--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Hobu Cartrr Brrion
flihraru
Airmmt llninersity
-Y --- Page 3 ---
E,
depais
iler le
ccorder
mére
artic
nt
ité.
procèsiges de
e d'Orgt-cing
parqu
u em-
& ils
choix.
"Assemaite par
res. M.
nement
ques &
ju'il est
sit des/ --- Page 4 ---
a --- Page 5 ---
1 791
I.
L E T T R E
E,
Ecrireparlee ckub patriotigué, alalfemblie provinciale du nord.
Port-au-Prince 17, mars 17933
Meffieurs, s
Nous n'avons punous défendre d'anmouvement d'indignation
i la leéture d'un difcours prononcé par M. de Blanchelande dans
depu's a
votre féance du douze de ce mois, & de fal proclamation en date
iuer ie
iccorder
du Si même M. deBlanchelande jour.
nes'étoit point écartéde fes devoirs,s'il
même
s'étoit pénétré des intentions bienfaifantes du monarque dontil
eft le repréfentant p' nous ferions tranquilles &c heureuxi -
S'il avoit rendu juftice aux citoyens du Port-au-Prince, ys'il
eût mis fa confiance dans le patriotifimie 8c l'honneur des braves
15 rares des
militaires & marins, dont lAflemblée nationale n'a voté l'envoi
urront ec
que pour nous. faire jouir des bienfaits de la régénération. 9 il
Jatif
ur
n'auroit pas aujourd'hui.a-fe juftifier devant toute la nation de
la ns lé un
l'abandon qu'ila a fait de fon gouvernement au milieu des alarmes
des
que fa conduite feule avoit fait naitre,
onner aux
Oui, Meffieurs ,ceft à fa. conduite-que la ville du Port-auiX du de 4
Prince a dà les troubles (heureufement peu.durables-) dont elle
seil
s'eft Pour vu agitée. atténuer fes torts ,il répand le poifon de la calomnie fur
btifs es
les généreux défenfeurs. de la patrie &x de la liberté, quiont mérité
les éloges des villes de France les plus fameufes parl leur patriotifme.Normandie, Artoisvivront nmediementdeninabacoens
nent
françois, & nous-mêmes, Meffieurs, nous n'oublierons pas
tion.
doit fon falut ainfi
d'artillerie &
E
la colonie leur
qu'aux corps
marine formant la ftation.
IX
Quel: étoit_lemotif. Edun.envoi de troupesà Saint-Domingue 2
le SCe n'étoit
fans doure pour fervir les partifans de l'ancien
inis- 1on
lit
eégimc, Irge pour protéger les véritables françois s c'eft-à-dire,
alliC
atiocinS.311S
ront
oics
mité --- Page 6 ---
[2]
les amis de la régénération. L'Affemblée nationale veut notre
bonheur ; M. le général agifloit donc contre fes intentions en
éloignant du centre des divifions & des troubles les forces qui
n'étoient envoyées que pour les faire ceffer. Il a ofé vous dire, Meflieurs, que l'ordre & la paix étoient
rétablis au Port-au-Prince, & qu'il travailloit à réunir les deux
partis. Nous lui demanderons quels étoient cet ordre & cette paix
qu'il nous vante 7 & quels moyens il employoit pour parvenir à
une réunion défirée depuis fi long-temps 9 toujours éludée par les
partifans de l'ancien régime, & effeétuée fans difficulté le lendemain de fa fuite.
Meflieurs, que l'ordre & la paix étoient
rétablis au Port-au-Prince, & qu'il travailloit à réunir les deux
partis. Nous lui demanderons quels étoient cet ordre & cette paix
qu'il nous vante 7 & quels moyens il employoit pour parvenir à
une réunion défirée depuis fi long-temps 9 toujours éludée par les
partifans de l'ancien régime, & effeétuée fans difficulté le lendemain de fa fuite. Eft-ce fa proclamation du onze février dernier, 2 fur le décret
du 12 octobre,, où il infulte d'une manière cruelle des citoyens
refpeétables par leur fermeté feuleàréfifter au pouvoir arbitraire? Eft-ce fon invitation, faite aux volontaires quelque temps
après 9 de continuer à tenir leurs affemblées, & à porter les marques diftingtives, fourcesde nos divifions &de nos haines paffées? Il ofe encore vous parler de la féduétion du régiment dul Portau-Prince: mais quels font les coupables ? Pourquoi ne les
défigne-til pas ? veut-il les ménager 2 craint-il de les démafquer
aux yeux de toute la colonie ? Nous pénétrons facilement fes
intentions; ; ne pouvant plus compter fur des foldats trompés
long-temps & qui revenus de leur erreur fentent aujourd'hui
combien il eft doux de joindre le titre de citoyen à celui de militaire, il cherche à femer la difcorde 2 à déshonorer les citoyens
du Port - au - Prince & le régiment que Phonneur feul attache
aujourd'hui à leur caufe. Puifque M. Blanchelande leveut, nousallons déchirer le voile
qui couvre fa conduite paffée. En vous donnant quelques détails fur la révolution du Portan-Prine.laminicipalié a paffé fous filence ceux qui pouvoient
compromettre le général. Nous n'avons qu'applaudir à cet
a8te de prudence ; M. de Blanchelande eft RL.R d'une autorité
légitime > que nous devons refpeêter jufque dans fes écarts, &
nous avions d'ailleurs tcut lieu de croire que mieux inftruit de
nos fentimens, il reviendroit au milieu de nous partager notre
--- Page 7 ---
I. [3 ]
joie & confolider notre bonheur. Mais puifque non content de"
s'éloigner il nous outrage par des calomnies peu dignes du
fentant du Roi; puiiqu'il cherche à élever des doutes E la
fidélité &cl le patriotifme des bataillons de Normandie, 9 d'Artois s"
des corps d'artillerie & des équ'
des vaiffeaux de la ftation,
a
nous nous devons à nous-mêmes PR 2 nos génércux défenfeurs de
dévoiler fa conduite & de détruire fes faufles inculpations.
par des calomnies peu dignes du
fentant du Roi; puiiqu'il cherche à élever des doutes E la
fidélité &cl le patriotifme des bataillons de Normandie, 9 d'Artois s"
des corps d'artillerie & des équ'
des vaiffeaux de la ftation,
a
nous nous devons à nous-mêmes PR 2 nos génércux défenfeurs de
dévoiler fa conduite & de détruire fes faufles inculpations. faaia rei
M. Blanchelande s'eft annoncé au Port-au-Prince comme un
homme vertueux & jaloux de l'eftime des citoyens 5 mais. fa
conduire n'a point confirmé les efpérances qu'avoit fait naître
dans nos coeurs le difcours qu'il prononça au confeil le jour de
fon inftallation. Notre fort n'a reçu aucun adouciflement. 7 nos divifions n'ont
depuls
pas diminué, & le chef du.pouvoir exécutifn'a rien fait pour en
tccorder uuer le'
interromprele cours ;'les vexations de tous les genres ont continué, des citoyens honnêtes & tranquilles n'en ont pas moins été
même
inquiérés; les droits de l'homme les plus facrés, la liberté des
nions, la faculté de fe les communiquer n'ont pas été
refpectés qu'ils l'avoient été' par fon prédécefleur : le fecret
E
poltes a continué d'être violé, &c les malheureufes viétimes du
S rares des
defpotifme & de l'injuftice des tribunaux n'ont point vu finir
urront ec
leursj peines, malgré les ordres miniftériels que-l lesadminiftrateurs
latif la é ur
avoient de fufpendre toutes pourfuites relatives à la révoluns un Ui
tion; & nous ont été communiquées par M: de Proifly depuis
onner des
le départ de M. Blanchelande. t aux
Nous ne pouvons oublier l'expédition- criminelle du PetitIX du de
Goave, les projets fur Jacmel, l'enlèvement de plufieurs ciseil
toyens aux Cayes, fa conduite au Môle & à Bombarde, fes
ptifs
proclamations incendiaires qui tendoient à divifer toutes les pares
roifles, & enfin., la défenfe notifiée à toutes les" municipalités
trie evant
de continuerleurs fonêtions. s se
Elt-il poffible de croire encore au patriotifme de M: Blanclietion, nent
lande 7 à fon refpe&t pour les décrets de l'Affemblée nationale,
C
furzout lorfqu'on l'a vu faire arborer les pavillons de la nation
e
fans avoir't fait promulguer le décret, fans cet appareil enfin; cètte
x
folennité qui annonce que le coeur a la plus grande part à la:
C -
Rte de la patric..
se
Elt-il poffible de croire encore au patriotifme de M: Blanclietion, nent
lande 7 à fon refpe&t pour les décrets de l'Affemblée nationale,
C
furzout lorfqu'on l'a vu faire arborer les pavillons de la nation
e
fans avoir't fait promulguer le décret, fans cet appareil enfin; cètte
x
folennité qui annonce que le coeur a la plus grande part à la:
C -
Rte de la patric.. sinis- on
uc
anatiocinSRIS
ront
:
oics
"mité --- Page 8 ---
Mais fans entrer dans un [4J, détail qui nous
des
faits qu'il eft de notre devoir
rappeleroit
Meflieurs,
d'oublier, 9 il fuffira de vous dire,
2 que le defpotifme était devenu fi infuportable
le jour à jamais mémorable où la ftation eft arrivée au
un
moae
au-Prince, citoyen avoit été menacé de la
& dénoncé.au procureur général, parceque, 9 dans fon
il
été lu chez lui tine
avoit
RRELS
lettre qui nous donnoit
de: voir bientôt finir nos peines.
quelqu'e(pérance
Jugez maintenant 3 Meflieurs, de la vivacité avec
nous devions defirer nos libérateurs. Ils' parurent enfin laquelle le deux
mars. A peine étoient-ils en vue, que l'ordre étoit
les envoyer fur-le-champ au Môle.
expédié pour
M. Blanchelande ne fe contenta pas de ces ordres, 9 il fe tranflui-méme,fur les fept heures du foir, à bord du. Fougueux;
Fm annonça au baraillon de Normandie,
fa deftination étoit
pour le Môle Ce détachement de Beaoneae qu'il vous a
-
peint comme livré à l'infubordination la pluseffrénée, ne
point à obéir aux ordres'de ce chef, il ignoroir qu'après balança l'avoir
trompé fur la fituationdu Port-au-Prince, il alloit
jouer le baraillon d'Artois, & lui tenir aftucieufement pareillement le même
langage.
Il ne vous a pas dit que, voyant fa rufe découverte, il chercha à tenter leur fidélité en leur offrant des avantages dont
font bien dédommagespar notre eftime, qu'il effaya de les féduire ils,
en leur promettant ( nos en rougiffons pour lui) en leur,
mettant du tafia.
proTelle a été fa conduiteà à bord de ces vaiffeaux : ce
life d'infubordination n'eft autre chofe que le defir. des gu'il
arrivés par la ftation
ofies
, de connoitre l'état du Port-au-Prince par
quil-ne $) Note nous da attendoit régiment de fitôt,, Normandit. Que tout étoit tranquile au Port-au-Prince, 6
receveir, n'ayant pas même pas de logement; qu'il n'avoit qu'il' pris avoit aucun arrangement pour 'nous
au Male, comme l'endroit le plus propice & le plus déterminé de nous envoyer.
toutes fortes de douceurs: nous aurions
favorable ; en nous promettant
huit livre de viande fraiche trois E par femaine: enfin franche, une 24 onces de pain, demihommes ! qu'un foldat lui P demande ou T (croir le bouteille de TAMA pour
qu'il feroit avec nous;
bataillos dArpis; a réponde
'il' pris avoit aucun arrangement pour 'nous
au Male, comme l'endroit le plus propice & le plus déterminé de nous envoyer.
toutes fortes de douceurs: nous aurions
favorable ; en nous promettant
huit livre de viande fraiche trois E par femaine: enfin franche, une 24 onces de pain, demihommes ! qu'un foldat lui P demande ou T (croir le bouteille de TAMA pour
qu'il feroit avec nous;
bataillos dArpis; a réponde --- Page 9 ---
tSJ
I.
eux-mémes, afin de juger fi leur préfence étoit néceffaire
rétablir l'ordre. La réponfe qu'il met dans la bouche des oraus
d'Artois, & qu'ils lui ont réellemert faite, prouve combien
ils defiroient voir la colonie jouir dé la tranquillité & de la
libérté qu'ils venoient lui procurer.
H
Leur refus d'obéira des ordres arbitraires qui rendoient inutile
leur préfence à Saint-Domingue, tandis qu'ellé y étoit fi néceffaire, n'eft donc point un crime.
L'adreffe de là municipalité ne vous a peint que foiblement la
joié que nous reffentimes à leur arrivée, elle fe manifefta par des
illuminations
la politique n'avoit point commandées. Ces
illuminations & le difcours de M.1 le Général paroiffoient G. cons
tradiétoires, que nos libérateurs perfiftèrent dans le deffein qu'ils
is
avoient conçu de s'inftruire par eux-mêmes de l'étar de laville.
juuer depuly le' jut lz
Des dépurés des différens corps defcendirent après le départ
iccorder
de M. Blanchelande; ils ne purent voir fans douleur le
même Ce
vernement aidé de quelques citoyens, mettre à la. régénéra- goution un obftacle que notre fituation ne nous permettoir de
renverfer. Ils s'apperçurent que la liberté n'exiftoit plus au pas Portau-Prince, que nous n'avions enfin de françois que le nom, &.
I5 des 15
un amour inviolable pour notre mère-patrie.
rares er
Ils fe tranfportèrent au gouvernement, ils déclarèrent à M,
urront latif
ur
Blanchelande, qu'ils ne pouvoient partir & laiffer leur malheuTa lé- le
reux frères dans la fituation où ils les avoient trouyés ; qu'ils
ns des un ut
venoient pour protéger les décrets nationaux, &cqu'ils refteroient
onner pir
jufqu'à ce que T'ordre fut rétabli.
aux ri leVoila, Nefeun, le langage de ces militaires citoyens ! Voilà
IX du de
ce qu'il ofe appeler un
Eh quoi! ! Vouloir
seil
l'exécution des décrets l'Affemblée nationale, chercher protéger à
puif
res
SME
procurer à des-frères malheureux, la liberté & le bonheur,
ant
S
c'eft être rebelle, infubordonné; c'ef s'egarer étrangement. Avez
trie Is
vOus pu', fans frémir, lire ce paragraphe de la proclamation.
ment se
de M. Blanchelande: ; avez-vous pu réfifter à la crainte de voir
stion,
R C
renouveler les horreurs de l'ancien régime & du defpotifme,.
C
puifque, fuivant fon fyftéme, des militaires ne doivent plus
é
combaitre que pour aflervir leurs frères,
x le
non
it iSinisatio= eanic
cinSARS
ront
oics
mité
fans frémir, lire ce paragraphe de la proclamation.
ment se
de M. Blanchelande: ; avez-vous pu réfifter à la crainte de voir
stion,
R C
renouveler les horreurs de l'ancien régime & du defpotifme,.
C
puifque, fuivant fon fyftéme, des militaires ne doivent plus
é
combaitre que pour aflervir leurs frères,
x le
non
it iSinisatio= eanic
cinSARS
ront
oics
mité --- Page 10 ---
[6I
Voilà, Meffieurs, les principaux faits que la municipalité
n'avoit pas jugé à propos de mettre fous VOS yeux.. Nous
vous en avons dit" affez pour vous convaincre des inten-:
tions perfides de M: Blanchelande, d'ailleurs affez. manifeftéespar fes difcours, adreffe & proclamation. Interrogez-le vous
même :: Meffieurs, demandez lui pourquoi attifer le feu desdivifions par une protedtion marquée, accordée à un des partis.?
Un Général ne doit-il pas être impartial fur les opinions qui lui
font étrangères? Pourquoi éluder l'exécution des décrets de:
l'Affemblée nationale? Pourquoi. cliercher à corrompre la fidélité des foldats &. des équipages. dè la ftation P Pourquoi lestromper- fur-la fituation du Port-au-Prince P Pourquoi en impofer à-toute la colonie P Pourquoi les- calomnier P Pourquoi:
les peindre comme des rebelles, comme dès ennemis dè la nation
lorfqu'ils en font les plus fermes appuis ? Pourquoi, enfin, > dé--
truire les municipalités? Pourquoi autorifer les. vexations, les:
emprifonnemens, &c. 8rc.
Ah ! Si vous pouviez, Mefficurs, vous réunir à nous",. fis
vous adopticz le parti que vous.aviez pris- d'abord, d'envoyer
des- députés pour. connoitre là vérité qu'on cherche à vous ca--
cher., vous fericz. convaincus dûi patriotifme', de l'honneur &
de la fidélité inviolable dès militaires & marins que nous poffédons au milieu de nous; vous.comnoitriez le. vrai: coupables,
& vous ne douteriez plius que celui-là feul mérite. l'improbation des bons citoyens 7: qui" fous le mafque du patriotifme,.
a cherché à rendre inutiles les intentions bienfaifantes de PAC.
femblée nationale & du Roi:
Eh! cependant il ofe fe dire lè repréfentant du Roi. Non;
M. Blanchelande, vousn'êtes pasle répréfentant de. Louis XYI..
Ce monarque 2 vraiment digne de l'amour dés françois,- eft le:
premier citoyen de fon royaume; 5 il rend à fon peuple des droits.
que'fes ancètres avoienr ufurpés, toûs fés fujets ont un droit
égahà fcs follicitudes, il ne fouffre aucune. corporation dansfon royaume; il ne cherche pointàe en' écarter les défenfeurs dela:
liberté, & s'il fait paroitre quelque prédiledion a-ce,n n'eft.qu'en:
faveur des amis. de la conftiturion dont il eft lui-même le plus
ferme foutien, Et vous, qu'avez vous fait à Saint-Domingue] epour
oienr ufurpés, toûs fés fujets ont un droit
égahà fcs follicitudes, il ne fouffre aucune. corporation dansfon royaume; il ne cherche pointàe en' écarter les défenfeurs dela:
liberté, & s'il fait paroitre quelque prédiledion a-ce,n n'eft.qu'en:
faveur des amis. de la conftiturion dont il eft lui-même le plus
ferme foutien, Et vous, qu'avez vous fait à Saint-Domingue] epour --- Page 11 ---
tz 2 1
fairechérir ce Roiquevous: repréfentez? Sommes-nous plusheu:
I.
reux depuis votre arrivée 2 fommes - nous plus libres? Les
décrets de l'Affemblée nationale, 2 les ordres bienfaifans du Roi
ont-ils été mieux exécutés.
Nous nous plaifions à croire que nos libérateurs n'aurcient
point à regreter d'avoir fauvé leurs frères , mais la calomnie
d'un chef qu'ils étoient prêts à défendre contre fes ennemis,
s'il en avoit pu avoir au milieu de nous, les a vivement affectés; ils ont vu avec peine, , que la France trompée par fes
écrits perfides pourroit foupçonner leur fidélité. Leur apologie n'eft pas difficile , la vérité doit toujour. être triomphante 3
mais, Mefficurs, nous qui leur devons tant 2 nous ferions
ingrars &c criminels fi nous n'atteftions à toute la colonie que
leur conduite eft au-deffus de nos éloges, que leurs fentimens
honorent ia nation françoife, & qu'ils infpireroient aux hommes
quuer depuls le'
les plus froids le patriotifme le plus vif& le plus pur.
tccorder
Nous refpeétons encore M. de Blanchelande, comme le reprémême
fentant du Roi, mais nous ne pouvons nous empêcher de Te
regarder comme bien coupable, en cherchant à, déshonorer
deux corps fi célèbres par les fervices qu'ils ont rendus à
la patric & par leur vertus civiques.
:S des S
11 n'auroit pas dû fe pérmettre de vous affurer que des
urront rares er
foldats de Normandie & d'Artois s'étoient tranfportés au grefe
latif
ur
du confeil & y avoient déchiré l'original du décret du 12,
la léoftobre; lui-même fait bien le contraire ; mais d'ailleurs ces
ns des 12 ot
braves militaires connoiffoient trop les devoirs que leur prefonner ir
crit leurtiredeFrançois, pour faire un pareil outrage aux décrets
C aux TE ea
de l'affemblée nationale. Un certificat du grefher du confeil
IX du de
détruira abfolument les fauffes inculpations de M. Blancheseil
lande 3 il n'auroit pas dû fe permettre non plus de vous affuptifs res
rer- que les prifons avoient été forcées, & les criminels' délivanc
es
vrés. Les feules viétimes du defpotifme ont été mifes en
tr,e s
-
liberté ; l'exécution du décret du 29 novembre & des ordres
nent
du miniftre auroient dû prévenir cet aéte d'humanité.
jon,
Ne craignez point ? Melfeurs, de voir fe réalifer les craintes
qu'il manifefte dans le difcours prononcé devant vous 9 & dans
e
fon adreffe aux corps municipaux. Quelque pénétrés que foient
IX ie
minis- non
lt
atio- anC
cinS3nS
ront
joics
'mité
ution du décret du 29 novembre & des ordres
nent
du miniftre auroient dû prévenir cet aéte d'humanité.
jon,
Ne craignez point ? Melfeurs, de voir fe réalifer les craintes
qu'il manifefte dans le difcours prononcé devant vous 9 & dans
e
fon adreffe aux corps municipaux. Quelque pénétrés que foient
IX ie
minis- non
lt
atio- anC
cinS3nS
ront
joics
'mité --- Page 12 ---
& marins de la
des principes de la conftiles militaires
fAln
françoile, ils fentent comme nous combien, ils font
tution incompariblesa avec nos principes, avec' nos convenances. leur locales; intenils ne veulent que notre bonheur, affreux & certainement facrifices dont nous
tion n'eft pas de nous obliger aux.
menace M. de Blanchelande. la vérité; nous n'avons voulu que déVoilà, la conduite Meffieurs, de M. de Blanchelande, vous peindre notre:
vailer firuation, & vous faire lire dans nos coeurs ; peut- être y trou- notre:
d'amertume, mais mettez-vous en:
verez-vous, calomniés un peu par un chef que nous refpettions malgré le
place mal qui 7 nous a fait, nous: avons dû nécelfairement repouffer
les traits qu'il nous a lancés,
laffurer qu'il feroit en
Cependant, Meflicurs, vous nous pouvez ne cefferons jamais de le
: fireté au milieu de nous, que du Roi, perfuadés quiln'aburegarder comme l'autorité le repréfentant lui eft confiée g qu'il reconnoitra la
fera plus de
qur les droits des citoyens, & que
municipalicé, qu'il protégera des bienfaits de la régénération,
fon zèle à nous faire jouir étoit Pennemi.
F nous fera oublier Phonneur- qu'il d'être en avec des fentimens diftingués,
Nous avons
Meffieurs & chers compatriotes s?
Vos très-humbles & trèsobciffans ferviteurs 7
Zes membres du dlub patriotique du Portau-Prince.
ALLAIN & RevAuX./ocafaires,
Signé 3 VIDIE, préfdent;
AU FORT-AUPRINCE
nationale, chez CHAIDRON & compagnie's
De Timprimerie près la comédie. 1791, --- Page 13 ---
I.
-
asu
depuls ut
lucr le' lz
accorder
t
même
15 des 15
rares
urront ec
latif
ur
la lé
ns un le
des Ot
onner pir
aux rti
IX du 1éde
seil
ptifs
ves
evant es
strie
-
Is se
ment
tion.
k
it
e
e
ix
ie
non >
ISyinis- lit
éan-
'atiocinS3113
ront
oics
mité --- Page 14 --- --- Page 15 ---
E799
2 -
- --- Page 16 ---