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3lobn Cutrr Srolon
Librang
Biroun Ihinersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
- --- Page 5 ---
-
& foulag
defquce li, être envoyées aux lieux de Icur defNégot.particuliers de faire partir leurs lettres
de Sa M,la charge par, eux de faire paage lc
Pans cette ucmblée augufte, les encoutMas 4
M E 0
M OIR E
POUR LES NÉGOCIANS
DE LA PROVINCE DE GUIENNE,
SUR P'établifement des Paquebots 6 fier. la Taxe
des Lettres 3 fixée par PArrêt du Confeil, du
20 décembre 1786, qui n'a éte conm . Bordeaux
que le ZO mars 1787.
commerce dit
Le.
(a uI1l grand homme) eft la feve d'un Etat.
C'eft cette grande vérité, cette vérité que nul pacriore ne
ni
ne doit méconnokre, qui oblige les Négocians de la province peut de
Guienne à faire leurs repréfentations fur le nouvel impôt dont le
commerce du royaume eft menacé,
Le commerce maritime de France eft devenu, depuis trente
années, fi important, que l'on peut avancer, fans crainte d'être
contreditr, qu'il eft le foutien de fEtat, la fource de fes richefles,
A
Me, G * DUBOIS *, --- Page 6 ---
commerce,
e, a dû fon acles loix &c dans l'adque lanJe pourroir
fois fervit de reffource dans
ue
des Matelots,
Ue commer L > I
qui forma, pour Puiffance la patrie, maritime, &
les calamités publiques,
pour une
font inutiless ce D
claffe dhommes inappréciable fans lefquels les Matelots dc T'État, & lui
ramaffa des tréfors ,
& vivifie les enereprifes de fes rivaux;
commerce, qui alimente pour fe faire re(peêer ou borné,
en paix des moyens lequel tout autre eft précaire
prépare
cnfin, fans deux doigts de fa perte.
& de
ce commerce eft cependant à
les ifles de France
ou ruineux,
des paquebots pour fous lc Vent, déterminé par
Léalblifement
du Vent &
celui d'unc taxe
Bourbon, & les Antilles du 14 décembre 1786, fixé par l'arrêt du
les arrêts 8c réglemens venant des Colonies,
les habirans
lettres allant ou
de tous
fur les
excitent les réclamations
2 Négocians, >
du même mois,
, Laboureurs,
de Guienne. Magiftrats Matelors, 8c. tous indiltingede la province Marchands, Ouvriers, communes 5 chacun en parCitoyens,
voeu pour la caufe
d'un Aéau , qui, sil
ment n'ont qu'un
font menacés
ac-
& tous en général,
fera du moins roujours
ticulier, abfolument deftruêteur,
à
ne devient
eux & pour PEtar. veut le Roi. Ces paroles,
cablant &c pour bonheur du peuple, f
qui les diata, proSi veut le
dignes du coeur paternel doivent fans doute
jamais mémorables, bouche d'un grand Miniftre, alarmé des maux
noncées par la
français 7 déjà vivement des arrêts des 14 &
raffurer le peuple réfalteronr de l'exécution
imnombrables qui & de leurs fuites défaftreufes. génent fa
décembre 1786,
qui, en général,
des entraves
Délivrer le commerce
les diata, proSi veut le
dignes du coeur paternel doivent fans doute
jamais mémorables, bouche d'un grand Miniftre, alarmé des maux
noncées par la
français 7 déjà vivement des arrêts des 14 &
raffurer le peuple réfalteronr de l'exécution
imnombrables qui & de leurs fuites défaftreufes. génent fa
décembre 1786,
qui, en général,
des entraves
Délivrer le commerce --- Page 7 ---
circularion, & foulag
des objets fur lefquce là, être envoyées aux lieux dc leur deffon attention.
de faire partir Icurs lettres
La confiance des Négot.particuliers
les vues bienfaifantes de Sa Ni.la charge par. eux de faire paage le
des Membres qui compofent cette ncmplée augufte, les encouleurs réfcxions fur Tétabliffement de ces paquebots
ragel à préfenter
& fur l'impôe qu'ils entraînent.
décembre
Les arrêts & réglemens du Confeil, des 14 8 20
1786, femblent fournir eux-mêmes, au commerce, des moyens
folides de réclamation.
d'une maniere
Le préambule de l'arrêt du 14 décembre, dit,
Sa Majefté entend que cet érabliffement ne puiffe
expreffe, que
être nuifible aux opérations du Négociant.
L'article Ier, dudit arrêt fixe les ports de Bordeaux & du Havre
l'armement de ces paquebors, 8 les époques auxquelles ils
pour
devront partir.
des Officiers
lefdits paquebots, & en
L'article II traite
pour
tegle la difcipline. le feur Lecoulteux de Lanoraye de l'admiL'article III charge
niftration dc ces paquebots.
arrêts, l'un relatif à la
L'article IV prépare à deux nouveaux
intérieure defdits paquebots > & l'autre aul fervice des
police
lettres. L'article V en ordonne l'exécution, > & déroge à tout autre
contraire.
l'arrêt dudit
Le réglement du 14 décembre, en interpréranc
jour, fixe, fçavoir :
de frêt des marchandifes & da
L'article I"., le tarif du prix
paflage des paffagers.
L'article 11, la route que devront tenir les paquebots.
intérieure defdits paquebots > & l'autre aul fervice des
police
lettres. L'article V en ordonne l'exécution, > & déroge à tout autre
contraire.
l'arrêt dudit
Le réglement du 14 décembre, en interpréranc
jour, fixe, fçavoir :
de frêt des marchandifes & da
L'article I"., le tarif du prix
paflage des paffagers.
L'article 11, la route que devront tenir les paquebots. --- Page 8 ---
: devront être remifes
paquebots deftinés pour
Érats-Unis de TAmé
i
spourles)
La
rique feprentrionale.
dans le cas de retard d'arrivée au
L'article VI, l'ordre à fuivre
licu de la deftination.
X,X1 & XII, la police à fuivre
Les articles VII, VIII, IX,
à frêt.
& les marchandifes
pour les palfagers XIlI, les obligations des Capitaines. dans les ports du
Larticle
la direétion des paquebors
L'article XIV,
AdmiHavre & de Bordeaux.
les Gouvemen-Généaxd &
L'article XV concernc
niftrareurs des Colonies.
défenfes aux Capitaincs de ces paLarticle XVI contient des
& de faire le comde fc charger de lettres & paquets,
P
quebors les
qu'ils encourent.
& déroge à
merce, & peines
l'exécution dudit arrêt,
L'article XVII ordonne
contraire:
affiché à Bordeaux
tout autre
du 20 décembre 1786, les
y
L'arrêt du Confeil,
plus expreflif que
précédens
le 1O mars 1787 feulement,
entre
traite, fçavoir : la néceffité d'établir ue correfpondance
de
Le préambule,
-.
du
Ia France & les Colonies.
des lettres au paiement
Larticle I"., de taftjenilfement
droit fixé par ledit arrêt. lettres allant ou venant des Colonies,
Larticle II affimile les
Oll en
au tarif de 1759les lettres allant aux Colonics, & de
L'article III ordonne que
aux' bureaux du Havre
feront d'abord remifes
Bordeaux,
revenant,
correfpondance
de
Le préambule,
-.
du
Ia France & les Colonies.
des lettres au paiement
Larticle I"., de taftjenilfement
droit fixé par ledit arrêt. lettres allant ou venant des Colonies,
Larticle II affimile les
Oll en
au tarif de 1759les lettres allant aux Colonics, & de
L'article III ordonne que
aux' bureaux du Havre
feront d'abord remifes
Bordeaux,
revenant, --- Page 9 ---
Bordeaux, pour, de là, être envoyées aux lieux de leur deftination.
L'article IV permet aux particuliers de faire partir Icurs lettres
par les navires marchands, à la charge par eux de faire payer le
port fixé par le tarif.
L'article V accorde aux Capitaines des navires marchands, le
port gratis de leurs propres lettres ou de celles de leurs Armateurs, jufqu'à la concurrence du poids de vingt onces feulement,
& les oblige à remettre ce paquet aux Direéteurs des Bureaux,
être renfermé dans la malle dont il fera chargé, & lui être
pour
rendu par le Direéteur du Bureau du lieu de fa deftination, &
fixe la rétribution accordée à ces Capitaines, pour le port de la
malle, à 15 fols par livre pefant.
L'article VI prononce la punition des Capitaines qui feront
chargés de quelques lettres particulieres.
L'article VII ordonne que le port des gazettes & papiers publics, fera payé double de. ce qu'il eft aujourd'hui.
L'article VIII permet aux Adminiftrateurs des Poltes d'établir
des Employés dans les Colonies.
Le tarif annexé audit arrêt fixe le port de la lettre fimple
jufqu'au poids d'une once, à vinge fols, & ordonne que tout
ce qui fera au-deffus d'une once > paiera dix fols pour chaque
once en fus de la premiere.
Voilà l'efprit de ces arrêts & réglemens. Nous les avons déduits par ordre: ; détaillons maintenant les maux qui réfulteront
infailliblément de leur exécution 5 & fans nous écarter des principes que nous avons établis, n'oublions pas que nous fommes
Français & Patriotes.
Avant d'entrer dans l'analyfe que nous nous propofons, il eft
effenticl de faire conmoitre la fituation locale des Ports du
Havre & de Berdeaux.
B
ces arrêts & réglemens. Nous les avons déduits par ordre: ; détaillons maintenant les maux qui réfulteront
infailliblément de leur exécution 5 & fans nous écarter des principes que nous avons établis, n'oublions pas que nous fommes
Français & Patriotes.
Avant d'entrer dans l'analyfe que nous nous propofons, il eft
effenticl de faire conmoitre la fituation locale des Ports du
Havre & de Berdeaux.
B --- Page 10 ---
minures. de
fitué par les deux idegrés quatorze
degrés
Le Havre eft
de Paris 5 & par les quaranteneuf de la Seine >
longitude, méridien de.lacitude ,à Tembouchure
au fud,
trenté-trois minutes
du nord, nord-oueft,
coule dans cette partic,
de
qai
trente-trois minutes
fud-cft. eft ficué parles trois degrés les quarante- - cinq degrés
Bordeaux méridien de Pariss & iembouchure par
de la Gironde,
longinude, minutes de latinude,à nord-clt & fud - oueft. L'entrée les
trene-cinq coule dans cette partic d'écueils fi dangereus., que réfur
qui
riviere eft entourée
en hiver, de fe
de cette
forcés, prefque toujours
bâtimens font
de nouveaux moyens
gier dans les Pertuits. dans ces fituations, , occafionnés par l'étaNous trouverons
qui peuvent être
déterminé. o
prouver les malheurs & limpôe quils ont.
pour le
pour
sélevera
:
blifement des paquebors,
fans doute ne
juf
Ireft de fait, 8c perfonne du commercc d'ourre-mer, le moindre
contefter, que depuis Vorigine n'a jamais fouffert 5 cimenqu'à cc jour, 1 la Scorrefondance Yunion intime du commerce de ce corps
inconvénient. Erablie par réciproque, ame invifible elle n'a jatée par cette confiance la vigilance des Capitaines, non jamais, perprécieux 5 foutenue moindre par altérarion. Jamais, des lettres, & tous
mais éprotivé la de la violation du dépôt leurs, fans pas un
fonne ne seft plaint
ont reçu les
ni greveufe, ni
quelconques
n'étoit
les particuliers maniere de correfpondre claffes. Les Poftes maridéficit. Cette
ou aux autres
du foin de les
détagréable au commerce le bien public fe chargeoienr chacune de celles
times écablies pour circuler 5 & deux fols pour
du vaiffeau,
remettre oul les faire
les lieux de Tanterrifemenr
que le
étoient deftinées pour
lon exigeoir 5 rétribution fon
qui la feule rétribution que
lai-mème, pour
éroient
impofée
s'étoit voloncairement
commerce
S
icit. Cette
ou aux autres
du foin de les
détagréable au commerce le bien public fe chargeoienr chacune de celles
times écablies pour circuler 5 & deux fols pour
du vaiffeau,
remettre oul les faire
les lieux de Tanterrifemenr
que le
étoient deftinées pour
lon exigeoir 5 rétribution fon
qui la feule rétribution que
lai-mème, pour
éroient
impofée
s'étoit voloncairement
commerce
S --- Page 11 ---
propre avantage, & le foutien de cet établiflement utilc.
Six paquebors pour les Colonies font fixés au Havre, & fix à
Bordeaux. Ce nombre eft-il fuffifant ou non : EA-il néceffaire
ou nuifible P C'eft CC que nous allons difcuter.
Le nombre de douze paquebors s eft-il, avons-nous dit,
fuffifant ou non ? L'article IV de l'arrêt du 20 décembre 1786,
en permettant aux Capitaines des navires marchands, de prendre des lettres, prouve affez le contraire, fans qu'il foit befoin
de le développer ici.
Les paquebots font-ils néceffaires ou nuifibles? Cette queftion
& doit même être confidérée fous deux points de vue bien
peut
différens. Dans le premier , O1l doit envifager ces paquebors
néceffaires à l'Etat, quant à lui; Il fembloit même que c'cfit dû
être là l'unique caufe de leur création. Nous difons néceffaires
à l'Etat, quant à lui. Ils le feroient en effet, s'ils avoient pour
objet d'exercer & tenir en haleine les Officiers de la Marine
royale, & former des Matelots. Si chacun de ces paquebots
étoit monté de dix Officiers fupéricurs ou fubalternes, de vinge
à vinge-cinq bons Matelots, & de quarante à cinquante novices
qu'on formeroit à la manceuvre, & qui, une fois inftruits, feroient
renvoyés pour faire place à d'autres alors > & fucceflivement.d'année en année, l'Etat éleveroit des Matelots, claffe
dc fujers d'un prix ineftimable pour uin peuple qui veut avoir
marine
Voilà l'utilité des paquebors, la fcule
une
refpeatable.
qui fe préfente, & la feule qu'on auroit droit d'cn attendre.
Dans le. fecond point de vue, > on doit envifager les paquebots comme onéreux à toutes les parties de l'Erar, autres que
la marine. Il fuffit pour s'cn convaincre, de fuivre par ordre
lcs articles dcs arrêts &c réglemens fuldatés; & c'eft ce que nous
allons faire.
doivent
de France
Ics Colonies,
Douze paquebots
partir
pour
fente, & la feule qu'on auroit droit d'cn attendre.
Dans le. fecond point de vue, > on doit envifager les paquebots comme onéreux à toutes les parties de l'Erar, autres que
la marine. Il fuffit pour s'cn convaincre, de fuivre par ordre
lcs articles dcs arrêts &c réglemens fuldatés; & c'eft ce que nous
allons faire.
doivent
de France
Ics Colonies,
Douze paquebots
partir
pour --- Page 12 ---
avec eux
du mois. Ils doivent emporter d'abord
un chaque premier
du Monde. Ils toucheront
les lettres pour ces parries
où ils féjourneront cinq jours; 5
de la Martinique,
trois jours;
à Saint-Pierre
où ils demeurcron:
de là ils pafferonr à la Guadeloupe, le Cap Français à Saine-Domin- de
& enfin ils feront voile pour .mois ou deux, fuivant l'époque
oû ils refteront un
leur retour. Ne perdons pas de
gue, jcurarrivée, 8c fcront enfuite
vue cette maniere de procéder. de Bordeaux le premier avril
Un paquebor partira du port
la Martinique, la Gua1787. il aura à fon bord les lettres le pour Port-a au - Prince, & toute la.
deloupc, le Cap, Saint-Marc, ,
le
prendra,à fon
bande du fud de Saint-Domingue letttres 5 paquebor fe trouveront accales
qui
retour du Cap en Europe,
fols de
-
paieront vingt
port par
parées pour elle, lefquelles oncc en fus de la premiere once;
lettre fimple, dix fols par
Ol au Havre 5 & dans
le
atterrira à Bordeaux
fuivant le
lorfque paquebor il fera en outre perçu un droit,
le cas de relâche,
tarif de 1759les Iettres des Ifles du Vent
D'après ce mode, qui portera les prendra-t-il à fon palfage
le Royaume : Le paquebor
pour
ou non ?
fixé par le tarif de 1786, deviendra
Le prix du port des letcres,
onéreux à l'Etat & aux fujetss
néceffairement un impôt greveux, bornes
lui font prefcrites, forfranchiflant les
qui
foit
& cet impôt,
à abandonner le commerce,
par
cera bientôt Ics Négocians foit par fon infupporablité.
les pertes quils éprouveront, lettres &
des Colonies, ou
fur les
paquets
Cette perception
au premier afpec, qu'un
elles, qui femble ne préfenter,
prélevée
pour
ou qu'une fomme peu confâquente, une rétridroit modique; fur le commerce, va former cependant
annucllement
bution
P
it
& cet impôt,
à abandonner le commerce,
par
cera bientôt Ics Négocians foit par fon infupporablité.
les pertes quils éprouveront, lettres &
des Colonies, ou
fur les
paquets
Cette perception
au premier afpec, qu'un
elles, qui femble ne préfenter,
prélevée
pour
ou qu'une fomme peu confâquente, une rétridroit modique; fur le commerce, va former cependant
annucllement
bution
P --- Page 13 ---
bution de plus de trois millions chaque année à la
peuple.
charge du
La permifion accordéc aux particuliers de faire
lettres par tel navire qu'ils jugeront à
partir leurs
propos, &
au
pofée Capiraine marchand.de fervir de
l'obligation imcataire du
brouettier à l'Adjudiprivilege, moyennant une fomme de 15 fols par livre
pefant, méritent auffi d'ètre examinées.
Ces fept chefs-de confidération feront les feuls fur
porteront . toutes les obfervations des Négocians dela lefquels
de Guienne. Ils leur fourniffent affez de
province
évidemment les
moyens pour démontrer
conféquences finiftres qui réfulteront de cet établiffemenr. Ils vont donc les fiivre par ordres &
toute
dépouillés de
exagération, comme de tout efprit de parti, ils
teront & ne diront que la vérité, & toutes leurs vues fe n'écoutu bien général.
porteront
<C Libérer'le commerce des diférentes entraves
> la circulation 3
qui en génent
foulager, autant que les
le
> mettent, la partie la plus indigente des circonftances perles vues bienfaifantes de Sa
fisjetss, ce font là
Majefté. Il l'a annoncé à une
augufte Affemblée, & nous pouvons avec confiance en
les fecours, en dévoilant de la maniere la
invoquer
effets que peut produire la perception de plusre(peducufe, les
du 20 décembre 1786.
l'impôr fixé par l'arrêt
Nous avons réduit nos réflexions à fept chefs
courons-les fucceffivement.
principaux. Par-
fisjetss, ce font là
Majefté. Il l'a annoncé à une
augufte Affemblée, & nous pouvons avec confiance en
les fecours, en dévoilant de la maniere la
invoquer
effets que peut produire la perception de plusre(peducufe, les
du 20 décembre 1786.
l'impôr fixé par l'arrêt
Nous avons réduit nos réflexions à fept chefs
courons-les fucceffivement.
principaux. Par- --- Page 14 ---
IO
MIE R CHEF.
P RE
:.
8 du Havre
de Bordeaux
Paguebots à partir
le Vent, font
Douze
du Vent 8 fous
les Antilles
pour
infufifans.
du 20 décembre, N > qui
Larticle. 4 de l'arrêt lettres par les navires
Cela eft prouvé par de faire porter les
la nécelflité
de le répéter.
a reconnu ainfi il feroit inurile
marchands; 5
F.
E M E CHE
DEUXIE
devenir
ne peut
les Paquebots
La route fixée pour
en général.
ruineufe au commerce
que
avril 1787 (avons-
:
de Bordeaux le 1er. les Iles du Vent &
Un paquebor partira
les lettres pour
où il
déjà dit)s il emportera
de la Martinique, rendre
nous
à SaincPierre
fc
Vent 5 il arerrira
lc fixieme, pour
fousle
cinq jours; 5 il en partira aborder; la tempéte l'affaillira
demeurera
oà il ne pourra
& de faire route pour
à la Guadeloupe, d'arriver vent arricre,
pour la Pointe-
& lc concraindra
avec lui les dépêches
toutes ces
emportant
& enfin pour des maux
SancDontinnue,
le Port-Louis, foible partie
à-Pitre, Ja Balle-Terre, Colonic, voilà une
peut-être
Habitans de cette
lettres qui contiendront
Mles.
8 ces
des annécs entieres
vous font préparés,
demeureront
qui forture & votre honneur,
revotre
de ces paqueboes Les
à vous parvenir!
le Capitaine dont il fera chargé.
Arrivé à Sinc-Doningoes des Poftes la malle
& le Port-aumettra au Commis
Saine-Marc
lcs Coyesamctouis,
lettres pour
voilà une
peut-être
Habitans de cette
lettres qui contiendront
Mles.
8 ces
des annécs entieres
vous font préparés,
demeureront
qui forture & votre honneur,
revotre
de ces paqueboes Les
à vous parvenir!
le Capitaine dont il fera chargé.
Arrivé à Sinc-Doningoes des Poftes la malle
& le Port-aumettra au Commis
Saine-Marc
lcs Coyesamctouis,
lettres pour --- Page 15 ---
II
Prince, feront envoyées à leur deftination, & lc.port, qui n'eft
aujourd'hui que de trente fols, argent de la Colonic, fera porté
à fix livres de cette monnoie; fçavoir, le port de Paris à Bordeaux, fuivant le tarif de 1759, 20 fols argent de France, qui
font, argent de l'Amérique, 30 fols; j le même port par le paquebot, qui cft auffi 30 fols; celui du Cap à ces Villes, qui eft
de 30 fols, & qui fera doublé d'après l'efprit dc l'arrêt. Cc fera
alors que cet impôt deviendra greveux 1 infupportable, & que
les Colons fentiront une partic des maux qu'il va leur caufer.
TROISIE ME CHE F.
Le Paquebor prendra, à fon retour pour PEurope,
*
les leutres qui feront accaparées all Cap, Gc.
Ce paquebor, ainfi chargé du tréfor de la Nation, qui réfidera
dans ces lettres, devra arriver à Bordeaux dans le courant du mois
de novembre; les vents & la fituation locale de la riviere de Bordeaux ne lui permettent pas d'y atterrir; il faut qu'il pérife ou relâche à la Rochelle. Alors les lettres des Négocians de cette Ville,
de ceux de Nantes & de toute la Bretagne, qui auront dans ces
lettres des avis, des copnoiffemens, des chargemens faits pour
eux dans les navires partis OLI prêts à partir, ne pourront les avoir
à temps pour fe faire affurers & tandis que l'exclufion promenera
lettres à Bordeaux, & de Bordeaux chez eux, le navire
ces de leurs fonds & peut-être de leur fortune, battu de la
chargé viendra périr fous leurs yeux, & fa perte cngloutira
tempête, les biens & fouvent T'honneur de ces Citoyens. Ce
pour jamais
foible efquiffe du tableau défaftreux
malheur n'eft encore qu'unc
des calamités préparées.
pour fe faire affurers & tandis que l'exclufion promenera
lettres à Bordeaux, & de Bordeaux chez eux, le navire
ces de leurs fonds & peut-être de leur fortune, battu de la
chargé viendra périr fous leurs yeux, & fa perte cngloutira
tempête, les biens & fouvent T'honneur de ces Citoyens. Ce
pour jamais
foible efquiffe du tableau défaftreux
malheur n'eft encore qu'unc
des calamités préparées. --- Page 16 ---
feront enTintérieur du Royaume,,
Les leures-definées pour
ville, > &c leurs port quadruplé
de Bordeanx dans chaque
de lEtar. Alors
voyées bientôt gémir les claffes les'ip plasintifisener mais l'impôt n'en fera pas
fera
naitront en foule.;
lettre fimple venant du
les réclamations
du
d'une
moins perçu, & le prix fixé port à - 3 livres.
Pore-au-Prince à Bordeaux,
d'homme imille fois plus pré
Ec les Matelots, cette a efpece
qui poellare tout 5 cette
cieufe à l'Ecat que lambitieux opuleur armer des vaiffeaux, >
le Royaume ne peut
? Oui
efpece fans laquelle
aufli viétimes de l'exclufion eux
& fe foutenir > ne feronr-ils pas fera plus paniedlisenen fur
fans doute ils le feront 5 &-ce Simprimera. Le fruit de leur
le caraétere de la vexation
deviendra la proie
que de leur courage & de leur intrépidité,
travail ,
d'un privilege exclufif
dc TAdjudicataite
I E M E CHE 1 F.
QUATRI
le
leures des 1fles du Vent pour
QuI portera les
les prendra-tila for paf
Royaume? Le Paquebot
*
ou Hon ? t
le paJage,
de l'arrêt du 20 décembre, , que doit
Il réfulte de Vefpric
& la' Guadeloupe,
à la Martinique
& les traîner
quebor > en pallanr de ces Colonies pour Europe,'
oul atl
prendre les lettres
les apporter enfuite à- Bordeaux infinité
aul Cap Français, pour maniere de procéder 2 une
Havre. II déconle de cette
la province de Guienne., que
fi terribles pour
toutes les proprietés
d'inconvéniens
Toures les forcunes > prouvé ci-devan:
fidée feule épouvante. C'eft ce que nous avons ici, & ce qu'on
feront compromifes
eft inutile de répéter
Bortroifieme chef, ce quil
deftinés pour
au
en doure. Les paquebocs
deaux,
ne fçauroir révoquer
Havre. II déconle de cette
la province de Guienne., que
fi terribles pour
toutes les proprietés
d'inconvéniens
Toures les forcunes > prouvé ci-devan:
fidée feule épouvante. C'eft ce que nous avons ici, & ce qu'on
feront compromifes
eft inutile de répéter
Bortroifieme chef, ce quil
deftinés pour
au
en doure. Les paquebocs
deaux,
ne fçauroir révoquer --- Page 17 ---
deaux, feront forcés prefque
au mars,
toujours > depuislepremier novembre
, de relâcher dans les rades de la Rochclle.
locale delentrée de la riviere de Bordeaux
La fituation
& vinge navires actuellemcnt
> hériffée de dangers,
en relâche à l'ifle
à
& à la Rochelle, font des
d'Aix, la Flote
preuves triomphantes dc la vérité
cet argument, & plus que fuffifantes pour convaincre le de
attentif que les Négocians de la province de Guienne n'en public impofent point, en calculant ainfi qu'ils l'ont fait.
CINQUIE M E CHE F.
LEprix du port des lettres deviendra Z12 impôt
greveux,
onéreux. à PEtar 6 auxc Sujets, 8c.
Les vérités renfermées dans ce chef de nos réfexions,
vent être difpurées. Déjà, > depuis le malhéureux convoi de ne Porto- peuRico, caufe cruelle de tant de ruines & de tant de défaftres,
le commerce des Colonies, qui ne fe foutient que par l'économie, ne peut: plus fupporter d'autres charges. Les calamités
qui ont, en 1786, ravagé une partic de
coûtent des fommes immenfes à la Province. Saine-Doningue, Les chantiers de la
conftruéion abandonnés à Bordeaux
huit navires dont
> puifqu'il n'y refte plus que
fix y font depuis 1782 (1), & que nul conf-
(1). Il n'y-a, dans cet infant, à Bordeaux, s que neuf navires
les chantiers 3 un au fieur Latus, qui eft pour les
fur
ne doit point faire nombre 3 & huit autres,
Efpagnols , & qui
Pichon
s fçavoir > un aux feurs
freres, un au fieur Coureau cadet, un au feur
un au
fieur Guibert, un au fieur Julien cadet, un au fieur Bidaud Picaud,
&
deux au fieur Bertrand ou Vincent. Ces fix derniers font commencés jeune > &
prefque finis depuis 1782.
D
3 un au fieur Latus, qui eft pour les
fur
ne doit point faire nombre 3 & huit autres,
Efpagnols , & qui
Pichon
s fçavoir > un aux feurs
freres, un au fieur Coureau cadet, un au feur
un au
fieur Guibert, un au fieur Julien cadet, un au fieur Bidaud Picaud,
&
deux au fieur Bertrand ou Vincent. Ces fix derniers font commencés jeune > &
prefque finis depuis 1782.
D --- Page 18 ---
vaiffeaux revenant
monter 5:1 trente ou quarante
> dont
truéteur n'ofe en du fable & des pierres pour le chargement, fret tombé dans
des Colonies avec dans les perturis (1)31 même qui ont le
partie font de relâche
deniers pour ceux
aux Iles
les Ancilles, à: quatte des étrangers, fur-tout
eftoutes d'en obtenir 5 linterlope
maritime des pertes
bonheur
au commerce
fur les autres
du Vent 5 tout. préfente
manquer de réjaillir il ne peut foutenir
frayances qui ne fgauroient de, tant dimpôts,
clalles. Ecrafé fous le, poids lettres; il lui eft abfolument greveux, onéreufe
celui de la taxe des
véritablement
encorc
deviendra
du com-
& fa percepion, en l'arrénuant, vrai que Tineeruption d'odil réfulte
puifquil eft évidemment
des droitss
à TEct,
vuide dans la perception
déficit d'autant plus
merce caufe un
du Royaume :
multidéficit dans les reyenus les
par les entraves
un
tous jours
devenir total pour
conféquene , quacroifane les Négocians 2 il, pourra foutenir. à cette
plices quéprouvenr
ne peuvent plus
leur tra-
:
Les Commergans contraints dabandonner
cette partie. d'entraves 5 ils feront
fes ralens & fon induftric,
immenficé utile, de porter: à alétanger du Conrinent Anglovail; l'Artifan
Les champs
fifcale a forcé
le Matelot fon inmépidise.
cruauté
&
d'émigrans quela
les difficuleés
Américain, font couverts nombre va saccroitre par la mere patric.
& leur
àfubfifter dans
de sexparrier, l'Arcifan & le Matelot
grépoareronct
Therefe , la Julie ;
d'arrivé à Bordeaux s l'Aimable Roi, avec du fable
(1) Il y a le Saint-Jofeph s & T'Empereur fntailles de café feuleroents
THeureufe Famille,
avec dix-neuf
& des pierress 5 & la Sagelle,
éricain, font couverts nombre va saccroitre par la mere patric.
& leur
àfubfifter dans
de sexparrier, l'Arcifan & le Matelot
grépoareronct
Therefe , la Julie ;
d'arrivé à Bordeaux s l'Aimable Roi, avec du fable
(1) Il y a le Saint-Jofeph s & T'Empereur fntailles de café feuleroents
THeureufe Famille,
avec dix-neuf
& des pierress 5 & la Sagelle, --- Page 19 ---
SIXIE M E CHEF
LA perception femble ne préfenter, au premier afpea,
qu'un droit modigue, 6 cependant elle va produire
de
de trois millions à la
zne fomme annuelle
plus
charge du peuple.
Le commerce maritime de France a expédié ) pendant l'année
1786, des ports de Bordeaux, Marfeille, la Rochelle, Nantes,
& le Havre, fix cent foixante-dix-neuf navires, fçavoir, Bordeaux
deux cent foixante-douze, Marfeille cent vinge-neuf, la Rochelle
trentc-fept. Nantes cent cinquante-fept, & le Havre quatre-vingt.
On laiffe au génie fpéculatif de la Fifcalité le foin de calculer
combien ces fix cent foixante-dix-neuf navires peuvent porter des
lettres allant ou venant des Colonies 5 on eft fàr d'avance qu'elle
l'a fait à part foi, & que les moyens ne lui manqueront pas pour
s'étendre. Le Aéau dont elle frappe aujourd'hui le Royaume eft
un fûr garant que fes foins ne feront pas épargnés pour préfenter
à l'Adminiftration les réclamations du commerce > comme des
vaines tracafferies dénuées de tout fondement. Mais de quelque
maniere qu'elle compte, elle ne pourra jamais nier la vérité de
& celle de fon produit qui retombe tout à la charge
l'impôr >
du peuple.
Il eft une conféquence non moins intéreffante que les précédentes, qui découle naturellement du mal que va produire l'exécution de l'arrêt du 20 décembre 1786.
Un navire eft expédié à Bordeaux 5 il eft fur rade à Pauillac,
lieu de rendez-vous pour les bâtimens qui attendent en rivierc
Armateurs OLI tout
les vents favorables pour appareiller; fcs
produit qui retombe tout à la charge
l'impôr >
du peuple.
Il eft une conféquence non moins intéreffante que les précédentes, qui découle naturellement du mal que va produire l'exécution de l'arrêt du 20 décembre 1786.
Un navire eft expédié à Bordeaux 5 il eft fur rade à Pauillac,
lieu de rendez-vous pour les bâtimens qui attendent en rivierc
Armateurs OLI tout
les vents favorables pour appareiller; fcs --- Page 20 ---
16 des Colonies; il eft de leur
recevront des avis
la réponfe fuive
autrc particulier celui de tous leurs alencours s que
le faire;
intérêt, de
reçoivent : ils ne pourront
les avis quils
envoyer leurs
prompremenr régime le leur interdit 5 ils ne pourront faudra
attenle nouveau
à bord de ce navire 5 il être quils retarder un
ordrés à Pauillac, d'un autre, qui pourra peut -
dent le départ
fera pas extraordinaire , puifqu'en
mois entier, ce qui ne
qui ont refté qparante-trois jours
- huic navires
fous
il ya eu trente
& tandis que, ces particuliers gémiront
fortir 5
infideles fe fouftraifans pouvoir
leurs mandataires
les liens dc ces entraves, la févéricé des loix; ou fi ce n'eft pas
à leur
& à
auront eu à trairont
pourfaixe
les affaires qu'ils
là la caufe de leurs plaintes,
entraînera leur ruine.
fouffiront, & leur dégradation
ter,
F.
M E CHE
SEPTIE
de faire
accordée aux particuliers
LA permi(ion
les navires marchands >
leurs lettres par
partir
examinée.
mérite d'être
n'eft pas permis de
cinq chofes qu'il
Cette permifion prouve
fc difimnler.
des paquebots.
accordée au
1°. L'infufifance
le voile de la facilité
2o: Une avidité cachée fous
commerce.
d'un abus defrudif du commerce.
efrayante
d'inftrument
3". La pofibilité d'un impôt, en faijant fervir
4. L'eggrevastion toit ce qui eft commerce.
en
pereeptio ,
envers le commerce gépourfe
caradérifée
5". Une indiferétion
Farrêts
néral.
Elle eft démontrée par mais
w.I'infuffance des paquebots.
2o: Une avidité cachée fous
commerce.
d'un abus defrudif du commerce.
efrayante
d'inftrument
3". La pofibilité d'un impôt, en faijant fervir
4. L'eggrevastion toit ce qui eft commerce.
en
pereeptio ,
envers le commerce gépourfe
caradérifée
5". Une indiferétion
Farrêts
néral.
Elle eft démontrée par mais
w.I'infuffance des paquebots. --- Page 21 ---
mais elle l'eft encore par le petic nombre de douze 3 fixé pour lc
fervice & par la fituation locale des Colonies. Une feule obfervation fuffit pour en donner une preuve frappante. La Martinique eft fituée au vent du Cap Français, par les 14 degrés 41
minutès de latitude, 8 par les 63 degrés 44 minutes de longitude,
méridien de Paris, diftance de 245 licues en ligne direétc. Il eft
prefqu'impollible de remonter du Capà cette Ifle, à moins d'avoir
des navires d'une marche tres-fapérieure, & d'y mettre beaucoup
de temps. Comment donc douze paquebots peuvent-ils fuffire à
cette correfpondance entre les deux Mondes, qui cft fi étendue,
fans que les intérêts de l'un & de l'autre ne foient compromis?
2°. Une avidité cachée fous le voile de la facilité accordée au
commerce. En effet, cette avidité ne fe démontre-t-clle pas bien
clairement par l'obligation que les Auteurs du plan ont fait imde
à bord de leurs navires une
pofer aux Négocians,
prendre
malle de lettres, pour devenir, en quelque forte, les Meffagers
des Direéteurs des Poltes? Et, tandis que ce Négociant aura armé
fon navire à grands frais, ce Direéteur retirera de fon travail, de
fon propre bien, un impôr de près de 5000 1. par chaque voyage,
fans qu'il foit permis à ce Négociant propriétaire, de fe fervir de
fon vaiffeau pour porter fes dépêches dans la Colonie ! Certes-, fi
ce n'eft pas là l'avidité la micux caraétérifée, on ne fçaura plus à
quels traits la reconnoitre.
3°. La poffibilité effrayante d'un abus deftrudif du commerce.
En effet, qui répondra aux peuples de la difcrétion de la fidélité
des Prépofés à la diftribution? La correfpondance des Négocians,
ce dépôt facré fera-t-il refpecté? Combien d'inconvéniens naitroient de fa violation ? Les relations intimes & particulieres dévoilées, les communications fecretes rendues publiques & livrécs
les
barà la concurrence ou à la perfidies
opérations fpéculatives
réespar cette même. concurrence, y & liviées à fa mercis tout enfin
E,
la fidélité
des Prépofés à la diftribution? La correfpondance des Négocians,
ce dépôt facré fera-t-il refpecté? Combien d'inconvéniens naitroient de fa violation ? Les relations intimes & particulieres dévoilées, les communications fecretes rendues publiques & livrécs
les
barà la concurrence ou à la perfidies
opérations fpéculatives
réespar cette même. concurrence, y & liviées à fa mercis tout enfin
E, --- Page 22 ---
affréux. Vague
l'avenir le plus
peclige; au commerce confterné, diront les. folliciteurs de l'impôr 1
inculpation, 2 indécente même, des Poftes : vague tant qu'ils
& après eux, , les Adminiftrateurs non. Car, qui raffurera le commerce
le voudront; 5 mais indécente," déjà a tant à craindre: Quilui
de la province de Guienne, bien qui méritéc & jamais déque, quil
cette confiance, fi
étoit fous fes
rendra dans la Pofte maritime , dont T'adminifration n'eft-il pas, au conavoit
du nouveau régime
yeux: Et létabliffement la terreur 8 l'effroi?
cette
traire, fait pour infpirer fublifte, & ne peut fubfifter que par
Le commerce ne
abfolue, qui regne entre tous ceux dans qui
confiance réciproque &
maricime confifte tout entier
s'en occupent. Le, commerce entre les Négocians des deux Mondes: des
fuivie
par les mains
une correfpondance n'a paffé jufquici que des mains amies &
cette corefpondance ceit-à-dire, par
Agens du commerce,
des
de
affidées.
aujourd'hui par les mains Agens la plus
On veut la faire palfer
la Fifcalité eft l'ennemie
fa
la Fifcalité: & qui ignore quc livrer fes fecrets, ceft détruire
redoutée du commerce? ? Lui
le commerce eft perdu.
& la confiance détruite,
fervir à fa perception
confiances
de l'impôt, en faifant
ragrevution
tout ce qui eft commerce. cffet
par la nécellité impoféeau
Limpôr n'eft-il pas en
aggravé vaiffeau les lettres qui li font
commerce d'apporter dans livrées fon à la Fifcalité? Et n'eft-il pas
pour être enfuite
après avoir armé fon navire
propres, bien douloureux pour le Négociant, fervir à fon gré pour fes propres
à grands frais , de ne pouvoir s'en des mains tierces, fans nécefdépéches, fans qu'elles paffent par rien dans les rapports communs
Aité & fans urilité : Rien, non, Quoild dit le Négociant Français,
n'offre un tableau plus effrayant. exiftence pour armer mon
facrifié même jufqu'a mon
jaurai
é fon navire
propres, bien douloureux pour le Négociant, fervir à fon gré pour fes propres
à grands frais , de ne pouvoir s'en des mains tierces, fans nécefdépéches, fans qu'elles paffent par rien dans les rapports communs
Aité & fans urilité : Rien, non, Quoild dit le Négociant Français,
n'offre un tableau plus effrayant. exiftence pour armer mon
facrifié même jufqu'a mon
jaurai --- Page 23 ---
vaiffeaut, & je ne pourrai l'employer à mes befoins, fans une
honteufe dépendance des Agens de la Fifcalité ? C'eft la violation la plus intolérable des droits facrés de la propricté.
5°. Une indifcrétion caradtérifée envers le commerce en genéral.
Ef-il en effct rien de plus indifcret, que de prétendre faire
fervir le commerce à la perception d'un impôt qui lui eft onéreux?
Et comment juftifier une parcille prétention : Le Commerçant aura
tout fait pour l'armement d'un navire; iln'y aura épargné ni foins,
ni dépenfess il n'aura pu fefervir du navire pour lui, &l'Adjudicataire, ambiticux d'un privilege odieux, recueillera tout le fruit
d'unc expédition périlleufe, à laquelle il n'aura contribué de
rien; & le Négociant, qui fouffrira feul lexaction ou la gêne,
n'aura pas mêmc la libcrté de fe plaindre, & de réclamer coltre
T'abus?
Cette opprefion feroit plus intolérable que lc mal mêmc. --- Page 24 ---
:
CAU CL
. --- Page 25 ---
M E MO I N RE
SIG-N I F 1 E
Meieureles Officiers du €
Au Procès pendant pardevant en lIfe de S.omingss.
Siege Royal du port au Prince >
POUR Dame MARIE AURRI, veuve du gr. Nicoias & diHUDIN, demeurante a la Rochelle, pourfuite
&
des fieurs Gougaud, Maitre Chirurgien,
HeCnere Charles fondés de fa procuration.
w
CQNTRE M. Me. de SAINTARD, Confeiller ct2a Confeil au
Souverain du Poff au Prince demeurant aux Vafes, M. Jeannom é comme exécuteur tejtamentaire Scarétaire de feu du Roi,
Martin Aubri, Ecuyer, de France Confiller é de fes Finances, haMaifon é Couronne
o
bitant quand il vivoit au Cul-de-Sac.
Chevalier Gen
Mr. RENÉ GRANDHOMME DE GISEUX, du Roi, ancien
tilhomme vétérant de la Chambre
à Angers,
Maître des Armoiries de France, Blanchard demeurant de la varie, 3
pourfuite &c diligence du fieur de St. Louis de cette ColoGreffier en chef au Siege
Bon Repos, Cul-des
nic, demeurant fur T'habitation
SAC.
Me. G * DUBOIS 3 --- Page 26 --- --- Page 27 ---
- --- Page 28 ---