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LETTRE CIRCULAIRE
ÉCRITE aux 52 Paroiffes de la partie Frangoife de
M. DE SAINT-OLYMPE, Préfident de LAlfemblic paroifiale Saint-Domingue, de la Croiz: par
des-Bouques, en vertu del'Arridi de ladite Paroife, en date du 25 Juillat7go,
An Cul-de-Sac, le 29 Juillet 1790.
MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES,
UEI
Lis Citoyens François Habitans du
du
dément touchés de la polition alarmante. Quartier dans
Cul-de-Sac, profonnie, , fe font affemblés le 25 de ce mois,. dans laquelle PEglife fe. trouve la ColoCrole-de-Bouguets, poir y délibérer fur, les
les Paroiffiale. de la
conjurer l'orage qui menace une des parties les moyens plus
plus de propres à.
François. L'Aflemblée m'a ordonné de vous adreffer précicules fon
lEmpire
vous engager, au nom du patriotifme & des
Arrêté, & de
doivent unir tous bons. François, , à prendre en fentimens fraternels qui
objet qui l'occupe.
confidération Timportant
tous Avant les. que l'énergie 'nationale eût reffucité les droits
de
enfevelis Hommes, de l'abyme profond dans lequel ils primordiaux
Habitans
les François, la faine politique avoit fait fembloient être
de
Re'3a Saint-Domingue la néceffité de ne formér appercevoir aux
Citoyens 2 pour oppofer une réfiftance ferme & conftante gu'une feule clafle
domeftique, dont les, forces naturelles font en fi
à l'ennemi
nôtres. Saint-Domingue donnoit alors à P"Univers grande le difproportion des
naire de l'union commandée par la
peétacle extraordidivife, en créant des diftinations.
politique, qui, par-tout ailleurs,
Par quefenichainement de circonftances,
contrée ne préfente-t-elle aujourd'hui, par quelle fatalité, cette même
défunion ?
que l'image du trouble & de la
Les Habitans du Cul-de-Sac ne peuvent s'empêcher
traits, le jeu des intérêts privés, les confeils criminels de reconnoître à ces
particulières; Ils penfent que la coalition de tous les bons des paffions
Citoyens, 2
.
politique, qui, par-tout ailleurs,
Par quefenichainement de circonftances,
contrée ne préfente-t-elle aujourd'hui, par quelle fatalité, cette même
défunion ?
que l'image du trouble & de la
Les Habitans du Cul-de-Sac ne peuvent s'empêcher
traits, le jeu des intérêts privés, les confeils criminels de reconnoître à ces
particulières; Ils penfent que la coalition de tous les bons des paffions
Citoyens, 2 --- Page 6 ---
CH
Viyant
des obligations que: tous-lesttommess
amis de Vordre, & pénétrés réciproquemienr 5 que cette coalition annoncét 2ux
en fociété 2 contracient des différentes paroilfes 9. pourra fenle imprimer, & fauver la
les Arrêtés
uie crainte falutaire 9
perturbateure par
du repos public dans 2 ul abyme ; ils penfent cette cozliColonie prête à être entraînée
à ceux quine viel tae concentreé,
feuie donner de l'énergie
fixent "dans cet état
tion) pourra longue habitude 'des joul.fhainces paifibles dans notre pofition,
ou' une trop
fatale à la chofe publique qu'il n'appartient, qu'arune
dimpafibaihe, prefqulauft des faux' principes; ils penfent tous ces fignes. de divifion, qui
que confédération Tadoption de ce genre, de proferire. nationale, emblème facrée de la revolus'élèvent au-deffts de la cocarde dans teurs droits.
tioa', qui rcintègre tovis lès François
fera-t-il,
coalifcesy quel
Mais le point de. odkmesinemaleprise
MESSTEURS?
toujours fidelles à leurs principes, ne peuLes Habitans du Cul-de-Sse,
d'autres, les Décrets natiovent pas croire que vous en reconnoifficz cômme quS lef tabernacte
des 8 & 28 Mars. Tendes-.comoidement
ca
naux
réel de T'exiftence politique de Saint-Domingue, leur aétivité;
recèle le principe
vertus patriotiques doivent puifer
liens
là, MESSIEURS, que nos
leur diredion ; & vous verrez des nos
c'eft de-là qu'eiles doivent recevoir de nouveau, notre union avec
politiques, 2 indiflolubles, cimenter,
Frères du Continent. 5 itao n tactade
I
AE'1 miffion honorable.muer m'ont
Je viens' 1 de" m'acquitter 2 Memeurt. flatte de. vous avoir. peint leurs
ne me
pas
mais
confiée mes Concitoyens;e avec" torite Ténergie quileur convients de.ce
fentimens & leuirs connoiffance alarmes, parfaite que vous ayez vous-mêmes
vos coeurs & la
ma tâche,
qui fe paffe 'dans fa. Colonie, compléteront,
roi,
:
mélant mes' fentimens, Dasticuliers, javec
Soiiffrez, Mefieurs, que, m'a appellé le voeut de mes Concitoyens,
T'honorable fonétion à laquelle & de,lTentier dévouement. ayec,eiquels
.ce
fentimens & leuirs connoiffance alarmes, parfaite que vous ayez vous-mêmes
vos coeurs & la
ma tâche,
qui fe paffe 'dans fa. Colonie, compléteront,
roi,
:
mélant mes' fentimens, Dasticuliers, javec
Soiiffrez, Mefieurs, que, m'a appellé le voeut de mes Concitoyens,
T'honorable fonétion à laquelle & de,lTentier dévouement. ayec,eiquels je vous. offre Thommage du,; refpea,
221 :o!
yai Phonneur d'être,
90 anctide
MESSIEURS ET CHERS. COMFATRIOTES,
09 orrotiD 9
ES
Votre très hambis 8 tresobeAant ferviteut, STIAIT
TI
ssunor
TOr
de MOzARD. 1790.
Au Port-au-Prince, de TImprimeric a --- Page 7 --- --- Page 8 ---
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M. le Gouverneur
général a reçu prefqu'en méme
mps trois Décrets de l'Affemblée générale, ci-devant
ante à Saint-Marc; ; Tun, concernant le licenciement
es Troupes; lautre, concernant les défenfes de faire
rtir de la rade du Port-au-Prince, le vaiffeau le
Fopard ; le troifième concernant l'ouverture de tous
Ports aux Etrangers.
Ces trois Décrets ne laiffoient plus de doute fur
deffein pernicieux de T'Affemblée de s'emparer de
fouveraineré de la Nation ; & la Colonie étoit
he pour la France, s'ils euffent eu leur exécution. pereft la' connoiffance que j'en ai eu, qui m'a détermià publier ma Proclamation du 29 Juillet, & à
pnner ordre de faire arrêter quelques perfonnes qui
vorifoient ces abominables projets. Je crois aufli
voir les rendre publics, pour que la Colonie &
France entière fachent julqu'ou l'Affemblée avoit
prté la rébellion, : & la néceffité où je me fuis
puvé d'empécher efficacement qu'elle n'apportât de
us grandes calamités.
Signé, le Comte DE PEINIER. n
Au Port-au-Prince, de IImprimerie de MOZARD, 1790. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
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