--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Bubn Uurkr Sroton
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.700 --- Page 5 ---
A
M E M O I R E
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DAUTAGNAI TRIGANT
J3
atl
Soet- auChaparien eNejoimns
Snnce, 3 autues 8
antietpans.
* A % orepico okbeebk siq Skcf eicp.
Ov.y vu dernièrement le Sieur de la
porte un Mémoire contre les Sieurs Poupardière diftribuer de porte en
contre moi : ce libelle ( car il ne mérite Daubagna 2 Trigant & Compagnie &
pas d'autre nom ) eft le fruit
A
AGNAI TRIGANT
J3
atl
Soet- auChaparien eNejoimns
Snnce, 3 autues 8
antietpans.
* A % orepico okbeebk siq Skcf eicp.
Ov.y vu dernièrement le Sieur de la
porte un Mémoire contre les Sieurs Poupardière diftribuer de porte en
contre moi : ce libelle ( car il ne mérite Daubagna 2 Trigant & Compagnie &
pas d'autre nom ) eft le fruit
A --- Page 6 ---
L21
des veilles de deux grands génies qui ont réuni leurs talens
pour contribuer
à la formation de ce chef-d'ceuvre de platitude & de calomnie. Un troifième
perfonnage ycft entré aufii pour quelque chofe ; c'cft lui qui a falarié lcs
auteurs. Ennemi caché de la maifon Daubagna, Trigant &
fert du nomdu Sieur de la Poupardicre pour la diffamer; & Compagnie, ,ilfe
lui
comme j'ai eu avec
quelques difcuffions d'intérêt j'ai part aufi à fa haine & à fes
Mon unique réponfe fera le récit fidelle de ce qui s'eft paflé entre le injures. Sieur
de la Poupardière & moi. J'ajouterai feulcment quelques réflexions fur l'invrailemblance & le défaut de preuyes des imputations qui me font faites fous
foa nom,
LE SIEUR Cavalier aîné avoit une créance folidaire de
liv.
de
16,155 121
principal contre le Sieur Duverger du
f9d.
Cap-Dame-Marie, & le feu Sieur
François Martin, qui ne fe trouvoit ainfi obligé que comme caution du Sieur
Duverger. II céda au Sieur Cavalier
jeune 3 fon frére, cette créance fitr laquelle il avoit reçu de la fitcceffion Martin 1714 liv. 2 f 6 d.
répartitions.
en trois
Le Sieur Cavalier jeune la tranfporta le 22 Septembre 1786
de la Poupardière, qui fachant que j'étois chargé des affaires de la au Sieur
Martin vint me trouver & me demanda les moyens de faire
fucceffion
Je lui obfervai que la fucceffion Martin étant
rentrer cet aéif.
s'attendre à
en dircdien, il ne devoit
en être payé fir le champ : qu'il étoit plus fûr & en
pas
plus jufte de s'adreffer au Sieur Duverger débiteur
même-temps
habitant fort riche: ; que la fucceffion Martin le principal; que c'étoit un
autre créance : enfin jelui confeillai d'en faire pourluivoit déjà pour une
Le Sieur de la
autant pour la fienne.
Poupardière 7 qui n'avoit point de
pria de me charger de fon doffier, & de l'adreffer à conneifance.dJancmic, la
me
de celui de la fucceffion Martin
perfonne qui étoit nantie
: il m'cffrit fix cent foixarte livres de gratification, dans le cas oi je parviendrois à le faire payer parle Sicur
La créance en capital & intérêts montoit à près de 20,coolivres: Duverger.
; c'étoit donc
à-peu-près 3 pour 100 de commiflion qu'il me donnoit.
J'acceptai; ; mais préfumant qu'il faudroit avoir recours aux
ne mettent aucun jugement à exécution fans
Huifiers, qui
un abandon de fix & quelquefois
foixarte livres de gratification, dans le cas oi je parviendrois à le faire payer parle Sicur
La créance en capital & intérêts montoit à près de 20,coolivres: Duverger.
; c'étoit donc
à-peu-près 3 pour 100 de commiflion qu'il me donnoit.
J'acceptai; ; mais préfumant qu'il faudroit avoir recours aux
ne mettent aucun jugement à exécution fans
Huifiers, qui
un abandon de fix & quelquefois --- Page 7 ---
dix pour cent fitr les fommes [3 ]
être autcrifé par le Sieur qu'on les charge de faire
de la
rentrer, , je voulus
miffion à la perfonne qui feroit Poupardière lui-même à donner une comLes chofès ainfi
chargée du recouvrement,
mon récépiffs convenues 9 il me remit fes pièces: &
conçu en Ces termes. >> Je
je lui en donnai
> lun doflier Portant condamnation déclare que M. Poupardière m'a
s la fixcceffion du feu
tant contre le Sieur
remis
Sieur
Duverger que contre
> foixante-cing livres douze François Martin, de la fomme de feize
>>
fols neuf deniers, fur
mille cent
répartitionspar le Sieur
laquelle il a
trois
>
tantesàlafommed Cavatier, quiavoit obtenu la
étéreçu
> té ce
dedix-fept cent
condamnation, , monjour à mondir Sieur
quatorzelivres; lequel doffier a
> quelqu'un à Jérémie
Poupardière, qui me l'a remis afin de éétranfpor
pour faire les pourftites
T'adreffer à
Duverger; & lorfque les fonds
nécefTaires contre le
> feront
provenans de ladite
Sieur
parvenus, , je promets les
dière 2 fous la déduétion
tenir aux ordres de mondit condamnation me
de la
Sieur
99 venu de me
fomme de fix cent foixante
Pouparpayer pour les foins
livres
a
>
ladite rentrée; fous la
que je pourrai prendre pour lui gu'il con-
> torifé de
dédudion en outre de la
Procurer
promettre à la
commiffion qu'il m'a
>> & de me retenir
perfonne que je chargerai de faireles
atpour la
9> pourra avoir
Juccefion Martin le montant des recouvremens, 2
touchées, avec les
>
lui auront été faits.
intérêts depuis l'époque répartitions qu'il
que les
Par cette
haarheatensgneer
paiemens
reconnoiffance je me trouvois
1786-fgnk, DUPRÉ,
miffion à celui queje
bien autorifé à donner
(:)s
chargerois du
une comcette commiffion? Cela
recouvrement; mais de combien
poury obvier,
pouvoit donner lieu par la fitite à
devoit être
fation
jedemandailel lendemain au Sieur de la
quelque dificulté;
particulière pour cet objet. II me la
Poupardière une autoripour cent.
donna, & fixa la commiflion à fix
(1) Par le riipife
perfonne queje
jerépondois cu Sieur de la Poupardière de la
chargerois de Jon dofier lui
Fililité de la
cas de
:je répondois du
recouvrenent; ; on lic doit donc
étre
montant de fa créance en
660 livres de
pas
granificution. Toutes les porfonnes domiquefuie ascepeé Lofre des
regoivent des commitions beauconp
chargées de faire des
Sieur de Lz Poupardière
plus confidiribles : 6 ilfaut avoir recoxvremens
pour voir en cela une corvertion
les yeux du
ufaraire,
é de la
cas de
:je répondois du
recouvrenent; ; on lic doit donc
étre
montant de fa créance en
660 livres de
pas
granificution. Toutes les porfonnes domiquefuie ascepeé Lofre des
regoivent des commitions beauconp
chargées de faire des
Sieur de Lz Poupardière
plus confidiribles : 6 ilfaut avoir recoxvremens
pour voir en cela une corvertion
les yeux du
ufaraire, --- Page 8 ---
I 4 1
La fucceffion Martin devoit payer quelques jours après la quatrième & la
répartition : le Sieur de la Poupardière me pria de lui avancer ce
cinquième
qu'il devoit toucher de ces deux répartitions; je le fis, & commme fa reconnoiflance du 22 ne fefoit mention que des trois premières répartitions 2 par"
le même aéte oii il fixoit la commiffion à fix pour cent , il m'autorifa, en cas
de rentrée, de retenir le montant des cinqrépartitions. Voici les termes de cette
autorifation.
M.
de donner
fix pour cent de commiffion à
> J'autorife
Dupré
jufqu'à
du dofier ma ététranf-
>> THuiffier ou toute autre perfonne qu'il chargera
qui
le Sieur Cavalier fuur le Sieur Duverger & la fucceffion Martin;
> porté par
donner de commiflion que fur les fommes qui me
K n'entendant cependant
J'autorife en outre M. Dupré, dans le cas oû la totalité de la
$> rentreront.
feroit
le Sieur Duverger, de fe retenir pour la fucceffion
> créance
payée par
>> Martin la quotepart des cinq répartitions qui ont été payées, en y ajoudes paiemens. Port-an-Prince, le 23 Septem-
> tant les interdn-depuisléyoqne
> bre 1786. Signé, POUPARDIÈRE. >>
Dès le lendemain j'adreffai à M* Laloubère, Curateur aux ficceffions vacanen correfpondance, le dofflier du Sieur de la
tes à Jérémie, avec lequel j'étois
ainfi l'autorifation concernant la commiffion des Huiffiers.
Poupardière,
que
du
Les dates font effentielles à obferver ici, parcequ'il a plu aux auteurs
Mémoire du Sieur de la Poupardière d'imaginer que je n'avois fait aucune démarche
lui procurer la rentrée de fa créance; obfervation oà il y a
pour d'abfurdité de méchanceté ; car ils m'accufent d'avoir facrifié
encore plus
que
en cela le Sieur de la Poupardière à mon intérêt & à celui de la fuccefiion
Martin.
Or la fcceffion Martin avoit intérêt à ce que l'on pourfinivit le Sieur DuSieur la
avoit fon recours
verger 2 puifque, 9 s'il ne payoit pas, > le
Poupardière
contre clle.
J'avois auffi intérêt à faire pourfuivre le Sieur Duverger , puifque je ne
devois avoir fx cent foixante livres de gratification que dans le cas oit il
paieroit.
C'eft donc ue méchanceté abfurde que de m'imputer de n'avoir pas pourfuivi le Sicur Duverger. pour mon propre intérêt 2 & par ménagement pour
la fucceflion Martin.
'il ne payoit pas, > le
Poupardière
contre clle.
J'avois auffi intérêt à faire pourfuivre le Sieur Duverger , puifque je ne
devois avoir fx cent foixante livres de gratification que dans le cas oit il
paieroit.
C'eft donc ue méchanceté abfurde que de m'imputer de n'avoir pas pourfuivi le Sicur Duverger. pour mon propre intérêt 2 & par ménagement pour
la fucceflion Martin. --- Page 9 ---
E5 ]
Au furplus, une lettre de M* Laloubère, quieft
cement des tracafferies du Sieur de la
produite depuis le commentembre 1786 le doffher étoit
Poupardière, 2 prouve que dèsle 29 Sepgageoit de faire
parvenu à Jérémie 1 & que M* Laloubère s'entout ce qui dépendroit de lui pour en
la
Sa Jettre eft ainfi conçue.
procurer rentrée,
>> J'ai reçu,mon cher
Jérémie, le 29 Septembre 1786.
Dupré, joint à votre lettre du 24 du
>> doflier contre le Sieur Duverger, du Cap
courant, un
> cipal, , intérêts & frais à la fomme de
Dame-Marie, montant en prin21,795 liv. 21 d.
> la Poupardière; vous
f.70 appartenant à M.
pouvez croire que je porterai tous mes foins
s
> procurer la rentrée de cette fomme, ainfi
de celle
à vous
que
la
* mineure Martin; jai déjà écrit à M.
appartenante à
Duverger, > &cj'attends fa
>> eft riche, & iln'y a rien à perdre, &cc.
réponfe, il
Le 29Novembre fuivant, , le Sieur de la Poupardière, débiteur des
Daubagna, Trigant &
leur
Sieurs
Compagnie 9
remit le récépiffé
lui
donné le 22 Septembre
que je avois
précédent 2 & leur fit à la fuite le
de
fes droits, - jufqu'à concurrence de leur
traniport tous
rentrée fous fix
créance; ; promettant qu'à défaut de
mois, il les paieroit lui-mêmc.
Ce tranfport lui a fourni l'occafion de faire un menfonge bien
queje dois relever ici : il
impudent &
s'obfline 2 je ne fais pourquoi, à foutenir
fait un billet dedix portugaifes. Il
qu'il m'a
les Sieurs
prétend,aux; pages 43 & 44 dei fon
que
Mémoire,
Daubagna 7 Trigant & Compagnie
exigé de lui une autorifation
d'in:slligence avec moi, ont
pour me payer de ce prétendu billet de dix
tugaifes & de la commiflion de fix pour cent. >> Cela cft
por-
>> la précaution avec laquelle ils fe font obflinés à
prouvé, dit-il, par
garder & cacher mon
>> port, fir le dos duquel efl la mention exprefe de rizes deux
tranfIl défie les Sieurs
billets. >
Daubagna, Trigant & Compagnic de repréfenter fon
tranfport; & parlant de moi, il s'écrie 2 >>
que deviendront, 2 à la vile de
> fatale,les dinégations formelles qu'ila faites de Cexifence du billet de dix csnepite
> gaifes en fie faveur. >>
portQui pourroit jamais s'imaginer que cette mention exprefe du billet de dix
portugaifes, & cette prétendue autorifation de me payer, mifes, felon le
Sieur de la Poupardière, ai dos du tran/port, n'ont jamais exifté? Les Sieurs
Daubagna, Trigant & Compagnie m'ont fignifié ce tranfport ; j'ai examiné
faites de Cexifence du billet de dix csnepite
> gaifes en fie faveur. >>
portQui pourroit jamais s'imaginer que cette mention exprefe du billet de dix
portugaifes, & cette prétendue autorifation de me payer, mifes, felon le
Sieur de la Poupardière, ai dos du tran/port, n'ont jamais exifté? Les Sieurs
Daubagna, Trigant & Compagnie m'ont fignifié ce tranfport ; j'ai examiné --- Page 10 ---
[6]
Poriginal qu'ils font prêts à produire; & il n'y eft fait mention en aucune
manicre, ni dircêtement ni indiredtement, ni al dos ni fur aucune autre partie du papier fur laquelle il eft écrit, du prétendu billet de dix portugaifes,
ni de cette autorifation qu'il firppofe avoir été exigée par les Sieurs Daubagna 2 Trigant & Compagnie pour me payer.
Vit-on jamais impudence égale à celle du Sieur de la Poupardière ?
Voici les termes de fon tranfport.
> Je prie M. Dupré de tenir aux ordres de MM. Daubagna, Trigant & Com97 pagnie le net produit une fois rentré du doffier & condamnation mentionnés
9 ci-deffus, leur tan/portant à cel efet tous mnes droits, & ce pour fe payer fur
>> ladite rentrée d'une fomme de douze mille fept cent
quatre-vingt-trois
>> livres quatre fols fix deniers que je leur dois, pour vente & livraifon qu'ils
> m'ont faites d'un parti de bois, & de me compterla folde de ce que M.
>
Dupré
leur aura compté, leur promettant qu'à défaut de rentrée d'ici à fix mois
> de ce jour, 9 de leur payer ladite fomme de douze mille fept cent
>)
quatre-vingttrois livres quatre fols fix deniers en efpèce de cours, en, par eux, me
>> tant le préfent tranfport, & ce à peine de tous dépens, dommages & intérêts, rappor.
>> Au Port-au-Prince. 2 le 29 Novembre 1786. Signé, POUPARDIÈRE,
Ce tranfport ne contient pas une fyllable de plus: il n'eft fait mention de
rien au dos, Et le Sieur de la Poupardière à l'efironterie de défier lcs Sieurs
Daubagna, Trigant & Compagnie de repréfenter cC tranfport! C'eft là,
sécriz-t-il,4e Feul moyen de détermniner les opinions fiur notrz compte relpeitif.
Qu'on le juge donc 2 l'impudent ! Qu'on le juge, & quel'on détermine
d'après un menfonge auffi plat & auffi clairement démontré, l'opinion
doit avoir de lui & de fes fauteurs.
qu'on
Mais pourfitivons le récit des faits.
Le 8 Juin 1787 les Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnie me firent fignifier ce tranfport, avec fommation d'avoir à leurpayer pour le Sieur de la Poupardière la fomme de 12783 liv.. 4 f6 d.
Je n'avois rien reçu pour le Sieur de la Poupardière : il m'étoit donc impoffible de rien payer pour lui.
Le 171 Juin 1787 les Sicurs Daubagna, Trigant & Compagnie font affigner
le Sieur de la Poupardière pour le forcer de reprendre mon
fe
voir condamner à leur
récépiffé, 2 &
payer ce qu'il leur devoit.
la Poupardière la fomme de 12783 liv.. 4 f6 d.
Je n'avois rien reçu pour le Sieur de la Poupardière : il m'étoit donc impoffible de rien payer pour lui.
Le 171 Juin 1787 les Sicurs Daubagna, Trigant & Compagnie font affigner
le Sieur de la Poupardière pour le forcer de reprendre mon
fe
voir condamner à leur
récépiffé, 2 &
payer ce qu'il leur devoit. --- Page 11 ---
Le Iol Décembre
17]
à lui remettre dans ftivant,! le Sieur delal Poupardière me fait
lejour tous les titres relatifs
fommerd d'avoir
verger 7 & de pls un billet de dix
à fa créance fur le Sicur Dugratification en cas de
portugaifes qu'il difoit m'avoir fait
prélever fix pour cent recouvrement de
de ladite créance ; enfin
pour
commifion fitr ledit
Tautorifation de
Quant au doflier contre le Sieur
recouvrement,
de le remettre fous vingt-quatre Duverger, comment m'edt-il été
j'aurois eu ce dofifer,je
heures ? Il étcit à Jérémic.
poflib'e
n'aurcis pule remettre du
D'ailleurs, > quand
Daubagna , Trigant &
que confentement des
fourni. L'autorifation Compagnie 2 & en recevant le
Sieurs
relative à la
récépifté que j'en avois
ment à Jérémie.
commifion de fix pour cent étoit
Pour le billet de dix
égaleSieur de la Poupardière pormgaifr,je Crus d'abord que c'étoit;
cent foixante livres qualifioit ainfi la mention d'une parerreur que le
faite dans mon
du
gratification de fix
équivaloit bien à un billet; mais enfin récépifié il
22 Septembre 1786. Ccia
culièrement pour cet
il
n'y avoit pas eu de billet fait
jamais exifté,
objet; me demandoit donc un billet
partiqui n'avo.t
J'écrivis fur le champ à M* Laloubère
Sieur de la Poupardière ; il me
pour lui redemander le doffier
reur, à qui ila avoit remis
réponditle 22 Décembre que. M* Martin, dur
par le courrier fuivant. lespièces,fe trcuvoit
Procu-"
Je copic fà lettre. abfent,quil me les renverroit
>> Je fuis bien fiché, mon cher
Jérémie, le 22 Décembre
9 ment de la part de la
Dupré, que vous effuyicz
1787.
> inquiéter, fachant Poupardière, Je fitis étonné auffi quelque défagrétrès-bien que je fuis
qu'il s'avife de vous
> cureur, eft chargéde
nanti de fes pièces; ; M-
>
l'affaire, 2 il fe trouve abfent
Martin, Prcfaire; ; ce fera pour l'ordinaire
; je ne Puis donc vous fatisLe Sieur de la Poupardière prochain. >
aux fins de fa fommation du m'avoit fait alligner dès le 15 du
Il me fit
IO.
même mois
Compagnie fignifer enfuite une Sentence que les Sieurs
avoient obtenue contre lui : cette
Daubagna, Trigant &c
prendre mon récépiffé, qu'il leur avoit
Sentence le condamnoit à releur devoit,
traniporté,6 alur
payer ce qu'il
; je ne Puis donc vous fatisLe Sieur de la Poupardière prochain. >
aux fins de fa fommation du m'avoit fait alligner dès le 15 du
Il me fit
IO.
même mois
Compagnie fignifer enfuite une Sentence que les Sieurs
avoient obtenue contre lui : cette
Daubagna, Trigant &c
prendre mon récépiffé, qu'il leur avoit
Sentence le condamnoit à releur devoit,
traniporté,6 alur
payer ce qu'il --- Page 12 ---
[8J
On me renvoya fon doflier de Jérémie; jelui offris par afle extrajudiciaire
de lui en fairela remife, à la charge parl luide me rapporter, r°le récépiffé que
jel lui en avois donné 2 2"le défftement des Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnie, & 3° de me rembourfer les frais que fa demande m'avoit caufés.
Je lui offris auffi par un alle filfiquent delui remettre l'autorifation relative à la commiffion de fix pour cent à FHuiflier.
Il me répondit que mcn récépiflé étoit entre les mains des Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnie qu'il me le remetteroit auffi-tôt qu'il Pauroit:
quant à l'autorifation 2 il refufa de la recevoir, à moins queje n'y joigniffe le
prétendu billet de dix portugaifes qu'il s'obftinoit à réclamer.
Le 15 Avril 1788, je poufiivis l'audience ; le Sieur de la Poupardière fit
défaut : j'obtins congé de fa demande.
Le 21 Mai la Sentence lui fut fignifice. Il n'y forma point oppofition
dans la huitaine.
Il eft refté plus d'un an fans l'attaquer. Je croyois l'affaire terminée, & je
devois le croire; mais on a trouvéle moyen de la faire renaitre.
Le 6 Avril 1789, 2 j'annonçai dans les affiches mon départ pour France. Il
plut aul Sieur de lal Poupardière d'yformer oppofition.
Je l'aflignai en mainlevée devant la Sénéchauffée en dernierrefort: pour tout
moyen d'oppofition 2 il réclama de nouveau fon doffier contre le Sieur
Daverger.
Je ne l'avois plus : les Sieur Daubagna. 9 Trigant & Compagnie fe voyant
joués par le Sieur de la Poupardière, avoient enfin nfé de leurs droits; ils
furent qu'il avoit été emprifonné à la réquifition de plufeus créanciers; ils le
recommandèrent. Le 19 Janvier 1789, ils confentirent à fon élargiffement,
& déclarèrent par écrit garder dans leurs mains le titre de créance fur le Sieur
Duverger pour en pourfuivre le recouvrement.
Ils me firent part de cet arrangement 9 & me demandérent le doffier pour
qu'ils Puffent faire faire les pourfitites néceffaires contre le Sieur Duverger, 9
je le leur remis, moyennant un récépiffé.
Surla réclamation du Sieur Poupardière j'excipai de ce récépiffé des Sieurs
Daubagna, 2 Tiigant 2 & Compagnie; & par Sentence en dernier reffort du 25 Mai
1789,11 me fut donné main-levée pure & fimple de fon oppofition à mon
départ pour France,
Tout
uffent faire faire les pourfitites néceffaires contre le Sieur Duverger, 9
je le leur remis, moyennant un récépiffé.
Surla réclamation du Sieur Poupardière j'excipai de ce récépiffé des Sieurs
Daubagna, 2 Tiigant 2 & Compagnie; & par Sentence en dernier reffort du 25 Mai
1789,11 me fut donné main-levée pure & fimple de fon oppofition à mon
départ pour France,
Tout --- Page 13 ---
Tout autre que le Sieur de la [91
pour Confeils des hommes
Poupardière s'en fnt tenu la,mais il avoit
trouvèrent dans
véritablement doués de
mes exceptions de
l'efprit de chicane, qui
Le 26 Mai
quoi me faire un nouveau procès.
1789,
donnoit
c'eft-à-dire 2 dès le lendemain de la
main-levée de fon
attendu
Sentence qui me
fon doffier aux Sieurs oppofition,
que j'avois déclaré avoir remis
dent, & en avoir tiré Daubagna un
1 Trigant & Compagnie le IO Avril
récépiffé
récépiffé, il me fit fommer
précéau Greffe 2 ou chez M* Loreilhe,
de faire le dépôt de ce
expédition,
Notaire, & de lui en donner une
Le 6 Juin fuivant il me fit
Je
afligner aux fins de cette
me préfentai deux jours après chez le
fommation,
dépôt du récépiffé que les Sieurs
Notaire indiqué, pour faire le
donné le IO Avril, Mais les frais Daubagna, du
Trigant & Compagnie m'avoient
je déclarai au Notaire qu'auffitôt dépôt ne devant pas tomber à ma
figné les frais tant du
que le Sieur de la Poupardière auroit charge,
dépôt que d'une
conpourroit me faire avertir
expédition qui me feroit
fon
> & que je dépoferois fitr le
remife, il
étude; ; je me fis donner aéte de cette
champ le récépifté dans
Sieur de la Poupardière.
déclaration, êje la fis
fignifier au
Le I5 Mai il avoit interjeté appel de la
m'avoit donné congé de fa demande
Sentence du 15 Avrilr788 qui
pour voir prononcer la converfion primitive; de
& le 16, ilm'avoit fait
fon appel en
alligner
Quoique cette converfion d'appel eût été
oppofition:
fiée en même temps aux Sieurs
demandée par une requête fignileur caufe étcit abfolument Daubagna 2 Trigant & Compagnie, comme
étrangère à la mienne,
que l'inftance des Sieurs Daubagna,
2 les Juges, fans attendre
rent, du confentement des
Trigant & Compagnie fût en état, ,
demande
parties, la demande en
joignien dépôt du récépiffé des Sieurs
converfion d'appel à la
Par Sentence du
Daubagna, Trigant &
7 Juillet 1789, ils
Compagniede la Poupardière fut débouté de fon prononcèrent fiur le tout : le Sieur
du 15 Avril 1788, & le dépôt du oppofition à l'exécution de la Sentence
mes offres,
récépiffé fut ordonné à fes frais, fuivant
Le Sieur la Poupardière m'a fait fignifier
bre futivant, ayec Jommation de l'exécuter, cette Sentence le quatre SeptemB
Trigant &
7 Juillet 1789, ils
Compagniede la Poupardière fut débouté de fon prononcèrent fiur le tout : le Sieur
du 15 Avril 1788, & le dépôt du oppofition à l'exécution de la Sentence
mes offres,
récépiffé fut ordonné à fes frais, fuivant
Le Sieur la Poupardière m'a fait fignifier
bre futivant, ayec Jommation de l'exécuter, cette Sentence le quatre SeptemB --- Page 14 ---
[ro]
le
après quele Sieur dela Poupar9
Je l'ai exécutée j'ai fait dépôt ordonné,
dière en a eu ccnfigné les frais.
la fitite
appel 2 en ce qui me concerne 9 de
On verra par
qu'il interjette
lui-mêmc,
Sentence du 7 Juillet qu'il ma fait fignifier, & qu'il a exécutée
cette
Le 28 du même mois de Juillet, l'inftance étant en état avec les Sieur DauTrigant & Compagnie, il intervint Sentence fur appointement, qui, en
bagna,
donna défaut contre moi, & pour le profit me renvoya
ce qui me concernoit,
de la demande du Sieur de la Poupardière attendu 6 vll la Sentence du fepe du
méme mois.
Les Juges ne pouvoient prononcer autrement à mon égard, puifque l'inflance
d'entre le Sieur Poupardière & moi avoit été vidée par la Sentence du fept.
Le Sieur de la Poupardière a interjeté appel tant de la Sentence du 28 que
de ceile du 7 Juillet 1789.
Les Sieurs Daubagna 2 Trigant & Compagnie l'ont anticipé. Alors il ma
mis en caufe 7 & il m'a fait fignifier le II Janvier 1790 une requête de conclufions 2 en m'annonçant que fes moyens d'appel feroient développés dans
unMémoire qui alloit paroitre inceffamment fous fon nom.
Jefuis forcé de copier ici fes conclufions. Elles font d'une fingularité vraiment curieufe; il femble qu'elles aient été rédigées par un homme abfolument
étranger au Barreau, & que leur auteur ignore & la nature & le contenu des
Jugemens dont il fait interjeter appel au Sieur de la Poupardière,
En voici la teneur 2 quant à ce qui me concerne.
>> A ce qu'il plaife à la Cour.. recevoir le Sieur. de la Poupardière ap-
> pelant des Sentences contre lui rendues aut Siège Royal du Port-au-Prince
>) les7 & 28Juillet dernier, au profit des Sieurs Daubagna 3 Trigant & Com-
> pagnie & du Sieur Dupré. Le recevoir également, en tant que de befoin,
>> incidemment appelant d'autre Sentence auffi contre lui rendue le 15 Avril
>> 1788, au profit du Sieur Dupré: joignant lefdits appels & y fefant droit
>> par un feul & même Arrêt, fur l'appel principal 2 mettre Lappellation & Sen-
> tences dont efl appel au néant ; émendant..
en ce qui touche le Sieur
>> Dupré, accorder au Sieur de la Poupardière Arrêt de Commiffion à l'effet
> de T'afligner en la Cour aux délais de l'Ordonnance, : pour voir dire que, yI6
, au profit du Sieur Dupré: joignant lefdits appels & y fefant droit
>> par un feul & même Arrêt, fur l'appel principal 2 mettre Lappellation & Sen-
> tences dont efl appel au néant ; émendant..
en ce qui touche le Sieur
>> Dupré, accorder au Sieur de la Poupardière Arrêt de Commiffion à l'effet
> de T'afligner en la Cour aux délais de l'Ordonnance, : pour voir dire que, yI6 --- Page 15 ---
]
>>
[n
lomifion (r) de prononcerpar. le premier Juge la
>> ftion de Le Sentence du 15 Avril
Jur converfor d'appel en oppo1788,formiet pardevant lui
> Poupardière, donner acte à
par le Sieur de la
ce dernier DE CE DENI
>> autres énoncés &
DE JUSTICE, & tous
juftifics en ces préfentes , & de toutes
>> féquence EN PRISE A PARTIE
fes réferves en conenvers & contre tous
> ftatuant alors tant fur l'appel des Sentences
qu'il appartiendra : &
> fur
des 7 (2) & 28 Juillet
que: l'appel incident ci-deffius interjeté de ladite Sentence
dernier,
> 1788, mettre l'appellation & ce dont eft
du 15 Avril
>> damner le Sieur
à
appel au néant ; émendant, conDupré tenir compte au Suppliant de la
> & des titres au foutien fur la facceffion Martin & le Sieur créanceiluiremife,
>> faire le recouvrement 2 offrant de lui rembourfer
Duverger,pouren
>> avoir faits, d'après les états certifiés &
les frais qu'il jufifiera
> de la partdes Sieurs
alloués, fauf en cas de conteftation
Daubagna 2 Trigant &
> de précompter frr ladite
Compagnie, &cà défaut par eutx
créance, O1l de remettre la
>> au Suppliant par le Sieur Dupré, ordonner
reconnoiflance fournie
> tiendra lieu, & vaudra audit Sieur
que votre Arrêt à intervenir en
Dupré pleine & entière
> créance envers le
décharge de ladite
Suppliant 2 pour en tenir compte comme il avifera
> Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnie; à fon lieu &
auxdits
* qu'il leur a
place, en vertu du titre
fourni, 2 & de l'abandon qu'il lui en fait ci-deffus : &
> condamner ledit Sieur Dupré à remettre au Suppliant dans le néanmoins
> 24 heures de votre Arrêt à intervenir.
même délai de
, 1° le billet de IO
> gratification, 2°celui de fix pour cent de commifion
portugaifes pour
> faufà ftatuer par la Cour 7 fi elle avife bien qu'illui avoit confenti;
que
foit, à ce doit
> nir pour fcs peines & foins en cas de rentrée de ladite créance qui lui revcaux termes de
(1) Remarguer que les deux Sentences du 7 G du 28 Juillet
Tautrefur cette converfion d'appel : la premièr: en déboutant de prononcent l'une G
de en me renvoyant de la demande, attendu la
toppoftion ; la JiconEt
que Sentence du 7y avoit déjà fait droit,
cependant on ofe parler de déni de Juftice, onje réferve la
à
les Juges!
prife partie contre
(2) Le Sieur Porpardière interjette appel de la Sentence du 7 Juillet
m'a fait fgnifier le 4 Septembre
1789, qu'il
Jaivant, ayec Jommation de Pexécuter,
ces chofes auzquelles O12 iie s'attend guère.
Voila de
ion ; la JiconEt
que Sentence du 7y avoit déjà fait droit,
cependant on ofe parler de déni de Juftice, onje réferve la
à
les Juges!
prife partie contre
(2) Le Sieur Porpardière interjette appel de la Sentence du 7 Juillet
m'a fait fgnifier le 4 Septembre
1789, qu'il
Jaivant, ayec Jommation de Pexécuter,
ces chofes auzquelles O12 iie s'attend guère.
Voila de --- Page 16 ---
[ 12 1
s fa reconnoiffance; & fauf encore, en cas de conteftation de la part des Sieurs
> Daubagna, Trigant & Compagnic, & à défaut de précompter & de remettre
> les titres, comme il eft dit ci-deffus, à fe prévaloir vers eux comme il
> l'avifera pour l'obtenir s'ille trouve à propos 9 & faute par ledit Sieur
> Dupré de remettre lefdits billets ci-deffus dans ledit délai, déclarer dès à pré-
>> fent, fans qu'il foit befoin d'autre jugement, , lefdits billets ci-deffus &crecon,
> nciffance nuls & de nul effet : faire défenfes audit Sieur Dupré de s'en fervir
> en manière quelconque, fous les pcines de droit. >>
Quelle confufion d'idées ! Quel galimatias !
Mais ce n'eft pas tout. On fe rappelle que le Sieur de la Poupardière
avoit fait oppofition à mon départ pour France, & que j'en avois obtenu main-levée par Sentence en dernier refort du 25 Mai 1789 (1).
Le très-diffus & très-obfcur auteur de ces conclufions va chercher à relever l'appel de cette Sentence dont il ne peut y avoir d'appel, puifqu'elle
a été rendue en dernier reffoit : & par un coup de fon art, il va prendre la Sentence du 15 Avril 1788, rendue un an avant la date de l'oppofition & à la charge d'appel , pour celle du 25 Mai 1789, qui donne
main-levée de cette oppofition, & qui eft rendue en dernier reffort: il
rédige ainfi la feconde partie des conclulions.
>> Statuant enfuite fur autre appel incident des Sentences des 7 & 28 Juillet
> dernier (2), & de celle du 15 Avril 1788, qui, VIL la remife de lu
> créance par ls Sicur Dupré auv Sieurs Daubagna, 9 Trigant G
Compagnic s
9 diboute le Sieur Poupardière de Coppofition par lui
à
B
formée Jon palfage
dowrorippeln pour France : mettre l'appellation alt néant ; émendant, Vu que le Sieur
>> Dupré a fait cette remife fans lc confentement du Suppliant; : qu'il n'aP voit ni titre, ni pouvoir, ni qualité pour fe défaifir de cette créance,
9 ni les Sieurs Daubagna, 2 Trigant & Compagnie pour la recevoir, at-
(1) Olfervez bien la date de ceste Sentence, 6 qui'elle efe en dernier reffort,
(:) Que cela efl bien trouvé! Un appel incident par la méme partic de
deux Sentences dont elle ef appelante au principal! . Et, ce quilya de mieux >
clefh pour la troifeme fois qu'il demande qu'on Patue fiur Pappel de ces Sentences. Ce que c'ofe que l'efprit!
ni les Sieurs Daubagna, 2 Trigant & Compagnie pour la recevoir, at-
(1) Olfervez bien la date de ceste Sentence, 6 qui'elle efe en dernier reffort,
(:) Que cela efl bien trouvé! Un appel incident par la méme partic de
deux Sentences dont elle ef appelante au principal! . Et, ce quilya de mieux >
clefh pour la troifeme fois qu'il demande qu'on Patue fiur Pappel de ces Sentences. Ce que c'ofe que l'efprit! --- Page 17 ---
> tendu que c'eft un dépôt
le [333
> clarer ladite
que Sieur Dupré à violé
oppofition à fondit
par cet ade; dé-
>> bonne à tenir; dire en
paffage bonne & valable, 2 la
>> & demeurera, nonobftant conféquence & juger que le Sieur Dupré juger
>> refponfable de
cette remife induement faite
fera
cette eréance, 6 le
,
> foit les titres conftitutifs
condamner méme par corps pefonnellomene à
>> pliant, foit les
de ladite créance, & à les
reprefencer s
fommes
la
remettre ail
> &
fauf,
qui compofent tant en
Sup"
frais,
en cas
principal
>> Trigant &
d'acceptation d'icelle par les Sieurs qu'intérêts
> pour la Compagnie, aux fins des conclufions
Daubagna, $
décharge du Sieur
ci-deffus, à être flatué,
En lifant ces conclufions, Dupré, ce qui fera Vul appartenir 4,
que le Sieur de la
qui ne font cependant que le tiers de
accoutumés
Poupardière a mifes à la fn de fa
celles
au ftyle du barreaut,
requête 7 les gens peu
teront de rire.
bâilleront ; ceux qui font du métier éclaPour moi, j'en rirois tout comme
dière s'étoit borné à cette farce
un autre, fi le Sieur de la PouparMais on fabrique fous fon grotefque & ridicule.
affez bas, affez
nom une impofture abominable: &
lomnie
vil, pour fervir de manteau au
il eft
: ce n'eft plus d'une demande
lâche auteur de cette Caplus honteufe, c'eft d'une
ridicaule, c'eft de la difamation la
Je Tavouerai; j'ai été imputation d'ufure que je dois me défendre.
fe décider à lui
long-temps à concevoir comment on
Un libelle
permettre de faire imprimer de
avoit pu
infâme par lequel on cherche
pareilles horreurs, Quoi!
tation d'un Citoyen, mais encore à
non-feulement à noircir la
d'une maifon de commerce
détruire de fond en comble le crédit répula plus lâche & de la confidérable ; ce fruit abominable de la haine
plus noire
d'impoftures, que plufieurs Avocats calomnie; ce tiffu de menfonges &
le leur a préfenté pour le revêtir de ont leur repouffé avec horreur quand on
fernale a pu trouver grace aux
d'un fignature : cette production inque la cenfiure, G elle autorife la yeux
cenfeur public : Qu'eft-ce donc
que fon auteur apporte la moindre publicité d'un libelle difamatoire, fans
Mais je me tais.. Le mal eft fait preuve au foutien de fes
médieroit
: l'amertume de mes allégations
pas.
plaintes n'y reHeureufement pour moi, les auteurs du
récit de plufeurs circonftances
libelle ont voulu orner leur
qui me fournifent de quoi les confondre.
G elle autorife la yeux
cenfeur public : Qu'eft-ce donc
que fon auteur apporte la moindre publicité d'un libelle difamatoire, fans
Mais je me tais.. Le mal eft fait preuve au foutien de fes
médieroit
: l'amertume de mes allégations
pas.
plaintes n'y reHeureufement pour moi, les auteurs du
récit de plufeurs circonftances
libelle ont voulu orner leur
qui me fournifent de quoi les confondre. --- Page 18 ---
[14]
La fcène honteufe dont il leur a plu dc mc faire jouer le principal
rôlc, s'eft paffée felon enx, dans la maifon du Sieur de la Poupardière.
Pour qu'elle ait pu avoir lieu, il faut préalablement que j'aie été au
moins une fois dans fa maifon.
Or, de ma vie je n'ai mis les pieds dans la maifon du Sieur de la
Poupardière. Si quelqu'un dit m'y avoir jamais VI, je confens d'être
traité comme le Sieur de la Poupardière mérite dc T'être, c'eft-à-dire,
comme le plus vil & le plus méprifable de tous les hommes.
Il eft donc évidemment faux que j'aie fait au Sieur de la Poupardière > 2
la propofition de lui acheter fa créance à cinqrante pour cent de perte : fes
imputations d'ufitre, fon courroux prétendu, & ma fortie précipitée de fa
maifon font donc des fables. Cette fcène oût il fe peint fi terrible, écumant de colère & m'effrayant par un feul de fes regards ; l'oubli de mon
chapeau chez hi, oit je n'ai jamais entré, & tout ce récit auquel on
a voulu donner un air de vraifemblance en l'ornant de cette mifé: able
anecdote, font donc évidemment autant de menfonges & d'impoftures.
Ce n'eft pas tout; pour renforcer le tableau 9 il a plu au Sieur de la
Poupardière & à fes croupiers de fabriquer une autre fable encore plus
mal-adroite 9 & plus aifée à détruire que la premicre.
On n'en voit ni le but ni Putilité pour lui; cependant il la foutient
avec une opiniâtreté & une-effronterie incroyable.
Je veux parler de cette prétendue mention qu'il dit avoir été faite d'un
billet de dix portugaifes qu'il réclame, 8 d'une autorifation exigée de lui
par les Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnic pour me payer CC billet,
& # la commiffion de fix pour cent fur les recouvremens.
J'ai déjà dit que cette affertion cft une fable. Et en cfct,le tranfport
ne contient ni dircâtement ni indirectement cette mention qu'il dit être
exprefe.
Voilà cependant ce qui fert de fondement à fes imputations d'ufitre. C'eft
fur deux impoftures 2 démontrées telles, que les autcurs du libelle ont
bâti tout leur édifice.
Impudens calomniateurs ! Vous vous êtes pris à votre propre piège.
Et toi, vil inflrument de la haine d'un ennemi affez lâche pour fe cacher
fous ton nom, tu apprendras à tes propres dépens, qu'on n'attaque pas
-
ilà cependant ce qui fert de fondement à fes imputations d'ufitre. C'eft
fur deux impoftures 2 démontrées telles, que les autcurs du libelle ont
bâti tout leur édifice.
Impudens calomniateurs ! Vous vous êtes pris à votre propre piège.
Et toi, vil inflrument de la haine d'un ennemi affez lâche pour fe cacher
fous ton nom, tu apprendras à tes propres dépens, qu'on n'attaque pas
- --- Page 19 ---
[15 ]
impunément la réputation d'un Citoyen par des
fr: les Tribunaux
noirceurs inventées à
ne peuvent me refufer
&
plai.
injure auffi publique & auffi atroce,
réparation vengeance d'une
Je paffe à l'examen des conclufions que le Sieur
contre moi, Que me demande-t-il?
de la Poupardière prend
I", Que je lui remette fon doflier contre la ficceffion
Sieur Duverger, , ou que je lui paie le
Martin & le
mon recours contre les Sieurs
montant de cette créance, fauf
2°. Que je lui rende l'autorifation Daubagna, 3 Trigant & Compagnie,
cent de commiffion à la
qu'il m'a donnée d'accorder fix pour
perfonne qui feroit chargée du
3". Que je lui remette un billet de dix Porrugaifes
recouvrement,
fait pour gratification, 2 en Cas de rentrée de fa créance. qu'il prétend m'avoir
4". Que la Cour le reçoive appelant de la Sentence
levée de l'oppofition par lui formée à
qui m'a donné mairtion foit jugée valable & bonne
mon départ; & que cette oppofià tenir.
Voila, autant que je le puis croire, à quoi tend le
fes conclufions contre moi,
fatras obfcur de
Quant au premier chef, par lequel il veut me rendre
montant de fa créance, en
refponfable du
de fon doffier,
1787, 3 dès la première demande
2 je lui ai répondu que j'étois prêt à le lui qu'il m'a faite
qu'il me rapportât un confentement des Sieurs
remettre, 3 pouryu
pagnie, à qui il a tranfporté fes droits fir la Daubagna, Trigant & Compouvois -je lui répondre autre chofe, majeure partie de cette créance;
fignifié
puifque le tranfport m'avoit été
En 1789, il a accédé aux conditions fous
gna, Trigant &
lefquelles les Sieurs DaubaCompagnie ont confenti à le laiffer fortir de
conditions mentionnées dans le confentement
prifon. Ces
gna, Trigant &
par écrit des Sieurs Daubaa mis fon
Compagnie, au bas duquel le Sieur de la
récépiffé, étoient que les Sieurs
Poupardière
pagnie garderoient DANS LEURS
Daubagna 2 Trigant & Comfaire
MAINS le tiere dont efl
pourfiivre le recouvrement G en rendre compte
queflion pour en
Pour que les Sieurs Daubagna,
après s'étre payés.
Trigant & Compagnie puffent pour-
ant &
par écrit des Sieurs Daubaa mis fon
Compagnie, au bas duquel le Sieur de la
récépiffé, étoient que les Sieurs
Poupardière
pagnie garderoient DANS LEURS
Daubagna 2 Trigant & Comfaire
MAINS le tiere dont efl
pourfiivre le recouvrement G en rendre compte
queflion pour en
Pour que les Sieurs Daubagna,
après s'étre payés.
Trigant & Compagnie puffent pour- --- Page 20 ---
[16]
fuivre le recouvrement de ce doffier, il falloit bien
le
miffe.
que je leur reAuffi, lorfqu'en, demandant le 25 Mai 1789 la main-levée de
tion formée par le Sieur de la Poupardière à mon
l'oppofide la
remife ce
de doffier entre les mains des
départ, j'excipai
pagnie, le Sieur de la Poupardière fe borna-t-il Sieurs,Daubagna, Trigant & comalors, malgré toute l'envie
qu'ila avoit de mc fitfciter un nouveau procès > à me demander le dépôt du
récépiffé que j'avois en foin de me faire donner par les Sieurs
Trigant &c Compagnie - en, leur remettant le doffier.
Daubagna,
Il forma une demande en Juftice contre moi, fir ma déclaration
remis fon doffier aux Sieurs Daubagna , Trigant & Compagnie
d'avoir
récépiffé ; & c'eft fur cette demande qu'eft intervenue la 2 moyennant
Juillet 1789 dont il a interjeté appel après l'avoir
Sentence du 7
l'avoir fait
exécutée, 2 & après me
fignifier pour me forcer à l'exécuter. Il veut faire
cette Sentence en ce qu'elle ne m'a pas condamné à lui tenir réformer
montant de fon doffier, attendu LA VIOLATION DU DÉPOT compte du
confié,
qu'il m'avoit
Pourroit-on s'imaginer, 2 fi fa requête n'exiftoit pour le
a lui-même expreffément conclu à ce
confondre, qu'il
qu'ordonne cette Sentence ?
Voici les conclufions de fa demande.
> Qu'il vous plaife, lui permettre de faire appeler.
le
>> Dupré..
pour voir dire qu'il fera tenu de
Sieur
> greffe, foit en l'étude de M, Lorcilhe,
dépofer, 2 foit en votre
Notaire, la
lui
>> été donnée par les Sieurs Daubagna
décharge qui
a
2 Trigant &
des
>> de créances.
fur le Sieur Duverger & la Succeffion Compagnie, titres
9 le Suppliant lui avoit confiés
Martin, que
pour en faire le recouvrement
% charge lui étant
; cette dénéceffaire, pour étre fondé à les réclamer
> Danbegna, Trigant 6 Compagnie, fi mieux n'aime le defdits Sieurs
* mettre au Suppliant ladite
Sieur Dupré re-
>> Suppliant de hi
décharge en original ; aux offres que fait le
en donner bonne & valable
ce
> d'opter.
décharge 2 qu'il fera tenu
f non & faure par lui de ce
voir dire
> donner qu'il fera & demeurera
faire,
& or9 du montant defdites
garant & refponfable envers le Suppliant
créances >,
J'ai dépofé cette décharge, ainfi que la Sentence l'a ordonné de
mon
confentement.
>> Suppliant de hi
décharge en original ; aux offres que fait le
en donner bonne & valable
ce
> d'opter.
décharge 2 qu'il fera tenu
f non & faure par lui de ce
voir dire
> donner qu'il fera & demeurera
faire,
& or9 du montant defdites
garant & refponfable envers le Suppliant
créances >,
J'ai dépofé cette décharge, ainfi que la Sentence l'a ordonné de
mon
confentement. --- Page 21 ---
confentement, Le Sieur de la [17]
de l'aête de dépôt, Il avoit Poupardière produit lui-même une expédition
demandé ce
tous les titres defe créance des
dépôt, pour étre fondé à réclamer
aujourd'hui c'eft de moi qu'il Sieurs les Daubagna, Trigant 6 Compagnie : &
condamne, de mon
réclame! La Sentence du 7 Juillet me
moins à
confentement, à faire tout ce qu'il
2 l'entendre, cette Sentence eft le fruit
demande; & néandéni de Juflice : il faut lui réferver le
de la partialité; c'eft Zln
Juges quil'ont prononcée !
droit de prife à partie contre lès
De pareilles conclufions ne font-elles le
Ja mauvaife foi? Mais rien n'eft
pas comble de l'infolence & de
pour fes
facré pour le Sieur de la
prétendus amis. Quiconque ne fe laiffe
Poupardière ni
que hypocrite, 5 eft un monftre à leurs
pas féduire par leur mafIl a limité Jui-même fes droits
yeux.
face de la Juftice; il m'a demandé dé envers moi par un contrat formé à la
dépofer le récépiffé des
bagna 2 Trigant &
Sieurs DatiGompagnie 9 pour être fondé à
doffier: : je l'ai fait : ce n'eft donc plus de moi,
réclamer d'eux fon
Trigant & Compagnie,
mais des Sieurs
> qu'il doit le réclamer.
Daubagna,
II eft donc évidemment non-recevable
à cet égard contre moi.
dans les conclufions qu'il prend
Il me demande en fecond lieu la remife de Pautorifation
commiffion de fix pour cent en faveur de I'Huiffier
relative à la
ment de fa créance,
chargé du recouvreJe lui ai offert dans le temps de lui en faire la
confignée dans un atte judiciaire du 24 Mars
remife; cette offre eft
la lui remettre quand il voudra la
1788. Jé fuis encore prêt à
recevoir.
Mais il l'a refufée plufieurs fois, fous
auffi un billet de dix
prétexte quie je. dois lui remettre
portugaifes qu'il prétend m'avoir fouferit
tification en cas de rentrée.
pour graJ'ai déjà obfervé qu'il a été réellement convenu
Poupardière & moi,
entre le Sieur dé la
9 qu'il me donneroit fix cent foixante livres' de
tification, dans le cas oit je férois 'rentrer le
graj'ai dit & je le
montant de fa créance : mais
répète, qu'il n'y a jamais eu de billet
pour cet objet, &cque je me fais contenté de faite
foufcrit par lii
Diention de cette proC
graJ'ai déjà obfervé qu'il a été réellement convenu
Poupardière & moi,
entre le Sieur dé la
9 qu'il me donneroit fix cent foixante livres' de
tification, dans le cas oit je férois 'rentrer le
graj'ai dit & je le
montant de fa créance : mais
répète, qu'il n'y a jamais eu de billet
pour cet objet, &cque je me fais contenté de faite
foufcrit par lii
Diention de cette proC --- Page 22 ---
L18 ]
mefle dans la reconnoiffance que je lui donnai de fon doffier le 22
tembre 1786.
SepCette obftination à réclamer un billet qui n'a jamais exifté, eft un
menfonge d'autant plus inconcevable qu'il n'a pas même de but réel : car
dès que je déclare n'avoir pas reçu de biliet du Sieur de la
intérêt peut-il avoir à le réclamer
Poupardière 2 quel
2 quand même il exifteroit? D'un autre
côté 7 quel intérêt aurois-je, moi, à en nier l'exiftence ? il s'eft
de
me
donner dix portugaifes en cas de rentrée de fa créance
obligé
, j'en conviens;
dès-que j'avoue que çette convention à eu lieu, , quelle raifon
avoir de nier l'exiftence d'un billet de cette fomme, fi
il pourrois-je
eu un? J'ai beau chercher en quoi le Sieur de la jamais y en avoit
être intéreffé à réclamer CC billet, quand même il auroit Poupardière exifté;
peut
trouve pas : & j'en conclus que cette réclamation n'eft
je ne le
gratuit fait fans but & fans intérêt.
qu'un menfonge
Refte le quatrième chef de fes conclufions, , par lequel fe rendant incidemment. appelant des Sentences des 7 & 28 Juillet 1789 dont il eft
atl
appelant
principal , & prenant la Sentence rendue à la charge déjà
le 15 Avril 1788, pour la Sentence en dernier reffort du
Mai d'appel
il demande que l'oppofition à mon
la France 25
1789;
départ pour
foit déclarée
valable & bonne à tenir.
Je lui demande d'abord où il a pris que la Sentence du Avril
m'avoit donné main-levée d'une oppofition qu'il n'a formée que le 7 Mai
1789.
C'eft une erreur , dira-t-il, j'ai entendu me rendre appelant de la
tence du 25 Mai 1789 qui vous donne réellement main-levée
Senoppofition. Soit. Mais alors je lui demande
de mon
s'il ne faut pas être fou pour
interjeter appel d'une Sentence rendue en dernier refort, dans un
preffément prévu par l'édit du mois de Janvier 1787. Son
cas exévidemment non-recevable.
appel eft donc
Au fond, fon oppofition qui au mois de Mai 1789 n'étoit
miférable chicane, , manque aujourd'hui du prétexte dont il la couvroit qu'une
Il ne m'avoit pas encore fait affigner pour faire ordonner le
alors.
cépiffé des Sieurs Daubagna,
dépôt du réTrigant & Compagnie : il avoit alors
thoins le prétexte de réclamer de moi fon doflier. Mais
au
aujourd'hui qu'il
.
appel eft donc
Au fond, fon oppofition qui au mois de Mai 1789 n'étoit
miférable chicane, , manque aujourd'hui du prétexte dont il la couvroit qu'une
Il ne m'avoit pas encore fait affigner pour faire ordonner le
alors.
cépiffé des Sieurs Daubagna,
dépôt du réTrigant & Compagnie : il avoit alors
thoins le prétexte de réclamer de moi fon doflier. Mais
au
aujourd'hui qu'il --- Page 23 ---
m'a fait
[19 ]
afligner pour me forcer à faire le dépôt du
Daubagna, 9 Trigant &
récépiffé des Sieurs
même doffier,
Compagnie, afin d'être fondé à réclamer d'eux ce
, quelle demande peut-il former encore contre
En tout cas, la Sentence qui m'a donné main-levée
moi
eft rendue en dernier
dans
de fon oppofition
non-recevable
refort
un cas prévu par l'édit. L'appel en eft
(1).
Ainfi il n'eft pas un feu! chef de fes conclufions
doive fuccomber. J'ofe croire
contre moi fur lequel il ne
Mais n'eft
qu'il ne refte pas le moindre doute à cet
ce
pas affez de le faire décheoir de fes demandes.
égard,
moi-n même de former contre lui
Je me dois à
d'injures.
une demande incidente en réparation
On ne peut porter plus loin la diffamation, n'ai
dans T'affaire du Sieur de la
je aucune efpèce d'intérêt
Poupardière avec les Sieurs
Compagnie. On ne m'a mis en caufe
Daubagna 2 Trigant &
dans l'efprit du Public. Il
que pour trouver l'occafion de me perdre
demande
faudroit être aveugle pour ne pas
vengeance à la Juftice du libelle
fous s'en.appercevoir.Je
Poupardière : je
à
publié
le nom du Sieur de la
fais, ne pas pouvoir en douter, de
cette produétion abominable
quelles mains eft fortie
: je fais qui a foudoyé les auteurs
rapfodie, & qui a fourni aux frais de
de cette plate
dière a figné feul : le libelle
l'imprefion. Mais le Sieur de la
ne
Pouparparoit que fous fon nom : je ne peux donc
(r) Le Sieur de la Poupardière ne fe conterte
Sentence en dernier refort qui l'a débouté de
Pas d'interjeter appel dune
Jai publié de nouveau
Jon oppofition.
mon départ pour France. ly a formé une
oppofition : iZ vient d'en étre débouté
nouvelle
du préfent mois de Février. Sans
par autre Sentence en dernier refori du 8
doute il en interjettera encore
Cela
furprendroit guère 5 je m'attends à LOuL de Ja
appel.
ne me
Mais ce qui m'a fingulièrement
part.
due la Sentence qui m'a donné Jupris, c'ef que le jour-mëme oit a été renéné
main-levée de cette nouvelle
formé une autre par le Sieur Duchemin à
oppofition 2. il en a
n'ai jamais rien
mais
qui je ne dois rien, à
di,
contre lequel, à la
été
quije
de former des demandes
vérité,Jai chargé
pour ce qu'il devoit. Quandjaurai obtenu quelguefois
de celle-ci, iZ en paroitra Jans doute une autre,
main-levie
ef que le jour-mëme oit a été renéné
main-levée de cette nouvelle
formé une autre par le Sieur Duchemin à
oppofition 2. il en a
n'ai jamais rien
mais
qui je ne dois rien, à
di,
contre lequel, à la
été
quije
de former des demandes
vérité,Jai chargé
pour ce qu'il devoit. Quandjaurai obtenu quelguefois
de celle-ci, iZ en paroitra Jans doute une autre,
main-levie --- Page 24 ---
.700 A
[a0 ]
m'adreffer qu'à lui. Que fes croupiers, qu'il appelle fes amis, le tirent
maintenant du précipice oii ils l'ont jeté, Stupide inftrument de leur haine &
de leur méchanceté, il attribue à l'amitié les fecours qu'il en a reçus: : & it ne
voit pas que ces lâches fe fervent de fon nom comme d'un manteau qui doit
les dérober à la vengeance des. Loix. Quelle baffeffe de l'une & de l'autre
part !
Comme j'écris moi-même mon Mémoire,je ne puis yjoindre les conclufions
que je dois prendre fur ma demande incidente en réparation. Mais je peux dire
du moins en quoi elles confifteront.
Mon but eft de requérir la fuppreffion du Mémoire publié fous a le nom du
Sieur de la Poupardière; une réparation publique 2 en préfence de fix perfonnes
choifies par moi. Vingt mille livres de dommages-intérêts applicables à la
maifon de la Providence 9 8: l'affiche de l'Arrêt à intervenir.
L'atrocité des imputations que me fait le Sieur de la Poupardière m'autoriferoit fans doute à conclure à de plus fortes réparations. Cet impudent
fonnage ofe m'accufer D'USURE. Oùr font tes preuves, audacieux calomnia- perteur 2 En as-tu une feule à produire à l'appui d'une accufation aufiflétrifante?
non feulement ton récit n'eft foutenu d'aucune efpèce de preuves ( ce qui
fuffiroit pour te faire déclarer coupable de calomnie ) mais tu t'es convaincu
toi-même de menfonge & d'impofture en plaçant dans ta maifon la fcène oi
tu prétends me faire jouer un rôle infâme. La mal-adreffe de tes croupiers
furpaffe encore leur impudence; ; ils ont oublié de s'informer fi jamais on m'avoit VI venir chez toi.
Non,je le répète, jamais je n'ai mis les pieds dans la maifon du Sieur de
la Poupardière. La fcène qu'il a la mal-adreffe de: m'y faire jouer eft donc
une impofture évidente, Que fes pareils apprennent, par fa punition,
ne
fe joue pas impunément de l'honneur & de la réputation d'un
qu'on
citoyen.
Signé, DUPRÉ.
M
MA-tarraergun --- Page 25 ---
Vowapa
C
M E M
OIR E
OUR le Sieur GUESDON DE LA
Négociant;
POUPARDIÈRE, 5
ONTRE les Sieurs DaUDACNA,
e
TRIGANT
Compngnie, auffi Négocians ;
T contre le Sieur DUPRÉ, tous demeurans
au-Prince,
au Port- --- Page 26 --- --- Page 27 ---
-
- 2 Y
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