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M O IR E
ME
A CONSULTER,
ETCONSULTATION
IMPORTANTES DANS UNE. AMIRAUTÉ DE
SUR PLUSIEURS QUESTIONS
DE ROUEN.
AFFAIRE PENDANTE EN LAMIRAUTÉ
ROUEN.
NOTAMMEN N T
Rouen, Amom
SUR la Queflion fiun CxtuiseGucedremieisat lui
aux
le tems
employé
a pH le créer, penidant
un hmiail en Amérique,
operationsdela Commiffion,
à l'effet de
& enfraude de fes Conftituans,
au préjudice
de Rouen,
naturels du
fe fouftraire aux Juges
& de Juges fon exécution.
compte qu'il doit leur rendre,
ETfurlaQueftion' fi,n'y ayant pas encore de Loiquioblige
de fe rendre en France
par corps un Caphaine-Gereur
termes de la
lorique fes Conflituans Ty rappellent, rendre 9 aux fon compte &
foumiffion qu'il en a priles poury y
reliquat, fes Conftitans ont fait cunacteopprefif
payerle de la liberté civile, en obtenant tun ordre du Roi,pour, de finir à
fur fon refus de revenir en France, même
le faire revenir en France
lamiable en Amérique,
devant fes Juges naturels. --- Page 4 ---
% --- Page 5 ---
a
à
3a
AMIRAUTÉ
MÉ M OIRE
DE
ROUEN.
A CONSULTER,
ET CONSULTATION,
POUR lesSieurs veuve DE LA CROIX, A. GOSSEY,
& COMPAGNIE, Négocians à Rouen.
CONTRE le Sicur PIERRE SAURINE, CapitaineGéreur du Navire le Boutin.
- JORSQUE nos Négocians François envoient dans
nos Colonies un Capitaine à leur folde, ils ne s'attendent pas fans doute que ce Mandataire, obligé
de leur rendre compte dans le lieu de leur demeure,
prétendra fe rendre, avec leurs fonds, Habitant d'AA 11
DE LA CROIX, A. GOSSEY,
& COMPAGNIE, Négocians à Rouen.
CONTRE le Sicur PIERRE SAURINE, CapitaineGéreur du Navire le Boutin.
- JORSQUE nos Négocians François envoient dans
nos Colonies un Capitaine à leur folde, ils ne s'attendent pas fans doute que ce Mandataire, obligé
de leur rendre compte dans le lieu de leur demeure,
prétendra fe rendre, avec leurs fonds, Habitant d'AA 11 --- Page 6 ---
24:
fe fouftraire à fon
mérique, domicilié en Amérique, de leurs biens par la meJuge véritable, Procès 9 s'emparer de dix années, & les combattre
nace d'un
bienfaits.
avec.leurs néanmoins propres le Procès que le fieur Saurine
Tel-eft
aux auteurs de fa fortune.
fait effuyer aujourdhui révoltante
préfente
Sans parler de fingratitude
du gec Saurine
une telle conduite 2 la prétention d'une geltion
Amérique,
de ne compter qu'en
Tribunaux du Renta
laquelle ils'eft foumisaux
le Commerce Franeft d'une telle conféquence être pour écoutée, il n'y auroit
çois, que fielle pouvoit à faire entre la Métropole &
plus aucun commerce l'impofibilité où fe trouveroient
les Colonies, par
rendre
& fe faire
les Armateurs de fe faire
compte, infideles, toupayer leur reliquat, par des de Prépolés leur faire la loi.
jours surs, à ce moyen,
fenti les dangers d'une
Le Miniftere a tellement
hâté de la prof
prétention fi effrayante, quilseft Tribunaux à concrire dès fa naiflance.) Il refte aux l'autorité de leurs
fommer cet ouvrage falutaire par concours de à la
afin
un heureux
Jugemens & 2 de lal que le Commerce national puiffe
reTEST
Puillance accroiffemens auxquels il faudroit
prendre des
étoient
fi nos MaifonsFrangoifes
noncer pourjamais,
en Amérique 8 en Afie
obligées d'aller pourfuivre & interminable contre leurs.
une juftice dipendicufe C'en eft fait du Commerce François,
Agens. d'audace &c de mauvaife foi pouvoir réuffir. cherEee plan
la Maifon la Croix
Et qu'onné croie point que
Commerce national puiffe
reTEST
Puillance accroiffemens auxquels il faudroit
prendre des
étoient
fi nos MaifonsFrangoifes
noncer pourjamais,
en Amérique 8 en Afie
obligées d'aller pourfuivre & interminable contre leurs.
une juftice dipendicufe C'en eft fait du Commerce François,
Agens. d'audace &c de mauvaife foi pouvoir réuffir. cherEee plan
la Maifon la Croix
Et qu'onné croie point que --- Page 7 ---
che par devaines terreursà généralifer l'intérêtd'une
conteftation purement privée. L'expofé des faits va
montrer ce que chacun doit craindre; & it n'eft aucun Négociant qui, en lifant ce Mémoire - 5 né doive
trembler pour fa fortune.
FAIT
Le fieurPierreSaurine, ce Négociant fameux qui
faifoit honorablement X à S. Domingue Un commerce *Expreffions
fortétendu, étoit en. 1763 un particulier fans fonc- du Mém. du Sr
tions comme fans fortune
Saurine,p. 2.
3 loriqu'au mois d'Avril
1763 la Maifon la Croix, à la recommandation du
fieur Fayelle, le prit pour Capitaine-Géreur du Navire la Confiante, qu'elle expédioit pour le Cap avec
une cargaifon confidérable.
Pour donner une idée de fa fituation, ilf fuffira de
dire, que pour fe mettre un peu en habits 8c en linle fieur. Goffey fut obligé dè lui prêter, le 16
une
Siarde
1763, ,
nodique fomme de 900 liv.
Arrivé au Cap au mois de Juin 1763, fa
miere démarche fut une infidélité. Il oublia qu'un preCapitsine-Géreur, attaché par devoir & par la Loi
aux inftructions'de fes Commettans, 2 ne peut fe
mettre de rien faire de'fon chefdans des chofes per- importantes, au-delà de Çes mémes inftructions. Ils'ingéra de former une fociété de commerce entre la
Maifon Ia Croix, à l'infçu de cette Maifon, & deux
Négocians du Cap. Seulement, pour adoucir ce que
cette démarche avoit de trop hardi, il ftipula que
& par la Loi
aux inftructions'de fes Commettans, 2 ne peut fe
mettre de rien faire de'fon chefdans des chofes per- importantes, au-delà de Çes mémes inftructions. Ils'ingéra de former une fociété de commerce entre la
Maifon Ia Croix, à l'infçu de cette Maifon, & deux
Négocians du Cap. Seulement, pour adoucir ce que
cette démarche avoit de trop hardi, il ftipula que --- Page 8 ---
226." fe diffoudre quând il le voucette Société pourroit
droit.
confié au fieur SauLa Maifon la Croix, quiavoit de 200000 livres argent
rine une cargaifon de plus raifon allarmée & foulevée
de Franice, 9 fut avec
nouvelle. Elle y
en même tems d'une de pareille Rouen en jugea comme
vit, & toute la formé Place de la part du fieur Saurine de
elle, un projet
établiffement à fes propres
fe ménager au Cap un avec les fonds de cette-maidépens, en fe procurant
lui devinffent
fon des liaifons de commerce qui
enfuite perfonnelles. la Maifon de Rouen rendoit
En même tems que
des deux Aflocics du fieur
toute juftice aux qualités devoir lui-ordonner, & lui
Saurine, elle crut, donc deux lettres du 3 Septembre
ordonna en effet, par
fuivant, de diffou1763, & du mois de Décembre à la feconde; & le 26
dre cette Société. Il obéit à la Maifon la Croix qu'il en
Mars 1764,1 manda
avoit fait la réfiliation,
d'obferver ici que dans
Iln'eft pas hors de propos
fameux, cet ancien
ces premiers tems ce Négociant bien voulu defcendre
Lieutenant de frigatcs, , quiavoir
à Y'en
* Qualité chila marine marchande, cet homme qui avoit,
mérique,d
à
fortune fi brillante, n'oubliojt point enle fieur naue croire, une
trouve en effet dans
n'cut jamais.
core la main quil'avoit créé, On Décembre
de fes lettres en date du 20
1763,
une
modeftes, dont il cit jufte de lui faire
ces expreffions
font fi vifs, qu'tls me font
honneur. <4 Vos reproches Tavancement que vous m'avet pro-
>> prefque regrétter bien dloigné d'oublier>. a
2> curé, G que jefuis
naue croire, une
trouve en effet dans
n'cut jamais.
core la main quil'avoit créé, On Décembre
de fes lettres en date du 20
1763,
une
modeftes, dont il cit jufte de lui faire
ces expreffions
font fi vifs, qu'tls me font
honneur. <4 Vos reproches Tavancement que vous m'avet pro-
>> prefque regrétter bien dloigné d'oublier>. a
2> curé, G que jefuis --- Page 9 ---
On Voit cependant 227: que dés-lors le fieur
en paroiffant obéir,j jettoit
fon compte Saurine, les fondemens de quelques
de
touegcnutoard
jours au détriment de fes
commerce, dès-la
n'avoit à lui abfolument aucuns Commettans, fonds. La
qu'il
ces opérations
preuve de
privées fe tire de fa lettre du I 26Mars
1764, où il dit : KJe trouve à
de
>> encore quelque tems MA SIGNATURE propos continuer
2> toutes affaires
SOCIALE pour
9> vous en préviens, quin'auront aucun rapport aveci voussje
> pas.furpris >>, Mefteurs,afin que vous n'enfoyer
Le fieur Saurine acheva fa geftion au
vint en France vers la fin de 1764, fur le Cap. IreConflante, rendre
à fes Armateurs. Navire Ses la
paffés furent oubliés; orira fut nourri,
chez torts
pendant'deux ans, & traité avec tous logé les égards eux de
Tamitié; faits qu'on rapporte ici bien moins
retracer les devoirs d'une recorinoiflance dont pour lui
dilpenfe
onle
blic fi un homme que pour donner à juger au Puhebergé, &
avoit
REATT
foin d'un
de 900 livres pour fe qui mettre eu bepage,, a ANTE relpecté la vérité &le
en équilui dit (6 qu'il s'étoit fixé Publiclui-meme, au
5>
Domingue, où il faifoit
Cap François
EE
52. commerce fort étendu fous la raifon honorablement de
un
5>
Foache &
Saurine; que, Jes affaires Layant
à
9> 1766, il y. contraéta le 28 8 Juillet appellé de
Paris en2
2) une nouvelle fociété de commerce
cette année
2> veuve de la Croix, A. Goffey, & avec la Dame
2> gocians à Rouen, pour l'achat, Compagnie, Néarmement, mifes hors
EE
52. commerce fort étendu fous la raifon honorablement de
un
5>
Foache &
Saurine; que, Jes affaires Layant
à
9> 1766, il y. contraéta le 28 8 Juillet appellé de
Paris en2
2) une nouvelle fociété de commerce
cette année
2> veuve de la Croix, A. Goffey, & avec la Dame
2> gocians à Rouen, pour l'achat, Compagnie, Néarmement, mifes hors --- Page 10 ---
228 :' -
:
de
Navires deftinés pour le
5> & cargaifons
plufiteurs
IL PRIT un dixieme
>5
CapPrançois SaineDomingue."
>> d'intérêt dans cette Société.
>5 Sa réfidence ail Cap, fon expérience .
- fon
de
5> intelligence . . . fa haute réputation probité, dela ma-
>, déterminerent fes co-Alfociés à le charger
à Saint-1 Domin5)
nutention générale deTentreprife
9> gues, Quine 8c. fcroit foulevé de toutes ces vanteries peu
fupportables, quand même elles auroient une teinte
de vérité? & ici elles n'en ont aucune. Onla déja
ce
on le verra encore
vu en partie par - qui précede,
plus
CC qui va fuivre.
réfidoit effeetiVEEet homme, qui réfidoit au Cap,,
vement à Rouen dans un afyle gratuit.
Paris,
Cethomme, quefes afaires avoient appelleà
& qu'on fe figure, en lilant fon Mémoire, y être arrivé direêtement du Cap, comme un
Proprié- la
taire Américain, avoit été employé payé par
Er
&
faire difféMaifon la Croix, en 1765 1766, pour
un au
rens voyages ; un à S .Malo, en Avril 1765; Avril
à Honfleur, en
Havre,en Septembre 1765;un
accom1766; un autre àl Londres, en 1766,pour un y contrat
pagner le fieur Goffey, qui alloit y paffer
fut
de Noirs; & ce fut pour ce dernier voyagé qu'il
appellé à Paris,
de là paffer en Angleterre. la bonté de
Cet homme, Tar voulut bien avoir
comtma@ereny766une nouyelle Socicted'yprendret un
n'en contraêta ni ancienne ni noudixieme d'intérêt,
le mct, mais la fubftance
velle, puifque ce n'eft pas
des
pagner le fieur Goffey, qui alloit y paffer
fut
de Noirs; & ce fut pour ce dernier voyagé qu'il
appellé à Paris,
de là paffer en Angleterre. la bonté de
Cet homme, Tar voulut bien avoir
comtma@ereny766une nouyelle Socicted'yprendret un
n'en contraêta ni ancienne ni noudixieme d'intérêt,
le mct, mais la fubftance
velle, puifque ce n'eft pas
des --- Page 11 ---
des astes quil faut prendire, 229 8c l'on verra dans
moment qu'il ne fur que gratifié à titre
un
ment.
d'encourage
Enfin cet homme, qui avoit une
de probité, a fait ce qu'on va lire. Reprenons fhaute réputation: la fuite
des faits.
Au mois de Mars 1766, là Maifon la Croix &
fieur Pierre Ribard, Négociant à Rouen, firent le
Société <6 pour Tachat, armement, mife-hors une
9) gaifon de deux Navires, dont l'un, de
& car-
>> tonneaux, fera expédié pour le
quatre Cent
2) Domingue; & Tautre, de deux CapFrançois Saint25 lement, deftiné pour la traite des cent tonneaux feuAu mois d'Avril 1766, lefieur Saurine Noirs 55 le
(Bernard Saurine, frere de celui-ci), fe rendit jeune à
Bayonne, pour y recevoir & ramener à Honfleurle
Navire lé Tréjorier, dont il eft parlé-dans l'aate de:
Société, comme achetépour étre leVaifleau a
Ainfi, avantle mois d'Avril . 1766cette Société négrier. étoit
formée, & l'on ne voit pas pourquoi le fieur Saurine:
affecte de la placer au 28 Juillet fuivant: il faut
ce foit une erreur.
que
Cette erreur, au refte, lui profiteroit
/3
qu'il nous apprend lui-mème, dans une énonciation peu, puic
qui fe trouve heureufement en un aéte
lui
au Cap (dont on parlera
que la par reconnoi[ paffe
fance du dixieme d'intérét ci-après), à lui accordé
les Ar
mateurs, qui le prirent à leur folde, ne par lui a été
donnée quepar un atte du 5 Novembre
il n'étoit
1766. Ainfi
point, comme ill lannonce, l'un des formaB
apprend lui-mème, dans une énonciation peu, puic
qui fe trouve heureufement en un aéte
lui
au Cap (dont on parlera
que la par reconnoi[ paffe
fance du dixieme d'intérét ci-après), à lui accordé
les Ar
mateurs, qui le prirent à leur folde, ne par lui a été
donnée quepar un atte du 5 Novembre
il n'étoit
1766. Ainfi
point, comme ill lannonce, l'un des formaB --- Page 12 ---
23. S
TO
exiffer.
teurs d'une Société qui eût befoin de luipour
Il n'a été qu'un fubordonné, employé, gratifié par ce
Société
formée; & voici ce que deft que
une
d'intérêt déja
eut la bonté de prendre.
dixieme
qu'il faifant entr'eux leur aête de So-.
Les Aflociés, en.
fur le fieur Saurine, & réciété, jetterent les yeux
de cette en-
* Expreffion folurent de lui confier* la manutention
de T'article 8 de
9 ils fixerentle traitenient qu'ils
Faéte de Socié- treprife; parlarticle
(4 Pour indemnifer le
té.
lui deftinoient, en ces termes: & foins de fa geftion, ill lui.
59 fieur Saurine des peines
de commiffion fur lc.
5 fera alloué trois pour cent
foit en marchan2 produit des ventes des cargaifons, cent furle mon99 difes, foit en Negres; & trois pour davantage au
99 tant. des retours; 6 afin de Lintérefer
de
ileft convenu quit y, partt-,
55 faccès. l'entreprife,
ila foufcrit au'
23 cipera pour un dixieme, pour lequel-i fera
bien entendu qu'il
obligé
5> pieddi préfent à (1): la maffe commune le bénéfice des:
>de rapporter
lui feront adref
>> commiffions fur les pacotilles qui
fur le
5) fées, déduétion faite des trois pour cent
provertiront à fon profit:
4) duit defdites pacotilles, qui
>> particulier>, &c.
dune
On ne. voit là qu'une: gratification privée daSociété envers fon Mandataire, afin de lintérefer Jors:
de
de même que
vantage au fuccès lentreprife; la même Maifon'la Croix:
de fon premier voyage, dul fieur Saurine la ftipulation fuiavoit faitau profit
voitici bien clairement un. homme appelléà fouferire une:
partie (1)On d'un aéte dans laquelle on le gratife, & non un contraftans
dans l'aéte entier quion ne lui délivre. même pas.:
ociété envers fon Mandataire, afin de lintérefer Jors:
de
de même que
vantage au fuccès lentreprife; la même Maifon'la Croix:
de fon premier voyage, dul fieur Saurine la ftipulation fuiavoit faitau profit
voitici bien clairement un. homme appelléà fouferire une:
partie (1)On d'un aéte dans laquelle on le gratife, & non un contraftans
dans l'aéte entier quion ne lui délivre. même pas.: --- Page 13 ---
-II
vante : : G Pour donner* au fieurSaurine touslesen- *
>) couragemens poffibles, G Lengager à ne rien
ciété Aête de de So-
>> ger de tout ce qui peut. tendre au bon ficcès de L'entre- négli: pour le Navire 1763,
>> prife, lefdits lieurs veuve derla Croix,A.
la Confante.
> & Compagnie, eftimant qu'il convient Gofley, inté-
>> reffer ledit fieur Capiraine, confentent à d'y lui céder
55 I0000 liv. d'intérêts fans faire
en
>>
tager les pertes &c profits, 8c fonds,pour 99. Et cependant, paralors, le fieur Saurine ne fe prétendit pas Aflocié. Il 2
parloit humblement alors del'avencement que la Maiion la Croix luiavoit procuré, 6 qu'il ef bien
d'oublier. Les expreffions, les circonftances, les éloigné morifs fontablolument les mémes dans les deux astes: il
n'yaici quelingratitude de plus.
Le 5 Novembre 1766, la Maifon la Croix adreffa
au fieur Saurine, alors à Honfleur, un écrit dont le
titre feul exclut toute idée d'affociation &
Il eft intitulé : 66 Ordres & infructions donnés d'égalité.
9) MM, veuve de la Croix, A. Goffey, &
par
> gnie, au Sr. Pierre. Saurine, commandant le Compa Navire
>> le Boutin aétuellement à Honfleur, &
>> pour le Cap François, & Bernard Saurine, prétà fecond partir
>> fur ledit Navire >>.
L'article 17 de ces ordres renferme en fa faveur
lareconnoiffance (dont il n'avoit méme jufqu'alors
aucun titre ) du dixieme.d'intérèt à lui.accordé; &
ce méme article nous apprend que ce riche &
lent Négociant, cet homme quifaifoie honorablement opuKn commerce fort étendu, n'avoit pas même fait de
Bij
François, & Bernard Saurine, prétà fecond partir
>> fur ledit Navire >>.
L'article 17 de ces ordres renferme en fa faveur
lareconnoiffance (dont il n'avoit méme jufqu'alors
aucun titre ) du dixieme.d'intérèt à lui.accordé; &
ce méme article nous apprend que ce riche &
lent Négociant, cet homme quifaifoie honorablement opuKn commerce fort étendu, n'avoit pas même fait de
Bij --- Page 14 ---
23e
fonds pourfon dixieme: : la Sociétélesavoit faits pour
lui. L'article 13 de l'age de Société porte : <.Les
de chacun de ces deux Navires finis,
2> trois voyages
en-"
>) à moins que tous les Imerelf@v-unsniseement
> femble, ne conviennent d'en entreprendre un qua2> trieme, ce qui ne pourra fe faire que d'un accord
&
écrit le fieur Saurine reviendra,
99 unanime par de
;
avec lui la toralité de
>> & fera enforte rapporter de fuite à la vente des
95 fes fonds. On procédera
2> Navires, & à la liquidation générale de l'entre95 prife Larticle 9>. 4 des ordres cinftructions porte : <' "Après
de laditeSociété (laquelle futannoncée
>> T'expiration
fieur Pierre
5 pouvoir durer trois ou quatre ans);le
9> Saurine fera tenu de repaffer en France e,pour nous
>> rendre les comptes de ia geftion, laiffant au feur
>> fon frere le foin des recouvremens,fis aucuns reftent
>> à faire alors 5).
afi
J'article 3 des mêmes ordres
pen-
>> dant l'entreprife, il paroiffoit
aux
rmEsminfn
avec Pun dés feurs Saurine5> Affociés de conférer
>> freres,itrepafftras aleur premiere réguifron.furlun
5 dés Navires de la Sociéres.
>> rendre les comptes de ia geftion, laiffant au feur
>> fon frere le foin des recouvremens,fis aucuns reftent
>> à faire alors 5).
afi
J'article 3 des mêmes ordres
pen-
>> dant l'entreprife, il paroiffoit
aux
rmEsminfn
avec Pun dés feurs Saurine5> Affociés de conférer
>> freres,itrepafftras aleur premiere réguifron.furlun
5 dés Navires de la Sociéres. fh61 L'article : 2 porte : ce Pour notre plus grande
fieur Pierre Saurine s'oblige de garder
>> rété, ledit
>> aveclui le fieur Bernard Saurine fon frere, pour
>> fe faire aider dans les geftions dont i1 fera chargé,
à
5 & pour - les' régir enfemble fous la railon de Saurine
au fieur Pierre Saurine de
>> freresi laifant cependant
R --- Page 15 ---
5 céder au feur fon frere tel 14 intéré
à
55 pos dans le bénéfice des commifftons quiljugera pro-
% ront allouées
quiluifontonfe-
>>:
Et l'article 19 des ordres & inftruétions,
voyantle cas de mort du fieur Pierre Saurine, pré
en ce cas fon jeune frere
charge
de-lageftion, 9 conjointement
avec une bonne Maifon du Cap Frangois, que ledit fieur
Pierre Saurine aura foin de choifir dès fon arrivée.
Detout ce qu'on vient d'expofer, ili réfulte:
ro, Queile fieur Pierre Saurine n'étoit point en
1766 un richeNégociant réfidant au
fa demeure & fon domicile à Rouen, Cap; dans qu'ilavoit la maifon
de la Dame veuve la Croix & Compagnie, qui le
logeoient, le nourriffoient, & l'employoient, en le
payant, à différens voyages; qu'ilne pouvoit acqué
rir pendant toute cette entreprife aucun domicile at
Cap; étant le Mandataire évocable en France toutes
fois & quantes,d'une Société qui achetoit fon tems
& fon fervice pour vendre fes marchandifes, lui en
faire les retours, &venirlui rendre fes comptes en
France.
20, Qu'il étoit le principal Mandataire de cette
Maifon, & fon jeune frere! un Mandataire en fousordre, dont ilregleroit le traitement fur fon. propre
traitement, ainf qu'il jugeroit à propos : lequel frere
étoit pareillement domicilié à Rouen:
9". Quele fieur Pierre Saurine ne peutraifonnablement fe qualifier Affocié, parce querle dixieme
d'intérét porté en fa faveur dans un acte, dans-lequel
il-n'étoit pas même Partie contraétante, n'eft pour
ifon, & fon jeune frere! un Mandataire en fousordre, dont ilregleroit le traitement fur fon. propre
traitement, ainf qu'il jugeroit à propos : lequel frere
étoit pareillement domicilié à Rouen:
9". Quele fieur Pierre Saurine ne peutraifonnablement fe qualifier Affocié, parce querle dixieme
d'intérét porté en fa faveur dans un acte, dans-lequel
il-n'étoit pas même Partie contraétante, n'eft pour --- Page 16 --- lui quune grifcation d'encouragement qui ne le
tient pas moins aux ordres de la Compagnie, 7 qui &c
veut bien lui confer la geftion de fonentreprife,
n'emporte pas plas la qualité d'Afocié, que pareillé
gratification dencouragement alui donnée en 1763,
nonobftant laquelle il fe reconnoifloit avec raifon
être aux ordres &à la folde de lal Maifon la Croix,
fa bienfaitrice.
4°. Que le fieur Saurine a dà compter pourlemploi qui lcroit fait de fa perfonne, fur fix voyages &
non plus, trois de deusvaifleaux, ou, ce qui eft la
même chole, moins de voyages de plus de vaifleaux.
Pour
quil ait participé aux opérations & aux
tele de fix voyages, fa miffion a été remplie,
& fes elpérances ont dul l'être. Il n'avoit aucune
à
au-delà; &
EEE
rention quelconque propofer
rendre le
fon devoir le rappelloit en France, pour
définitif fde fa geftion,
compte -
d'ailleurs
toutes fois
- . On pouvoit
conférence Ty appeller à en
& quantes pour conférer;
qui, n'a juger dû /
par les frais & la longueur du voyage,
pas néêtre une fimple converlation feche, mais fuppole
ceffairement tel apport de papiers, comptes, & correfpondances que la Société jugeroit devoir fervir à
cetreconférence. Voilà cinq points conftans, inconteftables, & qu'il
étoit néceffaire de bien fixer d'abord, parce quils
vont répandre la plus grande lumiere fur tout ce qui
va Le fuivre. fieur Saurine arriva au Cap, au mois de Jan:
néêtre une fimple converlation feche, mais fuppole
ceffairement tel apport de papiers, comptes, & correfpondances que la Société jugeroit devoir fervir à
cetreconférence. Voilà cinq points conftans, inconteftables, & qu'il
étoit néceffaire de bien fixer d'abord, parce quils
vont répandre la plus grande lumiere fur tout ce qui
va Le fuivre. fieur Saurine arriva au Cap, au mois de Jan: --- Page 17 ---
1S
vier 1767. Ses premieres opérations eurent pour objet la vente de la. cargaifon du Navire le Boutin, &
fuccefivement la vente de celle du Navire la Laure,
quilui étoit parvenu. au commencement de Juillet,
1767.
Les 3io Mars & 30 O8obre 1767, il adreffa à la
Maifon la Croix des faétures, defquelles il réfulte:
qu'en vente de cargaifons & anciens recouvremens
pour compte du Navire la Conftante, il avoit tou-:
ché 267992 livres-&quilravoit employé tant en:
retours en France qu'en: dépenfes de Navires que
120197 livres; enforte que de ce qu'ilavoit
à
ce quila avoit employé pour fes Commettans, treçu, il fe
trouvoit ,
une. diférence de près de rsocoolivres.
Il eft aifé de.concevoir qu'un deficit fie énorme dut
exciter les plaintes de la Mailon la Croix & Compagnie, fur le peu d'exaéhitude d'un homme fans aucune fortune
à leur faire repaffer leurs
fonds. On.fat feretint très-bleffé de voir
le Navire. la Laure, dont la cargaifon.avoir rendu que
de
80000 livres, ne rapportoit, après avoir près
de
fejourné
plus trois mois au Cap,depuis le commencement
de Juillet 1770 jufqu'en Oaobre fuvant,.qu'un miférable chargement de I3 000 livres.
Les réponfes ambigues, affeaées,6c peu fatisfai--
fantes du fieur Saurine ajouterent encore à Tin-:
quiétude de fes Commettans.. Ils fe déterminerent à
envoyerau Cap le Capitaine Lc Mire muni de leur:
precuration..
Elle l'autorifoit non-feulement. àvérifier & exa
de Juillet 1770 jufqu'en Oaobre fuvant,.qu'un miférable chargement de I3 000 livres.
Les réponfes ambigues, affeaées,6c peu fatisfai--
fantes du fieur Saurine ajouterent encore à Tin-:
quiétude de fes Commettans.. Ils fe déterminerent à
envoyerau Cap le Capitaine Lc Mire muni de leur:
precuration..
Elle l'autorifoit non-feulement. àvérifier & exa --- Page 18 --- minerlés opérations du Gieur Saurine & de for frere:,
mais encore à prendre visarvis-deTiné, & pour
gérer conjointement aveciui; la place de foni jeune
frere que la Socierd révoquoit Par ceménagement
plein dhomnéteté,le fieur Picrre Saurine reftant toujours le perfonnage principal, fon honneur étoit à
couvert, en même tems que l'intérêt légitime des
Armateurs fc trouvoit défendu fansaucun éclat défagréable. Dans le cas ou lc fieur Pierre Saurine refuferoit
de fe préterà cet arrangement, la' procuration du
fieur le Mité l'autorifoit à fignifierà cc Géreur quil
cût à repaffer en France fur le Navire le Saint-Florentin, 8a tranfporter aveclui tous fes livres, regiftres 8cpapiers. On fe rappelle qu'une claufe expreffe de fes engagemens Tobligeoit à repaffer en
France à la premiere réquifition de la Société, pour
conferer avec elle; conférence qui-Taftreignoit fans
contredit, à apporter avec lui itous les papiers qu'clle
jugeroit nécellaires aux éclaircifiemens qu'on étoit
en droit de lui demander.
.1
1 Cependant telle fut l'attention de la Maifon la
Croix, qu'elle chargeal le fieurle Mire de nelui faire
fignifier une fommation de repaffer en France que il
SUBSIDIAIREMENT, & dans le cas, feulément oui
refuferoit au fieur le Mire de lui donner fur les lieux
mêmesles colaircifeanicmwn@cefired & de l'admettre
agéreravec lui.
Le fieur le Mire s'en tint d'abord à la premiere
partie de fa procuration en arrivant au Cap; & voi-.
là
ix, qu'elle chargeal le fieurle Mire de nelui faire
fignifier une fommation de repaffer en France que il
SUBSIDIAIREMENT, & dans le cas, feulément oui
refuferoit au fieur le Mire de lui donner fur les lieux
mêmesles colaircifeanicmwn@cefired & de l'admettre
agéreravec lui.
Le fieur le Mire s'en tint d'abord à la premiere
partie de fa procuration en arrivant au Cap; & voi-.
là --- Page 19 ---
R
17:
foin de diffimuler
lce quele Gieur Saurine a grand
dans fon Mémoire, parce quil ne cherche qu'a s'y.
dans le jour le plus favorable, & à donner
montrer des torts à fes Commettans.
fon refus de fe conformer à cêtte premiere
- Sur
du fieurle Mire, celui-ciluifit
partie des pouvoirs de
en France, d'y
faire une fommation
repaffer
porter fes regiftres, papiers, 2 &c. affeéation frivole de
Le Gieur Saurine, par une
jouer fur le mot, en difant qu'on ne devoit rendre Tappel fes
ler enFrance que pour conferers non pour à donner
comptes,commef iconférer nelobligeoit pas voudroitlui
fur faf fituation tels éclairciflemens dans qu'on fon Mémoire * *] Pag-7.
demander,ne craint pas de dire
nette-
> qu'il - réffta à cette réquifition, rendre qu'il fes refufa comptes,
2> ment de paferen France Mire pour y affocié
de fon
le S Le
pour
(1)
9> de recevoir
les
de droit,
>> freres & il fit toutes oi proteftations le fieur Le Mire oferoit
-99 ajoute-t-il, dans le cas
97 palfer outre >>.
aveu, il enfreignit formelAinfi, de fon propre
obligations de fon enlement une des principales
gagement. Mais il avoit eu foin, avant l'arrivée du & la
fu le
Cak
taine Le Mire., dont ilavoit
départ
vis-à-vis de fes Conftituans,
fion, de fe ménager,
une pofition
avantageufe. le
Mai
Ce Cogulir, arriva au Cap 17
1768,
ait oublié après affocié, les mots à la place de,
(:) n faut il qu'on auroit pas.de fens.
fans quoi a'y
agement. Mais il avoit eu foin, avant l'arrivée du & la
fu le
Cak
taine Le Mire., dont ilavoit
départ
vis-à-vis de fes Conftituans,
fion, de fe ménager,
une pofition
avantageufe. le
Mai
Ce Cogulir, arriva au Cap 17
1768,
ait oublié après affocié, les mots à la place de,
(:) n faut il qu'on auroit pas.de fens.
fans quoi a'y --- Page 20 ---
09l
le: 2s Avril précédent le S' Saurine avoit envoyéà affaires
la Maifon la Croix une balance
des
fe conftituoit en
de cette Maifon,
laquelle
ete
avance de 6soit 1R 4 fols 8 deniers, au moyen
de retours qu'il venoit de faire paffer en France, par
lui portés à252,410 liv.
livres environ
Ileft vrai qu'outre les 150,000
& en
dont il étoit en arriere, il avoit reçu depuis livres; au
objets nouveaux, une fomme de 263169
de quoi les retours confidérables par lui enmoyen
même ces fecondes renvoyés ne balançoient pas
en arriere de cet
tréesi, & il demeuroit toujours
objet detjo,000 liv.
des retours. fi heuNéantmoins il faut avouer que,
reufement envoyés, avoient - un air impolant, couvroient lés reproches d'inexa@itude, & donnoient
lieu de fuppofer que peut-étre ce qu'il n'avoit n'étoit pas
ou n'étoit
encore échu 5 ou
faitpaffer 2
furles pas Acheteurs,
pas encore recouvré
devoir rabattre de fes crainLa Société Crut donc
chofe à la contes & paroitre donner quelque d'un homme hardi 8 enfiance, fur-tout vis-à-vis
avoit reçu fort mal le Capitaine
treprenant, qui
le braver, & avec lequel
Le Mire, qui paroiffoit
il étoit plus lage d'ufer de ménagement , que
d'en venir à une rupture ouverte. Tous ceux qui
notable
de leur fortune au-dela des
ont une
partie combats intérieurs, .
ces fituamers, connoiffent ces
forcée; &. pluficurs ont
tions pénibles de confiance
Ils enrendront
été dans le cas de les éprouver.
par-
ant, qui
le braver, & avec lequel
Le Mire, qui paroiffoit
il étoit plus lage d'ufer de ménagement , que
d'en venir à une rupture ouverte. Tous ceux qui
notable
de leur fortune au-dela des
ont une
partie combats intérieurs, .
ces fituamers, connoiffent ces
forcée; &. pluficurs ont
tions pénibles de confiance
Ils enrendront
été dans le cas de les éprouver.
par- --- Page 21 ---
Er 19
on fe déter:
faitement ce langage conféquence
minal à écrire au fieur Saurine en des termes qui
rétablir la bonne intelligence, & T'engager
pulfent vivre avec le Capitaine Le Mire. Cès expref
à bien
forment le fragment de la lettre
fions d'honnéteté dont le fieur Saurine fait fipom:
du 20 Août 1768,
8 & 9. de fon Mémoire. -
peufement trophée, pag. ne doit qu'à un pallage
Mais cette. viétoire, qu'il de fes mains, &l le mettre à
tronqué, va séchapper du Leéteur indigné, quand
découvert aux yeux
nous aurons rétabli le texte ertier.
fes Comlettre du 20 Août 1768,
de Dans cette avoir difcuté avec beaucoup de jufmettans, après
la conduite du fieur Le Mire
tice & d'imparrialité lui déclarent qu'ils la trouvent trés-réenvers lui,
difentilsy notre
fur la
guliere. (4 Tel eft,
Le
tel jugement eft auffi celui
> conduite du' Capitaine Mire; feriez
de
2> que vous devéz en porter; vous
injufte contre
autrement ,. & d'en conferver
2> T'envifager
reffentiment. us
-
5> lui le pluts léger Meffieurs, il sen'faut bien
>> Quant à vous j
fur. votre compte
adme
>nous puiffions auffi favorable. prononcer En effet, en fuppofant; en
>> façon
même
votre geftion fat à l'abri de
> admettant
que
les
que
2> toute: efpece de reprifes, que Téxaéitude foupçons de cette
5 nous avons conçus contre fe trouvent fans fondement,
91 même adminiftration
le droit de vous
9> tout cela vous acquéreroit-il avec autant d'indécence, 2
>> comporter à notre égard
Cij-. t 4
cer En effet, en fuppofant; en
>> façon
même
votre geftion fat à l'abri de
> admettant
que
les
que
2> toute: efpece de reprifes, que Téxaéitude foupçons de cette
5 nous avons conçus contre fe trouvent fans fondement,
91 même adminiftration
le droit de vous
9> tout cela vous acquéreroit-il avec autant d'indécence, 2
>> comporter à notre égard
Cij-. t 4 --- Page 22 ---
Eho.
2). dinjuflice & dingratizude que vous venez de le
2) faire ? Car, ne. vous y trompez pas, Meflieurs,
2> voila Tidée exaéte qu on doit fe former. de votre
2) conduite, les véritables traits qui peuvent laica-
>). rackérifer. &
.
< En vain vous étes-vous efforcés d'entaller injures
>fur injures; de remplir vos lettres des exprefions les
p plus dures & les plus indécentes; tout cela ne forme
2 point des argumens, > & ne fait qu'aggraver vos
>. torts, bien loin deles atténuer. L'ate deSociéré, ce
2). terrible rempart, delombre duquel vous cherchez
9> roujours à vous couvrir, ne préfente pas un titre
9) plus heureux pour vous, Rappellez: vous que ceft
9> votre ouvrage; qu'il n'y a de nous quenotre figna9> ture; que l'amitié, la confance la
aveugle. ont
nguidé la main qui la tracoit. Cette
confidération
far
>> Tufira
élever chet vous les remords les plus vio2 lens. Voe confcience eft le feul Juge que vous
à confulter; interrogez-la de bonne foi, G
w.ayez 5> vous aure, la douleur de lui entendre promoncer
ouvertement à notre.
tous les
e
9> vous avez violé
égard & Phonnéteté
9> voirs que la juftice, la reconnoiffance,
>> vous impefaient. Voila à quoi fe borneront, quant /
>> à préfent, nos reproches. Lorique de tems & vOs
s> propres réflexions, lorfque, la comparaifon que
%> vous ferez de votre conduite aveç celle que nous
>> tenons aujourd'hui, auront pu produire un retour
s fur vous-même, 2 nous verrons alors à difcuter cette'
5 queftion de fang-froid, & à vous établirde la façon
2 la plus évidente, qu'en vous refufant alexécution de:
borneront, quant /
>> à préfent, nos reproches. Lorique de tems & vOs
s> propres réflexions, lorfque, la comparaifon que
%> vous ferez de votre conduite aveç celle que nous
>> tenons aujourd'hui, auront pu produire un retour
s fur vous-même, 2 nous verrons alors à difcuter cette'
5 queftion de fang-froid, & à vous établirde la façon
2 la plus évidente, qu'en vous refufant alexécution de: --- Page 23 ---
PEr
5 nos ordres, vous dver non-feulement
un droit
9)
jufte e legitime en lui-mème, par des attaqué voies
G
55 illicites, mais encore que , non contents de payer iniques nos :1
9) dusfain-dingrainude, vous J aver ajouté
&
>
finfulte
tourage, 3 moyens toujours odieux > e profcrits entre:
> honnêtes gens: Nous nous garderons bien de fuivre
5> votre exemple, il répugne trop à l'honnêteté de
>de nos fentimens, 2 e plus encore aux principes de
5 droiture e de probité furtefquels nous nous
55 de régler toutes nos opérations. Convaincus eforcons ces
9 principes, qu'il faut toujours facrifier fes reffenti- par
wmensparticuliers au bien général; que nous devons
5. toujours regarder comme un objet facré & inviowlable.lesiarerenqut rhous font confiés, nous ferions:
syau défelpoir qur'ils fouffriffent la moindré' altération
sde nos querelles perfonnelles: A cette premiere con39 fidération fe joint une autre 9, &c. Et ici vient le
paffage f empliariquement rapporté parle fieur Saurine, paflage auquel cef qui précede eft unaflez fort
correétif.
Cer morceau doir; paroitre un peulong au fieur Saurine : mais qu'il apprenne que la moindre peine du
tranfcripteur infidelle qui-tronque un
de
voir rétabliren entier le tèxte qu'il adéfiguré. paflage,eft
On-laiffe à juger, d'après cemorceau, file fieur"
Saurine parvint * comme il ledit, % convaincre complétementfes Commettans de leurs torts * efila
*Pag.8 de fom
Gilaconfance f trouverent
Mémoire,
mélange de riguéur & d'honnéreré
**
ibids.
EcSIuE
dans la'mémeler Pag.9,
tre, fit efpérer que le fieur Saurine fe piqueroit par
,eft
On-laiffe à juger, d'après cemorceau, file fieur"
Saurine parvint * comme il ledit, % convaincre complétementfes Commettans de leurs torts * efila
*Pag.8 de fom
Gilaconfance f trouverent
Mémoire,
mélange de riguéur & d'honnéreré
**
ibids.
EcSIuE
dans la'mémeler Pag.9,
tre, fit efpérer que le fieur Saurine fe piqueroit par --- Page 24 ---
ghe
la fuite de plus d'exagtitude 8c d'adivité dans fes retours.
astyt
de la
du fieunSau:
Mais c'étoit un parti-pris,
part
rine, defed former un établiffement à Saint-Domine Commete
aux dépens & avec les fonds de fès
gue,
fe
que le feul compte général
tans. Qu'on rappelle
par lui envoyés étoit du 25 Avril1768.
4 Depuis ce tems julqu'an 20 Mars 1771, elpace
de trois ans moins un mois, ilne fut
pollible
tirer de lui ni de fon frere unétat fituation,
dcte
de
leur
une balance
: quelques inftances & qu'on les plus
en fit par les ms les plus preflantes
fortes,
avoit a
Dans.ce même intervalle le fieur Saurine
2r
reçu,
O
de marchandifes d'EuIC Une nouvelle cargaifon
Novemropespar le Boutin, troifieme voyage,en
fuivant lui-méme, jà
bre 1768, montante,
9533E
livres, 1
le
2°, Une petite cargaifon en leftè, parl leNavire
Tréforiers qui avoit produit.7575 liv, d'Avril 1769
aAvril Ilavoit 1770. reçu quatre cargailons de Negres en
J ;9.
1769jufqu'en 1
une feule année, depuislemoisaAwnil de quinze cent milleliv,
Avril1770, montanteaprès immenfes
le fieur Saurine
Voilà des envois
que c'eft
paffe fous filence dans fon Mémoire; mais il trop fe rend peu
dire; ce ne feroit qu'une infidélité,
bien plus coupahle,cacily dit formellement, pag.9, de
que les navires venant de France, n'apportant que
ufqu'en 1
une feule année, depuislemoisaAwnil de quinze cent milleliv,
Avril1770, montanteaprès immenfes
le fieur Saurine
Voilà des envois
que c'eft
paffe fous filence dans fon Mémoire; mais il trop fe rend peu
dire; ce ne feroit qu'une infidélité,
bien plus coupahle,cacily dit formellement, pag.9, de
que les navires venant de France, n'apportant que --- Page 25 ---
*
8/3
foibles cargaifons 3 les retours ne pouvoient etre
rables. C'eft avec cette fidelitéque le fieur Saurine confidé fe
défend du commencement julqu'à la fin.
Les retours de fa part étoient en effeton ne peut pas
moins confidérables. Julqu'à fix lettres de la Maifon la
Croix & Compagnie (entre un grand nombre d'autres) en date des 26Septembre 1769, 26 Avril, IO
Juin,
& 31 I Juillet & 20 Septembre
mifes inS les yeux du Public, avec les réponfes 1770, déja du
fieur Saurine, 7 conftatent les juftes plaintes de fes
Commettans, & lar maniere outrageante &audacieufe
avec laquelle il les bravoit.
Sa grande reffource étoit d'avoir dans fes mains
leurs fondsy de s'être fait une efpece d'érabliffement
perfonnel au Cap, de fe figurer, au moins en appa:
rence,d'avoir puy acquérir un domicile contre euxmémes, de ne
par conféquent être altionné
par eux qu'au cdeil ouril leur feroit effuyerun procès
éternel, la main garnie, &les combattant avecleurs
propres biens..
Que le fieur Saurine ne dife point qu'on lui
des intentions malhonnêtes
fon coeur
prête
ce fera lui-même que, nous dr oppoferons défavoue; dans. une
lettre quilnaaffurement. pas deftinécan fecret; caril
y dità fon ami, en parlant des démélés furvénus entre
fes Conftituans & lui: <. Comme l'affaire ne man2
pas de faire du bruit dans Rouen, : vou-
>> Jrom mon cher ami, que vous euffier la je
25 fancede communiguer cette lettre G lescopies - complai-
> aux perfernerquejefine, Gcin. Il lui indique ci-jointes, même
. une
lettre quilnaaffurement. pas deftinécan fecret; caril
y dità fon ami, en parlant des démélés furvénus entre
fes Conftituans & lui: <. Comme l'affaire ne man2
pas de faire du bruit dans Rouen, : vou-
>> Jrom mon cher ami, que vous euffier la je
25 fancede communiguer cette lettre G lescopies - complai-
> aux perfernerquejefine, Gcin. Il lui indique ci-jointes, même --- Page 26 ---
8nl4
& ientre autres tè
de ces perfonnes,
la
a
P
fait
del la Mailon Croix.
Lanab, qui
partic
* Mai
eft da
Dus
Or dans.cette lettre, qui immédiatement aprèsla rupture-dont nousallons parler, on trouve prefque à chaque ligne les projets de
fpoliation les plus malhonnéres &cles menacesies plus
odieufes. <4 Sinouss faifons tant que de commnencer un
il deviendra fcompligué, que DE DIX ANS
- procès,
ne recevroient
un denier desi B
2> ces Meffieurs
pas
> livres I fot.
. Le procès fera long, fiur-tout e
5> à Saint-Domingue, où l'on'en commence beaucoup
99 8 oit l'on en fnit peu. . e D Nulne pouvoit retirer
a laSociété. . :
9> de nos mains lés cfets appartenans
55 Si au e contraire nous entrons en procès, JE TIENS ET
2> JE NE LACHERAL QU'A BONNES ENSEIGNES e
2) Jeg garderaitout (r) afureàmefure des rentrées, pour
demandenfaire face aux dommagas-inttrets que je
2> rai.
- Depuis Penvoi du compte geniral.Tai
5) affen de rentrécs pour faire face aul procès pendant
même
le dernier Con9) plufieurs années ; Tai
reçu, par de mille
>> rier du Port-au-Prince, une vingraine
livres,
> 8 l'on m'en. fait efpérer autant fous quinge jours ; je
POUR HATER CES REN-
>> vais y envoyer mon frère
9> TRÉES, ET ACCUMULER ICI EN CAISSE. Je fens
9> parfaitement bien que le procès ne me fera pas hon
de
veuve de
29 neur dans Tefprit des partifans Meffeurs
>> la Croix, A. Golfey, G Compagnie: CELA NE PEUT
>> TRE AUTREMENT >,
() Prétention abfurde & chimérique, préfentée lors pour même couvrir qu'on l'odieux la fait.
d'une menace dont on rougit intérieurement,
Qu'auroit
> TRÉES, ET ACCUMULER ICI EN CAISSE. Je fens
9> parfaitement bien que le procès ne me fera pas hon
de
veuve de
29 neur dans Tefprit des partifans Meffeurs
>> la Croix, A. Golfey, G Compagnie: CELA NE PEUT
>> TRE AUTREMENT >,
() Prétention abfurde & chimérique, préfentée lors pour même couvrir qu'on l'odieux la fait.
d'une menace dont on rougit intérieurement,
Qu'auroit --- Page 27 ---
8H
a Qu'auroit dit le fieuri Saurine, f fon
cruel
ennemi avoit écrit contre lui de pareilles horreurs? plus
Ercependant il ne
deles écrire
a
Ses Gommetrans, rolgit
lui-même!
à
qui
que
Rondite
quelhommeils avoient affaire,fe virent trop donc éprouvé obligés de reccurir au Gouvernement, pour obliger à repafferen France un Comptable quiy étoit aftreint
fon traité, qui avoit. déjà une premiere fois ntiTE
d'y obéir, & qui,depuis trois ans, détenoit des fonds
confidérables fans vouloir ni les acquitter par des retours, ni envoyer aucun compte.
5, Le Miniftre de la Marine fut
des
comme de linjuftice d'une pareille frappé
dangers ille fit
inftruire exaétement de
rcihlances
laffaire, il vit même avec
plaifir l'honnéteté avec laquelle la Société fe relàchant de fes propres droits, ne demandoit le renvoi
en France du fieur Saurine que dans le Cas où il fe
refuferoit à rendre à Saint - Domingue les
par lui dus. Il en rendit compte au Roi, & en comptes
un ordre pour le Gouverneur &1 IIntendant de obtint Saint:
Domingue de faire repaffer le fieur Pierre Saurine
en France, dans le cas ou il feroit ce refus. Je vous
préviens, ajouta le Miniftre dans la lettre par laquelle il annonçoit à la Société l'ordre du
vous
Roi, je
préviens quils ne doivent le faire mettre a exécution qu'après avoir vérifié les faits. Le fieur Saurine
voit par cette précaution fage, & qu'il diflimule à
fon ordinaire, qu'il n'étoit point une de ces viclimes *
de
que la trahifon G la perfidie ffont immolées par des fon tea2
coups d'autorité : expreflions qui ne devroient être
D
la Société l'ordre du
vous
Roi, je
préviens quils ne doivent le faire mettre a exécution qu'après avoir vérifié les faits. Le fieur Saurine
voit par cette précaution fage, & qu'il diflimule à
fon ordinaire, qu'il n'étoit point une de ces viclimes *
de
que la trahifon G la perfidie ffont immolées par des fon tea2
coups d'autorité : expreflions qui ne devroient être
D --- Page 28 ---
3h6
70 26,
employées que par un homme innocent & irréprochable, & qui porteroient alors un jufté intérêt dans
tous les coeurs. f
La Maifonla Croix & Compagnie donna fes pleins
pouvoirs.au fieur le Grand, ancien ami de cette Maifon, qui même ayant pris l'intérêt du fieur Ribard
fon
dans T'entreprife 9 agifloit pour
propre compte.
Le feur Pierre Saurine seft permis contre cet eftimable Négociant la déclamation Ia plus violente &
la plus calomnieufe; mais elle eftfi folidemént réfutée
dans le premier Mémoire de la Société, & d'ailleurs
f méprifable en partant d'un homme paffionné &c injufte, qu'on ne daigne pas même sy arrêter ici.
Les inftruétions verbales & par écrit données au
fieur le Grand lui recommandéicnt la plus grande
modération, les plus grands égards dans l'exécution
de fa miffion; & d'ailleurs. on doit dire à fa
que fon caragtere honnête & liant
f:
répondonr
vance de tous les ménagemens qu'il fef feroit un plaifir d'employer. Il emporta une lettre de la Société
pourl rle fieur Saurine, en date.du 27 Février 1771,
qui donne la preuve du parti pris d'agir avec lui lans
éclat, fans offenfe, & dont il importe par cette raifon de rendre compte. On trouvera un jufte mêlange d'égards & de emex
Apresavoirparléau. fieurSaurine de quelques-uns de
leurs gricfs, fes Commettans lui difent: 46 Ilnous étoit
2> loiftble devonfarczrirepafiorde fuite enFrancepour
55 nous rendre vous-même VOS comptes; ; votré état
55 feul &les engagemensque vousavezpris nous enac-
importe par cette raifon de rendre compte. On trouvera un jufte mêlange d'égards & de emex
Apresavoirparléau. fieurSaurine de quelques-uns de
leurs gricfs, fes Commettans lui difent: 46 Ilnous étoit
2> loiftble devonfarczrirepafiorde fuite enFrancepour
55 nous rendre vous-même VOS comptes; ; votré état
55 feul &les engagemensque vousavezpris nous enac- --- Page 29 --- le droit : nous n'en
inconreflablement
-
acquéroient
jaloux de mettre les bons
5)
point ; toujours d'en écarter tout ce qui pourroit
>>
enavant,
la
ou du reflentiment,
paed
>> porter le caractere de haine
au
vous rendict ces comptes Capà
> nous confentons Porteur de que
: nous vous ordonnons
59 notre
procuration
& de
9) même de le faire à la premiere réquifition,
>> lui remettre tous les cfets généralement quelconques
de
nature
être : appartenans
>> & quclgue
quils
il eft
ne
>>
les
Cle
à la Sogicté,
pouvoirs
& nous
cet
Fatearis
>> laiflant rienà defirerà dont étoient fufceptibles;
>> donné toute T'étendue
certe
>> mais en même tems nous fommes très-affuirés toute que'-M. la dé9> le Grand apportera dans cette & opération
àla
>> cence G Phonnéteté convenable vous-méme proportionnée dans l'exé-
>) déférence dont vous uferez -
>>. cution de'nos ordres.
Monfieur, à
>Nous ne faurions, trop vous inviter, vousavez
conduite différente de celle que
9) tenirune
le
le Mire ; la politiow neft
>> fuivie envers Capitaine de
remetcha9> plus la même, la ceffation l'entreprife fi un refte d'attacheDailleurs,
> cun àfa vraieplace.
particulieres,
9> ment pour vous, fi desconfid@rations devons aucun compte : nous
5> & dont nous nevous infifter alors fur votre ré22 ont déterminés à ne pas n'exiftent
aujourles mêmes motifs
plus
>> vocation,
chofe que vous puiffiez faire,
&, quelque
S d'hui,
rien à ces nouvelles. difpoli-
>> nous ne changerons le
encore, com-
>> tions; ainfi, nous vous occafionavec répétons la docilité que
>> portez-vous danscette
Dij
ment pour vous, fi desconfid@rations devons aucun compte : nous
5> & dont nous nevous infifter alors fur votre ré22 ont déterminés à ne pas n'exiftent
aujourles mêmes motifs
plus
>> vocation,
chofe que vous puiffiez faire,
&, quelque
S d'hui,
rien à ces nouvelles. difpoli-
>> nous ne changerons le
encore, com-
>> tions; ainfi, nous vous occafionavec répétons la docilité que
>> portez-vous danscette
Dij --- Page 30 ---
Ehk
>> vOS devoirs vous impolent,
tout
2 nous forccpoint à recourir a évite des
édat, & ne.
>> nous répugnent, G dont la fuite moyens violens qui
>> perte de votre fortune, de votré vous.expoferoit a la.
2> état.
honneur, e devotre
> Ne perdez pas devue que nous fommes
2) mateurs, 2
vous n'étes
vos Ar
>) Capitaine 2 navirele
fimple Géreur le
2>
de
qui ne
votre état
ecutin
nous; l'aéte de Société, les ordres tenet
25 l porteur vous retracent ces vérités
dont vous
2> Rappellez-vous également,
effentielles.
2> étet dans lé
ce
Monlieur, CC que vous.
principe, que vous feriez
25 jourd'hui, fans les bontés
encore au2 comblé
dont nous 1 vous avons
; que, LE PREMIER NAVIRE dont vous
>> eu le commandement, LA PREMIERE
avet
% vous aver été chargesfont des
GESTION de
dont
9) fouvencz-vous encore
bienfaits notre, part :
2) que nous avonseffuyée dans que LA PERTE AFFREUSE
2 TANTE, n'a point diminué la L'entreprife chaleur de LA CONs2 veillance
de notre bien5)
moins pour vous ; que nous ne vous en.avons
pas
reçu avec le même
25. notre maifon ef devenue votre empreffement, que
2) été traité pendant deux années afyle,g que: vous y auct
5> nous
comme un ami, comme.
mémes; enfn, que CE DERNIER SCEAU
>NOUS AVONS MIS A NOTRE AMITIÉ
QUE.
> prife dont vous êtes actuellement
eft l'entre2> SEULE POUVOIT SUFFIRE A FAIRE chargé, ET QUI
2 TUNE. Si le fouvenir de tous ces VOTRE FOR-
>> choquer votre
événemens peur
> Tavantage ineftimable amour-propre vous y trouverez
d'étre rappellé àla recon-
> nous
comme un ami, comme.
mémes; enfn, que CE DERNIER SCEAU
>NOUS AVONS MIS A NOTRE AMITIÉ
QUE.
> prife dont vous êtes actuellement
eft l'entre2> SEULE POUVOIT SUFFIRE A FAIRE chargé, ET QUI
2 TUNE. Si le fouvenir de tous ces VOTRE FOR-
>> choquer votre
événemens peur
> Tavantage ineftimable amour-propre vous y trouverez
d'étre rappellé àla recon- --- Page 31 ---
8-3
2hg
s5.n noiflance, aux devoirs qu'elle vous impofe, &c 5);
Celipar de telles lettres qu'on peut jugerdel'efprit
quianimeune Maifon, & non par des
d'une
oui deux lignes, infidélement
fragmens
ble à fes Défenfeurs qu'il préfentés par un couparién dans cette lettre, qui trompe. relpire la On haine, ne trouvera
fion, la violence; ; on y voit un refte d'intérêr l'oppref
un homme qu'on a aimé, des avis qui nont pour rien
d'amer écd'offenfant, quoiqu'écrits avec
les reproches même y. Oont tout à la fois un fermeté,6c ton d'attendriffement & de dignité. Voyons G la conduite
du fieurle Grand y fut conforme.
e Et d'abord, une premiere réflexion fe
la leêture du Mémoire du' fieur Saurine. préfenite à
ment
les fauffetés
Nonfenlegraves qu'on a déja réfutées
nent un jufte foupçon fur toutce qui va fuivre don mais
le feul bon fens le fait naitre par la manierc dont ,
peint la conduite du fieurle Grand. Selon-lui, il
corde au fieur le
mz
bitres,
Grand tout ce qu'il demande - Ar
nouvéaux Arbitres, comimunications, remifes
d'effets;il fait plus même, il fait don &remifeoude
40000 livres, ou de 30000 livres d'intérêts dans
laffaire; il paffe avec le Geur le Grand tous les aêtes
que.celui-cisavife de lui demander; il lui
toutes les fignatures qui peuvent convaincre. prodigue de fa
bonne foi, de fon ardent defir de terminer à l'amiable; &cicependant le fieur le' Grand a limbécillité de
pourfuivre contre lui un ordre d'embarquement fans
le plus léger morif, & les Supérieurs ont
de laccorderlUne telle ablurdité de conduite l'injuftice eft fi
ur le Grand tous les aêtes
que.celui-cisavife de lui demander; il lui
toutes les fignatures qui peuvent convaincre. prodigue de fa
bonne foi, de fon ardent defir de terminer à l'amiable; &cicependant le fieur le' Grand a limbécillité de
pourfuivre contre lui un ordre d'embarquement fans
le plus léger morif, & les Supérieurs ont
de laccorderlUne telle ablurdité de conduite l'injuftice eft fi --- Page 32 --- invraifemblable, fi groffien, que le legeurne
fe
ditpenferde fe dire à lui-méme. que ) le fieur
A TROP RAISON
oomts
qu'il faut bien
POUR N'AVOIR PAS TORTS &
qu'il y ait quelque infidélité dans fon 6
récit, fans quoi il faudroit mettre le Mandataire de
la Maifon la Croix &
Compagnie, non au
des
oppreffeurs; mais au nombre de ces êtres infortunés rang
qui humilient la nature. On va voir en effet
fur
cette feçonde partie de T'affaire, &la plus
te, le fieur Saurine
Radecatr
n'en a pas moins
que fur la premiere. Rétabliflons la forrementimpolé
:
vérité des faits. :
4 Le fieur le Grand arrive au Cap leir6-Mai
& de fon bord il envoie au fieur Pierre Saurine 1771,
lettre, dont le fieur Saurine rapporte infidélement une
un fragment, en retranchant ce qui précede 2 &
voici: ( Notre intention, çomme vous
>>
d'en
UE
agir mal avec vous, de vous voyezs
9) cat VOS affaires & dans votre état;
troubler
>5 vous les procédés les plus honnêtes, j'aurai mais pour
91 une.conduite égale de votre part, &.j je fuis jexige
>> de vous prévenir que fi, contre mes voeux; obligé 8ccs,
Voila.ce le fieur Saurine retranche
page 14 2t fon Mémoire, pour fe donner librement, l'air dun
homme opprimé, & crier plus à fon aife à la perfécution, àla tyrannie.
C'eftavec la même infidelitéquil préfente
abfurde & vexatoire le délai de deux heures.1 Il le çomme
en effet, fi on n'accordoit qué ce délai pour dreffer feroit &
préparer des comptes de plufieurs années. Mais voici
ce.quele fieur le Grand écrivoit, & ce que l'on fup-
pour fe donner librement, l'air dun
homme opprimé, & crier plus à fon aife à la perfécution, àla tyrannie.
C'eftavec la même infidelitéquil préfente
abfurde & vexatoire le délai de deux heures.1 Il le çomme
en effet, fi on n'accordoit qué ce délai pour dreffer feroit &
préparer des comptes de plufieurs années. Mais voici
ce.quele fieur le Grand écrivoit, & ce que l'on fup- --- Page 33 ---
Q1 font, comie je le
prime encore : (4 Sivos écritures
dans l'ordre & la régularité convenables;
>> préfume,
vos
MM:
> fi vous avez remis, fuivant
& promefes,a les
de la Croix, A. Goffey, Compagnie,
2) veuve
il vous fera facile de
>> comptés' qui étoient en arrierest
demanfur ceux
je
>> me fatisfaire promptement
fe ERE fans peine
2> de, & cette opération pourra
> dansla journée 5).
reVoici ce que le fieur le Grandajoute, &qu'on vous
tranche encore : (6 Quel que foit le parti faire favoir que de
la bonté de me le
- 2> preniez, ayez
meside-
>> fuite, & de répondre cathégoriquemenra vous me don5 mandes; elles fe bornént à ce que
AVEC LE SOLDE de. ce gui peut
>> niez VOS comptes,
en
2) revenir à la Sodiéié;Yoit en marchandifessfoie Ainfi
de débiteurs, édolfiersm
>
reconnoilfantes Grand demandoit deux chofes, un compte
le
1C
définitif, & LA REMISE DES EFFETS.
cette
> Lefieur Saurine, dans fon Mémoire, fupprime fon frere &clui
féconde demande, puis Grand il expofe * que étoient préts à * Page I,
répondirent au fieurle
heures qu'ilsié le compte de leur
Lui fournir fous s'écrie vingt-quatre d'un air de triomphe : IL N'ÉTOIT
gefion, &
SIEURS SAURINE S'EXPLIPAS POSSIBLE QUE LES
QUASSENT AVECTPLUS DE NETTETÉ.
Nous dirons au contraire', inedmupaspefiesueds
rexpliquafeonratune mantere PLUS SUSPECTE ET PLUS
Onleur demande deux chofes, ils refufent
INJUSTE.
des debx, la. remife des. effets; &
la plusimportante fe donner un air d'avoir fatisfaitace qu'on leur
pour
: IL N'ÉTOIT
gefion, &
SIEURS SAURINE S'EXPLIPAS POSSIBLE QUE LES
QUASSENT AVECTPLUS DE NETTETÉ.
Nous dirons au contraire', inedmupaspefiesueds
rexpliquafeonratune mantere PLUS SUSPECTE ET PLUS
Onleur demande deux chofes, ils refufent
INJUSTE.
des debx, la. remife des. effets; &
la plusimportante fe donner un air d'avoir fatisfaitace qu'on leur
pour --- Page 34 ---
9/2
demandoit, ils fuppriment, auxyeux
& du Public, lune des deux demandes. deleursJuges; Avec
telle méthode, il eft fort aifé d'avoir raifon, mais- une
heureufement on ne l'a pas long-tems.
Le fieur le Grand, toujours conciliant
ne -
s'offenfa point de ce premier refus. &chonnéte, Il crut qu'il
falloit,
de bons procédés, amener peu à
le fieur darine à la remife des effets. Ill'alla voir peu dès
le lendemain de fon arrivée; & c'eft le fieur Saurine
lui-même qu'il faut entendre faire T'éloge du fieur le
Grand, dans fa lettre déja citée, du 3 I Mai
au freur Fayelle fon ami.
1771;
. 66 M. le Grand,après m'avoir écritla lettre dur6
>> courant, dont ci-joint. copie, vint le lendemain
>> chez moi, Je ne puis que me louer de l'honnêteté avee
> laquelle ilfe préfenta. Je tâchai de ne pas demeurer
9> en refte de ce côté là. Je lui offris à l'inftant la véi
>> rification de mes comptes, fans
la commuCelui dont > nication de fes
*
exiger
on parle ainfi,
prétendus pouvoirs; MAIS JE LUI
outre des pou- 99 REFUSAI TOUT NET, en vertu de mon
voirs, très en > fociété, & de celui des inftruétions données aéte sà Sau- de
regle,étoitpro- priétaire pour >5 rine freres, y annexé, la remife
partie,
>)
Gc. appattenans à la fociété 59. Il desefets, dofiers *
bas, de Chonnéteré que le
parle encore plus
Crundamijfedontfa conduites
€ telle que foit Ja dérermination, je n'aurai aucun
1 >> morif de haine contre lui; il me trouvera honnête tant
9> quillefèra >9, Et c'eft ce même homme auquel il
rend icijuftice d'une maniere non fulpeête, en écrivantà un amiintime, contrelequel ilna pas rougi de
répandre & d'imprimer des horreurs!
Voila
onnéteré que le
parle encore plus
Crundamijfedontfa conduites
€ telle que foit Ja dérermination, je n'aurai aucun
1 >> morif de haine contre lui; il me trouvera honnête tant
9> quillefèra >9, Et c'eft ce même homme auquel il
rend icijuftice d'une maniere non fulpeête, en écrivantà un amiintime, contrelequel ilna pas rougi de
répandre & d'imprimer des horreurs!
Voila --- Page 35 ---
Voilà donc un fecond refus deremettre les
bien conftaté par cette lettre. Je luirefufai tout effets, net la
remife desefas, dofer. Gc.
D'après ce refus, la marche du S' le Grand étoit
toute tracée. Il alla au Port-au-Prince, y faire
au Gouverneur & à l'Intendant, des injuftes refus part du
fieur Saurine, ce qui étoit le cas de l'application formelle de l'ordre du Roi; Sccependant lui-même les
fupplia d'en fulpendre l'exercice, & de
d'abord le fieur Saurine àune conférence faireappeller contradictoire devant tel Supérieur qu'il leur plairoit d'en
charger.
300 Le 7 Juin 1771 (les dates font précieules) , le
Gouverneur & l'Intendant adrefferent une lettre
commune àM. le Vicomte de Choifeul, Gouverneur
du Cap, & à M. de Tremais, Commiffaire Général de la Marine & Ordonnateur au
faire
comparoitre devant eux le fieur Pierre Cap, pour Saurine
< & la, en préfence du fieur le Grand, vous deman- ;
5> derez au fieur Pierre Saurine, porte cette
2> s'il confent de remettre, s fitr le
tous les lettre,
9> de la Société, foit entre les 'mains champ, du fieurle Grand efats
5> lui-méme, foit entre les mains d'un Négociant du
25 Cap, connu pour être folide & honnète, & de
9) rendre enfuite fon compte dans un délai convena35 bleyaux
que faicle feurle Grand de donner au
9> fieur
bonne €
caution
safterg
'55 xieme d'intérêt
fuftfanté
pour le digui lui a été accordé dans la
95 & encore pour le droit de Commiffion, Société; tant fur
>le fonds déja perçu, que fur ceux qui reftent à reE
ant du
25 Cap, connu pour être folide & honnète, & de
9) rendre enfuite fon compte dans un délai convena35 bleyaux
que faicle feurle Grand de donner au
9> fieur
bonne €
caution
safterg
'55 xieme d'intérêt
fuftfanté
pour le digui lui a été accordé dans la
95 & encore pour le droit de Commiffion, Société; tant fur
>le fonds déja perçu, que fur ceux qui reftent à reE --- Page 36 ---
55 couvrer; DE FAÇON QUE 34 LE SIEUR
55 EXACTEMENT LES MÈMES
SAURINE AIT
25 CONTINUOIT A GÉRER LA SOCIÉTÉ, AVANTAGES QUE S'IL
S5 RENTRÉE DES DERNIERS FONDS, JUSQU'A LA
9) Le refus que feroitle fieur Saurine
5) à desp propofitions
d'acquiefcer
mauvaife foi, auffiraifonnables, décéleroit une
>> de punir >).
que l'intention de Sa Majefté eft
En ce cas, le Gouverneur &
M. de Choifeul & M. de Tremais PIntendant de
chargent
Pinflant de l'ordre ci-joint, & de faire faire ufage à
Saurine pour France, après avoir partir le fieur
rer par lui la remife des
d'abord fait opérécépiffé,
effets, 3 avec inventaire &
M. de Tremais ne fe trouva
alors
La conférence fe tint en
point de M. au Cap:
de Choifeul, qui, animé préfence des
le Vicomte
de conciliation quil lui font
fentimens de bonté &
doute faire ouvrir les
naturels, voulut bien fans
rilque qu'il couroit de fe yeux au fieur Saurine furle
d'une réfiflance injufte & perdre, par la continuation
De-là pluficurs aétes déplacée.
fieur Saurine & le fieur'l préparatoires le
paffés entre les
27 Mai, 15, 15,15,1 16 & 22 Grand, Juin fous les dates des
corps enfemble au moyen de cette 1771, qui itous font
le dernier de ces actes, celui du claufe qui itermine
vant Salleles, Noraire
22 Juin, paffé de5) Parties, EXPRESSEMENT au Cap: <6 conviennent les.
>5 défaut de la part de l'une ET DE RIGUEUR, qu'à
>> quelgues-unes des claufes e d'elles, d'exécution de
>> tant danslapréente que dans TOUS obligations confignées >
AUTRES ÉCRITS
ps enfemble au moyen de cette 1771, qui itous font
le dernier de ces actes, celui du claufe qui itermine
vant Salleles, Noraire
22 Juin, paffé de5) Parties, EXPRESSEMENT au Cap: <6 conviennent les.
>5 défaut de la part de l'une ET DE RIGUEUR, qu'à
>> quelgues-unes des claufes e d'elles, d'exécution de
>> tant danslapréente que dans TOUS obligations confignées >
AUTRES ÉCRITS --- Page 37 ---
MPARTICULIERS, toutes conventions, accords, con-
>> fentemens par elles faits G donnés, tant au
>5 QUE DANS LESDITS ECRITS,/eront e demeureront préfent
9> nuls 6 comme non avenus > Jans qu'ils
leur
2> être oppofzs enfaçon quelconque >).
puifent
D'après une claufe fi précile, il paroitroit en quelque forte indifférent d'examiner fi celui de ces écrits
privés, qui porte la date du 27 Mai, eft en effet du
27 Mai, puilque tous ces écrits fe réuniflant ainfi en
un feul, leur date eft bien moins à confidérer
leurs dilpofitions, mais outre quelavériemefjamas que
indifférente en foi, il importe aux Conftituans du
fieur Saurine de montrer que la promptirude de la
foumiflion dont il s'honore dans fon Mémoire, en
préfentant fon premier accord avec le Sf le Grand,
à la date du 27 Mai, avant que celui-ci eût été folliciter les Superieurs au Portau-Prince, eft une allédate gation menfongere, > évidemment appuyée fur une
fauffe, & qui va s'évanouir avec cette date ellemême.
Nous difons donc que l'agte fous feing-privé, le
premier paffé entre les fieurs Saurine & le fieur le
Grand, portant date du 27 Mai 1771, n'eft point du
27 Mair771; & en voici la preuve.
Les fieurs Saurine avoientadrelféau fieur le Grand
un écrit contenant cinq propofitions. Latroifieme &
la quatrieme étoient
la Maifon la Croix & Compagnie, priffentà Pdai l'intérêt du Sr Saurine d'un
dixiemedansla Société pour 40000 livres, au
de quoi il les fubrogeroit en fes droits pour moyen raifon
Eij
'eft point du
27 Mair771; & en voici la preuve.
Les fieurs Saurine avoientadrelféau fieur le Grand
un écrit contenant cinq propofitions. Latroifieme &
la quatrieme étoient
la Maifon la Croix & Compagnie, priffentà Pdai l'intérêt du Sr Saurine d'un
dixiemedansla Société pour 40000 livres, au
de quoi il les fubrogeroit en fes droits pour moyen raifon
Eij --- Page 38 ---
dudit intérêt. Erparl la tadesp 2/6
Saurine offroient de remettre propofition, à la
les freres
&
Maifon la
Compagnie, 66 en nature &
Croix
9> quelconque, toutes les
fans aucune garantie
>> & documens réfultans des créances, titres, doffiers;
29 trer >>, La huitieme
ventes quireftent à renSociété, & d'en
propofition étoit de réfilier la
Dans l'écrit paffer un aête de diffolution.
le Grand
portant la date du 27 Mai, le fieur
du fieur Pierre accepte à forfait pour 30000 livres l'intérêt
freres
Saurine, 2 & d'autre part, les deux
s'engagent à exécuter fidélement
c'eft-à-dire, LA REMISE DES
Tarticle 6,
:. Oron trouve dans la lettre EFFETS. du
au fieur Fayelle, déja citée,
fieur Pierre Saurine
& énonçant qu'il y avoiteu portantdate du 3 I Mai;
entre lui &leS'le Grand devantle une premiere conférence
feul, ces deux paffages. 1°. Je lui Vicomte de ChoiREMISE DES EFFETS,
refufai tout net LA
46 ciété. 2°. Par
doffiers, Gc. appartenans à la So
2>
Choifeul, & furl'offre condefcendance pour l'avis de M. de
9> la Société J'acceptai fon que me firle Grand de réfilier
>> & à la rèmife des effets, offre quant à la réfiliation,
% qu'il m'accorderoit
mais fous condition
un
expreffe
>> vres, pour raifon de l'abandon didommagement de j0000 li99 térét Je lui ai donné
de mon dizcieme din55 néceflaire
tout le tems qu'il croiroit
> MM, veuve (pour de la confulter une perfonne à laquelle
Croix, A.
gnie Tavoienti 1
Goffey, & Compa-
*> e jignore quelle trecommands). efefa
a Je ne l'ai pas revu s
5 ACCEPTE MA
détermination... Si LE GRAND
PROPOSITION de 30000 liy.je ferai
agement de j0000 li99 térét Je lui ai donné
de mon dizcieme din55 néceflaire
tout le tems qu'il croiroit
> MM, veuve (pour de la confulter une perfonne à laquelle
Croix, A.
gnie Tavoienti 1
Goffey, & Compa-
*> e jignore quelle trecommands). efefa
a Je ne l'ai pas revu s
5 ACCEPTE MA
détermination... Si LE GRAND
PROPOSITION de 30000 liy.je ferai --- Page 39 ---
> allégé, & même Nesilens déchargé, &c.> -
Dans la lettre de M. le Gouverneur & de M:FIntendant, en date du7 Juin, à MM.de Choifeul &.
de Tremais, ces Supéricurs ordonnent de faite comparoitre le fieur Pierre Saurine en préfence du Sr le
Grand, & de lui demander s'il confent de REMETTRE,
fur le champ, 3 TOUS LES EFFETS DE LA SOCIÉTE
aux offres que fait le S" le Grand de donner au fieur
Saurine bonne & fuffifante caution pour le dixieme
dintérêt gui lui a été accordé dans la Société.
Donc, ni le 30 Mai, date de la premiere de CES
deux lettres, nile 7 Juin, date de la feconde, la REMISE DES EFFETS, non plus que LA FIXATION A
FORFAIT POUR TRENTE MILLE LIVRES DE L'INTÉRÈT DU SIEUR PIERRE SAURINE, n'étoient
encore confenties. Cela eft évident.
point
Donc il eft plus clair que le jour que. ces deux
objets n'étoient point réglés le 27 Mai, non plus
la diffolution de la Société.
que
Donc il eft plus clair que le jour que l'adte par
lequel cette remife eft confentie, parlequel cet intérêt d'un dixieme eft cédéà forfait pour 30000 livres,
par lequella diffolution dela Société eft convenuedevoir être paffée par aête devant Notaire, n'eft
&
ne peut être duz7Mai,jour dont ilp porte la date. pas
Donc il eft plus clair que le jour que dans l'intervalle du 27 Mai au 6Juin; le fieur le Grand eut
jufte caufe dallerauPor-su-Prince folliciter la juftice
des deux Supérieurs ; qu'iln'apoint joué, comme or
le lui fait jouer dans le Mémoire du fieur Saurine,le
eft convenuedevoir être paffée par aête devant Notaire, n'eft
&
ne peut être duz7Mai,jour dont ilp porte la date. pas
Donc il eft plus clair que le jour que dans l'intervalle du 27 Mai au 6Juin; le fieur le Grand eut
jufte caufe dallerauPor-su-Prince folliciter la juftice
des deux Supérieurs ; qu'iln'apoint joué, comme or
le lui fait jouer dans le Mémoire du fieur Saurine,le --- Page 40 ---
rôle abfurde & ridiculement 38
derà ces Supérieurs de vouloir perfide bien d'aller demanpar l'autorité du Roi, des choles dont faire il exécuter
déja d'accord avec le fieur Saurine
auroit été
feing-privé du 27 Mai,
par un a&te fous
Quelle eft donc la vraie antérieurà daté de ce même voyage,
eft du I5 Juin, jour ou les Parties cet age? Elle
fieurs.a autres. Et comme dans l'un en de fignerent
fieurs Saurine
ces altes Hies
rofité du monde, y renoncent, avec la plus belle généforfait pour leur dixieme aux 30000 livres à eux cédéesà
tion apparente fe
dintérêt, cette renonciaréduirà une véritable
entre les Parties de paroitre allouer
convention
rine une fomme de 30000
aux fieurs Saulequel il ne leur devoit rien livres, pour un objet fur
fouffertes
revenir, vu les
par laSociéré, fur lequel même ils fe pertes
veroient obligés de
trou- :
afin de leur donner le fupporter mérite de une perte au prorata,
leur ménager une forte d'honneur s'en défifter, & de
aux yeux de la Colonic: mérite d'un bon procédé
couroit aucun
pour lequel on ne
rifque,p puilque T'acte
30000 livres., & celui par lequel ils quileur allouoit
étoient fignés au même inftant, mais Y renonçoient,
dates differentes,
feulement à des
opération puérile pour & thucte ne
avoir l'air de faire une
Orle fieur le Grand ne fit
pas attention au motifca:
chéquifrprendre au Sr Saurine de
du 27 Mai, & ce motif étoit, de la préférence de
la date
fe ménager
Part celui-ci,de
bien de faire - pour les conteftations qu'il fe propofoit
naitre, Thonneur d'avoir été conciliant
renonçoient,
dates differentes,
feulement à des
opération puérile pour & thucte ne
avoir l'air de faire une
Orle fieur le Grand ne fit
pas attention au motifca:
chéquifrprendre au Sr Saurine de
du 27 Mai, & ce motif étoit, de la préférence de
la date
fe ménager
Part celui-ci,de
bien de faire - pour les conteftations qu'il fe propofoit
naitre, Thonneur d'avoir été conciliant --- Page 41 ---
& docile dèsle premier abord, 39
&
pouvoirfe récrierfortement
par conféquent de
dont fa docilité volontaire rendroit contre l'ufage d'anordre
tile &vexatoire. Voila
l'application inupourquoi 11 étoit important de
rappeller l'aéte prétendu du 27 Mai à fa véritable
date, pour remettre toutle monde à fa
à quoi ont heureufement fervi la lettre place; du
&c'eft Mai &
celle écrite par les deux Supérieurs le 7 Juin: 31 lettres
date d'après lefquelles nous avons porté la fauffeté de la
du 27 Mai, jufqu'à la démonftration.
M. le Vicomte de Choifeul voyant le fieur
rine fi foumis & devenu tout à
fi raifonnable; Saufe perfuada que l'ordre du Roi n'avoit coup plus
Repaffant en France bientôt après,
d'objer,
lui.
ill'emporta avec
Ce que la terreur avoit arraché au fieur Saurine
dans un premier mouvement
mauvaife foile défavoua bientôt. d'érourdiffement, Nous
2 la
Tavantage de
avons encore
parler pieces en main.
Dansles différents aaes des
5 il - avoit été convenu
15,16 & 22 Juillet,
>> faire
2. entre autres chofes, de fe
régler par des Arbitres
auroiert
55 culté de
qui
la faprendre un fur-Arbitre,
9> & fur-Arbitre, eft-il dit dans lefquels Arbitres
9 Juin
un des aétes du 15
de 1771, ne pourront étre que des
cette Ville du Cap François (les Arbitres Négocians
>1 même nommés dans un de ces
à Lavis
font
>>
agtes),
nous nous foumettons fans refariction ni
defquels
59 DITION EXPRESSE ENTRE NOUS SANS appel; CON2> LE PRÉSENT N'AUROIT EU LIEU 99. LAQUELLE
Cetarbitrage étoit d'autànt plus néceffaire, qu'au
du 15
de 1771, ne pourront étre que des
cette Ville du Cap François (les Arbitres Négocians
>1 même nommés dans un de ces
à Lavis
font
>>
agtes),
nous nous foumettons fans refariction ni
defquels
59 DITION EXPRESSE ENTRE NOUS SANS appel; CON2> LE PRÉSENT N'AUROIT EU LIEU 99. LAQUELLE
Cetarbitrage étoit d'autànt plus néceffaire, qu'au --- Page 42 ---
86o
travers delempreffement
du
de fe mettre en regle par la apparent crainte d'un fieur Saurine
ment forcé, le fieur le Grand avoit embarques
comptes s des différences
vu dans fes
noient les plus juftes
choquantes qui lui doninfailliblement desc foupçons, & qui annonçoient
Il avoit donc scontenatomsprectainee renouvellé la Loi,
entre eux,
dans l'aéte du 22 Juin, paffé devant d'un. arbitrage,
au Cap, & voici encore ce
Salleles, Notaire
55 comme ledit fieur le. Grand que audit porte cet atel : 66 &
2) UNE GRANDE DIFFERENCE
nom a remarqué
5) il efl porteur, e ceux
entre les comptes dont
>> ont remis , laquelle que lefdits fieurs Saurine lui
>> de commiffions & frais provient des augmentations
>> employés au crédit defdits en général qui fe trouvent.
5) roit les entraîner dans de comptes, ce qui pour9) Parties voulant les éviter, longues difculfions, les
>> fur ce point à la décifion déclarents'en des
rapporter
25 Arbitre dont elles font
Arbitres & fur5 dépofé audit MC Salleles, convènues Par leur écrit
$5 fent mois, qu'elles
Notaire, le 15 du pré5> qué de befoin, & déclarent approuvent & ratifient en tant
2> à la décifion defdits Arbitres. poreilsmentjeasppone &
>>. TOUTES AUTRES DISCUSSIONS fur-Arbitre, SUR
$5 QUELCONQUES gui pourroient naitre GÉNÉRALEMENT du
55 ticulier ET AUTRES AFFAIRES A
compte par5) lefdits feurs Saurine €
RÉGLER entre
55 A. Goffey, G
le/dits veuve de la Croix,
Pour d'autant Compagnie >>,
convention
mieux affurer l'exécution de cette
3 qui au fond tendoit à Tavantage de
toutes
TOUTES AUTRES DISCUSSIONS fur-Arbitre, SUR
$5 QUELCONQUES gui pourroient naitre GÉNÉRALEMENT du
55 ticulier ET AUTRES AFFAIRES A
compte par5) lefdits feurs Saurine €
RÉGLER entre
55 A. Goffey, G
le/dits veuve de la Croix,
Pour d'autant Compagnie >>,
convention
mieux affurer l'exécution de cette
3 qui au fond tendoit à Tavantage de
toutes --- Page 43 ---
Sol
toutes les Parties, file fieur Saurine eût voulu
de bonne foi, le fieur le Grand fit
agir
férer dans le même alte, la claufe expreffément 1n5 viennent les Parties EXPRESSÉMENT fuivante : 66 con5) GUEUR, qu'à défaut de la part de l'une ET DE RI55 d'exécution de quelqu'une des claufes & d'elles
>> tions confignées tant dans la
obliga9> autres écrits particuliers
préfente,gue dans tous
55 cords & confentemens 2 toutes conventions, acpar elles faits &
>> TANT AU PRÉSENT QUE DANS LESDITS donnés
9> feront & demeureront nuls, fans
ÉCRITS,
99 être oppofés en façon
qu'ils puiffentleur
Les Arbitres furent même quelconque >).
de ces conventions fi folemnelles. nommés en exécution
Ce furent le fieur
Cayrou
les fieurs Saurine, & le fieurl Plombard
pour le Receri le Grand,
:
Voilà donc une convention bien formelle de fe
faire régler de bonne foi par voie d'Arbitres & furArbitre, , fans réftriction ni appel, tant fur les
tes que fur toutes autres difcufions généralement compcongues ; &c'eft fur la foi de ces conventions guel
fieur Saurine évite T'embarquement
que le
juftement menacé,
dont il étoit
il Cependant qu'arrive-t-il? A peine ce
eftpaffe 9 que le fieur Saurine, avec la plus danger
mauvaife foi, pratique fous main des menées infigne
faire échouer Tarbitrage, & en vient à bout. pour
cette imputation eft grave, nous la prouverons Comme
core pieces.en main ; mais auparavant il faut rendre encompte du fait qui précéda la rupture de l'arbitrage.
F
ftement menacé,
dont il étoit
il Cependant qu'arrive-t-il? A peine ce
eftpaffe 9 que le fieur Saurine, avec la plus danger
mauvaife foi, pratique fous main des menées infigne
faire échouer Tarbitrage, & en vient à bout. pour
cette imputation eft grave, nous la prouverons Comme
core pieces.en main ; mais auparavant il faut rendre encompte du fait qui précéda la rupture de l'arbitrage.
F --- Page 44 ---
Sbe
Lés fieurs Saurine avoient donné pour adif dans
leur compte, fans aucune garantie, une créance de
34224 livres II fols3 deniers, fur un fieur le Plat;
qui.n'avoit ni foufcrit aucune obligation, ni arrêté
aucun. compte, , & qui étoit abfent pour voyage de
long cours. Le ficur le Grand refufa de paffer cet article 0 2 comme n'établiflant pas une créance réguliere
fuivant les ufages du Commerce, 3 & devant refter
aux rifques des fieurs Saurine.
Les Arbitres ayant été divifés, appellerent le fieur
Mefnierl'aine, Négociant au Cap, pour fur-Arbitre.
LaSentence arbitrale futrenduecontre eux le2; Juin
1771, & fut motivée;la voici. <6 A été dit & décidé
fieurs
>>
marchandifes venduesparles
de la So-
>> cete freres, foient celles provénantes
>> ciété,faute parles/eurs. Saurine freres d'avoir fait ac9> cepterledit compte par Francois le Plat, ils demecurent
59 garmnacreipom6bleade ladite fomme de 342241.
25 II fols 3 déniers, dans le cas fculement Où ledit
>> fieur François le Plat n'arriveroit pas au Cap avant
>> l'échéance du terme énoncé audit compte, ou qu'il
9> n'acquie/ceroit pas a la Sentence (1) guifera obtenue
5> en Jon abfence contre lui par ledit fieur Louis le
2) Grand en fadite qualité; & s'il arrivoit que ledit
(1) Cecirend naturellement raifon pourquoi ile fieur le Grand fit des
pourfuites contre le fieur le Plat, 2 puifque la Sentence arbitrale l'y condamnoit à lag garantie des fieurss Saurine. D'aprèscela n'eft ce pasle faxt comble de la mauvaife foi & de l'audace, d'ofer imprimer, comme le
feur Saurine > que le fieur le Grand a même totalement abandonné cette
PRETENDUE Sentence pour agir diredlement contre le vrai débiteur, tandis
que ces pourfuites du fieur le Grand contre le vrai débiteur , font l'exécution littérale de la Sentence elle-même.
l'y condamnoit à lag garantie des fieurss Saurine. D'aprèscela n'eft ce pasle faxt comble de la mauvaife foi & de l'audace, d'ofer imprimer, comme le
feur Saurine > que le fieur le Grand a même totalement abandonné cette
PRETENDUE Sentence pour agir diredlement contre le vrai débiteur, tandis
que ces pourfuites du fieur le Grand contre le vrai débiteur , font l'exécution littérale de la Sentence elle-même. --- Page 45 --- 59 fieur le Plat ne revint pas au Cap, foit à caufe de
29 mort ou autres accidens 2 lefdits ficurs Saurine
2> freres demeureront garants & refponfables de la5) dite fomme de 34224 livres I I fols
at25 tendu.gu'un effec donnéen reprife ael deniers, être
2> non-fculement par les livres de
prouvé,
5> par la Agnauure du débiteur, commerce &
9 mais encore
55 Société ou en Commiflion ne prend que pas quiconque les
en
25 tions
doivent diater à tout Comprable précau- la fa-
>> geffe &T la prudence, devient relponfable,
9) a vendu a des débiteurs qui n'ont point de lorfguil domicile
nfixe, e quifont des voyages fur mer. Tel eft notre
2) avis, figné de nous, & icelui
Le. fieur
dépofé 2 &c >).
Saurine, qui a l'audace de dire
le
fieur le Grand a été tellement convaincu de que
de cette condamnation, qu'il n'apas
tinjuftice
cette
PRÉTENDUE Sentence, tandis ofefaire prononcer
l'expédition en bonne forme, vit qu'on bien en
par ce
ment, que tous les articles fur
EeE
roit en mauvaife
lefquels ilfe trouvefoi ou en
notable, feroient également décidés contre négligence lui, & s'attacha
toutes voies à faire manquer.farbitrage
par
Ila-la mauvaife foi d'imprimer que les Arbitres fe
déporterent d'eux-mémes.par L'INDIGNATION qu'ils
conçurent de ce que le fieur le Grand voulut leur arracher dans l'affaire de le Plat une Sentence injufte
qu'ils refuferent de rendre.
Pour toute réponfe 9 voici leurs
établiront en même tems, que d'après certificats, les odieufes qui
tracafferies du fieur Saurine, nul
du
ne
Négociant
voulut être fon Arbitre,
Fij Cap
déporterent d'eux-mémes.par L'INDIGNATION qu'ils
conçurent de ce que le fieur le Grand voulut leur arracher dans l'affaire de le Plat une Sentence injufte
qu'ils refuferent de rendre.
Pour toute réponfe 9 voici leurs
établiront en même tems, que d'après certificats, les odieufes qui
tracafferies du fieur Saurine, nul
du
ne
Négociant
voulut être fon Arbitre,
Fij Cap --- Page 46 ---
8el
fieur 44 xJe
déclare
Certificat du
Cayrou.
foufigné -
>> avoir engagé MM. Saurine freres, à taires choix
5> d'un autre Arbitre à ma place, avant quel'avis arla
donnée fur
le Plat eût
9> bitralfur reprife
Frariçois
>> été fait; mais que depuis je ne me ferois pas déporté,
>f M. Saurine ne m'avoit éerit.quil AVOIT FAIT
5> CHOIX D'UN AUTRE ARBITRE A MA PLACE: Au
>> Cap ce 14 Août 1771: Signé, CAYROU 2).
Certificat du fieur Plombard. Après avoir rendu
compte de la maniere dont tila accepta Tarbitrage, fur
l'affurance qui lui fut donnée, que c'étoit M.Saurine lui-même qui lavoit demandéé nommé lui-mème
iln2 des Arbitres, il ajoute , T en parlant de l'affaire
du fieur le Plat: 46 Nous trouvant d'avis contraire 7
fur-Arbitre M. Mefnier ainé, s
>> nous choisimes pour
>> Négociant de cette Ville, chez qui nous nous ren5> dimes; & fur les pieces qui lui furent préfentées,
*
Ainfil la Sen- 5> il décida,6 nous mit d'accord*: au même moment
tence fut ren- >> ledit fieur Cayrou rédigea la Sentence arbitrale,
due enanime. d'un voeu 55 qui; étant revêtue de nos lignatures.fur dépofee par
fieur
étant
5> lui chet M: Salleles, Notaire.Le
Cayrou
9) allé pour fes aflaires à la Plaine, ces opérations
5> d'arbitrages furent fufpendues. Afon retour je fus
>9 furpris dapprendre par lui-même quil ne feroiz plus
5) Arbitre dans cette afaire, 2 ET CELA SUR DEUX
29 LETTRES QUE LUI AVOIENT ÉCRITES M. BER2> NARD SAURINE, ET M.SAURINE AINÉ.Ilme com-
>> muniqua celle de ce premier.. : . Jedemandai
la communication de la lettre
9> de plus à M. Cayrou
fa2> de M.Saurine ainé; il me répondit qu'il l'avoit
>9 furpris dapprendre par lui-même quil ne feroiz plus
5) Arbitre dans cette afaire, 2 ET CELA SUR DEUX
29 LETTRES QUE LUI AVOIENT ÉCRITES M. BER2> NARD SAURINE, ET M.SAURINE AINÉ.Ilme com-
>> muniqua celle de ce premier.. : . Jedemandai
la communication de la lettre
9> de plus à M. Cayrou
fa2> de M.Saurine ainé; il me répondit qu'il l'avoit --- Page 47 --- 5 crifiée, quil étoit trop prudent pourla garder. Cette
>5 réponfe me fic préfumer gu'elle Ctoit injurieufe. Dès-
> lors.je formai le deffein de ne plus connoitre
>>
affaires, 6 je m'y fuis conftamment
deces
5>
refufe, QUELQUES : SOLLICITATIONS QUE M. LE GRAND ET
>> TOUS SES AMIS M'AIENT FAIT : mon refus
> forcé d'avoir recours à plufieurs Negocians. de Layant cette
27 Villés pour étré fon Arbitre, 3 AUCUN N'A VOULU
9> ACCEPTER CETTE CHARGE: AuCap le 14 Août
>> 1771. Signe, J. PLOMBARD fils >).
Certificar du fieur Mefnier, fur Arbitre. <Jefouf
>> ligné déclare que M. le Grand, Négociant d'Hon2> fleur, actuellement en cette Ville, m'auroit
>> pofé d'être SON ARBITRE pour régler avec celui pro-
>> que M. Saurine avoit nommé > les différens
> deconteflation qu'il avoit entr'eux; mais points
2> été fur-Arbitre dans % Sentence rendue
ayant MM.
>> Cayrou, & Plombard de cette Ville, par
5> de François le Plat, G ledit fieur Saurine 9 pour l'objet
2> mécontent du Jugement rendu, quoique ayant paru
>>
trés-équitable,& fuivant les ufages de ce pays, ils'eft
2> à récufer les mèmes Arbitres,
les etit porté
>>
quoiguil
choifis
lui-mèmes je dis, lej fieur Cayrou faifant
lai:
22 ne voulant point être expoléà être
pour
>) avoir
en
defavoué,aprés
opéré galant homme ; fai donc
net
25 amondie fieur le Grand dètrefon
refufé
>>
me Ta
Arbitres ainfi quil
propefé; en foi de quoi jai délivré le
>> fent; pour fervir 6 valoir ce
de. raifon.
pré-
> le 16 Août 1771. Signé, Nediu l'ainé. AuCap
Quine feroit indigné à la vue de ces trois certi-
en
defavoué,aprés
opéré galant homme ; fai donc
net
25 amondie fieur le Grand dètrefon
refufé
>>
me Ta
Arbitres ainfi quil
propefé; en foi de quoi jai délivré le
>> fent; pour fervir 6 valoir ce
de. raifon.
pré-
> le 16 Août 1771. Signé, Nediu l'ainé. AuCap
Quine feroit indigné à la vue de ces trois certi- --- Page 48 ---
ficats unanimes,
conftarent 46
vais renom du fieur qui Saurine en même tems le mau-:
que de'tous les Négocians dans le pays, au point
tres, AUCUN N'A VOULU invités pour être ArbiGE, de voir le fieur Saurine ACCEPTER CETTE CHARniere
imprimer avec la derimpudence': 6 àl'égard des
25 peut - étre de la furprife qui leur Arbitres, avoit indignés
>>
l'affaire
été faite
-
(dans
de le Plat) ou
9> tunités du fieur le Grand, ils fe fatigués des impor-
>> connoiffance de l'affaire; il fallut déporterent de la
55 tres >? Il fuffit d'un trait de mauvaife en nommert d'autant,fi parfaitement conftaté
foi fi révolvient de lire,
déceler par les certificats qu'on
pour
dans le fieur Saurine le
plus odieux coupable.
Le fieur le Grand ne fe rebuta
mer de nouveaux Arbitres. Le fieur point. Saurine Ilfallut nomabfolument prendre le fieur Amain, & l'on vouloit
dans un moment que le S" le Grand avoit de fortes verra
raifonsdes'y refufer. De fon coré,après avoir
inutilement tous les notables
du épuifé
DONT AUCUN NE VOULUT ACCEPTER Négocians
Cap,
GE, il nomma le fieur
CETTE CHARpaifé au Cap, fur le même Frigard, Navire qui avoit à la vérité
n'étoit ni fon ami, ni fon
que lui, mais qui
Saurine l'avance fauffement. Commis, comme le fieur
fur l'explication
Le Comte de Nolivos,
Grand &
qu'eurent devant lui les fieurs le
auroit lieu. Saurine, ordonna que cette nomination
Les fieurs Amain & Frigard.
le 6 Août. Le lendemain & le ds'aboucherent furlendemain donc
ils s'af.
Frigard, Navire qui avoit à la vérité
n'étoit ni fon ami, ni fon
que lui, mais qui
Saurine l'avance fauffement. Commis, comme le fieur
fur l'explication
Le Comte de Nolivos,
Grand &
qu'eurent devant lui les fieurs le
auroit lieu. Saurine, ordonna que cette nomination
Les fieurs Amain & Frigard.
le 6 Août. Le lendemain & le ds'aboucherent furlendemain donc
ils s'af. --- Page 49 ---
86y
examiner 47
les pieces. Mais,
femblerent encore pour
le fieur Amain ne
dans cette derniere entrevue,
étoit
tarda. pas à faire voir que tout arbitrage les
impof
fible, & quilfuivoit trop facilement impreffions
du fieur Saurine. Il demanda deux chofes; Tune, que
la Sentence rendure au fujet du fieur le Plat fût regardée comme non avenue , & qu'on remit cette
queftion en arbitrage; ; l'autre, ,
eût un comla nomination
deux nouveaux
promis paffé pour
Arbitres.
accorder ni T'une ni
Le fieurle Grand ne pouvoit
remettre en
l'autre. Il ne pouvoit raifonnablement
juqueflion une chofe jugée, & trés-réguliérement un
gée à fon avantage. Ilne pouvoit non plus figner decompromis en regle, dont l'appel fe feroit porté
du
ce
ordre & intévant les Juges Cap; quilavoit les Parties s'étant foumirêt d'éviter; & d'ailleurs,
fes mommément par un dès aêtes du 15 Juin
à la décifion des fieurs Cayrou & Plombard,
fans Laquelle
reftriction ni appel; condition & exprefle, étant convenues dans
le préfent n'auroit eu lieu;
lacte du 22, EXPRESSEMENT ET DE RIGUEUR,9L2 de
défaut de la part de lune d'elles d'exccution
quelguune des claufes & obligations. .
toutes con- &
ventions , accords, 3 Oconfentemens.
. . feront le fieur
demeureront nuls. - - : . il eft évident que bénéle Grand ne pouvoit ni ne devoit renoncer fieurSaurine, au
en
fice des infractions commifes parle du moins on ne
rejettant ces premiers Arbitres, qu'il voulût bien
forcer, & qu'il
aistige
pouvoit Ty
ccution
quelguune des claufes & obligations. .
toutes con- &
ventions , accords, 3 Oconfentemens.
. . feront le fieur
demeureront nuls. - - : . il eft évident que bénéle Grand ne pouvoit ni ne devoit renoncer fieurSaurine, au
en
fice des infractions commifes parle du moins on ne
rejettant ces premiers Arbitres, qu'il voulût bien
forcer, & qu'il
aistige
pouvoit Ty --- Page 50 ---
de lui-méme s'y prèter. Tout ce qu'il pouvoit done
raifonnablement faire, 3 étoit de laiffer
des
conférences amiables entre les fieurs
& Fri:
AES
gard; lefquelles venant à prendre une tournure fuivie' & fincere, 9: 2e auroient pu Tengager à figner un
compromis, &x à faire remife au fieur Saurine de fes
précédentes infraétions. Mais le fieur Amain, en propolant de prime-abord de remettre en queftion une
chole jugée,. annonçoit plutôt une nouvelle hoftiétouffoit néceffairement toute
lité qu'un arbitrage, 3
confiance dans l'ame du fieur le Grand, le difpenfoit
de refte dé fe lier envers lui perfonnellement par un
compromis en regle, & lui confervoit par un tel
procédé l'entier exercice de fes droits.
Le fieur Frigard fut lui-même fi fcandalifé de l'injufte propofition du fieur Amain, qu'il fe déporta de
& rendit au fieur le Grand fes pieces.
Tarbitrage, Voila ce que le fieur Saurine appelle avoir ufe (del 2 la
du fieur le Grand) du plus hardi comme du plus
honteux part
ftratagéme; comme file Rratogeme le plus
honteux éle plus hardi n'étoit pas d'avoir éludé fordre du Roi par une feinte foumiflion, & d'en tràverfer enfuite fous main les effets; d'avoir paru nommer des Atbitres, & enfuite d'écrire à l'un, de faire
des reproches àmers à un autre, pour les forcerde fe
& enfin de faire propofer, par un nouvel
AICET une chofe inique, 1 la remife en Jugement
d'une queftion déja jugée, pour faire échouer tout
arbitrage! Et voilace que commettoit le fieur Saurine,au vu & fu de toute la Colonie.
Juftement
main les effets; d'avoir paru nommer des Atbitres, & enfuite d'écrire à l'un, de faire
des reproches àmers à un autre, pour les forcerde fe
& enfin de faire propofer, par un nouvel
AICET une chofe inique, 1 la remife en Jugement
d'une queftion déja jugée, pour faire échouer tout
arbitrage! Et voilace que commettoit le fieur Saurine,au vu & fu de toute la Colonie.
Juftement --- Page 51 ---
-
26y
Juftement révolté de toutes ces
de mauvaife foi, le fieurle Grand fe acaflriespicinese retira
le Gouverneur. & l'Intendant. Cet Intendant par.devers étoit
M. de Montarcher, qui venoit de fuccéder à M.le
Préfident de Bongars. Le même efprit de
animoit d l'un & Tautre, ainfi que M. le
juftice les
les mêmes vues de bien public, le même Gouverneur; defir de
conciliation
les démélés des Citoyens, &en
même tems Reome même vigueur d'adminiftration fur
tout ce qui leur paroiffoit porter le caraétere de la
mauvaife foi, de la défobéiflance,8 de la révolte:
Le fieurle Grand leur juftifia de fesefforts finceres
pour una arbitrage, delaloiprécife qu'il en avoit faite
au fieur Saurine. dans leurs différens altes, du
des premiers Arbitres par le fait du fieur déport
des certificats de fes Arbitres, du refus général Saurine, des
plus notables Négocians d'accepter un tel
de la Sentence réguliérement rendue au fujet arbirrage, du fieur
le Plat, de la propofition partiale & injufte du fieur
Amain de remettre cette affaire au Jugement, &c.
L'on ne craint pas d'affurer ici que les
rieurs furent foulevés de ce tiffu de fraudes Supé &. de
pieges; tous deux, en: conféquence des inftructions du Roi, reftées aux mains de
& dont M. de Montarcher fut inftruit, TAdminiftration,
fignerent le
II Août un ordre pour. faire repaffer le lieur Saurine en France (1).
truit (1) de Iln'ef refte le pas difcours befoin d'obferver lefieur
cette fignature commune déqu'à fon ordinaire de que
CaS avecla même vérité
Nolivos, pag. 25. 2 mettre. dans la bouche de M, le Comte de
G
mains de
& dont M. de Montarcher fut inftruit, TAdminiftration,
fignerent le
II Août un ordre pour. faire repaffer le lieur Saurine en France (1).
truit (1) de Iln'ef refte le pas difcours befoin d'obferver lefieur
cette fignature commune déqu'à fon ordinaire de que
CaS avecla même vérité
Nolivos, pag. 25. 2 mettre. dans la bouche de M, le Comte de
G --- Page 52 ---
2j0
50 de la
du fieur Sau29 Ceft une infamie atroce.,
part à
dérine, de préfenter le nouvelintendant; peine
&
le Gouver:
barqué, comme captant furprenant ordre évidemment inneur, pour lui fairé figner un
de Nolivos,
jufte. Quiconque connoit M. le Comte
Içait
c'eft un des hommes du Royaume auquel il
que le-plus de voir & agir par lui-même, 7 &c
appartient quis'en acquitte le mieux ; & nous ne pouvons que
gémir furlaveuglement dufieur Saurine,dannencer
ainfi, en calomniant tout à la fois MM. de Nolivos,
de Bongars, & de Montarcher, tout le défefpoir
d'une Caufe pour le foutien de laquelle il eft obligé
de faire la plus cruelle injure à leurs places, à leurs
leurs caraéteres.
perfonnes, , à
fut fignifié le 12 au fieur.
Saurine, L'ordre qui d'embarquement fit fignifier le 13, avec telles proteftations' qu'il voulut, un aéte portant quildembarqué fairoit le foir du même joûr, & cependant ilk n'en
foit rien. L'Intendant, qui étoit fur les lieux, donna
le foir, très-tard, un nouvel ordre d'embarquement,
qui, n'étant que la fuite & la confirmation du précel.
dent, n'avoit befoin qued de fa fignature. Le fieur Saurine n'ofe lui-même placer T'exécution de cet ordre
avant NEUF HEURES DU SOIR; aveu déja affez im-
&c affurément il étoit beaucoup plus tard-;
portant, enforte que ce fut lui qui, par fa lenteur affectée, &c
la fauffe annonce d'une maladie, détruite par fa
les 13, rendit ce
esores
pre fignification qu'il partiroit
ordre néceflaire. caufes fi fortes d'un renvoi en France, 2
quil
A ces
delacte
ad.noraaetug--1
DU SOIR; aveu déja affez im-
&c affurément il étoit beaucoup plus tard-;
portant, enforte que ce fut lui qui, par fa lenteur affectée, &c
la fauffe annonce d'une maladie, détruite par fa
les 13, rendit ce
esores
pre fignification qu'il partiroit
ordre néceflaire. caufes fi fortes d'un renvoi en France, 2
quil
A ces
delacte
ad.noraaetug--1 --- Page 53 ---
.
palfe parleS'Saurineavec fes Commettans, sen joine
ane autre dontnoust'avorsrien dit jufqu'ici, &
feule montre la grandeur de l'intérêt. Cette caufe quii eft
quelefieurSaurine qui, en 20 pages de fon Mémoire,
fe donne pourêtre en avancede 232671 L 12 f7ds
SETROUVE AU-CONTRAIRE DÉBITEUR DE
LIV.8SOLS I DENIER. La preuve en eft tres-précife, 217451.
tres-convaincanre, Scrres-détaillée dansle grand Mémoirede la Maifon la Croix & Compagnie, - depuisla
page6s jufqu'a la page 88.
- Il feroit auffi inutile qu'ennuyeux pourle cLedeur,
de reprendreici1s) pag.in-folio dec calculs &d'articles
de commerce, qui etabliffent cette vérité. Ce premier
Mémoire eftfouslesyeux delngo&daPubicTour
ce que nous en pouvons dire , eft
offre aux
yeux les moins attentifs, un tableau Sete étrange de
la conduite du fieur Saurine, dès erreurs les plus voHontaires 5 des prétentions les plus fauflesi, les plus
diamétralemient contraires aux aétes , en même tems
que-les infidélités lés plus révoltantes, . & céla lorf
que le fieur le Grand vouloit bien accabler le fieur
Saurine d'un nouveau bienfair,ren lui allouant les
commiftonsfurles efets non rentrés, comme s'il en avoit
opéréle recouvrement
Ilne faut au refte qu'une réflexion bien
pour; rjuger du mérite de l'affertion du fieur Saurine. fimple
Si celui-cil étoit créancier, foit de.23267 1. 12
comme
deniers,
il le dit aujourd'hui, foit de 18219 17
livres 7 fols 6 deniers, comme illa dit dans un autre
compte, foit de 7156 liv. 5 fols I I deniers, comme
Gij
recouvrement
Ilne faut au refte qu'une réflexion bien
pour; rjuger du mérite de l'affertion du fieur Saurine. fimple
Si celui-cil étoit créancier, foit de.23267 1. 12
comme
deniers,
il le dit aujourd'hui, foit de 18219 17
livres 7 fols 6 deniers, comme illa dit dans un autre
compte, foit de 7156 liv. 5 fols I I deniers, comme
Gij --- Page 54 ---
àl la dit dans un troifieme 52 (icarice merveilleux
créancier n'el pas plus d'accord avec luitin même
la vérité), tombe-t-il fous le fens qu'une
de
geE riche, , accreditee,enétat répondre par
de forts dommages s-intérêts d'une pourfuite vexa-:
toire par elle pratiquée contre un Citoyen,cisifole été
licité le Miniftere contre quelqu'un quiauroir
fon créancier? Tombe-t-il fous le fens que fi le fieur
Saurine eût été créancier , non débiteur, ik eût été
trois ans entiers fans envoyer fes comptes,des comp:
tes à lui inutilement demandés par, plus de trente
lettres, tantôt avec prierest. tantôt même avec me;
naces, & de toutes les manieres qui pouvoient exciter fon honneur, fon propre intérêt, fa reconnoif
fance.? Enfin, tombe-t-il fous-le fens que fi le fieus
le Grand, parlexamen des comptes, eût vu fa So-:
ciété débitrice dufieur Saurine, ou feulement au pair;
il nieût pas effayé de racheter & de couvrir, par les
procédés lès plus honnêtes s;
une conciliation
amiable, 7 &0
tous les arbitrages
dete
parl l'épuitement
fucceffifs qu'on lui auroit propolés, ce que fes' premieres démarches &c celles defes Aflociés avoient pu
faire naitre d'indifpofition dans I'ame du fieur Saur
rine, & qu'il eût voulu mettre le comble-à Fopprefr
fion la plus criante, par.ler traniport forcé d'un homme qui auroit été leur créancier à Mais n'anticipons
point, par ces réflexions, fur le fond de l'affaire auquel elles tiennent, ainfi que les calculs du compte
définitifà faire entre les Parties, On verra par le jugement,qui du fieur Saurine-ou de fes Commettans etl
créancier ou débiteur.
'il eût voulu mettre le comble-à Fopprefr
fion la plus criante, par.ler traniport forcé d'un homme qui auroit été leur créancier à Mais n'anticipons
point, par ces réflexions, fur le fond de l'affaire auquel elles tiennent, ainfi que les calculs du compte
définitifà faire entre les Parties, On verra par le jugement,qui du fieur Saurine-ou de fes Commettans etl
créancier ou débiteur. --- Page 55 --- Dequoissgit-ileneer rommilaMidbnliCesis
&cCompagnie ont préfenté, ;le9 Décembre dermiers
Requére enl'Amirauré de Rouen, pour
le fieur Saurine sày rendre compte dela yfareafigner geftion
2> an eue.au Cap; des affaires de la Société,
à
>> convenir d' 'Arbitres
a:
fuvatfOndonsncefimon être
>>: condamné, par corps. , à leur payer une fommerde
2> 3oo000l.>Ses Commettans n'ont pas craintd'éxpofer dans leur Requéte (&x fansdouteilssyt trouvent
fondés, car cet expofé eft une, injure grave pour leur
Adverlaire ),eque le Sr Saurine, loin
2> avec exaétitude de la négociation des'acquitter
>> lui étoit confiée, de procurer la plus importante qui
5> trée des fonds, d'en
le prompte ren2> Affociés, de fournir renvoyer des états de fituation montant à - fes
exags
>). & finceres, s'eft donné la licence de ne
9> cette entreprife que comme un moyen d'établir regarder fa
9> propre fortunes & de fe procurer. dans la Colo-
>> nie,des habitations confidérables qu'il ai
>> contre des Negres & des beftiaux, échangées
55 PARTANT IL N'ÉUT D'AUTRE FORTUNE QUOIQUEN
>> SON ÉTAT; ce qui prouve que
faire cette QUE.
55 acquifition, il a ufé des fonds de pour la Société
9> n'a
renvoyés lorfqu'il le devoit, &
a qu'il
59: RlRe :
à fon propre compte, &c. >>.
qu'il fait
Le refte de l'expofé renferme fommairement les
faits dont on a rendu compte ci-deflus.
en conféquence & aux fins de cette Requéte, L'aflignation a été
donnée au fieur Saurine lez4 Décembre
vant MM. lesJuges de l'Amirauré..
1771yde-
9> n'a
renvoyés lorfqu'il le devoit, &
a qu'il
59: RlRe :
à fon propre compte, &c. >>.
qu'il fait
Le refte de l'expofé renferme fommairement les
faits dont on a rendu compte ci-deflus.
en conféquence & aux fins de cette Requéte, L'aflignation a été
donnée au fieur Saurine lez4 Décembre
vant MM. lesJuges de l'Amirauré..
1771yde- --- Page 56 ---
2 Quelle a été la marche du fieur Saurine, del ce
Negocisnt G vertueux, fidélicat, f fenlible à l'hon
neur? S'eft-il haté de comparoitre devant fes Juges,
pour y établir cette folde viétorieufe de 29267 liv.
121 fols 7 deniers, qui doit, en le prouvant véritas
blement créancier, lom d'être débiteur, répandre fur
la Maifon la Croix la tache ineffaçable d'oppreflion;
d'injuftice, & de calomnie P Efil venu aux piedsi de
leur' Tribunal leur montrer. un Citoyen injuftement
troublé dans fon domicile & dans fa liberté 9. : pulifquil
ne devoit, felon lui, de compte qu'en Amérique, &
qu'ilavoit épuifé, par tous les arbitrages poflibles &t
par mille confentemens anticipés, tout ce qu'on pouvoit prérendre; &les fupplier, pour punition duné
vexation fi cruelle, de luiaccorderlesplus forts dommages & intérêts contre une Société quil'a fiindigne
ment accablé ?
Non: fa marche en France a été comme fa conduite en Amerique. Après ayoir exhalé contre fes
Conftituans les plainres les plus ameres, à Nantes, au
Havre, à Rouen, 2 à Paris; plaintes qu'il a eu grand
foin de fortifier' depuis peu, par un Imprimé On tous
les faitsfont défigurés, altérés, corrompus par la fauf
fété de Texpolition qu'il-a faite à fes Confeils; il Isef
tenu ; depuis lemoisd d'Oatobre dernierjufquau mois
de Mars, dans cette derniere Ville, occupé fecretement à folliciter, par les expofés lesplus faux &cpar
des intrigues fourdes; la permiflion de (on retour en
Amérique, qui lui a été juftement refufée. On'a été
obligé de prendre un défaur contre lui le 7 Mars;'ce
par la fauf
fété de Texpolition qu'il-a faite à fes Confeils; il Isef
tenu ; depuis lemoisd d'Oatobre dernierjufquau mois
de Mars, dans cette derniere Ville, occupé fecretement à folliciter, par les expofés lesplus faux &cpar
des intrigues fourdes; la permiflion de (on retour en
Amérique, qui lui a été juftement refufée. On'a été
obligé de prendre un défaur contre lui le 7 Mars;'ce --- Page 57 ---
55.
27)
n'aété que le'r6 du méme mois quil al fait
défenfes: & quelles fonti fes de@riesLecrinoitron? fignifierfes
Le fieur Saurine demande à fes Juges ce
de
lui être tout récemment refufé parle -
quivient
&c cet homme quias felon luiy une Gouvernement; folde de
à répéter, fon honneur à venger, d'immenfes compte dommages & intérêts à prétendre, abandonne le
de bataille, demande à repaffer les mers
champ aller
fe fairejuger en Amérique,ou ils'eft
pour
un
fondésfionlen
croit, domicile, en un mot il propofe UN DÉCLINATOIRE,
M Par ce feul morl'affaire eftjugée. Par Ce feul mot
Fopinion- publique eft fuffifamment fixée entreclui &
fes Adverlaires.
Il eft affligeant pour ceux-ci, & bien contraire à
leurs fentimensy qu'une expreffion quife trouve dans
leur Requéte manufcrite en l'Amirauté, du
bre dernier, à laquelle lef fieur Saurine feul 9Décem- a donné
la publicité, 2 que fans lui elle n'auroit pas eue, ait
paru à M: le Vicomte de Choifeul mériter de fa
une pourfuite'en fon nom. Ilsi mettront cette expreffion part
fousles yeux des Confeils auxquels ils s'adreflent ici.
Sur l'expofé ci - deffus 2 ils demandent à ces
mêmes Confeils:
T9-Si, d'après les pieces & les faits
fentés, le fieur Saurine, & le fieur Bernard ci-deffuspré. Saurine
fonfrere, peuvent fe dire domiciliésen Amérique.
2°. Siles Confeils auxquels on s'adreffe décident
que le fieur Saurine ne pouvoir être jufticiable
desJuges du Cap.pour raifon du compte en queftion,
mais bien -de PAmirauté de Rouen, ainfi que les
ils:
T9-Si, d'après les pieces & les faits
fentés, le fieur Saurine, & le fieur Bernard ci-deffuspré. Saurine
fonfrere, peuvent fe dire domiciliésen Amérique.
2°. Siles Confeils auxquels on s'adreffe décident
que le fieur Saurine ne pouvoir être jufticiable
desJuges du Cap.pour raifon du compte en queftion,
mais bien -de PAmirauté de Rouen, ainfi que les --- Page 58 --- Confultans led foutiennents
au Gouvernement (n'yayant ondemandefileur, récours
France qui oblige un
point encore de Loi en
venir compter devant Capitaine-Géreur, fes Conftituans, par corpss de
mifion fous
fuivantla fou
lence de la Loi, Jeing qui privé les quil en a prife, & vu le Gpour le cas
forçoit de recourir au Prince
particulier) a éte un aEte
liberté civile 2 - pour lequelil puiffe oppreffif dû
de la
Saurine des dommagesintéreis, étre
au fieur
Saurine 3"On & demande le fieur le f les agtes paffés entre les fieurs
fractionp prévuep
Grand au Cap, ont elfuyélinparlefdirsadles,
du 22 Juin. 1771, en telle forte notamment par celui
foit fondée à demander au fieur Tare la Société
çompte général de fa gellion,à compten du Saurine le
1768, époque du feul compte
25Avril
cette Société,
quair approuvé
4 - On demande s'ila faliu
fieur
Saurine conjointement avec fon allignerle frere,
Pierre
rauté de Rouen, pour y rendre le compte devantlAmis dont
s'agit,
il
5% On demande f lintervention
comte de Choifeul eft fondée, files de M. le Vitraordinaires qu'il a prifes contre la conclufions ex-
& Compagnie, peuvent étre admifes, Maifon la Crois
maniere la plus convenable d'y défendre. & quelle eft la
Signé,J.DEL LA CROIX, A. GOSSEY, Compagnie
CONSULTATION --- Page 59 ---
E77
SONSULTATION
LrS CONSEILS
moire ci-deffus, enfemble fouffignés, qui ont vule Méfultation,
un Mémoire & une Con-.
pourle fieur imprimés Pierre en foixante - douze pages in-40.
Saurine, ainfi
une Confulration,
qu'un Mémoire &
folio, pour les Confultans, imprimés & en cent treize pages inques-uns des Confultans
qui ont entendu quelles divers faits de l'affaire pour dont toute leur Maifon, fur
ilsagit:
d'abord SONT D'AVIS que cette affaire, en ne
qu'une conteftation
entre préfentant
de commerce & un Particulier privée
une Maifon
opérations, offre une des plus qui grandes a participé & des à fes
importantes queftions qui puiffent intéreffer le chiar
merceFrançois,6en furlaquelle
çois, les Juges établis pour les rouglesNegocians) affaires de Commerce, Franfoitmaritime, foitintérieur,6c1 le Gouvernement
méme, ne peuvent porter des regards
JuiLes Souflignés croient donc, & comme trop attentifs,
& comumeluniconfiltes, devoir
Ciroyens,
des queflions quileur font propofées, apporterafexamen la plus févere
difcuffion : & ne devoir fe décider que fur des
moyens qui leur puiffent paroitre inconteftables. n
Les formes judiciaires, confidérées
aux différens objets auxquels elles relativement PREMTERE QUESTION.
s'appliquent ;
H
regards
JuiLes Souflignés croient donc, & comme trop attentifs,
& comumeluniconfiltes, devoir
Ciroyens,
des queflions quileur font propofées, apporterafexamen la plus févere
difcuffion : & ne devoir fe décider que fur des
moyens qui leur puiffent paroitre inconteftables. n
Les formes judiciaires, confidérées
aux différens objets auxquels elles relativement PREMTERE QUESTION.
s'appliquent ;
H --- Page 60 ---
27F
doivent être ou promptes, , ou lentess.ou
tempérées par des délais, &
rapides, ou
ves. Lorlquilsagit de
prelque par des entrapriété immobiliaire priver un Ciroyen de fa
la Loi vient
pour le payement de fes pro:
en ce casaufecours du Débiteur, detres, en
bliflant des formes
étalongueur d'inftruction, préparatoires des délais 9 une cerraine
mettre à portée de trouver.l les moyens fucceflifs, de pour le
fa propriéré.
conferver
de ces formes QuciqucsJeniconialen & les ont trouvées
fe font plaints
des plus beaux génies qui ait honoré nuifibles; la
mais un
&la e France, oblerve
Magiftrarure
ces lenteurs font
tres-fagement que ces formes,
à la propriété dont unhommages les Loix font rendu les parla Loi même
proreétrices.
gardiennes & les
D'un autre côté, 7 comme la célérité 3
eft l'ame da
fuflent Commerce, il a fallu que les formes, à Çet
courtes, & fimples, que linftruétion
rapide, qu'une
Ents
cution des prompte, condamnation. fuivit Tinexépondit. De engagemhens, là
que la liberté même en ré
culiers
Terabliffement de Tribunaux
pour le Commerces de là la fimplicité parti- & la
de promptitude là la
des formes établies dans ces' Trbunaux;
les dettes contrainte de Commerce par corps, roujours ufitée
de Nations
: fages inftitutions
ont
de
aoe
le Commerce adoptées nous, & fans lef
ne
gethet
abvité falutaire, le
pourroit fubfifter. Par.cette.
cifion fes mouvemens Commerçant & fes forces, calcule avec preavecaffurance, d'une
s il contracte,
extrémitéde la Terre à T'autre,
établies dans ces' Trbunaux;
les dettes contrainte de Commerce par corps, roujours ufitée
de Nations
: fages inftitutions
ont
de
aoe
le Commerce adoptées nous, & fans lef
ne
gethet
abvité falutaire, le
pourroit fubfifter. Par.cette.
cifion fes mouvemens Commerçant & fes forces, calcule avec preavecaffurance, d'une
s il contracte,
extrémitéde la Terre à T'autre, --- Page 61 ---
i eft le point de réunion 59 des Peuples les
gnés; &i, du fond de fon cabiner, il commande plus éloi 14
deux Mondes.
aux
Ne pouvant tout faire par
il
ait des Coopérateurs; foit lui-même, faur qu'il
nés, fur l'exaéitude
participans, foit fubordon:
il
fe
comme fur la fidélité defquels
paiffe repofer pour exécuter fes
lui en rendre compte: fans
opérations, &
droit à lui-méme de fa
quoi en vain ilfe répon:
pres travaux
propre diligence, de fes
3 s'ils pouvoient devenir
pro:
tourner même à fa perte'; parlimpuniré inuriles, des
&
affeêtées & frauduleufes de ceux dont il eft lenteurs
d'acheterles fervices.
obligé
2 Du nombre de ces
d'hommes
Coopérsteurs, eft une claffe
taines-Gereurs. que nous connoiffons fous le nom de
La fonéion d'un
Capi
de fe charger d'un vaiffeau &'de Capitaine-Géreur fa
eft
les ordrès du
cargaifon, fous
conduire
Propriétaire qui lès lui
de'les
aulieu deleurdefination, d'en contfie, Peas
renvoyer les retours, & de compter à fes ramener Commer ou
tans', des produits, des dépenfes, & du bénéfice.
Sontravail left payé, Où par un prix convenu, ou
une part qu'on lui donne dans
par
exciter fon zele, par l'indéfini Tentreprifepour d'un bénéfice mieux
doive defirer d'augmentér 5 Ou de telle autre qu'il
niere dont les Parties
ma-
- Or,un tel homme conviennent entre elles.
Maifon de
envoyé en Amérique
une
commercel, 7 peut-il, pendantla auRE des
opérations qui-luit ifont confiées,
en Amérique, à l'effet que, lorfqu'il acquérirun eft domicilé
appellé er
Hij
éfini Tentreprifepour d'un bénéfice mieux
doive defirer d'augmentér 5 Ou de telle autre qu'il
niere dont les Parties
ma-
- Or,un tel homme conviennent entre elles.
Maifon de
envoyé en Amérique
une
commercel, 7 peut-il, pendantla auRE des
opérations qui-luit ifont confiées,
en Amérique, à l'effet que, lorfqu'il acquérirun eft domicilé
appellé er
Hij --- Page 62 --- Sarts défendre, pour rendre compte de fa miffion, il puifle
en Amérique, enalléguant devant le, qu'il fautlef faireafigner,
Les Souffignés,
Juge de fon domicile?
foit fur les principes après de avoir mûrement réfléchi,
des domiciles, foit fur les droitsquant circonftances à l'établiffement
du fait qui eft mis fous leurs
particulieres
n'eft pas poffible que le fieur Pierre yeux, Saurine eftiment qu'il
oppoler un prétendu domicile en
puiffe
même l'avoir acquis,
Amérique ni
gere, Un eft premier principe fondamental en cette ma3
que, nul domicile ne Peut
intention. Etp
s'acquérir fans
parintention, on
yne volonté dacquérir un
shtendnion-feulement
le
teldomicile,mais encore
3 pouvoir d'avoir Cette volonté, Ce n'eft
que nous ayons. voulu telle chofe, il pas aflez
que nous ayons pu lavouloir; car la fautencore
voir d'enchainer julqu'à nos volontés, Loiale &
pous
fommes jamais plus libres que.quand
nous ne
à fon empire,
nous obéiffonsi
Ainfi, un Ambaffadeur, unPrélat hors de fon
cefe, un Magiftratnon femeftre horslelieu de Dio- A
cice de fa Charge, un Miliraire en
l'exers
roient en vain. la volonté
garnifon, &c. aus
uns dans les lieux où ils ne d'acquérir font
un domicile, les
autres dans les lieux oû ils ne font que paffagérement, les.
la tolérance de la Loi; la Loi leur que dénieroit de fait, & par
lonté quiils ne peuvent avoir fans contrevenir une à vo- fes
difpolitions ; & les Tribunaux jugeroient
ment, non fur ce qu'ils auroient réellement unique- voulu
. la volonté
garnifon, &c. aus
uns dans les lieux où ils ne d'acquérir font
un domicile, les
autres dans les lieux oû ils ne font que paffagérement, les.
la tolérance de la Loi; la Loi leur que dénieroit de fait, & par
lonté quiils ne peuvent avoir fans contrevenir une à vo- fes
difpolitions ; & les Tribunaux jugeroient
ment, non fur ce qu'ils auroient réellement unique- voulu --- Page 63 --- conimeindividus, mais fur ce qu'ilsauroient du
loir comme placés, dans telle ou telle ftation de vouciété civile. Ce feroit donc tres-inutilement lafo
Evèque, par exemple auroit acquisun
qu'un
une
près de
hôtelà Paris,
veut, & feroit dit Paris,une dans
terre même, fi l'on
tous
REE
roit
pendant toutle.cours les aétes qu'il auà RAT Les Tribunaux
de fa vie, domicilié
ces faits réunis, à toutes n'auroient aucun égard à tous'
qui feroient
ces déclarations accumulées,
dun
péremptoires s'il sagiffoit du domicile
Citoyen libre du choix de fa
roient domicilié dans fon Evéché demeurcelejuge
décidequ'il n'a pas pu vouloir avoir 2 parce un que laLoi
:
leurs, dés-la
a confervé une
domicile ailceffairement : volonté, Nous dignité qui lioit né
ici les Arrêts fi connus furles ne domiciles rappellerons point
Leffeville, Evèque del Coutances;
de M. de
Evéque de Mets; de l'Abbé du Bos, ;deM. &c. de Coaflin;
bornerons au feul Arrét du 8 Juin
Nous nous
eft d'autant plus frappante,
1742, dont l'elpece
Fermes n'eft privé
qu'un Employé dans les
créer
pas
précifément de la faculté de
un domicile dans le lieu mêine de fon
fe
au lieu qu'un Eveque eft privé de la faculté emploi,
créer un hors de fon Diocefc.
des'en
Le fieur Garengeau, né à Paris, mais
DE OBme-viseroratossr
mort agé
cice d'un emploi de Direéteur ANS, dans l'exeren Bretagne ou il avoit démeuré des Fortifications
TRE ANS; favoir, neuf à Breft & SOICANTE-QUASaint-Malo où ilétoit
cinquante-cing à
décédé, a été jugé par Arrér --- Page 64 --- rendu èn lai Grand'Chambre du Parlement de
le 8Juina742, domiciliéà
Paris
là-l le lieu ou la Loil iluiaflignoit Paris, fon parce que Cétoit
de fa naiflance, dès là quilnavoit domicile,à raifoni
volonté conftante & fuiviel del s'en créer pas marqué un dans uner une:
Provinçe où iln'étoit établi qu'à raifon de fon emploi; & cependant il y avoit demeuré SOIXANTE=
QUATRE ANNÉES. A
de
le 8Juina742, domiciliéà
Paris
là-l le lieu ou la Loil iluiaflignoit Paris, fon parce que Cétoit
de fa naiflance, dès là quilnavoit domicile,à raifoni
volonté conftante & fuiviel del s'en créer pas marqué un dans uner une:
Provinçe où iln'étoit établi qu'à raifon de fon emploi; & cependant il y avoit demeuré SOIXANTE=
QUATRE ANNÉES. A - Ainfi il faut donc d'abord une intention
eue &cqu'on ait pu avoir, pour acquérirun qu'on ait:
Nulla
domicilium
domicile,
conflituune aliud cogirantio
fur Bret.
Cum
DAEREE
faéto, NEC FACTUM SINE 449.
neque animus fines
ANIMO
20, ad minic. lib cod.
adidfufciar lege
# Un fecond principe 4, également certain Y dans
tiere des domiciles,eft qu'il eftdes érats ou des lamations dans la vie, qui s'oppofent direétemert à foncu
intentionsloit àraifon de la dignité qui nep
cette
un homme de vouloirfe former un domicile permerpasà ailleurs
que dans le lieu où eft le Siege decette dignité; foitàs
raifon del linftabilité & dela révocabilité de fonétions
quiexcluent lidée d'un domicile permanent; abfolus
ment incompatible avec une exiftence
à raifon du terme fixé à des fonthions précaire; foit
fixation qui emporte la continuation du domicile pallageress, ancien, & leyceu d'y retourner dès qu'on fera devenu
libre. Nous en avons cité, en commençant, plufieurs
exemples. Ceft ce que les Loix dejaindiquées
nenttrès-bien en ces termes:
expri-
.
ejus (domicili) animum non Quamobremgui habent
fgendi
, fedufus, nesl
pip
fixé à des fonthions précaire; foit
fixation qui emporte la continuation du domicile pallageress, ancien, & leyceu d'y retourner dès qu'on fera devenu
libre. Nous en avons cité, en commençant, plufieurs
exemples. Ceft ce que les Loix dejaindiquées
nenttrès-bien en ces termes:
expri-
.
ejus (domicili) animum non Quamobremgui habent
fgendi
, fedufus, nesl
pip --- Page 65 ---
6;
95 cefitatis AUT NEGOCIATIONIS CAUSA
9> PROTINUS A NEGOTIO
alicubi funt,
5) nullo temporis
DISCESSURI, 5 domicilium
/patio conflituune, &c 55.
D'Argentré, loco citato, établit la méme
(. Itague ,nous ditil,qui
doctrine.
99 aut
Magiftratis causa, aut exili,
legationis, aut Rudiorum causà
5) non conflituit >),
abef, domicilium'
Voyons maintenant f le fieur Saurine avoit une
fonétion telle qu'il AIT PU VOULOIR aux
de
la Loi-acquérir un domicile à
yeux
qu'il l'ait voulu, c'eft ce
ne Saint-Domingue, prouveroit
car
s'il a été dans fon plan de ei fouftraire
rien; &
de fes
aux pourfuités
Commertans, comme on n'en
aura été dans fon plan de faire
peut douter, il
conduire.à fon objet, &
tout ce qui aura
un domicile à
conféquemment de fe and
lonlui, de Saint.Domingue, qui les forçant, fe
l'afligner devant leJ Juge de Saint-Domingue, les amenat.malgré eux à racheter la
les lenteurs, ê.les
diflance,
reufe.
frais, par une capitulation
"L
onéMais qu'ilfait voulu ne fuffiroit pas,ilfaut encore
que,fuivant la Loi, il ait PU LE VOULOIR, c'eft-à
dire,qu'il fe foit trouvé dans.une fituation telle
nul empéchement légal ne a s'oppolàt tàce
que
un domicile à Saint Domingue.
quilfecréar
Or le fieurSaurine, foit par fa qualité de
raine-Géreur, foit par-tes conventions
Capia
faites & acceptéés vis-à-vis
qu'il avoit
dans un empéchement légal defesCommerrans, éroit
de fes
d'acquérir, au- préjudice
Commetrans, un domicile à
quiles forçatdelafligner devantleJuge Sain-Domingue
dalieu,pour
que
un domicile à Saint Domingue.
quilfecréar
Or le fieurSaurine, foit par fa qualité de
raine-Géreur, foit par-tes conventions
Capia
faites & acceptéés vis-à-vis
qu'il avoit
dans un empéchement légal defesCommerrans, éroit
de fes
d'acquérir, au- préjudice
Commetrans, un domicile à
quiles forçatdelafligner devantleJuge Sain-Domingue
dalieu,pour --- Page 66 ---
643 284
fe e faire rendre.l -leurs compres &
EA Loriquilfus 11
pris pour
Payerleur folde, :
voit aucun domicile en Capitaine-Géreur, il n'aétabli par le
Amériques ainti quecclaef
chez la.Dame Mémoire; : il étoit logé, nourri, &c.
dant
veuve la Croix
deux
lequel tems la Maifon la
l'avoit ansy penàdivers
aT
I
&
voyages affaires; &
employé
à Rouen comme au lieu de fon toujours véritable il revenoit
Ainfidabord, quant à Tépoque antérieure domicile. à
fionà à lui donnée, il n'avoit
lai mi
cile en Amérique, ilavoit fon certainement nul domiCeft en
domicilea Rouen. 00
navires, au leonétnsqualeftappelilea fujet delquels
a commanderdeuie
vante: 66 les
on. fair la convention fuis
>>.
reisvoyages de chacun de ces
finis e
- le fieur Saurine
navires
92 enforte
reviendras & fera
22, on
de
procédera durmpoganehsbeatin de fuite à la vente
fes foridss
>> la liguidation générale de
des navires, Ga
Lesi inftrugions
l'entreprife 99.
reconnoit avoir fait données fa
au fieur Saurine, & qu'il
loi, portent
4 après l'expiration à de ladite
expreffément:
22 Saurine fera tenu de
Société,le len
fieur Pierre
9> rendre les comptes de repalfer fa
France pour nous
Larticle 26 des mêmes gefion inftruétions 9,
foridss
>> la liguidation générale de
des navires, Ga
Lesi inftrugions
l'entreprife 99.
reconnoit avoir fait données fa
au fieur Saurine, & qu'il
loi, portent
4 après l'expiration à de ladite
expreffément:
22 Saurine fera tenu de
Société,le len
fieur Pierre
9> rendre les comptes de repalfer fa
France pour nous
Larticle 26 des mêmes gefion inftruétions 9, 9) formément àlarticle 13 dudit aéte porte : 66 con-
>le-fieur Pierre Saurine reviendra fur deSociéré. Lun de ces -
99 vires pour nous rendre le compte général de
naside L'ontreprijfes 9.
Ja geflion
Larticle 3 va. plus loin encore,
ment de ce retour preferit au fieur car, Saurine indépendams à la fir
de --- Page 67 ---
88)
il
65 6 f pendant la duréc de A
de Topération, porte
convenable aux Aflociés
>> Tentreprife, il
fréres, il
HCLS
avec. lun des fieurs Saurine
>> de conférer
réquifition, fur l'un des
>> repalfcera, à leur premicre
> navires de la fociété>. tant de l'aéte de fociété
Les différens articles,
aux fieurs Sus
des ordres E inftruétions, preferivent
rinele mouvement continuel de leurs opérations,les.
ventes à faire, les recouvremens, à preffer, les reà
les comptes à dreffer, les commiftours envoyer, les
à
le fret à
fiens à remplir,
pacotilles partager,
les
mettre à profit par des chargemens étrangers, 2
fonds à faire repaller, &c. toutes opérations qui
2 un
re
pofent néceffairement un travail infatigable,
&. l'exclulion de toutes. autres
vice non interrompu, de celles de leurs Conftituans, ou fur lefaffaires que
recueillir une participation
quelles ceux-ci puiffent
de bénéfices, &c.
d'armement fervant de
In'ya pasjufqu'au projet
profpectus à l'aête de Société, - 7 qui ne développe & lintention des Parties, la pofition précaire dépendante du fieur Saurine, ion obligation de n'être au
fuivant la volonté de fes Conftituans. On
Cap que
eft la meilleure maniere
- balance dans ce projet quelle
on
de vendre des marchandifes au Cap;s
ye expole
chargeant del cette vente une Mailon du Caps
qu'en
qu'elle
elle ne feroit des AmemmngArelasiaetd un magaprendroit une commiffion de 8 pour 1oo,8
Inag-amtsctnfadéenble, 6 on S'expoferoit à ne jamais
voir la fin des affairess
I
PLD
de fes Conftituans. On
Cap que
eft la meilleure maniere
- balance dans ce projet quelle
on
de vendre des marchandifes au Cap;s
ye expole
chargeant del cette vente une Mailon du Caps
qu'en
qu'elle
elle ne feroit des AmemmngArelasiaetd un magaprendroit une commiffion de 8 pour 1oo,8
Inag-amtsctnfadéenble, 6 on S'expoferoit à ne jamais
voir la fin des affairess
I
PLD --- Page 68 --- En formant un duabliffement OLL
trouve. qu'ilfaudroit un fond
maifon au Caps on
dépenfès énormes, & qu'on tres-confidérable, des
mêmes inconvéniens de ne voir retomberoit dans les
qu'on le déireroit.
lafin des afaires lorf
< La voie des
>>
s
Capitines.Gereo,
pectus, eft donc la feule
nous ajoute leprof
>> quelle on puiffe attendre le qui
refte, & de dla33 des'en affurer un dont la plus de fuccès; il s'agit
9> les talens foientaffez
probiré, Texpérience &
>> tion entiere de Tentreprife,6 connus pour lui confier lay gec
$ dant tout le tems qu'on
le a Laifer au Cap pen:
95 qu'on fe propofe dans jugera le
de propos ;. c'eft ce
9> après, dont on croit devoir plan la lopération ci25 ANNÉES >>,
fixer durée A TROIS
Ce profpectis fait corps avec l'aéte de
SOUSCRIT PAR LE SIEUR.
Société
le préambule de l'aéte de Société SAURINE, il puilque dans
>> foutignés, après avoir
eft ditie Nous
>> projet d'armement annexé pris communication du
>> convenus de nous
ail préfent acte 3 fommes
J insérefer, &cs.
D'après des conventions fi
pliées, il eft impoffible qu'un homme exprefles, f.mulrie
venirconfereren Francen la
quife foumet à
au Capq que pendant tout le tems premiareréguifition, ànêtre
l'y LAISSER, venirenFrancealaf W'onjageraapropor de
laliguidation générale de
findelaSocictéf faire
France pour rendre à fes Conftiruans Tentreprife, à repaller eiz
général de gefion, qu'un tel homme ( nous )le compte
momens étoient acquis, vendus à la Société, dont tous les
2 qui ne
la
quife foumet à
au Capq que pendant tout le tems premiareréguifition, ànêtre
l'y LAISSER, venirenFrancealaf W'onjageraapropor de
laliguidation générale de
findelaSocictéf faire
France pour rendre à fes Conftiruans Tentreprife, à repaller eiz
général de gefion, qu'un tel homme ( nous )le compte
momens étoient acquis, vendus à la Société, dont tous les
2 qui ne --- Page 69 ---
AEE
28)
& en faire les
pouvoit mene fe chargerde pacotilles
rapportant
retours pour fon compte particulier qu'en ait
feu
all profitr de la Société deux cinquiemes, domicile pu
Jement avoir l'idée de fe faire un
tel homme étoit fans contredit,
RET
liery un de la Loi, proriniss à negotio difceffurus s; i
langage
fuivant la même Loi, negorationis
étoit au Cap,
la même Loi lui refufe avec
caufa; conféquemment FIGENDI domicilium; & l'eut-il voujuthice animum
quilwavoiequ'ane
lu,iln'auroit pulacquérir, parée révocable; fujette a
miffion pallagere précaire, & FORCÉS en France, êdont
desvoyages
Regai
lui-mème ne pouvoit favoir la durée, puifque, fans
même attendre le terme de trois ans ? O1 pouvoit; la Sodeux fois trois voyages de navires pour avoit fait fa
après ciété, le rappeller en Trance,8 qu'il faculté en
de
de la
lapfoumiflion, 7 indépendamment
peller à conférer avant ce terme. loin. En
Les Souflignés iront plus
dans fuppofant le cours SCR fa
un moment quele fieur Saurine, une habitation au
commiffion palfagere, eut acquis fixer quand il auroit
Cap,avec deflein, de revenir s'y & foldé fon reliquat;
rendu en France fes comptes
de
roujours faur-il convenir que ce, commencement à la Maifon
domicile n'auroit jamais être oppofe contre eux
la Croix & Compagaie Re 9 être tourné refuler de
par le fieur Saurine au point de pouvoir
venir compter en France.
foufcrite,
En.effer, l'art. 1idel la Société quila enforte de
l'oblige dea revenir en France, & de faire
Iij
é fon reliquat;
rendu en France fes comptes
de
roujours faur-il convenir que ce, commencement à la Maifon
domicile n'auroit jamais être oppofe contre eux
la Croix & Compagaie Re 9 être tourné refuler de
par le fieur Saurine au point de pouvoir
venir compter en France.
foufcrite,
En.effer, l'art. 1idel la Société quila enforte de
l'oblige dea revenir en France, & de faire
Iij --- Page 70 ---
rapporter avec lui la totalité des fonds. Ainfi
convention, qui fait partie de la Société, lioit cette irré
vocablement le fieur Saurine, & le privoit
enle fuppolant pourun moment à
d'avance,
cilier au Cap, de'la faculté
portée de fe domimander à procéder devant le qu'a un domicilié de decar f quelques Jurifconfulres Juge de fon domicile;
mettre qu' 'on
:
ont fait difficulté d'adpuiffe 3 par des conventions
renoncer au Juge de fon domicile
privées,
tant, & fe donner à foi-méme d'autres actuellement exif
Juges naturels, il n'en eft-du moins Juges que fes
penfé que, quand on n'avoit
aucun qui ait
en.
pas encore de.domicilé
17 quelque endroit, on ne pit fe
ment à procéder devanrle Juge du lier'très-valablea au moment de la convention. Toute domicile que l'on
l'on feroit au contraire, feroit
tentative que
fefte d'une convention
une violation maniferoit aller contre la foi légitime des
& de bonne- foi; ce
fe faire un titre de fa
Traités; ce feroirvouloir
cette maxime facrée: Nemini propre fraude, au mépris de
maxime d'après laquelle il eft fraus hors fua de prodefe debet;
quand même le fieur Saurine auroit
doute
auroit acquis un domicile
pu - acquérir
P
impoffible de
à au Cap , il lui feroit
défendre de procéder l'oppofer fes Commettans pour fe
devant fes
moment de la convention, les Juges de naturels au
de Rouen.
Juges l'Amirauté
Cette fraude eft d'autant plus manifefte,
évident 9 parle contexte de tous les
qu'il eft
Parties ont voulu 3 ont entendu
leur aétes,
les
que
Sadee firt
P
impoffible de
à au Cap , il lui feroit
défendre de procéder l'oppofer fes Commettans pour fe
devant fes
moment de la convention, les Juges de naturels au
de Rouen.
Juges l'Amirauté
Cette fraude eft d'autant plus manifefte,
évident 9 parle contexte de tous les
qu'il eft
Parties ont voulu 3 ont entendu
leur aétes,
les
que
Sadee firt --- Page 71 --- a
& cela
leurs comptes rendus Rouen:
).
liquidée, dans le
bref délai poffible, puilque -- ça été pour des
ont évité 2 foit de prendre
ces
qu'elles
cicdie
au Cap, 9 foit d'y former une à maifon -
Commifiounaires
s'expoferoitr ne ja
pour leur compte ,
qu'on
mais voir la fn des
REE
fle fieur Saurine a été
Il eft fort fuperflu d'agiter
un dixiemé
affocié, eu égard à ce qu'on lui a donné
Les
dintérêt, ou s'il a été fimple Capitaine-Gereur. d'intérêt dont il
Souflignés eftiment
ce dixieme
d'enn'a fait aucun fonds, s été qu'une gratification &
comme l'a&te lui-même en fait foi,
couragement, conféré unè qualité d'aflocié proprement dite.
n'apas
fieur Saurine ait été CapiMais, au furplus, quele
& Affocié fous un
taine-( Géreur fous abfolument un rapport, indifférent à la queftion
autre , cela eft
nous examinons ici;
intéreffantc & principale l'agte que entre les Parties, &
car, aux termes de
été palle dreffées en conféquence, s
des inftructions qui la ont Dame veuve la Croix, & tout
le fieur Golley méme ,
neuf dixiemes, auroit été
autre Affocié, de venir rendre pour le compte à Rouen , de
obligé diffoudre la Société, & liquider P'entreprife à
venir
Rouen.
fans
fej joignent deux artiA ces moyens replique,
de1717, &
du Commerce,sctEdire
cles del'Ordonnance bien que dans les queftionso de cette natuquiprouvent celtlel lieu où la convention a été faite qu'il faut
re,
confidérer; aplus forte raifon quand
principalement le Juge du lieu étoit en même tems le Juge des Par-
obligé diffoudre la Société, & liquider P'entreprife à
venir
Rouen.
fans
fej joignent deux artiA ces moyens replique,
de1717, &
du Commerce,sctEdire
cles del'Ordonnance bien que dans les queftionso de cette natuquiprouvent celtlel lieu où la convention a été faite qu'il faut
re,
confidérer; aplus forte raifon quand
principalement le Juge du lieu étoit en même tems le Juge des Par- --- Page 72 --- ties contradantes lors de-la sconvention,a
9 matieres attribuées
Dansiles
> ticle 17 du titre, 12, oNdlage-Continipons de, 1Ordonnance du lar
5) merce, le créancier (tour oyant compre eft créan; Com,
cier, tout comptable eft débireur
a
du, contraire ) pourra donner
julqu' preuve
Taflignation : A9) CHOIX, ou : au lieu du domicile du
SON
5> au
Debiteuryou
lieu AUQUEL LA PROMESSE A ÉTÉ FAITE
>> la marchandife
&
fournie, ou à AU LIEU AUQUEL
>> PAYEMENT DOIT ÉTRE FAIT *,
LE
L'article fuivant.a ajoute : (6 les
POUR
9); LE
aflignations
COMMERCE MARITIME, feront données
2> devant les Juge & Confuls DU LIEU.OU LE Par,
>TRAT AURA ÉTE PASSES,
CONY L'Edit du mois de Mai #711, L
en
tant que de befoin T'article 2 du titre expliquant de la,
en
rence de l'Ordonnance de 1681,
compé.
ment que 46 toutes. les actions & conteftations porte expreilés
9> naitront entre Marchands, Négocians &
qui
>). POUR RAISON ET EN EXECUTION
autres, 3
2) TRATS., SOCIÉTÉS, ET AUTRES ACTES DE CON2, POUR DES PNTRUPAINEICORCERRANT PASSÉS
LECOM9). MERCE DE LA MER ET DE LA
3> font de la compétence des Juges NAVIGATION, defdites Ami
>.rautés 2 comme aufi eelles-qui naitront au
9) des ventes, achats,ET AUTRES-CONTRATS fujer
5> CERNANT LES
CON,
>) REES, TRANKHORTEES.OU MACTARDNEROUINIRONT TI2>: VOYE DE LA MER (ENTRE ENVOYÉES PERSONNES PAR LA
2>. CIEES POUR EN i PARTAGER LES PERTES ASSO5> PROFITS >),
OU
font de la compétence des Juges NAVIGATION, defdites Ami
>.rautés 2 comme aufi eelles-qui naitront au
9) des ventes, achats,ET AUTRES-CONTRATS fujer
5> CERNANT LES
CON,
>) REES, TRANKHORTEES.OU MACTARDNEROUINIRONT TI2>: VOYE DE LA MER (ENTRE ENVOYÉES PERSONNES PAR LA
2>. CIEES POUR EN i PARTAGER LES PERTES ASSO5> PROFITS >),
OU --- Page 73 --- Les Souffignés tiennent donc pour premier point l'on
inconteftable, que, fous quelque rapport que
confidere le fieur Pierre Saurine, ceft à Rouen qu'il
dà fon
à fes Conftituans ; &c, conféquema
devant les
de l'Amirauté de
ment, que
Acamtet
les conteftations
fe feront élevées fur
Rouen
aette
que & à fon occalion, ont dà être portées,
çe compte,
t Ai
feconde
fi, dès-là que le fieur Sau- SECONDE
Surla
queflion
& procéder QUESTION:
rie a dà rendre fon compte à Rouen, de Rouen, le recours
devant les Juges del'Amirauté forcer le ST Saurine à remau Gouvernement, pour été un aête
la liberté
plir fon obligation, a
être oppreflifde dà au fieur Saurine
civile, pour lequel il puifle
que
des dommagesintérèts, les Souffignés répondent la liberté
ce recours n'a point été un aéte oppreliidel
civile, & qu'ilne peut être dû au fieur Saurine, pour
raifon de ce, dés dommages-intéréte
Engénéral, les Citoyens doiventsabftenir: (
religieu
fement d'employer les uns contre les autres les voies
illégales, qui mettent le foible à la merci idupuiflant telles ;
convainçu d'avoir pratiqué de
& tout Citoyen
ou
voies par des vues de vengeance, lieu contre d'oppreflion, lui à une jufte
d'intérêt perfonnel, donne
avoir
condamnation de dommages.imérés, pour
douté des Loix, en méconnoiffant leurp pouvoirspour
avoir attaqué la liberté civile , - en armant l'aurorité facré
contre elle; pour avoir enfin compromis sle nom
n'eft
fait
defcendre jufqu'a
du Prince, qui
pas
pour
exemfervir des haines privées. Nous avons plufieurs
ples de condamnations femblables, qu'un applaudif
donne
avoir
condamnation de dommages.imérés, pour
douté des Loix, en méconnoiffant leurp pouvoirspour
avoir attaqué la liberté civile , - en armant l'aurorité facré
contre elle; pour avoir enfin compromis sle nom
n'eft
fait
defcendre jufqu'a
du Prince, qui
pas
pour
exemfervir des haines privées. Nous avons plufieurs
ples de condamnations femblables, qu'un applaudif --- Page 74 ---
fement univerfel a confacrées. 72 L'un des
été affez heureux pour employer lui-méme Souflignés fon a
niftere, il y a peu d'années, à fairé punir,
mill
condamnation éclarante de 20000 livres par uine
aux Enfans-Trouvés de Paris, un Citoyen applicables
employécetten
qui avoit
dés délations marcheopprefive contre un aitre, par
calomnieufes, & des
ment révoltans; & jamais il ne s'écartera artificesvérirables des
faluraire cipes qui procurerent alors un fijufte fuccès & un prin- fi
appui à la liberté civile.
Mais ce n'eft point s'écarter de ces
de penfer; comme le font les
principes, que
coursà l'autorité eft admiffible Souffignés, dans le
que ce res
ci-deffus
cas particulier
expofe,otllsagitfoir de faire exécuter
convention licite, dont l'exécution fe trouvoit une impoffible par toute autre voie.
la liberté L'Ordonnance des
de 1667, par un jufte égard pout
Citoyehs, , qu'on ne doit
mettre d'expofer indifcrérement
des pas leur per:
imprudentes, a défendu, tit. 34, par art. 6, ftipulations de
à
Lavenir aucuns jugemens, obligations ou autres paler
tions PORTANT CONTRAINTES PAR CORPS ; conven- à tous
Crifers,Notaires, e Tabellions de les recevoir,e à tous
Huifters e Sergens de les exécuter, Ec.
Néantmoins, par une vue d'intéréepublic, & pour
encourager Tagriculture par le payement exad des
fermages, l'article immédiatement fuivant
< PERMETTONS aux Proprictaires des terres porte & heris :
Szages Aeués 2 la campagne,del
lés
5> CONTRAINTE PAR CORPS>, Ripuler par baux la
Si, dans la-rédaétion de-cette même Loi, le Roi
eûr
ens de les exécuter, Ec.
Néantmoins, par une vue d'intéréepublic, & pour
encourager Tagriculture par le payement exad des
fermages, l'article immédiatement fuivant
< PERMETTONS aux Proprictaires des terres porte & heris :
Szages Aeués 2 la campagne,del
lés
5> CONTRAINTE PAR CORPS>, Ripuler par baux la
Si, dans la-rédaétion de-cette même Loi, le Roi
eûr --- Page 75 ---
3 cas important, & tréss
eût
en d'Armateurs confidération François qui envoyent un
au-delà des mers, pour vendre
tuter
Capimsine-Careur leur en A faire les retours, &c.,
leurs cargaifons,
arrive aujour-
& la réfitlance Géreur poflihle infidele (punliqu'elle qui, pour fe difpenfer
dhui)-dun
à fes Commettans en leur domide rendre fuivant compte des termes de la convention, fe fuppole
ciles
ou fe fera
filon veut, un doà lui-même,
pratiqué,
micile dans des lieux ouiln'alloitque paliagerement, les
negotiationis causà, protinuis à negotio difceffurus,' n'eit
Souflignés ne font nul doute que le'Souverain aufli
cru de fa juflice & de fa fageffe de & permettre leurs Capidans les marchés entre les Armateurs corps; car cet
taines la Aipulation de la contrainte par
eft tout
autremeneimporranr pourlinnerérNa.
objet rional,8 le foutien du Commerce François, en coricurrence avec celui des autres Nations de TEurope, des
que- de permettre la contrainte par corps, & beftiaux contre
Fermiers, dont les meubles, fruits, au-delà de leurs
&
CATOUL
vent d'ordinaire répondre
ges, au moins d'une année.
aucun doute
LesSouflignés ne font non plus
, que
file Bureau du Commerce furla connoiffance de cette
affairei importante , & dont T'éclat parviendra, jufqu'à il
dui,fe retiroit à ce fujet vers le Gouvernement, à l'avenir la
n'en obtint une Loi qai prononceroit
femblables circonflances.qui
contrainte par corpsen &
extenfion de Tarticle
du- moins,à l'exemple, par
K
doute
LesSouflignés ne font non plus
, que
file Bureau du Commerce furla connoiffance de cette
affairei importante , & dont T'éclat parviendra, jufqu'à il
dui,fe retiroit à ce fujet vers le Gouvernement, à l'avenir la
n'en obtint une Loi qai prononceroit
femblables circonflances.qui
contrainte par corpsen &
extenfion de Tarticle
du- moins,à l'exemple, par
K --- Page 76 ---
cidefBiseisesperndt. de la ttipuler dans les alles qui
feront pafles entreles Mailons de Commerce, &
leurs Mandataireslul
On peur même ajouter que c'eft lintérêt de eeuxci; & il n'eft aucun de ceux qui partagent avec le
fieurSaurinele nom de Capitaine-Gjéreur. quine foit
intéreffé à faire des voeux pour fa défaite. Car s'il
pouvoit arriver,ce qu'il I eftimpofible de fuppolen,
qu'on jugcât qu'ane Maifon de Commerce Françoife eft obligée d'aétionner fon Géreur en Amérir
que, parce que celui-ci aura eu la honteufe adrefle
de sy ménager, des. propres deniers de fes Conftituans, une forte détablifement; c'en eft fait de
l'état des Captmine-Gereursalse deviennent des Etres
redoutables que le commerce n'ofera plus employer,
parce que perfonne n'aime à mettre. fa fortune àla
merci d'autrui. On fera forcé alors de rallentir le
commerce de nos Colonies, &, à plus forte raifon
encore celui de l'Inde, ce qui * feroit une perte immenfe pour la Nation; ; ou bien de donner la Commiflion à des maifons. fur les lieux, ou même, quant
établir des mailons
au commerce d'Amérique, dy
pour fon compte, quifont les deux voyesquele prof
peclus de l'armement en queftion jugeoit beaucoup
moins avantageufes que Ienvoi d'un Capirine-Ge.
reur, &qui deviendroient néantmoins des voyes néceflaires. Ce feroit entrainer du même coup la ruine
de ces Capitaines qui ne peuvent fe le diffimuler 5 :
& celle de tout le Commerce maritime François.
même, quant
établir des mailons
au commerce d'Amérique, dy
pour fon compte, quifont les deux voyesquele prof
peclus de l'armement en queftion jugeoit beaucoup
moins avantageufes que Ienvoi d'un Capirine-Ge.
reur, &qui deviendroient néantmoins des voyes néceflaires. Ce feroit entrainer du même coup la ruine
de ces Capitaines qui ne peuvent fe le diffimuler 5 :
& celle de tout le Commerce maritime François. --- Page 77 ---
dansle moment 75 aduel, cette contrainte
Cependant, pas; 8 iln n'y a àd cet égard qu'an
par corpsilexite
germeduneLoiemaag qui
yoeu genéral, quielbienle
dans le filencé
n'eft past une Loi. On
la fupplée, lui
de laloi, s'adreffer au
qui
ccaereri
& le fupplier d'ordonexpoler le cas particulier, convenable pour: l'exécuner ce qu'il eftimeroit jufte, conforme aux Loix, &
tion d'une convention
non-feulement la ruine
dont la violation entrainoit
celle de tout le
des expofans, mais par contrè-coup Le Souverain 8clesMicommerce de fon Royaume.
ils ont cru devoir
niftres en ont porté ceJugement: rien n'en eft imputable a
donnerfordre'ens queftion;
dès-la que cette
la Société la Croix & Compagnie,
expolé vériSociété n'a fait au Gouvernement qu'un devoir
table fur lequelle Souverain a eftimé
fuppléer
filence de la Loi, par l'aStion de fon autorité.
au
comme de T'arrêt qui cft fait
Il'en eft de ce cas, 2
Cette clameur
d'une perfonne à la clameur publique.
être fauffe, calomnieule; fulcitée par quelque
peut ennemi fecret : on n'en a vu que trop dexemples. celui qu'on
Nul décret de Juftice n'a encore frappé c'eft ufer contre
arrête. L'arrêter en femblable cas.,
parlant,
lui de voie de fait, c'eft, rigoureufement Tintérét
attenter induement à fa liberté. Cependant la haine
public, le mal affreux de Timpunite, 2 voie pour n'éie crime ont peu à peu confacré le fait; cette &c la Loi qur elletoit d'abord admife que par
même n'a pas dédaigné de T'autorifer. des ConfulOn doit dire même, à la décharge Kij
en femblable cas.,
parlant,
lui de voie de fait, c'eft, rigoureufement Tintérét
attenter induement à fa liberté. Cependant la haine
public, le mal affreux de Timpunite, 2 voie pour n'éie crime ont peu à peu confacré le fait; cette &c la Loi qur elletoit d'abord admife que par
même n'a pas dédaigné de T'autorifer. des ConfulOn doit dire même, à la décharge Kij --- Page 78 ---
76.
tans,-qu'ils n'ont pas ufé de toute, létendue de leur
droit; Car, fuivant les. conventions
le fieur Saurine, celui-ci étoit tenu fans paffées avec
& dans tous les cas, de venir rendre fes exception,
France, ?. après lexpiration de
comptes er
venir, , avant qu'elle fit finie, T'entreprife ; même - de
avec euxàleur; premiere réquifition. conférer en France
Ceperidant la Société, au rifque de
de perdre beaucoup. par
perdre, &
Saurine de compter à deux Tavantage mille lieues qu'auroir de fes le fieur
mettans, a cherché à luiépargner le
enFran- Comcè, &.s'eft reftrainte à demander le voyage fecoursde
torité pour le cas feulement oit le fieur
TAuferoit à rendre à Saint Domingue les Saurinele refutdoit : ce font les
termes de comptes la
qu'il lui
M. P'Abbé niftre * qui. avoit propres
lettre du MiTerray.
alors la Marine dans fes
Cette modification fait foi de l'efprit de
mains
& de
conciliation
ciété, ménagement lors
qui a, toujours animé cette Sod'un' Géreur même qu'elle avoit le plus à fe plaindre
qui lui. retenoit fes fonds, qui refuloit
opiniatrement de lui envoyer fes comptes; & deremplir fes propres engagemens.
Au Cap,le fieur Saurine qui étoit le maitre,
ter fon
d'évis
être embarquement, en confentant feulement
:
jufte , a aggravé fes torts de maniere à ne à
laiffer que cette voie pour. le forcer de rendre
à fes Commetrans; ceft Ce qui réfulte de juftice
même. dès fairs, & de fa. propre lettre T'expofé au fieur
Fayelle.
Le fieur Saurine avoit eu un premier rtort danslaf
fieur Saurine qui étoit le maitre,
ter fon
d'évis
être embarquement, en confentant feulement
:
jufte , a aggravé fes torts de maniere à ne à
laiffer que cette voie pour. le forcer de rendre
à fes Commetrans; ceft Ce qui réfulte de juftice
même. dès fairs, & de fa. propre lettre T'expofé au fieur
Fayelle.
Le fieur Saurine avoit eu un premier rtort danslaf --- Page 79 ---
faire du feur le Mire, en refufant 77
d'obéir à fes Com:
mettans; & par-là il nel leur avoit que trop appris
les voiesordinaires feroient infuffifantes pour vaincre que
fa réfiftance'; de quelque maniere que ce tort eût été
couvert ou pardonné; il en réfultoit toujours
lefieur Saurine requis de repaffer en France, 2 Fasot
REFUSÉ; ; qu'il-avoit par-la violé fon engagement ;
qu'ainfi par ce premier refus il avoit forceles Commettans à prendre des mefures pour n'en
un fecond.
pas effuyer
Dès fon arrivéeau Caple 16 Mai 1771, le fieur
le Grand lui demande deux chofes, fon compte & la
remife des effets. Le fieur Saurine lui refufe la feconde par fa lettre du même jour , en ne confentant
que la premiere; refus qui fe trouve plusamplement
manifefté dans fa lettre au fieur Fayelle, en date du
3 I Mai 1771.
Enfuite ildéveloppe dans cette lettre un plan de
défenfe, que lesSouflignés ne peuvenesempecher de
qualifier d'injufte & de malhonnête. Annoncer
fonde fa réfiftance furl'efpérance d'un procès qui qu'on deviendra fi compliqué que DE DIX ANS ces
ne
recevront
Meficurs
pas un denier.. QU'ON : TIENT,ET QU'ON NE
LACHERA QU'A BONNES ENSEIGNES gu'on
dera tout afur G à mefucre des rentrées :
gardepuis lenvoi du compte généralon a déjà
de ren- que
trées pour faire face au procès PENDANT afer PLUSIEURS
ANNEES.
. quiit va envoyer Jon frere au Port-auPrince pourhatorzoooo liv. de rentrées, ET ACCUMULER ICI EN CAISSE 5 ce font autant d'exprefions qui
ON : TIENT,ET QU'ON NE
LACHERA QU'A BONNES ENSEIGNES gu'on
dera tout afur G à mefucre des rentrées :
gardepuis lenvoi du compte généralon a déjà
de ren- que
trées pour faire face au procès PENDANT afer PLUSIEURS
ANNEES.
. quiit va envoyer Jon frere au Port-auPrince pourhatorzoooo liv. de rentrées, ET ACCUMULER ICI EN CAISSE 5 ce font autant d'exprefions qui --- Page 80 --- B
décelent un plan d'injuftice révoliant, qui julttfient de plus en plus la néceffité ou'le fieur Saurine a
mis fes Commertans de réduire un homme pour qui
les Tribunaux & les Loix n'étoient qu'an frein impuiffant, & qui vouloit employer les formes judi-.
ciairesàla ruine de leur Société par unprocès de dix
ans, pendant lefquels ils ne recevront pas un dénicr.
Telle eft en même tems la force irréfiftible dei la
Confcience, qu'elle porte la lumiere' dans l'ame des
coupables malgré eux, & dans cetté grande affaire
rien n'eft plus frappant peut-être
un Juge &
un leGteur attentif
ces
lignes de la
Seux
pour
que
bien
le
même lettre : alefens parfaitement
procès de
$5 ne me fera pas honncur dans l'elprit dés
edio
$5 MM. veuve de la Croix, A. Golley,6 Compagnic,
5> cela ne peut être autrement, Bcm,
Ce plan de réfiftance du fieur Saurine a été conftamment fuivi, & a forcé fon renvoi en France.
Obligé par les Adminiftrateurs, fur les lieux, d'en
venir à un'arbitrage, il trouve prefque aufli-tôt le
moyen de le rompre, en congédiant un des Arbitres', 8c en lui écrivant même une lettre injurieufe,
celui-ci a fagement fupprimée ; en dégoûtant
RBoreis & en inculpant la juftice du fur-Arbitre.
Ces faits font prouvés par léurs certificats. Et telfut
même l'effet, foit de fes menées, foit de fes clameurs
Négociant du Cap ne voulut enfuite accepter > qu'aucun l'arbitrage. Rien n'eft plus frappant - 9
à cerégard.que les dernieres lignes du certificat dusf
Plombard: sJen m'yfuis conftamment refiufe, quelques
ftice du fur-Arbitre.
Ces faits font prouvés par léurs certificats. Et telfut
même l'effet, foit de fes menées, foit de fes clameurs
Négociant du Cap ne voulut enfuite accepter > qu'aucun l'arbitrage. Rien n'eft plus frappant - 9
à cerégard.que les dernieres lignes du certificat dusf
Plombard: sJen m'yfuis conftamment refiufe, quelques --- Page 81 --- 22 folicitations que M. le. Grand & TOUS SES AMIS
2) en m'ayene fait : mon refus Layant forcé. davoir recours
5) a plufeurs Negocians de cette Ville
étre
5) Arbures AUCUN N'A VOULU ACCEPTER pour
fon
5)
CETTE
a CHARGE>.
Par là, le fieur le Grand fe trouva forcé à prere
dre, de la main méme de fes Adverlaires, un Arbitre 2 le fieur Amain, qui débuta par demander une
chofe vifiblement inadmiffible, Içavoir
en Jugement la créance de 34224 livres qu'on-remit fur le fieur
le Plat: créance très-régulierement jugée à la
des fieurs Saurine.
charge
Cette feule propofition ( indépendamment de - la
feconde propofition du même Arbitre, à
le fieur le Grand dut fe refufer,
laquelle dans
les premicres féances s: pour ne principalement pas perdre fes droits
acquis ) faifoit échouer néceffairement toute conciliation, tout' arbitrage, & ramenoir aux
de TAdminitration, les. choles aleur
yeux
à un état de refus qui étoit le cas premier prévu état,
T'embarquement : avec cette différence même pour -
que du moins un premier refus laiffe,
s:
qu'on pourra le vaincre, par des
Telpérance
par des confeils 7 par la peripcctive d'un repréfentations, 4
chain au lieu que ces. torts conftans & réfléchis danger
dei
ES
rejetter,de
les
Petie
dégoûter Arbitres,d'empécher. lesNégocians du Cap
faire demander par un nouvel dacepterianbgmogede Arbitre une chofe éviKssentaadeaeomdiomt le plan formé d'un
me qui, ayant calculé entre fes richeffes & fa liber- hom-
ipcctive d'un repréfentations, 4
chain au lieu que ces. torts conftans & réfléchis danger
dei
ES
rejetter,de
les
Petie
dégoûter Arbitres,d'empécher. lesNégocians du Cap
faire demander par un nouvel dacepterianbgmogede Arbitre une chofe éviKssentaadeaeomdiomt le plan formé d'un
me qui, ayant calculé entre fes richeffes & fa liber- hom- --- Page 82 --- té, aimoir mieux expofer celle-ci que de renoncer
àcelles-la, par une conciliation prompte & amiable,
qui lauroit conftaté débiteur d'une folde
ble. Voilà ce que les Supérieurs fur les lieux confidéraclairement dans toutes ces réfiftances & cesn ont vu
& dès-lors le fieur Saurine leur a paru être refuites;
rement dans le cas de-T'exécution de l'ordre néceffai- à
adreffé. Il faut que cet embarquement leur eux ait
paru bien indifpenfable 9 puifquil a été
ment approuvé parl'ancien Intendant, ordonné non-feulele nouveau, à l'égard defquels le ficur Saurine fe par répand en déclamations peu méfurées, mais encore
commandé par le Comte de Nolivos
le fieur Saurine
lui-même, dont
& la juftice.
loue, avec raifon, la modération
Les Souffignésne peuvent ferefufer ici à
à l'égard de la
obferver,
S
demande du fieurSaurine en dommages-intérets, combien fa défenfe eft incohérente &
contradigtoire dans fes différentes parties.
de fon renvoi devant-lesJuges du
fur I-demanredditionde compte, & en payement Cap du Tadion en
furles dommages-innéréns, fes
reliquat; &t
apprennent (page
proprès Confeils lui
damnation
6r)quiln'en peut demander la conQUE DEVANT LES JUGES
DE LAI DAME VEUVE DELA CROIX, A. ORDINAIRES
COMPAGNIE.
GOSSEY,ET
D'après cette décifion de fes
qui eft en effet conforme- aux regles de l'ordre Confeils,
diciaire, on peur juger du mérite du déclinatoire jupropofs parl le fieur Saurine.
3%1 Les --- Page 83 ---
a W
8r
;°. Les Confirtans demandent G les adtes
entre les fieurs le Grand &
:
paffés TROISIEME
Saurine; au Cap, ont QVESTION.
effuyé l'infracion prévue par lefdits actes,8c notamment par celui du vingt-deux Juin 1771; en tellé
forte que la Société foit fondée à demander au fieur
Pierre Saurine le compte général de fa geftion, à
compter du 25 Avril1768, époque du feul
que cette Société ait approuvé.
compte
Sur cette queftion, les Souflignés répondent qu'ils
eftiment que les Confultans font dans le cas par eux
prévu eesprof@mentlipult dec edemanderlecompte
général dont il s'agit.
Ily a à cet égard deux points conftans: l'un,
vantl'arrivée du fieur le Grand au Cap, le fieur
rine étoit
E
trés-certainement obligé de venir à Rouen
rendre fon compte à fes Commertans, & leur en
payer le reliquat; & que s'il fe fàt élevé alors des
conteftations entre eux ; c'étoit devant l'Amirauté
de Rouen qu'elles auroient été
lecompte
général dont il s'agit.
Ily a à cet égard deux points conftans: l'un,
vantl'arrivée du fieur le Grand au Cap, le fieur
rine étoit
E
trés-certainement obligé de venir à Rouen
rendre fon compte à fes Commertans, & leur en
payer le reliquat; & que s'il fe fàt élevé alors des
conteftations entre eux ; c'étoit devant l'Amirauté
de Rouen qu'elles auroient été L'autre eft, que la Société n'a portées. envoyé un de
fes Membres, à grands frais, à deux pas mille lieues
de fa réfidence, & que celui-ci n'a pas fait, au nom
de fa Société, des facrifices tres-confidérables, tels,
exemple, que celui d'allouer au fieur Saurine
Dote leurs conventions préliminaires, des droits de
Commiffion, comme fitous les fonds euffent été ren:
trés, & les retours par lui faits 3 pour renoncer en
pure perte au droit inconteftable qu'elle avoit, lorfL --- Page 84 --- qu'elle a envoyé le fieur Saurine
210 tr revenir rendre fes comptes à Rouen. au Cap, de le faire
AG Ces deuxpoints étant conflans,il eft
les. adtes
ont été paffés entre les évident
rine &le
ficurs
M
le
Reur
Grand,
d
dans cet efprit,
la T'ont été & ont dû l'être
Tavantage légitime que &
Société ne perdit point
dre fes comptes à Rouen; inappréciable. & il de fe faire renprincipes, comme contre toute juftice, feroit de contre tous
qu'elle n'auroit fait, par le miniftere du fuppoler fieur
Grand, les différens actes
le
rendre, au prix des plus grands paffés au Cap,
pour
tion plus matvaife.
facrifices, Re condiCeft dans Cet elprit de conferver à la
Croix & Compagnie fon droit
& Mailon la
ble, ou Heredefsuyseimalr legitime inconteflationp prompte
par une conciliaParties la' claufe Kimévocablesquae été fouferite parles
fuivante : c. Sous la
>> PRESSE ET DE RIGUEUR, gua
convention EX-
>> l'une d'elles d'exécution de
défaut de la part de
> obligations
quelgu une des caufes &
confignées, tant dans
>5 QUE DANS LES AUTRES
leditacled du 21. Juin,
9) toutes conventions, accords, SCLIS-PARTICLLIERS &
s fairs G donnés, tant audit acte confentemens par elles
9> ECRITS,/eroient G demeureroient QUE nuls, DANS LESDITS
9> PUSSENT LEUR ÈTRE OPPOSÉS EN SANS QU'TIS
>> CONQUE >9. Vouloir réputer un telaéte FAÇON QUELtoire dans de telles circonfiances, &
comminacertain quiaa anime,quiad duanimerles d'aprés lelprit
Contradans,
-PARTICLLIERS &
s fairs G donnés, tant audit acte confentemens par elles
9> ECRITS,/eroient G demeureroient QUE nuls, DANS LESDITS
9> PUSSENT LEUR ÈTRE OPPOSÉS EN SANS QU'TIS
>> CONQUE >9. Vouloir réputer un telaéte FAÇON QUELtoire dans de telles circonfiances, &
comminacertain quiaa anime,quiad duanimerles d'aprés lelprit
Contradans, --- Page 85 ---
. 0
8;
ce feroit détruire la foi de toutes conventions
les hommes.
-
O1 1es
parmi
La Confultation de Rouen obferve très-bien"
le ficur Saurine, en foutenant qu'il falloit le oRE
afligner devant les Juges du Cap, pour faire déclarer la prétendue commination
auroit
tenu * en manguiant à
encourue,
obvoit obtenir
fès
- , ce
* Page 108.
en
les exécutant,
guilnepoule
privilege-de forcer lc
OPSTR
fieur Grand de lier un Procès éiernel au
Cette
feule obfervation tres-fage fait voir combien Cop: il eft
déraifonnable de la part du fieur Saurine de foutenir qu'il falloir LE METTRE EN JUSTICE, pour faire
juger qu'ilavoit violé Ia convention de NE PAS PROCEDER EN JUSTICE, & qu'il a perdu à ce moyenles
avantages à lui faits fous la foi de cette convention;
avantages qu'on n'étoit pas, tenu de lui accorder, &
par conféquent auxquels if avoit pu ftipuler
n'auroit rien à prétendre 2 par le feul fait de fa qu'il contravention,
Ce point étant inconteftable, 2 il refte à voir fi en
effet le fieur Saurine eft contrevenu aux conventions portées par ces différens astes. Or, à cet
fa conduite ne laiffe aucun douté.
égard,
Par un des aétes du 1'5 I Juin, le fieurle Grand &
lui avoient nommé pour Arbitres les fieurs
& Plombard; & le premier attefte par fon certificat, Cayrou
que le feur Saurine lui a écrit quil avoit fait choix
autre Arbitre àfa place. Premiere contravention. d'un
Les fieurs Cayrou, Plombard; & Mefnier avoient
Lij
astes. Or, à cet
fa conduite ne laiffe aucun douté.
égard,
Par un des aétes du 1'5 I Juin, le fieurle Grand &
lui avoient nommé pour Arbitres les fieurs
& Plombard; & le premier attefte par fon certificat, Cayrou
que le feur Saurine lui a écrit quil avoit fait choix
autre Arbitre àfa place. Premiere contravention. d'un
Les fieurs Cayrou, Plombard; & Mefnier avoient
Lij --- Page 86 ---
condamné Iès fieurs Saurine 84
Boe
le Plat, objet de 34224 livres fur la créance du fieur
un des aétes du IS Juin, les Parties II fols 3. deniers: Par
a leur auis,fans reftriclion ni
s'ctoient foumifes
laquelle le préfent n'auroit
appel; condinion fans
rine ont expreffément
eu lieu : & les feurs SauSentence, & refufé de réfifté à l'exécution de cette
travention. f
s'y foumettre. Seconde conUn nouvel arbitrage auroit été une
aa
part du fieur le Grand, puifque les aetes du grace de la
non-feulement renfermoienrlac
rg Juin,
trage en général, mais encore convention la
d'un arbi-
& tels
nomination
-
Arbitres Négocians faifoit pour Arbitres, & que le choix detels des
tion. Néantmoins une le partie fubftantielle de la convenpréter.
fieur le Grand veut bien
Iinomme le fieur
s'y
le nomme, pour ainfi dire, Frigard pour Arbitre, &
en vain' prié de l'être les forcément, après avoir
Cap, dont AUCUN NE VOULUT principaux Négocians du
CHARGE, à - caufe des intrigués & ACCEPTER des
CETTE
fieur Saurine. Celui-ciréfifte
clameurs du
tion: fait les plus grands efforts encore à cetté nominajulqu'a fe permettre les plus fauffes pour l'empécher,
le fieur Frigard: & par-là il fait imputations fur
eft en lui, laccommodement échouer, autant
E voie qui éroitnéantmoins la bate par voye - arbitratous les adtes paffés entre le
inébranlable de
Troifieme contravention. I
fieur le Grand - & lui.
Enfin les fieurs Amain &
vés en termes de pouvoir devenir Frigard s'étant trouArbitres, &cayant
es pour l'empécher,
le fieur Frigard: & par-là il fait imputations fur
eft en lui, laccommodement échouer, autant
E voie qui éroitnéantmoins la bate par voye - arbitratous les adtes paffés entre le
inébranlable de
Troifieme contravention. I
fieur le Grand - & lui.
Enfin les fieurs Amain &
vés en termes de pouvoir devenir Frigard s'étant trouArbitres, &cayant --- Page 87 --- eu même quelques pour-parlers, d'après lelquels le
fieur le Grand létoit à portée de leur donner une mit
fion formelle le fieur Saurine a encore fait échouer
cêt arbitrage commençant, par une propofition éviétoit
demment injufte 2. faite
fon Arbitre, qui
remit enJ Jugement A Sentence fur l'affaire du
2eor le Plat; propofition inadmiffible, parce que
quelqu'un qui a un droit de 3 4000 livres. acquis par
un Jugement très-régulier, ne s'expole point à le
perdre; propofition
conféquent qui tendoit vifiblement à faire RCuMNL tout arbitrage. Quatrieme
contravention.
Il fuffit de ces contraventions, fans parler de celles
qui ont pu fe trouver dans la remife convenue de tous
lesi effets entre les mains du fieur le Grand. Ony
de fe
d
voit de la part du fieur Saurine un plan formé
refufer à toute conciliation, de faire fervir le leurre
d'une opération arbitrale, d'occafion-à faifir par un
appel, ou quelque autre procédure, lesJuges du Cap
de conteftations qu'il auroit enfuite trouvéle fecret
d'éternifer, & auxquelles de prime-abord il n'aflignoit pas un moindre terme que de dix années.
Dans de telles circonftances on ne peutle diffimuder que le fieur Saurine a fait revivre en leur entier
les droits 8 actions de fes, Conftituans, comme avant
tous aêtes paffés entre le fieur le Grand 8 les deux
freres, puifque Ia confervation intégrale & le plein
exercice de ces droits étoient exprefément attachés
46 au défaut d'exécution de quelguune des claufes G
2> obligations confignées, tant dans la préfente (tran-
circonftances on ne peutle diffimuder que le fieur Saurine a fait revivre en leur entier
les droits 8 actions de fes, Conftituans, comme avant
tous aêtes paffés entre le fieur le Grand 8 les deux
freres, puifque Ia confervation intégrale & le plein
exercice de ces droits étoient exprefément attachés
46 au défaut d'exécution de quelguune des claufes G
2> obligations confignées, tant dans la préfente (tran- --- Page 88 --- 9 faction du 22 Juin) QUE DANS TOUS
55 ÉCRITS PARTICULIERS >>,
AUTRES
QUESTION, QUATRIEME 4°. Ona demandé aux Souflignés s'il a fallu faire
alligner le fieur Bernard Saurine en T'Amirauté de
Rouen, ainfi que le fieur Pierre Saurine fon
attendu qu'ils procédoient
frere,
la raifon de Saurine
danieumoperatom/as
: Les Souflignés répondent freres:
ici la Loi des Parties; &
que lesagtes font encore
Confultans n'ont nullement que, été d'après ces'a actes, les
gner le fiéur Bernard Saurine obligés de faire afficompte.
en reddition : de
1 On ai vu par les aétes ci-deffus cités,
fieur Pierre Saurine, & non-fon frere, que eft c'eftle
de: rendre le compte de la geftion; l'article qui
tenu
ordres Ginfiructions le porte expreffément. 4 dés
yefil dit; au fieur fon frere (Bernard) le Laifant, foin dés
recouvremens,f aucuns refent à faire alors: L'art.
renferme les mêmes difpofitions à l'égard des' deux 23
freres.
L'article-is de l'aête de Société
lement le fieur Pierre Saurine de revenir, charge de pareilenforte de rapporter la totalité des fonds, & annonce faire
qu'on procédera de fitite à la liguidation
Société. re,
genérale de la
Enfin, ce qui feul feroit décifif, c'eft au fieur
Pierre Saurine que les fieurs V. de la Croix, A. Gof
fey, & Compagnie, par l'art. 8.de l'ate de Société,
ponfient la manutention genérale de l'entreprife à Saint-
pareilenforte de rapporter la totalité des fonds, & annonce faire
qu'on procédera de fitite à la liguidation
Société. re,
genérale de la
Enfin, ce qui feul feroit décifif, c'eft au fieur
Pierre Saurine que les fieurs V. de la Croix, A. Gof
fey, & Compagnie, par l'art. 8.de l'ate de Société,
ponfient la manutention genérale de l'entreprife à Saint- --- Page 89 ---
Bo
30/
chargé nori-feule
Domingues:t enforte guil-domturira
du: Navire
ment de la vente des diférentes celle cargaifons des
de
le Boutin, mais encore de
chargemens
Noirs. Le fieur Bernard Saurine n'eft dans cette affaire
Taide de fon frere; & la Société n'eft même
que.
d'aucun traitement à faire àce frere puiné - ,
chargée rainé payera furfes profits ainfi quiljugera coIlvenable. que
Ce n'eft
la Société qui donne le fieur
Bernard Saurine à m frere,c'e(t celui-ci quis'oblige
envers la Société de fe faire aider, par fon. frere pour
la
furle fuccès de fes opérations
mieux tranquillifer
ou autrement. Ily en a un
en cas de mort, maladie, NOTRE, PLUS GRANDE
article formel, (6 PoUR Pierre Saurine S'OBLIGE de
5) SURETÉ, ledit feur Bernard Saurine for frere 9
>) garder avec lui lefieur
au Reur
>) pour Je faire aider, Gc. Laiflant cependant TEL INTÉSaurine de céder au fieurfon frere
92 Pierre RET QU'IL JUGERA A PROPOS dans le bénéfice des
luifont ou feront allouées >>.
5 commiflions qui
aEtes, il eft évident que la
D'après ces différens
pari les: deux
de Saurine freress employée
raifon de Fagrément de la Sociéré Ta > pour faciliter
freres, le cadet devoit donner à fon ainé 3 5 ne fait
Taide que
foit
& dans. tous les
pas que l'ainé ne du toujours, dû à la Maifon la
T'objet dire&t
compte : car.. celui-là doit
Eaato Goffey ,. & Compagnie de la manutention
le compte, qui a été feul chargé celui-là doit le compte
principale de l'entreprife :
de Fagrément de la Sociéré Ta > pour faciliter
freres, le cadet devoit donner à fon ainé 3 5 ne fait
Taide que
foit
& dans. tous les
pas que l'ainé ne du toujours, dû à la Maifon la
T'objet dire&t
compte : car.. celui-là doit
Eaato Goffey ,. & Compagnie de la manutention
le compte, qui a été feul chargé celui-là doit le compte
principale de l'entreprife : --- Page 90 ---
Bo0
a étéchargé de la vente des différentes
gua & des chargemens de Noirs
cargaitiere; celui-là doit le
qui 'en font la' maà le rendre, qui feul s'y compte eft qui-feul la été aftraint
fecondaire,
foumis, & non un être
la
étranger à la Société, lors même
fervoit, non foudoyé par elle, quoiqu'ille fit qu'il. des
commiflions qu'elle permettoit, mais
gré de fon frere & fur tel pied qu'il lui feulement au
fixer fur fa propre portion.
plairoit de le
Propofer donc aujourdhui
a dû faire aflignerle fieur
le exception qu'on
tion
jeune en
Touubneie
de compte comme fon ainé, c'eft annoncer reddiblement le foible d'une Caufe dans
vifigarde comme un. gain de retarder fa laquelle on rèqu'y gagneroir au fond le fieur Saurine défaite; car
eft Créancier de 23000 & tant de
Tainé S'il
le prétend, : s'il a été fi cruellement vexé livres, comme il
fonne, fon honneur, & fes biens, fi fon dans fa per:
défir eft de retourner au
fuivre plus ardene
qui s'offre à lui, on ne voit Cap, y
la fortune
quemmentàce plan de défenfe pas qu'il'agiffe confé:
ment aux intérêts parlui préfentés, annoncé, de conféquemder fon Jugement par la mife en Caufe vouloir de fon retardevant l'Amirauté de Rouen. Les
frere
devant PAmirauté de
Souflignés difent
tement que les mémes Rouen, parce qu'on fent parfaimoyens de non domicile au
Cap.dedecomptailie forcée àRouen
a expofés plus haut contre le frere ainé, méme,qu'on militent
également contre le frere puiné; qu'ainfi le fieur
Pierre
emder fon Jugement par la mife en Caufe vouloir de fon retardevant l'Amirauté de Rouen. Les
frere
devant PAmirauté de
Souflignés difent
tement que les mémes Rouen, parce qu'on fent parfaimoyens de non domicile au
Cap.dedecomptailie forcée àRouen
a expofés plus haut contre le frere ainé, méme,qu'on militent
également contre le frere puiné; qu'ainfi le fieur
Pierre --- Page 91 --- Pierre Saurine ne gagneroit au fuccès de cette
prétention, que des délais qu'il a intérêt d'éviter
dans fon fyftème, 3 & non une décharge de l'adion
contre lui intentée; par conféquent ce foutien
doit mettre fon, frere en Caufe, paroit aux Souflignés qu'on:
non-feulement malfondé en droit, maisencore diamé.
tralement contraire à Tobjet de celui qui ile propole.
- so. Les Confultans expofent que dans leur Re- CINQUIEME
quête manufcrite donnée en l'Amirauté le Dé. QUESTION,
cembre dernier pour obtenir permiffion d'y 9 faire'
afligner le fieur Saurine, on a employé cette
fe : 59 I (le fieur le Grand) ne trouva phra9> - Vicomte de Choifeul guun
dans le
protedteur.
9> lier du fieur Saurine, 2 ce qu le
de particu9> avec celui-ci différens
força fairé
arrangemens
>>
>> 5 que fur cette expreffion tres-défavan- que le fieur
s'eft hâté de rendre
Sustienu
moire
publique par fon Méimprimé 2 M. le Vicomte de Choifeul a
donné t une Requête d'intervention en
& a pris des Conclufions extraordinaires TAmirauré,
eux. Ils demandent ce qu'ils doivent faire contre' à
fujet ?
ce:
* Les Souffignés répondent que cette
fidérée dans .fon fens
phrafe 9 conmatiere' fondée à
littéral, ne préfente aucune'
une intervention ni à des ConM --- Page 92 ---
clufions extraordinaires; 90
; il n'y eft nullement dit
M. le Vicomte de Choifeul perfonnellement
SK forcé le fieur le Grand à des, arrangemens défavantageux : ce qui feroit une injure
qu'elle préfenteroit de fa part un abus ,
rité.
dimner
Il refte donc feulement
don
Vicomte de Choifeul fut Texprefion que M. le
un proreéeur
du fieur Saurine : mais en cela il n'y particulier a rien de
criminel; on peut étré le protcéteur de quelqu'un
par bienveillance, par reconnoiflancé de fon at-:
tachement &c du zèle qu'il aura montré
par T'opinion, même mal fondée, quila a
nous,
&
Dourd
par, mille autres caufes trés-légitimes & droit, trèsnaturelles. Le feul cas où limputation de protection foit une injure 9 c'eft loriqu'elle eft donnée
par corruption , par abus d'autorité, & c'eft.ce
fieur le Grand ne dit ni n'infinue
-
£ véritable
nulle part.
coupable, 2 le véritable offenfeur du.
Vicomte de Choifeul eft donc ici'le fieur Saurine lui-même, qui, dans la vue de l'aigrir, &c
d'obtenir de luilutile diverfion d'une intervention
puiffanre, a rapproché avec 1 une malignité condamnable ce qui concerne le billet de Madame:
de Choifeul & la phrafe relative à fon mari, afin
d'en faire fortir un fens odieux & outrageant.
- Il paroit donc aux Souffignés que M. le Vi-
du.
Vicomte de Choifeul eft donc ici'le fieur Saurine lui-même, qui, dans la vue de l'aigrir, &c
d'obtenir de luilutile diverfion d'une intervention
puiffanre, a rapproché avec 1 une malignité condamnable ce qui concerne le billet de Madame:
de Choifeul & la phrafe relative à fon mari, afin
d'en faire fortir un fens odieux & outrageant.
- Il paroit donc aux Souffignés que M. le Vi- --- Page 93 ---
Y
fans intéde Choifeul
reders pleinement
rêts çomte & fans aucun, motif, à fuivre : fon, aétion ; ils
penfent qu'éclairé d'ailleurs par la leéure de, ce
Mémoire - fur le
que le Geur Saurine lui
2.
piège
& far le bon droit des, Confulrans, 2. il
croira a tendu, de fa juftice de ne pas laiffer plus longtems dans la Caufe le poids d'ure intervention
qui pourroit tendre, contre fon gré 3 à mettre
des
d'honneur & de bonne
Négocians 7 pleins
difficulté de réuffir.
foi, dans une plus grande
FranLeur Caufe eft celle de tout le Commerce
çois, qui wraifemblablement ne verra point avec
indifférence une conteftation fi intéreffante pour
tous fes Membres. Elle elt celle de, tous les Capitaines-Géreurs eux-mêmes, qui doivent fouhaiter de
conferver leur état 9 & qui le perdroient trèscertainement, fi le fyftème du fieur Saurine pouvoit être accueilli. M. le Vicomte de Choifeul 9
qui; par fon fervice au Cap., a pu voir de plus
près combien il importe à des entreprifes de la
nature de celle-ci que la fidélité dans les ventes 2
la célérité dans les retours 9 l'économie dans les
la bonne foi dans les engagemens 2
opérations foient l'ame 2 du Commerce qui fe fait entre les
Colonies & la Métropole, fentiroit lui-même un
jufte regret d'avoir apporté , par l'influence de
fon nom & de fa perfonne 2 quelque obftacle au --- Page 94 ---
3/0
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fuccès
a
prompt
dune Caufe vraiment
& qui
faire
dans
Nationale ;
SIRE
époque
notre
en Sortesr lieu à une Loi dont la' rigueur Commerce, falutaire 2 préviendra pour toujours une finfidele réfiftance & de femblables queftions.
-
f Délibéré a Paris, le 4 Mai 1772,
nous
ELIE DE BEAUMONT, RIGAULT , CELLIER, par
BABILLE,& AUBRY, Avocats foulignés.
Signés, ELIE DE BEAUMONT.
RIGAULT, CELLIER, BABILLE, AUBRY.
De IImpr. de L. CELLOT, rue Dauphine,
1772. --- Page 95 --- --- Page 96 ---