--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Babi Carter rown
fibrarg
Bromr Rnutrersing
CH CHADEN NAT
Colonial
RI ugustins, --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
M E M OIR
E
J
USTIFICATIT
POUR le Ciroyen
ALEXANDRE
CeunurPaiscon
Adjudam-Gihénal,
depmeomPeOnetus
de
employé dans la Colonie
Sain-Deminge, aux ordres du
d'Esparbes, Gouremnuur-Ghadral. Citoyen
Jur
de Saint-I passé trente-quatre jours dans la Colonie
Domingue; j'ai rempli cet
par un exercice continuel des
intervalle
fonctions.
plus pénibles
Une insurrection à éclatée
du Cap, le 19 Octobre
dans la ville
tribuée aux Chefs du Pouvoir 1792 : on l'a atlesquels elle avoit été
exécutif, contre
saires nationaux,
dirigée. Les Commisce
trompés par les auteurs de
désordre, ont ordonné
l'embarquement du
A --- Page 6 ---
(RPJCB
(2) )
Gonvemeur-Général, du Colonel, du Liewtenant-Colonel, d'un grand nombre d'Offitiers
et de Sous-Officiers du Régiment du Cap,
Les Commissaires ont jugé à -propos del me
joindre à ces officiers, quoique j'eusse été
parfaitement étranger à lévénement du 19.
En arrivant en France, j'ai été mis en état
d'arrestation et conduit à PAbbaye.
Interrogéau Comité dcdienialdeliCamvemion,
sur des faits dont j'ignorois les détails, j'ai présenté l'acte qui contenoit les prérendus motifs
de mon embarquement. Les Commissaires y
avoient mis si peu d'importance qu'ils avoient
cru pouvoir me: le confier, que j'en. fus le
porteur, , et que je le remis moi-même au CQmité colonial,pour fournir matiere à mon interrogatoire.
Ma bonne foi a fait prolonger ma captivit é: €
en effet, si je n'avois pas fait connoitre au
Comité l'acte confié à moi seul, j'aurois été
remis en liberté, ainsi que plusieurs de mes
compagnons.
Retenu dans les fers, il faut enfin que je
me justifie;jele ferai d'un côté, en indiquant,
d'après PInstruction imprimée du Ministre,
la nature de mes fonctions; de l'autre, en mettant sous les yeux de la Convention le jour- --- Page 7 ---
nal de mes trayaux dans (3) la
en répondant
Colonie; et enfin;
sommairement aux
qui me sont faites.
inculpations
Linstruction du rer, Juin
Oficion-Gitrur
1791 , donnée anx
commandans dans les
visiens, et aux
disous leurs ordres, Aijidanr-Gindraur emplayés
les fonctions
pour régler
et le service des previrzirement
néraux de Larmée,
Adjudens-Gt
> Les fonctions s'exprime en ces termes :
des
> vant.réunir toutes Adjadans-Généraus, decelles
> vant atribuées
qui étoient ci-de-
> Majors de
aux Chefs des trois EtatsS chargés, dans Tarmée, ces Officiers seront
leurs divisions
> des objets
respectives,
ci-après :
S Toutes les reconnoissances
> La direction des
militaires.
> destinés à
travaux topograpliques
complérer le
D de toutes les frontieres. tableau des cartes
2 > Les Mémoires militaires
29 général des
relatifs au plan
opérations de
> et offensive.
guerre défensive
> Les
reconnoisances ou
> tives à la limitation des opérations relas mémoires qui
frontieres, et les
> Détailler pourroient y avoir rapport,
et faire passer aux différens
A2
ances
> La direction des
militaires.
> destinés à
travaux topograpliques
complérer le
D de toutes les frontieres. tableau des cartes
2 > Les Mémoires militaires
29 général des
relatifs au plan
opérations de
> et offensive.
guerre défensive
> Les
reconnoisances ou
> tives à la limitation des opérations relas mémoires qui
frontieres, et les
> Détailler pourroient y avoir rapport,
et faire passer aux différens
A2 --- Page 8 --- > corps de toutes les armécs, les ordres des
s Généraux.
>> Inspecter l'établissement des postes et des
logemens.
> Diriger les mouvemens des troupes dans
> l'intérieur des divisions, , et conduire les
> colonnes.
> Dans les manceuvres oû le Général de
> la division commandera en personne,les Ad-
> judans-Généraux feront passer les ordres
> relatifs aux différens projets da Général, et
a donineront aux divers corps, d'après les cir-
> constances du terrein, les indications néces-
> saires pour l'exécution des manceuyres.
Telles étoient mes fonctions, en ce qui o
voit concerner le service militaire de la Et
lonie. Voici comme je les ai remplis.
Je suis arrivé dans la rade du Cap Français
le 17 Septembre 1792; j'ai remis au Général
Blanchelande les lettres du nouveau Gonverneur, pour les faire enregistrer.
Le 20 Septembre, je commençai mon service d'Adjudam-Général. Je fis une ronde de
nuit avec le citoyen Liégard, Adjudant de la
place, pour prendre counoissance des différens
postes de Pintérieur et de l'extérieur.
Le 23 au matin, je fs, avec l'Ordonnateur- --- Page 9 ---
(5)
Général, Ia visite de tous les
du Cap, pour examiner la
postes extérieurs
velles troupes dans cette répartition des nouquels objets de
partie, et pour savoir
campement pouvoient
quer.
J marLes 24 et 25, Bon-Ami,
s'est rendu mon
non celui qui
depuis
dénonciateur, mais celui
un an, faisoit les fonctions
qui,
d'aide
Marechal-der-Logis dans la partie du
vint me dire que le camp de
Nord,
de différens objets
Clérisse manquoit
chez le Général mécessaires: j'allai avec lui
faire fournir
qui me dit que le soin de
ces objets, faisant partie de mes
fonctions, il m'ordonnoit d'yp
pourvoirle
possible, et de lui en rendre
plurôs
compte. En conséquence,je m'adressai à
m'accorda des lits de Padministration; elle
J'obtins aussi
sangles et des hamacs.
un renfort de troupes.
conduisis, le mémejour,
que Je
J'y arrivai
au camp de Ciérisse.
heures du avec mon convoi entre six et
soir; je fis la
sept.
de campement
répartition des objets
veiller à la etje passaila nuit de boat pour
streté du
cesse exposéaux
camp, qui étoit sans
insultes des révoltés: il
plusieurs fausses attaques cette même nuit. essuya
Le lendemain 26, à la pointe du
jour, le
Lieutenant-Colonel le Sanquer, Commandant
A 3
au camp de Ciérisse.
heures du avec mon convoi entre six et
soir; je fis la
sept.
de campement
répartition des objets
veiller à la etje passaila nuit de boat pour
streté du
cesse exposéaux
camp, qui étoit sans
insultes des révoltés: il
plusieurs fausses attaques cette même nuit. essuya
Le lendemain 26, à la pointe du
jour, le
Lieutenant-Colonel le Sanquer, Commandant
A 3 --- Page 10 ---
- (6,)
de Pinquiétude des
de ce poste, m'informa
il
troupes sur la situation locale du camp :
ajouta qu'(ficiers et Soldats désiroient vivement enlever aux rebelles, dont la position
étoitplus avantageuse que la nôtre, une batterie
qui incommodoit le camp par un feu continuel: je m'y refusai d'abord, malgré le desir
j'en avois moi-mème; mais.je n'avois point
que d'ordre particulier du Général pour former
reçu
un plan d'attaque.
le
Les troupes persistant dans leur veu,
consignerent dans une pétition qui me fut
remise par le Commandant du poste. Jadmirai
le courage d'environ 300 hommes obstinés à en combattre 3 à 4000 ; menacé d'un mécontentement général et comptant d'ailleurs sur des soldats qui me témoitant de confiance, je fus d'avis d'at
gnoient Je laissai 50 hommes pour la
taquer. du Camp, et bien-tôt lennemi, forcé
garde d'abandonner son poste, nous laissa un canon
monté, et un affut. Nous perdimes un homme
dans cette affaire, et nous eumes un Officier
soldat blessés. Je revins au Camp ou
et un
et la nuit suije passai toute cette journée,
vante dans la mème activité,
Le 27, je retournai aul Cap pour rendre --- Page 11 ---
(7)
compte de l'avantage remporté sur les révoltés
par le Camp de Clérisse : jy restai jusqu'au
30, aux ordres du Général, m'instruisant
soin de la situation militaire de la
avec
Nord où j'étois employé.
partie du
Dans cet intervalle, j'obtins pour ce même
CamgieCiériuduannuremn) renfort de troupes,
pour lequelje demandailes armes, munitions et
objeis de campement nécessaires. Le Général
donna des ordres au Commandant de l'arsenal
erà
TOdenasteurgénéreil. On me fournit deux
pieces de canons, deux caissons, un charriot
couvert et un charriot nommé haridelle.
J'avois? demandé des tentes, des piquets, des Ro.4. Piece
pioches 3 mais on ne pir me les fournir le
même jour,
Le rer, Octobre, je retournai au Camp de
Clérisse.
Le 2, à dix heures du soir, je
partie des effets qui m'avaient été reçus une Piece
Le 3i je reçus l'autre partie des promis. mêmes no.4.
effets.
Le 4 3 j'écrivis au Commandant du
que la situation du Camp de Clérisse deve- Cap
nait de jour en jour plus inquiétante,
parles forces dont ies
sur-tout no.7et Pieces
rebellesangmentoient leur
poste; sje lui dis que les soldats se plaignoient IO.
partie des effets qui m'avaient été reçus une Piece
Le 3i je reçus l'autre partie des promis. mêmes no.4.
effets.
Le 4 3 j'écrivis au Commandant du
que la situation du Camp de Clérisse deve- Cap
nait de jour en jour plus inquiétante,
parles forces dont ies
sur-tout no.7et Pieces
rebellesangmentoient leur
poste; sje lui dis que les soldats se plaignoient IO. --- Page 12 ---
((8)
de ce qu'on ne Jeur envoyoit pas des renforts
suffisants pour chasser les rebelles du MornePelé et sy établir. Un renfort fut annoncé et non envoyé. Je passai cette nuit sur
pied : nous étions harcelés sans relache par
les ennemis. nori
Le 5 Octobre., entre 5 et 6 heures
du matin, on vint m'annoncer l'arrivée du
Général. Il parut surpris de ce que ce Camp
étoit encore exposé aux atraques des brigands,
quoiqu'il eût donné Fordre de les, déloger.
Je fis part des motifs qui avoient, jusqu'a cer
moment,retardé lesrenforts de troupes ; motifs
énoncés dans les pieces que je viens d'indi88J
quer. Vers II heures arriva le Général d'Hinisthal. Je lui demandai une conférence 3
nous concerter sur le renfort à envoyer
pour
au Camp de Clérisse : il me l'indiqua au Cap;
dans sa maison. Je m'y rendis: le renfort me
mais éventuellement. Avant t
fut encore promis,
de quitter le Cap, je me plaignis vivement à
PAdministration et à la Municipalité, de linsuffisance des effets et approvisionnemehs
qu'elles avoient envoyés au Camp. 2001
L
Le 6 Octobre, je reçus une lettre contenant réponse à mes réclamations ; et le --- Page 13 ---
(9))
même jour, à Pentrée de la
pédia un convoi à la tête
nuit, on m'ex- no, Piece
Ami, lun de
duquel étoit BonII,
fat
mes dénonciateurs, Son escorte
attaquée et obligée de tirer 2000
de fusil. En
coups
Bonnet
mème-tems, on tira au poste
27 coups de canon , moitié à
mitrailles, 3 moitié à boulets;
Piece
les troupesn n'étoient
preuve que
de
pas dépourvues de munitions no.12.
guerre.
Le 7 Octobre, j'envoyai le même BonAmi au Cap, pour rendre
raux de ce qui s'étoit
compte aux Génévoitle
passé, etdu besoin qu'aCamp
placer celles
remPeprmilineniten.pes
qui venoient d'étre consommées:
dant du
CommanLatpau-opmmisrd
Camp, 3 pour presserle départ des munitions,r maisle Général m'ordonna de
rer à remplir une mission
me prépaauprès du Gouverneurdelaganie Espagnole de St-Dominguer
LOdemnmteurgendnained fit délivterlesfonds
nécessaires à ce voyage. Mon
d'abord retardé; ensuite
départ fut
furent rendus.
révoqué , et les fonds
Je termine ici mon journal,
inculpations
parce que les
qui me sont personnelles et
ont servi de prétexte à mon
qui
commencent à l'époque du 8 embarquement, Octobre
1792:
aauprès du Gouverneurdelaganie Espagnole de St-Dominguer
LOdemnmteurgendnained fit délivterlesfonds
nécessaires à ce voyage. Mon
d'abord retardé; ensuite
départ fut
furent rendus.
révoqué , et les fonds
Je termine ici mon journal,
inculpations
parce que les
qui me sont personnelles et
ont servi de prétexte à mon
qui
commencent à l'époque du 8 embarquement, Octobre
1792: --- Page 14 ---
(10)
ni des désordres arrivés au Cap
Je ne parlerai
le 19 du même mois, ni de ce quis'est passé
dans Pintervalle, parce que les Commissaires
Nationaux ne m'inculpent point à cet égard;
m'ont
dans l'arrêté par,
ils ne
pas compris
du
lequel ils ont ordonné T'embarquement
Gouverneur général, du Colonel et autres
Chefs et Officiers du régiment du Cap.
que les CommisDans un acte particulier,
saires Narionanx m'ont remis, ils me reprochent ce qui suit:
de
le poste
a < J'ai quinté,( disent-ils,) confié dans un
m'avoit été
S Clérisse qui
l'atoû les rebelles menaçoientde
> moment.
aucun
> taquer, sans avoir eu, à ce. sujet,
> ordre de mes chefs.
1 m
J'ai livré le Commandement de.ce poste
- >
officier présent, sans lui donner
>> au premier
> de consigne.
ar commandement
2 Pendant que j'ais eu.le
de faire
> du, poste de Clerisse, j'ai négligé
tendre des hamacs, dresser des tentes, etc.
>0 Le mot d'ordre n'a été donné que quatre
>
> fois pendant mon commandement. homme
fait à Chaulatte, ci-devant dit
a > J'ai
de foi aristo-
> de couleur., une profession m'amener 600
l'ai invité à
> cratique $ je --- Page 15 ---
(rr')
3 des siens; pour se réunir au Gouverneur.
> J'ai déclaré que j'avois fait serment au
s Roi et non à la Nation.
> J'ai semé Ia division entre les Commis
> saires et les Généraux ; j'ai cherché à avilir
> le caractere des premiers >.
Mes dénonciateurs sont :
Io. Perlot, Capitaine du soixantieme régiment.
20, Bon-Ami et de Bray, Capitaines du Bataillon du Morbihan.
3°. Vaudechamp , Adjudant du poste de
Clérisse.
Je pourrois récuser ces trois derniers, savoir; Bon-Ami, âgé seulement de 22 ans
que j'ai menacé plusieurs fois de la prison 3
pour cause d'insubordination ; les deux autres
comme étant ses amis, et notamment de Brays
également insubordonné,
an Maisj'ai contre les différens articles de la dénonciation méme, des moyens plus
c'est Pinvraisemblance d'une
pnissans;
part, et. de l'autre, les faits justificatifs résultant des
que j'ai produites au Comité colonial. pieces
Et d'abord, toutes les inculpations relatives
à ma négligence dans le commandement du
poste de Clérisse 2 sont invraisemblables;
ses amis, et notamment de Brays
également insubordonné,
an Maisj'ai contre les différens articles de la dénonciation méme, des moyens plus
c'est Pinvraisemblance d'une
pnissans;
part, et. de l'autre, les faits justificatifs résultant des
que j'ai produites au Comité colonial. pieces
Et d'abord, toutes les inculpations relatives
à ma négligence dans le commandement du
poste de Clérisse 2 sont invraisemblables; --- Page 16 ---
(12)
la raison en est simple : je n'ai jamais commandé ce poste; je n'y ai rempli que les fonctions a'Adjudant-Généml; et aux termes de
ma mission, je n'y pouvois pas faire d'autres
fonctions, à moins d'un ordre particulier
du Général. Or, cet ordre n'a jamais existé:
Si je me suis plus particulierement occupé
de ce-p poste que des autres, c'est parce qu'il
étoit nouvellement établi, pour servir en
qualité de poste avancé 5 d'entrepot, aux
moyens d'une attaque générale qui avoit été
projettée.
Ainsi toutes les inculpations relatives à mon
prérendu commandement sont absurdes; mais
j'en tire une conséquence bien freppante: elles
prouvent de' la mauvaise foi dans mes dénonciateurs; car on ne peut pas supposer qu'ils
aient ignoré la nature des fonctions de P'Adjudant-Général; ils m'ont donc dénoncé
haine ou par méchanceté; et ce motif,, par en.
détruisant les premiers griefs, et o repandant
une juste défaveur sur les autres, suffit pour
apprécier les infractions dont ils m'accusent.
D'ailieurs, aucuns des faits d'incivisme que
l'on me reproche n'est accompagné, jeneidiss
pas d'une preuve légale P mais d'un indice
--- Page 17 ---
()
quelconque, tandis que des pieces
pectes servent à la
non susde monactivité démonstration de mon zeleet
tiesdemes
infatigables dans toutes
fonctions. En effet,je n'ai lespar
un instant de solliciter des
pas cessé
de munitions de
secours d'hommes,
guerre et d'effets de
pement pour le camp de
camvellé mes reclamations Clérise; j'ai renouje n'ai pas même
jusqu'à Timportunité ;
Administrateurs épargné les reproches aux
rentes fois
civils ; j'ai obtenu en difféle refus une partie de ce que jed
du surplus est motivé dans demandois:
justificatives. Chargé
mes pieces
connoitre les besoins par mon emploi de faire
pas responsable de
de ce camp, je n'étois
l'accueil qui
mes demandes.
seroit fait à
titude Non-seulement j'ai rempli avec une exacscrupuleuse lesdevoirs dema
jai veillé jour et nuit à la streté place,mais du
forcé de diriger un plan
camp; 5
aux soldats
d'atiaque, j'ai donné
l'exemple de la prudence et du
courage.
J'ai quitté le camp le 8 Octobre,
ser le départ d'an convoi; des
pour presnéral m'ont empéché
ordres du Gédélabrée
d'y retourner. Ma santé
m'ayant déterminé à revenir
France, je me. suis embarqué
en
ayec le Géné-
é place,mais du
forcé de diriger un plan
camp; 5
aux soldats
d'atiaque, j'ai donné
l'exemple de la prudence et du
courage.
J'ai quitté le camp le 8 Octobre,
ser le départ d'an convoi; des
pour presnéral m'ont empéché
ordres du Gédélabrée
d'y retourner. Ma santé
m'ayant déterminé à revenir
France, je me. suis embarqué
en
ayec le Géné- --- Page 18 ---
(14)
je n'avois éprouvé ni let plus
ral. Jusqu'alors,
reproche, ni la moindre altercation ;
léger. furàmon grand étonnement que je reçus,
et ce
de me prédes Commissaires,
en rade,l'ordre
senter devant la Convention nationale.
J'airéponda aux inculpations slesplus graves,
des faits, je ne puis réfuter les autres que
par
: elles sont dénuées
par de simples dénégations matérielles contre
de preuves; et les preuves
des assertions svaguriptontimpoilile d'un accusé
En effet, il n'est pas au pouvoir
n'a pas dit telle chose, 3
de prouver qu'il
aussi les loix
qu'il n'a pas formé tel vceu :
la
mettent-elles à la charge du dénonciateur
des faits dénoncés. Or rien ne prouve
preuve
ci-devent dit homme
fait à Chaullatte,
. que j'ai
de foi aristocrade couleur , une profession
le secours
tique, ni que je lui aie demandé
dit
de 600 de ses camarades , 5 ni que j'aie
serment au Roi, et non à la naavoir prèté
tiqn : je ne suis donc pas présumé coupable,
suffit pour écarter ces imet ma dénégation
nom de Chauilatte,
postures. Jignoroisjusqu'au: nombre de mes dénonciaquand je le vis au
Au surplus, est-il vraisemblable que
teurs.
faire des aveux, des
j'aie traversé les mers pour
à
confidences set des propositions inçiviques --- Page 19 ---
(15)
un homme dont la caste, n'agueres élévée
droit sacré de l'égalité
au
devoit la chérir,
2 par la révolution >
autant par inclination que
reconnoissance?
par
Les mêmes réponses
gations des
s'appliquent aux allécommissaires civils; ils doivent en
administrer la preuve, ou
leurdénonciation est
placée par les loix, 3 au rang des calomnies.
Cest par mes actions ou par mes
qu'ils ont pu connoitre mes
discours,
citent aucune
principes, et ilsne
action, ils n'articulent aucun
pos. Si des dénonciations aussi
provoient inculper, qui oseroit
vagues pousentiment de
se reposer sur le
son innocence?
Ainsi la fausseté et linvraitemblance
térisentif'accusation
caracpendant arrivé libre dirigée contre moi; et cedans les fers
en France, jy suis tombé
; ils m'accablent depuis trois semaines, et, pour comble de malheur, la
sion de mon sort est subordonnée
décià des circonstances qui me sont étrangeres.
D'ORMENANS.
Signé
LAVAUX, Avouéau Tribunal de
Cassation defenseur,
De
Ja
IImprimerie de J. J. RAINVILLE,
Seine Faub.-St-Germ.
rue de
No. 1405. --- Page 20 --- --- Page 21 --- --- Page 22 --- --- Page 23 ---
E793
C174a --- Page 24 --- --- Page 25 ---
E773
C 174m --- Page 26 --- --- Page 27 ---
MoL --- Page 28 --- --- Page 29 --- --- Page 30 ---
a
a