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--- Page 4 --- --- Page 5 ---
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E
AU CITOYEN D ***
DÉPUTÉ A LA CONVENTION NATIONALE,
PARJULIEN RAY MO ND,
colon de Saint-I Domingue,
SuR P'état des divers partis de cette colonie 2
et sur le caractère des déportés.
APARIS
I 7.95, 1
L'AN SECOXB E LA ASSURLIQUE --- Page 6 ---
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AU CITOYEN D*
DÉPUTÉ A LA CONVENTION
a
NATIONALE,
PAR J. RAYMOND, COLON DE
SAINT-DONINGUES
Paris, le 24févrien 1795, 3 l'an 2c de la répuibligue. ard
Vous" m'avez témoigné,
vous étiez pour
citoyen, T'embarrds oiz
Saint-Domingue Prononcer entre les despotes de
missaire civil
qui se disent parriotes, et le comcivisme. Vous Sonthonax, mavez demandé dont vous connoissez le
causes et les troubles de
des notions sur les
vous mettre'a portée de Saint-Domingue, afin de
Cette lettre, remplira votre juger.
dévoiler avec la véracité
objet, Je vais tout
et de simples réflexions que vous me connoissez,
qu'à la convention, de' vous mettront à même, ainst,
missaires civils qui sont à prononcer entre les com-:
les despotes de cette colonie, an-Dostinetes et tous
L'assemblée législative,
20 (
mars 1792, reconmut les droits par des son décret di 24,
leur. Elle décréra en même temps citoyens les
de couplus sages, afin que T'orgueil de
mésures les.
les vues d'indépendance des quelqués colons et
point d'entraves à Texécution de autres, la loi. ne missent
quence, 2 trois
En conséimposante, furent rmeneiemhaconpagnts envoyés
d'une force
Le tyran régnoit encore, pour il faire exécuter la loi.
fait observer M, Page dans sa diatribe est vrai, comme le,
contre le com-i
A 2
les
de couplus sages, afin que T'orgueil de
mésures les.
les vues d'indépendance des quelqués colons et
point d'entraves à Texécution de autres, la loi. ne missent
quence, 2 trois
En conséimposante, furent rmeneiemhaconpagnts envoyés
d'une force
Le tyran régnoit encore, pour il faire exécuter la loi.
fait observer M, Page dans sa diatribe est vrai, comme le,
contre le com-i
A 2 --- Page 8 ---
(+)
missaire civil Sonthonax; mais tout
qu'à cette époque le ministère!
le monde sait
vraiment patrlofes, réprimoir, composé d'hommes
projets perfides du
Dominé avec force, 2 tous'les
de vouloir marcher care le sens-de par eux, il feignit
en conséquence il sanctionna le la révolution ; et
aristocrates espèroient qu'il refuseroit décret, auquel les
Dans ce méme-temps, les mêmes sa sanction.
fitèrent du moment oùt le tyran
ministres probien, et firent nommer les
paroissoit vouloir le
thonax pour commissaires pairiotes Polverel etSonCe choix étoit si contraire civils de Saint-Domingtic,
tyran, qu'il refusa
aux vues perfides du
voirs, et qu'il fit faire, long-temps de signer leurs poutoutés sortes de chicanes par son ministre Lacoste 5
nommés, sutr-tout au citoyen aux deux commissaires
carter de cette mission. Les Sonthonax, pour l'él'assemblée de Saint-Mare,
colons, partisans de
ministre Lacoste, -
qui entouroient alors le
lomnies pour
2 épuisèrent tous les genres de caleur but, ils, y réussir ; et ne pouvant parvenir à
mingue ( selon'leur engagérent leurs agens de Saint-Doce commissaire les calomnies coutume) les de répandre contre
pour lui ôter, par ce moyen, la plus noires, (1)
saire danis une pareille mission, Je confiance si nécesfaire ce dilemme : oli lé
m'arrête ici pour
damné étoit innocent et tyran avoit que vous avez conou tous les colons, qui secondoient de bonnes vues,
coupables avec lni. Vous vOtIs
SES vues, étoient
toutes ces épitres basses et rappelez sans doute
Gouy - d'Arcy, les T"Arehevèque rampantes 9 que Jes
d'Augi, etc. etc. adressoient au
Thibaule 2 les
tyran, à sa femmes,
noitre (T) les M. Brulley m'a avoné que plusieurs colons
à Saint-Domingue commissaires Polverel et Sonthonax, avoient , sans "condéfavorablement sur lcur
éerit
-
compte.
toutes ces épitres basses et rappelez sans doute
Gouy - d'Arcy, les T"Arehevèque rampantes 9 que Jes
d'Augi, etc. etc. adressoient au
Thibaule 2 les
tyran, à sa femmes,
noitre (T) les M. Brulley m'a avoné que plusieurs colons
à Saint-Domingue commissaires Polverel et Sonthonax, avoient , sans "condéfavorablement sur lcur
éerit
-
compte. --- Page 9 ---
65)
à son fils, efc. etc. lorsque tous les patriotes ne:
voyoient que trahisons à la cour. Mais en suivant
les faits et les
n
bien
: I événemens, nous prouverons.e encore
donc. micnx a nu cette coalition pernde, de
Je TUC reprends
Le 37
son ono
7O
:i
tyran ef
ministre Liconie, Rachint que, les
parriotcs murmuroient desentraves quals mettoient
au départ des comnissaires Polvérel, et Sonthonax,
sederermincrent enfin à leur adjoindre M. Ailhaud,
dontle civisme étoit plus que, doureuix, .ct qui
dantlemporta, etfur préferé, parle mimstre Laçoste, cepenaux patriotes" les plus zèlés qui lui avoient été présentés. (1) Ces trois commissaires partirent ,avec les
forces qui leur furent
la loi du 4 avril, eframener confices, la pour. faire exécuter
tous les libres de la colonie. paix. et l'union entre
Cesticile lieud'examiner dans quel état les commissaires trouvérent la colonie à leur arrivée, pour
juger ensuite leur conduite.
Deux
I
partiatrgeprononcés régnoienta
et se choquoient reciproquements tous S.Domingue les deux, se
qualifioient de patriores. L'un de ces partis étoit composé desagéns dela cour,,et renforcé de tous ceux
vivoient de ses dilapidations et des vices de lancien qui
régime ; celui-là se disoit patriote 2. parce
avoit
soutenu les citoyens de couleur vexés, et qu'ilavoit qu'il
part vouloir faire exécuter la loi du
mai. Mais
il faut le dire, si ce parti offroit secours I5 aux citoyensde couleur et paroissoit vouloir soutenir leurs
droits, c'étoit pour les attirer dans le parti de la
cour; et ils y seroient parvenus, : si
vert les yeux de mes frères sut le je n'avois outendoit. Ils disoient aux citoyens de piège couleur' qu'on leur
: nous
(1) On" sait de quel'e m anière ct dans
cc M. Ailhaud a quitté la colonie. ofds quelle sosa circonstance
A 3
couleur et paroissoit vouloir soutenir leurs
droits, c'étoit pour les attirer dans le parti de la
cour; et ils y seroient parvenus, : si
vert les yeux de mes frères sut le je n'avois outendoit. Ils disoient aux citoyens de piège couleur' qu'on leur
: nous
(1) On" sait de quel'e m anière ct dans
cc M. Ailhaud a quitté la colonie. ofds quelle sosa circonstance
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(6)
droits sommes G5 les
du roi nous. :
2 ef" RSE youlons 1es
soutenons vos
est pas de meme de ces gens qui maintenir. veulent Il n'en
lution pour eux seuls, et
une révosont vos plus cruels ennemis qu'on nomme patriotes; ils
pas plus vous" attacher à eux qu'à ; donc la révolution vous ne devez
révolution préchent. Lautre parti, qui'se disoit' aussi ami qu'ils
et des principes
de la
dans Soi coeur 2 cette mêmé qu'ellé établit, détestoit,
des' droits qui
revolution, etl l'égalité -
les citoyens P7 "de couleur en fait la base. Il abhorroit aut tant
cunnoisso't Ieur
par orgucil, que parce
savoient
r attachement à la France, et
jamais ils
til
n'auroient consenti
séparer, dF sécond parti étoit .
à s'cn
les meneurs et intrigans de Tassemblée composé de tous
étoir Marc, qui passérent ensuite dans. celle dii de Saintrenforcé 2 1o. de tous les gros
Cap; etil
perdus de dettes et insatiablee-dor, de propriéraires luxe
plaisir ; 20 d'une infinité de
et de
qu'ils égarozent et
blancs, sans fortune,
nation 2. qu'ils dilapidoient eorrompoient avec Targent de la
quelques brigaindsqu'on avoit avec profusion : 3°. de
mingue, à la téte.desquels étoient envoyéà Saint-Dode cetre trempe. Ce second parti vouloit Praloto et autres
"dance dés colonies; et s'il se
Tindépendir parriotisme auprès des assemblées paroit des couleurs
le n'eroit que pour mieux y rétissir. En nationales, ce
parti des
combattant
'de coulent fortement premiers, 2 atiquel il croyoit les hommes
triotisme
attachés, cn peur
da
parti de Tassemblee" , des principes de liberté et juger dégalité Eh
de Lcopauadins, pars son coloniale, connu sous le nom
politiques anx
obsrination à refuser les droits
rappelez tous citoyens les arrérés de couleur. E: si vous vons
Stint - Marc et la conduite de de cette assemblée de
bres, vousiverrez que rien ne ressembloir ses diférens memplus dégofitante aristocratie quele
plusà la
patriotisme de ces
de Tassemblee" , des principes de liberté et juger dégalité Eh
de Lcopauadins, pars son coloniale, connu sous le nom
politiques anx
obsrination à refuser les droits
rappelez tous citoyens les arrérés de couleur. E: si vous vons
Stint - Marc et la conduite de de cette assemblée de
bres, vousiverrez que rien ne ressembloir ses diférens memplus dégofitante aristocratie quele
plusà la
patriotisme de ces --- Page 11 ---
(7)
messieurs. (1) Tel. étoit le véritable
partis qui divisoient Saintesprit des deux
lieu de ces deux
Domingue, Mais au micontre
partis, . qui luttoient sans cesse lun
l'autre, se trouvoient de CCS
a peine à concevoir l'existence morale hommes donton
et qui semblent être attirés par les
et physique,
les animaux voraces dansles lieux troubles, comme
Ces hommes, n'en doutez
lancés d'une ample curée.
sances ennemies, étoient les pas,
par les puisalternativement les chefs
agens dont se servoient
ce sont ces hommes de exagérés des deux partis; ct
et les torches dans les sang mains qui des ont mis les poignards
esclaves.
Maintenant, éxaminons quelle étoit la
citoyens de couleur au milieu de tous les position des
qui régnoient dans la colonie, et dans
désordres
et d'après
principes ils
quelles vues
ment agir, Nast ! mes frères, devoient nécessaireen France, en 1784, réclamer pour qui j'étois venit
les plus odieuses et les humiliations contre les vexations
qu'ils éprouvoient, attendoient,
les plus amères
tombeaux, une décision qui les ramenât dans le silence des
litique dont ils avoient été
à la vie pocolons.Mais toutd-coup ils rayés par l'orgucil des
nouvelles de notre révolution, apprennent lesy premicres
elle la réintégration de leurs droits. qui entrainoir après
et tremblans ,ils essayent de se
Alors, foibles,
avec soumission 2 à leurs
lever, s'ils et demandent,
pas aussi partager avec eux tyrans, les fruits 2 de ne doivent
reuse révolution. Dans
cette heucolonie 2 s'ils ne sont pas quelques accueillis quartiers de la
frères, au moinsils ne sont
comme des
reur et mépris. Mais dans pas repoussés avec hordautres, oùr les émissaires
étant (1) Je dois citer un fait rémarquable à ce
la motion président de l'assemblée
sujet. M. Brulley
coulcur que tous lcs blancs colanisle,son gui
ami, M. Millet, fic
scroient obligés de prendre épouseroient un nom africain. une femme de
A 4
de la
frères, au moinsils ne sont
comme des
reur et mépris. Mais dans pas repoussés avec hordautres, oùr les émissaires
étant (1) Je dois citer un fait rémarquable à ce
la motion président de l'assemblée
sujet. M. Brulley
coulcur que tous lcs blancs colanisle,son gui
ami, M. Millet, fic
scroient obligés de prendre épouseroient un nom africain. une femme de
A 4 --- Page 12 ---
des, colons,
(8)
furent taxés envoyés de France, étoient
plus
(1) d'esprit de révolte, et parvenus, ils
atroces. Il est vrai
des crimes les
aux yeux de ces amis de que le plus grand forfait,
que les hommes-de couleur légalité et des loix, c'étoit
n'être plus vexés sous le nouveau osassent demander de
s'établir, comme ils T'avoient été régime qui alloit
ce crime les fit Poursuivre
sous T'ancien; et
qu'on a peine à croire.Par-tou avec un acharnement
ils étoient fusillés
oiron les rencontroit,
restoient paisibles sur impitoyablement leurs
t; et lorsqu'ils
voyoit des partis de brigands soldés, habitations, on y enéprouver les tourmens les
, pour leur faire
Dans cette position cruelle, plus cruels, et la mort,
leur répérer qu'ils n'étoient on ne cessoit encore de
aux bienfaits de la
pas faits pour participer
de toutes ces
révolution. Enfin, au milien de
parl leslettres horrenrs, (qu'ils me faisoient connoître
quiéchappoient à la
tyrans (1), ils étoient privés des surveillance deleurs
espérances
je leur donnois consolations et des
adressois, at; toures, étoient par celles que je leur
que toutes ne continssent
des interceptées, quoipatience, (2) Telle étoit la que
exhortations à le
couleur libres, jusqu'à
position des hommes de
de T'assemblée
Tépoque du premier décret
constitnante, relatif aux
décret, en date du 24 mars 1790, fut colonies, suivi
Ce
instruction, dont l'article IV indiquoit les
d'ane
nécessaires pour être citoyen actif,
qualités
ainsi conçn : Toutes les
Cet article étoit
propriétaires Oil domiciliées personnes 2 dgées de 25 ans,
depuis deux ans > 2t payant
datée (1)Lisez du 12 la aoûr. lettre des députés colons, dont je vous ai parlé,
blancs (2) Plusieurs de ces lettres ont éré mises à.l'impression
avis, môme, dans les pour engiger les hommes de couleur à suivre par mes los
éprouvés, ils mnomens ou, indignés de tout ce qu'ils avoient
Sarmirent, pour repousser ia force par la forcc.
25 ans,
depuis deux ans > 2t payant
datée (1)Lisez du 12 la aoûr. lettre des députés colons, dont je vous ai parlé,
blancs (2) Plusieurs de ces lettres ont éré mises à.l'impression
avis, môme, dans les pour engiger les hommes de couleur à suivre par mes los
éprouvés, ils mnomens ou, indignés de tout ce qu'ils avoient
Sarmirent, pour repousser ia force par la forcc. --- Page 13 ---
(9)
actifs, etc: Or, assuirément,
une contributions sontciroyens
cCs
les hommes de couleur, réunissant Mais qualités, Tassemdevoient être reconnus citoyens actifs.
blée de Saint-Marc etles membres quila composoieht, étoient
qui affichent aujourd'hui tant de Mitriotisme, de notre révolualors si peu pénétrés la des principes de la loi, ils refusètion, , que, malgré précision droits aux hommes de couleur,
rent constamment ces d'interpréter cet article IV, dans
en se permettant disoient-ils, T'assemblée nationale n'avoit enlequel, tendu désigner, par ces mots, toutes personnés 2 que
des colons blancs.
en
Les hommes de couleur, au contraire,
prenant
le décret à la lettre, disoient qu'étant des la loi, personnes ils deaussi, et ayant les qualités attachés exigées à la par
de civoient jouir des droits
des citoyens qualité de coitoyens. Cette juste réclamation,
leur, ne fit queleur attirer de nouvelles persécutions; furent
ét elles furent alors poussées si loin, qu'ils
obligés de se rassembler dans les divers quartiers
oû ils étoient le pluis vexés, pour résister aux
entreprises des blancs. L'assemblée de Saint Marc,
effrayée elle-même des excès auxquels les principes
qu'elle développoit contre les citoyens cacher de'couleur, la
entrainoient ses agens, crut devoir
part
qu'elle y prenoit, en faisant faire, à deux épodifférentes, des proclamations 2 par lesquelles
ques élle paroissoit prendre les citoyens de couleur sous
sa protection ; mais ele ne fit jamais sévir contre tous
les auteurs des meurtres commis sur leurs assemblées personnes.
Dans cet état de chose, 2- ces mêmes membres
çoloniales ( dont les partisans et anciens faisoient
affichent tant de patriotisme aujourd'hui) des
demander à l'assemblée constituante, par
triotes de leur trempe, tels que les Barnave, R
les Moreau de SaintLameth , les Gouy-d'Arcy 2.
etc. etc. un
Méry, les T'Archevèque Thibault, 2 etc.
A 5
assemblées personnes.
Dans cet état de chose, 2- ces mêmes membres
çoloniales ( dont les partisans et anciens faisoient
affichent tant de patriotisme aujourd'hui) des
demander à l'assemblée constituante, par
triotes de leur trempe, tels que les Barnave, R
les Moreau de SaintLameth , les Gouy-d'Arcy 2.
etc. etc. un
Méry, les T'Archevèque Thibault, 2 etc.
A 5 --- Page 14 ---
(1O)
décret qui les mit à même d'établir
lonies dés distinctions de
dans les COles hommes libres. Mais Tadroit rangs et de classes entre
nave, n'osant alors ouvertement et coupable Baraussi aristocratiques dans la crainte proposer de un décret
masqué 2 prépara, dans un
se voir déla loi du 12 octobre
considérant perfide de
de la
décret : du 24 septembre
même année, le fatal
ce considérant une
1791 ; il fit glisser dans
tituante n'avoir jamais promesse faite que l'assemblée consblancs, celle de de ne
ni pH faire aux colons
des personnes dans les
point faire de loix SIT Tétat
tané des colons, exprimé colonies, les que d'après le voel sponpar
assemblées
(composées, bien entendu, de colons coloniales 9
considérant astucienx, et la loi qui le blancs suivit ). Ce
l'organisation des assemblées
pour
par les colons, avec une joie coloniales indicible. 2 fut reçu,
enthousiasme, ils qualifioient le traitre Dans leur
sauyeur des colonies ; des statues devoient Barnave de
pour Ini ; enfin, leur délire étoit au
s'élever
condés puissamment par des ministres comble. Seencore que leur maitre, les colons firent plus perfides
ment passer cette loi et son
prompteganiser leurs assembléés
consilérant, pour ordéjaà de leur propre
coloniales, qui l'étoient
Taide de ce considérant mouvement, Ils pensoient qu'a
garder comme loi, leurs assemblées , qu'ils s'obstinoient à rele droitj de faire seules les loix sur coloniales l'état ayant
sonnes 2 elles ameneroient les hommes des. perà agir dans leur sèns,, et à les détacher de de Ia couleur
pole, en leur faisantinsinuer qu'elles seules métromaitresses de leur sort.
étoient
Mais ce fameux considérant, queles
annoncé devoir ramener le calme dans colonsavoient
ne produisit point cet effet; et les
la colonie 2
veur Barnave ne servirent
oeuvres du Sautroubles, Les hommes de qu'à en augmenter les
couleur, qui sont au moins
hommes des. perà agir dans leur sèns,, et à les détacher de de Ia couleur
pole, en leur faisantinsinuer qu'elles seules métromaitresses de leur sort.
étoient
Mais ce fameux considérant, queles
annoncé devoir ramener le calme dans colonsavoient
ne produisit point cet effet; et les
la colonie 2
veur Barnave ne servirent
oeuvres du Sautroubles, Les hommes de qu'à en augmenter les
couleur, qui sont au moins --- Page 15 ---
(Ir)
en nombre égal des blancs, trouvèrent injuste, 5 puisqu'ils étoient propriétaires et soumisatoutesles chargesde la colonie, d'être exclus de la participation aux
avantages de la société, Ils trotivoient encore plus
injuste, qu'une partic de ces mêmes hommes qui ne
possèdent rien dans les colonies, et quin'y ont même
pasacquisles droits de citoyenneté. en prenant naissance sur le sol, voulussent leur imposer des loix
aussi dures que vexatoires.
Les hommes de couleur, 2 révoltés d'uine pareille
concession de droits, faite à ceux qui les avoient toujours vexés et avilis, en témoignèrent hautement
leur mécontentement; et beaucoup d'entre eux, dont
l'énergie ne pouvoit plus se contenir, firent entendre
à leurs frères, qu'il falloit , à l'exemple du peuple
français, forcer leurs tyrans à reconnoitre leurs
droits. Conduits à cet état de déscspoir, les
du gouvernenent n'eurent pas de peine à les attirer agens
dans leur parti; et ils y. réussirent avec d'autant
de facilité, qu'ils leur offroient en méme-temps plus
tection, pour les soustraire à cet état
procruelle oit les avoient conduits ceux d'oppression se
tendent aujourd'hui si patriotes et si amis qui de
lité.
Ve
Dans cet état de choses, qui ne faisoit
menter les troubles de Saint-Domingue, les qu'aug- bons
esprits de l'assemblée constituante sentirent la nécessité de donner des loix aux colonies, qui, en rassurantles colons sur leur propriété, rassurassent aussi
les citoyens de couleur sur les droits qu'on vouioit
leur ravir. En conséquence, le comité colonial fit
chargé de présenter ces loix. Ce fut alors que les
Barnave, les Malouet, dec concert aveci touslescontrerévolationnaires, conçurent le plan d'un congrès, oir
les députés de toutes les colonies françaises se rendroient,
faire les loix qui devoient régir les
colonies. Eerp plan, rédigé dans le conciliabule
que
A 6
oyens de couleur sur les droits qu'on vouioit
leur ravir. En conséquence, le comité colonial fit
chargé de présenter ces loix. Ce fut alors que les
Barnave, les Malouet, dec concert aveci touslescontrerévolationnaires, conçurent le plan d'un congrès, oir
les députés de toutes les colonies françaises se rendroient,
faire les loix qui devoient régir les
colonies. Eerp plan, rédigé dans le conciliabule
que
A 6 --- Page 16 ---
(i2)
tenoient tous les traitres qui se sont si bien démasqués depuis, ne pouvoit réussir qu'en écartant Topposition des quatre-vingtcinq delasmemhlecdccMlare et
Barnave, lui-même, avoit gourmandés, qu'il
que faisoit tenir à la suite de l'assemblée par un décret.
Ainsi, pour ne pas exciter ces hommes contre son
projet, il se rapprocha d'eux, etles fit absoudre par de I
un nouveau décret > leur sacrifia les citoyens furent
couleur. Tout fut arrangé; etles patriotés ne
paspeu étonnésde voir Barnaveàla tribuneexcuserles
hommes contre lesquels il avoit le plus tonné, et
ensuite son plan de congrès, dans lequel
proposer déjà le royalisme qui T'a perdu depuis. Ce
perçoit
malgré tous les efforts de Barnave,
plan ne passa termina pas,
le décret du 15 mai, qui acet tout se
par
coloniales Tinitiative sur
cordoit aux assemblées non libres et sur les affranchis,
létat des personnes les droits
des hommes
proprement dit; et
politiques furent rede couleur, nés de pères et mères libres,
connus. Ce décret mécontenta et les royalistes et les indépendans, parce que les uns et lés autres voyoient
échapper de leurs mains les citoyens de couleur à la 5
ce décret alloit plus que jamais attacher
que France. Alors tous ces hommes s'agitèrent en touts
des ministres Bertrand et Duport-Dusens auprès
ce décret ne fit ni sanctionné, ni
tertre, pour dans que les colonies. Etoient-ils patriotes alors
envoyé
étoient-ils pénétrés
tous ces vils et bas courtisans ; ils
le faire
des principes d'égalité, comme
pensent
croire aujourd'hui? Quoi qu'il en fût, ces patriotes
de circonstances réussirent auprès des ministres, coatout bouleverser et toutd détruire;
lisés avec eux, pour fat ni sanctionné, ni envoyé dans les
et le décret ne
fut
moins connu des homcolonies; mais iln'en
pas
malgré les soins
mes de coulcur à Saint-Domingne,
que prirent ces vertueux patriotes dinterceptertoutes
d'égalité, comme
pensent
croire aujourd'hui? Quoi qu'il en fût, ces patriotes
de circonstances réussirent auprès des ministres, coatout bouleverser et toutd détruire;
lisés avec eux, pour fat ni sanctionné, ni envoyé dans les
et le décret ne
fut
moins connu des homcolonies; mais iln'en
pas
malgré les soins
mes de coulcur à Saint-Domingne,
que prirent ces vertueux patriotes dinterceptertoutes --- Page 17 ---
(33)
les
mes lettres. Ce décret, une fois l'eussent connujencouragea fait exécuter
citoyens de couleur ; et ils sans l'affreux moyen
avec leurs propres révolter forces s les esclaves , (I) pour
employé de l'effet. faire Mais la révolte des noirs devenant
en arrêter
n'avoit pensé, on eut recours
plus sérieuse qu'on de couleur, pour se défendre des réaux citoyens concordats furent passés dans T'Ouest
voltés; des
les droits
et le Sud, par lesquels on reconnoissoit Les habitans
le décret du 15 mai leur accordoit. avoit commencé la ré3: la Province du Nord, oûl
à la ruine dont ils
volte, et qui vouloient échapper sans cesse l'assemblée
étoient menacés 2 sollicitoient les droits des citoyens de
coloniale de reconnoitre
cause commune
couleur, et de faire, par ce moyen, les
qui dévasavec eux 3 afin de Province. réprimer Eh brigands bien ! pourra-t-on
toient cette belle
s'affichent aujourd'hui
croire que ces hommes humains qui si amis de l'égalité,
comme des êiressi
de reconnoitre >
les droits des
refusèrent constamment ?.
le péril devenant de
citoyens de couleur Cependant Tassemblée coloniale prit
jour enjour plus imminent, lesquels elle promettoit
enfin cingq à six arrêtés 2 par
de couleur; ensuite
de s'occuper du sort des hommes
lui
de faire exécuter le décret du I5 mai, lorsqu'il comble de par- la
viendroit officiellement. Mais ce qui ifutle
prenoit
perfidie, c'est que dans le même-temps solliciter qu'elle la révocation
tous ces arrêtés, elle faisoit
étoit le
de ce même décret; 5 et voilà membres quel de cette patriotisme assemblée
et Y'amour de l'égalité des patriotisme ne ressemble-til
par excellencelUn àcelui pareil de nos plus déterminés contrepas parfaitement
révolutionnaires coalition ?
des Barnave, des Malouet,
Enfin, la
lemporta ; le
des Lameth, avec les réfractaires, 2
2 (t) Voycz mcs réfiexions , ctc.
, elle faisoit
étoit le
de ce même décret; 5 et voilà membres quel de cette patriotisme assemblée
et Y'amour de l'égalité des patriotisme ne ressemble-til
par excellencelUn àcelui pareil de nos plus déterminés contrepas parfaitement
révolutionnaires coalition ?
des Barnave, des Malouet,
Enfin, la
lemporta ; le
des Lameth, avec les réfractaires, 2
2 (t) Voycz mcs réfiexions , ctc. --- Page 18 ---
(14)
décret du 15 mai fut révoqué, et celui du
tembre rendu, contre toute justice. Cedernier 24sepqui arriva à
décret,
mai
Saint-Domingue au lieu de celui du
qu'on y attendoit, jetta les citoyens de
dans la consternation ; ils ne pouvoient se couleur
que les représentans du peuple, les soutiens persuader des
primés, eussent pu les abandonner aussi
opet les sacrifier aussi impitoyablement. lâchement,
se voir tantôt accueillis, tantôt
Confondus de
représentans du peuple, ils
repoussés, par les
dernières extrémités. Mais les pouvoient lettres se, porter aux
de moi et les sages conseils du respectable qu'ils reçurent
les retinrent, les déterminèrent à recourir à Pinchinat
velle législature, et en appeler à sa
la nouils envoyèrent trois de nos frères ici, justice. En effet,
cette justice: : mais leurs voeux étoient pour réclamer
et l'assemblée législative avoit
déjà exaucés,
le décret
rendu, à Tunanimité,
qu'ils venoient solliciter. Ce fit à cette
que les commissaires civils Polverel et
partirent de Paris
SE
mingue. Comme ils avoient été pour aller à Saint-Dointrigues de ceux qui avoient machiné témoins de toutes les
casionner les troubles des colonies, ils àParis pour OC.
parfaitement leur esprit, et. les ressorts qu'ils connoissoient faisoient
jouer pour parvenir à leurs fins.
vous vous retracez l'état dans
Maintenant , si
Polverel et Sonthonax ont trouvé lequelles la
commissaires
vous suivicz, avec moi, les mesures colonie, et que
pour y ramener la paix, il vous deviendra qu'ils ont facile prises de
de prononcer entre eux, les déportés et les conmissaires
Passemblée coloniale, Page et
Les premiers regards des commissaires Brullay.
leur arrivée à Saint-Domingue,dhrem
civils, à
se porter sur les citoyens de couleur, nécessairement en faveur desquels ils alloient faire exécuter la loi du
Ils virent-ces hommes, tels
4 avril.
présenter. 19. Devant
que je viens de vous les
être les plus ardens défensetirs
de prononcer entre eux, les déportés et les conmissaires
Passemblée coloniale, Page et
Les premiers regards des commissaires Brullay.
leur arrivée à Saint-Domingue,dhrem
civils, à
se porter sur les citoyens de couleur, nécessairement en faveur desquels ils alloient faire exécuter la loi du
Ils virent-ces hommes, tels
4 avril.
présenter. 19. Devant
que je viens de vous les
être les plus ardens défensetirs --- Page 19 ---
(is) )
puisque leur intérêt leur en faisoit
de la révolution, comme je Tai expliqué 2 par les
la loi. 2°. Egarés, enfin, dans une affreuse incertiagens de la cour ;
cette révolution devoit leur
tude sur le sort que bien naturelle et bien pardonfixer ; incertitude
des différens décrets du
nable, d'après la versatilité
constituant sur les colonies.
corps
état de choses, que devoient faire
Dans un pareil C'étoit, sans contredit, ce qu'ils ont
les commissaires?
les
de couleur,
fait. I°, Persuader et assurer
citoyens
la loi du 4 avril étoit la seule qui prévaudroit
que
avoient été faites jusqu'à ce jour.
sur toutes celles qui les intentions perfides de ceux qui
20. Les éclairer sur
l'air de les
les avoient égarés 2 en SC donnant les faisant jouir, protéger. Enfin, fxerleur incertitude 2 des en droits qui leur
de la manière la plus positive, accordés et rétirés.
avoient eté alternativement
:
Mais comme ce triple objet ne pouvoit n'eussent être
rempli; qu'au préalable les commissaires entr'eux et les.
établi une confiance il réciproque a donc fallu tout faire pour
citoyens de couleur,
d'elle dépendoit
établir cette confiance , parce que
la paix de la colonie.
font un crime au citoyen,
MM. Brullay et Page
en faveur des
Sonthonax, de s'être trop prononcé
et
de çouleur... La justice., son devoir,
citoyens
lui dictoient cette conduite, 2 et
l'intérêt de la nation,
a servis en servant la
les citoyens de couleur n'oublieront qu'il jamais que deux fois
chose publique, 2
N'étoit-il
sa vie à été exposéé au plus hommes grand danger. avoient été
pas temps enfin que des
qui
SI souvent trompés par les corps prétendus des
populaires des colonies, dans la rupture
concordats de
de bonne foi de la part des citoyens
passés
trompés par les assemblées coloniales 2
couleur ;
tout, lorsqu'elles agissoient au
qui leur promettoient leur ravir jusqu'a T'existence morale
contraire pour
lique, 2
N'étoit-il
sa vie à été exposéé au plus hommes grand danger. avoient été
pas temps enfin que des
qui
SI souvent trompés par les corps prétendus des
populaires des colonies, dans la rupture
concordats de
de bonne foi de la part des citoyens
passés
trompés par les assemblées coloniales 2
couleur ;
tout, lorsqu'elles agissoient au
qui leur promettoient leur ravir jusqu'a T'existence morale
contraire pour --- Page 20 ---
(16)
et politique ; trompés par les députés des colonies
à l'assemblée constituante, qui écrivoient à
commettans : K Dites' aux hommes de couleur, de leurs
>> nous sommes aussi les représenuans, que nOuS ne gui
>> gerons rien auprès de Passemblée constituante
négli-
>> faire obtenir, elc. > lorsqu'ils étoient eux-mêmes pour leur les
plus ardens opposans aux droits qu'ils réclamoient;
trompés enfin par le corps constituant > qui
noissoit leurs droits
recon2 puis vouloit les leur
n'étoit-il pas temps, dis-je, que ces hommes, ravir tou- ;
jours trompés, en trouvassent un qui fit assez
courageux,en un mot , asse2'tépublicain
soutenir des opprimés, et faire exécuter une pour loi
mettoit un terme à tous les maux qu'ils éprouvoient qui
depuis si long-tems ? Falloit-il qu'au lieu de cette
fermeté qu'a déployée le citoyen Sonthonax, il
tergiversât avec la loi, qu'il augmentât lincertirude
et le désespoir des citoyens de couleur et
fuât, par ce
perpé.
moyen, 9 les troubles de la colonie?
Sans doute c'étoicnt là les vuesdes ennemis de l'ordre
et de la république (1); mais pouvoient - ils s'attendre deles faire partager au républicain Sonthonax?
Non, sans doute. Aussi, pour s'en
vous
les voyez, dans leur haine
venger, vomir
plusatroces calomnies contre impuissante, cet homme 2
les
Le commissaire Sonthonax
respectable.
aux hommes de couleur
, après avoir montré
, comme il le devoit
ferme résolution de faire exécuter la loi qui étoit 2 la
en leur faveur, a dû ensuite s'occuper. du soin' de
débarrasser la colonie de ces hommes justement
suspectés d'avoir voulu égarer ces mêmes
de couleur, en leur présentant l'ancien citoyens
le gouvernement militaire, comme le seul régime et
noit à leurs intérêts et à la colonie. En
qui conveil a examiné de près la conduite de ceux conséquence, qui,
par
(1) Voyez la lettre dc Rochambcau, ci-apres,p.17.
s'occuper. du soin' de
débarrasser la colonie de ces hommes justement
suspectés d'avoir voulu égarer ces mêmes
de couleur, en leur présentant l'ancien citoyens
le gouvernement militaire, comme le seul régime et
noit à leurs intérêts et à la colonie. En
qui conveil a examiné de près la conduite de ceux conséquence, qui,
par
(1) Voyez la lettre dc Rochambcau, ci-apres,p.17. --- Page 21 ---
(17)
leurs rapports avec la cour perfide
leurs principes,
troubloient l'ordre, et il les a
qui nous trahissoit,
les
de T'assemblée
fait déporter. Si alors
partisans
de Saint- Marc et de Tindépendance ont applaudi menoit
à cette mesure 2 c'est moins parce qu'elle qu'ils
de l'ordre 2 que parce
au rétablissement leur laisseroit le champ libre pour
croyoient qu'elle
à Tindépendance de la coloarriver sans coup-férir débarrassés d'un parti qui
nie, puisquils étoient
la remettre aut
ne vouloit la conserver que
avec tous les abus de
régime.
E.BeNr
roi
tel étoit
des partisans
- Il est si vrai que
l'espoir
déporpeine les premiers
de Vindépendance, qu'à qu'on a vu les indépentés ont-ils été embarqués,
fomenter de noudans s'agiter en tous sens pour ont été les moteurs
veaux troubles. Ce sont eux qui oùt des hommes,
de la journée du 2 décembre 5
égarés par eux, se portèrent à Tarenal,sempartrent et sans sajet
des canons et fondirent à l'improviste dans leurs
sur les citoyens de couleur, paisibles connoissance'
cazcrnes. (1) Ce n'est qu'après une
les détails de cettc affreuse journée, , dans dernières, les lettres in-
(1)Lisez Pinchinat etde mon frère; les deux
de Boisrond, dansle Patriote Français s le 15 février, et les deux presérées mièrcs dans celui du 10 du même mois ; et voyez comme ces de
récits cadrent avec ce que disent Rochambcau et des négocians
Sainc-Marc.
Rochambeau, gouvernaur-géniral au Cap , en date
Lettre du citoyen
du .ojanvisr 1793.
le ministre dc la marine, que les cordons de TEst
Je préviens
marche ;
M. Candy , homme de
et dc T'Ouest sout en pleine
que a évacué tous les postes
coulur, el colonel des troupes patriotiques, à la tête d'une partic du
occupés par Noël, chef des brigands,
Grace, avec
cordon de T'Est ; que l'adjoint à Térat-major, Auguste s'cst emparé
lcs troupes du Port-de-Paix" et licux circonvoisins, de Neillyl,
par Joseph et Zéphina ; quc
des camps 3 commandés
régiment marche
lieutenant- colonel du qhatrenlagr-quatisme des
révoliés. La
pour aitaquer ct enlever tous les postes
nègres
Noël, chef des brigands,
Grace, avec
cordon de T'Est ; que l'adjoint à Térat-major, Auguste s'cst emparé
lcs troupes du Port-de-Paix" et licux circonvoisins, de Neillyl,
par Joseph et Zéphina ; quc
des camps 3 commandés
régiment marche
lieutenant- colonel du qhatrenlagr-quatisme des
révoliés. La
pour aitaquer ct enlever tous les postes
nègres --- Page 22 ---
(18 )
bien approfondie sur les auteurs de ces manceuvres
atroces, que le commissaire Sonthonax fit
les chefs des agitateurs, à la tête
embarquér
l'archevèque Thibault,
desquels se trouve
triote. Lui
que M. Page qualifie de papatriote ! lui qui, pendant toute la durée
de l'a.semblée constituante
2 n'a cessé d'agir et d'intriguer
faire-refuser aux citoyens de couleur les
droits tboral il paroit vouloir les fairejonir de si bonne
grace!Lui patriote ! lui qui ne cessoit de-faire des
voyages de Saint - Domingue ici, et d'ici à Saint -Domingue, et qui s'étoit rendu comme le
des colons
paquebot
2 pour porter dans la colonie les plans
d'indépendance quils formoient ici, et les projets
d'intrigue qu'il falloit mettre à exécution pour les
faire réussir. Lui patriote ! lui dont on
le
nom au bas de tous les écrits contre les citoyens voyoit de
couleur! Voila pourtantle patriote etl'ami del
qu'on fait un crime aul citoyen Sonthonax l'égalité, davoir
fait embarquer; voilà le patriote tant vanté par M,
Page ! Certes le caractère d'un tel homme, sa vie
intrigante s et ce que toutes les lettres de SaintDomingue s'accordent à dire, prouvent que ce n'est
Province du Nord seroit'a déjà nétoyde, si les citoyens du
voulu charger, le 4 de ce mois, s lorsque le commissaire civil Cap rendit avoiei 5:z
proclamation.
Nous n'avons Pas cependant été dans l'inaction depuis
temps. blée M.Sonthonax s'a apercevant du projct de la faction de quclque
de Saint-Marc, qui ne cherchoit qui'd gagner du
l'assemtrainer en longueur, afin de perpéuer celte guerre, de degoiiter temps la > métro- qu'a
pole d'envoye- des vaisseaux, des troupes ct des fonds, ct
cet abandon qu'ils supposent, pour prononceri lindépendance de p.artir la co. de
lonie, M. Sonthonax m'a requis d'employerla ferce rublique,
embarquer et renvoyer à la convention nationale lcs -citoyens pour
l'Archevéque Thibault. d'Augi, Delair, Lalans,
les
chefs de cette faction de Saint-Marc - qui étcient renfermés Raroteau,
la ville du Cap, ct qui dirigeoient toutes les commrolions qu'elle dans
ressentoit depuis plus d'une annéc. J'ai obéi à certe
actsperturbatues sont à berisprètsaparir,
riquisinon a
,
embarquer et renvoyer à la convention nationale lcs -citoyens pour
l'Archevéque Thibault. d'Augi, Delair, Lalans,
les
chefs de cette faction de Saint-Marc - qui étcient renfermés Raroteau,
la ville du Cap, ct qui dirigeoient toutes les commrolions qu'elle dans
ressentoit depuis plus d'une annéc. J'ai obéi à certe
actsperturbatues sont à berisprètsaparir,
riquisinon a --- Page 23 ---
19)
pas sans de puissantes raisons que le commissaire
rs'est déterminé àle déportér.
loin
Ihirésulte de ce que vous venez de lire, que
le citoyen Sonthonax soit blâmable de ces déportations, que
sa conduite mérite au contraire qu'on lui
vote des remercimens 2 pour avoir purgé la colonte
des agitateurs de tous les partis.
Déja plusieurs lettres, venues de divers quartiers
de la colonie, et écrites par différentes personnes.
la
des derniers
annoncent que depuis
déportation
Léopardins, le Cap jouir de la tranquillité (1);ct
rien ne prouve mieux que le citoyen Sonthonax
a agi comme il devoit en frappant sans distinction
sur les chefs des différens partis. Enfin, si vous
considérez que les déportés et leurs adhérens 7
professant tousles. principes d'indépendance des
assemblées coloniales, sont.Jes seuls qui accusent
le commissaire d'incivisme.s. si vous considérez
encore: que les deax commissaires 9 le citoyen
Rochambeau, s le citoyen Lassale , le citoyen Delpech, secrétaire de la commission, et une infinité
d'autres patriores, qui ont fait leurs preuves, rendent tous justice an citoyen Sonthonax, et appronvent sa conduire; alors vous concluez, avec raison,
que Sonthenax est vraiment patriote et républicain.
et qu'ila faittout ce qu'il falloit faire pour conserver
la colonie de. Saint-Domingue à la Fracce, , ct que
ceux qui : J'accusent sont des intrigans, qui sont
désespérés de n'avoir pu exécuter le projet le plus
ridicule, celui de rendre les colonies indépendantes, et frustrer la France de son commerce, et les
négocians français des capitaux immenses qui leur
sont Je dis. viens de vous faire connoitre T'esprit et les in-
(1) Voyez la lettre au ciroyen Villeneuve, insérée dans lc
Patriote Français, du 4 mars.
que
ceux qui : J'accusent sont des intrigans, qui sont
désespérés de n'avoir pu exécuter le projet le plus
ridicule, celui de rendre les colonies indépendantes, et frustrer la France de son commerce, et les
négocians français des capitaux immenses qui leur
sont Je dis. viens de vous faire connoitre T'esprit et les in-
(1) Voyez la lettre au ciroyen Villeneuve, insérée dans lc
Patriote Français, du 4 mars. --- Page 24 ---
20:)
tentions des deux partis qui ont si long-temps divisé
Sains-Domingue, et qui ont amené la
oi il se tronve. Je vous ai également tristesituation fait
les citoyens de conleur et leur inrérêt d'êere connoitre
chés à larévolution et à la France.Je
attaensuite la nécessité de faire
vous ai prouvé
confiance entre
régner la plus intime
civils
ces hommes. et les commissaires
chargés de faire exécuter la loi
les
roit à la révolution. D'après
qui
attacheles intentions
cela, il vous sera facile
dejuger
de ceux quidénoncent le
missaire civilSonthonax, comme l'ennemi de la comlution et des vrais patriotes.
révoMaintenant, quelques réponses courtes
à quelques Pourquoi de M.
et précises
Page, vontachever de démasquer les indépendans. Pour cela, je transcris ce
qu'a-imprimé M. Page, lun des commissaires de
semblée de Saint-Marc.
T'asExtrait des réfexions de M.
Page, sur la
déportation des citoyens Verneuil, Bailly,
Fournier et Gervais.
Acaefut, le 2 dicembre, Sonthonax ordonna Ze rassemblement des troupes de ligne, pour préter le
la loi du 4 avril. 44 Ce serment, répondirent les serment à
> des régimens du Cap et de Walsh, a éts
soldats
>> avant P'arrivée des commissaires civils %. prété, méme
Sonthonax insista 2 et quclques soldats lui
obtissance, Il ordonna leur
refusèrene
reste de la troupe de
diporration, et fie ms-bien: le
ligne jura, et Sonthonax dut étre S.itisfait.
PREMIER POURQUOI de M, Page.
Mais pourquoi ce commissaire civiln'a-t-il pas appelé les
cizoyens blancs ct la gardé nationale à cerec cérémonic
Réponse, Pourquoi? C'est parce que le commissaire
Sonthonax insista 2 et quclques soldats lui
obtissance, Il ordonna leur
refusèrene
reste de la troupe de
diporration, et fie ms-bien: le
ligne jura, et Sonthonax dut étre S.itisfait.
PREMIER POURQUOI de M, Page.
Mais pourquoi ce commissaire civiln'a-t-il pas appelé les
cizoyens blancs ct la gardé nationale à cerec cérémonic
Réponse, Pourquoi? C'est parce que le commissaire --- Page 25 ---
((21)
les indépendans devoient faire introduire
savoit que
nationale nn grand nombre de leurs
dans cette garde soutenir les soldats égarés qui devoient
agens,. refuser M serment à la loi, et occasionner par ce
et faire recommencer les troumoyen un désunion massacre parmi les citoyens. Voilà ce que la
bles etla
asu éviter.
prudence du commissaire
a-t i1 appelé les citoyens de couleur qui
II. Pourquoi un_fromt y de 600 hopimes erz facc de la troupe
présenroient
de ngnc, plas foible Ci2 nombre?
le commissaire Son4 R. Pourquoi? C'est parce que de couleur, les avoit
thonax 9, assuré donner des citoyens force à lal loi, et que sans cette
Pnécaution, appelés pour le régiment du Cap pouvoit être entrainé
par ceux de leurs frères que lès indépendans avoient les
egarès, et désobéiren totalité > ce qui eut désiroient, produit et
etfets désastreux
les indépendans la mesure qu'il a
Sonthanax P a
déjouer par
que
a
prise.
1:5
a-t-il donné aux citoyens de couleur des
cartouches I III. Pourquoi n'avoient pas les troupes de ligne ?
que
C'est.
homme prudent et'
R. Pourquoi?
parce ceux qu'un dont il est sûr, et tenir
sage ne doit armer que
l'est
L'événement
désarmés ceux de qui il ne
pas. le serment de
du refus de quelques soldats de prèter
le comfaire exécuter la loi du 4avril, prouve que
dést
missaire a agi prudemment en tenant ce régiment de
sarmé, jusqu'à ce qu'il pat connioitre le nombre Comme les:
ceux sur lesquels on pouvoit compter.
mesuires prises par le commissaire ont maintenu dû
l'ordre et contenu le parti des indépendans, ils ont
s'élever contre ces mesures.
IV. Pourquoi a-t-il fair charger les atmnes des citoyens
de couleur? --- Page 26 ---
(22:)
C'est qu'il falloit se mettre en garde
R. Pourquoi?
indépendans, quin'alchleeeremmal faire embarquer de force et les
loient pas moins qu'a
Rochambeau,
commissaires et le gonverneur montrerolent général résolns à tout,
et tousles patriotes conserver qui'ser la Colonie à la métropole.
sacrifier pour
devoit" s'operer après le refus
Cet embarquemeht
de
d'obeit àla
feroientles troupes, préiersermentd
que
avril refus sur lequel comptoient Ics. indéloi du 4
: le soin qu'ils avoient pris d'égarer beau-,
pendans, par soldats de Walsh et du régiment du Cap.
coup des
de couleur hoient-ils casérnes?
V. Pourquoi les citoyenis
éroit instruit
Ponrquoz? Parce
avoir le commissaire de les faire égorger, à
du
infernal
it àla
feroientles troupes, préiersermentd
que
avril refus sur lequel comptoient Ics. indéloi du 4
: le soin qu'ils avoient pris d'égarer beau-,
pendans, par soldats de Walsh et du régiment du Cap.
coup des
de couleur hoient-ils casérnes?
V. Pourquoi les citoyenis
éroit instruit
Ponrquoz? Parce
avoir le commissaire de les faire égorger, à
du
infernal projet
à la nation,et Toppostion
cause de lette-atrachement toujoursaux projets d'indépenqu'ils apporteroient
161 51
: 2
dance. (1)
aal fondus -5
dans la garde
VI. Pourguoi n'lroientils pas dans la garde nationationalé P Pourquoi formoiuht-.is
nale un bataillon distinct? commence à percer. Eh!
Ici le bout de le savons Toreille bien" , le plus grand rourment
c'est là, nous
empêche d'arriver ràleurs
des indépendans etre quiles le desirent tant , on euf fondu.
fins ; car si, commeils
de couleur qu'ils savoient.
les compagmies des citoyens
avec les compagnies
être > opposés à -leurs projets, de faire plutôt cesserl les dis-:
blanches 2: sous prétexte on risquoit alors ou de voirles
tinctions desconleurs, entrainés à Lindépendance
citoyens de couleur ou de les voir victimes ale
cette incorporation ,
nouvelle Sant-Barhelemi.(s)
les lettrcs de Pinchinat 2 Boisiond, ct
(1) Rclisez lisez et pesez aussi celle du général Rochambeau.cr celle
de mes frèrcs ; secrétaire de la commnission, ct celle dei Saintde Delpêch, - écrite
une maison de commerce.
Marc 3 Plusieurs par membres du comité colonial m'ont affirmé gue
(2) --- Page 27 ---
(23)
Ce qui doit confirmer quilyraveir dans cette c'est meun
perfide de caché,
sure prématurée Thibautlavoit projet proposé à M. Roume,
que T'archevèque' l'arrivée des commissaires HolverelerSonthonis
avant
comment croire que T'homme le plus entiEn effet,
des couleurs , que celui qui i'avoit'
ché des distinctions soutenir: cette distiniction, pat,
le plus intrigué pour et proposer de bonne foi des'
tout-à-coup. $ changer détruire ce
avoit défendu si longo
mesures pour
qu'il
Croiriez-vous autemps et; avec. tant d'opiniatreté? des mesures
viendroit vous
jourdhui à lefficacité
que
l'abbé Maury, pour: faire cesser lesintrigues
proposer réfractaires?. Non sans doute: Eh bien Ine
des prêtres plus à l'efficacité de celles' proposées
croyez pas
faire cesser lel
. $ changer détruire ce
avoit défendu si longo
mesures pour
qu'il
Croiriez-vous autemps et; avec. tant d'opiniatreté? des mesures
viendroit vous
jourdhui à lefficacité
que
l'abbé Maury, pour: faire cesser lesintrigues
proposer réfractaires?. Non sans doute: Eh bien Ine
des prêtres plus à l'efficacité de celles' proposées
croyez pas
faire cesser lel Thibaut pour
préjugé
Tarchevèque la couleur. Cei n'est pas - en mélant tout-à-coup des?
loups avec des agneaux, qu'on fera. perdre aux
et le
de manger les
demlen
miers T'habitude
gott
bien dessoins,
cephénomène ne peut S' opérer inné qu'après chez les
Ct
pris pour détruire ce goit
à se loups, tenir sur
après avoir bien appris aux achevera agneaux de vous éclairer
leurs gardes. Enfin, ce qui
surles projets des indépendans, et ce qui, commele
dit l'auteur, laisse beaucoup à réfléchir, c'est ce pas- la
suivant 9 tiré des réflexions de M. Page, sur
sage déportation des citoyens Vernenil, Bailly., Fournier
et Gervais. 4 Mais Sonthonax se montre à découvert, lorsle 16 décembre, il ordonne la formation de dix compagnies que
franches , composées de cizoyens de couleur 2 et
organistes par le gouverneur général, quien nommera exclusivement les officiers >.
des déportés de Saint-Domingue ont avoué 9 en plein comité,
que sans l'arrivée des commissaires civils Sonthonax n'eût ct Polverel, resté un
les précautions étoient si bien prises, qu'il
pas
homme de couleur à Saint-Domingde, --- Page 28 ---
(24)
a été présenté au comité colonial
Cet infernal. projct.(s) Camboulas. Je m'arrête
Ce rappropar le citoyen
à
Les indépendans
chement Laisse trop dont réfichir. il faut ici démasquer la perfiont une tactique disent : point de distinction d'hommés
die. Ils vous, fondons ensemble toutes les couleurs:
de couleur ; du décret; et en conséquence , ayons
c'est le voeu composés de blancs et d'hommés de
des régimens Mais, leur répond - on : dans ce cas > les
couleur. obéiront à des hommes de couleur quand ils
blancs
indépendans s'irritent de cette
seront officiers. Les c'est-à-dire, qu'ils ne veucondition et la rejettent; humilier et asservir les
lent cette fusion quei pour
à la formahommes de couleur 7 et quils s'opposent d'hommes de couleur,
tion de compagnies franches
indépendance.
shn
partisans de Lindé-
(1) II faut comprendre ici que cesontles
pendance qui parlent CC langage. --- Page 29 --- --- Page 30 ---