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3abit darter Broln
Brom Kibmng
Houtrarty
HATH. VA 41 --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
LE M ASQUE
EN LA MB EAUX, 0
OU
e
PREUVES de la Connivence et de la Complicité des COLONS Léopardins avec les 9
DECEMVIRS et les Assassins subalternes du
TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE, avant
et depuis le B1 Mai 1793 jusqu'au 9 thermidor.
Corrompre 3 égorger ou empoisouner,
Notes relatir es aur mesures à prendre pour la Celorie
de Satnl-Lromiegue par un des Colons de Seint-Demingics
accusateur de Polverel et Sonthonar.
St. existait un Gouvernement où la politique de Machiavel,
Tart de tromper les homnes, , fut considéré comme base essentielle de T'instruction publique, je dirais aux chefs de cet état:
>) choisissez pour professeurs de vOs écoles, donnez pour ins-
> tituteurs à votre jeunesse ces hommes connus depuis cinq ans
> à Saint-Domingue, en France et dans presque tout T'univers,
2) sous le titre de Léopardins. Nul n'a poussé plus loin qu'eux
c Tart de la dissimulation : Bobespierre lui-mème naitre passé
> dans cet art ne les égalait pas *.
En effet, s'il faut juger du talent des hommes par leurs
succès, il doit être b'en grand, celui des Colons qpii, depuis
cinq ans entiers 3 ne cessent de tromer la France; successivement attachés à toutes les factions anxquelles la République a été en proie et qui ont passé plus ou moins mpidement
sur la scène de la révolution, ils ont eté respectés par toutes.
Tart de la dissimulation : Bobespierre lui-mème naitre passé
> dans cet art ne les égalait pas *.
En effet, s'il faut juger du talent des hommes par leurs
succès, il doit être b'en grand, celui des Colons qpii, depuis
cinq ans entiers 3 ne cessent de tromer la France; successivement attachés à toutes les factions anxquelles la République a été en proie et qui ont passé plus ou moins mpidement
sur la scène de la révolution, ils ont eté respectés par toutes. --- Page 6 ---
I
(2)
Vils adulateurs du gouvernement ministériel jusqu'en 1789;
ils se mirent à l'ordre du jour en criant contre les ministres, les fonJorsque les premiers élans de la liberté eurent sappé
dementsd du pouvoir arbitraire. Royalistes en 1789 et1793, constitationnels ct feuillants en 1791 et 1792, ils ont été de forcedes crimes de Blannés jacobins en 1793 fet 1794. Complices Séducteurs de Barnave,
chelande, ils l'ont conduit à l'échaffaud.
ils ont prolité de sa popularité, et luiont donnél le coupdep pied de
le vona à T'ignominie et à la
T'âne lors que Topinion publique de la
par les
mort. Complices des meneurs
montagne, protégés
gouvernants depuis le 31 mai jusqu'au neuf thermidor 9 ils survivent à leur chnte, ils se mélent dans les rangs des bons citoyens,
classent
les victies de la tyrannie; ils dispatent aux
ils se
parmi
aux
énergiqques et vertueux,
vétérans de la révolution,
patriotes la cause de la liberté, d'avoir
l'honneur d'avoir souffert pour brisé le faisceau des décemvirs.
résisté à loppression et d'avoir
Il est tems de les signaler à T'opinion publique pour ce qu'ils il
sont en effet, les hypocrites les plns raifinés ; et pour cela,
suffit de comparer leurs actes et leurs écrits avant et depuis
le 31 mai jusqu'au 9 thermidor, avec leurs déclamations le
et
leurs discours d'aujourd'hui: ce miroir fera tomber masque
dont ils se couvrent; et dans leur hydeuse nudité, ils seront resprés tous les hommes de bien 7 par tous les vrais amis de
Thumanité par jet de la patrie.
On se rappelle avec quelle énergie les célèbres proscrits du 31
maiavaient signaléle projet d'indépendance des assemblées COloniales et défendu dans les assemblées constituante et législative les droits des hommes de couleur. On se rappelle aussi dans
les Léopardins et leurs partisans,
avec quelle opiniâtreté se sont
à la régénération de cette
ces deux assemblées habitants opposés des Antilles.
partie des Français
ont suivi un
On se rappelle encore, dumoins ceux qui
peu
T'histoire des évennements de Saint-Domingne les se rappelleront, et les déque les Bordelais furent, dans cette ile, apôtres libres. Delà la
fenseurs de l'égalité politique entre les hommes
haine que les Colons blancs ont vonée à Brissot et aux Girondins.
Ce sentiment et la crainte de voir ces hommes devenus mem:
semblées habitants opposés des Antilles.
partie des Français
ont suivi un
On se rappelle encore, dumoins ceux qui
peu
T'histoire des évennements de Saint-Domingne les se rappelleront, et les déque les Bordelais furent, dans cette ile, apôtres libres. Delà la
fenseurs de l'égalité politique entre les hommes
haine que les Colons blancs ont vonée à Brissot et aux Girondins.
Ce sentiment et la crainte de voir ces hommes devenus mem: --- Page 7 ---
bres de la convention nationale, porter quelque nouvelle atteinte
à leurs prérogatives et à leurs propriétés que la déclaration des
droits réprouvait, étaient des motifs assez puissants pour leur
faire désirer la chtte et la mort de ces défenseurs de ia liberté. -
Leurintérêt et leur orgueil mobiles des actionshumaines étaient
donc d'accord avec ceux de la faction d'Orléans, de la faction
des étrangers, des Robespierre, des Marat, des Billaud, des
Collot, des Saint-Just et de tous ceux qui avaient besoin de
détrnire les courageux défensenseurs de la liberté qu'ils
désigainent soUS le titre d'hommes d'élat, pour asseoir leurdomination sur leurs cadavres sanglants. Cette communauté d'intérêts devait les réunir.
Aussi dès le commencement de 1793 3 l'orsque l'on conspirait aux Jacobins contre la souveraineté nationale, lorsqu'on
y méditait la dissolution de la convention, lorsque les hommes' les plus purs 1 les vieux patriotes étaient expulsés
de cette société et faisaient place aux conspirateurs, alors disje les colons étaient admis dans cette société : (1) alors ils
dénonçaient à la tribune des Jacobins ; et dans leurs écrits 1.
le comité Colonial ; ils déclamaient contre les Brissotins, les
Girondins 1 les Fonfredins ; alors , ils invoquaient la Montague, les Jacobins , les Cordelliers ; alors, ils' étaient
les hommes des 2 et
les
dhots
tégés par
3 septembre
de la faction
à opéré la contre-révolntion,
31 Mai et
aRe
qui
couvert la France de sang, de Jambeanx, de cadavre 1 de
cendres et de deuil; alors ils écrivaient:
cc. Mais les précautions du comité(z)sont insuffisantes. Tla oublé
c de nous mettreau secret, d'y mettre notre courageux amiFor21 get; d'y mettre aussi le patriote qui rédige ce mémoire. Il
> n'a pas mis aul secret le héros du 5 octobre 1789 (3) in
>> digné dela tyrannie dont nous sommes victimes, qui vient
(1) Page l'un des chefs de la bande Léopardine y fut admis en Janvier ou Février 1793, sur Ja présentation de Monestier et Collot-d'herbois ( voyez l'aveu de Page sur ce fait consigné dans les débats entie les
accusateurs et les accusés dans affaire des Colonies tom.2.. dixiseptième
livraison, page. 207 ).
(2) N. B. C'est du Comité Colonial gu'ils parlent.
(=) MAILLANE.
B
vient
(1) Page l'un des chefs de la bande Léopardine y fut admis en Janvier ou Février 1793, sur Ja présentation de Monestier et Collot-d'herbois ( voyez l'aveu de Page sur ce fait consigné dans les débats entie les
accusateurs et les accusés dans affaire des Colonies tom.2.. dixiseptième
livraison, page. 207 ).
(2) N. B. C'est du Comité Colonial gu'ils parlent.
(=) MAILLANE.
B --- Page 8 ---
(4)
d'éponser notre cause avec la chaleur d'ane belle ame, et
37 d'embrasser notre défense en vainquenr des despotes. Iln'a
K pas encore osé metre au secret nos deux commissaires patria ores Bruley et Page. Il oublie de ietre au secret le patriote
3 Montréal,sermétaine des Jacobins de Paris; l'intrépide de Rous21 sillon, président des fédérés. Il oublie de mnettre au secret
Saint-Just, Camille Desmoulins,
Collot-dbieriois, Beutabole,
dont l'ame est
Foucher, une foule de patrotes moslagnards
>> fortement émue de nos malheurs et des crimes de nos bour-
> reaux, qui prendront notre défense, et qui pouront nous
37 consoler d'êire en butte à la laine d'un Camboulas, aux
a chétives calomnies d'un Boyer-Fonfride. Il onbliera même
C de faire murer les portes de la Sociéré-mnère des amis de la
7 liberté et de l'égalité, dont les voittes retentiront plus d'une
s fois d'accens' générenx contre nos coupables oppresseurs,
s JACOBINS DE PARIS, notre' canse est la vôtre. Nous
97 sommes persécutés, calommiés pour avoir voulu suivre VOS
91 traces et imiter votre exemple; pour avoir planté vos dtende
VOS
sur des bords
> dards et tenté
propager
principes
(C long-temnps ravagés par le plus hideex despotisme; pour
ec avoir voula donner à cette Société-mère, sjue tant de lilles
>1 impures osérent outrager, des' filles tendres, fidèles et COLI-
> rageuses; brhlantes sur-tout de la haine des monstres dont
à besoin de votre
T'ous
> T'existence, pour se prolonger,
perte.
7: vos ennemis sout les nôtres. La destruction des patriotes de
97 Saint-Domingne, comme la voire, est une des bases prin27 cipales de leur vaste coniplot, et la trame dont ia lorde
( royaliste et Girondine nous enveloppe eSt celui de tons ses
de
et
Je
>)
crimes gu'il importe le plus devoller, qui portera
étendu sur tous les aitres. Prenez garde Jaco2 jour le plus
le chemin le plus
K bins et Cordeliers, ces mousires prement la rmine du commerce et
>) court de la contre-réolntion d'nu tiers de par la nation; ils en rendent la
2> de la subsistànce Commencez donc à vous défier de ceux
>> Montague votre complice. veulent écarter cet objet comme sans
27 qui, dans
sein,
ce
sont C1
27 importance; veyrz dans ces homnes-là qu'is
de
> effet, des énuissaires dn chefde nos ennemis communs,
27 cet homme dont vous avez mis le nou en opprobre, et
22 que tant de vrais jacobins regardent come l'antéchrist de
la nation; ils en rendent la
2> de la subsistànce Commencez donc à vous défier de ceux
>> Montague votre complice. veulent écarter cet objet comme sans
27 qui, dans
sein,
ce
sont C1
27 importance; veyrz dans ces homnes-là qu'is
de
> effet, des énuissaires dn chefde nos ennemis communs,
27 cet homme dont vous avez mis le nou en opprobre, et
22 que tant de vrais jacobins regardent come l'antéchrist de --- Page 9 ---
(53
K la révolution et le directeur de Ja monarchie posthume. Su
> la fin de votre séance du merciedi 20 février, un pétitionaire patriote (r) entendu trop tard et d'un trop petit nombre, vous a développé une partie des vérités que nous chezchons à faire percer jusqu'a vous le patriote Montréal Ly a
ajouré d'éloquens daveloppemens, dont cbaque mot reten-
* tissait dans nos coeurs : nous prenons acte de ce gu'il vous'
) a révélé tout haut, que tous lcs ministres de la marine, depuis
Laluzerne jusqua Monge incluisivement, étaiént contre- révolutionnaires pour les colonies. Cest-là, citoyens, 9 un des grauds
mystères de la coutre.revolution: et vous l'iguorez Si bien
N qie ce Monge jouit d'une certaine faveur dans votre sein,
etque le sommeil de la niontague l'a replacé une seconde fois
K au ministère des colonies!.
n Il est temps, citoyens, d'opposer une digne à ce torrent
11 d'infamies qui nous antrainerait tous. Il est temps enfin,
n
le salut de la république et des quatre parties du mons Setne que le régne des Brissotins (2), des Girondins, des Fons frédins finisse. > (3)
C'était le 6 mars que les Colons écrivaient ces mots. il esttems
enfinquele règne des Brissotins, des Girondins, des Fonfredins finisse
n'étaient ils pas les complices de la conspiration du, 10 mars
qui n'ent
le succès que les conspirateurs attendaient,
mnais qui Ae le prélude des journées des 51 mai et 2 juin?
leurs amis, leurs protecteurs, gquclscdtsient-listies MAILLARDG)
les SAINT-JUST, les COLLOT D'HERBOIS les PATRIOTES
MONTAGNARDS les JACOBINS 1 et les CORDELIERS!
A la même époqne ou à pen après, Page dans un écrit intitnlé réflezions sur les Colonies s'exprimait ainsi p. 2. si les
* aristocratcs de la Gironde ne' voulaient opprimer les colo-
(9) Daillio l'ainé.
(0) Ils sont paryenus à effectuer ce que n'avaient pu ni les Fayeti
tistes, ni les Feuillans, une contrevéyolution complette de journanx.
Cette éclispe totale de feuilles patriotiques n'est pas un des moindres
phénomènes du moment présent.
(5) V. LE MEMOIRE pour les citoyens Verneuil, Baillio jeune ,
Fournier et Gervais , déportés de Saint Dominguc contre Léger Félieité Sonthonar etc.
(4) Principal guteur des massacres des prisons.
a 106
n'avaient pu ni les Fayeti
tistes, ni les Feuillans, une contrevéyolution complette de journanx.
Cette éclispe totale de feuilles patriotiques n'est pas un des moindres
phénomènes du moment présent.
(5) V. LE MEMOIRE pour les citoyens Verneuil, Baillio jeune ,
Fournier et Gervais , déportés de Saint Dominguc contre Léger Félieité Sonthonar etc.
(4) Principal guteur des massacres des prisons.
a 106 --- Page 10 ---
Ire
(6 )
e nies, si les hommes à grands principes n'étaient asservis Oi
>> trompés parcette. tourbe liberticide, la convention déclarerait etc.
>> et à la
9 du môme écrit les faiseurs de la Gironde qui
21 dominent 1E comité de Sureté générale ( c'est le Loup Berger )
>) ont le projet de reporter aux Colonies lancien régime. FON-
> FREDE, CAMBOULAS, et :
ont eu l'impudeur de me
a le proposer et la bêtise de me promettre de faire prononcer
D Tindépenilance de Saint-Domingue au relour de la paix, , si
>> je leur laissats passer ce décret. . . * Les patriotes de
< Saint-Domingue se sout laissés rainer plutôt que de com5)
avec Tancien régime, et les Girondins osent proposer
a Pedr a
plus zélé défeuseur cet arrangenent criminel. Je me
de
et les làches ont osé dé-
>3 suis occipé déjoner-leur projet, GUADET, BRISSOT
$2 libérer sur mon enprisonnement.
$
<6 FONFREDE en ont fait la proposition au cemité de Sure
> té générale ;les patriotes l'ont rejertie avec horreur. Puis à
la suivante, le même PAGE apostrophe ainsi les Girodin:
s'il vous reste, encore une conscience descen23 dezy.t hommes perfides, si vous pouvez encore fuer la verlu, suivez cette
2. faction de Saint-Marc etc.
ait libre exer
)
Sije demande aujourdh'ui que mon pays le
la souveraineté. CE N'EST QUE PARCE QUE
2 cice de
CONVENTION NATIONALE 3).
23 VOUS OPINEZDANSIA
Ces passages ne prouvent-ils pas le désir qu'avaient les
Colons d'expulser de la corivention nationale la portion vertueuse
et éclairée quicombattait leurs coupables projeis ;ne prouventils pas leur coalition avec les conspirateurs, dugi mai;ne prouvent
ils pas qu'ils étaient dans le secret de cette conjuration ?
Eussent-iis parié avec tant d'impudence à ceux dont ils redoutaientlopinion et l'influence dans la couvention,'ils n'eus:
sent en la certitude de leur chûte prochaine?
Et si lon en veml d'autres preuves qu'on lise tous les écrits
des Colons jusqu'au9 Thermidor. (1) Partout on retrouvere les
GjNetament i'ouvrage intitulé, Développement des causes des troubles et devstres d. S Colonies Française, préscuté à la Convention natios
nale par lcs cummissaires de Sains-Domingue. etc Page 55, 56,78,
79, 80,8g-
itude de leur chûte prochaine?
Et si lon en veml d'autres preuves qu'on lise tous les écrits
des Colons jusqu'au9 Thermidor. (1) Partout on retrouvere les
GjNetament i'ouvrage intitulé, Développement des causes des troubles et devstres d. S Colonies Française, préscuté à la Convention natios
nale par lcs cummissaires de Sains-Domingue. etc Page 55, 56,78,
79, 80,8g- --- Page 11 ---
(7)
dénominations bannales de Girondins ; de Brissottins 1 do
féléralistes, appliquées à tont ceux qu'ils voulaient proscrire.
Partont on les verra se ruer avec vue Nche cruanté. contre
l'échaffaud
Amar, et les
ces victimes vertieuses trainées à
par Salut
bourreaux des comité de Sureté générale et de
public.
On y reconnaitra une des sonrces dans lesquelles ce sanguinaire Amar à puiseé le tissu de calomnies qu'il présenta à
la conveution nationale dans la séance du 5 octobre sous le
titres d'acte d'accusation.
Français, hommes sensibles qui plenrezsur la tombe de ces
martyrs, recounaissez leurs bourreaux, reconnaissez les complices de leurs assasins. S'ils feignent aujoardini de verser
avec vous des larmes sur leur cercueil, c'est qu'ils ont besoin
def feindre renrfchaperenc-asaes; an châtiment qu'ils méritent;
c'est quils veulent exciter;votre indignation contre des hommes
qu'ila accolent aux decem-virs, quhls accnsent de complicité dé
connivence avec billaud, Barrère, 1 Bobespierre et l'ancien gouvernement t;et qu'ils re cessaient de peindre avant le neuf
thermidorcomme des nxnus,d.scrfatuecs, de Brissot,de Clavière
el des Girondins contiel les qu'els ils avoient ubtenu un décret
d'accusation ; contre lesrquels ils ont plusieurs fois sollicité
la mise hors de la Loi; et qui s'ils. fussent arrivés en France
avant le neuf thermidor eussent été à l'instant livrés au tribunal Révolutionnaire , mis hors des débats et traduits à l'échafaud comme les complices des Vergniauz, des Guadet, des
Gensonné, des Ducos, etc.
Ils se disent les victimes, eux qui furent les persécnteurs ;
eux qui ont fait incarcérer et retenir dans les cachots de la tyrannie, pendanttouts son règne, Raxwoxblenrard.nt antagoniste,
Raymond le défenseur de ses freres opprimés, Raymond qui,
depuis et avant la révolution ne cessait de combattre Ies prejuet l'orgueil des Colons blancs ; eux qui ont fait arrèter et
Sent huit mois dans les prisons LEBORGNE (1) arrivant des
Colonies pour instruire la France de l'état et des besons de ses
() Verneuil chef de la bande qui l'arréta et le conduisit au Comité
de sureté gépérale, criait haro sur lui en le désignant à la maltitude
comme un Brissotin, un Giroridin, un Fédéraliste,
Ies prejuet l'orgueil des Colons blancs ; eux qui ont fait arrèter et
Sent huit mois dans les prisons LEBORGNE (1) arrivant des
Colonies pour instruire la France de l'état et des besons de ses
() Verneuil chef de la bande qui l'arréta et le conduisit au Comité
de sureté gépérale, criait haro sur lui en le désignant à la maltitude
comme un Brissotin, un Giroridin, un Fédéraliste, --- Page 12 ---
453 2 Oa TIre A
(8) )
possessions d'outremer 3 eux qui ont fait arréter Pascal étrangera aux Colonies, mais venant de la nou
de pièces cqui prouvaient Ja criminelle complicité vlirArpheteerpenrdr des Colons avec
le gonvernement Anglais pour enlever Saint- - Doiningue à la
France; eux qui ont fait arrêter les représentants du peuple,
députés parla' partie du nord de Saint -1 Domingue à la convention nationale; ; eux qui ont fait arrêter le général Josnet nommé pour aller commander les troupes françaises auxiles du vent
etl'ont retenu prisonnier à Paris, parce qu'il avait dénoncé éleur
complice Hugues (1): ; eux qui iont faitincarcérert tousles hommes
qui ne parlaient pas dans leur sens surles Celonies, qui avaient.
des émissaires dans tous les ports pour arrêter ceux seraient
tentés de venir dire la vérité, afin d'ensévelir toutes qui les
de leurs crimes ; eux dont le complice Hugues successivement preuves
accusateur public dans les tribunaux révolutionaire de Rochefort etde Brest, faisait trembler et menaçait de la faulx sanglante
tous les Girondins, les Brissotins, les Fédéralistes: et pour
de ses services révolutionnaires, a été envoyé revêtu d'une fonc- prix
tion importante dans les Antilles 1 malgré les dénonciations
existantes contre lui; eux enfin qui ont fait tomber sous le couteau assassin 1 à Rochefort, le marin GRINOUARD, acquitté une
première fois - mais coupable aux yeux des Colons parce qu'il
n'avait pas, suivant leurs voenx, enployé le forces navales qu'il
eompmsdwiispanbhanion à égorgers les hommes de couleur.
Ils se disent les victimes, mais qu'ils citent un d'entre
oails citent un de leurs amis, si ce n'est Chaumette eux, soit
tombé sous le couteau du tribunal révolutionnaire, pendant qui ce
règne de sang. Quelques uns d'entre enx, il est vrai, ont été
incarcérés, mais par ordre de la conveution nationale même,
après la séance du 16 pluviose cette mémorable séance dans
laquelle la convention, par u de ces élans d'enthonsiasmne, que
les décemvirs n'osaient coiprimer de peur de perdre toute leur
antorité compléta la déclaration des droits en prononçant la
liberté de tous les habitants des colonies françaises dàns les
() Il écrivait à ses correspondans à Saint-Domingus en parlant des
moyens leurs qu'ils avoient obtenu pour faire rapporter tel decret contraire
à
intérêts, ou fait adopier telle mesure qui leur était favorable
rous" apons remud les JACOBINS, les CORDELIERS etc,
ient coiprimer de peur de perdre toute leur
antorité compléta la déclaration des droits en prononçant la
liberté de tous les habitants des colonies françaises dàns les
() Il écrivait à ses correspondans à Saint-Domingus en parlant des
moyens leurs qu'ils avoient obtenu pour faire rapporter tel decret contraire
à
intérêts, ou fait adopier telle mesure qui leur était favorable
rous" apons remud les JACOBINS, les CORDELIERS etc, --- Page 13 ---
(9 )
deitx Indes. Ils furent incarcérés en vertu d'un décret qui ne
fut pas ariaché par les comités de gouvernement, mais rjui fnt
émis librement par la convention, indignde des criminelles manoeuvres des colons pour empécher l'exécution du décret du
16 plaviose: Mais ce qui prouve évidemment la conivence
dn gonvernement d'alors avec les Colons Léopardins,la
ouverte
leur accordait, c'est que sur la
deuRtOr
tection
qu'il
de d'un membre del la convention de faire traduire au tribunal
révolutionnaire Page ct Bruley, auteurs de lettres royalistes et
ceutre-reslutarnaires. 1 le comité de Sureté géncrale observa,
l'organe d'un de ses membres, qu'il était inutile de décréter
par cela parceqn'il avait des ponvoirs suffisans à cet effet, et que
cependant Page et Bruley, n'ont pas été traduits an tribunal
révolutionnaire, Ce qai prouve la protection dont ils jouissaient
tant anx comités de gouvernement, qu'auprès du tribunal révolationnaire, c'est que deux d'entr'eux Bardet de Fromenteai
et Serres, accusés de propos coutre-xowdatisnsaire,) prouvés dans
par la déposition uniforme de trois témoins, tronverent
Fouquier Tinville 1111 défenseur et furent acquittés; c'est que
lenr dénonciatenr Milscent , à qai les Colons avaient voué nne
haine implacable 1 parce que Milscent blanc plaidait la cause
des noirs qu'il regaidait comme ses frères, malgré la différencedela penu-Milscent dis-jef futmis en jugement comme calomniateur de Serres et de Bardet de Fromenteau; comine complice
de Polveral et Sonthonaz et assassiné par ce tribunal de sang,
C'est que détenns dans trois maisons d'airet où se dressaient
des lisics de proscription pour les prétendues conspiration de
prisonniers, ancun d'eux n'a été juscrit sur ces listes fatales.
C'est que quatre d'entr'eax, L'archevésque Thibaud,Jacques Mollard. Nason et.Michel ditenns an Luxembonrg ayant di6 enimenés dans le nombre de plos de cent cinquante compliqués les
dans une de ces conspiratic ous imaginées pour déblayer prie
sons et immoler des patriotes vertueux, ces quatres colons
dis-je, trouvèrent grace auprès de Fouquier Tiuville qui sappitoyant sur Jeur sort s'écria en les voyaut paraitre, zoila 6licoreces Colons patricles dcportés de Ssiis-Domilngue, cesinforttnéce aictimes des Jureurs de Polvere! et de Sonthenas; c'estr qse
dans une de ces conspiratic ous imaginées pour déblayer prie
sons et immoler des patriotes vertueux, ces quatres colons
dis-je, trouvèrent grace auprès de Fouquier Tiuville qui sappitoyant sur Jeur sort s'écria en les voyaut paraitre, zoila 6licoreces Colons patricles dcportés de Ssiis-Domilngue, cesinforttnéce aictimes des Jureurs de Polvere! et de Sonthenas; c'estr qse --- Page 14 ---
V RoRA Z
l'archevéque Thibaud reçut des éloges de ce monstre. C'est
que ces quatre Colons furent acquités par les mémes Jurés
qui venaient d'immoler plus de cent cinquante victimes de
cette conspiration qui n' 'exista que dans l'imagination meurtriere des dénonciatenrs et des juges. Je les ai vus revenir au
Luxembourg ; vous ies avez vus aussi, vous infortunés détenus
qui attendant avec l'impatience du désespoir le sort de vos
compagnons nir
dont vous connaissiez l'innocence, ne vites reveau lieu de Vos frères , de VOS parens, de VOS amisles
chers que ce petit nombre de privilégiés.
plus
Vils satellites d'Amar, infàmes protégés d'un
ne protégea que le crime , assasins des Brissot, gouvernement des Guades
des Vergniaux,
Ducos, des' Fonfrédes, assassins de
tous les patriotes vertueux qui ont péri sur l'échaffaud rentrez dans lignominie ; que l'exécration publique soit le
de vOs forfaits.
prix
Et vous hommes couragenx qui avez renversé la tyrannie,
hommes da 14juillet, duioaoht,dn 9 thermidor et du 12
nal dleorentironsrenads crime qui se glissent'parmi germi- vous.
Lenr figure livide est T'emblème dela scéléra'esse de leur coeur
hipocrites sans padeur, ils prenuent tous les, masques 1 tous les
costumes; ils sedistribuent les rôles, de manière à se
un asile dans tous les événemens
ménager
avec vous 1 plus fort que vous peut-être, posiblas-Arjporduils contre les erient
contre les terroristes contre les homme de sang, contre Jacolins, tes
égorgeurs. Demain si l'antre du crime est rouvert ils seront
des premiers à y conspirer contrela vertu,si les bastillessontr rétablies 7 ils seront des premiers à vous y conduire, à vous arracher de vos maisons ; si les
sont rélevés ils
ils seront vOs dénonciateurs échaffauds, vOs
VOS
Demain si les cgorgeurs ont 1a victoire juges ,
bourreaux.
moeurs et. sans foi qui se mélent
, CCS scélérats sans
seront dans leurs
aujourd'huidans vos rangs pas.
de
rangs 1 après vous avoir assassinés et votre
sang ceux VOS ennemis scellera leur réunion.
F. POLVEREL détenu au Luxembourg.
Jusqu'au 18 Thermidor.
De Vimprimeric de PAIN passage Honoré.
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V2
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N
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P73im
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