--- Page 1 --- --- Page 2 ---
N
Johu Caurtrr Bromn
flibrary
Airomn Ininersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Fit
:
S S :
" . : , * --- Page 5 --- --- Page 6 ---
SL, T - : ". : --- Page 7 ---
: :
UNANUUALA
da
y
8 L 30
&
f
A
A
-
E M 1O IR d
E
M
ET
OBSERPATIONS
MARDOIS, Intendant des IslesDu Sieur BARBÉDE 1787, 1788 et 1789, sur une
sous-le-vent en 1786, treize de MM. les Députés de
dénonciation signée par faite à P'Assembiée Nationale au
Saint-Domingue, et
d'un des trois Comités de la Coloniel
nom
N. B. La dénonciation se trouve parmi les pièces. justificatives du,
M.le Comte de la Luzerne vient de publier.
Mémoire que
:
Ja été chargé pendant quâtre années, concurremment delad-,
Gouverneurs' et Commandants généraux,
ministration.dela avec cinq
Colonie de Saint-Domingue,
Un d'eux esi dàrs ce moment l'objet d'une être dénonciaricn les
les
de la Nation doivent
juges,
dont Représehtants :
A
. B. La dénonciation se trouve parmi les pièces. justificatives du,
M.le Comte de la Luzerne vient de publier.
Mémoire que
:
Ja été chargé pendant quâtre années, concurremment delad-,
Gouverneurs' et Commandants généraux,
ministration.dela avec cinq
Colonie de Saint-Domingue,
Un d'eux esi dàrs ce moment l'objet d'une être dénonciaricn les
les
de la Nation doivent
juges,
dont Représehtants :
A --- Page 8 ---
Je m'y trouve
piûtôr comme impliqué sans être dénoncé moi-même,
imputer à M. de Timaginacion la
trouvoit tron peu de délits Otr à
céux qu'on a
Luzerne, à
on a ajouté a la liste tous
ézard la défense FEE ce
de mattribuer ; et à cet
pour la
consiste à me
KitL
mienne. Je vais le faire,
laisser parler
pinée m'arrête au moment
quoique cett e attaque inosans relâche auxa affaires oit, après onze années cons
pays natal; lorsqu'après publiques, avoir été si je retournois dans mon
ma famille par 1800
je n'en long-temps séparé de
journées. Mais j'ai promis lieues, de
suis plus qu'a deux
dont mon administration repouser toutes les
rectement
pourroit être
imputations
Tobjet; et quoiqu'une
directement ou indipénible pour moi et pour les plus longue séparation soit
reculer encore le terme qui devait miens, je n'ai pas hésité à
sans amertume ; je déchirerai
nous rejoindre. J'écrirai
T'injustice voudroit
sans crainte le voile done
s'envelopper. Je
complette est un nouveau crime sçais qu'une justification
auxquels ii
devant des
intérêts importe tant de se montrer
accusateurs
considération personnels et surérieurs aux
inaccessibles à dec
ne me fera perdre de vue passions. ce Mais aucune
moi-méme, dans la
ce queje dois aux amis nombreux queje me dois t
Colonie, et aux
que j'ai laissés
les opérations, à tous les collègues actes qui ont eu part à toutes
aujourd'hui, dans l'espoir de qu'on s'efforce de dénaturer
Lorsque, dans une accusation nous en composer des crimes,
manifeste par la violence
publique, T'animosité se
faits, on est assuré de la desexpressionsel Tinexactitude des
les seules armes de la modération combattre avantageusement avec
duirai des pièces au soutien de
et de la vérité, Je
dej jours m 'ont suffi pour les tout ce que j'avancerai : peu proêtre de rappeller qu'une rassembler; et il convient
présentée à TAssemblée partie de ces dénonciations peut- a été
décembre dernier; que dès-lors Nationale M. en août, et une autre en
a demandé avec instance
le Comte de la Luzerne
quilla demandé
qu'on produisit des
fn de
vainement : le dénonciateur preuves, 9 et
chaque chapitre, qu'il en rapporte les annonce, à la
pièces justifi-
-
-
: : :
rappeller qu'une rassembler; et il convient
présentée à TAssemblée partie de ces dénonciations peut- a été
décembre dernier; que dès-lors Nationale M. en août, et une autre en
a demandé avec instance
le Comte de la Luzerne
quilla demandé
qu'on produisit des
fn de
vainement : le dénonciateur preuves, 9 et
chaque chapitre, qu'il en rapporte les annonce, à la
pièces justifi-
-
-
: : : --- Page 9 ---
deaa-diet après six et neuf
catives; mais aujourd'hui, en fournir aucune.
mois d'attente, iln'a encore pu sur le parti queje prends.
Ona voulu Aademtmalemnes défendre, m'a-t-on dit; le seul
4 Gardez-vous bien de vous
c'est de garder
> moyen de calmer ceux qui vous attaquent, à paroitre obtenir de
> le silence. Consentez prudemment d'hostilités, qui ne sera
n leur générosité une cessation
où ils seront de
de limpuissance
et
r GAant qu'une preuve N'allez
Citoyen isolé
>
soutenir leur entreprise. Administrateur pas; hors de fonctions, 9
> presque inconnu 3
qu'ils ont été mal fondés dans
> prouver à vos adversaires divisés, votre résistance va
> leurs poursuites. S'ils sont
eux, ont été entrainés
D les unir; et ceux même qui, malgré forcés de faire cause com-
> dans cette ligue, se croiront donc que l'animosité ne
> mune avec les autres. défense, Craignez et par l'avantage qu'elle
D s'accroisse par votre
> doit vous donner >. Il est des situations oû le silence seroit
Qu'elle lâcheté. s'accroisse! Je vais donner avec joie ce nouvel exemple
une
seul, avec ses actions et sa vie, des
d'un Citoyen repoussant
Il est un pouvoir encore
ennemis nombreux et puissante, c'est celui de la loi et de la vérité.
plus grand que le leur;
s'agit de ma défense, et
Nous sommes égaux 3 Puisqu.il assemblée quej je la présente.
puisque c'est à la Nation
chefs de dénonciaJe suis incuipé dans les premiers
tion, et jen extrais ce
suit: mensonge public, corvées
> Grand chemin cap:
inutiles.
dépenses énormes et
> arbitraires, cette belle communication qui n'existoit
5 Pour procurer de la Luzerne ccmmença par demander des
$ pas, M. habitans riverains; s;ils Y, prétèrent leurs forces
> corvées aux il
de ceux qui demeuroient au loin;
> épuisées; en exigea extrême
des Négres
5 ils envoyoieut avec une de chez répugnance au grand détriment
> à 10, 15 et 20 lieues
la eux, santé de leurs atteliers;
> de leurs manufactures, et de furent promulgués: : bientôt
D bientôtdesordres derigueur bien plus de rigueur encore. Tandis
D qn les exécutaavec
A ij
aux il
de ceux qui demeuroient au loin;
> épuisées; en exigea extrême
des Négres
5 ils envoyoieut avec une de chez répugnance au grand détriment
> à 10, 15 et 20 lieues
la eux, santé de leurs atteliers;
> de leurs manufactures, et de furent promulgués: : bientôt
D bientôtdesordres derigueur bien plus de rigueur encore. Tandis
D qn les exécutaavec
A ij --- Page 10 ---
- :
P que le
> le gouverneur gouvernement à Sain: en France. supprimoît la corréey
D Mais- la corvée fut
Domingue établissoit la corvée,
> recoursàla caisse insufisante, alors, Messicurs, on eut:
> ouvrirent ce canal publique. Legouverneur et l'intendant
> des peuples : par-tour par la lequel-sécoulent les substances:
> Enfin, Messicurs, la
nature se rit de leurs efforts.:
3) été publiée il y a trois réuniondénstreuse ans.
des conseils a:
> l'excusoit en quelque
Le chemin dont la beauté:
> trente mcis, mais la sorte, a été commencé il y. a-
) heures, etle
réunion a éic consommée en 24
> il a coûté des cheminn'est sueurs pas faitau bout de trois ans .
> la colonie, et deux aux malheureux, des hommes àc
> Voilà notre
millions à la caisse >.
> mettans d'en sanctionner récit, Messieurs, permettez à nos com--
> la présentation des
la scrupuleuse exactitude, par:
2 vous soumettre >. pièces justificatives que nous allons:
Ou n'a Pu encore en soumettre
Nous n'avons appris la réunion aucune,.
de mai 1787, en racevant l'édit des conseils qu'au mois..
érablisoient une
et les autres loix qui
il ne s'agit pas nauvellsjunkpnudence ici d'en examiner à Saint Domingue:
inconvéniens.
les avantages ou lee
Je dois cependant, lorsque je parle de
importante du ministère de M. le
cette opération.
dire qu'elle lui avoit 6té
Maréchal de Castries
buer au. bonheur de la Colonie suggérée par le desir de contri-.
réformant les abus de Fadminiseration de Saint Domingue, en
par erreur que lédit de réunion de la justice.. C'est
communication facile. entre le
a fait mention. d'une
mais enfin un chemin
Cap et le Port-an-Prince;
aux. efforts constans de superbe existe. aujourd'hui, et c'est
Ce bienfait. Il a fallu, Tadministration que la colonie doit
trois ans, ainsiqu'on le pour lit finir dans la cette entreprise, non pas
neuf mois, et M: de Vincent, dénonciation, mais dix- C
Tannonçoirà la Colonie dans les Ingénieur du Corps Royel,
dernier. Ce chemin est
termes suivans, en octobrepraticable aux.voitures, et toute:
-
: : : :
-Prince;
aux. efforts constans de superbe existe. aujourd'hui, et c'est
Ce bienfait. Il a fallu, Tadministration que la colonie doit
trois ans, ainsiqu'on le pour lit finir dans la cette entreprise, non pas
neuf mois, et M: de Vincent, dénonciation, mais dix- C
Tannonçoirà la Colonie dans les Ingénieur du Corps Royel,
dernier. Ce chemin est
termes suivans, en octobrepraticable aux.voitures, et toute:
-
: : : : --- Page 11 ---
S
€
conviendra $ qu'avec
les mémes forces,
aillears
5 personne impartiale onn'auroit établi nulle parc
a
> dans le même temps, commode.
> un chemin aussi aussi ouvert un beau chemin pour
a
de ia
> L'administration mois de Décembre,le public jouira
> lecheval. Au
courte et la plus belle qui puisse
> communication la plus le Porteu-Prince >. (1)
entre le
et
lieues
> exister
Cap
courte d'environ quatre
Celle-ciest en effet plus
que le chemin des voitures. mandé que ce travail accessoire
Cet Oficier m'a depuis
que j'écris ces
étoit fini, et sa lettre me parvient pendant à cheval sont enfin
observations. C- Les conimunications demandés par mas états estimatifs,
> terminées; les fonds
consommés 2 et PIntendant
> ne seront pas entièrement Domingue Tapprendra avec plaisir:
> déNrogratddeSaint aussi
de vous intéresser:
> mais ce qui est tout
capable travaux ont été parfaitement
> c'est que tous ces atteliers pénibles des Noirs qui les ont faits;
> soutenus par les
n'a été blessé, et vous avez offert
> aucun n'a péri, aucun sans réplique de ce que peut
> à la Colonie une classe preuve dhommes >,
> cette étonnante
Mole le 12 Fevrier 1790 D. (2h
> Au
dans Texécution, je dirai que'
'A Tégard de Téconomie
Mossieurs les Officiers 'du
Ventreprise a été dirigée par
OStobre 1789. No. 88, No. I des pièces
(1) Gazette du 28
jueti@catives mille centexemplairese dela gazette de & Saint elle Domingue, fert même
On tire deux insére, a la plus grande publicité, eft d'autant plus nécef
tout ce qu'on aétes y judiciaires. Cette obfervation colledion des preuvesà plufisaurs je trouverai fouvent dans de cette dénonciation.
faire, que contre les différens chefs
exaement-i la
fans réplique de Saint Domingue eft envoyée
La gazette du Roi, oùr on peut la confuiter,-
bibliothèque
(2) NP. II des pièces juftificatives,.
deux insére, a la plus grande publicité, eft d'autant plus nécef
tout ce qu'on aétes y judiciaires. Cette obfervation colledion des preuvesà plufisaurs je trouverai fouvent dans de cette dénonciation.
faire, que contre les différens chefs
exaement-i la
fans réplique de Saint Domingue eft envoyée
La gazette du Roi, oùr on peut la confuiter,-
bibliothèque
(2) NP. II des pièces juftificatives,. --- Page 12 ---
-ir
Corps Royal du Génie. Il n'y a peut être
trateurs qui connoissent toute l'étendue des que les adminisrendent à'la Colonie ces dignes
services que
je n'ai jamais vu autant d'amour Militaires, du
et pour moi,
tant de capacité. On paroit ici douter bien de public réuni à
travaux qu'ils ont conduits, et nous féconomie des
(c'estaussil l'opinion des habitans de
sommes persuadés
ligence et le zèle infatigable de Plaisance), M. de que l'intel
économisé au moins un
Vincent, ont
Elle a couté au plus demi-million sur cette entreprise, -
et non deux millions 1,436,268 liv. 15 sols 6 den. (1)
ciation.
comme on l'annonce dans la dénonMais on nous objecte ( les
> ordres de rigueur, les
corvées vexatoires, les
D 15 à 20lieus de distance. Négres épuisés 3 tirés de 10,
lieucs de Saint Domingue >. Comment prouver, à 1800
Fouvrage de la
que ces assertions positives sont
inexcusable.
passion $ ou le fruit d'une erreur
lieux
la Trouverai - je en France des habitans des
d'après que le témoignage communication de leurs traverse ; qui déposent 9
de parti, d'un caractère
yeux, ennemis de tout esprit
courage de dire la vérité, respecté, et enfin auront-ils le
tandis que l'on
pour la défense du ministre,
Ministre, d'être menace ceux gui correspondrons avec le
réputés traitres dla Patric
eut voulu, au moment de
: comme si on
moyens de défense. Mais il F'artaque, s'en
nous priver de tous
parts. Je vais transcrire
présente à nous de toutes
les conditions
une lettre qui renferme toutes
exigéas, Elle est du 8 mai
l'original est joint aux pièces justificatives. derkier, et
(I) J'ai délivrétous les toifés de
35 s'élevent,
les détachemens & la les grande cemmunication. Tls
>> liv. 15 "ERoZ 6 den. M. Sire n'a
entrepreneurs, à 1,136.268
d'une Jettre de M, de Vincent, pac dépenis 300,000 >, Éxtraie
Ingénieur, du 31 Juillet
No, III. Des pièces jufificatives, deux
1790.
pièces.
":.
S : . :
'ai délivrétous les toifés de
35 s'élevent,
les détachemens & la les grande cemmunication. Tls
>> liv. 15 "ERoZ 6 den. M. Sire n'a
entrepreneurs, à 1,136.268
d'une Jettre de M, de Vincent, pac dépenis 300,000 >, Éxtraie
Ingénieur, du 31 Juillet
No, III. Des pièces jufificatives, deux
1790.
pièces.
":.
S : . : --- Page 13 ---
> Ilya a maintenant onze 7
> Colonic, et que
mois que je suis parci de la
D aux
jai parcouru tout le chemin du
> M. le Gonaiver, Chevalier jusqu'a de
Plaisance 3 à Thabitation Cap
s la plus exacte
Puilboreau; ; ce chemin étoit de
> brouetiers perfection, puisque les
dans
> considérables y montoient et descendoient Rouliers des ou Ca-
> la Marmelade : toutes les denrées de la
charges
D port des
se portoient par ces voituriers montagne de
D qu'à votre Gonaives. Je me rappelle
jusqu'au
>> trouvates retour du Cap au
méme, Monsieur,
D laquelle une voiture chez M. Port-au-P de
Prince 2 vous
> De chez'cet vous avez descendu cette Puilborcau 7 aveç
> n'étoit
habitant à la grande monragne.
> mais les pas encore praticable pour les ravine, le chemin
> travailloient troupes du Roi s affectées à voitures (1);
>
sans relâche ; et s'il
la Colonie, y
> soic ruption, je ne fais point de doute n'y a
eu d'interfini, ce qui
que " chemin
> communication des opérera une grande facilité
ne
> des hautes
quartiers qui étoient
pour la
> été employés montagnes : les Nègres des
séparés par
> du Roi
que pour former les
habitanis n'y ont
> habitants Jeudes ont travaillé d ce chemin, balinagers 6 les troupes
> Nègres qui ont travaillé quelques Ilya quelques
> leurs cabrouets par enureprises; les habitants ont parties fourni avec leurs
> et munitions ; pour porter aux travailleurs
de plus
> ces charrois jai oui dire dans mon
leurs vivres
> ceux que jai avoient été paycs jaffirme quartier que tous
D ma parfaite fournis. Voili - 2
lavoir été pour
Un autre connoissance. D Monsieur, , ce qui est à
m'écrit aussi habitant à
de Plaisance,
plus précieux, ce sujet : son également en France,
toutes les plantacions, qu'il a pensé que témoignage le chemin est d'autant
est même
lui causoit du préjudice qui traverse
dans une TEmera réaente Voici cependant comment il il s'en
>> chemin est superbe, ; elle est du 15 mai s'exprime
bien fait, utile à tous les 1790 : > le
(1) Iy e 372 ER,
Colons
écrit aussi habitant à
de Plaisance,
plus précieux, ce sujet : son également en France,
toutes les plantacions, qu'il a pensé que témoignage le chemin est d'autant
est même
lui causoit du préjudice qui traverse
dans une TEmera réaente Voici cependant comment il il s'en
>> chemin est superbe, ; elle est du 15 mai s'exprime
bien fait, utile à tous les 1790 : > le
(1) Iy e 372 ER,
Colons --- Page 14 ---
3) qui veulent communiquer de la
du
> de l'ouest, en voiture 8 en partie
nord à celle
>) marchandises 3 j'en ai vu sur charrene, des
ainsi que leurs
> aussi des personnes en chaises. Ce cabrouets, chemin et jai vu
> saire, utile $ tous les Colons
étoit héces-
> du nord à celle de l'ouest
voyageant de la partie
> moire, de le leur avoir fait > faire doivent bénir votre mé-
> qu'ils n'y passeront jamais
; et jose vous assurer
sans la bénir. >>
Parmi une multitude d'autres lettres écrites
habitants de ce canton; j'en citerai encore
par des
cienne que les deux précédentos,
une plus anAux Gonaives, le 26 mai 1788,
> On ne parle ici que du chemin de
D enrichissez un superbe
Plaisance. Vous
> toute une Colonie. Voilà quartier, M. en faisant le bien de
> opérations qui plaisent à des FIntendant s de ces
> ont le bonheur à coeur. Ce Administrateurs qui en
> Aorissant, et se ressent déjà de Bourg cette va devenir très-
> il sera l'entrepôt de tous les cafés de ce belle côté entreprise :
> tagne.
de la monAinsi, à l'exception du balisage tous les
ont été exécutés aux frais des caisses 3
travaux
les Soldats des Régiments. Le
coloniales, et par
batis de bois qui sert à tracerle balisage chemin. est un simple abqui connoissent St. Domingue, verront D'ailleurs, ceux
les corvées de cette Colonie sérieusement avec étonnement
celles de France; cette maniere de faire et assimilées à
les chemins, a éré, avec justice 2 réprouvée d'entretenir dans le
Royaume, et la raison en est simple : le
le Paysan françois ne pouvoient donner leur Journalier s
travail à Ja confection des chemins
temps et leur
tablepourleurs occapationlubitusiles. sans un préjudice noce n'étoit pas cette classe de nos Concitoyens EnFrance d'ailleurs,
plus grand avantage des chemins,
qui retiroit le
le poids des travaux. A St.
quoiqu'elle portôt tout
Domingue au contraire, les
chemins
..
: : :,
le
Royaume, et la raison en est simple : le
le Paysan françois ne pouvoient donner leur Journalier s
travail à Ja confection des chemins
temps et leur
tablepourleurs occapationlubitusiles. sans un préjudice noce n'étoit pas cette classe de nos Concitoyens EnFrance d'ailleurs,
plus grand avantage des chemins,
qui retiroit le
le poids des travaux. A St.
quoiqu'elle portôt tout
Domingue au contraire, les
chemins
..
: : :, --- Page 15 ---
S
:
'5 les habitants, et il est juste
chemins n'existent que pour soit par corvée, soit auquils soient faits à leurs frais, 2 indifférent pour Pesclave
trement ; mais il est au moins dans une habitation. C'est
de travailler aux chemins, s'efforce ou
de nous attendrir sur
donc mal-à-propos de qu'on corvée, et qu'on leur applique ce
le sort des Nègres Journaliers et Paysans corvéables : c'est
qui a été dit des les adm't nistrateurs sur une simple anavouloir inculper corvée étoit à charge en France aux
logie de mots. La
corvéables 3 elle n'a rien que
Cultivateurs et Journaliers
les
ils n'y
envers Propriétaires:
de juste à St. Domingue
dans quelque ciasse qu'ils
travaillent jamais eux-mémes
ieur importe où on
soient; et quant aux esclaves 9 peu
les fait travailler.
chef. M.de la Luzerne
Résumons-nous sur ce premier n'eft
d'arrbs ses
jusou'à Tévidence, que ce
point fait mena prouvé
l'édit de réunion des Conseils a
rapports que
comme déjà existion de la facilité des communications n'a pas coûté deux millions.
tante : celle des Gonaives frais du Roi et non par ccrvdes;
Elie a été exécutée aux
des caisses Fubliques les
on a même affecté sur une les habitants voisins ont étésoufrais de son entretien, et
à Saint Domingue n'ont
lagés d'autant (5). Les curvées les corvées de France. Enfin
aucune ressemblance même avec de la partie du nord, qui., en
tous les habirants,
qu'ils ont tant desirée, veulent
considérant cette opération réunion des Conseils qui les aflige, 9
la distinguer de la
belle et la plus utile qui ait
la regardent comme la plus la Colonie existe,
été exécutée depuis que
Chef de dénonciation.
dans la Colonie à la nomination de
> Obstacle mis
>
> ses Députés aux Erats-Généraux.
IV des Pieces juftificatives. 4 pieces. Réglement chargés con- de
(5N T'érablissement des mancruvres stationnaires
cernant T'entretien de la nouvelle communication.
B
, 9
la distinguer de la
belle et la plus utile qui ait
la regardent comme la plus la Colonie existe,
été exécutée depuis que
Chef de dénonciation.
dans la Colonie à la nomination de
> Obstacle mis
>
> ses Députés aux Erats-Généraux.
IV des Pieces juftificatives. 4 pieces. Réglement chargés con- de
(5N T'érablissement des mancruvres stationnaires
cernant T'entretien de la nouvelle communication.
B --- Page 16 ---
1O à St. Domingue le 24 de.
> M. du C débarque M. de la Luzerne; et ac-
> cembre 1788, prévenu Marbois; par
sans lui donner le temps
cueilli par PIniendant
lui fait signer
> de se reconnoitre 2 ce Ordonnance perfide collegue qui n'étoit rien moins
> le lendemain 26 une
les droits des Citoyens et des
> que la violation de tous
> Nations 2 etc.
le Rédacteur de la dénonLe pas étoit diflicile pour toutes les dispositions reciation. Il n'ignoroit pas que
ont été pendant
latives à la députation aux Eiats-Généraux de M. le Marquis du C.. 9
six mois ? autant P'ouvrage
n'inculper que moi 5
que le nien. Il falloit lui cependant donner le temps dé se reconnoitre,
et il a dit, que sans avoit
le lesdemain de son
le perfide Intendant lii
fait signer zous les droits des Citayens
arivée lordonnance qui a violé bas que ce Gouverneur:
et des Nations. Nous verrons plus de son administration,
général, aux différentes époques les mêmes sentiments,
a aigné des actes qui annonçoient rien n'étoit plus louable.
et je vais all reste prouver que ma défense avec moins.
Le dénonciateur verra peut-être liée à celle de mon ancien
de courroux. 2 lorsqu'elle sera
collègue.
de la Luzerne a exposé dans son mé-.
M. le Comte
l'admission des Députésmoire ses principes concernant J'ajourerai que dans:
de la Colonie aux Etats-Généraux. nouvelle, il étoil de notre devoir:
une circonstance aussi les Colons de St. Domingue, > et de:
de ne pas assembler l'ancien état des choses jusqu'à ce.
maintenir au contraire
fàt manifestéc. Nous aurions:
l'autorité suprême se autrement. Je suppose que les:
QE inexcusebles d'en agir Province du Royaume eussent:
Administrateurs de quelque résolution : qui peut douterpris deleur chef une pareille comme une entreprise cou--
qu'elle. n'ent été regardée raison les Administrateurs d'une.
pable ? A bien plus forte licues, dévoient-ils attendre
Colonie éloignée de 1800
et ne pas ordonner une:
que la Nation se ftit expliquée, influer. sur le. sort dela Méinnovation qui pouvoit tant
::
:
suppose que les:
QE inexcusebles d'en agir Province du Royaume eussent:
Administrateurs de quelque résolution : qui peut douterpris deleur chef une pareille comme une entreprise cou--
qu'elle. n'ent été regardée raison les Administrateurs d'une.
pable ? A bien plus forte licues, dévoient-ils attendre
Colonie éloignée de 1800
et ne pas ordonner une:
que la Nation se ftit expliquée, influer. sur le. sort dela Méinnovation qui pouvoit tant
::
: --- Page 17 ---
-
a
TY
Autrement une Colonie eût donc pu
tropole elle-mème. autre ne pas Fêtre, suivant la volonté
être assemblée, une
ce qui se passoit
des Administrateurs ; et tandis quignorant dicté par leurs
dans le Royaume, ils eussent pris un parti au bout de six seopinions particulieres 7 ils pouvoient que cette entreprise
maines ou de deux mois, apprendre contrarioit le vocu national,
sur les droits du Souverain, mesures.
et déconcertoit les plus sages
de voir ce que les
Au reste, il
être intéressant
en 1788;
Administrateurs De"s St. Domingue des pensoient Colonies aux Etats.
touchant l'admission des Députés
quelle fut notre
Généraux; quels étoient nos principes deolent entiérement
conduite à une époque où nas opinions
si des senlibres, si nous redoutions les EatsGénéraux, deslors,
timens de liberté et d'élévation mérite nous de prévoir animoient avec quelque
si nous avons même eu le
C'est dans le secret
justesse des évènemens alors éloignési le Ministre qu'on trouvera
de notre correspondance être avec soupçonnée de déguisement,
une opinion qui ne peut des dépêches que M. Vincent et moi
et je produis à une la fin de notre adninistration commune. deslui écrivimes
qu'elle n'a pas été
On s'appercevra trop mais peut-être la nécessité de me défendre 9
tinée à être publiéc; choix des pieces. Je desire aussi que
ne me laisse pas le
cette lettre a été écrite,
I'on considère à quelle époque être adressée qu'à un Miet l'on jugera qu'elle ne pouvoit
sistre vertueux.
Décembre 1788.
Au Port-au-Prince, le19
M ONSEIGNI E UR,
entendez la vérité sans peine,. nous vous la
> Vous
dans une circonstance vraiment critique,
5 devons sur-tout
va
le devenir dala Colonie, et qui
peut-être
> pour à raison de cC qui se passera dans le Royaume. de la
> vantage
éventuelle des Représencans
> L'admission Généraux, est proposée. Il ne faut
D Colonie aux Etats
B 2
Port-au-Prince, le19
M ONSEIGNI E UR,
entendez la vérité sans peine,. nous vous la
> Vous
dans une circonstance vraiment critique,
5 devons sur-tout
va
le devenir dala Colonie, et qui
peut-être
> pour à raison de cC qui se passera dans le Royaume. de la
> vantage
éventuelle des Représencans
> L'admission Généraux, est proposée. Il ne faut
D Colonie aux Etats
B 2 --- Page 18 ---
T PREr20
la 12 crise dont le Royaume vient
> pas se dissimuler, que dans
il est sur le point de
et celle
laquelie
> de sortir,
jusqu'ici, et quoifera sentir ses contrecoups
3) se trouver ,
soit que l'admission de la Colonie
> que notre opinion leur sera funeste à elles mêmes 1
>> aux Eats-Généraux
de nouvelles
ehar
soit fondé à craindre que
3) quoiqu'on résultent de cette aggrégation
> ges, ne
d'examiner si ces
Eag
> permertez nous cependant sont, doivent seules déter-
> tions toutes puissantes la qu'elles demande qui lui sera présentée.
D miner le Roià rejetterl
s'il est
de parler de nous 2 en exami
> D'abord
permis intérêts, nous ne devons pas craindre
D nant d'aussi grands comme administrareurs, soit sou-
> que notre conduite, sévère examen 3 vous même 2 permettez
> mise au plus
seriez bien éloigné de fuir des
> nous de fajouter , vous
combien votre
ne
que prouver
> recherches qui peuvent humaine et pure; que reste-
> administration a été sage, si la conviction particulière
> t-il donc à considérerfdes Officiers du Roi, du préjudice
> qu'ont les Ministres et
de cette association inégale
> que les Colonies recevront avec le Royaume, 5 doit prévaloir
> de Saint-Domingue, la majorité pourroit former pour leur
> contre le voeu que
que notre conviction,
a admission : nous ne croyons soit, doive pas prévaloir, età une
> quelque intime qu'elle les sujets du Roi rentrent dans
> époque à laquelle faculté tous quia dormi si lengtems, nous pen-
>> l'exercice d'une
font les vrais Juges
> fons que ceux de Saini-Domingues, ou leur préjudicier.
> de se quipeut leur convenir
doivent être de courte durée,
> Si les Erats-Généraux
mais si vous
seroit à tous égards impossible;
a l'admission
doivent être longtems assemblés, S. M.
>> prévoyez qu'ils autoriser à faire élire des Députés Colo-
> pourroit nous
ici autant que possible, les formes
D niaux, en adoptant
le Royaume, car PAssemblée
D qui seront prescrites pour ancienne
ne repré:
Coloniale ( suivant son
composirion)
>
ME
/-
durée,
> Si les Erats-Généraux
mais si vous
seroit à tous égards impossible;
a l'admission
doivent être longtems assemblés, S. M.
>> prévoyez qu'ils autoriser à faire élire des Députés Colo-
> pourroit nous
ici autant que possible, les formes
D niaux, en adoptant
le Royaume, car PAssemblée
D qui seront prescrites pour ancienne
ne repré:
Coloniale ( suivant son
composirion)
>
ME
/- --- Page 19 ---
- :
S
A
être
les Colons 1 et ne peut par conséquent
> senteroit de pas cette élection (6).
ces
> chargée
S. M. nous fasse parvenir
> Il est à désirer que mouvement, et sans attendre le
> ordres de son
fait circuler pour obtenir des signaa Mémuire que
et sans examen.
OTER
données la plupart sans discussion d'autant plus
> tures,
nous paroit
> Le parti que nous proposons connoitre le voeu même des Colons,
fera
sollicitées,
> à préferer, qu'il Mémoire chargé de signatures
un
> au lieu qu'un
qui
être anéanti par
D n'est qu'un acte irrégulier
de demandes contraires
> acte contraire 2 si un
voulu signer
FpInee
aux habitans qui n'ont point
> étoit présenté circule à présent >
D celui qui
Signe, VINCENT et DE MARBOIS.
si nos actions ont confirmé ces deVoyons présentement
que les Colonies ne
Jai pensé, je Tavoue,
qu'elles
principes.
aux Ecats-Généraux,
voient pas être représentées inconvénient pour elies mêmes,
ne pourroient rêtre sans Gouvernement étoit incompémais j'ai déclaré aussi quele
et qu'à plus forte raison,
tent pour décider cette question,
attendre les ordres
devions, simples Administrateurs,
le Gounous
feroit
D'après ces principes,
dû
qu'on nous
parvenir. de Saine-Domingue n'ont pas :
verneur et Pintendant la Colonie pour élire des Députés
sans doute assembler
légal de manifester son vocH,
maisils lui ont offert un Décémbre moyen 1788, en est la preuve(7).
et T'ordonnance du26 violation des droits des Citoyens et
On la cite comme une
comme une preuve du respect
des Nations : je la produis
que je leurai porté,
assemblées Coloniales étoient composées nombre des
(6) Les anciennes des membres des Conseils, et d'un petit
Administrareurs, commandant ,
dans les quatiers.
d'habitans
(7)N9. V des pièces justificatives,
Décémbre moyen 1788, en est la preuve(7).
et T'ordonnance du26 violation des droits des Citoyens et
On la cite comme une
comme une preuve du respect
des Nations : je la produis
que je leurai porté,
assemblées Coloniales étoient composées nombre des
(6) Les anciennes des membres des Conseils, et d'un petit
Administrareurs, commandant ,
dans les quatiers.
d'habitans
(7)N9. V des pièces justificatives, --- Page 20 ---
r/
toute assemblée illicite,
Larticle 4 défend, il est vrai,
poursuivis selon
d'être, ceux quiya assisteront,
> souspeine
>. Cette disposition est con-
> la rigneur des Ordonnances
de l'énoncer en terforme aux Loix, et il étoit impossible
mes plus modérés. elle a été exécutée avec rigueur, ou si elle
Mais voyons si comminatoire, si de fait il a éréapporté le
a été purement
ce
les Colons ont exécuté de
moindre obtacle à tout que dit quatre mille d'enleur propre mouvement ; on nous que et Mémoires, qu'ils
tr'eux ont dressé et signé des Requêtes les
se sont
élu des
et qu'enfin Députés
ont
Représentans,
peuple.
embarqués à la vue, et aux applasdiucmum-dap Élections, ces quatre mille signaMais cette publicité, ces ont ils attiré à un seul individu
tures; 2 cet embarquement , non assurément, et tout obseraucun signe d'improbation? que ce Chef de dénonciation
vateur attentif remarquera
de
de violation de
rempli des mots de Desporisme , petfidis,
aristocrales droits des Citoyens et des Nations, defiereur
LOILS
vexatoires, de rigueur, de violence, de
tigue, de dispositions n'en présente Pas UN SEUL ACTE 2
démences, de tyrannie
qu'on nous suppose, il y eut
quoique d'après les principes
quatre mille Délinquans. les
par lesquelles les habiOn dit encore que > Requêtes voeu étant adressées aux
manifester leur
> tans devoient toute la Colonie les auroit souscrites
> Administrateurs, dire qu'ilsn'en avoient pas reçudouze >.
> qu'ils auroient pu de pièces dans le cas dont il s'agit,
Mais une distraction
II de la même ordonnance
étoit impossible 2 et LArticle à cette objection, il porte ( que
répond victoriensement demeureront déposées aux Sécrérariats
> toutes les pièces d'Agriculture, et qu'il sera loisible à tous
> des chambres de les consulter >. Elles y ont été déposées;
> les habitans
elles ysont encore. unelettre imprimée du 31 Décembre
Onjugera aussi par
d'assurer la liberté
1788, combien nous étions soigneux elle étoit écrite aux Comdes opinions sur cette matière:
remarquables:
mandans des Paroisses. On y lit ces paroles
:".
*A
érariats
> toutes les pièces d'Agriculture, et qu'il sera loisible à tous
> des chambres de les consulter >. Elles y ont été déposées;
> les habitans
elles ysont encore. unelettre imprimée du 31 Décembre
Onjugera aussi par
d'assurer la liberté
1788, combien nous étions soigneux elle étoit écrite aux Comdes opinions sur cette matière:
remarquables:
mandans des Paroisses. On y lit ces paroles
:".
*A --- Page 21 ---
:
à
voulu exprimer notre opinion, sur
s nous n'avons point
avons
qu'en attenquestion 2 nous
pensé
> cette importante ordres de sa Majesté 2 nous devions nous borner
> dant les
des habitans, et que notre auto--
> à recevoir les demandes être mise en action que
parvenir à
> rité ne devoit
Eur dans cctte
leur voeu libre et patriotique,
> connoître
de vonloir bien vous abstenir,
> vue que nous vous de prions S. M. de tout cequi paroitroit tendre
D comme Oflicier
).
>> ainfluer sur les opinions faites (8) , ces lettres sont écrites en
Ces ordonnances sont du C Cependant il encommun avec M. le Marquis n'accuser moi ; eclon a dit quele
troit dans le plan de avoit que donné le tems.de se reconperfide Inzendant, ne lui authentiques pas
prouvent qu'il étoit
noitre ; mais des pièces
au IO Avril suivant, trois
encore dans les mêmes principes et T'harmonie subsistoit
'mois et demi après son arrivée, lui avois que
le projet d'une
toujours entre nous. Je
proposé on y trouvoit les
'lettre circulaire relativeàl la Députation; d'assembler Ja. Colonis
motifs qui ne nous permettoient élection de pas Députés aux Erats-Génépour procèder à une
dans lejournal de Paris,
raux. Cette lettre a été réimprimée M.le Marquis du C...
et dans d'autres feuilles périodiques. et me le renvoya avec le billet
: en approuva le projer rien de mieux ; etje signerai avec grand
suivant: On ne peut
les letres dont M. de Marboisa
> plaisiravant mont départ,
J'ai Phonneur de lui en faire:
> bier voulu mi'envoyer le projet.
D mes remercimens >.
Ce IO Avril, Signé DU C 9)
n'incuiper que moi, on suppose avec coilEt cependant pour
que les cinq Collegues
tre des preuves sans réplique,
du rJanvier 1789, N.o VI des pièces justificatives.
(8) Gazette Circulires à.tous les commandans de Paroisses.
Ga--
Lettres
pièces; voyez aussila
(9) N,o Vil des pièces jusrificatives,2 N. XII. Leture circulaire aux commanzette. du T Février 1789,
dans. de Paroissesi.
uiper que moi, on suppose avec coilEt cependant pour
que les cinq Collegues
tre des preuves sans réplique,
du rJanvier 1789, N.o VI des pièces justificatives.
(8) Gazette Circulires à.tous les commandans de Paroisses.
Ga--
Lettres
pièces; voyez aussila
(9) N,o Vil des pièces jusrificatives,2 N. XII. Leture circulaire aux commanzette. du T Février 1789,
dans. de Paroissesi. --- Page 22 ---
adiministré 16
la Colonie, ont pris
lesquels j'ai succenivement de leur donner, et qu'ils sousles impressions qu'ii ma plu mes volonrés. Pour les discrivoient sans examenà toutes chimeriques, on leur imculper sur dix chefs d'accusations tous les autres ensemble; ils
pute un délit plus grave que
et si elle pouvoit leur
n'ont aucun besoin de justificarion, dans la mienne.
être nécessaire, ils la trouveroient nous ne pouvions sans ordre,
1 Il me paroit démontré que
assembler la Colonie
M. du c..
. e o et moi, que nous aurions été
pour élire et envoyer des Députés,, si nous l'eussions fait,
repréhensibles et méme coupables obstacle aux élections que
et que nous n'avons mis aucun leur
mouvement. Treize
les habitans ont faites de maintenant propre dans PAssemblée
de leurs Représentans siègent
nous accuseront d'actes
Natiunale 3 ce n'est pas eux quils qui n'y fussent envoyés en
de iyrannie pour empécher Ils diront au contraire qu'il ne leur a
de
unseul
Tarse
qualicé Députés.
qn'il n'a pas été donné
venir
éréécrit une seulelettre,
pour les empêcher d'y
pourles détourner, r,bianitmoins
prendre séance.
combien d'astuces ont étéemployées
> Pour vous prouver
des refus réitérés ont ulcéré
> contre nous, et à quel point soumettrons, suivant notre usage,
D la Colonie, nous vous originales, les ceuvres du Ministre,
> et d'après des piéces
s. Le rédacteur,suivant
de nos commertans
> et les plaintes n'a rien soumis.
ce
son usage,
à fournir les preuves de quil
C'est à lui cependant demande, et il n'en produit point :
avance 5 on les lui
d'en fournir, puisqu'on
nous dispenser
nous
nous qui pourrions nous à qui on n'en demande point,
n'a rien prouvé,
ulcérée
en produisons. ici de la Colonie, on dit qu'elle est
On parle
mais le rédacteur de la dénonciation
de nos refus réitérés : droit
s'est arrogé de faire
a-t-il bien réféchi sur le
mission, quil
d'atribuer à tout
parler la Colonie sans en avoir étrangers aux deux tiers au
S. Domingue des sencimens
moinsdes ses habitans? s
de
Rentamppitmee
L
a
F-
prouvé,
ulcérée
en produisons. ici de la Colonie, on dit qu'elle est
On parle
mais le rédacteur de la dénonciation
de nos refus réitérés : droit
s'est arrogé de faire
a-t-il bien réféchi sur le
mission, quil
d'atribuer à tout
parler la Colonie sans en avoir étrangers aux deux tiers au
S. Domingue des sencimens
moinsdes ses habitans? s
de
Rentamppitmee
L
a
F- --- Page 23 ---
S
ia vérité, 17 gnand on parle au nom des
de respect pour c'est sur-tout alors qu'il n'est point permis
Peuples, et que
le tout ?
de prendre une partie pour quer moisquandjet prouve que
Enfinpourquoi n'accuse-t-on
autant que de moi.
les obstacles viennent de mon collègue
CHEF D'ACCUSATION.
arrachée injustement à un Magistrat sepsuagenaire.
Démissicn
nous avions dû tenir
M. de la Luzerne a les prouvé Magistrata que du Conseil Supérieur
la main à ce que tous remplissent exactement leurs fonctions,
de Saint Domingue souffrant que M. de : : . jouît pendant quinze
êt qu'en
des émolumens de sa place, sans s'acquitter
mois du titre et étoient imposés par la loi, nous avions
des devoirs qui lui
qu'on pourroit nous reprousé envers lui d'une indulgence nos prétenducs sévérités.
cher bien plus légitimement de que venir sieger au Conseil, et
J'ai donc dà le l'intérêt presser des justiciables auxquels il importé de
je l'ai tribunal dûi pour soit complet', pour T'avantage sur-tout dans
qu'un
devoient retrouver avec plaisir
ceux du Cap, Conseil qui les Juges auxquels ils éroient habile nouveau leur confiance dans T'ancien. Mais suivant
tués à donner
victime étoit marquée 5 le complot
la dénonciation, > la mois étoit irrévocable : le coup' étoit
s médité depuis six Intendant répondit par un ordre
> porté : le tyrannique
sous peine détreàlinstant
> absolu de donner sa démission,
>.
> mémesalsi,arencere
à une menace :
CCRaTts
Voilà donc ce chef d'accusation de menace réduit 5 et quoique l'on
mais il n'y a pas même eu de MM. les Députés ont
avance > que les commettans de ce Magistrat les pieuves des
D dérobé à la modération dont il a éié l'objet >; je suis assuré
5 vexations inouies
l'ordre que Pon suppose que
Pon ne produira point
PAssemblée auguste
donné; et poisqu'il n'existe pas 2 s'étonnera qu'onse
,
ReF
qui doit prononcer sur cette accusation
devant elle
C
rmatamnalraeghet
permette
ont
avance > que les commettans de ce Magistrat les pieuves des
D dérobé à la modération dont il a éié l'objet >; je suis assuré
5 vexations inouies
l'ordre que Pon suppose que
Pon ne produira point
PAssemblée auguste
donné; et poisqu'il n'existe pas 2 s'étonnera qu'onse
,
ReF
qui doit prononcer sur cette accusation
devant elle
C
rmatamnalraeghet
permette --- Page 24 ---
if/
Mais si le rédacteur de 18 la dénonciation a manqué de
relatives à cette affaire, consens à lui en fournir.
pièces Tandis
d'un côté
à M..
. de venir
que
Hesuk
fonctions, de l'autre je sollicitois à son insçu
reprendré les grâces de ses Sa Majesté pour lui, je demandois une pension
ce Magistrat qu'on prétend
deretreite, et des honneurs pour
France.
j'ai manacé. d'être saisi, arrêté et embarqué pour verrà
g.r on lit mes lettres au Ministre à son sujet, modéré on y et plus
T'administrateur n'étoit jamais plus
que
qu'au moment même oit il se montroit
humain peut-être, ohservateur des Ordonnances 5 je faisois
publiquement plus religieux les plus grands efforts pour Y soumettre cbtenir ce
Magistrat, et je n'épargnois rien en secret pour
S. M. le traitât, non seulement avec indulgence,
que mais même avec bonté.
CHEF DE DÉNONCIATION.
poursuite tyrannique envers un père de
Exaction publigue,
cruelles de ce traitement barbare.
famille innocent, et suites
:
L'embarras du rédacteur des dénonciations se décèle ou à
chaque chef d'accusation; et celui-ci est un de ceux. de S.
il s'est montré le moins instruit de la il constitution m'a séparé de mes
Domingue. Dans les autres accusations, les opérations ayent été
coadministrateurs, etquoique toutes leur nom et le mien,
communes entr'eux et moi, d'inculper, portent et l'on a dit que j'avois
e'est moi qu'il s'agissoit
comme notre ouvrage, ce qui
fait signer par mes collègues,
à M. de Vincent età
n'étoit que le mien. Ici on attribue nile mien.
moi ce qui n'a pu être ni son ouvrage mèmes de la dénonciaJe vais rapporter les expressions motifs, sans besoin, il plait à
tion. > Sans cause, sans de Marbois de réunirces deux caisses,
> MM. de Vincent et à un écu par tète de Nègre, des'en
D de porter administrateurs: Pimposition souverains, etc. > On me charge
* rendreles d'avoir dénoncé. sans motifs et fait décréter d'ajouc;
aussi.
:
mien.
moi ce qui n'a pu être ni son ouvrage mèmes de la dénonciaJe vais rapporter les expressions motifs, sans besoin, il plait à
tion. > Sans cause, sans de Marbois de réunirces deux caisses,
> MM. de Vincent et à un écu par tète de Nègre, des'en
D de porter administrateurs: Pimposition souverains, etc. > On me charge
* rendreles d'avoir dénoncé. sans motifs et fait décréter d'ajouc;
aussi.
: --- Page 25 ---
S
€
le sieur 19 de la Faucherie, Marguillier,
> nement personnel
d'unerecette
droit derendre responsable
D quejenavois
>
>.
illégalement leatue
attribué aux Conseils de Saint
Les loix coloniales ont
Fadministration
Domingue, limposition , la répartition, Ils sontdestinés au
et T'emploi des fonds Municipaux. Piêtres desservent les Cures, T2e1a la
ment des pensions des
des
sur les chemins,
maréchaussée, de la police,
ponts des
suppliciés
ctà rembourser aux maitres le prix avoit Négres deux Conseils, il
ou tués dansles chasses. Lorsquil y.
administrées par
y avoit aussi deux caisses municipalcs Au moment où ils furent
chacun de ces deux Tribunaux. nécessité de réunir aussi les deux compréunis, on sentit la de mettre celle qui étoit précédemment
tabilités, c'est-à-dire, le Conseil du Cap, sous la manutention du
administrée par Mais la réunion de ces Caisses ne regardoit
Conseil unique.
Elle fut l'ouvrage du Conseil même,
pas les administrateurs.
du Procureur Général;
et le 25 Féyrier, sur la remontrance avoient été membres du Conseil
quatre Conseillers dont deux
deréglement.
du Cap, furent nommés pour rédiger un projet de ces ComIl fut arrêté le13 mars suivant, sur le
a pour titre :
le Conseil
eyer
missaires, , par
dé supérieur. Saint Domingue, concernant
Reglement du Conseilsupèrieur
CI2 une scule (1). Ilet
la réunion des deux caisses municipalss comme membre du Conseil:
joint aux pièces. J'y coopérai si M. de Vincent, dont j'étois le
je ne me rappelie pas,
mais cerrainement cet adminiscollègue, assista aux séances, dela colonie, étoitloin de penser
trateur,qui a si bien mérité
(1)) No. VIIL. des pièces juftificatives, art, I: 2 & 3sils demeu- porteit
curiaux, suppliciés et de Maréchaussée,
3 que les droits sous le titre de droits municpsur; qu'il ne ser
22 reront compris aucun autre droit, et quie la perception qui a en lieu jusque
>> paiçu sur les blancs et gens de couleur libres, pour droits curiaux,
2> a'o.s
dans le ressort dic Cup >>, Ainsi on rendoit
> uniforme demaurera dans supprimés toute'la Colonie ce quicdenirptatiqud cela jusqu'alors le Con:eil dars ne
deux des trois parties qui la composent, les
et 20 dont OR s'étoit écarté
faisoit que remcttre en vigueur reglements
au Cap,
Cij
la perception qui a en lieu jusque
>> paiçu sur les blancs et gens de couleur libres, pour droits curiaux,
2> a'o.s
dans le ressort dic Cup >>, Ainsi on rendoit
> uniforme demaurera dans supprimés toute'la Colonie ce quicdenirptatiqud cela jusqu'alors le Con:eil dars ne
deux des trois parties qui la composent, les
et 20 dont OR s'étoit écarté
faisoit que remcttre en vigueur reglements
au Cap,
Cij --- Page 26 ---
on
rendre ou lui, ou moi, responsable
que jamais
put qui ne nous regardoit pas plus que toutes
d'une opération
dont les ordonnances ont spé.iacellesdela même nature,
aux Conseils, en y appel.
lement attribud la connoisance
lant les administrateurs. d'avoir fixé l'imposition surles
On nous accuse encore lisation fut et dut être l'ouvrage
Négr res a 3 liv. mais cette
ce sujer le 14 mars 1788.
du Conseil. Il rendit un arrêtà les motifs de cette cour;
Je le rapporte, (1) Oil y verra senlement quilne fut pas notre
et on pourra s'a:surer non n'eit
dépendu de nous de
ouvrage, mais méme qu'il été pas d'avis contraire.
l'empécher, si étoit nous bien eussions fondé à faire cette augmentation
Le conseil
une année. Iln'y avoit au Cap
qui n'a eu lieu que pendant ce nombre a été doublé. In'y
que vingthommess de Fort polics, et au Port de Paix(). Les
en avoit point au
Dauphin en sollicitoient: ena
Juges et les habitans eux-mémes dans toute la rane : il
éeéérabli. On demandoit des Ponts des Curés de la partie du
ena dté construit. Les Fensions éié payées par cette Caisse;
Nord n'avoient pas jasqu'olore
des habitans les
elles y ont été allectées à la décherge cette capitation aet ét6
payoient auparavant. On conçoit annéeàs que liv. ellc a dté diminuée
Clivée pendant la preniè-e
), et de nouvelles exempdun quart les années suivantes habitans (3
seroit facile
des
pauwres.ila
tions ont eulieuau prolit
unique ainsi fixée, étoit plus
de prouver que la capitation
anparavant
lererecue différents droits ou impositions perçus
sèrarément.
Arrêt du Confeil fupérieur
(1) No. IX. des pitces fur les juffificatives. Négres, à trois liv. par tête,
qui fixe lin.pofition
; ordonnance concernant
(2) No. XI. des pièces de juflificatives Police au Cap, & létebliffement de
Fangmenration du corps Foit
au port de Paix & a Saint Louis.
brigades de Police au
Dauphin,
deux pièces : Arrêr du
(3) No. XUI. des pièces janvier juftficatives, autre arrèt du 5 février,
Confeit fuppérieur du 30
1789, dans les villes & bourgs,
qui déciare que les habitans Négres non & au-deflous domiciliés sont exempts de la contrigui n'ont que droits quatre Municipaux,
bution aux
:
Fangmenration du corps Foit
au port de Paix & a Saint Louis.
brigades de Police au
Dauphin,
deux pièces : Arrêr du
(3) No. XUI. des pièces janvier juftficatives, autre arrèt du 5 février,
Confeit fuppérieur du 30
1789, dans les villes & bourgs,
qui déciare que les habitans Négres non & au-deflous domiciliés sont exempts de la contrigui n'ont que droits quatre Municipaux,
bution aux
: --- Page 27 ---
à
construstion des
r La somme destinée annuellement à toute la la Colonie, en
Ponts fut fixée à 140,000 liv. fur pour destinée pour 1782. Sur
1788, et une pareilie somme y deux Ponts dans levoisinage
ces 280,000 1i ila été construit l. il est resté 5oooo liv. pour
du Cap;ils ont coûté semblables 230,000 dans les autres quartiers de
des constructions
les toisés des Officiers du Corps
la Colonie. C'est sur les ordonnances de payement ont
Royal de Génie, que des
par Messieurs les
été expédices au profit entrepreneurs moi. La somme de 140,000
Gouverneurs Généraux et par
aucune autre dépense
n'a pas été excélée. On ne c'est trouvera sans le moindre fondement
ordonnée par nous, dans et ce chef de dénonciation < que
que lon a avancé
Marbois s'étoient rendus
D Messieurs de Vincent et de de cette Caisse >.
D administrateurs souverains
années du scrupule.
Au reste, témoin Conseil pendant l'a administrée, quatre je sqnis qu'il
avec lequel le
le regarde directement, Fot
rendre, pour la gestion qui de T'emploi des fonds.
compte le plus satisfaisant c'estlà
despreuves
Les comptes existent 3
de qu'ontrouveroitd cette comptalilité. Le
authenriques de l'exactitude
demander qu'ils soient
rédacteur de la déncnciation peut
produits. Tout le reste de ce chef d'accusation est rempli voir le d'asser-. néant.
tions qu'il sutit d'exposer pour en faire les Marguilliers
Ni le Ministre, ni moi, ne chargeâmes : ils en sont chargés
de la perception des deniers de loix. municipaux ; et on en trouve encore la
par une multitude les
de cinquante années, déposés. aux.
preuve dans comptes Mais à
prix que ce fut, On
Grefles des Conseils,
quelque comme des délits des
vouloitaénoncer, etila licites, fallu présenter mais même ordonnées ; ce n'est
chosesnoneralemene)
règlemens, qu'on peur déconqu'en rappellane s21s cesseles tend à égarer tous ceux à qui la.
certer une marche Saint qui Domingue-n'est pas.. connue.
Çonstitution de ni la réunion des Conseils ni celle des
Je n'oi ordonné
n'ai
fait décréter-le. sieur de.la.
Caisses Municipales; je p2s
itaénoncer, etila licites, fallu présenter mais même ordonnées ; ce n'est
chosesnoneralemene)
règlemens, qu'on peur déconqu'en rappellane s21s cesseles tend à égarer tous ceux à qui la.
certer une marche Saint qui Domingue-n'est pas.. connue.
Çonstitution de ni la réunion des Conseils ni celle des
Je n'oi ordonné
n'ai
fait décréter-le. sieur de.la.
Caisses Municipales; je p2s --- Page 28 ---
T Tie :
22 dèpassion, c'est trop mettre
Faucherie, et c'est
montrer à me reprocher 2 que d'en
en évidence qu'on NCRL aucun manière grief qu'on les présente, me
inventer qui, de quelque
seront toujours écrangers.
N.
CHEF D'ACCUSATIO
dictés all Roi en faveur de PIntendant
Leure d'approbation
coupable,
m'écrire. Je prends un grand plaisirà
Sa Majesté a daigné les fois
l'occasion sen présente.
publier sa lettre toutes
que
Elle est ainsi conçue (15).
ordre exprès que M. de la Luzerne vous
C Cest par mon
vos fonctions, et à m'estre aussi
remplic
sûr
> écrit. Conlinuezà lavez esté jusqu'ici. Vous pouvez estre
D utile que vous
de mon estime; et compter sur mes
> de mon approbation,
2) bontés. LOUIS >,
le
fut remise par. M. le Comte de Peynier
Cette lettre me deson arrivée à Saint-Domingue: : je
18 août dernier, jour
tout le prix d'une aussi belle
sentis bien toute la grandeur, de la dénonciation le sent aussi;
récompense : le rédacteur
de la joie
mais la peine qu'elle lui cause ne peur général, approcher en me la remetY'éprouvai. M. le Gouverneur
à
que me dit : a Vous avez rendu un service important au
tant,
Manufactures, à la Navigation,
> lAgriculture, aux à la Çolonie même; le Ministre a
> Commerce national,
il pourroit proposer
> cherché quelles augres celle-ci récompenses p.Je dis à mon collègue que
5 au Roi de joindre à
erle lendemsinjéerivis à M, de
jen'en avois plos à désirer;
la Luzerne la lettre suivante,
(1s) NO,XIII des pièces justificatives, Deux pièces.
::
service important au
tant,
Manufactures, à la Navigation,
> lAgriculture, aux à la Çolonie même; le Ministre a
> Commerce national,
il pourroit proposer
> cherché quelles augres celle-ci récompenses p.Je dis à mon collègue que
5 au Roi de joindre à
erle lendemsinjéerivis à M, de
jen'en avois plos à désirer;
la Luzerne la lettre suivante,
(1s) NO,XIII des pièces justificatives, Deux pièces.
:: --- Page 29 ---
N
E
Ai Port-au-Princé, le 9 aoit 1789.
Mgr.
M. le Comte de Peynier est arrivé hier : il m'a remis
<
le Roia eu la bonté dem'écrire : cette grace
5 la lettre que
d'une vive reconnoissance, etje
> distinguée m'a pénétré de Pémotien qu'elle m'a causée.
> vous écris encore plein souvenir des peines qu'on a voulu
>> Elle anéantit jusqu'au M. le Comte de Peynier m'a dit que
> me faire éprouver.
avec bonté à chercher quelque
D vous vous étiez occupé à accorder à mes services. Je ne
> nouvelle récompense
et
rien
ce que Yai obtenus Tapprobation
> demande
après
à jai consacré ma vie, les
> authentique du Souverain qui faites, et la
oh je vais
D) graces sans nombre qu'ilm'a
rien place à desirer.
> continuer à le servir, ne me laissent
où rien
Permettez
dans un moment
>
cependant, que,,
devroit troubler ma satisfaction, je vous exposequ'elle
> ne
comme quelqués circons-
> ne sera pas sans mélange, si,
o éprouve les
> tances me l'indiquent, M. . de . Sa . Majesté. On m'assure
> marques du mécontentement occasionnées par divers actes
> qu'ila recueilli des plaintes Obtenez pour nouveau bienfait
> de mon administration. soit sévèrement examinée, non
5 de- Sa Majesté, qu'elle
vous me transmettez
> par vous : la bonté avec laquelle de la satisfaction que le
> en ce moment les témoignages me force à vous récuser. Je
a Roi a de ma conduite,
sois entièrement inconnu,
> demande desJuges de qui je à me traiter avec sévérité
> et qu'on puisse croire portés
(16).
> plicôt qu'avec indulgence
(16) Le Roi ne m'a pas fait cette grace, mais it suivant ne m'a les point exinterdit de la demander à lAssembiée rendue Nationale; le 26 décembre et 1788 avec
pressions de l'Ordonnance que a jai la regarderai comme la récompense
M. le Marquis honorable de Chilleau, de mes travaux, je
comme une justice et en même
>> la plus comme une faveur distinguée 220 No, Y des pitces justifiD temps
gativesa
gence
(16) Le Roi ne m'a pas fait cette grace, mais it suivant ne m'a les point exinterdit de la demander à lAssembiée rendue Nationale; le 26 décembre et 1788 avec
pressions de l'Ordonnance que a jai la regarderai comme la récompense
M. le Marquis honorable de Chilleau, de mes travaux, je
comme une justice et en même
>> la plus comme une faveur distinguée 220 No, Y des pitces justifiD temps
gativesa --- Page 30 ---
demande d'accorderà
Mais en même temps je vous
due aux motifs
>
la faveur qui semble
> M: . . - e toute Vous ne trouverez dans les causes qui même lui
s qui lont animé.
desir d'être utile à la Colonie de la
>> de son rappel quele que de la répugnance pour l'exercice sévérité
>> éroit confiéc,
qui eût nécessité une
> partie de ses obtenir pouvoirs des biens éloignés : vous
que
> sente pour
à la bienfaisance
EA
faute, une disposition
à éconduire un
> point
ne
se résoudre
ont
> M. . . avoit : recours pouvoit à lui.Si jamais des fautes elles
> infortuné qui légares, ce sont celles de ce genre; et jai sou-
) dû paroitre même des vertus dans un particulier, de
Ob-
>> seroient
en commettre pareilles. et
de ne
rendre ses bontés;
D vent gémi donc de Majesté de lui lui et envers moi,
> tenez
ENER
la faveur soit entière envers de vous >.
>> pour que la démarche que) je fais auprès : mais
> gu'il ignore
auroit dû lignorer toujours
Je sens bien qu'il
qui
a
des senriments de vengeance,
à
six mois on m'impute cceur. J'ai résisté jugsautouedial On
jamais été dans mon
avec cette arme victorieuse. d'avoir
combartre ces accusations
et si le foible mérite
mecontrailntde m'en servirenfin, je la publie, cette perte
écrit cette lettre est perdu quand
ne tombe que sur moi. obtient des graces éclstantesyil doit
Lorsquun citoyen
des uns, au déchainement
fattendre aux Toplndtament ou des censures qui seront prodes autres, et à des éloges du bienfait. Pour moi,je Tavouerai,
parionnés àla grandeur règne dans la dénonciation ne faveur m'éTexcessive animosité qui dà espérer qu'une aussi grande
tonne point je n'ai pas
; moi-même, avant d'y parseroit vue avec indifférerce des témoignages de satisvenir, je n'ai jamais oùi parler servent leurPatric, sans me sentir
faction tccordés à ceux obtenir qui de semblables. Je dois, pour
enfammé du desir d'en
redouter lenvie qu'elles ont pu
m'en montrer digne, ne employer toute ma vie àles justiexciter contre moi; je aie faire désormais à mes concifier, et, comme par le passé, dépendra de moi de leur faire. Ce
toyens tout lel bienquil
::,
erce des témoignages de satisvenir, je n'ai jamais oùi parler servent leurPatric, sans me sentir
faction tccordés à ceux obtenir qui de semblables. Je dois, pour
enfammé du desir d'en
redouter lenvie qu'elles ont pu
m'en montrer digne, ne employer toute ma vie àles justiexciter contre moi; je aie faire désormais à mes concifier, et, comme par le passé, dépendra de moi de leur faire. Ce
toyens tout lel bienquil
::, --- Page 31 ---
N
25 d'avoir Frouvé dans te.
Ce n'est pas assez cependant administration a été sans
cours de ce mémoire,
davantage, mon
et les graces même
dois ici
ele
reproche ; je
tacitement robligarion de manide S. M. m'ont imposé
jy avois de justes droics.
fester, lorsqu'il le faudroit, remplir que cette râche
Mais comment pourrai-je
habitants de
aS
une dénonciation à laquelle treize
on m'accuse d'inmingue ont apposé leurs signatures prouvées, 7
de tout ce:
humanité, de calomnie, de forfaitures odieux. On n'apporte,
gui peut rendre un administrateur mais si le dénonciateur >
il est
aucune preuve demandoient 5
des rémoignages
les juges, ethe parties 2 me
seroit
facile, et
nombreux, rien sans doute ne me
une plus multitude;
les dépôts de I'Intendance en contiennent
à ma démais je ne les invoquerai point iaire 5 de qu'importent mon administration,
fense les éloges- qu'a pu attendoit de moi son avancement,
tantôt un subordonné qui pouvoit redoutér ma vigilance.
tantôt un comptable qui été dictées par le sentiment le
Ces lettres eussent-elles
suspectes. On me demanplus pur 3 seroient toujours aux signatures de treize
deroit avec raison d'opposer
pareil d'habitants.
habitants de St.Domingue, un nombre lenr fortune 2 mais.
considérables 2 par leurs emplois ,
et n'étant mûs
sur-tout indépendants de Faciministrateur, ni
T'espoir de ses
ni
la crainte de sa sévérité 2 par
par
fussent
tous persdnnallenent
faveurs , qui me
presque
d'autre mcbile
inconnus 2 et à qui on ne pût de la supposer vérité. On demandoroit
que le bien public et Famour fussent
adressés à VIntendast
que ces témoignages ne
point ensemble. Il faudroit:
seul, mais aux deux administrateurs
mais de celui
les tirer, non du dépôt de Tintendanee, qu'ils eussent été envoyés:
de l'administration commune, de la Colonie sans exception > ett
de toutes les parties qu'il en eût de toutes les époques demême du Cap:
y.
la plupart eussent été
mon séjour à St.Domingue, en "cût que même de postérieurs à:
écrits récemmenc >. qu'il y
D:
point ensemble. Il faudroit:
seul, mais aux deux administrateurs
mais de celui
les tirer, non du dépôt de Tintendanee, qu'ils eussent été envoyés:
de l'administration commune, de la Colonie sans exception > ett
de toutes les parties qu'il en eût de toutes les époques demême du Cap:
y.
la plupart eussent été
mon séjour à St.Domingue, en "cût que même de postérieurs à:
écrits récemmenc >. qu'il y
D: --- Page 32 ---
y/ 7it.
:
de la Colonie, que tous fussent spontanés,
mon départ de personnes sans intérêt comme sans passion ;
et l'ouvrape
de moi de rroduire les rémoignopes
ehiin on exigeroit
à St.-Domingue 7 pour juger
des deux corps préposés alors sans doute des allégations qui
les administrateurs :
seroient vicrorieusement
ne sont soutenves d'aucune preuve la plus ligère trace après'
déruites, ct ne laisseroieut pas
elles.
treize, mais Flus de
Eh bien!je ruis produire, ron pas toutes les conditions
cent cinquante lectres où l'on trouve
sercnt
exigées, étdontles originaux sontdans sévérités, mes mains.Elles si nonobstant
prisentéerau Comite-Simalgré mes
jai reçu des
ma ferineté à maintenir Je régime prchibitif, de
qui
témoignages au.si nombreux d'estime cause. et de tant maldoutes sur la véritable
AETSS
restera til des reconnois que ces éloges sont exagérés ;
veillance. 2 Je
les mériter, je suis loin -
quoique je n'aie rien omis
L'indulgence des
me soient
AL
de croire qu'ils
qui s'est montré Com:
leur affection pour un administrateur
faire prospérer
farigable à exécuter tout ce qui pouvoit lettres. Que l'on
la Colonie, ont dicté la plupart de toute ces ma vie hors de
considère à présent que j'ai passé de
de mes Concimon pays, et que je suis connu peu et on me partcyens: mon administration est attaquée, d'autres en ont
donneroit sans doute de publier ce que
la confiance
pensé. Je ne le publierai point. Je respecterai de St.-Doqu'on m'a montrée. Je donnerai aux Colons d'affection, 7 en
mingue une nouvelle et derniere preuve
entre
me privant de ceite défense, 9 en ne plaçant personne est en mon
mes ennemis et moi, en érouffant, autant à entrerenir qu'il de malpouvoir 2 tout ce qui contribueroit voudront être nommés, se
heureuses divisions; ceux qui
moi. Aucun ne denommeront. 2 et ne le seront point fais par ici lal loi; mais si un
sire pertêtre le secret dont je me
l'ai
un jour
je
compronit,il
senl pouvoit se plaindre
que
n'y a rien qui ipût m'en consoler.
mes ennemis et moi, en érouffant, autant à entrerenir qu'il de malpouvoir 2 tout ce qui contribueroit voudront être nommés, se
heureuses divisions; ceux qui
moi. Aucun ne denommeront. 2 et ne le seront point fais par ici lal loi; mais si un
sire pertêtre le secret dont je me
l'ai
un jour
je
compronit,il
senl pouvoit se plaindre
que
n'y a rien qui ipût m'en consoler. --- Page 33 ---
C'est aussi sous ce chef que j: le trouve serois une sans imputation doute, si
dinhumaniré: moi inlurnain ! Je
de la
un insrant
compromis Faprovasotnenens
jeus.e Colonie; mais toujours elle a été safisament mes pourvue, soins.
et constamment par
m'ac
souvent surabondamment le rédacteur de la dénonciation
Et sur la foi de qui
Moi inhumain ! qu'il me seroit
cusotil dinhumanite à quel point jai respecté l'humanité
facile de prouver de scjour à St.Domingue.
pendant quatre.anméas de laurtérisé de mes principes
Seroit - ce à cause infidèles > qu'on osc me taxer
envers tous les comptables ceux qui me. liront, quin'a pas
dinhumanité ? Eh !
qui se commettoient
aucrefois oui parler rae dépralations Caloniet Je les ai fait casser
dans les finances de cette désordre eût alors 615 porté, si :
et qu'on voie jusqu'olle
le relichemene deladcette corruption fut venu se joindre des Loix.
ministration dans l'exécution
cette sévéried? L'AssemVeuton sçavoir ce qu'a produic déjà les effets salutaires, par los
blée Nationale en connoit St.-Domingue, quilui ont éréprésentes.
états des Ainancesdes de faire observer les avancages que
Mais il convient encore retirds. Si Yon consuke les états et
la France mêne en a de France avant mon alministratiou,
comptes des finances
dans la dépense pour
on trouvera St. - Domingue année. employé Ouvrons au coutraire le
plosieurs millions chaque de lannée dernicre,, des revecompte rendu au premier des mai départentents , etremis àlAs
nus et des dipenses fixves M.Necker ; iy trouve le talleuu
semblée Natiunale par
suivant > pag. 33le citant, je pcnss avoir f.it
Qu'on ne croye pas qu'en adminuaré pendant lapais,
mieux que mes spnédcescims.Jai
comme etraunii
ou lesréformess sont faciles.Sijeuss.
temps
la Guerre, elles mauroient acinpustie:
nistré pendant fait moins bien qu'eux. Qu'on.e pensei pesacn.pins fouds
Jaurois
faire clld-mencoies
quelesautres Colonies pourroient
D2
pag. 33le citant, je pcnss avoir f.it
Qu'on ne croye pas qu'en adminuaré pendant lapais,
mieux que mes spnédcescims.Jai
comme etraunii
ou lesréformess sont faciles.Sijeuss.
temps
la Guerre, elles mauroient acinpustie:
nistré pendant fait moins bien qu'eux. Qu'on.e pensei pesacn.pins fouds
Jaurois
faire clld-mencoies
quelesautres Colonies pourroient
D2 --- Page 34 ---
ME
:
3 on croit assez
de leur dépense, ainsi que Saint-Domingue est la seule oà cette grande
généralement que cette dernière
économie Nationale ait Fu éereintroduite.
tête de
sont placés en
Saint-Domingue et ses dégendances actendu qu'ils n'occace tableau pour Mémoire seulement,
sionnent aucune dépense au Royaume.
Mémoire.
Saint Domingue et ses dépendances. -
.
1,306,8361.
Ia Martinique
625,863
Sainte - Lucie .
878,289
La Guadeloupe .
. $32,069
Tabago .
Artillerie & Fortifications pour
o
4,679,0001.
toutes les Isles du Vent.. 499,650
N.B.Ssin-Domingse est sous le Vent.. e
718,415
Cayenne :
117,492
St. Pierre Miguelon a
Isles de France 8 de Bourbon,
4,678,000
Pondicherry .
dont on connoitra la détresse en
'Ainsi Saint-Domingue, les
sur une lettre jointe aux pièces, 2
1785, si on jette yeux ( 17), , peu de tems avant mon
écrite par un des Trésoriers dont on me proposoit a cette époarrivée, Saint-Domingus dettes
Trésor Royal de France,
que de faire payer les
parle des travaux immenses y ont
les a acquittées de son revenu; sommes dans les Caisses;
été exécutés, jai laissé de grandes d'Etat quirégit présentement
et, au témoignage de Phomme Colonie est aujourd'hui la seule qui ne
nos Finances 7 cette
coûte rien a la Métropole.
Le Trésorier de la seule
(17) No. XIV. des Pièces jusrificatives. Juin 1785, qu'il est à découvert de
ville du Cap, annonce au 23 pas que de long-rems ces sommes soient
500,000 livres, et qu'il ne prévoit de mois après mon arrivée, et l'on cessa
soldées. Elles le furent peu d'autres dettes,
absolument de çontracter
la seule qui ne
nos Finances 7 cette
coûte rien a la Métropole.
Le Trésorier de la seule
(17) No. XIV. des Pièces jusrificatives. Juin 1785, qu'il est à découvert de
ville du Cap, annonce au 23 pas que de long-rems ces sommes soient
500,000 livres, et qu'il ne prévoit de mois après mon arrivée, et l'on cessa
soldées. Elles le furent peu d'autres dettes,
absolument de çontracter --- Page 35 ---
donte. suivre 29 la marche que je trouvois
* Je pouvois sans libre cours aux dépredacions, nc point
établie s laisser un
le Roi à des prix exorbipayer, ou payer mal, 2 acheter Caisses pourl de France pour suppléer au
tans, et compter sur la les Colonie. Elle eût continné à engloutir
déficit de celles de elle-même, une partic des contribusans aucun profit pour jaurois pendant quelque tems d'indivi- encore
tions du Royaume ;
de cette multitude
administré aux applanudssemnens a soulevés contre moi, contre
dus qu'un nouveau régime
anéantileurs profits illégil'Administrateur qui a subitement
qui ayant suivi avec
times. Mais, quel est Thomme public des affaires génerales, n'a
quelque attention le mouvement qu'il étôit presque impossible de
pas dà pressentir dès 1789, faite dans les Finances en 1788,
prévenir Texplosion quisest de France pour faire le seret que compter sur les des Caisses risques d'autant plus grands , qu'ume
vice, c'étoit courir auroit eu à Saint-Domingue des sui- le
çessation de payemens
dans le Royaume. Je
tes encore plus déplorables ceux à ces matières sont familières.
doncà tocs
atre
demande
réveil auroit suivi ce funeste assoupisseQuel épouvantable
en cas de disette, aux approviment ? Comment
Comment nayerlesappamtemnent
dela
tant
ESDERE
sionnemens des autres salariés? Comment continuer
des troupes et
qui de toutes parts attestent la
de travaux et d'entreprises active et bienfaisante?
présence d'une administration
arriver rà un meilleur
S'ilfaut user de quelquerigueur, 2 prévenus sans quelque
maux ne
itere
état, si tant de là être ERISN , je le serai toutes les fois
sevérité, sic'est dans une situation parcille: placé entre
que je me trouverai ouà perdre T'affection de ceux queje
deux écusils, exxposé, àlempire de la loi, ou à souffrir la conyoudrai soumattre
je nc craindrai point de m'avancer
tinuation du désordre, 3 serai seul menacé. Cetteroure même
vers les dangers dont je moi, car si jen'eusse pas fait tcuc ce
a été la plus sûrc pour
ces cmissions seroient Ja madont on m'accuse mujourdhui, bien autrement graves.
tière d'accusations
sc plaindroit de Tinjustice
Mais en vain Thomme public Sa sévérité, quoique pass2de ses concitoyens à cet égard.
re
je nc craindrai point de m'avancer
tinuation du désordre, 3 serai seul menacé. Cetteroure même
vers les dangers dont je moi, car si jen'eusse pas fait tcuc ce
a été la plus sûrc pour
ces cmissions seroient Ja madont on m'accuse mujourdhui, bien autrement graves.
tière d'accusations
sc plaindroit de Tinjustice
Mais en vain Thomme public Sa sévérité, quoique pass2de ses concitoyens à cet égard. --- Page 36 ---
-/
30:
est sentie : les grands maux qu'elie prévient ne seront
père,
jamais connus. sait même si d'autres ne me feront Fas un jour le rei
Cui d'avoir éré trop indulgent envers les débiteursau Roi
proche
lesloix les plus impératives
et aux orphelins ouI héritiers,dont Cette crainte
jéprouve 9
m'avoient remis les incérè:s.
surprendre que ceux qui
d'être trouvé trop indulgent 2 pourra sévérités.Mais ccmment
ont ouï tant de clameurs contre mes
mcn indulgence
à (800 lieues de la Colonie 3 prouver été sans que bornes ? Est-ce en
envers les Débiteurs publics a détenteurs des biens du fisc
France queje trouverai quelques accordé,pour sacquitter, des
ou des vacances, auxquelsfsi laissé expirer. Oui, il y
termes qu'ils ont stccessivement à eux mêmes i quils se
en a en France 7. et j'en arpelle
disent avec
nomment, qu'ils deviennent mes défenseurs,et
une honorable franchise çue s'ils n'ontrien payéjusqua mais
faut
à ma
e
négligence;
sent, il ne point l'imputer mes insiances n'ont éié sui.
conviennent en même teins que
mérité un
vies d'aucun acte inhumain, Sijai en apparence héritiers
pareil reproche , c'est de la part des malheureux
dont l'infortune m'étoit bien connue, et qui ne sauront jacombien d'efforts j'ai employés inutilement pour la faire
mais
cesser.
les
suivantes ont-elles trouvé
Mais ccmment paroles droit ose-t-on dénoncer rs
dans la dénonciation et de quel insultant de l'Intendant :
Colons eux-mémes? C Triomphe
ses nombreux enne-
> mépris plus insultant de sa part la pour
dont T'exéde la scène
tragique
> mis 9 préparatifs
si sa fuite Rett épargné à la ColoD cution alloit suivre,,
> nie une catastrophe sanglante > (18). d'une scène tràQuels ont donc été ces préparatifs ces étonnantes exgique 3 et quelles idées me présentent
(18) on m'a dit que dans un moment d'égarement publique un Particulier a fait
avoit écrit 3 il nous faut une Victimc. L'indignation
taire aussitôtce voeu atroce,
9 préparatifs
si sa fuite Rett épargné à la ColoD cution alloit suivre,,
> nie une catastrophe sanglante > (18). d'une scène tràQuels ont donc été ces préparatifs ces étonnantes exgique 3 et quelles idées me présentent
(18) on m'a dit que dans un moment d'égarement publique un Particulier a fait
avoit écrit 3 il nous faut une Victimc. L'indignation
taire aussitôtce voeu atroce, --- Page 37 ---
-
3T
pressions ? Je n'ose me livrer au sent'ment que) jéprouve. :
Non les Colons ne forment point un épouvantabie St. regret
des ennemis parmi ceux de Domingue,
non, cussai-je mérité cette affreuse imputation : un cri gdils n'ont s'élève point déjà de toutes nos provinces maritimes, pour
nérai
à la main les lettres etles nomla repousser 9 et moi, tenant m'ont été adressés 2 j'atteste à
breux témoignages qui
de mes ConT'Assemblée nationale, et la reconnoissance
citoyens et leur humanité.
D'AC CUSATIO N.
CHEFS
d'un Intendant proferit.
e Maintenue opinidare
criminelle. >
> Disette de farines, insouciance
Chefs demandent à être réunis : voici comCes deux dénonciation s'exprime à mon sujet.
ment la
à
contre la disette, fut proposé
C Le seul parti prendre M. du C C'étoit d'ouvrir
> en plein Conseil, par
à nos voisins de
> les dix DOTtS d'Amirauté, et de permettre en retour de leurs
> charger des sucres et des cafés ouvertement. 2
Il plaida
> farines. L'Intendant s'y opposa
contre le salut de
> avec force la cause de la prohibition, son ordre, dans les
> la Colonie, ses discours imprmespar > Toutes ces asser-
> gagertes > vont être mis sous vos yeux.
tions sont contraires sà la véritd.
demande instamment
Mais avant d'entrer en matière,je suivante. Celui de mes colqu'on s'arrête à Tot servation
a retidu deux ordonlègues, , dont il est ici question,
L'une admat les:
refusé de concourir.
rances auxquellesjai dans la partie du Sud de St.- Domingue , pendant
érrangers
la cessation des opérations du corcing ans. 2 et annonçe
L'autre a pour objet
merce de France, pour in temps. (19)
(19) No.xv. des pièces juftificatives.
,je suivante. Celui de mes colqu'on s'arrête à Tot servation
a retidu deux ordonlègues, , dont il est ici question,
L'une admat les:
refusé de concourir.
rances auxquellesjai dans la partie du Sud de St.- Domingue , pendant
érrangers
la cessation des opérations du corcing ans. 2 et annonçe
L'autre a pour objet
merce de France, pour in temps. (19)
(19) No.xv. des pièces juftificatives. --- Page 38 ---
32 de la Colonie, (20) et con:
direct, Taprovisionsensent de la précédente. On a confirme aussi les dispositions avec un autre : on s'est évifondu un objet dimportation des articles bien différens. Je n'ai
demment trompé sur lintroduction des nègres par les étranpas voulu ordonner
ma résistance regardoit limporgorss on a prétendu que
Ceci va devenir clair et
tazion desFarines par les ttrangers. de Saint-Doningue euxsensible, et MM. les Dépuiés diront : < on veut nous:
mêmes reconnoissant ja vérité, Quittons ce rôle peu
> rendre les organes de l'imposturs. Cessons de nous laisser égarer
> digne de notre caractère. intéressésau désordre, et monde gens
> par les passions retour 2 un courage aussi grand que
D trons, par un sage avons été entrainés. >
> l'erreur oùt nous
est avancé dans ce chef de
Qui doute, d'après ce n'aie qui été présent à la séance oû fut
dénonciation;, C que je du 27 Mai, qui ouvre en effet
POrdonnance
n'aie
> enregistrée d'Amirauté aux étrangers 5 que de je la
> les dix poris
Conseil la cause
>) plaidé avec force en plein
dû combattre
1e.IC
le discours où jai
dans
> hibition, que Mai, n'ait été imprimé par mes ordres ce
> nance du 27
on va le produire." Tout
et qu'enfin
>) les gazettes bout 7 à l'autre n'est qu'une fiction. Non-seule- mais je
récit dun n'ai fait le discours qu'on me prête , où cette
ment je même pas assisté à la séance du 29 Mai, du Conn'ai ordonnance pas
fut enregistrée. Le registre plumicif de chaque séance
du procès verbal
seil porte en marge
et ceux des administrales noms de tous les Magistrats,, les inscrire fidelement à meteurs, quand ils y assistent; est un devoir indispensable
sure quils prennent, place consultc 2
ce journal à la date de
du Greffier : que Pon
pas mon nom. On ne troucette séance 2 on n'y, trouvera moi le 29 mai 1789; mais pour
vera aucun arrêt signé par
(20) No. XIX. des pièces juftificatives,.
trancher
marge
et ceux des administrales noms de tous les Magistrats,, les inscrire fidelement à meteurs, quand ils y assistent; est un devoir indispensable
sure quils prennent, place consultc 2
ce journal à la date de
du Greffier : que Pon
pas mon nom. On ne troucette séance 2 on n'y, trouvera moi le 29 mai 1789; mais pour
vera aucun arrêt signé par
(20) No. XIX. des pièces juftificatives,.
trancher --- Page 39 ---
$3
L'arrêt
T'ordonnance même. (21)
trancher 9 je rapporte
le Doyen du conseil qui
d'enregistrement est signé par le conseiller que javols
présidoit à ma place 2 et par
nonmé rapportéurt
de toutes les ordonnances
Il est assez remarquable administration, que
celle-ci est la seule
rendues pendant mon
Conseil
en mon abqui ait été enregistrée att
supérieur de ma présence
sence. Mais après m'avoir fait un la crime séance du
va
et de mon prétendu, discours à
été 29,.0n dé
peutêtre m en faire un de n'y, avoir pas
préseut, de m'en
n'avoir point parlé. Mon intention n'étoit billet pas de mon
absenter. : mais le 27 au soir, je reçus un de prier M.
Collègue'conçu en ces termes. < J'ai Phonneur du
de nommer un de MM: Conscil, pour
S de Marbois,
son - refus m'oblige de sis rapporter T'ordonnance que dans le "cas oit son in-
$ guer "seul, en observant d'aller -que au Conscille jour que Toi
D tention ne seroit pas
M.de
soft
Fougeronidoyen)
a procédera* enregistrement, chargé 9 devant présider la
D ne pourroit pas l'absence en étre de M. TIntendant.> (22)
D séanco, en
Je
Je déférai à linsinuation du Gonverneur général. Jc h'assistai
nommai un autre rapporteur que le-1 Doyen. de discours contre
pas à ia séance : je n'y fis donc. donc pu le faire imY'ordonnance du 27 Mai, je primer dans les gazettes. L'extrait qui est rapporté invention. com- Il
me tiré des gazettes s' est donc: les une pure mettent ce disest donc impossible que MM. Députés de l'Assemblée, ainsi
cours et ces gazettes sous les yeux Je neles sommeraipoint de
qu'ils en prennent l'engegement. le
pas. Je les invite
le remplir. Je sais qu'ils ne peuvent
seulement à reconnoitre leur erreur.
par mes refus,
Mais on me demandera pourquoi j'ai,
(21) No. XIX. des eft pièces joint juftificatives. au no, XIX, des pièces juftificarives.
(22) L'original
E
. Députés de l'Assemblée, ainsi
cours et ces gazettes sous les yeux Je neles sommeraipoint de
qu'ils en prennent l'engegement. le
pas. Je les invite
le remplir. Je sais qu'ils ne peuvent
seulement à reconnoitre leur erreur.
par mes refus,
Mais on me demandera pourquoi j'ai,
(21) No. XIX. des eft pièces joint juftificatives. au no, XIX, des pièces juftificarives.
(22) L'original
E --- Page 40 ---
34 seul cette ordonnance - 9. car
obligé mon collegue de chef signer d'accuention est présentement
c'cst à ceci que le
et il ne restera de doute à perréduit. Je vais Vexrliquer : Fai:f faits, pcur procurer à Saint
soune, sur les efforts qué de subsistances, et sur le succès.
Domingue abondance
qu'ils ont eu.
dois rappeller une
Mais en craitant cette matière MM. s les je
oubliée
dénonciation ancienne de
Dépués, a des
aujourdhui par tout le monde 9 et qui cependant Quand
immédiats avec ce Chef d'accusation.
ne
rapports
le Dénonciateur. conviendra que je
je la reprends, à affoiblir ses attaques.
cherche pas diverses assertions que je trouve dans un
Ils'agit de
de la section du comité dagricule
> rapport fait au nom T'Assemblée nationalé d'examiner. la
a 'ture 7 chargé par
de Saint Domingue, relative à
> réclamation des Députés de TIsle.>
R
3 Tapprovisitunnement dont tôus les détails annoncent un citoyen n'a
Ce rapport; les matières d'économie politique
habicué à traiter
d'aucun décret. MM. T Démalheureusemene été suivi
la manière
dès l'année dernière,"de cité..
putés Sexprimoient, dans un de leurs écrits que iy trouvé
suivante ,
continue à ressentir la plus af-
< L'Isle a éprouvé, et
refus de l'Intendant 'de con
o freuse disette
. du : Le 27 Mai 1789, rendue ensuite
> courir à Fardonnance. général., n'a rien qui doive
D par M. le Gouverneur
partisan-d'un sysIl est vendu au commerces.et
cri-
> étonner.
Cette opposicion est
A tême prohibitif et rendu oppressenr., coupable d'insubordination; ce
D minelle : il s'est dans le. temps, et: méritera d'être
>) dont il sera accusé
> puni.>
d'insubordination envers mon colQuant à T'accusation d'une nature nouvelle. On y a renoncé.
legue, elle étoit méritent plus d'astcation.
Voyons si les autres
isan-d'un sysIl est vendu au commerces.et
cri-
> étonner.
Cette opposicion est
A tême prohibitif et rendu oppressenr., coupable d'insubordination; ce
D minelle : il s'est dans le. temps, et: méritera d'être
>) dont il sera accusé
> puni.>
d'insubordination envers mon colQuant à T'accusation d'une nature nouvelle. On y a renoncé.
legue, elle étoit méritent plus d'astcation.
Voyons si les autres --- Page 41 ---
35 le
éprouvé de
LIsle n'a point, comme on est prétend, fair sentir pendant
disette. La cherté des farines dernière. s'y Mais les gazettes de la
six semaines de l'année n'a jamais manqué de farines les et
Colonie prouvent qu'elle moins couté qu'en France, dand
que cette denrée y a
même elle a été veudue aurapports ordinaires; Bordeaux. souvent
dessous des prix de
oppresd'un systéme prohibinfer
L'Intendant est partisan attaché aux loix et aux ordonseur. Je suis inviolablement
nances.
ici le lieu d'examiner si le regime prohi- être
Ce n'est point
non. Cette question ne péut
bitif est oppresseur ou les Colons 5 soit avec les commerdiscutée, soit avec
nous
tous que nous
çans, qu'autant que nous souvent reppellons je Tai entendu traiter par
sommes François : très Colonie même, avec équité et modes Colons dans la
n'y soit trompé, il n'y a point
dérarion, et
personne où Pon soit plus François 9
de province qur Royaume 2 attachement àla patrie.
oû iy y ait plus de véritable
Non:mais, si
LIntendant est vendu au commterce.National. et ordres réim'écartant des ordonnances, abandonné > des instructions les intérêts de l'agritérés de S. M. 2 j'eusse
et de la Navigation natiodes manufacturos,
on auroit
culture 3 favoriser le commerce éiranger mais : avec plus
nale, pour tout aussi peu de raison 3
inpu dire avec
j'étois vendu au commerce
dapparence de vérité,que
terlope.
si je snis criminel, pour avoir refusé les
Voyons à présent des ordonnances qui admetroien:
de concourir à une à Saint Domingue.
éte
farines étrangères
quatre ordonnances ont
D'abord, on observera que en 1789.
rendues pour cette admission,
moi le 30 Mars.
L'une par M. du Chilleau, et par
E ij
3
inpu dire avec
j'étois vendu au commerce
dapparence de vérité,que
terlope.
si je snis criminel, pour avoir refusé les
Voyons à présent des ordonnances qui admetroien:
de concourir à une à Saint Domingue.
éte
farines étrangères
quatre ordonnances ont
D'abord, on observera que en 1789.
rendues pour cette admission,
moi le 30 Mars.
L'une par M. du Chilleau, et par
E ij --- Page 42 ---
M. du Chilleau sans moi, le27 Mai.
L'autre par
de M. de Vincent et par moi , le
Le troisième, par
10 Août.
M. le comte de Peynier et par moi 2
La dernière par
le 21 Octobre. (23)
trois fois concouru à
Il doit paroitre étrangs qu'ayant différents, ayant mème
cette admission avec trois collègues dont ils avoient bien voulu
rédigé les trois ordonnances
qu'elles contesucessivement me laisser le travail, parce
(24), jaye
relatives à la comptabilité,
noient des dispositions
et Pon cherche la
refusé de coopérer à une quatrième, bizarrerie : je vais la dire.
raison de cette apparente comme on l'a déjà vu, 3 avoit
Le Gouverneur général, mois de Mai 1789, une autre orrendu le 9 du même la liberté du commerce dans la partie
donnance pour établir
aux étrangers d'y
du Sud de Saint Domingue," D permettre
du sucre, et
introduire des Nègres,, etc, C d'en exporter cinq ans et pour
s toutes les denrées coloniales, pendant les
du com-
>> y faire cesser pendant un temps, concourir opérations : jassistai néanmerce de France >; je refusai d'y
ie fis un discours,
moins à la séance où eile fut enregistrée: refus. 11 fut imprimé, 2 et sera
dans leqwel je motivai mon
joine aux pièces. (25)
j'étois bien fondé dans
Il est généralement reconnu que
XVIII. XIY. & XX. des pièces jufif., & gazettes de
(33) nos.
la Colonie du mois de Novembre 1789. du 30 Mars 1789,
(24) Billet de M. le Gouverneur général,
n". XVIL des pièces juftificatives. bien voulu m'envoyer le projet.
c L'ordonnance dont vous avez l'intérêt du Roi, celui de la Co53 Monficur, me paroit concilier
& celui du commerce national >2 a 8tc.
> lonie,
Cette pièce eft jointe aul
(25) no, XVI. des pièces juflificarives.
mudmoire de M, de la Luzerne,
30 Mars 1789,
(24) Billet de M. le Gouverneur général,
n". XVIL des pièces juftificatives. bien voulu m'envoyer le projet.
c L'ordonnance dont vous avez l'intérêt du Roi, celui de la Co53 Monficur, me paroit concilier
& celui du commerce national >2 a 8tc.
> lonie,
Cette pièce eft jointe aul
(25) no, XVI. des pièces juflificarives.
mudmoire de M, de la Luzerne, --- Page 43 ---
fondé dans celui-de
ce refus : mais saiije été également Mai
elle est intitulée:
signer l'ordonnance du 27
1789, étrangères dans
Ordonnance concernant lintroduction desfarines de Saint Domingue
les Ports d'entrepbi de la partie Françoise
Si c'étoit réellement là le titre qu'elle dût porter 2 j'au- lieu
rois été inexcusable dans ma résistance ; mais, établis au
des trois Ports d'entrepôt oà il y a des bureaux
termese pour:
le commerceincrlope; ies étrangers, 3 aux
empécher des articles VI et VII de cette ordonnance , étoient oùt iln'y encore.appellés dans sept autres. Ports d'Amirauté, cependant quea point de semblables bureaux. Supposons et mes instrucjeusse -;
pris sur moi d'enfreindre ces loix. 2 de souscrire au:
tions
qu'il me fût possible
dernier 1 pensera-t-on article, qui est ainsi conçu: C n'entendons contre- du-
>. venir à aucune des dispositions de notre ordonnance, PLEIN ET ENTIER:
> 9 Mai 1789 2 QUI ordonnance SORTIRONT LEUR du 9 Mai, je l'ai déjà
>: EFFET. > Mais cette les
du commerce de France,
dit, faisoit cesser opérations des étrangers dans la partie du Sud,.
permettoic l'admission
ans. des Noirs, des farines,
pour y importer pendant cinq 2 du sucre 2. et toutes les.
des salaisons 2. etc. et J'avois en exporter refusé., javois dà refuser d'y
denrées coloniales.
confirmative, dans
concourir. En insérant cette Fintroduction disposition des farines étranl'ordonnance concernant mavoit mis dans Valternative, ou
gères, il semble moi-même qu'on celle du 9 Mai que j'avois refusé
de confirmer
depuis. par- S. M., et par: un,
de signer, (refus approuvé dire par la Nation) ou dei
arrêt du Conseil,, et je puis des farines étrangères. IL
paroitre contraire à F'introduction
et encore une fois
est assez prouvé queje ne l'étois pas, rendue deux-mois
cette preuve existe dans une ordonnance toutes crois.ré.
auparavant 2 €t deux autres rendues depuis,
avec les
digées par nioi. Elles se concilient parfaicemene et leur effera cons..
loix et réglemens de Sainti Domingue,
que, pour
tamment prouvé, il prouve encore de la aujourdhui Colonie, il sufisoiz
venir efficacement au secours
encore une fois
est assez prouvé queje ne l'étois pas, rendue deux-mois
cette preuve existe dans une ordonnance toutes crois.ré.
auparavant 2 €t deux autres rendues depuis,
avec les
digées par nioi. Elles se concilient parfaicemene et leur effera cons..
loix et réglemens de Sainti Domingue,
que, pour
tamment prouvé, il prouve encore de la aujourdhui Colonie, il sufisoiz
venir efficacement au secours --- Page 44 ---
sans en ouvrir eficore
d'ouvrir les trois Ports d'entrepôt,
sept autres.
Fordonnance du 27 Mai que jai refusé de
Levrai titre de
donc être: ( Ordonnance Ports poarkinsroducton de Saint Dosigner,devoit
dans les dix
les
> des farines étranreres,
un temps 3 opérafaire cesser 2 pour
aux étranD mingue, du commerce pour
de France, et permettre
Sud,
> tions
etc., dans la partie du
des Nègres,
>
gers d'importer des sucres, er toutes les denrées coloniales, inter-
> et en exporter
>> On conviendra quil m'étoit
> pendant cinq ans.
dit de la signer. chef de dénonciation.
Mais suivons ce
d'acheter peur la troupe,
> L'Intendant, sous prétexte le compte du Gouverne-
>> fut soupçonné d'accaparer pour
en certitude 2, quand
> ment; ce soupçon se changea presque moment de détresse 2
dans un nouveau
en détail,
> on vit Gouvernement affiché,
vendroit pour 120 livres Le souA que le avoit se procurer à 80 livres en gros. dans
> ce qu'on des biscuits pu gâtés se retraça douloureusement Marbois avoit
> venir les tétes. On observa que lesieur de
de f
s toutes
à Philadelphic, des magasins
> chez son beau-père de transporter dans la Colonic.
rines qu'il avoit proposé donne ici seroit courte, si je voulois
La tâche qu'on me
ne
pas 9 ce qu'on se
à nier ce qu'on prouve
toute entière
me borner bien d'assurer. Mais l'accusation porte
des on
garde des soupçons 9. des presque certitudes 7 et des obsur
retracès dans les têtes ,
avoit pu, des souvenirs et on ne peut dire à qui et quand
servation 5 O11 ne dit pas 5 eût été vraiment coupable.
jai fait cette proposition certe qui fumée.
Je vais dissiper toute savoir qu'autrefois mon beauSi le Dénonciateur a pu à Philadelphie, il ne devreit
père avoit été commercant les affaires depuis plus de douze
pas ignorer qu'il a quitté appellé par ses concitoyens de aux la
ans. Il fut à cette époque et enstite de Président
placcs de Vice-prénident, 3 d'habiter Pliladelphic, quelque
Pensylvanic, il continua
ai fait cette proposition certe qui fumée.
Je vais dissiper toute savoir qu'autrefois mon beauSi le Dénonciateur a pu à Philadelphie, il ne devreit
père avoit été commercant les affaires depuis plus de douze
pas ignorer qu'il a quitté appellé par ses concitoyens de aux la
ans. Il fut à cette époque et enstite de Président
placcs de Vice-prénident, 3 d'habiter Pliladelphic, quelque
Pensylvanic, il continua --- Page 45 ---
39 de ses fonctions 3 dans lestemps encore après T'expiration successeur MM. Dikinson, Francklin,
quelles il eut pour
lesquels le sien se plaçe avec
et Miflin, noms parmi années, il habite une terre dishonneur. Depuis liettes quielques de la ville. Il auroit repris avec joie
tante de deux
et ses infirmités ne lui permetle conmerce ; mais son âge
nideparticulibres.
toient de s'occuper, nic idatisirespulliques, à Philadelphie que mon
Je n'ai d'autre correspondant Roi toutes les lettres qu'il m'a
frère, Vice-Consal du séjour ; à Saint Domingue, y sont
écrites , pendant mon arrivées après mon départ inorestées. Celles qui y sont et m'ont été renvoyées ici oupiné, ont été interceptées,
verte S
avec cette ville,
Voyons quelle etoit ma correspondance de farines; ; le 9 Octobre
oli Javois, dit-on, des magasins
ce tâtimon frère n'écrivoit : < vous recevrez
(farine
1789 *0
et un d'In.lian
Care
D ment un baril de farine, (Sarrazin ) se récolte seule-
> de Mahis) le Buckwheat, iln'y en aura de moulu, que dans
D ment dans ce moment :
D une dixaine de jours.
qui se charge de cette
Le13, ilm'écrit : cle capitaine de farine de sarrazin
vous remettra aussi un baril
B lettre,
au marché Dans une lettre du
> que j'ai fait acheter
me suis assez bien.t trouvé ce
Octobre, il m'écrit, C. je
(26)jai Vil M.
>-1 matin 3 pour aller à Foineno-Point, la
fois, depuis 7 à 8
> Moore qui se levoit violent, pour la mis prenière à deux doigts de la mort.
X jours; un rhume lettre de votre femme dont il m'a dit
> je luiai remis la
de Tarticie des Ground-rents; je:
D le contenu al'exceprion dans i'état oû il étoit devoir en faire men-
> n'ai pas cru
baissent: elles sont à vingt-huit et vingt-
> tiorr. Les farines
> neufSchilling, gtc.).
(27) à cinq mille de Philade'phie
, pour la mis prenière à deux doigts de la mort.
X jours; un rhume lettre de votre femme dont il m'a dit
> je luiai remis la
de Tarticie des Ground-rents; je:
D le contenu al'exceprion dans i'état oû il étoit devoir en faire men-
> n'ai pas cru
baissent: elles sont à vingt-huit et vingt-
> tiorr. Les farines
> neufSchilling, gtc.).
(27) à cinq mille de Philade'phie --- Page 46 ---
40 de ces lettres 2 dont (28) Tin
Je joins ici les originaux donsc-iatenlepie
rerception même augmenteroit,
mon frère,
ticité: On' pentaussi consuiter mes compresavec
envois
verra un article de 22 Piastres fortes, pour
on deux y barils de farine et de fruits. Ces lettres prouvent
de
n'habite point Philadelphic, et si, proque mon beau-père d'introduire des farines étrangères à Saint
fitant de la liberté
l'entremise de mon frère,
Domingue, J'enai fait venir par je n'enavois
deux barils pourfusagede ma maison,
il ést
mon
; on
RIn
des magasins chez
beau-père
pouria, dans cette opéà défaut d'un délit, chercher un condamnation, ridicule
et je conration économique ; mais je les passe détails domestiques au-dessous
fesse que jer n'aijamais cru
m'ont
les affaires publiques j perde mon attention, quand
mis der m'en occuper.
depuis six années de mariage,
Je déclare aussi foisamon que, beàu-père : je n'avois d'autre
je n'ai écrit qu'une lui
le"rachat de deux contrats de rentes
affaire avec faisant que partie de la dot de ma femme, mais elle
foncières 2 elle même. C'est l'affaire des Grounds-renis, dont
la traitoit frère fait mention dans sa lettre du 28 Octobrè. de
mon
sans doute, du soin que je prends
On s'étonnera s
des presque certitudes, des souvecombattre des Soupçons,
à faire voir combien il en
nirs retracés. Mais je me plais détruire les illusions de l'erreur.
coute peu à la vérité pour des farines en magasin chez mon
Assurément 3 si Jai eu
dé les faire transporter à Saint
beau-père, et sijai proposé
intérêt à empècher que
Domingue , j'ai eu le plus grand
les farines
d'autres ne fissent ce commerce 2 ordonnances et à maintenir rédigécs
à un prix considérable. Mais trois les
efficaces 2 les Enfsc
moi, appellent par les moyens plus de farines 3 ellés
gateurs étrangers 2 avec des chargements Américaines. Je ne
ont été insérées dans toutes lettres les gazetres. circulaires ont été écrites
m'en suis pas tenu là: des
(28) no. XXI des pièces juftificatives: : quatre pièces.
P
issent ce commerce 2 ordonnances et à maintenir rédigécs
à un prix considérable. Mais trois les
efficaces 2 les Enfsc
moi, appellent par les moyens plus de farines 3 ellés
gateurs étrangers 2 avec des chargements Américaines. Je ne
ont été insérées dans toutes lettres les gazetres. circulaires ont été écrites
m'en suis pas tenu là: des
(28) no. XXI des pièces juftificatives: : quatre pièces.
P --- Page 47 ---
par moi au Ministre du Roi, et à tous les Consuls de
France en Amérique, pour les prier de me tenir constamment informd des prix, et d'encourager les négociants
Américains à faire de iréquentes expéditions.
à
Ce Ministre, (M. du Moustier) est précentcrment
Paris : il se mppelle ma sollicitude pour il Vemprevisionnas se
ment de la Colonie de Ssint-Domingue : de rappelle rendre que Dos
plusieurs fois je luiai écrit pour le prier
Ordonnances publiques, de faire conncitre nos besoins,
mêmne elles étoient relativesà un
et que mes lettres,, quand contenoient cepen.iant quelques
autre objet touchant. principal, celui-ci ; il m'étoit en effet sans cesse
prieres Une de ces circulaires est du 12 juillet, et un
préent. des Oficiers du Roi, non content de la communiquer les à
tous les Négociants, la traduisit, et la fit insérer dans
Gazettes. Cet Officier, c'est mon frère; ces Gazettes dté réim- sont
celles de Philadelphic même, d'oi ma lettre a
primée dans la plupart de celles des Etats qui la exportent Colonie.
des farines. La méme publicité avoit lieu dans farines
les
Il n'y arrivoit aucun bâtiment chargé de
que Ainsi
Gazettes n'en donnassent connoissance au public.
la somme de Tapprovisionnement, étoit toujours de connue, Vincent
et à dater des Ordonnances rendues par Mi. à bas
S les
et moi, les farines ont ét6 constamment
prix que
Gazettes le prouvent encore 2 et il est à remarquer inusitée,
c'est précisément àces époques d'une abondance Colonie à
Pon m'accusoit,31800 lieues, d'exposerla
fa disecte; qu'on assuroir même qu'eile en éprouvoit toutes
s'efforçoit d'alarmer la Narion sur un
les horreurs; qu'on
foiscit
à PAssemblée
danger chimérique, et qu'on
perdre discussion sans
Nationale un temps précieux dans one
lemien,
objet. En faisant pourie compte du Roi, ou pour
n'ai
sil'on veut ia spéculation, qu'il est démontré que je
faire, : m'y sercis ruiné, et jaurois été moi-méme
Fature assidu de ma ruine; carje puis dire de avec M. assurance Vincent
que le bas
des farines a éré l'ouvrage
St le mien. PE j'avois des magasins à Philadelplse,Tavois F
Nationale un temps précieux dans one
lemien,
objet. En faisant pourie compte du Roi, ou pour
n'ai
sil'on veut ia spéculation, qu'il est démontré que je
faire, : m'y sercis ruiné, et jaurois été moi-méme
Fature assidu de ma ruine; carje puis dire de avec M. assurance Vincent
que le bas
des farines a éré l'ouvrage
St le mien. PE j'avois des magasins à Philadelplse,Tavois F --- Page 48 ---
farines rassema
intérêtà faite consommter dans la Colonieles faire acheter fort cher : or
blées dans ces magasins , et à les trois marchés pour achat de
il n'a été fait en 1789, que faits au Portau-Prince même,
farines étrangères ; ils sont Tunàss liv. T'autre à 44 liv.,
à Tépoque de la cherté, tournois le baril de première quaYautre à 37 liv. 1O sols faits avec des personnes conlité. Ces trois marchés sont
des fournitures à
nues ; c'étoit en juin, juillet t, août, Que Négociants François
suivants.
LNA
faire dans les mois
de traiter plus awvantageusement
disent s'il étoit possible
pour le Roi.
encore prouvé que jen'ai etn'avois de
Cependant je n'ai pas
: les Commerçans
pas des magasins à Philadelphie des relations avec la Pensylceux de nos Ports
ont
si jy ai la
vanie
rame scrupulensement y a des maP peuvent d'affaires, si mon beau-pere
moindre relation
réponde atlirmativement,
gasins. Qu'une seule personne oà ils sont, et je me déclare
désigne seulement la rue
éloignés?
mopmenecoupable. ai-je recours à ces témoignages ceux de nos
Mais dira-ton pourquoi pas que je ne puis invoquer d'en chercher
Ne
doit m'être interdit
Commerçans 2 et quil maritimes ? Peut-être voudra-t-on même. que
dans nos provinces dans le sein de PAssembléc Nationale
Ten trouve
les armées Américaines;
Un de ses membres a commandé de crise et de découragement,
souvent dans des temps de leurs approvisionenenii le
leurs opérations ont dépendu et sa foi aussi puissances que si alors
et Jai vu sa parole Commercants, Il peut dire
crédit des plus riches Moorc comme Négociant ou comme est
il a traité avec M.
de Pensylvanic. Il
Administrateur, de la République dans certe terre hospitaliere sait et
revenu après la guerre
citoyen privé. Il
tranquille: il a revu mon beau-pare, il n'a pas élé conssi pendant le cours de tant d'années, de commerce : il est
tamment étranger à toutes été opérations connu de mes Concitoyens que
heureuxp pourmolyqminal où je servois ma Patrie, de pouvoir,
dans les pays éloignés
M.
de Pensylvanic. Il
Administrateur, de la République dans certe terre hospitaliere sait et
revenu après la guerre
citoyen privé. Il
tranquille: il a revu mon beau-pare, il n'a pas élé conssi pendant le cours de tant d'années, de commerce : il est
tamment étranger à toutes été opérations connu de mes Concitoyens que
heureuxp pourmolyqminal où je servois ma Patrie, de pouvoir,
dans les pays éloignés --- Page 49 ---
la loyauté 43
niême quand son sufen y renttant, 2 invoquer nécessaire,, et Jai eu Thonneur de préfrage m'est devenu
que je le nommerois.
venir M. de la Fayette dit-on les pieces justificatives origiOn a en main,
Le dénonciateur dira-t-il qu'il les
nales : on n'en a point. jamais , et il falloit les recevoir
attend? Elles n'arriveront
avant de dénoncer. l'Article des farines qui s ont pu être achetées
Passons à
80 livres, et qui ont
compte du Gouvernement
> pourle
livres. s J'aiditquil avoit eu cherté
> étérevendues 120
les
du Roi furent
environ six semaines;
Nca1r
pendant
des envois faits aJérémie, au convin- petit
bientôt épuisés
aider les habitans. Nous
Goave 2 aux
Géndral, et moi, d'acheter
mes M. de Vincent
les donERELEE
des farines Françoises à 132 livres comptant, C'étoit
1789.
livres.
rerfenie
ner au public cn détailà 120
m'écrivit à ce
Jerapporte un billet que cet Administrateur 132 livres, à 150 lisujet (28). les Gazettes prouvent du cours. que Mais n'ayant pas ici les
vres, étoient alors chez les Notaire du Roi au Fort-su-prince,
sont
EN
marchés qui
que Javois fait
n'étant pas muni de pièces livres, pour et non prouver 80 livres,Ten ai deacheter ces farines 132
de Bordeaux. Eile m'a
mandé à la chambre du Commerce de qui elles furent acheenvoyé la lettre même du Capitaine du Juillet 1789, est jointe aux
tées; cette lettre, en date 29 en entier: cile prouvera,
pièces (29), et mérite d'écrelue Pafection que m'ont marquée les
soit dit en passant, que bien désintéressée, ec que c'est
places de Commerceséroil bien plutôt que de recomnoissance,
nns sentiment de justice comme on va le voir, pour réduire
car je n'épargnois denrée rien, de premiere nécessité, et diminuer
le prix de cette
Voici la lettre du Capitaine
les béuéfices des Commercans.
farine roule de 1sok
Cauvy à son armateur M. Raby o La
(as)N.XXIEd des pièces Justificatives.
& 29)N, XXIII des pièces Justilicatives.
Fij
ceséroil bien plutôt que de recomnoissance,
nns sentiment de justice comme on va le voir, pour réduire
car je n'épargnois denrée rien, de premiere nécessité, et diminuer
le prix de cette
Voici la lettre du Capitaine
les béuéfices des Commercans.
farine roule de 1sok
Cauvy à son armateur M. Raby o La
(as)N.XXIEd des pièces Justificatives.
& 29)N, XXIII des pièces Justilicatives.
Fij --- Page 50 ---
4 A FAIT TOUT CE QU'IL A PG
> 140 livres. M. L'INTENDANT Il en a fait acheter au Cap et ici
> POUR LA FAIR E TOMBER.
à 120 livres le baril,
aux habitans
> à divers prix, etl'offre trouvons à déboucher ronde-
> de manière que nous ne
pas qui achetoit pour lui
> ment. J'en ai vendu à un Négociant livres le baril,
> 200 barils au comptant,3132
de la faritous! les Capitaines quiavoient
> Dernièrement
Le Général etl FIn-
> ne, furent mandés au Gouvernement. beancoup à donner notre farine
> tendant nous engagèrent
point nous
baril. Ils ne voulurent cependant
> Anzolivresle!
> la taxer.
n'a
voulu que personne ignorêt
> M. l'Intendant vous point lui avez faitfaire : Ily a été très-
>> l'offre honnête que
il Fa fait mettre sur les Ga-
> sensible. En Ceci conséquence, est relatif à l'offre que M. Raby Négozettes> (30).
avoit ordonné à son Capitaine deme
ciant de Bordeaux, fixer moi-méme le prix de ses farines, ne voulant
faire, de
de la détresse de la Colonie; je pourpas, disoitil, profiter d'autres traits qui prouventle même dérois citer beaucoup de la
des Commercans. Mais je ne
sintéreesement
part
crus
et
EOI
fitai pas de cette offre humaine généreusa,ctje envers
seroit plus avantageux pour la Colonie, et plus juste reYArmateur d'acheter au comptant au prix du cours, pour
vendre à crédit à un prix inferieur. faites le Roi aux
On pourroit douter que ces ventes été faites à crédit par : mais les
habitans aient effectivement
au Janvier deriAcheteurs n'avoient pas encore payé 7
nier (31).
Cauvy
qu'au mois de Juil
La lettre du Capitaine
prouve
des pièces Justificarives. Une ordonnance du 20
(30)NS.XXI sousle même numéro, porte diverses condamnations
Janvier 1789, Capitaines de Navires françois, et prouve assez que sans
contre onze
ou la Colonie,je n'avois pour regle que.
favoriser la metropole
les.loix. Gazette du port-au-prince, du7 Janvier 1790;N". XXV,
despièces (31) Justificatives,
La lettre du Capitaine
prouve
des pièces Justificarives. Une ordonnance du 20
(30)NS.XXI sousle même numéro, porte diverses condamnations
Janvier 1789, Capitaines de Navires françois, et prouve assez que sans
contre onze
ou la Colonie,je n'avois pour regle que.
favoriser la metropole
les.loix. Gazette du port-au-prince, du7 Janvier 1790;N". XXV,
despièces (31) Justificatives, --- Page 51 ---
achetoit 45 à 132 livres, et non à 80 Mlet, le Gouvernement
qu'à la même
le Roi
vres 5 les Gazettes prouvent
bientôt SE des Capivendoit à 120 livres, et ce prix au-dessus regla de 120 livres; si,
taines, qui ne purent vendre les Acheteurs ont enfin payé,
commeilfanciseroire
2000 livres, ou 2500
ereR
du Roi n'a pas dà être de plus dans de une année de déresseilait
et c'estle seul sacrifice que
à Saint-Domingue,
été nécessaire de faire
empêcher
la continuation de la Pakend c'est enfin un sacrifice,, et
Mais quelqu'exigu qu'il soit,
est odieux qu'on
tandis quil étoit si facile de s'en assurer, 2 le il Gouvernement le
ose prétendre que j'ai voulu faire cent barils. Etrange et
80 à 120 livres, sur
MESES
profit de
d'acheter des farines à 132
nouvelle sorte d'accaparement, les revendre à 120 livres 2 à
livres, au comptant, pour
crédit.
de la lettre du Capitaine Cauvy, cinq
Indépendament
queje viens de dire. Depuis
Bureaux offrent les preuvesdece
qui ne soit payé
le Roi n'achete rien à Saine-Domingue
que
est devenue très-facile.
comptant, eette vérification me l'a lui-même épargnée.
Mais le Dénonciateur des crimes des opérations les plus
Attentif à composer louables des administrateurs; il n'a
simples et les plus
détruisoit l'autre. Dans Sis
qu'une de ees accusations d'avoir des magasins de farines
HETE chef oùt il m'impute d'une manière dont se garderoit
àl Philadelphie, et d'opérer sensé résidant à Saint Domingue ;
bien tout Négociant
de la manière suivante: C
dans ce même chef, il s'énonce éronnement le sieur Marbois
>> la colonie vit à son grand achetant par préférence une
> entretenir la cherté en C'étoit, disoit-il, pour les
> grande quantité de farines.
> Troupes >.
de
insinuations,
€
On voit qu'en ge permettant semble faire pareilles partie du récit, on
où une sorte d'accusation bien des crimes: on dlroir; ( La
pourroit me trouver
sieur de Marbois
> colonie vit à sO.1 grand étonnemencle
>> la colonie vit à son grand achetant par préférence une
> entretenir la cherté en C'étoit, disoit-il, pour les
> grande quantité de farines.
> Troupes >.
de
insinuations,
€
On voit qu'en ge permettant semble faire pareilles partie du récit, on
où une sorte d'accusation bien des crimes: on dlroir; ( La
pourroit me trouver
sieur de Marbois
> colonie vit à sO.1 grand étonnemencle --- Page 52 ---
du vin,
la cherté en achetant par prefirenét,
> entretenir
des toiles; c'étoit, disoitil, pour les
> des cordages, les vaisseaux de S. M.,du bois, des
>
pour la chaux, c'étoit, disoit-il, pour bâtir, etc.
> pierres,
veut dire
Sca2n
Je prie le dénonciateur de m'expliquer ceque acheté sans
voudroit-il que Yeusse
acheter par preférences forcé le marchand à me vendre.
préftrence, c'est-à-dire, Tacheteur qui paye, à celui qui ne pye
Le vendeur préfère celui qui nes est pas encore présenté, acheté
paslacheteur
celui qui paye moins; et sijeusst
celui quipaye
un autre bruit, et on auroit
ares
sans préforence, on feroit bien M. de la Luzerne avoit eu
raison. C Mais, dit on encore, la colonie, dans sa disette, de
> la cruauté de charger
>. Voilà donc le
aux besoins de ses garnisons
étoit
> Ministre pourvoir accusé de n'avoir pas 2 quand le dans Royaume la colonie, et
menacé d'une famine, envoyé desfarines
mais d'un
de niavoir chargé dy faire cet appruvisionnenents avoit
envoyées, et de
côté on convient qu'il ne n'en acletées. pas Je vois des deux
T'autre on n'accued d'en avoir qui n'est même spécieuse
côtés un ctime imagnaire véritable et
eut " de laisser mourir
ment imaginé. Le crime
de faim trois mille rationaires. Port-au-Prinee une grande
Mais si 01l me vit acheter au
javois chez mon
quantité de farines, les magasins bien mal garnis, que et il me servoit
beau-père éroient donc
ne
revenir,
Enfin, et pour
plusy
bien négligenunent. dénonciareur çu'il n'a pas été acheté un seul
Tapprendra de forines au dont on ne puisse lui montrer V'emploi.
baril
faire ouvrir les registres de lamirauté, de
Il pouvoit se
du trésor, du magasin du bureau
T'entrepôt, des classes, On n'en refuse la communication
des foads, du contrôle. trouyé les noms des armateurs, ceux
à pereonne. ilyeos
des chargemens, les prix, les
des bâtimens, la nature cette recherche n'eût pu
acheteurs, les vendeurs; nouvel éclat, quoigue faite 2
répandre sur la vérité un
vrir les registres de lamirauté, de
Il pouvoit se
du trésor, du magasin du bureau
T'entrepôt, des classes, On n'en refuse la communication
des foads, du contrôle. trouyé les noms des armateurs, ceux
à pereonne. ilyeos
des chargemens, les prix, les
des bâtimens, la nature cette recherche n'eût pu
acheteurs, les vendeurs; nouvel éclat, quoigue faite 2
répandre sur la vérité un --- Page 53 ---
s'il 47
fester r'ombre d'un
a8oo lieues de moi, et
pouvoit de la faire.
doute, il seroit toujours temps
donc le rédacteur,
Quelle disetts de moyens des délits, éprouve il ne trouve pas même des
si pour nous indifférentes, construire et s'il est réduit à chercher De
des choses
mêmes du Gouvernement.
fautes dans les bienfaits
à Saint Domingus, il s'en
quelque côté qu'il se tourne
trouvera environné. l'anime, se manifeste encore ici
Mais la passion qui
Luzerme et
LEY
lintention de nincu'per que dont M. il s'agit, de la soient communes
toutes les affaires
été successivement le
quoique administrateurs dont j'ai
le
parfait a
aux cinq Pourquoi, tandis que laccord plus de Vincent,
collègue. MM. de Coustard, de la Luzerne,
tout
regné entre d'une
et moi de l'autre,, pendant affecté
et de Peynier
avec eux; pourquoi de a-t-on la Luzerne
le temps,
Faccusation que contre M.
SEECE
Y'ouverde ne diriger
n'est-ce qu'à nous qu'on impute de
et moi? Pourquoi les distributions publiques farines, tOIS
ture des chemins, de terreins réunis ? Je revendique pour qu'on
les concessions leur de ces Rononmblesacruanconal en disant
mes collègues LESIO franchi la difficulté,
ne s'imagine pas
voulois. Je puis
RLSE
je leur faisois signer ce que je cette
contiavec
eux,
correspondance lors même
ma correspondance nécessite entre deux administrascurs, et le nombre
nue que résident dans le même lieu, la rapidité quelle sollicitude
affaires. Ony verra avec quels soins utile 3 à la colonie. On
T
de tout ce qui est
les
ils s'y occupent s'ils me laissoient quelquefois préparer habitné
y verra
commune, comme plus plus maitre
affaires
comme
h
qu'eux à un travail sédentaire, le service miliaire et des
de mon temps que tiennent ceux que dans une activiré continuelle, révision
détails innombrables rien n'a été exécuré qufaprès une
jamais cependant, leur
et que leur expériencs et leurlabileté
artentive de part, suppléd à mon insuffisence.
ont bien souvent donc misoier sans cesse de mes collègues?
Mais pourquoi
plus maitre
affaires
comme
h
qu'eux à un travail sédentaire, le service miliaire et des
de mon temps que tiennent ceux que dans une activiré continuelle, révision
détails innombrables rien n'a été exécuré qufaprès une
jamais cependant, leur
et que leur expériencs et leurlabileté
artentive de part, suppléd à mon insuffisence.
ont bien souvent donc misoier sans cesse de mes collègues?
Mais pourquoi --- Page 54 ---
le dise. 48 C'est que jairepoussd le comil est temps que je
force et une efhcacité nouvelle,
morce intcriope avec résidence une de
années, dans les Etats
c'est qu'après une
sept
is'inUnis
conneissois tous les chemins parlesqucis
troduiscit 2 je dans la Colonie. C'est que malgré mon éloigne- inéyiment pour les systêmes prolibluifsyjai prévu laruins
maritimes et même intérieurcs,
7 table de nos provinces Colonies étoienr ouvertes - à toutes les
si jamais nos
tandis
celles-ci continueroient
Nations commerçantes, 2
que de leurs possesions. C'est
à nous exclure voulu rigoureusement concourir à l'admission des étrangers;
jen'ai pas faitavec succès tous mes efforts pour empécher
So que j'ai
dirois
à mes
lexécution de ce dessein, et je
que grace, trouver
soins, il n'a été funeste
moi, si je pouvois qui ont été
quelque chose de funeste Taa des événemens
:
la suite nécessaire de mon attachement à mes devoirs millions
crois avoir été utile à six
dans une conduite queje
de Voilà mes concituyens. mon crime 3 et c'est ce que le dénonciateur reconnoltra lui-même si, descendant au fond de sa conscience, être à luiil écarte les nuages qui lui cachent sur peut cette matière
même la vérité: mais si mes principes croit-on qu'ils
ont pu exciterdes murmures sous le d'un trepique, homme
sonten occasionnent ici? les devoirs
? public 'la traitedes
ils bienles mêmes dans les deux hémisphères envers le Roi, ne
Nègros, les dettes privées; les dettes d'une nature inconnue
lui imposent-cilcs pas des charges
dans le Royaume ? ees expressions seules régime elles prohibitif, quil
commerce exclusif des colonies, n'annoncent de ceux pas que
est impossible de réunir à la fois les suffrages
et dans
la prohition favorise, et de ceux qu'elle importune: des uns,
cette facheuse alternative de perdre Tarzachement l'adminisou celui des autres, quel parti à au-dessus prendre T'affection cu
ce n'est
se
Dete
trateur, si
de placer d'autres
que la loi et son
de la haine, et de n'avoir
guides
devoir,
Cette
commerce exclusif des colonies, n'annoncent de ceux pas que
est impossible de réunir à la fois les suffrages
et dans
la prohition favorise, et de ceux qu'elle importune: des uns,
cette facheuse alternative de perdre Tarzachement l'adminisou celui des autres, quel parti à au-dessus prendre T'affection cu
ce n'est
se
Dete
trateur, si
de placer d'autres
que la loi et son
de la haine, et de n'avoir
guides
devoir,
Cette --- Page 55 ---
défense 49 dépleira peut-étre à quelques
Cette partie de ma
affliger mes amis:
habitans de la Colonie, 4 elle pourra même dans la loyauté des
jai cependant une teile confiance mémes diront que de
Colons, que je suis certain qu'eux" celwi d'avoir repoussé
tant de reproches faits en leur nom; 2
croient fordé; et
le commerce interlope est le seul qu'ils
leurs suffrages spontanés
je le repéte 2 leurs lettres 3
un crime de cet
prouvent même qu'ils ne me font pas
attachement à mes devoirs.
T'ordonnance du 27
Pour rendre mon refus de signer le redacteur rassemblant
mai 1789 9 vraiement odieux it l'exclamation suivante:
toutes ses forces oratoires, du juillet au 20 septem-
> Le croiriez-vous, Messieurs seul 2 navire S de France dans les
> bre, il n'est pas entré un Enfin donc voilà une asser-
> ports de St. Domingue ! > la
en est bien plus
tion précise, des dates certaines ; réponse
facile : la voici :
JUILLET AU 20 SEPTEMBRE, IL
LE CROIRA T-ON ! DU S FRANCE DANS LES PORTS DE SAINT
EST ENTRÉ 47 NAVIRES DE
les bâtimens Negriers ,j'en
DOMINGUE, sans comprendre Mon mémoire eûr été bien plus
produis l'état PAIT (32).
on eût fixé des
court, si par-tout comme sur déterminé ce fait-ci, des quantités.
dates 3 articulé des noms,
de croire que les
Tant d'erreurs ne me permettent de MM. pas les Députés de Ja
dénonciations soient l'ouvrage revêtues deleursnoms,jc suis
Colonie, et quandjeles trouve voulu attester la vérité des
portéà juger qu'ils n'ont point Pauroient fait quapresles
faits quelles contiennent : ils ne
prouvé
avoir vérifiés, et comiscicieend constatent seulement la
la fausseté 5 ainsi leurs signatures qui leur a éié présentés par un
fidélité d'une transcription Cette idée me sonlage , iy
rédacteur qui m'est inconnu. mêmes que ce récacteur a
suis affermi par les expressions et qui indiquent une seule
Jeplus fréquemment employées,
(32) No, XXVI, des pièces justificatives.
G
contiennent : ils ne
prouvé
avoir vérifiés, et comiscicieend constatent seulement la
la fausseté 5 ainsi leurs signatures qui leur a éié présentés par un
fidélité d'une transcription Cette idée me sonlage , iy
rédacteur qui m'est inconnu. mêmes que ce récacteur a
suis affermi par les expressions et qui indiquent une seule
Jeplus fréquemment employées,
(32) No, XXVI, des pièces justificatives.
G --- Page 56 ---
go
à démontrer . .
: je vous prouve . . . jeparviens
m' aspersonne récit dis-je... 2 je vais vous exposer... dois-je
mon
amême de prouver ai dans les mains... ect.
treindre-msjesuis
reflexion
comme moi, me
Sans doute ceux que cette
frappe que la Colonie n'est
sçavent gré de les avoir convaincus
treize
peur-êxre ici qu'un seul individu, et que tant de faits personnes dont la
ne se sont pas réunies pour démontrée. attester
fausseré est rigoureusement
suivante de la dénonciaIlfaut dire un mot de la phrase
douloureusetion:al le souvenir des biscuits gatés se énoncé retraça est vague, in-
> mênt dans toutes les tétes. > Cet
et je
certain ; je déclare que je ne sais ce qu'il signine.,
le dénonciateur en répondroit autant 9 si je
crois que
Le biscuit
Taes
vois obtenir qu'on le preosàt de s'expliquer.
ou vendu
magasins du Roi est ou distribué aux équipages soit quaud il comau public, soit dansles temps de disette, cas, il est dressé
mence à se gâter. Mais dans ce dernier
on déprocesverbal de sa qualité. S'il est très-médiocre, animaux.
clare aux acheteurs qu'il ne peut à servir la mer. qu'aux J'en rapporte
Lorsqu'il est mauvais il est jetté
une preuve sans réplique. à répondre (33), à une accusation oà lon
Je n'ai rien de plus douloureusement retracé dans les téves,
me parle d'un souvenir des dates d'années, de jour, de citer
au lieu de me donner
les
les qualités,
les acheteurs, et de faire connoitre
prix,
les Ce quantités, chef d'accusation est ainsi terminé : originales et
Nous avons en main toutes les pièces
>
à Fappui. > Pourquoi donc n'ont-elles pas
> justificatives Vous les avez en main ! hâtez-vous, monété produites?
Montrez-les sur i'heure
trez-les pour votre propre gloire.
un délai d'un
même, la moindre reticence en pareil cas,, d'avoir porté demoment vous expose au reproche dénuée éternel, de fondement.
vant ia Nation une accusation
(33) N?. XXVII. Des pièces justificatives.
main toutes les pièces
>
à Fappui. > Pourquoi donc n'ont-elles pas
> justificatives Vous les avez en main ! hâtez-vous, monété produites?
Montrez-les sur i'heure
trez-les pour votre propre gloire.
un délai d'un
même, la moindre reticence en pareil cas,, d'avoir porté demoment vous expose au reproche dénuée éternel, de fondement.
vant ia Nation une accusation
(33) N?. XXVII. Des pièces justificatives. --- Page 57 ---
SI
Fuisque les imputations auxquelics je viens de répondre
directemanc, et sont les plus odicuses 9
mic regerdencplus colles qui doivent être discurses avec ie plus
ce sont auesi
rénouvelle ici une proposition que j'ai
de sévérits, M. et de je la Luzerne de faire pour moi. Si contre
déjà prié
L'Assemblée Nationale differoit de protoule apperence chef d'accusation, je demande pendene que
noncer sur ce
le dénoncieteur me traduise ds
les faits sont récens Sif 2 que s'y refuse, c'est parce quil ne
vant les tribunaux.
prévoit qu'on lui demandera
l'ose pas; c'est parca qu'il des
des
: c'est
des dates 2 des noms 2 du néant prix,, d'une telle preuves poursuie ,
qu'intimement convaincu d'une châte éclatante, à la suite d'une
il craint la honte
contestation réglée.
13". CIIEF DE DENONCIATION
Réunions tyramigues ail Domaine du Roi, > et concessions
fiauduleuscs.
M. de la Luzerne a traité en administrateur du et Roi; en poli- il a
tique la question des réunions au domaine bras des esclaves
fait voir queles colonies exploieées parlcs que les terres n'y sont
n'existent que pour être cultivées,
loix et letite de
concédées qu'à cette condition, 7 queles de celles
ordonnent la réunion
quimnuront
la concession dans les délais prescrits 2 qce telle a été
pas été établies
de la colonie sans que jamais on ait
ia protique constante
des avantages infinis en ont
songé à s'en plaindre, que navigation, les manufactures
résulté pour les colonics,la Timportation des nègres qui foret le commerce; de que millions
Yannée 1783, a gra*
moit un objet 15 de manière pour qu'en 1788 ciea) roduellement sugmenté, le café qui en 1783: produisit 30
duit 60 millions; que
que ces progrba
millions en produisit 90 en 1788jetentin, en
un moté
sont en partie la suite des réunions, partic
pour en poursuivre de nouveiles,
Gij
colonics,la Timportation des nègres qui foret le commerce; de que millions
Yannée 1783, a gra*
moit un objet 15 de manière pour qu'en 1788 ciea) roduellement sugmenté, le café qui en 1783: produisit 30
duit 60 millions; que
que ces progrba
millions en produisit 90 en 1788jetentin, en
un moté
sont en partie la suite des réunions, partic
pour en poursuivre de nouveiles,
Gij --- Page 58 ---
dans ce chef de dé.
Le Dénonciateur â cru pouvoir de la Luzerne de s'être connonriation, reprocher à M. partage avec lui et avec
formé servilement aux loix. J: honorable, et malheur aux
mes autres collègues ce crime feroit le
contraire. Il ne
administrateurs à qui on
reproche les réunions plus ou
dépend pas d'eux au reste de rendre aussi
de les
et il leur est
impossible Aux
moins nomtreusce, d'arrêrer le cours' dela justice.
empêcher qu'à un juge
sur la
de demande en
termes mêmes de la loi; ( de la requête démande, et ordonné
s réunion, il sera donné acte
du procureur du Roi;
sera poursuivie à la requête
la
> qu'elle
remise de la requête 1 poursuivra de
> celui-ci sur las simple le
des lieux, commis à l'effet
juge
> réunion pardevant d'instruction quelconque. D
> faire tous actes
ni des officiers des tribunaux,
On voit qu'il ne dépend d'empêcher la poursuite enréunion.
ni des administrateurs, est un droit acquis à tout citoyen,
L'acte de la demande
il n'est plus possible d'en
et l'affaire une fois commencée,
eussent enfreint
suspendre le cours. Si les administrareurs devoient le faire. 1 tout
cette loi, ainsi qu'on prétend dela qu'ils leur rappeller. On conçoit
auroit eu droit donneroit naissance le principe
poursaivant d'ailleurs à combien d'abus suivant lequel il dépendroit
avancé par le dénonciareur, >
du juge et du prosans lincervention
des administrateurs d'admettre ou d'écarter arbitrairement
cureur du Roi,
considérations politiques:
la demande d'après de précendues public les rejette non
ia justice les reprouve et l'intérêt
moins impériensement.
aussique les requétes en réunien
Le dénonciareur prétend
ne peuvent éere
à PIntendant : mais qu'elles à la suite de
sont présenttes la
du gouverneurs ;
voici
appoiniées sans permission
de celle-ci :
tant de fictions 2 je ne puis m'étonner sont
au goula vérité. Les requêtes en réunion sont examinées précentées et répondues
verneur et à l'intendant : elles administrateurs signent ensemble.
en commun, et les deux cette permission du gouverneur
Ces requêtes particulières, A Tégard de la digression sur
sont de pures imaginations.
'elles à la suite de
sont présenttes la
du gouverneurs ;
voici
appoiniées sans permission
de celle-ci :
tant de fictions 2 je ne puis m'étonner sont
au goula vérité. Les requêtes en réunion sont examinées précentées et répondues
verneur et à l'intendant : elles administrateurs signent ensemble.
en commun, et les deux cette permission du gouverneur
Ces requêtes particulières, A Tégard de la digression sur
sont de pures imaginations. --- Page 59 ---
33 du sol, il faut observer
les pluies et sur la détérioration
sont visées par
que toutes les demandes en concession ils sont tous habitans euxles commandans des paroisses à prévenir ;
tout ce qui pourroit
mêmes, et très-intéressés Leur zèle est bien connu , et
préjudicier à leur quartier. avertis de toutes les calamités que
un seul ne nous a
la postérité. Mais à la suite
E dénonciateur rédoute pour je trouve un fait, et comme
d'une grande déclamation le cahier des dénonciations 2 je m'en
ils sont rares dans
empare et je vais T'examiner. intime de M. de Marbois, par une
> Un secrétaire
et une avidité inextinguible 2
D activité sans exemple main seize concessions à la A
> vint à réunir dans sa de plus de cent spoliations, dont
> digne de récompense été
agent. >
> lui seul avoit Tinfatigable il
ici, est nommé plus bas :
M. Wante, dont s'agit la
de mon secréje; ne l'aurois pas re connu sous trésorier désignation des Invalides, 2 et
taire intime. Il est aujourd'hui il étoit alors à la tête du buchef du bureau des fonds; tenu dans le secrétariat dc
reau des anciens recouvremens lui laisserle soin de se défendre,
l'intendance. Je pourrois et
je suis convaincu
mais il est dans la Colonie, > fondement puisque et que j'en ai
que cette allégation n'a nul aucun inconvénientà ce que je les proles preuves, 2 il n'y a
duise. tableau des réunions est joint aux pièces (34)3 il a
Le
à St. Domingue 5 il est cerific
été imprimé et publié foi la
entière est due à cette
parle Greflier > etja
plus obtenu la concession CPA
J'y trouve que M. Wante de a M. dela Gautraye, et c'est
terrein réuni à la poursuite
dontjai moi même orprobablement d'après ce tableau,
le dénonciateur a
donné la publication en 1789 ba a imagind qu'elle
cité cette concession unique.
pas autrement il
pit seule offrir la matière d'une plainte >
du mémoire de M. de la Luzerne,
G#)N.I IV. Des pièces jastif.
Gij
ja
plus obtenu la concession CPA
J'y trouve que M. Wante de a M. dela Gautraye, et c'est
terrein réuni à la poursuite
dontjai moi même orprobablement d'après ce tableau,
le dénonciateur a
donné la publication en 1789 ba a imagind qu'elle
cité cette concession unique.
pas autrement il
pit seule offrir la matière d'une plainte >
du mémoire de M. de la Luzerne,
G#)N.I IV. Des pièces jastif.
Gij --- Page 60 ---
et : rel
toutes les loix coloniales, conauroit fallu méconnoitre sur la validité de toutes les
pandre- des incertitudes même titre depuis que la Colonie
cessions accordées au
de la seule année antéricureà à
existe 3 pour ne parier que
n'en accordèrent
notre administration, nos prédécesseurs moins que nous n'en acd'autres que les poureaivans gueres années suivantes réunies.
cordâmes pendant les N q' Wante re cn avoit obtenu 15 auOn a avancé que
Mais le dénoniatres, et cela - Cie vraiment où coupable. elles étoient situées ? quand
teur à L-11 pu faire réunies connoitre ? sur qui la réunion s'étoit faite?
elles avoient été
dépouillés pour ena-t-il nommé les quinze propriéisires
ceux-ci ne se
richir M. Wante ? nous appcendial ils ne pourquoi se plaignent pas ? non,
font pas connoitre.? pourquoi c'est
n'existent pas. L'état
eh bien ! je vais le dire: des qu'ils quartiers 5 ceux des preci-joint contient les noms des nouveaux, la date des
miers concessionnaires, ceux facilité au rédactenr de la
jugemens. Il offre Ja plus grande Tavoir examiné il n'indique ni
dénonciation, et si après dont il s'agit, ni au moins une
les quinze concessions enfin une seule des quinze ; on est
partie des quinze, ni l'accusation est dénuée de fonen droit de "conclure la nature de celles où lon ne peut
Celle-ci est
Ai
dement.
Les terreins existent,
dire que les preuves ont disparu. les cacher ; les Greffes ont
ils sont vastes, on ne des peut
; les témoius qui ont
conservé les pièces
procédures faites par les juges, les titres
été entendus, les enquêtes
tous rendroit extrêmemême des propriétaires actuels délitsily 7 en avoit un, et comme
ment facile la preuve d'un bien fondéà dire qu'il n'y en
on ne produit rien, on est
a point. (35)
M.
Les mêmes bruits ont été répandus dans dans la un Colonie, mémoire imWanre (35) y arépondu de la manière le plus suivante formel Jait à qui que ce soil,
primé : < Je réponds obtens par le défi par voit de riunion, soit direciem nt,soit poursui2> de prouver que la Paie concession d'un autre terr:in que les cului héritiers que du feu
>> indirecrement, Rowsscuu de la Guuureraye 3 sur
7 yoi: M,
bruits ont été répandus dans dans la un Colonie, mémoire imWanre (35) y arépondu de la manière le plus suivante formel Jait à qui que ce soil,
primé : < Je réponds obtens par le défi par voit de riunion, soit direciem nt,soit poursui2> de prouver que la Paie concession d'un autre terr:in que les cului héritiers que du feu
>> indirecrement, Rowsscuu de la Guuureraye 3 sur
7 yoi: M, --- Page 61 ---
-
SS
m'étois prescrite, ct
J'arrive à la fin de la tâche Le queje dénonciteur a pu sattendre
je crois n'avoir rien oublié.
à des accu-ations déque je croirois inutile de répondre n'ai jamais pensé qu'un homme
nuées de preuves : mais je dans son caraceère, pour sC dispublic dut se retrancher quelque vague que fut P'accusapenser d'une justificrtion, souvent Mimcilesstenseie
tion. Les preuves négatives,
donner une plus grande
été pour moi, erjai cru ne pouvoir 2 qu'en ne doizimarque de respect : mes concitoyens tendoient à altérer lestime
aucune des a-iques
donné tant témoignages.
Som ils m'ont
n'a pu prévoir
redacteur des dénonciations
à 32
Le
lieues du théâtre des délits impurés aussi
dix-huit cent
à moi notre justification seroit
de la Luzerne et facile. h a dû penser que dans cetie
prompte et aussi
il y en auroit quelmulritude d'accusations imprévues
de répondre sans
à laquelle il seroit impossible dans la Colunie 5 mais les
des 6claircisemens
qui les contiennent,
les collections
Reoat
loix, les ordonnances,
de la Colonie, les bursaux
les dépôts publics, les gazettes les registres des Chambres du
des ports du Royaume , fourni des matériaux suffi-ants.
commerce, nous ont
doivent satisfaire tous ceux qui
Les preuves de ce genre
qu'elles sont toutes
aiment sincèrement la vérité monde 2 parce est à portés de les vés
autentiques, , et que tout le
la Colonie pourroit prérifier. Les preuves nouvelles seroient que sursbondante, La vérité
sentement nous fournir,
force s'accroit par le nombre
est une, elle est simple, sa elles
Pobscurcir un seul
même des attaques, et si
peuvent
est tellement à Pabri
Marc. Ma conduite à cet égad
aux instances et
>> Sietr
que j'ai toujours réisté me dérerminer à
s de reproches 3 m'ont été faites pour
un
20 aux menaces qui de ma propriéié. On se feroit aujsard'hui
>> céder une partie
, on Tappelleroit unccapital.tin,
5 titre de mon désintéressement, jaurois voulu éviter Ges poursuices queje
s à la faveur de laquelle
P ne craignois pas, 23
cet égad
aux instances et
>> Sietr
que j'ai toujours réisté me dérerminer à
s de reproches 3 m'ont été faites pour
un
20 aux menaces qui de ma propriéié. On se feroit aujsard'hui
>> céder une partie
, on Tappelleroit unccapital.tin,
5 titre de mon désintéressement, jaurois voulu éviter Ges poursuices queje
s à la faveur de laquelle
P ne craignois pas, 23 --- Page 62 ---
et elle accable de toute
moment, bientot elle se faictjour, vains efforis pour létouffer.
celui qui a fait de
sa puissance dans le cours de ce mémoire 2 que l'eccord
On a vu
subsisté entre cuatre gouverneu-s 86le plus désirable a
jnsnwzujour
néraux et moi, et même avecle cinquième, n'ai 2dapt w.J'ai
une
que je
pu
oh il a proposé
opération de la S sisfoction du Roi - ceux
réuni aux témoignages
en France (36) et dans
de l'affection de mes compatriotes
136) No. XXIX. Des pièces jusrific itives. J'aijointice des lettres qui mémiire m'ont
lès originaux ou les copies de quelqucs les Chanibres unes de Commerce. Mais
été adressées de nos Ports et par
en entier:il sufit d'en donner
elles seroient trop longuus à rapporter
le brefextrait suivant,
lettres des Chambres du Commerce,
EXTRAITS de diverses
Négocians, Armmears,8c,
Nousascemblimes tous nos Négocians, qui nous chargèrent témoigner de la vous plus
leurs sincères remerciemens, et de vous bien voulu prendre es
présenter
de. Piutérétquevous: avez
vive catte teconnoiscance importante affaire,
d'instruire les Etats Genéraux,, et les
Nous nous sommies permis vous avez développé dans la défense
Négocians du patriatisme Vous 2 que avez rendu de grands services au conde cette cause puiblique.
autant que vous l'avez pu que les
merca de France, en empéchant lui les riches productions de Saintérangers ne partageassent avec
toutes ses ressources. Jamais
Domingue, quifent aujourchuipresque, de vouloir bien lui coniln'oubliera ce bienfait, et nous vous prions etc,
tinuer un appui qui lui sera toujours précicux,
Nantes, le 16 Juillet 1789.
bien toute la grandeurdesservicere que vous avez
Nous connoissons au commerce , aux manufictires. Bordeaux
rendus à la navigation, 2
ne l'oublieront jamis, et elies l'ont
et nos autres villes commerçantes Nationale qu'à MM. les Députés
fait connoître tant à PAssemblée
la
n'oubliera ce bienfait, et nous vous prions etc,
tinuer un appui qui lui sera toujours précicux,
Nantes, le 16 Juillet 1789.
bien toute la grandeurdesservicere que vous avez
Nous connoissons au commerce , aux manufictires. Bordeaux
rendus à la navigation, 2
ne l'oublieront jamis, et elies l'ont
et nos autres villes commerçantes Nationale qu'à MM. les Députés
fait connoître tant à PAssemblée
la --- Page 63 ---
aie fait tout le
la Colonie. Je suis loin de croire administrateur que jy eût étéassez
bien qui pouvoit se faire. Quel
concevoit de bon
puissant pour exécuter tout eussent ce qu'il fait mieux ,, mais je dis
et d'utile. De plus habiles
plus de zèle
avec confiance qu'ils n'auroient pu apporter
leurs devoirs. Je soumets donc avec laplus grande
à remplir
toutes les ordonnances que j'ai
sécuricé, toutes mes actions, administration aux loix de
rendues, > tous les actes de mon établies. Qu'elles soient
la responsabilité nouvellement serai jugé : elles étoient dans
le code d'après lequel je
Les bénédictions générales que vous
de votre Province, en particulier.
recevez à çe sujet, doivent&c.
Bordeaux, 27 Novembre 1789.
conservé de l'emploi et du pain à plusieurs millions
Vous avez
à combien de familles on porte préjudice
de François. On ne fait pas
fût-ce d'un seul vaisseau.
quand on diminue notre navigation ne
que
Ceux que vous avezle mieux servis Numeeatperertadpeote
Au Havre, le premier Dicembre 1789.
n'avons manqué de faire part à nos Députés à PAssemNous
pas
vous avez donnée au comblée Nationale, de la protection que
la reconnoissance -
merce de France, et de les prier d'en témoigner Cette expression est
de cette place aux Députés de votre province.
et SOsincère, aussi étendue que les motifs en sont puissants
aussi
d'en agréer le témoignage, et de croire
lides. Nous vous prions
de cette viile, éprouvent un
que les Représentans du Commerce l'assurance des sentimens de
plaisir bien sensible, à vous donner
vénération, etc.
Nantes, lc 23 Janvier 1790.
, et de les prier d'en témoigner Cette expression est
de cette place aux Députés de votre province.
et SOsincère, aussi étendue que les motifs en sont puissants
aussi
d'en agréer le témoignage, et de croire
lides. Nous vous prions
de cette viile, éprouvent un
que les Représentans du Commerce l'assurance des sentimens de
plaisir bien sensible, à vous donner
vénération, etc.
Nantes, lc 23 Janvier 1790. --- Page 64 ---
décrets 58 de PAssemblée Nationale
mon coeur avant que les
les eussenc promulguées.
A Paris, le 18 Juin 1790. Signé, BARBÉ DE MARBOIS.
et liternire du Cap Francois
P S. Le courier politique instant, et jy trouve une lettre
no..6. me parvient en cet Janvier dernier. Eie est aureseds à
écrite de Paris, le 16
le
suivant : a le sieur
du
contient passage
un Citoyen Marbois C-p,et s'est fait précéder un mémoire que
> Barbé de
Luzerne distribue. Ce mémoire est aisé
> M.le Comte de la
moien pariculierd'en prendre
>) à réfuter, et je me propose de GouydArcy est bien occupé
Marquis
> le soin, (carM.le
mémoire de dénonciation de M.le
> à son ex-ellentisime Jem'aiderai pour les faitsde détail
D Comtedela Luzerne.) M. de L. >
D de notre cher collègue, à dix-huit cent lieues : ainsi je ne me
M. de L est
permets aucune observation. de Gouy d'Arcy, il vient de
A T'égard de M, le Marquis dénonciation, et d'annoncer qu'elle
se déclarer Tauteurde la
à six mois qu'elle est sur le
étoit sous presse. II y a cing d'aucune pièce justificative,
métier 2 et on n'a pu Fappuyer
et moi; celles
Nousy suppléons,M. le ComtedelaLamemne des
s et les
que je produis sont remises au Comité àla suite rapports du mémoire
essentielles étant aussi imprimées celui-çi,
BN Ministre, il a été inutile d'en grossir
a A
CMSM aetsroacalat
de la
A PARIS, chez KNAPEN & Fils, Libraires-Imp.
Cour des Aides, pont S.Michel, 1790 --- Page 65 --- --- Page 66 --- --- Page 67 --- --- Page 68 --- --- Page 69 --- --- Page 70 ---