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Spvicer
Johbur Carter Brotnn
L'ibram
Sromn Inibersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
neas --- Page 5 ---
3A4
.
E TT R E
A
M * * *
DÉPUTÉ A L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
Sur le rang que les Colonies doivent avoir
dans POrdre Social.
Vous me demandez mon opinion fur
l'admiflion des Dépurés de S.-Domingue,
dans P'Affemblée Nationale. J'apprends
qu'ils y font admis : je ne puis plus me
permettre de motiver une opinion
ticulière, desquelAlEmbléea
parprononcé.
Elle a fans doure éré déterminée pawles
circonftances. Sa décifion couvre d'un
voile refpectable les irrégularités dans
l'éledtion de cette Députation 5 mais,
dans les débats qui ont eu lieu à cette
occalion, 9 j'ai Cru remarquer qu'on ne
connoiffoit qu'imparifaitement Patilité des
Colonies > & le rang qu'eiles doivent
avoir dans lOrdre Social,
Les Colonies font des poffeflions
cieufes par leur influence fur la fortune prépublique. Elles font une fource de riA --- Page 6 ---
le moyen du
cheffes qui circulent 2 par
du
dans toutes les parties
Commerce 2
à la force du
Royaume. Elles ajoutent
à Paien contribuant
Corps politique,
fance des travailleurs. Sous ce rapport 2
elles méritent la protedion particulière
de la Nation 5 & c'eft avec inquiétude
je vois les efprits incertains fur leur
que utilité. Il eft à défirer que TAffemblée
Nationale fixe Popinion fur ce fujet. Ce
les avoir confidérées fous
n'eft qu'après
ftatuer
tous leurs rapports , qu'on pourra PAdraifonablement fur la Ligiflation &
miniftration qui leur font propres. Il
de Provinces,confidén'eft peuc-être pas
confervation imrées ifolément, dont la
autant à 'Etat, que nos Colonies.
porte déterminer le rang qu'eiles doiPour
examinonsventavoir rdans POrdre Social,
les dans leur culture 5 nous appercevrons
diffemblances avec nos Provinces 2
des
de les affimiler-ni en
qui ne permettent
Légillation ni en Adminiftration.
Dans toutes nos Provinces, lagriculeft le premier intérêt de la Société.
tare
une partie des hommes 2
Elle occupe
Le Commerce
&c les nourrit tous.
pro-
at, que nos Colonies.
porte déterminer le rang qu'eiles doiPour
examinonsventavoir rdans POrdre Social,
les dans leur culture 5 nous appercevrons
diffemblances avec nos Provinces 2
des
de les affimiler-ni en
qui ne permettent
Légillation ni en Adminiftration.
Dans toutes nos Provinces, lagriculeft le premier intérêt de la Société.
tare
une partie des hommes 2
Elle occupe
Le Commerce
&c les nourrit tous.
pro- --- Page 7 ---
cure aux travailleurs - 1e 2 2 qui ne font
des terres 2
Re
employés à la culture
moyens de fe pourvoir de fublfiftances.
Ces deux intérêts publics font intimement liés dans une bonne organifation;
mais enfin l'un eft inconteftablement le
premier 5 l'autre n'eft que le fecond dans
POrdre public.
Ce n'eft pas le même ordre de chofes
dans nos Ifles à fucre. La culture des
terres n'y a pas d'autre objet que le
Commerce. Le Commerce y eft donc le
premier intérêt pour le Royaume 5 l'agriculture au contraire n'y eft que fecondaire 5 ces Colonies reçoivent du dehors une grande partie de leurs fubfiftan-.
la culture de celles
ces; on y négligemêmel
que le pays produit. Les Colons jugent
fouvent qu'il leur eft plus utile de cultiver
les riches produdions de leur fol 5 ainli
tout le mouvement des cultures Coloniales eft imprimé par le Commerce.
Le - but & l'effet de ces cultures
les affimilent à des Manufadtures 5 ainfi
les Colonies doivent être confidérées
comme Poffeflions commerçantes. Elles
fervent réellement l'intérêt commercial
Aij --- Page 8 ---
de toutes nos Provinces, ) & font plutôt
de l'Etat, > que
des parties dépendantes
Ce feroit une
des parties aggrégées.
elleserreur profunde & funefte pour
mêmes
de leur donner, 2 dans POrque
à
dre Social 2 le rang qui appartient
en different
nos Provinces 2 puilqu'elles
effentiellement dans leurs cultures.
Les Ifles à facre ne peuvent être
comparées au continenc de PAmérique
Septentrionale : celui-ci eft femblable,
prefqu'en tous points 1 aux Provinces
Pavoir peuiplé & défride PEmpire qui tard il devoit s'en détaché 5 tôt ou
cher 0 > dès qu'on ne ly aggrégeoit
les
de fe
R:
il poffédoit tous
moyens
cefftraire à la dependance, lorfqu'elle
feroit de lui être utile. Nos Colonies ne
font
de la même nature. Les borpas
nes d'une Lettre ne me permettent pas
d'expofer toutes les différences qu'elles
avec le continent Américain : mais
ont
facilement
5 il fuffic
elles font
apperçues
avoir. ramené Iattention. La dépend'y
leur eft indifdance d'une Métropole
penfable ; je ne fais ce qu'elles deviendront par la fuite : mais, tant que lef-
de lui être utile. Nos Colonies ne
font
de la même nature. Les borpas
nes d'une Lettre ne me permettent pas
d'expofer toutes les différences qu'elles
avec le continent Américain : mais
ont
facilement
5 il fuffic
elles font
apperçues
avoir. ramené Iattention. La dépend'y
leur eft indifdance d'une Métropole
penfable ; je ne fais ce qu'elles deviendront par la fuite : mais, tant que lef- --- Page 9 ---
pric de juftice ne 5
Gouvernements
guidera pas tous les
2 leur
roit funefte à elles-mêmes indépendance fepas en elles la force
: elles n'ont
réfifter aux efforts de la néceflaire pour
ne font que riches;
cupidité 5 elles
en faifant
aux avantages de leur fol la participer
qui les fournit & les
Métropole
pendance eft d'un
protége 2 leur déla liaifon eft naturelle. avantage réciproque 5
En réfléchiflant fur leurs
far leur fituation
produdions,
nature de leurs topographique, fur la
me, fur
relations avec le
s
les intérêts relatifs des Royaupoles des autres
MétroColonies, on
qu'elles ne peuvent être
reconnoitra
cune contribution
foumifes à aupour les
bliques : l'exiger d'elles
dépenfès punuer leur effct
2 ce feroit attétres Provinces en Commerce fur les auleur faire
5 ce feroit les vexer 2 &
de dépendance. trouver unintérét, à changer
Leur
tion doit être le
unique contributout leur Commerce privilége excluff de
vigation
3 de toute la Naqui en
la
dépend, 3 en faveur de
Métropole. Elle feroit
fation de
une compenlimpôr : 2 & ne pourroit être --- Page 10 ---
le Royaume ayant
jugée trop pefante, d'établir fon Commerce
tous les moyens
Aoriffant. C'eft ainfi
fur le pied le plus
Mles à fucre une
qu'en agit avec fes
obfervaNation qui eft digne de nos
Colonies, en parvenant au
tions 5 fes
dont elles font fufdégré de profpérité
travailleurs
ceptibles', 1 ont procuré aux
fait
- une aifance qui
de leur Métropole defirs. Il eft utile d'obferver
l'objer de nos
dans fes erreurs. Elle
cette Nation, même
apperçu
fe
de n'avoir pas
a à
reprocher exiftoient entre fes Coles différences qui
Américain, & celles
lonies de P'Archipel
& d'avoir
qu'elle avoit dans le Continent, même réfoumis les unes & les autres au
Nous ferions plus condamnables
gime.
refufant à Pobfervation >
encore, fi, nous
conduire envers
nous prétendions nous ils auroient da
nos Illes à fucre s comme Colonies du
agir pour leurs anciennes Ce feroit une idée
Continent Américain.
feroit enimitative e, dont lapplication
tièrement fauffe.
fauroient profpérer
Nos Colonies ne contrarieroit leur
fous un régime qui
à une liainature 2 ou qui soppoferoit
gime.
refufant à Pobfervation >
encore, fi, nous
conduire envers
nous prétendions nous ils auroient da
nos Illes à fucre s comme Colonies du
agir pour leurs anciennes Ce feroit une idée
Continent Américain.
feroit enimitative e, dont lapplication
tièrement fauffe.
fauroient profpérer
Nos Colonies ne contrarieroit leur
fous un régime qui
à une liainature 2 ou qui soppoferoit --- Page 11 ---
fon intime avec leur Métropole. C'eft
en les confidérant uniquement
comme
Manufacture, qu'on reconnoîtra le
de protedtion
genre
qu'elles ont droit d'exiger,
& qu'on pourra déterminer avec fagelfe
la Légiflation & PAdminiftration
qui
peuvent les conduire à la profpérité
en concourant à laccroiffement de la 2
fortune publique.
Je vous obferve encore que la formation des Municipalités (1) eft un établifc
fement que nos Colonies doivent
à
efpérer
l'époque d'une régénération générale,
Il s'oppoferoit à P'autorité arbitraire,
&
tendroit eflentiellement à l'amélioration
(1) Si la formation des Municipalités
miniftration adtuelle, on pourroit les
remplagoit de
l'Aden première inftance : les atrocités contre charger les réprimer,
les Maîtres feroient jugés par leurs Pairs 5 on Elclaves 5
craindre qu'ils ne le fulfent pas affez
pourroit
dant on ne peut difconvenir que cette févèrement. Police
Cepenle mal, & infueroir, à ce:.
fur les mceurs diminueroit
Colons affemblés
égard,
5 des
voix
> pour juger un délit dénoncé
publique, ne participeroient pas à la
Par la
culière du Colon qui l'auroit commis, Je paffion fuis loin partid
prétendre
ce moyen procurât à T'homme efclave de
avantages 25 la liberté. Je ne prétends Pas non
les
feroir ceffer rous les abus 5 mais c'eft un
plus qu'il
les diminner. Craignons de folliciter
grand bien de
Les changemenrs
ce qui feroit nuifible,
Le bien fe prépare trop brufques font toujours dangereux.
rations.
lentement & pendant plufieurs
tions Marchons vers un mieux , & évitons ces révoln- ginsqui détruifent mêine les hommes qu'on veut foulager, --- Page 12 --- Erablifément
des mocurs. Iln'y a qu'un faire naître l'efde ce genre qui puiffe
on ne peut
prit public 2 fans lequel diftributive.
avoir aucune idée de juftice
Colons font François 5 lefprit puLes
les facrifices
blic leur fera trouver légers dontils font partie.
qu'ils doivent à PEtat but, fi je vous
J'aurai rempli mon Colonies >
à fucre
ai convaincu que nos
manière e, être
en aucune
ne peuvent,
Provinces 5 qu'elles ne
aflimilées à nos
le même rang dans
doivent pas avoir
dans le Corps
TOrdre Social, 1,8qu'ayant, effet que nos Mapolitique 2 le même font comme elles 2 1
nufactures 2 elles
2 de. PEtat , &
des parties dépendantes
Ces
d'être aggrégécs.
non fufceptibles
du Comfous le rapport
Poffeffions 2
à donner de Padti2
merce contribuent dans toutes les Provinces;
vité au travail
Leur impor-
& à vivifier FAgriculture. appréciée que
tance ne fera parfairement le Commerce
lorfqu'on aura examiné
fes branches & fes ramifications,
dans
l'influence qu'elles
& qu'on aura reconnu
ont fur cet intérêt public.
M. DCC. LXXXIX
aggrégécs.
non fufceptibles
du Comfous le rapport
Poffeffions 2
à donner de Padti2
merce contribuent dans toutes les Provinces;
vité au travail
Leur impor-
& à vivifier FAgriculture. appréciée que
tance ne fera parfairement le Commerce
lorfqu'on aura examiné
fes branches & fes ramifications,
dans
l'influence qu'elles
& qu'on aura reconnu
ont fur cet intérêt public.
M. DCC. LXXXIX --- Page 13 ---
EXTR AIT
DU PROCÈS 1 VERBAL
DE L'ASSEMBLÉE
DEs CITOYENS - LIBRES ET PRoPRIÉTAIRES DE COULEUR DES
ISLES ET COLONIES FRANÇOISES,
conflinuéefous le titre DE COLONS
AMÉRICAINS. --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Punt
- --- Page 16 ---