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Sahit Q. arter aromit
Librany
Enns: Ruversity --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
L 1 E TT R E S
DE J. RAIMOND,
A SES FRERES LES HOMMES DE COULEUR.
Er comparaison des originauz de sa correspondance 9 avec
les extraits perfides qu'en ont fait MM. Page et
Brulley, dans In libelle intitulé : Développement des causes 7
des troubles 7 et des désastres des Colonies françaises.
A PA RI S,
De PImprimerie du CERCLE SOCIAL, rue du Théitre-Français, no, 4
(1'ax DEUXIÈME DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. ) --- Page 6 --- --- Page 7 ---
AVERTISS E M ENT.
Dimxu dans les prisons, 7 je ne puis mettre toute la célérité
Indédésire pour rendre ma correspondance publique.
que je
causes des
pendamment qu'elle jettera un grand jour sur les
troubles de Saint-Domingue, elle démontrera jusqu'à Pévidence,
été perfidement calomnié. Mes ennemis 9 les colons
que j'ai
d'avoir sacrifié ma forblancs 7 ne me pardonneront jamais
tune (1) et ma santé pour défendre les droits'de mes frères 7 les
hommes de couleur, et pour conserver à la République la COlonie de Saint-Domingue. Ils ont profité des circonstances pour
jetter sur moi les soupçons les plus odieux ; d'abord, mes ennemis ont commencé à me calomnier sourdement dans les cafés et
dans les
ensuite dans les sociétés populaires 2 oi ma
groupes 7
santé cruellement délabrée depuis 1 O mois par le scorbut 7 me
prive d'assister. Puis ils. se sont enhardis et ont eu la perfidie 7
en altérant, tronquant 1 transposant 2 ET EN CHANGEANT MÈME
PLUSIEURS MOTS DE DEUX DE MES LETTRES (),dehbrigueranlilelle
(s) Mes enncmis ont cherché à faire entendre que j'avois tiré beaucoup d'argent
de Saint. Domingue. Voici ce qui en est de ma fortune - et CC que. confirmera ma
correspondance. J'avois unc habitation qui me produisoit 50,000 à 60,000 livres
argent des colonics, de revenu : j'ai été contraint de Ja vendre ici, parce que :
d'après une lettre de Blanchelande, les blancs de mon quartier vouloient se la partager ou la dévaster. Je l'ai vendu 326,000 liv. tournois : et de cette somme il ne
me reste plus que celle de 260,000 liv. dont 100.000liv.sont placéesà fonds perdus.
Le reste a été consommd pour la révolution - etje défie toute personne de prouver
que j'aie un sou de pius. Mes ennemis disent que. j'habite un palais. Eh bien, j'ai un
loyer d'une maiscn nationale - qui merevient à 1800 livres. Ils me reprochent de tenir
une grande table ije les défic de prouver que d'autres personnes que ma famille 1
mon chirurgien - et deux ou trois amis, qui ne sont pas de T'assemblée 1 aient
mangé chezmoi, encore ne les recevois-je qu'unjour de la semaine. D'ailleurs, je
produirai mon livre de dépense à qui voudra.
(2) Les deux lettrcs dont je parlc, sont celles qui suivent cet avertissement.
A2
res. Ils me reprochent de tenir
une grande table ije les défic de prouver que d'autres personnes que ma famille 1
mon chirurgien - et deux ou trois amis, qui ne sont pas de T'assemblée 1 aient
mangé chezmoi, encore ne les recevois-je qu'unjour de la semaine. D'ailleurs, je
produirai mon livre de dépense à qui voudra.
(2) Les deux lettrcs dont je parlc, sont celles qui suivent cet avertissement.
A2 --- Page 8 ---
FIC
(4)
diffamatoire contre moi ; qu'ils ont fait imprimer ct distribuer
aux comités demarine et des colonies 7 sous le titre de Développement des causes des troubles de Saint-Domingue. Averti de
ce fait, 7 je m'empressai de me faire entendre de ces deux COmnités 7 qui 7 après avoir entendu ma justification 1 emz présence
de mes adversaires, ont été indignés de leur perfidie ; et plusieurs mémbres de ces comités m'ayant conseillé pour ma complette justification, de faire imprimer et distribuer à la Convention nationale ces lettres ; en indiquant les altérations que mes
ennemis y ont faites, pour me faire paroitre coupable.
Je. m'empresse donc de les faire précéder toute ma correspondance et les pièces qui y sont jointes. Je supplie la Conventionet tous les vrais républicains de suspendre leur jugement jusqu'après la lecture de toutes les pièces que j'annonce, 7 ils y verront
si j'ai écrit et agi en vrai républicain, et en ami de la liberté et
de l'égalité.
Ma détention, l'ordre venu depuis deux jours, de ne pas
laisser communiquer les détenus avec personne, ont mis un
retard à la publication de ces lettres et à celle de la correspondance que j'annonce. --- Page 9 ---
L ETT RE S
DE J. RAIMOND,
FRERES LES HOMMI ES DE COULEUR.
A SES
du mar's
sur laquelle Mrs. Page et Brulley ont
Yoici ma lettre 4
1791 ,
le lecteur dc suivre avec
fabriqué leurs calomnies contre moi. Jeprie
aitention les moyens perfides qu'ils ont employés dans l'usage qu'ils
ontfait de cette lettre > et on aura une, idée de la bonne foi de ces
messieurs, qui ne cessent de répéter que les colons blancs, qu'ils représentent, sont de bonne foi pour vonloir la loi du 4 avril, et que ce
sont les hommes de couleur, àlavantage de qui elle est, qui cherchent
à Péluder.
oit cette
Il est essentiel pour moi de prévenir le lecteur, quil lépoque
lettre a été écrite, las hommes donti'y purle 3 (et que les colons me
font unL crime d'avoir connu), jouissoient alors de. la réputation d'être
les plus purs patriotes.
Voici l'original de ma lettre.
Mes CHERS FRERES,
vous-avois annoncé par mes der- Maniére dont MM. Page et Brulley ont
nièrcs Je dépêches, que vous,auriez reçu, tronqué, difiguré, altéré et changé les mots
une voie sûre - tout ce' qui vous même de mHa lettre. Les chifies quiy sont rsis
par étoit important de savoir, relativerment sont faite pour désigner les endroits de ma
à mon affaire. Je vous tiens parole au- lettre choisis et arrangés par CCS Messieurs :
jourd"hui: fasse le ciel, que vous teniez itfaut donc, à chague chiffre quon trouvera,
Iesôtres de même * et que je trouve en recourir au chiffre semblable muis ddns ma
vous des hommes aussi zélés que moi, lettre.
et piêts à faire les sacrifices nécessaires
pour votre salut, et que jai promis cn
votre nom, d'après Pordre exprès que
vous m'en aviez donné par plusicurs de
yos lettres 1
DE
:
jourd"hui: fasse le ciel, que vous teniez itfaut donc, à chague chiffre quon trouvera,
Iesôtres de même * et que je trouve en recourir au chiffre semblable muis ddns ma
vous des hommes aussi zélés que moi, lettre.
et piêts à faire les sacrifices nécessaires
pour votre salut, et que jai promis cn
votre nom, d'après Pordre exprès que
vous m'en aviez donné par plusicurs de
yos lettres 1
DE --- Page 10 ---
(.6)
(S) Vous m'aviez demandé de UOuS envoger quelqu'un de sosfanceijelaisraula cet
homme gui va NOUS devenir siutile; mais il a
fallu Ciutbreser.comme cela ttoitjuste, puisgue,pours remplirnost vues,ilq quitte uncépouse
chérie, des enfans, une famille cnfin ; ce
n'est pas tout, ila fallu qu'il fit une pacotille assez considérable, pouravoirune
cettaine consistence dans ce pays ETPOUR
AVOIR LE MOYEN DE PASSER SANS RISQUES
DES ÉCRITS IMPRIMÉS que nous lui avons
remis pour vous; écrits quejninumérores,
afn, que commençant par le premier
No, 1 vous puiss 1ez voir ce que nous
avons fait, et" la garche que nous avons
tenue. a depuis le moment que je me
suis adressé à l'assemblée nationale. Vous
trouverez, et on vous remettra six paquetsemblables, contenant chacun trente
ouvrages différens que vous vous communiquerez ; il y a deux paquets pour
chaque partie de l'isle.
Indépendamment de tous ces ouvrages, il en cst encore d'autres qui n'ont
été que manuscrits, tel que. lerapportqui
devoit être fait par lc comité de vérification de l'assembiée nationale, en notre faveur - et qui nous accoidoit deux
députés à l'assemblée natio.ale" : mais
l'astuce des blancs, l'argent considérable
qu'ils ont répandu ct les écrits innombrablesqu'ilsont jettés dans le public, ontempêché ce rapport d'être.fait.(2'./ Mnis enfn
lacousecoinmenceà às'éctaircirpar deneuuraux
efforts que MM. Brissot, labbé Giigoire,
Pition DE VILLE-NEUVE, députés à l'assemblie nationale vicnnent de faire, par les
rouveaux ouUrages que tous veTrez tt d'autres
CTLCOTE qui vont le suiure; car ces patriotes
sont d'un zèle étonnant 1 et si quelqus chose
peut mettre obstacle à leurs productions - c'est
€
-
Mnis enfn
lacousecoinmenceà às'éctaircirpar deneuuraux
efforts que MM. Brissot, labbé Giigoire,
Pition DE VILLE-NEUVE, députés à l'assemblie nationale vicnnent de faire, par les
rouveaux ouUrages que tous veTrez tt d'autres
CTLCOTE qui vont le suiure; car ces patriotes
sont d'un zèle étonnant 1 et si quelqus chose
peut mettre obstacle à leurs productions - c'est
€
- --- Page 11 ---
(73)
qus largent me manque POUR L'IMPRESSION
DE TOUS LEURS OUVRAGES. Cependant,
comme j'ai senti que nous touchions au
moment decisif 1 j'ai cru devoir tout promettre 1 persuadé que vous ne m'abandonneriez pas > ainsi que votre cause qui,
ne peut se gagnerquici; maisilfaut vous
montrer cemme nousvous avonsannencé,
etcomme vous nous yavez zutorisépartoutes vos lettres comm'e patriotes, voulant saerifier une partie deleur fortune à la chose
publique.
Nous avons offert à différentes fois un
don patriotique de six millions en votre
nom ; jusqu'à CG jour, 1 vous nous avez
privé d'effectuer cette offre. Elle vous
paroitra peut-être forte, mais observez
que tous les françoisi ici ont été contraints
de donner.le quart de leurs revenus en (1) Qu'estpour nous le bien, - écrivoit-il
don
et faut l'effectuer le 4 mars 1791 1 à ses frères à Saint-Dopatriotique 1 qu'il
jouir des droits de citoyen actif. mingue, si nous ne pouvons en jouir que
quel pour mérite ne vous ferez-vous pas d'en couverts d'opprobres ? Quel est celui
faire 2utant, avant les blancs et avant d'entre nous qui re donnât avec plaisir la
T'assemblée nationale ne le décrète moitié dc SOR bien pour se soustraire à
que
tant d'horreurs ? 2 Mais la cause compeur les colonies ? N'imaginez pas 1 quc
ce soit acheter lajustice de l'assemblée mencc à s'éslaircir, grace à MM. Brissot 5
ont été Grégoire. 1 et Pétion , et si quelque chose
puisqu'ici tous les citoyens y
obligés; que d'ailleurs 1 ce n'est qu'à des peut mettre obstacle à leurs productions
maiques de désintéremsement, qu'on mon- cest que T'argent me manque (a); cepenau
dant comme
que nous touchions
tre son patriotisme, 2 en venant secours
j'sisenti
nation.
au moment décisif , j'ai sru devoir tout
de la
Au. reste (*) 1 ga'est pour nous le bien,si promettrc (b).
neus n'en pouvens jouir que ceuverts d'opprobres. Quelest celui d'entre nous qui ne donnêt
avec plaisir la moitié de son bien pour SE sous- (a) Ici MM. Page ct Brulley ont supprimé
traire à TOUTES LAS horreurs DONT NOUS les six mots : POUR L'IMIPRESSION DE TOUS
SOMMES ACCABLÉS?
LEURS OUVRAGES.
D'ailleurs (11) dans l'état actuel des (b) Ici MM. Page et Brulley ont trouvé
choses, ites-vous assuré devos biens ? Quelle à propos de supprimer ce qui suit, (on
protectiou avez vous, pour cux ct pour scnt à quel dessein ) pour sauter au milieu
vos vics, quisont à la merci du premier d'un.peragraphe, y prendre quelques mots 2
hlanc qui voudra vons les.ravir" 12 Ah! pour les rendre avec perfidie.
urs (11) dans l'état actuel des (b) Ici MM. Page et Brulley ont trouvé
choses, ites-vous assuré devos biens ? Quelle à propos de supprimer ce qui suit, (on
protectiou avez vous, pour cux ct pour scnt à quel dessein ) pour sauter au milieu
vos vics, quisont à la merci du premier d'un.peragraphe, y prendre quelques mots 2
hlanc qui voudra vons les.ravir" 12 Ah! pour les rendre avec perfidie. --- Page 12 ---
(8)
mnes chers concitoyens 1 je n'ai pas besoin
danimer votre zele ct VOTRE PATRIOTISME;
je LES connois asSez pour espérer que la
DÉMARCHE queje fais 1:0 sera pas infructucese; en "vous procurant le ncyen de Tamasser des fouds suffisans, pour faire face
ATOUT rcr;etje vous observe que vous
êtes les seuls. français encore qui n'ayez
pas fait des sacrifices à la nation. Hâtezvous donc de faire ce que vous auriez dà
faire, ilya long-temps, et ce qui vous
eàt évité bien des malheurs, ct vous eût
fait obtcnir déja CC que vous demandez;
car ne vous y'meprenez pas, c'est parcB que les (10) blancs n'ont cessé de vous
présenter ici comme des êtres avilis 1 sans
possession - piéts à vous soulever avec les
esclaves contr'eux; et qu'ils l'ont fait par
tant ct tant d'imprimés 1 que beaucoup de personnes qui ne connoissent pas les colonies, les ont crus avec (3' Nous n'avons pu avoir autant d'ard'autant plus de raison 1 que - bornés
facultés
nous
gent que les Uundi.@hse-Rgwearii.
ici dans nos
(5),,
n'avors comme des reprsentans d'une cla-se fort
fu avoir autant d'argent que les blancs à
sans faste
n'en laissoieni pas riche 1 et nous. - humbles
-
quileurs compatriotes
étions souvent obligés de fuir la capimanquer pour faite répandre aurant d'im- tale, faute de moyens. Tout ccla ne fai:
primés qu'ils ont fait (4)- De PLUS. ILS
leur
5 et leur
FIGUROIENT ICI COMME les re- soit qu'augmenter
orgueil
faire dire. 1 Voilà pourtant des gens qui
présentans dune classe fort riche; et nous, disent
d'une classe
PLUSIEURS obli- SC
representans
qui
humbles saus faste,
a des biens dans les colonies, et dont les
gis de fuir la capitale, faute de moyens, représenitans meurent de faim (S) ! Dans
tout cela ne faisoit qu'augmenter leur or- le fait il est inconçevable; comment vous
gueil; el leur faisoit dire:
Voilà des
laisser ceux
travaillent (2)
disent
dune avez pu
qui
9 gens gui se
représentans
pour vous,sans secoursd'ancune espèce.
99 classe qui a des biens dans les colonies;
s ET QUI OFFRENT DES MILLIONS ia), el ils
21 meurent de faim. Je vous favoue, mes
(a) Ici plusieurs mots sont changés, parce qu'ilfalloit que MM. Page et Brulley s'arrangeassent pour faire trouver dans ma lettre
(a)Cesmots sontsupprimés par MM. Page ce qui n'y étoit pas.
:
(b) Dans Toriginal, ilya, travailloient.
4f Brulley à dessein,
chers
èce.
99 classe qui a des biens dans les colonies;
s ET QUI OFFRENT DES MILLIONS ia), el ils
21 meurent de faim. Je vous favoue, mes
(a) Ici plusieurs mots sont changés, parce qu'ilfalloit que MM. Page et Brulley s'arrangeassent pour faire trouver dans ma lettre
(a)Cesmots sontsupprimés par MM. Page ce qui n'y étoit pas.
:
(b) Dans Toriginal, ilya, travailloient.
4f Brulley à dessein,
chers --- Page 13 ---
PR E MI E R E L E TT RE,
ECRITE dans la partie de POuest.
Paris , le 21 octobre 1791.
Mes CHERS COMPATRIOTES,
IL n'a pas dépendu de nous de faire que le décret du 15
mai, en faveur des citoyens do couleur 7 fat maintenu ; mais une
cabale affreuse une coalition des colons, avec quelques négocians >
des nouvelles fabriquées par eux, qui ont allarmé ceux qui connoissoient peu les colonies , une foule d'imprimés répandus tont-à-coup
avec profusion, faits pour égarer les esprits foibles de l'assemblée enfin
nationale par toutes les menaces qu'ils contenoient, ont surpris
à lassemblée nationale le décret du 23 septembre dernier, 7 qui annulle
le décret du 15 mai, et donne aux assemblées coloniales , composées
des colons blancs , le droit de statucr 1 sous la sanction du roi, libres. sur
l'état politique des personnes de couleur, nées de pères et mères
Telle a été , mes chers compatriotes,, la marche de nos adversaires: ;
elle étoit si pen prévue par nous 7 et leurs mesures ont été si bien
concertées 2 que nous n'avons pu les prévenir : il ettt fallu, pour
cela, faire imprimer ; avec autant de célérité et de profusion qu'eux,
pour répondre à tous leurs écrits, en démontrer les mensonges, et
démasquer enfin ces hommes qui, SouS prétexte d'une politique qu'ils
disent nécessaire, cachent leur ergatilariatocratine., qui ne sauroient
voir des hommes comine eux avoir les mênes droits. Mais 7 pour
suivre cette mesure, il falloit faire de nouveaux frais d'impressions,
et CCulx que j'avois déjà faits jusqu'à ce mnoment dans tous les genres, m'ex- 2
m'avoient mis hors d'état de ponvoir continuer, à mnoins de
poser à cumpromettre en entier ma
que les dépeuses pour
cette alfire, n'ont roulé que sur atrtal moi
jusqu'à ce jour , ont
déjà dimimé e plus de cent mille livres. MAI. Perrier et Lamothe,
porteurs de vos pouvoirs, pourront vous attester ce did fuit, secouru d'après ici les de
prenves que je leur ai données, que je n'avois
considérables
personne 7 non plus que de PAmérique 7 dans les frais
oi une pareille affunire doit entrainer quelqu'un 7 qui, comme moi,
s'y est livré tout entier.
A
'à ce jour , ont
déjà dimimé e plus de cent mille livres. MAI. Perrier et Lamothe,
porteurs de vos pouvoirs, pourront vous attester ce did fuit, secouru d'après ici les de
prenves que je leur ai données, que je n'avois
considérables
personne 7 non plus que de PAmérique 7 dans les frais
oi une pareille affunire doit entrainer quelqu'un 7 qui, comme moi,
s'y est livré tout entier.
A --- Page 14 ---
(2)
Je ne dois pas vous cacher et vous taire ce que) j'ai
sieurs fois à nos frères de la partic du Sud, et
déja deritplu- de
vous
que
charge
communiquer quc votre négligence à eljectuer dun patriotique
n'avoient
La
gu'ils notre
altorisé de faire en leur nom , a beaucomp nui à
cause ; carje nefais aucun doute que , si ce don de sia millions
des colonies eilt été effectud avant , OlL iumédiutement
le décret
du 25 mai, jamais il n'erit élé révoqué, parce que Passemblée après nationale eiit VIL une classe d'hommnes bien intéressante et digne de la plus
grande protection, dans des hommes qui eussent fait ZLI2 don aussi
considérable à la nation, 9 1 et sur-tont lorsque la classe des blancs
qui cherchoient à les avilir, n'effioit, et ne donnoit rien.
Au contraire, cette offre n'étant point effectuée, les colons blancs
l'ont de tournée en ridicule , et nous ont représentés comme une horde
vagabonis, presque sans possessions, et n'étant tout au
nombre de 5 à 6,000 dans toutes les colonies. Toutes ces plus qu'au
tiuns fansses sans doute, n'ont que trop fait d'cffet envers cenx inculpane connoissenc pas les colonies; et nous avons été sacriliés àl
qui
que les colons blancs alfichoient , à Jeurs grandes possessions, l'opulence et à
leur nombre supposé immense dans les colonies.
Malgre tout cela, mes chers compatriotes 2 rien n'est encore désesperc, si vous vous montrez bons français et bons patriotes '; et ce ne
sera pas enfaisant des insurrections, que vousparviendrez à
car, dans un pays conue celui que vous habitez, elles ne leprouver;
comme vous le senzez bien 1 que le mener à sa ruike totale peuvent ; souS 3
devez done vous en tenir i solliciter ici auprès de l'assemblde. nationale, en obdissant d'avance à touS ses décrets ; donnez cet
aua colons blancs ; mais adressez toujours vos pétitions au eremple
législatif 9. la loi vous en accorde le droit ; ce n'est qu'en suivant corps
celte marche, que vous parviendrez à être réintégrés dans vOs droits.
Yors exposerez toutes les brigues qu'on a
reiirer le décret du 25 mai ; vous prouverez ensuite, employées d'une 9 pour, manière Jaire
des évidente , que vous possédez, comme il est vrai, le tiers au moins
terres dans les colonies 7. et le quart des esclaves; ensuite
notre classe forme au mnoins la moitié de la population libre des 7 que
nies, et que cette classe est d'une utilité
colodes
indispensable au maintien
esclaves ; que ses CODS ommations sont une des
ressonrces du commerce de Fruce 3 enfin , tont ce principales
sentir aux représentans de la nation, combien il est qui intéressant pourra faire
politique même de vous faire jouir des droits , dont un
et
taire sur-tout doit jouir.
citoyen propriéici Pour des cela., comme je vous l'ai mandé plusieurs fois, il vous faut
favor bles représentans il
qui puissent sans cesse agir, ct saisir les occasions
3 faut qu'ils soient munis de pouvoirs de chacune
MM. parois-es de la colonie, pareils au moins à ceux dont vous avez des
Perricr et Lamothe. Ce n'est pas tout encore, ,il faut que chargés YOS
a
faire jouir des droits , dont un
et
taire sur-tout doit jouir.
citoyen propriéici Pour des cela., comme je vous l'ai mandé plusieurs fois, il vous faut
favor bles représentans il
qui puissent sans cesse agir, ct saisir les occasions
3 faut qu'ils soient munis de pouvoirs de chacune
MM. parois-es de la colonie, pareils au moins à ceux dont vous avez des
Perricr et Lamothe. Ce n'est pas tout encore, ,il faut que chargés YOS
a --- Page 15 ---
a
(3)
représentans puissent avoir des fonds suffisans , ponr subvenir aux
dépenses qu'il y' aura à faire dans leurs inissions, ct qu'ils paissent
se montrer d'une manière à faire connoltre que lenzs commettans 1C
sont pas sans possessions et sans moyens 3 car anirement ctlon les croira discrars vériet les écrits des colons blancs prévandront tonjours, intéressante, ct clle sera
tablement noire classe peu cousidérable. 2 peu
sans cesse sacriliée à celle des blancs.
Depuis
d'un an je n'ai discontinué de vous écrire, pour vous
avertir
falloit envoyer des députés et de T'argent, pour suivre notre
ai
cfTe
cause auprès de la nouvelle législature.Je vous mandé égalementepe
ines moyens étoient épuisés par sept: ans de dépenses faites pour solliciter et défendre notre cause; vous saurez que depuis du ministre le commencs- de la
mnent de 1785, j'ai commencé de réclamer auprès
marine, a)et ensuiteàl l'assemblée nationale les ; nonresinjstientdert oit ils m'ont cnexprès à Paris, très-coûtenx pâr
ERREN
SEAer quimdicpentamment de ces frais, j'ai payé
près de quinze
mille livres tournois de frais d'impression; jai obligé et que je
ad
qlie
le suis encore, de donner souvent à manger à toutes les persounes ves
penvent être utiles à la canse, ou qui la défendent, afin de ponvoir
rassembler, leur communinner. et arrêterce quilfalloit faire. Qne pendant toute la durée de la première législature, j'étois obligé de prendre les
trois' ou quatre fois par semaine des fincres, pour aller voir tous fois
députés parloient pour nous, et que cela me coftoit où l'on chaque est entraîné six
ct hnit AAEN enfin une infinité d'autres dépenses à cela la vente forcée de mon
quand O1l est forcé d'êire répandu; ajoutez de
Oll
habitation, obligé de la douneran-dessons Stl ralenr(),surlamedie les fraudes des exm'arrache encore trente mille livres tournois, > par
perts blancs, (lors de la mise en possession à l'Amérique) qui tous
desiroient, comme vous le pensez, me voir ruiné, puisqu'ils d'antant ne pou- de
voient me perdre. Ils ont agi dans cette occasion avec dans ccs plus cirsûreté, que pas au11 de mes frères n'a osé se donné présenter le
Voila
constances difficiles, comme je leur en avois
pouvoir.
à-peu-près l'état des choses qui me concernent; vous êtes trop justes, la
fasse à ines frais, démes chers compatriotes, pour exiger que je
de courir
pense coûteuse d'une affaire commnune, et que je continue
à ma ruine entière.
Si les blancs ont réussi à ce qu'ils vouloient, et sur-tout à faire révoquer le décret du 15 inai, c'est qu'ils ont toujours été en mouvement,
(a) M. Pinchina Ravine a été témoin de mes démarches, de ma correspondance
ayec lc ministre, ct de mon séjour à Versailles pour cet objet.
(B) J'expliquerai dans ma correspondance pourquoi jai été forcé dc Ia dévaster vendre,
et quels moyens les coloas blancs avoient pris pour la faire piller et
A 2
qu'ils vouloient, et sur-tout à faire révoquer le décret du 15 inai, c'est qu'ils ont toujours été en mouvement,
(a) M. Pinchina Ravine a été témoin de mes démarches, de ma correspondance
ayec lc ministre, ct de mon séjour à Versailles pour cet objet.
(B) J'expliquerai dans ma correspondance pourquoi jai été forcé dc Ia dévaster vendre,
et quels moyens les coloas blancs avoient pris pour la faire piller et
A 2 --- Page 16 ---
(4)
et que ceux qui sont à Saint-Doningue leur fournissoient à les leur fonds but.
néceesaires, pourentreprendse tout ce qui devoit les conduire
Voulez- vous détruire tout ce qu'ils ont obtenu; ayez ici trois repré- ecrifaut mettre le célebre Brissot,
sentans 2 dans le nombre desquels il
à coeur notre canse, comme
vain sublime, infatigable, ct deux qui a pris
de notre classe, dont la
la sienne propre. Joignez-lui
personnes
plus
founir
foriune puisee les soutenir ici, et que vous n'ayez
qu'à
aux dépenses extraordinajres; ilest aussi inécessaire qu'ils ayent quelgnes
talns, et un certain acquit, afin d'écrire et parler dans l'occasion ; avec
tout cela, et la bonté de votre cause, vous réussirez, n'en doutez pas,
car vousavezici beauconp de partisans.
Messieurs Perrier ct Lamothe m'ont dit que votre intention étoit bien
de fournir des fonds, mais que vons ne saviez à
les adresser, mes et
tirois sur
de vous, vons
honneur à
ttt
que sije
quelques-uns donc ce
et je, tire sur mestraites, en vons cotisant.Je prends
à parti; Saint-Marc; Montas, au
sieurs Conilleau, an Mont-Roni; Riviere,
trente
Mirebalais: Leroux, au Boucasin 3, qu'ils m'ont indiqués; revenir sur pour le décret
mille livres tournois, afin d'avoir des fonds pour
du 23 septembre, qui révoque celui du 15 mai.
La législature dernière n'a pas eu le temps de faire la constitution ainsi des
colonies ; elle a laissé, par un décret, ce soin là à la présentc;, Le seul décret
vous voyez combien il est essentiel de nous tenir fait prêts. lancienne lédu 23 septembre, concernant les colonics, a été par et des loix
gislature, et celle-ci est chargée de faire une, constitution doncchangerle décret
permanenies pour ces mêmes colonies; ellepourra C'estlavis d'une
du 23 septembre, ctréintégter celui du 15 mai.
grande
partic de l'assemblée actuelle; inais dans la supposition où cela manqueroit, la seconde légisiature, après celle-ci, aura le droit de reviser
la constitution entière; et il en sera de même à -chaque troisième législature, jusqu'a ce que la constitution scit dégagée de tous ses vices,
et c'en est un bien grand, que deux classes de citoyens propriétaires,
contribuant également, supportant les mêmes charges, ne jouissent pas
des mêmes droits.
Ce vous venez de lire, servira à vous concaincre de la nécessité
d'avoir que toujours ici des représentans. 3 ne vous effrayezpas de ce qu'il
pourra wous en coziter pour. fournir clL don patriotique el à P'entretien comme
de vos reprisentans > car ce sera peu de chose pour chacun, ne préférit
vous le verrez ci-après. Mais d'ailleurs, quel est celui qui et avec Sisacrifier une partie de sa fortune, pour jonir tranquilloment de mortisfaction du Rnuethresemseysol YOUS en a coûté de peines,
tifications, d'argent meme par la dévastation de plusieurs de vos de pesses- consions 3 considérez de plus que dans l'état où sont de Jeur les honmes vie, ni de leurs
leur dans les colonies, ils ne sont assurés ni
malheurs, vous
biens. Je n'ai pas besoin de vous retracer ici tous vos
quel est celui qui et avec Sisacrifier une partie de sa fortune, pour jonir tranquilloment de mortisfaction du Rnuethresemseysol YOUS en a coûté de peines,
tifications, d'argent meme par la dévastation de plusieurs de vos de pesses- consions 3 considérez de plus que dans l'état où sont de Jeur les honmes vie, ni de leurs
leur dans les colonies, ils ne sont assurés ni
malheurs, vous
biens. Je n'ai pas besoin de vous retracer ici tous vos --- Page 17 ---
(5)
les
trop sans doute, pour ne pas chercher le moyen de les
ne faire linir: sentezque el vous en aurez les moyens dans les représentans NOuS
aurez ici, el gui seront toujours préts à présenter LglL corps
Tolnt
les
vous leur adresserez, et ils réprimeront ct retoutes petitions que
vonsfaire éprrouver. En ILIZ mot,
dresseront les injustices qu'on pourroit
du premier triils seront des avocuts que vous aurez la nation tonjours même- auprès
bunal de la nation, OuL auprès de
més
lettres fait un tabl ean et an état APPROJ'avois , dans
précédentes chacun edt été obligé de fourn' r, etjelesavois
XIMITIF des surl sommes la foriune qne de chacun, comme vous "allez voir. Jésupposois
grasinées mille personnes de couleur en état de fournir à cette sousquinze
cription.
3000 ayant, depuis 50 nègres, et plus,: auroient donné pour le don six
patriotiyue 1500 liv., argent de PImérique, dont t comptant, +
mois après, et 3 restant, six mois après ce dernier. Assurément classe auroit ce n'est donc
pas bien chargeent pour chacun $ cette. première
1.
Fourni, à 1500 liv. par, lete, ci. : *
4,500,000
3000 persomnes, ayant depuis 15 nègres, jusqu'a45, don- auroient fourni6oo liv. aux mèmes conditions, et cela
1,800,000
ncroit, ,ci.
3000 personnes, ayant depnis 5 nègres, jusqu'à14,auroient donné 200 liv., ce qui fait, ci.
600,000
3000 personnes , depuis 1 nègre, jusqu'à 4, auroient
donné 100 liv., ce quiiait, ci. :
300,000
30c0 ouvriers, et garçons et filles, de tous états,uroient donné chacun 66 liv., ce qui feroit, ci, :
198,000
TOTAL 7,398,000 1.
Le surplus des six milfions,auroitseri à payer les commissions de
celui qui les auroit recouverts, oufizit les frais pour les recevoir, 2 pour
des présens à Jaire à tous CwIa gui ont défenche notre cause, ct qui
écriront encore pour la defandrés car malgré que messieurs Brissot,
Grégoire, Pétion,, Claviere, Robespierre, Lucas ET AUTRES, n'ayentjamaisfait pressentirqu'ils vouloient étre payés, II. EST DE NOTRI E HONNEUR ET DE NOTRE RECURNOIRANCE DZ LEUR OFFRIR DES CADEAUX DIGNES
D'EUX ET QUI NE SOIENT PAS EN ARGENT; CAR IlS N'EN AECEVROIENTFAS().
(a) On voit par mes deuxl lettres que jai parlé des personnes quiavoient fut le premier; défendu
notre cause aux époques oit ils l'ont fait. De Joly, T'ex-ministre,
Et ce fut
il se présenta avec nousa la barrde la Convention en novembre 1789.
est
à cette époque que nous fimes l'offre de six millions en don patriotique; cela Et
consigné daas la pétition qu'ill lut. Le second délcnseur fut le citoyen Grégoire.
par mes deuxl lettres que jai parlé des personnes quiavoient fut le premier; défendu
notre cause aux époques oit ils l'ont fait. De Joly, T'ex-ministre,
Et ce fut
il se présenta avec nousa la barrde la Convention en novembre 1789.
est
à cette époque que nous fimes l'offre de six millions en don patriotique; cela Et
consigné daas la pétition qu'ill lut. Le second délcnseur fut le citoyen Grégoire. --- Page 18 ---
(6)
Présentement, sur la répartition que nous venons d'établir, vous
pourriez"Taire ccile qu'il faudra pour l'entretien et les frais de vos représentans. Par exemple, la première classe fourniroit
cet
une gourde par tête, et cela donneroit environ, ci, pour des oljer
nies.
argent colo-
.
30,000 1.
La seconde, 61. par tête. :
La troisiène, 3 1. par tête. .
18,000
La quatrième, 1 I. 10 S. par tête. :
4,500 9,000
La cinquidme, 1 1. 10 S. par tête. :
4,500
TOTAL, 65,000 1.
Ce qui domneroit,argent de France, à-peu. près quarante-trois mille liv.
Cc seroit, comme vous voyez, peu de chose pour chacun par an, et
cela sufliroit pour les frais de vos representans, sur- tout s'iis avoient
quelque chose de leur côté; ils auroient aussi un secrétaire,
sans Cesse aux depêches q"e nons vontS ferions passer régulièrement occapé dans
tous les quartiers, pour vous laire connoître l'état des closes ici, ce
qui seroit bien essentiel.
Ne négliges donc plus, mes chers compatriotes, les
vous indique 3 ce SOILL les seuls, crejes moi, qui puissent mayens vous que
et VOUS pouvez, facilement les
PIL
at
roisse, quelqu'in de recevoirla erécuter, chargeunt daus chague pacontribution, liz faire
et
au
charger adresser
premier négociant, soit de Bordeauz, de Nantes, du Havre, avec
une lettre d'avis quii iustruise celui à qui seront adresses les
et
à celui à qui le négociant devra en remettre le montant. fonds,
ce nc fut, commeje le dis dans ma première lettre :
de eut
donné notre cause, que Clavière , Pétion ct Brissot qu'après.que écrivirent sur Joly cette" abanDans ma seconde jep parle des citoyens Robespierre Lucas ET AUTRES.
cause.
effet personne ne parla avec plus de force que Robaspierre en faveur C'est des qu'en
cipes 1 dans les discussions qui eurent lieu à la Convention lois de la révocation prin- du
décrct du 15 mai. Lescolons étoient si furieux contre lui alors. - plus d'une
ils Tarrachérent avec violence de la tribune lorsqu'il prouvoit que renversoit fois les
principes en retirant les droits des citoyens de couleur.
qu'on
Dans une lettre postérieure à celle-ci, je parle du citoyen Milcent qui travailla
beaucoup cn faveur de cettc cause; il donna un excellent
sous le titre
Pétition de Mina. Si cc citoyen a gardé long-tems l'anonyme, ouvrage etsije n'ai de:
plutôt de lui, c'est qu'il craignoit que ses possessions ne fussent ravagées pas parlé les
blancs. J'ai parlé aussi dans mes premiéres lettres du citoyen Cournand, par Bonnemain C'est à Prudhomme, comme ayant écrit pour la cause des hommes de couleur.
dela tous ces hosimes à qui je voulois qu'ils témoignassent leur reconnoissance
maniére dontje lindique dans la présente. Je le voulois, parce que je ne pensois
pasqu'on pât un jour m'inputer à crime les sentiment quej
pour des hommes quia alors jouissoient de l'estime publique. wreeeadol.NrPus
éres lettres du citoyen Cournand, par Bonnemain C'est à Prudhomme, comme ayant écrit pour la cause des hommes de couleur.
dela tous ces hosimes à qui je voulois qu'ils témoignassent leur reconnoissance
maniére dontje lindique dans la présente. Je le voulois, parce que je ne pensois
pasqu'on pât un jour m'inputer à crime les sentiment quej
pour des hommes quia alors jouissoient de l'estime publique. wreeeadol.NrPus --- Page 19 ---
(7)
Nons avens le projet d'envoyer quelqu'un de sûr dans les colonies;
pour terirme maison de commerce, à qui nous puissions tout adresser
d'ici, et vons lui remettrez tout ce que vous aurez à nous faire
Ce seroit bien avantageux pour tous 9 et cela donneroit une grande passer.
activilé à notre correspondance ; mais il faudroit
tous nos frères
ne fissent des affaires qu'avec cette maison pour ftc soutenir,et l'intéresser A nous servir. Il y en auroit une dans chaque partie de la
colonie. Je ferai donc une tentative 1 et je vous préviens d'ayance
je vous adresserai quelqu'un à qui je vous prie de donner tous que les
secours, et qui sera porteur de plus anples instructionsa' cet égard(a).
On vient de chercher encore dans ce moment, à jetter l'assemblée
dans des terreurs, en annonçant des nouvelles dont on reconnoit
la fausseté au simple examen ; on répand ici que 50 mille esclaves
révoltés, fortifiés et armés 3 auprès du Cap, ravagent et dévastent la
colonie ; nous avons prouvé à l'assembléc nationale,
de
nos défenseurs, que c'étoit un piège qu'on lui
l'organe pour avoir
de
aedolr
occasion de
faire passer des troupes pour faire trembler les hommes
conleur (6). Nous avons dit qu'euz seuls , s'ils étoient armés, contiendroient les esclaves 7 et nous avons cité la Martinique où tout
étoit tranquille, parce que les hommes de couleur ont été
armés , et soutenus par les planteurs blancs, et qu'ils y jouissent toujours des
avantages du décret du 15. C'est un fait dont nous sommes
etgni doit nmis faire tout espérer. En répandant la fausse nouvelle assurés,
que je viens de vous dire 3 fes colous vuluicnt faire entendre
Jes esclaves s'étoient révoltés à cause du décret du 15
quc
voyoient que les hommes de couleur alloient jouir
droits parce
ce leur
iA
citoyehs ,
faisoit
1.at
qui
tenter de vouloir les avoir
nous avons détruit tout cela.
eux-mêmes;
Nous allons, avant quinze jours > présenter de Passemblée
nos réclamations, et nous nous présenterons avec
nationale
et Lamothe, al comité des colonies, , à qui nous 2 communiquerons MM. Perrier les
pouvoirs que vous leur avez donnés. Nos premières demandes
que nous puissions nous assembler dans les colonies 3 aller et venir, seront
(a) Comme iléteit de toute impossibilité à mes frères de
ni corre pondre avcc moi sans couur risque de leur vie, pouvoir comme s'assembler,
par leurs lettres insérécs dans ma correspondance.
on le verta
queleschoscs J'avois cnnçu ce projet et jeleur cn faisois part, Mais il n'eut aucune suite, :
changérentct qu'ils parvinrent à pouvoir se rassembler par la suite. parce
il (7) étoit A l'époque où cette nouvelle se répandit ici à Ja fin de
impossible qu'on sût ce qui s'étoit passé à Saintseptembre 1792,
miers jours du mênie mois ; mais ceux qui d'ici étant Doringue dans les prede lare revolier les noirs esclayes, pouyoient la prédire , avoient afin de donné faire le conseil
décret du 15 mai.
retirer lc
à pouvoir se rassembler par la suite. parce
il (7) étoit A l'époque où cette nouvelle se répandit ici à Ja fin de
impossible qu'on sût ce qui s'étoit passé à Saintseptembre 1792,
miers jours du mênie mois ; mais ceux qui d'ici étant Doringue dans les prede lare revolier les noirs esclayes, pouyoient la prédire , avoient afin de donné faire le conseil
décret du 15 mai.
retirer lc --- Page 20 ---
a
(8)
et sortir même de la colonie, comme nous voudrons , et sur-tout le droit
d'y pétitionner. Croyez que nous ne négligerons rien pour réussir.
Mais de votre côté, ne négligez pas de Jaire passer des fouds, et de
vous montrer dignes de vos réclamations 3 en contint ant d'être toujours
ce que vous avez dté, bons citoyens, bons patriotes, et atiachés véritablement 2 la patrie et à la constitution.
Nous vous embrassons bien fraternellement, mes chers CO npatriotes, s
et nous sommes avec un sincère attachement, vos ain's et frères 3
R AIMON) D.
PERRIER aînc. LAMOTTE-AIGRON.
Paris, rue Meslde 3 7o. 33.Le 19 octobre 1791.
ations 3 en contint ant d'être toujours
ce que vous avez dté, bons citoyens, bons patriotes, et atiachés véritablement 2 la patrie et à la constitution.
Nous vous embrassons bien fraternellement, mes chers CO npatriotes, s
et nous sommes avec un sincère attachement, vos ain's et frères 3
R AIMON) D.
PERRIER aînc. LAMOTTE-AIGRON.
Paris, rue Meslde 3 7o. 33.Le 19 octobre 1791. --- Page 21 ---
(9)
; tout ccla a1
Vous devez pourtant vous faire unc idée
cliers compatrioles
produit
été oblilc plus mauvais cffet. Et (S)dansle fait,il des dépenses que nous avons
vous avez pu gés de faire ; on ne fait rien cn France
est inconcevable comment
triste
avec rien, ct je sais par uue
CX
laisser eeuxquitravillent; pourvous,sans
d'aucune
périence 1 que ma fortune se sent CO:.-
sccours
cspèce.
Vous devcz pourtant vous faire une sidérablement de toutcs les dépenses -
idée des dépenses que nous avons éié ou cette affaire m'a entiainé: je nc rcobligésdef faire; on ne fait rien cn France grette rien, puisque" c'cst pourle bonrien
sais une triste expé- heur de mcs compatriotes (a) (6). MNi.
avec 1 ct je par
Brissot,
Pétion de Ville-neuve
rience - quc ma fortune sesent considéGiégoire 3
rablemen. de toutes lesdépenses oà cette ct Clavicre sont les sculs, (4) qui ont
alfaire m'i entrainé ; je ne regrette rien, continué à défendre notre cause avcc
puisque c'est pour le bonheur de mes un zèle iwcomprchensible : ma foible
n'cst occupéc qu'a leur fournir
compatriotes - mais au moins qu'ils aché- piume
avons heureusemest des notes et des idées (): à co titre -
vent ce que nous
si
leur
VIENNENT ENFIN AU vous sentirez CC que vous devez (7).
commcucé 1 QU'ILS
SECOURS DE LEURS FRÈRES ÉPUISÉS ET Par mon dernier plan, je vou5 proposois
DE LA NATION, AFIN QU'ELLE LES RE- une contribution en trois parties (d), un
CONNOISSE POUR SES DIGNES ENFANS. tiers comptant, le second à six mois *
Pour parvenir à ce double but (9),je Ic troisiemc payable un an après le prevous adresse M. Mahon - qui vous re- mier 5 la souscription totale s'élève à
et les
398, 000 livres, dopt le ticrs cst
mettra mas dépêches
imprimés que 7,
je vous ai annoncés. Primo 1 ce M. à une
pacotilie, dont il faut que vous lai aidiez
à se défaire, en achetant de lui tout ce (a) Ici, c'est avecla plus insigne manqu'il vous faudra 5 assurément si vous vaise foi, que CC qei suit dans nia lctire a
vous entendez tous 1 vous pourrez la été supprimé : pour passer bien plus loin ;
prendre cntre vous tous : vous lui devez clierchez le chiffre 6.
à plus d'un titre la préférence (a), ainsi (5) Ici quatre mots de sautés.
(e) Ici, autre lacune 1 pour sauter à la
fin de ma lettre, pour parler des six mil-
(a) MM. Page et Brulley dans leur déve- lious et faire entendre par cette astuce
loppement des causes des troubles de Saint- que je les demandois pour les personnes qui
ont voulu induire que cettc vieiment d'être nommées, tandis que tout
Domingue 7
que c'est du don patriotique dont
pacotille du citoyen Mahon étoit coposée annoncc,
de dix mille fusils pour armer lcs hommes je parle.
de coulur ct les esclaves.
(d) Dans l'original, il y a: par mon
Indépendamment, que la manière dont je dernicr plan , je: vous propose de diviser
m'exprime ici, prouve qu'assurément il n'y la contribution en trois parties, ce qui est
avoit pas de fusiis dans cette gacotille ; bien différent.
B
dont
pacotille du citoyen Mahon étoit coposée annoncc,
de dix mille fusils pour armer lcs hommes je parle.
de coulur ct les esclaves.
(d) Dans l'original, il y a: par mon
Indépendamment, que la manière dont je dernicr plan , je: vous propose de diviser
m'exprime ici, prouve qu'assurément il n'y la contribution en trois parties, ce qui est
avoit pas de fusiis dans cette gacotille ; bien différent.
B --- Page 22 ---
(10)
que Thospitalité, de manière à ce qu'ilne 2, 466, 000 liv. que vous pourrez enfasse point de dépense dans ce pays, en voyer remettre au gouverneur (Blanchelui fournissant ce qui lui scra néces- lande):(a) maisje vous, observe, que sur
saire, afn qu'il ait son bénéfice clair cette totalité , vous devez trouver de
sur la pacotille, et ensuite une commis- quoi témoigner votre reconnoissance à
sion sur les somn mes que vous ferez passer vos défenscurs ici,quil ne faut pas ouici POUR VOTRE DON PATRIOTIQUE, sub- blier.
veni: aux frais d'impressions ct récom- (S) Vous m'avez demandé, Icur écritpeuser les écrivains qui se sont montrés il, de yous cnvoyer quelqu'un dc conles plus zélés défenséurs de notre cause. fiance:j'ai touécethommede confiance
M. Mahoa aura de moi des instruc- quiva vous (b) devenir si utile : mais ila
tions particulières pour la marche qu'il falla'lintéresser, commc cela étoit juste :
enra à tenir, tant pour l'objet de ia puisque pour remplir mes (c) vues, il
pacotille que pour nos affairessje vais quirte une épouse chérie. - (Le citoyen Raiseulement iei tracer le plen de contri- mond connoit le prix de l'or.) (4)
mais encore comment concevoir qu'un vo- (a) Le no: de Blanchelande n'est point
Inme, je ne dis pas de dix mille fusils dans ma lttre, et pour prouver au lecteur
mais seulement de mille, auroit Pu être toute la perfidia de MM. Paget Brulley,
débargné dans une ville des colonies > jole prie de lire tout de suite Pendroit d'oà
saus que les blancs s'en fussent apperçus ce paragraple est tiré: il est marqué au
et De lcs cussent saisis, eux qui doni- cluffre 7.
noient dans les villes ct qui ne laissoicnt (b)Ily a NOUS dans l'original 2 et cela
pas échapper sculement une lettre?.comment présente toute antre chose.
le capitaine du navire, dans Jequel étoit (e)Iya NOs vues 7 ce qui est bien diffépassé Mahon , ni personne de Péquipage rent.
ne sc sercient-ils apperçusde tous Ges fusiis, (d) Ah ! MM. Pageet Brulley, si tous
iant eu les embarquant en France, qu'en lés colons blancs n'cussent pas plus aimé
lcs débarquant dans les colonies? comment Por que moi 7 la nation n'elt été
C nsuite faire passer tant de fasils aux hom- de sacrifier tant de millions pas obligée
, qu'ils ont su
mnes de coulcur, saus que personne ne lui arracher de mille manières differentes.
les ait vus? Au reste 2 la maison Mahon Quia-t-on vu fatiguerl'assenblée rationaleet
esticiet la pacotille y a été formée : il est ses comités pouravoirde l'argenttSont-cckee
facile de vérifier les factures 3 de plus 2 hommes de couleur?j jamais als n'ont deMalon est mort anx Cayes 3 ses exécuicurs mandé, au contraire, ils sort toujours rien venns
testamentaires so:t des blancs, ils out da ollrir; et lorsque la nation a décrété un sevoir dans ces papiers, 1 s'il avoit porté des cours pour les enfans des colons 7 les cnfans
fusils, ct ils en auroient parlé à sa veuve de couleur qui étoient en France 1 ont-ils
en lui écrivant.
rogu un sol? Comparez la conduitedcs homa
3 ses exécuicurs mandé, au contraire, ils sort toujours rien venns
testamentaires so:t des blancs, ils out da ollrir; et lorsque la nation a décrété un sevoir dans ces papiers, 1 s'il avoit porté des cours pour les enfans des colons 7 les cnfans
fusils, ct ils en auroient parlé à sa veuve de couleur qui étoient en France 1 ont-ils
en lui écrivant.
rogu un sol? Comparez la conduitedcs homa --- Page 23 ---
(11)
bution à établir entrc tcute la classe des fg)J:vous ladresse. Cet komme est M.
hommes de couleur dans laquelle je ccm- Mahon - qui vous remettra mes dépèches
prends 1 comme il est juste : les nègres et mes imprimés que je vous aiaunoncés,
libres.
10. Ce. Monsicur a unie pacouille dont il
La classe des, citoyens de conlenrs'dlève fau: q:e vous lui aidi.z à se défaire, cn
à trente mille individas à Saint-Domin- achetant de lui tout cequ'ilvous faudra.
gue; je n'en porte, je suppose que Assnrément si vous vous entendez tous,
la moitié en état de fournir une co:- vous pontrezia prend:c entic vous tous.
tribution quelcosque c: je fais ainsi la Vous lui devez à plus d'un ttre la préiedistribusion.
relce, ainsi que T'hospitalité, de manière
3000 personnes peuvent donner au qn'il uc fasse point de dépense dansle
moins dans une occasiou comne cellc-ci pays,enlui foornissant toutcequiluisera
1joo l.chacune.c: qui fair 4.500.000. liv. nécessaire.: afin qu'il ait son bénéliceciair
je suppose daus cette premicre classe sur s2 pacotile, ct ensuite unc commistous ceux qui ont depuis vingt nègres sion - sur lessommes quevous :erez passcr
jusqu'à cent
4.500.000. liv. ici, 1°, () Pour subvenir aux frais lim3.000 à 6on liv. chacune, 1,800,000.
3.000 à 200
600,000.
mes de couleur à celle des colous blancsgles
3,000 à 100
300,000.
premicrs veulert faire des sacrifices énormes,
3,000 à 66
19S,000. pour se procurer les moyens d'offrir à la 13tion unc somme ennsidéreble , ct se doanert
Total
7,398,000. ls plns grands tourmeas poury roussir; les
Remarquez qu'il: ne s'agira que depayer colons blancs , ai contraire, SC rcmucnt de
chacun sa cote-part dans ie couraet d'une toutes les fagons our arracher à l: naiion
année : mais il faut la moitié comptant et dessommes inmenzos.Siea se vappetiequ'au
comssrnerument de la tdvolution, ca octobre
Ic reste en son obligation payable dans le
1789, les Lonines dc corleur paroissant la
courantde Fannée,s'il vous cst plus com- première fois à l'assembiée nationale pourrmode de diviser cn trois paiemens, 1 faitcs- clamer leurs droits firent alors att nom de
lc un tiers comptant, et les deux antres leurs frères , l'offre patriotique de cOS six
ticrs à époques égales. Que je vous fasse millionajque) les colons blancs, R11 contraire,
ici une simple observation - ct la voici. loin de venir an secours de la hation pendant
Si ILY A 18MOIS QUE JE VOUS ÉCRIVOIS leur plus grande opulence; necizsoientdersFOUR AVOIR DES SOMMES A OFFRIR A LA clamer des secours dc la France; alorsqu'ils
NATION, vous eussiez fait un cffort, et n'avoient cncore rien souffert : O: pourra
que vous Ics eussiez effectuées, vous cus- juger de leur patriatisme.
siez obtenu ce que vous demandez, vous (n) MM. Pages t Bruliay ont supprimé ces
auriez eu des députés alassemblécna- quatremots:, Penswndsponigmetoe
tionale; car comme vous lc verrez, le ponvoirmecalomanier, ensuite, en disantplus
rapport du comité étoit pour nous en bas : quej'aifnit sttr les mulitres unespidonner deux, et assurémentvous n'eus- culation mercantille.
B 2
atisme.
siez obtenu ce que vous demandez, vous (n) MM. Pages t Bruliay ont supprimé ces
auriez eu des députés alassemblécna- quatremots:, Penswndsponigmetoe
tionale; car comme vous lc verrez, le ponvoirmecalomanier, ensuite, en disantplus
rapport du comité étoit pour nous en bas : quej'aifnit sttr les mulitres unespidonner deux, et assurémentvous n'eus- culation mercantille.
B 2 --- Page 24 ---
(12)
siez pas éprouvé tout CC que vous avcz pressions et récompenserles écrivains qui
éprouvé de pertes et de désagrémeats,ct sc sont montrés pour notre cause les plus
CC n'côt pas été trop payer la sûrcté de zélis défenscurs. vos vies et de vOs biens, ainsi que de vo- N. Mahon aura de moi des instructions
tre liberté, cn faisant un aussilégers sacri- particulières, (a) sur la marche qu'il aura à
fice, que celui que je vouipropose.QHe tenir,tant
ccla
peamioljedespscanile,
vous serve donc d'exemple. pour nos affaires : je vais seulement que traLa derniére lettre deM. Brissot à M. cerle plan de contribution à établirenBarnave, a valu le deinierdéererdelAs. tre toutc la classc des hommes de couleur
scmblée Nationale ; qu'ilserac envoyé des dans laquelle je comprends, comme il est
commissaires dans les colonics, avcc6,000 juste, les nègres libres. hommés dc troupes et des vaisseaux; les La classe des citoyens de couleur, s'épremiers pour prendre connoissance dc lève à trente milie individus.] Je n'en
touteten faire leur rapport à T'Assemblée posc que la moitié en état de fournir à(b) supNationale, et Ics autres pour maintenir une contribution quelconque, et je fais
l'ordre etla paix. L'Assemblée Nationalc ainsi la distribution. a décrété en outre que les colonics n'é- Trois mille petionmesii5ool. 4,500,000. tant pas assez éclairées pour faire(comme Trois mille personines à 60o1. 1,800,000. elles T'avcient prétcadn) leur constitu- Treis: mille personnes à 200 60.0,000. tion etleurs loix intéricurcs, TAsscablée Trois mille personnesà 10O 300,000. nationale alloit,p pourlessider, décréterdes Trois mille; personnes à 66 : 190,000. instructions 1 qu'ellessuivroient, atqulaprès T'Assemblée Nationale décideroit en
Total 7.398,000. dernier ressort. Voil donc votre sortcn
bonnes mains, puisqu'il est entre celies (a) MM. Page et Brulley ont cherché à
de l'Assemblée Nationale, CE N'EST donner des soupçons sur ces instructions
DONC Qu'scI, QUE VOUS POUVEZ OBTENIR particulieres : eh bien ! elles ont été trouJUSTICE, ET ON EST DISPOSE A VOUSLA vécs, ces instructions, par des blancs, exéRENDRE; mais nes cheis compatriotes, cuteurs testamentaires de Mahon mort aux
nc vous endormez plus sur mes avis, Cayes du fonds. Elles portoient la manière
eroyez-moi, je suis sur les lieux ctvois et le prix qu'il devoit vendre SCS marchance qu'ily: aà. faire, ct si vous n2e vous c711 rap- dises ct la manicre de faire les recouvremens des sonmes qu'clies auroient
portez pas àmoi qui soutiens tout aujourd'lui, Il étoit bien naturel de
produites.
Mahon mort aux
nc vous endormez plus sur mes avis, Cayes du fonds. Elles portoient la manière
eroyez-moi, je suis sur les lieux ctvois et le prix qu'il devoit vendre SCS marchance qu'ily: aà. faire, ct si vous n2e vous c711 rap- dises ct la manicre de faire les recouvremens des sonmes qu'clies auroient
portez pas àmoi qui soutiens tout aujourd'lui, Il étoit bien naturel de
produites. exvoyez-moi quelques caliguniadjeinti.eia
donner ces instrucmoi. tions à celuiqui n'avoit janais été dans les
agiront avec
colonies, il est également naturel
Depuis le décret du 8 mars, etles insdans
que j'aye
domné ces instructions particnlières
tructons du 28 du mêmc mois, M. de le nom des personnes de couleur à qui il
Joiy a abandonné notre cause ctn'a pius devoit s'adresser dans la partie du
ott
rien
Sud,
fait pour cllc (6).MM. Brissor,T'abbé ilalloit,pour yfaire faire la souscription, etc. Grégoiro,, Pétion de Villencuve,e: Cla- (Aealhéunginatges dans P'original. --- Page 25 ---
(13)
vière sont les sculs, commc vous leverrez
parlesi inprinés que je vous cnvoie, qui
ont continué à défendre notrc causc avcc
un zèle incompréhensible : ma loibie
plume n'est occupée qu'à leur fournirdes
notes et des idées 5 et vcus lc verrez par
la citation du digne Labadie. Vous devez
regarder ces hommesrares et verlus ct en
taiens ( car risn n'est plas fort de closes,
que les Icitres de M. Brissot ct l'abbé
Giégoite)comme vos plus chauds défenseurs. et àcc titre vous sentircz ce que
vous leur devcz. Cen'est assurément pas
Fintérêt quiles guide, car ils nc m'ontjamais rien fait pressentir à ce sujet, mris
vous dcvez sentir CC qu'ils métitent. Les
quatre ouvrages qui ontleplus faird'effetà
notre cause , soni la letire de M. Brissot,
celle dc T'abbé Grégoircaux philantropes.
lc discours de M. Petion , ct les dernières
réflexions de M. Brissot sur le décret du
12 octobre dernier. Voyez de quelle force
sont cesécrits, - et vous verrez quels défenseurs vous avez.
Icije dlois vous répiter ce que. Lonles mes
lettres contenoient. Toujours la tranguillitt,
point d'insurvections votre cause cst trotr
bonae pour la soutenir par des uoies de fait,
gui 1ie fent qu'aigrir les frartis. Dispute: de
vertus aure les blancs : supassez-ies Cni patristisme it dans les vertus morales. PersuadezUcus qu'il n'y a aujourdhui de distinclicns
gue cclles de Thomme vertucux et delhone
vicié; écrivez donc à tous PCS ciers frères
de continucr à licn sE comperter d pratiquer
toutes les vertus 1 ne (e55C2 de leur cerircct
multiplicz UCs lettres a t01:5 1 exhontrz-v0us
les uns (t les autres, et faites E7: 272 mct que
lcs commissaires quizont aller dans 'es CGtonies - trouventneire classe malheurcuse telle
me vertucux et delhone
vicié; écrivez donc à tous PCS ciers frères
de continucr à licn sE comperter d pratiquer
toutes les vertus 1 ne (e55C2 de leur cerircct
multiplicz UCs lettres a t01:5 1 exhontrz-v0us
les uns (t les autres, et faites E7: 272 mct que
lcs commissaires quizont aller dans 'es CGtonies - trouventneire classe malheurcuse telle --- Page 26 ---
(14)
que jalai peinte. Imaginez T'effet que fera
leursapport à Tauembleenatienale. torsqu'its.
lui apprendront qu'ils vous ont treuvés accablis de vexalions, d'lumniliations 1 ci toujours
bons citoyens 1 aimant votre patric el pratiquant les vcrtus. Ah : mes chers compatriotes,
que ne puis-jefaire passer dans voS ames les
délices que goite déjà la micnne d'avance,
du comple que les commissaires rendront de
netre clusse? Faites que je ne. sois pas trompé
dans mon atlente (a). Vous êtes noircisici
par les blancs, qui disent que v0S maurs
ctvos lunieres n'offrent rien diegal à lunivers connu,el que UOs moindres vices, c'est
d'être nés du concubinage le plus dissolu.
Cette affreuse diatribe SC trouve dans un
écrit des membres del'assemblée de SaintMarc, (0) ouviage qu'elle a donné il
y a deux jours.
Jyairépondu : et mon ouvrage. vas'imprimer à 3000 enemplainch,sijepuis trou- (i) Dans l'état actuel des choses, êtesver de l'argent pour le faire imprimer. vousassurés dc vos biens ? (12) ()-Jen'ai
Je réponds, que pourvos lumières, si en pas besoin d'animer votre, zèle,(1) je Ie
général elles ne sont pas plus étendues, connois assez pour espérer que la demanc'est aux blancs à qui il en faut faire le de(d)queje fais nc sera pas infructueuse,
cn vous procurant des noyens de ramasscr des fonds pour faire face ici (d).( (13)
Les colons blancs n'ont cessé de vous pré-
(a)-Telle est la moralequej'ai constamment senter ici comme des êtres avilis ct sans
préchée dans toutes mes lettres, et -cepen- possersioas, toujours prêts à vous souledant, MM. Page et Brulley n'accusent
d'avoir porté les hommes de couleur à la
révolte , de leur avoir fourni des armes, 2 en
un mot, d'être P'instigatenr de tous Ics trou- (a) Ils ont supprimé ici la suite.
bles de cette colonic. Si les colons blancs (b) Ils ont supprimé le mot pairiotisme
eussent fait-seulement la millième partic de qui suit le mot zèle.
ce que j'ai fait et écrit pour maintenir la (c) Ilya démarche, au lieu de demande,
paix dans les colonics, janais elle n'y eût ce qui change tout.
été troublée, et nous ne gémirious pas au- (d)Ily a dans l'original, pour faire fice d
jourd'hui de ses désastres.
tout ici , ce qui comprend le don patriotiqne
(b) C'est l'archevéque Thibaut.
ctautres dépenscs mentionnéesdans BIA lttre.
ce que j'ai fait et écrit pour maintenir la (c) Ilya démarche, au lieu de demande,
paix dans les colonics, janais elle n'y eût ce qui change tout.
été troublée, et nous ne gémirious pas au- (d)Ily a dans l'original, pour faire fice d
jourd'hui de ses désastres.
tout ici , ce qui comprend le don patriotiqne
(b) C'est l'archevéque Thibaut.
ctautres dépenscs mentionnéesdans BIA lttre. --- Page 27 ---
(15)
vous ont ôté tous verconti'eux avec les esclaves (14).Mir,
reprechc - puisqu'ils
moyens dc veus instruire, en faisant dé- nics chers compatriotes, vous vous defenfense d'envoyer en France vos cnfans (a): driez (a)bien niicux parvos actions. que
pour ie vicc de la naissance qu'ils nous par ma foible plume.
reprochents:je dis que c'est encore à.cux Au reste (Cerivoit-il aux mulitres de
àen subir la peiae,s'il devoityen avoir; Saint-Doningue le 4mais 1791, enleurdecar, dis-je, quel cst le plus coupable, mandant Nne contabution de 7.398.0001.
ou de cclui qui vit en coucubinage - ou et le paiement de s3,erolie.delettics dc
del l'innocent à quiil donnel lavie? Quant changequ'ila avoit tirécs surcingefentr'enx
aux mccurs, dis-je, nous naissons sans pour frais d'impressions.,) si j'étois assez
vices ; et 6i nous cn avons, CC ne peut malheureux pour n'avoir pas votre conêtre que des blancs de qui nous les te- fiance dans T'emploi de ces fonds, je vOUS
nons (14); MAIS, MES CHERS COMPA- supplie de we-ineb@padegeiorias,
TRIOTES, vOUS VOUS DÉFENDREZ BIEN Ilest nécessaire quc pour une altaire ussi
MIEUX PAR vos ACTIONS, QUE PAR MA majeurc, ily ait ici plusicurs des noires,
FOIBLE PLUME. Nous ne sommes pas peisonnes de couleur de confiance. Mais
maîtres de notre naissance,. donc on ne je vous préviens qu'ilsera on ne peuti pas
peut nous la reprocher 3 et l'esprit plus nécessaire qu'ils paroisse: ent icid'une
philosophique qui règne cn France ne certaine manière,qu'ils aient au moins une
fait plus de crine à celui qui n'est pas voiture. 11 faut qu'ilsp puissent,sans afficher
né de telle manière. Noslumières, hélas!,le luxe de la table, donner à dincr à bien
elles ne dépendent que de l'éducation des personnes - soit de celles qui pourqu'on'donne aux individus; ainsi ccla est ront écrire, soit à celles dontl'opinion
encorc hors de notre pouvoir, jusqu'à un peut influcr sur le général, Je nc saurois
certain point. Mais nos moeurs, 1 nos vertus trop vous le répéter. Tout cela cst nécesdépendent de nous - on peut et on doit saire, etje vous avoue ques sans toutes ces
être honnéte homme, bon père, bonami, choses de ma part, jan'auroiapastouné
bon frère, bon patriote, humain ;enfin, des soutiens Ct des appuisànotie cause.
réunir toutesles vertus. Toutesces qualités Fin de tout CC qu'ont dit de ma lettre,
yous pouvez vous les donner, mes chers
MM. Page ct Brulley.
compatriotes; ctj'espère que, puisque c'est
là le scul côté parl lequelon pcut vous at- ()lly a dans r'original défendre: au lieu
taquer, vous vous rendrez invulaérables de defendrie: 7 cequi présente un sLuS different.
Telles étoient les' loix dures qui ré- (b) Ce paragraphe est ce qu'il y a de plus
(a)
les
remarquez avec
perfidie, avec
hommes
gissoient les
de couleur 1 et atroce;
quelle
colons blancs veulent faire croire que ce quels soins 2 quelles rcinde MM. Page ct
mêmes hommes de couleur ne Brulley ont été prendre dans différens ensont ces
qui
veulent pas de la révolution. A qui pourront- droits pour composer cette diatribe.
ils le persuader ?
(c) Ii y a pour faire toutes les courses.
ce qu'il y a de plus
(a)
les
remarquez avec
perfidie, avec
hommes
gissoient les
de couleur 1 et atroce;
quelle
colons blancs veulent faire croire que ce quels soins 2 quelles rcinde MM. Page ct
mêmes hommes de couleur ne Brulley ont été prendre dans différens ensont ces
qui
veulent pas de la révolution. A qui pourront- droits pour composer cette diatribe.
ils le persuader ?
(c) Ii y a pour faire toutes les courses. --- Page 28 ---
(16)
Pour répondre à toutes les calomnies. de ce côié, et hors de tout reproche. de MM. Page et B. nileys je fais impriDans une de mcs précédentes, très-dé- mer toute ma core spondance avec Ics
taillée, je vous faisois, observer qu'il y
de mes co ommettans ct les pièque la présente lé- réponses
Avant tout,je
avoit toute apparence
notre ccs qu'ils m'ont envoyées. diécnt
gislature de France ne jugeroit pas
demanderai à ces inessieurs, qu'ils
uffaire. mais que la prochaine le feroit. mission ils ont eue de T'assemblée
convaincu, d'après le quelle
mettent comme moi
J'en suis plus que
des commis- coloniale 1 et qu'ils
dernier décret qui envoye
toute leur correspondance au grand
saires dans. les Colonies. Vous jugerez,
qu'avant leur mission remplie ciléur rc- jour. de prouver par cette
près de huit mois. 11 Pour moi,j'offre
tour, il s'écoulera
1°. que dans tous,
faut donc à cettc époque que nous soyons mêmc correspondance, et .cs,loin d'avoir. icii ct vous n'avez pas de tems à mes écrits, - privés publ. ie couleur à pren-. préts
les députés que vous aurcz provoqué les citoyens
blancs,
perdre pour
: dre les armcs contre les colons
a cnvoyer 1 ou à nommer légalemeot: suivre
ont accusé les citoyens Page. pour faire passer des fonds, pour
commem'cn je n'ai cessé au contraire de
avec plus de fruit que nous n'avonsja- et Brulley; la
à la patience et
affaireipour pouvoir faire Jes exhorter à paix,
:
mais fait, notre
les faire
aux décrets nationaux. Qu'en
faire beaucoup d'ouvrages. 1 ct
àl'obéissance
couleur ont tout souf
distribuer. avec profusion. Cc n'cst que effet, les hommesde
leur resTon parvient à éclairer fert, et ont toujours su contenir
par ce moyen que
ne pas entraîner la Co,
et former T'opinion publique, sentiment 1 pour
les essentielle esprits à fixer pour notre cause que lonie à sa perte. si
confondue avec cclle
lcs
germes des trouont
2o, Que premièrs
nos ennemis
de vous
y ont été portés
des esclavesJaitirés sur plasieurs li bles de Saint-Domingue députés à l'asune somme de vingt cinq mille par une lettre des colons
de Verpour tournois pour tous les frais seule. sembléc conuituantesletre écrite
vres
ont été faits jusqu'à ce jour, sailles en août 1789: que les premiers difment qui
je me suis rendu cau- troubles n'ont commencé que par les
ct pour Jesquels vous ne screz pas as- férends qui se sont élevés entre les blancs
tion.
bles de Saint-Domingue députés à l'asune somme de vingt cinq mille par une lettre des colons
de Verpour tournois pour tous les frais seule. sembléc conuituantesletre écrite
vres
ont été faits jusqu'à ce jour, sailles en août 1789: que les premiers difment qui
je me suis rendu cau- troubles n'ont commencé que par les
ct pour Jesquels vous ne screz pas as- férends qui se sont élevés entre les blancs
tion. J'espère que faire
ces
icur peu de politique
pour me supporter eux-mâmes, et par
sez injusies
encore à tous ceux de
à Tégard de leurs es:
frais, et les ajouter
ct précautions
les citoyens
j'ai été obligé de faire en mon par- claves : qu'à cette époque,
que depuis sept ans, tant pour mes dc couleur demandoient avec soumission
ticulier
de domicile. 1 ven- différentes assemblées des paroisses
voyages, changemens rachat d'autres ct tout aux
à la régénération des Frantes de meubles,
être de participer
J'ai dosc tiré, pour gais; qu'ils
ce
Restbspreontratiaye
quis'ensuit. la Colonic, Sooo.liv. réparti dans toute
autantsur yavoir prétendu. ct les diftournois sur Louis Boisrond,
3°. Que lcs colons blancs,
Labadie, autant sur Bonrri aux Cayes,
sur --- Page 29 ---
(17)
de
férentes assemblées coloniales, depuis In
sur Benoit midi aux Cayes Jacmel,
n'ent cessé de vexer el tyautant enfin sur les fières Larivoire à révolution. ranniser les citoyens de couleur; que ces
Baynet. J'espère que vous vous arrangerez
coloniales se sont tonde manière à ce que ces lettres de change mêmes assemblées
les
car si elles ne T'étoient jours cpposées.par les moyens plus
soient acquittées;
à l'exécution des décrets natiopas,. je vous Pavoue avec regret, ce se- violens,
citoyens de couroit perpétuer lidie que les blancs ont naux qui accordoientaux
la
ici de notre classe; et vous leur la joujssance des droits que nature
voulu donner
ni sol- d'accord avec les loix, leur donnoit : que
ne trouveriez plus ni défenseurs, -
des
du nord et de
liciteurs. Je mesuis appuyé pour tirer ces les députations parties vouloient
l'ouest T'assemblée coloniale,
traites,de votre dernière, - qui me dit que
à
faire égorassembler
me laire lui faire prendre un arrêté pour
vous allez: vous
pour
tous les citoyens de couleur ; que
l'envoi d'une somme pour suivre notre ger
assez malheu- cette motion violemment appuyée par
affaire. Au reste - si j'étois
n'a été adoucie
votre confance dans GCs deux députations -
reux pour n'avoir pas
les craintes
fait naitre la dél'emploi de ces fonds, 1 je vous supplie de que par
qu'a
hommes
putation du sud; de pousser ces
nouveau de vouleir m'adjoindre quelbien
nombre
le demande même en à bout, étant en plus grand
qu'un : je vous
dans cette
- que les blancs.
Au reste - si j'étois
n'a été adoucie
votre confance dans GCs deux députations -
reux pour n'avoir pas
les craintes
fait naitre la dél'emploi de ces fonds, 1 je vous supplie de que par
qu'a
hommes
putation du sud; de pousser ces
nouveau de vouleir m'adjoindre quelbien
nombre
le demande même en à bout, étant en plus grand
qu'un : je vous
dans cette
- que les blancs. grace; et vous ne pouvez vous en dispartic assassinats commis
penser. (a) Il est nécessaire que pour une 4°. Que les premiers
blancs
affaire
majeure il y ait ici plusieurs à Saint. Domingue , l'ont été parles
aussi
Ainsi, sur leurs scmblables, et ensuite sur les. des nôtres, personnes de confance. hommes de couleur; quel le génèral Blannc négligez pas cet avis; mais je vous
cochelande, d'accord avcc T'assemblée
préviens qu'il sera on ne peut pas plus
sans cesse les
ici d'une cer- loniale du Cap - faiscit
nécessaire qu'ils paroissent
les incendiaires et les
taine manière; et qu'ils ayent au moins proclamations plus
toules les courses plus virulentes contre les citoyens de conune voiture : car à
Blanchelande et cette même
qu'on a à faire,. en 110 sauroit 5 tenir. leur ; que
à Ja
de cela, il faut qu'ils assemblée coloniale sc sont opposés
Indépendamment
le luxe de la ta- loi du 15 mai; qu'ils ont osé faire des
puissent, sans afficher
à bieu des menaces de sacrifier la colonie plutôt que
ble, pouvoir donner. à diner
soit de celles qui pourront de s'y soumettre. personncs, celles dont l'opinion pcut 50, Que ce n'est que la mauvaise foi
écrire, soit à
d'indépeninfluer sur le général. Je ne saurois top Torgueil etles vues criminelles
dance des Colons blancs, endettés 1 ruinés et contre-sévelationaites ; leur refus
d'obéir aux décrets nationaux 9 en mécon-
(a) Est-cc là le langage d'un liomme qui noisentlautorité nationale exprimée par
eonnoit le prix, de l'or 1 et qui-vent faire sa
du peuple;
bourse ainsi le veulent faire enterdre l'organe des représéntans
, que
en.
orgueil etles vues criminelles
dance des Colons blancs, endettés 1 ruinés et contre-sévelationaites ; leur refus
d'obéir aux décrets nationaux 9 en mécon-
(a) Est-cc là le langage d'un liomme qui noisentlautorité nationale exprimée par
eonnoit le prix, de l'or 1 et qui-vent faire sa
du peuple;
bourse ainsi le veulent faire enterdre l'organe des représéntans
, que
en. sc
enfin de vouloir intérMM. Page et Brulley? 2
permettant
C --- Page 30 ---
(18)
vous le répéter: tout cela est nécessaire. prêter leurs décrets du 24 mars
J'ai remis' à l'an des commissaires) pour qu'ils ont conduit la colonie à l'état I790 mal- 1
lcs colonies, des notes qui serviront à heureux où elle sc trouve.
notre cause 1 pour laquelle il est favora- 6°. Que l'assemblée coloniale du Cap,
blement prévenu ; car, comme moi,en a appelé les Anglois dans la Colonie ;
1785 et1786 il adressoit des mémoires à qu'eile s'est paréc des couleurs de cette
M.1 le Maréchal de Castries en faveur des nation 1 ciceàlépoque du refus qu'elle
gens de coulcur de Cayenne, où il étoit faisoit d'obéir à la loi du 15 mai.
alors au conseil. Vous voyez que je ne Que les hommes de couleur au connéglige rien pour notre cause commune, traire - n'ont cesséde manifcster leur voeu
ct queje saisis toutes les occasions pour pour rester inviolablement attachés à 1a
la servir. C'est à M. Brissot à qui je dois France, de se soumettre avec résignation
la connoissance du commissaire appelé à tous les décrets nationaux; de ne reconM. Lescalier , le plus parfait honnéte noitre d'autre autorité que celle de l'as-,
homme que je connoisse. A ma première semblée nationale, et de se dévouer en
entrevue je lui donnai les raisons les plus entier au salut de la patrie qui les régéfortes pour prouver le droit des gens de néroit; qu'ils ont donné plusieurs fois
couleur au rang de citoyen actif, Il m'in- des preuves de ce dévouement, notamterrompit, en mc disant que je préchois ment après la journée du 22 décembre
un converti, ct, qu'il l'étoit, depuis qu'il 1792, après avoir été attaqués ct fusillés
connoissoit lcs celonies.
au Cap 1 à l'improviste par leg blancs 3
Je reviens, pour une dernière fois, au le lendemain ils ont volé pour combattre
DON PATRIOTIQUE ET AU MOYEN DEL'EF- les révoltés qui marchoient sur le
FECTUER.
Cap;
M.MAHON, QUI PASSE ASAINT- etque les blancs ont refusé d'y marcher.
DOM*NGUE EXPRES, et qui, comme je Finalement, de faire observer
vous l'ai dit, laisse sa famille ct aban- citoyens de couleur, toujours de que bonne lesdonne sa maisen de commerce pour ce foi, se sent empressés plusieurs fois; de
projet, doit être dédommagé (a) ample- venir jurer aux représentans du
ment de tous les sacrifices qu'il fait, et qu'ils oublioient toute hainc et tout peuple
quisont beaucoup plus considérables que sentiment contre les colons blancs, rcsvous Ile pensez. D'après cela, j'ai donc ne s'occuper que du salut de la chose pour
pensé que vous ne poaviezveusdipsaser publique ; que tous mcs écrits ne leur
préchoient que cette morale : que les
hommes de couleur dans les colonics ont
(a) Après une déclaration aussi formelle pris, d'eux-mêmes, une infinité d'arrêtés
et aussi souvent répétée dans cette lettre sur tous tendant à prouver leurs intentions
le don patriotique 2 comment MM, Page et à ce sujet, cc que les colons blancs n'ont
Brulley ont-ils pu chercher à persuader que jamais fait.
les sommes demandées étoient pour une autre Que les citoyens de couleur, quoique
destination ?
moins riches que les colons blancs, ouw TT7
(a) Après une déclaration aussi formelle pris, d'eux-mêmes, une infinité d'arrêtés
et aussi souvent répétée dans cette lettre sur tous tendant à prouver leurs intentions
le don patriotique 2 comment MM, Page et à ce sujet, cc que les colons blancs n'ont
Brulley ont-ils pu chercher à persuader que jamais fait.
les sommes demandées étoient pour une autre Que les citoyens de couleur, quoique
destination ?
moins riches que les colons blancs, ouw TT7 --- Page 31 ---
(19)
de lui donner une commission sur la to- bliant leurs pertes et leurs malheurs
talité de la contribution dans la propor- offert à la nation un don
1 ont
tion suivante : dix pour centsur les deux se fût cffectué depuis patriotique, qui
premiers millions;
leng -tems, sans
cing pour cent sur les toutes lcs' entraves qu'y ont apportées les
deux seconds, et deux et demi pour cent blancs, en empéchaat toute
de
sur les deux derniers.
espèce
communication entre les citoyens de cou-
(7) Par mon dernier plan,je vous pro- leur.
pose de diviser la contribution en trois par- Que les hommes de
ties : un tiers
couleur, enfin 1
comptant ; sur ce pre- ont formé entr'eux en France, un
mier tiers 1 vous payerez la commission de trompes pour voler
corps
de dix pour cent comptant à M. Mahon, frontières dans
au secours de nos
le second tiers de la contribution
un moment pressé; que
six mois
payable ceux que leur ige empêchoient de suivre
après le premicr ;et à cette épo- un si beau
ont
que, - la commission de
mouvement, 1 contribué
cinq pour cent par des doas patriotiques à la
scra payée à M. Mahon. Le troisiéme de ce
formation
tiers
corps qui sert, , avec distinction 1
payable un an après le premier; et dans ce moment dans la Vendée ; les
à cette époque, - sera payée la commis- colons blancs au centraire n'ont que
sion de deux ct demi pour cent à M. sous différents
cherché,
Mahcn. Observez
prétextes, qu'a tirer des
que cette commission sommes immenses de la nation: ;
sera prélevée sur la totalité de la contri- mais venir à son
sans,ja-"
bution.
secours,i en hommes,
Le scul
ni en argent ; ils ont même refusé de faire
moyen d'éxécuter cette con- le sacrifice de leur orgueil, 7 qui cût sauvé
tribution. 1 c'est de faire 1 dans chaque les colonies.
quartier, une liste de ceux qui doivent
payer 1500 livres, Ieur demander deux
obligations de pareilles sommes; et quand
vous aarez les obligations de chacun, un
d'entre vous se chargera de les déposer
entre les mains du général, en lui écrivant une lettre dans laguelle vous le prierez
defaire connoitre efficiellement à l'assemblée
nationale votre acte de patriotisme, qui, sirentipaecaniti.aseriti let mérite. Quant
au tiers comptant, vous pouvez oul'enveyer,
ou le reruettre au général; c'est comme vous
T'aviserez; mais je vous observe que sur
cette totalité vous devez trouver la commission de M. Mahon, dequoi ensuite
témoigner votre reconnoissance à vos défenscurs, ainsi que les frais de vos fréres.
le prierez
defaire connoitre efficiellement à l'assemblée
nationale votre acte de patriotisme, qui, sirentipaecaniti.aseriti let mérite. Quant
au tiers comptant, vous pouvez oul'enveyer,
ou le reruettre au général; c'est comme vous
T'aviserez; mais je vous observe que sur
cette totalité vous devez trouver la commission de M. Mahon, dequoi ensuite
témoigner votre reconnoissance à vos défenscurs, ainsi que les frais de vos fréres. --- Page 32 ---
s4 L7
20 )
Vous savez ce que jevous ai dit dans toutes mes lettres.
Cettelettre serayrsiaemblabjement pré.
cédée par une autre de moi que Messieurs
les commissaires nommés pour aller rétablir l'ordre dans les colonies, m'ont demandé de vous écrire ,' 'avec promesse de
vous la faire remettre par Ia voie du général. Cesera une circulaire tendante à vous
engager de continuer de vous montrer, ce
que vous avez toujoursété, amis de lordre,de
la tranquillité et bons patriotes.
Je vous embrasse, cic.
P. S. Un nouveau libelle des colons blanes vient de m'être remis 1 il est
Tarchevèque Thibaut. Ce second libelle a été fabriqué et calquésurcelui de MM. signé T
et Brulley. En prouvant, comme je viens de le faire, la mauvaise foi
Page
de ccs denx derniers 1 c'est prouver également celle du dernier.
et la perfidie
On vient de voir quels moyens ces MM. avoient employés pour
EN
ALTÉRANT, TRONQUANT, TRANSPOSANT MÉCHAMMENT, des passagesd'une m'inculper; de mes letHCS:ENAJOUTANT MÉME PLUSIEURSMOTS, quandils en ont eu besoin
dessein. Telle a toujours été la mauvaise foi des colons
pourleurperfide
dans tout ce qui concerne les colonies. J'observe dans blancs les 1 mes adversaires,.
libelles de ces colons blancs. 1 ils n'ont nullement répondu que à tous deux les faits volumineux
dans tout ce que j'ai écrit sur l'origine des troubles de
consignés. La
est simple + c'est que tout ce que jai avancé est prouvé Ssint-Domingue. des pièces. raison
déposécs au comité de marine.
par.
originales.
Voyez mon dernier mémoire sur les causes des troubles de
à ce comité dans les premiers jours du mois de juin- dernier. SntDemingesadicnts ct que les colons y. répondentcathégoriquement, écrit.
, ainsi qu'à tous les faits consignés dans tout cc. que j'ai. --- Page 33 ---
CORRESPONDANCE
d YAa
DE JULIEN R AIM O N-D,
AVEC SES FRÈRES,
DE SAINT-D O 1 MIN G UI E,
Et les pièces qui lui ont été adressées par
Cux.
A' PA RIS,
De lImprimerie du CERCLE SOCIAL, rue du ThéâtreFrançais, no, 4.
(I'Ax DEUXIÈNE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.) --- Page 34 --- --- Page 35 ---
E794
RIS32
1-SIE --- Page 36 ---