--- Page 1 --- --- Page 2 ---
P2 H rh
a fons Foun
hhinar
eonded
CD
Hebn Citrtr Srelon. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
04 9SSA --- Page 5 ---
E
LETTR
A.
ED WARDS,
BRYAN
M.
DANGLETERRE,
MEMBRE DU PARLEMENT
DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES,
ET
PROPRIÈTAIRE A LA JAMAIQUE,
COLON
EN
DE SON OUVRAGE,
RÉFUTATION
INTITULÉ
HISTORIQUES
VUES
SUR LA COLONIE FRANÇAISE
DE
O
D M IN GUE,
SAINTETC, ETC.
PUBLIÉ EN MARS DERNIER.
VENAULT DE CHARMILLY,
PAR M. LE COLONEL L'ORDRE ROYAL ET MILITAIRE DE ST. LOUI8,
CHEVALIER DE PROPRIETAIRE À ST. DOMINGUE,
COLON DE L'ASSEMBLÉE GENÉRALE DE CETTE COLONIE;
ANCIEN MEMBRE
DE SA MAJESTÉ BRITANNIQUE,
CHARGE PAR LES MINISTRES DE LA GRANDE-ANSE,
ET PAR LES HABITANS CAPITULATION POUR LA REDDITION DE LA PARTIE
DE RÉGLER, ACCEPTER ET SIGNER LA
PRANÇAISE DE SAINT-DONINGUE,
Avec ADAM WILLIAMSON,
M. LE LIEUTENANT-GENERAL DE LA JAMAIQUE, ETC., ETC.
SIRUASANT-ROEVEASUE
sotiticwee
X LONDRES:
T: BAYLIS, Greville-Street, Holborn..
Imprimé, pour TAUTEUR, par
Juillet-1797.
ITANS CAPITULATION POUR LA REDDITION DE LA PARTIE
DE RÉGLER, ACCEPTER ET SIGNER LA
PRANÇAISE DE SAINT-DONINGUE,
Avec ADAM WILLIAMSON,
M. LE LIEUTENANT-GENERAL DE LA JAMAIQUE, ETC., ETC.
SIRUASANT-ROEVEASUE
sotiticwee
X LONDRES:
T: BAYLIS, Greville-Street, Holborn..
Imprimé, pour TAUTEUR, par
Juillet-1797. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
E R R A T A.
Page Ligne
lisez n'acquerrez.
13 derniere 17 n'acquiererez les réunions lisez ces réunions.
19 16
toujours lisezs presque jamais.
presque lisex rappellé.
22 16 milice lisez la milice.
25 24
Eeae
20 3 ili n'y avait maitre par lisez lisez de pas. leur maitre.
29 1 de sorl
lisez déshonoré.
32 derniere du texte ruiné lisez nous nous séparons.
33 26 il vous eut nous. dà être séparons lisez il eût été.
40 14
les honimes lisez que des horames.
41 11
enfans lisez. de grands enfans.
idem. 19 er grands
42 20 supprimez. du rassemblement.
idem. 22 supprimez dc se y. lisez à se pourvoir.
43 22
pourvoir à venir lisez l'avenir.
44 6 son sort
ibid. ibid. les maux lisex ses maux. lisez qu'il n'en existait pas.
47 26 qu'ils n'en existaient pas
ibid. 27 écrits lisezz écrit.
53 1 les lers lisez les premiers.
55 8 étonnante lisez étonnant.
ibid. ibid. imprévue licz malhcurs imprévu. lisezs au comble du malbeur.
61 14 malgré leurs
73 derniere avoué liser avouez.
74 8 rassemblé lisez rassemblées.
85 22, possesson lisez possession.
renforcement liscz renfort.
89 19
lisez confirme.
91 28 confirment créées.
93 30 crées lisess
99 26 éloigné lisers éloignée. eu
il y en a eu.
108 24 quand il y a lises lise quand je lcs encourageais.
118 10 je lcs encopragais lisez si importante.
143 derniere si conséquente inalheur.
144 1 du malheur lisez au avoir lisez il n'a jamais pu y avoir.
156 derniere il n'y a jamais pu
162 14 comme lisex tclle que. ici.
175 4 avancé ici lisez avancez homme.
ibid. 23 quelqu'un lisex conseillé. un
176 2 fournies servi à finir lisez lisez à achever.
180 19
beaucoup de raisons lisez par, &c. couleurs.
193 9 pour les couleurs lisezs pour toutes les
211 16 toutes pour lisez de T'incapacité.
ibid. 21 dincapacité & tous les côtes lisez toutes.
faire.
227 22
à faire lisez sur cc qu'elle a à
230 7 sur ce qu'elle
de n'avoir qu'a.
234 3 de n'avoir eu qu'a lisgs
ir lisez lisez à achever.
180 19
beaucoup de raisons lisez par, &c. couleurs.
193 9 pour les couleurs lisezs pour toutes les
211 16 toutes pour lisez de T'incapacité.
ibid. 21 dincapacité & tous les côtes lisez toutes.
faire.
227 22
à faire lisez sur cc qu'elle a à
230 7 sur ce qu'elle
de n'avoir qu'a.
234 3 de n'avoir eu qu'a lisgs --- Page 8 --- --- Page 9 ---
IER MAI, 1797.
MONSIEUR,
occasion de causer plusicurs fois avec vous sur
AYANT eu
instruit de ses affaires, &
la Colonie de St. Domingue,je sourareistrounéinite-pes étaient passés: Je crois méme vous
assez mal informé des événemens qui s'y
vous pourricz bien un jour
l'avoir laissé entrevoir, lorsque vous me dites'que
écrire Thistoire de cette Colonie.
à lire wos Yues
Dans cette "opinion, je n'avais mis aucun empressement un Membre du ParleSt.
Mais le 28 Mars dernier,
&
Historiques sur Domingue.
j'étais nommé dans cet ouvrage,
ment, chez lequel je dinais, m'apprit que
vous disiez de moi, il le fit
le désir je montrai de connaltre ce que
sur
que
apporter.
amis
été recommandé par un de vosintimes
Je fus très-étonné que vous ayant
rendu visite par po-
(sans le luiavoir demandé), que vous ayant en fois conséquence chez un ami commun ; je fus
rencontré plusieurs
litesse, & vous ayant depuis
introduit mon nom dans votre outrès-étonné de la maniere dont vous avez
je ne fais aucune attention a
vrage. Je vous prie de croire qu'en y répondant, n'eusse à vous reprocher que des
votre inconséquence. Plar-à-Dieu que je été bien plus affligé de voir avec
erreurs qui me fussent personnelles ! J'ai de ceux qui ont conseillé aux
quelle ignorance ou quelle malice vous parlez
&c des plus utiles opéraministres de la Grande-Bretagne une des plus grandes
tions de la guerre aétuelle,
Monsieur, qu'après T'avoir
Je me suis procuré votre ouvrage ; je crois honneur donc, & celui des braves & loyaux
lu, relu & noté, l'intérêt de la Colonic, mon
B
ligé de voir avec
erreurs qui me fussent personnelles ! J'ai de ceux qui ont conseillé aux
quelle ignorance ou quelle malice vous parlez
&c des plus utiles opéraministres de la Grande-Bretagne une des plus grandes
tions de la guerre aétuelle,
Monsieur, qu'après T'avoir
Je me suis procuré votre ouvrage ; je crois honneur donc, & celui des braves & loyaux
lu, relu & noté, l'intérêt de la Colonic, mon
B --- Page 10 ---
: 2 )
habitans qui se sont donnés à l'Angleterre,
publique.
exigent que j'y fasse une réponseEntre les personnes qui; comme moi, ont
ministres du Roi T'avantage d'une
présenté, proposé & conseillé aux
répondraient
opération sur St. Domingue, il en est
mais
certainement avec plus de talent à vos
qui:
ne voulant pas exposer leuts femmes &c leurs. notes sur cctte Colonie,
peuple qu'on a rendu cruel; d'ailleurs
enfans à Ia vengeance d'un:
que vous mc nommcz & que vous. avouez attaqué plus direétement qu'eux,.puisGrande-Anse, je releve le
que j'ai été- l'agent des habitans de la
en répondant à votre gage d'en' que vous avez jetté dans l'arene, & je me
coup de points
ouvrage démontrer les erreurs & l'injustice dans charge
principaux. Les lcéteurs pourront,
beauprincipcs & les raisons qui vouse ont
après ma réponse, juger les
entierement.
porté à écrire, sur CC que vous ignoriez,
Comme je déclare au public, & à vous,
cherché à démontrer, à prouver & à
Monsieur, que plus qu'un autre j'ai
Bretagne, toute l'utilité dont il serait persuader au Gouvernement de la Grandeil. faut. que, je vous mette, & ceux pour elle de s'emparer de St. Domingue :
j'avais toutes les connaissances qui liront, ma lettre, en état d'apprécier, si
niere à mériter la confiance des nécessaires pour parler de la Colonic d'une
ministres & aujourd'hui celle du
mapublic.
Après avoir fait mes premieres études à
coup. voyagé en Europe, j'arriyai à St. l'Université de Paris, & avoir beauguerre d'Amérique. Quelques mois de Domingue au, cpinmencenent de la
m'en faire appercevoir toute
séjour dans cette Colonie suffirent pour
surpasser & favorisé d'une santé Timportance. Né avec une activité difficile à
St.
inaltérable, j'ai cherché à bien
Domingue : pendant un séjour de sept années
connaitre, tout
en tous sens, j'y ai poursuivi plusieurs
consécutives, je l'ai traversé
grands biens, jy ai eù beaucoup d'affiires grands procès, j'y ai administré de très:
de colons & de propriétaires de
d'intérêt qui m'ont lié avcc beaucoup
l'ambition de devenir un des plus presque riches tous les quartiers 5 si vous ajoutez
peut-étre quej'ai été plus
habitans de la Colonic, vous
divers
que personne dans le cas.d'étudier
jugerez
quartiers, ainsi qae les avantages de ses diverses leairessources deses
manufactures; ayant en
beaucoup d'affiires grands procès, j'y ai administré de très:
de colons & de propriétaires de
d'intérêt qui m'ont lié avcc beaucoup
l'ambition de devenir un des plus presque riches tous les quartiers 5 si vous ajoutez
peut-étre quej'ai été plus
habitans de la Colonic, vous
divers
que personne dans le cas.d'étudier
jugerez
quartiers, ainsi qae les avantages de ses diverses leairessources deses
manufactures; ayant en --- Page 11 ---
( 3 )
militaires & civils, si vousj joignez
qutre connu presque tous les administrateurs
vous penserez
généreuse des Créoles, & mon indépendance,
à cela Thospitalité mis à même d'étre. un dcs habitans. de la Colonie qui
aisément quc tout m'a
la connait le mieux sous tous les rapports..
France à la fn de la guerre derniere, j'y vis l'effet du poison que
Revenu en été chercher en Amérique ; je vis surtout avec effroi s'établir
les Français ont
& transplantée en Europe: je
cette seéte. philantropique née à Philadelphic
la Jamaique oà je
jy passai quelques mois, je partis pour
revins en Angleterre,
restai quelques mois aussi..
relevé plusieurs habitations pour mon compte, j'ai été
Depuis ayant. établi:ou
du commerce & l'étendue des affaires
obligé de connaitre toutes les ressources
de
de régler les comptes d'un des premiers entrepreneurs
de la Colonie : chargé
été par un long séjour au Port-auSt. Domingue, avec M. de Marbois, j'ai
Prince & au Cap, à même de juger. tout ce quis'y.cst passé.
étonnant qu'au moment de la
De retour sur mon habitation, il ne: paraltra pas de ma paroisse, de celle de la
révolution j'aie été nommé membre des asscmblées générale de la Colonie.
quejhabitais, & ensuite député à l'assemblée
province
des droits de T'homme, je prévis avec, les habiDès la premiere publication lesmalheurs de St. Domingue.
tans raisonnables & instruits,
du Sud qui devait presque son établissement aux
Habitant de la partic
connaissant l'Angleterre par plusieurs
Anglais & aux négocians de la Jamaique, voeux vers son gouvernement, pour
voyages; ; j'ai de bonne heure tourné mes
ne m'a abandonné un
assurer le salut de St. Domingue: ce sentiment. T'ai manifesté pas dans ma paroisse,
instant; dès les premiers moments de troubles je de Saint Marc; : oà toutcs mes
dans ma province & dans l'assemblée générale vers les moyens d'en assurcr
pensées. & mes. actions ont sans cesse été. tournées
le succès..
avait trop agité toutes les têtes pour ne,
Le torrent des idées révolutionnaires
aux circonstances; & je
forcer les gens les plus sages à sc conformer
pas
ut de St. Domingue: ce sentiment. T'ai manifesté pas dans ma paroisse,
instant; dès les premiers moments de troubles je de Saint Marc; : oà toutcs mes
dans ma province & dans l'assemblée générale vers les moyens d'en assurcr
pensées. & mes. actions ont sans cesse été. tournées
le succès..
avait trop agité toutes les têtes pour ne,
Le torrent des idées révolutionnaires
aux circonstances; & je
forcer les gens les plus sages à sc conformer
pas --- Page 12 ---
( 4 )
T'avoue, je fus un de ccux qui eut l'air de croire à la
pendance absurde, la préférant pour les intérêts de la possibilité d'une indé.
absurde encore, d'une Colonie à sucre existant
Colonie à l'idée, plus
T'homme. Malheureusement des
avec les prétendus droits de
Domingue, entrainées par le souvenir personnes d'une grande influence dans Saint
le degré de prospérité où elle s'était élevée des avantages qu'elle avait éprouvée &
jusqu'à la fin de la guerre
depuis le commencement de 1780,
espérerent & prétendirent d'Amérique, par le commerce des nations neutres,
tection générale des puissances qu'elle pourrait exister indépendante sous la proque cela ne pouvait avoir lieu Europgennes. Mon opinion a toujours été
tion d'une métropole, &
: qu'il fallait que la Colonic fut sous la
de
qu'elle devait se mettre sous Ja
protecT'Angleterre : cette variété d'opinions arréta
proteétion puissante
comme bien connu par mes opinions, à tous mes plans & me força,
Liopard, avec beaucoup d'autres habitans m'embarquer sur le vaisseau le
afin de fuir les deux partis qui
propriétaires sensés &x raisonnables,
bition qui lc dévorait, & l'autre, voyaient les en nous, l'un, les ennemis de l'amà établir dans nos superbes climats. ennemis de l'anarchie qu'il cherchait
que la France était
Arrivé en Europe, je découvris
perdue, mais bien plus sàrement
bientôt
puissance intéressée à sauver les
encore la Colonie, si une
siennes, ne venait à,son secours.
La nouvelle des malheurs arrivés à Saint
par la Daphné. Je fus le premier & le seul Domingue, fut apportée en Europe
vint en Angleterre vérifier
habitant de Saint
lettres
cette nouvelle, & j'en trouvai la Domingue qui
qui me furent remises par le Capitaine Gardner
preuve dans 200
frégate.
qui commandait cette
Je pense que c'est T'époque de 1791 que
de voir le ministre du Roi
vous citez : j'eus alors l'honneur
vernement Anglais de d'Angleterre. Dès ce moment, je proposai
vérités
lui
sauver ses Colonies en sauvant Saint
au gouque je dis alors, & que je lui ai
Domingue. Les
signécs dans le Mémoire que jelui remis dans souvent répétées depuis, sont connaire qui avait bouleversé toutes les tétes Ce tems-là. L'esprit révolution-
& sages aux ministres Britanniques
Françaises, fournit des raisons justes
pour refuser une offre expriméc trop tard
'Angleterre. Dès ce moment, je proposai
vérités
lui
sauver ses Colonies en sauvant Saint
au gouque je dis alors, & que je lui ai
Domingue. Les
signécs dans le Mémoire que jelui remis dans souvent répétées depuis, sont connaire qui avait bouleversé toutes les tétes Ce tems-là. L'esprit révolution-
& sages aux ministres Britanniques
Françaises, fournit des raisons justes
pour refuser une offre expriméc trop tard --- Page 13 ---
(75) )
fincendie de la Colonie, par la diminution de ses produits &c
-8.dévenic par:
événemens d'une guerrc
de ses revenus, trop peu importante, pour s'exposeraux
avec les Français.
ni tob
les 'malheurs de la France
Je repartis pour Paris ; mais bientôt, en 1792, ; dès-lors je prévis la
me frentcherchet un asile en Angleterré
& du' Roi,
da salut de mes compatriotes
Boosans césse 4 occupé
guerre prochaine, Colonie du monde, je renouvellai mes sollicitations
8-" de la 'premiere
Anglais ; de concert avec d'autres habitans,
auprès du gouvernement
aux ministres de la Grande- Bretagne
je n'ai cessé de travailler a prouver
la Colonie la plus considérable
que s'ils ne sauvaient pas Saint Domingue, des siennes.
des Antilles, ils ne pourraient sauver aucune 38
J.
8 omin a0 cuontiug inleinsorot
en Février 1793. Alors
Les Français déclarerent la guerre à T'Angleterre les Colonies
s'étaient occupés de sauver
Anglaises
les soins de ceux qui
avaient
autant de zèle que moi, je
Françaises furent écoutés. Ils
employé la Colonie de Saint Don'ai eu d'avantage sur eux que de mieux connaitre
C'est
& de dire : ce Voilà ce qu'il faut faire, je le ferai, oujy périrai."
mingue
à juger si j'ai été assez heureux pour
jaux ministres de la Grande-Bretagne bien voulu m'en assurer, & Sa Majesté elleremplir mes promesses; ; ils ont
qu'elle avait du zèle, & du démême a daigné me témoigner la satisfaction
vouement que j'ai mis à la servir. :
conseillé, exécuté, ou vu exécuter, tout ce qui
C'est comme ayant
depuis le moment où les Anglais, à la téte
a eu lieu à Saint Domingue de la Colonie, que je vais parler de ce qui
desquels jétais, ont pris possession
si
être mieux informé que
s'y est fait. Vous jugerez alors, Monsieur, j'ai pu
de
d'autres:" c'est donc comme témoin que je parlerai
vous & beaucoup
les ministres m'ont chargé de leurs
tout ce qui s'est fait depuis que
la Colonie
Juin 1793, jusques vers la fin de 1794 que j'ai quitté
ordres en
: c'est T'époque qu'émbrasse votre ouvrage, c'est
pour revenir en Angleterre
chargé des pouvoirs des colons, pour venir
aussi vers la fn de ce tems que, jaiété
solliciter de nouveaux secours,
ici mettre aux pieds du Roi leurs voeux, pour
si heureusement coinmencé,
& pour fnir ce que j'avais
C
la Colonie
Juin 1793, jusques vers la fin de 1794 que j'ai quitté
ordres en
: c'est T'époque qu'émbrasse votre ouvrage, c'est
pour revenir en Angleterre
chargé des pouvoirs des colons, pour venir
aussi vers la fn de ce tems que, jaiété
solliciter de nouveaux secours,
ici mettre aux pieds du Roi leurs voeux, pour
si heureusement coinmencé,
& pour fnir ce que j'avais
C --- Page 14 ---
( 6 )
Cc sera comme propriétaire très-instruit de tout ce qui
mingue que je répondrai à votre ouvrage &
regarde Saint Doce sera comme témoin très-adtif de
que j'en montrerai les erreurs; &
contredirai
tous les faits que vous
ce que vous dites s'y être passé depuis l'arrivée des avancez, que je
Anglais,
Je n'attends pas de justice, Monsieur, d'un homme
sacrés d'un historien, pour calomnier des
qui a oublié les devoirs
sans, des étrangers malheureux
colons, braves, généreux &c reconnais-
& les devoirs que T'honneur qui ont, avec fidélité, rempli & leurs promesses
autant que l'intérét leur diétait.
Çe sera. donc du public sage, qui voudra bien lire cette
drai la justice qui m'est due ainsi qu'à mes
lettre, que j'attensibilité pour votre injustice, la vérité & compatriotes. Quelque soit ma senle public nous, jugera..
l'impartialité guideront ma plume, &
* Lc leéteur trouvera les articles
imprimés en Lettres Italiques, & traduits en Frangais,
de l'ouvrage auquel je réponds, avec la
d'on ils
extraits.
page
sont --- Page 15 ---
PREFAC E.
Page 2..
destiné 2 parlerde St. Domingue, Sur lequel
Le présent ouvrage est donc uniquement Es de documens inportans; ayant moi-mème
je possede une masse de preuves
la révolie des négres en 1791, 85
wvisité ce malheureus pays peu de tems après
suivies depuis cette
des liaisons qui miont fourni des informations
3 ayant formé
époguele leéteur pourrait croire que vous: connaissez parD'APRES votre assertion,
à St. Domingue vous a mis à. même:
faitement la Colonie : qu'un long séjour
son commerce, ses produits.
son administration,
d'étudier ses intérêts politiques,
diverses manufaétures, enfin qu'un séjour
de visiter ses
& toutes ses ressources,
à même de rassembler dans les divers quartiers
de plusieurs années vous a mis considérablès dont vous parlez. La maniere
de cette isle immense, lés matériaux
dans cette trop malheureuse
dont vous faites mention de votre séjour
leéteurs en erreur, &
équivoque le ferait croire. H fallait ne pas induire vOS
demeuré'
Colonie,
semaines seulement que.jai
dire : 46 Pendant un séjour de quelques aussitôt après la. révolte des. negres en 1791,.
<6 enfermé dans la ville du Cap,
&t de troubles, les importans maté--
66 j'ai rassemblé dans un tems de désordre vous n'aviez rien vu par vousm'ont servi." Il fallait dire que
lors de
( riaux qui
habitans de la Colonie & de la ville étaient,
même : il fallait dire que les
partis : que vous ne parliez pas Fran-
'votre séjour au Caps divisés en plusieurs leéteur se serait tenu en garde. contre. ce:
&c. &c: Alors le
gais, ou très-mal,
mis votre. ouvrage de côté.
que. vous avanciez,, ou aurait
ordre vous n'aviez rien vu par vousm'ont servi." Il fallait dire que
lors de
( riaux qui
habitans de la Colonie & de la ville étaient,
même : il fallait dire que les
partis : que vous ne parliez pas Fran-
'votre séjour au Caps divisés en plusieurs leéteur se serait tenu en garde. contre. ce:
&c. &c: Alors le
gais, ou très-mal,
mis votre. ouvrage de côté.
que. vous avanciez,, ou aurait --- Page 16 ---
I 8 )
Page 3.
Et i7 vit (le Comite d'
sées toutes les Isles des Efingham) toute Tétendue du danger auguel seraient
Indes Occidentales par un tel
exposauvage triompbait entierement surle bon ordre, 6 le exemple, silanarcbie la plus
gouvernement régulier.
Pourquoi, si vous avez connu ce que le Lord
vez-vous pas posé la plume ? &
Efingham avait apperçu, n'aministres n'avaient pas aussi bien pourquoi n'avoir pas cherché à savoir si les
pas hésité à les accuser de
vu que Sa Seigneurie? pourquoi n'avez-vous
méme, avez-vous
légereté & d'imprévoyance? ?
colon
pu calomnier des colons malheureux comment,
vouscouteau des bourreaux, bénissaient la nation
qui, sortis de dessous le
enfin comment pouvez-vous calomnier bienfaisante qui les avait sauvés ?
salut & pour l'intérêt de votre
ceux qui se sont dévoués pour leur
que vos connaissances
patrie ? c'est dès la 2e page de votre
n'a de
superficielles paraissent
ouvrage
pas nom.
accompagnées d'une légereté qui
Page IO.
E dans tovites les compagnies (au
ou retenue, un désir ardent Cap) le on témoignait ouvertement & sans serupule
ment pour faire la conguéte de que Gouvernement Britannique envoyat zn armetaire des habitans,
LIsle, 02L plutôt pour recevoir la soumission volon.
Depuis long-tems les habitans
publication des prétendus droits de sages l'homme avaient apperçu tous les maux que la
leurs voeux étaient que T'Angleterre
produirait à St. Domingue & tous
rats seulss'y opposaient, & les barbares voulut s'emparer de la Colonic; ; les scélé-
: qu'on ne la livrât. Vous avez
associés des amis des noirs
c'est vous qui les avez
entendu les voeux des habitansau empéchaient
calomniés!
désespoir, &x
p
de sages l'homme avaient apperçu tous les maux que la
leurs voeux étaient que T'Angleterre
produirait à St. Domingue & tous
rats seulss'y opposaient, & les barbares voulut s'emparer de la Colonic; ; les scélé-
: qu'on ne la livrât. Vous avez
associés des amis des noirs
c'est vous qui les avez
entendu les voeux des habitansau empéchaient
calomniés!
désespoir, &x
p --- Page 17 ---
( 9 )
Page II.
circonstance (les égards gu'on avait pour Tauteur) par la waine
Je ne ciie pas cetle
: le lecteur des pages suivantes en déambition de montrer ma propre conséquenee:
à accorder quelyu'indulgence
couvrira Fapplication : cela Pengagera peut-bire
85 heureux succès,
du
2 attèndre un prompt
pour la confiance gouvernement
les armes Britamiques contre ce mallorsque dans la suite 072 a chercbé à porter devaient êlre régardés alors comme
beureux pays avec des moyens qui, sans cela, été malbeureusement prouvé par la
insuffsans pour Foljet en wue, ainsi quila
suite qu'ils Tétaient.
s'adressaient les déférences & les marques de
Cc ne pouvait être à vous que
aviez
aucun droit ;
respect que l'on vous témoignait, vous n'y
personnellement: le Gouverneur de la
mais l'on croyait voir en vous un homme envoyé par
vous leurs
voulaient transmettre par
Jamaique ; mes malheureux compatriotes
ceux
seuls les secourir.
voeux à
qui pouvaient
dans le comble du malheur qui ont dû fixer
Ce ne sont pasl leurs voeux exprimés
renouvellé mes solliciT'attention des ministres; : les circonstances, lorsque j'ai servira à détruire la
étaient bien changées. La suite de mes réponses
tations,
tirez de votre idée. C'est pourquoi je m'abstiens de lc
conséquence que vous
faire en ce moment.
Page 13.
accusés (les Espagnols) non sealement d'avoir fourni des armes,
Ils furent même
mais encore de leur avoir livré, pour être égorgés,
65 des provisions aux rebelles,
Frangais qui avaient cherché un
zn grand nombre de malheureux planteurs des rebelles de Pargent pour
asile sur le territoire Espagnol, 65 d'avoir reçu
ces dernieres
de leur sang. Je crois cependant qu'on na jamais prouvé
prix
imputations.
D
13.
accusés (les Espagnols) non sealement d'avoir fourni des armes,
Ils furent même
mais encore de leur avoir livré, pour être égorgés,
65 des provisions aux rebelles,
Frangais qui avaient cherché un
zn grand nombre de malheureux planteurs des rebelles de Pargent pour
asile sur le territoire Espagnol, 65 d'avoir reçu
ces dernieres
de leur sang. Je crois cependant qu'on na jamais prouvé
prix
imputations.
D --- Page 18 ---
10 )
La conduite des Espagnols dans cette circonstance
législative par les pieces qui lui
a été prouvée à l'assemblée
les
ont été apportées de St.
proclamations du Président ou Gouverneur de la Domingue; depuis
assassinats des Gonaîves, & plus
partie Espagnole, les
ordonnés
encore ceux du
sans
par, eux, mais très-certainement exécutés Fort-Dauphin,
doute
que l'on n'a rien avancé de
&
sous leurs yeux, prouvent.
mises à St.
trop, qu'il n'cst aucune des atrocités comDomingue dont on ne puisse lcs accuser.
Page I5.
Ce Monsieur (M, de Cadusb) fit à ma priere un petit mémoire
progrès de la rebellion, 6S après mon relour
sur Torigine 65. lés
correspondre avec moi: c'est
en Angleterre, il me ft le pluisir de
sur son autorité que sont donnés
rapportés dans cet ouvrage.
plusieurs faits
Certainement M. de Cadush était très en état par ses talens & la
qu'il avait de St. Domingue, de vous donner de
connaissance
Colonic : mais vous n'ignorez
très-bons mémoires sur la
deviez dès-lors
point qu'il a appartenu à plusieurs partis, & vous
exemple,
approfondir scrupuleusement tout, ce qu'il vous a dit..
pourquoi, ne parlez-vous pas du
Par
St. Domingue opérée par M. de la Chevalerie? commencement de la Révolution.a
vous aurait dit pourquoi M. de Cadush
Thâbitant le moins instruit
auriez dà connaitre aussi l'accusation
n'aimait pas à en parler. Vous
faitement défendu
qui a eu lieu contre lui, dont il
; mais cette circonstance
s'est pardevoir de se tenir sur, ses gardes, &
grave faisait à T'historien prudent un
vous pouvicz ciaindre
qu'il vous remettait, T'humeur, les
que dans les notes:
sa plumc; ; j'ai plusieurs raisons chagrins, ou Ia vengeance, n'eussent guidé
vaux de l'assemblée
pour penser que ce que vous dites sur les tradush
générale de la Colonic, vous a été:donné
; je m'empresse de convenir que c'est la
par-. de Caexacte, & qui prouve les talens de celui
partie de votre ouvrage la plus
sont trop abregés & trop imparfaits qui vous les.a fournis; mais les détails
manquent de tout ce qui est. nécessaire pour les faire seuls servir à l'histoire, &
peuvent servir à fixcr, à qui doivent étre pour expliquer beaucoup de faits qui.
imputés les ravages de St. Dominguc,.
a été:donné
; je m'empresse de convenir que c'est la
par-. de Caexacte, & qui prouve les talens de celui
partie de votre ouvrage la plus
sont trop abregés & trop imparfaits qui vous les.a fournis; mais les détails
manquent de tout ce qui est. nécessaire pour les faire seuls servir à l'histoire, &
peuvent servir à fixcr, à qui doivent étre pour expliquer beaucoup de faits qui.
imputés les ravages de St. Dominguc,. --- Page 19 ---
11 ).
Page 16.
Nigociant distingué de la Ville du Cap.
De M. de Laire,
duquel je suis redevable de mes princigales infurMais Fami, aux connaissances
dont il est question dans la note en marge
mations à tous égards, est la personne
de la page 112 de Touvrage suivant..
état de vous donner beaucoup de notes sur la CoSi M. de Cadush a été en
que vous citez. Vous
lonic, il n'en est pas de même des déux autres personnes leur conduite. Je ne dis rien de
de leurs principes 8c de
deviez vous informer
démocrate, bon négociant ; il connait
celle du premier, lomme modéré, quoique
à l'abri des orages qui ont
du Nord ; il s'est mis promptement
asscz la partie
la
de bonne heure, & un des premiers.
tourmenté la Colonie en quittant
deviez être plus en garde encore contre lui que contre
Pour le second; vous
le même principe d'humanité que
M. de Cadush ; je ne le nomme pas, par comme moi; 6 Il fut long-tems petit
vous, car toute la colonie vous dirait
il ne connaissait que cette dépenvécu qu'à St. Marc,
66 négociant; ; n'ayant
révolutionnaire & démocrate par"
< dance, oà il était devenu propriétaires" sans doute dans ses notes à se venger
godt, d'un caraétere bilieux, il a cherché conduite : il était de votre devoir
du mépris que les habitans avaient pour donnaient sa.
des notes, vous auriez facilede vous bien informer de ceux. qui vous vous. les rendre. suspeéts; vous le
de tout ce qui devait
ment eu connaissance
aisément tracer celles qui viennent.
les réponses suivantes : je pourrai
verrez par
amis.
de. chacun de voS prétendus
Page 18..
sur les facheux éruénemens gwi:
Telles sont les sources d'oi jai tiré mes informations
franchement que si.
ont causé sa ruine (de St. Domingue). J'avouerai cependant n'ai. la. certitude que cet
quelque crédit sur le. pubilic, je pas
comme auleur. jai
aisément tracer celles qui viennent.
les réponses suivantes : je pourrai
verrez par
amis.
de. chacun de voS prétendus
Page 18..
sur les facheux éruénemens gwi:
Telles sont les sources d'oi jai tiré mes informations
franchement que si.
ont causé sa ruine (de St. Domingue). J'avouerai cependant n'ai. la. certitude que cet
quelque crédit sur le. pubilic, je pas
comme auleur. jai --- Page 20 ---
12 )
ouvrage ajoute à ma réputation. Chaque écrivain
vant la naiure de S012 sujet, E5. dans cette
doit s'élever ou s'abaisser stimies lecteurs n'a rien gui puisse déledter leur occasion le tablean gueje présehterai 2
imagination 02L réjouir leur caur.
Les lecteurs pourront juger, d'après votre
ya eu à vous d'écrire sur de pareils propre aveu, le peu de sagesse qu'il
individus, & sur d'autres
documens, donnés seulement par trois
ques semaines dans une ville renseignemens de la Colonie recueillis pendant un scjour de quelremplie de troubles.
J'espere qu'après la lecture de cette lettre, le
n'avez pas travaillé pour votre
public sera convaincu que vous
lonie de St.
réputation, en publiant votre
Domingue 5 si vous avez eu
ouvrage sur la Coniere dont je vais démontrer
quelques succès comme auteur, la macraindre qu'avec quelques que vous lui en avez imposé cette fois, lui fera
ment.
phrases agréables vous ne l'ayez trompé.précedemPage 19.
Tout ce gue je puis donc espérer, cest si
puisse au moins instruire: elle que ma narration ne peut amuser, elle
riformateurs aluels, 657 Taffreuse exposera Tignorance lamentable d'une partie des
des plans de perfection 8 des méchanceté qui, proposant avec
des bornes preserites
projets de bonbeur dans la vie bumaine empressement
éteint
par la nature, allument un feu dévorant
au-dela
que par Peffusion du sang bumain.
gui ne peut être
Je ne pense pas que. votre récit
sont les bases sur lesquellesil puisse intéresser, quand T'erreur &
truira
est écrit. Je suis bien
l'ignorance
pas sur T'histoire de la Colonie,
certain au moins qu'il n'insdence du talent d'écrire assez
Plàt-à-Dieu que, vous servant avec pruen eussiez fait usage pour agréablement que la nature vous a donné, vous
nouvelles que les réformateurs instruire VOS concitoyens sur les dangers des idées
de votre patric, vous auriez bien cherchent à propager! Vous auriez bien
clairer sur les projets & les
mérité de l'Europe si vous aviez cherché mérité àl'6plans de ces réformateurs: : enfin vous
mériteriez la
assez
Plàt-à-Dieu que, vous servant avec pruen eussiez fait usage pour agréablement que la nature vous a donné, vous
nouvelles que les réformateurs instruire VOS concitoyens sur les dangers des idées
de votre patric, vous auriez bien cherchent à propager! Vous auriez bien
clairer sur les projets & les
mérité de l'Europe si vous aviez cherché mérité àl'6plans de ces réformateurs: : enfin vous
mériteriez la --- Page 21 ---
13 )
vos loisirs a défendre vOS
reconnaissance de Thumanité, si vous aviez cmployé contre la rage des novateurs
de la Jamaique & des autres Colonies les
des grandes
compatriotes
de tous avantages
jouissant tranquillement en Europe
& l'incendie sur 3 ou 400,000
qui,
appellent froidement le meurtre
faire un essai en faveur
sociétés policées répandues dans les Anrilles, pour
tant de rage de
familles blanches
heureux avant qu'on s'occupât avec
d'infortunés qui étaient
leur bonheur.
vous ne
Monsieur, au lieu d'écrire sur un pays que vous
Ne pouviez-vous pas,
dis-je, écrire sur les crimes que 2
connaissez pas, ne pouviez-vous pas,
dire àux novâteurs ? < Cessez
savez y avoir eu lieu, & les ayant abreurves-vous détaillés, du sang que vous avez répandu
cruelles;
cbercher souS
c6 présent vos expérienices
davantage, 8 laisses Tbumanité
de
66 imutilement, mais ni' en exigez pas
terresi fertile, quelques restes
dont vous avez couver! cette
VOLLS
66 les cendres
malheureux échappés aux sacrifices bunains que
C6 moyens pour sauver les
T'humanité entiere eût admiré vos talens; votre
Alors
obtiendriez. une gloire
6 y avEz commandés." les malheureux Créoles, & vous
a
nom serait béni par tous
écrivant les contes qu'on vous faits,
jamais en
réelle, que vous n'acquiérerez de Notes Historiques.
& que vous décorez du nom
Page 22.
dans cetie cireonstancerien ne
cependant que; je veuille assurer que
de cacber quelQu'ont ne croye pas à la traite des Négres : je) méprise égalenent le nombre immense
doit étre attribué
au mensonge: : sans doute que
que wvérité que davoir recours anmuellement à St. Domingue pendant plusieurs Frand'esclaves Africains importés
des Noirs de la partie
avant 1791, avait porié la population
avec celle
années
n'avait aucune proportion
gaise de cette Isle à un tel point qu'elle
des Blancs.
vous auriez
les événemens de St. Domingue,
Si vous aviez bien connu
dans les années qui ont précédé
les négres qui y ont été importés dans la partie du Sud, où lcs
su que
T'ont sur-tout été
la Révolution de France,
E
and'esclaves Africains importés
des Noirs de la partie
avant 1791, avait porié la population
avec celle
années
n'avait aucune proportion
gaise de cette Isle à un tel point qu'elle
des Blancs.
vous auriez
les événemens de St. Domingue,
Si vous aviez bien connu
dans les années qui ont précédé
les négres qui y ont été importés dans la partie du Sud, où lcs
su que
T'ont sur-tout été
la Révolution de France,
E --- Page 22 ---
14 )
négres se sont révoltés les derniers;
premiers à prendre les armes ; ils n'auraient non, les Africains n'ont pas été les
tropes qui se sont baignés dans notre
pu entendre les barbares
Pu comprendre ces Mulâtres dont sang, ni en étre entendus ; ils philanprétes à étre excitées, à
on avait fait fermenter les
n'auraient
dans Jeurs veines.
cause de Ce mélange de deux sangs si divers passions, toujours
qui coulent
Non, disons-le, les Afriçains n'ont
maitres; ; les négres Créoles sont
pas été les premiers à assassiner
séduits. par les envoyés cruels ceux qui, comblés de leurs bontés, leurs
Jean François,
qui voulaient voir le
ont été
les Amis
Maréchal, Toussaint & tant
sang couler: : Paul Bélin,
des Noirs apprennent à jugerles d'autres, étaient des Créoles. Que
heureux Africains étaient & sont encore hommes! qu'ils sachent que les malCréoles, qui ne se familiarisent
tenus dans T'abjection par les
tions & les préjugés existaient jamais avec eux; qu'ils sachent les négres
parmi les blancs
& existent encore
que distinc-
; qu'ils sachent qu'une
plus parmi les négres
faveurs à un négre d'Afrique
négresse Créole n'accordait
que
Créole ne
appellé par elle du nom de Bossal jamais ses
Que les Amis mangeait pas, & ne mange pas encore à
; qu'un négre
des Noirs, que les
présent avec un Africain!
cceur humain, s'ils le peuvent, mais philantropes étudient, &
le
de SCS inconséquences, ils
que jusqu'à ce qu'ils puissent expliquent rendre
qui ne connaissent de vrais épargnent notre sang & celui des malheureux raison
maitres !
malheurs que depuis qu'ils sont
négres
séparés de leurs
Voila, Monsieur, les objets sur
& comme homme; ; il ne fallait lesquels vous pouviez écrire, & comme
& de notes
il
pas pour cela rassembler
colon,
critiques, ne fallait
beaucoup de mémoires
que vous étes vous-méme
qu'avoir un coeur sensible, & vous
propriétaire dans les Colonics,
rappeller
Page 23.
Ayant donc indiqué les motifs gui m'ont
que les sources oz2 jai
engagé à écrire
puisé mes
louurage suivant, ainsi
cette publication, il ne me reste matériaux, avec le but quejespere
qu'à le soumettre
remplir par
aujugenent de mes lecteurs.
ne fallait
beaucoup de mémoires
que vous étes vous-méme
qu'avoir un coeur sensible, & vous
propriétaire dans les Colonics,
rappeller
Page 23.
Ayant donc indiqué les motifs gui m'ont
que les sources oz2 jai
engagé à écrire
puisé mes
louurage suivant, ainsi
cette publication, il ne me reste matériaux, avec le but quejespere
qu'à le soumettre
remplir par
aujugenent de mes lecteurs. --- Page 23 ---
( 15. )
étre, quand même il serait exact :
Je ne vois pas l'utilité dont votrerécit peut
assez développés ; les
les principes & les causes des événemens n'y sont pas
vous avez puisé ne sont pas assez pures; 5 vos projets
sources dans lesquelles
inconnus aux leétcurs, si ceux que vous cheren écrivant restent & resteraient
& s'ils ne cherchez à faire condamner ne répondaient pas à vos calomnies,
les raisons de votre partialité. Je m'engage par ma réponse
chaient à trouver
un ouvrage comme celui que
à vous prouver que vous auriez pu ne pas publier
rien
oà rien
avez soumis au leéteur : par lequel on ne peut
apprendre,
vous
aucune réflexion morale ne dédommage des
n'cst approfondi, & dans lequel découvre partout la légereté de son auteur,
erreurs que vousy avancez, mais qui
& le dessein de
des faits, même son ignorance géographique,
son ignorance
calomnier un peuple de Colons malheureux.
HISTOIRE DE ST. DOMINGUE.
Chap. IPage 2.
de
Tétat du mariage reçoit des
Je présume qu'il faut attribuer au peu faveur que couleur abondent dans toutes les
maeurs nationales (Frangaises), que les gens de
les Blancs, que
Isles Frangaises dans une beaucoup plus grande proportion que
dans celles de la Grande-Bretagne.
la Colonie, vous auriez découvert quelle était la
SI vous aviez parcouru
de
de couleur dans les Colonics Franla raison pour laquelle il y a plus gens
dans la richesse de la
dans les Colonies Anglaises; ; vous l'auriez vu
çaises que
dont tous les ouvriers y sont payés : vous l'auriez
Colonic, & dans la maniere
des biens de St. Domingue & des
vu dans la différence des administrateurs
sur-tout vous T'auriez
administrateurs des biens dans les Colonies Anglaises;
vu dans la maniere d'y.faire le commerce.
de couleur dans les Colonics Franla raison pour laquelle il y a plus gens
dans la richesse de la
dans les Colonies Anglaises; ; vous l'auriez vu
çaises que
dont tous les ouvriers y sont payés : vous l'auriez
Colonic, & dans la maniere
des biens de St. Domingue & des
vu dans la différence des administrateurs
sur-tout vous T'auriez
administrateurs des biens dans les Colonies Anglaises;
vu dans la maniere d'y.faire le commerce. --- Page 24 ---
16 )
Vous auriez appris qu'à St. Domingue les Procureurs & Gérens d'habitations
étant très-bien & très-cherement payés, (beaucoup reçoivent le dixieme des
produits nets des habitations, d'autres: le dixieme des produits en
le
dixieme des frais. d'exploitation ou des pertes,) des
payant bien
élevés avec soin, mais peu riches étaient envoyés à St. Domingue, jeunes gens afin
nés,
de ces places : les Gérens, avec des moyens de fortune considérables, d'obtenir avaient
plus de soin de leurs enfans avec Ics femmes de couleur ; & très-souvent
ils les faisaient élever en France en leur donnant la liberté. Les feimmes.
de St. Domingue ont généralement beaucoup d'enfans.
* Les femmes de couleur, à mesure qu'elles s'éloignent de la couleur noire
n'étant pas sans agrément, les ouvriers, les capitaines de navire, & toute la
classe d'hommes qui ne font qu'un court séjour dans lés Colonies, s'attachaient
plus ou moins à clles, & leur laissaient en Ics quittant une partic des bénéfices
qu'ils avaient fait eux-mémes.
Dans les Isles Anglaises du Vent, CC sont les Irlandais que l'on préfére
Gérens ; à la Jamaique, ce sont les Ecossais généralement qui administrent pour les
habitations : élevés les uns & les autres dans une grande médiocrité &c avec la
plus sévere économic, ils arrivent dans les Colonies avec l'espoir d'y faire une
fortune bornée, ils ont des. appoinsemens fixes, ils n'ont pas les ressources
multiplices que les appointemens des Procureurs & Gérens Français leur donnent pour faire des spéculations ; les propriétaires dans St. Domingue étant
maitres d'unc grande étendue de terrains, permettent
Procureurs Gérens d'avoir autant de troupcaux de moutons, très-généralement de
aux
de juments, de mulets &c de bestiaux qu'ils veulent ou peuyent en élever. chevaux, Il
n'en est pas. ainsi des Gérens Anglais, iluleur cst prescrit de n'avoir
qu'une telle quantité d'animaux pour leur usage; toutes les provisions.
errivent d'Europe pour leurs besoins &' ceux de T'habitation,;
là ils
ont peu d'occasions de connaitre les spéculations que des moyens par acquis
leur permettraient de faire. Ils ont peu ceux d'entretenir une fille, libre ;.
& encore moins de donner la liberté à leurs enfans, s'ils vivent avec une
esclave; le maitre SC contente d'en faire des ouvriers, Scc Mais ils, restent
attachés à l'habitation & sont heurcux, parce que le Gérent, qui succéde rend
de T'habitation,;
là ils
ont peu d'occasions de connaitre les spéculations que des moyens par acquis
leur permettraient de faire. Ils ont peu ceux d'entretenir une fille, libre ;.
& encore moins de donner la liberté à leurs enfans, s'ils vivent avec une
esclave; le maitre SC contente d'en faire des ouvriers, Scc Mais ils, restent
attachés à l'habitation & sont heurcux, parce que le Gérent, qui succéde rend --- Page 25 ---
17 )
les soins & les services qu'il espere pour les
aux enfans de son prédécesseur
siens.
qui font qu'il y a beaucoup de gens
Voilà une partie des causes principales
c'est la
des
de couleur dans les Colonies Françaises : une autre encore,
quantité
a à Saint Domingue 5 on le jugera quand on réfléchira
grandes villes qu'il y
toute l'année un spectacle
qu'il y avait quatre villes qui avaient régulierement avaient des salles de théâtre oà les
passable, & que deux ou trois autres villes
acteurs des autres villes venaient de tems en tems.
habitées beaucoup de négocians riches, par les autoCes villes étaient
par
dont les régimens appellés coloniaux
rités militaires & civiles, par les garnisons ensuite les officiers des navires
étaient fixément attachés à Saint Domingue,
par
maison,
marchands qui faisant leur vente eux-mêmes, devenaient habitans ayant
de mois; ; toutes ces permagazins, chevaux, pendant une certaine quantité
à augmenter beauentretenant des Mulâtresses libres, cela contribuait
sonnes
coup le nombre des gens de couleur.
de la
des Mulâtres, c'est que ceux-ci pouvant
Une autre cause
population les Blancs, il avait entre eux beaucoup plus
posséder des habitations comme
y
le propriétaire Blanc
dans les Colonies Anglaises, parce que
de mariages que
les mariait, & leur donnait
qui voulait avantager ses enfans de son vivant,
les lois Franle bien
voulait, ce qu'il n'eût pu faire par testament,
tout
qu'il
d'avantager ses enfans naturels.
çaiscs ne permettant pas
les femmes de couleur sont en général plus élégantes
Disons aussi que
dans les Colonies Anglaises, ce qui les rend
dans les Colonies Françaises, que richesse de la Colonie contribuait à cela,
sans doute plus attrayantes; , que la
qu'on n'en pouvait faire dans
qu'on faisait pour elles plus de sacrifices
parce
les Colonies Anglaises.
auriez vu, si vous aviez fait un séjour assez long dans la
Voilà ce que vous
diverses habitations & pouvoir parler des
Colonic pour en parcourir les
de personnes blanches des
mceurs des habitans. Il y avait cependant plus les Colonies Anglaises,
deux sexes mariées à Saint Domingue que dans
F
à cela,
sans doute plus attrayantes; , que la
qu'on n'en pouvait faire dans
qu'on faisait pour elles plus de sacrifices
parce
les Colonies Anglaises.
auriez vu, si vous aviez fait un séjour assez long dans la
Voilà ce que vous
diverses habitations & pouvoir parler des
Colonic pour en parcourir les
de personnes blanches des
mceurs des habitans. Il y avait cependant plus les Colonies Anglaises,
deux sexes mariées à Saint Domingue que dans
F --- Page 26 ---
18 )
parce que les propriétaires y étaient résidans
qu'ils ne le sont dans les Isles
en bien plus grand nombre
très-vrai que vous rapportez Anglaises, Je ne veux pour exemple que cclui
bléc de St. Marc qui
vous-mème, que dans les 85 membres de l'assemavaient entr'eux
s'embarquerent à bord du Léopard, 64
183 enfans Blancs.
étaient mariés, &x
Page 2.
A St. Domingue, le nombre des Blancs élait estimé
Mulâtres à 24,000 dont 4,700 étaient
monter à 30,000, celui des
conséquent, comnie
en éiat de porter les
zn peuple distinà, animé d'un
armes; ts par
tres-formidables.
esprit de corps, ils étaient
LES Blancs à St. Domingue, tant les
maison, étaient portés à 30,800 ; mais propriésireufiabitation dans
que ceux tenant
les deux régimens coloniaux du
ce nombre vous auriez dà dire
n'étaient
Cap & du Port-au- Prince,& le
que
pas compris, non plus que ceux
corps d'artillerie
les équipages des navires
qui tenaientà la marine royalc; surtout
marchands, & une quantité
charpentiers & autres, qui
d'ouvriers, coinme
portés sur les
changeaient sans cesse dc quartier &
maçons,
recensemens. Sans
n'étaient jamais
blanche, existante
exagérer, on peut assurer que la
habituellement à St.
population
personnes, dont plus de 16,000 formaient Domingue, montait à plus de 50,000
(& ce n'ctait pas la totalité de ceux
les milices blanches de la Colonie,
tous les gens de justice, les
qui étaient en état de porter les
médecins &
armes.;.
ceux attachés aux
chirurgiens en étant exemptés, ainsi
tous les marins administrations soit marine soit
que
tenans au commerce
militaire, & généralement
d'Europe).
Certainement cette
4,700 Hommes de population ne devait pas regarder comme
les
Couleur, en état de porter les
formidable
paroisses de la Colonie, sans
armes, disséminés dans toutes
I'ont jamais été jusqu'au moment chefs, sans magazins, & sans énergie : ils nealors ils ont acquis la force malheureux où les Blancs ont cessé d'étre
donnée ; ils n'ont
que les partis divers qui lcs ont employés leur unis,
négres, ils
jamais pu rien faire seuls; sans leur
ont
eussent été promptement
jonction avec les
détruits, Car ils sont bien moins braves
de la Colonie, sans
armes, disséminés dans toutes
I'ont jamais été jusqu'au moment chefs, sans magazins, & sans énergie : ils nealors ils ont acquis la force malheureux où les Blancs ont cessé d'étre
donnée ; ils n'ont
que les partis divers qui lcs ont employés leur unis,
négres, ils
jamais pu rien faire seuls; sans leur
ont
eussent été promptement
jonction avec les
détruits, Car ils sont bien moins braves --- Page 27 ---
19 )
avait voulu les laisser faire, il n'existerait pas un homme
qu'eux : si on
& j'ai des preuves que, si on ordonnait
de couleur dans tout St. Domingue,
bientôt
d'en' délivrer la Colonie, ce serait une opération
faite;
aux négres
joie. Les Mulâtres n'ont été dangereux que parl la
dont ils se chargeraientavec
leur scélératesse est mille fois plus cruelle &c
division des Blancs, & parce que
plus barbare que celle des négres, Créoles, ou Africains.
Page 2.
passaient des lois; nommaient à tous les emplois
Ils (les gouverneurs généraux)
comme ils le
apropos.
vacans, 8 distribuaient les terres de la couronne
jugeaient
colon distant de St. Domingue seulement de 30 lieues,
Il est étonnant qu'un
faux dans tous ses points, jamais un
puisse avancer un fait si complétement
de France : seulement
général n'af fait une seule-loi, elles étaient toutes envoyées
lettre
le conseil enrégistrait souvent comme loi, une simple
on se plaignait que
les ordonnances- pures & simples des génédu ministre de la marine ; mais jamais
objets. de police &
raux & intendans n'ont eu force de loi que pour quelques
Vous avez mal connu. la vanité & les prétentions
toujours provisoirement.
ainsi celle des sénéchaux & jugesinférieurs,
des deux conseils de la Colonie, que
lois arbitraires d'un gouverneur.
elle ne leur eût jamais permis de souscrire aux
aux offices vacans que provisoirement : on peut
Les généraux ne nommaient la marine en France étaient attentifs à ne pas
bien penscr que les ministres de
seulement le choix
les occasions de placer leurs créatures ; quelquefois
perdre
le ministre, mais plus souvent il ne l'était pas.
du général était confirmé par
de terre, il fallait se soumettre à des frais &
Pour obtenir des coneessions
& elles étaient toujours obtenues par
à des formalités nécessaires & préalables,
c'est avoir ignoré les lois les
celui qui les avait remplics le premier; autrement. Si vous avezplus simples de la Colonie que d'en parler
terrains réunis à.
des nouvelles concessions des habitations Oul
voulu parler
raison ;.1 mais il faut dire que les réunions
la couronne, vous avez la plus grande
était confirmé par
de terre, il fallait se soumettre à des frais &
Pour obtenir des coneessions
& elles étaient toujours obtenues par
à des formalités nécessaires & préalables,
c'est avoir ignoré les lois les
celui qui les avait remplics le premier; autrement. Si vous avezplus simples de la Colonie que d'en parler
terrains réunis à.
des nouvelles concessions des habitations Oul
voulu parler
raison ;.1 mais il faut dire que les réunions
la couronne, vous avez la plus grande --- Page 28 ---
20 )
étaientregardées, dans la Colonie, comme un vol fait au
& quoiqu'il soit arrivé quelquefois
premier concessionnaire,
l'ait pas obtenue, beaucoup
que celui qui avait poursuivi la réunion ne
plus souvent elle lui était accordée.
Page 3.
Le peuple n'avait aucune protection assurée contre labas d'un
pouvoir aussi
extravagant qu'il était excessif.
In'ya, Monsieur, que la plus grande prévention, & la
rance qui puissent vous avoir avancé un fait aussi faux. plus profonde ignoraient pu vivre sous unjoug aussi
Jamais les colons n'auvous réduisez dans l'état de soumission tyrannique; & cependant d'un trait de plume
vous défic de citer un seul fait à le plus absurde une Colonie entiere, Je
T'appui de votre assertion,
l'embarquement du conseil, & cette mesure dans le
excepté celui de
l'anarchie. Le gouverneur, l'intendant
tems a sauvé la Colonie de
les autres habitans, dans toutes les étaient soumis aux mèmes lois que
discussions relatives à des
propriétés, ou à des habitations.
affaires, à des
Page 311 était en effet (le Gouverneur) tun prince absolu, dont la
parlant, constituait la loi; il avait le pouvoir
volonté, ginéralement
dans la Colonie pour des causes dont lui seul était d'emprisonner gui que. ce fas
juge.
Ceci cst aussi faux que le précédent article : il est vrai
néral aecordait aux créanciers des ordonnances
que le gouverneur-gébiteur de se rendre auprès de lui; mais
qui obligeaient le. propriétaire déDomingueétaienten
pour quelle raison ? Les habitans deSt.
à leurs
généralriches, braves& accoutumés à
négres ; il en résultait que, loin d'être les esclaves commanderen: d'un
maitres
vous leprétendez, ils étaient souvent disposés à ne se
despote, comme
les juges n'étaient point obéis, & peu d'officiers soumettreà aucuneslois; que
inférieurs de la justice osaient sc
aient le. propriétaire déDomingueétaienten
pour quelle raison ? Les habitans deSt.
à leurs
généralriches, braves& accoutumés à
négres ; il en résultait que, loin d'être les esclaves commanderen: d'un
maitres
vous leprétendez, ils étaient souvent disposés à ne se
despote, comme
les juges n'étaient point obéis, & peu d'officiers soumettreà aucuneslois; que
inférieurs de la justice osaient sc --- Page 29 ---
21 )
il en résultait que la justice avait peu de moyens de
présenter chez un habitant;
tous les Français à St. Domingue
les faire obéir à ses jugemens. Comme presque
avait établi que, sans
étaient militaires & tenaient à T'honneur de cet état, l'usage
habitant refusait d'obéir à un jugement ou à une
officiers de justice, lorsqu'un
le général envoyait une ordonnance au
sentence, ou de payer ses créanciers, faisait de suite passer à T'habitant ; cclui-ci
commandant de son quartier, quila
d'honneur de se rendre sans hésiter, seul & promptement,
se faisait un point
ses raisons: alors si elles n'étaient
auprès du' gouverneur : il lui représentait
des
lui, il ordonnait à l'habitant de prendre arrangemens
pas approuvées par
& dc
les arrêts en ville sur sa
avec la justice ou avec ses créanciers,
garder l'habitant, on l'enparole d'honneur : s'il yavait des plaintes graves contre
militaire où il était traité avec tous les égards possibles.
voyait dans une prison
des
qui avaient eu quelques duels, & qui, par
Dans certains cas, persoanes, étaient dangereuses pour le repos de la
leur habitude de se mal conduire,
France; mais ces ordres n'ont
Colonie, ont reçu l'ordre de s'embarquer pour
& bien
toujours eu lieu que sur la demande des habitans eux-mémes,
presque
rarement.
Page 3.
aucun arrêt de toute autre autorité quelconque n'était walable
D'un aulre colé,
de
avait le pouvoir d'arrêter le
du
façon quiil
sans Tapprobation gouserneur, 8
8 de tenir Pune 83 Pautre dans une
cours de la justice civile criminelle,
dépendance esclave de sa volonté.
suite continuelle d'erreurs dans votre ouvrage qui est
Ilya, Monsieur, une
les juges supérieurs, les procureurs
sans exemple : comment ignorez-vous que
les congénéraux, les procureurs du Roi faisaient emprisonner journellement d'babitation. Ils
damnnés, & tous les débiteurs autres quel les grands propriétaires
absurde;
bésoin dc la sanétion du gouverneur, c'est une erreur
n'avaient jamais
dés cours de justice. Je vous le
ilr n'avait pas plus de droit d'arrêter unjugement
& la tenacité der
xépete, Monsieur, vous connaissez bien peu les prétentions
G --- Page 30 ---
( 22 )
cours de magistrature Française, si vous
tel abus; trop souvent, au contraire, elles croyez qu'elles eussent souffert ur
gourernément pour faire ressouvenir de leur se plaisaient à embarrasser la roue du
ne se'mélaient dc la justice criminelle; pouvoir ; jamais les gouverneurs. conseils, (suivant le droit qu'ils avaient ils n'assistaient presque jamais atrx
que pourles causes qui intéressaient d'y représenter la.
Page 30 ---
( 22 )
cours de magistrature Française, si vous
tel abus; trop souvent, au contraire, elles croyez qu'elles eussent souffert ur
gourernément pour faire ressouvenir de leur se plaisaient à embarrasser la roue du
ne se'mélaient dc la justice criminelle; pouvoir ; jamais les gouverneurs. conseils, (suivant le droit qu'ils avaient ils n'assistaient presque jamais atrx
que pourles causes qui intéressaient d'y représenter la. personne du Roi)
l'administration dcila Colonic. Note, Page 4. Tous ces eficiers (les Licutenans de Roi,
ment du pouvoir civil, E5 ne
Majors de Place, &c.) dépendaient entieregénéral gui pouvait les renvoyer recommaissaient il pour supérieur que le gouverneurd'observer'que les conseillers quand lui plaisait ; i2 est nécessaire aussi
étaient très-incortains de conserver leurs places. Je marche d'erreurs en
teurs ce qu'étaient les Lieutenans erreurs! de comment Roi A n'expliquez-vous pas à vos lecdes officiers militaires
vous leur auriez dit qu'ils étaient
ils commandaient qui ne pouvaient rien avoir à faire avec le
les garnisons & les milices; mais, hors pouvoir civil ;
service militaire, les procureurs du Roi & les
Ce qui regardait le
pellés qu'ils n'avaient aucune autorité
sénéchaux leur auraient
sur eux, ni.sur les habitans. rapVous avancez, Monsieur, encore un fait
de Roi pouvaient étre renvoyés les
faux, en disant que les Lieutenans. recevaient leur commission. du Roi par généraux : vous auriez dà savoir
& vous deviez savoir
comme le général recevait la sienne de qu'ils. çais, il fallait faire que, dans le militaire, sous l'ancien
lui;. le procès à un officier pour le
gouvernement Fran-. par là on peut juger votre
priver dc sa commission,: &c
vous en auriez
négligence; car lc premier officier
à
parlé ici, vous eût empéché d'écrire. une
Français, qui:
le lecteur le moins éclairé : sià Londres où. crreur révoltante pour
truire si aisément, vous avez
vous avez été à portée. de vous insdoivent-ils
négligé de lc faire, combicn plus VOS
lieues. de penser que vous avez dà le faire
ce
leéteurs. vous ? pour qui s'est passé à 2000:
--- Page 31 ---
( 23 )
surl les conseillers est aussi fausse, ils recevaient leurs proviVotre observation les officiers militaires leurs brevets: lé gouverneur ne po:tsions du Roi' comme
Ils étaient soumis à la discipline de leur
vait rien sur eux individuellement. & du reste leurs droits étaient
compagnie pour ce qui regardait leurs fonétions,
les mêmes que ceux des autres habitans de la Colonie. Page 5entendre les causes d'appel, mais un mot du gouSept membres sufisaient pour rendre inutiles les droits les plus justes, 8 T'on
verneur-général suffisait pour
de vérité) qui'outre leur entiere
assure (je ne prétends pas dire avec quel degré
étaient notoirement 6
dépendance du pouvoir exécutif,. les membres de ces cours
seduits. bonteusement liurés à la plus làcbe corruplion 8 capables d'étre
de tout lecteur honnéte, un auteur qui, sans. preuves,
Jc livre à Tindignation. & qui se livrant sans examen, sans
ose.attaquer des cours de justice respectables, avaient peut-être flétris, osc écrire
réflexions aux mensonges d'individus qu'clles à un de ces juges qui l'interpelleun. pareil paragraphe : qu'aurait-il à répondre
?
urés à la plus làcbe corruplion 8 capables d'étre
de tout lecteur honnéte, un auteur qui, sans. preuves,
Jc livre à Tindignation. & qui se livrant sans examen, sans
ose.attaquer des cours de justice respectables, avaient peut-être flétris, osc écrire
réflexions aux mensonges d'individus qu'clles à un de ces juges qui l'interpelleun. pareil paragraphe : qu'aurait-il à répondre
? & s'il. l'attaquait en
rait de donner même des raisons probables de son. assertion situation pour beauT'auteur.serait dans la.même
réparation ? malheurcusement,
où il avouc, comme il le fait ici, qu'il ne:
coup d'autres partics de son ouvrage ;
sait pas la vérité de ce qu'il risque d'écrire. Page 5réglées Es des milices étaieni nommés. par le gowverneurLes oficiers des troupes
ES confirmés par le. Roi. La milice ne:
général, mais sujets à êire approwués
recevait aucune paye quelcongue. difficilement trouver plus de légereté & d'inconséquence réunies àOn peut
instant que vous disiez que les officiers supéricurs, tels
la-fois! il n'y a qu'un
de Place, &c. étaient amovibles- à la volonté
que des Lieutenans de Roi, Majors
enfin était, suivant vous;. du gouverneur qui nommait à tous les emplois;. qu'il --- Page 32 ---
- 24 )
un prince absolu : ici, vous avouez la
troupes soldées & de milice était que nomination de tous les officiers des
était nécessaire; comment
soumise à la sanction du Roi, dont le brevet
comment les
arrangez-vous ces deux faits si
&
placez-vous si rapprochés lun de l'autre? opposés, surtout
La milice ne recevait aucune
libres de toutes les couleurs paye, parce qu'elle était composée des habitans
pouvaient étre forcés à
qui devaient défendre leurs
&
en sortir, & encore moins de la Colonie, quartiers, qui ne
Page 6.
Qui était toujours (le gousernear-géntral) choisi
dans Tarmte de terre.
C'est encore une erreur. Le gouverneur était
tels que M. le Comte d'Estaing,M. le
souvent pris dans la marine,
ce corps, M. le Marquis de
Prince de Rohan, officiers supérieurs dans
St. Domingue, & d'autres; Vaudreuil, quia été nommé
de
cnfin, dans les derniers
gourereur-géntral
lution, M. de Peynier, chef
tems, au moment de la révocela prouve la
de d'escadre, était gouverneur-genéral de la
superficie vos connaissances; vous
Colonic:
indifférent si vous trompez ou non votre lecteur. avancez tout sans examen,
Page 6.
Pendant gue la basse classe des Blancs
taires riches, 66
jouissait des mémes
par cette distinélion
avantages des propriéc lisiblement margué entre les habitans insurnontable que la nalure elle-mêne a
tance nécessaire dans
Blancs 6 les Noirs," 65 de leur
la sfitreté
un pays, 022 par la grande dixproportion des Blancs imporcommune des premiers dépend entierement de leurs
aux Noirs,
eforts réunis.
Pourquoi au lieu d'écrire sur une histoire
vous pas développé ce principe,
que vous ne connaissez pas, n'avezde la. supériorité
que vous avouez que la nature. a tracé
nécessaire de tout ce qui est Blanc dans les' Colonies elle-méme,
sur tout ce
Noirs," 65 de leur
la sfitreté
un pays, 022 par la grande dixproportion des Blancs imporcommune des premiers dépend entierement de leurs
aux Noirs,
eforts réunis.
Pourquoi au lieu d'écrire sur une histoire
vous pas développé ce principe,
que vous ne connaissez pas, n'avezde la. supériorité
que vous avouez que la nature. a tracé
nécessaire de tout ce qui est Blanc dans les' Colonies elle-méme,
sur tout ce --- Page 33 ---
25 )
vient de l'esclavage : En développant ce principe véritable comme
qui tient ou
éternelle de votre patric, &
il le doit être, vous auriez mérité la reconnaissance il fallait réfléchir & travailler
de toutes les familles blanches des Antilles; mais
les contes
fonds, vous avez mieux aimé habiller à votre façon
sur votre propre
l'on continuera de voir dans tautes lcs
même les plus absurdes: c'est ce que
pages suivantes de cctte lettre.
Page 788 noit défendre la conduite des Blancs.
Je ni'entends seulement qu'expliquer en partie
46 dont la condition en effet était
de St. Domingue envers les Gens de Couleur,
ce
de ceux de la même classe dans les Colonies Anglaises, qu'au4 pire gue celle
d'exemple 024 de raison ne pouvait justifier."
cun principe
de donner au public les preuves de ce que vous avancez,
Je vous interpelle
l'indignation de tous Jes honnétes gens, si
& j'appelle sur vous, Monsieur,
votre simplc assertion
vousnel le faites pas. Etablissez sur d'autres preuves que ouje donne comme
mauvais traitemens des Blancs envers les Mulâtres,
les
aveclaquelle tout votre ouvrage est écrit, ce que
preuve de la grande ignorance des Hommes dc Couleur était plus malheureuse
vous avancez, que la condition
lc nie, &c j'en appelle au
dans les Isles Anglaiscs, je
dans St. Domingue que
leéteur impartial; voici la vérité.
jouissait de- tous les droits qui
L'Homme de Couleur libre à St. Domingue
hériter,
véritablement la liberté de T'homme en société : il pouvait
constituent
quelque waleur que ce fa; tester, se déplacer, quitter
vendre, aequérir jusqui'a
o2 contre les Blancs, & les gens 1
la Colonie, y revenir, témoigner, déposer pour la liberté à ses enfans; il avait
de sa couleur : il pouvait se marier, transmettre le milice comme eux, il n'était pas
enfn tous les droits des Blancs : il montait était donc la différence entre les
payé, (eza non plus ne l'étaient pas). Quelle Blancs ? la voici: l'usage &c
hommes libres de Coulcur & les hommes libres
de milicc.;
la loi avait prescrit que les Blancs formeraient des compagnics
depuis
H
, déposer pour la liberté à ses enfans; il avait
de sa couleur : il pouvait se marier, transmettre le milice comme eux, il n'était pas
enfn tous les droits des Blancs : il montait était donc la différence entre les
payé, (eza non plus ne l'étaient pas). Quelle Blancs ? la voici: l'usage &c
hommes libres de Coulcur & les hommes libres
de milicc.;
la loi avait prescrit que les Blancs formeraient des compagnics
depuis
H --- Page 34 ---
26 1
que les' Métis, les Quarterons, les Mulatres monteraient ensemble
Negres libres, les Grifs, & lesMarabous, formeraient d'autres
& que lcs
compagnies seraient commandées par des officiers Blancs. compagnies; Il
que ces
lois qui défendissent que les Hommes de Couleur fussent
n'y avait par de
n'avaient
juges, ni avocats, maisils
jamais eu l'idée de demander àl'être. La loi ne défendait
d'épouser des Femmes de
pas aux Blancs
Couleur, ni aux Hommcs de Couleur
Blanchés, l'usage seul & le préjugé faisaient toute la loi. Dans le d'épouser des
paré des milices consistait toute la différence
service sétinguait civilement & militairement
qui, par le fait de l'usage, disle
les Hommes deCouleur des Blancs;
y préjugé que l'origine laissait dans l'opinion des Blancs.
ajoutezCommc les Colonics Françaises n'avaient pas d'assemblées
leurs droits n'avaient été discutés & jamais la nécessité de la coloniales, jamais
qu'à quelle génération le préjugé devait durer n'avait été élevée. question de fixer jusobserve que la Colonie était comme toutl le peuple
Que le leéteur
monarchique & militaire, où
Français, sous un gouvernement
était nombreuse
par conséquent la noblesse est nécessaire & où elle
: cette derniere cause est la plus vraie de celles
donner pour la prolongation du
que l'on peut
de
préjugé qui se perpétuait contre les
familles en familles, quelques riches qu'elles fassent devenues. sangs mélés
l'usage devenu loi, disait seulement que I'Homme de Couleur Observez que
la milice séparément des Blancs. Le leéteur
monterait dans
dit,juger les avantages des Blancs, & les
pcut, d'après Ce qui vient d'ètre
des' Colonics Françaises,
désavantages des Hommes de Couleur
Voyons maintenant dans les Colonies
de Couleur. Iis ont comme
Anglaises quel est le sort des Hommes
de transmettre la liberté ceux des Colonies Françaises le droit de se maricr,
à leurs enfans, de vendre, acquérir,
d'hériter que jusqu'à 2,0001.
ils
tester; mais non
degré de leur couleur. Si' currency: ne peuvent étre témoins que suivant le
l'homme est avili, c'est dans cette
montent la milice séparément; ils ne sont ni juges ni
circonstance. Ils
seulcment à la quatrieme génération étre membres commandans, de
ils peuvent
maisjusques-la, il n'ya a
l'assemblée coloniale,
pas d'avantage en leur faveur.
au désavantage de l'Homme de Couleur dans les
Toute la différence est
ne peut hériter ni étre témoin, sans être soumis à Colonics Anglaises, puisqu'il
des conditions
inconnues dans
milice séparément; ils ne sont ni juges ni
circonstance. Ils
seulcment à la quatrieme génération étre membres commandans, de
ils peuvent
maisjusques-la, il n'ya a
l'assemblée coloniale,
pas d'avantage en leur faveur.
au désavantage de l'Homme de Couleur dans les
Toute la différence est
ne peut hériter ni étre témoin, sans être soumis à Colonics Anglaises, puisqu'il
des conditions
inconnues dans --- Page 35 ---
( 27 )
Quelles sont donc les lois de la Colonic de St. Doles Colonies Françaises.
être justimingue qui dans le traitement des Hommes de Couleur ne pouvaient
un
fiées l'exemple ou par la raison ? Un auteur qui sans preuves avance
par
le faire servir d'accusation contre des hommes malheureux,
fait faux, pour
aux leéteurs.
mérite-t-il quelque confiance ? j'cn appelle
Page 7.
leur condition était méme plus dégradante is plus misérable que
A bien des égards
d'aucunes Colonies des Indes Occidentales.
celle des Négres esclaves
Ma tâche devient de momens en momens plus péniblc. Je pose un instant
démontrent la fausseté de cette allégala plume : les faits ci-dessus rapportés
n'y pas voir une
tion. Il faut bien l'attribuer à une profonde ignorance pour
cette
mauvaise foi insigne, & criminelle. Dans l'indignation que me cause
de
les leéteurs de se rappeller que vous étes partie
phrase, je me contente prier
de Planteur dc la Jamaique, &
intéressée contre St. Domingue en votre qualité
& absurdes
que vous ne leur donnez aucunes preuves de VOS choquantes
assertions.
Page 7Les Hommes de Conleur libres dans toutes les Isles Françaises, quoigue déliorés
des individus, étaient néanmoins regardés comme la propriëté due public,
dujoug tels
aux caprices 8 à la tyrannie de tous cerux que le bazard de
& comme exposés
dessus d'eux. Ils étaient traités par le Govvernement
la naissance avait placés au
Tétendue du termt, étant obligés, quand ils
Colonial en esclaves, dans toute
trois ans dans un établissement miliavaient atteint Tagewiril, de servir pendant
taire, appellé la Maréchaussée.
n'a existé ; j'en appelle à tous ceux qui ont été
Jamais rien de semblable
de Couleury étaient aussi libres que
dans les Colonies Françaises; les Hommes
les Blancs.
Ils étaient traités par le Govvernement
la naissance avait placés au
Tétendue du termt, étant obligés, quand ils
Colonial en esclaves, dans toute
trois ans dans un établissement miliavaient atteint Tagewiril, de servir pendant
taire, appellé la Maréchaussée.
n'a existé ; j'en appelle à tous ceux qui ont été
Jamais rien de semblable
de Couleury étaient aussi libres que
dans les Colonies Françaises; les Hommes
les Blancs. --- Page 36 ---
28 )
J'ai déjà dit que tous les Hommes de Couleur libres étaient
tous les Blancs de servir dans la milice
obligés ainsi que
étaient soumis ; mais il avait
; voilà le service public auquel ils.
d'Hommcs de Couleur, y
pour chaque paroisse une brigade de cavalerie
appellée Maréchaussée : dans les
bourgs, ces brigades étaient
villes & grands.
elles n'étaicnt de
nombreuses, mais dans les petites
que quatre hommes; ces cavaliers avaient
paroisscs.
commandés par des brigadiers Hommes de
une paye, ils étaient
rieurs étaient Blancs.
Couleur, mais les officiers supé-.
La Ire partie de ce que vous dites ici est très-vrai &
saisir dans votre ouvrage une occasion si
j'aurais tort de ne pas.
cité; mais déjà,
rare de rendre hommage à votre vérasolument faux: malgré moi, cet hommage est interrompu, car le reste est abjamais les Marechaussées n'ont été
méme encore à présent,
détruites; elles existent
Page 7Il consistait (le corps de
Maréchaussée) en certaines compagnies
emplayait
d'infanterie
Marons. principalement comme cbasseurs pour purger les bois des gui'on
Cet établissement fut dans la suite
Negres
pagnies licenciées, tarce les
tris-sagenent dissous 6 les comles comnaissances
que Muldtres aequéraient, en comnuniquant
des idées d'un intérêt commun Es d'une force
entr'eux
mengait à les rendre formidables à
réunie qui comseux qui les employaient.
On peut voir par ce que j'ai dit, qu'une des causes de la
breuse des Hommes de Couleur de St.
population nommarchands passagers, les officiers
Domingue, était que les ouvriers, les
breux qui étaient
des navires de commerce, les
souvent déplacés, enfin que tous les Blancs
gérens nomque séjour sur les habitations,
qui faisaient quelménagere
prenaient ce qu'on appelle dans les Colonics
(c'est-à-dire une femme pour soigner leur chambre
une
souvent ces femmes devenaient
&c leurs effets);
suffisante pour acheter leurs meres; la fortune de ces Blancs n'était
enfans du propriétaire, &
pas
nement les droits établis pour obtenir la
payer encore au gouverratification de la liberté, alors ils se
fin que tous les Blancs
gérens nomque séjour sur les habitations,
qui faisaient quelménagere
prenaient ce qu'on appelle dans les Colonics
(c'est-à-dire une femme pour soigner leur chambre
une
souvent ces femmes devenaient
&c leurs effets);
suffisante pour acheter leurs meres; la fortune de ces Blancs n'était
enfans du propriétaire, &
pas
nement les droits établis pour obtenir la
payer encore au gouverratification de la liberté, alors ils se --- Page 37 ---
29 ) .
leurs cnfans de son maitre. Les habitans qui les avaient
bornaient à acheter
à les élever, àl les garder sur leurs habitations,
vendus continuaient à les nourrir,
faisait apprendre un métier qui
avec la bonté naturelle aux Colons ; on leur y
auraient atteint Tâge
devait être plus que suffisant pour les faire vivre, lorsqu'ils
la
l'ancien maitre sollicitait du commandant permission
de 20 ans. A cet age,
la
à cheval des paroisses ; ils y
dc lcs placer dans la Maréchaussée, ou droits garde municipaux : après trois
avaient une paye, qui se prenait sur les
appellés de droit 6 gralis à celui qui
années de service dans ce corps, le Roi accordait
Hommes
la ratification de sa liberté, qui coutait aux autres
avait fait son tems,
des sommes considérables.
de Coulcur, ou à leur pere & merc,
vous voudriez faire regarder comme une vexation
Le leéteur voit que ce que
la ratification gratis de la liberté & la
était réellement un bienfait; car, outre
accordée aux brigadiers & cavapaye de la paroisse, il y avait une rétribution
liers, sur la prise des négres Marons, &c. 8c.
service à pied, fait par les Hommes de Couleur, qui était
Il y avait un autre
des villes, ainsi que pour le service des conseils,
spécialement destiné à la police
les cavaliers de Maré:
; ils avaient les mêmes avantages que
ou des jurisdiétions;
Comment d'après cela prétendezchaussée ; ces places étaient fort sollicitées. étaient traités dans les Colonies Franvous, Monsicur, que les hommes libres
oà sont vos preuves ?
comme les esclaves dans le sens le plus rigoureus?
çaises
démentir des faits évidens-& constatés par tous les réglemens.
vous ne pouvez
le conte ridicule des craintes qui avaient
J'ignore oùr vous- avez puapprendre
oài il y avait d'ailleurs presqu'autant
fait dissoudre lesi brigades de Maréchaussée, Je puis vous assurer qu'elles se sont généde négres libres: que de Mulâtres.
subsisté
moment de la
ralement bien comportées, qu'elles ont
jusqu'au ont été généralement
du
de la Colonie, & qu'clles
dissolution gouvernement habitans de St. Domingue depuis que les Anglais en ont
redemandées par les
pris possession.
re
oài il y avait d'ailleurs presqu'autant
fait dissoudre lesi brigades de Maréchaussée, Je puis vous assurer qu'elles se sont généde négres libres: que de Mulâtres.
subsisté
moment de la
ralement bien comportées, qu'elles ont
jusqu'au ont été généralement
du
de la Colonie, & qu'clles
dissolution gouvernement habitans de St. Domingue depuis que les Anglais en ont
redemandées par les
pris possession. --- Page 38 ---
30 )
Page 7Après Pexpiration de ce terme, ils étaient
Pamée, au fardeau dès corvées, espece de stjets, travail pendant une grande partie de
ebenins, dont la.fatigue & lcs
destiné à réparer les grands
outre obligés de servir dans la milice peincs de étaient la insupportables. Ils étaient en
appartenaient, sans solde ou pension
province ou du quartier anguel ils
suivant le cboix de Pofficier
gueleonque; dans la cavalerie Ou Finfanterie
leurs frais d'armes, de munitions commandant, 65 étant encore obligés de se fournir à
quentes 65 la rigueur avec laguelle les d'accoutremen; ; les revues étaient fréRoi exergaient leur autorité dans
lientenants, majors, 6
ces.
aide-majors du.
des plus lasses.
oecasions, avait dégénéré dans une tyrannieVoilà encore une erreur inconcevable &
aviez à vous instruire. Par la description sans excuse; par la facilité que vous
déclarez les fatigues insupportables,
que. vous faites des corvées, vous en
éprouver plus odieux ; mais que exprès pour rendre ceux qui les faisaient
être en état de
penseront de vous les leéteurs,
juger que vous ignorez,
lorsqu'ils vont
St. Domingue P Je vais en donner totalement, ce qu'étaient les corvées à
T'explication.
Tous les habitans étaient obligés
corvées, une. fois. par an, un certain- nombre d'envoyer aux travaux publics, appellés.
de trois journées par tête d'esclaves
de leurs négres suF la proportion.
tations : ils étaient employés à
portés sur le recensement des. habiIre Voyer indiquait les
réparer les grands chemins de la
celui-ci
réparations à faire au commandant paroisse..
envoyait à chaque habitant la:
des miliccs,
travaillers ou si les. travaux étaient
répartition- qui lui- était échue à
corvée travaillaient ensemble
considérables, tous les négres
Blancs
sous. les ordres
envoyés à la.
.que. les habitans envoyaient aussi
d'un-certain nombre d'économes
s'y rendaient souvent ; un habitant, officier pour diriger-leurs négres ; eux-mémcs
nommé par le commandant cu
des milices de la- paroisse, était
& maintenir l'ordrc parmi
quartier pour aller. vérifier
des
eux ; tous les habitans
T'appel négres,.
2:
étaient obligés, de guelgue.
. les ordres
envoyés à la.
.que. les habitans envoyaient aussi
d'un-certain nombre d'économes
s'y rendaient souvent ; un habitant, officier pour diriger-leurs négres ; eux-mémcs
nommé par le commandant cu
des milices de la- paroisse, était
& maintenir l'ordrc parmi
quartier pour aller. vérifier
des
eux ; tous les habitans
T'appel négres,.
2:
étaient obligés, de guelgue. --- Page 39 ---
31 )
& les négres des Mulâtres trafassent, d'envoyer à la corvée,
; un Homme de Couleur
couleur guils
ceux des Blancs sans distinétion:
milice dans l'insvaillaient mélés avec
accompagner T'officier de
était nommé parl le commandant celui-ci pour avait fait T'appel des négres, il envoyait
peétion des travaux, &l lorsque Couleur de service, la liste des délinquans:
par THomme de
habitans les avertir qu'il manquait
au commandant, lui-méme chez les divers
ordres des officiers
souvent ill'envoyait
Cès hommes n'étaient aux semaine comme
des négres à leur contingent.
: leur service durait une & l'autre remde milice que pour cette opération à la fin de laquelle ils étaient: l'un à la Corvée,.
celui de l'officier de milice,
les Hommes de Couleur
faire
Voilà toute la peine qu'avaient 20 annéès je ne les ai pas vu y
placés.
honneur que depuis
lés officiers,
& je déclare sur mon avaient le droit de s'y faire remplacer comme comme
d'autre service ; ils
officier- .de milice commandé pour la corvée, semaine, & il:
cariln'yavait) jamais qu'un habitant de couleur. de planton par
il n'y avait aussi jamais qu'un fût..
était indifférent qui que ce
de quelque couléur que ce soit,
déclare encore que tous lès liommes libres, dans la milice, comme c'est:
Je
étaient obligés de servir
les médecins, chi-.
habitans de St. Domingue,
excepté les gens dè loi,
n'avaient:
l'usage dans les Colonies Anglaises,
quelque fût leur couleur,
&c. &c. Les troupes de milice, de se pourvoir d'armes, d'uniformes,
rurgiens, chacun était par la loi obligé
ce qui était absolament au
aucune paye:
dans laquelle il servait;
&- les autres dans
&c. suivant la compagnie riches montaient dans la cavalerie,
choix des habitans; lès mêie dès Hommes de Couleur qui choisissaient était
l'infanterie. Il en était de
& leur inclination personnelle
arme ils voulaient servit,
bien-mal informé,.
dans quelle
la cavalerie. Vous êtes, Monsieur; tems de paix ou de
presque toujours pour les plus simples; ir n'y avait, en
revues par:
méme des détails milice tous lès trois mois, c'est-à-dife, quatre habitans.
guerre, quurie revue de & avait lieu le méme jour pour tous les
annéc, & elle était la même fassent..
libres, de quclque couleur qu'ils
personnelle
arme ils voulaient servit,
bien-mal informé,.
dans quelle
la cavalerie. Vous êtes, Monsieur; tems de paix ou de
presque toujours pour les plus simples; ir n'y avait, en
revues par:
méme des détails milice tous lès trois mois, c'est-à-dife, quatre habitans.
guerre, quurie revue de & avait lieu le méme jour pour tous les
annéc, & elle était la même fassent..
libres, de quclque couleur qu'ils --- Page 40 ---
32 )
Page 7.
21 leur était défendu de remplir aucune charge
aucuns emplois, quelque peu considérables publique, ou de confiance, 65 mêne
même pas d'exercer les professions
qu'ils fussent: : 072 ne leur permettait
d'avoir une bonne éducation. Toutes pour les lesquelles on croit gui'il est nécessaire
les fongions du clergé E5 de la
places militaires o2L de la marine, toutes
Blancs. Un
magistrature étaient exclusiuement réservées
Mulâtre ne pouvait étre ni prétre, ni
ni
aux
rurgien, ni apotbicaire, ni maitre d'école, 6 la avocat, médecin, ni chisait pas même, comme dans les Isles
distinétion des couleurs ne finisIn'y avait aucune loi positive,
Britarniques, avec la troisieme génération.
fricain, telle éloignée
nid'unge gui accordat à aucun descendant d'A
Blancs
gue fits son origine, les
: la tache du sang était
priviléges dont jouissaient les
Par cette
inefiagable jusqu'e la postérité la
raison, aucun Blane, qui avait le moindre
glus recilée.
n'épousait une Negresse Oz une
respea pour sonL bonneur,
Mulatresse ; s'il l'etit
il
considération, 8 il se serait entierement ruiné,
fait, eit perdu toute
Je m'empresse d'avouer que ce que vous dites ici, est
(pour vous prouver, Monsieur, le chagrin
en partie vrai;
obligé de vous contredire); mais il n'y ayait que j'éprouve d'être si souvent
Mulâtres incapables de ces emplois & de
pas de loi Positive qui rendit les
ils n'avaient jamais songé au prétendu ces professions, Avant la Révolution,
n'y avaient pas été préparés
malheur de ne pas les, remplir,
naissance
par l'éducation nécessaire. Ils étaient puisqu'ils
respedlueusement soumis aux lois, disons
par reconlesquels ils, avajent reçu la liberté. Ce n'est
plutôt aux usages, sous
puis que la secte des novateurs a. détruit que depuis très-peu d'années, dela société, qu'ils ont désiré de.
tous les, liens qui servaient de base à
le monde ne
nouvelles lois ; aucune de celles
repose sur des bases plus
qui gouvernent
lonies Européennes dans les Antilles, légitimes que celles qui ont porté lcs Copérité dont T'histoire ne nous fournit surtout St. Domingue, à un degré de prospoint d'exemple,
que la secte des novateurs a. détruit que depuis très-peu d'années, dela société, qu'ils ont désiré de.
tous les, liens qui servaient de base à
le monde ne
nouvelles lois ; aucune de celles
repose sur des bases plus
qui gouvernent
lonies Européennes dans les Antilles, légitimes que celles qui ont porté lcs Copérité dont T'histoire ne nous fournit surtout St. Domingue, à un degré de prospoint d'exemple, --- Page 41 ---
( 33 )
Européens ont quitté leur patrie pour "alier! habiter
Lorsque les propriétaires
'ont
capitaus dans' l'acquisition
-les Isles dc la Zone Torride, &c qu'ils' placéleurs
ils ne'Tont
ils avaient besoin de s'aider- dansileurs établissemens,
-des bras dont
des lois de leur métropole; si la mort a frappé tant de
-fait que sous la sanétion
de leurs travaux, si par les pcines & les soins de
viétimes parmi eux, au milieu
les métropoles sont arrivées au
ceux qui ont échappé à tous les dangers, l'effet des avantages du comdegré de puissance où elles sont parvenues par
la chartre que les famerce des denrécs Coloniales, elles ne peuvent attaquer les lois qui fixent leurs
milles blanches ont achetée de leur sang; & toutes
les
aussi sacrées que celles en vertu desquelles
propriétés sont aussi respe@tables,
terres & leurs maisons ; chercher à
propristaires Européens possédent leurs vouloir annuller lc premier principe qui
détruire ou à changer ce droit, c'est
d'hommes.
constitue le droit social de toutes les réunions
ont le droit de faire dans
En, admettant même quc les nations Européennès aucune: n'a1 le droit de
les changemens qui leur conviennent,
conleur constitution
à 1500 lieues de cher nous ce qui
dire à scs Colonies: < nous wvoulons régler 8 changer à notre gré les lrases
< wvient le mieus 2 la nature de wotret propriété,
66 de wvotre contrat social."
comme Colon vons-mémc, employer tous vos
Vous pouviez, vous deviez,
: 6 Si wos principes
nos droits, & dire aux peuples Européens
talens à défendre
de les adopter; mais si plus à méme de juger
<6 changent, vous pouves nous proposer
notre existence Es celle de nos
notre
8 conserve
rendues
<6 ce qui maintient
propriétt les bases de notre établissement,
(6 familles, nous refusons de changer
alors tOLS cessonis D'étre le
leur nature 85 par la nécessité,
de
<6 invariables par
nous cessons d'être partie
66 mâme peuple, nous cessons d'être QOS conciteyens, brisons tous les liens gui nous amissaient
66 votre empire, vous nous séparoms, nozs
<6 à wous."
d'absolue nécessité
& si les lois de l'esclavage sont
sans
Ce droit est incontestable,
avoir le droit de les changer
dans les Antilles, les métropoles ne peuvent absolue de l'esclavage, dans les Colonies,
notre volonté. C'cst dans cette nécessité
des préjugés sur les Gens de
faut chercher l'origine des lois, des usagcs,
de ces habitans Blancs
qu'il
doivent leur existence qu'à la bonté
Couleur. Ils ne
K
olue nécessité
& si les lois de l'esclavage sont
sans
Ce droit est incontestable,
avoir le droit de les changer
dans les Antilles, les métropoles ne peuvent absolue de l'esclavage, dans les Colonies,
notre volonté. C'cst dans cette nécessité
des préjugés sur les Gens de
faut chercher l'origine des lois, des usagcs,
de ces habitans Blancs
qu'il
doivent leur existence qu'à la bonté
Couleur. Ils ne
K --- Page 42 ---
34 )
qui, après leur avoir donné la vie, les ont rétiré de T'esclavage auquel les lois:
les avaient soumis. Certainement ceux qui ont parcouru, en observateurs instruits, les Colonies, ont vu que. les préjugés des Blancs envers les Gens de
Couleur sont légitimes, puisqu'ils sont fondés Stir les lois de la sûreté
nelle: ils ont vu que le Mulâtre n'a la liberté
personreçu
que sous la condition tacite
qu'impose ce que les Européens appellent un préjugé; il savait qu'il ne commanderait pas son pere qui fut son maitre, & qu'il ne le jugerait pas. Sile
pacte fait entre le maître & son esclave,. qui est si
à
ni'eut pas di étre exécuté à toujours,
avantageux ce dernier,
de Couleur seraient
iln'auraitjamais commencé, Les Hommes
restés dans l'esclavage, & les propriétaires. ne les auraient
pas comblés de bienfaits en les faisant participer à leurs droits, &
en n'en exceptant quc ceux qui doiyent maintenir la subordination parmi ceux
esclaves.
qui restent
Vous auriez. pu, Monsieur, employer vos talens à
important dans les Colonies à sucre de maintenir la prouver: combien ilétait
diverses classes de leurs habitans, &c
subordination parmi les
ici des.p
fissent
prouver qu'il fallait que ce qu'on appelle
préjugés,
bien utiles, qu'ils fussent méme bien nécessaires,
qu'il.n'y a aucun propriétaire Blanc qui ait cherché- dans. aucun
puisdétruire,
tems à les.
quelqu'ait été son attachement pour ses enfans de
auriez pu, Monsicur, prouver que la générosité des Créoles eût Couleur: vous,
préjugés, s'il eût dépendu d'eux; mais ils sont d'absolue
détruit ces.
Négres qui haïssent & méprisent les Gens de Couleur
nécessité pour- les
que les Blancs, tout en les
en lesjalousant au lieu.
de biens.
distinguant d'eux, les aimaient &c les comblaient
Enfin vous auricz pu prouver, Monsieur, que le plus grand nombre de
peuple nouveau, appellé Honmes. de Couleur, ne doit son- existence, (en ce
partie), qu'à Thospitalité généreuse des Colons ; vous auriez
grande
si les préjugés n'eussent pas. existé, le
pu démontrer.que
aul plaisir de faire le bien;
propriétaire aurait été forcé de renoncer.
vous auriez pu & du, en exposant CC
souvent, mettre les lecteurs
qui'arrive
Européens, qui sont si- peu instruits
& sur leurs usages, en état de juger eux-mémes,
sur lès Coloniçs.
par
ie), qu'à Thospitalité généreuse des Colons ; vous auriez
grande
si les préjugés n'eussent pas. existé, le
pu démontrer.que
aul plaisir de faire le bien;
propriétaire aurait été forcé de renoncer.
vous auriez pu & du, en exposant CC
souvent, mettre les lecteurs
qui'arrive
Européens, qui sont si- peu instruits
& sur leurs usages, en état de juger eux-mémes,
sur lès Coloniçs.
par --- Page 43 ---
I 35 ) I
dire aux prétendus philantropes, qui ont
Par exemple, n'auriez-vous pas pu le
dans le cceur, quel l'étranger
eherché & qui ont réussi à nous plonger poignard & hospitaliere, si générale à St.
reçu dans une habitation-avec cette bonté franche du climat, & aux agaceries d'une, jeune
Domingue, cédait souvent aux influences d'un Mulâtre, il recevait en don son
égresse de quinze ans, que devenu pere liberté le Roi. Si aucun préjugé
enfant à condition qu'il ferait ratifier sa
parl été conduit en Europe & élevé
n'avait existé dans la Colonie, & si cet enfant eut
à dix-huit ou vingt ans
avec soin ; si, ce qui est très-rare, il en avait profité, ou de ses successeurs chez
de retour dans la Colonie, devenu l'égal de son maitre devenue dans cet intervalle mere
lesquels se trouverait sa mere restée esclave, & cette Négresse, agéc de. 36
de deux ou trois enfans Noirs, il en résulterait force que de
& encore en état de
lorsque son fils en aurait 20, serait dans la
l'age
ans,
trois enfans. Mais quelles seraient les conséquences
travailler avec ses deux ou
devenu libre cût pu aussi devenir commandant
pour les Colonies; si le Mulâtre
par Tétat de son
ancien maitre ? supposons que cette mere encouragée
de son
conduite ou par celle de ses enfans, attiré
enfant Mulâtre, eût, par sa mauvaise
de l'ordre : que le
nécessaires au maintien
sur elle ou sur eux des punitions le Mulâtre fils de la. Négresse, s'il était le
philantrope réponde, qu'aurait fait
oiÈ S'arréterait le ressenT'officier commandant du maitre de sa mere ?
il résuljuge-ou
le philantrope juge quelles conséquences
timent de ce fils, que
d'un
ordre de choses ? & qu'il nous
terait pour le repos des Colonies
pareil des
des neveux, des cousins,
dise quelle serait la conduite des freres, sceurs, être le champion de ses
enfin de toute la parenté d'un Mulâtre libre pouvant
parens :
circonstances que je pourrais citer, qui prouvent la
Entre beaucoup d'autres
dans les Colonies, je me bornerai à celle-ci.
nécessité d'une classe intermédiaire
cet
& que l'homme
Que T'homme sage & vraiment bon médite. sur lcs exemple, qui séparent les
qui étudie le coeur humain, juge si préjugés puisque sans
impartial, Couleur des Blancs, ne sont pas des préjugés utilcs,
Homines de
sans se créer un. ennemi..
le Blanc n'aurait pu donner une seule liberté
eux
n'entjanais existé, parce que se. reproduisant parmi
Alors cette. race. nouvelle
elle
la plus grande partic. dc la
les Noirs, dès la premiere génération, a perdu
2.
lcs exemple, qui séparent les
qui étudie le coeur humain, juge si préjugés puisque sans
impartial, Couleur des Blancs, ne sont pas des préjugés utilcs,
Homines de
sans se créer un. ennemi..
le Blanc n'aurait pu donner une seule liberté
eux
n'entjanais existé, parce que se. reproduisant parmi
Alors cette. race. nouvelle
elle
la plus grande partic. dc la
les Noirs, dès la premiere génération, a perdu
2. --- Page 44 ---
36 )
couleur qui la distinguait du Négre. L'homme généreux qui accorde un trèsgrand bienfait, & qui n'y met qu'une légere condition, nécéssaire à sa sûreté
&x à celle de sa famille, peut-il être blamé : & celui qui reçoit un aussi
don que la liberté, n'est-il pas tenu d'obéir à cette condition qui ne fait souffrir grand
que sa vanité qui ne devrait pas exister, sa coulcur lui rappellant sans cesse le
bienfait que les Blancs lui ont accordé? Que le philantrope digne de ce
que l'homme vraiment ami des hommes, juge à présent ce que les Européens nom,
appellent un préjugé!
Voilà, Monsieur, ce que vous auriez pu développer, plutôt que de copier
des mémoires faux ou exagérés. L'immense fortune de beaucoup d'Hommes
de Coulcur dans tous les quartiers de la Colonie
mieux
prouve,
que tous les
raisonnemens, combien ils étaient réellement heureux &x protégés,
Page 9.
Un Homme de Couleur
qui poursuivait en justice tin Blanc (circonstance
arrivait tr2s-rarement) devait avoir bien des droits
qui
convicion.
pour pouvoir obtenir Sa
Les cours de justice étaient remplies de procès sur des droits de
entre les habitans Blancs &c lcs Mulâtres libres, & la
leur propriétés
comme aux Blancs : car on doit savoir le
justice
était rendue
Hommes de Couleur les
que pere & les parens Blancs des
protégaient toujours &x souvent les soutenaient dans des
prétentions injustes, qui occasionnaient beaucoup de procès,
Page 9.
Pour marquer encore plus fortement la distinélion entre ces deur classes, la
ordonné que, si un Honme libre de Couleur osait
loiargit
condition
frapper 2112 Blanc, de
guiilfat, sa main droites serait coupée, tandis qu'un Blanc la quelque méme
offense envers un Muldtre libre était renvoyé
pour
grifiante.
en payant 2ne amende très-insi-
enaient dans des
prétentions injustes, qui occasionnaient beaucoup de procès,
Page 9.
Pour marquer encore plus fortement la distinélion entre ces deur classes, la
ordonné que, si un Honme libre de Couleur osait
loiargit
condition
frapper 2112 Blanc, de
guiilfat, sa main droites serait coupée, tandis qu'un Blanc la quelque méme
offense envers un Muldtre libre était renvoyé
pour
grifiante.
en payant 2ne amende très-insi- --- Page 45 ---
37 )
effeétivement la peine dont
La loil la plus ancienne de la Colonie prononçait
jai demeuré à St.
mais je dois dire que dans tout le tems que
vous parlez,
cette offense soit arrivée plus d'une
Domingue,je n'ai pas eu connaissance que
la
fois, trèsfois; c'est après la campagne de Savanah. On avait pour premiere
erles Hommes de Couleur; c'est une des grandes
impaligemmtumighneael C'est à cette faute qu'on doit fixerla premicre
reurs de M. le Comte d'Estaing.
Un Mulâtre qui avait été sous-officier
cause des malheurs de St. Domingue.
lui donna le premier
au billard avec un petit Blanc,
dans son corps, jouant
: le Blanc porta sa
de Ja queue dont il se servait pour jouer;
plusieurs coups
du Petit-Goave en ayant été informé par
plainte én justice. Le commandant
huit jours, pour
le: juge, fit mettre l'Homme de Couleur en prison pendant fûssent obligés d'en
traiter l'affaire militairement & empécher que les juges
séjour à St.
& l'affaire n'eut aucune suite. Pendant un très-long
connaitre,
c'est la seule fois que j'ai cu connaissance
Domingue avant la Révolution,
Blanc.
qu'un Homme de Couleur eut osé frapper un
fois vu des Blancs envoyés en prison pour avoir
Je dois dire que plusieurs j'ai
obtenu aisément cette, justice pour
frappé dcs Hommes de Couleur, & moi j'ai
un Mulâtre qui avait été maltraité par un Blanc.
les) Hommes de Couleur libres étaient d'autant moins vexés
Je répete ici, que
les familles blanches de leur pere qui les
qu'ils étaient toujours protégés par
aidaient dans toutes leurs affaires.
Page 9.
diminuer Pborreur de ces détails, 011 peut dire avec roérité gue les masurs des
Pour
adouci la rigueur de leurs lois; ainsi dans
babitans Blancs avaient beanconp
aurait suivi Texbcution de la
P'exemple ci-dessus cité, Phorreur universelle gri
enrendait la loi nulle. C'était les mceurs & 12012 les lois qui
peine prononcée, l'exercice d'un pouvoir si odiens 8S si dénaturé.
péchaieut
L
tails, 011 peut dire avec roérité gue les masurs des
Pour
adouci la rigueur de leurs lois; ainsi dans
babitans Blancs avaient beanconp
aurait suivi Texbcution de la
P'exemple ci-dessus cité, Phorreur universelle gri
enrendait la loi nulle. C'était les mceurs & 12012 les lois qui
peine prononcée, l'exercice d'un pouvoir si odiens 8S si dénaturé.
péchaieut
L --- Page 46 ---
38 )
Vous auriez dd observer que ces lois avaient été établies dans
Colonie était faible& ne pouvait que
un tems oà la
moyens, que la force de l'opinion était difficilement alors
SC conserver par ses propres
20 ans que j'ai habité St. Domingue,
encore plus nécessaire. Pendant
de Couleur puni pour avoir
jamais je n'ai connu qu'un seul Homme
d'occasions des Blancs
frappé un Blanc, & je répetc que dans
ont été punis pour avoir
des
beaucoup
surtout des matelots & des petits Blancs.
frappé Hommes de Couleur,
loi était tombée en. désuétude,
Mais puisque vous convenez que la
d'avilissement dans lequel étaient pourquoi la citer comme une preuve de l'état
loi prouve que les sentimens étaient les Mulatres, puisqu'au contraire l'oubli de la
mais trop. réclle que les Blancs changés à leuré régard, par la faiblesse naturelle
avaient cn général Pour les Gens de Couleur :
Page IQ.
Mais ce gui servait le plus à contriluer à protéger les Gèns de
privilege qu'ils avaient de porvoir acquérir 65
Couleur, c'était le
waleur illinmitée; plusieurs d'entr'eux avaient posséder des biens jusquie ze
6 Fargent avait tant
des habitations.
d'infuence dans toute la Colonie
tres-considéralless
officiers sdefsdministracionnesef faisaient
que plusieurs des grands
leurs
pas de scrupulededevenir
pensionnaires; ceux donc guit parni les Gens de Couleur secretement.
Teu paur avoir les. moyens. de gratifer la vénalité de leurs étaient assex Beuassez ussurés de n'étre point molestés; mais cette. circonstance supérieurs, étaienh
d'une maniere plus marquée à la. haine 65 à. P'envie des Blancs même les exposait
rieure..
de la chasse inftLorsqu'on écrit T'histoire, peut-on avancer une accusation de
en donner des preuves ? lorsque surtout.
cette nature, sans:
rang devaient avoir été & étaient
on: accuse des personnes qui: par leur
& parmi ceux que l'opinion généralement choisis parmi les honnétes gens.
assurer. que
publique n'a pas frappé d'anathéme. Je
depuis ans aucun des administrateurs
peux:
dont l'auteur les charge si
n'a été accusé de l'infamic:
gratuitement,.
'on écrit T'histoire, peut-on avancer une accusation de
en donner des preuves ? lorsque surtout.
cette nature, sans:
rang devaient avoir été & étaient
on: accuse des personnes qui: par leur
& parmi ceux que l'opinion généralement choisis parmi les honnétes gens.
assurer. que
publique n'a pas frappé d'anathéme. Je
depuis ans aucun des administrateurs
peux:
dont l'auteur les charge si
n'a été accusé de l'infamic:
gratuitement,. --- Page 47 ---
39 y
Page 1] I.
ce systémue E5 qui doit nécessairement
Mais ily a nn inconvénient qriaccompagne c'est la plapart de ses' réglemens
accompaguer tous ceux du même geure: :
gue E5 à la situation des Colonies
(du Code Noir) ne sont pas applicables à la nature
Dans les pays cic Tesclavuge est établi, le grand principe gri
d'Amérique.
est' la crainte, ou le sentiment de cetie puissance
fait la force du gouvernement
choix dans les actions, détruit toute
absolue 85 nécessaire qui, ne laissant aucun cela est 85 doit absolument étre le
question de droit. Il est inutile de dire que
les
donner des
dans tous lès oti l'esclauge est établi. Tous efforts pour
cas
pays hommes dans cet état, come entre les autres classes
droits positifs des
évidentes, 85 assemd'bommes, est donc wvouloir faire accorder des contradidlions
bler des principes qui n' admettent aucune combinaison.
vous auriez dû parfaitement développer; : comme Colon, comme
Voilà ce que
deviez
vos talens à établir le besoin du:
propriétaire d'esclaves, vous
employer
démontrant sa nécessité,
existant dans les Colonies : vous devicz, en
systéme
contre les calomnies de ceux qui; depuis dix années,
défendre VOS compatriotes
la vérité de ce que vous avancez: : que
travaillent à les ruiner; : en prouvant
celles établies, c'cst vouloir
vouloir avoir des Colonies sous: d'autres lois que obtiendriez l'estime des hommes
rassembler des principes incohérens; alors vous
des Colons.
& vous auriez des droits éternels à la reconnaissance
sages & justes,.
Monsieur, de répondre aux déclamations de la seétc
Il vous était si facile,
hommes sensibles & vertueux qu'elles ontdes Amis des Noirs, & de rassurerles vrai de la condition des esclaves danségarés, en leur présentant un tableau de ces mêmes hommes cn Afrique, &c.
nos Colonies en opposition avec celle des journaliers & des paysans en Europe..
jirai plus loin. encore, avec la condition
avant que les Européens n'allasQue ne disiez-vous. ce qui se passait en Afrique, dans nos Colonies, ce. qui s'y
sent chercher des Négres pour les transporter maritime en Europe. suspend la.
renouvelle toutes les fois qu une longue guerre
des malheureux sujets des.
traite : Que n'offriez-vous à vOs leéteurs le contraste.
continuclles? Que
qui couvrent T'Afrique, engagés dans des guerres
petits tyrans
avec la condition
avant que les Européens n'allasQue ne disiez-vous. ce qui se passait en Afrique, dans nos Colonies, ce. qui s'y
sent chercher des Négres pour les transporter maritime en Europe. suspend la.
renouvelle toutes les fois qu une longue guerre
des malheureux sujets des.
traite : Que n'offriez-vous à vOs leéteurs le contraste.
continuclles? Que
qui couvrent T'Afrique, engagés dans des guerres
petits tyrans --- Page 48 ---
( 40 )
ne parliez-vous des prisonniers inhumainement massacrés
que les Européens n'eussent abordé ces
par le vainqueur avant
transportés aujourd'hui
contrées, & de ces mêmes prisonniers
à leur
aux Antilles sur une habitation dont le maître, intéressé
conservation, veille sans cesse pour lui, supplée à la
nature a refusée aux Négres, les environne de
prévoyance que la
nouveau pays qu'ils habitent &
jouissances qui les attachent au
penséc de
adoucissent les regrets qui
l'homme vers la terre quil lui donna le
reportent toujours la
une Providence pour ses esclaves ? Ces faits jour, un maitre cnfin qui est
çaises, & vous
sont vrais pour les Colonies Franassurez (je ne sais trop à la vérité sur quel
Négres sont mieux traités dans les Colonics
fondement) que les
il fallait raconter les faits ! ils auraient
Anglaises. Eh bien ! Monsieur,
un peu plus d'intérét les
eu pour le grand nombre des lecteurs
que abstraétions
des
y répondent assez victorieusement.
métaphysiques Amis des Noirs;ils
Sans doute, Monsieur, il eût dà être satisfaisant
Anis des Noirs & tous les
pour vous de convaincre les
tion des craintes Jeur philantropes Européens de l'injustice & de l'exagérade
que inspire le seul mot d'esclavage, en les mettant
comparer le sort des cultivateurs libres
à portée
esclaves des Colonics. Vous
d'Europe avec celui des cultivateurs
assuré de
auriez calmé leurs sollicitudes en leur
Négre
sa subsistance. & de celle de sa famille,
montrantle
exempt d'inquiétude & voyant arriver la
soigné dans ses maladies,
misere ; soumis au travail, ilest
vicillesse sans le délaissement. & la
sances
vrai, mais consolé dans le
que ne troublent point les craintes de l'avenir.
repos par des jouisA St. Duminguc, lé Négre avait un jardin
vivres pour se nourrir: mais
particulier sur lequel il plantait
si une longue sécheresse ou
des
l'exposaient à en manquer, le maître le nourrissait
d'autres accidens
toutes les habitations un magazin de vivres
avec sa famille. Ilyavait sur
aussi sur chaque
pour les tems de disette; :
habitation un hôpital fourni des meilleurs
ily avait
médecin qui venait deux ou trois fois
médicamens & un,
était nécessaire. Eh travaillant à
par semaine, plus souvent quand cela
pouvait nourrir des
son jardin un quart d'heure par jour, le
cochons, des volailles, &c. &c. On
Négre
des jumens qui, mélées avec celles de
lui permettait d'avoir
annucl qui lui
T'habitation, lui donnaient un
appartenait cn toute propriété.
produit
avait
médecin qui venait deux ou trois fois
médicamens & un,
était nécessaire. Eh travaillant à
par semaine, plus souvent quand cela
pouvait nourrir des
son jardin un quart d'heure par jour, le
cochons, des volailles, &c. &c. On
Négre
des jumens qui, mélées avec celles de
lui permettait d'avoir
annucl qui lui
T'habitation, lui donnaient un
appartenait cn toute propriété.
produit --- Page 49 ---
S 41 )
sur la nature:
observations
vérités de fait vous aviez ajouté quelques
un avantage ina-.
Si à ces
qui lui donne sur les. Blancs
lephysique de la peau du négre
ne traversant que difficilement
préciable pour le. travail, la transpiration couvre, il conserve l'humide
cellulaire & graisseux que son épiderme maladies inflammatoires &.
tissu
& n'est point sujet aux
chez lcsnécessaire. à son sang
les' Blancs, surtout. les Européens
attaquent & font périr
rend son sang plus inflammapotridesqui
est moins retenu; ce qui
sur le caraétere moral
quels Thumnide-radical Tattention de vos leéteurs
défaut
ble ; si vousaviez appellé
les hommes de bonne foi : 1°. qu'à qu'exidu négre, vous' auriez convaineu étaient les seuls hommes propres aux travaux à peine
d'indigenes, les négres
dans! les Antilles : 2°, Que les hommes sans
gent les établissemens) Européens continuel sous un climat qui en éloigne de
civilisés,. obligés à un travail
avec. les ordonnateurs
n'a aucune proportion
esclaves: vous
eesse, dans un nombreiqui
devaient par nécessité être
que les négres, dis-je,
dans la position
cei travail;
les peuples & les gouvernemens Européens à leurs Colonies des
auriez ainsi placé. des choses les a mis relativement
aux. arantages
vraie où la nature
de renoncer absolument
c'est-a-dire, dans Talternative
Antilles:
maintenir l'esclavage.
qu'ilien: retirent, ou d'y
enfans avec les
auriez dire que- les négresétaient des grands
vous a.
Enfin, vous
pu
servant des talens que la nature
besoins de Thomme fait; si vous. les observer, vous auriez découvert:
donné, vous eneusien.fait- usage pour
des enfans-: légers, inconstans,
dans leur ame toutés les passions
sans prévoyance, superstiaisément
pénreux, jaloux,. bons, généreux,. ils
a cela les..
vaans, timides,
Timpression du moment ; joignent vindicatifs
tieux, toujours conduitspar gourmands, voleurs, menteurs,
en:
vices des esclaves; parésseux,
les désespere. Vous auriez prouvé
tous les érresfaibles, Tinjustice
bonne; que si la narure lui a
comme
d'hommés est naturellement
& tous.les avantout que cettelracé
l'observation, Ja persévérance, eux du côté
refusé T'attention,. la réflexion,
eux, elle a tout fait pour donné
qui rendent, les Blancs superieursa & même du coeur ; car elle Jeur a
tages des. avantages physiques,
tant de malheurs! & le plus
du climat,
les femmes' qui fait oublier
Vous auriez. pu:
cette sensibilités pour cnfans qui leur rend tout supportable! le
sur:
sous climat,.&
vif amour poutileurs si les négres ont ces avantages
FroNver, Monsieur, que
M.
a
flexion,
eux, elle a tout fait pour donné
qui rendent, les Blancs superieursa & même du coeur ; car elle Jeur a
tages des. avantages physiques,
tant de malheurs! & le plus
du climat,
les femmes' qui fait oublier
Vous auriez. pu:
cette sensibilités pour cnfans qui leur rend tout supportable! le
sur:
sous climat,.&
vif amour poutileurs si les négres ont ces avantages
FroNver, Monsieur, que
M.
a --- Page 50 ---
42 )
'les sables bràlans de Afrique,
potique des petits tyrans de cette quoique sous le gouvernement barbare & desdans les Colonies à sucre, oà T'air, contréc ; lcur bonheur est bien plus réél
cesse rafraichi par les brises
bien que sous un climat semblable, est sans
civilisation, ils jouissent d'ane régulieres, &.ol, ayant fait un grand pas vers la
perdre ceux de leur contrée. partie des avantages des usages
& le
Vous auriez bien établi leur état Européens sans
comparant avec celui dont ils
en Afrique,
vous auriez pu mettre les ledteurs jouissent sous des maîtrés différens,
connaissance de l'homme
justes, humains & instruits dans la
avait peu d'hommes social, en état de décider que tout
Colonies.
plus généralement heureux que le rassemblé, ily
négre dans les
J'ai voyagé dans lcs principaux états de
observés; aucun pays du
l'Europe, je les ai
d'hommes qui les aient
globe ne renferme autant que beaucoup
visités, ainsi que les Colonies;
l'Angleterre
gnage surtout que j'appellerai pour
c'est à leur témoiest moins malheureux que la
prouver que le négre dans les Antilles
esclave comme il l'était dans plapart des paysans Européens; il
T'Afrique, & soumis aux
n'estplus
tyran barbare dont la volonté fait toute la
caprices arbitraires d'un
les principes; qui n'est pas méme
le loi, & dont les fantaisics font
tre lui-méme par l'intérêt
(comme colon propriètaire) défendu
hommes en société.
personnel, ce grand mobile du rassemblement condes
Dans les Colonies, le
réellement
négre y est esclave par le
Ce qu'en Europe on appelle
mot, mais il est bien plus
dont l'intérêt est attaché non sculement serviteur; sous les lois d'un maitre
bonheur; sous les lois d'un maitre qui à son existence, mais encore à son
pays, est encore soumis à celles de la lui-méme soumis aux lois de son
publique. Le négre est de plus sous les religion, lois de la morale, & de l'opinion
à l'abri de la violence & de la cruauté
générales qui veillent à le mettre
qui voudrait attenter à sa vie.
Si le leéteur apprend que dans les Colonies
famille de son maitre, y est. identifié &
l'esclave devient membre de la
alors ce n'est plus avec l'habitant qu'il s'identifie lui-méme avec
c'est avec toute la classe des
barbare de T'Afrique que jel le elles,
journaliers & ouvriers
compare,
non-propriétaires d'Europe
violence & de la cruauté
générales qui veillent à le mettre
qui voudrait attenter à sa vie.
Si le leéteur apprend que dans les Colonies
famille de son maitre, y est. identifié &
l'esclave devient membre de la
alors ce n'est plus avec l'habitant qu'il s'identifie lui-méme avec
c'est avec toute la classe des
barbare de T'Afrique que jel le elles,
journaliers & ouvriers
compare,
non-propriétaires d'Europe --- Page 51 ---
( 43 )
individu qui à
esclaves; ; non d'un seul
doublée
d"Asic qui sont, plus que le négre,
est punie par sa perte,
&
& dont la négligence
sont réellement esclaves
intérêt de les conserver
la remplacer ; mais qui
par ce qu'il doit avancer pour difficile à trouver.
dubesoin du travail souvent
-
en société, c'est
raisons de Térablissement des hommes de santé, qui a voula
Une des premieres de force, d'adresse, d'esprit,
de leurs moyéns
Vinégalité de leurs moyens lcs'uns des autres & qu'ils s'aidassent du plus fort au bout
qu'ils se rapprochasent ainsi dire, de faible mit le bras
d'obéir
réciproques:" que, pour
moyens quia prentcauchomme la force, contre le
des siens": : c'cst enfin Tinégalitédes afin qu'ils fussent protégés contre tous les maux de
aux lois de la société, contre la paresse, enfin contre biens de la nature.
besoin, contfe les jaloux, jouir plus aisément de tous" les
du jours
l'étre isolé, & pour qu'it put
qui, du négre ou du paysan, desi biens
les leéteurs observateurs jugent
les lois de la société
Que
Européen, jouit plus par
nalier ou manceuvre
del la nature.
l'exempte de pourvoir à
qui par sa chaleur
maltre de
existe dans un climat
par là il est plus
Le négre
nécessaires en Europe,
de beaucoup de
de vêtemens
habite à jouir
cette quantité
climat qu'il
sont pour
il est porté parile
L'eau & la fraicheur
e
ses mouvemens; des paysans Européens.
Le froid si affreux en Euplaisirs peu connus des plus grandes jouisances.
de l'année auprès
le négre au nombre & ne le retient pas une grande partie obligé de s'occuper
rope lui est inconnu,
de lui-même, & il n'est pas l'avenir facheux
d'un triste feu : i jouit plus
de se pourvoir contre
dans les heures de son repos,
en été,
apperçoit dans T'hyver quif'ivance.
que le paysan
à sa nourriture & a
de veiller, de pourvoir
il faut
maitre du négre est obligé
récoltes, des disettes,
Le
famille ; il est a l'abri des mauvaises c'est sans inquiétude sur
celle de sa
& s'il est obligé de s'en occuper,
qu'il soit nourri, carc'està son maitre à y penser.
la bonté de la récolte,
L
de sa famille, sous un
pour sa nourriture & celle
variée, saine &
Le négre sans inquiétude de la vie; sa nourriture est abondante,
climat farorable jouit
assurée.
ettes,
Le
famille ; il est a l'abri des mauvaises c'est sans inquiétude sur
celle de sa
& s'il est obligé de s'en occuper,
qu'il soit nourri, carc'està son maitre à y penser.
la bonté de la récolte,
L
de sa famille, sous un
pour sa nourriture & celle
variée, saine &
Le négre sans inquiétude de la vie; sa nourriture est abondante,
climat farorable jouit
assurée. --- Page 52 ---
& 44 );
Si lei négre est maladey un médecin, attaché à
d'une wéitablebjenveilince, Les meilleurs T'habitation, lui assure lessoins.
nourriture la plus convenable,
drogues, les meilleurs remédes, la
Fintérêt de son maître se T'hôpital-le à
pius commode assurent au négre
que les soins les. plus joint son humanité pour veiller à sa santé, quemille, son
utiles lui- soient prodigués : sans
&.pour.
sort.à venir né le trouble &
inquiétude sur. sa faaL €
pas, n'augmente pasles maux.
Le climat est favorable au travail du
La privation du tràvail du
négre, & il n'est jamais excessif:
léndemain serait la
propriétaire dans les Colonies; la.
punition assurée pour le.
jour. de bonheur. sans mélange de naissance de ses enfans. est pour lui un
il est nourri; soigné; entretenu
peines. Si lc négre ne peut travailler,.
plus de soin que son défaut de. eravail comme s'il eut travaillé, &i cela avec d'autant
qui aingmente par
devient une perte réella pour. son maitrey,
chaque-moment qué sa maladie est prolongec.
Le négre n'a aucune notion des idées
mot de liberté est indifférent
lui qui-tourmentent Jes philantropes; le.
dorine en
pour dans le sens &
Europe : ilsait qu'il estiné pour le
l'acception qu'on lui:
du sien dans la conduite de son habitation travail, ilvoit son maitre occupé:
plus grandes que les siennes, II
; il voit lcs inquiétudes de son, maitre
faiblesse aux Jois les plus simples de est-soumis, la société: par habitude, par l'usage, par sa
dition est son travail: Il le donne
il veut en étre.prorégé, la.conl'abri.des premiers besoins, il
avec jois pour jouis. d'un bonheur, réel: à
itest iné'igconstant;
jouiravec ivresse, du plaisir qu'il préfére à
avec un moment de cravail
tout;.
se procurer autant de femmies
pour son compte, ila de quor.
avec adoration.
que.ses. godis le lui.ordonnent, il aime ses enfans.
Après avoir joui de la vie
s'avancer. une vieillesse
pendant sa jeunesse, il voit
énaladies'qui accablentle. exempte d'inquiétudes, & jamais accompagnéc de ces
paysan en. Europe.
Ts Son.mattreTaime &.en a soin ;. ses- compagnons le a li ofimn H
respectent beaucoup, les vicillardss) Thiver,
respetenta. (carlesnégres
il voit sa famille
la.faim ne le tonrmaenteront
s'augmenter sans inquiérudes;
jamais,
vie, l'intérêt de son maitre, veut.quilcherche, jusqu'au dernier instant de sa,
à ses enfans qu'ils trouveront à leur tourlcs àprolonger sesjourspourp prouver,
mémcs soins, & que lcur vicillesse
ses- compagnons le a li ofimn H
respectent beaucoup, les vicillardss) Thiver,
respetenta. (carlesnégres
il voit sa famille
la.faim ne le tonrmaenteront
s'augmenter sans inquiérudes;
jamais,
vie, l'intérêt de son maitre, veut.quilcherche, jusqu'au dernier instant de sa,
à ses enfans qu'ils trouveront à leur tourlcs àprolonger sesjourspourp prouver,
mémcs soins, & que lcur vicillesse --- Page 53 ---
45 )
& les bienfaits qu'ils auront
recevra de sa réconnaissance, les recompenses Colonies sont heureux dans tous
mérité par leurs services. Les.journaliers des eux un port tranquille.
les tems de leur vie, la vieillesse surtout est pour
sensibles comparer entre le paysan & le négre.
Je laisse mes leéteurs
né esclave du
observations sur T'homme, prouvent qu'il est
Les plus simples
société. Le climat, la constitution individuelle
besoin, du travail, &c par là de la
mais clles ont toutes, ou
des changemens entreles diverses sociétés,
le
ont apporté
les moeurs & les usages qui leur conviennent
plutôf ou plus tard, adopté étaient arrivées à un degré de prospérité qui
plus. Les Colonies des Antilles suivi était le.micux calculé pour leur bonheur,
prouve que le régime qui y était
sont souvent absurdes quand on
& les abstraétions & les calculs moraux
que
Ics compare avec T'expérience.
Page II.
2 observer ici que dans toutes les Isles Frangaises,
Je me bornerai donc simplement
le remarquer, beaucoup mieux
les esclaves ne sont en général, autant quejaipu celles sounises à la Grande-Brelagne:
ni beaucoup plus mal traités, que dans consiste, en ce que cbex les Français,
je crois qu'elle
sily a quelgue diftrene, 8 chex les Anglais sa nourriture est plus substanle Negre est mieux vétu, que
les Colons Français ont pour leurs
tielle. Quant à Tidée qui a prévalu qué
moi-méme
est destituée
d'bumanité, plus de bonté, je sais par
qu'elle
Négres plus
de fondement.
&
vous avancez que les notions. prévalentes
Dites donc au public sur quoi
traitent les négres plus humainement
généralement admises, que les Français
: vous avez trompé vos
que les Anglais, sont fausses. Donnez vos les preuves convaincre de dire ce que vous
leéteurs tant de fois qu'il ne suffit pas pour
pensez.
vous-même que l'opinion généralement reçue
Vous dites que vous savez par
des observations personnelles; quand &
est denueé de fondement: c'est donc par demeuré à St. Domingue que pendant
où lesavez vous faites, puisque vous n'avez
N
, que les Français
: vous avez trompé vos
que les Anglais, sont fausses. Donnez vos les preuves convaincre de dire ce que vous
leéteurs tant de fois qu'il ne suffit pas pour
pensez.
vous-même que l'opinion généralement reçue
Vous dites que vous savez par
des observations personnelles; quand &
est denueé de fondement: c'est donc par demeuré à St. Domingue que pendant
où lesavez vous faites, puisque vous n'avez
N --- Page 54 ---
46 )
quelques jours, sans avoir pu aller sur une. habitation, personne ne
alors:
sortir de la ville? Vous ne prétendez pas donner à vOs lcéteurs pouvant
les observations que vous auriez pu faire
comme exactes
désordre; détaillez donc
pendant votre eéjour dans une ville cn
ce que vous savez en l'appuyant sur des preuves: mais
puisque vous avez imprimé votre ouvrage sans les avoir fournies, je suis obiigé
d'appeller T'attention de VOS lecteurs sur votre continuelle
à
décider sur votre simple assertion, &. à vous livrer
légereté, accuser, à
dû déjà porter de vous,
encore au jugement qu'il a
Si vous voulez savoir pourquoi les Français traitent mieux, &
bonté, leurs Négres, en voici quelques raisons.
avéc plus de
1o, Les propriétaires résident
beaucoup plus chez cux que les propriétaires Anglais; par là ils connaissent
plus leurs Négres. 2°, Leur terre leur fournissant de plus
ils sont plus riches: vous devez savoir
grands produits,
que T'homme riche est plus
à.
répandre autour de lui. 3°, Les gérens Anglais étant moins
porté
gérens Français, ont moins de moyens dé faire la
payés quc les:
çais font à St.
dépense que les gérens Fran-.
Domingue. 49, Dans cette Isle,. les Planteurs étant
terriens, abandonnent plus de terrain à leurs Négres pour leurs,
grands
avec l'eau dont ils ont besoin
jardins particuliers,
caraétere
pour les arroser. Si vous.ajoutez à cela le
national rend les propriétaires Français plus communicatifs que
Négres que les propriétaires Anglais;
avec leurs
vous trouverez très-aisément
est généralement reconnu que. les négres des Colonies
pourquoi il
avec plus de bonté par leurs maitres
Françaises sont traités
qui vivent plus habiruellement sur leurs
propriétés, que par les maîtres Anglais à qui leurs négres sont inconnus,
qu'ils résident pour la plapart hors dcs Colonies..
parce.
Page IT:.
Cependant toutbomme de bonne foi gue les circonstances ont mis à même de
la condition des Negres des Isles Frangaises 65 de. la
connaitre
paysans de plusieurs parties de
comparer. avec celle des
portion la plus
TEurope, pensera qu'ils ne sont point.du tout la.
malheureuse du geure humain.
és, que par les maîtres Anglais à qui leurs négres sont inconnus,
qu'ils résident pour la plapart hors dcs Colonies..
parce.
Page IT:.
Cependant toutbomme de bonne foi gue les circonstances ont mis à même de
la condition des Negres des Isles Frangaises 65 de. la
connaitre
paysans de plusieurs parties de
comparer. avec celle des
portion la plus
TEurope, pensera qu'ils ne sont point.du tout la.
malheureuse du geure humain. --- Page 55 ---
47 )
Au total, si la vie humaine, dans 507 état le plus parfuit, n'est quune combinaison
de mau. Es de biens, 85 si 10265 considérons, comne 2 elativement boune, la condition d'une société politigue dans laquelle, malgré de nonbreux désavantages,
66 la classe inférieure se procure avec. aisance une nourriture saine ; où l'air de.
66 gaieté & du contentement semblc animer toutes lcs classes du peuple, oà
46.
un commerce étendu,
nous voyons devilsegpukmic,lamarctécbondians
66 une sehabeondaeipradesrg ilfaut ansirprkgawsmmnt
de la partie Frangaise de St. Domingue (quelgues soient les causes cacbées auxn'ilait tout-2-fuit aussi mauvaise dans la praguelles on puisse l'attribuer)
pas
donner lieu
des circonstances gu'on a citées pourraient
tigue, gue-quelgues-unes abus
de la licence, de la corruption des
de le penser: avec tous lés
prouenans
8'
8 du systêne d'esclavage, lu baldnce était évidemment en sa fareur;
maurs, des maux
85 des plaintes particulieres, les signes de la prosen dépit
politiques
périté publique étaient wvisibles par toule la Colonie.
J'ai déjà donné ci-déssus les raisons dé ce que vous avancez. Vous auriez
mieux fait d'écrire sur ce sujet, puisque vous aviez des talens, & puisque la
force de ka vérité vous arrache l'âveu que, j'ai cherché à développer.
Pourquoi vouloir. juger, vous, étranger à St. Domingue, les lois qui vous
sont inconnucs, & au lieu de vous en fiér aux observations qu'une faible expérience vous a-permis de faire, chercher à établir une théorie idéale pour convenir les faits sont contre cette même théorie? Laprospérité de la Colonic
que
&c
vous convenez être visible
de St. Domingue, que vous avez apperçue que
partout, devait vous prouver qu'il y avait erreur dans les notes que vous posseles avoir.
& n'avoir attendu du tems & de VOS soins
diez : pourquoi
traduites,
pas
auriez aiséà vous instruire à trouver les causes cachéès dont vous parlez ? vous
ment découvert qu'ils n'en existaient pas; mais que c'est vous qui étiez absolument trompé sur tout ce- que vous avez écrits sur St. Domingue : puisque là
de la Colonie tenait à des causes publiques & naturelles, soit du sol 4
prospérité
soit des lois & de l'industrie de.ceux qui Thabitaient,
ins
diez : pourquoi
traduites,
pas
auriez aiséà vous instruire à trouver les causes cachéès dont vous parlez ? vous
ment découvert qu'ils n'en existaient pas; mais que c'est vous qui étiez absolument trompé sur tout ce- que vous avez écrits sur St. Domingue : puisque là
de la Colonie tenait à des causes publiques & naturelles, soit du sol 4
prospérité
soit des lois & de l'industrie de.ceux qui Thabitaient, --- Page 56 ---
48 )
Chap. II.-Page 14.
Ees assemblées se tinrent malgré le gorverneur;
au droit qu'avaient les Colons de
l'ony prit des résolutions relatives
conséquence des députés
députer aux trats-généraus, 6 l'on élut en
au nombre de 18.
On aurait dà vous dire qu'il n'y eût que très-peu
députés de St. Domingue aux
d'assemblées pour élire lcs
laient que l'on considérât d'abord états-généraux: ; que beaucoup d'habitans vous'il était utile d'en avoir
ce
beaucoup de propriétaires protesterent contre cette
pour sujet ; que
ceux-là), que des listes vinrent toutes faites
nomination (je suis un de
d'Europe &
en secret ; qu'ilyett seulement 4,000 noms d'écrits dont qu'elles furent signées
pas été signée par les personnes elles-mémes.
plus de moitié n'avait
habitans sages, & surtout ceux' de la partie du On aurait dû vous dire que les
envoyât de
Sud, ne voulaient
députés aux états-généraux, parce que cela était pas que l'on
opposé aux intérêts de la Colonie qui, ayant encore
direétement
pas besoin de payer celles de la France : ils savaient beaucoup de dettes, n'avait
étaient trop peu nombreux pour influencer les délibérations très-bien que 18 députés
qui, nous sachant riches, nous aurait taxés sur notre
d'une assemblée
engagea beaucoup de propriétaires à
réputation. Voilà ce qui
dans la Colonie & qu'un habitant protester contre les listes qui coururent
Quand
envoyé exprès de Paris colportait à St.
mingue.
on écrit sur la Révolution d'un pays, il faut la
Dodès son origine.
connaitre
Page 17.
Quelques-uns étaient des jeunes gens emvoyés à Paris pour leur
étaient des hommes gui avaient une propriété considérable. éducation; d'autres
Malbeureusenent i7 3 avait beauconp trop de plaintes à faire de la
Mulâtres.
part des
ie & qu'un habitant protester contre les listes qui coururent
Quand
envoyé exprès de Paris colportait à St.
mingue.
on écrit sur la Révolution d'un pays, il faut la
Dodès son origine.
connaitre
Page 17.
Quelques-uns étaient des jeunes gens emvoyés à Paris pour leur
étaient des hommes gui avaient une propriété considérable. éducation; d'autres
Malbeureusenent i7 3 avait beauconp trop de plaintes à faire de la
Mulâtres.
part des --- Page 57 ---
49 )
Monsieur, & ne dites pas que les
Soyez donc d'accord avec vous-mème, étre élevés, qa'ils avaient des proMulatres étaient envoyés en Europe pour y dire quelques lignes plus bas, que
considérables dans la Colonie, pour
Vous parlez sans
priétés
ils avaient de grands sujets de plainte. raisonnemens que
malheureusement des Mulâtres & vous n'appuyez tous vos
comme
cesse des malheurs
n'existent point, & sur des faits controuvés,
sur des lois oubliées, ou qui
je vous l'ai démontré.
Page 17.
les babitans de ses Colonies des
du peuple Frangais envers
célebre déclaraDans ceS dispositions
nationale vota, le 20 Aoilt, la
Tassemblée
Indes Occidentales,
tion des droits de Phomme.
les malheurs des Colonies ; les prétendus phiVoilà le vrai principe de tous
cejour.. Le 20 Août a été le
lantropes doivent se réjouir d'entendre nommer.
& des autres Colonies, &
la destruétion de St. Domingue
de toutes les
jour où l'on a prononcé
de trois cents mille hommes
qu'on a condamné à mort plus
dans les tourmens les plus horridont une grande partic sont expirés
froids qui par des abstraccouleurs,
des novateurs & de ces êtres
n'existe
bles. Voilà le triomphe
égalité naturelle qui
veulent ramener les hommes à une prétenduc Les cendres de la Colonie
tions
seraient fort embarrassés de définir.
&
point & qu'ils
ont-elles suffi àl leurs essais? plusieurs
arrosées du sang de tant de malheureux,
d'années par les principes emd'hommes, détruits depuis si peu
pour prouver la
millions
dans T'univers, leur suffisent-ils
poisonnés qu'ils ont répandus
ont fait? laisseront-ils enfin respirer
fausseté de leurs erreurs & le mal qu'elles
humanité ?
la malheurcuse
Page 18.
conime le senfide pareils prineipes, en les annonçant
entier
Pronulguer. dans les Colonies
la
était renverser le systèhe
de métropale,
ment diclaré du gouvernenent
de leurs établissemens.
, leur suffisent-ils
poisonnés qu'ils ont répandus
ont fait? laisseront-ils enfin respirer
fausseté de leurs erreurs & le mal qu'elles
humanité ?
la malheurcuse
Page 18.
conime le senfide pareils prineipes, en les annonçant
entier
Pronulguer. dans les Colonies
la
était renverser le systèhe
de métropale,
ment diclaré du gouvernenent
de leurs établissemens. --- Page 58 ---
50 )
Les prétendus droits de l'homme étaient absurdes en Europe, mais ils étaient
barbares dans les Colonies, & ils y ont mis le poignard & le brandon dans les
mains des Mulâtres, qui l'ont placé après dans les mains des négres.. Ceux-ci
ignorent encore: ce qu'on a voulu leur dire; car ce qu'ils connaissent de plus
certain, c'est qu'ils ont perdu les bons maîtres qui les traitaient en
obéir. à des tigres qui versent leur sang suivant leurs caprices.
peres, pour.
Page 18.
Et cette mesure couronna D'auure : ils soutinreut (les habitans) qu'ellé avait été
calculée pour faire de leurs Négres paisibles 65 contens des ennemis
65 rendre la Colonie un.tbédtre de troublès 6 de massacres..
implacables,
Certainement les Amis.c des Noirs savaient que la Colonie serait
mais c'était, leur désir parce que ces prétendus Amis des Noirs devenus bouleversée :
sayaient, très-bien que les premieres familles du
de Françe Jacobins
grands intérêts dans. les' Colonics, & ils voulaient royaume
avaient de
détruire. à la fois tous les,
moyens qu'ils pourraient avoir de s'opposer à leurs projets.
Page E9..
Le récit de la conduite 6 des procidés de ces assemblées
dans de trop longs détails. Elles diftraient
provincialés m'entrainerait
importantes.
grandement sur plasieurs questions:
Cependant c'est dans les travaux des assemblées
provinciales
peut trouver l'origine & le principe des troubles
qu'un historièn
réussir à dévaster la plus florissante
qui ont. donné les moyens de.
des Colonies. Peut-être le lecteur
vateur trouverait-il aussi dans ces premieres assemblées, les
obser-.
conduit à proposer aux ministres du
principes qui ont:
session de St. Domingue,
gouvernement Anglais, de prendre pas-
:
Cependant c'est dans les travaux des assemblées
provinciales
peut trouver l'origine & le principe des troubles
qu'un historièn
réussir à dévaster la plus florissante
qui ont. donné les moyens de.
des Colonies. Peut-être le lecteur
vateur trouverait-il aussi dans ces premieres assemblées, les
obser-.
conduit à proposer aux ministres du
principes qui ont:
session de St. Domingue,
gouvernement Anglais, de prendre pas- --- Page 59 ---
- 54 )
Page 20.
réclamer sans délais le bénéfice entier de tous les priviLes Muldtres déterminés à
des considérables d'entr'eux pour. J réussir
leges dont jouissaient les Blancs; corps
de. la Colonie.
parurent en armes en différentes parlies
insurreétions des Mulâtres furent peu considérables & bien peu
Ces premieres
ce
dèvaient prétendre: En demandant
à craindre; aucuns d'eux ne savaient qu'ils
les premieres connaisles droits des Blancs, que voulaient-ils P ils n'avaient pas
lorsqu'ils ont
pouvoir changer d'état. Les Mulâtres,
sances nécessaires pour:
Cctte race est lâche, cruclle, & trop vaine
agi seuls, ont été battus par-tout.
individus ont eu de la réputation pluspour pouvoir réussir à rien. Quelques
puissent dire leurs
les circonstances que par des talens réels, quoiqu'en
par
partisans..
Page 21.
magistrat du Petit-Goaves ne fut" pas aussi
Monsieur Ferrand de Beaudière, anoureusd'une Femme de Couleur, propritbeureux. llétait malbeureusement à laquelle, par cette raison, ilavait proposé
taire d'une babitation considérable, cette démarche ne lui fit perdre sa place de
de Pépouser; mais. il. craignait que
magistrat..
d'erreurs. Le malheureux M.
Nous arrivons aux pages les plus remplies près de six années; ; il vivait
Ferrand de Beaudière n'était plus magistrat depuis Il devint effeétivement.
dans le quartier du Petit-Goave.
sur son. habitation
& comme il avait plus de 60d'une femme de couleur assez jolie;
amoureux
d'obtenir cette femme qu'en l'épousant (quoiqu'elle
ans & ne pouvait espérer
l'auteur), il fit le mémoire qui lui,a
ne fût. pas riche,. comme le. prétend
l'aurait relégué dans la classe
diminuér le préjugé qui
couté la.vie, pour
Il faut observer que M. Ferdes Hommes de. Couleur, s'il l'avait épousée.
de magistrature depuis
rand de Beaudière. avait été forcé de quifter sa place comme un homme.
long-tems & que généralement nous ne lc. regardions pas
pouvait espérer
l'auteur), il fit le mémoire qui lui,a
ne fût. pas riche,. comme le. prétend
l'aurait relégué dans la classe
diminuér le préjugé qui
couté la.vie, pour
Il faut observer que M. Ferdes Hommes de. Couleur, s'il l'avait épousée.
de magistrature depuis
rand de Beaudière. avait été forcé de quifter sa place comme un homme.
long-tems & que généralement nous ne lc. regardions pas --- Page 60 ---
52 )
de beaucoup de sens. L'amour scul
écrire le mémoire
donna
pour cette Quarteronne l'a déterminé à
qu'il
aux Hommes de
inutile d'avouer qu'il n'était
Couleur, qui eurent la lâcheté
la vérité, qu'on la
à pas d'eux, mais qu'ils l'avaient reçu de lui : voilà
compare ce que vous avanccz.
Page 22.
Dans le même tems O1 apprit en France les
patrie. Ony présentait les habitans dispositions de la Colonie envers la mere
renoncer a la dépendance de la
en générat comme manifestant l'intention de
puissance Étrangere.
France, préts de se jetter sous la protedtion d'une
Pourquoi n'avoir pas remonté à l'origine de ces bruits ? vous
a
dès les premiers troubles, les habitans sages de la Colonie
auriez vu que
malheurs prochains de St.
&
avaient apperçu les
était de la mettre sous la Domingue, que la seule ressource pour son salut
puissance de la
la sauver : car ils
Grande-Bretagne qui avait intérêt à
connaisaient une vérité
répéter, c'est que, si St. Domingue était constante, qu'on ne saurait trop
bientôt après, & que,
détruit, la Jamaique le serait aussi
Bretagne
pour sauver ses propres Colonies, il fallait la
s'emparàt de St. Domingue.
que GrandePage 23.
L'on dit même gue l'assemblée nationale
l'empire Frangais,
ne les regardait plus comme les sujets de
mais comme les membres d'un état indégendant.
Je convicns qu'il a Été question
d'habitans, mais la richesse de la
d'indépendance parmi un petit nombre
caracteres
Colonie, sa prospérité, avaient
ardens, qui par là ont beaucoup retardé les
trompé quelques
instruits & plus sages, voulaient la
soins de ceux qui, plus
Cette diversité
mettre sous la puissance de
d'opinion peut être mise au nombre des causes T'Angleterre,
qui ont con-
indégendant.
Je convicns qu'il a Été question
d'habitans, mais la richesse de la
d'indépendance parmi un petit nombre
caracteres
Colonie, sa prospérité, avaient
ardens, qui par là ont beaucoup retardé les
trompé quelques
instruits & plus sages, voulaient la
soins de ceux qui, plus
Cette diversité
mettre sous la puissance de
d'opinion peut être mise au nombre des causes T'Angleterre,
qui ont con- --- Page 61 ---
53 )
si on la lui eat dès lcs lers. troubles:
eribué à bouleverser St. Domingue; car, aurait mérité & obtenu sans doute des
remise toute entiere, son importance
efforts qui l'auraient sauvée.
Page 258 une de leurs prenieres mesueres fat
L'assemblée adopta le sentiment de Porateur,
auxquelles ils étaient sujets
les Hommes de Couleur des fatigues
d'euxy
de décharger
décrété qu'a Tavenir on n'exigerait
la
militaire: : il fut
85 Pautorité
sous jurisdition
celui quiétait fait par les Blancs,
dans le service de la milice, que Lieutenans de Roiy Majors 65 Aide-Majorss.
sévere gulavaient exercé sur cuxles
fut déclarte oppressive E5 illégale:
cettc démarche de Tassemblée de:
Je pense que vous voulez, Monsieur, Gens par de Couleur étaient tres-malheurcux: :
la Colonie, prouver que réellement les
mais peres ou, parens des Mulàétaient instruits du contraire, leur
que les lois de
les propriétairés
leur bonheur & fixer fortune, avoir que
tres, ils voulaient augmenter certaines circonstances; ; ce qui ne pouvait
France contrariaient dans
c'est pour cet effet qu'une des premieres.
inconvéniens dans les Colonies;
d'améliorer le sort
des
l'assemblée de St. Marc, fut de s'occuper
telsdélibérations de
points qui en étaient susceptibles,
des Hommes de Couleur dans plusieurs les Colonies Anglaises, les Hommes dc
de fixer T'époque, ou, comme dans
d'Afrique ; de trouver
que Couleur cesseraient d'être regardés comme originaires de leurs meres sans être légitique les Mulâtres pussent hériter
avait fait tolérer
un moyen pour
momentané des Blancs dans la Colonie
mes. Paisque le séjour
tel, celui des Antilles, le concubinage
comme nécessaire, sous un climat que les enfans provenans de ce commerce,
qui y était en usage, il paraissait) juste que
la coutume de Paris
moins hériter de leurs meres, ce que proscrivait
ne
pussent au
Ces lois voulaient que. les enfans naturels pussent:
servant à régir la Colonie..
hériter de leur pere ni de leur mere..
:
sentiment plus naturel encore,l'aLhumanité & la véritable philantropie & un
les Hommes de Couleursvaient fait considérer à beaucoup d'habitans, protégeant
P
qui y était en usage, il paraissait) juste que
la coutume de Paris
moins hériter de leurs meres, ce que proscrivait
ne
pussent au
Ces lois voulaient que. les enfans naturels pussent:
servant à régir la Colonie..
hériter de leur pere ni de leur mere..
:
sentiment plus naturel encore,l'aLhumanité & la véritable philantropie & un
les Hommes de Couleursvaient fait considérer à beaucoup d'habitans, protégeant
P --- Page 62 ---
I 54 )
qu'il était juste de trouver un moyen de concilier les préjugés nécessaires dans
les Colonies avec la nécessité de représenter lcs Mulâtres dans les
soit en leur permettant de choisirun certain nombre de
assemblées,
soit d'une maniere encore plus diredtc. J'ose
députés parmi les Blancs,
vous assurer que l'on
beaucoup de cette mesure &c que. l'assemblée était fort
s'occupait
Hommes de Couleur.
portée en faveur des
Il est très-vrai que quelques Lieutenans du Roi, ou Majors de
abusaient
de leur autorité, en obligeant les Hommes de Couleur
Place,
d'être d'ordonnance
servant dans la cavalerie
pour faire le service relatif aux communications entre les
divers commandans ; &c l'usage, mais non la loi, avait établi qu'un Homme de
Couleur était de planton chez chaque commandant pour le Roi.
Dans Ic bouleversement de toutes les idées qui a eu lieu au commencement
de la Révolution Française, il semble que toutes les assemblécs
étonnées de leur nouvelle puissance, cherchaient à en faire l'essai départementales, envers les
rités qui avaient commandé jusqu'à CC moment, en les tourmentant automarche naturelle des révolutions.
; c'est la
L'assemblée de St. Domingue n'a pas été exempte de cette folie & la haine
gue l'on avait dans la Colonie contre le ministre de la marine qui T'avait
vernéejusqu'ialors, jointe à celle que toutes les classes d'habitans y avaient goul'intendant dc la Colonic, firent exagérer les plaintes légitimes & firent rendre pour à
l'assemblée de St. Marc le décret dont vous parlez, Il était sans doute mérité
par quelques officiers militaires, mais la haine pour quelqu'uns d'eux & surtout
l'envie de prouver aux Hommes de Couleur qu'on voulait s'occuper d'eux, le
fit rendre général contre tous. les commandans pour lc Roi.
Page 25.
Le vaisseau le Léopard fut amené du Port-au-Prince à St. Marc potr le méme
dessein (de protéger leurs représentans).
assemblée de St. Marc le décret dont vous parlez, Il était sans doute mérité
par quelques officiers militaires, mais la haine pour quelqu'uns d'eux & surtout
l'envie de prouver aux Hommes de Couleur qu'on voulait s'occuper d'eux, le
fit rendre général contre tous. les commandans pour lc Roi.
Page 25.
Le vaisseau le Léopard fut amené du Port-au-Prince à St. Marc potr le méme
dessein (de protéger leurs représentans). --- Page 63 ---
55 I )
de la vérité sur ce fait; T'arrivéc dà
Vous étcs, Monsieur, bien peuinstruit
dc l'histoire de St. DoLeopard à St. Marc est un événement très-singulier être rapportés ici. Mais je
mingue : les détails seraient trop longs pour pouvoir T'assembléc, lui causa
loin de venir pour protéger
vous assurc que cC vaisseau,
être mis au nombre de
belle
C'est un de ces accidens qui peuvent
l'avoir
une
peur.
depuis la Révolution & qui semblent
ceux qui ont été si surprenans
de l'assembléc sur ce vaisseau n'est pas
favorisée en tout. L'embarquement Comme l'un des membres qui s'y emmoins étonnante ni moins imprévue.
a du rapport. Je puis vous
je dois être instruit de totit ce qui y vaisseau
d'autant
barquerent,
fut inattenduc. Ce
pouvait
assurer que l'arrivée du Léopard
de mouiller dans la rade
Tassembléc, qu'il lui était impossihle
ne l'aurait
moins protéger
danger, zucune puissance humaine
de St. Marc sans le plus grand Jci mc borne à vous assurer que, si vousaviez
szuvé si un ventdes Sud sc fut levé.
lc vaisseau se présenta à T'embouvoulu étre instruit, vous auriez appris que l'assemblée de son départ pour
chure de la Baye de St. Marc pour prévenir
le Roi & pour l'assemblée
France, & attendre sous voiles ses dépéches pour
membres de
ce a suivi a été l'effet de la peur sur quelques
nationale, & que qui événement n'était ni prévu, ni probable.
l'assemblée, & quc cet
Chap. IV._Page 41.
lés malbeurs de sa condition, les
Cefu l2 geil (Ogé) apprit pour la premiere fois Iui E5 tous ses freres les Muldtres
injustices craelles, les opprobres auxquels monstrueuse Es absurde du préjugé
étaient exposés dans les Colonies, P'injustice
quiy existait contr'eus.
seuls s'accuser dcs malheurs d'Ogé dont ils avaient
Les Amis des Noirs peuvent
faible
homme n'aurait-il pas été
tourné la tête. Mais comment ce
jeune de la Jamaique, qui n'est
vous, Monsieur, Colon propriétaire
T'être & répéter des
trompé, puisque distance de St. Domingue, vous avez pu
qu'a 30 lieues de
des Colonies font la conservafaits vagues & sans preuves, 8c lorsqueles préjuges mais vous, Monsieur, auriez-vous
tion de votre fortune? Ogé: a] pu être trompé;
dà lêtre?
aurait-il pas été
tourné la tête. Mais comment ce
jeune de la Jamaique, qui n'est
vous, Monsieur, Colon propriétaire
T'être & répéter des
trompé, puisque distance de St. Domingue, vous avez pu
qu'a 30 lieues de
des Colonies font la conservafaits vagues & sans preuves, 8c lorsqueles préjuges mais vous, Monsieur, auriez-vous
tion de votre fortune? Ogé: a] pu être trompé;
dà lêtre? --- Page 64 ---
56 )
Page 44.
Leprenier Blanc qu'ils reucontreren,fut
Sicard, éprowva le mëme sort ; 65 l'on massacrésur.la dit
place; ; 2472 second, nommé
de leur propre couleur, qui
que leur cruauté enrvers les personnes.
extrême. UnMulitre refusaient de se joindre à eux dans leur révolte,
leur
ayant quelgue propriété, étant
fus
montra sa fenme 65 six
pressépar eux de les suiure,.
nombreuse lui faisait désirer de rester enfans, en leur représentant gu'une famille aussi
1172 refus rebelle, E5 Pon assure tranquille; sa conduite fut regardée comme
famille entiere, fut massacrée que, n012 seulement. Thorme lui-méme, mais
sans miséricorde.
sa.
Voilà, Monsieur, l'effct des exagérations de ceux
hommes, osent détruire les principes & Jes bases qui, ne connaissant pas lcs.
sociétés, Voilà le poignard mis entre les mains de sur lesquelles reposent les,
de tromper. C'est la haine d'un
ceux que l'on s'est occupé
est assassiné; mais
préjugé qui agit, lorsque le malheureux Sicard.
lorsque l'infortuné Mulâtre
enfans, & sans doute
qui montre sa femme & ses
baigné les
allegue son âge, est massacré; dans le de
six.
monstres P dans le leur, dans celui d'un
sang, qui se sont,
armes & sans défense.
Mulâtre comme eux, sans,
Que doivent penser de vous tous les enfans Blancs
& leurs meres? Que doivent penser les
qui ont perdu leurs peres.
que tous ceux qui, réduits à la misere peres la qui ont perdu leurs enfans, ainsi.
& leurs parens; 5 tous ceux qui accablés plus complete, regrettent leurs amis.
lisent dans votre
par les cruautés dont ils sont
ouvrage que' lcs maux des Hommes de
victimes,,
qu'Ogé & ses semblables n'ont pu faire autrement
Couleur étaient tels,
les opprimaient au dernier degré ?
que de se, venger de ceux qui
nez
Par VOS allégations sans
coupable envers eux & envers votre
preuves, vous devesujets comme Yous : le public
patrie, dont ils sont aujourd'huiles.
vous jugera.
lisent dans votre
par les cruautés dont ils sont
ouvrage que' lcs maux des Hommes de
victimes,,
qu'Ogé & ses semblables n'ont pu faire autrement
Couleur étaient tels,
les opprimaient au dernier degré ?
que de se, venger de ceux qui
nez
Par VOS allégations sans
coupable envers eux & envers votre
preuves, vous devesujets comme Yous : le public
patrie, dont ils sont aujourd'huiles.
vous jugera. --- Page 65 ---
57 )
Page 44.
moins de risistance quion.
bientôt le camp des révoliés qui firent aussi désespérte.
715 indestirent
dans une position
di Tatmdrdghomucs
2 naurait
Hommes de Couleur dans
la conduite des
le fond de
Si vous aviez bien voulu considérer) aurait été facile de connaitre que le
il vous
dominés par la lâcheté, peu
toutes les circonstances, de tous les vices ;
moment où vous les
leur caractere est un mélange dans des hommes qui, au
déjà par
de résistance qui vous étonne Blancs au milicu de leur camp, souillés enlever avec
représentés, entourés par les
tout à craindre, se laissent
les plus atroces, & ayant
vous aurait convaincu
les crimes
effet on ne devait s'y attendre,
dans le parti des
moins de résistance qu'en
dans tout ce qui a été exécuté
d'une grande vérité; c'est que n'a été fait par eux.
rien de grand
Hommes de Couleur,
les Négresiils
plus de finessc & de fourberic que
C'est
Les Mulâtres ont en général barbarie & de férocité qui se montre partout. les
de
presque toutes
ont surtout un caraétere j'offtc de donner, quejavance que
ont été
mille preuves, que
depuis la Révolution,
d'après
qui ont eu lieu à St. Domingue exécutées, par les Mulâtres.
aétions atroces
& plus souvent encore lâches étant toujours cruels.
conseillées, commandées, tout leur lâcheté, les hommes citer d'eux, en excepCcla prouve plus que
& d'humanité qu'on puisse des Négres envers
Il est peu d'aôtes de bonté l'on en peut citer beaucoup,
tion à cette regle, tandis que Blancs.
leurs maitres ou envers les
mais il est
T'Homme de Couleur,
plus simple que
avec vérité qu'ilya
Le Négre est beaucoup généreux. On peut dire
les Négres
plus brave, plus sensible, plus puissent leur être imputés. En général font tuer, s'ils ne
de traits de barbarie qui
d'attachement; , ils se
peu
& très-susceptibles
ou de T'abandonner:
sont courageux leur chef, plutôt que de se rendre
peurent fuir avec
Q
envers les
mais il est
T'Homme de Couleur,
plus simple que
avec vérité qu'ilya
Le Négre est beaucoup généreux. On peut dire
les Négres
plus brave, plus sensible, plus puissent leur être imputés. En général font tuer, s'ils ne
de traits de barbarie qui
d'attachement; , ils se
peu
& très-susceptibles
ou de T'abandonner:
sont courageux leur chef, plutôt que de se rendre
peurent fuir avec
Q --- Page 66 ---
58. ):
Page 46.
Mais Rigand, le chef des Mulatres dans cette
ment gue ce n'était guun calme
partie de la Colonie, déclara bautejamais stable, que lorsgriume classe trompeur 65 passager, S guaucme paix ne serait
d'bommes aurait exterminé l'antre.
Rigaud a devoilé le grand secret des Amis des Noirs.
pouvait étre la cause de cette haine. La destruétion
Un vain préjugé ne
que l'on avait conçu, comme devant ôter
de la Colonic était le plan
de finir la Révolution en France. Les aux Emigrés les moyens d'empécher
mieux que les Mulâtres qu'il était Jacobins & leurs seétateurs savaient bien:
Blancs; & les Mulâtres étaient impossible que la Colonie subsistât sans
assez
lcsnombre ne pourrait tenir dans la soumission ignorans pour ne pas voir que leur petit
leur faiblesse engagerait bientôt les
les Négres de la Colonie.: que.
les Blancs, à les détruire. Ils
Négres, qui les haissent
nc se sont apperçus dc cette vérité beaucoup plus que
que très-tard..
Il est bon de dire ici que les Hommes de Couleur
avant la
étaient plus
Révolution) envers leurs Négres que jamais les
séveres, (méme
eux, & en général la plus grande
Blancs n'ont été pour
qu'on le vendrait à un Mulâtre. menace que l'on faisait à un Négre, était
qu'on pàr lui faire
En effet, c'était le plus gtand-chatiment
supporter..
Les Mulâtres trop vains & trop peu
même en admettant tous leurs succès instruits, en pensant comme Rigaud;
taient fin à leur existence politique, complets, n'sppercevaient pas qu'ils met:
Blancs, ils se trouvaiént avant 20 puisque, s'ils avaient réussi à détruire les
petit nombre d'entr'eux qui serait années rentrés parmi les Négres, & que le
haine des
aufait
échappé à la vengeance. des Blancs ou
Négres,
vu ses premiérs enfans d'une
à la
différente de la sienne. itigaud était absurde
couleur entierement
lui: car il connaissait le petit nombre de dans le propos que vous citez: de
meme, vous deyez concevoir qu'il
ses camarades. Par ce: que vous dites
prononçait sa mort, car les propriétaires.
les Négres, & que le
haine des
aufait
échappé à la vengeance. des Blancs ou
Négres,
vu ses premiérs enfans d'une
à la
différente de la sienne. itigaud était absurde
couleur entierement
lui: car il connaissait le petit nombre de dans le propos que vous citez: de
meme, vous deyez concevoir qu'il
ses camarades. Par ce: que vous dites
prononçait sa mort, car les propriétaires. --- Page 67 ---
59 )
nombre & en courage, ainsi qu'en
étaient trois fois plus que suffisans en Hommes de Couleur, si. les Négres
Blancs
détruire la race entiere des
talens, pour
àl les joindre.
n'avaient pas été appellés
de faire toutes ces
de Couleur étaient incapables & des troupes de
Mais si les Hommes lesi Amis des Noirs les faisaient, civils furent envoyés
réflexions, les novateurs, des monstres appellés commissaires fini par détruire las
Jacobins & surtout
les Blancs qui auraient
d'Europe. Ce sont eux, ce sont
Colonie & non les Mulâtres..
Page 47Stur laguelle i7 est in85 d'une partie de ses complices) d'indignation 6
Une sentence (called'Ogt
un sentiment mélé de bonte,
posible de réfécbir sans éprouver
d'borreur.
homme quiigaore les malcontre Ogé peut paraitre sévere à un homme a commtis.. Mais
La sentence
& les crimes que ce jeune
sa révolte, &c
heurs de St. Domingue de tous les crimes qui ont accompagné est condamné
Monsieur,
lemeurtrier
vous convenez, toutes les lois, dans toutlunivers, commis, & n'a-t-il pas fait
vous savez que par de- meurtres Ogé n'a-t-il pas
son pays? comment
à mort. Combien
a-t-il été honteux pour
la loi
commettre ? en quoi son supplice
subi que les peines dont punissait
de Thorreur, puisquiln'a
comme Ogé & ses' complices,
peucilinirer
enfin ceux qui,
viétimes.
les meurtricrs, lès incendiaires, la mort à leurs malheureuses
fait.subir. mille fois plus que
avaient
de sa famille:! consultez:
de famille échappé au massacre des Mulâtres; & par les
Consultez le pere ruinées par la ridicule vanité enfans qui ont perds
les nombreuses familles. novateurs! consulrez ces jeunes
de leur héritage,
principes absurdes des ruinés, errans dans des contrées éloignées ont reçu le châtileurs parens,. & qui, les crimes dont Oge & ses complices bons & sensibles, pour
maudissent sans cesse
à tous les- hommes
des Hommes de.
Monsieur,
dans l'ame atroce
ment ! Joignez-vous, les monstres qui ont. souflé
exécrer à jamais
perds
les nombreuses familles. novateurs! consulrez ces jeunes
de leur héritage,
principes absurdes des ruinés, errans dans des contrées éloignées ont reçu le châtileurs parens,. & qui, les crimes dont Oge & ses complices bons & sensibles, pour
maudissent sans cesse
à tous les- hommes
des Hommes de.
Monsieur,
dans l'ame atroce
ment ! Joignez-vous, les monstres qui ont. souflé
exécrer à jamais --- Page 68 ---
60 )
Couleur, tous les crimes qui désolent la Zone sous
fortune, & surtout n'augmentez pas les malheurs de laquelle vous avez votre
en Icur laissant sentir que leurs maux
mes infortunés
ont trouvé
compatriotes;
leurs bourreaux que pour leurs infortunes!
votre ame plus sensible pour
dans l'Homme de Couleur
Colon, propriétaire, n'attenuez
Europe des ames
son crime, en lui donnant à penser qu'il
pas
qui ne comprennent pas toute l'étendue de
trouve cn
ses cruautés !
Page 58.
Hniy a que Barnave (jusgu'a ce moment le plus
68 des prétentions des Colons) gui ait déclaré formidable adversaire des préjugés
patrie se mélait d'avantage de la
gu'il était convdincu, que si la mere
leur, cela. produirait les
question entre les Blancs 6 les Gens de Coud'autant plus d'attention, conséquences les plus fatales : cette opinion, méritait
Comité Colonial, devait qu'elle était celle d'un homme gui, comme
à
être suppasé avoir
les
Président du
ce sujet; mais on
acquis connaissances les
l'écouta sans élre comvaincu.
plus intimes
Voila, Monsieur, ce qu'il faudrait
différente aux prétendus
répéter tous les jours & d'une maniere
des Noirs, & encore plus à philantropes de T'Europe, surtout aux cruels
mal
tous les gouvernemens. Les talens
Amis
employés, de ce jeune homme, furent
distingués, mais
pas. faire faire de profondes réflexions
trop généralement connus pour ne
arraché: c'est que les
sur l'aveu que la force de la vérité lui a
régime
ni métropoles ne doivent pas vouloir
Colonial, se méler des lois établies
régler T'intérieur du
d'hommes qui les habitent. Il ne faut
entre les différentes couleurs
les personnes les plus
point se lasser de lc répéter; c'est
instruites en Europe sur les
que
très-peu cc qui les concerne, & sont, autant
Colonies, nc connaissent que
contre elles. Président du Comité des que Barnave, remplies de préjugés
après tous Jes essais qu'il avait tentés, Colonies, il a été obligé d'en convenir,
lies
régler T'intérieur du
d'hommes qui les habitent. Il ne faut
entre les différentes couleurs
les personnes les plus
point se lasser de lc répéter; c'est
instruites en Europe sur les
que
très-peu cc qui les concerne, & sont, autant
Colonies, nc connaissent que
contre elles. Président du Comité des que Barnave, remplies de préjugés
après tous Jes essais qu'il avait tentés, Colonies, il a été obligé d'en convenir, --- Page 69 ---
I 61 )
Chap. V.-Page 61.
Roberspierre, plutdt que de sacrifier un prin6 Que les Colonies périssentadiuait
cipe."
des Amis des.Noirs connu ! Périssent les Colonies a
Voilà donc le grand plan
Monsieur, colon, proplutot qui'to de leurs principes nouveaux. ! Comment, la barbarie contenue dans
priétaire vous-mème, n'avez-vous pasdéveloppé toute
cherchaient
& cruel? comment T'indignation pour ceux qui
cet aveu impudent
votre famille, vos amis, vos compatriotes, n'aà vous envoyer à la mort, vous,
nécessaire pour détromper T'unit-elle pas donné à votre ame toute l'énergie d'un seul mot, a voué indifféremment à
vers sur cette secte de bourreaux qui,
habitans P
toutesl les Colonies & leurs infortunés
Ia destruétion
Chap. VI.-Page 78, Note C.
dames, à ce quelon m'a dit, ont ridiculisé avecune gaieté indécente,
Méme plusieurs
montraient pour les soufrances des malhetreuz
la ympatbie que les Anglais
criminels.
vous offrez à ces habitans qni, malgré
Voilà donc la reconnaissance que
!
leurs malheurs, vous ont reçu avec tant d'empressement
été
& pere ! vous avez des amis, des concitoyens,
Quoi ! vous avez époux
milieu de ce déluge de maux qui
& vous avez pu être assez insensible au
avoir employé votre
avaient inondé le Cap, & dont vous fûtes le témioin, pour les malheurs de
une calomnie barbare ! Au lieu de partager
tems à recueillir
étes resté assez isolé au milieu de tant d'inceux qui vous entouraient, vous
& vous avez assez peu réfortunés pour avoir dès-lors transcrit une calomnie,
fléchi depuis pour avoir osé la faire imprimer.
R --- Page 70 ---
C 62 )
J'en appelle à tous les honnêtes gens & je leur dirai: :
les malheureux au milieu desquels Mr. Bryan Edwards s'est trouvé. au parmi il
pas zn quin'eut perdu un pere, une
zn
Cap, n'y en avait
mere; frere ou une saur, ou zen ami quelconque. Presque Lous J avaient perdu leurs propriétés, 6 cependant ils l'onf
regu avec bonté, avec empressement. Le pere oubliait la mort de ses
T'enfant, la perte de ses parens ; Pépoux, la perte d'une épouse
enfans;
déshonorée dans les bias des monstres; ; la mere désolée oubliait peut-éire morte
de ses filles livrées à mille tourmens cent fois
zn monent la perte
oubliaient tout, 65 la
de leur
pires que. la mort. Eh bien ! ils
perte
fortune 85 celle de leurs
woir 6 accueillir un étranger d'une nation
! familles, pour receleurs, cet
générense Au milieu de tant de douétranger,froid aux miseres B aux malheurs de leur
ne pouvoir aller jusqu'a lui,
à recueillir
situation, qu'ilsavait
fenmes! s'occupait
une calominie contre des
Que ceux à quij j'en ai appellé vous jugent. Chap. VII.-Page 81.
la mort. Eh bien ! ils
perte
fortune 85 celle de leurs
woir 6 accueillir un étranger d'une nation
! familles, pour receleurs, cet
générense Au milieu de tant de douétranger,froid aux miseres B aux malheurs de leur
ne pouvoir aller jusqu'a lui,
à recueillir
situation, qu'ilsavait
fenmes! s'occupait
une calominie contre des
Que ceux à quij j'en ai appellé vous jugent. Chap. VII.-Page 81. On ne peut nier gue tout le corps des derniers, (les Mulâtres) 2 St. ri'eussent des sujels de flainte 65 de mécontentenent bien
Domingue,
arrive
fondés :
2n2
guelguefois à tel point gue ce n'est plus une verlu d'en Toppression souffrir le
poids avec patience ; je conviendrais wolontiers que la situation 65 la condition
des Muldtres dans les Isles Frangaises était" telle, que leur révolle devenait
devoir; s'il ne paraissait, par ce gue jai déjà dit, que le redressement de leurs 272
griefs fut le sujet qui occupa les premieres délibérations de la
blée génèrale de représentans gui ait jamais é1É convoquée à St. premiere assemDomingue. J'ai. déjà répondu à ce que vous avancez; je vous demande ici les
CC que vous osez écrire & je vous répéte, comme je Tai déjà preuves de
Mulâtres étaient plus heureux dans les Isles
promvé, que les
Anglaises. Je n'en
Françaises, que dans les Isles
veux pour preuve que ce que vous dites
avouant qu'ils avaient de grandes propriétés) & ce que VOUS vous-méme ici (en
de plus que les principes & l'attachement dcs Blancs étaient ajoutez prouve
très-favorables: aux
--- Page 71 ---
63 )
Jamais les annales d'aucun peuple n'ont fourni des
Hommes de Couleur. à celle des Mulâtres envers
d'ingratitude qui puissent être comparées
preuves leurs bienfaiteurs, tous leurs peres ou leurs parens. Page 82. eux-mémes étaient les plus durs maitres des Négres
C'étaient les Muldtres
qui
65 gui en cxigeaient les plus grands travaux. à un des plus ardens amis
Eh bien ! Messieurs les philantropes, répondez
de
Monsieur, quelles preuves vous avez à T'appui
des Mulâtres. J'ignore,
donnent plus de droits à être cru que celles dont
cette assertion, & si elles vous
Mais je vous gaêtes servi jusqu'à présent dans votre ouvrage. vous vous
cst très-vrai, une
de vingt années me
rantis que ce que vous dites
expérience de Couleur donnaient & donTa confirmé. Voici les raisons que les Hommes
connaissent les
encore de leur conduite avec leurs esclaves. C'est qu'ils
nent
c'est
connaissent mieux toute leur méchanceté
négres mieux que nous ;
qu'ils
&
été élevés avec eux. & leurs vices, comme étantplus près d'eux comme ayant
les
à
les Mulâtres
la haine & le dégoût qu'ont négres
Le fait est que
prennent Mais les Hommes de Couleur sont
les servir pour des vices de caraétere. découvrir dans le
instruits & trop peu accoutumés à réfléchir pour
trop peu
de l'impatience & de Thorreur du négre pour eux, qui
coeur humain la justicc
devenir leurs maitres, que par le caprice
ne les voit sortir de l'esclavage, pour
libertin du maitre commun, qui est le Blanc.
ût qu'ont négres
Le fait est que
prennent Mais les Hommes de Couleur sont
les servir pour des vices de caraétere. découvrir dans le
instruits & trop peu accoutumés à réfléchir pour
trop peu
de l'impatience & de Thorreur du négre pour eux, qui
coeur humain la justicc
devenir leurs maitres, que par le caprice
ne les voit sortir de l'esclavage, pour
libertin du maitre commun, qui est le Blanc. Page 86. le moyen des Mulatres 65 des liaisons
Les négres instruits que ce n'était gue par
obtenir des secours réguliers
ceux-ci avaient enl France, quils pouvaient
que
leurs anciennes animosités. d'armes E5 de munitions, suspendirent
de ce que jai dit dans la note précédente,
Vous convenez ici, Monsieur,
dans les animosités & la haine Gui
&: Je vous réponds que rien n'est changé --- Page 72 ---
(: 64 )
régnent entre ces doux classcs d'hommes. J'en ai des
pour les, établir ici; j'aurai peut-être l'occasion
preuves trop. longues
yeux du public dans l'histoire dc St.
un jour de les mettre sous les.
Domingue.
Page 91.
Etils (les Muldtres) -
déclarerent
parti, soit eux, soit les Blancs, puulliquement, fit
qu'il fallait que Tun ou lautre
ny avait plus désormais d'alternative. entierement détruit 88 exterminé, 65 quit
Cette déclaration est la répétition de, celle de Rigaud, à
répondu. J'ajouterai ici que les Mulâtres ont
laquelle j'ai déjà
quelle on les a jettés & qu'ils ont senti Ieur déjà reconnu l'erreur dans laLorsque Polverel a publié la liberté des Noirs, que propre destruétion s'avançait.
effrayés de leur petit nombre, réduit de plus beaucoup d'Hommes de Couleur
& en Amérique avecl les fruits de leurs
des deux tiers, ont fui en Europe
leur pouvoir à amasser de grandes fortunes déprédations. Ceux qui restent employent
ne s'attendant à rester dans les Colonies pour fuir à leur tour, aucun d'eux
réellement exécutée,
d'après leur propre déclaration, qui sera
quelque soit le sort des
non
ment que vous lc rapportez ; mais il sera absolument Colonics,
pas aussi cruelletent s'ils ne réussissent pas à exterminer les
nécessaire qu'ils la quitsi les négres étaient abandonnés à
Blancs, & encore plus nécessaire,
massacreraient
eux-mémes & restaient libres, car ils les
très-promptement.
Chap. VIII. Page IIO.
Et tous Tes partis, tant les Républicains les
condamnaient
que Royalistes, dans cette occasion,
igalenent la folie & Tiniquité de celie mesure.
Les commissaires-civils Polverel, Santhonax, Ailhaud étaient
chargés par les Jacobins & les Amis des
de
partis de France,.
mesure. Les habitans de tous les Noirs, tout faire pour amener cette:
partis furent très-étonnés, lorsqu'elle eut
romptement.
Chap. VIII. Page IIO.
Et tous Tes partis, tant les Républicains les
condamnaient
que Royalistes, dans cette occasion,
igalenent la folie & Tiniquité de celie mesure.
Les commissaires-civils Polverel, Santhonax, Ailhaud étaient
chargés par les Jacobins & les Amis des
de
partis de France,.
mesure. Les habitans de tous les Noirs, tout faire pour amener cette:
partis furent très-étonnés, lorsqu'elle eut --- Page 73 ---
65 )
J'avais écrit
par beaucoup de personnes.
On
fussent prévenus le confié aux commissaires.
lieu, quoiquils
que c'était plan
elles étaient indans la Colonic, dès 1792, vigoureuses pour l'empécher, Mais T'esprit
pouvait employer des mesures des troupes, &c. était décrit. les maux de la
diquées : le nombre des vaisseaux, tout ce quis'est fait pour empécher d'autres. Vous
de vertige qui a accompagné circonstance, comme dans tant mois avant
révolution eut lieu dans cette Colonie avait encore été avertie quatre cst ce qui
auriez pu savoir qué la civils, & dire que la différence des partis & préparées.
T'arrivée des commisaires
l'effet des mesures indiquées quand ils apale plus contribué à empêcher des Hommes de Couleur,
servi
auriez dû parler de la surprise
des Noirs &x qu'ils n'avaient
Vous
avaient été joués par les Amis
destruéteurs ; mais il était
prirent qu'ils
exécuter leurs plans
d'instrumens actifs pour
que tard, tout céda au torrent.
trop
Page III.
commenga à montrer quelgue
Gowverneur (2Esparbesy
En attendant, le noueveat micontentenent 85 de Tinpatience.
d'admiétait Thomme le plus incapable
malheureux Comte d'Esparbès sur-tout dans un tems de révolution.
Le Colonie comme St. Domingue, voilà
ils T'avaient demandé.
nistrer une
civils le savaient bien ;
pourquoi talens nécessaires, les comLes commissaires avait eu la moindre partie des Il fut proposé au Comte
Mais si. ce général étaient pris dans leurs propres filets. moment de la proposition: :
missaires civils
& cela était facile au
de suite.
d'Esparbès de les faire arréter, il le fut lui-méme & embarqué
24 heures après, il fut trop tard,
Page II2, Note d.
plus imporiantes 85 plus
que je dois des informations autre mayen.
C'est à un de ces Messieurs fai pu rassembler par tout
étendues que celles que
colleétion de matériaux sur
Monsieur, à votre prétenduc suis qu'au tiers de votre
J'ai déjà répondu,
& sa révolution. Je ne
THistoire de St. Domingue
S
les faire arréter, il le fut lui-méme & embarqué
24 heures après, il fut trop tard,
Page II2, Note d.
plus imporiantes 85 plus
que je dois des informations autre mayen.
C'est à un de ces Messieurs fai pu rassembler par tout
étendues que celles que
colleétion de matériaux sur
Monsieur, à votre prétenduc suis qu'au tiers de votre
J'ai déjà répondu,
& sa révolution. Je ne
THistoire de St. Domingue
S --- Page 74 ---
66 )
euvrage, le leéteur est en état de juger la valeur & l'étendue
Je prouverai encore combien il vous en a
de ces matériaux..
de. ceux dont vous. avez fait
manqué, surtout le peu d'exaétitude
reculer l'exécution d'un
usage, & combien il eût été plus sage à vous de
puisqu'il doit
ouvrage que vous. regretterez sûrement
vous attirer un reproche de
d'avoir publié,
votre place, ni au
légereté qui ne convient ni à
sujet que vous traitez.
Je ne, peux m'empécher de faire
à
de matériaux que vous
part nos lecteurs d'une preuve du
disant
avez réussi à rassembler à St.
peu
que vous avez même négligé
Domingue, en leur
un bonne carte de l'isle,
pendant votre sejour de: vous procurer
pour en fournir une avec votre
remédier,. vous avez pris celle de Faden, même
ouyrage. Pour y
en procès avec lui à ce sujet. Toute
sans, sa permission. Vous étes.
quilya de plus exact dans votre
imparfaite qu'est cette carte, c'est ce
St. Domingue, il s'en scrait, ouvrage : on peut penser que s'il avait été à.
Monsieur,
sans doute, procuré une plus
pourquoi ne l'avez-vous pas fait?
correéte-Vous,
Page I14.
Ees commissaires. civils. arriverent
an Cap le 10 Juin 1793, après avoir soumis léPort-au-Prince 6s Jacmel,
Si vous aviez été l'homme en état d'écrire
Domingue & de, sa
sur T'Histoire de la Colonie de St.
commissaires
révolution, vous auriez dà établir ici ce
civils & fixer l'opinion dc vos lecteurs
qu'étaiènt ces
talens. Car ils avaient
sur leur caraétere. & leurs
beaucoup de l'un & des autres..
Puisqu'ils avaient soumis le Port-au-Prince
votre devoir, méme pour Thonneur
par leur courage, il était de
énergic, puisque ces mémes
des.armes. Britanniques, de parler de leur
conquérans du
l'abandonner aux Anglais sans avoir tiré un Port-au-Prince seul
ont ét6 obligés de
fui non seulement de cette ville, mais de la
coup de canon, & qu'ils ont
Colonie.
En disant cc quc vous auriez dà
T'histoire de la Colonie. Vous dire, je ne veux pas moi-méme faire ici
ainsi que nos leéteurs, si je le jugez à présent & vous jugerez encore micux,
pourrai lorsque le tems sera venu. Je vais
en;
l'abandonner aux Anglais sans avoir tiré un Port-au-Prince seul
ont ét6 obligés de
fui non seulement de cette ville, mais de la
coup de canon, & qu'ils ont
Colonie.
En disant cc quc vous auriez dà
T'histoire de la Colonie. Vous dire, je ne veux pas moi-méme faire ici
ainsi que nos leéteurs, si je le jugez à présent & vous jugerez encore micux,
pourrai lorsque le tems sera venu. Je vais
en; --- Page 75 ---
67 )
possible à toutes vo3
de répondre le plus briévement raison composée de vO3
attendant continuer
ma lettre sera longue, en
diétées par la.
erreurs. Malheureusement
& de mes réponses
multipliées par votre ignorance, témoin avisant & aétif.
erreurs, connaissance. que jai des faits, comme
Page I14.
nationale portant gr'aucor proexistuit un décret de Tassemblée ne pourrait exercer Temgloi
Il parait qu'il
dans les Indes Occidentales,
gridtaire dbabitation la Colonie oic ses biens étaient situés.
de gouverneur dans
vous faites ici, scapprendre du
auriez facilement pu éviter T'erreur que
la loi que vous semblez
Vous
de St. Domingue, que de nos Rois; ; vous
premier habitant propriétaire nationale, est au contraire
croire avoir été de T'assemblée cette loi défendait qu'un gonverneur-ginéal auriez.
été aisément informé que
qu'il gouvernait: : vous
auriez
fonciere dans la Colonic
pour empêeut ancune propriété
prise par lc gouvernetient un géc'était une précaution entrainé contre ses voisins
pu remarquerque auxquelles aurait pu être
cher les injustices,
d'habitation..
néral propriétaire
Page II7commissaires civils) pour
gubliaient de tems en tems (les combien ils se sentaient CO1tLes proclamations gulils manifeste par leur conteru
des rétrilutions les
cxpliquer leur conduite de leur crime paurlegul le jour
pables, 85 forment zun état à lés atteindre.
attend, quoipulil tarde encore
& vous avez"
votre ouvrage,
mois de Mars. 1797 que vous publiez les faits les plus simples sur l'hisC'est au
Vous ignorez. même
Polverel & Santhoconservé vOs prédiétions. seulement les grands coupables
exempts de
toire que vous publiez. Non contraire ils sont sortis de leur procès
votre
été. punis, au
est bien pl 5 certaine que
nax n'ont pas n'en dites pas la. raison qui.
avec eux, ceux qu'ils
blâme.. Vous
les trésors qu'ils ayaient emportés Voilà ce qui a détruit
prophétie. Ce -sont
du Nord & en France.
en triomphe
envoyé à T'Amérique,
Santhonax: a été renvoyé
avaient
Loin qu'elle ait cu lieu,
& votre note est aussi ignoranto:
votre prédiction.
par sa barbarie :
dans la Colonie qu'il a étonné
pas n'en dites pas la. raison qui.
avec eux, ceux qu'ils
blâme.. Vous
les trésors qu'ils ayaient emportés Voilà ce qui a détruit
prophétie. Ce -sont
du Nord & en France.
en triomphe
envoyé à T'Amérique,
Santhonax: a été renvoyé
avaient
Loin qu'elle ait cu lieu,
& votre note est aussi ignoranto:
votre prédiction.
par sa barbarie :
dans la Colonie qu'il a étonné --- Page 76 ---
68 )
que votre prophétie est nulle, Car vous y faites mourir
partic de St. Domingue, quand il est mort
Polverel dans quelque
soulagé par les soins de l'art;
en France au milieu de ses amis &
grandes douleurs, suites de ses tranquille en apparence, seulement viétime de
débauches à St.
proie de ses remords, s'il .est possible qu'un tel Domingue; sans doute aussi la
homme puisse en avoir.
Il n'y a aucun colon qui ne vous eût informé de
qui veut écrire T'histoire doit au moins
ces détails, qu'un homme
savoir aussi bien
entreprendre d'écrire sur ce qu'ili ignore totalement.
qu'cux, ou ne pas
Page I2I. Note sur l'événement du
Cap.
Neanmoins il parait certain que la population Blanche
6 guilna pas resté 102 seul Blanc
a été entierement détruite,
2 1,500 personnes, c'est plus
au Cap: on estime que s'il s'est sauvé 12
qu'on n'ose Pespérer.
Je vous prie, Monsieur, de noter ce
tenir d'un particulier dans la véracité que vous dites ici, & que vous assurez
fiance. Ici vous convenez la duquel vous placez la plus grande conque population
en est très-essentielle; clest avant
blanche est détruite.
commencé les
mon arrivée à la Jamalique, avant L'époque.
lonie
opérations nécessaires pour faire
que j'aic
aux Anglais, & vous convenez qu'il
prendre possession de la CoDepuis long-tems il n'y en arait
ne restait pas un seul Blanc au Cap.
dance. Vous verrez les presque plus sur les habitations de la
par réponses suivantes qu'il n'est
dépenqu'il n'y est pas resté de Blancs. Cela a
pas exact de dire
totale, mais elle n'a pas eu lieu' 'dans le réellement causé a-peu-près leur fuite
de l'état de la ville, du besoin
même instant. Vous vous souviendrez
brigands : enfin vous convenez que les commissaires ont eu d'y appeller les
détruite. Bientôt
au moins que la population Blanche été
a eu de
cependant vous la ferez revivre
y'a
conseiller d'entreprendre de mettre
pour prouver le tort qu'on
sance de la
cette belle Colonie sous la
Grande-Bretagne, &c. &c.
puis3
fuite
de l'état de la ville, du besoin
même instant. Vous vous souviendrez
brigands : enfin vous convenez que les commissaires ont eu d'y appeller les
détruite. Bientôt
au moins que la population Blanche été
a eu de
cependant vous la ferez revivre
y'a
conseiller d'entreprendre de mettre
pour prouver le tort qu'on
sance de la
cette belle Colonie sous la
Grande-Bretagne, &c. &c.
puis3 --- Page 77 ---
69 )
Chap. IX.Page 123:
le jardin des Indes
Françaises dans cette belle isle passaient pour ricbesse de leur scl, la
Les possessions
la beauté de leurs situations, la
Occidentales; 8s par
avec raison les regarder comme
salubrité 85 la variété de leur climat, on powvait
le paradis du nouveau monde.
Ies vérités contenues dans ce paragraphe
Si, ayant beaucoup réfléchi sur
nécessaires; colon, prode votre livre, vous en cussiez tiré les conséquences l'avantage d'une aussi impord'habitation, & par là en état de juger
considéré les inpriétaire
vous aviez, en législateur,
il était
tante Colonie pour sa métropole, auriez da faire sentir les avantages dont
térêts de votre patrie, vous
de St. Domingue, que des
de conserver la possession
Si vous aviez
pour la Grande-Bretagne si favorables pour elle lui ont livré.
événemens imprévus &
qui devniehts@aulterpoure elle
vos talens à éablirlesimmenses: avantages les
des planteurs
employé
auriez consolé 8 ranimé espérances
les
de cette possession, vous
dont le sol desséché, épuisé, entratné par
diverses Colonies du Vent,
mérite &c
de scS
à leurs travaux les bénéfices que leur industrie
le
pluies, ne rend plus
nécessite. Vous pouviez leur montrer
la grandeur de leurs capitaux
comme une terre promise qui
que du nouveau monde, St. Domingue,
& pour doubler l'activité
paradis queleur arrivée pour tripler leur fortunc,
Monsieur, que
n'attendait
& du commerce de l'Angleterre. n ne fallait, l'aveu vrai &
'des manufaétures
la force de la vérité qui vous arrache
vous laisser entrainer par
ferai usage par la suite.
vous faites iei, & dont je
précieux que
Page 123les mains de ses anciens conguérans (les Espagnols)
Quant au territoireg qui est entre connaissance très-imparfaite. -
je ni'en ai qu'une
?
ce qui est au-dessus de vos moyens
Monsieur, avoir entrepris
& des Isles Anglaises du
Pourquoi,
écrit Thistoire de la Jamaique
parce que vous avez
T.
arrache
vous laisser entrainer par
ferai usage par la suite.
vous faites iei, & dont je
précieux que
Page 123les mains de ses anciens conguérans (les Espagnols)
Quant au territoireg qui est entre connaissance très-imparfaite. -
je ni'en ai qu'une
?
ce qui est au-dessus de vos moyens
Monsieur, avoir entrepris
& des Isles Anglaises du
Pourquoi,
écrit Thistoire de la Jamaique
parce que vous avez
T. --- Page 78 ---
I Y0 )
Vent, était-il nécessaire que vous écrivissiezs sur. l'histoire de St.
&
vous en rapportant aux données si insuffisantes
Doningue que,
immense Colonie,
que vous avouez avoir sur cette
vous risquicz la réputation que vous pouvez avoir acquise, en
publiant des fables ou des. contes qui vous ont été donnés par deux ou trois.
individus qui avaient peut-étre intérét de vous tromper ? Enfin
cevoir que tout cc que vous dites réellement sur l'histoire de St. peut-on consoit contenu dans une douzaine de vOs pages ? Vous auriez du Domingue,
sur cette Colonic, puisque vous êtes pour la partic Française de nejamais St. écrire
dans la situation dans laquelle vous étes
la
Domingue
pour partic Espagnole;
que vous n'en connaissez absolument rien. Car, certainement c'est-à-dire,
dites n'est
ce que vous en
rien, quand on saura que la grandeur de la partie Française n'est
la moitié de celle appellée partie
que
Espagnole : que cellc-ci est plus fertilc' que la
partie Française, & qu'elle n'attend que des cultivateurs, sans étre, comme
vous le dites & semblez le croire, couverte d'animaux sauvages & sans maitres.
Lcs habitans Espagnols ont la propriété des terrains sur lesquels ils ont des
Hates ou Corails pour leurs bestiaux & leurs troupeaux de bêtes à cornes ou
cavalines, qui sont tous marqués & parfaitement reconnus, & dont ils faisaient
un très-grand commerce avec la partie Française.
Ces belles plaines n'attendent que des cultivateurs
rendre
les avances qu'on leur fera. Voilà
pour
au centuple
ce que vous auriez pu, dans un
exprès, proposer, établir & démontrer. Vous seriez alors le véritable ouvrage ami des
hommes ; VOS travaux seraient utiles, loin d'avoir des
truiraient
dangers : surtout ils insVOS lecteurs, loin de leur donner des idécs fausses & pleines
comme vous le faites par votre livre.
d'erreurs,
T
Page 124Les Boucaniers.
Vous parlez des Boucaniers
T.01 60 -
pour appuyer les lieux communs que vous
tez après tant d'autres, &x que vous voulez faire servir
répédes cruels Espagnols. Vous n'êtes
pour prouyer la punition
les Boucaniers
jamais heureux en citations. Ce ne sont pas
qui ont puni les Espagnols, ce sont les Flibustiers ont
sur ces barbarcs
qui repris
conquérans une partie del'or qu'ils avaient fait arracher du sein
Vous parlez des Boucaniers
T.01 60 -
pour appuyer les lieux communs que vous
tez après tant d'autres, &x que vous voulez faire servir
répédes cruels Espagnols. Vous n'êtes
pour prouyer la punition
les Boucaniers
jamais heureux en citations. Ce ne sont pas
qui ont puni les Espagnols, ce sont les Flibustiers ont
sur ces barbarcs
qui repris
conquérans une partie del'or qu'ils avaient fait arracher du sein --- Page 79 ---
( 71 )
malheureux habitans qui peuplaient ces
des entrailles de St. Domingue aux
Européeas qui ont cherché à
Les Boucaniers sont bien lcs prenuiers
mais tous
contrées.
établis dans St. Domingue après les Espagnols;
s'établir & quis se sont
& c'est surtout sur mer que leurs exploits
étaient ou avaient été Flibustiers,
car leurs conquètes sur le conêté célebres avec tant de raison ;
C'est long-tems
ont
la suite de Jeurs expéditions matitimes.
nom
tinent n'étaient que
& qu'ils devinrent Boucaniers,
après qu'ils s'établirent au Port-de-Paix dc dessécher lentement la viande
vient dc leur métier de boucaner ou
qui
Boucan.
sur un feu de bois verd appellé
fournissaient à leur nourriture & à leur
Ils ne firent ces grandes chasses qui rendit moins. Jamais ils n'attaquaient
commerce, que lorsque la Flibusteric
avec leurs flottes'; à St. Dosur terre, que pour piller lcurs ports
seulement
les Espagnols
loin de leurs établissemens; ; ils se battaient
mingue ils étaient trop
Pourquoi vouloir
des deux nations se rencontraient.
guand les chasseurs sait ou ce que l'on sait si mal 2
écrire ce qu'on ne pas,
Page 124hommes (les Boucaniers à St. Doringue); ils
Les premiers établissemens de ces
armemont Espagnol avait
des planteurs Frangais 5 Anglais guun
étaient formés
cbassé de PIsle St. Christophe. en 1629.
barbaries des Espagnols, mais suivant le droit
Je suis loin d'approuver les
Antilles
avaient découvertes; ils y
ils s'étaient emparés des
qu'ils
de ces tems,
d'établissemens. Japprouve & j'admire le courage
avaient fait plus ou moins
maisje ne leur accorde pas, comme vous,
des Flibustiers qui les ont attaqués;
Il ne convient pas à un historien
ce fut un droit de justice.
maltres des
. Monsieur, que
le droit dans la force. Les Espagnols étaient
philantrope de mettre
mais les Flibustiers, qui les y ont attaqués
Antilles par un crime : jc l'accorde :
nès des Caraibes ou des Indiavec tant de bravoure, n'étaient pas les vengeurs contre ceux qui les atta-
& la défense des Espagnols
genes de ces contrées, Un historien ne doit pas, par ses réfiexions, établir des
quaient était légitime.
& dans un tems où cc sont leurs faussetés qui ont
principes faux dans un siecle
général & de sa perte.
amené T'Europe au moment de son bouleversement: --- Page 80 ---
( 72 )
Page 125. Si le gouvernement Espagnol avait alors agisagenent, il aurait laissé ces
pauvres
gens parcourir les déserts de Pisle sans les inquiéter. Certaincment, Monsieur, vous connaissez bien peu le coeur humain & vous
avez bien peu réfléchi sur l'espece d'hommes qui composait le peuple étonnant
appellé Flibustier & Boucanier. En oubliant l'état dans lequel était alors.
80 ---
( 72 )
Page 125. Si le gouvernement Espagnol avait alors agisagenent, il aurait laissé ces
pauvres
gens parcourir les déserts de Pisle sans les inquiéter. Certaincment, Monsieur, vous connaissez bien peu le coeur humain & vous
avez bien peu réfléchi sur l'espece d'hommes qui composait le peuple étonnant
appellé Flibustier & Boucanier. En oubliant l'état dans lequel était alors. l'Europc, vous oubliez le courage & les-passions qui conduisaient ces étonnans aventuriers. Surtout ignorant leur histoire ou confondant tout, vous en faites
des chasseurs paisibles qu'il eût fallu laisser errer dans les Antilles. Vous oubliez donc, Monsieur, le caractere & la base des plans & des projets qui faisaient
tout tenter à ces hommes extraordinaires. C'était l'envie de s'emparer des
trésors que les Espagnols avaient trouvés dans le nouveau monde. Ce sont les. Flibustiers qui étaient les attaquans & les Espagnols les défendans. Ce n'est
que malgré eux qu'ils soutenaient cette guerre 2 & laisser errer dans les Antilles
les Boucaniers, c'était leur donner l'envie & les moyens de
leur aurait convenu. Si
la
s'emparer de ce qui
malgré guerre cruelle qui a existé 50. années, les
Flibustiers devenus Boucaniers ont forcé l'Espagne à leur céder une partie de
St., Domingue, que n'eussent-ils pas fait, si on les eût laissés maîtres de tout
ravager? vos réflexions sont aussi peu justes que les faits que vous avancez
sont remplis d'erreurs. Page 127C'est une troupe de ces aventuriers (la plapart Normands), gui furent les premiers
fondateurs de la Colonie Française de St. Domingue. Jignore ce gui peut les
avoir engagé à se séparer des compagnons gui partageaient leurs dangers, 85
d'abandonner le plaisir de la wengeance 6 de T'avarice, de cbanger les tumultes
de la guerre pour prendre P'occupation douce 6 paisible de lagriculture; cen n'est
pas mon affaire de l'expliquer, ni je n'en ai les moyens. --- Page 81 ---
( 73 )
insuffisante qu'elle est, vous aurait donné
I'histoire des Flibustiers, toutc
votre affuire de posséder. Qui vous
Tinstruétion que vous prétendez n'être pas
: Le devoir d'un auteur est
donc forcé d'écrire sur celle de St. Domingue les
&c les frais que
a
si ce n'est pas pour peines faut pas les
d'instruire pour sa réputation, d'acheter & de lire son livre ; il ne leur dire
ses leéteurs ont fait & pris
dans le cours de l'ouvrage
tromper par un titre pompeux, pour
Vous auriez pu aisément
les moyens de tenir ce qu'il promet. leurs blessés, leurs
qu'on n'a pas Taugmentation du nombre des Flibustiers, de leurs chasses
apprendre que
de leurs viétoires, leurs treves, Thabitude vous aurait donné
enfans, les avantages
établissement : tout enfin
dans l'isle ont été la cause de leur
raisons de Téablisemenede.f Flibusfil
pour découvrir) les premieres
Le
qu'ils
le
nécessaire
Port-de-Paix,
Boucaniers à St. Domingue, puis en cultivateurs.
qu'on n'a pas Taugmentation du nombre des Flibustiers, de leurs chasses
apprendre que
de leurs viétoires, leurs treves, Thabitude vous aurait donné
enfans, les avantages
établissement : tout enfin
dans l'isle ont été la cause de leur
raisons de Téablisemenede.f Flibusfil
pour découvrir) les premieres
Le
qu'ils
le
nécessaire
Port-de-Paix,
Boucaniers à St. Domingue, puis en cultivateurs. endroit qu'ils
tiers en
leur arrivéc à la Tortue, fut le premier planteurs
avaient fréquenté depuis
inspiraient avait engagé les principaux
les
habiterent. La terreur qu'ils
le Continent &c les dutres à abandonner
à se retirer &c à se fixer sur
auriez aisément pu savoir qu'à la
Espagnols éloignées de la capitale de T'isle. Vous établis dans la Bayc appellée
parties
les Flibustiers ou Boucaniers étaient
au Petit-Goave,
paix de Riswik,
Ils étaient nombreux
Créoles
de Liguana, dont on a fait Léogane. connus de tous les planteurs
&c. Ces premiers commencemens sont
voulu écrire sur Thistoire de
D'ailleurs si vous avez
des premiers comde St. Domingue. dû tout faire pour vous instruire
ridicette Colonie, vous avez
vouliez écrire, & ne pas venir dire
-
mencemens du pays sur lequel vous votre livre, eje n'ai pas T'habileté pour
aux leéteurs qui ont acheté
vues, n'était pas
culement
VOS prétendues
13 Le leéteur, trompé par
voulu écrire
< vous instruire.,"
devient de la vôtre, parce que vous avez
dupe de sa vanité; il le
sur ce que vous avouez ne pas connaitre.
vous avez
vouliez écrire, & ne pas venir dire
-
mencemens du pays sur lequel vous votre livre, eje n'ai pas T'habileté pour
aux leéteurs qui ont acheté
vues, n'était pas
culement
VOS prétendues
13 Le leéteur, trompé par
voulu écrire
< vous instruire.,"
devient de la vôtre, parce que vous avez
dupe de sa vanité; il le
sur ce que vous avouez ne pas connaitre. Page 130. du Nord étaient le Cap
oilles les plus considérables de la province
Nicolas. Je ne
Les ports E5 les
& le Cap St. le Fort Danphin, le Port-de-Paix,
Prangais, de la premiere 8 du dernier. parlerai que
ci-dessus vous
fort instruit par votre livre: dans le paragraphe
; dans
Leledeur sera
nécessaires pour instruire vos leéteurs
avoué n'avoir pas les connaissances
U --- Page 82 ---
74 )
celui-ci vous lui dites que vous ne parlerez pas de deux des
-tiers de la partie du Nord ; pourquoi donc avoir
principaux quarfaire, pourquoi n'avoir
écrit, ou si vous vouliez le
pas consulté des personnes en état de vous donner les
informations qui vous manquent?- vous devriez savoir le
surtout est un quartier
que Fort-Dauphin
Port de-Paix méritait très-important par ses produits, par sa situation, &cc. Le
blissement des
d'autant plus votre attention quc c'est le premier étarassemblé les forces Boucaniers dans I'Isle de St. Domingue & le lieu où se sont
de
républicaines dans la partie du Nord. sous le commandement
Laveaux, pour s'opposer aux, forces Anglaises,
Page I3L
Le College des Jésuites convertiaprès la Révolution
en maison du gouvernement, 8
quis servait aux assemblées coloniales 6 provinciales.
Je nem'arréterais point, Monsieur, à relever Ies erreurs de
livre abonde, si je ne croyais nécessaire de
détail dont votre
des assertions d'une toute
mettre Vos Jeéteurs en garde contre
l'extinction
autre importance. Je dois donc vous. dire
des Jésuites en France, leur maison, qui n'était
que depuis
mais un couvent, est devenue le
pas un college,
1783 le
gouvernement, & c'est dans cette maison
gouverneur a eu l'honneur de recevoir M. le Duc de
qu'en
tems avant la Révolution.
Clarence, longPage I3T.
Elle était bâtie au pied d'une très-haute
montagne, appellée le Haut-du-Cap.
La Ville du Cap était, & ce qui en reste, est, encore bâti sur une
enfermée par la montagne assez haute appellée le
petite plaine,,
presque un demi-cercle; la Bayc du
Morne-du-Cap qui fait
Morne nc laisse
Cap en fait la corde ou la base : le.
il
qu'un étroit passage pour le chemin qui conduit dans
a fallu même escarper beaucoup pour rendre le chemin
la plaine; 5
les hautes marées ou les débordemens de la
bon, parce que, dans.
Au Sud, le
riviere, la mer en baigne le bas.
Morne-du-Cap se trouve joint par d'autres
Nord, qui se prolongent jusqu'à la pointe du rocher oùr
montagnes au
on a construitle Fort de
laisse
Cap en fait la corde ou la base : le.
il
qu'un étroit passage pour le chemin qui conduit dans
a fallu même escarper beaucoup pour rendre le chemin
la plaine; 5
les hautes marées ou les débordemens de la
bon, parce que, dans.
Au Sud, le
riviere, la mer en baigne le bas.
Morne-du-Cap se trouve joint par d'autres
Nord, qui se prolongent jusqu'à la pointe du rocher oùr
montagnes au
on a construitle Fort de --- Page 83 ---
75 )
Malheureusement pour ce que vous
T'entrée de la rade.
à une petite lieue
Picolet qui défend
le Haut-du-Cap est un village qui vient en
avancez ici, ce qu'on appelle
une colline très-peu élevéc
à un
ville ; il est établi sur
de Ja charité, qui est
de cette
jusques près de Thopital avez séjourné au Cap &
s'abaissant insensiblementj Si vous n'aviez pas annoncé que vous ont servi à écrire sur
bon mil e du Cap.
matériaux qui vous
avez ramassé les nombreux
mais ayant l'intention
que vous y
croire que vous avez été trompé;
5 comment,
la Colonie, on pourrait vous avez de voyager en observateur; vos Jecteurs.
à tous
d'écrire sur St. Domingue,
faute ? j'en appelle
les Colonies
Monsieur, fnites-vous une pareille ville de la Colonie & de toutes rassemblé vOS
Si vous placez si mal la premiere où vous dites vous même avoir à
doit
où vous avez été,
de St. Domingue, quoi
des Antilles, écrire vOs vues sur T'histoire
lecteurs de se la rappeller
matériaux pour
erreur? Jc demande à mes
des preuves aussi.
être attribuée une pareille m'auriez pas:f fourni vous-méme
dans les autres cas où vous ne
fortes pour vous réfuter.
tâche bien péniblc, en relevant
Monsieur, de remplir une
sur mon malheuJe suis obligé,
vues historiques
des
les fautes nombreuses que vos prétendues les deux articles précédens prouvé lcs
renferment. Si j'ai par
ayant été vous-méme sur
reux pays
auriez dà ne pas commettre,
est d'un autre genre, &
erreurs que vous
encore: clle
un membre de la
lieux, celle qui suit est plus surprenante à un historien. qu'à
il ne convient pas plus
dans lequel
de tomber.
Société Royale de Londres
Page 13T.
le
d'un haxt rocher, eppellé
rville du Cap St. Nicolas) au pied
Elle est située (la
Mole.
ou étudié la géographie,
même dans leur patric, de terre, ou de pierre
Tous ceux qui ont voyagé
Ou un avancement
pour en
qu'un Mole est une projcction
d'une étendue quelconque cet
saventsoit natuirel, soit fait par T'ari,
les secousses de
dans la mer, soutenir le poids de l'Océan, & supporter quelconque qui sépare. un
briser les flots,
Un Mole est donc T'avancement par la jettée appellée
élément en fureur.
La partie de la mer ainsi séparéc la ville du Mole St..
de la haute mer.
dû écrire que
port forme le port; vous n'auriezjansis
le Mole,
quelconque cet
saventsoit natuirel, soit fait par T'ari,
les secousses de
dans la mer, soutenir le poids de l'Océan, & supporter quelconque qui sépare. un
briser les flots,
Un Mole est donc T'avancement par la jettée appellée
élément en fureur.
La partie de la mer ainsi séparéc la ville du Mole St..
de la haute mer.
dû écrire que
port forme le port; vous n'auriezjansis
le Mole, --- Page 84 ---
- 76 )
WNicolas était située au pied d'une montagne appellée le Mole. Le Mole du
St. Nicolas est formé par une étendue de terre très-plate, s'avançant dans Cap la
mer à plus de 4 milles de distance, appellée la Presqu'Isle, tenant au continent
de TIsle de St. Domingue par sa partic la plus large, avec lcs mornes derriere la
ville du Mole; ; c'est cette presqu'Isle au Nord-Cuest qui est le Mole; ; qui avec
la chaine des collines de l'Isle au Nord-Est, forme le goulet ou la baye du Mole
de près de six milles de profondeur, au fond de laquelle est le plus beau port de
toutes les Antilles, & le plus à l'abri de tous les vents. Je laisse maintenant-à
nos lecteurs àj juger quelie confance ils doivent à CC quc vous avez écrit jusqu'à
présent si vous faites de pareilles crreurs, & celle qu'ils doivent avoir en vous
danstout ce qui va suivre. Cc que contient votre chapitre dixieme est encore
plus extraordinaire.
Page 132.
Elle fut détruite (la ville du Port-au-Prince)
par un affreux tremblement de
le 3 Juin 1770, & n'a jamais été complétement rebâtie.
terrt,
Certainement, Monsieur, vous ne pouvez être dans une plus
la ville du Port-an-Prince détruite
grande erreur;
en 1770 était très-peu considérable : elle
a été entierement rebâtie &c augmentée du double,
formées exprès, des
plusieurs rues ayant été
par remblais, sur les bords de la mer : vous auriez pu
aisément vous-méme réfuter lcs notes qu'on vous a données à ce sujet, en
réfléchissant au degré de prospérité auquel la Colonic s'est élevée depuis 1770;
& en vous rappellant que le Port-au-Prince en était la capitale, le séjour du
gouverneur-genéral & de l'intendant, & la ville où les deux conseils avaient
été réunis ; vous deviez penser qu'il n'avait pas fallu 20 ans pour la rebâtir.
Page 135.
Ce qui faisait monter le nombre des Negres esclaves, dans toute la Colonie, 2
480,000.
Si vous aviez, Monsieur, pris la peine de consulter quelque propriétaire de
St. Domingue, il vous aurait assuré que, sans vous tromper, vous pouvicz porter
gouverneur-genéral & de l'intendant, & la ville où les deux conseils avaient
été réunis ; vous deviez penser qu'il n'avait pas fallu 20 ans pour la rebâtir.
Page 135.
Ce qui faisait monter le nombre des Negres esclaves, dans toute la Colonie, 2
480,000.
Si vous aviez, Monsieur, pris la peine de consulter quelque propriétaire de
St. Domingue, il vous aurait assuré que, sans vous tromper, vous pouvicz porter --- Page 85 ---
. 77 )
qu'outre ceux.
au moins, parce
à 500,000,
des habitans,
nombre des Négresas St. Domingue a été relevé sur les recensemens jamais sur
le
donné T'état, qui
ne portaient
dont vous avez
qu'en général les propriétaires avoir moins de droits à payer
il faut que vous sachiez 8x les vicillards, pour
ne portsient que:
les enfans
fournir àl la corvée; : beaucoup la les aurait:
ces recensemens de travail à
déserter, & dont prise
été:
& moîns de journées aller Marons ou
s'ils n'avaient pas
qui pouvaient
des Négres,
les Négres
ou à la confiscation
rendu sujets a T'amende
gortés sur le recensement.
Page 136.
liores de St.
se montgit à 171,544,666
des ports
La wvaleur total des exportatious Domingue.
il est
d'unc Colonic,
instruire le public des produits de la diversité de ses revenus; 9
veut
toute la nature &
lui dire
Lorsqu'on de Vinstruire de
une estimation quelconque, avoir cité les
nécesaire
quand on lui présente sont calculés. Après
leéteurs
il faut ensuite,
les produits
deviez informer vos
combien d'années
estimation, vous
les états de T'esti-,
sur qui ont servi à votre augmenter d'un quart faits sur le montant
comptes
sans exagérer fournissez, qui sont
Mais en
que I'on pouvait de T'average que vous les droits aux douanes, &cc. deviez
mation ou coloniales qui avaient payé être utilc à ses. leéteurs, vous les côtes
des denrécs exadt. & qui veut récllement faisait à St. Domingue 5 dont & aux
historien
contrebande qui se de la. Jamalique, de Curaçao, &
parler de T'énorme partout au commerce
vous saviez shrement
immenses sont ouvertes Comme Colon de la. Jamaique, de St. Domingue y étaient
barimens Américains.. les trois quarts des cotons la récolte dcs indigos suivaient
auriez dû dire que
des deux tiers del
caffés de la côte du.
vous
: que plus.
partie des
: les
portés en contrebande: recevait une grande
& du sucre blanc que & de
cette route ; que Curagao
cotons, de l'indigo quantité de sucre
Sud & du Nord avec quelques de même une grande vous verrez que cela.
du Nord, emportaient méme vos calculs,
est plus consiAméricains
En. suivant
sterling, ce qui
caffé en coptrebande. valeur de plus de 1,500,0001. à leurs métropoles; ce qui, :.
doit monter à nne des Isles du Vent ne rendent vaut la peine d'être compté
dérable que beaucoup commerçant & manufiéhurier, le Sénat de sa patrie.
pour un peuple écrivain prenant place dans
surtout par un
X
méme vos calculs,
est plus consiAméricains
En. suivant
sterling, ce qui
caffé en coptrebande. valeur de plus de 1,500,0001. à leurs métropoles; ce qui, :.
doit monter à nne des Isles du Vent ne rendent vaut la peine d'être compté
dérable que beaucoup commerçant & manufiéhurier, le Sénat de sa patrie.
pour un peuple écrivain prenant place dans
surtout par un
X --- Page 86 ---
78 )
J'ai droit de penser, Monsieur, que vous avez fait Ces calculs aussi bien
moi ; des raisons que je développerai à la fin de cette lettre,
faire que
pourront
soupçonner pourquoi vous ne les avez pas détaillés.
Page 136.
Si ces états sont comparés avec ceux des exportations de la Janidique, le résultat en
sera très-favorable à St. Domingue, cest-2-dire que lon trouvera les
babitans de la Jamaique recevaient un plus faible revenu de
que
proportion de leur nombre que lcs
de
leurs. Négres en
vaient desleurs. On donnait
propriétaires St. Domingue ne receplusieurs causes de celte diftrence; 0n2 accordait
plusieurs avantages Es on attriluait aux planteurs Français plusieurs
que jose assurer, d'après lesplus amples informations,
qualités,
navoir aucune esistence.
La véritable cause venait indubitablement de la supérieure fertilité du sol, 85
tout de l'avantage prodigieux que les planteurs Frangais retiraient de leur Str--
d'arroser les terres dans les tems secs.
systéme
Certainement, Monsieur, vous avez jusqu'à présent montré beaucoup
d'inexadtitude dans ce que vous avez écrit,
trop'
Vous deviez
pour que l'on vous croie facilement.
donner au public les preuves que vous vous êtes procurées & les
informations dont vous parlez, puisque vous hazardez une
celle qui, de votre aveu, existait
opinion contraire à
votre assertion
généralement. Croyez que l'on n'admettra
pas
sur votre simple parole.
Planteur comme vous, ayant résidé plus de mois à la Jamaique que vous n'avez
passé de semaines à St. Domingue,je vous dirai que les planteurs de cette Colonie
possédent les qualités qu'on leur accorde; qu'ils retirent plus de
de leurs
terres qu'on n'en retire dans les Colonies Anglaises,
produits
que celles que vous attribuez
par plusieurs raisons autres
très-improprement à l'art & aux soins avec
on les arrose à St. Domingue: Vous donnez à croire à vos leéteurs
lesquels
habitations de la partie
que toutes les
Frangaise de St. Domingue sont arrosées, ce qui est une
cette Colonie
possédent les qualités qu'on leur accorde; qu'ils retirent plus de
de leurs
terres qu'on n'en retire dans les Colonies Anglaises,
produits
que celles que vous attribuez
par plusieurs raisons autres
très-improprement à l'art & aux soins avec
on les arrose à St. Domingue: Vous donnez à croire à vos leéteurs
lesquels
habitations de la partie
que toutes les
Frangaise de St. Domingue sont arrosées, ce qui est une --- Page 87 ---
79 )
du Cap, 8 1s
formant la dépendance
leure
la partie du Nord,
qui arrosent
eireur, car dans toute
il n'y a pas six habitans toutes arrosées, &
plus grande province de la Colonie, l'Ouest sont les seules presque
pas Ala
Celles de la partie de
le sont pas; ce qui ne porte
terres.
du Sud plus d'un tiers ne
arrosées. Voilà la preuve que
dans la partic
en sucre qui sont
Voici, Monmoitié du tout les habitations
nécessaires pour prononcer. les
de
ptis les informations
ont sur planteurs
vous n'avez pas
les habitans de St, Domingue résident, ou ont résidé sur
sieur, les avantages que tous les propriétaizes
la présence du
la Jamaique: : 1°. Presque communément que les planteurs Anglais;
Jeurs habitations plus les Négres.
le
maltre attache davantage
sur leur sol qu'on ne peut
font plus d'ecspériences moins.
29, Les propriétaires où les propristaires habitent
faire dans les Colonies
étant toutes en plaines, on
les habitations en sucreries, où les cannes étant plantées
30, A St. Domingue souvent qu'à la Jamaique
est obligé de planter
replante les cannes plus lcs montagnes, le propriétaire
violentes, mais
les collines & dans
pour que les pluics
sur
& de moins déconvrir sa terrc, & faire sortir de terre les jeunes
plus rarement faire réussir la Bouture, remuée.
nécessaires, pour
la terre nouvellement
cannes, n'entrainent pas
émulation entre tous les propriéplus de 20 années il y a eu une de la canne, & à la fabrica4°. Depuis
qui a fait faire à la culture
taires de St. Domingue
progrès.
tion du sucre les plus grands
des biens qui
accordés aux administrateuts riches
5°. Les grands appointemens
établis par de
propriétaires d'actalens, conservaient ces avantages, la fortune donne Acs moyens
avaient des à la pratique la théorie que
qui avaient joint veulent s'instruire.
quérir à ceux qui
des plantations à St. Domingue étant
de prononcer que la position
les cannes
Je ne crains pas de la différence des produits, puisque souvent & rouler
est la principale cause sans inconvéniens replanter plus d'une nouvelle
plantées en plaine on peut cannes (c'est le premier produit (ou les cannes
lon appelle des grandes
plus que les rejettons;
ce que
donnent près de moitié
il en résulte qu'en
plantation), qui de la souche coupée pocedemment)
qui sont repoussées
Domingue étant
de prononcer que la position
les cannes
Je ne crains pas de la différence des produits, puisque souvent & rouler
est la principale cause sans inconvéniens replanter plus d'une nouvelle
plantées en plaine on peut cannes (c'est le premier produit (ou les cannes
lon appelle des grandes
plus que les rejettons;
ce que
donnent près de moitié
il en résulte qu'en
plantation), qui de la souche coupée pocedemment)
qui sont repoussées --- Page 88 ---
SO. )
plantant plus souvent, on a un plus grand produit, Mais
replique que c'est aux planteurs qu'on doit la
pour prouver- sans
me servir des preuves qui doivent être à
prospérité de la Colonic, je vais
rendu ài lassemblée de la
votre connaissance; c'est le
Mr.
Jamaique le 23 Novembre 1792 par un de ses compte
Henry Sbirley. Il dit c6 que dans
membres,
c6, que 1047
toute la Colonic de la Jamaique,
a.
petitsétablisemens, & 767 habitations en sucrerics
iln'y
ouvrage eilyaà St. Domingue7g3 habitations
:" d'après votre
érablissemens. D'oà vient cette
en sucrerics; mais ily a 7743 petits:
vous refusez aux cultivateurs différence, si elle ne tient pas aux qualités que
Colonie de St.
Français : car il faut observer que
Domingue ne doit entrer. pour rien dans
l'étendue de la.
de ses cultures, puisqu'ilya à la Jamaique
les causes de l'étendue:
que Tindustrie & le travail des cultivateurs beaucoup de terrains qui n'attendent
bles. Les qualités de l'habitant
pour donner des produits considéra-.
prendre de nouveaux
Français sont son. aétivité, son courage à entrebien juger la culture établissemens, à
son industrie, sa sobriété &x Ic talcnt de.
propre son sol.
Une autre preuve de la supériorité des talens & de l'industrie
St., Domingue sur ceux de la Jamaique, c'est les
des planteurs de
jours manqué des bras nécessaires à leur que premiers ont presque touAnglaises, les Négres ont toujours été culture, tandis que dans les Isles:
marché, & n'ont
abondans, plus beaux & à meilleur
jamais manqué aux cultivateurs Anglais.
petites cultures, qui prouvent Pindustrie 6s Padtivité
Cependant les
n'y ont pas eu lieu, dans la proportion d'un
générale d'un peuple,
Domingue. Voilà ce que la bonne foi devait septieme avec celles de St.
Monsieur, qu'après beaucoup
vous faire dire. J'ajouterai,,
sucre à la Jamaique contribue d'observations, à diminuer je pense que la fabrique du
pour avoir un 'sucre blond, agréable à SCS. produits, parcc qu'en général,
peu; ce qui est cause qu'une
l'oeil, on le lessive & on le cuit trop
Lcs cultivateurs. à la
partic considérable de sucre passe dans lcs sirops.
retrouver dans le Jamaique n'ignorent pas cctte perte, mais ils
rum provenant des sirops, qui, réellement
croyent la.
davantage & d'une qualité
par-là en rendent
pas de la perte considérable supérieure, mais qui ne dédommagent cependant
qu'on fait sur, la premicre fabrique de sucre.
Dans les Colonies
recherché &
Françaises, un bon fabriquant de sucre,
était
payé très-cher ; dans lcs Colonics
ou.raffineur,
Phomme qui conduit lc micux une rumeric, Anglaises, un distillateur,, ou
est très-considéré,
ent la.
davantage & d'une qualité
par-là en rendent
pas de la perte considérable supérieure, mais qui ne dédommagent cependant
qu'on fait sur, la premicre fabrique de sucre.
Dans les Colonies
recherché &
Françaises, un bon fabriquant de sucre,
était
payé très-cher ; dans lcs Colonics
ou.raffineur,
Phomme qui conduit lc micux une rumeric, Anglaises, un distillateur,, ou
est très-considéré, --- Page 89 ---
( 81 )
de terres à la
l'on pourrait arroser beanéoup
depuis
ici, Monsieur, que
& seulement dans l'espace
4 J'ajouterai
le voulaient;
excellent, ayant
Jamalique, si les propriétsitesle ily a un terrain considérable, excite l'étonnement
Kingston jusqu'à Spanish-Toxn, nul parti pour la culture, ce qui
la préde l'eau dont on ne tire
qui ne peuvent comprendre comment cst, je pense,
de St. Domingue
dont l'état
des cultivateurs d'autres terrains sur cette plaine
cultivateur de St.
férence est donnée à
la
de lindustric du
preuves de supériorité
une des meilleurs celui de la Jamaique.
Domingue sur
137-Note F.
Page
des
exads sur lé montant de T'estimation
lès plus
sur les lieus.
Ayunt pris des vanvigunmens-l en sucre, pendant guejtais
produits des terres
.
n'est pas, comme
établir que la canne à St. Domingue des autres culVous auriez du ici culture florissante:, que le produit
nombre
la scule
. qu'il: y a un grand suivant
à la Jamaique, les produits en sucre, parce & cacao, &c.: que
tures surpasse
en coton, en indigo de 1791 présenté par vous,
d'habitations en caffé, de Marbuis &. celui
de St.
rendu par M.
dans la partie Frangaise rendu à
le compte habitations ou cablisemens
que j'ai déjà cité
il y a 8536
par le compte habitations où établisDomingue, & qu'à la Jamaique, il n'y a que .1824 récoltes de la Colol'assemblée. de. cette isle en 1792, travaillant à fournir les
cônsinature que ce soit,
de deux tiers plos
semens de quelque des terres en cannes quiéaicnt la moitié des produits de la
nié ; qué les produits n'étaient pas, cependant
jugéà propos de dire,
dérables qu'al la Jamaique Monsieur, ce que vous n'avez pas dans le moment qu'une
Colonie. J'ajouterai,
de St. Domingue
c'est que la partie
écriviez sur Thristoire
quoique vous
à la Grande-Bretagae, dans une année,
partic de cette Colonie appartiene rapportait elle serle à sa métropole, des Antilles réuries
Francaise de St. Domingue doutes les Colonies Anglaises
double de celui que
ir produit
ensemble lui renlaient.
estimation, (ou
Monsieur, de votre propre
établi par
je me servirai,
avec le compte
Pour le prouver,
& le balangant
Sbirley, membre
average, page 136 de votreouvrage) & votre ami, par Mr. Henry
votre compatriote
X
un planteur,
rapportait elle serle à sa métropole, des Antilles réuries
Francaise de St. Domingue doutes les Colonies Anglaises
double de celui que
ir produit
ensemble lui renlaient.
estimation, (ou
Monsieur, de votre propre
établi par
je me servirai,
avec le compte
Pour le prouver,
& le balangant
Sbirley, membre
average, page 136 de votreouvrage) & votre ami, par Mr. Henry
votre compatriote
X
un planteur, --- Page 90 ---
82 )
de. l'assemblée coloniale de la Jamaique, je
compte qu'il lui rend, c'est que dans les années rapporterai ce qu'il établit dans Ie
de La Jamaique n'a rendu Que
Quintaux de Sucre.
5,130,856
Ajoutez que 2,563,228 quintaux ont été
tems par toutes les autres Colonies
produits dans lc méme espace de
pour toutesles Colonics
Anglaises; cC qui fait un produit en
les
Anglaises des Antilles de
sucrequatre années ci-dessus
7,094,084
porter ces.
qui sont les années, où tout quintaux, pendant
Colonies à leur. plus grande prospérité,
ce qui a pu servir a.
aété rassemblé.
Sans discuter, Monsieur, sur quels mémoires
ou votre average, je me contenterai de
vous avez fait votre
estimation. des
vous dire. que si vous estimation,,
produits en sucre de St.
ajoutez à votrebande, & 9 pour 100.pour layd différence Dominguc, le huitieme pour la contrevous trouverez que la Colonie dans
du poids Anglais au poids
dc sucre, ce
quatre annéesà produit
Français,
la
qui est par chaque année 2,035,208
8,140,804 quintaux
Jamaique & les autres Colonies
guintaux; 5 pendant que:.
1,923,521
Anglaises n'ont produit
quintaux ; les 111,687
annuellement que:
St. Domingue
quintaux de surplus des
peuvent servir à. balancer lcs erreurs. du produits annuels de
calcul, s'il y. en avait.
Si vous- ajoutez ensemble, Monsieur,
cotons, les indigos, &c. vous verrez d'après votre average, les caffés, les:
une somme de plus 95,000,000 livres que les produits de ces denrées montent à.
quel le montant du produit de
argent de St. Domingue, bien
facile
ses sucres; si vous
plus forte
plus
sur ces objets, vous
ajoutez ensuite la contrebande.
des produits généraux de toutes trouverez, les
dans le total de quoi fournir le doubile.
les 3 millions de caffé qui se. faisaient Colonies Britaniques des Autilles ; méme
produit de toutes les autres. petites à la. Jamaique en 1792,. & encore le
Cette observation est trop
cultures de toutes les. Colonies Anglaises.
silence; cet objet est d'un importante trop
pour qu'un historien ait dà la passer sous,
mis sous les yeux de la nation grand intérét.; politique pour ne pas devoir. étre:
pour laquelle on fait un.livre; & sous la
puis-.
3 millions de caffé qui se. faisaient Colonies Britaniques des Autilles ; méme
produit de toutes les autres. petites à la. Jamaique en 1792,. & encore le
Cette observation est trop
cultures de toutes les. Colonies Anglaises.
silence; cet objet est d'un importante trop
pour qu'un historien ait dà la passer sous,
mis sous les yeux de la nation grand intérét.; politique pour ne pas devoir. étre:
pour laquelle on fait un.livre; & sous la
puis-. --- Page 91 ---
83 )
mis..
se sont volontairement
les habitans de St. Domingue tout ce qu'on peut dire.
sance de laquelle
doit prouver plus que
Une telle vérité bien demontrée Colonic gui est trop peu connue en Europe.
cette belle
les avantageade
137-Note F.
Page
à-peu-près les deux tiers de plus
produit des terres à St. Doningue) ioute la Jamdique.
Cequi est (le
génèral des terres en cannes dans
gue le produit
les terres de:
cn disant que
Monsieur, votre aveu ne suffisaitpas, de la Colonie de la Jamaique.
Je le répete, rendaient deux fois plus que celles
réellement la Colonie
St. Domingue
la nation Anglaise sur ce. qu'est la
comIl fallait éclairer toute
dont elle sera àl métropole
sur les avantages
Il fallait dire. que si
Française de St. Domingue, qui en gardera la possessiôn.- Colonies, surtout la.
merçante & manufacturiere
toutes les autres.
belle & grande Colonic est détruite,
le même sort; comme plancette subiront nécessairement & promptement) craindre plus que les Européens;:
Jamaique,
deviez le savoir & le
le
suivant..
teur de cette isle, vous arrêter Iorsque vous avez écrit chapitre
la réflexion aurait dû vous
Page 138.
dans son élat de prospérité: fait
Btaitla Colonie Prangaise de St: Domingue deux cotés de la médaille..
Telle maintenant présenté à mes ledteurs-les
je viens de parcourir ne
Monsicur, les neuf chapitres que de St. Domingue. Ce:
Certainement; bien faible idée de la Colonie Françaisé reste d'un de ses rayons:
donnent qu'ane idée du soleil que de montrer.le donné qu'une idée
n'cst pas donner une'i les ombres; de même vous n'avez
; elle:
va étre enveloppé par
dans les tems- -de sa prospérité;s
qui
St. Domingue
qui y
de ce qu'étair
à témoin vos compatriotes
tresimparfite
inconnue, jen prends
a frappé
vous ost absolument
ce qui a échappé au boulerersenient, sont:
depuis ses désastres:
dans les Colonies Anglaises,
ont voyagé
après un long séjour
méme. ont surpris:
d'étonnement ceux qui,
de St. Domingue. Ses débris
venus. dans la partie Française
qui
St. Domingue
qui y
de ce qu'étair
à témoin vos compatriotes
tresimparfite
inconnue, jen prends
a frappé
vous ost absolument
ce qui a échappé au boulerersenient, sont:
depuis ses désastres:
dans les Colonies Anglaises,
ont voyagé
après un long séjour
méme. ont surpris:
d'étonnement ceux qui,
de St. Domingue. Ses débris
venus. dans la partie Française --- Page 92 ---
84 )
ceux qui avaient demeuré long-tems à la Jamaique, la
plus florissante de VOS isles; dans l'état
plus considérable. & la
réduite, elle a encore rendu des
malheureux auquel la Colonie est
d'autres Isles
produits plus considérables que
Anglaises qui n'ont pas été ravagées.
beaucoup
Vous auriez dà vous instruire de Cc
& ne pas oublier que les malheurs de qu'est encore St. Domingue aujourd'hui,
revenus: comme propriétaire de la cettc superbe Colonic ont doublé vos
diminution des produits de St. Jamaique, vous deviez reconnaître que la
doublé le prix de vos sucres & Dominguc & les malheurs des Isles du Vent, ont
périté. Le rétablissement de St. porté votre Colonic au plus haut degré de prosmême le craindre ; je
Domingue doit peu vous plaire, vous semblez
Historiques & à y calomnier pense que les c'est ce qui vous a engagé à écrire vos Vues
teur de se ressouvenir
propriétaires de cette Colonic: je prie le lecpouvez étre indifférent que, propriétaire d'une sucrerie à la
vous
sur le sort de la Colonie de St.
Jamaique,
ne
personnel vous a empéché d'étre impartial.
Domingue; votre intérét
Page 138.
Les faits gue je viens de citer fourniront à la
autres nations de la terre, une importante Grando-Brelague, plus encore griaus
besoin de commentaire.
lepon, 65 zne de celles gui n'a
pas
Pourquoi, Monsieur, ne pas exposer à toute
tout, la grande leçon que les malheurs de la T'Europe & à T'Angleterre survers ?. Pourquoi ne pas appeller les idées & plus belle Colonic offrent à l'uniintérérs & sur ce qu'elle a à craindre de la l'attention de votre patric sur ses
Pourquoi ne pas lui présenter
de secte cruelle des Amis des Noirs?
les novateurs & leurs
l'exemple ce qu'elle doit attendre, si écoutant
ardentes dans ses Colonies? perfides systémes, elle leur laisse. porter leurs torches
peuple Anglais la plus florissante Pourquoi ne pas mettre sans cesse sous les yeux du
travaux
des Colonies, le frnit de
détruit en grande partie dans deux années? plus d'un siecle de
répéter sans cesse ? < considéres
Pourquoi ne pas leur
c gloire de PAmérique, les barbares St. Doningues.cette belle Colonie faisait la
<6 grande partie. Que celte
ont voulu guielle fit détruite, elle l'est e1
(6 pour vus Jumilles
leçon terrible vous fasse trembler pour
éparses dans les Antilles !"
wons-mônes
ies, le frnit de
détruit en grande partie dans deux années? plus d'un siecle de
répéter sans cesse ? < considéres
Pourquoi ne pas leur
c gloire de PAmérique, les barbares St. Doningues.cette belle Colonie faisait la
<6 grande partie. Que celte
ont voulu guielle fit détruite, elle l'est e1
(6 pour vus Jumilles
leçon terrible vous fasse trembler pour
éparses dans les Antilles !"
wons-mônes --- Page 93 ---
( 85 )
manieres diffévos talens à répéter de mille l'anarchie d'une
Pourquoi n'avoir pas employé des isles' est abandonnée à
détraite
si la plus considérable
la Jamsique sera
rentes. que,
telle que celle de St. Domingue,
capable de donner
population revoltée
puisque vous n'êtes pas
par le
de tems après? ? Pourquoi, à vos concitoyens pour prévenit,
peu
nécessaires.
faire éprouver, pourquoi
toutes les instruétions
peut les leur
tout ce qui
les commentaires que
récit de nos malheurs,
vos travaux à écrire
leéteur
consacré entierement
de faire ? Maisle
n'avoir pas
imparfait, ne leur permettra pas par ce que j'ai écrit
votre récit, trop vos connaisanees superfictelles, Je le de me donner
mis en garde contre
tout votre ouvrage.
prie
de
présent, peut apprécier entrer dans la partie la plus désagréable dc
jusqu'a attention, car je vais
de votre livre achevera
toute son
au jOme chapitre
Ma réponse
amis de son imperfechion.
mon entreprise:
& vos plus sinceres
convaincre vOs partisans
Chap. X.-Page 140.
toutes les parties de St. Dodans
de
L'émigration avait été tes-considérable dans la provinee du Nord. Beaucoup
depuis la révolte des Négres
dans les isles wvoisines, quelgrues-ans de
mingue,
avec leurs familles
pas moins
glanteurs étaient passés la
85 Pon supposait que du contiavaient cberché un axile 2 Janaigue, tems dans les diverses parties
sétaient transportés en diferens
10,000
nent Ambrigue.
ce que
je dois vous rappeller
à réfuter ce chapitre ainsi dire, dirigé tout ce qui
Avant de commencer c'cst moi qui ai, pour
; que par
vous savez tres-bien, que lorsque les Anglais en ont pris possesson vos erreurs sans
a eu lieu à St. Domingue
personne, en état de relever de" continuer la
là je suis, Monsieur, plus que
à nos leéteurs, avant
comJe suis oblige d'en appeller
pour mes malheureux
nombre.
la vérité & mon attachement leur observer & à vous que, si
tâche pénible que
Je dois
& de légereté dans ce
patriores m'ont forcé d'enteptendre. de négligence
T'êtes beauprésent vous avez été coupable Colonic, dans ce qui suit vous
& peu
jusqw'a
écrit sur cette
mémoires incertains
que vous avez
n'est
sur quelques
contient ce que les
coup plus; car ce
plus & dû écrire le chapitre qui
nombreux que vous avez pu
Z
tâche pénible que
Je dois
& de légereté dans ce
patriores m'ont forcé d'enteptendre. de négligence
T'êtes beauprésent vous avez été coupable Colonic, dans ce qui suit vous
& peu
jusqw'a
écrit sur cette
mémoires incertains
que vous avez
n'est
sur quelques
contient ce que les
coup plus; car ce
plus & dû écrire le chapitre qui
nombreux que vous avez pu
Z --- Page 94 ---
86 )
Anglais ont fait à St. Domingue; beaucoup
aux succès de votre patrie dans cette
des, officiers qui ont contribus
paux commandans y sont revenus & Colonie, sont en Angleterre : les princivous avez pu,les consulter.
Votre ouvrage parait en Mars 1797, & le
à Londres depuis près d'une année
Général Williamson, est de retour
Capitaines Mackaras &
; les Colonels Whitelock &
&lcs
Smith,
Spencer,
été à St.
beaucoup d'Anglais de toutes les
Domingue, ont séjourné dans ce
classes qui ont
ils ont ajouté aux possessions de la
pays-ci, depuis que par leurs travaux
& de la plus utile des Colonies. Vous Grande-Bretagne une partic de la plus belle
quelques erreurs dans cette partie de étes donc bien inexcusable s'il SC trauve
vu plusieurs fois, je n'ai jamais refusé votre de ouvrage, surtout, si vous ayant
que je devais avoir, comme
vous faire part des: connaissances
pour conduire cette importante ayant, d'après votre aveu, été envoyé exprès
apprendra-t-il donc que le
opération : avec quel sentiment le leéteur
tient le plus d'erreurs. chapitre dix de votre livre est celui qui conje vais vous réfuter. Je C'est comme témoin oculaire & confidentiel
m'oblige ici,
que
tout Ce quej'avancerai
Monsieur, de fournir les preuves de
nies
pour manifester l'injustice & la
envers mes malheureux
barbarie de vos calom-
& la bravoure qui leur est compatriotes qui, avec la loyauté, la franchise,
conquis, méme
naturelle, se sont donnés à
sans
par l'excès des malheurs qui les Angieterre avoir été
gleterre, Monsieur, & j'appelle sur moi la
accablaient, J'écris en Ansi je ne prouve pas que vous avez
vengeance entiere des honnétes gens,
des Créoles & des colons qui, injustement voulu rendre suspeéte la fidélité
eux pour mériter les secours du par tous les sacrifices, ont fait tout cei quiétait en
l'entiere destruétion à laquelle leur gouvernement généreux qui les a préservé de
patric les avait condamnés.
Si ma réponse contient quelques
responsable. Je ne demande
crreurs, c'est moi seul qui dois, en étre
nos ledteurs. En vous
pas votre indulgence, Monsieur, mais celle de
que divers intérêts répondant, mon ame est cruellement
habitans.
vous ont fait écrire contre la Colonie & affligée de ce
ses généreux
Je prie mes Jecteurs de se rappeller, ainsi
avancez dans ce paragraphe, bientôt il servira que à vous, Monsieur, ce. que vous
vous condaniner,
able. Je ne demande
crreurs, c'est moi seul qui dois, en étre
nos ledteurs. En vous
pas votre indulgence, Monsieur, mais celle de
que divers intérêts répondant, mon ame est cruellement
habitans.
vous ont fait écrire contre la Colonie & affligée de ce
ses généreux
Je prie mes Jecteurs de se rappeller, ainsi
avancez dans ce paragraphe, bientôt il servira que à vous, Monsieur, ce. que vous
vous condaniner, --- Page 95 ---
87 J
Page 140.
oljets en wue, se vendirent en Anplanteurs, ayant d'autres
Les principaus
gleterre.
les effets pour les
marchant d'erreurs en erreurs, vous prenez de St. Domingue
Toujours
déclarer que pas un seul propriétaire été en France : ceux
causes ; je dois vous
cn Angleterre; ; tous ont
infortuné
n'est alors venu de la Colonie qu'après les malheurs de notre
l'ont fait depuis, n'y sont arrivés été alors un des premiers à y revenir,
qui étais venu éxprès en 1791, j'ai
des hostilités; beaucoup
Roi : jy
le faire qu'après lc commencement de possesion de la
les autres n'ont pu
que lorsque par la prise
peu de
même n'en ont eu les moyens recevoir des secours du commetce:
les Anglais, ils ont pu
ils ne connaissaient les Colonies que
Colonie par résidés à St. Dominguc, &
ceux-la avaient
esimpautitement
Page 140.
dès lafin de 1791 (long-tens
circonstance à ma propre conmaissance que STAngleterre) u grand
Cestune
des bostilités entre la France du Roi, les sollicitant
avant le conmencement s'étaient adressés aux ministres le Roi de la Grandepombre de proprittaires
possession du pays pour
derveyer 272 armement prendre de fdilité des babitans.
Bretagne 65 recevair le serment
Anglais en
aux ministres
avaient fait des propositions
& je m'y suis
Peu de propriétaires à cette époque vint en Angleterre, trop prouvé
1791. Je suis celui qui les malheurs des Colonies n'ont que
de
trouvé seul; ; les événemens & ministres du Roi de prendre possession de la
était sage de proposer aux
sa destruction, mais celle arrivés
qu'il
non seulement
les événemens
St. Domingue pour empécher les Colonies Anglaiscs; ,
était raisonnaJamalique & celle de toutes
combien cette proposition répondent
cette époque ont trop prouvé des Marons à la Jamaique
depuis
St. Vincent, la guerre
ble; la Grenade,
'ont que
de
trouvé seul; ; les événemens & ministres du Roi de prendre possession de la
était sage de proposer aux
sa destruction, mais celle arrivés
qu'il
non seulement
les événemens
St. Domingue pour empécher les Colonies Anglaiscs; ,
était raisonnaJamalique & celle de toutes
combien cette proposition répondent
cette époque ont trop prouvé des Marons à la Jamaique
depuis
St. Vincent, la guerre
ble; la Grenade, --- Page 96 ---
88 )
pour ceux qui avaient annoncé & prévu les malheurs
D'après cela, si c'est moi qui ai
des Colonics Anglaises,
ma conduite, ma constance aurait dà présenté aux ministres ces observations,
qu'on les secourût, &
vous prouver que les colons étaient
n'avait
que celui, qui n'avait cessé d'annoncer
dignes
pas voulu tromper les ministres du Roi.
ce qui est arrivé,
Page 140.
Jls assuraient Gje crains avec plus de confance de
dbabitans desiraient se mettre sous la domination gue vérité) gue toutes les classes,
vue d'une escadre Britarnique, la Colonie
Anglaise, 65 qu'à la premiere
se rendrait sans résistance.
XSi un habitant étranger aux Colonies, si un autre
avait écrit cette phrasc, on pourrait l'attribuer à qu'un colon propriétaire
Monsieur, colon de la Jamaique, vous
son ignorance, mais que vous,
assez inepte pour avoir proposé aux ministres puissiez croire qu'ily ait un habitant
trop absurde. Comment pouvait-on leur
ce que vous dites, c'est aussi par
les classes des habitans dela Colonie desiraient avancer ce que vous écrivez, que toutes
Grande-Bretagne, puisqu'ils savaient
se mettre sous la puissance de la
voltés & que c'était
que les Mulatres & les négres
contre eux qu'il fallait défendre la
étaient résentiment d'intérêt persoanel comme
Culonie? Il n'y a qu'un
faire écrire ainsi. Je ne ferai pas d'autre propriétaire à la Jamaique quiait pu vous
nous liront, vous jugent, ainsi
les réponse 5 que les hommes sages qui
ministres aussi instruits
que prétenducs propositions faites à des
la
que ceux qui sont à la téte de
Grande-Bretagnes !
T'administration de
Page 140.
Dans Tété de 1793, 2011 M. Cbarmilly (un de
sécrétaire d'état, de dépèches pour le Général ces planteurs) fut chargé par le
6 commandant en chef de la Jandigue, Iillianson, lnimunrgautemner
cordant cependant beaucorp de latitude hisiguifant les ordres du Roi (acCorà la diserétion du gouverneur)
pour --- Page 97 ---
89 )
des habitans dc telle partie
de capitulation
Britanqu'il acceptit les propositions solliciteraient la protedion du goueoernanent
de St. Domingue gai
.
nique.
- : W
asi
de votre ouvrage : ce
ugtta
sur- la scene
vos amis,
20 Enfin, Monsieur, vous m'introduisez inconnu, & vous saviez par
Monsieur de Charmilly ne vous est pas connaitre parfaitement la Colonie
vous avait dit, qu'il devait vous prie de vous ressouvenir
& par ce qu'il
c'est donc lui qui.
s'il le trouFrancaise, de St. Domingue, le Ginéral Williamson actepterail, St. Domingo)
de ce que vous avez écrit; que de
(of sucb parts of
toute
sur- la scene
vos amis,
20 Enfin, Monsieur, vous m'introduisez inconnu, & vous saviez par
Monsieur de Charmilly ne vous est pas connaitre parfaitement la Colonie
vous avait dit, qu'il devait vous prie de vous ressouvenir
& par ce qu'il
c'est donc lui qui.
s'il le trouFrancaise, de St. Domingue, le Ginéral Williamson actepterail, St. Domingo)
de ce que vous avez écrit; que de
(of sucb parts of
toute vait bon E5 atilé, les propentions, Cette copitulation phrase servira bientôt à prouver
lul'feraient faire des offres.
a
)
qui
&_votre injuste partialité. ES bnoo 5
votre malveillance. :
A
acq
20 : 2
0D ud wls
n onbint
saotd fo sino
Page. 141.
Mbinec Tammn
qu'il comtz
-
des troupes le Gowrerneur était autorist a détachers sufhsantes, pour prendre
Bt pour ceteffet Jandiqués lcs, forces qu'il croirait
ce qu'il
21 le:
1 mandait
se
les: places. qui rendrmient.iugul
conserver, toutes
2007 1e M2P trDi >: :T
ispostaion.ke arrivât des. renforts d'Angletere. eluov soina
A
X5
: AnI 1 3ooe iup
Ja
était
or lup luse 53 E27 2 23 Monsieur, que: le Gouverneur, de Jamaique prendre posVons. convenez ici, les troupes qui seraient suffisantes pour
ce
autorisé à n'envoyer que
étre rendues ou livrées, jusqu'a aviez
session 65 conserver les places qui fhssent pourraiente arrivées d'Angleterre. Si vous
que des troupes de renforcement? phrases & sur lesaveux EMT qu'elles contiennent, & vous
bien voulu réfléchit sur vOs propres
que je vais rclever,
tombé dans les inconsequences
d'ûne entreprise
vous ne. seriez pas
ont êté chargés
y seriez : absténu de caloranier ceux qui
que ceux qui
yous
& plus compleiement
Je
- a e1ce exécutée plus heurcusement du Roi n'espéraient eux-méines.
qui l'avaient proposée, & que les ministres 0207 Llat 5 DI oe nt 1et
T uq ita i ageo asinis sol 1U3 satc 2L0V SA
leponreatbiens 1009 amontinte's irp
ai si auinobeo
-5T so sarage'e
Aaoslamimantil
snsiniin-el cing sireoanmega-iou
- a e1ce exécutée plus heurcusement du Roi n'espéraient eux-méines.
qui l'avaient proposée, & que les ministres 0207 Llat 5 DI oe nt 1et
T uq ita i ageo asinis sol 1U3 satc 2L0V SA
leponreatbiens 1009 amontinte's irp
ai si auinobeo
-5T so sarage'e
Aaoslamimantil
snsiniin-el cing sireoanmega-iou --- Page 98 ---
g0 )
Page 141.
M. Charmilly ayant donc remis les instrudions qui lui
sans délai zun agent à Jérémie, petit port d'une ville étaient confiées, envoya
Anse auquel il appartenait.
du distria de la Grande
Comme, dans les phrases suivantes, vous accusez
ministresles avantages d'une
ceux qui ont présenté aux
conduits parleur intérêt opération sur, St. Domingue, d'y avoir été portés &c
induisez VOS
personncl,jedois relever ici l'erreur dans
leéteurs, sans doute pour prouver votre
laquelle vous
de Charmilly envoya d'abord à Jérémic
accusation ; c'est que M.
dit à vos lecteurs
(to wbich be belonged): cette
que j'ai conduit les Anglais a la Grande
phrase
prouver ce que vous avancez plus bas que j'ai
à
Anse, pour
cherchant à sauver d'abord la
songé mes propres intérêts, en
mes propriétés. Je dois
dépendance & la partie de la Colonic où étaient
vous dire & à nos leéteurs
aucune habitation dans cette
que je n'ai jamais possédé
Sud, oà est située ma dépendance ; que Cavaillon, paroisse de la côte du
versant les' doubles sucreric, en est à plus de 50 milles par terre en tramontagnes, où il n'y a que des chemins
que par mer, elle en est à plus de cent lieucs. Cette
pour les chevaux;
plus méchante que, si vous aviez voulu
erreurinsidieuse est d'autant
planteurs de St.
vous instruire auprès des nombreux
Domingue qui sont à Londres, il
vous eût dit que j'étais
n'y en a pas un seul qui ne
étranger par mes propriétés au quartier de Jérémie.
Page I41.
On s'attend sans doute que je donnerai
détails
vaient naitre 6 sur les forces gu'il fallait quelques
sur les diffculiés qui decombattre dans
joindre aux possessions Britanniquei une Colonie d'une cette entreprise, pour
élendue.
si grande valeur 6s aussi
J'ai en vain lu & relu votre
que vous
ouvrage, je n'ai pu y découvrir
promettez sur les difficultés qui s'offrirent
les détails
tarder l'exécution de la détermination
pour s'opposer ou reque très-sagement avait pris le ministre
vaient naitre 6 sur les forces gu'il fallait quelques
sur les diffculiés qui decombattre dans
joindre aux possessions Britanniquei une Colonie d'une cette entreprise, pour
élendue.
si grande valeur 6s aussi
J'ai en vain lu & relu votre
que vous
ouvrage, je n'ai pu y découvrir
promettez sur les difficultés qui s'offrirent
les détails
tarder l'exécution de la détermination
pour s'opposer ou reque très-sagement avait pris le ministre --- Page 99 ---
gi )
n'a existé que dans votre
T'état des forces que vous présentez
l'événement T'a
Britannique €
bientôt par mes réponses : mais
dans la
imagination, jele prouverai
Anglaises ont. été reques
mieux prouvé, puisque les troupes
de canon ni de fusil.
encore
avoir été obligées de tirer un seul coup
Colonic sans
Page 141.
mais s'il parait, comme mal
traite ici un sujet tr2s-délicat,
leurs
E5
Je sais bien que je
les personnes gui, par
représentations de tromheureusement il paraitra, que Te projet ou avaient l'intention
leurs sollicitations, ont fait adopter elles-mémes,. dans les reprisentations
per, ou ont É1É grosierenent trompées Anglais dans. cette occasion.
gaielles ont faites au gaucemnanost
d'apporter de
Monsieur, combien vous étiez obligé
moins
Vous avez bien senti,
mais vous n'en avez pas
dans cette partic de votre ouvrage,
peut-on concevoir
précaution
votre légereté ordinaire : comment dans le premier
été emporté par homme, qui a Thonneur de siéger
qui,
qu'un colon, qu'un
d'accuser sans preuves des personnes Oui,
sénat de l'univers, soit capable
services à sa patric?
ont rendu les plus grands vous le ferez (if it shall
par leur dévouement,
comme vous assurez que
les ministres
Monsieur, si vous prouvez, les personnes qui ont sollicité
if woill) que
meant to deceive)
appear, as unbappily avaient intention de les tromper (eitber
à encourir
d'accepter leur projet
elles-mèmes; ; je consens volontiers
j'ai
ou ont été grosierementt trompées Monsieur, plus que qui que ce soit,
la punition des traitres, car moi, & fourni les plans aux ministres pour entre1791 sollicité, représenté
de laquelle je me suis chargé.
depuis
opération, de la conduite
je n'ai pas pu être.
prendre cette grande
& à toute T'Angleterrc, que
s'il y a:
Je vous déclare ici, Monsieur, la Colonie & les habitans; ; ainsi,
trompé, car je connaissais trop moi, & je dois étre livré à lindignation vraies
ce ne peut étre que
; donnez des preuves
un coupable, haîne dc tous les honnêtes gens en Europe Mais si vous ne prouvez
& à la
droit de les attendre, &je les sollicite.
confirment
au public,jai
contraire la suite de mes réponses
vous avancez, si au
les succès ont passé,
pas ce que
loyal & fidcle, si je prouve que
à toute
combien jai été franc,
entrevoir, trouvez bon que j'en appelle
les espérances que javais fait
; donnez des preuves
un coupable, haîne dc tous les honnêtes gens en Europe Mais si vous ne prouvez
& à la
droit de les attendre, &je les sollicite.
confirment
au public,jai
contraire la suite de mes réponses
vous avancez, si au
les succès ont passé,
pas ce que
loyal & fidcle, si je prouve que
à toute
combien jai été franc,
entrevoir, trouvez bon que j'en appelle
les espérances que javais fait --- Page 100 ---
92 )
la Grande-Bretagne, pour vous juger, & que je vous livre aux
j'appelle sur moi, si je suis coupable; j'ai d'autant
sentimens que
que vous avez pu savoir des
plus à me plaindre de vous,
qui devaient étre fournis
ministres, par votre nouvelle place, les
comme servant de basc aux succès des' moyens
posés.
projets proPage 141.
C'est de mon ressort 6 de mon devoir de placer lei rion-siiccès
compte de ceux qui en sont la cause, I'bistorien
gui aeu lieu sur le
la connaissance des faits,
qui dans pareil cas supprime
moins coupable
par crainte, par faveur ou par afettion, est à
que Técrivain fadlieus 6 énai, qui
la
pèine
dignité de Tbistoire aux préjugés de parti,
sacrifié wérité 65ila
Vo 3a
tro
Vous vousi étès jugé vous-même ici, Monsieur
plans qui ont été proposés, & je suis
; prouvez le non-succès "des
pas, quel jugement les hommes
coupablé ; mais si vous ne le faites
vrage, d'après ce que vous exigez justes vous-méme porteront-ils de vous & de votre oud'un historien ? doiso au'up
J'ignore & je né rechercherai si
Va 0o dioo erovinuT 35 secde
malheureux
pas vous avez été porté à écrire contre les
propriétaires de St. Domingue,
de
dire que l'ordre:inférieur de la noblesse par l'esprit parti qui.vous a fait
moins de droit à un mérite réel, Mais était d'autant plusi cxigeaht qu'il-avait
je dois penser 8cije érois;
ouvrage, que votre intérêt personnel, comme planteur de la d'après votre,
coup. contribué a vous faire exprimer comme
Jamaique, à beaus
sur la Colonie, :
vous l'avez fait sur'les Colons &i
esi
b:tole Tr aiqab
Page 142,
oros.aitmong
Les commnissaires
slobs 2001 s6
de France 0,000 républicoins, comme le leÉletr en a été informé, avaient. dmené
déja dans la hommies de troupes choisies qui, ajoutées ais troupès
Colorie, 65 la: milice' du pajs,
nationales
Blanes effeétifs, avxguiels furent
composaienit tin corps diz 14'215,000
libres, tSc. Ces
joints plusietirs corps de Mulotresits dENESTEP
tronepes moritaient Éri toiir à Ténviron
tifs, assez bien réglés 6s disciplinés, 8 ce
25,000-Bommes efe6
commissaires par une. proclamation
gui est plus' important; aclimiatés Les
diudorenaffiantinage aboli evamtges esl
effeétifs, avxguiels furent
composaienit tin corps diz 14'215,000
libres, tSc. Ces
joints plusietirs corps de Mulotresits dENESTEP
tronepes moritaient Éri toiir à Ténviron
tifs, assez bien réglés 6s disciplinés, 8 ce
25,000-Bommes efe6
commissaires par une. proclamation
gui est plus' important; aclimiatés Les
diudorenaffiantinage aboli evamtges esl --- Page 101 ---
( 93 )
à tout ce que vous avez avancé, il est
Avant de commencer à répondre
page 109, vous dites que les
bien important de fixer les idées des leéteurs; Juillet 1792 : ici vous dites
commissaires civils partirent de France en hommes de troupes choisies qui,
qu'ils étaient accompagnés de six mille Colonie 8c les milices du pays, fordéjà existantes dans la
jointes aux troupes
&joignant à cela, de votre pleine puissance,
maient un corps de 15,000 Blancs,
20e de votre oupartie des Mulâtres que vous avez dit, page
hommes en
la plus grande
moment des troubles,que 4,700
vrage, n'avoir été en tout au premier
de troupes négres qui n'ont
état de porter lés armes ; vous ajoutez des corps hommes bien armés, bien
existé, vous établissez une armée de 25,000
que les commisjamais
eu de corps négres qu'après
disciplinés: : (quoiquilnyait
saires civils eurent proclamé la liberté).
assertion ferait demander aux leéteurs les
Mais sentant' bien que votre
hommcs étaient rassemblés,
avancez, & où ces 25,000
preuves de ce que vous
sans nous dirc dans quelle proporvous les dispersez dans tous les quartiers,
de la Colonie, ce qui était
tion ils étaient divisés dans les trois provinces
présentaient les proétablir les difficultés & le danger que
très-essentiel pour
ministres Anglais d'adopter, & qui se bornaient,
jets que l'on avait sollicité les
141, à prendre possession ef all
comme vous l'avez établi vous-méme, faisant page usage de vos propres phrases.
such places that might be surrendered: créez à plaisir, je dirai que, page IAO
détruire les difficultés que vous
de
avaient émigrés
pour
vous établissez que beaucoup planteurs
dans la
de votre ouvrage,
leur famille depuis la révolte des négres
avec toute
s'étaient
de St. Domingue étaient dans lesisles voisines que quelques-uns s'étaient répartie du Nord; qu'ils
l'on
que 10,000 planteurs
retirés à la Jamaique, &x que supposait
du continent d'Amérique: :
différens tems; dans diverses parties
fugiés, en
la population Blanche qu'à 30,800
vous oubliez que vous n'avez porté
comment a-t-elle pu, fournir
Blancs. Après l'émigration dont vous convenez, à la Colonie & les forces puissantes
les nombreuses milices que vous donnez
? Vous oubliez surtout d'étavous avez crées de votre plein pouvoir faites exister cette armée de:
que
essenticl; : c'est l'époque où vous
au le 13
blir un point
fixerons à T'arrivée des commissaires Cap
25,000 hommes. Nous la
favorable à votre assertion.
Septembre 1792, moment le plusB b
Blancs. Après l'émigration dont vous convenez, à la Colonie & les forces puissantes
les nombreuses milices que vous donnez
? Vous oubliez surtout d'étavous avez crées de votre plein pouvoir faites exister cette armée de:
que
essenticl; : c'est l'époque où vous
au le 13
blir un point
fixerons à T'arrivée des commissaires Cap
25,000 hommes. Nous la
favorable à votre assertion.
Septembre 1792, moment le plusB b --- Page 102 ---
94 )
Mais alors la guerre n'existait pas encore cntre la'
ce n'est qu'en Février 1793 qu'elle a eu lieu
France & l'Angleterre,
qu'en Juin de cette année, que les ministresm'ont entre les deux nations ; ce n'esti
tion des projets qui leur avaient été
envoyé pour suivré l'exécu-,
adoptés, toujours soumis à la possibilité de praposés, leur
& des plans qu'ils avaient
neur de la Jamaique,
exécution suivant Pavis du
qui, étant sur lcs licux, demeurait
gouverleur exécution, & dont l'entier succès tenait
juge de la facilité de.
d'Europe.
aux secours qui devaient arriver!
a
C'est à cette époque qu'il faut donc nous placer,
les difficultés qui se trouvaient dans la Colonie. pour juger quelles étaient
votre ouvrage, que les commissaires,
Or je vois, page 114 de.
(vous n'ignorez point
ayant soumis le Port-au-Prince & Jacmel,
émigration) arriverent que cette opération avait encore produit une
au Cap le 10 de Juin 1793;
très-grande
qu'après dix jours passés en négociations &
page 115, vous dites
verneur & son frere débarquerent le 20 Juin en préparations hostiles, le gou-,
quaidés par la milice, &c. &cc., ils se
avec un corps de 1,200 matelots sr
saires réfugiés dans le
présenterent pour attaquer les commis-;
de
&
gouvernement, où ils étaient défendus
Couleur, un corps de troupes
par les Hommes:
réglées avec une piece de canon.
Vous avez été au Cap, Monsicur; vous
m0)
vernement, vous devez savoir combien avez vu la cour ou lejardin du gou-:
troupes qu'il peut contenir; 1500 soldats peu considérable serait. le nombre: der
pouvoir manceuvrer : les forces qui y étaient y seraient,trop embarrassés pour y,
canon : si vous réunissez les
renfermées n'avaient qu'un seul,
déclarerent pour lui & celles troupes qu'avait amcné Galbaud, celles qui ser
même combien à cette époque le qu'avaient nombre de les commissaires, vous verrez vous-:
sidérable, & qu'après le combat
toutes ces troupes était peu con-!
qui, selon vous,
pas en rester beaucoup; si vous ajoutez à cela le futferce and bloody, ilne dut
page 116, avoir eu lieu depuis le 21
massacre que vous rapportez,"
1500 hommes qui vous dites dans la jusqu'au 23 au soir, en' joignant les 12 ou!
vaisseaux avec lc Général
notc, page 121, s'être retirésà bord desi
de 25,000 hommes
Galbaud, vous conviendrez, Monsieur, l'arméel
que vous avez créée, était bien
que
vous voulez compter vous-méme,
loin, d'exister; enfin, si
vous verrez que, d'après vOs propres
acre que vous rapportez,"
1500 hommes qui vous dites dans la jusqu'au 23 au soir, en' joignant les 12 ou!
vaisseaux avec lc Général
notc, page 121, s'être retirésà bord desi
de 25,000 hommes
Galbaud, vous conviendrez, Monsieur, l'arméel
que vous avez créée, était bien
que
vous voulez compter vous-méme,
loin, d'exister; enfin, si
vous verrez que, d'après vOs propres --- Page 103 ---
( 95 )
du Nord
blanche de la partie
toute la population
partic de cette
aveux, toute ou presque du 23 Juin 1793; enfin qu'aucune été formée, n'exisétait détruite à T'époque de celle qui avait réellement
remis au
arméc, par vous créée ou
à la Jamaique, le 24 Juillet, j'ai Tutilité
lorsqu'à mon arrivée
pour qu'il pât juger
tait plus,
les paquets dont j'étais chargé,
Général Williamson
les ministres en Angleterre.
& des plans acceptés par
de
des projets
vous instruire récllement
des calculs imaginaires,
lorsque vers la fn
Il aurait fallu, sans.faire
avait dans St. Dominguc,
pour
la quantité de troupes qu'il y ordonna les préparatifs de Texpédition n'y avait
Williamson
qu'il
d'Aodt, le Général Colonie. Vous auriez eu connaissance
qu'il
prendre possession de la
dans toute la partie Française: de
hommes de troupes d'Europe,
de Négres ni d'Hommes
pas 2,000
milicc Blanche ni aucun corps
les armes, les portaient
n'y avait aucune
nombre de ceux qui portaient
civils, mais qu'il
Couleur ; que le petit attachées au parti" des commissaires
Vous
nationales
& encore moins discipliné.
comme, gardes
formé régulierement
étaient disséminés dans les
n'y avait aucun corps hommes de troupes de ligne
auriez su que les 2000
corps & incomplets.
partics de la Colonie en très-petits
du
qui
différentes
affaire 19Jain
faire mention dc la fameuse
la bravoure, le
Vous auriez dà surtout les annales de la Colonic, par ont déployé
sera toujours célebre dans lcs habitans de la Grande Anse
Cet
& la patience que
Colonie entiere de St. Domingue.
courage
qui a sauvé la
dit
présent, combien
dans cette journée, plus que tout ce que j'ai jusqu'a les plans qui avaient été
événement prouvera dificultés à vaincre pour exécuter vous avez exagéré la
peu il y avait de
il
encore combien
le Juin, unc
proposés sur St. Domingue ; prouvera dont la population éprouva, 19 ils étaient
des Hommes de Couleur,.
depuis, & combien
force
ils n'ont jamais pu. se relever
sur la Colonie.
diminution dont
de T'exécution des projets
dangereux au commencement
Juin 1793, 1200
peu
vous saurez que le 19
le poste
Nos leétcurs & vous, Monsieur, de quelques Négres attaquerent dans les
de Couleur acompagnés
en caffé de ce nom,
Hommes
des Rivanz, situé sur Thabitation ville de Jérémic; il n'était
appellé le Camp conduisent du Port-au-Prince à la Blancs de la Grande Anse,
montagnes qui
3 ou 400 des braves habitans
alors défendu que par
3, 1200
peu
vous saurez que le 19
le poste
Nos leétcurs & vous, Monsieur, de quelques Négres attaquerent dans les
de Couleur acompagnés
en caffé de ce nom,
Hommes
des Rivanz, situé sur Thabitation ville de Jérémic; il n'était
appellé le Camp conduisent du Port-au-Prince à la Blancs de la Grande Anse,
montagnes qui
3 ou 400 des braves habitans
alors défendu que par --- Page 104 ---
96 )
accompagnés de quelques-uns de leurs
grande case du
bâtie
esclaves : le corps de garde était
lâtres arriverent propriétaire
sur le haut d'une colline : trois fois
la
jusqu'à une portée de
de
les Mupiece de canon de deux livres, trois fois pistolet ils
cette case défendue par une
enfin le commandant blessé dès le
en furent honteusement repoussés;
une sortie générale des cases oà l'on commencement de l'attaque, ayant ordonné
mis en déroute complete, laissant se tenait renfermé, les Mulâtres furent
200 blessés qui moururent dans sur la place plus de 500 des leurs & de
rable d'autres
leur fuite, sans
un
plus
qui se sauverent avec
compter nombre considéde Couleur ne SC sont plus rassemblés peine; depuis cette viétoire les Hommes
blieront jamais. Les généreux
seuls ; la leçon a été sévere & ils ne l'oubat, sauvé la Colonic de St. défenseurs de la Grande Anse ont, par ce comla Jamaique 6 toutes les Colonies Domingue, des & j'ose le dire, ils ont ce jour-la sauvé
Antilles.
Ce sont là les habitans de la Colonie les
c'est eux, surtout, qui ont sans cesse qui premiers ont reçu les Anglais ;
mois après cet honorable événement combattu pour eux. C'est plus d'un
commissaires avaient
que je suis arrivé à la
tremblé d'un si
Jamaique. Les
tout sur la défensive, réduits
grand succès, & ils se tenaient
craindre. Ajoutez
par le petit nombre de leurs partisans à parbâtiment de
encore, qu'il n'y avait plus dans la Colonie
tout
guerre considérable, la frégate
qu'un seul
tems après l'arrivée des Anglais à Jérémie. P'lnconutante, qui fut prise peu de
teurs verront comme vous, combien
Vous voyez, Monsieur, & les lecétait la Colonie, lorsque le Général Williamson grande est votre ignorance sur l'état où
en exécution les projets des ministres
a jugé utile à sa patrie de mettre
teur, béni par les
sur St. Domingue. Ce général
propriétaires, est ici, ainsi
bienfaiqui ont été les premiers dans la Colonie que beaucoup d'officiers Anglais
gui de vous ou de moi
: qu'on les consulte; ils
dire
trompe ses lecteurs.
pourront
Page 240 aux notes additionnelles de votre
dans la partic du Sud de la Colonie de St. ouvrage, vous dites. qu'il n'y a que
diberté aux esclaves) ait été mis à
Domingue, où le décret (qui donnait la
votre livre en 1797, &
exécution; il est bien étonnant que
exécution dans la partie que vous ayez ignoré que cette loi a été aussi vouspubliez mise
du Nord, dans une partie de celle de
à
l'Ouest, enfin àla
nelles de votre
dans la partic du Sud de la Colonie de St. ouvrage, vous dites. qu'il n'y a que
diberté aux esclaves) ait été mis à
Domingue, où le décret (qui donnait la
votre livre en 1797, &
exécution; il est bien étonnant que
exécution dans la partie que vous ayez ignoré que cette loi a été aussi vouspubliez mise
du Nord, dans une partie de celle de
à
l'Ouest, enfin àla --- Page 105 ---
97. )
doivent être
Vos leéteurs
Lucie & à la Guiane Française.
écrite après T'ouGuadeloupe, à St.
est dans une note
surpris de cette erreur qu'elle
negligé de vous instruire
d'autant plus
combien vous avez
vrage ; elle doit lcur prouver
vous écriviez.
le sujet sur lequel
de ce qui regardait
Page 143.
craide toutes les parties de la Colonie,
nombre (des Négres)
la liberté, ne fat une trop
Cependant un grand
leur faisait, de
dans
peut-ltre que cette ofre, qu'on
pour s'assurer une retraite du
gnant faveur pour étre de durée, en profterent la nature, gue lintérieur
grande
des lieux foriifits par
les montagnes 65 semparer
ponfaurnit.
quantités de Négres se sont retirés
découvert que de grandes endroits naturellement fortifiés
Oà avez-vous & se sont établis dans les
ne contient aucun
dans les montagnes,
Française de St. Domingue
:
du pays? La partie de la Colonic sont parfaitement connucs
de l'intérieur
toutes les parties
où une popolation de 100
endroit semblable,
lieu d'un difficile accès
dans les
clle ne renferme aucun
ne sont pas assez considérables de la Colonie
Négres pât s'établir; les montagnes forment la plus grande partie
étroites de l'isle qui
le Cul-de-Sac, est cettc plainc
deux pointcs
Au centre, vers
de chemins.
Française de St. Domingue.
abattue & coupée par beaucoup
conentierement connue,
n'avez-vous pas
si renommée,
vous ont si mali instruit : pourquoi
y sont arrivés? ?
Citez les personnes qui
depuis que les Anglais
celles qui ont habité St. Domingue
vous aurait aisément détrompé.
sulté
Williamson, ou beaucoup d'autres,
le Général
Page 143.
joints, & I'on groit gu'emiron
Négres) se sont suecessivenent
une espece de répuPlusieurs corps (de
cii ils ont formé
établis dans ces retraites,
100,000 se sont
Dindividus
blique sauvage.
absurde qu'une population de 100,0001 & y
Qui a pu vous faire le conte
& inacc essibles de la Colonic,
rassemblée dans les endroits sauvages
sauvage ?
s'était
de république encore plus
avait établi unc espece
Cc
Négres) se sont suecessivenent
une espece de répuPlusieurs corps (de
cii ils ont formé
établis dans ces retraites,
100,000 se sont
Dindividus
blique sauvage.
absurde qu'une population de 100,0001 & y
Qui a pu vous faire le conte
& inacc essibles de la Colonic,
rassemblée dans les endroits sauvages
sauvage ?
s'était
de république encore plus
avait établi unc espece
Cc --- Page 106 ---
( 98 )
Vous étes Colon, propriétaire d'habitations,
les Négres & le climat des
vous avez vu &c pu observer
croire à un rassemblement Colonics, & vous pouvez parler, vous semblez
de 100,000 Négres!
un motif d'intérét
Non, VOus ne le croyez
personnel vous a fait écrire
pas;
vous d'abord un lieu inaccessible
cette phrasc ; car, oà fixeriez-:
avez-vous calculé la grande étendue qui puisse contenir une telle population ?
si grande peuplade dans l'intérieur de terrain nécessaire pour nourrir une
des
loin
que la mer & le commerce
montagnes,
de tous les secours
devez savoir combien il faut de fournissent ? propriétaire dans les Antilles, vous
Négres qui n'auraient plus la viande vivres de terre pour nourrir une quantité de
ture. Comment
& le poisson salé pour aider à leur nourripourrez-yous admettre un rassemblement
Négres sous le même
subit de 100,000
qui devricz avoir étudié gouvernement, le
sans magazin ni terrain défriché, vous
cette espece d'hommes ? Une caraétere léger, inconstant, ennemi du travail, de
qui ait été dans les Colonies, république de Négres! il n'y a pas un homme
sicur, n'avez-vous
que cette idée ne fasse rire. Comment, Monpas examiné ce qui is'est passé depuis le
malheurs de St. Domingue & dans les autres
commencement des
a eu lieu ? Comment n'avez-vous
Colonies, où la revolte des Négres"
que la nature leur a donné,
pas vu que les Négres, fideles au
ne connaissent
caraétere
qui est fondé sur une entiere
qu'une sorte de gouvernement, celui
actuels sont-ils mémc
soumission ? Comment, Monsieur, les faits
chefs, disons
perdus pour vous ? Voyez, lisez la liste
plutôt de leurs souverains les
immense de leurs
qu'on les compte, & vous parlez de
plus absolus; c'est par douzaines
découvrira
république pour des Noirs! La suite
peut-être vOS raisons. Je continue.
nous
Page 143.
Semblable 2 celle des Caraibes Noirs de l'isle de
fruits spontanées de la terre 6 du bétail St. Fincent, ozè ils vivent des
chasse.
sauvage gu'ils se procurent par la
Ce n'est plus l'habitant des
parcouru les Antilles,
Colonies, ce ne sont plus les voyageurs ont
que j'interpelle pour
qui
#Os leéteurs: l'habitant en
jugerl'erreur que vous présentez à
Europe qui a réfléchi sur la société
humaine,
ibes Noirs de l'isle de
fruits spontanées de la terre 6 du bétail St. Fincent, ozè ils vivent des
chasse.
sauvage gu'ils se procurent par la
Ce n'est plus l'habitant des
parcouru les Antilles,
Colonies, ce ne sont plus les voyageurs ont
que j'interpelle pour
qui
#Os leéteurs: l'habitant en
jugerl'erreur que vous présentez à
Europe qui a réfléchi sur la société
humaine, --- Page 107 ---
99 )
ses ressources & lc malheur
Thomme qui a médité sur les intérêts de son pays, du travail qui doit nourrir leurs
occupés sans cesse
combien cc
attaché à tant d'infortunés aussi bien que le propriétaire des Colonies,
osez
familles, jugera tout
& impossible. Quoi! vous de
vous avancez ici est invraisemblable à celle du petit nombre
que
de 100,000 hommes
des fruits de
comparer une population vivent à St. Vincent, non du produit spontanéc le
familles Caraibes qui
à faire vivre une seule famille, commc prouvent
la terre qui ne suffiraient pas
mais qui vivent avec beaucoup de peines
les Négres Marons de nos Colonies, & légumes, racines ou bananes qu'ils
cultivent & des grains
nourrir une
de ceux qu'ils
Monsieur, lcs fruits spontanées qui peuvent
plantent. Citez-nous,
ajoutez-y méme tous les bestiaux sauvages de
population de 100,000 individus, les recesses and tbe naturalfastnesses
vous voudrez, & vous verrez que
nourrir six mille hommes.
que
& de la Jamaique ne pourront nourrir de nombreux
tout St. Domingue étendue. de terrain il faut pour
égale
Songez un peu quelle
destruétion occasionnerait une population
troupeaux, & quelle prompte
des fruits spontanées de la terre; ajoutez
à celle que vous faites si aisément vivre Française de St. Dominguc, il) n'y a de
dans aucune partie de la Colonie
dans la partic Espagnole où les
que
& qu'il n'y en a pas plus
&
sont
bestiaux sauvages,
existent ont tous leurs maitres, quoiqu'errans, deux ou
nombreux troupeaux qui
nécessaire, & ils le sont ordinairement
aisément rassemblés, lorsqu'il est
diminués de ce qu'ils
année. Ces troupeaux sont beaucoup
de 100,000
trois fois chaque
suffire long-tems à une population
le
étaient autrefois & ne pourraient
comme serait forcée de
hommes qui en feraient leur nourriture principale,
de la terre.
réduite à vivre des fruits spontanées
faire une population
demandcque les leéteurs Européens vous
les
Vous deviez bien vous attendre éloigné & sans communications avec
raient comment cette population chasses, & fournir aux moyens d'échange
ports de mer pourrait multiplier ses
la poudre, 8c. dont elle aurait
nécessaires pour avoir les armes, le plomb, les enfans & les femmes ? Le
nécessaires pour vétir
les
besoin, & les objets demandera si à T'approche d'une pareille Colonic,
cultivateur instruit vous
de son établissement, & surtout
sont restés tranquilles speétateurs
Espagnols livré leurs bestiaux.
s'ils lui ont
population chasses, & fournir aux moyens d'échange
ports de mer pourrait multiplier ses
la poudre, 8c. dont elle aurait
nécessaires pour avoir les armes, le plomb, les enfans & les femmes ? Le
nécessaires pour vétir
les
besoin, & les objets demandera si à T'approche d'une pareille Colonic,
cultivateur instruit vous
de son établissement, & surtout
sont restés tranquilles speétateurs
Espagnols livré leurs bestiaux.
s'ils lui ont --- Page 108 ---
100 )
Loin, Monsieur, que les Négres
dois vous dire qu'ils n'ont
ayent pris un parti aussi insensé pour eux,
pas quitté lcs quartiers les plus
je
despotiques se sont seulement occupés
habités, & que leurs chefs
tiver, à leurs nouveaux
(&c ont eu beaucoup de pcine) à faire culsujets, quelques coins de terre
que ce ne sont même que les vicux Négres, les
pour y planter des vivres,
forcer à ce travail. Je dois vous dire
enfans & les femmes qu'on a pu
tions qui leur sont
que, malgré le grand nombre d'habitaabandonnées, & les nombreuses bananeries
trouvées, les Négres ont éprouvés & éprouvent
qu'ils y ont
malheurs de la disette, quoiqu'ils
journellement les plus grands
ont été fournies les
ayent été aidés par les provisions qui leur
par Américains des Etats-Unis. Vous
Négres, Monsieur; je vous
connaissez peu les
habité les riches
réponds que ce ne seront jamais ceux, qui ont
l'isle
habitations, qui se retireront dans les endroits inaccessibles
pour y mener une vie sauvage. Le Négre
de
châtiment séverc avait
de
coupable & craignant un
jamais il n'a cessé de beaucoup peine à se décider à fuir dans les bois;
solliciter son pardon, lorsqu'il a
car les Négres haissent la solitude.
pu espérer de l'obtenir:
Page 143S'abstenant prudemment d'une guerre offensive, se fant leur
rocbers fortifiés que la nature a élevés autour
pour stireté dans les
ne sera pas une entreprise aisée, de les
d'eux, 8 desquels, selon moi, ce
déloger.
Une société de 100,000 Négres serait
accordez pour rctraite serait
trop connue, & le lieu que vous leur
entiere; alors où
trop considérable, pour ne pas tenir une province
la nature
placez-vous à St. Domingue leurs rOcs & les
que
a fortifiéc pour eux? Elles n'existent
forteresses
& dans votre histoire: : car la position méme où que dans votre imagination
limpossibilité
vous les placez
d'yavoir une culture en vivres du
porte avec elle
de 100,000 hommes,
pays suffisante à une population
vivres naturels
puisque les montagnes très-élevées
aux Antilles.
rapportent peu des
pas tenir une province
la nature
placez-vous à St. Domingue leurs rOcs & les
que
a fortifiéc pour eux? Elles n'existent
forteresses
& dans votre histoire: : car la position méme où que dans votre imagination
limpossibilité
vous les placez
d'yavoir une culture en vivres du
porte avec elle
de 100,000 hommes,
pays suffisante à une population
vivres naturels
puisque les montagnes très-élevées
aux Antilles.
rapportent peu des --- Page 109 ---
I 101, )
Page 143.
du Nords étaient morts
Nègres révoltis, dans la province montant 2 ce que Pon
Un grand nombre des
Mais une troupe de désespérés, à la guerre, à la
de maladie & de faim. homunes, aguerris E5 accoutumés
suivent
supposait à environ 40,000
encore en armes 65 préts à descendre,
étaient
dépastation E5 au meurtre, toutes les nations indiutindenent.
Toccasion qui s' Sogrirhit, sur
dans le dénomla même erreur qui vous a guidé raison qu'il est mort
Je remarque ici, Mohsieur, Colonie. Vous dites d'abord avec
Cependant
brement des forces de la
du Nord parmi les révoltés.
à
dans la partie
Noirs, accoutumés
beaucoup de Négres
créez une armée de 40,000
vouloir s'éd'un coup de baguette, vous sur toutes les nations qui pourraient
la guerre, & prêts à descendre
tablir dans St. Domingue.
vérité,
avoir établi un fait d'une très-grande de faim, à la
Comment! Monsieur, après
ont péri de maladie,
Négres
beaucoup de Négres
aux 100,000
e'est-à-dire, que
de leurs chefs, vous ajoutez
que la
guerre, & par la cruauté
40,000 guerriers 1 & en convenant de dire qu'une
formés en société républicaine
vous ne craignez pas
de la
beaucoup de Négres, &
des fruits spontanées de
faim a détruit individus peut vivre exister voudraient s'emparer
société de 100,000 les faire accourir sur ceux qui donner du, peu de fondeterre, & cela pour meilleure preuve que je puisse seuls n'ont attaqué les
St. Domingue ! La
nulle part les Négres
les Blancs &
est que
conduits par
ment de vos craintes,
que lorsqu'ils étaient chefs
les Négres
Anglais, qu'ils ne les ont attaqué Blancs & des Mulatres. Les sous parmi leurs ordres.
accompagnés) par des soldats n'ont jamais eu 100,000 hommes Biassou, Toussaint,
qui ont été les plus puissans, en a rassemblé le plus.
3,000 a-la-fois,
Jean François est celui qui n'en ont jamais commandé &
Maréchal & dix autres étaient toujours trés-jaloux indépendans qui
Macaya, chefs & leurs sujets
ici à consulter les personnes
& tous ces
Je vous renvoie encore
les Anglais y sont arrivés.
les uns des autres. à St. Domingue depuis que
ont fait quelque séjour
D d
jamais eu 100,000 hommes Biassou, Toussaint,
qui ont été les plus puissans, en a rassemblé le plus.
3,000 a-la-fois,
Jean François est celui qui n'en ont jamais commandé &
Maréchal & dix autres étaient toujours trés-jaloux indépendans qui
Macaya, chefs & leurs sujets
ici à consulter les personnes
& tous ces
Je vous renvoie encore
les Anglais y sont arrivés.
les uns des autres. à St. Domingue depuis que
ont fait quelque séjour
D d --- Page 110 ---
102 )
Quant aux propriétaires Blancs, les seuls sur lesquels nous devions compter, une
très-grande partie, comme nous l'avons wll, peut-éireplus que la moitié du tout,
avaitquitté le pays.
Soyez donc d'accord avec vous-même : à deux pages.de celle-ci, vous faites
monter les Blancs en armes à 15,000; ici, vous avouez que la moitié de la
population avait quitté le pays: vous auriez dà savoir &, dire que les septhuitiemes l'avaient quitté; car c'est un fait positif.
Page 144Parmi ceux qui restaient, il y en avait sans doute quelgues-uns qui desiraientsincerement le rétablissement du bon ordre E5 le bonbeurd'un goievernement rigulier;
mais la plus grande partie étaient desgens d'un bien diférent carattere. C'élait
des bommes yui n'avaient rien à perdre, mais tout à gagner, dans l'anarcbie 6.
la confusion.
Certainement tous les propriétaires qui étaient dans la Colonie, desiraient le
rétablissement de l'ordre & de la tranquillité, &c CC ne peut être qu'au nom de
ceux-là qu'on' a traité, les autres n'étaient pas des habitans propriétaires de la
Colonic, ils étaient ses ennemis : ils tenaient au parti des commissaires, maisje
puis dire que tout ce qui était Colon Blanc, quelic quc fàt son opinion, desirait
appartenir à l'Angleterre ; le fait en a fourni la meilleure preuve, & la suite de.
mes réponses le démontrera.
Page 144Beaucoup d'entr'eux avaient pris possession des propriétés S effets des proprittaires absens.
Quand on avance un fait, il faut en citer la preuve. Les Mulâtres & les
commissaires avaient seuls pris possession des propriétés des Blancs., Le plan
tout ce qui était Colon Blanc, quelic quc fàt son opinion, desirait
appartenir à l'Angleterre ; le fait en a fourni la meilleure preuve, & la suite de.
mes réponses le démontrera.
Page 144Beaucoup d'entr'eux avaient pris possession des propriétés S effets des proprittaires absens.
Quand on avance un fait, il faut en citer la preuve. Les Mulâtres & les
commissaires avaient seuls pris possession des propriétés des Blancs., Le plan --- Page 111 ---
( 103 )
déclare qu'auleéteurs le prouvera, maisi icije
été mis
: je découvrirail bientôt à mes arrivée à St. Domingue avec les Anglais,)
quej Blanc n'avait, (avant mon
absens ou massacrés.
cun
des propriétaires
des habitations
en possesion
Page 144.
sattendre à éprouver une opposition
017 devait naturellements
de meilleurs principes,
Degens de cette espece,
parmi ceux qui avaient
attaché aux.
détermintt, 85 nalharouenent nombre qui fot sincerement
de
avait qu'un très-petit
de rentrer en possession
il n'y en
avoir en vue, gue
Anghis: : la majorité ne pardissant
ses habitations.
n'étaient pas ceux qui
& leurs partisans
s'y oppoCertainement Tes commissaires
& on devait s'attendre qu'ils devait
livrer la Colonie aux Anglais,
leur conduitc cC qu'on
devaient
les autres, ils ont prouvé par
seraient : pour
attendre d'eux.
étonné de quelquer-unes de
sil'on pouvait être
du cceur.
Après ce qu'on a Iu jusqu'ici, surtout de votre peu de connaissance vous avez vécu
on le serait
de plus de 50 ans,
vos propositions,
vous êtes âgé
place parmi
humain. Quoi ! Monsieur,
les savans, & vous prenez la nature
vous êtes admis parmi
connaissez assez peu
dans le monde,
patric ! cependant vous
ne connaissent pas!
les sénateurs de votre les homines s'attachenti à ce qu'ils fussent attachés
humaine, pour penser que habitans propriétaires de St. Domingue Yêtre? qu'avait fait
Qui vous a dit que les les connaitre P pourquoi devaient-ils
société avezavant de
dans quelle
aux Anglais
pour eux F dans quels hommes, bienfait ? quel autre droit, que
la Grande-Bretagne
précédat le
des Colons
trouvé que la reconnaissance
avait-elle au dévouement si bien
vous
intérêt personnel, T'Angleterre le desir de se sauver,
celui d'un
Monsieur,
engagé les Colons
de St. Domingue ? Certainement, coeur de Thomme, a le premier
&
la nature dans le
de les prendre sous sa proteéion,
gravé par
Britannique
de la Grande-Bretagne
à solliciter le gouverement nombre de ses sujets. L'intérêt ont voulu, en ayant
a les recevoir au
les glanteurs Frangais
lui. a fait accepter cette: proposition,
, T'Angleterre le desir de se sauver,
celui d'un
Monsieur,
engagé les Colons
de St. Domingue ? Certainement, coeur de Thomme, a le premier
&
la nature dans le
de les prendre sous sa proteéion,
gravé par
Britannique
de la Grande-Bretagne
à solliciter le gouverement nombre de ses sujets. L'intérêt ont voulu, en ayant
a les recevoir au
les glanteurs Frangais
lui. a fait accepter cette: proposition, --- Page 112 ---
104 )
recours à' une métropole qui avait des Colonies, & là lc
qu'eux à les sauver, se mettre sous la
par
même intérêt
soumettant aux lois positives &
protedtion de la plus puissante, en se
prohibitives de son gouvernement.
L'Angleterre a vu son intérêt dans
de
ellc a dû faire les efforts nécessaires T'acceptation ses lois prohibitives, &
Iui offrait. Relisez la
pour s'assurer les immensesavantagese qu'on
c'est la base du
capitulation que j'ai signée avec. le Général
contrat qui a été passé alors sous des
Williamson,
avec la Grande-Bretagne ; si elles ont été
conditions réciproques
suite fera voir si on y a manqué &
exécutées, le contrat est rempli; la
térét direét &
qui y a manqué; mais il fut fait pour l'inpour l'intérêt personnel de chaque
de l'avoucr.
contractant, je ne crains pas
Quoi! Monsieur, les hommes vous sont si inconnus
de Colons fussent attachés au
que vous croyez que peu
avantages de ce
gouvernement Anglais, avant que l'on connût les
qui
gouvernement, & jusqu'àquel point il ferait le bonheur de ceux
s'y soumettaient ! peut-on aimer ce qu'on ne connait pas? Ce
connaissait de la puissance de la
que l'on
étre protégé, l'attachement devait Grande-Bretagne suffisait pour desirer d'en
paternels des
suivre le premicr service, & ce sont les soins
gouvernemens qui amenent l'attachement & le
gouvernés. Qui plus que le coeur sensible & reconnaissant dévouement des
Domingue a connu ce sentiment ?. Toute leur conduite des Colons de St.
prouvent. J'ai vu en
& leur dévouement le
le
parcourant votre livre que vous cherchiez à faire
contraire : j'ai en vain cherché une preuve de votre
supposer
de la tentative ne vous en rend pas moins
induétion ; la honte
fera mieux connaître la
coupable, & la suite de ma réponse
conduite de mes
vain vous voudriez jetter quelque
généreux compatriotes. En
des faits, c'est par leurs actions soupçon sur leur dévouement ; c'est par
qu'ils soutiendront la
connaitre depuis long-tems : leur
réputation qui les a fait
franchise, leur
seront toujours les mêmes; j'en ai
générosité, leur bravoure
Colonic ; &
pour garant tout ce qui s'est passé dans la
vous, Monsieur, le premier, ainsi que tous ceux
vous, peuvent être leurs ennemis, je vous défie de citer
qui, comme
pas été conquis, mais qui de son
un peuple qui n'ayant
sance étrangere, ait
propre mouvement s' 'étant soumis à une puisplus mérité sa protedtion! C'est comme Colon de St.
ont toujours les mêmes; j'en ai
générosité, leur bravoure
Colonic ; &
pour garant tout ce qui s'est passé dans la
vous, Monsieur, le premier, ainsi que tous ceux
vous, peuvent être leurs ennemis, je vous défie de citer
qui, comme
pas été conquis, mais qui de son
un peuple qui n'ayant
sance étrangere, ait
propre mouvement s' 'étant soumis à une puisplus mérité sa protedtion! C'est comme Colon de St. --- Page 113 ---
105 )
à ce défi: :
je vous interpelle de répondre Général Wilc'est au nom de tous que coeur du bon, du généreux
de leur
Domingue,
j'en appelle au
sauvés; qu'il dise s'il doute
mais en attendant,
après les avoir
le nom du Général
liamson qui les a gouvernés,
Oui, Monsieur, le Colon de St.
& de leur reconnsisancel avec bénédiétion par
de
dévouement, sera d'àge en Age pronoucé si les Colons sont susceptibles. nom dc
Williamson Lui, Monsicur, a éprouvé c'est qu'après avoir, au
Domingue.
Pourquoi i?
avec lui, ila mérité
dévouement & d'attachement. politique du contrat passé eux & par les consorempli la partie ses soins paternels pour bienveillance uniTAngleterre, par sa bonté, par
enfn c'est par sa
cet attachement
dans leurs coeurs,
il est gravé pourjansis
lations qu'il a versées
la Colonic,
de St.
Jamais son nom ne périra qu'avec dc la partie Frangaise
verselle.
les familles des planteurs
dans l'amc dc toutes
Domingue.
Page 144.
au bas ordre de
appartensien
d'ent?' eux sous lear ancien gouemnenont titres 85 de leurs bormeurs en proportion
Beaueoup 8 étaient jaloux de leurs réelle était disputable. Ils eraignaient
la noblesse
2 une distinélion
quil les réduirait au niveat
de ce que leurs prétenitions de lois 85 de goacemanent
Tintrodugion d'un système
général de tout le peuple.
on vous pardonnelivre sous un autre hémisphere, aucun rapport à
avicz écrit votre
ignorer ce quin'a
Si vous
vous faites ici, car on peut milieu de vos compatriotes instruits de la
rait) T'erreur que
de la France, au
de
de T'ordre
soi: mais que si près
de milliers Français que vous disiez que
existait, qu'entouré
aisée à vérifier,
inféde ce qui y
écrit une erreur si avaient appartenu à l'ordre
noblesse, vous ayez
de St. Domingue c'est aussi montrer trop d'ignobeaucoup de propriétaires lower order of nobles),
avait pas en France
rieur de la noblesse (the qui ne vous eût dit qu'il n'y & de riche, d'anrance! ! Il n'y a personne
: qu'ily en avait de pauvre tous les gentilsinférieor dans la noblesse droits étaient égaux parmi
d'ordre
mais que les
auriez aussi appris que beaucoup
cienne & de nouvelle, appris cela, & vous
hommes; vous auriez
Ee
trop d'ignobeaucoup de propriétaires lower order of nobles),
avait pas en France
rieur de la noblesse (the qui ne vous eût dit qu'il n'y & de riche, d'anrance! ! Il n'y a personne
: qu'ily en avait de pauvre tous les gentilsinférieor dans la noblesse droits étaient égaux parmi
d'ordre
mais que les
auriez aussi appris que beaucoup
cienne & de nouvelle, appris cela, & vous
hommes; vous auriez
Ee --- Page 114 ---
106 )
d'habitans propriétaires à St. Domingue avaient Thonneur d'étre du corps de lar
noblesse; que beaucoup de cadets de famille étaient administrateurs des biens.
ou de leurs parens, ou d'autres propriétaires, qui plaçaient avec plus de plaisir:
leurs propriétés sous la conduite d'hommes, qui à leurs talens joignaiert Jes.
principes d'honneur qui ont toujours distingué la noblessc Française..
Page 145.
Ainsi leurs motifs étaient intéressés 653 leur attacbement faible; leurs efforts
la cause commune ne promettaient pas d'être puissans ni efficaces.. pour
Je suis déjà convenu avec vous, Monsieur; que le contrat passé entre les
propriétaires Français & les ministres de la Grande-Bretagne, avait été fait:
respedtivement par des vues personnelles; je ne crains. pas de le répéter ici..
Mais c'est en mon nom, & au nom de tous les planteurs de St. Domingue,
je vais vous. sommer d'apporter des preuves, que leurs efforts n'ont que été
vigoureux & efficaces.
pas
Avez-vous, Monsieur, consulté les ministres pour connaître quelles étaient
les conditions sous lesquelles je suis parti, comme vous le dites, dans l'été 1793,
chargé des ordres 8c des instructions nécessaires pour livrer St. Domingue à la
Grande-Bretagnei P Avez-vous été instruit des moyens de remplir mcs instruc-.
tions que j'ai trouvées à la Jamaique ? Avez-vous bien considéré si quelques
événemens de force majeure. ont, ou n'ont pas, contrarié les plans proposés aux
ministres ? Enfin vous bornez-vous à ce que vous avez écrit pour établir ce
quia dà se passer à St. Domingue? Sij'ai prouvé jusqu'à présent
ne fut plus mal informé que vous ne l'êtes dans tout ce
que, jamais on
à cet
que vous avez écrit
égard, je vous garantis que vous l'êtes encore moins sur ce-qui s'ést passé
à St. Domingue, Mon.récit va vous le prouver.
J'établis d'abord, Monsieur, que les habitans propriétaires de la Colonié ont
entierement & mille fois au delà tenu tout ce qu'ils ont promis. Cinquante
lieues de.côte ont été remises à 500 soldats de troupes Anglaises : ka viile du:
, jamais on
à cet
que vous avez écrit
égard, je vous garantis que vous l'êtes encore moins sur ce-qui s'ést passé
à St. Domingue, Mon.récit va vous le prouver.
J'établis d'abord, Monsieur, que les habitans propriétaires de la Colonié ont
entierement & mille fois au delà tenu tout ce qu'ils ont promis. Cinquante
lieues de.côte ont été remises à 500 soldats de troupes Anglaises : ka viile du: --- Page 115 ---
107 )
tems; pas un:
Colonies, leur a été remis dans le méme ont été logés
Mole; le Gibraltar des n'a été tiré: les troupes, officiers & soldats, ils ont été logés dans:
seul coup de canon Jérémie & à leurs dépens; au Môle,
par les habitans de
les forts & cazernes.
de la ville deJérémic pour"
n'a été envoyé hors comme avant de, s'être
Pas un seul soldat Anglais
ont continué,
-
Grande Anse : les habitans
à
frontieres dans.
garder la
gré à la Grande-Bretagae, du defeudre.leurs au camp des Irois..
donnés de leur plein des Rivaux, au camp Centre,
tous les postes; au faire. camp de plus ?
Que pouvaientils
qu'il n'y ait euplus de Fran--
n'a eu lieu dans aucun quartier Lenvie 8x, la jalousie ne
Aucune attaque
donné Texemple.
d'Anglais: ; ils ont toujours leur courage 8c leur loyauté.
gais; que jamais à faire soupgonner
réussiront
demands pour le service du gouvernefourni tout ce qui leur a été
? que pouvaientont
qu'importe
Ils
motifs étaient personnels (selfisb),
ment: si leurs
ils faire de plus 2
nom & au leur, de dire
moi,je vous interpelle, en mon de la ville de Jérémie & du
A présent, Monsieur,
Ils ne sont pas sortis
sculs, & c'est
fait de plus les Anglais? & soutenuc. par les propriétaires
dont
ce qu'ontf La guerre a été continuéc
ils ont protégé la tranquillité je
Mole. de leur sang que journellement
: c'est comme témoin de que tous
aux dépens
ont joui dans leurs garnisons cette. vérité. connue
les troupes Anglaises d'autres qui puissent contredire
parle; produisez-en & de la Colonie.
s'était déjà
les. Anglais
& la Grande Anse
entre la Jamaique ont la route de l'AngleCependant le commerce denrées de cette dépendance pris par la terreur, &
établi, & dépuis, lès
encore secourue que qu'on avait mulLa Colonie n'était cependant hommes de troupes Anglaises fournies aux
terre.
de T'arrivée de 560 les munitions & provisions
l'étonnement
& par
yous le demande
en autant de milliers,
leurs propriétés: je
tipliés
défendaient cux-mémes
habitans qui
faire de plus :
encore, que pouraient-ils
pris par la terreur, &
établi, & dépuis, lès
encore secourue que qu'on avait mulLa Colonie n'était cependant hommes de troupes Anglaises fournies aux
terre.
de T'arrivée de 560 les munitions & provisions
l'étonnement
& par
yous le demande
en autant de milliers,
leurs propriétés: je
tipliés
défendaient cux-mémes
habitans qui
faire de plus :
encore, que pouraient-ils --- Page 116 ---
108 )
J'ajoute moi, Monsieur, qu'ils ont sans cesse fait ce qui leur a été demandé,
&jen suis d'autant plus assuré que c'est moi qui ai été l'organe de toutes les
demandes, càr les deux officiers qui commandaient T'expédition de St.
Domingue ne parlaient pas Français; 2 &x que je n'ai pas quitté un seul jour le
Colonel Whitelock, que membre du conseil privé de la Grande-Anse, j'étais le
point de communication par lequel tout passait; c'est donc avec vérité que je
dis que rien ne s'est fait sans que jy aie assisté, comme pas une attaque n'a cu
Jieu sans que je m'y sois trouvé.
Page 145.
Jene trouve pas que le nombre de Français portant les armes, (j'entends les habitans Blanes) qui nous ont joints dans aucun tems, ait jamais excédé 2,000.
Vous êtes ici plus exaét que vous n'avez l'intention de l'être. Quand les
Anglais ont reçu St. Domingue le 19 Septembre 1793, il n'y avait pas dans
toute la Colonie Française 2,000 Blancs en état de porter les armes, & ils ne
prenaient possession que d'une petite partie où il n'y avait pas 700 Blancs en
état de servir militairement.
Mais ce nombre augmenta bien vire, &je peux démontrer que lors de la prise
de Port-au-Prince, il y avait plus de 5,000 Colons Français portant les armes
pour le service de la Grande-Bretagne dans la partie alors en possession des
Anglais. Je suis prét à en fournir le dénombrement, s'il est nécessaire.
J'ajoute, Monsieur, que jamais le Colonel Brisbane n'a eu, avant le mois
d'Aott 1794, plus de 50 ou 60 Anglais pour défendre St. Marc : avec quelles
troupes l'a-t-il donc fait pendant long-tems ? à Leogane, il n'y a eu que 50
hommes avec le Capitaine Smith ; à Larcahaye, aux Vascs & Boucassin, il
n'ya eu pendant long-tems des troupes que momentanément;
il eu,
elles n'ont jamais été nombreuses & elles restaient toujours dans quand leurs y'a
Cherchez, Monsieur, des preuves pour me contredire; moi, j'en appelle garnisons. à toute
l'armée Anglaise & à toute la Colonic,
donc fait pendant long-tems ? à Leogane, il n'y a eu que 50
hommes avec le Capitaine Smith ; à Larcahaye, aux Vascs & Boucassin, il
n'ya eu pendant long-tems des troupes que momentanément;
il eu,
elles n'ont jamais été nombreuses & elles restaient toujours dans quand leurs y'a
Cherchez, Monsieur, des preuves pour me contredire; moi, j'en appelle garnisons. à toute
l'armée Anglaise & à toute la Colonic, --- Page 117 ---
109 )
Page 145.
parmi cur, il 5 avait des indrvidus des
cependant injuste de ne pas dire, que de tout souppon, E5 qui ont rendu
Ils serait
était az dessus
le Vicomte
distingués, dont la fidélité entr'autres le Baron de Montalenibert, d'autres.
services tras-importans, Sources 85 peut-étre un petit nombre
de Fontangess M. Des
à nuire
quand vous cherchez
vous voulez louer, que
des faits les plus
Aussi peu exact quand
votre ignorance complete
d'inmalheureux compatriotes;
il y a eu bcaucoup
à mes
phrase. Oui, Monsieur,
les intérêts de la
simples, se montre à chaque
grand dévouement pour
votre
dividus qui ont montré, le plus dessus de vos louanges, & ils méprisent louer. La
Ils sont au
être inexaét quand on reut
sont
Grande-Bretagne. mais au moins ne faut-il pas
Baron de Montalembert
censure :
d'honnête homme du
considérables que ceux
bravoure & le caraétere mais, ses services ne sont pas plus devriez savoir que
généralement connus, Thonneur de commander: vous
lorsque les
des officiers qu'il avait
que très-peu St. Domingue, depuis la
ne connaissait
il n'était habitant que
M. de Montalembert de la Colonic, dont
fait, sur Thabitation que
Anglais ont pris possesion année de séjour qu'il y avait
révolution & par une
des troubles de France.
oncle avait achetée au moment
son
formée à la Jamaique en faveur
sur St. Domingue fut
des propriétaires Français
Lorsque TYentreprise était parti pour une opération que savoir que le hazard l'a
des Anglais, il faveur des Espagnols ; vous devriez la
la Pénélope, qui
voulaient tenter en
de Jérémic sur frégate
dont il
seul amené à la prise de possession des habitans voués au parti Espagnol le brave &
revenait d'escorter le bâtiment rencontré en mer venant à St. Domingue, venir avec nous, avec
Btait ; que nous ayant eut ordre du Commodore d'y à Jérémie sans s'en
aimable Capitaine Rowley Baron de Montalembert se trouva
fixa, quoique
; que par là le
de ses amis qu'il sy donc
sa frégate;
ne fut qu'a la sollicitation
Le fait est
qu'il
douter, & que ce
étranger & inconnu.
hazard, maisill'a
lui fût absolument
que par
Je quartier
& qu'il n'a servi YAngleterre
voulait servir YEspagne,
F f
A
'y à Jérémie sans s'en
aimable Capitaine Rowley Baron de Montalembert se trouva
fixa, quoique
; que par là le
de ses amis qu'il sy donc
sa frégate;
ne fut qu'a la sollicitation
Le fait est
qu'il
douter, & que ce
étranger & inconnu.
hazard, maisill'a
lui fût absolument
que par
Je quartier
& qu'il n'a servi YAngleterre
voulait servir YEspagne,
F f
A --- Page 118 ---
110 )
servie cn homme d'honneur. Tous ceux qui ont eu celui de commander des
Français en ont fait de même. M. le Comte ô M. le Comte de ***
le Vicomte de B"*,le Chevalier de Sevré
battant, M. de Boisneuf
qui depuis a été tué en comqui a aussi été tué; enfin tous les officiers qui ont
commiandé, & mille colons de St. Domingue ont fait honneur
Britanniques, aussi bien que le Baron de Montalembert,
aux armes
se montrer reconnaissant de la confiance
qui plus qu'eux devait
qu'on a placé en lui,
tant plus grande qu'il.ne connaissait pas la
ni
confiance d'aumceurs, ni leurs intérêts
Colonie, ses habitans, ni leurs
politiques & commerciaux.
Au moins le Baron de Montalembert a servi, & s'il a mérité
comme les officiers sous ses ordres & tous les Colons, il
vOs louanges
que la fidélité du Vicomte de
avait
ne fallait pas dire
Vous n'avez
Fontanges
été au dessus de tout soupçon.
jamais pris la peine de vous en informer, car le
ou officier
premier Colon
Anglais auquel vous en auriez parlé, vous aurait
l'arrivée des Anglais à St. Domingue, il avait
dit, qu'avant
Roi
prété serment de fidélité au
d'Espagne ; que moi-même ayant fait exprès le voyage des Gonaives
pour le voir & le presser d'user de son influence dans son quartier
des Anglais, je trouvai chez lui T'Espagnol
en faveur
chement
Villanova; qu'il m'avoua franqu'il approuvait mon attachement pour le gouvernement Britannique, que pour lui il avait prété serment de fidélité au Roi
le tiendrait, & qu'en conséquence il lc servirait de
d'Espagne, qu'il
ne voyait aucun inconvénient les
tous ses moyens; qu'il
que Anglais eussent une partie de la Colonie
Française & les Espagnols l'autre; qu'il se joindrait à moi
tout
pourrait se faire d'utile & de concert
pour
ce qui
pour l'intérêt respedtif de ceux
servions; ; mais qu'il tiendrait à son serment comme un homme
que nous
le faire. Je n'entrerai
d'honneur devait
pas, Monsieur, dans les détails des
suivi cette conversation, je me bornerai à vous dire M. le opérations qui ont
tanges a tenu
que
Vicomte de Fondelà
très-exaétement sa parole; , qu'il est allé depuis à la
est venu en Angleterre, d'oà il s'est rendu en Espagne;
Jamaique,
après son arrivée ici, il fut fait
que peu de tems
Major-Général au service du Roi
appointemens, son fils reçu parmi les
de Sa
d'Espagne avec
ses appointemens accordés
pages
Majesté & une partie de
à sa femme & à son fils après sa mort, en forme
pension. J'ignore si c'est 2 la sollicitation du Roi de la
de
Grande-Bretagne &
en Angleterre, d'oà il s'est rendu en Espagne;
Jamaique,
après son arrivée ici, il fut fait
que peu de tems
Major-Général au service du Roi
appointemens, son fils reçu parmi les
de Sa
d'Espagne avec
ses appointemens accordés
pages
Majesté & une partie de
à sa femme & à son fils après sa mort, en forme
pension. J'ignore si c'est 2 la sollicitation du Roi de la
de
Grande-Bretagne & --- Page 119 ---
111- )
c'est que s'iln'a pas
qu'il lui a rendu; : ce que je peux faute, assurer, mais qu'il n'a pas été
pour les services
ce n'est pas s3
de servir.
réussi à servir, le Roi d'Espagne,
qu'il n'a janmis promis
d'ètre fidele au Roi d'Angleterre,
dans le cas
Sources; cC valeureux Créole n'était
trop louer le brave Des
mais il y vint peu de tems
Vous ne sauriez lorsque nous y sommes arrivés, cessé dc servir avec ce dévouepas à St. Domingue
& depuis il n'a
de St. Domingue dont
après la prisc du Por-au-Princc ordinairement parmi les propriétaires le peut-étre qui porte
ment qui sc trouve
Mes compatriotes inépriseront ils sont au dessus
on a mérité la confiance. n'avez pas nommés, car je le répeté,
sur tous ceux que vous
de vos louanges.
145-Note C.
Page
ressentiment contre
bien élevès 85 nourissaient 2Ln profond la classe des Gens de
Tous ces hommes étaient 2 cause des mawvais traitemens que
les planteurs Français,
Couleur en avait éproveé.
éducation que l'on
riches pour participer à la bonne
Iêtre plus
Des hommes assez
malheureux, & ne pouvaient
je
recevait en France n'étaient pas l'avez dit. Aux mêmes allégations,
esclaves, comme vous
faits & prouvez les indignités que
que les Négres les mêmes réponses; citez des me borne à vous répéter que
ferai toujours
reprocher aux Blancs ; je
la Colonie serait conles Mulâtres pouvaient été moins bons pour les Malatres, moins riches & moins
si les Blancs eussent auraient été moins nombreux,
servée, parce qu'ils
instruits.
de Couleur, que le Colonel
suit cette note sur les Hommes
de tous
Dans ce qui
amitié que vous, au grand chagrin qui
Brisbane avait pris en aussi grande récompensé. Un de ces Mulâtres,
Blancs, il en fut bientôt
qu'il avait, pour rentrer dans
les propriétaires
se servit du mot d'ordre même Colonel Brisbane leur
était son aide-de-camp, faire révolter ses camarades contre ce
en eux.
St. Marc &
avant sa mort, de sa confiance
bienfaiteur; il s'était bien repenti
Hommes
de tous
Dans ce qui
amitié que vous, au grand chagrin qui
Brisbane avait pris en aussi grande récompensé. Un de ces Mulâtres,
Blancs, il en fut bientôt
qu'il avait, pour rentrer dans
les propriétaires
se servit du mot d'ordre même Colonel Brisbane leur
était son aide-de-camp, faire révolter ses camarades contre ce
en eux.
St. Marc &
avant sa mort, de sa confiance
bienfaiteur; il s'était bien repenti --- Page 120 ---
112 )
Page 145.-Note C.
du Cap.Tiburon, 3 ou 400 Negres furent rassemblés dès les premiers commmencenens
sous un général Negre nommé Jean Kina qui servit bien 65 avec. fidélité.
Voilà un' homme dont vous ne pouvez trop parler; du bon, du brave Jean
Kina. Observez surtout que c'est un Négre, qu'il n'a cessé de
de
son maitre ; que tout ce qu'il gagne,il l'envoye à son maitre & à sa s'occuper
Jérémie. - Vous nc sauriez dire trop de bien de cet homme, de ce bon maîtresse, a
il n'a pas été un seul moment sans donner des
Négre; ;
&x de
preuvesde sa fidélité aux Blancs,
son attachement à ses majtres, dont il a sauvé tous les Négres qu'il fait
travailler lui-méme; ce Négre, est l'honneur des hommes de sa couleur.
Montrez-moi parmi les Mulâtres un homme qui puisse lui être comparé, & qui
soit aussi généreux, aussi honnête homme, aussi brave, qui connaisse surtout
aussi bien les Hommes de Couleur, qu'il méprise autant qu'ils le haïssent.
Le Général Williamson a beaucoup fait pour CC digne Négre, il a semé en
bonne terre ; lui & ses soldats seront roujours fideles aux Blancs; ils ont constamment servi au camp des Irois & au Cap Tiburon, avant que les Anglais
Tayenr perdu, & depuis toujours aux postes avancés des frontieres de la Grande
Anse.
Page 145.
D'après cette récapitulation, il est évident que l'invasion de St.
était
une
Domingue
entreprise beanconp plus conséquente 6 plus dificile que le gouvernement
Britannique ne parait l'avoir imaginé. - Si
Jusqu'à présent, Monsieur, je ne vois aucune des difficultés que vous
annoncez, si ce n'est celles créées par votre imagination; : je ne vous trouve pas
plus instruit des plans proposés &c acceptés par les Ministres
après avoir lu & relu votre ouvrage,je
d'Angleterre 5
n'apperçois pas sur quels faits. porte votre
récapitulation, que, je n'ai pas même apperçu. Mais je vois par les faits que
je vous ai cités, en vous répon'dant, que l'invasion est faite sans
peines, sans
0.
annoncez, si ce n'est celles créées par votre imagination; : je ne vous trouve pas
plus instruit des plans proposés &c acceptés par les Ministres
après avoir lu & relu votre ouvrage,je
d'Angleterre 5
n'apperçois pas sur quels faits. porte votre
récapitulation, que, je n'ai pas même apperçu. Mais je vois par les faits que
je vous ai cités, en vous répon'dant, que l'invasion est faite sans
peines, sans
0. --- Page 121 ---
113 )
de tiré. Je
ait un seul coup de canon étendue de
& sans quily
en
d'une
difficultés, sans dépenses dans la même semaine possesion Mole St. Nicolas, le port
du
vois la Grande-Bretagne la vois en outre en possesion vois tous ces faits balancés
côtes de 50 lieues,jel toutes les Antilles, & je ne
le plus avantageux de dénuées de preuves.
que par Nocalgations,
Page 146.
douter avec raison que toutes
naturelle du pays, on peut
eussent étÉ sufisantes
Vu Tétendue & la force
aurait pu fournir,
la Grande-Bretagse
les forces que la conquéte.
de rades & de
pour en faire
d'un pays rempli de ports, combats: : &c
consiste la force narurelle les Anglais ont été reçus sans une heure
En quoi de tous côtés? ? où
ilsn'ont pas éprouvé
bayes, & ouvert
été obligés d'en rendre, la derniere partie de J'article
où ils ont
des faits à
où partout,
bientôt par
? Je répondrai
de résistance & d'une maniere convsincante.
quej jai cité ici,
Page 146.
mfaantegsar
d'ordre 85 la sulordmnation
même tenis un tel degré
d'etre conserué.
Ety rétablir en
Colonie qui wvaldt la peine
l'état
en faire une
devriez savoir que dans
en 1797 : vous
possede la Grandevotre ouvrage
de cé qu'en
Vous publiez
les esportations,
sterling.
de la Colonie, derniere, à 2,000,0001.
malheureux élevées T'année
Bretagne, se sont
Page 146.
on Ta déja dit)
Williamson auquel (comme
avoir étéque le Général
avaient été confiées, a été trompé
La ocritigarat
de T'arnement
& les repré85 la diustribution du Roi, parles relations, fasorables sur" les dispola diredion les ministres
hardis & intéressés, dans St.
aussi bien que
faites par des individus Blanes qui étaient restés
sentations cxagérées
les planteurs
sitions de leurs compatriotch,
G g
Deninguc. --- Page 122 ---
114 )
Enin me voilà arrivé à la seconde attaque personnelle que vous me faites:
vais répondre pour mon compte; vos lecteurs & le public me jugeront. Le je
Général Williamson, dites-vous, was deceived equally, with the
by the favorable accounts and exaggerated representations
King'sMinisters,
rested individuals, ESc. of sanguine and inteCeque vous dites ici me regarde
le seul qui ait pu tromper & les Ministres & le Général personnellement; je,suis
le seul qui ait été envoyé les
Williamson ; car je suis
par Ministres dans la Colonie, &
le seul qui ait représenté all Général Williamson
je suis presque
l'utilité &c.les
'Angleterre de prendre possession de St.
deceived equally, with the
by the favorable accounts and exaggerated representations
King'sMinisters,
rested individuals, ESc. of sanguine and inteCeque vous dites ici me regarde
le seul qui ait pu tromper & les Ministres & le Général personnellement; je,suis
le seul qui ait été envoyé les
Williamson ; car je suis
par Ministres dans la Colonie, &
le seul qui ait représenté all Général Williamson
je suis presque
l'utilité &c.les
'Angleterre de prendre possession de St. avantages pour
sanguine and interested. Je vais
Domingue, je suis donc cet' individu
aux
répondre pour moi, & par là mettre le comble
preuves que j'ai données de votre légereté à censurer une
dont
vous n'avez aucune connaissance. opération
D'abord, Monsieur, de quel ceil vos ledteurs ont-ils dà voir que dans
moment où les gouvernemens ont besoin d'être entourés de toute la confiance un
des peuples, vous osez accuser de légereté, d'inconséquence &
les Ministres de la Grande-Bretagne? Est-ce un membre du Parlement d'imprévoyance
terre qui doit jetter sur Jes administrateurs de son pays le ridicule de faire d'Anglequ'ils ont pu se laisser tromper par quelques étrangers qui ne consultaient penser
leur propre intérêt; ; qu'ils ont pu leur en imposer sur les avantages dont que la
Colonic serait pour l'Angleterre, & qu'ils se soient laissé
gération toujours facile à reconnaître ? Enfin
tromper par une exa-. que des ministres, auxquels toute l'Europe, ainsi comment avez-vous pu imaginer
que toute la
reconnaissent des talens supérieurs, auraient à-Ja-fois oublié les Grande-Bretagne, intéréts
de l'Angleterre & ses avantages, pour se livrer
politiques
quelques habitans d'une Colonie
légerement aux projets de'
étrangere ? Moi, Monsieur, je le
au
peuple Anglais & à vous, je suis un de ceux qui, avec le plus de répete
depuis 1791,n'ai cessé de proposer, de représenter & de solliciter les persévérance,
Roi, de remplir les destinées heureuses de
ministres du
lonie de St. Dominguc. Je suis doublement l'Angleterre en 'emparant de la Cocoupable, sije l'ai été en
ces plans: car j'ai dit: c6 Voilà ce
proposant
66 tion."
gu'il faut faire, Bje me charge de TexécuC'est donc moi qui suis doublement responsable & du projet & du
défaut de succès. J'appelle sur moi toute l'indignation de la
sije ne prouve pas que j'ai rempli, & dix fois au delà, mes Grande-Bretagne
ministres, & cela sans qu'aucune vue d'intérêt direét m'ait
promesses aux
conduit, excepté les
--- Page 123 ---
115 )
service
d'honneur a droit d'attendre pour un grand l'attends
sécompenses qu'un homme Cela, je T'avoue, je l'ai attendu, & je réussi à
rendu à une nation puissante. le plus entier dévouement, j'ai
encore, parce queJ Je prouverai que, par
exécuter plus queje n'avais promis. la plus breve
de la maniere
Je vais entrer dans les détails de ma conduite la honte &le regret d'avoir
& il ne vous restera que montré
le
qu'il me sera possible,
homme d'honneur qui a
constamment ;
cherché à rendre suspect un
patrie: : les honnêtes gens me jugeront
zele le plus entier pour servir votre
par des preuves contraires, à ce que
Monsieur, je vous défie de répondre,
vous,
je vais écrire.
promis. la plus breve
de la maniere
Je vais entrer dans les détails de ma conduite la honte &le regret d'avoir
& il ne vous restera que montré
le
qu'il me sera possible,
homme d'honneur qui a
constamment ;
cherché à rendre suspect un
patrie: : les honnêtes gens me jugeront
zele le plus entier pour servir votre
par des preuves contraires, à ce que
Monsieur, je vous défie de répondre,
vous,
je vais écrire. cherché à prouver aux
comme je vous l'ai déjà dit, dès 1791, intérêt de sauver la Colonie de
J'avais, lAngleterre seule pouvait 8 avait
je renouvellai mes solliministres que
conserver les siennes. En 1792, d'un grand nombre de
St. Domingue pour
& avec Tapprobation
avec la France,
citations avec d'autres personnes
la guerre fut déclarée
réunis à Londres; après que
trouva alors devenu aisé ; &
planteurs
avait paru si difficile avant, se
conditions pour la
en 1793, ce qui
de soins, & de mémoires, des
après beaucoup de peines, ici, & je partis pour la Jamaique. Colonie furent préparées
mais seulement que
Thistoire de la Colonie que j'écris, de ce je peux
Comme ce n'est pas
je ne rendrai compte que
que T'on a
je réponds à ce qui ni'est personnel, les secrets que la confiance que
dire en honneur, sans compromettre
des promesses positives que javais
moi m'ordonne de taire, & sans parler
mon voyage, & encore
eue en
sauver la Colonie avant de partir pour survenus en Europe: ;
demandé pour
des- événemens politiques accordé ait eu son
moins sans accuser personne que tout ce quidevait m'être
de
qui ont pu empécher
est connu de tous les habitans
événemens
de ce qui
exécution. Je vais ne parler que
moi à St. Domingue pour T'expédition
des troupes passées avec fait
& au su de toute
la Jamaique,
enfin de tout ce quis'est publiquement, vous étre instruit,
qui a si bien réussi, habitans, ce dont vous devricz surtout
la Colonic & de ses
faire un livre sur St. Domingue. puisque vous avez voulu
accompagné de deux prod'Angleterre sur un packet-boal, l'autre comme parent, &
Je suis parti
T'un comme secrétairé,
priétaires de St.
T'expédition
des troupes passées avec fait
& au su de toute
la Jamaique,
enfin de tout ce quis'est publiquement, vous étre instruit,
qui a si bien réussi, habitans, ce dont vous devricz surtout
la Colonic & de ses
faire un livre sur St. Domingue. puisque vous avez voulu
accompagné de deux prod'Angleterre sur un packet-boal, l'autre comme parent, &
Je suis parti
T'un comme secrétairé,
priétaires de St. Domingue, --- Page 124 ---
( 116 )
de mon domestique Négre, Jen n'ignorais pas quel edt été mon sort, sij'avais:
été pris par les Français; ; arrivé à la Barbade, j'appris que l'attaque sur la
Martinique avait manqué, J'arrivai à la Jamaique vers la fin de Juillet,
où j'appris la destruction & l'incendie de la ville du Cap, la fuite de la
lation Blanche; j'y appris aussi le départ du Général Galbaud, & le popu- triste
état de St. Domingue. Les projets sur cette Colonic demeuraient les mêmes,
mais les plans devenaient différens: je fus accueilli par le Général Williamson
avec cette bonté, cette ouverture de coeur & cette confiance qui le font aimer
de tous ceux qui ont à traiter d'affaires avec lui. Après lui avoir remis lcs
ordres dont j'étais porteur & mes instruétions dont il avait le double, après
avoir eu trois heures de conversation avec lui, j'apperçus combien l'état
des choses était changé depuis peu & combien de difficultés nouvelles présentait l'état aétuel de la Colonie; ; cependant le récit de l'affaire du camp
des Rivaux me fit voir encore un moyen de salut ; il fallait du
de la résolution, de la patience, &c tout pouvait encore bien aller. courage, Le
Général Williamson me pria de réfléchir sur tout ce que je venais d'apprendre, & de lui communiquer promptement le résultat de mes cspérances & de
mes craintes, & d'aviser aussi au meilleur parti à prendre : ce qui nous donnerait un peu de temns dont nous avions besoin, pour plusicurs raisons.
Il faut ici que jc m'arréte encore, pour raconter un fait qui méritera à jamais
la reconnaissance des propriétaires de St. Domingue envers les habitans de la
Jamaique. Depuis cinq on six mois, & surtout depuis l'incendie du Cap, il
s'était réfugié beaucoup de grands propriétaires de St. Domingue à la Ja-
- maique, sur-tout de la partie du Nord ; à peine y étaient-ils que les. Espagnols,
qui avaient leurs projets, firent publier, par le président ou gouverneur de la
partic Espagnole, des proclamations invitant les propriétaires Français à se
rendre auprès de lui, enfin des proclamations si avantageuses & si exagérées
qu'elles devaient prouver la fausseté de ceux qui les faisaient. Beaucoup d'habitans en conséquence s'y étaient rendus successivement, & la premiere nouvelle que j'appris en arrivant à la Jamaique fut, qu'il SC faisait un armement
pour porter les principaux habitans de St. Domingue, qui étaient à la Jamaique, dans la partic Espagnole,
Mr. Henry Shirley, membre de l'assemblée de la Jamaique, avec une
fera
bontéqui
un éternel honneur à son bon coeur, s'était mis à la tête d'une souscription,
aucoup d'habitans en conséquence s'y étaient rendus successivement, & la premiere nouvelle que j'appris en arrivant à la Jamaique fut, qu'il SC faisait un armement
pour porter les principaux habitans de St. Domingue, qui étaient à la Jamaique, dans la partic Espagnole,
Mr. Henry Shirley, membre de l'assemblée de la Jamaique, avec une
fera
bontéqui
un éternel honneur à son bon coeur, s'était mis à la tête d'une souscription, --- Page 125 ---
117 )
de Ja Japropriétaires, les habitans & négotisins un navire
S avait engagé les principaux une somme suffisante pour équiper
qui
pour procurer
des colons Français
maique à s'y joindre,
était nécessaire au passage
&le fournir de tout ce qui
de la Colonié Espagnolc. Cette souscription, mille
se rendre à la capitale
élevéc à quelques
desiraient Mr. Henry Shidey,scnit promptement faire voile dans deux jours.
par) les soins de
j'arrivai, le navire devait
avait freté aux dépens
livres sterling, & lorsque son humanité accoutumée,
escorte 5
Général Williamson, avec
donnait une frégate pour
à
Le
un navire ; le commodore de
avaient été fournis
du gouvernement
des provisions, & l'argent tout était prétà partir deux
des armes, des munitions, dépens de la souseription, enfin
vis avec peine
chaque habitant aux
mêmej Jappris tous ces détails,je le
mon arrivée. Le soir
pris de T'avance sur gouvemement avaient
jours après
depuis long-tems
zele & qu'enfin ils
que les Bapagnolavsient avaient travaillé avec de la
du Nord, par
Anglais; que leurs agens beaucoup d'habitans
partic de T'Espagne, je
malgré eux persuadé avaient faites. Je vis les agens
Je voulus'
presque insidieuses qu'ils leur
le piege.
les offres
8x dès le même instant Japperqus si prévenus que je fus obligé
vis les proclamations, mais je trouvai des esprits T'armement, & cela d'après
éclairer les habitans, Williamson à laisser partir données & dont Jinformai
d'engager le Général
qui me furent
fut
& tres-politiques
décida surtout, T'engagement
les raisons très-sages
Ce qui me
à leurs promesses, &
le général, qui les approuva- si Ics Espagnols manquaient civils, comme leurs
qu'on prit de me rejoindre, d'attaqàer les commissaires les moyens de
pas les moyens
ne fournissaient pas
ne fournisient assuré; enfin s'ils
des Anglais: : Texpédiagens en avaient avantageuse pour lentreprise faire renoncer le Baron de
faire une diversion Fort Royal. Rien ne put
Heurensement
tion partit, rentra au rendre auprès du gouverneur Espagnol. a bord de la frégate
Montalembert à se
du navire freté, il fut reçu
les autres
pour lui qu'après la rentrée lui sauva les désagrémens qu'eurent arrivée au port,
servant d'escorte ; ce qui
Le Capitaine Rowley à son
T'objet de
habitans à bord du transport. communiquer au président Espagnol arrivans. ne
étant descendu à terre pour
humeur que les nouveaux
en
découvrit à sa mauvaise croisiere autour de St. Domingue le trouson voyage, bien requs ; il continua sa & c'est à son retour que nous de cette
seraient pas Baron de Montalembert,
Quelqu'ait été le succès des
emmenantle
1b Septembre.
& la bienfaisance
vâmes près de, la Jamaique'le que par la genérosité,
expédition, elle ne fut entreprise H h
ne
étant descendu à terre pour
humeur que les nouveaux
en
découvrit à sa mauvaise croisiere autour de St. Domingue le trouson voyage, bien requs ; il continua sa & c'est à son retour que nous de cette
seraient pas Baron de Montalembert,
Quelqu'ait été le succès des
emmenantle
1b Septembre.
& la bienfaisance
vâmes près de, la Jamaique'le que par la genérosité,
expédition, elle ne fut entreprise H h --- Page 126 ---
118 )
planteurs de la Jamaique. Les colons de St. Domingue en conserveront
éternel souvcnir & une vive reconnaissance.
un
Pendant que cela se passait, le Général Williamson attendait de la Marti.
nique des' nouvelles de l'Amiral Gardner. Pour nioi, après avoir bien
déré & réféchi sur l'état de la Colonie &c la conduite des
consiGrandeAnse, je vis qu'en eux seuls
habitans de là
restaitl'espoir de sauver St. Domingue.
Lcs deux habitans qui étaient venus avec moi d'Angleterre, étaient
pour se rendre auprès de l'assemblée des paroisses de la Grande
partis
Jérémie, avcc des Jettres
Anse réunics à
pour mes amis & les principaux habitans. de la dépendance, par lesquelles je les encouragais à persévérer, & je leur mandais
de m'envoyer des pleins pouvoirs le plus promptement possible,
Dès avant le départ de ines. amis pour Jérémie 8z:
arriver
depuis, j'avais vu
presque journellement des. habitans fuyant de St.
étaient amenés par- les corsaires. de la Jamaique. Enfin. dans Domingue, qui.
jours, il en arriva 480 de tous.les quartiers de la Colonie
vingt-cinq
cipalement de la partie du Nord: ils
Française, mais prin-.
fuyaient un malheur pour tomber dans un
autre, carils étaient inhumainement dépouillés par les corsaires qui les
presque nus sur le rivage de la Jamaique. Le Général Williamson jettaient
secours dc ces infortunés habitans avec une bonté digne des
vint au
en faisant, accorder à chacun la paye des prisonniers de plus grands éloges,.
chargé des fonds de la souscription des
guerre.. Le comité
planteurs de la Jamaique, vint aussi
secours de mes compatriotes avec une noble
au
générosité : se trouvant
sommes de restc, après le départ des colons
la.
quelques
St.
il:
pour - partic Espagnole de
Domingue, me pria de vouloir me charger, comme connaissant
priétaires personnellement,. de vérifier les besoins & l'état de
les.pro-
& sur.ma demande, il accorda à: chacun une
chaque habitant,.
joindre à Ce, que le gouvernement donnait. petite somme par: semaine pour
sauvé la vie à une grande
Ce sont ces bienfaits qui ont.
partic des familles de la. Colonie.de St, Domingue..
Je découvris. bientôt par l'arrivée de tant de prisonniers, un double
cuté séparément par les commissaires civils
plan exé.
républicains & par. les Espagnols;:
-
& sur.ma demande, il accorda à: chacun une
chaque habitant,.
joindre à Ce, que le gouvernement donnait. petite somme par: semaine pour
sauvé la vie à une grande
Ce sont ces bienfaits qui ont.
partic des familles de la. Colonie.de St, Domingue..
Je découvris. bientôt par l'arrivée de tant de prisonniers, un double
cuté séparément par les commissaires civils
plan exé.
républicains & par. les Espagnols;: --- Page 127 ---
119 )
de tous les Blancs : les Espaghols par
la Colonie Française
habitans; & ceux qui,
celui de dépeupler
attiraient à eux lcs riches
pour
leurs proclamations: avantageuses
pas mieux que de combattre Es-
& pleins d'ardeur; ne demandaient à se rendre dans la partic
jeunes
ils les engagenient
été
mais il ne
recouvrer leurs propriétés, rien de ce qui leur avait promis,
pagnole, où ils ne trouvaient dans la partie Française.
leur était plus permis de retourner
de
enfans' &c les vieillards étaient forcés
D'un autre côté les femmes, les
embarquaient dans tout ce qui
du Nord, par les négres quiles
leur. disait-on,.
quitter la partie
<
ne voulons pas Jous maltraiter,
en enpouvait les recevoir : Nous Blancs dans la Colonie. Retirez-vous
plus de
aidait méme à
6 mais nous ne wvoulons
vous pourrez.t. On leur
de
66 portant le phus de wos effets que' devenaient la proie des corsaires Anglais le
embarquer ces mêmes effets qui
Je vis dans cettc double manceuvre la Coou de la Providence.
commissaires de détruire
la Jamaique connaissais depuis long-tems aux
&c en donnant la liberté
plan que: je
en chassant tous les Blancs, desir chéri de ruiner
lonic de St. Domingue, la
des Espagnols leur
& je vis dans conduite
ne fut habitée que par des négres
aux négres; Francaise, aimant mieux qu'elle
de la voir habitée par
la Colonie devenus bientôt pasteurs comme eux, que & les Anglais. Je vis
qui seraient aétives & laborieuses que les Français le salut des colons;
dcs nations aussi
& qu'il en restait peu pour
encore plus
le tems était précieux
me déterminerent
quc
favorables qui se présenterent,
des circonstances
à prendre un parti décisif..
quel:
étaient parties depuis
que j'avais envoyées à Jérémie, 12 ou 15 jours. J'atLes personnes
avoir lieu avant
quesjours, & leur retour ne: pouvait lorsqu'un soir on annonça un parlementendais ce monent avec impatience, de savoir ce que ce pouvait étre, lorsque du
taire de. St. Domingue. Je m' occupais du Nord, & ancien conseiller
riche propriétaire de la partie
long-tems sa femme
M. le Gras,
à. Kingston où étaient depuis habitans de la Grande
conseil du Cap, débarqua qu'il venait, au nom des
état 8d
& ses- enfans. Il m'apprit
de la Jamaique, leur malheureux
au gouverneur
même tems qu'il était impossible:
Anse, représenter
Il me déclara en
; cnfin ilme donna:
demander des secours.
mois s'ils n'étaient secourus
sedéfendisent encore un
qu'ils
M. le Gras,
à. Kingston où étaient depuis habitans de la Grande
conseil du Cap, débarqua qu'il venait, au nom des
état 8d
& ses- enfans. Il m'apprit
de la Jamaique, leur malheureux
au gouverneur
même tems qu'il était impossible:
Anse, représenter
Il me déclara en
; cnfin ilme donna:
demander des secours.
mois s'ils n'étaient secourus
sedéfendisent encore un
qu'ils --- Page 128 ---
120 )
toutes les informations nécessaires; il me confirma
à perdre pour exécuter les' ordres des
qu'il n'y avait pas de tems
envoyés seraient reçus avec joie, & ministres, en m'assurant que mes deux
accordé, Il me fit part peu de
que tout ce que j'avais proposé serait
retourner à St.
jours après que son intention n'était de
Jérémie
Domingue, & qu'il renonçait à la mission dont les pas
l'avaient chargé,
habitans dc
pensant, djouta-t-il,
n'ayant aucune propriété dans cette
bientôt
que je pouvais traiter seul cette
dépendance,
que les agens Espagnols avaient séduit
affaire; je découvris
taient que sa fortune & ses
M, de Gras, &c qu'ils le flatDauphin, seraient bientôt habitations, dans la partie du Nord & au
sous la puissance de ce
fort
gouvernement.
J'avertis le Général Williamson de tout : enfin
pris par un corsaire, amena dans un
un seul navire Américain,
sexe, maitres & domestiques
jour 120 habitans de tout age & de tout
forcés de
Je qui fuyaient de la partic du Nord où on les
s'embarquer. me décidai, le 12 Août, à prier le
avait
quer définitivement sur ce qu'ii pouvait & voulait faire général de s'explimingue; en conséquence j'écrivis une lettre
pour le salut de St. Doson, à Spanish Town, dans
que je portai au Général Williamà perdre; que je
laquelle je lui disais, qu'il n'y avait plus un
voyais que lc plan de chasser &c de détruire
moment
Blanche de la Colonie Française de St.
toute la population
saires civils & des
Domingue, était le but des commispendant chacun de Espagnols, leur
que sans s'étre concertés ils y travaillaient cetructions,
côté, que je le priais dc lire ses ordres &
qui étaient de prendre possession de telle
mes insgui voudrait se
partie de St.
soumettre ; que je le priais
cela de
Domingue
soldats'des troupes Anglaises, un officier &c d'après
me donner 25
sions & de munitions de
un drapeau avec le plus de
prendre
guerre possible, & que j'irais avec cette
provipossession de la Colonie au nom du Roi
faible garde
pavillon, & que je m'y maintiendrais jusqu'à d'Angleterre & y planter son
pronises pour une époque fixée;
l'arrivée des forces qui nous étaient
recevraient avec joie & se
que les valeureux habitans de Jérémie me
me sachant établi dans joindraient à moi, & que leshabitans de
une partie de St.
la Colonie,
toutes les isles voisines & à la Nouvelle Domingue, au lieu de fuir dans
pavillon Britannique, que je.lui,
Angleterre, se rangeraient auprès du
ment de ma vie, lui obscrvant promettais de défendre jusgu'au dernier moquc cette mesure était d'autant
utile
plus
que
que les valeureux habitans de Jérémie me
me sachant établi dans joindraient à moi, & que leshabitans de
une partie de St.
la Colonie,
toutes les isles voisines & à la Nouvelle Domingue, au lieu de fuir dans
pavillon Britannique, que je.lui,
Angleterre, se rangeraient auprès du
ment de ma vie, lui obscrvant promettais de défendre jusgu'au dernier moquc cette mesure était d'autant
utile
plus
que --- Page 129 ---
121 )
fideles à leurs
pas &x resteraient
& qu'ils
bons négres ne se découragersient pas St. Domingue,
'par là les
sauraient qu'ils n'abandonnaient Colonie & quils auraient surtout
maitres, lorsqu'ils dans une partie de la faire une réponse par écrit s'il
étaient rassemblés enfin je le priais de me
C'est avec
l'espoir de Ics revoir :
de repartir de suite pour TAngleterre. la réponse que me
& de me permettre
que je répete
aime refusait,
que jéprouvai alors,
cher Charmilly, je vous
la même sensibilité Williamson : cc Oui, me dit-il, dévouement mon pour vos compstriores
fit le Général St. Domingue; votre
tous les efforts que je peux
<6 derai à sauver
méritent
vous demandez,
< & les intérêts de la Grande-Bretagne, donnerai les 25 hommes que faire
à
je vous
veut les' transporter
(6 faire, & non sculement cent, si lc commodore
devint nécesc mais jc vous en donnerai leur retraite dans le cas qu'elle
& y protéger
<6 St. Domingue,
< saire."
tout le plaisir que cette résentir quc je ne peux Texprimer sensible qui mit dans la
J'ai su mieux
moment j'ai voué à Thomme ne peux rendre, je"
me fit. Dès ce
une bonté que je
8 un respect
ponse maniere dont il accordait ma demande, éternelle, un attachement le comble à
Jui ai voué, dis-je, une reconnaissance vic. Le Général Williamson mit à tous les
finiront qu'avec ma
il allait défendre
qui ne
que dès ce jour-la, de
de leur promes voeux en me promettant leurs commissions, dépoxiller
dont ils
de perdre
à bord des bâtimens
corsaires, sous pcine lcs habitans qu'ils trouveraient seules scraient de bonne
priété personnelle déclarant que les marchandises
Sempstemient,
prise.
de cette lettre pour rendre] publique
je profite de l'occasion
conserveront
C'est avecjoie que que la Colonic, 8 moi perionnelement, plaisir que c'est par ses
la reconnsisance éternelle Williamson ; je déclare avec la prise du Port-aupourlest bontés du Général conduit à St. Domingue jusqu'a &
chef les
que tout a été
trouvé dans ce digne respedtable,
Je
ordres
colons ont
commandant.
Prince, &x que tous les
& la proteflion d'un généreux dûs dans cette
soins, les bontés d'un pere tous les succès sont en partie coeur sera satisdéclare que c'est à ses soins que
Enfin son
son nom
pour l Grande-Bretagne. ne prononcent
opération si importante les colons reconnsisans
fait, quand il apprendra que
I i
que tout a été
trouvé dans ce digne respedtable,
Je
ordres
colons ont
commandant.
Prince, &x que tous les
& la proteflion d'un généreux dûs dans cette
soins, les bontés d'un pere tous les succès sont en partie coeur sera satisdéclare que c'est à ses soins que
Enfin son
son nom
pour l Grande-Bretagne. ne prononcent
opération si importante les colons reconnsisans
fait, quand il apprendra que
I i --- Page 130 ---
222 )
qu'arec les voeux les plns sinceres pour son bonheur. Cet
lui adresse est aussi désintéressé que ma conduite l'a
hommage que je
à Londres : on peut savoir de lui, si, dans les toujoursété aveclui; il est
faites pour la Colonie, & pour ses infortuncs nombreuses demandes que j'ai
accordées, j'en ai
habitans, qu'il a presque toujours
joint une seule pour moi, & il peut dire s'il a trouvé
qu'autre personne qui lui ait dit la vérité avec plus de force, de
quelment, de dévouement & d'attachement
désintéresseColonie,
pour lui, pour l'Angleterre, &c pour la
que je l'ai fait dans tous les tems.
Aussitét qu'il eut bien voulu me donner l'assurance de secourir St. Domingue, je remontai en voiture & j'arrivai bientôt chez le Commodore
auquel je rendis compte dc ma lettre, de la bonté du général à
Ford,
100 hommes nécessaires au salut de la Colonie
m'accorder les
troupes, & la condition
mettait
pour y aller attendre d'autres.
qu'ily
: il me dit avec cette franchise
caraétérisait; C6 je suis bien aise- de pouvoir seconder votre
qui le
< lui assurer tout le succès
résolution, & pour
possible, non seulement
( nécessaire pour le transport, l'escorte
je donnerai tout ce qui est:
c détachement
des troupes & pour veiller à la sûreté du
que vous accorde le gouverneur, mais
65 à deux cents
ferai
méme, s'il veut le porter:
hommes,je tous lesp
<5 dition
préparatifs nécessaires pour cette
; tachez d'engager le général à vous les accorder:
expé66 ils courront de risques.' II
plus ils seront, moins.
mit
ajouta mille choses pleines de bonté, & me
ce qu'il a parfaitement exécuté depuis, de tout faire pour seconder le pro- zele.
que je mettais à mériter la. confiance qu'on avait eue en moi.
Je me plais à publier que c'est aussi aux soins que s'est donné ce
Amiral qu'on doit les succès. rapides que nous eûmes dans St:
digne
c'est avec le sentiment d'une douleur vraie
Domingue, &c
que j'attache sur son tombeau cettedéclaration, comme un hommage de ma reconnaissance, & de celle de
la Colonie.
toute.
Satisfait au delà de tout espoir, je retournai sans me.
Général Williamson à qui rendis
reposer auprès du
c6 le
je
compte de tout. 66 Eh bien !
Commodore veut bien se charger de 200
puisque
<6 cher Charmilly,
hommes, vous les aurez, mon,
comptez-y & ce sera le plutôr possible.' Nous convinmes.
sur son tombeau cettedéclaration, comme un hommage de ma reconnaissance, & de celle de
la Colonie.
toute.
Satisfait au delà de tout espoir, je retournai sans me.
Général Williamson à qui rendis
reposer auprès du
c6 le
je
compte de tout. 66 Eh bien !
Commodore veut bien se charger de 200
puisque
<6 cher Charmilly,
hommes, vous les aurez, mon,
comptez-y & ce sera le plutôr possible.' Nous convinmes. --- Page 131 ---
123 )
avait amené M. le Gras avec l'arferais repartir le petit navire qui
très-promptement ; mais
que je
secours & la certitude qu'il partirait
&
m'envoyàt
nonce de ce
de suite à mes premieres lettres qu'on rien faire
qu'il fallait qu'on répondit demandés, avant que le général pàt
pouvoirs que j'avais
de tous Jes prépales pleins
dans l'intervalle on s'occuperait
assez conpartir dc la Jamaique : que à mes lettres pour Jérémic, un coffre & les
ratifs. Il eut la bonté de joindre
besoin pour les blessés
dont on avait le plus grand
le Iendemain:
sidérable de remedes
bâtiment parlementaire partit
malades des divers camps. Le petit
Williamson
de tout ce quis'est passé: le Général avancé
Voila, Monsieur, la vérité
caraétere de me démentir, si j'ai
Londres, il peut & il doit à son
doit avoir ma lettre.. Si tout ce
est à
soit contraire à la vérité; il
Williamson & moi est
quelque chose qui
s'être passé entre le Général
de la Colonie
que je viens de raconter
moi ? c'est l'excès des malheurs
qui
vrai, a-t-il pu être trompé par
& à prendre un parti décisif,
à le forcer de s'expliquer,
la Colonie Française
qui m'a déterminé
il a en effet sauvé en partie,
seul pourait sauver, comme
de St. Domingue.
dites des injures ! certaineheureux, Monsieur, quand vous
cet individu intéVous n'étes pas
serez étonné d'apprendre que
vous & le public, vous
dont vaus voulez parler, j'ai proposé
ment,
individuals) que moi,
les faire exécuter sans avoir
ressé, (interested j'ai offert de me charger d'aller
mon intérêt personnel.
les plans & que
aucune condition pour
Vous
fait, avec les ministres, ministres & le Général Williamson.
jamais
les
les informations
J'en appelle en témoignage
prendre auprès d'cux
que toute autre personne)
ici.
pouvez (ainsi
nécessaires pour vérifier ce quejavance
qui vous paraitront
Page 146.
joignirent par Ta suite lè pavillon
lieu de quelgues centaines (d'babitans) gui
Paide ES le secours d'autant
Au
avait raison dattendre
Britanniqué, le Gouverneur
de milliers.
qu'il est de toute fausseté
à T'article précédent,
fusOn a vu par ma réponse
pût espérer que les troupes Anglaises
de la Jamaique
quc le gouverneur.
ce quejavance
qui vous paraitront
Page 146.
joignirent par Ta suite lè pavillon
lieu de quelgues centaines (d'babitans) gui
Paide ES le secours d'autant
Au
avait raison dattendre
Britanniqué, le Gouverneur
de milliers.
qu'il est de toute fausseté
à T'article précédent,
fusOn a vu par ma réponse
pût espérer que les troupes Anglaises
de la Jamaique
quc le gouverneur. --- Page 132 ---
124 )
sent jointes par plus de propriétaires qu'il n'en était resté
ma démarche pour le presser de mettre à
dans la Colonie : car
pour s'emparer de St. Domingue, était afin exécution les ordres qu'il avait
ne quittât la Colonic. J'en appelle à d'empêcher que le reste des colons
St.
tous les officiers qui ont
Domingue, pour me contredire, lorsque
commandé à
Grande Anse se sont joints aux
j'avance que les habitans de la
troupes Anglaises n'ont jamais Anglais. Je le prouve en disant que les
ce sont les habitans
quitté leurs casernes que momentanément ;
Français qui ont
que
aux frontieres ; que dans toutes les
continué à défendre les camps placés
en nombre double des Anglais, & expéditions, les Français ont été au moins
nombre des babitans Frangais était qu'un mois & demi après notre arrivée, le
que bientôt après il fut
doublé à Jérémie, & dans tous les postes, &
quadruplé,
Page 146,
Dans cette fatale confiance, Tarmement destiné 2
fiut composé que du 13€ régiment
cette importante expédilion ne
tachement d'artillerie, montant d'ifanterie, de sept compagnies du 4ge 6 zin dé.
lesercvice ; dont 500
en tout à 870 oficiers E5 soldats en état de
frent embarqués lors du premier
faire
gui devait annexer à la Couronne de la
départ, telle fut la force
en étendue, 65 par sa force naturelle infiniment Grande-Bretagne zun pays presqu'égal
elle-mème.
supérieur, à la Grande-Bretagne
Si le Général Williamson avait été consûlté
neur pour ne pas vous avoir
par vous, il est trop homme d'honqui pouvait d'autant moins avoir détromipé sur la confiance que vous lui supposcz,
mémc, que la population Blanche lieu, qu'il savait ce dont vous convenez vouspar les nombreuses
était diminuée de plus des trois quarts, tant
émigrations qui avaient eu lieu avant le
que par ce massacre même & la fuite de ceux qui
massacre du Cap,
qui écrivez en
y avaient échappés, Si
Angleterre, avez eu des données
vous,
passait dans la Colonie; vous devicz
imparfaites sur ce qui.se
truit, pour ne pas savoirquela
penser que le général était trop bien insmais il espérait (& la suite population a
Blancheyétait devenue presque nulle;
propriétaires
prouvé qu'il ne s'était pas
s'empresseraient de revenir dans
trompé) que les
vous supposez au gouverneur de la
la Colonie : la confance que
Jamaique eût été criminelle, & le Général
ait dans la Colonie; vous devicz
imparfaites sur ce qui.se
truit, pour ne pas savoirquela
penser que le général était trop bien insmais il espérait (& la suite population a
Blancheyétait devenue presque nulle;
propriétaires
prouvé qu'il ne s'était pas
s'empresseraient de revenir dans
trompé) que les
vous supposez au gouverneur de la
la Colonie : la confance que
Jamaique eût été criminelle, & le Général --- Page 133 ---
125 )
celle
aussi étrange que
une négligence
Williamson n'a point. à se reprocher
vous lui faites avoir.
que
suffisantes pour remplic
faites mention étaient plus que
&
Les forces dont vous
n'était question que de prendre possession des
il
Tarriobe
les plans du gouvernement,
qui se livrerait, jusqu'a
141,
la partic de St. Domingue vos
paroles, page
de conserverl
d Angleterre, ce sont propres retain possession of all
yenforts qui aiendraient
suficient to take and
Engas should be thonght
should arrive from
such a force
be surrendered, zontil reinfarceneus de troupes de s'emparer
the places that migbt
avec ce petit nombre
n'ont
land. Il n'était pas question
vous en convenez vous-méme,
la Colonic : jamais les ministres, c'était sculement pour occuper,
de toute
vous dites que
liurées. Je dois dire ici,
eu cette idée, puisque les parties qni seraient
de braves soldats,
jusqu'a T'arrivée des secours, Britanniques, que ce petit nombre & à conserver,
à Thonneur des armes
à prendre possession
à
aidé des habitans, a suffi non seulement avait été remis à leur arrivée, mais encore
huit mois, ce qui leur
imniense Colonie, & que ce peu
pendant
de plus du tiers de cette
dc plus de cent
prendre possession
pendant huit mois, sur une étendué
de troupes a su se maintenir,
& battre souvent les ennemis.
cinquante lieues de long, attaquer
Jérablis
aisément, d'après la vérité que
nos leéteurs conviendront
fussent
de venir comJe pense que habitans de St. Domingue ne se
de empressés soldats que vous avez
ici, que, siles
Britannique, le petit nombre
fussent, n'aurait
battre sous le pavillon
à St. Domingue, tels braves qu'ils
Cap TiÉtabli vous-même être venus
le Môle St. Nicolas jusgu'au
défendre & se maintenir depuis
pu se
huit mois.
buron pendant
la Colonie & de T'armée
de toute
& j'en appelle au témoignage
de tous les lieux où ils seLa vérité,
sont les habitans, accourns
& tous les
Anglaisc, c'est que ce combattu pour défendre toutes les frontieres, de contaient réfugiés, qui ont
le plus prévenu ne pourra s'empécher ce qui lui
ccla, le leéteur
Anglais
postcs ; d'après
ont conservé au gouvernement
venir que ce sont eux qui
avait été livré de St. Domingue.
K k
moignage
de tous les lieux où ils seLa vérité,
sont les habitans, accourns
& tous les
Anglaisc, c'est que ce combattu pour défendre toutes les frontieres, de contaient réfugiés, qui ont
le plus prévenu ne pourra s'empécher ce qui lui
ccla, le leéteur
Anglais
postcs ; d'après
ont conservé au gouvernement
venir que ce sont eux qui
avait été livré de St. Domingue.
K k --- Page 134 ---
126 )
Page 146.
On promit cependant des renforts prompts &5 eficaces d'Angleterre, tant
remplacer les troupes gri'on avait tirées de la Jamaique,
aider pour
opérations dans 8t. Domingue.
que pour
aux
Le leéteur conviendra, d'après ce que vous dites ici, que vous avez cu mauvaise grace de vous écricr ci-dessus : telles étaient les forces gui devaient annexer à la couromme Britannique une si belle Colonie ! puisque vous convenez si
vite que c'était les secours attendus d'Europe qui devaient servir aux opérations à St. Domingue. Il serait possible que ceci ne fut encore qu'une
ironic.
Page 147Les propositions ou les termes de capitulation avaient été préalablement arrangés
entre les babitans de Jérémie (par leur agent M. de Charmilly), E5 le Général
Milliamson. Les forees Britanniques r'avaient d'autre chose à faire qua
prendre possession de la ville 6 du Port, en conséquence les troupes débarquerent le lendemain matin de Donne beure. Le pavillon Britannique ful
Sur
planté
les deux forts avec un salut royal de cbacun, gqui fut rendu par
le Commodore E5 son escadre ; 85 le serment de fidélité 85 d'obéissance fut
prélé par tous les babitans résidens avec une apparence de beaucoup de zele 65
de joie.
La capitulation avait effeétivement été signée par le Général Williamson &
par moi, d'après les pleins pouvoirs qui m'avaient été envoyés de Jérémie, qui
furent trouvés si satisfaisans par le Général Williamson, qu'il se décida, après
les plus sérieuses réflexions, à porter le nombre des 200 hommes, qu'il m'avait
précédemment promis, à 560, parmi lesquels étaient 30 hommes d'artillerie
commandés par le Capitaine Smith.
ulation avait effeétivement été signée par le Général Williamson &
par moi, d'après les pleins pouvoirs qui m'avaient été envoyés de Jérémie, qui
furent trouvés si satisfaisans par le Général Williamson, qu'il se décida, après
les plus sérieuses réflexions, à porter le nombre des 200 hommes, qu'il m'avait
précédemment promis, à 560, parmi lesquels étaient 30 hommes d'artillerie
commandés par le Capitaine Smith. --- Page 135 ---
127 )
la hauteur de
PEuropa, qui avait escorté jusqu'a vers le prenier
Le vaisseau de 50 canons, de la Jamaique, étant rentré
comAngleterre le convoi décida aisément à s'embarquer pour
Ia Nouvelle
Ford se
Tarrivée de plusieurs
Septembre, le Commodore
surtout, quand par
mêmes conditions
mander & conduire T'expédirion, solliciter des secours qux service qu'il
habitans du Môle, qui venaient le commodore vit le grand
plus
habitans de la Grande Anse,
militaire & maritime lep
que les
possesion du poste
rendrait à sa patrie, en prenant
important de toutes les Antilles.
de Londres, une des
1793, trois mois après mon départ fut remise aux forces
Le 19 Septembre de la Colonie de St. Domingue Jejure, & je ne
plus importantes parties sans peine comme sans dépense. que les habitans
Britanniques, sans risques, ce fut avec une véritable joie
crains pas d'être contredit, que qu'ils ont exactement tenu..
le serment de fidélité
prononcerentl
Page 147du Mole du Cap St. Nicolas, était
lavis que la garnison
conditions. Comme
En même tems 012 reçut
forteresse aux mêmes
dirigea Sa
disposée à rendre cette importante éire negligée, le Comnedore J du
E5
qui ne devait pas
de la
E5 port,
cétait une affaire E5 le 22 il prit possession forteresse
couerse inmnédintement, des afficiers 83 soldats.
reçut le serment de fdélité
des faits, vous auriez suI que
la peine de vous informer
Jérémic, était fait
Si vous aviez pris
aux mêmes conditions que
la remise du Mole,
c'est Timportance de cette acquisition
T'accord, pour départ de la Jamalique, & que de la conduite de T'entreprise, qui
avant notre
Amiral Ford à se charger
de toute TAmérique.
qui décida le brave Britannique le plus beau port
a mis sous la puissance
de son vaisseau qu'il prit possesion à
les seuls soldats de marine
n'auraient pas suff
Ce fut avec
forces de toute la Grande-Bretagne de
dix fois plus de
d'un poste quc les
& en munitions guerre
oà il trouva en artillerie tous les frais faits de toute T'expédition. d'un
conquérir;
pourr rembourser
aviez voulu vous instruire
valeur qu'il ne fallait, auriez sorement dit, si vous
la Colonic.
Voilà ce que vous
est à la connaisance de toute
fait aussi important & qui
n'auraient pas suff
Ce fut avec
forces de toute la Grande-Bretagne de
dix fois plus de
d'un poste quc les
& en munitions guerre
oà il trouva en artillerie tous les frais faits de toute T'expédition. d'un
conquérir;
pourr rembourser
aviez voulu vous instruire
valeur qu'il ne fallait, auriez sorement dit, si vous
la Colonic.
Voilà ce que vous
est à la connaisance de toute
fait aussi important & qui --- Page 136 ---
128 )
Page 148.
La reddition volontaire de ces places fit espérer au peuple Anglais que toute Ta
Colonie Frangaise de St. Domingue se rendrait sans opposition.
-
Si vous aviez pris la peine de vous informer quels étaient les projets, les
plans &l l'espoir des ministres sur St. Domingue, lorsqu'ils m'ont fait partir pour
la Jamaique, & si vous saviez quel a été leur étonnement des succès obtenus
en trois mois de tems, sans dépenses comme sans peines, peut-étre trouveriezvous que lcs hommes les plus sages, dans le peuple Anglais, devaient espérer
beaucoup de si heureux commencemens.
Page 148.
La ville de Jérêmie n'est pas une place d'aucune importance, elle contient environ
une centaine de maisons fort mauraises, 65 les terres de son wvoisinage ne sont
pas très-fertiles, ne produisant rien d'utile que du caffé.
La ville de Jérémie est comme toutes les petites villes des Colonies; lcs
troupes Anglaises y étaient parfaitement logées ainsi que les officiers; elle est
très-saine & dans une situation assez difficile à attaquer. En livrant la Grande
Anse aux Anglais, la ville de Jérémie n'était que le point qui devait leur
servir & qui leur a servi de cazernes, &c oû, sans aucun danger pour les
le pavillon Britannique flottait.
troupes,
Mais si la ville est peu considérable, les habitations de cette dépendance forment, à elles seules, une possession plus utile que plusieurs des Colonies
dcs Isles du Vent. Vos lecteurs seront
Anglaises
très-étonnés, ou ne pourront attribuer qu'à votre ignorance, que vous regardiez comme si peu
un quartier qui produit autant de caffé que la Grande Anse. important Avant la
révolution, cette dépendance donnait plus de vingt millions pesant de caffé,
du sucre, du coton & de l'indigo, & presque tout le cacao qui se recucille
dans la Colonie Française de St. Domingue. Les quartiers de Plymouth & des
Cayemites nouvellement défrichés, qui annonçaient des produits considérables
au moment de la révolution, les donnent depuis : on m'assurc
que plus dc25
de caffé que la Grande Anse. important Avant la
révolution, cette dépendance donnait plus de vingt millions pesant de caffé,
du sucre, du coton & de l'indigo, & presque tout le cacao qui se recucille
dans la Colonie Française de St. Domingue. Les quartiers de Plymouth & des
Cayemites nouvellement défrichés, qui annonçaient des produits considérables
au moment de la révolution, les donnent depuis : on m'assurc
que plus dc25 --- Page 137 ---
(.129 )
seule de
sortis l'année derniere de la dépendance de la
pesant de caffé sont
&c. &cc. Un propristaire
millions
de sucre, de cacao,
avec dédain une telle
Jérémie, avec beaucoup si peu de caffe) ne doit pas regarder de la Grande-Bretagne,
Jamaique (oiils se fait
pour le commerce servent de magazins
récolte ; & de pareils avantages,
des maisons qui
faire oublier le peu d'importance
peuvent
à de si beaux produits.
Page 148.
résister à zne puissante attaque par
la place du Mole ne peut P'eorciroment.
Malbeureusenent
à cause des hauteurs qui
LeTre,
du Môle, vous
de la position
aviez pris la peine de vous informer
terre que par mer, parce
Si vous
plus difficile à attaquer par
mais à ce que
auriez su qu'il est encore
force, non pas considérable,
attaquer
la nature a pourvu à ce qu'une ce faut de munitions pour
le
que
s'y rendre avec qu'il
terrain entoure
500 hommes ne puissent
muraille séche. Le
qui appellée
n'a qu'une simple
une
de pierres,
une place qui
la ravine, est montagne & tranchantes:
Mole depuis la mer jusqu'a de pierres très-dures, pointues
& de
c'est-à-dire,
une forêt de raquettes,
Roche-a-Rasets, de ces pierres sont poussécs
à personne d'y passer; ;
dans les inégalités
les especes qui ne permettent il faut traverser de
cierges épineux de toutes
y conduire du canon, & d'un sol sabloil n'ya pas de chemin à pouvoir de 20 milles sans trouver d'eau,
est une
tous côtés un espace de plus
avec le défaut du chemin,
la Zone Torride ; ce qui,
neux & sous
les fortifications les plus savantes.
défense plus sûrc que
Page 148.
(du Cap Tiburom), 85 le
pour en faire la conguéte
à Jérémie,
On entreprit zne expédition
partie des forces Britamigues
M.
avec la plus grande
la
solemnelles qulun
Colonel Wbitelock,
le 4 Oaobre, sur promesse
se rendit 2 le Baye de Tiburms 500 hommes pour. J conpérer.
Ducal avait faite, d'assembler
pouvoir en parler ; tel
faut avoir vérifié soi-méme pour
aux Anglais, par
Il est des faits qu'il Morin Duval devait être suspect
est celui que vous citez.
L I
des forces Britamigues
M.
avec la plus grande
la
solemnelles qulun
Colonel Wbitelock,
le 4 Oaobre, sur promesse
se rendit 2 le Baye de Tiburms 500 hommes pour. J conpérer.
Ducal avait faite, d'assembler
pouvoir en parler ; tel
faut avoir vérifié soi-méme pour
aux Anglais, par
Il est des faits qu'il Morin Duval devait être suspect
est celui que vous citez.
L I --- Page 138 ---
130 )
les prétentions qu'il avait eues jusqu'à leur arrivée. Je dois dire que j'ar été, par
sa conduite, obligé d'étre en garde contre lui, mais je dois à la vérité d'assurer
aussi que Morin Duval a été exact & qu'il avait rassemblé au poste des Irois
une grande partie des hommes qu'il avait promis: le bon & brave Négre Jean
Kina était du nombre, & ce bon Négre avait avec lui plus de 280 hommes de
sa couleur, quilui étaient fournis par les divers habitans. J'ai assisté à la revàe
de Ces Négres; j'ai été pénétré de sensibilité du discours que Jean Kina fit
à ses soldats sur l'arrivée des Anglais ; j'assure ici que j'ai fait les plus exadtes
recherches pour savoir la vérité dc tout ce qui s'est passé, parce que mon devoir
Était de parvenir à connaitré la conduite & les actions de Morin Duval qui,
commandant un poste à la frontiere de la Grande Anse, pouvait nous faire
beaucoup de mal : je me défiais de lui, & j'ai examiné toutes ses actions, afin
de nous préserver du mal qu'il aurait voulu nous faire: c'est donc par hommage pour la vérité que j'assure que les hommes qu'il avait promis étaient
rassemblés au camp des Irois.
Page 149.
Mais dans cette occasion comme dans toutes les autres, les Anglais eurent un8
triste preuve du peu de confiance qu'on doit ajouter aux déclarations & protestations des Français.
Je ne pense pas avoir besoin, Monsieur, de répondre à la nouvelle insulte
que vous adressez aux Colons de St. Domingue, comme à tous les Français;
le ridicule de cette injure vous aura fait complétement juger par VOS lecteurs,
Ce que j'écrirai dans la suite prouvera, encore plus, que les habitans de
la Colonie ont, par le plus entier dévouement, par une fidélité constante,
mérité la protection de la nation génércuse qui les a secourus. Vos leéteurs
seront assez justes, Monsicur, pour ne pas accuser taute une Colonie des
fautes de quelques individus; ; j'espere méme asscz de vous pour penser que,
mieux instruit de ce qui s'est passé à St. Domingue, vous n'hésiterez pas à
rétracter l'injure si peu méritée que vous faites à mes compatriotes. --- Page 139 ---
131 )
Page 149. Les
assembler 50 pomumes. car il navait pas même pre ne Tavait représenté 8S
Duval ne parut point,
plus conidérables qui'on du nombres ellesfurent
forces de Teunemi se trouserent inutile contre la supériorité Mlessés. lé courage de 110S troupes fiu
de 20 bommes tés 014
obligles de se retirer avec une perte
convenu, mais
que Duval se rendit au poste Toute l'armée
J'ai les preuves les plus certaines d'entendre le signal prescrit.
pre ne Tavait représenté 8S
Duval ne parut point,
plus conidérables qui'on du nombres ellesfurent
forces de Teunemi se trouserent inutile contre la supériorité Mlessés. lé courage de 110S troupes fiu
de 20 bommes tés 014
obligles de se retirer avec une perte
convenu, mais
que Duval se rendit au poste Toute l'armée
J'ai les preuves les plus certaines d'entendre le signal prescrit. de T'expéle vent ne nous permit pas un seul moment le commandant
de
que Anglaise sait que je n'ai pas quitté avait ma promesse de ne pas s'est m'éloigner fait qui ne
pas Français,
rien ne
dition qui, ne parlant
rien n'a été ordonné, que
d'écrire
ainsije peux assurer que
sutis obligés en vous répondant, des
lui;
Je ne me pas est passé depuis Tarrivée
soit à ma connaissance. ni de tout ce qui s'y
puisse en parler plus
Thistoire de la Colonic, savoir s'il y a quelqu'un qui me borne à assurer
Anglais; on peut aisément viendra où tout sera connu; sont je rendus au poste. sciemment que moi : unjour Duval, avec Jean Kina, se de la mer, nous
que Morin
pour ce moment
piece de canon que nous apperçumes milles du lieu convenu: : que
indiqué; : mais qu'unc
à trois
au lieu d'être
força d'aller faire notre débarquement que le débarquement, vers une heure
était couvert par la montagne, commencet que
l'endroit
heures du matin, ne put
communà la guerre, par
fait à sept ou huit
surtout par un événement lorsque les canots de
après midi, & qu'il manqua
qui parut sur le rivage, Je
rien à
d'un renfort de cavaleric
des navires. n'ajouterai
Tarrivée
commencerent à s'éloigner de toute cette affaire. débarquement fera connaitre les détails
ni vu ni
présent, le tems
Morin Duval, ne nous ayant & sans
ije me borne à dire que tres-délicate, sans manger milles
Aujourd'huij attendit dans une position dans son camp; à plus de dix les
entendu, nous le soir, & qu'il ne rentra
& après avoir couru
boire jusques vers
que la nuit & tres-fatigus,
du poste qu'il avait occupé, lui-même,
risques d'être attaqué
--- Page 140 ---
132 )
Page 149. La défaite 65 le déeouragement qui ont suivi cette attaque furent d'autant
griévement sentis, que les maladies commençgaient à s'étendre
plus
P'armée, 65 la saison était des plus défavorables
les
beaucoup dans
dans les climats des tropigues. pour opérations militaires
Les leéteurs jugeront iciavec quel peu d'attention vous
Monsieur, que vous avez dit vous-méme
écrivez: vous oubliez,
que le 19
que nous ne sommes arrivés à Jérémie
Septembre au soir; que c'est le 4 Octobre, quel Ia
Tiburon a eu lieu, ce qui ne fait que 15
premiere. affaire de
toutes les
jours; ; vous auriez dû savoir que, de
troupes venues lors de la premiere
n'a été malade, jusqu'à la fin de Février expédition pour Jérémie, aucune
que nous en sommes
Léogane, ce qui fait l'espace de cinq mois, pendant
il partis pour
soldats enterrés
lesquels n'y a eu que 2
pour consomption. Ils avaient été condamnés à mourir dès la
Jamaique od ils avaicnt été très-malades ; informez-vous,
les mouvemens des
&
Monsieur, consultez
hôpitaux, vous verrez que je suis exact.
'à la fin de Février expédition pour Jérémie, aucune
que nous en sommes
Léogane, ce qui fait l'espace de cinq mois, pendant
il partis pour
soldats enterrés
lesquels n'y a eu que 2
pour consomption. Ils avaient été condamnés à mourir dès la
Jamaique od ils avaicnt été très-malades ; informez-vous,
les mouvemens des
&
Monsieur, consultez
hôpitaux, vous verrez que je suis exact. Page 149. Les plaies étaient continuelles; ; 6 la fatigue sans relache 6 le service extraordinaire auguel les soldats étaient nécessairement
à
assijettis, cause de leur
nombre, joinuts al maucaistems, produisirent les efets les plus facbeus. petit
De quelle époque, de quel lieu voulez-vous parler ? A
le
presque généralement beau & l'air frais : vous oubliez Jérémie, tems a été
Novembre, Décembre, Janvier &
que Septembre, Octobre,
frais & les plus
Février, sont à St. Domingue les mois les plus
que. jamais il agréables; demandez au Lieutenant-Colonel Spencer, il vous dira
ne s'est si bien porté, dans les Colonies, qu'aJérémie où il est
malade, qu'il Is'est rétabli promptement, & que les troupes
arrivé
qu'un service de
Anglaises n'y faisaient
les meilleurs garnison, ne sortant jamais de leurs cazernes qui étaient dans
maisons de la ville ; & que les habitans
faisaient
service des camps & des frontieres.
les plus
que. jamais il agréables; demandez au Lieutenant-Colonel Spencer, il vous dira
ne s'est si bien porté, dans les Colonies, qu'aJérémie où il est
malade, qu'il Is'est rétabli promptement, & que les troupes
arrivé
qu'un service de
Anglaises n'y faisaient
les meilleurs garnison, ne sortant jamais de leurs cazernes qui étaient dans
maisons de la ville ; & que les habitans
faisaient
service des camps & des frontieres. Frangais
seuls le --- Page 141 ---
133 )
Page 150.
considérable en luid'un renfort, quoigue peu
en les
subite dans St. Doningue
les plunteurs Frangais,
La présonee
cependant 1412 grand efet parmi avait sérieusement résolu
mône, prodisit
le govoerenent Britamique
portant à croire guonfn
de suiure ses conquétes.
à St. Domingue, vous sauriez
aviez été informé de ce quid'est passé occupé, jour & nuit, à suivre
Si vous
j'ai été sans cesse
cela tout était
quc, fidele à mes engagemens, m'avaient été confiés; que d'après
contre les
l'exécution des plans qui
partie de la Colonie se révoltât dans le
pour que la plus grande
de la Grande-Bretagnc,
préparé
sous la puissance
maisnousavions
commisaires, & se rangeât auquel devaient amiverlesrenforts:s été nécessaires
courant de Novembre, tems
pas, & les forces qui eussent situation de
qui ne se réliserent
n'arrivant pas, la
des espérances
pour une époque fixée,
commencaient à
&c que j'avais annoncées devenait critique, car les commissaires se
parce
beaucoup de personnes
mais personne ne plaignit,
instruits & les dangers augmentsient: convaincus que le gouvernement
être
le dites, les habitans étaient
de toute la Coloniea
que, comme vous
ses intérêts) de s'emparer
Britannique avait résolu (suivant
Page 150.
Jean Rabel, de St. Marc, de
de Décmbre, les paroisses mêmes de conditions que Jérémic, 8
Au commmencenent du Boucassin se rendirent aux
Toutes les prenieres
PArcahaye, bientôt suivi par les babitans de Léogane. cette ville P'est au Sud.
leur exemple fut
Nord de la baye de Léogane,
paroisses sont situées au
de Décembre
possible de retarder, & au commencement le joug des commisEnfin il ne fut plus
que vous citez secouerent
vous deviez
il fallut éclater. Les paroisses
Les censéquences, que
àl la Grande-Bretagne.
ce que vous avez dit, page
saires & se donnerent dites ici vous-méme, détruisent
la preuve du peu de
tirer de ce que vous dans presque toutes les occasions, des Français." 19
149, c6 qu'on avait eu,
les déclarations & assurances
pouvait faire sur
ce que je peux y ajouter.
<6 fonds qu'on
faveur des Colons que tout
Votre récit prouve plus en
M m
isses
Les censéquences, que
àl la Grande-Bretagne.
ce que vous avez dit, page
saires & se donnerent dites ici vous-méme, détruisent
la preuve du peu de
tirer de ce que vous dans presque toutes les occasions, des Français." 19
149, c6 qu'on avait eu,
les déclarations & assurances
pouvait faire sur
ce que je peux y ajouter.
<6 fonds qu'on
faveur des Colons que tout
Votre récit prouve plus en
M m --- Page 142 ---
134 9
Page 150.
La défaite gue nos troupes avaient éprowvte, à la derniere
de
important (le Cap Tiburon), ne fit que les encourager à faire attaque de ce poste
efforts, mais il s'écarla inévitablement 2412 tems considérable
plus grands
put avoir lieu.
avant que P'expédition
Cet intervalle fut de 4 mois. Vous oubliez, Monsieur, de dire
des Irois était à 4 lieues du Cap Tiburon.
que le camp
soldat Anglais n'a jamais fait de service Apparemment que comme aucun
les quatre mois
aux postes des frontieres pendant
qui se sont passés entre la premiere attaque du Tiburon &c
la seconde, vous pensez né pas devoir en parler: mais
Cap
écrit
d'après ce que vous avez
page 149, vous me forcez à vous dire que vous auricz dà savoir
pendant ces 4 mois, cinq ou six cents habitans
que,
au camp des Irois, le plus mal sain de la
Français ont sans cesse été seuls
on avait cru devoir
le fort Colonie, parce que, pour plus de sûreté,
placer
au centre des marais, ce qui au bout de
quelques mois donna beaucoup de fiévres qui y firent périr un
de propriétaires; qu'il y eut plusieurs affaires dans
grand nombre
Sirent
lesquelles les
toujours battus; : pendant ces combats les troupes
brigands
quilles dans la ville & le fort de
Anglaises étaient tranJérémie; vous auriez dà savoir
sur la représentation du conseil privé de la Grande Anse
que ce n'cst que
du Cap Tiburon fut décidéc,
que la seconde attaque
lades & de mourir
parce que les habitans s'ennuyaient d'être maau milieu des marais où on les avait placés, &
derent à aller s'emparer du poste de Tiburon dont la
qu'ils demansaine ; le commodore vint
position cst beaucoup plus
y avec son vaisseau.
Vous auriez dû dire encore que'le commodore tint le large, &
conduite de l'attaque à un des plus dignes, des plus braves officiers qu'il laissa la
Anglaise, au Capitaine
de la marine
exécutée
Rowley; cette attaque fut bien dirigée, &c aussi bien
par les troupes sous les ordres du Lieutenant-Colonel
Spencer.
parer du poste de Tiburon dont la
qu'ils demansaine ; le commodore vint
position cst beaucoup plus
y avec son vaisseau.
Vous auriez dû dire encore que'le commodore tint le large, &
conduite de l'attaque à un des plus dignes, des plus braves officiers qu'il laissa la
Anglaise, au Capitaine
de la marine
exécutée
Rowley; cette attaque fut bien dirigée, &c aussi bien
par les troupes sous les ordres du Lieutenant-Colonel
Spencer. --- Page 143 ---
135 )
Page I5I.
s'assurer dès places qui sétaient rendues.
L'intervalle du tems était employé à
dire tout ce
mais vous auriez pu
Certainement le tems fut bien employé,
& vous auriez pu savoir pour
dû faire & tout ce qu'on ne fit pas; vous aviez voulu jetter de la
qu'on aurait surtout être conséquent. Puisque
149, il ne fallait pas
quoi. Il.fallait
des habitans de la Colonie, page état de défense les
méfiance sur la conduite
de tems à. mettre en avaient-elles été
dire qu'on avait employé beaucoup Qui les avait livrées? pourquoi historien implaces qui s'étaient livrées.
eût été facile de le savoir, & en.
livrées ? Il me semble qu'il vous
de le dire..
il ne devrait pas vous être. pénible
partial,
Page IST.
d'attendre Parrivée des Anglais
force E5 avait Pair
en
L'ennemi parut grande
bordées des waisseaux netteyerent
de résolution, mais quelgues
avec Deaucoup
e
bientôt le rivage.
d'ardeur & plus de zele que le
de montrer plusde couragc, plus les attaques dont il a été
Il est difficile
mis dans toutes
& de
Çolonel Spencer en a constamment
six compagnies de grenadiers
il n'avait dans cette affaire que
d'une maison où les brigands
chargé :
fallait débarquer &x s'emparer
&
de la maison
chasseurs: : il
renversa.les ennemis s'empara & à l'impés'étaient retirés. Ilfit la descente, difficile de résister à. la bravoure.
dans un instant : il sera toujours aimé de ceux quile connaissent..
tuosité de cet officier généralement
Page 152.
celui du Mole du Cap St: Nicolas- au
de ce port ai6 Sud 85 de
Anglaise était maitresse- de
Par la possession
P'escadre
de-la
Nord-Ouest de PIsle de St. Doningue,
85 la prise des forts,
immense baye qui forme la baye de Liogane; de la Colonie Frangaise),
cette
(la capitale
marine 8 de la ville du Port-au-Prince
quile connaissent..
tuosité de cet officier généralement
Page 152.
celui du Mole du Cap St: Nicolas- au
de ce port ai6 Sud 85 de
Anglaise était maitresse- de
Par la possession
P'escadre
de-la
Nord-Ouest de PIsle de St. Doningue,
85 la prise des forts,
immense baye qui forme la baye de Liogane; de la Colonie Frangaise),
cette
(la capitale
marine 8 de la ville du Port-au-Prince --- Page 144 ---
136 )
paraissait plus que probable, à Tarrivée d'un renfort considérable qu'on atiendait alors journellement dAngleterre 85 avec la plus vive inquiétude.
Vous convencz vous-méme par là que, le 3 de Février 1794, les
étaient
maitres de toute la baye de Léogane, excepté du Port-au-Prince. Anglais
vous donc pu dire plus haut, page 146, que le Général Williamson" Comment avait avez- été
trompé par des hommcs intéressés & que les habitans n'avaient
fait les
efforts qu'on avait droit d'attendre d'eux.
pas
Voyez sur la Carte la grandeur dela
baye dont, après 4 mois de leur arrivée, les Anglais sont en possession : considérez cette étendue de côtes, & en vous rappellant qu'après l'avoir livrée, les
propriétaires la défendirent continuellement, dites moi ce que pouvaient faire de
plus les braves & généreux habitans qui s'étaient donnés à la
Je n'ajouterai ricn pour laisser nos leéteurs faire leurs réflexions. Grande-Bretagne?
Page 152.
En attendant (l'état des troupes ne permettant pas de songer à aucune
considérable) le commandant en chef conçut le projet de se rendre maitre entreprise du Portde-Paix par des négociations particulieres.
Si cette affaire eût été bien conduite, elle eût certainement
a obéi striétement à l'ordre du cominandant chef
réussi; mais on
en
qui avait fait la lettre en
Anglais &c que j'avais traduite en Français : il ne l'eût' pas envoyée, s'il eût
penser qu'elle eût été remise au Général Laveaux de la maniere dont ellc l'a été. pu
C'est une méchanceté qu'un officier a voulu faire au Coloncl
c'est une grande mal-adresse.
Whitelock, ou
Page I52.
Le ville était commandée
par Laveaux, un wvieux génèral au service de France,
auquel le Colonel Whitelock écrivit 65 envoya sa lettre par 2172
lui offrant, s'il voulait livrer la ville, 50001. st. qui lui seraient tarlementaire, paytes à luianéme, dès que les Anglais seraient mis en possession du poste.
eté qu'un officier a voulu faire au Coloncl
c'est une grande mal-adresse.
Whitelock, ou
Page I52.
Le ville était commandée
par Laveaux, un wvieux génèral au service de France,
auquel le Colonel Whitelock écrivit 65 envoya sa lettre par 2172
lui offrant, s'il voulait livrer la ville, 50001. st. qui lui seraient tarlementaire, paytes à luianéme, dès que les Anglais seraient mis en possession du poste. --- Page 145 ---
137 )
il est de très-bonne
vous faites vieux, ne T'est pas;
de dragons
Le Général Laveaux que service de France dans un régiment c'est ce
famille ; il était capitaine au
de dettes 8 couvert d'homiliations, spécula révolution; il était perdu mais il en a fait une excellente
avant fait adopter ; ill la méprise,
toute cette affaire, elle a été
qui la lui a
Whitelock n'a pas de tort dans il voulait servir son pays &
lation. Le Colonel
; ce n'est pas par sa fauté,
de 120 miles du
mal conduite, je le répéte était éloigné par mer de plus
de les exéépargner le. sang humain : il
les premiers ordres: les moyens ils étaient
&n'a pu donner que discrétion de T'officier à qui
Port-de-Pais, nécesairement à la
cuter étaient
adressés.
Page 152.
caraéere de Laveaur,
néanmoins sétre trompé sur le mais d'une grande
Le Colonel Mhitelock parait un bomme d'un courage distingué,
qui non seulement était
probité.
parler du Général Laveaux comme faire vous au
fort
de vous entendre
qu'on a voulu
Il est plaisant auriez dà savoir, que par la méchanceté devant toutes les troupes
Je faites: : vous lal lettre a étéremise au générall Laveaux eu le choix de faire autreCol. .Whitelock,
qu'il commandait, il n'a pas lettre tout haut à ses solBlanches de la garnison qu'il a fallu qu'ill lise cette vous] lui accordez, vous en
ment qu'il n'a fait, parce du caraétere d'austérité que
dans le
dats. Il serait fort étonné vient de lui donner à Paris publiquement établi
pouvez juger par celui qu'on dit, le 28 Mai dernier, ce Laveaus, quia en VendéConscil des Cing-Cents. On y a
Laveaux, qui tcrivait
S
2n trilumal récolutiomaire; de
tous les Blanes
déporter
au Port-de-Paiss lelire dans laquelle il proposait
à Santhonax un projet
< miaire, an 3, une
Lavéaur, qui a remis
; Laveaus,
de leuri propritté;
Santbonas;
s de les dépaviller tous les Mulatres, rendu public par Je laisse nos lecs signé, pour déporter Blancs 85 des Hommes de Conleur."
abborré des
<6 égalenent
sur votrej jugement.
cela prononcer
tcurs d'après
1 Page 154.
par la mascaise
du poste de PAccul de Leogane, du Baron de MortaMalbeureusoment 2 Tattaque les tromipes SOts les ordres
maneuure d'un des transports,
lembert ne purent débarguer.
N n
Mulatres, rendu public par Je laisse nos lecs signé, pour déporter Blancs 85 des Hommes de Conleur."
abborré des
<6 égalenent
sur votrej jugement.
cela prononcer
tcurs d'après
1 Page 154.
par la mascaise
du poste de PAccul de Leogane, du Baron de MortaMalbeureusoment 2 Tattaque les tromipes SOts les ordres
maneuure d'un des transports,
lembert ne purent débarguer.
N n --- Page 146 ---
38 )
Cela est très-vrai; le capitaine d'un des transports fut ivre tout le
le capitaine du King Grey se comporta
jour, mais
supérieurement, & quoique nous ne
pumes pas débarquer, nous timnes en présence un corps de plus de 200
qui resta toute la journée en embuscade, attendant l'instant
hommes
motre descente. Il en est résulté
que nous ferions
quc,. quoique nous. ayons cu le
ne pas exécuter notre
chagrin de
Négres & Mulâtres débarquement, nous avons tenu un corps de plus de 200
en échec, ce qui les a empéché de se retirer dans le fort.
Page 154.
Car P'olfcier qui commandait, voyant quil ne pouvait plus le défendre (le fort de
1Accul) plaga zne quantité de poudre &s de combustiblés dans zun2 des batimens 65:
yft mettre le feu par 2172 infortuné brigand qui péris par l'esplosion.
C'est une infâme perfidic du commandant,
fit exécuter son ordre
contraire au droit des-gens : il
par un Négre de la côte d'Afrique qui, selon les
rences, ne connaissait pas l'effet de la poudre, car le malheureux mit le appaà des poudres dans une chambre, mais à un caisson d'artillerie
feu, non
placé sous la galerie de la maison qui servait de
de
qui avait été
il fut tué lui-méme, ainsi
corps garde dans le fort;.
que 13 Anglais ou Français qui arriverent les
micrs, outre les officiers que vous avez nommé,
prePage 155:
Un endroit appellé Bompard à 15 millés du Molé.
Vous vouliez sans doute- dire (Bombarde);
T'histoire dc St. Domingue, il n'était
puisque vous vouliez écrire surfût Ia
peut-étre pas. inutile de dire à VOS
quelle
cause de l'établissement du Môle, poste si
leéteurs,,
& par qui il fut établi ? permettez-moi, de
important, & commentsilence,
suppléer très-briévement à votre:
Pendant la guerre qui fut terminée par la paix de 1763, les Anglais s'étaient
presque établis dans le port du Môle St. Nicolas qui n'était
sol quil'environne étant aride &x sans
point habité, le
eaux, Ils en avaient fait un lieu de relâche:
issement du Môle, poste si
leéteurs,,
& par qui il fut établi ? permettez-moi, de
important, & commentsilence,
suppléer très-briévement à votre:
Pendant la guerre qui fut terminée par la paix de 1763, les Anglais s'étaient
presque établis dans le port du Môle St. Nicolas qui n'était
sol quil'environne étant aride &x sans
point habité, le
eaux, Ils en avaient fait un lieu de relâche: --- Page 147 ---
f 1S9 )
&t
vaisseaux Anglais y entraient tranquillement &
leurs corsaires. Les
la guerre les Anglais
surtout pour méme, comme le font encore pendant
M. le Comte
en ressortaient de
de T'isle de Cuba. A la paix, de St. Doles Français dans queiques parties Gouverneur de la Colonie Frangaise
visita
d'Estaing ayant été nommé
passé pendant la guerre : il fit visiter, sa
fut instruit de ce quis isétait
de quelle importance
mingue, le Port du Mole; il comprit promptement & la. France : en conséquence
lui-mème
étaient pour la Colonie pour
8 Jes établissesituation: 8 sa bonté T'ordre d'y faire faire les fortifications leur loyauté avait
il obtint du ministre
le peupler les Acadiens que
étrangere.
nécessaires; ilyplaga pour
sous une domination
mens
leur patric, lorsqu'elle passa
& pour y attirer
déterminé à quitter certain nombre dc familles Allemandes; le. rendit le seul
Ilfit venir ensuite un
aux habitans quelque resourcc,ill
assez
commerce & assurer
très-vite den faire un entrepôt
quelque
ce qui réussit
milles elles
libre de la Colonie,
mais à quelques
port
Les terres voisines sont très-arides, distribuées aux Acadiens & aux
considérable.
meilleures; elles furent
légumes & quelques
deviennent un peu à y cultiver bsaucoup d'excellens a ruiné les habitans
Allemands qui réussirent raisins & figues. La paix de 1783 obtenu la permission.
fruits d'Europe, comme Américains des Etats-Unis ayant St. Nicolas cessa.
du Môle, parce que les
& aux Caycs, le Mole
au Cap
d'aller au Port-an-Prince,
considérable..
d'être un entrepôt
Page 155regut Pordre de
honmes tirés des différens corps,
dont Pine
de 200
en deux colonnes,
Un détachement
; ils furent partagés
85 Pautre par le
marcher pour cetle expédition le brave. 8s wigilant Colonel Spencer,
de ce gui:
était coumandée par
nai point obtenu les partieularités
Markham: : je
qui la suivit.
Laetmaut-Colonel:
8 dans la.retraite
P'altague,
s'est panépondant
qui auraient pu vousqui ont été à St. Domingue,
(qui ne. devait
Ily a ici. tant d'Anglais qui fut destiné à cette expédition de Bombarde), ne.
instruire que le. détachement punir la tralison des habitans
des divers:
coup-de-main pour
soldats de marine
être qu'un
de 300 hommes, en grande partic du Môle avec les troupes. de
fut composé que
le. service de la garnison
vaisseaux qui faisaient
épondant
qui auraient pu vousqui ont été à St. Domingue,
(qui ne. devait
Ily a ici. tant d'Anglais qui fut destiné à cette expédition de Bombarde), ne.
instruire que le. détachement punir la tralison des habitans
des divers:
coup-de-main pour
soldats de marine
être qu'un
de 300 hommes, en grande partic du Môle avec les troupes. de
fut composé que
le. service de la garnison
vaisseaux qui faisaient --- Page 148 ---
'140 y
'ligne. Ce détachement était effeétivement sous les ordres du Colonel
& du Colonel Markham : il n'y eut que deux Français qui se trouverent Spencer à cette
affaire, le Major d'artillerie, M. Deneux, qui avait contribué à mettre le Môle
sous la puissance Anglaise, & moi. J'étais au Môle auprès du Colonel Whitelock, suivant son dcsir &loin de mon corps; jc demandai &j'obtins facilement
de servir à cette expédition comme volontaire ou plutôt comme
du Colonel Spencer, dont personne plus que moi n'admiraitle caractere aide-de-camp décidé
& entreprenant. Il fut content de m'avoir avec lui. Le détachement partit à
9 heures du soir, nous avions I 5 milles à faire dans les bois & les montagnes,
nous les fimes très-lestement &x nous arrivâmes à l'ouverture du bois dans la
plaine où est située la redoute que nous allions attaquer, vers trois hcures
au moment
minuit,
où on y relevait la garde ; nous en étions alors fort après près,
de sorte que nous entendimes, un instant après, tirer le canon d'allarme qui fut
répété de minute en minute. Avions-nous été découverts par quelque vedette
ou postelavancé, ou par le bruit d'un corps de 300 hommes marchant vite, ou
par le choc des armes des soldats ? (car nous marchions la bayonnette au bout
du fusil) enfin quelle qu'en soit la raison, une grande partie de notre projet était
manquéc du moment que nous fumes découverts, car il faut savoir que nous
avions à attaquer de nuit 150 vieux soldats Allemands retranchés & ayant trois
pieces de canon, & que nous n'en avions pas. Le brave Colonel Markham
prit la moitié du détachement pour attaquer la redoute par le flanc
nous allions l'attaquer droit par la barriere. L'ennemi nous laissa pendant arriver que
qu'à demi-portée de fusil : leur sentinelle ayant trois fois demandé qui vive, jus- le
Colonel Spencer, à la troisieme, cria, Angleterre. Alors nous reçumes un feu
parfaitement bien dirigé, qui continua avec. tant d'ordre & de vivacité qu'il
fallut renoncer à notre entreprise. Cependant plusieurs officiers s'étaient
avancés jusqu'au fossé, soutenus par quelques grenadiers, mais trop peu nombreux ; il fallut se retirer, il y eut du désordre; j'étais sur le bord du fossé à
10 pieds du retranchement qui servait de rempart, je fus alors blessé de
sieurs coups de fusil; c'est dans ce méme instant que, j'ai éprouvé le plus plubonheur, puisqu'une balle s'applatit sur la plaque de. mon baudrier & une grand autre
applatit le canon d'un pistolet de fonte que j'avais dans ma poche, & me fit
seulement une contusion considérable : ainsi dans la même affaire, deux foisj'ai
eu lavic sauvée comme par miracle, après avoir en outre reçu quatre blessures. Jc
blessé de
sieurs coups de fusil; c'est dans ce méme instant que, j'ai éprouvé le plus plubonheur, puisqu'une balle s'applatit sur la plaque de. mon baudrier & une grand autre
applatit le canon d'un pistolet de fonte que j'avais dans ma poche, & me fit
seulement une contusion considérable : ainsi dans la même affaire, deux foisj'ai
eu lavic sauvée comme par miracle, après avoir en outre reçu quatre blessures. Jc --- Page 149 ---
141 )
tirailqui, derriere une haie,
de nos hommes,
les en avertis & nous
rejoignis avec peine quelques-uns était fort mauvaise ; je
qui furent
mais dont la position
& Markham,
laient encore, d'instans après les Colonels Spencer il fut résolu d'abandonner
rencontrames peu
T'état où ils mc virent :
de
extrémement chagrins de
de la retraite &c du rassemblement Deneux
projet ; le jour arrivait, on s'occupa &. dans Tattaque; le mnjor si les
notre
égaré dans T'obscurité
qu'en route: :
notre monde, quisétait
à la cuissc, il ne rejoignit
nous: attaquer
était du nombre, blessé légerement de notre désordre, ils auraient mais pu non pas danAllemands se fussent apperçus la retraite : doulourensement,
long-tems
On précipita
à cheval. Je restai pendant
avec avantage.
m'étais fait mettre
d'être poursuivjs, je
blessé.jer
fumes hors du danger
j'angereuseinenti mais lorsque nous
à la ville. Le premier,
à Tariere-garde,
& j'arrivai
fus chez moi me
prisl les devans avec mon domestique mauvais succès, après quoije
par
notre
que jambitionnais,
nonçai au commandant alors une partic de la récompense car. je reçus la visite de
faire panser. Je reçus
voulut bien me montrer,
lintérét que tout le monde T'armée &x de la marine.
toute Ia ville, ainsi que de toute
dc causes
de tués & 26 faits prisoriniers: : beaucoup fut faite de nuit,
Il n'y eut que 10 hommes la principale fut que notre attaque elles furent reçues.
contribucrent à cette perte; étonnées de la maniere dont
avec
fatiguécs, &
les transmettront au public
par des troupes
le tems & Thistoire
S'il en est d'autres,
impartialité.
de ne pas vous être
Monsieur, de vous reprocher auriez fait part à vos
Je ne peux m'empécher, détails de cette affaire, car vous
qui fera un
instruire de tous les
de cette guerre,
fait
d'un trait militaire des plus courageux Anglais, qui a joint au plus grand
compatriotes
brave & jeune officier
Je vais réparer
éternel honneur, au
& le caraétere le plus décidé.
courage, la présence d'esprit
votre négligence.
afin que les
de faire notre retraite assez précipitamment, faite de nuit, avait
Nous fumes obligés
du désordre que cette attaque, ni de moyen d'inpas
ennemis ne sappergussent n'avions avec nous aucun tambour, de monde d'égaré.
mis parmi nous : nous résulta que nous edmes beaucoup
diquer la retraite : il en
I o
, au
& le caraétere le plus décidé.
courage, la présence d'esprit
votre négligence.
afin que les
de faire notre retraite assez précipitamment, faite de nuit, avait
Nous fumes obligés
du désordre que cette attaque, ni de moyen d'inpas
ennemis ne sappergussent n'avions avec nous aucun tambour, de monde d'égaré.
mis parmi nous : nous résulta que nous edmes beaucoup
diquer la retraite : il en
I o --- Page 150 ---
142 )
Un jeune & brave" officier, lieutenant dans le premier régiment de l'Infanterie Royale Anglaise, M. Garstin, qui était du détachement de son
venu avec nous, se trouva au point du jour, égaré avec huit hommes corps de
sa compagnie: il chercha long-tems le chemin pour retourner avec eux
à la ville, il en avait suivi plusieurs quil'en éloignaicnt,
milieu du jour, joint
lorsqu'il fut vers le
par une patrouiile Allemande de six hommcs, lui demanderent dc se rendre; il refusa & menaça de tirer sur la patrouille qui si elle l'atraquait: voyant sa détermination, ils SC contenterent de le
suivre, maisil
-
sans cesse davantage ; lcs républicains l'en avertirent en lui conseillant s'égarait
de se rendre, il refusa constamment. Ces Allemands farigués de toujours l'avoir:
suivi toute la journée, dans la plaine sabloneusc & aride que le jeune officier
avait parcourne avec ses 8 hommes, se retirerent à l'approche de la nuit. Alors
restés seuls, ces braves gens continucrent à s'égarer: tourmentés la
lai soif, accablés de farigue, CC ne fut qu'après deux jours & par, faim,.
arriverent par le plus grand hazard à l'embarcadaire dc une la nuit, qu'ils
deux de leurs camarades étant morts de fatigue, de faim &. plate-forme,
soif, car ils n'avaient trouvé,
surtout de
pour soulager ces deux pressans besoins, des,
pommcs de raquettes. A cet embarcadaire, poste républicain, dont les que éta-.
blissemens étaient détruits depuis trois semaines par le Capitaine
ils
trouverent un mauvais canot de pécheur qui était
Rowley,
dats
abandonné; CCS braves solguidés par leur jeune lieutenant s'exposent, en s'embarquant, à tous lés
risques de la mer, après avoir éprouvé tous ceux que l'on peut- souffrir Sar
terrc, & sans provisions, sans cau, sans voile, & avec de mauvaises rames
ils arriverent Jè matin dt: troisiéme jour, depuis, qu'ils étaient égarés, dâns l'en- ::.
tréc du gouiet ou de la baye du Môle, d'où des pécheurs les
on juge dans quel état ils étaient. Je ne
concevoir amenerent en villé;
de
peux
comment ce trait de
courage, persévérance, & de la conduite la plus décidée &c la plus soutenue,
a été ignoré de vous; Monsieur, & de toute T'Angleterre. J'ignore méme si dans
le tems.le Général Williamson fut instruit de cette action, digne
à toutes celles que T'histoire de cette guerre transmettra à la postérité. d'étre.comparée:
J'ai d'autant plus de droits. de penser qu'on la lui laissa
fut que par. hazard, qu'il apprit que j'avais. été blessé le. ignorer; que ce ne
avait rendu
de
; commandant lui
compte ce qui s'était passé dans.cette affaire, &. avait dé-.
taillé le nombre des Anglais qui l'avaicnt été: mais comme nous étions
Français, le Major Dencux & moi, il ne pensait pas sans doute. qu'il fot:
ée:
J'ai d'autant plus de droits. de penser qu'on la lui laissa
fut que par. hazard, qu'il apprit que j'avais. été blessé le. ignorer; que ce ne
avait rendu
de
; commandant lui
compte ce qui s'était passé dans.cette affaire, &. avait dé-.
taillé le nombre des Anglais qui l'avaicnt été: mais comme nous étions
Français, le Major Dencux & moi, il ne pensait pas sans doute. qu'il fot: --- Page 151 ---
(. 143 )
quoique je fusse comme
Tinformer de tout ce qui nous était anrivé, & que je fusse auprès
obligé de
du Roi d'Angleterre,
Colonel au service
lui Lieutenant
du Roi..
de lui, pour le service
vous l'attention. de
Monsicur, & appeller sur
Je dois me plaindre à, vous,
les
de remarquer votre partialité
leéteurs justes & sages, en priant du
contre les nouveaux,
tous les
les anciens sujcts Roi,
(indigne d'un historien) pour
quile sont. devenus par choix.
partie dès troupes
Monsieur, qae pendânt qu'une
FranCar vous auriez dû savoir,
faible échec, une partie des troupes
à Bombarde un
de gloire; mais.
Anglaises, éprouvair
venait de se convrir
fort de T'Accul de Léogane,
des habitans de la Coçaises au
n'étant composées que
que ces troupes
du Roi d'Angleterrc,
il est possible
qui s'étaient engagés all service
& parce qu'elles
lonie, & des Francçais formée pour servir dans la Colonie, dis-je, que vous
dans la légion Britannique, officier Français, il se peut,
vos vues
étaicnt commandées par un action ne devait pas entrer dans
le récit de cette
démentirsit trop.
pensez que
avez-vous apperçu qu'elle de
sur St. Domingue, ou peut-étre avancé de la négligence & T'éloigne- aient.
ce que vous avez
troupes Anglaises. Quelques
complétement
à se joindre aux
votre partialité
ment des habitans,
avoir lc droit de vous reprocher les républiété vOs raisons, je crois Je vous dirai donc, Monsicur; que à
votre oubli.
cherchaient s'emparer
& de réparer ordres d'un lieutenant de Rigaulty
12 ou 1500
cains, sous les de PAccul de Léogane ; qu'ils rassemblerent à attaquer le fort, qui
du poste important les couleurs, & qu'ils se préparaient du
qu'ils dehommes de toutes
lorsque la veille jour,
couté la vie à tant de braves gens,
le Baron de Monralembert,.
avait
cux-niêmes par
le reste:
vaient le faire, ils furent attaqués dont 150 de la Légion Britannique,
seulèment 400 hommes,
avec
formant les milices de Léogane.
dcs habitans
bout du fusil, furent complétement
chargés la bayonnette au laisserent sur lc champ de bataille:
Les brigands,
de canoa, &
qui débarbattus, ils perdirent une piece viétoire leur: fit faire une retraite
hommes morts; ; cette
& de leurs incursions..
plus de 3001
de leur voisinage
long-tenns la dépendance,
être mise en. opposition.
rassa pendant
par ses suites, pouvait
Gette. action, si conséquente
3.
fusil, furent complétement
chargés la bayonnette au laisserent sur lc champ de bataille:
Les brigands,
de canoa, &
qui débarbattus, ils perdirent une piece viétoire leur: fit faire une retraite
hommes morts; ; cette
& de leurs incursions..
plus de 3001
de leur voisinage
long-tenns la dépendance,
être mise en. opposition.
rassa pendant
par ses suites, pouvait
Gette. action, si conséquente
3. --- Page 152 ---
144 )
du malheur de Bombarde, & aurait prouvé que sur tous les points, quoique
l'on n'eût reçu aucunes troupes d'Europe, on ne restait pas sur la défensive;
mais, qu'au contraire, on ne perdait aucune occasion d'attaquer les ennemis.
J'ignore, Monsieur, si cette affaire a jamais été connue du Général Williamson, car le commandant-général n'était pas à Léogane, lorsqu'elle s'est
passée, & comme il n'y avait pas un seul Anglais parmi les 400 hommes qui
se couvrirent de gloire dans cette occasion, il a pu croire qu'elle devenait
indifférente pour T'Angleterre, & inutile de l'en instruire.
Page I55.
Cetle perte afigeante ne fut que très-mal compensée, par Pbonneur distingué qui
fut acguis Dientôt après, par le petit nombre de troupes Anglaises, qu'on avait
laissées en possession du Cap Tiburon, ES qui farent attaquées le 16 Auril, par
une armée de brigands montant à plus de 2,000 hommes.
C'est surtout ici que je suis encore obligé de vous accuser de la plus injuste
partialité: : & vous rappeller que, comme écrivain, vous devez la méme justice à
tous les sujets du Roi de la Grande-Bretagne, soit qu'ils obéissent à ses lois depuis quelques mois, ou depuis long-tems: vous la devez surtout aux braves,
loyaux &x toujours actifs habitans de la Grande Anse, qui les premiers, ont
réclamé & accepté le gouvernement Britannique, & qui, les premiers, ont
reçu en freres les Anglais dans St. Domingue.
L'affaire dont vous venez de parler, fera un éternel honneur aux braves
Créolcs, & aux valeureux habitans de la Colonie, ainsi quau petit nombre
ciers E5 soldats Anglais, qui ont partagé leurs trayaux, dans cette action d'afi- mémorablc.
Vous deviez, Monsieur, en historien fidele, instruire vos ledteurs qu'il
avait pas dans le poste de Tiburon, soixante
&
n'y
Anglais, ne pas laisser
par votre doléance, & par la conséquence que vous en tirez, pour l'état penser de
olcs, & aux valeureux habitans de la Colonie, ainsi quau petit nombre
ciers E5 soldats Anglais, qui ont partagé leurs trayaux, dans cette action d'afi- mémorablc.
Vous deviez, Monsieur, en historien fidele, instruire vos ledteurs qu'il
avait pas dans le poste de Tiburon, soixante
&
n'y
Anglais, ne pas laisser
par votre doléance, & par la conséquence que vous en tirez, pour l'état penser de --- Page 153 ---
( 145 )
gue
dans le reste de wolre outrage ne sigrife tous
(qui dans ce passage comme
les morts & les blessés étaient
T'armée,
que
les Lommes nés dans la Grande-Bretagu)
Anglais.
mémoire d'un des plus braves,
historien,je dois à la
servi la cause
Quoique je ne sois pas dévoués officiers Français, qui ayent lui est dûe par'
des plus actifs & des plus de lui faire rendre la justice qui Roi, qu'il avait
Anglaise dans St. Domingue, du zele qu'il a mis à servir le
en comreconaissans,
il a Bté tué dernierement
vOS compatriotes & au service duquel
c'est du Chevalier de
choisi pour souverain, avait vaincus tant de fois; savent qu'il avait la
battant les ennemis qu'il tous ceux qui l'ont connu
Sevré dont je veux parler, d'avoir le courage le plus décidé.
néputation bien méritée,
Colonel Whitelock:
dans laquelle il rend compte au à chacun la portion
En rapportant sa lettre, justes & impartiaux rendront
en garnison
de cette affaire, les leéteurs
que le nombre des Anglais
mérite, en se rappellant
de gloire qu'il
montait pas à 60 hommes.
de Tiburon ne
au poste
commandant les troupes coloTettre de M. le Chevalier de Seuré,
en chef les troupes:
Copie de la
Colonel Whitelock, commandant
niales à Tiburon, au
à Saint Domingue.
de Sa. Majesté Britannique
le Gouverneur,
(& décidé a
66 Monsieur
arrivé ce matin dans notre port
insRobert qui est
sûre & prompte pour vous
6 Le Capitaine me fournit une occasion
sur nos: postes,
66- partir cette nuit,)
qui a été faite par les brigands,
66 truire des détails de l'attaque
6 hier, 2 heures avant jour..
été
par"
avancé placé à la Vigie, a surpris
trois heures & demi, mon poste
avaient avec eux. deux pieces
c A
moins de 2,000 brigands, qui
instant le fort & la
6 une armée au.
ils ont entouré dans le même
ohj'ai
de A livres;
au fort avec ma garnison,
46. de campagne
pu me retirer
état de riposter, Lesavec peine quejsi
été en
6 ville.. C'est:
fusillade avant d'avoir
le dominaient de
6 supporté une longue leur faveur, ils-voyaient le fort,
avaient tout en
44- brigands
P P
moins de 2,000 brigands, qui
instant le fort & la
6 une armée au.
ils ont entouré dans le même
ohj'ai
de A livres;
au fort avec ma garnison,
46. de campagne
pu me retirer
état de riposter, Lesavec peine quejsi
été en
6 ville.. C'est:
fusillade avant d'avoir
le dominaient de
6 supporté une longue leur faveur, ils-voyaient le fort,
avaient tout en
44- brigands
P P --- Page 154 ---
146 )
e-t toutes parts, & comme il ne faisait pasjour nous ne
<C
pouvions les
Le combat durait depuis deux heures, lorsque deux caissons appercevoir.
E6 pris feu sur la grande batterie, & l'ont, entierement
de poudre, ont
66 sauter les canons dehors du fort. Ce malheureux démontée en faisant
cc blessé vingt hommes &
événement m'a tué ou
découragé un instant la
ce de suite & a fait un feu violent sur
garnison, elle s'est remis
l'ennemi: : j'ai alors ordonné à
négres de Jean Kina, de sortir sur le chemin de la
quelques
66 brigands & les ont forcé de se retirer dans les
riviere; ils ont battu les
hautcurs.
es Je suis ensuite sorti avec environ 200 hommes
cf marché du côté de la ville
Négres ou Blancs, & j'ai
en divisant ma troupe en deux colonnes dont
j'ai donné le commandement de l'une à Mr.
C
Philibert, moi à la tête de
l'autre: : j'ai monté pour les cerner par derriere & tacher
6s leurs pieces, mais la premiere colonne
de m'emparer de
<e brigands
n'ayant pu, monter assez à ters, les
ont réussi à emmener leurs canons.
c6 Je n'ai pu faire poursuivre l'ennemi qui
c tation
fuyait, que jusques sur l'habitaGensac, tant mes hommes étaient fatigués de s'être
c6, cinq heures, sans relâche.
battus, pendant
<6 J'ai eu environ cent hommes victimes du combat, dont
66 la place & cent blessés
trente tués sur
parmi lesquels il en mourra beaucoup;
qu'ils ont au moins 500 hommes hors de combat :
j'estime
.6 trouvés morts sur le champ de bataille
cent cinquante ont été
66 sont retirés,
; & les chemins, par lesquels ils se
sont si couverts de sang, qu'ils doivent avoir
6 considérable de blessés.
un nombre très-
<6 La troupe Anglaise s'est conduite avec le
. tout : le
courage qui la caraétérise parCapitaine Hardiman est digne des
.66
plus grands éloges; ; je suis désespéré que vous me l'enleviez, il est difficile à
65 ses vertus.
remplacer par ses talens &
<c Aussitôt après le combat, j'ai écrit à tous les
46 tiers de la dépendance,
commandans dans Ics quarpour qu'ils m'envoyent du sccours ; j'en attends à
très-
<6 La troupe Anglaise s'est conduite avec le
. tout : le
courage qui la caraétérise parCapitaine Hardiman est digne des
.66
plus grands éloges; ; je suis désespéré que vous me l'enleviez, il est difficile à
65 ses vertus.
remplacer par ses talens &
<c Aussitôt après le combat, j'ai écrit à tous les
46 tiers de la dépendance,
commandans dans Ics quarpour qu'ils m'envoyent du sccours ; j'en attends à --- Page 155 ---
147 )
la présence de la frégate
moment ; mais je suis bien renforcé par
6 chaque
arrivée ce matin.
C PAlligator qui est
<6 Je suis avec respect, &c.
de SEvné"
< (Signé) Le Chevalier
cc Tiburons 7 Aoril, 1794.
Mole St. Nicolas par ordre du Colonel WhiteCette lettre fut imprimée au
alors dans toute la Colonic, &c
la lettre originale; : elle fut distribuée
serviront
lock sur
avec beaucoup d'autres pieces qui
jen posséde une copie impriméc, lorsqu'il en sera tems.
à écrire Thistoire dc St. Domingue,
votre injuste partialité, &
Cettelettre servira surtout à prouver à vos leéteurs du fait que vous écrivez,
avez eu de tort de ne pas dire la vérité
ce que vous
combien vous
combien peu nombreuses, suivant
Ancar vous devez vous rappeller
vous appellez du nom d'armée
étaient les troupes, que
les armes,
dites vous-méme,
les colons Français, portant
glaisc. Vous deviez dire que partout
les Anglais.
étaient trois ou quatre fois plus nombreux que
Page 156.
toutes les parties de St. Domingue, à cetfe
Ia totalité des forces Anglaises dans cents hommes effedtifs, nombre absolune montait pas, je crois, à menf
dont nous étions maitres ; 8 la
épogue,
pour forner! la garnison des places
manguer
ment insufisant
journellement parmi elles, ne pouvant
diminution rapide qui se faisait
d'habitans Français, devait, en encoud'atlirer Pattention de toutes les classes
alliés.
porter le désespoir cbez nos
aucun
se
rageant nos ennemis,
616 incertains 85 n'avaient pris
partis,
Tels colons, gui jusqu'ici avaient
fréquemment dans plusieurs
ennemis, 85 la désertion se manifesta
déclarerent
des paroisses qui s'étaient soumises.
depuis sept mois que les Anglais
Que deraient penser les Français qui, de la Colonie, ne voyaient ard'une partic considérable
celi lcs y avait
étaient en possession
était difficile le rôle de
qui
ziver aucuns senforts 2 combien
pris
partis,
Tels colons, gui jusqu'ici avaient
fréquemment dans plusieurs
ennemis, 85 la désertion se manifesta
déclarerent
des paroisses qui s'étaient soumises.
depuis sept mois que les Anglais
Que deraient penser les Français qui, de la Colonie, ne voyaient ard'une partic considérable
celi lcs y avait
étaient en possession
était difficile le rôle de
qui
ziver aucuns senforts 2 combien --- Page 156 ---
143 )
conduit, & qui avait toujours exliorté à prendre toute confiance dans Tes renforts.
qui devaient arriver d'Angleterre ? Si vous aviez pris quelques informations sur
ce qui s'cst passé à St. Domingue, vous auriez appris tout Ce qui fut fait
conserver la confiance, que l'on avait fait naitre, & loin de calomnier ceux pour: qui,
par le plus entier dévouement, ont acquis &x conservé à la
une
Grande-Bretagne
si belle propriété, vous auriez écrit, que rien nc fut épargné,
voyages,.
courses, promesses, prieres & assurances, pour déjouer les intrigues des républicains & celles du parti Espagnol, qui ne cessaient de répétcr,
queT'Angleterre ne voulait que ruiner la Colonie, & n'avait aucune intention de la
conserver : ils apportaient en preuve l'état d'abandon dans lequel on la lais-.
sait. Il paraitra peu étonnant que plusieurs personnes effrayées &
soient
découragées
se
laissées persuader & ayent déserté de quelques paroisses ;. deux ou,
trois individus ont pu le faire, mais ce n'était pas des propriétaires.
Page I57.
Huit mois s'étaient déjà écoulés depuis la reddition de Jérémie, 6s dans cet interwalle gas zn soldat n'était arrivé de la Grande-Brelagne : le démuement absole
d'équipages de guerre, de munitions. 6 de provisions de toutes especes se faisait
cruellement sentir.
Toujours, Monsieur, après VOS accusations contre les propriétaires de St..
Domingue, suit la preuve que vous n'auriez pas du vous permettre de les inculper. Vous dites vous-méme la vraie raison du découragement: depuis huit
mois ducun secours n'était arrivé, 65 Fon manquait de tout. J'ignore si d'autres.
colons auraient eu autant de patience, qu'en eurent' les généreux habitans deSt. Domingue. A quelques faibles exceptions près, il n'y avait dans la partie:
soumise aux Anglais ni insubordination ni méme de plaintes. Deviez-vous.
récompenser leur zele & leur fidélité par Vos injustices ?.
Page I57..
Et quoigue les régimens nouvellement arrivés, n'excédassent pas en totalité 1,600,
bonumes, dont 250 étaient malades O24 convalescens, leur petit nombre ne fut:
plus un objet de plainte.
urent' les généreux habitans deSt. Domingue. A quelques faibles exceptions près, il n'y avait dans la partie:
soumise aux Anglais ni insubordination ni méme de plaintes. Deviez-vous.
récompenser leur zele & leur fidélité par Vos injustices ?.
Page I57..
Et quoigue les régimens nouvellement arrivés, n'excédassent pas en totalité 1,600,
bonumes, dont 250 étaient malades O24 convalescens, leur petit nombre ne fut:
plus un objet de plainte. --- Page 157 ---
149 )
dont plus de 250
que 1,600 hommes, fut tel qu'ils ne se
avouez vous-méme quilailarian des habitans
Vous
dc servir, &c' lc courage
se défendre. Comment
Etaient hors d'état
assez nombreux pour
146; & si le
plus, de n'être pas leéteurs ce que vous dites, page
& sinplaignirent de persuader à vos
n'eussent pas étévrais, huit mois ?
sespérez-vous
& le coumgedeiecenu venant après
dérouement,) Tarachement si nombre de troupes
qu'était pour eux un petit
ceres,
plus de 4,500 propriétaires, des
dire pendant cet intervalle,
au pouvoir
Vous auriez dû que, étaient revenus dans les paroisses nombre de leurs troupes
de tout àge, de tout sexe, fit leur force, & non le petit
Anglais, que c'est ce qui
restaient dans les garnisons.
qui
Page 158.
direà du Coumodore Ford.
Le toul sous le commadenent
cepenil ne cessa pas
officier était alors tres-malade;
; depuis longCe brave & valeureux
de lattaque du Port-au-Prince au découragement
dant de s'occuper des préparatifs ce qui contribua beaucoup
de la Cotenait le port bloqué,
sur la capitale
tems, il en
civils, & facilita notre entreprise
des commissaizes
lonie.
Page 158.
Mhite consistaient en 1,465
les ordres du Ginéral
El les troupes de terre SOuLS hommes en état de servir.
1,465 soldats Anglais
quil n'y avait que
informer vos
bon de vous bien rappeller
auriez dû au moins
Il est
du Général White ; vous auriez été étonné d'apprendrc
sous les ordres des habitans Français, vous
leéteurs du nombre
qu'il passait deux mille.
avait en armes au Mole, a
combien il y en
Anglaises) au
Vous auriez dû cncorc récapituler (oà il n'y avait plus de troupes
St. Marc, à Leoganc, à Jérémie,
Q 9
de vous bien rappeller
auriez dû au moins
Il est
du Général White ; vous auriez été étonné d'apprendrc
sous les ordres des habitans Français, vous
leéteurs du nombre
qu'il passait deux mille.
avait en armes au Mole, a
combien il y en
Anglaises) au
Vous auriez dû cncorc récapituler (oà il n'y avait plus de troupes
St. Marc, à Leoganc, à Jérémie,
Q 9 --- Page 158 ---
150 )
camp des Rivaux, au camp du Centre, & au Cap Tiburon
savait que Rigault devait essayer d'y faire une
surtout; car l'onglais assiégeraient le Port-au-Prince. Vous attaque, pendant que les Anprès de deux mille
seriez étonné d'en trouver
sous les armes. Je peux, Monsieur, vous
encore
le faut, vous en fournir les
l'assurer & s'il
&c
comptes, car j'ai sans Cesse été occupé de
j'ai sans cesse parcouru les possessions
cet objet,
Anglaises dans la
sens, surtout dans les derniers mois
la
Colonic en tous
le retard de l'arrivée des
que confiance semblait diminuer, par
est différent de cclui-ci, secours. Vous voyez que votre calcul;
Je m'en
page 103,
qui ont été dans.St.
rapporterai pour son exaétitude aux Anglais
Domingue à l'époque dont je parle,.
Page 159.
Le Major Spencer, avec 300. Anglais 6 environ 500 komes de
fu débargué le soir à un mille de distance du
troupes coloniales,,
Tattaque du CO16 de la terre.,
fort, avec ordre de commencer.
Je fus assez hcureux pour être rétabli de mes
Général White & pour pouvoir
blessures, avant l'arrivée du
Colonel
étre, avec mon corps, du
Spencer : le 31 Mai, le fort avait été canonné
détachement du
deux vaisseaux & deux frégates, qui l'avaient
toute la. journée par
de la mer,. mais,du côté de la terre il était entierement démantelé du côté
nécessitait un assaut ; la nuit
entier & à moins d'être tourné il
conseil de
approchait, un orage venait, il fut tenu un
guerre, entre le brave Colonel Spencer, le Baron
petit:
moi &c un officier du génie, (un des bommes du talent
de Montalembert,.
voure
le plus récl 65 d'une
froide qui ne peut étre surpassée par
braMackaras, dont l'adlivité
personne, je veux dire le
il s'est
a toujours étE telle, qu'il a SZ
Capitaine
tiré un coup dé fusil: avec de
officiers se'trouever par-tout oiÈ
quer de réussit). L'avis fut donné pareils
on ne doit jamais manle climat du
par un de nous, connaissant
pays, d'attaquer la bayonnette au bout du
parfaitement
oà la grande quantité d'eau, qui tombe
fusil, dans un moment
dans le fort, de pouvoir faire
ordinairement, empécherait les hommes,.
L'action du
usage de leurs armes à feu & de leurs canons..
Capitaine Daniel ne peut étre assez. louée, elle fut exécutée
avec
it). L'avis fut donné pareils
on ne doit jamais manle climat du
par un de nous, connaissant
pays, d'attaquer la bayonnette au bout du
parfaitement
oà la grande quantité d'eau, qui tombe
fusil, dans un moment
dans le fort, de pouvoir faire
ordinairement, empécherait les hommes,.
L'action du
usage de leurs armes à feu & de leurs canons..
Capitaine Daniel ne peut étre assez. louée, elle fut exécutée
avec --- Page 159 ---
151 )
officier. Ehishonneur à cet
vivacité qui feront toujours
dit ici est suffi-
& une
ce que j'ai
un: courage donnera sans doute d'autres détails;
toire un jour
sant, pour ce momentPage 159.
Lennemi éoacua lé
déternina le sort de la capitale que
La prise du Fort Bizoton
4 Juin..
Bizoton jusqu'au 4 Juin, à attendre
bivouac dans le Fort
une
par terre
Nous restâmes au
qui venait de T'Arcahaye, partie
il
corps de T'arméc,
de la. plaine du Cul-de-Sac;
que le grand
fit ses approches du côté 3 de la ville, lorsque le 4
& une partie par mer, six lieues : il n'en était plus qu'à marche. du Fort Bizoton,
mit 4 jours à faire du matin, nous nous mimes en. dont nous n'étions qu'à
Juin à dix heures'
pour le Port-au-Prince,
derriere la ville :
avec le Coloncl Spencer,
dans les hauteurs
les
occuper un poste
que républitrois milles, pour
fûmes instruits par une Mulitresse, de qui j'étais,
à moitié chemin nous
le Colonel Spencer auprès un
de:
l'avaient abandonnée ;
je me faisais plaisir des
cains
il ne parlait pas Français; 50 hommes de cavalerie
(& auquel, comme
me pria de prendre
le. lendemain de la
servir d'aide de camp,)
araient joint à. Bizoton,
deux habitans,
habitans de Léogane, qui nous le fait. J'exécutai cet ordre;
& d'aller vérifier
sans pcine jusqu'au
prise du fort,
comme éclaireurs, parvinrent
un des
qui marchaient en avant le fort, dit de la porte de Léogane,
au
fossé de: la ville situé sous
baissa le pont, l'autre nous joignit femme
sauta dans lc fossé, 8x. en
que ce qu'avait dit cette &
caraliers
T'heureuse nouvelle,
je:
méme, avec
rendre compte au Colonel Spencer,
moment était vrai. J'ènvoyai
faire visiter auparavant par.1 un cavalier,. Fort
de couleur
fort, ayant eu soin de
à. cclle. du
du
scélératesse semblable
que le.
pris possesion
à craindre quelque
demi-heure. après
si nous n'avions pas fut découvert alors, mais une entré dans le. fort, on
de T'Accul: : rien ne
tout notre détachement fut
la porte, on
Spencer & que
très-cachée ; on enfonça.
Colonel
sortant d'une cave
J'ai toujours pensé
entendit des cris
de plusicurs barils de poudre.. mettre. le feu ài
trouva. un. négre, au milieu
là, dès la veille au soir, pour y.
avait été placé
quc ccemalheureux
alors, mais une entré dans le. fort, on
de T'Accul: : rien ne
tout notre détachement fut
la porte, on
Spencer & que
très-cachée ; on enfonça.
Colonel
sortant d'une cave
J'ai toujours pensé
entendit des cris
de plusicurs barils de poudre.. mettre. le feu ài
trouva. un. négre, au milieu
là, dès la veille au soir, pour y.
avait été placé
quc ccemalheureux --- Page 160 ---
152 )
une certaine heure, mais que sa méche s'était éteinte, car on ne trouva
même l'apparence de feu.
der
pas
Connaissant la ville, je fus chargé d'aller prendre possession a du fort de
l'hôpital aussi abandonné; ; là je vis quc le projet des républicains avait été
de faire sauter tous ceux, qui se présenteraient à ce poste. Je trouvai une trainée
de poudre de plus d'une portée de' fusil de long, partant de la poudriere ou
ily. avait onze barils de poudre, dont plusieurs défoncés par le bas, & de la
poudre semée en quantité sur le plancher cettetrainée allaitj tjusque dans les hallicrs derriere le fort ; il parait que les comiissaires avaient
pensé que nous les
attaquerions plutôt, & que cette trainée de poudre. était faite depuis
la pluie avait détruit leur funeste projet, car je la trouvai mouillée long-tems;
sur terre, seulement séchée par le soleil sur la superficic: je descendis jusques de
cheval & fis descendre six hommes, & avec nos mains & nos mouchoirs nous
balayâmes la porte, & nous en mouillâmes le devant : alors je la fermai & je
fus rendre compte au Colonel Spencer de cette petite opération.
Comme il paraissait sur le Fort Robin un rassemblement de 2 ou 300
hommes, qui baisserent, à notre entréc dans le Fort de Léogane, le pavillon
républicain, mais quiavaient négligéd'envoyer au devant de nous
desl leurs, le Colonel Spencer me chargea encore d'allerles
quelques-uns
reconnaitre, pendant
qu'il se mettrait en état de défense dans le Fort de
Je
moi un détachement de 80 hommes' de cavalerie & Léogane. pris avec
je mc rendis au pied du
fort, ayant aussi fait reconnaître T'hôtel du gouvernement en passant, il était
complétement pillé & abandonné.
Arrivé dans la ruc en face du Fort Robin, j'envoyai deux cavaliers en
pour dire à ccux quien composaient le rassemblement, de mettre bas les avant, armes
& d'envoyer quelques-uns de leurs officiers ; il en vint deux qui me dirent
qu'ils n'avaient pas voulu fuir avec les commissaires &x qu'ils se soumettaient
avec joie aux troupes Anglaiscs. Je montai alors avec eux dans le fort &
fis prendre possession des canons. Comme ceux qui restaient étaient beau- je
coup plus nombreux que nous, je leur fis dire d'entrer dans le corps de
garde
quien composaient le rassemblement, de mettre bas les avant, armes
& d'envoyer quelques-uns de leurs officiers ; il en vint deux qui me dirent
qu'ils n'avaient pas voulu fuir avec les commissaires &x qu'ils se soumettaient
avec joie aux troupes Anglaiscs. Je montai alors avec eux dans le fort &
fis prendre possession des canons. Comme ceux qui restaient étaient beau- je
coup plus nombreux que nous, je leur fis dire d'entrer dans le corps de
garde --- Page 161 ---
153 )
& avec
firent tous promptement,
leurs armes a la porte, ce qu'ils Alors je fis prévenir le Colonel
en laissant
contentement.
du Fort St.
d'un grand
prendre possesion
Tapparence envoya le Baron de Montalembert allant dans la plaine du Cul-de-Sac:
Spencer, qui
la porte de la ville
Fort de Ste. Claire, ainsi,
Joseph, qui commande de Léogane fut envoyé au
du Port-au-Princes.
des troupes
en posession
un détachement
les Anglais furent
avant midi, le 4 Juin 1794,
avoir brûlé une scule amorce.
sans
vaisseaux vers la rade, au moment:
avait fait avancer Tes
du Fort de TIslet,.
Le commodore qui Bizoton, fit prendre possesion Fort Robin, en
du Fort
fis hisser au
où nous partimes Anglais à terre, que je heure avant. On envoya
& envoya un pavillon
qui y flottait une
nos postes jusques.
place de celui de la république, arméc, & nous restâmes à.
terre un exprès à la grande
arriva..
par
le Général White
vers six heures que
du plaisir que j'ai eu'
refuser ici à vous assurer, Monsieur,
qui soit entré
Je ne peux me oficier au service du Roi dAngleterre, fait arborer le pavillon.
d'avoir été le premier
& qui y ait le premicr
que le:
dans la capitale de la Colonie, hazard heureux comme une récompense sauver la.
Britannique. J'ai regardé cc
travaux & de mcs peines, pour.
m'avait procuré de tous mes
sort
de son entierc. destru8tion.
Colonie. de St. Domingue
Page 160..
Senfuirent dansi
de leurs adbirens,
exx-mémes, avec une partie
Les commissaires
les montagnes.
de découvrir : je ne peux donc
qu'il ne faut pas espérer
envois de parlemenIl y a des secrets
civils, dans les nombreux resté au Fort Bizoton
pas assurer si les commisaires le tems que nous avons qu'on les laisserait se
taires qu'ils ont fait, pendant convenus avec le commodore les
à
ne sont pas
énormes richesscs, sans poursuivre, on
sans attaquer,
avec leurs
navires. Si cela est ainsi,
retirer du Por-au-Prince broleraient ni la ville, ni les
condition qu'ils ne
R I
pas espérer
envois de parlemenIl y a des secrets
civils, dans les nombreux resté au Fort Bizoton
pas assurer si les commisaires le tems que nous avons qu'on les laisserait se
taires qu'ils ont fait, pendant convenus avec le commodore les
à
ne sont pas
énormes richesscs, sans poursuivre, on
sans attaquer,
avec leurs
navires. Si cela est ainsi,
retirer du Por-au-Prince broleraient ni la ville, ni les
condition qu'ils ne
R I --- Page 162 ---
154 )
ne peut qu'approuver la sagesse du commodore ; mais à moi comme à tous les
colons qui connaissent la Colonie, &x la route du Port-au-Prince à Jacqmel, il
paraitra toujours étonnant qu'ils ayent réussi à se sauver avec l'immense convoi
de 200 mulets chargés, avec 1,500 ou 2,000 personnes de tout àge, de tout
sexe, & de toute couleur, à leur suite. Le gouvernement doit savoir CC qui
en est ; c'est CC qui m'empêche d'en tirer toutes les conséquences que j'aurais
droit d'exposer au public, puisque je suis obligé de défendre les propriétaires
de St. Domingue de votre inculpation, de n'avoir pas aidés adlivement E5 de
bonne foi les troupes Anglaises ; puisque je suis obligé de me défendre moiméme & ceux qui, comme moi, ont proposé, conseillé les projets & les plans
qui devaient mettre la Colonic Française de St. Domingue sous la
de la Grande-Bretagne ; un jour viendra oii 012 saura davantage. puissance Dans
ce
moment je me bornerai à vous prier d'observer qu'il y avait, après la prise du
Port-au-Prince plus de 3,500 hommes rassemblés dans cette ville, bien armés,
prêts à tout entreprendre, pour finir la conquête de la Colonie.
Chap. XI.-Page 161.
L'on a déjà fait connaitre la siluation de la ville du Port-au-Prince; mal-saine
en elle-méme, elle est entourée de hauteursfortijfées, qui commandent à la fois
les lignes 85 la rade.
Jamais le Port-au-Prince n'avait passé pour mal-sain, avant l'arrivéc des
Anglais. Les nouvelles maisons du bord de la mer étaient humides, mais une
grande partie de la ville étant brulée, l'air ayant plus de circulation, la ville ne
devait pas étre mal-saine ; une seule hauteur est un peu fortifiée, c'est le
Morne du Fort Robin, les autres forts sont en plaine; ce'n'est pas à la situation
de la ville, qu'il faut attribuer les maladies, qui ont fait tant de ravages ; nous
dirons bientôt à quoi elles doivent être attribuées.
Page 162.
lci (dans les hauteurs) Pennemi s'arrêta dans sa retraite de la wille: il avait la
certitude bien fondée de recevoir des secours réglés d'bommes, de munitions, de
est un peu fortifiée, c'est le
Morne du Fort Robin, les autres forts sont en plaine; ce'n'est pas à la situation
de la ville, qu'il faut attribuer les maladies, qui ont fait tant de ravages ; nous
dirons bientôt à quoi elles doivent être attribuées.
Page 162.
lci (dans les hauteurs) Pennemi s'arrêta dans sa retraite de la wille: il avait la
certitude bien fondée de recevoir des secours réglés d'bommes, de munitions, de --- Page 163 ---
( 155 )
milles du Purzsitub dans la partie du Sud, à40 roule jort C0R!-
tioret, du port des Cayes,
est ouverte par ane
la conmumication
au-Prinee avec leguel
mode.
n'éraient autres, que des
Monsicur, que les brigunds
n'ayant poin:
Je peux vous assurer,
mal vêtus, sans aucune discipline, ville. Vous faites
troupes de négres, mal armés,
amener contre la
& s'ils en avaient eu n'en pouvant des
pour celle deJacqmel,
de canon
étonnante, en prenant la vilie Cayes,
un chemin dans
ici une erreur bien
40 milles du Port-au-Prince, par confondez enqui n'est effectivement qu'à les autres. Dans votre note, vous
celle des
les montagnes les unes sur
le Mulâtre Rigaud, avec
la ville des Cayes où commandait
Bornéo & d'autres Mulitres.
tierement
Monbrun,
du Sud :
où commandaient
de la partie
Cayes de Jacqmel,
Rigaud est la capitale
: vous sentirez
La ville des Cayes od commande dans la dépendance de l'Oucst
la
de Jacqmel est
& la Colonic, après
celle des Cayes
dont il eût été pour les Anglais
une partie des
facilement lavantage
de ce succès, pour envoyer CC
avait
de la capitale, de profiter
finir qu'on
prise
étaient rassemblés au Port-au-Prince, de la guerre, des mo3,000 hommes, qui
Il est, dans les événemens ils se retrouvent
si heureusement commencé. profiter ; quand on les a perdus,
mens dont il faut savoir jamais.
difficilement & souvent même
Page 162.
des renforts de toute espece dans
il arrivait constamment
Et de ces deux points,
le camp ennemi.
de
le nom de rasemblemens
des ennemis ne méritaient que
& cent habitans, le plus
Les camps
cent hommes de la légion
Nous y trounégres; nous primes, avec Néret, en moins d'un quart d'heure.
été conappellé
: ellesavaient
fort de ces camps,
que nous emmenêmcs: fuite ; le chemin de
vâmes neuf picces de campagne,
lors de leur
les bripar les commissaires
laissées. Jamais
duites en cet endroit,
loin, ils les y avaient
trois en
aller plus
en avons parcouru
voiture ne pouvant minutes dans ces camps : nous
pu tirer un coup
gandsw'entitense cinq
hommes, sans avoir jamais
deux jours avec quatre cents
ellé
: ellesavaient
fort de ces camps,
que nous emmenêmcs: fuite ; le chemin de
vâmes neuf picces de campagne,
lors de leur
les bripar les commissaires
laissées. Jamais
duites en cet endroit,
loin, ils les y avaient
trois en
aller plus
en avons parcouru
voiture ne pouvant minutes dans ces camps : nous
pu tirer un coup
gandsw'entitense cinq
hommes, sans avoir jamais
deux jours avec quatre cents --- Page 164 ---
156 )
de fusil. Les brigands ne recevaient point de renforts. Je maintiens
jamais, avant le mois d'Août 1794, les brigands n'ont eu dans le dépendance que
du Port-au-Prince un seul camp, où ils ayent tenu un quart d'heure.
Page 162.
D'après ces considérations, les commandans Anglais regarderent comme wne mesure
indispensablenent nécessaire, de renforcer les lignes, 6 d'y ajouter-de notveaux
retranchemens 55 de nowveaux ouvrages, dans la parlie de la ville qui fair
aux
face
montagnes.
Je ne dirai rien sur le danger qu'il y avait quel le Port-au-Prince fiut attaqué
par les Drigands, les Colons n'ont jamais eu cette inquiétude : je me borne à
observer que, quand nous avons pris possession de la ville, ilyavait dans l'enceinte de ses lignes 131 pieces de canon en batterie. A vous entendre, Monsieur,
on dirait que les brigands sont des troupes disciplinées, approvisionnées & bien
armées, avec des corps d'artillerie, tandis qu'ils ne sont que des voleurs de grand
chemin, qui détroussent les passans. Le tems sans doute éclaircira bien des.
choses qu'on a peine à expliquer aujourd'hui.
Page 163, Note B.
Cefiu zn bonheur pour l'armée Anglaise, que la maladieft presqu'autant de
dans les troupes Frangaises, gue parmi les nôtres. : sans cela le Port-au-Prince- ravage
ni'etit ét que bien peu de tems en notre pouvoir.
Permettez-moi, Monsieur, de vous demander de quels corps & de quelle
espece d'hommes étaient composées ces troupes Françaises ; & où vous les
placez. Il n'y avait de troupes Blanches cnrégimentées qu'au Poit-de-Paix;
& des restes de quelques compagnies, aux Cayes; les Négres révoltés dont
j'ai donné la description, ne pouvaient attaquer le Port-au-Prince avec du
n'en ayant pas, & ne pouvant en conduire par les montagnes, & dont les canon, armes
ont toujours été en mauvais état, surtout ils ne pouvaient étre appellés une armée : il n'y a jamais pu avoir de maladie dans une armée qui ni'eristait
pas.
imentées qu'au Poit-de-Paix;
& des restes de quelques compagnies, aux Cayes; les Négres révoltés dont
j'ai donné la description, ne pouvaient attaquer le Port-au-Prince avec du
n'en ayant pas, & ne pouvant en conduire par les montagnes, & dont les canon, armes
ont toujours été en mauvais état, surtout ils ne pouvaient étre appellés une armée : il n'y a jamais pu avoir de maladie dans une armée qui ni'eristait
pas. --- Page 165 ---
157 )
devoir
dans le texte auquel vous avez cru 10
Cc que vous dires, Monsieur,
la suite de Tinaétion où l'on a retenu
ajouter la. note à laquellejer réponds, est étaient bien portantes & contentesaprès
les 3,500 hommes de troupes qui
comme on l'a proposé alors,
jours,
; si Jacqmel eut été pris,
la prise du Port-au-Prince;
&c. &cc.; on pourrait en ajouter beaticoup...
était finie; si, si, si, si,
quc je connais parfaitela guerre Monsieur, que c'est moi qui vous réponds, &c. &xc.
.Pensez,
& que je sais tout ce qui s'y est passé,
ment St. Domingue,
Page 163ils avaient été embarqués.
La frégate sur laquelle
de cette fréde la maladie de St. Domingue; : l'arrivée
la
Voilà la vraie cause
de grands malheurs, en y apportant
la Colonic, la source
gate a été pour
a enlevé tant de braves gens,
maladie peatilentielle qui
Page 164.
furent si
dans Parmée Anglaise, après son arricde,
Les progrès de la mortalité
de 600 soldats périrent d'une mort prèmaturée, de
rapides, que 40 officiers 85 plus enneri la maladie, dans le court espace
d'autre
que
sans avoir en à combattre de la ville.
deux mois, après la reddition
la fieure
n'avait connu à St. Domingue la maladie, appelléc & ce sont les
Jamais on
YExpériment, qui T'a apportée,
c'est'la frégate Anglaise
dans notre malheureuse
jaune; ; eux-mêmes qui ont introduit cette maladie
comme les Anglais,
Anglais
fléau dont Ics habitans sont viétimes,
eux; parce
Colonie. C'est un
proportion, à la vérité, que parmi traitent
mais dans une bicn moindre
parce que les médecins Français médecins
le genre de vie est différent,
moins violens que les
que
maladie, & par des procédés
mieux cette
Anglais.
si on eut fait marcher une partie
suis encore obligé de répéter que,
après la prise de
Enfin je
qui étaient au Port-ag-Prince,
des 3,500 hommes de troupes
S s
'est un
proportion, à la vérité, que parmi traitent
mais dans une bicn moindre
parce que les médecins Français médecins
le genre de vie est différent,
moins violens que les
que
maladie, & par des procédés
mieux cette
Anglais.
si on eut fait marcher une partie
suis encore obligé de répéter que,
après la prise de
Enfin je
qui étaient au Port-ag-Prince,
des 3,500 hommes de troupes
S s --- Page 166 ---
158 )
la ville, moins de soldats y auraient été rassemblées, &c. &c. Ily aurait péri
moins d'hommes, &c. 8c. Je laisse à nos leéteurs à réfléchir, & à
sur toutes les conséquences que l'on peut en tirer.
prononcer
Page 164.
Malgré les promesses 6s l'attente journaliere des troupes qui devaient arriver
d'Angleterre, l'on n'e en veçut aucuné, que 7 mois après que le Général Horneck
eilt pris le commanudement.
Il est bien essentiel d'observer que le Général Horneck n'est arrivé à St. Domingue que lc 15 Septembre 1794; que les troupes du second renfort n'y sont
arrivées que sept mois après; que depuis la prise de possession de la Colonie, le
19 Septembre 1794, il s'en est donc écoulé dix-neuf, avant que le complément
d'hommes promis pour St. Domingue soit arrivé: vous' auriez dà cn tirer le
résultat, qui est, qu'étant arrivé par division, lc nombre n'a plus été suffisant;
tout devait vous prouver que lcs propriétaires Français, ont fait tout ce qui était
en leur pouvoir pour accélérer la prise totale dc la Colonie, & diminuer aux
Anglais les peines, les fatigues, & Jcs dangers de cette entreprise qu'ils les
ont bravés avec un dévouement, qui méritait de votre impartialité une justice,
qui, jc ne crains pas de vous l'assurer, leur sera rendue par tous les lecteurs
sensibles & qui savent apprécierla loyauté.
Page 165.
Pendant que le Colonel Brisbane suivait ses premiers succès dans la partie
de TArtibonite, les Gens de Couleur de St. Marc, séduits les
éloignée
commissaires Français E5 trouvant la ville dégarnie de par promesses des
neutralité qu'ils avaient promise, 8 prirent. les armes le 6 troupes, violerent la
de la République.
Septembre, en faveur
Comment vousi ignorez, Monsieur, qu'iln'y avait plus de commissaires civils
en Septembre 1794 à St. Domingue ; & qu'ils étaient partis en Juin; comment
ignorez-vous encore que le Colonel Brisbane fut trompé par les Mulâtres
ée
commissaires Français E5 trouvant la ville dégarnie de par promesses des
neutralité qu'ils avaient promise, 8 prirent. les armes le 6 troupes, violerent la
de la République.
Septembre, en faveur
Comment vousi ignorez, Monsieur, qu'iln'y avait plus de commissaires civils
en Septembre 1794 à St. Domingue ; & qu'ils étaient partis en Juin; comment
ignorez-vous encore que le Colonel Brisbane fut trompé par les Mulâtres --- Page 167 ---
159 )
étse
confiance; ils sentaient bien qu'il ne pouvait à St.
qu'il avait gatés par trop de
: il ne faut attribuer leur révolte
dans l'erreur sur leur compte
de perfidie & d'atrocité.
long-tems leur caraôtere, qui est un mélange
Marc, qu'à)
contr'eux, mais
souvent été averti de se tenir en garde encore davanCe jeune officier avait
à tout; il eut lieu de le croire comblés de
il pensait que le courage suppléait obtint sur les traitres, qu'il avait
les succès faciles, qu'il
tage par
graces & de bontés.
Page 166.
convalescens, se jetta dans un
quarante Anglais
depwis deux
composée denviron
avec courage
La garnison, le bord de la mer. Elle s'y défendait Nicolas, oint à sonL
petit fort, sur
Anglaist, partie du Mole St.
le Colonel Brisjours, lorsquiuune frégate des Mulâtres ne fut que de peu de durées
secours. Le triompbe côté de la terre E5 reprit la ville.
bane les attaqua du
seulement, que Brisici de dire, si c'est avec les soldats malades
sur eux; vous
Vous oubliez de Mulâtres & obtint un triomphe complet des plus consibane défit les traitres
Blanche de la ville, qui est une les
oubliez de dire où la population s'étaient retirées, & quels ont été fuyards: dire
dérables dela Colonie, 8z.l lcs milices, seraient bons à connaitre. Vous oubliezde
de tous ceux qui ont fai
était Lieutenant-Coloncl.
les noms
Française, dont Brisbane
la
qui
où était alors la légion
manquer. de blâmer partialité,
& sages, ne pourront
qu'ici comme au Cap
Les hommes justes
; sachez, avec nos lcéteurs,
Brisbane & des
vous rend sans cesse injuste
commandés par. lc Colonel
Tiburon, ce sont les Français, qui
& non. pas 40 soldats. convalescens..
ont. battus. les brigands;
officiers Français
lâche que soit la race
qu'il est absurde d'écrire, quelque
pouvaient
Convenez, Monsieur,
malades 024 convalescens,
Hommes de Couleur, que 40 hommes,
sur eux.
des
même obtenir un triomphe quelconque
leur résister &
injuste, vous vous êtes
Monsieur, que, par votre prérention 162, que les ennemist sreco.
Convenez plurôt,
puisque vous avancez, page
de fotétrangement laissé abuser:
de munitions, &c. qui obligerent
vaient dés renforts continuels d'hommes,
ez, Monsieur,
malades 024 convalescens,
Hommes de Couleur, que 40 hommes,
sur eux.
des
même obtenir un triomphe quelconque
leur résister &
injuste, vous vous êtes
Monsieur, que, par votre prérention 162, que les ennemist sreco.
Convenez plurôt,
puisque vous avancez, page
de fotétrangement laissé abuser:
de munitions, &c. qui obligerent
vaient dés renforts continuels d'hommes, --- Page 168 ---
( 160 )
tifer la ville du Port-au-Prince; (ofrecciving regularsupplies ofmen, animunition,
ESc.: on this account, tbe British commander found it indispensably necessary to
strengthen tbe lines, 6Sc.) S'ils étaient si puissans, comment faites-vous entrer
une garnison de 40 soldats Anglais convalescens dans un fort, pour s'y défendre,
pour les en faire sortir après, pour battre Ces mémes Mulâtres, à l'arrivée.
d'une frégate; sans ajouter si cette frégate avait apporté des troupes de renfort, pour attaquer les mêmes hommes, que, quelques pages plus haut, vous
avez fait si dangereux, qu'il a fallu fortifier par des dépenses excessives les lignes
de la capitale ?
Page 166.
Ayant É16 joints par les Mulatres fugitifs, ils repasserent bientôt la riviere, 85
s'étant emparés au commencement d'Ogobre, de deux postes avancés, (St. Michel
6s St. Raphaël), ils s'étaient procuré une grande quantité d'armes 6s de muitions, 6 menacerent de nouveau la ville de St. Marc, d'une attaque siformidable,
qu'elle fit naitre les craintes les plus sérieuses pour su sireté.
Les erreurs en géographic ne vous coûtent rien ! qu'entendsz-vous par outposts? Est ce de deux postes hors de St. Marc dont vous voulez parler?
expliquez-vous: carles deux postes de St.Michelés. St. Raphaël sont dans l'intéricur de la Colonie Espagnole, & l'un est à plus de 60 milles de St. Marc, &
l'autre à plus de 75, & il faut traverser les doubles montagnes par les plus mauvais chemins imaginables; il faut encore vous observer que ces deux pctits
bourgs étant Espagnols, qui dit à St. Domingue une bourgade Espagnole, dit
ce que vous pouvez imaginer de plus pauvre au monde ; je les ai vues telles
dans les beaux tems de la Colonie, jugez vous-méme ce qu'elles doivent être,
depuis les troubles de la partie Française dont les habitans n'achetent plus
leurs bestiaux. Je vous assure que ce qu'ils ont pu apporter de munitions du
pillage de Ces deux oul-posts, n'a pu leur servir pour attaquer St. Marc, surtout
d'une maniere formidable. Ce que vous dites des craintes sérieuses qu'on a eu,
fera beaucoup rire les Colons de St. Marc & de St. Domingue.
tems de la Colonie, jugez vous-méme ce qu'elles doivent être,
depuis les troubles de la partie Française dont les habitans n'achetent plus
leurs bestiaux. Je vous assure que ce qu'ils ont pu apporter de munitions du
pillage de Ces deux oul-posts, n'a pu leur servir pour attaquer St. Marc, surtout
d'une maniere formidable. Ce que vous dites des craintes sérieuses qu'on a eu,
fera beaucoup rire les Colons de St. Marc & de St. Domingue. --- Page 169 ---
( 161 )
Page 166.
de la Colonie, la faiblesse des
malbeureusenent dans toutes les autres parties elle imvitait T'ennemi à les allaquer,
Et
était si Gvidente, que non seulenent
dans les fostes qui étaient
Anglais
la révolte Esi la conspirationt
mais quilelle encourageait
en notre possession. :
C.
Note
les Muldtres de St. Marc, 85 rétabli
Colonel Brisbane avait à peine chassé
babitans Frangais, SOILS la
Le
dans la wille, que quelgues
Pintention de le
T'ordre E5 la tranquillité
une noire conspiralion, dans
protedion Britarnigué, tramerent
détraire.
plus d'une année, que les
avoir été maltres de la Colonie pendant à St. Domingue! ! ce ne
C'est après avaient encore à craindre pour Jeurs possessions établis dans les camps, comAnglais être la faute des Colons ; voyez-les partout
formés que d'habitans
pouvait
dont les postes ne sont
dans
battant sur toutcs les frontiercs,
lcs soldats Anglais enfermés
de St. Domingue, & considérez
Convenez au moins que
propriétaires
sans avoir vu l'ennemi.
moins leur
les garnisons & y périssant
à perdre courage, c'est beaucoup encore
si les propriétaires ont commencé position' : cependant vousn'avez pas
faute que celle de leur malheureuse détails d'aucunc conspiration formée par
mis sous les yeux de vos leéteurs les
des habitans de la Colonie.
à St. Doquantité de Blancs qui sont retournés
Sans doute parmi la grande
de mauvais sujets, qui n'y étaat pas proiningue, il doit y avoir eu beaucoup leur proic, & qui sont eux-mêmes un fléau
regardent la Colonie comme
se trouver quelques scélérats, qui
priétaires, les Colonies ; parmi eux il a pu
dans les désordres de St.
pour toutes
pillages qu'ils avaient faits
enrichis par. les premiers ramener ce tcms, si bon pour eux.
Domingue, desiraient encore
avec les braves & génd
écrivain doit-il confondre cette vile canaille,
sauver léurs
Mais un
combattent depuis si long-tems, pour Colonie :
Colons & habitans, qui
dans la
reux
la puissance de la Grande-Bretagne
& maintenir
propriétés,
T t
ans les désordres de St.
pour toutes
pillages qu'ils avaient faits
enrichis par. les premiers ramener ce tcms, si bon pour eux.
Domingue, desiraient encore
avec les braves & génd
écrivain doit-il confondre cette vile canaille,
sauver léurs
Mais un
combattent depuis si long-tems, pour Colonie :
Colons & habitans, qui
dans la
reux
la puissance de la Grande-Bretagne
& maintenir
propriétés,
T t --- Page 170 ---
162 )
Vous deviez donc dire à vOs leéteurs, quelle est l'espece
encouragés à conspirer.
d'hommes qui étaient
Un historien, qui prétend être aussi bien instruit
l'être, dans votre préface, devrait
que vous nous avez assuré
conspiré contre le Colonel
pouvoir nommer ces habitans Français, qui ont
Brisbane; ; il ne suffit pas,
vaguement tous les propriétaires d'un
pour être cru, d'accuser
peller
quartier; il faut surtout
habitant, un individu qui vient dans
prendre garde d'apou même pour quelque projet de
une ville pour quelques instans ;
bhcains, pour se défaire d'un ennemi conspiration, envoyé peut-étre par les répuraison de craindre, connaissant
qu'ils avaient en horreur, & qu'ils avaient
sa valéur & son activité.
Le vaillant, mais jeune Colonel Brisbane, avait
des habitans de St.
beaucoup aliéné la confiance
des
Marc, par ses liaisons & ses préférences
Hommes de Couleur; ; car il vivait dans
ridicules, en faveur
comme jamais aucun Blanc,
une intimité avec les Mulitres,
n'aurait Osé le faire. Les surtout un officier Français, ne Tavait fait &
habitans de St. Marc plaignaient
inexpérience ; plusicurs ont quitté St.
Brisbane & son
jamais qu'aucun propriétaire soit
Marcipar cette raison, mais je ne croirai
daient tous justice à ses
entré dans une conspiration contre lui, ils renqualités, & je vous suis
eu à s'en plaindre,
lui
garant que, si aucun d'eux avait
vient à
qu'il en eût loyalement demandé
un homme d'honneur; mais
raison, comme il conment conspirer contre lui.
qu'aucun n'était capable de vouloir lâchePage 167.
S'ils avaient rêussi dans leur projet, la perte de l'armée
eiit été inévitable. Anglaise au Port-au-Prince
Si vous connaissiez Ia position du Fort
en rien le Port-au-Prince, dont il
Bixoton, vous sauriez qu'il ne défend
poste à sa vue, qu'il ne défend utilement est distant d'une lieue; qu'on tourne ce
conduit de
que le grand chemin de
Léogane au Port-au-Prince,
voiture, qui
167.
S'ils avaient rêussi dans leur projet, la perte de l'armée
eiit été inévitable. Anglaise au Port-au-Prince
Si vous connaissiez Ia position du Fort
en rien le Port-au-Prince, dont il
Bixoton, vous sauriez qu'il ne défend
poste à sa vue, qu'il ne défend utilement est distant d'une lieue; qu'on tourne ce
conduit de
que le grand chemin de
Léogane au Port-au-Prince,
voiture, qui --- Page 171 ---
( 163 )
l'aurait défendue, comme on a fait le
Si cette ville avait été attaquée, on bien défendu contre 2,000 brigands.
Fort Bizoton, que le Capitaine Grant a si aussi mauvais que le Fort Bisoton,
Quand on s'est maintenu dans un poste contenir, que n'eàt-t-on pas fait au
avec la faible garnison qu'il pourait considérable était augmentée par la grande
Port-au-Prince, dont la garnison depuis que cette ville était au pouvoir
population qui s'y était rassemblée,
des Anglais P
dites les ennemis avaient
Monsieur, que, page 161, vous que
recevaient
Vous oubliez,
derriere lel Port au-Prince, & qu'ils
fait leur retraite dans les montagnes
de provisions, &c. des Cayes: :
réguliers d'hommcs, de munitions,
men, ammunition and
des secours
(receiving regular supplies of
même
vous voulez dire de Jacqmel
de suivre cette route, ou de passer
necessaries). Rien n'empéchait Rigaud
il n'arait pas d'intérêt
derriere le Fort Bizoton, pour aller au Port-au-Prince: s'il avait eu envie de s'emparer de cette
ni d'avantage à attaquerle Fort Bizoton,
de tous Tes alentours. Il pouvait
ville il était le maître, comme il l'est encorc,
du Fort Bizolon.
;
& comme il voulait, sans s'occuper
donc l'attaquer quand
avait réussi à enlever
décidez, j'ignore pourquoi, que si Rigaud de Parmée Anglaise
Mais vous
deux mille brigands, la perte entiere
a
le Fort Bisoton, avec
la garnison Anglaise de cette ville toujours de
était inévitable; : vous oubliez que
& qu'il y avait un grand nombre
nombreuse de toute la Colonie,
ce vous dites
Eté la plus
qui auraient au noins pu faire, que
soldats Anglais bien portans, avaient fait à St. Marc.
que AO malades Ou convalescens,
très-bonne garnison Anglaise
Monsieur, il y avait une
Frangais,
Tranqillsez-rous, & il y avait aussi beaucoup de propriétaires
dans le Port-au-Prince,
savoient se défendre: ce ne seront jamais
vous T'ai prouvé par les faits,
lc Port-au-Prince, quand
qui,je
& dix fois ce nombre, qui prendront
2,000 brigands
ni troupes Blanches avec eux.
ils n'auront ni canons,
Page 167réussi, si on avait pu destiner 2122
intention était commue E5 son projet n'edt pas
du Port des Cayes, dont id
Son
à veiller les motevemens
bâliment de guerre Anglais
8 ses provisious.
arvait tiré son artillerie, ses mutitions
lc Port-au-Prince, quand
qui,je
& dix fois ce nombre, qui prendront
2,000 brigands
ni troupes Blanches avec eux.
ils n'auront ni canons,
Page 167réussi, si on avait pu destiner 2122
intention était commue E5 son projet n'edt pas
du Port des Cayes, dont id
Son
à veiller les motevemens
bâliment de guerre Anglais
8 ses provisious.
arvait tiré son artillerie, ses mutitions --- Page 172 ---
164 )
Vous deviez bien, Monsieur, assurer &c répéter souvent à VOS leéteurs, que
depuis l'arrivée des Anglais à St. Domingue, les Français ont été absolument
passifs dans l'administration & le gouvernement de la Colonie ; que s'étant
donnés à la Grande-Bretagne, dès ce moment le commandant-général a dirigé
à son gré toutes les opérations intérieures & extéricurcs: : les Français se sont
bornés à exécuter les ordres, qui leur ont été donnés.
Certainement, si on eut envoyé une petite frégate pour garder Tiburon,
jamais Rigaud n'aurait pu prendre ce poste. Mettez-vous cette faute sur le
compte des habitans, qui n'ont jamais pu défendre que la terre ? lorsqu'une Colonie SC donne à une métropole, c'est surtout pour être protégée par mer. O
étaient doncles vaisseaux Anglais ? comment Rigaud avait-il une petite escadre ?
Vous auriez du faire ces questions, & cn donner les réponses à vos ledteurs. Il
est encore beaucoup d'autres questions que l'on pourrait faire: par excmple,
pourquoi, lors de l'attaque du Port-au-Prince, on ne plaça point une frégate
ou une corvette en croisiere devant lei port de Jacqmel, ou vers Altavala,
pour enlever dans leur fuite les commissaires civils avec tous. leurs trésors?
Sans doute l'histoire établira un jour la vérité des faits, de maniere que les
fautes pourront être attribuées à ceux qui lcs ont commises; dans Ce cas,
je vous assure d'avance, que ce nc sera pas sur mes compatriotes qu'elles tomberont.
Page 168.
La garnison, qui consistait seulement dans 480 hommes,se défendit oigoureusement
pendant 4 jours, au bout desquels ayant perdu environ 300 des leurs, les survi-
"vans, ne trouvant plus le poste tenable, firent leur retraite, ayant à leur téte
leur Drave commandant le Lieulenant Bradford, du 23e régiment ; après s'étre
battus avec zne bravoure sans exemple, pendant cing milles de chemin, ils
arriverent beurensement aux Irois.
Vous avez déjà vu, par la copie de la lettre du Chevalier de Sevré, que
c'est lui qui commandait dans le poste de Tiburon; : un lieutenant d'infanterie,
ne commande jamais qu'un faible détachement de son corps, & le Chevalier de
, ayant à leur téte
leur Drave commandant le Lieulenant Bradford, du 23e régiment ; après s'étre
battus avec zne bravoure sans exemple, pendant cing milles de chemin, ils
arriverent beurensement aux Irois.
Vous avez déjà vu, par la copie de la lettre du Chevalier de Sevré, que
c'est lui qui commandait dans le poste de Tiburon; : un lieutenant d'infanterie,
ne commande jamais qu'un faible détachement de son corps, & le Chevalier de --- Page 173 ---
165 )
vous ne voulez
& ce poste ; car
commandait en chef tout ce quartier d'avoir donné le commandeSevré
le commandant général Anglais
à un jeune homme,
pas accuser d'un poste frontiere aussi important les
d'un pays
ment en chef
ignorait ressources
la
quoique très-brave & tres-courageux, dont peut-étre il ne parlait pas
qui,
lui, & chez une nation
vcus dites vous-méme,
inconnu pour
Monsieur, que, par ce quc
le nomlangue. Ajoutez à cela,
qui commandait, vous prouvez que parla loi
c'était le Lieutenant Bradford
car un lieutenant ne peut pas, 480
que soldats Anglais était très-borné,
vous avouez qu'il y avait
bre des commander plus de's0 hommes; or à Tiburon que peu d'Anglais
du service, devicz donc dire, gu'il n'y avait mais que la plus grande
hommes: vous
le Lieutenant Bradford,
habitans de la
commandés par
des braves & logaux
en garnison
était composée
commandait depuis
partie de la garnison ordres du Chevalier de Sevré, qui était né dans le
Grande Anse, sous les
connaissait d'autant mieux, qu'il
long-tems dans ce poste qu'il
voisinage où étaient ses propriétés.
Page 170.
dans cette malbeureuse guerre! !
Hélas! combien de leurs jeunes camarades
à St. Domingue
Thistoire de ce quis'est passé
cette isle
viendra sans doute que
sont arrivés, depuis que
Lc jour les causes des malheurs qui y
cclles qui ont arfera connaltre
de TAngleterte, & indiquera
qui seraient
fut remise sous la puissance
Je ferai alors lcs réflexions,
rêté ses succès depuis ce tems. répond:c à cettc phrasc.
longues à présent pour
trop
F.
Page 170.Note
coune sous le
de Draves gens ont péri, est généralement
La maladie dont tant
1011 de Fieure jasose.
leéteurs, que la Fiévre jaune
intércssant que je répéte à nos
avant l'arrivée des
Il est bien
connuc que de nom à St. Domingue, leur de possession
n'avait jamais été été de fait que huit mois après prise PEsperiment,
Anglais : qu'elle ne Ta
un bâtiment de guerre Anglais,
de Jérémie. Elle fut apportée par U u
est généralement
La maladie dont tant
1011 de Fieure jasose.
leéteurs, que la Fiévre jaune
intércssant que je répéte à nos
avant l'arrivée des
Il est bien
connuc que de nom à St. Domingue, leur de possession
n'avait jamais été été de fait que huit mois après prise PEsperiment,
Anglais : qu'elle ne Ta
un bâtiment de guerre Anglais,
de Jérémie. Elle fut apportée par U u --- Page 174 ---
166 )
aprèsla prise de la Martinique ; ce sont les Anglais eux-mémes qui ont introduit
ce fléau dans la Colonic, qui en général leur est plus fatal qu'aux colons Français: lc régime & les habitudes des deux nations y contribuent beaucoup,
mais surtout la différence des procédés employés par les médecins.
J'en citerai une preuve généralement connue : Le brave Colonel Markham,
étant en garnison à l'Arcahaye, y tomba malade ; il y fut bientôt dans le plus
grand danger, & condamné par le médecin Anglais qui le soignait; le délire
était déjà commencé. J'arrivai à l'Arcahaye deux jours après le commencement de sa maladie; étant allé le voir en déharquant, je l'engageaià à se mettre
entre lcs mains dcs médecins Français : il ne le voulut pas; deux jours après
il fut abandonné de son médecin. Alors je pressai les amis qui l'entouraient
de faire appeller M. de la Croix, médecin, qui depuis 25 ans vivait à St.
Domingue, où il jouissait d'une réputation méritée par une grande expérience, sur-tout dans les fiévres habituelles aux Colonies. J'allai chercher cet
honnête homme, qui vint avec empressement. Après avoir long-tems considéré
le malade, il me démontra qu'il était presque trop tard, mais enfin qu'il allait
essayer, à condition que le malade serait absolument remis à ses soins. La
premiere chose qu'il fit, fut de faire ôter de la chambre du malade, Ics
drogues qui couvraient toutes les tables, il fit ensuite apporter son lit, le fit
placer près de celui du Colonel, auquel il administra lui-méme les secours
qu'il crut nécessaires. Les trois ou quatre premiers jours il ne le quitta pas
un instant, enfin le cinquieme il le déclara hors dc danger, & le 15€ le Calonel
Markham fut rendu à ses amis, dans un état de faiblesse difficile à exprimer,
ne pouvant ni se lever ni s'habiller ; mais parfaitement guéri; sa convalescence
fut ensuite prompte, & depuis il n'a plus été nialade. Pendant le méme tems
on enterrait 20 soldats par jour, & plusieurs officiers moururent à l'Arcahaye,
Page 170.
Ces réfexions Es observations, ESc. (St., ne sont pas faites dans Tintention d'accuser des bommes en place (85 si je ne connais bien), mon jugement n'est point
guidé par 2in esprit de zèle pour un parti.
€
mais parfaitement guéri; sa convalescence
fut ensuite prompte, & depuis il n'a plus été nialade. Pendant le méme tems
on enterrait 20 soldats par jour, & plusieurs officiers moururent à l'Arcahaye,
Page 170.
Ces réfexions Es observations, ESc. (St., ne sont pas faites dans Tintention d'accuser des bommes en place (85 si je ne connais bien), mon jugement n'est point
guidé par 2in esprit de zèle pour un parti.
€ --- Page 175 ---
167 )
des hommes en place ; mais pourquoi, avant s'ils
Vous n'accusez quiadiredement n'avoir pas cherché à vous instruire
des notes si peu exactes,
dont vous les taxez, en
de publier
de la légereté & de la négligence selon vous, page 141,
étaient coupables été trompés par des personnes qui,
les mi-.
qu'ils ont
lieu d'écrire une injure contre
prétendant meant to deceive 07, ESc. 8 au
dis-je, n'avoir pas enieitber
ont conscillé les plans, pourquoi,
avoir été
nistres 8c ceux qui
instruire si les ministres peuvent
le tems nécessaire à vous
à vous instruire de ce qui a été
ployé
n'avoir pas cherché
vous avancez dans
? pourquoi
répondu à ce que
trompés auriez appris tout ce quej j'ai
le
Lhistorien
fait? vous
n'auriez pas vous-même trompé public.
& vous
a des reproches
votre ouvrage,
aussi inconsidérément
ni la
qui avance des faits de cette importance de leéteurs, n'ayant ni le tems,
éternels à sc faire, parce que beaucoup
se laissent aller à un pred'approfondir ce qui les a amusé ou surpris,
qui sc perd diffivolonté
laisse toujours après lui une impression sur la parole d'un
mier jugement, qui force celui qui avait tout admis les trois quarts
cilement, parce qu'elle
& c'est avec peine que
à s'accuser lui-méme de légereté;
autcur
reviennent de leurs premieres préventions.
des hommes
Page 170.
E5 la situation de la Granded'assurer, que les ressources
service de SI.
Je suis bien éloigné
lui ayent permis de fournir, gourles
que
Bretagne fussent telles, quleilles
nombre de troupes plus eonsidérable,
E5 dans le tems propre, zn
Domingue
celle quiy ont été envoyées.
la
où s'est trouvée alors & depuis
n'avoir pas réfléchi sur l'état, n'avoir pas pris les informations,
Pourquoi 2 Pourquoi, je le répéte,
employer? Sur-tout, pourGrande-Bretagne & sur les moyens qu'elle pouvait été demandés pour exésur les ressources informé de ceux qui avaient
n'avoir
quoi ne vous étre pas
7 Pourquoi enfin, Monsieur,
les projets que l'on avait proposés
qu'ils avaient pris un longcuter
ministres la justice de penser
ont pensé étre
pas rendu aux
& arrêter les plans qu'ils
d'eux,
pour considérer les projets
ne vous étre pas informé
tems,
& pourquoi
avantageux à la Grande-Bretagne,
moyens qu'elle pouvait été demandés pour exésur les ressources informé de ceux qui avaient
n'avoir
quoi ne vous étre pas
7 Pourquoi enfin, Monsieur,
les projets que l'on avait proposés
qu'ils avaient pris un longcuter
ministres la justice de penser
ont pensé étre
pas rendu aux
& arrêter les plans qu'ils
d'eux,
pour considérer les projets
ne vous étre pas informé
tems,
& pourquoi
avantageux à la Grande-Bretagne, --- Page 176 ---
168 )
si de grands événemens de force mnajeure n'ont pas arrêté les moyens d'exécution de leurs plans, au moment indiqué, comme le point important pour les
faire réussir.
Enfin, pourquoi accuser comme vous le faites, pages 141, 145, 146, les
généreux habitans de St. Domingue, qui n'ont cessé de servir avec fidélité les
intérêts de la Grande-Bretagne & CcuX de la Colonie ? Pourquoi accusezvous les habitans qui ont conseillé les opérations sur St. Domingue ?
Page 170.
Je ne présume pas de wouloir pénétrer dans les secrets du conseil national, Es je
sais bien que les alliances existantes E5 des engagemens antérieurs demandaient
toute lattention des ministres du Roi.
Et je ne veux pas assurer non plus qu'on ait pu éviter les délais E5 les embarras
gui ont empécbé Farrivée, sur le thédtre des opérations, d'une partie des détachemens, avant la saison des maladies.
A chaque page vous fournissez contrc vous méme les raisons les plus fortes
à ceux que vous avez accusé, & vous prouvez que quelques réflexions vous
auraient suffi pour ne pas publier votre ouvrage. Jelaisse iciles leétcurs réfléchir sur ce que vous dites dans votre livre & que je viens de copier,
Page 170.
Mille accidens, mille événemens imprérus, détruisent Es renversent continuellement
les plans les mieux concertés par les honmes.
Je m'en rapporte à votre propre aveu, & puisque vous convenez que mille
événemens inattendus renversent les plans les plus sages, pourquoi nc pas avoir
rendu justice aux ministres & à ceux quileur avaient proposé les projets qu'ils
ont adoptés ; sur-tout quand ceux qui ont proposé ces plans, SC sont (au
risque de tous lcs périls possibles) chargés de leur exécution ? Que sera-ce,
Es renversent continuellement
les plans les mieux concertés par les honmes.
Je m'en rapporte à votre propre aveu, & puisque vous convenez que mille
événemens inattendus renversent les plans les plus sages, pourquoi nc pas avoir
rendu justice aux ministres & à ceux quileur avaient proposé les projets qu'ils
ont adoptés ; sur-tout quand ceux qui ont proposé ces plans, SC sont (au
risque de tous lcs périls possibles) chargés de leur exécution ? Que sera-ce, --- Page 177 ---
169 )
fournir (&x cela
que sans qu'on leur ait pu
leur
s'il vous est prouvé & au public, dont vous convenez) les moyens qui
les raisons de force majeure fois qu'ils n'avaient fait espérer, sans
par
ils ont fait cent plus
de ce
été
que.les
avaient promis, plaint, pabliquement ou en particulier, n'ont pai
qu'ils se soient jamais
chargés d'unc si grande entreprisc,
sur lesquels ils s'étaient
moyens,
été fournis.
Page 171.
considérables retenues dans les
dire avec candeur quilon a wL des fottes
65 des armeJe dois
pendant plusieurs mois conséculifs,
ports par les vents contraires,
85 les tempôtes de rentrer après beaueonp
3, mens puissans obligés par les orages le lieu de leur destination.
3 d'eforts inutiles pour gagner
vérité ; vous avouez que des flottes
convenez vous-mème d'une grande
& obligées de renVous
d'autres détruites en partie
été retenucs dans les ports,
les projets & renversé
ont
de tout ce qui a contrarié
trer 5 enfin vous convenez avez publié votre livre!
les plans, & cependant vous
de votre ouvrage oà vous trouJe cherche depuis le commencement
de St. Domingue. Cermauvais succès qui ont suivi Topération la cause dans votre livre :
vez les
finie, je n'en trouvérai pas
tainement si clle n'est pas
a voulu y faire a réussi, pendant
vois au contraire que tout ce qu'on Parce
a envoyé postérieurement
jy
vous écrivez.
qu'on
raison de dire que
Tépoque stlr laquelle
ce n'est pas une
des troupes qui ont péri sans combattre, de succès; tout ce que j'ai dit prouve
de St. Domingue n'a pas cu
devait en attendre ; si postériTopération d'abord pius de succès que l'on ne
la faute de ceux qui
qu'elle a eu
complet, ce n'est pas
eurement, on n'en a pas eu un plus celle des habitans, qui ont sans cesse
l'avaient conseillée, ce n'est pas surtout
toutcs les fatigues de la guerre.
éupporté
X X
es qui ont péri sans combattre, de succès; tout ce que j'ai dit prouve
de St. Domingue n'a pas cu
devait en attendre ; si postériTopération d'abord pius de succès que l'on ne
la faute de ceux qui
qu'elle a eu
complet, ce n'est pas
eurement, on n'en a pas eu un plus celle des habitans, qui ont sans cesse
l'avaient conseillée, ce n'est pas surtout
toutcs les fatigues de la guerre.
éupporté
X X --- Page 178 ---
170 )
Note *
3 Page 17ISi d'après le mauvais succès de Tattaque qui a eu lieu sur St. Domingue, zne
tification de Lentreprise, dans son origine, devenait
jusnécessaire, on ne doit pas
manguer d'observer que le Général Williamson, entr'autres motifs, avait de
très-fortes raisons de croire, que les commissaires républicains méditaient une
attague sur la Jandique; ; c'est pourguai il a sans doute pensé que le plus sir
moyen d'empécher l'exécution d'un tel dessein, était d'occuger sufisamment les.
comnuissaires chez Clx..
Le Général Williamson n'a pas pu faire pour St. Domingue plus qu'il n'a
fait; tous Ies plans qu'il a.adoptés ont réussi, il,a eu ordre, comme vous l'avez.
dit vous-même, page 141, chap. X, ligne 2, d'envoyer des troupes prendre
possession dc telles parties de la Colonie qui voudraient se mettre sous, la,
puissance de la Grande-Bretagne jusqu'à l'arrivée des renforts qui arriveraient
dAngleterre. Il l'a fait ; je vous interpelle, Mansieur, de dire s'il y a eu une
opération dans cette guerre, qui ait eu un succès plus complet, qui ait été plus
parfaitement exécutée, qui ait moins couté & qui cependant ait été plus
importante pour la Grande-Bretagne par ses conséquences aétuclles & fu-.
tures.
Vous avez déjà approché deux fois de la plus importante des raisons
ont déterminé les ministres à chercher à s'emparer de St.
qui.
Domingue 5
vous
lajustice
que
rendezici au Général Williamson, il l'a méritéc toute entiere ; mais
les ministres la méritent aussi : car pensez-vous, Monsieur, qu'ils n'avaient
pas fait les réflexions que vous convenez dans votre préface que le Lord,
Effingham avait faites dès le commencement des ravages de St. Domingue ?
pensez-vous que ceux qui ont proposé, conseillé, sollicité l'entreprise sur
la Colonie, dont ils connaissaient parfaitement la situation & les ressources,.
& qui savaient surtout l'influence que la destruction de la première Colonie
à sucre devait avoir sur les autres, pensez-vous, Monsieur, qu'ils n'ont
fourni aux ministres de la Grande-Dretagne toutcs les raisons qui devaient. pas.
que le Lord,
Effingham avait faites dès le commencement des ravages de St. Domingue ?
pensez-vous que ceux qui ont proposé, conseillé, sollicité l'entreprise sur
la Colonie, dont ils connaissaient parfaitement la situation & les ressources,.
& qui savaient surtout l'influence que la destruction de la première Colonie
à sucre devait avoir sur les autres, pensez-vous, Monsieur, qu'ils n'ont
fourni aux ministres de la Grande-Dretagne toutcs les raisons qui devaient. pas. --- Page 179 ---
171 )
le
des Antilles? Croyez-vous
leurs réflexions politiques sur danger & la vérité? Croyez-vous.
appuyer ministres n'en ont pas scnti la conséquence St.
le théâtre de
que lcs
les a déterminés à porter à Domingue
que CC n'est pas ce qui inévitablement à Ja Jamaique :
la guerrc, qui cût été porté
à la:
colon propriétaire
Comment est-il possible que vous, personnellement, d'accuser ceux qui ont conseillé.
pu être ingrat au point
trompé votre:
Jamaique, vous ayez
individuelles, d'avoir
qui a sauvé VOS propriétés
toute votre fortune
une opération
c'est J'effet de leurs conseils que
gouvernement,) lorsque par
cst sauvée?
& qui con=
à tous ceux qui ont lui votre ouvrage
J'en appelle, Monsieur,
& aux Isles du Vent' : j'en appelle
naissent ce qui s'est passé à St. Domingue Anglaises ravagées : & je dis : Santhonax
de toutes les Colonics
hommes dur plus grand talent;
aux planteurs
pour avoir'été deux
&c in-
& Polverel sont reconnus
& une fermeté d'ame étonnante
le dernier surtout y joignait un courage les jacobins avaient chargé, avec Hugues,
comparabile: ; voilà les hommes que Vous connaissez tout ce que ce dernier
de la destruétion des Colonies.
lui a fournis la Guadeloupe; cepen-.
fait, il n'a eu que les moyens que Vincent s'en souviendront éternellea
de la Grenade 8 de St.
d'Andant les planteurs
de St. Lucie, de St. Christophe, de:
comme ceux de la Martinique,
des.
que le voisinage
ment,
encore délivrés frayeurs
tigue, &cc.. Ils ne sont pas
& Santhonax avaient des moyens
leur cause. Eh bien ! Polvere!
Ils les auraient développés
ce scélérat
puissans que ceux de Hugues! de St. Domingue; & oùr
bien autrement n'est qu'a 30 lieues-sous) le vent
canots découverts:
sur,la Jamaique qui
en 24 heures dans de simples
de
Fon peut se rendre sans peine à leurs ordres les restes d'une population resLes deux commissaires avaient
& toutes les richesses & les
Négres ou Hommes de Couleur,
Monsieur, ainsi qu'a:
500,000
immense Colonie. Je vous le demande,
Jes succès
sources de cette
qu'ils cûssent obtenu a la Jamaique la Jatous les gens sages, croyez-vous dans les Isles du Vent ? Croyez-vous que dans
lc jacobin Hugucs a eu
utile à PEurope, & qu'elle serait
que existerait en Colonie à sucre,
? La révolte & la guerre des:
maique
à celle de St. Domingue
les leéteurs réfléchis.
une situation préférable
pour vous, & tous
Marons de la Janaique me répondront
qu'ils cûssent obtenu a la Jamaique la Jatous les gens sages, croyez-vous dans les Isles du Vent ? Croyez-vous que dans
lc jacobin Hugucs a eu
utile à PEurope, & qu'elle serait
que existerait en Colonie à sucre,
? La révolte & la guerre des:
maique
à celle de St. Domingue
les leéteurs réfléchis.
une situation préférable
pour vous, & tous
Marons de la Janaique me répondront --- Page 180 ---
172.)
sC diront, que les ministres, en faisant attaquer St. Domingue, en y
le théâtre de la guerre, ont sauvé la Jamaique. C'est donc aux colons portant de
cette isle & à tous les nombreux négocians & manufacturiers Anglais intéressés
à son commerce, enfin c'est à tous les Anglais que j'en appelle,
rendre!
justice à ceux qui ont conseillé une opération, qui, quelques en ayent pour être
les suites, n'en ont pas eu de comparables à celles qu'aurait eu pour la Grande- pu
Bretagne la destruétion de la Jamaique.
Pour le prouver, je demanderai : 19, Si on avait voulu sauver la Jamaique,
T'aurait-on pu ? puisque les circonstances ont empéché d'y envoyer des
ainsi qu'à St. Domingue, avant le 19 Mai 1794 ; ilest
troupes,
la Jamalique aurait déjà été détruite Santhonax probable qu'avant ce tems
par
& Polverel; surtout, si l'on
fait attention, qu'à la fin du mois de Juillet 1793, il n'y avait. dans lcs
de
cette Colonie qu'unc seule frégate; que l'Aniral Gardner revint en ports des.
Isles du Vent ; & que les commissaires civils pouvaient avoir à leurs Europe ordres
l'escadre Française qui était à la Nouvelle Angleterre, & que
des brigands à la Jamaique, il ne faut pas arriver jusqu'à pour. débarquer
au milieu de la côte : les Français pouvaient
Kingston qui est.
au Nord-Est. Il y avait alors quinze mois débarquer par-tout, au Nord &c,
que la guerre. était déclarée entre:
l'Angleterre 8c la France.
slesl
2°, La Colonie de la Jamaique n'càt-elle pas alors été attaquée,. les forces
venues d'Europe auraient-clles suffi depuis pour l'en préscrver ? Et le malheureux vaisseau qui a apporté la fiévrejauncà St. Domingue, ne l'aurait-il
apporté. à la Jamaique ; & la mortalité, qui a suivi son arrivée, n'aurait-elle. pas
eu lieu avec plus de force, dans cette isle, bien plus mal-sainc
Do- pas
que, St.,
mingue ?
L
- 39. Qui eàt soutenu la guerre à la Jamaique ? les milices, comme elles
I'ent fait dans la guerre des Marons. Sur qui serait tombée-alors la
des
hommes? sur les habitans.; La Grande-Bretagne aurait donc
perre
qu'elle a perdu d'hommes à St. Domingue, la
perdu, avec ce
population de la
La guerre portée à St. Domingue n'a donc eu pour l'Angleterre Jamaique.
des malheurs qu'elle aurait cus à la Jamaique dont elle
qu'une partie
population & toutes les propriétés.
a préservé toute la
'ent fait dans la guerre des Marons. Sur qui serait tombée-alors la
des
hommes? sur les habitans.; La Grande-Bretagne aurait donc
perre
qu'elle a perdu d'hommes à St. Domingue, la
perdu, avec ce
population de la
La guerre portée à St. Domingue n'a donc eu pour l'Angleterre Jamaique.
des malheurs qu'elle aurait cus à la Jamaique dont elle
qu'une partie
population & toutes les propriétés.
a préservé toute la --- Page 181 ---
173 )
à St. Doles colons Français n'ont cu ordonnées &
Quant aux dépenses, jamais
: elles ont toutes été
aurait
Tadministration d'une guinée la défense de la Jamaique
mingue lcs Anglais. Jignore ce que
faites pour s'emparer
payées par
mais J'affirme que les dépenses
& ce qu'ils ont
couté à TAngleterre,
à St. Domingue à une. somme
les Anglais possident
élevées
de tout ce que
la Colonic, ne s'y sont pas
les-munirions
depuis que jai quitté
que payée par toutes
Je
perdu,
a été plus
à Léogane.
de 40,0001. sterling, laquelle trouvées au Môle, à Jérémnic,
& dans- les.
de guerre, &c. &c. qui ont été
pris au Port-au-Prince
de plus d'un million sterling
ne parle pas
à la Jamaique ou en Angleterre.
autres ports, & porté
le
l'ont été par gouvernequi ont été faites depuis mon départ, de la Colonie, clles sont
Les dépenses elles n'ont en rien servi à s'emparer
& aux conseils de
ment Anglais ;
de possession de St. Dominguc,
de l'Angledonc étrangeres à la prisc mettre une partie sous la puissance cela peut
ceux qui sc sont chargés d'en été nécessaires à sa conservation,
l'on me dira qu'elles ont
de
& d'assurer, qu'une
terre :
mais j'ai le droit penser
la Jaétre ; je ne dis pas mon opinionts aurait été nécessaire pour conserver Tont faite.
de CCS. mémcs dépenses
comme les Anglais
partie
faire la guerre aux brigands,
maique 8 pour y
à ceux de St. Dominguc.
même qu'en admettant:
loin, Monsieur ; je déclare & j'affirme la Colonie; : les mi--
Je vais: plus
des dépenses faites pour
ainsi qu'aux.
la plus grande
le plus grand service,
Texagération
lui ont rendu
puisque Ic salut
nistres de la Grande-Bretagne
la guerre à St. Domingue,
sont conhabitans de la Jamaique, en portant Les dépenses faites pour réussir
au:
en est le fruit.
elles ont été nécessaires,
de la Jamaique discuter jusqu'à quel point
sauvés de la plus
sidérables ; sans
partic balancées par les produits Antilles. Que Ton
moins sont-elles en grande Colonies Anglaises dans les de la
considérable de toutes les
années, qui sont arrivés
Jamaique. lc. 9
les produits dc près de 4
des Anglais à St. Domingue, même
compte
le debarquement
Colonic depuis le
en Angleterre, depuis
ceux de cette
l'annéé
1793, que l'on y ajoute
y possédent, ont monté faites
Scptembre
pour ce qu'ils
les dépenses
tems, dont les exportations
T'on considére, que
sterling ; que
dernicre, à 2,000,0001.
Yy
. lc. 9
les produits dc près de 4
des Anglais à St. Domingue, même
compte
le debarquement
Colonic depuis le
en Angleterre, depuis
ceux de cette
l'annéé
1793, que l'on y ajoute
y possédent, ont monté faites
Scptembre
pour ce qu'ils
les dépenses
tems, dont les exportations
T'on considére, que
sterling ; que
dernicre, à 2,000,0001.
Yy --- Page 182 ---
174 )
par la Grande-Bretagne, ont été presqu'entierement payées à des
on verra que les dépenses du fisc ont été beaucoup diminuées
Anglais,
sur les denrées de la Jamaique & de St.
par ses droits,
plus haut : à quoi l'on
Domingue, depuis l'époque citée
peut ajouter ce qui a été payé sur le produit
faites depuis la même époque, on verra que Jes dépenses du
des prises
bien peu considérables, & ont toutes tourné au profit de gourernement sont
toutes répartics parmi le peuple Ar nglais.
l'Angleterre, & sont.
Après avoir calculé les dépenses faites pour prendre possession de St. Domingue, &c poury soutenir la guerre qui a sauvé la
avec les énormes
Jamaique ; qu'on les compare
capitaux que parl là on a conservé àl
à ses
ainsi qu'à ceux. de la Colonie de la Jamaique dont les l'Angleterre, habitans,
sans cesse; que l'on observe attentivement les
produits se renouvellent
pour les manufactures de la
malheurs qui seraient résultés
truétion de la
Grande-Bretagne, si, simultanément par là desmilliers
Jamaique, elles se fussent trouvées sans travaux, avec tant de
de bras sans ouvrage, & tant de familles ruinées.
Après avoir réfléchi sur. tous les malheurs que la perte de la
eût
causé à l'Angleterre, il n'cst aucun homme
& aimant
Jamaique
soit effrayé, & qui, loin de blamer
sage
sa patrie qui n'en
tions de
une des plus grandes & des plus utiles
cette guerre, ne remercie les ministres du Roi, de l'avoir fait opéraprendre, sur. les projets & les plans de ceux qui les ont
entrechargés. de leur exécution.
conscillés, & qui se sont
Que l'on consulte les propriétaires des isles Anglaises &
ils diront avec quel plaisir ils voudraient avoir
Françaises ravagées,
de leurs habitations,
perdu tous les produits annuels
pour retrouver, à la paix, leurs
dans
de leurs plantations conservées. Vous
capitaux
la valeur
devez donc prendre leur situation, devez, Monsieur, en connaitre ; vous
de la
pour l'exemple de celle où la destruétion
Jamaique vous aurait placé ; & loin de jetter un ridicule
& de légereté sur la conduite des
d'inconséquence
ministres, en les accusant de s'étre laissés
per, vous deviez leur vouer, & à ceux qui ont conseillé cette
trométernelle reconnaissance ; puisque c'est à eux que vous & tous les entreprise, une
de la Jamaique, vous devez la conservation de
propriétaires
familles.
xOS fortunes & celles de vos
où la destruétion
Jamaique vous aurait placé ; & loin de jetter un ridicule
& de légereté sur la conduite des
d'inconséquence
ministres, en les accusant de s'étre laissés
per, vous deviez leur vouer, & à ceux qui ont conseillé cette
trométernelle reconnaissance ; puisque c'est à eux que vous & tous les entreprise, une
de la Jamaique, vous devez la conservation de
propriétaires
familles.
xOS fortunes & celles de vos --- Page 183 ---
175 )
Page 172.
sur la co-npération des
(les ministres) une grande dépendance trompés par des agents
Qui'ils plagaient Frangais, mais qutils furent grossierement véritable.
habitans
je le crois & je le reconnais pour
de la Colonie,
direêtement & plus personnelavancé ici, je me trouve plus
été ervoyépar
Par CC que vous
avez annoncé (page 140) quejavais
que
lement attaqué, puisque vous
& que (page 147) vous annoncez donc! l'agent
les ministres auprès du Ganéralirillanuon: Anse: j'en conviens ; je suis
donc'
Tagent des habitans de la Grande
les ministres. Je dois
j'étais
trompé
la
la plus
qui, selon vous, a trompé, grossieréncnt dont Tinjustice m'a fait peine
direétement à cette accusation,
avoir, par ce qui précéde,
répondre
le croire. Quoique j'espere
vais' entrer dans de
sensible, vous pouvezl qu'elle était sans fondement, je
servira
convaincu nos leéteurs
votre injure : ma réponse
détails, pour réfuter complétement direêtement accusé.
plus grands
où vous m'avez moins
pour tous les articles,
dé votre
quel droit votre rang parini les si législateurs les ministres du Roi
J'ignore, Monsieur, être authentiquement informé,
l'ont été, vous
pays, vous donne pour avoir été trompés: avant d'établir qu'ils à vos leéteurs vos
pénsent récllement instruire s'ils le croient; & faire connaitre
avec vous
auriez dû vous
alors vous auriez pu dire s'ils sont convenus tacitement.
preuves pour l'avancer; ; & de Pignorance dont wvous les accusies de
de la légerelé, de T'icaparité
les preuves que vous avez Topinion
Jusqu'à ce que vous donniez au public
trompés, trouvez bon, Monles ministres, qu'ils ont été grosierement vous dirigez sans. preuves,
où sont qualific d'inconséquence l'accusation que de votre patrie, & contre
sieur, queje entierement dévoué aux intérêts l'intérêt 8c la reconnaiscontre quelqu'un & loyaux habitans qui, portés par
qui devaient
de braves, généreux
presque seuls, pour les proteéteurs
sance, n'ont cessé de combattre,
les sauver.
les détails des projets, des plans &c
Vous auriez dû & pu savoir des ministres T'entreprise sur St. Domingue,
qui leur avaient été proposés pour
dcs conditions,
queje entierement dévoué aux intérêts l'intérêt 8c la reconnaiscontre quelqu'un & loyaux habitans qui, portés par
qui devaient
de braves, généreux
presque seuls, pour les proteéteurs
sance, n'ont cessé de combattre,
les sauver.
les détails des projets, des plans &c
Vous auriez dû & pu savoir des ministres T'entreprise sur St. Domingue,
qui leur avaient été proposés pour
dcs conditions, --- Page 184 ---
( 176 )
alors, si vous aviez trouvé des preuves quelconques, qu'on les a
les tromper, vous auriez pu accuser ceux quri les avaient fournies. trompé ou voulu'
de cela, vous auriez vu que loin d'avoir trompé les
Au lieu
avec une noble franchise: je vais
ministres, on leur a parlé
plus loin, Monsieur, & je soutiens
jamais une si importante opération n'a réussi aussi
que
aucune n'a moins couté, & aucune n'a jamais.
complétement, jamais
&
surpassé tout CC qu'on en attendait, Ce que l'on en espérait. Je vais encore parler de moi,
faut
quc. je me défende dc votre injuste accusation.
puisqu'il
Vous convenez (page 140 de votre ouvrage) que j'ar été envoyé, en 1793,
par les ministres, au Général Williamson, avec les ordres & les instructions
nécessaires, pour faire une entreprise sur St. Dominguc; sans doute je ne suis
pas parti d'Angleterre sans que les plans fussent fixés pour cette opération, sans.
doute elle était soumise à des conditions, qui devaient en faciliter l'exécution
& vous. pensez bien que je ne serais pas parti pour la Colonie, sans l'assurance :
positive dc CCS moyens, puisque les plans adoptés & que je devais exécuter:
reposaient sur eux.
Voyons donc, Monsieur, si j'ai rempli ce que j'ai pu promettre. Je: suis.
parti d'Angleterre le 12Juin 1793, sur un packet-boat sarls défense, &c
à
toute la vengeance de Roberspierre, si j'avais été pris: après avoir été. poursuivi exposé
plusieurs fois, je suis arrivé à la Jamaique vers la fin de Juillet ; je vois
votre ouvrage, qu'en moins de deux mois à dater du jour de mon arrivée à par: la:
Jamaique, le pavillon Britannique flottait sur les bastions. du Gibraltar des.
Antilles & surunc étendue de côte très-fertile, de plus de 150 milles de
je vois par la gazette de la cour que le canon.de la tour-de Londres a annoncé long;,
ce grand événement à toute la Grande-Bretagne, & qu'on y. avoue
r'a
pas couté aux Anglais zn seul coup de canon : je vois de très-grands qu'il
de munitions de guerre & d'artillerie remis entre. leurs mains, &i je ne nagazins vois
une seule dépense qui puisse être citée pour diminuer) Ja jouissance de la pas.
sion d'aussi grands avantages : nous ne devions prendre qu'un
possesque les renforts
arrivés
poste jusgu'a CE
d'Buropefussent
; en moins de quatre jours, la GrandcBretagne, sans risques, sans peines, sans dépenses,est maitresse du poste le plus
important de la Colonie & des Antilles : des revenus faits chargent les 7 ou 8
nagazins vois
une seule dépense qui puisse être citée pour diminuer) Ja jouissance de la pas.
sion d'aussi grands avantages : nous ne devions prendre qu'un
possesque les renforts
arrivés
poste jusgu'a CE
d'Buropefussent
; en moins de quatre jours, la GrandcBretagne, sans risques, sans peines, sans dépenses,est maitresse du poste le plus
important de la Colonie & des Antilles : des revenus faits chargent les 7 ou 8 --- Page 185 ---
177 )
& ils portent à la Jamaique
qui ont amenés les troupes,
batimens de transport
belle Colonic du monde.
produits de, la plus
Qu'aIcs premiers
doute fixée.
devaient arriver à uneépoque.sans le Monroui, les Vascs,.
Les troupes promises ? Les Gonaives, St. Marc, livrer; ces quartiers
t-on fait en les attendant Léogane, sont disposés à se. renforts qui les metTArcahaye, le Boucassin, le tems fixé pour Tarzivée des événemens de force
aftendent avec impatience Le tems se passe; enfin des
Quelle
tront à méme de se déclarer.
qu'ils ne fussent envoyés.
ont empéché
à leur maturité
majeure survenus en Europe
a fallu que les plans venus
civils.
? c'est qu'il
les barbares commisaires
en a été la conséquence? la sûreté des habitans, car" trois quarts de la grande baye
fussent exécutés, pour
formant les
ne leur fournib
étaient instruits : alors ces quartiers, 2 une protedion gsi'on
plus d'un
se livrent courageusement lest troupcs, qui n'arricent pas,
à
de Léogane, convenu pour recevoir
: le tems- continuait
pas; & au tems
de la Grande-Bretagne: aux
est au
tiers de la Colonie
pouvoir l'arrivée des Anglais avait inspiréc nombre commisaires de soldats
la terreur que
; la division. du petit
rense passer; diminuait journellements
l'on mit à envoyer des
républicains
le long tems que
ne connaissait
Anglais, formant les garnisons,
Français, que TAngleterre ils répandirent
forts, fit supposer aux commisaires prix à St. Domingue: ; dès-lors diminua la conn'attachait pas un grand
L'incertitude
pas, ou
détruire cette Colonic. livrer ; les brigands se renqu'elle ne voulait que quartiers qui voulaient se
fatale qui Jeur
fiance &c arrêta d'autres les
cette corespondance
avec Etats-Unis,
forcerent & établirent soutenir cette guerre dévastatricc.
a: fournil les moyens de
habitans de St. Docependant les généreux, les. courageux 65 expéraut tout ce
Que faisaient
& confians dans leurs prote@teurs,
& de ses;
Reconnaisans
des intentions du Roi d'Angleterre
&c
mingue? leur répétait sans cesse
les
Anglises tranquilles
que leur agent
patience; & laissant troupes ils allaient cux-mémes:
ministres, ils prenaient
au bord de la mer,
la
désa--
dans leurs garnisons,
réduits à la ration plus
dans. labondance, frontieres dans les montagnes, souvent seuls, les brigands, &
défendre: leurs
&
bornée; combattant partout,
combattre; : & quin'ont
gréable & la plus
Anglais lorsqu'ils devaient
se joignant toujours avecles.
Z %
& laissant troupes ils allaient cux-mémes:
ministres, ils prenaient
au bord de la mer,
la
désa--
dans leurs garnisons,
réduits à la ration plus
dans. labondance, frontieres dans les montagnes, souvent seuls, les brigands, &
défendre: leurs
&
bornée; combattant partout,
combattre; : & quin'ont
gréable & la plus
Anglais lorsqu'ils devaient
se joignant toujours avecles.
Z % --- Page 186 ---
178 )
eti qu'une seule affaire, (celle de Bombarde) où il n'y a pas eu de
coloniales formées des habitans (en plus grand nombre yu'eux).
troupes
Voila, jel'atteste, Ce qui s'est passé jusqu'à Tarrivée des renforts, venus le
du mois de Mai 1794.
C'est à toute la Colonie, -c'est à toute l'armée Anglaise j'en
dire à quoi était employé
que appelle, pour
l'agent, que vous accusex d'avoir trompé les ministres,
pendant les huit mois qui ont suivi la prise de possession de St.
les Anglais; je me borne à vous dire qu'il ne s'est
Domingue par
de guerre où il n'ait été, &
pas passé une seule affaire
que, lorsqu'ily y avait assez d'intervalle entre les
actions, son activité lc portait sans cesse, par-tout où il pouvait être utile à ses
compatriotes, & aux intérêts de ceux qui lui avaient donné leur confiance;
encourageant les uns, aidant les autres, soutenant l'espérance par des
& des services personnels.
promesses
Enfin, Monsieur, les 1000 hommes, envoyés de la
le
Général
arriverent
Martinique par
Grey,
; ils furent joints par les troupes coloniales, & la
capitale fut bientôt au pouvoir des Anglais; , les commissaires en fuite furent
obligés de quitter la Colonie : c'est 15 jours après l'arrivée des faibles 6
premiers renforts que cela s'est passé : & alors,je peux le dire, 'la puissance des
Français était au moment d'être entierement détruite à St. Domingue.
Se vous interpeile, Monsieur, vous &c tous les Anglais, ainsi que tous les
hommes sages & raisonnables, que pouvait-on espérer de plus ? lorsqu'en moins;
de neuf mois, les points les plus considérables de St.
sont
des Anglais, & que les chefs
Domingue, au pouvoir
républicains sont en fuite : lorsqu'il ne restait aux
Français, au Nord, que le Port-de-Paix avec une garnison de 1000 ou 1200
hommes, dont seulement 500 soldats étaient Européens; lorsque tout le reste
était abandonné, à Jcan François, à Biassou, enfin, lorsque, nous
le dire, cette partic. c-n'appartenait à personne. Au Sud, Rigault avec trois pouvons
soldats Blancs, & une troupe de Négres nouvellement
cents
rassemblés, sans arines,
sans discipline, ne pouvant faire aucune résistance aux troupes
& aux nombreux propriétaires de toutes les parties dc Ia Colonie, triomphantes, qui s'étaient
réunis pour attaquer la partic du Sud, sur quatre points à la fois. Quc
pou-
assou, enfin, lorsque, nous
le dire, cette partic. c-n'appartenait à personne. Au Sud, Rigault avec trois pouvons
soldats Blancs, & une troupe de Négres nouvellement
cents
rassemblés, sans arines,
sans discipline, ne pouvant faire aucune résistance aux troupes
& aux nombreux propriétaires de toutes les parties dc Ia Colonie, triomphantes, qui s'étaient
réunis pour attaquer la partic du Sud, sur quatre points à la fois. Quc
pou- --- Page 187 ---
vaient faire de plus les
179 )
l'exemple du
propriétaires de St.
ceux
dévouement, & de
Domingue, que de donner
confiance d'Angleterre? ? Par où ces braves Tempretement &c
à attaquer leurs par-tout
que l'on avait
valeureux colons
ennemis &
sierement trompé les ministres? inspirée pour eux.? & cononent leurs ont-ils trompé la
Enfin que d'être sars cesse prêts à que pouvaient faire les uns & les agens ont-ils grosque pouvait attendre la combattre P sans Cesse armés
autres de plus
d'un tiers de la plus riche Grade-lBartogne de plus, sur les frontieres ?
dépenses, comme sans
Colonic des Antilles
que d'être maitresse
armement
en moins de
- Ap présent
extraordinaire? P
9 mois, sans
je vais plusi loin,
que les propriétaires
Monsieur; ; je vous soutiens,
la Colonie, qu'enfin leur Français ont fait adfvement & &j'ofre del le prouver,
été micux secondé; agent aurait peut-être le droit de presque seuls la guerre dans
votre ouvrage qu'en qu'aurez-vous moins
à répondre à vos se plaindre
de
de
denareirpu
goo hommes à St.
quatre mois, lcs Anglais, leéteurs, si je prouve par
jamais possédé, méme Dominguc, étaient maitres de sans avoir envoyé plus
plus guiils n'y possédent à présent? presque tout Ce qu'ils y ont
Que pourriez-vous
à St. Domingue des répondre, Monsicur, si je vous
si elles y étaient troupes vers le mois de
dis; on devait
dans ce tems arrivées au nombre de
Novembre ou Décembre envoyer
péens,
le plus propre pour faire la 4,000 ou 3,000 hommes
1793;
qui jusqu'au mois de Mai
guerre & le plus
seulement: :
piques; que n'eussent
ne souffrent pas des favorable aux Euroaidés des
point fait ces 3,000
grandes chaleurs des troColonic? & propriétaires, si
ont été mis en hommes, puisque 900 hommes,
forcé les commissaires 1,350 Anglais avec les habitans possession de plus du tiers de la
mois de
à fuir, sans tirer ont pris le
les possession, que n'eussent
zin coup de canon, Porr-au-Princo,
brigands & leurs chefs étaient pas fait en Novembre ces
après huit
Anglais avait généralement causée? frappès de la térreur troupes, lorsque
opération
quelles cussent été
que T'arrivée des
en juge, & simportante qu'il
sur St. Domingue ? Que l'oeil les conséquences de cettc
est possible de décide, si les colons ou leurs
du politique
avaient promis, mieux remplir tout ce
agens, Peuvent étrc accusés, observateur & s'il
savaient
Ils ne se sont jamais qu'on devait attendre' d'eux & ce
mieux que personne, que la plaint de l'abandon où on les laissait; qu'ils
Grande.Bretigae avait le plus
ils"
grand inté-
qu'il
sur St. Domingue ? Que l'oeil les conséquences de cettc
est possible de décide, si les colons ou leurs
du politique
avaient promis, mieux remplir tout ce
agens, Peuvent étrc accusés, observateur & s'il
savaient
Ils ne se sont jamais qu'on devait attendre' d'eux & ce
mieux que personne, que la plaint de l'abandon où on les laissait; qu'ils
Grande.Bretigae avait le plus
ils"
grand inté- --- Page 188 ---
ISO )
sêt à suivre les plans que les ministres avaient
ils
est arrivé, c'est que les événemens extraordinaires adoptés; ont prévu ce qui
dérangé les plans les plus sages; sans se plaindre, ils d'Europe, avaient absolument
de zele & de courage.
ont avec patience redoublé
Comment existe-t-il un homme qui ait osé les accuser aussi
fournir une seule preuye contr'eux ?
légerement sans.
Que répondrez-vous, Monsieur, lorsque je vais avancer &
l'arrivéc des 1600 hommes pouvait finir ce qui avait été si prouver que:
commencé :.
Mais j'oublie
héureusement
que je n'écris. pas l'histoire de la
que.je nc veux prouver que votre injustice &c votre partialité,
Colonie;
personnes attribueront sans doute à volre intérêt, comme
que beaucoup de
Je me borne donc à vous. faire les questions
planteurde la Jamaique.
suivantes;
Pourquoi, aussitôt après l'arrivée des 1600 hommes, lc 19 Mai
pas marché contre le Port-de-Paix, qui n'était
1794, n'a-t-on:
avions des intelligences, &
qu'à 15 lieues du. Môle, oti mOus
qui se serait rendu s'il eut été attaqué?
Pourquoi a-t-on préféré d'aller à 60 lieues attaquer Ic
que la prise du Port-de-Paix & le départ de Laveaux & Port-au-Prince; de
puisColonie, laissait la
du
ses soldats de la
partie Nord, sans. un seul Blanc, & sans un seul
mandant républicain ? ce qui aurait d'autant plus servi. à finir
comcommissaires républicains dans lc Port-au-Prince,
d'intimider les.
aucune ressource, pour- recevoir des nouvelles & des parce, renforts qu'ils restaient sans.
Nord; observez surtout que cette attaque du Port-de-Paix. d'Europe par le
la. prisc du Port-au-Prince de 15 jours,
n'aurait pas retardé
d'après des arrangemens pris,
Pourquoi a-t-on préféré d'aller porter tout ce qu'on avait de
à
du
forces
Port-au-Prince, en exposant le Mole; ce poste si important, à étre, F'attaque
Laveaux, qui pouvait le faire d'autant plus aisément qu'il savoit attaqué par
troupes avaient été portées au siege de la capitale,
que toutes les
parmi laquelle il y avait beaucoup de
excepté une faible garnison:
malades; le Molc
SVCC avantage par des Négres sur, les deux-points à-la-fois, pouvant dont étre-attaqué
Laveaux était
Port-au-Prince, en exposant le Mole; ce poste si important, à étre, F'attaque
Laveaux, qui pouvait le faire d'autant plus aisément qu'il savoit attaqué par
troupes avaient été portées au siege de la capitale,
que toutes les
parmi laquelle il y avait beaucoup de
excepté une faible garnison:
malades; le Molc
SVCC avantage par des Négres sur, les deux-points à-la-fois, pouvant dont étre-attaqué
Laveaux était --- Page 189 ---
maitre,
161 )
quit tourmentaient c'est-d.dire, du côté de Jean Rabel, &
déjà beaucoup la
par les habitans de
garnison depuis
Bombarde,
On ne dira pas que les
long-tems 2
Français étaient
Bombarde, car on avouerait
trop puissans au
Mole, sans avoir fini la que Par cette raison il ne Port-de-Paix & à
ennemis, qu'on
guerre de ce côté laà,
fullait pas séloigner du
laissait d'un côté au
puisqu'on allait à 60 lieues des
très-fortement établis, & à 5 lieucs du Port-de-Paix, côté
à 15 lieues de cette
de Bombarde,
place,
Pourquoi, Monsieur,
je Port-au-Prince, lorsqu'on s'cst decidé S1
intercepter les n'envoya-t-on pas une imprudemment à aller attaquer
secours, les dépéches, &c. &c.? frégate croiser sur Jacqmel
pour
Pourquoi, Monsieur,
tiré un seul coup de fusil, puisque le Port-au-Prince a été
plus de 3,500 hommes excepté à T'affaire du Fort pris, sans qu'il ait été
prise, n'a-t-on
en bonne santé,
Bizoton; ; pourquoi avec
pas marché aussitôt sur encouragés par le succès dc leur
Por-an-Prince, où les
Jacqmel, qui n'est
15 entreimmense de leur
commissaires se retiraient en
qu'à lieues du
fortune, accompagnés de
désordre avec le
pourquoi ces commisaîres se sont-ils
2,000 femmes ou enfans ? convoi
joursa après être arrivés à
tranquillement sauvés de la Enfin,
Jacqmel? ?
Colonie 9
Pourquoi a-t-on voulu,
troupes réglées, ni
contre un ennemi qui n'avait ni
une guerre réguliere magazins, ni artillerie,
corps d'armée, ni
plus tard,
contre une troupe de pourquoi a-t-on voulu, dis-je, faire
après la troisieme
brigands, qui ont
décharge ?
toujours fui, au
du Pourquoi 6ud, qui n'a-t-on pas profité de la bonne
s'offraient de s'en
volonté des habitans de la
cmparer eux seuls ?
partic
n'avez-vous Pourquoi, vous, Monsicur, qui vous êtes
ceux
pas dit que plus de 2,000 hazardé a écrire sur St.
venus à Tattaque du
habitans connus,
Domingue,
de la partie du Sud
For-au-Prince, étaient rassemblés indépendamment de
de moi, depuis Pour cette entreprise, d'autant
sur divers points
deux mois entretenus
plus facile,
Hommes de Couleur,
aus dépens du
quejasaisaupres
grands
gousernenent, deux
parx quartiers ?
propriétaires, qui s'obligeaient à livrer députés,
les ptinci3 A
hazardé a écrire sur St.
venus à Tattaque du
habitans connus,
Domingue,
de la partie du Sud
For-au-Prince, étaient rassemblés indépendamment de
de moi, depuis Pour cette entreprise, d'autant
sur divers points
deux mois entretenus
plus facile,
Hommes de Couleur,
aus dépens du
quejasaisaupres
grands
gousernenent, deux
parx quartiers ?
propriétaires, qui s'obligeaient à livrer députés,
les ptinci3 A --- Page 190 ---
( 182 )
Pourquoi ne vous étes-vous pas instruit de tous les détails
conduite des braves habitans de St,
?
concernant la
Domingue vous auriez su qu'il y avait,
800 habitans propriétaires ou colons, au Cap Tiburon, commandés
par le brave Chevalier de Sevré & M; de
Que 300. habitans étaient à Jérémie, commandés celui
battu les
par
qui avait si bien
brigandsau camp des Rivaux.
Que 300 habitans de la partie du Sud, surtout de Cavaillon,
camp. des Rivaux, préts à rentrer dans cette
étaient au
ordres d'un Créole
paroisse, sous' les
connu par sa valeur, M. de
Que 180 hommes du camp du Centre seraient descendus
M.
sous les ordres de
Enfin, Monsieur, que plus de:
550 hommes, habitans de Léogane & de Jacqmel,
cheval, s'offraient à
presque tous à
marcher sur cette ville.
2130: : ce total est indépendant dès habitans armés
présens à la prise du Port-au-Prince,
la
qui se trouvaiènt
excepté cavaleric de Léogane.
Tous ces rassemblemens d'habitans,
différens sur les Cayes; n'auraient
marchant en même tems, par des points:
du Sud
euà faire qu'une promenade facile, & la partie
attaquéc par quatre côtés à la fois,. ne laissait à
lc
de faire ce que Laveaux lui-méme aurait été bien aise de Rigault que choix.
que Rochambeau à la Martinique, & Collot à la
faire, d'après T'exemple
de capituler. & de se. retirér en
Guadeloupe, lui avaient donné
pillages.
emportant leurs immenses fortunes,. fruit de leurs.
Je vous assure, Monsieur, que tout cela a pu se faire,
Bc. le prouvera. un jour,. en
que Thistoire le dira.
proposer.
répondant aux. questions que jc viens de vous
Je me borncrai à présent à prier nos leéteurs, mieux instruits
VOS réponses, de considérer-les
en attendant
Bretagne &c la
avantages, qui eussent résulté pour la Grandepour Colonie, si or avait fait
devait 8c
faire,. Les brigands étaient
cequ'on
CC qu'on pouvait.
dispersés, la puissance des Français était détruite.sans
que Thistoire le dira.
proposer.
répondant aux. questions que jc viens de vous
Je me borncrai à présent à prier nos leéteurs, mieux instruits
VOS réponses, de considérer-les
en attendant
Bretagne &c la
avantages, qui eussent résulté pour la Grandepour Colonie, si or avait fait
devait 8c
faire,. Les brigands étaient
cequ'on
CC qu'on pouvait.
dispersés, la puissance des Français était détruite.sans --- Page 191 ---
ressource: Ies maladies
183 )
n'auraient
quellesnaunientp pas été
point eu tant d'effets sur
avec le Colonel Lenox rassemblées au
lcs troupes,
demie à bord d'une dans le mois le Por-an-Prisce, plus
quoique celles puisde
des frégates quiles
dangereux de T'année, arrivées
monde; mais n'étant
avec l'épidiséminées dans
pas enfermées sanventappontesd dans
dussent
lcs divers
une seule
perdre beaucoug
moins sujettes à Tinfluence quartiers &c les divers ville, & ayant pu étre
l'Ouest & au Sud, les de cette espece de postes, elles auraient été
très-abondans dans. les vivres, les légumes & les peste : la guerre étant finic à
corsaire n'aurait existé garnisons, aucun service forcé rafaichitsemens auraient éié
Colonie n'auraient : enfin aucun des
n'aurait eu lieu,
été
été connus. Parla, malheurs arrivés aux
aucun
épargnées; mais parce
on jugera combien Anglais dans la
ce qui a eu lieu & qui que les malleureux colons de dépenses auraient:
agent doivent
n'aurait pas du
ont été la
en être
arriver, il ne
viétime de tout
que se donner,
accusés; ; car tout était
s'ensuit pas gu'eux o2 lezr
uccuse est donc combattre, obéir sans cesse & indépendant d'eux; ils n'opt su
biesceapabis.
prendre
que je viens- de faire, &
Ttéfléchisecz,
patience; ; celui qui les
trouvez de justes
cherchez à y répondre Monsieur, sur toutes les
été leurs
preuves pour accuser les
alors si, mieux questions
agens, faites-le, mais
planteurs
& instruit, vous.
servir, & combattre
prouvez qu'ils ont Frangais ceux qui ont.'
partout avec patience..
pu faire autre chose
Puisque j'ai été obligé de
que
sation d'avoir trompé les répondre Pour moi
je dois aussi.
ministres
personnellément à 'votre
Général
répondre à votre greuiereneont, en ma gualité
accu..
Williamson fut
accusation, page 146, où d'agent des eolons,.
ardens 85 intéressts. trompé aussi't bién que lés ministres vous dites, que le.
Par des
Je crois avoir
individus:
de leurs
prouvé sans réplique qu'il n'i
sans agens, que la Colonie n'ait été toute pas dépendi des
dépenses sous la.
entiere &
habitans, nii
puissance.de. la
Jc
comine
Fterprompiemens,
vous
GrandclBiemagne.
avouc, Monsieur,
que ce fut, pdt m'accuser que je n'aurais jamais
d'être intéressé. * : car
pensé que vous, ou
*. Je ne
Par ces indridus,
qui:
peux
conduits par ce
elle vous conyient, in'empécher, d'après cette accnsntion, de
puisqu'aprés mes réponses ils ont droit fairecbserver de
à bos ledeurs combien
penser ayec. moi, qae ce n'est qu'uue. peu
avouc, Monsieur,
que ce fut, pdt m'accuser que je n'aurais jamais
d'être intéressé. * : car
pensé que vous, ou
*. Je ne
Par ces indridus,
qui:
peux
conduits par ce
elle vous conyient, in'empécher, d'après cette accnsntion, de
puisqu'aprés mes réponses ils ont droit fairecbserver de
à bos ledeurs combien
penser ayec. moi, qae ce n'est qu'uue. peu --- Page 192 ---
184 )
wil motif, qui ont trompé les ministres 65 le Général Williamson, vous n'avez
entendre que moi, puisqu'il n'ya que moi qui ai traité avec lui & avec eux. pu
Sans doute, Monsieur, que les énormes dépenses que l'on assure avoir été
faites pour St. Domingue, vous ont fait admettre ce qu'on a débité méchamment en Amérique & en Europe, quej'étais en partie cause de ces dépenses, &
quej'avais reçu des ministres Britanniques une somme considérable pour fruit
de mes services, en faisant. passer St. Domingue sous la puissance de la GrandeBretagne. Sans doute que vous, comme beaucoup d'autres, jugeant ce
que devait être la récompense par l'importance du service, vous avez pensé
que cette récompense avait été très-grande : Eh bien ! Monsieur, détrompezvous ; apprenez que je n'ai mis aucune condition à mon dévouement, qu'au.
cune ne m'a été proposée, que je n'ai regu aucunes récompenses, ni même
aucune gratification quclconque.
Sachez que les dépenses de mon voyage à laJamaique & de ceux qui m'accompagnaient, ont seulement été payées, & qu'clles n'ont pas monté en tout à
3501. sterling. Vous étiez à mêie d'étre parfaitement instruit de cela, puisque, Membre du Parlement, vous pouviez demander à voir le compte des
dépenses des opérations faites à St. Domingue ; si vous l'aviez fait avant d'écrire,
vous auriez eu connaissance que méme aucuns appointemens ne m'ont été
accordés, que je n'en ai pas demandé & queje n'en ai reçu qu'après la prise de
possession de la Grande Anse, lorsque j'ai été nommé Lieutenant-Colonel de
la Légion Britannique, pour lever ce corps avec le Baron de Montalembert.
Vous auriez pu savoir que jamais le Général Williamson, ni la Colonie, ni les
spéculation intéresséc, qui vous a fait profiter des circonstances, qui rendent la Colonie de St.
Domingue d'un si grand. intérêt pour lcs puissances Européenncs, pour (sous la réputation
qu'un ouvrage sur la Jamaique a pu vous faire,) risquer d'écrire sur une Colonie, qui vous est
si inconnuc, avec tant de négligence & de légereté, & avec une telle indifférence pour lc
que tout auteur doit au public. En me forçant à refuter votre livre, voas m'avez initié dans respeêt le
secret dc la dépense des frais typographiques de ce pays. Avec quel étonnement nos leStcurs
n'apprendront-ils; pas que l'ouvrage, que vous avez vendu si cher, nc vous coûte que le ticrs de cC
qu'il est payé, la carte même de Faden (qui u'est pas votre propriété) comprise ?.. Enfin, Monsieur, quand pour faire un bénéfice de 500 1. on vend un ouvrage aussi rempli d'erreurs
le
vôtre sur St. Domingue, tous nos leétcurs doivent penscr qu'on a peu lc droit d'accuscr qu'est ce
soit d'dtre intéressé,
qui que
l'ouvrage, que vous avez vendu si cher, nc vous coûte que le ticrs de cC
qu'il est payé, la carte même de Faden (qui u'est pas votre propriété) comprise ?.. Enfin, Monsieur, quand pour faire un bénéfice de 500 1. on vend un ouvrage aussi rempli d'erreurs
le
vôtre sur St. Domingue, tous nos leétcurs doivent penscr qu'on a peu lc droit d'accuscr qu'est ce
soit d'dtre intéressé,
qui que --- Page 193 ---
ministres, pendant
185 )
récompense.
mon- séjour dans St.
Domingue, ne m'ont accordé
une seuie
Vous auriez surtout été
ma
informé,
mes disposition une somme assez Monsieur, que le ministre
reçus, pour servir aux
considérable qui devait
ayant remis à
prenais ; une faible
dépenses secretes de
m'être comptéc sur
n'a jamais été
partic de cette somme a sculement Topération importante que j'entrede ces dépenses employé secretes, par moi, & que, j'ai fourni les été dépensée, & lé reste
comptes les plus détaillés
Vous auriez su que,
eux pieds du Roi les nommé parles Colons, en Juillet
citer, auprès de Sa sentimens de leur
1794, pour venir mettre
était si
Majesté & des
recopnaissance & leurs veeux,
hetrensement
ministres, des secours
pour sollirope à mes frais, le commencé; ; vous auriez su, dis-je, suffisans pour finir ce qui
packel, que je gouvernementa ayant sculement que. je suis venu en Euparticuliers auxquels préférais aut convoi, comme plus
payé mon passage à bord du
la partie
de j'étais exposé, si j'avais été expéditif; malgré tous les
Française St.
fait
dangers
domestique qui
Domingue, ou en France. prisonnier Cc
& conduit dans
m'ont offert aucun m'accompigmait n'a pas de. aller à, 1201, passage & celui du
que qui que ce soit, traitement: je
je ne leur ai rien
au plus ; les colons ne
faire des
savais combien ils
demandé, parce
ment de St. dépenses; ; vous auriez su
étaient embarrassés & hors que, d'état micux
Domingue, non
que, membre du conseil
de
autres que ceux de
sculementje n'ai jamais
privé du gouvernereprésenté combien HieutenantCoboned d'infanteric; reçu un sol d'appointemens,
écartàt pas.
Téconomic était
mais que j'ai
publié votre Enfin, Monsieur, vous nécessaire, & veillé à Ce
toujours
& de
ouvrage en 1797,
auriez du savoir,
qu'on ne s'en
près du tiers de la
que la prise de
puisque vous avez
était beaucoup
Colonic (lorsque
possession de St.
faites
plus étendue
je T'ai quitté en Août Dominguc,
par le gouvernement qu'elle n'est à présent) avec
1794, qui
dition, soit pour la
jusqu'a mon départ, nécessitées toutes lcs dépenses
montaient pas à conservation de ses
soit pour
40,000 1. sterling.
possessions pendant dix Texpemois, ne se
3 B
ès du tiers de la
que la prise de
puisque vous avez
était beaucoup
Colonic (lorsque
possession de St.
faites
plus étendue
je T'ai quitté en Août Dominguc,
par le gouvernement qu'elle n'est à présent) avec
1794, qui
dition, soit pour la
jusqu'a mon départ, nécessitées toutes lcs dépenses
montaient pas à conservation de ses
soit pour
40,000 1. sterling.
possessions pendant dix Texpemois, ne se
3 B --- Page 194 ---
196 )
Les habitans de la Colonie avaient cependant, à ma sollicitation, accordé
sur leur propre revenu, des gratifications assez considérables, telles qu'une
somme de 26,000 livres currency, de St. Domingue, donné par les habitans de
Jérémie au Colonel Whitelock, par forme d'appointemens de commandant
de la Grande Anse, une gratification plus considérable montant à
Jivres de St. Domingue fut accordée à La Pointe parl lesl habitans
400,000
des Vases & du Boucassin, comme un gage de leur reconnaissance del'Arcahaye,
services qu'il leur avait rendus.
pour Jes
Vous auriez da savoir tout cela & le dire ; vous auriez dû savoir
de
retour à Londres, c'est à mes propres dépens que j'y ai vécu, sans que
nistres in'ayent jamais accordé aucune indemnité. Vous auriez que les midà savoir
vivais cependant de la maniere convenable à un homme chargé de la confiance que jx
des habitans de la premiere Colonie du monde, & honoré dc celle, des ministres; vous auricz du savoir, & dire, que je n'ai eu des
appointemens plus considérables, que ceux de Lieutenant-Colonel, que,. lorsque les ministres sur
sollicitations de fixer le sort, de. la Légion Britannique, & d'accorder mes
ciers la, commission du Roi, jugerent que dans l'ordre
aux offiordinaire du service
Anglais, la chose. ne pouvait ayoir. lieu qu'en divisant la, légion en trois
séparés, suivant les armes qui la. composaient, &, que voulant
corps,
officiers de Ja légion de leur attachement & de leurs
récompenser les
services, les ministres
ordonnerent que les trojs corps dont elle était composée, formeraient trois
régiments qui seraient mis sur. le pied du service Anglais & seraient toujours
attachés àla Colonie. Alors, Monsieur, second officier de la légion, &
servi depuis le commencement de sa formation, &x blessé plusieurs y ayant
fus fait Colonel de la cavalerie, c'est alors que j'ai joui des avantages fois, je,
dans le service Britannique à un chef de corps. Ces mémes.
accordés,
avantages, ont,
été accordés à un grand nombre d'officiers qu'on a faits Colonels, &,
on a donné des corps dans la Colonie,. sans qu'ils y eussent servi,. méme auxquels,
qu'ils fussent à St. Domingue, Jorsque les Anglais sont venus en prendre sans,
session, ni méme lorsque je T'ai quitté dix, mois après ; ce qu'on, leur a accordé, pos-,
a pu & dà m'êtrc accordé suivant les lojs, du service militaire
absolument
; & a été,
étranger à mes services politiques, relatifs à la possession de la
Colonie par les Anglais, comme le ministre a bien voulu me l'assurer lui-
els,
qu'ils fussent à St. Domingue, Jorsque les Anglais sont venus en prendre sans,
session, ni méme lorsque je T'ai quitté dix, mois après ; ce qu'on, leur a accordé, pos-,
a pu & dà m'êtrc accordé suivant les lojs, du service militaire
absolument
; & a été,
étranger à mes services politiques, relatifs à la possession de la
Colonie par les Anglais, comme le ministre a bien voulu me l'assurer lui- --- Page 195 ---
méme,
187 )
alors une, lorsqu'il a jugé nécessaire de réformer
été obligé gratification, de faire trop modique
mon régiment, & de
en Europe, & pour payer toutes les
m'accorder
d'obliger beaucoup de mes surtout en Amérique, où dépenses que j'avais
cautionnement des
compatriotes: :
j'ai eu le bonheur
Bretagne, les plus avances que lc
insuffisante surtout pour payer le
des amis, qui là copsidérables planteurs déit.d'attacher, de la aux intérêts de la Grandedant justice par ont dérangé leurs
Colonie, m'a fait
aux
affaires; mais
demander à
me tourmenter, le principes qui m'ont conduit,
qui bien instruits &
moment où ils
attendent
ren;
Vous
Pourront étre remboursés. patiemment & sans
auriez do savoir
été cause de la
que mon Attachement aux
mingue : enfin vous destruétion de ma fortune, soit intérêts de
auriez da, ayant de
en France, soit Tàngleterres dans St. DoNuoenmormaniens les services;,
ayais reçu $
m'accuser. d'élre intéressi,
vous auriez pu
alors, mettant la
savoir quels
prononcer.aur ma conduite.. récompense en balance avec
Je dois cependant
marché ni de conditions, vous avouer, Monsieur,
services
avec les ministres que si je n'ai
importans que j'allais
du Roi
jamais fait de
pour m'embarquer,
rendre; ; j'ai eu
d'Angletere, pour les
du ministre
lorsque j'ai Pris
Tassurance, lorsque je suis
que, dans tous les congé, j'ai eu, dis-je, la
parti
dévouement que
cas, le Roi se
promesse verbale
de réussir,je devais Jemployais ni'attendre pour le servir, mais souviendrait de mon zele, du
vice méritait..
à toutes les récongenser que si j'avais le bonheur
guun
auminpurtoat serCroyez moi,
un motif bien plus Monsienr, ce n'est pas cette
mes
grand & plus noble, celui promesse de
qui m'a conduit :
de St. compatriotes ; d'attacher mon nom à celui sauver la Colonie; ; d'être j'avais
Domingue; ; enfin de rendre
de la
utile à
Monsicur, les premiers
un important service prospérité à
&c du bonheur
miere récompense sentimens d'intérét qui m'ont TAngleterre.
touché. au mnoment que, j'attendais, & voilà celle
conduit ! Voilà la Voila,
T'avenir & Thistoire de mes voeux; s'ils n'ont qui m'a rendu tout facile ! prefait
pas été
Jai"
tout ce qui était en prouveront mon sans doute s'il V a eu complétement de
remplis,
pouvoir pour réussir,
ma faute, & si jai
ur
miere récompense sentimens d'intérét qui m'ont TAngleterre.
touché. au mnoment que, j'attendais, & voilà celle
conduit ! Voilà la Voila,
T'avenir & Thistoire de mes voeux; s'ils n'ont qui m'a rendu tout facile ! prefait
pas été
Jai"
tout ce qui était en prouveront mon sans doute s'il V a eu complétement de
remplis,
pouvoir pour réussir,
ma faute, & si jai --- Page 196 ---
188 )
Peut-être même, Monsieur, que sans pouvoir étre accusé d'être conduit
par Un vil motif, j'ai pu & dà penser que, rendant- un important service à
une
grande nation, au Roi généreux d'un pcuple puissant, &c célebre lui-méme
par sa générosité, j'ai pu penser qu'une grande récompense m'était d'autant
plus assurée, que j'avais mis plus de désintéressement en les servant. Eh
bien ! Monsieur, je ne craindrais point d'avouer toutes ces
pensées, sans
qu'elles vous donnassent le droit de m'accuser d'avoir mis mon intérét, à la
place de celui de la Grande-Bretagne, dans l'entreprise
exécutée si
que j'ai conseillée &c
heureusement sur St. Domingue. Jc ne crains pas plus, Monsieur,
que vous interrogicz les ministres sur mon zele & mon dévouement à servir la
Grande-Bretagne que sur mon désintéressement.
Par CC que je viens de dire, tous les honnêtes gens pourront être
& juger votre accusation, parce qu'ils peuvent vérifier ce
j'ai détrompés avancé,
puisque le Général Williamson est en Angleterre, aussi bien que les
du Roi,
que ministres
II vous est, en outre, aisé, &à beaucoupd'autres personnes, de voir si dans les
prétendues dépenses immenses, faites pour la Colonie de St.
nom y est porté pour quelque somme que ce soit, pour moi Domingue, mon
il est surtout aisé de voir depuis quand ces énormes dépenses ont personnellement; commencé
: alors
on verra qu'elics ont toutes été faites, depuis que les Anglais sont en possession
du Port-au-Prince, & après avoir été mis en possession de tout ce
ci-devant possédé dans la Colonie, surtout qu'elles sont faites qu'ils ont
départ de St. Domingue, en Août 1794.
depuis mon
Vos Jecteurs &c vous, Monsieur, vous devez voir que vous n'avez été
plus exact dans votre accusation sur'ce qui me concerne particulierement, pas
sur tout le reste de ce que vous avancez dans votre
il
que
cependant bien aisé d'étre informé de
ouvrage : vous était
tout ce que vous auriez voulu
il
n'eût fallu que le demander aux personnes instruites
les
savoir,
parmi Anglais, ou les
Français, qui sont ici en grand nombre,
os Jecteurs &c vous, Monsieur, vous devez voir que vous n'avez été
plus exact dans votre accusation sur'ce qui me concerne particulierement, pas
sur tout le reste de ce que vous avancez dans votre
il
que
cependant bien aisé d'étre informé de
ouvrage : vous était
tout ce que vous auriez voulu
il
n'eût fallu que le demander aux personnes instruites
les
savoir,
parmi Anglais, ou les
Français, qui sont ici en grand nombre, --- Page 197 ---
189 )
(la rifutation
que je me suis inmposée,
la tâche pénible
état de fixer imévocablement
Je vais continuer mettre les leéteurs en
de vos erveurs) pour livrc.
leur opinion sur votre
Page 172.
éprowoerait une ofponitisn
(les ministres) qu'on du
répuMais ils auraient di prévoir,
8 des troupes goncorenent qu'u
de la part des partisanus savoir qu'or ne poroait pas espérer 8 leur
rris-formidable 8 ils auraient aussi da
à risquer leur sie
blicain :
Frangais S esposeraiout
confiance qu'ils
grand nombre de planteurs
si ce n'élait dans T'entiere
dans cette cause commmne,
Fortae seraient soutenus & protégés.
à St.
dans tout ce qui s'est passé êté bien
je crois avoir prouvé que, les efforts des républicains ont
Certsinement) T'arrivée des Anglais,
arrivéc ni troupes ni vaisseaux.
Domingue depuis démontré qu'il n'y avait a notre
plus propice pour une
faibles, & j'ai
jamais il n'y a eu un moment & de la fotte Française,
Je dois vous répéter que
du départ de Galbaud
trouvé n'avoir ni
opération, que le moment
civils s'étant
le fait,
grande
du Cap, les commisaires
enfin que par
après lincendie
à opposer aux Anglais;
de la
de terre, ni force de mer,
ce que Ton peut appeller
force
circonstance, opposé
fui &c abandonné
dans aucune
ils ont eux-mèmes
ils n'ont,
ont été attaqués,
résistance, & que lorsquits
la Colonie.
de St. Domingue que l'on
n'était pas sur les habitans
arrivée dans la Colonie,
Certainement ce
étaient, au moment de notre prouvé qu'eux seuls
pouvait compter, puisqu'ils l'événement a cependant
&x
où
absens de l'iste :
aux avant-postes partout
presque tous fait la guerre aux frontieres, sont rarement sortis de leurs
ont véritablement combat, puisque les Ahglais
furent 2 St. Domingue,
il y a eu quelque
aussitôt que les Anglais
de
: en voici la raison;
aux Anglais, s'empresserent
garnisons:
sollicités de venir se joindre
vous dites, ils le faisaient
tous les planteurs leurs proteéteurs, &, comme dans T'assurance & la convenir combattre avec à wenir 2 St. Domingue que
€5 niétaient sollicités
3 C
véritablement combat, puisque les Ahglais
furent 2 St. Domingue,
il y a eu quelque
aussitôt que les Anglais
de
: en voici la raison;
aux Anglais, s'empresserent
garnisons:
sollicités de venir se joindre
vous dites, ils le faisaient
tous les planteurs leurs proteéteurs, &, comme dans T'assurance & la convenir combattre avec à wenir 2 St. Domingue que
€5 niétaient sollicités
3 C --- Page 198 ---
190 )
fiance que Pon leur donnait, que de puissans secours arriveraient
protéger, & les faire rentrer dans leurs possessions.
pour Tes
Si après les nombreuses informations que l'on
ouvrage méme, j'ai prouvé
peut prendre, si d'après votre
que partout les colons ont combattu sans
pourquoi les avez-vous accusés,
cesse :
pour chercher ensuite à
le
sur d'autres personnes &
jetter non-succès.
sur-tout sur. le manque de renforts qui n'ont
dépendu d'eux ? La vérité
jamais.
& votre partialité.
l'emporte souvent malgré vous sur vos préjugés
Page 172.
D'après mon propre jugement, je pense que toutes les forces,
la
Bretagne aurait pa envoyer, r'auraient pas été
que Grande-.
tierement la Colonie:
suffisantes pour subjuguer CnL'usage, Monsieur, que vous avez fait jusqu'à
ne vous donne aucun droit
présent de votre jugement
n'étes ni
pour présenter votre opinion à vos.1 lecteurs ; vous
militaire, ni homme d'état, & vous. ne connaissez. nullement la CoJonie, pourquoi risquez-vous d'en appeller à vous-méme ?
moi, en citant pour preuve tout Ce qui a été fait en 4
je vous soutiens,
fussent arrivés en Novembre & méme
mois, que, siles renforts
tierement
en Décembre, la Colonie eût été enr
conquise : la conquête facile du Port-au-Prince, 8 mois
prise de posscssion de Jérémie, par les Anglais, la fuite des chefs après la
à l'arrivée de 1,600 hommes,
républicains
Ici
prouvent tout ce qu'on aurait fait, si
je m'arrête, parce que je ne suis pas engagé à tout dire &
viens d'écrirc suffit pour détruire VOS accusations
que ce que je:
Dominguc & leurs. agents,. &
contre les planteurs de St..
proprejugement.
pour. repousser Ce. que vous avancez de votre
Page 172.
Des juges compétens assurent quiil aurait fallu a1e moins 6,000 hommes
ewgrwnp.sdnanj.intans le. Port-au-Prince,
pour,
ait fait, si
je m'arrête, parce que je ne suis pas engagé à tout dire &
viens d'écrirc suffit pour détruire VOS accusations
que ce que je:
Dominguc & leurs. agents,. &
contre les planteurs de St..
proprejugement.
pour. repousser Ce. que vous avancez de votre
Page 172.
Des juges compétens assurent quiil aurait fallu a1e moins 6,000 hommes
ewgrwnp.sdnanj.intans le. Port-au-Prince,
pour, --- Page 199 ---
191 )
comipétens pour prononcer.
quels sont les juges, que vous appellez défendre seulemen: le Port-auJ'ignore
qui étaient nécessaires pour
Ol avait. à le, dé-,
sur les troupes
pas contre quel. ennemi
Certaine-:
Prince. Comme vous n'établisez
vous avancez d'insidieux:
qu'à ce. que
le
fendre, je ne peux répondre seraient nécessaires pour défendre munie Port-au-Prince de toute
ment 6,000 hommes
une armée Européenne &
de:
attaqué par terre & par mer, par
&. enfin tout ce qui constitue l'art
Fartillerie, des artilleurs, des ingénieurs,
la guerre en Europedéfendre le Port-au-Prinee"
hommes de troupes régulieres pour sans artillerie, mal armés,-
Mais 6,000 milliers de brigands sans canon, T'attaquer que par terre.!
eontre quelques
& qui ne peuvent
ait quelque
sans magazins,
à moins qu'il n'y
sans. munitions,
a wvoulu se moquer de wous,
avancé
Allons,. Monsieur, 072
sans doute, pour que. vous ayez
que le tems dévoilera
est fausse, pour- ne pas
autre raisons
borne ici à vous assurer qu'clie
atcette assertion ; je me
puisque les brigands ne l'ont jamais
dire ridicule ; l'exemple l'a prouvé,
le sixieme de. ce que vous demandez:
fussent bien instruits que
taqué, quoiqu'ils
fut pas dans la ville..
de garnison Anglaise,.ne
là fortifier ce que vous avez dit ci-devant,.
avez-vous voulu par
l'aurait été aussi?.
Mais peut-étre Bizoton avait été pris, le Port-au-Prince
que si le Fort
Page T72.
dans toutés les parties de St.
vois gue lé nombre dés Anglais
ait jamais passé
Gependant je ne pas
avant le mois dAuril 1795; avait pas la
Demingue, à aucune épogue, à la prise du Peri-au-Prince) il zily cbaleurs 85.
bonmess dont (excepté
les mois des
2,200
de
un service aduel; pendant
tiers..
moitié en élat faire
85. Oasbre,iln n'ya pas ert plus.dum
dAoit; Septembre
des maladies,
n'ont jamaise eu qu'in si peticvous assurez que les Anglais injuste partialité fraipeComment, puisque avez-vous oublié combien votre.
% les brigands
nombre de troupes,
les
étaient si peu nombreux,
rait vos lecteurs : Puisque Anglais
-
mois des
2,200
de
un service aduel; pendant
tiers..
moitié en élat faire
85. Oasbre,iln n'ya pas ert plus.dum
dAoit; Septembre
des maladies,
n'ont jamaise eu qu'in si peticvous assurez que les Anglais injuste partialité fraipeComment, puisque avez-vous oublié combien votre.
% les brigands
nombre de troupes,
les
étaient si peu nombreux,
rait vos lecteurs : Puisque Anglais
- --- Page 200 ---
(.192 )
si dangereux, qu'il fallait se fortifier à zn prix si Enorme, pour qu'ils ne pussent
s'émparer du Port-au-Prince, s'ils avaient emporté le Fort Bizoton, il s'ensuit. guil y avait donc d'autres forcés 2 leur opposer: ce qui est très-vrai, tous
les habitans Français étaientsous les armes 3 aussi faisaient-ils seuls la guerre en
dehors des garnisons. Vous auriez dû leur rendrej justice, au lieu de chercher à les
rendre suspedts, & dire que Ces braves 8 fideles colons ont sans cesse supporté
lc poids & les malheurs de la guerre, pour les diminuer à la nation qui était
venue les protéger, & à laquelle ils avaient prété serment de fidélité,
Page 173Peut-éire que la plus grande Jaute qui se soit commise dans toute Pexpidition,
est Fesraondnuiewiglamna d'avoir mangué de s'emparer de la wille E5 dz
port des Cayes, & du petit port de Jacgmel sur la ménie cote, avant d'avoir
attagué le Port-au-Prince. Je vous le répéte, Monsieur, la force de la vérité VOUS emporte malgré vous,
puisque vous étes instruit des fautes que vous rapportez, comment n'ayezvous pas attribué, à ces fautes, & à d'autres que vous ignorez peut-être, le
manque de succès de l'opération la plus heureusement commencée, & si réfléchissant un moment que ces fautes &c beaucoup d'autres événemens ont absolument étÉ étrangers uux colons, pourquoi n'avoir point alors rendu justice
à ceux qui, je le répéte, n'ont fait qu'obéir & combattre ? Relisez, Monsieur,
les questions que j'ai écrit plus haut; réfléchissez-y très long-tems, instruisezwous, & vous serez forcé de convenir que vous avez été très-injuste envers
mes compatriotes. Page 173. Quant au Port-au-Prince, il aurait été fort beureux qu'on eit détruit 3es fortifications Es évacué la ville, inmédiatement après qu'elle se filt renduc. H n'yaj jamais eu une, proposition plus absurde, écrite avec plus de légereté ;
da carte de St. Domingue le, prouvera à tout leéteur attentif, mieux que
tout ce. que l'on pourrait écrirc. --- Page 201 ---
Je me borne
(. 193 )
ies malheureux seulement à vous dire que, si c'est
apportée de la individus qui y ont péri, il est par un élan d'humanité pour
à St. Marc, à Martinique Par un vaisseau peu raisonné, car la fiévre
si elle
Jérémic, à la
Anglais l'eût été de
jaune
ne les avait pas trouvé Jamaique, & elle y eût
méme au Môle,
& à assurer à
au
frappé les mémcs
saines des nos leéteurs, que la Port-au.Prince.
si c'est
apportée de la individus qui y ont péri, il est par un élan d'humanité pour
à St. Marc, à Martinique Par un vaisseau peu raisonné, car la fiévre
si elle
Jérémic, à la
Anglais l'eût été de
jaune
ne les avait pas trouvé Jamaique, & elle y eût
méme au Môle,
& à assurer à
au
frappé les mémcs
saines des nos leéteurs, que la Port-au.Prince. Colonie de Je me borne à vous vidimes,
la maladie Antilles; ; qu'avant Tarrivée des St. Domingue est une des répéter,
pestilentielle, que vous
Anglais, on n'y avait jamais plus
heaucoup plus sur eux
appellez la fiévre
connu
enfin, dans ses plus que sur les autres peuples,
jaune, & qu'elle operc
de Français que grands ravages, il est bien connu pour beaucoup de raisons: :
cite le fait, on d'Anglis; $ le détail de ces causes qu'elle a moins moissonné
Peut le vérifieri& les chercher, nous méncraît trop loin ; je
Page
Les ports des Cayes 6 de
173facilitait les
de Jaeqmel, entre les mains des
se wenger moyens se proturer des renforts 6 des enenis, n0n seulenent leur
contre notre amplement de nos attagues SHr leurs cotes, maitions, mais encore de
tonimerce,
en usant de représailles,
Vous rapportez toujours
nécessaire, &
malgré vous ce qui
Domingue. limportance de lopération des prouve Tavantage, l'utilité
toute la Colonic: Pourquoi la ville des Cayes &x de. ministres Britanniques sur St. mes questions. vous fera avec moi cette dethande Jacqmel n'ont-elles pas été prises? que, j'ai déjà anticipée dans
L
Page 173. Tout le nonde sait
rable) ont ÉIE gue plus de 30 corsaires (dont
-
Isles du Vent à éguipés la dans ces poris, 65 qui'à peine guelgues-sas d'une force considés
Jamdigue, peut échapper à useul vaisseau, allant des
A présentje me borne à
leurrapacit 6s à leur
St.
moi cette dethande Jacqmel n'ont-elles pas été prises? que, j'ai déjà anticipée dans
L
Page 173. Tout le nonde sait
rable) ont ÉIE gue plus de 30 corsaires (dont
-
Isles du Vent à éguipés la dans ces poris, 65 qui'à peine guelgues-sas d'une force considés
Jamdigue, peut échapper à useul vaisseau, allant des
A présentje me borne à
leurrapacit 6s à leur
St. Domingue, il n'y avait vous dire, que. dix mois après l'artivée sijgilaxee.,
pas, dans lcs ports
des Anglis à
3 D. appajtenans aux Frangais, trois --- Page 202 ---
194 )
corsaires armés par les républicains : je vous dirai qu'à mon départ de. St.
Domingue, il n'en avait pas encore paru un seul.
Pourquoi y en a-t-il eu depuis ? pourquoi, puisque les
tant de vaisseaux de
Anglais avaient
guerre, y a-t-il eu un seul corsaire ? Est-cc.
faute des colons, &c, &c. ?
encoré la
Pourquoi les navires Américains ont-ils sans cesse apporté des vivres, des
armes, des munitions aux brigands, quoique l'on pût déclarer la
dans le fait était attaquée sur tous ses points) en état de
& Colonie (qui
maîtres de la incr, pouvaient forcer l'exécution de siege, que les Anglais,
cette déclaration ?
Si, près d'une année après que la Colonie a été remise à la
les républicains Français ont réussi, à faire au commerce Grande-Bretgne,
vous
Anglais tout le mal
rapportez; : dans un tems où lamarine d'Angleterre était maîtresse du que
& de la. mer, que les Français ne possédaient
de
Môle
n'avaient aucune force maritime; enfin
que peu ports de mer, &
que leur population & leur ariéc étaiert
détruites, que laFrance ayait presque abandonné la Colonie:. dans une
contraire, que fut devenu le commerce de la Jamaique & celui de position
Mosquites ? Que fassent devenues vos isles, si St.
la-baye des
attaquée & le Môle pris; si les vaisscaux
Domingue n'eldt pas été
Français y étant retirés, avaient
protéger l'immense flotille de canots, ou embarcations,
pu
nuit aller dévaster, brûler, & détruire la
qui pouvaient dans une
Jamaique, sur plusieurs points'à la fois?
Comment la prévention, l'intérêt personnel & la
ont-ils
faire écrire une scule ligne, qui pût, jetter du blâme sur partialité les
pu vous
a été le plus. utile à la Çolonie de
à
auteurs:du projet, qui
laJamaique, ses habitans & aux
de la métropole, pendant que vous & tous les colons de la
négocians.
devez bénir à jamais la sagesse prévoyante des ministres. Jamaique, voussur. St. Domingue, ont préservé vos propriétés dune
qui, par l'opération
vous-méme
destruétion totale. C'est
que j'interpelle : croyez-vous, Monsieur; si la. France n'eut
été privée de St. Domingue, que la Jamaique existerait :
pas
votre réponse par écrit, mais je suis assuré
J'ignore quelle sera.
Jamaique n'éxisterait
que votre coeur dit: : nor la.
plus comme Colonie utile à la Grande-Bretagne.
Cepene
é vos propriétés dune
qui, par l'opération
vous-méme
destruétion totale. C'est
que j'interpelle : croyez-vous, Monsieur; si la. France n'eut
été privée de St. Domingue, que la Jamaique existerait :
pas
votre réponse par écrit, mais je suis assuré
J'ignore quelle sera.
Jamaique n'éxisterait
que votre coeur dit: : nor la.
plus comme Colonie utile à la Grande-Bretagne.
Cepene --- Page 203 ---
dant, Monsieur, vous
C, 195 )
qui ont fait réussir les avez blamé cette
capitaux, mais
plans, qui ont non opération, & lés agents & tous
Irées, dont les qui ont doublé votre seulement conservé vos
ceux.
tout tenté prix, soyez en bien assuré, fortune, en doublant la valeur revenus de & voS
accusez, pour faire réussir les
nc baisseront plus ! C'est vos denque vous calomniez! Le plans qui ont sauvés votre
celui qui a
debienyje vous
lecteur sera
fortune, que vous
neront de méme pardonne ce qui me
plusjuste; content
Yaux
: cherchez
regarde, mes
d'avoir fait
vous ont procuré, désoemais à mériter le sort-) compatriofes vous pardors
heureux que- nos traAprès tout,
Page 175.
-
guoique je naye assuré
Donidtencut, guie
que ce gue je crois étre
tances insportantes inrprobablanoni il'geut avoir
arai, je
qui me sont inconnucs. éxisté des: faits & des conzijerdrai
circons.
vous Pourquor n'avoir pas pris le tems de
ne pussiez ignorez? limportanee de votre vous instruired de ce que vous
dont
différer sa
ouvrage était-t-elle donc si avouez ici gae
sairement vous y faites usage publication,juqea P ne
ce que vous cussiez grande que vous
plus instruits
deviez-vous pas consulter vérifié tous les faits
quer Ce qu'ils devaient que vous, & gui auraient pris ceux qui étaient nécessavoir, plus exaétement
plaisir à vous
Mais non ; la partialité
Que qui que ce soit A communi.
écrites, vos invedtives avec laquelle toutes les
contre ceux
contre des Colons
pages de votre
que
qui ont eu le bonheur de braves, généreux,
ourrage sont
Tinquiétuide intéresste. d'un. réussir à servir
patiens, fideles, &
gnant, mais convaincn
Colon Jamaieain a TAngleterre, tout
ment son ancienne que la Colonie de St.
guidé votre plume. prouve
prospérité entre
Domingue
Craiqu'alors vos revenus
les mains des recouvrerait promptecrainte, prévenir dininueraients vous
Anglais, vous
cherché à
son rétablisement avez voulu, poussé par avez pensé
maniere persuader à vos compatriotes, par eux; car, par votre livre, cette injuste:
sur,la avantagenses, & vous avez quej jamais on n'en
vous avez
bonté & la fertilité du
calomnié les.
pourrait jouir d'une
sol !
habitans, ne Pouvant
tromper.
mains des recouvrerait promptecrainte, prévenir dininueraients vous
Anglais, vous
cherché à
son rétablisement avez voulu, poussé par avez pensé
maniere persuader à vos compatriotes, par eux; car, par votre livre, cette injuste:
sur,la avantagenses, & vous avez quej jamais on n'en
vous avez
bonté & la fertilité du
calomnié les.
pourrait jouir d'une
sol !
habitans, ne Pouvant
tromper. --- Page 204 ---
196 )
Vous deviez cependant penser que nous appellerions de votre jugement,
J'étais à Londres : ce que vous connaissiez de moi, devait vous persuader.
que
je ne laisserais point sans réponses, les diverses & nombreuses erreurs de votre
ouvrage, & que j'appellerais au nom de mes amis 6 au mien, du public mal
instruit & trompé par vous,, au public juste & mieux informé par moi. Attendons son jugement, vous, en avouant, comme vous le faites ici, que vous n'étes
pas instruit de beaucoup de faits & des circonstances qui ont eu lieu, maisiqui
pouvaient changer tout ce que vous avez écrit, &moi, en offrant les; preuves de
tout Ce quej'ai avancé dans cette lettre,
YBT
Page 175.
21 faut absolunent gui'elles soient connues (ces circonstances) pour pouvoir juger
avec précision 6S justesse, les mesures quion a prises dans cette occasion,
Cet aveu est plus fort ! Pourquoi, d'après cela, Monsieur, vous être si pressé
de publier &x d'offrir votre. jugement? ? Comment, après l'aveu de ce paragraphe,
avez-vous pu oser, lorsque vous avez promené votre leéteur d'erreur en erreur
pendant deux cents pages, venir lui dire : mais je suis ignorant de beaucoup
de faits qui étaient indispensablement nécessaires pour vous mettre à portée de
former un jugement de ce gui a été fait & sur ce qui aurait dû l'être dans des circonstances telles que celles qui ont eu lieu.
Je le répéte, Monsieur; pourquoi avoir osé publier votre livre au moins
inutile ? surtout, pourquoi avoir condamné, critiqué les auteurs des plans, &
Jes ministres qui sagement les ont adoptés pour votre propre intérêt, celui de la
Jamaique & celui de votre patrie.
Page 175.
1r'est pas dificile pour 102 auteur assis tranguillement dans son cabinet, 8 ayant
une exposition partielle des faits devant lui, d'indiquer les fautes 6 leserreurs
lieu.
Je le répéte, Monsieur; pourquoi avoir osé publier votre livre au moins
inutile ? surtout, pourquoi avoir condamné, critiqué les auteurs des plans, &
Jes ministres qui sagement les ont adoptés pour votre propre intérêt, celui de la
Jamaique & celui de votre patrie.
Page 175.
1r'est pas dificile pour 102 auteur assis tranguillement dans son cabinet, 8 ayant
une exposition partielle des faits devant lui, d'indiquer les fautes 6 leserreurs --- Page 205 ---
a dans la conduite des
197 )
afaires
: acguiert à bon marché, la pulliques : lorsgulon a découvert des
aeguises après les évéuemens. prudence 6 la sagesse gui est la suite des erreurs, on
connaissancet
Lorsque la force de la vérité
auteur a de choisir
vous conduit à convenir de la facilité,
qu'ila rassemblés, tranquillement dans son cabinet,
qu'un
ceux qui sont les
entre les matériaux
ter les fautes, comment
meilleurs, & de la facilité
aussi incomplets
avez-vous pu vous résoudre à écrire qu'ilya a d'éviacquérir la
que ceux que vous aviez ? & pourquoi n'avoir sur des matériaux
qu'on sagesse, & la prudence, que vous assurez
pas cherché à
acquiert après les
résulter de l'instruétion
truire & vous mettre à méme événemens; de ; vous avez eu deux années
ne pas tromper vos leétcurs. pour vous insEnfin, si emporté par l'envie de se faire
public un ouvrage, non seulement
lire, on est assez faible pour offrir
moi le mot,
imparfait, mais
au
d'absurdités: : pourquoi
rempli d'erreurs &,
qui ont été à méme, par leurs calomnier, injurier ? pourquoi blâmer passez
de ce qui a été entrepris P Enfin, connaissances, de juger l'utilité & les ceux
pour faire les réflexions
Monsieur, quand on a été assez avantages
assez pour prendre les que je cite ici de vous; ;
raisonnable
informations
pourquoi ne l'avoir pas été
long-tems pour rassembler tout nécessaires ? pourquoi n'avoir pas
lecteurs ?
Ce qui pouvait être utile à
attendu
l'instruétion de vos
Page 175.
C'est le sort de notre nature, les
maine, sont sujets à des que plans les micux concertés par la
guefois.
erreurs, que le plus ignorant observateur sagesse hudécouure guel.
D'apres l'aveu que vous faites ici, avant
mingue, de n'avoir pas été fideles & sinceres d'accuser les habitans de St. Donement qui les a protégés; avant d'accuser dans leur dévouement au gouversierement tromper par les agens des Colons, les ministres de s'étre laissé grosvotre propre réflexion ? pourquoi n'avoir pourquoi n'avoir pas fait usage dc
sily en avait, en juger
pas d'abord cherché T'erreur?
T'intention, & alors accuser, si cllc eût été
&c,
3 E
coupable? mais
fideles & sinceres d'accuser les habitans de St. Donement qui les a protégés; avant d'accuser dans leur dévouement au gouversierement tromper par les agens des Colons, les ministres de s'étre laissé grosvotre propre réflexion ? pourquoi n'avoir pourquoi n'avoir pas fait usage dc
sily en avait, en juger
pas d'abord cherché T'erreur?
T'intention, & alors accuser, si cllc eût été
&c,
3 E
coupable? mais --- Page 206 ---
198 )
si le plan le mieux combiné pour l'intérét de ceux qu'il
le succès qu'on pouvait attendre, combien
concernait, a eu tout
votre livre, après l'aveu que vous faites : n'étes-vous pas coupable de publer
Page 176.
Car, soit que d'un coté, nous considérions la
former des entreprises (cellé de St.
possession d'un sivaste champ pour
adlif 6 industrieux;
Domingue), sous la puissance d'un
Tanarcbie
Ou de l'autre le triomphe E5 les succès de la révolte peuple 65 de
sauvage, il me parait que le sort 85 l'existence
sessions Britanniques, dans cette partie du monde,
avantageuse des posérvénemens.
dépendent du résultat de ces
Voila, Monsieur, une de ces grandes vérités
trois pages écrites avec attention &
politiques qu'il fallait développer:
& un avantage pour vos leéteurs, réflexion sur cét objet, auraient eu un intérét
jamais. Voilà la
que vingt éditions de votre ouvrage n'auront
question, ou plutôt la vérité de fait, fallait
compatriotes: il fallait faire usage de Vos talens
qu'ilf
démontrer à vas
lac confiance de votre patrie,en
pour écrire & mériter l'attention &c
les intérêts de la
développant en entier) la conséquence dont est pour
Grande-Bretagne, cette vérité
du sort de St. Domingue dépend le sort de la incontestable, que désormais,
Colonies. Anglaiscs. Il fallait
Jamaique, & lc sort de toutes les
pour le commerce & les tracer les malheurs dont leur perte serait la source,
manufactures de
:
vous auriez dà développer de cent manieres l'Angleterre; voilà, Monsieur, ce que
alors vous auriez été vraiment utile à
différentes & répéter sans cesse; S
péonnes; la renommée aurait
votre patrie, & à toutes les Colonies Euro-
& à la prospérité des Colonies attaché votre nom à l'érablissement, àl'existence
des Antilles..
Page 176.
Sur tous ees oljels 6 plasieurs autres; je suis. faché d'étre
donner beauconsp de
privé des moyens de.
satisfadtion 2 mes leBeurs.
utile à
différentes & répéter sans cesse; S
péonnes; la renommée aurait
votre patrie, & à toutes les Colonies Euro-
& à la prospérité des Colonies attaché votre nom à l'érablissement, àl'existence
des Antilles..
Page 176.
Sur tous ees oljels 6 plasieurs autres; je suis. faché d'étre
donner beauconsp de
privé des moyens de.
satisfadtion 2 mes leBeurs. --- Page 207 ---
Pourquoi faire
199 )
Monsieur, ne payer à vos leéteurs si cher l'aveu
pas écrire du tout :
que vous' faites
absoliment, vous n'avez
car, au moins, sur Ce
ici? II fallaif,
sii
pas prévenu vos
que vous avouez
de imparfitemens, votre
ils ont été obligés de leéteurs; mais sur Ce que ignorer
age, placé
lire, & leur
vous savicz
Gcrit un
aujourdhui au nombre des confiance dans un
blement ouvrage sur la Jamaique
Sénateurs
homme
écrit), tout cela fait
(peut-étre pas
Britsnniques, qui a
venir contre St.
que beaucoup de vos tres-exaét, mais assez agréaDomingue, Ce qu'ils n'eussent leétcurs se sont laissés pré-.
Enfin, un homme
pas fait si vous n'aviez
un usage
d'honneur, & de bonne
pas écrit..
public de votre
foi sans
toutes les erreurs
livre, ilne l'eût pas fait s'il doute, a fait depuis peu:
du tems
qu'il contient. Lui &
avait eu
que vous Ieur aurez couté;
ceux qui vous auront connaisance de
réponse, que je ne leur
seront obligés
lu, a la Perte
Colonic, pour les intéréts donnc pas par manie d'ajouter la peine de lire ma
de St.
de
d'terire, mais par devoir
Domingue, & Pour mon TAngletere, pour Thonneur
pour la.
votre ouvrage.
honneur personnel aussi des généreux Colons
fortement attaqué dans.
Chap. XIT.
Dans cette
Page 177.
follé entreprise, ils
mausererentaus sibles
moins Zn million d'imocens
Je ne
habitans.
65 pais.
tention Peux m'empéchieri ici dé faire
vous écrivez sur
obiserver à nos lééteurs
Comment est-il possible Thistoire, & avec quelle
avec quelle inat-.
de la premiere société que vous, Monsicur, qui légereté vous les traitez,
qu'ayant
savante dé Tunivers,
avez Thonneur d'être membre
pour vous séjourné long- -tems dans une que Colon, qu'à la fin du
trather sur les pas de
grande Colonie, vous
18c siecle,
premiers
préniez Ja
éerivains; sur les Colonies lignorance monastique &
plume,
dés Antilles,
superstiticuse des.
Comment est-il possible
absurdités écrites &
que vos réflexions, ne: se soient
armé par la critique, rapportées &
parles premiers historiens pas portées, sur les
fables absurdes, qui guidé par. un goût épuré,
Espagnols ? comment
enveloppent. T'histoire des premiers n'avez-vous pas rejetté les.
étabusemens des Euro, --- Page 208 ---
200 )
péens dans les Antilles? après y avoir mûrement
donné de garde de
lcs
pensé, vous vous seriez bien
répéter que Espagnols ont fait périr à St. d'un million d'hommes. Jamais,
Domingue plais
Monsieur, un million d'hommes Caraibes
existé ensemble dans cette belle isle. n'a
Mais vous avez pu & da facilement répéter l'erreur des autres, qui rendait
vôtre moins étonnante, lorsque par un trait de plume, vous établissez à St.
ûrement
donné de garde de
lcs
pensé, vous vous seriez bien
répéter que Espagnols ont fait périr à St. d'un million d'hommes. Jamais,
Domingue plais
Monsieur, un million d'hommes Caraibes
existé ensemble dans cette belle isle. n'a
Mais vous avez pu & da facilement répéter l'erreur des autres, qui rendait
vôtre moins étonnante, lorsque par un trait de plume, vous établissez à St. Do- la
mingue une république sauvage de 100,000 Négres retirés dans des lieux inaccessibles; après avoir écrit cola, vous avez pu croire légerement qu'on détruisait
aisément un million d'hommes. Sije repousse Ce que vous avancez, ce n'est
pour atténuer le crime des Espagnols, car on ne m'accusera d'étre
pas
san, j'en ai donné bien des preuves : les crimes dont ils pas
leur partise sont souillés à St. Domingue sous mes yeux, me les font croire capables de tous ceux dont
l'histoire de l'Amérique les accuse, ils sont à St. Domingue
de celui
d'en avoir exterminés enticrement les habitans :
coupables
truits
plus ou moins d'hommes déne fait rien à l'énormité du crime; ; parce qu'ils en auraient assassiné de
méme toute la population, eût-ellc été cent fois plus nombreuse ; mais la vérité,
mais le fruit des réflexions, faites sur beaucoup d'observations
me font vous assurer qu'il n'y a jamais eu, ni pu avoir à St. pendant 20 années,
population de 300,000 hommes Caraibes, enfn je suis intimement Domingue, une
qu'au moment de l'arrivée des Espagnols, la population n'aj jamais monté convaincu
du nombre ci-dessus. à plus
Voici une partie de mes raisons : vous étes Colon, Monsieur,
voir la population des petites Colonies des Négres
vous avez,] pu
Bleues de Ja
Marons, des Montagnes
Jamaique ; vous avez da connaitre, au moins vous avez parlé de la
population mixte des Négres, échoués à St. Vincent, (depuis près d'un
mélés avec les Caraibes, leur nombre vous est connu; vous avez faire la siecle)
rence entre la force du Négre, & le naturel des Antilles:
pu
diffésur les avantages, que la fréquentation des
vous avez pu réfléchir
a dà
Européens depuis 300 années
procurer à ces peuples; vous avez pu réfléchir sur ces sociétés, &c
après tout ccla vous avez pu croire, répéter & écrirc que St. moment de sa découverte contenait plus d'un milfion
Domingue au
penser que jamais vous n'avez réfléchi à
d'habitans. Je dois
breusc, sur-tout dans l'état
ce qu'est une société si nomsauvage. Si depuis que vous étes devenu Membre
--- Page 209 ---
201 )
occupé de ce qu'est
vous vous fussiez un instant million d'hommes, vous
du Parlement d'Angleterre, vivres" d'une population d'un des larmes sur le sort
des
versé bien
la consominiation
& vous auriez
auriez frémi en y réféchisant, vivent dans l'état de naturc. des infortunés habitans qui
des Espagnols, les habiMonsieur, qu'avant T'arrivée
de petit mil,
Vous savez sans doutc, réduits à vivre de mais, de bananes, étaient leurs vivres
tans de St. Domingue étaient manioc & du chou Caraibe qui
Lcs trois
& sur-tout du
encore à présent des Négres. de patatcs,
comme ils le sont
8c sont moins assurés
presque uniques, Caraibes sont soumis aux ouragans, la
abondante des
premiers & les choux
les habitans ajoutaient peche n'y avait
autres.
,
Vous savez sans doutc, réduits à vivre de mais, de bananes, étaient leurs vivres
tans de St. Domingue étaient manioc & du chou Caraibe qui
Lcs trois
& sur-tout du
encore à présent des Négres. de patatcs,
comme ils le sont
8c sont moins assurés
presque uniques, Caraibes sont soumis aux ouragans, la
abondante des
premiers & les choux
les habitans ajoutaient peche n'y avait
autres. A ces vivres,
d'observer qu'ilr
quc les
la Colonic; où il est nécessaire
nous, le Rat
bayes ES des anses de
Les noms de trois sont arrivés jusqu'a chien brac, qui
que cinq quadrupedes. d'unpied & demi de long & un petit des deux autres
; ajoutez lc Lézard
détruite ; on ignore le nom
combien
Agouti;
& dont la race est
par cela, Monsieur,
n'aboyait pas
nombreux. Vous voyez
étaient prédevaient étre peu
dun million dindividas
qui
de la subsistance de cc peuple,
les ressources réféchir aux conséquences. demande a
caires: : veuillez
le mais rende beaucoup, il
d'un
comme moi que, quoique
défrichée, & a l'être à plus
Vous savez
étenduc de terre
les bananes
être planté dans une grande
le malis, les ignames sur-tout; & le petit
ainsi que les patates,
à 25 pieds au moins,
pied de distance,
doivent être plantées
de terre qui devait
rendre abondamment
Monsieur, de la quantité
aucune
pour mil aussi à un pied & demi; jugez, million d'hommes: malleureusement suivant
défrichée, pour nourrir un
dans la Colonic: & comme, chefs ou
être
défrichées n'existe
dont les
apparence de ces terres était divisée en sept gouvernemens, voyage de Chrisla Colonie
d'après le premier
les Espagnols,
Caciques ; on peut, des lieux habités par ces princes,
les princes "appellaient dit de la distance
de la Cotophe Colomb, sur cc qu'il
aux sept plus grandes plaines les sujets plus ou
penser que cela se rapportait étaient peuplées par
on peut bord de la mer, & qu'elles
le long de la côte en petits
lonie sur le
mais divisées
en Afrique,
nombreux de ces princes,
en Amérique,
moins
le sont les peuples sauvages à la Nouvelle Hollande.
ols,
Caciques ; on peut, des lieux habités par ces princes,
les princes "appellaient dit de la distance
de la Cotophe Colomb, sur cc qu'il
aux sept plus grandes plaines les sujets plus ou
penser que cela se rapportait étaient peuplées par
on peut bord de la mer, & qu'elles
le long de la côte en petits
lonie sur le
mais divisées
en Afrique,
nombreux de ces princes,
en Amérique,
moins
le sont les peuples sauvages à la Nouvelle Hollande. Après les
villages, comme
à cclles des Amis,
habiter seulement
aux Isles de la Société,
que ces peuples devaient
que leura
mûres réflexions, on verra
dans la mer les ressources
de
qu'ils trouvaient
bayes & les anses, parce
3 F --- Page 210 ---
202 )
vivres de terre, ne leur procuraient
dont
pas,
une partie était
ouragans annuels du pays, &c le tout aux sécheresses
soumise aux
ces climats : par la
à
souvent excessives dans
population que j'accorde St.
la conquétc, on verra qu'il y avait
Domingue au moment de
43,000
pour chaque prince une population de
individus, ce qui dans l'état sauvage est bien considérable. Que
voyageurs qui ont parcouru les isles du nouveau morde,
les
voyages, jugent si la population de St.
que les lecteurs de
Domingue pouvait être
quand on se rappellera, qu'elle était sujette à cette maladie plus nombreuse,
si affreusement la génération, qui devait,
cruelle, qui attaque
sang des Caraibes, diminuer
quelque attenuée qu'elle fàt dans le
considérablement leur
tretenant dans cet état de faiblesse,
multiplication, en les entation d'une société
qui non seulement s'opposait à l'auginenoutils
nombreuse, mais qui, ajoutée à
&c. à leur lenteur, causée
l'imperfeétion de leurs
climat, devait
sans doute par leur maladie naturelle &c le
empécher les progrès de leur population : l'histoire
premiers conquérans de St.
méme des
Domingue nous apprend
rament froid & faible, & qu'ils avaient
qu'ils étaient d'un tempéCause des succès des
peu d'enfans; elle nous donne aussi pour
Caraibes
premiers Européens, l'ardeur avec
les
laquelle les. femmes
préféraient aux naturels des: isles.
Tous ces désavantages, & même la
reuse race d'hommes a été détruite, promptitude avec laquelle cette malheuprouve combien
car les mines ne furent
pea elie était nombreuse,.
pas ouvertes tout de suite; beaucoup
peuvent travailler ensemble dans une mine,
d'hommes ne
une certaine profondeur, & desles
que. quand elle a été ouverte à
on se plaignit de la diminution premicrs momens que les mines le furent,
chaine de
des hommes : ajoutez-y que dans une seule
montagnes, appellée Cibao, sont situées. les mines
vertes à St. Domingue, & elles ne sont
qui. furent ou--
même (en admettant
qu'au nombre de quatre, qui ont dà.
qu'on les ait ouvertes toutes les quatre
nécessiter, pendant un très-longtems,
ensemble), ne:
au nombre d'un million
qu'un nombre d'ouvriers très-inférieur.
que vous prétendez avoir été détruit,
Enfin, Monsieur, je prens mon exemple sur la
Domingue, au moment de la révolution
population totale de St,.
de toutes couleurs habitaicnt
terrible de 1789. 600,000 individus.
la. Colonie Française, 60,000 la
partie Espagnole :.
'on les ait ouvertes toutes les quatre
nécessiter, pendant un très-longtems,
ensemble), ne:
au nombre d'un million
qu'un nombre d'ouvriers très-inférieur.
que vous prétendez avoir été détruit,
Enfin, Monsieur, je prens mon exemple sur la
Domingue, au moment de la révolution
population totale de St,.
de toutes couleurs habitaicnt
terrible de 1789. 600,000 individus.
la. Colonie Française, 60,000 la
partie Espagnole :. --- Page 211 ---
203 ) 1
contribenient a peupler cette
deux partics du monde
humaine a pu
depais plus d'un siccle,
tout ce que T'industrie
les culbelle isle ; tout ce queles: arts Européens, sociétés, a été porté à St. Domingue dans : les motiinventer, pour le bonheur des
Français, plus nombreux n'avaient même
turcs avaient rendu Ics défrichiemens les naturels du pays
plus
dans les plaines, oà jamais
petites sociétés, Oul villages, la
tagnes que
8,000 & quelques
de terrain habitable, dans
pu porter leurs pas;
avaient laissé peu
T'Eugrands que ceux des sauvages,
& pour nourrir cette population, de farine &
Colonie Françaisc, sans être défriché, plus de 200,000 barils les resdu Nord apportaient
& tout CC que
rope & YAmérique salaisons; ajoutez-yl les bestiaux,
& des légue
50,000 quintaux de
pour vivre, des volailles,
ont su se procurer
Tecteurs pourront par là juger
sources Européennes,
du monde ; vos
des disettes
du & des autres partics
car malgré tout cela,
mes pays
une grande population ;
des vivres & des provice que consomme éprouvées, quoique la culture été soignée. Les
cruelles ont été souvent & à la Colonie, ait toujours
d'un climat
sions naturelles au climat
plus actifs, bien portans, aidés
de St.
Blancs & les Négres plus forts,
enfin tous les nouveaux habitans
sain par les défrichemens; : cela réuni n'a pas pu porter la porendu plus
d'enfans, tout
écrire, MonDomingue, ayant Deaucoup
individas, & vous pouvez
de toute l'isle à 700,000
étéa autrefois d'un million d'hommes?
pulation
de St. Domingue a
&
vous ne connaissez
sieur, que la population observé la Jamaique, que
faut de causes
c'est que vous n'avez pas vous n'avez pas réfléchi à ce qu'il un million
nullement St. Domingue & que
sauvage. d'une isle à
celle
pour porter la population
Iès naturels,
heureuses & réunies,
des lieux les plus habités par de leurs ossemens
d'habitans: : T'observation où on a le plus découvert
amon--
leurs outils, des cavernes
de volume des coquillages
de
de leur terrail, surtout le peu
où ils ont été trouvés enréunis; la vue heux où ils sont le pkus abondans, &
que par petites
celés, dans les
n'avait vécu rassemblé"
m'a prouvé que ce peuple
Lhistoire de St.. Domingue:
tiers, tout
pu étre nombreuses.
ce que des
familles qui n'ont jamais jointes avec d'âutrés, confirmeront comme moi :
rassemblera ces. preuves qui,
observé long-tems, pensent
instruits, & qui ont
de plus" de 300,000
hommes sages,
n'a renfermé une population
ont euxjamais St. Domingue
ce nombre. Les Espagnols
que
toutefois elle a été jusqu'
historiques..
Caraibes, si
Oviédo, &c sur ses amplifications
mémes prononcé sur
familles qui n'ont jamais jointes avec d'âutrés, confirmeront comme moi :
rassemblera ces. preuves qui,
observé long-tems, pensent
instruits, & qui ont
de plus" de 300,000
hommes sages,
n'a renfermé une population
ont euxjamais St. Domingue
ce nombre. Les Espagnols
que
toutefois elle a été jusqu'
historiques..
Caraibes, si
Oviédo, &c sur ses amplifications
mémes prononcé sur --- Page 212 ---
204 )
Page 178.
Le pays étant évidemment plus montagneux dans les parties du Cenire 8
l'Est, que dans celles de l'Ouest, il est probable le
de
en général moins fertile que celui des Français, que territoire Espagnol est.
Vous auriez sans doute évité d'écrire vos
aviez considéré combien VOS documens prétendues vues historiques, si vous
& fautifs.
sur St. Domingue étaient
J'ignorc qui a pu vous dire ce que vous avancez ici: : car imparfaits la
Espagnole, en proportion de son étendue, est bien moins
partie
partie Française, dont les plaines sont fort petites, & montagneuse que la
collines & de petits mornes, & pour ainsi
toujours entremélées de
dire, ne, sont que des
montagnes plus ou moins prolongécs : il n'y a de véritable empatemens de
étrc comparée à celles de la partic
plaine, qui puisse
nite ; les autres ne
Espagnole, que la belle. plaine de I'Artibosont que des dépendances plus ou moins étendues des
montagnes, la plaine du Cul-de-Sac est un peu profonde; mais très-étroite.
Vous auriez pu & dà savoir très positivement, que la
la
la plus produétive, la plus arrosée, est la
partie plus en plaine,
prouvé que la Colonie
partie Espagnole ; cela vous aurait
Française ne doit sa prospérité qu'à l'industrie
Français; cette même industric,
des Colons
doublé,
employée sur le territoire
ou triplé les produits dcs denrées de St.
Espagnol, aurait
à moins de l'avoir vu, de se faire
Domingue ; il est impossible,
la beauté des
de
une idée de la fertilité, de l'étendue & de
plaines la partie Espagnole, qui n'ont de
trèsconsidérables, que versle bord de la mer, au Nord-Est & Vers le montagnes
Domingue, la capitale, est situé sur une plaine très-belle, Sud-Ouest. St.
grande distancc des montagnes.
très-vaste, & à une
Page 184.
Et 0z2 en tue annullement (comme je crois Tavoir observé
immnense,
ailleurs) zn nombse
simplenent pour les peaus.
Espagnole, qui n'ont de
trèsconsidérables, que versle bord de la mer, au Nord-Est & Vers le montagnes
Domingue, la capitale, est situé sur une plaine très-belle, Sud-Ouest. St.
grande distancc des montagnes.
très-vaste, & à une
Page 184.
Et 0z2 en tue annullement (comme je crois Tavoir observé
immnense,
ailleurs) zn nombse
simplenent pour les peaus. --- Page 213 ---
205 )
sans doute, du premier
dans T'erreur, &c vous parlez établis en Boucaniers.
Vous êtes icitrès-fort
les Flibustiers s'y sônt
état de l'isle, aul moment que ccssé de tuer à St. Domingue les bestiaux pour
bien des annécs on a
les
depuislnngDepuis
& leurs peaux : jamais Eapignolsn'ont, tous Ics anileurs langues, leur graissc
du Cap & du Port-au-Prince,
confournir, aux boucheries
eussent un nombre
tems, pu
avaient besoin, quoique les bouchers
les plus
maux dont clles
à les aller chèrcher dans les quartiers
sidérable de Pions, employés
Si vous aviez voulu vous rappeller,
éloignés, dans la Colonie Espagnole. si la partie Française n'avait pas pu
habitant de la Jamaique, que
la Jamaique était sous
comme
les bestiaux de la partie Espagnolé,
ouvert aux
consommer tous
débouché assuré était toujours
de St. Domingue, & qu'un
Vous auriez pu aple vent
n'auriez pas écrit cette phrase.
marchands; ; alors vous
de bétes à corne, Espagnoles,
depuis long-tems les troupeaux d'abord par la grande conprendre que dans la Colonie de cette nation,
qu'on en faisait pour
sont diminuées
Françaises, ensuite par T'usage
sommation des boucheries
mais plus encore parce que
des sucres, & le travail des habitations, trouvé un grand avantage à avoir
le charroi
les batiers Espagnols ont
se vendent un prix considepuis long-tems cavalines, surtout des inulets, qui
bestiaux ; les troubeaucoup de bêtes plus de peine, pour les élever, que les à
libres,
dérable, sans donner vivant comme les troupeaux de bêtes corne, les
dc bétes cavalines
aussi facilement les uns que
peaux dans'les mêmes Savannes, qui les nourrissent à vos lecteurs, que dans vOs autres
Cette crrcur fera pensér & craindre dans celui-ci.
autres;
n'ayez pas été plus exact que
ouvrages, vous
Page 185ce distrid 85 les premiers pewvent
peut-ttre, dire sans exagération, que
précieur, que toutes les
On peut,
de sucres E5 autres produits
2 eux seuls rendre plus
isles Anglaises réunies.
: que, la partic Espagnole
Monsieur, assurer très-positivement: de sucre, que toutcs les CoVous pouvez,
non-seulement plus
de St. Domingue donnerait, mais encore plus que. le doublc.
lonies Anglaises ensemble,
3 G
Page 185ce distrid 85 les premiers pewvent
peut-ttre, dire sans exagération, que
précieur, que toutes les
On peut,
de sucres E5 autres produits
2 eux seuls rendre plus
isles Anglaises réunies.
: que, la partic Espagnole
Monsieur, assurer très-positivement: de sucre, que toutcs les CoVous pouvez,
non-seulement plus
de St. Domingue donnerait, mais encore plus que. le doublc.
lonies Anglaises ensemble,
3 G --- Page 214 ---
206 )
7 J'ai prouvé ci-devant, par le rapport de Mr., Henry Shirley à
la Jamaique, & par votre propre estimation
l'assemblée de
Colonic Française de St. Domingue,
ou, average des produits de la
qu'elle faisait annuellement
que toutes les Colonies Anglaises des Antilles, ensemble
plus de sucre
moment de la révolution, elle fournissait le double des ; mais encore qu'au
Colonies réunies ; or la partie
produits de toutes ces
Ja partie
Espagpole,qui est deux fois plus considérable
Française en érendue, l'est en plaines & en terres
que.
dans une proportion quadruple de la Colonie
propres ài Ja. culture.
coloniales n'étaient pas doubles de cclles de Frangaise. Si les autres denrées
de la partic
toutes les Colonies Européennes &
Française, au moins seraient-elles égales, Deux
écrites
instruire de cette vérité, & en tirer lesi conséquences
pages
pour
plus utiles à votre patrie que tout votre livre.
naturelles, auraient été
ole
c
up mabtono
Page 186.
Foila la relation briève Es peu intéressante que jai à donner,
6 mes commèntaires sur ce quiregarde le nombre 65 la guant au territoire;
gui Pbabitent
condition des peuples
aujourd'lui, ne sont pas beaucoup plus étendus.
Il aurait mieux valu ne pas écrire, & surtout ne
sur St. Domingue, puisque vous
pas annoncer un ouvrage
Espagnole. Le leéteur,
avouez que vous ne savez rien sur, la partie
d'après cette lettre, jugera combien vous
truit sur la partic Française.
étes peu insPage 187En 1717 le nombretotal des habitans SOULS la domination
65 de tout sexe, tant libres
Espagnole, de tout 4ge
gul'esclarves, ne montait pas à plus de
depuis ce tems, je crois que cE nombre a plutdt diminué
18,410, 65
quaugmenté.
Vous avouez, Monsieur, qu'en 1717 la population de la
ne. montait pas à 18,410 individus, & c'est
partie Espagnole
vous qui, quelques pages plus. --- Page 215 ---
207 )
d'habitans ! avant la conquéte, un million
haut, avez donné à St. Domingue, Espagnole accrue, par celle d'Afrique
la population de la Colonie
&x bestiaux, ayant les
comment
par d'innombrables troupeaux
de St. Do-
& d'Europe, soutenue
jouissant du climat des indigènes à plus
arts, les ressources d'Europe, n'ont pas en 220 ans porté leur population million ! ccla
mingue sans leurs maladies,
les naturels s'élevaient à un
de 18,400, & vous rapportez n'auraient que pas lu ce qui précéde ceci. étonnerait les leéteurs qui
elle a des
soit la nation Espagnole dans T'Amérique,
Quelque dégradée que
les autres pour peupler ce pays; lEspaconsidérables sur toutes
nerveux, il se méle sans distinétion
avantages acclimaté, il est sobre, fort,
ni la maladie, ne
gnol est plutôt
& toutes les couleurs ; & la disette,
ne comavec toutes les especes,
Comment sc trouve-t-elle cependant madétruisent pas sa population.
ait les leéteurs qui
elle a des
soit la nation Espagnole dans T'Amérique,
Quelque dégradée que
les autres pour peupler ce pays; lEspaconsidérables sur toutes
nerveux, il se méle sans distinétion
avantages acclimaté, il est sobre, fort,
ni la maladie, ne
gnol est plutôt
& toutes les couleurs ; & la disette,
ne comavec toutes les especes,
Comment sc trouve-t-elle cependant madétruisent pas sa population. lorsque lesindigénes, faibles,
cette peu nombreuse population, de
dc leur systéme
poser que soumis à des disettes fréquentes, suite Timperfeétion d'un million ? que: le leéteur
lades,
vous en avoir formé, une
votre opinion,
social, sont reputés par
&x sur quoi érablissez-vous
:
réfléchisse & qu'il juge 1 Pourquoi,
dans la Colonie Espagnole
a plutôr diminué qu'augmenté
& sans que vous
que la population doivent-ils aveuglement croire à vos conceptions, haut (à la note de la
Les lecteurs quelque base : lorsque trois pages plus de Barcelonne a reçur
leur fournissiez
1757, la compagnic
? Vous
page 184) vous avouez que, depuis & des affaires de St. Domingue Esexclusif du commerce
favorable aux
le privilege conclure qu'il y avait eu quelque changement de sucre, plus
deviez en
la vérité : ils cultivent aujourd'hui plus
ils ont
ce qui est
occupés de leurs animaux,
pagnols, & de coton, surtout ils sont plus dans la partie Française de St.. d'indigo
acquisition de négres, tant
il y a eu une
fait une grande
Depuis la guerre d'Amérique,
la
Domingue qu'à la Jamaique. considérable, & Ion. peut porter popude troupes Européennes plus
vu en partic &. ce qui m'a été
garnison
individus : voilà ce quejai
de St. Dolation totale à 60,000
que Jai fait dans cettc partie
assuré en 1786, dans un des voyages
augmentél le nombre de ses troupes;
Depuis) la révolution, l'Espagne ya monte à 2,000 personnes, les
mingue. la population Blanche: ne se
pas mélé,. depuis le métis
sans les compter, le reste est de race libre de sang
négres à 30,000,
--- Page 216 ---
208 )
jusqu'au marabou, ce qui compose 12 ou 14 nuances diverses: voilà
vous auriez appris, si vous aviez pris la peine de vous instruire. ce que
Page 188. 1 est probable que sachant cette circonstance, 012 a plus
ralion des
compté suer la co-opéEspagnols avec Parmée Britarnique, que les Érénemens ont
qu'on n'aurait da le faire. :
prouvé
I est évident qu'ils étaient alors presgu'aussi jalous des
donné des marques manifestes de
Anglais, car ils ont
mécontentement 65
maitres de St. Marc 65 des
d'erie, en les woyant
plaines fertiles de. S072 voisinage. Vos conséquences sont en vérité extraordinaires; vous
planteurs Espagnols haïssent les planteurs
convenez que lcs
cela a du faire prendre de Ja
Français, &c vous ep concluez quc
confiance dans la
avec les Anglais, pour rétablir la
de co-opération des Espagnols
haissaient, qu'ils avaient contribué à propriété ces planteurs Français qu'ils
ruiner & à assassiner !
ant
plaines fertiles de. S072 voisinage. Vos conséquences sont en vérité extraordinaires; vous
planteurs Espagnols haïssent les planteurs
convenez que lcs
cela a du faire prendre de Ja
Français, &c vous ep concluez quc
confiance dans la
avec les Anglais, pour rétablir la
de co-opération des Espagnols
haissaient, qu'ils avaient contribué à propriété ces planteurs Français qu'ils
ruiner & à assassiner ! Vous pensez que l'on a pu croire à l'assistance des
Monsieur, on ne l'a pas cru, on ne l'a pas dà croire;
Espagnols ! non,
ont voulu tromper, car s'ils sont
ils
ceux qui ont pu l'assurer
existe
colons, ont dû savoir la haine
qui
entre les habitans des deux Colonies, dont l'une s'est invétérée,
traitreuscment baignée dans le sang de l'autre. lâchement &c
Le gouvernement de ce pays n'a pu étre
instruit de tout, & j'ai apporté & remis
trompé; car je T'ai sans cesse
Bretagne les pieces
moi-méme aux ministres de la Grandeauthentiques de l'assassinat & du massacre
au Fort Dauphin.
, ont dû savoir la haine
qui
entre les habitans des deux Colonies, dont l'une s'est invétérée,
traitreuscment baignée dans le sang de l'autre. lâchement &c
Le gouvernement de ce pays n'a pu étre
instruit de tout, & j'ai apporté & remis
trompé; car je T'ai sans cesse
Bretagne les pieces
moi-méme aux ministres de la Grandeauthentiques de l'assassinat & du massacre
au Fort Dauphin. des Français
Comme vous le dites fort bien, Monsieur, la suite des
qui avait mieux connu & jugé les
événemens a prouvé,
T'histoire
Espagnols & ce qu'on devait en
mettra bientôt sous lcs yeux du public, tout ce
attendre;
faire faire sur ce sujet.)
que Tintrigue a pu --- Page 217 ---
( 209 )1
il y a longbien' convaincu qu'on a prouvé, des FranMais dans tous les cas, soyez plus jaloux des Anglais que
les Espagnols étaient encore
voisins. Ilya a long-tems que
tems, que
bien plus de les avoir pour les Espagnols ne veulent
cais, & craindraient instruits de St. Domingue, savent que
a été que la partie
les planteurs
des uns que des autres ; leur espoir
leurs hatiers
pas plus du voisinage
resterait abandonnée ; qu'alors dévasté.
serait détruite & qu'elle
le terrain
Française
Française, se partageraient seraient entrainés
& les restes de la population les planteurs Français
les
nation a d'abord pensé que
seraient incapables d'empécher
Cette
de la France, & qu'ils
de s'être trompée, lorsqu'elle
dans la destruction de cette dépouille : effrayée
elle s'en est
Espagnols des'emparer
les secours de la Grande-Bretagne, Fort Dauphin ;
implorer
Gonaives & au
a vu lcs proprictaires faisant massacrer une partie aux
maitres de St. Dovengée, en en
plus grand, si les Anglais étaient
de la France,
mais sentant son danger
a reconnu la puissance nouvelle cette belle
mingue, elle a voulu, lorsqu'elle
persuadée que tant que seraient
toute entiere sur St. Domingue,
du Continent
Tattirer
qu'aux Français, ses possessions
un territoire
Colonic n'appantiendrait
qu'elle a cédé aux Français,
& c'est comme un appas
long-tems. Les Espagnols
sauvées, lui être utile, lui était à charge depuis de St. Domingue à tout,
qui, loin de
les Français la destruction
qu'une
par haine pour
entiere entre les mains des Français,
préfersient aiment mieux voir l'isle
le Môle entre les mains
mais ils
isle sous la puissance des Anglais; entre les mains des Anglais,
partie de cette
donné d'inquiétude;
ne leur a pas
Colonies du Continent subsisteront
des premiers, Golfe du Mexique; ; leurs
des
les Coc'est la clef du
reste au pouvoir Français; la puissance
long-tems, si St. Domingue
n'existeront sous
encore
dans le Golfe du Mexique,
lorsqu'elle sera
lonies Espagnoles
plaira à la Grande-Bretagne,
Espagmole, que. le tems qu'il
maitresse de St. Domingue.
Page 188.
de la ville 6 du port des
cependant leur route E5 semparerent suite, de la trahison la plus
1ls paursuioirent
coupables, par la
Gondrees, mais. ils se rendirent
noire, oul de la plus wvile lacbeté.
3 H
Golfe du Mexique,
lorsqu'elle sera
lonies Espagnoles
plaira à la Grande-Bretagne,
Espagmole, que. le tems qu'il
maitresse de St. Domingue.
Page 188.
de la ville 6 du port des
cependant leur route E5 semparerent suite, de la trahison la plus
1ls paursuioirent
coupables, par la
Gondrees, mais. ils se rendirent
noire, oul de la plus wvile lacbeté.
3 H --- Page 218 ---
210 )
Voila lc récit d'un de ces faits qui étonne
prouve, de votre part.
par Tignorance absolue qu'il
Vous faites croire à vOS leéteurs que les Espagnols SC sont cmparés des
Gonaives sur la' demande du Colonel Brisbane, pendant au contraire
l'ont
fait par supercherie, lorsqu'il allait en prendre possession. Dans le qu'ils
les Anglais sont arrivés à St. Marc, la plus grande
tems où
quartier des Gonaives, avaient résolu de
partic des habitans du
se mettre sous la puissance de la
Grande-Bretagne, ainsi que les habitans de St. Marc; malgré l'intrigue des Espagnols, lorsque les Anglais ont été pour prendre possession des Gonaives,
Toussaint, le négre, est arrivé amené par des Mulâtres, &c a pris lui, comme officier-général Espagnol, possession du bourg, pendant que le parti
lait arborer aussi le pavillon de cette nation à St. Marc; mais Espagnol ils voupas lcs plus forts comme aux Gonaives;
ici, ne furent
ce bourg,
Toussaint, s'étant emparé du fort de
prétendit qu'il devait rester au pouvoir dès Espagnols, Puisque
partie de la Colonie Française, dont chacune dcs deux
chaque
nationss'emparait, devait
luiappartenir. Ce négre n'avait pas aveclui un seul soldat Espagnol, Blanc
Mulâtre ; ce ne fit que quelquetems: après qu'il y
ou
commandée par Villa Nova, que j'ai vu moi-méme arrivaunegarnison) chez M. le Vicomte Espagnole,
de
Fontanges, lorsque je fis mon voyage chez lui aux Gonaives ; ce fut de
tems après que les brigands vinrent attaquer le bourg,
la
peu
pagnole fit sa retraite par capitulation, &
les
que garnison EsUne partie de ces
que Français furent massacrés.
troupes SC retira aux Vérettes, & ce n'est qu'après mon
départ de la Colonie, que les Espagnols sont venus à St.
avec le
Marc, sans doute,
projet d'y'répéter ce qu'ils avaient déjà fait au Fort Dauphin & aux
Gonaives, mais que le zele & l'activité de Brisbane les a
d'exécuter.
empéché
Ce fait de la prise des Gonaives, que vous avez tronqué d'une maniere
étrange, auquel vous donnez une cause si différente,
à
si
vous abusez de la crédulité de Vos leéteurs. Il n'esr prouve quel degré
été de la premiere
aucun Anglais qui ait
de
expédition sur St. Doningue, quin ne vous donne les détails
cette affaire.
zele & l'activité de Brisbane les a
d'exécuter.
empéché
Ce fait de la prise des Gonaives, que vous avez tronqué d'une maniere
étrange, auquel vous donnez une cause si différente,
à
si
vous abusez de la crédulité de Vos leéteurs. Il n'esr prouve quel degré
été de la premiere
aucun Anglais qui ait
de
expédition sur St. Doningue, quin ne vous donne les détails
cette affaire. --- Page 219 ---
(a11 )
Page 189.
On a raison de croire
de St.
qu'une grande partie des
ropéens, Doningne ne sont guune race avilie 6s présens propritaires
d'Idiens 6
dagénérés
Espagmois
d-Africans.
par z41 mélange IEu
Vous pouviez assurer
il ne vous eût fallu comme certain, ce que vous
partie
que vouloir en causer avec
écrivez ici avec.
Espagnole de St.
ceux, qui ont
doute;
pour copfirmer votre Domingue, & vous auriez
voyagé dans la
le seul
assertion. Il faut
eu les détails
dans peuple Europécn qui n'ait surtout, savoir que les nécessaires
leurs Coionies; ; aussi
pas de préjugés contre Espagnols sont,
sont plus maitres des n'ont-clles jamais été
les sangs mélés
ries & peu de
négres que les
florissantes; les prétres
St.
travaux considérables, celui propriétzires; ; il y a pcu de y
Domingue est de rassemblerles
auquel ils sont le plus sucremaltres, dans la plus grande
animaux des Hates ; ils vivent employés à
négresse, & d'un homme paresse, & lT'enfant qui naît du comme leurs
il faut T'avouer, dans les libre, cst Espagnol & jouit des droits commerce d'une
toutes les pour couleurs. Colonics Espagnoles se réduisent à des Créolesqui,
dont les Blanes Créoles Le-Blanc d'Europe étant le seul très peu de choses,
différence immense, jouissent dans les autres Colonics qui jouisse des droits
dans le
mens, c'est que Ic préjugé Bouvernement Espagnol, avec Earpéennesilyacene
près le mêmc que celui des contre le Blanc Créolc de ses lesantres gouvernece qui est né dans les
autres nations contre
Colonies, est à-peumilitaire,
Colonies
T'Homme de Couleur; tout
qui existe dans les Antilles Espagnoles, est frappé d'incapacité
ception qu'ils peuvent étre
contre lcs Hommes de
civile &
Couleur ne sont
prétres, mais les Blancs
Couleur; à l'exjamais employés
comme les
qu'il y a parmi les familles
civilement ni militsirement. Hommes de
qu'on n'yt trace plus les Créoles, des Colonies
Le fait est
que dans ses
nuances, excepté les
Espagnoles, un tel mélange
avili
Colonies, c'est le
le premieres ; on peut dire avec
par tous les vices : cela peuple plus mélangé de
vérité
ment des races
pourrait au moral, résoudre Funivers; ; & le plus
trop répété.
le probléme du croise-
civilement ni militsirement. Hommes de
qu'on n'yt trace plus les Créoles, des Colonies
Le fait est
que dans ses
nuances, excepté les
Espagnoles, un tel mélange
avili
Colonies, c'est le
le premieres ; on peut dire avec
par tous les vices : cela peuple plus mélangé de
vérité
ment des races
pourrait au moral, résoudre Funivers; ; & le plus
trop répété.
le probléme du croise- --- Page 220 ---
212 )
Page I90. C'est avec douleur que je dis que les efforts présens de la
ce thédire de sang ne pewvent servir accélérer Grande-Bretogne sur
gu'à
cette catastrophe. La catastrophe que vous prévoyez (sur quoi fondée, je
lcu à St. l'ignore) n'aura pas
Domingue, puisque vous voyez bien que,
années que lcs Anglais sont en possession d'une
depuis près de quatre
principes
partie de St. Domingue, les
républicains n'ont pas fait de progrès, & que les Négres n'étaient
pas insurgés, au moment de la prise de possession, continuent d'étre qui
fideles, que les Français ont presque renoncé à y envoyer des
soumis &c
n'est plus eux qui font la guerre à la
forces, & que ce
brigands qui n'obéissent à
Grande-Bretagne, mais bicn des chefs de
personne, & qui s'occupent à s'enrichir
aller
jouir ailleurs des fruits de leurs rapines. Lcs
pour
très-fatigués de l'état dans lequel leurs chefs les Négres brigands sont partout
de grands efforts
tiennent, & il ne faudrait
pour terminer la guerre à St. pas
mesures bien priscs & bien combinécs. Domingue ; il ne faut que des
Qucl que fàt le danger de la formation des
cette mesure a réussi, il ne faut désormais
régimens Négres, puisque
part de
ni
pas de grands sacrifices de la'
l'Angleterre, un grand nombre de troupes
guerre. Européennes, pour finir la
Votre prévoyance ne provenant quc de vos
que vous avez établi
inquiétudes sur des faits errônnés,
vous-méme, je me borne ici à vous
vous ne connaissez en rien la Colonie de St. assurer que, comme
vos
Domingue, ni sa situation
que doléances sont sans cause comme elles doivent étre
intérieure,
répéterai, puisque yous avez droit de vérifier le
sans effet, je vous
exportés de la Colonie, l'année
montant des produits qui ont été
qu'une possession
derniere ; vous pouvez aisément en conclure.
quiétudes sur des faits errônnés,
vous-méme, je me borne ici à vous
vous ne connaissez en rien la Colonie de St. assurer que, comme
vos
Domingue, ni sa situation
que doléances sont sans cause comme elles doivent étre
intérieure,
répéterai, puisque yous avez droit de vérifier le
sans effet, je vous
exportés de la Colonie, l'année
montant des produits qui ont été
qu'une possession
derniere ; vous pouvez aisément en conclure. qui produit dans son état de malheur, une masse
aussi considérable, mérite d'étre conservée. de denrées. --- Page 221 ---
213 )
Page 191. 88 sans lois, ne procure aucune
liberté sans frein
de St. Domingue
Liexpérience nous a prouué. qulune ni dans P'esprit. Les Caraibes des esclaves
amélioration dans les maeurs,
ont été dans leur origine
Marons de la Jamaique,
de St. Doningue
E5 les Négres
les Négres afrancbis
; 8 ce qu'ils sont anjsurd'bui, milieu de la société, sans tranguillité,
d'Afrigue: la suite; des sauvages au
les devoirs de la wvie,
le seront dans
8s sans proprittés; ignorant la rendent désisans streté, sans agriculturt, dous 8 tendres rapports, gui
les
aucuns de ces
souvent de besoin, soupgonmeux
E31 ne connaissant du travail, quoigue périssant
le reste du genre hanain,
rable; ennemis
85 sans foi envers
sous le
contre les autres ; eindicatifs
tandis qu'ils génissent
uns
remords; prétendant élré libres, tous les maux de la servitude,
cruels E5 sans
de leurs chefs, E5 éprouvant
despotisme capricieus de la subordination. voilà ce
sans jouir des avantages
contientle plus de vérité,
de votre ouvrage qui
Voilà le paragraphe & répéter sans cesse. vous auriez da écrire
de St. Vincent, & sur-tout
que
des exemples des Caraibes
est arrivé à St. A tout ce que vous citez,
vous pouvez ajouter ce qui
ont puy
Marons de la Jamaique,
en ont causé. la dévastation,
des Négres
les novateurs, qui
tous les malheurs
Domingue, depuis que
il est impossible d'exprimer
la faim
cruel dc leurs plans;
non seulement par
faire l'essai
& tout ce qu'ils ont souffert, barbarie de leurs nombreux
arrivés aux Négres,
par la capricieuse
sont susceptibles
8x le besoin : mais plus encore,
que les Négres ne pas
que
L'histoire de l'Afrique prouve
: lorsqu'on considére n'a
chefs. des nations Européennes 150 annécs & plus,
du degré de sociabilité dans nos Colonies depuis le poids de tuutes les
le Négre Créole, transplanté
qu'il est encore sous une
à part,
fait un pas vers la civilisation, il faut croire que c'est espece
pas
de ses freres d'Afrique: :
superstitions nombreux qui peuplent le globe. les
dans les êtres
ici : si c'est d'après vous, vous
tout ce que vous les dites
sans fin, à ces prétenLes Négres sont
vous deviez représenter
bien observé.
nos Colonies depuis le poids de tuutes les
le Négre Créole, transplanté
qu'il est encore sous une
à part,
fait un pas vers la civilisation, il faut croire que c'est espece
pas
de ses freres d'Afrique: :
superstitions nombreux qui peuplent le globe. les
dans les êtres
ici : si c'est d'après vous, vous
tout ce que vous les dites
sans fin, à ces prétenLes Négres sont
vous deviez représenter
bien observé. Voilà ce que 3 I
avez --- Page 222 ---
214 )
dus philantropes, qui ont trompé l'Europe par leurs abstractions, faites au milieu
des plaisirs & dcs moeurs corrompues des peuples Européens. Voilà ce
cette société, vraiment digne du respect & de l'admiration de tout T'univers, que
découvrira avant peu : la société généreuse & vraiment philantropique de Sierra
Leone, mérite les éloges de tous les hommes sensibles & les bénédiétions de
toutes les classes de la société ; bientôt, & peut-étre déjà, les expériences faites
par ses ordres, ont résolu le problérne de l'impossibilité des peuplades Négres civilisées & divisées en sociétés; utiles à elles-mêmes & aux autres. Ses mémoires
prouveront bientôt que ce peuple plus fort & plus actif, que les peuples du
Paraguay, que les Jésuites avaient civilisés au pied des Cordillieres, n'est
dant comme eux, susceptible d'aucune des institutions des
cepencivilisés, & qu'il faut sans cesse que la prévoyance de leurs instituteurs, autres peuples veille
à maintenir leur systéme social, ou les travaux de beaucoup d'années se trouveront détruits dans peu d'instants.
Mais l'essai est beau, il est grand, il est noble, il est digne d'une grande
nation & de la véritable humanité; il fera un éternel honneur aux membres de'
cette respectable société;je fais des voeux pour ses succès, mais je n'y crois
Enfin si c'est par le sucre fabriqué en Afrique, que les Colonies des Antilles, pas.
doivent perdre leur prospérité, je ne le regarderai plus comme'un ialheur, & je
bénirai même les vrais philantropes qui l'auront causé ; mais qui ne doivent
jamais étre comparés avec cet essaim d'hommes étourdis, vains, légers, cruels &
incapables de servir leur patrie, ni sur mer, ni sur terre, & qui, dévorés de
l'orgueil de faire parler d'eux, ont, en entrant dans le monde, regardé autour
d'eux, pour découvrir les moyens faciles, qu'ils pourraient employer,
attirer sur eux les regards de la multitude, sans risque & sans danger, pour
sans peine & sans dépenses. Enfin ces étres égoistes, orgueilleux & superfi- comme
ciels, qui se sont faits les champions des Négres, & qui, froids & insensibles
str les malheurs nombreux qui les environnent, ont été chercher, à deux mille
lieues d'eux, un peuple (les Blancs Créoles) pour le ruiner, sans faire attention à la barbaric réelle de leur hypothése qui (méme si leur systéme avait
pu s'établir,) ruinerait un nombre plus considérable de familles Blanches &
dans une plus grande proportion qu'il ne contribuerait au bonheur de quelques
familles Négres restées esclaves en Afrique, enfin qui serait cause dc la destruc-
les environnent, ont été chercher, à deux mille
lieues d'eux, un peuple (les Blancs Créoles) pour le ruiner, sans faire attention à la barbaric réelle de leur hypothése qui (méme si leur systéme avait
pu s'établir,) ruinerait un nombre plus considérable de familles Blanches &
dans une plus grande proportion qu'il ne contribuerait au bonheur de quelques
familles Négres restées esclaves en Afrique, enfin qui serait cause dc la destruc- --- Page 223 ---
tion ides
6 215 )
acquis la planteurs propriété Créoles, qui par le sang de leurs
esclaves qu'ils qu'ils cultivent, avec les bras peres & de leurs
les
ont été chercher
des
amis, ont
traitant comme
en Afrique, & dont serviteurs, ils
plutôt que des.
des inatitutions membresde leurs familles & en les ont changé le sort, en:
sous la proteétion Européennes, dont ils sont
faisant jouir, de la
premiers
dcs lois, qui les
susceptibles, surtout en les part,
maîtres; enfin en
préservent des
mettant
au caraétere que la
devenant des
caprices barbares de leurs.
nature a donné aux protedteurs préroyans qui
Répétez,
Négres,
suppléent
de la véritable Monsieur, commentéz, amplifiez
Preulves; les humanité, les vérités que
pour le bonheur des
malheurs de St.
vous avez écrites
Colonies 6
mort de 500,000 Blancs, Domingue vous en fourniront ici, multipliez vos.
Colonics) des cssais des Hommcs de Couleur, ou
beaucoup, & la
leurs nouveaux
prétendus
Négres viétimes (dans les
comptent la vie systémes, si non cux, philantropes, au
convaincras, de la fausscté
des hommes
moinsles hommcs
de
sociétés.
pour quelque chose & sages & humains, qui
qui respedtent les lois des
Page I9I.
Si ce guejai ainsi
touchant le prédit, 11071 pas
sort de ce malbeureus ligeremeut, mais après avoir
Je vous
pays, se trouve vérifié réféchi mibrément,
vous êtes répéte quc ce que vous avez
par Tévénement.
servi de documens faux, hazardé de prédire n'aura
erreurs : vous n'avez aucune pour faire un
dont pas licu, vous.
est dans ce
connaissance de St. ouvrage jai démontré les
duite des Négres moment,je à vous renvoye au produit de Domingue, surtout de ce
encore à la
Jérémie, à
ses exportations & a la qu'il
fidélité de
TArcahaye, aux Vases, au
confaite en Angleterre au régimens coin Négres, pour vous
Boucassin ; & plus
de votre feu, ne se réalisera prouver qu'une prédiétion
point.
Tontes les
Page I9I.
plas autres réfexions doivent céder à
efcaces, de prévenir 65 d'ompicber l'argente considération des
P'infuence
moyens les.
des succès de
guaurait, sur
Cantumsidiumait,
la révolie 65 delavarcbie nos propres
triompbante.
régimens coin Négres, pour vous
Boucassin ; & plus
de votre feu, ne se réalisera prouver qu'une prédiétion
point.
Tontes les
Page I9I.
plas autres réfexions doivent céder à
efcaces, de prévenir 65 d'ompicber l'argente considération des
P'infuence
moyens les.
des succès de
guaurait, sur
Cantumsidiumait,
la révolie 65 delavarcbie nos propres
triompbante. --- Page 224 ---
216 )
Certainement vous devez attirer & fixer les yeux du gouvernement Anglais,
sur les conséquences dont il serait, pour toutes les Colonies Européennes, d'abandonner St. Domingue à l'anarchie & au despotisme de deux ou trois brigands
qui y commandent dans ce moment. De quel danger ne serait pas l'exemple
d'une' révolte triomphante, & surtout appuyée par une population nombreuse qui
en profiterait ? Propriétaire de la Jamaique, vous devez (plus qu'un autre) en
connaître le danger, & publier dans tous les tems gue la Jamaique, sous le vent de
St. Domingue &à une petite distance, se trouverait promptement détruite. Le
gouvernement Anglais n'a pas attendu jusqu'à ce moment à connaltre les risques
que vous exposez ici, & si c'est sur cette connaissance. qu'il a dirigés ses premieres
opérations, vous devez concevoir le tort que vous avez, d'avoir écrit qu'il
avait été grossierement trompé par des étrangers bardis 65 intéressés. Dans ce
moment où vous avouez que la législature Britannique doit prendre en considération l'état de St. Domingue, qu'auriez-vous dit, si les ministres eûssent attendu à s'en occuper,jusqu'à ce que vous eussiez apperçu Es annoncé vous-même
le danger :
Vous auriez eu, Monsieur, aussi que les habitans de la Jamaique & tous les
négocians & manufacturiers Anglais, de justes reproches à faire aux ministres du
Roi, s'ils avaient laissé détruire la Jamaique. Je n'hésite point à assurer 2 la
Grande-Bretagne toute entiere, que cette Colonie serait, depuis très long-tems,
dans un état pire que St, Dominguc, si le théâtre de la guerre y ett été porté,
& si les commissaires civils, Santhonax & Polverel, eussent continué à commander dans la Colonie Française. L'exemple malheureux des Isles du Vent,
& la guerre des Marons à la Jamaique, suffiront aux hommes qui réfléchissent,
pour appercevoir les conséquences & les juger; sur-tout pour juger celles
qui eussent eu lieu, si les ministres, manquant de prévoyance, avaient comme
vous, attendu les cffets, pour juger les causes. Qucls seraient tous les malheurs, auxquels leurs réflexions tardives ne vous auraient pas exposé, vous &
tous les propriétaires de la Jamaique ?
3e pense donc, Monsieur, & jele déclare publiquement, que tous les habitans
dela Jamaique, doivent une éternelle reconnaissancé aux ministres
65 au Général Williamson, pour avoir, en portant la guerre à St. Domingue, d'Angleterre, détourné de leur isle, ce fléau, enfin pour avoir, par cette grande opération, assuré,
augmenté & consolidé leurs fortunes.
auraient pas exposé, vous &
tous les propriétaires de la Jamaique ?
3e pense donc, Monsieur, & jele déclare publiquement, que tous les habitans
dela Jamaique, doivent une éternelle reconnaissancé aux ministres
65 au Général Williamson, pour avoir, en portant la guerre à St. Domingue, d'Angleterre, détourné de leur isle, ce fléau, enfin pour avoir, par cette grande opération, assuré,
augmenté & consolidé leurs fortunes. --- Page 225 ---
217: )
Si ce bonbeur Iui
Page 193.
saire d'étre doué arriee, (àla France de
du don de
posséder St.
enne des planteurs (qui sont prophétie pour prédire ce Domingue), gui
ilnest pas nécesIsles des Indes
généralement les plus suiura. La classe mgyriorité du sol, cherchera Occidentales), attirée par le bon marché industrieux, dans toutes les
formera dans celte
certainement à s'établir dans des terres & la
SouS les tropiques, bolteliltyene empire anquel toutes les 8t, Dowingac, alors supéseront
elle
centre de
salerdumia 65
posressions
sinns les FAmbrique Anglaise 65
payeront zun tribut. Placée Evrepiemnet,
n'eristera plus Précieises des deux Espaguale, 6 située SOZLS le vent dans le
guaussi
nations, le commerce de
des passesseront entierenent à long-tens qu'il lui
P'une 85 de
sa diuperition. plaira ; tontes les richesses du Taxtre
J'admets, sans
Merigse
qu'une grande partie penser des qu'il faille étre
:
seront de se rendre à propriétaires de toutes prophéte, les ce que vous avancez
St.
Isles
ici,
puissance dela France, dont Domingue, la
mais non pas si cette desAntilles, isle
s'einpres
bien-méme, par une loi constitution ne peut
retourne sous la
à St. Domingue;
nouvelle, elle rétablirait rementbatcataen le
aux inquicrudes parce que cet état sera
seul régime qui quand
tiques.
qui accompagment les long-tems en proie aux convienne
Comme la loi qui
révolutions, &
une
commotion
serait rappellée goavernemens à présent, nouveaux & démocranies, seront toujours populaire :. il en résulte que la pourrait étre rétablic après
l'envic des chefs des des causes de jalousie, qui richesse des Colons & les Colopartis, qui regneront
attireront & fixeront sur
Les propriétaires
Jong-tems en France.
eux
un sol épuisé,
industrieux, adtifs &.
St. Domingue, dégradé leurs & desséché dans lés lzborieux, Isles du qui. travaillent à présent
en possédent une yeux comme sur une terre: Vent, & qui tournent sur
en reprenaient partie, les détoturnersient promiser rdepuis quelés Anglais
font depuis long-tems, possession ; parce qu'ils aimeront msaprosaptamenth Si lesi Français
pourrait encore éprouver, que de risquer leurs moyens mieux de vivre comme ils le
pour la Jamaique,
toutes les Horreurs qui l'ont travaux, sur un sol qui
redcriendrsienr ce qu'ils
dévasté, Les dangers
3 aumsionteté.siles Anglsisaektusenr
renaient partie, les détoturnersient promiser rdepuis quelés Anglais
font depuis long-tems, possession ; parce qu'ils aimeront msaprosaptamenth Si lesi Français
pourrait encore éprouver, que de risquer leurs moyens mieux de vivre comme ils le
pour la Jamaique,
toutes les Horreurs qui l'ont travaux, sur un sol qui
redcriendrsienr ce qu'ils
dévasté, Les dangers
3 aumsionteté.siles Anglsisaektusenr --- Page 226 ---
218 )
pas établis à St. Domingue, & ne SC fussent pas emparés du Mole. Mais Ia
possibilité d'y établir un empire est un rève; sous la proteétion d'une puissante
métropole, cette isle pourra être très-florissante; mais un sol qui ne
que des objets de luxe, & aucun des objets de premiere nécessité; produir
de l'Europe pour ses
qui dépend
manufaétures, comme pour Ses moyens de subsistance;
quin'a ni marine, ni bois de construction; enfin dont les matieres
réduisent à quatre ou cinq articles, ne formera
premieres, se
voudrez bien
jamais un Empire. Quand vous
méditer, Monsieur, combien il faut de circonstances avantageuses & de grands moycns pour former 'un Etat indépendant : vous reléguerez vous-même cet empire, avec la république sauvage, par vous crééc, de
100,000 Négres habitans des montagnes qui ne produisent rien d'utile, dans les
licux ou vous l'avez placée. Mais si après de profondes réflexions, vous adressiez à vos compatriotes, ce que vous dites ici, non pour établir un
mnais pour s'attacher à rendre St. Domingue, une des portions de l'Empire Empire, Britannique, la plus importante : alors vous auriez dit une grande vérité & bien facile
à mettre en cxécution, car, ce que ne fera jamais la France à St. Domingue,
l'Angleterre peut aisément le faire, &jouirde tous! les avantages, que vous avoues
étre attachés à la possession de cette Colonie. Elle a d'autant plus de
faciles pour cela, qu'elle a conservé son commerce libre & entier, elle moyens seule
a les manufactures & surtout les fonds absolument nécessaires,
rétablir St. Domingue, & le porter à tout ce qu'il doit être sous une pour pouvoir
aussi puissante.
métropole
L'Angleterre a seule une marine capable de défendre une si grande Colonie, dont le sort de la Jamaique dépend absolument ; car,. Monsieur, je le
répéte à wous, 2 tous les Colons, Eà la Grande-Bretagne, ls sort de la
suivra-celi dé. St: Domingue : si St. Domingue se rétablit, la
Jamaiguesauvée : s'il est remis aux Français, la
Jamaique sera.
loin
Jamaïque sera: promptement détruite, &
qu'il y. ait un Empire puissant établi dans cette isle, tel vous
cez ici, je prédis que. toutes. les Colonies des-Aatillezseront. entierement que: l'annontement. ruindes 8 anéanties.
-prompPage 193..
Et la Grande-Bretage doit s'occuper à réféchir, combien elleest clle-mnème intéressée
dans ces conséquences..
, la
Jamaique sera.
loin
Jamaïque sera: promptement détruite, &
qu'il y. ait un Empire puissant établi dans cette isle, tel vous
cez ici, je prédis que. toutes. les Colonies des-Aatillezseront. entierement que: l'annontement. ruindes 8 anéanties.
-prompPage 193..
Et la Grande-Bretage doit s'occuper à réféchir, combien elleest clle-mnème intéressée
dans ces conséquences.. --- Page 227 ---
Votre devoir
219 )
taire, vous comme Anglais, votre intérét
la
oblige à répéter sans cesse
comme Colon &
au
comme
du Gande.lreragao parti
que la prospérité future Parlerent, aux Ministres & proprié.
avec un qu'elle prendra sur St.
de ses Colonics
à toure
de
bonheur
Domingue : ellc a sans dépend absolument
cette isle; ; si elle incomparable, été mise en
peine, sans frais, &
renonçait à ces
possession des
considérable en hommes & des
immenses
points principaux
encore plus, si,
dépenses énormes avantages, auxquels une
qu'aux braves & dis-je, elle abandonnait une si faites depais doivent perte
elle :
généreux habirans,
belle
T'attacher
ses qu'elle ne pensc pas,
qui ont mis toute propriété, qu'elle ne doit
dangers; elle n'aura fait par zen si grande
leur confiance
de la leyauté, de la
que les
sacrifiet, diminuer ses
en.
hommes
fidélité, trabies accroltre, en laissant au monde risques &
&
malheureux &
par 2412
aux
confians s'étaient soncernenent puissant, T'exemple
vengeances des bourreaux
donnés, Pour
auguel desdestruéteurs de leur échapper aux fureurs.
patrie,
Page
Mais quelque soit le résuliat
193les circonstances &
: dans toutes les
gui arriveront tous les
ricissitudes de la
à St. Doningue, tensmsargpatienesr soit fortune, dans toutes:
Anglais, G des batitans
ilest
heureur ou
de
des Colunies Irar-inportan pour les
mallieureus,
prefiter de la legon
Britawiques ne intérêts du
surtout que je
qu'ils ont devant les Gje saurais trop le peuple
écoute la
voudrais faire sentir,
yens : d'est à la
répller).
pernicieuse dodrine de Ces gue sielle niglige cet
gui, Sous zn
Coenilnosee
wil prétexte de
fanatiques
exemple, Gle qu'elle
excitent les Nigres
pbilantrapie 65 de sefhencsinoendiunend zele
Colonies, 2 quoi fideles Es contens, à la 1 évolie 6 poier Pbumanitt détestables.
devons-nous nous
alL meurtre sonfianto,
compatriotes 65 nos parens, dans aitendre, Si ce n'est à voir dansnos propres
carnage 6s de
les Colories
renaitre parmi nos"
décaslation, dont nous avons élé Anglaives, les vémes
Puisque vous étes
témoins à St..
scenes de
phrases
membre du Sénat
Doninguez
que je cite ici, & répétez Briannique,
dangereuses qu'inutiles à traiter: surtont qu'il est des répéiez-y, Monsieur, cesquc les lois, que telle est la : puisque la nécessité a questions qui sontaussi:
situation Ges Colonies toujours Été plus forte
Europeennes, qu'il faut
que:
Anglaives, les vémes
Puisque vous étes
témoins à St..
scenes de
phrases
membre du Sénat
Doninguez
que je cite ici, & répétez Briannique,
dangereuses qu'inutiles à traiter: surtont qu'il est des répéiez-y, Monsieur, cesquc les lois, que telle est la : puisque la nécessité a questions qui sontaussi:
situation Ges Colonies toujours Été plus forte
Europeennes, qu'il faut
que: --- Page 228 ---
220 )
toutes Ics puissances de l'Europe y renoncent ensemble, ou
renonce.
qu'aucune n'y
Non, Monsieur, aucune ne peut y renoncer seule; répétez sur-tout
que l'Angleterre n'est pas méme dans l'heureuse position des Français, qui
peuvent à la rigueur se passer des Colonies; ; mais que pourla
gui ne doit sa puissance 8s sa prospérité qu'au commerce, la Grande-Bretagne, destruction d'une
seule de ses Colonies, est pour elle un grand malheur ; que serait donc pour l'Angleterre la destruétion de toutes, & la cessation d'un commerce si nécessaire
à ses manufactures, à sa marine, à son industrie & à sa population ?
Lcs malheurs, que la Révolution Française a causé à l'Europe &c à l'Amérique, sont une leçon trop sévere, pour que la véritable humanité. ne soit pas
désormais en garde, contre les idéesincendiaires des prétendus philantropes & des
novateurs. Espérons que le gouvernement Britannique se préservera de leurs
cruels essais, gui quelques malheureux qu'ils soient pour un pays, de l'étendue & quia les ressources diverses de la France, scraient mortels
comme la
pour un pays
Grande-Bretagne, qui ne peut figurer parmi les grandes puissances
que par son commerce & ses Colonics.
Page 193.
Je ni'adresse aux Colons avec l'apegtion sincere d'un frere, en les engageant 2
restreindre d'cur-mèmes, à limiter 6s abolir finalement l'inportation des
Africains dans nos Colonies.
esclaves
Pourquoi, Monsieur, vouloir ce qui ne peut exister? Vous
que votre appel aux planteurs des Antilles ne sera point
n'ignorez pas
étre exécuté, sans la destruction des Colonies à
exaucé; qu'il ne peut
là. les
sucre; ; car vous arréteriez par
remplacemens amenés par la perte des Négres Créoles, qui par léurs
inclinations nécessitées périssent dans les Colonies, dans unc proportion plus
grande, que les tables de mortalité, reçues en Europe comme exadtes, ne les
calculent pour l'ançien hémisphere.
Les derniers malheurs des Colonies, les épidémies, lcs défrichemens éxigeront
long-tems beaucoup de Négres ; pourquoi vouloir arréter Tindustrie des
Européens, & l'augmentation de la population Blanche dans les Colonies, oùr elle
est généralement si hieurcuse ?
issent dans les Colonies, dans unc proportion plus
grande, que les tables de mortalité, reçues en Europe comme exadtes, ne les
calculent pour l'ançien hémisphere.
Les derniers malheurs des Colonies, les épidémies, lcs défrichemens éxigeront
long-tems beaucoup de Négres ; pourquoi vouloir arréter Tindustrie des
Européens, & l'augmentation de la population Blanche dans les Colonies, oùr elle
est généralement si hieurcuse ? --- Page 229 ---
Je suis d'une
221 )
véritable ami des opinion bien contraire à la vôtre,
arrache des vidtimes hommes, que je sollicite la Monsieur; c'est comme un
bienfitians,
au plus absurde
continuation d'un commerce
TAfrique, pour leur procurer des despotisme, pour leur donner des qui
heureuse, pour lcs placer enfn dans jouissances inconnues aux maîtres
que celle à
une condition
habitans de
barcs.
laquelle Thomme cst condamné inconterablement plus
dans ces contrécs barVous étes Colon, vous
cution possible, capable savez, comme moi,
de s'cn
d'empécher lcs Monsieur, qu'iln'est
des procurer en interlope des nations planteurs, qui auraient besoin tancuelidest de
vous propriétés en dépend. Vous devez éirangeres, parce que la Négres,
taquées opposer de toutes vos forces à donc, comme Colon, comme conservation
blisement par tous les planteurs; cc qu'il soit fait des lois qui légisiateur,
d'une loi, qui dès T'homme sage ne doit
seraient atceux pour qui clle serait
son principe serait pas contribuer à l'étaétablie,
méprisée OH méconnuc
par
Page 194.
Pour ce gui concerne la conduite des
en leur porvoir, soit en vertu Colons envers les
bazard de la
des lois de la walheureur migres, qui sont
6 elle ne craint fortune, O2 par beringes elle a été Gnuniolinuagen soit par le
prodiguées.
aucune censure, malgré les depuis 20 ans sans
infimes calounies reproche,
gu'on leur a
Si vousa aviez, de cent manieres
ici, vous auriez rendu aux
différentes, répété la vérité
mérité toute Jeur
Colons de toutes les Antilles que vous avancez
l'intérét
rconnaiunce; il fallait
un grand service, &
ala conservation personnel, ce grand principe des surtout répéter sans cesse
& au bonheur des négres. adtions humaines, veillaità la que
sbreté,
3 L
ies reproche,
gu'on leur a
Si vousa aviez, de cent manieres
ici, vous auriez rendu aux
différentes, répété la vérité
mérité toute Jeur
Colons de toutes les Antilles que vous avancez
l'intérét
rconnaiunce; il fallait
un grand service, &
ala conservation personnel, ce grand principe des surtout répéter sans cesse
& au bonheur des négres. adtions humaines, veillaità la que
sbreté,
3 L --- Page 230 ---
222 )
Page 194.
Car la calomie (quoigu'un grand
ne l'est
e
mal)
que momentunément ; mais la vé
rité 65 la justice triompheront 65 dureront éternellement.
Quoique je pense, & que je soutienne après 20 ans d'observation- & de réi
flexion, que les Colonics ne peuvent exister sans la continuation de l'esclavage
& lerégime qu'clles ont adopté & suivi jusqu'en 1790: je ne prétends
que les lois ne puissent pas veiller à augmenter &t améliorer le sort des pasau
Je sollicite contraire les propriétaires de toutes les Colonies de s'en négres.
ainsi que les' gouvernemens Européens , quelques lois nouvelles sont occuper; nécessaires, mais tous lèes observateurs impartiaux, éclairés & justes, que les
gouvernemens Européens enverraient sur les lieux pour être instruits de lâ
vérité, conviendraient, après avoir séjourné en Afrique & dans les Colonies,
que les Créoles ont été calomniés, &. la plus grande- justice leur serait
rendue, parce qu'elle serait fondée sur la vérité, qui est ques dans toutes les
Colonies Françaises ou Anglaises, les négres sont, non-seulement plus heurcux
qu'en Afrique, mais mémc que les trois quarts des hommes formant en
la classe des paysans &. des journaliers.
EuropeSi je demande la continuation de la traite, je demande aussi qu'elle soit
faite sous des lois plus vigilantes que celles qui existent pour l'avantage des
négres, des planteurs &c des négocians ; enfn que des lois. bien rédigées soient
établies, qui réglent le tonnage des navires- de traitcs : il ne faudrait pas
fut de plus de 300 tonneaux &c moins de 200, parce que si le navire est grend, qu'il
il reste trop long-tems en traite, &c que le scorbut & les maladies se mettent
parmi les négres traités les. premiers; s'il est trop petit les. négres y sont trop mal
à leur aise. II devrait être fixé combien de négres seraient portés par bâtiment,.
suivant la grandeur du navire, sans qu'il fot possible à un capitaine d'en
conduire plus que le nombre prescrit par la loi. Il devrait être défendu d'exporter d'Afrique des négres au dessus- de 20 ans ; I'homme à cet âge cst encore
susceptible de s'attacher à un nouveau pays, le climat a peu d'infiuence sur) lui,.
& il laisse dans sa patrie peu de sujets- d'attachement, comme le fait. le négre:
plus âgé qui quitte. une femme &x des enfans.
fot possible à un capitaine d'en
conduire plus que le nombre prescrit par la loi. Il devrait être défendu d'exporter d'Afrique des négres au dessus- de 20 ans ; I'homme à cet âge cst encore
susceptible de s'attacher à un nouveau pays, le climat a peu d'infiuence sur) lui,.
& il laisse dans sa patrie peu de sujets- d'attachement, comme le fait. le négre:
plus âgé qui quitte. une femme &x des enfans. --- Page 231 ---
Aucun négre ne
223 )
plusieurs
devrait étre
la vente des chirurgiens devraient étre embarqué sans avoir été
feraient négres
atrachés à un navire inoculéen Afrique;
serment, que commençir dans la Colonie où
; tous, avant
cuter les maladies des par aucun moyen de l'art, ils ils auraient été que
j'en conviens, sernient negres, ce qui en tue un si- n'ont fait renirer 0z6 portés,
d'abord à
pluvdispendieus, &c
grand. nombre. Ccs réperréellement, Tarmateurs un prix plus
l'envoi d'un navire de
moyens,
trois
mais il en serait bien considérable, que le
traite, coûteraie.
négres, il n'en acheterait dédommagé puisqu'au planteur seul supporterait
vaillerait plutôt, &c. &c. qu'un qu'il
lieu d'acheter deux ou
ménager, les négres
Enfin Ce n'est conserverait plus
le
sont
à pas Targent des aisément, qui trafaut payeront : c'est donc à nécessaires régler leurs travaux ;
planteurs qu'il faut
utiles, s'attacher. Des lois
tout ce qui peut étre quelgu'en utile soit le prix, ils
que toutes les sages, faites-sur la traite des' à Phumanité
fausse
discussions faites
négres leur
qu'il
philantropic, oisive, cruelle,
sur elle depuis quinze. seront plus
Je
ignorante & absurdo..
ans par une
termine ici,
mingue : quelque Monsieur, soit le ma réponse à vos
coup d'autres qui
nombre des erreurs prétendaes vues sur St.
à méme de juger pourraient l'étre. encore, mais que j'ai réfutées, il en est Dovotre, ouvrage.
nos leéteurs sont
beauPour
maintenant
pondu, de moi, j'ai rempli la tâche
àla
maniere à prouver que je m'étais
Colonic, je devais à
que votre livre est imposée, jo crois avoir
sur ce: que vous aviez TAngleterre, & à moi-méme rempli d'erreurs. Je devais réDomingue, en se arancé, Je crois avoir.
de désabuser le:
de combattre
donnant
prouvé que les
Public:
pour ses intérêts. volontairement à TAngletere, habitans de St.
J'ai
n'avaient pas cessé
ministres prouvé que vous aviez eu tort
trompés, qu'ils Timportante entreprise de St. d'accuser çeux qui- ont
n'ont jamais voulu
Domingue,
conseillé aux
mingue ne fàt pas devenu lc
les tromper. Jai gu'ils ne les ont
était nécumitrement
théatre de la
prouvé que, si St, Do- pas
perdue, ce quiest zne vérité guerre,la Colonie de la
alsolue. Je) le répéte, Jamafique
Monsieur,,
és, qu'ils Timportante entreprise de St. d'accuser çeux qui- ont
n'ont jamais voulu
Domingue,
conseillé aux
mingue ne fàt pas devenu lc
les tromper. Jai gu'ils ne les ont
était nécumitrement
théatre de la
prouvé que, si St, Do- pas
perdue, ce quiest zne vérité guerre,la Colonie de la
alsolue. Je) le répéte, Jamafique
Monsieur,, --- Page 232 ---
224 )
& je nibésite point à l'afirmer: si St. Domingue était abandonné ou remis aux
Français, la Jamaique serait promptement détruite, & bientôt après, toutes les
Colonies des Antilles.
J'ai prouvé que les ministres, qui avaient apperçu cette vérité, n'ont pas
été trompés par des étrangers honnétes & dévouésaux intérêts de la Colonie
& de la Grande-Bretagne. J'ai prouvé que ceux qui ont conseillé, &c qui
se sont chargés d'exécuter cette grande opération, ne se sont pas trompés sur
ses avantages & ses conséquenccs, & que leur dévouement méritait une autre
récompense que les calomnies répandues dans les matériaux qui vous ont été
fournis & que vous avez accucillis avec trop peu d'examen.
Enfinje crois avoir prouvé que ce n'est pas un vil intérêt qui a conduit celui
qui a tout bravé & tout fait, pour mettre cette immense & riche possession
sous la puissance de la Grande-Bretagne.
Il ne me reste qu'à regretter, Monsieur, que ma réponse n'ait pu paraitre
plutét, par la difficulté qu'il y a d'imprimer à Londres 2un owvrage Frangais :
j'aurais empéché beaucoup d'honnêtes gens d'étre induits en erreur ; j'aurais
surtout empéché un homme estimable de s'appuyer sur votre ouvrage, pour
parler publiquement de St. Domingue guil ne coniait point 3 que vOuS, Monsiear, que personne ne conait en Angleterre.
Je dois vous assurer, Monsicur, que votre livre m'a causé un véritable chagrin, en me forçant de réfuter une partie des errcurs qu'il contient; il m'eût été
beaucoup plus agréable de le louer; : en avouant que votre stile a beaucoup de
facilité & d'agrément, je suis forcé de regretter que vous n'ayez pas employé vos
talens à écrire sur des matieres qui eussent été plus utiles à votre patrie & aux
Colonics. Par exemple, puisque vous étes Colon & législateur, puisque vous
vouliez écrire, ne pouviez-vous pas, dans ce moment intéressant, par cent
écrits différens, renouvellés tous les jours, instruire vos concitoyens sur les dangers de la paix dont on parle? Pourquoi n'avoir pas employé VOS talens à
de regretter que vous n'ayez pas employé vos
talens à écrire sur des matieres qui eussent été plus utiles à votre patrie & aux
Colonics. Par exemple, puisque vous étes Colon & législateur, puisque vous
vouliez écrire, ne pouviez-vous pas, dans ce moment intéressant, par cent
écrits différens, renouvellés tous les jours, instruire vos concitoyens sur les dangers de la paix dont on parle? Pourquoi n'avoir pas employé VOS talens à --- Page 233 ---
montrer à votre
225 )
patrie les conséquences fatales
Graade-Bretagne & pour toutes les
dont cette paix serait
Colonics des deux Indes P
pour la
Pourquoi, Monsieur, n'avez-vous
Bretagne sur la position heureuse pas appellé l'attention de toute
Pourquoi n'avez-vous
dans laquelle elle se trouve
la Grande.
de l'Europe entiere pas publié une grande vérité? malgré la guerre ?
tention du
est réuni en Angleterre.
c'est que le commerce
servé
public sur ce fait
Pourquoi n'avoir pas fixé
ses
heureux &
l'atmanufattures, &
important,
trer la marine Anglaise augmenté son commerce ? qu'elle seule a conpresque détruite ? Celle de plus florissante que jamais, & la Pourquoi ne Pas monpresque dans le
la Hollande anéantie
marine de ses ennemis
méme état, si
pour toujours; celle de la France
pagne fuyant devant le
PAngleterre persiste à lc vouloir; celle
ou réduite à embrâser de pavillon Britannique, &
de l'Esdans celles de
ses mains ses
bloquée jusques dans ses
ses vainqueurs * ?
vaisseaux pour les
ports,
sa situation
Enfin pourquoi ne
empécher de tomber
Colonies florissante, le moment vrai de sa gloire, pas rappeller à votre patrie
vaient desirer Européennes, de
son pavillon domine sur od, maîtresse de toutes les
plus les amis de
toutes les
une nation commergante,
l'Angleterre ? Que pouvait mers? Que pouceux qui ont fondé la base que d'étre maitresse du commerce du espérer de plus
prévu
de cette
monde entier?
que votre acte de
puissance étonnanté, avaient-ils
de si glorieux succès ? Enfin navigation eût procuré à la
espéré ou
seule peut vous faire
que ne répétez-vous à vos Grande-Bretagne tant &
perdre, en bien peu de temus, tous lecteurs que la paix
ces grands
Que
avantages ?
monstrueuse n'attiriez-vousl des les regards & la pensée de vos leéteurs
critique de
Français sur le Continent ? Que
sur cette
les
votre patrie déchue de sa
ne montriez-vous la puissance
moyens de réparer leurs
puissance, sila pais donne à ses position
tout, de rétablir leur marine, pertes, leurs manufiQures, leur
ennemis
en recouvrant leurs Colonies. commerce, surA la Trinité,
3 M
antages ?
monstrueuse n'attiriez-vousl des les regards & la pensée de vos leéteurs
critique de
Français sur le Continent ? Que
sur cette
les
votre patrie déchue de sa
ne montriez-vous la puissance
moyens de réparer leurs
puissance, sila pais donne à ses position
tout, de rétablir leur marine, pertes, leurs manufiQures, leur
ennemis
en recouvrant leurs Colonies. commerce, surA la Trinité,
3 M --- Page 234 ---
226 )
Que ne répétiez-vous à vos compatriotes
perdre & rien gagner par la
que l'Angleterre ne peut que
paix? Que ne Jui
peut que restituer, sans rien recevoir en
rappelliez-vous qu'elle ne
échange : Enfin que ne
qu'aucune paix avec la république nc peut étre faite
prouviez-vous
titude de sa position & de son
avec surcté, par l'incerrieurs & intérieurs, la
civile gouvernement ; qu'entourée d'ennemis extéFrance ? dans
guerre
est prête à chaque instant à éclore
cette position méme, l'Angleterre osera-t-ellc
en
ne le fait pas, quels avantages la
désarmer, & si elle
dédommageront des sacrifices.
faire, à une pais qui ne sera jamais de
qu'elle devra.
pas,
longue durée, mais qui, n'en doutcz.
apporterait en Angleterre des dangers plus grands que la
guerre.
Car, d'après ce guise passe en Italie, vous deviez
la Révolution Française
rappeller à vOs lecteurs, que
est, pour toutes les nations de
reuse par la paix que parla guerre. Comment
I'Europe, plus dangese préserverait-clle du
l'Angleterre, si elle: faisait la paix,
poison qui lui serait bientôt apporté par un
Français & cette foule de jacobins qui s'attacheraient
ambassadeur
préserverait-t-elle de leurs
à sa suite ? comment se
principes, si, malgré la guerre & une
exacte,. ce pays a été plusieurs fois au moment d'être bouleversé? surveillance
ment empécherait-elle dans le peuple de ce
la
Enfin, comfexion nfreuse, mais appuyée
pays conséquence de cette réde Ja
par l'exemple du succès & la présence
république ? Ils ont voulu se mettre à la
de
d'envoyés
tout, & ils s'y sont mis en les
place ceux qui possédaient
d'errer loin de leur
assassinant, en les dépouillant, E5 en les forgant
patrie; ils l'ont voulu & ils ont réussi.
Enfin, Monsieur, pourquoi ne pas ranimer l'esprit
de
contre ses vrais ennemis ?
public votre pays
haine profonde qui existe Pourquoi ne pas rappeller à vos compatriotes cette
depuis tant de siecles entre les deux nations ?
quoi ne pas ranimer leur courage en rappellant 300 années de
Pourfois la nation Anglaise a triomphé ?
guerres, où tant de
au peuple Anglais,
la nature de Pourquoi surtout ne pas répéter sans cesse
que
son gouvernement, sa
tion, son climat ne le destinaient étre
position, sa popula-.
lui dire, malgré les efforts d'une qu'à une puissance du second ordre ; &
parvenus à étre la premiere nation nombreuse, brave, active, nous sommes
puissance maritime de l'univers ?
Pourquai ne nous
années de
Pourfois la nation Anglaise a triomphé ?
guerres, où tant de
au peuple Anglais,
la nature de Pourquoi surtout ne pas répéter sans cesse
que
son gouvernement, sa
tion, son climat ne le destinaient étre
position, sa popula-.
lui dire, malgré les efforts d'une qu'à une puissance du second ordre ; &
parvenus à étre la premiere nation nombreuse, brave, active, nous sommes
puissance maritime de l'univers ?
Pourquai ne nous --- Page 235 ---
mainiendionsmoer
227 )
pour le faire tous les pas dans cette heurcuse situation,
difficile de nous avantages réunis par les
puisque nous avons
étre
conserver au point
circonstances P nous
parvenus ? La guerre
auquel nous nous sommes serait-il plus
conserver cette belle & scule, je vous le répéte,
placés, que d'y
bientôt,
superbe position : avec la Monsieur, peut vous faire
paix,. vous en descendrez.
Que la
y a plus de Grunde-Bretgne similitude & ses chefs réfléchissent
des Anglais,
qu'on ne veut le
sur le sort de
avec celle des
croire entre la
Carthage ! IL:
un regard sur-] la
Romains & des Carthaginois; situation des Français &
Qu'elle
République nouvelle
que
considére les. effets de
qui vient de
T'Angleterre jette
qui se formant en
cette force d'une nation de s'établir à côté d'elle!
par sa nature, donné république, ont dès la naissance
25 millions
succès
au peuple, le plus brave de ce
d'hommes
que Rome dans ses plus
65 le plus turbulent gonvernement, inguict
réfléchisse un moment
beauxjours n'a
du monde, ces
fait Pami de la
sur la puissance de ce pas surpassés ? Que
populace de loutes les. nations peuple qui par sa FAngleterre
révolation s'est
Enfin considérez,
vos amis & à vos leéteurs, Monsieur, & répétez au sein du
malgré la destruétion que la France, malgré les sénat de votre patrie, à:
étendre ses
de ses finances &. de
malheurs de sa
lions
frontieres & a acquis une
son commerce, est révolution,
d'hommes; ; remettez sous les nouvelle population de de parvenuc à
l'Escaur, la Meuse, & tous
yeux de vos leéteurs plus huit mildétroit de
les côtcs & les
& des Anglais
Je
Gibraltar, sont
ports, depuis le
que
vous le demande à aujourd'hui sous le pouvoir de Texel jusqu'au
parvenir cette nation vous-méme, Monsieur, à quel son ennemi naturel.
rompre P Que
après dix années d'une
degré de puissance doit
seront tous les états
paix qu'elle seule a
Colonics, & parl là sa
voisins, si ses finances,
tavenir pourra
exister long-tems marine, sonti rétablis ?
son commerce, & ses
Son sort n'est libre, & dominatrice des Croyez-rous que
pas difficile à
mers & du
TAngleterre puisse
sance, est plus puissante prévoir, si la
commerce de l'univers P
dans ScS finances,
que' TEurope entiere. République Française, dès sa naisson agriculture, son
Que sera t-elle, lorsque
commerce, ses
l'ordre,
manufictures & sa marine
K
pourra
exister long-tems marine, sonti rétablis ?
son commerce, & ses
Son sort n'est libre, & dominatrice des Croyez-rous que
pas difficile à
mers & du
TAngleterre puisse
sance, est plus puissante prévoir, si la
commerce de l'univers P
dans ScS finances,
que' TEurope entiere. République Française, dès sa naisson agriculture, son
Que sera t-elle, lorsque
commerce, ses
l'ordre,
manufictures & sa marine
K --- Page 236 ---
228 )
seront dans l'état où les efforts du gouvernement
porter? Quel sera bientôt lc sort de
Français paisible peuvent les
nature, le
l'Angleterre, quand on sait que par sa
peuple Français est de tous les peuples le plus actif, le
inquiet & le, plus porté à la guerre ? Oui! les fastes de Rome
plus
tôt éclipsés, si l'Angleterre qui seule peut & doit arréter
serônt biencette puissance ennemie, ne se maintient pas dans T'heureuse l'accroissement de
hazard, les
position, où le
circonstances, sa constitution, ses manufactures & son
l'ont placéc.
commerce
Si l'Angleterre ne dit pas à la France: vous vous étcs rendue la
du Continent la plus considérable, quels étaient vos droits P La force, puissance &1 le
rage. Eh bien! par les mêmes droits, nous sommes souverains
couNous conserverons notre
des mérs! !
puissance, nous respeéterons la vôtre,
la
nôtré, que notre position nous rend d'absolue nécessité; vous respeétcz
maîtres de tout le commerce de l'intérieur de
serez bientôt
le serons du commerce extérieur ! Nos 660 l'Europe ; eh bien ! nous, nous
bâtimens de guerre nous
ront notre puissance marititne, comme vOS deux ou trois millions de assurenationaux vous assureront la souveraineté du continent ! vos
gardes
aétivité, notre sitreté veulent & exigent
conquétes, votre
que nous ne
vous ayez plus, d'un certain nonbre de batimens de permettions pas que
alliés; ni que vous ayez dcs Colonies; lc
guerre, ni vous,. ni vos
nécessité
moment cst venu où l'Angieterre doit
par
concentrer toute sa puissance & sa force dans ses murs & ses
forteresses flottantes.
La nation Anglaise est parvenue au plus haut degré de prospérité, & la
révolution qui a ruiné toutes les autres nations a enrichi le
cruclle
son commerce, ses manufactures & son
peuple Anglais :
est entier
ses ennemis
agriculture sont florissans ; son crédit
malgré
; ses embarras sont intérieurs, & sont
une affaire dc famille, dont sa position empéche les
pour elle
se méler; elle n'a donc rien à craindre
puissances étrangeres de
si précieux, si
; la paix, oui, la paix seule, CC bien
grand pour tous les peuples, est dangercuse
elle.
l'ennemi agréable, & doux dont elle doit se défier,
pour
Voilà
que la France & ses gucrriers! Qu'elle
qu'elle doit craindre plus
tous
se renferme dans sa vraie
SCS efforts soient portés sur son commerce, sa marine, & position, que
ses possessions
donc rien à craindre
puissances étrangeres de
si précieux, si
; la paix, oui, la paix seule, CC bien
grand pour tous les peuples, est dangercuse
elle.
l'ennemi agréable, & doux dont elle doit se défier,
pour
Voilà
que la France & ses gucrriers! Qu'elle
qu'elle doit craindre plus
tous
se renferme dans sa vraie
SCS efforts soient portés sur son commerce, sa marine, & position, que
ses possessions --- Page 237 ---
des deux
229 )
les lois Indes, & elle verra bientôt
commerciales que'son
son ennemi dans la
crire !
intérêt & sa position lui nécessité de recevoir
ordonnent de lui
presVous pouviez
simples que vous expliquer pouviez à VOS leéteurs dans cent écrits
arts, Tagriculnure, les appuyer du parallele de l'état des divers, ces vérités
militaire & la marine manufa@ures, le commerce, sont deux nations. Les
qui
marchande sont
florissans. La
de n'ajamais eu d'exemple dans
portées cn
à marine
cette situation ; sans
T'histoire. La France Angleterre offre le
un degré
finances, sans
contraste
manufachures, avec une faible
crédit, sans matieres
absolu
marine militaire ni
agriculture, elle est sans
premieres, sans
avoir une.
marchande, &, quoiqu'on en
commerce commc sans
Par l'étenduc Pourquoi donc la
puisse dire, sans
de vos
Grandie-Brengne ne
moyens d'en
devenue trop
conquétes en Europe Que vous dirait-elle pas à la France P
aucunes de celles puissante, pour que nous puissions faire avez conserrées, vous étes
les deux Indes que nous avons faites
la paix, en vous
: en
sur vous ou sur vos restituant
fondamentales, c'est conséquence nous ferons la
alliés dans
certaine quantité de que vous & vos alliés n'aurez paix, mais une des bases
utile à
vaisseaux de guerre ; alors en aucun tems plus
dra TAngleterre & sans danger
la paix Peut étre
d'une
bientôt sa puissance dans les pour clle : si elle en fait
honorable &
si, oubliant sa vraie
Grandes Indes &: ses
une autre, elle perlaquelle elle s'est élevée; position, sa gloire, son intérét, Colonics & la d'Amérique ; car
Bretagne restitue aux Hollandais si, pour avoir une paix puissance immense à
Ceylan, quel en sera l'effet? le Cap de Bonne momentané, la Grande.
c'est
Espérance,
occupées par des garnisons
qu'ayant une année Trinquemals, &
Hollandais, ou par l'ordre Françaises qui seront reçues ces possessions scront
Quelles conséquences suprême de la
volontaitemenr par les
Frangais seront
doivent suivre : C'est République Française quiles domine.
France
portés dans les
que douze ou
& de Bourbon; .
Indes, tant par ces ports, quinze milliers de
traiteront avec les Marattes que par tous les
que par les Isles de
désormais les Français & chercheront à séduire moyens possibles, les Français
dire, il n'y resterait pénétraient dans les Indes, Tippoo Saib; enfin, si
plus aux Anglais aucune
bientôr après, j'ose le prépropriété teritoriale.
3 N
portés dans les
que douze ou
& de Bourbon; .
Indes, tant par ces ports, quinze milliers de
traiteront avec les Marattes que par tous les
que par les Isles de
désormais les Français & chercheront à séduire moyens possibles, les Français
dire, il n'y resterait pénétraient dans les Indes, Tippoo Saib; enfin, si
plus aux Anglais aucune
bientôr après, j'ose le prépropriété teritoriale.
3 N --- Page 238 ---
I 230 )
Car que l'Angleterre ne s'y trompe pas ! la baine naturelle entre les deux
ples a acquis chez les Français cetle profondeur gui fait les
peudonnent jamais. C'est donc
que républiques ne partions, dont
aujourd'hui une guerre à mort entre les deux nal'Angleterre ne sortira viétorieusc qu'en ne faisant qu'une paix conditionnelle, & en conservant les moyens de la faire exécuter : surtout dans le
traité qu'elle fera un jour ellc ne peut & ne doit pas oublier de
statuer
sur CC qu'elle à faire pour se préserver du catéchisme de la révolution faire
& des catéchiseurs. Sous d'autres conditions, la
Française
glcterre la
guerre convient plus à l'Anque paix.
Que n'avez-vous, Monsieur, employé tous VOS. talens à éclairer, à instruire le
peuple Anglais sur sa situation véritable, & pourquoi ne pas lui faire observer
que s'il paye beaucoup de taxes, elles sont une preuve de son salut & de sa
situation florissante ; T'Allemagne, la Hollande, la Flandre,
& la France surtout, toute puissante
l'Italic, l'Espagne,
qu'elle est, sont ruinées; on ne peut y
payer d'impôts, parce que presque toutes les propriétés y sont détruites, ainsi
quelesr manufaétures & le commerce; on ne paye pas d'impôts dans cesmalheureux pays, comme en Angleterre, parce que tous lcs capitaux sont
ils voudraient, ces peuples malheureux,
y
détruits;
le
pouvoir payer les, mémcs taxcs que
peuple Anglais, & avoir conservé comme lui toute sa puissance, sa gloire &
ses propriétés, avoir augmenté son commerce de celui de ses
& des
débris de leurs manufactures, s'étre formé des
ennemis,
détruites
la
richesses, qui ne peuvent, étre
que par paix. Pourquoi, Monsicur, n'avez-vous pas rappellé aux
commerçans qui perdent quelques navires, que. l'Angleterre
tous les
navires de commerce de T'Europe, elle doit en perdre
possédant
ne dites-vous pas au peuple qui paye des
quelques-uns; pourquoi
votre,
impôts: vos capitaux sont
agriculture, Vos manufaétures vous fournissent des moyens de travailler cntiers,
assurés, vous êtes le peuple de l'Europe, même de Putivers, le mieux
micux loge,1 le mieux vêtu : que pouvicz-vous
nourri, le
heurs qui ont affigé & ruiné
desirerde plus après tous lcs maktoutes. Jles nations. voisines 2
espérer de plus heurcux après une réyolution affreuse
que pouviez-vous
guerre terrible, que d'avoir
& après cinq années d'une
votré
augmenté votre marine de celle de vos,ennemis,
puissance, de la destruétion de leur commerce, de leurs
par ia prise de toutes. leurs Colonies? enfin
manufactures
rible révolution qui a dévasté
pouviez-vous espérer que l'horIEurope, ne servirait qu'à vous porter vous seule
ines 2
espérer de plus heurcux après une réyolution affreuse
que pouviez-vous
guerre terrible, que d'avoir
& après cinq années d'une
votré
augmenté votre marine de celle de vos,ennemis,
puissance, de la destruétion de leur commerce, de leurs
par ia prise de toutes. leurs Colonies? enfin
manufactures
rible révolution qui a dévasté
pouviez-vous espérer que l'horIEurope, ne servirait qu'à vous porter vous seule --- Page 239 ---
au comble de la'
231 )
impôts, ne vous puissance? vous avez achcté cet
cent voix de la plaignez donc plus. Voilà ce heureux état par quelques
renommée Pour linstrudtion de gu'il faudrait publier avec les
Si les Indes Orientales
vos compatriotes.
& honteuse; les Colonies courent les plus grands
shrement
Occidentales seront bien dangers par une paix sollicitée
dans leurs exposées Colonies. par cette méme paix, qui
plus promptement & plus
ceux qui
Pour vous en
permettrait: aux Français de
Colonies savent que le régime de convaincre, vous & nos leéteurs, rentrer
des Antilles, qu'ils lisent l'esclavage cst d'absolue nécessité sur-tous
connaissant les Colonies & les
ce que des hommes
dans les
ayant de grands talens
intérêts de la
honnétes, instruits,
&
France, enfin
a peu de jours, dans Tintérêt de leur patrie à
ce que des hommes.
Colonies sont
les conseils de la
caur; viennent de dire,
pour la France.
République, sur
ily
Timportance dont les
Monsieur de Vaublanc, dans
Cents, a dit, après avoir
son discours du 28
cc
parlé de la ruine & dela Mai, au Conseil des
c Certainement, ces vérités sont bien
perte des Colonics Cinqgri'elles seules balanent les
fortes & leurs
Prangaises.
avantages que les Français conséquences sont telles
L'Angleterre,
ont acquis en
un
après
Europe."
recouvrer ses pertes, pour pareilaveu, qu'elle foumira-t-elle à la France les
par leurs conquétes les Français puisse augmenter son
moyens de
que reste-t-il à
sont. les maltres de faire immense la
puissance ? si
conserver l'empire PAngleterre pour balancer leur
loi sur le
des mers,
puissance
continent,
assurer sa destrudion?
que désormais ricn ne peut. lui nouvelle, que de
faire perdre sans
vation Indépendamment des lois de son
direéte, son intérêt& une propre salut que lui
çais, ni à Ses alliés, de rentrer sage politique, de ne pas prescrit sa consers
est une loi encore
dans leurs Colonics
permettre aux Franlaisse point la plus essentielle au salut de la pour rétablir leur marine; il
constitutionnelles possibilité de les'restituer; c'est Grinde-Bretgne, & qui ne lui
ont prononcé par le fait la que les Français par leurs
-desAntilles en pronongant la
destruction de
lois
de Thomme; ; rien n'est
liberté des Nigres, fondée toutes les Colonies
changé dans leurs
surles prétendus droits
principes à cet égard, & ilsfondent
Franlaisse point la plus essentielle au salut de la pour rétablir leur marine; il
constitutionnelles possibilité de les'restituer; c'est Grinde-Bretgne, & qui ne lui
ont prononcé par le fait la que les Français par leurs
-desAntilles en pronongant la
destruction de
lois
de Thomme; ; rien n'est
liberté des Nigres, fondée toutes les Colonies
changé dans leurs
surles prétendus droits
principes à cet égard, & ilsfondent --- Page 240 ---
232 )
la prospérité future de leurs Colonies, (s'ils en recouvraient la
des bases cbimériques d'un esclavage modifé; leurs orateurs l'ont possession), sur
ler de Juin. Bourdon de l'Oise a dit, après avoir parlé du prononcé lc
de St. Domingue sous le gouvernement de Santhonax : c6 malheureux état
66 ramener l'esclavage des
Personne ne prétend
Négres, sa voix serait isolée dans cette enceinte."
Tarbéa dit le mémc jonr sur le méme
<6.
cc
sujet: Déjà des mal-intentionnés
publicnt que l'on veut rétablir
< de nous."
l'esclavage, pensée qui n'approcherajamais
Quelle est donc la conséquence de cct aveu ? C'est que les Français la
continuation de leurs essais ancantiraient pour les autres nations les par
qu'ils perdraient dans leurs propres Colonies. Que
ressources
pas que cettc perte fut remplacée par les
l'Angleterre ne pense
Indes Orientales!
avantages qu'elle posséde dans les
Vous auriez pu proclamer des vérités simples, établies surtout
Mr. George Dallas a prouvé dans son discours à l'assemblée des par ce que
la Compagnic des Indes
adtionnaires de
Anglaise : Vous auriez du, Monsieur, comme Colon
& comme membre de la législature de votre patrie, commenter & rendre
ques les vérités, parfaitement démontrées dans ce discours, quii
publi-,
encore la
la
intéresse bien plus
Grande-Bretagne que Compagnie des Indes. Mr. G. Dallas a
parfaitement prouvé que, si les grandes Indes pouvaient se passer des
à sucre, la Grande-Bretagne ne le pouvait pas. Vous auriez
Colonies
méme dûe en tirer une grande conséquence, c'est les
pu, vous auriez
utiles à l'Angleterre que les Grandes Indes que Coloniesà sucre sont plus
: les uncs enrichissent énormement
quelques particuliers, mais les Colonics des Indes Occidentales font travailler
plusieurs millions de bras, & vivre plus d'un million d'individus,
Colonies à sucre consomment trois fois plus de matieres
parce que les
manufacturés
premieres & d'objets
d'Europe, que ne le font toutes les Indes Orientalcs. Vous
auriez da, Monsieur, assurer que les Colonies
pour la Grande-Bretagne d'un
Françaises, sous cet aspeét, sont
plus grand avantage que le
&
toutes les autres conquêtes des Indes; le
du
Cap, Ceylan
merce Anglais des avantages d'autant monopole sucre assurant au complus grands, qu'ils seraient
une plus grande quantité de commerçans, de manufactures répandus dans
ne le fait & ne peut lc faire le commerce des Indes
& d'ouvriers que
Orientales,
assurer que les Colonies
pour la Grande-Bretagne d'un
Françaises, sous cet aspeét, sont
plus grand avantage que le
&
toutes les autres conquêtes des Indes; le
du
Cap, Ceylan
merce Anglais des avantages d'autant monopole sucre assurant au complus grands, qu'ils seraient
une plus grande quantité de commerçans, de manufactures répandus dans
ne le fait & ne peut lc faire le commerce des Indes
& d'ouvriers que
Orientales, --- Page 241 ---
Enfin,
233 )
Monsieur, vous
sur les dangers d'une paix deviez attacher l'attention de tous
(ce queje crois
quelconque avec la nation
vos compatriotes,
parce
farileyque jamais aucune
Franguise,s leur
qu'aucune ne les a mis dans la guerre ne leur a été aussi prouver;
trouver, enfin parce
situation où ils
avantageusea
de toutes les mers. qu'aucune ne les avait rendus devaient ambitionner de se
seuls souverains absolus.
Pourquoi,
patrie, ne leur Monsieur, avoir en attirant les regards de
la
pas répété & prouvé de cent vos concitoyens sur votreGrande-Bretagne n'a été plus
maniercs
encore quelques embarras florissante; que si Ja diverses, que jamais.
Europe dont le
dans les. finances, elle guérre a causé, & cause
pare sa situation papier monnaiesoit au pair avec est cependant la scule en
de
avec celle de toutes les
Pargent P Si
garde de faire une paix, qui lui autres puissances, elle lAngieterre se
comqu'elle n'a pas
ferait perdre tous les
donnera bien
lui a procuré des provoquée; ; qui seule la preservée d'une avantages d'une guerre:
nation
avantages qu'elle ne pouvait & ne entiere destruction,
& lui commergante; ; des
devait jamais
qui
seront plus utiles, avantages (je pense Tavoir
espérer comme
àleur république, & que toutes les conquétes des prowvé) qui lyi sont
terre est entiere qu'elle a acquises à un si
Français ne le
dans toutes ses
grand prix tandis serontjamais
Colonies de ses ennemis &
parties, & qu'elle est
que T'Angleleur puissance véritable. par là maîtresse de leur maitresse de toutes les.
commerce,
c'est-d-dire, de
Voila ce que vous auriez
YOS leéteurs; alors vOS talens pu expliquer, commenter &
la veritable situation de servant à éclairer, à instruire prouver facilement a
naissance de votre
TEurope, vous cussiez mérité vOs coneitoyens surpatrie & des. Colonies.
le respect & la recon-.
Mes malheureux
heureuse
compatriotes de St.
nité & les nécessité, de vous regarder comme Domingue, leur ne scraient pas dans la maljamais aucun sentimens livre divers qui vous ont fait écrire ennemi, & de blâmer la TaPar devoirde n'en a rassemblé; ; jc n'aurais une suite d'erreurs,
vous faire cette réponse,
pas été forcé par telleque
gui en étant une
honneur &
3. O.
preuye de ma sensibi- --- Page 242 --- lité, en seraitoujours une de votre injusticc; je ne: l'ai écrite, que pour mettre
nos leéteurs impartiaux en ératde nous juger. Croyez, Monsieur, qu'il m'edt
fété plus agréable de n'avoirieu qu'à louer lés parties de votre ouvrage qui méri
tentides éloges.
J'ai T'honneur d'être,
MONSIEUR,
Votre très-humble,
Et très-obéissant Serviteur,
DE CHARMILLY.
No. 1s9, OxFORD-STREET. --- Page 243 --- --- Page 244 --- --- Page 245 --- --- Page 246 ---
-
oujours une de votre injusticc; je ne: l'ai écrite, que pour mettre
nos leéteurs impartiaux en ératde nous juger. Croyez, Monsieur, qu'il m'edt
fété plus agréable de n'avoirieu qu'à louer lés parties de votre ouvrage qui méri
tentides éloges.
J'ai T'honneur d'être,
MONSIEUR,
Votre très-humble,
Et très-obéissant Serviteur,
DE CHARMILLY.
No. 1s9, OxFORD-STREET. — Page 243 — — Page 244 — — Page 245 — — Page 246 —