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laips
C
O P
I E
DE la lettre écrite au ministre de la marine et des
colonies par le citoyen Raimond 2 commissaire
délégué par le gouvernement français auoc iles sous
le Vent.
Au Cap, le 29 pluviose , l'an 5 de
la République française.
Ciroxas MINISTRE,
A l'arrivée de la commission dans la colonie dé
Saint-I Domingue 7 la cuiture, l'industrie et le commerce
étoient éteints, les ressources de Tadministration.et son
crédit ruinés; non-sculement elle ne pouvoit payer ses
dettes, mais elle étoit obligée d'en faire, chaque jour
de nouvelles pour subvenir aux dipenses
sables.
indispen0
Les seuls espérances de Padministration étoient fondées sur la culture; et loin d'encourager les
on sembloit
cultivateurs,
néghgér tout ce qui pouvoit leur donner de
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PICB
l'émulation. Illeur étoit dû plus de trois cent mille livres
en journées de travail.
Dans la partie du Nord, l'administration faisoit
pour le compte de la République : deux cent régir,
sucreries séquestrées; et pour Texploitation de ce quinze
nombre d'habitations, elle avoit seulement
grand
mulets : ce qui donne environ sept mulets quinze cents
habitation 3 sur chacune desquelles il en falloit par au chaque moins
quarante.
Tout étoit à recréer sur la majeure partie de ces habitations. Les bâtimens 2 les moulins à sucre, et les
sucreries étoient entièrement ruinés 5 les pièces de
cannes étoient en très-mauvais état : les cultivateurs
abandonnés à eux-mêmes ?. négligeoient de les entretenir, convaincus qu'ils étoient que leur travail seroit
en pure perte.
Sur les habitations sur lesquelles il existoit des moulins et des sucreries en bon état, et où l'on avoit
les quinze cent mulets appartenans à
réparti
le produit du sucre avoit été pour l'année l'administration, 2
de trois millions cing cent mille livres, précédente
quantité il falloit prélever le quart du cultivateur 2 sur laquelle les
frais de régie, de répartition, et la perte des
qu'on peut évaluer au plus bas à un cinquième animaux,
année par des causes de mortalité ordinaires.
chaque
Si encore T'administration avoit pu remplacer les
animaux qu'elle perdoit : mais loin de là 2 elle étoit
forcée, faute de moyens, de refuser d'en acheter à vil
prix, de sorte qu'elle se trouvoit dans cette situation
malheureuse de voir diminuer à chaque instant ses ressources; et, dans peu d'années, la culture restée entre
ses mains devoit être totalement anéantie.
De cet ordre de choses vicieux, il devoit naturel-
ité ordinaires.
chaque
Si encore T'administration avoit pu remplacer les
animaux qu'elle perdoit : mais loin de là 2 elle étoit
forcée, faute de moyens, de refuser d'en acheter à vil
prix, de sorte qu'elle se trouvoit dans cette situation
malheureuse de voir diminuer à chaque instant ses ressources; et, dans peu d'années, la culture restée entre
ses mains devoit être totalement anéantie.
De cet ordre de choses vicieux, il devoit naturel- --- Page 5 ---
lement résulter des maux de plusieurs
Les
tivateurs travaillant, n'étant pas
genres.
culpouvoient se joindre aux cultivateurs payés, ou oisifs l'étant mal,
toutes les suggestions : et faciles à entrainer livrés à
de cette manière que se formoient les
: et c'est
insurgés dans les montagnes de la Grande- reerutemens Rivière. dés
Il falloit donc améliorer le Sort des cultivateurs
rechercher dans la culture. les moyens de fournir aux et
dépenses de l'administration, Le seul
le seul politique 2 se présentoit à Phomme projet équitable, de bonne
foi, c'étoit d'affermer les habitations,
donner Depuis des long - temps on avoit senti la nécessité de
au rétablissement encouragemens des maisons pour exciter les citoyens
Cap; et lai commission
brûlées de la vilie du
nivôse dernier, des
consacra, 2 par son arrêté du 9
les
2 elle dispositions très-propres à exciter
spéculateurss
accorda trois années
et lc remboursement des avances à la fin de du jouissance bail
citoyens qui feroient des offres pour les rétablir. aux
C'est Str des bases bien plus avantageuses
P'administration des
que l'arrêté qui ordonne
pour
habitations Fu présenté ; elles devoient T'affermage
à
être mises
l'enchère, 2 et délivrées après trois criées successives.
L'administration être aussitôt
en retiroit tout le mobilier, qui ( devoit
les sucreries, remplacé les bâtimens par les feriiers. Les moulins 3
d'entre elles, devoient être ruinés, rétablis sur un grand nombre
qu'on attachoit essentiellement la fortune par eux, 2 de manière
à la fortune publique.
des particuliers
Ce projet fut bientôt couronné du
succès; chaque jour Padministration recevoit plus des heureux
missions pour des fermes
et
soupercevoit les heureux effets d'habHations, de la vigilance des déja Peoudite on
A 3 --- Page 6 ---
6. Deux mois-à peine s'étoient écoulés déptis la publication de Parrété de la commission, et déja douze
sucreries étoient rétablies 2 vingt-trois avoient été affermées trois cent seize mille liz., et douze nouvelles
soumissions avoient été souscriespardevantlecontroleur
de la marine. 3 Tous les esprits'-qui n'étoient occupés, avant qu'on
eût jeté cet aliment.à leur activité, 2 que de projets de
vengeance. , ou disposés à des mouvemens dangereux
sont mainienant toutnésivers la culture. Les Bommes
les plus remuans sei sont embarqués sur les corsaires, 2
et tous les jours des prises nouvelles entrent dans nos
ports. Ceux qui avoient acquis des connoissances. en culture, emploient leur industrie à rétablir les habitations;
les négocians destinent leurs fonds à renoucr ies relations de commerce rompues entre Saint-Domingue et
les iles voisit.es, pour repeupler la colonie de mulets
ct de bêtes de semmes devenues très- rares depuis la
révolution.
uans sei sont embarqués sur les corsaires, 2
et tous les jours des prises nouvelles entrent dans nos
ports. Ceux qui avoient acquis des connoissances. en culture, emploient leur industrie à rétablir les habitations;
les négocians destinent leurs fonds à renoucr ies relations de commerce rompues entre Saint-Domingue et
les iles voisit.es, pour repeupler la colonie de mulets
ct de bêtes de semmes devenues très- rares depuis la
révolution. Les fermiers, intéressés à la tranquillité et
à la prospérité de la colonie 2 se répandent dans la
plainc pour rassurér les cultivateurs 2 les encourager
et les porter all travait ; il est de lenr intérêt de leur
inspirer de la confiance ; et
nécessaire
de leur procurer quelques douceurs,
s'empressent
RSIEN
de faire des avances quine sont pas perdues pour cux 2
et qui tournent aul srofit de la République. Cest ainsi qu'en donnant aux esprits une direction
utile, la commission est parvenue à rétablir la con- Y
fiance et la paix intérieure. Lcs maux faits, à la culture
sous'la main de Padhninistration étoient si.grands, que,
quelques. années' encores tout étoit perdu. Quels uesoientfativiti,lesslectiiéndse del'esprit
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7. d'un seul administrateur, il ne peut donner ses
et voir tout par lui-même dansunerégic aussi étendue; soins,
et, en supposant tous les subordonnés pleins de zèle
pour-le service atiquel ils sonta appelés, jamais ils ne le
porteront aussi loin qu'us fermier qui n'a qu'un seul
objet à surveiller,, qui yo porte tous ses soins, et dont
Ja fortune ou. la ruine dépend du succès ou de P'insuccès
de son entreprise. booins
N
Non-seulemnent le premier essai de la commission a
pului prouver la justesse de son plan; maisles ressources
immédiates qui en ont éts la suite, ont daTy altachér
davantage. omid a
oM I 2 : 1. 2 Je vais vous présenter ici, ciloyen ministre, d'une
manière claire et succincte 2 les Heureux résuliats dés
allermagesqui ont été faits" jusqu'à ce jour. Dans més
"précédentes, je vous avois. mands que Sur les, deux
cent quinze habitations sucreries séquestrdes dans la
plaine du nord, quarante avoient été réservées
être régies par Fadiministration; que cCs quarante ROE
tations réservées avoient produit, P'années domière, à
eilcs sculess les deux tiers de la totalité da revenu des
ideur cent quinze. Jevous disois encore. qu'en: : réservant
: sur ces quarante habitations réservées le mobilier épars
: sur celles qu'on alloit affermer ,le produit des ces quarante réservées tripleroit, pat.ia raison qu'elles seroicnit
fournies de mobilier nécessaire. Mingt-trois habitations
viennent. d'être affermées trois cènt seize! mille lizres ;
elics avoient donné, l'année. quatre cents
milliers
dernicre,
de sucre, net :
ces
ilya avoitsur
vinge-trois habitations un mobilier en. animaut évalué à deux cent
quarante-cing mille liv., qui servoit à leur exploitation. oil est bien évident gu'en faisant passer ce mobilier sur
Hles quarante habitations' réservécs, il fera produire à ces
habitations au moins la méme quantité de sucre, c'estA 4
ics avoient donné, l'année. quatre cents
milliers
dernicre,
de sucre, net :
ces
ilya avoitsur
vinge-trois habitations un mobilier en. animaut évalué à deux cent
quarante-cing mille liv., qui servoit à leur exploitation. oil est bien évident gu'en faisant passer ce mobilier sur
Hles quarante habitations' réservécs, il fera produire à ces
habitations au moins la méme quantité de sucre, c'estA 4 --- Page 8 ---
à-dire cinq. cents milliers de plus.; c'est donc une somme
de trois cens seize mille liv. en argent, dont l'administration bénéficie.
Ce n'est pas tout encore : on doit s'attendre
l'activité et les avances des fermiers feront au moins que
le produit de ces habitations affermées, et les doubler
à un million pesant de sucre. Or, comme les porteront sucres
produits paieront douze pour cent de sortie, c'est denc
encore. un nouveau produit, pour
de
cent vingt milliers de sucre 2. dont Tadministration, la valeur en
ést d'environ quatre-vingt mille liv,
argent
Par une suite de la même
opération, 9 le nombre des
empiovés. de Tadministration se trouve. restreint, leur
surveillance moins étendue devient, 1 plus active et plus
salutaire: et les dépenses de l'administration diminuées
d'un côté 9 la recette se trouve augmentée de tout le
produit des habitations affermées.
Cette premicre expérience nous fait entrevoir des
espérances au moins aussi fatteuses pour
du
reste des habitations 5 car la principale difficulté l'affermage étoit de
faire renaître la confiance et d'obtenir la preuve si hautement contestée par tous les ennemis de la liberté,
est facile de faire travailler les Africains sans
qu'il
et les coups de fouet. Plus les produits des l'esclavage
fermes seront considérables
premières
croitra
2 plus l'émulation s'ac2 plus la tranquillité se consolidera, 2 plus les
ressources de Padministration seront grandes
la
liberté des noirs sera assurée.
2 plus
Aussi par Ia raison que vingt-trois habitations ont
produit trois cent seize mille livres 2 cent soizantequinze habitations doivent produire deux millions quatro
cent cinquante mille livres's dont le quart versé d'avance, tous les trois mois, dans la caisse de l'admi-
2 plus l'émulation s'ac2 plus la tranquillité se consolidera, 2 plus les
ressources de Padministration seront grandes
la
liberté des noirs sera assurée.
2 plus
Aussi par Ia raison que vingt-trois habitations ont
produit trois cent seize mille livres 2 cent soizantequinze habitations doivent produire deux millions quatro
cent cinquante mille livres's dont le quart versé d'avance, tous les trois mois, dans la caisse de l'admi- --- Page 9 ---
nistration, peut singulièrement faciliter ses
-
opérations,
L'administration n'ayant à P'avenir desoins à
de surveillance à exercer et d'avances à faire donner, sur
quarante habitations, sur lesquelles, au lieu
cents
dE
mulets qui servoient l'année dernière à leur neuf
tation, > il s'en trouvera cette année quinze cents explo- au
moyen du. versement qui sera fait à mesure que 2 les
habitations sur lesquelles, ils sont épars seront
on peut facilement doubler le revenu desdites affermées, quarante
habitations, et le porter à cing millions de livres de
sitcre 2 sur lesquels il en entrera dans les magasins environ trois millions net, le quart des cultivateurs et les
frais de faisant valoir prélevés.
Les succès deja obtenus et la satisfaction générale
qu'a fait naître cette: opération, sont des
sûrs
des résultats avantageux qui doivent en résulter. garants Il est
de possible la qu'avant P'expiration du bail à ferme les revenus
partie du Nord, 2. au lieu de trois millions
cent mille livres, soient portés à vingt-cing ou trente. cing
millions ; et alors le produit seul des octrois, fixé ai
dixième, 2 donneroit encore deux ou trois millions de
sucre.
Mais, pour attirer les
cru devoir leur offrir des spéculateurs, 1 la commission a
elle-a arrêté
avantages : en conséquence
que-le quart de la. subvention ne seroit
pas payé sur les habitations où tout étoit à recréer.
Quant à celles sur lesquelies les fermiers trouverort
des moulins", la commission a pensé, vu les besoins
urgens 2 qu'il falloit les assujettir 2 outre le prix de la
ferme, à une subvention fixée au seizième du
brut desdites dernicres habitations.
revenu
La situation de la plaine du nord de la
n'offroit au coup-d'oeil que. des ruines
colonie, qui
; l'opinion pro-
étoit à recréer.
Quant à celles sur lesquelies les fermiers trouverort
des moulins", la commission a pensé, vu les besoins
urgens 2 qu'il falloit les assujettir 2 outre le prix de la
ferme, à une subvention fixée au seizième du
brut desdites dernicres habitations.
revenu
La situation de la plaine du nord de la
n'offroit au coup-d'oeil que. des ruines
colonie, qui
; l'opinion pro- --- Page 10 ---
pagée, qu';l seroit impossible de faire travailler les noirs
par, les moyens ordinaires; ; la fréquence des insurrections 5 la facilité de lesy entraîner. > lorsqu'ils sont oisifs';
les avances considérables que les fermiers ont été
de faire SUf lesi habitations affermées, 2 tous ces motifs obligés de
crainte devoient être balancés par des avantages..
Le quart du, revenu brut sur les habitations est un
inpôt qui ne peut, être justifié que par des cirçonstances
extraordinaires. Il ne fut d'abord créé que pour une
années le prolongement de la révolation a rendu sa
perception plus long-temps nécessaire 3 mais il est de sa
nature oppressif et'destructeur de toute industrie : et
ce n'est pas lorsqu'il est' urgent de rétablir la culture,
d'assuter la liberté par le travail,e ret de le faire aimer à
des honimes calomniés sous tous les rapports,.que les
mesures quisont employées.dans les cas extraordinaires
peuvent ètre consacrées.
La réussite de l'opération actuelle résout naturellement le problème: : Est-il possible de faire travailler les
noirs libres -2. Il Pétoit depuis long-temps dans Tasprit
des hommes impartiauix et chez les amis de Phumanité;
mais il falloit convaincre les hommes à
Queique temps cncore 2 et tous'les doutes à cet
auront
Etge
disparu.
Dans les divers arrêtés de la commission 2 Ics soins à
donner aux cultivatcurs n'ont pas été oubliés. Des troupeaux doivent être placés sur les habitations affermées,
et la moitié du produit est affectée aux cultivateurs. Un
nombre considérable de têtes de volailles prodeiront
également pour eux des alimens plus sains, plus nournssans pendant leur santé, et sur-tout pendant Icurs
iualadies.
Les fermic:s sont également tenus de payer dcs of
Dans les divers arrêtés de la commission 2 Ics soins à
donner aux cultivatcurs n'ont pas été oubliés. Des troupeaux doivent être placés sur les habitations affermées,
et la moitié du produit est affectée aux cultivateurs. Un
nombre considérable de têtes de volailles prodeiront
également pour eux des alimens plus sains, plus nournssans pendant leur santé, et sur-tout pendant Icurs
iualadies.
Les fermic:s sont également tenus de payer dcs of --- Page 11 ---
-
ciers de santé pour visiter et pariser les culivateurs.
Le quart du revenu qui revient à ces derniers pour le
prix de leur travail, et que la nécessité forçoit Padministration de reienir quelquefois, leur scra exactement
payé; et la promesse solemnelle que la commission' a
faite à cet égard, a doublé leur zèle.
Ecfin les intérêts des propriétaires n'ont pas été négligés. Ona imposé aux fermiers l'obligation de payer
dix portugaises 2 c'est-à-dire., neuf cent quatro-wingtdix tivres aux cultivateurs pour chaque pèce. de cannes'
qui.avoient été détruites, et qu'ils rendront à la culture
en les replantant à neuf.
: Nous espérons 7 citoyen ministre - , que le gouvernement approuvera particulièrement cette operation
qui peut ramener la colonie en peu d'années à la
prospérité dont elle jouissoit avant les troubles, redonner - au commerce, de France la splendeur qu'il a
perduc, et auxamis de Phumanité la douce.consolation
que leurs efforts ont honoré leur pairie, et contribué
au bonheur d'un grand nombre de malheureux trop
long-temps courbéssous le poids de toutcs les misères.
ek ( or Je joins ici, comme une nouvelle preuvede la confiance renaissante et du progrès de laiculture, un tableau des maisons réédificés au Cap:s les (ates de ces
réédifications vous.feront connoître la gradation de la
confiance qu'inspire la commission.
-
Onp poshigadfe-srenation de la population de la
ville du Cap, par le résultat qui suit. A notre arrivée, les
bouchers ne tuoient que six boeufs
jour, et ils
avoient peine à débiter la viande : EEIRa on en
tue vingts et souvent des citoyens manquent de viaride.
CH
a La seulel cause 5 citoyen miuistre,rent pourra çon-
connoître la gradation de la
confiance qu'inspire la commission.
-
Onp poshigadfe-srenation de la population de la
ville du Cap, par le résultat qui suit. A notre arrivée, les
bouchers ne tuoient que six boeufs
jour, et ils
avoient peine à débiter la viande : EEIRa on en
tue vingts et souvent des citoyens manquent de viaride.
CH
a La seulel cause 5 citoyen miuistre,rent pourra çon- --- Page 12 ---
trerier les projets de la
demulets et de boeufs. J'avoisréuni commission, 2 c'est le manque
€t je les avoit engagés àn envoyer plusieurs dans la négocians,
Fartie
e, avec une somme
ci - devant
sidérable, SEPS acheteurs d'animaux d'argent assez coneulture. its ont été contrariés de indispensables à la
ont rencontré des obstacles à
toute manière ; ils
part des Anglais qui y fourmillent, chaque soit pas, de soit de la
chefs espagnols ; qui les
la part des
ne ralentiront pas mon zèle. favorisent; Je viens mais ces obstacles
ctlateurs a de
d'exciter. ces spéécrit a des négocians noaveliestentatives, de Saint-Thomas et, de mon côté.Jai
forterient à porter des mulets dans la pour les engager
fais entrevoir les gains considérables colonie; je leur
retirer d'une parcille entreprise,
qu'ils peuvent
ct protection de ia part de la etjeleur promets appui
kur paiement n'éprouve aucun commission, retard.
2 pour que
Si le gouvernement français
mille mulêts du gouveinement pouvoit obténir trente
position heureuse des esprits espagnol la colonie 3 avec la disavant six ans plus florissante
deviendroit
que jamais.
L'activité est telle, que les fermiers
pour seconder le desir que les cultivateurs d'habitations, montrent 9
iravailier, font. rouler les cannes par des bocufs et de
chevaux que l'on se procure plus
des
lets. Cela ne s'étoit encore jamais aisémentque fait dans la colonie! des muJe puis vous assurer 2 citoyen
)
pas uue habitation dans toute la plaine ministre, du qu'il n'y a
ks cuitivateurs ne soient venus mc demander Nord, dont
instance dc leur procuter un fermier
avec
Sur laquelle ils.sont.
pour Thabitation
J'ai engagé tous lcs fermiers, en leur faisantsentir
c'étoit pour leurs intérêts, à accorder une récompense que
ne s'étoit encore jamais aisémentque fait dans la colonie! des muJe puis vous assurer 2 citoyen
)
pas uue habitation dans toute la plaine ministre, du qu'il n'y a
ks cuitivateurs ne soient venus mc demander Nord, dont
instance dc leur procuter un fermier
avec
Sur laquelle ils.sont.
pour Thabitation
J'ai engagé tous lcs fermiers, en leur faisantsentir
c'étoit pour leurs intérêts, à accorder une récompense que --- Page 13 ---
de quinze livres par mois, en forme de prime, à quatre
des cultivateurs d'une habitation qui se rendroient les
premiers à l'ouvrage, 2 matin et soir, et qui travailleroient
avec le plus d'assiduité et d'activité : cette dépense de
soixcante francs par mois, pourle fermier, laien doanera
plus de' cing cents de benefiee, par le desirque chaque
cultivateur aura de mériter le prix. Depuis
connois
long-temps
je
ces hommes simples et bons ; je les vois
souvent; je parle leur langage, et je les persuade. Je
leur ai fait sentir
présentement qu'ils étoient libres,
ils devoient se tiedere commodément, et se procurer des
jouissances : cela a bien pris sur beaucoup dhabitations;
ils édifient des maisons beaucoup plus commodes
plus saines et plus propres qu'elles n'étoient autrefois. 2
C'est un moyen infaillible de les fixer; car ils n'abandonnent pas facilement les maisons qu'ils construisent
eux-mêmes, et les aisances qu'ils se sont données.
v Comptez, 2 citoyen ministre, sur mon zèle et sur le
desir ardent
fai de ramener cette colonie à son
plus haut Tadira de splendeur et de prospérité. Je dois
vous dire ici que nous sommes bien secondés par Pordonnateur Idlinger, dont les vues sont absolument conformes aux nôtres pour la restauration des cultures dans
cette colonie.
Salut et respect, 2
Signé, RAIMOND,
POST-SCRIPTUM
Voici l'état des pièces jointes à la présente:
Trois états des maisons incendiées au Cap, en réédification, cotées A. A., no. 1. 2. 3. --- Page 14 ---
EB
13600.
F815)7 Deux états des habitations affermées; leur prix, et la
cop.a date des baux à ferme. 2 cotés O.0.,n". 4. 5.
Un compte rendu des écoles, coté H., no. 6.
3A Pour copie conforme, le ministre de la marine et des
colonies 2
Signé, TRUGUET.
A PARIS, DE L'IMPRIMERIE NATIONALE
Prairial, an V. --- Page 15 --- --- Page 16 ---