--- Page 1 --- --- Page 2 ---
3labur Cartrr Srolon
Lihmarg
froum Ilninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
- - --- Page 5 ---
R E
M E M OI
GÉNÉRAL DE BRIGADE
DU
ANDRÉ RIG GAUD,
N
E 0 N R É 1e F UTATIO
DES ÉCRITS CALOMNIEUX
DE COULEUR
CONTRE LES CITOYENS
O MINGI UE.
DE SAINT-D
Quel est le fruit de mes travaux? vie, L'envie:
Son souffle impur empoisonne ma
Aux Cayes, de limprimerie de LEMERY. --- Page 6 ---
-
D M a 10 d0
E a AISNE
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xi --- Page 7 ---
-
AVANT-PROPOS.
les hommes
une 2e d chose bien extraordinaire que bute à tous
Cesrm
aient été en
de couleur de Saint-Domingue qui ont déchiré cette partie
les traits des diverses factions Les aristocrates de toute
de la république.
soit ceux
si précieuse
2 les royalistes,
dénomination, les indépendans,
la révolution frandétestant les Anglais autant que de la monarchie,
qui, travaillaient au rérablissement vendre la colonie au
çaise,
avaient mieux aimé
attachés à la
soit ceux qui
de rester
cabinet de Saint - James, que
espagnole 7
de la domination
de
France, soit les partisans patriotes, - mais ennemis
enfin les Français soi-disant ces factieux ont agi dans
l'égalité et de la liberté, tous trève à leurs divisions partiie même sens ; ils ont mis
; et ils ont tourné
ils se sont réunis en masse
armes qu'ils
culières ;
du 4 Avril les mêmes
s'extercontre les citoyens T'aurore de la révolution pour
avaient prises dès
miner mutuellement.
les uns
donc les motifs qui ont pu engager mais
Quels sont
à oublier leurs querelles, de
et les autres non-seulement efforts contre les hommes
à diriger tous leurs
dans toute leur
encore
nous paraissent
factions
couleur ? Deux principaux
chacune de ces
évidence. Le premier, c'est que attirer dans son parti (a),
inutilement tenté de les
ayant
s les indépendans
des troubles de Ssint-Dominga. toute sorte de
(a) Dès le commencement
de l'autre 2 employèrent
d'un côté, les Cestetbnolsismniss
a
non-seulement efforts contre les hommes
à diriger tous leurs
dans toute leur
encore
nous paraissent
factions
couleur ? Deux principaux
chacune de ces
évidence. Le premier, c'est que attirer dans son parti (a),
inutilement tenté de les
ayant
s les indépendans
des troubles de Ssint-Dominga. toute sorte de
(a) Dès le commencement
de l'autre 2 employèrent
d'un côté, les Cestetbnolsismniss
a --- Page 8 ---
S.
1j
leura voué une haine
qui lui ont
implacable, ,et a saisi tousles
paru propres à donner un libre
moyens
vengeance; le second, c'est
cours à ses
ennemies déclarées
que toutes ces factions étant
etsur-tour de la ou secrètes de la révolution
liberté, tandis
française,
ainsi que les nègres libres
que les hommes de couleur
mune avec eux, étaient qui ont toujours fait cause comdéfenseurs de
les chauds partisans et les
lune et de Pautre, il
zélés
pour réussir dans le
fallait les annihiler
à la république
projet de soustraire
française,
Saint-Domingue
Or, chaque faction étant
ellesse sont
trop faible pour les
agi de
rapprochées, elles se sont
terrasser,
concert. Qu'est-il résulté
réunies, elles ont
lition ? Le triomphe de la
de cette infernale coatans des hommes de
république par les efforts conss'étaient ralliés
couleur et nègres libres
de la liberté, quelques Europcens amis de leur auxquels
le
Quelques-uns des
patrie et
par secours des
factieux resistent encore
les autres en
Anglais qui toutefois les
climats
plus grand nombre sont allés méprisent,
ensevelir leur honte,
dans divers
plots et se bercer des réves former de nouveaux comfureur liberticide.
d'un avenir favorable à leur
statagêmes servir
Pour entraîner les hommes de
Par la d'instrumens suite
à leur avengle rage. Dans couleur dans leur cause. 1 et les faire
droits ils ont victimes tromphé de l'astuce et de la perfidie quelques des quartiers, ceux-ci ont été
ennemis n'ayant
avec adresse des ruses
uns > dans beaucoup d'enpu opérer leur
infernales des auttes, Enfin leurs
machinations, tâchent
, essayent de anéativement, se réunissent, ,
de leur enlever laffection corrompre l'opinion nationale sur combinent d'autres
gu'ils soat convaincus,
de leurs Parens
lear compte : et
hommes de couleur, le que tant que ceux -ci feronc pmaternels, Pourquoi ? Parce
rétablissement de
cause commune avec les
Tesclavage ne Pourra jamais se. réaliser,
d'enpu opérer leur
infernales des auttes, Enfin leurs
machinations, tâchent
, essayent de anéativement, se réunissent, ,
de leur enlever laffection corrompre l'opinion nationale sur combinent d'autres
gu'ils soat convaincus,
de leurs Parens
lear compte : et
hommes de couleur, le que tant que ceux -ci feronc pmaternels, Pourquoi ? Parce
rétablissement de
cause commune avec les
Tesclavage ne Pourra jamais se. réaliser, --- Page 9 ---
Mais Ce qui paraîtra
iij
très-difficile à
incroyable, et ce qui est en effet
quia rendu un comprendre 2 c'est que'le méme homme
hommage
au zèle des hommes de authentique et
la
couleur de éclstantafamour,
république frangaise, à la face Saint-Domingue pour
les a promus lui-méme à des
de la nation entière, qui
de leur fidélité et de leurs postes de confiance pour prix
raîtra incroyable,
services signalés, ce qui
déclare
dis-je,c'est que ce méme
pa+
aujourd'hui une guerre aussi
homme leur
injuste. Quel est donc le motif
cruelle qu'elle est
traordinaire ? Je l'ignore, Les d'un changement si extrahi leur patrie ? Ont-ils
hommes de couleur ont-ils
toire de la
appelé les ennemis sur le terriavait confiées république à
? Leur ont-ils livré les
leur garde ? Non,
places qu'on
traire, ils les ont
sans doute, Au concombattus, et ils
relâche pour - les
les combattent sans
les maîtres par expulserdesquarters d'infames
dontils sont devenus
eux, des
ils trahisons, ils ont
avantages, se sont
remporté sur
que des traîtres leur avaient emparés de quelques villes
Domingue est encore teinte du livrées, la terre de Saintla défense des intérêts de Ia sang qu'ils ont versé pour
quoi donc ce méme homme république française; pourrent de Ce qu'il était autrefois est-il aujourdhut si diffefatalité parait-il si bien
à leur égard P Par quelle
avaient juré sa
s'entendre avec ceux
perte pour avoir
qui jadis
opposés à ceux qu'il
agi dans des
professe
principes
pas en désigner la cause d'une actuellement ? Je ne peux
m'est permis de faire part de manière positive ; maïs il
doutes au grand
mes idées et
jour.
d'exposer mes
Il existe, (et cela n'est
pas douteux ), il existe
une
si diffefatalité parait-il si bien
à leur égard P Par quelle
avaient juré sa
s'entendre avec ceux
perte pour avoir
qui jadis
opposés à ceux qu'il
agi dans des
professe
principes
pas en désigner la cause d'une actuellement ? Je ne peux
m'est permis de faire part de manière positive ; maïs il
doutes au grand
mes idées et
jour.
d'exposer mes
Il existe, (et cela n'est
pas douteux ), il existe
une --- Page 10 ---
S
jv
faction qui tend à la destruction totale des citoyens- de
couleur de Saint-Domingue. A dieu ne plaise que je
croye
que ce soit l'intention de la nation française et, de
ses
augustes représentans ! Maisil n'en est pas moins vrai
que. cette faction existe (a): Quels sont les acteurs qui
doivent contribuer à l'exécution de ce projet ? On ne
peut pas l'affirmer positivement. Cesintrigans ne marchent
pas à découvert, ils se cachent, ils cherchent à s'envelopper de ténèbres épaisses : ils se flattent de réussir en
séduisant les ignorans et les faibles; mais ils n'en imposeront pas aux hommes clairvoyans, et tôt ou tard ils
seront découverts. Feut-étre méme ce Mémoire > tracé
par la main de la vérité, servira-t-il àen dévoiler 9
quelqu'un. Je me trouverai trop heureux, je. croirai avoir
servi ma pâtrie, si je contribue à dejouer des conspirateurs.
(a) L'existence de cette faction ne peut pas être révoquée en doute; la lettre des
citoyéns Hugues et Lebas, commissaires nationaux aux iles du vent, l'annonce
en termes clairs et précis; mais celle du citoyen Roume, agent. de la
i Santo-Domingo s en a développé les Particularités les plus importantes. république II dit
gu'il sait depuis long-tems qu'on a formé le projet d'anéantir les hommes de couleur
pour sapper la liberté dans ses- fondemens et rétablir l'esclavage. Assurément
ne' peut Pas rendre un hommage plus éclatant au républicanisme des
du on
4 Avril,
citoyens
Plusieurs avis reçus du continent Américain annoncèrent, dès la troisième année
de la république, que les princes colons se flattaient hautement de la destruction
prochaine des hommes de couleur. Un de ceux-ci, qui avair rendu autrefois des
services signalés à un de ces étres privilégiés, lui anonce son départ
Domingo. Ne partez pas, lui dit-il, votre perte entière est
pour Santotous ensemble que comme une fourmi dans un baril de
décidée. Vous n'ètes
l'impudence à ce Point là ! Il est donc vrai
goudron. Peut-on pousser
que cette faction existe.
MÉMOIRE
de la destruction
prochaine des hommes de couleur. Un de ceux-ci, qui avair rendu autrefois des
services signalés à un de ces étres privilégiés, lui anonce son départ
Domingo. Ne partez pas, lui dit-il, votre perte entière est
pour Santotous ensemble que comme une fourmi dans un baril de
décidée. Vous n'ètes
l'impudence à ce Point là ! Il est donc vrai
goudron. Peut-on pousser
que cette faction existe.
MÉMOIRE --- Page 11 ---
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FRANÇAISE, UNE ET INDIVISIBLE!
LA RÉPUBLIQUE
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VIVE XXXX X COC * *XX * a XXC a XCOX A XX00XX
a
E M OIRE
M
ANDRÉ RIGAUD,
Du général de brigade
des écrits calomnieus contre
en réfuation
de couleur de S.-. Domingue.
les citoyens
LHISTOIRE des nations n'offre aucun exemple d'une d'opérer. révolution Les
étonnante que celle que les Français viennent ont donné dans diaussi
Helvétique, les Américains
Romains. , le peuple terribles à ces tyrans qui n'existent que pour des
vers siècles des leçons
Les noms des Brutus, des Tell, leur
1e maiheur des hommes. ensevelis dans la nuit des tems :
Frinklin ne seront jamais
les siécles, randis que les rois,
mémoire brillera honorée à travers dans la poussière des tombeaux.
ces vils oppresseurs, disparaisront fameux, à si juste titre, ne déployèrent
Cepandant ces hommes le bonheur de leurs seuls concitoyens.
autant d'énergie que pour Français de délivrer de Toppression toutes les
Il était réservé au peuple lai importe en effet d'avoir rétabli
les nations du monde. Que droits n'existent que pour hi! Il ne
droits de Phomme , si ces cCIIX qui habitent ce vaste univers.
voit que des frères dans tous esclaves, > il sent plus vivement encore
Envain est-il libre : s'ils sont
ou les sauver tous, voili le but
le poids de leur esclavaze 5 pétir; Sans doute ils seront courounés du
oà tendent ses efforts généreux.
du Nord et du Midi vivent
plus heurenx succès; deji divers peuples les trônes chancelans n'existeà l'ombre de la liberté, et bientôt
ront plus.
étonnants encore eussent été les triomphes sein de
MMais combien plus si elle n'eut pas nourri dans-son
de la nation Française s
A
tous, voili le but
le poids de leur esclavaze 5 pétir; Sans doute ils seront courounés du
oà tendent ses efforts généreux.
du Nord et du Midi vivent
plus heurenx succès; deji divers peuples les trônes chancelans n'existeà l'ombre de la liberté, et bientôt
ront plus.
étonnants encore eussent été les triomphes sein de
MMais combien plus si elle n'eut pas nourri dans-son
de la nation Française s
A --- Page 12 ---
M (
(:)
ees hommes profondémene pervers qui, couverts du
patriorisme,ne dant le
parlant que le lnngage de la
manteau du
ceeur pérri de fel pour ses plus arcients liberzé, avaient cependefenseurs! Combien plus rapide eut été la
et ses plus zélés
à Saine-Dumingus, avec quelle solidité propagation de la liberté
blie, si les augustes représentans du ne serair-elle pas déjà étahonoré de leur conliance, et investi peuple de Frangais n'eussent pas
hommes qui se plaisent au jeu des
tous leurs pouvoirs des
adresse les ressorts du machiavélisme factions, le qui font mouvoir avec
dans leurs noirs projets, des hommes donr plus atroce, > Pour réussir
sacrifie S ns padeur et sans remords ceux la politique astucieuse,
devoir que celui de servir leur pacrie, de qui ne connaissent d'aurre
le haptemens) qui, sous le masque imposteur ces hommes enfin (disons
travaillen: dans Thorreur des ténebres à
d'amis de la liberté,
et à rérablir le systéme affeux du
en
les fondemens,
Que ne puis-je
préjugd et
!
T
les
dévoiler ici au grand joar toutes P'oppression
conspirations qui ent eu lieu en divers tems et lestrames, toutes
tances, pour tuer Ia libercé dès sa naissance? en diverses circonsl'instruction de la postérité, dans lequel
Quel ouvrage pour
drair avec feu les vrais amis de la liberté une plame impartiale peinconstance contre tous ses ennemis, et
luttant avec vigueur et
Mais je ne peux parler que des choses triomphant de tois les obstacles!
donc que des évènemens dont j'ai été que témoin jai vues;je ne parlerai
Domingue; je démontrerai qu'une
et acteur à Saintl liberré et de la Répablique
porcion considérable d'amis de
leur ses défenseurs zélés ont été Française, que les hommes de CoLvoulu, pour prix de lenrs services, outragés les indignement et qu'on a
gnominie.
couvric d'opprobre et d'ide Je la parlerai révolution de moi: je pronverai que depais le
les grands et sublimes jusqu'i ce jour, j'ai porté les armes commencement pour soutenir
que j'ais sans cesse combartu principes los de la liberté es de légalité :
fois jai versé mon sang
ennemis de la France:que
ma vie entière, Je ferai voir pour sa défense, er que je lui ai plusieurs censacré
de secours ni de la
qu'avec de faibles moyens,sins recevoir
nie, Tai défendu Mécrepols, ni du général en chofde la
mes frères d'armes, par le ma constance, 2 mon zèle et le courage colo- de
été confié, contre les territoire dont le commandemmen: m'avoit
que je leur ai enlevé Anglais et les émigrés coalisés avec
et
livnéess je prouverai diverses places - que des traitres leur eux, avaient
dans leurs retranchemensii que je les' ai. ponrsuivis sans rela:he jusques
chassés du quarticr de j'oserai dire que je les aurais entiérement
Jérémie, si j'avais reçu quelque portion des
confié, contre les territoire dont le commandemmen: m'avoit
que je leur ai enlevé Anglais et les émigrés coalisés avec
et
livnéess je prouverai diverses places - que des traitres leur eux, avaient
dans leurs retranchemensii que je les' ai. ponrsuivis sans rela:he jusques
chassés du quarticr de j'oserai dire que je les aurais entiérement
Jérémie, si j'avais reçu quelque portion des --- Page 13 ---
(3)
la France a envoyées à Saint-Domingue
armes et des mnirions"qua diraique pour récompenso de mes services,
dans ces derniers tens; jc si souvent répandu ,j'ai été indignement capour du sang quejais les calomniateurs..
inno-
; je, confondral
silence. Fier de mon
un
EAETE
Je voulois d'abord garder profond la République Française, je ne
cence et de inon zèle ardent pour
de m'acenser de rrahir ma
voulais répondre à ceux qui ont eu l'audace dire d'efforts pour la servir.
redoublant, 2 pour ainsi
> cru
dans leurs
patrie > qu'en doute, dans leur affreux délire ils ont
réussir
Ah! sans
ils se sont bercés del lespoir vain que parleunsperaéeu. et honteux
infames projets, inouies, ils nous réduiraient à un lâche
tions injustes et
Ne savent-ils pas par une longue expérience
désespoir. Les insensés!
jasqu'i notre dernier soupir
que mes freres et moi, nous combattrons Française et pour la cause saciée
les intérêts de la République Oui, l'une et Pautre triompheront à
tet la liberté et de Tégalité?
tous. Ne restêt-il qu'an scul
Saint-Domingue, 2 ou bien nous périrons à la main et sous le drapeau de la
d'entre nous, il mourra les armes
République.
; mais je dois compte de mes
Je voulais, dis-je, ne pas répondre;
llimporte
actions à la natien Française et à ses augustes pures représentans. m'ont toujours
à mon honneur fondé sur les intentions les vérizables amis qsi de la liberté et
de rectifer l'opinion que
et que les traits desmétTe l'égalité peuvent avoir sur mon de mon compte, devoir d'anéanrir l'imposture
chans ont pu corrompre. Il entendre est
la voix de la vérité. Les ténebres
et la séduction en faisant
s'enveloppent, seront
épaisses dont nos ennemis et nos rendront- calomniateurs à chacun le prix dû à leurs
dissipées; 5 et nos jugespuprémes
ceuvres.
Français brisât les chaînes pesantes que le la
Avant que le peuple avant qu'il ent recouvré Scs droits que libres
despotisme avait forgées, les hommes de couleur et les nègres
ryrannie avait anéantis,
sous Je poids de l'oppression et d'un
de Saint-Domingue gémissaient le tems et la loi du plus fort avaient consacrés. ics dépréjugé infâme que la plupart et riches, tontribuant à toutes T'ennemi
Propriétaires pour toujours les premiers sousles armes, demeures lorsque les lois
penses publiques, le tertitoire Français, exerçant dans leurs ceux qui les opptimenagait
et de Thumanité mème envers
ils étaient
de Thospitalité
ac la qualité d'hommes,
et de
maient, à peine jouissiene-ils dans la fange de l'opprobre
couverts de méptis, ils végétaient
Thumiliation.
A 2
uant à toutes T'ennemi
Propriétaires pour toujours les premiers sousles armes, demeures lorsque les lois
penses publiques, le tertitoire Français, exerçant dans leurs ceux qui les opptimenagait
et de Thumanité mème envers
ils étaient
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et de
maient, à peine jouissiene-ils dans la fange de l'opprobre
couverts de méptis, ils végétaient
Thumiliation.
A 2 --- Page 14 ---
< (
(4)
Tont-l-ccup la France retentit des cris de la
renommle le PI blie :
libersé, bientôt la
voyant h chite delear Sint-Domingasi les colons feémissens, préde nouveau les chaizes dominiziens" de
ED dès lozs ils méditentde river
leur perte enridre, , sils-font ceux le moindre gali's opprimaient, ils conspirent
Le pauple Frangais
efort pour les briser. (a),
les droits de Thonme reprisenté eeles par une assemblée nationale, rétablie
vaient jouir des bienfaits de consacra la loi, par un acte solemnel; tous desations éprotiverenr ceshommes si Quelles douces et agréables senleur embition se bornait à être long-tems méprisés et avilis! Toure
cevaient Par la sanction de la loi reconnus pour des hommes, et iis reer de la nature. Inforeunés! ils certe qualité qu'ils tenaient du ciel
ourdissait déji
ils ne savaient p2s toutes les trames
de recouric à la contr'enx; voie des ne prévoyaient pas qu'ils seraient forcés gu'on
cette loi, mais éncore armes, non-seulement pour l'exécution de
de toutes parts,
pour défendre leur propre existence menacée
Des hommes éclairés, amis de
vertueux dictèren: les premiètes Phumanicé, philesophes sensibles et
leur et les nègres libres firent auprès demandes du que les hommes de couen vigneur, pour étre réintégiés dans gouvernement lenrs
qui était alors
prudence, lamodérsion
droits; la sagesse, la
Pourrair peindre la fureur, guidèrent la leurs des premièresd démarches; mais qui
une légereidée del leurs horribles rage colons : Qui pourrait doaner
de criminels, de scélérats
vociférations? : Les noms
rétentissent de
d'audacieux,
O11 les précipite dans les
toutes parts : O11 les arrète,
des malheurcuses victimes prisons, ruisselle, on dresse des échaffauds, le sang
tombe. O Ferrand de Baudières! > la téte de l'ami des hommes
venir, et ton nom vivra toujours hon Le tems ne détruira pas ton sotbourreaux seri en exécration à la pré; mais celui de tes infâmes
Des artentats 2ussi atroces
postérité la plus reculée.
juste indignacion. Parmi eux, rempliren: les hommes de couleur d'une.
doués d'une ame forte, d'un ilen était plusieurs que la nature avait
courage incrépide, Z'une rare prudence,
Ga) Avec la nouvelle de la prire
tricolore, l'envi,
les; parriores avaient deila arborée Bastille en , arriva dans la Colonic la cocarde
diserdres. et 1 premiers éians de leur enthousiasme France. Les Colons blancs la prirent à
imposant la Aux condirion Cayes d'y ils vouluren: la faire porter aux furent hommes sigualés de par plusieurs
pas a cette rescriction ajourer une quanieme coulcur. Ceux-ci ne couleur, se soumirent en leur
nalesicrdit.lors de rades
commencèren: hemillanre, les perse ne écurions, voglan: adopter que les couleurs Nariosance de ce furent qui érablis se passaic par-tout, dans la pour dérober aux Des homm:s comités, de et couleur des Commissaires la
pour gui viendraient leur à lear adresse. On mère- arreta pacrie,er ceux d'entr'eux pour se saisir de tous les connais- papicrs
plusicurs de ducation, se
revenaien: dans le scin de leurs qui: ayant été en France
rembarquer.
familles; ct l'on cn força
er que les couleurs Nariosance de ce furent qui érablis se passaic par-tout, dans la pour dérober aux Des homm:s comités, de et couleur des Commissaires la
pour gui viendraient leur à lear adresse. On mère- arreta pacrie,er ceux d'entr'eux pour se saisir de tous les connais- papicrs
plusicurs de ducation, se
revenaien: dans le scin de leurs qui: ayant été en France
rembarquer.
familles; ct l'on cn força --- Page 15 ---
(5) d'une consitution robus:d:
etquiavec toute ces qua'inés servi dans jouisssiens les guerres d'Amérique, ils avatent
Uugpnlnombe avait
les drapeanx de la liberté, ils s'étaient
fait Vessai de leurs armessous d'éclat, des prodiges de va'cur qui leur
signalés par des actions éluges E1 la part de leurs chefs;ils avaient
avaient mérité de justes dans lcs. combats et leits corps étaient à enarquis de Yepéniehee
aux privations. lls inspirent tou3
dutcis aux farigues et accoutumés les anime; leur courage s'enflamme ;
leurs concitoyens Yardeur qui fères, de leurs amis lâchement égorgés,
le sang de leurs mallcurenx crie
ils prennent les armies pour
sélève jusqu'su ciel et
vengeance; des droits de Phomme méleur defense et celle de la déclaration de la
de l'Ouest furent les
avilie, outragée 5 ceux
province nommé Plassac, sicué dans les
prisée, premicrs se réunirent dans un lieu
tems après, ceux dela
hauts de T plaine de PArtibonite, et quelque un camp sur Phabiration
du Sud se retirèrent et érablirenit
abontir à la plaine
province Prou, la ravine sèche , située dans une gorge qui à leurs enncmis iin
ils commencèrent dès lors à présenter
du Fond ;
front imposant, blancs étaient alors divisés en deux partis fortement
Les colons
le titre pompeux de geands planteurs,
prononcés; l'un connu par l'autre sous' la dénomination humipartisans de l'ancien régime, voyaisnt ,
avec plaisir que la déclaration
liante de petits blancs élevait aul niveau des princes colons, mais
Phomme
a
des droits de
les hommes de coaleur er les nègres libres
qui éraient itrités de ce que faveurs de la révolution. Au bruit du
osaient prétendre aux mêmes les uus et les autres imposent silence
campement de ces derniers, les animent, ils se réunissent pour s'opposer
aux passions diverses qui les prétentions des hommes de couleur. Fiers,
à ce qu'ils appellaient leur nombre, soutenus par les troupes de ligne, ils
audacieux par
révoltant de faire rentrer
déployent toutés leur forces sous le prétexte que la loi, mais dans
dans le devoir des hommes les n'invoquaient anéantir,si Cérait en leur porvoir.
infâme le fait, avec le hommes projet de ttoupes de ligne commandés par un officicr T'ArtiTrois cens
rendent au
de. la petite rivière de
nommé Campan, se
des troupes bourg qui devoient marcher contre
bonite, rendez-vous général volontaires de Saint-Marc si fameux par leur
le camp Plassac. Les
et leur attachement à Mauduit, les
zèle pour depuis l'ancien si gouvernement connus sous le nom de Saliniers qui à se la signalérent tête deschasseurs
et de crimes; les grands planreurs
par tant d'atrocirés Borel, ce coryphée des indépendans, , les procureurs
quels se trouvait
les éconômes, les ouvriers, tolis s'empresd'habitarion, les gérans, Douze cents hommes munis de pièces d'artitsèrent de s'y trouver.
les
zèle pour depuis l'ancien si gouvernement connus sous le nom de Saliniers qui à se la signalérent tête deschasseurs
et de crimes; les grands planreurs
par tant d'atrocirés Borel, ce coryphée des indépendans, , les procureurs
quels se trouvait
les éconômes, les ouvriers, tolis s'empresd'habitarion, les gérans, Douze cents hommes munis de pièces d'artitsèrent de s'y trouver. --- Page 16 ---
lerio et de toutes sortes de monicions (6)
camp composé de trois cens hommes de guerre vonr artaquer un
la plupart n'avaient pas même de fusils. dépourvus Leur de canons et dont
par'la tendre dévastation, le pillage et la morr; ; deux marche fur signalde
semblair mettre à Fabri de leur
enfans que leur àge
ment massa.crés dans la maison même fareur, furent impiroyableLes hommes delcouleur n'ayant
où ils avaient reçu le'
Pas même les moyens de défense pas ent le tems de se fortifier, n'ayant jour,
d'une armée composée d'hommes nécersaires,se d'une
retirèrent à l'approche
voyèrent à un tems plus heureux leur aussi grande férocité, et renlexistait alors dansla ville de
juste vengeance,
générale composée de factieux, ennemis Saint-Marc une assemblée soi-disant
dioits de Thomme, et s'élevant
ardens de la déclaration des
suprème des représentans du contre les décrets émanés du tribunal
ce moment fivorable pour asservir pemple les Français, Cette assemblée saisit
sans expérience, 5 en même tems
hommes de couleur faibles et
des lumières et de l'énergie. Elle qu'elle offirit proscrivait ceux qui avaient
miliant, pourvu toutefois gu'ils
aux premiers un pardon huT'assemblée nationale, celui" d'être ajontassent. soumis au serment prescrit par
préférant le calme affreux de
aux blancs. Qnelques-tins
la résistance, se rendirent à Thumiliation aux orages que préparait
Fument éternel d'ignominie et Saint-Marc et firent ce serment, mo0 scrits et d'autres quiauraient d'opprobre; mieux aimé mais ceux qui avaient été
régénération,se retirèrent soit dans la périr, que de renoncer à
des asylcs secrets, en attendant des
pattie Espagnole, soir dans
On vit alors un de ces crimes circonstances plas favorables.
et fait frémir la nature. Un frère de énormes, ce dont lidée seule révolte
après fut une victime sacrifiée à
malheureux Ogé qai bientôr
de son amour héroique pour la l'orgueil des colons, , et le martyr
ayant été proscrit et sa tête mise révolution, à
un frète, dis-je, d'Ogé
de ses parentes nommée veuve
prix, se tenait caché chez une
vait un homme à qui la veuve Bigeon. donnait Dans le même endroit se troudoit être transmis à l'exécration de la Thospitalité; son nom qui
monstre parut sensible aut sort de
postérité, érait Antoine, Le
son ami, il partageait avec luile Tinfortunés, celui-ci Tadopta pour
en argent; ii se plaisair à lui Procurer peu qu'ila les avair, soit en linge, soit
plus agréables. Venez, mon ami, lui
mets qui lui étaient les
d'un plat que j'ai préparé pour
l'homme dit-il, un jour, venez manger
le moment oi le trop confiant vous;
féroce le suit, et dans
par derrière. 2 lui tranche la tête Ogé et la se mettait à table, il l'assomme
qui y avaien: atraché une
porte telles toute sanglante à ceux
ribles qui se passaient alors récompense; dans la
étaient les scènes horprovince de l'Ouest,
mets qui lui étaient les
d'un plat que j'ai préparé pour
l'homme dit-il, un jour, venez manger
le moment oi le trop confiant vous;
féroce le suit, et dans
par derrière. 2 lui tranche la tête Ogé et la se mettait à table, il l'assomme
qui y avaien: atraché une
porte telles toute sanglante à ceux
ribles qui se passaient alors récompense; dans la
étaient les scènes horprovince de l'Ouest, --- Page 17 ---
(7)
plus affreux encore. On
A ces jours affteux succédèrent des jours animait les Colons contre
vic des exemples éclacans de ville la rage du
se souilla par des meurtres,
couleur. La
Ga
dm
les hommes de
furent froidement médicés et colorés à
d'autant
acroces, qu'ils
dont les noms seront
prétexte BLl la justice; Ogé et Chavannes, de Phistoire de Saint-Domingue et
jamais consacrés dans les fastes furent aussi les martyrs. Quel était
d'autres héros de la liberté en T'exécution des décrets. Leur énergie
leur crime? ? Celui de demander frères qui s'étaient ralliés autour d'eux;
avait élevé le courage de leurs
par un appareil de forces,
mais bientôt des écrits astucieux appuyés dans lenrs demeures;, Ogé et
les divisèrent; la plupart retournèrent retirèrent dans la partie EspaChavannes se voyant abandonnés, suivit sc leur fortune. Un gouvetnegnole, avec un petit nombre coloniale qui réussit par ses ruses à se les faire de
ment vendu à la tyrannie
Des monstres revètus da costume
livrer, on les traduisit au Cap. mort cruelle et infâme, leur arrét
juges, les condamnèrent à une l'échafaud fut pour eux un théâtre
fat écrit en lettres de sang; mais
leurs yeux fixés vers le ciel
'de gloire > ils y périrent en divine héros;"er contre la multitude farouche qui
implorèrent la vengeance
applaudlissir à eur mort. du Sud, les colons ne purent pas donner
Mais dans la province
Les hommes de couleur
un aussi libre cours à leur fureur furent sangninaire. envain artaqués par une forte arcampés sur l'habitation Prou de
pièces d'artillerie. Ces
mée sortie des Cayes et munie plusieurs d'énergic, attendirent leurs
depuis ont développé tant
hommes' , qui
combattirent avec le plns grand courage.
ennemis avec fermeté et les
elle pric la fuite, abanL'arméc des Cayes fut repoussée avec Les perte, colons voyant qu'ils ne poudonnant ses poudres et ses canons. eurent recours à la ruse, slsappelvaient 'pas réussir par la force, 2 Mauduir. Celui-ci se rendic au Camp
lerent à leur secours le colonel de couleur à mettre bas les armes, il
Prou, , il engagea les hommes voie de la
1 que par le développey réussit plucor par la
persuasion. mais bientôr après > par les
ment des forces qui Faccompagnaient; Blanchelande,i fic arrèrer plusieurs
ordres dui nouveau gouvernenr il nous fit transférer dans les cachots
chefs du nombre desquelsiétais. renfermés plusieurs de nos concidu Port-au-Prince (4) où éraient
des hommes de couleur ont prérendn qu'ils Cette avaient anecdote été
(a). Les calomniateurs qu'ils favorisaient alors les ptojets sils du eussent gouvernencer été royalites,sils fussent.
b
royalistes,er prouve vistoricusement lc contraire. Certcs, le colonel Mauduit les aurait traités avsc
entrés dans ies vues du gouvernement,
plus de ménagement,
tais. renfermés plusieurs de nos concidu Port-au-Prince (4) où éraient
des hommes de couleur ont prérendn qu'ils Cette avaient anecdote été
(a). Les calomniateurs qu'ils favorisaient alors les ptojets sils du eussent gouvernencer été royalites,sils fussent.
b
royalistes,er prouve vistoricusement lc contraire. Certcs, le colonel Mauduit les aurait traités avsc
entrés dans ies vues du gouvernement,
plus de ménagement, --- Page 18 ---
/ (
(8) )
toyens qui avaient été en
Nous aurions subi sais doute correspondance le sort affreux avec le malheurenx Ogé.
gouvernement tyrannique et d'autant plus que nous préparait un
pas dans ses vaes, sans l'arrivée de la cruel, que nous n'entrions
Mauduir et la fuite de Blanchelande. Dans station, la fin tragique de
tance, les portesde ncs cachots furent
cette favorable circonsà la liberté, (6)
ouvertes et nous fûmes rendus
m'avait Délivré par un prodige des fers dont la tyrannie la
les chargé, je me retirai à la
plns injuste
hommes de couleur et les Crejs.den-Rionques, ou se ralliaient
à la fureur des colons. A leur nègres tère étaient' libres qui voulaient se soustraire
avaient nommés leurs chefs et
ils Beauvais et Lambert qu'ils
leur salur ; ils ne choisirent auxquels les
avaient confié le soin de
tant. Nous étions Beauvais et pour moi, du seconder nomhre dans ce poste impordans les plaines'de Savannah, en combattant
de ceux qui jadis
d'Amérique, avions appris à combattre pourla la liberté des peuples
de la Révolution
pour nôtre. Enthunsiastes
solemnel de la défendre Francaise : nous avions fait dès lors le serment
n'avons varié dans nos principes. jusqu'à notre dernier soupir > et jamais nous
Le nombre des ennemis des hommes de
loin de les
couleur et
>
dent
efirayer leur inspire une ardeur nouvelle, nègres libres,
Ce n'était avec cette attitude impocante gue donne le feu sacré dela ils les attenciles
plus en effet ces hommes timides courbant
liberté,
sous la baguette magique du
c'était leurs têtes donérés foulant à leurs pieds des préjugé,
des Français régépusillanimité. De toutes
prestiges enfans de l'orgueil" ct de la
se défendent avec le plus parts, grand on les attaque avec impécuosité, ils
reis, mais les vils esclaves du despotisme courage. Le combat dure quelque
résistance aux enfans de la liberté? Les peuvenc-ils offrir une longue
libres, semblables à ces torrens
honmes de couleur et nègies
impétueux qui brisant
dispersent 2 entrainent, anéantissent tout ce
leurs diques
passage, tombent avec la rapidiré de l'éclair qui se trouve sur leur
ils pénètrent dans leurs
ils
sur les troupes cnnemies,
rangs, en font un grand
qui échappent au tranchant de ieurs armes
la carnage, Ceux
poursuir lépée dans les reins jusques sous les prennent fuite; on les
Prince; ils traînent à leur suite, l honte, la remparts du Port-auragement, Dans ce même tems oud
les terreur et le découet nègreslibres farencattaqués dans le peu-près, reste de la colonie. hommes de coaleur
Le ciel juste
à notre (a) C'est clargisement, une chose digne de Femarque que les mémes hommes qui
pmmtentriursenbir, ayant ct travaillérent été, peu de de tems après, gagnés par nos contiibnérent ennemis
concertavec cux a aotre destruction.
SG
remparts du Port-auragement, Dans ce même tems oud
les terreur et le découet nègreslibres farencattaqués dans le peu-près, reste de la colonie. hommes de coaleur
Le ciel juste
à notre (a) C'est clargisement, une chose digne de Femarque que les mémes hommes qui
pmmtentriursenbir, ayant ct travaillérent été, peu de de tems après, gagnés par nos contiibnérent ennemis
concertavec cux a aotre destruction.
SG --- Page 19 ---
(9) ils eurent des succès 5 par-tout la .
se déclara en lear faveur ;
victoire les couvrit de ses
vainfeemaei
vaincu est lâche, fourbe et timide, T'opprimé une
L'oppresseur confiant et généreux. Les colons convaincus par
queur est noble, de la force et de la supériorité de ces hommes pour
tristé expérience
que du mépris, ne rougirent pas
lesquels ils n'avaient eu jusqu'alors Ils proposèrent des voies de conciliation,
d'implorer leur clémence, d'avoir violéles droits sacrés de Thomme,
paraissant pénétrés de douleur hommes de couleur et nègres libres méritaient
et reconnaissant que les
et des
dont ils jouissaient
à juste titre de jouir des qualités
prérogatives sans doute > ce retour
eux-mèmes. Quoiguils fussent très-coupables, dus à des actions justes, s'il eut été
aurair mérité les applauidissemens 6horreur! ô honte dus siècle! Cesl hommes
sincère. Mais, 6 sceléraresel le
exéc rable; ils conspirent de nouperfides méditent le complot plus
envers eux avec sincérité;
veau la perte entière de ceux qui agissent le voile de l'amitié, ils forment le
sous le masque du repentir , sous hommes à qui ils font des protesprojet atroce d'égorger ces mèmes
tations de dévouement et de fraternité,
ainsi-dire,
Les hommes de couleur et nègres libres ils 2 étaient, pour en secret de
de leur triomphe ; gémissaient
écrasés sous le poids les avaient forcés de les vaincre. Ils virent
ce que les colons blancs
de
qu'on leur faisait, en
avec attendrissement les propositions
Bons , confians, , géné.
d'une
et sincère
EE
les assurant
parfaite de perfidie, ni d'imposture, ils entrèrent
reux, n'ayant aucun soupçon
est Tappanago des grands
en composition avec cette sincérité furent qui cimentés par le serment le
coeurs. On fit des concordats qui
en témoignage de ces actes
plus solemnel ; la religion fut appellée on lui rendit mille actions de
augustes 5 on invoqua Tètre suprème réconciliation... ;
Peut-on outrager la digraces pour cette heurense d'audace ! Hommes pervers et blasphémateurs >
vinité avec autant crimes resteront long-tems impunis La cécroyez-vous que vos
dans lequel les colons
rémonie se termina par un repas hommes splendide de couleur et nègres libres
jouèrent la fraternité ; et la les ville du Port.an-Prince.
entrèrent avec eux dans s'écoulèrent dans le sein des fêtes et des plaiLes premiers jours régner dans tous les coeurs 2 les hommes les de
sirs 5 la joie paraissait savouraient à longs traits le bonheur sous
couleur et nègres libres
mais bientôt ils brûlèrent du
auspices de la paix et de la concorde; leurs enfans dont les horreurs de la
désir de revoir leurs épouses Leurs et chefs se reposant sur la foi des traiguerre les avaient séparés. d'aller
ce tribut à la nature. Ni les uns,
tés, leur permirent
payer idée du
; ils ne soupçonnaient
ni les autres n'avaient aucune
parjure
B
couleur et nègres libres
mais bientôt ils brûlèrent du
auspices de la paix et de la concorde; leurs enfans dont les horreurs de la
désir de revoir leurs épouses Leurs et chefs se reposant sur la foi des traiguerre les avaient séparés. d'aller
ce tribut à la nature. Ni les uns,
tés, leur permirent
payer idée du
; ils ne soupçonnaient
ni les autres n'avaient aucune
parjure
B --- Page 20 ---
méme pas qu'on put violer des (1o) sermens ils
giner qu'il y eut des hommes assez ; ne pouvaient pas imacceurs des projets de trahison et de monstres pour nourrir dans leurs
moin de leur sincérité et de leur perfidie, en prenant le ciel a tédésabuses ! A peine furent-ils réduits à bonne-foi. Combien ils firent -
coup le complot infernal se met à un petir nombre , que tcut-àloppés de toutes parts dans les exécution où ils , ils se trouvent enveLes assaillans > dans leur fitreur postes
étaient casernés.
qeily ville avait d'hommes de couleur et , comptaient autant de victimes
des et réunis dans ces postes. Et en nègres effer libres selon épars dans cette
guerriers ordinaires ils devaient
,
les froids calculs
par des manceuvres hardies et bien tous y périr ; mais Beauvais,
tenu par le feu continuel de l'artillerie combinées, vigouteusement souPerion, ilf fit les délivra du pas dangereux dans commandée Par le brave
une retraire honorable malgré la lequel ils étaient engagés;
vaient investi.
supériorité des forces qui l'ade Ce lumière jour fur pour les hommes de conleur et
instruits dans et d'espérience. S'ils ne furent nègres libres un jour
à
ce grand art qu'on
la pas d'abord parfaitement
parler d'une manière, , tandis appelle P'on politique, art qui consiste
en public des sermens que l'on que
pense d'une autre, à faire
à les violer
dément dans le
même, 3 lorsqu'un intérêt
fond de son ceeur,
ne farent Pas instruits dans cette prétendu l'exige, si, dis-je, ils
moins à ne pas être aussi
horrible science, ils apprirent du
salut d'être méfians.
crédules, ils virent qu'il importait à leur
Ici je dois rendre hommage à la
colons, il en était plusieurs
vérité, et dire que Parmi les
appris de bonne heure par une qui, > saine nés sans préjugé colonial > ayant
distinction parmi les hommes
celle éducation à n'établir d'autre
avaient vu avec douleur la résistance que
des talens et des vertus 2
mandes des hommes de couleur et opiniâcre qu'on faisair aux deplus justes qu'elles étaient fondées nègres libres, demandes d'autant
politique ; ils virent avec satisfaction le sur les droits naturel 3 civil et
la ils souscrivirent avec joie au concordat rapprochement et
des deux classes;
de Crois-des-Bouguets, ,ils y applaudirent ; au mais traité de de paix passé à
la violation quelle indignation ne furentils pas pénétrés, queile horreur >
affreux
infime de ces traicés!1ls pressentirent lorsqu'ils apprirent
En eftet, qui devaient nécessairement en résulrer. dès lors les maux
au-Prince , la devint scène horrible qui S'était passée dans la
:
le signal d'une
ville du Portsanglanre. Les hommes de couleur guerre et plus étendue et
bars, > bien résolus de ne
se disposent de nouveau aux plus
plus se laisser surprendre par de feintes coma
, queile horreur >
affreux
infime de ces traicés!1ls pressentirent lorsqu'ils apprirent
En eftet, qui devaient nécessairement en résulrer. dès lors les maux
au-Prince , la devint scène horrible qui S'était passée dans la
:
le signal d'une
ville du Portsanglanre. Les hommes de couleur guerre et plus étendue et
bars, > bien résolus de ne
se disposent de nouveau aux plus
plus se laisser surprendre par de feintes coma --- Page 21 ---
(n),
partie des villes et
séconciliations. Ils s'emparent de la plus grande ils établissent des camps
des bourgs de la colonie , ils sy fortifient; les villes et dont ils ne peuvent se
dans les campagnes qui avoisinent
rendre les maitres. frères de l'Ouest dans les prorestations d'aConfiant comme mes de la
des colons > et sur- tout dans leurs
mitié , de fraternité
part retirais dans la province du Sud s
traités et leurs sermens s je me
de la violation du traité parles
lorsque je fus instruit dans ma route de leuf trahison atroce s et des
colons blancs du Portau-Prince , anéantir les hommes de couleur. moyens qu'ils avaient employés pour Sud je les instruisis de ce malJ'écrivis de suite à mes frères du évidemment ,
le projet de nois exheureux événement qui annonçait des colons des Cayes, dont les
terminer ,1 je les engageai à se méfier celles des scélérats du Port-auintentions étaient aussi perverses que
repousser paf la
Prince je les invitai à se mettre en mesure > pour à ceux de mes
,
injuste; er je revins me réunir
force une aggression à une nouvelle défense. frères se préparaient violation d'un traité de paix auguste et SOCc 1 donc après la
les colons pouvaient
lemnel , ce fat pour rompre les mesures des hommes que de couleur, que
prendre pour opérer T'anéanrissement de la ville des Cayes, et qu'ils se camceux-ci sortirent de nouveau
furent
plusieurs fois
habitations. Ils y
attaqués
pèrent sur diverses
des troupes de ligne; mais ils se déleurs ennemis soutenus par de constance que de courage. (a) Les
Enamenr toujours avec autant
bientôt les hommes de couleur de la province du
(a) L'expérience prouva leur campement, que
puisqu'à Jérémie, leurs malheureux
Sud ne durent leur salut qu'à bonne- foi, de leur circonspection et de la scélératesse furent
frères furent dupes de à leur
plusieurs furent massactés,, défaut les autres de soins cn
des colons. Arrétés des bâtimens Timproviste, o les maladies contagicuses et le a été déporté. A
embarqués sur
nombre, le reste a ptis la fuite ou bien
et ceux que
firent périr un graud furent pendus par jugement de la cour innocens, prévôtale, étaient de suite
Tiburou plusicurs tribunal était cependant forcé de déclarer leurs chefs qui fut pris,
cet infâme lcs barbarcs assistans. Aux Cayes 3 un de et Chavannes avaient
immolés subit les pat mêmes tourmens, s lc même genre de mort hommes qu'Ogé de couleur traitaient avec
tandis qu'au contraire, , les
tandis
éprouvés au Cap; cléinence ceux de leurs oppresseuts qu'ils faisaient dansla prisonniers, réaction d'une
modération et
lesarmes a la main',
des
qu'à l'exception de ceux qui succombètent leurs esclaves avaient exercé vengeances dout
agression injuste, et ceux sur la lesquels vie de ceux qui se trouvaient dans A les endroits de cette
particulièrer et domestiques, couleur étaient en possession , fur respectée.
ire, , les
tandis
éprouvés au Cap; cléinence ceux de leurs oppresseuts qu'ils faisaient dansla prisonniers, réaction d'une
modération et
lesarmes a la main',
des
qu'à l'exception de ceux qui succombètent leurs esclaves avaient exercé vengeances dout
agression injuste, et ceux sur la lesquels vie de ceux qui se trouvaient dans A les endroits de cette
particulièrer et domestiques, couleur étaient en possession , fur respectée. T'appui
les hommes vais de citer deux exemples pris parmi une de couleur infinité campés d'autres. dans un endroit
vérité, Dans % plaine de T'Artibonitc, les hommes prisonniers. Le même jour Borel artaqué
nommé la crète a Pierrot, firent cent-vingt la fuite etavecluit tous les colons de la
fut défait ilprir)
vaste quartier. RarI
dans son repaire les 2, hommes de couleur restèrent les maitres de ce éraient des entagés
de sorte bon d'observer que
que la plus grande partic de ccs prisonnicrs B 2
est
B 334 --- Page 22 ---
hoirs'
(12)
> que les colons avaient armés
clairvoyans sur leurs vrais intérêts
pour combattre à leurs côtés;
liée à celle de leurs
, convaincus que leur cause était
exemple, le projer de parens > se réunirent à eux 3 et conçurent, > à leur
Tel étair lérat des conquérir leut liberté,
la France
choses lorsque trois
, pour pacifier
commissaires envoyés
n'éraient pas porteurs officiels S-Domingue de
> abordèrent au Cap. RaS
le
ce décret
()
préjugé et la distinction des
bienfaisant qui, détruisant
les citoyens, de ce décret couleurs, établissait l'égalité parmi tous
du 4 Avril; mais ils le qui fit depuis connu sous le nom de loi
vée, plusieurs paroisses, précédaient dans
ils Tannonçaient. Dès leur arri-
> aimant la
lesquelles dominait le parti des
IA entraînées révolution et professant de cceur ses
hommes
par divers motifs
principes > et
peuple Français 5 elles avaient devancé 3 avaient répondu aul désir du
corps populaires et des tribunaux
la loi. Déjà l'on voyait des
les coulenrs; les factieux étaient composés de citoyens de toutes
prenair une marche conforme réduits au silence; ; la chose
renaissait
aux décrets
publique
et les calamités qui avaient nationaux ; le bonheur
existaient 1 peine dans le souvenir. afligé ces divers quartiers,
Mais la ville du
fière de
sa population , Cap,
ses richesses, de Sa puissance et de
çait de
présentair un front audacieux. et
rompre tous les liens qui
rébelle 5 elle menavoulait la forcer
l'unissaient à la France, si celle-ci
d'adopter un système qui contrariait ses vues et bles.
lique
et les calamités qui avaient nationaux ; le bonheur
existaient 1 peine dans le souvenir. afligé ces divers quartiers,
Mais la ville du
fière de
sa population , Cap,
ses richesses, de Sa puissance et de
çait de
présentair un front audacieux. et
rompre tous les liens qui
rébelle 5 elle menavoulait la forcer
l'unissaient à la France, si celle-ci
d'adopter un système qui contrariait ses vues et bles. qui qu'au disaient dernier; hautement observez qu'il falloit exterminer tous Ics hommes
malheurcux Ogé, lâchement encore que parmi ceux-ci se trouvaienr deux de couleur jusce même endroit ou se trouvaien: aseassinés, l'un. au Cap, l'autre à l'Artibonite frèrcs de ces
concourir à exciter la vengeance de ces campés les hommes de couleur. Tout près de
niers avec la plus
derniers. Hé bien, ils
semblait
tibonite à la faveur grande d'un clémence; 5 et lorsque lcs colons blancs traitérent leurs prisonils furent étonnés de voir traité, jugcant les hommes de couleur revinrent à l'Arqu'on avair eu pour cux tous ces les prisonniers cxister encore > et ceux-ci par eux-mémes,
Borel, ce Léopa:din fameux, qui égards avair que Thumaniré peur prescrire. convinrent
dachanement, Iorsqu'ils Ies , cent trente de ces Saliniers poursuivi qui les hommcs de couleur avec tant
trente Saliniers prenaient, fuent 3 qui les hachaient par exerçaient sur eux rant de cruaurés,
des howmes de couleur. pris Si et conduits à Saint-Marc, morceaux, qui Borel, était dans dis. je, la et centpouvair étre dans cette jamais la vengeanee était permise, il possession
jusqu'a les l'arrivée du commissaire circonstance Roume 5 cependant ils furent conservés semblair sains que ce
remit. Quelie diftérence entre ceite a Saint-Marc, entre les mnains ct saufs -
couleur, fai: assassiner et la conduire atroce des colons conduire blancs de noble et humaine des hommes duquel on de
des climats par leurs esclaves le plus grand nombre Jérémic, qui en onr assasiné ou
riblcs cruautés érrangers ! ceux qui n'ont pas pu se soustraire 1 par et 1 fuite ont déporté dans
à leurs hor-
(*) ROUME, MIRBECK ct S.-LÉGER.
ite a Saint-Marc, entre les mnains ct saufs -
couleur, fai: assassiner et la conduire atroce des colons conduire blancs de noble et humaine des hommes duquel on de
des climats par leurs esclaves le plus grand nombre Jérémic, qui en onr assasiné ou
riblcs cruautés érrangers ! ceux qui n'ont pas pu se soustraire 1 par et 1 fuite ont déporté dans
à leurs hor-
(*) ROUME, MIRBECK ct S.-LÉGER. --- Page 23 ---
(3)
dans son sein deux assemblées ; l'une
sait son orgueil. Elle renfermait
membres factieux, turbusoi-disant coloniale > dirigée par quelques
, sous le voile du
lents, marchant à pas de géant vers findépendance, trompeur : l'autre soi-disant
patriorisme et se servant d'un langage
travaillant de toutes
de conte-tvalamonsuier,.
provinciale, > composée
de l'ancien régime > soutenant les droits
ses forces au rétablissement la première s'efforçait d'anéantir,t cepend'un gouvemement toujours que des décrets nationaux. (a)
ville
dant s'enveloppant
assemblées qui existaient alors dansla
Telles' étaient les deux
de chauds partisans qui se heurdu Cap. L'une 1 et l'autre avaient
il naissait de ce choc des
taient en sens contraire s et quelquefois des droits sacrés de Phomme,
orages violents; ; mais,lorsquil xagissait loi anéantissait le préjugé infâme
lorsqu'il était question d'une qui
et les pasde la couleur, alors les deux assemblées intérêt se réunissaient; commun. En effet s
sions diverses se taisaient devant leur Française , et ne cherchant qu'une
ennemies secrettes de la révolution ouvertement, , elles sentaient que
occasion favorable pour se déclarer libres étant les enfans adoprifs
les hommes de couleur et les nègres ils la soutiendraient de toutes
et chéris de cette même révolution et s de leur vie 9 et que par conséleurs forces au prix de leur sang jamais au bnt qu'elles se proposaient,
elles ne parviendraient
de les paralyser ou de les
quent, si elles ne trouvaient pas les moyens
anéantir.
faisait entendre en faveur de légaAussi dès qu'une voix sage se les armes, les tribunes exhalaient une
lité, alors toute la ville prenait
le sang et le
indignation farouche 5 les bouches ne hommes respiraient fameux que par leur préDes soi-disant patriotes , des
amis de
carnage.
les philosophes 3 les
Végalité, entière.
tendu civisme, apostrophaient ils osaient menacer la France
et dans leur fureur insensée 2
assemblée soi-disant provinciale, avoit dans le tems connuc puissammen: sous le con- nom
(a) Cette a la dissolution de cette aurre assemblée si fameuse, séante à St-Marc,
courru d'assemblée générale de la pantie.Frangaise, Léopardine, de Saint-Donuingne, qui après avoir tout désorganisc,
et depuis sous le nom de les faction
se les approprier, foulait dans a ses le pieds fait
après avoir anéanti tous se pouvoits donnait des airs d' indépendance; , ct , dont
nationaux , et
du Nord,
ammen: sous le con- nom
(a) Cette a la dissolution de cette aurre assemblée si fameuse, séante à St-Marc,
courru d'assemblée générale de la pantie.Frangaise, Léopardine, de Saint-Donuingne, qui après avoir tout désorganisc,
et depuis sous le nom de les faction
se les approprier, foulait dans a ses le pieds fait
après avoir anéanti tous se pouvoits donnait des airs d' indépendance; , ct , dont
nationaux , et
du Nord, les c'était décrets là que tendaient tous ses travaux. L'assemblée différentes , provinciale demanda au gouverneur sa
les vues étaient, aussi criminelles,, des quoique décrets lui ordonna de cesser ses fonctions; Pressée
dissolution; et celui-ci sc parant
des forces pourl'y contraindre. a réunir à
elle s'y refusa; : alors le gouverneur elle déploya invita les hommes de couleur attachés à se la France
dans ses mais derniers ceux-ci raarEta voyant le qu'elle se proposait, trop à ses invitations., Elle se
elle pour ; la seconder dans ses projets > ne et répondirenr par un effort pas de Thypocrisic la plas pro- mais
trouva donc forcée de s'embarquer France, , croyant en imposer au tribunal suprème;
fonde, elle se rendit sa en honte ct sa condanination. elle n'y trouva que
--- Page 24 ---
A quels excès n'entrainent pas (14) les passions! l'effusion du sang des Oge, des
Cette ville criminelle par
tyrs de la liberté qu'elle avait lâchement Chavannes et de tant d'aucres marstir crimes en immolant chaque jour de assassinés, entessait crimes
d'infortanés hommes de couleur qui étaient matheureuses sans
victimes 9
attirait ainsi sur sa tête compable une
aucune défense; elle
servir d'exemple à tous ceux
à lavenir vengeance éclarante qui put
l'imiter. qui,
, seraiént tentés de
Les villes du Port-au-Prince et des
et du Sud,agissaient dans les mêmes Cayes, chefs lieux de l'Ouest
Deux assemblées soi-disant provinciales principes que la ville du Cap. d'hommes que l'assemblée celonizle, , composées du même genre
elles suivaient les mêmes erremens marchaient elles
dans le même sens;
de vives et mutuelles exhortations ; 5 elles se soutenaient toutes par
de se soustraire à l'autoriré de la France, se berçnient du fol espoir
les hommes de couleur et nègres libres dans et pour cet effer d'ensevelit
dans le tombean; mais mes frères et moi une: nullité profonde ou
de consolider la révolution à
nous avions fait le serment
France cette colonie si
Sainte-Domingue , de conserver à la
main. précieuse , ou de périr tous les armes à la
les Non seulement il n'était pas facile aux amis de
vaincre et de les terrasser; mais au
lindépendance de
prévoir, selon les règles de la
contraire, on' pouvait aisément
et nègres libres devaient triompher politique, deux. que les hommes de couleur
possesseurs de toutes les
Bientôt en effet ils furent
villess, bientôt il ne resta campagnes, plus
et de la plus grande partie des
dépendans que celles du Cap, aux du fonure-sevelutioniaiter et aux inquartier de Jérémie 2 dont nous Porrau-Pince, de Jacmel et le
nous rendrons le jaste cribur
parlerons incessamment , et à
tous ceux qui s'honorent de d'indignation la
qu'il mérite de la parc
Les commissaires
qualité de Français,.
effet ils furent
villess, bientôt il ne resta campagnes, plus
et de la plus grande partie des
dépendans que celles du Cap, aux du fonure-sevelutioniaiter et aux inquartier de Jérémie 2 dont nous Porrau-Pince, de Jacmel et le
nous rendrons le jaste cribur
parlerons incessamment , et à
tous ceux qui s'honorent de d'indignation la
qu'il mérite de la parc
Les commissaires
qualité de Français,. leur de voir cette animosiré pacificateurs barbare gémissaient, étaient pénérrés de doud'hommes qui se tenaient par les liens qui du régnait entre deux classes
indignation F'injustice et l'infiexible
sang. Ils voyaient avec
naître les droits des hommes de opiniâcreré des colons à méconpas de goûrer quelque consolation. couleur; Ils cependant ils ne laissaient
ment inviolable de ces derniers
la étaient témoins de l'attachepour la révolution Française, de pour leur zèle mère-patrie la de leur amour
respect pour leurs personnes et le - caractère pour défendre, de leur
vètus > de leur soumission à leurs volontés.
justice et l'infiexible
sang. Ils voyaient avec
naître les droits des hommes de opiniâcreré des colons à méconpas de goûrer quelque consolation. couleur; Ils cependant ils ne laissaient
ment inviolable de ces derniers
la étaient témoins de l'attachepour la révolution Française, de pour leur zèle mère-patrie la de leur amour
respect pour leurs personnes et le - caractère pour défendre, de leur
vètus > de leur soumission à leurs volontés. sacré dont ils étaient re. cet ouvrage ne me permettent elles de Pourquoi les bornes dc
des citoyens de couleur à ces
pas transcrire ici les lettres
augustes représentans, > et les réponses --- Page 25 ---
Cis) l'effusion du patriorisme le plus
de ceux-ci? Dans les unes on verrait les autres Phomme doué d'un coeut
pur et le plus ardent s et des dans éloges dictés par la justice, l'amitié et
sensible lirait avec plaisic
la reconnaissance.
résidence- dans la ville du Cap. Il avait cri:
Roume avait fixé sa les écrits incendiaires des deux assemblées
d'abord que les discours, des' tribumes étaient suscitéés par un petit
et Tes clameurs insolentes
auix sages et aux faibles
nombre d'hommes féroces qui audace en imposaient : il se plaisait à croire que ccs
par leurs bravades et par leur
qu'ils creusaient eux-mèmes
hommes verraient enfin l'abyme profond
peu à
leurs têtes exaltées s'appaisant
sous"leuts pas P ét que 2
3 mais nel
Nne
de l'errenr funeste qui les entraînait
Sur'
ils se dégageraient
était volontaire et froidement calculée
savait pas que leur erreur leur orgueil ;il ne savait pas que ces'hommes
leurs inérêts et d'aprés
nnl remède ne ponvait guéris.
immoraux avaient des coeurs pourris que leurs travaux tous leurs efforts
Aussi dès qu'il s'apperçut que tous
à enlever la CO9.
toit
tendaient soit à opérer une contre-révolution
convenaient
la France il
alors le ton et la dignité qui
lonie à
dont 2. il était prit revêtu.
au caractère"
Coloniale
l'impndence jusCépendant l'assemblée prétendue celui était investi ero
immenses,
qu'à s'élever: au-dessus de
dissondre, qui
$'il le jugeait pouvoirs; à propos; elle
de celui qui pouvait même la
de son autorité. Roume lui
osa lai demander quelle était l'étendue et l'immensité de ses pouayant montré la grandeur de' sa mission,
à cette simple exposivoirs appuyés par des décrets,ne se seule borna pas de tous les maux
tion; illui reprocha qu'elle érait
coupable à ne pas vouloir re-'
de St-Domingue il insista sur son opinitreté ce reproche ranima la
les AL des hommes de couleur;
connaître
assemblée, elle répondit avec insolence , il répliqua
fureur de cette I'on vit s'élever une lutte scandaleuse qui présageait
avec dignité, et
funestes.
les événemens les plus
apprit que trois nouveaux comLa crise était violente 2 lorsqu'on la loi du 4 Avril et de la faire exécuter 2
missaires chargés de publier
Quelle futla consternation dans
étaient sur le point d'arriver au Capdouter que ces commiscette ville criminelle , lorsqu'elle ne put considérables. plus
L'assemblée se
saires étaient acompagnés de forces et Polverel > Sonthonax et
décida bientôt à une feinte, soumission 2
qui convenait à des
Ailhaud furent reçus avec cet appareil imposant
mandataires d'une grande nation.
sans nulle restriction. Tous se
La loi. du 4. Avril fat proclamée les factieux se renfermèrent
soumirent ou feignirent de se soumettre,
occasion qui put
en atrendant quelque
dans une obscurité profonde,
acompagnés de forces et Polverel > Sonthonax et
décida bientôt à une feinte, soumission 2
qui convenait à des
Ailhaud furent reçus avec cet appareil imposant
mandataires d'une grande nation.
sans nulle restriction. Tous se
La loi. du 4. Avril fat proclamée les factieux se renfermèrent
soumirent ou feignirent de se soumettre,
occasion qui put
en atrendant quelque
dans une obscurité profonde, --- Page 26 ---
faire renaitre leur projer qui venait (:6)
couleur et nègres libres remplis de d'avorter S mais les citoyens de
la France, reçurent ces représentans reconnaissance et d'amour pour
joie, ils les entourèrent, préts à leur avec servir les transports de
de la plus vive
levard, disposés à sacrifier leur vie pour les bouclier et de bouennemies voalaient attenter à des
si défendre , si des mains
Leurs précaurions ne furent pas inuciles. jours précieux,
par des lertres d'Europe, que les commissaires Déjà les colons prévenus
d'opérer le grand ceuvre de la
civils étaient chargés
fers et de les rendre à la liberté régénération des noirs, de briser leurs
cher le fil de leurs jours 3 ils firent > formèrent naître le complor de tranpour l'enéeuter; mais Pinchinat qui érait toutes sortes d'occasions
citovens de couleur et nègres libres,
l'ame et le conseil des
la France et de la révolution
Pinchinat ce zélé partisan de
la liberté, Pinchinat, dis-je, , Pinchinat cet apôrre ardent de la
il mit tout en auvre pour le pressentit, devina le projet des colons,
comme une barrière insurmontable, déjouer, il y réussit. Il plaça ses frères
ne purent jamais franchir;ctp
comme fois une borne que les colons
leur salut, O Sonthonax! si tu plusieurs ces représentans lui durent
encore les douceurs de
jouis encore de la vie > si tu
de
l'existence, c'est à
golires
couleur et nègres libres que tu en es Pinchinat, c'est aux citoyens
sans leurs secours > des milliers de
redevable ; car sans lni,
ton sein,
poignards auraient alors déchiré
Bientôr en effet les colons dans tous les
eux d'un accord unanime;
il quartiers s'élevèrent contre
hommes que l'intéréc fait par-tour se trouva quelgues-uns de ces
donnent T'enchousiasme du mouvoir > et d'autres à qui les passions
Perte. Vains projets! Complors fanatisme; de toutes parts on conjura leur
serviront d'escorte, , toujours ils inuriles! seront Les citoyens de couleur leur
veillera à la sûreté de leurs jours dans pour les eux une garde fidelle qui
ils volent au devant d'eux
villes, dans les
de leurs pères chéris
, comme des enfans volent dans campagnes les bras
est le souverain bonheur après une longue absence; les voir les entendre
leurs pieds le don de leurs pour ces hommes ils
régénérés. Ils déposent à
vie, Ombre de Polverel! sors ceurs, de la tombe, leur offrene-le.sactifce de leur
éclarant à la vérité. Dis: n'as-tu vû dans viens rendre un hommage
et sur-tout dans ceux du départemene Pas du les citoyens de couleur,
presgae toujours vécu pendant ton
Sud , avec lesquels tu as
pas vu en moi,(chine pénétrais-cu séjour à Saint-Domingue, n'as-tu
N'as-u vu, dis-je, un
pas dans le fond de mon ceur!)
haine
artachement inviolable à la France
pour ses
une
ARUN
battre ; un amour excessif ennemis la un coarage constant à les : compour liberté, un zèle ardent pour assurer
son
citoyens de couleur,
presgae toujours vécu pendant ton
Sud , avec lesquels tu as
pas vu en moi,(chine pénétrais-cu séjour à Saint-Domingue, n'as-tu
N'as-u vu, dis-je, un
pas dans le fond de mon ceur!)
haine
artachement inviolable à la France
pour ses
une
ARUN
battre ; un amour excessif ennemis la un coarage constant à les : compour liberté, un zèle ardent pour assurer
son --- Page 27 ---
(17),
: Ombre de Polverel ! de quel ceil vois-tu aujourd'hui
son triomphe
de lâches ennemis intentent contr'eux? CrainPaccusation injuste
à les décourager > ou à lasser leur consdrais-tu
ande
qu'on put
6 ombre, mes frères et moi, nous péritons !
tance 2 Tranquillise-toi, la moindre atteinte à ton ouvrage. Liberté
tous > avant qu'on porte de
France ! France ! Voilà notre cri
liberté! Tel est notre cri calomniateur guerre.
couvert dehonte et de conde ralliement; 5 etl'andacieux de ressource que dans un lâche désespoir.
fusion ne trouvera plus
anéantis, levèrent de
Cependant les conspirateurs qui paraissaient ranima leurs espérances, ils
nouveau la tête. L'arrivée de Galbaud
une lutte entre. les
fomentèrent-ils eux mêmes
prévirent et peut-être à
les commissairés civils qui se troudeux pouvoirs. En effet, peine de l'Ouest et du Sud, furent ils de
vaient alors dans le déparrement
ses Alambeaux; on vit s'alluretour au Cap, la discorde secona et dont Phistoire offre peu
mer une guerre Rembice et sanglante, déployant les mêmes drapeaux , emd'exemples; on vit des Français feu
s'égorger er se détruire. La
ployer tonr à touf le fer et le
tous les combattans; des Aots
la rage et le désespoir
le soleil
SE
fureur, de
inondent la terre qui s'en abreuve en frémissant,
sang d'horribles forfaits
La cause des commissaires-civils couleur
éclaira mais à qui durent-ils la victoire 2 Aux hommes de dont on
triompha 5
affreuses combattirent avec un courage
qui dans ces journées idée. Ils avaient appelé à leur secours leurs
ne peut donner aucune devinrent à leur exemple des soldats pour la paparens maternels R fuite et avec lui tous ceux qui avaient concouru
trie; Galbaud peit
à l'exécution de ses projets. les Africains montrèrent une grande énerDans cesjours périlleux, était arrivé où ils devaient recevoir leur récompense,
gic. Le moment
ainsi un acte de justice. Sonthonax brisa
si toutefois on peut appeler il rendit à la liberté des hommes qui, dépuis
les fers de Tesclavage; sous le joug le plus injuste et le plus
si long-tems, gémissaienr Polverel suivit son exemple et le grand ceuvre
odieux; bientôt après,
fut accompli.
les ennemis de la république française, rant intéCe fut alors que
les indépendans, les Anglais
rieurs qu'extérieurs, les royalistes (d),
de la liberté générale, 2 les royalistes ct les acharnés, indépen-
(a) Avant la proclamation ouverte 5 ils étaient ennemis d'autant plus
Les
dans sc faisaient unc guerre leurs opinions étaient diaméttalement opposés.
que leurs intérêts 2 ainsi que toutes sortes de moyens, pour attirer rétablir les hommes l'ancien de
couleur uns et les dans auttes leur employétent parti. C'était pour terrasser avaient eu les l'air indépendans de se coaliser et avec eux pour
régime, les Endteeveledinage leurs droits; les hommes de couleur se servirent C réellement
lec aidcr pe conquérir
ant plus
Les
dans sc faisaient unc guerre leurs opinions étaient diaméttalement opposés.
que leurs intérêts 2 ainsi que toutes sortes de moyens, pour attirer rétablir les hommes l'ancien de
couleur uns et les dans auttes leur employétent parti. C'était pour terrasser avaient eu les l'air indépendans de se coaliser et avec eux pour
régime, les Endteeveledinage leurs droits; les hommes de couleur se servirent C réellement
lec aidcr pe conquérir --- Page 28 ---
(18)
qui ofraient sccours et protection, les
les promesses, tantôt les menaces, Espagnols qui cmployaient tantôr
royens du 4 Avril, pour anéantir la liberté tous se rétnirent contre les cià la France. Le Mole fat la première
et ravir Saint-Domingte
Le quartier de Jérémie imita et suivic place de quise.rendit aux. Anglais (6);
droit était depuis long-tems l'asyle des près son exemple. Cer enpendans y éraient en grand nombre. Les royalistes français; et les indéavaient échappé aux
citoyens de couleur,
de quitter lears assassinats et ati bannissement, avaient été forcés qui
éprouver les colons. propriétés, Les motifs Par les vexations inouies que leur firent
traiter avec autant de barbarie, étaien: qui avaient engagé ces derniers à les
cable qu'ils leur portaient, mais
non-seulement la haine implatratiassent dans leurs projets. Dès encore la la crainte qu'ils ne les conrale, ils se réunissent, agissent de proclamation de la liberté généleur ouvrent leurs ports, leur livrent concert, les
appellent les Anglais, 2
nouveau sur la téte des malheureux Africains places, et appesantissent de
clavage. Ici, les juges impartiaux
lejoug odieux de l'esfaire un éloge pluts expressif du observeront dévouemen: sans doute qu'on ne peur
E.T la France, et de leur amour pour la
des citoyens de coumiens ne crurent poavoir rénssir,qu'en
liberré, , puisque les JéréIls ne se bornèren: pas à cette
lesfaisant mais disparsitre parmi eux. des camps formidables sur leurs frontières mesure,
encore ils érablirent
cées Par une armée que je commandais,
se armée trouvaient menaplus
étair
dete
redourable pour eux, qu'elle était presque
d'autant
citoyens de couleur dont ils connaissaient la
toute composée de
P'attachement i la république française à
bravoure, ils Tintrépidiné,
d'appartenir, 3 et sur-tout l'inflexible résistance laquelle se faisaienc gloire
savaient que cette armée contenait dans
à la séduction. Ils
contre lesquels ils avaient exercé tant ses rangs ces mêmes hommes
forcés de fuir des lieux qui les avaient d'atrocités, qu'ils les avaient
vus naître; ils prévoyaient que
se de proposaient. leur secours poury C'érait réuesir; ; ct ilsles abandenneren:, dès qa'ils viren:
nement, que l'assemblée pour soi anéantir disant générale les parcisans de de P'ancien régime et le du bur qu'ils
asprés faisant des de grandes citoyens de couleur pour les engager Saint-Mare à venir a eavoya son une députation gouvervouluren: pas répondre promesses, à son invicarion.
naître; ils prévoyaient que
se de proposaient. leur secours poury C'érait réuesir; ; ct ilsles abandenneren:, dès qa'ils viren:
nement, que l'assemblée pour soi anéantir disant générale les parcisans de de P'ancien régime et le du bur qu'ils
asprés faisant des de grandes citoyens de couleur pour les engager Saint-Mare à venir a eavoya son une députation gouvervouluren: pas répondre promesses, à son invicarion. mais ceux-ci invariablemen: attachés sccours à la 3 cn leur
étaien: clamée ia gue les royalistes ct les indépendans, A peine la liberté générale fut-elle Frence,ne proqucrelles, colonne sur laquelle reposait
voyant que les homines de couleur
la suice se réunirent, se livrérent de rédifice, concert oublièren: aur
leurs divisions er'. lcurs
e(<) Les contr'eux salommiateurs toure la des fureur don: iis étaient animés anglais, con:re - déployérent dans
cai avaien: livré aux Anglais citoyens les de couleur ont prétendu quc république.
-elle Frence,ne proqucrelles, colonne sur laquelle reposait
voyant que les homines de couleur
la suice se réunirent, se livrérent de rédifice, concert oublièren: aur
leurs divisions er'. lcurs
e(<) Les contr'eux salommiateurs toure la des fureur don: iis étaient animés anglais, con:re - déployérent dans
cai avaien: livré aux Anglais citoyens les de couleur ont prétendu quc république. est le boulevard de
places de Sains-Domingue, Lorsque c'étair le ccux-ci
deue homines de conieur; la'colonie, ct certcs leur ils fut si lâchement livré, on nc Mole, qui
n'y avaient pas beaucoup d'iniluence, comptait quc --- Page 29 ---
(59) lintérêt général de la
ces hommes animés non-seulement par
se
et de faire
stE
le double desir de venger
blique mais encore par
combattraient avec autant d'acharconquéte de leurs propres foyers,
à une vigoureuse défense.
de
ils se préparèrent
Je leur
nement que courage;
pas dans leurs conjectures.,
Les Jérémiens ne se trompèrent
dans Phistoire
livrai bientôt un combat dont il n'y a pas d'exemple et'la journée d'Erides guerres qui ont eu lieu à Saint-Domingue En effet, ce camp ; fur attaqué avec
vaux sera à jamais mémorable.
aux amis de la liberté. La récette impétuosité est si naturelle lutte terrible entre des Français
sistance fut mLt On vit une
de réduire des rebelles, et
excités par, l'amour de leur patrie, jalenx et fortifiés des retranceux-ci animés par le
du désespoir Le HESEE fut vif et
chemens à l'abri desquels at se défendaient. embrasures oû étaient
sanglant, les assiégeans s'avancèrent bataille jusqu'aux fut couvert de morts et de
placcs les canons : le champ de
fut forcée da se replicr;
mourants; cependant l'armée alla républicaine se
à de nouveaux combats.
elle se retira en bon ordre, et
disposer qu'ils seraient encore incesfut alors que les assiégés prévoyant
contre
6 Ce.
et qu'ils ne pourtaient pas tenir long-tems leur foursamment forces attaqués, de la république, se livrèrent aux Anglais qai et des munilesi
de
des vaisseaux, des armes
les
nirent des troupes ligne, malgré tous ces renforts, non-seulement
tions de toute espèce;
aucun progrès 2 aucune conquête dans sur nous, leurs 2
Jérémiensn'on: jamaispufaires les avons harcelés sans cesse jusques
mais au contraire, nous
sur leur territoire, plasieurs
camps retranchés, nous avons pénétré la terreur de nos armes. Térémiens !
fois nous avons porté parmi eux rentrés sous les lois de la république,
si jusqu'a ce jour vous n'ètes été pas subjugués, ce n'est pas à votre valeur,
si vous n'avez pas encore
vous le devez; c'cst à l'abandon
ce n'est pas aux secours des Anglais de que la colonie m'a laissé pendant si
total dans lequel le gouverneur délégués de la nation française ne
long-tems, , c'est que les nouveaux des munitions qu'ils ont portées avec
m'ont pas fait part des armes et long-tems vous ne souilleriez plus le
eux (e). Oui,Jose le dire , depuis
Laveaux s'étant tronvé démuni de poudre à SETI je
(a) demanda Le gouverneur quelquc général tems
T'embarquement des, étant commivatitcs-chvils, devenucs rarcs dans lc
m'cn
tilliers. Dans T suite; les munitions des divers combats quc nous
département en fit passer.siz du Sud et les
de T'Ouest, à reprises, cause mais en vain, de me faire
avions livrés aux ennemis, TFTSA ,je la priai Musette, à plusieurs capitsine Désageteaux, de avait apportées ct il
part de cclles que. la jamais corvette obtenir de lui la plus petite quantité poudrc,
au Cap, je nc pus tout secours que cent-cinquante fusils. d'armes et,de munitions de
ae Les m'envoya agens IbH Dircctoire avaient porté une quantité
C :
I d
prises, cause mais en vain, de me faire
avions livrés aux ennemis, TFTSA ,je la priai Musette, à plusieurs capitsine Désageteaux, de avait apportées ct il
part de cclles que. la jamais corvette obtenir de lui la plus petite quantité poudrc,
au Cap, je nc pus tout secours que cent-cinquante fusils. d'armes et,de munitions de
ae Les m'envoya agens IbH Dircctoire avaient porté une quantité
C :
I d --- Page 30 ---
tertitoire de la
(:o)
république; si j'avais
les
nécessaires, et que la France destinait reçu secours qui m'éraient
porte, il nous reste encore de
sans doute à cet objet. N'imcourage et notre zèle à faire de grandes ressources, il nous reste notre
de l république. Jérémiens ! nouvelles conquêtes pour la prospérité
vous ne voulez pas servir un frémissez, jour
retournez à vos drapeaux, si
à l'avenir, seraient tentés
d'un exemple terrible à ceux
Ce fut de Jérémie
comme vous de trahir leur
qui,
que les Anglais
patrie.
perfides et séduisantes dans divers'
firent passer des
selon eux, les amis des
quartiers de la colonie. Proclamations Ils étaient,
comme des protecteurs, offrir Français des de Suine-Domingues ils. venaient
ils employaient les
secours à leurs frères
le grand mobile des expressions actions des les plus tendres; ils mettaient malheureux; en
jeu
perdues ou délabrées ! Ils venaient hommes, les lintérét. Les fortunes étaient
anéantics ! Ils se présentaient
les réparer. Les propriétés étaient
avaient proclamé la liberté pour rétablir. Les commissaires-civils
du 4 Avril, les avilir, générale ! C'érait, disaient-ils aux
esclaves les mèmes droits plurôr onelir les élever, en donnant. citoyens à leurs
ils disaient-ils offraient encore, la ruine des colons jonissaient et la cux-mémes; c'était,
villes,
les moyens de sly
Ils perte de
,
opposcr.
Sanr-Domingse,
puis ils forçaient de recevoir leurs afiamaient cux.mémes les
rendissent la vie. L'argent devair être secours, si l'on voulait
choses devait succéder à la
prodigué, l'abondance de toutes qu'ils
terminer les maux infinis de divette; Saint- en u mot, ils prétendaient venir
bonheur. O perfide anglais ! est-ce -Domingue, donc
et faire renaitre le
créduilité des hommes P Et quels infimes ainsi que tu te. joues de la
jeu pour réussir dans tes noirs'
ressorts n'as tu pas mis en
droits sacrés des nations, tu projets : Tu as foulé à
vines; honneur,
as violé toutes les lois naturelles tes pieds les
pour toi.
probité, s conscience, humanité, rien n'a été et disacré
toute de toute espèce, la colonie; que le il gonvemnement était
de la métropole destinait
fisante dans le Sud' avec les à présumer qu'ils en auraient fait passer sans doute à la défense.
indiqué certe mesure, comme forces'manitines le seul
qui leur étaient confiées. une Je quantité sufquartier l'ennemi. de Jérémie, dont l'invasion ett moyen entrainé capable de rendre à la leur avais le"
FLAsNE que L'expérience la commission a prouvé qu'il en serait celle résulté des autres endroits république occupés
ptibles d'un rctour sincère vers a leur offerte à des scélérats un meilleur cffcr que de
I'Ouest, ne pouvaient plus y rentrer, La commission patrie, et qui, aux termes qui n'étaient de la plus susceils ont distribué que mille' les fusils fusils et dix milliers de n'a envoyé dans Ic Sud ct constitution, la
de
ils avaient incorporé a la seule garde nationale poudre; et quel usage cn ont-ils partic fait?
ont cmporté une frande beaucoup partic; de la marins 3 gens sans sédentaire aveu et du non Sud, dans laquelle
combinécs ct inffuctueuscs qu'ils ont poudre faites a été gaspillée dans les résidans rentatiycs 3 qui en
contic les camps cnnemis,
mal
ils et dix milliers de n'a envoyé dans Ic Sud ct constitution, la
de
ils avaient incorporé a la seule garde nationale poudre; et quel usage cn ont-ils partic fait?
ont cmporté une frande beaucoup partic; de la marins 3 gens sans sédentaire aveu et du non Sud, dans laquelle
combinécs ct inffuctueuscs qu'ils ont poudre faites a été gaspillée dans les résidans rentatiycs 3 qui en
contic les camps cnnemis,
mal --- Page 31 ---
(*) des effets funestes. Des citoyens
Ces proclamations produisirent furent séduits et égatés, soit par
àc couleur de quelqaes quartiers qu'on leur présentait > soit par des incette apparence de bonhenr colons dans lesquels ils avaient placé leur
sinuations de quelqjues
se former entre les villes de Saintconfance. On vit bientôr une ligue Léogane fat entrainée, et coloret
Marc et PArcahaye, dans laquelle du prétexte de la résistance à T'oppression;
leur démarches liberticides elles se livraient aux Anglais; mais Pintandis que dans le fait >
dans lequel brille Yamour le plus
chinat, par un écrit foudroyant
bientôt les rénebres
ardent pour la République Française , de dissipa couleur; ils virent l'erreuc
épaisses qui avaient aveuglé avaient les citoyens été entraînés, le crime qu'ils avaien
funeste dans laquelle ils à le réparer 3 mais ils furent arrêtés dans
commis, ils se prépatsient leur laissa
le tems de se rallier. Les uns
leurs projets, on ne à bord des pas frégatés qui éraient dans lesrades,
furent pris et conduits eurent le tems de prendre la fuire et de reles autres plus heureux Les premiers, ont été bien cruellement punis
joindte leurs drapeaux. d'erreur. Ceux, qui avaient montré le plus d'énergie
pour un instant
massacrés; on épuisa sur eux les tourmens avoir
furent impitoyablament la
puisse inventer; et le reste, après la misère
les plus horribles que rage
toutes les horreurs de
éprouvé dans les prisons entières, ships, été déporté dans des climats étrangers. la
perdant des années
les Anglais venaient d'obrenir parCependant les succès que firent qu'enflammer mon courage, ainsi
trahison et la perfidie, ne Envain épuisa-t-on pour nous séduire toutes
celui de mes frères. fertile
, ce fur un nouvel ali2 ressourcés de la plus
imagination, et à notre dévouement à la nament à notre amour pour la libefté, combattaient sous mes, ordres > étaient
tion Française. Tous ceux qui moi. Environné d'ennemis de toutes
animés des mêmes sentimens que à faire tête à l'orage . mais encore je
parts, je ne me bornai le R dans les quartiers qui s'étaient livrés dans aux le
me proposai de de faire rentrer, par la force des armes 2
ennémis, et
ROE
sein de la République. convaincus qu'il leur était aussi impossible de de nous leurs f
Les Anglais la voie de la séduction 2
par le moyen ou Sonsubjuguer tournèrent par
leurs vues du côté a0p Port-au-Prince, devant
troupes,
Une faible escadre se présenta
thonax avait fixé sa demeure. la
de descendre à terre >
le
un officier Anglais eur permission il eut des conférences longues et
on rett conduisit au gouvernement civil , Sonthonax, (a) ensuite Tescadre
secrètes avec le commissaire
confésences secrètes que Sonthonax fit sortir des
(a) Ce fut quelque tems après CCS
M
du côté a0p Port-au-Prince, devant
troupes,
Une faible escadre se présenta
thonax avait fixé sa demeure. la
de descendre à terre >
le
un officier Anglais eur permission il eut des conférences longues et
on rett conduisit au gouvernement civil , Sonthonax, (a) ensuite Tescadre
secrètes avec le commissaire
confésences secrètes que Sonthonax fit sortir des
(a) Ce fut quelque tems après CCS
M --- Page 32 ---
se retita. Le comniissaire
( 22 )
truit de ces menées sourdes Polvere! qui résidait alors aux
au
et
Cayes, ins:
Port - au - Prince, , pour savoir rénébreuses de son collégue, se rendit
pouvait en être le but; mais à peine quel fut-il en était le morif, et quel
parur de nouveau, secondée
arrivé, que l'escadre reterre. Alors les commissaires par une forte armée qui se rendait
ville qui se rendit aux Anglais Polverel et Sonthonax sortirent de par la
peut-être quelles furent les sans Icoup férir. Le tems
pours s'emparer d'une ville d'une manceures que les Anglais apprendra
leur opposàr la résistance
aussi grande
employèrent
jour le voile
la plus légère, Peut-être conséquence, sans qu'on
se
qui couvre cette grande trahison.
déchirers-t-on un
retirèrent à "Jacmel; quelques
Les commisaires-civils
corvette
jours après ils
P'espérance 2 capiraine
Sembarquérent sur la
pour venir les chercher
Chambon, , expédiée par le ministère
tion nationale avait lancé d'aprés un décret d'accusation que la conven
y aller rendre compte de contreux:. leur conduite, et ils partirent pour France pour
cede prisons leursvucs tous ceux qui y avaient étér renfermés par Polverel, ,à
les fr teus déporcer libersicides, ct dont le nombre se montair à huit-cents cause de leur incivisme
A mesure qu'ils arivaient, Snecessivement on les à Lcogane, quiétaitalors en
ou à peu-prèssil
cst à remarquer que ce fut cette méme incorporait darls la légion possession de
des Anglais,
s'emparer dit à l'oflicier du Porcau-Prince: de sorte qu'on' légion gui vint, avec Montalembenreril l'escadre
la ville, tant Anglais: je veux sauver lcs pourrait conjecturer que Anglaise 9
Vous n'en avez que vous ne développerez pas apparences, un ctje ne pcux Sonthonatavait pas
mémes forces, pas assez P Hé bien, je vous en appareil de forces plus vousrendre
me
de la
enverrai. Vous reviendrai imposant,
joindre; et FRt Port-au.Prince villc.Fordonneral se
au chef qui commande avec ces
gens poussent la complaisanec, jusqu'à rendraisa vous sans faire 2
de venir
Sonthonax. Cependant.. les caractéres nc rien comptendre à cettc résistance. Biçn des
Moneéss ct ilfaut étre bica ayeugle sont, ce me sembic, asscz manauvre dc
pour ne pas y voir la vériré, Fortement pre-
endrai imposant,
joindre; et FRt Port-au.Prince villc.Fordonneral se
au chef qui commande avec ces
gens poussent la complaisanec, jusqu'à rendraisa vous sans faire 2
de venir
Sonthonax. Cependant.. les caractéres nc rien comptendre à cettc résistance. Biçn des
Moneéss ct ilfaut étre bica ayeugle sont, ce me sembic, asscz manauvre dc
pour ne pas y voir la vériré, Fortement pre- --- Page 33 ---
(23) -
combattu les calomniateurs des
JEau avoir déjà victorieusement le récit simple et fidele des'
citoyens de couleur en général,
à Saine-Domingue depuis le
ont eu
TEs
principaux événemens qui
départ des commiseairescommencement de la tévolution jusqu'an les armes Pour l'exécucivils
France. On les a vus ne de prendre l'homme et pour leur propre
tion Et la déclaration des droits
les voies de douceur amprès
avoir épuisé toutes
le indéfense > qu'sprès
sur leurs têtes le
plus
des colons qui vonlaient appesantir avoir VLI périr sur
FTBRATES
juste et le plus humiliant, 2 frères et aptès et ceux d'entreles blancs quisétsient
lâchement assassiner leurs leur cause. Je ctois avoir mis aul jour d'une
déclarés en faveur évidente de le projet d'anéantir cette race infortunée, sont les
manière bien
de Jérémie e,.dont les colons
puisque dans tout le quartier de l'espèce, et que le reste des hamaitres, à peine en trouve-t-on témoignait ouvertement les mêmes
bitans blancs, quelques-tns près,
les excérables Jérémiens.
desirs, professair les mêmes principes ont que déchiré cette colonie préAu milieu des diverses factions achamées qui de la république Française, ils
cieuse, factions ennemies zéléset constants. Si un petic nombre d'entre
en ont été les défenseurs séduit ou
par les insinuations perfides
eux a été , un moment > factions , sont bientôr revenns de Terreur
mêmes
1Pt
des chefs de ces
été entrainés; et les malheureux! ils ont payé
dans laquelle ils avaient avaient commise. La plupart ont
daus
bieu cher la faute qu'ils
ont été ensévelis dans Str bières
des tourmens affreux, les autres entières; dès que ceux-ci ont pu échapper
Alottantes pendant des années ralliés à leurs diapeaux; et depuis, ils ont
à leurs tyrans ils se sont des
de valeur. Quant aux cifait dans plusieurs occasions prodiges du Sud, ils ont été invariablement
toyens de couleur du département
à toute séduction 5
ils ont été inaccessibles
attachés à la république,
les intérêts de la France. Leut
et ils ont sans cesse combattu pour briller d'un houvel éclat. On les verra
fidélité et leut zèle vont encore efforts des-Anglais et des émigrés coalisés
soutenir tout le poids des
de grands moyens de défense, et
avec eux, quoiquils fussent privés leur courage. On les verra se préciles lasser paz leur constance soumis et aux Anglais, attaquer et prendre des
piter dans les quartiers
les ennemis, lorsque ceux-ci se
villes, et repousser vigoureusemenr sortir de leurs retranchemens et les arcaquer
croyaient assez fotts pour
combattre sous r'étandard
à leur tour; en un mot, on les verra tonjours
N
de grands moyens de défense, et
avec eux, quoiquils fussent privés leur courage. On les verra se préciles lasser paz leur constance soumis et aux Anglais, attaquer et prendre des
piter dans les quartiers
les ennemis, lorsque ceux-ci se
villes, et repousser vigoureusemenr sortir de leurs retranchemens et les arcaquer
croyaient assez fotts pour
combattre sous r'étandard
à leur tour; en un mot, on les verra tonjours
N --- Page 34 ---
de la
(.24)
république Française : et
sa gloire et à son agrandissement. contribuer, au prix de leur sang, à
Mais comme c'est contre moi
ses traits les plus empoisonnés, sur-tour que la calomnie a dirigé
il en est. qui portent le manteau d'amis comme de , la parmi mes calomniateurs,
voile imposteur qui les couvre; on verra à liberté; je déchirerai le
mes ils se servent contre moi 3 je
découvert de quelles ardistillent, à des mensonges obscurs décomposerai les poisons
vérité. Peut-être me fera-t-on encore j'opposerai le Aambeau
la
un
2it
trouvera-t-on mauvais que je dise ce crime de la dire; Psur-être
ce que je me donne des éloges mais, que j'ai fair; o11 m'accusera de
des choses qui ne sont pas à moi, i
si mes ennemis m'imputent
tribuer celles qui m'appartiennent? pourquoi ne pourtais-je pas m'atdoit être si terrible' aux méchans Oni, je la dirai cette vérité
suprême de la nation , et lui faire ; puisse-t-elle éclairer le TCA
république Française, d'avec ceux qui distinguer n'en les vrais amis de la
apparences.
ont que le jeu et les
Après le départ des commissaires civils
la
premier soin fut d'établir une correspondance pour France , mon
général Laveaux pour lui demander scs
avec le gouverneur
saires m'eussent investis du
ordres, quoique les commisdu Sud, et des quartiers de gouvernement l'Ouest
général du département
munications seroient interrompues. Toure y annexés tant que les comensuite à rétablir le bon ordre, à consolider raon attencion se porza
renaitre T'agriculture, s à vivifier le
la liberté en faisant
de toutes les couleurs heureux. Ces commerce, à rendre les citoyens
firent pas perdre de vue les ennemis grands et importans objets ne
# terriroire de la république. Je leur livrai qui occupaient une partie
portai Sur eux des avantages considérables, divers combats, 2 je remje les harcelai sans relâche; notre zèle , je Jeur pris des
> notre
villes,
courage suppléerent à la faiblesse de nos
constance et notre
sont incontestables, l'audace la
effrénée moyens ; toutes ces vérités
démentir;
plus
ne
développons-les, on ne saurait trop les pourrair pas les
jour,
produire alz grand
En effet, quoique les Anglais le
seaux bloquassent tous les ports a grand nombré de leurs vaisj'avais de communiquer avec le département du Sud, le desir
sa
2ucule
gouvemneut-génémal
résidence au Port-de-Paix, me fir trouver Laveaux qui
pénérrer. Je lui donnai les détails de la
les moyens dy
je lui fis part de mes projets, je les soumis position à oit je me trouvais,,
dc demandai ses ordres;je" n'ai jamais cessé de faire son naître jugement, les je lai
correspondre avec lui. Tous ces faits sont consacrés occasions
dans les
réponses
ir
sa
2ucule
gouvemneut-génémal
résidence au Port-de-Paix, me fir trouver Laveaux qui
pénérrer. Je lui donnai les détails de la
les moyens dy
je lui fis part de mes projets, je les soumis position à oit je me trouvais,,
dc demandai ses ordres;je" n'ai jamais cessé de faire son naître jugement, les je lai
correspondre avec lui. Tous ces faits sont consacrés occasions
dans les
réponses --- Page 35 ---
(35)
lui éctivais; ct Sonthonax
du gouvetneur aux lettres je lettre
m'adressa,
réponses lui-mème m'a rendu cette justice Et une
qu'il
dès
fut de retour au Cap. banni la
et la tranquillité inmalheurs du tems avaient
paix
suite
tous les citoyens,
térieure, il régnait une méfiance générale Le désordre entre était
la liberté
nécessaire des discordes civiles.
grand, faire renaître
avait dégénéré en licence. Je fis tous mes efforts ponr bannis le déla paix, je ramenai la confiance parmi les citoyens,je renfermai la liberté dans
sordre et les dangers qui l'accompagnent, je de Polverel; on vit des
les bornes prescrites Par les sages d'anarchic réglemens et de confusion > l'emipire
jours sereins succéder à des jours le bon ordre eut désormais des bases
de la justice fut rétabli; et
solides.
mon attention particulière, ce fut le
Mais ce qui attira culture sur-tout avait été si long-tems négligée. Je
rétablissement de la
qui liberté
s'écrouler aisément,
compris que les fondemens de la
pourraient de cette grande
s'ils n'étaient pas soutenus le travail; le j'étais pénétré de liberté; mais
vérité renferme cet ASGAIE : sans travail point travaux
l'Africain que avair été écrasé sous le poids des plus rudes
penqui
avait
jours de sa liberté
dant le règre de ses tyrans, fis passéles sentir aux premiers uns la nécessité du tradans une molle indolence; je de la
j'obligeai les autres
vail par la voie de la douceur et du persuasion, commisaitescivil Polverel; et
à se conformer aux proclamations à renaître Ce grand ceuvre fut dû à larla culture commença excessives du (a). chef de brigade Lefranc que je chardeur, aux fatigues des travaux. Ce zélé républicain donna lui-mème
geaide la surveillance les visites réitérées qu'il fit sur toutes les habitations.
T'exemple dans
à combattre les ennemis de la
Dans le tems ou il n'était pas occupé et ses veilles à tirer la culture du
république, il consacrait elle était sesjours 5 on peut dire que ce fut par ses
néant dans lequel
plongée;
existence.
soins extraordinaires qu'elle prit une nouvelle de
la nation
Afticains (a)! vous gémissicz sous le joug l'esclavage;
Les ennemis déclarés de la liberté, prétendent la terre de que Saint-Domingue T'Africain jouissant ne produira de ce
tatoy précieux est incapable de sera travail,et cultivéc que par des mains libres;ils se trompent ,ou
de fruite, tant qu'elle l'Africain libre, dirigé par des ixgbmempserytdoes nous
Erhe Colonie mentent son a cux-mémes; ancienne splendeur > nous Tafhrmons, 2 parce que l'expérience disent
à la
Les ennemis secrets de la liberté, plus adroits que les veut ptemiers, bien; c'est
l'a démontré. la véritable liberté consiste à ne trahison travailler la qu'autant inicux combinée, qu'on le cc serait l'anéanSi langage le plus perfide, c'est et la le tombeau de la liberté.
qu'ils
tissement de Saint-Domingue, Afticains, J entends les cultivateurs en général, parce
(a) Quand je dis, Qu desccudans d'Afticains.
soat tous ou Africains,
D
its que les veut ptemiers, bien; c'est
l'a démontré. la véritable liberté consiste à ne trahison travailler la qu'autant inicux combinée, qu'on le cc serait l'anéanSi langage le plus perfide, c'est et la le tombeau de la liberté.
qu'ils
tissement de Saint-Domingue, Afticains, J entends les cultivateurs en général, parce
(a) Quand je dis, Qu desccudans d'Afticains.
soat tous ou Africains,
D --- Page 36 ---
(24)
par française, les liens cette du nation noble et généreusé a brisé vos fers; uinis à vous
qu'on porte la moindre sang, mes atteinte frères à et moi, nous périrons tous, avant
bien de cette vérité : la liberté votre liberté; mais pénéttez-vous
Oui, si vous ne travaillez
ne peur pas exister sans le travail,
sous le joug des tyrans. pas, vos têtes se courberont de nouveau
fide et trompeur de l'amitié Africains ! si des hommes sous le voile persiste à ne rien faire, ce
viennent vous dire
la liberté condes scélérats qui veulent sont VOs ennemis, des ediess à leur
vous précipiter de nouveau
patrie ,
Voyez nos frères d'Europe, combien de victoires dans l'esclavage,
porté sur les ennemis de la liberté ? Hé bien ! n'ont-ils pas renfourni les moyens de faire autant de
qui est-ce qui leur a
subsistance 2 Leurs
le conquêtes ? Qui a pourvu à leur
cherchent à nous subjuguer, concitoyens les 2 Far travail. Africains ! les Anglais
eux, vOS frères les combattent émigrés nos anciens tyrans sont avec
c'est à vous de fournir les pour défendre et maintenir votre liberté;
nirez-vous, si ce n'est moyens de défense; comment les leur fourvoulez-vous êtte libres : par Travaillez votre travail P Africains ! je vous le répète,
travaillez avec
avec force, travaillez avec
demens
rien constance; et alors votre liberté sèra assise sur courage, des
que
ne pourra ébranler.
fonfait Les troubles multipliés que les ennemis de Ja
naitre, portèrent un coup mortel au commerce. république avaient
homme paisible et labotieux a besoin de la
Le négociant,
pour doiner un libre cours à ses
paix Je au moins intérieure,
tement confié à mes soins, ne pouvait entreprises. sentis que le déparun jour avantageux à la
s'il acquérir aucun éclat ni devenir
merce; et mes soins se république > n'étair pas vivifié par le comconfiance des
dirigérent vers cette partie là. Je ranimai la
qu'clle paraissair Américains, faire > nation quim'était alors d'autant plus chère,
ment les Américains n'ont cause commune avec la France; ; et non-seuleadministration; mais aul contraire, jamais eu ils de sujer de plainte contre mon
Je prorégeai de tout mon pouvoir le m'ont donné quelques éloges.
étrangersje provoquai,je favorisai commerce, s soit national, soit
sur T'ennemi, enfin je mis tout en l'armement des corsaires pour courir
route l'activité qui lui était
acuvre pour redonner au commerce
Cayes devint aussi Aorissanre nécessaire; de telle sorte que la ville des
les plus prospères; le cultivatenr qu'elle l'avait été autrefois dans les tems
tageux pour le fruit de ses travaux, heureux il trouvait un débouché avanmarché les choses nécessaires à
se procurait aisément et à bon
française qui lui avait procuré la son existence, il bénissait la nation
faisais tous mes efforts
liberté et le bonheur; et moi, je
Mais ce qui contribua pour maintenir l'une et l'autre.
sus-tout à rétablir cette confiance générale,
atenr qu'elle l'avait été autrefois dans les tems
tageux pour le fruit de ses travaux, heureux il trouvait un débouché avanmarché les choses nécessaires à
se procurait aisément et à bon
française qui lui avait procuré la son existence, il bénissait la nation
faisais tous mes efforts
liberté et le bonheur; et moi, je
Mais ce qui contribua pour maintenir l'une et l'autre.
sus-tout à rétablir cette confiance générale, --- Page 37 ---
(27)
sévère avec laquelle j'agissais envers les citoyens
ce fut l'impartialité
N'ayant d'autre guide que les
de toutes les couleurs indistinctement. nous étions privés de la connaisance
règles de la justice, puisque écartai jamais, je les suivis dans toute leur rides lois, je ne m'en était-il opprimé 2 Je sévissais contre l'oppresgueur. Quelque citoyen
ce fut; Sonthonax lui-mème a encore
seur sans égard
hommage qui que à cette vérité; il me dir dans cette de
été forcé E
plus haut : ( Vous avez protégé l'Euromème lettre dont j'ai parlé aveu de sa part 1 Ne fallait-il pas que
péen faible et opprimé. >> Quel Je distribuai les places selon le mérite et
ce fur évidemment vrai l'administration, :
les places dans les tribunauxles talens. Les rênes de
que leurs connaissances
civils avaient été confiées aux Européens, à
à Tordonnateut-civil
me
FROLAS
éraient plns étendues; (ici je plais mérite ; à ses talens, il joignait
Gavanon, le juste tribur d'éloges ardent quils la république, et pendant tout
un zèle actif,. un amour
a
ses devoirs avec distinca été en exércice, rempli
F
le tems qu'il
mérité les suffrages de ses concitoyens.) Les
tion , et ila constamment furent donnés à çeux qui s'étaient consacrés
postes miliraires métier vacants de la
; tous les emplois furent répartis
de bonheur au
guerre;
selon les règles de la plus exacte Dans justicc. les noirs accès d'une fureurinsensée,
Calomniatenrimpudont toutes ! les
dans le département du Sud
vous avez osez dire citoyens places de couleur; à vous entendre, on
étaient occupées c'était leur propre autorité qu'ils s'en étaient emparés.
dirait
que
Se
les places miliraires; mais:
Sans doute ils occupent, en grande les organes partie, de la loi, par les représenn'y ont-ils pas été promus par : Et certes, c'était une juste récompense
tans de la nation française à la
et leurs longs et pénibles
que méritaient leur fidélité
république, dirai
c'était un acte de
travaux, c'était un acte de justice , je En plus, effet, quels sont ceux
prudence de la part diverses de ces factions représentans. qui se mouvaient en rout sens pour
qui,an milieu des
à la France, quels sont ceux, dis-je, qui lui
enlever Saint-Domingue
fidèles ? Ne sont-ce pas les
ont été constamment du et département invariablement du Sud 2 N'ont-ils pas toujours
citoyens de couleur de la république ? N'ont-ils pas défendu avec
combattu les ennemis leur avait été confé?N'est-ce pas pour prix
courage le territoire qui
n'est-ce
les intérèts de la réde leurs services, : que dis-je,
pas pour des places ? Ont-ils
publique (a) qu'on leur a donné le commandement
(a). Lors de la formation des corps "connus sous les la grands dénomination planteurs de appelaient légion de
l'égalité un petit nombre de ces Européens que dans les places auxquelles
petits Sint. y prircnt du service,ils furent,employés
D 2
prix
courage le territoire qui
n'est-ce
les intérèts de la réde leurs services, : que dis-je,
pas pour des places ? Ont-ils
publique (a) qu'on leur a donné le commandement
(a). Lors de la formation des corps "connus sous les la grands dénomination planteurs de appelaient légion de
l'égalité un petit nombre de ces Européens que dans les places auxquelles
petits Sint. y prircnt du service,ils furent,employés
D 2 --- Page 38 ---
(28) )
démérité ? Non sans doute. Et aujourd'hui
d'être à leur poste ! Vous leur faites
vous leur faites un crime
que los représentans de la nation un crime d'occuper des places
qu'ils les méritaient à tant de française leur ont données, parce
de courage contre les ennemis titres, ! et qu'ils ont défendues avec tant
sations er de calomnies absurdes Quel ! tissu mal-adroit d'injustes accuQuoique les soins du gouvernement intérieur fussent de la
importance, , cependant je ne perdis pas de vue
les plus hante
cupaient une partie du territoire de la
que ennemis OCrous les moyens qui étaient en mon république, et je mis en ceuvre
dirigeai*mes premiers efforts
pouvoir pour les en expulser. Je
lieucs du Port-an-Prince, contre Léogane 1 ville distante de huit
par sa position était d'un qui avait été livrée aux Anglais. Cette ville
un pied de défense
puissant secours à l'ennemi; elle était sur
sources que l'art respectable, , on y avoit employé toutes les resnaux éraient fournis peut de inventer pour défendre une place; et les arsetoyens de couleuriqu'elle munitions de guérre de toure espèce. Les cidans laquelle ils avaient renfermait été
dans son sein, revenus de P'erreur
m'appelèrent à leur secours et entraînés. m'offrirent par Labuissonnière leur chef,
je disposai mes forces et
de me livrer plusieurs
leur projet avait été
je me mis en marche. Sur ces entrefaires postes;
des tourmens affreux décovert;. lcs déjà ils étaient sur le point de subir
aux Français amis de que leur émigrés avaient fait éprouver si souvent
patrie, lorsque je parus dévant la ville. Le
les commisires.civils les crurent
acceptant militaires, de aux grades qui leur sont propres échus depuis. 5 ct ils Les sont colons parvenus >. comme les autres
que celle de l'emploi la liberté dans ces corps dont l'existence leur auraicnt cru s'avilir en
fichérent des senrimens générale. Quelques uns, tel que Sevré, paraissait Laycr "aussi ct éphémére,
se sont montrés indignes philantropiques. de cette et on leur confia des postes autres, : afautres ont été reconnus
confiance > car les uns se sont importans; : ils
ils auraicnt successivement conspirateurs; livré
et sans la vigilance des émigrés, et les
passage de toute la
à de l'ennemi les quarticrs commis citoyens à de couleur 9
cfct du commandement dépendance Jérémie sous la
lenr garde. Le
il évacua le poste de donné a Sevré: id'inrelligenee avec domination les ennemis Anglaise, de est un
SA ou pouvoir s'emparer d'un lIslet territoire Pierre-Joseph qu'il commandait dans la républi- un
tion de la liberté, Cette faneste
vaste et précieux, ety
la tems
intérêt quirent les coumisgaires-civile que expéricnce, les
et d'autres du méme préparer genre, propagaplus direct à ne point céder aux hommcs de couleur et les noirs convainqai ne pouvaient leur offrir des insinuations des émigrés et à l'or avaient des An- un
1ta emplois l'autre.
oseph qu'il commandait dans la républi- un
tion de la liberté, Cette faneste
vaste et précieux, ety
la tems
intérêt quirent les coumisgaires-civile que expéricnce, les
et d'autres du méme préparer genre, propagaplus direct à ne point céder aux hommcs de couleur et les noirs convainqai ne pouvaient leur offrir des insinuations des émigrés et à l'or avaient des An- un
1ta emplois l'autre. Si dans le département du riehessesd'une Sud le
main,. que pour lcs poignarder
parce gu'il militaires viten las plus importans aux hommes commissaire-civil de
Polverel confia les
fidélité nécessaire eux; sinon de grands talens du moins couleur, ce fut sans doute
mâmes - ct ils n'ont pour fait s'en acquitter de dignement. Ils ne se les les ont bons principes et la
la liberté générale, ct faire usage leurs pouvoirs que pour assûrer Pi arrogés euxrespecter l'aurorité de la république.
le
main,. que pour lcs poignarder
parce gu'il militaires viten las plus importans aux hommes commissaire-civil de
Polverel confia les
fidélité nécessaire eux; sinon de grands talens du moins couleur, ce fut sans doute
mâmes - ct ils n'ont pour fait s'en acquitter de dignement. Ils ne se les les ont bons principes et la
la liberté générale, ct faire usage leurs pouvoirs que pour assûrer Pi arrogés euxrespecter l'aurorité de la république. triomphe de --- Page 39 ---
(29) dont je brilais de conquérir cette
danger de mes frères joint au desir
je
l'assaut et j'arville rebelle, double mes forces. J'ataque, la
MEa Anglais et les
bore sur ses murs l'étendard de la fuite république- :le peu de forces quej'avais
émigrés saisis de frayeur la prennent garde de la ville, ne me permit Fas de les
suffisant à peine pour
delà
poursuivre. Une horde d'émigrés avait établi un camp au Sale-Trou,, de T'ennemi et
la ville de Jacmel, ils attendaient un avait renfort déployé des
menaçant
Le
Beauvais
déjà
pour, attaquer cette place. général avaient été infructueux, il avait été
forces contr'eux, mais ses efforts lui envoyai des secours, ainsi que deux
forcé de se replier. Alors l'aide je
il attaqua de nouveau ce camp,
bâtimens de guerre à
desquels les émigrés qu'il renfermait ,
il s'en empara , et il ft prisonniers peu de jours après > les Anglais
cette conquète eut cet avantage, trouvant que ce camp détruit, furent obliqui venaient à leur secours la ville > de Jacmel fut désormais à l'abri des
de se retirer ; et
Etat de l'ennemi.
située à l'extrémité de St-Domingue ;
Tiburon, place importante des Anglais. >
Elle était défendue par une garétait aussi au pouvoir bien munie de pièces d'artillerie et pourvue de
nison nombreuse 2
étaient encore dans cette
munitions. Lorsque les commisaires-civils deux fois 5 je me disposai à l'attacolonie,je l'avais envain artaquée
se porta sur cette place avec
quer de nouveau. L'armée républicaine l'ennemi avec tant d'impétuosité,
son ardeur ordinaire; elle Cette chargea pla:e est l'objet de ses regreis, cause
qu'il fut forcé d'évacuer.
il a fait jusqu'a ce jour de vains
de sa proximité de la Jamaique 3 fois il a dirigé contre cette
efforts pour la reconquérir > plusieurs mais elle a toujours été vaillamment
place des artaques vigoureuses sous ie commandement du chefde brigade
défendue par les troupes recommandable par son inttépidité, sa haine
Dartiguenave, , militaire et son zèle pour la république Française.
pour les Anglais de la ville du Port-au-Prince était sur-tout l'obMais la conquête désirs. Je me Aattais du doux espoit de voir
jet de mes ardens Français cette multitude d'émigrés qui le
disparaitre Sr territoire
si réussissais à la faire rentret sous
souillent depuis si long-tems, Les , Anglais je y avaient concentiél leurs forces,
les lois de la république. forte escadre ; tous ces obstacles ne m'arelle érait protégée par une avec le général Beauvais, je me mis en
rètèrent pas, et de concert
mesure de l'attaquer vigoureusement. fort nommé Bizoton, défendu tout à la fois
Près de la ville est Au un bruit de la marche de l'armée républicaine,
l'art et la nature.
de puissans renforts > une frégate était
E Anglais y avaient envoyé
is de la république. forte escadre ; tous ces obstacles ne m'arelle érait protégée par une avec le général Beauvais, je me mis en
rètèrent pas, et de concert
mesure de l'attaquer vigoureusement. fort nommé Bizoton, défendu tout à la fois
Près de la ville est Au un bruit de la marche de l'armée républicaine,
l'art et la nature.
de puissans renforts > une frégate était
E Anglais y avaient envoyé --- Page 40 ---
vénue s'embosser à trois licues (30) de la
entre le morne et la mer, pour
(a) vis-à-vis un chemin étroit
des charriors; mais dans l'obscurité intercepeer de la le passage des troupes et
batterie qui, dès la pointe du
fit nuit,nous fimes élevér une
qu'elle fur obligée de
jour
un feu si vif sur la
continuâmes notre marche couper ses cables et de prendre la fuite. frégate s
Nous faisions
et nous mîmcs le
Nous
nos préparatifs d'attaque
devant Bizoton.
plusieurs vaisseaux Anglais venaient > lorsque L fus instruit
soupçonnai que cette manceuvre tendait assiéger 1 la ville de Leogane. 3:
rien changer à nos
faire une diversion; ; et sans
dans un érat de défense opérations,je me transportai à Léogane, qui était
après avoir inurilement tiré respectable. En effet, les vaisseaux
de canon, , furent repoussés sur cette place plasieurs milliers Anglais, de
vins presser le siége de Bizoton. avec un Les dommage considérable; et je coups retrèrent cette même valeur dont elles troupes avaient de la république y monpreuves dans plusieurs occasions
donné si souvent des
importantes;
jours 3 ce ne fur de part et d'autré, des pendant cinquanteicing
lesquelles nous eûmes presque toujours que attaques réitérées dans
continuelles qui régnaient alors et
lavantage 5 mais les pluies
de l'armée , la fatigue excessive des qui entravaient Tappropisionnement
eûmes que le général Toussaint avait troupes levé : le la certitude que nous
Saint-Marc, quil faisait dans le même
siége de la ville de
limpossibilité danslaquelle le
tems, , le défaur de munitions,
général Laveaux disait
fournir > les conseils qu'il nous donnait de lever le être de nous en
qui éraient pour nous des ordres, toutes ces
siége , conseils
gagérent à nous retirer, et je remis à un autre considérations 110uS enville si importante.
tems l'attaque de cette
de A la cette époque > il existair dans notre propre sein deux
république : d'autant plus dangereux, ,
ennemis
grande influence sur les hommes qu'ils
qu'ils avaient la plus
leur position érablie sur les mornes de commandaient, la
et que, Par
sinent le
Charbonnière
Port-au-Prince > ils eussent été d'un
qui avoiAnglais > pour pénétrer dans le
puissant secours aux
le tems de consommer leur trahison. département du Sud,sils avaient eu
Dieudonné et Pompée > l'un se décorant Leurs de la noms étaient Pierre
saire-civil, et ne voulant reconnaître
qualité de commissienne, et l'autre non moins
aucune autorité supérieure à la
l'inspection du premier. Les ambitieux,, commandant un camp sous
étaient composées de volontaires troupes étaient qui étaient sous leurs ordres >
qui
sortis du Port-au-Prince,
(a)- L'endroit ou la frégate s'embossa, se nomme le Lamentin.
udonné et Pompée > l'un se décorant Leurs de la noms étaient Pierre
saire-civil, et ne voulant reconnaître
qualité de commissienne, et l'autre non moins
aucune autorité supérieure à la
l'inspection du premier. Les ambitieux,, commandant un camp sous
étaient composées de volontaires troupes étaient qui étaient sous leurs ordres >
qui
sortis du Port-au-Prince,
(a)- L'endroit ou la frégate s'embossa, se nomme le Lamentin. --- Page 41 ---
rendirent (31), maitres, et des Afticains des haulorsque les Anglais s'en
de la Charbonnière et de Léogane,
teurs de la Croix des-Bouquets de leur , ralliement , je leur avais envoyé l'en- une.
Dès les premiers jours
à agir de concert avec moi contre
députation pour les engager fis
des munitions, , ainsi que les objets.
nemi commun, , je lear passer était en mon pouvoir de leur procurer;
dont ils avatent besoin ; et le qu'il de Bizoton,j je commençai dès lors
mais, , lorsque nous fimes siége des soupçons que confirma Texpérience, >
à concevoir sut leur compte jamais nous seconder dans une expédition
paisqu'ils ne voulurent
les intérêts de la république.
dont le succès eut été si Pierre important Dieudonné pour et Pompée eurent des conQuelque tems après, , les Anglais 5, le secrétaire de ce dernier
férences ouvertes avec
des émigrés, était l'ame et le conseil
nommé Beaudouin, bieutôr zélé partisan ils frent des traités : les soldats de Pierre
deleurs opérations;
allaient coinmercer hibrement dans la ville.
Dieudonné et de Pompée
venaient les visiter
du Port-au-Prince 2 les Anglais et ouvertement les émigrés la république, et ils
dans leur camp; 5 enfin ils trahirent de seconder les Anglais de toutes.
ne, se proposaient rien moins que ceux-ci projettaient de diriger contre
leurs forces dans l'attaque que
Léogane.
Il m'était impossible de,
Notre position était cruelle et allarmante. il m'eut été difficile
réduire ces traîtres par la voie des armes s coalisés avec Pierre Sate
être de résister aux Anglais et aux émigrés ne SC rallentit
et j'em-.
cependant mon zèle
pas; mon
donné et Pompée; ;
toutes les ressources qui étaient cn
ployai tous les moyens 2 dans leurs perfides projets. Je découvris aux.
pouvoir pour les arrêter commandaient après eux , T'abyme profond qu'on
autres chefs qui
les éclairai sur leurs vérirables intérêts, je,
creusait sous leurs pas; je
être vraiment libres , qu'en resleur démontrai quils ne pouvaient Française et en terrassant ses ennemis.
tant fideles à la république était assurée, s'ils ne revenaient pas
Je leur prouvai que leur ils perte avaient été entrainés par ces deux traitres.
de. T'erreur dans laquelle heureux effet. Ces hommes qui n'avaient
Mes effotts prodasirent un mensongers, écoutèrent mes conseils,
été égarés que par des prestiges vérité. La plume qui commandait le camp,
ils onvrirent les yeux à avait la fixé son asyle, , fut un de ceux qui se Sioi Pierre Dieudonné
retour en arrètant le monstre,
gnalérent par un prompt et salutaire et dont ia conduite aveuglément
qui avait cherché à lesi corrompre 2 Pompée le fut aussi quelques jours
ambitieuse. tendait à les engloutir; deux
ramena sous les drapeaux
après. L'arrestation de ces
scélérats ne s'en éraient un moment écartés
de la république , des hommes conseils qui et leur influence. On les traduisit dans
que par leurs perfides
our en arrètant le monstre,
gnalérent par un prompt et salutaire et dont ia conduite aveuglément
qui avait cherché à lesi corrompre 2 Pompée le fut aussi quelques jours
ambitieuse. tendait à les engloutir; deux
ramena sous les drapeaux
après. L'arrestation de ces
scélérats ne s'en éraient un moment écartés
de la république , des hommes conseils qui et leur influence. On les traduisit dans
que par leurs perfides --- Page 42 ---
Ies prisons ; ils ont fini misérablement (3)
dévorés de chagrin et navrés de
leurs jours, soit qu'ils fussent
avaient été déconcertés, soit désespoir, de ce que leurs projers
crime appelait sur leurs têtes un que, prévoyant que l'énormité de leur
carrière. Préféré détruire en eux le germe de exemple la vie éclatant de jusrice > ils ayent
er finir ainsi leur exécrable
la Sur ces entrefires, le général Beauvais et moi
convention nationale un
3 jaloux de donner a
cère reconnaissance pour son témoignage décret bienfaisant éclatant de notre vive et sinPar lequel elle nous avait élevés au
du 5 Thermidor >
rious chargeimes les citoyens Pinchinat grade de général de brigade 3
pour France pour aller déposer dans le Fontaine et Salla de partir
nos veux et nos
Ils
sein même de la convention
sur la corvette hommages. la Vénus qui se devait rendirent au Cap pour s'embarRURLE Le général Laveaux n'y était
mettre incessamment à Ja
après;er il fit à nos envoyés un pas alors > il arriva deux jours
les traita plus avec les mêmes égards, accueilergracieux; il
mais bientôr il ne
gage. Nos envoyés virent avec le
changea de ton et de lanment aussi inattendu 5 hé! quelle plus grand éronnement un changeon pas l'attribuer à des dépéches pouvait lui en être la cause? Ne peurqui avait échoué sitr les
que avait apportées une corvette
produit au grand jour? atrérages, 2 et dont le contenu n'a jamais été
sur ces dépéches P Pourquoi Pourquoi, en faire en effet, garder un profond silence
thonax peut-on pas conjecturer que Laveaux instruit un mystère du impénétrable ? Ne
, de son retour à
triomphe de Sonmanifestées
Saint-Domingue et des intentions
à l'ceuvre depuis , avait crul pouvoir
qu'il a
et préparer les premières voies commencer ?
à mettre la main
changement de conduite du gouverneur,
Quoiqu'il en soit , ce
régnait au Cap, occasionnée Par le
l'effervescence efrayante qui
l'ordonnateur" Perroud enhardi monopole en tous genres
la corvette la Vénus qu'une escadre par l'impunité s le retard du gu'exerçait départ de
tous ces motifs déterminèrent los Anglaise bloquait dans le port,
avant de partir, ils demandèrent au envoyés à s'en retourner 3 mais 2
de nouveau la convocation des assemblées général Laveaux, ils provoquérent
députés alt corps législatif.
primaires pour élire des
Cependant le peuple du Cap était écrasé
nement de Laveaux, , le militaire était réduit sous à le poids du gouverpar les dilapidarions de
les uns
une profonde misère
des vexations continuelles Perroud,
et les autres étaient outrés
qui leur paraissaient d'autanr qu'éprouvait le général Villatte, vexations
quis leur estime et leur amicis plus injustes, > que ce général s'érait acfendre son poste contre les attagues par de sa l'ennemi vigilance et son zèle à déextérieur, er à préserver
é
nement de Laveaux, , le militaire était réduit sous à le poids du gouverpar les dilapidarions de
les uns
une profonde misère
des vexations continuelles Perroud,
et les autres étaient outrés
qui leur paraissaient d'autanr qu'éprouvait le général Villatte, vexations
quis leur estime et leur amicis plus injustes, > que ce général s'érait acfendre son poste contre les attagues par de sa l'ennemi vigilance et son zèle à déextérieur, er à préserver --- Page 43 ---
(33)
intérieur. L'eftervesdes atteintes de l'ennemi
server ses concitoyehs elle éclara. Des citoyens de toutes les couleurs
cence était extrême,
leur était permis >
réduits sans doute aul désespoir s crurent qu'il
comme
non-seulement de résister à des hommes quils
la république,
et
- étre comme des ennemis
le
ET
leurs tyrans, peut
dans
de leur nuire 3 et
mais encore de les mettte
limposibilité furent arrètés et conduits dans les
30 Venrôse, , Laveaux et Pettoud
homme ne desirant que
prisons. Le général Toussaint - Louverture, du-bon ordre, crut qw'il était de
ia prospérité de sa patrie, ami autorité ; il ne voulut voir dans les person devoir d'interposer son il demanda leur liberté, on la lui acsonnes arrêtées que ses absolument chefs, quelles furent les causes lieu premiéres le
corda. Nous ignorons
les troubles qui eurent
mais, 30
et secondaires qui produisirent absolument étrangers à ces événemens; la réVentôse, nous sommes le
du citoyen Roume 2 agent de
si nous en croyons Domingo, rapport vers lequel Laveaux et Villate envoyèrent furent
publique à Santo ainsi que" Beauvais et moi, il paraît que ce éterdes commissaires,
de cette faction ennemie
les agens de la faction Léopardine > de couleur , qui firent mounelle de la république et des citoyens sutent
des circonstances
voir les premiers ressorts, olt Roume qui avoua profiter quil était instruit depuis
qui leur parurent favorables.
se manifesrèrent le 30 Ventôse, 9
long-tems, , que les troubles, qui
que les colons à Paris se
devaient avoir lieu; observez qu'il ajouta
une tragédie réelle,
de faire exécuter Saint-Domingue totale des hommes
promettaienr et quel lc sujet du premier acre érait colon la destruction du
bavard de son nade couleur ;il dit que c'était un ezécrable Cap, projet; et Perroud lui- -
turel, qui lui avait fait part de cet de Laveaux, éclairé par les
était un des commissaices
dans une lettre
même s qui
lui donna Roume, n'hésita du
aux exécuteurs
renseignemens
les événemens
FCt
gu'il m'écrivit doe. d'attribuer
devaient être déjoués,
Léopardins. Il semblait que les bien conspirateurs connue, les effets devaient nail semblait que, la cause étant bientôt, on vit paraitre sur l scène de
turellement cesser; mais
évidemment qu'ils se pronouveaux acteurs dont la conduite prouva rerrible et sanglante.
possient de mettre à fin cette remarquable) tragédie le mémejour que survinrent
Lemème jour, (chosebient
partirent du Port-au-Pince
les troubles du Cap, les Anglais
les irritait.
TE
venir faire le siége de Léogane dont la perte tel que celui qu'ils dén'avaient déployé un appareil de Ils forces, avaient mis toutes leurs troupes de
ployèrent dans ces circonstances. tiré du Mole, de Saint Marc,
en mouvement ; ils en avaient de la Croix.des-Bouqsets, de Jérémie,
TArcahaye, du Mirebalais,
E.
partirent du Port-au-Pince
les troubles du Cap, les Anglais
les irritait.
TE
venir faire le siége de Léogane dont la perte tel que celui qu'ils dén'avaient déployé un appareil de Ils forces, avaient mis toutes leurs troupes de
ployèrent dans ces circonstances. tiré du Mole, de Saint Marc,
en mouvement ; ils en avaient de la Croix.des-Bouqsets, de Jérémie,
TArcahaye, du Mirebalais,
E. --- Page 44 ---
(34)
et ces troupes étaient soutenues par d'autres fraichement
d'Europe; les fameux
arrivées
les Bruges voulurent être émigrés de la 3 les' Dessonrces, les Montalembert,
leur présence. On vit partir de la partie; rade du ils crurent en imposer par
composée de soixante voiles,
Port-au-Prince une Aotte
destinées à
portant six mille hommes de
si les agitateurs Fattaque, , SOuS la protection du feu des vaisseaux; troupes mais,
la partie du Nord secrets, à les ennemis intérieurs (a) réussirent dans
l'aveu de l'ordonnatenr armer les patriotes contre les patriores, d'après
les
Perroud' lui-mème, les ennemis
Anglais et les émigrés n'eurent
succès
extérieurs 2
leur expédition contre Léoganie. La pasle
qu'ils espéraienr dans
confiée au chef de Brigade Renaud défense de cette ville avait été
des
tingué par son courage, son zèle
Ruisseaux, militaire disdans T'art de la guerre, expérience républicain, et Par son expérience
lesquels il avait paru avec
acquise par plusieurs combars dans
d'une grande
honneur; ; il était secondé pas des officiers
de la
bravoure, les soldats étaient rous apimés de
Les patrie et brilaient d'en venir aux mains
l'amnour
assaillans, il est vrai, étaient en grand nombre; avec l'enneni.
disproportion étonnante entre cette vile
mais quelle
par un despore, > et les défensenrs
populace d'esclaves sondoyés
cadre
intrépides de la liberté !
Anglaise fut - elle foudroyée, l'armée
Aussi l'eshéros émigrés furent défaits et terrassés, ils ennemie, les fameux
ment > à peine eurent -ils le tems de
s'enfuirent précipiramavaient été considérablement
regagner leurs vaisseaux qui
de grace, , une attention endommagés. Lecteur impartial,
tems et aux
particulière à ce dernier
prète, au
circonstances; ; tu verras la
érénement,
et à ce seul trair, tu pourras établir calomnie dans tout son jour,
le reste.
un jugement solide sur tout
Ce fut quelques jours après les troubles du
Léogane par les Anglais, qu'arrivèrent les Cap et l'artaque de
du nombre desquels était
délégués du directoire, s
d'observer que son prorégé Sonthonax. Laveaux Il n'est pas hors de propos
lui; ily a grande apparence
avait été en mer au-devant de
qu'ils eurent ensemble une conversation
événemens (a) Si quelqu'un du 30 Ventose, doutait que ce soyent les ennemis intérieurs
lui-meme, ,qui convient d'abord je lerappellerai au témoignage de quiayent foxdonnatear provoqué les
erqui, aprés avoir, dans la suirc, quec'étair chanté l'ouvrage desagens dcla faction Perroud
tue à donner un air de véricé aux calomnics la palinodie dans un gros mémoire Léopardine, ot ils se
couleur, tose arriva s'exprime journée- ainsi page 18,ligne 22 : enfin qu'il la vomit fameuse contre lcs citoyens dc
PRÉPARÉE ET qu'il semble que LES ENNEMIS DES HOMMES journéc du 3o Venporte sur la passion. CONDUITE Ce 3, ainsi la.force. de la vérité entraîne DE COULEUR AYENT
témoignage seul détruit toutes ses calomnics. l'ordonnateur et l'em-
, ot ils se
couleur, tose arriva s'exprime journée- ainsi page 18,ligne 22 : enfin qu'il la vomit fameuse contre lcs citoyens dc
PRÉPARÉE ET qu'il semble que LES ENNEMIS DES HOMMES journéc du 3o Venporte sur la passion. CONDUITE Ce 3, ainsi la.force. de la vérité entraîne DE COULEUR AYENT
témoignage seul détruit toutes ses calomnics. l'ordonnateur et l'em- --- Page 45 ---
(35)
évidemment qu'il
, dans laquelle lui Laveaux En prouva effet, à peine Sonthonax
parriculièere avait raison et
Villate avait tort. ardemment la cause de Laveaux,
fut-il arrivé au E qu'il épousa les opérations que ce dernier avait
et qu'il commença à poursuivre dans la nouvelle carrière qu'il avait à patentamées. Ses premiers pas
contre Villate et ses
furent signalés
une proclamation
de la
courir, ,
zèlés er fideles défenseurs
républi- la
partisans,, cesc-d-dire, devait récessairement mettre toute partie
proclamnation si qui Villate , plus sage et fort de sa conscience, n'eût ses
Td Nord en feu,
la France , aller porter lui-même mais c'est à
pas préféré s'embarquer de la nation pour et lui demander justice ;
imgriefs au tribunal Villate dans la ville du Cap, que va paraitre la haine de
V'entrée de
à Pinfortunée couleur mélangée
placable que Laveaux a jurée
de leurs enfans, portant
Saint-Domingue. Des femmes accompagnées vive douleur, allaient alt devant
sur leur front Pempreinte de la
chétissaient, parce que la sade celui qu'elles estimaient. ,
des jours
et
e
leur avait procuré
paisibles faibles
gesse de son administration furieux tombe lâchement sur ce sexe et cet mains age dans
sereins. Laveaux il les disperse à coupsde sabre, il trempe ses son crime
et timides, dont il voudrait voir la terre entière s'abreuver, et désorun sang
Sonthonax y applaudit par son silence, le fédemeure impuni.
est animé des mêmes sentimens que
mais il est évident qu'il
roce Laveaux. .
de la rage du gouverneur général
Vous voyez un grand victimes exemple de couleur; en voici un non moins
contre ces malheureuses de la
de Vimmoralité de son digne
éclatant de la bassesse,
perversité, avant l'arrivée des délégués, m'écricoopérateur Perroud. Lui, Léopardine qui qui, le 30 Ventôse 2 avait vomi
vait que c'était la faction
qui convenait qu'elle avait réussi
de la discorde, lui;
les.
NaTS
le poison sourdes à armer les patriores contre des patrintes, de
ses menées instrwit
tendait à la destruction
citoyens c'est cette
qui était
étonné, qu'ellé en arrivant au Cap, de voir que de la toutecouleur, faction tout qui règne; que ceux qui sont revêtus un instant,
même
les
il n'hésite pas
contre
puissance, en sont principanx Plus traits, qu'il a lancés
ses étendaids.
de couSETALL
il's se range sous acérés, plus il s'irrite contre les citcyens
les
cette faction, sont haidiment du projet atroce d'assassiner les tous à
leur, il les accuse motifs leur impute t-il qui ayent pu engager la France
blancs. Et quels complot ? Celui de faire scission avec
non
former cet exécrable
D'autres pétris du mème fiel, c'es:
et de se rendre indépendans.
disent audacieusement que
moins inconséquens que Perroud Vils imposteurs' ,
! Soyez donc plus adroits
pour se livrer aux Anglis.
E 2
iment du projet atroce d'assassiner les tous à
leur, il les accuse motifs leur impute t-il qui ayent pu engager la France
blancs. Et quels complot ? Celui de faire scission avec
non
former cet exécrable
D'autres pétris du mème fiel, c'es:
et de se rendre indépendans.
disent audacieusement que
moins inconséquens que Perroud Vils imposteurs' ,
! Soyez donc plus adroits
pour se livrer aux Anglis.
E 2 --- Page 46 ---
dans le choix des
(36)
tances., Qaoi! vous moyens, accusez les consultez mieux le tems et les circonsscission avec la France dans le citoyens de couleur de vouloir faire
ils provoquaient la convocation tems même où ils
oi
des
des assemblées demandsient,
dépurés au corps législatif?
primaires pour élire
aux Anglais , dans le tems même Vous les accusez de vouloir se livrer
les émigrés qui avaient
oi, attaqués par les Anglais et
forces de terre et de dévelorpé mer, ils contre eux toute la masse de leurs
terrassent ou dispersent les
foudroyent l'escadre
ils
sur les remparts qu'ils ennemis, et ils impriment avec. Ariglaise, leur
à la république
défendent, les marques de leur
sang,
Les morifs Frangaise, et de leur haine invincible attachement
et le projet, que dont vous léur impurez, sont donc pour ces tyrans! !
perversité,
vous les accusez, est donc le fruic évidemment de
faux 2
A peine eus-je
vorre Propre
m'empresai de leur appris l'arrivée des délégués du directoire,
de leur donner de témoigner tout le plaisir que j'en
que je
à la république nouvelles assurances de mon entier ressentais, dévouement et
pondit en qualité Frangaise de
et de à la constitution Sonthonax me rén'érait pas du tout président de la Commission. Il me dit :
connaissair mon surpris me trouver à mon poste,
qu'il
rous ses
attachement il
à la
et la haine Parce qu'il
ennemis; me félicita des France,
queje porte à
cux;iln le me donna des éloges de ce avantages que j'avais remportés sur
gouverneur général Laveaux que j'avais toujours correspendu avec
j'avais été forcé de vaincre; il , malgré les grandes difficulrés que
régé pendant le cours de mon m'applaudit de ce que j'avais proopprimé. Sa lettre était tissue avec administration , PEuropéen faible et
peu d'embarras, elle semblait
art, , cependant on y démélair un
Mais une adresse de Raimond préparer à des événemens.
tement du Sud, acheva de nous aux citoyens de couleur du
des nouveaux délégués, Le choix désiller les yeux sur les intentions déparje parlerai tout à
les qu'ils firent d'un nommé
dcnz
fac pour nous le Theure, dernier pour représenter dans ce Rey,
à Raimond
trait de lumière.
département,
comme à un ami, au
Plusieurs fois javais écrit
son incivisme et par sa haine
sujer de cet homme si fameux
sur cet article un profond pour la loi du 4 Avril, toujours il
Dans cet écrit il
silence; enfin
EI
l'adresse de Raimond
sion des places reproche aux citoyens de couleur dêtre en parut,
mus comme auxquelles le
possesune
commissaire-civil Polverel les avait
leur fidélité à la nation récompense de leurs longs et pénibles
prosi
française, dont ils avaient
travaux, > de
éclatantes, et qu'ils avaient
donné des preuves
péril de leur vie, Il peint les hommes conservées au prix de leur sang. et au
de couleur les plus distingués
ond
sion des places reproche aux citoyens de couleur dêtre en parut,
mus comme auxquelles le
possesune
commissaire-civil Polverel les avait
leur fidélité à la nation récompense de leurs longs et pénibles
prosi
française, dont ils avaient
travaux, > de
éclatantes, et qu'ils avaient
donné des preuves
péril de leur vie, Il peint les hommes conservées au prix de leur sang. et au
de couleur les plus distingués --- Page 47 ---
(37)
leur vie sédentaire
par leur métite,
leur désintéressement plongés dans 5 par la débauche et dans
et laborieuse, il EN peinr, dis-je, dévorés d'ambition et rassasiés de ri.
la dissolution; il les représente leur ambition se bornait à signaler par des
chesses, tandis que toute ardent
la république française, et qu'ils
actions d'échscleur amour nécessaires pour à leur existence.
avaient à peine les choses coincidait parfaitem.nta avec la lettre de
Cette adresse de Raimond
différence. Dans la première, 2
Sonthonax, ilyavait toutefois une légère d'abattre les ciroyens de couleur,
l'évidence le projet
Sonon voyait jnsqu'à les mêmes principes, quoique le style de
et T'autre renfermait d'une écorce épaisse; 5 mais les deux éctits déthonax fut enveloppé
devait employer pour préparer les voies
voilaient les moyens qu'on décrit dans la lettre du délégué Roume,
au complot si énergiquement les anciens coions se félicitaient avec tant
et de l'exécution duquel Continent Américain (a).
d'emphase dans le
collaborateurs des hommes sur la scéBientôt ils choisirent pour
Ils envorèrent dans le délératesse desquels ils pouvaient compter. un Leborgne,, connu par son
partement du Sud pour s'était les représenter, distingué par sa haine implacable pour
immoralité, un Rey quis investirent du commandement des troupes un
la loi du 4 Avril 5 iis
nourrissait des projets de venDesfourneaux, dont le cceur gangrené de ladministration à un idlinger qui
3 lls confièrent les rènes
et des rapines. Un seul,
Sentr rendu fameux par des banqueroutes mériter de lindulgence, peut-être
parmi les représentans, , nous parait Kerversau. Nous lui rendrons la justice
même quelques éloges, lui ètre c'est due; nous croyons qu'il avait des intentions
que nous jugeons ni anciennes haines a assouvir, ni des Vengeances parpures; il n'avait
propre à maintenir la paix et la corticulières à exercer, il paraissait
vertueux; 5 mais il était
dialité parmi les citoyens > nous le le torrent croyops des factieux, Nous sommes
faible, il se laissa entraîner par
d'admiration d'entendre dans le Continent Américain,
(a) C'était' une chose digne du retour de Sonthonax a Saint-I Dominguc. de Oh!cette railier à
les anciens colons se faliciter faire le bien. Leuts Cotyphées Jeur écrivaient leurs sc La confois-ci, ii homme venair qui pour devait désormais servir leurs passions ct On avait projets. bcau leur dire
cc fiancc brave des habitans de Jérémic était encore leur plus quarticr incroyablc. rentrerait bientôt sous les
qu'à l'arrivée des. délégués ils prétendaieut, du directoire, au contraire, que leur tranquillité ils disaient, n'av.ic que
loix dc été la République plus solidement 5 établie ; et, Tappui Jes de chefs leur républicains assertion, le fcu de la disjamais Sonthonax, dès son arrivéc,, infaillibiement); semerair parmi que chacun se tenant sur ses gardes,
corde (chose qui réussirait que de soi,, ct que par conséquent, , votre ils jouiraient scicnce qui d'un 2 predis prone serait plus O occupé prophètes deJérémic ! Combien grande cst
fond repos. vous savicz devoir arriver !
cc que
5 établie ; et, Tappui Jes de chefs leur républicains assertion, le fcu de la disjamais Sonthonax, dès son arrivéc,, infaillibiement); semerair parmi que chacun se tenant sur ses gardes,
corde (chose qui réussirait que de soi,, ct que par conséquent, , votre ils jouiraient scicnce qui d'un 2 predis prone serait plus O occupé prophètes deJérémic ! Combien grande cst
fond repos. vous savicz devoir arriver !
cc que --- Page 48 ---
(38) )
aussi fermement probes convaincus que, s'il eut eu pour collàgues des hommes
tante et rapide. que lui, le bien public aurait suivi une marche consLeborgne était un malhonnète
le
n'hésica pas de lui donner cette homme; général Rochambaud
fit aux delégués du directoire; qualification dans une :éponse qu'il
digne. Il a foulé à ses
l'expérience a démontré qu'il en érait
pieds tous les sentimens de
neur; ses maeurs éraient
et sa
probité et d'honétait propre à tout désorganiser, disolnes; à
conduite a prouvé qu'il
T'anarchie.
semer la discorde et à faire naitre
Mais Rey quiavait ten un des premiers rangs parmi les factieux
Saint-Domingne, , Reyquiavair levé l'étandard de
de
du 4 Avril, et qui avait fair si
larévolre contrelaloi
ciroyens de couleur, Rey qui avait long-tems concerté une guerre opiniëtre aux
le projet de m'assassiner, ainsi
avec Moucher et Badolet
recommandables par leur zèle pour que la ceux d'entre mes frères les plus
les commisaires-cihvils Polverel et Sonthonax république, Rey, cortre qui
d'arrèr à cause de ses projets
avaient lancé un mandat
Sonthonax lni-mème de la digniré liberticides, de Rey se trouvair investi Par
çaise, dont il avait si souvent méprisé représentant les
de la nation franil s'étair élevé avec autant
décrets, et contre laquelle
d'un hemme d'une immoralité d'audace; aussi que n'avait-on Pas à redouter
de preuves de sa profonde scélératesse perverse !
et qui avait donné tant
Desfourneanx: avait juré une haine
et it s'en vantair ouvertement. Dès le érernelle,aux mois de citoyens de couleur,
donné des prguves évidentes, il avait voulu Mars 1794,i1 en avait
cnécutionlepryerchéri des princes colons, commencer à mettre. à
de couleur, il échona dans son
l'anénatissementd deshommes
croitre cette haine dont son coeur enrreprise; était déji et sa défaite ne fit qu'acretirer, il alla chez les Anglais,
il imprégné. Forcé de se
flatteur et le plus distingué. Il desquels reçur l'accueil le plus
est des gens qui prétendent qu'il séjourna aurait quelque tems parmi eux. Il
CCS ennemis si cruels de la
pris volontiers du service chez
tenir dans le grade auquel les république, s'ils avaient voulu le maincette impacation est fausse, il paraitra commissaires-civils l'avaient élevé; si
Anglais aient laissé partir aussi
toujours bien éronnant que les
fournaux. Quoi qu'if en soir, après librement avoir un militaire tel que Deseux dans la plus grande intimité et la
passé quelques jonrs avec
avoir visité Léogane et le Mole où son plus parfaite intelligenee, après
des fères, il parrit pour la France, d'où séjour il avait été célébré par
légués du directoire. Tel était Thomme
est revenu avec les déle commandement du
du que Sonthonax confirma dans
département Sud et de l'Ouest, qui lui
qu'if en soir, après librement avoir un militaire tel que Deseux dans la plus grande intimité et la
passé quelques jonrs avec
avoir visité Léogane et le Mole où son plus parfaite intelligenee, après
des fères, il parrit pour la France, d'où séjour il avait été célébré par
légués du directoire. Tel était Thomme
est revenu avec les déle commandement du
du que Sonthonax confirma dans
département Sud et de l'Ouest, qui lui --- Page 49 ---
(39)
général des
avait été conféré par Laveaux, sous le titre d'inspecteur
vous soyez, c'est à vous que j'en appelle 3
"TSTL lecteur, qui que
vous présenre de Leborgne, Rey
voyez et jugez. Le tableau que le je burin de la vérité. Dites : écait-ce
et Desfourneaux, , est tracéavec Sunthonax devait choisir pour raffermir la paix,
de pareils hommes que
sans doute; maisaussi peut être ce choix,
I'union et la concorde réussir ? Non dans le but qu'il se proposait. la
ne
lui convenait-il pour
de couleur, toujours soumis à loi, tout
Cependant les citoyenis déplaisit. lls se Aattaient que ces hommes,
témoignèrent aucun
avaient pus s'éclairer ct se convertir, et qu'ils la
pervers qu'ils étaient jadis, des amis et des frères. On les reçut avec toute.
trouveraient en eux
convenaient à la dignité dont ils étaient
pompe, tout Fappareil qui
devant d'eux et les conduisirent en
revêtus; les citoyens allèrent au nationale étaient sous les armes; la
triomphe; les troupes, la les garde airs favoris de la nation S les cris mille
musique militaire jonait
vive les délégués, vive la liberté géfois répétés, vive la république, Je déposai entre leurs mains les
nérale, retentissaient de toute parts. les conmisaires-civils, je renoupouvoirs dont j'avais été investi par
à la république française et
vellail l'assurance de mon entier dévonement leur offrirent T'hommage de leurs,
à la constitution. Toutes les autorités la nation qu'ils représentaient; on leur
caeurs et de leur amour pour on leur confia le salut et le bonheur
remit les rênes de l'administtation 9
du peuple.
s'écoulèrent paisiblement et sans éclat; peu à peu un
Quelques jours
honnêtes de toutes les couleurs,
on vit régner parmi les citoyenis mais les factieux > les ennemis de la loi du
morne et triste silence; hautement leur joie et levèrent orgueilleusement.
4 Avril, témoignèrent éraient favorablement accueillis par les délégués, les
la tête. Eux seuls
d'eux un accès facile. Les hommes ils
seuls ils avaient auprès
société. Bientôr
Bt
corrompus et les pervers composètent ils donnèrent leur l'exemple de la débaucle
lèrent le luxe le f insolent,
consacraient leur tems au jeu et
la plus effirénée. Rey et Desfourneaux tous les tripots de la ville,
anx débauches de Ja table; ils parcouraient ils passaient les nuits dans des
ils en étaient les principaux honnète acteurs; rougirait de faire la peinture ; en dont 11n2
orgies dont une plume
ces anciens tyrans de Rome
mot > ils égalaient en dissolution mépris et avec horreur.
le réP'histoire ne parle qu'avec
la culture en désorganisant
Ils firent plus : ils anéantirent bannirent le commetce et ses ressources, 2
gime des cultivateurs. Ils
ils mirent tout en ceuvre
is épuisérent les trésors de l'administration, ils révoltèrent des camps contre les
pour insubordonner les troupes,
plume
ces anciens tyrans de Rome
mot > ils égalaient en dissolution mépris et avec horreur.
le réP'histoire ne parle qu'avec
la culture en désorganisant
Ils firent plus : ils anéantirent bannirent le commetce et ses ressources, 2
gime des cultivateurs. Ils
ils mirent tout en ceuvre
is épuisérent les trésors de l'administration, ils révoltèrent des camps contre les
pour insubordonner les troupes, --- Page 50 ---
chefs qui les conmandaient; ils (40)
les irriter contre les citoyens de tentèrent de séduire les noirs pour
n'est pas d'humiliations
couleur. Il n'est pas de vexations, il
niers ; il n'employait, en que leur Desfourneaux ne fit éprouver à ces dermalhonnètes et les plus injurieuses; pariant, il cherchait que les expressions les plus
plusieurs ofliciers tout le poids du
à faire tomber sur
épaulettes en présence de tout le déshonneur, monde; en leur arrachant leurs
comble, et plusieurs fois elle eut éclaté sans l'indignation était à son
sentations.
ma présence, et mes repréJe ne leur dissimuli pas toute Thorreur
pirait, je les interpellai souvent de me
que leur conduite m'inscirconvenir Par ces mêmes hommes dires. pourquoi ils se laissaient
clarés de la république, pourquoi ils qui avaient été les ennemis délance si marquée; je leur parlai des leur accordaient une bienveilployaient pour terrasser les vrais amis de mancuvres la
sourdes qu'ils emswcfancinelinatits de leurs menées France; je leur représentai
je leur dis que j'étais instruir
setl'insuffisance de leurs
des confidences; enfin
par ceux. - là même à qui ils moyens;
ramener à des voies plus j'usai de tous les remèdes possibles faisaient pour les
dérée et plus républicaine. douces, et sur-tout à une conduite plus modoulenr. Mon ceur,j Je jelavoue, était pénétré delap plus vive
voyais avec autant de
erdela plus amère
secouait le fambeau de la discorde surprise que d'indignation s qu'on
division parmi les citoyens 3 je
> qu'on semait des germes de
contre les fideles défenseurs de la gémissais de voir ourdir des trames
chasser les ennemis du territoire république, au lieu de songer à
du doux espoir que les délégués du qu'ils occupaient. Je m'étais bercé
raient dirigé contre les rebelies de directoire, dès leur arrivée auavaient été confiées ; je me Alattais Jérémie de voir toutes les forces qui leur
certes , j'ose le dire 3 mes espérances
ces traîtres anéantis , et
avaient déployé tous les moyens qui n'eussent pas été vaines, s'ils
était mon erreur! Combien je fus étaient en leur pouvoir. Quelle
cet appareil terrible et imposant éttangement désabusé ! Au lieu de
contre des scélérats qui avaient si que je m'attendais à voir
de ces combats
lâchement trahi leur développer
que je croyais qu'on allait
patrie 9 aut lieu
je me félicitais de
leur livrer > et
On
participer s Onl leur offre un
auxquels
proclame une amnistie en leur faveur !
pardon bienfaisant! !
semenc de tous les principes ! Quoi!
Quel étrange bouleverpatrie Villatte et ses braves compagnons après avoir déclaré traitres à la
années, avaient soutenu avec le
d'armes qai, pendant quatre
des
plus grand
Espagnols 2 des Anglais et des émigrés courage tous les efforts
blique Frangatse,qui avaient défendu au coalisés de contre la répuprix leur sang le département
ie en leur faveur !
pardon bienfaisant! !
semenc de tous les principes ! Quoi!
Quel étrange bouleverpatrie Villatte et ses braves compagnons après avoir déclaré traitres à la
années, avaient soutenu avec le
d'armes qai, pendant quatre
des
plus grand
Espagnols 2 des Anglais et des émigrés courage tous les efforts
blique Frangatse,qui avaient défendu au coalisés de contre la répuprix leur sang le département --- Page 51 ---
(4:)
tement du Nord , Villatte qui s'était autant distingué par ses vertus
et par son attachement aux Européens amis de la France , que faveur par
ses exploits militaires, , les délégués proclament une amnistie le sein en de la
de cés Français dont les mains parricides ont déchiré
mère patrie, ils tendent les bras à ces Jérémiens qui ont constam- à leurs
ment combattu sous l'étendard de la révolte > qui ont foulé
pieds les décrets nationaux, qui ont vendu et livré leur pays aux ennemis lés plus eruels de la France 2 qui se sont couverts de toute
espèce de ctimes 3 et qui, d'après la consticution mème, ne de pouvaient la
espérer de pardon, ils rappellent enfin dans le sein
répudes scélérats dont les mains étaient encore teintes du sang
>
trare
de ses plus zélés défenseurs, et
ne devaient attendre de la justice nationale que les châtimens 1E plus terribles et les plus rigou- I Et
reux ! Quel inconcevable système ! Quelle étrange conduite forobservez, de grace , que > dans ce tems là même, les délégués du
maient le projer d'arrêter les citoyens de couleur du département le
Sud qui avaient été constamment fideles 2 et dont T'énergie et
courage avaient sauvé cette belle portion de la colonie de linvasion
de l'ennemi. Pourquoi donc rejettaient-ils des hommes qui ouvraient s'étaient
sacrifiés pour les intérêts de la république > tandis qu'iis trahie,
leurs bras paternels à des monstres qui l'avaient toujours mérite à leurs
Pourqnoi? ? Parce que les Jérémiens avaient un grand
les ciyeux. Ils s'étaient signalés par les excès de leur rage contre
toyens de couleur 5 dans leur quartier , ils en avaient assassiné ol
fait assassiner pat leurs esclaves la plus grande partie 5 les délégués
auraient trouvé en eux de puissans et zélés coopérateurs indubitablement au système
de destruction qu'ils avaient adopté > ils auraient alors
réussi à consommer leurs projets : mais les Jérémiens n'ayant du
était
les
voulu accepter l'amnistie qui leur
offerte , délégués S
rectoire donnèrent l'ordre qu'on les attaquàr, non plus avec cet appareil imposant qu'ils auraient pu développer dès leur arrivée, mais
avec les seules forces da département du Sud.
Les délégués aux Cayes voulurent eux-mèmes diriger l'attaque 1
ils voulurent eux mêmes disposer les troupes. Je donnai mon avis
peut-être eut été salutaire,il fut rejeté. Ils arrètèrent qu'on marE sur trois colonnes 2 contre trois postes différens : l'une des
trois colonnes, forte de dix-huit cens hommess, fut commandée par
Desfourneaux s elle marcha contre le camp Davezac 5 la scconde,
forte de douze cens hommes, se porta > sous mon commandement 9
sur le fort des Yrois; et la troisième , de six cents hommes > commandée par le chef de brigade Doyon, reçut ordre de marcher contre
le camp Dériveaux.
F
qu'on marE sur trois colonnes 2 contre trois postes différens : l'une des
trois colonnes, forte de dix-huit cens hommess, fut commandée par
Desfourneaux s elle marcha contre le camp Davezac 5 la scconde,
forte de douze cens hommes, se porta > sous mon commandement 9
sur le fort des Yrois; et la troisième , de six cents hommes > commandée par le chef de brigade Doyon, reçut ordre de marcher contre
le camp Dériveaux.
F --- Page 52 ---
La colonne que je commandais, (4)
des succès;n mais Desfourneaux, attaqua avec impérnosiré,elle eût
tronva le secret de faire périr par une tactique inconnnej jusqu'alors,
il n'obzint pas le plus
beaucomp de monde; et non-senlement,
poussé et forcé de faire léger retraice. avantage Il mais au contraire 2 il fur relonne de se replier avec
il donna ordre à la troisième COforces de T'ennemi, 11 accabla lui,et me lissa seul exposé à toutes les
avaient échappé au feu du combat, d'invectives il
le reste des troupes
tionale et à traiter avec mépris les se plic à exalter la garde qui nade lâcheté, en se servant dé ces troupes régléessi il accusa celles-ci
si familières s et il imprima dans expressions le
injurieuses qui lui étaient
forçait de
ceear de ces hommes
s'efdésespoir. dégrader 3 toute la fureur qu'inspirent Phumiliation qu'il
et le
Ce fut le moment que les
tion de leurs projets, ils lancent délégués jugèren: favorable à l'exécunateur-civil Gavanon ; au mépris ûn de mandat la
d'arrêt contre l'ordoncitoyen est violé pendant la nuit, on constiturion 2 l'asile de ce
la corvette l'africaine. Le citoyen Tuffer Parrète, on le traîne à bord de
vertus, est pareillemen: arrété et
2 à recommandable par ses
était Gavanon, L'arrestation de transféré bord de la corvette oi
l'estime, l'amitié et la confiance ces de deux leurs hommes qui avaient mérité
la consternation et les plus vives allarmes. concitoyens, répand d'abord
près de lui pour affaires de service,
Desfourneaux mande ausois le voile de la plus sincère , le chef de brigade Lefranc et
qui n'a jamais SLI transiger avec amitié, son il médite sa perte. Lefranc, 3
peine est-il arrivé > que
devoir se rend à ses ordres. A
acroces, il exale sur lui toute Desfourneaux la fureur se dont répand en propos les plus
ils se sert des termes les plus révoltans, il son coeur est imprégné,
jure, il ordonne qu'on T'arrête et
le ajoute les menaces à Tintiment où étaient
qu'on conduise à bord du bâGavanon et Tuffet.
Lefranc irrité d'un acte aussi arbitraire,
timité, échappe à ses
convaincu de son
illégibruit de son arrestation satellites, avait et se rend au fort la Tourterelle. Le
d'aurant plus vives que Desfourneaus, déjà répandu de nouvelles allarmes et
l'animair , s'écait permis les
les dans les accès de la
crets. De toutes parts on prend propos les pls forts et les plus PEA
de toutes parts on court se renfermer armes dans pour le salut commun, 2
à l'abri de la tempère qui menaçait,
les forts 2 pour se mettre
sont restés dans la ville, à marcher Desfourneaux force ceux qui
maitre, on les reçoit avec
contre ces forts pour s'en rendre
sanglant , des malheureuses lintrépidité victimes du désespoir > le combat est
fourneaux sont obligés de faire retraire. tombent > les assaillans et Des-
on court se renfermer armes dans pour le salut commun, 2
à l'abri de la tempère qui menaçait,
les forts 2 pour se mettre
sont restés dans la ville, à marcher Desfourneaux force ceux qui
maitre, on les reçoit avec
contre ces forts pour s'en rendre
sanglant , des malheureuses lintrépidité victimes du désespoir > le combat est
fourneaux sont obligés de faire retraire. tombent > les assaillans et Des- --- Page 53 ---
(4)
le bruit du canon s'était fait entendre dans la plaine; les
Cependant
retenti au loin dans les montagnes s et déja
les échos en avaient
avait attenté à la liberté et à la vie
Africains étaient instruits qu'on
des mornes et viennent
de leurs défenseurs. Des torrens Africains ,se précipitent s'électrisent, ils volent au segrossir ceux de la plaine; les les
et marche devant eux; les
cours de leurs frères, la mort s'accroftre précède et le danger imminent qui les
délégués voyant la tempère de me rendre de suite aux Cayes 3
armenaçait, m'écrivirent
les
plus
Re
événemens
rêter le cours d'un désordre qui présageair
funestes.
leur lettre qui annonçait ces grands
Dans le tems seul je reçus tête à P'ennemi, et je le combattais sans famalheurs, je Eadir
semblait devoir se décider en ma
relâche. Dejà même la victoire combats qui avaient été couronnés
veur 2 déjà javais livré plusieurs le genéral Anglais Bowyer y avait reçu des
du plus heureux succès, Sevré, ce coryphéc des émigrés, y àvait perdu les
blessures dangereuses;
s'étaient répandues dans tous
la vie, la rerreur et lépouvante empêcher, s'il est possible, les horquartiers rebelles. Je le pars
et T'anarchie; jarrivais aux barrières Cayes,
les
LIEE
reurs lorsqu'une qu'enfantent multitude incroyable d'Africains franchissait de tous les
de la ville. L'indignation et la fureur s'étaient de emparées Desfourneanx
esprits 2 à la vue des satellites des délégués les citoyens et
de couleur th:
jours auparavant, 2 menaçaient étaient itrités de leur présence S
me entière, les la Africains voix de leurs chefs et ne suivent plus
méconnoissent
ces scènes
E
ceux-çi
les anime. Au milieu de
Timpulsion de la rage
arrêter le cOuIs des vengeances ;
donne des
pour
t
freuses je
si dociles à ma voix ne m'entendent
mais ces hommes n'aguères est méconnue, je me présente moi-mème pour
plus, moll autorité
je cours les plus grands dangers, rien ne
m'opposer à leur fureur,
furieux.
peur arrèter l'impétuosiré de ces vive hommes sur le sort de mes malheureux
Pénétré de la douleur la plus efforts pour sauver leurs jours.
concitoyens, je fais de nouveaux
les invite au nom du
J'ordonne aux officiers qui m'entourent, , ont je
moi, de braver
salut public, au nom de l'amitié les qu'ils victimes à Torhe fureur de CC peuple
tous les dangers pour ils soustraire font le sacrifice de leur vie pour exécuter mes
irrité. Ils partent,
toutes sortes de moyens, 2 promesses, >
ordres; ils mettent en ceuvre
tout est employé pour
menaces, exhortations vives et touchantes, ils couvrent de leurs
calmer ces têtes si exaltées. Ils environnent, dans leurs bras; ils les escortent
corps les infortunés qui se jettent bientôr se trouve remplie. On vit alors
jusques dans ma maison qui
F 2
sacrifice de leur vie pour exécuter mes
irrité. Ils partent,
toutes sortes de moyens, 2 promesses, >
ordres; ils mettent en ceuvre
tout est employé pour
menaces, exhortations vives et touchantes, ils couvrent de leurs
calmer ces têtes si exaltées. Ils environnent, dans leurs bras; ils les escortent
corps les infortunés qui se jettent bientôr se trouve remplie. On vit alors
jusques dans ma maison qui
F 2 --- Page 54 ---
le spéctacle le plus touchant et (44) qui eft attendri
insensibles, on vit ces
les caeuts les plus
fondre nos larmes
malheureux et moi nous embrasser et condouleur; les
que les nous versions tout i Ja fois de plaisir et de
soucis,
noirs chagrins qui dévoraient
disparaissent à mesure que je vois
mon ame,
concitoyens rendus auprès de moi. O quelques - uns de mes infortunés
le plus amer , versez sur toutes
vous qui, le coeur pétri du fiel
plus subtil, hommes
mes actions des torrens du venin le
moins de mes vives féroces et cruels, que n'avez-vous été les téleurs
sollicicudes, de mes soins fraternels, des douc'est vous aigues qui ont poigné mon ame! Vous me dires barbare! Eh! nair, les passions qui l'ètes et non pas moi.. Peu à peu le calme recnte mes ordres, et s'appaisent, on prête l'oreille à ma voix, on exémilieu de cette
désormais la vie des citoyens est en sûreté, Au
versan furent tempêre affreuse, les jours de Leborgne et de Kerils
respectés; mais ils avaient
la
me chargèrent de nouvean des soins perdu du confiance du peuple;
de jours après ils partirent pour le
gouvernement, et peu
avoir allumé le feu de la
Cap. Rey et Desfourneaux, après
barque qu'ils trouvèrent dans guerre le civile, avaient pris la fuite dans une
Rey ! 6 Leborgne! 6 Desfourneaux! port. (a) si
environnés d'un triple airain si
VOS coeurs ne sont pas
quelques remords
> VOS ames sont susceptibles de
C'est
2 combien vous devez en éprouver
vous, oui, c'est vous qui êtes la cause de
aujourd'hui! qui sont attivés; c'est vous
tous les malheurs
qui, par VOS suggestions perfides, par
(a) Sonthonax, dans sa proclamation du 23 Frimaire,
hyperbolise tous les faits arrivés dans ces
dont je parlerai tout à l'heure,
l'odicux II se gardc sur bien moi. de Toujours dire impartial, il se malheureux garde bien événemens dc dire tout 3 E 11 en rejette tout
les quartiers de la ville pour que j'ai soustraire envoyé mes officiers avec des détachemens bien quej j'ai fait,
escorter chez moisil se garde bien de les dire, victimes à la fureur du peuple irrité dans ct tous les
fraternels, rempéte, j'aicu dans ma maison six cents ciroyens que pendant a
toutes les horreurs de cette
viir dans la et cependant Sonthonax savait bien'tout quij'ai prodigué les soins les plus
comme personne de ses délégués, il n'en dit cela; rien, mais il pour ne pas SC découn'était pas préméditée ct excitée par les citoyens de couleur.
bien de les dire, victimes à la fureur du peuple irrité dans ct tous les
fraternels, rempéte, j'aicu dans ma maison six cents ciroyens que pendant a
toutes les horreurs de cette
viir dans la et cependant Sonthonax savait bien'tout quij'ai prodigué les soins les plus
comme personne de ses délégués, il n'en dit cela; rien, mais il pour ne pas SC découn'était pas préméditée ct excitée par les citoyens de couleur. représente Certes, Si cette tempérc
vrais amis calomnicuse, qui ont succombé nous dans n'autions pas a répandre des larmes sur la son mort assertion de
les jours de plusicurs citoyens, dont ces les jours affreux, tandis que mes soins ont sauvé nos
voici un fair qui donnera àt tous mes lecteurs cceurs peut-étre sont éloignés de moi; mais
pourra établir son jugement. une règle sure, à laide de laquclle il
s'était Pendantle chargé cours delarevolation, un homme fanatisé, sans doute
et conduitdans d'assassiner un de ines fréres, ily réussit; mais il fut parles à l'instant méchans, arrété
cr dans de notre la ville bumanitéscarses) SRATATE jours furent
Cet
notre) modération
eu lieu.
étre sont éloignés de moi; mais
pourra établir son jugement. une règle sure, à laide de laquclle il
s'était Pendantle chargé cours delarevolation, un homme fanatisé, sans doute
et conduitdans d'assassiner un de ines fréres, ily réussit; mais il fut parles à l'instant méchans, arrété
cr dans de notre la ville bumanitéscarses) SRATATE jours furent
Cet
notre) modération
eu lieu. Si ces des Cayes. Ily était lorsque conservés. les malheureux homme a toujours resté depuis
Jeur, la vie de jours cet eussent été des jours de vengeances événemens de fructidor ont
d'hui mémc, il est dans homme la ville eur-elle des éré respectée?Hé bien pour ! elle les l'a citoyens éré, et de aujour. couCayes. Lecteur, juge cntre Sonthonax ct nous, --- Page 55 ---
(45) )
avez donné naissance à tant de maux 3 c'est
vos complots infimes;
de destruction, avez entrainé
vous qui, voulant exécuter un plan
eux- mèmes, et qui
dans Fabyme des hommes déji méchans par de
c'est sur
avez attiré sur leurs têtes nne réciprocité de la
nationale. vengeances; 1 voix de
vous que doit tomber le poids
justice
un instant, à
la vérité se fera enrendre. Vous pourrez en imposer, mais
la nation Française par des caiomnies tissues avec art; dont craignez vous
que sa vue perçante vous reconnaisse à travers les l'enyeloppe peines dont'
vous couvrez , craignez qu'elle vous inflige
justes
VOS funestes projets vous ont rendus dignes.
Desfourneaux
A peine ce volcan affreux dont les délégués et
d'imposer
avaient excité l'éruption, fut-il éteint, que je m'empressai
silence aux passions 2 de ramener' la confiance et de faire succéder
l'ordre à l'anarchie, (je ne m'en glorifie pas, je n'ai tait que mon des
devoir $) mais les citoyens, les étrangers même me votèrent la
adresses de remercimens 5 tous reconnutent qu'ils me devaient
conservation de leur vie et de leurs propriétés; tous convinrent que,
si la ville des Cayes existait encore, c'était à mes soins extraordi- du
naires qu'on en était redevable. Je rendis étaient compte arrivés, aux délégués j'en accudirectoire des événemens malheureux qui
sur des
sai leurs délégués et Desfourneanx, j'établis mes accusations
preuves et je demandai justice.
dans une
Sonthonax voulut mettre une apparence d'impartialité de Brigade (*) de
affaire aussi importante. Il chargea trois généraux
événemens.
faire sur les lieux des perquisitions sur les causes de d'abord, ces
'Tous 2 dans leur compte rendu s conviennent le
du Sad qu'avant étaic
l'arrivée de la délégation aux Cayes, Africains département
de la
dans l'état le plus Aorissant , que les
y jouissaient observraie liberté, que les lois de régalité y étaient vivaient parfaitement heureux. Tous
vécs 2 que tous les citoyens en général y
ont mis la
conviennent ensuite, que les délégués et Desfourneaux
partie du Sud à deux doigts de sa perte, qu'ils ont fomenté, provoqué les événemens du 10 Fructidet, les uns par leurs dépredations, par la dissolution de leurs mceurs : par leurs machinations leurs actes
infernales, les autres par leurs vexations inouies, contre par les citoyens
tyranniques et par leur haine fortement prononcée
du 4 Avril,
les hommes ? Sonthonax plotigé
Combien les passions aveuglent
les délégués et Desfourdans un afreux désespoir proclame que le
du Sud, ont
neaux, qui ont tout fait pour perdre déparrement
(*) Beauvais, Chanlatte ct Martial Besse,
ceurs : par leurs machinations leurs actes
infernales, les autres par leurs vexations inouies, contre par les citoyens
tyranniques et par leur haine fortement prononcée
du 4 Avril,
les hommes ? Sonthonax plotigé
Combien les passions aveuglent
les délégués et Desfourdans un afreux désespoir proclame que le
du Sud, ont
neaux, qui ont tout fait pour perdre déparrement
(*) Beauvais, Chanlatte ct Martial Besse, --- Page 56 ---
bien mérité de la pattie et (45)
venons de sauver ce même plasieurs chefs qu'il désigne et moi;
serverons, jel l'espère, malgré département tous les à la France, > quile lui con- qui
nous les zélés défenseurs de la
efforts qu'il fait Pour le perdre,
clame traîtres à la patrie,
république Frangaise 2 il nous proEn vérité, , on dirait Ehiquelle est donc la patrie de Sonthonax?
ne peut mieux presque lui entrer que dans c'est TAngletere; et certes, s on
que lui Parotie ses Treit
ses vues, on ne peut pas mieux
dictée La proclamation de Sonthonax, qu'il
lisme le par la partialité la plus injuste et qualifie enfantée d'impartiale, a été
calquée plus atroce; tout y respire la haine et par le machiavéque sur des
et des
la passion > elle n'est
en réfutation de ses mensonges
impostures. Je vais y
et mes lecteurs distingueront calomnics.je dirai des choses vraies; mes répondre:
règnent dans cette
aisément la fausseté et la passion juges
réponses,
proclamation s et la vérité qui fera la base de qui
mes
ée d'impartiale, a été
calquée plus atroce; tout y respire la haine et par le machiavéque sur des
et des
la passion > elle n'est
en réfutation de ses mensonges
impostures. Je vais y
et mes lecteurs distingueront calomnics.je dirai des choses vraies; mes répondre:
règnent dans cette
aisément la fausseté et la passion juges
réponses,
proclamation s et la vérité qui fera la base de qui
mes --- Page 57 ---
(47)
PROCLAMATION
DYVELOPPEMENT
Frimuire sttr les
ET RÉFUTATION
Du événemers 23
arrivès aux
DE LA PROCLAMATION.
Cayes en2 Fructidordéchirer Oui, il est déchiré ce voile épais qui
Il est tems de les évé- couvrait les agents de cette faction qui 2
le voile qui couvre
juré T'anéantissement des citoyens de counemens qui se sont passés leur, de ces fideles défenseurs de la répudans le Sud de la colonie,
Française, faction dont le caractère
att mois de Fructidor der- blique les
avaient été si bien dépeints
nier : il est tems d'éclairer et le projets délégué Roume,; il est tems d'éle peuple sur les atrorités par clairer la nation Française sur les atrocités
qui s'y sont commises.
ont été commises dans le Sud dela co- les
Iqui
et Desfourneaux, et sur
lonie , par les délégués de Sonthonax, allumer la par guerre civile et bouleverser
moyens qu'ils ont employés pour
ce département.
del Sil la commission, ou plutôt Sonthonax,
La commission, 2 avant avaitscruté soigneusement! la cause des trouse décider, 3 as scruté soigneu- bles, ila aurait vu qu'ils ont prisleur source
sement la cause des troubles; dans T'immoralité de Leborgne > la perverelle a interrogé des hommes de Rey, lun et T'autre ses délégués, , ct
de toutes les couleurs et les de sité dans les actes arbitraires et tyranniques de
tous les partis; elle a reçu elle Desfourneaux; ; les hommes de toutes les
mappostadeser délégués; mémoires couleurs et det tous lespartisen conviennent.
lesa comparés aux
Les mémoires de ses délégués ne pouvaient bien
faitsparles chefs sdesrebelles;
leur avantage ils se seraient
juste et impartiale dans ses qu'étreal de dévoiler leurs turpitudes ct leurs
recherches, sa lenteur à ins- gardés ceux lui ont été donnés par les
truire les habitans de la co- crimes; quil sont calqués sur des
lonie estles gage desonamour faits citoyens vrais, de couleur, ils en ont 3 les preuves en maint
pourla vérité.
Ila donc été injuste et partial dans ses re- il
prouve l'embarras dans lequel
cherches; et sa lenteur à se décider, de candéur sa perfidie et de véritéa ses
se trouvait, de donner un air
A
impostures.
Qui est-ce qui a donné lieu à ces attenDes attentats inouis ont) à tats? Ne sont-ce pas les délégués et Des- antiété commis aux Cayes, fourneaux ? N'est-cepasleur conduite
Saint-Louiser dans plusieurs) républicaine et déprédatrice, n'est-ce pas
autres communesdelat
exécrable ryrannic qui les ont provodu Sud. La délégation
aee
éa ses
se trouvait, de donner un air
A
impostures.
Qui est-ce qui a donné lieu à ces attenDes attentats inouis ont) à tats? Ne sont-ce pas les délégués et Des- antiété commis aux Cayes, fourneaux ? N'est-cepasleur conduite
Saint-Louiser dans plusieurs) républicaine et déprédatrice, n'est-ce pas
autres communesdelat
exécrable ryrannic qui les ont provodu Sud. La délégation
aee --- Page 58 ---
(48)
ses gouvernement délégués a été avilie, , qués? Qui les a commis! N'esr-ce
commission incarcérés, la un peuple irrité de voir ses ennemis: pas tout
méconnuc, ses à la liberté et à l de
attenter
paquets incerceptés , ses délégués se sont vie ses défenseurs>Les
courriers massacrés. avilis eux-mêmes par la
dissolution de leurs mceurs. Une garde sûte
a mis à l'abri de la tempéte placée qu'ils dansla maison gu'ils habiraient, les
à les engloutir. Arnaud
avaient excitée et qui était
qui avait insurgé le Pretty Perrin son courrier (er non pas SeS courriers) prète
en présence des camp
contre le chef le
paquets de Sonthonax délégués, qui avait été pris par T Anglais commandair,
dont ils avaient
avec.les
Pretty a péri de la main "des mêmes pris connaissance > cet Arnaud
auparavant, il avait insurgés. hommes, que, peu de jours
Les lois de la nature et]
le droit des gens ontété fou- foulent Quels hommes affreux, , que ceux
lés aux pieds, les propriétés le droit aux des pieds les lois de la nature qui et
ont été livrées ait pillage, et et
gens! Eh bien ! Les délégués
les personnes au fer des as- laccueillis Desfourneaux l'ont fait, Ils avaient été
sassins; des hommes et des
avec des cette cordialité qui est
femmes ont été hachés en T'appanage qu'ils venaient bons coeurs 5 on croyait
morceaux 5 deux cents ci- certe concorde consolider cette harmonie,
toyens de tour âge et de depuis le
qui régnaient aux Cayes
tout sexe, et de toute cou- ils faic? Ils départ de Sonthonax? -lenr ont été immolés del
ont secoué le fambcau Qu'ont- dela
sang-froid. discorde, ceux
ils ont Provoqué la perte de
qui quiles avaient reçus avec fraternité,
ont violé les lois sacrées de partageaiene ayec eux leur asile, ils
limposture se dévoile elle-meme; Thosptinaltes si
mais remarquez comie
n'ont pas été respectés dans ces jours lage, ni le sexe, ni la couleur
évidente que c'éraient les terribles effets affreux, n'est-ce past une preuve
ne choisissait pas ses victimes? Comment d'un donc peuple si furieux , qu'il
affirmer que ces victimes ont été
Sonthonax peur - il
ont été immolées de sang-froid, immolées de sang-froid? Si elles
graphe suivant 5 quel a été le
pourquoi s'écrie-t-il dans le parail faut bien comprer sur sa prérexte de tant de fureurs P En vérité,
hommes, pour croire en imposer touts-puissance des ou sur Taveuglement des
et par des mensonges anssi évidents, par aveux aussi contradictoires
Quel a été le prétexte del Le
cant de fitrenrs ?
il
ont été immolées de sang-froid, immolées de sang-froid? Si elles
graphe suivant 5 quel a été le
pourquoi s'écrie-t-il dans le parail faut bien comprer sur sa prérexte de tant de fureurs P En vérité,
hommes, pour croire en imposer touts-puissance des ou sur Taveuglement des
et par des mensonges anssi évidents, par aveux aussi contradictoires
Quel a été le prétexte del Le
cant de fitrenrs ? prétexre, le vrai motif, les
tation d'un seul L'arresta- causes de tant de fareurs sont véritables
homme. lité et la
l'immoraQuel en a étéle vrai motif linsolent, perversiré leurs des délégués, -leur luxe
débauches cfirénées, et leurs
infernales
--- Page 59 ---
(49)
machinations;les actes arbitraires
L'ambition démesurée del linfernaless de Desfourneaux, lés arresquelques chefs la cupidité et tations tyranniques faites en violant les lois sacrées de
del leurs complices, la crainte dévoi- la constitution > les invectives atroces, les. de voir leurs rapines abattue, terribles menaces dont Desfourneaux accalées; leur tyrannie
bla les prisonniers, Tattaque du fort l'Islet
la source de leur profusion ont-ils où les citoyens s'éraient réfugiés pour se
tarie. Quels moyens ordi- mettre à Pabri des dangers qui les menaemployés ? Les armes
le bruit du canon tiré à cetre atnaires des factieux, le men- çaient, qui retentit au loin dans la plaine
songe et la calomnie. taque, et dans les mornes > qui souleva les Afride telle sorte, rien ne pur arrèter leur de
et les électrisa
de tant
E
cains
waNs le vrai motif
impétueuse 3 voilà le vrai prétexte, bien. Quels étaient les moyens
reurs; Sonthonax le sait parfaitement
réussir dans leurs
que lcs délégués et Desfourneaux ordinaircs employaient des
, le mensonge et la
armes
EtI
noirs projets ? Les
calomnie. Les délégués, en parcourant les habitaIls ont séduit les noirs
ont voulu séduire les noirs en cherla crainte du retour à tions, chant à leur
que les hommes de
Faitce : ils ont dit aux conleurvonalsientlese persuader retenir dansl'esclavage,
citoyens de couleur qu'une
ceux-ci les engageaient au travail,
conspiration, était formée parce que exécuter les sages règlemens du
pour livrer leur caste à la et faisaient
Polvere! ; ils disaient aux
proscription et à la mort : commissaire-civil cultivateurs que la véritable liberté consiste
que les commissaires étaient les à ne rien faire, et dans plusieurs endroits,
gouvernemenite en
les leurs perfides conseils avaient paralisé la
chefs 1 leurs" délégués les culture ; mais les Africains en général 2
principaux agens 2 tous les bien convaincus que leur cause est liée à
Frangais venus d'Europe celle des citoyens de couleur, ont été inaccomplices. cessibles à la séduction. Ils ont dit aux
et fraternellement avec nous depuis
blancs qui vivaient paisiblement était absent de Saint-Domingue ils ont
deux ans que Sonthonax
l'ont consigné dans Ricaurs écrits )
dit aux blancs ( et leurs Coriphées formée
livrer leur caste à la proscripqu'une conspiration était Villatte et pour Pinchinat en étaient les chefs les
tion et à la mort, que
les principaux agens, 2 tous les mulâtres
hommes de couleur en place
de Saint-Domingue leurs complices.
aux
et fraternellement avec nous depuis
blancs qui vivaient paisiblement était absent de Saint-Domingue ils ont
deux ans que Sonthonax
l'ont consigné dans Ricaurs écrits )
dit aux blancs ( et leurs Coriphées formée
livrer leur caste à la proscripqu'une conspiration était Villatte et pour Pinchinat en étaient les chefs les
tion et à la mort, que
les principaux agens, 2 tous les mulâtres
hommes de couleur en place
de Saint-Domingue leurs complices. honorent
se res-! Les hommes de couleur
La commission
et le bon sens du
COELNICOR
pecte trop elle-mème > elle les lumières de la nation Française et 'de la
honore trop lcs lumières et suprènie
C A --- Page 60 ---
le bon sens de ses conci-1France (5o)
toyens pour répondre à de grossières entière , pour répondre à des sisi grossières impostures, au- le défi formel impostures à
; mais ils donnent
trement mel de que parle défi for- niateurs de sa Sonthonax et aux calomciter un seul de ces
trempe > de citer un seul
actes qui Porte la plus lé- exemple qu'il y ait eu au Cap > ou.aux
gère empreinte des odieux Cayes une seule goutte de sang répandu
projets qu'on. ose lui im- ( exeepté les celui des criminels condamnés
puter.
par nées tribunaux ) pendant les deux anqu'il a été absent de St-Domingue.
preinte Quant des à odieux ses actes, ils portent tous l'emprojets qu'on lui impute.
l'affaire Prenons de Villatte. pour exemple Prenons pour exemple Villatte c'est
contre son
C'est contre lui que les facticux de tous les ;
les émbarquemenc tis se sont élevés. Eh
parfactieux se sont le t-il pas secondé les bien ! Sonthonax n'aAes élevés. Ce général est Quoique ce
veux de ces factieux?
arréré, eravéclui un grand mencala général eut prouvé son attachenombre de citoyens de cou-I vaux, France par sept années de traleur. Le fait était constant,
Sonthonax ne l'a-t-il condamné
et les dispositions du codel 2 sans l'avoir entendu P N'a-t-il pas pas lancé
pénal précises. Eh bien! La contre voquait Villatte l'effusion une proclamation qui procommission, Par son indul- modéré et
du sang 2 si celui-ci plus
gence, n'a-t-elle pas arrêté
toujours fidelle à ses principes
le sang prêt à couler ? Ne d'humaniré ne se fur rendu lni-mème :
s'est-elle pas bornée à éloi- Lorsque versa le Laveaux, de aussi lâche que
gner des hommes qui ne qui venaient sang ces malheureuses femmes féroce,
pouvaient plus demeurer thonax a-t-il an-devant de Villatte, , Sondans la colonie sans danger Que
puni l'effusion de ce sang :
pour la tranquillité publi- son silence dis-je : 2 Ny Le a-t-il pas applaudi
à envoyer en France dispositions du fair est constant et fe
Tr coupables, dont elle au- Sonthonax n'a code pénal précises. Si
raitpu ordonner le supplice? brave
pas répandu le sang de ce
A-relle fair acception de! poser, général,quil c'est
ne croye pas en impersonne ? Les instigatenars il n'a qu'il osé n'a Pas osé le répandre;
blancs, les complices noirs veux
satisfaire pleinement les
n'ont-ils
et
pas été également
IA Anglais des émigrés, contre
embarqués P Une foule dej defendu lesquels le ce général avait si vaillamment
citoyens de couleur, plus Craignant poste qui lui avait été confié.
malheureux
quelque secousse violente et
dans la eteitora du
dangercuse 2. il s'est borné à embarquer
gose,
Villatre, ainsi
STRE
n'ont-ils pas été ren-Imontré le que les hommes qui avaient
plus d'énergie et de courage
lais des émigrés, contre
embarqués P Une foule dej defendu lesquels le ce général avait si vaillamment
citoyens de couleur, plus Craignant poste qui lui avait été confié.
malheureux
quelque secousse violente et
dans la eteitora du
dangercuse 2. il s'est borné à embarquer
gose,
Villatre, ainsi
STRE
n'ont-ils pas été ren-Imontré le que les hommes qui avaient
plus d'énergie et de courage --- Page 61 ---
(S:)
tous les ennemis de la république
dus à la liberté? Quels sonticontre Sonthonax n'a fait acception de
les hommes qu'elle a revè-Française. ; les blancs , amis de la liberté ct
tus de sa confiance , pour l'égalité 2 les noirs qui ayant quelques
aller dans le Sud préchier
TECEL
de la
? Ne lumières et de Texpérience. n'auraient pas
l'évangile
paix
adopté ses vues, ont été également embarsont-ils pas les Martial génétaux Besse qués, et il n'a rendu à la liberté que les
Chanlatte et
de couleur faibles et sans contous deux ciroyens de cou- hommes qui ne pouvaient plus désorleur? N'a-t-elle pas fait par naissances, mais le contrarier dans ses projets. Quels
rager les favenrs du hommes gouver. sont les hommes a revêtus de sa connement à plusieurs
aller 20t le Sud précher l'éde couleur connus par leur fiance pour de la discorde : Ne sont-ce pas
attachement à la France : vangile des hommes couverts de crimes, dont il
Oi est la passion dans cette voulait faire servir l'ambition à Ses vues,
conduite constante et unicroyait
à semer les hor.
forme ? Oà est la haine ? et qu'il des, dissensions propres : Sonthonax n'a-c-il
-
Oà est la défiance ? Oi est reurs l'adresse machiavélique de faire
la partialité?
pas eu les faveurs du gouvernement à
partager
ambitieux qui pouvaient
quelques hommes de couleur leur aveuglément 7 Il s'écrie : où est la passion
lni être utiles à cause uniforme de 2 épiderme? Oà est la haine ? Où est-la déhance?
dans cette conduite ? Nous allons en citer de grands exemples, ,et en
Oi est la partialité
à ses impostures, et à sa perfidie;
mème-tems donner un nouveau jour
a
chef mi-I Aux Cayes, un chef militaire connu par
Aux Cayes, un
son amour ardent pour la liberté, dont les
litaire peévenu d'un projet travaux extraordinaires avaient tiré la culd'assassiner est commission arrèré par ture du néant 2 est arrêté sous le vain
ordre de L
dece projet d'assassiner les blancs,
être conduit au Cap, prétexte dont j'ai déja démontré la fausseté.
TT s'échappe des mains del projet Desfourneanx l'accable d'injures et de meses gardiens, il cherche dans la naces, et se répand en invectives atroces.
les forts un asile contre Ce chef militaire échappe des mains de
loi. Un traitre les lui livres
, il cherche dans les forts UIl
tous les instigateurs de la] ses gardiens, contre la tyrannie. Les citoyens efsédition ly suivent : ils asyle des terribles menaces de Desfourtirent le canon d'allarme. frayés
les armes et se retirent
Des émissaires se répandent neaux aussi dans prennent les forts pour se mettre à l'adans la plaine et soulèvent
sur leurs tètes.
les atreliers 3 trois jours se bri de l'orage qui ce grondait provocateur éternel du
dans les plus mor- Desfourneaux, fait battre la générale et force
Eatara allarmes, mais les sangldésordre,
G 2
1e
Desfourtirent le canon d'allarme. frayés
les armes et se retirent
Des émissaires se répandent neaux aussi dans prennent les forts pour se mettre à l'adans la plaine et soulèvent
sur leurs tètes.
les atreliers 3 trois jours se bri de l'orage qui ce grondait provocateur éternel du
dans les plus mor- Desfourneaux, fait battre la générale et force
Eatara allarmes, mais les sangldésordre,
G 2
1e --- Page 62 ---
des citoyens n'a pas coulé lle (5:) reste des
leurs propriétés sont respec- forts. Le citoyens marcher contre les
tées. Le quatrième jour Ax-] bat
canon se fait entendre, le comDRÉ RIGAUD parait : il se s'engage, des malheureuses victimes
rend de suite au fort de tombent, , er l'imposteur Sonthonax affirme
IIslet , et ne se concerte audacieusement Cayes, , le
qu'à mon arrivée aux
les rebelles. Le len- pendant le sang bruit n'a du pas encore coulé, Ce-
> les
canon
IE
barrières lui les
soulève tous
sont ouvertes 3 il entre en nacent atteliers à leur > les Africains électrisés meville àl la tête de ses troupes, m'écrivent de tour, et les délégués éperdus
environné d'une foule de
me tendre de suite aux
brigands; ; et avec lui le pil- désordres. Cayes pour arréter le cours de ces affreux
lage et la mort. II demande
Forcé de quitter l'ennemi et
une ampliation de pouvoirs, d'abandonner pour ainsi la victoire que je tenais s
elle lui est accordée ; la vie j'arrive dire 2 Par la main > je
des citoyens est mise sous sa oi les Africains aux Cayes, dansle moment même pars:
sauve-garde, et ses satellites chissaient les écumans de rage s frandépouillent s égorgent Jes
barrières de la ville. Pouamis de la France, et les vais-je les arrêter en entier le cours d'un mal
déposiraires de l'autorité du que à délégués et Desfourneaux avaient
gouvernement sont entou- je porté fais tous SOn detnier période : Non; mais
rés de cadavres ensanglan. les
mes efforts pour en diminuer
tés de leurs plus fidelles dé- horreurs; je me présente moi-mème
fenseurs.
pour servir de guide à la fureur de ces
hommes dangers. exaspérés, je cours les plus grands
par mes ordres s dans tous les quartiers Mes de officiers la se transportent 9
chemens; ils servent de rempart aux
ville, avec des détaleurs ELi ils les escortent dans malheureux qui se jettent
trois jours à six cens
ma maison ; j'ai prodigué, dans
plus fraternels; ; les délégués citoyens rendus auprès de moi 2 les soins pendant les
mêmes et Desfourneaux prèts à être écrasés par la foudre
hommes qu'ils voulaient avaient attirée, s ont été sauvés par ces qu'eux- mêmes
défenseurs.
perdre et qui ont été leurs plus fidelles
Voilà les faits, voilà la vérité,
instruit. Pourquoi donc
Sonthonax en était
nées affeuses, tandis rejette-t-il sur moi tour l'odieux parfaitement de CES
Desfourneaux quiles qu'il savait bien que c'étaient ses
jouravaient
délégués et
ma maison a été l'asyle de Six provoquées cents ? Pourquoi ne dit-il pas
de ce peuple itrité Par les efforts personnes enlevées à la fureur que
Pourquoi ne dit-il pas que ses extraordinaires de mes officiers ?
par une garde fidelle qui a veillé délégués à la sûreté ont été sauvés de la tempête
de leurs jours, N'est-il
parfaitement de CES
Desfourneaux quiles qu'il savait bien que c'étaient ses
jouravaient
délégués et
ma maison a été l'asyle de Six provoquées cents ? Pourquoi ne dit-il pas
de ce peuple itrité Par les efforts personnes enlevées à la fureur que
Pourquoi ne dit-il pas que ses extraordinaires de mes officiers ?
par une garde fidelle qui a veillé délégués à la sûreté ont été sauvés de la tempête
de leurs jours, N'est-il --- Page 63 ---
(93) de Sonthonax, la haine la mieux
pas aisé de voir, dans le faux la exposé la plus atroce.
ct perfidic
caractérisée > Timposture
Phonneur des
Le brave Edouard, ci-] Africains, Edouard mais n'était ce point terme a paru au matoyen noirartivé de France, chiavélique Sonthonax, très-propre à exalFhonneur des Africains, T'a- les tètes des noirs. 11 eut dit plus vrai
et le. martyr de la ter
était en horreur auxAfipôtre liberté, succombé sous. le s'il eut dit qu'il
enx-mêmes
,as
cains, puisque ce sont
dans
fufer des assassins soudoyéspar
et sacrifié
E
Rigaud.Ses vertus, sa cons- arrêté, garrotté parce quil leur préchait
rance héroique, ont forcé reur vengeresse, de Destourneaux dontils reconà F'admiration, jusqu'à ses T'évangile
et la perfidie. CetEdouard
bourreaux.
nurenilatrodié nile martyr de la liberté.
In'érait nilapotre, ? Erait.ce à l'école du duc
On aurait-il puisé ces grands principes servi : Desfourneaux l'avait
pour
d'Orléanis. quil avait toujours le croyait propre à lui faire S proséson aide-de camp,, parce qu'il servir dans ses projets. Desfouineaue
lytes parmi les noirs > et àle l'a englouti.
Ta entrainé dans l'abyme qui
Lilladam, jeune citoyen du 4 Avril;
Lilladam, jeune citoyen) avait été favorablement accueilli par ses
du 4 Avril, également dans ar- frères malgré les erreurs de sa jeunesse,
rivé d'Europe, et élevé
Loin d'avoir été élevé dans les principes
les principes du
du
pur républicanisme, il avait, au
républicanisme, 2 Pat Eu plus toujours vécu avec les Anglais.
victime.] L'antropophagel Le- contraire, calomniateur Sonthonax le sait bien; ;
franc l'a déchiré et mis, en Le mais on croyait que, revenu de ses écarts,
lambeaux de ses propres i1 était susceptible d'adopter des bons
mains.
ilétait
inciier
cipes. Malheurensement véhicule
le séduire et l'égarer
et les délégués ont employé ce de ses nouvelles pour erreurs; mais voyez
de nouveau ; il a été victime la passion furieuse de Sonthonax > pesez
la haine excessive 2 voyez
Lefranc la déchiré, mis en lambeaux
bien ces mots : L'ancropophage Ne faut-il pas avoir l'ame et le cocur imprégnés
de ses
mains.
pour s'exprimer ainsi. Comment répondre l'hordu poison LECre plus mortifere En témoignant tout le mépris et toute
à de telles expressions :
reur qu'elles inspirent,
de la nation franCitoyens, , la commission Augustes les citoyens représentans de couleur de Saintdu gouvernement français çaise Domingue : sont loin de croire que vous
est loin de voir dans cet en-]
ien ces mots : L'ancropophage Ne faut-il pas avoir l'ame et le cocur imprégnés
de ses
mains.
pour s'exprimer ainsi. Comment répondre l'hordu poison LECre plus mortifere En témoignant tout le mépris et toute
à de telles expressions :
reur qu'elles inspirent,
de la nation franCitoyens, , la commission Augustes les citoyens représentans de couleur de Saintdu gouvernement français çaise Domingue : sont loin de croire que vous
est loin de voir dans cet en-] --- Page 64 ---
chaînement d'artentats
(54)
crime des gens de couleur. lelverrez d'un ail d'indiférence cet enchaiNon, malgré Tastucieuse nement tunée. Non, d'attentats contre leur Caste inforscélératesse de la desondomateurs tesse des factieux malgré l'astucieuse scélérarévolee, le sang qu'ils le crime
qui ont juré leur perte,
ont répandu ne retombera
les de ces factieus ne restera pas
pas sur la tète des ciroyens le impuni, troubles qu'ils ont suscités,
du 4Avril. Sil'ambition ou beront sang sur qu'ils onr fair répandre, retomla cupidité en ont avenglé citoyens du leur Avril, tète et non sur celle des
quelgues-uns,ces heur
un mal- niers, il en est 4
Si, parmi ces derles qui est commun avec tion ou la cupidité quelques-uns aient que Pambiblancs, avec les noirs, de sérvir
aveuglé au point
avec toutesles sociérés nom- leuts d'instrumens à la destruction de
breuses, mais dont on ne leurs. frères, et à se ranger au nombre de
peut accuser ceux qui sont mun calomniateurs, avec les
c'est unmalheur comrestés fidèles.
toutes les sociétés blancs, avec les noirs, avec
lefforts seront
nombreuses; mais leurs
moins vrai que les citoyens de couleur vous impuissans, et il n'en sera pas
resteront toujours fidèles.
les Des hommes de toutesl Des hommes de toutes
couleurs se trouvent aul trouvent au
les couleurs se
nombre des chefs de la ré- troubles des nombre des provocateurs des
volte: ideniommerderoutea les
Cayes. Des hommcs de routes
les couleurs en ont été leslles couleurs victimes. en ont été les instrumens ou
instrumens ou les victimes. reusement Les premiers sont très-heuLes premiers sont très-heu- de couleur en doivent petir. nombre, et les citoyens
reusement en petit nombre; nal de la nation les signaler au tribuet la commission doit lespour les
et à la France entière, s
signaler à la colonie entière
prémunir contre leurs artifices,
pour prémunir les bons citoyens contre leurs artifices.
Les deux Rigaud, Du- Rey,
valMonville, Salomon, Le- les
Leborgne et Desfourneaux, voila
franc et Pinchinat, voilà les troubles provocateurs des > voilà les auteurs des
chefs delarévolte des Cayes. sont arrivés. Cayes et des malheurs qui y
CePinehinat.qui,en 1791,, blanc, en Sonthonax, Raimond et Lea sacrifié 300 noirs à la rage en les mettant applaudissant à
à leur conduite,
des facrieux du Port - au- en déclarant fausses l'abri de tour reproche,
Prince, en stipulant leur dé- accusations
et cnlomnieuses les
portation a la Baye Honduportées contre le général Desras, pour prix del leur fidélité fourneaux, et des accusations établies sur des faits
2ux hommes de couleur, et/quilsonrordonné preuves, démontrent évidemment
eux-mémes toutes lesma-
rage en les mettant applaudissant à
à leur conduite,
des facrieux du Port - au- en déclarant fausses l'abri de tour reproche,
Prince, en stipulant leur dé- accusations
et cnlomnieuses les
portation a la Baye Honduportées contre le général Desras, pour prix del leur fidélité fourneaux, et des accusations établies sur des faits
2ux hommes de couleur, et/quilsonrordonné preuves, démontrent évidemment
eux-mémes toutes lesma- --- Page 65 ---
(55) )
nécessairemient
avaient versél nceuvres qui provoquaient
du sang qu'ils
cestroubles et fundhemygmtulerts
pour leurs droits; ce Pinà la France entière
chinat, qui,après avoir se- que nous la désignons coitre leurs impostures
coué, dans le Nord de lal pour et leurs prémunir artifices. Que Sonthonax n'imagine
colonie; les (ambeaux de lal
croira aveuglémenti toutes
discorde, est revenu exercer donc pas gu'on vomit contre Pinchinat
ses fureurs dans le Sud , les calomnies donné souvent des preuves éclaa
1L
pour couvrir ce malheureux de tantes qui de son amour pour la république
département de sang et
Envain dira-t-il que Pinchinat,
crimes.
francaisé. avoir secoré, dans le Nord de la
de la après discorde , est revenu exercer ses fureurs
coloniss les Rambeaux
dipartement de sang et de crimes;
dans le Sud, pour couvrir ce malheureux n'en imposeront tout au plus qu'à ceux
ces expressions épouvantables insttuits des faits. Car, si, provoquer instamment au
qui ne sont pas
pour élire des députés
la convocation des assemblées si, primaires être élu lui-mème député par le vou
corps législatif de -France,
rendaient hommage à ses vertus, à
unanime de ses concitoyens qui
aux Cayes
talens et à ses lumières 2 7 si, demander aux délégués les
de la
ses
se rendre én France, si, braver dangers comun passe-port de pour tomber entreles mains de ses ennemis, pour aller des
mer et, celui tribunal de la nation française , si cé sont, dis-je,
paraître au
de Sonthonax, à la bonne heure; Pinchinat, je
crimcs aux yeux l'avcuera lui-mème, est coupable de tous ces crimes là.
l'avoue, Sonthonax et il rougisse de honte, 2 si toute fois son ftont noirs peut à la rougir
Que d'accuser Pinchinat d'avoir sacrifié trois cents
encore,
Pinchinat ne les a pas
nIEE
des factieux du Porr-au-Princé; non, (eh ! nous l'avons été si SouIl a ètre trompé par CES résulterait factieux, une
grande somme de bonvent Pu ) croyait quit en
et pour plus ces noirs en particulier;
heur pour rous les citoyens en les général moyens possibles pour couler des jours
on devait leur procurer Pinchinat tous et nous tous en étions si convaincus,
paisibles et heurcux.
eux
de nos frères pour être les téque nous envoyâmes avec C'est donc quatre contre ces factieux seuls que Sonmoins de leur bonheur. mais non, ce sont aujourd'hui ses bons amis,
thonax devrait s'élever ;
et leur
chère idole.
il est et leur plus zélé partisan
détie plus Sonthonax et tous ses parMais voici un dilemme Pinchinat auquel je était tin scélérat en 179! > ou il
tisans de répondie, Sil l'était, ou Sonthonax est un grand scélérat d'avoir nommé
nel'était pas.
membre de la commisen 1793 ce mème Pinchinar, , non-seulement
aul conseil supésion intermédiaire 2 non-seulement mais encore procureurgenéral son délégué, son représentant.
rieur du Port-au-Prince,
ax et tous ses parMais voici un dilemme Pinchinat auquel je était tin scélérat en 179! > ou il
tisans de répondie, Sil l'était, ou Sonthonax est un grand scélérat d'avoir nommé
nel'était pas.
membre de la commisen 1793 ce mème Pinchinar, , non-seulement
aul conseil supésion intermédiaire 2 non-seulement mais encore procureurgenéral son délégué, son représentant.
rieur du Port-au-Prince, --- Page 66 ---
S'H ne l'érait pas Sonthonax (s6)
d'hui Pinchinat d'un crime dont iln'est est un grand scélérat d'accuser aujourest un. grand scélérat.
pas coupable; donc Sonthonax
La commission 2 fidelle àl Oui, Sonthonax
ses principes, se bornera, ,
il
, vous êtes fidèle à vos
quant à présent 2 à rendre ces principes, soient est seulement dommage que
justice à ses agens calom- principes à
mauvais. Vous rendez
niés, à payer le tribur de la justice ont fait vos agens! Vous avez raison, ils
reconnaissance publique àj
tous leurs efforts pour remplir vOs
ceux qui, dans ces scènes vnes,. partement. pour bouleverser et anéantir ce dédouloureuses, ont bien mé- mais fort Malheureusement pour vous s
rité de la patrie et de l'hu- de la heureusement pour les intérêts
manité. Elle mettra le com- étaient république mal
française, leurs trames
ble à la modération dont assez de ourdies, et ils n'avaient
elle a déjà donné tant de la reconnaissance moyens, Vous payez le tribut M2
preuves. 3 en renvoyant au bien mérité de la publique à ceux qui ont
corps législatif et au direc- J'imagine
patrie et de l'humanité !
toire exécutiflay punition des totalité des que ceux qui ont sauvéla presque
coupables, , et en implorant d'une
citoyens et la ville des Cayes
la clémence nationale
de destruction totale que les manceuvres
cette multitude d'hommes pour vos agens avaient provoquée 2 j'imagine
égarés, épouvantés ou sé- dis-je, tribut, que et j'en ceux-là ont quelque part à ce
duits, dont les délits
rnais
prends une portion pour
ment matériels ne pelivent pure- moi; ne dites ne parlez pas de modération,
être attribués qu'à ceux qui, de
pas que vous en avez donné tant
par l'abus de leur influence une preuves; démonstration votre proclamation du
même est
ou dela force, les ont cen- respire que la
contraire;, elle ne
traints à les commettre, la plus grande partic passion des la fairs plus haineuse ;
le reste est
sont faux,
ne renferment pas vos expressions : Les exagéré; termes de quel venin mortel
phages la
déchiré, mis en lambeanx, etc. eic. De bonne brigan ads, antropomodération : En renvoyant au corps
et foi, est-ce là de
cutif la punition des
législatif au directoire exéle beaume d'an espoir coupables, consolant. vous Vous répandez sur nos coeurs Alétris
nale pour les citoyens de couleur
implorez la clémence natiovantés ou séduits ! Et eux, ils qui sont dites-vous égarés, épouvous.
L'abus monstrucux
invoquent i justice nationale contre
répandu la discorde, la consternation que vous avez fait de vorre influence, a
colonic, qui était si
à
et la mort dans cette infortunée
paisible votre
Aeurir et à renaître de's ses cendres. De arrivée, combien. qui de commençait délits à rep2s coupable !
n'êtes-vous
Dans
ou séduits ! Et eux, ils qui sont dites-vous égarés, épouvous.
L'abus monstrucux
invoquent i justice nationale contre
répandu la discorde, la consternation que vous avez fait de vorre influence, a
colonic, qui était si
à
et la mort dans cette infortunée
paisible votre
Aeurir et à renaître de's ses cendres. De arrivée, combien. qui de commençait délits à rep2s coupable !
n'êtes-vous
Dans --- Page 67 ---
(57) PREMILR. Que Sonchonax soic
ARTICLE
Dans ces circonstances]
de la conduite de ses délégués
ia commission a arrété et satisfait
cela doit être. Je l'ai
suit:
Rey et Leborgne;
efforts
arrête ce qui
La déjà dir,ils ont fait tousleurs
ARTICLE PREMIER.
; mais
goa
commission du gouverne- bonleverser leur conduite ce département sage et à l'abri de
ment déclare que les délé- déclare
c'est trop fort; il y a ici
gués Rey, Leborgne et Ker- tout évidente reproche, partialité.
versau 9 sont à l'abri detout une
reproche. Elle est satisfaite
de la conduite sage et modéréequ'ils ont tenuedansia
mission qu'on leur a confiée.
II. Plit au ciel que lesdits délégués
II. Les arrêtés pris par n'eussent jamais agi d'aucune manière
lesdits
jusqu'au 14
tant de
délégués epoque alaquelle nous n'aurions pas à gémirsur leur départ,
Fructidor,
heurs. Heureusement, depuis
ils n'ont pu agir librement , la paix et la concorde qwils avaient bansont et demeurent approu- , ont repris leur empire; le commerce
vés : ils seront exécurés se- nies, brille d'un nouvel éclat, la culture esten
lon leur forme et teneur.
et nous avons le doux espoir
viguear à la 2 république de grandes ressources.
que ce département procurera
fausses er I III. Quoi! des accusations établies SuE
III. Déclarons
des faits sont fausses ! Des accusations de
calomnieuses les accusations
P'unanimité des citoyens
portées contre le général portées par
sont calomnieuses !
Desfourneaux, relarivement tout un département, la mesure, ily a plus que de
à la mission quila remplie la Ceci pattialicé, passe il y a de Tinjustice.
dans le Sud.
IV. Tant mieux, c'est pour nous un
JV. Lejugement des coubien consolant. Vous y figurerez,
pables dans los événemens espoir l'espère, vous Sonthonax, ainsi que
des Cayes, ainsi que T'exa-lje
bien médité, sans doure, cet, article; Américains car il a casst par
(4) Sonthonax arrêtés pris n'avait par scs pas délégués, relativement a qu'on la prise a des réussi a le faire sc
plusicurs. les corsaires.. 11 est de mauvaises gens de qui l'or, préteudent tant ce métal précicux a d'empité de sur ccs
contredire lui- même par mais lc il est pas moins vrai qu'il a cassé plusicurs, du Sud,
lui, Jc n'en sais rien, combien tE il desirait la prospérité du dépaitement les Américaias
arrêtés;, ct, > pour fàr prouver Tadministtation de ce départenent qui payàt ct injuste.
il voulait délégués quc ce avaicut ruinésjil cst tout a la fois erinconsogucute
ques scs
H
ccs
contredire lui- même par mais lc il est pas moins vrai qu'il a cassé plusicurs, du Sud,
lui, Jc n'en sais rien, combien tE il desirait la prospérité du dépaitement les Américaias
arrêtés;, ct, > pour fàr prouver Tadministtation de ce départenent qui payàt ct injuste.
il voulait délégués quc ce avaicut ruinésjil cst tout a la fois erinconsogucute
ques scs
H --- Page 68 ---
men définitifde cétte
158))
sont renvoyés au directoirel affaire,Ttons confiance vos agens; nous avons la plus sgrande
exécutif de France, et en cutif dans la justice du directoire cxé.
tant que besoin au corps
de France, ainsi que dans celle du
législatif.
corps législatif.
V. Copie des
V.
et des pièces y
C'est fort bien, mais pourquoi emsera
ployez - vous
CETES
adressée au directoire pour
toute sorte de manceuvres
exécurif, et au corps
que ceux que j'envoie en France
latif,
legis porter mes rapports et des pièces probantes, n'y parviennent pas? Vous craijour devant le tribunal Iguez de donc que la vérité paraisse au grand
suprème la nation française.
cision VI, de En l'un attendant la dé-] VI Mais les membres de
des deux
ou de l'autre cion, des
des l'administramission pouvoirs, la com- ont accusé municipalités, vos
tribunaux,
ne
délégués et
correspondra vous avez déclaré leurs accusations Desfourmeanx; fausses
Reneisinteinpacen,ie et
municipalités et les tribu- avec calomnicuses; des
vous correspondrez donc
naux de la partie du Sud. faussaires hommes qai sont, selon vous, 1
et calomniateurs. Quelle incon.
séquence!
VII. La commission alltotise tous les habitans de VII. Il y a plus que partialité, ,
cette partie à se retirer qu'injustice, plus
plus
soit dans la partie
7 cet aticle; il y a quineorsiquene perfidie, il
trahi- dans
de l'Isle, soir dans espagnole lcs
son. Sonthonax savair bien que ya les esprits
neutres ou alliés de la répu- pays faibles, donneraient cffrayés de Sa proclamation, abanblique, sans avoir besoin raient autant le de terricoire, bras et que ce sed'autrespasep de leurs ports.que ceux défense. II savait bien de moins pour sa
municipalités res- qui avaient l'ail
que les Anglais,
pectives.
oavert sur les divisions
que ses agens avaient suscitées, verraient
de nouvelles espérances; mais lavecplaisir cette émigration et concevraient
de couleor ont redoublé de Sonthonax s'est trompé, les citoyens
pas été d'un plus puissant secours vigilance, et cette nouvelle trahison n'a
aux Anglais que. toutes les autres.
VIIL Les sommesl VIII. Article
dues; tant par Tancionnel ique le
fait dans les mêmes vues
administration du Sud que les précédent. Sonthonax croyait que
par lat nouvelle, ne
Américains ne viendraient
pourront nos ports; il croyair que la faim plus nous dans
redoublé de Sonthonax s'est trompé, les citoyens
pas été d'un plus puissant secours vigilance, et cette nouvelle trahison n'a
aux Anglais que. toutes les autres.
VIIL Les sommesl VIII. Article
dues; tant par Tancionnel ique le
fait dans les mêmes vues
administration du Sud que les précédent. Sonthonax croyait que
par lat nouvelle, ne
Américains ne viendraient
pourront nos ports; il croyair que la faim plus nous dans --- Page 69 ---
(59 d )
dans lel réduirait à un lâche et honteux désespoir.
etre acquictées que au- C'est pourquoi, lorsqu'il a vu que les
cas oà les ordonnances l'agent Américains, 2 jogeant sa proclamation inront été visées par
venaient toujours commercer avec
central de la comptabilité jaste,, fait courir ses corsaires sur eux,
en résidence au Cap.
let nous,ila il'les a déclarés de bonne prise. 11 ne
nil la faim, , ni la soif, ni la privation de toutes choses
savait pas détacheront que
jamais de la république française 5 qu'il sache
ne nous les républicains du Sud ne développent jamais plus d'énergie
donc que
dans les circonstances les plus facheuses.
et de courage que
Chan-I IX. et X. Quelmachiavdlisme) profoud!
1X. Le général
Sonthonax nomme Chanlatte et Martial
latte prendra le commande- Besse
commander l'Ouest et le Sud,
ment de Farrondistement Beau-letila a bour de les rendre indépendans entre
deJacmelyle général à Léo-leux, certain que cette indépendance excivais commandera ordres tera leur ambition, leur jalousie, et par
et aura sousses Grand conséquent des troubles et une subversion;
Eu commandansdu
sait bien encore que tout cela sera avanet Petit Goave, de l'Anse-lil
mais de quel genre
à-Veau et du Fond-des- tageux aux Anglais; ici Sonthonax ? Est-ce des
Nègres; le général Martial d'ennemis ennemis de parle la rèpublique ou des siens ?
Besse aura le commande- O perfide, 6 inachiavélique Sonthonax !
ment de Saint-Louis.
votre ceeur bon et générenx doit
X. Ces divers généraux combien souffrirde n'avoir pn complétement réussir
seront indépendans s'agisse entre dans vos vastes projets !
eux. En cas qu'il P'ennede marcher contre
mi, ils se réuniront sous)
les ordresdu plus ancien en
grade.
sera imprimée 2 publiée et affichée
La présente proclamation dans les registres des corps
ANEE
tout où besoin sera, transcrite
et Lommandans des postes.
et judiciaires, et envoyée aux généraux l'an cinquième de la république franFait au Cap, le 23 frimaire,
gaise, une et indivisible.
Leblanc, président,s Sonthonax,
Signé atl registre des procès-verbaux,I secrétaire-gentrul.
Raimond, commissaires; Pascal, conforme, le socrétaire-général,
Pour copie
Signé, PASGAL.
proclamation de Sonthonax, dussFrimaires
Ilest donc évidentquelag
H a
judiciaires, et envoyée aux généraux l'an cinquième de la république franFait au Cap, le 23 frimaire,
gaise, une et indivisible.
Leblanc, président,s Sonthonax,
Signé atl registre des procès-verbaux,I secrétaire-gentrul.
Raimond, commissaires; Pascal, conforme, le socrétaire-général,
Pour copie
Signé, PASGAL.
proclamation de Sonthonax, dussFrimaires
Ilest donc évidentquelag
H a --- Page 70 ---
(60)
aété le non-sculemcnt dictée Par la partialité la plus injuste, ct enfantée
par machiavélisme le plus arroce, mais encore
tissu d'impostures et de calomnies; voici un nouvel qu'cile n'est de qu'un
perfidie, voici encore une nouvelle calomnie aussi
exemple sa
les autrcs; elle est consignée dans une lettre éclatante écrivit que toutes
Beauvais. Il feint
qu'il
au général
de toutes ses vexations qu'étant outré vais sans doute de toutes ses injustices >
3 je
livrer aux Anglais le
commande. < Pendant qu'an de vos camarades, dit-il quartier d
je
terminer sa carrière par une
vous
va
PEeNraT
votre fidélité, >) Non,
perfidie,
vous immortaliserez par
nier ressort que votre machiavélisme Sonthonax, vous vous crompez encore. Ce derd'effet que les auties. Vous
met en jeu, ne produira pas plus
livrions anx
prétendez, vous desirez que nous nous
Anglais, vous faites tout ce qui est en votre
3.ea vos veeux s'ac:omplissent! ! Vous vous trompez; jamais pouvoir, les pour
département du Sud et moi, non jamais nous ne
citoyens
avec les ennemis de la république. Que dis-je ? nous les composerons
à outrance; 5 et, dans le tems même où vous écriviez cette combattrons
nous nous disposions aux combats, nous nous préparions à lettre, la
guerre dans les quartiers ennemis. Mettez en ceuvre
porter
vous n'en manquez pas; employez tous les moyens d'autres que l'enfer ressources,
inventer, à la bonne heure;, mais soycz bien convaincu
peut
nous existerons, jamais les Anglais ne s'empareront du que, territoire tant
3: la république confié à nos soins; il faut
tous anéantis, et nous périrons tous en combartant auparavant sous que les nous soyons
de notre chère patrie, nous périrons tous sous l'étendard de drapeanx la
blique française, une et indivisible.
répuJ'ai prouvé par les faits que, depuis le commencement de la
volution jusqu'a ce jour, les citoyens de couleur du
réSud, de concert avec les noirs leurs
département du
quelques Européens amis de leur patrie, Parens j'ai prouvé, maternels, aidés
ont constamment et invariablement
les
dis-je, ,
att
porté armes
grands et sublimes principes de la liberté et de pour défendre les
J'ai prouvé par les faits qu'ils ont combattu sans T'égalité. cesse les
de laFrance, qu'ils ont, plusiens fois, versé leur
ennemis
térêts de la république, et qu'ils lui ont consacré leur sang vie pour entière, les inJ'ai démontré qu'après le départ des commisraires-civils
France 2 j'ai tonjours correspondu avec le gouverneur général pour la
malgré les grands obstacles j'ayais été forcé de
Laveaux,
les commissaires m'eussent
du
vaincre 3 et quoique
gouvernement
ardar
général du dépar-
, versé leur
ennemis
térêts de la république, et qu'ils lui ont consacré leur sang vie pour entière, les inJ'ai démontré qu'après le départ des commisraires-civils
France 2 j'ai tonjours correspondu avec le gouverneur général pour la
malgré les grands obstacles j'ayais été forcé de
Laveaux,
les commissaires m'eussent
du
vaincre 3 et quoique
gouvernement
ardar
général du dépar- --- Page 71 ---
(61) de ) IOuest y annexés, tant que les
tement du Sud et dcs quartiers
communications seraient interrompues. de faibles moyens, sans recevoir
J'ai prouvé par les faits qu'avec ni du
de la colonie,
ni de la métropole,
gouverncur et le courage de
aucun secours, mon zèle, avec le secours par
et les
par mna constance,, non-seulement défendu contre les Anglais la démes concitoyens, j'ai eux, le territoire dont On m'avait confié les
émigrés coalisés avec j'ai conquis sur eux diverses places que
fense, mais encore que
traitres leur avaient liviées.
Tai poursuivi et combattu sans reJ'ai prouvé par des fairs, que
que soit leur dénolâche tous les ennemis de la république, et quelle les Jérémiens; j'ai affirmé
mination, et notamment lcs chassés Anglais du territoire qu'ils occupent, si
je les aurais absolument des armes et des munitions que le direcfa reçu quelque portion
dans ces derniers tems.
toire avait envoyées à Saint-Demingue jai consolidé la liberté, fortifié le règne
J'ai prouvé par les faits ranimé que la culture, provoqué et favorisé celui Parde Tégalité, que j'ai
protéger notre commerce et fariguer
mement des corsaires pour fait tout ce qui était en mon pouvoir
de l'ennemi; et enfin que jai
heureux.
pour rendre tous les citoyens en général délégués aux Cayes, 3 par la dissoJ'ai prouvé les faits, queles leur vie scandaleuse , avaient avili le calation de PRETT mccurs , revètus; par jai dit que Rey avait joué un des
ractère dont ils étatent fa-tieux dc Saint-Doningue. quil était un
premiers rôles parmi les
sa conduite avair été si antides plus ardens ennemis de légalité,que
lancé un mandat d'arrèt
républicaine. > que Polverel et Sonthonaxavaient Sonthonax avait revétu
contre lui; j'ai dit et affirmé que, puisque auguste de représentant de
un homme aussi pervers, il avait du caractère foulé aux pieds les décrets, ce devait
la nation française dont
d'un complot contre la république
être pour figurer dans l'exécution
et ses défenseurs. Desfoutneaux., , par ses vexations inouies les 1 par invec- ses
J'ai démontré que
> les injures grossières, ,
actes arbitraires et tyranniques, accablé par les troupes qui venaient de comtives atroces dont il avait
indiscrets et déshonorans, par SCS
battre avec lui, par ses propos et excité la plus vive indignation; 5 j'ai
menaces : avait irrité le peuple
avaient provoqué les
dit et affirmé que les délégués et Desfourneaux
/ événemens du 10 Fructidor et jours suivans.
n'ai nullement participé à ces évé.
J'ai prouvé par les faits que je combattais alors les ennemis de la
nemens malheureux, puisquie je Cayes sur l'invitation des délégués, 3
aatympzpimtni-d
excité la plus vive indignation; 5 j'ai
menaces : avait irrité le peuple
avaient provoqué les
dit et affirmé que les délégués et Desfourneaux
/ événemens du 10 Fructidor et jours suivans.
n'ai nullement participé à ces évé.
J'ai prouvé par les faits que je combattais alors les ennemis de la
nemens malheureux, puisquie je Cayes sur l'invitation des délégués, 3
aatympzpimtni-d --- Page 72 ---
2312.
j'avais fit tous mes efforts pour (6) mettre
icisé, que j'ayais envoyé dans
un frein à la fureur d'un
rachemens pour soustraire les tous les quartiers de la ville, défair
victimes à la
PECTE
plus escorter dans ma maison , que je leur avais vengeance, que jelesavais
fraternelss j'ai dit et affirmé ( sans m'en prodigué les soins les
puisque je n'avais fait que mon
les glorifer eependant,
pas
dans ces jours malheureux, devoir) que citoyens, guin'avaient
SA la conservation de leur vie dévaient à mes efforts extraorm'en ont rendu cux-mémes
et de leurs Fropriétés, et
Jalprouvé que la
un témoignage éclatant.
qu'ils
de Sonthonas, du 23 proclamation Frimaire, des délégues du directoire, ou
injuste, et enfantée par le machiavélisme était calquée sur la partialité la plutôt plus
qu'elle n'était qu'un tissu
le plus atroce; j'ai démontré
les comptes rendus par ceux-là d'impostures et de calomnies, j'ai dit
sur les causes de ces événemens, même qu'il avait chargés de Thntidse
délégués et Desfourneaux qui les ont conviennent tous que ce sont les
tous à m'en disculper.
proyoqués, et qu'ils s'accordent
dans J'ai tne prouvé lettre par les faits que Sonthonax m'avait lâchement
vais terminer qu'il écrivit au général
calomnié
E
ma carrière par une Beauvais, lorsqu'il lui dit que
quartier qui est sous mon
perfidie, en livrant aux Anglais
sais à marcher contre ces mêmes commandement, tandis que je me dispozin combat terrible et sanglant, dans Anglais, que
leur ai livré
péri, et que je m'honore d'une lequel
dec émigrés ont
les
nouvelle
RLSC
combattant.
blessure que jai reçue en
faits Tant que le sang circulera dans mes
mon amour ardent pour la
veines, je prouverai par des
visible, et ma haine pour ses ennemis. république Ma vie frangaise, lui
une et indilong-tems-je la lui ai
appartient, depuis
de ses intérèts; er quand consacrée, la mort je ne vivrai que pour la défense
derniers veeux seront pour sa
tranchera le fi de mes jours, mes
gloire et sa prospérité.
Fait aux Cayes, le 1S Thermidor, l'an
frangaise, une et indivisible,
cinquième de la république
ANDRÉ RIGAUD, --- Page 73 ---
--- Page 74 --- --- Page 75 ---
£917
RSUSm
I-SI2E --- Page 76 ---