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Alibrary
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elequired mith tbe assistance oftbe
flis sepulk lbhase
Fund
JOnN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
06-39
met les Colons & leurs propriétés 4
fous la
péciale de la Nation: déclare criminel
fauve-a garde
quiconque travailleroit à excitér des
envers la Nation
Jugeant favorablement des motifs foulèvemens contre eux,
defdites Colonies, elle
qui ont animé les Citoyens
à aucune
déclare qu'il.n'y a lieu contre eux
inculpation; elle attend de leur
maintien de la tranquillité &
patriotifimne le
Nation, à la Loi &
une fidélité inviolable à la
au Roi.-
LE Roi a accepté &.acccpte ledit. Décret,
être exécuté fuivant fa forme &
pour
teneur;. en conféquence, mande & ordonne aux Gouverneurs établis
par Sa Majefté dans chacune des
tous autres, de l'obferver
Colonies, & à
& exécuter en ce
les
concerne. FAIT à Paris, le dix mars mil qui.
quatre - vingt - dix. Signé LOUIS. Et fept cent
Par le Roi, LA LUZERNE.
plus bas,
A PARIS, DE LIMPRIMERIE ROYALE,
--- Page 5 ---
$2
A T
No
12 aR eR Hee RRR eRe
T
Oe ae f # 4 f dfe A0e
LETTRE
De M. le Comte DE LA LUZERNE, Miniftre de
la Mgrine, à M. le ComteDEPEINIER, Gouvernexr
géuéral des iles fous le vent.
Paris, Ie IO Avril 1790.
Cnaxos, Monficur le Comte, de vous tranfmettre la
Proclamation qui contient lc Décretconcernant les Colonies,
& PInftrudlion qui y eft jointe 7 je vous fais paffer auffi la
Lettre du Roi à fes Sujets des Mes fous le vent.
de donner fur le champ la plus
Je vous recommande
foient
grande publicitéà ces pièces, de prendre foin qu'elles
imprimées fans délai & répandues auffitôt dans chaque partie
de les faire inférer dans les papiers
de votre Gouvernement,
d'ordres
publics, en exprimant qu'elles y paroiffent en vertu
du Gouvernement, & qu'clles font authentiques.
Jc regarde, cn effet, comme de la plus haute importance
le bonheur de la Colonie & pour celui de la Métropour
les vues paterneiles de Sa Majeflé, que lcs difpopole, que
& bienfaifantes de F'Affemblée Nationale
fitions équitables
foient connucs de.tous lcs citoyens, & le foient promptement.
ile floriffante
vous
a
Puiffent dans cette
que
gouvernez,
des Députés éclairés &! zélés pour le bien public, fe raffemdes intentions qui ne
bler d'iciapeude temps, &feconder
tendent qu'à. la, rendre hcureufe.!
A
CAP
lé, que lcs difpopole, que
& bienfaifantes de F'Affemblée Nationale
fitions équitables
foient connucs de.tous lcs citoyens, & le foient promptement.
ile floriffante
vous
a
Puiffent dans cette
que
gouvernez,
des Députés éclairés &! zélés pour le bien public, fe raffemdes intentions qui ne
bler d'iciapeude temps, &feconder
tendent qu'à. la, rendre hcureufe.!
A
CAP --- Page 6 ---
C
Tel a été toujours mon veeu. Vous le
à chaque ligne dans la férie entière de trouverez exprimé
avec vous. J'ai penfé, je
ma correfpondance
rendu d'une manière
penfe encore que le calme ne fera
permanente à la Colonie,
périté & fa tranquillité ne
que fà profréunion de fes
peuvent être affurées que par la
rations,
Repréfentans, & par l'effet de leurs délibéPerfonne ne fait mieux que moi,
doit
du grand nombre de citoyens
qu'on
tout attendre
intentionnés qui peuplent l'ile de honnêtes, vertueux & bien
eft impoffible qu'il ne fe trouve dans Saint-Domingue ; mais il
dans tous les pays de l'univers,
cette contrée, comme
ment fufpects, impatiens du frein 9 quelques des
fujets trop jufledes troubles, avides d'en
loix, ardens à fufciter
& fort indifférens fur le choix profiter, intéreffés à les perpétuer,
deurs projets tendent à diffoudre des les moyens 7 parce que tous
& qu'ils n'ont l'efpoir de
liens de l'ordre focial,
malheur public.
profpérer eux-mêmes que par le
Quoiqu'en petit nombre, ils peuvent à raifon de
activité, & foit par l'effroi qu'ils
leur
bien, foit par l'erreur où ils les infpirent aux hommes de
qu'ils favent infidieufement
induifent, & par la défiance
rumeurs; ils
exciter en difféminant de fauffes
peuvent, dis-je, empécher que la
publique ne renaiffe, qu'un régime falutaire
tranquillité
& que la concordc, l'amour du bien
ne s'établifle,
les citoyens vertueux.
général ne rallient tous
A ces intrigues coupables il ne faur
Ja vérité. Que la plus grande
oppofer d'égide que
donnée aux intentions du
publicité foit promptement
aux vucs de l'Affembléc Roi, aux Principes de fon Confeil,
Nationale ; que. tous des Colons
ne renaiffe, qu'un régime falutaire
tranquillité
& que la concordc, l'amour du bien
ne s'établifle,
les citoyens vertueux.
général ne rallient tous
A ces intrigues coupables il ne faur
Ja vérité. Que la plus grande
oppofer d'égide que
donnée aux intentions du
publicité foit promptement
aux vucs de l'Affembléc Roi, aux Principes de fon Confeil,
Nationale ; que. tous des Colons --- Page 7 ---
lifent & jugent eux-mémes en connoiflance de caufe. II reftera
prouvé jufqu'à l'évidence qu'on ne défire dans la Métropole
leur bonheur, & que le Gouvernement n'a omnis aucun
que
moyen pour l'effeétuer.
Cctte publicité eft d'autant plus cffentielle, qu'il paroît
qu'on s'cft permis à Saint-Domingue, pour égarer les cfprits,
dc falfifier des pièccs importantes 3 & qu'on cft parvenu
même à empêcher que ce qui étoit notoire dans le royaume
entier, ne fût connu dans cette ile.
Votre Lettre du 24 octobre dernicr, m'a appris qu'on
vous a fait paffer comme de moi une dépéche que jc ne
entraînerles plus funeltes
vous ai jamais écrite, qui pouvoit
conféquences. On doit affurément applaudir à la prudence
vous avez eue de n'y ajouter aucunc foi, & je vous
que invite à étrc encore en garde contre dc femblables
embûches.
Il eft plus délicat quec je n'explique fur l'interception
Lettres
aujourd'hui paroitre perdes
9 parce que je puis
fonnellement intéreffé à m'élever contre cette mefure immorale, contraire aux principes de P'Affemblée Nationale,
& funefte à Ja Colonie même.
Quoiqu'on ait cherché à colorer un tel ufage de prétextes
fpécicux, on ne l'a réellement introduit que dans l'efpoir
de furprendre des dépéches dont la publication pourroit
rendre le Gouvernement odieux, ou du moins le compromettre. II en a réfulté au contraire des témoignages nombreux de la follicitude de Sa Majefté pour le bonheur de
fes fujets & du zèle de fon Miniftre à remplir fes vues
bienfaifantes. Ceux qui fe font permis les violations que
je citc, & que je m'abftiens de caraétérifer, fe font donc
A ij
CAP
furprendre des dépéches dont la publication pourroit
rendre le Gouvernement odieux, ou du moins le compromettre. II en a réfulté au contraire des témoignages nombreux de la follicitude de Sa Majefté pour le bonheur de
fes fujets & du zèle de fon Miniftre à remplir fes vues
bienfaifantes. Ceux qui fe font permis les violations que
je citc, & que je m'abftiens de caraétérifer, fe font donc
A ij
CAP --- Page 8 ---
trouvés réduits pour s'en difculper
une partic des Lettres
cux-mémes, à fupprimer
interceptées, à en
à interpréter le refle. Ils ont à la vérité défigurer recueilli d'autres,
abufif qu'ils s'étoient attribué,
du droit
ils
un autre genre de fitccès dont
s'applaudiffent peut - être, mais qui n'a pas été moins
préjudiciable à leurs concitoyens. Il eft aifé de difcerner e
que quelques hommes ont fouftrait à da Colonie entière da
connoiffance de ce qui fe paffoit en
de
concernoit fes plus grands intérêts; Europe,
ce qui y
feur a été affutrée, &
que la facilité de l'abufer
qu'il a dépendu d'eux
accès à da vérité, en
d'y fermer tout
oppofant une barrière
avis & aux détails multiplics
impénétrable aux
ceffc de la mère-patrie.
qui y feroient parvenus fans
Voici au refte ce que j'ai répondu fur cet
les Colons réficant à Paris,
objet à M."
qui m'en avoient
K Sans doute, Meffieurs, il a réfulté des écrit.
s & privés; il peut en réfulter de plus malheurs publics
>> genre de recherches qui exifte à
grands encore, du
>> failic, de l'ouverture & de Ja Saint-Domingue, de l2
D, ment du commerce
publication non - feuleépiflolaire des
>>
particuliers, mais des
dépéches > même les plus fecrètes,
>> Minifire, en vertu des ordres du
adreffées par le
>> & autres Agens du
Roi, aux Adminifrateurs
pouvoir exécutif.
>> Je m'en afiflige pour le bien de
>> beaucoup
P'Étar; ; mais il s'en faut
que j'en fois affligé pour
>> je fuis loin de craindre
la
moi-méme. Ccrtes,
>> foit farprife &
que plus intime de mes penfées
divulguée. II naîtra de cette
>9 méme ( qui paroit
interception
>> preuves les plus fortes continuer) une accumulation des
>> révélé
que je puiffe défirer; il fe trouvera
que toutes mes intentions, méme fecrètes, n'ont
; ; mais il s'en faut
que j'en fois affligé pour
>> je fuis loin de craindre
la
moi-méme. Ccrtes,
>> foit farprife &
que plus intime de mes penfées
divulguée. II naîtra de cette
>9 méme ( qui paroit
interception
>> preuves les plus fortes continuer) une accumulation des
>> révélé
que je puiffe défirer; il fe trouvera
que toutes mes intentions, méme fecrètes, n'ont --- Page 9 ---
vers l'avantage )
de ma patrie, & far-tout
5 été dirigées que.
>> vers. lc bonheur de ja Colonie que j'ai précédemment
>> adminiftrée.
même à réfuter le commentaire
> Je ne m'occuperai pas.
Le
>> qu'on a appofé à ma correfpondance en l'imprimant.
affez contre les induc-
- texte) feul de mes dépêches.s'eleve
>> tions fauffes qu'on en a voulu tirer, contre les interpré:
évidemment forcées
a cherché. en vain. à
>> tations
qu'on.a
>> y donner. Jci m'en rapporte à un arbitre qui. depuis
ans ne m'al jamais
à une con*
>>
cinquante-trois
trompé, :
>> fcience pure;. jc me repofc fur de temps qui ramène
irréfiftiblement tous les humains à des jugemens
>> enfin
>' équitables; j'en appelle à cette Colonie même que j'ai
> gouvernée, qui m'eft chère, &c. >>
Oui, Monfieur, je l'ai toujours penfé, & je lc dirai
aujourd'hui plus hautement encore ; qu'on ceffe de ravir à
la Colonie qui va s'affembler, les moyensd'être inftruite de
ce qui tient à fes propres intérêts, & je ne fuis affurément
pas inquiet dc fon opinion fur ce qui me concerne perfonnellement.
J'en ai été Gouverneur général pendant unl peu plus de
dix-huit mois: la fuppreffion de l'impôt fur les boucheries,
accordée par le Roi; d'après la demande des Adminiftrateurs,
des grands chemins,des ponts, des fontaines ; des palais de
juftice, d'autres ouyrages d'utilitépublique conftruits ou com
mencés, un tarifpour modérer les frais de procédure; ; voilà
apeu-près les feules innovations qui.foient émanées de moi.
Toutes les pièces néceffaires pour conflater ce qui s'eft
paffé pendant ce laps de temps jà Saint Domingue, s'y
trouvent encore raffemblées.Je demande qu'on y recherche
A iij
CAP
s, des fontaines ; des palais de
juftice, d'autres ouyrages d'utilitépublique conftruits ou com
mencés, un tarifpour modérer les frais de procédure; ; voilà
apeu-près les feules innovations qui.foient émanées de moi.
Toutes les pièces néceffaires pour conflater ce qui s'eft
paffé pendant ce laps de temps jà Saint Domingue, s'y
trouvent encore raffemblées.Je demande qu'on y recherche
A iij
CAP --- Page 10 ---
jufqu'aux moindres traces des faits qui
principes; il n'en fortira que des peuyent conflatermes
mon zèle pour le maintien de P'ordre preuves mulipliées. de
exactitude
& des doix, de mon
m'en écarter ferupuleufe à les refpecter moi-même & à ne
jamais.
Qu'on examine avec plus de foin
poffible) mon adminiftration
encore s'il eft
les derniers jours de
comme Secrétaire d'Etar depuis
fiuivante,
1787; qu'on vérifie fi pendant l'année
époque fingulièrement
ou méme
remarquable à. cet égard,
dans les poftéricurement, il. a été envoyé un ordre
Colonies, fi un feul actc
illégal
crit par moi; que tous les
d'autorité y a" été prefregiftres foient
tout citoyen qui croira pouvoir fe
compulfes. J'invite
& à produire des
plaindre, à élever la voix
frappera,
preuves. Le réfultat de cette
j'ofe le prédire, tout homme
perquifition
nera qu'on ait
impartial ; il s'étonprécifément cité comme
tifme miniftériel, le temps où la Colonie l'époque du delpode plus préfervée, & où elle n'a
entière en a été
ait indiqué comme le théâtre du obéi qu'aux loix; qu'on
des partics de la monarchie où pouvoir arbitraire , celle
a été exercé le moins d'aétes depuis plufieurs annécs il
Je défirerois de
qui portent CC caraétère.
plus que tous les habitans de SaintDomingue euffent été témoins du
de la brochure
premier ufage que j'ai fait
convocation d'une imprimée au Cap, & où mes Lettrcs fur la
Affemblée
avec des notes
coloniale, ont été publices
efpèce
d'improbation. J'ai préfenté au Roi cette
d'inculpation ; jel'ai envoydeaf'Affembléel
je me conduirai de méme envers les
Nationale:
à leur dire, fans y joindre
Colons; je me bornerai
jugez.
une réflexion : Lifiz, pefez er
j'ai fait
convocation d'une imprimée au Cap, & où mes Lettrcs fur la
Affemblée
avec des notes
coloniale, ont été publices
efpèce
d'improbation. J'ai préfenté au Roi cette
d'inculpation ; jel'ai envoydeaf'Affembléel
je me conduirai de méme envers les
Nationale:
à leur dire, fans y joindre
Colons; je me bornerai
jugez.
une réflexion : Lifiz, pefez er --- Page 11 ---
Mais, comment eft-il. poffible qu'on ait réuffi à Jeur
fouftraire la connoiflance de pluficurs faits importans pour
cux-mêmes, & notoircs depuis très-long-temps dans tout
le royaumc! que dis-jelrde pièccs même imprimées &
authentiques, qui ont circulé cn France, & qui paroiffent
évidemment n'avoir pu trouver accès dans la Colonie
qu'elles intéreffent le plus.
Il vous avoit été annoncé, vous le favez, dès l'anmnée
1788, qu'une Afemblée coloniale feroit convoquée en
1789, au mois d'oétobre.
M." les Députés de Saint-Domingue en furent inftruits,
& cn demandérent la fufpenfion par leur Lettre du 29
juillet dernier.
-t Je vous envoie copie (veyez piècès jointes, m." I) de
l'article de Jeur dépéche, relatif à cet objet, & de la
réponfe que je leur adreffài d'après la délibération du Con:
feil d'État, & lcs décifions qui y furent renducs le 9 août.
Lcs termes de cette réponfe ne font point équivoques.
Ily a été très-pofitivement énoncé que lc Roi. étoit difpofé
à autorifer dans l'ile dc Saint-Domingue, (i les Députés
infiftoient pour l'obtenir) la convocation d'umeutre-alfemblée
compoféc d'une manière purement éleétive, mais extraordinaire, provifoire, qui ne Ratiant idr n'innovant fur rien; propoferoit à Sa Maiejlé, ainfi qu'à LAlfemblée Nationale, tout
ce qui paroitroit être avantageux à la Colonie.
Telle a été da bafe invariable des réfolutions du' Roi &
du Confeil d'État, oùt la nouvelle demande dont il:s'agit
a été plufieurs fois portéc & difcutée. Sa Majefté permit
d'ailleurs, foit à M." les Députés, foit à M." les Colons
réfidant à Paris, de propofer à fon Confeil le mode d'orA iv
CAP
emblée Nationale, tout
ce qui paroitroit être avantageux à la Colonie.
Telle a été da bafe invariable des réfolutions du' Roi &
du Confeil d'État, oùt la nouvelle demande dont il:s'agit
a été plufieurs fois portéc & difcutée. Sa Majefté permit
d'ailleurs, foit à M." les Députés, foit à M." les Colons
réfidant à Paris, de propofer à fon Confeil le mode d'orA iv
CAP --- Page 12 ---
ganifation & de compofition de cette affemblée
roient le plus convenable, le
qu'ils jugepoint e d'autre, défir
de Gouvernement n'ayant fur ce
ja Colonie
que pouvojr conjecturer le. voeu de
mème," & d'y accédér.
Comment Saint-Domingue ignore-t-il que M.": les Députés & M."* les Colons réfidant à Paris, affiftèrent
1.0r feptembre à un Comité folénnel de tous les
le
où ce mode fut long-temps & contradidloirement Miniftres,
agité!
A-t-on pu diffimuler que fur tout CC qui concerne ce
mode, le projet d'ordonnance pour la convocation d'une
affembléc coloniale que Sa Majeflé a bien voulu autorifer,
projet que je vous ai fait paffer dès le mois de
dernier, eft, je ne dis pas fidèlement, mais feptembre
même conforme aux dernières
littéralement
adreffées au Confeil d'Étar, & propolitions les
qui furent
Colons qui s'étoient enfin par Députés & par Jes
concertés & n'avoient
qu'un, veeu :
plus
On doit fans doute s'étonner que des faits de ce
auffi confatés, foient reftés
genre
la Colonic,
jufqu'à ce jour ignorés de
qu'on ne lui ait point tranfmis la connoiffance
des demandes faites par fes propres Députés, des réponfes
qu'ils ont reçues d'après les décifions du Roi & de fon
Confeil. Mais il paroit plus incroyable encore
le
Mémoire (veyez pièces jointes, 7." II) adreffé. par lcs que Miniftres à l'Affemblée Nationale, le 27 odtobre,
qui établit Jcs mêmes principes, mais
( Mémoire
imprimé &
qui d'ailleurs a été
répandu avec profulion dans le royaume
n'ait. pu pénétrer dans Pile
entier)
dignes de foi me l'ont néanmoins Saint-Domingue. Des hommes
affuré, & je ne trouve
veyez pièces jointes, 7." II) adreffé. par lcs que Miniftres à l'Affemblée Nationale, le 27 odtobre,
qui établit Jcs mêmes principes, mais
( Mémoire
imprimé &
qui d'ailleurs a été
répandu avec profulion dans le royaume
n'ait. pu pénétrer dans Pile
entier)
dignes de foi me l'ont néanmoins Saint-Domingue. Des hommes
affuré, & je ne trouve --- Page 13 ---
cffet dans les
/ coloniales, qu'il en ait été fait
pas en
gazettes
même une fimple mention. - GE JIE
II importe que les pièces que je viens de citer foient connues dans la Colonic quc vous adminiftrez; il-i importe
qu'elle foit inftruite que le Roi, dès le mois de feptembre,
avoit confenti à tout ce qu'il pouvoit réellement lui accorder
fans lc. concours de'l'Affemblée Nationale. Il importe qu'on
PAffemblée Nationale elle-méme avoit été
y confultéc apprennc fur que f'enyoi de fes Décrets dans nos poffeffions
éloignées, & qu'on lui avoit peint l'inconvénients d'y promulguer pluficurs de fes décifions, qui tendant à affurer le
bonheur & la liberté des François, produiroient peut-être
néanmoins une révolution funefte dans les pays où l'efclavage eft établi.
Qu'on connoiffe donc enfin, Monfieur, quelle a été la
follicitude touchante du Roi pour fes Colonics; ; que celle
de Saint-Domingue fur-tout n'ignore plus les foins qui
avoicnt été pris pour lui fournir les moyens de propofer à
PAffemblée Nationale, ainfi qu'au Monarque, les changede
croiroit défirables. Si elle eût
mens
régime qu'elle
profité de ce bienfait, elle en récueilleroit déjà les fruits;
les demandes adreffces'à-la Métropole y feroient parvenues ,
y auroient été accueillies, & peut-être depuis long temps
le calme lui fcroit rendu, un ordre nouveau: y- règneroit'
On doit fans doute? regretter que les mefurestinfpirées à
Sa Majefté par fà prévoyance paternelle, ne fervent pour
ainfi dire qu'à l'attefter, & foient d'ailleurs reftées. fans
effet. Il eft difficile de concevoir par quel art. on eft. parvenu
à infpirer aux citoyens de Saint-Domingue, une défiance
raifonnable contrc le Gouvernemént, qui n'avoit évidempeu
AP
On doit fans doute? regretter que les mefurestinfpirées à
Sa Majefté par fà prévoyance paternelle, ne fervent pour
ainfi dire qu'à l'attefter, & foient d'ailleurs reftées. fans
effet. Il eft difficile de concevoir par quel art. on eft. parvenu
à infpirer aux citoyens de Saint-Domingue, une défiance
raifonnable contrc le Gouvernemént, qui n'avoit évidempeu
AP --- Page 14 ---
IO
ment d'autre vue que de favorifer la
Repréfentans librement élus
convocation de
curer
par da Colonie, & de lui
l'avantage de difcuter elle-méme fes
pro-
* On. ? peut donc avoir quelques motifs intérêts.
jourd'hui que ceux qui ont déjà réuffi à rendre de craindre auconvocation . autorifée : par le Roi, n'ufent des fulpecte la
fiuggeflions, qu'ils ne cherchent encore à
mémcs
ainfi dire, lopinion publique,
féduire, pour
effets falutaires.
doivent pour prévenir pareillement les
blée
que.
produire les Décrets de l'Affem-
& Nationale; & pour empécher une feconde fois la
défirable des Repréfentans de toutes les
réunion
Colonie.
parties de la
-
Cette confidération, : je: vous l'avoue, m'avoit
ment défirer que la Proclamation du Roi
fait viveplus, tôt enivoyée: Je regardois
vous. fût beaucoup
réfolutions de. f'Affemblée comme très -utile que les
qu'elles fuffent même
puffent vous parvenir avant
que des elprits mal préfumées au-delà des mers, , avant
connoiflance, & s'être intentionnés puffent en avoir acquis
efforcés de leur donner
une fauffe interprétation. Deux bâtimens deflinés d'avance
font armés dépuis un inois dans le
à les porter;
pluficurs fois, foit au Préfident de port de Breft. J'ai écrit
foit au Comité chargé de
l'Affemblée Nationale,
tructions mais, les denteurs rédiger & de Jui préfenter l'Inf
délibérationsades
indilfpenfablement attachées aux
corps nombreux, les
tantes &, multipliées qui
occupations imporRepréfentans de la
prennent, tous les momens des
Il
Nation, ont trompé mon efpoir.
fury remédier ,' M. le Comte, autant
de nous, Ner perdez pas' un inflant, dès la
qu'il dépend
dépéches,-p pour faire imprimer;
réception de mes
pour répandre, comme je
élibérationsades
indilfpenfablement attachées aux
corps nombreux, les
tantes &, multipliées qui
occupations imporRepréfentans de la
prennent, tous les momens des
Il
Nation, ont trompé mon efpoir.
fury remédier ,' M. le Comte, autant
de nous, Ner perdez pas' un inflant, dès la
qu'il dépend
dépéches,-p pour faire imprimer;
réception de mes
pour répandre, comme je --- Page 15 ---
TI
tout' ce
émane du 23 Roi:& de
vous l'ai déjà indique ,
qui
F'Affembléel Nationale, & pour en bien confiate-authenicins
demande
& avec la pluis vive
Je vous donner perfonnellement la même publicité à cètte Lettre: & aux
inftance, de
Cette publicité eft P'arme da
deux pièces quiy: font jointés:
victorieufe que l'homme pur puiffe oppofer aux armes
plus
ia malveillance &la délation. 35
viles qu'emploient
d
Communiquez d'ailleurs C à quiconque: le défirérar ma
correfpondance éntière, foit avec vous , foit avecvost pré
décefleurs. Les pièces exiftent. Que les faits parlent euxmêmes, mais qu'ils foient connus , mon voeu' fera rempli.
les
févères & même les moins imparLes scrutateurs' forcés plus de reconnoître, & que les inten:
tiaux ie trouveront
été
& que cellés. de
tions du Roi ont toujours paternelles,
der bien
fon Miniftre n'ont jamais ceffé. d'avoir pour objet
de la Colonie.
20r
Les bornes d'une Lettre m'empéchent d'éntrér avec vous
dans d'autres détails du' mémie" genre; mais quis ne' m'ont
confirimés. On dit que l'artifice a été
pas été parcillement vouloir faire foupçonnér aux Colons; que. le
pouffé jufqu'à avoit cherché à favorifer une commotion fur
Gouyernement je fens même qu'il feroit dangereux de m'expliquer,
laquelle
de rendre ma dépêche publique. Ces
puifque je vous prie
débitées' peut-être au-delà de
fables abfurdes & mille autres
intéreffés à la confufion
l'Océan , par quelques hommes de l'ordre focial , méritent-elles
générale & à la diffolution
s'occupe férieufement à les réfuter! je vous le répète,
qu'on
faites luire l'éclat de la vérité. Qu'onpour diffiper ces nuages,
couverte;
s'indigne enfin du voile qui l'a trop long-temps fonde les
la Colonie le déchire elle - même; qu'elle
que
CAP
éreffés à la confufion
l'Océan , par quelques hommes de l'ordre focial , méritent-elles
générale & à la diffolution
s'occupe férieufement à les réfuter! je vous le répète,
qu'on
faites luire l'éclat de la vérité. Qu'onpour diffiper ces nuages,
couverte;
s'indigne enfin du voile qui l'a trop long-temps fonde les
la Colonie le déchire elle - même; qu'elle
que
CAP --- Page 16 ---
I2
fondemens des: allégationss improbables
pandues. Il Jui fera, démontré
qui y ont: été répar fes propres recherches,
que lunique vue; du Gouvernement, en atteridanr
autre.ordred de chofes s'établiffe, a étéde contenir les qu'un
quels qu'ils fuffent, fous l'empire des loix & des humains
des avoient antéricurement régis. Elle fentira ufages qui
être affez. infenfé, pour défirer le défordre univerfei qu'il.n'a pu
fubverlion:des règlese Que dis-je? il n'a
& la
eitvoulu au contraire pour le bonheur & pas diffimulé la
qu'il
des Colonies, que l'ancien régime
pour tranquillité
y pût fublifter
ce, que de.concert avec da Métropole, elles euffent jufqu'à ellesmémes:pofé, les bafes de Ja nouvelle Conflitution
jugeront devoir leur être la plus
qu'elles
) Dans.les circonflances préfentes ayantageufe. il m'a
Comtè,: que je m'expliquaffe auffi franchement paru utile, M. le
fur des principes qui ont dirigé Sa
avec vous
fon Confeil. On
Majefté 2 & fur ceux de
ya conflamment applaudi à la circonf
pection, à la fageffe & au patriotifine
votre conduite. Le Roi en a fenti le prix, qui ont & caractérifé
de vous C en, témoigner fa fatisfaction. Permettez m'ordonne
éloges.q qui vous font dûs, je joigne perfonnellement qu'aux
affurances de l'eftime & de
les
j'ai f'honneur d'être, M. de Tanachementfincères avec lefquels
Comte, votre. très-humble: &
tres-obéiffant ferviteur,
1a
LA LUZERNE,
, n
honuy
:
Mririre
aue
Jo'a dolop
TN
ifé
de vous C en, témoigner fa fatisfaction. Permettez m'ordonne
éloges.q qui vous font dûs, je joigne perfonnellement qu'aux
affurances de l'eftime & de
les
j'ai f'honneur d'être, M. de Tanachementfincères avec lefquels
Comte, votre. très-humble: &
tres-obéiffant ferviteur,
1a
LA LUZERNE,
, n
honuy
:
Mririre
aue
Jo'a dolop
TN --- Page 17 ---
13:
Extrait de la Lettre de Extrait de Ta réponfe du. Minifre., elb
M."lesDéputés, de Saintdate du I1 aoit. 17891 d'apris les
Domingue 1 au Miniftre
décifions du Confeil d'Etat da 2 du
de la Marine, en date
ménie mois.
du 29 juillet 1789.
SAMAJESTÉ: a confenti à la fufpenfion N. I.
Iis demandent Julpenfon alfovous avez demandée de toute Allei
lue de toute Afemblée coloniale, que blée coloniale, parce que; quelle qu'en
parce que, quelle qu'enpuife être puiffe être l'organifation, la Colonien ine
l'organifation, la Colonie ne yeut veut & ne doit la tenir que des Décrets
e ne doit la tenir que des Décrets de T'Affemblée Nationale.
Nationale,
J'ai prévenu néanmoins le Roi & fon
de lAfemblée
Confeil, que depuis votre Lettre écrite',
vous n'aviez verbalemient témoigué. que
vous lui demanderiez] peut-êure une. Afemblée extraordinaire, provifoire, compofee
d'une maniere purement élective, cqui ne
flatuant & n'innovant fur rien, lui propoferoit, ainfi qu'2TAMlemblée Nationale, ce
qui paroîtroit être de l'intérêt de la Colonie.
J'ai ajouté que cette requête 9 fr vous y
infifliez, méritoit, fur-tout dans les circonftances adtuelles, d'étreaccueillie.
Vous avez demandé l'affurance pofitive
L'afurancepoftise qu'aucune qu'aucune innovation relativé à l'admimfinnovation relative à l' Adminif- tration ou à tout autre objet, ne fera faite,
tration ou à tout autre objet, ne même provifoirement à Saint-Domingue,
fera faite, méme provifirementà (ans le concours de fes Repréfentans.
S:-Domingue, fans le concourS
Le Roi a décidé que cette affurance
devoit Vous être donnée; il a penfé qure
de fes Repréfentans.
c'étoit à l'Affemblée Nationale qui a adinis
les Deputés de Saint-Domingue à déterPour Copie. LA LUZERNE. miner quelles innovations doivent avoir
lieu dans le régime de cette Colonie, &
que jufqu'à ce qu'elle ait examiné cette
queltion fi importante, J le régime doit
refter & être maintenu tel qu'il a élé de
tout temps, Oli du moins depuis la paix
dernière.
Pour copic. LA LUZERNI,
AP
.
c'étoit à l'Affemblée Nationale qui a adinis
les Deputés de Saint-Domingue à déterPour Copie. LA LUZERNE. miner quelles innovations doivent avoir
lieu dans le régime de cette Colonie, &
que jufqu'à ce qu'elle ait examiné cette
queltion fi importante, J le régime doit
refter & être maintenu tel qu'il a élé de
tout temps, Oli du moins depuis la paix
dernière.
Pour copic. LA LUZERNI,
AP --- Page 18 ---
MÉMOIR E adre@è par les
Minifires du Roi, à
LAffemblée Nationale, le 27 Odobre
1789.
N.O ILLes Miniftres du Roi ont
expofé à T'Affemblée
odtobre, leurs doutes fur quelques articles
Nationale, le 14
motif, Jeur attachement à fes
qu'elle a décrétés ; le même
fité de recourir à elle, & de Jui principes, leuri impofe de nouveau fa nécefdemander des
concerne les Colonies.
éclairciffemens fur ce qui
Plufieurs fles floriflantes & de vaftes
tiennent à la France, dans les trois
polfeflions continentales apparLeur climat, leurs
autres parties de l'univers.
du plus grand nombre produétions des
s l'état civil & jufqu'à l'efpèce phyfique
les rendent abfolunent hommes qui peuplent & cultivent nos Colonies,
diflemblables de la
Leur organifation intérieure, les loix qui Métropole. les
befoins, leurs rapports
régiffent, le genre de leurs
avec les négocians du commerciaux, foit avec les nations étrangères, foit
leurs finances
royaume ; l'adminiftration de leur
3 le mode & la nature des
police, ,celle de
établiffent encore des difparités
impofitions qu'elles fopportent,
Européennes de da France.
frappantes entre elles & les provinces
La plupart de ces différences tiennent à la
des chofes; ; rien ne peut les
nature même & à l'effence
fenti ; toutes
changer : toutes les nations de l'Europe l'ont
regardent leurs poffeffions
diftinéts & dépendans de da
éloignées comme des États
donner d'autres loix celles Métropole ; toutes ont été contraintes à leur
les y affimiler, que
de la mére-patrie, même en cherchant à
nement &
autant qu'il feroit poflible > par les formes du
par l'analogie de da légillation.
gouverCes confidérations ont fait préfumer au Roi
s'occuperoit féparément d'une portion de la que PAffemblée Nationale
& auffi diffemblable de fes autres
Monarchie auffi importante
fait ni toléré
parties : il avoit réfolu qu'il
d'innovation en aucune inanière
n'y feroit
Nationale eût fpécialement décrété le
, jufqu'à ce que P'Affemblée
convenir à ces contrées. Telle
régime & les loix qui feront jugés
Marine a rendue
fes
a été la réponfe que Ie Miniftre de la
demandes qu'avoient par ordres, le 1 I août dernier , à plufieurs des
Domingue.
préfentées Meffieurs les Députés de Saint-
une inanière
n'y feroit
Nationale eût fpécialement décrété le
, jufqu'à ce que P'Affemblée
convenir à ces contrées. Telle
régime & les loix qui feront jugés
Marine a rendue
fes
a été la réponfe que Ie Miniftre de la
demandes qu'avoient par ordres, le 1 I août dernier , à plufieurs des
Domingue.
préfentées Meffieurs les Députés de Saint- --- Page 19 ---
Depuis cette époque 3 TAfemblée Nationale a rendu beaucoup de
Décrets, & ils ont été envoyés, ou vont l'être, dans toutes les provinces
du
: doivent-ils être tranfinis & cxécutés de même dans' les'
royaume
fAffemblée Nationale ne l'ait point exprimé , & que
Colonies, quoique
leurs Députés ne l'ayent point requis 1
On croit néceffaire de faire obferver à PAfemblée Nationale 2 que
plufieurs de fes décifions qui tendent à affurer le bonheur & la liberté
des François, ne feroient pas fans danger 3 qu'elles produiroient peutêtre une révolution fubite & funefte dans des pays où fes dix onzièmes
des humains 3 en ceffant d'être efclaves, refleroient dénués de toute pro:
priété & de tout moyen de fubfiflance ; que l'exécution de divers autres
Décrets feroit dans l'état préfent des chofes abfolument impraticable ;
parce qu'il n'exifte aux Colonies aucune municipalité ou corporation :
les citoyens qui s'y trouvent difféniinés fur des habitations non-feulement
féparées; mais allez éloignices les unes des autres, ne pourroient même
qu'en fort peu de lieux fe réunir pour tenir des Affemblées permanentes
& vaquer aux détails journaliers d'une adminiftration municipale.
II eft une foule d'autres réflexions qui tiennent pour ainfi dire à la
foumettre à PAffemblée Nationale.
localiié 1 & qu'on pourroit également
Elle eft priée de pefer dans la fageffe cette queflion de la plus haute
importance, & de faire connoître quelles ont été fes intentions.
2." Des contrées féparées de Ja Métropole par de grandes diflances $
exigent encore plus que les provinces du Royaume, qu'il foit pourvu
aux objets d'utilité publique & urgens, par des règlemens provifoires.
Le Roi a reconnu depuis long-temps qu'il ne pouvoir exercer par luimême ce pouvoir 9 des loix anciennes & revêtues de toutes les formes
judiciaires, l'ont conféré aux deux Adminiflrateurs.
Dans quelque main qu'on crit devoir le placer déformais 3 il importe
qu'il réfide au fein de la Colonie même ; & il feroir du plus grand
danger que l'exercice en reftât un feul inftant entièrement falpendu.
Entre beaucoup de raifons qui pourroient être alléguées à l'appui de
cette affertion, on fe bornera à expofer quelques-unes de celles qui font
les plus puiffantes, & qui dérivent de lal difparité niême des Colonies
aux provinces du Royaume. Des fléaux imprévus & donteu France on
fe. forme à peine une idée. (deslarehablameas'ide tenie ,Ides ouragans.),
ravagent trop fréquemment & en-padtiatham-egjicim contrées : elles
ont été plus d'une fois menacées dekrguerre, & mèine attaquées par
AP
celles qui font
les plus puiffantes, & qui dérivent de lal difparité niême des Colonies
aux provinces du Royaume. Des fléaux imprévus & donteu France on
fe. forme à peine une idée. (deslarehablameas'ide tenie ,Ides ouragans.),
ravagent trop fréquemment & en-padtiatham-egjicim contrées : elles
ont été plus d'une fois menacées dekrguerre, & mèine attaquées par
AP --- Page 20 ---
06-40
Fepnemi, avant qu'on fot inftruit en Europe de leur
indilpenfable: que. des remèdes, prompts
danger. II paroit
à des maux, urgens; qu'il exifle des puilfent toujours être apportés
momens critiques, d'appeler les fecours moyens d'établir l'ordre en ces,
befoins, ou de pourvoir à la sûreté des néceffaires, de fubvenir aux
funele aux Colonies & à la
citoyens & des efclaves. Il feroit
ne fit autorifé à rendre fir Métropole le
elle-même, que qui que ce foit
néceflitent de telles circonflances. champ les règlemens provifoires que
3. Quant à l'ordre judiciaire, les appels des
du
terrier fupprimé en,4787, & ceux des Ordonnances jugemens Tribunal
Adminifrateurs,, devoient être portés au Confeil du rendues par les
caufes,, de. ce- genre y foit
Roi; beaucoup de
les Décrets de l'Aflemblée pendanfes en ce mnoment, mais on penfe que
Nationale autorifent
de SaMajellé à connoite de ces affaires
provifoiremnent le Confeil
contentieufes.
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Pour copie. LA LUZERNE
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013 IU --- Page 21 ---
92. -/.
CORRESPONDANCE
DE M. LE GÉNÉRAL
AVEC
ASSEMBLÉE GENÉRALE
DE LA PARTIE FRANÇOISÉ
DE SAINT-DOMINGUE
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AU PORT-AU-PRINCE,
DE FIMPRIXERIE DE MOZARD.
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