--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azole
43 J ever, --- Page 3 --- --- Page 4 ---
R1)
(10)
surveillance d'antant plus nécessaire
c'est
par ce seul moyen que l'on pourra que
trâme ourdie de
déjoner une
sion seroit
longue main, et dont l'explofuneste.
Ici se borne ma
tes
vent m'atteindre réponse, les
injures ne
;
inculpations
ses que tu t'es
RESLOtIRT
permises rejailliront sur toiméme, et c'est à la justice nationale,
rassée des entraves dont on affecte de débar- la surcharger, 9 que je remets la vengeance de mon
pays, celle de mes concitoyens et la mienne.
F. Paris, le 13 Pendémiaire, l'an troisième
de la République une et indivisille.
De l'imprimerie de GUrFROY, rue Honort, no. 25,
sour des ci-devant Capacias, --- Page 5 ---
L. F. SONTHONAX,
Commissaire civil, ci-devant délégué à St.-
Domingue par Assemblée législative et
la Convention nationale,
A BOURDON. ( DE L'OISE),
REFRESENTANT DU PEUPLE,
Paris, 5me Sans-culottide, 2 l'an 2e de la
République F., une et indiv.
ÇITOYEN,
Daxs la discussion, qui a Eu lieu hier
à la Convention, sur l'exception à faire
en faveur des colons, au déeret qui Ordonne à tous les étrangers de sortir de
Paris, tu as commis deux erreurs trèsgraves- La première, en confondant les
déportés de Saint-Domingue avec cenx
des iles du Vent; la seconde, en accusant, sans preuves, les ci-devaat commissaires anx fles sous le vent de-concussions
et d'exactions sur la population planche.
A --- Page 6 ---
(2)
Tant que je n'ai été calomnié que par
cette tourbe de déportés du Cap, que
trop d'indulgence de ma part a arrachés
au dernier supplice, pour les envoyer
en France prendro des leçons de liberté
et d'égalité, j'ai dédaigné de répondre,
comptant sur la justice de ma cause et
sur l'impassibilité de la convention: jattendais la levée de mes scellés pour les
démasquer avec leurs propres écrits; mais
anjourd'hni qu'un Représenrant du
élève
la voix en
LPear
ple
publiquenient
de mes détracteurs, il ne m'est plus permis de garder le silence. Plus ta reputation de patriotisme est érablie, moins
je dois négliger de repousser les traits
dont tu veux m'a accabler. Je te crois encore juste, je vais te parler avec franchise; mon dessein est d'éclairer ta réligion êt de faire disparaitre les prévendont
à t'environner con-
: tions
on cherche
tre des hommes dout le véritable et seul
crine est d'avoir préparé à Saint-Domingue la liberté générale des Antilles. (r)
(). Nora. Jamais les colons ne nous pardonne- Saintront d'avoir Su dejoner leurs projels de fureur livrer contre
Domingue à PAngleterre; 5 Icur avengle les Anglais se déJa Fraince, leur daniss tendresse leurs éerits. pour Dins uu pamphiet
cèlent intitulé jque Cunspiralions déveilées, 2 ils nous représentent
luttant a Seit-Domingue contre'la BIANTKISASCE
Antilles. (r)
(). Nora. Jamais les colons ne nous pardonne- Saintront d'avoir Su dejoner leurs projels de fureur livrer contre
Domingue à PAngleterre; 5 Icur avengle les Anglais se déJa Fraince, leur daniss tendresse leurs éerits. pour Dins uu pamphiet
cèlent intitulé jque Cunspiralions déveilées, 2 ils nous représentent
luttant a Seit-Domingue contre'la BIANTKISASCE --- Page 7 ---
(3)
Et d'abord comment se fait-il que Bonr
don del'Oise, cni le 16 pluviose, demnandaitlerapport du décret d'accusation lancé
contre moi, le 16 juillet 1793, soit le
mênre qui m'accuse au jonrd'hui davoir
mis la main dans la poche des blancs.
Quelle prenve as-tu donc pour te décider
à me flétrir d'une seunblable
Je sais que tu es lun des commissaires imputation?
chargés de Texamen de Taffaire de St.-
Domingue; mais si les papiers des accusateurs et des accusés sont encore sous
les scellés, d'où te viennent les
ments tai Ont décidé ton epinion? reuseigne- Si
c'est de mes ennemis, ton
te défendait d'y croire; si ce impartialité sont des
actes émanés de nous, je te somme
les produire.
de
Bourdon de l'Oise serait-il donc fait
pour se rendre le colporteur des injures
que nous adressent les correspoudants
des émigrés P S'ils ont écrit
avions
que nous
apporté en France plus de deux
cent millions, est-ceatoi d'y ajouter foi?
D'UNE NATION ENNENIE 42tE vent
la plus forissante des coionies
s'emparer de
nous soinmes criminels d'avoir lutlé frangaises. contre Ainsi,
faisance des Anglais ! el les acolythes de la biens
BRUIEY, qui appelient
Pacnet
triotes!I/
Fenncmi, sont les vras Pa
A 2
avions
que nous
apporté en France plus de deux
cent millions, est-ceatoi d'y ajouter foi?
D'UNE NATION ENNENIE 42tE vent
la plus forissante des coionies
s'emparer de
nous soinmes criminels d'avoir lutlé frangaises. contre Ainsi,
faisance des Anglais ! el les acolythes de la biens
BRUIEY, qui appelient
Pacnet
triotes!I/
Fenncmi, sont les vras Pa
A 2 --- Page 8 ---
(43
jusqu'h présent l'on ne nous a pas accusés de stapidité, et cependant tu couviendras bien que nous serions de grands
fous si , ayant volé deux cent millions et
maitres dencus choisir une retraite, nous
avions refusé une asile au continent américain pour venir en France exposés à
périr sous la hache de-Robespierre? (1)
Tu dis que sijai proclamé les droits
de Thonime, je n'aurais pas du fouiller
dans la poche des blancs? Mais sij j'eusse
aimé l'or, jaurais bien plus surement
atteint mon but en empèchant la liberté:
tu douter
que 2 pour conserver
les colons eussent mis à mes
FEanen
frir .(1), NOTAL Les généraux anglais nous ont fait ofplasieurs fois un az.le, soit a Loi dres, soit en
Amérique, si nous voulions seulement évacuer la
colenie, en uous ammencant que nous étions
en France. Nous le savicns, et nous restions proscrits à notre
poste. Le conmandant de lu Corvette
110us y a trouvés, lor: qu'il est venu nous PEspérance notifier lcs
crdres de la convention. Nous avons répondu à sa
sommation par le billet saivent acressé au commandant de la force armée du curtier de Jaciel. Nous
20us prévenons, 2 Cieyen, quelaforce armée, dont
TONS ctes depositcire 2 est, des ce moment, a la
dispositton di cileyen Chembon, commandant la
corpetle de la République P'E pérance, qu'en conséquerice 2063 derez obéir sur-le-champ a toutes les
requisilions qu'il pourra 2 ous. ftire, Mèxe CONTRE
NOUS. Nos papiers farent ins sur-le-champ sons le
scellé, et ucus partimes pour. la France. --- Page 9 ---
(5)
pieds la moitié de leur fortune? Poux-tn
douter de tous les sacrifices, doni, les tyrans sont, capables, pour conserver leur
domination sur les opprimés?
Crois moi, citoyen Bourdon, nos crimes
ne sont pas ceux quion nous snppose.
- Nos crires sont d'avoir arrôté l'effet
de la" BIENFAISSNOR, ANGLAISE en-.
vers les coloas ; nos crimes sont d'avoir
reponssé la puissancé britamique anx Antilles, en atfaquant jusrnes dans ses bases
l'ancien réginie colonial.
Nos crimes sont d'avoir forcé lés blancs
à enduier le supplice de l'égalité avec
les hommes de couleur
et d'avoir
maintenu rigoursuseinent l'exécution de
la loi du 4 avril.
Nos crimes sout d'avoir osé planter, &
St-Domingue, l'arbre de la liberté, d'avoir oubhe lintéret des tyrans pour
écouter la voix gémissanie de six cent
mille noirs enchainds.. torturés, mis en
lambeaux par une poignée de sélérats qui
calculent goulé 2 goute combien d'or pent
leur procures le sang homain qu'ils font
repandre ; 1os crimes enfin, sont d'avoir
fonlé aux pieds la ty rannie et les sots
préjugés, poar élever, sur leurs débris
le regne de la nature et de Phnmanité?
A 3
outer la voix gémissanie de six cent
mille noirs enchainds.. torturés, mis en
lambeaux par une poignée de sélérats qui
calculent goulé 2 goute combien d'or pent
leur procures le sang homain qu'ils font
repandre ; 1os crimes enfin, sont d'avoir
fonlé aux pieds la ty rannie et les sots
préjugés, poar élever, sur leurs débris
le regne de la nature et de Phnmanité?
A 3 --- Page 10 ---
Tant de forfaits (6)
communs avec la hionorables nous sont.
et je ménorgueillirai convention nationale,
voir préparé a
toute ma vie d'ade ses principes. St.-Dorningas le triomphe
naguères
Toi meme,
mon complice, serais- citoyen, tu
assez. versatile
donc
bien fait P
pour te repentir d'avoir
Je ne - conçois
tu as pa confon.ire pas les d'avanteg. comment
duvent avec ceux de
déporiés des iles
déportés des iles du St.-Donringhe? vent f'ont
Les
les Anglais, ce sont trois Otl
été par
citoyens de couleur
quatre mille
blancs, vrais
et quelques petits
horreurs de la patrieres, qui ont préféré les
joug
misère à l'ignominie du
britanique, ce sont cenx
porté les armes contre les
qui ont
teurs et contre les ASSEVnEEES grands
pour le soutien des
rohfut
vention; ardents
princi pes de' la conrégénérés
la zélateurs de la liberté,
par
volonté dela
sont dignes de tonte la sollicitude France, ils
représentants du penple.
des
Ceux de St-Domingue aui
étaient les agents et les
contraire
des assemblées
coupe. jarrets
les plus implacables coloniales, les eemig
et les assassins des del'égalité desdroits
et des nojrs, C'est homines de couleur
par les antorités na --- Page 11 ---
(7 )
tionales qu'ils ont été expulsés, et je défie
qu'on me cite un seul blanc qui ait eu
Thoneur d'être chassé de St.-Dorningue
par les Anglais. Certes on ne leur reprochera pas Comme à nous d'avoir lutié
contre LA DIERFAISANCE BRITANNIQUE, (r)
Ce sont eux qui, le premier septembre
1792; roulaient des canons contre le quartier des hommes de couleur pour les
exterminer tous; ce sont eux qui faisaient
circuler un faux décret dans les casernes
pour soulever les troupes ; ce sont eux
qui parvinrent à égarer le 1O6e. régiment
jusqu'a lui faire refuser le serment à la
loidu 4 avril, et qui disaient publiquement
que tant qu'il resterait un mnlâire dans
/ la colonie elle ne serait jamais heureuse;
annonçant assez parla le dessein atroce de
faire massacrer cette caste infortunce
par les soldats d'Earope, si ceux ci n'avaient pas refusé de se préler à cette
infamie.
Et voila les hommes que tu as confondu avec les malhenreuses victines de
(1 NOTA. Tes aristocratos de tous les pays se ressemblent. Ceux de Toulon avuent appcls les A:-
glais pour se metire sous leur protecton; les assuciés
de Page et B.uley leur livraient.Ja colonie. > pour
prrfier de leur BIENEAISANCE,
A4
'Earope, si ceux ci n'avaient pas refusé de se préler à cette
infamie.
Et voila les hommes que tu as confondu avec les malhenreuses victines de
(1 NOTA. Tes aristocratos de tous les pays se ressemblent. Ceux de Toulon avuent appcls les A:-
glais pour se metire sous leur protecton; les assuciés
de Page et B.uley leur livraient.Ja colonie. > pour
prrfier de leur BIENEAISANCE,
A4 --- Page 12 ---
Tambition Anglaise (8)
le le demande,
aux iles du vent; je
y avoir entre eux? quelle similitude peut-il
tendns Qitel est daillenrs le but de ces
colons dans la guerre
préfour? C'est de faire
qu'ils nous
c'est de faire
rétrograder la liberté,
propriétés coloniales. rentrerles émigrés sur leurs
16 pluviose
Cest au décret du
tent partout 1 le faire en veulent, ils se flatsi la convention nationale rapporter, comine
blierau point de ietirer un pbuvoit s'ounest que la
bienlait qui
tioa des
conséquence de la déclaradroits, ct revsgir
SiS actes qui met le sceau, à sur celui de
Thonorant à jamais aux
sa gloire en
tice et de Thumanité, yeux de la jasIls vous disent que les émigrés à PhiIidelphie sont des refugids. Oui des
Sics comme la noilesse et le
de refale sont à Coblenta; ; des réfugiés clergé France
Jent aux pieds la cecurde
qui fouingaltoor les parcioles dans iricolore, les
qai
ont pillé, assassiné les
rues, qui
Praple qui siégent parmi reprisentants du
pour Se lendre en France, vons, ils ont lorsque été
chiigésde passeraus
des
2e
C1CD dni out rofusé de EtatsUnis; venir
réfales navires du
en France sur
coate i'mitition conroi, qui ont protesté
des consuls en disant
cecurde
qui fouingaltoor les parcioles dans iricolore, les
qai
ont pillé, assassiné les
rues, qui
Praple qui siégent parmi reprisentants du
pour Se lendre en France, vons, ils ont lorsque été
chiigésde passeraus
des
2e
C1CD dni out rofusé de EtatsUnis; venir
réfales navires du
en France sur
coate i'mitition conroi, qui ont protesté
des consuls en disant --- Page 13 ---
(5)
qa'on voulait les forcer d'aller vivre dans
un pays d'anarchie et de crimes, où le
peuple avait tué son roi, ( 1)
Fu te plains que la convention manque
de reaseignemens sur les colonies : ét à
qui la faute, je te prie, si une caisse de
papiers venus d'Amérique depuis le 11
brumaire, n'est pas encore ouverte ; si
les colons, alors tout puissants, ont fait
incarcérer un ancien secrétaire de la légation des états unis qui T'accompagnait?
A qui le faute, si les paquets, envoyés
par le ministre Fauchet, sont encore entiers, si les renseignemens qu'ils contien-
(1) NorA, Je suppose les colons réfngiés comme
ils le disent; ils ont dà cesser de lêtre, et être
considérés comme émigrés, dès qu'on leur a présenté
nn moyen sir de rejoindre le territoire français, et
qu'ils l'out refusé. Voici Pinvitation que Fauchet,
ministre plénipetohtiaire, a fait insérer dans toutes
Ses gazeltes du Continent, le 28 février 1794 (z. s
s Les habitans de Sanit-Domingue qui sont venas
2 cherther un azyle dans les Btuts-Unis,. son
inforés que la République leur accorde un pas3) sage gratnil pour Fraiice. Ils sont invités en con3) séquence à s'inscrire, d'ici à huit jours, chez les
> consuis et Hes agents de la Répablique dans lcs
>) différents ports des Etats-Unis. Sigré, FAUCHET,
>2 Ministre Plenieuteulheire m. Des hommes à qui la
patrie tend les bras, et qui préferent de rester dans
un pays étranger sous les ordres de Talon, Noailless
Mylouet etc. ne sont-ils pas de vrais émigrés : --- Page 14 ---
("10)
nent sont encore ensevelis dans la
sière des bureaux?
pous:
A qui la faute, si les archives de la
commission . civile sont encore sous le
scellé, malgré les réclamarions journalières que nous vous adressons
les
faire lever P
pour
Toil'un descoramissaires
men de cette affaire 3 presse chargéodellexa-" l'ouverture de
alos malles, et en moins d'une heure tu
counaitras parfaitement le moral et le civisme de nos accusateurs.
Nous produirons les lettres originales
originales de Page et Bralley commissaires
des colons émigrés.
Nous produirons une lettre
autre
d'Augy
commissaire en France des colous
émigrés, dans lacquelle, après avoir déclamé contre les affreux prircipes de la
France, il appelle les actes d'adhésion des
assemblées coloniales aux décrets du corps
législatif, DES ACTES FAITS ENTRE LES DEUX
GUICHETS qui ne sauraient lier les colonies,
Nous produirons unelettre dé Raboteau,
lons également commissairenottné par les COémigrés, écrite de Girbraltar, dans
laquelle il annonce son dépert pour Londres afin, dit-il, d'y consommer le
clamé contre les affreux prircipes de la
France, il appelle les actes d'adhésion des
assemblées coloniales aux décrets du corps
législatif, DES ACTES FAITS ENTRE LES DEUX
GUICHETS qui ne sauraient lier les colonies,
Nous produirons unelettre dé Raboteau,
lons également commissairenottné par les COémigrés, écrite de Girbraltar, dans
laquelle il annonce son dépert pour Londres afin, dit-il, d'y consommer le --- Page 15 ---
(ar)
grand cetvre: jespere, ajoute-t-il, que cette
lettre te trouvera sous la domination Anglaisé, ily a long tems que nous soupirons
après elle.
Nous produirons les preuves d'un complot de faire assassiner tous les nègres
mâles de la colonie, afin, dit l'auteur,
d'étouffer sous das monceauz de cadavres
le germe de la révolie, cestà-dire DE LA
LIBERTE.
Nous produirons la correspondance officielle des commissaires de St.-Domingne
à Londres avecl'assemblée coloniale, celle
des principaux chefs du parti fédéraliste
émigrés à la Jamaique, avec différentes
munieipalités, le traité Jes planteurs avec
le cabine deSt.Janes, en lil inot, toutes
les pièces de la grande conspiration qui se
tiame depuis cing ans à St,-Douingne
contre la france, et qui se trouve entièr
rement déjouée par la pablication de la lie
berté des noirs.
Nous vous montrerons les nouvelles du
renversement de la bastille, l'affaire du
IO aott, et de la mort de Louis Capet,
reçues avec deuil à St-Domingue; nons
vous montierons les planteurs se formant
en assembldes coloniales pour arriver à
l'indépendance, et se soustraire à jawais --- Page 16 ---
(ral)"
à Tinfluence de ce qa'ils appellaient L'rSF
PRIT DOMINANT ET EFFRAYANT DE LA FRANCE.
Nous vOuS montrerons l'assemblée COIoniale présidée par le marquis Caduch
avec la cocarde noire au chapeau, et Jes
autres membres recevant des mains de
Blanchclande ce signe affreux de leur
trahison envers la France,
Nous vous montrerons la' cocardenoire,
transformée en écharpe de la même couleur, deverue la décoration des membres
de cette assembiée.
Nous vous montrerons nn Ganvin, exprésident de cette assemblée coloniale,
faisant effacer la devise la nation la loide
l'enceinte où elle tenait ses séances, et
Fassemblée approuver par son silence
cette insulte à le métropole. ( I )
Nous vous montrerons la
de St.-Domingue formée de deux population classes
d'hommes, les blancs et les hommes de
couleur. Vous verrez que les blancs sont
les aristocrates du pays, ce qu'étaient lc
clergé et la noblesse en France, , que les
noirs sont le peuple et les vrais sans-culottes, que les blancs ont sans cesse blasNora. Ce Gaurin commandlait sous Galbaud dans
Fafire du Cap,
e à le métropole. ( I )
Nous vous montrerons la
de St.-Domingue formée de deux population classes
d'hommes, les blancs et les hommes de
couleur. Vous verrez que les blancs sont
les aristocrates du pays, ce qu'étaient lc
clergé et la noblesse en France, , que les
noirs sont le peuple et les vrais sans-culottes, que les blancs ont sans cesse blasNora. Ce Gaurin commandlait sous Galbaud dans
Fafire du Cap, --- Page 17 ---
I 1 13 )
phémé VOS priucipes tandisque les no
les adorent j que les blancs ont livré la
colonie aux Anglais", que les noirs, au
contraire, les combattent par tout. Leur
sang coule pourla conquête des quartiers 3,
que les blancs, VOS ennemie, ont vendus
aux satellites da roi Georges. (1)
Et si aux preuves écrites, vons voulez
joindre des témoiguages verbaux, interrogez l'état-major et l'équipage dela corvette TEspérance, interrogez les officiers
(I) Sans les noirs, la défense des colonies, dans
l'état ol se trouye la France,, est actueliement impossibles avec les noirs 2 vous êtes sirs de les conserver. L'européen aux Antilles perd la moitié de
sa force et de son énergie; le neir armé a sur lui
un avantage décilé, ne fut-ce qu'à cause de Pinfluence mortifère du climat. Envoyez à Saint-Domingue des instructeurs, des armes et de Ja poudre,
et vous aurez deux ceuts mille combattans à opposez
aux Anglais. Voyez ce que les noirs ont fait à la
Guadeloupe; trois tois, les troupes européennes avaient
été repoussées 5 à la quatrièns, quinze cent nègres ét6
ont fait pencher la balance, et les Auglais ont
mis en fuite. Chaquejour, les noirs font de nouveaux
progrès à Simnt-Domingues, les tronpes de la
les colans ont Pinselence
ALS
bilique, que
sont
les d'appeller maitres de
hordes de sauvages,
aujourd'hui
Jérémic
PArtibonnite et, tiencnt Saint-Marc bloqué,
est à la reille d'anwinyasion, et peut-èrre, au 110-4
ment odj'écris, Parméc française est en possessiont
du quattier. Le Cap irançais tient contre les lorees
réunies de PAngleturre et de PEspaguc,t cependuus
il n'est défendu que gur.dee noira.
maitres de
hordes de sauvages,
aujourd'hui
Jérémic
PArtibonnite et, tiencnt Saint-Marc bloqué,
est à la reille d'anwinyasion, et peut-èrre, au 110-4
ment odj'écris, Parméc française est en possessiont
du quattier. Le Cap irançais tient contre les lorees
réunies de PAngleturre et de PEspaguc,t cependuus
il n'est défendu que gur.dee noira. --- Page 18 ---
(:4 )
et soldats
daTarmuéed'Europer qui sont ve
pnadasr.Dominguer les membres
aveccongés, interro ez
du comiré de surveillance de
Brest, qui out recueilli les dépositions
et coutre, fournies par ies français sarrivés pour
sur le convoi; et vous aurez alors la vérité par des bouches pures et impartiaies.
Toi même, citoyrn Bonrdon, comme
je n'en dotite pas, si tu veux te mettre à
Tabri de l'erreur, accélère la visite de
mes, papiers, fais lever de siite des scellés qui paralisent ma diéfense, et tu te
repentiras sans doute d'avoir calomnié le
défenseur de la liberté des noirs, l'eunemi implacable des Anglais et des Espagnols aux Antilles, et fun de tes frères
d'armes en révolution.
Je ne te dis plus qu'un mot,
et jespère qu'il ne
citoyen,
fet sur un amide la manquera liberté
pas son efc'est
si
et de l'égalité,
que
j'étais jamais ton
ne
me permettrais pas de te diffamer juge, avant je
d'avoir vi et bien examiné.
Salut et fraternité
SONTHONAX
E
N a :
4CH CESAA
De l'imptimerie de PAIN, Passage-Honoré. --- Page 19 --- --- Page 20 ---
L --- Page 21 ---
SA AAY K3LNNT a SA
reutt KT V
F. POLVEREL
A U
REPRÉSENTANT DU PEUPLE
GARNIER ( de Xaintes. )
Paris ce 5 Floréol l'an troisième de la République
Française, une et indivisible.
AEN2
Tornaestsendut l'écho de la calomaingd'anecslon.
nie d'autant plus atroce qu'elle frappe sur un homme
hors d'état de repousser ses traits.
Dans ta lettre à la convention nationalc,en date
du 26 Germinal, je trouve ce paragraphe 7) nous
2> sortirons encore avec succès de cette crise, et à
2> l'ouverture de la récolte, il ne restera aux enne-
>> mis de l'ordre que la ressource du désespoir : 'car
>> ils ne survivront pas à la douleur de voir le peuple
97 heureux sous le régime d'un gouvernement humain
e ct bienfaisant. Le bourreau de PAmérique 2 Ze
>) scélérat Poiverel vient déja de leur en donner
D Pezemple >2. Que de mensonges dans ces deux dernières lignes.
As-tu voulu par là répéter l'impudente assertion
d'un journaliste qui,sur la foi des ennemis de mon
père 2a dit qu'il avoit lui-même terminé sa catrière
A --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Eyas
0286e
V. 5
LU --- Page 24 ---