--- Page 1 --- --- Page 2 ---
1 3 -
-
@
a
C
a
-
a
1u 2526
2AEDT E. 0.
Jaln Carter Sratom. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D.45. --- Page 5 ---
Xl.Jctore a .le Pr. Talleyrain. Joives 1814
Faury Wivhriguesur
Pasin 1814
vugue ()
FLOIEPARE
* 5..
drit des Pan lish.be
le 1814
* LyResume du Femrinage en. Genine 1814
*4*
/
autre cditin
doulrer 1814
*3.Rejuratian du Restumme.. eh2.
par w.Palioset de Peauvois Par 1814
* b.vllageres, Kelire suviler Jegrer - lr 1815
Marmuouier Colouicler
Z. daborthe
er Maritmes
te 1815 --- Page 6 ---
AVIS.
Jeme hâte de prévenir mes
plaide dans ce
lecteurs, que je ne
petit ouvrage, ni pour, ni contre la
traite; ni pour, ni contre l'esclavage. On
d'après ma qualité de colon,
pourra,
des sentimens
peut-être, me supposer
qui ne sont pas les miens, ou des
nions que je n'ai pas émises;
opiqu'importe2.Je ne suis
responsable que de ce que j'avance
et
quels que soient mes principes cet formellement;
pas ici quej'ai voulu les faire à
égard, ce n'est
connaître ; j'ai voulu,
par un exemple éclatant, constater le genre de sincérité qu'on porte aujourd'hui dans de
pareilles causes; j'ai voulu surtout signaler lcs moyens dont des
hommes estimables, d'ailleurs, se servent pourles
plaider. --- Page 7 ---
LETTRE
A
SISMONDE DE SISMONDI,
M.J.C.-L.
SUR LES NÈGRES,
DE L'AFRIQUE, CHRISTOPHE
LA CIVILISATION
ET LE COMTE DE LIMONADE;
Vexatus tolies, nunquamque reponam ?
PAR M. MAZÈRES.
A PARIS,
CHEz RENARD, Libraire, rue Caumartin, No, 12;
Et chez les Marchands de Nouveautés.
1815.
a
: --- Page 8 --- --- Page 9 ---
LETTRE
SISMONDE DE SISMONDI.
A M. J.-C.-L.
: Monsieur, que par vos
Jz ne vous connaissais, 9
du
littéraires, et T'historien des républiques
titres
du midi était, à mes
moyen age et des littératures
dans la littérature
un homme très-distingué
yeux,
brochure de vous, intitulée : Noufrançaise. Une
la Traite des Nègres, 7
velles Réfleions sur entièrement livré aujourm'apprend que, presque
tout ce que vous
d'hui à la cause des Africains,
consacré
trouver en vous de forces, sera
pourrez
noble cause dont vous vous êtes
désormais ( ala
chargé )).
de cet ouvrage
Comme le premier paragraphe
de
une espèce de profession
contient, à cet égard, 2
quelquefois à
foi sur les articles de laquelle Jaurai
d'avoir
revenirdans la discussion queje me propose
avant tout, le rapporter ici en
avec vous, je vais,
grande patie.
(
désire avec trop d'ardeur
e Je
>.
calamités sans nombre que je pré-
> prérenir les
I
A .
a
chargé )).
de cet ouvrage
Comme le premier paragraphe
de
une espèce de profession
contient, à cet égard, 2
quelquefois à
foi sur les articles de laquelle Jaurai
d'avoir
revenirdans la discussion queje me propose
avant tout, le rapporter ici en
avec vous, je vais,
grande patie.
(
désire avec trop d'ardeur
e Je
>.
calamités sans nombre que je pré-
> prérenir les
I
A . --- Page 10 ---
> vois ; sauver à
Saint-Domingue de
> massacres: ; au continent de
nouveaux
> velles scènes de
TAfrique de noubrigandage et de
> braves armées
crimes; aux
françaises une
> sairement
campagne nécesdésastreuse; aux colons
) nouvelle
mêmes une
ruine, et à leurs' imprudens
> la perte du reste de leurs
créanciers,
> m'engagerdanslae
capitaux, pour ne pas
discussion autant de fois
> se renouvelle, lever toutés les
qu'elle
objections,
> quer aux réfutations, et
répli-
#
consacrer enfin tout ce
que je puis trouver en moi de forces, à la noble
D cause dont je me suis chargé.
))
e - Sijavais moyen de
> si l'opinion qui flotte
répondre,
encore
> impulsion nouvelle, être
pouvait, par une
> de Thumanité,
entrainée vers le parti
je serais résponsable de mon si-
>, lence; car je n'aurais pas
>
employé tous les
moyens qui sont en mon pouvoir, et
> mes derniers efforts,
jusqu'à
pour prévenir un
> malheur et
grand
Taccomplissement d'un grand
D je me rendrais ainsi, à mor tour,
crime;
>
coupable du
sang qui se verserait >.
: Il faut en convenir, votre
il nes
entreprise est vaste:
s'agit pas moins que d'influer à la fois sur trois
parties du monde; et vous avez, Monsieur,
bien haute idée de la
une
puissance d'une brochure, si
vous espérez obtenir de si grands résultats de la
vôtre, Archimède ne demandait qu'un point
d'ap-
d'un grand
D je me rendrais ainsi, à mor tour,
crime;
>
coupable du
sang qui se verserait >.
: Il faut en convenir, votre
il nes
entreprise est vaste:
s'agit pas moins que d'influer à la fois sur trois
parties du monde; et vous avez, Monsieur,
bien haute idée de la
une
puissance d'une brochure, si
vous espérez obtenir de si grands résultats de la
vôtre, Archimède ne demandait qu'un point
d'ap- --- Page 11 ---
soulever le monde physique, comme
pui pour
de soulever une partie du
vous vous proposez bien
talent comme le
monde moral. Je sais
qu'un
puissant, je sais qu'il pettottcinvôtre estunleviert
à vous dire vrai,
dre aux extrémités de Tunivers;
votre : *
je ne vois pas où vous placerez n
à
cependant
Les têtes françaises que vous avez
point d'appui.
d'après VOS vues 2 toutes
faire mouvoir et à diriger
cela même
les dit, et peit-être par
légères qu'on
pas soffrir en
sont légères, ne viendront
qui'elles
aussi unanimement
masse - à Taction de votre levier
doute P la
Qnimporte, sans
que vous Tespérez.
restera toujours, et votre
gloire de T'entreprise vous sàrement de tant d'innavrée
âme philantropique,
n'aura, pour
gratitude ou lde tant dindifférence, elle-même. La
s'en consoler, qu'à se replier sur
est le
est un véritable culte; et quel
philantropie
quil ne soit pas insensé, , qui ne
culte, pour peu
de ses desservans, 2 un
place pas dans la conscience
Tinjustice des
dédommagement assuré contre
hommes?
à de si hautes destinées. Je ne
Jen'aspire point
de mon silence envers
me crois pas responsable
c'est
du monde : si' je le romps", 2
trois parties
de vous, et que d'un
parce que j'ai à me plaindre
malgré tous VOS
autre côté,je me crois assez fort,
et vos
pour combattre vOS erreurs
titres littéraires,
évidentes. Oui, Monsieur,
injustices, tant elles sont
ane
--- Page 12 ---
jai à me plaindre de vous
comme défenseur d'une
comme colon et
tendre, je devrais
opinion dont, à vous enrougir, quoique des hommes de
génie n'en aient pas rougi. ( Lies
> vous,
colons, ditesrefusent aux noirs le nom
) leurs
d'hommes ;
ouvrages ne soutiennent pas la
> son avec cette race esclâve,
comparaib rieure a celle de leurs
qu'ils croient inféchevaux >.
Ilnes s'agit pas ici de
talent, ce n'est pas là du
moinslesujet de mesplaintes; mais ilmesemble
voilà deux injures, et qui plus est, deux
que
nies. Je ne sache pas en effet
calomjamais
qu'aucun de nous ait
soutenu de pareilles absurdités : nous
mes malheureux depuis
somsommes
long-temps, mais nous ne
pas en démence.
Un colon, dontje ne connais ni le
vragc,, a, disserté, il est
nom nilouvrai, sur les
a déclarés inférieurs
nègres, etles
aux blancs; vous en
occasion de nous accuser
prenez
> colons
tous, et de dire: ( Les
ne rougissent pas
> nègres sont une espèce
d'imprimer que les
particulière,
) à celle des blancs >.
inférieure
Pourquoi donc
ils
rougiraientd'imprimer ce qu'ont imprimé, les uns bien formellement, , les autres
du
implicitement, des hommes
premier mérite, comme je vous le
tout à T'heure? P
prouverai
J'honore les principes que vous
ment se fait-il cependant
professez; com1 .
que tous ceux quis'en dé-
nègres sont une espèce
d'imprimer que les
particulière,
) à celle des blancs >.
inférieure
Pourquoi donc
ils
rougiraientd'imprimer ce qu'ont imprimé, les uns bien formellement, , les autres
du
implicitement, des hommes
premier mérite, comme je vous le
tout à T'heure? P
prouverai
J'honore les principes que vous
ment se fait-il cependant
professez; com1 .
que tous ceux quis'en dé- --- Page 13 ---
ne les défenclarent lesavocats et les missionnaires, répréhentoujours que pardesmoynsr
dent presque
de vous dire, en passibles? car; 3 permettez-moi sans doute avec plus
sant, que, pour me combattre
absurdité dont
on m'a déjà prôté une
d'avantage,
effet si
étais coupable, mais
Jatirois honte en
j'en
J'avais imdont' lienreusement je suis innocent.
primé ceci:
enfant, borné, léger,
C Le nègre est un grand
avec force ni
inconsidéré, ne sentant
> mobile,
sans
ni la douleur ; sans prévoyance,
> le plaisir,
e
dans Tesprit ni dans Tame.
.
> ressort
comme tous les etres
) : : .
. Insouciant
les femmes et la
>
7 le repos, s le chant,
paresseux, -
le cercle étroit de ses goûts;
) parure, composent
:
car les affections
)) je ne dis pas de ses affections,
une dme
dites sont trop fortes pour
>> proprement aussi
réactive que la sienne ).
> aussi molle,
peu
plein de
Eh bien, Monsieur , un journaliste
mais
de politesse, et même dindulgence,
goût,
de cette cause, ne m'en accuse
défenseur prévenu
les nègres n'avaient
moins d'avoir soutenu que
pas
texte ensnitedecequils sont
point d'âme ; prenant du roi, il ajonte: ( C'est
restés fidèles au souvenir
une âme et avec,
ont
) au moins une preuve qu'ils
de
et de raison, il n'est pas permis
> autant d'esprit
> le meltre en doute ).
s'il pouvait Y
Le-compliment serait flatteur,
a -
A a
woa
prévenu
les nègres n'avaient
moins d'avoir soutenu que
pas
texte ensnitedecequils sont
point d'âme ; prenant du roi, il ajonte: ( C'est
restés fidèles au souvenir
une âme et avec,
ont
) au moins une preuve qu'ils
de
et de raison, il n'est pas permis
> autant d'esprit
> le meltre en doute ).
s'il pouvait Y
Le-compliment serait flatteur,
a -
A a
woa --- Page 14 ---
avoir du mérite à broder
lement unea
plus ou moins spirituelabuurdité,etsi, en pareil cas, 2
T'esprit ct la raison pouvaient marcher dailleurs,
oi est donc ici la bonne foi? Est-ce ensemble:
aux, noirs le litre
donc refuser
dhomme, est-ce les
inférieurs aux chevaux,: que de les déclarer déclarer
férieurs aux blancs? La
intrompe, mérite d'être question, si je ne me
discutée; je la
donc; et comme je ne veux pas
discuterai
exemple, des opinions
émettre, à wotre
tranchantes, sans les accompagner de
des autorités preuves, j'aurai recours, - jele répéle, à
que vous ne récuserez, cerlainement
pas. J'entre dans la discussion.
Considéré sous lc rapport matériel, le
diffère bien évidemment du blanc. N'en nègre
que par les cheveux et par la
la différàt-il
serait déja
peau, différence
trés-grande : il ne faut que des
pour s'en convaincre. Avec les mêmes
yeux
les mêmes
sens,.ayec
organes, et une. configuration à peu
près semblable, ses traits, examinés en
offrent pourtant des différences essentielles. détail,
Une
figure sans expression, des formes sans
sans harmonie, des mains décharnées
grâce et
un ceil parsemé de filamens
et calleuses,
sanguins
nent une teinte rosée; voilà,
quilui donle
ce me semble, dans
nègre, des traits évidemment distincts et
semblent caractériser en lui, une espèce
gui
hére. Ily a, si on le veut, entre les deux partiouespéces
rences essentielles. détail,
Une
figure sans expression, des formes sans
sans harmonie, des mains décharnées
grâce et
un ceil parsemé de filamens
et calleuses,
sanguins
nent une teinte rosée; voilà,
quilui donle
ce me semble, dans
nègre, des traits évidemment distincts et
semblent caractériser en lui, une espèce
gui
hére. Ily a, si on le veut, entre les deux partiouespéces --- Page 15 ---
aflinité; mais il n'y. a bien certsinement
uneg grande je vous délie dele nier.
pas didentité,
fois faite de son intelligence,
Abstraction une
le sait, un véritable aniThomme est, comme on
analogic. D'après
mal; ; on peut donc le juger animaux par :il existe parmi
Jes mêmes données que les
les autres; il
ceux-ci des espèces plus belles que les hommes des
avoir, dans
peut conséqueiumenty belles; or, d'aprés les idées
espèces plus ou moins
les
civilisés,
de beauté communes à tous blancs. peuples Je ne vois
les nègres sont inférieurs aux d'une parcille opipourquoi jaurais à rougir
aurait d'inpas
ne vois pas surtout ce qu'elle
nion, je
sont également,
jurieux pour eux 5 puisquils créateur.
comme nous, Touvrage du
vais plus loin et
Une fois justifié sur ce point; je d'étonbant que le
donc
je demande : Quyaumitil
qué nous eût une
nègre quia des traits moins purs Ton remarque une si
plas bornée? P. si
intelligence
dindividu à individu, pourquoi
grande dillérence de race à race, en dépit de
n'en esisterait-il pas
semblent n'en faire
quelques traits communs qui ont avancé qu'il y
qu'ane seule 2 Des philosophes de tel homme à telle
avait souvent moins loin
tel homme : votre
brute, que de tel homme. - à être de cetavis:
semble
compatriote Jean-Jaoques inégalité se fait sentir dans
Or, si cette prodigieuse
rien n'empéche de
les individus d'une même race,
moa aa L
rence de race à race, en dépit de
n'en esisterait-il pas
semblent n'en faire
quelques traits communs qui ont avancé qu'il y
qu'ane seule 2 Des philosophes de tel homme à telle
avait souvent moins loin
tel homme : votre
brute, que de tel homme. - à être de cetavis:
semble
compatriote Jean-Jaoques inégalité se fait sentir dans
Or, si cette prodigieuse
rien n'empéche de
les individus d'une même race,
moa aa L --- Page 16 ---
croire et
d'imprimer, , sans en
existe une plus ou moins
rougir, qu'il en
Oni,
grande, de race à race.
Monsieur, vous aurez beau
question au lien de la discuter,
trancher la
pas moins réelle; cela
linégalité n'en sera
Theure
vous sera démontré tout à
par des faits et des autorités
Plus on considère la
irrécusables.
nature dans ses
plus on retrouve, dans ses
procédés,
et ces consonnances
ceuvres, , ces harmonies
sur lesqmelles Bernardin de
Saint-Pierre a fait un livre
les faits ne
charmant; ainsi quand
rieures des prouveraient pas que les formes exténègres correspondent avec leurintelli.
gence,on pourrait peut-étrelafirmer
La natureaMonsiear, n'a
paranalogie.
une
à
pas fait pour vOs eliens,
exception; ses lois éternelles : tont
croire que, fidèle à la:loi des
autorise à
ment sensible dans tous
harmonies, évidemvioléeenl leur
ses ouvrages, elle ne l'a pas
faveurgetilyas sans
mystérieuse entre des formes douteuneanslogie
telligence bornée. Lors
grossières et une insorti des mains
même que le negre serait
du créatenr aussi
doté quele
heuretsement
blanc, on peut très-bien
le climat oHles causes,
supposer que
il tient
quelles qu'ellessoient, dont
aujourdbai des traits moins
nôtres, ne les ont pas détériorés
purs que les
sonintelligence.
sans agir aussi sur
Les
colons, en réclamant pourles
Tévidente préférence
Européens
que leur accorde la nature
mains
même que le negre serait
du créatenr aussi
doté quele
heuretsement
blanc, on peut très-bien
le climat oHles causes,
supposer que
il tient
quelles qu'ellessoient, dont
aujourdbai des traits moins
nôtres, ne les ont pas détériorés
purs que les
sonintelligence.
sans agir aussi sur
Les
colons, en réclamant pourles
Tévidente préférence
Européens
que leur accorde la nature --- Page 17 ---
à ceux-ci le nom
sur les negres, ne refusent pas
n'y ait qu'un
d'honimes. Ils savent que, quoiquil
dit trèsde Thomme à la bête, ce pas, commele Tintelpas
rénferme Tinfini, tant
bien M. de Buffon,
bornée, est supéhnmaine, même la plus
ligence
tant la raison sous Tinfluence
rieure à Tinstinct;
ou Toblitérent,
même des causes quitamtsibiseent divinité dont toutes
annonce encore ce rayon de
ou
blanches, noires, jaunes
les races dhommes,
cuivrées, brillent plus ou moins inégalement. les
Mais si les castors sont plus intelligens que
de chiens différentes en intelânes; silyadesraoesd 2
y avoir des espèces
il doit nécessairementy
ligence; inférieures aux autres ; et T'inégalité
d'hommes
des signes extés'annonce presque toujours par
dont la tête
rieurs. L'animal qui a de belles formes,
desigclibations
s'élève vers le cicl, a ordinairement
plus de force setplusdinedigenes
plus généreuses,
à la souplesse de ses
voyez le cheval : à Ja grace,
on reconmouvemens, àsa noble attitude surtont, T'âne. Cette
à celle de
mait une nature supérieure de la nature dans les
loi des consonnances a passé
fondaelle en est devenue une des conditions
arts 2
dans la poésie comine dans la
mentales 5 et règne
d'un peinitre ou d'un
peinturé: Que diriez-vons Thersite les traits de PAstatuaire qui donnerait à
hudu Belvédère P c'est dans Tespèce
pollon
indications sont décisives;
maine surtout que ces
2 - a
à celle de
mait une nature supérieure de la nature dans les
loi des consonnances a passé
fondaelle en est devenue une des conditions
arts 2
dans la poésie comine dans la
mentales 5 et règne
d'un peinitre ou d'un
peinturé: Que diriez-vons Thersite les traits de PAstatuaire qui donnerait à
hudu Belvédère P c'est dans Tespèce
pollon
indications sont décisives;
maine surtout que ces
2 - a --- Page 18 ---
elles le sont à tel point que le
proverbes, le
peuple y a puisé des
poéte des métaphores et des
Virgile, pour caractériser une
images.
rablement incessu
divinité, dit admipatuit dea. Le
ractériser un fripon, dit, il
peuple pour calaire
a une mine
; tantil est vrai
patibudans notre extérieur quily a présque toujours
quelque chose
avec nos facultés
d'harionique
tions et nos
intellectuelles, avec nos inclinapenchans, avec nos vices et nos vertus!
Vonlez-vous des autorités à l'appui de
nion surlinfériorité des
mon opiFontenelle
nègres? en these
vous dira : que les habitans générale, des
trés-chauds et très-froids sont
pays
rations nn peu relevées de
incapables des opédans ses Réflexions
T'esprit. Labbé Dubos,
sur la peinture etla
expliquera et vous prouyera la véritéde poésie, vous
tion.
cette asserMontesquieu yous dira textuellement
> chaleur du climat
: C La
peut être si excessive
> corps y. sera absolument
que le
D l'abattement
sans : force; pour lors
passera à l'esprit même,
> curiosité; aucune noble
Aucune
> timent
entreprise, aucun sengénéreux; les inclinations seront
>- sives... Les châtimens
pas-
> à soutenir
y seront moins difliciles
que laction de l'âme; et la
D moins insupportable que la force
servitude
> nécessaire
d'esprit qui est
pour se conduire soi-même ).
En voulez-vous une
tendez
preuve en sens inverse?. enencore cet homme de génie : G Ona donc
prit même,
> curiosité; aucune noble
Aucune
> timent
entreprise, aucun sengénéreux; les inclinations seront
>- sives... Les châtimens
pas-
> à soutenir
y seront moins difliciles
que laction de l'âme; et la
D moins insupportable que la force
servitude
> nécessaire
d'esprit qui est
pour se conduire soi-même ).
En voulez-vous une
tendez
preuve en sens inverse?. enencore cet homme de génie : G Ona donc --- Page 19 ---
dans les, climats froids cette
> plus de vigueur
bien des eflets,
grande doit produire
> force plus
moins de désir de vengeance,
> plus de courage, enfin cela doit faire des cade franchise ;
> plus
différens
-
> ractères bien
Monsieur, que Montesquieu
Il me semble,
cette théorie le colon
justifie snflisamnent par
imprimé que le nècoupable, avec moi, d'avoir Car enfin, si Tine
était inférieur au blanc.
créée
gre
n'a
été originsirement
des deux races
pas. dà le devenir et dégéinférieure à Tautre, elle a du climat. Les faits
les effets
nérer du moins par
observations théod'ailleurs confirment toutés ces torride, en ardeur;
riques. Les peuples de la zone
aux penples
le cédenttous
en force eten puissance, fibredes premiers, relachée
des zones temperces;la les détrempe sans cesse,
parle bain de sueur qui efféninés,amis du repos,
les rend mous, flasques, tourment de toute conet leur fait un véritable
tous leurs moud'esprit. Voyez les négres;
tention
efforts. Un portefix d'Europe
vemens sont des
déux noirs souleversient
soulève des fardeaux que.
à peine.
si ce qu'ont avancé
leijeniarréte poardemanders luminensemment expliqué et
les colons, n'est pas Tauteur de TEsprit des
entièrement justifié par
était inférieur au
lois! ils ont dit que. le nègre homme en est luiblanc. Eh bien! ce grand
anaL
-Y
les négres;
tention
efforts. Un portefix d'Europe
vemens sont des
déux noirs souleversient
soulève des fardeaux que.
à peine.
si ce qu'ont avancé
leijeniarréte poardemanders luminensemment expliqué et
les colons, n'est pas Tauteur de TEsprit des
entièrement justifié par
était inférieur au
lois! ils ont dit que. le nègre homme en est luiblanc. Eh bien! ce grand
anaL
-Y --- Page 20 ---
même convenu : et voici
loppe la cause.Le
comment il en dévela. chaleur
negre lui est inférieur,
excessive abat son
parce que
battement de son
corps; , parce que Tace qu'un esprit corps a passé à son esprit, pardinsi abattu n'a
aucun sentiment
aucune curiosité,
généreuix, et quedes
passives ne le portent à
inclinations
Cetie théorie
aucune noble
est -elle fausse P
entreprise.
pas plus coupables
nous ne "sommes
est. vraie, si l'action que lui. Si au contraire elle
un
de l'âme est une
esprit abattu, si la servitude
fatigue pour
supportable
lui est moius inque laction de l'âme nécessaire
s'y soustraire, nous n'avons
pour
parlant. du
pas même élé, en
la.
nègre, 2 si loin que
théorie le condamne
Montesquieu dont
Vous venez d'entendre doatiemsmafestange
tez-en
ce grand homme. Écou.
maintenant un autre,
il vous dira : ( Il n'est
écoutez Voltaire;
> de douter qué les
permis qu'à un aveugle
Blancs, les
) binos, les
Negres; les AlHottentots, les
les
> les Américains
Lapons,
Chinois,
Mais
ne soient des races différentes
silly a des races différentes,
>:
aflirmer que
on peut donc
péricures
quelques-tes de ces-races sont suaux autres, surtout lorsque les
traditions 9 Thistoire, les témoins
faits, les
autorités de tout
oenlaires et les
de quelques
genre, excepté la vôtre et celle
cette vérité. Jc philantropes, viennent à Tappui de
suis trop poli pour vous accuser
Lapons,
Chinois,
Mais
ne soient des races différentes
silly a des races différentes,
>:
aflirmer que
on peut donc
péricures
quelques-tes de ces-races sont suaux autres, surtout lorsque les
traditions 9 Thistoire, les témoins
faits, les
autorités de tout
oenlaires et les
de quelques
genre, excepté la vôtre et celle
cette vérité. Jc philantropes, viennent à Tappui de
suis trop poli pour vous accuser --- Page 21 ---
et de mauvaise foi; mais jai tout
de subterfuge
volonle vague et T'obscurité
lieu de croire, par
écrivains de votaire donts s'enveloppent quelques besoin de cette obscutre secte, qu'ils ont souvent
sans cesse les
rité. Conme vous, ils confondent
sous le
s'avec d'autres espèces d'hommes,
nègres
La distinction est pournom collectifdAficins.
ici
de
à faire : car il ne sagit que
tant essentielle
surtout des hanègres, et. nous ne parlons pas de TAfrique. Je
bitans de la partic septentrionale était dans cette
savais en sixième que Carthage prétendu conpartie du monde; et je n'ai jamais
vous
quoique
fondre Annibal avec Christophe,
de
à celui-ci le nom légisdonniez gratuitement le mettiez ainsi au - dessus
Jateur, et que vous
d'Annibal lui-méue.
noire indistincteTous les avocats de la race
de son
la justifier de sa barbarie et
ment, pour
T'esclavage, fléau deveignorance, en accusent.
On
sur cette terre de malédiction.
nu indigène
si Tesclavage, au lieu d'en
pourrait leur demander
etjene
êurela cause, n'en est pas au contrairel'effet, à
auraient à répondre. Quant vous,
sais trop ce qu'ils
fait évident, et soutenez
Monsieur 2e vous niez un
est heureuse et
que TAfrique
impertarboblement Oubliant que, de tous temps, cette parcivilisée.
des esclaves, qu'elle en avait
tie da globe eut
fut vendu temps des patriarches, que Joseph y
lieu d'en
pourrait leur demander
etjene
êurela cause, n'en est pas au contrairel'effet, à
auraient à répondre. Quant vous,
sais trop ce qu'ils
fait évident, et soutenez
Monsieur 2e vous niez un
est heureuse et
que TAfrique
impertarboblement Oubliant que, de tous temps, cette parcivilisée.
des esclaves, qu'elle en avait
tie da globe eut
fut vendu temps des patriarches, que Joseph y --- Page 22 ---
du par ses frères, vous dites
textuellement: C
)) fricain, qui n'a pointiété arraché de
TAs est libre, il est
son pays,
heureux, et le
> de la traite est un appel à tous les renouvellement crimes
> le priver de sa liberté >.
pour
Vous le voyez : vous parlez sans cesse d'Africains,. tandis que nous parlons de nègres, c'est-àdire, d'une race particulière. Les Africains
peut-être libres à Tanger, à Maroc, à Fez; mais sont
les negres, dans presque toute
dansl T'esclavage. C'est-là
T'Afrique, vivent
la niez
une vérité triviale; vous
par systéme.
Écoutez, sur la liberté des Africains, M.
lissot de
PaBeauvois: ( La richesse, dit-il,
D à Benin dans le. nombre des
consiste
esclaves
>) tionnés aux moyens des individus.
propor-
> suré que le roi de Bénin
On m'a as-
) les 800 femmes de
seul, non compris
son sérail, que
> vues, posséde six mille esclaves des j'ai toutes
deux
)) mais je crois ce nombre au-dessous
sexes 5
> Son
de la vérité.
capitaine des gardes Jabou, chez
> j'ai assisté d une féte, dans
lequel
> hommes ont été
laquelle trois
sacrifiés, entretient au moins
> 300 femmes et 1800 à 2000
> d'Oware,
esclayes, Le roi
outre son sérail, a au moins
à six
> mille esclaves.
cing
) Ces esclaves, pour la plus légère
> altachés par les deux
à faute, sont
poignets un poteau au
itaine des gardes Jabou, chez
> j'ai assisté d une féte, dans
lequel
> hommes ont été
laquelle trois
sacrifiés, entretient au moins
> 300 femmes et 1800 à 2000
> d'Oware,
esclayes, Le roi
outre son sérail, a au moins
à six
> mille esclaves.
cing
) Ces esclaves, pour la plus légère
> altachés par les deux
à faute, sont
poignets un poteau au --- Page 23 ---
une poulie : on y passe
duquel est placée
x haut
lie les deux mains. Dans cette
D la corde qui leur
armés d'un rotin,
un ou deux nègres,
> position, indistinctenent sur toutes les parties
> en frappent
couverts de sang,
J'en ai vu tellement
> du corps.
la couleur de lenr pean.
distingusit-on
> qua peine
on leur coupe la tête:
> Pour une faute plus grave,
et exposés
sont privés de sépulture
>-Leurs corps
fourmis, aux vantours; à la
s dans les bois aux
du chacal >.
s dent" vorace des léopards, Africains très-libres;
voilà des
e Il est clair que tres-civilisés. Voici encore un
très-henreux, et
Anglais qui a
de Touvrage de M. Datzell,
passage
séjourné 18 ans en Afrique.
cette pasd'horreur que
C Mais rien ne fait plus
des crânes de ceux
sion de décorer leurs cabanes
>
de sang froid. Sous le règné acp quilsont égorgés
de Bossa Adhée,
successeur
> tuel dAdahionzou;
de guerre,
le carnage fait des prisonniers
les
> après
leurs crâncs orneraient
> il fut ordonné que
roi. Ce soin fut confié à
du palais du
> murailles
négligé de proportionner les
> mn nègre qui, ,ayant
des matériaux, trouva
et la quantité
> distances
crânes pour
lui manquait cent vingt-sept
> qu'il
Le roi, informé du déD complèter son ouvrage:
qu'on mit à mort
5 ficit, ordonna sur-le-chiamp
pour achever
> le même nombre de prisonniers
> son horrible topisserie ).
Ce soin fut confié à
du palais du
> murailles
négligé de proportionner les
> mn nègre qui, ,ayant
des matériaux, trouva
et la quantité
> distances
crânes pour
lui manquait cent vingt-sept
> qu'il
Le roi, informé du déD complèter son ouvrage:
qu'on mit à mort
5 ficit, ordonna sur-le-chiamp
pour achever
> le même nombre de prisonniers
> son horrible topisserie ). --- Page 24 ---
Voila des preuves de la civilisation de TAfià la liberté de ses habitans., lisez
que; ; quant
homme véridique : il vous dit
Mungo Park, cet
textuellement: : ( Les esclaves, en Afrique, sont,
relativement aux hommes libres, dans
) je crois,
de trois contre un 5. Que devons-
> la proportion
bonne-foi?
de votre
nous penseractadllaent ailleurs,
les Africains, et
Vous nous dites
que
parler avec une exactitude que vous semblez
pour
les nègres sont libres, ou l'étaient du
fuir, que
la traite. Mais s'ils Tétaient alors,
moins avant
futy traiter des
comment le premier vaissean, qui
esclaves, put-il en obtenir? et, puisqu'il est consobtint facilement, puisque les nataté qu'il en
suivirent cet exemple, en obtions maritimes, ,qui
voularent, il est évident que
tinrent autant qu'elles
Tesclavage y a précédé la traite. dites-vous ? n'ai
Les Africains sont heureux,
je
réfuter cet étrange
qu'a vous citer vous-même pour
dont vous
Nous allons voir'si le peuple
paradoxe.
Tabjection, les crimes,
peignez si éloquemment être réellement heules vices et la misère, peut
reux!
africain, dans sa soif
( Souvent le prince
ou
les marchandises delEurope ,
> aveugle pour
celles qui lui
comment payer
. > ne sachant plus
avoir été repoussé
> ont été livrées à crédit, après
Tun de ses
) du territoire de ses voisins, attaque
ons voir'si le peuple
paradoxe.
Tabjection, les crimes,
peignez si éloquemment être réellement heules vices et la misère, peut
reux!
africain, dans sa soif
( Souvent le prince
ou
les marchandises delEurope ,
> aveugle pour
celles qui lui
comment payer
. > ne sachant plus
avoir été repoussé
> ont été livrées à crédit, après
Tun de ses
) du territoire de ses voisins, attaque --- Page 25 ---
villages, et dans le tumulte danin-
* propres
il saisit et entraîne au vais3 cendie nocturne,
traite en' ennemis. En
> seaut ses sujets qu'il
dans toutes
ses juges se répandent
D même-temps
au travers de ses domaines, pour
> les directions,
des coupables ; ses or-
> chercher et condatnner
à la bonne foi de
tendent des piéges
9 donnances
les crimes ; des féti-
> ses sujets pour multiplier
cheau milieu des grands
> ches sont exposés
deles'toucher,
a le malheur
5 mins, etsiquelqu'un
lesd'irréligion est puni par
cet acte prétendu
de sorcellerie est] plus
mais Taccusation
> clavage;
inautre $ parce qu'aucun
> produelive qu'aucune
donner lieu, et qu'auD dicen'est nécessaire pour y
est
homme n'en est à l'abri. La procélure
> cun
: c'est unj jugement
> digned du butqu'on se propose
si cette
une
par T'eau rouge; ;
> de Dieu,
épreuve
fait boire au. prévenu lui cause quel-
>. eau qu'on
maladie ou la mort 2
> que souffrance , quelque
bien est
est regardé comme convaincu: 5 son
> il
vendue 5 avec lui-
> confisqué, et toute sa famille
sûr
s'il a survécu : lejuge, pour être plus
> même,
de mêler un
D de son fait : 2 a soin le plus souvent
violent à Teau qu'il fait boire. Un voya-
) poison vit le roi de Sherbro, sur la rivière du
> geur
leau rouge dans uneseule
> même nom, présenter
tous six
à six
de sorcellerie;
> matinée
prévenns
familles furent
etleurs
R moururent empoisonnés,
a
-
'il a survécu : lejuge, pour être plus
> même,
de mêler un
D de son fait : 2 a soin le plus souvent
violent à Teau qu'il fait boire. Un voya-
) poison vit le roi de Sherbro, sur la rivière du
> geur
leau rouge dans uneseule
> même nom, présenter
tous six
à six
de sorcellerie;
> matinée
prévenns
familles furent
etleurs
R moururent empoisonnés,
a
- --- Page 26 ---
vendues aux Européens , qui les atten5 aussitôt
d'autre part les voleurs d'hom.
D daient à Tancre ;
les
5 ils dresdans campagnes
s imes se répandent
embuscades aux malheua sent de tous côtés des
> reux paysans ). Monsieur, etj je vous demande si
Je m'arrête,
sic'est de bonne foi que vous
c'est sérieusément, etde la libertéd'un peuple
nous parlez du bonheur
et plougé
si monstrueuse
jouet d'une corruption ? A vous entendre, 1
dans un tel abime de maux
inoy a été importée 2
est vrai, cette corruption
vous entendre,
culée par Tavidité des négriers;à
greffé sur
fruit
de FEurope,
c'est un
pestilenticl entendre, enfin' : 7 cette
T'innocence africaine ;à vous
la traite.
du monde serait heureuse sans
partie
n'a pu donner à TAfrique que
CependantlEarope dont elle était infectée, et, de votre
la corruption
mille fois plus
même, celle - ci Ta portée
aveu
ait été servie en cela par
loin; ; il faut donc qu'elle du moins par une nature
ou
sa propre perversité, Comment se fait-il d'ailleurs qu'à
moins parfaite.
côtes de Guinée, les Europeine arrivés sur les
esclaves à acheter? La
péens y aient trouvé des
Teffet, et sila
cause doit nécessairement précéder comment le
traite est cause de cet horrible trafic,
la traite ?
trafic a-t-il pu précéder africaine est plas grande
Dès que la corruption
venez bien certainecelle de FEurope, et vous
que
ou
sa propre perversité, Comment se fait-il d'ailleurs qu'à
moins parfaite.
côtes de Guinée, les Europeine arrivés sur les
esclaves à acheter? La
péens y aient trouvé des
Teffet, et sila
cause doit nécessairement précéder comment le
traite est cause de cet horrible trafic,
la traite ?
trafic a-t-il pu précéder africaine est plas grande
Dès que la corruption
venez bien certainecelle de FEurope, et vous
que --- Page 27 ---
que
ment de nous en donnerla pretive,lmesemablee
tiént plutôt à la nature des ne
cette dégradation
des blancs, quelques puisgres qu'aux amorces soient. Le niez vous 2 il demeutrera
santes qu'elles
le commerce des esclaves
toujours prouvé que
exista de tout temps en Afrique, et que jusqu'au
vaisseaux
furent en chermoment ou nos
y
c'est-à-dire, pendant cinq ou r six mille
cher;
rien dans les causes du
ans, nous n'étions pour
le moment. :
trafic. C'est tout ce quéje veux pour
des caravanes ont parcouru TADe tout temps
avaient
en divers sens. Les Romains
pénétré
frique
Gadamis, Fezzan, Tabou et
jusqu'aur Niger par
Tombouctou, où nul
Kassina ; nous savons que.
européen n'est encore parvenu , communique
Fez. Le Vaillant, Sparman et Barrow ont paravec
le
des Hottentots, et quelques parties
couru pays
le Darfour;
de la' Caffrerie S Brown a parcouru
Mungo Park,
Bruce etSalt ont visitél'Abyssinie;
trèsdes rives de la Gambie, s'est avancé
parti
; les mnarins ont commercé*
près de Tombouctou
les côtes occidentales ; TAfrique enfin a reçu
sur
€
les lumières européennés 5 mais,
de toute: part
habitans, elle n'a pas : su en
grice à la nature de ses
,
de
recueillir une seule étincelle: Les prodiges
science, d'industrie, de courage et de commérce
de la Sicile, de la Phénicie, de la
qui, del'Egypte,
-
lentement sans
Grèce et de Carthoge, réagissaient
m
tes occidentales ; TAfrique enfin a reçu
sur
€
les lumières européennés 5 mais,
de toute: part
habitans, elle n'a pas : su en
grice à la nature de ses
,
de
recueillir une seule étincelle: Les prodiges
science, d'industrie, de courage et de commérce
de la Sicile, de la Phénicie, de la
qui, del'Egypte,
-
lentement sans
Grèce et de Carthoge, réagissaient
m --- Page 28 ---
doute, mais avec des effets sensibles
trémités de l'ancien
jusqu'aux exmonde, n'ont rien
ce continent, et le foyer de lumière produit sur
ses bords, qui portait si loin
allumé sur
fait briller inutilement
ses rayons, lesa
sur cette terre de malédiction. Vainement uneceinture de civilisationla bordait dans sa partie
s'arrétait
septentrionale : la lumière
comme par enchantement: à une certaine
distance, et les peuples n'en sont pas moins restés
stationnaires dans leurignorance primitive.
ce que vousnous ayez donné une explication Jusqu'à satisfaisante de ce phénomène, je croirai
toujours,
quoi que vous en disiez, quiun pareil effet tient à
linférioritédes nègres. Qu'ilsyaient été condamnés
par la nature, ou qu'ilsl'aient insensiblement
du
reçue
dimsessbariowardogatian facultés intellectuelles s'affaiblissent et s'altérent, elle n'en est
moins constatée; T'esclavage
pas
quisembleindigéncau
pays en est le résultat évident; il doit même en
être la conséquence nécessaire ; car, comme le dit
Montesquieu, ( le nègre y supportera plus facile-
) mentla servitude quel l'action de l'âme et la force
A d'esprit qui sont nécessaires pour se conduire soi
) même >.
Vous Tentendez, Monsieur; ; Moutesquieu, dont
vous ne nierez sûrement pas lautorité, Montesquicu,ennemide) T'esclavage au point dle n'en parler
qu'avec une froide ironie, le regarde cependant
être la conséquence nécessaire ; car, comme le dit
Montesquieu, ( le nègre y supportera plus facile-
) mentla servitude quel l'action de l'âme et la force
A d'esprit qui sont nécessaires pour se conduire soi
) même >.
Vous Tentendez, Monsieur; ; Moutesquieu, dont
vous ne nierez sûrement pas lautorité, Montesquicu,ennemide) T'esclavage au point dle n'en parler
qu'avec une froide ironie, le regarde cependant --- Page 29 ---
lc résultat indirect d'un climat chand ;
comme
viert
ainsi sa théorie simple, et pourtantluminense,
faits, des historiens, des traductions,
à Tappnides modernes, et de tant de témoins
des voyageurs
donc que , les nègres une fois
oculaires. J'espère
Tintolérance de leur
convaincus etj tjustiliésainsi par
les colons
climat d'unei infériorité bien constatée,
de l'accusation portée contre cux,
seront déchargés
vérité devenue triviale, 7. et
pour avoir avancé une
Montesquieu ;
reconnue depuis long-temps par vous-même
mais alors comment serez-vous justifié
traité
avec lequel vous avez
du mépris injurieux
les colons pour * un déitimaginaire ?
était
Au surplus, Tautorité d'un grand homme
des faits innombrables parlaient
superflue 7 quand
à la sienne.
d'un ton d'autorité bien supérieur
Considérez TAfrique, considérez son inaltérable
barbarie. Qu'aje dirais presque son ineffacable
qu'a-t-elle per1-elle fait ? qua-t-elle imaginé?
brillait
fectionné lorsque la lumière enropéenne
torrens sur ses bords méditérranéens 2 et.
par.
les rayons affaiblis pair
depuis quelle en reçoit
si nombrenses P Ce qu'elle a fait!
des voies
de la nature
elle a résisté aux enseignemens
les
à ceux des hommes; elle a repoussé
comme
irrésistiblearts,. même ceux auxquels nous porte
de
d'instinct. Des huttes de jonc,
ment une espèce
torchis, voilà de
clissage, revêtues d'un mauyais
- a
V
.
par.
les rayons affaiblis pair
depuis quelle en reçoit
si nombrenses P Ce qu'elle a fait!
des voies
de la nature
elle a résisté aux enseignemens
les
à ceux des hommes; elle a repoussé
comme
irrésistiblearts,. même ceux auxquels nous porte
de
d'instinct. Des huttes de jonc,
ment une espèce
torchis, voilà de
clissage, revêtues d'un mauyais
- a
V --- Page 30 ---
ces rassemblemens que vous
quoi se composent
végèle dans la misère,
nommez des villes,etohl'on
de toutes les
Tivresse, Toisiveté, et le dénûment
commodités de la vie. Les Portugais ont essayéde
du christianisme: ; le
policer le Congo au moyen
lorsqu'on
Congo est resté aussi barbare quilléuit
cet essai. L'Abyssinie a reçu le christianisme:
yfito
d'être méconnaissable,
iy cst dégénéré au point
Euroetils s'est passé plus de cent ans avant qu'un chrépéen ait pu pénétrer sur une terre devenue
tienne. Je le répéterai sans cesse: des hommes que
de toute industrie, n'a depuis six
le besoia, père
ni civilisés malgré les
mille ans ni aiguillonnés,
eurent avec les
commmnications fréquentes qu'ils
des hompeuples commerçans 7 riches et éclairés; des villes
eurent sous les yeux le tableau
mes qui
etle tableau pent-êire plus brillant
de la Phénicie,
ont reçu de la nade Carthage, sans en profiter 2
d'autre
dinfériorité. Il n'ya pas
ture leur brevet
moyen" d'expliquer un pareil phénomène.
Tautorité des témoins,
Avant de renforcer par
de reles assertions qui précèdent, permettex-moi bien
lever dans votre brochure une inadverlance manière
extraordinaire. Après avoir affirmé d'une
et contre toutes les tratranchante, sans preuves, TAfrique est habitée par
ditions respectables, que
active, indusune race thommat.nonbreae
vous ajoutrieuse, et accoutumée au commerce,
vet
moyen" d'expliquer un pareil phénomène.
Tautorité des témoins,
Avant de renforcer par
de reles assertions qui précèdent, permettex-moi bien
lever dans votre brochure une inadverlance manière
extraordinaire. Après avoir affirmé d'une
et contre toutes les tratranchante, sans preuves, TAfrique est habitée par
ditions respectables, que
active, indusune race thommat.nonbreae
vous ajoutrieuse, et accoutumée au commerce, --- Page 31 ---
surlacôte duSénégal et
n'y-a-il pas
tez: ( Pourquoi,
villes florissantes oû les pro-
> de la Guinée, des
échangés contre ceuxdes
soient
notre conti-
>) duitsdelEurope
de
où les manufactures
> tropiques,
atentreradladeTam
paiemento
civi-
)) nentsedonnenteng ces restes delancienne
Pourquoi
1 > bouctou?
et phéuicienne, qui palisation canilagingise
autrefois
conservés dans les yilles,
> raissent sêtre,
entreprenant, sontils
colonies du peuplele plus
Pourquoi un mur
?,
ànotre comnsissance?
et nos
> dérobés
également et nos savans
écarte-til
> d'airain
qui procommerçans de ce pays mystérieux, son ivoire; aux
d'or êt
> met, aux uns, sa poudre secrets? Cestaux seuls marS autres, ses antiques
le devons; c'est eux
chands négriers que nous
entiè-
>
des nations
ôtent à nos' maaufsctures
la
> qui
C'est eux qui portent
D res de consommateurs. qui pourrait seul suffire
dans un pays
A désolation
européenne, et qui nous
Tindustrie
> à entretenir
et du plus riche de tous
> privent du plus prochain nous séparent. Ils re-.
dont les mers
> les marchés
a Africains la barbarie
aux
>
prochent aujourdhui veulent
juge ees peuont créée; ils
qu'on
ont
D qu'ils
ont excités et qu'ils
s ples sur les crimes qu'ils
> payés ).
suis confondu 'de surEn vérité, Monsieur, , 'je si vous réviez vousprise; je ne sais si je rève ou
paragraphe,
cet étrange
même; en composant
A
X a3
mers
> les marchés
a Africains la barbarie
aux
>
prochent aujourdhui veulent
juge ees peuont créée; ils
qu'on
ont
D qu'ils
ont excités et qu'ils
s ples sur les crimes qu'ils
> payés ).
suis confondu 'de surEn vérité, Monsieur, , 'je si vous réviez vousprise; je ne sais si je rève ou
paragraphe,
cet étrange
même; en composant
A
X a3 --- Page 32 ---
etje ne puis pas me persuader
sérieusement
que vous accusiez
nos marchands négriers de
qu'il n'existe pas de villes florissantes
ce
côtes du
sur les
Sénégal et de la Guinée, et de
ont créé la barbarie des
ce qu'ils
Africains.
diton, cinq ou six mille ans
le Ilya,
et
que monde
depuis un peu plus de deux cents
existe,
griers vont chercher
ans s des nédes esclaves sur ces côtes.
ont eu, à dater de celte époque, lei
S'ils
funeste
d'y arrêter l'essor de la civilisation,
pouvoir
pourquoi, vous
demanderaijeà àmon tour, 2, desy villes
ont-elles jamais existé?Pour
forisantesny
fut
que votre accusation
fondée, et à parler franchement,
ne fit pas absurde jusqu'h la
pour qu'elle
la désolation
folie, il faudrait que
dont tout y porte
datât que du jour de notre
T'empreinte, ne
arrivée; et dès
n'y exista jamais de villes, vous n'avez
qu'il
d'accuser les
pas le droit
Européens de ce qu'il n'en existe
aujourd'hui. Je vous défie de
pas
< Pourquoi,
répondre à cela.
dies-vous, un mur d'airain
> te-t-il également nos Savans et
écar-
> de ce pays
nos commerçans
> poudre d'or mystérieux, qui promet, aux uns sa
et son ivoire, aux autres
D ques secrets ) P
ses antiMais
qu'est-ce que ce mur d'airain dont
nous parlez, si ce n'est une barbarie
vous
à tous les exemples, à
qui résiste
tous les enseiguemens et
Pourquoi,
répondre à cela.
dies-vous, un mur d'airain
> te-t-il également nos Savans et
écar-
> de ce pays
nos commerçans
> poudre d'or mystérieux, qui promet, aux uns sa
et son ivoire, aux autres
D ques secrets ) P
ses antiMais
qu'est-ce que ce mur d'airain dont
nous parlez, si ce n'est une barbarie
vous
à tous les exemples, à
qui résiste
tous les enseiguemens et --- Page 33 ---
'25
toutes les voies où .
qui repousse la lumière par
elle pourrait pénétrer?
en effet, ne nous proCc pays très-mystéricux,
comme vous le dites systématiquement,
met pas,
ivoire : il nous la donne de
sa poudre d'or et son
constamment linimmémorial et refuse
temps
excepté en Afrique, le
dustrie, dont partout, le moteur et le véhicule.
commerce fut toujours
Monsieur, rien ne
Quant à ses antiques secrets,
mais il faudra
d'aller les recuieillir;
vous empêche
elle-méme, car les nègres
que la terre vous parle
comme leurs solisont, sur leurs annales, muets
même
tudes ; cette race ne vous dira rien, naturellement pas
Chez elle, une âme
par ses regards.
une seule de ses émotions
inerte n'apporte jamais
d'ailleurs aucune
sur un ceil qui n'en réfléchirait
Brown,
trace. Mais qu'y feriez - vous 1 puisque d'autres
Bruce, Salt, et tant
Barow, Sparman,
rien appris de ce pays mysne nous ont presque
victime de
térieux ? Le major Hongthon y a péri
dont
noble curiosité: Mungo Parck lui-même,
sa
le courage, est tombé sous les coups
nous admirons
selon vous. LEuheureux et civilisé
de ce peuple conviendrez cette fois, n'est pour
rope, vous en
trait de barbarie, puisque nul
rien dans un pareil
lieux
n'avait encore pénétré jusqu'aux
Européen
où périt cet infortuné.
cette quesMais pour décider irrévocablement
- 4
a --- Page 34 ---
26'
tion, il suffit d'observer qu'il a fallu toute sa courageuse persévérance, pour. connaître seulement
la direction du cours du Niger; oui, lorsque les
habitans d'une terre arrosée par un aussi grand
fieuve, ne savent rien nous dire de ses sources,
lorsqu'ils ne savent pas même qu'il coule de l'ouest
à l'est, cette terre barbare est jugée à jamais ; elle
est condamnée à une éternelle iguorance.
(' Ces peuples, ajoutez- vous, infiniment
> avancés dans leur' civilisation
les
plus
que
naturels
> de TAmérique, et pent-étre que ceux situés au
>) nord et au levant de TEnrope, ont été
> par la traite, dans l'état le plus funeste plongés, de dé-
> fiance, de tyrannie, et de brigandage auquel la.
> société humaine puisse être réduite ).
Je viens de réfuter la dernière
de
partie
votre
assertion; je vais vous prouver maintenant l'inexactitude de la première,
Oui, Monsieur, les Américains, peuple récent,
étaient bien plus avancés dans la civilisation
moment où l'on découvrit le
au
nouveau monde,
que T'Afrique ne l'est aujourd'hui. Les Mexicains
avaient des villes, des chaussées, des chemins,
des temples. Les Péruviens
faisaient, avec des
quipos, des calculs assez compliqués, et avaient
même une idée de la-peinture. II n'existe rien de
comparable, dans toute TAfrique, à la chaussée
construite sur le lac du Mexico. Le pays des Hot-
isation
moment où l'on découvrit le
au
nouveau monde,
que T'Afrique ne l'est aujourd'hui. Les Mexicains
avaient des villes, des chaussées, des chemins,
des temples. Les Péruviens
faisaient, avec des
quipos, des calculs assez compliqués, et avaient
même une idée de la-peinture. II n'existe rien de
comparable, dans toute TAfrique, à la chaussée
construite sur le lac du Mexico. Le pays des Hot- --- Page 35 ---
- la Guinée, le Mola Nigrilie, le Congo,
des
tentots,
ne présentent que
le Zanguebar,
des scènes
nomôtapa,
aeécileutelletent par
solitudes animées
consternées par
affreuscs de barbarie, et toujours etdes fétiches.
supersitieuse des grisgris
des
la crainte
sont tour à tour des arbres,
Les dieux du pays
des
La terreur
des crocodiles et
pierres:
serpens,
dun culte stupide, et ce culte
seule est le principe
de Fadorateur qui se fait
inbumain, digne en tout
produit dans
des Dieux à son image 2 n'a jamais élevé, une senle
âmes abjectes un sentiment
ces
Dieu clément et miséricordieus.
dignedun
ditespensée
heureuse et civilisée,
> L'Afrique est
et mavilles commerçantes
> vous, de tres-grandes été bâties au milieu du conti-
> nufacturières ont
les
des puisnent africain, elles sont
capitales
, at-
:
oà les arts, les mnanafactores,
> sans royaumes
de la vie sociale. La propriété
a testent les progrès
est
la jastice
lavie civile y garantie,
>). y est assurée,
et le gouverneest administrée avec sagesse,
> y
)).
> menty y est respecté les hommes sans prévenJe le demande à tous
dénaturer et tout
faut-il pas vouloir tout
tion : ne
faire un pasous des couleurs fausses pour aviez à parler -
peindre
et si vous
reil tableau de TAfrique; oi Manchester; ; si vous
de Paris, Londres, Lyon, résultats de la constitution
aviez à caractériser les
française, que pour-.
anglaise, ou de la charte
est administrée avec sagesse,
> y
)).
> menty y est respecté les hommes sans prévenJe le demande à tous
dénaturer et tout
faut-il pas vouloir tout
tion : ne
faire un pasous des couleurs fausses pour aviez à parler -
peindre
et si vous
reil tableau de TAfrique; oi Manchester; ; si vous
de Paris, Londres, Lyon, résultats de la constitution
aviez à caractériser les
française, que pour-.
anglaise, ou de la charte E a --- Page 36 ---
riez-vous dire de plus?
Parck , j'adjure ici Puisqne vous citez
ses nombreux
Mungodire si ce n'est pas
lecteurs de me
folie,
de
pousser la prévention
que
nous peindre
jusqu'à la
traits dont un
TAfrique des mêmes
Français ou un
tout au plus peindre leur
Anglais pourraient
trie. Relisez donc
heureuse et brillante pades rois sesouillantde ce3Mingo-Parcb, vous y verrez
bassesses et de perfidies
quelques gallons
pour
tres exiger et obtenir, deade-siervouse en verrez d'aumenaces et de
par un mélange odieux de
séductions, le mince
cet intrépide voyageur. Ilen
vêtement de
avec deux ou trois boutons récompensera d'autres
Ailleurs, un
de cuivre de son habit.
prince fouillera sans
valise et s'en
honte, sa chétive
effets.
appropriera sans façon les misér ables
misère, Toujoursau il
moment de périr de faim et de
arrive enfin au terme de sa
un seul bouton,
course, sans
trale,
parce que, dans cette partie cenremplie, dites-vous, de villes
et manufacturiéres, il s'en est servi commergantes
monnaie, Dormant
comme de
souvent sur des cuirs, et
quefois sous des arbres, il est dans telle quelréveillé par des loups, et terrifié
occasion
n'échappe à une embiche
par des lions ; et
pour tomber dans
ou à un danger que
d'une
un autre. Sans cesse le jouet
cupidité féroce, ou d'une série de
dont rien ne couvre la
perfidies
gresses lui
difformité, si de vieilles nédonnent
quelquefois un cuir pour re-
souvent sur des cuirs, et
quefois sous des arbres, il est dans telle quelréveillé par des loups, et terrifié
occasion
n'échappe à une embiche
par des lions ; et
pour tomber dans
ou à un danger que
d'une
un autre. Sans cesse le jouet
cupidité féroce, ou d'une série de
dont rien ne couvre la
perfidies
gresses lui
difformité, si de vieilles nédonnent
quelquefois un cuir pour re- --- Page 37 ---
le lendemain par leurs parens 5 à
poser, il est pillé hameau, ou dans une embusla sortie même du
loin. Les Maures
cade préparée quelques pas plus
plus que les
est vrai, beaucoup
le malusitent,il
à la cruauté près, il en est à
nègres. Qu'importe? tourmenté de même, et n'est
peu de choses près
barbarie
des
moins victime de la
supportable
pas
féroce et brutale'des auuns, que de la perversité
vient de recevoir
tres. Consulté sur un nègre qui
comme un
balle dans la cuisse, on le regarde
une
nécessaire de la coucannibale, parce qu'il a jugé
curiosité
d'endroits une stupide
per. En beaucoup
et lui arrache ses vêtemens
fouille dans ses poches :
compter
lambeaux; des femmes vont jusqu'à
par
et de ses mains; comme si
les doigts de ses pieds
douté,
ajoute-til, querappartinise
elles avaient
le roi lui dit:
Tumaine. A Vonda 2
à lespèce
mère me Pa vendu d la
Voyez cet enfant, sa
jours,
charge de la nourrir pendant quarante
elle et saj famille.
de TAfrique, vous
Puisque vous vous occupez
de la cité
devez
iguorer qu'un négociant
ne
pas
années 2 le pari
de Londres fit, il y a quelques
lesquels ne
conduire deux rois africains,
dy
lui coûter, disait-il, plus de deux
devaient pas
mille écus.
doute
ne pouvait
Vous soutiendrez sans
qu'il
a
XA a
-
an --- Page 38 ---
se procurer ces deux rois que par des voies cris
minelles, et vous aurez peut-être
qu'est-ce donc qu'un pays où les rois raison; mais
vendus
sont ainsi
par leurs sujets, ou leurs. confrères?Sila
corruption de FEurope est pour quelque chose
dans de. pareils marchés; celle de
l'Afrique en est
pourtant le moyen principal, et vous conviendrez
au moins que les habitans qui veudent ainsi
laissent vendre leurs
ou
rois, sont encore plus barbares que ceux qui les achétent. Et c'est-là
dant le pays que vous dites peuiplé d'hommes cepenlibres? c'est-là le pays dont vous nous vantez le
bouheur et la civilisation? Cest-là le
vous, parlez en termes si
pays dont
magnifiques? Il faut en
convenir, la philantropie est un culte bien singulier, s'il exige dans ses adeptes une pareille
ralion de bonne foi.
abjuMais je n'ai pas encore tout dit sur
M. Palissot de Beauvois,
TAftique.
membre de l'institut de
France, conseiller à la cour royale, dont
ai déjà parlé, vécu
je vous
de Benin
long-temps dans le royaume
et dOware;i il réside actuellement à
Paris. Cest un homme de moeurs
sinicérité à toute
douces, d'une
épreuve, accoutumé
la culture des sciences à peser et à mesurer par
sions. Il déteste le commerce des
ses expresn personne, dit-il, dans
nègres ( plus que
son dernier ouvrage : je
conseiller à la cour royale, dont
ai déjà parlé, vécu
je vous
de Benin
long-temps dans le royaume
et dOware;i il réside actuellement à
Paris. Cest un homme de moeurs
sinicérité à toute
douces, d'une
épreuve, accoutumé
la culture des sciences à peser et à mesurer par
sions. Il déteste le commerce des
ses expresn personne, dit-il, dans
nègres ( plus que
son dernier ouvrage : je --- Page 39 ---
Iabolition d'un commerce
>> fais des voeux pour Jabolition subite de lav
n aussi révoltant; amais
ni aucun tempé-
> traites sans ancune modification
etrepousest contraire aux Jois sociales;
>:
D rament,
léquité ct Vumanité
> sée par la prudence,
son livreen fournit
de certain, c'est que
Ceqailyad
Si jen extrais les passaincontestable.
la prenve
beaucoup moins 2 cependant,
ges suivans, c'est
éclaiter la
les détails dont ils poarraient
que
pour
étrangere à mon sujet,
question de la traite,
sous les véritables
parce qu'ils peignent T'Afrique
et que
confirment mon opinion,
conleurs, qu'ils
un
homme respectable,
la véritéai ici pour organe
-
récuser
oculaire dont vous ne pourtiez
un témoin
déclarer de mauvaise foi.
Tautorité sans vous
dit-il, les Béniniens ont
a De tous les temps, des esclaves et des anidés hommes,
y sacrifié
dans leurs
dévotion et par superstition
>> maux par
Je dois ajouter que les victimes
) fètes pulbliques.
ni des prisonniers de
D ne sont ni des criminels, hommes qui n'ont rien à
On choisit des
très-
) guerre.
Antrefois ils en sacrifinient un
>) se reprocher.
la multiplicité,
nombre pour en diminuer
et
) grand
devenir dangefcuse. Aujourdhui, ils
> qui eût pu
introduite chez eux,
la traite est
> depuis que
cérémonics que des estropiés,
>) ne destinent à ces
qui ont éprouvé quelK des hommes contrefails
#
à :
ni des criminels, hommes qui n'ont rien à
On choisit des
très-
) guerre.
Antrefois ils en sacrifinient un
>) se reprocher.
la multiplicité,
nombre pour en diminuer
et
) grand
devenir dangefcuse. Aujourdhui, ils
> qui eût pu
introduite chez eux,
la traite est
> depuis que
cérémonics que des estropiés,
>) ne destinent à ces
qui ont éprouvé quelK des hommes contrefails
#
à : --- Page 40 ---
3) qu'accident, des
D
esclaves, en un
) capitaines traitans refusent
mot, que les
d'acheter.
)) Le peuple de Galbar vend ses esclaves
) les autres peuples de la
comme
>) tout comme
Guinée; il est
eux.
Hiospitalier
II ne fait
de
a mains comme les
pas sacrifices hu-
> les
Béniniens, mais il met à mort
prisonniers de guerre, dépèce leurs
>) et en expose la chair
cadavres
> boucherie dans les
comme de la viande de
marchés
où
> sûrs de trouver des
publics,
ils sont
acheleurs >.
Après de semblables traits, il
dire; les
n'y a plus rien à
négres sont jugés : nous le sommes
lement tous les deux; ; vous,
éga-
>) fricain qui n'a
, pour avoir dit : ( L'Apoint été arraché de son
D libre et
pays est
heurenx; T'Afrique est heureuse
)) lisée; la vie civile y est
et civi-
>) administrée
garantie; Ja justice y est
avec sagesse >; les colons eux-mémes, pour avoir dit : ( La race
>) de la race blanche, lui
nègre, différente
reste donc plus
est inférieure )). Il ne
qu'à gémir sur une barbarie
rente au sol. Permis à vous,
inhé
buer la cause à la
Monsieur, d'en altritraite, fléau qui n'a
cents ans de date; vous êtes bien le
pas trois
maître de vous
déconsidérer, en vous plaçant ainsi entre le
che inévitable
reprodignorance ou de mauvaise foi: ce
qui n'est pas excusable, c'est
lomnier les colons,
d'injurier et de caparce qu'ils ne sont
tropes, c'est-à-dire, .
pas philanparce qu'ils ne dounent pas,
Monsieur, d'en altritraite, fléau qui n'a
cents ans de date; vous êtes bien le
pas trois
maître de vous
déconsidérer, en vous plaçant ainsi entre le
che inévitable
reprodignorance ou de mauvaise foi: ce
qui n'est pas excusable, c'est
lomnier les colons,
d'injurier et de caparce qu'ils ne sont
tropes, c'est-à-dire, .
pas philanparce qu'ils ne dounent pas, --- Page 41 ---
bienveillance si Tacile
comme vous, à cette
du. fanatisme.
a
le genre humain, le ton
véritable ty4
ceci: Mirabeau, TAmi dès Tommes,
plaida toute sa vie contre sa faran doméstique,
contre le comte de Mirabeaui
mille, et notamment croirions-nous donc à votré
son fils; comment Africains? Comment croi=
tendre amour pour les
depuis
rions-nons à l'ardeur de celte philautropie,
qué'Ton a vu
outréles plus chauds partisans,
De ce système
excepté leurs enfans ?
Chérir tout Punivers;
de
::
C'est un rôle agréable, sans doute, que plaihumain tout entier; la mise de
der pour le geure
état n'est pas coûteuse :
fonds qu'exige un pareil
d'encre et de papier, des sentmens pris 4
un peu
let la facilité de
dans la têle : avec ce mince bagage
est diss
s'attendrir sans mesure sur des maux qu'on
on
à T'aise régenter les
pensé de soulager,
peut
de la société renations et calomnier les classes
doctrine.
en eflet,les e
belles à votre
Quimportent, aussi
lorsqu'on poursuit un but
grand;
moyens,
l'égide d'une conscience plus pure
aussi pur, sous
vous êtes en France, puisencore ? Mais puisque
n'ou:
quec'estl la France que vous voulez convertit; celui de
bliez pas le premier moyen de T'orateur, blesdavantage sa dignité
Tinsinnation, etn 'ménagez
vous donnez à
sée par les éloges inconvenans que
r'endre
des rivaux quti veulent, à toute force, nous --- Page 42 ---
meilleurs que nous ne sommes. On ne le voit
quetrop, vous étes plus homme que
on le reconnait, on le sent, au
Français;
cial dont vous parlez. à
ton_sec, fauxet glad'un
un. peuple sensible et fier
devoir qu'on lui impose, A vous
( c'est au nom de TAfrique
le
entendre,
que
>) anglais sollicite aujourd'hui les gouvernement
> ropéennes, et qu'il presse le
puissances eucongrès de Vienne
> de' rendre hommage aux droits des
> et l'on ne veut voir,
nations . à
> qu'égoisme
ajoutez-vous, que calcul et
mercantile dans le plus noble mou-
>) vement qui ait jamais agité tout un
Hélas! non, on ne voit guère
cela: peuple ):
que
Ona tort,
sansdoute, puisque vous y voyez autre chose ; mais
Quand tout le. monde a tort tout le monde a raison.
Jadmire, monsieur, votre candenr
vous avez, dans ce siècle de
ingénue :
fer, une âme
en tout de Tage d'or; c'est en Arcadie et digne
à Genève que vous auriez dû naltre; c'est non
houlette et non une
une
plume que vous devriez avoir
en main. Les Genevois ne sont rien moins, dit-on,
que des Arcadiens,. Commcnt avez-vous donc fait
pour conserver au milien d'eux cette simplicité
crédule des temps antiques?
L'age d'or était l'age où l'or ne régnait pas;
et, par malheur pour votre bonne foi, il règne à
Londres plus qu'ailleurs. Sénèque écrivait son
altre; c'est non
houlette et non une
une
plume que vous devriez avoir
en main. Les Genevois ne sont rien moins, dit-on,
que des Arcadiens,. Commcnt avez-vous donc fait
pour conserver au milien d'eux cette simplicité
crédule des temps antiques?
L'age d'or était l'age où l'or ne régnait pas;
et, par malheur pour votre bonne foi, il règne à
Londres plus qu'ailleurs. Sénèque écrivait son --- Page 43 ---
des richesses sur une table d'or:
trailé du Mépris
riche anjourdhni de tous
En vérité, TAngleterre, à TAfrique depuis cent
les esclaves qu'elle a pris
vous des arrêts
cinquante ans, et fulminant avec ressemble pas
contre hous; ne
plilantropiques
stoicien:
si commodément
mal à CC philosoplie
n'avons pas votre naive
Non, monsieut, nous mouvement de tout
confiance sur ce noble
mieux dire, sa
Sa verve, ou pour
zn peuple.
est
à plns d'un
nous
suspecte
fièvre d'humanité,
n'ont ni éclairé
titre, et les flammes de Wasinghton seul; poisque
nos doutes. Croyez donc,
ni dissipé
à ce noble mouvement. Voure
cela vous conyient, cn effet de Técrivain qui nous
bonne foi est digue
ést libre et heureux.
TAfricain
a diti ingénoment:
de TAtrique, commé
Après nous avoir parlé
les
civilisées ct
:.
à peine des parties plus
on parlerait
vous dissertez sur
les plas brillantes de TEurope, admiratif encore;
Saint-Domingnc d'un ton plus
d'une crédulité qui sérait inexplicable
jouet ainsi
commé vous; sans lés préventions
dans un homme
cest dans les gazettes fabriqui vous enbjuguent, lès agens de Christophe qud
quées à Londres par
les élémens d'une
vous prenez. et que vous adoptez
ou
dontles bases sont toutes bypothétiques
opinion
allez enfin jusqu'a nous yanter.
suapposces. Vous
incorrect et plat du comte
Tdlégance du style niais,
comme écridigne tout au plus;
de Limonade,
ainsi
commé vous; sans lés préventions
dans un homme
cest dans les gazettes fabriqui vous enbjuguent, lès agens de Christophe qud
quées à Londres par
les élémens d'une
vous prenez. et que vous adoptez
ou
dontles bases sont toutes bypothétiques
opinion
allez enfin jusqu'a nous yanter.
suapposces. Vous
incorrect et plat du comte
Tdlégance du style niais,
comme écridigne tout au plus;
de Limonade, --- Page 44 ---
vain, de figurer à l'ancien charnier des
et, par une
Inhocens;
abjuration de, bon sens 2 devenue
que de la folie, vous appelez
presbare
législateur, , ce barChristophe,
wéiubleroedegndodame) buvant
ingénument sur son trône sanglant à la santé de
son frère le roi
d'Angleterre, el gonvernant à
coups de pistolet. Après vingt arts d'erreurs et de
leçons de tout
genre, 3 vous ne voyez qu'un beau
spectacle dans ce qui ce passe à Haiti : Vous vous
empressez de reconnaître comme
cule souverain
légitime ce ridiqu'aucune puissance
n'a
européenne
encore reconnu, Vous déclarez assez formellement la colonie de Saint-Domingue
par le droit comme par le fait, et indépendante
à la fois en faveur d'un brigand
consacrez
heureux, la déchéance de la France souveraine
légitime de la
colonie, 2 et cette maxime subversive du
des
peuples,
repos
Le premier qui fut roi fut tn soldat lieuretix.
Jc neyenx pas vous offenser , monsieur; mais
vous me permettrez de vous dire
vais
le
(etje
vous
prouver sans réplique), que si vous ne voulez
pas nous mystifiér. 2 vous étes mystifié vous-même.
Je n'aurai guère pour cela qu'a vous laissèr
( L'Europe
parler.
contemple avec étonnement dans
) Haiti ce que peut faire cette race d'hommes si
> méprisée; elle voit deux
W Can T.
législateurs, 3 Tun au
Pantre au Pors-au-Prince. Of-
vous dire
vais
le
(etje
vous
prouver sans réplique), que si vous ne voulez
pas nous mystifiér. 2 vous étes mystifié vous-même.
Je n'aurai guère pour cela qu'a vous laissèr
( L'Europe
parler.
contemple avec étonnement dans
) Haiti ce que peut faire cette race d'hommes si
> méprisée; elle voit deux
W Can T.
législateurs, 3 Tun au
Pantre au Pors-au-Prince. Of- --- Page 45 ---
deux nations de citoyens qui naguéres
a.ganiser
elle voit une dépêche d'un
> étaient esclaves;
celle du comte Limod'état nègre,
> homme
d'état et ministre des affaires
> nade, ,. secrétaire
ler., indiquer une connaisde Henri
> étrangères
exacte des' aflaires de T'Europe,
>. sance non moins
dans les. cabinets de
celle
trouverait
> que
qu'on elle voit un nègre écrire dans
) nos souverains;
la sienne, avec une élé-
) une langue qui n'est pas
est loin de tronver
> gance et une précision qu'on refusent aux noirs le
). dans les écrits de ceux qui
a
> nom d'hommes >.
voici maintenant ce
Voila ce que vous dites ici:
plein et] précis.
ailleurs un tableau
que vous appelez
militaire est établie aul Cap-
( Une' école royale
par le
les
sont payés
gouver-
>. Henri, professeurs la lecture, la grammaire,
>
nement. Isenseignent la tactique militaire,
) la géographie ,. Tlistoire, de lever les cartes., les
x,les manbénatiqness Fart
accoutumés à
et les. élèves sont
) fortifications, d'exercices >.
> tous les genres
que de pareils étaBien convaincu cependant le
vous
n'existent que sur papier,
tablissemens.
ajoutez:.
que ce paragraphe
( Il ne serait pas impossible intitulé, Instrucest extrait du 23€. chapitre
donnât
> qui
d'Haiti,
de Talmanachroyal
> tion publique,
n'est
projets.
ce
qui
encorequ'un
> commeexistant
- -
A
M
, d'exercices >.
> tous les genres
que de pareils étaBien convaincu cependant le
vous
n'existent que sur papier,
tablissemens.
ajoutez:.
que ce paragraphe
( Il ne serait pas impossible intitulé, Instrucest extrait du 23€. chapitre
donnât
> qui
d'Haiti,
de Talmanachroyal
> tion publique,
n'est
projets.
ce
qui
encorequ'un
> commeexistant
- -
A
M --- Page 46 ---
. Vous le voyez 5 monsieur, vous étes le
à reconnaitre le
premier
charlatanisme de cet étrange
graphe; il est évident en
le
paramonade essaye de
effetquel comte de Linous donner comme formés des
établissemens impossibles à réaliser, dont il
la nomenclature
a pris
partout, et que vous vous
sur des projets en Tair;
extasiez
Mais, pour étre approuvés, 2
De semblables projets veulent être achevés.
Derempes-ves.enninur, ils ne le
et cela par une raison trés-simple,
seront pas;
trouve pas dans tout le
parce qu'il ne se
royaume de
hommes en état de lire
Christophe dix
trouve bien
courammept 3 qu'il ne s'en
certainement pas davantage
truits pour comprendre le sens des mots, d'assezinsmilitaire, géographie
tactique
2 mathématiques 2
tifications i et que Timprimerie dont
forhonneur: aux
vons faites
nègres, y a été portée dela
par un blanc
Jamaique
nonmÉRoux, sous la protection
comte de Limonade, jaloux
du
brations,
dimprimer ses élucu:
Puisque vous étes décidé à nous présenter ce ministrecomme un homme d'état, comme un écrivain
plein de noblesse,
d'élégance et de précision, il
mefillaitpast nousdonner un échantillon deson
Enattendant
style,
dé
que je vous fournisse, moi, la
son bon sens, 2 par ses propres ceuvres, mcsure
ne tardera
vais
3 ce qui
pas, je
vous prouver que, sur qua-
élucu:
Puisque vous étes décidé à nous présenter ce ministrecomme un homme d'état, comme un écrivain
plein de noblesse,
d'élégance et de précision, il
mefillaitpast nousdonner un échantillon deson
Enattendant
style,
dé
que je vous fournisse, moi, la
son bon sens, 2 par ses propres ceuvres, mcsure
ne tardera
vais
3 ce qui
pas, je
vous prouver que, sur qua- --- Page 47 ---
39.
cilez de lui dans
lignes senlenent que vous
de troisiètorze
le plas mince écolier
une de vOS notes,
coup d'ocil, troislourdes
metrouvensit, au premier minutieux
pout-êire 2 mais
fautes. Ce détail sera
lecteurs la juste mesure
donnera du moins à nos
foi.
il
ou celle de votre bonne
de vos prérgtions
écrivain :
Écoutons donc ce ministre
communs en
savons que nos tyrans e
K Nous
qu'ils ne calculent pas
veulent à nos jours,
totale
>
a
de la popalation
> moins que crannihilation
inconcevable
O délire des pasionald
>), d'Haiti...
pas les hommesqui
-> fatalité , ou n'emportenvous de l'ambition: >!
les illusions factices
avec une
> écortent monsicur, vous répondrait
Alceste,
:
. franchise qui n'est pas permise
vous louez des sottises.
Morbleu, vil complisant,
Tamnililation?
veut dire en effet calculer
veut dire
Que
mot barbare ? Que
Qu'est-ce que ce
plus est des illusions
écouter des illasions, et qui
improNy a-t-il pas là deux expressions
factices?
dure, bizarre, pedeniase; ici
pres, une expressioi
Et n'est-ce pas
de pléonasme?
du
et une espèce
Tadjeciif est l'ennemi
Toccasion de dire que saccordent en genre, en
substantif, quoiquils
au reste son style?
nombre et en cas' ? qu'importe le bon sens d'un si
le talent et
Pour apprécier
il faut Tentendre lui-mêine
grand homme détat,
7 - a
-
là deux expressions
factices?
dure, bizarre, pedeniase; ici
pres, une expressioi
Et n'est-ce pas
de pléonasme?
du
et une espèce
Tadjeciif est l'ennemi
Toccasion de dire que saccordent en genre, en
substantif, quoiquils
au reste son style?
nombre et en cas' ? qu'importe le bon sens d'un si
le talent et
Pour apprécier
il faut Tentendre lui-mêine
grand homme détat,
7 - a
- --- Page 48 ---
eélébrer la gloire de Henri Ier, et de la reine Marie-Louise, dans un ouvrage dédié au prince
Vietor; paissez-vous, lui ditil,
royal
pupillé de nos idoles, renouveler intéressant
de vos pères! Il faut convenir,
les vertus
cet-I homme d'état,
monsieur, que
comme vous le nommez,
bien plus naif qu'il ne
est
pense 5 que
est
idoles,
d'une grande élégaunce; Texpression
majestés bien
que-voilà deux
plaisamment caractérisées par leur
ministre, f2
et ce ministre bien apprécié lui-méme
par un littérateur genevois!
Voici pourtant quelque chose de
et je pourrais dire
meilleur,
d'impayable sous tous les
ports. Dans la nomenclature des
rapchent sans cesse des cris d'admiration objets qui arraLimopade, le
au comte de
palais de Sans-Souci, nommé si
modestement comme le palais du grand
:
parait sous sa plume un ouvrage de
Frédéric,
i 1 la gloire et T'ornement d'Haiti féerie; (( c'est
,2; qu'aux-ues la beauté desa
qui porte jus-
), étre carrelé et
construction : Il doit
lambrissé de quadruples. Car
2 je.sais, (ajoute naivemerit l'écrivain homme
pi d'état), que ce sont-là les intentions de notre
1; monarqne, etil est assez riche pour le faire .
: Quoi ! Monsjeur 2 vous prétendez que les
icolons devraient rougir de leurs opinions, - et vous
nc rougissez pas vous-mêtne de nous donner de.
parcilles piaiseries pour de hautes pensées! Vous
construction : Il doit
lambrissé de quadruples. Car
2 je.sais, (ajoute naivemerit l'écrivain homme
pi d'état), que ce sont-là les intentions de notre
1; monarqne, etil est assez riche pour le faire .
: Quoi ! Monsjeur 2 vous prétendez que les
icolons devraient rougir de leurs opinions, - et vous
nc rougissez pas vous-mêtne de nous donner de.
parcilles piaiseries pour de hautes pensées! Vous --- Page 49 ---
d'appeler homme d'étatl'espèce de
ne rougissez pas serait pas même un bon conteur e
Jocrisse, qui ne
Ahlcen'est pas,à ce
dans les Mille et une Nuits.
votre roi
parait, à l'école de Lycurgue, que
quil
affublé par vous du, nom
Henri, si plaisamment
.Iresde législateur, pris ses principes lagislatifs.
semble bien moins encore au monarque. paternel
dont il usurpe le beau nom ; monarque que vous
le droit de louer 5 puisque. vous louez
avez perda,
véritable
Non, cc
de si bonne foi son
paillasse.
de Têtre, qui ne, faisail ni carreler,ni
roi, si digne
dont l'âme
lambrisser ses palais de qiadruples,r d'aise ou de
à la fois tendre et sublime palpitait
bon
douleur au souvenir de son peuple, tout
qu'il
fait pendre le ministre
était, eùt vraiscmblablement lui denner de tels éloges."
assez impertinent pour: ami Sully écrivait avec la
Je ne sais si son digne
du comte de
noblesse, Télégance ct la précision
bois
vendait ses
Limonade aje sais au moins quil
à son roi; et il le respectait
pour en offrirle prix
idole.
assez pour ne: pas Tappeler son vous a. saisi à la lecDans T'extase burlesque qui
en
vous vous écriez,
ture de tant d'extravagances,
parlant de Talmanach de Haiti:
de ce livre n'est-elle pas un phé-
( L'existence
. .Ya a-t-il beaucoup
> nomène assez étrangel.
qui prétendant
> dc gouvernemens en. Europe,
faire un
> rendre compte de ce qui est, pussent
- -
2 -
prix
idole.
assez pour ne: pas Tappeler son vous a. saisi à la lecDans T'extase burlesque qui
en
vous vous écriez,
ture de tant d'extravagances,
parlant de Talmanach de Haiti:
de ce livre n'est-elle pas un phé-
( L'existence
. .Ya a-t-il beaucoup
> nomène assez étrangel.
qui prétendant
> dc gouvernemens en. Europe,
faire un
> rendre compte de ce qui est, pussent
- -
2 - --- Page 50 ---
> e tableau si plein, si concis de ce qui doit
- >
être...2
Quclques journaux français se sont
surles.
> titres des nouveaux seigneurs
égayés
>
sur quelques
d'Haii, comme.
phrases un peu
de
* cet almanach : je suis confondu prétentieuses de
> voir juger dune manière
surprise de.
sisuperficielle un
> noménesi nouveau dans Thistoirede
phéVous êtes
Thomme ).
confondu, dites-vous! nous le sommes bicn davantagedu ton d'admiration
dont vous nous vantez des
passionnée
rapsodies et des sottisos; nous sommes confondus de vous entendre
appelér T'almanach d'Haiti, fait pour exciter le
rire de toute
FEurope, zn. phénomène dans
Thistoire de Thomme, et surtout de vous entendre dire : ( Les progrès de
T'esprit et des
> res qu'un livre semblable
lumie-
>
suppose dans un troupeau d'eselaves à peine affranchis, ne
> ils pas d'une mavière
déposentéclatante, de la
> facilité avec laquelle les nègres seraient grande
> lisés ) !
civiAinsi, monsieur, Talmanach de Saint-Domingue
suppose, selon vous, les progrès de l'esprit et des
lumières des Haitiens ! et, parce
qu'un négre sera
venu en France se frotter la cervelle d'un
de
latin, tousleshabitans
peu
deau-Db-niegisioidae
tement seront des hommes éclairés; vous parlerez
des hordes au milieu desquelles il se trouve
jeté,
comme d'un peuple de savans, et de ses platitu-
insi, monsieur, Talmanach de Saint-Domingue
suppose, selon vous, les progrès de l'esprit et des
lumières des Haitiens ! et, parce
qu'un négre sera
venu en France se frotter la cervelle d'un
de
latin, tousleshabitans
peu
deau-Db-niegisioidae
tement seront des hommes éclairés; vous parlerez
des hordes au milieu desquelles il se trouve
jeté,
comme d'un peuple de savans, et de ses platitu- --- Page 51 ---
tout au plus de TEsprit
des, comme on parlerait surpris; si vous troudes Lois!Je ne suis plus
mais je le suis
superficidls;
vez nos journanx
d'entendre Thistorien
beaneoup, je vous jure,
sextasier sur des
des répulbliques du moyen Age, où T'on ne trouve du
compositions de collége,
accident, ct appelèr phénomène
bon sens que par
de pension. Si c'est-la ce:
un véritable prospectus Talmanach d'Haiti, et
que vous avez lu dans
voici ce
du comte de Limonade,
dans T'ouvrage
voudra bien les lire
qu'on y.trouvera, lorsqu'on
sans prévention :
qu'il règne, parce quil
Christophe s'imagine
de pistolet, des
contient, tant bien que mal à coups soulève sans cesse
bandes que lexcès de leurs maux
qui sait lire
çontre lui. Si le comte de Limonade, des hommés
écrire, n'était pas parcela même un
et
du royaume, je ne répondrais
les plus précieux
et ne serais pas surpas six semaines de sa tête, du beau nom de
pris que Tindigne usurpateur rouler à ses pieds sur les
Henri, ne la fit un jour
Pendant en
quadruples du. palais de la Citadelle.
dans
le ministre célebre sa clémence,
effet que
des discours dont il est le rédes proclamations et
des amuisties, pour ainsi
dacteur né, pendant que elles sont fréquentes,
dire, hebdomadaires, tant fausse du prétepdu
décèlent à la fois, la position
celui-ci lance,
ctla turbulence de ses bandes,
roi;
A
X --- Page 52 ---
à droite et à ganche, des, coups de
les grands du royaume. Cela
pistolet sur
n'empêche
pas le général Paul Romain, de lui Pourtant
dire, en lui
présentant une constitution extraite
et' par lambeaux des soixante
par centons
constitutions
nes inhumées au
moderMoniteur, et dans un style toujours,epiprunté au teinturier obligé, le comte de
Limpnade: Quand les Henri sont sur le
Zes Sully sont près de naitre.:
trônes
Je suis étonné, monsieur,
ayez pas fait connaitre
que vous ne, nous,
une pensée si caractéristique. Ellc prouve au moins que la haturey plus
plaisante pour Haiti
comque pour la
tout :à propos, et
les
France, y fait
que
Sully annoncés
phélicquement par les géuéraux, y
proment méme oi un Henri de naissent au moviron monte sur le trône. Grâce cinquante ans enjeu du hasard, le roi
à cet admirable
à
pourra radotér impunément
quatre-vingts ans ; on ne dira pas du moins de.
son peuple:
Quidquid delirant reges plectuntur Achivi,
puisque le Sully qui doit y remédier
quera pasd d'apparatreàp
ne manle' comte de Limonade pointnommé. Ena attendant,
école,
est là pour le formerà son,
faire de lui un homme d'état à son
lui donner des leçons de
image,
style comme de
lantropie, el le
plitices de la
détromper sur les illusions
vanité.
Jac:
de.
son peuple:
Quidquid delirant reges plectuntur Achivi,
puisque le Sully qui doit y remédier
quera pasd d'apparatreàp
ne manle' comte de Limonade pointnommé. Ena attendant,
école,
est là pour le formerà son,
faire de lui un homme d'état à son
lui donner des leçons de
image,
style comme de
lantropie, el le
plitices de la
détromper sur les illusions
vanité.
Jac: --- Page 53 ---
destinéà sortir des enDans Tattente du Sully,
d'Haiti, jouet
d'me Africaine, le peuple
trailles
piresque celui dHéet victime edrungouvensemeut cesse : le roi prend alors
se révolte sans
liogabale,
massacre a
ses sujets. Le carnage Oni,
les armes, et
suiccèdent.
les podlanstionstuis
: ( Le peuple d'Haiti,
En voici un échantillon
soule but de ses désirs;se
> ne connaissant pas des apôtres de la rébellion.
n lève par les discours
n'égalait ma clémence
> M'étant aperçu que rien
des facsi ce n'est Tendurcisement
> et ma bonté,
du sort de cette ville. rebelle
décidé
la
> tieux, jai
chefs. ont mordu
et aussitôt-les
> (le Mole),
D poussière ).
Tavis du roi Henry. Il prétend
Je ne suis pas de
le but deses désirs.
que son periple ne connait pas
bien évident.
Ld but de ses désirs est pourtant
mons
Cest de se soustraire à ce goavemnemeot de TAfrique ne
trueux, dont celui des capechères le
du mal
même une idée; et que génic
donne pas
atirait à peine inventé.
qui mordent
Quoi qu'il en soit, à ces apôtres d'autres. Jasuccèdent à l'instant
la poussière, en
que le roi tient entre ses
loux de partager la proie
doute de sapproprier
mains; et dans Tespoir sans servir de lambris et de
destinées à
les quadruples
Ceux qui échappent au
tapis, ils conspirent.
se
au
ARCT
rendent
let du roi, ou à ses bourreaux,
A1 - a
L
mordent
Quoi qu'il en soit, à ces apôtres d'autres. Jasuccèdent à l'instant
la poussière, en
que le roi tient entre ses
loux de partager la proie
doute de sapproprier
mains; et dans Tespoir sans servir de lambris et de
destinées à
les quadruples
Ceux qui échappent au
tapis, ils conspirent.
se
au
ARCT
rendent
let du roi, ou à ses bourreaux,
A1 - a
L --- Page 54 ---
at-Prince, que ce roi législateury dans des
clamations dictées par la rage,
pro:
le Port-aux-Crimes:
nomme toujours
Soldats, généraux et
teurs, chacun trabit à son tour. Il avait acheté cultivafrégate aux Anglais; je ne sais quel
une
ral Pierrot,
amiral, l'amije crois, la remise entre les
de Péthion,
mains
2 par une de ces tralisons qui semblent
inhérentes à cet horrible état d'anarchie.
Ces défections, ce jeu de perfidies, ces proclamations, 2 tantôt terribles, tantôt
pacifiques, et toujours niaises ; ces amnisties
néraux, mordant si souvent périodiques, la
ces gépoussière,
avec'bien plus de vérité que ne le suppose peignent le comte
de Limonade qui en est Thistorien, la véritable
situation de la partie du nord de
et attestent suflisament, comme ille Sainte-Domiogue,
la gloire d'Haiti. Le couronnement ditlui-mème, du
la reine l'atteste bien mieux
roi et de
encore : cérémonies,
discours, costumes; 3 tout y a élé calqné sur celui
de Bonaparte, Il en paraitrait même la copie
si le roi Henri n'y avait bu,
exacte;
2 devant le capitaine
Douglas, , commandant la frégate anglaise, le Rendear, à la santé de son frère le roi Georges. Ce devait être, il faut en convenir, un tableau bien
curieux, bien caractéristique, et bien
d'é:
tre célébré par un historien de votre digne
que celui d'une cour noire et en réputation ;
manteaux brodés richement
tuniques, en
en Angleterre, n'ayant
si le roi Henri n'y avait bu,
exacte;
2 devant le capitaine
Douglas, , commandant la frégate anglaise, le Rendear, à la santé de son frère le roi Georges. Ce devait être, il faut en convenir, un tableau bien
curieux, bien caractéristique, et bien
d'é:
tre célébré par un historien de votre digne
que celui d'une cour noire et en réputation ;
manteaux brodés richement
tuniques, en
en Angleterre, n'ayant --- Page 55 ---
des malheureux sans chemipour spectateurs que
même des ceintures
ses, dont tous n'avaient pas dans le pays.
de décence, appellées tangas,
vous célé=
Monsieur, ce que
Voilà pourtant,
m'abstiens de caracbrez avec une emphase queje caractériseront pour
tériser. , mais que nos lecteurs
saturnales
moi. Vous nous parlez de ces indignes
dont le comte de Limonade parle
du ton comique
Victor. Si vous n'y prede la gentillesse du prince
d'homme :
ce ministre qui, en qualité
nez garde,
profitant de
d'état, doit se connaitre en hommes,
malvous inspire, vous attachera
l'admiration qu'il
idoles. N'oubliez pas, je
gré vous au culte de ses
de votre sie
vous prie, que vous êtes responsable réclament.
dontles intérêts vous
lence à TEurope,
éviter les
Nous avons besoin de votre plume écrite pour du Porta
malheurs annoncés dans une leltre
uit
en date du 1*. août 1814, par
au-Prince;
dites-vous, les
( fait connaitre,
Anglais 2 laquelle
et du peuple 9 pour
)) préporails du gouvernement établissemiens des côtes;
> bràler Ja ville et tous les
d'une flotte ennemie j:
)) à Tapproche
entendez stirement
Par flotte ennemie, vous décidé, de votre
une flotte française; car vous: avez le traité de paix
propre autorité, que, quoique cette colonie cst
nous ail laissé Saint-Domingue, Christophe, nésudevenue indlépendante,ct que anjourfhuirégal
jet français, 5 est conséquemment
L - -
a à -
-
ôtes;
> bràler Ja ville et tous les
d'une flotte ennemie j:
)) à Tapproche
entendez stirement
Par flotte ennemie, vous décidé, de votre
une flotte française; car vous: avez le traité de paix
propre autorité, que, quoique cette colonie cst
nous ail laissé Saint-Domingue, Christophe, nésudevenue indlépendante,ct que anjourfhuirégal
jet français, 5 est conséquemment
L - -
a à -
- --- Page 56 ---
de Louis xvinr. Je sais tout ce qu'il
tropique dans une semblable
ya de philanvrai, , cependant, elle
doctrine; à vous diré
convention,
ressemble tropà celle de la
qui,par un décret spécial, mit sous sa
protection' tous les peuples jaloux de devenir libres, et de jouir de'cette liberté dont
alors un si bel exemple; mais
nous offrions
de mon sujet,
ces questions sortent
etjy reviens.
Il paraît, à VOS craintes,
pas mieux la nature
que vous ne connaissez
physique de
que le moral de ses habitans Sainl-Domingue,
tre, évidemment
: sans cela, cette letfahriquéeà Londres
des alarmes à la
pour donner
vôtres à
France, n'ett pas augmenté les
Ce point. Oui, Monsieur, il est impossible
qu'une ppreille lettre vienne de
c'cst I'euvre de
Saint-Domingue;
quelqu'un intéressé à
mais ignorant T'art de colorer
tromper,
trahissant son
ses mensonges, et
ignorance par des détails
toute vérité locale. Vous
dénués de
sentez bien que Christophe, ce roi législateur, qui, par des
relevées sans doute
vues plus
les
que Lycurgue, foule aux pieds
quadruples, en a pourtant assez dans ses cofires
pour payer des agens en Europe. Ces
convaincus sans doute
agens, bien
tans de Paris
que, pour alarmer lesi habiou de Genève, les nouvelles
reçoit ne valent pas celles qu'on
qu'on
posent à Londres de leur
imagine, en € "comIls pous disent donc: façon, --- Page 57 ---
frémiriez si vous étiez témoins des apK Vous
préparei ici aux Fran5 prèts de la résistance quon
de torches et de
) çais : les arsenaux sont pleins touit incendier alard
combnstibles pour
5) matières
)) rivée d'une flotte ennemie),
/
matiéres
a
des torclies el des
combostibless
Qnoil
;dans un pays
dans un pays où tout est intlimmable; de bois, dé
oi les toits sont, en granile brises partie, roslécs donent
dans un pays où des
paille;
de Violence, et une direction
aux flammes tant maitre de profier en plaçaht
dont on cst tonjours
enfin oû la simple
le feu au vent; dans un pays
miincendie souvent en quelques
pipe d'un nègre dune année! Ali! ce ne sont pas
mutes la récolte
ce serait
des torches quil faut à Saint-Domingue, devriez
Vous
pourtaut
tout au plus des pompes.
malque ces plagiires
vous rassurer, en songeant
: : à la police de
adroits ont rderobé leurs mensonges le 50 mars,
publiait 3 avant
Bonaparte 1 laquelle les Cosaques pertient,der
que, depuis Moscou ,
destinées à bruler Paris.
rière leur dos, des torchies
m'étonne de ce que Christople,
Pour moi, je
,ma cause et mon épée,
dont la devise est, Dieti,
- encore à des droits Si bien fondds;
venille ajontér
je n'étonnerais même
de Tincendie;
les ressonrees
des nouvelles impossibles,
de vous voir regarder indubitables, si vous ne
'comime des nouvelles
-
-
arte 1 laquelle les Cosaques pertient,der
que, depuis Moscou ,
destinées à bruler Paris.
rière leur dos, des torchies
m'étonne de ce que Christople,
Pour moi, je
,ma cause et mon épée,
dont la devise est, Dieti,
- encore à des droits Si bien fondds;
venille ajontér
je n'étonnerais même
de Tincendie;
les ressonrees
des nouvelles impossibles,
de vous voir regarder indubitables, si vous ne
'comime des nouvelles
-
- --- Page 58 ---
m'aviez appris à ne m'étonner de rien de
part.
votré
Mais non, ce n'est plus de la surprise
prouve,c'est un mélange dhumiliation que jé
sentimentdont je ne suis plus maître. et de resteux, je suis offensé de me voir
Jesuis honde colon, par un homme de mérite, calompier, à titre
à ses
devenu, grâce
prérentions, une espèce de
criant à TEurope, du haut des
Poinsinet, et
oh il se donne
tréteaux politiques
sable de
en.scandale : Je me crois
mon silence dans la noble responje me suis chargé.
cause dont
Qui étes-vous doné pour vous croire
mable que moi, que la classe enticre plus estiVous avez noirci, plus
des colons 2
de papier à la gloire de élégamment qu'eux, un peu
PAfrique et de
est-ce donc sur des phrases
Christophe:
hommes? est-ce
des
que l'on juge les
par
phrases plns ou
sonores qu'on acquiert le droit
moins
mépriser ceux qui ne voient dans d'injurier la
et de
qu'une sensibilité stérile, froide et philantropie,
Quoil parce quej jaurai reçu de mes pères, prétentiense? à SaintDomingue, un héritage que je voudrais
tre à mes enfans, mon nom de
transmetpayéau prix de tant de
colon, ce nom
maux depuis
ans, servira de titre à vous et à votre vingt-trois
pour m'injurier? Mais de qui avez-vous coterie,
donc reçu --- Page 59 ---
exercez ainsi? de la philan-.
Fapostelat que vous Ahlee n'est pas aux contem:
tropie, dites-vous?
comme la nôtre qu'on
porains d'une révolution rhéteur! Anacharsis
avec ce lange de
en impose
disait-il, le coeur français et
Cloots, qui avait,
aussi T'orateur du
Pâme sans-culotte , sintitulait êtes faitlorateur
genre humain, comme vous vous L'Europe, il faut en
de trois parties du monde.
avantages de
convanir, n'a pas yecueilli de grands
le but
: oi est donc aujourdhui
son éloquence
mission semblable à la sienne?
d'une
des intentions plus pures sans.
Vous n'avez pas
tombées les, unes sur
donte, que tant de victimes leur fausse doctrine.
les autres, sous lcs coups de n'auriez-vous pas réQue prétender-vous donc?
de certains principes?
fléchi sur les conséquenees
ne voir
de Christophe,
Célébrer le gouvernetent
les progrès de
Saturnales que
dans ces déplorables reconnaitre la puissance d'un
Tesprit humain;
légitime, n'est-ce pas juse
soldat heureux comme
ne voutifier d'avance Ia révolte des provinces Tautorité qui
du
reconnaitre
draient pas aujourdhui
les Generoi? Mais non, vous êtes de Genève;
aiment à faire parler d'eux, et vous avez pris
vois
les victimes de votre célébrité.
les colons pour
n'élait pas exempt
Tronchin, votre compatriote,
Ta lui-même
Jean-Jacques
de ce charlatanisnue;
ime, n'est-ce pas juse
soldat heureux comme
ne voutifier d'avance Ia révolte des provinces Tautorité qui
du
reconnaitre
draient pas aujourdhui
les Generoi? Mais non, vous êtes de Genève;
aiment à faire parler d'eux, et vous avez pris
vois
les victimes de votre célébrité.
les colons pour
n'élait pas exempt
Tronchin, votre compatriote,
Ta lui-même
Jean-Jacques
de ce charlatanisnue; --- Page 60 ---
afliché; le peintre Liorard porlait, à son
un habit d'Arménien; ;. Necker
exemples
jhonore les vues pures, le lui-mèmes dont
Jes sentimens
désintéressement et
élevés, ne fut peut-être
Jatan, absous par sa
qu'un charvanité.
conscience, des erreurs de-la
Tenez, Monsicur, je connais une infinité de.
missionnaires d'un* ordre semblable
quelques rites prés. Se
au vôtre, à
croyant comme vous
ponsables de leur silence, ils criient e
il a resams avec fureur, Egalités
y a vingt
disaient-ils, mourir
Liberté. Ils voulaient,
Ditds,
pour CeS deux nouvelles
et envoyaient même à la mort tous diviquin'embrassaient pas la noble cause
ceux
taient chargés.Je les vois
dont-ilss'6
chevaliers, barons;
aujourdhui presque tous
couverts de croix et comtes, de
ducs ou princes, et
ves eux-mémes. Hélas ! cordons, comme nos bradonne leur terrible
je me resigue et leur parméprise, si c'en est
je me tiens désormais en garde
une; mais
et les avocals
contre les orateurs
chargés de ces Vastes
faute de mienx, sans doute,
causes, qui,
cliens en
vont chercher des
Afrique et à Haiti,
les
à Paris ou à Genéve.
pour
défendre
Nc vons en prenez qu'a vous-mêmc,
sijuse ici sans
Monsieur,
sailles. Les
mnénagement du droit de reprécolons, que vous traitez. ayec taut de --- Page 61 ---
cependant plits justes. Accusés par
seront
méptis, * écrire avec Télégance et la précivous, de ne pas
ils s'en consoleront
sion du comte de Limonadle, soit humiliante;
facilement, quoique Taccusation droit de venvous leur donnez un
mais puisque
de regarder les noirs
geance,e. leur reprochiant chevaux et de les
au-dessous de Jeurs
comme
voici comme ils en usent par
traiter avec cruauté,
mon organe :
remmer Tunivers avec une.
Lorsqu'on simagine
à TEu=
brochure; lorsqu'on se croit responsable TAsilence; lorsqu'on soutient que
rope de son
cisilader remplic de villes
frique est heureuse,
et que ses hacommerçantes et manufacturières, lorsqu'on désont libres;
bitans, sans esception,
illettré,
core du nom de roi législatour, un nègre trône
funieste
du hasard sur un
placé par un
jeu
lorsqu'on vante à
dont les étais sont des cadavres;
un cuistre
titre d'écrivain et d'homme d'état, ingénument
frotté d'un peu de latin, qui appelle
maitres des idoles; lorsqu'on préses préteudus
ridicule, comme un phénosente un almanach
dérobées au programme
mene, et quelques lignes
ce que pourd'une pension, comme smpéticuresie
en Euraient écrire beaucoup de gotvernemens sollifaut, au lieu de régenter Funivers,
rope,il
d'écran chez le grand Turc, se
citer une place
'homme d'état, ingénument
frotté d'un peu de latin, qui appelle
maitres des idoles; lorsqu'on préses préteudus
ridicule, comme un phénosente un almanach
dérobées au programme
mene, et quelques lignes
ce que pourd'une pension, comme smpéticuresie
en Euraient écrire beaucoup de gotvernemens sollifaut, au lieu de régenter Funivers,
rope,il
d'écran chez le grand Turc, se
citer une place --- Page 62 ---
croire invisible et craindre les sbires de la
parce qu'on s'cst mis tout tremblant
police,
prétendu major des
en face du
gardes-françtises.
Aumoment ou je termine cet écrit, les
anglais annoncent que
journanx
dina. Selon
Christophe a fait arrêter Méces journaux, ou plutôt selon
dont ils sont les échos
Christophe
Louis
payés, un ministre de
XVIII aurait donné pour mission,
une révolte à
2 à Médina,
tatée
fomenter, et cette mission serait conspar des instructions écrites : à les en croire
enfin, Pétion 3 prévenu à
MM. Dauxion
temps 2 a fait arrêter
et Draweman.
Excepté T'arrestation de
tout est
Médina, tout est faux,
absurde, tout est impossible dans de pareilles
suppositions ; d'abord, M. Draweman est à
n'est conséquemment
Paris, et
pas arrêté à
D'un.a autre côté,
Saint-Domingue,
Pétion, qui n'a rien de barbare
comme le ligisfateur Christophe, sait très-bien
Louis XVIII n'envoie nullc part des
que
insurrecteurs.
commissaires
Qu'est-ce en effet que le droit des gens,
que la morale? Qu'est-ce
la
qu'est-ce
que dignité de la couronne 2 pour Christophe? de vains noms, des
mes dont son coeur ni sa raison ne lui
énigmais ler mot. Pourles hommes de
domuerontjaweur, les
sa trempe, l'honconvenances, la délicatesse, le respect --- Page 63 ---
chiffres dont ils
soi-mème, ne parlent qu'en
Bour
aussi a-t-il trouvé tout simple et
n'ont pas la clef; du roi de France un monarque
tout naturel de faire
de M. Malouct un sot
patroné sur son modèle, et
Pour
et niais : comme le comte de Limonade.
perfide
de tant d'ineptie, il publie ingécombler la mesure
Médina (dont au
nument,auijonrdhai,d quelinfortuné
commeinéperte
surplus, depuiss siemoisgannoncelay
comme un
vitable), portait soigneusement avec lui,
des instructions qui, dans tous
palladium sans doute,
font légitimement
les pays du monde; policés ou non. 2 cela même ils ne
fusiller les exécuteurs 2 et que par
n'était pas
portent jamais avec eux. Si Christophe donc de
le plus stupide des barbares 2 essaierait-il donné à
M. Malouet a
persuader à T'Europe 2 que
fomenter une
Médina des instructions écrites pour
du
cclui-ci s'est présenté aux- portes
révolte, et que
instructions dans ses poches ou -
Cap avec de pareilles
calomnie plus pladaris sa valise! Vit-on jamais une
temént absurde?
rien de si déraisonnable que
En vérité, il n'y a
entière n'est guère
certains admiratetirs ! leur vie
Il faut en
autre chose qu'une longue mystification.
son ministre, 2 les agens
convenir; le roi Christophe,
imaginent 2 la poqu'il solde, les nouvelles qu'ils
charet jusqu'aux panégiristes
litique haitienne 2
tout est harmonie, tout
gés d'une aussi noble cause)
-
-on jamais une
temént absurde?
rien de si déraisonnable que
En vérité, il n'y a
entière n'est guère
certains admiratetirs ! leur vie
Il faut en
autre chose qu'une longue mystification.
son ministre, 2 les agens
convenir; le roi Christophe,
imaginent 2 la poqu'il solde, les nouvelles qu'ils
charet jusqu'aux panégiristes
litique haitienne 2
tout est harmonie, tout
gés d'une aussi noble cause)
- --- Page 64 ---
OnYI
est, de: la même force. C'cst d'un gouvernement
bicn moins horrible que cclui-là dont Machiavel
disait: ad ognuno puzza questo barbaro dominio :
il est tel en eflet aux: yeux de la raison 2 que
des écrivains auglais eux-mèmes conseillent au leur
de s'tinir avec la Francc, pour anéantir cC foycr
de barbaric.
IMPRIMERIE DE FAIN, RUE DE RA CINE. --- Page 65 ---
HARMONIES
MARITIMES ET COLONIALES. --- Page 66 --- --- Page 67 ---
E763
L6515
Y15 --- Page 68 --- --- Page 69 ---
M E --- Page 70 ---