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Bahir Carter Brolui
Lihran
Brumnt Httersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- tant à perdre. Déja nous fommes inftruits que les dée
putés des colonies ont abandonné leur pofte honorable
dans votre augufte Alembléc ; nous apprenons que des
intéréts particuliers, prévalant dans les ames égoiltes
de beaucoup de Colons, fur les vues d'intérêt général,
d'injules murmures fc font élevés contre la fagellerde
votre décilions nous favons que des complots fe trament
des trahifons fc préparent pour enlever à
2 que
Nous fommcs
la Nation dcs proprictés relpectables.
bien convaincus que vous ne balancerez pas d'aprés
toures CeS puidantes confidérations 5 & dans cette confiance, nous fommes, 3 avec un trés-profond rcipect,
MESSIEURS,
Vos tres-humbles ferviteurs 3
Lcs PATRIOTES du Club du café national de
Bordeaux.
DELORMEL, Préfident ; LACOMBE, J. DESigné Secréiaire ; DURAND, Secrétaire ; DE
FRENNE, 2
GRANGE, LALU, Sccrétaires --- Page 5 ---
LES AMÉRICAINS
RÉuxis à Paris 2 & ci-devant composant PAssemblée générale de la partie
françoise de Saint-Domingue ,
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
A
IMPRIMÉ PAR ORDRE DE L'A6SEMBLÉE NATIONALE,
A PARIS,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
179 I. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
LES AMÉRICAINS
REUxIS d Paris 7 & ci-devant composant PAssemblée générale de la partie
françoise de Saint-Domingue 2
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
MESSIEURS,
Vous' avéz prononcé fouverainement fur nos aétes
& fur notre caraétère politique : vous vous êtes réfervé de ftatuer fur nos perfonnes : telles font en
fubftance les difpofitions de votre décret du 12
O&obre de P'année dernière. Notre foumiffion fans
réferve à ce décret, vous a déterminés à écouter
notre juftification individuelle, & à nous montrer tout
Vintérêt dû à des hommes qui ont été honorés de
la confiance de leurs concitoyens, dans la plus importante des Colonies françoiles. Agréez, Meffieurs,
nos aétions de graces pour les' momens que vous
avez confacrés à nous entendre.
L'inftant de nous juger eft venu: : votre décret va
nous placer au nombre des bons citoyens, ou nous
confondre parmi les mauvais: fi nos deffeins ont été
A 2
à nous montrer tout
Vintérêt dû à des hommes qui ont été honorés de
la confiance de leurs concitoyens, dans la plus importante des Colonies françoiles. Agréez, Meffieurs,
nos aétions de graces pour les' momens que vous
avez confacrés à nous entendre.
L'inftant de nous juger eft venu: : votre décret va
nous placer au nombre des bons citoyens, ou nous
confondre parmi les mauvais: fi nos deffeins ont été
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remplis par celui qui nous a fervi d'interprèle, nous
nous Aattons qu'il ne refte plus de doute fur la pureté
de nos intentions. Nous croyons néanmoins devoir
publier une dernière profeflion de foi, qui achevera de nous faire connoitre aux repréfentans de la
Nation & aux amis de la Patrie.
Nous rempliffons franchement notre devoir en abdiquant comme erronés des travaux que vous avez
tels; mais ces erreurs n'ont jamais pris leur
IbeR dans une volanté coupable; elles n'ont été
produites que
T'éloignement oùr nous étions de
tous fecours, ETa par les circonftances dont le torrent
nous a entrainés : quiconque fe fut trouvé dans une
pofition telle que la nôtre, eût vu naitre les mêmes
orages, & peut-être de plus violens. Vous n'oublierez
pas que nous étions placés au fein d'une révolution
oùt tout étoit nouveau, oû les meilleuts efprits pouvoient s'égarer dansla recherche du bien, & où nous
n'apercevions VOS oeuvres qu'à travers un épais
nuage.
- Cétoit pour nous une aflez grande douleur de
n'avoir
dans notre patrie, conduire nos concitoyens Fiate à félicité qu'ils nous avoient chargés de leur
procurer, 8 qu'ils attendoient de nos foins.Le comble
du malheur a été devoir que nos aétes nous ayent fait
accufer de projets finiftres de fciffion & d'indépendance; enfin le devoir vraiment douloureux à remeft d'avoir à juftifier notre attachement à la
Findeet
Ne fommes-nous pas les defcendans de ces infulaires quife font volontairement unis à elle? n'avonsnous pas prouvé, dans tous les temps, que le nom
françois nous étoit cher? notre fang n'a-t-il pas fouvent coulé pour le conferver ? Quoi! dans des jours
malheureux, nous nous ferions fignalés par notre
indépendance; enfin le devoir vraiment douloureux à remeft d'avoir à juftifier notre attachement à la
Findeet
Ne fommes-nous pas les defcendans de ces infulaires quife font volontairement unis à elle? n'avonsnous pas prouvé, dans tous les temps, que le nom
françois nous étoit cher? notre fang n'a-t-il pas fouvent coulé pour le conferver ? Quoi! dans des jours
malheureux, nous nous ferions fignalés par notre --- Page 9 ---
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affeRion pour notre mère-patrie ! nous aurions patiemment partagé fes infortunes & fes chaines! &
maintenant nous ne voudrions pas nous aflocier à
fa liberté, à fon bonheur & à fa gloire !
Quand cet attachement à la France ne feroit pas
inné en nous, & ne nous auroit pas été tranfmis par
nos pères, notre intérêt perfonnel ne vous feroit-il
pas garant de notre fidélité ? Il nous commande de
demeurer annexés à TEmpire François; nous ne pouvons exifter à part dans Pordre focial; ainfi le veut la
nature, qui nous a accordé des terres fertiles en denrées deluxe; ainfi le veutla faine politique : qui nous
invite à rechercher la protedion dun grand Peuple,
car on n'eft pas impunément foible & riche; ainfi le
veut, & notre organifation intérieure, &c le genre de
notre population, &c diverfes autres confidérations
gu'il feroit fuperfu de rapporter.
Notre plus ardent defir eft donc de voir s'évanouir
fans retour ces foupçons qui nous ont précédés &
fuivis dans la métropole, & fous lefquels nous avons
gémi troplong-temps : nous voulons que notre inviolable attachement à la France foit manifefté à tous
ceux qui le partagent avec nous. Il ne nous eft pas
poflible-de fupporter que Pon nous croye réfraétairesà
la volonté des légitimes repréfentans de la Nation.
Nous n'héfitons donc pas à reconnoitre authentiquement que P'Affemblée nationale eft inveflie de la puiffance fuprème fur tout ce quiporte le nom françois;
que tous les membres de TEmpire doivent être foumis
à ce qui a étéidécrété par elle: ainfi, attachement &c
foumiffion àla loi, telle a été, telle eft & telle fera
notre maxime conftante &cinébranlable. Si quelqu'un
de nos écrits a paru contrarier cette maxime, nous le
rétractons hautement, nous failons gloire de protefler
de notre obéiffance 2 parce que nous favons bien
nom françois;
que tous les membres de TEmpire doivent être foumis
à ce qui a étéidécrété par elle: ainfi, attachement &c
foumiffion àla loi, telle a été, telle eft & telle fera
notre maxime conftante &cinébranlable. Si quelqu'un
de nos écrits a paru contrarier cette maxime, nous le
rétractons hautement, nous failons gloire de protefler
de notre obéiffance 2 parce que nous favons bien --- Page 10 ---
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telle obéiffance eft honorable 2 qu'elle eft le
qu'une devoir du citoyen & F'apanage des hommes
premier libres, &nous réitérons icila demande que nous avons
déja faite d'en prèter le ferment dans VOS mains. de reconComment ne ferions-nous pas touchés 2 Par
noiflance pour les légiflateurs de PEmpire
quel
inconcevable aveuglement ne chercherions-nous pas
faire
VOS décrets ? Vous nous offrez un
à
triompher doux & modéré, & tous les bienfaits
gouvernement
notmione-ncasfoula
Sraprmtauglasendulig.s
une Affemblée natiode
? Avant qu'il
PESHST
ter
plus
tant de biens,, &
nale. 2 nous n'aurions jamais être efpéré aflez infenfés pour les
nous ne pouvons pas
rejeter. Tous nos voeux font d'être bientôt en polleflion dont des
biens que vous nous deftinez : nos concitoyens, facrés, ont befoin
les intérêts nous feront toujours
ils ont été
d'en jouir pour oublier les maux auxquels vous êtes
fi long-temps en proie. Les inftrugions recevoir que une exéfurle point de décréter ne fauroient Pobtiendront
cution trop prompte; : elles ne fommes fi perfuadés qu'avee
le titre de loi provifoire 5 &nous un effet falutaire 2
qu'avec ce titre elles produiront ad hoc que nous vous
que c'eft l'objet d'une pétition Puille cette conflitution propréfentons féparément. incellamment, & porter la confolation
vifoire partir
dans la Colonie!
cette dernière &e
Quant à nous, 2 Meffieurs 2 fentimens, par
nous avons
folemnelle manifeffation de nos
les événemens ont
voulu lever tous les doutes que
c'eft dans cette
pu jetter fur nous. C'eft en ce moment,
vous nous
expreflion libre & pure de nos penfées, &c que tels que nous
retrouverez tels que nous fommes. c'eft dans 2 cette profeffion
ne cefferons jamais d'ètre;
feuls, & tracée avec
de foi, didéc par nos coeurs
entimens, par
nous avons
folemnelle manifeffation de nos
les événemens ont
voulu lever tous les doutes que
c'eft dans cette
pu jetter fur nous. C'eft en ce moment,
vous nous
expreflion libre & pure de nos penfées, &c que tels que nous
retrouverez tels que nous fommes. c'eft dans 2 cette profeffion
ne cefferons jamais d'ètre;
feuls, & tracée avec
de foi, didéc par nos coeurs --- Page 11 ---
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franchife 2
vous apercevrez véritablement nos
intentions, 3e que vous puiferez lej jugement que vous
allez porter fur elles. Nous attendons cejugement avec
confiance. Pères de la patrie ! le bonheur de tous les
François vous eft également cher. Fondateurs de la
liberté, c'eft en créant des citoyens que vous avez
donné une bafe inébranlable à la conftitution qui eft
votre ouvrage. Vous ne repoufferez point aujourd'hui
Phommage de ceux qui jurent obéilfance à vos lois,
&c qui, forts de leur conicience & de leurs fentimens, ne follicitent de vous un décret qui leur permette un retour honorable à Saint-Domingue 2 que
pour s'y confacrer entièrement à la défenfe de cette
conftitution dontils fontles premiers admirateurs, dont
ils s'honoreront d'être les apôtres, &c qu'ils prennent
Wengagement formel de maintenirde toutleur pouvoir.
Signé Daugy, 2 Vénault de Charmilli, Leray de la
Clartais; 5 PArchevèque Thibaut, tant pour moi que
pourM. Demaigné; Dutrejet, Leforeftier, Delmasle
jeune, Beraud, Rouffeau de la Gautraie, Marraud
Delgrottes, Dyind,lagne.d,Samoal Petit, Legout,
Daubonneau, Vigoureux, Pouquet, Avalle,Demont
main, tant pour moi que pour MM. Decadusch &
Nedtoux 2 Valentin .de
Charrier, Amidieu
Duclaux, Croifier. 2 préfident
comité de l'Oueft ;
REE30
Chevernet, Aubert, Boutin, Sezille, Depons, Legomeriel de Benazé, Davezacde Caflera, Denix, Devale,
Aubert, Martin de Caftelpers, Guérin, Cotelle, Laroqueturgeau, ainé; de Nogeréc, Suirc, Remouflin,
Magnan fils, Debourcel. --- Page 12 --- --- Page 13 ---
L ETT R E
DE M. DEGOUY,
DÉPUTÉ DE SAINT-DOMINGUE,
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
Paris, ce 23 Aoit 1791.
Moxeen LE PRÉSIDENT,
J'AI appris hier qu'avant mon arrivée à la séance;
ilyavoit étéf faitl lectur d'unelettredu Gouverneurgénéral de Saint-Domingue, 7 propre i donner de
justes alarmes sur la nature des évenemens qui
avoient suivi la réception du décret du 15 mai
dernier.
J'AISU aussi qu'au même instant un des Membres
de cette Assemblée qui ont sollicité le plus viveA --- Page 14 --- --- Page 15 ---
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N - S - - r --- Page 16 ---