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Azod
3 - --- Page 3 --- --- Page 4 ---
du Panthéon dans la boue les dieux du crime et va
chercher la vertu sur l'échaffaud pour la
temple de l'immortalité, vous laisserez à ce porter juge au à
être prononcer sans prévention, si Étienne Polverel doit
d'être, placé parmi les grands criminels, où s'il mérite
bienfaiteurs compté au nombre des amis de la Patrie, des
de l'humanité.
a
Paris ce 30 Germinal l'an troisième de la République
Française une et indivisible.
2n
- I
F. POLVEREL,
De l'imptimerie de PAIX, Passage Honoré, --- Page 5 ---
LEONARD LEBLOIS,
Au calomniateur THEROU (1), et &
ses complices, tous colons blancs, ennemis nés de la liberté et de légalitéLe 'crime se fait un renapart de la calomnie
contre la vérité u le poursuit. Epig.
N. sera-t-il donc jamais permis d'oser
dire sonL opinion sur Ce qui intéresse les
colonies 9 sans que l'imposture ne vienne
(1) THÉROU,gand planteur du Terrier Rouge
commandautle camp de Jacquezy, 9 sous le MARQUIS
DE ROUFRAY, dont il était Pami et le lieutenant.
Thérou aété dénoncé par le chepalier de Verneuil,
Baillo, Gervais et d'autres déportés du Cap, comme
un des auteurs de l'incendie des' plantations de la
province du Nord; il est inscrit tout au long sur la
liste donnée parl la commune du Cap, comme ÉconCEUR des blancs de la province du Nord : cette liste
a été approuvée par la commission intermédiaire qui,
par son arrêlé du 18 novembre 1792, a reconnu les
scélératesses et les assassinats de Thérou. Aujoura'hui', ce Thérou est coalisé avec ses dénonciateurs,
ce qui indique toute la délicatesse de ces braves geniss
A --- Page 6 ---
(2)
subitement vonS atteindre, soit ponr vous
inposer silence, en vous frappant de terrenr ou d'étounement, soit
la défavear ou des
pourjetter de
ses utiles et vraies soupçons sur les choque vous énoncez?
Qnelle est donc cette condaite ténébreuse et perfide cpai, dans Paris, et jusqu'eutour rde la Représentation
semble antoriser une poignée nationale, de colons
intrigans à colporter impunémént le mensonge, à verser sur tous les hommes
purs qni ont détesté leurs principes et
déjondleurs projers conspinatents.Todieux
poison de toutes les calomnies P
Depuis deux siècles quela lutte de l'6goise et dn crime contre la natare outragée appesantit les fers de
dans les Antilles, le tour de Tesclavage la liberté
n'est-il pas encore venu? Les bourreaux
des noirs se tairont-ils eufin, ou veallentils méditer un nouvel atteutat coutrel'humanité???
Colonslhommes: astucieux, pourquoi attaquerles individus, lorsqu'on vous parle
des choses? Pourquoi recourir à des récriminations bannales, quand on vous
che des crimes qui vouIS appartiennent repro- ?
Pour dévierl'attention publiqne de VOS for:
faits, vous érigez saus cesse une faction
encore venu? Les bourreaux
des noirs se tairont-ils eufin, ou veallentils méditer un nouvel atteutat coutrel'humanité???
Colonslhommes: astucieux, pourquoi attaquerles individus, lorsqu'on vous parle
des choses? Pourquoi recourir à des récriminations bannales, quand on vous
che des crimes qui vouIS appartiennent repro- ?
Pour dévierl'attention publiqne de VOS for:
faits, vous érigez saus cesse une faction --- Page 7 ---
(3)
contre l'ascendant de la vérité dont vous
redoutezles traits.
Moi qui vous connais, que vous avez
opprimné, moi que vons avez dépouillé
de sa propriété, moi qu'aujourd-hni vous
calomniez dans vOS méprisables placards,
parce que vons n'avez pu me corrompre,
ni m'égarer long-teins par vOS sédnctions,
je vais vous répondre pour la dernière
fois. Une discussion interminable qui
présenterait voS crimes coinme le résultat d'une lutte politique, est sans doute
l'objet de VOs désirs; mais je vons déclare que votre trop coupable secte ne
doit pas s'essayer plus long-tems contre
les hommes purs qae vous calomniez, parce qu'ils vous accusent. Nous avous combattu à Saint-Domingne tous les partis
contre-révolutionnaires, nous nous SOITImes ralliés contre vons aux principes et
aux victirues de votre rage liberticide,
aujourd'hni, nous nouS serrons autour
de la représentation nationale que vous
avez outragée depuis cingaunées,etgnten
ce moment vous implorez avec tant aypocrisie. Nous avons ports devant elie
le narré fidèle de vOS excès. En atiandant que Tinnocent soit connii, gu'art
punisse le coupable, vous pouvez nous
calomnier, cest votre tactique ordinaire,
A: --- Page 8 ---
(4)
In nôtre est de vous vover désormais
au
mnépris que vous méritez.
Vons' insultez dans votre infame diatribe à la conduite républicaine du
néral Lavaux ( I ) par des persiflages gé- si
grossiers, que nous dédaignons de
son outrage ; elle honore son
venger
Certes vous devez bien le patriotisme,
sauvé
hair, car il a
ce qui reste de la portion
de
française
ti duite St.-Domingue. Lui seul, par sa convigoureuse et incorraptible, a empéché l'entière exécution du marché
triotique gue vous ou VOS complices aviez papassé avec les Anglais, protecteurs de VOS
propriétés contre la France et ses
reux principes.
dangeImposteurs sans. frein
mettez
icommesahehonte,
la nain où se trouve ordinaire-
(1) Extrait du Général Advertiser de
en date du 28 juillet 1794 (10 Thermidor Phiedelphies ):
La flolte anglaise se réunit dans la rade du
pour aller attaquer le Port-de-Paix; le colonel Mole,
kole avait envoyé u second
WailLavaux pour le somer de rendre message la place; au ila général
pour réponse: qu'on ne s'opposerait pas au débai- reçu
quement des Anglaisgmaisqutl pouvait s'attendre
les bayonnettes trançaises n'eh laisseraient
que
un senl, ce général est le senl fonctionnaire échapper de la
République qui serve sa cause à
aussi, Thérou et consorts n'ont-ils Saint-Domingue,
lc calomnier comme tous les autres, pas manqué de
er de rendre message la place; au ila général
pour réponse: qu'on ne s'opposerait pas au débai- reçu
quement des Anglaisgmaisqutl pouvait s'attendre
les bayonnettes trançaises n'eh laisseraient
que
un senl, ce général est le senl fonctionnaire échapper de la
République qui serve sa cause à
aussi, Thérou et consorts n'ont-ils Saint-Domingue,
lc calomnier comme tous les autres, pas manqué de --- Page 9 ---
( 5 )
mentle coeur, il vous dira peut-être; 27 nous
bien
la vertu,
>>
calomnions
impunément
fions à ce
distance
3> nous nous
qu'une
lieucs a
empéché
9> de deux mille
jusqu'ici mais tôt ou
2) d'éclairer notre conduite ;
démasenfin
>> tard ne serons-nous pas
Ps
9) quée, , et trop justement punis
vous, un
blanc,
J'étais, 7 dites
pompon Mauduit dont
chaud partisan du colonel
le sang, -
VOS mains forcenées ont répandu
les restes
dans les rues
et trainé
sanglants
du Port au Prince.
Quel est celui de vous, , qui pujese cers
tifierm'avoirvu etconnuaul Port-au Prince?
Comment pouvoir vous assurer si positivement un fait dont vous n'avez pu être
témoins mentez donc plus adroitement.
Oui, vils assassins de vos adversaires
je vous ai accusé, je vous accuse encore
du meurtre du colonel Manduit, ce n'est
sescrimes en révolution, qu 'il a mépas par
sonsl'avez déchiré
rité VOS poignards, que
en lambeaux et mis sa maison au pillage
( I ) mais c'est parce qu'il avait provoqué
em
la
(I) Ce coloncli inspirait tant de soumission pour ont lot
pour Passassiner impunément , SCS meurtriers
Eoapr un faux décret daté du 17 septenibre 179'1
A 3 --- Page 10 ---
76)
la dissolution de l'assemblée de
rempart de vOS crimes ; sa faction St.-Marc; aussi
criminelle que la voire, était
moins peuplée de scélérats : des cependant hommes
purs, mais égarés, pouvajents'y
car son serment était de maintenir tromper, l'ordre
et la soumission aux décrets ; le vôtre était d'égorger tout ce qui contrariait lei régime colonial, d'opprimerles patriotes
éraient dans le sens dela
qui
niers
ces derFrance,
surtont , d'après VOS horribles
cipes, étaient les aristocratesles
reux dela colonie;
plus
far
considérés comme philantropes, il fallait les exterminer.
Aureste je n'ai jamais connn Mauduit
à St.-Domingue, c'est en france 19 mois
après sa inort que je vous Tai repreché
avec celle de tant d'autres dont les mânes
iunocentes appellent sur vousla vengeance
nationale.
Vons ne pouvez parler de St.-Domingue sans rappeller une époque douloureused'un criine qui vous soit reprochable
Croy ez-vous que la distance des lieuxjusOn a persnadé aux troupes qu'l était arrivé officiellement, Conseil CR arrachant, cerant elles, des registres du
dc Passeuntiée supérienr du Port-au-Priece le vrai drcret
rait que Manduit constituante avait bicn du mérité 2 octobre, de la qui déclaPutrie,
nationale.
Vons ne pouvez parler de St.-Domingue sans rappeller une époque douloureused'un criine qui vous soit reprochable
Croy ez-vous que la distance des lieuxjusOn a persnadé aux troupes qu'l était arrivé officiellement, Conseil CR arrachant, cerant elles, des registres du
dc Passeuntiée supérienr du Port-au-Priece le vrai drcret
rait que Manduit constituante avait bicn du mérité 2 octobre, de la qui déclaPutrie, --- Page 11 ---
(7)
horreurs dont vous rappellez si
tifie ces
froidement le sonvenir?
Zoiles ardents de tous
Ignorezvons amis de la liberté, que dans l'écrit
les
dernièrement publié, je n'ai fais
que jai
d'aucun de vOS individus, j'ai à
acception senlement de ce. qui se passait
parlé
sous mes yeux,.. a Est-ce
St.-Domingue faute à moi si vous vous êtes réconma
fidels, devez- vous
nus à mes portraits de la vérité dans la
briser les crayons
par des
main du peintre en l'attaquant vous tenez
personalités dégoutantes que
prétend
toujours prêtes contre quiconque
vous démasquer P
écris est le résnltat de mes
Ce que jai et de la plis stricte vérité;
observations,
pour T'exprimer -
personne ne me guide avant même que la
et depuis long-temps, nationale existàt, j'avais imconvention
sur votre détestable
primé mon opinion dénoncée à Tassemblée léfaction que jai
gislative.
atteste votre
Mon honorable indigence
calomnie; je ne vends pas ma plume,
à dire Ja verité, à deffendre
je la consacre
les traitres;
les principes, à démasquer vous avez quelsous ce dernier rapport --- Page 12 ---
(8)
ques droits d'enapprehenderles
véridiques.
écarts trop
J'ai conservé au milien de votre
ruption, au milieu des dangers dont coravez environné ma tête, mon
vous
mes mains nettes; les votres
coeur et
du sang de VOS victimes, et dégonttent
core machinalenient le jeu cruel tracent de entrument
l'ins.
de préjugés, deleursnpplice. Vos coeurs pouris
la servitude, d'égoisme et des vices de
double barriere sont encore ceints d'une
et la
posée par la cupidité
de ceux vengeance; vous avez soif du
qui ont mis nn frein à VOS sang furears, à VOS trames liberticides...
sang objet de votre ardent désir
Ce
pas versé : voS yeux accoutumés ne sera
repaitre de ce spectacle, n'auront
à se
jouissance de canniballe,
pas cette
n'est plusici ( questien
songez qu'il
de justice.
d'assassinats.. mais
Oui je l'ai dis à l'assemblée
législative,
jele repête au jourdhui, hommes
mes et de sang, vous avez dévasté de criSt.-
Domingue, vous avez changé ce
jadis Si Hlorissant en un vaste
pays
où d'àge en dge on parlera de tombeaa
de VOS cruautés.
VOS excès,
N'est-ce pas vous qhi avez assnssiné,
songez qu'il
de justice.
d'assassinats.. mais
Oui je l'ai dis à l'assemblée
législative,
jele repête au jourdhui, hommes
mes et de sang, vous avez dévasté de criSt.-
Domingue, vous avez changé ce
jadis Si Hlorissant en un vaste
pays
où d'àge en dge on parlera de tombeaa
de VOS cruautés.
VOS excès,
N'est-ce pas vous qhi avez assnssiné, --- Page 13 ---
(9)
Ogé, Chavannes; Férand, de Baudière
Gayot, Videau, Pié mont, Cassenave,Elie
et tant de milliers de victimes... ces martirs
delaliberté ont ils commis d'autres crimes
que de vous demander leur droits et la
liberté?
1 N'est-ce pas vous qui, dans votre assemblée de St. - Marc avez préché le fédéralisme, l'abandon de la mère patrie,
l'amour des nations étrangères et la haine
de la. révolution française. N'est-ce pas à
la suite de cette doctrine impie, que
vous avez, par un soi-disant décret, proclamé la guerre civile, armé les citoyens
les uns contre. les autres et allumé les
torches de discorde qui, depuis ce temps
funeste, ont embrasé St.-Domingue?
N'est-ce pas vous qui, à cet époque,
avez déclaré une guerre à mort à tous
les citoyens de couleur, parce qu'ils avaient
l'audace de vouloir être des hommes, et
qu'ils se prisentaient comme tels daris
vos assemblées primaires; n'avez-vous pas
proscrits toute cette caste d'indigenes qui
bien surement valait mienx que la vôtre,
Car elle chérissait sa patrie comme la liberté, et vous, vous trahissiez l'un et
Tautre. --- Page 14 ---
(101)
de e N'est-ce pas vous qui avez eu la lâcheté
passer des concordats pour rassembler
de parmis la vous et sans défiance ces hommes
et la nature qui aimaient la cancorde
paix y n'avez - vous pas environné
perfidement leur innocente sécurité
tous VOS glaives
de
vembre
assassins, et le 21 nosignal de 1791, n'avez-vous pas dorné le
qui s'étaient mort contre ces malheureux
la foi de VOS livrés dans vOs murs, sur
Parjures
sermens? o
. .
infames osez dire que non?
lendemain, N'avez-vous pas, ce jour même et le
victimes, incendié après le massacre de VOS
la ville du Port-auPrince, théâtre de ce forfait? No
vous pas gorgé de vols et de
vous êtes
rachés aux magasins, aux
pillages arcommerce qui, bientôt.a cargaisons du
la proie des Hammes? après devenaient
de N'avez.vons la
pas assassiné avec le délire
rage tous les hommes de conleur
ceux des blancs qui défendaient
et
cause intéressante? Est-il besoin de leur
citer tous les noms de ces victinnes vous infortunées P
N'avez-vous pas forcé les
cachots où vous aviez
prisons, les
précipité ces défen-
asins, aux
pillages arcommerce qui, bientôt.a cargaisons du
la proie des Hammes? après devenaient
de N'avez.vons la
pas assassiné avec le délire
rage tous les hommes de conleur
ceux des blancs qui défendaient
et
cause intéressante? Est-il besoin de leur
citer tous les noms de ces victinnes vous infortunées P
N'avez-vous pas forcé les
cachots où vous aviez
prisons, les
précipité ces défen- --- Page 15 ---
ar)
seurs généreux de l'humanité: ne les avez:
vous pasdéchirés comme des bétes féroces,
et trainé leurs membres palpitans dans
Jes rues qui retentissaient de VOS horribles
imprécations?
- N'avez-vous, pas à la nouvelle du décret
du 15 mai, outragé l'assemblée nationale
qui l'avait rendu?
N'avez vous pas foulé aux pieds le ruban
trieolore, comme vous fouliez les droits
de T'homme? N'avez vous pas alors arboré
les couleurs de la tyrannie, la cocarde
et l'écharpe noire étaient le signal qui
ralliait les sectateurs de votre criminelle
insurrection?
N'avez-vous pas à . Gérémie, regardé ce
décret juste et bienfaisauto comme un atlen.
lat de la mère patrie qui vous déliait
du sérment d'obéissance et de fidélité
envers elle? Ne l'avez-vous pas repoussé
avec le plus jusultant népris, et ordonné
dans votre délire Sacrilége qu' il fut lacéré
et brulé par -
-
. Je m'arrête; je respecte
trop la loi pour détailler cette horreur, je
la voue avec ses auteurs à Texécration
publique. --- Page 16 ---
(1a)
Navez-vous pas séduit, égaré, par la
corruption , les troupes de la République, les équipages de ses vaisseanx; Vos
séditienx orateurs avaient Timpadence
d'aller jusqu'à bord les soulever contre
l'autorité
légitime, 9 précher la haine contre
les (r) hommes de
couleur, ,1 et armer in-
(1) Il faut que l'on sache ici que les coleus sont
la inventeurs des noyades dont. Carrier veut avoir toute
gloire.
Ja Trois cents nuirs environs avaient pris les armes
défence des citoyens de couleur, ces homuncs mal- pour
henreux avides de liberté crurent des promesses fallafrères, cienses, Los et se dévouerent à la niort pourle salut de leur
dont ils traitres colons dans le traité de dissimulation,
h
abuserent les citoyens de coulear, demanderent
fion destruction fir
de ces trois cents victimes , celte proposidans la horrear; crainte on obtint néammoins de les déporter
de corruption et sqju'ils de liberté nc disséminassent los principes
ieur insurrection,
qu'ils avaient reçus dans
Ces noirs réputés criminels oi croyez-vons,
qu'iis furent déposés ? Dans la Baye
citoyens, sur
le territoire
d'Honduras
à la violation Anglais. du droit . des - . Ceux-ci allarmés crièrent
teis déclaré la guerre, si gens, Ton' eut ct auraient domé dès cc
satisfaction au Cabinet de Stinte-James. pas
toulc
Au resic, ces malhenreux proscrits furent rapportos
dans la partie Française de
ct remis
dans lcs mains de lears premiers Ssint-Destingue,
alors le partide les chlermer dans pourcaux, uu mauvais qui prireut
gue Pon coalat sans bruit,
navire,
-ci allarmés crièrent
teis déclaré la guerre, si gens, Ton' eut ct auraient domé dès cc
satisfaction au Cabinet de Stinte-James. pas
toulc
Au resic, ces malhenreux proscrits furent rapportos
dans la partie Française de
ct remis
dans lcs mains de lears premiers Ssint-Destingue,
alors le partide les chlermer dans pourcaux, uu mauvais qui prireut
gue Pon coalat sans bruit,
navire, --- Page 17 ---
(a3)
siliensement contre la liberté, contre la
volonté nationale ÇCuX même quibralaient
de la défendre.
N'avez- vous pas appellé les anglais
parmis vous, même avaut qu'ils fussent
en guerre avec la Républitque? Déjà voS
assemblées rébelles correspondaient avec
Georges, Pitt, le gou verneur de la JaTindigne traité
maique, et préparaient
qui devait vendie leur patrie au. tyran,
qui s'engageait à y conserver l'esclavage.
N'avez-vous pas calomnié, avili, tous
les patriotes' dansle sens de la révolution
française : ne vous êtes vous pas continuellenient insurgés contre toutes les autorités nationales sticcessivement envoyées
dans la colonie ? Polverei 1 2 Sontonax,
Mais malgré ce crime horrible la liberté ne fnt pas
engloutic avec les victimes de la, férociié coloniale.
C'est encore dans la rade où fut commis ce forfait que
Pun entassa dans un navire 5co hommes de couleur leurs qui
s'étaient paisiblement soumis à tonte la férocité de
advairsaires. Onn'osa pas noyer ces nouvelles victines,
à cause de Panthenticité du premier crimc qui adresse avait
excité des mouvemens ; mais on eut malheureux Paffreuse étainnt
d'inoculer dans ce hord oi fant de
entassés 5 une maladie pestilentielle (la petite véroie) moudent les cflets sont terribles pour les créoles : ils
rurent presque tous ?2? --- Page 18 ---
(14)
sont- ils les senls dont vous
plaints? Nommez depuis
vous Soyez
délégué, un seul mandataire quatre de la ans un
que vous n'ayez calomnié et France,
jusqu'à la mort.
poursuivi
la Que mère n'avez-vous pas fait enfn contre
abandonner patrie pour la forcer de vons
de
à votre régime colonial,
tous vos venx, tout Ce
objet
RI EPROCHE EST ANTÉRIEUR
que JE VOUS
SONTONAX ET
A L' ARRIVÉE DE
POLVEREL A
je ne
SAN*-DONINGUE,
de
préjuge pas votre conduite ni
ces délégués pendant lenr
cello
vous, c'est aux comités de la séjourp parmi
à décider T'opinion
convention
pablique à Ce sujet.
Ce qu'il y a de certain c'est
leur arrivée dans l'isle ils étaient qu'avant
calomniés, et qu'on avait le projet d'en- déjà
traver leurs opérations en attendant
put en détruire l'effet (1); avec ces qu'on dispositions on doit peu s'étonner des malheurs qui ont accompagné leur mission.
Je déclare que si vous avez conservé
avec ces nouveaux délégués l'esprit de
(1) Voyez la lettre de Bruley, adressée à la
Delaire au Cap,e eile est déposée au Comité de maisoa salut
public.
étaient qu'avant
calomniés, et qu'on avait le projet d'en- déjà
traver leurs opérations en attendant
put en détruire l'effet (1); avec ces qu'on dispositions on doit peu s'étonner des malheurs qui ont accompagné leur mission.
Je déclare que si vous avez conservé
avec ces nouveaux délégués l'esprit de
(1) Voyez la lettre de Bruley, adressée à la
Delaire au Cap,e eile est déposée au Comité de maisoa salut
public. --- Page 19 ---
(15.
haine et de faction, qui vous dirigeait
avec leur prédécesseurs, vous avez bien
mérité le sort dont vous vous plaignez.
Hommes méchants et dont le moral est
incurable, vous pourrez désormais me
calomnier à votre aise, je m'en honorai
sans vous répondre d'avantage.
LEONARD LEBLOIS.
Au nom des patriotes de St-Domingue 3
amis de la liberté et de Tégalité.
De PImprimeric de PAIN, Passage Honoré --- Page 20 ---
--- Page 21 ---
LEONARD LEBLOIS
A L A
CONVENTION NATIONALE
E T
à sor Comité de Sureté Générale.
Parper Français et vous ses dignes Représentans,
je vais traçer de tristes tableaux 5 la vérité terrible,
seule arme. qui me reste contre le poison de la calomnie,
atteindra mes lâches persécuteurs. Je suis dans le fond
d'un cachot : senl contre tant d'ennemis 2 Je n'ai d'antres
forces- que la pureré de mnon cceur 7 d'autres amis que
moit innocence; d'autre espérance que votre justice.
Ovous patriotes d'Orléans, peupie essentiellement bon !
qui mentendit souvent deffendre les principes, , les loix,
qui me vit sans cesse fuyant la brigue et les factions
tendre une main fraternelle aux infortunés el briser Ted
chaiues de l'innocence opprimée : vous 7 mes concitoyens 2 quiaimez de bonne foila putrie', qui: n'abreuvez
pas vOs amis de fiel de calomnies. et qu ne derersez
pas la haine que vOiS inspire la République trionplante,
sur ses généreux deffenseurs : c'est vous que Puvoruef
Aidez-moi à briser le masque hyppocrite yu'empra: : lent
mes accusateurs pour me flétrir; renuez à mon cueur
déchiré sa brilinte énergie..
J'en ai besoin pour arracher jusqu'aox traces de l'imposture et de Pintrigue.
A --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Egas
0286 e --- Page 24 ---