--- Page 1 --- --- Page 2 ---
A
B
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-
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GATD Te 02
Boln Carter Broton.
n --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D4O. 1 --- Page 5 ---
Agl 2 Rairrnd Wemoirre tur Les
bnubler de dy. Donuugue - Pans 1Y93.
.Covipisatiw, waleiour er
calonewies 6 ele
(-n 1794)
* 3 Andre Couciouce a - lo Cor.
veutio w Katiouale
- 1r 1793.
*. Resuirar de (a Rocolutiou
le 1794
* 5. Raymmds Refterious
1. 1793
*6 6.berire du C. Laxelewvenqueruibaud. C
( 1793
*.addresse aw Peupale Frona eovr -fe 1793
* 8. Rapport bur Lei Celoriei
E 1794
*9 g.Depranse Cu C. Creugi Dascala179
eirculavre du Couprin
s10.Jolen der ivan Uuis . erc *
le - 1794
ek
de- Déeret -1 1793
11: Rappovt pojee Sa Polilique ai.
*ML: Jegnardi dwsilie *
- 1795
qtnuie AUr yr Donemgue -t VR5
*13. Rappont --- Page 6 ---
blancs a été pouryu (36)
les blancs sont encore despremières a'la tête du places, et gu'enfin
Sic'est de la confiance que M. gouvernement.
aux citoyens de couleur dont ces Santhonax MM.
accorde
alors c'est faire T'éloge, erdu
se plaignent,
citoyens de conleur; car silleur commissaire civil ef des
conhance, c'est qu'il les voit accorde inegrande
de notre
pénétrés des
tiens dans révolution, cette
et de qu'ils en doivent être. principes les sourience lui a prouvé partie Tempire ; c'est
calomnié, étoient les que vrais ces hommes
T'expé- a tant
et des propriétés;
défenseurs
colonie
qu'ils en ont des preives , notamment
donné plusieurs fois
du 2-décembre dernier. après l'affaire malheureuse
(1).
2 Quant au reproche fait à M:
position de la commission
Santhonax surlac comaffirmativement à MM, Page intermédiaire, et
jerépondrai
lation des citoyens de couleur Brulay, que la popucelle des blancs, si elle ne la estau moins égale à
plusieurs fois à lassemblée surpasse :jel'ai prouvé
écrits et de vive voix, et jai constitante, par mes
les recensemens fournis dans appuyémes la
preuves sur.
quels la population a été connue. colonie, et sur lesEh ! messieurs , plus de
nation, et sur-tout plus dispite, plus de récrimitachés à la France. Au d'indépendance: nom de
restons atpatrie, ne nous occupons
Thumanité et de la
sauver la colonie et de plus que des moyens. de
priétés.
conserver les restesdes prorées (1) dans Lisez le Patriote les lettres de Pinchipat et François Raymond, insés
Français du dimanche Io février.
D E I'IM PR I M E RI E DES
rue Favart, no, 3 PATRIO T1 N
imitachés à la France. Au d'indépendance: nom de
restons atpatrie, ne nous occupons
Thumanité et de la
sauver la colonie et de plus que des moyens. de
priétés.
conserver les restesdes prorées (1) dans Lisez le Patriote les lettres de Pinchipat et François Raymond, insés
Français du dimanche Io février.
D E I'IM PR I M E RI E DES
rue Favart, no, 3 PATRIO T1 N --- Page 7 ---
6. -
TT R E
LE
DU CITOYEN
LARCREVISQUETIBACR
Procureur de la Commune du
Ancien
Comités de Marine
Cap-Français, aux
Na-
& des Colonies de la Convention
tionale, réunis.
farh.1793 -
Whte. --- Page 8 ---
.d. --- Page 9 ---
776-
(1)
LETTRE
Du
LAsCmemOUL-TImache
citoyen
du
ancien Procureur de la Commune
aux Comités de Marine
Cap-Français,
Nades Colonies de la Convention
et
tionale, réunis.
1793, , l'an deuxieme de la
Paris 7 17 Septembre frangaise, une et indivisible.
République
CITOYENS,
JE me trouve étrangement compromis par
Pécrit que les citoyens Page et Brulley viennent de publier sous le titre de développe:
A --- Page 10 ---
(2)
ment des causes des troubles
des Colonies
et désastres
Fratignises.
Dans cet écrit sont
verbaux des conférences rapportés les procèsvos séances des 26,
qui ont eu lieu à
Mai dernier. Celui 27 Mars, 13, 15 et
tribe
du 15 Mai relate la 17
que le citoyen
diamoi, et la défense Raymond a vomie contre
opposée.
que le citoyen Page lui a
Quoique cette défense soût
h'aurois garde néanmoins
très-foible, je
D'une part, en effet,
de me plaindre.
en butte
je tiens à honneur
aux traits du
d'être
aussi ai-je toujours
citoyen Raymond;
calomnies :
dédaigné de réfuter ses
je me suis fié
tion au tems
pour ma justificaagent,
quiapprendroit à connoître cet
pour ne pas dire ce
BRISSOT, des PÉTION, des complice; des
tems m'a admirablement CLAVIERE, et le
servi.
TION, CLAVIERE sont
BRISSOT, PEpour ce qu'ils sont, c'est-à-dire, aujourd'hui connus
dangereux ennemis de la
pour les plus
dès-lors est venu tout
République, et
à côté d'eux RAYNOND, naturellement se placer
propres écrits d'avoir été convaincu par ses
lun des
entre leurs mains
déchirent peincipauxinatrmens la France
des maux qui
dans la
plus imporiante de
plus belle et la
ses Colonies. (Voyezaux
qu'ils sont, c'est-à-dire, aujourd'hui connus
dangereux ennemis de la
pour les plus
dès-lors est venu tout
République, et
à côté d'eux RAYNOND, naturellement se placer
propres écrits d'avoir été convaincu par ses
lun des
entre leurs mains
déchirent peincipauxinatrmens la France
des maux qui
dans la
plus imporiante de
plus belle et la
ses Colonies. (Voyezaux --- Page 11 ---
(3)
63 et_65 du déveioppepages 53,59.61,62,6 tel homme, en me calomniant, 2
ment). Un
me nuire;
me servoit plus qu'il ne pouvoit
calomnies trouvoient leur contre-poison
ses
dans la perversité, dans
dans Timmoralité,
il n'avoit besoin que
l'atrocité de ses trames;
toute créance,
d'être démasqué pour perdre
et le tems m'a rendu ce bon office. pouvoit
D'un autre côté, le citeyen Page de certains
instruit de la fausseté
n'être pas
il a pris sur lui de répondre
faits auxquels
comme s'ils étoient vrais.
Par exemple 2 ,il s'est trompé, s'ilacru que
du cahier de doléances
je fusse le rédacteur
de la partio
dont étoient porteurs les députés
à l'Assemblée
du nord de Saint-Domingue Ces doléances ont été
nationale constituante. des électeurs qui ont
arrêtées dans l'assemblée c'est unde ces électeurs
nomméceadése'iés, et
habitation,
quiles a rédigées. J'étois sur mon
lieuesdu Cap, lors de leurrédaction.
à quinze
doléances n'étoient pas conAusurplus, ces
de tout gouvertraires aux prais principes ceux du gouveiment. Elles ne l'étoient qu'à
de
et le gouvernement
nement républicain, tel encore; il étoit mola France n'éloit pas la force du terme. Le
narchique dans toute
essentiellerépublicain porte
gouvernement
A 2 --- Page 12 ---
(4)
ment sur T'égalité; mais celte base
ceile dus gouvernement
n.est pas
traire, ce
monarchique: au conture, une graduation gouvernement suppose, par sa nadans les diverses
de
classes
citoyens,depuis la derniere
narque, et voilà aussi
jusqu'au motion décrétée
pourquoi la constituen 1791 n'offioit, pour le dire
en passant, qu'un monstre de
puisque ce
gouvernement,
gouvernement, basé sur
restoit néanmoins
l'égalité,
monarchique; voilà aussi
pourquoi un tel gouvernement devoit tendre
rapidement au
dance. a
républicanisme, et celle teuérésirapide, qu'à peine s'est-il écoulé
l'intervalle d'une année enire la forme du
gouvernement établi en 1791, et la forme du
gouvernement actuel.
Il est donc ridicule de blâmer
ces doléances, parce cqu'elles n'étoient pas dans le
de la révolution: elles ne
sens
dans le sens d'une
pouvoient pas être
révolution qui n'existoit
pas encore; elles ne pouvoient
que les différens cahiers
pas plus y être
bailliages à leurs
donnés par les divers
députés, et qui tous
soient la distinction des trois ci-devant suppodu clergé, de la noblesse et du
ordres
Mais, depuis la révolution, tiers-état.
ma conduite? De me retirer de quelle a été
nationale deux mois après
l'Assemblée
y avoir été admis : e
voient pas être
révolution qui n'existoit
pas encore; elles ne pouvoient
que les différens cahiers
pas plus y être
bailliages à leurs
donnés par les divers
députés, et qui tous
soient la distinction des trois ci-devant suppodu clergé, de la noblesse et du
ordres
Mais, depuis la révolution, tiers-état.
ma conduite? De me retirer de quelle a été
nationale deux mois après
l'Assemblée
y avoir été admis : e --- Page 13 ---
(5)
à la séance dujeu de paume, 9
Tyaiéitadnis
donné ma démission
le 20 Juin 1789, et jai constituans n'avoient
vers le 24 d'Août. Mes
érats-généroux,
nommé des députés qu'aux
eux à ces dédonnées par
et les instructions avoir d'application qu'à
putés ne pouvoient existoit lors de cette noTordre de choses qui de choses ayant fait place
mination. Cetordre
différent del'ancien,
tout-à-fait
à unnouveau,
comme non-aveces instructions
yai regardé trouvant dès-lors sans guide,
nues , et mne
conduire dans PAssemsansboussole pour me le parti de retourner
blée nationale, jai pris S'ils eussent été à porvers mes coneitoyens. contenté de leur écrire: mais,
tée,je eme serois
des lieux eût mis un
d'une part, la distance entre mes dépêches et les
trop long intervalle l'éloighement où étoient
réponses ; del Tautre,
théâtre de la révomes constituans du grand leur donnât, sur un
lution, exigeoit qu'on
dans ses suites, 2
événement aussi important étendus que ceux que
des renscignemens plus
une
simple correspondanice.
peut çomporter
motif qui im'a fait quitTel est lep principal nationale, après avoir prié
ter lAssemblée
collegues de trouver
jusqu'à trois fois mes démission.
bon que je donnasse ma
de croire que
Le citoyen Page a eutsison A3 --- Page 14 ---
le citoyen
(6)
bien exactes Raymond n'avoit pas des notions
sur mes
semblée
opinions dansPAsaucune comnitanerearje n'y ai manifesté
opinion : je me suis
server le cours que
borné à y obnion
paroissoit prendre
générale, et c'est
l'opimes observations
d'après le résultat de
rester plus long-tems que je n'ai pas cru pouvoir
dans
tituante, sans
FAssemblée consles intérêts de la compromettre essentiellement
vois ni mission ni Colonie, altendu que je n'ade choses qu'elle instructions pour un ordre
changeoit totalement n'avoit pas prévu, et. qui
tionnels avec la
ses rapports constituJe viens de relèver Métropole.
Jaquelle est tombé le une erreur de fait dans
croyant le rédacteurde citoyen Page, en me
contre lequelle
ce cahier de doléances
citoyen
récrié; je citerai
Raymond s'est si fort
pareille erreur de encore fait de un exemple d'une
Page: c'est d'avoir
la part du citoyen
citoyen Raymond, cru, toujours sur la foi du
dansla premiere
que j'avois provoqué,
Domingue le assemblée générale de Saintdu
licenciement du réginent
là ce Pork-au-Prince; que le
car c'est apparemmentquand il m'a citoyen accusé Raymond a entendu dire,
sorgunisation de d'avoir provoqué la dél'armée.
fort
pareille erreur de encore fait de un exemple d'une
Page: c'est d'avoir
la part du citoyen
citoyen Raymond, cru, toujours sur la foi du
dansla premiere
que j'avois provoqué,
Domingue le assemblée générale de Saintdu
licenciement du réginent
là ce Pork-au-Prince; que le
car c'est apparemmentquand il m'a citoyen accusé Raymond a entendu dire,
sorgunisation de d'avoir provoqué la dél'armée. --- Page 15 ---
(7)
moi qui ai fait la motion
Or,ce n'est pas c'est le citoyen Borel : ;
de ce licenciement,
d'autre
n'ai eu, de plus que mes collegues,
je
l'arrété
a été pris sur cette motion,
part à
qui
le rédiger. Au fond,
que d'avoir été chargéde
avouer une telle
je pourrois sans conséquence faité: le licenciement du
motion, si je Tavois
étoit elfective:
régiment du Port-au-Prince
prévenir
ment une mesure nécessaire de pour Peinier mcles excès dont le despotisme
Aussi peut
naçoit P'assemblée de Saint-Marc.
sur levoir
le rapport de Barnave,
on
par
le décret du 12 Octobre
quel est intervenu loin dans PAssemblée na1790, qu'on étoit crime aux quatre-vingltionale d'en faire un n'avoit été que trop tarcinq. Cette mesure été
un mois plutôt 2
dive: si elle eût
prise marché à main armée
Mauduit n'auroit pas
du Port-au-Prinee
contre le corps populaire il n'auroit pas égorgé la
pour le détruire, de celte ville, foulé aux pieds
gardo nationale
ses drapeaux, etc. les inductions que le ciJe laisse de côté
vouloir tirer de mes
toyen Raymond a pu
je n'ai rien écrit
correspondances : comme
tout-à-la-fois
qui ne soit dans le caractère vrai colon, que
d'un bon français et d'un
été celie
d'ailleurs ma conduite a toujours
A4 --- Page 16 ---
- - a de
d'u
(8)
citoyen
révolution et
impertuobablement
atlaché à la
il me seroit facile constamment soumis aux
que le ciloyen
de faire évaporer le lcix,
venin
mer de mes lettres. Raymond s'efforceroit d'expriJe laisse
artificieuse également de côté cette
donner
que le citoyen
tournure
à mon dévouement Raymord a voulu
Avril, en le faisant
pour la loi du 4
piège, et en placant à considérer comme ulz
vouement une adresse côtéde ce méme dé.
la priere de Blanchelande, que j'avois rédigée à
dont les sentimens
ne
contrerdohatiomairese
core manifestés. J'aurois s'étoient point ensilence le ciloyen
bien vîte réduit an
observé que celte adresse Raymond, quand J'anrois
avant la loi du
a' été faite
4 Avril, et dans longtems
les-hommes de couleur
un tems oùt
ouverte contre la loi du étoient en rébellion
dans un tems où leur
28 Septembre 1791,
révoltés étoût
coalition avee les nègres
étoit
évidente, disons
reconnu que c'étoient
mienx, oùt il
excités à la révolte;
eux quilesavoient
montroient
dans un tems oû ils se
autant les ennemis
que de la loi; dans un
de Fhumanité
les blancs
tems où ils
sans distinction
égorgeoient
oit ils
diage ni de
sen coupoient les oreilles des
sexe,
fuisoient des
houmes et
cocardes,ot ils éventroieut
vidente, disons
reconnu que c'étoient
mienx, oùt il
excités à la révolte;
eux quilesavoient
montroient
dans un tems oû ils se
autant les ennemis
que de la loi; dans un
de Fhumanité
les blancs
tems où ils
sans distinction
égorgeoient
oit ils
diage ni de
sen coupoient les oreilles des
sexe,
fuisoient des
houmes et
cocardes,ot ils éventroieut --- Page 17 ---
(9) faisoient mordre an
les fenimes enceintes et
da ventre
Penfant qu'ils avo ent arraché tout cela
pere
efc. etc. etc. etc. etc., et
de la mere;
des Toups et des
pourjustitierla comparaison
emploic
agneauz, que le citoyen Raynond lui éorite a un
dans une certaine leltre par
nationale,
Convention
snembreanonymedelat
page 23
de côté la méchaneeté aves
Je laisse aussi
Raymond a voulu fnire
laquelle le citoyen
prise conira
envisager Pattilude que j'avois comme zie
la présentani
relele despotisme,en étrangere à la socidié, et
spéculution ressentiment purtieulier. Il
tive à quelque
sufliroit de le renvoyer dédaignensement
nre
de mon Mimoire,
aux
pièces justificarives
que Sonr
parficulitrement anx témoignages
-
cet homre gespertebie
thonax lai-méme 2
le Républicain,
que Raymond sumnomme
viens decitorsgages6,
dansla lettre queje
rendus à mon patrioliame.
voyaJe laisse encore de côté ces fréquons
à
me suit de Brance
ges oût Raymond
cc sont Hes blanesqui
(:) Suivant le ciroyen Raymond, de couleur sontles agaeaus.
sont les loups; les hommes Dicu! sur-tout d'après CC qeivient
Quels agreaux, grand
2c sc passer a4 Cep! --- Page 18 ---
Saint
(10)
Domingue et de Saint
France, dans cette même
Domingue ei3
qui . lui donnent occasion lettre, page 18,et
comme le paquebot
de dire que j'élois
que je. suis venu
des colons. Il est vrai
par mes
en France en 1789, envoyé
PAssemblée concitoyens en qualité de députéà
à S.
nationale, et que je suis retourné
Domingue la méme
vu que les circonstances année, lorsque j'ai
ment les données
changeoient totaled'après
chargé de les
lesquellesfavois été
Il est
représenter à cette diète
encore vrai que j'ai fait
auguste.
voyage en France en
un second
vingl-quatre autres 1790, avec les quatrede Saint Marc
membres de T'assemblée
le Léopard, et qui ont passé avec moi sur
sans doute aussi que lesintrigues de
celles des
Barnave,
SOT, des
PÉTION, des BRISde RAYNOND, CLAVIERE, peul-être méme cellés
ayions été libres n'ont de pas permis que nous
nie avant le 7 Juillet retourner dans la coloprofité au mois de
1791, liberté dontjai
vrai enfin
Septembre suivant. Il est
en France que j'ai fait un troisieme
affreux
cette année, par l'effet du voyage
despotisme exercé contre moi plus
Republicain
par le
ci du moins Sonthonax, et pouir cette foisRaymond ne dira pas
atcennckpmedtorne - colons.
que jai
Orjele de-
-
is que nous
nie avant le 7 Juillet retourner dans la coloprofité au mois de
1791, liberté dontjai
vrai enfin
Septembre suivant. Il est
en France que j'ai fait un troisieme
affreux
cette année, par l'effet du voyage
despotisme exercé contre moi plus
Republicain
par le
ci du moins Sonthonax, et pouir cette foisRaymond ne dira pas
atcennckpmedtorne - colons.
que jai
Orjele de-
- --- Page 19 ---
(H)
autre que le citoyen Raymond;
mande : quel Seide des BRISSOT, des PÉc'est-à-dire, le
trouver dans de
TION, des CLAVIERE, peut multipliés, sans
tels voyages, quoique trop le bien-être de
doute, pour mon repos et pour sur moi, prinfamille, la moindre prige
la
ma
le dernier me vaut
cipalement Jorsque
restoit de forentiere de ce qui me
que j'ai 2e -
perte
des cinq enfans
tune, et le massacre
d'abandonner
élé forcé par ma déportation
au Cap?
de côté ce phantôme
Je laisse également Raymond a fait appad'indépendance que
la tourbe des vils
roître contre moi, et que
de S. Marc ne
calomniateurs de Tassemblée défavorables
cesse de reproduire, pour rendre été membres de
et odieux tous ceux qui ont
Ce phantôme
cette assemblée trop méconnue. il
faire jllusion que de loin; disparoit
ne peut
et le citoyen Page a pu
dès qu'on Tapproche, Brulley et Legrand,
emprunter des citoyens
dans cette
tous deux' autrefois" mes collegues
même
les lumieres propres à
cAntan
des quatre-ving-cing, ce vain phantôme qui
dissiper promptement
couvrir de ridicule
n'est bon aujourdhuiqu'a sérieuse (1).
ceux qui en ont une peur
observé dan's.
(:)1ne faut pas oublier ce que j'ai déjà
et le citoyen Page a pu
dès qu'on Tapproche, Brulley et Legrand,
emprunter des citoyens
dans cette
tous deux' autrefois" mes collegues
même
les lumieres propres à
cAntan
des quatre-ving-cing, ce vain phantôme qui
dissiper promptement
couvrir de ridicule
n'est bon aujourdhuiqu'a sérieuse (1).
ceux qui en ont une peur
observé dan's.
(:)1ne faut pas oublier ce que j'ai déjà --- Page 20 ---
Je laisse
(12)
enfin de côlé
Raymond à
ces crimes
que
ma
chegehés,
vie
dit-on, jusques dans
trouve-t-elle domnestique, et oùt la calomnie
n'en
soufle
pas,lorq'elles eveut
impur celui
est
noircirdeson
qui
T'objet de sa rage?
une note de mon
blancs sont tous nés ménoire, en
page Io8, qie les Colonis
qu'ils y ont tous ou
France ou originaires
tousy ont leurs
presque tous reçu leur
Français 3
Pasun qui
parens, leurs amis;
éducation ; que
fnir
ne travaille dans le
qu'il n'en est
Scs jours.
dessein et dans peut-être
Les hommes de
T'espoir d'y
originaires Français couleur au contraire ne sont
d'un blanc ct d'une qu'à moitié, le mulâtre étant Frangais le
ou
leurprdentiund d'être Aticaines les
CC qui exclut en
produit
du
méme-tems
pays : ils ne lesont indigènes, c'est-à-dire, les naturels
blancs qu'on appelle pasplus , comme l'onvoit,
dans le
clslis,
que les
déeruit Pays. Il y a long-tcmns c'est-à-dire , qui sont nés
tous les
que les
en
Les hommes indiginessi il n'en cxiste Espagnols ont
de couléur
pas un.
ou dans la caste
n'ont de parens que
denx-centieme africaine, ,
parmi eirx
partie d'entr'eux principalement dans cellc-ci, La
France. A pcine sur
n'ont pas été élevés
aient des liaisons la.tcralicé en compserois-on
en
le goûr de venir d'affaires avec la France, Très. vinge qui
quarts et demi jouir ea France de leur
peu ont
St denc ne savent pas méme
Fortune; les troison avoit à craindre parlér frangais.
Domingue, Ce seroit bien moins Tndérendanre de Saintdela part des hommes de
de la part des
sur la fidélité d'ene des ceuleur, et si l'on doit Hancrque
eclle des blancs.
deuz castes, c'cstà tous cempter
égurds sur
Très. vinge qui
quarts et demi jouir ea France de leur
peu ont
St denc ne savent pas méme
Fortune; les troison avoit à craindre parlér frangais.
Domingue, Ce seroit bien moins Tndérendanre de Saintdela part des hommes de
de la part des
sur la fidélité d'ene des ceuleur, et si l'on doit Hancrque
eclle des blancs.
deuz castes, c'cstà tous cempter
égurds sur --- Page 21 ---
(13)
de vie privée;
Mais, puiscu'il est aussià question mon tour faire un
ne pourrois-je pas Raymond de ce luxe vraicrime au citoyen quibrille dans Phôtel, ou
ment aristocralique quilhabite, ,deceluxe equi,
plaonrdanelepslaie malheurs des colons blancs
en insultant aux
fruit de ces instrucde Saint - Domingue, envoyoit aux homqu'il
tions particulières freres,
son plénipomes de couleur, ses
par
trop les
tentiaire MAHON, ne rappelle que qu'illeur
à huit millions de contribution
sept
sur les blancs, comme
demandoit (aprendre doivent dire ses insde raison ; c'est ce que
les
particulières, à en juger par
tructions
pouvoir récompenévènemens ), tant pour s'étoient montrés les
ser les écrivains qui de leur cause, que
plus zelés défenseurs
de conlui donner, et aux personnes
pour
plairoit lui adjoindre, (telles,
fiance qu'illeur le vertueux Pinchinat),le
appareimment, que moins une voiture, et de
moyen d'avoir al
le luxe de table 2
pouvoir, suns aficher
soit
donner à diner à bien des personnes, celles
écrire, soitde
de celles qizi pouroient influer sur le gédont Topinion pouvoit sans toutes ces
néral, en avouant il que n'auroit pas trouvé
choses de sa part, --- Page 22 ---
U A
de soutien et des (14)
(Voyez le
appuis à leur cause?
jai cités ). dachoppenent, aux endroits
Je me hâte,
que
qui m'est le plus citoyens, d'en venir au trait
verbal de votre sensible dans le procèspar le citoyen
séance du 15 Mai, dressé
pour affecter Page, et qui est vraiment fait
vivement
comme moi, les
quiconque pèsera,
tions qu'il m'a lancées. conséquences des imputaAprès avoir dit (
pement) que sijavois page 46 du déveloparrété de
soutenu le décret ou
1790,je lassemblée navois
de S. Marc du 28
de toule la
Cié alors que
Mai
conscrit dans colonic, et que je Tinterprete m'étois
le seul cercle
cirserver
qui pit conSulnt-Domingue, il
j'avois EU UN TORT A CET ajoute, que SI
dire, à l'égard de ce décret ÉGARD, (c'est-àMai 1790 ) C'ÉTOIT
ou arrêté du 28
mes COLLEGUES,
DE M'ÉTRE ISOLÉ DE
ET L'INTRIGUE D'AVOIR SERVI
DE BARNAVE
L'ORGUEIL
TRACTATION INDIGNE DE
PAR UNE RÉET CONTRAIRE AUX INTÉRÉTS mon CARACTERE,
TITUANS.
DE MES CONSAinsile citoyen Page
signé seul cette
m'accuse, Io, d'avoir
rétractation; 2°, de ne l'avoir
1790 ) C'ÉTOIT
ou arrêté du 28
mes COLLEGUES,
DE M'ÉTRE ISOLÉ DE
ET L'INTRIGUE D'AVOIR SERVI
DE BARNAVE
L'ORGUEIL
TRACTATION INDIGNE DE
PAR UNE RÉET CONTRAIRE AUX INTÉRÉTS mon CARACTERE,
TITUANS.
DE MES CONSAinsile citoyen Page
signé seul cette
m'accuse, Io, d'avoir
rétractation; 2°, de ne l'avoir --- Page 23 ---
(35)
servir Torgueil et Pintrigue
faite que pour d'avoir ravalé mon caracde Barnave; 30. trahi les intéréts de mes
tère ; 4°. d'avoir
constituans.
le citoyen Page, en faisant
De maniere que
rétractation comme
envisager cette même
cette Dassesse sur
une bassesse, en mettant
comme
seul,et en me présentant
mon compte
avilissant
ayant sacrifié par cet acte prétendu Porgueil et
les intéréts de mes constituansh
(sans le
de Barnave, m'expose
à Pintrigue doute d'un côté à partager la
vouloir, sans
)
que tous les
haine que tous les bons français,
àlasportent sijustement
vrais répablicains et de Pautre à m'attirer
tucieux Barnave,
celle de tous les colons mes compatriotes.
Voilà donc la couronne que je remporterois de
fait
la révolution,
de tout ce que j'ai
pour de toutes les traverses,
toutesles persécutions,
attachement à
de toutes les pertes que mon oucasionnées; voilà
cettemême révolution m'a
aboutissent enfin les éloges que le citoyen
oà
dans ses
Page n'a cessé de me prodiguer Saint-Dominécrits 2 tant : en France qu'à
ce retour
Il faut convenir que
gue!
est cruel.
Dans lc discours historique du citoyen Page, sur
(t)
la révotution de la France a produits à Saintles efets que
outesles persécutions,
attachement à
de toutes les pertes que mon oucasionnées; voilà
cettemême révolution m'a
aboutissent enfin les éloges que le citoyen
oà
dans ses
Page n'a cessé de me prodiguer Saint-Dominécrits 2 tant : en France qu'à
ce retour
Il faut convenir que
gue!
est cruel.
Dans lc discours historique du citoyen Page, sur
(t)
la révotution de la France a produits à Saintles efets que --- Page 24 ---
(16)
Onseroit néanmoins bien
que ceite rétractation
surprissije disois
que le citoyan Page
Domingue, > imprimé au Cap
pages 87 & 88, on lit:
Français le 14 Mai 1792,
Quefaisoit la
ble consacrôit le manicipaliné du Cap? Ce corps
PLUS
réquisitoire de son
respectaÉCLAIRÉ, LE PLUS
procureur-syndic, LE
PATRIOTES. La vérité COURAGEUX, LE MEILLEUR DES
tés de léloguence, faisoit qu'ilexrimoit avectoutes les beaublic, et l'assemblée
trembler les ennemis du bien
fie tant de fois
provinciale du nord gui,sansle savoir, Puacte
l'instramenz de leur perfdie,
patriotique. Cette
dénonga cet
sion qui décèle trop l'esprit dézonciation fuc faite avec une pasde cette assemblée
qui l'u dictée, et les
furent dominés par le
patriotes
Dans ses
nombre,
Et moi, réfexions sur les Colonics, dernicre
organe des autres victimes de
page :
thonax, des MICHEL, etc, (cet
Polverel et Sonl'écrit que je cite) DELAIRE, et catera sc trouve dans
THIBAUD, CET HOMME
D'AvcY,
COMPLOTS
QUI SEUL A DÉIOUÉ LAKCHIVISQUDES
TOUS LES
CET HOMME DÉVASTATEURS DE
QUE REDOUTE LA Sapwr-Doxises,
je demande qu'ils soient
CABALE
zion nationale
appelés à la barre LIBERTICIDE, de la
les tient
pour y être entendus.
Convenau loin, parce qu'elle craint Une faction puifante
triotes pourroient jeter sur leur conduite. le jour que ces paDans ses réfexions sur la
neuil, Baillio, Fournieret déportation des citoyens VerGervais,
minguc, etc. page'6:
citoyens de Saint-DoLcz PATRIOTE
Copsla garde nationale LanbrwnscTiband, la manicip-litéde
elle-mème n'aveiene-ils
Pas promne
ient
pour y être entendus.
Convenau loin, parce qu'elle craint Une faction puifante
triotes pourroient jeter sur leur conduite. le jour que ces paDans ses réfexions sur la
neuil, Baillio, Fournieret déportation des citoyens VerGervais,
minguc, etc. page'6:
citoyens de Saint-DoLcz PATRIOTE
Copsla garde nationale LanbrwnscTiband, la manicip-litéde
elle-mème n'aveiene-ils
Pas promne --- Page 25 ---
(17)
comme un tort, pour ne pas
me reproche
d'un
dire comme un crime, est Touvrage
nombre de mes collègues; on le seroit
grand
si disois qu'elle est l'ouvrage de
bien plus, je
de la très-grande majorité des-quala majorité,
onle seroit bien plus encore,
tre-vingt-cin;
les
si je disois qu'en faisant cette rétractation,
ont ei précisément en vue
quatre-ving-eing
qu'il n'y a eu
Vintérét de leurs constituans,
en cela que de ce qui leur étoit
de sacrifice
ils ont mis
personnel, et que par ce sacrifice
vraiment tlec comble à tous ceux qu'ils avoient
faits jusqu'alors pour la colonie.
s'accroitroit bien davantage,
La surprise disois
tous ces faits sont
sans doute,sij je
que
connoissance du citoyen Page;
à la pleine
nationa! civil Roume > de fondre les
posé au commissaire dans la garde nationale ? etc.
citoyens de couleur
à SaintDans sesréfexions sur le despotisme qu'exercent
les commissaires nationaux civils Polverel et
Domingue écrit qu'il a publié fous le nom du citoyen
Sonthonax >
22 :
SANS REPROCHE, son affranchi, page
Geoliers fideles, les C les F s'agitent pour
écarter de votre barre les députés patriotes; ils s'agitent les
les faire mettre en arrestation ; ils tiennent au loin
pour
THIBAUD, CE PATRIOTE,
D'AUGY, les LARCHEVESQUECÉLEBRE,A LAVERTU DUQUELROUNS e e EST CONTRAINT
Ps RENDRE HOMMAGE: cct. --- Page 26 ---
-
(18)
qu'ils ont été exposés en sa présence dans la
derniereassemblée coloniale dont ilétoit
bre; que le compte rendu où ils
mem:
se trouvent
consignés, a été imprimé et
profusion
répandu avec
; qu'il a été distribué à tous les
membres de cetle assemblée coloniale
citoyen Page a dû
; que le
par conséquent enavoir un
exemplaire; qu'ainsi il lui seroit impossible
d'en prétendze cause d'ignorance.
L'étonnement monteroit encore à un
bien plus haut, si je disois
le
degré
Grand, le même
que
citoyen le
qui
les citoyens Page et coophre-asjaud'huaves
taire de la commission Brulley comme secréde
comme
Saint-Domingue,et
garde des archives, le même quia dû
transcrire sur les registres de cette commission le procès-verbal dont j'ai tant à me plaindre, a concouru au comple rendu où
tous ces faits, et qu'ill'asigné.
je puise
Enfin la surprise seroit certainement à
comble, sije disois que T'assemblée
son
après avoir entendu ce compte, loin coloniale, d'avoir
vu dans Ja rétractation dont il s'agit le lâche
abandon desintérêts de la colonie, pour servir
l'orgueil et lintrigue de Barnave; et d'avoiren.
conséquence éconduit les quatre-vingt-cin
comme des traîtres, les a au contraire accueillis comme de bons el genéreux citoyens
qui
certainement à
comble, sije disois que T'assemblée
son
après avoir entendu ce compte, loin coloniale, d'avoir
vu dans Ja rétractation dont il s'agit le lâche
abandon desintérêts de la colonie, pour servir
l'orgueil et lintrigue de Barnave; et d'avoiren.
conséquence éconduit les quatre-vingt-cin
comme des traîtres, les a au contraire accueillis comme de bons el genéreux citoyens
qui --- Page 27 ---
(19 )-
et qui ont
se sont sacrifiés pourl leur pays,
de
droits éternels à la reconnoissance.
des
la Colonie.
tout cela, je ne dirois que la
Eh bien, dans
vérité, ctjen rap apporte la
vérité, que la pure d'une part, du paragraelle résulte,
preuve: intitulé, Jugement de nos personnes dit la
phe décret du 28 Juin, (antrement rendu
parle Juillet ) 1791, dans le compte
loi du 7
de Pautre, de Parrêté que
dont jaidéjà coloniale parlé; a pris le 14 Décembre
Passemblée
avoir entendu ce même
même année, après
compte.
le paragraphe cité:
Voici ce que porte
1790, confirLe décret du 20 Septembre suivant, nous
mé par celui du 12 Octobre vain arons-nous
tenoit en captivité. En
quiun jugedemandé d plusieurs reprises rigoureuse
ment, précédé d'une instruction Pinjustice inouie
de notre affaire , réparêt nous, ou nous
qu'on avoit commise envers les crimes qu'on
infligedt les peines que nous avoir fait
nous prétoil 3 pouzoient enous a constamment
encourir: cettejustice dans cet heureux tems d'une.
été refusée, et
nous avons telrégénéra ion si glorieuse,
que la
lement été victimes de Poppression,
liberté nous a été ravie, sans qu'aucun
Bz --- Page 28 ---
(A
(20)
grief nous ait été
se décida,au mois de communiqué, Juin
Enfin ort
tre un terme a cette
dernier, à metdestitution
Le décret rendu d notre
injuste.
bien loin dejustifierla
sujet le 28.Juin,
tre nous
rigueur exercée con2 prouve au contraire qu'on nous a
infigé la peine, sans qu'il existat de
car, s'il n'y a pas lieu d
délit;
voity avoir moins lieu à accusation 2 il deLaprétendue rétractation punition.
de NOTRE part,
surlaguelle on s'est uppuyépour
jugement Fair du pardon, est un donneràce
ridicule que perfide. D'abord motifaussi
decetie prétendue
on avoit fait
DÉCRET
rétractation LE PRIX D'UN
FAVORABLE AUX
PROMPT ENVOI DES
COLONIES, ET DU
CRIVOIENT D'y
INSTRUCTIONS QUI PRESCONSTITUER DES AUTORITÉS
PROTECTRICES DE TOUS LES CITOYENS.
Lorsque les dépositaires du pouvoir executif,de concert avec les tribunaua
tice, continuoient de commettre dejusDomingue,
à Saintimpunément
les attentats autorisés, ctjournellement,
séquent
célébrés, etpar conprovogués par le décret du 12 Octobre; lorsque ces malheureuses victimes
tassoient dans les cachots du
s'enPrince, tandisque d'autres
Port- auet que nous ctions
sexpatrioient,
informés en France de
Lorsque les dépositaires du pouvoir executif,de concert avec les tribunaua
tice, continuoient de commettre dejusDomingue,
à Saintimpunément
les attentats autorisés, ctjournellement,
séquent
célébrés, etpar conprovogués par le décret du 12 Octobre; lorsque ces malheureuses victimes
tassoient dans les cachots du
s'enPrince, tandisque d'autres
Port- auet que nous ctions
sexpatrioient,
informés en France de --- Page 29 ---
(21)
; QUIDE NOUS POUVOIT
toutes ces atrocités
APPARENT DE SON
BALANCER LE SACRIFICE DE SES FRERES ET
OPINION AVEC LE SALUT ? DES INTÉRÈTS SI
DE LA CHOSE PUBLIQUE NOUSONT ENTRAINÉS,
GRANDSI SETSITOUCHANS: FOIS-CI COMME DANS LE
CETTE
. MESSIEURS,
CARRIERE, oit nous nous
RESTE DE NOTRE
un devoir de mettre
sommes toujours.fuit
coitpersonnel.
dernier rangce qui nous
à
au
eu même que NOUS seuls
Neussions-sous
démarche prétenduc
considérer dans cetle
LE PLUS FERME
rétrograde, LE CARACTERE
Lesfruits
POUVOIT PAS s'EN OFFENSER.
NE
sont praiment honteux
de la piolence ne Pexercent. Ce ne seroit
que pour ceux qui engugement contracté
de notre part quun
: nous étions reteentre les deux guichets
nationale ;
nus à la suite de LAssemblée libres. Cette
en zn mot, nous n'étions AUKAYANTAOSSINAP pas
comsitiration,100re.
PROCURER A
PRÉCIABLES QUE DEVOIENT
EN TOUT
COLONIE NOS SACRIFICES
CETTE
pour en faire disparoitre
GENRE, suffisoit
Tamertume. bien prai que ce soit à NOUS
Mais est-il
une marche rétroqui'on puisse reprocher
? Ne seroit-ce
le
raptustr-tuemaik
grade
auroit justement encourt
nationale qui
B3 --- Page 30 ---
-
(22)
reproche d'y avoir
sant avenglément eeforcée; en se lais
colonial?
guider par son comité
Quoil On commence
faire Z172 crime de notre
par nous
Colonie exerce le
veu pour que la.
à son régime
pouvoir legistatif quant
connoitre
intérieur, et on Finitpar TeJormellement et
lement que ce droit
constitutionnetnies (ceci se
appartient aux Colotembre
rapporte à la loi du 28 Sep1791)! Mais en méme
PRIX DE CETTE
tems, POUR
CIEUSE, QUOIQUE RECONNOISSANCE SI PRÉde notre
BIEN TARDIVE, on exige
part une sorte de
en fait aussi le prix de désistement; OnZ
absolution. Nous le
notre prétendue
demandons auz persomesdebomefois alors
: de quel côté se
las véritable
troupe
réellement
rétractation? Est-ce bien
se
nous, A
comme
dracuerauedotejatire
SACRE CONDITION D'OBTENIR QUE L'oN
EN PRINCIPE
CON-,
POINT LE PLUS ESSENTIEL CONSTITFUTIONNEL LE
DU 28 MAI
DE NOTRE DÉCRET
1790?
Il est prai que nous ne tenions
cet important aveu de
encore
nale que dans tin
LAssemblée natiotions de son comité simple projet d'instrucdes
nous apons da croire
Colonies, d qui
de crédit auprès d'elle autantdin/ucace et
pour opcrer le bien,
BTENIR QUE L'oN
EN PRINCIPE
CON-,
POINT LE PLUS ESSENTIEL CONSTITFUTIONNEL LE
DU 28 MAI
DE NOTRE DÉCRET
1790?
Il est prai que nous ne tenions
cet important aveu de
encore
nale que dans tin
LAssemblée natiotions de son comité simple projet d'instrucdes
nous apons da croire
Colonies, d qui
de crédit auprès d'elle autantdin/ucace et
pour opcrer le bien, --- Page 31 ---
(23)
faire le
pour,
quil en avoit ew jusqui'alors vrai que ce comité,
mal. Il est également bonne poie,d pu échouer
perdu Pespoir de
méme
mpermunciomslal
son projet, et a instructions qui nous
faire admettre les
: commes s'il étoit
avoient été commumniguées: malheureuse destinée qu'il
écrit dans notre créance dans LAssemblée
dit perdre toute
où il abjureroit ses
nationale, au moment sur.le systémie calopremieres erreurs
nial! (1)
ou le
m'abuse bien éhrangement, ne doit
Ou je'
viens de transcrire
Il
queje
avancé.
paragmphe nul doute sur ce que jai
isolé
laisser
que je ne mesuis point
est donc prouvé
faire la rétractation
de mes colligues pour cherché à me créer
dont le citoyen Page a
c'en étoit un,
un tort; mais que, ce tort,si
le
donner'aux qnatre-vingt-cinat étoit Pun
il faudroit
le Grand, qui
je tiens dui citoyen
des quatre-vingt
des Remdsitent-tesmantet rétractation a été faite 2
cinq lorsque cette
qui nous avoient été commu-" d'un
(1) Dans les instructions portint établissement
niquées, il Y avoit un chapitre
on a retranché ce
tribunal de cassation à SsintcDoningwe: qui ont été depuis envoyées.
chapitre dans les instructions dans celles-ci plusicuss articles
On a laissé aussi subsister la radiation ou le changement.
dont on nous avoit promis
B4 --- Page 32 ---
&
qu'elle fat couverte (24)
tures, et il faut noter de quaraonte-sepe signaqu'à çette
quatre-vingl-eiag membres
époque, des
générale de
de l'assemblée
sur] le
Suim-Dontigue venus en France
douze Lopand,ily ou quinze enavoût six de
au moins
morts, et
caleréraciation
dabsentadint
majorité des éoitlevaude la tris-grundé
Ilest également dheate-singheing
tion n'a pas eu
prouvé que cette rétractagueil et
pour principe de servir l'or
bien
Tintrigue de
peu connoitre lcs Barnare; il fandroit
pour les supposer
quatre - vingt - cing,
aller à un tel excès capables de s'être laissés
a été le priz d'un d'avilisement : maiselle
lonies, el du prompt déurmfororuble aux Coqui prescrivoient envoi des instructions
rités
d'y constituer des
Il est protectrices de lous les
autoencore
citoyens.
a été de notre prouvéque cette rétractation
fait az salut de part un véritable
nos freres et de sacrifice la
publigue, par lintérét que nous y avons été
chose
méme de nos
entrainés
que, quand bien même
constituans, et.
cette rétractation
nous n'aurions fait
notre liberté, on que pour nous
nous imputer d'avoir ne pourroit pas pour procurer cela
tère, pas plus
dégradé nolre caracqu'on ne peut
reprocher à
véque cette rétractation
fait az salut de part un véritable
nos freres et de sacrifice la
publigue, par lintérét que nous y avons été
chose
méme de nos
entrainés
que, quand bien même
constituans, et.
cette rétractation
nous n'aurions fait
notre liberté, on que pour nous
nous imputer d'avoir ne pourroit pas pour procurer cela
tère, pas plus
dégradé nolre caracqu'on ne peut
reprocher à --- Page 33 ---
(25)
d'avoir
Thomme du caractère le plusferme
entrelesdeur guichets.
signéun engagement sait tout cela, et il a pu
Le citoyen Page
rétractation! ! il
m'attribuer à moi SEUL cette
rétracsait tout cela, et ila pu présenter cette comme un
tiori comme un TORT, presque
crime ! Il sait tout cela, et il a pu m'accuser
à-la-fois
mon CARACd'avoir tout
L'INTÉRÉT prostitué de mes CONSTERE et abandonné
1'ORGUEIL ET L'INTITUANS, 2 pour SERVIR
homme
TRIGUE, de qui? de BARNAVE;d'un ardens à
jai été l'un des plus
contre leqquel
la signaauprès de mes collègues
provoquer mémoire de leur célebre défenseur,
ture du
Pon sait s'il y étoit niénegé;
LINGUET, et
détesté lind'un homie dont jai toujours
et dur
solence, depuis l'accueil reponssant
osa faire à la députation que lui envoyèqu'il
pour lui faire part
rent les quatre-vingt-cing, de leur obtenir de
de leur arrivée, et le prier
délai de quinl"Assemblée nationale un simple leur défense ;
zaine, afin de pouvoir préparer été voir une seule
d'un homme que je n'ai pas celui ousesinsfois depuis ce moment jusqu'à
nous eutructions calquées sur nos principes
enfin
de lui;(s) d'un homme
rent rapprochés
ai été que deux fois, dont
(1) Et depuis ce moment je n'y avec un de mes colligues;le
une en commission, et l'autre
citoyens Pons. --- Page 34 ---
(26)
doritj j'abhorrois si fort la vue,
pu prendre sur moi d'assister 2 que je n'ai pas
séance du comité
à plus d'une
représentations colonial, malgré toutes les
qui m'ont été faites
déterminer à y retourner!
pour me
Je suis donc blanchi Quel oubli!
m'a été faite
le
de Timputation qui
n'est pas tout. par J'ai citoyen Page. Mais ce
dit que les
cing, loin d'avoir été regardés quatre-vingtchés par leur
comme entaencouru
réractation, et d'avoir dès-iors
niale
limprobation de l'assemblée coloqu'ils ont trouvée formée à leur
et dont le citoyen
retour 2
Page est lun des commissaires, en avoient au contraire
le plus flatteur et le plus
reçu l'accueil
ministre la
consolant. J'en adsemblée du preuve dans Parrêté de cette asannoncé: voici 14 Décembre 1791 quej'ai déjà
LAssemblée comme il s'exprime :
niere
eotente@nigmmfances
authentique ses sentimens
bles, déclure qu'elle nevoit dans invariazingt-cing membres de
les quatreblée générale
Pancienne assemPEtat le
embarqués sur le vaisseau de
Léopard, que de BONS
REUX CITOYENS, QUISE
ET.GÉNÉLEUR PAYS, ET QUI ONT, SONT.SACRIFIÉS POUR
NELS A LA
DES DROITS ÉTERDéclare RECONNOISSANCE DE LA COLONIE.
en conséquence QUE
SERONT INSCRITS AU RANG DE CEUX LEURS-NOMS
QUI ONT
t-cing membres de
les quatreblée générale
Pancienne assemPEtat le
embarqués sur le vaisseau de
Léopard, que de BONS
REUX CITOYENS, QUISE
ET.GÉNÉLEUR PAYS, ET QUI ONT, SONT.SACRIFIÉS POUR
NELS A LA
DES DROITS ÉTERDéclare RECONNOISSANCE DE LA COLONIE.
en conséquence QUE
SERONT INSCRITS AU RANG DE CEUX LEURS-NOMS
QUI ONT --- Page 35 ---
(27) FRANCOISE DE
BIEN MÉRITÉ DE LA PARTIE ceux des memSAINT DOMINGUE, ainsi que et du commanbres du Comité de POuest,
etc.
le Leopard,
dant du vaisseau tourles qpairnevingicing
Voilà doncàleur
le citoyen Page voujustiliés du reproche que d'avoir, par leur
droit faire rejaillir sur Pintérét eux, deleurs consrétraetation, prostitué
de Baret. à rintrigue
tiluans à lorgueil.
de
nave.
peu démérité
En moni particulior, 2 Jaisi rétractation, qu'ils
mes constituans par cette confiance en me nomm'ont continué leur
à la derniere assemmant leur représentant les, citoyens Page et
blée coloniale. Ce sont
en disant,
eux-mémes quiTattesient,
Brulley
séjourà Satne-Domingue,
qespoantammons la révolution, ,j'ai touhetdmmen.iepuis
de mon sincère atjours donné des preuves de la Colonic, intachement auxintéréts de la Métropole 2 ce qui
séparables de ceux
la
de mes
m'a mérité Pestime et confiance un de leurs
comciroyena.qui me nommèrent assemblée génereprésentuns à la premiere à Saint Marc, avec
rale dela Colonie séante
au mois de
laquelle je suis venu en France le Léopard;
1790,sur levaisseau
Septembre
CONFIRNÉ EN MA QUALITÉ
QUE je fus DEPUIS --- Page 36 ---
(28)
DE
REPRÉSENTANT DU PEUPLE,
refus, nommé Procureur
et, sur morr
du Cop,ete.
de la Commune
Il résulte de tout ce
que le citoyen
que je viens de dire,
mnaniere bien Page m'auroit calomnié d'une
n'aimois à méchante et bien perlide,
ni del'arrété croire qu'il ne se souvenoit sije
pris par
plus,
nommé commissaire T'assembléeménne quil'a
auprès de
législative, ni du
l'assemblée
compte rendu par les
tre-vingl-cing. Il ne
quala rétractation
connoissoit même pas
sortie si
quia été pour lui le sujet d'une
peu mesurée contre
sa propre bouche
moi; je tiens de
Après les divers qu'il ne la jamais lue.
je n'avois
éloges qu'il m'a
sans doute pas lieu de
donnés,
une censure aussi fétrissante m'attendre à
laquelle il a terminé ma défense que celle par
toyen Raymond, D'oi vient
contre le ci-:
ment? Seroit-ce de
donc ce
ce que j'ai fait changesans son attache, et sans celle du imprimer,
ley, mon mémoire
citoyen Brulsur les troubles de justificatifer mes notes
bliées le 14 Mai,
Swint-Domingue, 2 pu-'
séance où il a été précisément la veille de la
de ce
question de moi? Seroit-ce
quej'ai pris la liberté de
tout de leur avis dans
n'étre pas en
ces notes? Seroit-ce
ce mémoire et dans
enfin de ce quej'aurois
'ai fait changesans son attache, et sans celle du imprimer,
ley, mon mémoire
citoyen Brulsur les troubles de justificatifer mes notes
bliées le 14 Mai,
Swint-Domingue, 2 pu-'
séance où il a été précisément la veille de la
de ce
question de moi? Seroit-ce
quej'ai pris la liberté de
tout de leur avis dans
n'étre pas en
ces notes? Seroit-ce
ce mémoire et dans
enfin de ce quej'aurois --- Page 37 ---
C
-
(29)
de
leurs droits, en m'ingérant
empiété sur
vues à la Convention, sur
aussi mes
proposer de rétablir le plus promptement
les moyens
la
dans la malheu-,
posible l'ordre et paix
colonie de SaincDomingae?
méreuse
mon
Je ne leur ai pas communiqué à Timpression! et
moire avant de le livrer
de ce qu'ils jueux, daignent-ils m'instruire Pintérêt bien ou
gent à propos de faire colonie pour (1)? N'ai-je pas
mal entendu de la
du mystere impénétradroit de me plaindre à mon égard toutes leurs
ble dont ils couvrent
le moins étonopérations? N'est-il pas pour deux seuls hommes,
deux hommes,
nant que
à eux seuls la destinée d'une
prétendent régler Saint-Domingue? Leur decolonie telle que dà être, dès le principe,de
voir n'auroit-il pas colons qui existent à Paparmi les
se former,
dont les lumieres
ris, un conseil perimanent, du moins ajouter
pussent, sinon suppléer, surtout dans une posiquelquelois aux leurs,
J'ai bien assisté à la lecture de leur été développement averti de me s
(1)
à laquelle j'avois
dans une assemblée
daigné me donner connoissance
trouver; mais ils n'ont pas forment pourtant près de la
des faits prélimiaaires, contient qui cC aéveloppement ; j'ai eu
moitié du volume qui
à avoir un exemplaire de leur
méme beaucoup de peine
écrit. --- Page 38 ---
- -
tion aussi
30)
cette infortunée désespérée que celle où se trouve
colonie ?
Pour me donner un caractère
*ne ferai pas revivre des titres
officiel, je -
une confiance
éleints : mais,si
part de mes constamment soutenue de la
révolution, je concitoyens depuis l'aurore de la
pourrois même
son crépuscule et dès
dire, depuis
que poids,
1788, peut être de
j'ose dire
queld'être consulté
que je devois
par les citoyens
espérer
ley dans ce qui a trait aux
Page et Brullonie à laquelle
intérêts d'une COqu'eux,
je tiens encore de plus près
les
puisqu'ils n'y sont attachés que
propriétés qu'ils y ont, et
par
ment de ce lien, un autre qu'indépendamcore m'y attache, savoir, plus puissant ensance :
celui de la naisla
Saint-Domingue n'est
roue de fortune,
pour eux que
mon
lorsque c'est vraiment
pays, ma patrie.
Iistrouvent mauvaisque
dans mes notes et dans lesidéesrépandues
drent pas toujours avec les mon mémoire ne Caceux qui auront lu
leurs! En tout cas,
Pautre de ces deux avec impartialité lun et
justice,
écrits, me rendront cette
que, loin d'y
rêts de la Colonie,
compromettre les intéen moi,
je la sers autant qu'il est
autant queje lai pu dans un mé-
lorsque c'est vraiment
pays, ma patrie.
Iistrouvent mauvaisque
dans mes notes et dans lesidéesrépandues
drent pas toujours avec les mon mémoire ne Caceux qui auront lu
leurs! En tout cas,
Pautre de ces deux avec impartialité lun et
justice,
écrits, me rendront cette
que, loin d'y
rêts de la Colonie,
compromettre les intéen moi,
je la sers autant qu'il est
autant queje lai pu dans un mé- --- Page 39 ---
(3r) )
but
pour
moire qui n'avoit principalement
que majnsication
de foi.
Voici, au reste, naiprofesion les citovens Page
Je pense d'abord fond comme des causes qui ont prgF
et Brulley, 2 sur le
ilya a
les désastres de Saint-Doningnesi
duit
différence entre mon opinion
sculement cette
nécessaire de fixer Tatetla leur, que je crois
ne lont fait sur ja
qu'ils
tention un peu plus et variable des deux premarche incertaine nationales.
mières Assemblées rd'un vrai républicain est
Lepremier devoir loix; le secand est de manila soumission aux
sur leurs vices ou
fester librement son opinion afin de concourir à forleurs impertections,
laquelle peut seule
pablique,
de
mer Fopinion les loix à leur dernier degré
faire arriver I
bonté. :
un seul homme étant
Sous T'ancien régime, et le droit de remonle législateur supréme, le droit déclnirerle motrances, d'est-audire,
aux ci-devant Parnarque, ayantété restreint Pexercice habituel de
lemens 5 2 au moins pour être défendu par le despoce droit, il pouvoit de propager les lumières
tisme monarchique
les loix, et
la législation : enl critiqnant
sur
on a vu si cette dlfensendiéronper a été
cependant
dont le courage
tée par la phitosophic, --- Page 40 ---
A
enfin
(8a)
néré la couronné par la révolution
France.
qui a régé
nir Aujourd'hui que chaque ciloyen
Légisiateur,
peut devede mettre au jour chaque citoyena aussile droit
gissent la
ses idées sur les loix
un droit république, et
qui réen sa personne, mais non-seulement c'est
pourlui, parcequec'est
c'est un devoir
citoyen de concouir
par toutes
Lundesypartiegue
bonheur de la sociéédont
ses facultés au
cun est intéresséà
il est membre. Chaloi étant
avoirde bonnes loix. Or, la
rien ne T'expression de Ja volonté
peut mieux, sans
générale,
régler tout à-la-fois cetle doute,manifester et
générale. Mais comment volonté que l'opinion
générale, si ce n'est
se formera T'opinion
toutes les opinions parle rapprochement de
J'ai
individaelles?
conistammment
demavicle premier des rempli dans tous les états
d'énoncer. Dès que la devoits que je viens
soit, , bonne ou
loiaparlé, quelle qu'elle
examen comme mauvaise, on doityo obéir,
est ma religion, sans murmure: : voilà sans
tems la règle voilà sprelle. a été dans tous quelle les
je me flalte invariable de ma
d'enavoir donné ces conduite, 2 et
émricoques, pincipalement preuves non
queje viens de parcourir
dans la carriore
commune du' Cap,
de procureur de la
Mais
soit, , bonne ou
loiaparlé, quelle qu'elle
examen comme mauvaise, on doityo obéir,
est ma religion, sans murmure: : voilà sans
tems la règle voilà sprelle. a été dans tous quelle les
je me flalte invariable de ma
d'enavoir donné ces conduite, 2 et
émricoques, pincipalement preuves non
queje viens de parcourir
dans la carriore
commune du' Cap,
de procureur de la
Mais --- Page 41 ---
(33 )
devoir rempli, Pintérêt de
Mais ce premier
combinés,
et celui de la France,
mon pays
aujourd'huile second
exigent queje latitude remplisse dont il peut être suscepdans toute la
vais faire.
tibie, et c'est ce que je
constituante
Je dirai donc que l'Assemblée
le
coupi aux Colonies, non pas
a porté premier des droits de Thomme(ce
par sa déclaration
mais en oubliant 2 iorssero't un blasphême ), avoit des Colonics qui
qu'elle Ta faite , qu'elle
subsister que
ne subsistoient et ne pouvoient cultivoient.
T'esclavage des nègres quiles
par Cettedéclaration des droits de P'homme est,
doute, Fun des plus sûrs fondemens qui
sans
à toute constitution oi
puissent être posés reconnoître d'autre empire
Thomme ne doit
les constitucelui de laloi : mais, comme
des
que tions ne sont faites que pour l'avantage
des sociétés doitsegésociétés; quellavaniage
fautconsénéraliser et êtrepris en masse; qu'il
balancer un bien particulier avec
quemment
en résulter pour la société;
le mal qui peut
de beaucoup sur le
si ce mal Temporte
considéraque,
ce mal en
bien, on nedoit prendre autant qu'il est possition que pour Padoucir
des droits
ble; il est évident que la déclaration est ne
de Phomme > toute sublime xqu'elle
s'appliquer aux Colonies à esclapouvant pas
C. --- Page 42 ---
-
e
TA
(34)
ves, sans qu'il en résulte un
culable pour les états dont elles préjudice incaldevoit être adoptée
font partie, ne
telles, que les colonies qu'avec des précautions
en recevoir aucun
Françaises ne pussent
tel ébranlement ébhranlement, parce qu'un
ne pouvoit
aussi nuisible à leur
manquer d'être
mêmes.
Métropole qu'à ellesA quoi sert que sept à huit cent
dividus d'une nation
mille inétrangère à la
qui nous avons déjà rendu le
nôtre, à
faire passer d'un
service de les
vageinfiniment esclavage atroce à un escladire,
le
doux et tquin'ena,p pour ainsila liberté,si que nom, participent au bienfait de
ils
pour leur procurer ce bienfait
ne sauroient pas jouir, il faut
dont
par exposer plus de cent mille de commencer
être égorgés, et
nos frères à
Colons blancs j'entends par Ios frères les
; car enfin je crois qu'un
çais blanc des colonies
Franprès à un Français
appartient de bien plus
s'il faut ensuite réduire d'Europe, qu'un Africain:
d'hommes à
six ou huit millions
suite, à
Tinocupation, et, par voie de
Findigenceet à tous les maux
est la source : s'il faut
dont elle
commerce
encore anéantir notre
maritime, et avec lui nos
de
mer, notre marine
ports
partie 2 notre commerce militaire, et, en grande
renonceràla solde
intérieur : s'il faut
énorme que les autres puis-
faut ensuite réduire d'Europe, qu'un Africain:
d'hommes à
six ou huit millions
suite, à
Tinocupation, et, par voie de
Findigenceet à tous les maux
est la source : s'il faut
dont elle
commerce
encore anéantir notre
maritime, et avec lui nos
de
mer, notre marine
ports
partie 2 notre commerce militaire, et, en grande
renonceràla solde
intérieur : s'il faut
énorme que les autres puis- --- Page 43 ---
(35) )
sont forcées de nous payer tous les ans
sances
denrées coloniales, et
pour l'excédent de nos
s'ilfaut,au contraire, menondevetionaieun
tribulaires pour ces mêmes denrées reconnues
comme objets de premiere nécesaujourdhui
état comme
sité: s'il faut enfin qu'un grand
délaFrance tombe dans la pmnvzeté,dansh
qui en est la suite, dans uifnulpopulation
tla délité absolue?Et voilà ce qu'occasionnoit
claration des Droits de Phomme promulguée
sans desages précautions. bien simple s'offroit aux
Une précaution
charte
législateurs quiont publié cette grande
humain: c'étoit de faire, avant
du genre
la consde commencer ou en commençant c'est-àtitution, ce qu'ils ont fait après 3
dire, de déclarer que les. colonies étoient
hors de la constitution française, d'annonla différence des localités mettant
cer que
différence dans les
aussi une : très - grande
l'une et l'autre
principes qui devoient baser
et celle des
constitutions, celle du continent d'abord de la
colonies, ils alloient s'ocouper
premicre,der manière néanmoinsque, pendant
fût formé dans chacune des coce travail,il
chargée de prélonies une assembléegénérale
le plan de la constitution qui pourroit
parer
leur convenir.
Ca --- Page 44 ---
( 86)
Par ce moyen, la
les Colonies, sans révolution pénétroit dans
le despotisme
y causer de
n'y eût peut-être déchirement:
promptement renversé;
pas été aussi
moins dans ses
mais, réprimé du
à peu,et iln'ent excès; ; il y eût été miné
fallu ensuitequ'un
peu
quelgque sorte, pour achever sa châte. soufle,en
Finese moyen encore,
tuante évitoit de rendre FAssemblée consticun décret
sur les Colonies aul'éclairer avantque les notions
sur ces contrées
qui pouvoient
pleinement
lointaines, fussent
même des acquises, et en s'épargnant à ellelonies de Auctuations, 2 elle préservoit les
tous les maux
Codevoient un joui leur faire que ces Auctuations
Au lieu d'user de la
éprouver.
de dire, l'Assemblée précaution que je viens
sa déclaration des droits constituante fitd'emblée
déclaration n'étant
de Phomme, et cette
rectif, d'aucune accompagnée d'aucun corréserve,
par la généralité de ses paroissant frapper,
parties de l'empire
termes, sur toutes les
séquence, , en quelque français, c'étoit une conde regarder les Colonies sorte, inévitable, que
dans cette même
comme renfermées
déclaration.
Les Colonies y parurent tellement
prises, que lun des membres les
comdités de cette Assemblée,
plus accréMirabeau, ne fit
et cette
rectif, d'aucune accompagnée d'aucun corréserve,
par la généralité de ses paroissant frapper,
parties de l'empire
termes, sur toutes les
séquence, , en quelque français, c'étoit une conde regarder les Colonies sorte, inévitable, que
dans cette même
comme renfermées
déclaration.
Les Colonies y parurent tellement
prises, que lun des membres les
comdités de cette Assemblée,
plus accréMirabeau, ne fit --- Page 45 ---
(37 )
difficulté de dire, dans le no. 3odeson
point
que la grande cause
courrier de Provence;
dans
de la liberté des nègres , enveloppée hucelle de la liberté générale solemnellement delespèce
maine, alloit étre bientôt
PAssemavouée, sanctionnée par
établie,
avoir hautement
blée nationale; qu'après
pas
le principe, elle ne se refuseroit
posé
à la plus légitime des conà la plus juste,
diroit aux nèséquences ; que ce qu'elle
>
diroit aux planteurs
gres, que ce quelle
à Teurope enapprendroit
que ce qu'elle
c'est quil ne
tière, c'est qu'il ny avoit, 2
avoir, ni en France, 3 NIDANS
pouroit plus y
AUX LOIX DE FRANCE,
AUCUN PAYS SOUMIS des hommes libres.
d'autres hommes que
cette déAussi la prémière secousse que
fut
claration produisit sur Saint-Domingue, voir
terrible. Le colon blanc crut ne
elle
et fut
des assassins dans ses esclaves, s'aque
L'homme de couleur
frappé de terreur. inimitié de ce moment >
gita. Tout fut en
développant
sourde
et unefermentation
intestines, NRCC
à-peu ce germe de divisions
de
les symptômes
tôt la Colonie éprouva civile, qui la fait pencette affreuse guerre le bord du précipice
cher aujourd'hui sur
creusé les intérêts
épouvantable que lui ont
C3 --- Page 46 ---
(38) (
divers que les circonstances ont mis
vement en action.
successiL'Assemblée constituante
commotions
informée des
Thomme faisoit que sa déclaration des droits de
voulut les faire ressentirà toutes les Colonies,
décret du 8 Mars cess: ser. Alors intervint son
apprit enfin
1790. Par ce décret, elle
aux Colonies qu'elles
point comprises dans la constitution n'éloient. -
pour le royaume; ; elle les
décrétée
intention n'avoit jamais été assura de
que son.
à des loix
les assujettir
nances locales incompatibles avec leurs conveet
accorda T'initiativesur particulieres; elle leur
leur législation,
leur constitution,sur
sur leur
mit les colons ET
administration; elle
la sauve-garde
LEURS PROPRIÉTÉS sous
Mais,
spéciale de la nation.
cette initiative, à quoi
servir, puisqu'elle n'obligeoit pouvoit-elle
blée constimantede
point l'Assemau voeu des colons P De prononcer conformément
être pour les colors quelle utilité pouvoit-il
leur voeu sur l'état des d'exptimer, par exemple,
lateurs ne pouvoient, personnes, si les légissous peine
quence et de
d'inconséqu'antant
contradiction, 9 admettre ce voeu
qu'il seroit conforme au
fondamental de leur religion
principe
Et celtesauve-garde
politique?
opécialedepropriaéis
point l'Assemau voeu des colons P De prononcer conformément
être pour les colors quelle utilité pouvoit-il
leur voeu sur l'état des d'exptimer, par exemple,
lateurs ne pouvoient, personnes, si les légissous peine
quence et de
d'inconséqu'antant
contradiction, 9 admettre ce voeu
qu'il seroit conforme au
fondamental de leur religion
principe
Et celtesauve-garde
politique?
opécialedepropriaéis --- Page 47 ---
(39 )
si ce mot propriété n'étoit
que signifioit-elle,
à prouver aux colons
pas défini de manière
Tentendoit dans
que l'Assemblée constituante ? BRISSOT n'en prit-il
le même sens qu'eux de faire naître dans
pas tout desuite occasion des doutessurl la signileurs esprits plus que
attachée à ce mot
fication qu'ils croyoient
dans lintention des législateurs?
donc
Ce décret du 8 Mars 1799 produisit
T'effet d'un oracle : chacun F'interpréla Aussi pour
soi, et chacun en craignit de Tambiguité. tous les remèdes
eut-ille sort
ce palliatif
lieu de
le mal, il
de ce genre : au
guérir
Taugmenta. instructions du 28 Mars qui suivirent
Les
plus de clarté. A ne:
ce décret 2 n'ofliroient pas de T'article 4 du décret
consulter que.le texte
tous leshommes
qui termine ces instructions, ayant les qualibres, blancs ou de couleur, devoient être adcetarticle,
lités requisespar
Mais le corps
mis aux assemblées primaires. toutle conmême de eminamcismainstauaty l'Assemblée natiotraire: il y étoit dit que
LES
nale avoit cru devoir choisir les.formes AVOIENT
RAPPROCHÉES DE CELLES QUI
PLUS
LES COLONIES OU LES CITOYENS
LIEU DANS ASSEMBLÉS D'EUX-NÈMES, et que
s'ÉTOIENT
à cet égard, dans le mowouloir prescrire
C4 --- Page 48 ---
- -
(40)
ment, des régles
c'étoit, non-seulement multipliées et compliquées;
tés dans
appeler les difficullesécution, mais
Tesprit du décret rendu
encore altérer
lonies, EN FAISANT,
enfaveur des CoVANCE LA CONSTITUTION POUR AINSI DIRE, D'AINVITÉES A PROPOSER. QU'ELLES ÉTOIENT
Une telle explication
les hommes de couleur excluoit évidemment
maires; car, s'ils eussent des assemblées privertu de ces
dà y être admis en
nationale instructions, alors T'Assemblée
que les Colonies faisoit vraiment la constitution
puisque jusqu'à éoientinvitées à
cette époque ils proposer,
jamais.été admis.
n'y avoient
Ainsi, d'une part, Tarticle
tions du 28 Mars
4 des instrucs
mes de couleur 1790 appelloient les homde T'autre,
aux assemblées
ces mêmes instructions ptimaires ;
poussoient.
les en reJe ne parle pas du louche
tions et le décret
que ces instrucassembléesdéjà formées, précédent jetoient sur les
que celles avouées
en ne reconnoissant
Saint-Marc leva le par les citoyens. Celle de
même sa réélection. doute, en Provoquant elleLes seules obscurités de
instructions suffisoient ce décret et de ces
pour alimenter les
,
aux assemblées
ces mêmes instructions ptimaires ;
poussoient.
les en reJe ne parle pas du louche
tions et le décret
que ces instrucassembléesdéjà formées, précédent jetoient sur les
que celles avouées
en ne reconnoissant
Saint-Marc leva le par les citoyens. Celle de
même sa réélection. doute, en Provoquant elleLes seules obscurités de
instructions suffisoient ce décret et de ces
pour alimenter les --- Page 49 ---
(4t)
les prétentions, les
craintes, les méfiances,
les écrits,
dissentions, , et malhetreusement confirmer les
venoient
les correspondanees
et soufler de.toules esprits,
soupcons, 2 aigrir de la discorde.
le feu
e tes parts
nationale sentit, sans Tavouer;
L'Assemblée
avoit emTinsuffisance des moyens qu'ellé l'assemElle eut lair de rejeter sur
ployés.
qu'une loyaulé inouie
blée de Saint-Marc, les troubles que ses proamenoit à ses pieds 2
dans la Colonie
pres décrets avoient excités crime à cette
Elle fit un
de Ssint-Domingue. Phésitation où étoient les colons
assemblée de
constituant à leur
sur les intentions du corps rassurer de nouégard, et partant de-là pour
dans
toutes les Colonies 2 elle déclara,
veau considérans de son décret du 12 Ocun des
FERME VOLONTÉ avoit
tobre 1790, que sa
comme ARTICLE
toujours été d'établir, 2
des
dans forganisation
CONSTIFUTIONNEL
loix SUR, L'ÉTAT DES
Colonies, qu'aucunes décrétées pour les
PERSONNES ne seroient
et
Colonies, que sur la demande précise
des assemblées coloniales.
formelle
clair assurément : mais ce
Rien de plus
considérant, et quoiqu'un
n'étoit-là qu'un
le dévalut bien un décrel,
tel considérant --- Page 50 ---
-
-
cret dont il étoût Ie (42)
n'intervint
précurseur et le
point.
gage, 2
Cependant
dre sa tranquillité Sain-Domingue parut
rant,
sur la foi de ce repren-
, aux dépens toutefois
considé.
de T'assemblée de e
Suint-Mare, erifices
qui se consoloit de
et de toutes ses
tous ses sapoir de voir luire enfin humiliations par l'escolonie que ses travaux le bonheur sur une
que but de rendre
avoient eu pour uniOn se
heureuse.
reposoût à
surance donnée Saint-Domingue sur l'aslorsqu'à T'occasion par Fassemblée nationale,
du projet
quatre comités des
présenté par ses
de
colonies, de constitution,
nis, narias,dagrieniture de former
et de
nies dans
un congrès de commerce,rén. toutes les
l'isle
colovoeu uniforme Sain-Martin, sur l'état
pour avoir un
aux hommes de
politique à donner
prendre sur elle de couleur; elle crut pouvoir
de fixer leur sort. trancher la question, et
Un obstacle s'y
sidérant du décret rendu opposoit; c'étoit le ConDes subtilités
le 12 Octobre
vèrent
éludèrent plutôt
1790.
cet obstacle. D'une
qu'elles ne leconsidérant n'étoit
part, on dit qu'un
on prétendit
pas un décret; de
que ce considérant T'autre,
ne portoit
à donner
prendre sur elle de couleur; elle crut pouvoir
de fixer leur sort. trancher la question, et
Un obstacle s'y
sidérant du décret rendu opposoit; c'étoit le ConDes subtilités
le 12 Octobre
vèrent
éludèrent plutôt
1790.
cet obstacle. D'une
qu'elles ne leconsidérant n'étoit
part, on dit qu'un
on prétendit
pas un décret; de
que ce considérant T'autre,
ne portoit --- Page 51 ---
(43)
non libres. Ainsi on
que sur les personnes distinctionla oû le contexteaussi
supposa une
excluoienttoute
bien quele sens gpammatical
espèce de distinetion. contournée, intervint le
La difficulté ainsi
décret du 15 Mai
aux
iomeieairsaaae
accorda Tégalité politique
constituante
de pere et mere libres
hommes de couleurnés
qu'elle ne rétracseulement. Pour persuader du 12 Octobre 1790,
toit point son considérant
qu'aucune
elle statua conatinationnallesend, non libres ne
loi sur Tétat des personnes la
-
pourroit être portée que sur demandefor- colodes Assemblées
melle et spontanée
niales.
un tel décret ne dut-il
Quelle impression Colons blancs de Saintpas faire sur les
tout ce queleur promettoient OcDomingue,apres décrets tant des 8 et 28 Mars, quedu 12
les
y voir autre chose
tobre 1790 ? Pouvoient-ils nationale paroisqu'un jeu que P'Assemblée les plus positives,
soit se faire de ses paroles
?
les plus multipliées
devoient penser
Mais, d'un autre côté, que
couleur d'un décret dontlavanleshommesde
dix-neuf vingliemes
tage devenoit nul lpourles
In'y en a peutd'entr'eux au moins, , puisqu'il sur trente, ejqui
être pas un sur vingt, ni même --- Page 52 ---
-
A
puisse
(44)
prouver sa
gitime mariage naissance, du moins en
libres?
3 d'un pere et d'une
léLe
mere
fut donc mécontenterment, universel.
à la vue de ce
blancs
La
décret,
dans T'assemblée confiance des Colons
T'orgueil des hommes dé nationale s'éclipsa :
côté, les blancsf
couleurs'inrita. D'un
mures par le sfurentappayed dansl leurs muresclaves furent gouvernement. mis
De l'autre, les
le
en révolte tour à tour
leur. gouvernement La Colonie et par les hommes de par
fondemens.
fut ébranlée jusques dans couses
Cependant
constitution
il lui
qu'elleavoit
entiemetnhetees
restoit à faire celle promiseà la France:
Golonies.
qu'elle devoit aux
Les maux que ses diverses
produits, sans aucun bien mesures avoient
convaincue que les loix réel, Favoient enfin
domestique des colonies, concernant le régime
par les Colonies
devoient être faites
arracha le décret elles-mémes. du
Cette vérité lui
accepté et non sanctionné 24 Septembre. Ce décret
roi,le 28 du même
par le ci-devant
moins la constitation mois, fut ou parut être du
nies.
destinée pour les coloSur ces entrefaites,
T'assemblée législative
ient
convaincue que les loix réel, Favoient enfin
domestique des colonies, concernant le régime
par les Colonies
devoient être faites
arracha le décret elles-mémes. du
Cette vérité lui
accepté et non sanctionné 24 Septembre. Ce décret
roi,le 28 du même
par le ci-devant
moins la constitation mois, fut ou parut être du
nies.
destinée pour les coloSur ces entrefaites,
T'assemblée législative --- Page 53 ---
-
(45)
le malheur de la France; ;
se formoit, et pour
BRISSOT
celui de S. Domingue,
comme pour membre de cette Assemblée. Ce
fut nommé
des hommés de
choix releva les espérances l'assemblée légiscouleur. Ils se flattèrent que
trouveroit moyen de défaire ce qu'avoit
lative
constituante-(1), et cette perfait l'assemblée
rébelles à la
suasion les rendit ouvertement
loi du 28 Septembre.
avoient osé
Ce que les hommes de couleur
(2). Le
présumer, se réalisa par leurs intrigues
caractère de loi constitationnelle que porméconnue par
toit celle du a8Septembre,far et à la faveur de ce
P'assemblée législative,
subterfuge ( qu'on me permette
dangereux
le décret du 28 Mars 1792,
Texpression), parut
le ci-devant
sanctionné et non accepté par
suivant. Parcette loi leshommes
roi,le. 4Avril obtinrent enfin la plénitude de cette
de couleur
objet de tant de voeux, de
égalité politique, de tant de crimes deleur
tant de sollicitations,
part.
constituante étoit-elle appelée"
L'Assemblée
la lettre de Raymond au. citoyen D député
(1) Convention Yoyet nationale > page 14- Y
à la Même lettre, ibidem.
(2) --- Page 54 ---
-
- a
à faire la
(46)
T'empire? Constitution de toutes les
parties de
La Constitation
roi, le 14 Septembre acceptée par le ci-devant
faite pour la France, 1791, n'étoit-elle pas
lonies, d'après son texte exclusivement aux CoPuisque la
même?
à faire, celle faite Constitution des Colonies restoit
empécher
pour la France
la charte que la loi du 28
pouvoit-elle
constitutionnelle des Septembre ne fàt
Dans le doute, étoit-ce à
Colonies?
blée législative à
une simple Assemblée constituante prononcer contre
tionnelle?
sur une question T'AssemconstituPouvoit-elle faire des loix
nies,à plus forte raison
pour Ies Colofaites, et
annuller des loix déjà
les dehors principalement d'une loi
un décret ayant tous
que les Colonies fussent constitutionneile, sans
sein?
représentécs dans son
Si
mis qu'il Saiat-Domingue l'est à toutes n'eut pas été aussi sousentans de la
les volontés des
même
nation, il eût
repré
que les aatres
peut-être pu, de
ces questions avant Colonies, agiter toutes
4 Avril, Mais
que d'adhérer à la loi du
Saint -
paix; Sain-Dominguo Domingue vouloit la
ble;
vouloit une paix staSaint-Domingue se fit donc, en
quelqua
représentécs dans son
Si
mis qu'il Saiat-Domingue l'est à toutes n'eut pas été aussi sousentans de la
les volontés des
même
nation, il eût
repré
que les aatres
peut-être pu, de
ces questions avant Colonies, agiter toutes
4 Avril, Mais
que d'adhérer à la loi du
Saint -
paix; Sain-Dominguo Domingue vouloit la
ble;
vouloit une paix staSaint-Domingue se fit donc, en
quelqua --- Page 55 ---
(47)
celle
la loi à lui-mème, en acceptant fàt
sorte,
même attendre qu'elle
du 4 Avril, sans
notifiée officiellement. invinciblement parLa Colonie a prouvé étoit sincère. Ainsi,
là, que sa soumission
les Blancs ne veuvenir dire aujourd'hui que c'est annoncer le
lent pas la loi du 4 Avril,
nuire.
besoin d'un prétexte pour leur de couleur ont fait
Et eneffet , les citoyens
législative un si grand pas
faire à T'Assemblée
ont osé tout se prometen leur faveur, qu'ils mis de bornes à leurs
tre, et qu'ils n'ont plus
ce sont eux qui,
projets. En conséquence, leur conduite, St
le fait, c'es-à-dire, par
par
leurs discours éternellement hyce n'est par veulent point de la loi du 4Avril.
pocrites, ne
de quoi les satisfaire: c'est
L/'égalité n'a plus c'est à la suprématie qu'ils
à la supériorité, c'est à la possession excluaspirent, ou plutôt, de cette Colonie fondée
sive de la Colonie,
avant que ceux-ci
par des Blancs, long-tems
et que,
transporté des Africaines,
y eussent
avec ces femmes, fût sorde leur commerce
cherche aujourd'hui
tie cette même caste qui
à la place
le fer et par le feu à se mettre
par
donné lejour.
de celle quiluia
en faisant TOUT
Ainsi, la loi du 4 Avril, loin de rétablir
les hommes de couleur,
pour --- Page 56 ---
le calme à
48)
traire, par les Ssin-Daningae, prétentions
a été au confaveurde qui cette loi a été secrètes de ceux en
versitéde ceux
portée, par la
cution de
qu'ils ont fait choisir
percette même loi,
pourl'exé.
niers malbeurs
F'occasion des dercette Colonie, autrefois qui consomment la ruine de
d'hui couverte
si Rorissante,
de cadavres,
aujourruines et de cendres.
d'ossemens, de
Comme l'on voit, les déviations
premières Assemblées
des deux
coup influé sur les troubles nationales ont beaugue. Je n'ai garde
de Saint-Dominde ces deux
d'accuser les intentions
crets mémes Assemblées; sont
loin de-là : leurs déveillance pour les une preuve de leur biensincèrement le
Colonies; elles vouloient
tions de T'empire bonheurde ces précieuses portrompées sur les français; mais elles ont été
parvenir,
moyens à
par de vils
employer pour y
tant le
intrigans qui, en affecgagnoient prosélitisme de la liberté et de
lor de Pitt à calomnier l'égalité,
pour les perdre.
les colonies
C'est
toute BRISSOT, le caméléon
son infernale
BRISSOT et
et tous les perfides bande, c'est RAYNOND
ennemis de la
agens de ces exécrables
France,
ment des maux
que j'accuse hauteque la Colonie de SaintDomingue
de vils
employer pour y
tant le
intrigans qui, en affecgagnoient prosélitisme de la liberté et de
lor de Pitt à calomnier l'égalité,
pour les perdre.
les colonies
C'est
toute BRISSOT, le caméléon
son infernale
BRISSOT et
et tous les perfides bande, c'est RAYNOND
ennemis de la
agens de ces exécrables
France,
ment des maux
que j'accuse hauteque la Colonie de SaintDomingue --- Page 57 ---
(49)
ce sont eux qui l'ont
Domingue a soufferts;
encore
ce sont cux qitvavaillent C'est à
porgnardése
vie
reste.
à lui ôter le son: e de
quilui
ses
la France doit redemanderceuxde:
eux que vienneni de périr dans le massacre
enfans qui
et SONTHONAX, ces
horrible que POLVEREL Sain-Domingue par
deux monstres envoyésà
les RAYles CLAVIERE, par
les BRISSOT, par
dans la
MOND, etc. viennent de provoquer
la
Français (1)- C'est à eux que
ville du Cap
la plus brillante ville
France doit redemander
renColonies et tous les trésors qu'elle
de ses
elle la proie des flamfermoit, devenus avec
doit redemanmes. Cest à eux quela France livré à cettè
lui-même
der Saint-Domingue Africains qui, ponrla remerhorde de féroces
faut
lire la lettre citée de Raymori, et
(1) Il ne
que
il défend, il justific,
voir sur-tout la chaleur avec laquelle
ses deux héros,. POLVÉREL et SONTHONAX,
il préconise
ces deux scélérats n'ont fait qu'exépour être convaincu que été tracé par Raymond et consorts.
cuter le plan quileur a
des
,
15, fxerlincertitude
Ils doivent 3 dit Raymonid page jouir, DE LA MANIERE
hommes de couleur, en les faisant avoient ttaleernatiLA PLUS POSITIVE, dés droits quileur. signifient ceS mots, de la
vement accordés et refuses. Que sign.fient ehcore CES insmanière la plus positive ? Que avoit remises à son plénipoeructions particulières qu'il
adressoit à scs frères:
tentiaire Mahon ? Et ces paroles qa'il PAR vOS ACTIONS, , que
vous vous difendriez bien mieux
page 64).
par ma foible plume ? (développement,
:
couleur, en les faisant avoient ttaleernatiLA PLUS POSITIVE, dés droits quileur. signifient ceS mots, de la
vement accordés et refuses. Que sign.fient ehcore CES insmanière la plus positive ? Que avoit remises à son plénipoeructions particulières qu'il
adressoit à scs frères:
tentiaire Mahon ? Et ces paroles qa'il PAR vOS ACTIONS, , que
vous vous difendriez bien mieux
page 64).
par ma foible plume ? (développement,
: --- Page 58 ---
- - -
-R -
(50)
cier de ses vues
ont converti
bienfaisantes à leur
cette
égard;
déserts oùt
Colonieen un de ces affreux
voyageurs TAfrique n'offre aux regards des
que lestraces
tés que la
sanglantes des atrociporte à exercer barbarienaturelle les
de ses habitans les
à eux que les habitans uns contre les autres. C'est
de
demandent, avec leurs Saint-Domingue revastées, incendiées
propriétés pillées, dénoirs à quiilso ont mis par la les brigands jaunes et
lamain,
torche etle poignard à
leurs
len@maetemetanet
parens, leurs amis, dont le leursfreres,
detoutes parts sur cetteterre
sang a ruisselé
au désorganisateur
malheureuse.C'est
doyeur
BRISSOT 3 c'est à son souRAYMOND; c'est à tous les
tous les sous-ordres de ce
stipendiés,
de
coriphée des hommes
de,avecles couleur, qu'en mon particulier je redemancris de la douleur
acérée, mes cinc enfans
paternellela plus
pe rugissante de cannibales égorgésparcette troucruels que les tigres et les lions mille fois plus
les contrées d'ou ils sont sortis. qui infestent
à cette idée, ne peut
. mon coeur,
qu'il éprouve.
supporter les déchiremens
malheurs en tout Laissons-là, imes pertes, mes
possible, de
genre, et tâchons, s'il est
Ce
sauver une Colonie aux abois.
que j'ai osé, je l'oserai encore :
querai à la Convention les
j'indimoyens qui me pa- --- Page 59 ---
(5r)
roissent les plus convenables pour prévenir la
et l'aider à
entiere de Saint Domingue,
perte
ciroyens Page
se releverdes ses désastres.Icilese
après
s'arrêtent: mais pourquoi,
et Brulley
sur les causes des
avoir éclairé la Convention
Colonierst en
maux auxquels cette infortunée
T'éclairer
proie depuis si longtems, ne pas
les remèdes
convient d'y apaussi sur
Pinvitation qu'il
formelie qui
porter, surtout été après faite?On ne sauroit, ce me
qui leur en a
Convention à prendre un
semible, tropaiderla efficacement rétablir une Copari qui puisse
Lonleverse.Iiseroit à
lonie aussi violemment colons concourussent
souhaiter que tous, les
solide.
deleurs lumières à y ramener une paix
les
Quant à moi : qu'une part ires-activedlans depuis la
affaires publiques de cetle Colonie,
révolation, a mis à même plus que beaucoup
de mn'identifier étroitede mes compatrioles ne saurois résisterau
ment avec ses intérêts,je
desir de manifester mes idées sur ce qui peut
contribuer" à la guérison des affreuses plaies
couvrent.La pureté de mes intentions,
quila
empêcheront du moins
mon désintéressemenl,e
imputées à crime:
nemesoient
quemeserreurs Deux sortes de mestires sont à prendre : des
du moment, des mesures stabies et
mesures
permanentes.
Da
e mes compatrioles ne saurois résisterau
ment avec ses intérêts,je
desir de manifester mes idées sur ce qui peut
contribuer" à la guérison des affreuses plaies
couvrent.La pureté de mes intentions,
quila
empêcheront du moins
mon désintéressemenl,e
imputées à crime:
nemesoient
quemeserreurs Deux sortes de mestires sont à prendre : des
du moment, des mesures stabies et
mesures
permanentes.
Da --- Page 60 ---
-CA
(52)
Les mesures du moment
celles que j'ai indiquées dans sont en partie
justificatif, pages 163 et
mon mémoire
dire, I'o, le très-prompt suivantes, c'est-àPOLVEREL et SONTHONAX rappel des traîtres
d'accusation
(ils sont décrétés
depuis le 16-Juillet
quelles diligences a-t-on faites
dernier :
tion de ce décret? Quel
pour l'exécut-on mis?) 20, l'envoi de dégré dactiviéy anouveaux
saires, 7 d'un bon
commistitude de
choiz,et avec une telle latant
pouvoirs, qu'ils ne
pas exercer le
puissent pourd'opérer le bien, mais despotisme sous prétexte
d'informer contre
sur-tout avec la charge
et contre tous
POLVEREL et
ceux qui ont
SONTHONAX,
forfaits, afin d'assurer la participé à leurs
uns et des autres.30, La juste punition des
d'une assemblée coloniale prompte formation
pour organiserla Colonie, provisoire, mais
> non
pour Ladministrer.
simplement
Je dis, pour
T'organiser,
Tadministrer et non pour
blir la
parce qu'il faut avant tout rétapaix et la tranquillité à
gue ; parce que jusqu'alors ii seroit Saint-Domintile de l'organiser;
bien'inuponse que la dernière parce que c'est-là. la ré-
( dont les citoyens
assemblée coloniale
Page et Brulley sont les
commissaires) ) ne cessoit elle-même de faire --- Page 61 ---
(53 )
la pressoit de statuer sur
toutes les fois qu'on
parce qu'ellicde couleur;
le sort deshommes
maison brâle,
tivement ce n'est pasloesqw'unes ses distribuqu'il faut s'occuper de changer qu'enfin, en
tions et de Tembellir; parce reconnoisse aux
supposant que la Convention
leurs
colonies le droit de faire elles-mêmes
il
lois touchant leur régime domestique, suspendre, pour
seroit impolitique de ne pas de ce droit jusl'exereice
Saint-Domingue, cessation des troubles : la popuqu'après la
étant en effet extrêmement
lation blanche y elle n'est pas entièrement
diminuée,si même
les citoyens de
éteinte au moment où j'écris, seuls de cette faculté
couleur profiteroient
ainsi, par leurs
législative, et atteindroient de leur ambition la
propres forfaits, le terme ambition qu'ils ont
plus chere, de cette soin de cacher sous les
toujours eu si grand
,je veux dire, celle
dehors les plus trompeurs, blancs.
de dominer la caste des ainsi,jen conviens,
Je ne m'exprimois pas
au condans mon Mémoire, où je proposois à la nouvelle
traire (page 167) de prescrire
pars s'ocassembiée coloniale de commencer de PORcuper uniquement et exclusivement de la colonie : mais,
GANISATION intérieure d'où je partois ont pre
depuis, les données
D3
toujours eu si grand
,je veux dire, celle
dehors les plus trompeurs, blancs.
de dominer la caste des ainsi,jen conviens,
Je ne m'exprimois pas
au condans mon Mémoire, où je proposois à la nouvelle
traire (page 167) de prescrire
pars s'ocassembiée coloniale de commencer de PORcuper uniquement et exclusivement de la colonie : mais,
GANISATION intérieure d'où je partois ont pre
depuis, les données
D3 --- Page 62 ---
-
disiausement
(54)
arrivé dil
changé ; le dernier
blanche Capy a seul enlevé à
désastre
de
la population
mille ames, Sain-Doringe Qu'on
douze Ou quinze
le canon ment du ajoute à cela les blancs
les
que
ordres et sous Pork-an.Prince, les
exécuté par
saires deux mois yeux des deux commispérir; ceux que auparavant, ces
a fait fuir out
depuis cetle
scélérats ont
par centaines; expédition, et ils les
déportés
terminés à ; ceux que la terreur déportoient aura
colonie, s'ostracer dans tout le
déters
ect.
reste de la
Voilà pourquoi je
mer qu'une asseablée propose mémede ne foril en faut une, parce coloniale provisoire :
le pire de tous les qu'enfin l'anarchie étant
quelle qu'elle soit, maux, une
défaut absolu
vaut encore administration, mieux
blée
que le
en qui elle d'adiministration, Mais l'assemune assemblée résidera, doit faire place à
les troubles auront coloniale définitive dès
expulsés de leurs cessé, et que les habitans que
blis, parce qu'alors propriétés y auront été rétaet les citoyens de couleur Téquilibre entreles blancs
Voilà encore
le sera aussi.
propos
pourquoije pense qu'il est à
la nomination adersandecfetua des
cette méme époque
tiona.e; ces
députésà la Convention
dépuiés ne seroient en
naeffet.les re- --- Page 63 ---
C 3
(55)
celle des
d'une seule caste,
présentans que
hommes de couleur.
jai indiquée dans
Quant à T'amnistie que mesure nécessaire
mon Mémoire comme une
et
de Saint-Domingue,
paeification a
le citoyen
pour'la je n'ai proposée que d'après surles Colonies s: :
que]
Page (dans ses Réflezions toujours : seulement je
pag. 4), j'y persiste les derniers événemens
pense que, d'après
cetteamnisties ne
survenus à Saint-Domingue,
masse des
doit pas être entière etgéatrale.La
pas
hommes de couleur ne se seroit pent-être du sang des
comme elle la fait,
les
enivrée, si elle n'y eft été éntrainée par la créblancs,
qui ont profité de
conseils de ses chefs, confianée de ces hommes
dulité, de Taveugle
dans les derniersignorans, , pourles précipiter et de la cruauté envers
éxcès de la barbarie bienfaiteurs.
leurs pères et leurs donc à la masse des homQu'on pardonne
dont ils
de couleur les crimes politiques livre à
mes
; mais qu'on
-
se sont rendus coupables lois les scélérats qui ont pu
la vengeance des
leur donnoient sur
abuser de V'ascendant que de lumières, un pew
leurs frères un peu plus leur faire commeltre des
plus de crédit, pour frémir la nature ,et dont les.
atrocités qui font
D4
éxcès de la barbarie bienfaiteurs.
leurs pères et leurs donc à la masse des homQu'on pardonne
dont ils
de couleur les crimes politiques livre à
mes
; mais qu'on
-
se sont rendus coupables lois les scélérats qui ont pu
la vengeance des
leur donnoient sur
abuser de V'ascendant que de lumières, un pew
leurs frères un peu plus leur faire commeltre des
plus de crédit, pour frémir la nature ,et dont les.
atrocités qui font
D4 --- Page 64 ---
e
(56)
peuples les plus barbares
pables.
seroient à peine caLes mesures
roient
que je viens de
nulles, si on n'yj
proposer setielle de toutes pour le joignoit la plus essend'une force
moment : c'est l'envoi
respecter les impo-ante, Joix, ainsi qui, d'une part fasse
que les
Républinme,er de l'autre,
délégnésde la
des révollés et la rentrée facilite la réduction
possassions.
des habitans sur leurs
Je pressens la
pas de me faire dilienlléqu'on sur lex
ne manquera
mesure. Comment
écution d'tme pareille
envoyer des forces à
Domingue, me dira-t-on,
Saint
guerre que la République lorsque la double
ennemis du dehors et du soutient contre ses
déployer contr'enxiontese dedlans, Toblige de
ment faire partir une sceftesquialearCom
ces forces, tandis
escadre pour convoyer
comme elle l'est, suffit que notre marine, foible
ros côtes?
à peine pour protéger
A cela,je n'aurois besoin
réponse, Si deux ou trois que de faire une
France. se trouvoient
départemens de
tresse
réduits à la même dégréla guerre
que,
seeiemneeeete
intérieure et
malavons à sautenir, on ne extérieure que nous
trouveroit pas moyen --- Page 65 ---
(57)
terre, et
et par
de secourir ces départemens,
par mer s'il le falloit?
vaut plus pourla
Eh bien, Saint-Domingue
et
deux, que trois départemens,
France, que
cela est facile à prou ver. millions le produit
On évalue à deux cents
les denrées de
versent dans la métiopole
cents
que Colonie, et à deux milliards cinc Francette
territorial detoute la
millions le produit entre doncà peu prèsp pour
ce.Saint-Domingne dans le revenu total de la Répu-.
un douzieme
du sol.
blique en productions Quelon calculemainNaiscen'estp pastout.
les
(
autresrichesses aquesaint-Dosingua de
tenani à la France, soit par les objets Coprocure nécessité ou de luxe que cette
première
et par lactivité que cette
lonie consomme,
nécessairement à nos
consommation donne industrie, à tout notre comcultures, à notre soit
Por que T'étranger
merce intérieurs
par
pour solder ses 6
de nous compter
est obligé
dans lesquels le superflu
échanges avec nous, coloniales entre pour plus de
de nos denrées
demande si, sur ce
cent vingt millions ; et je
même auSaint-J Domingue ne vaut pas
pied,
la France que six ou sept départant pour
temens f
avec mépris cette
Et qu'on ne rejette pas
donne industrie, à tout notre comcultures, à notre soit
Por que T'étranger
merce intérieurs
par
pour solder ses 6
de nous compter
est obligé
dans lesquels le superflu
échanges avec nous, coloniales entre pour plus de
de nos denrées
demande si, sur ce
cent vingt millions ; et je
même auSaint-J Domingue ne vaut pas
pied,
la France que six ou sept départant pour
temens f
avec mépris cette
Et qu'on ne rejette pas --- Page 66 ---
a -
(58 )
considération prise des richesses:
effet que la
veut-on err
République se soutienne ?
maintienne ses richesses,
qu'on
2 qu'on
méme,s'il est possible.
lesaugmente
Règle générale: mesure de population,
surede force, et mesure de
mede population. Un état
richesses, mesure
par le nombre de
n'est vraiment fort que
he
ses habitans, et les hommes
multiplient que là où ils ont des facilités
pour exister. Un pays misérable n'est
peuplé ():L'homme
jamais
trie
qui n'a que son induspour vivre, va oùt son industrie
ver de
peut troude
l'emploi.Si son paysne lui fournit point
ressources, ils'expatrie.
D'après cesobservations qui
la raison et
sontfondéessursurl'expérience, il est donc évident
cue la France ne peut espérer de conserver
forces
ses
politiques, 2 qu'autant qu'elle
dra ses richesses,
maintienses qui
2 parce que ce sont ses richesentretiendront sa population.
Et en effet, sile prix habituel
noittout d'un
desgrains vecoupàbaisserc
cette baisse ne produiroit-elle considérablement,
pas un découra-
(1) Qu'on nc m'objecte point nos
des pays riches, et ot néanmoins la Colonies, qui sont
foible. Indépendamment du climat population est trèsColonics ne sont qu'un
de qui cst meurtrier, les
pour faire fortunc;
pays passage : on n'y va que
rarement On s'y fixc, --- Page 67 ---
(59 )
Ce découragement
gement danstagricalturet négliger? La culture venant
ne la feroit-il pas
les terres ne donneroient-elles
à être négligée, produit? Le produit des terres
pas un moindre
de subsistance ne didiminuant, , les moyens aussi dans la même prominueroient-ils pas avoir le même nombre
portion? Et pent-il y
là oi il y a
d'hommes, 2 la même population, 5
moins de moyens de subsi-lance?
On
J'ai saisi Texemple le plus frappant.
établir le même raisonnement pour
pourroit
branches de culture, et pastoutes les autres
d'industrie, dont
ser de-là aux différens genres ou le déclin sur la
on suivroit Paccroissement
même échelle de proportion.
moins de
Ainsi, on culiveroit, sans doute, siles huimoins d'oliviers, si les vins,
vignes, trouvoient moins de débouché.
les
fabricant qui,au lieu de vendre
Ainsi, un mille balles de toiles par an 7
(je suppose)
cinr cens,seroit, sans
n'en vendroit plus que
le
doute, forcé de diminuer en leffet conséquence de cette dinombre de ses ouvriers, et
seroit, sans
minution, si elle étoit générale, foule d'oucontredit ; de faire disparoître une chez rétranvriers qui porteroient leurs bras
plutôt que de mourir de faim.
ger, >
prenez. cette même progresMaintenant,
mille balles de toiles par an 7
(je suppose)
cinr cens,seroit, sans
n'en vendroit plus que
le
doute, forcé de diminuer en leffet conséquence de cette dinombre de ses ouvriers, et
seroit, sans
minution, si elle étoit générale, foule d'oucontredit ; de faire disparoître une chez rétranvriers qui porteroient leurs bras
plutôt que de mourir de faim.
ger, >
prenez. cette même progresMaintenant, --- Page 68 ---
Ra
sion en sens
(60)
croissement de inverse, la
et vous verrezque l'acTaugmenration des population suivra toujours
Concluons de-là richesses.
cette
que ce qui peut favoriser
et augmentation, est précieux
qu'ainsi le commerce étant le pour un étaf,
véhicule des richesses,
plus puissant
encouragé.
ne sauroit étre trop
Conclionsencoree de-là
maritime est lui-même que,sile commerce
ressorts du commerce Pun des principaux
attirer fortement les intérieur, il doit aussi
sent la chose
regards de ceux qui iregispublique.
Concluons
ritime tirant, enfindelaquel le commerce matence des
pour ainsi dire, toute son exisColonies, les
mises au premier
Colonies doivent être
Sortez donc, 6 rang'de nos possessions.
rence, de votre Français! de votre indiffésions lointaines. insouciance. pour ces possesvotre rivale,
Voyez cette nation, toujours
seroit-elle
aujourd'hui votre
sans sa marine, et ennemie: que
rine, sans les vastes Colonies que seroit sa madées, et qu'elle est sans
qu'elle a fongrandir? Prenez exemple cesse occupée d'agprix de vOs Colonies:
sur elle : sentez le
deur que vous leur redonnez-leur la splenchez même de les
avez laissé pérdre: tâétendre; vos ennemis vous --- Page 69 ---
(61)
aux conquétes; conde renoncer
ont dispensé
par exemple, pour
quérez assez sur PEspagne,
possède
donne la portion qu'elle
qu'elle vous
en échange
dans Pisl: de Saint-Domingue, enlevé:s en Eudes terres que vous lui aurez revivifiez VOS Colorope: mais, du moins, bientôt réparé ioutes vos
nies, et vous aurez richesses affluant dans
pertes; et d'immenses
le plus libre
votre, sein, sous le gouvernenent) heureux comme
vous serez le peuple le plus de votre prospérité
le plus fort; et l'aspect
toutes les séduccontribuera bien plus que
réuet de l'éloquence
tions de la philosophie
les autres peuples
nies, à propager parmi
la plus belle des révolutions.
et les vaisJe crains bien moins les troupes
de
de la fière ALBION, que la politique
seaux
calcnlateurdes intérêts des
PITT. Ce profond
nous n'av ons ravi
nations n'ignore pas que des mers, le seul auT'empire
à FAngleterre puisse aspirer, que parl'acquel son orgueil
commerce maritime ?
croissement de notre
des cultures de nos
étroitement lié aux progrès
dans ses comColonies. Voyez aussi comme,
le moyen
binaisons atroces, en portant, par dans Pintéde ses agens 2 la désorganisation détruit la plus
rieur de la France, il a presque Saint-Domin:
importante de nos Colonies,
nations n'ignore pas que des mers, le seul auT'empire
à FAngleterre puisse aspirer, que parl'acquel son orgueil
commerce maritime ?
croissement de notre
des cultures de nos
étroitement lié aux progrès
dans ses comColonies. Voyez aussi comme,
le moyen
binaisons atroces, en portant, par dans Pintéde ses agens 2 la désorganisation détruit la plus
rieur de la France, il a presque Saint-Domin:
importante de nos Colonies, --- Page 70 ---
-
(62) (
gue, en y faisant
le fer et la flamme. porter, par: ses mêmds agens,
est maitre de la Qui est maitre de la mer,
terre.
de cette puissance
Craignez Fascendant
s'élève et s'enrichit tout à
nslen-mamtinnaeet
le commerce des
la fois en sappant
autres nations.
pendant cqu'il en est tems :
Déjouez-la,
marine, des
opposez-lui une
Colonies, et vous l'aurez
réduite à ce qu'elle doit être,
bientôt
puissance du second ordre. c'est-à-dire, une
Si, dans le systême
les Colonies sont
politique de
un
T'Europe,
France
principe de force, SI la
par conséquent doit chercher
server les siennes, elle doit
à conplutôt à
faire passer au
Saint-Domingue des forces
santes. Coûte qui coûte, il faut
impoet si, ce qui ne sauroit
en trouver,
peut pas retrancher dix se à concevoir, on ne
douze
mes de troupes de
mille homnationaux
ligne ou de volontaires
sur les nombreuses armées
République a sur pied, qu'elle
que la
recrutement qui, à
permette un
fourni le nombre
coup sûr, aura bientôt
d'hommes
aller délivrer cette Colonie nécessaire pour
sous le poids de
de loppression
laquelle elle
autre côté, qu'il soit ordonné expire. D'un
quiont des
à tous ceux
dans la
propriétés ou des intérêts majeurs
la
Colonie, de se joindre aux troupes
République y enverra. Je ne parle que
pas --- Page 71 ---
-
(63) )
de leurs
seulement de ceuxqui ont étéexpulsés des biens ou des
propriétés : tous ceux qui ont
à sa condroits dans la Coloispontintrewes
Tous doivent par
conséquentfaller
servation.
défendre.
des forces de mer qui doivent
A l'égard
celles de terre, si létat
convoyer et soutenir
d'en
actuel de notre marine ne permet nécessaire pas
extraire la quantité de bâtimens formidable, qu'on
former une escadre
pour
le zèle des armateurs et négocians
aiguillonne
de mer, et ils s'empressedes différens ports
de fournir tout ce
ront, n'en doutons pas, l'escadre destinée
qu'il faudra pour renforcer
intérêt
Saint-Domingue- Leur propre d'ailpour
assez fortement, quand
iesyinyiteroit de la chose publique ne leur en
leurs le bien
feroit pas une loi.
crois indisTelles sont les mesures (ie afin je de sauver
pensables pour le moment, dont elles sont,
Saint-Domingue. L/urgence
long-tems
qu'on differe plus
ne permet pas
à les réaliser.
de rétablirlecalme
Mais ce n'est pas assez
à l'y ren-
: il faut songer
à Saint-Domingue: il faut tâcher de rappeller cette
dre durable,
Voici donc
Colonie à sa première splendeur.
qué je
les mesures stables et permanentes
erois devoir proposer.
sont les mesures (ie afin je de sauver
pensables pour le moment, dont elles sont,
Saint-Domingue. L/urgence
long-tems
qu'on differe plus
ne permet pas
à les réaliser.
de rétablirlecalme
Mais ce n'est pas assez
à l'y ren-
: il faut songer
à Saint-Domingue: il faut tâcher de rappeller cette
dre durable,
Voici donc
Colonie à sa première splendeur.
qué je
les mesures stables et permanentes
erois devoir proposer. --- Page 72 ---
-
a MS
(64)
La première et la plus essentielle de toutes,'c'est de confirmer la loi du
en ce qui concerne l'égalité
4 Avril 1792,
toyens de couleur.
politique des ciLes troubles de
en grande
Saint-Domingue Ont été,
lité des décrets partie, , occasionnés par la versatique les deux
semblées nationales
premières Ascette portion de la ont rendus au sujet de
Colonie. Si
population libre de cette
on ne consultoit
la
tence de P'Assemblée
que
compé
matière à élever des législative, il y auroit
la loi du
doutes sur la validilédé
4 Avril, Anjourd'hui
la
tude du pouvoir
que plénidu
constituant, aussi bien
pouvoir légis'aif, réside dans la
que
tion nationale, il convient
Convenbonne fois les incertitudes qu'elle fixe une
citoyens de couleura
dont le sort des
L'intérêt de la Colonie, étéjusqu'iei environné,
au.ant que le leur
propre, l'exige.
Ilesttems que leshaines finissent. Il est tems
que deux castes, dontlune doit sa
l'autre, se rapprochent.Ilest
naissanceà
lité politique bien
tems qu'une égaprononcée entr'ellés étoulle
jusqu'au moindre germe de ces funestes
visions qui n'ont servi
diqu'à
reurs d'une troisième
favoriserles fureroit tout le
caste, laquelle en retifruit, et après avoir secondé
lanimosité --- Page 73 ---
-
(65 )
de couleur contre les
P'animosité des citoyens
dernière caste
blancs, finiroit par venger cette
en détruisant Fautre.
la
Déjà les blancs ont librement accepté
Avril. Leur voeu a été universelleloi du 4
la pleine et entière exément manifesté pour
tient-il donc qu'elle
cution de cette loi. Aqui
étoit en
les heureux effets qu'on
ne produise
droit d'en attendre ?
Encore une fois, les blancs veulent l'égaveulent
lorsque la
lité; mais ils ne
qu'elle,
décèle
conduite des citoyens de couleur ()
de leur part des vues qui ne
ouvertement
cette loi, ni avec la juss'accordent, ni avec
tice, ni avec Pintérêt de la République.
faut ramener auCe sont donc - eux qu'il
cesd'égalité qu'ils ne
jourd'lui à ce principe
bien
soient autrefois d'invoquer 2 et un moyen
les réduire, , c'est de faire ces :
simple pour y
de distinction enser absolument toute espèce
les deux
tr'eux et les blancs ; en sorte que mélées
castes soient désormais parfaitement
confondues ensemble, 7 et qu'elles ne puiset
dans aucune corposent exister séparément
Du moins d'une partic d'entr'cux, mais sur-tout de
(1)
parfaitement sccondés en cela par les
leurs meneurs,
traûtres POLVERSL ct SONTHONAK.
E
, c'est de faire ces :
simple pour y
de distinction enser absolument toute espèce
les deux
tr'eux et les blancs ; en sorte que mélées
castes soient désormais parfaitement
confondues ensemble, 7 et qu'elles ne puiset
dans aucune corposent exister séparément
Du moins d'une partic d'entr'cux, mais sur-tout de
(1)
parfaitement sccondés en cela par les
leurs meneurs,
traûtres POLVERSL ct SONTHONAK.
E --- Page 74 ---
-
(66)
ration, dans aucune
cune
assemblée,
magistrature, dans auinstitution de la en un mot dans aucune
société civile.
Et voilà ce que je n'ai cessé de
pendant que jai exercé la
solliciter
de la commune du
place de procureur
Raymond (
Cap, du propre aveu de
Voyez sa lettre déjà
Il cherche là-dessus à
citée, P: 23).
tentions : mais, outre empoisonner mes inderendre
qu'il est bien difficile
suspectes slesintentions d'un homme
quin'agit que d'après sla loi etqui ne
que ce qu'elle ordonne,
demande
voir si les craintes
l'évènement a fait
leur affectoient
que les citoyens de coudeux
par rapport à cette fusion des
castes (1),étoient bien
véritable
sincères, et sileur
motif, en insistant sur leur
tion d'avec les blancs, n'étoit
séparamieux exécuterlesscênesd
pas de pouvoir
minguea étéle théâtre dans sd'horreurdontS.1 DoC'est pour éviter
cesderniers tems.
que de
se reproduisent
pareilles scènes
jamais, en même tems
pour cimenter aussi parfaitement
que
que possi-
(1) Ceci se rapporte principalement à leurs
voyez la lettre de Raymond déjà
mencurs
enx, ct sans le perfide appui
leur citée, sur la fin ) : sàns
POLVEREL et
que
ont donné les traîtres
SONTHONAX, le plus parfait
fiance la plus entière cussent régné
accord, la condans toute la colonic.
entre les deux castes --- Page 75 ---
-
(67) les blancs et les
politique entre
de
ble Tégalité
que je ne cesserai
citoyens. de couleur,
à la lettre et à Tesréclamer, conformément Avril, le mélange absolu
prit de la loi du 4
n'aura pas lieu,
des deux Castes. Tant qu'il de conleur sera.
la caste des hommes
les métant que
celle des blancs,
en opposition avee
toujours, et on
fiances réciproques regneront feu mal éteint.
n'aura fait que couvrir un ce sont- Ies PINles RAYNOND,
: Ce sont
cé sont ceux qui, sous
CHINAT, en un mot,
de couleur 7
de protéger les citoyens ambition et à
prétexte Servir de jouet à leur
en
les font
les
de crime
en promenant
leur cupidité,
atrocité, ce sont ceux-là,
d'atrocité en
crime,
veulent point de ce mélange,.
dis-je, qui ne
les citoyens de couparce qu'en rapprochant blanche, il les meltroit à
leur de la caste
leurs véritables intémême de s'éclairer sur traîtres qui les ont
rêts, et de détester les
égarés.
conseil et pour guide
Que n'ont-ils eu pour vertueux, cet homme
homme
conun LITTÉBlcet cet homme également
impartial et juste, chéri des deux castes, 2 qui
sidéré, également
avecla même satisfacTune et T'autre le voient
du peuple
parmi les représentans
la
tion siéger
loin d'alimenter
français, un tel homme,
E'2
îtres qui les ont
rêts, et de détester les
égarés.
conseil et pour guide
Que n'ont-ils eu pour vertueux, cet homme
homme
conun LITTÉBlcet cet homme également
impartial et juste, chéri des deux castes, 2 qui
sidéré, également
avecla même satisfacTune et T'autre le voient
du peuple
parmi les représentans
la
tion siéger
loin d'alimenter
français, un tel homme,
E'2 --- Page 76 ---
A -
(68)
méfiance parmi les citoyens de couleur de S.
Domingue,leur eût au
propre exemple à bannir scontraineappcispars tout
son
Kegnypehrifancianein
ce qui pouvoit
étoient bien
injures, qui,au fond,
à
plutôt un des griefs à
l'ancien régime,
reprocher
blancs. J'atteste
qu'pn lort à donner aux
ici le témoignage de ce digne
citoyen: qu'il dise s'il m'a trouvé entiché des
distinctions des couleurs; comme
ose lavancer, et si au contraire il Raymond n'a
vu en moi l'un des hommes les
pas
d'un préjugéfactice,
la
plus exempts
losophie
que raisom,que la phidésavouent,et quin'a jamais pu avoir
pour base qu'une politique mal entendue.
La loi du 4 Avril étant une fois confirmée
(ctilconvient qu'il soût dit qu'elle. l'est
le voeu libre et spontané des
d'après
formellement manifesté
citoyens blancs 2
semblée
par la dernière ascoloniale), il est question
cette colonie.
d'organiser
Je distingue, par rapport à elle, trois
de loix:
sortes
Les leix générales,
c'est-à-dire, celles
sont indépendantes des localités
qui
Les loix communes à la France ; et
lonies: ce sont celles qui
aux Corèglent les rapports
commerciaix;
Etenfinles loix localeset
particulitressfen- --- Page 77 ---
a
(69) )
intéregardent son régime
tends celles qui
rieur.
il convient sans
Quant aûx loix générales, que toutes les
doute, autant qu'ile est possible, pour ainsi dire,
de la Républiqueaisnt.
Saint
parties
mais 2 outre que
la même physiononier représenté à la ConvenDomingue n'est point l'étoit pas non plus à
tion nationale, qu'il ne
ne l'étoit même à
T'assemblée législative, qu'il d'une: manière ilTassemblée constituante que
our
légale et, pour le moins nonvelle 7 trecimpartaine; constitution,
tre qu'aux termes de la
60°, nulle loi,
article 56 et suivans jusqu'au fat, ne pourroit obliqu'elle
qu'elle auroit
qualnwepincale
qu'aulant
ger Saint-Domingue.
les loix même
à son acceptation;
été préseniée
que celles quiont pour
lesplus pintrale.talea
des muniobjet la formation et Porganisation administratives, des
cipalités 2 des assemblées
tribunaux,
à
CCEe
Saint-Domingue
recevoir leur application et ont besoin d'êire plus
telles qu'elles sont , à raison des localités, qui,
ou moins modiliées
présentent nécessaicomme on le présume, dissimilitude entre
rement une trts-grande France. N'y edt-ilg quellexcette Colonie et la qui se trouve entrelap potrême disproportion France et celle de la Colonie,
pulation de la
E3
atives, des
cipalités 2 des assemblées
tribunaux,
à
CCEe
Saint-Domingue
recevoir leur application et ont besoin d'êire plus
telles qu'elles sont , à raison des localités, qui,
ou moins modiliées
présentent nécessaicomme on le présume, dissimilitude entre
rement une trts-grande France. N'y edt-ilg quellexcette Colonie et la qui se trouve entrelap potrême disproportion France et celle de la Colonie,
pulation de la
E3 --- Page 78 ---
(70)
ou plutôt de toutes les Colonies
assez
(1), c'en seroit
pour qu'on pitdire avec vérité
quenulle
(1) C'est cette grande
m'avoit fait proposer à la disproportion dernièrc
de population qui
plan d'organisation suivant.
assemblée coloniale le
On ne créeroit des municipalités
municipalités des trois
que dans les villes. Les
AU-PRINCE, et les principales villes, le CAP, le PORTd'un
CAYES, seroient
maire, de fix officiers
composées chacune
bles. Celles des autres villes municipaux, et de douze notade deux officiers
scroienc composécs d'un maire,
Il n'y auroit municipaux dans les seulement, ct de quatrenetables.
assesscurs.
bourgs qu'an juge de paix ct deux
La Colonic seroit divisée en dix ou douze
cune des villes principales, lc
distriers. Cha-.
les Cayes, formeroit seule
Cap, le Port-au-Prinee et
tes
un district. Ces villes érantroucommergantes, ne doivent, suivant moi, avoir
commun avec les autres districts
rien dc
posés de cultivateurs,
presqu'eneidrement comLes administrations de district scroient
celles des trois principales
formées,savoir,
villes, de la
bles; et les autres
moitié des notables de la ville quise administzrations, de la moitié des notatrouverojt comprise dans leir
dissement, et d'un des assesseurs du
arronque bourg.
juge de paix pour chaChaque administration ainsi
sept ou huic membres, de neuf compesée scroit dc six >
Chacune seroir divisée
tout au plus.
directoires seroient du en conseil et en directoire. Les
nistration auroir
tiers des membres: : Jorsque l'admiil seroir de trois, sept mgmbres, le directoire seroit de deur;
lorsque Tadminieraren cn auroiz huir.
, et d'un des assesseurs du
arronque bourg.
juge de paix pour chaChaque administration ainsi
sept ou huic membres, de neuf compesée scroit dc six >
Chacune seroir divisée
tout au plus.
directoires seroient du en conseil et en directoire. Les
nistration auroir
tiers des membres: : Jorsque l'admiil seroir de trois, sept mgmbres, le directoire seroit de deur;
lorsque Tadminieraren cn auroiz huir. --- Page 79 ---
(7:)
la
générales pour
même les plus
comme telle
des loix,
être considérée
France, ie peut
des conseils de toutes
coloniales seroit forméc lui donneroit de 5o à
L'assemblée de district, ce qui la Colonie que onze
les administrations n'y ayant en rout dans
:
55 membres,
bourgr.
seroit de deux ou trois
villes et quarante-cind session, qui
un
de chaque
de ses membres
: A la fin elle formeroit du tiers
de ses arrêmois au plus,
de veiller à Texécution trois sections,
grand directoire chargé
lui-méme en
Ce directoire se diviseroit
quatre mois.
tés.
seroit de service pendanr dans ce plan.
dont chacune
avantages marqués
forme tout
Je trouve plusieurs
les hommes : je tient lieu
Lc premier, d'économiser des villes et ce qui en
les
avec les seules municipalités sont mes élémens, tant pour
ce
coloniale.
dans les campagnes; de district, que pour Tassemblée des assemblécs
adminisrations de diminuer la fréquence la liberté pablique cC
Le second, assemblées sont à
primaires. Les
faut,, ni trop, nitroppeu.
T'exercice est au copsilla'ea le soin que chacun est obligé les
que
de concilier
avec celui qu'exigent
Le troisième,
affaires
d'apporter à fes propres
même
affaires publiques.
faire régner qu'un seul et
de
de ne
constituécs, celui
Le quatrième, différentes aurorités
espric parmi les
ou tontes les opinions paniellevicn- se
l'assemblée coloniale 2 n'en former qu'une seule, qui dans
droient s'amalgamer pour
de district,
de-là dans les adminiserations mêmes de ces munisépandroir
par les membres district, qui le scroienr
les masicipalités,
de
cipalires, de ces admninistrations
diffs
aussi de T'assemblée coloniale. de fi bien licr entr'cllés les
Lc cinquième enfin,
E 4
les opinions paniellevicn- se
l'assemblée coloniale 2 n'en former qu'une seule, qui dans
droient s'amalgamer pour
de district,
de-là dans les adminiserations mêmes de ces munisépandroir
par les membres district, qui le scroienr
les masicipalités,
de
cipalires, de ces admninistrations
diffs
aussi de T'assemblée coloniale. de fi bien licr entr'cllés les
Lc cinquième enfin,
E 4 --- Page 80 ---
-
dans les Colonies, (72)
trent nécesnitement et que toutes ces loix
qui sont locales et dans la classe de rencelles
éloijgnées.
particulières à ces
A Tégard des loix
contrées
de celles
ciaux,
qui règlent communes, les
, c'east-d-dite,
c'est par ces
rapports commerrapports, sans
aussi
doute, que
HOLEEO
doivent-ils
vraiment la
là France
être établis de Métropole:
nisent de y trouve des
manière que
ses frais de avantages
sentir le prix de
protection, et quil'indem- lui
Mais il faut
ses possessions
fassent :
nies, et
aussi, pour la
d'outre-mer.
parconséquenty prospéritédes Colotagedela
hibitives
Necrebateer redleplapraatrat
du moins, respectent,
>
jusqu'a un
qoelelnfspro
les oljetsdle
certain
par objets de
première nécessité, point
pas seulement première
et,
les
nécessié,) je
mais encore
objets de
n'entends
faut en outre, ceux qui ont trait consommation, à la
établis avec pour que ces
culture, II
une
justice, que
rapports soient
représentation
ott-Iontiape ait
rentes Parties dc la
irogpentionnéedant la Contablement masse, et machine politigue, qu'elles
atteinte aux droits de qu'on la ne pàt Pas porter la fissent véritour le corps
plus petite
plus légère
s'empressir de politigue réprimer ne s'en ressentit municipalité, sans que
Cet attentat,
aussi-tor, ct ne --- Page 81 ---
(73)
qui
nationale et dans les assemblées termes
vention succéderont. Il faut enfin, aux
ces
lui
nouvelle constitution., que
même de la
été établis dans V'Asrapports, après avoir
de la nation, soient
semblée des représentans du peuple libre de
présentés à r'acceptation
Saint - Domingue. les loix purement locales,
Enfin, touchant
regardent le régime
c'est-à-dire, celles qui
( et Yon vient
intérieur de Saint-Domingue de celles qui règlent
de voir, qu'à Texception il n'en est aucune
les rapports commercianx, dans l'économie
qui ne rentre dans la sphère, la
dirai
domestique de Colonie).je
du régime
à la Convention :
jamais somme de pou-
( LÉGISLATEURS ,
la confiance de la
C voirs n'égala ceux que dans vos mains. La
( Nation met sijustement les Colonies et de les ren-
( gloire de sauver
étoit réservée. Une trop
( dre heureuses, vous doit vous avoir convain-
( funeste expérience
des moyens que
( cus de toute Timperfection constituante a mis
Assemblée
K la première préserver ces contrées loin-
( en usage pour violence du contre-coup que la
t taines de la
leur faire
devoit
eprouver.ilalen
C révolution
les rétablir dans leur
< est qu'un qui puisse osczl'embrasser: : reconnaturelle;
c assielte
ire de sauver
étoit réservée. Une trop
( dre heureuses, vous doit vous avoir convain-
( funeste expérience
des moyens que
( cus de toute Timperfection constituante a mis
Assemblée
K la première préserver ces contrées loin-
( en usage pour violence du contre-coup que la
t taines de la
leur faire
devoit
eprouver.ilalen
C révolution
les rétablir dans leur
< est qu'un qui puisse osczl'embrasser: : reconnaturelle;
c assielte --- Page 82 ---
a
- *
(74)
& noissez-leur le droit de faire
C loix en ce qui concernel leur Ieurs propres
( tique.
régime domes-
(C Par-la, je ne cesserai de le
C vous rendrez, et aux Assemblées répéter, vous
( futures,
nationales
P'esclavage des
( étranger.
nègres absolument
) Par-là vous sortirez de
< vitable dans
l'alternative inélaquelle vous
de
( sommer irrévocablement seriez,ou conC
la perte des Colonies, en abolissant
l'esclavage des
( ou de faire tomber la
nègres,
législation
( en contradiction avec la sublime française
( tion que vous venez de donnerà constitu-
( bliqque
cette Répunaissante, en portant des loix
( quelles qu'elles fussent, seroient
qui,
(c ment une confirmation
nécessairetacite de
( vage.
cet escla-
( Par-là encore vous rassurerez
( jours les colons contre des
pour tou-
(
blables à ceux dont le souvenir malheurs sem-
(C vé à jamais en caractères de restera gra-
( fastes de la
sang. dans les
trop infortunée Colonie de
< Domingue.
Saint
< Par-làenfin vous contre-minerez
K ment la politiquede PITT,
efficacequi, dès le
( mencement de la
comRévolution, a
c l'entremise des écrivains
cherché, par
qu'il soudoie pars, --- Page 83 ---
(75)
à
celle de ses autres agens, la
& mi nous, et par
les Colonies, 2 à
B
des troubles dans
a fait
( éxciter
que la révolution
( faveur des principes
< mettre au jour.
vous venerdedonner
( La constitution que conduit nécessairevous
je
( à la République. Colonies le droit que
à laisser aux
: car, en
( ment
de leur reconitoitre Droits de
( vous propose la déclaration des
dans
(
disant
article 4, que
et du Citoyen,
( Yhomme
LIBRE atsolemnelle
( la loi est texpression
qu'elle ne peub
volonté genérale
et UTILE
< dela
ce qui est JUSTE
ce
( ordonner que
défendre que :
qwiellenepeutd -
dans
( alasociété,
en décrétant
lui est NUISIBLE;
et 60, -
( qui
article 58, 59
( Tacte constitutionnel, d'en avoir le caractère,
les loix, avant
( que
en projet aux communes
C seront envoyées
avoir leur accep-
( de la Répullique, étes-vous pour pas, en quelque
ne vous
Celonics le
( tation; astreints à laisser aux loix touC sorie, ,
elles-mémes leurs
de faire
en effet
( droit
intérieur? Est-il
( chant leur régime P'austère JUSTICE qu'un
dans les règles de
<
à des loix auxquelles
soit assujetti
ont
C peuple
universalité de ceux qui y
? Les
( la presque
doit
être soumis
ne
point
de Frènce
C concouru, des divers départemens
c intérêts
( tation; astreints à laisser aux loix touC sorie, ,
elles-mémes leurs
de faire
en effet
( droit
intérieur? Est-il
( chant leur régime P'austère JUSTICE qu'un
dans les règles de
<
à des loix auxquelles
soit assujetti
ont
C peuple
universalité de ceux qui y
? Les
( la presque
doit
être soumis
ne
point
de Frènce
C concouru, des divers départemens
c intérêts --- Page 84 ---
-
-
(76)
C sont similaires entr'eux,
< ainsi, chaque
ou à-peu-près;
( quelque
département stipule, en
sorte, pour
( pour les autres. Mais lui-mème,ens stipulant
C régime
qu'a de commun le
domestique des
(C des différens
Colonies avec celui
<
départemens de la France
continentale?Les loix
(e domestique, si elles concernant cei régime
(C corps législatif de
étoient faites par le
a être regardées
France, pourroient-elles
comme
C de la volonté des
Texpression LIBRE
C part celles-ci
Colonies, lorsque d'une,
n'auroient
( tation qui seroit à peine le qu'une représen-
( lay représentations
quatorzieme de
( leurs intérêts, générale, et que de l'autre
( seroient si
en ce qui touche ce régime,
( cernent la différens de ceux qui conmasse générale de
< blique? Qui est-ce
la Répu-
( d'ailleurs
qui peut mieux savoir
ce qui est
ce
C NUISIBLE aux Colonies, UTILE,
qui est
e elles-mémes? Et si les
que les Colonies
( pasl les projets de loi Colonies n'acceptent
e concernant leur
quileur seront envoyés
régime
a passé outre,
intérieur, sera-t-il
C
malgré ce refus, sous
que ces loix seroient
prétexte
( communes' de la acceptées parles autres
( ces loix étant
République? Mais alors,
absolument
e autres communes de la étrangères aux
République, ne --- Page 85 ---
a
(77) éxercer un vérie
pas de leur part
Car,
c seroit-ce
envers les Colonies?
( table despotisme despote, si ce n'est celui
a qu'est-co qu'un être soumis auxl loix qu'il
G qui ne peut point
& dicte?
LÉOISLATEURS;
vous le voyez,
( Comme réclame ici pour les Colonies,
A le droit que) je
de la constitution que
évidemment
En le
( dérive
de dorner à la Frânce.
( vous venez
ne ferez donc que con-
( reconnoissant.vons: sublime constitntion, et prou-
( sacrer cette
avec quelle profonde saC ver de plus en plus
dans votreseinhpuisellea éréméditée
( gesse
( queles
netrouvoient
soca
( de leur mepenteiengaielie de malheurs et de
l'autre qu'un germe
< dans
K ruine >.
dirai ensuite aux français :
Je
vraiment digue de
MAGNANIME,
( PEUPLE
avez conquise, contiC la liberté que vous
à vous assurer la
< nuez par votre énergie
des biens:
du plus précieux
e possession
même tems qu'il n'est prémais songez en
sait en jouir;
>
lorsqu'on
C cieux que
avoir les
aMz
savoir en jouir, il faut
sur la
( pour
la philosophie répand
K mières que
ensuite aux français :
Je
vraiment digue de
MAGNANIME,
( PEUPLE
avez conquise, contiC la liberté que vous
à vous assurer la
< nuez par votre énergie
des biens:
du plus précieux
e possession
même tems qu'il n'est prémais songez en
sait en jouir;
>
lorsqu'on
C cieux que
avoir les
aMz
savoir en jouir, il faut
sur la
( pour
la philosophie répand
K mières que --- Page 86 ---
C masse de tout (78)
un
C qui roulent
peuple;que ces lumières,
( des siècles, d'age en âge dans le torrent
C
et qui semblent
peuples que par
n'éclairer les
( asezgénéralement: intervalle, doivent être
C puissent
répandues,p pourqu'elles
dissiper sans
C ges dont de
retour les épais nuaC cissent
nombreux préjugés obscurtrop souvent
C Cette révolution l'esprit publie,
< été pour vous
hardie qui n'a presque
( fût peut-être que T'affaire d'un jour, ne se.
C ans : eh bien, pas les opérée il y a cinquante
( de mille.
nègres en sont à plus
(
Figurez-vous T'homme
pour ainsi dire, des
sortant
(C uniquement
mains de la nature
soumis à
C ayant son esprit couvert T'empire des sens 2
& ténèbres, n'exerçant
des plus épaisses
C qui se rapporte
de sa raison que ce
< soins, sans réflexion immédiatement à ses be-
< prévoyance
sur le passé, sans
( que du
pour l'avenir 2 ne s'affectant
présent , livré
< mouvemens
d'ailleurs à tous les
tumultueux
C sans aucun frein
que des passions
< tel
excitent dans son
est, en général,
cceur;
( les terres situées entre l'afticain qui cultive
< à cet homme
les tropiques. Et c'est
€. sent de la
que vous voudriez faire
liberté ! autant vaudroit
préque vous --- Page 87 ---
C79) mains d'un enun rasoir dansles
< missiez d'un furieux >.
nos
< fant ou
qu'ont produit sur
ausilefet
a
< Voyez
les idées de liberté qu'on
rébelles
< nègres
eux. Quyontcilaig gagné?
parmi
contraire,
€ disséminées libres? Non : ils sont, au d'être souK Sont-ils
Aulieu
esclaves quejamais.
vivoient
K plus à des maîtres qui oux-mêmes sous la
< mis
de la loi, ils sont
& sous Tesclavage
chefs qu'ils se sont
de fer de quelques
loi
A verge
d'autre que
qui ne connoissent
et
( donnés,
même leur caprice, qui,
( leur volonté ou faute, à la moindre déso-
< à la plus légère font couper la tête, et cileur
< béissance,
des cruautés toujours
K mentent ainsi, l'autorité par
qui leur a été défévivent
( renaissantes, ont usurpée. Ceux-ci
< rée, ou qu'ils
autres manquent
a seuls danatabondane:les sans cesser d'être ap-
< même du nécessaire,
et ils ne s'éaux plus durs travaux,
de
< pliqués
sur un pareil changement
< tourdissent
quelque expédition. que
< condition, que par font faire contre les Blancs.
leurs chefs leur
révollés la
mot, c'est pour nos nègres
en
C Enun
leurs semblables mènent
< même vie que
cux le même gouvernec'est pour
C Afrique;
despotisme d'un côté,le
< mnipeatlenimed
d'être ap-
< même du nécessaire,
et ils ne s'éaux plus durs travaux,
de
< pliqués
sur un pareil changement
< tourdissent
quelque expédition. que
< condition, que par font faire contre les Blancs.
leurs chefs leur
révollés la
mot, c'est pour nos nègres
en
C Enun
leurs semblables mènent
< même vie que
cux le même gouvernec'est pour
C Afrique;
despotisme d'un côté,le
< mnipeatlenimed --- Page 88 ---
4 même
(80) )
brigandage de
C que, ne trouvant
l'autre, en attendant
( sacrer ou à piller, ils plus de Blancs à masC détruire. Etoit-ce bien finissent par s'entre-
( chât à les rendre
la peine qu'on cherlibres?
C FRANGAIS,
G vous venez lorsque la constitation
K que le peuple d'accepter a dit (a article 118) que
( naturel des français cst l'ami et Pallié
peuples
3> elle vous a rendu LIBRES, dece moment
C ples esclaves de la éurangers tous les peu-
( ceux qui habitent terre, et par
les
couséquent
C barbares de
contrées sauvages et
cc elle a di PAfrique; de ce moment
vous rendre
aussi
e les
également
-
nègres
étrangers
C lonies, puisqu'ils quicultivent les terres de vos CoC origine de cette sortent ou qu'ils tirentleur
C le caractère de partie du monde, qui,
sCs
par
cc de son climai, serable babitans, ou par T'effet
( noître jamais les
être destinénàne con-
< moins s'ilfaut
charmes de la
en
liberté,au
C
jugerparl le peu de
quelacivilisation. a
progrès
C Bornez-vous donc à
C
faire
fssiepiRapaRoRe
l'amélioration du
des voeux
sort de
pour
( qui, pour leur
ceux d'entr'eux
(C
rible condition bonheur, ont changé Fhordans
C au sein de leur
laquelle ils vivroient
patrie, contre celle dont ils
( jouissent --- Page 89 ---
ffo
(8i)
civilisé, leau milieu d'un peuple
(.
fruit de ses moeurs'
(
f sonhumanité, intérêt, n'a cessé, ,
le de son propre
de s'occuper
de ses calomniateurs, 5
(
épit
les bras font produire à la terre
( de ceux dont
qui sont tout à lafois
< ces. pefcinseadennées
et des siennes.
de vOS richesses
( la source
d'humanité
sur ce sentiment
( Reposez-vous
colons
vos frères, oui, vos Fnènasles
K que
vous, et qu'ils puisent dans
C partagent avec unit à eux, du soin d'adoue le sangqui vous le sort de ces êtres dont
( cir de plus en plus
à Vos yeux T'informéchamment
C on grossit
n'oubliez jamais que des
( tune. Sur-tout
être immolés par
ne doivent pas
C Français
des sAfrià une race étrangère,à
C les Français tel sacrifice ne feroit qu'ap-
( cains, dont un
pour leurs
les chaînes en pure perte
( pesantir libérateurs >.
C prétendus MEMBRES DES COMITÉS DE MACITOYENS COLONIES,) j'ai eu le courage de
RINE ET DES
et nue vérité; elle ne
vous présenter la simple
parmi ceux qui
m'aj jamais fait d'ennemis que
ne l'aiment pas.
sans détour,
CITOYENS, en vousla présentant
je crois avoir fait preuve de mon patriotisme. le bien de la
Qniconque voudra sincèrement
F
( pesantir libérateurs >.
C prétendus MEMBRES DES COMITÉS DE MACITOYENS COLONIES,) j'ai eu le courage de
RINE ET DES
et nue vérité; elle ne
vous présenter la simple
parmi ceux qui
m'aj jamais fait d'ennemis que
ne l'aiment pas.
sans détour,
CITOYENS, en vousla présentant
je crois avoir fait preuve de mon patriotisme. le bien de la
Qniconque voudra sincèrement
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(8a)
république; ne cessera de lui
deux pivots de sa grandeur, rappeler ces"
nies; et tout systême dont le Marine, Cololes ébranler, devra, de cela résultat sera dey
comme l'oeuvre d'un
seul, être regardé
publique,
ennemi secret de la réles principes quelque spécieux que puissent être
quiy seront
Salut
développés.
respectueux.
Signé, Laacuvesog-Tanaen
De IImprimerie de TESTU, ruc Hautefeuille, n 14 --- Page 91 ---
ADRESSE
A U
FRANCAIS,
PEUPLE
SIAREEESOUYEAAISE
Par le citoyen Doraggis > ancier procureur: iste
Syridic de la commune de Mirebalais,
et côte de Saint-Domingue.
Larévolte dès noirs à Saint Domingue aliestune véritable Vendéc, soutenue, agens du
mentée et récompensée parles commissaires
pouvoir rexécutif, et parles
civils Polvérel, Santhonax et Delpèche.
< 2 A a a 3 &
de PAIN cloitre Saint-Honoré.
De l'imprimerie
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Z40 16
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E763
L6519
V.IO --- Page 94 --- --- Page 95 ---
A
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