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Azob
+3 t --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(16)
5) ces journées décastreuses. Deja cette accusation enveloppe 3 dans
>> bezucoup de communes , les répablicains les plus fililes ; 6 le
> royalisme disimule à peine P'espérance de renverser la conven7> tion nationale dans la marche rétrograde guil s'efforce d'im3) primer à la révolurion. 3) Telles sont les réflexions qui terminent votre diatribe 5 de minière que,suivant vous, les colons
sont, tour-à-tour, des terrorisres, des habitues des jacobins
& des royalistes conjures contre la république. C'est ainsi
que Robespierre & ses complices, en confondantkes choses &
les personnes, organisoient, au nom de la république & de
la Eberré, l'exéctable sys:éme qui couvrit la France d'échafauds. Le desporisme, la tyrannie & Ja terreur n'auroientils dont tombe avec Robespierre que pour s'éleveravos côtés?
jusqu'à g-andporaqesrc-vcur encore la haine & Ja discorde?
jusqu'à quand appellerez-vous sur la France les passions & la
Euerre civile, en rappallant sans cesse les journées des 31
mai, ce!les des IO thermidor & celles da IO acût ? voulczvoos qa'à jamais ia moitie de la France égorge l'autre moitié ?
et les accidens lès plus heureex de la révolution ne servirontils qu'à marquer l'époque à laqueile une fraction de ciroyens
pourra légalement assassiner une autre fraction de citoyens?
Abattus nus pieds,les peuples ennemisne; pouvoient se relever
qu'en réveillan: autour de nous des passions mal cteintes ;
Est-ce pour eux que vous faites la seniinelle ?
Louver, corame gizoier, nous vous invitons à plus de circonspection, de prudence & d'impartiativé. Comtne représentant du peuple, nous yous invitons à plus de justice.
PAGE.- - -BRULLEY.
Commissires de Szint Domingue.
N. B. Ontronve chez Marer S Dascnne, un ouvrage incitulé : ESSAIS
SUR LES CALSES ET LES FEFETS DE LA REVOLUTION. Il a étrangement
fa:hé nonsieur Louver. indemalil labes.
De l'imp. de CRETOT, iumpriansur-libesire, rue des Bons-Enfans, no,12. --- Page 5 ---
eg 2 3
LES TERRORISTES
DE S. DOMINGUE
DÉNONCÉS A LA CONVENTION NATIONALE:
Chroreatpstunsrass,
Votre sagesse et votre courage ont enfin ramené parmi nous le règne de la justice et de
Phumanité. Les victimes de la tyrannie et dui
systême de sang peuvent parler avec confiancele
langage de la vérité,
Conformément à votre décret du 5 prairials
nous nous sommes présentés à votre comité de
législation, pour lui dénoncer des hommes quis
chargés des dépouilles de leurs concitoyens s
riches de leur rapine et couverts de sang, sont
venus, sous ler règne dela tyrannie, souiiler votre
enceinte sacrée avec des pouvoirs illégaux. Votre
comité de législation, circonscrit dans votre décret du 5 prairial, ,ne s'est pas cru investi de pouvoirs suffisans pour nous entendre. Nous venons
déposer dans votte sein nos sollicitudes et TIOS
réclamations. Ces réclamations reposent sur des
preuves indestructibles,
Nous dénonçoons et accusons DUFAY;
A
venus, sous ler règne dela tyrannie, souiiler votre
enceinte sacrée avec des pouvoirs illégaux. Votre
comité de législation, circonscrit dans votre décret du 5 prairial, ,ne s'est pas cru investi de pouvoirs suffisans pour nous entendre. Nous venons
déposer dans votte sein nos sollicitudes et TIOS
réclamations. Ces réclamations reposent sur des
preuves indestructibles,
Nous dénonçoons et accusons DUFAY;
A --- Page 6 ---
(1)
1". D'avoir été et d'être encore en faillite prouvée et constatee par sentences du châtelet, à
la date des 2 et 30 août 1785;
D'avoir,Far sentence du châtelet', à la date
du 21 août 1787, été convaincu de stellionnat, pour deux fausses déclarations faites à
justice;
D'avoirle 26 février 1788, été écroué à la
Force;
Le 21 vendémiaire, l'an 3 de la République, la Cunvention nationale a décrété que ceux
gui, ayant fair faillite, ne se sont pas completement libérés avec Leurs créanciers, ne peuvent
exercer aucune fonction publique.
D'après ce décret, Dufay. peut-il rester dans
la Convention nationale?
2°. D'avoir, par de fausses déclarations, usurpé
les titres et qualifications de la noblesse, afin
de faire à St. Domingue un mariage lucratif;
et d'avoir,par son influence dans le gouvernement, fait donner au garde du dépôt des
papiers de Versailles, la défense de délivrer
expéditions des actes qui constatent ces
usurpations (1);
3°; D'avoir : en 1792 professé à SaintDomingue des principes de contre révolution;
D'avoir cherché à égarer et corrompre les
meilleurs citoyens 2 pour" les jeter dans des
(1) Tel est l'homme qui, au scin de la Convention
nationale, le 16 pluviose, aux Jacobins, aux Cordelers
etàla Commune, sous le règne des Pache et des Hébert,
s'est donné pour un SANS-OULOTS
pations (1);
3°; D'avoir : en 1792 professé à SaintDomingue des principes de contre révolution;
D'avoir cherché à égarer et corrompre les
meilleurs citoyens 2 pour" les jeter dans des
(1) Tel est l'homme qui, au scin de la Convention
nationale, le 16 pluviose, aux Jacobins, aux Cordelers
etàla Commune, sous le règne des Pache et des Hébert,
s'est donné pour un SANS-OULOTS --- Page 7 ---
(3)
et des intérêts inverses de ceux de
principes
la France
MILS,
Nous dénonçons et accussons DUFAY,
BELLEY, GARNOT et POISSON,
(t) Leurs tentatives à cet égard ont été infructueuses, s
la trés-grande majorité des colons est restée constamment
attachée à la France et à la Convention nationale;
la leur rendre odieuse. Que
15G2940
dant on a tott fait pour
n'ont pas soufmaux, que d'injustices, et quelles pertes victimes du despoferts les colons déportés et refugiés,
tisme atroce de Sonthonax ! Cest une de ces victimes,le déC. Chaigneux, déporté de Saint- Domingue, qui a du
fendu la rep-ésentarion narionale dans la personne les mains
C. Delmas. Ce représentant etoit déja entre
le
des assassins,ils le tenojent
les chevenx, l'a quand condait
brave Chaignenx s'emparant N' C. Delmas,
en lieu de sûreté. Pendant ce tems un mulâtre, nommé
Delorme, pointoit le canon S11r la Convenrion. Cependant elle a tout fait pour ces hommes;les l: raison colons qu'ils blancs, sont
au contraire, sont proserits, On dit qu'ils par ne peuvent pas être
blancs et prompritairts. Ainsi donc ceux qui égorgent au nom du
républicains.
ct qui veulent canoner la Conroi à Saint- Domingue, France, les mulatres et les Africains enfin;
vention en seuls
et les colons blancs, ne sontsont les
républieains! vos amis? peuvent-ils cesser d'être
ils pas vos Les parens, autres vous sont étrangers. Ilsl'ont prouvé
Francais?
de
A-t-on vu beaudans les premières journées marcher preirial contre les brigands
coup de nègres Antoine et mulâtres ? Cependant on voit chaque jour
du fauxbourg
un
nombre de ces hommes;
dans Paris et par-tout grand uniforme d'officiers
plusieurs même sont en
défendre généraux. la ConSe sont-ils montrés quand il a fallu l'un d'eux étoit à la
vention et les propriétés? Non,
des bénétête des brigands, et les autres se rappeloient
résultent du
du meurtre et de l'incenfices qui
pillage,, dans les colonies sur tous les
die quils ont pemtoa françaises.
excicd
Français et les propriétés
-tout grand uniforme d'officiers
plusieurs même sont en
défendre généraux. la ConSe sont-ils montrés quand il a fallu l'un d'eux étoit à la
vention et les propriétés? Non,
des bénétête des brigands, et les autres se rappeloient
résultent du
du meurtre et de l'incenfices qui
pillage,, dans les colonies sur tous les
die quils ont pemtoa françaises.
excicd
Français et les propriétés --- Page 8 ---
(4)
r*. D'avoir été tour-à-tour les agens des con=
tregévolutionnaires souS les ordres de Blanchelande, et ceux de la faction d'Hannowre
sous les ordres de Polverel et Sonthonax;
2°, D'avoir commandé et fait exécuter le massacre des habitans de la viile du Cap,le
de leurs propriétés et l'incendie de la pillage ville;
3°; D'avoir partagé avec les assassins et les
incendiaires les dépouilles des citoyens,
4". D'avoir opprimé, persécuté, incarcéré et
fait périr les colons réfugiés en France, soit
par leurs calommnies au scin de la Convention
nationale, soir parl leurs dénonciationsala commune et aux sections de Paris, soit enfin par
leurs rapports et leur complicitéavec' Thuriot,
Barrère, Robespierre et Prieur de la
qui, à Brest, a fait périr quatre. cents sept Marne, COlons, de ceux que les Anglaisavoient déportés
desiles du vent, pour n'avoir pas voulu
serment de tidélité au roi d'Angleterre; prêter
5°. D'avoir cherché à égarerlopinion
et la Convention nationale
publique
sa
même, en disant à
tribune(1): K Les colons inrigans se
>> bien de vous demander TLiie noievelle garderont autorité
> civile 2 piissante 2 clairvoyante
5> des hommes connus Far lil
2 dirigée a par
99 épreuve, et qui nc leur soient patriotisme zoute
pas dévonés;
(:) Lisez fol. 16 de la relation déraillée des
malheureux purés de la pitie qui se du sont passés au Cap, etc. événemens par les dé
vention pationale, nord de Ssine-dpmingue, àla Cen:
er TLiie noievelle garderont autorité
> civile 2 piissante 2 clairvoyante
5> des hommes connus Far lil
2 dirigée a par
99 épreuve, et qui nc leur soient patriotisme zoute
pas dévonés;
(:) Lisez fol. 16 de la relation déraillée des
malheureux purés de la pitie qui se du sont passés au Cap, etc. événemens par les dé
vention pationale, nord de Ssine-dpmingue, àla Cen: --- Page 9 ---
(5)
> ENFIN PRIS PARMI LES MEILLEURS
> PATRIOIES DES JACOBINS
>> Nous, 2 au contraire, nous conjurons le peuple
de n20us accorder les hommes les plus
g frangais
les plus dificiles en
> sévères, les plus rigoureux, demanderons avec cela
>> patriotisme; ; nous vous
tribunal
GUILLOTINES, et BR2 bon
2 QUELQUES
>> révolutionnaire >>.
demander des
à la ConIls ont osé
guillotines
vention nationale, ct l'assembiée indignée ne
les a pas chassés de son sein Non, Robespierre qui les avoit fait admettre comprimoit
toutes les volontés : aussi les traîtres Jui rendoient - ils les plus serviles hommages: 4 Les
disent-ils
> Brissotins, les GIRONDINS,
(1),gui
3 d'abord avoient voulu sauver notre pays, et qui
>> avoient professé les grands principes pour se po9> pulariser, se sont ligués avec nos ennemis pour
$ nous trahur.
>> Pour se faire aimer du peuple, il falloit bien
$ parler son langage: cest ce que firen: Brissot et
>> ses amis. Dans Laffaire des colonies, ils se ran59 gerent du parti de la justice 2 et défendirent la
>> cause des citoyens de couleur, sans doute pluzôt
et
haine contre Barnave
9> par amour-propre pour
SENTIP son ennemi, QUE PAR L'HONORABLE
RCCOMME L'AFAIT
>> MENT D'HUMANITÉ,
9> BESPIERRE >9.
Il n'appartenoit qu'aux créatures, aux complices de Robespierre de demander à la Conven-
(:) Foi. fI, même ouvrago, --- Page 10 ---
(6)
tion nationale des tribunaux
composés des plus rigourenx révolutionnaires
CUlLOTINES...
Jacobins, et des
DANS le tems que les Anglais
de Saint - Domingue, DUFAY, s'emparoient
discient à la Convention
MILS, BEZLEY
nationale (1): C'es
accusateurs (les colons qui accusoient
et
Polverel
Sonthonax), ces accusateurs qui se disent si
pasriotesspourgaoi ne vous demandent-ils
UN TRIBUNAL
pas plutôt
AVONS TANT RÉVOLUTIONNAIRE, DE
DONT NOUS
DE TROUPES? Nous BESOIN, ET BIEN PLUS QUE
NE VOUS EN
PAS DE TROUPES,
DEMANDONS
de nos bravis
2 nOuS voulons ménager la vie
BRAS
soldats eitoyens, NOUS AVONS DES
PLUS QU'IL N'EN FAUT. Nous vous demanderons UN TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIE.. des
patriotes CHOISIS
Voilà Jes maximes et les moyens de conciliaton que DUFAY, MILS, BELLEY,
POISSON ont toujours
GARNOT,
protessé et
même
au sein de la Convention nationale. propagé Les hommes
qui indiquoient de pareilles mesures ne
voient avoir d'autre but que l'avilissement pou- de
la représentation nationale. Ils vouloient rendre
la Frauce cdicuse aux colons, et les forcer
le désespoir à se jeter dans le systême
par
anglais..,
Convention (:) Fol. 14 de leur compte rendu le 16 pluviose à la
nationale,
toujours
GARNOT,
protessé et
même
au sein de la Convention nationale. propagé Les hommes
qui indiquoient de pareilles mesures ne
voient avoir d'autre but que l'avilissement pou- de
la représentation nationale. Ils vouloient rendre
la Frauce cdicuse aux colons, et les forcer
le désespoir à se jeter dans le systême
par
anglais..,
Convention (:) Fol. 14 de leur compte rendu le 16 pluviose à la
nationale, --- Page 11 ---
(7)
disoient-ils, bescin de troupes,
Ils r'avoient pas,
de Sint-Domingrel.
et les Anglaissemparoient
le langage de ces
Tel est encore en ce moment dans lequel ils
conspirateurs ; tel est les systèm
dirigent l'expédition de Saint-Domingue.
enfin DUFAY, MiLs, BELLEY,
Nous accusons d'avoir usurpé la représen-.
POISSON, GARNOT,
tation nationale,
tenir leurs
1°. Parce que ceux dont ils n'étoient prétendent pas citoyens
prétendus pouvoirs
français;
des assemblées
2°. Parce que la convocation
faite;
primaires n'a pas été légalement
donnés
3°. Parce que les électeurs prétendus n'ont pouvoirs pas été signés;
aux prétendus
leur existence et leur
que rien ne constate
nombre;
de nomination
4°. Parce que leur proces-verbal et un secrétaire de
est signé par un président électorale, qui ne nous
la soi-disant assemblée
sont pas connus.
faction audacieuse
Tels ssonrleshommes qu'une nationale. Aussi les
a jeté dans la Convention discours du 16 pluviose 2
a-t-on vu2 dans leur de la Convention natioprononcé à la tribune les calomnies et les imprénale, fol. II, vomir abominables contre les victimes
cations les plus
qu'ils environnoient le
de la tyrannie, pendant basses adulations.
tyran de leurs plus
de Thuriot;
Tels sont les amis, les complices Marne. Tels sont les
de Barrère, de Prieur de la --- Page 12 ---
(8)
collègues de Poterisel, qui
enx d'un pas égal, parce marcha toujours aved
intéréts.
qu'ils Ont les mêmes
Citoyens
votre sein nos représentans, douleurs
nous déposons dans
nous attendons de vous la et notre espérance, et
rétablissement de la
justice nécessaire au
qui - n'ont cessé de demeurer confience, chez les colons
blique,
fidèles à la RépuLes commissaires de
près la Corvention
Suins-Domingue, députés
nationale,
- Signis, VERNEUIL,
THONASMILLET,
PAGE, BRULLEY,
DUNY,
CLAUSSON, SENAC,
DEAUBONNEAU,
FONDEVIOLLE,
De Vlmprimerie de
LAURENSsIé, rue d'Argenteuil,
No.11,
justice nécessaire au
qui - n'ont cessé de demeurer confience, chez les colons
blique,
fidèles à la RépuLes commissaires de
près la Corvention
Suins-Domingue, députés
nationale,
- Signis, VERNEUIL,
THONASMILLET,
PAGE, BRULLEY,
DUNY,
CLAUSSON, SENAC,
DEAUBONNEAU,
FONDEVIOLLE,
De Vlmprimerie de
LAURENSsIé, rue d'Argenteuil,
No.11, --- Page 13 ---
st
No. Ie,
N
O T
E
S
FOURNIE S
AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Parles Commiflaires de Saint-Domingue,
PAGE & BRULLEY.
Eh! quelle fuperbe carrière s'ouvroit devant
nous? Aux Indes occidentales, les colonies
angloifes , qu'il étoit fi facile de bouleverfer, feulement en achevant de purifier
le régime des nôtres : moyen qui n'étoit
même pas compris.
J.P. BRISSOT 2 fis CommettansSITUATION politiqu: de Saint - Domingue
ayant la révolution.
La colonie de Saint-Domingue étoit arbitraiun agent miniftériel. Derement gouvernée par
puis le préfident du confeil fouverain, jufqu'au
dernier des huiffiers; depuis le commandant en
fecond, jufqu'au dernier foldat; depuis le commandant des milices, julqu'au dernier fous-lieuA --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Egas
-028be
V. h
CL --- Page 16 ---