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bit des --- Page 4 --- --- Page 5 ---
-
a
LETTR E S
ADRESSÉES par difirentes municipalteds de la Colonie;
à celle du Port-au-Prince.
Cmr
LE
A
Extrait des regiftres de la Municipalité du Port-au-Prince.
feize mars mil
Auouno'mer
fept cent
Onze heures du matin, MM. les officiers quatre-vingt-onze 9
dinairement
municipaux extraoraffemblés, il a été fait ouverture de différens paquets
adreffés à la municipaliré, Leéture prife d'iceux, la
du confentement du
municipalité,
precureur-fyndic, a arrêté que lefdites lettres feront imprimées, pour être adreffées à toutes les paroiffes
de la colonie; &c qu'il en iera ufé de même de celles
viendront fuccoflivement.
qui parFait & arrêté au Port-au-Prince, lefdit
jour & an que deffus;
Signé, LEREMBOURE père, maire.
MALAHAR, fecrétaire-greffier,
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Dépêche de la Municipalité de Léogane. 7 mars 1791
Meffieurs & chers compatriotes
Nous avons reçu avec un vrai - plaifir Phonneur de votre --- Page 6 ---
Jectre du fix du courant, Nos concitoyens & nous 2 partagcons
fatisfaétion les effets de la révolution.
avec une égale
fentimens
ceux de nos bons frères du
Animés des mêmes
que été au-devant des vi8tiPort-au-Prince, nous avons également
de la féduction; nous les ayons priées de venir parmi nous
mes
; nous fommes de bonne foi, &c nous
partager notre alégrefle
fincérité à nos fentimens.
croyons qu'ils répondent avec
fit notifier,
M.
M. le
nous
par
&
Le quatre courant 2
général
nos
Villars d'avoir à ceffer nos fonêtions 7 & le jour d'hier,
le cérémonial pour déployer le drapeau
concitoyens, , après
la douce
national, ont pris un arrêté par lequel ils nous impofent
Une
des diftriêts vint en ordre
loi de les reprendre,
compagnic
nous faire part du voeu général de la paroiffe.
Recevez, Meffieurs 2 notre' compliment fur votre éleftion,
& permettez-nous de correfpondre avec vous 2 pour toup ce qui
aura trait au bien public,
Nous fommes aveç les fentimens de la plus intime fraternité,
Meffeurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles
& obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux de Léogane
Signé, DELONPRÉ, maire ; INGINAC, oficier municipal
J. MAITRE, PAIN, notables 3 BARON, procureur-lyndic
DELAYILLOTTE, fecrénaire-grefiers,
sat
*
2 pour toup ce qui
aura trait au bien public,
Nous fommes aveç les fentimens de la plus intime fraternité,
Meffeurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles
& obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux de Léogane
Signé, DELONPRÉ, maire ; INGINAC, oficier municipal
J. MAITRE, PAIN, notables 3 BARON, procureur-lyndic
DELAYILLOTTE, fecrénaire-grefiers,
sat
* --- Page 7 ---
MM. les officiers municipaux 7 au Port-au-Prince,
Jacmel, II mars 17916
Meffieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu 2 avec une joie qui fe fent mieux qu'on nie
peut l'exprimer, l'agréable nouvelle du paffage fubit que nous
faifons de l'efclavage à la libertés nous n'entrerons dans aucuris
détails des maux que nous avons foufferts ; ce n'eft point ici
le momcnt; mais, en furivant votre exemple, nous avons repris
nos fonétions & rapproché nos citoycns les uns des autres :
nous vous en faifons paffer l'aête.
Attachés à notre métropole, ncus avons gémi en filence
fir les coups arbitrairee pi'elle a reçus, & nous voUs faiforis
bien fincèrement notre compliment, fur une exiftence que nous
pouvions croire éloignée.
Décidés, Meffieurs &c chers concitoyens, à fuivre en tout
point la marche que vous prendrez dans l'adminiftration de
VOS fonétions, daignez nous dire quel eft le décret de la Nation
que VOUIS fuivrez 5 quelle eft l'étendue des pouvoirs qui ncus
feront délégués 5 nos principes font de parvenir atl bonheur,
& d'en faire jouir les peuples qui nous ont honorés de leur
confiance ; notre étude fera friéte & nos aétions dans la police
ne receveront jamais d'atteinte de la part du pouvoir exécutif --- Page 8 ---
nous ofons aurefte vous affurer de l'attachement inviolable &:
fraternel avec lequel nous avons l'honneur d'être,
Meflieurs & compatriotes. >
Vos très-humbles &
très-afifedlionnés ferviteurs.
Les officiers municipaux de Jacmel.
DU
maire BOURGEOIS, WILLESigné, 2 LEPONS FORTIN,
;
MENOT, 7 officiers municipaux; ; SAINT-PAUL, procureur-fyndics
GALLÉS TREL, fecritaire-grefier.
Extrait du regifire des délibérations de la Municipalité de
Jacmel.
L'an mil fept cent quatre-vingt-onze, & le. dixième jour
du mois de mars, dix heures du matin.
Nous citoyens aétifs de la paroiffe de Jacmel, affemblés en
Phôtel de ville, en préfence de MM. les officiers municipaux
& du procureur de la commune 7 par nous requis, pour manifefter le delir que nous avons de vivre en paix, de foumettre nos opinions &c nos intérêts particuliers au bien général; nous
vouant à fuivre, fans reftriétion, les décrets de l'Affemblée nationale fur notre conftitution préfente & à venir 2 & nous confor
mer à ceux qui pourroient en changer la fubftance.
Avons arrêté que, voulant faire connoitre à la colonie que
nous ne formons plus qu'une même famille 5 que tous nos fentimens font de maintenir l'or.dre & la paix parmi nous ; nous
jurons de dénoncer celui d'entre nous qui entreprendroit d'y
porter le trouble, pour être puni conformément aux lois: de
foutenir la municipalité decetteville, légalemet établie par nous
confor
mer à ceux qui pourroient en changer la fubftance.
Avons arrêté que, voulant faire connoitre à la colonie que
nous ne formons plus qu'une même famille 5 que tous nos fentimens font de maintenir l'or.dre & la paix parmi nous ; nous
jurons de dénoncer celui d'entre nous qui entreprendroit d'y
porter le trouble, pour être puni conformément aux lois: de
foutenir la municipalité decetteville, légalemet établie par nous --- Page 9 ---
te treize juillet dernie-, & le pouvoir judiciaire, dans tous fcs
rapports particu iers.
Arrêté qu'il fera écrit à M. le Lieutenant général au Gouvernement, pourlui demander derétablir le Sieur Noël Defpouy
dans fes fonaions d'exempt de police, interdit injuftement parle
fiége de Jacmel, & de renvoyer le Sieur Deflande, prévôt
de maréchauflée, reprendre auffi fes fonétions.
Arrêté en outre que les officiers municipaux font priés de
faire réponfe à la lettre de la municipalité du Port-au-Princc,
en date du fix courant, & lui préfenter notre hommage.
Fait & clos, les jour, mois & an que deffus, Signé, au
regiftre. 7 P. M. Blouet, curé; Galtier, J. Labat, N. Fournier,
Conftant, J. Malvefin, Senft, Dumontet, Levé, Leroux,
Saint-Marcel, Regnard de Saint-Cyr, Alix, Piccard de Talvy,
Toufon, Lartigue ainé, Michel Lagnal, Cavard, Grufard,
Doublet, Fleury $ Bernard, Arjo, Queriori, Defmarattes,
Delpradel,J. Ridoré Beloc, Doron, Lecronier, Loizeau jeune,
Baquié ainé, Jacques Dubuch, Dolhouy, Dufrechou, d'Aigre
ainé, P. Ridoré, Vauché 2 Ducloud, Baquié jeune 5 Noblot.,
P.I H. de Meyère, Boffelut, Denoyé, Andral, Maillet, Dugué,
Larue, Defchant. B. Bé, B. Baudouin, , Salinière, Delatour
Fit, Belliot, Harreguy,Toly, Bernet, Peyrote, Dumay, Jacob,
Cheillant, Baudouin, Defmarattes; Couppé, Bouiffon, Renaud,
Ragon, Magnin, Guillot 2 Nosl Defpouy, P. Marc, Begués,
d'Epierre, Maurice, Biradeau, Maure, Lafferre, s Savarry ;
Herman, Dehaumont de Saint-Marc, Gignan, Tallavignes ainé,
Tallavignesjeune, Lepont Dufortin, maire; 5 Willemenot, Cuffon,
efficiers municipaux; Raifon de la Genefte, Fichenot, Michel
ppé, Bouiffon, Renaud,
Ragon, Magnin, Guillot 2 Nosl Defpouy, P. Marc, Begués,
d'Epierre, Maurice, Biradeau, Maure, Lafferre, s Savarry ;
Herman, Dehaumont de Saint-Marc, Gignan, Tallavignes ainé,
Tallavignesjeune, Lepont Dufortin, maire; 5 Willemenot, Cuffon,
efficiers municipaux; Raifon de la Genefte, Fichenot, Michel --- Page 10 ---
Dubuch, Bremand, Berry, natables ; Sains-Paul, procurent
de la commune 5 Gallés Trel, feriaaire-grufier.
Collationné conforme au regiftrc. Signé, GALLÉS, TREL,
Jecrisaire-grefer.
Meffieurs & chers compatriotes >
Oui, fans doute, nous partageons votrefatisfadtion : nous paréternellement le tribut de reconnoiffance que nous. deragerons
aux braves officiers & foldats des régimens
vons , comme vous 2
d'artillerie.
de Normandie, d'Artois & du corps royal
Il leur étoit réfervé de faire triompher le patriotifme dans les.
: ils n'ont fait que paroitre dans le nôtre, &
deux hémifphères
le defpotifime a difparu.
François!
Normandie'Artois ! Corps royal d'arillerielBravesl
Vous devez jouir comme nous : vOS noms feuls annonçoient
& notre bonheur vous enchaine à jamais la recon-.
votre gloire ;
aoiffance de toutes les parties de la colonie..
Le fort du colonel Mauduit a quelquechofe d'affreux: lhumaordonne de le plaindre
nous tirerons auffile
nité nous
eft
les
rideau fur cet événement : tout inexplicable qu'il pour
vrais patriotes, que de leçons à en tiren !
Vous êtes faits, Mefficurs s par votre. pofition , pour donner
Pexemple au refte de la colonie: votre modération 2 au moment
mérite d'elle les plus grands éloges.
de votre triomphe 7
démontré que c'eft dans la profL'expérience nous a toujours
Meffieurs,
périté qu'il faut le plus de prudence : gardons-nous,
de perdre les fruits de la viatoire.
Votre vigilance & VOS lumières vont furement garantir aut
l'extingtion de la dernière étincelle du defpotifme,
peuple
, pour donner
Pexemple au refte de la colonie: votre modération 2 au moment
mérite d'elle les plus grands éloges.
de votre triomphe 7
démontré que c'eft dans la profL'expérience nous a toujours
Meffieurs,
périté qu'il faut le plus de prudence : gardons-nous,
de perdre les fruits de la viatoire.
Votre vigilance & VOS lumières vont furement garantir aut
l'extingtion de la dernière étincelle du defpotifme,
peuple --- Page 11 ---
Que tous les tribunaux reprennc.: lour afiviti; qu'ils rétabliffent eux-mêmes les droits des citoyens violés, ancantis.
La loi doit déformais prononcer avant que le juge ait parls ;
& foumis lui - même comme le dernicr citoyen, il nc doit plus
en être T'arbitre, mais feulement lorgane.
En attendant que la colonie jouiffe entièrement du précicux
droit de mettre le mérite à fi place ; n'anticipons rien; la prudence lc veut 7 la tranquillité l'exige, &:la furveillance doit répondre de tout.
s'cft
doit lai
L'influence méritée que le Port au-Prince
acquife
affurer la farisfaétion avec laquelle les autres paroiffes partageront fes fentimens.
La paroiffe affemblée, 2 fur la convocation de la municipalité,
wient d'arrêter qu'elle différoit jufqu'a nouvelles inftruétions 2
de s'occuper de la nomination des députés qui doivent former
l'affemblée coloniale.
Nous fommes aveclesi fentimens delaj plus intime confraternité,
Meflieurs & chers compatriores. 2
Vos très humbles &c
*
très obéiffans ferviteurs 2
Les offciers municipaux des Cayes-de-Jacmel.
Cayes-de-Jacmel, le 13 mars 1791.
Signi,CHOTARD ainé 2 maire.
Dépèche de la municipalité du Grand-Goave, du8 mars 1791.
Meffieurs & chers concitoyens s
Nous avons ouvert la dépêche que vous avez elt la -
bonté d'adreffer à nos concitoyens en date du 6 de ce
bles &c
*
très obéiffans ferviteurs 2
Les offciers municipaux des Cayes-de-Jacmel.
Cayes-de-Jacmel, le 13 mars 1791.
Signi,CHOTARD ainé 2 maire.
Dépèche de la municipalité du Grand-Goave, du8 mars 1791.
Meffieurs & chers concitoyens s
Nous avons ouvert la dépêche que vous avez elt la -
bonté d'adreffer à nos concitoyens en date du 6 de ce --- Page 12 ---
& en avons donné leéture à tous ceux que nous
mois ,
avons pu raffembler dans le moment.
li nous feroit impoffible 2 Meffieurs & chers concitoyens ;
la joie qu'ils Ont reffentie à la nouvelle
de vous exprimer
vient de s'opérer dans votre
de T'heureufe révolution qui
ville, & qui nous délivre du defpotifine cruel où nous
étions livrés, & duquel nous n'aurions pas tardé à reffenmêmes les funcftes effets: nous ne pouvons qu'atir nous
que vous avez prifes pour
plaudir aux fages précautions
& à votre
rétablir &x maintenir la tranquillité publique,
les
proclamation, qui oubliant le paffé invite tous
généreufe
à rentrer dans leurs foyers & à fe livrer
citoyens égarés, de leurs frères; & vous devez croire que rien
dans les bras
de fuivre votre digne
ne pourra nous être plus agréable que
la colonie.
exemple, & qu'il en fera de même de toute
réM. Mauduit ait été viétime de la
Nous regrettons que
les citoyens d'avoir fait tout
volution, & il eft glorieux pour
pour l'empêcher.
Meflieurs & chers compatriotes , le 5
Nous avons reçu,
du commandant pour le roi à
de ce mois, une dépêche
ordre du général d'avoir à
Léogane 2 qui nous notifie par
conformément au décret du I2 o&obres
ceffer nos fonétions 9
à nous y foumettre ; mais les cirnous étions tous difpofés
afin
conftances nous ont paru exiger de ne pas défemparer
l'ordre & la tranquillité publique fi défirables.
de maintenir
reconnoiffance, Meflieurs &c
Nous recevrons toujours avec
chers compatriotes 2 tout ce qui nous viendra de votre part, 9
bien perfuadés que VOS aêtes feront toujours marqués au
du
vous avez G fortement & fi verg
coin
patrioti(me que
sueufement fourenu,
ofés
afin
conftances nous ont paru exiger de ne pas défemparer
l'ordre & la tranquillité publique fi défirables.
de maintenir
reconnoiffance, Meflieurs &c
Nous recevrons toujours avec
chers compatriotes 2 tout ce qui nous viendra de votre part, 9
bien perfuadés que VOS aêtes feront toujours marqués au
du
vous avez G fortement & fi verg
coin
patrioti(me que
sueufement fourenu, --- Page 13 ---
Nous avons t'honneur d'être avec un fraternel
attachement; 3
Meflieurs & chers compatriores,
Vos très humbles &
très obéiflans ferviteurs,
Les officiers municipaux du,
a
Grand-Goave;
Signé, DAYIDREY , maire ; DARNAUD, officier
MALESCOT, procureur lyndic ; DUFAU, notable. municipal:
P. S. Nous n'avons
dans votre lettre.
pas reçu la proclamation annoncéeNous acueillerons avec
ou foldats compofant le empreffement & bonté les officiers
viendront dans
régiment du Port-an- Prince
nos parages.
qui
Au Fond-des-nègies, le 13 mars
Meflieurs & chers
1791:
compatriotes ;
Nous avons reçu les lettres dont
les 6 & 1O de ce mois.
vous nous avez honorés
Nous vous remercions de votre
des événemens furvenus dans
attention à nous inftruire
réjouiffons avec vous de la réunion votre ville, & nous nous:
Nous faifons des voeux; bien
de tous VOS concitoyens.
déformais altérer votre
fincères pour que rien ne puiffe:
Nous vous demandons tranquillité.
de vouloir bien
comme une marque d'amitié, de:.
a été établie
correfpondre avec nous.. Notre municipalité
aujourd'hui, --- Page 14 ---
To
T'honneur d'être avec les fentimens du plus
Nous avons
fraternel attachement,
Meffieurs & chers compatriotes - 2
Vos très humbles &c
très obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux dy Fond-des-nègres.
ABRAHAM CHANCE, maire ; LEMAN DE LA
Signt,
BARRE. JEAN SUsANNE DE LEAUMONT.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
:
A Acquin, 9 ce 13 mars 1791.
Meflieurs & chers compatriotes 9
tronvé,joint à Phonneur de votre lettre du IO du
Nousavons
l'extrait de la délibération de votre paroiffe.
courant 1
bien fincérement avec vous la joie que vous
Nous partageons
Puiffe cctte
fait éprouver le retour de nos concitoyens égarés.
réunion fe fortifier de plus en plus !
Nous fuiyrons avec d'autant plus de plaifir Fexempledevertus
vous donnez à toutes les paroiffes : eu ufant avec modéraque du triomphe complet que reçoit la bonne caufe, que ce
ration
coeurs. Nous recevrons nos frères avec la
fentiment eft dans nos
même cordialité qu'ils ont *rouvée parmi vous.
du
à
font
trois députés du régiment
u
Samedi midife
préfentés
dans les difféPortan-Prince auprès des détachemens répandus
leurs
qui conftatent leur
rentes villes. Ils ont préfenté
puffe-ports
omphe complet que reçoit la bonne caufe, que ce
ration
coeurs. Nous recevrons nos frères avec la
fentiment eft dans nos
même cordialité qu'ils ont *rouvée parmi vous.
du
à
font
trois députés du régiment
u
Samedi midife
préfentés
dans les difféPortan-Prince auprès des détachemens répandus
leurs
qui conftatent leur
rentes villes. Ils ont préfenté
puffe-ports --- Page 15 ---
If
mifion ; après leur avoir donné des marques de notre attachement,&cles avoir affurés du retour de notreaffeêtion pour le régiment du Port-au-Prince, nous les avons fait conduire aux
Cayes par mer, 2 aux frais de notre paroiffe, en les recommandant à la municipalité de ce lieu, qui ileur prêtera la méme
affiftance.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens de la plus intime confraternité,
Mefficurs & chers compatriotes 2
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Y
Les officiers municipaux d'Aquin.
Signé, DEMAUPIN, maire.
J.J.DURAND, officier municipal.
P.S.Iy a aujourd'hui affemblée de paroife à l'effet de nom
mer un dépuré pour la nouvelle affemblée coloniale 2 mais un citoyen ayant fait la motion de la renvoyer à huitaine, 3 d'après les
événemens derniers, il a'été unanimement arrêté, après quelques
débats à ce fujet, 2 de tirer par la voie du fcrutin fi elle feroit remife ou non. Il réfulte de cette opération qu'elle eft remife.
Port-Lonis, 13 Mars 1791.
Meffieurs & chers compatriotes s
Nous avons reçu l'extrait de la délibération que vousnous
aviezannonoéavec la lettre dont vous nous aviez honorés le IO
mars, dont nous vous faifons nos fincères remercimens, --- Page 16 ---
K2
Nous apprenons avec autant de fatisfaétion que, de joie que la
tranquillité règne dans votre ville; nous éfpérons qu'il en fera de
mêmedans toutes les parties dc la colonie;notrer municipalité, depuis la rentrée de M. de Saint-Vilmé, étoit pour ainfi dire fans
altion, pour ne pas lutter contrel'autorité qui en apparence avoit
repris fes forces, d'autant que notre paroiffe contient beaucoup
d'ariftocrates en raifon de notre population; ona a rboré ce matin le pavillon tricolore par ordre dud commandant, & à l'iffue de
la mefle notre paroiffe s'eft affemblée, nous avons nommé deux
commiffaires pourvérifier dansla femaine les qualités des citoy ens
qui doivent dimanche prochain s'affembler pour nommer les dé
putés à la nouvelle affemblée coloniale; mandermnouiacondite
que vous tenez à cet égard, s'il eft poffible, par le courrier prochain; nous nous ferons un vrai plaifir de nous conformer à VOS
fages principes , nous attendons avec impatience que notre affemblée provinciale reprenne fes feances.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens du plus fraternel attachement,
Meflicurs & chers compatriotes 3
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs, 2
Signi, GAYE,maire
Municipalité du Port-au-Princc.
Aux. Cayes, ler13, mars 1791,
Meflieurs & chers compatriotes 7
Nous'avons, reçu la lèttre dont vous nous avez honorés'le TO
reprenne fes feances.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens du plus fraternel attachement,
Meflicurs & chers compatriotes 3
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs, 2
Signi, GAYE,maire
Municipalité du Port-au-Princc.
Aux. Cayes, ler13, mars 1791,
Meflieurs & chers compatriotes 7
Nous'avons, reçu la lèttre dont vous nous avez honorés'le TO --- Page 17 ---
du courant, & à laquelle étoit jointe l'extrait d'une de vos
délibérations.
Rien nenous fera plus agréable que l'exagitude que vous voudrez bienmettredans votre correfpendance aveencusrellefipour
nous de la plus giande importance 2 puifque 2 placés dans le
foyer des mouvemens, vous pouvez mieux que perfonne nous
avifer fur ce que nous avons à faire, pour affurer lc calme &c
la tranquilité dans notre reffort.
M. le Général nous avoit notifié d'avoir à ceffer nos fonctions, nous ne luienadmnettions point le droit, & nous en avons
appelsà la décifion de la commune affemblée, qui, adoptant les juftes proteftations que nous avons faites dans cette
circonftance , nous a confirmé de plus fort dans nos fonétions,
& en arrêté la continuation.
Nous lesayons donc reprifes 9 & nous avons été bien flattés
que le premier exercice que nous en avons fait, ait été de
recevoir le ferment civiquedu détachement du regiment duPortPrince 2 qui eft venu fc réunir à nos concitoyens.
Tout paroit donc dane, co moment-ci calme & tranquile
dans notre dépendance 5 mais nous ne nous croirons jamais
bien raffurés à cet égard, que tout autant que M. le Général
adhérera à la demande que nous lui avons faite, de relever le
détachement qui eft ici, par un autre pris dans les bataillons
de nos braves patriozes de Normandie 8c d'Artois : nos concitoyens le defirent avec la plus grande ardeur, 3 & ne comptent
pas peu fur VOS foins, pour appuyer leur réclamation.
Nous réclamons également ces mêmes foins 3 & encorc
au nom de nos concitoyens, pour prendre des informations
& nous en faire part, de l'état des gens de couleur de la dépendance des Cayes, conduits au Port-au-Prince, & détenus' dans
nos braves patriozes de Normandie 8c d'Artois : nos concitoyens le defirent avec la plus grande ardeur, 3 & ne comptent
pas peu fur VOS foins, pour appuyer leur réclamation.
Nous réclamons également ces mêmes foins 3 & encorc
au nom de nos concitoyens, pour prendre des informations
& nous en faire part, de l'état des gens de couleur de la dépendance des Cayes, conduits au Port-au-Prince, & détenus' dans --- Page 18 ---
T4 ou ils ne le font pas 3 s'ils le
les fers ; ou ils font coupables 2
de
les renvoyer
font, il faut les juger! ! & s'il manque juges, n'eût
dû les
ceux à la juridiSion defquels on
jamais
pardevant
font
2 il faut les élargir 5 il ya
fouftraire. S'ils ne
pas coupables détenir. Nous vous prions donc
l'inhumanité à les
dans ce cas,de démarches qui puiffent fixer à cet égard notre
de faire quelques
opinion.
réitérons la demande de votre amitié & de votre
Nous vous
nous faire part de tout ce qui pourra concomplaifance. 7 pour
de ceux qui nous ont confié
courir au repos & à la tranquilité
R
leurs intérêts.
intime fraternité 2
Nous avons l'honneur d'être avec une
Meffieurs & chers compatriotes 7
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs.
Les membres de la municipalité
JOURNU; ; nuire 3 KAMBAUD, LONGUEFOSSE.
Signe ;
municipaux 5 BRENÉAUME, procureurDEMALEVAL, officiers
du procureur-frndic ; POYDRAS
fyndic ; BOUMER 2 fubfitut
feeriaire-grefier.
MM. de la municipalité du Port-au-Prince.
Torbeck, ce 12 mars 1791
Meffieurs & chers compatriotes >
avec les mêmes fentimens que ceux que
Nous avons reçu
votre lettre du 6 de ce mois, Theuyous. nous témoignez, par
Signe ;
municipaux 5 BRENÉAUME, procureurDEMALEVAL, officiers
du procureur-frndic ; POYDRAS
fyndic ; BOUMER 2 fubfitut
feeriaire-grefier.
MM. de la municipalité du Port-au-Prince.
Torbeck, ce 12 mars 1791
Meffieurs & chers compatriotes >
avec les mêmes fentimens que ceux que
Nous avons reçu
votre lettre du 6 de ce mois, Theuyous. nous témoignez, par --- Page 19 ---
ig
cufe nouvelle du retour inefpéré de la liberté dans
rovince 2 qui étoit, ainfi que la nôtre, la viétime du votre
évoltant defpotifme , depuis le mois de juillet dernier. Nous plus
vions toujours bien efpéré que nos malheurs auroient un terme.
es légiflateurs de la nation françoife,
égarés par une fatale
révention, ont enfin reconnu leur erreur, &, de concert
rec nos généreux repréfentans à l'affemblée de Saint-Marc,
s'occupent, dans ce moment même, à affurer la liberté
le leurs malheureux frères des colonies 5 nous en avons
flateufe & fûre nouvelle, en date du 9 de
reçu
1 attendant nous
janvier 9 mais
il étoit réfervé
gémiflions fous le poids de nos fers; ;
aux généreux citoyens militaires que notre
ere-patrie nous a envoyés pour nous
de
:, d'un fouffle, le coloffe
protéger 2
renverrfer d'un
qui nous opprimoit, 7 &c de difregard cette corporation montrueufe qui en faifoit
force.
Que mille graces foient rendues à nos genéreux libérateurs!
ue nos arrières-fils ne prononcent jamais les noms des braves
gimens de Normandie &c d'Artois qu'avec des fentimens d'atndriffement &c de reconnoiffance !
Veuillez, chers conciyens, être, auprès d'eux, nos interprètes, &c les affurer
citoyens de Torbec leurs
que
jurent une amitié &c une
de fans bornes !
gratiNous avons fu avec une vive fatisfaétion
tc d'un événement auffi
que, par une
inefpéré, nos malheureux conciyens qu'un tribunal fanguinaire retenoit dans les cachots
ur caufe das troubles, avoient été rendus à la liberté,
u'il nous fera doux de les revoir
re oublier
parmi nous 2 &c de leur
par nos careffes, le traitement horrible qu'ils
ennent d'éprouver! Puiffent-ils facrifier leur jufte reflentiment,
avec une vive fatisfaétion
tc d'un événement auffi
que, par une
inefpéré, nos malheureux conciyens qu'un tribunal fanguinaire retenoit dans les cachots
ur caufe das troubles, avoient été rendus à la liberté,
u'il nous fera doux de les revoir
re oublier
parmi nous 2 &c de leur
par nos careffes, le traitement horrible qu'ils
ennent d'éprouver! Puiffent-ils facrifier leur jufte reflentiment, --- Page 20 ---
aux auteurs de leurs maux! & ne point venir
& pardonner
troubler la fatisfaction générale par des récriminations qui
doivent céder aut bien de l'union & de la tranquillité publiques ! Si ces malheureufes viétimes font encore parmi vous 2
chers concitoyens, il eft digne de vons, 2 c'efta votre patriotifme à leur faire fentir la nécefité d'être généreux envers
ne
ranimer les divitions qui ont
leurs ennemis 2 qour
point
penfé nous perdre. Veuillez les appeler devant vous 2 & les
exhorter à ne fe réunir à leurs frètes, qui 2 les attendent à bras
ouverts, que pour imiter ici la fage modération dont vous
leur avez donné là-bas le doux exemple. Cette complaifance
qne nous vous demandons pour le bien de la paix, ajoutera
aux fentimens d'affeétion fraternelle avec lefquels nous fommes,
Meffieurs. & chers compatriotes
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux de Torhec.
Signé, SAINT-MARTIN, maire,
LEZONGARLASALLE , fecrétaire-grefieri
AU PORTA U-P RINCE,
De lImprimerie nationale , chez CHAIDRON & compagnic
du
vis-à-vis la comédie, --- Page 21 --- --- Page 22 --- --- Page 23 ---
E7V1
T653 VA
l-Sizc
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