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Jous CARTER BRoWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
06-33
augufte Affemblée doit (4) s'occuper. D'un
le choix qui fera fait des Membres autre côté,
compofer, ne doit-il Pas être le fruit E la doivent la
l'efet de la plus entière confiance? Ce choix réflexion, ainfi
être fait, toute idée d'influence fecrette ne doit-elle
rejetée ? Nous difons plus, ce feroit
pas
d'avance & les Membres qui feront choifis foupconner
qui leur auront donné leur
, & ceux
affez foibles pour fe laiffer fifrage, aller à 2 c de les croire
étrangères anx fentimens qui doivent les impreffions
Que toute crainte ceffe à ce fiujet ; le lieu guider.
nous importer, , mais il faut le décider,
doit peu
lui Quant au mode delAfemblée, nul doute cele nombre indiqué ED le Miniftre ne doive être changé; que ;
même été pourvu Députés à leur n'cft donner pas des fufifant, - il n'a pas
fuppléans,
deux Fait & arrêté en Comité à Jérémie, le
janvier mil fept cent quatre-vingt-dix. vingtDOMINIQUE Signéau regiftre, DUVERGER, Préfident, , BAVOUZ,
DE MAFERAND, LEMAIRE, PLICQUE, THOMAS, DE FAVARANGE,
& MATHIEU, Secrétaire, CHARBON,RABY, L'ÉPINE,
Pour copie, Signt, MATHIEU, Secrétaire perpétuel.
GANL
Soe ika
Au Port-au-Prince, de PImprimerie de MOzARD, --- Page 5 ---
a
DE
e
L E T T R E
DE M. LE GÉNÉRAL
A M. CH A C H E R E A U,
Avocat au Conleil-Supérieur de Saint
Domingue,
E T
E
REPONSE
DE. M. CHACHEREAV,
S fur les
Au Port-au-Prince, le 4 Janvier 1790.
*.
yer.
APENTENDS murmurer 2 Monfieur, contre une Affociation à la tête de laquelle vous paroiffez être : on
fe plaint que des jeuncs gens ont, Mercredi der-
<,
nicr, 7, troublé le Comité dans les occupations qui lui
ont été confiées au nom des Citoyens de cette Paroiffe & de celles qui compofent le département de
T'Oueft.
omingue.
ier,Chef
e l'ordre
eutenantvent, &
es & formpeuenr genc.dr ut,
- -
tifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 7
faifant fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonics, de la
& de la marine des mémes iles.
finances,
guerre
iées au nom des Citoyens de cette Paroiffe & de celles qui compofent le département de
T'Oueft.
omingue.
ier,Chef
e l'ordre
eutenantvent, &
es & formpeuenr genc.dr ut,
- -
tifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 7
faifant fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonics, de la
& de la marine des mémes iles.
finances,
guerre --- Page 6 ---
RPJCB
Je fiuis très-perfrade E 2 ]
part 'aux démarches que vous n'avez eu aucune
à je crois même que votre inconfidérées de cette Jeunefle ;
formé, en Prévenir les effets, fi prudence vous vous eût porté
Il eft
en aviez été inla tranquillité dangereux dont & nuifible au bon ordre
fent, de nourrir le cette ville a joui julqu'a & à
des. Citoyens qui doivent germe de la diffenfion pré.
mes vues.
être tous animés dcs entre mê.
Le Ruban blanc, qui
portés à des excès
difinguoit ceux qui fe font
devenu firfpedt, Quelques tris-blamebles, a eft pour cela feul
tentions & le but de Pures qu'aient été les indécidé Citoyens d'adopter çe figne Tinvitation difindif, faite aux bons
d'ailleurs beaucoup affez de perfonnes à
ellc n'a
toyéns de bien informé des yrépondre; je fa
n'ont cette Ville, pour être dipoltions des Cipas befoin. de fe faire connoitre convaincn qu'ils
extéricur, portent qui ne peut faire
par un ligne
Je > fans être injurieux honneur à
à ceux qui le
vous engage,
d'autres.
crédit que la confiance Monfieur, à ufer de tout le
de nes les gens qui vous ont choifi vous donne auprès des jeuduit dans décider les à guitter ce Ruban pour les guider, &
au motif qui efprits la un effet
Blane, qui proble de s'unir aux bons fait adopter og-a-hxcontae : fi le defir honoraner, porter, dès : ils s'empreferont Citoyens fans doute les a engagés à le
qu'ils fauront que c'eft en à Tabandonce moment le --- Page 7 ---
[3]
plus fir moyen de concourir à la tranquillité publique.
l'AffemJe verrai avec plaifir, 9 Monfieur, 7 que
blée des jeunes gens 2 dont le but eft louable, continuera de fufpendre fon activité, & j'elpère bien
qu'elle ne fera jamais dans le cas de la reprendre,
parceque le bon ordre eft fiuffifamment affuré
de la Juftice & par
ae
la furveillance. habituelle
les
de PAdminiftration. , fecondées l'une & l'autre par!
efforts du Comité, , n'a furement d'autre intention que de réunir pr matériaux propres au nouvel ordre de chofes qu'il conviendra de foumettre
à la fageffe de l'Affemblée coloniale.
Pailhonneur d'être avec un parfait attachement,
E
MONSIEUR;
Votre très-humble &
obéiffant Serviteur,
S fur les
Signi,le Comte DE PEINIER.
yer.
<,
omingue.
ier, Chef
e l'ordre
eutenantvent, &
es & forampecenr genciai ues
Ftifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY ,
faifant fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonies, 2
& de la marine des mêmes ilcs.
finances, de la guerre
Votre très-humble &
obéiffant Serviteur,
S fur les
Signi,le Comte DE PEINIER.
yer.
<,
omingue.
ier, Chef
e l'ordre
eutenantvent, &
es & forampecenr genciai ues
Ftifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY ,
faifant fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonies, 2
& de la marine des mêmes ilcs.
finances, de la guerre --- Page 8 ---
REPONSE
D E M.
CNACHERE E A U,
Poran-Prins, le 4 Janvier
1790.
LE
Mosuus
GÉNÉRAL,
II eft vrai que Mercredi
étrangères à
dernier , des
cette Ville, 2 ou PAfociation des jeunes perfonnes
principes, fe font qui n'en Ont pas la fageffe Citoyens & les de
condamnables, dans portées la falle à des excès de licence
féances.
où le Comité tient fes
Mais c'eft avec une douleur
été ques-uns témoins des Commifaires de cette profonde que quelJa plus parfaite que le figne adoptif de Affociation la
ont
ragement
union, avoit
paix & de
jeunes aux démarches peu meftrées paru fervir d'encouJ'ai même gens qui s'en étoient revêtus. de quelques
miffaires a prévenu été informé les fuites que la préfence des Comque faifoit craindre --- Page 9 ---
[5 ]
l'effervefcence des efprits, naturellement emportés à
des altes de violence.
Jai communiqué 2 Monfieur le Général 2 la lettre
dont vous m'avez honoré, aux Commiffaire de cette
Affociation 2 ils me chargent de vous dire qu'ils font
très-fenfiblement affeétés de JPimpreffion fâcheufe qu'a
produite le defir qu'ils ont témoigné de rappeler au
fonvenir les principes qui les ont unis.
Si les jeunes Citoyens de cette Ville fe font confédérés, ça été pour prévenir des défordres qui
fembloient nous menacer ; mais dès
le motif
qui les avoit affemblés a difparu, St ont fenti
la néceffité de ceffer toute adivité.
Si on les a vu dernièrement expofer de nouveau
E
au Public les principes qui les animent & qu'ils
avoient déjà publiés, ce n'a pas eté pour fe remettre
en aéivité & porter le trouble où régnoit la paix;
ce n'a été pour outrager des perfonnes recomCAaNEer & par leur vertu & par leur généreux
dévouement au bonheur public.
les
Le vrai, le feul motif qui les a déterminés a été
S fur
de prévenir une Affociation nouvelle qui fe formoit
avec l'appareil dangereux des armes 2 capable 2 dans
YCT.
l'avenir. 9. de nuire à la tranquillité publique 7 au libre exercice des Lois, & peut-être davantage encore,
aux travaux même des hommes éclairés qui fe font
<,
unis pour préparer les changemens fi defirables.
Ils ont penfé qu'en faifant connoître qu'il exiftoit des amis du bien public, dévoués la défenfe
des Lois, quand elles Froient violées, à ne fe foromingue.
ier, Chef
C l'ordrc
eutenantvent, &
es & formpeureur geinidi ues vurtifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 7
fonétions d'Intendant de juftice 2 police,
Colonies, faifant
marine des mêmes iles,
finances, de la guerre & de la
toit des amis du bien public, dévoués la défenfe
des Lois, quand elles Froient violées, à ne fe foromingue.
ier, Chef
C l'ordrc
eutenantvent, &
es & formpeureur geinidi ues vurtifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 7
fonétions d'Intendant de juftice 2 police,
Colonies, faifant
marine des mêmes iles,
finances, de la guerre & de la --- Page 10 ---
[61 confédération, qui
meroit peut - être pas une pulblique. autre
menaçoit la tranquiliné n'a pas été trompée & ; il Venrolement ne s'en eft
Cette efpérance Affociation a été déchire,
de cette formé.
de travailler au bonpas Mais comme il eft difficile fon malheur particulier 7 affez cet
heur public fans faire n'a peut-étre pas été
ade du prudence, 9 un qui foulèvement preique général
connu 2 a excité Citoyens dont on a emporfonné
contre intentions. les jeunes
eft fans doute ce
les Ce qui a conduit à Terreur Mercredi dernier 2 mais
qui s'eft paffé aut Comité à PAfociation des
doit-on, avec équité des 2 écarts imputer fcandaleux contraires confjeunes Citoyens, qu'elle a établis, & qu'elle & plus a conaux tament principes fuivis ? N'eftil pas blâmer plus ceux fage qui s'en font
forme à la raifon d'en
de ce
rendus coupables? défordre a pari naître un moment publique,
Si le
maintenir la tranguilité d'une conqu'on a fait pour par la formation les jeupeur être compnomife sélevoit précifément parceque dans une
fédération, qui amis de la 2 reloient blanc eft devenu
nes Catoyens
, fi E Ruban offert en témoiinallion qui de difcorde déplanfoit; lorfquil a été ceux qui s'en
un figne d'union, s'il a été fouillé par
que la
gnage pour fe livrerà des emgortemens des jeunes CiJont raifon parés, défavoue & que TAfociation font fincérement
celtx qui
toyens n'a pas partagés,
édération, qui amis de la 2 reloient blanc eft devenu
nes Catoyens
, fi E Ruban offert en témoiinallion qui de difcorde déplanfoit; lorfquil a été ceux qui s'en
un figne d'union, s'il a été fouillé par
que la
gnage pour fe livrerà des emgortemens des jeunes CiJont raifon parés, défavoue & que TAfociation font fincérement
celtx qui
toyens n'a pas partagés, --- Page 11 ---
[71
animés des principes de fageffe qui lui ont mérité
l'eftime. générale, s'empreflent de le quitter.
L'amour du bien public feul les a conduits jufqu'à
ce jour; ; ils ont eu la fatisfadtion d'être de quelfecours à leurs Concitoyens, & ce fecours
RUa fait fentir à l'inftant même oùt on a calomnié
la
de leurs intentions.
Rtr eit affligeant. 2 fans doute 2 de recueillir les fruits
amers de la haine. 2 quand on travaille fincérement
à être utile & à fe conferver l'eflime dont on a
joui; mais puifque tel eft l'efprit préfent des idées
publiques, il faut s'y foumettre, & attendre du temps
ce que les circonftances ne permettent pas d'obtenir :
la vertu reçoit tôt ou tard fa récompenfe, lors
E
même qu'elle a été facrifice aux paffions & à la
fureur des hommes; le temps vient, oit plus éclairé
parcequ'il eft plus calme, le Public fent enfin les
pénibles agitations des remords, & c'eft alors que
celui-même qui a ceffé d'être, ,
encore devenir
utile à fes Concitoyens, en prémunifant par
NEr
l'exemple qu'il leur laiffe contre les emportemens
S fur les
auxquels il fe livre fouvent fans réflexion.
Jai développé des vues utiles dans mon Examen
yer.
du cahier du Cap 6 dans mes Vues politiques 5 jai
acquis quelques droits à la reconnoiffance & à l'eftime de mes Concitoyens
mes efforts plus
K,
donné
de
l'exemple a
mes
par
fuccès, parceque R
difcuffion publique fur les grands intérêts gui Occupent la Colonie.
omingue.
Jai reçu le prix de mes peines, par l'adoption
ier, Chef
e I'ordre
eutenantvent, &
es & forampeueur gencida uc> uvuptifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 2
fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonies, faifant
marine des mêmes iles.
finances, de la guerre & de la
publique fur les grands intérêts gui Occupent la Colonie.
omingue.
Jai reçu le prix de mes peines, par l'adoption
ier, Chef
e I'ordre
eutenantvent, &
es & forampeueur gencida uc> uvuptifications defdites iles.
Commiffaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 2
fonétions d'Intendant de juftice, police,
Colonies, faifant
marine des mêmes iles.
finances, de la guerre & de la --- Page 12 ---
adlars
06-34
[81 par ralévation à la
qu'on a faite de d'Electeur mes principes, de ma Paroifie, & en de
place honorable
des Éleéteurs une marque
recevant de dans T'Affemblée la charge de fon Secrétaire. devoirs plus
confiance
liens m'ont rendu mes
Ces nouveaux vu fe former un orage
:
E
chers à remplir la fureté j'ai publique , jai employé m'a EEE en
menaçoit les moyens que la prudence réufi je fuis fatisfait.
difiper
moi-méme : Jai
de tous mes
m'y J'ai expolant contribué à la chofe pulblique quil y a dans mon
moyens & avec la pureté les devoirs de bon Cito- fenticoeur; j'ai donc rempli me doit de Peftime ; ce
yen; ; je fens qu'on me tromper parcequil eft : exempt je fuis
ment qui ne Tamour-propse 7 me fuffit le refiufe aume
ET
des affuré prelliges de Yobtenir un jour, , fi m'oppofer on
des erreurs
on peut aifément
on n'aura à me
jourdhui; mais jamais 2 non jamais
de Vefprit ?, des vices du coeur.
reprocher
Je fuis avec refpeêt,
MONSIEUR LE GÉNÉRAL,
Votre très-humble & trésobéiffant Serviteur,
Signé, CHACHEREAV
asfe 11
AKE
G
del "Imprimerie de MOZARD.
Au Port-aufrince, --- Page 13 ---
ORDONNANCE
DES ADMINISTRATEURS,
des droits additionnels érablis fur les
Portant fefpenfion
morues & poiffons falés importés par Péranger.
Du deux Février mil fept cent quatre-vingt-dix.
Extrait des regiftres du Confeil fupérieur de Saint- Domingue.
Lous-ANTOINE THOMASSIN, Comte de Peinier, Chef
d'efcadre des armées navales, Commandeur de l'ordre
Govenourlieucenant
royal&r militaire de Saint-Louis,
fous levent, &
Général des iles françoifes de l'Amérique milices & forInfpeéteur général des troupes,arillenie,
tifications defdites iles.
Commifaire des
Et VINCENT - RENÉ DE PROISY 7
:
Colonies, faifant fonéhons d'Intendant de juftice 9 iles. police,
finances, de la guerre & de la marine des mémes --- Page 14 ---
--- Page 15 --- --- Page 16 ---