--- Page 1 --- --- Page 2 --- --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
LES
ENFANS
ÉLEVES DANS
LORDRE
DE LA
NATURE,
0 U
ABRÉGÉ DE LHISTOIRE
: DES ENFANS DU
NATURELLE
PREMIER AGE,
AI lufage des Peres & Meres de
Par M. DE
Famille:
FOURCROY,
ax Bailliage de Clermont Confeiller du Roi
en Beauvoijfis,
NOUVELLE ÉDITION, REVUE ET AUGMENTÉE:
Experientia, Magifer Artium.
59 %4 A *
te
A PARIS;
Chez NvoN N l'ainé, Libraire,
rue du
quartier Saint Andredes-Arcs. Jardinet,
a -
M. DCC. LXXXIIL,
AVEC PRIVILEGE DU ROI, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
É
PI d0 T
R
E
DEDICATOIRE
Aux MERES DE FAMILLE,
C'EST àvous, Sexe charmant,
le Tou-Puifant a créé pour
2 bonheur de Phumanité; c'ef d
vous,re/pedlables Meres
vous
dafamilles
gui
facrifier d l'éducation de
vOs Enfans 3
dédie mon
Livre. Quel aadh aufi éclairé
que vous fur la matiere
traite, peut juger plus fainement guejly
Aij --- Page 8 ---
'de la valeur de mon travail! mieux Quel le
ProteSleur plus zélé peut
les
faire valoir! ! Nétes-vous pas
arbitres fouverains de tout ce gui :
tient au fentiment; & celui
n'efilpas plus 2e
FE
pire la paternité Iui Jeul a guidé ma
vif de rous?
: daiplume dans ce petit Ouvrage Phommage, &
gner donc en agréer des -
défauts
vous
mefaire grace
Tica motif
y rencontrere, en fayeur
qui me Pafait entreprendre.
le
Je fuis 1
avec le refpedl
plus
profond,
MERES TENDRES ET COURAGEUSES, 2
Votre très-humble & très
obéifiant ferviteur,
DE FOURCROY, --- Page 9 ---
PRÉFACE.
CE petit Livre renferme des
principes qui font peu conformes
à d'anciens préjugés
grand nombre de perfonnes auxquels tien- un
nent encore. Mais quelles
foient les opinions de ceux que
le liront, la feule
qui
leur demande, eft de grace que je
damner les miennes ne fans pas conconftaté la vérité des faits avoir
j'avance, qui font tous appuyés que
d'expériences: nombreufes & fouvent réitérées.
J'ai divifé mon
en
deux
Ouvrage
Parties, dont j'ai numéroté -
tous les paragraphes
commodité de
2 pour la
deftiné,
ceux à qui il eft
A Ij --- Page 10 ---
PREFACE,
La 1 premiere Partie,
prefque qu'an Difcours 3 qui n'eft
naire, contient tout ce qui prélimiêtre regardé comme
peut
dans PEducation
hiftorique
Enfans. Telles
phyfique des
des
font, la difcuffion
& de principes ceux
que j'ai adoptés, 2
qui l'ont été par quelques modernes
les objections, les Orthopédiftes ;
exemples & les 1
obfervations réponfes, les
en font une fuite; les anecdotes qui
curieufes qui y font
enfin les
relatives;
monftratives preuves les plus déde la
ma méthode fur fupériorité de
pour la confervation toute & la autre 9
nération de notre efpece, régéDans la feconde Partie,
rapporte de fuite, & fans inter- je
ruption ni digreflion, ce
a de plus effentiel à favoir qu'il dans y
;
exemples & les 1
obfervations réponfes, les
en font une fuite; les anecdotes qui
curieufes qui y font
enfin les
relatives;
monftratives preuves les plus déde la
ma méthode fur fupériorité de
pour la confervation toute & la autre 9
nération de notre efpece, régéDans la feconde Partie,
rapporte de fuite, & fans inter- je
ruption ni digreflion, ce
a de plus effentiel à favoir qu'il dans y --- Page 11 ---
PRÉFACE.
I'Hiftoire Naturelle des Enfans
du premier age, pour la Mere
qui les allaite, &i pour le Pere
qui ne dédaigne pas des'occuper
de leur Education phylique.
Je n'ai pas cru pouvoir me
difpenfer dy avertir les Dames
de la conduite qu'il leur eft
avantageux de tenir depuis l'inf.
tant de la couche & pendant le
nourriflage 2 vu les relations
intimes & direêtes du régime de
la Mere fur fa fanté & fur celle
de fon Nourriffon. En un mot,
j'ai tâché de faire de cette Partie
un Manuel commode pour les
Meres, dans lequel, en leur mettant fous les yeux un tableau
fidele de tous les états fucceflifs
de l'enfance,
9 je cherche à les
prémunir contre ces inquiétudes
dangereufes auxquelles elles fe
Aiv --- Page 12 ---
PREFACE,
livrent fouvent fans raifon,
que leur enfant crie un
dès
ou paroit éprouver
peu fort,
quelque vive
des
doderi-keniengu d'ailleurs
procédés fimples, mais immanquables leur
2 pour réuflir dans
entreprife
de leurs elpérances.Je prefque au-delà
cer, en effet, qu'ily puis avanpeu de Meres
y aura bien
nées de leurs qui ne foient étonqui voudront fuiccès, bien parmicelles
exaétitude
fuivre avec
j'ai éprouvée une fur Méthode que
enfans.
mes propres
feconde Commejes ne donne dans cette
dénués de Partie que des préceptes
quels chacun preuves, & fur lefdifférentes
pourroit fe faire
voie, pour objeétions, les articles je renjuge le plus
que j'en
fufceptibles, aux --- Page 13 ---
PREFACE.
Numéros de la premiere Partie,
où fe trouve la réponfe à chacune de ces
&j'ofe
me
objedtions,
flatter qu'il y en a fort peu
parmi les plus fpécieufes,
je n'aie pas combattu avec avan- que
tage. Je me fuis principalement
appliqué à être par-tout clair &c
concis, 8c à rendre mon Livre
de l'ufage le plus commode, en
fuivant pas à
la marche de la
Nature, que pa obfervée > avec
une finguliere attention
fort longetems, &
j'ai depuis feule
prife pour guide. 8: trouvera
néanmoins des répétitions
n'ai pû éviter, & quej'ai même que je
employées fein
quelquefois de defprémédité, 2 parce qu'elles
portent fur des objets qui m'ont
paru de la plus grande
tance, & fur lelquels jai impor- jugé
A V
e de la
Nature, que pa obfervée > avec
une finguliere attention
fort longetems, &
j'ai depuis feule
prife pour guide. 8: trouvera
néanmoins des répétitions
n'ai pû éviter, & quej'ai même que je
employées fein
quelquefois de defprémédité, 2 parce qu'elles
portent fur des objets qui m'ont
paru de la plus grande
tance, & fur lelquels jai impor- jugé
A V --- Page 14 ---
IO
PRÉFACE
gu'il étoit effentiel de revenir.
Sije prends la liberté de
porter des
rapvres dont les pallages Auteurs tirés de Livivans, c'eft
font encore
je traite que dans la matiere
3:c reflources , j'ai trouvé Peu
J'avois befoin chez les Anciens,
d'autorités
de m'appuyer
penfé que celledes refpeétables, & j'ai
des Buffon, des VanSwieten,
autres favans Médecins Tiffot, & des
raliftes de notre fiecle & Natucités, in/pireroit,
le que j'ai
autant de confiance pour
moins
teurs, 2 que le nom des aux Lecde FAntiquité la
Auteurs
Je me fuis d'ailleurs plus reculée.
je rendrois en cela un figuré
vice à la fociété,
vrai Rue
un moyen de faire puifque c'étoit
plufieurs perfonnes de connoître à
très-bons --- Page 15 ---
PRÉFACE,
II
dont elles auroient
peut.-
7 fans moi,
DUTER
l'exiftence.
ignoré
Je ne nierai pas qu'il ne fe
trouve dans mon Livre
chofes déja dites dans ceux plufieurs
ont le même objet; mais
qui
plus de dix ans
ily a
fans relâche à que je travaille
publie
rOuvrage que je
aujourd'hui. N'y voulant
rien avancer que d'après mes
propres expériences, 2 il ne m'a
pas fallu moins de tems pour le
conduire àl'efpece de
à
perfeétion
laquelle mes talens pouvoient
atteindre. Si donc je
fuivre la marche des Écrivains parois
m'ont précédé, & fi dans le récit qui
des mêmes faits rapportés
eux, je me fers par hafard Sc:
expreffions qu'ils ont
je ne penfe pas néanmoins employées,
qu'on
A vJ --- Page 16 ---
PREFACE,
puiffe me taxer de
conviens avoir lu & plagiar, Je
les Traités
étudié tous
anciens que modernes, dEducations tant
pume procurer; mais j'aia que j'ai
par mon feul travail, amaffé,
nombre
un grand
fervations d'expériences & d'obqui font
qu'on ne peut me neuves, &
voir publié le
difpurer d'anée 1770, dans premier, dès l'anTEducation
mes Leures Jiur
Je rends d'ailleurs phyfique des Enfans.
qui lui eft dû, en à chacun ce
curieux à portée d'avoir mettant les
mémes recours aux fources dans euxlefquelles j'ai
que j'ai de les puifé, leur 1
parle foin
J'ai placé après indiquer. la
Partie - 2 quelques notes feconde
àrendre mon Ouvrage plus propres
plet. Plufieurs d'entr'elles comont
dès l'anTEducation
mes Leures Jiur
Je rends d'ailleurs phyfique des Enfans.
qui lui eft dû, en à chacun ce
curieux à portée d'avoir mettant les
mémes recours aux fources dans euxlefquelles j'ai
que j'ai de les puifé, leur 1
parle foin
J'ai placé après indiquer. la
Partie - 2 quelques notes feconde
àrendre mon Ouvrage plus propres
plet. Plufieurs d'entr'elles comont --- Page 17 ---
PREFACE,
i3'
d'ailleurs rapport à des points
effentiels de l'éducation phyfique des Enfans, fur lefquels
ne fuis pas d'accordavecles Au- je
teurs qui les ont donnés comme
des regles à fuivre, 2 en partant
de principes qu'il m'a paru intéreflant de combattre.
Mon Ouvrage eft du refte
fans prétentions. Je n'y ai eu
d'autre but que de me rendre
utile à Iamans.cejadasmm
plus lieu de me flatter quej'aiété
affez heureux pour y parvenir,
qu'une immenfité de lettres de
Paris, de différentes Provinces
& même des pays érrangers, ne
m'ont annoncé que des fuccès
de la part des Peres & Meres
m'ont honoré de leur conC'eft
Rause
celle
ce qui me donne
que le Public verra avec --- Page 18 ---
PRÉFACE
plaifir cette feconde
n'eft elfentiellement édition, qui
rente de la
point difféquelle jai feulement premiere, 2 mais à lanouvelles obfervations ajouté de
des principes quej'avois àl'appui
avec des notes curieufes érablis, & intérendre reffantes qui m'ont paru devoir
plet.
mon Ouvrage plus com3 --- Page 19 ---
LES
ENFANS
: ÉLEVÉS DANS LORDRE
DE LA NATURE
PREMIERE PARTIE,
ONn ne peut
à
de mode qui commence qu'applaudir à s'introduire l'efpece
chezles Dames, d'allaiter
leurs enfans. L'immenfe elles-mêmes
ceux qui périffent entre les quantité mains des de
Nourrices gligence à gages, foit par leur nécommencé ou par leur impéritie - 5 a
quelques
par deffiller les yeux de
été
meres fenfibles. Elles ont
eilrayées des rifques fans nombre --- Page 20 ---
Les
que
Enfans élevés
couroit, à la merci
mercenaire, leurs
un fils
d'une vile
Elles defirs & de toute unique, objet de
ont fenti
leur
la coutume
combien étoit tendreffe, barbare
fans au moment d'abandonner de
ainfi fes enElles ont confidéré
leur naiflance,
ayant donné des que la Nature leur
comme aux
mamelles & du lait,
voient, comme Paylannes, elles poutier les fonétions elles, de remplir en enVI, mal d'ailleurs, les meres, Elles ont
toute détourné, 2 caufer ravages des d'un lait
efpece, & la mort
maux de
ques-unes de leurs amies même,d quelconnoiffances. Ellesen
ou de leurs
conferver toute leur Ont Vu d'autres
de avoir fait un an, & fraicheur, après
Nourrices
plus, les fonéhions
croire fi dangereufes qu'on leur avoit fait
De-là elles ont
& fi pénibles.
confervation de reconnu leur
pour la
leurs charmes, dont fanté N2 celle de
raifons d'être
elles ont tant de
intéreffées à ne jaloufes, point
elles étoient
propre fang à des
abandonner leur
étrangeres. Elles ont
Ont Vu d'autres
de avoir fait un an, & fraicheur, après
Nourrices
plus, les fonéhions
croire fi dangereufes qu'on leur avoit fait
De-là elles ont
& fi pénibles.
confervation de reconnu leur
pour la
leurs charmes, dont fanté N2 celle de
raifons d'être
elles ont tant de
intéreffées à ne jaloufes, point
elles étoient
propre fang à des
abandonner leur
étrangeres. Elles ont --- Page 21 ---
dans l'ordre de la Nature.
enfn été
riflage leur convaincues, que fi le nourmême de
occafionnoit des peines, 9
Taffujettifement, il les en
dédommageoit au
plaifir inexprimable centuple 9 par le
ter ce fentiment
que leur fait golteur les a douées exquis, dont le Créaeutrailles;
pour le fruit de leurs
par un attachement & des
complaifances delap partdeleur
habituelle qui augmentent fans ceffe par époux, la vue
de ce vrai lien de l'union
conjugale. des
Elles en retirent d'ailleurs
avantages préfens &
au phyfique qu'au moral & futurs, tart
& pour leurs chers nourrifions. pour 2e
elles
2. L'exemple de quelques
foibles Be délicates,
femmes
confeils de Médecins qui, d'après les
cheurs éclairés,
ou d'Accourir leurs enfans, ont & entrepris de nourcomplet, fans
y onteu un fuccès
attraits en euffent que leur fanté ni leurs
échec,a fait ouvrir reçu les le plus petit
celles dontle coeur n'étoit yeux à toutes
la voix de la
pas fourd à
en même-tems Nature, & qui fe font
trouvé maitreffes de --- Page 22 ---
Les Enfans élevés
Técouter & d'y obéir. Mais il en e:
nombre
un trop petit
par
étonnant combien a encelles-là.11
Ta
de force le préjugé contraire, &
combienilfoulraite core
de meresàl'empire
d'une loi fi douce & fi falutaire. déter- Sontelles affez courageufes pour la sy réfiftance
miner?llleur faut vaincre
ou de
d'un mari, efclave de fes plaifirs craindroit
fa molle tranquillité, troublé qui
les
fon repos ne fût
par
que d'un enfant dont le fortle touche
cris
du mari vaincue,
peu. La répugnance eft-il d'affez dénaturé pour
(car en
féduétion qui
réfifter à Péloquente
coule des lèvres d'une mere plaidant
devant lui une caufe fi favorable,) des
vientl'oppofition plus dangereufe de
grand'mamans: elles argumentent de leur flle & de
la foible complexion relle,avecun certain
leurtendreffe poure montre aflez comacharnement, qui
feroit bleffé,
bien leur amour-propre en nourriffant,
fi la fille leur donnoit,
maternelle : 2
de tendreffe
une leçon auroit dû recevoir d'elles.
qu'elle
'une mere plaidant
devant lui une caufe fi favorable,) des
vientl'oppofition plus dangereufe de
grand'mamans: elles argumentent de leur flle & de
la foible complexion relle,avecun certain
leurtendreffe poure montre aflez comacharnement, qui
feroit bleffé,
bien leur amour-propre en nourriffant,
fi la fille leur donnoit,
maternelle : 2
de tendreffe
une leçon auroit dû recevoir d'elles.
qu'elle --- Page 23 ---
dans l'ordre de la Nature.
Ces obftacles puiffans font-ils fur- 19
montés, ainfi que tous ceux qui viennent de la part des grands parens, des
amis, &ci paroiffent les manoeuvres
des Sages a femmes & des Gardes.
Comme les vues intéreffées de leur
le cupiditénefemblenty pas d'accordavec
de nourriflage des meres, il n'eft point
ftratagémes qu'elles n'inventent,
point de refforts qu'elles ne faffent
jouer, pour faireaccroire à celles chez
qui elles ont entrée, qu'elles n'ont
de lait; ou pour les faire échouier
leur
000s
blant louable entreprife, en faifant femde les y feconder de tout leur
pouvoir. A mefuré que ces abominables créatures y réuffiffent, ce font
autant d'exemples dont elles
pour les citer aux jeunes femmes s'étayent,
voudroient nourrir, afin de les en qui dé.
tourner. On leur fait des monfres de
cette opération fimple & naturelle:
on la leur préfente comme environnée
de à leur dangers de toute efpece : on tend
crédulité toutes fortes de
Eh! comment leur jeuneffe fans piéges,
expé- --- Page 24 ---
Les
élevés
Enfans
fe défendre d'en
rience pourroitelle
être dupe, s'il eft vrai que Tignorance
la fource de toutes nos
des faits eft
erreurs P *
Thiftoire
3. Telle eft, en raccourci,
fe
à cet égard, jourde ce qui
paffe, Paris & dans toutes les
nellement à
grandes villes : elle eft malheureufefi conforme à la vérité, qu'il
ment
perfonne
ne pitt en
n'eft prefque
qui les femmes
citer des exemples Mais parmil fi, d'un côté,
de fa connoiffance. femblent concourir à
tant de moyens
aifées de
empêcher les meres un peu
ont
nourrir leurs enfans; - celles qui en
labonne volonté, reçoivent d'ailleurs,
des encouragemens
& en abondance, infinis. Des Médecins
8 des fecours
fages & expérimentés leur prefcrivent des
comme un
plus
le nourriflage 9 de conferver! leur fanpuiffans moyens remede
la rétaté, & comme un
pour
M. Emmery, dans
* C'eft ce qu'a très-bien à TAcdémie prouvé
des Sciences,
fon Difcours prononcé de Metz, le 25 Août 1771,
Arts de & Belles-Lettres Saint Louis,
jour
ondance, infinis. Des Médecins
8 des fecours
fages & expérimentés leur prefcrivent des
comme un
plus
le nourriflage 9 de conferver! leur fanpuiffans moyens remede
la rétaté, & comme un
pour
M. Emmery, dans
* C'eft ce qu'a très-bien à TAcdémie prouvé
des Sciences,
fon Difcours prononcé de Metz, le 25 Août 1771,
Arts de & Belles-Lettres Saint Louis,
jour --- Page 25 ---
dans V'ordre de la Nature.
blir. C'eften effet un préfervatifaffuré
contre les accidens fans nombre
leur caufe à tout âge, 8z fur-tout que
celui qui eft
elles le
dans
plus critique, cette huscurt laiteufe
dans la maffe du
quia reflué
fang. Il feroit, fans
doute à fouhaiter
pour elles, &
l'humanité entiere,
pour
qu'elles en fuffent
toutes inftruites & bien
*
perfuadées e
* 46 Une des
29 Sartine, relevant femmes-de-chambre de
de Madame de
9> nier, tomba morte au couches le 21 du mois der-
> miere fortie. L'ouverture moment même de fa pre29 été faite le
de fon cadavre
lendemain par M.
ayant
Chirurgie, en préfence de Didier, Maitre en
s Lafaigne, Médecins du
MM. Raulin & de
9 verent les veines de la Roi; ces Meffieurs trou29 bon état; mais à
tête & du bas-ventre en
97 poulmons paroiffoient l'ouverture livides de la poitrine, les
9) & parfemés de taches
à leur fuperficie a
29 étoit remplie de
violettes. Leur fubflance
99 compreffion faifoit véritable lait, que la moindre
27 donc au lait feul
découler des véficules. C'eft
>* eût pu prévénir, qu'ilfaut en laiffant attribuer une mort qu'on
>9 par le fein, au lieu de la
évacuer cette humeur
> tume de le faire, à refluer forcer, comme on a cou99 à des fonétions
verslés couloirs deflinés
99 de ce
différentes, Que de maux naifent
laiteux, renvesfementde les fievres
P'ordre naturel! Les dépôts
91 blanches abondantes, miliaires les & putrides, les Aeurs
>> les
douleurs des membres
99 ulceres, engorgemens les
glanduleux, les skirres'
D de fiites de cancers à la matrice, 2 &c. font 2 les
cette dangereufe pratique, Puilentles autant
irs deflinés
99 de ce
différentes, Que de maux naifent
laiteux, renvesfementde les fievres
P'ordre naturel! Les dépôts
91 blanches abondantes, miliaires les & putrides, les Aeurs
>> les
douleurs des membres
99 ulceres, engorgemens les
glanduleux, les skirres'
D de fiites de cancers à la matrice, 2 &c. font 2 les
cette dangereufe pratique, Puilentles autant --- Page 26 ---
Les Enfans élevès
feroit
Le defir de prolongerleunsious d'effet
- être fur elles plus
peut
8ta
des DoEteurs.
tous les argumens
but
auffi ce qu'ont eu pour
rien plufieurs laifé
Auteurs modernes, quin'ontr fur lequel jene
à defirer fur cetarticle,
cette
m'étendrai pas plus au long par
raifon. eft de même des Accoucheurs
I1
& de défintéreffepleins de probité
d'engager de
ment, qui, non contens les meres à allaiter
tout leur pouvoir
enleur en démontrent
leurs enfans,
&la facilité, en leur
core la néceflité meilleurs procédés à
indiquant les réuffir. Ce font de zélés
fuivre pour y. emploient utilement,
patriotes, qui
connoiffant mieux leurs intérêts, nourrir d'être
1 femmes, enfin leurs enfans ! A la douce fatisfaclion
meres, elles réuniront les Tavantage
9 véritablement
dangers
FadRs
M. non moins précieux & quifemblent 9 d'écarter être une jufe 27. puni-
> environnent. de la violence qu'elles font à la Nature de Santé,
99 tion Ce
gue j'ai tiré Juillet de la Garette 1773, renferme un
No.2,, PEEX de Paris le 4 de révoquer en doute, les &
fait qu'il n'eft pas d'une poflible 6 grande importance
tout
des Oblervations
les
Parto
femmes, que j'ai cru devoir aucune rapporter. réflexion.
Gmoplemcnt, & fansy.joindre --- Page 27 ---
dans l'ordre de la Nature.
pour Ieur pays & pour les races 23
tures, leurs talens & la
file fexe accorde
confiance
profeffion. Ils naturellement à Rue
ques diftinguées mériteroient de la
des marde leurs concitoyens reconnoiffance
bien qu'ils leur font. s pour tout le
On trouve auffi de ces meres heus
reufement nées, de ces véritables
roines du fexe, qui,
héfans fecours, & malgréles d'elles-mémes,
oppofitions de la part de ce plus qui grandes les
vironne, n'ont befoin
enment naturel
que dece fentiqu'elles
vue de leur cher
éprouvent à la
l'on appelle infliné nouveau chez né,, & que
pour être capables de lui tout les animaux,
Ces exemples puiffans,
facrifier.
meilleure de toutes les
qui font la
traînent de tems en tems leçons, en enautres à les imiter; & c'eft ainfi quelques
gagne peu à peu cette elpece de
que
qui devroit être univerfelle, mode,
aufi-des maris fenfés
On voir
époufe par tous les y engager leur
en leur
moyens qui font
pouvoir; on en voit même,
de lui tout les animaux,
Ces exemples puiffans,
facrifier.
meilleure de toutes les
qui font la
traînent de tems en tems leçons, en enautres à les imiter; & c'eft ainfi quelques
gagne peu à peu cette elpece de
que
qui devroit être univerfelle, mode,
aufi-des maris fenfés
On voir
époufe par tous les y engager leur
en leur
moyens qui font
pouvoir; on en voit même, --- Page 28 ---
Les Enfans élevés
detendreffe pour leur comqui,pleins
ne dédaignent
mune progéniture, leur moitiéles des
de partager dont avec elle feroit furchargée,
muitipliés
fhrement dans fa
afin de la guider plus
au vrai but,
marche, & de la conduire des hommes à
qui eft celui de former à Y'Etat.
la Patrie & des fujets n'eft
affez,
4- Cependant ce les enfans pas aient
pour parvenir, que Phomme au mofucé % lait maternel;
être conment de fa naiffance, peut matérielle,
fidéré, quant à fa foible partie & délicate,
comme une plante d'une culture méthodiqui a befoin
à fon efpece 2
que & bien appropmniée &clui faire prendre
fi on veutlélever, dont elle eft faftout laccroiffement
l'attention des
ceptible. Il eft vrai que
femble pas
anciens Naturaliftes ne
s'être tournée de ce côté, parce de atia
la pureté des moeurs, de compagne nos ancêtres 2 2
vie fimple & frugale ainfi dire, le fol fertile
formoit, pour croiffoit 8 fe multioùt cette plante amsprelqeaucmne
plioit d'elle-même,
culture --- Page 29 ---
dans l'ordre de la Nature,
culture
la molleile, (1)*. * Mais depuis que le luxe,
trainent à leur avec tous les vices qu'ils
fonds fi riche de fuite, 9 ont alréré ce
détérioré
population, il s'eft
par dégrés; fes
devenues plus foibles, n'ont produdions
nir qu'une femence de
pu fourlité, & fouvent inféconde, mauvaife quadépopulation s'eftfait fentir Enfin la
ques Etats de
dans quelne pouvoir plus PEurope, fe la diffimuler. au point de
5.Parmi le grand nombre de caufes
qui peuvent contribuer à ce mal
notre Royaume, la plupart
dans
des moeursadluelles & du dépendent
de la Nation, que le
génie même
réformer. J'ai donc
tems feul peut
cher à combattre cru devoir m'attaticuliers, qui,
quelques abus parmême fource, m'ont quoique dérivés de la
à déraciner.
paru plus faciles
démie
Frappé de l'efpece
qui regne conflamment d'épiEnfans du premier
fur les
eft certain que la moitié age : (1); dont il
au plus, prife
* - Voyer les Notes à la fin du volume,
B --- Page 30 ---
Les Enfans élevés
à celui de fept
en général, parvient qu'une fi prodigicuie
ans, j'ai penié
néceflairement
mortalité dépendoit
d'un vice radical dans léducation Beaucoup
phyfique
recevoient. à des expéNor.sa 2 jointes m'ayant fait reriences multipliées, Pétendue dumalavec
connoître toute d'en arrêter les proquelques moyens confulté les Auteurs qui ont
grès.pai traité cette matiere ex profefo. ainfi que
6. Hyppocrate, Médecins Galien, & Naturatous les grands
ne difent
liftes de TAntiquité 2
fur ce
en paffant,
léducation Beaucoup
phyfique
recevoient. à des expéNor.sa 2 jointes m'ayant fait reriences multipliées, Pétendue dumalavec
connoître toute d'en arrêter les proquelques moyens confulté les Auteurs qui ont
grès.pai traité cette matiere ex profefo. ainfi que
6. Hyppocrate, Médecins Galien, & Naturatous les grands
ne difent
liftes de TAntiquité 2
fur ce
en paffant, quelques mots, les Enfans. Locke 2 quoiconcerne des meilleurs difciples du faqu'un
au jugement même
meux Sydenham,
& Pun de ceux
de ce favant Médecin, confervé le plus d'atpour quilavoit Locke, dis-je, dans fon
tachement; de PEducation des Enfans, a
Traité
en vue de former
eu principalement moral. Ilne daigne
s'arrêPhomme
R ce n'eft
ter à ceux du premier d'eux, Age, lorfqu'il
qu'il ait voulu parler --- Page 31 ---
dans Pordre de la Nature.
recommande
point vétus
que les Enfuns me
O1 couverts
foiene
en hiver ou en
trop chaudemene
lul; comme on doit le
préfiumer de ce qu'ilajoute
bas, que nos
lin peu plus
à quoi ils font corps peuvent endurer CE
heure. Ce font accoutumés de bonned'excellens
que la pratique fera
préceptes,
tels à tous ceux
reconnoitre pour
faire
qui eflayeront d'en
* Tapplication à leurs enfans.
7. L'illuftre Buffon, dont le
génie
* Scevole de
de fous les regnes de Sainte-Marthe, Henri III & de ce Henri Savant illufre
dables, France, & connu par tant d'Ouvrages IV, Rois
occupé ef,je véritablement crois, le premier François recomman- quife
enfans naiflans.I
de l'Education
foit des
& pour les. préfenter Ilfit,à ce fujet, deg grandes phylique
il lès renferma
d'une maniere recherches;
trophie qu'il fit dans un Poëme latin, intitulé plus agréable, la Pedo- 9
Henri inse quilui imprimer commanda en de 1584. le
Il le dédia à
cois. affaires Mais la mort précipitée de ce traduire Prince, en franne lui en importantes ayant
dont Henri IV chargea & les
Sainte-Marthe pas fon donné le tems, Mellire Scevole, Abel de
de fes la Confeils, Doyen petit-fils, de la Cour Confeiller des Aides, du Roi en
cru obligéde Baibliotheque de S. M. à
& Garde
pour honorer donner la
la Traduéion Fontainebleau, de la
s'eft
mettre cet ouvrageàlap mémoire de fon illuftre Pedatrophie, &
de perfonnes. Il eft portée d'un plus grand' bifayeul, nombre
auxquelles il femble cépendant definé
connu de celles
P s
ne peut même
B 1J
la Cour Confeiller des Aides, du Roi en
cru obligéde Baibliotheque de S. M. à
& Garde
pour honorer donner la
la Traduéion Fontainebleau, de la
s'eft
mettre cet ouvrageàlap mémoire de fon illuftre Pedatrophie, &
de perfonnes. Il eft portée d'un plus grand' bifayeul, nombre
auxquelles il femble cépendant definé
connu de celles
P s
ne peut même
B 1J --- Page 32 ---
Les Enfans
& les
élevés
Naturelle connoifances font
dans FHifoire
Nation, Buffon tant d'honneur à notre
Phyficien & en lavant prouve 9 en grand
combien le nourrifage Anatomifte,
précieux pour la
maternel eft
enfans;
confervation des
ne
lui maisl'étendue de
lui-mème, permet pas, comme fonentreprife il le
9 de
dit
détails minutieux s'appefantir des
fur les
par lefquels les enfants états fucceflifs
la naiflance jufqu'à
paffent depuis
cing ans, &c fiur
làge de quatre Ou
couler rapidement, lefquels il eff forcé de
de la matiere,
vue Tabondance
8. Le
fon
Citoyen de
Emite, ne traite Genève, dans
tion, du premier
que par
B
fpéculades foins qu'ii période de la vie,
facile à un pere éclairé, demande, Il eft
quittéfes enfans
qui n'a
depuislinfant de
leur être
Ruz
s'y trouve d'un de bon; ufage commode.
tion des Enfans du l'objer prineipal, Malgré qui tout ce qui
Ja éctipfé par des traits preinier de la age, y eft ellEduca
varié Philofophic &
, qui en font Fable, de T'Hiftoire méquemmeat & de
trtragneable pour feulement les Littérateurs, un Poëme très- --- Page 33 ---
dans Pordre de la Nature.
naiflance, de s'appercevoir
parle en philofophe
qu'il en
titre il n'avoit
gargon, & qu'à ce
des détails du
aucune connoiflance
ment
ménage. On voit feuleque cet homme de génie, la tête
remplie des différens fyftêmes
s'étoit formé, croit
qu'il
des preuves .dans par-tout fes
en trouver
paffageres & momentanées obfervations fur
Enfans du premier
les
cela, fon Livre, age, Malgré tout
qui eft fort connu
& qu'il eft très-intéreffant par fon
très - bien
E
une partie des anciens écrit, a détruit
Nourrices. Il y a même préjugés des
profiter pour ceux qui le beaucoup liront
à
difcernement & dans cette vite, avec
fonne n'ayant mieux démontréc que per- lui
maternelle
Encamnom2Na
l'Enfant.
pour la Mere &
II a fûrement
pour
en amener la mode, & c'eft contribué à
bien gu'il a fait.
un grand
9. Balexferd a publié, fur
cation phylque des
PEdubonne Difertation, Enfans, une trèscouronnée par la
B 11]
beaucoup liront
à
difcernement & dans cette vite, avec
fonne n'ayant mieux démontréc que per- lui
maternelle
Encamnom2Na
l'Enfant.
pour la Mere &
II a fûrement
pour
en amener la mode, & c'eft contribué à
bien gu'il a fait.
un grand
9. Balexferd a publié, fur
cation phylque des
PEdubonne Difertation, Enfans, une trèscouronnée par la
B 11] --- Page 34 ---
Les Enfans élevés
traite
Société d'Harlem en 1762; il y
la maticre plus à fond. On peut y
puifer des connoiffances utiles, de quoi- fon
que je ne fois pas en tout
avis.
édition de PAvis aux
La premiere
nourrir leurs EnMeres qui veulent
eft une brofans, donnée en 1767, inftruétions :
chure remplie de bonnes Pilluftre Tiffot y a
& le fuffrage que
Péloge.
donné, en fait fufffamment
d'une Mere tendre 2
C'eft l'ouvrage
le
cuifant
qui, après avoir ett
chagrin plufieurs ende perdre fucceffivement a enfin pris
fans chez les Nourrices, elle-même les
fon parti d'en remplir bien trouvée, elle
tonéions:s'en étant
invite fon Sexe à fuivre fon exemple
8 fes avis.
€
en
unefecondeédiIl ena paru
1770 & augmentée,
tion tellement corrigée retrouverlap
qwiletimpolible d'y
en tête de cette
acom
miere. On lit
Lettre de M. Tiffot,
de édition, une Laufanne, dans laquelle
Médecin de
mais la date de
il eft queftion de moi; --- Page 35 ---
dans l'ordre de la Naure.
la lettre qui eft du2z Novembre
montre affez qu'elle n'a rapport qu'à 1767, la
premiere édition, laquelle
été
écrite fous la diétée du coeur, ayant & fans
prétentions, eft de beaucoup
ble à la feconde, où P'on embraffe préféranouveau fyfiémeabfolumenre
un
au premier, & très- dangereux contraire
fes conféquences.
dans
IO. M. Raulin, Médecin ordinaire
du Roi, a publié en
un Traité
de la
Confervation des Enfans, On
trouve dans cet Ouvrage
de recherches curieufes. beaucoup
FAuteur
Cependant
différentes 5 qui rapporte les ufages de
Nations & de
Provinces de France dans la façon plufieurs de
gouverner les Enfans,
celle qu'il juge la plus n'indique convenable pas à
notre climat. Par cette raifon for
ouvrage, d'ailleurs affez volumineux,
paroîtroit, quoique remplidetrès-bons
préceptes, convenir dificilement aux
femmes, que le Créateur fembleavoir
fpécialemént chargées du foin
la confervation des Enfans du & de
age,
premier
B iv
la façon plufieurs de
gouverner les Enfans,
celle qu'il juge la plus n'indique convenable pas à
notre climat. Par cette raifon for
ouvrage, d'ailleurs affez volumineux,
paroîtroit, quoique remplidetrès-bons
préceptes, convenir dificilement aux
femmes, que le Créateur fembleavoir
fpécialemént chargées du foin
la confervation des Enfans du & de
age,
premier
B iv --- Page 36 ---
Les Enfans
II. La Merefelon
élevés
dont M. de Leurye Fordre de la
:
rurgie, eft Auteur, fils, Maitre Naures en Chimiere Partie de cette préfente dansla premonfration
Brochure une dé.
non-feulement phyfique &
encore de la
des
anatomique 2
Meres de nourrirleurs) nccefiéquily avantages, y a pour mais les
Ouvrage C eftt
Enfans. Cej petit
ufage fort commode imentieaien & d'un
remarque
pour les Dames;
Su vit à Paris, n'a
pour les
RTADt
habitans de prefque écrit qué
la qu'iln'a ofé dire tout ce cette ville, &
meilleure
qu'il penfe fur
puifle donner éducation phyfique
en fe montrant aux Enfans. Du qu'on
donne d'affez maître de fon refte,
fes Confreres bonnes leçons à ceux fujet, de il
Nature, lamème qui n'ont pas, dans
a néanmoins
confiance
la
de
plufieurs points quelui.lly
vations féducation, fur
effentiels
& mon lefquels mes obferM. permettent de
pas d'être expérience du fentiment ne me
de faire Leurye, note
ce dont je me
de
occafions.
dans la fiite, fuivant réferve
lcs --- Page 37 ---
dans l'ordre de la Nature.
12. L'Avis aul Peuple fur fie
fournit lui feul, dans le XXVIIO Janté Chapitre, 2 un Traité plus complet fur
f'Education phylique des Enfans,
felon moi, bien
à
8t,
paru jufqu'ici fur fupérieur
ce qui a
Médecin célebre
cette matiere. Le
Maître dans fon qui en eft l'auteur, 2
quinze anndes d'études Art & guidé par
fuivies fur cet
objet, nous a tracéde nouvelles routes
bien plus fires que les anciennes. Il
décrit avec ordre, netteté
tout ce qui arrive fucceffivément Scprécifion,
Enfans depuis la naifance
aux
de quatre à cinq, ans. Il combat jufqu'à l'âge
famment les anciens, mais trop puif- dangereux préjugés, dont ils font fi fréquemment les viclimes. En un
il eût été à defrer pour le public, mot,
les grandes occupations de M. Tiflot que
lui euffent permis de faire de ce Chapitre, un Avis particulier aux Meres
de famille, Cet
alors embraffé les Ouvrage, qui auroit
feroit devenu
plus petits détails,
d'un
pour elles un manuel
ufage journalier, > & qu'elles
B V
if- dangereux préjugés, dont ils font fi fréquemment les viclimes. En un
il eût été à defrer pour le public, mot,
les grandes occupations de M. Tiflot que
lui euffent permis de faire de ce Chapitre, un Avis particulier aux Meres
de famille, Cet
alors embraffé les Ouvrage, qui auroit
feroit devenu
plus petits détails,
d'un
pour elles un manuel
ufage journalier, > & qu'elles
B V --- Page 38 ---
Les Enfans dlevés
euffent bientôt
grand
appris
avantage de
coeur, at
turplus, la
il ne
Au
Sr
Peine d'étudier s'agit que de
pour reconnoitre cet excellent prendre Livre,
defirer fur P'utilité qu'il ne laiffe rien à
frs puifgu'il indique les qu'on en peut
de conferver fa moyens les tirer,
fes enfans, avec
fanté & celle plus de
cas de maladie. ceux de la rétablir en
13. Je crois devoir
rendrecompte
eft fondée la
maintenant
SDEu méthode
raifons phyfique que je me fuis faite, d'éducation
quim'ont
& des
pour mes enfans,
toute
par
MRPROaTLSL
autre,
préférence à
Ayant paffé plufieurs
Namengucy
années à
Naturels du pays, AHERE
étoient Sauvages, tant hommes Blancs, Noirs ou
tous
que femmes
n'en voyoit très-bien faits;
boffus, ni
aucuns ni tortus, qu'on
accident fi attaqués de defcentes 2 ni
Curieux d'apprendre commun aux François. 2
d'oir pouvoir --- Page 39 ---
dans l'ordre de la Nature.
provenir un fi grand avantage des
Américains fur nous, j'en cherchai la
caufe dans léducation phylique qu'ils
recevoient du moment de leur naiffance.
Apeine font-ils nés, qu'ils
avec la vie, poffeffion de prennent, la liberté,
Au lieu de les ferrer dans des
on les lave régulierement de langes, la tête
aux pieds, aul premier ruiffeau
fe trouve à portée; on les
fur qui
une natte, tout nuds, Ou feulement pofe
couverts d'un drapeau de toile; ou
bien on leur mer, quand on en
une chemife qui ne paffe gueres a, le
nombril; & voilà tout leur habillementjufqu'à le
quinze ou feize ans. Hors
tems où ils tetent, ils font
fur la natte à
toujours
fuivant
dormir, ou à s'exercer
leurs forces, ou bien affis à
terre pendant que la mere travaille.
Quand ils ont acquis environ deux
mois, elle commence à fe mettre fur
la natte, à quelques pieds
&
lorfque la faim les fait crier, d'eux; elle leur
montre le teton en les appellant. A
Bvj
lementjufqu'à le
quinze ou feize ans. Hors
tems où ils tetent, ils font
fur la natte à
toujours
fuivant
dormir, ou à s'exercer
leurs forces, ou bien affis à
terre pendant que la mere travaille.
Quand ils ont acquis environ deux
mois, elle commence à fe mettre fur
la natte, à quelques pieds
&
lorfque la faim les fait crier, d'eux; elle leur
montre le teton en les appellant. A
Bvj --- Page 40 ---
Les
un âge
Enfans élevés
premier encore fi foible, le
mine
mobile de
befoin, ce
de Jeur déjà ces petits Findufrie, êtres à fe déteraller chercher mieux, à quatre
trainer
vu fe mettre leur nourriture. pattes, Jen pour
mois, pour ainfien alier chemin, à
ai
mere, dont ils
au-devant de quatre
de fortloin: ils difinguojent la voix leur
fix toifes de
parcouroient
pour
terrein, puis
cinq ou
pas. écouter, Dès
& crier fielle Safféyoient ne
qu'ils
venoit
recommençoient venoient
à Tentendoient, fe
ils
pasà fa ainfi à aller trainer, plus de & parles voit rencontre. fe
Vers huit
trente
ce qu'ils
lever debout à mois, P'aide on
jours après peuvent marcher attraper, & huit de
jamais Cil, ni
feuls, fans avoir
inferes, ni bourrelets, maillots, ni corps, ni
gu'ils ont contraélée
Lhabitide
jours à platte-terre, d'être affis toufentent chanceler,
fait que, s'ils fe
fuite; au moyen ilsatyenttoute de
jamais fur le dequoi ils te tombent
Le Jait de la mere vifage, efl
ni en avant,
leur feul aliment --- Page 41 ---
dans l'ordre de la Nature.
jufques vers huit mois, qu'elles commencentiyjoindreles
qui font tous
vivresdupays,
ils ne
légumineux, & jamais
mangent de bouillie, la plus
mauvaife de toutes les nourritures
pour les enfans. Comment, avec un
pareiirégime, & toujours livrésàe euxmêmes, fans avoir jamais étégênés, ni
ferrés en aucune partie de leur
ne s'éleveroient-ils pas à fouhait, corps, &c
feroient-ils fujets à des défauts dans la
taille, 2 puilque la Nature en liberté ne
produit rien que de parfait?
Je revins en France, bien réfolu de
mettre en ufage pour mes
fi jamais j'en
cnfans,
d'éducation
avois, une méthode
j'avois
phylique, dans laquelle
reconnu de f grands
II ne me reftoit que l'incertitude avantages. de
favoir fi elle n'auroit pas d'inconvénient dangereux dans un climat
auffi différent qu'eft le nôtre, de
de nos Iles de
celui
PAmérique. Je ne
pouvois gueres m'inftruire
ment à cet égard, par la parfaite- difficulté
d'engager les meres de ce pays-cià en
j'avois
phylique, dans laquelle
reconnu de f grands
II ne me reftoit que l'incertitude avantages. de
favoir fi elle n'auroit pas d'inconvénient dangereux dans un climat
auffi différent qu'eft le nôtre, de
de nos Iles de
celui
PAmérique. Je ne
pouvois gueres m'inftruire
ment à cet égard, par la parfaite- difficulté
d'engager les meres de ce pays-cià en --- Page 42 ---
Les Enfans
faire des effais fur
élevés
j'en cherchois inutilement leurs enfans; &c
depuis bien des années, les moyens
Ouvrages
lorfqué les
entre les mains, deM.Tilot tm'étant tombés
fatisfaction
jy lus, avec une
adopté cette inexprimable, méthode qu'il avoit
partie, & qu'elle avoit en grande
dant yeux, la plus
eu, fous fes
Texpérience
comme le
Ean2iCnt
dit
m'ayant appris 2
que les hommes très-bien M, Clerc *
plus grande réputation qui fe Jont
la 2
6 voir, ne Jont pas
d'efpric cO
qu'une foi
pour cela
delatrop
infastibia,
avancent 2 tienc implicite de
pour ce quils
voulus, en M. malgré mon Iawsglemants entiere
je
même. Tiffot, voir & juger confiance
Le
par mojobligé délabrement de
de ma fanté
refpirer le bon quitter Paris Pour m'ayant
&y vivre
air de la
aller
uniguement de lait,je campagne,
m'y
PHomne * Médecin, en état , Auteur de
de THifoire
maladie.
Naturelle de --- Page 43 ---
dans L'ordre de la Nature,
frouvai d'autant
plus a portée de
commencer un cours fuivi d'oblervations fur les Enfans, que le travail du
cabinet m'étant abfolument défendu,
l'exercice me devenoit néceffaire &
affiré qu'avec du pain dans ma poche - j'étois
de faire bonne chere dans tous
les villages. Ce fut-là que je confidérai
de près ce tableau eifroyable, mais
attendriffant, des miferes humaines
dans le premier période de notre exiftence, L'état pitoyable de ces petits
êtres, doués à peine de lay vie animale,
avoit fans doute quelque
avec celui de foibleffe oût j'étois, fympathie &z
peut-être avec mon régime
femblable au leur, puifque prefque
Thorreur qui me faifit en les malgré
les premieres fois, j'eus la force voyant de
foutenir ce fpeétacle, &le
de
me le remettre fouvent fous courage
pendant plufieurs années. J'en lesyeux pris fi
bienl'habitude,q
ni leurs cris, ni Sronileursintrmiis, l'odeur fétide qui les
environne
rebuterent ordinairement, En
ne me
pas.
un mot, je puis
, puifque prefque
Thorreur qui me faifit en les malgré
les premieres fois, j'eus la force voyant de
foutenir ce fpeétacle, &le
de
me le remettre fouvent fous courage
pendant plufieurs années. J'en lesyeux pris fi
bienl'habitude,q
ni leurs cris, ni Sronileursintrmiis, l'odeur fétide qui les
environne
rebuterent ordinairement, En
ne me
pas.
un mot, je puis --- Page 44 ---
Les Enfans élevés
40 dire avoir eu une telle paffion pour
Naturelle,
Sutemni-iosomianre d'entrer dans
que je n'ai pas négligé détails fur ce qui
les plus minutieux du
Age,
concerne les Enfans
premier
revenir fans cefle, perfuadé
& d'y,
d'indifférens pour
qu'il n'y en a point attentif.
un obfervateur donc été à portée de vérifier la
J'ai
partie des faits qu'avance
plus Tiffot grande dans fon Avis all Peuple; ce
M.
exécuté, je l'ai trouvé en
qu'ayant fi conforme à ce que
vu 8
tout
n'ai
TELAT une
éprouvé, que je fur pillui tout le refte, &
confiance abfolue déclaré fon difcipie en
queje me fuis admirateur.
devenant fon des études de cette
Ceft après
gu
E.S3-uimnoiet
efpece,q
plume des Auteurs que
qui a condnitla envoyé aux Affiches de
j'ai cités, jai
un perit extrait de
Picardie, en 1770; d'Educarion phyfique,
ma Méthode
de reconnoitre les
dont je venois
enfans. La
avantages fur mes propres entreprit
Réfutation qu'un anonyme --- Page 45 ---
dans Pordre de la Nature. 41
d'en faire, m'a donné lieu à plufieurs
qui Pont étendue de plus
répliques, enforte que le tout réuni,
en plus; fur cet objet, un Recueil
a formé,
pafiablemenuole, & quimraparvadlez
agréable au Public, en ce qu'on y
& contre.
trouve les objeétions ainfi pour dans les
Mais il y
que uneg grande
Ouvrages TA dont
parlé,
quantité de détails tres-intéreflans
meres tendres & timides qui
pour ces leur premier enfant, 82 qui
nourriffent
événemens,
s'allarment des plus petits
C'eft
qu'ils leur font inconnus.
parce les raffurer, & leur mettre fous
pour
tableau fidele de tous les
les yeux un
del'enfance,
étatsgraduelsé & fucceffifs
jai refondu tout ce que j'avois des
Rent fur cette matiere, d'après
expériences qu'on pourroit regarder
comme étant de M. Tiffot, mais faifant que
je me fuis appropriées ceffer en de les lui en
moi-même, hommage. fans Jy en ai joint,
rendre
nombre d'autres
d'ailleurs, un grand
& que je ne
qui me font particulieres,
les yeux un
del'enfance,
étatsgraduelsé & fucceffifs
jai refondu tout ce que j'avois des
Rent fur cette matiere, d'après
expériences qu'on pourroit regarder
comme étant de M. Tiffot, mais faifant que
je me fuis appropriées ceffer en de les lui en
moi-même, hommage. fans Jy en ai joint,
rendre
nombre d'autres
d'ailleurs, un grand
& que je ne
qui me font particulieres, --- Page 46 ---
Les Enfans élevés
dois qu'à mes propres recherches. Fobfer14. Telle eft, par n'avoitfaite exemple, avant
vation que les perfonne maillots font la premiere,
moi, que
&cpeut-étre la feule caufe, desruptures les
ou defcentes, fi communes parmi
enfans mâles (1II) dans ce pays-ci. la
Les Nourrices croyent, pour
plupart, avoir fait un chef-d'ceuvre enfant
quand elles ont emmailloté un
bien droit&cl bien ferme, de façon qu'il
eft prefque roide comme un bâton. deux
Cependant qu'en arrive-t-il? Les
rangs de bandes qu'elles appliquent
depuis le deffous des bras jufqu'aux la
compriment fortement
pieds 2 & prefque tous les vifceres.
poitrine
indifpenLe mal-aife qu'éprouvent foibles viétimes de
fablement les
& les
Fimpéritie de ces paylannes, cette
douleurs même qu'occafionne
fituation forcée, les obligeant de crier,
la poitrine ni le bas-ventre ne peuvent des
plus fe dilater, & tout P'effort deinteftins, au lieu d'être porté en
hors,feconcentre) par force & fe dirige --- Page 47 ---
J
dans Pordre de la Nature. 43
Yanneau. La portion de Vinteftin
vers
fait jour 7 &
qui y correfpond, bourfes 2 s'y d'autant plus
tombe dans les c'eft le feul endroit
facilement, que
n'ait paslieu.
oàt cette compreffion voir la
Veut-on en
preuve?
15. démaillcte Penfant qui crie,
Qu'on
taira;
qu'onle mette en liberté:ouilfet de crier on lui
ou, s'il continue
fes
verra fur le champ rapprocher talons de REa
noux defon ventre, &fes a-peu-près
fefles; c'en.a-dire,prendre avoit dans la
la même pofition fans qu'il contredit , Ja
matrice. C'eft, lui indique; & lon doit
Nature quila comme en toutes chofes,
en admirer cela, la fagefle de fes vues, parce
lanneau, par cette fituation, fe
que
fermé, de façon qu'il eft
trouve
à Tinteftin d'y
Mytigenmentimpolibsel
defcendre.
contre
Ceft donc aller direêtement Nature, &
le voeu de cette même effentielles
s'oppofer à Pune defes plus
ainfi
opérations, que de tenirlesEnfansa
allongés & comprimés de toutes parts.
es,
en admirer cela, la fagefle de fes vues, parce
lanneau, par cette fituation, fe
que
fermé, de façon qu'il eft
trouve
à Tinteftin d'y
Mytigenmentimpolibsel
defcendre.
contre
Ceft donc aller direêtement Nature, &
le voeu de cette même effentielles
s'oppofer à Pune defes plus
ainfi
opérations, que de tenirlesEnfansa
allongés & comprimés de toutes parts. --- Page 48 ---
Les Enfans élevés
des
16.Les autres effets pernicieux
& quicoltent
maillots, quifontininis, à une immenfe
la vie ou la fanté font fi connus, &
d'enfans,
quantité ilsontétérépétés tant de fois, ( qu'iln'eft
mon tems à les
ne
FEETTERLEOE
ainfije
perdrai celui-ci, pas qui eft de la plus
détailler:
fuffifant derefte
grande conféquence, par les meres
pour les faire proferire eft d'ailleurs fort peu,
fenfées. Il en
les femmes de la
fi ce n'eft parmi affujettiffent leurs
campagne, qui y veulent bien prenenfans, loriqu'elles
dre la peine de les allaiter.
de
Mais fi on ne leur met point
17.
dans suninconvénient
bandes,ondonned le même effet. On a
qui fait prefque fur-tout en hiver, de les
grand foin,
garnir de langes - piqués, de couvertures On
de laine dont on les enveloppe. de deflous les
retrouffe tout ce paquet Paffujettir. &
pieds en remontant, ferme pour avec des épingles
l'attacher bien
Il en réfulte
fur le corps de PEnfant. étouffé fous le poids
d'abord, qu'il eft --- Page 49 ---
dans Pordre de la Nauure. 45
de tant de vêtemens, qui, en P'accou- nuifent
tumant à trop de chaleur, 2 lui Pimabeaucoup plus qu'on ne peut dans la
giner, comme je le montrerai
iuite. En fecond lieu, ils l'empêchent
de prendre les diverfes fituations qui
lui font commodes ou néceffaires,
fuivant fes befoins. Il fautau contraire,
après qu'il eft né, le vétir légerement, d'abord
8le coucher dansfonlitàp plat, feulement
fur le côté droit, couvert de futaine,
d'une couche & d'un lange
une liberté entiere de fe tourner
sompelehgemnipropee avec
Tant qu'on
voudra s'écarter de cette fimplicité
naturelle, en y mettant de l'art, des
ou de Pentêtement t, on
préjugés 2 à fes enfans des maux & des
préparera accidens fans nombre.
18.L'abus des corps à baleines, qui du
eft moins grand parmi les femmes
peuple, parce qu'ils les gênent pour
travailler, & que, par cette raifon,
celles qui ont le moyen d'en avoir, ne
les Dimanches
les portent prefque que eft I beaucoup
& Fêtes; cet abus, dis-je,
l'art, des
ou de Pentêtement t, on
préjugés 2 à fes enfans des maux & des
préparera accidens fans nombre.
18.L'abus des corps à baleines, qui du
eft moins grand parmi les femmes
peuple, parce qu'ils les gênent pour
travailler, & que, par cette raifon,
celles qui ont le moyen d'en avoir, ne
les Dimanches
les portent prefque que eft I beaucoup
& Fêtes; cet abus, dis-je, --- Page 50 ---
Les Enfans
plus enraciné dans
élevés
les
préjugé en faveur des villes, oùt le
encore dans tout fon
corps fubifte
bien fondé à penfer entier.Je me.crois
taille, encore plus qu'ils gâtent la
maillots, qui agiffent que ne font les
cuiffes & fur les jambes. davantage fur les
boffus preuve, de ce que l'on voit J'en tire la
dans les
peu de
campagnes, où les
& les genoux
affez
cagneux fe
SEREEE
communément:
rencontrent
hanches creufes, les au lieu gue les
les épines contournées, groffes épaules,
maigres, étroites & ferrées, -les poitrines
préférence, des
les attibuts de font, par
villes, fur-tout des
Phabitant
gens aifé; enforte
bourgeois &
d'y rencontrer une qu'il eft dificile
bien faite,
femme vraiment
corps.
loriqu'elle n'a plus fon
19. Si enfuiteon confidéroit
difformitésde lai taille
que ces
ment un obftacle à fontindubimbje
aux libres fonéions Taccroilfement des
&
plus effentiels à la vie, vifceres les
ce quiinflue --- Page 51 ---
dans i'ordre de la Nature.
néceffairement fur la
vouloit
fanté; fi On
Texaminercombisnfonts
lement délicates les perfonnes générafaites & celles qui
contreportent des corps
habituellement, on ne
à fe
balanceroit plus
débarrafler, foi & fes
ces cuiraffes nuifibles
enfans, de
qui
en tout point,
tiennent, avec les
rang diflingué parmi les maillots, caufes un
nombreufes de dépopulation
fi
20,Je conviens,
*
Sexe étant fait
néammoins, que le
pas en négliger fern plaire, il ne doit
remarque
moyens. Mais fion
que ce don fi
en lui le voeu même de la précieux eft
on fera perfuadé
création, 3
pour le remplir
qu'il n'a befoin,
fuivre la loi parfaitement, que de
fimple de la
qui dans aucun cas n'a befoin Nature,
réformée. Car c'eft en vain
d'être
que nos
* Voyez la Digradation de
les Pufage Recherches des corps a baleines, de L'e/pece M. humaine
Enfans, par M. fiur Alphonfe les habillemens le
ides Femmes rec
decine, qui ont
Roy, Doteur
DE
1770, le fecond été en imprimés à Paris, le premier en Mé. en
rue du Hurepoix, 1777. A Paris, chez M, Onfroy,
. Car c'eft en vain
d'être
que nos
* Voyez la Digradation de
les Pufage Recherches des corps a baleines, de L'e/pece M. humaine
Enfans, par M. fiur Alphonfe les habillemens le
ides Femmes rec
decine, qui ont
Roy, Doteur
DE
1770, le fecond été en imprimés à Paris, le premier en Mé. en
rue du Hurepoix, 1777. A Paris, chez M, Onfroy, --- Page 52 ---
Les Enfans élevés
Ewropéennes fe
partie, quelabeauté figurent, en grande
à être pour ainfi dire dela taille confifte
comme une guêpe par coupée le
en deux
corps, & qu'elles
milieu du
peuvent à cet égard
iwbiegpertuniver bien plus
laloi dela Nature,
chaque jour refpectable, leur 2 leur démontre
puniflant de Jeur
erreur, 9 en les
foufraire, beauté
2 par - la perte entètement de cette à s'y
gu'elles recherchent
même
avec un
par
supnetenestnaicoerd
celle de leur fanté, feul &c,quipis elt,
beauté, fanslequel il eft bien luftre de la
de pour ne pas dire impofible, dificile, 2
l'amour,
d'infpirer
Les Dames donc, qui
obfervations ne banniront d'après ces
maifon les maillots & les pas de leur
doivent plus prétendre
corps, ne
Meres tendres &
au titre de
leurs Enfans, puifqu'elles affetionnées pour
fciemment, & de
les rendront
viéimes d'un faux propos délibéré, les
amour-propre
préjugé OLI d'un
n'auront
mal-cmtendit,
pas voulu foumettré qu'elles à
la
raifon. --- Page 53 ---
dans Tordre de la Nature.
raifon. Ceft, en ce cas, l'affaire 49
Peres de la leur faire entendre de leur des
mieux eny employant fucceffivement
EP
mais fans
fe
Eepntess
felon
jamais
rebuter. Car c'eft,
moi, dans cette
des chefs de famille delun vigilance &
aétive
fexe, que confifte
del'autre
perfedion de F'Education principalement la
morale; & toutes les loix phyfique &
& humaines nous difent
divines
un. devoir indifpenfable de que c'eft
ternité (IY).
la pa21. L'application finguliere
laquelle j'ai étudié, fuivi
avec
mes * Enfans, ainfi
& obfervé
nombre d'autres,
qu'un très-grand
de leur exiftence, danstousles momens
depuis la naiffance
jufgu'a l'âge de trois ans, qui eft le
période le plus critique del la
conduit à une autre
vie, m'a
je crois aufi nouvelle découverte, que
j'ai faite fur les maillots, que ceile gue
pas moins
& qui n'eft
tout ce que importante. les Enfans Je nés prétends que
de parens
C
ervé
nombre d'autres,
qu'un très-grand
de leur exiftence, danstousles momens
depuis la naiffance
jufgu'a l'âge de trois ans, qui eft le
période le plus critique del la
conduit à une autre
vie, m'a
je crois aufi nouvelle découverte, que
j'ai faite fur les maillots, que ceile gue
pas moins
& qui n'eft
tout ce que importante. les Enfans Je nés prétends que
de parens
C --- Page 54 ---
Les Enfans élevés
5o
la Mere, & élevés
fains, nourris par
de
felon ma méthode, éprouvent &
douleurs qui les font crier,
qu'on
de malaprend pour des fymptômes de la violence
dies, ne font que ceux crife, dont la fin
momentanée d'une
pour ces'
eft toujours avantageuie Tous les états de mal
petits individus.
ils. paffent, font
apparent par lefquels d'une néceffité abdonc, felon moi,
fi rapide
folue dans le développement
de toutes leurs
quoiqu'ils du fujet.
varientfuivant la
ERCN
conftantes auxCe Contdesrévolutions,
du plus
quelles ils font tous affujettis dans des tems
au moins, peut-être doit regarder
différens, mais fuite qu'on de cette crife prefque
comme une bnecetepaneme
perpétuelle,
la naiffance jufqu'à
qu'ils font depuis
leur vingtieme
ce qu'ils ayent tout pouffé le monde convient
dent; tems oùt court les plus grands
que leur vie
dangers.
22. Or, fi nous confultons Médecins
les
favans
IMTESR
crate &
plus --- Page 55 ---
dans l'ordre de la Nature.
ayent exifté depuis lui,
5t'
verons tous d'accord fur nous les trouà tenir dans ces tems de la conduite
recommandent de refter crife, Tous
fervateur des opérations de paifible la
obgu'il faut
Nature,
en liberté, refpecter, & fans en la laiffant
la troubler
fecours, au moins
par
R
font pas pernicieux. fuperflus, Je
s'ils ne
que perfonne puiffe nier ne penfe
fondamental,
ce
trine des plus habiles appuyé fur la
docHEE
monde entier, & vérifié Obfervateurs duz
par les Praticiens éclairés. chaque jour
grands Maitres fe plaindre Je vois les
mettre de P'art
qu'on veut
tement des maladies. par-tout dans le traifoit vinge vifites, dit M. Syndenham faifeule ordonnance:
Clerc, 6 une
Voici comme il Syndenham gutrifoite
& fon autorité s'explique doit être lui-méme,
fa poids, non à caufe de la célébrité d'un grand
réputation, mais
de
avance eft abfolument parce que ce qu'il
T'expérience, K Celui,
conforme à
dit-il, qui obC'ij
'on veut
tement des maladies. par-tout dans le traifoit vinge vifites, dit M. Syndenham faifeule ordonnance:
Clerc, 6 une
Voici comme il Syndenham gutrifoite
& fon autorité s'explique doit être lui-méme,
fa poids, non à caufe de la célébrité d'un grand
réputation, mais
de
avance eft abfolument parce que ce qu'il
T'expérience, K Celui,
conforme à
dit-il, qui obC'ij --- Page 56 ---
Les Enfans
> ferve les
élevés
>> maladies phénomenes naturels des
>> d'attention, avec le plus de foin &
>) à découvrir deviendra les
le plus habile
>) propres à
indications vraies &
59 confiance à guérir. la
On doit plus de
>> ordinairement Nature qu'on n'en a
> erreur de
, puifque c'eft une
> befoin du fmppofer fecours qu'elle a toujours
Je fuis d'ailleurs de P'art 9,
maladies elles-mèmes perfuradé que les
dre de la Nature,-des font, dans l'ormedes qui, en expulfant efpeces les
de revicieufes,
humeurs
la machine, rétablifient léquilibre dans
2 Jui
mouvement plus régulier communiquent &
un
forme, & donnent enfin
plus uninouvelle à un
une vigueur
& fain,
tempérament robufte
Voyons maintenant
lien, ce favant du
comment Gaémule fi fameux du premier ordre, cet
cine, quieft été fon pere de la Médeen partage la fageffe & égal, la s'il eût eu
dilyppocrate,
modération
voyons, dis-je, com. --- Page 57 ---
dans l'ordre de la Nature.
ment Galien nous définit la nature *,
( C'eft dans les animaux un
>> aétif, qui prévoit & dirige principe
>>
leurs
opérations; ; qui, dans les
hommes
mêmes, exécute des
>> que leur volonté ne
mouvemens
>> duire, & qu'ils peuvent pourroit à
pro-
>> giner; qui fait mettre peine imaen adtion',
>> indépendamment de notre
>> des mufcles à nous
volonté,
>> des
inconnus, 8x par
moyens que nous ne connoif-
>> fons pas davantage; qui enfin, auffi
9> prompte quela parole, & fans
>> befoin du fecours du
avoir
Médecin, fait
>> trouver ou fe fabriquer des voies
>
nouvelles, > &
en un
>>
faire,
mot,
tout ce qu'il faut pour fe débarraffer
>> de Phumeur
morbifique >>,
23. Ce feroit, je crois, faire ici un
* Natura efl vis in animalibus
G
operationum redtrix provida,
habitans, in
carum
eos motus exequitur guos voluntas que vix hominibus ipfis, 2
voluntas mufeulos nobis in ignotos & modis ignotis, poffet; non quague
invenit 6 > cudit fizos ad fines adhibct; ; que vias fbi fecis novas ac
nem : qua verbo, fine materia dodore, morbifica omnia exterminatioefficit. Galien, Epidem. L. 5.
qua opus funt
Ciij
provida,
habitans, in
carum
eos motus exequitur guos voluntas que vix hominibus ipfis, 2
voluntas mufeulos nobis in ignotos & modis ignotis, poffet; non quague
invenit 6 > cudit fizos ad fines adhibct; ; que vias fbi fecis novas ac
nem : qua verbo, fine materia dodore, morbifica omnia exterminatioefficit. Galien, Epidem. L. 5.
qua opus funt
Ciij --- Page 58 ---
Les Enfans élevés
d'érudition, & fortir
étalage inutile
d'accumuler les
de mon fujet, que
la vérité d'un
citations pour prouver tel par tous
axiome, 2 reconnu Cela pour
il ne refte
les gens de PArt.
pofé, fuis bien fondé
plus qu'à favoir fi je & la bafe de
à en faire le principe
des Enfans ;
mon Education phylique réferve de dé-
& c'eft ce que je feconde me
Partie, en
montrer dans ma leur arrive. Je me
détaillant ce qui
contenterai ide remarquer pourle
fi les plus habiles
NELSCIER
fent, que
que, dans la pratique,
font perfuadés
eft fouvent
la Midecine obfervatrice
pour
préférable à la Médecine agiffanse dont les mala guérifon des adultes,
ladies ont des caufes fréquemment raifon cette
compliquées; ; à plus forte d'occafions de
derniere a t-elle peu
vis-à-vis des enfans, qu'on
s'exercer
pour des malades
prend mal-à-propos crient un peu fort, tandis
li-tôt qu'ils différens états qu'ils fubiffent,
que les cris mêmes qui conflituent
& leurs
de Sexprimer, font
leur feule façon --- Page 59 ---
dans l'ordre de la Nature. 55
dans Tordre naturel de leur exiftous
tence & de leur accroiffement, la ten24. Je fais cependant s'allarme que
trèsdrefle maternelle, qui cruel de laiffer
facilement, trouvera
chéfouffrir tranquillement ce qu'elle
rit; que le premier mouvement, du fecours en
pareil cas, eft d'appeller
vu l'ha-
& de recourir aux remedes, de fe conbitude qu'on a contradée la foibleffe
duire ainfi. Je fais auffi que
des meres & leur peu d'expérience
fouvent
défendre aux
vont
jufqu'à foin de leurs
femmes qui prennent laiffer crier, comme fi
enfans, de les
fans réfléchir
cela dépendoit d'elles,
c'eft un vrai foulagement quand
que
c'eft le feul langage
Oil fouffre, que
des enfans tant qu'ils ne parlent pas, Mais
& cu'on ne peur le leur ôter.
de
c'eff encore ici l'affaire du
à la confervation
fap
SCaY
propourvoir qui lui eft confiée comme
géniture,
la loi facrée de la
à fon époule par deux doivent y. conNature. Tous
chacun fuivant
courir conjointement,
C iv
eft un vrai foulagement quand
que
c'eft le feul langage
Oil fouffre, que
des enfans tant qu'ils ne parlent pas, Mais
& cu'on ne peur le leur ôter.
de
c'eff encore ici l'affaire du
à la confervation
fap
SCaY
propourvoir qui lui eft confiée comme
géniture,
la loi facrée de la
à fon époule par deux doivent y. conNature. Tous
chacun fuivant
courir conjointement,
C iv --- Page 60 ---
Les Enfans
les fonéions
élevés
quement
gu'elle leur a
ef de s'infiruire aflignées. Le devoir réipro- du mari
êtrele premier
affez pour
Il doit être
médecin de fes pouvoir enfans.
arrive quelqué appellé chofe fi-tôt qu'il leur
commenicera
fa moitié;
rafurer d'inquicétant. Il
il
l'effroi
ne foit ferré dfar enforte
de
pêche de
ni gêné par rien que qui l'enfant
conviendra prendre la fituation P'emà fon
le mieux
qui lui
aife; ; il
pour crier tout
bon paffe pendant cette obfervera ce qui fe
pour qu'il ne crife, & tiendra
cun médicament. foit adminiftré
deux
Je leur
aucette que s'ils Ont le
prédis à tous
conduite, le courage de tenir
bientôt à
calme fitccédera
ront gré toute Forage, leur & gu'ils me fauque je leur donne ici, vie des confeils
le Les enfans des
plus grand
Pauvres, qui font
mêmes révolutions nombre, éprouvent les
ches, Ils font fujets que ceux des rimaladies
2 de plus, aux
qu'ils refpirent qu'engendre dans le mauvais air
des habitations --- Page 61 ---
dans l'ordre de la Nature.
fouvent baffes & humides, & la mal- 57
propreté qui les environne, Ils s'élevent cependant plus facilement
ceux des gens aifés, &
que
une fanté plus
acquierent
ne'c
connoiffent robufte, parce qu'ils
le tetton de la d'autre pharmacie que
lement à tous. Cette mere, feule qui fuffit égafi la vie diffipée qu'on mene réflexion, dans les
villes laiffoit le tems d'en faire, fuffiroit pour déterminer les peres & meres à adopter cette méthode
& facile de traiter les enfans. fimple Je
la leur indique qu'après l'avoir
ne
tiquée avec un fuccès
prames deux
complet fur
à defirer fils, qui ne me laiffent rien
pour la bonté de leur conftitution, à laquelle ils
vigueur
joignent une
leur
peu commune à ceux de
âge, malgré un extérieur affez
délicat.
25. C'eft ici le lieu de mettre
cette regle générale une
à
dont un grand nombre exception,
m'ont démontré la falubrité d'épreuves
tems avant que je connuffe PAvis 2 longau
Cv
plet fur
à defirer fils, qui ne me laiffent rien
pour la bonté de leur conftitution, à laquelle ils
vigueur
joignent une
leur
peu commune à ceux de
âge, malgré un extérieur affez
délicat.
25. C'eft ici le lieu de mettre
cette regle générale une
à
dont un grand nombre exception,
m'ont démontré la falubrité d'épreuves
tems avant que je connuffe PAvis 2 longau
Cv --- Page 62 ---
Les Enfans
Peuple fiur fa
élevés
recommandée, Janté, où elle fe
eft
Il s'agit de favoir trouve
leur avantageux faire
pour les
s'il
vuider
enfans, de
conium par l'effet promptementle', d'un
metel
la manne
purgatif
ou le
doux,
cerdlrE mélé avec
fyrop de chid'eau, ou s'il faut une égale quantité
rapporter au premier uniquement lait
s'en
le pour les purger : queftion fur de la mere.
fort fentiment des Auteurs modernes laquelle
partagé.
eft
Si je conclus
cette
pour laffirmative de
jignore propofition, que le voeu de ce n'eft pas que
pofe à ce que l'enfant la nature s'opmence par être foumis naiffant à
commaceutique. Je fais
PArt Pharcette Mere
très - bien
duftrieufe, prévoyante,
que
3 (jentends la aétive, inpourvu d'avance aux
Nature ) a
tes les créatures;
befoins de toudans le fein de la femme qu'elle a préparé
ou petit lait, qui eft
un colofthum, 2
proprié au
un purgatif apelle à délayer nouveau-né, le
defliné par
meconium & à en --- Page 63 ---
dans l'ordre de la Nauure.
débarraffer fon
niffant l'aliment eftomac, en lui fourmieux. J'ai même qui lui convient le
duit bien cet effet reconnu fur la qu'il proenfans des payfannes,
pluipart des
& de bonne
qui font jeunes
qu'ille
fanté; mais j'ai obfervé
vu une
RDAERCEOth:
miférables, grande quantité de ces petits
mentés
2 être fréquemment tourviolentes pendant deux mois & plus, de
tranchées,
fieurs furccomboient auxquelles plurobuftes, reftoient dans : d'auitres, plus
dont ils avoient
une langueur
fe relever, puis beaucoup de peine à
nouveaux
retomboient dans de
accidenslorsdela
Je n'entreprendrai
dentition,
longuement fur les caufes pas de differter
paroiffoient s'oppofer à l'effet qui du me
lofrum : peut-être le vin
COautre liqueur échauffante, fucré, ou
en ufage dans beaucoup d'endroits 9 qu'on eft
donner à plufieurs
de
fans fitôrquils fontnés, reprifes aux encafionne communément & quileuroctroifieme
la jauniffe au
jour, en eft-il une des prin:
Cvj
uement fur les caufes pas de differter
paroiffoient s'oppofer à l'effet qui du me
lofrum : peut-être le vin
COautre liqueur échauffante, fucré, ou
en ufage dans beaucoup d'endroits 9 qu'on eft
donner à plufieurs
de
fans fitôrquils fontnés, reprifes aux encafionne communément & quileuroctroifieme
la jauniffe au
jour, en eft-il une des prin:
Cvj --- Page 64 ---
Les Enfans
cipales (E).
élevés
façon de vivre Peut-être auffi notre
de celle
eft-elle trop
qui nous
éloignée
pour que le premier convient le micux,
puiffe acquérir toute la lait de la mere
mnenteufe dont il eft
vertu médicaentrer à cet égard dans fulceptible. Sans
qui n'ef pas de mon une difeuffion
contenterai de
reffort, je me
j'ai été le
rapporter des faits dont
fent décififs témoin, en faveur & qui me paroifartificielle, Car,
de lIa
ou la fcience de ou je me purgation
la jufte
la Nature n'ef trompe 2
périences combinaifon faites
d'une fuite
avec
ane
cernement.
attention & dif26. Quand je fuis
Oficier d'Artillerie arrivé, en
on ne pouvoit
à
1744,
dans la
élever SeDoningue, de
plaine du
Nérillons
mouroient prefque Cap-François. Ils
environ
tous, c'eft-a-dire
maladie appellée, quatre-vingt fur cent, d'une
mâchoire ou tetanus dansl le pays," mal de
de portoit dans les neuf (PI), qui les emleur nailance,
premiers jours
quoique toutes les --- Page 65 ---
dans lordre de la Nature, 6r'
Négreffes y nourriffent leurs
Ayant fait à Rochefort
enfans,
d'Anatomie & de
plufieurs cours
MM.
Botanique, fous
célebres Dupuy de la pere & fils, Médecins
tenois auffi de Marine leur de ce Port, je
connoiffances de
amitié quelques
pofai en
Médecine. Je proparens
conféquence à un de mes
heurs à 2 qui me racontoit fes malauffi-tôt ce fujet, de faire
la
prendre,
manne fondue naiffance, dans
2 une once de
fuffifante
d'eau, au premier Négrillon quantité
viendroit. L'effai
qui lui
fur l'enfant de la que nous en fimes
qui accoucha dans premiere fon
Négreffe
nous ayant réuffi à fouhait, habitation, il fut
commencé avec un
retous ceux qui lui vinrent. égal fuccès fur
fut attaqué du mal de
Aucun ne
cet ulage, par-là
mâchoire; &
a paffé de chez lui reconnu chéz fes falutaire,
s'eft répandu dans la
voifins,
François, & en
plaine du Capy a confervé des gagnant milliers toute VINe,
27. Loriqu'encore
d'hommes,
plein de ce que
fut
commencé avec un
retous ceux qui lui vinrent. égal fuccès fur
fut attaqué du mal de
Aucun ne
cet ulage, par-là
mâchoire; &
a paffé de chez lui reconnu chéz fes falutaire,
s'eft répandu dans la
voifins,
François, & en
plaine du Capy a confervé des gagnant milliers toute VINe,
27. Loriqu'encore
d'hommes,
plein de ce que --- Page 66 ---
Les Enfans élevés
à
je commen:
Javois vu PAmérique,, THiftoire Naçai en France à étudier
des Enfans du premier Age,
turelle
les livres ni fur les animaux
non dans
comme nos modernes
domeftiques, mais dans la cabanne
Naturalites,
le defir de prédes pauvres paylans; enfans des tranferver ces précieux auxquelles je les voyois
chées cruelles
le
me fit employer purgatif
fi fujets, de
de chicorée comd'une once
fyrop
cuillerées
pofé, précédé de quelques le recommande
d'eau miellée, tel que mêlé avec une
M. Tiffot, c'efea-dire d'eau. J'ai eu la fatifégale quantité de voir ce remede produire
faétion
effets, fans
conflamment les meilleurs
fait le
qu'il eûit jamais
m'appercevoir mal à aucun de ceux qui
moindre
douze
ufé. Au contraire,
en avoient
fuffifantes pour toute
heures étant
ils prenoient enfuite
cette opération, facilité; & comme ils
le tetton avec
befoin réel, il leur
fentoient alors un de former promptedonnoit la force fein, & d'en extraire
ment le bout du --- Page 67 ---
dans l'ordre de la Nature. 63
lelait par une faccionvigosreuie.éae fouffrir la mere.
faire aucunement Madame de Fourcroy l'a
Outre que fur fes enfans 8z fur elleéprouvé même, nous avons fait enfemble plufieurs fois, & faifons encore journellement la comparaifon de ceux qui
ont été purgés en naiffant, avec ceux
qui ne le font pas, & nous trouvons
toujours que ces premiers prennent le bout
mieux le fein, & en forment
plus aifément; qu'ils font en général
de tranchées & de coliques;
exempts qu'ils fe fortifient bien plus promptement que les autres, 8z démontrent douceur 82
leur bonne fanté par leur
car
leur enjouement. Je dis nous du 2 refcette affaire étant pleinement néceffaifort des Dames, elles y font & l'on
rement des juges fouverains, vont, à cet
a peine à croire jufqu'oit la finefle, la
égard, la perfpicacité, du difcernement
jufteffe & ia fagacité
fes enfans. Il
d'une mere qui a nourri
eft certain, d'ailleurs, que cette l'effet purgation artificielle n'empêehe pas
du 2 refcette affaire étant pleinement néceffaifort des Dames, elles y font & l'on
rement des juges fouverains, vont, à cet
a peine à croire jufqu'oit la finefle, la
égard, la perfpicacité, du difcernement
jufteffe & ia fagacité
fes enfans. Il
d'une mere qui a nourri
eft certain, d'ailleurs, que cette l'effet purgation artificielle n'empêehe pas --- Page 68 ---
Les Enfans
du
élevés
colofrum, qui n'en agit
Puifaniment, comme le
que plus
périence.Je ne contefte prouve fexque quelques enfans
pas cependant
bien s'elever,
ne puiffent trèsfans avoir
fitr-tout à la
mais je -
fait ufage de ce campagne, minoratif;
célebre maintiens, d'après M,
connu Accouchetr, qui en avoit Pujoz,
de pratique, Tavantage par quarante années recuns; qu'il en qu'il conferve ne peut nuire à aunombré; qu'il eft
un très-grand
les ceux qu'on met en indifpenfable pour
meres qui allaitent nourrice, fe
& que
toujours bien de Favoir trouveront
pour elles & pour leurs employé, &
28.Je me
nourrifions.
obligedavertir crois, en conl@quence,
mere que ce qui gue a été c'eft une pure chifeconde édition de
avancé dans la
4 Quily a de
PAvis aux
>
Marts,
donnerd
tinconvinient a ne
>
né, G sueratenfant
pas
que le Jein peut auff-toe être qu'it
>>
par le lait
La
de couche,
après douge heures aféz
X pas Jaife facilement pour que le bout n'en foit
par un enfane --- Page 69 ---
dans. Pordre de la Nature: 6;
été purgé & qui a de tappltit *.
quia auffi
avoir recome crois
qu'après dans la premandé. cette purgation del'Ecrit dontje parle,
miere édition
dû, dans la feconde,
bn n'auroit pas
le contraire, 9 fous
ire pofitivement M. Tifot, d'après qui
brétexte que
r'entendoit Pappliguer
on avoit parlé, qu'on met en nourrice.
u'aux enfans
en
1e eft inconteftable que M. Tiffot, a les
Hifant à ce fujet, ceite 81 pratique il eff 2fouplus grands avantages, 2
n'a pas
aiter qui'elle devienne généralt, ceux noureu intention d'en excepter la falubrité du
Fis par la mere, donne, vu dont j'ai plus de
confeil qu'il
Quiconque
Hix années d'expérience.
marchera à la lumiere de ce flambeau,
s'égarer. Les raifonnemens
ne peut
l'obcaptieux des fophiftes foibles, pourront designofcurcir aux yeux des qui, ne voulant
rans & des pareffeux de rien voir ni
pas prendre la eux-mêmes, peine
font toute
examiner vie, efclaves par
de tous les préjugés
leur
mais il éclairera toujours
du peuple;
il qu'il
Quiconque
Hix années d'expérience.
marchera à la lumiere de ce flambeau,
s'égarer. Les raifonnemens
ne peut
l'obcaptieux des fophiftes foibles, pourront designofcurcir aux yeux des qui, ne voulant
rans & des pareffeux de rien voir ni
pas prendre la eux-mêmes, peine
font toute
examiner vie, efclaves par
de tous les préjugés
leur
mais il éclairera toujours
du peuple; --- Page 70 ---
Les
les
Enfans élevés
gens inftruits, 2 laborieux &
RCE fera C'eft la pierre de touche nor
table
sûrement
qu
or de celui qui dilinguer le véri
tout l'éclat dont il
eft faux, malgre
En phyfigue, comme oeutgeimnoé dit
qui ne peut étre démontré M, Clerc, C
rience, mze doit point
par
une
vaine théorie
étre recherché texpé pat
premier pas vers : fobforvation efi l
ci poirt de
feospiionoes fans celle
peu de raifonnemens connallienees certaines 6rfor
faux.
qui me portent &
29. Je citerai encore
comme un des meilleurs M. Tiffot
T'excellence du
garans de
enfans avec de Leau précepte de laver les
main de leur
froide dès le lende.
tems avant d'avoir naifance. lu Quoique, 2 long.
je me fufle fait à cet fes Ouvrages,
thode d-peu-près
égard une mépreferit, Tai penfé conforme à ce qu'il
de Fautorité d'un maître devoir m'étayer
table, dont le fiuffrage auffi refpec
grand poids en cette
doit être d'an
mencerai donc
matiere, Je compar rapporter tout au --- Page 71 ---
dans P'ordre de la Nature. 67
le paffage de fon Avis au Peuple
bng
a rapport à ce préjr Ja fanté, faveur qui de ceux qui ne conepte en
livre
fait
oiffent pas ce
admirable, les chefs
our être le manuel de tous
le famille. Voici commelldexplique, froide,
du lavage d'eau
n parlant
méthode ufitée
hapitre XXVI. < Cette
ily a tant de fiecles, & prariquée
peuples
de nos jours par plufieurs très-bien, paroiqui s'en trouvent à nombre de meres :
tra révoltante
leurs
&
croiront tuer
enfans,
> elles
le courage de réfifter
> n'auront pas
font les premieres
> aux cris qu'ils les lave. Mais f elles les
> fois qu'on
elles ne peuvent
> aiment vérizablement,
réelle de
> leur donner une marqie plus
en
cette tendrefe, qu'en furmontent Les en-
)) leur faveur cette répugnance. ont le
> fans foibles font ceux qui Ceux
befoin d'être lavés
> plus
très-robuftes peuvent s'en
5 qui font & l'on ne peut croire 2
>> paffer; :
coml'avoir vu fouvent,
>> qu'aprés
méthode contribue à
9 bien cette
elles ne peuvent
> aiment vérizablement,
réelle de
> leur donner une marqie plus
en
cette tendrefe, qu'en furmontent Les en-
)) leur faveur cette répugnance. ont le
> fans foibles font ceux qui Ceux
befoin d'être lavés
> plus
très-robuftes peuvent s'en
5 qui font & l'on ne peut croire 2
>> paffer; :
coml'avoir vu fouvent,
>> qu'aprés
méthode contribue à
9 bien cette --- Page 72 ---
Zes
9 leur donner Enfans élevés
5 ces. J'ai le promptement des
5) que j'ai
plaifir de voir,
for
>
cherché à Tintroduire depui
99 S plufieurs & les
meres, les plus ici
9> employé plus
ten
avec
ratifonnables
cès. Les
les plus grands lon
99 étéles Sages-femmes
fuic
témoins, les Nourrices qui en oni
>> Gouvernantes exéeutrices
qui en ont été & les
> elle
5. la
leg
peur
répandent ; &
> tout me devenir générale,
f
>> ment
Tannonce, je fitis comme
>> un
perfuadé, qu'en
pleine-
>> contribicra très-grand nombre conlervant
à
d'enfans,
>> de la
arrêter les
elle
> très. - dépopulation. Il faut les progrès
>> quelgue regalierement tems 6
tous les laver
> fale ; & dans quelque
jours,
>
les
la belle faifor guiil
> des plonger baflins dans des
faifon 2
de
feaux,
> rivieres >,
fontaine, 2 dans dans des
30. Rien,
politif, & ne cerainement, mérite
n'eft plus
fiance, que ces leçons plus de conFArt, qui s'eft
d'un Maître de
acquis la plus grande --- Page 73 ---
dans.fordre de la Nature. 69
onfidération dans toute I'Europe,
de fon mérite &
ar la fupériorité
T'étendue de fes connoiffances
ar
*. Jimagine
héoriques & pratiques être inutile
ependant qu'ii ne peut
de
un exemple frappant
e rapporter
ai faite à mon fils
epplication quej'en
les plus
iné, dans les circonftances
ritiques & les plus embarraffantes
puifie fe trouver. Si en
à perfonne
Madame de F.
fet on confidere que & fort délicate,
tant née très-petite
faire une fauffecommencé par
la
ouche à trente-huit ans ; que grofa
d'eau froide
confervet
* L'utilité du enfans lavage nouveaux nés, RAreEn encore con-
- fortifierles le fuffrage qu'a donné aux préceptes de
1. rmée Tiflot, par M. le Baron Van-Swieten, Reine de premier Hongrie Mé- ;
ecin de S. M. Commentaires Timpératrice fur le Traité des maans fes (avans
extrait des Aphorifmes de BoerAdies des traduits Enfans, du latin par M. Paul, Médecin de
aave,
trouve cette traduétion chez Nyon VanMontpellier,
L'autorité de M.
ainé, 1 rue eft 1: fans Jardinet). doute d'un grand poids > puifque les
wieten
de Téducation phyfique de la nomoins qu'il a pris de
Reine ont été confpreufe famille Timpératrice les fuccès les plus heureux,
amment couronnés
dont cette
k lui ont mérité Fant honoré, particuliere
Princeffe l'a toujours
M. Paul, Médecin de
aave,
trouve cette traduétion chez Nyon VanMontpellier,
L'autorité de M.
ainé, 1 rue eft 1: fans Jardinet). doute d'un grand poids > puifque les
wieten
de Téducation phyfique de la nomoins qu'il a pris de
Reine ont été confpreufe famille Timpératrice les fuccès les plus heureux,
amment couronnés
dont cette
k lui ont mérité Fant honoré, particuliere
Princeffe l'a toujours --- Page 74 ---
Les Enfans
feffe qui eft furvenue élevés
avant qu'elle fàt
un mois après
blie, a été une des entiérement réta
puiffe éprouver
plus cruelles
reilles & de dents par des douleurs qu'or d'o
opinidtres,
fi violentes &
faire faigner qu'elle a été forcée de 1
de fes neuf cinq fois dans le cour
qu'elle s'eft mois; fi on prend
premier né, déterminée à nourrir garde
& mere & de contre l'avis de fes ce
a été la
toute fa famille; perd
deffus du premiere femme du qu'elle
un devoir commun,. de
qui fe pays fnt fait aufondions de remplir en entier les
Dames de la ville mere, la & que toutes les
uine folle qui
regardant comme
au moins fa fanté, rifquoit fa vie, ou tout
fantaifie qui r'avoit pour fatisfaire une
mun, elles cherchoient pas le fens comparens à la détourner ainfi que fes
par toutes les
de fon projet,
repréfentations
Scinagimables elle
fur les dangers poflibles
voient s'expoloit, être
on fentira auxquels
fera
fes
quelles deforcé de convenir inquiétudes, & l'on
qu'il n'y a --- Page 75 ---
dans l'ordre de la Nature. 7X
ueres de fituations moins favorables
une pareille entreprife.
attention
Mais fi on fait encore
voulois
e le lavage froid, auquelje heurtoit de
e mon fils fit founis,
ontle préjugé de fa mere elle-mème, confé-
'il m'étoit d'une fi grande
uence de ménager. & de gagner, des
bmme celui de Tuniverlalité
abitans de la ville & des environs;
les
modérés dans le nombre
ue
plus
me
ceux
toient
qui
regardoient entêté d'un
bmme un téméraire, qui,
tême nouveau dont jamais perfonne
avoit oui parler, vouloit fe jouer
e la vie de fon fils unique: qu'enfin article
fanatifme du peuple fur cet
de
toit porté au point de me & traiter de dire
burreau de mon enfant; falloit me faire
ubliquement s'il qu'il venoit à mourir, on
pon procès
m'a fallu de patience,
igera ce qu'il de fermeté, & par fois
e courage,,
furmonter tant
inflexibilité, pour & d'obftacles réunis
e contradi@tions
maifon,
Eordermmtmmapopes
unique: qu'enfin article
fanatifme du peuple fur cet
de
toit porté au point de me & traiter de dire
burreau de mon enfant; falloit me faire
ubliquement s'il qu'il venoit à mourir, on
pon procès
m'a fallu de patience,
igera ce qu'il de fermeté, & par fois
e courage,,
furmonter tant
inflexibilité, pour & d'obftacles réunis
e contradi@tions
maifon,
Eordermmtmmapopes --- Page 76 ---
Les Enfans élevés
Car
Madame de F. à fe
de
eoatietunens
par desi routes nouvelles laifler conduire
abfolument
quiluiéroient
propos du public inconnues, &z des au milieu des
pays,qu'on fe plaifoit à lui Doëteurs du
journellemen,
rapporter
même bien de la lorfque j'avois mois
les inquiétudes
peine à furmonter
naturelles à un
tres-fenfible, enfant à
2 qui a eu fon
pere
favoir cinquante ans? Il faut premier
que les maux
encore
mere avoit foufferts horribles que la
groffeffe 2 avoient pendant toute fa
influé fur le fruit confilérablement
Cet enfant avoità qu'elle avoit porté,
de long en venant peine treize
tra;
au monde, & pouces
prefque en
mondélicatefle de nerfs, naifant, une fi grande
porte
fe fermoit le que le bruit d'une
furle Rd de fa mere où faifoit treflaillin
31. Dans un
on Favoit pofé,
compliqué de
enchaînement auffi
& embarraffantes, circonflances critiques
que la divine
ilfalloit fans doute
le fond de mon Providence, qui voyoit
coeur & en quiyavois
mis --- Page 77 ---
dans Lordre de la Nature.
mis toute ma confiance, me conduisit 73
Hlonnât pour ainfi dire par la main, & me
la force de réfifter, comme
rocher inébranlable, à la
un
Fieufe dontjétoisbattue de tempête fi:
pour pouvoir
le toutes parts,
teufement
port auffi heuque
fait, 2
PRT
Ecueils dont j'étois environné. malgré les
Honc m'être fait gloire de
Après
que ces fecours furnaturels reconnoître
Réceffaires, & de publier m'étoient
que je les tiens de la bonté hautement
puiffante de Pêtre
toute
ne refufer de rendre fuprème,je à M. Tiflot ne puis
hommage public de ma reconnoif. un
ance à
pour tous ceux quej j'aireçus de
bienfaifance, tant en
es Ouvrages de quoi
puifant dans
aux raifonnemens de combattre les
Kraffurer ma moitié, mes adverfaires
eu la complaifance de que parce qu'il
le confolant dans fes
nous mander
ant une part réelle à nos lettres, en
ependant nous
peines,
Roa
avoir
oicic icommeilsfesplique jamais connus.
Foid dans celle qu'il me fit fuarlelavage Phonneur
D
ifance, tant en
es Ouvrages de quoi
puifant dans
aux raifonnemens de combattre les
Kraffurer ma moitié, mes adverfaires
eu la complaifance de que parce qu'il
le confolant dans fes
nous mander
ant une part réelle à nos lettres, en
ependant nous
peines,
Roa
avoir
oicic icommeilsfesplique jamais connus.
Foid dans celle qu'il me fit fuarlelavage Phonneur
D --- Page 78 ---
Les Enfans élevés
de m'écrire le 22 Novembre
g'elta.dire, la naiffance environ trois mois 1767;
>> chofe à de mon fils. wJe
>>
vous ajouter,
maate
depuis treize
M., c'eit
99 d'exemples
ans 2 une mulitude que
>; brité de cette m'ont démontré la falu3 pas vu un enfant méchode: queje n'ai
> trouvé;
qui s'en foit mal
>> la fuivani, que les j'ai Vu auL contraire erz
>> devenir
enfans les plus
> la emplayte, robufes ; gue ceux pour foibles gui 072
>> leurs
Jont tous fapéricurs d
> générale copiemporains dans
; qu'elle devient
> bre de peres & ce pays-ci; que nom-
>> ger,& même meres dans l'étran-
> m'en
dans votre
vantent le
Royaune,
9 étrangers
fuccès; ; que tous les
> le Prince qui de venoient voir S. A. S.
>> roient la
Vimtembers: la
admi-
> la gaieté fanté, des
force, Fagilité,
> filles, toutes trois trois Princefles fes
>> élevées dans
nées ici * 2. &c
>> donnez
cette méthode. Ainfi
courage à Madame, fi
par
* A Laufenne, --- Page 79 ---
dans l'ordre de la Nature,
hafard cela étoit encore
mais j'aime à croire que néceffaire; fes fuccès
l'auront
-
plus beaux encouragée mieux que les
C'eft aufli propos, &cc.
tontinuâmes ce qui eft arrivé. Nous
plus
I'hiver fuivant, l'un des
puis rigoureux qu'on ait reffenti de1709, à laver mon fils de la
ux pieds avec de l'eau
tête
bit au bout des doigts, fans qui nous geburcillât. On le promenoit qu'il en
purs, quoique la terre fût tous les
le neige, & qu'il ne fit
couverte
u'il ne l'étoit l'été,
pas plus vêtu
hir ceux qui le
ce quifaifoit fréhême qui en entendoient voyoient, & ceux
rédiétion de M. Tiffots'eft parler. La
ans fon entier, ainfi
accomplie
révu. Tout nous a réufli que à je l'avois
otre enfant n'a eu ni rhumes fouhait;
uxions, nicoqueluchesau.
> ne
a acquis une foupleffe & contraire,
irprenantes avec une fanté une inaltéra- agilité
He,8une telle vigueur, qu'il
eul à dix mois. En un mot, il couroit eft
renu l'objet de la curiofité & de l'ad- deDij
ier, ainfi
accomplie
révu. Tout nous a réufli que à je l'avois
otre enfant n'a eu ni rhumes fouhait;
uxions, nicoqueluchesau.
> ne
a acquis une foupleffe & contraire,
irprenantes avec une fanté une inaltéra- agilité
He,8une telle vigueur, qu'il
eul à dix mois. En un mot, il couroit eft
renu l'objet de la curiofité & de l'ad- deDij --- Page 80 ---
Les Enfans élevés
miration de tout le
loin d'adopter mes pays, oi, bien
tion
principes d'éducacette phyfique, 9 après un
de
efpece, on a dit
exemple
heureux que mon fils que j'étois bien
ce que j'avois fait
eût réfifté à tout
32. Dans ce tems-là pour le tuer.
M, Raullin, Médecin précifément
Roi, dont ie favois la ordinaire du
bien établie à Paris, réputation trèsTraité de la
travailloit à fon
Ayant oui parler confervation de
des Enfans.
prandsdogesparn mon fils avec de
vu, il. me fit Thonneur quelqu'un quil'avoit
fans me
de
m'écrire; 2
lui mander connoitre, pour me prier de
par quels
parvenu à le rendre moyens fi
j'étois
ceux de fon age,
iupérieur à
en avoit raconté, fuivant Je
ce qu'on lui
le
fatisfaire, en entrant m'empreflai de
de tout ce qui nous étoit dans le détail
quelle fut fa
arrivé, Voici
Mai 1768. 44 Je réponfe fuis
en date du 9
>) mens de
pénétré de fenti9 tention que reconnoillance, vous
pour l'at59 faire le détail de avez eue de me
lafaçon. dont - vous --- Page 81 ---
dans'Pordre de la Nature.
élevez M. votre fils. Je vous
) quil femble que vous
avoue
> dans la Nature. Elle m'a Payer puifée
P ment conforme à fes
paru telle-
>> donne dans
vues, qie je la
5 modele
m2012 Ouvrage comme U72
afuivre, Gc.n Sur le compte
que je luirendis, d'après fes demandes
réitérées, de la conduite queje tenois
fuivant les circonitances, & des raifons qui me déterminojent
encore ce qu'il me manda les 3 voici
8 8c15 Oatobre 1768. < Je
Juin, char-
>
Tas
mé que ma lettre ait fervi à
> faire rendre
vous
s ritez à tous jullice; vous la mé-
& fur5
en ce qui concerne égards, l'éducation tout
> M. votre fils J'admire la
de
9) dont vous
façon
>> un homme lélevez; fort & vous en ferez
robufte
s Théritage le plus précieux
; c'eft
> puiffiez lui laiffer... J'ai que mis vous
>) preffe levolume qui iconcerne fous
>> cation phylique des Enfans du PEdu-
>> mier age:j je vous ai
pres dele; je ne pouvois faire pris pour mo-
>> cru que je . devois
mieux. J'ai
vous nommér 2
Diij
de
9) dont vous
façon
>> un homme lélevez; fort & vous en ferez
robufte
s Théritage le plus précieux
; c'eft
> puiffiez lui laiffer... J'ai que mis vous
>) preffe levolume qui iconcerne fous
>> cation phylique des Enfans du PEdu-
>> mier age:j je vous ai
pres dele; je ne pouvois faire pris pour mo-
>> cru que je . devois
mieux. J'ai
vous nommér 2
Diij --- Page 82 ---
Les
9)
Enfans élevés
pour donner de
2> obfervations
l'autorité par vos
>> donne. Je aux confeils que :
fuis
je
que vous
très-flatté de ce
55 nomme dans trouvez bon que je vous
>> fion de
mon Ouvrage alocca3) Il feroit Féducation à
de M. votre fils.
> peres fuffent fouhaiter que tous les
5> à portée de comme la
vous,
toujours
de la foibleffe raifon, &
3)
enfans,
pour le bien éloignés de
&c. 3
leurs
On croira peut-être
amour
que c'eft par
extraits propre que j'ai rapporté
deLettres,
ces
autre but. Le feul quoiquelaie eu un
veuille tirer, eft argument fi
que j'en
Médecin
que
M,
à la Cour ordinaire &
du Roi, a
Raullin,
fon
à Paris
très-connu
Art avec
pour y pratiquer
feur Royal, de applaudifement, la Société
CenLondres, Membre des
Royale de
Bordeaux, de
Académies de
Arcades de
Rouen, & de celles des
le dit & l'a Rome, fait,
a CTIL 2 comme il
mant, de Lautoritl donner, à
e72 me nommes obfervations
fès confeils
: à bien plus ore --- Page 83 ---
dans Pordre de la Nature. 79
raifon, moi qui ne fuis qu'un particu- ;
lier retiré dans un coin de province; de ces
moi qui ne fuis décoré d'aucun ordinaititres impofans qui annoncent en font
rement le mérite de ceux qui
revêtus ; moi enfin de qui la profeffion n'a aucun trait à la matiere que à
je traite, ai-je befoin de chercher
m'étayer du fuffrage d'une perfonne cerdiflinguée dans fon Art, & quia
tainement fait de grandes recherches
& la conferfur FEducation phyfique tâcher de
vation des Enfans,
mes Dader
fuader à mes
que
aEnS
méthode méritent de
vations & ma
leur
confiance.Cefdone
dans partquelque la feule vue de leur être utile,
quej'ai cité ces de Lettres. F. ayant ett un fe33. Madame
mois
la
cond fils trente - deux dont la après bonne
naiflance du premier, étoient 2
fort aufanté & la vigueur avoit efpéré, vu
deffus de ce qu'elle
on croira aifa délicateffe naturelle,
à emfément qu'elle ne balança le pas même rébrafler pour ce dernier,
Div
leur
confiance.Cefdone
dans partquelque la feule vue de leur être utile,
quej'ai cité ces de Lettres. F. ayant ett un fe33. Madame
mois
la
cond fils trente - deux dont la après bonne
naiflance du premier, étoient 2
fort aufanté & la vigueur avoit efpéré, vu
deffus de ce qu'elle
on croira aifa délicateffe naturelle,
à emfément qu'elle ne balança le pas même rébrafler pour ce dernier,
Div --- Page 84 ---
Les
gime
Enfans élevés
effets d'éducation fi fatisfaifans dont elle voyoit des
Ce ne fitplusa
fur fon fils aîné.
forcée qu'elle s'y contrecaeur & comme
rience l'en avoir foumit. Son
la plus ardente
rendu la
expédame de la ville & la plus décidée.Une fecatrice
ple & fes confeils avoit fuivi fon exemver fa fille, qui s'en pour nourrir & éleveille, La
trouvoit à merSage-femme, 2 la Garde,
Domefiques dociles,
3 tous étoient
les
&
parce qu'ils.
devenus
perfiuadés, enforte deientconvanets
roient unanimement? à qu'ils concoutuellement ce qu'on exécuter
Auffi n'eus-je
leur preferivoit, poncdonner à mon fecond prefque aucun foin à
duit de tout point
fils. Il fut conrois, 2 moyennant comme je le defitranchées, ni
quoi il n'a eu ni
ainfi dire pas coligites, & n'a
pouffée des dents. jetté un cri
pour la
telle force, gu'à
11 acquit par-là jufgu'a une
debout tout feul quatre mois
&
ilfetenoir
qu'il marchoit contre fi
une chaife, s
qu'on le foutint,
ferme
qu'il Reiloaire aifé Peu de --- Page 85 ---
dans l'ordre de la Nature.
8r
oie tompter tous fes pas le dos
affurer que ce n'eft tournés,
tation de ma Part, &
pas exagécent perfonnes ont été ici que les plus de
He ce phénomene
témoins
ceux élevés fitivant très-commun parmi
ef vrai que la groffeffe mes de principes. fa
avoit étéla plus favorable
mere
fa couche la plus heureufe (FII), &c
defirer, ce qui ne
qu'on puiffe
ment être indifférent pouvoit certaineou foible confitution pour de
la bonne
en eft provenu.
l'enfant qui
tives 34. & Après deux épreuves confécurité de ma auffi méthode frappanites de la fupériocelles qui ont été propofées d'éducation, fur
quesBrochures modernes dans quel.
fans du premier
pour les Endifpenfer de combattre âge, je ne puis me
cipes peu conformes à mes plufieurs princes, quiy ont été
expérienféquences
établis, vu les content néceflairement. dangereufes qui en réfulCelui qu'on a
* Il n'a cependant marché feul
qu'à onze mois,
Dv
de ma auffi méthode frappanites de la fupériocelles qui ont été propofées d'éducation, fur
quesBrochures modernes dans quel.
fans du premier
pour les Endifpenfer de combattre âge, je ne puis me
cipes peu conformes à mes plufieurs princes, quiy ont été
expérienféquences
établis, vu les content néceflairement. dangereufes qui en réfulCelui qu'on a
* Il n'a cependant marché feul
qu'à onze mois,
Dv --- Page 86 ---
Les Enfins
jugé le plus conforme élevés
été tird de
à la
s'eft
Fanalogie abfolue Nature, 9 a
les figuré reconnoitre entre
qu'on
leur animaux, en plaçant Thomme nous &
claffe, à caufe de
dans
ports qu'on lui a
quelques
a vu les chiennes trouvé avec eux, rapfur leurs petits & les chates fe tenir On
ainfi dire
& les couver,
comme les oifeaux pendant quelques jours pour
en a conclu fur le font les leurs; on s
autre
champ, fansaucune
étoit falutaire Avandcration que la chaleur
toute efpece, & aux nouveaux nés de
de mieux à faire qu'il
avoit rien
ple des brutes, que de EA l'exemainfi. Ce
qui fe conduifojent
notre goût préjugé qui a fa fource dans
ceffaire du pour luxe la molleffe, fuite néétats, a été fouten qui gagne tous les
a pour titre :
dans un écrit
& élever les Maniere de bien nourrir qui
eft étonnant Enfans nouveaux nés. Il
Bermingham, que PAuteur, M. Michel
& qui a fait valoir qui paroît très-inftruit
mieux toutes les raifons on ne peut
qu'ont 52: --- Page 87 ---
dans Pordre de la Nature. 83
de donner le fein à leurs enmeres fans, fe foit, ainfi laiffé féduire par les
trompeufes d'une analogie
apparences ablolue qui ne fubfifte point. Voici
comme il s'exprime. ( Pourquoi femme
la
fer
> mi tous les animaux,
du devoir
>> roit-elle feule difpenfée
>> de couver pour ainfi dire & fesenfans? les vivi-
>> Les animaux ovipares
les leurs?
>> pares ne couventils pas écrit dans la
>> Ceft donc un précepte mere doit
>> loi de la Nature, qu'une d'elle lorf-
>> tenir fon enfant auprès
.s0e1s
> qu'il eft foible & languiflant. coufaffent, dit-il encore,
>> Qu'elles leur enfant auprès d'elles pen5> cher
mois, &c. >>
9> dantle
vif 8 exquis dont le
Le
CLmDes
Sexe eft doué, devient pour lui une
pierre de touche avec laquelle fuite iljuge de
de tout. On fait qu'il eft une
de fes
la délicateffe & de la vibratilité aifément à fe
nerfs, qui le portent font ébranlés à
paffionner fi-tôt qu'iis
un certain point; & je conviens S
Timage touchante que préfente
Dvj
9> dantle
vif 8 exquis dont le
Le
CLmDes
Sexe eft doué, devient pour lui une
pierre de touche avec laquelle fuite iljuge de
de tout. On fait qu'il eft une
de fes
la délicateffe & de la vibratilité aifément à fe
nerfs, qui le portent font ébranlés à
paffionner fi-tôt qu'iis
un certain point; & je conviens S
Timage touchante que préfente
Dvj --- Page 88 ---
Les Enfans élevés
M. B. eft vraiment
les meres tendres, propre à féduire
ne peut jamais
qui penfent qu'on
fans. L'idée de trop faire pour fes enmoment
ne les pas
faite
qu'ils voient le - quitter du
pour plaire au
jour, étoit
a d'ailleurs des relations Sexe, Cette erreur
d'anciens préjugés
intimes avec
toujours, & s'accorde auxquels on tient
ment avec le penchant merveilleufe
Dames à la mollefle, Il n'eft général des
étonnant que celle
eft donc pas
PAvis aux Meres, ait qui faifi Auteur de
avec une forte d'enthoufialme ce fyflême
feconde édition
dans la
Elle s'eft cru, à la qui leéture a paru en 1770.
M. B., éclairée d'un
du livre de
de lumiere, quiluia fait nouveau rayon
ce gu'elle avoit dit dans la oublier tout
tandis qu'laniquement
premiere ;
fuivoit un feu follet éblouie, 2 elle
manquer de
qui ne Pouvoit
rêve de M. B. l'égarer. Elle a pris ce
trée,
pour une vérité
parce qu'il eft en effet démoncieux; & comme on veut affez fpérenchérir fur fon modele,
toujours
cette Dame --- Page 89 ---
dans Pordre de la Nature. 8;
la doêrine falutaire
a abandonné
dans les Ouvrages
qu'elle avoit puifée voulu
He M. Tiffot. Elle a
perfuader leur étoit
à toutes les femmes qu'il leur enfans
ndifpenfable de coucher
le
goujours avec elles, 6 de ne pas quiuter mois ;
une minute pendant dormit le premier le feins
qu'il falloit le Laiffer
fa fur chaleur,
afin de lui communiquer
Je palfer,
lont il ne pouvoit abfolument mieux que toute
6 qui lui convenoit naturelle:
autre 2 parce qu'elle eff
&
tous
MAReE
dangereux a.
égards,
de
tement oppofé aux expériences fentiment
M. Tiffot, aux miennes, les au vrais
de M. Raullin, &à tous
des prin- encipes de Péducation phylique
fans.
ordre
35. Mais pour répondre PAE M. B.
& en détail aux queftions
je lui ferai remarquer premierement,
a avancé
qu'il s'eft trompé loriqu'il couvoient leurs
que tous les animaux tenoient chaudement
petits 5, & les
Les frugivores
après leur naiffance. chevreau bondit
n'en fon: rien; le
les au vrais
de M. Raullin, &à tous
des prin- encipes de Péducation phylique
fans.
ordre
35. Mais pour répondre PAE M. B.
& en détail aux queftions
je lui ferai remarquer premierement,
a avancé
qu'il s'eft trompé loriqu'il couvoient leurs
que tous les animaux tenoient chaudement
petits 5, & les
Les frugivores
après leur naiffance. chevreau bondit
n'en fon: rien; le --- Page 90 ---
Les
prefque
Enfans élevés
le
en voyant le jour; le
fuivent poulain,, le faon,
veau, *
font
la mere en l'agneau, &c.
pas couvés par elles. naiffant, Il refte & ne
semngubiety voir fi
donc
nous fuivrons l'embarras les
de fachienne, de la
leçons de la
ou celles de la chate, de la
de la chevre, vache, de la louve;
autre. Il feroit de la biche, ou jument de
de deviner
en effet affez dificile toute
féré une efpece par quel à
motif on a préfaire notre modele, lautre, fi
2 pour en
que les foins de celle
ce n'eft parce
font plus connus des qu'on a choifie
villes, (ympathifent
habitans des
penchant à la
mieux avec leur
moins contraires molleffe, & femblent
des Nourrices, aux anciens préjua
qui
f
n'y pas vingt
étoient
cles en fait d'éducation ans, les feuls encore, orapremier âge. Car
des enfans du
roit-on pas que les pourguoi ne penfeces
femelles des efpequittent enthelferes, le moins qui font celles
les couvent,
leurs petits & qui
2 pour me fervir de iee --- Page 91 ---
dans P'ordre de la Nature. 87
preffion de M. B., le plus affiduenent, ne le font pas pour chaleur, communi- dont
quer à ces petits une
befoin dans
Fertainementils n'ont pas
de PAfriles climats brûlans de PAfie, ni même dans
que, de TAmérique, de ceux de I'Europe 2 2
Huelques-uns fur-tout lété, mais feulement pour
les défendre de la dent du mâle de la
même efpece, que leur inflinét leur
apprend être en général le premier de leur
& le plus dangereux ennemi abfoluprogéniture? Cette opinion
ment conforme à nos connoiffances
les plus certaines fur PHiftoire natu- bien
relle des Animaux, celle me de paroit M. B., &z
mieux fondée que embarraffé de prouver
je ne ferois
fi cela
qu'elle TOENE la préférence,
étoit de mon fujet.
Pana36.Je dis en fecond lieu, que M. B.
logie direête & abfolue que
établit entre Phomme &les animaux,
comme s'il faifoit avec aucun d'eux,
ou avec la totalité prife in globo, une
feule & même clafie, eft purement
, celle me de paroit M. B., &z
mieux fondée que embarraffé de prouver
je ne ferois
fi cela
qu'elle TOENE la préférence,
étoit de mon fujet.
Pana36.Je dis en fecond lieu, que M. B.
logie direête & abfolue que
établit entre Phomme &les animaux,
comme s'il faifoit avec aucun d'eux,
ou avec la totalité prife in globo, une
feule & même clafie, eft purement --- Page 92 ---
Les
fiétive,
Enfans élevés
Pour le
mence par
détromper, je comauffi retpedable m'étayer d'une autorité
moi: c'eft celle de pour lui que pour
Que M. B. ouvre le Filluftre Buffon,
toire Naturelle
tome IV de PHiflira ces mots: in-12. page 162, il
2 me reffemble wileft vrai que T'hom- y
> qu'il a de
aux animaux
ce
5 lant le
matériel, & qu'en par vou-
>> tion de comprendre tous
dans
les
l'énuméraeft forcé de le
êtres naturels, on
>> des
mettre dans la
animaux; mais
claffe
déja fait
comme je
>
fentir, la Nature
l'ai
claffes, ni
n'a ni
s que des genres;elle ne
9) ces claffes individus. font
Ces comprend genres &
> efprit, ce ne
Touvrage de
font que desidées notre
9 convention; tons
& lorfque nous
de
5 claffes, I'homme dans Tune de met9> réalité de nous ne changeons
ces
> geons
fon être, nous ne pas la
9). térons point à fa nobleffe,
déropas fa
nous n'al9> n'ôtons rien condition, à la
enfin nous
2 Nature humaitefurcolle fupériorité de la
desbrutes; --- Page 93 ---
dans l'ordre de la Nature. 89
nous ne faifons que placer Thomme
lui reffemble le plus,
avec ce qui même à la partie matérielle en donnant de fon être le premier
>.
à
un
TER
r ceci n'eft point vérités fyftême claires &
laifir, ce font des
chacun
écifes, dont il ne tient qu'à J'oblui-même,
e fe convaincre par
Phomme
Erve donc, &cje vois
dans ia
un individu
Toe
R en effet
forme lui feul
ature entiere 2, qui de toutes les aulne claffe féparée
je lui trouve
res. Si en Pexaminant
matérielles
uelques reffemblances
vec les animaux réunis en maffe, je
vois auffi les différences fans nom1 tant dans la configuration extére,
dans celles
jeure de fes parties, que crois bien
le Tintérieur. De-là je me
bndé à conclure que s'il fubfifte les quel- aniu'analogie entre Thomme 8z
naux, elle ne peut avoir lieu de que la
par rapport aux loix générales à tous les
Nature, qui conviennent
indifenres & à toutes les efpeces obéiffent
inctement, & auxquelles ils
uffi les différences fans nom1 tant dans la configuration extére,
dans celles
jeure de fes parties, que crois bien
le Tintérieur. De-là je me
bndé à conclure que s'il fubfifte les quel- aniu'analogie entre Thomme 8z
naux, elle ne peut avoir lieu de que la
par rapport aux loix générales à tous les
Nature, qui conviennent
indifenres & à toutes les efpeces obéiffent
inctement, & auxquelles ils --- Page 94 ---
Les Enfans
tous également.
élevés
petits & de
Celle d'allaiter
me paroimant pourvoir àleurs
leurs
univerfelle de ce nombre & befoins la
regarde
2 je penfe qu'elle plus
vons les imiter comme cux, & que nous nous
Si d'ailleurs
en cette
deles foins
ils différent Partie entr'eux (P111),.
qu'ils leur donnent, dans
anelinictoaspote
pourque l'autre
plutôt une
une méthode' 9 & n'aurons : nous eipece
vienne
d'éducation
pas
de fenfé, qu'à la nôtre? Il n'ef qui ne conquine foit pour bientôt peu qu'il y réfléchifle, perfonne
doit être, &
convainen que cela 9
ment gue M. B. que & c'eft fes inconfidéréimaginé que c'étoit
feétateurs ont
2472 precepte écrit dans la pour la femme
couver Jès enfans,
loi naurelle de
comme les petits puifqu'ils chats
n'ont pas
matous à craindre.
la dent des
dire, 37. D'après tout ce
je me flatte
que je viens de
gueres douter
qu'on ne pourra
foin d'une éducation que l'enfant n'ait beculiere à Phomme. Il propre & partine s'agit donc --- Page 95 ---
dans Pordre de la Nature. 91
Jus que de démontrer que celle que à
propofe eft juftement appropriée de noun'eft pas
I nature, & qu'elle
elle invention. s'inftruife de ce qui fe paffe
Qu'on
de la
cet égard fur la fuperficie Pufage de
erre, on apprendra à l'eau que froide fi-tôt
aver les enfans eft auffi ancien que le
u'ils font nés, eft pratiqué par pluhonde ; qu'il
habitent TAfie,
jeurs peuples qui
& une bonne
Afrique, TAmérique de T'Europe; en un
partie de ceux
& du
hot du Midi au Septentrion Les autorités
Levant au Couchant:
fourmillent
lappui de cette vérité, confacrées
le toutes parts, & font loix. Le LéHans les plus anciennes le bain aux Juifs en
vitique ordonne endroits; PAlcoran le prefHifférens Mufulmans plufieurs fois dans
crit aux
de relia journée; c'eft une pratique
gion :
établie par la plupart des LégifO
des
méridionaux. Tousles
lateurs
pays réuniffent
regarder
Médecins ie
pour
affuré
Le bain froid comme un remede
& font loix. Le LéHans les plus anciennes le bain aux Juifs en
vitique ordonne endroits; PAlcoran le prefHifférens Mufulmans plufieurs fois dans
crit aux
de relia journée; c'eft une pratique
gion :
établie par la plupart des LégifO
des
méridionaux. Tousles
lateurs
pays réuniffent
regarder
Médecins ie
pour
affuré
Le bain froid comme un remede --- Page 96 ---
Les
à certaines Enfans élevés
fieurs qui Tétendent maladies, & il en eft
nombre
fur un
plucomme un d'autres 9 en le
grand
toutes celles préfervatif certain regardant
gement de la qui dépendent du contre
un des meilleurs tranipiration, & comme déranTHiftoire autorités, je joindrai fortifians * A ces
tome IV, Naturelle de M, celle de tirée de
Pulage du EOEr 186, qui
Buffon,
aufitôrla, naillance, froid pour prouve les enfans que
comme
n'eft
fgurent, beaucoup de
pasrellreint,
chauds, aux feuls habitans perfonnes fe le
Voici
des
4 On a
comme
pays
99 fage
toujours dans isesplique ce
5> ceci précaution eft
(on voit pays-cila
une ironie) de ne bien que
s Tenfarquiret cependant
des
laver
9p ceiles
des Nations iqueuretiodess
même qui habitent entieres,
les clide * M. Voyez le Traité
des Eaux Marreau, Dogeur thdorigue en 6 pratique des
la naire de la minérales, ville
& ancien Aiddceide, Infpedleur Bains,
veuve Godart, d'Aumale, II fe vend Médecin à Amiens Penfionrpaatmncadt chea --- Page 97 ---
dans P'ordre de la Nature. 93
mats les plus froids, 2 font dans
Fnfage de plonger les enfans dans
l'eau froide aufi-tôt qu'ils font nés,
mal..
fans qu'illeur en arriveaucun être
Ils n'en font pas quittes pour
lavés avec fi peu de ménagement
moment de leur naiflance, on
au les lave encore de la même façon
trois fois chaque jour pendant la &
premiere année de leur vie,
dans les fuivantes on les baigne
trois fois chaque femaine dans T'eau
froide. Les peuples du Nord font
perfuadés que les bains froids renforts &
> dent les hommes plus
c'eft
cette
)
&
etien
robuftes, forcent de par bonne heure à
> qu'ils les
Thabitude. Ce
y
>>
qu'ily
en contraêter c'eft
nous ne con-
>> a de vrai,
que
> noifons pas affez jufqu'oit peuvent
>> s'étendre les limites de ce que
eft capable de fouffrir,
> notre corps
Phabi-
> d'acquérir ou de perdre par
> tude, 8xc. >.
38. Nous favons très-pofitivement
relations avec P'An:
par nos fréquentes
bonne heure à
> qu'ils les
Thabitude. Ce
y
>>
qu'ily
en contraêter c'eft
nous ne con-
>> a de vrai,
que
> noifons pas affez jufqu'oit peuvent
>> s'étendre les limites de ce que
eft capable de fouffrir,
> notre corps
Phabi-
> d'acquérir ou de perdre par
> tude, 8xc. >.
38. Nous favons très-pofitivement
relations avec P'An:
par nos fréquentes --- Page 98 ---
Zes Enfans élevés
Septentrionatuc gleterre, que cet ufage des
ment
y eft
peuples
en Irlande, érabli, ainfi qu'en trés-anciennes
avoir
M. Tiflot nous Ecoffe &
depuis reconnu les bons effets certifie en
milliers plus de dix-huit
en Suiffe
d'enfans. J'ai
ans fur des
effets quatorze lieues de éprouvé ici, à
du lavage froid Paris, les bons
fils, & je
fur mes deux
de plus de pourrois cent
fournir une lifte
enfans
l'exemple des
qui,
mis avec un plein miens, y ont été d'après foufoit dans diférentes fuccés, foit à Paris,
Royaume: par
provinces du
thode, qui n'a conféquent d'ailleurs cette méconvéniens, eft
aucuns inen tout climat réellement celle
& de fait
mieux à la nature de qui convient
n'ayant qu'une peau Phommme, qui
par elle-même de le rafe, incapable
fintempérie des
défendre contre
d'ufer de cette
faifons > a befoin
état de réfifter induftrie pour être en
du froid & aux également à la rigueur
En un mot, il n'eft 1 ardeurs du foleil (LX).
Pas d'autre moyen --- Page 99 ---
dans Pordre de la Nature. 95
onnu de donner auffi promptement &
es forces à l'enfant nouveau né,
toutes celles qu'il eft
e développer
ufceptible d'acquérir (X).
Que M. Bermingham & tous ceux
ui adoptent fes opinions me difent
ant qu'il leur plaira, que la chaleur
e la mere eff le premier fecours dont
es enfans ont bejoin, & la meilleure
r'on puife leur procurer, bien parce fondé qu'elle à
f naturelle, je ferai
l'enfant
eur répondre qu'il n'y a pour fienne
lautre chaleur naturelle que la
propre, & qu'elle lui fufit; que celle
le fa mere eft pour lui auffi artificielle
K l'affoiblit autant que la chaleur
broduite par le feu, les maillots, les
touvertures de laine, 8c. qu'enfin
lle lui nuit beaucoup plus qu'elle ne
beut lui être utile, parce qu'elle lui
brocure comme toute autre des fecrédont la fuite
ions trop abondantes, l'humide radical
eft de deffécher
qui
eft le principe de fa force & de fon
Accroiffement. L'eau fraiche avec laquelle je lave les miens de la tête aux
lit autant que la chaleur
broduite par le feu, les maillots, les
touvertures de laine, 8c. qu'enfin
lle lui nuit beaucoup plus qu'elle ne
beut lui être utile, parce qu'elle lui
brocure comme toute autre des fecrédont la fuite
ions trop abondantes, l'humide radical
eft de deffécher
qui
eft le principe de fa force & de fon
Accroiffement. L'eau fraiche avec laquelle je lave les miens de la tête aux --- Page 100 ---
Les Enfans
élevés
pieds, dès le lendemain
fance, même en hiver de la naif
jours
& tous le
l'effet réguliérement, fait
de fi bonne contraire. Cette habitude directemen
comme
heure devient
prif
elle donne on dit, une feconde pour eux.
effet
du corps à la peau nature
leur naturelle tonique; elle concentre la par un
& cette adtivité qu'elle rend plusadive, chaune
produit & entretient
la vraie tranipiration bafe de la force réguliere 2 qui et
Je les revêtis
& de la fanté
journaliere d'une par cette opération
de l'air le plus
cuiraffe à
de prife fur eux piquant, qui Tépreuve n'a
de tems, fi
au bout de fort plus
les habiller & d'ailleurs on a foin peu de
tant le jour que la couvrir légérement
refpirer le grand air nuit; le de leur faire
la poilible; de les tenir loin plus qu'il eft
nuit furtout, dans
du feu, &
mens qui ne foient
des apparteen un mot, de les point échauffés ;
chaleur extérieure défendre de toute
gu'on apporte
avec le même foin
ordinairement & trèsmal --- Page 101 ---
dans Lordre de la Nature. 97.
les préferver du
pal à propos, pour
roid. Comme ce n'eft pas affez de
Ionner 39. de bons préceptes pour être
&
faut des exemples pour
tile,
qu'il . ne puis me difpenfer
berfuader 2 je ici à ce fujet un fait que
le rapporter
&
démontre fine crois unique, bien la qui vérité de ce que
tuliérement
avance.
Thiver de
On fe rappellera que
rudes
757 à 1768 fut un des plus
&z
qu'on ait vu depuis 1709, de ARo
gela plus de cinquante jours ordinaire,
Favois, fuivant mon ufage
Fait promener dans le commencement
He Janvier mon fils ainé qui n'avoit
pas encore cinq mois, fur le chariot
bir s'ajuftoit la corbeille qui lui fervoit de lit. Comme il s'y étoit enHormi & qu'il faifoit un beau foleil,
j'ordonnai qu'on le laiffat dans le
jardin, quoique la terre fût couverte
de neige, & qu'il n'eût fur le corps
qu'une braffiere de futaine avec un
lange de même éroffe & fa couche.
E
Janvier mon fils ainé qui n'avoit
pas encore cinq mois, fur le chariot
bir s'ajuftoit la corbeille qui lui fervoit de lit. Comme il s'y étoit enHormi & qu'il faifoit un beau foleil,
j'ordonnai qu'on le laiffat dans le
jardin, quoique la terre fût couverte
de neige, & qu'il n'eût fur le corps
qu'une braffiere de futaine avec un
lange de même éroffe & fa couche.
E --- Page 102 ---
Les Enfans
Quelques Dames
élevés
faire vifite ayant
qui vinrent nous
caril étoit
demandé à le
-
verlelle, lobjet de la
voir
je fus à la porte curiofité uni
jardin, en difant
du côté du
s'il dormoit
que fallois
fieur, dans le encore, Comment, regarder Mon
toutes enfemble jardin, A
séerierent-elle
ble. Tout le monde cela n'eft pas croya
vous traitiez
difoit bien que
une cruauté inouie, Monfieur votre fils avec
rions jamais imaginé mais nous n'aupoint de le laiffer dormir qu'elle allât atz
jardin par le tems qu'il
dans votre
enfant! mon Dieu
fait.. Le pauvre
C'eft cependant que je le plains!.
pouvez rendre une vérité dont vous
trouve le tems témoignage > & je
froid terrible ienitigue. Et le
ce n'eft donc rien qu'il fait, & la Oh ! vous vous à votre avis neige P. . 2
n'et pas couché fur trompez, mon fils
fur une paillaffe dans la neige, il eft
d'ofieràj
une corbeille
& pofée jourrecouvere fur un
d'un
qui fert àle
chariot à quatre canevas, roues
promener; cependantje --- Page 103 ---
dans l'ordre de la Nature. 99
parie qu'il fouffre moins du froid que
nous auprès du feu. L'ayant frémiflant apporté,
on s'empreffa de lever en
le canevas: on vit cet enfant vermeil fa
comme la rofe, rire en appercevant bras. On
mere, & lui tendre fes petits
lui tâta les mains, qu'on lui trouva
fraiches. Ilavoit du refte une chaleur
douce fur-tout aux pieds, quoiqu'il dans le
fût refté environ deux heures
le
jardin. Comme il étoit fale 2 on
de la
lava, la compagnic préfente, & de
ceinture en bas avec une ceffàt éponge de rire :
l'eau froide fans qu'il
quoi ces Dames s'en allerent
2Se en convenant qu'elles
s'étoientattendu à le trouver au moins
roide de froid, fans comprendre comment cela pouvoit être autrement.
La même chofe m'eft arrivée nombre de fois vis-à-vis des gens de la
campagne. Ils demeuroient en extafe,
& fe difoient Pun à l'autre - : 4 Nous
raconter à ces
>> n'oferions jamais
elles
>> femmes ce
je voyonsici,
>> diriont que pe ons menti; cepenEij
2Se en convenant qu'elles
s'étoientattendu à le trouver au moins
roide de froid, fans comprendre comment cela pouvoit être autrement.
La même chofe m'eft arrivée nombre de fois vis-à-vis des gens de la
campagne. Ils demeuroient en extafe,
& fe difoient Pun à l'autre - : 4 Nous
raconter à ces
>> n'oferions jamais
elles
>> femmes ce
je voyonsici,
>> diriont que pe ons menti; cepenEij --- Page 104 ---
IOQ
Les Enfans élevés
99 dant c'eft la vérité.
> mentont bien
Elles fe tour
9> enfans, les
pour chauffer leus
>> couvrir,
emmailloter 2 les bien
2 & fi ils ont
s pieds à la glace. C'tici toujours les
99 pas le feu, & qui eft qui ne voit
5) nud, a chaud comme prefque tout
>> comment ça fe
une caille;
de leur en donner peut-y? des
> A force
portée, & fur-tout
raifons à leur
femmes qui viennent d'endoériner chez
les
obtenu que beaucoup
moi, Fai
plus leurs enfans, qu'elles n'emmaillotent les
fent moins & ne
chauftant à les garantir s'occupent du
plus atleft autant de gagné
froid; ce qui
malheurcux.
pour ces petits
C'eft ainfi
par des nuances
imperceptibles, Sts bons
vent gagner de
ufages peu-
& s'établir au
proche en proche 2
Les opinions du profit de Phumanité,
gées par des exemples peuple une fois chantoujours à Tavantage de multipliés, la
&
que je propofe, elle
méthode
ainiverlelle ; mais il faut pourra des devenir
exem- --- Page 105 ---
dans Pordre de la Nature. IOI
toutes chofes, & c'eft
ples par-deffus
à les
fenfés & non prévenus
aux gens
Honner. Ce n'eft donc pas, comme on
le 40. lit dans PEmile de J. J. Rouffeau
modernes
ni dans tous les Ouvrages
deoi l'on a fuivi fes principes, à la par main,
grés, & un thermometre les enfans inqu'il faut accoutumer froid. Tout
fenfiblement au lavage
qui moncet appareil de pure fiction,
Pont
tre le peu de nerf de ceux bon qui
imaginé, n'eft abfolument
E
faire perdre un tems précieux. eft d'aflavages tiédes, dont le propre
foiblir les enfans - 2 font direétement
oppofés au but qu'on ade les fortifier, naif-
& c'eft dès le lendemain de leur fans tant
fance qu'il faut y procéder les lavant à froid
de myfteres, en
faffe & en quelquelque tems qu'il foit. Sion continue,
que faifon que ce
on commenau bout de quatre jours
du bien
cera déjà à sappercevoir &
plus eft du
qu'on leur fait, 2
qui Il ne s'agit
plaifir qu'ils y prennent. E i]
és au but qu'on ade les fortifier, naif-
& c'eft dès le lendemain de leur fans tant
fance qu'il faut y procéder les lavant à froid
de myfteres, en
faffe & en quelquelque tems qu'il foit. Sion continue,
que faifon que ce
on commenau bout de quatre jours
du bien
cera déjà à sappercevoir &
plus eft du
qu'on leur fait, 2
qui Il ne s'agit
plaifir qu'ils y prennent. E i] --- Page 106 ---
-
IOz
Les
Enfans
que d'avoir le
élevés
celui de
courage
prolonger
d'efayer, &
quatre
P'elai
vaincu jours; on fera pendant ces
des
bientôt conthode,
avantages de cette
autres Pourvu gu'on
médées attentions
y joigne les
*
que j'ai recomman-
* T'ailieu de
pourroitbien age, à
être foupronmer cealement que le lavage d'eau
froid femble quelques étre animaux falutaire dans le froide
leur édlnication oppofé au rarRE voeu de la quoique premiee le
aemperiencein ainfi.
que Phyfique je me : & c'eft encore Nature dans
On m'avoit fait
crois bien fondé à le d'après
joli & chien de chafe préfent au mois de
juger
très-bien qui fortoit de deffous qui n'avoit que trois Mars 1771 d'an
qu'il fut portant; chez
la mere, Il étoit femmines,
fondu,
moi, cependant je le au bout de Hufrieu &
qu'on en uoiqu'on avoit
m'offurit trouvai
jours
tems
grand
qu'il brodigieutcment
qu'il avoit qu'il ne vouloit pas foin; mais on mangeoit me dit en bien &
Perfundé toujours le nez quitter fur les le coin du feu, même- &
petit animal
Tacion
tifons.
Ce la véritable perpéuclle du feu fur
.foxdonasi un feau d'eau qu'on le lavât caufe de fon
ce
Jy plein air,, fans fraiche le fouffrir & qu'on tous le les tint matins delléches dans
rer que donnai cela même une attention aticunemenr à la enfiite cuifine. en
Mon remede N'exéeutoit a eu
fuivie, Pour m'afful'effct onduedemen:?
Norieciomeate de fa
ce petit chien que a je m'en étois
a acquis portee, une telle le feul qui ne foit été, far trois réfervés promis,
force, qu'à un an pas il lui mort; falloit mais il
une
'on tous le les tint matins delléches dans
rer que donnai cela même une attention aticunemenr à la enfiite cuifine. en
Mon remede N'exéeutoit a eu
fuivie, Pour m'afful'effct onduedemen:?
Norieciomeate de fa
ce petit chien que a je m'en étois
a acquis portee, une telle le feul qui ne foit été, far trois réfervés promis,
force, qu'à un an pas il lui mort; falloit mais il
une --- Page 107 ---
V'ordre de la Nature. 103
dans
cela prefat.Jew'enents faire pour tenir leur
meres
T"
crire aux
du
loin d'elles. L'opération
hourriffon
faut
refte fous
finie, il
qu'if
lavage
eft poffible,
le plus quil
leurs yeux
que la chamavec le foin d'empécher
chien de
pour le
chaine,, comme à un
ou METEUT plutôt fa
a été
tenir à l'attache. Sa gaieté imaginer, &.ileldevenn
au-deffus de ce qu'on peut quoique forti d'une affez
d'une taille prodigieule,
eft
petite obfervé race. far cet animal prefque tout fa ce qui
J'ai
enfans; ; ila comme eux jctté gourme trèsarrivé à mes ouil a eu des gailes 8c des pultulés ai trouvé
par la tête,
dentition. Enîin je leur m'ont déterERonlimerloniei d'égards, des rapports
même nature
à beaucoup
#
miné à faire une feconde épreuve
fur un petit barbet. chien ffit le treifieme & le plus
- Quoique ce petit il a été auffi le feul qui fe foit
foible de fa portée, comme le précédent fa gourme par
élevé: il a jetté
la même vigueur. En un mot,
la tête, & a acquis en tout, & Ton ne
eu obtenir dans
illui a été (emblable complet que celui que Far enforte
de fuccès plus phyfque de ces deux animaux;
parTéducation
à douter qu'elle ne convienne
a point
Au furplus;. ces expéricnces
gata2 à leur efpece.
Scj'invite les curieux
font très-faciles à renouvelier, eux-nêmes de la vérité de ces
à fe convaincre par
vu les conféquences
faits, qui ne font pasinditerens, les parrifans de la chaleur ;
qu'on en peut tirer contre
quu veulent que nous nos
& contre ces (yRématiques comment il faut élever
apprenions des animaux
enfans.
E iv
a point
Au furplus;. ces expéricnces
gata2 à leur efpece.
Scj'invite les curieux
font très-faciles à renouvelier, eux-nêmes de la vérité de ces
à fe convaincre par
vu les conféquences
faits, qui ne font pasinditerens, les parrifans de la chaleur ;
qu'on en peut tirer contre
quu veulent que nous nos
& contre ces (yRématiques comment il faut élever
apprenions des animaux
enfans.
E iv --- Page 108 ---
IO4
Les
bre ne foit Enfians élevés
leur nuiroir tà pas tous trop échauffée, ce
d'y renouveller deux, &
qui
jour. A Dieu l'air
l'attention
luffe priver
ne plaife plufieurs fois par
lices
ces tendres que je vouleur cher qu'elles favourent meres à
des dévue fuffit nouvenu-né,
confidérer
blier les douleurs feale pour leur puifque faire cette
penfe au contraire de
ouleure
que
alcugetrmenste
compagnie
c'eft la meila
avoir, celles & je trouve qu'elles bien
puiflent
jouir. J'ai qui fe refitfent la
à plaindre
cates,
vu des Dames douceur d'en
faire avaler avoir la force de affez délidie à leur de l'eau miellée s'amufer à
-
enfant, puis
dégourTêtre chicorée; 2 & tout
du fyrop de
vouloir affez peu d'elles-n occupées de lui,
main, fans qu'il ne prit rien mëmes que de
incommodées s'en. trouver
hour
res elleslui
Au bout de aucunement douze
prenoit avec préfentoient le tetton heuen grande partie avidité, l'eftomac étant. qu'il
nium 5 il formoit débarraflé le
du mecobout facilement, --- Page 109 ---
dans Pordre de la Nature. 105
réuffiffoit à fouhait. Je fais
8 tout
faire de
bien que toutes ne peuvent toutes traimême : mais elles peuvent . lindique,
ter leurs enfans comme je de lui préce qui vaut mieux que
mofenter le fein dans ces premiers
comme je - Tai réconnu par des
mens,
multipiées; car je me crois
épreuves
fort peu
bien fondé à avancer quileft celles de
de perfonnes, même ramaflé parmi autant d'exFart, qui ayent &c d'aufi fuivies que les
périences fur cette matiere - 2 n'ayant
miennes
perdu de vue pendant
prefque pas ans ceux fur qui je les
plus de cinq de
mieux en
ai faites, afin
pouvoir
conftater les effets. attention fuivie
Si j'ai donné une
enfans élevés dans mes principes,
aux
devoir Pétendre en même tems
jai cru
de ceux pour, qui l'on
fur plufieurs
en fuiun fynême oppofé,
a adopté méthode ordinaire des Nouryant la
qu'il
rices. C'eft de cette comparaifon
partir. 9 pour juger
faut néceflairement route il faut fuivre.
fainement quelle
E Y.
conftater les effets. attention fuivie
Si j'ai donné une
enfans élevés dans mes principes,
aux
devoir Pétendre en même tems
jai cru
de ceux pour, qui l'on
fur plufieurs
en fuiun fynême oppofé,
a adopté méthode ordinaire des Nouryant la
qu'il
rices. C'eft de cette comparaifon
partir. 9 pour juger
faut néceflairement route il faut fuivre.
fainement quelle
E Y. --- Page 110 ---
Les
Enfans
par
élevés
peut préférence, marcher
car fans cela on
42. Ilef
qu'à tâtons.
ne
effentiel de un autre article non moins
Enfans du HEducation
encore le premier age, fur phyfique des
l'avis de la malheur de i 'être legueljai
dernes, des plupart des Ecrivains pas de
femmes, des Aceoucheurs des
mo-
& des Meres Gardes, des
tions.
qui en font
SE
fant Tous font perfuadés les foncdemande à
que l'engu'il crie, & manger toutes les fois
quence lui donner qu'on à ne peut en confévent & trop
tetter trop foudont je parle, long-tems. Les Ecrivains
dieffe d'avance, après avoir eu la haranimaux qu'on peut que étudier ce n'ef que fur les
Piomne, fienne
comme s'il n'avoit la nature de
firfeme particuliere, ridicule
ont ofé
pas la
ner le fein à la prudence de traiter ne don- de
deux ou trois l'enfant qu'au bout
64 Les femelles heures qu'il l'a
de
9 dit, fe
des animaux, quitté,
8 quand ils tiennent fur leurs ont-ils
font.nés, & les laiffent petits --- Page 111 ---
dans Pordre de la Nature. 107
venlent; c'eftàt tous
$ tetter tant qu'ils
la femme,
>> égards une leçon pour de même >. Ils
>> qui doit en faire
Ja Nature
n'ont pas pris garde que
la quantoujours fages a proportionné femelle au nombre
tité de lait de la
tous ceux
de fes petits; qu'avant farisfait que leur appéde la porrée ayent
tit, il fe paffe un tems confidérable,
8 qu'en cela la femme ne reffemble d'ailleurs
point à ces femelles, naturel qui dès que nous
fortent de Vétat
de leurs affaires.
voulons nous mêler
je recomAu furplus, le régime que d'excellentes
mande ici eft fondé fur
fenfés
raifons, que tous les gens
qui
font
enclins à la gourmanne
pas trop s'empêcher de troudife, ne pourront
ver telies. d'abord ce que nous dit
Ecoutons dans fes Avis généraux
M. Tifot,
(K Oa doit éviter de
pour les enfans.
à manger, & les
9> leur donner trop
des alimens
9) régler
la du quantité ce qui eft
9> & les Rourds
repas 2
même dèsl lespremiers
s très-pofible,
Evj
la gourmanne
pas trop s'empêcher de troudife, ne pourront
ver telies. d'abord ce que nous dit
Ecoutons dans fes Avis généraux
M. Tifot,
(K Oa doit éviter de
pour les enfans.
à manger, & les
9> leur donner trop
des alimens
9) régler
la du quantité ce qui eft
9> & les Rourds
repas 2
même dèsl lespremiers
s très-pofible,
Evj --- Page 112 ---
Les
5> jours de
Enfans élevés
> nourrit le leur vie, quand celle
>> l'age où il
quiles
hCet,
faire,
convient mieux' peut-être
>> formité parce de que c'eft celui oir de le
9 fiumer
leur vie doit faire Puni.
s conflamiment que leurs befoins font pré-
> gine
égaux... On plus
>> cris 2E la lespleurs font
s'ima5 pleure
faim, & dès toujours les
9> vouloir on lui donne à gu'un énfant
9)
prendre
tetter, fans
pleurs
garde
5 mal-aife étoient peut-être l'effet que ces
9> mac
que lui
du
trop
procuroit un
>) dont on rempli, Oul de
efto-
>>
le faifant n'enleve pas la douleurs
9) le
manger, mais caufe : en
>> dant manger les rend infenfibles a-laquelle
> mentenles quelques momens,
pen9 en les
difrayant, premiere-
>
fecondemett
chez les endormant, effet du
9> tant, & enfans qui eft affez manger
9) caufes
qui dépend des conf.
>> après le qui afompifeatante mêmés
5>
On
repas.
d'adultes
9 qu'on fait ne fauroit croire tout le
aux petits enfans
mal
en leur --- Page 113 ---
dans Lordre de la Nauure. 105
ainfi les alimens. Je fouprodiguant
fenfées veuilles meres
9 haite que les
fur cet abus,
> lent ouvrir
yeux
Cet excès
9 & le faire ceffer.. la - digeftion de
I d'alimens empêche étoient néceflaires; ; ces
1 ceux qui
non-feulement
> alimens mal digérés, & par-la l'en-
) ne nourriffent pas, mais ils deviennent
> fant s'affoiblit,
produifent
> une fource de maladies, la nouure 2 les
s des obfiractions, des fiévres lentes, la
>> écrouelles, 7 &i la mort >.
>> confomption demande fur quoi l'on
43-, Or je
traiter de fyféme
peut s'appuyer pour
de la Natures
contraire aux indications dun Médecin céces confeils A fages
qui ne les a
lebre 8 expérimenté, étude fuivie des
donnés qu'après Enfans. une
Pour moi qui
maladies des
n'y trouver que
fuis affez fimple pour la mieux déle langage de la vérité
m'y foumontrée,Tai commencé par fuis venu à
mettre. Tai fait plus ; je leçons à Mabout de faire goûiter ces déterminée
dame de F., qui s'eft enfin
decin céces confeils A fages
qui ne les a
lebre 8 expérimenté, étude fuivie des
donnés qu'après Enfans. une
Pour moi qui
maladies des
n'y trouver que
fuis affez fimple pour la mieux déle langage de la vérité
m'y foumontrée,Tai commencé par fuis venu à
mettre. Tai fait plus ; je leçons à Mabout de faire goûiter ces déterminée
dame de F., qui s'eft enfin --- Page 114 ---
ZIO
Les
à les
Enfans élevés
grand sppliquer fuecess à nos enfans avec
le tetton à
car tant
u
de fréquentes diferétion, gueiinéa ii étoit
ceffe; mais dès coliques & crioit fujet fan
Theure de fes qu'il a été réglé
tité
repas & pour la pou
& ils'ef dulimense, fortifé les coliques ont guan
der, Pour qui la à vue d'ceil. Le ceffé ca
régime dès le
mere a adopté CG
jamais eu ni
ni aucune
tranchées, Aocmemenete ni
n'a
maladie.
coliques
deux remarquer qu'elle les Cependant a
il' eft
vers fix uniguément mois,
de fon nourris lait
tous
lie, ni aucun fans y joindre ni jufques
gu'elle les févrât autre
bouil
lait ne
de nuit aliment, fi-tôr quoiclus
Fincommodott
que fon
quand que ce qu'on peut plus. J'en conPdvis on veut
faire de mieux
au Peuple Jir nourrir fa 9' eft d'avoir
jourellement le
fanté, d'y lire
concerne les
Chapitre xxvit
tout la
enfans, & d'en
qui
rience regle de fa
faire en
m'a appris conduite. L'expéguide qu'on puifle que c'ef le meilleur
fuivre, --- Page 115 ---
dans Pordre de la Nature. 111
C'ne autre erreur dans laquelle
44.
rapport aux femmes qui
n tombe par à allaiter leurs enfans, 2
e definent
de ceux qui en
Peft que la plupart
ne
prennent foin fe figurent de leur ta le
beut trop fe prefier on ne veut en rien
bout du fein, car
&1 Ton fe
Pen rapporter à la Nature, 2
la
que l'art peut
icure toujours
qu'on TE
pléer, malgré Texpérience
Pour
ournellement du contraire.
T2
parvenir, on leur perfuade à qu'i! fe faire
Et utile de commencer même
jours ou
queletter femaines quelques avant la couche, 9 ioit
ques
chiens, foit de toute
par des petits L'effet de cette opéraautre maniere.
eft néceflairement
tion prématurée venir du lait dans le fein bien
de faire le tems oùt il devroit y monter,
avant
des fonêtions
& ce feul dérangement entraîne fans contredit
naturelles, en dans Péconomie aniun confidérable
a de certain, c'eft
male. Ce qu'il y
prefque toutes
que j'ai obfervé s'étoient que
ainfi préparé
les femmes qui
L'effet de cette opéraautre maniere.
eft néceflairement
tion prématurée venir du lait dans le fein bien
de faire le tems oùt il devroit y monter,
avant
des fonêtions
& ce feul dérangement entraîne fans contredit
naturelles, en dans Péconomie aniun confidérable
a de certain, c'eft
male. Ce qu'il y
prefque toutes
que j'ai obfervé s'étoient que
ainfi préparé
les femmes qui --- Page 116 ---
II2
Les
le fein
Enfans élevés
trouvées pour former le
enfant.
hors d'état de bout, fe fon
On
nourrir leu
inconvénient tombe à peu près dans le
de leur
loriqu'on
même
dance de procurer une grande s'emprefit abondeux qu'elles en lait, Ont fort parce qu'on trouve
&
premicrs jours peu pendant les
qu'on imagine
après la
affez Pour
qu'il n'y en couche, a
du nouveau fournir à la
pas
confidérer né, Sion vouloit nourriture
prévus
que tous fes befoins bien
quiya a par FAuteur de la
font
n'a point Pourvu de
avec une fagefle Nature
roit à lui, & bornes, on
on s'en rapporte- qui
diredtement oppofée. tiendroit une conduite
fant, pendant les fix Car comme l'en.
nes, dort prefque premieres femai.
difipe aucun exercice, il toujours eft
& ne fait
a befoin peu, de & que par démontré qu'il
Ainfi loin de fort peu de conféquent il
curer à la fe rourmenter réparation,
mere
pour profuperflu, il faudroit beaucoup de lait
au contraire tà- --- Page 117 ---
dans l'ordre de la Nature. 113
her qu'il ne lui en vint qu'autant
ue Tenfant en peut confommer ; ce
quoi Yon réufit très-facilement par :
ine diete bien entendue, telle que je &
'indique dans ma feconde Partie,
les conferve tous
par un régime
leux en bonne
Endt
45. Jai dit plus haut que Madame
le F., qui eft très-petite & très-fluette,
a donné le fein pour toute nourriture
à chacun de fes enfans pendant près
de fix mois, d'oijinfere qu'ilfe trouvera difficilement des meres qui ne
foient pas en état d'en faire de même, obferf, hors le premier mois, elies
vent de ne pas donner à tetter heures plus
fouvent que de trois en trois retirer
à leur Nourriffon, & de le faim eft
fi-tôt qu'elles fentent que fa
fatisfaite, & qu'il ne tire plus fuffifam- que
pour s'amufer. Son eftomac
ment rempli, 8 jamais farchargé, P'enen digérera plus promptement; mieux, &
fant profitera économie infiniment de fon Tait emcette fage
de
inutile:
pêchera la mere
s'épuifer
vent que de trois en trois retirer
à leur Nourriffon, & de le faim eft
fi-tôt qu'elles fentent que fa
fatisfaite, & qu'il ne tire plus fuffifam- que
pour s'amufer. Son eftomac
ment rempli, 8 jamais farchargé, P'enen digérera plus promptement; mieux, &
fant profitera économie infiniment de fon Tait emcette fage
de
inutile:
pêchera la mere
s'épuifer --- Page 118 ---
I14
Les Enfans
ment, comme
élevés
ont fans ceffe leur font toutes celles
enfant
qu
mammelle, deux
ce qui leur pendu à la
également. C'ef nuit à tous
propos qu'on
donc mal-àn'ont à cet égard imagine ni que les bêtes
fare, obéiffent & gu'il faut les régles, ni me.
àutre
à leur inflina, imiter. Elles
guide que la loi de la
n'étant
pofible toujours firement vers le
les
par
N
que par nos rapport à elles; au mieux liea
notre raifon, fantaifies nous
à les imiter, qui ne nous étoutlons
& à leur
mais à faire comme porte pas
mieux à notre exemple ce qui convient elles
46. Le lait efpece.
le
aveu
maternel
ture, univerfel, la
meilleure érant, d'un
puiffe plus fublantielle
nourrimieux prendre, & celle que l'enfant
lie de appropriée, c'eft qui lui eft le
autre tenter d'y en
une vraie foLorfque tant que celle-là joindre aucune
venu fort vers fix mois peut fuffire.
&
l'enfant
fera certainement vigoureux, s'il
comme il de- le
eft élevé felon --- Page 119 ---
dans Pordre de la Nature. 115
commence à faire un
ha méthode, d'exercice & à dormir beaucoup
peu
augmente, & fes
noins, fon appétit
fréquens, il febefoins devenant de plus le laiffer jeîiner.
oit dangereux
le tems de lui
Ceft par conféquent des alimens plus folides.
bréfenter bouillie de farine de froment
47. La
d'un ufage
cuite avec du lait, quoique contredit le plus
res-genèral, eft fans alimens. C'eft une
mal-fain de tous les difcile digeftion,
colle pefante, d'une pernicienfe par les
& reconnue pour Ceux d'entr'cux qui fe
gens de PArt.
occupés de la
Tont Damicaniérene des enfans, fe font affuconfervation obfervations , que la
rés
leurs
liberté par du ventre - leur étoit effentielle. le lait
Or tout le monde d'oit fait il que fuit qu'on
bouilli les refferre, faire leur nourrine doit jamais en
eit-il que cette
ture habituelle. bannir N'y de leur régime,
raifon pour fuffifante, le
mais je crois la
elle feroit
caufes des
bouillie une des principales tuent un fi grand nomobftrulions qui
ervations , que la
rés
leurs
liberté par du ventre - leur étoit effentielle. le lait
Or tout le monde d'oit fait il que fuit qu'on
bouilli les refferre, faire leur nourrine doit jamais en
eit-il que cette
ture habituelle. bannir N'y de leur régime,
raifon pour fuffifante, le
mais je crois la
elle feroit
caufes des
bouillie une des principales tuent un fi grand nomobftrulions qui --- Page 120 ---
-
Les
bre
Enfans élevés
gu'à d'enfans, peine la avant Tage de
fent peuvent moitié de ceux fept qui ans
leurs un mets y parvenir. C'eft d'ail. nait
poélon de
qu'on prépare dans
laifle fouvent cuivre, dans
ur
lequel on le
féjourner, fans
ce quile rend
pareffe
HEEaeE
les
des Nourrices compter &
que la
grande engageant à en faire domefliques
pas revenir quantité à la fois, toujours une
ce qui refte fi fouvent, elles afin de n'y
au befoin, fans pour le faire réchaufter gardent
Sete en réfulte sembarraffer du mal
véniens guila mange, cerainement Ce font Pour l'engui me d'ane grande
tous inconparoifent devoir conf@quence, faire
paration abfolamente la houillie,
exclaré
farine.
qu'on donne quelque pré48. La
auparavant a la
ton de pain panade blanc, faite avec un
peu de fel, eft fans 9 de l'eau & crou- un
périeure. C'eft une contredit fort fuenfans chifante, de facile nourriture rafrai.
mangent
digetlion, que les
volontiers, & qui eft --- Page 121 ---
dans Pordre de la Nature. 11Y
heffet d'un goût affez agréable quand
le eft faite avec foin 8 comme je le
dans ma feconde Partie:
indique
y ajoute ne
eurre ou Phuile nuifibles, qu'on & le jaune
euvent qu'être
perfonnes y met-
"oeuf que quelques nourriture trop refent, en fait une
age. On
aurante
ce premier des gruaux
beut nbelre à la panade cuits à l'eau & aul
Torge & éclaircis d'avoine avec un peu de lait
el, puis trait & qui n'ait point été
houveau fur le feu; car fi on le chauffe il
&z. fi on le fait
RARE
de fa qualité, enfans & leur devient
refferre les
mais
kontraire. Je préfere ces gruaux,
la
à la foupe graffe
Hur-tout
panade, frais,
ce que T'en-
& aux oeufs
jufqu'à m'étant convaincu
fant ait deux ans, réitérées que ce font
par des épreuves fe marient le mieux
ies alimens qui maternel. Ils le remplaavec le lait
quand Tefcent même fi parfaitement eft accoutumé;
tomac de Penfant y
le tetton
qu'il ne s'apperçoit pas veut que le fevret,
lui manque lorfqu'on
foupe graffe
Hur-tout
panade, frais,
ce que T'en-
& aux oeufs
jufqu'à m'étant convaincu
fant ait deux ans, réitérées que ce font
par des épreuves fe marient le mieux
ies alimens qui maternel. Ils le remplaavec le lait
quand Tefcent même fi parfaitement eft accoutumé;
tomac de Penfant y
le tetton
qu'il ne s'apperçoit pas veut que le fevret,
lui manque lorfqu'on --- Page 122 ---
Les
Mon fils Enfans élevés
& demi, & n'avoit aîné l'a été à onze moi
Il en avoit
qu'une feule den
ce qui eft peut-être vingt-quatre à deux ans
unique, en forte
un phénomen
vingetrois en treize qu'il mois. en a pouff
aifément fe figurer
On ne peu
d'une dentition auffi combien les crife
fréquentes, &
prompte ont été
lence, Il y a quelle a été leur vio
toute apparence, cependant réfifté contre
que je lui ai fait au moyen du régime
fentoit de ia panade obfervér, On lui pré
du gruau de trois
&
avoit faim, il
en trois quelquefois heures.
en mangeoit,
S'il
T'emportoit, & je
finon on
ment à ce
veillois
pût aiguifer qu'on ne lui donnât foigneufe- rien
2 étoit de l'eau fon appétit. Sa boif
miellée
beaucoup, tion.
& dont il
qu'il aimoit
Je le laiflois du buvoit à difcrétant qu'il le jugeoit à refte faire diete
à feule la attention de lui propos, avec la
main une croute mettre de toujours
il portoit fouvent à fa
pain
avaloit quelques bouche, & ded
miettes, Il a fou- --- Page 123 ---
dans Pordre de la Nature. 119
affaut terrible & fi funefte
nu cet
la
grande viux enfans avec s'en eft Bz à merveille
heur, &
de médicament.
ns aucune fecond efpece fils fevré de même
49- Mon avoit douze dents; ; les auun an,
avec
de doutes lui (ont venues conduit peu de même.
eurs : nous Pavons bout de fa feconde
ena avoit vingtau même chofe eft arrinnée, & la
enfans élevés
ée à plufieurs autres On ne doit donc
ans mes principes. foi à tout ce qui
ullement ajouter
dans la nouété débité à ce fujet
Meres
velle édition de YAvis aux
donnée qui
yeulent nourrir leurs Enfans, fondement
en 1770: c'eft fans aucun aux femmes la
qu'on veut y impofer leurs enfans jufqu'à ce
oi d'allaiter
& touHwils ayent leurs vingt dents; à Fappui
tes les raifons qu'on apporte
e cette opinion ne font que fpécieufont démenties par
fes, Puifqu'elles Ce feroit un affujettifPexpérience.
pour les Dames,
fement très-grand nourriffages auxquels
que ces longs
Enfans, fondement
en 1770: c'eft fans aucun aux femmes la
qu'on veut y impofer leurs enfans jufqu'à ce
oi d'allaiter
& touHwils ayent leurs vingt dents; à Fappui
tes les raifons qu'on apporte
e cette opinion ne font que fpécieufont démenties par
fes, Puifqu'elles Ce feroit un affujettifPexpérience.
pour les Dames,
fement très-grand nourriffages auxquels
que ces longs --- Page 124 ---
Les Enfans élevés
on veut inutilement les aftreindre.
eftau contraire intéreffant
I
pulation qu'elles n'y
pour la po
tems quis'y trouve confacrent quel
néceffaire, & il faut indifpenfablemen leur
tre qu'elles peuvent
faire connoi
devoir fi cflentiel de s'acquitter la
de C6
fans pour cela renoncer maternité
long-tems aux plaifirs & aux pendant 1
ment permis.
amufe
so. A ces vues
ritent de fixer l'attention générales, qui mé
qui veulent traiter
des Auteurs
aéreffinte, je joindrai cette des matiere intions particulieres
obfervamoindre poids. J'ai qui ne font pas d'un
enfans qui tettent plus remarqué de
que les
feize mois font plus difficiles quinze à
ou
Re ceux qui quittent plutôtle tetton, fevrer
premiers fouffrent
de la privation du lait infiniment plus
qu'ils y ont pris un tel maternel, parce
diffant, qu'ils ne veulent fouvent goût en grand'aucune autre nourriture
tâter
leur refufe; 9 & plus ils ont lorfqu'on le
de connoiflance,
d'âge &
plus on s'y trouve
embarraffé, --- Page 125 ---
dans P'ordre de la Nature. 121
mbarraffé. J'ai connu entr'autres une
flle de deux ans paffés, qui entroit
lans une efpece de fureur quand Penie de tetter la pourfuivoit: elle fauoit fur fa mere, déchiroit fes fichus,
égratignoit & la tourmentoit, de faon-que cette femme ne favoit plus
quel parti prendre, le lait lui ayant
manqué tout-à-fait. Elle n'en vit
ffr
ceffer cet
TRRUE
fie plus
pour.faire
hement 2 que de s'abfenter pendant elle
huit jours. Mais à fon retour
rouva fa fille dans un état qui faillit
eur coûter la vie à toutes deux. Cette
Houble privation avoit jetté l'enfant
dont
Hans une langueur mélancolique,
ile-fe fentoit encore deux ans après.
Ce font des rifques qu'on épargne certainement à ceux qu'on fevre à un an.
Au furplus, j'ai obfervé fur le tems
Hyprocéder, unei indication naturelle
qui me paroit aflezjufte.
51. C'eft un fait qu'on regarde
communément comme certain, que
les femmes qui nourriffent ne voyent
rien; il arrive cependant affez fréF
l'enfant
dont
Hans une langueur mélancolique,
ile-fe fentoit encore deux ans après.
Ce font des rifques qu'on épargne certainement à ceux qu'on fevre à un an.
Au furplus, j'ai obfervé fur le tems
Hyprocéder, unei indication naturelle
qui me paroit aflezjufte.
51. C'eft un fait qu'on regarde
communément comme certain, que
les femmes qui nourriffent ne voyent
rien; il arrive cependant affez fréF --- Page 126 ---
122 * Les Enfans
quemment à celles
élevés
Taifance, de devenir qui vivent dans
cinguiéme & le
réglées entre le
couche, Madame de feptiéme mois de
dans ce cas aux
F.a été deux
a nourris, &
deux enfans
fois
d'autres
j'en connois
qu'elle
paylfannes, exemples, même beauicoup parmi
une
quoique ce foit en
les
Celles exception à la régle
elles
Jue ne doivent qui voyent avant T'année générale, révomoi, donner à tetter pas ablolument, felon
reffée. douze mois: : jy crois leur plus d'onze ou
Elles font une
fanté intéperdition de leur
trop grande décette double
propre fubflance par
puiffent y fuffire évactation, plus
pour qu'eiles
tombent-elles toutes dans long-temss auffi
maigreur &
quand elles font une grande
réglées: leur lait
nourrices
coup de fa
perd alors heaufait en ce cas qualité, il s'échauffe, &
que de bien à beaucoup leur
plus de mal
mois vaut mieux le fevrer enfant. à neuf Ainfi il
Nature que d'attendre plus
Ou dix
a mis entre la Mere tard; car la
& l'En- --- Page 127 ---
dans P'ordre de la Nature. 123
telle
& des rapint une
fympathie
nuit à
orts fi intimes, que ce qui
être falutaire à Pautre, .
une ne peut
dans une inlomme je P'ai remarqué à celles qui
nité d'occafions. Quant
leur
rien & qui confervent
e voyent
elles font les maitreffes
mbonpoint, le nourriffage jufqu'à quae pouffer
mois; mais je ne conorze ou quinze à aucune d'aller plus
eillerai jamais
dont
bin, à caufe des inconvéniens
ai parlé ci-deffus. connoître, No. 19, les
52. J'ai fait
Phabituel des corps
Hangers de l'ufage confeillé aux meres
le robe, & j'ai de leur maifon avec les
He les bannir
fourmaillots, comme les véritables taille 8 des
ces des difformités de la
de la
membres des enfans, ainfi que
foibleffe de leur fanté. Il eft cepen- de fadant queftion de les habiller
qu'ils foient à leur aife, & qu'on
puiffe çon
les prendre & les porter
bleffer.
Votg
tout fans crainte de les
celle
Tindiquerai
faire adopter
il me paroit
dans ma ieconde
adier
F 1]
ots, comme les véritables taille 8 des
ces des difformités de la
de la
membres des enfans, ainfi que
foibleffe de leur fanté. Il eft cepen- de fadant queftion de les habiller
qu'ils foient à leur aife, & qu'on
puiffe çon
les prendre & les porter
bleffer.
Votg
tout fans crainte de les
celle
Tindiquerai
faire adopter
il me paroit
dans ma ieconde
adier
F 1] --- Page 128 ---
Les Enfuns élevés
néceflaire de combattre
raifons les plus
d'avance le
gue communément fpécieufes qu'on allé
corps. La premiere eft en de faveur de
lifieres enfans 2 & de fervir à foutenir le
pour les promener attacher &
le
prendre à marcher
leur ap
chent de leur fixiéme quand ils appro
Je réponds à cette mois.
tion, qu'on fe fait premiere
fe figure.
illufion
objec
la force néceffaire gue la Nature leur quand a refufé on
par eux-memes, & pour fe foutenin
des fecours de P'art qu'ils ont befoin
Je dis plus, c'eft que ome y parvenir
% emploie communément moyens qu'on
Timagination de
étant fortis
groffiers tels que les gens bornés &
ges, qui n'avoient Nourrices à
connonfances
pas les plus
gades Enfans,
de THiftoire légeres
fent
tous Ces
Naturelle
un effet
moyens produibut qu'il s'agifloit diredement contraire au
qu'on fe forme de d'atteindre. leur
L'idée
icifique eft en effet fans foiblefle fpésfeent, & Pon n'efropie aucun fondepas les enfans --- Page 129 ---
dans Pordre de la Nature. 125
auffi facilement quele
n les portant,
fi n'étant ferrés
enfent les meres,
autres vêteigênés par des corps ou leur foupleffe
hens, on leur a laiflé du jeu de tous
hnée, avec la liberté fouvent à PAmées muicles. J'ai vu relever de terre
ique les Négrefles d'un mois en les prenant
les enfans
fans les faire crier. J'en
par un bras, les
par un pied,
i - vu d'autre
prendre
s'amufer, 9
es balancer en Pair pour fouffrir aucuans qu'ils paruffent en l'un & Pautre
hement, &jai fans éprouvé leur faire de mal.
ur les miens
qu'on
Ainfi toutes les précautions
devoir prendre
Froit en ce pays-ei font fuperfnues, &
pour les manier,
à
Fon peut écarter toute inquiétude
te fujet, fur-tout fi on a naiflance commencé à
dès le lendemain de la
d'éducauivre pour eux ma bout Méthode de huit jours
tion phyfique. u combien ils ont déja
on sappercevra du dos droite 8 ferme, à la
l'épine
feront couvés
différence de ceux qui
tenus bien
par la mere & qu'on aura F ilj
fnues, &
pour les manier,
à
Fon peut écarter toute inquiétude
te fujet, fur-tout fi on a naiflance commencé à
dès le lendemain de la
d'éducauivre pour eux ma bout Méthode de huit jours
tion phyfique. u combien ils ont déja
on sappercevra du dos droite 8 ferme, à la
l'épine
feront couvés
différence de ceux qui
tenus bien
par la mere & qu'on aura F ilj --- Page 130 ---
Les Enfans
élevés
chaudonent, ne
dont à fix
le pourra encore fe
mois la têt
menton s'appuiera fourenir, fur
& don
les lorfqu'is auront des
la poitrine
promenera
corps &
ont linconvénicnr par les lifieres. qu'or Elle
dant l'enfant
terrible, en
de comprimer par-deflous les aiffelles pen
fiufpendre le cette partie de
du fang,
cours de la
façon a
danslat qui par-là fe trouvant circulation
dens ficheux. tête, peut oecafionner retenu
core à un grand Les lifieres donnent desacci enbitude de fe
nombre d'enfans T'hadre le cul, ce jetter quileur en avant & de tenattitude & une démarche fait prendre une
défagréables. à faire
Pour moi
tout-à-fair
des
qui me plais
reconnoitre oblervations, à leur
je parierois
fans précieux
démarché ces ennés par la lifiere; qu'on a long-tems means qu'ils tirent
on diroit à trente
de la Bonne
encore fur la
qui les
main
53. La feconde
retient.
gue en faveur des raifon qu'on allé.
celle de préferver corps de robe, eft
les enfans dans --- Page 131 ---
dans Pordre de la Nature. 127
-8 de les garantir des
eurs chûtes,
fe donner.
oups qu'ils pourroient contente de faire obur quoi je me encore en ceci conerver, qu'on va fe
Primo.
re le but qu'on eft propofe. inutile ainfi que
Cette précaution énormes dont on
elle des bourlets
ne mareur charge la tête tant Secundo. qu'ils
LorfChent pas tout feuls. elle eft encore aul
qu'ils en font-là,
leur founoins fuperflue, parce naturelles, que
jointes
pleffe & leuragilité
les a
a Pinftinét dont le Créateur
de
Houés, fuffifent pour les garantir
tout accident, & les en préfervent la
plus firement que la vigilance
plus aéive des gens qui en mal prennent entenfoin, dont les précautions
infpirer
dues ne fervent fouvent fort qu'à nuifible.
aux enfans une timidité eft conftant que
Ily a plus, c'eft qu'il
des corps &
les enfans qui portent tient le plus
des bourlets, 8z qu'on toujours en
par la lifiere, tombent terre fi-tôt
avant le vifage contre
lieu
qu'on les abandonne ; au Fiv que
la vigilance
plus aéive des gens qui en mal prennent entenfoin, dont les précautions
infpirer
dues ne fervent fouvent fort qu'à nuifible.
aux enfans une timidité eft conftant que
Ily a plus, c'eft qu'il
des corps &
les enfans qui portent tient le plus
des bourlets, 8z qu'on toujours en
par la lifiere, tombent terre fi-tôt
avant le vifage contre
lieu
qu'on les abandonne ; au Fiv que --- Page 132 ---
-
Les
ceux gui
Enfans élevés
&
n'y ont
qu'on a livrés de point été
mémes, fe
tout tems affujettis, à
les mains & fe
euxment à la
bleflent
fur
NrRERiai
la lifiere tête. Cela
peu fréquem
vironne, & tout Tattirail vient de ce quie
&
rendant les
qui les enune pareffeux, leur
premiers mous
ôte confiance pernicieute infpirent en outre
propre jufqu'au fouei naturel qui leur
tumant confervation, à s'en
en les de leur
à cet égard rapporter
accoud'y veiller. aux Perfonnes uniquement
de robe le La comprefion d'un chargécs
à tel point mieux les
fait arrête
corps
de toute
fonétions des d'ailleurs
fi Pon
Thabitude du
mufcles
de fix couche fur le
corps,
ans quien aura dos un
pece, il
un
Aadee
relever fera bien plus
de cette ef
porté, que celui qui n'en long-tems à fe
aura
Si Pon joint à
jamais
au No, 18, far ceci ce
j'ai dit
j'efpere qu'on fera Tarticle dee
ulage en un fupplice perfiadé que corps leur 2
qu'il faut épar- --- Page 133 ---
dans l'ordre de la Nature. 129
à fes enfans. Les miens ont
gner Été livrés autant qu'il a dépendu de
inftiné; ils ont eu
noi à leur propre le libre exercice de
Hlans tous les tems auffi ont-ils acquis de
eurs membres;
qui les
bonne-H heure une expérience fuvant les
Eclaire merveillenfement
Eirconflances. On ne peut imaginer, moi
u'après l'avoir reconnu comme jufqu'oit
par de nombreux exemples,
peut aller la prévoyatice enfans 2 je
des
Betis
rois dire la fagacité
juger de ce
comme les miens, pour d'entreprendre &
qu'ils font capables
& des préd'exécuter fans fe bleffer,
Ceft
cautions qu'il faut y apporter.
ne
donc à tort qu'on fe perluade qu'ils mais ils
connoiffent pas le danger;
le
fans en être eftrayés, parce
voyent font exempts de nos préjugés: a
qu'ils
de marcher en
il leur eft indifiérent fur le bord d'un
plein champ ou
effet devient
cipice, ce qui en
de façon à
Sarrangent
E
dès qu'ils tomber. Ils en retirent même un
pas
celui de ne pas perdre la.
avantage,
Fv
ne
donc à tort qu'on fe perluade qu'ils mais ils
connoiffent pas le danger;
le
fans en être eftrayés, parce
voyent font exempts de nos préjugés: a
qu'ils
de marcher en
il leur eft indifiérent fur le bord d'un
plein champ ou
effet devient
cipice, ce qui en
de façon à
Sarrangent
E
dès qu'ils tomber. Ils en retirent même un
pas
celui de ne pas perdre la.
avantage,
Fv --- Page 134 ---
Les Enfans
tête à la vue du
élevés
cieufe pour la
péril, habitude
mais j'avoue confervation de la prodont peu de qu'il faut une fermeté vie;
pour les laifer perfonnes font
fans frémir.
faire & les capables,
fervice à leur C'eft cependant un regarder grand
garçons, que rendre, de ne
& fur-tour aux
fame penchant qu'ils Ont tous pas s'oppofer à
au
& les jambes
S'aflermir
lieux profonds de
par la vue des
leur laiffer même toute efpece, & de
accidens plutôt éprouver de légers
ceffe à les en préferver. que de chercher fans
gu'à trente ans
Lhomme
lui dit. Il n'en eft profite peu de ce qu'on juf
qui lui arrive de pas de même de ce
n'en eft perdu frappants (XII) rien
l'âge le plus pour lui, même dans
le difraire
tendre, fi au lieu
on le laiffe par des leçons
de
avec Fattention y réfléchir de déplacées, lui
propos,
de le lui
méme,
rappeller à
$4. Il fiblifte un autre
préjudicisble aux
fyfême fort
vout adopté par les enfans, habitans qui eft furdes gran- --- Page 135 ---
dans Fordre de la Nature. 131
des villes, 6 qui a même été annoncé
comme Jalutaire par IL12 homme de PArt,
(XIII) c'eft de régler les enfans à quajour dès
de deux à
tre repas par Ôl fuffit felon Page moi de les exatrois ans.
pendant vingtminer attentivement
quatre heures, pour remarquer de que fe
ceux à qui l'on laiffe la liberté
donner tout le mouvement néceflaire
à leur bien être, 2 font une diffipation d'oi il
continuelle & prodigieufe ;
befuit qu'ils ont indifpenfablement de même nafoin d'une réparation d'autres bornes
ture, qui ne doit avoir
C'eft donc
celles de leur appétit.
Rur faire un mal réel que de leur reils ne demanfufer à manger quand
ne font
dent que du pain, & qu'ils Ils doipas alléchés par la friandife.
vent avoir le pain à difcrétion depuis du
qu'ils fe levent jufqu'à fix heures
foir, fans quoi leur eftomac fouffre
du fréquent befoin qu'il éprouve,, &
de Taviditeaveclaquelle ils y fatisfont
quand Pheure du repas eft enfin arrivée. La feule attention qu'exige cette
Fvj
leur reils ne demanfufer à manger quand
ne font
dent que du pain, & qu'ils Ils doipas alléchés par la friandife.
vent avoir le pain à difcrétion depuis du
qu'ils fe levent jufqu'à fix heures
foir, fans quoi leur eftomac fouffre
du fréquent befoin qu'il éprouve,, &
de Taviditeaveclaquelle ils y fatisfont
quand Pheure du repas eft enfin arrivée. La feule attention qu'exige cette
Fvj --- Page 136 ---
-
Les Enfans
dlevés
Page pratique, de qui doit être
auquel ils huit ans Ou généinalejurqua
c'eft de
fe réglent environ, tems
leur donner des deu-mimesy
à-dire contiennent peu de
alimens qui
tion; peu fucculens nouriture, & de
c'efcar ils ne font
facile digef.
qu'avaler, fans
pour ainfi dire
peine de mâcher: prefque fe donner la
del l'être
:orla viande a befoin
d'en retarder beaucoup, ainfi il eft
long-tems qu'il pour eux Fulage prudent le
eft poflible. Tout plus
qulappartient au contraire au
ce
fans
vogéialfefond
fans
ETI
kalins. y laiffer de réfidus damsiedomis
ritent Les légumes & putrides les
ni aldonc de faire
fruits méfondement de la
par préférence le
fans, l'excès même nourriture des enpouvant avoir de
en ce genre ne
ne faut pour s'en fuites facheufes. Il
ter un coup-d'ceil convaincre far
que jetpagne ; ils mangent ceux de la camtant qu'ils ont faim toute la
fe rencontre,
& de tout journée ce qui
dont ils tâtent excepté de la viande
très-rarement. Ils vi- --- Page 137 ---
dans V'ordre de la Nasure. 133
de légumes, de fruits,
ent de pain, deviennent néanmoins
e laitages ils
& saccoutument
orts & vigoureux, de la viande lorfrès-bien à Fufage
habiter
u'étant hommes ils viennent
les villes.
fe perfua55. D'autres perfonnes enfant eft fevré,
lent que dès qu'un fon eftomac à tout,
1 faut -
accoutumer
pour cela
8 qu'on ne
s'y prendre On imagine
- heure.
trop
ReRSDE
He
Teau pure eft trop crue pour
auffi que
foin d'y meteux 2. & on a dont grand on fe laiffe aller à
tre du vin, leur donner quelques petits
Yenvie de
dans Pidée que cela
coups tout pur, On leur donne dans la
les fortifie. du café & des liqueurs,
même vue
qu'il fuffit de leur
avec la perfuafion
pour qu'il ne
en laiffer prendre peu de mal. Ce font
leur en arrive dont pas les fuites font foutous préjugés
en produivent funeftes aux enfans, maladies inilammafant le germe de
tôt ou tard. C'eft
toires qui les tuent elles furviennent 2
en vain, quand
dans Pidée que cela
coups tout pur, On leur donne dans la
les fortifie. du café & des liqueurs,
même vue
qu'il fuffit de leur
avec la perfuafion
pour qu'il ne
en laiffer prendre peu de mal. Ce font
leur en arrive dont pas les fuites font foutous préjugés
en produivent funeftes aux enfans, maladies inilammafant le germe de
tôt ou tard. C'eft
toires qui les tuent elles furviennent 2
en vain, quand --- Page 138 ---
Les Enfans
qu'on cherche
élevés
tres caufes moins à les attribuer à d'au
mencement de
éloignées du com
que je viens Madifpoftion : celle
Tordinaire les d'indiquer en font
vu plufieurs principales, & pou
Au
exemples
j'en a
furplus, 9 fi l'on ne urcs-rappans
Tapporter du
à ma parole, veut pas s'en
Tiffot. moins refufer fa
on ne pourra
Voici
confiance à
cet égard dans comme il
M,
fa faneé,
fon Avis aiL s'explique à
> tre
Chapitre XXVIL, K Peuple Jur
9 tombe inconvénient dans
Un au5 enfans dès par rapport au leguel on
9 alimens
qu'ils prennent régime des
9 c'ef de
le lait de la
d'autres
>
en
Rur
deffus des
donner qui Nonrices
5> & de leur forces de leur font au-
> nuifibles Permettre des efiomac,
>) pour des en
mélanges
$
enomenese
délicats. Il organes encore fur-tout
5 mer leur faut, dit-on, foibles &
5 tion eft fort eflomac à tout. accoutu9 qu'on
bonne, maisles L'inten.
8 fibles, emploie Il faut EcirE cela font moyens nuifaire l'eftomac --- Page 139 ---
dans Pordre de la Nature. 135
tout; &
bon, alors ils fupporteront bon, en
on ne le leur rend point indigefleur caufant de fréquentes
rotions. Pour rendre un poulain ans fans
bufte, on le laiffe travail, quatre & alors il
en exiger aucun
fans
eft capable des plus pénibles Si
l'acen être incommodé.
pour on l'avoit
coutumer à la farigue, accoutumé 9
à pordès fa naiffance au-deffus de fes
ter des fardeaux
été qu'tine
il n'auroit jamais
> forces,
d'aucun travail,
> roffe Thiftoire incapable de Feftomac, &c.
C'eft
(XIF) >. d'un grand Maître, qui
Ces leçons
des étune les a données de qu'après fon Art, laiffent
Hes approfondies de doute fur la faludautant moins
l'indique, 2
brité du régime que la
Slis
j'en ai par-devers moi
preuve à une trèsmes enfans, qui joignent la vigueur qu'on
bonne fanté toute
peut fouhaiter à leur-âge. effentiel de
Il eft encore un point des enfans, fur
Péducation phyfique
es leçons
des étune les a données de qu'après fon Art, laiffent
Hes approfondies de doute fur la faludautant moins
l'indique, 2
brité du régime que la
Slis
j'en ai par-devers moi
preuve à une trèsmes enfans, qui joignent la vigueur qu'on
bonne fanté toute
peut fouhaiter à leur-âge. effentiel de
Il eft encore un point des enfans, fur
Péducation phyfique --- Page 140 ---
a
Les Enfans
lequelfai fuiviles
élevés
blier. for, avec un fitccès confeils de M, Til
dant
que je dois
recommnd le
de
pu
tête
jour les
laiffer
nue
enfans
pen
de ne la leur depuis lage de deux abfolumen
ment la nuit; couvrir que
ans, &
apporte
cet habile Médecin tres-légere
ques, d'aprés d'excellenres raifons
enj
balancé à pratiquer lefquelles je n'ai phyfileur gu'il prefcrit à cet fur mes enfans pas ce
tité de eft venu une égard. En effet il
cheveux durs prodigieufe
a fuppléé au
comme du quan- crin,
ils
dend n'ont
défaut des
préfervant
point fait
bourlets
reux, qui font des coups les ufage, plus en les
la tête. Il eft ceux fur le derriere dange- de
Phabitude de l'avoir d'ailleurs certain
pofée aux
en tout tems que
tion de Tair, injures du tems & à l'ac. exfiblement tous épaiffit les
& endurcit fenfent, & conferve OS qui la
cieufe de lindividu. cette partie compo- fi préT'ignore donc fous
Rouyeaux Orthopédifes quel prétexte les
ont introduit --- Page 141 ---
dans Pordre de la Nature. 137
la tête des enufage de déshonorer rafant, ou en leur
Fans, en la leur cheveux fort courts jufcoupant les de huit ou dix ans, & de
Fu'a Vâge
un chaeur tenir à la place toujours
objet
peau fur la tête. Le principal
les
être de leur épargner
m'en paroit de la toilette,
leur
Héfagrémens
à
outre
Ar
eft en effet fort charge.
d'inconueje penfe qu'il n'y a pas
de
vénient à ce qu'ils saccoutument de la nébonne heure à fubir le joug
ufage
ceffité, je fuis perfuadé qu'un être
qui contrarie la nature, ne C'eft peut d'ailsucunement avantageux. la tête de Phomme de
leurs priver
rien ne feyant
fon plus bel ornement, aux enfans & à
mieux, felon moi,
belle chetout le mondel , qu'une
velure *.
des enfans prend
76.Sile phylique
mon éducation un accroiffement même
par très-rapide, duquel on ne peut
Recherches fur les habillemens, de
* Voyez les Chap. VIII,
M. A.Leroy,
nature, ne C'eft peut d'ailsucunement avantageux. la tête de Phomme de
leurs priver
rien ne feyant
fon plus bel ornement, aux enfans & à
mieux, felon moi,
belle chetout le mondel , qu'une
velure *.
des enfans prend
76.Sile phylique
mon éducation un accroiffement même
par très-rapide, duquel on ne peut
Recherches fur les habillemens, de
* Voyez les Chap. VIII,
M. A.Leroy, --- Page 142 ---
Les
avoir d'idée Enfans élevés
moin; fi elle fans leur en avoir été le té
fopesslerqnu le moral
procure des force
fentir, doit
par la
FEASne
fublifle
eetaneiten relation
s'en ref
les fongions entre les organes immédiate du
qu
fe manifefer de T'ame, Elles corps &
que les mufcles d'autant plus
doivent
de foupleffe
& les nerfs facilemen
mettent
& de
ont plus
d'obéir toutes les reffort, &
à la volonté parties de plus en qu'ils état
celiuflenenc ves. Le
le cas où Iidividu. font
Or
les affijettis lavage d'eau froide mes élenailfance,
dès le
auquel je
piration leur occafionne lendemain de la
fecrétions réguliere, de
2 qui
une tranf.
les humeurs même nature Procure de
des
les enfans eetemendeiese & toutes
froid le plus capables vif
de
rend
modés. Ce froid fans en fipporter être
le
ment
auquel ils incomleur chaleur ies-facilement ,
s'accoutivité à la propre, donne concentrant plus
s'en oppofent cireulation des
d'acplus
fluides, qui
puifammentate en- --- Page 143 ---
dans Pordre de la Nature. 139
de toute efpece. Le grand tout
orgemens je leur fais refpirer en dilate
ir que ayant tout fon reffort,
le
ems, ceffe dans toute fon étendue
ans
n'étant d'ailleurs gêné
joumon, qui comprefion extérieure,
bar aucune
volume dont il eft fufprend tout le
que leur
Eeptible. Le trémoufement chariot fur lequel
Fait éprouver mon journellements augje les promene des folides, & ditmente T'élafticité à de promptes digefpofe leftomac
non-feulement les
tions, qui font,,
dans
meilleures, mais indifpenfables, qu'il ne dele régime de lait, fource pour de toutes fortes
vienne pas la vêtement que je leur
de maux. Le
léger quil paroille,
donne, quelque umlamment Ila d'ailleurs
les couvre
laiffant leurs membres
l'avantage, liberté, en
de ne mettre auen pleine
aux différens mouvecune entrave nature exige qu'ils leur
mens que la
eft le théâtre fur
donnent: mon tapis à volonté. Ils y
lequel ils s'exercent
prodigicuacquierent cette foupleffe
toutes fortes
vienne pas la vêtement que je leur
de maux. Le
léger quil paroille,
donne, quelque umlamment Ila d'ailleurs
les couvre
laiffant leurs membres
l'avantage, liberté, en
de ne mettre auen pleine
aux différens mouvecune entrave nature exige qu'ils leur
mens que la
eft le théâtre fur
donnent: mon tapis à volonté. Ils y
lequel ils s'exercent
prodigicuacquierent cette foupleffe --- Page 144 ---
Les Enfans
fe, qui doit être
élevés
préfervatif dans les par la fuite leu
auxquelles leur
chûtes
prudence les
foibleffe & fréquente leur
mot, j'ofe le rendent fi fujets.
im
riences & des dire d'après des En un
bre, qui font obfervations fans expé.
beaux
fapérieures
nomties de raifonnemens, ma
2 toutes aux les plus
prétent
méthode d'éducation parfaciliter mutellement chez
la
fe
de la
les enfans les main, pour
obflacles nature, 2 en détrufant opdrations
Elle eft qui pourroient les tous les
font pour exadement les
pour eux, retarder, ce
culture de M. grains le
que
en les
Sarcey de chaulage & la
maladies garantifaut
de
Auteroiguis
de nielle,
bruine, conflamment de
des
neftes,
& des autres bled-reint,
vapeurs caufés de
par les
accidens fuinfluences la terre, & brouillards, les
les
Ont toujours de P'air & des maurvaifes
fait
faifons, lui
ufage - 2 des procuré depuis
avec des
récoltes
qu'il en
meilleure grains & des abondantess
qualité; tandis fourages de la
que fes voin --- Page 145 ---
dans Pordre de la Nature. 141
fins entêtés de leurs préjugés, n'en
voient,, de leur propre aveu, en paque de fort inreilles circonflances, la valeur & la quanFérieures pour
tité. Qu'on cefe donc de fe figurer E
tout eft fait
les enfans, quand de
la
mere veut Ber prendre
peine
allaiter. Qu'on cefle de fe perfuales
ce feul moyen, on eft
Her que, de par les conferver 2 fans avoir
affuré foins à fe donner. C'eft fans
H'autres
excellent &
Houte un préliminaire mais fort infuffifant
Andi(penfable 2 au but qu'on fe propour parvenir
les
pofe, fi on néglige d'y joindre fuis même Dren
cédés que Tindique.le s'ils étoient fuivis
fondé à penfer que des nourrices de camexaétement par aifées, jeunes & de
pagne un
elles éleveroient plus
bonne E nourriffons, qu'elles
fhrement leurs
enfans, conduits
ne font leurs propres ordinaire. Car c'eft
felon leur malheureufement routine
trop cerun fait
meurt avant l'âge de fept
tain, qu'il
d'y joindre fuis même Dren
cédés que Tindique.le s'ils étoient fuivis
fondé à penfer que des nourrices de camexaétement par aifées, jeunes & de
pagne un
elles éleveroient plus
bonne E nourriffons, qu'elles
fhrement leurs
enfans, conduits
ne font leurs propres ordinaire. Car c'eft
felon leur malheureufement routine
trop cerun fait
meurt avant l'âge de fept
tain, qu'il --- Page 146 ---
142,
Les Enfans
ans , prefque la
élevés
qui naiffent dans les moitié des enfar
qu'ils y foient généralement villages, quoj
parleurmere,
nourr
phyfique gu'ils ARESSEEENE
C'eft donc reçoivent
Ecrivains,
en vain d'ailleurs.
voulant nous que quelque
tes, propre autorité dans la rangerde leu
Ont cru avoir fait clafle des bru
découverte, en fe
une grand
devions apprendre Agurant que nou
cation convient le d'elles quelle édu
Plus vainement
mieux à lhomme
rement, ont-ils encore & trop
les meres de
avancé que
légé
toutes les efpeces tous les genres comme & de
leurs petits, c'étoit d'animaux couvoien
dans la
un précepte écris
ne pouvoit taiauraden fe
que la femme
même. Moi, je maintiens difpenfer de faire de
loix y.eft écrit, ainfi que dans que ce qui
la
divines &
toutes les
femme doit avoir humaines, 2 c'eft
du moment
pour
que
tendre
qu'ils re/pirent, ferenfans,
tous les follicitide, dont les meres cette
genres & de toutes les de
ef --- Page 147 ---
dans Pordre de la Nature. 143
d'animaux domeffiques ou faueces quatrupedes & bipedes, font
ages, nimés pour le fruit de leurs éntrails; & qu'à leur exemple, les zèle fem- &
hes doivent veiller avec un
affiduité infatigables, auffi longne
eft néceffaire, à ce que
ems qu'il reçoivent tous les fecours
eurs enfans
à leur former un tempéraropres nent robufte. Ce que je dis encore,
Feft que s'il fubfifte quelqu'analogie la vois
ntre nous & les animaux, je
bornée au feul inftinet dont il a plu
u Créateur de nous douer comme fuffit
ux; & j'ajoute que cet donner inftinét le fein
pour porter la mere à la nature lui en
L fon enfant, befoin. puifque Loin de vouloir imi1 fait un
des animaux, écouter la conduite
au fond de nos
tons la voix qui parle dira
c'eft nous
coeurs : elle nous
que à
Hégrader, que de chercher
copier
fervilement les brutes dans leur fade
leurs petits, laçon
n'étant gouverner d'ailleurs pas uniforme
quelle les carnivores & les frugivores,
lentre
porter la mere à la nature lui en
L fon enfant, befoin. puifque Loin de vouloir imi1 fait un
des animaux, écouter la conduite
au fond de nos
tons la voix qui parle dira
c'eft nous
coeurs : elle nous
que à
Hégrader, que de chercher
copier
fervilement les brutes dans leur fade
leurs petits, laçon
n'étant gouverner d'ailleurs pas uniforme
quelle les carnivores & les frugivores,
lentre --- Page 148 ---
Les Enfans
nous laifle dans
élevés
que cette différence l'embarras du choi
la conduite de la très-marquée das
la chatte,
chevre
9 nous
& celle (
que notre
indique fuffamme
à l'une nià efpece qui ne reffemble
fairement Tautré, 9
une éducation demande néce
particuliere, faut
&
gui lui fo
celle une qui ne qu'enfin foit il nous e
homme. d'aucun animal, mais précifémer celle
Je crois
d'u
ment que la avoir prouvé affez
eft celle qui méthode que je .
claire
tre nature, convient ler
propof
2 pour n'avoir mieux à no
m'étendre plus
pas befoin d
ticle. Toutes les amplement fur cet ar
l'une à l'autre par parties en font liée
de façon qu'elles des rapports diredts
mement au même concourent unani
dant cet inconvénient but. Elle a cepen
lettre Tadopter en entier &. s qu'il faur
ter
tous mes
pratiquer à la
tout-à-fair procédés, ou les rejet
routine
pour s'en
les
ordinaire - a :
tenir à la
alternatives fubites c'ef-a-dire du
que
chaud au
froid --- Page 149 ---
dans Pordre de la Nature. 145
& du froid au chaud font danroid
lorfqu'on a pris une
tereufes; & que de laver un enfant réguois fon parti
les matins avec de
hérement tous il faut peu le couvrir le
Peau froide,
le vêtir légérement,
our & la nuit, de le chauffer. Ma
x fe garder auffi, de la part des
méthode exige
&
beres & meres s une Fargent vigilance ne peut
ne aéivité que
conféquent qui
uppléer, Ceux par intéreflantes que
bnt des affaires plus
quils
He veiller fur les domeftiques leurs enfans, ou
Chargent du foin de
état de
gui 1e croyent obligés nourrices par & gouPen.rapporter aux ils les confient, fe
wernantes à qui vain de faire pratiAatteroient en
méthode à ces mercenaires.
quer ma
à leurs préjugés
Elle eft trop oppolée foumettent, à moins
pour qu'elles les sy fuive de fort près ; &c
Au'on demande ne
plus de peine qu'on ne
Fela
quand on ne l'a pas
peut fe le figurer, rai fait. J'avoue de
éprouvé comme je faut une patience &
bonne-foi, qu'il
G
fe
wernantes à qui vain de faire pratiAatteroient en
méthode à ces mercenaires.
quer ma
à leurs préjugés
Elle eft trop oppolée foumettent, à moins
pour qu'elles les sy fuive de fort près ; &c
Au'on demande ne
plus de peine qu'on ne
Fela
quand on ne l'a pas
peut fe le figurer, rai fait. J'avoue de
éprouvé comme je faut une patience &
bonne-foi, qu'il
G --- Page 150 ---
146 Les Enfans élevés, Gc.
à un courage infatigables pour en venit
bout; mais on en eft bien récom.
penfé par le plaifir
voir à fes enfans une inexprimable fanté à
de
de l'intempérie des faifons, l'épreuve
Fin de la premiere Fartie, --- Page 151 ---
ENFANS
LES
ÉLEVÉS DANS DORDRE
DE LA NATURE
A
PARTIE.
SECONDE
PREMIER.
CHAPITRE
aux Fummes enccintes.
Avis ginéraux
femme qui a formé le
Tount de remplir en entier doit
ouable fonêtions projet de la maternité, dès
es
des moyens d'y réufir
Foccuper des affurances de fa groffelfe.
tu'elle a eft née d'une bonne conftitu- ces
Si clle
dans un de
tion; fi elle a conçu
Gij --- Page 152 ---
Les Enfans
momens favorables élevés
la fanté brillent fur le où les graces de
elle a peu
vifage; fi enfir
premier mois, d'incommodies c'eft
dans for
mene habituellement une preuve qu'elle
analogue à fon
un genre de vie
peut le continuer tempérament. Elle
a pas de
fans danger, il n'y
c'eft une folie précautions de
à prendre: cai
dont on fe trouve changer un régime
range fouvent fa
bien, & l'on dé
traiter
fanté, en voulant f
fuflit de mal-a-propor fe défendre, en malade, I
Poffible, de céder à le plus qu'il ef
vés auxquels les femmes ces goûts dépra
fujettes, mais dont
groffes font
Thabitude de la frugalité celles qui oni
toujours exemptes.
font prefque
à leur 58. Sijavois néanmoins un confeil
fans lit donner, de
ce feroit de coucher
le faire mettre plumes, ou du moins de
lats. La chaleur par-deffous d'un
les mateeft nuifible ; elle relâche lit trop mollet
échauffe les reins,
les fibres,
peurs, à la
difpofe aux vanidlangolie, & à beaucoup
font
Thabitude de la frugalité celles qui oni
toujours exemptes.
font prefque
à leur 58. Sijavois néanmoins un confeil
fans lit donner, de
ce feroit de coucher
le faire mettre plumes, ou du moins de
lats. La chaleur par-deffous d'un
les mateeft nuifible ; elle relâche lit trop mollet
échauffe les reins,
les fibres,
peurs, à la
difpofe aux vanidlangolie, & à beaucoup --- Page 153 ---
dans Pordre de'la Nature. 149
'autres maladies ou incommodités,
les femmes dans l'état de grofont
que dans
Efe font plus fufceptibles Celles qui auront le
but autre tems. coucher de bonne-heure
ourage ie defe lever entre fix & fept heures
pour
très-bion,
u matin, s'en trouveront de ces
KS s'épargneront beancoup
RE
its mal-aifes qui tourmentent
uemment celles qui out un ufage
tontraire, d'oit 11 arrive qu'clles mettent au monde des enfans foibles,
Hélicats & très-difficiles à élever.
Cependant les femmes plétho59. c'eft-à-dire qui font fanguiriques,
dès
hes , commencent de quelquefois leur
à
le troifiéme mois
groffeffe des étouffentir des maux de tête,, des éblouiffemens, des palpitations,
des
femens, 8c. Ce font en général Ce
indications pour fe faire faigner.
reméde qui me paroit leur convenir eft le
(inguliérement bien, en ce qu'il
vrai préfervatif des faufles-couches,
les foulagera toujours promptement, de
pourvu qu'elles mangent G peu 11] : --- Page 154 ---
igo
Les Enfans élevés
viande vingt-quatre
après la
heures avant &
un ufage faignée, & qu'elles faffen
feulement fréquent dégourdie. de lavemens d'eai
n'ont point
Pour celles gu
fort légeres, assconmadie un
Ou de
jointà un exercice régime bien entendi
entretenir leur bonne modéré, fanté. fuffit pour
groffeffe étant aux femmes L'état de
trouble naturel, on ne doit pas
un étai
S'il femble en rien les fonéions fuppofer qu'i
gement
y apporter
animales
par la
guelque dérannous favons que lupprefion la
des
a donnéà cette
Providence régles, divine
vidu, difparoît, bien une delination utile
renere
loin
à Pindi.
ment nuifible, Ceft qu'elle lui foit aucuneaux femmes de la auffi ce qui arrive
frugalité, le
campagne : leur
elles font la régime végétal
de féjour gu'clles plupart réduites, auquel le
ferme
font dans
peu
font 3 lexercice continuel un lit trèsforcées de fe donner; qu'elles
avantages fent
réunis dont elles tous ces
peu la valeur, & qui font connoif
un dé
loin
à Pindi.
ment nuifible, Ceft qu'elle lui foit aucuneaux femmes de la auffi ce qui arrive
frugalité, le
campagne : leur
elles font la régime végétal
de féjour gu'clles plupart réduites, auquel le
ferme
font dans
peu
font 3 lexercice continuel un lit trèsforcées de fe donner; qu'elles
avantages fent
réunis dont elles tous ces
peu la valeur, & qui font connoif
un dé --- Page 155 ---
Pordre de la Naure. 151
dans
réel de la pauvreté s 1
ommagement font porter à terme, fans
eur
des enfans
Ertts
Pen appercevoir 2 mettent au monde
Lonftitués, qu'elles
& qui s'éleAvec peu de douleurs, fhrement, s'ils
veroient beaucoup plus
éducation
tecevoient une meilleure
Phyfique. Femmes qui ihabitez les grandes
60.
de la réalité de
Nilles, informez-vous découvrez que je
ces faits : f vous
jettez mon Livre
vous aye trompées, vous dis la vérité,
au feu; ; mais fije confiance; approchezmettez-y votre vous le pourrez du
vous autant de vie que fimple des payfannes. à
genre Ceft le meilleur confeil que j'aye des
yous donner., pour vous procurer leurs.
couches femblables aux
Giv --- Page 156 ---
Les Enfans
élevés
CH
APITRE I I.
Dujour de PAuonchmon
une fuite
4Lsccees
c'eft
nécefaire HEMENT de la
étant
s'en nematsgranes que les groffefle 9
moment efrayent & femblent
femmes
de la
: c'eft une opération craindre ce
aucunement nature, qui n'eft par elle-même fimple
conduit
périleufe quand on
Le danger fagement des
pendant la
s'eft
les femmes
fuites devient groffefe, nul
n'ont aucune qui nourriffent; ainfi pour elles
tout ira bien inguiétude fi les
a avoir,
les Gardes
&
Je me
n'y mettent Sages-femmes pas
ou
Dames contenterai
d'obflacles,
de
d'avertir les
le
ménager leurs forces jeunes
d'être commencement du
dans
ment en état d'en faire travail, afin
fentera ufage lorique
vigourenfe
qu'on
au paflage. Tous l'enfant fe préleur fait faire
les efforts
julques-la ne fer- --- Page 157 ---
dans Pordre de la Nature. 153
vent à rien, & les fatiguent inutile- ils
ment, aul lieu qu'en ce moment
aident beaucoup à la fortie de l'enfant.
62.La mere délivrée & remife dans
fon lit, je m'occupe du nouveau-né. eft
La premiere attention qu'il ombilical exige, à
qu'on lui lie le cordon
le
trois doigts du ventre, & qu'on de la
coupe à un bon doigt au-deffus eft plus
ligature. Mais cette opération
importante qu'on ne fe limagine communément, puifque de la façon dont
la vie & la
elle fe fait,. dépendent
être de
fanté. La meilleure me paroit cordon à
commencer par couper le
quatre bons doigts du ventre, ferré avec
la précaution de le tenir un peu
entre les doigts près du nombril. On
a foin alors d'exprimer du cordon,
doucement avec Pindex & le pouce,
qui sy trouune liqueur jaunâtre
ve ; & lorfqu'elle paroit épuifée fine im- 2
on prend une petite dont éponge on fe fert
bibée d'eau tiéde, 2
laver cette partie jufqu'à ce
pour Yeau devienne claire. Alors on 52ue
Gv
la précaution de le tenir un peu
entre les doigts près du nombril. On
a foin alors d'exprimer du cordon,
doucement avec Pindex & le pouce,
qui sy trouune liqueur jaunâtre
ve ; & lorfqu'elle paroit épuifée fine im- 2
on prend une petite dont éponge on fe fert
bibée d'eau tiéde, 2
laver cette partie jufqu'à ce
pour Yeau devienne claire. Alors on 52ue
Gv --- Page 158 ---
-
Les Enfans élevés
couler une goute de
couleur vermeille
fang, dont la
refte plus de ce
annonce qu'il ne
on lie l'ombilic farment
ventre
à trois jaune, doigts puis du
çoit que (XP). tout fon Cela fait, on s'apperd'une efpece de
corps eft enduit
de la liqueur qui craffe, qui eft un refle
que de naître. Comme fenvironnoit avant
bouche les pores de
cette humeur
roit empêcher la
la peau, & pouril commencer avec tramfpiration la vie de
qui doit
devient
Phomme, 2
M. Tiflot, indifpenfable de le
de fe fervir pour ryparvenir, nettoyer. confeille
de vin; & d'eautiéde fi cette
mêlée d'un tiers
épaiffe
craffe paroît trop
décoétion degluante,de faire
fondre
de camomille, où nfaged'une Pon
favon. Je gros fiis comme une noifette fait de
s'égarer avec un perfiuadé fi bon qu'on ne peut
dant je fais auffi
guide; cependégourdie at feu, que l'eau toute feule
peut fuffire, l'art & ou fes l'été au foleil,
pas néccffaires dans
apprêts n'étant
important.
u objet auffi peu --- Page 159 ---
dans Pordre de la Nature. 355
63- Comme ce font brdinairement
lesSages.femmes, ou les Gardes quand
on fe fert d'Accoucheur, 2 qui lavent
l'enfant, on doit avoir foin qu'elles tiéde;
l'eau plus que
ne prennent mettent pas
pas trop de vin;
qu'elles n'y ajoutent pas de beurre,
qu'elles n'y
fur-tout qu'elles
lequel eft nuifible; ,
les vices
ne tentent pas de réparer
remarqu'elles imaginent quelquefois de la tête,
quer dans la conformation
fouffrir
à laquelle on ne doit point
pour
qu'elles touchent autrement font que toutes
la laver. Ces attentions
qu'on
d'une plus grande importance
ne peut fe le fert figurer. d'une
fine 2
64- On fe
éponge enfuite
le vifage,
on commence oreilles, par le derriere de la
on lave les
la
ou fontatête, en évitant
fontaine le dos, les
nelle, le col, la poitrine, 2 tout le corps
reins, & fucceffivement
jufqu'au bout des pieds. finie avec les
65. Cette opération
6r loin du
précaurions que jindique, effuie,ou plufeu e1l toute faifon, on
Gvj
éponge enfuite
le vifage,
on commence oreilles, par le derriere de la
on lave les
la
ou fontatête, en évitant
fontaine le dos, les
nelle, le col, la poitrine, 2 tout le corps
reins, & fucceffivement
jufqu'au bout des pieds. finie avec les
65. Cette opération
6r loin du
précaurions que jindique, effuie,ou plufeu e1l toute faifon, on
Gvj --- Page 160 ---
Les
Enfans élevés I
tôt l'on feche l'enfant
viette qui ne foit point avec une feron lui couvre la tête d'un chaude, puis
toile avec une bonnet de bafin béguin de
par-deffus.
léger
Il faut avoir foin
la partie du bonnet d'attacher dans
fontanelle,
qui répond à la
late d'environ un morceau de drap écartrois
& de deux
pouces de long
peau de
pouces de large, ou une
taupe paflée le poil en dehors, la tête pour du froid. préferver cette partie de
On couvre le nombril
compreffe de linge fec, froid avec & une
de lefive, qu'on
blanc
bande pareille
afujettit avec une
reins, de façon qui paffe le
autour des
état. Au bout de trois que
tout refte en
la partie du cordon Ou quatre jours,
tombe d'elle-même. qui a été liée
bande &z la
Alors on - ôte la
met plus rien. compreffe & l'on n'y
On lui met une chemife, une
fiere de toile ou de
braf-.
che de toile blanche futaine, de
une couleffive & un --- Page 161 ---
dans fordre de ia Nature. 157
On attache le tout,
inge de futaine.
forte
avec une
épingle
ins ferrer,
en obfervant
u avec des cordons, de ce qui fert à
e ne rien chauffer
de ne pas
abiller le nouveau-né, feu, & en un mot 3
approcher du
aucune cha-
'éviter de lui procurer
moyen
eur artificielle par quelque
les
être. On en2 erouvera
ue ce puiffe
aifons No. 34 & fuivans. toilette
66. Après cette courte
qui
fes
on lui fait avaler
uffit à
befoins, cuillerées d'eau mielquelques petites & on le couche à plat
ée dégourdie,
fur le côté; ,
ans oreiller ni chevet, d'ofier à jour, le
Hans une corbeille eft garni d'une pailfond de laquelle
d'avoine ou de
afle de menue paille intérieur d'une étoffe
bled, & le tour
l'enfant de
Ruelconque
empêche fe munir au moins de
bleffer.
hl
Py)
afin d'avoir le
krois de ces faire paillafifes, bien fécher avant que
tems de les
fous lui. La corbeille
de les remettre d'un canevas ou d'une
fera couverte
le parer feulement
gaze claire, pour
fond de laquelle
d'avoine ou de
afle de menue paille intérieur d'une étoffe
bled, & le tour
l'enfant de
Ruelconque
empêche fe munir au moins de
bleffer.
hl
Py)
afin d'avoir le
krois de ces faire paillafifes, bien fécher avant que
tems de les
fous lui. La corbeille
de les remettre d'un canevas ou d'une
fera couverte
le parer feulement
gaze claire, pour --- Page 162 ---
Les Enfans élevés
de la piquûre des
pêcher lair de circuler infebtes, &
fans em
veller autour de lui, Le de fe renou
lit doit regarder la
pied de for
coutumer à dormir fenêtre, à l'air pour l'ac
& au grand jour: : ce font 2 des aul brui
tudes excellentes,
habi
de lui faire
qu'on eft maitri
né. Il s'en
contraéter dès qu'il ef
fuite, & ceux trouvera très-bien par 1
s'éviteront bien qui de en prennent foir
la fujétion.
l'embarras & de
67. Quoique ces détails
paroitre minutieux à
puiffen
perfonnes
beaucoup de
fur
2 je ne puis trop infifter
confervation limportance dont il eft, pour la
à la lettre tout des enfans, de fuivre
d'avoir attèntion ce que je prefcris, &
de
qu'ils foient libres
prendre dans leur lit la
qui Jeur conviendra le
fituation
être arrêtés ni gênés
mieux, fans
foit. Vayez No, 18 G par quoi que ce
68. Cependant
fnivans.
guée fouvent d'un l'Accouchée, fatirenfermée fort
long travail - 3 &
mal-d-propos entre fes --- Page 163 ---
dans Pordre de la Nature. 159
rideaux, eft dans T'impoffibiquatre
& ne
ité de voir ce quife donner paffe, fes mt
out au plus que des femmes dans fa
i elle n'a que
lieu de
il
a
préfiumer
thambre feront 2
y de l'avis de la Sageu'elles & de la Garde. Celles-ci naemme
attachées à leurs préjuurellement
certainement qu'à leur
rés; ne feront
leur routine ordiête, & fuivront
haire dès que perfonne ne à veiller s'y oppo- en
Tera. C'eft donc au mari
moment à tout ce qui fe paffe 2
ce
fon enfant foit élevé
il defire que
J'aurois fouhaité
lans mes principes.
foins, qui
pouvoir lui éviter cespetits
du reffemblent être particuliérement
ne
fort des Dames; ; mais perfonne faire adpeut ici le remplacer pour
minifrer exaétement au nouveau-né &
les fecours dont il a befoin;
tous des entrailles de pere 5 il ne
s'il a
le tems qu'il y aura
regrettera pas
employé.
fois que l'enfant
69. A chaque
avec du linge
s'éveille on le change
.
foins, qui
pouvoir lui éviter cespetits
du reffemblent être particuliérement
ne
fort des Dames; ; mais perfonne faire adpeut ici le remplacer pour
minifrer exaétement au nouveau-né &
les fecours dont il a befoin;
tous des entrailles de pere 5 il ne
s'il a
le tems qu'il y aura
regrettera pas
employé.
fois que l'enfant
69. A chaque
avec du linge
s'éveille on le change --- Page 164 ---
Les Enfans
froid, après l'avoir élevés
lée ceinture en bas avec décraffé de la
d'eau froide ou
léponger mouil
die, s'il eft fale
feulement
& on lui fait
ou mouillé d'urine; dégour
petites cuillerées avaler deux ou trois
la gu'à ce qu'il en d'eau ait
miellde, juf
valeur d'une
pris
nera
dpeu-près
en quatre taffe; alors on lui
once de
ou cinq
don.
de
fyrop de chicorée prifes une
quantité rhubarbe, d'eau. mêlé avec une compolé
fort au
On trouvera au égale
jeme fonde long, les raifons fur No.25,
de ce
pour
lelquelles
Leéeur. purgatif: aeammanue-fuaee ainfi
ici
Je me contente iy renvoye le
qu'il eft effentiel
d'obferver
effet, & en tout
loriqu'il fait fon
tement jetter hors tems, de faire
qu'habitent
de
promples enfans Tappartement
baquet ches
plein d'eau, les > & dans un
de les qu'on retire de deflous langes & coulaffe. changer On
en même tems eux, &
l'odeur
ne peut croire de pailjections, fétide qui s'exhale de combien
leur eft mal-faine leurs dé.
à refpirer, --- Page 165 ---
dans l'ordre de la Nature. 161
hi combien elle peut leur devenir
Funefte (XFI).
felles qu'ils ren70. Les premieres
elles perdent
Hent font noires couleur : puis à mefure que
peu-à-peu cette s'évacue, & lon reconle meconium
refte
dans leur
hoit qu'il n'en
font plus remplies de
eftomac, quand elles
petits
blancs avec une légere beaukeinte Siatr jaune, ce qui arrive
de
plutôt à ceux qui ont pris
coup
& qui ont
Peau miellée en naiffant,
été purgés, qu'à ceux qu'on a fortifiés la
avec du vin fucré, ou auxquels la
mere a donné à tetter auffi-tôtaprès traite comme
naiffance. Ceux font qu'on auffi moins fujets
je lindique >
tourmentent les
aux tranchées, qui
mois, & dont
autres fouvent plnfieurs fréquemment
les felles deviennent avoit haché
vertes,. comme fi on y
de Pofeille.
de douze heures de la
71. Au bout
du minoratif eft
couche, Topération fi lon n'a pas perdu de
affez avancée, la mere puife pré: -
tems, pour que.
iffance. Ceux font qu'on auffi moins fujets
je lindique >
tourmentent les
aux tranchées, qui
mois, & dont
autres fouvent plnfieurs fréquemment
les felles deviennent avoit haché
vertes,. comme fi on y
de Pofeille.
de douze heures de la
71. Au bout
du minoratif eft
couche, Topération fi lon n'a pas perdu de
affez avancée, la mere puife pré: -
tems, pour que. --- Page 166 ---
Les Enfans élevés
fenter fon enfant au tetton, Ils
rencontreront ni l'un
n'y
.
difficulté, (ainfi
nil'autre aucune
que je l'ai
Ns), en prennant les démontré
convenables
précautions
deux à leur pour qu'ils foient tous
fant. Il faut aife, mais fur-tout l'enavoir
ne puiffe lui boucher attention le
que rien
pêcher de prendre fa
nez, ni l'emcet organe, 2. ce qui lui refpiration cauferoit
T'agitation &
'a
On mouille le T'empécheroit bout
de tetter,
lait tiéde, ou tout du fein avec du
fa falive; on le
fimplement avec
& le doigt du prend entre l'index
Çant dans la bouche milieu, & en le plale comprime
de F'enfant, on
jaillir un peu légerement de lait,
pour y faire
de fuite en train de tirer. qui le met tout
s'exécute d'autant
Tout cela
qu'ayant l'eftomac vuide plus facilement 3
befoin de
&. un vrai
profiter de nourriture, celle
2 il eft aétif à
qu'on lui
Quandil aura
préfente.
donnera l'autre dégorgé un fein, on lui
autant, Si-tôt
pour qu'il en faffe
qu'il fe rendormira, ce --- Page 167 ---
dans Pordre de la Nature. 163
tardera
on le replacera
ui ne
pas,
alternatiur le côté droit ou gauche toujours
rement, dans fa corbeille, liberté de gigoter
vec une entiere
l'avoir changé
out à fon aife, 2 après &c
plus couvert
il en a befoin,
pas
froid qu'il
Hue je ne l'ai dit, quelque de la mere
affe. Si même la chambre
a des inÉtoit trop échauffée, comme ce qui pour lui,
convéniens pour elle dans une autre oûr
on le tranfportera un air frais qui ait
1 puiffe refpirer
tout fon reffort.
fois que Penfant
72. A chaque lui donnera fucs'éveillera, la mere feins, afin d'enceffivement fes deux
des deux
tretenir fon lait également tire
peu à
côtés. Comme il n'en
le que laifJa fois,elle aura foin de ne & pas pour
fer fe raffafier au premier; d'attention, elle
qu'elle y donne
s'arranger de
E en peu de aille jours bien. Je n'ai pas
façon que tout redire fans ceffe qu'il faut
beloin de
avec du linge bien
changer Penfant toutes les fois qu'il eft
fec & froid,
ffivement fes deux
des deux
tretenir fon lait également tire
peu à
côtés. Comme il n'en
le que laifJa fois,elle aura foin de ne & pas pour
fer fe raffafier au premier; d'attention, elle
qu'elle y donne
s'arranger de
E en peu de aille jours bien. Je n'ai pas
façon que tout redire fans ceffe qu'il faut
beloin de
avec du linge bien
changer Penfant toutes les fois qu'il eft
fec & froid, --- Page 168 ---
Les Enfans élevés
fale ou mouillé, & le
fon lit fi-tôt qu'il
remettre dan
fuppofe de refte. s'endort : cela f
CHAPITRE IIL
Du traitement de la Mere le
Couches,
jour de
73.Arnis de
avoir détaillé la
gouverner l'enfant le jour façor de f
naiflance, il n'eft pas inutile
de ce qui concerne la
de parle
rapport immédiat
la mere, 2 vu le
entr'eux.
que
nature a mi
favorable Quelque coûrt & guelque
n'eft
qu'ait été fon travail, 1
pas indifférent
vre ou non un régime pour elle de fui
prié à fon état,
qui foit appro
dant les premiers particuliérement jours de
penOn eft dans
couche.
Pays, de donner Pufage à
en quelques
qu'elle eft remife dans Faccouchée, fon
après
deau. C'eft une
lit, un chau
fucre & un
foupe au lait avec du
jaune d'oeuf frais
pour --- Page 169 ---
dans l'ordre de la Nature. 165
rendre
fortifiante. J'ai remara
c'eft plus en effet un très-bon ref
Dué que
convient parfaitement
aurant, qui
hux femmes en ce moment, pourvu le
hu'on
mette peu de pain, que
ait 1. A fait que monter fans bouilir, & qu'il ne foit pas contraire adoucif- au
tempérament. Cette foupe
(ante leur procure une tranfpiration leur eft
qui
un peu plus abondante, la crois
à la
falutaire, & je
préférable
rôtie au vin & au fucre, 2 que les Sages- Jen
femmes donnent ordinairement. effets
ai vu plufieurs fois de mauvais mais
que j'avois prévus & annoncés: la dupe
on a beau être journellement n'en eft pas moins
de fes préjugés, on
acharné à les fuivre.
8z
Plus le travail a été long
74.
plus les femmes ont beloin
pénible,
les premiers
de fe ménager pendant
jours de couche, & d'être en garde
contre ce qui peut les échauffer :
moins auffi doivent-elles ufer d'alimens folides.L'eau de gruau d'avoine,
feulement dégourdie, à laquelle on
dupe
on a beau être journellement n'en eft pas moins
de fes préjugés, on
acharné à les fuivre.
8z
Plus le travail a été long
74.
plus les femmes ont beloin
pénible,
les premiers
de fe ménager pendant
jours de couche, & d'être en garde
contre ce qui peut les échauffer :
moins auffi doivent-elles ufer d'alimens folides.L'eau de gruau d'avoine,
feulement dégourdie, à laquelle on --- Page 170 ---
Les Enfans élevés
blanc ajoute qui un peu eft de ficre, ou de miel
fournit une boiffon encore plus fain, leur
à leur état, en ce qu'elle tres-convenable
chiflante & légérement
eft rafraiElles s'en trouveront
nourriflante
qu'elles en prendront d'autant mieux,
Lehouillon fait avec peu & fouvent,
boeuf & de veau ou égales parties de
volaille, fera bon,
une moitié de
foit pas trop fort. pourvu gu'il ne
les deux heures fuffit Une tafe toutes
qu'on ne fouffre du beloin, pour empêcher
éprouve de la faim,
& fi l'on
une foupe ou deux, on peut manger
mitonnées, en obfervant légeres & point
immédiatement après
que ce foit
tetter. C'eft pour la fuite avoir donné à
habitude à contracter,
une bonne
dre, autant qu'il eft
que d'attenl'enfant ait fait fon
poilible s que
dre le fien.
repas pour prenches 75. font Les gardes de femmes en
dans
coupeut jamais les tenir l'opinion qu'on ne
Elles baflinent leur trop lit à chaudement.
rendre les --- Page 171 ---
dans Pordre de la Nature. 167
bralans ; elles les affomment
raps
de lit, de couvertures,
e manteaux
8zc. & le feu n'eft
e couvre-pieds,
à leur fantaifie, 9
amais trop grand
comme
nforte qu'on étouffe en hiver
n été dans la chambre des accouthées. Ce font tous préjugés perniieux 3 contre lefquels je n'ai pas
tonnoiffance
perfonné ait encore
flayé de Sater 2 malgré l'impor- le
ance dont il eft d'en montrer
langer. Il eft prouvé cependant par l'exla chaleur outrée dont
bérience 2 que les nouvelles accouon environne leur caufe des fueurs qui,
Ehées ,
les affoibliflent en
Étant continues, les fibres & les mufcles 2
relâchant empêchent de reprendre leur
u'elles
cette chaleur eft le printon; que
qui
cipe des inflemmations
s'oppofent lefde la' couche,
aux purgations
fouffrent
quelles. 2e 2 pour
qu'elles
d'interruption, PEN portent promptement à la tête, & font la fource d'accidens de toute efpece. Le moindre
lent en
Étant continues, les fibres & les mufcles 2
relâchant empêchent de reprendre leur
u'elles
cette chaleur eft le printon; que
qui
cipe des inflemmations
s'oppofent lefde la' couche,
aux purgations
fouffrent
quelles. 2e 2 pour
qu'elles
d'interruption, PEN portent promptement à la tête, & font la fource d'accidens de toute efpece. Le moindre --- Page 172 ---
Les Enfans élevés
mal qui
leur
puiffe en réfulter
occafionner des
2 eft di
die réelle, à
vapeurs, mala
leurs nerfs les laquelle rend la délicatefle di
compter qu'elles
fort fujettes, fan
tibles des moindres deviennnent fufcep
l'air froid; ce qui a de impreffions de
véniens dans leur
grands incon
pour celles dont on firuation, étouffe mêm
76. Leur lit doit être
le Jait.
façon qu'en fe. couchant, baffiné de
foient pas faifies par la
elles ne
draps, Si on les couvre fraicheur de
que de coutume au fortir un peu plus
de la couche, il faut
du travai
dès qu'elles font
ôter ce plus
Thiver, affez de réchauffées. feu dans
On fera
tement, pour que le froid leur ne appar
pas fentir d'une façon
s'y faffe
on yrenouvellera l'air,a marquée, &
fois par jour, en ouvrant au moins deux
une fenêtre du côté
la porte &
un bon quart-d'heure, oppofé pendant
précaution de préferver avec la feule
de F'impreffion direde de laccouchée
d'air froid, ce qui eft
ce courant
trés-facile. Si
c'eff --- Page 173 ---
dans Pordre de la Nature. 169
c'eft l'été, le danger du froid devient
nul; & fi on fait du feu pour la commodité de la garde, on doit tenir toujours la porte 8les croifées ouvertes,
à moins qu'il ne faffe de la pluie ou 1
du brouillard. Ces feules attentions 9
jointes à celle de parfumer plufieurs du vifois par jour la chambre avec
naigre brûlé fur une pelle femmes rouge à 7
fufhfent pour : mettre de les miferes auxPabri d'une infinité d'entr'elles font en
quelles la plupart
de
proie pendant les premiers jours
couches. Pendant que je traite des prés
Rugés 77. qui font fi fouvent funeftes aux
femmes en couches, je ne puis me
difpenfer de m'élever contre Tufage
oùt l'on eft de les laiffer pourrir, pour dans
ainfi dire, pendant plufieurs jours
Pordure dont elles font environnées,
en {e perfudant qu'il eft dangereux de
les changer de draps & de chemife.
Cependant les exhalaifons fétides que
répandent les fueurs qu'on leur pro- né
cure, & les lochies, corrompent H
aux
femmes en couches, je ne puis me
difpenfer de m'élever contre Tufage
oùt l'on eft de les laiffer pourrir, pour dans
ainfi dire, pendant plufieurs jours
Pordure dont elles font environnées,
en {e perfudant qu'il eft dangereux de
les changer de draps & de chemife.
Cependant les exhalaifons fétides que
répandent les fueurs qu'on leur pro- né
cure, & les lochies, corrompent H --- Page 174 ---
-
Les Enfans
ceffairement
élevés
Les
T'air qu'elles
draps & tout ce
refpirent,
corps, en eft
qui touche le
qu'ils en confervent impregné à tel
portable à
une odeur point,
ceux qui n'y font pas infiaptumés,laquelle eftfans
accoupar les pores de la ceffer repompée
ouverts par l'extrême peau toujours
chambre des accouchées. chaleur de la
inconyénient montre
Or, ce feul
cet ufage eft
affez combien
foit fuperflu de pernicieux, pour qu'il
long fur cet article; m'étendre plus au
affuré par des expériences mais je me fuis
qu'il n'y a aucun
rénérées,
toilette
danger à faire -la
changer plufieurs de
fois par jour & à
de matelats linge, & de de draps & même
& foir, pourvu couvertures matin
cela ne foit froid que ni rien de tout
propreté très-falutaire humide. Cette
met au contraire les en ell-méme,
peut plus à leur aife; ; femmes &
on ne
fortific plus
rien ne les
vent auffi fe promptement. lever
Elles
ou deux, le jour même pendant une hece
de la couche --- Page 175 ---
dans Pordre de la Nauure. 171
chaife
: c'eft le moyen
fur une
leur
meilleur.
trouver
MEEL
de
CHAPITRE 1 I 2e V.
Dufecond jour des Couches.
la mere & l'enfant ont été
78.St comme je Tindique, on peut
conduits
tout réufira. Il ne
être affuré que
la mere, que de
s'agira donc, pour
en augmentant
continuer fon régime, des alimens,
tant foit peu la quantité de fes repas,
c'eft-à-dire le nombre être fort légers.
doivent toujours
l'incon8 il faut éviter également
de
vénient de faire diéte celui au point de furfouffrir du befoin, 8
trop
charger fon eftomac en mangeant de dificile
à la fois, ou des chofes foupes
digeftion. Quelques
un LSFERE oeuf
peu ou point cuit mitonnées, lait, un petit
qui ne foit
qu'en trempé dans deux
morceau de bifcuit
Hij
légers.
doivent toujours
l'incon8 il faut éviter également
de
vénient de faire diéte celui au point de furfouffrir du befoin, 8
trop
charger fon eftomac en mangeant de dificile
à la fois, ou des chofes foupes
digeftion. Quelques
un LSFERE oeuf
peu ou point cuit mitonnées, lait, un petit
qui ne foit
qu'en trempé dans deux
morceau de bifcuit
Hij --- Page 176 ---
Les Enfans élevés
cuillerées de bon vin vieux, de
bouillons dans l'intervalle de petits
pas, avec de l'eau de gruau fi ces retourmenté de la foif,
on eft
tenir convenablement fuffifent pour fouquatre heures. On peut pendant fe lever vingtrefter cinq ou fix heures fur une chaife &
longue, pendant lequel tems on expofera aul grand air, les
lats & couvertures.
draps, mate79. Quant à P'enfant, il
matin fi-tôt qu'il eft éveillé & faut, le
de lui donner à tetter, le
avant
loin du feu, & le laver mettre de
nud,
aux pieds avec une
la tête
d'eau froide, même éponge mouillée
fuivra la marche
lorfqu'il gele. On
indiquée
No.64: en commençant
ci-deffus, le
& finiflant par les
par &
vilage
tinuera ce lavage froid pieds;
on conréguliérement
tous les jours
falle,
2. quelque tems gu'il
à la même heure,
faire toujours
avant de lui
SpCaIr
prendre fon repas,
feché avec du linge froid, Après l'avoir
foin de paffer auffi derriere les qu'on a
oreilles, --- Page 177 ---
dans Pordre de la Nature. 173
la tête avec
on lui broffe légerement & onle r'haune broffe de chiendent, de tout, pour
bille en le changeant
lui donner le tetton.
l'enfant fera
80. Chaque fois que de la ceinture
fale, on le décraffera mouillée d'eau
en bas avec l'éponge
avec du
froide; & on le changera en donlinge froid : cet ufage qui, entretient
nant du corps à la unforme peaul, & réguune tranfpiration meilleur fortifiant qu'on
liere, eft le
donner aux enfans nouveauxpuiffe
. l'ai démontré No.29
nés, comme On je fera étonné de la rapi6-fuivants.
de ceux en faveur
dité des progrès fe fera la violence de fuidefquels on
vre ces procédés fimples 2 pourvit d'exéqu'on ait d'ailleurs Pattention
les autres parcuter ponéuellement Elles confiftent
ties de ma méthode.
air aux enà faire refpirer le grand
car
fans le plus qu'il eft poffible mieux 9
ils
plus ils y feront expolés,
profiteront; à ne les jamais appro- le
cher du feu; à ne les pas couvrir
Hiij
dité des progrès fe fera la violence de fuidefquels on
vre ces procédés fimples 2 pourvit d'exéqu'on ait d'ailleurs Pattention
les autres parcuter ponéuellement Elles confiftent
ties de ma méthode.
air aux enà faire refpirer le grand
car
fans le plus qu'il eft poffible mieux 9
ils
plus ils y feront expolés,
profiteront; à ne les jamais appro- le
cher du feu; à ne les pas couvrir
Hiij --- Page 178 ---
Les
jour ni la nuit Enfans élevés
à les. éloigner des plus queje ne l'ai dit;
en un mot, à les chambres chaudes;
foin extrême de toute préferver avec un
cielle, quelque froid chaleur artifi8r. L'enfant étant qu'il faffe.
changé, la mere lui
bien lavé &
fivement fes deux
préfente fuccefdans cet intervalle, feins; & s'il urine
affez
comme cela eft
couche ordinaire, &
2 on lui
un lange fecs remettra une
recoucher, ce
avant de le
ment fans le réveiller qu'on peut faire aiféemmailloté, II ne faut s'il n'eft pas
placer le
& pour y. réuffir
25 la
lange
la couche fecs
fus, après manne, avoir puis pofer l'enfant defT'épingle qui tenoit détaché adroitement
mouillées, qui
celles qui font
en
tombent
T'enlevant, & le
d'elles-mémes
ment, Je fuppofe ici recouvrir légeredormi au tetton,
qu'il fe fera enqui fe portent parce que tous ceux
que dormir & bien, ne font
premiers mois tetter de pendant les prefque deux
loriqu'on leur a fait leur vie, fur-tout
prendre en naif --- Page 179 ---
dans Pordre de la Nature. 175
fant l'eau miellée avec l'once de il E
rop de chicorée. Si cependant tranrencontroit de fujets à quelques de
chées, le meilleur parti feroit Elles n'y
rien faire & d'avoir patience. fecours ni
fe diffiperont fans aucun
médicamens, dont il faut proferire
P'ufage avec les enfans du premier aban- age.
On fe trouve très-bien de les
donner aux foins de la nature, qui
les conduit mieux & plus fagement Il fuffit
que nous ne pouvons faire. de lire ce
pour en être convaincu, au No. 2I &
que j'ai dit à ce fujet
fuivans.
les enfans, dans
Si javance que de leur exiftence,
les premiers mois
que par le
ne fe réveillent prefque faut
en
befoin de tetter,, il ne
pas
faille leur en donner
conclure qu'il
s'éveillent. Il
toutes les fois qu'ils
inconpourroit en réfulter de grands l'enfant.
véniens pour la mere & pour fe met à
Si, par exemple, un enfant une demicrier un quart-dheure ou le tetton, on
heure après avoir quitté
Hiv
Si javance que de leur exiftence,
les premiers mois
que par le
ne fe réveillent prefque faut
en
befoin de tetter,, il ne
pas
faille leur en donner
conclure qu'il
s'éveillent. Il
toutes les fois qu'ils
inconpourroit en réfulter de grands l'enfant.
véniens pour la mere & pour fe met à
Si, par exemple, un enfant une demicrier un quart-dheure ou le tetton, on
heure après avoir quitté
Hiv --- Page 180 ---
-
Les Enfans élevés
ne doit pas foupçonner
parce qu'il a faim, mais que ce foit
parce qu'il éprouve
bien plutôr
dont la caufe ne feroit quelque
la
douleur,
nourriture qu'on lui pas enlevée. par
Elle
feroit prendre,
eftomac firchargeroit au
2 &
contraire fon
de nouvelles deviendroit la fource
premieres * tranchées pires que les
82, La regle qu'il me
plus convenable de
paroit le
eft de ne
fuivre à cet égard,
qu'une heure préfenter &
le fein à l'enfant
qu'il P'a quitté demie environ après
cinq ou fix
2 jufqu'a ce qu'il ait
enfiite à ne femaines, & de le
trois
tetter que de trois régler en
dort il heures, faut bien bien fe entendu que s'il
quoi
garder de léveiller
NCAE feroit que ce foit, quand.
heures
un fomme de fix même
de fuite. Pai
& fept
longs fommes font remarqué que ces
bons à ménager, précieux & trèsparce qu'ils prou-
* Voyez No, 42, --- Page 181 ---
dans Lordre de la Nature. 177
vent la bonne confitution des enfans
qui y font fujets. fi le fommeil eft abfolu83. Mais
enfans nouveauxment néceffaire aux
utile à leur
nés, 8 fi rien n'eft plus
livrer en
fanté que de les laiffer néanmoins s'y
fe
toute liberté, il faut
garder de chercher à le provoquer
par le moyen qu'y employent communément les nourrices. Je veux parfe donnent de
ler de la peine qu'elles ceffe & de les bercer
les remuer fans
Ce mouvement
les endormir.
pour doux 1e 20 & lent ne les affoupiffant que
leur
parce qu'il les étourdit, pourroit
caufer à la longue des dérangemens
dangereux dans les fibres du cerveau.
Ceft d'ailleurs une mauvaife habitude
à leur faire contraéter, & un grand
affujétiffement pour ceux qui en prennent foin, à qui il convient d'autant
mieux de Tépargner, qu'il eft pour
le moins tout-à-fait fuperfu, les n'ayant enfans
pour but que d'empécher vain
les
de crier. Mais c'eft en
que
meres fe tourmentent à cet égard,
HY
ux dans les fibres du cerveau.
Ceft d'ailleurs une mauvaife habitude
à leur faire contraéter, & un grand
affujétiffement pour ceux qui en prennent foin, à qui il convient d'autant
mieux de Tépargner, qu'il eft pour
le moins tout-à-fait fuperfu, les n'ayant enfans
pour but que d'empécher vain
les
de crier. Mais c'eft en
que
meres fe tourmentent à cet égard,
HY --- Page 182 ---
-
Les Enfans élevés
Elles devroient confidérer
ment que les cris font le premiére- feul langage que la nature ait donné
enfans, & qu'ils ne font
aux
ment en eux l'expreffion de pas la feuleleur, mais qu'ils font auffi
doutous leurs befoins, de leurs celle de
même de leurs fantaifies defirs, : &z
ment 2 que quand même : fecondeannonceroient
les cris
elle eft
toujours de la douleur,
abfolument
l'état de l'enfance
inféparable de
point, &
jufqu'a un certain
de foulagement. qu'ils en font une efpece
dant facile à
Comme il eft cepende difcerner une mere qui nourrit,
les différens avec un peu d'attention
de ce
accens & articulations
langage monotone
qui ne l'ont pas étudié; elle pour ceux
viendra bientôt
y defavante, & faura diftinguer en peu de tems, fi elle
en prendre la peine, les cris de fouf veut
france d'avec ceux qui auront
autre caufe, & s'y trompera
une
Or fachant à point nommé rarement,
enfant aura befoin de
guand fon
foulagement, --- Page 183 ---
dans l'ordre de la Nature: 179
fuivant les cirçonfIle y pourvoira, & fera du refte fans inquiéances, ude. Ile eft donc néceffaire que les en-
& il eft utile de les laifans crient,
obéir à leur inftinêt,
er, à cet égard,
ans apporter aucun empêchement. dont il
eA une vérité importante,
eft d'une grande conféquence que dans les
Dames foient bien perfuadées
éducation phylique de leurs enfans,
& de laquelle je ne fache
qu'andes Auteurs qui ont
fur cette
eden
mnatiere, çun
ait encore fait mention. Cependant celles qui voudront bien me
Honner leur confiance, en retireront
Pavantage inappréciable de s'épargner
toutes les peines 8z les allarmes auxfont fans cefle en proie, celles
quelles - inftruites des Loix de la Naqui per favent
fe foumettre à la
ture, ne
pas 2
néceffité, & ne font guidées que par
de faux préjugés. Vouloir empêcher
un enfant de crier, c'eft exactement cris font
vouloir le rendre muet. Les
le premier développement des organes
de la voix; ils fervent à les affouplir
Hvj
z les allarmes auxfont fans cefle en proie, celles
quelles - inftruites des Loix de la Naqui per favent
fe foumettre à la
ture, ne
pas 2
néceffité, & ne font guidées que par
de faux préjugés. Vouloir empêcher
un enfant de crier, c'eft exactement cris font
vouloir le rendre muet. Les
le premier développement des organes
de la voix; ils fervent à les affouplir
Hvj --- Page 184 ---
Les Enfans élevés
à les façonner, à les
toutes les inflexions difpofer enfin
former des fons de toute néceflaires pour
ticuler des mots, Des efpece & ar
fans nombre, & faites obfervation
grande
avec la plus
noître attention, 2 m'ont fait recon
que les enfans crient
moins fitôt qu'ils commencent beaucoup à
ler, & que ceux qu'on a laiffé par
tout à leur aife, parlent plus tôt crier &
eft plus affez, diftinétement que les autres. C'en
égard
je crois, pour calmer à cet
faire abandonner l'inquiétude des meres, & leur
le
nable & fout-à-fait
déraifon
leurs
de
ERRE
enfans de l'exercice de leur priver voix
Puifque c'eft aller, en cette
contre le voeu même de la partie
dont il eft toujours
nature,
zrarier lès opérations. dangereux de con
84. Cette méthode de
les enfans au fecondj jour de gouverner leur
fance, eft prefque la même
naid
convient pendant les
qui leur
mois de leur vie, Il n'eft quatre premiers
d'avoir le courage de la queftion fuivre que
exac. --- Page 185 ---
dans Pordre de la Nature. 181
chaque jour fans y rien chanement
les voir profiter fenfibleger, pour
lon reconnoitra encore
mnent: ce que les compare avec ceux
nieux, fi on élevés felon la routine
He leur âge
brdinaire.
bien écono:
Le lait de la mere, la nourriture
mifé, fuffira feul pour cinq ou fix
de fon enfant jufqu'à
mois, fi elle a foin les cinq premieres lui donKemaines paffées, de ne pas de trois
ner le tetton plus fouvent que lorfqu'sl
en trois heures ou & environ, de ne Ty laiffer
fe trouve éveillé,
Dès
qu'autant
tire avec aéivité. la faim
qu'il ne trr plus que_lagover,
atleft fatisfaite, 2 & ce qu'il prend mais
non-feulement eft fuperfu,
delà, devient nuifible. Ce n'eft que parce
les enfans tettent trop fouvent
que
qu'ils iont fujets
& trop d'infirmités, long-tems, 8c que les meres
à tant
qu'elles
s'épuifent fi promptement. forcées de joindre d'aufont alimens fouvent à leur lait pour que leur
tres
Comme elles
Nourrifion ne jeûne pas.
2 & ce qu'il prend mais
non-feulement eft fuperfu,
delà, devient nuifible. Ce n'eft que parce
les enfans tettent trop fouvent
que
qu'ils iont fujets
& trop d'infirmités, long-tems, 8c que les meres
à tant
qu'elles
s'épuifent fi promptement. forcées de joindre d'aufont alimens fouvent à leur lait pour que leur
tres
Comme elles
Nourrifion ne jeûne pas. --- Page 186 ---
Les
Enfans élevés
ont commencé par le
de
jufqu'à ce qu'il le
gorger
lait
tinuent à le
rejette, de
2 elles conil ne peut pas gorger fe débarraffer bouillie, dont
cilement. Les digeftions
auffi fa
pénibles & fouvent
font lentes,
occafionne de
mal-faites, ce qui
on T'entend
fréquentes coliques. Si
à tetter
crier, on lui donne vite
pour le faire
ces indifcrétions
taire, & par
vient à lui caufer multipliées des
on pardont les fuites funeftes obftruétions,
une vie languiffante
font toujours
mort prématurée.
que termine une
Meres tendres &
tez favorablement novices, écoitrience m'a
ce que mon expéappris, & revenez de
préjugés. Vos enfans ne
vos
d'inanition, quand vous mourront les
Pas
comme je vous le
conduirez
verrez au contraire prefcris; vous les
contemporains
acquérir fur leurs
une
pante 2 qui vous donnera fupériorité la frapgrande fatisfa@ion. Car ce
plus
ce qu'on mange qui nourrit, n'eft pas
lement ce qu'on
mais feudigere, Peu de nour- --- Page 187 ---
Pordre de la Nature. 183
dans
procure une meilture bien digérée
plus
fanté &c un Jecronfement
ure
qu'une plus grande quaniké & celui
pide,
fatigue Vellomac;, ména-
-iqw'elle
befoin de grands
es enfans a
donc
incontefemens. Tenez
pulifé dans la
que -
fer
ble ce principe fources ; quil Téduca- foit
s meilleures conduite dans
afe de votre de vOs enfans pendant
on phyfique année. Je vous promets 0
A premieré sau-delfus de vos elpérances, qui
esfuccess que je fuis fondé en preuves & que
arce fe Iont jamais démenties,
je
de vous tromper.
e fuis incapable vousmémes, pour d'atVous reconnoitrez vouliez y donner
beu que vous enfant qui dort prefention, qu'un ceffe, a befoin de fort
fans
en
Eom
que alimens pour Sentretenir même le nourÉtats que le fommeil eft d'autant plus tranit, 82 qu'il
eft moins
Auille 2 que la digeftion c'eft une vraie
aboricule: qu'enfin à lui donner à manfolie de s'entéter
crie 2 quand on
chaque fois qu'il
ger
Vous reconnoitrez vouliez y donner
beu que vous enfant qui dort prefention, qu'un ceffe, a befoin de fort
fans
en
Eom
que alimens pour Sentretenir même le nourÉtats que le fommeil eft d'autant plus tranit, 82 qu'il
eft moins
Auille 2 que la digeftion c'eft une vraie
aboricule: qu'enfin à lui donner à manfolie de s'entéter
crie 2 quand on
chaque fois qu'il
ger --- Page 188 ---
Les Enfans élevés
eft affuré qu'il ne
par la faim. Ne faites peut y être exci
de tout ce qu'on
donc aucun Ca
vez mes confeils pourra dire, & fu
votre avantage & celui défintéreffés de
pou
VOS enfan
CHAPITRE V.
Du troifeme jour des Couches.
8,Lz troifiéme
qui n'apporte
jour de la Couch
fible à l'état de aucun changement fen
ment qui lui convient, l'enfant, ni au traite
celui de la mere une demande pou
particuliere.
attention toute
du lair; il fe C'eftlejour de la montée
abondance
porte avec une
vers les mammelles, grande
cafionne une révolution
& oc
quefois
qui eft quel
accompagnée de fiévre, Je dis
guelguefois, riffent
car les femmes
en font exemptes
qui nourpart ; mais elles n'en pour la plumoins prendre quelques doivent pas
qui font indifpenfables précautions
en cette cir- --- Page 189 ---
dans Pordre de la Nature. 18;
Anftance. Elles confiftent principale- de foin
ent à fe préferver avec l'air plus froid fur le
de
Ps imprefions s'il eft pofible, quelin; à prendre, d'eau-tiéde, & à dimies lavemens
des alimens,
uer un peu la quantité d'autant la boiffon
a augmentant
leur eft fort falufeau de gruau qui
ce jourire. Les Woutrices-deivent
neuainfi que les fuivans jufqu'au
: iéme, obferver ttpfenipalefenent
faire tirer les deux feins chaque
e
donnent à tetter 2 afin
bis qu'elles Vengorgement qui pourroit
éviter
obfervé plus dune fois
y former.J'at fuivent dès le commenue celles qui
que j'ai donnés
ement les préceptes
à ces
i-deffus, ne font point fujettes fouffrent
ngorgemens ; qu'elles ne 8 qu'il ne
bas en donnant à mal tetter, au fein pendant
eur vient aucun
e nourriffage.
comme parmi les
86. Cependant,
bonne
emmes
font habituellement rencontrer qui
there, T peut s'en
abon:
d'une fi grande
Toient pourvues
y former.J'at fuivent dès le commenue celles qui
que j'ai donnés
ement les préceptes
à ces
i-deffus, ne font point fujettes fouffrent
ngorgemens ; qu'elles ne 8 qu'il ne
bas en donnant à mal tetter, au fein pendant
eur vient aucun
e nourriffage.
comme parmi les
86. Cependant,
bonne
emmes
font habituellement rencontrer qui
there, T peut s'en
abon:
d'une fi grande
Toient pourvues --- Page 190 ---
Zes
Enfans
dance de lait,
élevés
incommodées, & qu'elles s'en trouve
puiffe firffire à les que leur enfant
ce cas, il faut tâcher en débarratfer,
fecond un peu plus d'en trouver
chien nouveau-né agé, ou
On peut auffi
pour fe faire quelg
avec une
tirer fon lait
tette
pipe à plaque,
foi-mén
qu'autre Si
moyen,
ou par que
des néanmoins il fe
le
noeuds de lait ou formoit au fe
remede le plus fir&c des dureté
pour les
le plus
la partie difiper, eft de
prom
de la
avec le Baume graiffer tou
Borde * . Ce remede du Chevali
& coup de préférable aux
eft de béat
mie de pain, cmmplafmesdel
qui ont Finconvé
Picardie, * J'ai publié No. 38, en la 1771, par la voie
priétés, avec la maniere de s'en recette de ce remede des Affiches
foit longue Mais ynoidue la fervir & fes
admirabl
qui voudront & être dilfteile, menipulation je
diférenter de ce
la peine de le faire affturées de confeille l'avoir bon, aux perfonne Si
par yeux. On trouvera à la faire fin de comme moi de fous prend
des laquelle détails j'ai publié cette cet Ouvrage la Lettr leut
bles aux perfonnes que je crois pouvoir recette, être utiles & qui contier
quivoudront en faire ulage. & agréa --- Page 191 ---
dans Lordre de la Nature. 187
d'attirer s'ils ne font changés
nt
les deux heures : au
moins toutes refte douze heures
u que le Baume befoin d'être renouplus fans avoir
la propriété de
iLé. 11 a d'ailleurs très-peu de moImer les douleurs
& foufon application,
ens après
fe difipe en trois
nt Tengorgement heures. Il guérit également
quatre
gerfures, excoriations,
écorchures, les maux de fein auxhfi que tous
peuvent être fuels les Nourrices le bout en foit tout
tes; & quoique les enfans n'en tettent pas
rbouillé,
fon goût ne
rec moins d'appétit, 2
Ce remede
nullement,
ur déplaifant commodité
fe
d'ailleurs la
que,
bien bouchées
rdant en bouteilles veut, on peut
Hfilong-temps Tavoir fous qu'on la main pour s'en
ujours
rvir au befoin.
auxhfi que tous
peuvent être fuels les Nourrices le bout en foit tout
tes; & quoique les enfans n'en tettent pas
rbouillé,
fon goût ne
rec moins d'appétit, 2
Ce remede
nullement,
ur déplaifant commodité
fe
d'ailleurs la
que,
bien bouchées
rdant en bouteilles veut, on peut
Hfilong-temps Tavoir fous qu'on la main pour s'en
ujours
rvir au befoin. --- Page 192 ---
Les Enfans élevés
CHAPITRE VI
Suite du traitement de la Mere 6
LEnfant après le troifeme jour.
8,.Les femmes fe fentent
rement de la révolution du ordir
tant & plus le quatriéme
lait,
couche que le troiféme, jour Il eft de
conféquent effentiel de ne pas
Falage des précautions
négli
quées, fur-tout fi
que Yai in
mammelles fubfiftoit T'engorgement
l'effet du Baume de L. B.eft encore, M
& fi fouverain, & celui du fi prom
que je recommande fi
régi
ara certainement bien affuré, fi
que t
On peut en ce casfe lever on l'a fui
heure ordinaire &
prefqu'à
en n'ufant de viande manger à da fair
en ne faifant
de qu'à dîner >
s'entretiendra que ainfi petits repas. 1
jour qui termine le jufqu'au dixiér
traitement de --- Page 193 ---
Hans Pordre de la Nature. 189
les femmes qui nourrifche pour auquel elles peuvent re2 tems leur train de vie accoutumé.
ndre confeille cependant de fe coueur
& de fe lever
r de bonne-heure toujours les létin, & de préférer fruits mûrs de chaque
mes & les
on à la viande 8z aux ragoûts, leur état. qui,
t moins convenables à feront bien
qu'à ce terme, elles fermée pour
i de tenir leur porte vifites. La comtce qu'on appelle
eft cergnie de quelques perionnes : mais j'ai
nement utile & agréable fois qu'un trop
narqué plufieurs fatigue les femmes avant
and cercle
de couches, & occadixiéme jour
un dénne même fréquemment dans leur bienngement fenfible livrent trop tôt.
ré lorfqu'elles à T'enfant, s'y
les fix pre88. Quant femaines de fa vie offrent peu
jeres variations dans fon état phyfique,
d'obfervations importantes,stl
peu bien; & ilfe portera bien, en
porte
fuivant mes principes. Je
traitant --- Page 194 ---
f90
Les Enfans élevés
ne puis cependant me
ferver ici
les enfans difpenfer d
nés font, dar ces fix
nouvea
maines, fujets à des
premieres
fieurs elpeces. J'ai accidens de
à Paris au mois de vu, par exemp
un Enfant attaqué d'un Févricr 171
ment fi confidérable,
enchifré
voit prendre le
9 qu'il ne P
voir, pendant qu'il tetton, faute de p
fa refpiration par le tettoit, nez. Je
infinuer dans
Pie
chaude d'une les narines la vap
fureau; on
décoéion de Aeurs
morceaux X plaça enfuite deux pe
firent rendre à beurre de cacao_
quantité d'humeur l'enfant uine gra
nolente. Cette
verte & fang
foulagea, & il prompte a toujours évacuation
depuis. Le fcul foin
bien te
d'être lavé tous les qu'il matins exige, C
l'eau froide de la tête
avec
d'être épongé à froid de aux la
pie
en bas, feché & changé éavec ceint du lin
blanc, chaque fois qu'il eft
mouillé d'urine; de tetter fale
envir
l'enfant uine gra
nolente. Cette
verte & fang
foulagea, & il prompte a toujours évacuation
depuis. Le fcul foin
bien te
d'être lavé tous les qu'il matins exige, C
l'eau froide de la tête
avec
d'être épongé à froid de aux la
pie
en bas, feché & changé éavec ceint du lin
blanc, chaque fois qu'il eft
mouillé d'urine; de tetter fale
envir --- Page 195 ---
Pordre de la Nature. 19I
dans
les deux heures le jour, quand
ites
& feulement deux
ne dort pas,
tant
la mere
S dans la nuit, fon dt puis feutourmentée
jufqu'à ce que la
hent une
fatifER
tre n'en ait plus aflez enfant, pour
&
à
de fon
re
Tappétit à lui faire manger
Felle commence. alors elle doit le févrer
la panade; tout-à-fait, La panade fe fait
nuit
de pain
met
ec un crouton écuelle
le feu
une
Eot
uillir dans
de fel, jufec de P'eau 8 un peu paroiffe fe difà ce que le pain ; alors on la
tidre de lui-mème
avec
tire du feu, & Péclaircit en tournant avec du
e cuillere, trait, on
qui n'ait pas été
t nouveau
avec un
hauffé, ou tout fimplement donner à l'enfant.
u d'eau
la peut-être que c'eft
89. On fere figure
les femmes un aftjenifemene
bur
d'être éveillées une ou
es-pénible fois dans la nuit pendant quatre
pux
mois de fuite ; mais toutes
cinq ont nourri certifieront que
elles qui --- Page 196 ---
Les Enfans élevés
rien ne les a moins fatiguées,
facilité-avec laquelle elles fe rendo par
ment, & le bien-être que leur
roit l'évacuation néceffaire de procu leu
lait. Elles doivent donc être à ce
égard fans aucune inquiétude, &
perfuader qu'au bout de huit
elles y. trouveront plus de
jour
de peines.
plaifir qu
90. Un point effentiel de ma M
thode d'Éducation phyfique,
je l'ai déja dit & ne puis me comm
de le répéter, eft de
laffe
fans de toute chaleur préferver les er
artificielle
un foin
ave
des
particulier; 2 de les tenir hor
air le appartemens, plus qu'il eft expofés au gran
leur
poffible, & d
proçurer dès les
de leur vie un exercice premiers jour
d'état de prendre
qu'ils font hor
mais
par eux -1 mêmes
qui ne leur en eft pas moin
falutaire.
Il eft de fait que les enfans
veaux - nés foutiennent
nou
le mouvement des
parfaitemen
les plus rudes, fans voitures, mêm
en être jamai
incommodés
appartemens, plus qu'il eft expofés au gran
leur
poffible, & d
proçurer dès les
de leur vie un exercice premiers jour
d'état de prendre
qu'ils font hor
mais
par eux -1 mêmes
qui ne leur en eft pas moin
falutaire.
Il eft de fait que les enfans
veaux - nés foutiennent
nou
le mouvement des
parfaitemen
les plus rudes, fans voitures, mêm
en être jamai
incommodés --- Page 197 ---
dans P'ordre de la Nature. 193
hcommodés, comme le prouve l'enqu'en font jourèvement à
les charrettes des
ellement
ITREST
Meneurs & celles des Meffageries de
bus les environs, jufqu'à vingt-cing obferL trente lieues. D'après cette
ation j'ai imaginé, pour promener
s enfans, un chariot à quatre roues,
ompofé d'un train fur lequel fe pofe
blidement entre quatre chevilles, la
orbeille qui leur fert de lit, 8z d'un
vant-train tournant qui porte une efeced detimon pour conduirele chariot. de
Les avantages qui réfultent
font que les enette couchés promenade, tout de leur long, font
ans lus à leur aife, moins échauffés l'été,
k dans une meilleure fituation, que
brfque leur gouvernante les porte
ur les bras, quand bien même elle
uroit Pattention de les tenir tantôt
'un côté, tantôt de lautre, ce qui
É impoffible à plufieurs, & ce que
es autres négligent le plus fouvent.
e dis plus, c'eft que quelques elles préautions qu'elles y mettent,
ne
I --- Page 198 ---
Les Enfans élevés
peuvent fe difpenfer de ferrer
ment les genoux des enfans : forte
crainte qu'ils ne leur
2 par 1
qui à la longue en rend échappent, C
cagneux,
beaucoup d
Voilà donc un grand inconvénien
d'évité; mais un grand bien
chariot procure aux enfans, que c'eft moi d
s'endormir fans
menade ni leur interrompre leur pro
l'envie leur en prend. exercice, fi-tôt qu
étant infiniment
Or, le fommei
fanté, & le trémouffement précieux pour leu
éprouvent fur ma voiture étant qu'il
propre à le
affe
d'ailleurs les provoquer, fans avoi
dangers du
ne fait que les étourdir, berceau qu
pas balancer ce me femble on à ne doi
ter. J'ai remarqué
l'adop
bre d'expériences, par un grand nom
ont été faites fur dont les premiere
cette
mes deux
promenade
fils, que
aux autres parties journaliere, de ma Méthode joint
d'Education phyfique, contribue mer
veilleufement à faire
fans laccroifement & prendre la
aux en
ils font fufceptibles,
force don
angers du
ne fait que les étourdir, berceau qu
pas balancer ce me femble on à ne doi
ter. J'ai remarqué
l'adop
bre d'expériences, par un grand nom
ont été faites fur dont les premiere
cette
mes deux
promenade
fils, que
aux autres parties journaliere, de ma Méthode joint
d'Education phyfique, contribue mer
veilleufement à faire
fans laccroifement & prendre la
aux en
ils font fufceptibles,
force don --- Page 199 ---
Pordre de la Nature. 195
dans
VIL
CHAPITRE
d'habiller les Enfansi
De la façon
O N 2 n'avoit pas encore imaginé
I.
TEducation
y a vingt ans s'étendit que
jufques AG la
ique des enfans
ni qu'elle
haniere de les habiller, bonne Oil et
hfuer en rien fur leur C'eft cepenhauvaife confhitution.
lant une vérité que plufieurs
*
PEE
onnes de YArt
ont devoir reconnue, de déu'ils fe font fait un Ecrits.
nontrer dans leurs
dans un déSans entrer à ce fujet après ce que
ail qui feroit ici déplacé
il me
Fen ai dit No. 52 & fuivans, à fe
d'engager les meres
perfuafuffit
rien n'eft plus important pour
der que
Recherches fur les habillemens des.
* Voyez lcs
M. Alphonfe Leroy > s
Femmes 6 des Médecine, Enfans 1 Ser Boucher, Libraire,
Doéteur des Augulins, en
à Paris.
quai
Iij --- Page 200 ---
Les Enfans élevés
la confervation de leurs
choix des premiers
enfans, que 1
leur donnéront. Ceux vêtemens qu'elle
dans mes
qui font élevé
forces prématurées. principes acquierent de
beaucoup plutôt
Ils ont befoi
débarraffés des que les autres d'êtr
gui les
couches & des
jambes, empêchent de fe fervir de lange leur
dont ils
faire ufage à deux commencent mois,
déja
le leur faciliter
Il faut don
commode, qui ieor un habillemen
jouiffance de leurs
laiffe la plein
feroit fans doute de membres,Le les
micu
la ceinture en bas
laiffer nuds d
à
oùt comme on le fai
petite FAmérique, chemife 2
ils n'ont
à brafiere,
qu'un
paffe pas le nombril;
qui ne leu
ridicule de le
mais il feroj
ci, &c la décence propofer dans ce
veut
pay
vêtement.
gu'on ait L
92. Celui qui nous a paru
remplir cet objet pour
mieu
eft un gilet très-aifé de les garçons
légere & qui puiffe fe
quelgu'étoff
de la futaine Fhiver & laver, de la telle qu
toile l'été
qu'un
paffe pas le nombril;
qui ne leu
ridicule de le
mais il feroj
ci, &c la décence propofer dans ce
veut
pay
vêtement.
gu'on ait L
92. Celui qui nous a paru
remplir cet objet pour
mieu
eft un gilet très-aifé de les garçons
légere & qui puiffe fe
quelgu'étoff
de la futaine Fhiver & laver, de la telle qu
toile l'été --- Page 201 ---
dans l'ordre de la Nature. 197
faite à la maavec une culotte pareille
avec
elotte & qui s'attache all gilet fouliers.
fans bas ni
leux boutons,
en haut
La chemife eft bordée
le col, au
une collerette qui
rarie
de quoi on ne leur ferre pas
noyen
ainfi que toutes
bette partic, quijouit entiere liberté. Il eft
es autres d'une avoir au moins trois
vrai
faut
culottes,
pouE de ces
eft
toutes les aloend quril
voir en changer avoir le tems de les
néceflaire, & pour
Mais en les faifaire laver & fécher.
n'eft pas
Kant de toile, la dépenfe
lieu de
confidérable; elles tiennent dont on n'a
langes & de couches, la nuit. L'enplus befoin que pour le
chaque
fant ainfi vêtul, on
pofera heures fur un
jour pendant quelques
s'y exertapis étendu par terre, fe pour tournant &
cer de lui-mème, fantaifie. en
Il y acquéretournant à fa
de tems une foupleffe
rera en peu
qu'on ne
& une agilité plus fur-tout grandes fi la mere
peut fe le figurer, 2
tems avoir la
veut bien de tems en
I i] --- Page 202 ---
Les Enfans élevés
complaifance de fe mettre
tapis à guelque diftance
auff fur 1
riffon, & celle de lui de fon Nour
ton en Fappellant
montrer le tet
de tetter fera
lorfque fon heur
pas à fe traîner venue. Il ne balancer
pattes, & guidé vers elle à quatr
mier mobile de par le befoin, ce pre
bientôt capable d'aller l'induftrie s il fer
bout du tapis à l'autre, la joindre d'u
C'eft aint
Rercle parviendra de fes
en peu de tems à 1
forces &c à s'en
journellement de
procure
la commodité de nouvelles, fon
ce à quo
tribuera
vêtement con
de prendre beaucoup, en lui permettan
bles fans
toutes les attitudes poffi
effentiel éprouver aucune
dont on doit géne; poin
ment s'occuper, &
particuliére
trera jamais dans les qu'on ne rencon
regarde
corps de robes
Tromn être le communément comme
des enfans.
premier habillement
93. Quant à celui qu'il
donner aux filles, je n'en convient de
d'une maniere auffi
parlerai pas
politive, n'ayant
prendre beaucoup, en lui permettan
bles fans
toutes les attitudes poffi
effentiel éprouver aucune
dont on doit géne; poin
ment s'occuper, &
particuliére
trera jamais dans les qu'on ne rencon
regarde
corps de robes
Tromn être le communément comme
des enfans.
premier habillement
93. Quant à celui qu'il
donner aux filles, je n'en convient de
d'une maniere auffi
parlerai pas
politive, n'ayant --- Page 203 ---
dans P'ordre de la Natire. 199
des
Timagine cepenu que
garçons. jaquette qui ne pafferoit
lant qu'une
feroit très-commode.
uere le genou
mere adoptera
Au furplus hi chaque conviendra le mieux :
telui qui
les filles
beu importe, pourvu ni que corfets à bahe portent ni corps,
comme les
eines, & qu'elles ayent
de tous
garçons le libre mouvement
leurs membres.
enfant commence
94: Dès qu'un voudroit qu'il marA fe foutenir on
on ne manchât; &
y parvenir, les aiffelles
que pas ROU le pendre doubles par attachées au
avec des lifieres
lui met. J'ai décorps de robe qu'on
Pinutilité
montré, No.
6 fuivans,
&c le danger Aere de cet ufage,
de mon
EE
je profcris abfolument
utile de
cation. Il eft infiniment rouler plus à terre ou
laiffer les enfans fe
fur
fur un tapis, & de les promener de leur
le chariot dont j'ai parlé,
à
trainer, comme on fait, fes pieds
fous
de leur apprendre
terre
prétexte
à marcher. Si on veut ablolument
Iiv --- Page 204 ---
Les Enfans élevés
en prendre la peine, il faut
patience de fe courber
avoir la
par les mains ou
pour les tenir
eft très-fatiguant par les bras, ce qui
de chofe. Car
& fert à fort
marchent
il eft certain qu'ils peu
d'eux-mémes
ont la force, fi aul lieu dès de qu'ils en
toujours fur foi, ou de les
les avoir
les bras, 9 comme font les porter dans
nantes, on fe contente de gouvercurer journellement T'exercice leur propis & du chariot, qui,
du tad'eau froide, font les avec le lavage
tous les fortifians.
meilleurs de
95. Il eft d'ailleurs
de favoir que lors de très-important la
eft dangereux
dentition il
marcher. Ils deviennent d'obliger les enfans à
d'une foibleffe
dans ce tems
dirai ci-après. Or, extrême, comme je le
tômes de cette
comme les fympfont
prodigieufe révolutioa
fait une trompeurs, étude
à moins d'en avoir
fage parti à longue & afidue, le plus
contraindre prendre, eft de ne
les enfans à
jamais
même à fe tenir debout, marcher, ni
montrent de la
quand ils
répugnance, 3 Vil 12
ibleffe
dans ce tems
dirai ci-après. Or, extrême, comme je le
tômes de cette
comme les fympfont
prodigieufe révolutioa
fait une trompeurs, étude
à moins d'en avoir
fage parti à longue & afidue, le plus
contraindre prendre, eft de ne
les enfans à
jamais
même à fe tenir debout, marcher, ni
montrent de la
quand ils
répugnance, 3 Vil 12 --- Page 205 ---
dans Pordre de la Nature. 201
réfulter.
ccidens qui en peuvent j'ai indiqué
96. Lhabillement contredit le que plus commode
Étant fans
puiffent porter, il conque les de garçons le leur conferver jufqu'à huit
vient
attendu que n'entraiAns ou environ,
il n'y
hant avec lui aucune favorable ligature, au prompt
en a pas de plus
Accroifement & au développement du corps.
parfait de toutes les parties de leur en
Si donc on juge à propos il eft effentiel
donner melquaure, 2 étroits, ce qui
qu'ils ne foient point
la
n'eft pas fans danger jufqu'après On facrifie
évolution de la paberté. mode, qui foutrop en ce pays-ci iàla des ufages tout-àfait
vent fait adopter la fanté. Tel eft celui de
contraires à
les jarrets & le col,
ferrer fortement à fe rendre le vifage prefque
de façon comme font les jeunes gens.
violet,
qu'on fubfituât
11 feroit à fouhaiter bafin les collerettes que
aux cols de
cet ajuftement
portoient nos ayeux, les ; cols, & n'a
fied auffi bien inconvéniens. que
pas les mêmes
Iv --- Page 206 ---
-
Les Enfans élevés
CHAPITRE VIIL,
Des Gourmes *,
2.Rrex n'eft plus incertain
les enfans élevés fuivant la routine pour
dinaire, que le tems oùt ils fe
or
naturellement par
purgent
porte à la peau, & quelqu'éruption qu'on
qui
gairement
appelle vulde lait,
Gourmes, 2 Dartres, Croutes
n'en eft Faux-/auvagis, pas de même 6rc. de (XYII).I
foumet exaétement à la ceux Méthode qu'on
d'Education phyfique
C'eft généralement queje propofe.
cinq mois qu'il commence entre à quatre leur &
roitre fur la tête ou au vifage
paboutons, qui, s'augmentant quelques degrés, forment au bout de deux par
des croutes fort épaiffes. Elles
mois
enfuite, & laiffent
crevent
tité confidérable d'un échapper une quanpus verdâtre
* Voyez la Note XV.
tement à la ceux Méthode qu'on
d'Education phyfique
C'eft généralement queje propofe.
cinq mois qu'il commence entre à quatre leur &
roitre fur la tête ou au vifage
paboutons, qui, s'augmentant quelques degrés, forment au bout de deux par
des croutes fort épaiffes. Elles
mois
enfuite, & laiffent
crevent
tité confidérable d'un échapper une quanpus verdâtre
* Voyez la Note XV. --- Page 207 ---
dans Pordre de la Nauure. 203
exhale fouvent une
mélé de fang, qui
faut du courage
bdeur fi infecte,
état trifte & doules
dete
pour dure panfer. environ huit mois, plus
Toureux
& demande de grandes atou moins, de la
des peres & meres.
tentions
d'appeller
Il n'eft
Re
pas
quettion
les gens de PArt à fon fecours, fes enfans pour :
les charger du foin de
moins faut-il s'en rapporter
encore
les traiter 2
aux gouvernantes pour
011 de
le danger de leurs préjugés leur
Retr ignorance, qui pourroient contraires
faire employer des remedes C'eft donc
& d'un effet dangereux.
de ces
circonttances privilégices,
une
doit s'armer de cette feroùi la mere
coûte rien à celles qui
meté qui ne
vraiment materont des entrailles elle-même fur le
nelles, pour veiller
lui
dépôt précieux que la Providence la conavoir appris
a confié, après
convient de tenir
duite fimple qu'il
en ce moment.
cutanée eft, comme
Cette éruption
le réfultat d'une
toutes les autres,
I vj --- Page 208 ---
Les Enfans élevés
crife violente de la
au - dehors & fe débarraffe Nature, qui pouffe
propres forces, d'une humeur
fes
fique
Pantit
quelconque,
tions intérieures de quigénoit les foncdonc encore ici une de Pindividu. C'eft
oùt l'on doit
ces opérations
ture fe fuffit à préfiumer
la Nalaquelle il faut elle - meie 9 & de
refter paifible
teur, dans la crainte de la
(peétaJe renvoie fur ce
à troibler.
dit No,21 6
fujet ce
j'ai
Note XVII,
Juivans, 6 Roe la
98. Tant que les gales font
ment fur le vilage, il
feulechofe à
n'y a autre
faire, que
ment le pus avec un d'effuyer légereleffive, & d'en
linge blanc de
il faut en même changer fouvent. Mais
vifiter exaétement tems avoir foin de
deffius & le tour de tous la
les jours le
furer s'il ne s'y forme tête, pour s'af.
feurs. Si on en rencontre pas de grofon coupera les cheveux quelqu'une, en
droit, & ony appliquera des cet ende poirée ou bene-blanche,
feuilles
ramollies
pus avec un d'effuyer légereleffive, & d'en
linge blanc de
il faut en même changer fouvent. Mais
vifiter exaétement tems avoir foin de
deffius & le tour de tous la
les jours le
furer s'il ne s'y forme tête, pour s'af.
feurs. Si on en rencontre pas de grofon coupera les cheveux quelqu'une, en
droit, & ony appliquera des cet ende poirée ou bene-blanche,
feuilles
ramollies --- Page 209 ---
dans Pordre de la Nauure. 20;
le feu, dont on changera foir
levant
l'attention de ne
K matin , avec feu celles qu'on retioint jetter deffus aul les plaies, non plus
era de
auront fervi
u'aucun des linges
ces feuilles
les
On
e
panfer. de beurre frais, feulevec un peu
fe faffe une fuphent jufqu'a ce qu'il
eft établie,
uration. Si-tôt tout-à-fait, qu'elle
& Ton
pn le retranche feuille de poirée fimplepplique la
devant le feu. Cette
ment ramollie
qu'elle
euille eft préférable 2 parce le linge, qui
he s'attache pas comme
fi fort,
Hurcit & tient ordinairement Penlever fans emqu'il eft difficile de Ceft donc pour les
porter la piéce.
journalier qu'il eft
enfans un fepplice de leur éviter, & c'eft par
important raifon que jai dit que la mere
cette doit du moins aififter à ces panfemens,
G elle ne les fait pas elle- même, 2
fa tendreffe lui fuggérera
parce que qui que ce foit, T'induttrie
mieux qu'à
à fes enfansles doupropre à épargner
ieurs qui ne font pas indifpenfables. --- Page 210 ---
Les Enfans élevés
99. Un grand tourment dont on 11
peut les parer, c'eft la
terrible qui
démangeaifo
cette éruption. accompagne & qui fu
Elle eft fi
qu'ils fe mettent fouvent le violente
la tête tout en
vifage &
des cuiffons
fang, d'oi il réfult
fort aigues.
Après avoir recherché avec
coup de foin fur mes
beau
lequel étoit
propres enfan
geux, ou de Tri laiffer eux plus avanta
à leur
fe grater tou
mains aife, ou de leur arrêter le
pour les en
connu le premier empêcher, j'ai re
tous égards. 1°, Parce parti préférable
leur lier les mains
qu'à moins d
au rifque de les bleffer, très-exadtement
toujours le moyen de les 2 ils trouven
vifage, &
porter à leu
qu'en une minute il fe dé
dommagent de la contrainte
les a tenus, en fe déchirant oùt or
lement avec leurs ongles. 29, cruel
que le befoin de fe
Parce
eux fi preffant,
grater eft pour
parviendroit à leur que quand même on
ment l'ufage de leurs interdire abfolu
mains, ils ont
les bleffer, très-exadtement
toujours le moyen de les 2 ils trouven
vifage, &
porter à leu
qu'en une minute il fe dé
dommagent de la contrainte
les a tenus, en fe déchirant oùt or
lement avec leurs ongles. 29, cruel
que le befoin de fe
Parce
eux fi preffant,
grater eft pour
parviendroit à leur que quand même on
ment l'ufage de leurs interdire abfolu
mains, ils ont --- Page 211 ---
dans Pordre de la Nauure. 207
reffource de fe frotter à tout ce qui
ne s'en font
S environne, 2 &
: NnA
oins faigner en s'écorchant
rien, & je penfe qu'il
on n'y gagne les laiffer faire en toute
aut mieux
raifon, c'eft que
berté. Ma premiere
notre infinét
fuis- convaincu que
- lorfque
e nous trompant jamais de préjugés, 2
ous fommes exempts les enfans à fe grater
elui qui bien porte avoir plus d'utilité que
ourroit
le croire, à caufe
ous ne pouvons
l'état cruel
le la pitié que nous infpire La feconde,
lans lequelils fe mettent. goûtent un
"eft que perfuadé qu'ils y. d'autant plus
plaifir réel, je trouve
ne peut
njufte de les en priver, qu'il Mes deux
Avoir de fuites dangereufes. à cet égard auenfans n'ont éprouvé fe font déchirés tant
cune gêne. Ils
les huit mois
qu'ils ont voulu pendant
ils ont
que leurs gourmes ont durées; le plus beau
Eependant aujourd'hui cicatrice au
teint fans la plus légere
lorf
vifage. On doit en conclure fon que âcreté
que Phumeur eft épuifée, --- Page 212 ---
Les Enfans élevés
n'a plus d'aation fur la nouvelle
Ainfi qui remplace celle qui a été
pea
les Dames
détruite
à cet égard; les attraits peuvent fe raffure
ne foutiriront
de leurs fille
berté
aucunement de la li
Jivrer qu'elles fans
leur donneront de 1
fi naturel, & réferve à un penchan
à fatisfaire
qu'on a tant de plaifi
piqués.
loriqu'un infedte nous
On peut cependant
peu la violence de la
appaifer ul
qu'éprouvent les
démangeaifo
finant de tems
enfans, en leur baf
en tems le vifage aver
unelégercinfifion mais le mieux
de fleurs de fureau
eft de n'y rien
1OO. Le col, les
la faire.
Ou quelques autres bras,
poitrine
font
parties du corps,
boutons quelquefois auffi remplis de gros
qui fiuppurent;
non plus rien à faire
mais il n'y
patience : toutes ces que de prendre
modités finiront
petites incom
faut abfoiument d'elles - mêmes. Il
laiffer
ment la Nature, qui fe fuffit agir paifible chez
enfans, fans ayoir befoin d'aucun les
fe-
1OO. Le col, les
la faire.
Ou quelques autres bras,
poitrine
font
parties du corps,
boutons quelquefois auffi remplis de gros
qui fiuppurent;
non plus rien à faire
mais il n'y
patience : toutes ces que de prendre
modités finiront
petites incom
faut abfoiument d'elles - mêmes. Il
laiffer
ment la Nature, qui fe fuffit agir paifible chez
enfans, fans ayoir befoin d'aucun les
fe- --- Page 213 ---
Pordre de la Nature. 209
dans
commencé par la
purs, fi on n'a feroit pas non - feulement
pntrarier. Il
de leur adutile, mais dangereux, médicament pendant
iniftrer aucun
: il ne faut
cours de ces gourmes après qu'elles
as même les purger qu'on fe foit en
ont paffées, pourvu conformé à ce
but Ierupuleufement Car fi on les a tenus
ue je prefcris. le jour & la nuit, ou
haudement
u'on fe foit écarté d'Education en quelqu'autre que
oint de la Méthode
de rien, Fon
indique, je ne réponds j'ai obtenus,
aura pas les fuccès que
qu'à foi.
Kl'on ne pourra s'en prendre des
Comme dans le tems
gourmes le
enfans font trop forts pour que
es
feul fournir à
ait de la mere puiffe
de préeur nourriture, on y, joindra
tels
férence I
la panade & les gruaux, leur fera
les ai décrits, & on
que :. je
abondant d'eau mielFaire un ufage
du refte à les
lée. On continuera
excepté
Javer comme à Tordinaire, faut laiffer
malades qu'il
aux parties
tranquilles, --- Page 214 ---
210 - Les Enfans élevés
CHAPITRE IX.
De la fortie des Dents,
IOI,
VOIQUE la
dentition occafionne révolution que
une des plus confidérables aux enfans, foi
celles qu'ils éprouvent
de toute
cependant plus incertain 2 rien n'ef
de leur age oùt elle fe
que le term
foit lEducation
fait, quelle qu
vent. Sans entrer phyfique dans le qu'ils reçoi
variétés infinies
détail de
lefquelles font de qui s'y rencontreat
contenterai d'avertir pure les curiofité,je me
n'eft pas un mal
meres que C6
ne commence que cette révolution
ou huitiéme pas avant le feptiéme
tardera à fe faire, mois, & que plus elle
moins elles
s'inquiéter fur les
devront
toujours
fuites, qui feront
tiqué ma heureufes, Méthode
fi elles ont
Nourriffon.
fur elles & fir
Mais
R
je les préviens en
erai d'avertir pure les curiofité,je me
n'eft pas un mal
meres que C6
ne commence que cette révolution
ou huitiéme pas avant le feptiéme
tardera à fe faire, mois, & que plus elle
moins elles
s'inquiéter fur les
devront
toujours
fuites, qui feront
tiqué ma heureufes, Méthode
fi elles ont
Nourriffon.
fur elles & fir
Mais
R
je les préviens en --- Page 215 ---
Pordre de la Nature. 211
dans
c'eft celui pour
ême tems 2 que befoin de s'armer du
quel elles ont mâle & de la patience
burage le plus
non - feulement
plus inébranlable,
des accidens
our ne pas s'effrayer les enfans font la
ans nombre auxquels
&
pjets pendant la mais gernination encore pour fe
brtie des dents; font fans danger, fou- &
erfuader qu'ils defir de les en
he pas céder au faifant adminifirer des de
ager, en leur C'eft ici le moment fa conpedicamens.
toute
mnettre elentiellement
divine 2
dans la Providence les loix
fiance conduifant la Nature par Ta rendue
hui, fwvelle lui a prefcrites 9
dans fes
toujours fage & prévoyante pour parvenir
8 capable
avantappérations. fes fins, de tirer un parti
nous
à
des accidens mêmes qui Tout ce
paroiffent geux
les plus facheux. depuis Pinfqui arrive aux enfans jufqu'à ce qu'ils
tant de la naiffance n'eft que l'effet de
ayent vingt dents, dans laquelle ils
la crife perpétuelle
profont, tant par le développement --- Page 216 ---
Les Enfans élevés
digieux de toutes leurs
par la dentition.
parties, qu
J'ai prouvé, No, 21 6
tous les grands Médecins fuivans, qu
cord qu'il ne faut
font d'ac
de médicamens
point adminiftre
on remarque
aux la malades chez qu
pée de
que
Nature eft occu
quelque grande
premiere raifon pour n'en opération
ner aux
point don
dans ce cas-là, enfans, qui font fans ceff
J'ai dit,
qu'il faut
une
étude N°.99,
avoir fai
de la dentition, particuliere des fymprôme
rement quand cette pour crife reconnoitre f
Or, comme le plus
commence
de ceux qui s'y
grand nombre ef
fans aucun rifque trompent, attribuer on peut
caufe tout ce qu'on voit arriver à cetté
traordinaire aux enfans:
d'ex
fon pour les laiffer
feconde rai
prendre patience. tranquilles Ainfi
& pour
égards le parti à préférer. c'eft à tous
102, On en voit
eux qui pouffent toutes cependant leurs parmi
fans éprouver
dents
prefqu'aucune douleur;
le plus
commence
de ceux qui s'y
grand nombre ef
fans aucun rifque trompent, attribuer on peut
caufe tout ce qu'on voit arriver à cetté
traordinaire aux enfans:
d'ex
fon pour les laiffer
feconde rai
prendre patience. tranquilles Ainfi
& pour
égards le parti à préférer. c'eft à tous
102, On en voit
eux qui pouffent toutes cependant leurs parmi
fans éprouver
dents
prefqu'aucune douleur; --- Page 217 ---
dans Pordre de la Nature. 213
ais le nombre en eft fi petit, les fiens. qu'il
compter pour
P faut pas y
nomme
es huit premieres 2 qu'on en haut &
cifives, qui font le quatre devant de la mâatre en bas fur ordinairement aflez
hoire, viennent Elles font même fouvent
cilement.
de quelEcompagnées ou entremêlées molaires 2 olt
ies-unes des premieres furvienne de
roffes dents, fans qu'il violence de la
rands accidens. communément La
à fe
rife commence
&àl l'éruphanifefter à la germination
des
fuivantes, 2 qu'on apon
quatre *, & continue du plus
elle canines
la fortie de la vingu moins, jufqu'à
jéme dent.
les plus ordi103- Les fymptômes font; : I°. Une
haires de la dentition, 9 de falive ou
abondance prodigieutc
filamens,
de bave qui coule en inftant longs les bavoirs
B qui perce en un
les
dents pointues qui viennent
* Ce font côté, quatre haut & bas, entre les incifives &
de chaque molaires, & que le peuple appelleles
les premieres
ailleres. --- Page 218 ---
Les Enfans élevés
les plus épais, qu'il faut avoir foin de
changer ferai
fréquemment. Sur
i
obferver que les enfans quoi
fouvent fix & fept mois de fuite baven
d'avoir une feule dent, ce
avan .
garde comme un
que je re
ceux à qui cela arrive très-grand bien pou
long-tems abreuvées
: les gencive
falivaire,
de cette humeu
chent de s'attendriffent & fe relâ
dents s'en fait façon moins que l'éruption de
& avec plus de facilité douloureufemen
l'ai remarqué plufieurs fois. > comme J
I04. II°.I Le dégoût eft
fi grand chez les enfans, quelquefoi
daignent toute efpece d'alimens. qu'ils de
fymptôme effraye ordinairement Ce
peres & meres. Ils
les
fi-tôt qu'un enfant croyent tout perdu
refufe de
Cependant bien loin de fe manger
ter pour chercher à le ragoûter tourmenquelque mets
par
laifler en toute nouveau, liberté obéir on doit le
tina qui ne le
à fon inf
le régime qui convient trompera à fa jamais fur
Si donc il n'a pas d'appétit, fituation;
laiffez-le
fymptôme effraye ordinairement Ce
peres & meres. Ils
les
fi-tôt qu'un enfant croyent tout perdu
refufe de
Cependant bien loin de fe manger
ter pour chercher à le ragoûter tourmenquelque mets
par
laifler en toute nouveau, liberté obéir on doit le
tina qui ne le
à fon inf
le régime qui convient trompera à fa jamais fur
Si donc il n'a pas d'appétit, fituation;
laiffez-le --- Page 219 ---
dans P'ordre de la Nature. 215
diéte à fon gré, avec la feule
re tention de lui préfenter fa panade
fon gruau, aux heures ordinaires,
lui mettre fouvent à la main une
bûte de pain raffis frottée de miel,
de lui faire boire de l'eau miellée fedifcrétion. S'il n'eft pas encore à
6, le tetton fournira fuffifamment
nourriture; & silleft, il en prenaffez pour ne pas fe
a toujours d'inanition. Soyez fans
ifer mourir fur les fuites du régime
quiétude
il lui
'il s'impofe en ce moment; le conR diété par un Médecin qui
vous
ira au but plus fûrement que
e pourriez faire.
fou1O5. III°. Les enfans perdent
avec
leur gaieté accouent
lappétit, n'ont
dans les
ce
mée. Ils
plus
le bien yeux être.
rillant qui caraétérife & triftes; ils
S deviennent mornes & tendu; ils tomnt le ventre fouvent gros
dans une efpece
ent même
affez bien caraétérifée,
le mélancolie exige de la part de ceux qui en
jui
Brennent foin, une patience imper- --- Page 220 ---
Les Enfans élevls
turbable, avec
de
& de complaifance. beaucoup
douceu
n'étant
Or, ces vertu
nourrices pas & des toujours l'attribut de
aux peres & meres gouvernantes, à veiller fur c'ef
conduite. Les effets de la mauvaife leu
meur des domefliques vis-à-vis hu
enfant qui fera peut-être fort d'u
fade pendant trois ou
mauf
peuvent avoir des fitites quatre mois
tant au phyfique qu'au moral. fâcheufes
rens feront bien eux-mêmes de Les fe pa
fendre avec un foin extrême de
de
impatience vis-à-vis de ces petite tout
créatures, qui ne doivent
de la pitié à ceux qui les infpirer qu
Car c'eft à l'état douloureux approchent & lan
guiffant qu'ils éprouvent, du plus au
moins, jufqu'à ce qu'ils aient
quatre dents, qu'il faut attribuer vingt
les défauts qu'on croit voir
tous
dans ce premier
en eux
on ne peut avoir age, pour leque
(xriit).
trop d'indulgence
106, IV, Ceux qui marchoient
feuls avant le commencement de la
crife
qui les infpirer qu
Car c'eft à l'état douloureux approchent & lan
guiffant qu'ils éprouvent, du plus au
moins, jufqu'à ce qu'ils aient
quatre dents, qu'il faut attribuer vingt
les défauts qu'on croit voir
tous
dans ce premier
en eux
on ne peut avoir age, pour leque
(xriit).
trop d'indulgence
106, IV, Ceux qui marchoient
feuls avant le commencement de la
crife --- Page 221 ---
dans Pordre de la Nature. 217,
refufent quelques
ife de la dentition, non-feulement
is avec opiniatreté, mais même de fe tenir,
marcher,
eft à un certaitt
tbout, fi-tôt qu'elle
fur lequel il
Eriode. C'eft un point
confé-
*
de la plus grande
L encore
les contrarier, par,
tence de ne d'un pas grand poids qui ne
es raifons affez connues.
nt pas enfans font affeétés pendant
Les
d'une foiblefle uniette révolution
de fiévre, qui
erfelle, accompagnée
dars
fait fentir Panicnlicrenent veulent ni ne
dont ils ne
S jambes,
faire prefque
euvent phyliquement Ce qu'on aura peine à
ucun ufage.
eft
ure
ce
cependant
roire, 8
qui Texpaience, c'eft
érité reconnue par éprouvent en cette
ue la crife qu'ils eft fi violente, que Jeurs
irconftance,
& devienS même fe ramollifent (XIX). Tout, le
ent tres-flexibles aflez unanimement,
honde coavient tems oût les enfans fe
ue. c'eft le
; mais
pouent le plus communément la peine de les
teux qui prendront
K --- Page 222 --- Les Enfans élevés
obferver avec
tront auffi que c'eft attention, celti 2 reconnot
naiflance toutes les
ioi prennen
taille & des membres, difformités de 1
principe qui occafionne par le mêm
lequel n'eft autre
la nouûre
ment des Os, qui les que ce ramolliffe
de foutenir les
met hors d'éta
en être affecés, moindres De-la
efforts fan
fe forment à toutes les ces nodus qu
& qui fe montrent
articulations
des genoux, & le
d'abord à celle
jambes & des
contournement de
à les obliger de cuiffes, fi on s'entêt
tenir debout,
marcher ou de f
foin d'être affis lorfqu'ils auroient be
dérangement de ou couchés. De-là 1
féquent celui de toute lépine, la & par con
au lieu de les vêtir machine,f
dit, on s'eft laiffé aller comme à
je l'a
en faveur des
fon
corps de
préjug
quelque bien
foient robe, qui
pofent
faits, s'op
jeu des
à la
-RapaNe
Jiberté di
hanches, épaules, 9 de l'épine & de
par la compreffion
impriment far tout le coffre;
qu'il
laquell
de toute lépine, la & par con
au lieu de les vêtir machine,f
dit, on s'eft laiffé aller comme à
je l'a
en faveur des
fon
corps de
préjug
quelque bien
foient robe, qui
pofent
faits, s'op
jeu des
à la
-RapaNe
Jiberté di
hanches, épaules, 9 de l'épine & de
par la compreffion
impriment far tout le coffre;
qu'il
laquell --- Page 223 ---
Pordre de la Nature. 219
dans
les vifceres qu'il renagit auffi fur enfin la ruine totale de
ferme. De-là enfans, qui fe, termine
la fanté des une mort prématunéts
toujours à trente par
ans Ou plus tard.
fut-ce J'ai déja annoncé les préfervatifs 107. de tant de maux, en invitant en
& meres à fe conformer
les peres Méthode d'Education que
tout à la
qui eft le plus puiffant de les
jje propofe,
contre
tous ; en les prémunifant & fur-tout
remedes de toute dont efpece, les effets font
des purgatifs funeftes 2
qu'ils ne font
plus fouvent tâchant enfin de leur infutiles; en confiance abfolue pour la
pirer une
eft le plus fûr de tous les
Nature, qui & le feul dont les enfans
Médecins,
qu'on ait affez
ayent befoin, pourvu ne pas la contrarier,
de patience pour de fuivre exaétement fes
& la docilité Refte, me dira-t-on, la
ordonnances. les entendre. Et moi je
dificulté de
aifé. Prenez
dis que rien n'eft plus maitres, étudiez
Venfant pour votre
obéiffez-lui
fes goîlts & fes dégoûts;
Kij --- Page 224 ---
Les Enfans élevés
entout pour ce qui. concerne fon individu; pofez-le à terre le jour fur le
gazon ou fur un tapis, avec la liberté
d'y prendre telie fituation
à propos, & d'y dormirsillutient qu'ilj jugera
envie; effayez fouvent de le
prend
fur le chariot; s'il y montre promener de la ré
pugnance, ceffez fur le champ, pour
recommencer dans un autre
où cet exercice lui fera plaifir. moment
pas avec lui de volonté, mais N'ayez
liennes foient le feul guide de que les
conduite, & vous ferez affuré votre le
Médecin invifible qui veille à fa que con
fervation, le tirera fans peine
états qui vous parcitroient les des
ficheux.
plus
108. La diarrhée eft auffi un des
fymptômes de la dentition. Eile eft
encer dans un autre
où cet exercice lui fera plaifir. moment
pas avec lui de volonté, mais N'ayez
liennes foient le feul guide de que les
conduite, & vous ferez affuré votre le
Médecin invifible qui veille à fa que con
fervation, le tirera fans peine
états qui vous parcitroient les des
ficheux.
plus
108. La diarrhée eft auffi un des
fymptômes de la dentition. Eile eft meilleur augure
&
du
qu'elle paroiffe, il 2 faut bien queique fe forte
de fonger à
garder
ventre étant infiniment F'arrêter, ce cours de
fans dans cette
utile aux-e enregarde comme circonftance; ; je le
une fuite néceffaire
cette prodigieufe abondance de falive de --- Page 225 ---
Pordre de la Nature. 221
dans
Ils en avalaquelle ils font fujets. qui, en rempartie,
ent une grande peut bien occation-.
bliffant Teltomac,
éprouvent; puis
her le dégoût quils
par des vues
leur lâcher le ventre, dont nous ignorons
fages du Créateur Mais les effets qui nous
les raifons.
que le dévoiefont connus prouvent falutaire aux enfans
ment eft tonjours crife des dents, & qu'il
pendant la
de convulions
a - d'attaqués
inre
n'y
le ventre
ceux S qui n'ont pas bannir de leur réC'en eft aflez pour refferre, 8 tout
gime la bouillie qui
& pour s'en
les échauffer,
ce qui peut alimens qusj'ai indiqnésLa
tenie aux
fur-tout, un de ceux qui
panade eft,
mieux penleur convenirie
me paroit diarrhée.
dant la
furvenoit quelque violente
109. S'il
leur infinuer dans
colique, on peut
de côtes de
Panus un fuppofitoire de
autre
choux, ou
quelque
les
bettes,
même
ce qui
plante de
l'ordinaires elpece, aflez promptefoulagepour faifant aller à la fclle.
ment, en les
K 11) --- Page 226 ---
Les Enfans
M. Tiflot
élevés
preferit, dans fon
Peuple, 2 Chapitre XXVII
Avis au
moyens de fecourir les
2 différens
cas, & je ne puis mieux enfans en pareil
renvoyér, parce
faire que
en même
que
d'y
faut
tems avec l'ony apprendra
en ufer.
quelle réferve il
le IIO, Les enfans ont
lors genre de nerveux
napurellement
fi
la dentition tres-ddicat; il devient
mais
foient fenfible, le que ceux même qui par fois
qui y
du lavage
is'amuEnber le plus
froid, &
prennent fubitement accoutmés,
une horreur
pour ce lavage
arrivé à mon abfolue, fils ainé, comme il eft
gu'elle étoit
J'ai obfervé
tion douloureufe occafionnée par Pirritacaufoit dans les nerfs que de le lavage lui
tude du corps, &
toute TPhabifur le champ.
je l'ai
même en pareil L'on doit interrompu en ufer de
cer après que la cas, crife pour recommenterminée. Cela
fera totalement
paffer légérement n'empêche pas de leur
d'eau froide de la Téponge mouillée
ceinture en M bas,
J'ai obfervé
tion douloureufe occafionnée par Pirritacaufoit dans les nerfs que de le lavage lui
tude du corps, &
toute TPhabifur le champ.
je l'ai
même en pareil L'on doit interrompu en ufer de
cer après que la cas, crife pour recommenterminée. Cela
fera totalement
paffer légérement n'empêche pas de leur
d'eau froide de la Téponge mouillée
ceinture en M bas, --- Page 227 ---
de la Nature. 223
dans Lordre
& de les
entretenir la proprens.
our
eft nuiible
à grande eauleur
leur
M
P lavage
dès qu'il paroit
ans contredit, doit donc Leretrancher
éplaire: on
que de les laver les
ans. héfiter, plutôt
qui en de
avec de Peau dégourdie, fercit beaucoup
ffoibliflant leur
mal. Voici donc encore une circonftance & meres qui
qui prouve que les perés aux domeliques
abfolument
leur font
comfient foin de leurs enfans 9 Car il ne
le
dangers.
courir de grands qu'en fuivant avenfaut pas fe nigurer méthode 2 on les conglément ma frement & le mieux donduira toujours avoir befoin de fe
poffible, fans d'examiner avec attenner la peine
contient eft conve- Pon
tion fi ce qu'elle tems à l'enfant que
nable en tout Ils prennent quelque- des
a fous les habitudes yeux.
2 contra@ient s'ils
fois des
qui,
golits 8 des anripathies, font de vrais beloins
Iont conftans, 2
& fatisfaire, bien
quil faut refpeéter
Kiv --- Page 228 ---
224 - Les Enfans
loin de S'y
élevés
domefiques oppofer. Or quels font les
enfans avec capables d'obferver les
pour ne pas contrarier Tapplication néceffaire
rations de la Nature? en eux les opé
peres & merés à fe
C'eft donc aux
occupation, &
& à veiller charger fans de cette
Jaivu furl'enfant & fur la
relâche
la
quelques enfans gouvernante,
dentition, prenoient du qui, lors de
tre, manger de la de la terre, du fable, goût : pour
blables. cendre & autres
s du pla4
Mon fils
chofes
ce nombre, & fa cadet a mémé été fem- de
effrayée loriqu'elle mere en fut très.
perfiadée gue cette s'en apperçut
reufes. avoir, > pour fon fils, habitude des fuites pouvoit
ture ne Pour moi qui fais
dange- la
faire
Porte jamais les que
Nafur-tout qui puiffeleur être enfans à rien
cette
manger préjudiciable, des chofes
bien
quand ils font
de
ane
qu'ils nourris &i qu'ils ont
d'ailleurs
en veulent: je - jugeai du pain tant
à guiln'y laifler avoit pas grand
d'abord
ce petit garçon inconvénient fe
fatisfaire
es pouvoit
ture ne Pour moi qui fais
dange- la
faire
Porte jamais les que
Nafur-tout qui puiffeleur être enfans à rien
cette
manger préjudiciable, des chofes
bien
quand ils font
de
ane
qu'ils nourris &i qu'ils ont
d'ailleurs
en veulent: je - jugeai du pain tant
à guiln'y laifler avoit pas grand
d'abord
ce petit garçon inconvénient fe
fatisfaire --- Page 229 ---
Pordre de la Nature. 225 :
dans
&je reconnfqu'à un certain point, c'étoit pour lui
nus par la fuite que
ce goût
un vrai befoin, qwindiqnoit Efur-tout pour des
Héterminé quilavoitt de vieux plâtre, par
petits morceaux lequel il les croquoit
Fappett avec avoit fu s'en procurers &
fi-tot qu'il
mettoit à les arracher
Pativité qu'il
qu'on ne le voyoit
quand il croyoit
duré trois
pas. Ce goit a fans peutétre que l'enfant en ait
ou quatre mois
incommodé, & a
été aucunement il étoit venu, ceftadire
paflé comme fon eftomac n'aplus eu befi-tôt que
foin, de cetabforbant. mais fur-tout
III. En tout tems,
les encelui de la dentition,
à la
pendant
fouvent leurs doigts Les
fans portent & femblent les fucer.
bouche
les meres 2 les gouvernourrices, le monde en un mot s
nantes, tout font de manvaifes habicroit que ce
il eft d'autant plis
tudes, auxquelles
de bonne heure,
effentiel de s'oppoler qu'elles ne reftent
qu'il eft dangereux On trouve cela vilain,
treslongrems,
K V --- Page 230 ---
Les Enfans élevés
malpropre ; & comme
tout par fentiment, fans on juge de
recherche fur la caufe ni faire aucune
On empêche tant
les effets,
lagement que les enfans qu'on fe peut le founellement par ce moyen, & on leur procurent fait
d'envie de beaucoup leur
de mal par jour.
& meres
faire du bien. Peres trop
le répéterai je fans vous l'ai dit & je vous
vos enfans obéir ceffe; à leur laiffez en tout
ne
jamais les
inftinét,
qui Reur foit
porter à rien ad
préfent, ni pour préjudiciable ni pour le
cet inflinét qui les Tavenir, parce que
qie le voeu de la guide n'eft autre
de f€
Nature, 2
tromper en
incapable
attendu
quoi que ce foit,
qu'elle ne fuit
que celles qui lui ont été d'autres loix
ment impofées par la divine originairedence, qui a elle-même
Provi-
& tout réglé, Tâchez
tout prévit
pénétrer intimement de donc de vous
qu'elle foit fans
cette vérité;
votre conduite, exception la regle de
patience; attendez N'ayez point d'imtout du tems, fans
€
Nature, 2
tromper en
incapable
attendu
quoi que ce foit,
qu'elle ne fuit
que celles qui lui ont été d'autres loix
ment impofées par la divine originairedence, qui a elle-même
Provi-
& tout réglé, Tâchez
tout prévit
pénétrer intimement de donc de vous
qu'elle foit fans
cette vérité;
votre conduite, exception la regle de
patience; attendez N'ayez point d'imtout du tems, fans --- Page 231 ---
Pordre de la Nature- 227
dans
fur Tavenir,, & vous
Nouloiranticiper
la fatisfaction
aurezi ctmmtaalewa s'élever à fouhaitde voir vos enfans lors de la dentition,
Ils font fujets les animaux, à une
ainfi que tous dans les gencives,
M
& rritation
caufe de la démangeailon mouvement eft
douleur. Le premier mais outre la
porter la main trouvent, ;
ils fe
facbistion d'y
qu'ils y
le dégorgefont un bien réel, maxillaires par
& autres
ment des glandes
en fe procurant
qu'ils provoquent falivation. Si on leur
une abondante
comme c'eft la
arrête les mains ? ce fera la fource
fureur des femmes,
que cette
d'accidens de toute efpece tant il eft
indifcrétion occafionnera, minutieux ni invrai que rien n'eft
de la
différent dans les opérations
Nature, &
ehc.Rgedemen
également, laife les enfans en pleine leur
Quoiqu'on) mettre les doigts dans
liberté de
n'empêche pas qu'on
bouche - % cela
une racine
ne les invite à y porter Kvj --- Page 232 ---
Les Enfans élevés
d'althea, de guimauve on de
qu'on frotte de miel
régliffe
aiment généralement blanc, qu'ils
qui leur eft fort falutaire beaucoup 2 &
occafion, maisfur-tout dans en toute
ce que le miel eft déterfif, celle-ci, en
& nourriffant; &
adouciflant
comme
qu'après avoir
topique dans la
paffe dans
bouche,
:
l'eftomac, &
que de bons effets. Le miel n'y produit
les obfervations
eit, d'après
faites, un des meilleurs réitérées que j'en ai e
toutes les maladies des remedes pour
moins colfeux,, &'celui enfans, le
avoir le plus aifément
qu'on peut
en même tems
par-tout. Ii eft
fains & des plus pour délicieux eux un des plus
I12. Un des momens où alimens. la
des dents caufe le plus de
fortie
eft celui où elles font prêtes douleurs, à
tre, & ne font plus recouvertes paroipar. une portion affez mince de que la
gencive. Il peut être urile alors de
faciliter, comme font quelques nourrices, Péruption de la
en
vrant la gencive
dent,
Ouce qui abrege
d'an coup d'onge I
ordinairement les don-
licieux eux un des plus
I12. Un des momens où alimens. la
des dents caufe le plus de
fortie
eft celui où elles font prêtes douleurs, à
tre, & ne font plus recouvertes paroipar. une portion affez mince de que la
gencive. Il peut être urile alors de
faciliter, comme font quelques nourrices, Péruption de la
en
vrant la gencive
dent,
Ouce qui abrege
d'an coup d'onge I
ordinairement les don- --- Page 233 ---
de la Nature. 229
dans Pordre
connoitre,
Il faut cependant sy
cette
leurs.
fon tems pour n'eft pas
S bien prendre qui, f elle
occabetite opération, ne fert qu'à douleur
faite à propos,
de
Ouun
Redoublement
Monner fuperfu. J'ai lu quelques olon blàFort
fur cette matiere hochets 2 garnis par
vrages moit Fufage des
de eryfial,
bout d'un morceau dent de loup, -
un
ou de quelque corps durs rend'ivoire,
que ces
dures
fous prétexte eux-mêmes les gencives point le
doient calleufes. Je Napprouve
fort
&
hochets, qui me paroit
Juxe des mais je me fuis apperçu dans qu'il lefdéplacé;
erconlances durs & polis
y a plufieurs les corps frais, plaifent aux
quelles dont ils font garnis 2 conféquent
enfans, & teur font certain par que pour
car il eft
Pautre: Le
du bien; Fun ne va pas fans
la
: eux ,
de cryfal leur enfans rafraichit le
morceau bouche, & j'ai vu des la dent
à
fur
SET
ter confamiment force de le preffer entre
& à
à bout de faire
percer,
venir
dont
viens
les gencives, Topération
je
eux-mèmes --- Page 234 ---
230 4 Les
de parler,
Enfans élevés
avec un morceau Ils y réuffifent de
qu'on ait
de
mênte
avec des foin de couper régliffe, 9 pourvu
Ont fait cifeaux la
exadlemens
de la
une efpece de portion dont ils
mâcher. On
frange à force
porter à eux pour peur fe donc s'en rapfouingement la feule
dont ils ont procurer tout le
mains les attention de mettre befoin, fous avec
le mieux infirumens qui
leurs
fe font bien pour y procéder. copviennent Les miens
mandé mucilage de pepins trouvés de de Fufage du
par M. Tiflot, coings, recomChapitre XXVIL.
X.
CHAPITKE
Des
Convufions G des Vers,
13.Lrs
chez les enfans convulfions font
liere, que le
une maladie particu- moins
gement confidérable fymptome d'un déran.
animale.
dans léconomie
pas connoiflance Cependant, comme je n'ai
quiont été foumis salaméthode qu'aucun de ceux
d'édu-
de Fufage du
par M. Tiflot, coings, recomChapitre XXVIL.
X.
CHAPITKE
Des
Convufions G des Vers,
13.Lrs
chez les enfans convulfions font
liere, que le
une maladie particu- moins
gement confidérable fymptome d'un déran.
animale.
dans léconomie
pas connoiflance Cependant, comme je n'ai
quiont été foumis salaméthode qu'aucun de ceux
d'édu- --- Page 235 ---
de la Nature. 231
dans Pordre
propofe aient
tion phylique
je
ce qui
de
IgOEL
é attaqués
en eft le préervant de difFouve qu'elle fuis mbins en état
comTuré, je leurs caufes les plus
Erter fur fur les remedes convena- les
Aunes, & différentes maladies qui artiles aux
fur cet
ccafionnent. Je renverral de M. Tiffot,
le à YAvis at Peuple à Thumanité, que 8
Duvrage précieux veulent nourrir fe
es meres qui enfans, ne peuvent
Hlever leurs
Ony
de lire purelienet fe fatishifpenfer amplement de quoi d'ailleurs sle
rouvera
& c'eft
Je me
aire à cet égard, aux Médecins.
de
cas de recourir d'avertir que deftlors
Fontenterai
les enfans font plus
a dentition que
fpalmodi. eft
fujets à ces mouvemens
en
8 que la confipation & le
ques,
le préininaire leur
brdinairement Il faut par confequent par des
tymptome ventre libre, non pas
tenir le
des médicamens) laxatifs, le
lavemens ou
de leur régime du
mais en banniffant refferre, 8 faifant
lait bouilli, qui choix d'alimens, qu'on
refte un bon --- Page 236 ---
Les Erfans élevés
Je doit tous tirer du
crois d'ailleurs
regne végéta
comme des préfervatifs ponvoir indique
convulfions 9
contre le
font peut-être quelques de
topiques qu
dont je fuis affuré peu d'utilité, mai
être dangereux
que Pufage ne peu
ai faite fur mes par répreuve que j'er
peut leur mettre au propres col enfans. On
femences de pivoine
un collier de
infitfer dans du bon mâle vin qu'on a fair
dant vingtquatre
rouge penenfile avec de la foie heures, & qu'on
à travers le
cramoifie paffée
toutevivante, corps Onen d'une taupe mâle
& après l'avoir bien prendra la peau, 3
pcur la
paffée àl la cendre
fur le bonnet dégraifler de 9 on Tappliquera
dehors, immédiatement l'enfant le poil en
nelle, On peut auffi
fur la fontafeau, quatre pattes avec le en bout mettre du les
dans un
muau col de F'enfant. petit fac, & le pendre
un tuyau de plume Une noifette, ou
argent, couft dans
rempli de vif
de drap écarlate, & un petit morceau
façon qu'il pofe fur le pendu au col de
creux de Fefto-
Tappliquera
dehors, immédiatement l'enfant le poil en
nelle, On peut auffi
fur la fontafeau, quatre pattes avec le en bout mettre du les
dans un
muau col de F'enfant. petit fac, & le pendre
un tuyau de plume Une noifette, ou
argent, couft dans
rempli de vif
de drap écarlate, & un petit morceau
façon qu'il pofe fur le pendu au col de
creux de Fefto- --- Page 237 ---
Pordre de la Nature. 233
dans
remede contre les
ac, eft auffi un connu un épileptionval6ons, 8c/ai
-
en a été fort foulagé. enfans
ue qui Quant aux vers , les font peu
levés 114. felon mes principes a - renvoie en encore au
Acommodés. Tiffot, &je que je ne veux pas
vre de M:
en dit, 8 qu'il
opier dans ce quil
fuppléer. On
fiéroit mal de vouloir
avoir
he
mieux faire que d'y fe troue peut toutes les fois qu'on
ou
ecours embarraffé pour foi-même avec convera les fiens, 8 d'adopter
renbour
qui s'y
fiance tous les préceptes les plus falutaires
contrent, comme recevoir.
Auon puiffe
5 4 AIS2COS CAeTeEETSE
XL
CHAPITRE
& des
ne
adsemreientides
DuSevrage
lorfyulils
le mieuz aux Enfans
tettent plus.
aiféng.L JES meres fe pafionnent fur-tour quand
ment pourleurs enfans, & cela va quel:
elles les ont allaités; --- Page 238 ---
Les Enfans
quefois fi loin,
élevés
vent leur
qu'elles alterent
meilleure celle fanté, en voulant
fou
elles
de leur
rendre
nourrillage
en
nourriffon
Mais
plus conféquence le
fet
fans répéter
qu'elles
cet égard,
ici ce
Peuvent L
Juivans, où je renvoie au quefai No, dit
fuffifans
l'on trouvera des 48 6
fans & leur pour bien conduire les détails
forte &c vigoureufe, former une confitution en116. Une fois
R la crife de la qu'ils font fevrés &
hiftoire
deptition eft finie
faits
naturelle fournit
puiflent remarquables ni d'événemens peu de
les chûites inquiéter, fi on en
qui
font fujets, fréquentes
excepte
non pas tant auxquelles ils
commencent ont trois
à marcher
quand ils
fentent
ans paffés. Tant que lorfqu'ils
foibles ils font
qu'ils fe
Prennent des
craintifs &
à pour ne pas fe précautions admirables
leur propre bleffer, fi on les laiffe
gu'ils ont
diferétion. Mais
force, ils acquis un certain
dès
n'en
ne doutent plus de degré de
connoifant pas exactement rien, &
la
excepte
non pas tant auxquelles ils
commencent ont trois
à marcher
quand ils
fentent
ans paffés. Tant que lorfqu'ils
foibles ils font
qu'ils fe
Prennent des
craintifs &
à pour ne pas fe précautions admirables
leur propre bleffer, fi on les laiffe
gu'ils ont
diferétion. Mais
force, ils acquis un certain
dès
n'en
ne doutent plus de degré de
connoifant pas exactement rien, &
la --- Page 239 ---
de la Nature. 235:
dans Fordre
eft caufe qu'ils
fure, leur étourderie Le meilleur
nbent Violemment, fe donnent à
mnede aux coups qu'ils bien fraiche, dont
ête, eft de Feau
contus
furle champfendroito
baffine
- Il faut en même-tems froide
ec une éponge.1 boire un peu d'eau
Mes
ur faire
tout de fuite. dans ce
les faire été piffer bien des fois
chofe
fans ont ai jamais fait autre
s; je o bien trouvé: raifon mème. pour
m'en
confeille de fairede bleffures
quelle je bralures & autres
uant aux
efpece qu'elles foient, & fans
2 quelque
on troules
promptement
p
guérira le baume dont
mnbarras avec à la fin de ce Livre:
era la recette
laiflera,ie crois, &
117- Cet chofes Ouvrage à defirer aux peres avec
eu de famille qui Vauront lu
en
heres de attention, pour les mettre leur fatisuelque d'élever leurs enfans eft à fimple &
hétion; tat
tant ma méthode ceux qui ne
acile à pratiquer pour donner les foins
raindront pas d'y
difficile eft de
héceffaires. Le plus bout de trois mois
commencer; car au --- Page 240 ---
Les Enfans élevés
on y eft fait, & cela ne
fien.
coûte plu
118. Je dis
furmant, que la maintenant, en me re
cation des enfans perfection de Pédu
ment à ne point contrarier confifte principale
opérations de la Nature, en eux le
digieufes & fans
qui font pro
leur naiflance
interruption depu
jufqu'à ce qu'ils aier
vingt-quatre dents. La crife
venue moins violente,
alors de
diminuant jufqu'à la
va toujours e
la derniere fecouffe puberté, qui e
qu'ils
laquelle ne finit que vers éprouvent
Orr nous ne pouvons douter dix-huit an
révolution ne foit la même que cett
tous les animaux,
que pou
tantpluefarementlat quiacquierent d'au
dont ils font
force &la vigueu
nous mêlons fufceptibles, moins de
que nou
tion, Ainfi la nature fe leur éduca
même & n'a
fuffit à elle
fecours. Mais pas befoin de notr
attention que la nous ne faifons pa
parviennent
plupart des
en trois, quatre animau
ans au plus, à la
ou di
être; au lieu qu'il perfedion de leu
nous en faut ai
mentlat quiacquierent d'au
dont ils font
force &la vigueu
nous mêlons fufceptibles, moins de
que nou
tion, Ainfi la nature fe leur éduca
même & n'a
fuffit à elle
fecours. Mais pas befoin de notr
attention que la nous ne faifons pa
parviennent
plupart des
en trois, quatre animau
ans au plus, à la
ou di
être; au lieu qu'il perfedion de leu
nous en faut ai --- Page 241 ---
Pordre de la Nature. 237
dans
ins vingt, ou même vingt-cing, oût fe troule même point
ur gagnerl
peu d'années (XX); ait
ksbrutesenip
notre corps
ft-à-dire pour que forces & notre efprit
quis toutes fes
te fa maturité. de cette obfervation;
En partant me nier lajutefe,je
ont on ne peut T'enfant (je ne parle que
utiens que
n'aura été contraint
s garçons)
n'aura exigé quoi
A rien, de
ou
a
violence autrement,
le ce foit, par n'aura point tourmenté
f'enfin on
lui faire appren-
(qu'à fix ans chofe, pour n'en fera pas
re quelque
ni moins
:
E
ite ni moins docile,
Je mainu travail & à Tapplication. fera tout le contens même que ce le laifTant abforaire, pourvu qu'en de fon individu, on
ment maitre à fe faire obéir, 2 &
he T'habitue pas
d'ailleurs
de
qu'on ne lui mette les
e raibons exemples fous ceft yeux. que les foncon que J'en donne, cheminent avec celles
tions de T'efprit
d'autant
& fe développent
du corps, --- Page 242 ---
Les Enfans élevés
mieux qu'on cherche moins à
hâter. Or-celles de l'enfant de fix le
quin'a jamais été gêné ni
ans
font affez avancées
contrarié
connoître
pour lui fair
lui-même qu'il ne peut pas faire pa
tout ce qu'il voudroir,
'commence à fentir le befoin
de fes pere & mere s des domefti qu'il
ques de la maifon, & de tout le
en général. Ce befoin feul, mond
peut plus fe diffimuler,
qu'il n
fa
non plus
foibleffe, en comparaifon de ceu qu
qui Fenvironnent, fufit,
expériences, pour le porter d'après à Pobéit me
fance, par Putilité
en retire journellement. perfonnelle qu'i
ment elle ne lui coûte Dès ce mo
parce qu'il s'apperçoit
plus rien
moyen affuré de fe concilier que c'eft un
veillance de ceux dont il
la bien
il va, plus il fe fent enchainé dépend. Plus
liens de cette dépendance-dont par les
ceffité l'arrête à chaque
la né
auffi il devient
pas, & plus
& foumis
fon obligeant, careffant
qu'il fait meux pour difcerner propre intérêt,
que qui que
te Dès ce mo
parce qu'il s'apperçoit
plus rien
moyen affuré de fe concilier que c'eft un
veillance de ceux dont il
la bien
il va, plus il fe fent enchainé dépend. Plus
liens de cette dépendance-dont par les
ceffité l'arrête à chaque
la né
auffi il devient
pas, & plus
& foumis
fon obligeant, careffant
qu'il fait meux pour difcerner propre intérêt,
que qui que --- Page 243 ---
lordre de la Nature. 239
dans
de
foit: fur-tout fi on a attention lorfqu'il
lui rien commander d'obéir. que Il faut en
et avantageux le lui faire remarquer le
ême-rems eft poffible, 2 car il n'y a
oins qu'al
les réflexions
lors d'utile pourluique &c elles font plus
'il fait lui-même, les enfans élevés felon
équentes chez
& moraux 9
hes principes phyfiques fe le figurer.
u'on ne peut
le travail &
Quant au gout pour déja
eft
Yéprouve
defir
ainfi
enplications
:
aturel aux enfans,
& T pourguoi
ie favoir le comment quand on ne leur
le ce qu'ils voyent,
& déle travail pénible
L pas rendu la contrinte. Il ne faut
pagréable par
leur
de ce
que s'occuper en
préfence pour
hron defire qu'ils émulation apprennent, 8 les porFaire naitre leur
moins on paroitra
ter oit lPon veut :
plus ils feront
vouloir les y aider, fe fatisfaire par euxd'efforts pour
de tout
mêmes & indépendamment fera vraiment
fecours; enforte qu'on à les diftraire de
forcé de chercher --- Page 244 ---
240 Les Enfans élevés, Gc.
l'étude, Cette
plutôr que de les y inviter
fuis
recette me paroit
l
avec fuccès,
ftre; je
voir mieux faire &je ne crois pou
que de
pour que chacun puiffe en Findiquer
J'ai atteint le bout de profiter. la carrier
que je me propofois de
Mon fils ainé n'a pas encore parcourin
ainfi je ne fuis plus dans le cas fept de ans
voir appuyer
pou
nions fur le d'expériences mes opi
furplus de l'éducation
phyfico-morale des enfans.
pour épigraphe,
Ayant pri
Magifer artium
tientia,je ne donnerai
Expe
pour des vérités, & je faurai pas mes rêves
Puifque
m'arrête
Puille T'expérience le zele
me manque.
duit ma plume, patriotique contribaer qui a con
Thumanité, & me mériterla au bien de
avec l'eftime du Public, feuls confiance
mes travaux que j'ambitionne prix &i de
foient felon mon coeur!
qui
Fin de lafeconde Partie,
NOTES
Magifer artium
tientia,je ne donnerai
Expe
pour des vérités, & je faurai pas mes rêves
Puifque
m'arrête
Puille T'expérience le zele
me manque.
duit ma plume, patriotique contribaer qui a con
Thumanité, & me mériterla au bien de
avec l'eftime du Public, feuls confiance
mes travaux que j'ambitionne prix &i de
foient felon mon coeur!
qui
Fin de lafeconde Partie,
NOTES --- Page 245 ---
E S
N OT
SUR
OUVRAGE
CET
la pureté des maeurs de nos 9
1) P.st de
vie que fimple 6 frugale ie fol ferile
ncêtres, ompagne formoit pour ainfedire & fe mualiplioit
i cette plante eroifoir aucune culture. Hifto- No 4aturellement famrpradgens dans nos anciens
Paurois pà trouver
de ce que javance
Hiens bien des preuves
de citer ce que
ci; mais je me contenterai Secretaire Perpestsel
Fapporte M. Maret,
fur ce quife palloit
de FAcadémie dixiéme de Dijon, fiécle, dans Texcellent
à cet égard au lequel ce favant mceurs Médecin des
Mémoire par quelle infltence les Mémoire qui
détermine,
leur (enté;
François ont fur
fAcadémie d'Amiens de faire
a été couronné & que T fuis Il charmé fe vend chez la
connoitre en 1771, à mes Le@teurs. à Amiens.
veuve Godart, Imprimeur M. Maret en
Voici comme Sexprime des Enfans dans ces
parlant de Téducation Livrés à eux-mémes prefque
tems reculés. &
L --- Page 246 ---
Notesi
9) en naiflant;
9) fur Fufage
inftruits par..
32 forces;
qu'ils pouvoient faire Texpérience de
22 aux
expotés dès les
leurs
>>
en intempéries des failons, premiers & momens
27 avec mouvement, rapidité
les enfans
toujours
3)
une grandeur & acquéroient une
>
farprenanres; le
aucune
force
ligature ne
2) Nature, dercipemens libre
de leur
génoit
9> entre leurs
dans fes actions, corps,. & la
7 avantageufe, membres la proportion mettoit
On verra
&c. >>
la plus
d'éducation dans la fuite que la
à Procurer queje les propofe, tend Méthode
François du dixiéme avantages de celle uniquement de nos
parle ici avec tant d'éloges, fiécle, dont M. Maret
(11) Frappé de L'e/pece
copftamment No.
fur les
d'ipidinie du
qui
5. Sompfon, Enfans dans
premier rigne age.
probabilité de la vie
fes Tables de la
Londres moitié en 1742,
humaine publiées à
M.
des enfans avant prétend qu'ii meurt la
Dupré de
Tage de trois ans.
recherches dans les Saint-Matr, d'après fes
mortuaires de
Regiftres
& des environs, quelques Paroilles baptiftaires de Paris &
fept ou huit ans foutient que ce n'eft
que j'ai faites à ce que cela arrive. Celles qu'à
nombreufes, me mettent fujet, & qui font affez
de qu'il meurt avant l'age de en état d'avancer
moitié des enfans mis trois ans plus
en nourrice,
ré de
Tage de trois ans.
recherches dans les Saint-Matr, d'après fes
mortuaires de
Regiftres
& des environs, quelques Paroilles baptiftaires de Paris &
fept ou huit ans foutient que ce n'eft
que j'ai faites à ce que cela arrive. Celles qu'à
nombreufes, me mettent fujet, & qui font affez
de qu'il meurt avant l'age de en état d'avancer
moitié des enfans mis trois ans plus
en nourrice, --- Page 247 ---
Notes.
de Saintle calcul de M.Dupré nourris par la
n adoptant ceax qui font
ordinaire.
Maur pour élevés felon la méthode
nere &
en
proportion
1'
à dire vrai,
quelle ceux pour qui
Tignore.
avec ce calcul
je
e trouveront TEducation, phylique affurer que de
bropolc. bn adoptera Mais ce que je fur puis plus de cent
rès bonne-foi, c'eft que été
à ma
Enfans fur qui elle a
pratiquée qu'il en foit
n'ai pas appris
Conmoilance, E font tous,, au contraire,
mort aucun; préfent, edmentohons chacun
Menuneoripig malgré les changemens moins que à mes
fanté, devoir faire du plus au la
croit
D'ouje conclus que probabilité & contre
préceptes.
pour ma Méthode,
tient
eft entiérement lefquels le préjugé
les ufages pour
encore. Les maillots font la premiert, ou defeenics
peut-être (II) la feule caufe des ruptures No. 14- Onne
desenfans males en ce pays-ci.) point cette infirmité
fe figurer à quel ceux de la campagne;
Ea commune parmi bien de la peine à croire,
mais ce qu'on aura
un fait tres-conflant, vérifié,
8 qui eft cependant maprtatavoitt bien
quejener rapporte dans prefque toutes les provinces les
Ceftquilya a
qui font métier de tailler tefticule
des Opérateurs c'eft-à-dire d'enlever.le même tous les
defcentes, du côté ou elle fe trouve, gonilement ou devenu trop
deux pour peu quele
Li ij --- Page 248 ---
Notes,
confidérable caufe
car ces Meflieurs d'embarras à
leur argent le
ne fongent rOpératenrt qu'à
poffible, Voici plus promptement gagner
horreur.
comment tj'ai
quif eft
Je m'étois
découvert cette
à notre Hôtel rendu de il y a quelques
tirage de la milice. Je Ville pour y aflifter années au
Tappel qui fe faifoit remarquaf des
que lors de
Paroilfe, il s'en trouvoit garçons de
f fe prétendant
un grand nombré chaque
vifités
exempts de tirer vu
les
ncommedit
fur par le
Médecin demandotent &
à être
de déclarés rapport de cenx-ci, Chinurgien, &
& renvoyés inhabiles au fervice- étoient du
en
quelle étoit cette comme tels. Curieux de Roi,
ment. alléguée
incommodité, fi
favoir
& en
Par des hommes
frequemdai au apparence Gi bien
grands, forts;
comme Subdélégué. Il me portans,jel dit qu'il le deman.
avoient été incapables taillés de fervir tous renyoyoit
châtrés
de la deltente, ceux qui
dont j'en tout-à-fait, ou feulement c'eft-a-dire à
quarante-fix comptai fur
dans une feule moitié,
çons. (Cela fait environ cent foixante matinée
à un feptiéme fur plus la du quart, & peut garj'ai campagne dans les Paroifles totalité des hommes de aller la
étéà portée de
de l'Eledion où
que ;'en fus
vérifier ce fait.) J'avoue
proportion, loin effrayé ; mais quand cette
d'être la même dans
tout
, ou feulement c'eft-a-dire à
quarante-fix comptai fur
dans une feule moitié,
çons. (Cela fait environ cent foixante matinée
à un feptiéme fur plus la du quart, & peut garj'ai campagne dans les Paroifles totalité des hommes de aller la
étéà portée de
de l'Eledion où
que ;'en fus
vérifier ce fait.) J'avoue
proportion, loin effrayé ; mais quand cette
d'être la même dans
tout --- Page 249 ---
Notes.
de deux fur cent,
le Royaume ne feroit taille que des defcentes n'en
de la
arrêter
Hopération moins un mal qpilfaadroits (ous des peines
feroit pas
en défendant
&
dans fa fource,
de ia pratiquer,
aflictives aux Chirurgiens feroient convaincus
ceux qui
à Lnzarches
en pourfuivant faite. Il y en avoit un le
qui
de Favoir
réputation dans
en aflez grande
jufqu K dix-fept à
en a taillé à ma connoiflance dans un même village à ce
pour un feul jour, Clerniont. Il avoit gagné
une lieue de affez confidérable, quoiquil
métier un bien
fix livres par chaque
ne fe fit PTCE eft que mort heureufement le pour
opération, Thumanité, dont il étoit certainement) la
en détruifant
M
grand ennemi,
eft
dans fon principe.
de fervice qu'on d'un
Quant à T'exemption d'accorder à ces châtrés fondée
dans l'ufage
elleeft, dit-on,
ou des deux teflicules, couchant deux à deux,
fur ce que les foldats tarde
à Sapperevoir
leur camarade ne
pas & quils deviennent de
de ce qui leur manque, de la raillerie perpétuelle
par-là l'objet Mais ce prétexte me paroit
tout le corps: infuffifant pour faire accorder femble
abfolument
Au contraire, il me font
cette exemption, feroit à defirer que ceux de qui droit,
tout-à-fait qu'il
mutilés fuffent font Miliciens inhabiles à la
par cela même qu'ils Quant à ceux qui ine
propagation de l'elpece.
Liij
quils deviennent de
de ce qui leur manque, de la raillerie perpétuelle
par-là l'objet Mais ce prétexte me paroit
tout le corps: infuffifant pour faire accorder femble
abfolument
Au contraire, il me font
cette exemption, feroit à defirer que ceux de qui droit,
tout-à-fait qu'il
mutilés fuffent font Miliciens inhabiles à la
par cela même qu'ils Quant à ceux qui ine
propagation de l'elpece.
Liij --- Page 250 ---
Notes.
le font qu'en
doive les partie 2 je ne vois aucune raifon
de qu'ils ont exempter la taille de tirer à la milice
auffi capables de foutenir requife; ils font tout
guerre que les autres
les fatigues de la
pourle moins
hommes, & doivent
concurremment fupporter cette charge del'Etat,
faufà à empêcher avec leurs compatriotes ;
ridicule par leurs qu'ils ne foient tournés en
la difcipline militaire camarades, ce à quoi
voir,
peut aifément pour-
(ir) Toutes les loix
nous difent que c'eft Un
divines 6 humaines
la paternité. No,
devoir indifpenfable de
& de la
20. Le goût de l'oifiveté
monde appellent difipation, ce que les gens du
loin dans ce fiécle, amafement, eft porté fi
aités, qu'ils ne trouvent fur-tout chez les gens
vaquer aux devoirs de
jamais le tems de
aujourd'hui que le feul pere, à
& qu'il femble
vailler à amaffer du bien, remplir On
foit de trachable dès qu'on
fe croit
& toute
y emploie tous fes momens irréproavec Ia perluafion laplication dont on eft capable,
faire de mieux
que c'eft ce qu'on
d'ailleurs
les pour fes enfans. On fe
que
foins de
ARENE
enfant nouveau-néfoneu
l'éducation d'un
des femmes, foit que uniquement la
dureffort
cu'elle le fafle nourrir mere lallaite, foit
plupart des hommes fous fes yeux; & la
de s'en méler
rougiroient prefque
jufqu'à ce qu'il ait acquis fix
dont on eft capable,
faire de mieux
que c'eft ce qu'on
d'ailleurs
les pour fes enfans. On fe
que
foins de
ARENE
enfant nouveau-néfoneu
l'éducation d'un
des femmes, foit que uniquement la
dureffort
cu'elle le fafle nourrir mere lallaite, foit
plupart des hommes fous fes yeux; & la
de s'en méler
rougiroient prefque
jufqu'à ce qu'il ait acquis fix --- Page 251 ---
Notes.
Alors on le met en penfion, on s'en" ou
bu fept ans.
un infituteur à qui tandis
on lui donne l'éducation morale, en
Fapporte Médecin pour ou le Chirurgien
E
que le
gouverne le phylique. à rendre
P'on a confiance, qui concourent mal élevés,
Kont tous moyens foibles, délicats &
donne un
les enfans
le hafard ne leur très rare, &
à moins que éclairé,, ce qui eft
précepteur
pas dans ce quilfatde
qu'on ne le contrarie cela eftfort commun. Le@teurs un
bien, comme
à mes
que
Je ne modele puis propofer à fuivre à cet égard, I
meilleur de M. le Chancelier Agpefea. -
eux fort
celui
parmi
en aura certainement
cet
CLATE
y ayent autant d'affaires que moins préfidé
qui
lequel n'en a pas
de MM.
Magihrat, les tems à l'éducation celui de
dans tous & il trouvoit encore
Oufes fils,
nombreux & excellens
travailler aux
que nous avons
vrages de tous genres
de lui.
qu'on donne aux enfans
(P), Le vin fucré dès qu'ils font nés, eft
à plafeurs reprifes caufes de la jaunile M. Mt
une des principalos
jour. No.21leur fuarvient au dans troifiéme fon Hiftoire Naturelle eft de
Buffon parle
de Tufage oà l'on mais il
de THomme, vin fucré aux enfans;,
donner ce
du troifiéme jour
femble indiquer la naturel jaunille à ce période. Elle
comme leur état
Liv --- Page 252 ---
eft
Notes.
maladie, cependant le fymptôme d'une
uniquement
ou
liqueur,
véritable
les échauffe toute autre occafionnée de même par cette
que de
dans un tems oà ils nature,qui
pours'en délayans & de rafaichillans. n'ont beloin
d'examiner convaincre, les
que fe donner Il ne faut
la liqueur
qualités du
la peine
femme au qui fe trouve dans colpfrum, le fein qui eft
deftinée moment de la
de la
aliment & par la Nature à couche, & quieft
la feule boiffon former le premier
mouveau-né; de petit-lait on verra que c'eft de T'enfant
raffaichiffant. très-peu
une efpece
la Nature
Ceff par fubflantiel, doux &
vues,
& aller conféquent contrarier
fucré qui que de donner directement" aux
contre fes
le montre ne peutqueleurfaire du enfans du vin
cetejaunife, quiannonce mal comme
beatcoup de ces vicimes
toujours
Sages-femmes & des
de
M
puis avancer
Meres en limpéritie des
expériences fans avec certitude, & général. Je
on fait prendre nombres gue ceux daprès à des
d'eau miellée feulement
qui
chicorée
avec une once quelques de cuillerées
quantité compofé, mélé avec une fyrop de
jaunifle d'eau, ni
ne font point
égale
fuite.
aux tranchées fujets à cette
qui en font la
(P7) 1ls mourolent)
environ quatre-vingt Jiur prefque tous,
cent, dune e'ahadie maladie
fans avec certitude, & général. Je
on fait prendre nombres gue ceux daprès à des
d'eau miellée feulement
qui
chicorée
avec une once quelques de cuillerées
quantité compofé, mélé avec une fyrop de
jaunifle d'eau, ni
ne font point
égale
fuite.
aux tranchées fujets à cette
qui en font la
(P7) 1ls mourolent)
environ quatre-vingt Jiur prefque tous,
cent, dune e'ahadie maladie --- Page 253 ---
Notes.
machoire ou telanos. No. 26.
ppellée mal de
Médecin, qui a pubhé les
A. Alphonfe Leroy
Recherches fiur
n 1772 d'excellentes Femmes 6 des Enfans, y
abillemens des de mâchoire ou tetanos,
parle de ce mal de nos Iles delAmérique
uquelles Négres dans les neuf premiers jours cette
ont fort fujets 1l ne balance
à attribuer aux
He leur vie.
E particaliere qui les
naladie esingulieres conta8 de l'air
Négillons, 2 au Teul la chaleur de la Mere,
que,, & prétend l'attention que de la leur communiquers
elle avoit
afluré. En confequence un
nferoit le préfervanif qu'il
He cette hypotheie bâtit un
E porte
il
HE
Axiome,
le principe duquelil part
Abfolument à faux, contraire aux expériences
étant totalement
faites à TAmérique,
multipliées que j'ai véritable caufe de cette
reconnoitre la
qu'il n'y
pour maladie. Elles font fi conflantes, dhabitant, parmi
a plus à Saint-Domingae foins convenahles
ceux capables de donnerles de leurs Négres le 2 qui mat
à la confervation moi convaincu que
ne foit comme n'a d'autre caufe que le manque un trop
de dévacuation mâchoire du meconium 1, qui & par dans les
long (éjour dans l'eftomac une inflammation
inteftins, y occafionne eft le fymptôme.
mortelle dont le setanos complette que je puiffe
La preuve la plus vérité, que jai découverte
donner de cette
Lv
de donnerles de leurs Négres le 2 qui mat
à la confervation moi convaincu que
ne foit comme n'a d'autre caufe que le manque un trop
de dévacuation mâchoire du meconium 1, qui & par dans les
long (éjour dans l'eftomac une inflammation
inteftins, y occafionne eft le fymptôme.
mortelle dont le setanos complette que je puiffe
La preuve la plus vérité, que jai découverte
donner de cette
Lv --- Page 254 ---
25o
Notes.
en cherchant le
elle eft fans reméde) préfervatifà la maladie, (car
d'exemple qu'un
c'eft qu'ti n'y a pas
luii
Négrillon en ait étéa
lorfqu'on
a fait prendre aufli-tôt attaqué,
nailffance, le
après la
tel queje Paii indiqué. purgatifd'une once de manne 3
J'avois cependant oui dire,
Leroy, par beaucoup dhabitans comme M,
Domingue, que les
de Saintmal de machoire, Négrillons mouroient du
mais quoique
parce quel'air les
auffi inftruit je ne fois pas à
faififoit;
dans fon Art, beaucoup près
qui montre beaucoup
que ce Médecin
fances, je n'ai Jamais d'acquit été
& de connoif.
propos diétés par le
la dupe de ces
lignorance. Je n'ai donc préjugé, s fuite de
le feul contaét de lair, jamais foupçonné
Rade par la latitude de
dans un pays
oùt Phiver eft de la 19 dégrés 30 minites,
mois d'Août, pût occafionner températuré de notre
mortelle à des hommes
une maladie
deftinés à vivre en
que le Créateur a
conftamment perfiadé plein air; ; mais j'ai été
les Négres feuls font quele tetanos, auquel
caufe, quelque chofe fujets, avoit une autre
même du paxs m'ayent que les Chirurgiens
Ilya d'autant moins lieu pu de dire à ce fujer.
tetanos, foit le
douter que le
mation des entrailles fymptôme &
de cette inflamà fon plus haut
de l'eftomac portée
ceux qui en
période , qu'en ouvrant
meurent, on les leur trouye
les Négres feuls font quele tetanos, auquel
caufe, quelque chofe fujets, avoit une autre
même du paxs m'ayent que les Chirurgiens
Ilya d'autant moins lieu pu de dire à ce fujer.
tetanos, foit le
douter que le
mation des entrailles fymptôme &
de cette inflamà fon plus haut
de l'eftomac portée
ceux qui en
période , qu'en ouvrant
meurent, on les leur trouye --- Page 255 ---
Notes.
2gi
inflammation eft
Cette
commune à StRout gangrenis la maladie la plus
Hailleurs & celle qui y tue en peu dejours
Domingnue, nombre dEnropéens abfolument
un Celt fi grand fans doute ce quigaoroit foi à ce qu'on lui
M. Leroy,
a ajoute mais il n'eft pas moins avec
dit à cet
s'annonce
Tatt
a étonnant qu'an Médecin donné qui fi légéremant fa
autant de talens, fait ait auili peu yrafemblable,
croyance à un il fait la bafe de (on fyftéme la
celui dont de procurer aux enfans
Re la néceffité
& que fur un fimple une
chaleur de la mere; ce fait comme
oui-dire il ait publié
vérité incontefabie n'eft pas la feule dans laquelle
Cette erreur tombé. Ila encore oui-dire
M. Leroy foit
les Négres en Amérique fans autre
à quelequlun à que quatre mois; & il en a été
marchoient information, don-feulenent vérité, mais ils'eft
convaincu comme d'une
d'Education
figuré qu'en fuivant fes préceptes en France à
phiyfique,, on parvendrot enfans le même avantage *
procurer à nos
du climat. J'ai déja dit
malgré la différence
près de huit ans
que Jai habité pendant de TAmérique méridiodifférentes contrées
livré à la partie
nale. Je m'y fuis Naturelle beaucoup qui concerne notre les
de THiftoire
ai cependant jamais vu de
elpece; je n'y noirs, mulâtres ou métis,
enfans blancs,
Lvi
phiyfique,, on parvendrot enfans le même avantage *
procurer à nos
du climat. J'ai déja dit
malgré la différence
près de huit ans
que Jai habité pendant de TAmérique méridiodifférentes contrées
livré à la partie
nale. Je m'y fuis Naturelle beaucoup qui concerne notre les
de THiftoire
ai cependant jamais vu de
elpece; je n'y noirs, mulâtres ou métis,
enfans blancs,
Lvi --- Page 256 ---
Notes.
quelque teinte
tenir debout feuls qu'ils foient, effayer de
quatre ils aillent affez avant fept mois,
fe
un genou & fiur les deux vite en fe traijnant quoiqu'à fir
pieds en avant; &je ne penfe mains, un des deux
autrement auffi M. des petits Péruviens pas qu'il en foit
Leroy.
dont
Ces deux
parle
dans un homme erreurs de fa très -
mes
confidérables
prouvent voyages aflez m'ont mis profeflion, en état de & que
garde contre ce combien on doit relever, être en
dans les livres qu'on lit
réferve
d'extraordinaire
il faut y nouveaux, donner
& avec
auroit eu
fa
quelle
eût établi peine à croire confiance. On
nombreufes une propofition d'oh qu'un il tire Médecin
conléquences
de fi
affuré phylique des Enfans,
pour FEducation
de la vérité fanss'etrep
lui fournifloit.
conftante du préalablement fait
Au
qui la
de
fiorplus je n'en faïs pas
TOavrage de M.
moins de eas
d'excellentes recherches Leroy, jur
eft plein
qu'il traite, & qui
Tt matiere
me fais certainement annonce un mérite réekJe
juftice qui lui eft dâe gloire à
de luirendre cette
animé envers lui
tous égards, n'étànt
La feule preuve&cla d'aucun efprit de jaloufie.
fournir, c'eft ce
meilleure quej'en
voie des Affiches quej'ai de publié
puiffe la
fur le mal de mâchoire Picardie, en1770 Nos. 32 par &3
des Negres, trois ans 33-
un mérite réekJe
juftice qui lui eft dâe gloire à
de luirendre cette
animé envers lui
tous égards, n'étànt
La feule preuve&cla d'aucun efprit de jaloufie.
fournir, c'eft ce
meilleure quej'en
voie des Affiches quej'ai de publié
puiffe la
fur le mal de mâchoire Picardie, en1770 Nos. 32 par &3
des Negres, trois ans 33- --- Page 257 ---
Notes253
le Livre de M. Leroy.
rant de connoitre les mêmes chofes que
ai dit à ce fujet
Mere
répereici. Il ef vrai que la greleife couche de fa
(FII)
favorable oja
ééla
No.
"fes
voir
plus) puife defrer. furla 33. conftieureufe certinement qu'on
davantage
que
influe
enfans & fur leur caradtere, fur-tout
ition des fanté des pere & mere, fa &
bonne
groffelle.
elle dont jouitla mere pendant de comparer
ors donc qu'il eft enians queftion du même age, 8c
ntre eux plafieurs avantages que leur a procuré il faut
e juger des phylique quiils ont à reçue, fon meilleur
éducation à rage du pere, à celui de la
voir égard
u plus foible accidens ternperament, ou moins grands il eft
here, aux
& de Rir couche dont engendré
c la fruit. groffele Il fuit de-là qu'un enfant ans 8L
e
qui a plus de cinquante a été
lun pere délicate, dont la groffelle
Yune mere
& la couche fort laborieufe,
s-dosloureuie
fouffert &
devient profité
lui-même beaucoup
Si donc P
vant que de voir le jour.
nés de
nfuite Tégal de fes Tcontemporains de T'âge 8 robuftes,
parens dans la force
à fon éducation. A
1 le "dotenicefarement en eft-il ainfi, loriqu'il
plus forte raifon
toutes les facultés
eur eft fupérieur par cette raifon que
Ceft parr
une
des
Forporelles. mon fils ainé comme
propole
devient profité
lui-même beaucoup
Si donc P
vant que de voir le jour.
nés de
nfuite Tégal de fes Tcontemporains de T'âge 8 robuftes,
parens dans la force
à fon éducation. A
1 le "dotenicefarement en eft-il ainfi, loriqu'il
plus forte raifon
toutes les facultés
eur eft fupérieur par cette raifon que
Ceft parr
une
des
Forporelles. mon fils ainé comme
propole --- Page 258 ---
Notes.
meilleures peuves qu'on puiffe rencontrer
de ma
dire,
deieselestc.crde
de'la
Méthode d'éducation;
fupériorité
cent contre un à parier
; car il avoit
ne feroit
quand il eft a,
fi
pas parvenu à
qu'il
on l'eût mis en nourrice l'âge & de trois ans,
routine ordinaire
traité felon la
vigueur
; au lieu qu'il eft d'une
les enfans peu des commune à fon àge, même parmi
& fon caraétere payfans aifés. Son
l'état trifte
fe reffentent à tempérament la vérité
& fouffrant dans
de
a été pendant toute fa
lequel fa mere
délicat, il a les nerfs groffeffe : ile eft fluet,
le rend grand pleureur, très-fenfibles, ce qui
& en tout
étourdi, violent,
aimable que beatcoup fon frere, moins gai & moins
d'une groflefle & d'une qui né à la fuite
heureules, eft d'une
couche des plus
raviffantes. Je
gaité & d'une douceur
défauts de l'ainé crois cependant que les
une Méthode d'Education peuvent être corrigés par
bien appropriée à fon
phyfico-morale
fuis pas fans efpérance caractere, & je ne
n'eft pas chofe aifée, & d'y il réuffir. faut Mais ce
beaucoup de tems avec une Pour cela
Tépreuve.
patience à
(VIII) Jepenfe qu'elle nous
eux, & que nous devons les regarde comme
No, 36. L'inftinét feul dont le imiter en cela.
a doués ainfi queles animaux, Créateur nous
& nous y obéirions tous nousle prefcrit,
naturellement, fi
érance caractere, & je ne
n'eft pas chofe aifée, & d'y il réuffir. faut Mais ce
beaucoup de tems avec une Pour cela
Tépreuve.
patience à
(VIII) Jepenfe qu'elle nous
eux, & que nous devons les regarde comme
No, 36. L'inftinét feul dont le imiter en cela.
a doués ainfi queles animaux, Créateur nous
& nous y obéirions tous nousle prefcrit,
naturellement, fi --- Page 259 ---
Notes.
faifons des facultés intellec- ne
jabus que nous
au-deffus d'eux,
helles qu'il nous a d'entendre donné
cette voix qui
ous empéchoit intérieurement. Car je présends
ous parle
nous avons un inflinct,
on-feulement que
avons le même
hais encore que nous leur fait
MEEE
animaux, celui qui
en les
es
jeur eft utile,
K difcerner ce qui certain point de ce qui
réfervant jufqu'à un avec cette diférence de
peut leur être nuifible, reflent de la fupériorisé
jue le nôtre fe
difcernement eft en
otre effence. Leur borné que ne le penfent
ffet beaucoup plus
Le perroquer
de leurs partifans.
le tue. J'ai
A plupart
le perlil qui
avec plaifir
tous les beftiaux à
: ta
Saint-Doningne
marqué,
hercher avec un empreffement de manioc; qui les
abreuver du fuc
s'ils parvienimmnquablemce trouve dans les
mpotlonne
On y
hent à en manger. naturelles, une plante
avanes ou prairies Queber, qui eft mortelle
renimeufe appellée chevanx & mulets, qui ne
pour les beufs,
toutes les fois quils
aiffent pas d'en manger
arencontrent;
tant qu'ils peuvent
RERE
"attachent à la détruire
Par oncte.hanad mieux
Hans leurshabitations. leur
pas
Hes animaux ne
ufer apprend de ce qui leur eft
qu'à nous à ne pas font fouvent trompés. Il
Fontraire, & ils y
à chercher ce qui
eft vrai qu'il les porte
appellée chevanx & mulets, qui ne
pour les beufs,
toutes les fois quils
aiffent pas d'en manger
arencontrent;
tant qu'ils peuvent
RERE
"attachent à la détruire
Par oncte.hanad mieux
Hans leurshabitations. leur
pas
Hes animaux ne
ufer apprend de ce qui leur eft
qu'à nous à ne pas font fouvent trompés. Il
Fontraire, & ils y
à chercher ce qui
eft vrai qu'il les porte --- Page 260 ---
Notes,
leur eft utile, même en cas de
en quoi je remarque que le nôtre maladie, ce
abfolument femblable.Je fuis de
lui eft
qu'il nous guideroit auffi
plus perfuadé
le leur, fi nous nous attachions firement que fait
comme eux quifont
à le fuivre
la Nature.
toujours dansl'ordre de
La preuve de ce
faits tres-communs, & que j'avance fe tirc de
de tout le monde. Il n'ef qui font fous les yeux
ni prefque perfonne
point de Médecin,
qui n'ait vû notre inftiné un peu fe obfervateur 3
certaias malades, au point de montrer les
dans
comme malgré eux vers lei reméde entraîner
opérer leur
qui devoit
appétit
guérifon, en leur donnant un
ordonné défordonné, ou plutôt très-bien
infurmontable pour ce reméde, avec un dégoût
Le
pour ce quileur étoit
fcience peu d'études que j'ai faites contraire, en
me donne lieu de penfer
cette
goûts & dégoûts conftans des que tous ces
fymptomatiques, &
malades, font
en général aflez d'attention. qu'on n'y donne pas
y reconnoitroit fouvent les Je préfume qu'on
curatifs de la
fi
vrais remédes
y chercher. Une maladie, chofe on s'attachoit à les
c'eft qu'ils font
bonne à remarquer,
alimens, &
toujours de la claffe des
d'ou l'on doit jamais de celle des médicamens;
dans la boutique conclure de
que ce n'eft pas
fa propre cuifine, c'eft-à-dire TApothicaire, mais dans
dans un régime
roit fouvent les Je préfume qu'on
curatifs de la
fi
vrais remédes
y chercher. Une maladie, chofe on s'attachoit à les
c'eft qu'ils font
bonne à remarquer,
alimens, &
toujours de la claffe des
d'ou l'on doit jamais de celle des médicamens;
dans la boutique conclure de
que ce n'eft pas
fa propre cuifine, c'eft-à-dire TApothicaire, mais dans
dans un régime --- Page 261 ---
Notes:
les plus fûrs
entendu, que fe trouvent fouvent même de
en
de conferver &
oyens tablir fa fanté. ilréfulte que s'il fubfifte ani- une
De tout cela
entre nous 8 dans les cet
alogie elle quelconque réfidé principalement eux, 8 qui
aux,
nous avons comme
effets.
Ainét que à peu près les mêmes de cette
chez nous nombre d'exemples rendu le
Armi le grand ma curiofité m'a feul, fi
Erité, defquels n'en rapporterat qu'un
de
moin, je
eft, felon moi, impoflible
appant, qu.il
J'ai vu fuccelliverefufer à fon évidence. Tainé à deux ans ?
ent mes deux enfans * prendre un
cadet vers 18 mois,,
cms
le
T'ofeille crue, quis alloient poi-
& qu'ils mangeoient étoit voar Peu
ST ans jardin difant que cela
hées, en me
qu'ils rendoient. Je
on sapperçut
e jours après 8 les acides font vermifuges. aufi-bien
es vers : fi cet inflinet n'eft autre pas efpece que
emande harqué,, & s'il eft d'une du chiendent pour
elui du chien, qui mange
purger. Pour être en êtat de ardeurs réffer igalement du foleil,
(1X)
dus froid 6 aux au Public,, en
la rigueur Lorfque j'ai donné Méthode d'Ejo. 38. petit Abrégé de ma des Affiches
770, un phylique,
la voie
a trouvé
lucation
nouvean
ce THEI
d'après
le Picardie
On m'a objedé,
les contradideurs.
endent pour
elui du chien, qui mange
purger. Pour être en êtat de ardeurs réffer igalement du foleil,
(1X)
dus froid 6 aux au Public,, en
la rigueur Lorfque j'ai donné Méthode d'Ejo. 38. petit Abrégé de ma des Affiches
770, un phylique,
la voie
a trouvé
lucation
nouvean
ce THEI
d'après
le Picardie
On m'a objedé,
les contradideurs. --- Page 262 ---
2;8
Notes.
J.J.
Rouffesu, que les enfans fe
beaucoup de la molleffe de
reffentan
mere 3 if convenoit de les
leurs pere &
grés au lavage froid.
habituer par dé
avec Balexferd,
D'autres ont penfé
enfans
qu'on ne devoit laver
qu'après le fevrage;
les
Tufage en étoit
qu'avant ce tem
il Pouvoit occafionner dangereux: que trop fréquent
ou que 2 dégénérant en différens accidens
deviendroit nul, &
habitude, fon effe
Ja gêne de Taftijetofement. qu'il n'en refteroit que
rience détruit toutes ces
Mais l'expe
font que fpécieufes. Plus objecions 2 qui ne
nés foibles
les enfans
vés à froid, 2 & plus ils ont befoin d'être fon la
à ce moyen certain plutôt il faut avoir recour
tement. Ceft dès le de les fortifier promp
fance qu'il faut
lendemain de la naif
corps s'y accoutume commencer plus
2 afin que le
encore pris aucune autre facilement, n'ayan
du bain froid en rend l'effet habitude. Si celle
qu'il ne peut en refter
nul, on fen
qu'on peut ceffer le d'alftjettiffement, &
fans aucun rifque. Ceft lavage auffi quand on veur
par une fuite néceflaire de l'effet ce ac arrive
iroid, qui augmente le ton la
lavage
paiffeur même de la peau à tel , force & l'é
n'a plus befoin de ce fecours point, qu'elle
tout tems fes fonéions
pour faire en
fifter aux intempéries froides réguliérement, & ré
Tair & des faifons,
ou chaudes de
pouryu qu'on n'affoibliffe
. Ceft lavage auffi quand on veur
par une fuite néceflaire de l'effet ce ac arrive
iroid, qui augmente le ton la
lavage
paiffeur même de la peau à tel , force & l'é
n'a plus befoin de ce fecours point, qu'elle
tout tems fes fonéions
pour faire en
fifter aux intempéries froides réguliérement, & ré
Tair & des faifons,
ou chaudes de
pouryu qu'on n'affoibliffe --- Page 263 ---
Notes.
une vie molle &
fon reffort par
les ens enftite
n'eft point faite pour
fur
Hentaire, qui
la preuve entieres
ps. J'en vois joupnellement des heures
miens, qui exercices pallent les plus violens être 7
prendre les foleil & tête nue 2 fans reffentir
té en plein
de fueur , ni en
nais mouillés
connit
cune Incommotiee. Il n'eft point d'autre moyen à P'en-
(x.)
des forces toutes celles
donner auff nés prompsenent 6 de développer No. 38. Un
nt nouveau
d'acquitir. de me réfuter,
il ef jefeptible entrepris lattribut des
Honyme quiaveit la force étoit
qui
prétendu T" des gens du bas peuple, des travaux
ocheteurs à
leur vie par
toutes
nt deftinés gagnerl étoitinutile pour aux
Enibles, mais qu'elle Honnêtes qui conviennent aifance, &.
S profellions nés dans une certaine
Ila enommes
une bonne éducation.
qui
ui ont reçu
lavage froid des dangers on
bre fuppoié au dans Timagination 5 quand de ma
exiftent exadtitude que
les autres parties fait d'après
hit avec & partant d'un calcul : il vaut mieux
héthode 7
2 il a dit
du tout ;
es fauffes fappofitdions, que de n'être point ou
fquer d'être) foible,
la vie de cing fis
1 nefaut jamais parier de cent individus.
conire la fanté
de fortune,
mfans, Dès qu'on a acquis un peu foi & fes enfe croit, dans ce fécle-ci, 8 toute diffén
d'une efpece fupérieure
ans,
hit avec & partant d'un calcul : il vaut mieux
héthode 7
2 il a dit
du tout ;
es fauffes fappofitdions, que de n'être point ou
fquer d'être) foible,
la vie de cing fis
1 nefaut jamais parier de cent individus.
conire la fanté
de fortune,
mfans, Dès qu'on a acquis un peu foi & fes enfe croit, dans ce fécle-ci, 8 toute diffén
d'une efpece fupérieure
ans, --- Page 264 ---
Notes.
rente de celle des autres hommes.
rans, qui font en grand
Les
leurs richeffes, ont la nombre,
d
ieurs
qu'on peut être foible fottife &
de fe figure
Ils ne favent pas que la
de bonne fante
la légéreté en font les vrais force, la fouplefle
les plus précieux attributs.
fymptômes &
ils apprendront
Quils obfervent
tous les biens * que ce font ies premiers d
tiennent en
2 les feuls qui nous
puiffe
propre 2 & dont
appar
la
nous dépouiller. Ils
perfonne n
force fpécifique des
recorinoitront qu
conferve & entretient organes, la-bonne outre qu'ell
encore le meilleur
fanté 3 ef
dens auxquels nous préfervatif fommes contre les acci
fés, ainfique contreles maladies fans ceffe expo
Jen apporterai
contagieufes
enfans. Ils ont fait pour lun & exemple l'autre mes deu
confidérables, parce qu'ils
des chûte
la plus grande viyacité, & font tous deux de
une grande liberté
que je leur laif
jamais donné de 3 ils ne fe font cependan
affurément leur coups dangereux, & c'ef
les en ont: feules agilité & leur foupleffe qu
porté de bourlets. préfervés, car ilsn'ont jamai
Hlarégné ici
niere & la
fueceffivement, 2 l'année der
coqueluche précédente, 2 une rougeole & uIne
épidémiques, qui ont duré cha
la * Note Voyer No, le Mémoire de M, Maret,
9.
déja cité,& --- Page 265 ---
Notes.
moins fix mois,8 dont aucun enfant
eaus a ville ni du fauxbourg n'a été exempt,
epté les deux miens :
unique force de 9
Is ne
devoir qu'à peuvent fuite néceffaire de l'édutempérament,
on phylique qu'ils ont fon reçue. tour cette année
La petite vérole a eu
de Février.
35 elle a paru dès le mois
Madame
mme elle n'étoit Eseite meurtriere, remarqué, me dit
Fourcroy, qui fouhaiteroit bien que. nos
jour qu'elle
afin d'en être quittes.
ans la
prendre fur moi
n'avois
jufques-là
leur
Partea
les inoculer, vu la répugnance laché de
mot
lap
reya avoit; mais ce
part,
mit à mon aife. Pour en effayer 2
2 que je
PEAS
s un nouyeau années, moyen & fi peu apparent, >
puis plufieurs
e le fujet lui-même ne peut s'en appercede mettre à celui qu'on
ir. Il ne s'agit que chemife qui a
la
une
paffé
ut inoculer, dans le lit d'un malade de la petite
hrnée
; je ne l'ai fait que
role en fuppuration fils ainé, le foir en le couis fois à mon defa mere. Au bout de quatre
nt,afinicu été
d'une fiévre violente 2
ars, il ai
pris
mal de tête.
Fompagnée d'un grand & les jambes dans
Je lui ai mis les pieds demi-l heure, matin
au tiede boiflon pendant & une fa feule nourriture ont
foir. Sa
duréla fiéyre,
pendansles trois jours qu'a
je ne l'ai fait que
role en fuppuration fils ainé, le foir en le couis fois à mon defa mere. Au bout de quatre
nt,afinicu été
d'une fiévre violente 2
ars, il ai
pris
mal de tête.
Fompagnée d'un grand & les jambes dans
Je lui ai mis les pieds demi-l heure, matin
au tiede boiflon pendant & une fa feule nourriture ont
foir. Sa
duréla fiéyre,
pendansles trois jours qu'a --- Page 266 ---
Notes.
un thé de fureau miellé,
affez de bon
auquel j'ajoutoi
à cette boiflon vinaigre une
blanc 3 pour donne
a, la fiévre a été petite tombée, pointe acidule. De
vifage quelques petites taches J'ai apperçu
annoncéle caractere de la
qui m'on
notre Chirurgien, qui eft notre maladie, mais que
gardoit que comme une
ami, ne re
ait beaucoup de talens ébullition, &
quoiqu'i
lendemain l'enfant étoit d'expérience, Le
fiévre & crioit la faim. J'ai abfolument fan
fubftirué vinaigre de fon thé de fureau retranché le
un tiers de lait
> & iy a
froid ; & en y. joignant nouveau trait &
lettes de pain, j'en ai encore quelques mouil
boiflon & fa feule
fait fa feul
de la maladie, fans nourriture, bouillon jufqu'à la fir
rien autre chofe,fi ce n'eft
ni foupe, s n
cuites. Je voyois cependant quelques pommes
venir plus nombreufes &
les taches de
diametre ; mais commel'enfant prendre plus de
jouoit & couroit dehors
étoit debout
naire, 2 notre Doéteur continuoit comme à fon ordi
d'après le calme du
à foutenir
point du tout de
pouls, que n'y ayan
la petite vérole, fiévre, dont ce ne pouvoit être
eu les fymptômes
l'enfant n'avoit pa
qu'elle n'avoit
2 prétendant d'ailleur
Enfin, au feptiéme jamais une marche auffi lente
boutons fe font étendus jour de la maladie, les
à ne pouvoir plus s'y & gonflés de façon
méprendre, Le mal-
du
à foutenir
point du tout de
pouls, que n'y ayan
la petite vérole, fiévre, dont ce ne pouvoit être
eu les fymptômes
l'enfant n'avoit pa
qu'elle n'avoit
2 prétendant d'ailleur
Enfin, au feptiéme jamais une marche auffi lente
boutons fe font étendus jour de la maladie, les
à ne pouvoir plus s'y & gonflés de façon
méprendre, Le mal- --- Page 267 ---
Notés..
fait fentirs & il a
e s'eft de nouveau Alors, fans rien changer
lu garder le lit.
pas trop à mon
qui ne foin plaifoit de faire renouveller
ogteur 2
eu
fois au moins par
7 trois
EEER
ir de la chambre,
& fenêtres pendant
ur, en ouvrant portes avec la feule préA bon quart-dhieure laiffer 2
mon fils expolé
ution de ne pas & fans le couvrir plus
courant de lair, Je faifois autant de fois
à fon ordinaire.
avec du vinaigre
rfumer Tappartement Je me fuis confûlé fur la pelle rouge. le fit fuer à force
mment oppofé à ce qu'on chaudes. J'avois
couvertures & de boiffons
foir &
le changeât
in, au contraire , de qu'on bien fecs, mais
atin de chemife, 9
draps de matelats 2 que
Dint chauds, & même
air 2 avant que
faifois expofer au grand fon lit.
les remettre dans fort écarté du traitement
Je me fuis en tout dans cette maladie ; il
néralement adopté lieu de croire quejai eu raifon
a cependant
à mon fils,
préférer celui quej jaiepplqut ii étoit debout avec
ifque le feiziéme jour au grand étonneefque toutes fes forces,
ent de notre effai Chirurgien. de même nature, faitde
Un fecond fecond fils, avec une marche
ite fur mon & un fuccès abfolument
ns la maladie
ES
jils, a mis le comble Docteur. à ma fatisfaction Il avoit çru
tonnement de mon
ifon
a cependant
à mon fils,
préférer celui quej jaiepplqut ii étoit debout avec
ifque le feiziéme jour au grand étonneefque toutes fes forces,
ent de notre effai Chirurgien. de même nature, faitde
Un fecond fecond fils, avec une marche
ite fur mon & un fuccès abfolument
ns la maladie
ES
jils, a mis le comble Docteur. à ma fatisfaction Il avoit çru
tonnement de mon --- Page 268 ---
Notes:
devoir me prévenir
la petite vérole de ante celui-ci ayant
n'en être pas quitte à aufli frere, bon pourroit FC
lui; la violence de la
marché qua
de quelques légeres envies fiévre de 2 accompagnée
avoit fait)
ainfi, Mais les vomir, le lui
difparu & VItR fiévre a ceffé le fymptômes ont
enforte qu'ila été
de troifiéme jour
étoit trompé d'autant obligé plus convenir qu'il s'y
Puis quarante ans quil facilement, que de
jamais vu T'éruption de pratique, il n'avoit
avoir des progrès fi lents deux petites véroles
égaux, avec auffi peu de 3 fi parfaitemen
cun enfant qui s'en fût tiré malignité, ni aupromptement que les deux mieux & plus
ne doivent fans
miens, ce qu'il
tempérament & contreditqu'a à Texcellénce la force deleur
quejeleur ai
du trairemen
les ouvrages adminifre.lequelyaipe de M. Tiffot, à
puifé dans
gloire d'en rendre
qui je me fais
Si à ces confidérations, hommage.
d'un grand poids vis-à-vis des 2 qui doivent être
qui ont une véritable tendrefle peres & meres
enfans, on joint celles tirées des pour leurs
ineflimables d'une fanté ferme avantages
dans toutes les circonftances de & robufte
fera forcé de convenir
la vie, on
plus précieux qu'on que c'eft Théritage le
que état qu'ils foient puifle deftinés. leur laiffer,à quel
biens font en effet peu de chofe Les fans plus
qui nous met feule à
la
fe
portée d'enjouir.
Difertation
& meres
enfans, on joint celles tirées des pour leurs
ineflimables d'une fanté ferme avantages
dans toutes les circonftances de & robufte
fera forcé de convenir
la vie, on
plus précieux qu'on que c'eft Théritage le
que état qu'ils foient puifle deftinés. leur laiffer,à quel
biens font en effet peu de chofe Les fans plus
qui nous met feule à
la
fe
portée d'enjouir.
Difertation --- Page 269 ---
Notes..
Difertation fiur Tinocelation.
jai eu écrit ceci, &c.
Long-tems après TE petite vérole à mes ciue jai eu procuré
que j'ai indiqués
Enfans par les moyens avoir été déjà emBellus, lefquels 1ignoroixe les (Euvres de M.FranHloyés avec fucces: ès loix, membre de TAcadémie
Elin, Doteur de Paris, des Sociétés
la
les Sciences
Préfident
e7rE
le Londres & de Gotingue, de Philadalphie.. 9 &c., du
Bociété Philofophique
par M. Barbeu de
traduites de PAnglois célebre de la Faculté J'ai
Bourg, Médecin tombées entre les mains.
Paris, me font furpris d'y rencontrer, 9 Tome lettre
sagréablement Edition in-t.de 1773,une dans
11,pag. 138, Traduéteur à M. Franklin,
ke ce favant
queflion de Tnoculation
laquelle la grande vérole me paroit préfentéc d'une fous
de la véritable petite point de vue, 8i tout traitée le monde.
on
maniere à faire grand raifon, plaifirà devoir inférer ici,
J'ai cru, 2, par cette lettre intérellante, & je le
un extrait de cette volontiers 2 qu'elle dévefais d'autant plus
les motifs par lefquels
loppe parfaitement & meres peuvent 2 par une à tendes peres
fe déterminer prodrefle bien entenduc, vérole à leurs enfans, 8
curer la petite
de ces
cAiS
réfultera
ma
juflification judicieux & non préFCETE les leSteurs
venus.
M --- Page 270 ---
Notes.
Opinion d'un Médecin de la Faculté
fur l'ingeulation de la petite
de Paris;
Vérole,
FOND DE LA
2) La petite vérole QUESTIO N.
39 commine,
eft une maladie
3> teres ne foient pour que fes principaux carac- trop
>) connus.
pas univerfellement re-
>> On fait que
7) font exempres, trop & peu de perfonnes en
2) en font atteints
que très-peu de fujets
>) c'eft une maladie plus d'une fois. On fait que
27 meurtrieres. On fait contagieufe & des
>>
plus
à tous les
qu'elle eft redoutable
> lieux; mais ages, que les en tous tems 3 en tous
2> de l'air la rendent diverfes conflitutions
>> coup
beaucoup plus ou beau3) en certaines moinsdangereuls en certainesa années,
3) encere
failons; &c
ce danger eft
>) ment d'un augmenté ou dmtise confidérable.
>> différentes fujet à T'autre, fuivant leurs
>> enfin que le dipoitionsperometers concours
Onfait
2) tances rend
der toutes ces circonf.
>) différente quelquefois la petite vérole fi
3y cru devoir d'elle-méme, en
3 qu'on a long-tems
2> l'une qu'on
diflinguer deux efpeces :
>> Maligne. Voila appelloit ce
Benigne > &i l'autre
>> ignorer ni contefter que perfonne ne peut
2> réfultat d'une multitude 5 parce que c'eft le
37 tions journalieres & de infinie d'obfervamûres réflexions
rend
der toutes ces circonf.
>) différente quelquefois la petite vérole fi
3y cru devoir d'elle-méme, en
3 qu'on a long-tems
2> l'une qu'on
diflinguer deux efpeces :
>> Maligne. Voila appelloit ce
Benigne > &i l'autre
>> ignorer ni contefter que perfonne ne peut
2> réfultat d'une multitude 5 parce que c'eft le
37 tions journalieres & de infinie d'obfervamûres réflexions --- Page 271 ---
Notes.
avérés. C'eft aufi ce
faits lés mieux
Ou
- fur les
hommes fenfés, Médecins
tous les
pofe
p que
2 ont confiamment rapnon Médecins de leur conduite par
b pour principe cruelle maladie.
de
> port à cette trouvé dans tous les pays tou-
>> 1l s'eft
de famille, qui,
9 bons 6
tendre inquiétude pour en-
>) jours
n'avoient point
SAE
3) leurs enfans tant vérole, qu'ils
8 fe promettant dès
9) core eu la petite
fur leur fort fatal
la
tranquillsé
ce
>) plus auroient grande une fois acquitté réfolution
3) quils tribut ont pris la genérenie en
s
9 au-devant du mal lorfqu'ils
leur
9) d'aller
TTEe
avoir toutes les dirconliances
9) roient
tendreffe
2> choix.
les progeès de cette citoyens
>7 Suivons & rélléchie. Ces dignes vérole d'une
9) courageufe
que la petire leur voifi97 apprenoisnsi benigne régnoit dans
de Yoc3) efpèce
de profiter
9)
, ils
d'une
renpeicient
perplexité
pour Safiranchir
tendres
9) ERE.
& redimer leurs
en
2) continuelle 9
toujours imminent , la
21 enfans d'un péril fois pour toutes dans
une
Les
9) laffrontant la moins Relavantageule. leurs
97 conjonéure
eux-mèmes
3) parens conduifoient la fource de la
cmtEr
enfans à
des
pres
au chevet
petits
9) dans la chambre 2 pour recevoir dans
malades de leur
d'un mal
9)
at 2
influences
2 ces jours propices,
M ij
2) continuelle 9
toujours imminent , la
21 enfans d'un péril fois pour toutes dans
une
Les
9) laffrontant la moins Relavantageule. leurs
97 conjonéure
eux-mèmes
3) parens conduifoient la fource de la
cmtEr
enfans à
des
pres
au chevet
petits
9) dans la chambre 2 pour recevoir dans
malades de leur
d'un mal
9)
at 2
influences
2 ces jours propices,
M ij --- Page 272 ---
Notes.
>) capable de leur caufer tant
22 toute autre conjonéture.
d'allarmies en
3) Il eft peu de pays oùt l'on
$) fieurs femblables
ne cite plu9) formité non-concertée exemples 2 & cette uni29 différentes nations & de entre des gens de
9) gions, forme un
différentes reli27 faveur de cette préjugé très-légitime en
>> D'autres braves pratique, & honnêtes
9) famille ont été plus
peres de
3) fait porter aleurs enfans entreprenans des
: ils ont
7) avoient envoyées, de
chemifes qu'ils
7) des maifons infeliées de defein prémédité, dans
3> tenir
petite vérole, 6
quelque tems entre les
fait
>> lades pour y étre plus
draps des mna9) dest
fiirement imprégnées
7) querl'occafion misfmesvarioliques; de
; afin de ne pas man-
>> lorique par des fignes capituler aveciai maladie,
37 bénignité elle fembloit non équivoques de
>2 les conditions les plus offrir d'elle-même
2) pût efpérer.
avantageufes qu'on
>) Ce moyen a été
> dans
pratiqué plus d'une fois
quelques-unes de nos
2) peut-être en beancoup d'autres Provinces, 2 &
97 Europe )).
Pays de
IcilAuteur rapporte les différentes
dont oninocule la petite vérole chez un façons
nombre de différentes nations, & après grand avoir
renvoyé les curieux au Recneil des
pour & contre l'inoculation de M. de
tucla, il pourfuit ainfi:
Srese
efpérer.
avantageufes qu'on
>) Ce moyen a été
> dans
pratiqué plus d'une fois
quelques-unes de nos
2) peut-être en beancoup d'autres Provinces, 2 &
97 Europe )).
Pays de
IcilAuteur rapporte les différentes
dont oninocule la petite vérole chez un façons
nombre de différentes nations, & après grand avoir
renvoyé les curieux au Recneil des
pour & contre l'inoculation de M. de
tucla, il pourfuit ainfi:
Srese --- Page 273 ---
Notes.
vérole
une petite de la
t Cet art de procurer aux dangers
de
: 2 pour parer
a été porté
9) bénigne vérole maligne ?
2) petite
,
de
t.aert
en Anglesene
des Etats
9) Turquie à peu dans la pllpart
Mais on
57 du peu & jufqu'en Amerique, fe foit élevé
27 TEarope, fauroit difimuler qu'il ne
2 qus
ne
difputes
2)
fon occalion de grandes & qui Ainiront
9) à
à Londres,
3) ont commencé
à Paris.
pour dé2)
onfenbiblenet palffe anjourthut conftans
99 La queftion
: des fuccès
fur
en
daccord
9) cidée misla
&le peuple
2, tous
ont
NEE
> y
; favans 8 lui ignorans rendent hom27 cette pratique fans exception 2
fi avancés en
37 prefque Nous ne fommes pas
2) mage.
nos Géométres,
2) France.
vrai que tous
leurs cal-
>) Il eftbien
à Tinoculation
très-
>) qui ont appliqus
ont trouvéde vrai
de
culs
bien
qutelle
3)
11 eft
laineit
des
37 grands avantages. fois honorée de la pluraline Il eft
27 a été deux des Médecins allembles. Princes ou
s fuffrages vrai
quatre jeunes & plus de
21 bien
Sang Royal 2 Lorraine,
>) Princefles enfans derNiafoeadel illuftres
>) cent autres
8 autres des plus à PEtat
>) de Bouillon , ont été confervés
un
9) du Royaume , fans qu'il en foit péri tous
fon moyen,
fur qui
de cet ordre éminent, ouverts. Ce-
>7
Ren
font incefamment
>> les yeux
Miij
Médecins allembles. Princes ou
s fuffrages vrai
quatre jeunes & plus de
21 bien
Sang Royal 2 Lorraine,
>) Princefles enfans derNiafoeadel illuftres
>) cent autres
8 autres des plus à PEtat
>) de Bouillon , ont été confervés
un
9) du Royaume , fans qu'il en foit péri tous
fon moyen,
fur qui
de cet ordre éminent, ouverts. Ce-
>7
Ren
font incefamment
>> les yeux
Miij --- Page 274 ---
Notes.
3) pendant,
7 qu'on profcrive quoiqu'il ne foit pas à craindre
32 a été falutaire à déformais une Pratiqué qui
5> ne doit pas fe flatter tantde têtes fi cheres, on
>> fon triomphe foit que d'ici à long-tems
3) tient-il ? C'eft
compler. Mais a
ce
quoi
>) Avec tous les qu'on ne fauroit dire.
> les fcrupules bruits quel'on feme, tous
3> vieilles
que l'on affeéte, toutes les
3)
ne
objedtions que l'on
paroit pas
reproduit 2 il
s Finoculation qu'aucun des adverfaires de
3> pourroient ayent encore fongé où ils
3) ditent de lui placer la barriere qu'ils mé-
>7 S'ils condamnent oppofer.
5> petite plaie artificiclle FInoculation à
par une
>> quie, ils ne
lai maniere de Tura tionà la maniere fauroient approuver l'infric3) neront auffi
d'lrlande, & ils condam3) Chinois,
, fans doute 9 l'infertion
au
des
> imbibée du moyen d'une tente de coton
31 dans les narines. pus S'ils variolique & introduite
3) infedté, pourront-ils profcrivent le coton
3) infedtées? Dep
permettre les chemifes
59 aller jufqu'à proche en proche ils doivent
3) fains avec des défendre de méler des enfans
3) de leur faire enfans malades 9 à deffein
59 quoique cela fe refpirer foit un air contagieux,
>> pays, 2 de tems
pratiqué en différens
37 proche ni contradiction. imimémoral, fans re3) Mais s'il n'eft
>) aucune façon cette permis de prévenir en
efpece de danger, il
? Dep
permettre les chemifes
59 aller jufqu'à proche en proche ils doivent
3) fains avec des défendre de méler des enfans
3) de leur faire enfans malades 9 à deffein
59 quoique cela fe refpirer foit un air contagieux,
>> pays, 2 de tems
pratiqué en différens
37 proche ni contradiction. imimémoral, fans re3) Mais s'il n'eft
>) aucune façon cette permis de prévenir en
efpece de danger, il --- Page 275 ---
Notes.
Il
de même de tout autre:
doit en être
de fe jetter
feroit donc pas permis
le Ren
ne
étage quand
fenêtre d'un premier il ne feroit
, la
:
E
au eunEchaulte de s'avancer
5 feroit à.des voyageurs
contre des
, permis
à la main 2 ne feroit
1 premiers 2 Tépée à les affaillir; il dela pierre
> brigands prets à un homme
fa vie, &
A
permis fe faire tailler au péril en fanté pours
Bc
une faignée de précation des plus graves.
> roit palfer pour un péché de
aut
>)
s'il eft défendu
Sexpoler d'en éviter
> Enfin > danger, dans la vue plus forte
n moindre
grand, à combien défendu de
9) un bien plus
êtreraifon
ne devroitil
fans autre
y raifon
fans EELS
>> fe dévouer, motifs d'intérêt ou deconvenance,
5) que des
évidens & qu'on pourroit ce qui
9) à des dangers éviter ? C'ett pour-tant fait tous
>) très-bien fait de tout tems, & ce quife fous nos
>) s'eft
près & loin de nous têtes. 2 Peut-on
9) lesjours, & au-deffus de nos
dans des
37 pieds
dans des carrieres 2 fans frif-
>) defcendre 8 en voir les travaux envoyer
9) mines 2. ? Peut - on de fang-froid des perles
>> fonner
à la recherche
Il
5) des plongeurs receie dans fes profondeurst
la mer
fête au peuple
5) que eit difficile de donner une n'en coûte la vie
>>
grande ville, qu'il
: 8 com27 d'une
malhenreux ouvriers à ce prix?
>) à quelques godter des plaifirs
3) ment peut-on
Miv
endre 8 en voir les travaux envoyer
9) mines 2. ? Peut - on de fang-froid des perles
>> fonner
à la recherche
Il
5) des plongeurs receie dans fes profondeurst
la mer
fête au peuple
5) que eit difficile de donner une n'en coûte la vie
>>
grande ville, qu'il
: 8 com27 d'une
malhenreux ouvriers à ce prix?
>) à quelques godter des plaifirs
3) ment peut-on
Miv --- Page 276 ---
Notes.
27 Il eft
>
impofible de bâtir des
quatre ou cinq
maifons
2) plus hautes
étages; & des églifes de
22 rifques
encore 2 fans
bien
3) & encore Pour quantité d'artifans besucoup de
3) élever
ne s'en tient-on
divers
un clocher
pas là : il
3) fendre les
fir cette
faut
>) on veut nues &c provoquer le Eglife pour
39 croix, & que ce' clocher foit
tonnerre :
on aime
furmonté
> & il y a
à voir un coq
d'une
>
certainement
au-defus;
placer ce
plus de
>> ce
cog, qu'à fe faire
rifque à
coq ne
de
inoculer; &
>> La
préferve
rien.
> neroit profcription de Finoculation entrai2> table, done, par une
2 celle de
conféquence
>>
communs. Ou fi quantité de métiers inévi- très3> trouvent
ies plits grands ennemis
3) ceux à obligés de la tolérer à
fe
>) lement qui des on permet d'exercer Pégard de
3>
habituelrillenfes, tels profeffions cent fois
2) neurs
que les
plus pés les
plongeurs, > les
>> fans contredit couvreurs > qui
mi3) dangers dans 2 un mois avec pafferoient moins 2
>> fein de la mer, une infirinerie, que dans de le
3) terre, ou dans la dans les entrailles de
3> les
moyenne région de
la
3) pécher Anti-inocslaneury d'étendre
pourroient-ils s'em- l'air,
32 des matelots
leuri indulgence en
>) arbres, des - des tondeurs des faveur
>) des
pompiers Pour les
grands
artificiers, des
incendies,
çons, &c. &kc. : en charpeatiers, un mot,
des mâcette barriere
3) terre, ou dans la dans les entrailles de
3> les
moyenne région de
la
3) pécher Anti-inocslaneury d'étendre
pourroient-ils s'em- l'air,
32 des matelots
leuri indulgence en
>) arbres, des - des tondeurs des faveur
>) des
pompiers Pour les
grands
artificiers, des
incendies,
çons, &c. &kc. : en charpeatiers, un mot,
des mâcette barriere --- Page 277 ---
Notes:
ol & comment arrêter? compfois emportée,
nous
9) une
pouvoir & devoir courent de tems
9) teroientils tous les bruits qui
effets de
>) De
mauvais
à
en tems des prétendis veut remonter
5)
2 loriqu'on fe trouvent faux 2
37 Yingeulation, fource, la plpart
Je ne connois
3) la & les autres fort exagérés. de les inventer
>)
qui foit capable
par ma-
>) perfonne
ou de les accréditer chacun les
>
plaifir, & je veux croire que a reçus ; mais
>) Rect 2,
près comme illes
& les ré5) rendà peu
avec avidité,
37 en Ies accueillant
on Sentretient
avec complatiances une
pandant
tôt ou tard
cataftrophe
37 dans l'idée que
de quelque
à Théritier
ici
Feme
2> arrivant fera tomber tout-à-coupi
on
maifon,
difcrédit;
dans le plus grand années de cette
27 culation depuis plafieurs
o1 fe figure
37 fe repait
? 8 comme tel événement, 9
7) frêle eiperance, on a attendu un on n'eft défa-
>) que plus il refte à Tattendre 2
ni par les
3) moins
le laps de tems,
37 bufé ni par
de Mnoculation, tâche d'inf-
>) fuccès maliplies
que l'on
aux ferupules
a beau chercher
21 Quant fur finoenlation. 2 on timorées ; ni
29 pirer
les confeiences révélée 2 ne
2) à allarmer naturelle, 2 ni la religion
une pra27 la loi
aucunes armes contre exécutée
9) fourniffent
par la tendrefle 2
infpirée
la
37 tique
prudence.
& dirigée par
Duc de
2) par le courage,
que FInfant
39 Peut. : on regretter
M V
ules
a beau chercher
21 Quant fur finoenlation. 2 on timorées ; ni
29 pirer
les confeiences révélée 2 ne
2) à allarmer naturelle, 2 ni la religion
une pra27 la loi
aucunes armes contre exécutée
9) fourniffent
par la tendrefle 2
infpirée
la
37 tique
prudence.
& dirigée par
Duc de
2) par le courage,
que FInfant
39 Peut. : on regretter
M V --- Page 278 ---
Notes.
3) Parme, doive la vie à
3) peut-on ne pas
Tinoculation ? Oa
39 d'avoir vu périr, regretter faute de 2 au contraire 2
39 tion, 2 lInfant Dom
cette précau-
>> Madame FInfante fa Philippe fon pere 2
> Ifabelle fa foeur
mere, & la Princefle
>>
2 époufe de
P'Archiduc, 3
3) petite
mortsde
Hrtntrtcnal
vérole à la
la
29 Pun en Italie, l'autre fleur de leur
>> troifieme en
en France, E i
>>
Allemagne?
Toutes les
2) julqu'ici aux objections qu'on a faites
3) duire à une Inoculateurs, 2 peuvent fe ré5) retournées de demi-douzaine cent
, que l'on a
97 Premiere objedtion. façons. La
3) fend de tenter Dieu. Religion nous dé39 Réponfe. Faire
de
3> Dieu nous a donnée ufage
la raifon que
3)
pour veiller à
propre sûreté, 9 & tâcher
notre
>> fomme des maux & des de diminuer la
9) obfedent ; étudier le
dangers qui nous
22 favorables
tems & l'occafion
9) dangereux de pour la carriere franchir les pas les plus
3) deftinés à parcourir, que nous fommes
9) Dieu: : c'eft plutôt
ce n'eft point tenter
3) comme c'eft la feconder feconderfal Providence, >
5) des bateaux
que de conftruire
3) comme c'eft la pour feconder traverfer des rivieres,
3) bled dans la terre,
que d'enfouir du
3> préparé pour le faire 2 après l'avoir duement
>> Ii femble même germer.
qu'on pourroit plus
deftinés à parcourir, que nous fommes
9) Dieu: : c'eft plutôt
ce n'eft point tenter
3) comme c'eft la feconder feconderfal Providence, >
5) des bateaux
que de conftruire
3) comme c'eft la pour feconder traverfer des rivieres,
3) bled dans la terre,
que d'enfouir du
3> préparé pour le faire 2 après l'avoir duement
>> Ii femble même germer.
qu'on pourroit plus --- Page 279 ---
Notes.
cette objedion contre
rétorquer
En effet, comine
s juftement la propolent
qu'il
3) ceux qui tenter Dieu que dattendre foutenir fur
3) ce feroit fes Anges pour nous le tenter que
3) envoie comme ce feroit 8 de iemer 7
2) les flots, abRenir de labourer de
les
>) de nous
qu'il lui plaife changer ;
>) dans l'attente
notre fabfiftance de
en pain pour
tenter que.
3) pierres
égalemen le mis en notre
> n'eft-ce pas les moyens qu'il a
de la
9) négliger
diuminuer le rifque daigne
37 pouvoir pour dans lefpoir quil
vérole,
nous en guérir
2) petite fa paiffance
>)
fignaler
accompemaladie
:
Eoeioan
la
9) lorfque
fympomes de
3) gnée des plus Objedian. peraiciens Ilneft pas dont permis il peur
2) Seconde
un mal
à
en mourat
97 donner quelepiun sil arrivoit qu'il
dhomi-
>) mourir ; car, on feroit coupable Tauroit fait que
2) efedivement, même on ne
autres.
3) cide,, Tintention quand d'en fauver cent doute un ho3) dans
Ce feroit fans
( Réponfe. criminel de dévouer ipecialement même pour
5) micide tel homme à la mort,
moins
5) tel fauver ou
un cent ; mais ce n'eftrien à un
37 en
crime d'expofer cent fatal hommes à lun d'en2
qui pourra être à un autre dan2
Tr
les fouftraire
douze. Sup3) tr'eux, pour feroit funeite à dix ou
défer5) ger qui
centaine de malheureux fera un
5) pofons une dont il eft décidé qu'on
3) teurs, 2
Mvj
-
moins
5) tel fauver ou
un cent ; mais ce n'eftrien à un
37 en
crime d'expofer cent fatal hommes à lun d'en2
qui pourra être à un autre dan2
Tr
les fouftraire
douze. Sup3) tr'eux, pour feroit funeite à dix ou
défer5) ger qui
centaine de malheureux fera un
5) pofons une dont il eft décidé qu'on
3) teurs, 2
Mvj
- --- Page 280 ---
Notes,
3) exemple en les
>> doivent tirer demain décimant, Si au lieu qu'ils
3) ily y aura dix billets
dans une roue oà
9> pouviez obtenir du noirs fur cent, vous
9> tirer aujourd'hui dans Général de les faire
5) fir cent billets il
une autre roue,oi
3) feriez-vous
n'y en auroit qu'un noir,
3> crédit à cet effet ?
9>
Celui à
EeTeermt
Tunique billet noir de
qui tomberoit
3) peut-être tiré de
cette roue, 2 auroit
39 blanc ; mais votre l'autre roue un billet
3) même pour lui que intention ayant été la
>> de rendre fon fort pour tous les autres 2
5> d'avoir aucun
moins périlleux, loin
3) fujet, vous mériteriez reproche à vous faire à ce
39 viques 2 pour avoir neuf couronnes ci32 citoyens.
confervé autant de
>> Troifiene
3> que celui qu'on Objedtion. inocule Peut-on fe promettre
3 vérole une feconde fois n'aura ?
pas la petite
3) Réponfe. On en eft
39 cela fufht pour mettre prefque affuré, &
8) tilité de Finoculation. hors de doute l'u-
>> cette maladie font des Les récidives de
>> menes fi rares
efpeces de
phéno3) ont nié qu'il
en que eût plufienrs Ecrivains
3) bien confiaté. cf
un feul exemple
>> Chirac, Mead, & quieft certain, c'eft que
3) les trois plus célébres Boerhaave, qui étoient
>) dAngleietre & de Médecins de France,
> tous les trois n'avoir Hollande 3 ont déclaré
jamais eu occafion ,
récidives de
>> menes fi rares
efpeces de
phéno3) ont nié qu'il
en que eût plufienrs Ecrivains
3) bien confiaté. cf
un feul exemple
>> Chirac, Mead, & quieft certain, c'eft que
3) les trois plus célébres Boerhaave, qui étoient
>) dAngleietre & de Médecins de France,
> tous les trois n'avoir Hollande 3 ont déclaré
jamais eu occafion , --- Page 281 ---
Notes.
dans des
ans de pratique & Amfter-
) en cinquante Paris, Londres
telles
même per-
> villes
traiter que deux fois une
p dam, de de la petite vérole.
inocule
7 fonne
Celui qu'on
Objedion.
vérole. -
97 Quatriene
jamais eulapetite même
p n'auroit peut-éire qui ne font pas à
b On a des exemples qui font morts quatrefort rarés, de gens Favoir eue :
> vingt ans fans
inocule n'aura peutCelui qu'on
a nombre
>) Réponfe. jamais la petite vérole. On fe font fait
7 être
de perfonnes qui
cela.
5 d'exemples & qui ne Yont pas eue & pour d'autre ne
77 inoculer
de part
dans
>) Tous ces peut-être
différence
pas une grande
37 mettront réfultats des calculs.
pas
77 les
Ne craint-on
Objettion:
la petite
>) Cinquieme d'autres maux avec
> d'inoculer
>; vérole : Inly en a pas un feul exemple inoculés
77 Réponfe. deux à trois cens mille fujets ans, d'oit
>> fur
depuis cinquante
cette
>) en Angleterre droit de conclure que
7) Ton eit eft en mal fondée.
à cha-
>) crainte
Objedtion. S'il eft permis ne doit
2 Sixieme de chercher fes avantagesse d'autrui : or 2
97 cun
être au préjudice
à
jamais
contribuer répandre 8
> fInoculation SET la petite vérole 2
31 la contagion
aux voifins de
Caete
nuire
>> fur
depuis cinquante
cette
>) en Angleterre droit de conclure que
7) Ton eit eft en mal fondée.
à cha-
>) crainte
Objedtion. S'il eft permis ne doit
2 Sixieme de chercher fes avantagesse d'autrui : or 2
97 cun
être au préjudice
à
jamais
contribuer répandre 8
> fInoculation SET la petite vérole 2
31 la contagion
aux voifins de
Caete
nuire conféquent
avoir duement préparé
7 inocule après Ty --- Page 282 ---
Notes.
3 & qui n'y ont pas été
>> Riponfe.
préparés ainf,
9> il eft jufte Loriqu'on & facile de inocule quelqu'un s
>> fonne, au moyen de ne firprendre per-,
>> n'atteindra
quoi la contagion
>> s'y expofer que ceux qui voudront bien
32 furvenant 2 au lieu que la petite vérole
2> tend le moins, naturellement loriqu'on s'y at-
>> difficile à connoitre > & étant même quelquefois
>> perfonne ne peut fe dans les premiersj jours,
3> contagion:
mettre à l'abri de la
3) eft encore conféquemment à cet égard du routlavantage
3> lation.
côté de l'Inocu7) Avant que la Faculté
9> par le
eût été confultée
3) ifnoculation Parlement, j'ai toujours regardé
3> humain, & il comme me paroit avantageufe au genre
9) autrement,
difhcile de penfer
37 tion à fon pour peu que l'on fafle atten3> conféquences. origine, à fes progrès, à fes
Lamouri
2) cherchée, comme
paternella d'abord
3) nant; ; des effais
pari inftiné & en tâton-
>> à peu, & le fuccès gradués l'a y O1t conduit peu
>) Favoue, des
couronnée : la raifon
>> Tautorifent, & fiuffrages des
du
grand poids
>> fleurent à
frivoles l'efPact
peine, Ainfi,
3 plus je me fens affermi
j'y réfléchis 2
3)
ma
ls
opinion, &c. 77.
premiere
Je rapporterai
à cet Ouvrage icilapprobation de M. Barbeu du qu'a donné
M,TAbbé Ribalier, Syndic de la Faculté Bourg de 2
raifon
>> Tautorifent, & fiuffrages des
du
grand poids
>> fleurent à
frivoles l'efPact
peine, Ainfi,
3 plus je me fens affermi
j'y réfléchis 2
3)
ma
ls
opinion, &c. 77.
premiere
Je rapporterai
à cet Ouvrage icilapprobation de M. Barbeu du qu'a donné
M,TAbbé Ribalier, Syndic de la Faculté Bourg de 2 --- Page 283 ---
Notes.
dont le mé-
& Cenfeur fon Royal, fuffrage peut &
peartre ite eft connu, 2 que poids dans le Pablic.
Hoit être d'un grand
: ( J'ai lu par
Voici comme il s'exprime qui a pour titre :
8zc. un Manuferit
:
, ordre, d'un Médecin fur Flsoculation réfléchi,
) Opinion trouvé cet écrit fage & bien fe réduit tout
b J'ai femble que ceftà quoi cette grande
s Il me l'on doit penfer fur
tirées
P ce que Quant aux confidérations ceft mal-àp queltion.
je crois que
dans
> de la Religion, voudroit lintéreffer les
> propos affairc. qon Bien loin d'aller entrer contre dans
> cette ordres de la Providence, c'eft un
2)
préfervatif
de recourir.à
des
>) fes yues
paroit conftatéc par Ies
dont la Font
& par
5)
fi fouvent réitérées; Tel eft mon avis
5) épreuves les plus conftans. 6 O8tobre 1768.
> fuccès
A Paris, le
2) particulier.
difcuffions
3) Signé RIBALIER mieux terminer ces adreflée
Je ne puis énigme ou parabole Nababs
que par une par un des principaux
Houvellement
voifin.
de FInde à un Monarque a penfé être noyé
Un Batelier du Gange
s'étoit
fon enfance. Son grand-pere fille ainée
1) dans faute de favoir nager fes ; fa
: fon
27 noyé
prefque fous font yeux noyés un
2) seft noyée & fa petite fille fe
enfans
27 gendre loin. Il lui refte plufieurs a
à
>) peu plus
dont un feul appris'
5) 8 peut-enfans,
de FInde à un Monarque a penfé être noyé
Un Batelier du Gange
s'étoit
fon enfance. Son grand-pere fille ainée
1) dans faute de favoir nager fes ; fa
: fon
27 noyé
prefque fous font yeux noyés un
2) seft noyée & fa petite fille fe
enfans
27 gendre loin. Il lui refte plufieurs a
à
>) peu plus
dont un feul appris'
5) 8 peut-enfans, --- Page 284 ---
Notes.
>) nager. Seroit-ce mal fait à
22 apprendre à
ce pere de faire
>> Votre
nager au refte de fa famille P
97 tendre, parabole n'eft pas difficile à
2 répondit
en-
>> Je fiis moi-même aufli-tôt le Monarque.
3) eft l'art de
ce Pere ; TInoculation
9> fleuve du nager; la petite Vérole eft le
2> de la cafte Gange, des
& tous les hommes font
On
Bateliers )7.
peut appliquer à
qu'a.Pérablifement de
Tinoculation, ainfi
cette réflexion fenfée d'un toute nouveauté utile,
telle eft la marche de
Savant, c'eft que
rentrer dans le bon chemin l'efprit humain, de ne
épuifé dans les fauffes
qu'après s'être
(XI.) On doit éviter routes. de
à
leur donger
manger 2
les régler pour les
trop
repas, ce
heures des
premiers . qui eft tris-pafitle, mâme dès les
nourrit le jours de leur vie, quand celle qui les
nourrice veut. No. 42. Si l'enfant a une
peut faire étgangere, de mieux je penfe que ce qu'elle
le confeil que donne ici pour lui, eft de fuivre
eft allaité par fa
M. Tiflot ; mais s'il
d'expériences & mere 2 un grand nombre
montré limpofibilité d'obfervations m'ont déTheure de fes repas,
de le régler 2
femaines de fa
pendant les fix
pour
vie. La premiere premieres
j'ena apporte, 2 c'eft que le
raifon que
plielesmammelles de
colofrum 2 qui rempetit lait fort peu fubftantiel, laccouchée, n'eft qu'nn
par la nature à
qui étant deftiné
délayer le meconium & à la
limpofibilité d'obfervations m'ont déTheure de fes repas,
de le régler 2
femaines de fa
pendant les fix
pour
vie. La premiere premieres
j'ena apporte, 2 c'eft que le
raifon que
plielesmammelles de
colofrum 2 qui rempetit lait fort peu fubftantiel, laccouchée, n'eft qu'nn
par la nature à
qui étant deftiné
délayer le meconium & à la --- Page 285 ---
Notes.
nuire à
couler par les felles, raifon, ne peut en prendre
aire
doit, par cette
huit
"enfant qui
pendancies
toutes les fois Rfnvesele jours de fa vie.
bu dix premiers raifon eit tirée des rapports fi
Ma feconde fubfiftent, fans contredit, ce
immédiats qui
la mere & l'enfant, nuifible que
Intimement àlun entre d'eux, ne peut être douze
qui eft utile il eft
qu'après
à l'autre : or
mere a un véritable lait ;
la couche,,
e
heures de
de fon premier
befoin de fe aebarraller il eft tiré & renotvellé, fi dans
que plus fouvent trouve à fon aife; que hafard
plus elle fe jours l'enfant fait heures, par elle fe
ces premiers de quatre ou cinq
de
un fomme
la trop grande au quantité point que
trouve génée
dans fon Tein, & d'appétit,
lait qui
de
REE
vigueur
fi l'énfant a peu aflez ortinairenent quand de
comme cela arrive
la mere eft forcée de
il n'a pas été purgé, pour fe débarraffer
chercher des moyens de lait, qui Tincommoderoit
cette
fopenduiné
Ainhymalpre
beaucoup. fans cette précaation. abfolue que j'ai en
la conhiance prefque crois bien fondé à penfer
M. Tiffot, je me
cinq ou fix premmieres à
que ce n'eit quaprbsles quil eft pofible de
femaines de la couche, fon enfant pour l'heure
la mere de régler
même de ce qui
fes repas. Il n'en efl pes N.53-11 de
eft arrivé à
(xiL) defrappant.
leur arrive
beaucoup. fans cette précaation. abfolue que j'ai en
la conhiance prefque crois bien fondé à penfer
M. Tiffot, je me
cinq ou fix premmieres à
que ce n'eit quaprbsles quil eft pofible de
femaines de la couche, fon enfant pour l'heure
la mere de régler
même de ce qui
fes repas. Il n'en efl pes N.53-11 de
eft arrivé à
(xiL) defrappant.
leur arrive --- Page 286 ---
Notes.
d'une mon fils ainé de monter à 26
échelle
mois aut
de - fe mettre à double cheval d'environ trente haut
comme il l'avoit
fur le dernier pieds, S
&"
vu faire à mon échellon,
d'appeller fa mere
Jardinier,
combien il étoit
pour lui montrer
fut cacher fon effroi grand. Heureufement elle
defcendit comme il &refta étoit muette, L'enfant
bleffer, employant une
monté, fans fe
cautions qu'on n'auroit adreffe & des pré
Il a recommencé pas attendues de fon
2 pareils effais
depuis bien des
je m'y fois
en ma préience, fans fois
grimperoit à oppofé, la firite & je fuis affuré qu'il que
clocher le plus élevé, fans d'un couvreur fur le
fans qu'il lui en arrivât
perdre la tête &
J'ai ou-dire à des aucun mal.
foi, que Tilluftre M. de perfonnes dignes de
une méthode
Buffon avoit fuivi
cipes dans Téducation fortapprochanse de M. de mes prins'étoit donné un foin tout fon fils, S qu'il
feulement mais
pour qu'on ne lui particulier, fit
nonmême encore du
pour que l'on ne peur l'avertit de rien,
en le laiffant péril auquel il pouvoit
pas
veiller fur lui-méme d'ailleurs maitre s'expofer, abfolu de
à propos. On m'en a comme il le jugeroit
un fait
rapporté pour prenve
de trouver très-fingnlier, place ici. qui me paroit mériter
Cet
promenant s'étoit
un jourà Paris fur enfant, le
en fe
arrêté vis-à-vis d'un carroffe boulevard,
à fix
ertit de rien,
en le laiffant péril auquel il pouvoit
pas
veiller fur lui-méme d'ailleurs maitre s'expofer, abfolu de
à propos. On m'en a comme il le jugeroit
un fait
rapporté pour prenve
de trouver très-fingnlier, place ici. qui me paroit mériter
Cet
promenant s'étoit
un jourà Paris fur enfant, le
en fe
arrêté vis-à-vis d'un carroffe boulevard,
à fix --- Page 287 ---
Notes:
venir
regardoit atendivement ne
evaux, qu'il brides. Comme perfonne de fe
lui à toures il fe mit en devoir étoit tems.
i difoit quand mot, il jugea qu'il tard en & le pied
ayant attendu trop
8 une des
E
il fut culbuté, fur le corps,
i ayant de
voiture lui paffa fait d'autre mal
bues
f
lui avoir heureufement On le laiffa fe
ns
violente contufion.
de le
u'une fans paroitre trop emprellé onle ramena
elever 8 fans lui rien dire;
scourir, M.de Buffon, qui en STE de faire à fon
hez
s'abltint
la plus
out fon fang-troid,
venoit
à ceux qui
tuemmpagmiens
Fls, ni
fur Taccident qui timide,
égere réprimande Loin d'en devenir plas
He lui arriver. feulement acquis un coup-oeil avoir
enfant en fe a ranger à propos 8 pour vint à
ufte pour de fe relever, en Sur cas quoi qu'il je me
tomber le tems en fe retirant. que fi tous les enfans peres
Kontenterai d'obferver, fermeté dclaifferleurs
avoientl la mâle eux-mémes d'auffi bonnes leçons, &
fe donner auroient plus dexpérience, à quinze ans
nos neveux
plus de favoir
par conféquent
a quarante.
qu'on: in'en a amjourd'hui d'un autre genre, font
Voiciencore un exemplé événemens
prouve que de effets petits fur les enfans, & les
qui fouvent de grands
on fait en tirer parti,
corrigent mieux chatimens quand qu'on leur inflige
que tous les
ientl la mâle eux-mémes d'auffi bonnes leçons, &
fe donner auroient plus dexpérience, à quinze ans
nos neveux
plus de favoir
par conféquent
a quarante.
qu'on: in'en a amjourd'hui d'un autre genre, font
Voiciencore un exemplé événemens
prouve que de effets petits fur les enfans, & les
qui fouvent de grands
on fait en tirer parti,
corrigent mieux chatimens quand qu'on leur inflige
que tous les --- Page 288 ---
Notes.
mal à propos, avec de longues
oublient linftant
morales qu'if
y a donné lieu. Nous d'après s ainfi que ce qu
au mois de Juillet
revenions de Calai
moi avec nos
1772, Madame de F.8
diner à
enfans; nous arrivâmes
fort chaud;
un jour de fête qu'il faifor pou
trois
comme
Irgr
lieues à faire
nous n'avions que
coucher à Amiens, nous T'après-midi fimes à pour alle
Pequigny. Nous menâmes
vépres
avec nous, 9 & le
notre fils aind
alors que vingt-huit plus jeune qui n'avoi
Bonne, 2 qui f'amena mois, à
refia avec la
momens après. A peine l'Eglife quelques
que nous ayant
y fut-il arrivé
quitte pour venir apperçus nous d'affez loin, il la
demeuré quelques minutes joindre. Après être
il voulut aller retrouver la auprès de nous,
chofe que nous fiffions pour Bonne, le
quelque
comme il ne fe fouvenoit retenir; mais
l'avoit laiffée, il Prit mal
bien oà il
s'égara.
be
Un Suiffe à grandes chemin &
ronde qui faifoit juftement en ce mouftaches,
dans TEglife
moment fa
bon ordre, ayant
pour y maintenir le
qui couroit, fut à apperçu le petit garçon
poliffon lui donna lui, & en l'appellant
coups de fa canne fur légérement les
quelques
fans pleurer, mais fort
feffes. L'eniant
à s'enfuir ne fachant oùr interdit, il
cherchoit
Suille le fiivoit toujours
alloit, & le
en gromelant. --- Page 289 ---
Notes.
28;
fe
& je le laiffai
bfervois ce qui palfoit, ayant jugé la leçon
re, jufqu'à ce fus qu'enin tirer mon petit (bon-homme
ez forte 2 embarras je
ouil étoit, ne trouvant
terrible de fa connoiflance qui voulfit c'eft
perfonne iecourir. Ce qu'il y. a de fingulier, même quand
Pil ne jetta pas une larme, qu'il embraffa
le remis à fa Bonne, fon cceur ; & que cette
Hlement de tout
fur les
enture a fait une égale impretlion rien perdu de ce
ux freres, l'ainé n'ayant fi
is'étoit paffé. Elle a été profonde, ils Dort 1
algré leur prodigieufe vivacité, 2 là, d'une
evenus, à compter de ce jour & qu'ils ne
es-grande fagetle à l'Eglife,
Euventencore voir le Suille denotreParoille & fans fe
approcher d'eux fans rougir,
qui ne
Appeller la fcène de de Pequigny, leur mémoire.
efacera de.long-tems UnL autre fyReme
(X11I) IL fmbffte
qui eft
ojudicisble aux enfans, des grandés
les habitans
EE
doptépar été recommandé comme falutaire
ui a mâme homme de PAn. No. 54- M. de Leurye
ar un Auteur de la Mere felon Pordre & de la
1s,
Ouvrage dont j'ai déjà parlé
Nature,
Appeller la fcène de de Pequigny, leur mémoire.
efacera de.long-tems UnL autre fyReme
(X11I) IL fmbffte
qui eft
ojudicisble aux enfans, des grandés
les habitans
EE
doptépar été recommandé comme falutaire
ui a mâme homme de PAn. No. 54- M. de Leurye
ar un Auteur de la Mere felon Pordre & de la
1s,
Ouvrage dont j'ai déjà parlé
Nature, beaucoup de bonnesi infirudions
tenferme
des enfans; M. D.L.,
"Education phylique dans le Chapitre XIV de fon
His je, établit
une régle invariable pour
Ouvrage, comme des enfans, de fixer R-tôr
a confervation --- Page 290 ---
Notes.
qu'ils fone fevrés, la quantité de leurs
aquatre par jour, quijont le
repas
goiiter 6 fouper, gui doivent déjeiner, diner
ment
Euncpris régulière
chaque jour aux mémes heures. Je ne
nieraipas qu'il ne foit
ne fft applicable à poffible que cej précepte
Paris. Ils
quelques enfans élevésà
d'exercice;ils y prennent fontlest en général fort peu
renfermés dans des trois quartsdelajournée
refpirent qu'un air ufé chambres, où ils ne
celui de Paris eft
qui a peu de reffort:
par lui-même
grande quantité de
chargé d'une
moins vif que celui vapeurs, de la 7 quile rendent
villes de Province. Ils font campagne & des
environnés de tous côtés
en un mot
nombre, qui
d'obftacles fans
à la diflipation s'oppofent qui leur font aux mouvemens &
qui les jette Pour la plupart dans néceffaires, un état de ce
langueur, leur
dont ils Portent les marques fur
vifage : il peut Par
néceffaire de leur donner conféquent être
prié au genre de vie qu'on un leur régime fait approMaisj jar lieu d'être convaicu
mener.
feroit pernicieux
que ce régime
contrarie pas les pour ceux en qui l'on ne
comme on le fait opérations à Paris & de dans la Nature,
grandes villes.
quelques
(XIP) Cefthifeire del
C'eft auffi, felon moi, celle l'efomac. N-sS
on fe hâte
de l'efprit. Plus
d'appliquer celui des
plus on les abruit, J'ai
enfans 9
remarqué cent fois,
lieu d'être convaicu
mener.
feroit pernicieux
que ce régime
contrarie pas les pour ceux en qui l'on ne
comme on le fait opérations à Paris & de dans la Nature,
grandes villes.
quelques
(XIP) Cefthifeire del
C'eft auffi, felon moi, celle l'efomac. N-sS
on fe hâte
de l'efprit. Plus
d'appliquer celui des
plus on les abruit, J'ai
enfans 9
remarqué cent fois, --- Page 291 ---
Notes.
ceft une vérité généralement obfervent reconnue ies
r tous ceux qui juivent & tous ces petits
fans avec attention,
comme
êeurs de 7 ou 8 ans
regarde
der
deviennent fréquemment les
s prodiges,
occafionné par la
aimes de l'épuifement inflituteurs. Ils font enlevés
anité de leurs
maladie inflammart jeunes
travail quelque forcé auquel ils ont été
ire, fuite lat
vers
ou tombent
teints prématurément,
de langueur &
2.à13 ans dans une efpece qui les rendent
anéantiflement univeriel, d'aucun travail. Je
our la fuite incapables
combien il
his
je fens parfaitement
mais
A TERC de voir fes enfans applaudis; demande
la nature de l'homme
e fais que
pris une certaine
ue fes organes ayent foit fafceptible d'être
onfiftance avant qu'il auffi pénibles
ppliqué à des travaux
qu'on canite
eux de Tefprit; écj'aimemieux demes fils, que
afouplefle, la force 8cl'agilité Si le
de leur mémoire.
poulain
es prodiges devenir robuite a befoin qu'on le
bour
ans à rien faire, l'enfant qui
aiffe quatre
à parvenir au même
ft bien d'accroilfement plus long-tems ou fe trouvele poulain
legré
doit refter au moins jufqu'à celui
1 cet age, à s'exerçer en toute liberté, pour
Hle 12 ans de
la fatigue à laquelle
être en état
fupporter
il eft deftiné.
vérité fe démontre de
La preuve de cctte
uite a befoin qu'on le
bour
ans à rien faire, l'enfant qui
aiffe quatre
à parvenir au même
ft bien d'accroilfement plus long-tems ou fe trouvele poulain
legré
doit refter au moins jufqu'à celui
1 cet age, à s'exerçer en toute liberté, pour
Hle 12 ans de
la fatigue à laquelle
être en état
fupporter
il eft deftiné.
vérité fe démontre de
La preuve de cctte --- Page 292 ---
Notes.
même en phyfique furles enfans des
que la nécefité contraint à fe livrer pauvres, de
bonne-heure à des travaux au-deffus
trop
forces. Ils font toute leur vie fluets de & leurs fans
vigueur.
Jeconnoisles objectionsfans
me fera fur mon
snombre qu'on
infurmontables à la opinion : elles paroiffen
peres & meres,
plus grande partie des
faire de leurs
parce qu'ils ne favent que
enfans, & qu'ils font
que tout eft perdu pour leur
perfuadés
afept ans ils ne commencent éducation, èa
fi
le rudiment.
pas apprendre
font que fpécieufes Cependant ces objedtions ne
exempt de ce préjugé, pour Il eft quiconque une infinité eft
moyens d'occuper frucueufement
de
depuis cinq ans jufqu'à douze, & de l'enfance
dans ces petites têtes, en les
placer
million de connoiffances qui leur amufant, feront un
toute leur vie. Mais il faut
utiles
préfident à leur éducation, foient que ceux gui
chercher ces moyens, & veuillent capables bien de
donner la peine de les
fe
fera bien rare, fi le pere employer s'en
; ce qui
cet égard aux foins d'un gagifte. rapporte à
trouvera bien plus commode de donner Celui-ci
l'enfant une leçon quelconque, de
à
faire répéter à une heure
la lui
le tancer ou de le châtier s'il nei marquée, & de
d'être lui-même fans ceffe laiaitpas, que
fix ou fept ans à étudier fon occapé pendant
pupille, afin
de
a bien rare, fi le pere employer s'en
; ce qui
cet égard aux foins d'un gagifte. rapporte à
trouvera bien plus commode de donner Celui-ci
l'enfant une leçon quelconque, de
à
faire répéter à une heure
la lui
le tancer ou de le châtier s'il nei marquée, & de
d'être lui-même fans ceffe laiaitpas, que
fix ou fept ans à étudier fon occapé pendant
pupille, afin
de --- Page 293 ---
Notes.
à fond, & de pouvoir defir
le
de le connoitre
au de ndr.
conduire tesnepeheneaie lui importe le plus
faite
prendre ce qu'il wfiajetaitionie n'eit pas
Cette méthode celle du commun des Gouverneurs gagner
pour être
qui ne fongent qu'à pollbles ;
& Précepteurs, avec le moins de peine
leur argent rencontroity parhazard quelqu'un
maisilsen l'adoptat, il eft malneureufeparmi eux pendepergs qui
& meres qeivosluitens dentr'eux, à
menttrop bien le lailler faire. Laplupart de jouir, ne jouiffent en ils
force- d'être preffés parce qu'en toutes & chofes veulent
effet de rien, pour rien le préfent, favenir. Ils font fi
comptent anticiper fur
tout qu'ils fe
toujours que monnoie fait de
changer
doit avec
de
iigea
perfesadés figurent qu'on de la Nature en faveur
la marche même Aufli n'en eft-il pas communé- des riches
leurs enfans. à plaindre que ceux
&
- ment de plus conditucs en grandes places dans
A & des gens la fervitude perpétuelle qui les
dignitts- Are font tenus. Lopalence à leur bien-êtres
laquelle loin de contribuer
attend,
de vie qu'on leud
régime
vuile- - mauvais
prémanurés qu'on exige
E
donne, & les progres enlorte que, foit quils meurent connu
deleuraions vieux, ils ont rarement
jeunes ou
le bonheur: qiobierves eafidumenleamiens
Pon-moi
N --- Page 294 ---
Notes.
depuis l'infant de leur
refufer mon hommage naiffance, à
je ne puis
préceptes que donne J.J. la jufteffe des
cette premiere Education Rouffeau pour
qui commence entre
& phyfico fix
morale,
entre douze & treize, cinq Je
ans pour finir
vrai, bien fondéà
me fuis cru, il eft
de génie n'avoit remarquer que cet homme
l'examen des enfans pas du donné allez de tems à
la qu'on pût s'en rapporter à premier ce qu'ilp age, pour
maniere de les
preferit fir
forcé de convenir, gouverner; mais je fuis
bien vu ceux du fecond, qu'en & récompenfe ila
qu'il a faifi avec
qui fe trouvent entre
FRERCEARER
forces corporelles & le l'accroiffement des
développement des
de donner tous
néceffité
Penncrecuina
eonftitution
fes foins à former une bonne
en dérive fans phyfique, parce que le moral
tourne au bien contredit, s'il n'eft & de lui-même fe
l'exemple, Celui de mes pas deux corrompu fils"
par
journellement fous les
que j'ai
bien des égards,
yeux, me fait, à
d'Emile,
regarder le fecond Livre
genre, quoique comme un chef-d'ceuvre en ce
l'avis de l'Auteur. je n'y fois pas par-tout de
Trop ami des paradoxes, il
certaines actions des enfans
attribue à
qui n'exifte que dans fon
une moralité
dont il tire de nombreufes imagination, &
conféquences
deux corrompu fils"
par
journellement fous les
que j'ai
bien des égards,
yeux, me fait, à
d'Emile,
regarder le fecond Livre
genre, quoique comme un chef-d'ceuvre en ce
l'avis de l'Auteur. je n'y fois pas par-tout de
Trop ami des paradoxes, il
certaines actions des enfans
attribue à
qui n'exifte que dans fon
une moralité
dont il tire de nombreufes imagination, &
conféquences --- Page 295 ---
V Notes.
adopter. Cela n'empêche
que je, ne puis donne par fois d'excellentes me
pas qu'il En ne voici une entr'autres à devenir qui le
leçons. fingalierement propre de toute éducaparoit iondement & le principe
tion.
art, dit M. R. * 2
Pour exercer un
les
>)
par s'en procurer
>) il faut commencer & pour pouvoir employer faut les
7) inftrumens ;
inftrumens 2 il
ces
à leur
>> urilement aflez folides pour réfifter il faut
>> faire Pour apprendre à penfer, nos fens, 2
2) ufage. exercer nos membres,
de
7) donc
qui font les inftrumens tirer tout le
>) nos organes,
; 8 pour
il faut
9) notre
imligenee;
de ces inftrumens, foit robufte
>> parti pofibie qui les fournit
raifon
>) que le corps Ainfi loin que la véritable
>> & fain.
Te forme indépendamment du
2) de T'homme c'eft la bonne conflitution de l'efprit
9) du corps,, rend les opérations
9) corps, Sc qui fures >).
à M. R. que
27 faciles
peut obje8ter
Je fais qu'on
& les plus favans,
les gens les plus ipirituels fontle plus vigoureufont rarement ceux qui mais tant que perfonne
fement conftitués; la force du corps foit un de
n'anra prouvé que
des opérations à
obftacle à la perfecion croirai toujours bien fondé
l'efprit, je me
Emile, Tome 1, ms,Liat.
* Voyez
Nij
b
).
à M. R. que
27 faciles
peut obje8ter
Je fais qu'on
& les plus favans,
les gens les plus ipirituels fontle plus vigoureufont rarement ceux qui mais tant que perfonne
fement conftitués; la force du corps foit un de
n'anra prouvé que
des opérations à
obftacle à la perfecion croirai toujours bien fondé
l'efprit, je me
Emile, Tome 1, ms,Liat.
* Voyez
Nij
b --- Page 296 ---
Notes.
adopter ce précepte deJ.J.R.
conformément à l'ordre de la quivent que;
phyfique marche le premier & Nature, le
toujours le moral, D'ailleurs tous
précede
n'étant pas deftinés à
les hommes
ou dans le
paffer, leur vie à l'Étude
bre
Cabinet, Se un
l'étant, au contraire, même tres-grand nomaifés, à des profeflions
parmi les gens
conftitution forte & robufte pour lelquelles eft
une
pour ne pas dire
il
très-utile
ne peut y avoir néceffaire, s'enfuit qu'il
procurer telle à tous d'inconvenient les enfans
de la
ment, dans quelque condition indifinaenés, vu l'incertitude de l'étar qu'ils foient
circonftances les forcerontd
que les
Au furplus, c'eft bien td'embraffer.
qui dit de fi bonnes chofes, dommage que M. R.
occupé davantage du foin de les ne fe foit pas
à fes femblables"! Maitre de rendre utiles
Le@teurs par les charmes d'une captiver fes
attray ante & perfitalive, il eût élocution
que qui que ce foit, faire
pu mieux
ce.
aux éducations T'application de
rendre par-là un
publiques &
RlEEn
Phumanité; mais' fa bile fervice elientiel à
femble'ne fe répandre fur fans les - ceffe exaltée, 1
qu'i nous préfenté que
mets déicieux
de' les favourer &c.d'en faire pour nous empécher
Je fuis étonné
notre aliment.
de douzeans que cépendant M: R.a a que depuis plits
il ne fe foit
publié fon
pas trouvé quelquhomme Entile,
-là un
publiques &
RlEEn
Phumanité; mais' fa bile fervice elientiel à
femble'ne fe répandre fur fans les - ceffe exaltée, 1
qu'i nous préfenté que
mets déicieux
de' les favourer &c.d'en faire pour nous empécher
Je fuis étonné
notre aliment.
de douzeans que cépendant M: R.a a que depuis plits
il ne fe foit
publié fon
pas trouvé quelquhomme Entile, --- Page 297 ---
Notes.
quiaité établi unep penfion gvmnali conforméntelligent les enfans du fecond
répandues
pour)
EA
ue nentà quelques vues fages fecond qui Livre de cet
Hans le premier & le
école de
Duvrage. Je fuis perfuadé qu'une un maitre I qui
conduite par
pour la tenir
rette elpece; ailez d'acquit & detalens
& feroit
auroit
faveur,
Kur un bon pied, prendroit utile pourd difpofer &i des
un ntienslornn à Tétude des Sciences faudroit,
la jeunefle
J'avoué qu'il études fs
Belles-Lettres. changer la rnarche des la méthode
fuite Colléges, en y. admettant
ou toute
les de M. T'Abbé de Radonvilliers, trois ou quatre ans le
autre par laquelle apprendre fufhiamment
fuffiroient pour après quoi on confacreroit des
Grec & le Latin ; à travailler fous
encore deux ans
8 de Phyfique de
Profelleurs de Matiématiques mais je ne fais point
expérimentale ; Enfans qui auroient reçu
doute que les
n'eullent à vingt
une pareille éducation, inalnérable, 2
& ne fuffent
ans une fanté avec fuccès tous les emplois
propres fociéré. à remplir
un
de la
le cordon ombilical
(XP) On coupe de la ligature.
bon doigt au-defias
de cette opération,
Je trouve au fujet
dans la Garette de
un fait tres-important &
je crois utile
de Santé No. 1. Le fils que de M. Couturier,
rapporter ici. 4
N ij
ducation, inalnérable, 2
& ne fuffent
ans une fanté avec fuccès tous les emplois
propres fociéré. à remplir
un
de la
le cordon ombilical
(XP) On coupe de la ligature.
bon doigt au-defias
de cette opération,
Je trouve au fujet
dans la Garette de
un fait tres-important &
je crois utile
de Santé No. 1. Le fils que de M. Couturier,
rapporter ici. 4
N ij --- Page 298 ---
Notes.
3) Notaire de Paris, rue
>> monde fans
Saint-Viâor, vint au
5) coeur, & comme pouls 3 fans mouvement au
5 cordon ombilical, mort. On avoit lié le
5) On le délia
mais fans le
5)
communication promptement, & dès couper. que la
>> ceffa d'être
entre la Mere & TEnfant
5> fignes de vie. interceptée, On.
il donna
>) une feconde fois crut Pouvoir faire quelques alors
3) retomba dans fon la ligature, mais l'enfant
3> événement
Premier état. Cet
37 Auteur de cetté détermina enfin M, Petit 3
21 toucher au cordon. Obfervation, Il
à ne plus
>
attendit ainfi trois
3) cuarts-dheure, revint fi
au bout defquels l'enfant
>> encore, âgé parfaitement de
à la vie, qu'il vit
> très-fort. Ces fitccès neuf ans, & qu'il eft
0) depuis dans les
qui fe font
3)
célebre,
mains de ce multipliés
Médecin
3) précipiter prouvent la
qu'il ne faut
39 cordon. Souvent ligature ni la fection pas, du,
2) au monde fans
des enfans viennent
5) vie, fur-tout
donner aucun figne de
2) au
ceux qui reftent
paflage : leur.
long-tems
9) on les
mort feroit certaine fi
3>
mere. M. léparoit Petit trop promptement de la
>> qu'il en faut
attend autant de tems
3 la Mere à TEnfant pour que la circulation de
>> qui arrive
foit bien rétablie, 2 ce
>) d'une demi - ordinairement heure.
dans l'efpace
59 connoitre ces
Il importe de faire
vérités aux Sages-femmes de
ceux qui reftent
paflage : leur.
long-tems
9) on les
mort feroit certaine fi
3>
mere. M. léparoit Petit trop promptement de la
>> qu'il en faut
attend autant de tems
3 la Mere à TEnfant pour que la circulation de
>> qui arrive
foit bien rétablie, 2 ce
>) d'une demi - ordinairement heure.
dans l'efpace
59 connoitre ces
Il importe de faire
vérités aux Sages-femmes de --- Page 299 ---
No:es.
de
Poujours empreflies
qui
Poonifterleur
s campagne, amere, font fouvent avec laquelle
27 acliyrerlan habileté dans la prompitude plus foucieules
cette râche,
97 elle ont rempli leur adrefle par une opération aux jours
2) de montrer que de pourvoir
37 précipitée, de Tenfant >.
Jai déja
3) précieux Le Roy, Médecin que Rechercher
M. Alph. aul Chap. V. de fes à propos de
cité, rapporte
des Enfans,
fiar les habillemens du cordon 9 réfulte des cxpériences que cette
la trescuricufes ligature -' 2 d'ou il inutile loriqu'on fuffit
ligature eft abfolument les enfans, 8 qu'il écouler
nemmaillote fcttion, pas
après avoir lailfe
1l
d'en faire la
6 faris rien precipiter.
le tems convenable, qu'il n'y a aucune hémorrasie de
a découvert
que la ferrée poitrine ni comà craindre,, foit pourvu
ne
sucunement
Tufage.oh
T'enfant
eft bien prouvé paf cordon
primée; Nations ce qui entieres de couperle
fanis
font des avec une pierre wranchante,
ombilical ligature prciminare, de
des
aucune
dans la Gagette de Santé, nouvelles
On trouve & 28 Septembre 17753
14: 21
trescurienles Htcneeatri ombilical des
obfervations de lier le cordon
fur la façon nouveaux nés.
dans uneletre
enfans
fe rencontre
Général à
La premiere,
Vicaire
TAbbé de Byzance,
N iv.
que
couperle
fanis
font des avec une pierre wranchante,
ombilical ligature prciminare, de
des
aucune
dans la Gagette de Santé, nouvelles
On trouve & 28 Septembre 17753
14: 21
trescurienles Htcneeatri ombilical des
obfervations de lier le cordon
fur la façon nouveaux nés.
dans uneletre
enfans
fe rencontre
Général à
La premiere,
Vicaire
TAbbé de Byzance,
N iv.
que --- Page 300 ---
Notes.
Mons, écrit au Gazettier,
s'exprime:
Voici comme il
4 Lorfque l'enfant
>9 Tombilic, il
eft reçu, avant de lier
>) affez de
faut, en le coupant, laiffer
2) veau né, longueur pour au bout qui tient au nou-
>> facilité, On qu'on puiffe le retenir
3) liqueur
a foin d'en
ravec
exprimer une
5> peut en jaunâtre, obtenir & lorfque la preflion ne
3) éponge fine
dayantage, on prend une
3) laver cette imbibée d'eau tiede pour en
27 devienne claire. partie jufqu'à ce que l'eau
3) goutte de
On laiffe alors couler une
3) qu'il ne refle fang dont le vermeil
>> qu'on croit
plus de ce ferment annonce
3> lie l'ombilic être le virus arabe. Enfin jaune
on
>> Sans en &fopération eft faite.
9> mer que de garantir tous les la réuflite, je puis affir-
>> la employée,
enfans fur lefquels on
5) role, & qu'clle aucun eft n'a eu la petite vé-
>> d'un fiecle,
pratiquée
s peut-érre
depuis plus
>"familles du
s dans
>> rois même Hainault Autrichien. Je quelques
>>: de Mons, en citer une
pour2)
dont les enfans tres-nombrenfe foumis à
77 vérole, pratique, ont été tous exempts de la cette
3> ce fléau tandis que les autres font perite
3),
fujets à
Cette
firme celle obfervation, du
dit le Gazettier, connonce, dans fes Chevalier Mémoires Digbi, lequel anpubliés en 1700,.
familles du
s dans
>> rois même Hainault Autrichien. Je quelques
>>: de Mons, en citer une
pour2)
dont les enfans tres-nombrenfe foumis à
77 vérole, pratique, ont été tous exempts de la cette
3> ce fléau tandis que les autres font perite
3),
fujets à
Cette
firme celle obfervation, du
dit le Gazettier, connonce, dans fes Chevalier Mémoires Digbi, lequel anpubliés en 1700,. --- Page 301 ---
Notes:
du même cordon comme
: digorgement empécher 2 à la fa naiffance vie la
un remede pour qu'il n'ait en toute maladies
d'un enfant, la rougeole 6 autres du fang
petite vérole,
de la putréfadion
gui proviennent
eft-il dit, &
mcn@ntel,
Yenfant eft né,
cordon, il
Lorque
va lier 3 le fil avec
9 que la Sage-femme ferre d'abord étant prête
27 ne faut elle pas qu'elle le doit lier; mais, 8 fortir avec
>) lequel nouer, elle fera monter fera à la racine
9) à
tout le fang qui demeure, caufe
9) fon pouce lequel, ,sily abcès & apof27 du nombril, les galles, cloux, enfans & même
2) toutes qui viennent aux
il
9) thumes aduites, parce qu'étant corrompu, mais
97 aux
convertir en fubftance, &
faut de
97 ne peut.fe gâte le bon,
ces qu'il fortes de
97 au contraire
par tous les jours,
$)
néceflité aioeshale nous voyons
77,
que
menflruel
9) vilinies
origine du fang
dans le
3) qui firentleur Médecin à Meldorff comme
M. Salchon.,.
1769,
Duché de hehenenensaee lesravages de la petite
contre
le fang
un prefanvant
de faire paller la naillance
vérole, la pratique
de
aul moment
dans
vers le, placenta 8 configna cette de méthode Berlin.
des Mémoires enfans, de PAcadémie étoit trop imles
découverte
ne fit pas
Une pareillé que fon Auteur & ceft par
portante pour oblerver le. fuccès;
atentif. à en
N V.
uché de hehenenensaee lesravages de la petite
contre
le fang
un prefanvant
de faire paller la naillance
vérole, la pratique
de
aul moment
dans
vers le, placenta 8 configna cette de méthode Berlin.
des Mémoires enfans, de PAcadémie étoit trop imles
découverte
ne fit pas
Une pareillé que fon Auteur & ceft par
portante pour oblerver le. fuccès;
atentif. à en
N V. --- Page 302 ---
Notes.
neufannées
ce Savant s'en conféeutives eft
nés
d'expériences
à
affuré, De
que
Meldorff, & fur
290 enfans
cette méthode, aucun lefquels n'a
on a pratiqué
petite vérole pendant les été attaqué de la
maladie qui ont regné en épidémies de cette
Voici, 2 d'après M. Salchon 1771 & 1776.
comment on
< Il faut, dit-il, procede à cette lui-même,
5) mais
2 repouffer
opération.
1)
ment promptement, & le Plus prudemment,
37 le fang qu'il eft poflible, 3 vers le compléte3) au moment contenu dans le cordon des placenta
5> la
qu'ils font nés,
enfans,
>) au portion faetus de ce cordon qui eft enforte que
>> du fang, du après la fection, foit attachée
9) autant
ferum & des autres évacuée
2 ligature qu'il fuivie fe peut. 2 &
liqueurs, la
3) cette
de la fedion, n'appliquer
Je ne évacuation >).
qu'après
de
puis, à cette
parler d'un fingulier occafion, me difpenfer
dans plufieurs villes du nfage qui fe pratique
nault Aurichien,
Brabant & du HaiComte de Robiano, comme je l'ai fi par M. le
Etats de Brabant à Recéveur Général des
en
Anvers, avec
années correlpondance de lettres
quije fais
fes
au fujet de l'éducation depuis plufieurs
enfans, dans
phylique de )
eu les fuccès les laquelle j'ofe dire gu'il a
les confeils qu'il m'a plus fatisfaifans en fuivant
tems & en pratiquant demandés en différens
ma méthode au mépris
Comte de Robiano, comme je l'ai fi par M. le
Etats de Brabant à Recéveur Général des
en
Anvers, avec
années correlpondance de lettres
quije fais
fes
au fujet de l'éducation depuis plufieurs
enfans, dans
phylique de )
eu les fuccès les laquelle j'ofe dire gu'il a
les confeils qu'il m'a plus fatisfaifans en fuivant
tems & en pratiquant demandés en différens
ma méthode au mépris --- Page 303 ---
Notes.
nombre du pays qu'il ha- eft
fans dit M. de Rohiano, 2 dans
surtieat bite. <
ufage, le ventre des enfans
de large. 2 pour
77 Senvelopee bande de quatre doigts
font appli9) une
le nombril, fur lequel huit doubles,
3) contenir deux compretles en pour entourer
77 quées Fune découpée par le milieit & Yautre pour le
5) le cordon oinbilical.
2)
avoir caulenes de lampe.
RT
après
9) couvrir, dans de Thuile
du cordon
>) la premiere jour ce morceau, foin de pofer tous
9) cinquieme & l'on a grand deux nouvelles
>) rombe, à cet endroit,
de Thuile
>) les jours ; la premiere imbibée plus du tout
37 comprelless tant qu'on n'y trouve fur ia premiere"
3) fufdite, enfuite on met
& après"
2) de (ang: un
de vin blanc, feches, de
9) comprelle tems BCs comprefles cette ceinture
>) quelque
Tenfant garde
9) façon que cinq ou fix mois )).
Tun des
>) pendant Confulté par M. de Robiano, connoilfe, fur ce
tendres peres que je
panfement du
plus
penfois de ce long lui déplaire beauque je qui me paroilloir
par le
nombril, tant
fa mulgropret aux etel jelui
coup, r occationne
il étoit abfotourment que non feulement
Tufage
ai répondu
comme le prouvoit mais enlument inurile, jai ci-dellos indiqué fort 2 dangegénéral que je le regardois comme par fa graile,
core que 1°. parce que Thuile,
reux :
N vj
plus
penfois de ce long lui déplaire beauque je qui me paroilloir
par le
nombril, tant
fa mulgropret aux etel jelui
coup, r occationne
il étoit abfotourment que non feulement
Tufage
ai répondu
comme le prouvoit mais enlument inurile, jai ci-dellos indiqué fort 2 dangegénéral que je le regardois comme par fa graile,
core que 1°. parce que Thuile,
reux :
N vj --- Page 304 ---
Notes.
bouchant les pores de la
tranfpiration de fe faire peau, empêche la
eft couverte & peut dans la partie qui en
de finflammation,
même y occafionner
lampe répand une odeur 2°. parce que Thuile de
peut être que mal fain de très-forte, qu'il ne
enfant qui vient de
refpirer Pour un
( llme fait encore naître.
3> M. de Robiano dans bien de la peine 2
9>
voir
la même
ajoute
pincerles feins à
lettre, de
> je ne fais fi c'eft auffi ces petites
3)
Ces femmes
la mode chez créatures, vous.
3) preffoit pas les prétendent
fi on ne leur
>> deux fois
feins, qui at un peu
3J abcès,
par jour, il s'y formeroit durs, des
>> gouttes
qu'il en fort deux ou trois
>>
Tetatr
opération 7).
quand on leur fait cette.
Je ne crois pas avoir befoin de
beaucoup pour faire fentit le m'étendre
plutôt le danger de ce
ridicule ou.
journalier des feins d'un pincement habituel &.
femelle, il peut en réfulter enfant mâle ou
& même de la mortification dela meurtrifure.
délicate, ce qui
dans cette partie,
dens, D'ailleurs engendreroit ces deux
de grands acciliqueur blanche
ou trois
de
de ces feins,
qu'on tire deux cafepure par
nouvelles
y attirent
jour.
humeurs & forment perpétuellement de
d'excrérion dontla
une efpece
duites facheufes. fuppreflion peur avoir des.
(XYI) On ne peut croire
combien-l'edeur
meurtrifure.
délicate, ce qui
dans cette partie,
dens, D'ailleurs engendreroit ces deux
de grands acciliqueur blanche
ou trois
de
de ces feins,
qu'on tire deux cafepure par
nouvelles
y attirent
jour.
humeurs & forment perpétuellement de
d'excrérion dontla
une efpece
duites facheufes. fuppreflion peur avoir des.
(XYI) On ne peut croire
combien-l'edeur --- Page 305 ---
Notes:
301des enfans
fetide qui s'exhale des déjedions No, 68. Elle leur
peut leur devenir funeRle. fe trouvent plafieurs le -
eft mortelle fi-tôt qu'ils le même lieu, comme
rallemblés dâns
le peu de fuccès
incometullemen
qui ont
prouve
les différens étabifemens
qu'ont eu
élever des enfans naiffans,:
été tentés pour y téter des chevres, foit en >
foit en leur faifant du lait de vache. Onseft
leur donnant
leur
chsens
ces différens alimens
fuadé que qu'ils étoient- infuffifans dont les enfans pour
contraires remplacer le lait de femme, fe paffer. Mais
abfolument
& prendre
ne pouvoienr
venir. à fouhait,
tétant
j'en ai vu plufieurs
tres-prompt en bien:
même un secroilements d'autres s'élever fort
des chevres,, 8 vache nouveau trait, quoiavec du Jait de
feulement à la.
qulon le leur. fit prendre
que la. mort
cuiller. Je fuis doncconvaincu dans ces erabliffemens, T'air a; T
des enfans placés caufe la puridité feule de rai--
en pour relpiroient, principale & que par cette à en élever
quils
jamais
fon on' ne parviendra dans une même chambre,
plufieurs réunis
bien chaufur-tont f on a foin.del Ta. les.y.tenir pratiqué.
dement, comme on toujours Croutes: de lait, ou
(XFI) Gourmes, M. de.Leurye fils,.
Feux farvages. N.9 97- parle dans la lecondeMaitre en Chirurgie,
de la. Nauure,
Partie de la Mere FjdlosTerke enfans.
des
Traapaonui
des. maladies
parviendra dans une même chambre,
plufieurs réunis
bien chaufur-tont f on a foin.del Ta. les.y.tenir pratiqué.
dement, comme on toujours Croutes: de lait, ou
(XFI) Gourmes, M. de.Leurye fils,.
Feux farvages. N.9 97- parle dans la lecondeMaitre en Chirurgie,
de la. Nauure,
Partie de la Mere FjdlosTerke enfans.
des
Traapaonui
des. maladies --- Page 306 ---
Notes.
de mettre dans cette claffe les
teufes, qu'il attribue
Croutes laivice du lait de la
principalement à un
contenues dans les Nourrice, humeurs & aux crudités
convenant que la maladie de T'enfant, en
quoique il finit la nourrice foit de bonne peut avoir lieu
crife de par la regarder ces croutes comme fanté, &
rien faire fi Nature, T'enfant Auffi confeille-t-il de une
la maladie
eft à la mammellc. Mais n'y
qu'il décrit,
une, Il
ne reffemble pas à fuppofé celle dont que c'en foit
paroit que la matiere
je parle.
qu'il a vues, n'eft
du qui fort des gales
n'a qu'une odeur aigre point
pus s & qu'elle
auxquelles mes
; au lieu
celles
autres élevés
enfans 2 : & plus qec trente
rendoient un comme véritable eux, ont été fujets
de fang, & d'une odeur pus verdâtre mélé
tête. fur-tour celles qui étoient infupportable placées
s
fur la
Cette différence
ces deux efpèces tris-remarquable entre
prefque certain auquel déruptions, & le terme
fans élevés felon
a lieu celle des encrois, une grande ma Méthode : eft, je
rité fur toutes celles Preuve de fa fupériojulqu'ici. 1°. En ce qui ont été
rife puiffamment la qu'elle prépare FnAC &
que M. D. L. n'a
crife de la Nature 2
principe de cette pu méconnoitre pour le
aanonçant que plus dépuration elle
du fang, en
f fera lentement 2
, & le terme
fans élevés felon
a lieu celle des encrois, une grande ma Méthode : eft, je
rité fur toutes celles Preuve de fa fupériojulqu'ici. 1°. En ce qui ont été
rife puiffamment la qu'elle prépare FnAC &
que M. D. L. n'a
crife de la Nature 2
principe de cette pu méconnoitre pour le
aanonçant que plus dépuration elle
du fang, en
f fera lentement 2 --- Page 307 ---
Notes.
de la bonne fanté de
P'on
certain
commence réplus Tenfant. f" En ce qu'elle & cinq mois 2
entre quatre.
de facilité
gulierement ou elle s'opere avec plus L. lui-méme, 9
temps de fuccès, faivant M. D.
&
qu'alors cette éruption
peifquil convient qu'il n'y a rien à y faire $
eft bénigne, & Tenfant a quatre ou En cinq ce
mais que lorfque n'eft
fans danger. s°.
ans, clle
pas abondimment 5 plus
qu'elle fe fait plus
chez les
longuement & plus complevement Education phyfique,
enfans foumis à mon diféremment. 4.En
que chez ceux élevés que les gourmes-ae font du
cequ'elle démontre occafionnée parle vice
point une maladie ni
d'autres caufes qu'il
lait de la mere, par
mais quelles
feroit fuperfu de rechercher, conftante 8 uniforme
font une révolution les enfans en qui on n'a
de la Nature dans
C'eft donc inupas contrarié fes opérations. de YArt veulent l'emtilement que les
de rafraiployer ici. En Eme prefenvent,h donner à fon lait une
chir la Nourrice pour & de la purger enfuite.
vertu
halfamigue,
e
de
plus auffi veulent - ils faire prendre tette 3
Envain de rhubarbe à Tn enfant qui de fa
Peau
eft dans le tetton
toite fa pharmacie lui fuffit, & elle dérangeroit des
Nourrice qui celle de fon nourrifion par
fa fanté avec le moins fuperlus lorfqu'elle
remédes pour
fe porte bien.
envent,h donner à fon lait une
chir la Nourrice pour & de la purger enfuite.
vertu
halfamigue,
e
de
plus auffi veulent - ils faire prendre tette 3
Envain de rhubarbe à Tn enfant qui de fa
Peau
eft dans le tetton
toite fa pharmacie lui fuffit, & elle dérangeroit des
Nourrice qui celle de fon nourrifion par
fa fanté avec le moins fuperlus lorfqu'elle
remédes pour
fe porte bien. --- Page 308 ---
Notes.
(XWIII) On ne peut avoir
pour les enfans du
d'indulgence
un principe des plus premier eflentiels age. RA 105.C'ett
phyfique & morale des
de FEducation
ce qu'ils ayent pouffé leur enfans, 2 que juiqu'à
dent, toute la mauvaife humeur vingequatriéme
nifefte de
en eux, foit par des cris, des qui fe malobfination même & de la
pleurs,
uniquement occafionnée
mutinerie, eft
par leur
intérieure, 2 & la révolution
diipofition
ment de leur individu. Ce n'eft du développeobfervations continuelles &
qu'après des
je fuis venu à bout de
réfléchies S 9 que
qui me Paroit avoir été découvrir cette vérité 9
de nos anciens &
totalement ignorée
mais fur laquelle des nouveaux Orthopédiftes, 9
&. réitérées chaque expériences nombreufes
aucun doute. Je conviens jour, ne me laiffent plus
dire@tement les opinions qu'elle contrarie
ment adoptées par les peres prefque & généraleainfi Paffent pour les plus fages &. les plus meres qui
& que par Funiverfalité des Gouvernantes fenfés,
Précepteurs.
A peine les enfans
ler, qu'on veut quils commencent-ils obéiffent
à par-
& fans.r
fur le
tous
réplique, aux ridicules
champ.
ceux qui s'arrogent le droit fantaifies de de
commander.Si, emportés pari leur
leurnaturelle, > ils n'écoutent
étourderie
à, cinq ans les ordres
pas attentivement
ces longues morales qu'on leur donne, ou
qu'on leur débite fans
,
Précepteurs.
A peine les enfans
ler, qu'on veut quils commencent-ils obéiffent
à par-
& fans.r
fur le
tous
réplique, aux ridicules
champ.
ceux qui s'arrogent le droit fantaifies de de
commander.Si, emportés pari leur
leurnaturelle, > ils n'écoutent
étourderie
à, cinq ans les ordres
pas attentivement
ces longues morales qu'on leur donne, ou
qu'on leur débite fans --- Page 309 ---
Notes.
305:
il eft de
celle à tout propos 2 & auxquelles rien 2 ce font,.
Fait quils ne comptennent qui fe prétendent
dire de tous ces gens
à qui Ton.
au raifonoables, des enfans gâtés pas d'an-.
fort
tout, & qu'ils ne balancent la fuite de:
fouffre
devant être par. médiocres
noncer comme tout au plus , de
aucune
mauvais, 2 ou, qu'on ne leur a infpiré toutes -
fujets, parce & qu'en leurlaifant prendre un. tems
docilité,
plis, on a perdu
fortes de mauvais leur éducation morale. ces raiprécieux Ecoutez pour tous ces pédans. tous jamais : connu :
fonneurs ineptes ? étudie: qui n'ont la Nature , contre
ni feulement voulu t fans cefle, ils ne manlaquelle ils déclame:t affurer d'un ton grave
pas de vous
les enfans
queront
tôt contraindre
qu'on ne peut vertu trop par les plus petits objets, cette
à pratiqueria
eux-mémnes que enfansfans prendre garde en rendant conflamment aux
contrainte) delagnéables perpésuelles produit les- Maitres
la. vertu
à. cclui- que
contre-r
un effet oppofé Toujours en colere de.ne
s'étoien: hunain, propoles. qu'ils font défefpérés iis ne refle genre fubjugaer à leur gré ?
De-là
pouvoir
tyrannie S vexations.
que
ou
necommandent
pirent celles quils exercent qu'ils & dès l'age le de plus. la
d'exercer afiduement malheureux efclaves
tendre, fur les
de ces educateusignon
vanité & de lineptie foi.
Fans ou de mauvaile
ere de.ne
s'étoien: hunain, propoles. qu'ils font défefpérés iis ne refle genre fubjugaer à leur gré ?
De-là
pouvoir
tyrannie S vexations.
que
ou
necommandent
pirent celles quils exercent qu'ils & dès l'age le de plus. la
d'exercer afiduement malheureux efclaves
tendre, fur les
de ces educateusignon
vanité & de lineptie foi.
Fans ou de mauvaile --- Page 310 ---
Notes.
Si je répete ici
ailleurs, 3
les enfans s après l'avoir déja dit
victimes 3
font
en
l'amour - propre fréquemment de
prennent foin 2 c'eft à
ceux qui
portance dont il eft,
caufe de limmanité 2 de démontrer pour le bien de Thurité, 2 dont je me fuis au Public cette véobfervations réitérées, fur convaincu des
par des
paffent journellement à la
faits qui fe
monde, 3 & auxquels On ne vue de tout le
pas une attention
donne cependant
M. de Turenne fuxfifante.
fur le grand nombre difoit plaifamment,
Muleriers & les
de querelles entre que les
témoin dans fes Mulets, dont il avoit été
fort peu oic Les Mulets campagnes, il en avoit vu
Je dirai de méme
n'cafent pas raifon.
querelles entre les enfans que dans les difputes &
fonnes, il eft bien
& les grandes
pas du côté de
rare que le tort ne per- foit
gardent les enfans celles-ci, parce qu'elles relieu de les traiter comme leurs égaux, au
voir pitié d'eux en comme des fous, & d'ace qu'ils font ni de ne faifant aucun cas de
In'eft
ce qu'ils difent.
qui ne veuille cependant dominer pas de fi mince fervante
l'enfant qu'on lui a confié; delpotiquement de
fur
vanité ne foit révoltée dès
qui la petite
& qui ne cherche à l'en qu'illui défobéit 3
façon que ce foit ;
punir de quelque
fi la brutalité de fa trop heureux l'enfant, 2
Gouvemnante ne lui in- --- Page 311 ---
Notes.
les fuites lui
châtiment dont
pas un
comme cela arrive plus
funeftes 2
!
ne fe fimagine
doute s
ELICT
fouvent qu'on
fans
les
Perfonhe ne diconviendra foit commun parmi
ce défaut ne
ceux
que
; mais eibeaedement
gens du peuple
enfants à fa
toujours mettre les
difOn veut
confidérer qu'ils place 3 & fans Thomme fait par leur
propre ferent encore plus de leur taille, on
par
dont
ERE
façon de penfer actions que une moralité ainfi
des
pole à leurs
incapahless
que
iont abfolument leur prête patiltement tard,
intentions qu'on huit ans,, plutôt ou plus
jufques vers bonne ou foible continution. comme.
fuivant leur
de s'en convainere liberté abfoDefire-t-on leur laiffe une les examiner
Tai fait ? Qu'on prenne la peine de
lue, & qu'on & fans prévention pendant font des
attentivément jours : on verra viennent, que ce courent,
quelques efpèces de fous quivont, pleurent ou éclatent
fautent, parlent, crient, but moral ; enforte à quils
de rire fans aucun
plus de mérite pro- mal
n'ont récllement pas
Yon admire
paroles 2 que de leur portée
férer quelques le fens hors
ils lâchent
a-propos donne, 2 par que de tort quand fans fujet,
qu'on y fottifes dont on eft offenfé & que
quelques tout cela leur chindifiérent, qui répetent
Puifque font de véritables perroguets
ce
ent, parlent, crient, but moral ; enforte à quils
de rire fans aucun
plus de mérite pro- mal
n'ont récllement pas
Yon admire
paroles 2 que de leur portée
férer quelques le fens hors
ils lâchent
a-propos donne, 2 par que de tort quand fans fujet,
qu'on y fottifes dont on eft offenfé & que
quelques tout cela leur chindifiérent, qui répetent
Puifque font de véritables perroguets
ce --- Page 312 ---
308.
Notes.
au hafard ce
toutes les
qu'ils ont entendu, On
tout fens parties de leur corps
verra
à l'effet avec une violence
s'agiter en.,
d'une convulfion
qui reffemble
tous ces mouvemens
perpétuelle * &
julqu'à un certain irréguliers
&
leur bonne
période avec s'augmenter leur
d'en découvrir fanté : fans qu'il foit vigueur
intérieur
d'autre caufe que poilible
de leur qui les y porte, ,
linflinét
volonté, Nous independamment
avons fur ce
uneanalogie parfaite a
Point
ce quife conduifent en eriencunemntedume tout comme les
fait qui prouve qne leur
enfans,
par des loix quileur font accroiflement fe
lefquelles ne. font autres
communes s.
création.
que celles de la
C'eft donc Dieu
la Nature 9 qui a donné lui-mâme, auteur de
inftiné quiles. guide, &
aux enfans cet
fans réferve, tant qu'on auquel ils obéifient
tacle. Ceft donc
n'y met point d'obf
de la Providence, ferévolter contre les decrets.
fait pour notre utilité, qui.a tout prévu & tout
tervertin un ordre établi que de travailier à inéternité,
par elle de toute
foutenir momerkesopintom qu'elle.
dej la
le vice & la nous Porte uniquement Nature, vers.
rien de bien pareffe, fans produire en
gré de
5, eflayer de la
nous
notre caprice
réformer, au,
prématurées, c'eft donc > par des intitutions,
contre l'Etre fuprême & vifiblement agir
s'oppofer manilef.
vertin un ordre établi que de travailier à inéternité,
par elle de toute
foutenir momerkesopintom qu'elle.
dej la
le vice & la nous Porte uniquement Nature, vers.
rien de bien pareffe, fans produire en
gré de
5, eflayer de la
nous
notre caprice
réformer, au,
prématurées, c'eft donc > par des intitutions,
contre l'Etre fuprême & vifiblement agir
s'oppofer manilef. --- Page 313 ---
Notes.
tâche vainement
tement à fa volonté s' qu'ori que nos jacultés
11 a voulu
comme les
intelledtuelles de méconnoitre. fe developpatent fucceflits, lents
des degrés
ne fàt
corporelles, infenfibles 2 par
: que T'enfance & de ris
8 prefque desereics, de jeux
occupée que 8 à 10 * ans ; & notre
vers
R
jufques vanité, fous le fpécieux prétexte du bien,
tiente qui eftle plus
ennemi à l'âge
mieux,
le droit ET Tenvironner
croit' avoir
d'entraves de toutes elpeces,
le plus tendre, prefque en naillant de'liens
& de Taccabler En un mot, notre- aveugle-
-
Car
& de contraintes. article eft porté ATexireme.
ment fur cet beau voir des milliers effets d'enfans de
nous avons
chaquejour par-les endurci
être moiflonnés
: notre coeur
nous
notre rebelle impéritie damourptopre,
& notre efprit obttrué des prétextes. pour nous
fuiggerent toujours
de notre entétement
aveugler fur larpunition de la Nature ; mais ce
atrotbler la marche moins réel ni moins
L châtiment n'en eft pas
attentif & non
E
unobfervateurs
frappant pour
prévenu :.
qui font purement
Si-à ces obfervations, celles que nous
phyliques, 5 nous eflets joignons divers des- différentes
fournifiene les
les Nations
efpeces de
2 nous appercevrons
FEEEEn
ey-tont foumifes
* Voyerla Note IA.
de la Nature ; mais ce
atrotbler la marche moins réel ni moins
L châtiment n'en eft pas
attentif & non
E
unobfervateurs
frappant pour
prévenu :.
qui font purement
Si-à ces obfervations, celles que nous
phyliques, 5 nous eflets joignons divers des- différentes
fournifiene les
les Nations
efpeces de
2 nous appercevrons
FEEEEn
ey-tont foumifes
* Voyerla Note IA. --- Page 314 ---
Notes,
bientôt combien ilsinfluent fur
& leur caraétere. Or, s'il eft
leurs mceurs
une expérience conftante & démonuré, par
les peuples régis par le
univerfelle 2 que
général mous 2 lâches, defpotifme, font en
& livrés à toutes fortes cta vices 2 & pareffeux de
bauches, & qu'au contraire les hommes détueux, actifs, braves &
verune ame forte & un efprit laborieux, qui ont
principalement chez
élevé, fe trouvent
berté n'eft foumife ces Nations dont la lifont impofées elles-mémes qu'aux loix qu'elles fe
tage réciproque : j'en conclus pour leur avantruire dans les enfans la
que c'eft détions qu'ils pourroiert plupart des difpofinobles,
avoir à des fentiments
bienfaifants &
les réduire en naiffant à magnanimes, une
2 que de
vile, , qui eft un véritable obéiflance ferla liberté eft le premier don du efclavage ; car
le premier germe de la vertu, Ciel, comme
Que les Inftituteurs de tous
mencent donc par étudier Thiftoire genres comdes enfans ; qu'ils apprennent à lire naturelle
ce livre facré, 2 qui ne renferme
dans
reurs : ils reconnoitront quelesidées point d'erdans ces jeunes cerveaux avec une naiffent
dance
abonprodigieufe 9 & s'y fuccedent
uné telle rapidité, qu'elles fe détruifent avec
cefle mutuellement ; ce qui fait
les fans
fans ne font 9 par tempérament que
entibles d'aucune application, Ils découvriront 5 fufcep-
rennent à lire naturelle
ce livre facré, 2 qui ne renferme
dans
reurs : ils reconnoitront quelesidées point d'erdans ces jeunes cerveaux avec une naiffent
dance
abonprodigieufe 9 & s'y fuccedent
uné telle rapidité, qu'elles fe détruifent avec
cefle mutuellement ; ce qui fait
les fans
fans ne font 9 par tempérament que
entibles d'aucune application, Ils découvriront 5 fufcep- --- Page 315 ---
Notes.
torrent qui coule paifblement;
que c'eft un
canal étroit, tant que rien
dans un
&
fi quelque
quoique
fon cours 2
avec
ne fufpend
il 23 déborde
obflacle lui fait réfiftance, les productions
fureur & ravage toutes de fon voifinage. E
favorifoit la fraicheur
que telle eft
feront enfin forcés de convenir & du fecond
la tête des enfans du premier la fougue de leur fang
age, jufquà ce que
un certain dégré
venant à fe tempérer MELT leur individu, 2 ils
de développement d'eux-mêmes à combiner des
commencent & à fe fixer fur quelques objets. une opérajdées, Tout ceci eft par conféquent de la Nature, qu'il
phylique
tion purement
d'accélérer impun'eft pas en notre effervefcence pouvoir
du fang 2 qui
nément. Cette à la folie, eft de même
porte les enfans
les gourmes.
efpece que celle qui falutaires produit lorfqu'elles fe
L'une & l'autre font
par la Nature.
font dans le terme prefcrit
par PacMais fi elles ont été interrompues ou retardées par
tion de quelque repercullif être, Thuméur
quelque caule que ce puiffe long-tems, acquiert
ferméntée pendant trop dont les effets font
de malignité
un caraltere & fouvent funeftes.
tendres &i
dangereux
&L meres
Cett à vous 2 peres ce confeil important.
fenfibles > que jadrelle
à avoir des enfans
Ne mettez pas votre gloire fouples, ni fortinftruits
doux, tranquilles,
ées par
tion de quelque repercullif être, Thuméur
quelque caule que ce puiffe long-tems, acquiert
ferméntée pendant trop dont les effets font
de malignité
un caraltere & fouvent funeftes.
tendres &i
dangereux
&L meres
Cett à vous 2 peres ce confeil important.
fenfibles > que jadrelle
à avoir des enfans
Ne mettez pas votre gloire fouples, ni fortinftruits
doux, tranquilles, --- Page 316 ---
Notes.
à huitans, mais à les voir
un peu turbulens juiqu'à vifs,g gais, même
ce font en eux les meilleures cetage > parce que
-bonne fanté. Cette grande marques d'use
paffée 2 ils fe calmeront fougue à
une fois
leur en reftera qu'une louable peu peu. Il ne
porteront vers le travail, & ils activité qu'ils
neront toute forte de fatisfaction. vous don
vous cependant toujours à leur
Mettezne leur parlant qu'une raifon qu'ils portée, en
entendre. Gênez-vous,
priffent
"leur cacher vos défauts, contraignez-vousp & ne leur pour
fous les yeux
de bons
mettez
nature les a B de grands exemples ; car la
lieu qu'ils n'écoutent
imitateurs 2 au
qu'ils n'entendent
gueres Si
des préceptes
pas-fi commode pas.
ma Méthode n'eft
tine
pour vous que cette roue fitivie toujours enfeignante . & dogmatique
par le plus grand nombre, 2 Teffer en
moi cit-plusalfuré,8 des"fruits vous en recueillerez comme
délicieux.
Faidailleurs pour garant de mon
cet axiome de Philotophie nihil opinion in
sellectu > quod pritis non fiterit in ef
ince paflage d'Horace : Segnius irritant fenfu, animos &
demiffrper aures , quim qua funt oculis
jedti fidelibus." : qui font'en tout conformes fibau-réfultatde-mes expériences.
Je me crois cependant obligé d'obferver: que tout-ce-que je preferis-ici, a
principalement - à Jéducation.d des
trait
garçons,
Le --- Page 317 ---
Notes.
de leurs facultés intellec- des
Le développement plus tardif que celui
tuelles eft beaucoup fur eux une grande avance
filles, qui ont
Elles font d'ailleurs
du côté du raifonnement. même de la Nature,
deftinées par le voeu
& fedentaire, qui
à un genre de vie parfible d'application bien plutôt
les rend fufceptibles La premiere & la plus
que les garçons. des filles eft dans leur petit
grande ditipation ouvrages du fexe ne mettent
babil, auquelles d'obftacle, ce qui fait que T'on peut de
point commencer à les
occuper dès T'àge un tems
ans. Ce ferdias même perdre
;
quatre
d'attendre plus long-tems rendoient
précieux vu qui, à huit ans,
&
car
T
j'en fervices effentiels à leurs pere
déja des
les garçons ne font à cet
mere, au lieu que
qui ne font encore
de vrais poliçons
te StE rien.
& de-
(XIX.) Leurs OS mémes fe ramolliffent A.LeRoy,dans
HIUSIEEENIENLA les habillemens des femmes 6
fes Recherches fier
d'excellentes inftrucdes enfans, Livre plein
recommander la
tions, dont je ne puis trop fois
en tout de
leéture, quoique je ne M. Le pas
dis-je,
l'avis de TAuteur ;
defon EELienE
commencela troifiémePartied conformations vicieufes
parfexamendeg quelques
Voici comme ce
caufees par les véiemens. fur les dangers qu'on
Médecin S'exprime apprendre à marcher aux
court en voulant
O
cellentes inftrucdes enfans, Livre plein
recommander la
tions, dont je ne puis trop fois
en tout de
leéture, quoique je ne M. Le pas
dis-je,
l'avis de TAuteur ;
defon EELienE
commencela troifiémePartied conformations vicieufes
parfexamendeg quelques
Voici comme ce
caufees par les véiemens. fur les dangers qu'on
Médecin S'exprime apprendre à marcher aux
court en voulant
O --- Page 318 ---
Notes.
enfans,furtout pendantla crife
>> Cette méthode
dela dentition;
97 enfans, déja d'apprendre à marcher aux
3) le devient encore dangereufe par elle-même, 9
3) où l'on eft de la davantage par Thabitude
>> en ufage dans le tems mettre principalement
>> fiévre
de la dentition; ; la
3>
affez indiquer quis'allumealors, devroit cependant
9> peine à la
la Nature vaque avec
9>
eceden
terreux. Tous les importante duj principe
9)
vaifleaux
Portent aux OS font
fanguins qui fe
3) queles OS prennent tellement engorgés,
>) & qu'ils deviennent unecouleur rougeatre, 2
37 l'abondance du
mols 6 Rexibles
2) plethore qui exifte liquide qui s'y porte. E
>> des
3 caufe quelquefois
convulfions, & le
>> diarrhée qui eft un
plus fouvent une
2) fe fert avec
moyen dont la Nature
>> pleure, il crie avantage. : la L'enfant fouffre, il
>) cherche à le calmer ; ellel nourrice le
attendrie
>> le foutient : l'enfant fe
promene, elle
n en proie à fa douleur, refule à fes foins ;
9> toute fa pefanteur. Les il s'abandonne à
>> qui font prefque dans OS de fesjambes,
3> fement par la grande un état de ramollif9> y aborde, fe courbent quantité de fang qui
5> Tant il eft vrai
en différens arçs...
>> Nature, &
qu'il faut connoitre la
3> lorfqu'on
que l'intention la plus
2) fouvent funelte, n'agit pas felon fes vues,
&c...
PacETE
On voit par ce pallage du Livre de M.Le
à
>> qui font prefque dans OS de fesjambes,
3> fement par la grande un état de ramollif9> y aborde, fe courbent quantité de fang qui
5> Tant il eft vrai
en différens arçs...
>> Nature, &
qu'il faut connoitre la
3> lorfqu'on
que l'intention la plus
2) fouvent funelte, n'agit pas felon fes vues,
&c...
PacETE
On voit par ce pallage du Livre de M.Le --- Page 319 ---
Notes:
comme moi, ce
Roy : qu'il a reconnu
la dentition,
ramolilement des OS pendant de livrer les enfans à
ainfi que la néceflité tant que cette crife
leur propre inftinét,
n'eft pas finie.
foupconné cet effet
J'avois beaucoup
des dents,
furprenant de la révolution fur mon fils ainé.
loriqu'elle commença à agir fi prématuréc,
Il étoit doué d'une vigueur à dix mois, & qu'à
qu'il marchoit feul des
déja
courfeaproligeuies
tarorseiltsioitd Ce fut à ce terme que nous
pour fon
de le voir non-feulement
fumes bien
cris
FEace
marcher, mais jetter des
ne plus
mettre
In:
chaque fois qu'on vouloitle
ou plutôt le
que le lavage,
fes
en même-tems froide, qui faifoit auparavant
bain d'eau devint en horreur 2. ce qui a duré
délices, lui mois. Comme je l'étudiois avec
au moins fix
je veillois
toute particuliere,
une application à ce quil ne fût pas contrarié aucurz
foignenlement
Il ne lui eft arrivé
fur ces deux points. de la patience que yai
accident, au moyen maitre de fa perfonne, &
eue de le laifler
à courir, &
à vingt mois il a recommencé froid comme auparavant.
Pufage de fon bain
arrivée à mon fecond
La même aventure
que javois de
fils, a confirmé le foupçon
des OS des
cette efpece de ramolifement fur lequel un
enfans pendant la dentition,
ne m'ont
nombre dautresobfervations
grand
Oij
yai
accident, au moyen maitre de fa perfonne, &
eue de le laifler
à courir, &
à vingt mois il a recommencé froid comme auparavant.
Pufage de fon bain
arrivée à mon fecond
La même aventure
que javois de
fils, a confirmé le foupçon
des OS des
cette efpece de ramolifement fur lequel un
enfans pendant la dentition,
ne m'ont
nombre dautresobfervations
grand
Oij --- Page 320 ---
Notes,
Jaiffé intérieurements aucun
n'étant pas homme de
doute, mais dont,
ofé parler
Fart, je n'aurois jamais
remarques de que M. conjeduralement, Le
fans les
quije faisuin grand fonds Roy, fur l'autorité de
J'ai fu par les
en cette partie,
conformément à la Papiers Doctrine publics,
Médecin, fur la néceffté
du mete
meres de communiquer leur qu'il .y 2 pour les
enfans
chaleur a leurs
avec nouveaux-nés, en les faifant coucher
elles, on avoit difcuté de
une Thefe cette queftion, An nouveau dans
fanitati recubare cum matribus recens natorum
concluantpour l'affirmative de la conducat? en
Je fiuis certainement bien
propofition.
me mefurer avec un Médecin éloigné de vouloir
autant d'érudition & de
qui montre
Jes parties de
fçavoir dans toutes
je : puis douter fon art que M.L.; mais comme
Thiftoire naturelle raifonnablement des
qu'ilaitfait fur
aufli étendues que les enfans, des études
obfervations auffi
miennes, avec des
bien fondé à penfer nombreufes, je me crois
abfolument contraire que fon fyftéme étant
au réfultat de mes
expériences, 2 péche néceffairement dans
Tapplication Il eft tout au générale qu'il veut en faire.
plus fufceptible d'utilité
quelques cas particuliers où la chaleur de dans la
mere, plus naturelle & moins
du feu ou des couvertures,
âpre que celle
produire un bon effet,
pourroit peut-être
miennes, avec des
bien fondé à penfer nombreufes, je me crois
abfolument contraire que fon fyftéme étant
au réfultat de mes
expériences, 2 péche néceffairement dans
Tapplication Il eft tout au générale qu'il veut en faire.
plus fufceptible d'utilité
quelques cas particuliers où la chaleur de dans la
mere, plus naturelle & moins
du feu ou des couvertures,
âpre que celle
produire un bon effet,
pourroit peut-être --- Page 321 ---
Notes.
aul moins vingt mâme ans
(XX) H nous faut phyfiquoment au
pour nous trouver
des animaux à quatre ans
point oie font la 118. plipart Il n'y a pas trente chevaux
ou cing- No. grands connoifeurs en ércient
les plus des haras du Limofin,
Ton
2 Direéteurs
Temprefement que
déja perfoadés que Provinces de tirer trop
avoit dans les autres
étoit la feule
tôt du fervice de ces animaux, devenoient fi-tôt
laquelle ils y
raifon pour
Ces connoilfeurs prétenvieux & caducs. cheval n'a vraiment acquis
doient que le
de marquer, état
toutes fes forces quclonfiqatins huit ans qu'il eft en fanté
& que ce n'eft qu'à
fans que fa
la fatigue
- ils
de mpporver
Aulh n'en exigeoienten foit alterée. jufqu'à fix ou fept ans, chevanx quils
aucun travail
leurs
à accoutumer a de certain,
commengolent la felle. Ce qu'il y. en Limofin,
à porter dans le tems ouj j'étois communé.
c'eft étoit que en 1739, on y trouvoit à
ans 9
qui des coureurs qui, trente-cing faire un faux
ment
encore tres-vite fans
chevaux
alloient lieu
nos meilleurs roffes à
pas au
font des
NAtAl 8 Hcmomal trois ils tirent déja
quinze ans 2 parce qu'à
la charrue.
des boeufs dans TAngouIlen eft de même
On y oblorve
mois & dans la Xaintonge. met fous le
plus ils
plus tard on les à la farigue R plus ils
gelsa propres
O ii)
durent.
-cing faire un faux
ment
encore tres-vite fans
chevaux
alloient lieu
nos meilleurs roffes à
pas au
font des
NAtAl 8 Hcmomal trois ils tirent déja
quinze ans 2 parce qu'à
la charrue.
des boeufs dans TAngouIlen eft de même
On y oblorve
mois & dans la Xaintonge. met fous le
plus ils
plus tard on les à la farigue R plus ils
gelsa propres
O ii)
durent. --- Page 322 ---
Notes.
Si nous portons nos obfervations fir le
regne végétal, & furtout fur les arbres, avec
leiquels nous ne fommes pas fans
analogie, nous verrons que lesplantes quelque élevées
furcouche, & qu'ona
en
les
eugrandfoin d'avancer
préfervant da froid avec des
sies cloches, ou des paillaflons, font chaflis,
délicates, & font de peu de durée. foibles, Nous
verrons que les arbres qu'on veut
tôt
porter à fruit, foit en réchauffantle trop
du fumier, foit en les taillant
pied avec
heure, fans
courts de bonne
à fon aife, & permettre à la féve de s'étendre
fe
aux branches de croitre & de
développer à un certain point ; nous
verrons, dis-je, ces arbres devenir
& rabougris, &
foibles
périr en fort peu
Il: n'y a point de jardin où Fon n'en d'années. trouve
journellement des exemples.
Je conclus de tout ceci que
avec laquelle nous cherchons àjouir l'indifcrétion de
prématurément, fait qu'en effetnous
tout
tout à nos préjugés ou à notre
facrifions
nous ne jouiffons de rien, & fantaific, que
détruit fucceffivement fous
que tout fe
avoir pris fon accroiffement nos yeux fans
naturel.
Ilen eft malheureufement de même de nos
enfans; les trois quarts périffent,
notre impatience a voulu qu'ils fuflent parce
hommes
es
faits à douze ans, au lieu d'attendre
qu'ils en cuffent vingt-cinq pour arriyer
ce point,
à
rifions
nous ne jouiffons de rien, & fantaific, que
détruit fucceffivement fous
que tout fe
avoir pris fon accroiffement nos yeux fans
naturel.
Ilen eft malheureufement de même de nos
enfans; les trois quarts périffent,
notre impatience a voulu qu'ils fuflent parce
hommes
es
faits à douze ans, au lieu d'attendre
qu'ils en cuffent vingt-cinq pour arriyer
ce point,
à --- Page 323 ---
= a
E
LETTR
au Diresteur
:
FOURCROT,
De M. DE
de Picardie.
des Annonces
Dumois de Juillet 1771.
Monfieuf dont font couronnées des meres
Le fuccès,
& 'la vigilance
4e
confamment Ies la voix peines de la Nature entrepeennent fuivent les prinqui, dociles à
leurs enfans, &
dans mes
hourtir d'éducation elles-memes phyfique que j'ai motif publiés d'encourage
Lettres, cipes
doivent être auroiene un grand encore quelque de plus doute de
ment pour celles Sur.duelement qui
connoriflince réuflit également
à cet égard, enfans à qui cette méthode que chacun veut
foixante
les modiications
obligé
frmele
bien, malgré de Ton chef. Mais méthode je me crois avec exaditude,
mettre plus on fuivra la ma force des enfans feront lavés furpre- avec
les progrés de
qu'on avoit
une
vul
Sc J'en ai quelquel-ung de trois mois, par
nans. Peau tiede pendant près entendue, 5 qui leur feroit
de
très-mal
aul premier
pitié de Nourrice funefte 3 f je ne Teuffe Iis étoient reconnu pâles, mous,
devenue d'oeil, en les voyant. fur leurs jambes, & étoient été
coup
fe foutenir s'ils n'euffent point dans
ne cent pouvoient fois en pire fuis état venu que à bout de faire mes paffer craintes
lavés du tout.Je chargés d'en prendrefoin. Ils ont heureul'ame des fuites gens de ce lavage chaud. les
que je
fur les
confiance dans froid obfervations a été mis régufement
faire. Le lavage d'un mois feulement,
leur ai ER
& au Dout
iv.
liérement en ufages
O
coup
fe foutenir s'ils n'euffent point dans
ne cent pouvoient fois en pire fuis état venu que à bout de faire mes paffer craintes
lavés du tout.Je chargés d'en prendrefoin. Ils ont heureul'ame des fuites gens de ce lavage chaud. les
que je
fur les
confiance dans froid obfervations a été mis régufement
faire. Le lavage d'un mois feulement,
leur ai ER
& au Dout
iv.
liérement en ufages
O --- Page 324 ---
Lettre
ces enfans ont repris le deffus, &
connoifibles, pàr la
font devenrs méacquife en fipeu
vigueur finguliere
de l'été, & que, detems. Comme nous voici qu'ils fur la ont
fentir, ii n'eft que lorfque le froid commence à fe faire fin
dames, cette pitié trop qui les ordinaire de trouver chez les
enfans, gourdir journellement l'eau porte à faire au moins ded'ailleurs > parce qu'elles en deftinée à laver leurs
les
ignorent le
;
grande partie hommes, s dans ce fiecle-ci, danger que
&amfh pen indruits pour le moins auffi douilets font, en
manité,
jaipenfé,
qu'elles,
ple ci-deffus, qu'il ne feroit pasinutile par de amour pourlhuenfans. S'ils font pour nés la confervation guporterlexem. &
on peut fe
forts & d'une bonne Tavantage des
mere qui les difpenfer nourrit; de les laver, fur-tout conlitution,
le bien être qui réfulte mais fi on vent leur fic'ei la
laver avec de l'eau froide, de dès la propreté il procurer faut les
naiffance, fent
la ou ne les point laver le Rcondjonr du
de leur
pas Ei bien force de le faire à froid: tout, ils fi on ne fe
venir, de fi on a l'attention de ne laifferont
Gmmailloter, les couvrir
ne les
vivre au grand air le plus fort peu, & de les faire pas
cela, le Point effentiel qu'il eft poflible;
le premier lait de leur pour leur fanté, eft car,après de
ce devoir, conferve la mere,
en
teter à
& n'a rien à redouter Rene A que fatisfaifant fes
cheufes
les femmes des fuites de couches, sattraits, f fimettent boute enfans en nourrice en général, lorlqu'elles
Parmiles
*.
j'en vois une rfoneqnilerye prépondérante engagent communément,
qui en détourne an grand
* Je tiens de plufeurs
maladies L'age
auzguelles les jemmes grands Méduoins, que les
reufes eritiyue, gu'à ne Jone fouvent font fujetecs dans
caufs d'une
hlongacs 8E
trosvant miléc dans ie humcar laucule,
des accidens de
Jung,
d'es qui,
ana
tourc efpcc, occafionne
dépôts G
erye prépondérante engagent communément,
qui en détourne an grand
* Je tiens de plufeurs
maladies L'age
auzguelles les jemmes grands Méduoins, que les
reufes eritiyue, gu'à ne Jone fouvent font fujetecs dans
caufs d'une
hlongacs 8E
trosvant miléc dans ie humcar laucule,
des accidens de
Jung,
d'es qui,
ana
tourc efpcc, occafionne
dépôts G --- Page 325 ---
Baumé:
$11
fur le
avoir
naturel qu'elles pourroient des maux dounombre du leurs penchant enfans; c'eft la crainte du fein,
à allaiter
an bout
loureux de nrépronarenti celles qui nourifent. vie au beau fexe, &
TERCEE
unes que j'ai voué toute ma meres de fanille,
tueux
de
E
fur-tout à ces courageufes
une
favent facrifier fi enbrenfements mondains à des Am plus Ru
repos & des plaifirs ceux de nourrir & d'élever pour leur
& plus durables, détermine à ne rien négliger autant
enfans, me le moyen, & pour lever, qui
en
obflacles
Ea
procurer être en moi, tousles le Public 2 à préfent je
peur J'ofe me Alatter, M., que je lui ai donné,
le
faites,
EE
perfuadé,
des expésiences dontjeme
que
tre
n'avance der téitérées. C'eft un (yfème magifer
foin 8 fouvent bien trouvé , expérieatis
j'ofe
fuis toujours & c'eft encore d'après confiance ce principe tAe
artiums
lui propofer une nfage continuel depuis
aujourdliui
un
fon
e
un ehunfites fans qu'il ait jamais manqué ci-après la
de vingt ans, mains, & dont on trouvera
entre mes
fur elle-mème
recette. Madame de Fourcroy T'a éprouvé été foulagée très- au
plufieurs fois, & en a toujours l'ai époufée, elle avoit
promptement Quand glandes, je
qui étoient Baume devenues a ôté
fein
petites Lapplication de ce heures, & les
en moins de vingt-quatre
& ne
EREE
la douleur difparu au bout dequelques eu dans jours, le nourrifglandes ont revenues depuis. Elle a fois, foit mal all
font jamais de fes deux enfans,à nocuds diféerentes de lait engorgé
fage bout du fein, foit des comme elle eft fort dure à ER
comme le poings &
difoit mot, jufqu'a ce
eile ne m'en
foufroit, qui FtE
même, m'apperçulle Jamais des maux qu'elle
pas lever
je noient tels, qu'elle ne pouvoit ce retard, qpelgneioea elle s'eft toujours heures,
le bras fans crier. Malgré au bout de trois ou quatre O
trouvée foulagéc
V,
it engorgé
fage bout du fein, foit des comme elle eft fort dure à ER
comme le poings &
difoit mot, jufqu'a ce
eile ne m'en
foufroit, qui FtE
même, m'apperçulle Jamais des maux qu'elle
pas lever
je noient tels, qu'elle ne pouvoit ce retard, qpelgneioea elle s'eft toujours heures,
le bras fans crier. Malgré au bout de trois ou quatre O
trouvée foulagéc
V, --- Page 326 ---
Lettre
graiffant & parfaitement guérie deux ou trois
ane
feulement la partie malade jours après, en
ou deux fois en vingt-quatre avec ce Baume,
quant par-deffus queiques
heures, &
avec des compreffes,
doubles de Papier applixue le tout fe tint chaudement. Ou une ferviette ouvrée, jofeph,
Je ne crois pas trop
en
pour
trente femmes ont été dire, guéries avançant de même
plus de
incommodités, par les foins de Madame 30t pareilles
eroy, Voila qui in'en refufe ni n'en
de Four-.
des faits généralement manque aucune,
ci, d'après lefjuels je puis connus dans ce
lagement d'en
à toutes les Dames promettre qui
un pareil I
avoir befoin, & quiy auront feront dans le cas.
tage fingulier de ce
recours. Unayanfon odeur n'empéchent remede, c'eft que ni fon goût ni
comme à l'ordinaire,le bout pas du l'enfant de prendre D
tout barbouillé; & qu'il
fein, quoiqu'il en foit
T'appliquant.
procure du. bien. être en.
Les vertus de ce Baume:
pas à cette efpece de maux, admirable Je
ne fe bornent
des expériences fans nombre, & puis dire, d'après
chaque jour, qu'iln'en eft point répétées prefque
guérifle en peu de tems; bràlares d'extérieurs qu'il" ne
ciennes, qui veulent dégénérer en récentes ou anluxations, meurtriffures,.
ulceres; ; entorfes,,
même invéterés, éréfipelles, plaies, bleffures, ulceres.
engelures, &
puflulles, panaris, douleurs tumeurs, de gerçures >:
autres, de quelque efpece qu'ellès rhumatifme
euelque partie. du. corps
foient, & en
cede & fe guérit
qu'eiles foient placées; tout
tie malade avec la promptement, barbe
fi l'on graiffe la parIe Baume, de la maniere d'une plume trempée dans,
tendu que, f les plaies font ci-deffus décrite,. bien enpénétrer, & qu'on panfe avec les profondes,. on T'y fait
preffes & bandes néceffaires plamaceaux, ,.cométat.
pour tenir le tout en.
lier, Je rapporteraj, à ce fujet, un feul fait
que je penfe pouvoir faire quelque trés-finguplaifir à ceux
be
fi l'on graiffe la parIe Baume, de la maniere d'une plume trempée dans,
tendu que, f les plaies font ci-deffus décrite,. bien enpénétrer, & qu'on panfe avec les profondes,. on T'y fait
preffes & bandes néceffaires plamaceaux, ,.cométat.
pour tenir le tout en.
lier, Je rapporteraj, à ce fujet, un feul fait
que je penfe pouvoir faire quelque trés-finguplaifir à ceux --- Page 327 ---
le Baume.
fur
dont
ceci. Une Sage-femme de ce pays-ci, avoit dequi liront ancien Chirurgien, vivoit index alors, de la main
le mari,, trois mois un panaris au doigt fouffrir, & que fon
puis droite, qui la faifoit beaucoup depuis tout ce tems Elle 1 quoi- fut
mari traitoit inutilement
opérations.
qu'il lui eût fait déja pluneurs femme de monPerruquiery 8:
pour acopucherla
comme le poing,
appeliée lui voyant ce doigt faire gros fa befogne 7 lui demanda
embarraflée
qu'elle lui en rendit,
avoit, ECALE compte
huit
9 d'ur
ce qu'elle
l'avois guéri en
jours
il lui dit que à je la vérité, n'étoit ni 6 étoit confidérable
panaris, qui,
cclsi-là; mais qu'il
perfuadé l'entreni fi ancien que de même, fje voulois
que la guérirois effet, elle vint me trouver
m'y
Én
mes foins
Aeare
lui
que
EF
Je
répondis
& femme
rRS
engager.
& qu'étant riche', vilain fouflet
Ies homme pauvres de Part, ce feroit donner d'avoir un
recours à
de fon mari, que
d'un certain
à la réputation mot, cette femme eft déja
&
moi. En un doigt étoit dans un très-matvais de état, lévéneage : fon:
envie de me charger
trois
je n'avois d'autant point qu'elle me dit que & depuis ne dormoit
ment, femaines elle fouffroit Dames horriblement, ont le cceur tendre, &
ni jour ni nuit. Les qui étoit une de fes pratiques, a
Madame de Foureroy, les complaintes, & me gagna les
fe laiffa gagner Bref, par je la panfai le même jour, vers à
fon tour. heures du matin: elle revint le lendemain, racheté la vier
onze pareille heure,, medire quejeliavols toute la nuit d'un fommeil
& qu'elle avoit dormi ne Tui étoit
arrivé depuis
fort tranquilis; ce qui 'de dix jours il Erece de fon doizt
long-tems. Au bout qui étoit un vrai quitte,
laifla une
un
la
Fa
bourbillon,
Quand :
un trou à placer & une noifette. la guérifon-me parut afirées
fois de niveau, que delui donner de mon Baume
cette femme me propofa fe panfer elle-mème, &
dans une bouteille, de venit pour chez moi; jy confentis 2'
s'éviter la peine
0 vj
dix jours il Erece de fon doizt
long-tems. Au bout qui étoit un vrai quitte,
laifla une
un
la
Fa
bourbillon,
Quand :
un trou à placer & une noifette. la guérifon-me parut afirées
fois de niveau, que delui donner de mon Baume
cette femme me propofa fe panfer elle-mème, &
dans une bouteille, de venit pour chez moi; jy confentis 2'
s'éviter la peine
0 vj --- Page 328 ---
Lettre 3
fous la condition que fon maris'en ferviroit
le foulrgement des pauvres, en lui
pour
à elle de fc purger dans la femaine. Plus recommandant de
jours fe pafferent fans que j'entendiffe parler d'elle. quinze
L'ayant rencontrée parfaitement
& lui
fcit, en paflant, quelque reproche, guérie, elle vint le ayant
main me faire fes remercimens; mais j'ai fa lendemarin ne vouloit pas faire ufage de ce remede, que fon
qu'il de guérifoit trop promptement, & qu'il n'y parce avoit
pas
l'eau à boire à s'en fervir,
un
de fon état.
pour
homme
Cet exemple fournit fur le fort de la pauvre
manité une foule de
queje laife faire hu- à
chacun des Leéteurs, réflexions, ainfi que furle degré de conla fiance qu'ils peuvent avoir en ce topique, dont voici
recette.
Pour quatre livres d'huile d'olives, de la mmeilleure,
No, I.
Angelique de Bohême..
Racine de Scorfonere
(De
Fleurs de Millepertuis.
chaque, réduit en
Baies de Liere.
poudre, deux onces,
No. 2.
Thériaque
Extrait de Génievre.
(De chaque, deux
Saffran en poucre.
gros,
Aloès Sucottin en poudre.. Un gros.
Oliban.
De
Benjoin
chague, en poudre 2
Storax
un gros 6 demi,
No. 3.
Térébenthine de Venife... Dix onces.
# Cefle Salfifis d'Efpagae,
, réduit en
Baies de Liere.
poudre, deux onces,
No. 2.
Thériaque
Extrait de Génievre.
(De chaque, deux
Saffran en poucre.
gros,
Aloès Sucottin en poudre.. Un gros.
Oliban.
De
Benjoin
chague, en poudre 2
Storax
un gros 6 demi,
No. 3.
Térébenthine de Venife... Dix onces.
# Cefle Salfifis d'Efpagae, --- Page 329 ---
fur le Baume.
des
infufer dans Thuile les poudres heures,
Onmet d'abord pendant douze à quatorze Thuile en éhulliNo. affez, 1, vif pour entretenir ou plutôt de fer,
fur un
de cuivre,
ETN
dans un vailfeau
à moitié
tion
qu'il ne fe trouve aenviron les droguesda No.2,
oblervant ce nioment, parce que
qui ferépanp.cin, en très-vite Umonterlat liqueur
font droit gonfer fans cette' précaution. foin tout particulier de remuer de
Il faut avoir un
avec une le
& tant
ceffe cette compofcion., la met fur
de
REr
fans depuis l'inftant qu'on
jufqu'a la fin
bois, reftera dans le chaudron, fe lLcmsrolets
qu'elle
fans quoiles poudres & tout feroit perdu, on retire
Nopértlon, en un inftant,
heures,
brileroient Au bout de ces douze deffus à le quatorze feu; on la remue dans encore un
de
& on la verfe
la pendant compofition un bon quarotiheune neuf verniflé.
fur le feu, dans
vaiffeau lendemain de terre on remet le tout ni écuré, en remuant
Le
chaudron, 2 non lavé heures. Auboutde
le même V'efpace de trois à quatre ajouter les drogues en 1
toujours on l'en retire, pour Vontitre fur le feu,
ce tems, qu'on laiffe encore à huit heures; après
du No. 2, toujours pendant fept à travers une bonne
remuant
la Lompofitdon
le marc.
on palfe bien. forte,
dans en (éparer un vailfeaude terre; dans
Erten laiffe pafferl la ard remettant fur le feu,
Onluil
en la
la"
& le lendensin, chauéron, on ajoute Tadranoeuni comme deffus,
lemème laiffe cuire (avec T'attention, ce que la fumée qui
toujours remuer), jufqu'à Barticuliere de la Térében- de
E s'éleve, n'ait plus Baume Podeur eft fait : on le defcend pour
thine. Alors le & on le verfe dans trois la terrine,
le feu,
deux ou
ouns-yes
deffus laiffer dépofer pendant
ou à travers une ferle
le paffe à la chauffe 1
bien bouchées.
quoi on & onle garde enbotteilles fiecles fans aucune akéra- de
viette, conferver des
acquiert plus
11 peuts'y il m'a femblé méme quil
tion;
plus Baume Podeur eft fait : on le defcend pour
thine. Alors le & on le verfe dans trois la terrine,
le feu,
deux ou
ouns-yes
deffus laiffer dépofer pendant
ou à travers une ferle
le paffe à la chauffe 1
bien bouchées.
quoi on & onle garde enbotteilles fiecles fans aucune akéra- de
viette, conferver des
acquiert plus
11 peuts'y il m'a femblé méme quil
tion; --- Page 330 ---
Lettre
vertu en vieilliflant, C'ett
perfonnes qui entreprendront pourquoi, de le confeille aux
mêmes, de tripler la dofe
lace par ellesgues, attendu qu'il n'en coûte d'huile, & celle des drotrès-peu de bois de plus,
pas plis de foins &
pour une petite. J'invite pour une grande quantité
Srent être sûres d'en avoir du même celles qui voupeine, en achetant les
bon, d'en prendre la
fidele & bien connu. drogues chez un Apothicaire
Je fuis forcé de dire, à ce fujet,
plufieurs fois de ma
qu'il,a été faie
caires de Paris, quin'y connoiffance ontp
par des Apothifont de l'Art, veulent point réufhi. Ces Melfteurs,
du
Seuio
leur,
toujours ajouter
Quelques-uns fubfliruent aux recettes qu'on leur quelque donne.
autre quileur manque, prétendant une drogue qu'ils ont à une
vertus, & doit produire le même qu'elle a les mêmes
férable prérendent à qu'une fimple infifion à feu effet. doux D'autres
cette longue ébullition
eft précomme une partie effentielle de
que .je prefcris
ce remede. Mais il eft aifé
la manipulation de
font en cela guidés
d'appercevoir qu'ils ne
1". parce qu'illeur en que coûte par des vues, d'intéréts
ou de charbon qu'à moi; 2°. beaucqup mnoins de bois
les frais de trois journaliers en ce qu'ils épargnent
ner & agiter fans ceffe ma que je paie pour tourfoin de veiller fur eux; 3°. & componition, enfin
avéc le
poration étant moindre par leur
Parce que l'évamien, ils ont moins de déchet procédé &
que per le
quantité de Baume à vendre.
une plus grande
chands, pour gagner, pluiieurs Comme ils font Marpule, de vieilles drogués fans emploient, fans. fcrudans la
qualité, ou n'apportent
EA qu'il y a de manipulation, certain, c'eft tout le foin nécefhire.
eus de ce Baume, fait
que les effais que j'ai.
bloient point à celui que par j'ai ces fait Artiftes,, ne réffemans, tant pour moi que pour mes cing fois en vingt
qu'i foit beau, qu'il
amis. Il faut,
verlant, & qu'en le mettant paroiffe fur d'un verd-brun ', en Pot
le linge il foit d'un
qualité, ou n'apportent
EA qu'il y a de manipulation, certain, c'eft tout le foin nécefhire.
eus de ce Baume, fait
que les effais que j'ai.
bloient point à celui que par j'ai ces fait Artiftes,, ne réffemans, tant pour moi que pour mes cing fois en vingt
qu'i foit beau, qu'il
amis. Il faut,
verlant, & qu'en le mettant paroiffe fur d'un verd-brun ', en Pot
le linge il foit d'un --- Page 331 ---
le Baumé:
fur l'odeur ou le
d'empytres-foncé. S'il a qu'il n'a pas PAERE remaéaves &il
fouge reume, c'eft une EE pourirer ont été brilées, a un golt
aflez afduite; à rien. Il en eft de meme,sil en a emn'eft bon
cela annonce de la meild'huile forte ou rance;
d'en
de la commune, au lieu ,ainfi que d'avoir toutes il.eft
ployé
mussientel
Du relte',,
leure; ce excellentes quieftt
& bien choilies. n'y réuffitfe, Ceft
drogues
perfonne
dohne.
tres-anfe à exaétement faire, &cinel la recette T - prendre chez:
en fuivant confelle, plutôr que vend M. Brongniatt,
ce que je
Celui que
aucnne des vertus"
ancun Apotlicaires la recette.ng
que'
à qui j'en ai donné fais moimème. J'ai comme remarqué le mien >
de celui : lare de-fe conferver bouteille eft entamée 9"
le fien, à fe moifir quand la
en maffe fi on'
eft fujet trouble & fe met prefque arrivéà celut
& quil fe à la gelée, - ce quinen recette jamais avec cxa@titude, p
l'expofe lequel on a fuivi conclure ma que ces défauts n'a ne PRne
il eft aifé de
la compolition,
pas de feu
ce
R
viennent que dcfegmce, de
que ni reçut le' degré
(uitfamment
compofsion *, quf
nécefaire. L'Auteur de cette admirable ainfi que quelques autres intégagnoit fa vie prétendoir à la débiter, que ce" Baume, univertele. pris
mnédicamens, étoit prefque une c'eft panacée qu'il étoit à MarFieurementy fais ertainements m'a dit's'en être
Ce que
la
& qwil
un
CEE
feille T de pele, de ce remede. J'ai. connu fon fecours a
fervé partalage d'un certain âge, quri par fort opiniitre. Il
riche, déja d'une maladie chronique
2 de tems en
été tiré de ce Baume par reconhoilance
prenoit
Chevalier de la Borde, &
M. le
mort ily, a plus
* Il s'eppelloie
IL eft
hajards
leg gardoit) /ous, Pai un grandjeret., eue depuis par un tres-granil
dez0 ans ije
fon fecours a
fervé partalage d'un certain âge, quri par fort opiniitre. Il
riche, déja d'une maladie chronique
2 de tems en
été tiré de ce Baume par reconhoilance
prenoit
Chevalier de la Borde, &
M. le
mort ily, a plus
* Il s'eppelloie
IL eft
hajards
leg gardoit) /ous, Pai un grandjeret., eue depuis par un tres-granil
dez0 ans ije --- Page 332 ---
Leure
tems, & a pouffé fa carriere
aucune incommodité.
jufqu'a 98 ans, fans
La dofe eft
une grande à bouche depuis une cuillerée à café,
tre, fans tranchées, On : alors le il lâche un peu le jufu'à vendans une demi-cuillerée d'eau, prend le matin, à jeun,
bouillon, fitr laquelle on le de thé, de vin ou de
verre d'eau
ou fait nager; on boit un
tne heure par-delluis, un bouillon fort
Jen'entrerst après, on peut déjeuner.
léger, &
veilleux
pas dans le long détail des
adminiftré que PAuteur prétendoit qu'il effets merai jamais par lui inéricurements
produifoit,
c'efa Melfieurs efhayé Tufage, ni fur moi, fur que je n'en
les
ATiR
perfonnes
peut être utile:
Médecins à juger des cas oû il
extérieurs que j'ai cependant je garantis tous les effets
Jieu furies
ci-deffus rapportés,
qu'une animaus, comme fur les (lefquels ont
En un eipérience mot, je conftente me les a hommes)purce démontrés tels.
laquelle je n'aie n'sijamais réuffi; car entrepris aucune cure, à
de traiter tous les vieux je m'abftiens en
de
maux, ni même les général
guérir,mais Phumatifne; non que je craigne de ne douleurs
qui fc
parce
crains de
pas les
du porte au aadur 1 la
dépineerPhnumeur
fang, & qu'il n'en réfulte répercuter dans la maffe
rieur. Ii eft fouvent utile de'favoir quelque dépôt à l'intéinfirmités, & de prendre
vivre avec fes
tout les vieillards.
patience; j'y exhorte furfionne J'olferveraij que lapplication de ce Baume
de petite ordinaireinent autour de la plaie une Occafoncé, qu'on éréfipelle, & teint les chairs d'un efpece
tion, Torfqu'on pourroit ne s'y connoit prendre pour de Tinflamma- rouge
être effrayé; ce n'eft rien, & pas: la : il ne faut pas en
pos moins prompte,
guérifon n'en fera
Ily a long-tems que je penfe
que pour foi, n'eft bon à
que & qui n'eft bon
quence je répands cette
rien,
qu'en confé.
polible, à caufe de l'utilité recette, autant qu'il m'ef
qui peut en réfulter,
Torfqu'on pourroit ne s'y connoit prendre pour de Tinflamma- rouge
être effrayé; ce n'eft rien, & pas: la : il ne faut pas en
pos moins prompte,
guérifon n'en fera
Ily a long-tems que je penfe
que pour foi, n'eft bon à
que & qui n'eft bon
quence je répands cette
rien,
qu'en confé.
polible, à caufe de l'utilité recette, autant qu'il m'ef
qui peut en réfulter, --- Page 333 ---
fur le Baume.
le fonlagement des pauvres. me C'eft fais pour aufar-tout rendre pour encore plus générale, que je de vous
la
Monfieur 1 un grand plaifir
voie
jourd'hui, fadreflerpour , la publier, avec ma dont Letre.parla je veux entichir
C'eft un tréfor
de vos feuilles.
& fuccellivement
premiccement mes s'il compattiotes, eft poffible. Il eft vrai que ce le
toute Phumanité,
que d'être cher, tant par
remede ne laiffe
le compofent, que par les foins
des
prix
drogues E
faut plufeurs perfonnes
quil demande ; puifqu'il Tagiter fans ceffe 1 pendant il
fe reiaient pour
mais
trL
T trente heures quilrelte fur le feu; qu'il en fant
à bon marché, par la même petire tckronfidérable. quantiré
Aiufi,
pour guérir une choritables plaie, trouveront par-la le moyen &cles
ies d'exercer, perfonnes à peu de frais, leur cclui bienfatfinee; de fe livrer, fans
refpeélables meres de famille, qui les porte natureliement
inquiétude, au tous penchant les devoirs.
à en remplir
me tiendrai pour heureux, fjai elles
Quant à moi, je
la facilité, & fi
contribnéà leur en augmenter de cette preuve de T'attachgme favent quelque gré je leur ai voués.
ment & du refpect que
APPROBATIO N.
ordre de Monfeigneur le Garde élevés
Jx: examiné par Manuferit intitulé: Les Enfans
des Sceaux, de un la Nature, Ge.parM. DE FOURCROY; eR
dans Pordre du Roi en fon Dailliege d'excellens de Clermont préBeauvoifs, Confeiller Cet Ouvrage, d'être rempli imprimé. A Verfailles,
ceptes, eft très-digne PLASSONE
ce S Janvier 1783.
fe treuve au Manuel
Le Privilege de cet Ousrage
fur J'Eau.
examiné par Manuferit intitulé: Les Enfans
des Sceaux, de un la Nature, Ge.parM. DE FOURCROY; eR
dans Pordre du Roi en fon Dailliege d'excellens de Clermont préBeauvoifs, Confeiller Cet Ouvrage, d'être rempli imprimé. A Verfailles,
ceptes, eft très-digne PLASSONE
ce S Janvier 1783.
fe treuve au Manuel
Le Privilege de cet Ousrage
fur J'Eau. --- Page 334 ---
T A B L E
TABLE DES
MATIERES.
MENT T.
Accozenim
Régime à garder le jour de
'AIR. Hacouchement, Avantage pages I ,2 & fuiv,
aux enfans, pages qu'ils y a à faire refpirer le grand air
AMERICAINS" Maniere 139 9, dont 192. ils font
AUTEURS nailince, pag. 35 & fuiv.
élevés dès leur
pag. 26 & qui fuiv. ont traité de l'éducation des enfans,
BALENSERD. Eloge de fon
enfans, page 29.
Education phyfique des
BANDES. BAYE. Eft Dangers qu'ilya à bander
efta
un lympcôme de la dentition, un enfant, p. 44.
BAUME. ahondante, page 213.
quand elle
bleffitres, Pour &c. guérir fa les duretés des feins,
BERCER. Dangers recette, de bercer , page 319 & fuiv. bralures,
dormir, page 177 & fitiv. les enfans pour les faire
BERNINCIAN que la chaleur (M.) de la Réfutation de fon
veaux nés, page S2 & mere fuiv. eft néceffaire aux fyftéme, nouBLESSURES, BOUTILIE. Remede pour les
Dangers de
guérir,page 235.
BOURLETS.
cotaliment-p. 115,116, 182.
BRULURES. Reseeeci Remede pourles
p. 127,128,
BUFFON. Ce qu'l penfe du guérir, page 235.
enfans, pages 27 & 28. nourriffage maternel des
CHARIOT. CHALEUR areificicile, nuiGble aux enfans,
an enfant, Avantage d'y promener
page 192,
COLIQUI. Remede pages 159, 193 & 194. journellement
fans, page 221. pour cette maladie dans les en.
Cowrotsions. CORDON
Leurs caufes &
ombilical. Attention remedes,p. 230.
rages 153, 154: 293 &
qu'exige faligarure, s
trpiibiaejiia fiw.Avantage qui réfulte
quis'y trouve,ifid,
nuiGble aux enfans,
an enfant, Avantage d'y promener
page 192,
COLIQUI. Remede pages 159, 193 & 194. journellement
fans, page 221. pour cette maladie dans les en.
Cowrotsions. CORDON
Leurs caufes &
ombilical. Attention remedes,p. 230.
rages 153, 154: 293 &
qu'exige faligarure, s
trpiibiaejiia fiw.Avantage qui réfulte
quis'y trouve,ifid, --- Page 335 ---
M A T I E R E S.
D E S
pag. 45,
Dangers qui en réfultent,
CORPS à baleines.T
& fuive
123 & fuiv. Régime du premier jour, P. 164 184 & fuiv.
€OUCHES.
171 & fuiv. Du troifieme, s'en donne à la
Du fecond, Remede quand les enfans
COUPS.
tête : page 235. Sont nécelfaires dans le fuiv. développe- &
CRIS des enfans. leurs parties, P. 5o &
ment de toutes
fuiv. 204 & fuiv. Differtation à ce fujet, P. 301
CROUTES Laiteufes.
& fuiv. Symptôme de la dentition , page obferver 214, ailx
DENTITION. DÉGOUT.
Régime qu'il faut dentition, faire
page 118.
enfans pendant la crife de la
lors de cette
d'obliger r'enfant à marchier
de
Danger
& fuiv. Symptimes apparens caufe
crife,p. 200, 313
210 & fuiv. ERfouvent
la fortie des dents enfant s P. ; avisimportant à ce fujets
de Thumeur d'un Dans cette crife ne
empécher
304 & fuiv.
les doigts dans 1aae bouche,
T2 enfans de mettre leur donner pour exciterla
P: 225. Ce qu'on fuiv.
EE
falivation, P:
(ont celles appellées incifives;
DENTS. Quelles canines, ceilleres,
213. Ia
&
molaires,
maillots en FEnE premiere
DESCENTES. Les
42, 243 & fuiv.
feule caufe dans les enfans, Eet la dentition, p. 220:
DIARRHEE. Et un (ymptâme
Régime à obferver, P: 221. les enfans de les porter
DorGrS. Ne pas empécher
225.
Ma-
: àleur bouche, page des enfans nouveaux nés.
ERCHIFRENENENT 3 niere de le guérir, page 190. la ligature du cordon
ENFANS. Attention qu'exige 293 & fuiv. Danger de
ombilical, pages 153, 154;
d'envelopper leur
T'ufage établi dans le Brabant, dans une bande imbibée
ventre dès leur naiffance & de la leur faire garder pendant de leur
d'huile de lampe, 298 & fuiv. Danger à les
cing o11 fix mois, P.
Avantages
ya
pincer les feins 1 P. 3o0.
104. E donner à
purger en naifiant, P. 58,
qu'exige 293 & fuiv. Danger de
ombilical, pages 153, 154;
d'envelopper leur
T'ufage établi dans le Brabant, dans une bande imbibée
ventre dès leur naiffance & de la leur faire garder pendant de leur
d'huile de lampe, 298 & fuiv. Danger à les
cing o11 fix mois, P.
Avantages
ya
pincer les feins 1 P. 3o0.
104. E donner à
purger en naifiant, P. 58, --- Page 336 ---
TABL E
tetter douze
104, 161.
à ce fjet,p. heureraprbs,p. 162. Remede pour les Précautions
tranch(es,p. 62, 160, 161. Précautions preferver à des
dre guend-ils y font fujets,p. 175, 176. La prenpreté leur eft tres-nécefiire, & lodeur
leur 'eft
date
Attention préjudictable,pag. qu'il faut avoir
160, les 161,3 300,301.
font nouveaux nés, P. 154 pour & fuiv, laver quand & fuiv, ils
Avantage qu'ily a à les laver avecde 172 l'eau
en commençant dès lelendemain deleur
froide
P. 66 & fuiv. Précautions à prendre pour naifance, Jeurs
hubillemens, & fuiv. Leur toilerte P., 45, 123 & fuiv. 156, 157, 195
couches & les
&régime du fecond jourdes
1So, 190 & fuiv. quatre Leur premiers mois,p. 172 & fuiv.
de Jes bercer
les faire lit, P. 157 & fuiv. Danger
& à les emmailloter pour & à les dormir, P. 177 & fuiv.
& fuiv. Il ne faut pas les empécher trop couvrir, de
p. 42
doig:sà la bouche, p. 225. Il faut
porterleurs
le premier mois, de ne Ieur donner oblerver, à tetter hors
fouvent que de treis en trois
plus
Ondeit éviterde Jeur donner heures, P. 113, iS1.
régler pou. laquanrité des alimens tropà & manger, les heures & des les
repas, P. 107 & fuiv. 280, 281. Nourriture qu'on
po.low-dornerloriquin Caufe de leur
ont fix mois,114 & fuiv.
P. 25 & fuiv. 242. mort, Ce fur-tont quil faut dans le premier âge ,
mettre dansle cas de
pratiquer 199 & fuiv. pour'les Ne
pas les
mareher.p.
forcer lors de la dentition,
200.
cris font néceffaires dans le
P.
Leurs
toutes leurs parties, P. 5o & faiv. développement fuiv. de
& fuiv. Cas ot on peut les laiffer 178&
Leurs humeurs viennent fouvent cHier,p. des dents 55,178. ou
douleurs qu'ils fouffrent; avis important à ce des
P. 304 & fuiv. Le ramolliffement de leurs OS fujet,
dant la dentition eft la caufe qu'ilsfe
pen-
& fuiv. Tems auquel On peut les févrer, p.
&L fuiv. 233 & fuiv. Des alimens
OCORATN
ment le miéux lor/qu'ils ne tettent qui plus, leur convien- &
fuiv, Abus de vouloir les régier à guatre p. 233
repas par
leurs qu'ils fouffrent; avis important à ce des
P. 304 & fuiv. Le ramolliffement de leurs OS fujet,
dant la dentition eft la caufe qu'ilsfe
pen-
& fuiv. Tems auquel On peut les févrer, p.
&L fuiv. 233 & fuiv. Des alimens
OCORATN
ment le miéux lor/qu'ils ne tettent qui plus, leur convien- &
fuiv, Abus de vouloir les régier à guatre p. 233
repas par --- Page 337 ---
R E S. 333
D E S M A TIE
131. Leur
l'âge de deux à trois ans, 7 P.
& faiv.
jour dès jufqu'a l'age de huit
vin, du
la
nourriture
donner de R viande,
deDanger de leur &cc. P.
Attention & leur que
café; des liqueurs, p-133 fuiv.
aomNe
mande leur eftomac, Avantage de les laiffer pendant & de ne
P- 286 & fuiv.
l'age de deux ans,
136.
jour tête nue depuis Eepegesement la & nuit, fuiv. P. 230 &
ies ceuvrir maladies, que P. 202 & fuiv. 210
demanLeurs fuiv.301 & fuiv, Preslaifferfe de ernterduniess leur prévoyance &
206. Exemples
& fuiv.
leur Pol.att ,P. 129, 130,281 qu'elles doivent fuivre,
Régime
Treeet
FEMMES enceintes.
p.147 & fuiv. de gaieté dans les enfans effouvent
GAIETE. Défaut de la dentition, P. 215. page 53.
un fymptome Sa définition de la Nature, P. 202 & fuiv.
GALIEN. COURMES. Maniere de les traiter, loriqu'on en donne
Précaution à prendre
GRUAU.
117:
des habillemens
aux enfans,P. Préceptes all fujet & fuiv. 195 &
HARILLEMENS. enfans, p.45,. 123, 156,, des 157 vêtemens légers,
des
qui réfultent de M. Aiphonie le
fuiv. Avantages Eloge des recherches
des femmes &
P. 139: Médecin, furles habillemens
Roy,
313 & fuiv.
on doits'en
des Vemmenaitis dans lefquelles
HOCHETS. fervir, P. 229.
occafionnée, le troifieme
JAUNISSE. ER fouvent fucré donné aux enfans G-tôt qu'ils
parle vin
E: nés,p. 59,247. Maniere fimple d'inoculer, Ro
INOCULAEAONS & fuiv.
aux femmes. une
vouloir procurer
de leur
RLAEEnaeNead
LAIT. Abus d'en abondance, les premiers jours montée
trop grande 112, Précautions à prendre pourla P. 1S4 & fuiv.
SOIet couche troifieme jourdes conches, du lait, P. 301 & fuiv. les
Differtation fur lescrolites qu'il faut avoir pour laver
LAYAGE. Attention nés, pag. 154 & fuiva
enfans nouveaux
& fuiv.
aux femmes. une
vouloir procurer
de leur
RLAEEnaeNead
LAIT. Abus d'en abondance, les premiers jours montée
trop grande 112, Précautions à prendre pourla P. 1S4 & fuiv.
SOIet couche troifieme jourdes conches, du lait, P. 301 & fuiv. les
Differtation fur lescrolites qu'il faut avoir pour laver
LAYAGE. Attention nés, pag. 154 & fuiva
enfans nouveaux --- Page 338 ---
TABI L E
Lavage d'eau froide. Ses avantages
l'expérience &par le fentiment de réconnus par
p.66 & fuiv. 138,257 & fuiv. La tousles Auteurs,
témoigne un enfant quiy eft
répugnance que
LE fymptôme Ror
de la dentition., P. 222. accoutumé eft un
timent fur (Alphonfe) la caufe du Médecin. mal de Réfutation de fon fen249 & fuiv. Eloge de fes mâchoire recherches Ol1 tetanos
LetR.E femmes & des
fur les
LEURYE (M. DE). Jugement enfans,p-313 de fon
& fuiv.
Mere felon P'ordre de la
ouvrage, la
LISIERES. Inconvénient qui. Nature,p. en
32.
LOcKE. Jugement de fon Traité réfulte,p. de
126, 199.
Enfans, P. 26.
P'Education des
MARCHER. Ce qu'il faut
enfant dans le cas de marcher, pratiquer pour mettre un
Danger de l'y forcerlors de la P: 199 & fuiv.
216 & fuiv. Quand l'enfant dentition, p. 200, s
refufe dele faire,
accoutumé à marcher
P. 216 & ftiv. c'efunfymprôme dela dentition,
MARET détermine (M.) Extrait de fon Mémoire,
quelle influence les
parlequel il
ont fur leur fanté, P. 241 & fuiv. moeurs des François
MAILIOTS. 243 & fuiv. Dangers qui en réfultent, p. 42 & fuiv,
MERE. Avantage qu'elle retire en
P.15 & fuiv. De quelle manicre allaitantfes enfans,
traitée le jour de fes couches,
elle doit être
quoi doit être faite la foupe
P. 164 & fuiv. De
elle eft remife dans fon lit, qu'on lui donne quand
néceffaires les premiers jours 164. Ménagemens
166.
fi.
Précautions qu'elle doit couches, P. 165,
à tetter, P. 162. Danger de la prendre tenir en donnant
ment,
166 & fuiv. Utilité de
trop chaudejugé RAaS tems de changer de linge, réformer le préRégime du fecondjourdes
p.169, 170.
du troifteme, P. 184 & fuiv. coucher,p. des
171 & fuiv,
P. 188 & fuiv.
jours fuivans,
MILICE. defcentes Raifon font pour laquelle ceux qui ont eu des
exempts d'y tirer, P. 244 & fuive
prendre tenir en donnant
ment,
166 & fuiv. Utilité de
trop chaudejugé RAaS tems de changer de linge, réformer le préRégime du fecondjourdes
p.169, 170.
du troifteme, P. 184 & fuiv. coucher,p. des
171 & fuiv,
P. 188 & fuiv.
jours fuivans,
MILICE. defcentes Raifon font pour laquelle ceux qui ont eu des
exempts d'y tirer, P. 244 & fuive --- Page 339 ---
M A T I E R E s:
D E S
ages & la caufe,p.25
MORT des enfans du premier
&fuiv. 242. Sa définition par Galien, enfans P. fe 53. nouent pen*
NOVEURE. NATURE. D'ot vient que les & fuiv.
lorfdant la dentition, 217,313 peut donner aux enfans
la
NOURRITURE. ttr 114 & fuiv. & pendant de huit
qu'ils ont fix mois,P. P. 1IS, jufqu'a Page aux enfans
crife de la.dentition, Danger de donner
&c.
ans, P. 131, & fuiy. du vin, du café, des liqueurs,
de la viande,
116. Maniere
p.133. Avantage de cet aliment,P.
PANADE. dela faire, P. 191. Maniere Gimple de Tinoculer, : : 261 maPETITE vérolé.
avant & régime pendant Au-
& fuiv. Préparatif 262 & fuiv. Sentimens de quelques de la liqueur
ladie,P. foutiennent que Texpreffion ombilicaleft
teurs qui fe trouve dans le cordon
& fuiv.
jaunatre qui contre cette maladie, P. 296 conun préfervatf Combien 1l feroit avantageux. quils de leurs
PERES.
les meres à léducation
couruffent ayec 49 & fuiv. 246.
l'enfant fi-tôt
enfans , P: Comment on doit
Avantage qu'ilya
PURGER,
58,247 & EK.
ile qu'il elné,P: farre
63, 161. de fon Traité de Za conRAUIIN M) jugement 31, Ce quil penfe de cette
fervation des enfans, P. enfans, P. 76 & fuiv.
méthode Séleverles Eloge de fon Avis aux Réfutation meres gui de
REBOURS nourrir (Mad.), leurs enfans, P. 30. de Finconvénient
yeulent avance, qu'il auroit auffi-tôt qu'ileft
ce qu'elle donnerà à EAt l'enfant
à né,p. ne pas 64.
de TEmile,p. 28. Eloge
RoUssEar (J.J.)lugemene 290 & fuiv.
&
de fon fecond
en font la premiere
RUPTURES. Les womalur
42, 243 & fuiv.
feule caufe dans les enfans 1 %f Eloge de fon
(Scévole
SAIRTE-MARI Poème fur la Pedotrophie, les kaas 27; des enfans nou,
SEINS. Danger de pincer
à EAt l'enfant
à né,p. ne pas 64.
de TEmile,p. 28. Eloge
RoUssEar (J.J.)lugemene 290 & fuiv.
&
de fon fecond
en font la premiere
RUPTURES. Les womalur
42, 243 & fuiv.
feule caufe dans les enfans 1 %f Eloge de fon
(Scévole
SAIRTE-MARI Poème fur la Pedotrophie, les kaas 27; des enfans nou,
SEINS. Danger de pincer --- Page 340 ---
07-14Y
336 TABLE DES
MATIERES
du veaux fein nés, P. 300. Abus de vouloir former
avant la couche,
le boue
rir les duretés aux feins, P. III. Baumne pour gué.
P. 319 & fuiv.
P. 186,187. Sa recette,
SEVRAGE. Abus de croire
l'enfant ait fes Vingt
qu'it faille attendre que
& fuiv. 233, 234. Cas dentspour où l'on doit le fevrer,p. 118
d'autres oul'on peutfevrer
fevrerp plutôt,
TETANOS, ou mal demâchoire, plutard P,. 122, 123.
les Negres des iles de
Maladie à laquelle
neuf premiers jours de leur PAmérique font fujets les
pour la guérir, P. 60,
vie; & remede employé
TÉTE des enfans. Attention 61,248 fuiv.
TETTER. 11 faut donner à qu'elle exige, 136 & fuiv,
heures après fa
tetter à l'enfant douze
à ce fujet, 162. naitance,p. Il faut
104, 161. Précautions
mois, de ne donnerà tetter obferver, hors le premier
de trois en trois heures, auix enfans plus fouvent
3.te nitrop ni
I13. Il ne faut leur
fuiv. IS1 & fuiv. 280 trop & fonvent 281. à tetter, p. Io5 &
TISSOT. Eloge de fon Avis an
Remede qu'il preferit pour Peuple, (031,38,40
tranchées, 62. Excellence de préferveri rles enfans des
les enfans avec de l'eau froide fon précepte de laver
leur naiffince, 66 & fuiv. dès le lendemsin de
les préceptes 4h donne en Exccllence de tous
des enfans dans fon Avis au général fur l'éducation
TRANCHÉES. Remede
Peaple, P. I07 & fuiv.
p. 62. Précantions pour en préferver les enfans,
font fujets,p. 176. 4 prendre quand les enfans y
VENTRE. Danger de P'ufage établi dans le
d'envelopper le ventre des enfans
Brabant
d'une bande imbibée d'huile, &c. nouveaux nés
VERS. Pourles guérir,
P: 298 & ftiv.
M. Tilfot,p. 233. confulterl'dvis au Peuple de
VIN fi-tôr fucré. Danger qu'ily: a d'en donner aux
qu'ils font nés, P. 59 , 247.
enfans
Fin de la Table des matieres.
A PARIS, de Pmprimerie de P. G.SIMON& & N. H.
Imprimeurs du Farlement. 1783.
NroN, --- Page 341 --- --- Page 342 --- --- Page 343 ---
E733
FaaHe --- Page 344 ---