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d'avoir; et nos ames s'éleveront au-dessus
de tous les événements ultérieurs.
Nous sommes avec respect,
MESSIEURS,
Vos très humbles et très obéissants
serviteurs
BÉRAULT, président,
AIMÉ GAULTIER, vice - président; DAURONNEAU, DENIX,
GAULT etp'AuGy, secrétaires.
Paris, ce 9 octobre 1790.
Del'imprimerie DIDOT,FILS AINÉ, rue payée. --- Page 5 ---
L ETT RE
E T
DECLARATION
DES DÉPUTÉS DE SAINT-DOMINGUE
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE;
ADRESSÉE A LEURS COMMETTANS.
Paris, ce 6 Aoit 1790.
Mrssroas ET CHERS COxPATRIOTES,
VICTIMES d'un malheureux évènement, qui va,
sans doute, entrainer bien des VENGEANCES MINISTÉRIELLES, contre lesquelles vous devez vous PRÉMUNIR 2 et peut-être bien des CALAMITES publiques
funestes à VOS propriétés, à votre existence 2 à la
Colonie et à la Métropole, nous devons à la VÉRITÉ,
à nos CONMETTANS, à notre DÉLICATESSE, et à la
NATION, la déclaration suivante :
LE 2 Juillet, la Députation entière de SaintDomingue a présenté au Comité des Rapports environ 150 pièces originales à l'appui de la DÉNONCIATION du Ministre de la Marine; ce DÉPÔT a été fait
de notre part, sous la clause BIEN EXPRESSE de ne
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donner copie à M. de'la LU2ERNR, queides articles
quile concernoicnt en bien ou en mal, et non des
autres passages qui ponvoient COSEROMETTRE 'des
Colons 2 des Citoyens, le salut de la Colonie, en
un mot, LE SECRET de nos Commeltanis, dont nous
ne sommes que les dépositaires, et non les maitres
absolus.
IC
LE Comité s'est réservé de délibérer sur notre
demande.
LE 4 Aout, le Comité nous a appelés ponr dodher
en notre présence communication du DEPÔTAI l'Avocat du Ministre.
CE dernier a exige la remise de T'INTÉGRALITÉ
des pièces.
MM. DE Goux et de REYNAUD ont: répété notre
déclaration du 2 Juillet, et en ont développéles motifs honnètcs et Patriotiques.
Poun prouver que des vues civiques et la bonnefoi étoient les seules bases de nos restrictions, et qiie
nous ne prétendions pas dérober à l'accusén des
moyens favorables à sa défense, ces mèmes Commissaires ont CONSENTI, en notre nom, à ce que
la TOTALITÉ et F'INTEGRALITE des pièces fut communiquée sans déplacer :
10. Au RAPPORTEUR de Paffaire, 2 et à six
DE
honnètcs et Patriotiques.
Poun prouver que des vues civiques et la bonnefoi étoient les seules bases de nos restrictions, et qiie
nous ne prétendions pas dérober à l'accusén des
moyens favorables à sa défense, ces mèmes Commissaires ont CONSENTI, en notre nom, à ce que
la TOTALITÉ et F'INTEGRALITE des pièces fut communiquée sans déplacer :
10. Au RAPPORTEUR de Paffaire, 2 et à six
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Commissaires nommés ad Loc a 3 pour l'assister.
20. A TOUS les Membres du Comité des Rapports,
ensemble ou séparément.
onu
30. Av CONSEIL de M. de la Lunzerne.
4°.A M. DE LA LUZERNE lui-méme.
50. A CE qu'après cette communication complète,
illui fat délivré copie collationnée de tous les articles
qui le concernoient, A CIIARGE ET A DÉCHARGE,
pour en faire tel usage qu'il lui plairoit.
3 Nos réserves 7 comme l'on voit, ne portoient donc:
UNIQUEMENT que sur la comntnication écrite du
SECRET de nos Commettans, sur celle des objets
absolument KTRANGERS à la dénonciation,.et fur
quelques articles qui, nous osons le dire, ne sont
propres qu'i élever des questions infiniment DANGEREUSES; dont la publicité, au miliea des troubles qui
agitent Saint-Domingue, peut devenir un prétexte
paur provoquer l'indépendance 1 et nous faire perdre
cette magmfique possession, 2 et toutes les autres
Colonies.
Crs raisons politiques auroient paru de quelque
poids à tout autre qu'à un Ministre qui n'auroit
voulu que se JUSTIFIER, et qui n'auroit pas cherché,
ou à frapper D'INERTIE toutes les pièces destinées à
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le convaincre, ou à y découvrir LES NOMS de ses
accusateurs, dont il est encore à même de se VENGER,
ou enfin, à PUNIR la Colonie entière de l'exécration
qu'elle lui témoigne, en la livrant, par des manifestations INDISCRETES, à tous les malheurs d'une
guerre INTESTINE et CRUELLE.
M. DE BoxNiEnEs,son défenseur, a donc INSISTÉ
pour la remise et la LIBRE disposition de l'INTÉGRALITÉ des pièces, même pour qu'aucune d'elles ne pit
être restituée aux Députés de Saint-Domingue, qui 2
assez forts de la multiplicité de leurs moyens, auroient préféré, pour lever toute difficulté, d'en
RETIRER quelques-uncs, dont alors ils n'eussent fait
AUCUN USAGE contre l'accusé.
LE Comité des Rapports a arrêtéqu'il en référeroit,
le lendemain 5 Aout, à la séance du soir, à l'Assemblée Nationale.
LES Députés de Saint-Domingue ne manquèrent
pas de s'y rendre : l'affaire ne fut point traitée.
MAiS, le lendemain 6, A L'OUYERTURE de la
séance du matin, et avant l'arrivée d'aucun de vos
Représentans qui, retenus dans leurs Comités respectifs, ne devoient pas supposer qu'une affaire de
cette nature 7 mise à l'ordre DU SOIR, pat être traitée
dans une séance Du- MATIN, sans avoir été indiquée
là veille; EN NOTRE A BSENCE, dis-je, le Comité des
iS, le lendemain 6, A L'OUYERTURE de la
séance du matin, et avant l'arrivée d'aucun de vos
Représentans qui, retenus dans leurs Comités respectifs, ne devoient pas supposer qu'une affaire de
cette nature 7 mise à l'ordre DU SOIR, pat être traitée
dans une séance Du- MATIN, sans avoir été indiquée
là veille; EN NOTRE A BSENCE, dis-je, le Comité des --- Page 9 ---
Rapports a provoqué une décision sur laquelle l'As
semblée Nationale 2 non instruite, et SANS AUCUNE
a
le Décret suivant :
DISGUSSION 7 prononcé
après avoir entendu
< LAssemblée Nationale,
> son Comité des Rapports, ordonne que la communication INTÉGRALE de TOUTES les pièces CO725
S tenues dans PInventaire fourni par les Députés
Saint-Domingwes sera donnée d M. de la
> de
> Luzerne ou d SOnL Conseil, même EN L'ABSENCE
> de MM. les Députés de Saint-Domingue, et que
35 COPIES en forme lui en seront délivrées. D
A PEINE ce Décret étoit-il rendu, que le Rapporteur s'en étoit déja fait délivrer expédition 7. et
l'avoit envoyé SUR L'HEURE MÈME au Comité des
Rapports, pour le mettre à exécution.
C'ÉTOIT nous enlever le seul moyen qui nous étoit
ouvert, de REVENIRLE) LENDEMAIN contre cette disposition, en nous estuani.siandvunpéalie, dangers
lors del la lecture du procès-verbal, époque destinée àla
KEGTIFIGATION de plusieurs prononcés semblables,que
lAssemblée Nationale 1 toujours juste, ne refuse
jamais de changer 2 quand elle est ÉCLATRÉE par
des partics qui n'ont point été entendues la veille.
LE DEPÔT de notre confiance et de la vôtre a donc
été enlevé, contre notre intention EXPRESSÉMENT ma- --- Page 10 ---
mifestéc, au mépris de la déclaration des droits de
Thomme, et du respect de au sceau des letires; car
nous avians apposé LE SCEAU de n0S réserves sur
tous les articles qui pouvoient nuire à LA CHOSE
PUBLIQUE, et aux KEPUTATIONS PRIVEES, et il nous
semble que la phrs grande RIGUEUR à notre égard,et
la FAYEUR la plus marquée vis-à-vis du
Ministre, auroient du nous laisser au moins l'option suivante :
Ou la communication INTÉGRALE des pièces à
1'ACCUSÉ, ou la REMISE absolue "du dépôt aux DÉ-.
NONCIATEURS.
Nous n'aurions pas hésité à adopter ce dernier
parti, et à atténdre vOS ordres dans une conjonclure
aussi délicate.
Ir. n'est plus tems, Messieurs; lel coup est porté ;
mais nous sommes innocens de tous les malheurs publics' qui peuvent en.résulter. Nous le déclarons à la
NATION, au COMIMEROE et à la COLONIE.
Nous ne serons pas non plus coupables de toutes
lcs INFORTUNES PARTICULIERES que pourront éprouver ceux de nos Compatriotes qui ont eu le courage
de nous dévoller les abirs odieux que vous nous avez
chargés de dénoncer. Le Ministre inculpé, qui tient
maintenant la liste de leurs noms, n'a encore rien
perdu de sa toute-puiksances.
mais vous êtes
PRÉVENUS et COURAGEUX.
NATION, au COMIMEROE et à la COLONIE.
Nous ne serons pas non plus coupables de toutes
lcs INFORTUNES PARTICULIERES que pourront éprouver ceux de nos Compatriotes qui ont eu le courage
de nous dévoller les abirs odieux que vous nous avez
chargés de dénoncer. Le Ministre inculpé, qui tient
maintenant la liste de leurs noms, n'a encore rien
perdu de sa toute-puiksances.
mais vous êtes
PRÉVENUS et COURAGEUX. --- Page 11 ---
Qoawrà vOS Représentans, sensibles à cet échec ;
ils n'ont point oublié qu'ils vous doivent toute l'énergie de leurs cfforts pour obtenir LA DESTITUTION du
Ministre, objet de tous Vos voeux, et sans laquelle,
comme vous nous le mandiez par vOS dernières dépêches, la colorie ne' peut espérer le retour de P'ordre
et de la tranguillité, après laguelle elle aspire.
Nous sommes avec les sentimens les plus respectuenx et les plus fraternels,
MiSSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES,
Vas très-zélés et très-dévoués
Représentans.
Signé, DE Gouv,
DE REYNAUD,
DE CHABANON, DE VILLEBLANCHES,
ect. --- Page 12 --- --- Page 13 ---
DEPÉC HES
ARRIVÉES de Saint - Domingue le 29
Septembre 1790, àladresse del'Assem
blée Générale de la partie françoise de
Saint-I Domingue à Paris.
Copie de la Lettre d'envoi de la Municipalité de
Saint - Marc, lieu ordinaire des séances de
'Assemblée Générale.
'A Messieurs Messieurs les Membres de
l'Assemblée Générale de la partiefrançoise
de Saint- Domingue à Paris.
Municipalité de Saine-Marc, le 10 Modea790. --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Losld
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