--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jabir Carter Brohn
Lihniry
Bruunt Hutrersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- TABLE
DES M A T I H R E S.
$. Ier, Mocifs dc ce rapport particulier. Vucs dans lefquelles Or2 le fait,
S. II. Faits preliminaires,
S. IIL. PREWIERE EPOQUE : depnis le commencemete
de la révclution jufgi'eu décret rendu contre P'affemblée
de Saint- arc, le premier oobre 2790,
S-IV. DEUXIEME ÉpoQus: depuis le décret du 12
octobre 1790, jafaia celui rendifior la confitution des
Colonies's le 24 feptembre 1791,
I'; ds 21W
S. V. TROISIEME ÉPOQUE : depiis le décret dit 24
feptembre 1791 jefeu'a celui du 28 mars 3 conna fous lc
noin ds Loi du 4 avril 1792,
S. VI QUATRIÈME ÉPOQUE: : depuis la loi du 4 avril
jufou'a préfent 3
S VII. Examen de l'inculpation d'ayoir emplayé des
moyens de corraption,
RESULTAT,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
Prairial, lan IIL.
QUE : depiis le décret dit 24
feptembre 1791 jefeu'a celui du 28 mars 3 conna fous lc
noin ds Loi du 4 avril 1792,
S. VI QUATRIÈME ÉPOQUE: : depuis la loi du 4 avril
jufou'a préfent 3
S VII. Examen de l'inculpation d'ayoir emplayé des
moyens de corraption,
RESULTAT,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
Prairial, lan IIL. --- Page 5 ---
L ETT - RE
D'UN CITOYEN,
DÉTENU PENDANT QUATORZE MOIS,
ET TRADUIT AU TRIBUNAL IÉYOLUTIONNAIRES
AU CITOYEN C. B
REPRESENTANT DU PEUPLE,
EN RÉPONSE SUR UNE QUESTION IMFORTANTE,
A 0e PARIS,
De l'imprimerie de LUwiow,rueneuve Augustin,
no. 21.
AN III DE LA a EPUSLIQUA --- Page 6 ---
# --- Page 7 ---
AU CITOYEN C. B**,
REPRÉSENTANT T DU PEUPLE,
Paris, 171 thermidor, an 3 de la république française,
Vors me demandez,
lons blancs en masse sont chtoyen représentant, si tous les CODomingue,
a coupables des malheurs de Saintlly en a effectivement etsiln'ya pas une distinction à faire entr'eux.
pables, quoique presque une, tous car aient ils ne sont pas tous couneurs perfides, qui ont. StZ mettre à été égarés par des mejugé 1l contre les hommes de conleur libres. profit Phabitude du préquin'ont faut d'abord séparer des colons coupables
Anglais, pas quitté leur la Colonie et qui n'y ont : tous ceux
là, sans doute, pour
livrer des partiesdeleur pas appelé les
avoient comme les
territoire, Ceuxniaux; ; mais ils ont eu le bon esprit autres de des préjngés colovéritables intérêts, en n'intriguant
les sacrifier à leurs
chimériques anciens
prétentions; ; et s'ils pas pour soutenir leurs
abus colnnianx, ils en desiroient voir revivre les
ment le retour des intrigues de attendoient leurs
au moins paisiblesans y prendre part, et sans même assemblées se douter coloniales,
qu'ellesfaisoient
parvenir.
des ressorts
portion des colons agirpouryn blancs àlap
Dnnmutcumparercmns
gui a préféré la conservation partiedel de
la noblesse de France,
gration.
ses biens à l'absurde émi:
habitués Il faut aussi distinguer des colons
depuis long-temps en
coupables ceux
et
liquide ne devoient rien France, avoient leur qui,
ayant des possessions dans la au commerce; ; ceux encore fortune qui,
et n'étoient pas destinés à Colonie, n'yavoient jamais été,
sur la couleur leur étoit tout-à-fait ya aller;par conséquent le
Il ne faut pas non plus
indiférent.
préjugé
et émigrés, ceux qui, dans confondre les avecles colons
dans les Colonies, les ont
premiers momens de coupables trouble
isles danoiseser suédoises, quittées pour se réfagier dans les
dent sans intrigues
même en France 7 et quiy aitenpour y retourner et s'y que l'ordre soit rétabli dans la Colonie
soumettre aux loix.
A 2
le
Il ne faut pas non plus
indiférent.
préjugé
et émigrés, ceux qui, dans confondre les avecles colons
dans les Colonies, les ont
premiers momens de coupables trouble
isles danoiseser suédoises, quittées pour se réfagier dans les
dent sans intrigues
même en France 7 et quiy aitenpour y retourner et s'y que l'ordre soit rétabli dans la Colonie
soumettre aux loix.
A 2 --- Page 8 ---
JI faut encore distinguer des coupables quelques colons
réfugiés aux Eiats Unis d'Amérique, qui sy sont tenus
paisibiement, etqui n'ont pas partagé les intrigues de ceux
qui n'ont cessé de calomnier tous les agens et les envoyésde
la répablique française dans cette partie', 3 en les désignant
tous commne des ennemis de la France, des agens de Pitt,
des Girondins, et enfin par les mille et une calomnies répandues contre eux; le iout, parce qu'ils ne partageoient
pas les princines des colons réfugiés, qui s'étoient joints
aux émigrds Talon, Noailles L t Gauyin, celui-la même qui
offaça les IX1 otu la nation et la loidu licu des séances del'àssemblée coloriale (1).
Il faut enlin distinguer des grands coupables cette foule
d'Européens habitant les villes des Colonics qui, entrainées
et égarées par les meneurs , étoient sars cessé en nouvement, CE en SCIS contraire de la loi, par lesi intrigues multipliées de qnelqucs membres de l'assemblée coloniale. La
majeurapaitier ieceslncommoshabt tantles villes,n'xyant) pour
toute propridts qael'espérance de faire fortune, pouvoient
fnciloment etrc égarés, sur-tout lorsqu'on leur présentoit le
nouveau systéme colonial comme devant leur ravir toutes
leuis espére rances de frtune; et, il faut en convenir, c'est
gardapar-ilecorigre tions queles mencurs sont parvenus à
egarerces homues et à leur faire beauconp de mal, sans que
leur inrérêc pàs y rien gagner.
Les colons coupables sont ceux qui ont vonlu l'indépendance des Colenies, et quioat tout entrepris et sacrifié pour
y parvenir; ce sont ceux encore qni se sont montrés dans
tous les tempsJes ennemis de la liberté et de l'égalité, et
ont tout hasardo pour roponsser les décrets nationaux det
les déclarvicut la promière propriété de Thomme. (2) Éh
bien ! ces inuspendans. . ces ennemis de la liberté et del'égaliti, ces periuebateurs de tout ordre, Ces provocateurs
de tous les malhcurs de la Colonie, étoient tous membres
OuL promeurs des assemblées coloniales. Ce sont CeS assemblées qui ont oocasionne tous les désastres de la 'Colonie,
(r) Verttnoerintadier, membre de cette assemblée, page
15 de son discotrghitorijne,
(:) irailey Pan des membres de Tassemblée coloniale, commençoit déjà a travailler les ateliers des noirs deia province du nord, au
mois de décembre 1790. Le décret de l'assenblée nationale qui cassoit
Pasenihlee de Saint. i' avoit exciésa! bile; il disoit dans une assemblée de comsune, 114
Ioit mettreafeu et 2 sang Z. Colcnie, pluzétque d'endenter! ics
ie L:. #r ce Extrait du Monileur colonial,
du jeudi 30 décembre 1790, 10.58, dontj'ai cn main un exemplairc.
mois de décembre 1790. Le décret de l'assenblée nationale qui cassoit
Pasenihlee de Saint. i' avoit exciésa! bile; il disoit dans une assemblée de comsune, 114
Ioit mettreafeu et 2 sang Z. Colcnie, pluzétque d'endenter! ics
ie L:. #r ce Extrait du Monileur colonial,
du jeudi 30 décembre 1790, 10.58, dontj'ai cn main un exemplairc. --- Page 9 ---
155 5
par leurs actes arbitrairés 3 par leurs
et par leur opposition aux décrets des projets assemblées d'indépendance
avec qui elles vouloient rivaliser (1).
nationaless
A, la tête des meneurs de ces assemblées coloniales,
voyoit d'abord des horimes qu'on
, on y.
mais perdus de dettes, dont ils croyoient appeloit grands planteurs,
en se rendant indépendans de la
pouvoir s' acquitter
à une puissance
France, ou en se dounant
ceux-là, on
étrangère, en cas de non-réussite.
voyoit une Suledintrigans, de
Après
dustrie, , passés daus les Colonies
chevaliers d'inde T'honneur et de
de pour y faire, aux dépens
qui venoient énsuite T'humanité, se fondre à Paris ces fortnnes colossales,
et dépravé. Ceux-là, comme on doit par un luxe insolent
gretter un ordre de chose sur lequel penser, ils , devoient resi flattenses espérances. Quelques gens de avoient chicane fondé de
ensuite, qui fondoient aussi leurs
venoient
les rapines qu'exerçoit ordinairement espérances de fortune sur
dans les Colonies. Ceux-là
cette classe d'hommes
les autres par leur esprit de sur-tout, plus madrés que tous
procédures écrites, étoient les chicane coriphées et des par l'habitude des
loniales, dontune grande partiedes
assemblécsrcoet n'avoient d'autres notions
membres celles
étoient illétrés,
par la plus mauvaise ou la plus que inédiocre qu'on peut acquérir
Ces
éducation
coriphées, 3 intrigans par besoin, se
(2).
tout, vouloient être tout, écrivoient sur. poussoient parentendre ; ils étoient, à l'égard de leurs autres tout, sans y rien
comme des Sganarelle parlant latin, et
collagues,
devant des Géronte, des nourrices et des raisonnant médecine
Parmi ces savans chicaniers, ony voyoit pères nourriciers.
Brulley , les l'archevèque Thibaud, les Admer lesPage, les
qui, parce qu'ils barbonilloient beaucoup de Miller, etc.
croyoient faits poyr occuper les premières
papiers, et
se
régulateurs du gouvernement colonial libre places être les
gails vouloient fonder sur les bases de
et indépendant
odieuz,
Lesclavage le plus
Ils sont coupables les colons qui, les
l'avoue Page) ont soulevé les noirs esclaves premiers, ( comme
l'assemblée constituante, et
à
pour effrayer
du 15: mai 1791, en faveur des l'obliger hommes rapporter libres de son décret
couleur (3).
pentlance (1) Voyez des les Preuves complettes et matérielles aes
colons, parJ. Raymond.
projets d'indés
selil déclara L'assemblée que les constituante Colonies fut si convaincue de cette vérité,
confier aucune partie de leur! n'étoientpas assez cclairées pourleur
cet objet.
législation, s et qu'il falloit les aider suz
1gs (3) eff-is Voyez de Za une révolution, brochure de Page, intitulée : Essais sur les causes cà
pages I6 et IZs
A 5
rielles aes
colons, parJ. Raymond.
projets d'indés
selil déclara L'assemblée que les constituante Colonies fut si convaincue de cette vérité,
confier aucune partie de leur! n'étoientpas assez cclairées pourleur
cet objet.
législation, s et qu'il falloit les aider suz
1gs (3) eff-is Voyez de Za une révolution, brochure de Page, intitulée : Essais sur les causes cà
pages I6 et IZs
A 5 --- Page 10 ---
t6j
Ils sont coupables les membres de l'assemblée coloniale
quifirent effacer du lieu de Jeurs séances les mots LA NATION
ETLA LOI, ainsi queceux deleurs collèguesquilesouffrirent. Ils sont coupables ceux qui appeioient les Anglais dans
la Colonie, sous le prétexte de réprimer la révolte des
noirs, qu'ils avoient eux- mêmes insurgés, Ils sont coupables cenx qui portoient les couleurs ennemies at
sein de l'essemhlée coloniale , etles autres mnembres qui
T'ont souffert. ils sont coupables ceux qai Llasphémoient
l'assembiée nationale 9 età qui elle paroissoit plus dangereuse que cent mille révoltés, la torche et le poignard
2t la main. Ils sont coupables ceux qui, dans les premiers instans de la révolte des noir: 1 assassinoient dans
lis TCS du Cap des hommes de couleur paisibles. Ils sont
coupables ceux qui ont élé témoins- de ces faits, et n'en ont
pas fnitpanir los anteurs (2)
fls sont de grands coupables les colons qui ont osé avouer
à Tancien comité de gouvernement, qu'ils auroient enccménes appels les dnglais d venir S 'emparer de la Colonie,
avoieut élé (5). lss sont grands coupaples les colons
ont fourni à
te
T'ancien comitédeg gonvernement des notes qui écrites et signées
de leurs mains, dans lesquelles ils demandoient d'être autorisés à corrompre, égorger ou empoisonner tous ceux qui
pourroient s'ojposer aux projets qu'ils proposoient. Ilssont
degranlscoijailes les colonso qui onl enla réméraire audace
de soutenir ces maximes atroces devant la commission des
Colonies, avec une tclle fureur, qu'ils se sont faits rappeler
mille fois à l'ordre et ôler la parole. (4)
Ils sont de grands coupables les colons, membres de l'assembiée coloniale, mis par décret à la suite de l'assemblée
constituante, quialloittrès-souventvisitera Paris'sire Elliot,
ambassadeur d'Angleterre, pour le soiliciter d'engager son
maitre de se joindre à l'Espagne pour déterminer la France
à accorder la liberté du commerce des Colonies avec toutes
les nations. (5)
de (:) Voyez Paveu que fait Page (membre de Passemblée
tous ces faits ct de beaucoup d'autres, dans son discours coloniale) histozique, etc.
'assemblée
constituante, quialloittrès-souventvisitera Paris'sire Elliot,
ambassadeur d'Angleterre, pour le soiliciter d'engager son
maitre de se joindre à l'Espagne pour déterminer la France
à accorder la liberté du commerce des Colonies avec toutes
les nations. (5)
de (:) Voyez Paveu que fait Page (membre de Passemblée
tous ces faits ct de beaucoup d'autres, dans son discours coloniale) histozique, etc. pag. 1T 16 e217. (3) Yoyez les débats à la conimission des Colonics, tome
150,0 cC fait est consigné. IV,page
(4) Voyez les débats devant la commission des Colonies. paye 132 et suivantes. Vous y verrez que c'esi Page qui a tomeVs fourni et
tc: signd maximes ls nota en question 2 et que son compère Brulley ea défendoit
(1)Lesmembcerd de_cette assemblée coloniale sont Valentin de Culiou
--- Page 11 ---
(7 )
Ils sont bien coupables les colons qui, pour cacher leurs
projets perlides, ont calomnié, accusé et conduit à
fand VOS collègues, gu'ils appeloient girondinset l'échalistes, parce que c'étoit alors les mots magiques avec fédéra- lesguels On conduisoit les républicains à la mort, Ils sont coupables belles les colons qui répandent encore aujourd'hui des licontre des représentans du peuple qu'ils
comme buveurs de sang ct terroristes;
désignent aient
été les premières victimes du systême de quoiqu'ils la terreur. Ils
sont coupables les colons qui poursuivent encore avec
ncharnement la mémoire de vos coliègues
ont conduit à l'échafaud, et qui nenacent de leur qu'ils foudre les amis
de leurs ma'heureuses victimes. Ils sont coupables les colons
cessé de
tous les délégués de la nation, quin'ont tant civils
calomnier
sans en excepter un seul de ceux qui ont
mnilitaires,
les
Terdlrien
Colonies depuis les
envoyés dans
- Iis sont bien
premiers jours de la révolution. (1)
coupables ces colons qui,,enhardis
l'impunité , calomnient e onvertement' les trois assemblées par
nationales et leurs différens comités, ainsi
tous . membres distingués des trois assemblées. (2) que On les voit les
ces hommes à qui rien ne coûte pour perdre ceux
opposés à leurs principes colonianx, prendre les qui sont
les signes et le langage des differens partis,
couleurs,
sés qu'ils aient été. On les voit qualifier le méme.homme quelqu'oppotour-à-tour, de royaliste, de terroriste. de fédéraliste, de
girordin, de robespierriste, dejacobin, etc, etc. Telle
est leur tactique abominable. Si vous me demandez Brésentementquels sont ces hommes
audacieux, et en quel nombre ils sont, je vous
qu'ils sont tout au plus une douzaine, à la tête répondrai
sont Page, Brulley, l'archevéqne. Thibablt, Thomas desquels
let. (3)-Mais ils ont sans doute des moyens et des Mil- taSonthonax, et Thomas Millet, ce'dernier - Pun des accusateurs de Polverel et
séance du 13 Voyez thermidor, l'aveu à gn'il la fait.
ementquels sont ces hommes
audacieux, et en quel nombre ils sont, je vous
qu'ils sont tout au plus une douzaine, à la tête répondrai
sont Page, Brulley, l'archevéqne. Thibablt, Thomas desquels
let. (3)-Mais ils ont sans doute des moyens et des Mil- taSonthonax, et Thomas Millet, ce'dernier - Pun des accusateurs de Polverel et
séance du 13 Voyez thermidor, l'aveu à gn'il la fait. de ses visites à sir Elljot, dans la
- (:) En effet, vous pouvez commission des Colonies. écrit et imprimé Page ct Brulley, remarquer, n'ont. en lisant tout ce qu'oht
fonctionnaire public, ni aticin
de la pas épargné de tous un seul
qui ont été envoyés
nation,
ceux
TAder
nir, ou que la France dans-les est bien Colonies. D'apràs ces faits, il faut convePage et Bralley sont bien méchans. pauvre en bons citoyens, ou que
(-) Voyez Pune des dernières productions de
Essai sur les causes et les effets de la révolution.
ulley, remarquer, n'ont. en lisant tout ce qu'oht
fonctionnaire public, ni aticin
de la pas épargné de tous un seul
qui ont été envoyés
nation,
ceux
TAder
nir, ou que la France dans-les est bien Colonies. D'apràs ces faits, il faut convePage et Bralley sont bien méchans. pauvre en bons citoyens, ou que
(-) Voyez Pune des dernières productions de
Essai sur les causes et les effets de la révolution. Page , intitulée $)
:0] Voyez les débats devant'la commission des
gerrez les noms de ceux pxi ontjoué des rôles secondaires. Colonies; vous a
A 4 --- Page 12 ---
(8)
Iens. Pour en juger, parcourez, sivous en avez le courage,
leurs volunineuses productions. s où je puise pour vous
les faire connoitre et les peindre d'après cux-miémes; vous
n'y trouverez que calomnies les plus absurdes et les plus
dégottantes, entremélées des mensonges les
grossiers;
vous n'y trouverez enfin qu'un rabachage ALLF de leurs
projets d'indépendance 3 que des iddes exigues, qu'ils re+
produisent toujours sous la même face, ct qu'ils s'empruntent tonr-à-tour pour s'en faire honneur : semblables à ces
bateleurs, modestes dans leurs équipages, qui se revêtent
alternativement du mênie habit.
Vous n'y trouverez enfin que contradi.tion, divagation,
incohéren.e, , maximes errenées et odieuses, aucune idée
saine d'an gouvernement libre, ni de philosophie, encore
moins de morale; en un mot c'est un vrai galimathias.
Cependant COS hommss ont l'orgueil de se croire de savans politiques, parcequ'ils ontlaissé tomberde Ieurs plumes
trois ou quatre brochures de quelque centaine de pages, 9
tels, par exemple,
leur Daveluppemens des causes des
troubles eides Pealuret des Colonies : puis. Discours historique sur les causes et les désastres de la pertiefrangaise de Sains-Domingne : enlin, Essai sur les causes et
Zes effets de lu révolution. Dans ce dernier ouvrage, ils ne
s'y donnent pas mnoins que comme les seuls législateurs ca-,
pables et comme les politiques les plus profonds, pnisqu'ils
assureut avoir pénétré tous les secrets du fumeuz ministre
anglais. (1)
Cest véritablement une chose curieuse que cette dernière brochure; elle contient des faits si incohérens au sujet qu'on y a voulu traiter; des principes et des faits si
Tosés les uns aux autres ; des conséquences si mal
oppour conclure et" être d'accord avec lui même, tirées,
été
"anase
(Page)a obligé-d'accuser le gouvernement français, les
trois assemblées nationales et la France entière, , de s'être
coalisés avecPitt pour Iui livrer lesColonies; afin
ne
fussent pasi indépendantes, comme il le désiroit. qu'elles
Si vous suivez ces colons dans leurs autres
vous les voyez se congratuler et peindre modestement productions, lun
d'eux (Page) en Hercule qui frappe de sa inassue le
Louvet, ainsi que toute sa clique girondine ; vous les pigmée voyez
(:) Les colons, auteurs de ces ouvrages 7 doivent avoir bien de
Pobligat inconnus on à l'auteur de cijer leurs onvrages 2 carsans lui ils seroient
Note de pour Péditeur, jamais.
elles
Si vous suivez ces colons dans leurs autres
vous les voyez se congratuler et peindre modestement productions, lun
d'eux (Page) en Hercule qui frappe de sa inassue le
Louvet, ainsi que toute sa clique girondine ; vous les pigmée voyez
(:) Les colons, auteurs de ces ouvrages 7 doivent avoir bien de
Pobligat inconnus on à l'auteur de cijer leurs onvrages 2 carsans lui ils seroient
Note de pour Péditeur, jamais. --- Page 13 ---
(9)
êncore se donner comme les patriores les plus purs, comme
les amis les plus'sincères de la France et de la
comme les hommes enfin les plus htmains, les révolation, plus probes
etles plus moraux.
Ces mêmes meneurs' ont une tactique qui
qu'à enx seuls; c'est d'accuser et de calomnier n'appartient les hommes
probes qui dévoilent les projets perfides qu'ils ont
et exécatent eux-mêmes
conçus
Par exemple, lorsqu'ils entreprenoient onvertement de
rendre les Colonies indépendantes, comme vous T'avrz vu
dansmesy preuves compleitus, ils enaccnsoinntvos collègues,
qu'ils appeloient girondins et ferléralistes. Et lorsqse ne
pouvant réussir à ce projet, ils livroient
des
ties du territoire des
auxAnglais parexposoient
Colonies, ils en accusoient cenx qhi
nemis
journellement leur vie pour en reponsser les enqu'ils y avoient enx-mêmes appelés. Au meme instant
qu'ils remettoient ici àl'ancien comité de gouvernement des
notes secrettes, dlanslesquellesilse
Lassassinat et
hcweriedhnlermneim ils
gués de la
fempotionnerent $ accusoient les del6république et le peuple de
défendoit ses droits et ceux de la république, Saint-Domingue de se laisser qui
corrompre par les ennemis de Hétat, d'être des assassins et
d'emmpoisonner les troupes françnises quiavoient été
main-forte à T'exécution des décrets. (1)
préter
Vers le mois d'acit 1793, Page et
mé le projet de se faire payer par la Brulley nation de avoient forcombien de millions, pour les fournitures. honoraires je ne sais
dépenses deleurs assemblées coloniales ; ils ngissoient beau- et
Votre coup pour cela auprèsd des comités del Marine et des Colonies.
collègne Dornier, membrealors du comité des
ces, se rendit à ces comités pour discuter cette
finanPage et Brulley en fureut débontés. Eh bien! demande,et quinze
avantils avoient fabriqué unl libelle diffamatoire
jours
en falsifiant une de mes lettres, et dans lequel libelle contre ils mnoi, dileur, soient que j'avois tiré des millions de mes frères de conpour les partager avec Pétion, Grégoire,
Clavière et la Gironde. Il n'est pas inutile d'observeri Brissot, ici
jeneme trouvaiau comité deMarine et des Colonies, à cette* que
époque, à ces comités que parce d'être que j'avois (par une pétition ) demandé
et
entendu contradictoirement avec
millions Brulley, pour les convaincre de, calomnie sur le fait Page des
prétendus donnés à la Gironde.
(t) Voyez les débats devant la
rentes diatrihes de
commiss'on des Colonies et lcs difféy
Page 3 Brulley et consorts.
iau comité deMarine et des Colonies, à cette* que
époque, à ces comités que parce d'être que j'avois (par une pétition ) demandé
et
entendu contradictoirement avec
millions Brulley, pour les convaincre de, calomnie sur le fait Page des
prétendus donnés à la Gironde.
(t) Voyez les débats devant la
rentes diatrihes de
commiss'on des Colonies et lcs difféy
Page 3 Brulley et consorts. --- Page 14 ---
t1o)
En effet, deux arrêtés de ces comités, en date des 11 et
s3septombre 1795, prouvent sur ce point comme biend'autres,
Page et Bruliey sont des faussaircs et des calom-
(1 )
Aaite
II n'est pas inutile, pour faire connottre la part que Page
etl Brulleyont eu à la mort de voscollagues, de Faire observer
le rapprochement de la date de la discussion que j'ai eu avee
enx surl'accusation des millions par: moi donnés àla Gironde,
etde celle de Inuractedf'accnsation. Cette discussion se termine, comme vous venezdelevoir,lesSseptembre 1793. Page et
Brulley y sont convaincusdetredesfausairres. Ehbien! tle: 27
damême mois i-fuihachndsfatlope,e et le5 octobre suivant,Tacto d'accusation de vosvingt-deux collagues estlu àl la
tribunede la convention : l'onyentend de la bouche du rapporteur. Amar, CES paroles : On trouvera dans la correspondance de Raymond, les preuves de la corruption de Brissot;
Raymond pressuroit les hommes de coulenr pour)
gerleur subistance avec Brissot, Pétion, Guadet, PRe
sonnè, Vergniaux. Ils étoient législateurs, et leurs opinions sur les Colonies étoient 1L72 objet de trafic. (2)
: (1)Voici le dernier arrêté des comites à ce sujet :
Lecture faite, tant de cettelettre (:)que de diverses autres
zelatives aux réclamations et àla défense des hommes de couleur pièces s le
comié a ctéunaninementet de plus en plus convaincu , quelescommissaires de Seint-Domingue ont présenté dans l'écrit dont
tion C2) DIS PASSAGFST TRONQUESDR CETTE LETTRE, DFS RAPPROCHE- ilest quesTASIS DE PERASFS ISOLÉES DE CELLES QUIFIXENT LE
AT MÉMEDES OMNISSIONSOV RES CHANGEMENS DF MOFS, VÉRITATIESINS, QUE CARACTERISENT D'UXE SANTERETUE-DIFFÉRENTE DE LA VÉRITARLE, , LES
SENTIMENS, LESAYISOULES EXORTATIONS QJE LE CITOYEN RAYNOND
COXMUNIQUE OU DONNEAS SES CONCITOYENS. Au surplus, les çomités
considérant que l'exposition de son opinion sur la condaite et ler
ecrits du citoyen Kaymond, cst le seul moyen .de justification
guuisse lai accorder , 2 arretd de l'antoriser à relifer copie colationnée qu'il
des. divers procès-verbaus relatifs à la présente discussion n..
séptembre l'an 2. Signé MAREC, V. P. BorSSIRR, secrétaire. (;)Le'as
(:) Lorsque de ma prison, il'Abbaye, j'eus connoissance de ce
sapport, je m'empressai de faire imprimer et distribuer à la convention toute ma correspondance, afin de Péclairer et de démentir les
calomnies avancées dnns le rzpport d'Amar. Eh bien ! le lendemain
dela distribntion ,jefus conduitala Conciergerie et traduit au tribunal
seschtionnsitepettys étre jugé. Quine voit dans cette mesure la main
des colons, sur-tout quand on saura
l'un d'eux, l'archevèque
Thibault, devenant le commiszionnaire 2:5 Page et Brulley 9 alloit tous
lesjours àla Conciergerie voir le sanguinaire Fouguier-Tainville pour
()Cette lettre étoit celle que Pagc et Brallcy avoient altéréc.
sagédes (lihelle milions de avec Pageer la Giroide. Brolley > dans lequel ils faisoient entendre que jravois par
(3) Ccci prouve qu'ily a cu plusicurs discussions sur cct objet.
Thibault, devenant le commiszionnaire 2:5 Page et Brulley 9 alloit tous
lesjours àla Conciergerie voir le sanguinaire Fouguier-Tainville pour
()Cette lettre étoit celle que Pagc et Brallcy avoient altéréc.
sagédes (lihelle milions de avec Pageer la Giroide. Brolley > dans lequel ils faisoient entendre que jravois par
(3) Ccci prouve qu'ily a cu plusicurs discussions sur cct objet. --- Page 15 ---
(11 j
Qni ne voit, par le rapprochement des dates et des faits
je viens de citer, que c'est Page et
EE au rapporteur Amar les mêmes calomnies Brulley qui ont
avoient consignées dans le libelle sur lequel ils avoient gu'ils été
reconnus faussaires et calomniateurs, , par l'arrété des
tés de Marine et des Colonies que vous venez de lire comi P
pouvoit rester quelque doute sur cette assertion,
S'il
que la pièce sur laquelle Page et Brulley ont. j'ajouterois
leurs caloninies, 3 étéimprimée etapporiée fabriqué toutes
parcesdeuxhommes Cette pièce existeencorcàla. dest-Domingue
des Colonies, et vous pouvez vérifier le fait commission
Page et Brulley ont osé nier , dans
j'avance. de leurs
écrits, qu'ils avoient discuté
nRSIt
contradict.iremeut
sur l'objet de la justification de ma lettre, et avec moi
que je viens de citer étoit iilusoire. Eh bien ! que l'arrêté
sentant, voyez sur ce fait VOS collègues Marec, citoyenrepréMarade, Dornier, et tous les autres membres des Boissier. comités
ont pris l'arrêté; ; ils vous diront si j'ai altéré la
ce
vous venez
vérité
3et
que
de lire.
Il est si familier à Page et Brulley de falsilier les
des autres, pour s'en faire ce qu'ils appollent ensuite écrits des
preuves matériciles, qu'ils viennent tout récenunent
encore pris sur le fair, en essayant une de ces
d'êure.
celle d'avoir falsifié une proclamation de Polverel espiégleriesy et Sonthonax. Cest ce que ce dernier leur a prouvé pièce en
en présence de la commission des Colonies (1). Mais main,
lc comble de l'andace de ces colons ; c'est
voici
moment où le secrétaire de la commission des que jusqu'au
eu confronté la proclamation falsifiée
Colonies ait
colons, avec l'original écrit suriles registres que présentoient des ci-devant les
commissaires civils, Brulley et consorts soutenoient avec
front étonnant, que c'étoit Sonthonax lui-méme
un
falsifié celle qu'il avoit fait imprimer à
qui avois
pour pouvoir se disculper.
Sniat-Domingues
Voila, citoyen représentant, les colons
j'avois à vous faire connoitre. Ce sont eux coupables que
abreuvé du sang de vOs collègues, n'en sont qui, après s'être
pas rassasiés A
mineuses presser mon calomnies jugement, contre et moi quilui ? Ces fournissoit mémoires en même temps de voluétre a la commission des Colonies ; elles ont dit sîrement de ca'omnies étre doivent
avec les papiers qui concernoient mon affaire all tribunal remises
zionnaire.
révolus
(I), Voyez la séance des débats devantla commission des
#ans les premiers jours de Thermidor.
Colonies 4
ues, n'en sont qui, après s'être
pas rassasiés A
mineuses presser mon calomnies jugement, contre et moi quilui ? Ces fournissoit mémoires en même temps de voluétre a la commission des Colonies ; elles ont dit sîrement de ca'omnies étre doivent
avec les papiers qui concernoient mon affaire all tribunal remises
zionnaire.
révolus
(I), Voyez la séance des débats devantla commission des
#ans les premiers jours de Thermidor.
Colonies 4 --- Page 16 ---
(12)
les voit encore, com.fe dos furies; agiter leur
pektom sanglante sur la tête de ceux qui ont pu échappera
leur rage sanguinaire.
Dans les dernières. produétion: de: colons que je viens de
vous désigner, iis reproduisent encore Jeurs anciennes calomnies sur les prétendas maillions dounés par moi à la Gironde. Je n'opposerai à ces caiomnies que les arrêtés des
comités de Marine et des Colonies, cités page 10 dela présenie ; mna lettre criginale qu'ils ont tronquée, altérée. etc.
déposée à la comniission des Colonies ; enfin le décret
de la convertion nationale, précédé du rapport de la commissi 1l des Colonies, au nom de ladite comniission, des
comités de salur public, de législation et de la marine
réunis. (1)
Voilà ce quejapnelie des preuves matérielles, que je
délie mes ennemis d'aitémuer. Jo sais bien que ces mêuies
colons, pour y parvenir, en sontréduits à calomnier tout
à la foisler rapporteur Garan- Coulon, toute la commission
des Colonies, les trois conités de salat public, de législarion
et de marine, même la convention hationalo; mais à tout
cela il n'ya aucune réfioxion àfuire, sinon celle-ci, qu'un
animal aitaqué de la' rage mord par-tout.
Salut et fraternité.
J. R A I M O N D.
(r) Licez ce rapport, depuis la page 27 jusqu'a la s;mc, et vous
zurez une ite des hommes que je vout derigner.
la commission
des Colonies, les trois conités de salat public, de législarion
et de marine, même la convention hationalo; mais à tout
cela il n'ya aucune réfioxion àfuire, sinon celle-ci, qu'un
animal aitaqué de la' rage mord par-tout.
Salut et fraternité.
J. R A I M O N D.
(r) Licez ce rapport, depuis la page 27 jusqu'a la s;mc, et vous
zurez une ite des hommes que je vout derigner. --- Page 17 ---
Le ffin
y
- dollsay
32)
(17)
7 ifallus nzous préter dans cette circonstance pour dis-
>> poser favorabiement tous lés esprits, pour réussir en un
$ mot à obtenir un succèsque nulle question encoren'avoit
> obtenu jusqu'ace jour; obn-a-direlomanimind, à sept voix
a) près, en Faveur di Fameux décret du 8 mars 1790, dont
> nous avions suggéré presque tous les articles at
> comité colonial. ( 1 )
c Cette victoire, douce récompense de notre prévoyante
5. politique, devint. pour nous un encouragernent a
>> sister dans les' mêmes mesures, jusqu'à ce que
Hanter
>) tion du décret du 8 mars fut décrétée.
Ceci démontre bien évidenunent que le décret du 8 mars,
furent l'ouvrage des Coet les'instructions qui lé suivirent,
lons. Ainsi, le louche quelarticle IV laissea ayart étéla cause
des troubles de S.-Douingue, il est bién évident que ce sont
ces mêmes colons quien Furent les auteurs.
d Le roi ( continuent l députés colons ) sanctionna
> à"la mi-avril, et à compterde ce moment qui assurnit l'ac-
>> coimplissement de vOS vues, puisqu'illaissait àla Colonie
5) la'liberté de faire elle-méme sa constitution, 9 etc, Il est
bien évident que cette facultéles menoitalindépendancs;
commc' je l'ai prouvé plus haut, et que c'étoit à quoi
visoient déjà les colons ? car unc grande partie vouloit
que la Colonie n'eut que des envoyés anprès de l'assembléc constituante, au lieu de députés ; mais Gouy-d'Arcy et
ses commettans faisoient sentir dans leurs lettrès, que des
députés étoient plus propres pour obtenir tont en trompant
Tassémbléc nationale, et il ajoute:
<. Cestainsiquilsont, dès le 4 août,paréle coup affreux
la plilosophie exagérée fut sur le point de porter
> ft à nation et au propriétés coloniales; ; c'est ainsi
> qu'en résistant aux tentatives répétées des muldtres,
> ils ont réussi à les exclure de' 0e l'ussemblée nationale,
e où un parti puissant vouloit les faire adm:ttre; c'est ainsi
> que nous avons eu une majcrité pour le décret du 8
s mars, bien utile pour la Colonie, puisqu'elle éloigne à
M jamais la question de l'afiranchissement des esclaves;
> celle de l'abolition de la traite, et qu'elle assure le bonheur :
> de cette précieuse contrée, en Jui reconnoissant le droit
>> de faire elle-même sa constitution ET DE LA PRESENTER 9:
> POUR LA FORME, A L'ASSEMBLÉE NATIONALE, QUI LA DÉCRÉ2 TERA, ET AU ROI, QUI LA SANCTIONNERA. Eut-on jamais oba tenu de semblables succès avec des envoyés, des ambas3) sadeurs, ect?
[*] Cet aveu cst asscZ précieux,
a
r
, et qu'elle assure le bonheur :
> de cette précieuse contrée, en Jui reconnoissant le droit
>> de faire elle-même sa constitution ET DE LA PRESENTER 9:
> POUR LA FORME, A L'ASSEMBLÉE NATIONALE, QUI LA DÉCRÉ2 TERA, ET AU ROI, QUI LA SANCTIONNERA. Eut-on jamais oba tenu de semblables succès avec des envoyés, des ambas3) sadeurs, ect?
[*] Cet aveu cst asscZ précieux,
a
r --- Page 18 ---
ta85,
Quel est celui'qui n'appercevra pas dans tous ces moyens
astucic cux Lesprit d'indépendance des colons, et, Jeur espérance de la faire décréter par l'assomblée
à forcededitours et d'astuce.? Etqu'on consièr: nationale combien 2
ces moyens coincident avec tout,ce que vous avez lides
ouvrages de Page et Brulley, que j'ai transcrits plus haut. Jusgu'à ce moment j'ai été obligé de pare courir diterens
ouvrages des colons, pour y tronver. leur esprit d'indé
pendance et lears projets liberticicles. mais arrivé à celui
que je vais citer; les preuves s'accumulent tellement, que
cet ouvrage s signé Page ct Brulley semble n'éire produit
que pour résumer tous les projsts d'indépenidancs que les
colons ont conçu, jusqu'à ce jour:aussi n'aurai-je besoin
que de transcrire pour tout prouver. Extrait dcs reflexions sur les Colonies, par Page, commissaire de S.-Domingue. page 1;
a Les contrées que la France Pppelle ses Colonies n'ont
i pas été conquises, elles n'ont pas été achetées ; elles
> ne peuvent être la propriété de la France. < Si les Colonies ne sont pas la propricté de la
p elles SORE donc libres d'émettre leur aoeu SUR Frince, LES RAPn PORTS QUI DOIVENT LES UNIR AVEC LA FRANCE. ( 1,)
< Si les aristociates de la Gironde ne voulient
s mer les Colonies i si les hommes à grands principes oppri- n'é-
> toient asservis ou trompés par cette tourbe
convention
liberticide,
s la
déclareroit,
* QUE BES COLONS ONT COMME TOUS LES AUTES PEUPLES, LE
2 LIBRE EXERCICE DE LA souvsnanmé,Qu'its PEUVENT SE
a) DONNER TELLE FORME DE GOUVERNEMENT QUI LEUR, SERA
s CONVENARLE. (2.)
Jusqu'iciles colonsn'avoient moniréquelabiont. de
mais pour le coup ils la montrent toute entière. l'oreille;
<c Que la convention de chacune des Colonics émettra
> son-voeu sur la nature du gouvernement, applicable au
D pays qu'elle représente. ( 8 )
C'èst bien lit le vrai fédéràalisme 3 ( que son voeu sera
soumis à la délibération etapprobation de tous les
D réunis en assemblée primaire. citoyens
< Que toutes les difficultés qui pourront s'élever sur la
e représentation des paroisses seront jugées PAR LA CONVENTION DE A COLONIE ELLE-MÈME. (I) Page 1 dudit ouvrage,
( 2 Page 3. 3 Page a-etg:
--- Page 19 ---
t195
7 a Que les dettes publiqnes ou prive ées
ou leurs habitans auroient
que les Colonies
2) bligue, ou avec les'
pu contractérvee la répu9> remboursées dans les délais citoyens Frangnis, (1) ) seront
> diront à la Fraxce
convenus.
ION DE A COLONIE ELLE-MÈME. (I) Page 1 dudit ouvrage,
( 2 Page 3. 3 Page a-etg:
--- Page 19 ---
t195
7 a Que les dettes publiqnes ou prive ées
ou leurs habitans auroient
que les Colonies
2) bligue, ou avec les'
pu contractérvee la répu9> remboursées dans les délais citoyens Frangnis, (1) ) seront
> diront à la Fraxce
convenus. Alors les Colonies
> GIME INTÉRIEUR
: <, NOUS ORGANISE RONS NOTKE RÉ-
>> wous 172 pacte d'union, EXLBSIVENENTà vous; nous ferons aVeo
> voUs Y TROUVEREZ LE DÉCONNAGEMENT d'umitié et de commerce , ET
>> TECTION QUE VOUS POURPI EZ NOUS ACCORDER des frais de PROTout ceci, je crois, n'a pas besoin d'êire (2)
fait assez entendre; encore un mot
commenté et se
lumières. Dans une note de cet pour jetter quelques
ce qni suit :
ouvrage , ou y trouve
C Paul Nérac, député à l'assemblée
3s le pays bordelais, disoit
constituante par
a Colonies
qu'il-ne Falloit considérer les
> sours que comme des fermes. Ses dignes succesmarchient sur ses
D tueux Brissot
erremens ; et Briss.t, le torD la France, onblie asservissant les
les C.louies au despotisme de
Quelle lumière
principes qa'il avait établi. ( 3 )
asservir les
jaillit de cet avea! Mais si Brissot vouloit
les livrer à Pitt Colonies ; il; n'était à la France, il ne vouloit donc
comme vous
donc pas l'agent de
pas
dans:
Page et Brulley n'avez cessé de T'Angleterre,
vos
le répéter
Méme dénonciations 1 qui l'ont conduit à
reproche m'étoit fait par ces mêmes l'échaland. pendant voici comment ils
colons. Ceen mettant de côté toutes s'expriment les
sur mon comptes
>> la correspoudance de
calomnies : < C'est dans
> leur et les nègres libres Raymond que les hommes de cou-
> minelle qu'.ls ont
puisoient cette résistance crin
semblée
toujours portée aux arrêtés de
coloniale >,
l'asy
Mais si cés asseniblées coloniales,
étoient rébelles, j'ai donc rempli le comme devoir je l'ai prouvé,
toyen, en empé hant mes frères de seconder d'un bon ciliberticides.
respoudance de
calomnies : < C'est dans
> leur et les nègres libres Raymond que les hommes de cou-
> minelle qu'.ls ont
puisoient cette résistance crin
semblée
toujours portée aux arrêtés de
coloniale >,
l'asy
Mais si cés asseniblées coloniales,
étoient rébelles, j'ai donc rempli le comme devoir je l'ai prouvé,
toyen, en empé hant mes frères de seconder d'un bon ciliberticides. leurs projets
ce la Raymond France ne tendoit qu'à fixer l'oeil de ses frères sur
, exclusivement aux Colonies, (4 )
avec CI) les La citoyens différence que fait ici Page des habitans des Coloniea
dance. français > prouve son projet liberticide d'indépeas
5:) Pages 4 et S. C 33 Page +, note 2. tres 4.) de page 79 des développemens des causes des troubles et
Saint-Domingue p par Page et Brulley,
désae
B --- Page 20 ---
(20j
Si je fxois sans cesse l'ceil de mcs frères sur la Francej
voulois donc les y attacher pour toujours, ainsi que
: sol qu'ils habitoient.
Ilest bien évident que les hommes qui avoient des projets
opposés devoient me calomnier'; aussi n'y ont-ils
manqué. as
pas
J'ai montré â découvert l'esprit et les
d'indépendance quidirigeoientles assemblées euncty Jel l'ai prouvé
par leurs actes, par leur conduite et par tous les écrits des
membres qui les composoient. Tout celà a da vous convaincre de leur rcloignement et deleur opposition constante aux
décrets nationaux qui contrarioient ce qu'ils appelloient
Jeurs droits. J'ai suffisamment démontré que les malheurs
de Saint-Domingue provenoient de l'obstination de ces
assemblées à vouloir être un corps législatif, indépendant
de la représentation nationale. J'ai egalement prouvé
Page et Brulley, membres de ces assemnblées, professoient que
les mêmes principes, sous le masque trompeur du patriotisme, afin de trompor la représentation nationale. J'ai
fait aussi connoirre que l'intention de tous les colons grands
planteurs étoit de faire reconnoitre et déclarer les Colonies indépandantes 3 même par les assemblécs nationales.
Présentement je vais mettre sous vOS yeux les différens
moyens que les colons ont employés pour parvenir. à leur
but: ces moyens, je les trouve dans les cffets
la lettre des culons, dépotés à l'assemblée
qu'a produit
date du 12 août 1790. La, vous y. verrez constitnante, des en
craintes simulées sur de prétendus dangers, qu'après ils disoient à
leurs commettans qu'ils étoient forcés de se taire,
qu'on étoit ivre de liberté. (1) Une parcille expression, parce
en 1790, époque où nous cummencions à peine à secouer
nos fers, n'anhonce-t-elle pas l'horreur que devoient avoir
un jour pour notre constitution les hommes qui l'employoient alors?.Jugez, d'après cela, comtien
et
combien d'cntraves ces mêmes hommes ont d'oppositions di mettre
aux progrès de la liberté et de l'égalité, et combien, de
malheurs devoit produire la lutte qui a dà s'établir entre
ces hommes si éloignés de ces principcs , et ceux qui les
désiroient pour se soustraire aux persécutions
voient sous le plus insupportable des esclavages. qu'ils éprouc Nous craignons 1 discient les auteurs de cette lettre D
P Taifeanchissement de HOS esclaves ; le moment ne seroit
C1) Tout ccci est extrait de Ja lettre avonce par T'archevéque
Thibaud,atans les debats devant la commisslon des Cclouics.
entre
ces hommes si éloignés de ces principcs , et ceux qui les
désiroient pour se soustraire aux persécutions
voient sous le plus insupportable des esclavages. qu'ils éprouc Nous craignons 1 discient les auteurs de cette lettre D
P Taifeanchissement de HOS esclaves ; le moment ne seroit
C1) Tout ccci est extrait de Ja lettre avonce par T'archevéque
Thibaud,atans les debats devant la commisslon des Cclouics. --- Page 21 ---
(21)
5 pas favorable pour engager l'assemblée nationale à entrer
5 dans nos imesures pour nous girantir du dauger qui n us
>) menace; c'est àvous, messicurs, à voir le parti qu'ilenn-
< vient de prendre dans une circonstance aussi criti-.
>. (1) je l'aidit, c'étoit celui de former des assemderp parti,
blées. coloniales , qui,en effrayant les colons planteus sur
la perte de leurs propriétés pensantes, les menità. faire
scission avec la France, ou, tout au moins au pactedmnion
que partout ils ont proposés ct mis en avant , et dans
lequel auroit été statué leur drit d'organiser lour régime
intéricur; par conséquent, conserver et maintenir à
péiuité
des honmes de ces contrées.
VORI
étoit le l'esclavage projet des colons, comment a-t-on pu croire qu'ils
aient jamais voalu sincèrement obéir aux déciets dela nation PNe doit-on pas-étre convaincu, au contraire , que
T'opposition des colons devoit anigmenter en raison multiple des progrès que l'esprit de liberté et d'igalité fercit
parmi nous?En sorte que, si en
ils ont luué comme
quatre contre les principes d'alors, 2 ont di lutter comme
vingt en 1793 et 1794, (v. st.) oùt les principes de liberté
et d'égalité n'ont plus été entravés.
et tc Veillons ànotre streté : ( disent les colons dans cette
>> lettre) c'est ici qu'on a besoin de toute sa tête. Veillez,
> encore une fois 1 veillez, car l'assemblée est trop OCCI- is
>> pie de l'intérieur du royaume pour pouvoir les Américains songer
> nous. Nous avertissons de tous côtés
5) de voler à la défense de leur patrie. >>
Qui ne voit dans ce
de lignes et cette expression
de voler i la défense Det leur patrie, le conseil de profiter de l'émbarras de l'assemblée nationale) qui ne pouvoit s'occiper d'eux ) pour s'arranger, soit
organiser de
leur régime intérieur) soit pour se déclarer
EREREE
Ja "Fraxce, ainsi qu'ils l'ont fait par leur prétendu décret du
28 ' mai Sans 1790? doute(continuent les colons) la plupart vont s'emS barquer. 1l-y aura surement quelqu'un de nous qui les
suivront, en attendant que tous puissent se réanir>.
En eftct, l'archevéque Thibanlt est celui
se détache
aller. Il quitte T'assembiée nationale, a' il avoit été
pour admis y comme les autres députés colons 1 et va se faire
(1) Ceci annonce ce qu'ils ont dû faire et entreprendie, lost*
que.cee liberté a été proclaméc.
B 3
quer. 1l-y aura surement quelqu'un de nous qui les
suivront, en attendant que tous puissent se réanir>.
En eftct, l'archevéque Thibanlt est celui
se détache
aller. Il quitte T'assembiée nationale, a' il avoit été
pour admis y comme les autres députés colons 1 et va se faire
(1) Ceci annonce ce qu'ils ont dû faire et entreprendie, lost*
que.cee liberté a été proclaméc.
B 3 --- Page 22 ---
7225 5
nommer à l'assemblie coloniale, à celle - là même
avant aucun décret du co.ps C nstitnant pour son.mode qui, de
formation, ni aucunes mesures prépuratiires, se Frme et
décrète sa censtitution, dunt plusieurs articles décèlent l'indépendance qu'elle n'a cessé Je réclamer.
< Parmi les mesurrs que votre sagesse vous dirtera, observez bien les personnes et les choses : qu'on'arrête hs
gens suspects - qu'on saisisse les écrits oit le mot même da
>> liberté est prononcé. >>
Purr z-vous jama's croire que ceux qui ont proscrit jusquau nom de la liberté, aient pu et voulu y laisser introduire la linerté elle-même? Non, ils ne pourront plus nous
abuser Ces hommes dont l'orgueil et l'intérêt mal entendu
les forçoient à repousser un systême qu'ilsa appeloient le plus
désastreux, par cela seul qu'il étoit contraire à leurs vieilles
et cruelles habitudes : aussi prenoient-ils toutes les
tions pour éluigner d'eux tout ce qui pouvoit tendred précau- l'a
mélioration de la condition humaine.
c. Redouhlez la garde sur VUS habirations, dans
>
les villes
et dans les bourgs; ; partout uttachons les
de
S> leuriibres; méfiez-vous de ceux. quivont gens vous arriver COILd'Europes.
C'est dans ce peu de lignes qn'ost la clef des malheurs de
Saint-Domingue ; oui, ces seuls mots ont embrâsé la Colonie, sur-t ut expliqnés et commenités par les émissaires
annoncés par ceite même lettre. La resemimandation d'attaeherpartout lcs hommes de couleur
et de se
de ceux qui wiendroient
libres,
méfier
des
d'Evrope 2 f.rent
homnes postés cxprès. ls ajoutoient propagés les
par
de couleur vouleient se révolter ; on les accusoit que hommes des
noirs oomplots pour avoir o:casion, de les exterminer, plus
prévoyant bien que s'ils eussent obtenus les droits
réclanois ici pour eux, ils eussent été, par
que je
autant que par intérét, 1s plas fermes Soutiens reconneissance de la révolution qui les régénéroient. Le parti fut donc pris de les
exterminer. En elfet, dans plusiewrs quartiers de la
et à la même époque, ils furent poursuivis et fusillés Colonie, sans
aucun motif.
Au perit Goave, le juge Perraud a la tête tranchée
des scélérats envoy's exprès sur les lieux, parce qu'ilavoit par
rédige une pétition queles hommes de couleur
an comité du lieu, pour réclamer d'être admis présentoient aux assemblées primaires, comme citoyeus libres et propriciaires-Lee
et, dans plusiewrs quartiers de la
et à la même époque, ils furent poursuivis et fusillés Colonie, sans
aucun motif.
Au perit Goave, le juge Perraud a la tête tranchée
des scélérats envoy's exprès sur les lieux, parce qu'ilavoit par
rédige une pétition queles hommes de couleur
an comité du lieu, pour réclamer d'être admis présentoient aux assemblées primaires, comme citoyeus libres et propriciaires-Lee --- Page 23 ---
ta3 j
Fo
Wathtonnatres furent poursnivis, et quelcnes-ins fusillés (1)2
A Aquin, une troupe de 45 à 50 blanes, presque tous
sans domicile, ayant à leur tête l'officier dela marcchaussée,,
à minuit chez Labadie, homme de couleur,
se vieillard portent de 70 ans. Il est trouvé scul dans sa maison, avec.
d'environ 15 ans. Les. portes de la
un petit domestique, agé
de
coups de
inaison sont brisées , une décharge vingt-cing
est
fusil, de la part des blancs, est taize sur ce vicillard;il dans truis
atteint de trois balles et blessé dangereusement toibe mort à ses
endroits différens; som ensuite jeune altaché domestique et trainé à trois licues
côtés. Ce vieillard est
de son habitation. Ni son âge ni ses blessures n'arrêtentla
fureur de" ses bourreanx, qui le maltraitent pendant toute
la ronte. Cette nuit même, ces hommes féroces continuent de
leurs expéditions ; ils vont chez ircis autres citoyens
couleur de ce même quartier; ils ne les trouvent pas : ils
brisent leurs meubles et insultent leurs épouses. Chaz lun
de m:s frères, ils enlèvent tous ses papiurs, ilsy cherchent, crimes
la
de nos
dans ma corruspondance aveclui, preave ik est
de se
de philantropie. 3a tête est mise à prix,
obligé
cacher : pariout, dans tous les quartiers de la Colonie, mêmes on
soune le tocsin sur Ces hommes paisibles, partont de couleursont les
scènes d'horrèurs se répètent, les hommes sortir de cliez
tous désarmés, et on les astreint à ne pas
eux (2).
scènes d'horreurs commencèrent à la fn de
Toutes précisément ces
à l'arrivée de la lettre des colons 9 en
a2PA du 12 actt précédent; ce qui prouve que ces. maiheurs
ne sont dus qu'à cette lettre, qai se termine ainsi :
< Courage, chers compatriotes 2 ne vous laissez point
p abattre ; nous. .continuerons de faire sentinelle pour vous;
2. c'est tout Ce que nous pouvons faire dans le moment pré2 sent ; le temps viendra surement oit nous pourrons
E A lire page 1IS du développement sur les troubles de Sainte
Domingue, pags I16.
[t).Vove la Jettre de mon frère, P- S de ma correspondanee.
Lettre de.Boinoud. 1S.
Lettre du cit. Gerard, P. $3.
La lettre de;mes commettans, p. 32Lettre de Suive,,P. 35.,
36.
L'affaire du fonds parisien, p.
Lettre de Labadie, p. 41. suivan:es.
Lettre de Boisrond p.asets
du Sud, à la note I, à la
Voyez) l'arréte de Passeblée provinciale
Sn de l'ouvrage.
B 4
Boinoud. 1S.
Lettre du cit. Gerard, P. $3.
La lettre de;mes commettans, p. 32Lettre de Suive,,P. 35.,
36.
L'affaire du fonds parisien, p.
Lettre de Labadie, p. 41. suivan:es.
Lettre de Boisrond p.asets
du Sud, à la note I, à la
Voyez) l'arréte de Passeblée provinciale
Sn de l'ouvrage.
B 4 --- Page 24 ---
(: 24)
a Jaire mieux : ilfaut laisser refroidir les
:
crise ne durera pus : comptez sur TLOLS >). esprits; cette
Je laisse aux vrais patriotes, aux hommes
à
commenter et interprèter ces ligacs.
clairvoyans
Gitoyens 3 vous connoissez toutes les horreurs exercécs
par les colons blancs sur les honmes de couleur,
qu'ils vouloient jouir des bienfaits de la révolution. parce
bien, ces persécntions ne firent que s'accroitre à mesure Eh
que leurs droits sembloient se consolider par les différens
décrets de l'assemblée nationale. Le décret du 8 mars
et les instructions qui le suivirent, farent une 1790,
source de malheurs pour les hommes de conieur; nouvelie le
heureux Ogé, qui en réclama
malfand, et une proscription générale Texécation.nénitaur des hoimes de un échafut la suite de cct assasinat juridique.
couleur
Vous avez vu par les pièces prodaites,
ne voulurent voir dans l'article Iv des instrictions que les colons du 28
pnars, qu'une violation de leurs droits, qu'ils faisvient
sister dans la prérogative de pouvoir statuer
condes personnes.
sur l'état
-La loi du 12 octobre méme année, et
quaut au fond,à ceile dusmmars,loine d'appaiser quise les reportoit, troubles
qui existoient déja, ne fit que les accroitre,
Barnave, Forgane dés colons, eut la perfidie de parce
un -considérant,
n'est
un
Ane.aue
> l'ussemblee nutionule qui
pas
décret, ( que jamais
> personnes et Sur
ne pronouceroit sur l'état des
>>- d'uprès le tiien spontuné forganisation des assemblies des Colonies > gne
Mais comme ces assembléss coloniales coloniales >.
être formées que d'apiès le mode iniiqué ne les devoient
tions du 28 mars, qui dorinoità toutes les par
instrucde: 25abs, ciomicilices, eci. (n'importe la coulcur personnes le agécs droit
d'y sieger, et que d'un autre côté les colons
tonjenrs à en exclure les homines de couleur, les persistoient troubles
xccommencérent encore avec plus de force.
i
Le déczet du 15 mai 1791, qai succéda à celui du
octobre de l'année précédente, paroissoit aux
devoir tout cencilior, parce qu'il fixoit le droit esprits de sages citoyennete à tout intividn 11é de père et mère libre. En
tofysmand.fmenike tances n'avoient
constituante, que les-circonspas porté à la hauteur de nos
actueis, voulont,par ce moyen, rassurer les colons principes sur leurs
15 mai 1791, qai succéda à celui du
octobre de l'année précédente, paroissoit aux
devoir tout cencilior, parce qu'il fixoit le droit esprits de sages citoyennete à tout intividn 11é de père et mère libre. En
tofysmand.fmenike tances n'avoient
constituante, que les-circonspas porté à la hauteur de nos
actueis, voulont,par ce moyen, rassurer les colons principes sur leurs --- Page 25 ---
(255
propriétés d'esclaves, sur lesquelles ils paroissoient avoit
des craintes (1 ) les amis de l'ordre attendoient tout si
siCe- décret, duquel comble aux désastres de la Colonie.
mit, at contraire, le
des Colonies se retirèrent
Vous avez vu que les députés
contre le
de. l'assemblée nationale, et qu'ils protestèrent
décretqu'elle venoitde rendre ; vous connoissez ces placards de
affichés dans Paris, par lesqueis les colons menaçoient
faire soulever leurs esclavés , si l'assemblée nationale
ne retiroit le décret da 15 mai; vous connoissez les
lettres de Blanchelande, alors au Cap auprès de l'assembléc coloniale, par lesquelles il mandoit que tous les
s'étoient reunis pour repousser le décret du 15
partis mai; qu'il étoit destructeur du systême social de S.-Domingue; enfin qu'il croyoit ne pas devoir le Faire exécuter s'il lui étoit adrèssé officiellement Vous avez vu
la"lettre de Gouy-d'Arci à ses commettans, où il leur
donnoit le conseil de faire soulever leurs csclaves, ou d'appeler les Anglois à leur secours : vous avez lu ce que
Page et Brulley yous ont dit de l'état de la Colonie et
de l'effet que produisit le décret du 15 mai, les hommes
de'coulear égorgés au Cap, au nombre de neuf, disent-ils,
lorsquil y en eut plus de trente de massacrés , et les autres
poarsuivis dans leur fuite comme des'bêtes féroces, ; vous
avez lu ce que Page et Brulley ont imprimé dans leur des
disconre-hiatorique ct dans le développement des causes
troublesàs S.-Domingue; ; ils y. avouent en toutes lettres, que
LEC. ).Voyez le journal des. débats des séanees des 12, 13, 14etig)
nai 1791.
de
avoir
* On verra dans cés débats le rapport Barnave, qui, après
ponrsuivi avec viguear Passembiéc de St.-Marc pour du son Nord, indépen- dont
dance,aau contraire carressé l'assemblée provinciale de toutes les
les principes éloient royalistes ,proposer Ce son congrès
Barnave
Colonies, pourles mettre coalition d'accord. detontesles congre,proroncpar Colonies, laitectarrêtéc
n'étoit autre chose qu'une leslfaire arriver toutes à l'indépendance.
dans' une isle neutre, pour de ce
de Barnavé, avec ce qu'a dit
Voyez la coincidence
projet
Page, discours historique 1
60. l'Américain du Nord qui séparz
a La France a toujours
vonFEAr
>
destinées de celics defAngleterres, ct ia France pourroit La justice
> tair swervirfAméricain disséminé sur les Antilles
D éternelie a-t-elle deux poids et deux mesnres?. > de, faire une
Qui ne verra pas, dans ce
de lignes, Pintention les États-Unis,
republique fédérative de entrie les Colonics, comme reconnoissojt Pindésur-tout quand Page a dit avant : que si laFrance
pendance dcs Colonics eile rentrercit dans ses principes d'éteraclle
justice?
justice
> tair swervirfAméricain disséminé sur les Antilles
D éternelie a-t-elle deux poids et deux mesnres?. > de, faire une
Qui ne verra pas, dans ce
de lignes, Pintention les États-Unis,
republique fédérative de entrie les Colonics, comme reconnoissojt Pindésur-tout quand Page a dit avant : que si laFrance
pendance dcs Colonics eile rentrercit dans ses principes d'éteraclle
justice? --- Page 26 ---
(26 j
le peuple colon blanc se révolta contre Ze
mai. Toutes les oppositions et les
décret du 13
à cette époque,
violences qu'on
produisirent une crise
esaploya
aux prises ceux en faveur de qui étoit terrible, le en mettant
ceux qui vouloient le
décret, et
de couleur en faveur de repousser, qui il 9 étoit. en égorgantles hommes
Mais, disent les colons, cer n'est pas l'assemblée
qui mettoit toutes ces
coloniale
a cette époque, reçu le oppusitions; décret
ellen'avoit pas même,
avoit promis de le faire exécuter dhcoblionmid.lear quand il lui
elle
légalement.
parviendroit
Quoi ! on ose dire que lassemblée coloniale
d'opposition aul décret dn 15 mai?
ne mit
blée nationale fut-elle
Pourquoi donc yRiLnNS
lassomblée coloniule? blasplèmée par des membres. de
mots la nation et lu loi Pourquoi du lieu donc la suppression des
quoi donc les couleurs
de ses séances P Pourbres de l'assemblée
ennemies portées par. les mem
Brulley ont-ils avoués coloniale dans P Pourguoi donc Page ec
et que cent mille révoités la leurs écrits toutes ces choses
main, paroissoient
+
torche et Ir poignard à 1a
semblée nationale moins ?
dangerenz aux colons que l'ashommes avouent-ils Pourquoi donc enfin ces mêmes
peuple blanc des Colonies encore dans le même écrit, qué le
cret dn 15 mai?(1)
s'indigna de l'émission du déSi toutes ces choses ne caractérisent
bien décidée et bien
pas une opposition
une obéissance
prononcée 9 au moins ne sont-elles pas
veulent le persuader avengle les aux décrets nationaux a ainsi qua
colons.
- Mais enfin, sil'assemblée coloniale n'ett
décret du 15 mai comme contraire à
pas regardé le
ét qu'elle ett eu sineérement la volonté ses prétendus del le
droits s:
ter, comme elle l'avoit promis,
faire exécules concordats passés entre les pourquoia-t-elle hommes de couleur fait romEemir qui n'avoient d'antres bases
etj les
décret d. 15 mai ? Il fautle dire ici, la que l'exécution du
cordats a entralué la ruine et l'incendie du rupture de cés conSi enfin la sincérité eôt
Ja Por-au-Prince.
semblée coloniale de faire accompagné exécuter le déeret promesse de l'aspourquoi a-t-clle fait solliciter ct a-t-elle
du 15mai,
sa révocation P
sollicité elle-même
Pourquoi, après sa révocation s et à sa place
cet [:J ourrage Voyez de discours historique 1 page 14,1 15, IS et 17. Lisez tout
su'il a'a pas même Page, eu vous l'adsesse ne doutérez de cacher, plus quels soat ses principes
de faire accompagné exécuter le déeret promesse de l'aspourquoi a-t-clle fait solliciter ct a-t-elle
du 15mai,
sa révocation P
sollicité elle-même
Pourquoi, après sa révocation s et à sa place
cet [:J ourrage Voyez de discours historique 1 page 14,1 15, IS et 17. Lisez tout
su'il a'a pas même Page, eu vous l'adsesse ne doutérez de cacher, plus quels soat ses principes --- Page 27 ---
t27)
l'assemblée coloniale n'ae
celui du 24 septembre obtenn,
t-clle pas fait usage des droits que lui donnoit ce dernier
décret pour reconnoitre les droits deshommes-de conleur
gu'elle avoit-elle-mème promis de reconnoltre? Ponrquoi,
êu lieu de cet acte de justice et de politique , a-t-elle fait
une constitution clandestine pour les Colonies, 1 par laqu-lle démare
les hommes de coulenr rentroient dans la ligne de
cation d'on ils n'auroient jamais di sortir 9 selon le langage des premières assemblé-s provinciales et coloniales? de rédéfié les colons
Ici-j je fais un dilemie auquel je
avec
pondre. Ou les. colons n'ont jamais voula partager
les hommes de couleur l'ég lite dés droits,. et dans ce. cas
fairé tout ce qu'ils croyoient devoir les en éluigner: ou
bien de tous les temps is ont voulu que les hommeslibres falloit
jouissent de leurs droits, et ils ont fait tout ce qu'il
pour les en faire jouir. Mais si de tous les temps ils avoient
eu la même intention 9. poarquoi ne l'ont-ils pas le manifesiée droit et
lorsque la loi du 24 s"ptembre leur donnoit
doit
l'occasion de le fairu? Or, s'ils ne l'ont point fait, on
en conclure qu'ils ne l'ont jamais vonlu,t que par conséquent ils ont fait tout CC qu'on pouvoit faire pour C'est empéchier les hommes de couleur d'obtenir ces droits.
aussi ce qu'on a vu par tous les faits quejaic cités, et l'es- notamment la constitution clandestine qui consacroit des
clavage des noirs à perpémnité, ainsi que l'avilissemert destinée
hommes de couleur, laquelle constitution étoit
à la sanction seule du roi, ainsi qu'en sont convenus
Page et Brulley. . ) -
des colons les
J'ai extrait des écrits publics
prenves
amoncelées ici de leurs projets de scission,
dance , et de leur opposition aux décrets nationaux.
eetyas
conclus , que puisqu' 'ils ont fourni par leurs écrits publics
autant de preuves contr'eux, leurs écrits privés en fourniroient encore bien davantage : car dans ceux-là ils ne doivent pas chercher à se masquer.
lire le récit des faits,
Citoyens représentans, vous venez matérielles de
les conséque j'ai accompagni's de preuves
; feront conquences en sont faciles à tirer, et elles vous
noitre la cause des troubles et des malheurs de S.-Dominguex
Citoyens, si la déclaration des droits n'est pas un tiire
illusoire pour celui qui a souffert toute sa vie des abus
[: 1 Voyer l'aveeu qu'ils en ont fzit dans lcur réponse au citoyen
Belley, député de Saint-Domingus à la convention nationale.
matérielles de
les conséque j'ai accompagni's de preuves
; feront conquences en sont faciles à tirer, et elles vous
noitre la cause des troubles et des malheurs de S.-Dominguex
Citoyens, si la déclaration des droits n'est pas un tiire
illusoire pour celui qui a souffert toute sa vie des abus
[: 1 Voyer l'aveeu qu'ils en ont fzit dans lcur réponse au citoyen
Belley, député de Saint-Domingus à la convention nationale. --- Page 28 ---
(28)
du despotisme et d'un préjugé barbare: si la. liberté
l'égalité que vous avez si solemnellement
et
pas des chosés. sans effet pour celui décrétées, ne sont
ligion; si vous n'avez pas triomphé vainement gur en a fait sa reentière; si les trésors et le sang des Français n'ont delEurope été
prodigués pour des' chimères; si enfin - on doit pas
sur les principes irrévocablemient posés
compter
tution, prononcez entre les partisans de. par notre constiprivilèges, et les hommes qui ont mis l'esclavage tous
et des
et sacrilié leur vic etleur fortune à les combattre. leurs soins.
les P: 8. J'annonce' ici que je suis en possession de toutes
à la pièces et ouvrages cités dans ce mémoire, et
sont
disposition des comités de la convention qu'ils
besoin,
qui en auront --- Page 29 ---
NOTE Ire,
ARTICLE V du considérant)
l'assemblée nationale ne pourroit décréter les
Considérant
2, * sans renloix concernant c régime athand:Sin-Donhge
verser les principes qu'olle a consacrés par ses premiers décrets,
et notamment la déclaration des droits de Phomme.
ART. V I.
L
Considérant que les décrets émanés de l'assemblée des représéntans del la partie française de Saint-Domingue nepeuvent étresoumis à
d'autre sanction qu'e celle du roi, parce qu's luiseul appartient cette
prérogative inhérente au trône, et que nul autre,suivant la constitution française,ne peut en être dépositaire. (1)
AR T. VIIL
Considérant que ce qui concerne les rapports commerciaux et
entre Saint- Domingue et la France 9 ne
les autres rapports établis communs
le voeu, les besoins et le consentepeuvent être
que d'après
ment des deux parties contractantes. (2)
A R T. I X.
Considérant que tous les décrets qui auroient être rendus
et
contrarleroient principes
E
par T'assemblée nationale 2 qui
lier Saint- Domingue,
#
viennent d'être exposis, ne'saurctent
qui
point été consulté et n'a pas consenti à ces mêmes lois.(3)
(t) N'est-ce pas là vouloir être un corps.législatif, indépendant de
Ia représentation nationaie ? vouloit
là établir deux nations?
[:]N'est-il pas évident qu'on ce considérant par
ils ont dit : as'il est
[] Lorsque les Africainsontln soient entendus et consultés pour consentir lge
D juste que les colons
nous devons donc nous-mêmes être en3) lois qui les concernent, consentir celles des Colonies qui doi-
> tendus et consulics pour
nous sommes 600 mille doD vent aussi nous concerner puisque colons ne man queroient pas de nous
>
iel
miciliés français 5 autrement travail excessif,
nous payeroient tous les
eondamner à un
coups qu'ils de fouets sur les reins, monp soirs avec vingt-cinq modiques ne saurions acheter du pain chea Jes bous
D noic avec laquelle nous
à langers.
is qui les concernent, consentir celles des Colonies qui doi-
> tendus et consulics pour
nous sommes 600 mille doD vent aussi nous concerner puisque colons ne man queroient pas de nous
>
iel
miciliés français 5 autrement travail excessif,
nous payeroient tous les
eondamner à un
coups qu'ils de fouets sur les reins, monp soirs avec vingt-cinq modiques ne saurions acheter du pain chea Jes bous
D noic avec laquelle nous
à langers. --- Page 30 ---
(50 j
ARTICLE PREMIE) R du dééret du 28 mai de Passemblée
gend
rale de Suint-Dumingue.
Le pouvoir législatif, en Ce qui concerne
de
restde
Saine-Lremingues
dans lasemble 'de ses Terégimeintérienr
tiiuce t/i assemntlec générale de Le Peruefrangaise se représentars 2 consSaint-Dunirga
A RT. I I.
Aucin acte législatif, en ce qui concerne le régime
ne pourra être considéré comme loi
intérieur;
les represer tans de L2 partic française de définitive, S net jait par
Saint-Domingue, librement
erlgament elus, et s'il n'sst sanctionné Par le roi. (1)
ART. III
Tout acte législatif fait par l'assemblée générale dans le Cas
nécessité urgente, en ce qui concerhe le
de
considéré comme
régime intérieur, sera
tifé
loiprovisoire ; et dans ce cas, le décret
au gouverneur général, qui, dans les
de la sera nocaticn, le fera promulguer et tiendra la main dixijours à
notitiremettra 2 Passemblee générale ses cbservations Pexécution, ou
dudit décret.
sur le contenu
AxT. 1v.
La loi devant être le résultet du consentement de tous
pour qui elle est faite, la partie française de
ceux
proposera ses plans concernant ses rapports commerciaux Saint-Lomingue
autres rapperts communs 5 et les décrets qui seront rendus â cet et
égard par l'assembiée nationale, ne seront exicutés dans la
frarçaise de Sant-Domingue que lorsqu'ils AURONT ÉTÉ partie
TIS PAR L'ASSEMBLÉE GENÉRALE DE SES REPRESENTANS. CONSENLes autres articles sont toujours dans ce sens,
NOTE II.
EXTRAIT des registres des délibérations de Passemblée
delapartie du sud de Suint-Domingue et dela séance du 9 mai provinciale 1790.
Les gens de couleur ont été avertis de se
ils ont
été introduits. Eux d:bout, M. le
présenter ;
président a dit:
ant L'] Comraent croire que ceux qui avoient de pareilles
Pa ebéir aux décrets nationaux,
prétentions,
ANS. CONSENLes autres articles sont toujours dans ce sens,
NOTE II.
EXTRAIT des registres des délibérations de Passemblée
delapartie du sud de Suint-Domingue et dela séance du 9 mai provinciale 1790.
Les gens de couleur ont été avertis de se
ils ont
été introduits. Eux d:bout, M. le
présenter ;
président a dit:
ant L'] Comraent croire que ceux qui avoient de pareilles
Pa ebéir aux décrets nationaux,
prétentions, --- Page 31 ---
(Si j
Vous avez été mandés a la barre de l'assemblée provinciale du
ud. Vous avez encore à vous pénétrer de cette grande et importante vérité, ,, que rien ne peut détruire ni même altérer la ligne de
Rémarcation que la naure et Tos institutions ont également et irrévocablement fixée entre vous et vos bienfaiteurs. D'après les décrets de
lassemblée générale de Saint-Domingue 2 - qui cbligent impérativement et indistinctement tous les individus de cette Colonie, il 'vous
est enjoint, SOULS la peine d'être déclarés coupables du crime de lige- chez
nation et d'être poursuivis comme tels, de ne plus sortirde P'assemvous armés. Vous devez donc désormais vous adresser à
générale de Saint-Domingue. 2 et vous n'auriet jamais di avoir recours à d'autre tribunal pour obtenir lamélioration dont votre sort et
E
votre situation sont susceptibles (1)s et n'ayezjamais P'ergueil ni
le délire de croire que vous puissiezjamais marcher L'ÉGAL DE vos 3
PATRONS, DE vos ANCIENS MAITRES, ni de participer à toutes les
charges publiques et à tous les droits publics.
ce
Qcls hommes, bon dieu, que ces colons ! Comment, après
style de tyrans, peuvent-ils se dire amis de notre révolution?
l]N'étoit-ce, pas là vouloir faire méconnoitre à mes frères Pautofité nationale à laquelle je ne cessois de les rappeler, et CC qui
m'a valu,de' part des colons, toutes les persécutions que j'ai éprous
vées ? --- Page 32 --- --- Page 33 ---
M
P RE U V - E d - S
DES PROJETS LIBERTICIDES
1 ET D'INDÉPENDANCE
DES COLO N S,
Contre la liberté, légalité et la représentation
nationale; tirées de leurs propres écrits.
Lap première pièce
je vais produire $ fera connoitre
l'origine des troubles ttr ont déchiré St.-Domingue ; elle
prouvera en méme-temps les projets perlides et d'indépendance des colons. Voici ce qu'on y lit :
C A la vue du péril imminent dont notre malheureuse
> Colonie est.ménacée 3 nous n'avons apperçu de ressource
>> que dans la prompte convocation d'une assemblée pro-
.> vinciale dans chaque département. (1)
Ce projet, comme on va le voir, n'étoit imaginé
pour faire rivaliser ces assemblées avec la
indat.abr
En
nationale. 9 et arriver par ce moyen à l'indépendance.
effet, si l'on considère l'époque de la formation de cette
assemblée de St.-Marc, et lun de ses premiers actes s,qu'elle
qualifia de decrotconntintonaedis sil'on considérelesarrètés
des assemblées. provinciales du Nord et du Sud, confirmatifs de cet acte : si l'on considère enfn la manière
Extrait d'une lettre écrite parla députation de St.-Domingue,
sous Passemblée constituante ; cettc lettre, en date du 12 aoûtiy89 s
[v.st.]fait partie d'une correspondance secrette de ces mêmes coJons, avouée par Pun des signataires, l'archevéque Thibau't, dans lcs
débats devant la commission des Colonies. J'aurai plusieurs occasiong
sc citer cette lettre,
A
de cet acte : si l'on considère enfn la manière
Extrait d'une lettre écrite parla députation de St.-Domingue,
sous Passemblée constituante ; cettc lettre, en date du 12 aoûtiy89 s
[v.st.]fait partie d'une correspondance secrette de ces mêmes coJons, avouée par Pun des signataires, l'archevéque Thibau't, dans lcs
débats devant la commission des Colonies. J'aurai plusieurs occasiong
sc citer cette lettre,
A --- Page 34 --- --- Page 35 ---
E795
D23be
V.2 --- Page 36 ---