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Azot
43 A ooe --- Page 3 --- --- Page 4 ---
28o
(8)
tion Nationale; ces assassins des Colons de
SaintDomingue : ccs buveurs de sang: ceS
usurpateurs du pouvoir Legislatif: CCS dévastateurs de la plus riche colonie de Tunivers; des
ceux qui Ont fait tomber entre les mains
ennemis los plus implacables de la Francc,
los riches dépouilles qu'il auoient pillées sur
le pouple loplux inlustrieux dun monde; ceux les
qui
la onl fourni a LAzleterres contre
SE de continnerla guerreen Europe
la République: ces Dictateurs enfin, teints
de sang, porgés d'or et souillés de crimes, à été
sont arivéss et Darrenede-Vienat, des Jacobins les
leur apologisie; ct la sociei6
à zceucilles.
les atit
Mais. pourquoi Darere-de-Vinusae Billaudsontenus de son influence. Pourquoi ses fidbles
de-Varennes et Collut-a'Ilerbais
coopératcurs, ont-il garlé le silenceo 1
Cest que
le rompre, il falloit dire;
nous tenons dans les fers
depuis cum,
E
les comumis-dirasdes colonsdeSaint- Domingue; liste de
nous lcs avons fait inserire sur la
Fouquiet-Tinvilles Eh poarquoi p - cest que
dans cinquante leltres.aia nous ont répété;
lu Convention Nationale est trompée sur
Lafjaire des colonies, el la faction angluise
triomphe!
fussent
Penseroit-on
ces cominissaires dans
libres SAERSR Non, ils sont encore
les fers, et Polverel et Sonthonax sont libres.
Runnasgs 2 des droits du Peuple, rue de la Loi.
De FImprimerie --- Page 5 ---
LES CALOMNIATEURS
LEBORGNE, POLVEREL, SONTONAX
T C D SNPLICIS,
APPELLÉS
anolo ne
'AU TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE 31
D1
9719 a10T
des
de S. DominPar les commissaires
patriotes
la Convention Nationale.
219 gue, députés près
I9VISO
asioitgab b 9
C
aE
D ANS un libelle, qu'il vient de publier,
de
et
D Leborgne traite d'incartades
jeunesse 3
de galanferie, les vols, les assassinats dontil est
accusé. Quel dégré de confiance peut-on accorder à un tel homme? sans doute il ne sera
crà par ceux des Colons instruits ou témoins
12 Be tous lesi crimes dont il s'est souillé dans les
21 iles du a vent et sous le vent. Ils savent avec
quelle adresse il vole les diamans. Ils savent
snavec quelle audace ila voulu cacher son crime
l'assassinat. Ils savent encore comment il
par s1a été soustrait des prisons et à l'infamie du
11 supplice qu'il-avoit mérité. lls n'ignorent pas
IT
non plus de quels moyens perfides ils'estiservi
son complice
191 pour faire expulser, - par rsonami,
Roumel'anglais, ceux des habitans de Tabago
obnom sl 1u01 5b EHISER 29l ansb 1noe iup
crime
l'assassinat. Ils savent encore comment il
par s1a été soustrait des prisons et à l'infamie du
11 supplice qu'il-avoit mérité. lls n'ignorent pas
IT
non plus de quels moyens perfides ils'estiservi
son complice
191 pour faire expulser, - par rsonami,
Roumel'anglais, ceux des habitans de Tabago
obnom sl 1u01 5b EHISER 29l ansb 1noe iup --- Page 6 ---
RPJCD (:)
qui étoient les plus attachés à la France. Les
accusations',. les intrigues, les calomnies employées par Leborgne sont connues. d'un trop
grand nombre de Colons pour qu'ils puissent
croire aux prétendues vérités annoncées par ce
vil imposteur.
L
Mais tous les français ne sont pas Colons, 2
et l'effronterie aveclaquelle Leborgnesubstinue
des mensonges à la vérité, pourroit être prise
pour l'assurance de Thomme probe, 231 - 4
Prévenir cette erreur est un de nos premiers
devoirs. Pour y parvenir, il nous suffira,
quant à présent , de démontrer la duplicité, 2
la mauvaise foi de Leborgne et de ses complices. Nous ne nous arrêterons pas à combattre les principes erronnés, les paradoxes que l'on
trouverpresqu'a chaque page de son libelle.
Nous ne rectifierons pas cette confusion perfide des personnes. et des choses, ces anacronismesiao ces injures grossières. Le tems de les
relever n'est pas. encord venus puisquil n'est
permis au tribunal révolutionnaire de nous
pas entendre. Ce que nous allons prouver.
smn Enoa attendant nous nous attacherons à ce
qu'iliy.a de plus saillant dansace libelle : les
Elles auroient au moins 2 dà être
D citations.
chacun
les vérifier. Il
a exactes 5 puisque
peuti
soient bien
faut queLeborgne et: ses complices
assurés de Timpunité pour avoir osé tronquer
et dénaturer avec 2 autant d'audace, des écrits
qui sont dans les mains de tout le monde.
- --- Page 7 ---
(3)
Pour exemple frappant, nous lisons au fol.13 de
ce libelie: 5> Enfin pour me servir des expressions
: cent mille révoltés cou-
> de Page et Brulley
la torche et le
> verts du
des blancs, 2
Colons
>> poignard TE à
main 2. paroissent aux
l'assemblée nationale.>
> moins dangereux que
Dans ceti e citation tronquée, indépendem- deux faux
ment de la perfidie, il sC trouve
matériels.
Le premier, c'est que ce ne sont pas les
expressions de Page et Brulley 2 mais bien
celles
Pagelui-mème reproche aux contre-.
LIRISE de S. Domingue, dans son
écrit intitulé Discours historigue, etc. 15e.
>> Alors farent
#
lig. 27e, En effet on y lit :
du
facés, par les soins de Gauvin, négociant
>> Cap, ces mots : la nation, la loi, etc., qui
>> ornoient le temple où se réunissoit l'assem-
> blée coloniale. Alors des orateurs malveillans
l'assemblée natio-
> ou égarés blasphémoient mille révoltés couverts du
> nale, et cent
le
sang à la
> des blancs, 2 la torche et
peignard
>> main , leur paroissoient moins dangereux que
> l'assemblée nationale. K
Avec quelle impudence Leborgne, en dénaturant ce passage, attribue à son auteur le
celui-ci reproche aux ennemis de
langage que
la France! !
Le second faux matériel c'est qu'il donne
expressions de Brulley le fragment d'un
pour
révoltés couverts du
> nale, et cent
le
sang à la
> des blancs, 2 la torche et
peignard
>> main , leur paroissoient moins dangereux que
> l'assemblée nationale. K
Avec quelle impudence Leborgne, en dénaturant ce passage, attribue à son auteur le
celui-ci reproche aux ennemis de
langage que
la France! !
Le second faux matériel c'est qu'il donne
expressions de Brulley le fragment d'un
pour --- Page 8 ---
(4)
ouvrage qu'il n'a pas signé et auquel il n'a pas
coopéré.
Dans les autres citations, on retrouve la
même inexactitude, la même perfidie : Tantôr
ce sont des transpositions de dates, tantôt des
attributions de divers ouvrages à des Colon:
quin'y ont eu aucune part. Ildonne avec soir
pour l'opinion générale de la Colonie, celle de
quelques individus tels que Gouy-d'Arcy et
autres dont le caractère public a toujours étc
méconnu, et la conduite toujours dénoncée
les vrais représentans de Saint-Domingue, pai
Pour ce qui concerne l'assemblée de SaintMarc, comme Leborgne sait que ses amis ei
complices Polverel Sonthonax et Dufay ont
brûlé ses archives ; il croit pouvoir attaquer
avec avantage, les principes et les actes de
cette assemblée. On lui prouvera en discussion
contradictoire combien sont fausses les conséquences qu'il tire des écrits avoués et signés
par ceux qui la composoient. Au surplus,
ses
dans
diatribes, Leborgnen'est
le servile écho
de tout ce qu'ont dit et CCREE contre cette assemblée les Laluzerne, les Barnave, les Lameth, et chacun sait que les projets de ces
conspirateurs firent toujours la ruine des Colonies françaises pour servir l'Angleterre.
C'est pour mieux couvrir les desseins,
Leborgne et ses, complices ont toujours eu uc
seconder les attentats de cette puissance en- --- Page 9 ---
(5))
némie, qu'il a présenté sous un jour défavorable une lettre officielle et ostensible adressée
par l'assemblée coloniale au ministre d'Angleterre. Il n'a pas dit que cette lettre avoit été
écrite au commencement des troubles et de
al'insurrection survenue à Saint-Domingue, dixhuit mois avant la déclaration de guerre. Il ne
dit pas qu'elle. avoit
but de remercier le
gouvernement SELEE des secours en armes
et munitions que le gouverneur de la Jamaique
avoit envoyés à Saint-Domingue pour mieux
déguiset les projets de destruction du cabinet
de Saint-James. Il ne dit pas que l'assemblée
législative décréta que le chef du pouvoir exécutif, étoit invité d'adresser des remercimens
au gouvernement britannique, pour cess secours
portés à la Colonie de Saint-Domingue.
C'est ainsi qu'il cherche à envenimer un acte
public commandé par la reconnoissance nationale et confirmé par les législateurs de la France
qui depuis ont donné pour mission, expresse à
Sonthonax et Polverel de réduire ces mêmes
révoltés.
C'est ainsi que, toujours habile à dénaturer
les évenemens et leurs causes 2 il s'attache à
présenter les Colons comme les partisans de
c'est
FAngleterre, pendant que
Sonthonax,
Polverel, Rochambeau, Dufay, Leborgne et
complices, qui d'accord avec quélques Colons
conte-évolauionnaine, ont eux-mêmes perfi-
à
Sonthonax et Polverel de réduire ces mêmes
révoltés.
C'est ainsi que, toujours habile à dénaturer
les évenemens et leurs causes 2 il s'attache à
présenter les Colons comme les partisans de
c'est
FAngleterre, pendant que
Sonthonax,
Polverel, Rochambeau, Dufay, Leborgne et
complices, qui d'accord avec quélques Colons
conte-évolauionnaine, ont eux-mêmes perfi- --- Page 10 ---
((16))
dement livré lesi Colonies françaises au
nombre de troupes anglaises qui sy sont petit
sentées,
DET US em
pré319 Cestienfin
cette confusion coupable des
personnes et des choses, que Leborgne et ses
pareils prétendent inculper Passemblée coloniale qu'il dit avoir été conduite par
Brulley, et
Page,
Thomas'Miller, 9 pendant qu'il est
constant que les deux derniers' n'étoient
même à l'assemblée 192
D - non
pas
Mais les faux d cette a
nature sonts V familiers
à Leborgne; car il a
-
l'effronterie de
dre Page, Brulley, Clausson, Duni, et
neuil au nombre
PEREE
des signataires de l'écrit intitule : Appel interjetté a Tassemblée
micux. instruite , ctc. Tandis que quatre nationale, de ces
cinq prétendus signataires n'éroient
même
membres de l'assemblée qui a signé pas cet écrit
et que tous les cing étoient à deux mille lieues
oder cette même assemblée, à l'époque ou l'écrit a été signé.
abn Qur'on juge donc maintenant de la confiance
mérite ce libelle insolemment intitulé enfin
2e vérie sur les Colonies.
a Ii'seroit fastidicux d'entrer dans - d'autres dé
tails ou l'on ne pourroit que
les
mêmes fauisserés, la même perfidie. développer Le
viendra sans doute, où il nous sera possible temps de
tenir face à face, cette rourbe
dasassins, de dévastareurs,
d'imposreurs,, --- Page 11 ---
((7)
C'est alors mais seulement alors, que nous
pourrons discuter 2 dans tous les points , ce
tissu de calomnies, ourdi avec tant d'audace,
soutenu et propagé avec tout ce que l'intrigue
opulente fournit de moyens.
Qu'ils sont puissans, ces moyens ! Sanségard
pour les principes de justice 9 nous sommes 2
nous accusateurs constamment incarcérés, sans
pouvoir être entendus, pendant que Polverel,
Sonthonax, Leborgne, Dufay et complices
sont libres, quoiqu'accusés.
T
Qu'ils sont puissans 5 ces moyens ! Malgré
nos réclamations, malgré celles de nos compatriotes 2 et leurs offres généreuses. de répondre
de nos personnes 2 sur leurs têtes, Polverel.,
Sonthonax,Dufy et Leborgne évitent, depuis
trois mois, la discussion contradictoire, et
viennent à se soustraire même à la
Pats
poursuite
tribunaux oùt nous avons-voulul les traduire: -
Tux viens d'en fournir la preuve, toi Leborgne;
accusés par toi du crime dè haute trahison 2
nous avons dû te dénoncer au tribunal révolutionnaire. Tes calomnies consignées dans des
libelles, ont motivé notre dénonciation. Il en
est résulté, contre toi un mandat d'arrêt. Cette
grande affaire alloit donc s'instruire. Nous allions comparoitre ensemble, et discuter COR-
ux oùt nous avons-voulul les traduire: -
Tux viens d'en fournir la preuve, toi Leborgne;
accusés par toi du crime dè haute trahison 2
nous avons dû te dénoncer au tribunal révolutionnaire. Tes calomnies consignées dans des
libelles, ont motivé notre dénonciation. Il en
est résulté, contre toi un mandat d'arrêt. Cette
grande affaire alloit donc s'instruire. Nous allions comparoitre ensemble, et discuter COR- --- Page 12 ---
(8)
tradictoirement. Situn'es pas un calomniateur,
si tu as tant de preuves de nos prétendus crimes 3 tu te trouvois avantageusement placé
pour nous convaincre.et nous faire punir.
Pourquoi donc as-tu souffert qu'on te fit sortir de prison, 2 sans jagement ; car enfin, ou tu
es coupable, 2 ou nous le sommes :
Dans le premier cas, on a eu de fortes raisons pour te Soustiaire au jugement; et tu fais
bien de persister à l'éviter, tant que tu pourras.
Dans le: second cas, tu aurois incontestablement sollicité le jugement, puisqu'il en devoit
résulter notre condamnation.
Dans tous les cas 2 pourquoi étouffer cette
affaire ? Puisque le tribunal révolutionnaire en
étoit saisi, pourquoi intervertir le cours de la
justice P Elle comfande impérieusement
toi, ou nous,soyons punis. Toi,si tu es un que calomniateur : Nous, 2 Si nous sommes de faux
dénonciateurs.
Cejugement, loin de nuireau
dei l'affaire des Colonies en développement
solution. Deux
auroit accéléré la
séances du tribunal révolutionnaire, deux heures même de diseussion contradictoire, 2 donneroient plus de documens à cet
égard, que deux mois d'examen de volumineux
papiers que renferment dix-huit dépôts, --- Page 13 ---
(9)
Eh bien'Leborgne, Sonthonax, Polverel, Dufay et complices, mettez-vous mêmes sans délai,
vous dites avoir
en évidence 2 les preuves que
de nos prétendus crimes. Adoptez cette mesure
que nous ne cessons de provoquer. Osez demander que l'affaire entamée au tribunal, se
poursuive. Nous vous sommons tous ; nous te
défions toi, Leborgne s de paroitre avec nous
devant des juges qui ne sont redoutables que
pour des contre - révolutionnaires, 2 des imposteurs 2 des assassins 3 des Sonthonax et
Polverel.
Hommes profondément pervers, 2 si vous n'é
tes aussi lâches que fourbes 9 acceptez le défi
que nous récidivons et que nous signons sous les
verroux. Si vous vous y refusez encore 2 vous
démontrez que vous ne nous accusez que de
VOS propres forfaits 2 et que les prétendues
preuves que vous dites avoir contre nous, sont
aussi illusoires que les crimes que vous nous
supposez.
Depuis trois mois 2 nous ne cessons de provoquer la discussion contradictoire et un jugement. Depuis trois mois, Polverel, Sonthonax,
Leborgne et complices ne cessent de l'éviter.
Représentans du peuple 2 et vous tous
Français, de quel côté sont les coupables
nous accusez que de
VOS propres forfaits 2 et que les prétendues
preuves que vous dites avoir contre nous, sont
aussi illusoires que les crimes que vous nous
supposez.
Depuis trois mois 2 nous ne cessons de provoquer la discussion contradictoire et un jugement. Depuis trois mois, Polverel, Sonthonax,
Leborgne et complices ne cessent de l'éviter.
Représentans du peuple 2 et vous tous
Français, de quel côté sont les coupables --- Page 14 ---
(o)
Devrions a nous être incarcérés, 2 pendant
que de tels adversaires sont libres?
Les Commissaires des patriotes de Saint-Domingue dépuiés près la Convention nationale.
LARCHEVISQUE - THIBAUD
THOMAS - MILLET, BRULLEY,
CLAUSSON, , DUNY, PAGE 2
VERNEUIL.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la commission.
Maison d'arrêt des Quatre Nations, c@ IO brumaire,
l'an trois de la République Française 2 ane et
indivisible.
De lImprimerie de LAURENS, ainé, rue d'argenteuil,
No, 211. --- Page 15 ---
T y9 R AITS
M E
DE PATRIOTIS
D E
POLVEREL ET DE SONTHONAX.
Eooners les Colons, S braler l'escadre
et le convoi : enlever au Peuple Français dont
le sucre 2 le café, le coton, lindigo,
il étoit charges mettre Saint-Domingue sans
défense, ain d'en renidre la conquète plus
tel était le plan de
facile à T'Angleterre,
organisérent
Sonthonax dissentions etPolvereljorsqulk et les rixes entre les hommes
les de couleur et les matelots, pour allumer ta
civile et lincendie du Cap. Tel deguerre voit être le résultat de l'ordre qu'ils donau ci
le 20
1793 (V. S.),
nèrent, 7
commandant juin
l'anillerie, pour
toyen braler Noel, l'escadre et le convoi. La résistance
de cet officier trompa leur criminelle espérance, le convoi se sauva par un départ
emportant avec lui les victimes
précipité, échappées aux assassins armés par Sonthonax et Polverel. Alors, 2 ces deux tigres 2
acharnés à la destruction de cette flotte et
des infortunés qu'elle avoit reçus, rendirent
la proclamation suivante :
A --- Page 16 --- --- Page 17 ---
Enas
0286e
V. --- Page 18 ---