait : Vous
Ciel seul vous l'a épargné: si je. égorgé votre meilleur amiz Ce crime, le
nous ne vous avons pas donné un respirc, si ma femmc, mon fils et moi
tice auroient rendu infame le
spectacle dont la cruauté et l'injusc'est au hasard seul
rivage ou VOS yeux s'en scroient
n'a
que vous lc ddevez. Il n'a
souillés,
pas tenu à vous que je IC fusse votre
pas tenu à moi, il
besoin de vous chérir mc
victime. L'babitude et le
par la pensée ct par l'affection portoicnt vers vous. Il y a
précautions veillent
je suis sur cette terre , long-remps ou vOs cruclles que
empreinte.
pour que la marque de mes
11e
Tout CC quc vous auriez eu à faire pas puisse être
mort, vous l'avez pour devoir dans Ce
aprés m'avoir donné la
mais vous avez assassiné ma
moment :ma vie vous a échappé,
doulcur et lesr regrets, et mon réputation : vous avez cmpoisonné par la
vous avez à
existence, et celle des miens.
réparer e Je n'ai rien à prescrire, rien à Voilkce quc
exiger : vous
que
empreinte.
pour que la marque de mes
11e
Tout CC quc vous auriez eu à faire pas puisse être
mort, vous l'avez pour devoir dans Ce
aprés m'avoir donné la
mais vous avez assassiné ma
moment :ma vie vous a échappé,
doulcur et lesr regrets, et mon réputation : vous avez cmpoisonné par la
vous avez à
existence, et celle des miens.
réparer e Je n'ai rien à prescrire, rien à Voilkce quc
exiger : vous --- Page 56 ---
mêmes êtes vos Juges, ct
précipitation
quoique j'aic eu autant à redouter
justice,
, vous ne m'avez pas forcé à ne
de votre
plus croire à votre
Des le 20 Décembre, Messicurs lcs' Colons
chargé M, le Comte dc
dc la Martinique ont
putés-Suppléans de solliciter, Dillon, dc la mon collégue, - ct Messieurs les Dé.
de la Dépuitation de
maniére la plus pressante, Messieurs
grande linjutice
Saint-Domingue, de faire connoître combien
que j'éprouve, , (No.
Et
est
ont arrêté d'imprimer et de
72). en cffet le lendemain ils
pour repousser unc cxécrable publier calomnic une justification qui suffiroit seule
Colons de la
(No, 73 ). Enfin,
Guadeloupe sC sont empressés de me
Messieurs les
qu'ils ont prise à ma trop juste douleur.
témoigner Ia part
Mais celui qui a préparé et ourdi la trame No.74).
est capable de faire proscrire des
d'une calomnic dont l'effer
déshonorer, en les armant comme innocens, des
d'exposer des Colons à se
me connoissant pas,
bourreaux; ; un homme
ne
d'un crime
conspire contre ma vie, en me
qui;
atroce 5 un homme qui entasse
supposant capable
pour soutenir une scélératesse, ct a
mensonge sur mensonge,
qui pensé me
supplice > peut-il demeurer au rang des
conduire au dernier
ellc garder Ce serpent vénimeux dans Citoyens ? La Société peutdes Représentans de la Commune
son scin? Peut - il êtrc l'un
sa
ne
dans la Capitale: Est-il
présence déshonore - > une
un lieu que
de Paris, vous tous que j'ai servis corporation au
de qu'il n'avilisse? Citoyens
noncez entre Charton et moi. Jc péril mes jours; jugez, prola sienne. J'ai invoqué les
public ma vie entière : qu'il montre
THôtel-de-Ville, ou votre témoignages salut
que j'ai mérités et recucillis à
a Osé y paroitre,
a éré mon unique pensée; ct
qu'il en fasse autant.
lui, quia
qu'on consultc les proces-verbaux,er Montrons-nous-y l'un ct l'autre ;
licu à un Arrêté comme celui du qu'on me montre sij'ai jamais donné
30 Aodt, dont il est l'objet. (No.75)
Je pourrois borner ici ce que j'avois à dire
lorsque ma plumc m'a déjà montré tel
pour ma justification; mais
veux pas qu'un prétexte
que je suis sur un point > je ne
charme à mc calomnier. quelconque serve à ceux qui ont pu trouver du
Il cst clair que je veux parler de la réunion des deux
Lorsque j'ai été nommé
Conseils.
pas à ma connoissance alors Conseiller, 3 ç'a été à celui du Cap. Il n'étoit
Devant aller
qu'on songeit à réunir les deux Cours.
prendre mes fonctions à
vrages seroient terminés, le Cap oti j'avois Saint-Domingue résidé huit quand mcs onans, lc Cap oi.
se WRHET - Fa
qui ont pu trouver du
Il cst clair que je veux parler de la réunion des deux
Lorsque j'ai été nommé
Conseils.
pas à ma connoissance alors Conseiller, 3 ç'a été à celui du Cap. Il n'étoit
Devant aller
qu'on songeit à réunir les deux Cours.
prendre mes fonctions à
vrages seroient terminés, le Cap oti j'avois Saint-Domingue résidé huit quand mcs onans, lc Cap oi.
se WRHET - Fa --- Page 57 ---
habitoient ccux que j'aime, lc Cap où étoit une Société littéraire qui
pouvoit alimenter mes goûts > avoit strement dans mon cocur la
rence sur le Port-au-Prince ou la réunion m'a transporté,
préféJe ne pouvois pas jouir, par cxemple, en songeant que M.
dcs Lozicres, mon beau-frére, scroit forcé, comme Avocat, à la Baudry même
transplantation, et que sa femme seroit séparéc de sa mére resteroit
aui Cap. Ceux qui connoissent ma tendre affection pour les qui
que je dois trouver cruel dc lcs affliger en les séparant. miens, Ainsi j'aurois savent
donc agi contre mon intérêt et Contre mon inclination, sij'avois
la réunion des Conseils.
favorisé
Il faudroit cependant imaginer un motif qui auroit
déterminer ; étoit-ce le desir de plaire au Ministre ? étoit-cc pu m'y
l'espoir d'une
récompense ?
Sij'avois été l'un des onvriers de la réunion > j'aurois été des
tenus à CC sujct avec ou chcz deux de Messieurs lcs Conscillers Comités
et chez M. le Gardc-des Sceaux.
d'Etat
Si j'avois été ouvricr de la réunion, jc n'aurois pas lu dès le IO
tembre 1786, à M. le Président de Beaumez, Premier Président du Con- Sepscil-Sapérieur d'Artois, et i M. Dupont, > Conseiller au Parlement de
Paris, l'article Audience de mon Répertoire de Notions coloniales
alphabétique 5 article ot je parle dc la suppression des Audiences par à Saint- ordre
Doningue, dont il se répandoit un bruit alors : article ou j'ai
lcs Représentations du Conseil Ce quc j'ai dit contrela
pris pour
réelle des Audiences au Conseil de Saint Domingue (No. suppression alors
Si j'avois cu le desir de plaire absolument au Ministre, 76). (moi
connoît pour un mauvais Courtisan) j'aurois été des Comités de la qu'on Martinique et de la Guadeloupe, dont je n'ai pas été écarté sans
raison.
Si la gratification de douze mille livres, à recevoir de la Caisse des
Libertés, avoit été le prix de ma complaisance, je n'aurois pas été
par le Ministre à ne pouvoir pas partir de Paris faute d'argent, exposé
près avoir recouru à M. le Président Duplaa, à M, de Saintc-Jamcs paisqu'aà Messieurs Fournier, etc. ctC. ctc.; sans M. Roberjot
et
été forcé de restcren France.
Lartigue,Y'aurois
M. Ic Maréchal dc Castries étoit incapable de mc soudoyer
aller
faire réussir mine besogne que par cela même il auroit
pour
et jc ne le suis pas moins d'avoir accepté un marché jugée aller mauvaise,
tre ma conscience.
pour
agir Co1lSi j'avois été dirigé par quelque cspérance, je me serois tu à bord du
ctC. ctc.; sans M. Roberjot
et
été forcé de restcren France.
Lartigue,Y'aurois
M. Ic Maréchal dc Castries étoit incapable de mc soudoyer
aller
faire réussir mine besogne que par cela même il auroit
pour
et jc ne le suis pas moins d'avoir accepté un marché jugée aller mauvaise,
tre ma conscience.
pour
agir Co1lSi j'avois été dirigé par quelque cspérance, je me serois tu à bord du --- Page 58 ---
Vaisseau, à la Martinique, à la 48
Jc n'aurois pas accepté au Conscil Guadelotipe le titre dc Ct au Cap en y débarquant.
tions. Un Courtisan se seroit
Rédacteur des Représental'avois projeté, il auroit fait contenu, et partant ponr lc France
sa cour
commeje
jeles ai rédigées CCS
très-adroitement. Au lieu de cela,
stir nes
Représentations, qui nc laisseront
,
opinions ct qui sont faites
jamais d'incertitude
chement des Habitans de la Partie du pour m'attirer sur-tout l'atta-
(N". 77).
Nord de Saint-Domingue
Sij javois été aux Colonics pour la
la Martinique et à la
réunion, je n'aurois pas travaillé à
deux Dépéches du Ministre Guadeloupe a des recherches; jc n'aurois pas cu
mc
pour annoncer le but de mon
Observateur, > comme Historien
voyage comvoit été qu'un vain prétexte, je n'aurois (No. 78). Si cette destination n'aau Cap en allant au
pas laissé ma femme ct mon fils
mois après ( Nos,21, Port-au-Princc, d'ou jc devois revenir alors trois
à de nouvelles recherches 24);jen'aurois pas employé un temps considérable
gue (No. 79). Jc h'aurois au Greffe mêmc du Conseil dc Saint-Domindetrois cents licues,
pas fait dans la Colonic un
dc
au risque de compromettre: ma santé voyage plus
fatigue dont les suites sont trop souvent
ct ma vic par unc
Je n'aurois pas recueilli des matériaux
mortelies à Saint-Domingue.
ment des autres
capables de former
celles de
matières) un Volume in-4o. de Loix en (indépendam- à
réunion, Saine-Domingue. Je dis enfin que si j'avois été supplément
jc n'aurois pas été attaché à en faire
favorable à la
cheuscs au Conseil et par-tout ailleurs;
si remarquer les suites fàrois été moins ouvertement
que j'en avois été TApôtre,fau.
séparé des
ct qu'ils n'auroient pas cu dc ma part Apologistes les contrariétés qu'clle a pu trouver,
Jai fait éprouver.
personnelles que
Au surplus, indépendamment des
dans les registres du Conseil, j'en Représentations qu'on peut consulter
appelle à MM. de la Valtière, appelic à tous mes Confrères. J'ca
Villeneuve, Piémont,
Ruotte, Faurc de Lussac, Lacroix dc
Caniver, Busson, de
Boulmicr, Coustard,
Thebeandilresjcune, Bourcel,
Laborie, etc. (Nos,
peuvent montrer mes lettres. Jc n'ai
24, 29, 32, 80 . Ils
MM. de Lcaumont, le Chevalier de pas moins de confiance dans
ragoane) ), de Coderec, des Rouaudières, Grimouville, Dufourq ( de Migue, Davezac de
et
Basille, Dubuq de Samt-OlinCastera, une foule d'autres
tout haut à cet égard.
avec lesquels j'ai pensé
Jc vais même jusqu'à invoquer une lettre j'ai écrite
1787, par M, le Comte de la Luzerne, à M. que le Maréchal en Novembre
de Castries,
ou
-
ier de pas moins de confiance dans
ragoane) ), de Coderec, des Rouaudières, Grimouville, Dufourq ( de Migue, Davezac de
et
Basille, Dubuq de Samt-OlinCastera, une foule d'autres
tout haut à cet égard.
avec lesquels j'ai pensé
Jc vais même jusqu'à invoquer une lettre j'ai écrite
1787, par M, le Comte de la Luzerne, à M. que le Maréchal en Novembre
de Castries,
ou
- --- Page 59 ---
ou jel lui parlois de la réunion des 49 deux Conseils
la vérité , ct qui croit parler à
cn homme qui sait dire
Enfin, si j'avois éré, même quelqu'un qui a été abusé.
par mon silence 3
réunion, 3 aurois-je cu avec lc Ministre
approbatcur de cette
C'est trop d'être accusé à-la-fois des deux l'explication du 13 Juillet 1788:
On a répandu cependant quc j'avois dit contradictoires. au
Confreres, quc je croyois inutile toute
Cap aux Magistrats mcs.
cela avoit tellement influé sur leurs
opposition de leur part, Ct que
lc Port-au-Prince: J'assure encore à résolutions, qu'ils étoient partis pour
Je croyois possible en 1787 (ct cela présent n'étoit qu'alors c'étoit mon opinion.
à cette époque), qu'un Ministre de la
peut-être pas extravagant
trouvât tout simple de remplacer des Marine, Maréchal de France,
seillers des Colonies qui lui auroient par hommes plus soumis, des ConMagistrats sacrifiés sans utilité, tandis résisté, les et je ne voyois que des
rendoient impossible qu'on la maintint. que Au suites mêmes de la réunion
fréres, supposés résolus à perdre leur état plutôt surplus, comment mes Conété arrêtés par la crainte de cette pertc, la sculc qu'a obéir, auroient-ils
opinion ?
que pur leur offrir mon
Mais, ajoute-t-on, il y avoit une lettre du Ministre aux
teurs, qui les autorisoit à ne pas cffectyer la
Administraà propos, et vous n'avez pas parlé de réunion, s'ils lc jugeoient
pouvois paroître criminel à cet
il: vaudroit cette lettre. J'avoue que si je
parce que j'ignore Ce qui se passe égard, en ce moment autant mc condamner,
Je ne connois pas cette lettre. Je dis même
aux bouts de l'univers.
dans les Burcaux, mais sans doute dans le qu'elle n'aura pas été dresséc
seroit alors unc lettre confidentielle,
Secrétariat du Ministre : cc
des confidences ministérielles.
et jamais mon orcille n'a été celle
Jer ne veux pas plus faire graccà un troisième
miers; ; c'est celui d'être l'autcur du Tarif de reproche qu'à ces deux preJ'ai déjà dit quc ne travaillant point à 17371 le pour les droits deJusticc.
voyé un projet (Nos,
26,
dresser, on m'en avoit enprouvent
25,
27 ). Mes observations sur ce
que je ne T'approuvois pas.
projet
Jc demandois,
Arnirautés fit égalé par à celui excmple des 3 que le sort des Procureurs du Roi des
primer quelques interdictions Grefficrs des mêmes Sicges. J'ai fait
plusieurs articles.
; j'ai été cause qu'on a augmenté le prix sup- de
levant dans
Malgré cela, le fond me convenoit si peu
un endroit contre l'abus du droit arbitraire de > qu'en m'étion, j'ajoutois : Voila ce gu'il faut réprimer voila
prompte expedi-
;
ce qui eSt plus imporG
égalé par à celui excmple des 3 que le sort des Procureurs du Roi des
primer quelques interdictions Grefficrs des mêmes Sicges. J'ai fait
plusieurs articles.
; j'ai été cause qu'on a augmenté le prix sup- de
levant dans
Malgré cela, le fond me convenoit si peu
un endroit contre l'abus du droit arbitraire de > qu'en m'étion, j'ajoutois : Voila ce gu'il faut réprimer voila
prompte expedi-
;
ce qui eSt plus imporG --- Page 60 ---
tant que des retranchemens
5o
d'une place peu considérable. qui ne porteront que sur Phomme honnête revétu
Tels étoient ct,tcls seront
n'ont
toujours mes
pas eu plus de succès lors dc la principes (Nos, 28, 81). S'ils
la cruauté à me faire porter le blâme rédaction du tarif, il y auroit de
censeur.
d'une chosc dont jai été le prémicr
Au surplus, je demanderai encore à CC
terminé
sujct quel motif m'auroit déJc suis connu pour un homme
connoisscat micux que d'autres lc prix trèslaborieux du
: ceux de cette espèce
justice sont trop
travail; et mes sentimens de
double violencc, publics s. pour quc j'eusse voulu leur faire cn cela
une
Seroit-ce en haine des Officiers de Justicc de la
grand nombre qui ont mon
Colonie ? II en cst un
Qu'on interroge MM, Estève, attachement, et je sais apprécier le leur.
Boulmier, d'Hudicourt,
Busson > de Thebeaudières jeune, Collet,
de-Pere, Faugas, de Maillart, Huer de la Chelle, de Ronscray, PicLacombe, Breton des Favarange, 2 Trigant de la Tour, de la Marniére,
Scroit-cc
Chapelles, de Suzanne, ect.
en haine des Officiccs Ministériels (No,80, 81,8 82,83.)
lcs Avocats, à la tête
de la Justice ?
desquels est M.
des
D'abord,
frére, sont mes
Baudry
Lozières, mon beau-
(Nos,
confrères, 2 mes amis > et je les
10,84-).Jiattache du prix à l'affection de
invoque hardiment.
curcurs, notamment de MM. de
plusicurs Notaires ct Prodes Champcaux, Gaudin, Tach, Grimpercl, Miailles, Legros, Colinet, Petit
Cazamajour,
Lesparre, etc. etc. etc. J'aime et j'honore Coupigny, Descurcs de
soit le rang ou lc sort les a placés; les gens honnètes, quel que
tous les hommes, , mais je n'en sais hair jc n'estime pas indistinctement
Seroit - ce par, un sentiment de a ucun.
devenu Membre d'une Cour Souveraine vanité 3 parce que je suis
tel que les succès, mêmes
en 1785 J'ose dire quejesuis
inespérés, ne
l'orgueil, , ct qu'à plus forte raison
pourroient pas me donner de
jc l'aurois fait remonter à
sijavois été capable d'en
Tépoque de
éprouver,
seiller du Conseil Souverain de la
1774, ou j'avois pu êtrc ConSeroit-ce enfin l'envie de nuire : Martinique. Hélas!
que j'aurois voulu, mais
je n'ai jamais fait tout Ic bien
que je pouvois faire. Ils jamais aussi je n'ai abandonné à autrui cclui
citer de ceux
sont nombreux les témoignages que je
auxquels mon ceeur m'a fait désirer
pourrois
recouru en vain au peu que je sais, au
d'être utije. Pas un n'a
de jouissances dans CC
peu que je puis. Je trouve trop
offre la plus petitc penchant > pour ne les pas savourer dès
occasion. ( (No, 83.)
quils'en
L
Ms ANE
is faire. Ils jamais aussi je n'ai abandonné à autrui cclui
citer de ceux
sont nombreux les témoignages que je
auxquels mon ceeur m'a fait désirer
pourrois
recouru en vain au peu que je sais, au
d'être utije. Pas un n'a
de jouissances dans CC
peu que je puis. Je trouve trop
offre la plus petitc penchant > pour ne les pas savourer dès
occasion. ( (No, 83.)
quils'en
L
Ms ANE --- Page 61 ---
SI
Ainsi, pour m'accuser, il faut choquer, je ne dis pas sculement la
vérité, mais même les vraisemblances.
Parlerai-je d'un quatrième reproche 5 celui d'avoir voulu nuire à la
députation de Saint Domingue à l'Assembléc Nationalc? Je n'ai besoin
pour le détruire, que de ce que Messieurs les Députés dc cette Colonie
ont fait imprimer cux-mêmes lc 2I Décembre (No, 86.) Je n'aibesoin
que de mes Ecrits, ils sont connus 5 que de mes actions, elles sont
publiques. ( No, 40, 80.)
POURQUOI faut-il que j'aie aussi à. laisser échapper des plaiates douloureuses à l'égard d'une Compagnic à laquelle jc suis attaché,
un titre honorable, ct par mes sentimens. Hélas ! dans les infortuncs' ct par
dont on m'accabloit, je prenois plaisir à penser que son opinien scroit
la première égide dont ma réputation seroit couverre, Elle a rendu cette
erreur bien cruelle pour mon coeur ! ( No. 87.)
L'Arrêté du Conseil Supérieur de Saint-Domingue du 16 Octobre
dernier > qui m'enjoint de venir reprendre mes fonctions dans
mois du jour de la signification qui m'en scra faite à Paris, sinon quatre ma
place réputée vacante 3 est visiblement l'effet et la suite de l'Arrêté du
Comité du Cap du I2 du même mois. (No. 62.)
Qu'on ait employé la plus atroce calomnie pour perdre un
qui ne cessa jamais d'avoir des droits à la plus favorable opinion, Citoyen
ce qui est assez commun pour nc plus étonner ; mais que ccttc calomtie c'est
trouve une grande crédulité dans un pays ou cet hommc n'a montré que
des qualités estimables ; mais qu'une Cour Souveraine, , à laquelle il
tient, en prenne l'oscasion de lui faire CC qu'il faut
apparvéritable injustice : ah ! voilà ce qui ne peut manquer quil appelle unc
les êtres sensibles.
d'affliger tous
Comment se fait--il que mes Confréres, quc les Membres d'un Tribunal chargé de rendre la Justice, ayent partagé les sentimens
accusation calomnicuse avoit fait éclatere
qu'une
Qu'an Peuple cn fureur,amené
par les circonstances à redouter une grande calamité qu'on lui dir
ou
parée fomentée par un être quelconque, se porte aux excès de pré- la
rage contre lui, cela peut au moins s'expliquer, si cela n'est pas toujours
susceptible d'étrc justifié : mais des Magistrats, organes de la Loi, froids
comme clle, peuvent-ils, doivent-ils se laisser entraîner par la haine
publique:
A lépoque même de l'Arrêté du Conseil, il y' avoir soixante-dix
jours que je n'étois plus Electeur, ct scize que je n'étois plus Membre
G 2
pré- la
rage contre lui, cela peut au moins s'expliquer, si cela n'est pas toujours
susceptible d'étrc justifié : mais des Magistrats, organes de la Loi, froids
comme clle, peuvent-ils, doivent-ils se laisser entraîner par la haine
publique:
A lépoque même de l'Arrêté du Conseil, il y' avoir soixante-dix
jours que je n'étois plus Electeur, ct scize que je n'étois plus Membre
G 2 --- Page 62 ---
de la Commune de Paris. Mais j'ose dire qu'il n'cst
ne SC soit honoré d'avoir des Elccteurs ou des
pas de Corps qui
mune parmi ses Membres, ct
Représentans de la Compar conséqucat, que celui
neur de se trouver à la tête des Electeurs de
qui a cu l'hon1789; que l'homme qui a eu lc bonheur de travailler Paris, aul mois de Juillet
conservation de la Capirale de l'Empire
avec succés à la
qu'il s'attireroit par-là dcs
de François, ne devoit pas s'attendre
suis sur ce sujer, que ma marques mécontentement. Et puisque jc
les momens les plus périlleux Compagoic de la colère me permette du
d'observer que dans
ment le courage de Tengager à la paix 3 et quc jamais Peuple, iln'a j'ai eu constampartagér ses crreurs, ni m'en faire approuvér les suites. Ces ptr sentimens nime fairc
moins ne me semblent pas incompatibles avec ceux
du
-
Le titre d'Electeur, cclui de Représentant de la du Magistrat,
donnés commedes
Commune, m'ont été
témoignageslune del'estime, l'autre de la reconnoissance
publique, Pour les accepter, il ne me falloit que les sentimens
les, avoient attirés. J'étois loin dc
le
qui me
lc
penser 21 Avril, quand je
premier , ctle 23 Mai, lorsque les fonctions en paroissoient
reçus
quej'y scrois rappelé le 25 Juin, etr qu'au mois de Juillet je terminées,
rôle que tout le monde connoit. Mais lorsque les Electéurs rémplirois un
seule autorité qui restât encorcà Paris, lorsquej'cn étois le excrçoient falloit la
quc je me dévotasse à l'infamic cn
Chef,
il
m'auroit-il accucilli
quittant mon poste M Le Conseil
couvert de cette ignominie ? Jc suis resté ou la confiancem'avoit mis 3 ma place étoit alors environnée de
lc savois 3 je les voyois tous 5 mon devoir scul me périls imminens; je
resté fidèle.
frappa , ct iy suis
Cette conduite n'a, suivant moi, rien d'incompatible avec les
dela.Magistrature. Elle ne défend pas de remplir les
principes
et d'exposer sa vic pour le salut
obligations de Citoyen,
étranger aux événemens
public 3 elle ne prescrit pas de sc croire
tence, celle de
les plus alarmans d'un lieu ou l'on a son exissa femme, de SCS enfans, , le résultat de 20
ct d'érude, et son
ans de travail
on se trouve
patriotisme , parce qu'on cst revêtu d'une placc dont
cloigné de deux mille licues. Oui,
toute ma vie du titre de Président des Electeurs de Paris, je m'enorgueillerai
si. je voulois cacher que j'ai été à la tête de ces hommes et d'ailleurs,
médaille,oi leurs
couragcux, la
démentiroit
sentimens, sans doute exagérés, ont placé mon
un repentir qui ne souillera jamais mon coeur.
effigic >
Maisje crois pouvoir demander ou le Conseil a pris Ic droit de
joindre de rctourner à mes fonctions ? Mon brevet cst émané du m'en- Rois.
-
H wa
orgueillerai
si. je voulois cacher que j'ai été à la tête de ces hommes et d'ailleurs,
médaille,oi leurs
couragcux, la
démentiroit
sentimens, sans doute exagérés, ont placé mon
un repentir qui ne souillera jamais mon coeur.
effigic >
Maisje crois pouvoir demander ou le Conseil a pris Ic droit de
joindre de rctourner à mes fonctions ? Mon brevet cst émané du m'en- Rois.
-
H wa --- Page 63 ---
C'est CC Monarque qui a trouvé desa $3 justicc de me
mes fonctions, attendu
de
réputer présent à
(Nos
l'importance mes Ouvrages sur les Colonies,
12, 13, 78). Les Registres de cette Cour contiennent, àl la date du
13 Juin 1787, l'enregistrement des crdres exprès de Sa Majesté à cet'
égard; et certainement > cC Prince adoré
incompétente injonction.
n'adoptera pas une aussi
Ma main se refuse, 9 en quelque sorte, à tracer ici une circonstance
déchire mon ame! Dans quelinstant l'Arrêté est- il pris : Le 26
qui
lorsque je suis accusé d'avoir fait une Motion qui a soulevé la Octobre, Colonic
contre moi, > qui a amené ma proscription, cellc. .des michs, ct
2 fait prendre la résolution de m'ôter la vic sij'y paroissois.. qui, He cnfin,
c'est alors que mes Confrères m'appellent ( sous peinc d'être quoi!
leur nombre ) sur des bords que je dois arroser de mon
rayé !. de
Non, vous ne l'avez pas voulu 5 en cédant à dcs
sang
impéricuses, vousavezespéré
circonstances, , peut-étre
que je désobéirois, vous n'avez pas compté
quc votre Arrêté seroit un jugement de mort contre celui auquel nul de
vous ne refuse son cstime, auquel presque tous vous accordez votre
amitié! ( Nos, 32, 80, 88). Je demcurerai Membre du Conscil
ricur de Saint-Domingue, parce que je n'ai jamais été plus
Supé
conserver ma place, ct je continuerai à travailler pour mériter digne d'y
vie la reconnoissance dcs Colonies, par des ouvrages, dont toute ma
nouvellé sC trouve sur VOS Registres, sur ceux des Conseils Souverains, féloge re- de
la Martinique, de la Guadeloupc, de Cayenne. etc. (Nos, 37 et
Quant à l'Arrêté, je le confesse avec wn sentiment
89.-) l'ai
dénoncé au Roi comme Chef suprême du pouvoir judiciaire, pénible, afim Je de le
faire anéantir. Je l'ai fait dans la persuasion que jeservois la Compagnie
qu'on a trompée, ct à laquelle ( contre son voeu ) on pourroir
cher cet acte comme injuste, tant qu'il subsisteroit.
reproJc me devois d'ailleurs cette démarche comme Membre du Corps
législatif, qualité que m'a donné la confiance de ma Patrie, dont l'estime
et l'affection n'ont pas cessé de mc suivre depuis que je suis hors de son
scin; (No.90.) qualité qui me dispense et me défend même d'aller à
mes fonctions.
Et, comment la Cour pourroit-clle s'offenser de ma conduite ? Pius
clie élève la juste estime qu'elle doit avoir d'elle-méme > plus SCS Membres
doivent s'estimer. Elle sait bien que j'ai une haute opinion de la Magistrature, ct si j'avois le malheur qu'elle l'eût oublié, jinvoquerois les Rcprésentations quc j'ai rédigées par ses ordres contre la réunion dcs deux
même d'aller à
mes fonctions.
Et, comment la Cour pourroit-clle s'offenser de ma conduite ? Pius
clie élève la juste estime qu'elle doit avoir d'elle-méme > plus SCS Membres
doivent s'estimer. Elle sait bien que j'ai une haute opinion de la Magistrature, ct si j'avois le malheur qu'elle l'eût oublié, jinvoquerois les Rcprésentations quc j'ai rédigées par ses ordres contre la réunion dcs deux --- Page 64 ---
Conseils. Eile y verra comment je 54
on réduisoit des fonctions
m'élevois contre Tasservissement
Mais ellc
augustes, ( No. 91.)
auquel
qui
y trouvera encore le courage de dire
honore, et celui qui l'a dite, et celui
la vérité d'un ton
pire du despotisme, jc pensois hatit.
qui doit l'entendre. Sousl'emosoit souvent
Dans une Cour
des
commander, , j'ai toujours parlé haut. Jc Souveraine, oi il
Magistrats dont je veax rester
ne ferai point à
moler la justice à la crainte
l'émule et le confrère, l'injure d'imDaignez, 6 mes confrères! offensante de leur déplaire.
mon dessein, ce quc je vous adresse considérer ma situation, et si, contre
cctte situation vous les offrira
avoit besoin de quelque excuse,
funestes
toutes. Plus la main dont
attcintes, s est chère, plus ses
on reçoit de
saignera long-temps après que la plaic coups sont déchirans, Mon coeur
Vous verrez cctte longue mais aura pu commencerà SC cicatriser,
plaudirez, parce que lc Conseil nécessaire justification, vous y apver flattcur pour lui-méme qu'un Supérieur de de Saint-Domingue doit trouaccusé d'avoir conspiré
ses Membres ait été
contre la Colonie.
faussement
Me voilà donc arrivé au terme ou crois
ceux qui auront pris quelque intérêt à je
être autorisé à dire à
tisfaits P La parcté dc mon ame a-t-elle lire ma défense, êtes-vous sacience, que je n'ai jamais
passé dans Cct écrit? Ma consMes
interrogée en vain, me répond
concitoyens, je suis innocent et l'on a
déjà OUI.
grandes horreurs contre moi! Vous
pu vous exciter aux plus
vie cntière démentoit! Hé quoi ! avez cri en un instant Cc que ma
que si l'existence et la réputation d'un comment n'avez-vous pas réféchi,
écrit équivoque, il n'est
homme pouvoient
d'un
au
pas un seul de vous
dépendre
supplice Rar lc même moyen !
qu'on ne pur conduire
ma confiance, si mon attachement Considércz cC qui auroit pu arriver si
Devenu la proie d'une injuste
m'avoit porté au milieu de vous.
ter > et elle vous auroit rendus fureur, mon innocence aurcit finip par éclapertc et celle des
coupables pour jamais. Si
de
miens, 3 ma justification étoit devenue
par ma
quelle atrociré vous restiez chargés,
impossible, ,jugez
triomphe de la calomnic. Oni,sans
puisque vous aviez assuré le
grand, mais par cela mêmc j'en étois doute, le crimc qu'on m'imputoit étoit
aussi_son apprentissage,er.
moins capable La scélératesse a
Mais en
jamais on n'a osé dire que je lcusse commencé.
supposant quc j'eusse été tel
par l'énormité de limputation, la
qu'on m'a peint, en excusant
rage dont vous aviez été animés contre
- Hut atat
isque vous aviez assuré le
grand, mais par cela mêmc j'en étois doute, le crimc qu'on m'imputoit étoit
aussi_son apprentissage,er.
moins capable La scélératesse a
Mais en
jamais on n'a osé dire que je lcusse commencé.
supposant quc j'eusse été tel
par l'énormité de limputation, la
qu'on m'a peint, en excusant
rage dont vous aviez été animés contre
- Hut atat --- Page 65 ---
moi; que vous avoient fait mcs parens? ? Faut-il quc toute une famille soit
proscrite, parce qu'un de SCS Membres cstaccusé? Si CC systémc étoitadopté,
n'y ayant pas un seui homme qui ne tienne à d'autres, un
çon scroit donclc signal de la destruction d'un peuple enticr, seulsoup- être
4 genre humain !
peut
Que vous ont-ils fait Ces infortunés qui n'ont échappé à la mort
quc par la fuitc? Ils ont voulu mc défendre!
Hélas
donner des défenseurs aux accusés
! on vient de
quels qu'ils soient, ct vous ne ne voulez
pas qu'un innocent en trouve parmi ceux qui lui sont unis par les liens
Ics plus chers! Remarquez que parmi ces proscrits sont des malheurcux
quc leur amour pour le nom François a déjà fait sortir de leur Patrie. Songez qu'ils sont venus vous demander un asyle contre la persécution. Songez quc depuis prés de 19 ans, leur conduité a éré
de votre cstime > je dirai de votre vénération.
digne
deviendriez
Songez que vous
pour cux aussi cruels que ccux qui ont ensanglanté la terre
de la Louisianne.
Hâtez-vous de les rétracter, CCs horribles proscriptions
duiroient à
Si
> qui vous conl'opprobre. vous ne pouvez plus réparer tout le mal
vous avcz causé, faires du moins CC qui est, cn votre pouvoir pour que en
arrêter lcs suites. Que kc souvenir, que le nom de Saint
ne soit pas pour moi un sujet de frémissement! Que je sâche Dominguc du moins
quc les miens vivent eh paix au milieu de vous. Quant à moi, quelque
part que j'existe > votre bonheur sera toujours l'objct continuel et de
mes voeux et de mes travaux.
Bénis soient les êtres sensibles s dont la généreuse pretection a sauvé
mon bcau-frère de la mort, ou on Ic conduisoit ! Bénis soient les
Citoyens généreux qui ont protégé ceux que j'aime, pour qu'ils
pussent du moins, par lcur fuite, échapper au trépas qui lcs menaçoit! Bénis soient enfin les hommes compatissans qui ont recueilli ces fugitifs, et qui les sauvent par leur pitié hospitaliére de la fureur qui les attendoit ! Mon coeur vous gardera une éternelle reconnoissance !
Et vous qui souffrcz parce que je vous suis cher, Mèrc infortunée,
sceur dont lc premier enfant sera né SOLIS la proscription ! Toisceur
chéric, que ces déchirantes nouvelles auront été accabler au Port-au- trop
Prince, et peut être contraindre à fuir avec ton époux et ta fille !
Vous tous que mon malheur a enveloppés, vous objets de ma tendresse,
quelque part que vous ayez été obligés d'aller cacher VOS larmes,
puissicz-vous entendre les accens de ma profonde douleur! Que nc
puis-je racheter par mon sang les maux que vous souffrez ! Ah! ou-
Toisceur
chéric, que ces déchirantes nouvelles auront été accabler au Port-au- trop
Prince, et peut être contraindre à fuir avec ton époux et ta fille !
Vous tous que mon malheur a enveloppés, vous objets de ma tendresse,
quelque part que vous ayez été obligés d'aller cacher VOS larmes,
puissicz-vous entendre les accens de ma profonde douleur! Que nc
puis-je racheter par mon sang les maux que vous souffrez ! Ah! ou- --- Page 66 ---
S6
bliez du moins que j'en suis la cause! Quelques tourmens
éprouviez, nc laissez pas échapper une plainte contre moi ; car je que n'aurois vous
pas le courage de la supporter. Non, nos
Concitoyens nc scront
impitoyables, et si le moment du triomphe de
pas
encore venu, , abandonnons-en lc soin à cette l'innocence n'est pas
créa la vertu, sinon pour le bonheur, du moins puissance invisible.qui
pour l'exemple de la terrd
A Paris, le 14 Janvier 1790.
Signé, MOREAU DE SAINT MÉRY,
A PARIS, chez BAUDOUIN, Imprimeur de l'ASSEMBLÉE
rue du Foin Saint-Jacques, No 31, 1789. NATIONALE,
2 - - - Uie a
venu, , abandonnons-en lc soin à cette l'innocence n'est pas
créa la vertu, sinon pour le bonheur, du moins puissance invisible.qui
pour l'exemple de la terrd
A Paris, le 14 Janvier 1790.
Signé, MOREAU DE SAINT MÉRY,
A PARIS, chez BAUDOUIN, Imprimeur de l'ASSEMBLÉE
rue du Foin Saint-Jacques, No 31, 1789. NATIONALE,
2 - - - Uie a --- Page 67 ---
ARANN 3
2A
PIECES
JUSTIFICATIVES
- 1 2 No. I. )
Extrait d'une Letire de ma Mère, du 22
Décembre 1774.
avez di, mon cher
Vou
en renfermoit une de M. Fils, recevoir CC matin une de mcs Lertres,
Dupuy. Vous savez tout
qui
voyez CC qu'il vous mande, et quidoit bien
ce qu'il vous a dit; vous
le père Charles (Préfet
vous décider. J'ai vu
m'a dit vous avoir fait Apostolique), de
nous avons beaucoup parié aujourd'hui de
part sa façon de
vous; 5 il
tre parti à prendre que d'entrer au Conseil au penser, mois que vous n'avicz point d'aude temps à perdre, je vous y
de
de Janvier. Vous n'avez point
qui vous en prie ct qui donneroit engage de tout mon cceur;c'est une tendre Mère
et les avoir auprès d'elle. Signé BESSON son sang, pour voir SCS enfans heurcux
MOREAU.
Extrait d'une Lettre de M. Bayliès
Dapay, mon Beau-frère.
Du .
Janvier 1775.
D'après cC que Trezin, qui arrive de la Ville où il a passé deux
apprend, je croirois qu'un jour à venir vous m'en
jours, nous
ignorer lc chagrin de votre Mère.
voudriez, si je vous laissois
dée que vous vous décidez à l'abandonner, Depuis votre séjour à Saint-Pierre, persuaaime, clle a tout fait pour vous;
clle pleure jour et nuit; 3 elle vou's
vous vous disposez à
après une longue absence, vous arrivez ct
connoitre. Quelque repartir sans lui donner sculement le temps de vous reje suis très-assuré avantage que vous envisagiez en allant à Saintcertainement
quc pour repondre à sa tendresse, vous ne lui Domingue >
pas cinq ou six mois. C'est tout ce qu'elle
refuserez
fois, mon cher ami , faites-vous
demande. Encorc une
Conseiller, , etc.
Extrait d'une Lettre écrite à ma Mère par Madame
Gaigneron-Jalimonts
Du
Janvier 1775Je sens, ma chère Nièce > toute la peine
doit
que paroit vouloir prendre Moreau. Mais que
vous causer le parti
je ne vois rien dans CC
permettez-moi de vous dire
N'allez
parti qui montre de la légéreté et de
que
pas croire pour cela que ce soit moi qui le lui ai
linexpérience.
voyage qu'il fit ici, il me dit que s'il ne trouvoit
suggéré. Au premier
point à se placer avantaH
1775Je sens, ma chère Nièce > toute la peine
doit
que paroit vouloir prendre Moreau. Mais que
vous causer le parti
je ne vois rien dans CC
permettez-moi de vous dire
N'allez
parti qui montre de la légéreté et de
que
pas croire pour cela que ce soit moi qui le lui ai
linexpérience.
voyage qu'il fit ici, il me dit que s'il ne trouvoit
suggéré. Au premier
point à se placer avantaH --- Page 68 ---
geusement dans le pays > il ne balanceroir point à passer à
Sans donner une entière approbation à ce projet, je ne le désapprouvai Saint-Domingue. A
son retour de Saint-Pierre, oi tout le monde lui avoit témoigné le desir pas. de le
voir Consciller, je le trouvai chancelant et presque décidé pour cet état, par
l'avantage inestimable qu'il trouvoit de vivre dans un pays et au milieu d'une
famille qui le chérissoient. Ce fur alors que je lui dis ma façon de
et que je lui donnai le conseil qu'il vouloit avoir de moi. Jc lui fis observer penser
que quand l'état de Conseiller , le seul qui dans la position des choscs
peur lui convenir ici > ne l'assujertiroit pas à plus de
il ne
lni procureroit peut-être pas un établissement
dépenses,
roit. Votre Fils est
avantageux comme il l'espéjeune, ma chère Nièce, vous avez la satisfaction de
le voir rempli de talens > il faut qu'il tâche de les mettre dans le plus grand
jour. De cette époque-ci dépendle bonheur de sa vie, Il lui faut un état honorable. Saint-Domingue est un champ bien plus vaste > pourquoi
tant qu'il y passe : A la bonne heure, qu'il récule l'exécution de répugnez-vous ce projet, s'il
est possible, de quelques mois. Personne ne désire plus que moi qu'ilse fixe
ici S je sens combien il pourroit être utile à toute sa famille, et sije ne collsultois pas son bien-être,je vous assure que je nc négligerois rien pour l'empécher de partir. Mais comme je ne veux pas le conseiller contre lui-même ,
je me bornerai à lui dire qu'il faut qu'ilsuive son penchant; 5 voilà ce quejevous
promets de faire. Je vous embrasse, ma chère Nièce, etc.
Extrait d'une Lettre de M. Geigaron-Jolimont, mon Cousin.
Du. . : . Février 1775Je suis enchanté, mon cher Cousin, de savoir que votre ami, M.
vous fortific toujours dans votre projet de passer à Saint-Domingue. Son Jauna,
seul vous auroit suffi, puisqu'il connoît parfaitement bien lc pays et toutes suffrage ses
ressources.
No, 2.
Lettre de M. Pocquet de Puilhery 3 Chevalier.de Saint-Louis ct ancien Con.
seiller au Parlement de Bordeaux.
Dc la Martinique > ce 26 Mars 1776.
Mon cher Cousin, j'ai reçu, au mois de Février dernier > la lettre
vous
m'avez fait P'honneur de m'écrire le 27 Juillet précédent.
J'ai demandé que
vos nouvelles à M. d'Argour(r):ilma dit qu'il vous avoit vu souvent, et m'a de
#) Commandant'en: second de la partic du Nord de Saint-Domingue, et alors Gouverncur-ginéral
Martinigue.
PH
NTeO
.
Dc la Martinique > ce 26 Mars 1776.
Mon cher Cousin, j'ai reçu, au mois de Février dernier > la lettre
vous
m'avez fait P'honneur de m'écrire le 27 Juillet précédent.
J'ai demandé que
vos nouvelles à M. d'Argour(r):ilma dit qu'il vous avoit vu souvent, et m'a de
#) Commandant'en: second de la partic du Nord de Saint-Domingue, et alors Gouverncur-ginéral
Martinigue.
PH
NTeO --- Page 69 ---
donné les plus flatteuses espérances sur votre comptc. Vous avez, mon cher
Cousin, tout ce qu'il faut pour les réaliser.
J'ai perdu dans M. de Norroy 3 un ancien ami. Vous auriez trouvé en lui
une société rare dans lcs Isles, de l'esprit, de la gaité, des connoissances et
des talens. J'écris à Madame par la même occasion qu'à vous. Vous me saurez
gré de vous avoir procuré sa connoissance.
J'ai au Cap un de mes neveux , qu'on appeile Pocquet de Saint - Sauveur 3
Officier dans le Régiment de Béarn, etc.
Vous me ferez plaisir de me donner de VOS nouvelles. Elles m'intéresseront toujours beaucoup par les sentimens d'attachement et d'estime avecl lesquels j'ai l'honneur d'être, mon cher Cousin, ect.
Signé, PocQUET DE PUILHERY.
No, 3.
Lettre de M. Caignet, Commisairegéncral de la Marine.
Port-au-Prince, ce 7 Juin 1775J'ai reçu , Monsieur > lalettre de M. Vacher rqui étoit jointe à celle que vous m'avez faitlhonneur de m'écrire. L'intérêt particulier qu'il paroît prendre à votre sort
et tout ce qu'il me dit d'avantageux sur votre compte > sont des motifs bien suffisans pour déterminer celui que je mettrai à solliciter auprès de M. l'Intendant
ce que vous désirez de lui. Je le verrai demain et il nc dépendra pas de moi
que vous soyez adinis à militer au Conseil.
Signé, CAIGNET.
Lettre de M. de Vaiyre, Intendant.
Port-au-Prince, le 8 Juin 1775.
J'aireçu, Monsieur > avec la lettre que vous m'avez écrite le mois dernicr, celle
de M. le Président Tascher > qui y étoit jointe : il n'y a pas pour le présent de
place d'Avocat à nommer; d'ailleurs j'ai déjà pris des engagemens pour la
première qui viendroit à Vaquer. Au surplus, Monsieur, je vous pric d'être
bien assuré du désir que j'ai de vous obliger; l'intérêt que MM. Tascher et de
Jauna prennent à CC qui vous regarde, doit vous répondre de mnon empressement à profiter de toutes les occasions qui s'en présenteront.
H 2
e : il n'y a pas pour le présent de
place d'Avocat à nommer; d'ailleurs j'ai déjà pris des engagemens pour la
première qui viendroit à Vaquer. Au surplus, Monsieur, je vous pric d'être
bien assuré du désir que j'ai de vous obliger; l'intérêt que MM. Tascher et de
Jauna prennent à CC qui vous regarde, doit vous répondre de mnon empressement à profiter de toutes les occasions qui s'en présenteront.
H 2 --- Page 70 ---
No. 4Extrait d'une Lectre de Madame
Gaigreron-Jolimont, ma grande-Tante.
Martinique, 26 Juillet 1775.
Quoique je n'aie pas vu M. d'Ennery ici, j'avois chargé
de lui parler de vous de ma part. Il a promis de vous rendre plusieurs tous lcs personnes services
qui dépendroient de lui. Vous m'apprendrez l'accueil qu'il vous aura fait. Il a
dit qu'il vous serviroit en tout état que vous pourriez embrasser.
No. 5.
Louis, , &c. Entre le sieur Lejeune Père > d'une part; ct lc sieur Eustache
Guimberteau > habitant aux Gonaïves, d'autre part: après que Moreau de SaintMéry, assisté de d' Augy, Avocat de LAppellant > et l'Avocat de
ont été
ouis aux Audiences du sept de ce mois età celle de ce jour, etc. La l'Intimé, Cour,etc. Fait
au Cap en Conseil, le IO Juillet 1775.
No, 6.
Louis, etc. Entre le sieur de Rodouan > d'une part ; et le sieur
d'autre part : de la cause le sieur Marquis de
Bonneau, ,
Bouillé,.etc. encore d'autre
vu, etc. Après quel'Archevesque, > Avocat cn Parlement , substituant Laborie part;
a été oui à l'Audience du 3 de CC mois, qu'il a été de nouveau ouià celle
ce jour 5 oui pareillement Moreau, substituant dAugy, Avocat, ctc. La
de
Fait au Cap en Conseil, le sept Novembre 1775Cour, ctc.
No. 7,
Aujourd'hui, cinquième jour du mois de Mars 1776, les Avocats
il a été unanimément arrêté, qu'à dater de ce jour, aucun Avocat assemblés 2
faire remplacer à la barre, par autres que par un,dc ses Confrères ne militant pourra se
Cour, eic.
à la
No. 8.
Nous Général et Intendant à
Saint-Domingue > certifions que M, Moreau de
Saint-Méry cxerce avec distinction les fonctions d'Avocat au
du Cap, et qu'il s'est acqais, par ses talens et sa bonne conduite Conscil-Supéricur depuis
qu'il
- e - -- - e ue -
assemblés 2
faire remplacer à la barre, par autres que par un,dc ses Confrères ne militant pourra se
Cour, eic.
à la
No. 8.
Nous Général et Intendant à
Saint-Domingue > certifions que M, Moreau de
Saint-Méry cxerce avec distinction les fonctions d'Avocat au
du Cap, et qu'il s'est acqais, par ses talens et sa bonne conduite Conscil-Supéricur depuis
qu'il
- e - -- - e ue - --- Page 71 ---
est dans la Colonic, Festime
quoi nous le croyons digne des générale bontés s ainsi que la nôtre en particulier
au Cap, etc.1 le7Janvier
du Ministre et des graces du Roi. :pour Donné
1779. Signé, D'ARGOUT ct DE VAIVRE.
JEAN-BAPTISTE GUILLEMIN DE
Police, , Finances, de la Guerre VAIYRE, etc., Intendant de Justice,
et de laMarine 3 des Isles
PAmérique sous le vent.
Frangoises de
Certifions que M. Moreau, Avocat militant au
exerce son état avec beaucoup de
Conseil. - Supérieur du Cap,
zèle, sa délicatesse lui ont
distinction; que ses talens supérieurs, son
en particulier; qu'il est
acquis, d'entrer > avec justice, l'estime générale et la nôtre
gu'on jettât les yeux sur lui tris-digne
dans lu Mugistrature, et qu'il seroit à désirer
Juin 1780.
pour une place de Conseiller. Donné au Cap, ctc, le
Signé, DE VAIVRE.
FRANCOIS REYNAUD DE VILLEYERD, etc., Lieutenant
ment général des Isles Frangoises de
au GouvernePAmérique, sous le Vent 6
dances, et Commandant en cette qualité desdites Isles;
dépenJOtEPN-JELXANDRE LE BRASSEUR, etc.,
de Justice, Police, Finances, de la
faisant fonction d'Intendant
Isles.
Guerre et de la Marine desdites
Certifions que M. Moreau de Saint
Cap, donné pendant notre
Méry 3 Avocat au Conseil - Supérieur du
constantes et réitérées de son administration, zèle, de comme précédemment, des preuves
bien public et au Gouvernement de la ses talens et de son attachement au
l'estime et la considération universelle Colohic , et qu'il a acquis , à juste tirre,
tous les temps de lui donner des ; que nous nous ferons un plaisir dans
avons pour lui, et que sa
marques de l'estime particulière que nous
droits à la protection conduite, SCS mceurs et ses talens lui donnent
nous lui avons délivré lc spéciale ct aux graces du Gouvernement. En foi de des
faisons dc lui, et
présent, comme un témoignage de tout le cas quoi
de la
auquel nous prions nos Successeurs dans
que nous
Colonie, d'avoir égard. Donné au Cap, le I5 Juillet 1781. P'Administration
Signé, REYNAUD et IE BRASSEUR.
droits à la protection conduite, SCS mceurs et ses talens lui donnent
nous lui avons délivré lc spéciale ct aux graces du Gouvernement. En foi de des
faisons dc lui, et
présent, comme un témoignage de tout le cas quoi
de la
auquel nous prions nos Successeurs dans
que nous
Colonie, d'avoir égard. Donné au Cap, le I5 Juillet 1781. P'Administration
Signé, REYNAUD et IE BRASSEUR. --- Page 72 ---
ouauoit utu
b
esly J9
No
9.
Leitne de M.Sainte-Marie,
Secrétaire, a
bre d'Agriculture du
Messieurs les Membres dela Cham.
Cap. Au Borgne, c: 25 Aott 178:.
de Messieurs, la Chambre, ayant été instruit ici de la nécessité de
et des affaires essentielles me
convoquer une Assembléc
qu'a la fin dui mois
retenant sur mon
par M. Morcau de Saint-Méry, prochain;je vous 'pric de me permettre de me Habitation faire
jusct la
Avocat au
suppléer
réputation flatteuse qu'il,s'est
Conseil-Supérieur du Cap. Ses talens
votre confiance, et qu'il la mérite acquisc sont un sûr garant qu'il cst digne de
pect, Messieurs, etc.
beatcoup mieux que moi. Jc suis ayec resLa Chambre m'agréa pour son
Signé, SAINTS-MARIE.
Seurbaire-dijsint dans la séance du 5 Septembre.
Vu par le Conseil la Requête de M. Moreau de
que des affaires importantes, et mëme
Saint Mery, Avocat;
cas de faire un voyage en France, un cojet d'utilité publique, le mettent contenant dans
T'autorisation de la
qu'il ic veut cependant pas
le
Cour, ctc. Our lc
entreprendre sans
tout considéré : La Cour a accordé ct accorde rappoit de M. LeGris,
et
au
Conseiller;
mois, à compter du jour de son
Suppliant un congé de dix-huit
justifier. Fait au Cap en Conscil,le débarquement 6 Mars en France, dont il sera tenu de
178;.
Lettre de M. de Bellecombe, Gouverneur
Général, au Ministre de la Marine.
Au Cap, le 2 Juin 1783.
Monseigneur, M. Moreau de Saint-Méry Avocat
très-estimable 3 s'occupe depuis
trés-estimé ct vérirablement
'des Ordonnances du Roi, des décisions plusicurs-années de la composition d'un Recueil
seils successivement établis à
de la Cour et des prononcés des Concette vaste et précieuse Colonic, Saint-Domingue, Cet
concernant l'administration de
et PAuteur passe en France
Ouvrage cst au moment d'être
Le zèle l'a
poury mettre la dernière main et le donner achevé,
qui guidé dans cette entreprisc
au Public.
ment et protection de la part du
mérite, Monseigneur, encouragemander votre agrément
Gouvernemenc: il aura l'honneur de vous detrès-persuadé qu'il méritera pour l'impression de son livre > ct je suis d'avance
iljouiticime répond de la votre approbation et VOS éloges, La réputation dont
par le
puretéde ses vues, ct ne connoissant son
Prospectus qui me paroît très-utile, je
les
Ouvrage que
n'auront rien qui ne justifient la bonne
pense que réflexiors de l'Auteur
suffrage du Public. Jc vous pric
opinion que j'ai conçuc de lui d'après le
bontés. Je suis avec avec
instamment, Monscigneur, de l'honorer de VOS
respect > etc,
Signé, BELLECOMBE.
puretéde ses vues, ct ne connoissant son
Prospectus qui me paroît très-utile, je
les
Ouvrage que
n'auront rien qui ne justifient la bonne
pense que réflexiors de l'Auteur
suffrage du Public. Jc vous pric
opinion que j'ai conçuc de lui d'après le
bontés. Je suis avec avec
instamment, Monscigneur, de l'honorer de VOS
respect > etc,
Signé, BELLECOMBE. --- Page 73 ---
Aujourd'hui trente Juin 1783; lcs Avocats assemblés sur la réquisition de
Me Moreau de Saint-Mery étantsur son départ pour la Frances il aété unanimément délibéré, qu'il lui seroit délivré par le Doyen le certificatsuivant :
cc Nous soussignés Avocats en Parlement et du
du
>
Congeil-Supcricur
certifions à tous ceux qu'il appartiendra :
M. Moreau
Cap,
notre Confière, a toujours rempli dignement que les devoirs de de Saint-Méry,
>> s'est distingué par la probité la plus exacte, le plus noble son état, qu'il
x
et les talens les plus capables d'honorer la profession; qu'il a toujours désintéressement défendu
>> avec zèle et avec sagesse les intérêts de ses Clients 5 enfin
s'est
>> cher à ses Confrères, par ses vertus sociales et morales, et ge'il utile àses rendu Con-
>> citoyens par ses recherches sur les Lois et Constitutions de la Colonie,
>> foi de quoi nous lui avons délivré le présent
lui
En
que de raison. pour servir ct valoir ce
Signé, , Laborie , d'Augy 3 de Suzanne , Prevost, Baudry des Lozières, Bonne. maison, Taxis de Blaireau, Viel , d'Arracq et Rodier. Séance du 3 Juillet 1783:
M. Moreau de Saint-Méry a fait part à la Chambre d'Agriculture du
de son prochain départ pour la France > où il va s'occuper de
Cap *
son Ouvrage intitulé : Lois et Constitutions des Isles Frangoises de l'impression de
vent, et du désir qu'il auroit
rAmérique sous le
Chambre. La
d'entreprendre ce voyage avec l'agrément de ta
Chambre, convaincue de Putilité dont sera sur-tout pour cette Colonie,
l'Ouvrage que. M. Moreau deSaint-Méry se propose de publier,s'est
de lui en marquer sa satisfaction, , et de l'assurer qu'il trouveroit dans empressée chacun
des Membres qui la composent les sentimens d'estime et d'attachement
ont mérité sa confiance. qui lui
M. Moreau de Saint-Méry a fait SeS remercimens à la
témoigné combien il étoit flaté de son suffrage. Chambre, et lui a
signé, pa: ordre de la Chambre, SAINTE-MARIE, Secrétaire. No, IO. Lettre de M. le Marichal de Castrics. Du premier Février 1784. J'ai examiné, Monsieur, lcs propositions que vous avez faites pour
sion et publication d'une cellection de
concernant
l'impresréglemens 3
la Colonie de
Saint-Domingue. D'après les comptes avantageux qui m'ont été rendus de votre
zile et de vos talens , ainsi que de l'utilité et étendue de votre travail, j'écris
AM.le Garde des Sceaux pour le privilège et l'impression de l'Ouvrage, en le
--- Page 74 ---
priant dc vous donner M.
cs propositions que vous avez faites pour
sion et publication d'une cellection de
concernant
l'impresréglemens 3
la Colonie de
Saint-Domingue. D'après les comptes avantageux qui m'ont été rendus de votre
zile et de vos talens , ainsi que de l'utilité et étendue de votre travail, j'écris
AM.le Garde des Sceaux pour le privilège et l'impression de l'Ouvrage, en le
--- Page 74 ---
priant dc vous donner M. de la Rivicre pour
que vous fassicz les démarches nécessaires Censcar. Ilfaudra cn conséquence
pas. possibic de vous accorder
auprès de Tun ct del'autre. Il n'est
serez mis. cn règle pour le Privilège, l'Imprimeric Royale; mais , après que vous vous
que vous, voudrez; il vcus scra fait une vous pourrez traiter avec tel Imprimeur
faciliter lcs premiers frais de
avance de six mille livres pour vous
des dernières livraisons, et sauf l'impression, à
à la charge de les rembourser lors
plaires qui seront retenus par le déduirc dans le temps le prix de trente exemles Burcaux de mon Département lcs recherches Gouivernement. T'apprauve que vous fassiez dans
cn plus votre Collection. Je vais donner les quipourront vous conduire à compléter de plus
communieation de tout ce qui ne sera pas tranger ordres à convenables pour que l'on vous ouvre
Tobjet dont il s'agit. No. II. Leutre de M. le Comte de la
Lugerne, alors nommé Gouverneur général de
Saint-Domingac. Paris, 28 Septembre 178g. Vous vous attendez, Monsicur, à recevoir
scra trompé. On ne vous accorde
mon compliment,et votre espoir
vaux. Mais j'en ferai un à M. le Maréchal que CC de qui est dà à vos talens et à vos traau Conscil-Supérieur du Cap, à la
Castries, de ce qu'il vous a nominé,
maintenant que je vais vous
Colonie, de T'acquisition qu'ils font. C'esc
n'auraplus rien à réclamer, nous presser determiner votre Ouvrage. Dès que le Public
lcs faire valoir. aurons des droits sur vous ctje serai empressé de
No, 12.. Extrait d'une Lettre du Ministre de la Marine a MM. le Comte de la
Luzerne et de Marbois. &
Du 9 Oétobre 178s. Cette conduite auroit pu porter Sa Majesté à retirer aux
la
provisoire qu'elle a bien voulu leur accorder; mais
Conseils faculté
tentée de rejetter la délibération
pour cctte fois clle s'est Co1lsujet dont les talens 8 la bonne conduite irrégulière, et clle s'est déterminée à nommer un
Conseil même du Cap. C'est lc sieur Moreau ont Éeé attestés par vos prédécesseurs et par le
de
Supéricur, , qui vient de donner des preuves de Saint-Méry, > Avocat au Conseil
dans le Recueil des Lois ct Constitutions
son zèle et de SOR application
que sous le vent, qui est actuelleient des Colonies françoises de l'Amériet il SC rendra à
sous-presse. Je lui ai remis son brevet,
achevée,
Saint-Domingue, uussi-tôe que Limpression de son Liyre sera
No,.
vos prédécesseurs et par le
de
Supéricur, , qui vient de donner des preuves de Saint-Méry, > Avocat au Conseil
dans le Recueil des Lois ct Constitutions
son zèle et de SOR application
que sous le vent, qui est actuelleient des Colonies françoises de l'Amériet il SC rendra à
sous-presse. Je lui ai remis son brevet,
achevée,
Saint-Domingue, uussi-tôe que Limpression de son Liyre sera
No,. --- Page 75 ---
No. I3.
Lettre du Ministre de la Marine 3 à MM. le Comte de la Lugerne et de
Marbois.
3 Février 1786.
Je vous ai prévenu 3 Messieurs > par une dépêche du 29 Octobre dernier, del la
nomination du sieur Moreau de Saint-Méry à la place de Conseiller atl Conseil-Supérieur du Cap, > vacante par la mort du sieur Saint-Martin fils. Lc travail
quile retient en France, ayant pourobjet lutilité de la Colonic, l'intention du Roi est qu'il
foit censé présent au Conseil, et qu'iljouisse en France des appointemens de sa place. Comme
il faut en même temps que l'Assesseur qui fait le service, touche les 400O liv.
par an qui y sont attribuées, ct quela Caisse du Roi ne soit pas chargée d'un
double emploi, vous voudrez bien ordonner que lc décompte des Soco livres
d'appointemens soit fait en entier depuis la mort du sieur Saint-Martin. On prélevera les 333 liv. 6s. 8 d. qui reviennent à l'Assesseur, et vous ferez payer le
surplus au fondé de procuration du sieur Moreau de Saint-Méry. Ensuite CC
fondé de procuration et l'Assesseur recevront tous les mois chacun 333 liv. 6S.
8 d. Vous ferez employer sous le titre-de gratification les sommes qui ne pourroient pas être allouées autrement, suivant les règles établies pour la comptabilité.
No. 14Lettre du Secrétaire-dejoint du Cercle des Philadelphes.
Cap,le I2 Janvier 178s.
Monsieur et Confrère, M. Baudry a dû vous faire part de l'établissement d'une
Société Littéraire en cette Ville, sousle nom de Cercle des Philadelphes. Ses vues
particulières sont ce qui concerne l'utilité et la prospérité de la Colonie; c'est
sous ce point de vue qu'elle a pris en considération votre Ouvrage sur les Loix
et Constitutions de notre Patrie adoptive. Le mérite et lutilité de cet Ouvrage,
joints à vos talens déjà connus s l'ont engagée à passer par dessus les formes qu'elle s'est
et à vous déférer d'une voix unanime le titre de son Associé national
prescrites >
En rendant cet hommage distingué à un Citoyen instruit et
et Correspondant.
à donner à notre Colonie des
éclairé, 3 elle se flatte que vous continuerez
du Cercle des
preuves du zèle qui vous a toujours animé. Flatté d'être l'organe
Philadelphes, etc.
Signé, PREVOST, Secrétaire-Adjoint.
I
dessus les formes qu'elle s'est
et à vous déférer d'une voix unanime le titre de son Associé national
prescrites >
En rendant cet hommage distingué à un Citoyen instruit et
et Correspondant.
à donner à notre Colonie des
éclairé, 3 elle se flatte que vous continuerez
du Cercle des
preuves du zèle qui vous a toujours animé. Flatté d'être l'organe
Philadelphes, etc.
Signé, PREVOST, Secrétaire-Adjoint.
I --- Page 76 ---
No,
I5.
Lettres de M. de la Touloubre, Ami et chargé des Affaires de M. le Président Duplaa.
Cernai, ce Mardi 19 Septembre 1786.
Quelque soit le jour, Monsieur, que vous choisirez pour venir à
vous fercz très-grand plaisir à M. Duplaa , qui vous fait mille
Cernai,
J'ai l'honneur d'être, ctc.
Sign, MONTJOIE DE LA TOULOUBRE. complimens.
Je fus à Cernai le 22, oi M. le Président Duplaa me témoigna de la manière la
plus flatteuse combien il trouveroit de satisfaction à m'obliger encore, mais sans pouvoir
me le promettre (pour cette fois ) positivement. J'avois prié M. de la Touloubre de le solliciter de nouveau, el c'est ce qui amena la Lettre suivante,
Cernai, le 26 Septembre 1786.
Il me seroit bien doux, > Monsieur , d'avoir dc bonnes nouvelles à vous annoncer 5 mais jen'ai cu aucun succès. Je désire de tout mon coeur qu'il se
sente
de plus hcureuses occasions de vous prouver les sentimens, , etc.
préSigné , MONTJOIE DE LA TOULOUBRE.
No. I6.
Lettre du Ministre de la Marine, à MM. le Comte de la Lugerne et de
Marbois.
9 Novembre 1786.
Vous connoissez > Messieurs s l'Ouvrage de M. Moreau de Saint-Méry sur
les Lois et Constitutions des Isles sous le Vent. Lc Roi a voulu lui- donner
une marque de satisfaction qui lui fût à la fois honorable et utile, en lui accordant une gratification de 12,000 liv., argent de France, sur la Caisse desLibertés. Cette assignation est fondée sur l'avantage direct que les Habitans tireront de CC travail utile. Vous voudrez bien donner des ordres pour que cctte
somme soit payée à M, Moreau de Saint-Méry > à son arrivée dans la Colonie,
ol il va bientôt se rendre.
Lc Roi a voulu lui- donner
une marque de satisfaction qui lui fût à la fois honorable et utile, en lui accordant une gratification de 12,000 liv., argent de France, sur la Caisse desLibertés. Cette assignation est fondée sur l'avantage direct que les Habitans tireront de CC travail utile. Vous voudrez bien donner des ordres pour que cctte
somme soit payée à M, Moreau de Saint-Méry > à son arrivée dans la Colonie,
ol il va bientôt se rendre. --- Page 77 ---
No. 17.
Extrait d'une Letere de moi d M. de Baumek, premier Président du Conseil
Supérieur d'Artois.
Paris,le 20 Novembre 1786.
Mes affaires vont mal à cause du vent qui a cmpéché depuis la fin de Scptembre l'entrée d'aucun Navire des Iflcs dans nos Ports. Cependant le vent est
changé depuis Six jours, et mes cspérances renaissent.
Celles (les espérances) que j'avois pour ma gratification sc sont plus que
réalisées en quantité, mais je me trouve pauvrement riche par la qualité. J'ai
douze mille livres de France à prendre sur la Caisse des Libertés de SaintDomingue > Caisse destinéeaux Myuumens publics, ctc. Ctc. Sileglorieux ne reçoit
pas ses fonds, il faudra qu'il cherche sur son monument un] prêt de deuxmilie écus,
sans lesqucls il ne pcyr partir.
Certifié conforme à l'original.
Signé, BRIOIS DE BEAUMEZ.
No, 18.
IQ Décembre 1786,
Nous vous envoyons ci-joint , mon cher Morcau, trois Traites que nous
avons passées à votre ordre. Nous sommes bien sincérement, vos Serviteurs ct
amis.
SipnÉ,FOURNIER et BELLEVUE.
Paris,I; Janvier 1787.
Roberjot Lartigue a l'honneur de souhaiter le bonjour à M. Morcau de SaintMéry, et de le prévenir qu'il a vu M. de Suinte-James pour son offaire. II n'a pu
obtenir de lui Parrangement qu'il desiroit 5 à la première vuc, il l'entretiendra
plus au long à cC sujet. Ila Phonneur de lui réitérer un bien respectueux attachement.
Nantes, le23 Janvier 1787.
Nous décachctons > Monsieur, I'honneur de votre Lettre du 20 courant, qui
nous porte une Traite sur nous de M. Roberjot Lartigue de gooolieres à six mois de vuc,
ct nous engage très-instamment à vous la retourner le plutôt possible. Pour
nous conformer > Monsieur, au desir que vous nous témoigncz de la recevoir avant
votre départde Paris, nous ne perdons pas uneseule minute pour vous laremettre
revêtuc de notre acceptation ct pour vous assurer que nous avons l'honneur
d'êtrc, elc.
Signé, H. V.L.CHABRAND, frères.
I2
M. Roberjot Lartigue de gooolieres à six mois de vuc,
ct nous engage très-instamment à vous la retourner le plutôt possible. Pour
nous conformer > Monsieur, au desir que vous nous témoigncz de la recevoir avant
votre départde Paris, nous ne perdons pas uneseule minute pour vous laremettre
revêtuc de notre acceptation ct pour vous assurer que nous avons l'honneur
d'êtrc, elc.
Signé, H. V.L.CHABRAND, frères.
I2 --- Page 78 ---
S Février 1787.
Roberjot Lartigue a reçu pour réponse à l'objer de M. Moreau de SaintMéry, > que la personne ne pouvoit donner que 3C00 liv.
ct lc reste
sous peu de; jours. Pour lever les difficultés, M. Lartiguclui offre demain,
la solde son mandat à huit ou
c'est
d'accepter pour
quinze jours;
tout ce
venir
Ax secours de son départ.
gu'ilpeut faire pour
No. 19.
Lettre de M. le Maréchal de Castries à MM. de Villebois et Lescallier,
Administrateurs de Cayenne.
16 Mars 1787.
Le sieur Morcau de. Saint-Méry, Conseiller au Conseil-Supéricur de SaintDomingue, a travaillé, Messicurs, avec l'aveu du Gouveinement, à rassembler
toutes les Lois de Saint-Domingue, a pour en former un Code, qui cst actuellement presque achevé , et il se propose de s'occuper d'un pareil travail
la
Colonie de Cayenne. Jc vous envoie ci-joint une note qu'il m'a remise pour
vous demander les pièces et rensciguemens qui lui sont nécessaires pour avec
l'état des objets qu'il a trouvés dans les dépôts des Colonies , gui lui > ont été
ouverts pour faciliter son travail, afin de nc pas faire un double emploi. Jc vous
de vouloir bien concourir de votre côté au succès d'unc entreprise aussiavan- prie
tageuse.
Signt, Le Maréchal DE.CASTRIES,
No. 20.
Leutre de M. Foulquier, Intendant de la Martinique > 2 M. Roignan,
Greffier en chefdu Conscil-Soaverain de la même Ifle.
Fort-Royal, Avril 1787.
M. Moreau de Saint-Méry desire, Monsieur , parcourir les anciehs registres
du Greffe, pour y puiser des renseignemens relatifs à l'Ouvrage important et
vraiment utile qu'il fait sur les Colonies. Jc vous prie de lui procurer tous les
éclaircissemens et renscignemens qu'il pourra désirer. Tout le monde doit s'empresser d'être particuliérement utile à M. Moreau, ct de concourir à son Ouvrage. J'ai lhonneur d'être, etc.
Signé, FOULQUIER.
, parcourir les anciehs registres
du Greffe, pour y puiser des renseignemens relatifs à l'Ouvrage important et
vraiment utile qu'il fait sur les Colonies. Jc vous prie de lui procurer tous les
éclaircissemens et renscignemens qu'il pourra désirer. Tout le monde doit s'empresser d'être particuliérement utile à M. Moreau, ct de concourir à son Ouvrage. J'ai lhonneur d'être, etc.
Signé, FOULQUIER. --- Page 79 ---
M.
de ChampReuri, Greffier en chef du
Extrait d'une Lettre de Coquille
Conscil-Souverain.
Basse-Terre Guadcloupe, ce 20 Juillet 1787.
comme votre propre ouvrage tout ce qui vous
Ainsi vous pourrez regarder
Criminels de l'année 1786 à telever 2
viendra de moi. Jen'ai plus que les) Registres
que m'a données le dernier
seroit à faire sans les occupations
ce qui ne
pas
me suivent de si près que sous quinze
Conseil : d'un autre côté les Copistes faire l'envoi de la Collection entière.
jours ou trois semaines, je compte vous
à cette époque, gui est à-peu-près
l'embarras de savoir oit vous prendre
IL ne me reste que
Si j'en croyois le Général (M. le Baron
celle ok vous dever quitter Saint-Domingue. d'autre rou:e que cellé de Versailles.
de Clugay), mon paques ne prendroit pas
No. 21.
d'une Lettre de M. Bayliès Dupuy , mon beau-Frère.
Extrait
Martinique 1 7 Mai 1787.
décidée à t'aller trouver > mais au Printemps; ThyMa femme est très-fortement Gazettes et de Mémoires que je t'enverrai prover lui fait peur.Je fais amas de
les objets volumineux te parbablement par le Patriote , je ferai en sorte que
viennent tandis que tu es à Saint-Domingue.
Extrait d'une Lettre de Madame Dupuy ma sceur.
Au Fort-Royal, le 9 Mai 1787.
mon ami , et la nécessité des choses , j'ai décidé
D'après mes réfiexions 9
J'attendrai au Printemps prochain pour
te rejoindre à Saint-Domingue.
que jeniraipoint
m'en aller en droiture en France.
Avosat, mon ami 2 ct mon fondé
Extrait d'une Letere de M. Champion 2
de procuration.
Paris, CC IO Mai 1787.
cher Moreau, vaille que vaille , quoigue vous m'ayer prescrit
Je vous écris, mon
Mai.
de ne le point faire passé le premier
é
D'après mes réfiexions 9
J'attendrai au Printemps prochain pour
te rejoindre à Saint-Domingue.
que jeniraipoint
m'en aller en droiture en France.
Avosat, mon ami 2 ct mon fondé
Extrait d'une Letere de M. Champion 2
de procuration.
Paris, CC IO Mai 1787.
cher Moreau, vaille que vaille , quoigue vous m'ayer prescrit
Je vous écris, mon
Mai.
de ne le point faire passé le premier --- Page 80 ---
Extrait d'unc Leuere de M. Collet, Sénéchal des Cayes.
Cayes, ce 17 Juin 1787.
J'apprends avec plaisir 3 Monsieur > que vous allez cntreprendre le voyage du
Sud;je vous pric de vouloir bien disposer de ma maison 2 et deme marquer lors
de votre départ, le jour que vous serez à Cavaillon 5 je vous enverrai ma voiture et des chevaux.
Signé, COLLET.
P.S.Jc serois bien charmé que CCS nouveaux changemens rendissent à notre
ami commun M. d'Augy, son état ct sa tranquillité.
Extrait d'une Lettre de Mlle. Regnier, ma parente.
Paris > ce 26 Juin 1787.
Je vous aurois écrit bien plus souvent > si j'en avois eul les occasions. Et
puis vous aviez dit à M. Champion, de nc rien vous envoyer passé le mois
de Mai.
Extrait d'une Lettre de MM. Renoult.
Au Petit-Trou, 30 Juin 1787.
J'ai reçu, 3 mon excellent Ami, votreLettre dx 14 du courant 5 votrc initiation
nouvelle au rang des Magistrats supéricurs de cette Colonie, est une dette d'honneur que P'Etat vous paye, ctc.
Vous deveg donc > mon ami > vous en retourner incessamment en France pour mettre la dernière main à votre Ouvrage.
En passant dans la partie du Sud, vous me promettez de m'avertir de Pépoque de votre passage. Je renaitrai donc après treize ans dans les douces étreintes
de l'amitié !
Extrait d'une Letere de M. Coquille de Sainte- Croix., Conseiller au ConseilSouverain de la Guadeloupe.
Baffe-Terre,ce 20 OCtobre 1787.
Voici la troisième Lettre que jet'écris, mon cher Moreau; elle te sera remise
par le Paquebor de Septembre arrivé à la Guadeloupe le 17 du courant, mais il
y a apparence qu'elle ne te trouvera plus au Port-au-Prince.
- -
intes
de l'amitié !
Extrait d'une Letere de M. Coquille de Sainte- Croix., Conseiller au ConseilSouverain de la Guadeloupe.
Baffe-Terre,ce 20 OCtobre 1787.
Voici la troisième Lettre que jet'écris, mon cher Moreau; elle te sera remise
par le Paquebor de Septembre arrivé à la Guadeloupe le 17 du courant, mais il
y a apparence qu'elle ne te trouvera plus au Port-au-Prince.
- - --- Page 81 ---
No, 22.
Lettre de M. le Comte de la Lugerne.
Brest, ce 19 Décembre 1785.
Ils sontarrivés, Monsieur; > ces deux volumes (les vol. 4 et 5 de mon Ouvrage)
que vous m'aviez promis avant mon embarquement. Au zèle que vous avez
mis, aux peines que vous avez prises pour me les procurer, il semble que
vous aiez deviné combien ils m'étoient précieux. Que ne pouvez-vous juger
aussi de ma reconnoissance?
C'est assurément une dette sacrée pour moi que d'annoncer, soit aux Isles du
vent, soit à Saint-Domingue 3 les progrès de votre Ouvrage.
Je réunirai avec soin les feuilles que vous me ferez passer du cinquième volume à celles que vous m'avez déjà confiées, et vous les renverrai sous l'envelope du Ministre, lorsque le volume même me sera parvenu.
C'est à moi à désirer que vous vous vouliez bien me donner quelquefois de
du
j'aurai d'en recevoir, ni de l'esVOS nouvelles ; nc doutez ni plaisir que
time et de l'attachement sincètes, etc.
Signé, LA LUZERNE.
13 Mai 1787.
M. le Comte de la Luzerne fait mille complimiens à M. Moreau de Saintle félicite beaucoup de son heureuse arrivée, a grande envie de le voir,
Méry, ,
le
ou au Gouvernement ou ailleurs : il a le Comfera son possible pour loger
de sorte
aura de la peine à le loger
mandant de la Station et un étranger ,
qu'il
coinmodément. M. le Général a mille et une affaires qui l'empêchent d'écrire à M. Morcau
de Saint-Méry, dans CC moment ot le Courier est volumineux et tardif.
No. 23.
Du II Juin 1787.
La Cour, après avoir, par ses Arrêts d'enregistrement pur et simple de CC
Edits, Ordonnances et Ordres de Sa Majesté, donné les preuves les
jour , des
de son entière soumission à ses volontés croiroit manquer
moins équivoques sacré des devoirs
doit à son Souverain > si elle lui dissimuloit
au plus
qu'elle nécessairement dans son exécution lEdit de
les suites dangereuses qu'entrainera
ct
réunion de ses Conseils de Saint-Domingue cn un seul, séant au Port-au-Prince,
sur la manière dont on doit parla suirey procéder; comme aussi si elle gardoit
le silence sur les précautions humiliantes pour la Magistrature que contiennent
és croiroit manquer
moins équivoques sacré des devoirs
doit à son Souverain > si elle lui dissimuloit
au plus
qu'elle nécessairement dans son exécution lEdit de
les suites dangereuses qu'entrainera
ct
réunion de ses Conseils de Saint-Domingue cn un seul, séant au Port-au-Prince,
sur la manière dont on doit parla suirey procéder; comme aussi si elle gardoit
le silence sur les précautions humiliantes pour la Magistrature que contiennent --- Page 82 ---
ces différentes Ordonnances: : A arrêté que par MM,
Piémont, , et Moreau de
Fougeron 9 Faure de Lussac,
Saint-Méry 3 Conseillers, s Commissaires
à
il sera dressé des articles de représentations à Sa
nommés cet effet,
compte à la Cour incessamment. Donné
Majesté, dont ils rendron.
au Port-au-Prince en Conseil, etc.
No, 24.
Extrait d'une Lettre de M. Gauvain, Créole de la Louisianne
, Cousingermain de ma Femme.
Cap, le 28 Juin 1787.
Nous avons envoyé aujourd'hui à MM. Menardie > Picard et
premier des deux effets que vous nous avez laissés
Compagnie le
montant.
pour en recevoir le
Sila réunion vous consterne tous, elle m'afflige bien plus sensiblement
qu'elle me sépare d'unc famille dont la société faisoit ma plus grande puissance. J'en éprouve dans CC moment une cruelle attcinte , Madame Moreau jouism'envoyant votre Leure, me faisant dire qu'elle partoit demain, et Madame
er
vant la suiyre de bien priès.
Baxdry deNo, 25.
Lettre de MM. de la Lugerne et de Marbois.
Au Port-au-Prince le 28 Juin 1787.
Le tarif de 1775 > Monsieur. > a été fait dans un temps où les Audiences
avoient lieu ct où le travail se taxoit par rôle. Les nouvelles Lois ont entiérement changé ce régime s et il est devenu indispensable de rédiger un nouveau
réglement. Nous ne pouvons mieux faire, dans cette circonstance, que de recourir à VOS lumières ct au zèle qui vous anime pour l'ordre et l'avantage public.
Nous vous prionsde vous joindreà M. Fougeron pour rédiger CC projet dont nous
conférerons aussi avec M. le Procurcur-général. Nous vous serons très-obligés,
Monsieur, sivous pouyez vous en Occuper incessamment. Notre objet principalen
cette circonstance cst de venir au secours du public, et de réduire à une taxe
raisonnable les frais de Justice > qui sont montés pour plusieurs articles à
des prix exorbitans. Nous avons l'honneur d'être, ctc.
Signé, DE LA LUZERNE ct DE MARBOIS.
No. 26,
L
dont nous
conférerons aussi avec M. le Procurcur-général. Nous vous serons très-obligés,
Monsieur, sivous pouyez vous en Occuper incessamment. Notre objet principalen
cette circonstance cst de venir au secours du public, et de réduire à une taxe
raisonnable les frais de Justice > qui sont montés pour plusieurs articles à
des prix exorbitans. Nous avons l'honneur d'être, ctc.
Signé, DE LA LUZERNE ct DE MARBOIS.
No. 26,
L --- Page 83 ---
No, 26.
Lettre de MM: de la Lugerne et de Marbois, à M. de Fougeron, Doyen
du Conseil, et à moi.
Au.Poroau-Prince, le 27 Septembre 1787.
Nous avons, > Messicurs, l'honneur de vous adresser les matériaux nécessaires pour
former le nouvcau tarif dont nous vous avons prié de vouloir bien rédiger le
projet. Si vous pouvez vous occuper de CC tarif pendant cette semaine , nous nous
rassembleronsen Comité pendant celle qui suivra, afin dc terminer promptement
cct objet. Nous avons Thonneur d'être, etc. Signé, LA LUZERNE ct DE MARBOIS.
No. 27.
Lettre de MM. de la Lugerne et de Marbois à M. Fougerons Doyen du
Conseil, et a moi.
Au Port-au-Prince. 3 le Dimanche 14 Oltobre 1787.
Nous devons, Messieurs 3 vous rappeler le projet de tarif que nous vous avons
communiqué. Nous desirons pouvoir examiner ce projet avec vous lundi prochain (le
lendemain ) à quatre heures du soir , etc.
No. 28.
Arrêtédu Conseil Supérieur de Saint-Domtingue.
Du 12 Novembre 1787.
Après avoir procédé à l'enregistrement de l'Ordonnance portant tarif de la
saxe des Officiers dc Justice et autres, la Cour a arrêté qu'il sera fait des
représentations sur ladite Ordonnance. Et pour dresser lesdites représentations,
la Cour a nommé ct nommc MM. Faure de Lussac ct Cottes, Conseillers.
No. 29.
Arrêts du Conseil-Sapérieur de Saint-Domingue.
Du 12 Novembre 1787.
La Cour donne açte au Procureur- Général du Roi de lappel qu'il interjette
de l'Ordonnance du Lieutenant de l'Amirauté de cette Villc, cn date du 4
K
représentations sur ladite Ordonnance. Et pour dresser lesdites représentations,
la Cour a nommé ct nommc MM. Faure de Lussac ct Cottes, Conseillers.
No. 29.
Arrêts du Conseil-Sapérieur de Saint-Domingue.
Du 12 Novembre 1787.
La Cour donne açte au Procureur- Général du Roi de lappel qu'il interjette
de l'Ordonnance du Lieutenant de l'Amirauté de cette Villc, cn date du 4
K --- Page 84 ---
Septembre dernier, portant permission d'appeler à I'Hôtel à
par extraordinaire; joignant ledit appel à celui
tout jour et heure
Et à l'égard du surplus des conclusions du interjeté par Bernier, etc.
Cour ordonne qu'il en sera plus amplement Procureur-Général du Roi, la
de Saint-Mtry, auquel seront à cet effet remis délibéré au Rapport de M, Moreau
ment trait aux audiences extraordinaires des tous les objets ayant pareilleprécédemment ordonné qu'il en seroit plus siéges, sur lesquels la Cour a aussi
dudit Rapport > être par la Cour Statué ce qu'il amplement delibéré, pour, lors
appartiendra.
Du 12 Novembre 1787.
Et quant au surplus des conclusions du
cn sera plus amplement délibéré,
Procureur-Genémal, ordonne qu'il
Du 17 Décembre 1787.
Aujourd'hui 17 Décembre 1787, le Conseil assemblé
tumée, délibérant sur le surplus des Conclusions du
en la manière accourelatives aux Audiences extraordinaires des
Procureur Général du Roi,
quelles il a été remis de statuer
Siéges du Ressort,ct à l'égard desOui le Rapport de M. Moreau de par ses Arrêts du I2 Novembre dernier
tamment de l'Edit du mois de Sain-Méry, Janvier Consciller, et vu ce qui résulte no- >
sort accordé aux Sénéchaussées
dernier sur le pouvoir du dernier Resdu méme mois sur l'abréviation et des Amirautés; formes de l'ordonnance de S. M. en date
sées et Amirautés : la Cour se jugeant de procéder dans lesditcs Sénéchausmatière, a arrêté que les obscrvations incompétente pour prononcer sur ladite
Procureur-Général qu'au Rapport du Conseiller- comprises, tant au réquisitoire dudir
sentations mentionnées en l'arrêté de la Cour duii Juin Rapporteur, ferons partie des Reprédu Procureur Général du Roi le présent arrêté dernier; ordonne qu'à lac adiligence
et Amirautés du Ressort pour y être registré; sera envoyé aux Sénéchaussées
d'en certifier la Cour au mois. Donné
enjoint à ses Substituts audit Siége
Signé, MOREAU au Port"au-Prince en Conseil, , &c.
DE SAINT-MÉRY, et DE MARBOIS.
No, 30.
Extrait d'unc Letere de M. de Vincent, Commandant
de M. l'Intendant.
Général parintérim, et
Port-au-Prince > le 25 Novembre 1787.
La réunion des deux Conseils,
qu'il existoit dans lun et dans l'autre Monsicur, nous a donné occasion de remarquer
à la réception des Médecins et des une pratique et des usages différens quant
pièces, eil conséquence de l'offre Chirurgiens. Nous vous adressons routes les
que vous avez faite, avant le départ de M. lc
Vincent, Commandant
de M. l'Intendant.
Général parintérim, et
Port-au-Prince > le 25 Novembre 1787.
La réunion des deux Conseils,
qu'il existoit dans lun et dans l'autre Monsicur, nous a donné occasion de remarquer
à la réception des Médecins et des une pratique et des usages différens quant
pièces, eil conséquence de l'offre Chirurgiens. Nous vous adressons routes les
que vous avez faite, avant le départ de M. lc --- Page 85 ---
Comte de la Luzerne, de vous charger de 75 la rédaction
cette matière. Nous vous serons singulièrenent d'un projet de règlement sur
que vous voudrez bien y
et nous
obligés, Monsicur, del'attention
n'ignorons Pus combien vos momens donner, sont d'ailicurs vous en S aurons d'autant plus de gré, que nous
neur d'être, etc.
utilement employés, Nous avons l'honSigné, VINCENT et DE MARBOIS.
Lettre de M. de Vincent 3 Commandant Genéral
par intérim, ct de M. de
Marbois.
Au Portau-Prince, le 22 Mai 1788.
nous Nous avons reçu > Monsieur , la Lettre quc vous nous
écrirele 15 de CC mois, ainsi que le projet
avez fait l'honneur de
Chirurgiens, etc.
d'Ordonmance pour les Médecins,
No, 31.
Extrait d'une Lettre de MM. Belin de Villeneuve.
Limbé, le 13 Mai 1788.
Japprends, s mon très-cher ami , avec le
vous attend à Paris i il faut y aller plaisir quel'amitié seul connoît, qu'on
vous voir, mais j'en ai besoin. Venez promptement doncle
: non-seulement j'ai envie de
que vousn'avez pas d'ami plus solide Belin plus tôt quc vous pourrez, et croyez
que
de Villeneuve.
No, 32.
Extrait d'une Lettre de M. Faure de
Lussac, mon confrère au Conseil de
Saint-Domingue, mon parent et mon ami.
Port-au-Prince 1 22 Mai 1788.
Vous partez donc plus tôr quevous ne
chain ?Je crois que vous faites bien dc comptiez, et dès lc premier du mois prod'Europe. Jc ne désespère pas de vous rencontrer voir M, Duchilleau avant son départ
qu'il apporte le rétablissement des choses revenir avec lui; car on répand ict
sur l'ancien pied.
Extrait de deux Lettres' de M.
Canivet, mon confrère au Conseil de SaintDomingue.
Port-au-Prince , 22 Mai 1788.
êtes Votre départ devancé semble devoir donner crédit
mandé pour être entendu sur un Code
au bruit général, que vous
particulier et propre à la Colonic ;
K 2
pas de vous rencontrer voir M, Duchilleau avant son départ
qu'il apporte le rétablissement des choses revenir avec lui; car on répand ict
sur l'ancien pied.
Extrait de deux Lettres' de M.
Canivet, mon confrère au Conseil de SaintDomingue.
Port-au-Prince , 22 Mai 1788.
êtes Votre départ devancé semble devoir donner crédit
mandé pour être entendu sur un Code
au bruit général, que vous
particulier et propre à la Colonic ;
K 2 --- Page 86 ---
mais votte retout, que vous mc faites espérer pour le mois d'Octobre,semble me
promettrc queles Justiciables du Capo obtiendront leurs Magistrats.. J'attends beaucoup' des remontranccs qui doivent êtrc arrivées depuis six semaines.
Signé, CANIVET.
Port-au-Prince, ce 29 Mai 1788.
Plus heureux que moi, mon ami > vous touchez au moment de votre départ
pour France. Revcnez promptement : votre retour nous amènera , il faut l'espérer,la désunion des Conseils, et rendraàla partic du Nord des Magistrats qu'elle
desire, et quinclui sont pas moins attachés.
Extrait d'une Lettre de MM. Cottes s mon confrère au Conseil de SaintDomingue.
Port-an-Prince, ce 24 Mai 1788.
Adieu , mon cher Moreau : je vous souhaite une bonne santé, un hcureux
voyage, laccomplissemcnt de VOS projets, ct croyez que personne micux que
moi ne sait apprécicr votrc amitié ct Putilité dont vous pouvez êtrc à notre malheureux pays : votrc ami ct confrère.
Signé, COTTES.
ur
No
33.
D
Letere de MM. Poupet frères, et Compagnic, Négocians au Cap, à MM.
Poupet frères, et Guimet 3 Négocians à la Rochelle.
Au Cap, le 31 Mai 1788.
Messicurs et chers amis > M. Moreau de Saint-Méry passe en France; ; il pourroir
se fairc qu'il n'y fera pas un long séjour, ct qu'il reviendroit ici à la fin de l'ansée.
Pour, lors il pourtoit avoir besoin d'une sommc de six mille livrcs argent de"
Francc. S'il vous la demandc, nous vous prions de la lui faire compter sur son
reçu, ct de nous en donneravis. Il nc vous demandera' cette somme que dans Ic
cas où il sera obligé de repasser ici. Nous espérons que vous voudrez bien reinplir nos intentions. Nous avons l'honneur d'être, etc.
awin a GO
Signé, POUPET frères, ct Compagnic.
No. 34Versailless.le II Juillet 1789.
lc Comte de la Luzcrne fait bicn des complimens à M. Moreau de Saint-
ions de la lui faire compter sur son
reçu, ct de nous en donneravis. Il nc vous demandera' cette somme que dans Ic
cas où il sera obligé de repasser ici. Nous espérons que vous voudrez bien reinplir nos intentions. Nous avons l'honneur d'être, etc.
awin a GO
Signé, POUPET frères, ct Compagnic.
No. 34Versailless.le II Juillet 1789.
lc Comte de la Luzcrne fait bicn des complimens à M. Moreau de Saint- --- Page 87 ---
Méry; ; il le prie, lorsqu'il viendra à Versailles, de lui fairclhonneur de venir
diner chez lui.
No. 35.
Billets de M. Raby > Colon de Saint-Domingue.
16 Juillet 1788.
Dans le moment, mon cher Moreau, où vous avcz cnvoyé chez moi, on
vous nommoit un des Commissaires pour solliciter auprès du Roi lc droit
d'étre admis aux Erats-Généraux pour représenterla Colonie de Saint-Domingue;
j'espère quc vous accepterez ct que vous ne serez pas fâché que j'ai dit que
personne nc nous convenoit mieux que vous : CC que vous aurez à faire sera
compatible avec votre place ct agréable au Roi > puisque nous ne desirons que
la prospérité de sa Colonie.
Vale et me ama.
J'irai vous voir ct vous dire autre chose CC soir ou demain très à bonne
heure.
17 Juillet.
Jer ne puis sortir, mon' cher de Saint-Méry: il m'est important de savoir si vous
acceptez la charge honorable qu'on vous a confiée hier en commun avcc MM.
le Duc de Cerès, Duc de Praslin, de Reynaud, de Gouy, de Paroy, Peyrat, >
Magalon du Mirail et Dougé. Vous sercz neuf Commissaires; je vous dirai cC
soir si vousetes chez vous, comment cela s'est fait.
Vale.
17 Juiller, au soir.
Après mûres réflexions, mon cher Morcau, nous nous sommes déterminés,
sur-tout par rapport à vous > avec le Général, (M. le Comte de Reynaud,) ) à vous
supprimer du nombre des élus. *
Vale et me ama.
de Gouy, de Paroy, Peyrat, >
Magalon du Mirail et Dougé. Vous sercz neuf Commissaires; je vous dirai cC
soir si vousetes chez vous, comment cela s'est fait.
Vale.
17 Juiller, au soir.
Après mûres réflexions, mon cher Morcau, nous nous sommes déterminés,
sur-tout par rapport à vous > avec le Général, (M. le Comte de Reynaud,) ) à vous
supprimer du nombre des élus. *
Vale et me ama. --- Page 88 ---
No, 36.
Letere de MM, les
Administrateurs au Ministre
Port-au-Prince, le IO Avril 1783.
Mgr., M. Morcau de
au-l Prince et ses voyages dans Saint-Méry nous a fait connoître que son séjour ai Port.
grand nombre de pièces, diférentes parties de la Colonie, lui avoient procuré un
qui n'ont malheureusement propres à enrichir et compléter sa collection, mais
étoient inconnues, quand les pu y trouver placc à leur date > parce qu'elles lui
pouvoir en faire jouir le Public premiers volumes ont été imprimés. Il desire
tion du prix de
et SCs premicrs souscripteurs, sans
teront à souscription ; mais il faur faire les frais de
augmenta6,000 livres tournois. Il nous a
l'impression, qui monconvenoit qu'il fût aidé par la Colonic de paru que dans cette circonstance i]
ouvrage Cst véitablement très-utile : elle Saint-Domingue 2 à laquelle SCIT
plaires de cette collection, ct les 6,000 peut souscrire pour cinquante exemtront en état de faire
livres, prix de la souscription, le metimprimer CC volume de
exemplaires, nous trouverons à les
supplément. Quant aux cinquante
achetés par nos
employer utilement ici : ceux
Représentans, > par les Officiers de
qui ontété
qui sont attachés à
Justice et par tous ccux
resteront point à leurs TAdministration, et dont ils font usage
successeurs.
aujourd'hui, ne
besoin
Ceux-ci auront
de.consulter ce livre : ils deviendra rare
cependant fréquemment
seront en même temps d'un moyen de travailler 3 ct ceux qui en seront privés,le
truction. Nous ne préviendrons ces inconvéniens avec plus d'exactitude et d'insrésidence à nos Représentans, et dans chacun qu'en faisant parvenir à chaque
exemplaire qui 3
des Greffes de la Colonie,
gement d'Officier. appartenant au Roi, y restera toujours nonobstant
un
tour chanSi vous approuvez ce que nous
de nous le faire connoitre 3 ainsi qu'à proposons M. > Monscigneur, nous vous prions
Nous sommes
Moreau de Saint-Méry.
avec respect > ctc.
Signé, VINCENT, et DE MAREOIS.
Le Ministre a adopté cette
le 13 Jxillee 1788 ; les cinguante proposittion, 3 et a écrit en conséguence aax Aininiuraturs,
exemplaires ont été envoyés à Saint-Domingu,
un
tour chanSi vous approuvez ce que nous
de nous le faire connoitre 3 ainsi qu'à proposons M. > Monscigneur, nous vous prions
Nous sommes
Moreau de Saint-Méry.
avec respect > ctc.
Signé, VINCENT, et DE MAREOIS.
Le Ministre a adopté cette
le 13 Jxillee 1788 ; les cinguante proposittion, 3 et a écrit en conséguence aax Aininiuraturs,
exemplaires ont été envoyés à Saint-Domingu, --- Page 89 ---
No,
37.
Letere de MM, les
Administrateurs de Cayenne.
Cayenne, , le 28
a
Décembre 1787.
Nous avons reçu sM., par la Gabarre du
nous avez honorés , par laquelle vous
Roi, la Sincère, > la lettre dont vous
envoyer les matériaux nécessaires nous recommandez de ramasser et de vous
Colonie dans l'ouvrage
pour faire connoitre Tadministration de
Nous nous
que vous avez entrepris.
cette
un projet aussi occuperons utile
avec plaisir de cet objet, autant
de
, que pour nous
aux
pour concourir à
Castries nous a adresstes à ce sujet, conformer ct
instructions que M, le Maréchal
de M. Berthier 3 Procureur-Général nous vous ferons parvenir, la voie
qui concerne la Législation Francoise au de Conseil-Supérieur dc Cayenne, par , tout ce
un almanach de Cayenne
cette Colonic. Vous recevrez,
Nous
pour 1788.
cijoint,
avons l'honneur d'être, etc.
Signé, le Comte DE VILLEROIS, et LESCAILIER.
Leure de MM. les
Auministrateurs de Cayenne, à M. le Comte de
Lugerne.
la
Cayenne, lc 26 Janvier 1789.
Mgr, conformément à la lettre , No,
MM. de Villebois ct Lescallier,
47, qu'ont eu Thonneur de vous
Moreau de
nous avons celui de vous
écrire
Saint-Méry, , Conseiller au
adresser, pour M.
une boîte contenant toutes les pièces Conseil-Supérieur relatives à
de Saint-Demingue, >
que ce Magistrat avoit demandées
la législation de la
pour en former
par la voie de M. le
Guiane >
Cc
un code pareil à celui qu'il a
fait Maréchal de Castries,
recueil intéressant a été fait sous les
défà pour Saint-Domingue.
Berthier, Procureur-Génémal, ct deM. Doucet, auspiccs et par les soins de feu M,
instruit et on ne peut pas mieux choisi Procureurdu Roi au Siége, homme
précédé d'un appendice ou note des
pour cette commission. Le tout eSt
Conseil d'Etat du Roi
Ordonnances et Déclarations
Colonic
> ct d'une table des
émanées du
depuis sa fondation. Nous desirons, Gouverneurs et Ordonnateurs de la
plisse l'objet de M. Moreau de
Monseigneur, que ce travail remutile collection. Nous vous Saint-Méry et paroisse bientôt à la suite de
cuser la réception.
supplions de le lui faire parvenir de
son
> et nous en acNous sommes avec respect > etc.
Signl, le Chevalier
D'ALAIS,et DES VARENNES,
d'une table des
émanées du
depuis sa fondation. Nous desirons, Gouverneurs et Ordonnateurs de la
plisse l'objet de M. Moreau de
Monseigneur, que ce travail remutile collection. Nous vous Saint-Méry et paroisse bientôt à la suite de
cuser la réception.
supplions de le lui faire parvenir de
son
> et nous en acNous sommes avec respect > etc.
Signl, le Chevalier
D'ALAIS,et DES VARENNES, --- Page 90 ---
Leetre des Administrateurs de Cayenne.
Cayenne, > le 26 Janvier 1789.
Vous recevrez ci-jeint, M., par la voic de M. lc Comte de la Luzerne ,Ministre de la Marine, la compilation des Ordonnances, etc. Nous desirons que
ce recueil remplisse vos vues, > et devienne bientôt, par la voic del'impression >
un guide assuré dans les sentiers de la chicane; et la Guiane cn particulier >
plus privée de cette ressourccgue lesautres Colonies > ne peut manquer de vous
en avoir une entière obligation. Nous vous en offrons d'avance l'hominage , et
vous prions de nous croire avec le plus sincère attachement, etc.
Signé, le Chevalier D'ALAIS et DES VARENNES.
Extrait d'une Letere de M. Coquille de Sainte- Croix, Conseiller au Conseil-Souverain de la Guadeioupe.
Bassc-terre, IO Août 1788.
J'ai cnfin, d'après ta lettre , ptis le parti de t'adresser notre travail, , et je
le confie à M. Gobert, citoyen de la Basse-terre. Tu trouveras dans les deyx
paquets dont il est chargé > les marériaux nécessaires pour la partie des loix
jusqu'à la fn de 1787. Nous avons mieux aimé courir lcs risques d'être prolixes
que de nuire à ton projet par trop d'économic. Ainsi c'est à toi de choisir.
Retranche 3 coupc, supprime et traite en maitre une matière qui t'appartient.
La seule chose que je te recommande , c'est de nc pas confondre dans cc même
ouvrage ce qui appartient à la Guadeloupe avec cC qui concerne la Martinique,
Cayenne et les autres Colonics. Je t'avois déjà fait cettc prière dans une de
mcs lettres: je la renouvelle ici, supposant qu'elle nc t'est point parvenuc. Cc
que nous t'envoyons, ce que zu as recueilli toi-méme et Cc que te procureront les
burcaux, suffit pour faire le Code de la Guadeloupe. Quant à la partic naturelle,
historique ct politique 5 etc.
No. 38.
Extrait du Discours adressé à M. Moreau de de Saint-Méry.
Séance du Cercle des Philadelphes, du 14 Mai 1787.
M., c'est parce que vous avez fait des recherches profondes sur les Loix de
Saint-Domingue 5 c'est parce que vousavez étudié celles qui conviennent au clima*
FS
eront les
burcaux, suffit pour faire le Code de la Guadeloupe. Quant à la partic naturelle,
historique ct politique 5 etc.
No. 38.
Extrait du Discours adressé à M. Moreau de de Saint-Méry.
Séance du Cercle des Philadelphes, du 14 Mai 1787.
M., c'est parce que vous avez fait des recherches profondes sur les Loix de
Saint-Domingue 5 c'est parce que vousavez étudié celles qui conviennent au clima*
FS --- Page 91 ---
8t
vous avez senti combient un établissement qui peut
mat de cette Colonie; que
étoit
seconder
influer sur la culture de l'esprit et sur les inceurs >
propre à
cesmêmes Loix, qui n'ont pour objet que l'ordre, la sûreté ct lc bonheur de
la Société.
de vous
au nombre de nos Associés. Mais les
Nous avons l'avantage
compter
services importans que vous nous avez rendus, en nous procurant des correspondances honorables et utiles; le zèle avec lequel vous yous êtes attaché à cette Scciété, l'influence que vous aver eue sur les graces que le Gouvernement
vient de lui accorder, méritent que nous vous comptions au nombre de scS
Fondateurs.
No. 39Letere de M. lc Marquis de Gouy d'Arsy:
16 Novémbre 1788.
Les Commissaires de la Colonic de Saint-Domingue n'ayant rien tant à cceuf
que de rassembler de toutes parts des lumières sur la cause importante confiéc
à leur zèle, ont arrêté dans lc Comité du 14 de ce mois , d'inviter M. Moreau
de Saint-Méry à leur faire lhonneur d'assister à la prochaine Séance, qui aura
lieu vendredi 21 du courant. Ils se proposent de lui rendre compte de toutes
leurs opérations jusqu'à cC jour, et de recueillir sur leurs démarches ultéricures
lcs avis d'un Colon aussi éclairé que Patriote.
Réponse.
Paris, , le 18 Novembre 1788.
M.lcN Marquis; Des faits antérieurs à la demande des Colons, et des motifs qui
tiennent mème à mon attachement pour les Colonies, me mettent dans l'impossibilité dc répondre à la confiance Aatteuse que Je Comité veut bien me témoigner,
Mais si les Colonies obtiennent leur admission aux Etats-Généraux, , je regarderai alors comme un devoir sacré pour moi, et comme une suite nécessaire
publique dc consacrer ma vie entière à lcur utilité, de cO11*
de ma promesse
talens
toute
de cCs possescourir par mes foibles
à démontrer
l'importance
sions précicuses (dans l'une desquelles j'ai reçu le jour) ct combien clles ont
de droits au bonheur. Veuillez, M. le Marquis 3 être l'organe de regrets aussi
sincères que mes voeux pour lc succès des démarches du Comité. J'ai l'honneur d'être, etc.
D
à lcur utilité, de cO11*
de ma promesse
talens
toute
de cCs possescourir par mes foibles
à démontrer
l'importance
sions précicuses (dans l'une desquelles j'ai reçu le jour) ct combien clles ont
de droits au bonheur. Veuillez, M. le Marquis 3 être l'organe de regrets aussi
sincères que mes voeux pour lc succès des démarches du Comité. J'ai l'honneur d'être, etc.
D --- Page 92 ---
3h0 p
-
No,
40.
Billets CE Lettres de M. le Comte de
Reynaud.
Paris, 22 Novembre 1788.
Bon jour, mon cher Morcau , j'ai
de ne vous avoir pas trouvé. J'avois passé à lautre jour chez vous. Jc suis fâché
Si vous venez dans mon quartier
vous parler pour vous et pour affaires.
me trouvercz chez moi jusqu'à deux aujourd'hui ou demain dans la matinée, vous
coeur.
Signé, REYNAUD. heures. Je vous embrasse de tout mon
A Paris, lc 6 Decembre 1788.
Faites-moi le plaisir, mon cher Morcau
nance concernantles Milices de
, de me confier la dernière Ordonremplacera pas le Commandans Saine-Domingue, de
qui régie, je crois , qu'on ne
éteindre ces places,
bataillon et les Majors, et
cent les
Qucls sont donc les Officiers des
qu'on laissera
t-il
Commandans Ct les
Milices qui remplaune composition nouvelle Majors dans les Assemblées Coloniales ? Y anance du 16 Décembre 1776, pour ces Assemblées, et postérieure à l'OrdonDe quelle date est le dernier tome 5, folio 748 de votre grand
J'ai besoin de tous
Réglement concernant les
Ouvrage ?
le plutôt
ces rescignemens 5 je vous serai bien Asscmblécs de Paroisses?
possible. Comment va la Grippea Jc
obligé dc me les envoyer
vous souhaite bien le bon soir.
Signé, REYNAUD.
27 Mars
Bien obligé,
1789.
mon cher Morcau, du
notre entrevue (I). Dès que notre imprimé paquer > nous n'avons rien de neuf depuis
plaires. Nous ne devons pas tarder à sera fait, vous en recevrez six exemputés. Nous n'avons point cncore de recevoir l'état de la nomination des Détout mon cceur.
nouvelles du Sud. Je vous embrasse de
31 Mars 1789.
Bon jour, mon cher
veni dîner avec
Moreau; vous deviezla semaine
moi 3 et causer des affaires de la Colonic passéc prendre jour pour
ct des miennes. A propos
(:) Celle-là avoit eu lieu le 21 du méme mois
des muniqua Noirs alors un projet d'Adresse au Roi, relatif chez M. lc Comte de Reynaud, me comfondic dans menaçoient fon
les Colonies. Il voulu: bien aux effets fa estes dont les Ecrits qui des Amis
projet,
adoptes quelques-unes de mes idées et les xe,
moi 3 et causer des affaires de la Colonic passéc prendre jour pour
ct des miennes. A propos
(:) Celle-là avoit eu lieu le 21 du méme mois
des muniqua Noirs alors un projet d'Adresse au Roi, relatif chez M. lc Comte de Reynaud, me comfondic dans menaçoient fon
les Colonies. Il voulu: bien aux effets fa estes dont les Ecrits qui des Amis
projet,
adoptes quelques-unes de mes idées et les xe, --- Page 93 ---
de CCS dernières , j'ai besoin de T'Ordonnance du Roi du 25 Déccmbre 178;:
Vous m'obligeriez de m'envoyer une note de toutes lès Ordonnances faites
depuis le mois de Juillet 1781 pour Saint-Domingue. Je vous embrasse de tout
mon caeur.
Sigré, DE REYNAUD.
Le 2 Mai 1789.
Bier obligé, mon cher Moreau , de la bonne nouvelle (1). Il semble quc nous
l'aviors prévuc s car nous avons engagé M. Dubuc Duferret ct M. de la Coste >
les deux seuls Députés légalement des Colonies qui SC trouvent à Paris dans CC
moment , d'assister à la Séance de ce soir au Palais Royal,No. 23.
Jc tâcherai d'aller vous voir avant midi. Je viens de recevoir une Lettre de M,
Millot du Cap, datée du huit Mars. Il me dit bien que les Députés de la partie du Nord
ont été nommés mais il ne me parle pas de leur départ. Il m'a envoyé le Cahier de la
Paroisse de la Petite-Anse, dont ila éiéle Représentant dans PAssemblée des Electeurs
pour la nomination des Députés. Au plaisir de vous voir.
Signé, REYNAUD.
Ce II Mai.
Bonjour, mon cher Moreau; j'ai passé deux fois chez vous , on m'a toujours fait monter en mc disant quc vous y éticz, et point du tout; vous passez
votre vie aux Assemblécs extra et incrà muros, mc dit- on chez vous. Faites-moi
le plaisir de m'envoyer PAdresse de M. Duval dc Sanadon.
Signé, REYNAUD.
Lettre de M. de Reynaud.
Juillet 1789.
J'ai passé hier chez vous deux fois, mon cher Moreau > pour avoir! le plaisir
de vous voir ct de vous féliciter sur tous VOS succès pour la chose publiquc.
C'est aux Electeurs que Paris doit son salut , et vous en étiez l'ame. Jc ne sais si vous
avez cu connoissance de l'affaire qu'un nommé Bourguignon m'a suscitée lundi
dernier, etc.
Vous connoissez, mon cher Morcau, mon ancien et sincère attachement.
Extrait d'une Lettre de M. Pic-de-Père, Procureur du Roi aux Cayes.
Aux Cayes, le 5 Mars 178.
Quclques soins que je me sois donné, Monsicur, pour vous procurer de
(s) Celle que l'Assemblée Coloniale de la Martinique demandoit des Députés.
L ij
aire qu'un nommé Bourguignon m'a suscitée lundi
dernier, etc.
Vous connoissez, mon cher Morcau, mon ancien et sincère attachement.
Extrait d'une Lettre de M. Pic-de-Père, Procureur du Roi aux Cayes.
Aux Cayes, le 5 Mars 178.
Quclques soins que je me sois donné, Monsicur, pour vous procurer de
(s) Celle que l'Assemblée Coloniale de la Martinique demandoit des Députés.
L ij --- Page 94 ---
tonveaux Souscripteurs, je n'en ai trouvé que quatre.
sonnes m'ont promis, etc.
Beattcoup d'auttes pet
Cc que vous me dites de vos démarches pour ce
bien qu'on fit quelque chose de plus pour vous, aussi n'est-ce quartier mériteroit
clination qui manque. La vérité est que nous sommes plus misérables pomt l'inmais, et que dans cet état on pourvoir
à
quejaphysique. Les gens de Palais
uniquement ce qui est de nécessité
, principalement, sont réduits sur un si
gu'ily a encore plus de folic que d'injustice dans leurs détracteurs.. petit Ainsi pied,
pé, vous sentez qu'on s'est porté avec empressement à seconder les équiches du Comité de Paris pour faire admettre la
démarpour nous faire compter comme
Colonie aux Etars Généraux,
les trois
de
François. On a formé aussi des Comités dans
parties Pisle; on a délibéré, on a nommé des
fourni des Cahiers. On présume avec raison
Dépurés, et cn a
si nous. éions a portée de les faire connoitre. qu'on remédicroit à nos malhcurs,
Nous attendons à chaque instant votre sixième Volume. Comme vous le
fort bien, votre Recueil seroit le meil.eur Lahier de Doléances à
dites
sous les yeux de la Nation,
meutre pour nous
N, 41
Lettre de M.le Garde-des-Sceaux au Ministre de la Marinei
17 Octobre 1788.
J'ai reçu > Monsieur. , la Lettre par laquelle vous me
M. Moreau de Samnt-Méry, pour compléter autant qu'il est possible marquez la Collection que
Lois qui s'observent dans nos Culonics, a besoin de prendre des
des
au Grefe du Conseil des Parties Il sufit que Iuvrage dont s'occupe renseignemens M. Moreau
de Saint- Méty soit utile au Public, pour que je Jui procure routes les facilités
qui dépendent de moi , et vous pourrez l'en prévenir. , ctc.
Signe, BARENTIN,
No. 42.
Lettre du Ministre de la Marine à M. le Carde-des-Sceaux:
25 Décembre 1758.
Monseigneur s vous savez que M. Moreau de Saint-Méry
d'un travail très-important sur la législation des lsles Françoises sous s'occupe le vent en Amérique, et que sur la demande de M. le Maréchal de Castries, M. de Miroménil avoir bien voulu nommer pour Censcur CO1: fidentiel de cet
M. de la Rivière, ancien Intendant de la Martiniquc, auquel il avoit Cuviage, adjoint
-des-Sceaux:
25 Décembre 1758.
Monseigneur s vous savez que M. Moreau de Saint-Méry
d'un travail très-important sur la législation des lsles Françoises sous s'occupe le vent en Amérique, et que sur la demande de M. le Maréchal de Castries, M. de Miroménil avoir bien voulu nommer pour Censcur CO1: fidentiel de cet
M. de la Rivière, ancien Intendant de la Martiniquc, auquel il avoit Cuviage, adjoint --- Page 95 ---
8,
M. Cadet de Sainneville pour la Censure visible. M. Moreau de Saint-Miry a
entrepris de semblables Ouvragessuries autres Colonies Frangoises, ainsi gu'un Ripertoire
des Notions Colonicles Far ordre alphcbitique, et il desireroit avoir encore MM. de
la Riviere et Cadet de Sainneville pour Censeurs Je vous prie de vouloirbica
les lui désigner,si vousny trouvez pas d'inconvaniens, etc.
Sigaé, LA LUZERNE.
P.G. No, 1936.
3 Février 1789.
1°. Lois et Constirutions, Description et Histoire des Colonies Franpoises de
EAmbrig-e du Vent.
2°.Loiset Canaeiom,Dostiation ct Histoire des Colonics Frangoises de LAsie,
de L'Afigue et du Lo tizent d. LAmé a@ e.
3°. Répertoire de Norions Coloniales, par ordre alphabétique.
lar M. Moreau de Saint-Méry.
(1). M. de Sainneville prendra, s'illui pint,la peine d'examiner ces Manuscrits
avec le plus d'attendon et de diligence qu'il lui sera possible, pour en donner
inceffamment: son jugemeut a Mi. le Garde-des-Sccaux.
Signé, DE MAISSEMY, Directeur général de la Librairie.
No. 43Procès-verbal de PAssemblée du Tiers Etat de la Ville de Paris, intrà
muios. pog. 20,
Du Lundi 4 Mai 1;89.
M. Moreau de Saint-Méry, 9 Conseiller au Conseil Supéricur de Saint-Domingue , a voté qu'on délibérât sur la demande faite par la Colonie de SaintDomingue 1 pour que ses Dépurés soient admis aux Etats-Généraux. Il a été
décidé que dans l'article de la Constitution, au-lieu même oû il est question
de la convocation des Etats-Généraux et de la représentation nationale, il seroit"
demandé que les Députés de la Colonie de Saint-Domingue fussent admis
aux Etars-Ginéraux, comine étant nos frères, et devant partager tous les avantages de la Constitution Françoise.
(1 La quatrième partie de mon travail est inticulée, comme l'on sait: Lois et
Dess
cription et Histoire des Colonies Frangoisesde l'dmerigue SOMS lc vent 2 dontles Tables Consrirutions, du sixieme volung
s'imprincnt actecllement,
il seroit"
demandé que les Députés de la Colonie de Saint-Domingue fussent admis
aux Etars-Ginéraux, comine étant nos frères, et devant partager tous les avantages de la Constitution Françoise.
(1 La quatrième partie de mon travail est inticulée, comme l'on sait: Lois et
Dess
cription et Histoire des Colonies Frangoisesde l'dmerigue SOMS lc vent 2 dontles Tables Consrirutions, du sixieme volung
s'imprincnt actecllement, --- Page 96 ---
Chapitre Constitution , page 8:
la demande de la Colonic de Saint-Domingue :
Nos Représentans appuicront ils demanderont que les Dépurés des autres
d'être adiise aux Etats-Généraux;
étant
de nos Frères, ct
Colonies soient également admis, comme de composées la Constitution Françoise.
comme devant participer à tous les avantages
No, 44.
Cahier du Tiers-Etat de la Ville de Paris.
Législation , art 17 & dernier , pag $8.
Chapitre
le sort des Esclaves noirs, ou Hommes
en considération
Les Enats-Genérauxpredes
France.
de couleur, tant dans les Colonies qu'en
l'ai fait dans une autre occasion 3 que cette rédaction EsJobferve ertore ici, comme je
être celle d'un Créole ct
(claves noirs, Homines de couleur, n'est pas et ne peut d'autres pas Esclaves que des Essur-tout d'un Criole qui écrit sur les Colonies, oil r'y a de couleur. C'est LOuvrage de
claves noirs, et ol l'on dit Gens et non pas Hommes
MM. les komminairau-ibdaduan
No. 45.
du Tiers-Etat de la Ville de Paris,
1 Procès-verbal de PAssembléce
intrà muros.
Du Samedi 23 Mai,. 60
MM. les Electeurs du Ticrs-Etat
L'an 1789, le Samedi 23 Mai, avant midi, ordinaire en la Salle de l'Archede la Ville de Paris, assemblés en la forme leurs Députés-Suppléans. etc.
vêché pour la prestation du serment à faire le par Lieutenant civil, M. lc Procureur
A l'instant mêne ont été annoncés M. nécessaires? à la prestation du serment.
du Roi et les autres Officiers du Châtelet Châtelet retirés, etc.
Le serment prêté, lcs Officiers du
No. 46.
assémblé en PEglise de SainteArrêté du Distriët des Grands-Augustins >
Opportune.
Le 16 Juillet 1789.
toulc District des Grands-Augustins, > infiniment
Les Citoyens qui composent
A l'instant mêne ont été annoncés M. nécessaires? à la prestation du serment.
du Roi et les autres Officiers du Châtelet Châtelet retirés, etc.
Le serment prêté, lcs Officiers du
No. 46.
assémblé en PEglise de SainteArrêté du Distriët des Grands-Augustins >
Opportune.
Le 16 Juillet 1789.
toulc District des Grands-Augustins, > infiniment
Les Citoyens qui composent --- Page 97 ---
M. Moreau de Saint-Méry, Préchés du zèle courageux et patriotique de avec Paris lequel a
, pendant les journées à
sident de P'Assemblée des Electeurs
, rempli,
ct 15 Juillec
célebres dans les Fastes de la Liberté Françoise > des 13, étoient 14 confiées
jamais les fonctions pénibles et peut-être dangereuses quilai se retireroient à
courant,
de trouble s a arrêté que quatre d'entr'eux
dans
dans ces momens lui feroient > en leur nom, les remerciemens contenus
THôtel-de-Ville, ct
P'Adresse suivante.
avoit dans un combat sauvé la vic d'un
et Monsieur, quand àNome un Citoyen
civique. Quelle est donc
autre Citoyen , la Patrie lui décernoit une couronne un million > ct qui, par son coucelle que l'on doit offrir à celui qui en a sauvé Patrie d'une ruine entière? Ce
rage, sa fermeté et son sang froid, a préservé sa des vrais Patriotes, c'est
Citoyen, dont le nom ne mourra jamais dans le cceur à vous offrir.Souffrez donc
vous, Monsieur;mais nous1 n'avons point de couronne nous vous en offrions
honorable, mais périssable, ,
qu'à défaut de ce témoignage l'existence de la Cité que vous avez conservée; c'ess
un qui durera autant que
notre attachement. Sans doute il sera précelui de notre reconnoissance et de sa vic pour le salut de ses frères.
cieux à celui qui n'a pas craint d'exposer Collegues dc partager les expressione
Nous prions vos vertucux et honorables sensibilité. >>
de notre dévouement ct de notre
J. J. Rousseau, Président, du
La Députation sera composée de Messicurs Langlois, et escortée d'une garde
Mousseaux, Sectétaire, Reverard, Electeur ,
d'honneur commandée par M. Ballot, Officier.
Le Discours a été prononcé par M. Rousseau.
No. 47.
Lettre de M. Dubug Duferreti
Paris, 9 Juillet 1789.
de Saint-Domingue , vous n'en êtes pas
Membre du Conseil Souverain
et le parent de presque toute la Colonie
moins , Monsicur , notre Compatriote s'en 7 fait gloire , une sorte de droit
de la Martinique. Elle a donc , et elle
votre
Je vous invite
, à vos lumières et à
protection.
rue de
à vos connoissances
rendre chcz moi Samedi II , à midi ,
à me faire l'honneur de vous
ceux ont des intérêts à la Martiai tous qui
- Cléry, No, 94, comme j'en prié choisirons des Députés ici, et s'ily a
nique, pour délibérer ensemble si nous
de cette nature sera admis aux
lieu d'espérer que CC choix avec des pouvoirs
Etats-Généraux.
Signé, Dusvc DUFERRET.
de
à vos connoissances
rendre chcz moi Samedi II , à midi ,
à me faire l'honneur de vous
ceux ont des intérêts à la Martiai tous qui
- Cléry, No, 94, comme j'en prié choisirons des Députés ici, et s'ily a
nique, pour délibérer ensemble si nous
de cette nature sera admis aux
lieu d'espérer que CC choix avec des pouvoirs
Etats-Généraux.
Signé, Dusvc DUFERRET. --- Page 98 ---
R
No, 48.
Procès-verbal des Représentans de la
Commune de Paris:
Du 27 Juillet 1789. Séance du matin.
Nous, Moreati de
choix qu'elle avoit Saint-Méry faire , (Secrétaire) en remerciant
ferions toujours daigné
de nous , lui avons
l'Assemblée du
un honneur de remplir
d'elle exposé que nous nous
Présidence ; mais que nous la
auprès
les fonctions dc la ViceAssembléés des Habitans de lIsle supplions de la de nous permertre de suivre Ics
Paris , à former des cahiers et à nommer des Martinique, actuellement occupés à
Que nous nousestimions heurcux d'être
Députés à l'Assemblée Nationale:
"bitans de la Capitalc, mais qu'étant né à la compté au nombre des Citoyens Haun devoir inviolable pour nous de servir les Martinique, intérêts de nous regardions comme
lorsque son éloignement lui en ôtoit lcs
notre Patrie, , d'y veiller
Asont sacrés pour nous les engagemens moyens , et de la convaincre combien
moment où nous avons reçu le jour. que nous avons contractés avec clle, au
No, 49.
Procès-yerbal de P'Assemblée des Colons-Electeurs
de la Martinique
Séance du 27 Juillet, pag. 38.
Un de Messieurs a proposé de nommer six
hiers de l'Assemblée, et sa Motion ayant été Commissaires pour rédiger les Calection desdits Commissaires en un seul scrutin. approuvée, on a procédé à l'éreconnu 3 après que toutes les formalités ont été Le scrutin vérifié 3 il a été
saires étoient:
remplies, que les CommisMessieurs Morcau de Saint-Méry, , le Président dc
Perpigna, Dubuc, Dubuc Duferret, le Comte dc Tascher, le Chevalier dg
Dillon.
No, so.
Procès-verbal des Représentans de la Commune de Paris.
Du Lundi, IO Aoit 1789. Séance du matin.
M. Moreau de Saint-Méry. 3 Président,
ayant représenté que le terme de la
() Cc Procès-verbal a été imprims chez Demonville,
Imprimeur de l'Académie Frangoise, à Paris,
Présidence
pigna, Dubuc, Dubuc Duferret, le Comte dc Tascher, le Chevalier dg
Dillon.
No, so.
Procès-verbal des Représentans de la Commune de Paris.
Du Lundi, IO Aoit 1789. Séance du matin.
M. Moreau de Saint-Méry. 3 Président,
ayant représenté que le terme de la
() Cc Procès-verbal a été imprims chez Demonville,
Imprimeur de l'Académie Frangoise, à Paris,
Présidence --- Page 99 ---
S9
al'Assemblée: ; illui
Mrésdenceasuclsréant expiré, il s'empressoit dele rappeller liberté de sc livrer
de son dévouement, ct a demandéla
a renouvellé l'expression
l'a séparé dans les temps de nos calamités >
à des travaux pour les Colonies, dont son tide
od il voit s'approcher
il croit devoir SC rendre dans cette époque,
entière dans le
et auxquels de l'ordre dans la Capirale, et une regénération
son
le retour Moreau de Saint Méry a fait connoitre , en mâme-temps, que
Royaume. M.
autant
cceur le rappelleroit sans cesse dans cette Assemble; qu'ilyreviendroit, de ses lumières, entrelelui permetttoient, profiter
que ses travaux particuliers dont il avoit été témoin , et cultiver les bontés
tenir son zèle par le patriotisme la noble et la plus douce récompense d'un
qu'il y avoit obrenues, comme plus une satisfaction qui n'étoit altérée
bon Ciroyen. L'Assemblée l'a écouté avec
dont il s'étoit si dignement
le regret de ne pouvoir plus lui déférer ane fonction
guepar
acquicté.
No, SI.
de M. le Comte de la Lugerne, Ministre de la Marine.
Letere
Versailles, cc 16 Aoit 1789.
Monsieur, mon estime et mon amitié pour vous. J'ai conféré
Vous connoissez,
de votre demande. Il est très - probable en effet,
avee M. Necker de l'objet
Intendances des Isles Occidentales seront vaque d'ici à quelques mois les deux
je vous l'ai dit, à vous procurer celle
cantes. J'aurois plus de facilité, comme Députés de Saint-Domingue m'ont pror
de la Martinique , parce que quelques
posé déjà un autre arrangement.
en votre faveur > pensant moi : même
Je préviendrai volontiers Sa Majesté doute qu'elle se porte à vous accorder
fera un très-bon choix; mais je
de préparer les voies ct
qu'elle
mais jeme ferai un vrai plaisir
une assurance positive:
des places vaquera et sur tout
du Roi, lorsqu'une
) de vous ménager la préférence
mon zèle à vous servir , etsur le plaisir
celle de la Martinique. Comptez sur
de l'attachement sincère avec lequel
personnel quejaurai à vous donner preuve
Signé, LA LUZERNE.
fai Phonneur d'êtreordres Bienveillans de Sa Majesté sur ma deM. le Comte de .a Lugerne a reçu les
me Pannoncer taprès-midi même.
bien youlu
mande, le 18 Aoit au matin, ainsiqulila
M
èle à vous servir , etsur le plaisir
celle de la Martinique. Comptez sur
de l'attachement sincère avec lequel
personnel quejaurai à vous donner preuve
Signé, LA LUZERNE.
fai Phonneur d'êtreordres Bienveillans de Sa Majesté sur ma deM. le Comte de .a Lugerne a reçu les
me Pannoncer taprès-midi même.
bien youlu
mande, le 18 Aoit au matin, ainsiqulila
M --- Page 100 ---
No. 52.
Procès-verbal des Electeurs de la
Martinique.
Du Lundi 17 Août 1789
L'Assemblée a décidé, qu'attendu le
rendus, 3 elle ne nomnera pas dans petit nombre des Membres qui s'y étoient
tionale, mais qu'il seroir établi cette séance les Députés à
veiller
un Comité
l'Assemblée Naaux intérêts dela Colonic,
3 composé de huit Membres,
lons de
lesquels se concilieroient avec
pour
Saint-Domingue et de la
MM. les Cownanimes, relatives à l'intérêt Guadeloupe, , pour prendre des
Méry , le Président
commun des Colonics, MM. Morcau delibérations
ctle Comte
Tascher, > le Chevalier Perpigna,
de SaintDillon, Commissaires nommés
Dubuc > Dubuc Duferrct
nier, et MM. Savary et Renard
dans la Séance du 27 Juillet derséance, ont été choisis pour former Belair le Comité, 3 nommés Suppléans dans la même
No,
53.
Nous soussignés Electeurs nommés pour le
ct ci-devant assemblés à
Tiers-Etat de la Ville de Paris,
entendu M. Moreau de lArchevéché 3 certifions ct attestons n'avoir
Saint-Méry, l'un de nous, faire aucune
jamais
lafranchissement des Esclaves des Colonies. A
Motion pour
1789. Signt, De la Vigne, Président des Electeurs Paris > le premier
des
; de la
Septembre
Faucherets, > Electeur du District des Capucins du Marais Frenaye; Blonde; Brousse
BAILLY; Rouen, Eshevins lc Vacher de la
et Djui-Sagpilants
pléant à PAssemblée Nationale ;
Terrinière, Electeur et
Mont, premier
Vauvilliers, 3 Electeur du District de
Diput-SepDipui-Sappliant; Montauban;
Seint-Etiemne-duteur du District des
du
Tassin; Boucher; Blondel, Electear
Blancs-Marizaux;
du District Saint-Sauveur; Minier; Mangin; Bourdon des Planches, Elecgnéres; de Leutre; de Ja Saudade; Thurior de la Rosière; la Cretelle ; BaiSanterre; J. N. Boscari, Electeur du Lelong, District Electeur 5 la Roche; Saint Félix ;
René, Electeur du District de
du Sépulere 3 le Grand de Saint-.
Rivière; Agier, Electeur du District Saa-GomaifAcurain des
3 Berthelot; Etienne de.la
Machy ; Simonner de
Mathurins ; Bro Daval; Foucher; de
Verneuil;
Maison-neuve; ; Pitra;
Courtin; : A. J. Parguez; A. Minier; Oudart; Vigée ; Hion ; Dufour;
langer; Gallien; Bosquillon ; Bigot de
d'Osmond, Avocat ; Réal; BeDistrict des Enfan-Rougei; Bourdon de la Préameneux; Sallin Leroux, Electeur du
ae PAbbaye Saint- Gemain-des-Pris;
Crosnière ; Fortin, Electeur du District
Nicolas du Chardonnet i B. Duluc, Elcteur Trudon 5 Thouin, Electeur du District de Saintdu District des Jacobins Sc-Dominigu;
Le
1S
our;
langer; Gallien; Bosquillon ; Bigot de
d'Osmond, Avocat ; Réal; BeDistrict des Enfan-Rougei; Bourdon de la Préameneux; Sallin Leroux, Electeur du
ae PAbbaye Saint- Gemain-des-Pris;
Crosnière ; Fortin, Electeur du District
Nicolas du Chardonnet i B. Duluc, Elcteur Trudon 5 Thouin, Electeur du District de Saintdu District des Jacobins Sc-Dominigu;
Le
1S --- Page 101 ---
Electeur, 9r du District de Saint-Magloire ; d'AuGv,
Jolly; Brelut de la Grange :
Charpentier, Electeur du District
Electeur ct Président du District de Saint-Gervaiss District des Feuillans 5 Chaudot, ElecDusaulx, Electeur du
des Enfansde Bomner-Nouvelles;
Santaire, premier Electeur du District
teur du District de Saint-Eustache ; Gavet; Canuel; Pérignon 5 Prévest de SaintTrouvés, Fauxbourg Saint-Antoine ;
Electeur du District St.-Eustache ;
Lucien, Electeur de Saente-Elisabcth, B. Gorrant,
Gittard, Electeur de
Treilhard; Lesguillicz, Electeur de Sais-Nisurda-dungi Place VictoiresJ. B. C. Saint-Eustache; de Corbinière, Electeur des Petits-Peres, du District' deSainteRousscau, Electeur , premier Déguté et Président
Maillot;
Fatcot; J.J. Electeur du District des Capucins du Marais 3 Christian du Dis. Orportune; Andelle, Electeur du District de Saint-Jean ; Boyé, Electeur
Lefevre de Gineau >
Electeurs Couteulx de la Norayc,
trict de Saint-Jean ; dc la Croix de Frainville, Electeur du Disteict de Saint-Nicolas desElecteur du District de Saint-Leu ; Gatnier,
du District de SaintMitouflet de Beauvois; ; M. Dumas ; Andry 5 Electeur de
; F. Champs ;
Electeur du District de Saint-Jacques rIlôpital
Nitalar-de-Chumprs Charier ,
Baudouin ; Guyot,
Gibert, Electeur du District Saixt-Jacques et Suints-Inuzecons; transftré à Sainte-Opportune;
Président et Electeur du District des Grands- Augustins, l'ainé, Notaire ; Maupas, Notaire,
Pion de ta Roche; Reverar; Clousier ; Gibert ancien Consul; Pluvinct fils, DéElecteur du Discrict de Saint-Mérys Boulanger,
Electeur du District Saintputt-Suppléant; Picard ; Gorneau; le Camus; Sejourné, Electeur du District de SaintNicolas-des- Champs; Dameuve 5 de Sèze; d'Osmond, la Motte; Castillon, Avocat,
Jean en-Grève ; Cahours : Dameuve, Avocat; ; Electeur de du District de Saint-Gervais ;
Electeur de Saint-Gervais ; Ricard; Flainent, Electeur du District de Saint-Gervais, Fieffé,
Gueullette, Commissaire au Chitelet,
Legras de Saint-Hermine, ancien Conpremier Electeur du Distric: de Saint-Garvais; Fleutric; Moincrys Giroust, Electeur du
seiller au Châtelet ; L.
Castillon, Avocat,
Jean en-Grève ; Cahours : Dameuve, Avocat; ; Electeur de du District de Saint-Gervais ;
Electeur de Saint-Gervais ; Ricard; Flainent, Electeur du District de Saint-Gervais, Fieffé,
Gueullette, Commissaire au Chitelet,
Legras de Saint-Hermine, ancien Conpremier Electeur du Distric: de Saint-Garvais; Fleutric; Moincrys Giroust, Electeur du
seiller au Châtelet ; L. J. Cavillier;de la Cadet; Lachennic; Fissour, Electeur
District de Saint-Roch; Gibert, Quartiniers du District de Scinz-Roch; Pculletier, Electeur
de Suint-Mugloire; ; Havard, Electeur Electeur du District de Sain-Mogloires Cadu District de saint-Magloires Hugues,
Electeur du District de Bonvaignac, Electeur du District de Saint-Leu; Girardin, Saint Leu ; Dupeuty, Electear du Disnes-Nouvelles ;Jannin, Electear du District de
du District saint Honoré; Montrict des Petits-Peres; Liesse 5 Quatremere, Electeur du Tertre, Electeur de rOratoire;
Electeur du District de POratoire ; Duport
da District
not 3
Electeur du District Saint-Joseph ; PARIZOT, Electeur
du
de Villeneuve,
Electeur du District de LAbbaye 3uis-Girmain-dn-Pias
du Sépulere ; Popclin ,
des Electeurs; Gaillard, Electeur du District de
Veyrier, Secrétaire de LAssemblée
Electeur de Saint-Erieme ; Cailleau,
Saint-Séverins DE LA FOURNIERE 5 Desprez, des Mathurins; Duménil ; Depilles
Electeur: Caffin; Gouillart; Boulanger Electeur 3 Electeur du District des Barnabites ; dc la FreCournol ; Dupré; A. J. Magimcl, Cuchet; Gicquel; Ferry ; Stoupe; de Londres
naye, V. P. de rEglise de Paris ; District des Carmes; Jallier de Savault,; Tiron;
Maton; de Montizon, Electeur ds
Paulmier; Roussille de ChamseruElecteurdu District de St.-Roch ; Lafisse;
TimberGirault ,
Goupil; le Normand; Carré; Desvoyes;
Raulin; Maux Saint-Marc;
Perrin ; Debourgess Margantin; Groizard,
gue; GARIN; N.
Ferry ; Stoupe; de Londres
naye, V. P. de rEglise de Paris ; District des Carmes; Jallier de Savault,; Tiron;
Maton; de Montizon, Electeur ds
Paulmier; Roussille de ChamseruElecteurdu District de St.-Roch ; Lafisse;
TimberGirault ,
Goupil; le Normand; Carré; Desvoyes;
Raulin; Maux Saint-Marc;
Perrin ; Debourgess Margantin; Groizard,
gue; GARIN; N. R. Dc la Bergeric;
M 2 --- Page 102 ---
Suard; Hermand; de Bonneville; 92
inas Descombes; Msquignon; Langloix; Gueroult; Durct; Chevalier Guillote; Da.
District des Feuillaes; Garran de Coulon ; Lemoine; Lubin; Cholet, Electeur du
deuxieme Secrétaire de rAssembléc des Electéurs Garnier, de
Dinut-Sappltanr; GUILOTIN;
noré, Dépurl de la Ville de Paris à PAssemblée Faris, Membre du District Saint-HoElectezr ct Président de LAssemble; CàxUs, Nationale; Anson; TARCIT, ancien
Electurs; Aubert.
deuxieme Président de LAssemblée des
e Je ceitific qu'il n'a jamais été
a berté des Nègres. >>
question, dans nos Assemblées, de la liSigne, DARRIMAJOU.
ec J'ai connoissance
D mission des Députés que des M. Colonies Morcan de Saint-Méry fit une Motion
l'adaux
pour
Signt, CHIGNARD, Electeur EnarzGenasns.sunsp parler des Négres>.
du District Saint-EustacheEc AVRILLON, Electeur du Disttict
>> leusement les Motions ct
de Bonnes-Nouvelles, qui ai suivi
a> reau de Saine-Méry >, Mémoires imprimés, faits ct donnés par M. scrupu- MoDE LA PorzE, c Qu'ayant
de
33 piers publics de
parlé la proposition qui avoit été faite dans
s Moreau de Sainc-Méry Pafranchissement des Negres, jc n'ai jamais entenda les pa33 mêmetrouvé d'une appuyer, en aucune façon, cette
M.
opinion contraire 3).
proposition, ct l'ai
GANILH , Electeur du District
5 ment que M. Moreau de Saint-Honoré, cc, Jatreste de plus
b3 que nous avons eu une discussion Saint-Méry m'a manifesté une opinion personnelle.
sur ce point >),
contraire ct
s J'atteste de plus
M.
>> tout lc courage d'un que Morcau de Saint- Méry a
> duite ct son amour du généreux patriote et d'un brave développé tour lc zèle,
bien publicsont dignes du plus Citoyen > que sa coRgrand éloge. >0
Signé, MARGUET.
Nous soussignés s Habitans de la
nous a été présentée dans la Séance Martinique de
> certifions quela présente
Signé, le Marquis
notre Comité du 20
pièce
P. Richard; Charles Duquesne; 3 Borde, le Roi de
Décembre 1789.
de
Vaudremont,le Comte
Manceau de Beauvoisis; le Chatcaugué, Chevalicr Dubuc Duferret , le Vassor, Dillon,
de Perpigna; ; Savary.
Girault J
Certifié au désir de la délibération de
du 21 Décembre 1789.
la Députation de Saine-Domingue,
Signt, le Chevalier DE MARSE, Préident;
LAFORIE, Sectétaire-genéral.
le Roi de
Décembre 1789.
de
Vaudremont,le Comte
Manceau de Beauvoisis; le Chatcaugué, Chevalicr Dubuc Duferret , le Vassor, Dillon,
de Perpigna; ; Savary.
Girault J
Certifié au désir de la délibération de
du 21 Décembre 1789.
la Députation de Saine-Domingue,
Signt, le Chevalier DE MARSE, Préident;
LAFORIE, Sectétaire-genéral. --- Page 103 ---
:501
ci devant Electeur de la Ville de
Jc soussigné Alesandre-Andeé Hecquet,
certifie que
du District Samritmsder-Chameh,
- Patis, et ancien Président lors des Assemblées tenues à l'Archevèché , rous
M. Moreau de Saint-Méry ,
les maux que la conduite arbitraire, tant des
a peint avec une tloquence vive et touchante, leurs Subalternes, causoit aux Colons de PAmérique;
Goaverneurs et Intendans que de de la question de savoir si les Nègres seroient renmais qu'il n'a jamais parlé resteroient esclaves. A Paris , le 12 Septembre 1789.
dus à la liberté, ou s'ils
Signé, HECQUET.
Electeur de la Ville de Paris pour lc District de SaintJe soussigné, ancien
de l'Assembléc Nationale, certific n'avoir jamais
Roch, actuellement Président d'Electeurs tenues à T'Archevéché, M, Moreau
entendu, dans les Assemblées
Député à l'Assemblée Natiode Saint-Méry, aussi Electeur ct Taffranchissement actuellement des Esclaves des Colonies.
nale, faire aucune Motion pour les occasions où j'ai pu entendre M. MoJ'attestc de plus, que dans toutes
matière dans des entretiens particureau de Saint-Méry s'expliquer sur cette
étoit impraticable.
d'avis que cet affranchissement
liers > il a été constamment
Fait à Paris, le 23 Décembre 1789.
Nationale.
Président. Scellé du sceau de J'Assemblée
Signe, DEMEUNIER,
No. 54
Ce Vendredi, 4 Septembre 1787.
MM. les Commissaires de P'AssemM. Moreau de Saint-Méry est invité, heures par etdemic du matin chez M Chateaubléc, dc se rendre demain à scp.
aveceux,chczM. Charton, congue, ruc Thevenot, 1°. 8, pour aller delà,
forménunt à 50rt désir.
No. 55Commissaires nommés par Messieurs les Elécteurs de la
Rapport des
MartiniqueEn conformité du voeu de PAssemblée qui nous a de commis Saint -Méry, pour prendre nou S
des informations sur l'inculpation faite à M. Moreau ) à huit heures du
nous sommes trausportés le Mardi ( premier Septembre rue du Fauxmatin chez le sieur Charton, demeurant aux Recollets 2
faire
>
nous avons prié de nous dire, 1°. s'il a entendu
bourg Saint Denis; Iequél
Motion en faveur de la liberté des Nègres ct
à M. Moreau de Saint-Méry une des Séances" des Electeurs de Paris,aTArde T'abolition de'la traite, dans Fune --- Page 104 ---
ton chevéché; à la Motion 2°, s'il cst bien
I
de M. Moreau TAuteur de
de l'éctit
nous a réponde
Saint-Mdery. intitelé: Obvervation de
qie nous lui préseations. grila été témoin de ladite
M, Chara
Lui ayant demandé
Moion, et euilboit bien
moigné la-dessus
s'il vouloit
lAuteur de Lécrie
ché
une certaine
attester CCS deux choses
signcr davanage de M.
la Motion 2°, s'il cst bien
I
de M. Moreau TAuteur de
de l'éctit
nous a réponde
Saint-Mdery. intitelé: Obvervation de
qie nous lui préseations. grila été témoin de ladite
M, Chara
Lui ayant demandé
Moion, et euilboit bien
moigné la-dessus
s'il vouloit
lAuteur de Lécrie
ché
une certaine
attester CCS deux choses
signcr davanage de M. Moreu rdregameufindies de
sur ce seiascihnonstones par écrit, it, nous a téFimprime,
Saint-Miy. Alors nous
lavoientn rapproAprès
pourreconnoitre qu'il en
l'avons priéde se
entendu quol,fayant cette
prié de nous
approuvoit lc
botner à
Motion , il
enscigner
contenu: ce
langer s en ajoutant amis par écrit le nom quelquEleceur d'un
qui cit comme ariafar,
due : il nous a remis que nombre d'autres
sieur Garia,
lui
nous nous
la liste
Electeurs l'auroient Maitre Bouvenir Patester retirions, il nous a générale de leurs noms ct égaiement cutenl'avons remercit. de vive voix devant comfirmé avoir entenda ladite deneures; et comme
Delà
dsemblie, si elle le jageoit Motion, à et a faic offie de
Basse, nous Sommes allés chezle
propos,.ce dont nous
Porte
sieur Charlard,
tendant à Saint-Denis, qui nous a dit n'avoir Apothicaire, demeuranel
rité M. Moreau raftranchissonetr de
des Noirs, crà point cntendu faire de Ruefesté à leur égard de Saint-Méry si
avoit Parlé des labolition de la Traite; ; qu'à Motion
avec lui à l'efict de lc bonnes vucs, que Colonies, mais qu'il avoit la véLe sicur Charlier, Rommer Député. plusicurs Electeurs s'étoient manileur Assemblée Procureur ail
abouchés
bien
que des
Chirelet, a dit
ne s'être pas
Motions fayorables aux qu'il n'a jamais out faire
Lc sieur le Coutexke, trouvéà la Séance du I2 Mai, intérêts des' Colons ;
dans
aucune Motion contraire Banquier, a dit qu'il ne dont on lui parluit. qu'il peut
Le sieur Chignard, aux intérêts des Colonies, se rappelloit pas qu'il cât été fait
diverses
Proeureur au Châtelct
au
Séances, et que loin d'avoir
, a dit
bléc préjudice des Colonies, celui-ci entendu M. Moreau gu'ila été fort assidu aux
limportance qu'il
s'étoit
de
aux Eats-Gencrani, y avoit de faire admettte attaché à faire sentir Saint-Méry à leur parler
du sieur Charton que, d'ailleurs , il n'a
des Représentans des AssemLe sieur Garzier, contre la Motion attribuée jamais à eu connoissance de Colonies
avoit détaillé dans ancien
M. Moreau de Saint. Vimprimé
les Colonies;, ses discours Proesteure les abus a dit que M. Moreau de Méry,
les mêmes qu'il avoit réclamé en favcur et les vexations qui SC
Saint-Méty
qu'il avoit avantages de liberté que les des Colons blancs, et commettent non
dans
des Colonies beaucoup insisté sur la François demandoient
des noirs,
Il
aux
nécessité de faire
pour
et
a ajouté qu'il Enats-Généraux. admettre les eux-mémes,e
n'avoit
Nègres ct
point entendu
Reptésentans
un homme l'abolition de la Traite, et faire de Motion touchânt la
des Séances qui avoit tenu journal nous- a indiquéle sieur
liberté des
desitions.
et commettent non
dans
des Colonies beaucoup insisté sur la François demandoient
des noirs,
Il
aux
nécessité de faire
pour
et
a ajouté qu'il Enats-Généraux. admettre les eux-mémes,e
n'avoit
Nègres ct
point entendu
Reptésentans
un homme l'abolition de la Traite, et faire de Motion touchânt la
des Séances qui avoit tenu journal nous- a indiquéle sieur
liberté des
desitions. > et qui pourroit nous de toutes les Motions faites Chanorier comme
Lc siçur
donner tous les
dans le cours
Chanorier, chez qui
éolaitcissemens que nous
nous sommes passés,
nous a montré son Jour- --- Page 105 ---
sous la 95 date du 4 Mai, que M. Moreau de Saintnal, dans lequel nous avons lu,
oit il demandoit à T'Assemiblée de délibérer
Méry avoit fait' un Discours Messicursles' éloquent Colons de Saint-Domingue d'admettre
Stir la demande faite par
tousles abus qui se passent
aux Etats Généraux, , qu'il ydétailloit
les
leurs Députés
récapitulant toutes les demandes que François
dans les Colonies 3 et qu'en faisoit l'application aux Colons pour chercher
faisoient pour leur compte, il en ( llest dit dans cette note que CC Discours
à Jeur procurer les mêmes avantages.
a été fort applaudi ).
n'avons trouvé aucune Motion faite par M. Moreau de
Ayant parcouru ce Journal, nous des Nègres et de l'abolition de la Traite, sous
Saint-Miry en faveur de la liberté
Pavoit dit. Alors nous avons demandé
la date du 12 Mai, comme M. Charton nous d'une parcille Motion; il a répondu que
sieur Chanorier s'il avoit oui parler
il
au
mais qu'il nc l'avoit pas entendu fairc. Après quoi,
M. Charton lui en avoit parlé,
demeurant rtlc du Fouarre, quiétoit
nous a dit qu'an M. de la Fourniere > Avocat, pourroit nous donner de meille seul avec lui qui eût tenu notc des Motions,
lcures instructions.
vu le sieur de la Fourniere, qui nous aidit
En conséquence , nous avons
les Motions faites aux Séances o.
qo'à la vérité il avoir tenu note de toutes bien avoir manqué celle du 12 Mai,
il avoit assisté ; mais qu'il se rappelloit demander des Lettres de grace pour un co1parce qu'il avoit été à Versailles
damné.
connoissance de la Motion de M. de SaintLui ayant demandé s'il avoit
de M. Charton, il a répondu
Méry, dont nous lui parlions, et'dc l'imprimé
que, non.
Libraire rue Galande 1 nous a parlé de la Motion de
Le sieur Cailleau 5
faite lc 4 Mai. Il nous a dit qu'il avoit peint à
M. Moreau de Saint-Méry
les abus qui existoient dans le
J'Assemblée, dans les termes les plus énergiques avoit
avec beaucoup de
régime et l'administration des Colonies , et qu'il
parlé la Motion du 12,
Colons. Lui ayant demandés'il se rappclloit
force en faveurdes
il a réponda que non.
du Fouarre > a confirmé ce qu'avoit dit
Le sieur Desroches > Avocat > rue faveur des Colons, et nous a dit n'avoir
M. Cailleau sur la Motion du 4 Mai en
aucune connoissance de la Motion du 12.
nous a dit SC rappeller
Lc sieur Gavet, ,. Procurcur, rue du Four Saint-Honoré, mais seulemcut de Jeur
M Morean dc Saint-Méry avoit parlé des Nègres, dans la rédaction du
que traitement. dans les Colonies, et qu'il avoit été inséré
le sort des
les Etats-Ginéraux seront surplics de prendre en considération
Cahier : gre
Noirs.
de
avoit parlé de l'abolition de la
Lui ayant démandé si M. Saint-Méry assuré
n'a rien dit de relatif
Traite et de TAfranchisscment; > il nous a
qu'il
à cela.
le sieur Gatin, à quil lc sieur Chartonlui même nous avoit
Enfin nous avons vu
adressé, ct voici ce qu'il nous a dit:
M. Moreau de Saint-Méry
parfaitement l'observation que
Qu'il se rappelloit
Noirs.
de
avoit parlé de l'abolition de la
Lui ayant démandé si M. Saint-Méry assuré
n'a rien dit de relatif
Traite et de TAfranchisscment; > il nous a
qu'il
à cela.
le sieur Gatin, à quil lc sieur Chartonlui même nous avoit
Enfin nous avons vu
adressé, ct voici ce qu'il nous a dit:
M. Moreau de Saint-Méry
parfaitement l'observation que
Qu'il se rappelloit --- Page 106 ---
avojt fnite tonchan lcs
mais nullemene de leur Noirs; qu'il n'avoit Parlé
M, Charton s'écoia opposé à afranchisement ni de que de Loix. s4E leur
objets,ils saoit élevé un certain cette Motion, , mais
labolitien de la. sert,
Motion de manière
tumulte à
sutAuombic
Traite; ; gue
et que lui-méme à en mal saisir le travers leguel M. Charton voulant ssccuper daures
ont fait
sieur Garin en avoit sens; que nombrc. auroit pu entendre cette
Ili nous ensemôle à Provins pour une pronguefaice convenir M. d'Electeurs le lui ont dit,
a ajouté que sc
mission dela Ville. Charten dans un
viron huit jours, ils trouvant à la Ville avec
woyege-quile
Charton, ct que lui parlèrene à M. Morcau de d'autres Elesteurs,
feroit pas, parce que M. observant quily devoit Saint-N Méry de l'éctit ilya enroit que M. Charton. rifuoit ce
répondre, il avoir
de M. Lc sieur Charton Sc rétraeteroit gu'il naweitrar
dit qu'il ne le
Gatin a
bientôt,
avancé, mais
Iettre
ajouré
qu'il
qu'il se proposoit qu'il avoit appris qtand.dauroir que M. conversé aveç cspémême son propre écrit. d'envoycr à M. Charton Morcau avoit écrit lui. Hicr,
pour
une
Mesieurs, sur la
l'engager à réfuter
duellment et par letre, , prière que M. Mortau de
luiM. Charton; nous lui dassister à une entrevue Saia-Mtiry nous a
nous sommes
avons assigué un
qu'il vouloir se faite indivi
en
La, notre transporrés cheg le sieur rendez-vous chcz lun dc procurer avcs
Moreau et Charton présence, ils'est passé une Charon, entre huit et neuf nous, ct nous
avonsfait,
, laguelle 4. Moreau conversation par écrit heures du matin. Il résulte de
nous a prié de entre les sieurs
avons
notre rapport,
parepher 3 ce que nous
sieur Charton questionnées, sur plus de Messieurs, que de douze
seulement
est le seul qui trente chez
personnes que
ont soutenu
dépose contre lesquelles M. nous sommes nous
même ils lui ont, à l'envi, gailw'avoit rien dic de contraire Morcau. Tous les passés, > le
Motions qu'il a faites, prodigué les plus
aux incé Éts des autres, nonde trouble. signt, de que pour sa bonne grards conduite éloges, tant pour Colons, les mais
Certifié et paraphé au Belligny, desir 3 Charles de
dans les derniers diverses
mingue, du 21 Déccmbre de la
Chatenuguns, C. temps
Laboric,
1789. Daubaration de la
Duharoc. Secrétaire général. signi, lc
Dépuration de
Chevalicr de Marmé Saint-Do3 Présidene;
Procs-vorial des Electeurs
de la Mamisigut
Du Dimanche 6
Messieurs de Chatenngué,
Septembre 1789,
nommés par T'Assemblée du Croquer dc
pag.
les derniers diverses
mingue, du 21 Déccmbre de la
Chatenuguns, C. temps
Laboric,
1789. Daubaration de la
Duharoc. Secrétaire général. signi, lc
Dépuration de
Chevalicr de Marmé Saint-Do3 Présidene;
Procs-vorial des Electeurs
de la Mamisigut
Du Dimanche 6
Messieurs de Chatenngué,
Septembre 1789,
nommés par T'Assemblée du Croquer dc
pag. 6g. linculpation faite à M. 30 Août, pour Belligny et Duharoc,
rapport, et l'ont mis Morcau de
prendre des
Comunisatires
que de douze Electeurs sur le Bureau Sane-Meiye après l'avoir par M. Charton, informations touchant
de trente, chez
auxquels Messieurs les signé, II résulte dudit ont fait leur
posé contre M. lesquels ils ont passé,
Commisalires ont
rapport,
Morcau de Saine-Mery; iln'y a que le sieur parlé, sur plus
tous les autres Chatton qui ait déayant non-seulemnenc
soutenu --- Page 107 ---
n'avoit rien dit contre les intérêts des Colons, mais qu'il avoit
soutenu qu'il
tant pour les diverses Motions qu'il avoit faites,
mérité les plus grands éloges,
que pour sa conduite dans les derniers troubles.
L'Assemblée a entendu avec la plus grande satisfaction unc justification aussi
Membre dont la conduite avoit bien mérité d'elle, et elle s'est emcomplette 9 d'un
pressée de lui en donner un témoignage anthentique.
No. 56.
Proces-verbal des Electeurs de la Martinique.
Du Dimanche 6 Septembre 1789 >1 pag. 74:
C
Le scrutin s'cst formé. Chacun de Messieurs a mis sur un morceau de papicr
desiroit choisir: L'appel ayant été fait, chaque
le'nom du premicr Député qu'il
devant M.le Président. Le nombre
Membre a déposé SO11 billet dans un chapeau
et le
desi Voraus étant de cinquante-trois , Mile Président a compté le scrutin,
s'étant trouvé juste, Messicurs Croquet de Belligny et Savary ont ouvert
compte Il
de cctte opération, que M. Morcau de Saint-Méry, qui
les billets. cstrésulté
obtenu
les autres
a réuni le plus de suffrages, n'en a cependant
que vingt-un,
s'étant trouvés dispersés sur plusieurs Membres. On a eu recours a un second
scrutin. Les formalités du second scrutin remplies comme celles du premier : il est résulté M. Moreau de Saint-Méry a obtenu vingt-six voix; M. le Comte de
que
étant
ila fallu reçourir à un troiDillon, douze. Lcs autres suffrages
séparcs, M.le Comte de Dillon qui avoicnt
sième scrutin entreM-Moreau de Saint-Méryet
obtenu lc plus de voix.
Le troisiamesctutin: a été fait de la manière ci-dessus décrite. Lerésultat a été
6 M. Morcan de Saint Méry a obtenu trente-trois voix > et M. lc Comte dc
que Dillon, quinze: : ily a eu,deuxvoix de perdues. Chacun des deux Compétiteurs
voté, ctM.Je Comte de la Touche s'étant absenté, lc scrutin. s'est
n'ayant point à cinquante.voix, au licu de cinguante-toissquily: avoit eu dans.ics
trouvéréduit
deux premicrs scrutins.
M,. Moreau de Saint-Méry a été.nommé premicr Déptité.
1MS
cbolo
-
H
-
1O
-
ily a eu,deuxvoix de perdues. Chacun des deux Compétiteurs
voté, ctM.Je Comte de la Touche s'étant absenté, lc scrutin. s'est
n'ayant point à cinquante.voix, au licu de cinguante-toissquily: avoit eu dans.ics
trouvéréduit
deux premicrs scrutins.
M,. Moreau de Saint-Méry a été.nommé premicr Déptité.
1MS
cbolo
-
H
-
1O
- --- Page 108 ---
No, 57.
Extrait des Délibérations des
Représentans de la Commune de Paris.
Du Samedi, IO Octobre 1789.
Monsieur le Président a fait lecture d'une
Méry, un des anciens Présidens de
Lettre de M. Moreau de SaintSaint-Méry lui annonce que des raisons T'Assemblée, par laquelle M.
rigue, et qu'il a déposé les
impérieuses Yobligent à
Morcau de
blée a unanimement
pouvoirs dont son District l'avoir s'occuper de rAmé
bre qui il'a cessé, témoigné les :egrets qu'clle
de honoré. L'AssemCapirale et à la depuis le premicr instant del éprouvoit perdre un Memrageux et le plus Nation les preuves du patriorisme lc Révolution, plus
de donner à la
ses regrets, ainsi mnfatigable : elle a arrêté de
dans éclairé, lc plus couMorean de
que sa reconnoissance pour consigner tous les
son Procès-verbal
avec Messieurs Saint-Méry; et elle a député M.
serviccs rendus par M.
Thuriot de la Rosiere et
Bettolio, lun de scs
remettre une expédition en forme
Avril, deux de Scs
Sccrétaires
Blondel, De la Vigne ct
du présent Arrêté, Signé, Membres, pour lui
Marchais , Présidens; ; Bertolio ct Bailly, , Maire;
Lettre des soixante
Vigée, Secrétaires.
Aministreteurs de la Commune,
Paris, 12 Octobre
Vous avcz présidé, Monsieur, la
1789.
plus difficiles; vous avez été parmi nous Comminne de Paris , dans les
et nous nous voyons tous avec douleur le modèle du conrage et de momens la
les
d'affermir ce que vous avez si
privés de vos Jumières,
fermete, >
Si quelques considérations glorieusement commencé.
lorsqu'il s'agit
bandonnez les intérêts
peuvent modérer nos regrets, c'est
d'une
particuliers de Ja
que vous n'aF'anguste puissante Colonie, et de ceux de la Nation Communc, 3 que pour vous occuper de ceux
Assembléc de ses
entière. La résolution
nous laissera quelque Représentans, de fixer sa résidence dans prise par
où vous Scrcz, notre temps encore votre personne et vos conseils; mais la Capitale,
sensibilité les succès, reconnoissance la
vous suivra, et nous
par-tout
vous
gloire et les
partagerons tous avec
assurent, et que vous ne pouvez' récompenses que vos talens et vos scrvices
Nous avons l'honneur d'être avec le manquer d'obtenir.
vos très-humbles et
plus inviolable
très-obéissans
attachement, s
mune de Paris, Signé,
serviteurs, Les
Monsieur >
Davous,
Bailly s Maire;
Aeninisrateurs de la ComMinier, Brousse des
Desmousseaux, Couteulx de la
gneres , Jallier de Savault, Faucherets, de Jussieu, Fallet,
Noraye,
Maisonneuve, Jouanne
Beaufils, Pitra, Defresne,
Sabatier, Baide Saint-Martin,
Tiron, Simonner de
sons, Bourdon Desplanches; de Joly, Royer, Cholet, lc Scène des MaiSecrétaire.
>
Davous,
Bailly s Maire;
Aeninisrateurs de la ComMinier, Brousse des
Desmousseaux, Couteulx de la
gneres , Jallier de Savault, Faucherets, de Jussieu, Fallet,
Noraye,
Maisonneuve, Jouanne
Beaufils, Pitra, Defresne,
Sabatier, Baide Saint-Martin,
Tiron, Simonner de
sons, Bourdon Desplanches; de Joly, Royer, Cholet, lc Scène des MaiSecrétaire. --- Page 109 ---
de PAssemblée générale du District SaintExtrait du Procès-verbal
Eustache.
Du 15 Octobre 1789.
la
d'une Lettre de M. Moreau de Saint-Méry > par
Ledit jour 3 après lecture du District au Conseil de la Ville, déclare quc
laquelle cC digne Représentant d'aller à l'Assemblée Narionale s ct allier aux devoirs
ne pouvant plus retarder lui
ccux qu'exige la qualité d'Administrareur de
que sa véritable Patrie impose,
il donne sa démission, cf
Paris, , devenu en quelque sorte sa Pacric d'adoption,
du District de
l'Assembléc de nommer promptement un cinquième Député
pric
nouvel Administrateur au Conseil de Ville.
la Commune, et un
à P'Assembléc d'arrêter une Adresse qui
M. Girault, Président 3 a proposé
les
du District, et sa vive
exprime à M. Moreau de Saint-Méry tous regrets
a rendus
les importans services que ce vertueux Citoyen
reconnoissance pour les plus difficiles au District, à la Capitale et à la Nation
dans les circonstances consenti unanimement par l'Assembléc, qui a chargé le
entière, ce qui a été
cette Adresse à M Moreau de Saint-Méry 3
Comité de nommcr : pour porter
d'un Vice-Président, d'un Assesseur
composée d'un Présideat,
une Députation
et d'un Secrétaire.
pour Députés, Messicurs Cerfvol s
Le Comité a nommé en conséquence
Assesseur; et Chaudot,
père, Président ; Desvicux, , Vice-Prisident; Chariot 3
Secrétaire.
conforme à l'original inscrit dans le registre des DéLa presente expédition
être. remise par lesdits Dépurés à
libérations de l'Assemblée générale, pour
de la reconnoissance du
M. Moreau de Saint-Méry > comme un Octobre hommage 1789. Signé, Chignard, PréDistrict. Délivréc par le Comité, le 14 Vice-Président; Vibinet, Assesseurs
Président; l'Abbé Vertot,
sident ; Poupart,
Jarrier, Assesseur ; Bastard; J. Maréchal, Secrktaire;
Alcan, Serduirne-Aueuoes
Ls. Amnaud, Scerétaires
No. 58.
Procès-verbal des Electeurs de la Martinique.
Du Dimanche 19 Octobre 1789-P. 8;. q
assemblés aujourd'hui 25 Octobre 1789
MM. les Colons de la Martinique
de T'Arrêté du 27 Septembre et de la
chez M. Moreau de Saint-Méry > en vertu d'avant-hier, se sont occupés de la
convocation insérée dans le Journal de Paris
leur choix, fait au scrutin, a
nomination d' 'un Président ct d'un Sécretaire; ct
ct M. le Chevalier de
chargé M: Moreau de Saint-Méry de la Présidence,
Perpigna des fonctions de Secrétaire.
N2
les Colons de la Martinique
de T'Arrêté du 27 Septembre et de la
chez M. Moreau de Saint-Méry > en vertu d'avant-hier, se sont occupés de la
convocation insérée dans le Journal de Paris
leur choix, fait au scrutin, a
nomination d' 'un Président ct d'un Sécretaire; ct
ct M. le Chevalier de
chargé M: Moreau de Saint-Méry de la Présidence,
Perpigna des fonctions de Secrétaire.
N2 --- Page 110 ---
SICO
No,
59.
Extrait de la Lettre de MM. les Députés des
de la Luzerne,
Colonies-réunies a M, le Comte
Ministre de la Marine.
-
29 Octobre 1789. : lieup
Nous prenons la liberté de vous
ri
trois Députations Frinco-Américaines indiquer ici les Adresses respectives des
lonies en général.
11 pour les objets qui concernent les CoNous ayons T'honneur d'êtrc
des Colonies,
ssrespectueliement, ctc. Signé 3 Les Dépurés
A
No. 60.
Observation de M. Charton à la Morion de M.
d
Moreau de Saint-Mery.
M E
E U R
L'empressement que vous témoignez
que lui avoit donnée la nature
pour rendre à -chaque homme la liberté
bonté du morif ne garantit , part siirement d'un motif très-louable; mais la
démarche précipitée. Je suis pas Citoyen toujours des suites funestes qu'entraîne" une
Electeur ; c'est en cette qualité
Frauçoissysien l'honneur d'être nommé
mes
que je vais avoir
observations sur la Traite des
lhonneur de vous faire partde
peuvent être de quelque utilité, mes.voeux Nègres. Si mes idées sont bonnes , si elles
que je n'ai pour but que le bien public. seront au comble; car j'ose protester
Vous parlez de la liberté entière des
.
du Royaume, sous vos yeux, une infinité Nègres, Messieurs! mais dans le sein
chers > gémissent sous un joug accablant ! d'individus qui doivent vous êttu
traités plus durement, plus sévérement Nos Religicux et nos Soldats sont
que nele sont les Noirs dans nos Colonies punis ! , plus inhumainement déshonorés
Consultez nos Colons, ils vous répondront
prétendu qui vous révolte, n'a de récl le unanimement quc cet esclavage
habitent notre Capitale, et vous n'en que nom. Interrogez les Nègres qui
qu'il est infiniment plus heureux trouverez pas un seul qui ne vous
son premier maitre Africain. sous son maitre Colon, qu'il ne
répète
nade
La journée
l'étoitisous
, respirent l'air le plus
finic, les Negres vont à Ja
les bras de l'amour
suave, se délassent des
promes
Nos
, et le matin on les voit retourner fatiguesicic, la journéc daus
Colonsseuls ont la peine de les
au cravallavee
en profitons aussi bien
coudateretudirendien le éayerén
qu'éux. Nous en avons plus de trois cents profic AParis nous
qni --- Page 111 ---
leur :DITOI fortune se répand sur toutcs ies branjouissent d'une fortune vivific immense; le Royaume par sa circulation. ches de Commerce 3 et
: avez-vous rééchi sur
Qu'allez-vous donc faire; Messieurs? y pensez-vous? une liberté entière aux Nègres,
les conséquences de votre projet : la Accorder dette de PEtat; c'est exposer la Nation
c'est immanquablement augmenter bien
qu'une Nation rivale, aussi
perte si
marquée
à une perte irréparable,
siennies, - qu'elle eft constamment
jalonse -de voir nos Sucreries surpasser-les nous amener à ce point de délire.
avez-vous rééchi sur
Qu'allez-vous donc faire; Messieurs? y pensez-vous? une liberté entière aux Nègres,
les conséquences de votre projet : la Accorder dette de PEtat; c'est exposer la Nation
c'est immanquablement augmenter bien
qu'une Nation rivale, aussi
perte si
marquée
à une perte irréparable,
siennies, - qu'elle eft constamment
jalonse -de voir nos Sucreries surpasser-les nous amener à ce point de délire. ennemic de notre gloire, n'a rien omis pour" commc en Europe, TAngleterre -
Dis que la liberté régnera dans nos attirefa Colonies chez elle les Plancs ct les Noirs; ct
profitera de nos inconséquences. Sucreries , Messieurs? La faute faite , il ne sera plits
que deviendront alors nos La Nation nous rendra comptables d'une bienfai-
- temps de revenir sur nos pas. avec justice l'abus d'un
sance désastreuse: Nos Commettans nous repretheront rédiger nos Cahiers, supprimer
pouvoir qui ne nous avoit été confiéque ponr 3 3
a les abus et nommer des Députés. Ahlsi vous connoissiez parfaitemerit l'AméCeln'est point assez , Messieurs. auque! vous allez exposer vos Concifrémiricz à la vue du'danger
de Saintrique 7 vcus
préposé par Pillustre Membre > M. Moreau
T toyens et vos Frères 1 Sitaricle
lu Nation a commettre une cneutfkehsafe,
Méry, passe aux Exats-Généraux, vous exposz no
pe ci 2h
J a3Nt de
une trjustice erianteln. 5oo bal 201
libereé éntière aux Nigres 2 - a Pinstant
1isui Un cruaité barbare: earrsi vous accordez un
mille Blanes. Er à qui PEuectte espèce rustre et vindicative va Egorger cinguante
à la Nale niassacre de tant d'Individus respectables? rope tion, Messieurs, teprochera-t-elle ctla Nation à vous mêmes. tous nous en
Une injustice" criante : nous tenons tous à nos Individu. propriétés, Pourquoi donc nos
réclamons unanimement le droit pour chaque ? Ont-ils cessé d'être hommcs :
Frères Colons seroient-ils exclust du privilège titre donc voulons-nous les priver de cc
Nesont-ilsplus nos Concitoyens ! A quel
sms leur remquileur appartient légitimement3. Toucher-à c'est leurspossessions, vouloir, de gaieré de ceeur, rébourser la valeut de cc qu'ils possédoient , Le pouvons-nous , Messieurs? Ne
duire trente mille familles à la mendicité. Et, malgré rous, nos
seroit-ce pas le comble dc l'injustice et de Tinhumanité3w, allons lcur causer? e
les dédommager de la perte quenous
cforts, pourrions-nous! vous avet insérées dans vos Cahiers étant adoptées
Yosdeux Caisses nationales que
à acquitter les dettes contractées
par les Etats-Généraux > tireriez-vous auront peine de ccS- deux Caisses, deux-milliards
ide lEtat., Ccmment donc
êtes
répartiaux Colons- pour
bonne justice vous obligeside,
ct demiogu'er Negres:et.de leurs terres 91
al $ minmnon.
quenous
cforts, pourrions-nous! vous avet insérées dans vos Cahiers étant adoptées
Yosdeux Caisses nationales que
à acquitter les dettes contractées
par les Etats-Généraux > tireriez-vous auront peine de ccS- deux Caisses, deux-milliards
ide lEtat., Ccmment donc
êtes
répartiaux Colons- pour
bonne justice vous obligeside,
ct demiogu'er Negres:et.de leurs terres 91
al $ minmnon. nod Sucrerics 1.arrus
prix deleurs
Messiears..St.1 l'articie proposa passe, ,nos
333 Pensez.y serieusement, Biancs périssent ; trente mille familles sont livrécs
atomabent cinquanse mille
sc. couvre d'ignoninie, Sct d'opwlhorreut ctau désespoirs, la Nation entière de Marine. Loin de donner Ja
probre. Plus de Commnerce pour nous; plus
Loi,mousla
Métropole, comine'il vous a
de bénéfice
-
rirer,quarante millions
pourmnotte etuet
ne si al :p ssuaga A s'n nsmagallsb
issent ; trente mille familles sont livrécs
atomabent cinquanse mille
sc. couvre d'ignoninie, Sct d'opwlhorreut ctau désespoirs, la Nation entière de Marine. Loin de donner Ja
probre. Plus de Commnerce pour nous; plus
Loi,mousla
Métropole, comine'il vous a
de bénéfice
-
rirer,quarante millions
pourmnotte etuet
ne si al :p ssuaga A s'n nsmagallsb --- Page 112 ---
été démonus par Thonorable Membre 202
ct par lc Mémoirc de M. Necker, des Colonica, M. le Matquis de
annéc, quatre-vingt.
nous serons obligés de
Gouy 3
maintenant un
millions 2 tant pour le sucre
débourser, , annéc Par
de
objet de première
que pour lc café,
cent vingt millions
nécessité; voilà par
qui sont
dans l'état dc crise oà par an dans le revenu, 3 objet bien conséquent une différence
Mais
se trouve la Nation.
conséquent, Messieurs,
pouvons voulons-nous subvenir à la misère
sans toucher aux
de des Negres Messieurs, nous
Nation. Suppliez les
propriétés nos Concitoyens, ct
lc
taines. Leur cupidité Etats-Généraux seule
de mettre un frein à sans exposer la
seul intérét
fait lc malheur de ces
l'avidité des Capi-
, quand ils vont à la Traite
infortunés. Guidés le
dansleurs vaisseaux. L'air SC
- ils les entassent comme des par
ctdc
corromptdanslest
Harangs
renouvellement, > ctles malhenreux bacimensparic défaut de
Que les Etats-Généraux défendent contractent des maladies dc toutc circulation
de punition
donc aux Officiers
espèce.
plus de Nègres corporelle et de dégradation, de
quclconques > sous peine
fiera dans les qu'ils ne pourroient y placer de transporter dans leurs Navires
parfaite, Nos bâtimens, 3 les Nègres y
tonncaux; l'air
alors l'air sc rarésa
Concitoyens Colons respireront
et yjoniront d'une santé
gloire ct de ses revenus.
jouiront de leurs proptiétés, la Nation
Oh mnes
de
Concitoyens ! ne nous laissons
précaution le piège qu'on nous tend
pas induire cn
avec
par nos
avec
erreurlEvitone
donnons Colonics, n'en laissons donc artijfice, Nous pouvons nous entichir
Poxr point à une Nation rivale le cruel pas. échapper le moyen. Sur-tour ne
Capie conforme à ce quejanfaie imprimer plaisir de nous écrasser un jour.
chect M. Nyon.
Sigé.CHARION.
No, 61.
Extrait du Registre des Délibérations
du Comité Provincial
du Nord de
de la Partie
Saint-Dosingus
Ce jourd'hui 9 Octobre 1789, les
partic du Nord se sont réunis dans la Membres du Comité provincial ce
lun d'eux.
maison de M. Cormeaux de la
la
Chapelle,
Les esprits émus de la douce
ment noble et patriotique de M. impression le Comte de qu'a faite sur eux la conduire vraitiment bien contraire à la lecture d'un écrit Reynaud, onte été agités d'un senla Observation de M. Charton à la Motion de M. imprimé 7 portant pour titre:
seconde du No 30 de celles
Moreau de
Cette
lettre de M. le Marquis de envoyées aa Comité du Cap par Saint-Miry. celui de Paris, Pièce est
lieu.
Gouy d'Arsy dupremier Juin (1),
avec une
et reçue en dernier
(:) Cette date de la Lettre n'est sirement
sonareu, ct d'après le certificar de
pas celle de l'envoi du Libelle de Charton,
lImptimeur, n'a bré imprimé que le dix de Juin. qui de
Moreau de
Cette
lettre de M. le Marquis de envoyées aa Comité du Cap par Saint-Miry. celui de Paris, Pièce est
lieu.
Gouy d'Arsy dupremier Juin (1),
avec une
et reçue en dernier
(:) Cette date de la Lettre n'est sirement
sonareu, ct d'après le certificar de
pas celle de l'envoi du Libelle de Charton,
lImptimeur, n'a bré imprimé que le dix de Juin. qui de --- Page 113 ---
observé que dans les circonstances actuelles sur-tout, il
Sur quoi il a été
le régime convenable
les Européens , qui ne connoissent pas
est possible que manufactures du Nouveau monde , se soulèvent indiscrètement
aux cultures ct
fournissent une si forte somme de prospérité nationale
contre les moyens qui
Mirabeau ct autres soi-disant Philanthropes
ct individuelle : que les Condorcet , les
déclamer, à outrance contre le
se singulariser,
peuvent bien > ne fit-ce que pour
Thabitant des Codes Nègres ; qu'il n'y a peut-être que
nécessaire: assujettissement
de Thumanité: C'est
Ionies quiait le droit de répondre à ccS prétendus Apôtres ami des Noirs : vous n'avez
suis le véritable Philanthrope, lc véritable
> moi qui
bien écrit dans mon cceur ; vous vous en
s> tous que sur les lèvres ce quiestsi
et moi
aime , parcc
tencz
à de vaines ct stériles déclamations s
jeles
> poureux
veiller à leur conservation et à lear
32 qu'ils sont à moi , parce que Tai, pour
est bien éttanger. Aussi quclle
* contentement , un intérêt personnel qui vous les
de dessus la foule de
>> différence de vous à moi! Vous détourhez de misère yeux à votre porte 5 vous dé-
>> malheureux qui vous assiège, qui périt
de
au loin, à deux
le cri du
et vous préférez porter
>>
daignez même
désespoir,
5 tandis
lieues de vous 3 cC que vous appelez vos regards complaisans;
> mille
de réunir les micns sur les hommes qui m'environnent,
55" que mon p'aisir est
devenuc leur partage au moment
s et qui me doivent la vie doucc ct tranquille,
>> od ils ont commencé à m'appartenir >) Monde a seul le droit de répondre
Voila ce que le Cultivateur du Nouveau Noirs. fera l'homme impartial
Philanthropes et Amis des
Que
aux soi-disant
la Motion pour Taffranchissement des Nègres : Egalechargé de prononcer sur
aussi une déclament inquiet sur la déclamation des uns > sur ce qui paroitra eh bicn ! voilà cC
mation de la part des autres, il voudra voir par lui-méme; Etats-Généraux :
tous les Habirans de Saint-Domingue demandent aux
du qu'il
que
nommés pour venir êtrc ici témoins oculaires régime
y ait des Commissaires
et
attende leur rapport pour sc
de nos cultures ct de nos Manufactures, qu'on matière, On n'a entendu
décider i carjusqu'à présent, etsur cette importante
l'ignorance
égalenent suspectes, les unes certainement par
que des personnes
leur intérêt personnel.
-Généraux :
tous les Habirans de Saint-Domingue demandent aux
du qu'il
que
nommés pour venir êtrc ici témoins oculaires régime
y ait des Commissaires
et
attende leur rapport pour sc
de nos cultures ct de nos Manufactures, qu'on matière, On n'a entendu
décider i carjusqu'à présent, etsur cette importante
l'ignorance
égalenent suspectes, les unes certainement par
que des personnes
leur intérêt personnel. oi elles sont , les autres peut-être par
la Motion contre laquelle M. Charsinon quant.à
€ Mais tout cela cst superflu, MM. les Electeurs de la Capitale 3 relativement du
ton a cru nécessaire de prémunir
d'abord accueilli-par fHosmoins à cette Motion. Un Créole de la Martinique, de Saint-Domingue, ensuite
pitali(1) qu'exercent fi généreusement les Habitans
ce mot hospitalizé placé comme il est l. Avant de partit-dela
(Je n'entends pos ce que signific envoyét tous ies meubles,quti étoient nécessaires ungarçon,
Martinique pour Soint-Domingue, Fyavois encorc rue Saint Michel dans Ja dernière pièce de la muson
jusqu'à un papier pourrapisseuic, quiest dans le dessein de vivre avec M. dc Jauna, c:, ce projer é:oit si
de M. d'Augy. J'y suis arrivé
chez M. d'Augyà sa piière, - que M. récl, après même que j'étois venu, en entière débarquant, au coin loger des rues daXfomedc-Capuues et de Saiutde Jauna quiavoir loué une maison Ménuisier fut
portion, lorsque j'ace
sicur rAbbé
, ehigodensenrinemimer
Pierre, ceptai d'être appartenanteans l'associé de M. d'Augy. d'environ quatre mille francs argent de
J'avois amené un dome:tique ; j'avois nne Bibliothèque --- Page 114 ---
de la Chambre d'AAvocat au Comsent-Sepsieurda Caprsedateindjuinr
gticultute de-la partic du Nord - : "Editeur d'une compilation (1) qui," outre l'argent"
reçu d'avance des Souscripteurs; ; lui a'valu une place de Conseiller (2) dans le
Tribunalt oûr il avoit milité, et l'avantage encore" de- recevoir à Paris" les
émolumens de cette plice , lorsgu'il ne remplit ni ses' devoirside Magistrat G), nt
sès angagomtns vis-a-vist des Souscripteurs gui l'ont payé (4), M. Morcau de Saint-
: sooa
-02 2D
France; enfin, javois apporté de" quoi tonker'Phospitals à l"Auberge ou dans une pension,
commc on "la reçoit par-tont/M. d'Augy se ressouviendra même sûrement que lc lendemain de
de dui_faire accepter le de cinquante portugaises en or (1200 liv. de
mon arrivéeij'eus.ep pinisir. prèt
de
d'un Mulatre. Frauce) pour,le payement qu'ilavoit à fairç,au, Capiraine Despesaille Bayonnc,
nommé Pierre, Cuisinier, venant de la Martinique ,qu'il avoit acheté. On a va, au, surplus,
que je n'étois, 'ni parti, de la Martinique, ni artivé à Saint-Domingue comnme un avanturier. - D'ailieurs j'avois des parens' dans cette Colonie. M. Hagard, , ancien Capitaine de Dragons et
Chevalier de Saint-Louis, Habitant à Torbeck, ct son Epouse, sceur de mon père; M. PAbbé
Desmé; M, Desmé Desjoutières 3 M. Renoult, la famille Georges de Nippes, ctc.
n'étois, 'ni parti, de la Martinique, ni artivé à Saint-Domingue comnme un avanturier. - D'ailieurs j'avois des parens' dans cette Colonie. M. Hagard, , ancien Capitaine de Dragons et
Chevalier de Saint-Louis, Habitant à Torbeck, ct son Epouse, sceur de mon père; M. PAbbé
Desmé; M, Desmé Desjoutières 3 M. Renoult, la famille Georges de Nippes, ctc. etc. ctc.J'y
avois des amis, des connoissances; M. Piémont,aujoenfhei mon confrère, M. Grenon de la Rosclière, , M.: Caradeuc de Ja Caye, madame Grimperel , M. et madame de Batras et leur familie,
MM. Cazamajor et Desmolieres, alors Ofliciers du Régiraent du Cap; madame d'Augy, M. de
Thebeandietes fainé, M. Harfouard, etc.eté. Enfih, l'affection marquée de M. d'Ennery Son"
arrivée , deux mois et demi après la mienne n'a pas.laissé d'équivoque. 12 U Ct
même delire des Notes da la
Mémoire pour être convaincu que iel pouvois
Hisufira
page.s.du
de
trouvcr ucilement Tbospitalité au Cap, en faisantdes! liquidations droit; etc. 2 Dm:
Sipar le mot hospirglité, on a entendu cet accueil qui annonce des dispositions favorables et des
scntimens flatteurs pour celui qu'on reçoit , je l'avouc, avec orgueil méme, personne nc l'a phs
éprouvée à Sa'nt-Domiague quel Imoi ; le souvenir en est aufond dei uon coeurijet j'ai consacréma
vieaipromver queijen étois digne. I 43 TRry S -V It onis ab SILO ni ob A0:AT
peur-erre. surprenant qu'on ignore seulement au Comité du, Cap,ien Odobre1n82, que
- (), Ilest chose qu'ane compila:ion.. Voyez No 42
jefaisautre Ii faut convenir
l'ai obtenue par des sactifices ol.Jai mis lintérét 32 2" pécuniaire bien a
()
G. queje 3. lécart. 1 (3) Mes deveirs'ne sont légers que pour ceux qui ne les comnoissentipis, D'ailleurs travailler à
éclairer le Public, le Gouvernement et les Magistrats 2 en publiant desi Ouvrages sur les Colonies,
observées par ceur-mèmaes qui les habitent, c'est je crois suppléer, assey. utilement.ce quc
si peu ferois, dans une Cour Souveraine, où mes lumières sont facilemeut remplacées daps Pexercice de
is
laJustice. (4) Comme ce reproche attaque ma probité, je mc vois forcé de démontrer à son auteur, qu'if
ne fait léloge ni deson impartialité ni de ses connois ssances en Typographic:ol
Je n'aides Souscriptions que pour mnon Oavrage sur Saint-Domningue, Les,listes de mes six Volumes en présentent à Vinstant oi j'écris, 729. m'ont donné l'occasion de marquer de l'attacheDe ce nombre il yen a bien cent qui ne
que
à plusieurs personnes, dontj'aime l'affection, ou qui m'ont procuré des
ment ou de la reconnoissanceà fait des recherches moi,'cic. TT
- 1)
plans, des matériaux, 3 ou qui faites ont en France. Or, comme pour on ne me paye celles-là qu' mésure des
Iys iso Souseriptions ne peut se plaindre, on pourroit tout au plus montrer 'de limpatience ctce ne
livraisons, personne
seroit pas un reproche pour POuvrage.
à plusieurs personnes, dontj'aime l'affection, ou qui m'ont procuré des
ment ou de la reconnoissanceà fait des recherches moi,'cic. TT
- 1)
plans, des matériaux, 3 ou qui faites ont en France. Or, comme pour on ne me paye celles-là qu' mésure des
Iys iso Souseriptions ne peut se plaindre, on pourroit tout au plus montrer 'de limpatience ctce ne
livraisons, personne
seroit pas un reproche pour POuvrage. le
faites aux Colonies, malgré celles
Je compterai cependant, en forçant calcul, Souscriptions
Connon encore payées, malgré les diminutions quelquefois 'du' tiers surl le prix * cn faveur dc mes
frères, etc. Méry --- Page 115 ---
1OS
sans se mentir à lui-même, sans êtrc un monstre d'ingratitude
Méry 9 n'a pu,
la mort de ceux à il doit la vie :l'ordre qui porct de férocité, provoquer
qui
J'avois promis à chaque Souscripteur six voulumes in-40, d'enviton yoo pages ci.
4,:00 Pag:
Le premier volume en a.
Le deuxième.
Lc troisième.
. 943
4,543
Lc quatrième.
Le cinquième. .
C'est d'augmentation. .
343 pag.
Je suis denc plus que quitte depuis la livraison du cinquième volume, que j'ai apporté a SaintDomingue en Mai 1787.
au
instant, aura au moins. 1,057 pag.
Cependant lesixième Volume, qui va paroitre premier
En supposant que les trois volumes que jedonnersi gratis aux Souscripteurs-Colons n'en ayent que 800 chacun, c'est .
2,400
Ajoutant les pages déja données d'excédent.
a
On a pour total.
3,800 pag.
C'est-à-dire qu'on aura 8,000 pages au-lieu de 4,200, et par conséquent 3,800 pages de plus que
je n'ai promis.
de France, ou à ceux des Colonies sur lc pied de France ( car j'en ai
Quant dernière aux Souscripteurs classe ), comme je leur ai annoncé en 8 volumes 5,600 pages, 9 je serai quitte ende cette
livraison du sixième volume completera cc. nombre ; je leur donnerai cependant:
vers eux parla
neuf qni volumes sans augmentation de prix. Il faut méme
encore 2405 pages, leur ayant promis la livraison du huiticme volume, > quoique dès celle du
observer qu'ls ne finiront de me payer qu'à
sixième le prix total dela Souscription dàt m'étre compté.
Eft-ce cclui qui se conduit de cette manière qu'il faut dénoncer au Public comme un homme
de ses engagemens : J'ignere de qui est cette observation D mais je m'engage à donnez
qui se joue l'a faite dix exemplaires complets de tout ce que je publierai dans toute la durée de ma,
à cclui qui
second exemple (
1700 jusqu'en 1789 inclusivement) d'un
vie, s'il peut me présenter un
depuis de
promis àses SousAuteur qui ait donné ou 2,400 ou 3,800 pages in-40. plus qu'il n'avoit
cripteurs. J'ai encore a dire que mon Ouvrage esti imprimé dans le caractère le plus fin que le format puisse
la jusification ( ou longueur des lignes) est d'un trente-deuxième de plus que cclle
ordinaire comporter; que le même carectère et le même format, de sorte que par chaque trente-deux pages,
pour
j'ai
des Loix, des Ordonnanees, ce
j'en donne évidemment une de plus 5 et qu'enfin supprimé
causes; les titres des Admiqui n'y est que de pur style 3 comme les Si donnons en mandement; A ces
avec ce j'ai
etc. Or toutes ces choses ne sont pas fortuites, et elles prouvent,
que
nistratewrs, 2 etc. s'il existoit un Tribunal de procédés, je ne pourrois y être cité que pour rcdit plas haut, que,
cevoir des éloges.
faites aux Colonies. Elles auroient da produire argent de
J'ai calculé quatre cents Sonscriptions
France $2,800 liv.
désormais bien à moi, j'ai déjà donné plus que je n'avpis
Pour montrer que cette somme
quand
ne
je suis
promis, n'a pas plas fait ma fortunc que l'entteprise de tous mes Ouvrages lafera jama's,
bien aise de dire ici que depuis 14 ans les frais de recherches, de copies, en un mot dc tout cc
faites aux Colonies. Elles auroient da produire argent de
J'ai calculé quatre cents Sonscriptions
France $2,800 liv.
désormais bien à moi, j'ai déjà donné plus que je n'avpis
Pour montrer que cette somme
quand
ne
je suis
promis, n'a pas plas fait ma fortunc que l'entteprise de tous mes Ouvrages lafera jama's,
bien aise de dire ici que depuis 14 ans les frais de recherches, de copies, en un mot dc tout cc --- Page 116 ---
r'abolition de l'esclavage , y seroit le signal du masteroit à Saint-Domingue
de toutcs ses Manufactures, la cessation
sacre de tous ses Habitans > la perte
le signal de la subversion
de tout comerce et nvigation, et la par balance conséquent de laquelle il faut compter pour
rotale de la fortune publique, dans
2 fans parler des autres An. plusieurs milliards la Province de Saint-Domingue, de Saint-Méry ? Personne. Comment
tilles. Et qui sait cela micux que M.Morcau des Electeurs de Paris sa Motion pour Laffrandonc a-t-il pu consigaer dans les cahiers
que les Nègres achetés à la
chissement des Noirs ? 11 sait micux que personne
comme dans
se divisent et se distinguent à Saint-Domingue, les unes dcs
Côte d'Aftique
différentes Nations mortellement ennemies
leur pays natal, en
s'entredétruire sans la surveillance des Blancs. Ce
autres et toujours prêtes à
Nègres eux-mêmes un funesteet cruel présent
seroit donc pour ces malhewreux les avoir réunis un jour pour le massacre
que celui de la liberté > qui , après
de tourner leurs armes contre
général des Blancs, leur laisseroit le pouvoir
les plus forts réduisissent
à leur tour, jusqu'à ce que
eux, et de se massacrer
ils semblent nés, et fissent,
dans lequel et pour lequel
les autres à T'esclavage
élevés moins haut qu'en 'ce moment oà j'employe quatre
qui tient au Manuscrit, nc sc sont jamais I. de France par an. (J'en aieu jusqu'à onze aSain-Dominpetsonnes, > qui me coltent au moins 4,000 chez
ou dans les Greffes ct autres dépôts publics.)
travaillant en même temps ou moi,
60,000 liv. guc, C'est do nc pour le Manuscrit environ lc (tournois brochage ) , pliage , magasinage ? etc. L'imptession de mes six volumes,
48,000
passent . dansila Souscription. ) vont déjà au
Les Gravures (elles ne sont pascompriter
20,000
moins à. -
3:8,000 liv. en ce moment (calcul fait au plus bas )-
J'ai donc dépensé
Sans parler de mon temps, qui vaut quelque chose. d'après cela, > de venir s'associer dans mes bénéVoilà nes comptes. Si quelqu'un est curieux, veux me réserver, ce sont les sentimens qu'un jour
fices, il peut paroitre. La scule chose que je d'avance (quelque chose qu'on fasse) par la perla justice des Colons m'assurera, ct dont je jouis attachement pour eux, et de mon désintéressement. suasion que jel'ai méritée enfans à cause n'auront de mon peut- -étre pas a se féliciter un jour. déclare ici fordont ma femme ct mes être exposé à de parcilles exglications' à lavenir 2 je ct ics cirMais, comme je ne désormais veux pas je nc dépends plus que de mon zèle pouz les époques neuvième volume,
mellement: 1°. que qui seront évidemment à Pavenir de puts dons jusqu'au et qu'on payera
constances des livraisons volume sera faites°.
à cause n'auront de mon peut- -étre pas a se féliciter un jour. déclare ici fordont ma femme ct mes être exposé à de parcilles exglications' à lavenir 2 je ct ics cirMais, comme je ne désormais veux pas je nc dépends plus que de mon zèle pouz les époques neuvième volume,
mellement: 1°. que qui seront évidemment à Pavenir de puts dons jusqu'au et qu'on payera
constances des livraisons volume sera faites°. que je nc veux plusde Sousctiption, plus de 9
lorsque celle du sixième
mettrai; 3°. et enfin, que si mes matériaux fournissent de ce nombre me
chaque volume le prix que iy j'entends que ceux que je publierai an-delà ct autres involumes in-4 sur Saint Domingue, jugera a propos de se les procurer 3 anciens Souscripteurs
aojent payés par quicongue
distinctement. faire remarquer quel langage on fait. Qu'il me soit permis d'ajourer un mot a tout ceci, pour contre moi dans les deux Arrètés
de la partie du Nord de PIsle Saint Domingue
des sentimens personnels on
parler au Conité et celui du.
prix que iy j'entends que ceux que je publierai an-delà ct autres involumes in-4 sur Saint Domingue, jugera a propos de se les procurer 3 anciens Souscripteurs
aojent payés par quicongue
distinctement. faire remarquer quel langage on fait. Qu'il me soit permis d'ajourer un mot a tout ceci, pour contre moi dans les deux Arrètés
de la partie du Nord de PIsle Saint Domingue
des sentimens personnels on
parler au Conité et celui du. No. 62 ). Si un Comité pouvoit être mûr ct du par sarcasme (ils ne m'auroient p2s
eroiroit... ( Celui:ci Je n'ai pas pris la plume pour me plaindre de lironie du Comité que mol-méme. atteint ); 'mais d'unc injustice qui blesse autant les Membres --- Page 117 ---
107 humaine. Ami des Noirs, ou soicomme dans leur pays, boucherie de chair
disant tels, voilà qucl seroit votre Ouvrage! le Comité a résolu unanimement de
Toutes ces idées sont si effroyables, que et de la renvoyer à lundi prosuspendre la délibération actuelle sur cet objet, matin afin delaisser à chacun des
chain , douze du courant > à neuf heures du
,
etaviser au paiti
Membres lc temps de faire à ce sujet les plus miresréficxions, Signé au Régistre: Ruotte,
qu'il convient de prendre, ct ont Ics délibérans signé. Bonnecaze 1 Polony ,
Le Gras, Arnaud de Marsilly 2 Bacon de la Chevaleric, Plombard, Cormeaux de la ChaChaudruc, Lafargue, Brocas, de Charrier, l'absence de M.Larchevêqueen
pelle, et d'Augy > CommisuitclRapgoneur
Thibaud.
No, 62.
des Délibérations du Comit-Provincial de la partie
Extrait du Registre
du Nord de Saint-Domingue.
neuf heures du matin, les Membres du CoCe jourd'hui 12 Octobre 1789,
réunis chez M. d'Augy, Commité-Provincial de la partie du Nord se sont
du Comité en l'absence de M. LacheigeThamua,he
mismire-Rapporteur
admis aux Etats-Généraux.
des Députés de cette dépendance d'abord fait lectare de la délibération prise dans
Le Commisairc-Ramponeur a chez M. Cormeauxde la Chapelle , et ensuite
la Séance tenue le neuf de ce mois,
du Cap, ayant
d'un Mémoire anonyme adressé sous couvert au Comité-colonial , de la Motion que lui
pour objet de disculper le sieur Moreau de il a Saint-Méry de plus annoncé, ex que le jour
impute lécrit imprimé de M. Charton ; négociant associé avec MM. Poupet ct
s d'hier après midi le sieur Gauvain,
communication. , tant dc cet
>> Guimet de cette Ville, étoit venu lui demander du
avec
de la
à ce sujet Comité-colonial
>> écrit imprimé , que
correspondance Gauvain, qu'il avoit à se plaindre de la léledit sieur
59 celui du Cap; ajoutant
du Cap avoit donné connoissance d'un écrit qui
59 géreté avec laquelle le Comité
auteur de la Motion pour l'affranchis-
,9> supposoit le sieur Morcau de Saint-Méry
momentanément dépoa sement des Nègres; ; quel lui Cammisnairelappunere Archives du Comité-Provincial de la
aux
3a sitaire de pièces qui appartiennent devoir prendre sur lui de les communiquer au
3 partie du Nord, n'a pas cru il lui a conseillé de sc rendre ce jour à P'Assieur Gauvain; qu'au surplus
moment là tout cc qu'il avoit à dire
3> semblée actuelle 9 et de garder pour cC
au nom du sieur Moreau de Saint-Méry >, le sieur Gauvain seroit averti de
Sur quoi il a été unanimement arrêté entendu. que Il s'y cst présenté, cty a fait
se rendre à cette Assemblée, et y. seroit main, ct sigué de lui, dont la teneur
lecture d'un écrità mi-marge 9 tour dc sa
suit:
) 2
moment là tout cc qu'il avoit à dire
3> semblée actuelle 9 et de garder pour cC
au nom du sieur Moreau de Saint-Méry >, le sieur Gauvain seroit averti de
Sur quoi il a été unanimement arrêté entendu. que Il s'y cst présenté, cty a fait
se rendre à cette Assemblée, et y. seroit main, ct sigué de lui, dont la teneur
lecture d'un écrità mi-marge 9 tour dc sa
suit:
) 2 --- Page 118 ---
1C8
Pétition présentée au Comiti-Colonial du Cap le 12 Cetobre 1789, par
M, Pierre Gauvain, Nigociant de la méme Ville.
vos
comme toutes vos démarches, doivent
* Messieurs, , toutes opérarions,
doute que des pro-
>> se ressentir de la sagesse de vos vues. Vous n'avez sans
d'utilité publique; vous n'en formez quc de scmblables.pour VUS Conci-
> jets Cependant j'ai à me plaindre dans, ce inoment de votre conduite
a. toyens. un de ceux ont le plus de droit à la reconnoissance publique,
32 contre
qui
qui,
pour la Colonic ,mé.
s contre M. Moreau de Saint-Méry, parsestravaux
>> ritoit de votre part quelques ménagemens. vousseuls aveg, et qui a pour titre:
33 Vous avcz donné copic d'un imprimé que
de M. Chartoz à la Motior de M. Moreau de Saint-1 -Méry.
>> Observation
M. Moreau a présenté une Motion
32 Ilparoitroit par cCS Observations, que
l'exisdes Negres; vous avez sans doute regardé
>2 tendaut à Fafzanchissement certainc,
vous avez livré aû Public
9> tence de cette Motion comme
puisque 2vcZ donné lecture à divers
de M. Charton, que vous en.
3> les Obscrvations
d'entre vous en ont répandu des Copics, et quc la
>> Citoyens, que plusicurs été refusée à moi seul , lorsque lje me suis piésenté chez
32 communication en a
s M. d'Augy pour la connoitre.
pas. vu la Motion de M. Moreau de Saint5 Cependant, Messieurs, vous n'avet
par un imprimé qui n'estpas authentique 3 et qui
> Méry 5 vous nc l connoissez quc
l'on a des principes de M. Moreau
3> peut être suspect par la connoissance que
>> de Saint Méry et de sa conduite. de M. Moreau sur cet objet , avant de le livrer an
>2 Avant d'ouvrir le procès de troubler le repos de sa famille par une per-
> ressentiment public, avant de
M, Moreau à la Colonic , comme un
3> plexité inquiétante, avant présenter avoit sacrifié toutes les considérations
>> prévaricateur , comme un homine qui,
vouloitsans doute, Messieurs,
cctte même Colonic > la prudence
>> qui Tattachentà dans votre sein dimorimé de M. Charten, jusqu'a ce que vous
>> que vous gardassier la Motion de M. Moreau > et que vous eussicz pu présenter
>> cussier dans vos mains
>> au Public une acctsation positive. M. d'Augy m'a dit être du premier de Juin, >
> C'est sur des Observations que
vous cherchez à ternir dans ia
dévouez M. Moreau au public, que
>> que vous
lui a méritée dans la Capitale; tandis: que
>> Colonie la gloire que sa conduite
de la Colonie, jusqu'au 26 Juiller, gui
vous ave des nouvelles authentiques des Députés
si de
nullement M. Moreau surcefait, Ah Messieurs! est-ce,avec peu
7 r'inculpent
doivent se conduire des hommcs qui veulent représenter
> circonspection que doivent lui offrir des modèles de sagesse , de prudence,
3 la Colonie , ceux qui
Messieurs, décéleroit des motifs de
>* de justice ct d'équité? Cette conduite,
êtes
comme l'espric
si l'on n'étoit pas assuré que vous impassibles
2> partialité, et de sàgesse dont vousêtes pénétrés.
s d'ordre
viens
défendre M. Morcau de Saint-Méry,
3, Mais, Messicurs, je ne
point
vous avez voulu le livrer à la
a d'unc accusatien qui ne pcut pas cxister ;
décéleroit des motifs de
>* de justice ct d'équité? Cette conduite,
êtes
comme l'espric
si l'on n'étoit pas assuré que vous impassibles
2> partialité, et de sàgesse dont vousêtes pénétrés.
s d'ordre
viens
défendre M. Morcau de Saint-Méry,
3, Mais, Messicurs, je ne
point
vous avez voulu le livrer à la
a d'unc accusatien qui ne pcut pas cxister ; --- Page 119 ---
5 mais la'Justice publique ledefendrajusqu'a CC que je puisse
35 haine publique
les plus authentiques de son innocence ct de la droiture
3) produireles preuves
>2 de ses intentions pour la Colonie.
mc soir délivré par le Ccmité une
5> Je vous demande , Messieurs, qu'il
certifiée de
attribué à M. Charton; je vous demande ,
>> copie
Pimprimé soit
dans vos registres , et ayant le
33 Messieurs, que ma pétition consignée
comme allié et
M. Moreau de Saiht Méry, Ct
>> droit, d'abord
représentant
le Comité me
> encore commeCitoyen, de vous endemander acte, je requiers que
son Secrétaire.
Signé, P. GAUVAIN >>.
> le fasse délivrer par
bl gir
Cette lecture faite, lc sicur Gauvain a ajouté que si le Comité refusoit d'accéder à sa demande, il se rappclicroit facilement le nom des Membres présens à cette Assemblée, et qu'il alloit consigner au Greffe, ou dans tout autre
de la
venoit de faire au Comité sur le
dépôt public, 3 un double
pétition qu'il
bureau duquel il la laissoit ; ensuite il a dit que la Colonic étoit redevable à
M.Morcau de Saint-Méry, del'adunission, de ses Députés aux Etars-Gensraux;en
preuve il a présenté le Procès-verbal de rAssemblée du Tiers-Etat de la Ville de
Paris, INTRA MUROS, où on lit, pag. 20 et 21:c M. Morcau de Saint-Méry,
>> Conseiller au Conseil-Supérietr de Salint-Domingue, a voté qu'on délibérât
>> sur la demande faite par la Colonie de Saint-Domingne, pour que ses Dés> putés soient admis aux Etats Généraux. II a été décidé, etc. Pag. 73 meni
tion de M. Moreau de Saint-Méry , commele septième en noi des DIX Electeurs du District de Saint- Eustache, ct pag. 79 3 M. Charton, Fabricant de drap, le SECOND des
DEUX Electeurs du District des Récollets.Lc sieur Gauvain assis, MM. les Mcmbres
du Comité lui ont observé qu'ils s'interdisent toutes réflexions sur les termes
dont il se sert; quc personne à Saint-Domingue ne révoque cn doute le mérite
éclatant de son allié,, M. Moreau de Saint Méry ; gu'en toat cas la Capitale lauroit bien vengé en le distinguant, au milieu de la foule immense de ses Habitans, et
ma'gré son excessive modestie quile dérobe à tous les regards, pour en faire l'un des
Electeurs du District de Saint-Eustache, où il n'a pas un pouce de terrein en
propriétc(1), non, plus qu'en Amétique (2); qu'il rie paroit point démonréque s3
clatant de son allié,, M. Moreau de Saint Méry ; gu'en toat cas la Capitale lauroit bien vengé en le distinguant, au milieu de la foule immense de ses Habitans, et
ma'gré son excessive modestie quile dérobe à tous les regards, pour en faire l'un des
Electeurs du District de Saint-Eustache, où il n'a pas un pouce de terrein en
propriétc(1), non, plus qu'en Amétique (2); qu'il rie paroit point démonréque s3 -
- 10 uup
at
(1) Cela pronve qu'il nc faut pas 3 pour bien-servir Jaj Capitale e: même la Nation, posséder
nn pouce de terrein en propriété dans son District. L'obligation, pour être admis à l'Assembléc d'un
District, étoit de payer six livres de capitation > ct 1a mienne passe plus de dix fois cette soinmes
car j'ai un logement à loyer, si cc n'est pas" enl propridté, ct c'est assez pour devoir lacapitstion. 0
910 diso 1e a
oand n9
(a) Cela prouveroit encore en ma faveur; car je défe qu'on me cire un Colon proptiétairemillionnaiie qui serve plus et mieux les Colonies que moi. Si j'avois employé à y acheter du tcrrein ce que j'ai mis à faire,des ouvrages pour leur ntilité, ina fortune vaudtoit micux,mais non
pas mcs sentimens. Au surplus je suis co-hétitier de Madame Hagard, sceur de mouipère gur a
laissé unc petite Cafeterie à Torbeck, et ma part doit faire au moins quciques m iliers de
toiscs.
a
a
-
3 2u --- Page 120 ---
ffo
dans le Tiers-Etat de Paris
Motion du 4 Mai, pour mettre en délibération Etats-Généraux, soit la cause
Fadmission des Députés de Saint-Domingue de la décision aux du Tiers-Etat de Paris ; que ce
ni de cette admission, ni même dont on ait à
dansl'Assemblé actuelle a
n'est point là, au surplus, la ce Motion faite par s'occuper M. Moreau de Saint-Méry pour
mais seulement de la réalitéde
laquelle le tres-judicieux, le très-instruit
l'affranchissement des Nègres, et contre MM. les Electeurs ses Collegues; que
de prémunir
M. Charten a jngé indispensable
de gloire dans la Capitale > n'en est
M. Moreau de Saint-Méry, tout rayonnant
fait contre sa conscience une
que plus à craindre et plus coupable , lorsqu'il les Etats- Généraux seroit le signal
Motion désastreuse, dont l'admission par
dans tous les Etablissemens
du massacre de tous les blancs et noirs répaudus
en doute le fait
gxe le Comité ne peut pas révoquer
François du Nouveau-Monde; la réponse de M. Charton , parvenue au Comité du Cap
de cette Motion,fait prouvé par le Comité Colonial de Paris, avec mentiox formelle de cet
par Pervoi que lui en a fait
des pièces dont il fait parties) que l'intimité de
dans le no, 30 de l'inventaire
avec le sieur Gauvain, son
impriml
de M. Morcau de Saint-Méry 2
confidence de ses
la correspondance
doit avoir mis celui-ci dans la
allié et son représentant > l'intention qu'a cue le sieur Moreau de sacrifier 2
vues (1) ct lui apprendre
gloirc, la vie des Habitans de Saint-Doctà sa préteaduc
a
son avancement,
des richesses de la métropole; qu'il y
mingue , et le plus puissant moyen
et que ce moyen, qui cst à la
tout simple de nous tranquilliser.
de Saint-Méry 2
confidence de ses
la correspondance
doit avoir mis celui-ci dans la
allié et son représentant > l'intention qu'a cue le sieur Moreau de sacrifier 2
vues (1) ct lui apprendre
gloirc, la vie des Habitans de Saint-Doctà sa préteaduc
a
son avancement,
des richesses de la métropole; qu'il y
mingue , et le plus puissant moyen
et que ce moyen, qui cst à la
tout simple de nous tranquilliser. à
un moyen
satisferoit le Comité ct T'engageroit à surseoir
disposition du sieur Gauvain ,
ici l'engagement de rapporter du
ultérieure : ce seroit qu'ilprit
toute delibération
dans le Journal de Paris ou autres papiers pusieur Moreau une déclaration consignée
de la Motion à laquelle a
blics contenant le désaveu formel et aurhentique cela est essentiel c: indis. l'éctit inprimé de M. Charton ; que
de
répondu
le silence que le sieur Moreau a gardé sur la publicité
pensable d'après
T'engagementp proposé au sieur Gauvain est déjà impliFécrit de son Collègue;que lui-méme en ces termes de sa pétition, jusqu'a ce que je
citement proposé par
feroitd'en prendre l'engagement formel, confirmeroit
puisse, etc.; 5 quele refus qu'il
le sieur Moreau de Saint-Méry, et annonceles preuves déjà acquises contre luila certitude dela Motion reprochée au
roit que lui sieur Gauvain a pardevers Gauvain a répondu qu'il avoit bien combiné
sicur Moreau. A quoi le siear n'entendoit rien y ajouter, et qu'il persistoit dans
et calculé sa pétition, qu'il
Greffe. de la déposer au
sa protestation
mise en délibération, 3 il a été arrêté unanimement que
Lui retiré, la Motion
dans les archives du Comité; qu'expédition
Técrit du sieur Gauvain resteroit sieur Gauvain, tant de l'Arrêté du 9 de Cc
bonne forme seroit donnée au
çn
178, jusqu'au 19 Décembre, que j'ai reçu la nouvelle de les ma affaires proscription, de M.
Greffe. de la déposer au
sa protestation
mise en délibération, 3 il a été arrêté unanimement que
Lui retiré, la Motion
dans les archives du Comité; qu'expédition
Técrit du sieur Gauvain resteroit sieur Gauvain, tant de l'Arrêté du 9 de Cc
bonne forme seroit donnée au
çn
178, jusqu'au 19 Décembre, que j'ai reçu la nouvelle de les ma affaires proscription, de M. le je
() Depujs le 4Juillet M. Gauvain, le 9 Octobre pour lui tecomiander
n'avois écrit qu'un mot à
dans la Colonie. Ceux qui savent quelle vie j'ai menéc penManquis de Varambon, qai repassoit
de
fort naturelle. dant ces sjx mois trouveront cette interruption correipondance --- Page 121 ---
-
1II
envoyle aux ComitesdetOsest
mois que deccluide cejourquepareille réunie cxpéditionseroiz à Paris, ainsi gu'à MM. les Administradu Sud et zla Dipstation-Caioniale Conseillers at Conscil-Supéricur de Saint-Domingse,
teurs ct à M. le Doyen de MM.les délibération ultérieure du Comité sur cet objet,
et quil seroit sursis à toute incessamment provoquée des Députés de routes les
qui sera
être , dans ladite Assemblée > pris,
JuguatAovemiblée Paroisses de la dépendance du Nord, pour qu'au sujet du sieur Gauvain,
dc M. Moreau de Saint-Miéry,
tant au sujet
convenable.
tellc délibération qui sera jugéc lecture lui a été faite de PArrêté ci-dessus, ctil
Ledit sieur Gauvain rentré, lui retiré, MM. ont signé. Signé au registres Ruonte, de
luia été dit de se ietirer;
de
Bonnecase; Araud
Polony; - Brocas; Charrier;
Eacon de la Chevalerie;
Lal Farge; Plombard; Le Gras, et d'AUcY (1),
Marsilly; Le Buguet : Chaudruc;
de M. Larchevéque Thibaud.
Comimairenuapentee en Tabsence Octobre 1789, ila été envoyé expédition
En marge est écrit : Aujourdhui celui du 15 9 de cC mois à MM. du Comite-Provincisl
de TArrété ci-contre ct de à MM. les Adiministratcurs en chef, à M. Foude FOuest ctrde celai du Sud,
deSaine-Dominguc, , et à MM.
Coseil-Supérieur
gera des Buissons , Doyenda à Paris.
de la Députation-Coloniale Signt, D'AUGY, Commismise-Jagpeneus
bien' extraordinaire. J'ai rego lc Samedi
()Jene puis m'empécher de faire ici un rapprocbement
10 Octobre 1789, la lettre suiyante :
Pavillon delInfante > Samedi IO Octobre 1789.
Au Louvre,
Elle est à
fille accouche sous quinze jours.
e Mon cher compère, ma pauvre
Jugez de notre position, 3 mon
Son mari est venu me chercher.
et femmes
s Sarguemines.
pour moi, M. de Lambert deux
Faites-moi avoir une permission
les
>> bon ami!
Arranger la chose , vous gui êtes initié dans grands mystères, em72 que nous emmenons.
vous sentirez combien nous sommes
32 Yous QUI ETES PERE ZT MARL, dans la position où nous sommes et dans
32 pressés d'aller retrouver Moute, à la porte du Louvre et déloges. Nous de-
>> la sienne. Deplus nous somies de Metz. Je me recommande à l'amitié et suisvons partir dans la Diligence
Signé, D'AUGY.
toute à vous.
j'ai fait délivrer le 12 Octobre, sur ma garantie par écrit, le passe-port Metz.Je
Comme père et mari, récent pour le lendemain, jourdu départde la Diligence de d'avoir
demandé, afin qu'il fut plus deux heures après midi, avec cempressement, avec deux joie
pu.
l'ai envoyé à Madame d'Aupr,a
remerquez que lorsqu'il éroit heures après
étre utile à cile,à sa flle, à son gendre. Or, (à cause de la différence des métidien). neuf heares
midi à Paris, le 12 Octobre, il étoit mari au et Cap pète de ceux quej je servois, commengoit précisément dans
du matin. Hé bien! M. d'Augy
que terminc sa signaruze. Ce que Fai fait,moi,
le,
dane la déibération
ce moment, mppoct.comigné
jc suis prit a le recommences.
ile,à sa flle, à son gendre. Or, (à cause de la différence des métidien). neuf heares
midi à Paris, le 12 Octobre, il étoit mari au et Cap pète de ceux quej je servois, commengoit précisément dans
du matin. Hé bien! M. d'Augy
que terminc sa signaruze. Ce que Fai fait,moi,
le,
dane la déibération
ce moment, mppoct.comigné
jc suis prit a le recommences. --- Page 122 ---
I12
No. 63.
ec Je soussigné, déciare avoir entendu > dans différentes Séances de la Société Royale d'Agriculture, M. Morcau de Saint-Méry, Correspondant de la
Compagnie , parler de l'Esclavage des Nègres; avoir eu plusicurs conversations avec lui sur le même objet 5 que je l'ai toujours vu incliné à penser qu'il
seroit possible d'adoucir le sort des Esclaves 3 mais entièrement opposé à leur
affranchissement- A Paris le premier Septembre 1789.
Signé, BROUSSONET, Secrétaire perpéruel de la Société Royale d'Agriculture.
ce Je soussigné, certifie que toutes les fois qu'il a été question, au Muséc
de Paris, soit en conversation soit aux opinions, de la question de l'affranchissement des Esclaves des Colonies, M. Moreau de Saint-Méry, Président
perpétuel de la Société, a toujours été contraire à l'idée de cet affranchissement,
notamment lorsqu'il a présenté M. Duval-Sanadon pour Correspondant de la
Société, et lorsqueM. Batré de Saint-Venant: sy est présenté, ct a discuté cette
question. A Paris, le 5 Septembre 1789.
Signe, PONCE, Secrétaire du Musée de Paris >
No. 64.
Extrait des Leteres de M. Duval-Sanadon, Colon de Saint-Domingue.
Rouen 3 2 Décembre 1785.
Monsieur n'ai point oublié la promesse obligeante que vous avez bien
, je
soins
de mon Discours sur l'csvoulu me faire de donner vOs
à l'impression
Signé, DUYAL-SANADON.
clavagc.
Rouen, 27 Janvier 1786.
Monsicur, du service que vous m'avez rendu au
Je saistits-recomoisuant. Paris
aurez sûrement fait valoir les fragmens de mon Discours que
Muséc dc
5 yous
vous y aver, lus. 1 a 5
Agréez mcs excuses pour tout l'embarras, ctc.
e
Signt, DUYAL-SANADON.
Rouen --- Page 123 ---
IIS
Rouen, le 5 Décembre 1786,
Oui vraiment vous tne ferez plaisir d'emporter avec vous plusieurs exemaplaires de mon Discours, pour en répandre à la Martinique et àla Guadeloupe
Signé, DUVAL-SANADON. ma patric,
Rouen 2 le 4 Décembre 1788. Il ne doit guères VOuS rester du Discours surl'esclavage. Si vous jugez qu'une
réimpression fûc utile, nous la ferions purgée de quelques fautes glissées dans
l'autre, ct peut-être avec quelques observations nouvelles. Adieu ençore; malgré lc froid, mon cher compatriote > servez-moi chaudement,
Billet de M. Duyal-Sanadon. Memento pour M. Moreau de Saint-Méry. Je le prie de vouloir bien faire remettre à M. le Comte de Reynaud un ;
ou, s'il lejuge à propos, plusieurs exemplaires du Précis sur l'esclavage. Quant
aux autres Membres du Comité- Colonial, je le laisse le maitre de leur en faire passer,
s'il le croit convenable.
ore; malgré lc froid, mon cher compatriote > servez-moi chaudement,
Billet de M. Duyal-Sanadon. Memento pour M. Moreau de Saint-Méry. Je le prie de vouloir bien faire remettre à M. le Comte de Reynaud un ;
ou, s'il lejuge à propos, plusieurs exemplaires du Précis sur l'esclavage. Quant
aux autres Membres du Comité- Colonial, je le laisse le maitre de leur en faire passer,
s'il le croit convenable. On a tiré cet Opuscule à 600. J'en emporte cent. J'en ai distribué ici quelques-uns. C'en sera donc à-peu-près 480 que jai donné ordre qu'on lui remit,
et dont il disposera comme il avisera bien; ainsi que de I5o exemplaires de
la réimpression de l'introduction au Discouis sur l'esclavage. Février 1789. Le Marquis de Gouy d'Arsy fait tous ses remerciemens à M. Moreau de
Saint-Méry et à M. Duval-Sanadon. Il présentera avec grand plaisir son Ouvrage à MM. les Commissaires de la Colonie. Reçu de M. Moreau de Saint-Méry cinquante Discours sur l'Esclavage ct
deux cents Précis. A Paris, le 6 Février 1789. Signé, LE RICHE, pour M. Gatey, Libraire au Pulais-Royal. --- Page 124 ---
Z14
No. 65. Extrait de deux Lettres de Madame Baudry, ma belle-saur. Crête à Piquans, le 20 Février 1789. Tout va bien sur Thabitation. Je fais ramasser à force. J'ai commencé à faire
piler depuis quelques jours; je veux livrer les 20 milliers de café que j'ai de
ramassés. Si j'avois plus de Nègres, malgré l'ouragan , j'aurois récolté 40.milliers ; mais j'ai des Nègres nouveaux, qui ont besoin de beaucoup de ménagement, 1 ct en conséquence jc vais bien doucement. Vous savez que la première loi d'un Habitant est de ménager son mobilier, et je vous assure que
les Nègres sont bien contens de ma présence. De Crête, le 8 Juillet 1789. Après avoir parlé comme un Romain > je vais à présent parler comme
une Habitante des Mornes. Nos cafés sont superbes et donnent l'espoir le plus
fatteur pour fairc une belle récolte. Frère, 3 j'espère que dans deux ans, sivous
ne venez pas faire un voyage au Royaume de Crête 3 nous irons vous trouver. Je me donne bien dc la peine, je travaille comme un petit diable , mais je me
porte bien ; l'air de la Montagne m'est trés-favorable, et j'espère aussi marier
nos enfans enscmble. Le Général (M. le Marquis de Chilleau ) part pour France pour aller plaider
lui-même sa causc. Il m'a fait dire qu'il iroit vous voir, et qu'il étoit trèsfàché que son départ soit aussi précipité 7 parce qu'il seroit venu passer IS
jours sur T'habitation; mais qu'il cspéroit à son rctour, qui seroit dans six
mois, venir mne voir et m'apporter de vos nouvelles. Il aime beaucoup M. Baudry. Je suis bien aise que les Américains soient admis aux Etats-Généraux.
France pour aller plaider
lui-même sa causc. Il m'a fait dire qu'il iroit vous voir, et qu'il étoit trèsfàché que son départ soit aussi précipité 7 parce qu'il seroit venu passer IS
jours sur T'habitation; mais qu'il cspéroit à son rctour, qui seroit dans six
mois, venir mne voir et m'apporter de vos nouvelles. Il aime beaucoup M. Baudry. Je suis bien aise que les Américains soient admis aux Etats-Généraux. J'es
père quc yous y êtes poug quelque chesc. --- Page 125 ---
Ts3
No. 66.
Procès-verbal du Tiers-Etat de la Ville de Paris, intri murosi
Extrait de
Pag. 26.
Du Samedi 9 Mai,
M. TARGET, Président.
M. CAMUS, second Président.
continué la lecture des Cahiers et particulièrement de la Ligislation:
On a
de la Chambre dc la Noblessc, etc.
On a annoncé une Députation
On a continué l'article Ligislation.
femmes députées des Marchandes de Poisson, etc.
Quelques
l'article Municipalité. L'AssemOn afni l'article Ligislation s et on a commencé
lendemain Dimanche
blée s'est separée à neuf heures et demie, ct a été rémise au
à dix heures du matin.
Signt, TARGET, CAMUS, BAILLY, , GUILLOTIN.
No. 67.
des Electeurs du Tiers-Etat de la Ville de Paris;
Extrait du Procès-verbal
intrà muros. Pag 27.
Dimanche IO Mai dans la même Salle.
continué la lecture des Cahiers et de l'article Municipalité. On afini
On a
la lecture des Cahiers.
aet article, et par conséquent
No. 68.
Extrait du Procès-verbal des Colons-Electeurs de la'Martinique.
Pag. 47, 49,5 59.
Séance du Lundi 17 Aoit.
M. Morcau de Saint-Méry a également lu. le projet d'une nouvelle Ordon-,
P. 2
muros. Pag 27.
Dimanche IO Mai dans la même Salle.
continué la lecture des Cahiers et de l'article Municipalité. On afini
On a
la lecture des Cahiers.
aet article, et par conséquent
No. 68.
Extrait du Procès-verbal des Colons-Electeurs de la'Martinique.
Pag. 47, 49,5 59.
Séance du Lundi 17 Aoit.
M. Morcau de Saint-Méry a également lu. le projet d'une nouvelle Ordon-,
P. 2 --- Page 126 ---
YIG
nance,tendant à une meilleure organisation de P'Assemblée Coloniale de la Martinique d'après l'Ordonnance du Roi, du 17 Juin 1787 > laquelle a été conservée dans tout cC qui n'étoit pas contràire aux intérêts de la Colonie , ainsi
qu'il suit :
ART. arr I. Al'ouverture de cette Séance, les Gouverneur et Intendant feront donner
lecture de la présente Ordonnance; après laquelie lecture, lesdits Gouverneur
et Intendant se retireront de l'Assemblée.
-
ART. XXXIII. Lorsqu'en conformité des articles XXII et XXIX de P'OrColoniale, ou le Comité-Intermédonnance du 17 Juin 1787 > l'Assemblée
diaire, proposera quelques plans aux Administrateurs, et que ces derniers
seront d'un avis contraire à la proposition s ils seront tenus , avant de l'adresser au Secrétaire d'Etat, ayant le Département de la Marine et des Colonies,
de communiquer leur opinion à Fanienblée-Colonialc, si ses séances durent
encore, ou au Comité-Intermédiaire, s'il en cst autrement; et le sentiment.
des Administrateurs y scra débattu c résultat de cet examen leur sera renvoyé, ct si de part ou d'autre on estime devoir répliquer, les Mémoires seront
réciproquement communiqués: de manière que Sa Majesté puisse statuer cn
définitif, en pleine connoissance de cause, persuadée qu'elle est, qu'il ne se
mélera à cette espècc de discussion qu'un seul sentiment, le désir du bonheur
public.
No. 69:
Extrait des Procès-yerbaux des Représentans de la Commune de Parisi
Du Mardi 4 Aoit 1789, séance du soir.
M. le Président a lu àlAssemblée une lettre écrite de Provins par MM. Garin
et Charton , qui avoient été envoyés pour acheter et faire venir des grains; ils
cette lettre 2 d'avoir été arrêtés et d'éprouver, de la part
se plaignoient, par vexations multipliées; ils annonçoient les dangets qu'ils coudes Habitans, des
de leurs
et les prioient de les tirer de
roient, réclamoient les secours
Collègues,
la situation cruelle où il SC trouvoient,
Cette lettre ayant répandu l'alarme dans tous les esprits, l'Assemblée a pris
l'Arrêté suivant :
instraite une lettre de MM. Garin et Charton de lear dée L'Assembléc, à Provins où ils par ont été envoyés pour la subsistance de Paris, , et
a2 tention de fait exercécs 3
ccntre eux, a député MM. de la Grey, de Sauvigny a
s des voies
à Provins,
3 Bourdon de la Crosnière et de la Chesnaye, pour se transporter
employer deux
les
de conciliation,
obtenir l'élargissement de ces
0a tous moyens
pour
lettre de MM. Garin et Charton de lear dée L'Assembléc, à Provins où ils par ont été envoyés pour la subsistance de Paris, , et
a2 tention de fait exercécs 3
ccntre eux, a député MM. de la Grey, de Sauvigny a
s des voies
à Provins,
3 Bourdon de la Crosnière et de la Chesnaye, pour se transporter
employer deux
les
de conciliation,
obtenir l'élargissement de ces
0a tous moyens
pour --- Page 127 ---
faire délivrer les
destinés à la Ville del Paris,
:2 Electeurs, se
de Provins approvisionnemens les sentimens d'union ct dc fraternité
es ct exprimer aux Citoyens
et
doivent être communs à
s qui animent les Habirans de la Capitale, qui
> tous les François > enfans de la même Patrie 33,
Et, pour soutcnir cette Députation > prévenir le danger qu'elle pouvoit courir,
et assurer son succès par toutes les précautions convenables, l'Asscmblée a
donné à M. de la Fayette un ordre énoncé en ces termes:
outre,
M. le Commandant Général seroit
ec L'Assemblée a arrêté, en
que
Ics mesures les
sîres et les plus promptes pour pro3> autorisé à prendre
plus
obténant MM.
> téger la Députation ci-dessus, et cn assurer l'effect, en
que
39 Garin et Charton lui fussent renduss.
M. le Commandant 3 invité de vouloir bien faire part dcs mesures qu'il
jugeoit, propres àr remplirle but del'Arréréci-dessus, a dit qu'il proposoit d'envoyer
à la suite de la Députation, 400 hommes et deux picces de campagne J ce qui
a été approuvé, cn recommandant particulièrement aux Députés de n'employer
la force qu'après avoir épuisé tous les moyens possibles de conciliation.
Extrait des Procès-verbaux des Représentans de la Commune de Paris:
Du Vendredi 7 Aoht, Séance du soir.
L'Assemblée a été rassurée sur les craintes qu'elle avoit cues relativement
à deux de MM. les Electeurs, Commissaires envoyés à Provins pour les subsistances, qui avoient été dans le cas de demander protection et main-forte >
par une lettre des quatre nouveaux Commissaires qu'clie avoit envoyés à leur
secours. Au moment où les nouveaux Commissaires ont écrit > la tranquillité étoit
pleinement rétablic dans la Ville.
Du Dimanche 16 Août.
L'Assemblée a arrêté que le Procès-verbal ( de ses Commissaires-députés à
Provins ) seroit inséré dans son Procès-verbal.
Extrait du Rapport des Commissaires envoyés 4 Provins.
e Nos deux Députés étoient absens et ne revinrent que le lendemain >,
'clie avoit envoyés à leur
secours. Au moment où les nouveaux Commissaires ont écrit > la tranquillité étoit
pleinement rétablic dans la Ville.
Du Dimanche 16 Août.
L'Assemblée a arrêté que le Procès-verbal ( de ses Commissaires-députés à
Provins ) seroit inséré dans son Procès-verbal.
Extrait du Rapport des Commissaires envoyés 4 Provins.
e Nos deux Députés étoient absens et ne revinrent que le lendemain >, --- Page 128 ---
Y18
No. 70.
Extrait de l'Opinion de M. Moreau de Saint-Méry 9 Député de la M :
nique, imprimée par ordre de l'Assemblée Nationale.
Séance du premicr Décembre 1789.
M E SSIEURS,
Des doutes raisonnables ont donné licu à une question contenue dans le mémoitc des Ministres du 27 Octobre dernier : ces doutes ont pour principe les
différenccs frappantes que la nature a mises entre lc physique des différentes
parties du globe, et la dissemblance qui se trouve entrelc climat et les productions des Colonics, > et ceux de la France. Cette dissemblance qui n'cst pas
moins évidente 3 lorsqu'on observe les objets moraux, tels que les loix, les
macurs, les opinions > amène naturelement la question quc les Ministres ont cru
indispensable de vous soumettre.
Je crois qu'on peut avancer, sans témérité, que l'Assemblée Nationalc, en
rendant les Décrets destinés à assurer la prospéritéde cevaste Empirc, ct lcl bonheur de Scs Habitans, n'a pas eu l'intention directe ct précise d'y soumettre les
François qui peuplent lcs diverses Colonies.
La preuve s'en tire du silence même qu'elle a gardé à leur égard; clle se
fortifie par ce fait s que l'Asscmblée Nationale n'a jamais prescrit au Ministre
qui a les Colonies dans son Département, d'y faire parvenir ses Décrets, ct de
leur assurer l'exécution qu'ils ont dans l'intérieur du Royaumc.
A cettc preuve on peut ajouter que l'Asscmbléc Nationale n'a pas pu entendre
que ses Décrets devenoient implicitement obligatoires pour lcs Colonics, attendu
que la sagesse qui les a dictés > ne permet pas qu'on les rende communs à ces
Contrées éloignées 3 pour lesquelles une partie de ces Décrets seroient inutiles,
quelquefois impossibles à accomplir, et même dangereux, ctc.
Cette Opinion fait partie du huitième Volume des Procès-verbaux imprimés de lAssembléc Nationale, oi on peut en voir la totalité,
Observations d'un Habicant des Colonies s etc. Pag. 48.
Lorsqu'on croit arrêter M. Grégoirc par la crainte que lcs Esclaves ne veuillent à leur, tour devenir les égaux des Blancs, il répond (pag. 29 ): Pauvre vanitélje vous renvoie à la Déclaration des droits de [Homme et du Citoyen; tireg-vous-en,
s'il se peut.
lui-mêmc tout son Mémoire nc roule que
Mais M.le Curéa-t-il pris garde
que
sur ce point, que la Déclaration des droits delhomme n'cst pas faite pour les
Colonies : Il parle de la richesse des Gens dc couleur, de l'importance dont ils
soht pour retenir lcs Nègres dans le devoir; il compte sur) le quart de leurs reve-
renvoie à la Déclaration des droits de [Homme et du Citoyen; tireg-vous-en,
s'il se peut.
lui-mêmc tout son Mémoire nc roule que
Mais M.le Curéa-t-il pris garde
que
sur ce point, que la Déclaration des droits delhomme n'cst pas faite pour les
Colonies : Il parle de la richesse des Gens dc couleur, de l'importance dont ils
soht pour retenir lcs Nègres dans le devoir; il compte sur) le quart de leurs reve- --- Page 129 ---
Eh ! que 119 deviendra tout cela, 2 si la Déclaration des
nus, sur leur cautionnement.
droits de lhomme est admise par-tout? hardie le Curé d'Emberménil ,n'a pas tranL-Asemblielanionale, moins croire que ne la tranchera pas; on en a sa pruché la question 3 et on doit
qu'elle n'est
avec du sang qu'il faut
dence pour garant. Elle n'ignore pas que durables. ce
point Elle sait bien que la Consticimenter les révolutions pour les rendre du Royaume et le bonheur de ses Hatution qu'elle a faite, a pour objet la paix
le commerce des Colonies fait
bitans. Elle sait que les millions d'hommcs que article de toute Constitution,
vivre , sont persuadés que le pain est le preiier
des hommes
et que des droits ne suffisent pas, et sont même dangereux pour
dure
Elle sait qu'un Etat peuplé de vingt Six millions d'hommes, et qui
afamés.
n'est un Etat à former mais un Etat exisdepuis plus de treize siècles,
pas
à contant, qui a, si lon peut s'exprimer ainsi, un tempérament politique des
Enfin l'Assemblée Nationale > qui sentira bien que la Déclaration
server. droits de PHomme n'est pas unc plante de tous les climats, la gardera dans cclui
des fruits utiles. Elle déclarera, à coup-sûr, que
où elle ne peut produire que
à lexistence
des Colonies,
par ses Décrets elle n'a entendu rien intiover
politique
indigne
et elle aura encore assez de bien à y réaliser , pour qu'il ne soit pas
d'elle d'y faire préparer, par les Colons eux- mêmes , la Constitution quileur cst
propre, et qu'ils soumettront ensuite à son approbation, etc.
J'ai choisi ce passage parmi lafoule de ceux gui, dans cet Ouvrage > montrent mes
grincipes.
No. 71.
Procès-verbaus des Représentans de la Commune de Paris:
Du Dimanche 4 Octobre 1789.
A cette occasion, M. Morezu de Saint-Méry ayant remarqué que plusieurs observé
scrutins l'avoient désigné pour Chef du Département de la Police, a
été nommé Député d'une des Colonies de P'Amérique , al'Assemblée
c qu'ayant
aucune place dont les fonctions
sb Nationale , il lui étoit impossible d'accepter lui impose cette mission hos ne seroient pas compatibles avec lassiduité que de l'Assembléc qui l'avoient
s> norable. En conséquence, il a prié les Membres
dans
leur
de
leur choix sur quelqu'un qui nc fût pas
s5 honoré de suffrage diriger
A la même impossibilité d'y répondre >,
M. Moreau de Saint-Méry
L'Assemblée > en applaudissant au vaeu qui place
cette
les Représentans de la Nation n'a pu s'cmpécher de regretter que
circonstance parmi
enlevât à la Commune de Paris un des Ciroyens qui ont le plus coiltribué à la conquête de la Liberté 5 et elle ne s'en est consolée qu'en pensant, que
Membre de
Assemblée qui préside aux destinées de la Francc,
devenu
l'Auguste
seroient encore d'une utilité
le zèle etl le patriotisme de M. Moreau de Saint-Méry
plus généralc.
N -a L -
pu s'cmpécher de regretter que
circonstance parmi
enlevât à la Commune de Paris un des Ciroyens qui ont le plus coiltribué à la conquête de la Liberté 5 et elle ne s'en est consolée qu'en pensant, que
Membre de
Assemblée qui préside aux destinées de la Francc,
devenu
l'Auguste
seroient encore d'une utilité
le zèle etl le patriotisme de M. Moreau de Saint-Méry
plus généralc.
N -a L - --- Page 130 ---
IZO
No,
72.
Procès-verbal du Comité des Colons de la Martinique, résidans à Paris,
Séance du ZO Décembre 1789.
M. Moreau de Saint-Méy a fait part à l'Assembléc des nouvelles
qu'il avoit reçues de Saint-Domingue, de l'injurieuse
désastreuses
prononcée au Cap contre lui les
proscription qui avoir été
lieu à ces scènes
ct siens, 3 de la calomnie atroce qui avoit donné
à Paris
d'indignités calomnie, dont les effets s'étoient déjà fait ressentir
envers M. Moreau de Saint Méry, à l'époque de l'Election des Députés de la Martinique 3 mais dont la fausseté avoit été pour lors évidemment
demontrée, et dont M. Moreau de Saint-Méry avoit été glorieusement
lechoix qu'avoient fait de lui Messieurs les Electeurs de cette
vengé par
mant leur premier Député à l'Assemblée Nationale,
Colonic, en le nomM. Moreau de Saint-Méry s'étant retiré après la lecture de ces
nouvelles, et M.le Comtede Dillon ayant pris la place de
du afligeantes consenteinent de toute l'Asscmblée, ill lui exposa que M. Moreau Président, de
n'avoit
pas sans doute besoin d'unc nouvelle
Saint-Méry
Colons de la
justification aux yeux de Messieurs les
Martinique, mais qu'il avoit lieu d'attendre, tant lcur
que de leur reconnoissance, une réparation éclatante de la calomnie de dont justice il
étoit la victime 5 que le meilleur moyen de rendre cette
authenti:
que étoit que Messieurs les Députés se hâtassent de la provoquer réparation vis-à-vis de
lcurs compatriotes, en se chargeant cux-mêmes de justifier pleinement à leurs
yeux M. Mareau de Saint-Méry; cn conséquence 3 M. le Comte de Dillon proposa à l'Assemblée de l'autoriser lui et Messieurs les Suppléans, à denander
la manière ia plus instante ct la plus positive cet acte d'équité, à Messicurs de de
Saint-Domingue, dans le Comité gle la Députation de cette Colonie
dedevoit avoir lieu le lendcmain, ct auquel Messieurs de la
qui
été invités.
Martinique avoient
L'Assemblée vivement affligée de l'événement douloureux qui
si
crucilement sur un de ses Membres s pénétrée d'estime çt de reconnoissance frappoit
pour ses talens et SCS services, ct voulant s'empresser de réparer, autant ct aussirôt qu'il étoit en elle, l'injustiçe criante faite à M. Morcau de
arrêté que la réclamation proposée par'M, le Comte de Dillon, Saint-Méry screit faite > I; a
Jendemain au Çomité de Saint-Doringue, Ax nom et par ordre de Messieurs les Cofons de la Martinique,
Lutre
çt de reconnoissance frappoit
pour ses talens et SCS services, ct voulant s'empresser de réparer, autant ct aussirôt qu'il étoit en elle, l'injustiçe criante faite à M. Morcau de
arrêté que la réclamation proposée par'M, le Comte de Dillon, Saint-Méry screit faite > I; a
Jendemain au Çomité de Saint-Doringue, Ax nom et par ordre de Messieurs les Cofons de la Martinique,
Lutre --- Page 131 ---
I2I
Leutre de la Députation de la Martinique , à la Députation de
Saint-Domingue.
Paris, le 21 Décembre 1789.
ec Messieurs , nous avons appris avant-hier, avec autant de chagrin que d'ééprouvé à Saint-Domin-
> tonnement, l'injuste et injurieux traitement qu'ont
>> gue les parens de M. Moreau de Saint-Méry. , et le sort qu'on lui préparoit
3> s'il se fàt trouvé dans cette Colonie. Comme Colons > et comme vOS Frères,
à Paris,
la part la plus sin-
>> les Habitans de la Martinique, assemblés
prennent
>> cère aux troubles qui ont agité Saint-Domingue > et dont les suites peuvent
malheurcusement être très-funestes, pour toutes les Colonics 5 mais, comme
ressenti vivement l'injure faite à M. Moreau
27 Colons de la Martinique, ils ont
Nationale, dont ils ne sau-
>> de Saint-Méry, un de leurs Députés à lAssemblée
> roient trop louer le zèle, les talens, et l'application constante à travailler au
non
de la Colonie lui a confié ses intérêts, mais encore
9 bien, , seulement
qui
Comme
de Saint-Domingue
de toutes les Colonies en général.
Représentans
>> àl l'Assemblée Nationale > vous avez été à portée, Messieurs, de,juger comdes Colons de la
et les vôtres. Nous nc
e bien il a mérité les éloges
Martinique,
l'inse
à Saint-Domingue qu'à
92 pouvons donc attribuer CC qui vient de passcr
Isle
nous ne doutons
les Habitans de cette
39 justice de SCS ennemis, et
pas que
est
ne lui témoignent leurs regrets, etnelui fassent toutes les réparations qu'il
er droit d'attendre, lorsqu'ils sauront que le pamphlet intitulé : Observation
Moreau
donné lieu aux
> de M. Charton à la Morior de M.
de Scint-Méry, qui a
Moreau
et ses
cst un li-
>> violences exerc'es contre M.
de Saint-Méry
parcrs,
l'Assembelle dénué de tout fondement; qu'après l'examen le plus scrupuleux,
> bléc des Electeurs dela Martinique, tenue à Paris, l'a reconnu pour tel, et a cons) signé l'inculpation faite à M. Moreau de Saint-Méry 3 ct sa justification entière
> dans le Procès-verbal des Electeurs de la Martinique > imprimé Z Paris cheg De-
>> marville,etdont nous vousavonsremis plusicursexcrmplaitek. La preuve quécette
> justification étoit complète aux yeux de tous les Electeurs de la Martinique,
2 c'est qu'ils lont nommé lcur premier Député à T'Assemblée Nationale.
>2 D'après cet exposé, Messieurs > nous vous conjurons, au nom de tous les
3 Colons de la Martinique assemblés à Paris; de faire connoitre, le plus tôt posde
l'étendue de l'injustice qu'ils ont
> sible, à vos Concitoyens Saint-Domingue,
et le désir nous avons de la leur voir ré-
> faite à M. Moreau dc Saint-Méry,
que
>> parer de la manière la plus éclatante et la plus publigue ; ce sera sûrement pour
> cux une satisfaction de reconnoitre leur erreur, ct les Habitans de la Martini3> que ont droit de réclamer la justice qui, est due à un de leurs Réprésentans à
>> P'Assemblée Nationale.
>> Nous avons T'honneur d'être, avcc les sentimens de la plus sincére ct fraterro nelle amitié, Messieurs, Vos : etc. Signé, Le Comte Dillon > Le Chevalier de
de PAssemblie des Colons
* Perpigna > et Le Marquis Duquesne 3 au nom et par ordre
2 de la Martinique, réunis à Paris p,
ont droit de réclamer la justice qui, est due à un de leurs Réprésentans à
>> P'Assemblée Nationale.
>> Nous avons T'honneur d'être, avcc les sentimens de la plus sincére ct fraterro nelle amitié, Messieurs, Vos : etc. Signé, Le Comte Dillon > Le Chevalier de
de PAssemblie des Colons
* Perpigna > et Le Marquis Duquesne 3 au nom et par ordre
2 de la Martinique, réunis à Paris p, --- Page 132 ---
No, 73.
La matière mise en délibération, M. Moreau
présence de MM. les Députés de la
de Saint-Méry retiré, et en
Ila étéarrêté unanimement
Martinique et de la Guadeloupe.
est aussi complète qu'honorable, que la justification de M. Moreau de Saintaux
de
Méry
au
yeux la
paroît, moins, > un homme peu instruit
Députation; 3 que M. Charton
parler d'affranchisement des esclaves,
qui a mal-à-propos cru entendre
que d'améliorer leur sort, sans qu'il lorsqu'il n'étoit question, zout auplus,
M. Morcau; et qui a
paroisse même que ce soit une Motion de
soutenu, avec une opiniâtreté
muswaidejor,maigre les représentations de ses
aveugle, et peut étre de
pu commettre faute de lumières.
Collègues, une crreur qu'ilauroit
loin Qu'en tout et pour tout la conduite de M.
de mériter sa haine
Moreau , par rapport à la
Quela
, paroit à la Députation mériter sa
Colonie >
présente Délibération sera imprimée
reconnoissance.
nombre, dans les trois parties de la Colonie incessamment, ct envoyée en grand
tuels , avee prière d'accucillir favorablement , à l'adresse des trois Comités acplique, et de la faire répandre dans le une justification qui paroit sans ré.
neur de dédommager M, Moreau
public, qui SC fera un point d'honlorsqu'il sera éclairé sur une
par son estime ct par toute sa bienveillance,
l'écrit de M. Charton
erreur > malheureusement trop excusable,
puré à M. Morcau pouvoit ne pas paroître suspect, et
puisque
d'accorder
étoit la ruine de la Colonie.
que le systéme imà M. Morcau teile
Que la Colonic est sollicitée
lorsqu'eile aura sanctionné
réparation que S2 sagesse estimera
sa justification.
convenable,
Qu'avec la présente, il sera envoyé à
d'exemplaires possible de lOpinion de M. Saint-Domingue le plus grand nombre
cernant les Colonies , de sa réponse Moreau àl l'Assembléc Nationale, COMCahier des Electeurs du
àT'Abbé Grégoire, des Procès-verbaux
Tiers-Etar de Paris, et du Procès-verbal
et
Martinique. Que la lettre de MM.les Colons de
de MM. de la
sera annexée à la présente duement cotéc
cette Isle , en datede ce jour,
pour réponse, il sera envoyé à MM. les- et paraphée par le Secrétaire; et que,
sente : qu'il en sera envoyé cent à M. Moreau Députés de cent exemplaires de la préde la Guadeloupe.
Saint-Méry , et cent à MM.
Et de suite les pièces suivantes ont été certifiées
sidenr ct par le Secrétaire
et paraphées par M. le Préverbal de l'Assemblée général, et remises à M, Moreau;
des Elccteurs du Tiers-Etat de la
savoir: Procèsmuros, imprimé. Cahier du Tiers- Etat de la Ville de
Ville de Paris, intra
verbal des' Séances des
Paris', imprimé. Le Procèstion de M. Charton Colons-Eketeurs à la Motion de la Martinique, imprimé. Observaavec le certifé dudit
de M. Moreau de Saint Méry,
sieur, et le certificat du sieur
imprimé;
port fait par MM. de Chateaugué, de
Nyon Imprimeur. Le rapMM. de la Martinique, du 6 Septembre Belligny et du Haroc , à la Séance de
Morcau de Saint Méry ct du sieur dernier. Conversation par écrit de M.
Charton, signée d'eux en présence des
eteurs à la Motion de la Martinique, imprimé. Observaavec le certifé dudit
de M. Moreau de Saint Méry,
sieur, et le certificat du sieur
imprimé;
port fait par MM. de Chateaugué, de
Nyon Imprimeur. Le rapMM. de la Martinique, du 6 Septembre Belligny et du Haroc , à la Séance de
Morcau de Saint Méry ct du sieur dernier. Conversation par écrit de M.
Charton, signée d'eux en présence des --- Page 133 ---
trois Commissaires de la Martinique. Certificat de MM. les Electeurs de Paris,
du I Septembre 1789. Idem de M. Hecquet, Elécteur. ldem du Secrétaire perpétuel de la Société Royale d'Agriculture de Paris. Idem du Secrétaire du Musée de Paris.
Et Messieurs ont signé: Signé s de Reynaud, de Thébaudières, de Cocherel , Gouy-d'Arsy , de Périgny : Députés votans de Saint Domingue 3 Laboric,
Secrétaire général, de Chabanon, de Rouvray , de Villeblanche, le Comte OGorman, Correjeoles, de Marmé, Président; Magallon > Duval-Monville 3 Députés-Suppléans de Saint-Domingue ;1 Le Comte Dillon , Député votant de la Martinique,
de Perpigna, Suppléant ;de Curt, et le Vicomte de Gualbert, Députés votans de la
Guadeloupe.
Procès-yerbal du Comité des Colons de la Marcinique, résidens à Paris.
Séance du 27 Decembre 1789.
M. Moreau de Saint-Méry a prié de vouloir bien entendre sa justification
imprimée, sulvantledésirdunedalibétation dela députation de Saint-Domingue,
du 21 Décembre 1789 , et d'abord invoquée par une Lettre que M. le Comte
Dillon avoit remise sur le Bureau du Comité de cette députation, au nom et
par ordre de MM. les Çolons de la Martinique - laquelle Lettre est insérée
page 2 de ladite justification ) L'Assemblée, certaine de l'innocence de M. de
Saint-Méry , a vu, avec la plus grande satisfaction 3 la promptitude avec laquelle
MM.les Députés de Saint-Domingue s'étoient portésà publier cette justification >
et elle a présumé que cet équitable procédé feroit sentir aux Colons de cette
Isle, et la grandeur de leur injustice > et la nécessité de la réparer authentiquement.
No. 74.
Processverbal du Comité des Colons de la Martinique résidens à Paris,
Séance du IO Janvier 1790.
MM. les Colons de la Guadeloupe, indignés de la calomnie qui avoit soulevé une partic des habitans de Saint-Domingue contre M. Moreau de SaintMéry, ét ayant appris"avec le plus vif intérêt la prompte réparation qu'avoient
rendueà ce Colon patriote les Députés de cette isle, ont chargé M.le Vassor de
manifester ces divers sentimens à M. Moreau de Saint-Méry, mission qu'avoit
briguée M. le Vassor, et dont il s'est acquitté à l'ouverture de la Séance.
Q
-
soulevé une partic des habitans de Saint-Domingue contre M. Moreau de SaintMéry, ét ayant appris"avec le plus vif intérêt la prompte réparation qu'avoient
rendueà ce Colon patriote les Députés de cette isle, ont chargé M.le Vassor de
manifester ces divers sentimens à M. Moreau de Saint-Méry, mission qu'avoit
briguée M. le Vassor, et dont il s'est acquitté à l'ouverture de la Séance.
Q
- --- Page 134 ---
No,
75.
Procès-verbaux des Représentans de la Commune de Paris.
Du Lundi 31 Août 1789, Séance du matin.
L'Assemblée délibérant ensuite sur les
de Poste de
plaintes et les réclamations du
à l'effet de Charenton, surveiller contre M. Charton, l'un de ses Députés à Maitre
sistance de la
l'achat et l'envoi des grains ct des farines Provins 3
Capitale" > < a arrêté le
pour la sub-
* roit autorisé à se retirer devers le que Maitre des Postes de Charenton sca obtenir le payement des chevaux qu'on Eurcau a d'Administration de la Ville pour
> des chevaux, qui ne doit pas etre à refusé de payer. Que l'excédant du
De M. Charton. Que l'Assemblée
la charge de la Ville, seroit supporté prix
ton seroit mandé pour recevoir le improuve ce procédé; qu'à cet effet M. Char- par
03 au Maître de Poste de Charenton témoignage la de cette improbation > et afin de donner
que copie du présent Arrêté seroit satisfaction qu'on ne sauroit lui refuser,
envoyée au Maitre de Poste de Charenton >).
Le 18 Aodt, sur les 8 heures du soir, il
trois personnes ,(dont une
passa à Charenton une Berline oie étoient
vaux à
Damc),t une quatrième sur le siege.
25 sous , On n'en voulue payer, gué quatre à
Quoigu'ilfit di six cheDaix, Maitre de Poste,
I5 sols, avec des menaces au sieur
Le lendemain 19 a cing heures du soir
riponse, avec
> la Berline a repassé: mêm e
voiture
menace pour cette fois à la dame Daix, de la faire
demande, même
pour la conduire à la Ville et dela à la
mettre au cul de la
Voila ce que porte la plainte donnée à (Hitel-de-Ville Lanterne.
Daix. Elle est soutenue d'une attestation du
le 22 Aoit, et signée du sieur
Gouaux, Couteux, Bohaire, le Chevalier de meme jour , signée de MM. Chalers 3
Pannegon. Cest sur ces pièces qu'on a pris LArrèié Belmont , femme Denis Piot, Santon,
ci dessus.
No, 76.
Fragment des Représentations du
Roi sur la réunion des deux Conseil-Supérieur de Seint-Domingue au
Prince.
Conseils-Supéricurs du Cap ct du Pore-auDu 9 Janvier 1788.
Persoute ie peut contester raisounablement
dans les Colonies où de jeunes
l'utilité des Audiences, sur-tôut
sion que les causes y
Magistrats ont encore plus besoin de la discusfoule de
produisent. C'est là que sont posés et
ptincipes que leurs rapports avcc lcs faits et les développés une
personnes seryent à
upérieur de Seint-Domingue au
Prince.
Conseils-Supéricurs du Cap ct du Pore-auDu 9 Janvier 1788.
Persoute ie peut contester raisounablement
dans les Colonies où de jeunes
l'utilité des Audiences, sur-tôut
sion que les causes y
Magistrats ont encore plus besoin de la discusfoule de
produisent. C'est là que sont posés et
ptincipes que leurs rapports avcc lcs faits et les développés une
personnes seryent à --- Page 135 ---
tandis la recherche en seroit pénible et dégolitante
inculquer et à rappeller,
que
utile émulation entre les Avocats >
dans le Cabinet. C'est là qu'il s'établit ung
entre les Avoentre les Gens du Roi , entre les Juges cux-mêmes, et encore lc
de
les Gens du Roi et les Juges. C'est enfin la que le Public, premier
cats,
semble
en quelque sorte aux Magistrats, par son astous les Juges,
rappeller
et qu'il dorine à PAssemblée dcs Mipect, combien leurs devoirs sont sacrés,
le
nistres de la Loi un càractère de majests, qui à son tour imprime respect
au Public lui-méme
les seuls
préférer les Audiences à
Et ÇCS motifs 'si puissans ne sont pas
pour
ct
l'usage des Rapports. Qui ne sent pas le danger de' voir le Rapporteur > par
pour ainsi dirc, de chaque décision : plus
conséquent un seul homme, maitre,
le Rapporteur a besoin de zèlc,
le Rapport est volumineux et important, plus
auront de
d'effort et de talens s plus il faut penser que 'les autres Magistrats
leur; sera impossible de vérifier, ct plus ses
confiance à un travail pénible > qu'il
erreurs seront dangereuscs... ceux de la Plaidoirie )s'anéantissent, rién ne
Aujourd'hui tous ces avantages > (
les remplace. Chaque cause s'isolc. L'Avocat doit_faire des volumes,s'il nc veut
rien omettre; et les volumes sont longs à lire , plus loings encore à écouter. Si on extrait les écrits > l'infuence absolue du Rapporteur se reproduit et
s'augmente encore. se
à vos pieds. Elle vous conjure > à
La Colonie entière > Sire, prosterne
La
est
grand cris,de lui rendre le moyen le plus naturel de se défendre. parole
céleste elle
Phomme de la brute. Elle lui fut donnéc pour
un don
distingue
L'écriture n'est faite
exprimer ses begoins et celui de la justice en est un grand. la suppléer. Il faut des jours cntiers pour transcrire cC que la langue
que bientôt pour
Celui réclame ce qu'on lui a ravi, celui qu'on opprime,
a
exprimé. qui
fier à un écrit
pcut être lu froidecelui qu'on veut déshonorer ne peut se
qui
les plaintes du
ment , qui peut être extrait, qui perd tout. enfn s'il ne rend pas
malheureux à la défense duquel il est consacré. Celui qu'on condamne après
qu'un autre lui-même a discuté et soutenu des droits sur lesquels il s'étoit
n'ai été entendu. S'il est jagé à huis clos, Si
abusé, nc peut pas SC dire,je pas il
toute sa vic qu'ila été immolé,
un scul a examiné sa réclamation, repétera Thomme,ils. git d'un droit aussi
Sire, ils'agit des biens lcs plus précicux pour
ancien queles Tribunaux, ct qui lcs a même précédés.
après
qu'un autre lui-même a discuté et soutenu des droits sur lesquels il s'étoit
n'ai été entendu. S'il est jagé à huis clos, Si
abusé, nc peut pas SC dire,je pas il
toute sa vic qu'ila été immolé,
un scul a examiné sa réclamation, repétera Thomme,ils. git d'un droit aussi
Sire, ils'agit des biens lcs plus précicux pour
ancien queles Tribunaux, ct qui lcs a même précédés. Quels titres, et qu'ils
sont bien faits pour paroitre sacrés à tin Prince tel que Votre Majesté! Ordonnez qu'elles se rouvrent ccs portes de l'asyle offert au foible contre le
puissant, à l'indigent contrc le riche orgucilleux, à la confiance trahie contre la
mauvaise foi ! Qu'on puisse y venir, comme pat le passé, contempler ccux qui
ceux ont juré de consacrer leur vie entière
sont les interprêtes de la Loi,
qui
au bonheur de VOS Peuples.
à tin Prince tel que Votre Majesté! Ordonnez qu'elles se rouvrent ccs portes de l'asyle offert au foible contre le
puissant, à l'indigent contrc le riche orgucilleux, à la confiance trahie contre la
mauvaise foi ! Qu'on puisse y venir, comme pat le passé, contempler ccux qui
ceux ont juré de consacrer leur vie entière
sont les interprêtes de la Loi,
qui
au bonheur de VOS Peuples. Que la justice ne soit plus réduite à se cacher en
quelque sorte, s et à se soustraire aux yeux de ccux à qui clle doit inspirer la
confiance. Sauvez d'utiles Colons des maux sans nombre qui les menacent ;
mettez- nous, nous-mêmes > Sire, dans l'impuissance de commettre d'autrcs
de
Nous cherchons la vérité
erreurs que celles qui sont inséparables T'humanité. --- Page 136 ---
parce que tel est le devoir précieux
donc pas qu'elle n'arrive jusqu'à que.vous nous avez imposé;
l'amour de nos
nous avec tout son éclat ! Rendez-nous, n'empéchez ,
qu'altère
justiciables 5 nous dirons plus
Sire,
ane sotte de terreur ! ne nous
, rendez-nous leur confiance
douce conme notre plus chère récompense. privezpas d'un bien qui cst notre plus
No,
77.
Fragment des Représentations du
sujet de 1z réunion des Conseils Coneil-Sepéricur du
de Saint-Domingue, au
Cap ct du Port-au Prince.
Du 9 Janvier 1788.
Les Habitans dc vos Colonies de
desregards de leur
T'Amétique, privés de
offrir
Souverain > placés parla nature
l'avantage d'être près
que de foibles analogies avec
dans des licux qui ne peuvent
àune Constitution qui leur
Sans laMétropole, doivent nécessairement être, soumis
mêmes lieux et de so11 influence soitpropre. une étude approfondie du
ces
d'adopter des
sur les causes morales,il n'est Physique'de
être rapports trompeurs et de convertir en
que trop facile
pôurroit Il
un bienfait téel pour l'intérieur
présent dangereux cC qui
est d'ailleurs facile de sc
du Royaume.
les renscignen.ens nécessaires procurer avec autant de certitude que de célérité
d'une Province qui excite la sollicitude pour créer, changer ou modifier , lorsqu'il
préparer pour aller édifier à deux mille de Votre Majesté; mais > lorsqu'il s'agit faut
combien d'éclaircissemens
licues, combien d'obstacles
bien, mais disons-le, Sire, négligés : L'ame de Votre Majesté ne imprévus 3
ce vocu d'un bon Roi
veut que le
Depuis 1701 les habitans de la partic du
peut être tromp
bienfait (létablissement d'un
Nord de la Colonic jouissoient de cc
splendeur où elle étoit arrivéc, Conseil-Superieur,) devenu l'une des causes de la
effets heureux de la Justicc inéme... puisque l'accélération de la Justice ajoute aux
Mais P'Edit de réunion, en ne laissant
toute la Colonie, , en
qu'un seul
sant, 3 a porté la consternation éloignant cC Gonseil de 60 lieues Conseil-Supétieur du point le
pour
réunion
et le deuil dans toute
plus florisqui, nous l'osons dire à Votre
la partie du Nord. Cette
des désavantages.des maux réels, et Majesté, 3 ne produit aucun bien, offre
les yeux de Votre Majesté,
qui vont être successivement placés sous
I°, L'un des inconvéniens
Cap > c'est l'éloignement où majeurs le
de la suppression du
dont le Cap est le lieu
Port au-Prince se trouve de Conscil-Supérieur la partie du du
idée très-fausse de principal. Cc seroit prendre de
Nord, >
sidérant
que nc l'envisager que dans le sens cct éloignement une
l'un à l'autre que par rapport aux soixante lieues qu'il faur absolu, er en ne le conlieu. Cet intervalle est, pour ainsi dire, scmé parcourir pour aller de
d'obstacles, dont le
de la suppression du
dont le Cap est le lieu
Port au-Prince se trouve de Conscil-Supérieur la partie du du
idée très-fausse de principal. Cc seroit prendre de
Nord, >
sidérant
que nc l'envisager que dans le sens cct éloignement une
l'un à l'autre que par rapport aux soixante lieues qu'il faur absolu, er en ne le conlieu. Cet intervalle est, pour ainsi dire, scmé parcourir pour aller de
d'obstacles, dont le --- Page 137 ---
détail n'est pas inutile... (Ici est la description topegraphique dela route entre
les deux Villes.)
terre du
au Port-au-Prince : voilà ce
Telle cst la voie qui conduit par
Cap
que ne peut dénier quiconque a fait ce trajet, quiconque connoit la Colonie 3
et quiconque est sans intérêt de taire ou de cacher la vérité.
Cependant, Sire, malgré l'évidence de ces faits, malgré la connoissance générale qu'en ont tous ceux qui n'ont fait qu'aborder dans cette Isle > on a
porté Votre Majesté à dire dans le préambule même de l'Edit de réunion >
gs'aujourd'hui des chemins commodes et sirsfont communiquer entre elles toutes les parties
de la Colanie , et procurent à tous les habitans un uccès libre vers le centre...
2°. La Ville du Cap est ja plus Commerçante dela Colonie. Placée à l'entrée
d'une plaine, dont la fertilité est vraiment étonnante, elle a acquis unc étendue et un aspeçt, qu'on ne s'attend pas à trouver à une pareille distance de la
Métropolc. La culture des montagnes qui couronnent sa dépendance, et qui
ajoutent encore à ses richesses, sesi relations avec les ports du Royaume > sa
population , l'industrie de ses habitans, tout en fait un lieu digne de l'attention
d'un Prince bienfaisant.
C'est le port qui s'offre le premier aux vaisseaux qui viennent pour approvisionner la Colonie et rapporter ensuite à la,Métropole les denrées désormais
et dont l'excédant doit servirà payer SCS échanges
nécessairesà sa consommation,
se fait la moitié du Commerce de
avecle reste de l'Europe. C'est au Cap que
moitié des
Saint-Domingue > et Saint-Domingue fournit > à lui seul , la
produits
de toutes les Colonies de P'Amérique. Que de motifs pour accorderune juste proà
appeller fortuné ! Néanmoins le Cap se trouve,
tection ce point qu'on ponvoit deux Conseils à 60 lieues de la Justice Souveraine.
au moyen de laréunion des
les > Habitans de la partie du Nord, de
3" La nécessité où sont aujourd'hui des décisions dans les matières célères et
venir chercher au Port-au-Prince
provisoires, où chaqueinstant ajoute encorcà un mal déjà plus ou moins grand,
est faite pour nuire aux progrès de cette même partie...
C'est donc sur la partic du Nord et plus particulièrement sur la Ville du
frappent les inconvéniens de la réunion des deux Conseils.
Cap, que
SC trouve désormais entre la partie du Nord et le
4*. De cet éloignement qui
dont elle dépend, résulte inévitablelieu de la résidence du Conseil-Supérieur
ment le déplacement des Plaideurs de cette partie.
naitreavec
s°. Mais si ce voyage est devenu nécessaire, ce besoin n'a pas fait
lui les moyens de le satisfaire. En mettant à part les dépenses qu'il entraincra,
coment la plupart des particuliers pourront:ils l'entreprendte dans un pays
sur les routes. 3 et où Thospitalité, cette
où l'on ne trouve, ni postes, > ni auberges
si noble, doit devenir d'autant plus rare, qu'il sera plus facile d'en
vertu
abuser
-
être
l'aide des Bâtimens
Préferera-t-on la route par mer : Ce ne peut
qu'à
du Cabotage qu'on ira sur-tout du Port: au-Prince au Cap en retour 3 mais
souvent mal en état et toujours mal équipés, ne sont rien
ces bâtimens ,
la confiance. Au surplus,n'est-ce donc rien que
moins que propres à inspirer
-
si noble, doit devenir d'autant plus rare, qu'il sera plus facile d'en
vertu
abuser
-
être
l'aide des Bâtimens
Préferera-t-on la route par mer : Ce ne peut
qu'à
du Cabotage qu'on ira sur-tout du Port: au-Prince au Cap en retour 3 mais
souvent mal en état et toujours mal équipés, ne sont rien
ces bâtimens ,
la confiance. Au surplus,n'est-ce donc rien que
moins que propres à inspirer
- --- Page 138 ---
de s'exposer sur un élément qui éprouve tous les individus ct dont les dangers
sont si connus : Mais la voic par mer 1ie peut convenir que pendant la paix.
On ne pourra jamais, sans une témérité très-blàmable, s'exposer pendant la
guerre à être pris et pillé par l'ennemi, conduit en captivité dans des lieux.
éloignés, et compromettre ainsi sa vie ct Sa fortune. Sire, de combien de maux
Votre Majesté peut affranchir des hommes utiles !
6°. Il a été dit, d'une manière rapide, que ces voyages scroient très-coûteux, ce qui estvrai', principalement a l'égard de ceux qui seroient faits par terrc.
Pour cn être persuadé, il suffit de savoir que l'on exige 65 livres 5 monnoie
d'une chaise > attelée de trois chevaux ou mude France > par chaque journée
sols
lets, conduits par un Postillon; qu'un cheval est loué 16 livres IO
par
jour, qu'une journée d'Auberge cst de 16 liv. IO sols.
7°. On parvient à calculer jusqu'à un certain point les frais des dépiacemens,
mais en est-il de même des cffets qu'ils seront susceptibles de produire à l'égard
des esclaves? C'est à cette occasion , Sire, qu'il est du devoir de votre Conseil de Saint-Domingue de vous supplier de considérer que ces inconvéniens
seront d'autant plus grands, queleseselaves seront plus long-temps privés de leurs
surveillans naturels; et que la rareté des moyens de voyager nc peut manquer
de prolonger la durée des voyages..
8°.,Les inconvéniens même des voyages porteront sûrement à nc les entreprendre que dans le cas d'une nécessité jugée absoiuc, mais ce qu'il ne scra
pas possible d'éviter 2 c'est l'envoi des pièces. On nc cite malheurcuscment que
trop d'exemples oà l'imprudence d'un courier , oà une crue d'caa imprévue
ou mal calculée, ont causéla perte deslettres ou paquets envoyés parla poste. I1 nc
faudra pas moins faire passer au Port-au-Prince les, titres sur lesquels les plaideurs de la partic du Nord, appuyeront lcur droits > la preuve de leur état,
etc. etc.
Une autre considération d'un ordre supérieur, c'est l'obligation produite par
la réunion des deux Conseils de transporter les registres et les minutes du Greffe
du Conscil du Cap dans celui du Conseil dc Saint-Domingue. Ce transport 1
vu en lui-même, est fait pour alarmer tous les Justiciables du ressort de cette ancieune Cour, et par une juste conséquence tous lcs Ciroyeins > parce qu'il n'en
n'intéressera
est pas un seul qui puisse jurer qu'un dépôt public quelconque
jamais ni lui, nisa descendance. L'expérience a prouvé que cettetranslation n'etoit pas sans inconvéniens. Il est même à observer que ce que l'on a cru porvoir faire venir par mer a été mieux conservé, et est parvenu en meilleur état
que les envois par terre;(ol plusieurs pièces ont été gàrées par l'eau ) de manière qu'ily a cu dangers par-tout et pour tout.
Colonie,
Maintenant le dépôt des Greffes des deux anciens Conseils de la
celui de l'unique Cour Souveraine , se trouvent dans une Ville où l'un des grands
Aéaux de la Nature, exerçant des ravages dont l'imagination la plus hardie s'étonne ne
de construire
des maisons cn bois. Ils existent cncore s
avec les > traces permet du tremblement de que terre du 3 Juin 1770, cCS registres et ces papiers qui ont été trois semaines sous lcs ruines de l'ancienne Ville du Port-auPrince.
ciens Conseils de la
celui de l'unique Cour Souveraine , se trouvent dans une Ville où l'un des grands
Aéaux de la Nature, exerçant des ravages dont l'imagination la plus hardie s'étonne ne
de construire
des maisons cn bois. Ils existent cncore s
avec les > traces permet du tremblement de que terre du 3 Juin 1770, cCS registres et ces papiers qui ont été trois semaines sous lcs ruines de l'ancienne Ville du Port-auPrince. --- Page 139 ---
Prince. Ilsexistent seulement pour empêcher que la mémoire mobile et fugitive
de T'homme ne perde le souvenir d'un événement désastreux, dont rien ne garantit dans l'avenir : car beaucoup d'entre eux étant réduits à être illisibles, iln'y
faut plus chercher CC que le temps fera peur-être regreter amirement plus
d'une fois. C'est cependant à côté de cCs monumens sinisures, c'est dansle même
lieu que vont se trouver réunis lcs archives du Conseil du Cap désormais associés
iai 0n
àJeur Mais, sort. si les tremblemens de terre de l'espèce de ceux qui causent le renverment des Villes sont assez rares dans cette Colonie pour que THistoire de
cette Islc, depuis sa découverte, , n'en offre que deux exemples; si' c'cst unc
raison pour espérer que la même calamité ne sC reproduira peut-être jamais,
il n'est pas de raison de concevoir la même sécurité sur l'article des incendies. le
On a tenté huit fois de livrer la Ville du Port-au-Prince aux Aammes, depuis
24 Juin jusqu'au 31 Août 1787. Ce que la méchanceté n'a pu pu faire malgré Chefs
cet acharnement, cC que des exemples de châtimens, ce quel lavigilance de
En 178;
peuvent rendre moins facile > un hasard, une négligence peut T'effectuer. le feu a consumé unc partic de cette, Ville. la réunion des deux
Ainsi, sous quelque point de vue qu'on puisse considérer
les
Çonseils en un seul, à la résidence du Port-au-Prince , on trouve par-tout dédes
rerard des
inconvéniens et nulle part les avantages. Eloignement lieux,
des
cisions célères, défaut de chemins, manque dc moyens de voyager. , dangers
voyages, déplacemens ruineux ct capables de compromettra la tranquillité publique frais de
immenses, transport de crimincis, lenteur dans l'exécution
>
poste
Greffe
dans un lieu
a
des châcimens enfin transport des pièces d'un
considérable
qu'un court instant peut réduire en cendres : voilà ce qu'on est forcé d'apet quiconque. n'y cherchera que la vérité > ne sauroit y trouver
percevoir >
autre chose.. est renversé, et
Aujourd'hui néanmoins l'édifice élevé à la prospétité publique
Votre Majesté a été excitéc à l'abattre au nom dc l'amour du bien. Il n'est que
trop facile, Sire , de parer au loin, de ce nom respectable, des idées systéma- lieux
tiques > des vues particulières. Il n'est que trop possible d'aller dans les innooû l'on ne craint pas d'etre contredit, pour s'efforcer d'y faire adopter des
vations que l'on annonce comme des réformes salutaites 5 mais les ctis des Habitans de cette Colonie retentiront jusqu'au coeur de Votre Majesté.
. Il n'est que
trop facile, Sire , de parer au loin, de ce nom respectable, des idées systéma- lieux
tiques > des vues particulières. Il n'est que trop possible d'aller dans les innooû l'on ne craint pas d'etre contredit, pour s'efforcer d'y faire adopter des
vations que l'on annonce comme des réformes salutaites 5 mais les ctis des Habitans de cette Colonie retentiront jusqu'au coeur de Votre Majesté. Les Officiers de votte Conseil de Saint-Domingue ont senti, dès linstant dela
réunion des deux Cours' du Cap et du Port-an-Prince, les inconvéniens qui devoient résulter des changemens apportés à l'ordre judiciaire dans toutes SCS parties. A cet instant même ils ont arrété d'en informer Votre Majesté; mais craignant qu'on ne se servit d'un moyen trop fréquent, et qu'on nc voulût vous
fair considérer une démarche prompte comme le fruit de la précipitation, >
comme inspirée par un amour- propre blessé, ou par unc exaltation d'idées ,
ils ont voulu attendre quc les faits vinssent à l'appui de ce qu'ils avanceroient.
portés à l'ordre judiciaire dans toutes SCS parties. A cet instant même ils ont arrété d'en informer Votre Majesté; mais craignant qu'on ne se servit d'un moyen trop fréquent, et qu'on nc voulût vous
fair considérer une démarche prompte comme le fruit de la précipitation, >
comme inspirée par un amour- propre blessé, ou par unc exaltation d'idées ,
ils ont voulu attendre quc les faits vinssent à l'appui de ce qu'ils avanceroient. C'est même en voulant exécuter les volontés de Votre Majesté que les obstades se sont mieux fait sentir, et que les Magistrats chargés de votre confiance
R --- Page 140 ---
ont été convaincus de la nécessité de recourir à votre affection pour tous vos
Sujets. Déjà plus de six mois se sont écoulés sous le nouveau régime, et il ne
peut plus être imputé aux. Officiers de votre Conseil Supérieur de céder à un
premier mouvement.
Premièrement. La réunion des deux Conseils du Cap et du Port-au-Prince
nuit à la prospérité de la Colonie 1 aux intérêts du Commerce et aux vues paternelles de Votre Majesté, , qui ne veut que le bonheur des Colons.
Secondement, La forme de procéder donnée à votre Conseil Supérieur tend à
compromettre la Justice, augmenter les frais; et le rétablissement des Audiences est un besoin pressant, , parce qu'il a pour objet d'obvier à des maux réels
que chaque instant reproduit.
. Troisièmement, La discipline à laquelle vous avez soumis les Magistrats de
la seule Cour Souveraine de la Colonie est marquée à un coin de rigueur qui
blesse la Justice. de Votre Majesté, et elle tend à avilir ceux qui sont revêtus
vous d'un caracrère faip pour commander le respect et pour inspirer la
par
confiance. Quatrièmement. L'attribution en dernier ressort accordée aux Sénéchaussées
et Amirautés est trop considérable 5 en matière civile, elle force les Colons à
aller plaider à deux mille lieues de leur domicile ; en matière crimincile, clle autoriseroit la pensée d'un cspèce de mépris pour la vic de Thomme-esclave, si les
vertus de Votre Majesté ne forçoient à croire que les cffets de cette disposition
n'ont pas été apperçus dans toutc leur étendue.
Cinquièmement. La forme de procéder établie dans les Sièges, loin d'être
plus expéditive que l'ancienne, tend au contraire à soumettre à des délais >
à des suites irréparables, les matières provisoires dans les cas où il Y a péril en
la demeure , cas encore plus fréquens dans une Colonie qu'ailleurs.
Sixièmement. En étendant sur les Juges inférieurs la sévérité employée à l'égard des Officiers de votre Conseil Supérieur, c'est les dégrader aussi et briser
les liens d'estime et de confiance qui unissent le Plaideur avec celui qui doit régler son sort. et cnfin les dispositions favorables de Votre Majesté n'ont rien
produit Septièmement, dans ce qui a rapport à la suppression du Tribunal-Terrier > puisque le
sort des Colons 1 loin de s'être amélioré, devient encore plus digne de la protection de Votre Majesté.
L'époque n'est pas éloignéc, Sire, où vous n'avez pas dédaigné d'élever vos
Sujets jusqu'à vous pour les interroger sur leur propre bonheur. Rejettericzles observations de Magistrats, dépositaires d'une portion de la filicité
des vous Habitans d'une Isle aussi florissante? C'est au noin de la vétité, cette première, comme la plus stre amic des Rois, qu'ils vous parlent, ct Votre Majesté
l'interroge cn tous lieux.
Avant d'innover sur certains points, dans la crainte de ne pas parvenir au but
que vous vous proposiez, Votre Majesté a voulu récemment qu'un exaincn faic
dans. la Colonie méme, , précédât SCS ésolutions.Flasicurs des Magistrats qui VOLPS
'une Isle aussi florissante? C'est au noin de la vétité, cette première, comme la plus stre amic des Rois, qu'ils vous parlent, ct Votre Majesté
l'interroge cn tous lieux.
Avant d'innover sur certains points, dans la crainte de ne pas parvenir au but
que vous vous proposiez, Votre Majesté a voulu récemment qu'un exaincn faic
dans. la Colonie méme, , précédât SCS ésolutions.Flasicurs des Magistrats qui VOLPS --- Page 141 ---
t31
seconder des
adressent aujourd'hui les vaetlx du peuple, ont été appellés- pour
Quel présage heureux ! Il fait renaitre le courage des Covues de bienfaisance.
lons. Il promet quel les représentations sur des Loix qui ont échappé à cetteprécaution tutélaire , ne seront pas infructueuses..
Colonic, où
Vous serez touché du spectacle intéressant d'une grande
chaque Votre
Habitant sembleroit avoir mérité d'être puni, oà tout annonceroit que
veut
la crainte et la terreur. Ce systême étranger
Majesté ne plus régner quepar
Elle.
au coeur de Votre Majesté, nous n'en doutons pas , sera désavoué par
la source du bonheur des Princes tels que
L'amour des peuples , Sire, > voilà
; ce sont des
vous. Ne rejettez pas celui des Habitans de Saint-Domingue
François.
No. 78.
Lettre du Ministre de la Marine à Messieurs le Comie de la Lugerne et
de Marbois.
4 Février 1787.
important que le steur Moreau de Saint-Méry a entrepris 1
L'Ouvrage rassembler dans un Code toutes les Loix et Constitutions dc
Messieurs, > pour
dans la Colonie; mais la fin de cet Ouvrage
Saint-Domingue, exige qu'il passe
en France
précieux est trop intéressante pour qu'il ne revienne pas promptement
afin d'y mettre la dernière main. L'intention du Roi est donc qu'il repasse ici en
M. de Marbois voudra bien lui procurer un passagc
Juin ou Juiliet prochain.
aux frais de Sa Majesté.
fonctions
le travail continuel
Le sieur Moreau étant toujours censé en
d'après
vous voudrcz bien tenir la main à ce qu'il soit réputé présent
auquel il se livre,
établics TOrdonnance de service
anx distributions des bourses communes
par
vous
du Conseil Supéricur de Saint-Domingue, > au Greffe duquel
et de discipline
ferez enregistrer la présente dépéche.
Enregistrée du Conseil Supérieur de Saint-Domingue, le 13 Juin suivant.
A Versailles, le 5 Février 1787.
Votre Ouvrage sur les Loix ct les Constitutions des Colonies nc pouvant que
Monsieur , à ce que vous alliez encore à Saint-Domingue, afin de vous
gagner, dcs recherches et des observations nouvelles les moyens d'y mettrc
procurer par
à
ce
vous invite à faire de votre
la dernière" main, je vous autorise faire voyage, ctje
Jc
pendant votre séjour dans la Colonie, un emploi analogue à cette destination.
temps, >
donner des ordres pour votre passage aux frais de
vais > en conséquence >
de vous accorder tous les seSa Majesté, ct recommauder aux Administrateurs
publics vous soient
cours dont vous pourrcz avoir besoin pour que les diférens dipôts
R 2
ens d'y mettrc
procurer par
à
ce
vous invite à faire de votre
la dernière" main, je vous autorise faire voyage, ctje
Jc
pendant votre séjour dans la Colonie, un emploi analogue à cette destination.
temps, >
donner des ordres pour votre passage aux frais de
vais > en conséquence >
de vous accorder tous les seSa Majesté, ct recommauder aux Administrateurs
publics vous soient
cours dont vous pourrcz avoir besoin pour que les diférens dipôts
R 2 --- Page 142 ---
SuvErtS, et pour que vous puissiet vous procurer tous les matériaux qui vous sont
nicessaires.
L'atilité même de cet Ouvrage exigeant que sa publication se termine le plustôt possible, l'intention de Sa Majesté est que vous repassiet er France incessamment. Les Administrateurs donneront des ordres pour votre passage.
Sa Majesté vous a donné une preave tout-à-la fois honorable et utile de la
satisfaction qu'elle a de vos services, en vous accordant une gratification de
12,000 liv. de France , à prendre sur la Caisse des libertés de la Colonic à laguelle vous aver plus particulitrement consacré vos travaux. Ellc veut bien ajouter la
faveur de vous répater présan: à vOs fonctions dans la Cour Supéricure à laquelle
vous appartenez, la nature de votre Ouv age leip roissant mériter cetie distinction. Je
suis, Monsieur, Ctc. Signe, Le Maréchal DE CASTRIES.
Earegistrée au Contrôle de la Marine, à Saint-Domingue , le 16 Juin 1787.
No. 79.
Du 17 Mars 1788.
A Nosseigneurs, $ Nosseigneurs du Conseil Supéricur dc Saint- Domingue.
Supplie humblemcet - illoy, Concierge du Palais, et a l'honncur de vous exposcr, Nosseigneuis , que pendant lcs vacances des mois dc Juillet, Aott et
Septembre deiner, ila fourni extraordinaircment à M. Moreau de Ssint-Méry,Conseille, U dcûner chaque matin et de la Bougic chaque soir > ainsi quetouresies
minurpsd nt N.Morcau de Saint-Méry a pu avoir besoin pour achever son ouvrage
istme Loix ci Constitutions des Colonies Françoises de LAmérique sous le vent. Il en a
C de mé.uependant plus de quatre mois, après lesdites vacances 3 pour M. Mou de Saint-Méry, 3 à qui il a également fourni ce dont il avoit besoin, etc.
No, 8o.
Extrait d'une Lettre de M, le Baron de la Valtiere, Commandant au
Mole.
Mole, le 22 Juin 1787.
Il faut aujourd'hui attendre du temps, 3 et de vos sages Représentations, remède
au mal.
Extraits de plusicurs Lettres de M. de Thébaudicres, jeune, Procureur du
Roi, au Porz de Paix.
Cap, le premier Juillet 1787.
J'ai écrit, mon chcr Moreau, par le dernier Courier à votre cher frère, pous
tre de M, le Baron de la Valtiere, Commandant au
Mole.
Mole, le 22 Juin 1787.
Il faut aujourd'hui attendre du temps, 3 et de vos sages Représentations, remède
au mal.
Extraits de plusicurs Lettres de M. de Thébaudicres, jeune, Procureur du
Roi, au Porz de Paix.
Cap, le premier Juillet 1787.
J'ai écrit, mon chcr Moreau, par le dernier Courier à votre cher frère, pous --- Page 143 ---
le remercier, et vous aussi, de l'intérét quc vousavcz bien voulu prendre au
passe-droit qu'on me fait éprouver.
du Conseil et des AdmiOn mande que vos Remontrances ont été applaudics
d'un
nis:rateurs, que c'cst un chefd'aravre; je desire qu'elles soient couronnces
du
doive le rctour de son Trisuccès compler, et que la dépendance Cap yous
bunal Souverain.
Port de Paix, le 28 Septembre 1787.
Je voyageois, men cher Moreau, etc. Entre nous, malgré les phrases et le
préambule de PEdir fait à Versailles, on ne peur disconvenir que les commulentes. Dites-moi donc un
nications ne soient on ne peut plus pénibles et pius
du succès :
mot de vos Représcntations : sont elles parties : En espéiez-vous
Beaucoup dans cette dépendance se Aattent d'un prochain retour surl'ancien pied.
le
Ilya cu une foule de réclamations, et on espère avec quelque raison, que
Ministre, frappé de CC chorus universel de proscription sur certe besogne 2 reviendra sur seS pas, en reconnoissant qu'il a été surpris. Ainsisoit-il.
Port de Paix, lc 12 Novembre 1787.
Votre Président a-t-il rejoint le Corps : ou bien part-il : VOS Représcntations
sont-elles parties? Il seroit bien plaisant qu'avant leur envoi , les choses fussent
remiscs sur l'ancien pied: cela prouveroit bien la mauvaise besogne e:le: mauvais
systéme, puisqu'il sC seroit écroulé de lui-même.
Extrait d'une Lettre de M. Busson, Sénéchal du Cap.
Du Cap, cC 19 Juillet 1787.
M. Deschamps 1 mon cher Moreau, vous communiquera le Mémoire que les
Officiets de la Sénéchausséc du Cap ont adressé a M. le Proeurear-Genetal, et à
M. PIntendant. Je m'attends qu'on n'éclairciia pas tous ces doutes. Mais vous >
mon ami, tirez-moi un peu del'embarras où ie met cettei inconcevable législation,
et tâchez de m'éviter quelque nouveau désagrément. Il seroit un peu dur à essuyer. Faites-moi passer VOS observations le plus tôt possible. Comptez sur ma.
reconnoissance, comme surl'attachement inviolable que vous a voué pour la vic,
mon cher Moreau, etc.
Signé, , BUSsON.
Lettre de M. Dubug de Saint-Olympe, Membre de la Chambre d'Agriculture
du Port-ax-Prince.
Aux Varreux, 28 Août 1787.
Jc vous envoic > mon cher Pays, le Mémoire dont je vous ai parlé. Girdez
Faites-moi passer VOS observations le plus tôt possible. Comptez sur ma.
reconnoissance, comme surl'attachement inviolable que vous a voué pour la vic,
mon cher Moreau, etc.
Signé, , BUSsON.
Lettre de M. Dubug de Saint-Olympe, Membre de la Chambre d'Agriculture
du Port-ax-Prince.
Aux Varreux, 28 Août 1787.
Jc vous envoic > mon cher Pays, le Mémoire dont je vous ai parlé. Girdez --- Page 144 ---
pour vous CC chiffon jusqu'à cc que j'aie l'honneur de vous voir. Cesera le plurde
quej je pourrai. Je serai très-empressé à prendre ledlure des Représentations que vous m'avet
promis de me communiquer, et je ne vois dans la dette que je vais contracter cnvers
vous que ce qu'elle a d'agréable pour moi. Voulez vous bien offrir à Madame
Moreau lcs hommages dc Madame de Saint-Olympe et les micns? Je suis avec
tous les sentimens que vous savez si bien inspirer. , mon cher Pays, votre, etc.
Signe, SAINT-OLYMPE
Extrait d'une Lettre de A1. Latorie, Avocat, et Secrétaire de la Chambie
d'Agriculture.
Borgne, le 17 Septembre 1787.
L'Auteur du Mémoire (sur la réunion dus deux Conscils ) a été franc, autant
que le respect ie permet Dieu veuille que son travail et le tien > et les réclamations générales convertissent le Législateur qui est tombé ca péché mortel.
Lettre de M. Ruocte, mon Confrere au Conseil de Saint- Domingue.
Au Cap, ce II Novembre 1787.
J'ai reçu, Monsieur et cher Confrère, les papiers que vous avez eu la complaisance de m'enveyer, dans ia persuasion ( comme je le crois aussi) qu'ils pourront nous faciliter la rédaction des motifs de l'Arrêt rendu cn 1766, dans l'affaire
de la Dame veuve Loup; mais 7 quand je ne leur devrois que de m'avoir procuré
de VOS nouvelles directes, jeleur devrois la reconnoissance d'un plaisir bien sensible à mon cceur.
Je suis on ne peur plus touché de CC que vous me dites d'obligeant, tant sur
l'intérêt que vous voulez bien prendre à ma foible santé, que sur votre desir de
me voir au Port-au-Prince y soutenir VoS efforts pour le bien public. Je compte
assez sur moi, mon chet Confrère, pour m'assurer que vous m'y eussicz vu
avec cette fermeté respectueuse et sage ,1 la scule digne d'un vrai Magistrat, y seconder de ma foible voix votre zèle et votre attachement pour la Colonic: sentimens qui, bien connus ici, vous y ont métité de justes cloges, et y ont totalement détruit le vain prestige d'une opinion quel'ensemble des eirconstances à
votre arrivée ici vous avoit fait soupçonner de partager; mais qui ne laisse plus
à ceux qui s'étoient laissés séduire par ces apparences que des regrets sur leur trop
facile crédulité... Croyez-moi comme vous, > mon cher Confrère, avec l'attachement bien sincère d'un bon Compatriote s votre affectionné serviteur et bon
Confrère.
Signé, RUOTTE.
P. S. Je regarderai, mon très-cher Confrère, comme le témoignage le plus
convaincant de votre amitié le bon office, que je vous sollicite de me rendre.
Je, vous avoue que je m'adresse à vous, comme vous croyant le plus propre
leur trop
facile crédulité... Croyez-moi comme vous, > mon cher Confrère, avec l'attachement bien sincère d'un bon Compatriote s votre affectionné serviteur et bon
Confrère.
Signé, RUOTTE.
P. S. Je regarderai, mon très-cher Confrère, comme le témoignage le plus
convaincant de votre amitié le bon office, que je vous sollicite de me rendre.
Je, vous avoue que je m'adresse à vous, comme vous croyant le plus propre --- Page 145 ---
à me rendre ce service avec ce courage généreux qu'inspire le desir d'obliger,
ct que ne sentent bien que les ames qui savent goûtcr le plaisir de se rendre
atiles.
Je laisse donc tout à votre prudence , ct je suis d'avance bien sûr du fond
que je devrai faire sur CC que vous me manderez; car j'en ferai la règie de ma
conduite.
Excrait d'unc Lettre de M. Morecu de Saint-Méry, écrite à M. le Président
de Deaumez.
Port-au Prince, le 12 Novembre 1787.
Il seroit trop long de vous détailler la vic que jc mènc, et celle que j'ai menée
depuis que j'ai touché la terre d'Amérique: c'cst celle d'un Forçat; mais aussi
ma satisfaction croit à tous les instans > parce qu'ils me procurent tous des
choses ou des connoissances utiles. Quellerécole pour le retour : Il faudra bien
des colloques pour épuiser ia matière.
La nouvelle besogne a généralement déplu. Cestmoi qui ai été chargé de rédiger les Représentations, ainsi vous les verrezJe m'embarquerai au Cap au commencement de Mai prochain, pour ine rendre à Paris au commencement de Juiliet. D'ici-là s je ferai dans la Colonie cnviron
deux cents cinquante licues, voyant, visitant, observant > annotant, etc. Encore
un coup > pardonnez et mon Jaconisme et même mon silence. Si vous me voyez,
vous seriez étonné de la force que je conserve. Au surplus, vous ne perdrez rien
pour attendre, ,j'ai déjà la valeur de gautorecuntotpiitet, et ce qu'ily aura dc notes
dans la têtel
Certific conforme à l'original.
Signé,BR101s DE BEAUMEZ.
Extrait d'ane Lertre de M. Fournier de Varennes, Chevalier de Saint-Louis,
Colon de Saint-Domingue, mon in'ime ami.
22 Dicembre 1787.
M. del la Luzerne va défaire probablement toute la besogne de son prédécesseur pour nos colonies : tant mieux, puisqu'elle ne vaut rien, Selon toutes lcs
apparences le Couseil da Cap sera rétabli.
Quelques personnes vous ont imputé d'avoir coopéréatourcl la besogne qui est
arrivée avec vous. Je crois que vous éres bien justf fis aujourd'hui Votre travail
de Rédacteur dcs Représentations est bien propre à vous faire conoitre comme
Citoyen.
Luzerne va défaire probablement toute la besogne de son prédécesseur pour nos colonies : tant mieux, puisqu'elle ne vaut rien, Selon toutes lcs
apparences le Couseil da Cap sera rétabli.
Quelques personnes vous ont imputé d'avoir coopéréatourcl la besogne qui est
arrivée avec vous. Je crois que vous éres bien justf fis aujourd'hui Votre travail
de Rédacteur dcs Représentations est bien propre à vous faire conoitre comme
Citoyen. --- Page 146 ---
Extrait d'une Lettre de M. Faure de Iussac, mon
et
Confrère mon parent.
Port-au-Prince,) le 22 Mai 1788.
Madame. : mon cher Morcau , ne m'avoit pas laissé ignorer la conduite des
Habitans du Cap à votre égard; ce sont de vrais enfantillages, et vous avez bien
raison de ne pas vous en affecter davantage. 21 est asser plaisant que vous
en
butte aux critiques dans l'un et dans l'autre hémisphère pour deux causes diamétralement soyer
orposées. Bonne matière au Misanthrope de Molière pour SC déchainer contrel'espèce humaine.
Extrait d'une Letere de M. Duval Monville, Habitant aux
mon
Cayes 7
parent.
Au Fond > lc premier Septembre 1788.
Ce régime doit aussi décider à l'établissement d'un Conseil Souverain dans
la Ville des Cayes. Les nouveaux arrangemens que le Roi vient de prendre dans
lc Royaume > pour procurer à ses Sujets une justice plus prompte et moins coûteuse, doivent nous faire espérer la gtace que nous sollicitons pour l'établissement d'un Conseil Souverain; CC qui nous éviteroit bieh des frais et des
longs et toujours coûteux, à travers de mauvais chemins et dans un voyages où
n'y a point de poste. Vous êtes convenu vous-méme, mon cher Pays, de pays il
cet établissement.
lavantage de
No, 81.
Fragment des Représentations du Conseil Supérieur de Saint-Domingue.
Du 9 Janvier 1788.
Si l'on veut réunir les nouveaux frais de poste aux frais des écrits
aux
tions ,
frais du Greffe, ne sera-til pas clair, quc loin qu'il se trouve d'instruc- de
l'économie dans les mesures fixées par les nouvelles Ordonnances, elles tendent
à gréver les peuples : En vain lcs Représentans de Votre Majesté ont cherche
par yn nouveau tarif à s'opposcr à cet effet, nous ne hasardons rien en soutenant, Sirc, qu'il ne remédie pas à tout, et que, s'il tend à garantir les Parties, quelquefois aussi il ne conserve pas une juste proportion entre les salaires
dûs aux Officiers de Justice et les pcines auxqueiles ils sont assujettis.
Latare
les nouvelles Ordonnances, elles tendent
à gréver les peuples : En vain lcs Représentans de Votre Majesté ont cherche
par yn nouveau tarif à s'opposcr à cet effet, nous ne hasardons rien en soutenant, Sirc, qu'il ne remédie pas à tout, et que, s'il tend à garantir les Parties, quelquefois aussi il ne conserve pas une juste proportion entre les salaires
dûs aux Officiers de Justice et les pcines auxqueiles ils sont assujettis.
Latare --- Page 147 ---
No. 82.
Lettre de M. Busson, Sénéchal du Cap.
Au Cap, CC II Octobre 1787.
Je n'ai pas besoin de vous recommander les intérêts de mon respectable beaupère, outragé sur le bord de sa tombc, après quarante ans de service sans rcproche et d'une vic sans tache; mais que vos Confrères qui ne le çonnoissent pas,
et Phomme malhonnête quc le bruit de sa réputation importune, > apprennent
de vous le respect que lui porte l'honnête homme qui l'estime. Adieu > mon ami,
conservez- vous pour vos amis, et mettez-moihardiment dunombre, Mes respects
à Madame, et amitié aux vôtres.
Extrait d'une Lettre de M. Esteve,
Du Cap, CC 30 Septembre 1787.
Vous allez rentrer demain dans la carrière des affaires, et sans doure vous allez
vous occuper des Remontrances et des affaires de compagnie ;ily en aura tine concernant M. de Saixt-Martin, qui vous demandera justice des soupçons injurieux
de nos Administrateurs; en vérité, ils sont inconcevables , car personne ne
pourra jamais voir qu'une dettc que M. de Saint-Martin a contractée pour
Phonneur de la mémoire de son fils, puisse être regardée comme un objet qui
méritoit sa recomnoissance > etc.
Quel siècle!.. Restons au moins dans nos anciens principes > et croyons
qu'ily a dans ce pays des gens honnêtes et vertucux, qui sont faits pour mériter
de l'estime, et qui sont faits pour avoir réciproquement, d'après ce sentiment,
l'attachement sincère queje vous porte, ct avec lequel j'ai l'honneur d'être bien
sincèrement votre serviteur et ami.
Signé, ESTEVE.
Extrait d'ane Lettre de M, Diudicourt, Sénéchal du Fort Dasphin..
Fort Dauphin, CC 21 Septembre 1787.
Vous m'avez autrefois honoré de votre amitié, j'y étois très-sensible, et j'ai
toujours été fort curieux d'en mériter la continuation 3 je me flatte que rien n'a
pu me la faire perdre. 3 ct j'en réclame aujourd'hui les effets avec confiance.
Vous êtes à même de mc rendre de très grands services vis-à-vis MM. du Conseil
Supéricur de Saint-Domingue Je n'ai pas Phonneur d'être connu de ceux de la
partic du Port-au-Prince, ctc,
Signé, DHUDICOURT.
S
, j'y étois très-sensible, et j'ai
toujours été fort curieux d'en mériter la continuation 3 je me flatte que rien n'a
pu me la faire perdre. 3 ct j'en réclame aujourd'hui les effets avec confiance.
Vous êtes à même de mc rendre de très grands services vis-à-vis MM. du Conseil
Supéricur de Saint-Domingue Je n'ai pas Phonneur d'être connu de ceux de la
partic du Port-au-Prince, ctc,
Signé, DHUDICOURT.
S --- Page 148 ---
Extrait d'une Lettre de M. de Bourcel, Procureur du Roi à Saint-Marc.
4 Janvier 1788.
Dans quel siècle, mon cher Saint-Méry 2 vivons-nous 2 Que la Magistrature
y est avilie ! Je viens dc recevoir une Ordonnance des Chefs, ducment enregistrée au Conseil, sur la vente, des comestibics provenant- du cru de la
Colonie, etc.
No. 83.
Fragment les Représentations faites par le Conseil-Supérieur de SaintDomingue.
Du 2 Janvier 1788.
D'après les intentions par vousmanifestécs, 3 Sire, à vos Représentans dans cette
Colonic, , ils ont cherché à établir parmi les Officiers des Sénéchaussées et Amirautés , des règles de service qui eussent de l'analogie avec celles prescrites
pcur votre Conscil-Supéricur. Les Observations relatives à Tasservissement et
à lespèce de dégradation où a été conduite la Magistrature Souveraine: sont donc
applicables sous CC rapport général aux Magistrats inféricurs. Votre Majesté n'aura
CC
lui a déjà été
besoin quc de sa propre attention pour discerner parmi qui
exposé ce qui peur être commun aux Sièges. Elle n'a pas besoin de nouveaux dérails pour sentir que des dispositions qui érent les moyens de subsister à un
Juge, > parce qu'il est malade, ct qui taxent lc zéle ct l'assiduité, nc sont pas
propres à convaincre le Magistrat qu'il doit se respecter lui-môme,t à persuader le Public qu'il doit aimer et considérer ses Juges.
Nous le répétons 3 Sire, c'cst en croyant aux vercus qu'on les inspire, et
il seroit bien important d'attacher par ellcs les Officiers des Sièges à leurs
places. Le bien public est un objet si majeur, que tout CC qui peut l'assuterest
précieux à saisir. Celui qu'on croit récompenser asScz dès qu'on le payc, ne
travaille plus. que pour être payé; et quand lor pcut tenir licu de tout,ilest
possible qu'on finisse par le piéféter à tout. Ces considérations sont graves,
Sire, et votre Conscil-Supéricur a cru de son devoir de vous les soumettre.
ges à leurs
places. Le bien public est un objet si majeur, que tout CC qui peut l'assuterest
précieux à saisir. Celui qu'on croit récompenser asScz dès qu'on le payc, ne
travaille plus. que pour être payé; et quand lor pcut tenir licu de tout,ilest
possible qu'on finisse par le piéféter à tout. Ces considérations sont graves,
Sire, et votre Conscil-Supéricur a cru de son devoir de vous les soumettre. --- Page 149 ---
No, 84.
le Conscil-Sapéricur de SaintFragment des Représentations faites par
Domingue.
Du 2 Janvier 1788.
On peut faire ici une observation qui porte sur les Ordonnançes nouvelles.
C'est qu'elles traitent avec une sévérité trop marquée les Avocats, dont la profession honorable semble digne d'un meilleur sort. C'étoit assez peut-être d'avoir changé leur constitution pour leur en donner unc privée du plus beau
de ses avantages, sans courir le risque dc les dégoûter et de les amener à une
espèce d'avilissement. Il importe, peut-être plus qu'on ne croit encore, qu'une
classe d'êtres consacrés à la défense des autres Ciroyens ne soit pas ravalée;
Thomme distingué par des talens utiles puisse prétendre à une juste consique
la délicatesse pour
dération quiluiapprend à Xosepelpedehv-mesel
aiguillon et pour guide
No, 8s.
Lettre de M. Petit Deschampeaux, Procureur au Cap.
Au Cap, ce 5 Août 1786.
Monsieur, > je réclame en ce momentT'amitié et l'attachement que vous m'ad'être mon
et mon appui
vez toujours témoigné 2 et vous supplie
protecteur
auprès de M.le Maréchal de Castries dans le malheurcux événement qui m'arrive. Je n'entrerai point avec vous dans le détail de mon affaire; le Mémoire
je vous adresse > et dont je vous prie de prendre lecture 3 vous en insque
truira suffisamment.
J'écris à ma mère, ct jel'engage à avoir P'honneur de vous voir pour SC concerter avcc vous sur les démarches qu'il y aura à faire pour faire parvenir
Mémoire sous les yeux du Ministre, et pour obtenir ou la main-levée ou
mon la fixation du terme de mon interdiction > qui me porte un toIt irréparable
dans un moment où je travaillois beaucoup.
La nouvelle s'est répandue ici, et tout le monde en étoit enchanté, que
vous êtiez désigné pour remplacer M. de Neufchâteau dans les fonctions de
Procurcur-général au Conseil-Supéricur du Cap; je désire bien ardemment que
cette nouvelle Sc réalisc. Permettez que Madame trouve ici l'assurance de mon
respect, et croycz-moi avec un attachement inviolable et unc reconnoissance
infinic, etc.
Signé, PSTIT DESCHAMPEAUX.
S:
andue ici, et tout le monde en étoit enchanté, que
vous êtiez désigné pour remplacer M. de Neufchâteau dans les fonctions de
Procurcur-général au Conseil-Supéricur du Cap; je désire bien ardemment que
cette nouvelle Sc réalisc. Permettez que Madame trouve ici l'assurance de mon
respect, et croycz-moi avec un attachement inviolable et unc reconnoissance
infinic, etc.
Signé, PSTIT DESCHAMPEAUX.
S: --- Page 150 ---
Jeus le bonheur dobtenir que"M. Patit fic relevé de son interdiction par Arrêt du
Conscil d'Etat du 18 Novembre 1786; on voulut bien à Versailles m'en délivrer un
Daplicata, que je remis à Millot, Tailleur du Cap, qui le lui apporta.
Extrait d'une Lettre de M. Busson , Sénéchal du Cep.
Au Cap, ce 24 Février 1787.
Je vous dois d'autant plus de remercimens que vous avez mis plus de zèle
ct d'empressement à me servir, sans que je vous aic appris, ctc. Recevez lcs
donc, aujourd'hui, mes sincères remcrcinens, de CC quc, graces à vos soins et
à ccux de queiquesamis,on a fait sentir aul Ministre Phorrible injustice qu'on
lui avoit fait commettre.
Mais croiriez-vous que je suis encore à recevoir cct Arrêt? J'ignore par
quelle voie ona fait passer le paquet ministériel qui doit lc remettre à MM.
les Admanistrateurs, mais nous sommes au 24 Février,et je ne l'ai point enlcorc, quand M. Petit Deschampeaux, graces à vos soins, a reçu celui qui le
concerne.
Je vous attends avec le seul empressement de vous voir pour vous-même,
ct de vous témoigner de vive voix le sincère ct tendre attachement et la vive
reconneissance avec lesquels s etc.
Signe, BussON.
M. Busson est la premiere personne que j'ai embrassée sur le riyage en débarquant
au Cap le 8 Mai 1787.
Lettre de la Chambre de Commerce du Cop.
Cap, le 27 Mai 1788.
Monsicur, 3 la Chambre a rcçu avec reconnoissance vos offres obligeantes,
pour vous en remercier, elle députe vers vous deux de ses Membres, qui sont
également chargés de vous remettre un double du Mémoire adressé au Minisye, àl l'effct de solliciter des Lettres-Pa tentes confirmatives de sa création Vous
avez senti, Monsieur, lutilité de CCt établissement, et la nécessité de lui accorder toute la consistance qu'il mérite. Veuillez en être le defenseur. Il seroit très-agréable à la Chambre de devoir à votre zèle le succès qu'elle en
attend.
Nous avons Phonneur d'être avec un sincère attachement, Monsieur;Vos
très-humbles et très-obéissans serviteurs, LES DIRECTEUR ET SYNDICS DE LA
CHAMBRE DE COMMERCE DU CAP. Signé : J. Plombard, Morange, Gourjon
ainé, l'oupet, Loir, D. Chaudruc, et par nous Secrétaire > Ecauchéne.
ur. Il seroit très-agréable à la Chambre de devoir à votre zèle le succès qu'elle en
attend.
Nous avons Phonneur d'être avec un sincère attachement, Monsieur;Vos
très-humbles et très-obéissans serviteurs, LES DIRECTEUR ET SYNDICS DE LA
CHAMBRE DE COMMERCE DU CAP. Signé : J. Plombard, Morange, Gourjon
ainé, l'oupet, Loir, D. Chaudruc, et par nous Secrétaire > Ecauchéne. --- Page 151 ---
No. 86.
Extrait des Registres de la Députation de Saint-Domingue.
Séance du 21 Décembre 1789.
M. Moreau de Saint-Méry , passant ensuite à des objets étrangers à la question, mais qui ne le sont pas à son zèle et à sa conduite à l'égard des Colonies, a rappelé qu'il avoit négligé et quitré un état lucratif à Saint-Domingue,
pour un Ouvrage utile à cette Colonic.
Il a pris à témoin plusieurs de Messicurs, qu'il avoit été un des premiers
moteurs de l'admission de la Colonie aux Etats-Généraux, dans les Assemblées
tenues chez M. Raby, oà s'étoit formé le Comité Colonial; que méme il auroit
été nommé de ce Comité, si On n'avoit pas craint de nuire à sa fortune. Il a
représenté plusicurs billets de M. Raby, qui le constatent , et MM. de Reynaud, de Périgny, de Gouy > et de Magallon > l'ont confirmé par leur téinoignage. Il
où il a tâché d'être utile à la Députation,
a rappelé plusieurs circonstances,
et on lui a encore rendu cette justice.
Séances de PHôtel de Massiac,
Il a déclaré qu'il a suivi quclque temps les
mais qu'il avoir toujours sollicité sa réunion et sa concorde avecla Députation;
comme dans celle-ci, depuis qu'il y est admis, il a préché la réunion et la concorde € qu'elle a sollicitée elle-même ) avec PHôtel de Massiac, et sa conduite a
dans diverses circonstances, l'ont vu
été attestée par plusieurs Députés , qui,
aux Assemblées de Massiac.
de la conduite
M. Moreau a encore pris à témoin tous MM. les Députés,
loyale, et patriotique qu'l a tenue dans ce Comité, depuis la coalition
des pure, trois Dépurations 5 et du zèle qu'il a montré à l'Assemblée Nationale, $ où il
des Colonies. On lui a, par acclamation, 'rendu à cet égard
a plaidéla cause
la plus éclatante justice.
du
de T'Abbé Grégoire cn
Il a mis sur le burcau sa réfutation plaidoyer Nationale: Ouvrage
faveur de l'admission des Gens de couleur a lAssemblée
des trois Colonies ont demandé à faire les frais, et qu'il
dont les Députations
calomnie le fait
achevoit de faire imprimer, au moment où il apprend qu'une
proscrire à Saint-Domingue.
à cet égard
a plaidéla cause
la plus éclatante justice.
du
de T'Abbé Grégoire cn
Il a mis sur le burcau sa réfutation plaidoyer Nationale: Ouvrage
faveur de l'admission des Gens de couleur a lAssemblée
des trois Colonies ont demandé à faire les frais, et qu'il
dont les Députations
calomnie le fait
achevoit de faire imprimer, au moment où il apprend qu'une
proscrire à Saint-Domingue. --- Page 152 ---
No, 87.
Arrêts du
Conseil-Sspérieur de Saint-Dominguci
Ce jour vingt Octobre mil sept cent
cn la manière ordinaire, sur ce qui a été dit quatre-vingt-neuf, le Conseil assemblé
de Saint-Méry sembloit avoir abdiqué les par un de Mussieurs, que M.Moreau
par la conduite qu'on le voir tenir
fonctions de Conseiller en la Cour,
Moreau de
depuis qu'il cst en France;
Saint-Méry, > n'ayant obtenu sa
Qu'en effet M,
pour faciliter l'impression de sa
résidence momentanée à Paris, que
compilation des Loix et
Domingue, , la Cour ne s'est portée, dans les
Constitutions de SaintMinistre qui le répute présent aux
temps, à enrégistrer la Lettre du
CC livre pouvoit êtte au Public et à Séances, la
que dans la vue de l'utilité dont
Que cependant M. Moreau, loin de tenir Compagnic.
gagement formel qu'il avoit pris de
envers le Public et la Compagnie l'endes affaires du
completter sa collection,
temps > se fait nommer Electcur d'un s'occupe publiquement
sacre tout son temps à cette sorte
District dc Paris , et conà ses Souscripteurs les volumes leur d'occupation, puisqu'il n'a point encore
Quesa nouvelle
qui sont dis, pour les avoir payés
envoyé
qualité de Président des Electeurs au
d'avance.
rement connue par tous les papiers Publics
Comité de Paris, notoilà le droit de Bourgeoisie et d'un domicile
,lui ayant nécessairement acquis par
semblent incompatibles savec celles de permanent à Paris, CCS nouvelles qualités
nécessairement un domicile
Conseiller en la Cour, qui supposent aussi
qu'un homme ait deux Domiciles permanent à
dans la Colonie > et qu'il est aussi impossible
occupe deux différens lieux. Que lafois qu'il est impossible que CC mêrhe individu
Compagnic en fit la matière d'une d'après eela il lui paroissoit important quela
et tout considéré:. La Cour a ordonné délibération ; la thatière mise en
et ordonne
délibérations
communiqué au Procurcur général du Roi,
que le dire ci-dessus sera
il appartiendra. Donné au
pour par lui être requis Ce qu'au cas
Port-au-Prince en Conscil,les jour et an que dessus,
Signé, DE MARBOIS.
Vu P'Arrêt ci-dessus concernant M. Moreau de
M. Moreau de Saint-Méry Conseiller
Saint-Méry : Considérant
connu pour Bourgeois de Paris,
en la Cour, est actuellement notoirement que
de ladite Ville intra
qu'en cette qualité il a été choisi
muros , qu'il a accepté ladite
pour Electeur
que par cette acceptation, ila véritablement place efeesehbiaelionenr,
préférablement à cclle de
opté la fonction d'Electeur de Paris,
pre volonté, est une véritable Conseiller en la Cour; que cette option faite de sa prolonie : Considérant enfin abdication de SCS fonctions de Magistrat dans la Conommé Electeur, n'étoir , que le Domicile qu'il avoit à Paris, , avant d'être
Fappellant de jour à que domicilium transeuntis, sa fonction de
autre à Saint-Domingue, au lieu
Magistrat
qu'aujourd'hui son Do-
de
opté la fonction d'Electeur de Paris,
pre volonté, est une véritable Conseiller en la Cour; que cette option faite de sa prolonie : Considérant enfin abdication de SCS fonctions de Magistrat dans la Conommé Electeur, n'étoir , que le Domicile qu'il avoit à Paris, , avant d'être
Fappellant de jour à que domicilium transeuntis, sa fonction de
autre à Saint-Domingue, au lieu
Magistrat
qu'aujourd'hui son Do- --- Page 153 ---
micile en qualité d'Electeur de Paris, est domicilium stantis : Je requiers qu'il soit
défenses de M. Moreau de Saintstatué, arrêté et déclaré provisoirement > saufles
Méy, que M. Moreau de Saint-Méry ayant abdiqué volontairement ct publiquede Conseilleren' la Cour > laquelle exige résidence dans la Colonie,
ment sa placc
d'Electeur à
qui exige résidence i Paris, ct qui
pour occuper une place
Paris,
absolue ; ladite place de Conseiller en la Cour dont
emporte une incompatibilité
est pourvu M. Moreau de Saint-Méry > est vacante et comme telle supprimée,
attendu qu'elle excède le nombre des places de Conseiller au Conseil-Supéricur
de Saint-Domingue, fixé par lEdit du mois de Janvier 17875 en conséquence que
MM. les Administrateurs seront invités à pourvoir , conformément audit Edit du
Commission d'Assesseur en la Cour , un sujet Camois de Janvier 1787 3 d'une
soit
au
pable d'en exercer les fonctions : requérant au surplus 2 qu'il fait défenses
Grefier de remettre à M. Moreau de Saint-Méry > ou à ses fondés de pouvoirs > aucuns
émolumens provenans de ladite place de Conseilier en la Cour, à peine d'en répondre en son
et privé nom. Au Port-au-Princc, ce vingt Octobre mil sept cent quatre-vingt
propre
neuf. Signé > DE LA MARDELLE.
Aujourd'hui vingt-six Octobre, mil sept cent quatre-vingt neuf, le Conseil
assemblé en la forme ordinaire: Vu tant te dire d'un de Messicurs que les
Conclusions du Procurcur-Genéral, ordonne à M. Moreau de Saint-Méry de venir
reprendre ses fonctions de Conseiller en la Cour, sinon et faute de ce faire dans le aélai
de quatre mois, à compter du jour de la signification qui lui sera faite du présent Arrêt erz
son domicile à Paris, déclare que sa place de Conseiller sera vacante , et comme telle
supprimée, attendu qu'elle excède le nombre de celles fixées par FEdit du mois
de Janvier 1787, et qu'alors, MM. les Gouvereur-Génétal et Intendant seront
invités à pourvoir conformément audit Edit d'une Commission d'Assesseur
d'en
les fonctions. Et pour assurer l'exécution du Préun sujet capable
remplir la
doit en étre faite à M. Mosent Arrêt, en ce qui concerne signification qui
à la Cour
reau de Saint-Méry arrête qu'il sera adressé Commission-rogatoire
de Parlement séant à Paris : ordonne en conséquence qu'expédition tant du présent Arrêt que de celle de la Commision-rogaroire sera envoyée par le Produdit Parlement de Paris : ordonne enfin
cureur général au Procureur-génétal
qu'autre expédition du présent Arrêt sera aussi envoyée par le Conseiller-RapSecrétaire d'Etat
le Département de la Marine et des Coloporteur au
ayant en Conseil, lcs jour et an que dessus.
nies. Donné au Port-au-Prince
Signé: PIEMONT ct FOUGERON.
édition tant du présent Arrêt que de celle de la Commision-rogaroire sera envoyée par le Produdit Parlement de Paris : ordonne enfin
cureur général au Procureur-génétal
qu'autre expédition du présent Arrêt sera aussi envoyée par le Conseiller-RapSecrétaire d'Etat
le Département de la Marine et des Coloporteur au
ayant en Conseil, lcs jour et an que dessus.
nies. Donné au Port-au-Prince
Signé: PIEMONT ct FOUGERON. --- Page 154 ---
No. 88.
Extrait d'une Lettre de M. la Bicke de Reignefort ; mon Confrère an
Conseil de Saint-Domingue,
Au Port-su-Prince, ce 17 Avril 1788.
J'ai reçu avec plaisir, mon cher Morcau, votre Lettre du treize de CC mois >
et je comptois vous donner de mcs nouvelles sans attendre les vôtres. Je vous
embrasse de toute mon ame, er jesuis chargé de vous dire mille choses honnêtcs de la part de la Compagnic, à laquelie j'ailu l'article de votre lettrequi
la concernoit.
Signé, LA BICHE DE REIGNEFORT.
Extrait de plusieurs Lettres de M. Lacroix de Villeneuve, mon Confrere au
Conseil de Saint-Domingus.
Port-au-Prince, le 22 Avril 1788.
Si vous relevez tout cC qui est mal , si vous indiquez tout ce qu'il y a de
bien à faire dans la Colonic; ; votre Ouvrage scra immense; vous moissonnerez
long-temps, et nombre d'autres après vous trouveront encore à moissonner.
Mais le desir du bien, l'amour de l'ordre ct de la Justice, sont de si malheureuscs passions , qu'on devroit plaindre sincérement ceux qui en sont possédés.
Guérissez-en, s'il est possible, et pour y parvenir > persuadez-vous que vous
trouverez rarement vos semblables pour vous consoler avec CllX
Port-au-Prince, le 22 Mai 1788.
Votre départ, n'en doutez pas, tient le premier rang > et quoique vous l'ayez
annoncé depuis long-temps, les approches du terme me le rendent plus sensible.
Diminuez mes regrets > mon cher ami, par une correspondance suivie; je
joindrai aux témoignages d'amitié queje vous ai donnés, le plus grand cmpressement à satisfaire à toutes les demandes que vous pourrez me faire, etc..
Pors-au-Prince,le 24Mai 1788.
Il y a long-temps qu'on a prétendu que la désunion des Conseils étoit arrétéc;
je ne croyois point cette nouvelle > mais depuis quelques jours je me persuade qu'il en est réellement question > et je m'en réjouirois si elle ne
me séparoit point de Confrères que l'honnéteté de leur coeur et l'aménité
de leur caractère m'ont rendu chers, ct auxquels je suis sincérement attaché. Vous augmenteriet particulièrement mes regrets, si déjàvotre destinée ne vous fixoit
loir
prétendu que la désunion des Conseils étoit arrétéc;
je ne croyois point cette nouvelle > mais depuis quelques jours je me persuade qu'il en est réellement question > et je m'en réjouirois si elle ne
me séparoit point de Confrères que l'honnéteté de leur coeur et l'aménité
de leur caractère m'ont rendu chers, ct auxquels je suis sincérement attaché. Vous augmenteriet particulièrement mes regrets, si déjàvotre destinée ne vous fixoit
loir --- Page 155 ---
loin d'ici, Maisaussi que le tourbillon dans lequel vous allez entrer ne mc prive
pas du plaisir de vous lire et de recevoir de temps en temps quelques témoignages d'amitié cn rctour de celle que jc vous ai vouée, etc.
Extrait d'une Lettre de M. Faure de Lussac > mon Confrère au Conseil,e
mon parent.
Je vous envoic, mon cher Moreau, par ce Courier des Lettres pour MM. Pérignon ct Coudougnan, et vous souhaite un bon voyage. Pensez à moi, ct
vous laissez dans la Colonie dc Saint-Domingue un Consongez toujours que vous est entiérement dévoué. A ce double titre employez
frère et un Parent qui
moi en tout cc à quoi je pourrai vous être bon. Comptez sur mon amitié
pour Baudry, et sur mon empressement à lui être utile en tout , sur-tout pour
lui fairc avoir du Greffe tout cC qui entrera dans ses recherches.
Adieu, , mon cher Moreau > bonne santé, bon voyage, prompt retour et succès complet, sans quoi je vais me chauffer à votre feu l'hiver de Sg.
Extrait d'une Lettre de M. Piemont, mon Confrère au Conseil.
Du 7 Décembre 1788.
J'ai appris avec le plus grand intérêt, mon cher Moreau 5 votre heureuse arrivée
en France. M. Baudry m'a rendu dans le temps les choses dont vous l'aviez
chargé pour moi. Il n'a pas été sans doute moins exact à s'acquitter de la commission querje lui ai donnée pour vous.
.
Je suis persuadé que le sieur. . e écrira, à notre insu, au Ministre, ctc.
Mes respects à votre moitié; donnez-moi de vos nouvelles,et croyez-moi pour
la vie votre ami.
Signé, PIÉMONT,
Lettre de M. Fougeron, Doyen du Conseil de Saint- Domingue.
22 Mai 1788,
Monsieur et cher confrère: Je présumois bien qu'après avoir écrit à la majeure partic de nos Messieurs, vous me donneriez de vos nouvelles avant votrç
départ pour la France; c'est ce que j'ai éprouvé par votre lettre du 15 de CC
mois. J'ai communiqué votre lettre à nos Messieurs, ils n'ont jamais douté de,
votre tendre et respectueux attachement envers la Compagnic ; ils vous cstiment trés.
heureux d'avoir la liberté de vous rendre en France dans unc saison oû vous
pouvez encore jouir de ses douceurs.
Je vous prie d'assurer Madame Moreau de mcs très-humbles respects.
Je vous souhaite un bon voyage, 3 ct j'ai l'honneur d'être avec un respectucux
artachement, Monsicur et cher confrère, ctc.
Sigw,FOUGERON.
T
é de,
votre tendre et respectueux attachement envers la Compagnic ; ils vous cstiment trés.
heureux d'avoir la liberté de vous rendre en France dans unc saison oû vous
pouvez encore jouir de ses douceurs.
Je vous prie d'assurer Madame Moreau de mcs très-humbles respects.
Je vous souhaite un bon voyage, 3 ct j'ai l'honneur d'être avec un respectucux
artachement, Monsicur et cher confrère, ctc.
Sigw,FOUGERON.
T --- Page 156 ---
Lettre de M. de Bracourt , mon
confrère au Conseil de Seint-Domingue.
Portau-Prince, CC 25 Mai 1788..
J'ai reçu 3 Monsieur ct cher confrère
de m'écrire au sujer de votre
> la Iettre que vous m'avez fait l'amitié
au Cap au mois de Juillet. mais voyage. Je comptois cependant vous revoir encorc
je vois tout le contrairc.Je vous désire done
unebeureusetraversée ctun prompt retour;
votre souvenir, et croyéz que je serai toute Lemeneeslodemtespie dans
table attachement, etc.
ma vie avec un sincèrc ct vériSignt, DE BRUCOURT.
Extrait d'une lettre de M..
.Canivet, mon confrère au Conseil.
Bagnières, premier Septembre 1789.
Les papiers publics m'ont
occupicz utilement pour la chose appris 3 mon cher confrère > que Vous vous
que je le desire. Je m'en
commune : ainsi votre santé est aussi bonne
Encore trois semaines, je réjouis, la mienne se trouve assez bien des caux.
printemps.
pars pour Toulouse et, delà en Provence, jusqu'au
Adieu, je suis avec toute l'amitié
pour ccux qui savent T'apprécier) possible ( cette monnoie n'est de valeur que
votre dévoué.
Signt, CANIVET.
Je n'ai pas rapporté les témoignages
Assesseur, s
particuliers de l'amitié de M.
parce qu'ils sont trop nombrax et
Trigant de Brau,
lai, d'exprimer ici publiquement les sentimens que j'ai cru qu'il me suffroit, comme à
d'attachement dont je paie zous les siens.
Tobserve que de seige Conueiltr-Tiulaires
péricur de
qui composent en ce moment le
Sainc-Domingue (en ne me comptant
eu
Conseil-Sumoignages de L'afection de neuf d'entr'eux dans pas)j'ai le
Loccasion de rapporter des i6.
éprouvé de la part des autres est si
à courant de ce Mémoire. Ce que j'ai
juste envers tous > je ne puis m'empécher analogue ces timoignages écrits , gue pour être
lis deux Arrêts des 20 et 26 Octobre d'attribuer à Pefit de limprimé de Charton
cette calomnie n'existera plus.
1789. Je retrouverai donc leurs sentimens quand
uf d'entr'eux dans pas)j'ai le
Loccasion de rapporter des i6.
éprouvé de la part des autres est si
à courant de ce Mémoire. Ce que j'ai
juste envers tous > je ne puis m'empécher analogue ces timoignages écrits , gue pour être
lis deux Arrêts des 20 et 26 Octobre d'attribuer à Pefit de limprimé de Charton
cette calomnie n'existera plus.
1789. Je retrouverai donc leurs sentimens quand --- Page 157 ---
No. 89.
de M. Moreau deSaint Méry, de présent en France,
Vu par le Conseillarequète Colonic M. Baudry des Lozières, fondé de sa proreprésenté en cette
par à la Cour lui permettre. dans la personne de
curation, tendante à ce qu'il plit
de lui offrir son hommage respectueux et de prouver en partie
son représentant >
les bontés dont elle l'a si souvent honoré, en
sa profonde reconnoissance pour de son
intitulé: Loix et Constitutions des
la suppliant d'agréer un cxemplaire
Ouvrage
n'a
Colonies Françoises de LAmérique sous le Vent , Ouvrage long et pénible qu'il
sous les
et d'après les encouragemens des Maentrepris et fini que
auspices
des Lozières,
gistrats qui en ont senti l'utilité. Ladite requéce signée Baudry deM. Ruotte,
Avocat. Conclusions du Procareur-Général du Roi; oui le rapport
Conseiller, et tout considéré: La Cour a agréé et agrée Phommage du suppliant,
ordonne que les deux volumes joints à sa requête, seront et
cn conséquence
archives de la Cour, et invite PAuteur à accélérer limdemeureront déposés aux
Fait au
en Conseil, lc 22 Dépression du reste de ce recueil utile au public.
Cap
cembre 1785.
Autre Arrêt du 16 Mai 1786, mot à mot le même pour le troisième et le quatrième
volumes.
du Port-au-Prince, du 6 Juin 1786, qui accueille de la
Arrêt du Conscil-Supérieur
même manière les quatre premiers volumes.
J'ai présenté moi-même le cinquième volume en 1787, et les témoignages de satisfaction
se sont renouvellés à son égard,
7 Mai 1787.
du Roiadito queM. Moreau de Saint-Méry, > Créole
Cej jourl lel Procureur-Génétal du
l'avoit de présenter à la Cour
de cette Isle, Conseiller au Conseil Cap,
prié faire
les cinq
le plus respectueux de ses sentimens, et de lui
agréer
l'hommage
intitulé : Loix et Constitutions des Colonics Franpremiers volumes de son Ouvrage
mise endélibération : La Cour a donné
çoises de PAmérique sous le Vent. La matière
lui faite sur lc bureau
audit Procureur-Général du Roi de la présentation par
acte
dudit M. Morcau de Saint-Méry, , Créole de cette Isle, Conseiller au
del'Ouvrage
intitulé : Loix et Constitutions des Colonies Frangoises de TAConseil du Cap,
a arrêté et délibéré de recevoir ledit Oumérique sous le Vent; en conséquence la
du Palais, et a chargé ledit
vrage pour être déposé au rang de bibliothèque audit M. Moreau de Saint-Méry tant lexProcureur- Général du Roi de faire parvenir
et distingute de son estime Four lai.
pedstion du présent Arrêt que l'expression particulière Mai 1787.
Fait au Conseil Souverain de la Martjnique > le7
T 2
a arrêté et délibéré de recevoir ledit Oumérique sous le Vent; en conséquence la
du Palais, et a chargé ledit
vrage pour être déposé au rang de bibliothèque audit M. Moreau de Saint-Méry tant lexProcureur- Général du Roi de faire parvenir
et distingute de son estime Four lai.
pedstion du présent Arrêt que l'expression particulière Mai 1787.
Fait au Conseil Souverain de la Martjnique > le7
T 2 --- Page 158 ---
7 Mai 1787.
Ce jour M. Coquille de Sainte-Croix, Conseiller séant , ayant remis sur le
bureau les cinq premiers volumes des Lois et Constitutions de Saint-Domingue,
recueillis par M. Morcau de Saint-Méry, Conseiller au Couseil Souverain du
Cap, a prié tous Messieurs, de la part de l'Auteur, de vouloir bien agréer cet
Ouvrage, comme un témoignage de sa déférence, ct deson attachement pour la
Compagnie, et a prévenu la Cour que M. Moreau de Saint-Méry, dès qu'ilauroit achevé son Ouvrage sur Saint-Domingue, devoit s'occuper du méme travailpour
ce qui regarde la Martinique a la Guadeloupe et les autres isles du Vent de PAmérique :
sur quoi la Cour, après avoir délibéré, a commis M. Coquille de Sainte-Croix
qu'clle charge de faire ses remerciemens audit sieur Morcau dc Saint-Méry, > et
delui témoigner qu'elle a vy avec plaisir les premiers volumes d'un Ouvrage dont Putilité
luifait désirer le complément; qu'elie applaudit également ax prejet du nouvegu travailqu'il
a entrepris et désire contribuer à ses succis. Fait àla Guadeloupe en Conscil-Souverain, le 7 Mai 1787.
7 Janvier 1788.
Cc jour M. Berthicr , Conseiller de la Cour, faisant fonctions de Procureur--
général du Roi. a mis sur le burcau une lettre à lui écrite en sa qualité par
M. Moreau de Saint-Méry, Conseiller au Conscil-Supérieur de Saint-Domingue,
en date du Poti-au-Prince lc 25 Octobre dernier, annonçant l'envoi fait à ladite
Cour des cinq premiers volumes d'un Ouvragein'itulé : Lois et Constitutions des
Colonics Frangoises de LAmérique sous le Vent , avec promesse des volumes suivans
sitôt qu'ils seroient imprimés. Lecture faite par le Greftier * commnis de la Cour,
de ladite lettre, le Conseil a accepté le don àlui fait dudit Ouvrage ct ordonné
quel lesdits cinq volumes seront ct demeureront cil dépôt au Greffe de la Cour,
et arrêté que ledit sieur Berthier en sa qualité, et au nom de. la Cour-Supérieure, remerciera le sieur Moreau de Saint-Méry, et lui precurera successivement
tous les matériaux qu'il désire pour un pareil travail qu'il se propose sur les Lois et Constitutions de la Colonie de la Cuiane-Frangoise. Fait ct arrêté au Conseil-Supéricur de
Cayenne le 7 Janvier 1;88.
ureront cil dépôt au Greffe de la Cour,
et arrêté que ledit sieur Berthier en sa qualité, et au nom de. la Cour-Supérieure, remerciera le sieur Moreau de Saint-Méry, et lui precurera successivement
tous les matériaux qu'il désire pour un pareil travail qu'il se propose sur les Lois et Constitutions de la Colonie de la Cuiane-Frangoise. Fait ct arrêté au Conseil-Supéricur de
Cayenne le 7 Janvier 1;88. --- Page 159 ---
N.. 90.
Lettre de M. le Procureur-Ginéral'de la Martinique.
Au Fort-Royal, le 7 Mai 1787.
Monsieur, le Conseil vous adresse le paquet ci-joint, pour le faire parvenir
zu Ministre. Ses Membres croyent pouvoir recourir avec confiance au zèle d'un
compatriote pour leur rendre ce bon office. Vous voudrez bien mc faire passer
la réponse que vous cn obtiendrez. J'ai l'honneur d'être,avec un sincère attachement, 1 Monsieur, etc.
Signé, DE LA VIGNi-BONKAIRE.
Clarke,
du Conseil-Souverain de la
Extrait d'une lettre de M.
Doyen
Martinique.
A la Martinique, ce 13 Juillet 1787.
Nous
Monsieur, qu'une uniformité absolue entre les Isles du Vent
et sous le croyons, Vent, est impraticable sous tous les rapports. Vous connoissez les
deux Colonies et vous devez mieux en sentir les différences Il nous est
impossible ici de faire des chemins comme à Saint-I Domingue, ctc.
La Martinique auroit besoin d'un défenseur auprès du Ministre : veuillez devenir le sien; vous le devez à votre Patrie, vous le devez à vos compaSigné, CLARKE, Doyen.
triotes, etc.
Extrait d'une lettre du R. P. Charles Frangois, Supéricur-Cenérel de la
Mission des Capucins des Isles du Vent, Fondateur du College Saint-Pictor
et de la Maison de la Providence, destinés à P'éducation des enfansdes deux
sexes.
Au Fort Royal Martinique , 6 Mars 1788.
Depuis votre départ d'ici, je n'ai pu me procurer de VOS nouvelles 5 je rée
clame tout votre zèle pour votre Pacric, et toute votre amitié pour moi en fa
veur de nos établisseinens.
J'ai remis à Messisurs nos Administrateurs nos institutions, nos règlemens
et toutes les notesnecessaires pour terminer unc bonne fois les affaires du Coli
lege Saint-Victor et de la Maison de la Providence > afin de les faire passer au
Ministre.
J'écris cn même temps au père Edouard, Agent des Capucins de SaintHo.
-
VOS nouvelles 5 je rée
clame tout votre zèle pour votre Pacric, et toute votre amitié pour moi en fa
veur de nos établisseinens.
J'ai remis à Messisurs nos Administrateurs nos institutions, nos règlemens
et toutes les notesnecessaires pour terminer unc bonne fois les affaires du Coli
lege Saint-Victor et de la Maison de la Providence > afin de les faire passer au
Ministre.
J'écris cn même temps au père Edouard, Agent des Capucins de SaintHo.
- --- Page 160 ---
Iso
noré, pôur suivre cette affaire; je vous prie donc en grace de vous employer
pour faire finir cette besogne. Si une ceuvre aussi intéressante que celle ci ne
finit pas promptement D tout est en danger de se perdre, ct à mon age on ne
peut se promettre de recommencer. J'ail'honneur d'être avec la plus respectueuse
considération, Votte, etc.
Signé, F. CHARLES FRANÇOIS, Capucin,
No. 91.
Fragment des Représentations faites par le Conseil Supérieur de SaintDomingue.
Du 9 Janvier 1783.
C'est un grand malheur , Sire, pour ccux que vous avez revêtus d'un caractère
qui doit inspirer la confiance 3 parce qu'il est une preuve de la vôtre, d'être obligés de parler d'eax-mêmes, lorsque l'intérêt public leur donne assez de sujets
d'invoquer votre justice 5 mais il cst affligeant pour des Magistrats que ce titre
devroit honorer , de sentir qu'il sera désormais privé de toute considération.
Oui, Sire, la Loi sur la discipline du Conseil de Sainr-Domingue dégrade la
Magistrature, en changeant des fonctions augustes en opérations mercenaires
qui doivent être payées à tant par moment.
La vérité's Sire, c'est que la privation du partage des émolumens des rapports
et de la gratification, est d'autant plus cruelle s qu'elle est faite pour un pays
où un climat dévorant expose la vic à un danger continuel, où les maladies sont
tout-à-la-fois fréquentes > graves, longues et dispendicuses.
La vérité, , Sire, c'est que cette privation punit le Magistrat > lorsque la douleur l'accable , qu'elle lui fait une nécessité de résister à la maladie, au risque
très-certain de Faggraver; qu'elle joint au sentiment du mal physique la crainte du
terrible sur
d'un moribond.
besoin > bien
l'imagination
La vérité, Sirc, c'est qu'un état ainsi traite, cst par cela même peu susceptible d'inspirer de la considération aux témoins de la rigueur qu'il éprouve, et
nous le répéterons encore, Sirc, il importe all bonhcur des peuples qu'ils estiment leurs Magistrats.
Au surplus, laissant à part CC que les hommes vulgaires appellent plaisirs s
il est du devoir du Magistrat de renoncer dès qu'ils enlèvent une miet auxquels devoirs, le Magistrat cesse-t-il donc d'être homme : Cesse-t-il d'être
nute à ses
ct
époux, pèrc, ami, citoyen ? Tous ces titres n'ont-ils pas leurs obligations?
peuvent-elles être remplies sans y employer du temps : Cependant il faudra avoir
préparé des rapports s ct l'on frémit, Sire, en pensant qu'on en aura de préparés,
ne fût-ce que pour paroitre exempt de blâme aux yeux d'une Loi qui ne laisse pas
le temps d'examiner.
les
nc sont condamnés à être privés du
Non s Sire, nulle part Magistrats
citoyen ? Tous ces titres n'ont-ils pas leurs obligations?
peuvent-elles être remplies sans y employer du temps : Cependant il faudra avoir
préparé des rapports s ct l'on frémit, Sire, en pensant qu'on en aura de préparés,
ne fût-ce que pour paroitre exempt de blâme aux yeux d'une Loi qui ne laisse pas
le temps d'examiner.
les
nc sont condamnés à être privés du
Non s Sire, nulle part Magistrats --- Page 161 ---
IfI
traitement que votre justice vous a portés à leur accorder, dès qu'ils se trouvent
absens
soit la durée ou la cause de l'absence. Quoi!Sire , cet époux
, quclle que dans les bras de la mort, CC père dont le fils, son unique
dont la compagnc est
ami
vient dc fermer la
vient d'être mis dans le tombeau. 3 cet
qui
cspérance 2
à
leurs Jarmes et leur doulcur dans le
paupière de son ami, sont réduits porter
!
temple de la Justice, ou à éprouver les horreurs du besoin
des
Cn vous dira, Sire, et on vous l'a peut-être déjà dit, quc les plaintes
de
de Saint-Domingue leur sont dictées par un
Oficiers votre Conseil-Supéricur
si la Constitution nouvelle ne peut confaux amour-propre; et qu'au surplus, Phabitude d'un régime où Thonneur
venir à quelques-uns de ceux qui ont eu
pas de
étoit encore compté pour quelque chose, Votre Majesté ne manquera
nouveaux sujets pour templir les Offices qui. deviendront vacans.
Oui, Sire, il s'en présentera et peut être cent pour un. Ceux mêmes qui ne
osé
Votre Majesré n'avoit pas tarifé le zèle, seront aul'auroient point quand
sera
plus, nous
torisés à entrer en concurrence. Plus la Magistrature dégradée, le nom de
l'osons dire, il sera facile de trouver des étres qui oseront porter
Magistrats.
calamité
peut-elle être l'ouvrage de Votre Majesté?
Mais, Sire, cette
publique
être heureux
vous qui devez le bonheur à vos peuples, vous qui ne pouvez
Colons qu'en
les rendant heureux eux-mêmes, vous ne pouvez paslivrer le sort de
précieux à des êtres pris au hasard et dispensés d'être dignes dc leur respect. l'intérêt diSire, mettez, s'il le faut, ou'plutôt s'il est possibie, à l'écart,
à la réclamation actuclle, comptez pour rien notre douleur
rect que nous prenons du caractère dont nous sommes revêtus ; mais l'intérét
en voyant ternir l'éclat
Sire, qu'il soit foulé aux
public, inaltérable dans son essence, ne consentez pas,
le coeur magnanime de Votre Majesté: Qui peut
pieds ! Nous osons interroger soit avilie ? Rien. Qui peut perdre à ce que
gagner à ce que la Magistrature
soient
de toute considérades homes chargés de distribuer la justice
privés
inouie,
au besoin, àl misère? Tout; car
tion, traités avec une rigueur Société civile expesés à l'abri des maux qui peuvent être la
il n'est aucune partic de la
suite de pareils désordres.
éventuelle que la nouvelle
Retirez-nous plutôt, Sire, l'espèce d'augmentation
nécessaire,
Ordonnance nous promet ! Réduisez-nous comme autrefois à l'absolu
de nous accorder quelque chose de pius avec l'obligation de n'en pouplutôt que
Rendez,.Sire, des Magistrats aux Colons 7 rendez des
voir jouir sans regrets! Cet acte est digne de vous, et la postérité le publiera,
Colons aux Magistrats!
si
à coups sûr, parmi ceux qui auront illustré votre règne déja gloricux.
Fa -
nécessaire,
Ordonnance nous promet ! Réduisez-nous comme autrefois à l'absolu
de nous accorder quelque chose de pius avec l'obligation de n'en pouplutôt que
Rendez,.Sire, des Magistrats aux Colons 7 rendez des
voir jouir sans regrets! Cet acte est digne de vous, et la postérité le publiera,
Colons aux Magistrats!
si
à coups sûr, parmi ceux qui auront illustré votre règne déja gloricux.
Fa - --- Page 162 ---
FXUTES ESSENTIELLES A CORRIGER.
Prer 15, ligne antépénultième, liset: ct qui avoient été cnregistrées par
quelques-unes d'elles.
Page 30, lignc 25, lise: pour un sujét qui intéresse.
Page 46, ligne 27 2 au licu de montrons nous y l'un et l'autre, liset" : lorsque nous
y serons l'un ct l'autre.
Ligne 28, au licu de , et gu'on me montre s liseg: ct qu'on recherche.
Ligne 31 > au licu de, ma plume m'a déjà montré, lisez : m'a déjà fait voir
C --- Page 163 --- --- Page 164 --- --- Page 165 --- --- Page 166 --- --- Page 167 --- --- Page 168 --- --- Page 169 ---
E790
m835M
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