--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
f
TDE
Jobn Garter Brolon
Gibrary
Bamn Hnitersthy --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Alic --- Page 5 ---
2e
Iprmnsee --- Page 6 --- --- Page 7 ---
L'O M B RE
DE LA
GIRONDE;
A LA CONVENTION
NATIONALE,
OU NOTES S
SUR LES AUTEURS DE SES
ASSASSINS,
PAR UN DÉTENU A. LA
CONCIERGERIE.
ROITS DE
CHOMMR
4 AITS
Vi IYE
LA GNE
TUSTICE.
PA 1RIS,
La Veuve D'ANT. Jos. GORSAS,
Libraire, rue Neuve des
Imprimeur.
J. B. coin de celle de la Loi,
au
Chez
n.chshpes
LOUVET, Libraire, Palais No.74..
neuve, No, 24.
Egalité, Galerie
MARET, Libraire, Palais
Fontaines,
Egalité, Cour des
Et chez tous les Marchands de
I
Nouveautés.
Ax IIIe, DE LA Réruaziqus, --- Page 8 --- --- Page 9 ---
AVERTISSEMENT
DE LEDITEUR
Jra entré à la Conciergerie le 3 frimaires
(an 2) c'est-à-dire, 24 jours après l'assassinat
juridique des vingt-deux représentans du penple.
Je fus conduit dans cette prison, par Amar, sur
la dénonciation des mêmes hommes qui avoient
concourru à la journée du 31 mai. J'étois' accusé
d'être un B-issotin, un Girondin. Cequ'il a
dans cette dénonciation,
3.t
de remarquable
à 2000 lieues de la
que depuis trois ans j'étois : arrivé
le 12 bruFrance, et quéje
suis
que
maire, à T'Onert; ETE trois jours après
la mort de ces honorables victimes. J'ipnorvis n'eus absolument la journée du 31 mai. Je n'en
Je couchai
connoissance qu'à. la Conciergerie. de celui du gé- -
dans le lit de Vergniaux, auprès
enfin ce que
néral Laroque, qui m'expliqua du
mai, et les Brissoc'étoit que la journée
de
tins et les Girondins. Il, m'en dit tant
bien,
je fus
consolé de souffrir pour une
que belle presque cause, et comme le complice de CCS S
aussi
dont je n'ai connu aucun. Je me
législateurs,
Il me dit: Votre cause tient
liai avec Laroque. à celle de la Gironde. Vous
essentiellement arrivez des Colonies, et ce sont les colons qui
A2
, et les Brissoc'étoit que la journée
de
tins et les Girondins. Il, m'en dit tant
bien,
je fus
consolé de souffrir pour une
que belle presque cause, et comme le complice de CCS S
aussi
dont je n'ai connu aucun. Je me
législateurs,
Il me dit: Votre cause tient
liai avec Laroque. à celle de la Gironde. Vous
essentiellement arrivez des Colonies, et ce sont les colons qui
A2 --- Page 10 ---
ont tné la Gironde, avec les poignards de l'Angleterre. Ces représentans ne cessoient de
le répéter. Il peut arriver qu'un jour vous me
besoin des renseignémens que
ayez
ces
hommes infortunés m'ont laissé, j'ai pris, et que
confie. Je ne puis en faire aucun
Je vous les
monter dans trois jours au tribunal. usage; On n'en je dois
jamais. Si ce moment arrive
sort
tez les, entre d'autres mains.. . pour vous, remetguillotiné,
Laroque a été
En rendant ces notes publiques, je
les
intentions du général
et
remplis
àl la loi, qui
Laroque, je me conforme
impose un devoir à tous les
de designér les auteurs,
citoyens
teurs et complicés de la provocateurs, farale
instigamai., D'un autre côté, comme je suis journée du 31
instruit du résultat des opinions des parfaitement
les Colonies, diffamés et, assassinés Girondins les
sur
je dois justifier la mémoire de ces) par
colons,
Représentans
philantropes, sur ces parties importantes, à
desquelles on cherche encore à tromper la
vention nationale;
ged
jai joint ts à cet écrit les
originales, dont plusieurs sont rappellées dans pièces ces
notes, et tirées des dénonciations publiques des
colons contre la Gironde.
LEBORGNE. --- Page 11 ---
LO M B RE
DE LA
GIRONDE,
CONVENTION NATIONALE,
ALA
OU N O T E S
SUR LES AUTEURS DE SES ASSASSINS,
PAR UN DÉTENU A LA CONCIÈRGERIE.
BravEs ET GÉNÉREUX COLLEGUES,
un instant le séjour glacé des
Nous quittons venir nous asseoir au milieu de vous...
morts pour
Vous
Des mains parricides. nous affreux séparérent où une faction
vous rappellez ces jours la hache dans le sanctuaire des
sanguinaire plantat où les uns furent proscrits, et les
loix; ces jours
Nous succorbâmes.. Et
autres mis dans les.fers. horrible tempête : vous
vous avez survécus a. cette
de la justice et des
l'avez conjurée Les jours
Vous avez
loix brillent enfin sur la République. de prairial;
triomphé aux journées mémorables intimes avec celle
conspiration qui a des rapports oublié...
Et
du 31 mai. Nous avons tout ? vous avez semés
comment nous en. rappeller
la condes fleurs sur notre tombe, en portant enchaisolation et T'union dans les familles, en
A 3
vous avez survécus a. cette
de la justice et des
l'avez conjurée Les jours
Vous avez
loix brillent enfin sur la République. de prairial;
triomphé aux journées mémorables intimes avec celle
conspiration qui a des rapports oublié...
Et
du 31 mai. Nous avons tout ? vous avez semés
comment nous en. rappeller
la condes fleurs sur notre tombe, en portant enchaisolation et T'union dans les familles, en
A 3 --- Page 12 ---
nant le crime qui poursuivit
vertu. La mort du brave
trop
la
de,
le Ferraud, courage
EtEn
Boissy-d'Anglas,
discours de
cet attentat, l'attitude
Louvet sur
tion et de ses géndreux imposante de la Con en.
ques immorteles qui dureront defen-eurs, sont des époSi, par la pensée, il nous aurantque le temps.
à a A tribune pour vous donner est pernis de monter
admiration; si la voix de VOs devmuquesdener amis, de
e
leguess morts pour la patrie,
vOs col-.
entendre; si éloignés des peut encoie sy faire
séparables, des grands intéiêts grands mouvemens innous pouvons vous
qui vous occupent,
pouvons mieux saisir donnerquelques la vérité conseils, nous
Vous êtes sur un abîme que l'on Entendez-nous. creuse
pas. On le couvre des appâts
sous VOs
votre cause pour vous y faire tomber. d'attachement à
vous allez en mesurer la profondeur. Arrêtez!
Une. avant-garde
leurs, s'avance sur vous. ennemie, Une portant VOS coucolonne
sous, les étendarts d'un systême
étrangère,
circonvenir ou vous faire
perfide, va vous
à vos
rétroguler. On en veut
principes; et la première défaite que vous
éprouverez, sur cette. attaque, doit ainener
nouvelles défaites; elle vous prépare de'
de
maiheurs que ceux dont vous avez été plus les grands témoins,
Vous connoissez la main ennemie qui
crime contre le sénat. Vous l'avez
arma le
punie ; mais nous
recannue et
vos
voyons, avec inquiérudey
yeux sont fermés sur les ressorts
que
la faisoient
secrets qui
mouvoir; ; sur les partisans du
renversé par nos efforts réunis; sur une trône,
ration intimément liée à lintérêt de
conjuCarthage.
que ceux dont vous avez été plus les grands témoins,
Vous connoissez la main ennemie qui
crime contre le sénat. Vous l'avez
arma le
punie ; mais nous
recannue et
vos
voyons, avec inquiérudey
yeux sont fermés sur les ressorts
que
la faisoient
secrets qui
mouvoir; ; sur les partisans du
renversé par nos efforts réunis; sur une trône,
ration intimément liée à lintérêt de
conjuCarthage. --- Page 13 ---
Nous laissons à votre sagesse et à votre gloire à
surveiller les premiers; mais nous devons vous
signaler les autres 9 plus habiles dansl'artde tromque leur plan est de tout trahir.
per, Votre parce confiance nous avoit abandonné le soin.
de traiter la partie la plus importante du systême.
politique du monde ; le'soin de réparer les maux.
faits à l'humanité dans l'autre hémisphère, le.
soin de vous y créer des citoyens et des soldats
pour les opposer à l'Angleterre, qui vouloient.
vous en expulser, pour les opposer aux bourreaux
de l'espèce humaine, qui tendent encore à vous.
arracher des mains le sceptre de la souveraineté
sur l'Amérique, pour la livrer à vos ennemis et
vous dominer.
Ignorez- vous, 9 Représentans du Peuple, que
nous méritâmes la mort, pour avoir déjoué ce.
grand complot, contre les intérêts de la république complot qui a entrainé dans le précipice
tous législateurs qui vous. en ont avertis ;
complot qui menace encore tous ceux qui croironi nécessaire de vous prémunir de ces dangers.
Ignorez-vous que les colons qui nous furent
constamunent opposés 9 sont. ceux qui dirigérent
les décemvirs?
Ignorez-vous que ces mêmes colons furent envoyés parlAngleterre pour nous diffamer. et corrompre l'opinion publique à notre égard. Ignorezvous que ce sont ces colons qui nous portèrent les
premiers et les derniers coups?
Si vous l'aviez oublié, interrogez leurs écrits
criminels, depuis le mois de février jusqu'au 9
brumaire, oùr nos douleurs prirent un terme, et
même depuis cette époque. Lisez l'acte d'accuA 4
-
ons furent envoyés parlAngleterre pour nous diffamer. et corrompre l'opinion publique à notre égard. Ignorezvous que ce sont ces colons qui nous portèrent les
premiers et les derniers coups?
Si vous l'aviez oublié, interrogez leurs écrits
criminels, depuis le mois de février jusqu'au 9
brumaire, oùr nos douleurs prirent un terme, et
même depuis cette époque. Lisez l'acte d'accuA 4
- --- Page 14 ---
sation d'Amar, du 3. octobre, vous le
écrit du style empoisonné des
tronverez
trouverez leurs atroces calomnies. colons; vous y
<< Pitt, dit Amar, vouloit
59 nies. Ils ont perdu nos colorues. perdre nos colo-
$9 tion, Guadet, Gensonné,
Brissot, Pé55 Fonfrède, etc., ont dirige les Vergriaus, Ducos
5> tives à nos Colonies. Les
opérations rela-
>> pables, qui les ont bouleversé commissaires de fond cou55 comble, Santhonax et Polverel,
en
55 leur ouvrage et leurs
sont à-la-fois
complices; c'est
>> qu'ils ont es:ayé de déguiser leurs
envain
39 fides, comme ils ont
projets perS5 de ressusciter la
long-temps caché-celui
> formes de la
Toyauté en France sous les
République Raimond
59 suroit les hommes de couleur
presS leur substance avec Brissot,
S
ratoar
Gensonné,
ESIES
Vergniaux, Ils étoient
>> et leurs opinicns sur les colonies législateurs,
$7 objet de trafic >9.
éroient un
Vous trouverez les mêmes expressions de
et de Brulley, aux folios 72, 73 d'un
Page
de deux cents
ouvrage
pages, intitulé :
sur les causes et les troibles des Developpement Colonies.
folios 80 et 81, ces colons astucieux donnent Aux
à nos intentions une nouvelle
59. gouvernement
perfidie. < Le
2 loit
d'Angleterre, disent-ils, voudésorganiser et ruiner la
$> par ses écrits et ses intrigues, France: Brissot,
< ses rapport et son influence sur Raimond, les
par
$9 ont rempli ce double but, en voilant colonies,
59 lératesse des artributs de la
leur sceouvrage fut le cadre du
philosophie >9. Cet
rapport d'Ainar. Il pré-
intentions une nouvelle
59. gouvernement
perfidie. < Le
2 loit
d'Angleterre, disent-ils, voudésorganiser et ruiner la
$> par ses écrits et ses intrigues, France: Brissot,
< ses rapport et son influence sur Raimond, les
par
$9 ont rempli ce double but, en voilant colonies,
59 lératesse des artributs de la
leur sceouvrage fut le cadre du
philosophie >9. Cet
rapport d'Ainar. Il pré- --- Page 15 ---
céda le 31 mai, et il eut, avec profusion, ane
nouvelle distribution après cette époque.
Desjieux et Chaumetté, mis en avant par Page
pendant deux heures au
et Brulley, parléient
nous incriminer
tribunal révolutionnaire, pour leur éroient insur des matières et des faits qui
connus, et qui leur éioient tout-a-fait crrangers. fnent
A l'époque de notre jugement, les colons Polverel et
circuler, dans tous les journaux, que
San.honax s'éroient fait prociamer rois de SainyDomingue, depuis le 31 mai, et qu'tis nous y
assuroient un asyle.
crime
. Vous nous avézjustifié sur notre prétendu
de fédéralisme, auquelpersonne ne croitenfiance;
étéle
detant demedrtres
fédéralisme quia
prétexte
mais vous laisjuridiques, et de tant d'assassinats;
dont
incertaine sur les crimes
sez encore T'opinion
aux Cololes colons nous acucrent.relutisemncar
nies. Aucun de nous n'a de reproche à se faire,
si ce n'est celui d'avoir été trop indulgent envers
assassins. Gardez-vous, en ce cas, de suivre
ses
notre exemple.
de nos collègues, et sans, 1
Certes, quelques-uns
doute tous, nous n'en doutons pas, prendront ils
notre défense pour justifier. notre mémoire;
continueront à se rendre les défenseurs généreux
de ces millions d'hommes qai combattent pour
la France en Amérique, et que nos oppresseurs
communs voudroient asservir à un joug étranger;
demanderont que la commission,
nos collègues de l'examen de T'affaire des Colonies,
chargée
c'est là où ils
fasse incessamment son rapport;
trouveront la justification de nos opinions poliet la conviction des
litiques sur les Colonies,
ense pour justifier. notre mémoire;
continueront à se rendre les défenseurs généreux
de ces millions d'hommes qai combattent pour
la France en Amérique, et que nos oppresseurs
communs voudroient asservir à un joug étranger;
demanderont que la commission,
nos collègues de l'examen de T'affaire des Colonies,
chargée
c'est là où ils
fasse incessamment son rapport;
trouveront la justification de nos opinions poliet la conviction des
litiques sur les Colonies, --- Page 16 ---
IO
erimes des colons nos calomniateurs, Le
de Garan, au nom des
rapport
du 25 floréal, sur Julien quatre comités réunis,
Raimond,
déjà une partie de la perfidie des colons. développe
Ils nous ont accusés d'avoir reçu des
considérables des hommes de couleur. sommes
étoit de. faire voir, ainsi
Leur but.
tenions moins aux grands qu'Amar, que nous
qu'à notre intérêt. Si
principes, à la justice,
nous avions voulu
siger avec nos devoirs 5 la
tranemployée par ceux-mêmes
corruption eut été
pour nos opinions,
qui nous ont assassinés
Garan vous a fait remarquer, dans -
son
que pour faire tomber cette atroce
rapport,
nous, les colons ont été obligés de accusation sur
térer les passages entiers d'une lettre tronquer de
et d'alses' frères de
Raimond à
fait circuler Sain-Domingue: dans la
lettre qu'ilsavoient
den modération à
Colonie, comme un exemple
Jettre
présenter aux hommes de
que les colons ont ensuite fait couleur;
France, 2 avec ces altérations matérielles publier en
perdre au moment ou la foudre
pour nous
têtes ; et vous avez vu
en grondoit sur nos
d'accusation
qu'Amar
a fait un chef
contre nous,
Le comiré de marine et des coloniés avoit
par deux-arrêtés pris au mois de
déjà,
consraté ce faux matériel de septembre 1793.
Garan vous l'a de
Page et Brulley.
cependant les colons nouveau fair reconnoire, et
dans des libelles
appellent ce rapport fallacieux
publies, afin de nous poursuivre
jusque dans le tombeau,afin d'atteindre nos autres
collègues; ; car la proscription est
nous sommes
où
genérale. Où
coupables,
nos accusareurs sons
és pris au mois de
déjà,
consraté ce faux matériel de septembre 1793.
Garan vous l'a de
Page et Brulley.
cependant les colons nouveau fair reconnoire, et
dans des libelles
appellent ce rapport fallacieux
publies, afin de nous poursuivre
jusque dans le tombeau,afin d'atteindre nos autres
collègues; ; car la proscription est
nous sommes
où
genérale. Où
coupables,
nos accusareurs sons --- Page 17 ---
II
refuser à
des assassins, et vous ne pouvez vous
faire constater de qucl côté est le crime: lertre à ses
dans sav
A L'un de nous, Brissot,
le
commettans,. vous avoit fait pressenrir Colunies grand. et les
intérêt que vous. présentoit les Ilvous disoit:
moyens de les atachera lafrance. devantnon.: :
$ Eh! quellesuperbe camribies'ouvvoité les colonies anglai,es
>> aux Indes' occidentales,
en épurant
55 qu'il étoit sifacile de bouleverser,
même
5 lerégime dés nôtres : moyenquir'ttoitpas
>> compris.x >>
- le développementé des évèneCepassage, quiest
Tinsurecmens arrivés dans les iles anglaises, 7 de par la France, ,a
tion' des naturels du pays en faveur
été si perfi.ement interprêté par Page et Brulleys
qu'ils en ont tiré la conséquence que, 6 de puisque bouic99 Brissot tenoit dans ses mains les moyens seul coupable
59 verser les colonies anglaises , il est
scn
bouleversement des nôtres; et qu'en effet
> du
les révoltés, 2.
9 nom fus toujours placé, plar écrits éroient leur
59 côté de celui du 10i; que ses
cité
>).
fol. 81 de l'ouvrage,
55 manifeste
(Voyez
ci-dessus). Etrange CaLebairmNediene
nous n'étions donc pas.lesagens de lAngleterre, colonies?
puisque nous voulions bouleverser.ses
Cette épuration du régime de nos Colonies, noirs,
s'entendoit de l'amélioration du sort des
crime vis-à-vis sles colans, dont
Voilà notre grand
du
de leurs esclaves!
la cupidité S 'alimentoit
sang la liberté des noirs.
Oui, nous avons désiré
étoit incomNous y'avons tendu. Leur esclavage
Il falloit
patible avec. les bases de la république.
ou cette liberté que commandoient la juscice et
es
Cette épuration du régime de nos Colonies, noirs,
s'entendoit de l'amélioration du sort des
crime vis-à-vis sles colans, dont
Voilà notre grand
du
de leurs esclaves!
la cupidité S 'alimentoit
sang la liberté des noirs.
Oui, nous avons désiré
étoit incomNous y'avons tendu. Leur esclavage
Il falloit
patible avec. les bases de la république.
ou cette liberté que commandoient la juscice et --- Page 18 ---
la politique, 9 ou abandonner nos Colonies à l'Angleterre. Par cet abandon, la France en devenoiz
necessairement tributaire. Ne le
par les efforts qu'elle fait
voyez-vous pas
branche du cominerce
pour s'en' emparer. La
ennemi,
la plus considérable de cet
est le commerce de la traite des
en Attique; il en fournissoit cent mille
noirs
qu'ii acheroit du produit de ses
par. an,
cer change étoit si considérable, manufactures;
seui tout le
qu'il occupoir
çais n'ont commerce; et que Jamnais les Franpu entrer en concurrence avec lur.
L'Angleterre auroit encore aggrandi ce commerce
enturlatsanefentier
de nos' Colonies. Ceftes,la approvistonnement des noirs
pas déshonorée,en tolérant république chez
ne se seroit
fâme' qui déshonore
elle ce trafic in-,
l'humanité.
Pouviez-vous. envoyer des flottes et des
nombreuses en Amérique? Vouliez-vous aller troupes
dévorer ces troupes par le climat, et après avoir faire
combattu pour la liberté en France, aller
servir à consolider
les faire
l'esclavage aux Colonies,
que les hommes y portent une couleur noire; parce
pouviez-vous prendre ces mesures quand, par la
justice, vous pouviez appeller trois millions
d'hommes à la défense de votre
vous aviez déjà deux cents mille terriroire; noirs
quand
à
en révolte
Saint-Domingue; quand tous les colons blancs
conspiroient levier de la contre vous; et quand, enfin, ce
liberté vois a servi à soulever'er à.
ébranlerlAnglaterrer ? Ces sont les Antilles
Ja base de sa prospérite; c'est dans les quisont Antilles
que vous trouverez des vengeurs des crimes Ur
ganisés en France-p par l'Angleterre. On vous dit
que votre commerce est anéanti, déclamation
irs
quand
à
en révolte
Saint-Domingue; quand tous les colons blancs
conspiroient levier de la contre vous; et quand, enfin, ce
liberté vois a servi à soulever'er à.
ébranlerlAnglaterrer ? Ces sont les Antilles
Ja base de sa prospérite; c'est dans les quisont Antilles
que vous trouverez des vengeurs des crimes Ur
ganisés en France-p par l'Angleterre. On vous dit
que votre commerce est anéanti, déclamation --- Page 19 ---
intéressés à vous trahir. Votre comdes traîtres
puisqu'il laura à
merce en sera plus considérable, d'hommes qui ne
fournir à trUiS millions
que leurs fou
voient se vêtir, qui ne possédoient depuis deux
que ja terreur et la mort contenvient comme cultivasiècies, et qui, salariés et payés Cette ambition deteurs, voudront aussi ravail; posséder. ce sont trois millions
vientle véhicule du
des
de vOs made consommateurs de plus
produits activités
nufactures, elles auront une plus grande leurs bourcar ils ne spéculeront pas, comme ils auroient a
reaux, qu'en achetant des Anglais, encoré trouver des
meilleur marché; ils croiroient offriroient les Anglais.
fers dans l'or que leur
vous
Nous devions vous dire ces vérités, pour:
les
quelques vils intrigans,
éclairer sur
pièges 3ue. les colonies, à la solde
sanspropriéses mêmes
vous tendresetenvous
2rtkojons.dieuimna intéresser à servir le crime
intéressant à eux, vous
et vos ennemis.
coloniaux, ces artisans de
Mais ces intrigans s'attachent à toutes, pour
toutes les factions, qui
bien notre surveilles trahir toutes, connoissoient criminelles. Aussi se
lance sur leurs manceuvres aux assassins des 2 et 3
liguèreng-ils contre nous
des IO mars, 31
septembre, aux conspirateurs
daris leur sens
inai et 2 juin. Aussi parloient-ils Jacobins, dans un écrit
â la société-mère des Baillio, Fournier et Gerpublic, hommes sgnéVemeuil, de sang et couverts de crime, 9
vais, subalternes de cette faction étrangère que
les agens successivement tous. les conspirateurs.
protepérent
du comité colonial sont
K Mais les précautions
de meutre au secret
5 insuffisantes; il a oublié
aux conspirateurs
daris leur sens
inai et 2 juin. Aussi parloient-ils Jacobins, dans un écrit
â la société-mère des Baillio, Fournier et Gerpublic, hommes sgnéVemeuil, de sang et couverts de crime, 9
vais, subalternes de cette faction étrangère que
les agens successivement tous. les conspirateurs.
protepérent
du comité colonial sont
K Mais les précautions
de meutre au secret
5 insuffisantes; il a oublié --- Page 20 ---
-
9 notre courageux ami Forget > Maillard, le
5) - héros du 5 octobre, (le président des mas5> sacres de seprembre) qui, indigné de la tyran-.
>> nie dônt nous sommes victimes, s vient d'épou59 ser notre cause'avec la chaleur d'une belle ame,
5> et notre défense. en vainqueurs des despotes.
>2 --Ila oublié de mettre au secret'; l'intrépi92 de Roussillon, président des fédérés, (autre
Collor-d'Herbois, Saint-Just,
5> septembriseur),
-
55 une foule de patriotes moniagnards, dontl'aine
55 est fortement émue de nos malheurs,.et qui
>> prendront notre défense >).
99 Jacobins de Paris, notre cause est la vôtre.
59 Nous sommes persécutés, calomniés, pour
55 avoir suivi votre exemple,(les colons les ont
>> surpassés). destruction des colons
dé Saint-"
>> La
patriotes
55 Domingue est une des bases principales de leur'
$ vaste complot ; et la trame, dont la hoide
>> royaliste et girondine nous enveloppe, est celle:
le
de dé5> de tous ses crimes.qu'il importe plus
5> voiler. Prenez garde, Jacobins et Cordéiers,
5> ces monstrés. prennent le chemin'ie plus court
>> de la contre-révolution,
>> Il est temps d'opposer une digue à ce toril est
le salut
55 rent d'infamies ;
temps, pour
>> de la République et des quatre parties dumonde,
le
des Brissotins, des Girondins,
S que
règne
>> et des Fonfrediens finissent.
C'étoit le 6 mars que ces colons vociféroient
ainsi aux Jacobius: Quelle preuve faut-il ajoutet
à celle ci pour yous convaincre que les colons
furent les autears de la conjuration du IO mars,
fut le précurseur des journées des 31 mai et 2
qui
amies ;
temps, pour
>> de la République et des quatre parties dumonde,
le
des Brissotins, des Girondins,
S que
règne
>> et des Fonfrediens finissent.
C'étoit le 6 mars que ces colons vociféroient
ainsi aux Jacobius: Quelle preuve faut-il ajoutet
à celle ci pour yous convaincre que les colons
furent les autears de la conjuration du IO mars,
fut le précurseur des journées des 31 mai et 2
qui --- Page 21 ---
juin, auxquels ils travaillèrentavec trop de chaleur.
Citera-t-on un autre écrit ou l'on préche plus ouvertement l'insurrection contre la représentation
nationale ? cependant tels sont les hommes que
vous alimentez de la substance des Français, en
leur donnant des places et un traitement de 50
sous par jour (1).
dans un écrit
Page, dans le même temps 9
intitulé: Réflexions sur les Colonies, développoit
en France le systême de-TAnglererre, et nous
> accabloit de calomnies. Si,je demande, disoit59 il, que mon pays ait sa souveraineté, c'est
vous
dans le sein de la Con5> parce que
opinez
> vention.> les
de la Gironde ne vouloient
59 Si
aristocratès
55 opprimer les Colonies; si les hommes à grands
51 principes n'étoient asservis ou trompés par cette
59 tourbe liberticide, la Convention décréteroit
>> que les Colonies ont le libre exercice de la
>> souveraineté, $5
à
la
> Francklin, l'immortel Francklin,
qui
59 France régénérée élève des autels, eut été
ces
Les
S incarcéré, guillouiné, par
agioteurs.
(1) Ces quatre individusy ainsi liés aux conspirateurs
et protégés par eux 2 ont été déportés par les commissaires civils, en France, pour Y. être. .jugés conforinément à VOS loix. L'un d'eux, Verneuil, est un
homme qui, de sa main, a tué plus de vingt hommes
de couleur. Il s'est publiquement vanté d'avoir mangé
leur cervelle.
ainsi
C'est ce que l'on appelle. un petit-blanc,
que
les trois autres," qui étoient des pacotilleurs à SaintDomingne 3 et qui, en France 7 vicnnent dire que la
liberté de leurs esclaves leur a fait perdre cent mille
écus de rente.
ix. L'un d'eux, Verneuil, est un
homme qui, de sa main, a tué plus de vingt hommes
de couleur. Il s'est publiquement vanté d'avoir mangé
leur cervelle.
ainsi
C'est ce que l'on appelle. un petit-blanc,
que
les trois autres," qui étoient des pacotilleurs à SaintDomingne 3 et qui, en France 7 vicnnent dire que la
liberté de leurs esclaves leur a fait perdre cent mille
écus de rente. --- Page 22 ---
55 perfides! ils, ignorent que si Louis
>> fetiche, mérita jamais de Thumanité, Capet, leur
>9 alors qu'il protégea l'indépendance du c'est
5> Américain ? Les droits du peuple des peuple
>>. sont-ils donc moins sacrés 5>.
Antilles
Cette prétention démande une explication. La
population de Saint-Domingue étoit environ d'un
million d'ames, en y comprenant toutes les couleurs. La population blanche pouvoit être
trente mille. Elle étoit divisée en trois classes:' de.
les grands planteurs, le commerce et les pents
blancs; cette defnière classe étoit
dix mille : elle étoit composée de à-peu-près de
thois
génois, maldes. 7 napolitains, corses, de toute l'écume
nations que la mer porte aux Antiles. C'est
sur-tout cette classe d'individus à laquelle éroient
joints les planteurs obérés qui vouloient se débaucher de laFrance,etles plus intrigans, tels
les Page et les Brulley, se couvrir du diadême que
de la souverainé.
* Ainsi,ilya dans la Colonie de
neuf cent soixante- dix mille hommes Saint-Domingue
rester unis a la France,'e et vivre sous ses qui loix. veulent
Auxquels de ces hommes la république devoitelle protection, ou à ce perit nombre de blancs
la trahisent, ou à cette grande masse qui Se bar qui
pour, elle? C'est le mème résultat pour toutes les
Colonies, et voilà la véritable quéstion qu'elles
présentent. (Tirédes Reflexions de Vergniaud.)
s-Hommes perfides, coniinue
s'ilivous
Page,
reste encore une conscience,
Si
5)
descendez-y!
vous pouvez encore fixer la vertu, suivez cetiè
>> faction de Saint-Marc; que l'orgueilleux Bar-
>> nave - et lAssemblée constituante ne purent
trouver
pour, elle? C'est le mème résultat pour toutes les
Colonies, et voilà la véritable quéstion qu'elles
présentent. (Tirédes Reflexions de Vergniaud.)
s-Hommes perfides, coniinue
s'ilivous
Page,
reste encore une conscience,
Si
5)
descendez-y!
vous pouvez encore fixer la vertu, suivez cetiè
>> faction de Saint-Marc; que l'orgueilleux Bar-
>> nave - et lAssemblée constituante ne purent
trouver --- Page 23 ---
coupable pour excuser ses décrets vexaM trouver C'ést ceite même assemblée qui leva
> toires. >,
la iébelion contre la France, et à
l'étendard de
de vouloir être indépensuggéra
la
quilrAngletene
du parti qu'avoit pris
dante, pour se venger des Erats-Unis.
France dans la guerre
tous leurs écrits perNe pouvant dix-huit rapprocher mois, s'il vous restoit
files pendant
la criminalité de ces ennemis
quelques doutes sur les débats du tribunal révopablics, lutionnaire, compulsez vous verrez que, témoins habitués
tribunal de sang, Page et Brulley y déde ce
dans l'affaire du genéral Blanchelande,
claroient, Gironde avoit dévasté les Coloniés.
que la
comme s'enchai-
- Vous remarquerez Les sur-rout, Colons ont traîné Blanchenoit cette trame. huit mois avant de nous y
lande à l'échafaud
déjà avec. audace,
conduire. A cette époque,
accusoient sans
Page, Brulley et Verneuil nous encore y
dans le sein
ménagement, et, nous siégions
de la Convention. Barnave, et ils l'ont acolé
Ils ont fait. périr le monde connoût la dissemblance
à Brissot. Tout
le
politique des
de leurs opinions sur
systême aux droits des hommes
Colonies. Barnave s'opposa la Gironde les firent rede couleurs, Brissot étoit et bien loin de vouloir la
connoître. Barnave Nous, nous la désirions; et comliberté des noirs. inverse de ces opinions, avonsment, en sens
les autres, dévaster. les Conous pu, les, uns et
avons, tous péris pour lex.
lonies? Cependant nous disons-nous' ? Barnave luiavoir déchirées. Que l'assemblée de Saint-Marc,
même fit amnistiser le décrerdu 28 juin 1791.
ou les léopardins, > par
B
de vouloir la
connoître. Barnave Nous, nous la désirions; et comliberté des noirs. inverse de ces opinions, avonsment, en sens
les autres, dévaster. les Conous pu, les, uns et
avons, tous péris pour lex.
lonies? Cependant nous disons-nous' ? Barnave luiavoir déchirées. Que l'assemblée de Saint-Marc,
même fit amnistiser le décrerdu 28 juin 1791.
ou les léopardins, > par
B --- Page 24 ---
fit
chose
Cela suppose au moins qu'il
quelqae ils l'ont
en faveur de cette faction. N'importe, commis
assassine... Il est vrai que Barnave avoit
de
un.crime irrémissible envers cette assemblée
Saint-Marc. I vouloit qu'on en' poursuivit les
du crime de hautemembres comme coupables
s'il
trahison; mais il revint d'un jugement qui,
été maintenu, eût évité bien des crimes et
eut
pendant quatre
eùt sauvé sa vie. Brulley parla
révolutionnaire sur les
heures au tribunal
opinions
émises. par Barnave à YAssembiee constituante.
est'le député qui oseroit parler à la tribune
Quel
le poursuivre pour
si on peur, avec impunité, années après. 1 Barnave
ses opin ons quelques
fut guillosiné (4).
Note de PEditeur. J'étois dans la même chambre liste
X:). Barnaye à la Conciergerie. Quand il eut reçut sa
2 témoins à charge, sur laquelle étoiant portés Barnave Page me s
Verneuil;
Brulley, TArdhmspe-Thalts
ces hommes 2>
la montrât, et me dit: ec Coanoissez-vous car vous les avez
Oui; vous devez les reconnoitre 0 crime ! aussi; Barnave. versa quelques
arraché à l'échafaud. dit : oh! suis fort, je vais faire conlarmes 5 etil me
je
contre la France.
noitre au tribunal ces conspirateurs à le faire. Ilalloittrop loin...
Barnave n'eut furent pas de fermés peine Je n'ai pas revu Barnave,
les débats tant d'autres
ont comparu à ce terrible
non plus que
qui
atténdu mon tour
tribunal. Pendant onze mois que fois j'ai le
de la chaj'ai été trois
prevôt
avec impatience, avoit
lits, par les enlèvepelle, où ily
quarante-cing
mens successifs pour le saut tribunal. du bord de Ia frégate, qni
J Je n'ai fait qu'in
à la Conciergerie oit jai
m'a apporté en France, thermidor, comme girondin 5
fait sejour jusqu'au 21 dénoncent
comme:
çependant les colons me enfin de aujourd'hui faire connoitre ces,
un terroriste,; il est tems
pour des
bommes pour ce qu'ils sont véritablement;
elle, où ily
quarante-cing
mens successifs pour le saut tribunal. du bord de Ia frégate, qni
J Je n'ai fait qu'in
à la Conciergerie oit jai
m'a apporté en France, thermidor, comme girondin 5
fait sejour jusqu'au 21 dénoncent
comme:
çependant les colons me enfin de aujourd'hui faire connoitre ces,
un terroriste,; il est tems
pour des
bommes pour ce qu'ils sont véritablement; --- Page 25 ---
dit aussi que 19 les colons. manquoient
Ilavoit
faire léurs loix. Cette vérité est
del lumières pour
trop évidente; il en fut puni.
ménacé l'asCette même faction coloniale a
elle
, T'assemblée legislative,
semblée constituantés hache dans la Convention, et cette
a poité la
encore debout dans ses agens,
même faction est
Thomas,
Page, Brulley hAnhendgse-Thideabel dévorer totsles
Millet, Verneuil, et autres, entendront pour
assez bien
Représenians du Peuple qui
lui attales grands intérêts de la République pour
cher ses Colonies.
Blanchelande?
Comment ont-ils fait guillotiner Le général
Sur quels faits a-t-il été condamné? doute, mais
Blanchelande étoit coupable, sans
tous les masques, pour tout trahir.
hommes qui prennent m'a le plus frappé, c'est Rabsud-SaintL'homme il; qui fut condamné le 14 frimaire, le jour
Étienne;
fus interrogé. J'avois les mains liées;
même que je
où l'on conduisoit les condamnés ;
on me mit au dépôt I crioit : < le voilà donc ce tribinal de
Rabaud y entre.
ces bourréaux qui vont enD sang, ces juges impies, > Les gendarmes lui dirént :
s sanglanter la République. ce jeune homme qui est condame tais-toi, fais comme soumet. > Alors je crus devoir parler;
> né, et qui se
achever. C Eh! mon ami, on
Rabaud ne me laissa bientôt pas plus la peine d'entendre les ac-
>>. ne se donnera
entre les mains des assassins. > Je
7 cusés; nous sommès guichet, la dernière demeure des
fis conduit jusqu'an
les chèveux. Rabaud
victimes. On alloit me couper dire que je n'étois pas ense joignit à ma voix pour
vint me tirer daffaire,
core condamné. Un Maband guichetier mn'embrasssa...
Je vois
en affrmant ce fait., étinceller d'horreur pour ce crime
encore ses yeux
et il oublioit celui que l'on comd'un nouveau genre 2 0 vertu! que tu es grande dans cee
mettoit à son égard.
derniers momens.
B2
ictimes. On alloit me couper dire que je n'étois pas ense joignit à ma voix pour
vint me tirer daffaire,
core condamné. Un Maband guichetier mn'embrasssa...
Je vois
en affrmant ce fait., étinceller d'horreur pour ce crime
encore ses yeux
et il oublioit celui que l'on comd'un nouveau genre 2 0 vertu! que tu es grande dans cee
mettoit à son égard.
derniers momens.
B2 --- Page 26 ---
4 20
il l'étoit d'avoir suivi aveuglement, le poignard
la
à Saint-Domingue, les perfides
sur gorge, des colons, ses accusateurs et ses bourmanceuvres
reaux en France. montrèrent siacharnés, que,
Page et Brulley se
ils afdéterminer l'auditoie et les jurés,
pour
Blanchelande parloit d'un morne
firmerent que
C'est
si
:
révoltés.
comme
à l'antre aux nègies se parler de Montmartre
l'on discit que Pon
firent plus, ils portérent,
au
Fre
Mons-Valérien.
blanc,
révolutionnaire, un, pavillon
au tribunal
Blanchelande avoir donné aux
qu'ils accusèrént
ce pavillon n'avoit pas
révoltés, sans prouver que
le teinrent
été fabriqué à Paris. Page et Brulley avec des
de sang, et'le 'montrèrent débats au peuple furent fermés,
mouvemens, tragiques. Les
et Blanchelande. condamné. a
de cette
Voyez ce que dit Trongon-Ducoudray réclamations
les vicaffreuse scène, dans ses
pour
times qu'il a défendu. de nouvelles préuves sur
Voulez-vous atroces? avoir lisez l'écrit public de Page
ces hommes intitulé: Réponse à Belley; c'est là
et Brulley;
des victimes imou vous ferez la récapitulation barbaresmolées à la fureur de ces
(1) n'ont.
6 Les déportés de Saint-Domingue habitués du tribunal révo-:
5 pas été les témoins
déposer
ils n'y. ont paru que pour
>> lutionnaire;
de Barnave, de
9> dans l'affaire de Brissot Blanchelande, dont tu fus le complice
> Brissot, de ce
l'autorité nationale, car les Anglais n'ont
(r) Par
de cette çolonie, de tous
déportés que deux leur citoyens ont été livrés.
les quartiers qui
déportés de Saint-Domingue habitués du tribunal révo-:
5 pas été les témoins
déposer
ils n'y. ont paru que pour
>> lutionnaire;
de Barnave, de
9> dans l'affaire de Brissot Blanchelande, dont tu fus le complice
> Brissot, de ce
l'autorité nationale, car les Anglais n'ont
(r) Par
de cette çolonie, de tous
déportés que deux leur citoyens ont été livrés.
les quartiers qui --- Page 27 ---
la lutte qoi s'éleva aux jacobins entre
$ dans
des rois et les. amis de la liberté, 9
9. les valets
tribunal révolutionnaire,
s> de ce Brissorqui, au donné des instructions se9. n'a pas nié r'avoir
à la plus profonde
>> crettes $). (C'est joindre
scélératesse, T'imposture la
révoltante:)
ils disent f: ont paru. contre
Ainsi, quand
bien qu'ils n'ont
Brissot, leurs écrits nous prouvent
épargné ses infortunés compagnons.
pas
6 Ils n'ont traduit au tribunal
Ils continuent,
de Brissot,
révolutionnaire que les complices Roume (2).
Raimond, Saint-Leger,
Leborgne,
victimes à la Gironde; en voilà
En ajoutant ces
nombre (2). Ahl-si tous les
déjà un trop grandles autres mettuient un tel achar-
(1) Les uns et
en trouve les
nement à faire périr ces citoyens de qu'on Brulley ot Lepreuves dans un écrit public Page, dénoncés d 'la Congrand, intitulé : n'avons Calomniatenrs été arrêtés, disent-ils, que
vention. < Nous insistions pour que Leborgne et
s parce. que fussent nous mis en jugement par le tribunal
> Raimond
ils y avoient été conduits sur notre
s révolutionnaire ;
complices de Brissot, par le
> dénonciation, comme
Il vous dira si nous ne
2> comité dé sureté générale. sollicité de mettre en ju 4
S l'avons pas constamment >. Il n'y a rien. à répli-
> gement 2 ces deux accusés
quer à ces bons des offices. Colonies est en possession de phis
La commission
dans le même seus,
de vingt léttres et mémoires,
les autres 5 adrestoutes plus pressantes les unes que faire guillotiner ces
sés à leur patron Fouquier 9 V pour
citoyens.
faire une liste plus longue. Ils ont fait
(2): On peut
le
de la terreur 2 Pascal, seemprisonner, sous régue des Etats-Unis ; le contre-amiral
crétaire de la légation
de l'escadre ; Dufay et
Cambies 1 et Pothier, du major Peuple : ils ont demundé la
Mills, représentans
B3
R son
pressantes les unes que faire guillotiner ces
sés à leur patron Fouquier 9 V pour
citoyens.
faire une liste plus longue. Ils ont fait
(2): On peut
le
de la terreur 2 Pascal, seemprisonner, sous régue des Etats-Unis ; le contre-amiral
crétaire de la légation
de l'escadre ; Dufay et
Cambies 1 et Pothier, du major Peuple : ils ont demundé la
Mills, représentans
B3
R son --- Page 28 ---
en avoient fait auctiminels que vous poursuivez déserte. Comment ces colons
tant, la France seroit
seule force
sont-ils parvenus à ces horreurs, parla
de Pintrigue 3 et.ces hommes se rangent aujour.
d'hui au côté des victimes, et crient encore plus
aux buveurs de sang. Ils. font emfort qu'elles, leurs amis. Nous les avons vu sous notre
prisonner échafaud... Nous nous arrérons.. Cen n'est pas. de
ils ont été violer T'asyle des tomnous qu'ild'agites assouvis. leur
sur un cadavre sous
beaux, et onta
la cause rage de la mort. C'est
prétexte de constater commis cette horreur. Sous
depuis peu qu'ils ont le plus barbare les morts ne requel gouvernément
Ils disent qu'ils ont été
posent-ils. pas en paix.
la main assez
pour
Late
autorisés. Et qu'eile est des individus qui n'ap.
étendre sa puissance sur,
devant lequel
partiennent qu'au juge suprême
ils paroissent.
dans le même écrit:
Page et Brulley ajoutent, dénoncé et fourni des
$ as-tu, comme nous 7
mise hors la loi de Polverel, Santonaz et Delpech. ordonner J'ai
vu une note remise par eux à Barrère', à
pour
et
Parrestation du génôral Lavaux fidèles Saint-Domingue, à la République. Ce
de vingt-cing les antres-citoyens colons ont poursuivis toute la légation
sont encore
envoyée qui avec Genet, sous' prétexte
des Etats-Unis, nommée
la Gironde. Et l'on voit par
qu'elle étoit
par aux Jacobins,le 27 brumaire
le discours de Robespierrs
servoit les intentions des
an 20, combien ce conspirateur Genet aux Etats-Unis; ils
colons. Ils ont pourstivi. Ils ont fait perdre à la Répul'ont poursuivi en France. politiques de'l PEurope 2 et
bliqne un des plus grands étoit le plus considéré par ses
l'un des hommes qui y fait
Rochefort le
talens et ses vertus. Is ont 1 le plus guillotinerA habile marin que la
contre-amiral Grimoard,
commarme ait eu encorejpsr lel moyen dellugues,leur
plice.
Etats-Unis; ils
colons. Ils ont pourstivi. Ils ont fait perdre à la Répul'ont poursuivi en France. politiques de'l PEurope 2 et
bliqne un des plus grands étoit le plus considéré par ses
l'un des hommes qui y fait
Rochefort le
talens et ses vertus. Is ont 1 le plus guillotinerA habile marin que la
contre-amiral Grimoard,
commarme ait eu encorejpsr lel moyen dellugues,leur
plice. --- Page 29 ---
Brissot, l'ami, le
9 chefs d'accusation contre de Polverel et San5 patron et le complicé
99 thonax. 5 ?
comme nous lavons vu, n'auQuant Amars mot à mot son acte d'accusation
roit pas copié cet infâme rapport, des
du groctobre,
viennent FSE d'en
de Page et Brulley, l'aveu méritent qurils attention.
et dont ils s'honorent, besoin, nos collègues s de
Avez-vous
la criminallité des
a
grandes lumières sur
faires-vous remettre la
que. nous vous signalons, votre commission des Colonies.
pièce que possède vous trouverez la règle de
Pièce dans" laquelle comité de salut public, tracée
conduite de l'ancien
maxime
CoTpar Page, avec cette Vous frémissez d'égorger, !.. .
rompre ou empoisonner. été discutés devant Robert
Ces principes Colons ont ont eu l'audace de les jusLindet. Les
commission, indignée, a imtifiers. mais votre hommes odieux. Vous voulez
posé silence à bien! ces ordonnez que votre commisla vétité, eh
-
dise toute entière. Vous avez vaincu
sion vous.la
factieux étrangers viendroient
les rois, et quelques troubler vos résolutions, vous faire
insolemment devant l'intérêt le plus pressant de la
échouer
moment ou vous croyez avoir
république, d'espérance!Ne au
vous appercevez-vous
jeréf'ancre
veulent encore ennmphasieNeavent servir
que c'est par-là qu'ils peuvent décisives
les
ECT
PAngleterte, entraver
de opérations vos colonies. Opédu
à l'égard
dans des
rations gouvemement qui ne doivent être placées confier que
des
mains pures, , et qui ne peuvent se
qu'à 9 et non
hommes sages, éclairés et expérimentés, B 4
Ne au
vous appercevez-vous
jeréf'ancre
veulent encore ennmphasieNeavent servir
que c'est par-là qu'ils peuvent décisives
les
ECT
PAngleterte, entraver
de opérations vos colonies. Opédu
à l'égard
dans des
rations gouvemement qui ne doivent être placées confier que
des
mains pures, , et qui ne peuvent se
qu'à 9 et non
hommes sages, éclairés et expérimentés, B 4 --- Page 30 ---
* ceux dont tont le mérire 24
et la violence, et qui le firent est dans T'exagération
faveur du parti ou se trouva la toujours valoir en
La hache des tyrans s'est- force.
ces colons dans le
elle appésantie sur
vertu? Non! non! dans temps les ou elle frappoit la
rations des prisons, oùr cent prétendues conspifurent immolées, sept individus cinquante victimes
pèrenr, parmi lesquels On
seulement échapet en têre cet
compte cing colons,
de cette faction drehendjue-Thiban, le président
étrangère, le frère
de
Robespierre en
jumeau.
et au physique. hypocrisie,en Vous
crime, au moral
ricateurs, ces jurés homicides avez puni ces juges prévala France ; mais les
qui ont
:
affreux, sont-ils
délateurs, dans, ensanglanté ces tems
eut-il été à ce donc moins criminels ? le mal
sins soldés P. comble; sans cette légion d'assas-,
Poutriez-vous le
ziez-vous croire à quel penser, . nos collègues, pourse liguérent ces
homme, ?
dans votre sein,
nom, ce qu'il fut conjurés autrefois, en vous rappellant son
d'hui, par nOS sollicitudes ce qu'il est aujourmaniré, c'est peindre le crime communes pour Thumais nousle devons, : 'et
et Tingratitude;
intérêt public: c'est Littée, pour vous et pour le grand
Nous l'avons nommé. Amis, homme de couleur.
ce que nous fimes
vous connoissez tous
pour retirer ces hommes
loppression sous laquelle ils
de
les arracher des - mains des gémissoient, pour
reaux 5 et par quelle fatalité colons, Littée leurs bourle seul de ses frères coalisés
se' trouve-t-il
séeuteurs, ou pluror
aux colons nos perd'une Si singulière quel est le bur d'un crime
espèce? Mais il faut tout vous
Nous l'avons nommé. Amis, homme de couleur.
ce que nous fimes
vous connoissez tous
pour retirer ces hommes
loppression sous laquelle ils
de
les arracher des - mains des gémissoient, pour
reaux 5 et par quelle fatalité colons, Littée leurs bourle seul de ses frères coalisés
se' trouve-t-il
séeuteurs, ou pluror
aux colons nos perd'une Si singulière quel est le bur d'un crime
espèce? Mais il faut tout vous --- Page 31 ---
reconnoitrez la main puissante quf
dire, et vous dehors, et qui vous menace encore.
agit Littée au n'est point et ne peut être représentant
du peuple; il a été nommé, ainsi que colonie Crassoux an- 9
sur la fin de 1792, àla Dominique,
anglais
glaise; sous la protection du gouvémeur les Anglais enOrbes, dans le même temps que
lorsque.
levoient les bâtimens de la République, nommé
la paix existoit en Europe. Il a.été
dans 3 cette
rEscier
soixante individus réfugiés
a une poreprésenter la Martinique, qui
pour
de cent trente mille ames. Or, assurépulation soixante individus,. dans un- pays. étranger,
ment
s'attribuer l'exercice des droits
n'ont jamais pu
cumilativement à
politiques qui appartiennent réunis dans le pays. Littée
la masse des citoyens
dans un pays anglais,
et Crassous sont nommés
a été, depuis
ils représentent la Martinique, qui les Anglais. Ils
Jeur nomination, conquise par aucune autorité lén'ont jamais été reconnus par Certes, on ne pent
gale de cette colonie
de. très-légitimes
voir, dans ces représentans, que
de
Représentans des Anglais. Pour se convaincre
la. vérité du fait, il ne faut qu'examiner si les prétendus pouvoirs de ces prétendus Représentans frandatés d'un
ou d'un pays
sont
anglais constaté (t).
fait sera
PACROC
çais; ce
(1) Voyez la correspondance Leborgne, du général aux Rocham- ministres
beau, et celle du de la commissaire marine 9 il n'a jamais été question
de la guerre et
neuf mois après leur node ces députés, il fut 1 puisque 7 une pétition au gouvernement
mination ,
présenté des assemblées primaires, et nompour la des convocation à la Convention.
:mner
députés de la Guadelouppe avoient été nome
() Les députés
çais; ce
(1) Voyez la correspondance Leborgne, du général aux Rocham- ministres
beau, et celle du de la commissaire marine 9 il n'a jamais été question
de la guerre et
neuf mois après leur node ces députés, il fut 1 puisque 7 une pétition au gouvernement
mination ,
présenté des assemblées primaires, et nompour la des convocation à la Convention.
:mner
députés de la Guadelouppe avoient été nome
() Les députés --- Page 32 ---
Ils n'ont été admis à la Convenrion
-le 31 mai; ils n'eussent jamais été: qu'après
qu'auroir existé la Gironde, qui. étoit reçus tant
de tous les mouvemens des
instruite
relations secrètes
Colonies, et de leurs
Ils durént leur admission avec T'Angleterre.
obrenub Page et. Brulley dans alinfluenceq les
qu'avoient
la Convention. Ils firent recevoir conspirations contre -
qu'ils vouloient faire cette planche ceux-ci parce
attendoient leurs pouvoirs des
pour eux. Ils.
colons, émigrés aux Etats-Unis, piéiendus Ils
patriotes
nous faisons recevoir cette
disoient: si
dans un pâys anglais, à fortiori, dépuration nommée
admis, nous qui serons nommés dans nous - serons
allié et ami,
un pays
Heureusement pour la
France et pour les
Convention, pour la
vèrent trop tard. La Colonies, 2 ces pouvoirs arridéputation de S.
légalement nommée sur les lieux, sous Domingue,
des délégués de la Convention
l'autorité
projet. Législateurs
traversat cet affreux
France vous eut perdu honorablement proscits, ia
La députation de Saint- pour jamais.
ritable lien des colonies Domingue est le vénommée par le concours avec de la France; elle est D
citoyens. C'est
toutes les classes. de
pourquoi les colons
galité de la nomination.
attaquent FilléCependant l'on a pu
mnés également à la Dominique ; mais depuis
Guadeloupe est rentrée SOIIS l'obéissance de que la
blique, ils ont été confirmés par les.
la Répumaires. Ils ontcru quelempnonination: assemblées pric
lider sans cetter confirmation ; mais ne ceux pouvoit de pasvatinique n'ont pu obtenin cette
la Marles Anglais sont en possession de .confirmation, la: Martinique. puisque
galité de la nomination.
attaquent FilléCependant l'on a pu
mnés également à la Dominique ; mais depuis
Guadeloupe est rentrée SOIIS l'obéissance de que la
blique, ils ont été confirmés par les.
la Répumaires. Ils ontcru quelempnonination: assemblées pric
lider sans cetter confirmation ; mais ne ceux pouvoit de pasvatinique n'ont pu obtenin cette
la Marles Anglais sont en possession de .confirmation, la: Martinique. puisque --- Page 33 ---
rémarquer le soin que l'on a pris pour Le excepter but de
Littée, nommé dans un pays anglais, de la Convention
cette intrigue étoit d'éloigner
que la:
les députés de Saint- Domingue, parce les colons
constitution embrassant les Colonies, les colonies
argumenteroient, et diroient que
représentées, nul ne doit obéissance
n'étant a la loi pas qu'il n'a pas délibérée ou consentie par
lui ou ses représentans. côté, la
de Littée, à
D'un autre
présence
de coula Convention, ne lie ni les hommes blancs de la Marleur, ni les noirs, ni même nommé les dans un pays antinique, puisqu'il a été
puisglais, et par soixante individus seulement;
dans ce moment
que la Martinique appartient Littée, le
cruel
aux Anglais, à moins de que couleur et E noirs,
ennemi des hommes
ne stipule pour les Anglais. dans le rapport de CourMais nous trouvons, de
- s une note
tois, sur les papiers
Robespierre donne la clef
bien intéressante sur Littée, et qui
de toute cette intrigue.
est instruit
L'on y. voit que Robespierre la
a
les Anglais ont conservé, à
Martinique,. de sa femme
proptierés de Littée par le moyen 1
quiy réside.
observation qui n'échapera
Ceci arrache une
fidèle les Anglais
à personné: à quel représentant Quel est. celui
auraiens-ils conservé la. propriété?,
2 A
voudroit les conserver à ce prix
quel
qui
fidèle Robespierre eut-il pardonné
représentant
ajouter à
cette assertion, vraie ou fausse, pour diatribes
à ses prétendués
sa popularité enajoutant
contre les Anglais.
quiy réside.
observation qui n'échapera
Ceci arrache une
fidèle les Anglais
à personné: à quel représentant Quel est. celui
auraiens-ils conservé la. propriété?,
2 A
voudroit les conserver à ce prix
quel
qui
fidèle Robespierre eut-il pardonné
représentant
ajouter à
cette assertion, vraie ou fausse, pour diatribes
à ses prétendués
sa popularité enajoutant
contre les Anglais. --- Page 34 ---
Comment les Anglais ont-ils protégé les
ils ont envahies
(
Eies
priétés de Litiée quand
ils les ont
des meilleurs Français, quand
?
sans
sans moyens
EE
en France,
secours, Littée les abreuve chaque
ment se fait-il que
à leur infortune,sopjour d'humiliation, ajoute
adoucir le
constamment à tout ce qui peut
pose
éloignés de 2000
sort de ces patriotes malheureux,
on ne donne
lieues de leur patrie, et auxquels conservé quelque 50 sous
jour. Ils avoient le trésor national,
ques lettres - E - change sur
leurs
à la surveillance des Anglais,1
peréchappées : Littée,
la décision du comisécuteurs; et
malgré
la
de
té des finances, a voulu empécher justice
la Convention envers ces déportés. Littée est
Mais il faut expliquer comment Laurent Littés,
est ainsi le protégé des Anglais.
de:
son frère, a été pendant cinq ans l'espion
Bouillé dans les isles Anglaises, 7 dans la guerre le.
dernière. Il y. remplissoit ce que toléré l'on appelle avec conrôle de double espion. Ily étoit l'autre avoient un.
noissance de cause': l'un, et
Un trait
çommerce en commun avec les Anglais. le frèrei
unique va faire conoitre qu'aumoins
étoit parfaitement connu en Angleterre.
vint,
de Portsmouth,
L'escadre anglaise partant
au mois de
mouiller en droiture à la Martinique dont s'occupat
Février 1794: Le premier objet Lauren: Littée.
l'amiral Jarvis., fut de charger et de le faire conde ses commissions à homme terre, de confiance (1).
sidérer comme son
de PEditeur. Ce fait est public, il a été
(1) Note
frèrei
unique va faire conoitre qu'aumoins
étoit parfaitement connu en Angleterre.
vint,
de Portsmouth,
L'escadre anglaise partant
au mois de
mouiller en droiture à la Martinique dont s'occupat
Février 1794: Le premier objet Lauren: Littée.
l'amiral Jarvis., fut de charger et de le faire conde ses commissions à homme terre, de confiance (1).
sidérer comme son
de PEditeur. Ce fait est public, il a été
(1) Note --- Page 35 ---
Tous les déportés de la Martinique attesteLaurent" Littée a favorisé en tout les
ront que
récompense, il a été gra-
; que pour
du gouvertPt de la place d'interpéte général
vaut 50 mille écus par an.
nement Anglais qui
Tous les Littée ont prêté serment au Roid'Angleterre, et ils en ont obtenus des emplois. publics:
Tous les amis de la France, tous les parriotes
ont été chassés et expulsés de la
de
les Littée sont comblés des bienfaits
NTR
et
y
nemi. -
but de
:
le
1 Ces faits expliquent parfaitement
les
la coaliation de Littée avec Page et Brulley,
assassins des Représentans du Peuple, ses bienfaiteurs ; ils démontrent les motifs secrets des
de Littée, cpposées à la liberté des noirs,
opinions tandis
SA MERE EST ENCORE DANS L'ESCLAYAGI! que Ces faits nous montrent la main qui
et ses instructions à la Dodirigea sa nomination
Cela n'ouvre-t-il pas
minique, colonie anglaise.
les yeux ?
cette
est liée à une
Est-il évident que
intrigue
la Conconspiration du systême anglais contre
vention?
de
Distinguerez-vous enfin, nos Collégues,
aitésté par le citoyen Willox 9 en présence des citoyens
Cobee et Mangoury: Rochambeau et le citoyen Leborgne vouLe général
Laurent Littée dans la même qualité
lurent d'espion employer qu'il avoit rempli dans la guerre dernière pour
Bouillé. On lui fesoit de grands avantages ctil proportionnés a servi les
aux moyens qu'ils avoient. Littée refusa
Anglais de préférence,
enfin, nos Collégues,
aitésté par le citoyen Willox 9 en présence des citoyens
Cobee et Mangoury: Rochambeau et le citoyen Leborgne vouLe général
Laurent Littée dans la même qualité
lurent d'espion employer qu'il avoit rempli dans la guerre dernière pour
Bouillé. On lui fesoit de grands avantages ctil proportionnés a servi les
aux moyens qu'ils avoient. Littée refusa
Anglais de préférence, --- Page 36 ---
tronvent les conspirateurs ? Sont-ils
quel côté se
veulènt vous conserver votre
parmi ceux qui les colonies, ou parmi ceux qui
puissance sur
vous la dispatent t ?
aux
Comment Lirtée a-t-il pà se liguer
du
Rene
qui
sécuteurs des Représentans
peuple,
tiré de Tabjection dans laquelle il vivoit. fut le
les journaux ; vous trouvérez Raimond qu'il
que
du
DE
ardent perséeuteur à la ciroyen Gironde, et qu'ils accucolons accolèrent leurs
en faveur des
sèrent avoir payé
opinions
Marec demande sa liberté,
hommes de couleur.
fois
monte
la
qu'il
Littée s'y oppose',.et premièré dire
Raimond est le
à la tribune, c'est pour
que Gironde
complice de Brissot et de la
nouvelles faLe gouvernement reçoit-il des
une lettre
vorables des Colopies. Littée a toujours
colporte de * banc en banc,
toute prête qu'il.
le
les atténuer, et dire
gouvernement
pour
vérité. Tantôt il Ra que les trois génécache la
Lavaux, Villate et
raux, à Saint-Domingue,
(1) Note de PEditeur. Littée a également de poursuiri Brissot
devant Amar, comme le complice
Leborgne
et de la Gironde- adroite manceuvre que les colonies des
Ce fut par cette été
Leborgne fut envoyé à
Isles fdu Vent ont lui prises: annoncer les victoires des pala Convention 2 pour
des Anglais en 1793, et
triotes à la première attaque leur conservation. On le
concerter des mesures Sept pour mois après les Colonics furent
jetta dans les cachots.
au pouvoir-des ennemis. au Comité de Streté générale
Littée Ini fit uncreproche des lettres de son frère Laude ne pas lui avoir apporté
cela ajouta aux crimes
rent Littée. N'en ayant il pas seroit 9
véritablequ'on lui supposoit ; et
aujourdhui
ment criminel s'il en avoit.
et
triotes à la première attaque leur conservation. On le
concerter des mesures Sept pour mois après les Colonics furent
jetta dans les cachots.
au pouvoir-des ennemis. au Comité de Streté générale
Littée Ini fit uncreproche des lettres de son frère Laude ne pas lui avoir apporté
cela ajouta aux crimes
rent Littée. N'en ayant il pas seroit 9
véritablequ'on lui supposoit ; et
aujourdhui
ment criminel s'il en avoit. --- Page 37 ---
3I
Rigaud, ont été forcés par les Anglais; tandis
quils sont viforieux par-tout; que les noirs redemandent leurs fers, et les hommes de
à vivie sous les préjugés barbares qui leur couleur disputoient la qualité d'hommes Et Littée est
un homme de couleur... Est-ce là le cafactère.
qui distingue les red Sentans du peuple,
tous; fonr des voeux pour la gloire des armes qui, de
la République et
le Donheur de Thumanité,
Non, non, netre n'est pas fait
la gloire à laquellé s'élève la Convention pour partager
tionale. Il importe. à sa grandeur, à sa
nail importe.à la
puissance;
tolls les Français, Convention, qui a le coeur de
qui règne,
les
sur les deux
par
bienfaits,
admirent, il hémnisphères, que tous les peuples
importe qu'elle sache avec qui elle
délibère, quels sont ses amis ou ses
Littée a été nommé chez les Anglais! Amis, ennemis.
doutez pas, c'est a la Convention
n'en
c'est à ses principes, que les
nationale,
cette guerre meurtsère;c'est Anglais ont livré
contre le Sénat
Carthage est armée, et
est
que
au sénat par un espion. Carthage
représentée
De PImprimerie de la Venve d'ANT-Jos.
rue Neure des
GORSAS,
Petis-Champs, au coin de celle del la
Loi, x?, 741. --- Page 38 --- --- Page 39 --- --- Page 40 ---
-30945- --- Page 41 ---
E794
B678d --- Page 42 --- --- Page 43 --- --- Page 44 ---