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Azot
43 m --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(8) -
se réunissent tous les fils de la conspiration Britannique, c'est donc à vous que nous devons
nous adresser. Eh bien, citoyens nous vous offrons la vérité, mais pour vous la dire, il faut
que nous reprenions l'attitude qui appartient a
des hommes libres, à des hommes revétus d'nn
caractère public, il faut que vous brisiez nos
fers.
Salut et Fraternité,
CLAUSSON,
T4MILLET,
Commissaires des Colons patrictes de Sa'ntDomingue, réfugiés aux Etals-Unis dAme
rique.
Maison d'arrêt des ci-derant Carmes, le 8
Fendémiaire, an 3-me de la République Française, une et indivisible.
de Timprimerie de Franklin, rue Cléry,no 75. --- Page 5 ---
LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ.
LES ACCUSATEURS
INCARCERES
DE POLVEREL ET SANTHONAX,
ACCUSÉS ET LIBRES.
A LA CONVENTION NATIONALE.
CITOXENS REPRESENTANS,
Deux hommes arrachés à leurs familles depuis
dix-huit mois, 2 par l'acte de despotisme le plus
extraordinaire que Ia tyrannie se soit jamais permis, sans accusation préalable, sans jugement
comme sans causes, ont été exilés, proscrits par
la volonté dictatoriale de Polverel et Santhonaz,
les délégués de Capet. Le dernier coup d'oeil
qu'ils ayent jetté sur leur infortuné pays, leur
a] présenté la ville du Cap en cendres et leurs malheureux concitoyens fuyant sur une terreétrangère, pour se soustraire à la torche allumée par
ces dictateurs, ,et pour éviter lepotignardqueleur
atroce fureur avoit aiguisé contre eux. Réunis
sur les, côtes des états unis, sans arzent, sans
vêtemens, sans pain, , leurs infortunés amis les
ont environnés et leur ont dits: : toujours fermes,
A --- Page 6 ---
ÉPJCD
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toujours inébranlables dans_les principes de la
révolution? française, allez, nous vous choisissons, allez vers la mère patrie, allez vers les
législateurs de la France Républicaine, portez
nos réclamations contre nos tyrans, et nos voeux
pour les succès de la République.
Ces deux hommes dénués des nécessités les
plus absolues de la vie, acceptent avec enthousiasme cette honorable mission, partagée avec
des collègues quin'étoient comme eux, ruinés,
expatriés, proscrits : que parcequ'ils avoient employes toutes leurs facultés pour sauver leur
pays. Ils se présente à Genet ministre de France
près les Etats-unis : celui-ci, au liende secours,
Jeur prodigue l'insulte etlesreburslespins outrageants. Apres plusienrs mois de démarchesinutiles et depersfcutions, un anis de la révolution
francaise, un négociantde' Phitidelphieleur offre
une petite barqne pour se rendre en france. Ils
Tacceptent : quatre hommes en composent l'équipage, un d'enx se clarge de diriger le voynge:
Lasaison deléquinexe, la pétitesse du batiment,
Je risque d etré pris parles ariglais, rien ne les
arrête : ils avoient des vérités importantes à
vous dévoiler, ils avoientà yous remettre des
adresses de Tehrs constituants et autresréclamations drangeres. Lehout est sous les' scellés depuis
5inois. Isarrivent,ila annoncent que La conven.
tivit natienale cst trompée SUT le grand intérét
le voynge:
Lasaison deléquinexe, la pétitesse du batiment,
Je risque d etré pris parles ariglais, rien ne les
arrête : ils avoient des vérités importantes à
vous dévoiler, ils avoientà yous remettre des
adresses de Tehrs constituants et autresréclamations drangeres. Lehout est sous les' scellés depuis
5inois. Isarrivent,ila annoncent que La conven.
tivit natienale cst trompée SUT le grand intérét --- Page 7 ---
(3)
des colonies et que layactionanglaise triomphes
sansles entendre, sans lesvoir, les comités de
salut public et de sûreté générale les jettent dans
les fers. Dans cinquante lettres à ces comités,
ils répettent: et L'objet et limportance deleurt
mission 5 ils sont nis sur, la liste fatale des
Eouquier-Tinville. Voilà l'effetdela tactiquedes
conspiratéurs.
Leurs réclamations vers lar conyention nai
tionale ont été zussiinutiles que versles comités.
Le 17 thermidor: ils vous ont déclarés quep
T'ebjet de leur missioni étoit de se porter accusateurs contre Polverel et Santhonaa,et ceuc-ci
ont été. mis en liberté!
SanonsiEnE
Le18 du même mois, ils vous.ontiadeessé un
précis des crimes de ces hommnes-de saitg, et
sous leurs verroux, ils vous en ont - offerto
les preuyes qui, depuis plus d'un an, saccumulent au comité desalut public. 51 d
Le 20 ilsonto réclamé contre les: calomnies
dent onasouillé.votre enceinte etsur leur per-y
sonnes et sur leur mission. Envain vous ontils criée que vousravez mis lai justicer et la vérité
à l'ordre du jour ;4 dla vérité a été repoussée 27
lajustice n'a poirit été reudue
Le20 encore , dans une nouvelle adresse, ilar
vous ontoffertsles preuves des crimes de Polverer
et Santhonaz et de.ceuz de leurs-instigateurs. Ils
ont demandé que ler Yoeu de leurs constituants:
A 2 --- Page 8 ---
(14)
fut rempli; ils ontid demandé d'être entendus à
votre barre, leursy fers ont été de plus en plus
Tivès.
Le6 fructidor, - ils vous ont dit : voulez vous
renverierabrolument ingpsinedbrerganueur
de Pit, rendre inutites toutes leurs entreprises
et: leur in:posen sience. Ecoutez les commissaires que les inforiucés Colons de Stil Domingueo
ont envoyésvere vous C'est à votre'barre qu'un
membrersouilla par la calomnie et le inensonge.,
qu'ils devenedlénuaxgmer les conspirateurs:
Ercejouryu TE décret dicté par kraison, d'éSotibo-asasmnuen rapporté
sur les réclamations de ceur qu'ils accusent.
O
Le 10 dutméniemois ils vous ont: dénoncél à
toute, lakrance,-ceux qui mettroient quelque:
opposition à leur juste demande, comme complices des conspirateurs qu'ils accusent. Ils vous
ont dit : Les accusateurs dans les fersy lorsque
les accusés sont libres, attesteront c tout l'univers quela libersédupeuple TFrançais n'est qu'une
chimère. Y ITIBY
uSI UR
201 a 102
Aujourd'hui enfin, citoyens représentans ilsli
vous repettent solemnellement : La convention S
nationale est trempéesur les malleurs des colen-i
nies et la faction anglaise triomphe, et ils
déaoncent 3 comme auteurs de cette calamitév
publique, où comme complices de ses au-s
teurs, tous ceux qui vous portereient aéloi-
uple TFrançais n'est qu'une
chimère. Y ITIBY
uSI UR
201 a 102
Aujourd'hui enfin, citoyens représentans ilsli
vous repettent solemnellement : La convention S
nationale est trempéesur les malleurs des colen-i
nies et la faction anglaise triomphe, et ils
déaoncent 3 comme auteurs de cette calamitév
publique, où comme complices de ses au-s
teurs, tous ceux qui vous portereient aéloi- --- Page 9 ---
(5)
gnerde vous le développement des grands crimes
qu'ils ont à vous faire connoitre.
Isolés de leurs collègues parles soins multipliés
des factieux, ils n'ont ancune communication
avec eux. Ils ignorent quelles démarches ils font
vers vons.lmmédiaterient venus des Etats-Unis,
oi leurs constituants sont réfugiés, ils sont ausst:
plnsimmédiatement informés del leurs intentions.
Clestà votre barre qu'ils lès ont envoyés; et pour:
insister suri cette demandel, que vous ne pourriezi refuser àl deus simples pétitionnairess ilsdont
des motifs qu'ilsi ne peuventexpliquer qu'à votran
barre.
a ostru
SALU T.
Signes CLAUSSON, 0 T'H. MILLET, Commissaires
des Colons de Seine-Domingue refugiés aux
Etais-Unis d'Amérique.
rot/to!
Ne Misonid'arrét des ci-devant Carmes; le 19 f uctidor,
an 20 de la République franç. une et indivisible.
-
1ot
nodiseeris --- Page 10 ---
LIBERTÉ. ÉGALITÉ. FRATERNITE,
A LA CONVENTION NATIONALET
CITOYENS REPRÉSENTANS,
Les deux commissaires sonsignésp-envosé,
Vers vous par les infortunés Colons de St. Domingue, réfugiés aux Etats-Unis d'Amérique,
yous.disoient en leur adresse du ngde-cemiois:
C Dansi cinçuante lettres aux comités de su-
>3 Teteg généralectds salut public, ils ontrépétés
sl'objet et Timpertance-de leur mnission! Ils ont
étén mis sur la liste de
Fouquier-Tinville: )
Ce moyen étoit cflicace pourles empécher de
rendre comptode cette mission, ils pensent
benucoup de
que
pérsonnes sont intéresiées à Jenr
fermer la bouche, c'est-làle motif qui fait
longer leur Cétention.
prolliest cerlain d'abord queleur caractère public
les dispensoit de Péxécution del cette mesure
générale , qui a fait nuettre en arrestation tous
les colons qui ont été membres des assemblées
coloniales de St. Damingue,ou qui ont pris part
aux délitératiens de Thotel Massiac; mais, s'ils
prouyent que cette mesure ne pouvoit les concerner, leur arrestation a donc été injuste ;
quelsseront les motilsdes comités de salut publie
et de streté générale pour les retenir dans les
fers.?
soit de Péxécution del cette mesure
générale , qui a fait nuettre en arrestation tous
les colons qui ont été membres des assemblées
coloniales de St. Damingue,ou qui ont pris part
aux délitératiens de Thotel Massiac; mais, s'ils
prouyent que cette mesure ne pouvoit les concerner, leur arrestation a donc été injuste ;
quelsseront les motilsdes comités de salut publie
et de streté générale pour les retenir dans les
fers.? --- Page 11 ---
(7).
Lun d'eux (Clausson) n'a point été membre
des assemblées coloniales, et absent de Paris depuis 1785, il n'a pu délibérer à P'hôtel Massiac.
Il est donc bien évident que la mesure provoquée par'l Thuriot,le1g ventose,ne pouyoit pas
plus le concerner qu'elle ne concernoit tant de
colons qni sont restes Jibres à Paris. Cette mesure , provoquée par Thuriot, portoit sur les
colons;qui s'assembloient, dit-on" 1; àlhôtel Massiac, pour mettre opposition à T'exécution de la
loi du. 16 du même mois. Une poignée de COlons qui s'assemblent à Paris pour s'opposerà
l'exécution d'une loi faite pour St-Domingue,
présenteront sans doute, et sous un double point
de vue, un grand problème à résoudre. Mais si
c'étoit Ià l'intention de la loi, pourquoi y coma
prendre Thomas Millet, absent de Paris depuis
Ie 26 août 1791 , qui a offért aux deux comités
de leur prouyer qu'il n'étoitjamais entré à Thôtel
Massiac; qui, le 19 ventose, étoit à mille lieues
des côtes d'Europe 7 et qui, à cette époque, 7
comme homme'de mer 2 vous amenoit ses collegues sur une mauvaise barque dont Téquipage
étoit composé de quatre hommes?
Ne vous paroit-il pas évident, Citoyens représentans, que cette mesure provoquée le 19 ventosé, ne pouvoit pas concerner Th. Millet et
Clausson? Maintenant.ils demandent. pourquoi
le comité,de. stureté générale a fait mettre en li- --- Page 12 ---
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berté des colons qui sont absolument dans le
cas de cette Loi? Qu'on en induise pas cependant qu'ils soient coupables ; au contraire, et
le comité de sûreté générale n'a fait que leur
rendre justice. Mais pourquoi a-t'il fait exception de Th, Miller et Clausson? Ceux-ci, indépendamment du droit qu'ils ont de prétendre à
eette mesure , sont revétus d'un caracière public, caractère qui leur a cté impriné par une
section du Peuple français. Enfn ils ne devoient
pas être compris dans la loi du 19 ventose, et
rien n'auroit dà mettre des entraves au rapport
qu'ils'o ont à vous faire:
Ordonnezdond, Citoyens représentans, qu'ils
soient mis cn liberté; ne prolongez plus leiir
détention ; vous regretterez peut-être un jour
d'avoir cédé aux délais qui l'ont injustement
perpétuéc. Ils ont une mission importante à
remplir auprès de vous, et ils languissent depuis cinq mois dans les fers! Iis ont. de grands
crimes à vous dévoiler, et pour leur imposcr
silence,ils ont été inscrits sur la liste fatale de
Fouquier-Tainville.
S ALU T.
Signés, CLAUSSON, TH. MILLET, Commissaires
des Colons de St-Domingue, refugiés aux
Ftats-Unis d'Amérique.
Mnison d'arrêt des ci-devant Carmes, Ic 21 fructidor,
an 20 de la République française uno ct indivisible.
Iis ont. de grands
crimes à vous dévoiler, et pour leur imposcr
silence,ils ont été inscrits sur la liste fatale de
Fouquier-Tainville.
S ALU T.
Signés, CLAUSSON, TH. MILLET, Commissaires
des Colons de St-Domingue, refugiés aux
Ftats-Unis d'Amérique.
Mnison d'arrêt des ci-devant Carmes, Ic 21 fructidor,
an 20 de la République française uno ct indivisible. --- Page 13 ---
LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ.
I M
at do a Of
POSTURES
DE
ue
not
SANTHONAX ET POLVEREL
Dévoilées à la Convention Nationale,
CITOYENS REPRÉSENTANS,
COMME nous l'avions prévu, Polverel et
Santhonaz,ces conspirateurs quenous vous avons
dénoncés, abusent,
corrompre l'opinion
publique, et de la labaun que vous leur avez
rendue, et des fers où vous persistez a nous
retenir. Nous réclamons encore une fois la faculté de
remplir la mission importante qui nous a été
conliée; nous demandons encore une fois à être
entendus, et à être entendusà votre barre. L'hur
manité, le droit des gens, la raison, la justice
réclament impérieusement avec nous, et vous
imposent le devoir de faire droit à notre demande. Si quelqu'un faisoit de nouvelles
nous vous % dénonçons, nous le C
positions nonçons à , toute la France 2 commne complice des
conspirateurs que nous accusons.
Si les législateurs avoient besoin d'être stimulés à le remplir, ce devoir que nous réclamons, a
qu'ils fixent leur attention sur ce fait.
A
jont --- Page 14 --- --- Page 15 ---
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028be
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