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Job Carirr Birolmn
Aibrag
Grown Ininersitg
slequired with the assiftance oftbe
Hihie Spulk Bhat
Fund
Jous CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
06-92
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L E I T R E
A,M. le Vicomte de' PONTEVES-GIEN commanaant les Forces Navales aux Ifles du V'ent.
'A St. Pierre, 2 Mai, 1790.
MONSIEUR LE VICOMTE,
TEV viens de lire, non fans quelque furprife, une Addrefe
qui vous a été. prifentee, par la pretendue Allemblée Génèrale, feante à Fort Royal, muis ayec plus de
Surprife encore la, réponfe que vous avez daigns y faire le
25 Avril,
Qu'une Affemblée méconnue par une portion très confidérable de la Colonie, par la portion, la plus'riche, la-plis
peuplee, et la plus intéréffante rélativement a: Com.
merce de lai Métropole, que eette Aflemblée, pretendue
ginirale quand cllen'eft quepertiollys'agits et fe tourniente
pour fe donnér del'importancee et le faire des partifans, on ne
doit pas en être étonné; mais qu'un Militaire en quil l'on reconnaits généralenent del'e(prit, des talens, des Coonaillances, dela facilité quit fet pique de Patriotifine, de franchife d'af.
fabilité, qui affeéte meme quelque fois dela Bonhommie, rcconnaife folemnellement cette monftreufe et irrégulière affemblée, qu'il s'abaiffejufqu aPaduler, et qu'il foit flattéde
fon opinion, et de fes' carelles; qu'oubliant tout àla fois
fes Obligations, (es principes, du moins ceux qu'il
ar manifeftesj jufqu'à préfent, non fculement il prend parti
dans une difcufion qui devrzit lui être étrangire; mais
qu'ilfedéclire le Partifan, le défenfeur le vengeur mêmede
cette Allemblée illégaie à laquelle on eft redevable dc tous
ks suawx qui nous alligent; qu'il traite de perturbateurs
geux
LmTNGR
-
Patsront
-
Kevengus
Tarstarw
ftesj jufqu'à préfent, non fculement il prend parti
dans une difcufion qui devrzit lui être étrangire; mais
qu'ilfedéclire le Partifan, le défenfeur le vengeur mêmede
cette Allemblée illégaie à laquelle on eft redevable dc tous
ks suawx qui nous alligent; qu'il traite de perturbateurs
geux
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Kevengus
Tarstarw --- Page 8 ---
EPION
2 )
'ceux quii font réfraéaires a fes
ne croyentp pas devoir les reconnaitre prétendus et décrets, ceux qat
glément candis qu'il qualifie Hhabitans s'y foumettre aveuveulent s'arroger un empire ablold ct delpotique paijibles ceux fur qui
jaug Concitoyens, deleur ceux qui prétendent les, faire. plier fous Jeurs le
allujettir, d'employer opinion, ceuxqui la ferce ne 'craignent pas, pour ledy
dans les Campagnes les bras deftinés et la Contrainic, d'armer
tirer dans nos viles une clalle d'hommes àles cultiver, etd'atfureur devrait en tenir éloignée; ceux qui 6fent que affaillir la avec Politique
arrivér, indecente, pour le forcer un Chefreipeclable au moment de une fon
tionner, fans. delai, fans d'adopter examen leurs: leurs principes et de fancqui ne fe montrent avec tant
travaux; ceux enfin
bitana de St. Pierre. que d'acharnement contre :les thae
anciers de fortes Sommes, parceque et ceux-ci fent leurs cré,
ed l'audace et la malhonnèteté que de par çette: raifon, ils ont
fion qui n'était dans le fait autre chofe faire avec eux une feils
honteufe, qui déconcerte C'eft l, M. le Vicomte ce qu'une qui banqueroute
qu parait toutes les combinatifons, tous! les furprend, ce
reflechir dans inexplicable ces momens à ceux qui fe éonnent caiculs, ila peine etse de
Mais p-rmettez, M. le de Vicomte, troubles, et de confulion.
cette Claffe penfante, d'ailleurs
à un individu de
et de vos qualités perionnelles de admirateur de vos vertus
firvations.
yous faire quelques ObJe n'ayais jamais confidéré
dant des forces navales dans jufqu'a ces préfent le Commanindipendant, libre de fc porter de lui mers, comme un Chef
lui plairaity d'attaquer ou de défendre meme à par tout oû il
titre pour s'immifcer dans le regime intérieur fon gré; ayant
et pouvant fe méler des difcuflions
dela Colonic
bitans, Admirez! ou plutôr, plaignez particulières de fes HaJe croyais binnement que cc commandant mon ignorancel
vait agir que de l'aveu, cu
de merne pouGouverneur -ds la Colonie, dumoins, avec le conceurs-du
qu's était méme dircélement
fout
re meme à par tout oû il
titre pour s'immifcer dans le regime intérieur fon gré; ayant
et pouvant fe méler des difcuflions
dela Colonic
bitans, Admirez! ou plutôr, plaignez particulières de fes HaJe croyais binnement que cc commandant mon ignorancel
vait agir que de l'aveu, cu
de merne pouGouverneur -ds la Colonie, dumoins, avec le conceurs-du
qu's était méme dircélement
fout --- Page 9 ---
( 3 )
fous ces ordresibeaucoup. d'igards, et qu'il aurait manqué
à la fubordination, aui ant qu'a la prudence, s'il s'ctait
écarté de cette régles que" d'ailleurs ce même Commandant Maritime etaitentièrement étrangèrà l'adminitlration
intèrieure de la Colonie, qu'il 3 aurait eû la grande
à lui de veuloir s'en méler, et que decifions
Ras
ialadrefle
dans cette partie pouvaient être régardees comme nulles, et
recufees par les Citoyens i qu'en tems de Guerre il devait
contribuer de toutes fes forces à la défenfe de la Colonie,
qu'en tems de paix, (a miffion (e bornait a faire ré(pedter
Je Pavillon du Roi dans ces climâts, età protégerle Commerce de la métrople contre les entrepriles des Interlopess
D'après cette façon de penferje vous felieitais intérieurement, M.le. Vicomte fur le rôle paifible et fatisfaitane
que vous alliés jouer à votre retourau mois d'Oétobre dernier. Tranquile Speétateur de nos troubles (fur lefquels
votre Patriotilme- vous aurait feulement fait. gémir) vous
n'auriez pris d'autres titres que ceux de Modérateur de
Conciliateur, de Pacificateur, Titres qui convenaient à
votre caraétère, et qui vous honoraient infiniment aux
yeux de tous. Du: refte vous renfermant fcrupuleufement
dans vos devoirs, vous auriés déployé en faveur du Commeree de la Metropole toute l'étendue de protection que
vous lui deviés, fur tout dans ces momens facheux, fi nuifibles à fes intérêts, fi contraires à fes opérations, fi ruineux pour fes armements, fi décourageant pour fes Speculations; vous auriés attendi avec lageffe et patience les ordres ou réquifitions du premier Chef de la Colonie pour la
marche eti'emploi des forces qui vous font confiés, bien
décidé cependant en vous mêne à réfifter à ceux de ces
ordres qui contrarieraient les principes de l'heureufe régenérationquis'optre, bien plus encore à tout ce qui pourrait
entretenir, ou faire revivre ceux de l'affreux défpotifme
Hous le quel nous gemiffions.
Je vous ai. và, M. le Vicomte, avec un plaifir indicible
fuivre pendantguclque semscelie marche furç fage ct modéret
umINOR
Pataromt
Kevengus
Jorstarw
fifter à ceux de ces
ordres qui contrarieraient les principes de l'heureufe régenérationquis'optre, bien plus encore à tout ce qui pourrait
entretenir, ou faire revivre ceux de l'affreux défpotifme
Hous le quel nous gemiffions.
Je vous ai. và, M. le Vicomte, avec un plaifir indicible
fuivre pendantguclque semscelie marche furç fage ct modéret
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Pataromt
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( 4 )
tée elle vous attirait P'eflime, la confance: et-le
des
partis avec tranipert oppeles. La Ville de St.:Pierre. vous a rélpedt vû arrivec
placer pour aller Jorfque lui vous avés pris la peine de vous déa
çceurs ont vôlé zu devant porter de des Pareles de Paix, tous les
été remplics de votre éloge, et vocs, fans doute toutes les bouches ont
pleinement dans. vetre entreprife, vous eulliés vous cuflies,réufli
cette époque les fruits de votre lage
receuilli à
eu le de chaque côté, la même bonne foi, conduite, la même s'il y avait
même defir d'union et de repos.
franchife,
Par quelle fatalité, M.le Vicomte, faut-il
abjuiant ce caraétère de neutralité,
Iqu'aujourd.huip
yous vous jettiés teut à ceup dans quivous les rendait.f fi cher,
duë Affemblee génerale, vous réceviés fes bras carefles de. la prétenct infidieufes, et vous la comb iés des
perfides,
ayez vous pû décider feul cc qui partage vôtres? tant Comment
differentes, Nationale ce qui partagera peut-être celle d'opinions
lité de elle 111 ême, je veux dire la, légalité, del'Aflemblés ou
P'Affemblée du Fort Royal ? Mais allons l'illégament, et voyons fur quoi vous appuyés votre douces
cette Aflemblee,
adhéfion à
Colonie, Ye crois, dites vous, quocs qui exmpgft
la
Jontles Habitans Cuitivateurs. sfinticllement
les Habitans Cultivateurs font une Ouls, fans doute,
lonie, mais ils ne la compofentpas partiecfenticle à cux feuls. de la Caries-vous pour sien les Villes ct Bourgs? Ceux Compteilpasrg habitent font ils des etrangèrs à la Colonie ! N'en qui font- les
galement partie ? La Vilede St. Pierre, par
ple, ia qui contient du moirs la moitié de la Population exem- de
quelque Mlartinique, chofe? ne vaut-elle pasla peine d'étrc comptée pour
yous, Lagrand Majorité (celle des habitans yA rianit, ajoutés
majerits Comment des Tentendes-vousy M, le Vicomte, fi c'ef la
qu'eils exifte; Parcifies, fi c'eit ceile a des la bônné heure, Je conviens
individus, dans lelquels js
civis
la moitié de la Population exem- de
quelque Mlartinique, chofe? ne vaut-elle pasla peine d'étrc comptée pour
yous, Lagrand Majorité (celle des habitans yA rianit, ajoutés
majerits Comment des Tentendes-vousy M, le Vicomte, fi c'ef la
qu'eils exifte; Parcifies, fi c'eit ceile a des la bônné heure, Je conviens
individus, dans lelquels js
civis --- Page 11 ---
t 3: $
ero'sdevair comprendre.Feux des Villes, cette majorita
n'exifte.affurement p3s, etie vous previens que P Anemblee'
nationale n'en, connait, pas, d'autre que cell: qui procède te'
ia Population.
Cetle. Majorite, trolie ou, non, forme fuffamment, fuiyantvous, une Ajemblés Ginérale.
Voila encere une quelion décidée bien leftement, M. le
Viconte, croyez-vous de bonne foi qu'une Affeinblée conire-laquelle. t tiersdel la Coloniie en Pareifis, et plus de la
saitit enpepulatian, reclament 'co. famment foitlune Affemblée générale luffifante, ? Croyez.v vous' qu'elle puille
étre réconnue telle par PAfemblée nationale et. quc ics décrett; fesarretes, fes cahiers puiffent jamais étre confidére
comme le vceu de la Colenie entière? Vous avez trop
d'elprit, veus etes trop, éclairé peur former un parcil
raifonnement,
Centinuons, Jen'ignere pas, 'dites vous encore, que le
flus grand nonibredeceux guijant enclavés dans les Paroifis
difidentes athérent de Cocur.
: Ye n'ignore pas, c'elt dire à peu près, M: le Vicomte,
que. vous ell etes Jar. Cette affertion me parait bien
hardie." Vous n'igncrés done pas qtie le plus grand nombre, c'eft à dire la Majorité dcs Paroiffes diffidentes adadhèrent de caeurà l'Affemblée du Fort Royal? Vous 2vez,
fans doute, fait faire des récenfemens bien exaéts de ces
Paroiffes?, Vous vous etce zfluré du nombre de ceux qui
adhéraient de cceur à l'Alemblée pretendué générale,
car fans cela, cemment imaginer que vous avanciés un tcl
fail, avec. autant d'ffarance ? Je ne croyais pat je vous
avoue qu'au milieu dus détails maritimes qui.vous cccupent,
vous entrafiés autant dans les détails terrefres qui doivent
vous étre moins familiers, etqui d'aillcurs tie font aucuncment de votre reffort. Cela me corfirme au farplus
cans I'rpinion quej'avais de Puniverfali.éde vos talens ct
Éc Pétendue de vos canna: fances.
Mkise copugs jous lcs calcus foat fjetsà circur, permetLE
- LmTNOR
ln
fitiont
Keveagus
- ura dare
és autant dans les détails terrefres qui doivent
vous étre moins familiers, etqui d'aillcurs tie font aucuncment de votre reffort. Cela me corfirme au farplus
cans I'rpinion quej'avais de Puniverfali.éde vos talens ct
Éc Pétendue de vos canna: fances.
Mkise copugs jous lcs calcus foat fjetsà circur, permetLE
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6 $
faurais tez moi de douter un peu de l'exa@itude du votre."
dans les vous Paroiffes paffer ce plus grandnembre d'individus enclavés Je ne
femblée partielle de difhient la Colonie. qui adhèrent de cdrur i P'ACE
fur cela aux calculs des Meinbres Vousvous du etes trop rapporté
femblée avec lefquels vous' vivez en fociété Comité de cette Afconviens avec vous que dans lcs Paroiffes journa'ière, Je
le monde ne penfe pas également, et.qu'il eft difilentes dans leur tout
le quelques plus grand faux freres mais je.nel laurais convenir que ce fein foit
c'eit le plur Petit, nombres à St. je Pierre crois feimement at: contraire que
pulation : J çrois encoie, que furtoul, dan's ler'Piroiles lien de la grande porent d'efprit et de i "Alembiée il'eft awihi qui des adhà
freres le quiadhèrent 1771 coeur aux principes des
faux
nombre, s'il n'eft pas Li Plus grand, eft au" dillidens; moins que
smfdérabli principalement au Royal
trié
yeux mâme de P"Allemb'ée on a'la Fort hardicfe de ou, fous les
eoime elle, et même de le dire tout ne pas.penfer
rapproehant toutes ces opinionis
haut; qu'ainfi: eri
ment compenfation entre lés Paroilles, diverfes, et ity aura fures
aura pleinement celle qu'elle a manifeftée qu'alors dans chacune
réfpeélif.
le parti
Surverain. L'Aflemblée a poar elle le Gauvernement, et le Confpit
te liyz, ou fans doute, dans cette article une faute de'
d'imprefion. En
copif:
elle le Gaxvernemenh, élle eitsl'Affembie-ne a côk
point pour
comment, et pourquoi elle l'a cû, Guaverneur, Ls et l'on fit
eompofé de deux chefs, du
Gyusernement et de
ef
Orilef très léconnique PAflemb'éen'p Gourerneur, Plitendant,
en peut nème affurer qu'slie s'eft conduit poinerintendants à fon
manièreà ne Pavoir jamais; elle n'a done eu que égard de
forciment; gouvernement, Quant au Confeil, elle ne Fa metifdu cà
c'ehfuraimest gu'ila eniégiftré fes décra's que ct
Eseedioneancesqur qu'ilforf fie
en étuient la fuite, c'eft
Conleil qu'elle exifte; elle n'a donc point forcimens encore le
puifgu'sile nc la pas librement,
Entig
eft conduit poinerintendants à fon
manièreà ne Pavoir jamais; elle n'a done eu que égard de
forciment; gouvernement, Quant au Confeil, elle ne Fa metifdu cà
c'ehfuraimest gu'ila eniégiftré fes décra's que ct
Eseedioneancesqur qu'ilforf fie
en étuient la fuite, c'eft
Conleil qu'elle exifte; elle n'a donc point forcimens encore le
puifgu'sile nc la pas librement,
Entig --- Page 13 ---
( 7 :)
Enfin vous ne devez, ni ne voulez vous féparer de cette
nion aufijude, aufi interreffante que réppedable, et vous
Aniffez par déclarer! la guerre aux ennemis, aux oppelanis védc. cette (ainte. et.i illulte.Afismbée, que vous fenblez
nérer de tout votre M. cceur. Le Vicomte, vous voilà donc corverti 'A vous, merveille, révenez de vos premieres erreurs, vous tournez
le dosà la ville de St. Pierie après avoir favouré fes éloges,
et vousavaléz à long traits ceux du parti contrairet C'elt,
il fautl'avouer, tirer la quintffence du métier, et quelque
opinion quej j'euffe de votre elprit," je ne vous aurais jamais
foupoonne de cette habileté dans ics affaires. la
Mais il ya une Caufe à tout cela, etje crois dèviners Lieutec'eft Pinfulte gratie commife envers M. de Bauregard,
- nant de vaifiau, c'eft cette infulte (fuite d'une imprudence
de jeune homme, et qui n'a toute fois pat été aufli vivement grave
qu'en vous l'a répréfentée) c'eft elle qui a trop écrie,
cma votre, fenfibilité, qui vous a fait écrire, écire, de
vous a fait faire une mauvaife querelle àla jeunelle
3 Pierre, et qui vous iattilé de iapart une jufification la
dans laquelle on vousal blefs; e'eft en un mot, Rebt, vous
cette chienne de Rebes qui vous a remuéla bile, et qui
a: fait fortir de ce caradlère de modéra tion que vous pars'f.
fiés Pourquoi avoir adopté. faut-il çue la réf:xion ne vienne pas tovjours a
notrefécours? ?, elle vous aurait fait apprécier cetie l'aurait affai: e
dei M. de Beauregard ce qu'elle érait; eile vous
piéfentée comme fachetfe, étrien de plus; elle d'offenter vous au- ni
sait perfuadéqu'l n'y avait eû nuleintention
le coips de Ja marine, ni fon chefdans ces mers; quel'em- municipreffement du Maire de S. Pierie, des Officiers
paux et des sutiesperfonnes qui etaient accourusau avait lécours cà
de M. Beauregard, piouvealliz le régret la qu'cu conduite d'une
de le vuir pcurfuivi etaréé; (fuite mais meje P'ai dit de (ort
du Piuple àfon égaid
::
partie iepkudence) ctait d'ailicws sxculabie dins un mcment
g'sfs
LmTNOR
Aetvond
Kerengus
a - ww
paux et des sutiesperfonnes qui etaient accourusau avait lécours cà
de M. Beauregard, piouvealliz le régret la qu'cu conduite d'une
de le vuir pcurfuivi etaréé; (fuite mais meje P'ai dit de (ort
du Piuple àfon égaid
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partie iepkudence) ctait d'ailicws sxculabie dins un mcment
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d'.fervefencetel de
que celui qui exiftait alors, et au
tous les volontaires étrangérs raffiinblés dans milieu cetfe
Ville."
Ah! plurôt, M. le Vicomté, que de yous é'éver contie
cette. citéinterre An de, lui préfenter la réunin
pareil, de ves forces, ef de faire, avec elle uri Sciffion, etlap.
l'afilige d'autant plus qu'ele ne devait pas s'y
gui
que. ne veniés-vous la protéger, la raffurer par aitrendres votre
fence dans ccs momens cruels ou, ménacée d'invafions préà terribles fon les que" les autres, ellea élé farcee plus
Vous fécours :"23 freres les. Patriotes' des autres d'appellee illes 2
aus: é1 préuvé lreconnaillance, que vous Tur
la pour conduite le filenee de M.Is qu'ellea gardé Bar rappert à vous fuil devez. fur
la frégate la
Chexallier et Vaugiraud, commandane
vous oublicr Gracieufe, en ftation à St: Pieire. Pouvezfon épié à la que Comedie, cet. Officier le dimanche fous.vos ordre, a tiré fon
diffant aux propos de M: Duboulet 21 A infulans Fevrier en applau-t
peuple François! Vous: avez alors blame bautement pour le
l'elprit de Parti qui dominait votre fubordonné, fes hialons
intimes avec M. de Viomenil dont il.flattait les projèts
fanguinaires, d'en
et de qui ii follicitait comme une faveur
partager léxécution. Vous avez blame fon adhéfion
aux principes et à la conféj jératien de la'
blee générale, et zujoud'hui vous prétendue de affimvous vousligués avec cette mème Aflemblée changés centre Syféme; vos
bisnfaiteurs. A conibien de' réflexions ne donnés vous
pas lieu, M, le Vicomte? en vous rendant a St.
ealmé vous aurez difipéfercraintes et fes allarmies, vous Pierre, auriés
qui vous par était vos. difeours, par vos Confeils, par la confance
tece
acquift, à toutes fertes de Titres, l'ardeur
rebelle peuple tandis que Pon Vous a peint coinme un pauple
contenu fa vougeanice quil n'étoit dans quej de juftement juftes irrité, vous auriés:
aidé, foutznu, encouragé ces vertuenx burnes, vous aurlés
le zèle devieat quelque fois impu.fusr, magifhats, ert qui
Parce qu'il-n'eft
2Ag
, par la confance
tece
acquift, à toutes fertes de Titres, l'ardeur
rebelle peuple tandis que Pon Vous a peint coinme un pauple
contenu fa vougeanice quil n'étoit dans quej de juftement juftes irrité, vous auriés:
aidé, foutznu, encouragé ces vertuenx burnes, vous aurlés
le zèle devieat quelque fois impu.fusr, magifhats, ert qui
Parce qu'il-n'eft
2Ag --- Page 15 ---
9 )
pas toujours appnyé des moyens defe faire obci", vous auriss
enfin accompliv vos principauxéévciry ceux dela protee or
fpéciale que VOus devez au commerce qui vous tendait lee
bias, et que vousaveziépo.ffé, Vouslesconmailise cesce.
voiis, M. le, Vicomic, vous etes : énétréde lcur étenduc,
de leur importance, ct vous femb'es en detouiner votre
attentioo pour la.fixer toute entière fur cette pertie de la
Colonie, qui 1o11. feulementn'a aucundroit de prifirence
furvous, mais, qui mène n'en a que devesfaiblesa votre
follicitude. O'attendiz vous d'elie? Des adreflt, des
Complimens, 'de bifles.Aatterics, qu'un. homme tel que
svous devrait dédaigner. Livrés vous 2 'impulfion de votie
caradtère, remplifoz vos obligations envers la mé. ropole,
etvous méritercz toute fa réconnaifince: des milliersde
voix s'éleveront pour. vous, on cherira, on bénira V) ptra
nom, ets'il. vous faut-de douces, jouiffances, vous suiss
toutes ealles que procure un conduite pure fcrmie, ct. iurc-
:
rBrochable,
Cc n'oft pas ji, je l'avoue. M. le ( Vicomte, le langage quel l'on voustient au Fert-Royal; mais c'eft celui
del la-vériré, et du: Patriotifine. I eftfait pour votre àne,
etvous Teulfrzécouéavec plaifir, ilya, quelqur 8 moiss
les Serpens dont.vous etes. entourré vous ont fait. éprouver
;peu à peul les effets de leur. vénin; : ils ont (enti de quel
poids ponvait êtie votie opinion dans le Public, ils ont
cherché à lacapter, etyontréuifi: ; eroyez pourrant, que
quelquefoitfon infuencelur celle desauties, on faura em
péler les motifs, etqu'elle n'entrainera quel le petit nombre
de ceux- quin'auront pas éiésfliz clairvoyans pour les bien
*ypreciet-J.fais,: ,avectous les (entimens quivous fontéds,
M. le Vicomte,
votre très huinble, et trèi obeiffant Serviteurg
Un franc et, zôlé Patriote.
:P. S.: Permettez, M. lei Vicomte, que je vous faffe un
prtit répreche: : yous 2vz fort cajolel'Afi-mblée, mais vous
n'aviz rien dit en partieulièr i fon Prefident, furfes vertus
Perfonnellea. Vous aviez aependant un beau Champ à
parcourir. Vous aVEZ aufi oublié fos csice, Migifiàt
asfi intégré que modéré; je vout engage à réparer cetie
omiflien; le (uffrage d'un homme tel. Gue vous eft faie
pour: Aatter, il les confolera de tous les dédains qu'is.nt
icfpirés, etqu'on lgur témoigne uès publiquemente
UmTNOR
fitront
Kevengus
a a arw
aviez aependant un beau Champ à
parcourir. Vous aVEZ aufi oublié fos csice, Migifiàt
asfi intégré que modéré; je vout engage à réparer cetie
omiflien; le (uffrage d'un homme tel. Gue vous eft faie
pour: Aatter, il les confolera de tous les dédains qu'is.nt
icfpirés, etqu'on lgur témoigne uès publiquemente
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06-43 --- Page 17 --- EXTRAIT
Regifres des Délibérations de
Demblée provinciale du Nord de
S
nt - Domingue,
Scance du 17 Mai 1790.
SEMBLEE PROVINCIALE du Nord
pris de nouveau communication des dépàLE
l'Aflemblée générale de la Partie Francaife
t-Domingue, en date du 14.de ce mois
on Déeretlegifarif, du même jour, a agité
tion de favoir > fi le pouvoir légiflarif fupouvait réfider en d'autres mains qu'en celles
lemblée nationale, ets'il n'était pas du deS Repréfentans de la.Province , et conforme
erment, de témoigner leur vive réclamation
reur de PAflenblée générale , et de s'oppour l'intérêt public, A la promulgarion du
onné
legifarif du 14 de ce mois 3 et de rous
qui porteraient l'empreinte d'une fouverail'infui ne réfide que dans la légifature fupréme
nies,
Nation réunie.
par
Temblée confidérant, que le fublime Décret
al, du 8 Mars dernier, en portant le calme
nage
oic dans tous les ceurs des Colons de cette
dance cft devenu pour eux le principe
de leui conduire; que le retard de l'envoi
l déhier,
C de
sxige
les
LmTNOR
fitiont
-
Kevengus
Jardtare --- Page 18 --- --- Page 19 --- --- Page 20 ---