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1a --- Page 2 ---
JOHN CARTER BROWN
LIBRARY
Purchased from the
Trust Fund of
Lathrop Colgate Harper
LITT. D.
ANMM --- Page 3 ---
MUV 2 --- Page 4 --- --- Page 5 ---
LE
M OT
DU VRAI LEGISLATEUR,
SUR la révolte G les incendies arrivés à SaintDomingue, au mois d'Aoiit 1791.
AUSNN --- Page 6 ---
M
I -
tot --- Page 7 ---
:
-
L E
M O T : a5ns
DU VRAI LEGISLATEUR:
Sur la révolte 8 les incendies arrivées à Sains
onb IL1 € Dentiginjmumoindant 1792- 05
ommempTebco abinoy sad
5b enmidet
L JEPUIS leplus opulent citoyen, jufqu'au plus pauyre,
al n'en eft pas un qui ne rècueille, chaque jour: un: avantage de Funion des Colonies à la France,
Cette union,a, , depuis plus dun: fiecle, ) tellement con0 fondu, les intérêts de la France: & des Coloniess; & a
lié
dans le
effrayant
: tellement leurs exiflences,.que
danger
ou eft particuliérement Saine-Domingue 2 il n'eft- qu'un
feul mot à dire.
CE MOT ES T:
I
Faifons tout pour fauver les Colonies,
Le, falut de la France. eft notre fuprème loia & la
exifter
les Coloniesselles furent
4 France ne peut
que par
A
VIWVEN --- Page 8 ---
les créatrices de notre marine; elles en font encore les
feules confervatrices,6
notremarinemilitaire &i marchande
qui nous placent au-deffus de nos rivaux ; fans elles notre
commerce, nos matelots. 2 nos ouvriers font oififs; fans
elles nos voifins s'enrichiffent & fe fortifient de
pertes ; fans elles nous ne pouvons tenir de nos
diftinguée dans IEurope; peut être n'en tiendrions-nous place
aucune.
Ce font des François, nos
revêtu du caraétere de
concitoyens, qui nous ont
légifateur : c'eft pour eux que
nous devons travailler; ; c'eft leur bonheur que nous devons affurer; ce font leurs
propriétés gue nous devons
conferver.
Nous ne tenons pas nos pouvoirs des Africains, ni des
habitans de la zône torride ou de l'équateur: fous
de doriner des loix & dest incursnouvellesi des hommes prérexte
quin ne nous ont pas confié leur fort, & de qui nous ne
pouvions accepter"de miffion; nous. ne. devons pas facrifier nos vrais, nos - feuls çommettans.
Fuyons cômme les plus perfides ennemis de notre
patrie çeux-là qui, oubliant qu'ils font les'
de la Franice : n'offrent
repréfentans
,
Jamais à : la majefté du corps
légiflatif, que l'orgueil qui les enivre: , que les
qui les agitent, & que l'extravagance de leur délire. paflions Légiflateurs infideles au ferment qu'ils ont fait aux
ils s'emportent toujours: loin d'eux.:
François,
Le vrai légiflateur fe reconnoit, lui, la fidélité à
remplir fa miflion. Il n'eft pas dévoré de la paffion de
donner dés loix à des hommes & à des
pays qu'il ne
que l'orgueil qui les enivre: , que les
qui les agitent, & que l'extravagance de leur délire. paflions Légiflateurs infideles au ferment qu'ils ont fait aux
ils s'emportent toujours: loin d'eux.:
François,
Le vrai légiflateur fe reconnoit, lui, la fidélité à
remplir fa miflion. Il n'eft pas dévoré de la paffion de
donner dés loix à des hommes & à des
pays qu'il ne --- Page 9 ---
A - 1RE
a
connoit pas. In'à pas la folle préfomption de vouloir
ni ridicule géant, de-vouloir efcalader
réformer l'univers,
les cieux.
le langage & les
Quand le vrai légillateur compare
de liberté & d'égalité,
aétions de ces géans d'humanité,
Thumanité
t'empécher de leur dire : Eh quoi!
peucil
eft toujours couverte de fang!
dont vous vous parez
éntourée de chaines ! votre
votre liberté eft toujours
! feuls, dans
égalité n'admet que votre domination ! Quoi
les villes de la France, vous entravez les poutoutes' conftitués ! feuls, vous menacez! feuls, vous opvoirs
des
aiguifés par des écrits que
primez! ! Quoi!
poignards
font ruiffeler le fang des François que
vous avouez, par-delà les mers ! Ces écrits y confuvous pourfuivez
vos
ivres
ment. leurs propriétés, & vos amis,
profélites, des.
de fang humain, & de cendres
d'un mélange. impur
avec une barbarie inouie,
. propriétés > outragent la nature
& fe fouillent de forfaits inconnus jufqu'à eux! Quels.
étes-vous! Ah!. celui dont vous vantez de
: philofophes
les connoiffoit bien, les ufurpateurs
fuivreles maximes,
nom des amis de lafagefle, quand il adrefloit
de ce beau
: a Il n'eft pas
à la poftérité ces paroles remarquables
mic
l'honneur de fon opinion, ne
un d'eux qui, pour
le monde entier >.
> la terre en cendres, & ne. renverfa
Quand ailleurs il difoit : > Oui, tous ces prétendus phid'aller chercher dans des climats
A lofophes ne fe vantent
fe
les
de leur humanité, que pour
étrangers, 3
objets
fous
difpenfer d'être humains envers ceux qui refpirent
le même ciel p,
A 2
. O - -
AUVI
ne
un d'eux qui, pour
le monde entier >.
> la terre en cendres, & ne. renverfa
Quand ailleurs il difoit : > Oui, tous ces prétendus phid'aller chercher dans des climats
A lofophes ne fe vantent
fe
les
de leur humanité, que pour
étrangers, 3
objets
fous
difpenfer d'être humains envers ceux qui refpirent
le même ciel p,
A 2
. O - -
AUVI --- Page 10 ---
N
t4
le vrai
excès, : lel vrai légiflateur,
Loin. de pareils
de cet homme c6philofaphe médite- dans les ouvrages bonheur. cLa liberté
de paix &x de
lebre, CCs paroles
convient aux gens fains &
> eft une liqueuir forte. qui
font foibles & corron
mais elle tue ceux qui
D robufles;
G7 u 2 3u 7003 :
>. pus>. 1
:
les avoit auffi médité ces
L'Affemblée conflittante écrivit dans la confitution de
paroles fages, quand elle Colonies n'y étcient pas comprifes > ;
la France : C Que les
8:Mars 47 1750s.quand
quand. elle prononça. le décretidu
duit2. Oétobre,
le.décret & le-préambule
elle prononça conftitutionnel pour les Colonies,du 24Sep-
& le décret
d'autres difpofitions des
tembre dernier ; quand enfin , par
la ligalité 6
mêmes décrets , elle reconnut & confacra & conflituées
colonialessformés
la légitimité des Affemblées
de la maniere qa'elles. exifent : majourthui jamais de vue ces
Le vrai légiflateur ne-F perdra-donc dés Colonies : fans
side: Fexifence
bafes: fondamentales
fes travaux ;
ceffe il y raménera tous ceux immuablement qui partagen: attachée, que
car c'eft en y demeurant les: : débris, fumans de SaintT'Affemblée pourra fauver
dans-ces terres malDomingue, & faire germer encore, la France. :
heureufesyede noàvelles: richeffes pour.
s-Affemdond comment: étoient conflituées-les
- Voyons
Les gehs de Couleur n'y
a blées coloniales à ces époques. conflituant avoit reconnu
avoient pas été admis. Le corpsi
qui-des. en avoit éloique ce n'étoit pas un vain-préjugé même de l'exifence
le principe
gnés..mais que.d'étoit de la France. 3 Le corps conftides Colonies & l'intérêt
coloniales feutuant avoit reconnu que les Affemblées
L VM
-les
- Voyons
Les gehs de Couleur n'y
a blées coloniales à ces époques. conflituant avoit reconnu
avoient pas été admis. Le corpsi
qui-des. en avoit éloique ce n'étoit pas un vain-préjugé même de l'exifence
le principe
gnés..mais que.d'étoit de la France. 3 Le corps conftides Colonies & l'intérêt
coloniales feutuant avoit reconnu que les Affemblées
L VM --- Page 11 ---
S
P TCSI
-
S
les, devoient déterminer le temps favorable aux modifications dont ce principe éroit fufceptible.
Sous les aufpices de fes décrets 1 3 lAffemblée générale
de Saint-Domingue, travailloit
de la partie françoife
dans la plus grand fécurité, à l'ceuvre de fa confitution
& de fon régime intérieur, lorfque le décret du 15
fatale, fans doute, puifque c'eft
mai y arriva 2 époque
à elle qu'on doit rapporter les manceuvres qui ont eXcité la révolte des Negres, & tous les excès dont on
ne peut entendre le récit fans horreur.
La main féroce qui avoit porté à la Colonie ce coup
,s'étoit cachée avec foin. L'Affemblée la méconperfide, noiffoit, & elle chercha à fe garantir elle-même de la
fureur des Negres, dont le lieu de fes féances étoit rempli. Ne pouvant porter des fecours dans tous les lieux
oût la révolte éclatoit, elle a fait prudemment, fans
doute, de conferver toutes les forces qui P'environarbitre du fort de la Colonie, fur
noient. Dépolitaire,
de fon exiftence, elle auroit comproun point capital
mis la Colonie elle-même, en s'expofant. Qu'on fe rapl'Afemblée conftituante, dans un moment bien
pelle que
s'eft entourée de canons & de la plus
moins critique,
partie des forces de la Capitale, &x qu'on dife
grande
d'une
bien ridicule de vouloir ins'il n'eft pas
partialité
criminer l'Affemblée génerale de Saint-Domingue, pour
dont toutes les autorités confavoir tenu une. conduite,
tituées lui offroient le modèle.
Mais d'ailleurs cette affemblée a-t-elle négligé les
fon
de donner
autres. moyens. € qui étoient en
pouvoir,
de la plaine ? Non,
des fecours aux parties attaquées
ZUVN
ande
d'une
bien ridicule de vouloir ins'il n'eft pas
partialité
criminer l'Affemblée génerale de Saint-Domingue, pour
dont toutes les autorités confavoir tenu une. conduite,
tituées lui offroient le modèle.
Mais d'ailleurs cette affemblée a-t-elle négligé les
fon
de donner
autres. moyens. € qui étoient en
pouvoir,
de la plaine ? Non,
des fecours aux parties attaquées
ZUVN --- Page 12 ---
a
elle les a tous employés : elle a dépéché à tous fes
voifins indifinêtement, pour en obtenir une protection
que l'humanité commandoit, Le gouverneur, M. Blanchelande, a mis un embargo fur tous les vaiffeaux qui
éroient en rade, pour conferver jufqu'au dernier homme
utile. Que pouvoit faire de plus l'Affemblée & le
verneur?
gouComment cet embargo, comment la lettre écrite
l'Affemblée générale au gouverneur de laJamaique, par
vent-ils fervir de prétexteà la perfide méfiance qu'on peufemer entre la France & fes Colonies?
veut
L'embargo étoit
abfolument néceflaire, foit pour ôter aux ennemis de la
Colonie le moyen de lui attirer de nouveaux
foit pour conferver toutes les reffources de défenfe malheurs,
avoit dans fon fein. Mais quand il n'auroit été qu'elle
qu'une
précaution, quand il n'auroit été diété que par le fentiment que la crife inouic, dans laquelle fe trouvoit la
Colonie, devoit naturellement infpirer à un gouverneur
relporfable, & à des malheureux habitans entourés de
fer & de flammes, qui pourroit encore le blâmer?
La lettre écrite au gouverneur de la Jamaigue. Ah!
autre chofe y voit-on que la priere de gens livrés quelle à des
traitres?Le defpotifine dont nous nous fommes
levoit-il fur nous le poignard embrafoit-il plaints,
priétés? nous entouroit-il de la moindre des nos proqui fe font multipliées autour des François de cataftrophes Saint-Domingue, quand nous avons fécoué fon joug? ? De quel
efprit eft-il donc animé? quel perfide but veut-il donc
atteindre, celui qui effaie de nous exciter contre des
DE
priere de gens livrés quelle à des
traitres?Le defpotifine dont nous nous fommes
levoit-il fur nous le poignard embrafoit-il plaints,
priétés? nous entouroit-il de la moindre des nos proqui fe font multipliées autour des François de cataftrophes Saint-Domingue, quand nous avons fécoué fon joug? ? De quel
efprit eft-il donc animé? quel perfide but veut-il donc
atteindre, celui qui effaie de nous exciter contre des
DE --- Page 13 ---
-
- R V ISRCA
leur fang couler, fe font, dans le
freres, qui' voyant
fentiment d'une douleur qui n'eft compatible avec aucun
élancé loin de la main meurtriere qui
autre fentiment,
les fecours
devoient la
les frappoit, & ont imploré
qui
Plaçons-nous, pour un feul inftant, car il eft
repouffer?
impollible quenotre imagination y réfifte plus long-temps,
plaçons-nous, pour un feul inflant,dans l'affreufepofition
ont été, lorfque les dépofioù nos freres d'Amérique
tions des brigans armés contre eux, leur apprenoient que
le difcours de M. Monneron : que cette phrafe d'un écrit
de M. l'abbé Grégoire : f vos defpotes perffent à vous
ils
opprimer, NEGRES ET MULATRES,/assenegvour-dty
vous ont tracé la route que vous devefuivre : que ce mot
périffent les Colonies ; que tous les
de M. Robefpierre,
fe
du
tous les écrits de ceux qui parent
journaux , que
nom d'amis des Noirs, de ces affaffins qui égorgeoient
leurs maitres, étoient lus fur P'habitation, le Normand,
dans des affemblécs nocturnes, & que là fe trouvoient les
commandeurs, chefs des révoltés : jugeant alors
Negres
nous-mémeslHlifons fidans cette crife
des Colons françoispar: euflions échappé à quelques excès du
épouvantable, 3 nous
défefpoir. Ah! que dans ce moment fatal, où depuis quele
monde exifte, jamais peuple ne s'étoit trouvé, quelques
Colons blancs aient pris la cocarde blanche, d'autres aient
la cocarde noire, d'autres enfin, aient effacé les mots
pris leur attachement à la France avoient gravés dans
que la falle de PAfemblée générale; tout n'étoit-il pas involontaire, & le cri de la nature qui fouffre & fe déchire?
Nous-mêmes, quand nous nous fommes crus trahis par un
Vi Aet A -
a
jamais peuple ne s'étoit trouvé, quelques
Colons blancs aient pris la cocarde blanche, d'autres aient
la cocarde noire, d'autres enfin, aient effacé les mots
pris leur attachement à la France avoient gravés dans
que la falle de PAfemblée générale; tout n'étoit-il pas involontaire, & le cri de la nature qui fouffre & fe déchire?
Nous-mêmes, quand nous nous fommes crus trahis par un
Vi Aet A -
a --- Page 14 ---
N
EL avions décoré du nom de notre
Monarque, que nous
concireflaurateur, n'avons - nous pas vu nos propres effacer
fenfibles à une apparence trompeufe,
toyens, trop
chéri? N'avons-) nous pas excufé ce
par tout fon nom
& aucun d'eux a-t-il
premier délire qui les emportoit,
moment de crife
été recherché ou Puni?. Si dans ce
un exem
conflituante a donné à toute la terre
T'Affemblée
elle n'avoit trouvé de
-
ple de fagelle & de fermeté,dont
de Saint-Dominmodele nulle part, T'Affemblée générale
preffée par
ne lui a cédé en rien peut-être, quand,
gue
funefte encore, elle a pris, fupplié,
une fituation plus
mefures qui refferroient les
commandé l'exécution des
fuccombant prefque
T'uniffoient à la France ;
liens qui
a-t-elle pas adreffé cès paroles
fous fes maux 3 ne nous rendoient fi touchantes & G
que nos malheurs inouis
derniers
feront
Nos derniers regards & nos
foupirs
vraies :
Six de fes membres ne font-ils pas arrivés
pour la France? pas leurs propres
dans nos ports, & ne nous apportent-ils
que la
de l'amour & de l'attachement
têtes pour gage
nous conferve? Ces députés
Colonie de Saint-Domingue
Ne nous ont-ils
ont-ils tenus un langage fufpeet? nous
Vous nous avez donné, parle décret
pas dit au contraire :
& le décret du 12 oétobre
du 8 mars, par le préambule follicitude. Un décret que
des gages certains de votre
folemnelle
concilier, ni avec la promeffe
vous ne pouvez
faite, ni avec vos véritables intérêts
que vous nous avez
& déja vous le révo-
& les nôtres, n'étoit qu'une erreur, étoit devenu dans des
lorfque loin de vous, il
freres &
quiez,
l'occalion du meurtre de nos
mains perfides,
de
--- Page 15 ---
1Y
91 Mai guériffezr Jap plaie
del T'incendie de mos-propteideée fammcs. qtilaallus
faite,s éloignezi
quil.nous.a
Gles dél ieh OHI a ea aauSia PASL fepars
niées, Groye2Aue
nde tr - a
de vous JAUd forts del nosir Imalhensssilief cocyrs vous
il eft inceres fur-tours cet attathetysntdue.nos
ont vouémulnt oo sl '
0oY François : elon ceuk-la le
Ah! ceux-là font véritablement
feront coujoursxq
MEtE
Goiceluis
tenidre des jaccens: - d'amouri &cde dévouementrs répond quen,
làa le coeur coint d'un triple airainiquiny blancs, qu'il nous.faut,
s'écriant, que d'efl une révolte des reclierches, malgré
punir.
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Ah! ceux-là font véritablement
feront coujoursxq
MEtE
Goiceluis
tenidre des jaccens: - d'amouri &cde dévouementrs répond quen,
làa le coeur coint d'un triple airainiquiny blancs, qu'il nous.faut,
s'écriant, que d'efl une révolte des reclierches, malgré
punir. Eh quoi ! malgré touteatvos découvert la moindre
toute. votre' vigilance,. avez-vous delat révoleerd de.ccsblancsh
preuve, le plasjégerindice
contraire, driouen
Saint-Domingue n'envoie-t-il pas ,2u1, Colonsblanca
nellement, fes vaiffeaux dans nos ports? Lcs
nas
tendent-ils pas leurs bras défarmés: AlAflemblée
ne
nos ports, le Havre, Nantes,
tionale & au roi2.Tous Marfeille,. toutes les. places
la Rochelle, Saint-Malo,
pasià eux, & l'accord de
de commerce, ne fejoignent-ils la meilleure prèuve de T'harmoleurs. accens n'eft-il pas Teurs fentimens pour la Fiance? nie & de la parité de
de la, pureré
Devant des traits fi, vifs & a mulcipliéa de Saint:
'des intentions & de la conduite de l'Affemblée 'de ceux,
Domingue, que déviennent les récriminations
11: wi
qui fe font toujours.
alo,
pasià eux, & l'accord de
de commerce, ne fejoignent-ils la meilleure prèuve de T'harmoleurs. accens n'eft-il pas Teurs fentimens pour la Fiance? nie & de la parité de
de la, pureré
Devant des traits fi, vifs & a mulcipliéa de Saint:
'des intentions & de la conduite de l'Affemblée 'de ceux,
Domingue, que déviennent les récriminations
11: wi
qui fe font toujours. déclarés: les ennemis: des.Colonies, hosivoi
de ceux quistandis.q qué toutes les puiflanées', 01 : 35 ca
la"traite des noir& Pelclavage,) vous
fines, confacroient ol
3 soraluiy saat S sliv one
coltuntnh
N -
d --- Page 16 ---
N AUN AI L
NAE
Vains déles abolir pour la France feule (1)?
loient,eux, 9
nous font des Colons n'ont
clamateurs: les portraits qu'ils
une pafs:
dans une imaginacion agitée par
fe
de modele que
dans limpofibilité de
fion fecrette! Voyez comme
fans celfe,
elle léur fait confondre
ils
montrer ouvertement,
la confitution dont
les Colons qu'ils déchirentavec
déclarent les amis & les défenfeurs (2).
& fans
fe
leur but font ils donc innocens
Leur objet &
les comités de r'Affemblée
diffamant
dangers 5 quand,
de les peindre comme voués
conflituante, ils ne ceffent
de'la France; comme
appellént les ennemis
fans
à ceux qu'ils
à leurs impulfions 2 comme
fans ceffe obéiffans
elle-mème? Oublient-ils que
ceffe trompant lAffemblée ceux des 12 octobre & 24
les décrets du 8 mars 1 par
font devepar
des comités
feptembre dernier, les propofitions les comités, ils atdes loix, & qu'en attaquant
nues
confituante?
taquent l'Affemblée
font-ils donc innocens & fans
Leur objet & leur but
conciliable avec la morale la plus févere ; puifque
: (1) L'efclavage eft fainte des morales, de celle qui a atraqué jufques
les livrcs de la plus racines, tous les vices de Phumanité > n'ont point
dans Jeurs plus profondes
à Pefclave V'obéiffance a fon maiprofcrit Pefclavage, & ont recommandoient recommandé à celui-ci une douceur fratertre, en même remps qu'ils
nelle envers li.
M. Briffot a lus à PAfemblée, it accufe
(2) Dans les dife surs que d'avoir cédé à la terreur , en portant deux
les auteurs de la Conftirution, tranquillité des Colonies. '1l les accufe d'adécrets qui ont mintenu'ls de leurs décrets: 3 il accufe le préambule
voir forcé le Roi a Pâcceptation
un menfonge. Un.véritable ami
du décret du, 12 Oanbre, de contenir.
les auteurs, fous les traite
de la Confitatien peur-il donc en peindre
d'une vile lâcheté & d'une violence criminellet
les auteurs de la Conftirution, tranquillité des Colonies. '1l les accufe d'adécrets qui ont mintenu'ls de leurs décrets: 3 il accufe le préambule
voir forcé le Roi a Pâcceptation
un menfonge. Un.véritable ami
du décret du, 12 Oanbre, de contenir.
les auteurs, fous les traite
de la Confitatien peur-il donc en peindre
d'une vile lâcheté & d'une violence criminellet C --- Page 17 ---
-N
1!
difination entre lesTrançois
danger, quand par uneperfide
qui habitent lesiles,ils cfaiene de les divifer? quand
- ils effayent d'exciter Pinduftrie concre la propriceé; quand
ils femen: la motiance entre les Colons & le commerce,
& qu'ils. veulent, dans une préfomption auffi ridicule que
funefite., leur donner des leçons, qui, romproient toute.
intelligence : entre eux?
Leur objet & leur but font-ils donc innocens & fans
dangers, enfin 5 quand ils ofent mettre en. queftion, la
nature de P'exiltencepolicique des colonies & des principes
de leur tranquillité 7. comme fi l'Afemblée conftituante
ne les avoir pas.déja fisés.irévocablement pour le bon-,
hçur de la France elle-même ? Quand, au lieu de laiffer
aux Affemblées coloniales telles qu'elles exiftent, le droit
de déterminer ; clles-mêmes, le temps & les conditions
fous. lefquelles les gens de couleur. pourront partager avec
leurs anciens maitres les droits policiques, ils propofent,
à la faveur d'une accufation véritablement folle. & ca-;
lompieufe, de détruire. ces affemblées & de les mander
à la barre? Quand dans Pexcès de leur aveuglement &
de leurs palli ions, ils veulenc confacrer un concordat,
ceuvre d'une force illégale, qu'aucun pouvoir conftitué
n'avoit ni réquife, ni armée;quand ils propofent de couronner-la rébellion aux. loix; quand ils propofent à une
Affembiée, qui n'a aucun droit fur l'état des perfonnes
dans les Colonies, de prononcer néanmoins fur cet érat;
quand ils enlevent au roi, à qui le décret conftitutionnel du 24 feptembre l'a délégué, le droit de fanétionner les loix que les Affemblées coloniales doivent feules
B 2
ep
AUI -
ée;quand ils propofent de couronner-la rébellion aux. loix; quand ils propofent à une
Affembiée, qui n'a aucun droit fur l'état des perfonnes
dans les Colonies, de prononcer néanmoins fur cet érat;
quand ils enlevent au roi, à qui le décret conftitutionnel du 24 feptembre l'a délégué, le droit de fanétionner les loix que les Affemblées coloniales doivent feules
B 2
ep
AUI - --- Page 18 ---
I2
prononcer fur cet objet; quand, enfin, au milieu d'une
foule d'autres injuftices & d'autres abfurdités,
eux, bien
reconnus s avant qu'ils fiégeaffent au nombre des légif
lateurs, 3 pour les auteurs, pour les partifans d'un
fur la liberté des Negres,
fyfême
profcrit par l'Affemblée conftituante, veulent maintenant qu'ils concourent à faire les
loix, décider comme juges dans ce procès, que leur délire
& un intérêt criminel ont élevé?
La vengeance qui les anime, leur but fecret ; en dirigeant contre un décret conftitutionnel des efforts
n'ont eu l'air d'abandonner,
qu'ils
fuccès,
que pour mieux en affurer le
font, en vérité, trop mal cachés, pour que la
France, les Colonies, l'Europe entiere n'en foient
frappés.
pas
Si un décret conftitutionnel eft détruit,
garantir l'exiftence des autres ? Qui
qui pourra
pourra garantir le
gouvernement monarchique de la Frânce contre dei nouveaux attentats ?
Ou bien, quand la Colonie de
Saint-Domingue fera
en proie aux horreurs de l'anarchie, qui pourra la défendre d'un gouvernement républicain, dont l'érabliffement dédommageroit l'ambition de ceux qui ont fi
temps voulu l'introduire en France ?
longPour renverfer des plans auffi défaftrueux, il n'eft
qu'un feul moyen.
Il nous faut confacrer l'état où le décret du 6 mars
a maintenu la Colonie de
il
referrer fon union à la Saint-Domingue; nous faut
le droit
France; il nous faut confacrer
reconnu par le décret conficutionnel du 24 fepe AN
dont l'érabliffement dédommageroit l'ambition de ceux qui ont fi
temps voulu l'introduire en France ?
longPour renverfer des plans auffi défaftrueux, il n'eft
qu'un feul moyen.
Il nous faut confacrer l'état où le décret du 6 mars
a maintenu la Colonie de
il
referrer fon union à la Saint-Domingue; nous faut
le droit
France; il nous faut confacrer
reconnu par le décret conficutionnel du 24 fepe AN --- Page 19 ---
- a V PR
-
-
tembre, aux Affemblées coloniales,
pendent l'auroriré de
parce que de-là dénotre. commerce, les richeffes
nos Colonies 9 la fplendeur de
de
bilité à
de
l'Empire entier & fa ftal'égard
nos voilins & de nos rivaux.
la foi que nous avons donnée aux
Gardons
à I'Europe
Colonies, & montrons
qu'elles ne peuvent avoir de plus
proteéteurs.
généreux
Dans leurs malheurs, elles nous ont demandé
fecours & protedion, nous
juftice;
tons-nous
ies'eur avons promis : acquitenvers elles; ajoutons à la gloire du
confituant, & établiffons la nôtre par les décrets fuivants, corps
ARTICLE P R E M I E R.
L'Affemblée légiflative fe renfermant dans le
confitutionnel du 24 feptembre dernier,
décret
Affemblées cloniales exiftantès
maintiene les
les droits qui leur font attribués aujourd'hui, dans tous
par ce décret,
A R T. II,
L'Affemblée profondément affeétée des défaftres
ravagé Saint-Domingue, enjoint à l'Affemblée qui ont
de cette ile de faire pourfuivre
les
générale
blis dans la Colonie, les
par
tribunaux étacoupables, auteurs,
infligateurs, 9 adhérens & co.nplices de la
3 fauteurs
incendies, & de les faire
révolte, & des
loix.
punir fuivant la rigueur des
A R T. III
L'Affemblée enjoine à tous les commiffaires
près les tribunaux du
du Roi,
royaume de pourfuvre & de faire
- VI ASP -
AUVIV - --- Page 20 ---
punir fuivane la rigueur des 14 loix
04-50
éré,en France, les
tous ceux qui auront,
plices., defdits délits, auteurs, fauteurs, inftigatcurs & comrévoltes & incendies.
A,R T. I V.
L'Afemblée déclare; qu'à l'Affemblée
partic françoife de
générale de la
Saint-Domingue,
tient, comme étant renfermé dans les exiftante, apparété reconnus par le décret
droirs qui lui ont
conficutionnel du
tembre, le droit de prononcer, fur la valeur 24 fepdification du concordat
ou la mode couleurs
figné entre les blancs & les
d'aucun des quartiers de la Colonie. gens
A.R T. V.f
- L'Affembléc vote des remercimens à P'AMemblés W
nérale, à M. Blanchelanne,
gement à la mere- patrie, la général, pour leur attacheleur conduite & à
fidélité & la fermeré de
tous ceux qui, dans la
ont fecondé leur zele & leur
Colonic,
patriotifine,
A R T. VI
Déclaré l'Affemblée
de faire
qu'elle va s'occuper inceffamment
parvenir à
Saint-Domingue tous les fecours
pécuniaires & autres, dont elle peut avoir
le Roi à continuer d'y faire
befoin, &invite
fecours en hommes & munitions paffer dès-à-préfent tous les
néceffaires,
de guerre qui lui feront
qui, dans la
ont fecondé leur zele & leur
Colonic,
patriotifine,
A R T. VI
Déclaré l'Affemblée
de faire
qu'elle va s'occuper inceffamment
parvenir à
Saint-Domingue tous les fecours
pécuniaires & autres, dont elle peut avoir
le Roi à continuer d'y faire
befoin, &invite
fecours en hommes & munitions paffer dès-à-préfent tous les
néceffaires,
de guerre qui lui feront --- Page 21 ---
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