--- Page 1 ---
à
-
a
- --- Page 2 ---
A20c
ON
Jabir Carier roin
Librany
BrumiHnttretsitg
- à 12 -
P
- à dR --- Page 3 --- --- Page 4 ---
7865.
S 'adapter aux convenances locales, faufla décifion définitive
de l'AMfemblée Nationale &c du Roi, fur les modifications
quiauroient pu y être apportées, & la Sanction provifoire
du Gouverneur, pour l'exécution des Arrêtés qui feront
pris par les Affemblées adminiftratives.
anoe
V I.
Les mémesAflemblées Coloniales. énonceront leur voeu
fur les modifications qui pourroient être apportées au régime prohibitif du Commerce entre les Colonies & la
Métropole, pour être, fur leurs pétitions, & après avoir
entendu les repréfentations du Commerce François, ftatué par l'Affemblée Nationale, ainfi qu'il appartiendra.
Au furplus, l'Affemblée Nationale déclare qu'elle n'a
entendu rien innover dans aucune des branches du Commerce foit direct, foit indireét de la France avec fes
Colonies ; met les Colons & leurs propriétés fous la
fauve-garde fpéciale de la- Nation; déclare criminel,
envers la Nation, quiconque travailleroit à exciter des
foulevemens contre eux:jugeant favorablement des motifs
qui ont animé les Citoyens defdites Colonies, elle déclare qu'il-n'y a lieu contre eux à aucune inculpation ;
elle attend de leur patriotifme, le maintien de la tranquillité, & une fidélité inviolable à la Nation, à la Loi
au Roi. Signe, l'Abbé DEMONTESQUIOU, Préfident;
GAULTIER DE BIAUZAT, le Comte DE CASTELLANE, le
Marquis DE CuAxrAcNr,GamracuGURLAUN,NauN, le Comre
DE CROIX, Sccrétaires. --- Page 5 ---
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DE LA PARTIE FRAN NÇOISE
DE SAINT T - DOMINGUE,
auc représentants de la nation. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
LASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DE LA PARTIE FRANÇOISE
DE SAINT-D O MIN GUE,
ausc représentants de la nation.
MESSIEURS,
LE jour que vous avez fixé pour prononcer sur Saint-Domingue est prochain 2 et
cependant il nous est impossible de vous
mettre sous les yeux dans un si court espace
les pieces sans la connoissance desquelles
votre décret, loin de remplir le but que VOtre justice et votre sagesse s'en promettent,
A
LASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DE LA PARTIE FRANÇOISE
DE SAINT-D O MIN GUE,
ausc représentants de la nation.
MESSIEURS,
LE jour que vous avez fixé pour prononcer sur Saint-Domingue est prochain 2 et
cependant il nous est impossible de vous
mettre sous les yeux dans un si court espace
les pieces sans la connoissance desquelles
votre décret, loin de remplir le but que VOtre justice et votre sagesse s'en promettent,
A --- Page 8 ---
(4)
porteroit au contraire dans la plus belle partie de l'empire la désolation, le deuil et le
désespoir. Tout ce que les ennemis du bien
public ont avancé n'a pour base que l'imposture > pour cause que l'impunité des crimes qu'ils ont commis. 5 pour objet que de
rendre nuls pour Saint-Domingue les bienfaits de la régénération.
Le rapport de M. Santo-Domingo n'a da
vous laisser rien à désirer sur les mouvements du vaisseau le léopard que la nécessité de justifier des crimes nous avoitimpntés. Il en sera de même, Messieurs, de
toutes les opérations de l'assemblée générale
de la partie françoise de Saint-Domingue;
elle n'est jamais sortic de la dignité et de la
justicequi doit caractériser les représentants
du peuple. Quelques uns de ses actes, pris
isolément, sont peut- être propres à vous
donner quelqueinquiétude sur la puretéde
ses intentions. Si nous n'avions de quoi les
justifier, nous réclamerions votre indulgence; car quiconque est assez vil pour attirer sur lui le glaive de la loi est toujours
assez lâche pour chercher à l'écarter.
Lcs principes que nous avons adoptés --- Page 9 ---
(5)
trouveront leur apologie dans le détail des
convenances locales ; nos actes trouveront
la leur dans les circonstances périlleuses
qui les ont déterminés. C'est donc sur ce
tableau général de nos travaux que vous
pourrez asseoir un jugement digne des régénérateurs de l'empiré.
Nos familles, nos biens, notre existence,
tout réclame notre prompt retour à SaintDomingue; mais les devoirs que notre caractere nous impose nous font une loi bien
plus impérieusel de ne pas sacrifier cette superbe colonie à une précipitation intéressée.
Tous nos moments sont employés à donner à la grande affaire qui nous a fait traverser les mers, cette méthode et cette
clarté qui peuvent amener à une décision
juste et facile; et malgré le dérangement
de la santé de quelques uns de nous, suite
ordinaire du changement de climat et dont
un de nos collegues vient d'être victime (1),
nous espérons que sous quinze jours nous
(1) M. Du Congé, Créole, âgé de 34 ans, , député de la paroisse du Mole, et décédé hier en cette
ville,
traverser les mers, cette méthode et cette
clarté qui peuvent amener à une décision
juste et facile; et malgré le dérangement
de la santé de quelques uns de nous, suite
ordinaire du changement de climat et dont
un de nos collegues vient d'être victime (1),
nous espérons que sous quinze jours nous
(1) M. Du Congé, Créole, âgé de 34 ans, , député de la paroisse du Mole, et décédé hier en cette
ville, --- Page 10 ---
((6)
serons assez heureux pour vous mettre à
portée de faire le bonheur de Saint-Domingue. Ce délai est d'autant plus juste
que
nous sommes accusés, et qu'aucune piece
ne nous a été communiquée. Or, le droit
de sedéfendre tient essentiellement au droit
des gens, et cette raison seule suffit
pour
nous le faire réclamer. D'un autre côté nous
sommes accusateurs; et les pieces de notre
dénonciation ne sont pas rassemblées. Six
de nous se sont présentés hier au comité des
colonies pour y donner les premiers renseignements et justifier la nécessité d'un délai.
Ce Comité n'étant pas réuni, leur démarche a été inutile.
Le prétexte dont nos ennemis Se servent
pour hâter la décision de cette affaire est
trop spécieux pour que nous ne nous y arrêtions : il importe en effet de rétablir l'ordre dans la colonie; mais la seule maniere
efficace de le faire est de punir les coupables,et de protéger les innocents, etpour un
jugement aussi grave, une parfaite instruction est indispensable.
Cependant, 9 Messieurs, vous aviez destiné votre séance de
lundi à ramener dans la colonie le calme et --- Page 11 ---
(7)
la paix; nous allons vous offrir un moyen
de tranquilliser à la fois et le commerce, à
quila calomnie a rendu suspects la religion
de Saint-Domingne, et nos ceurs 2 que des
soupçons outrageants tiennent dans l'angoisse; c'est, Messieurs, de permettre que
dans votre sein, au milieu des représentants
de la nation, dont notre plus grande gloire
est de faire partie, nous prêtions le serment
civique de rester à jamais fideles à la nation, aux loix générales du royaume, en
ce qu'elles ont de commun avec la colonie,
aux loix particulieres quiseront dictées pour
Saint-Domingne, et au roi des François.
Cet acte solemnel,ce vrai . sceau del'union
éternelle de la partie françoise de SaintDomingue à la France sa merespatrie, portera la joie dans le coeur de tous les colons,
désarmera les bras meurtriers du pouvoir
exécutif, 9 et déconcertera des projets que
d'aussi odieuses inculpations auroient pu
faire naître à des puissances rivales de la
France et envieuses de sa gloire. Que cette
faveur nous soit accordée, que nous ayons
la faculté d'exprimer à la face de la nation
des sentiments que nous ne cesserons jamais --- Page 12 ---
(-8)
d'avoir; et nos ames s'éleveront au-dessus
de tous les événements ultérieurs.
Nous sommes avec respect,
MESSIEURS,
Vos très humbles et très obéissants
serviteurs
Dinaver,président,
AIMÉ GAULTIER, vice - président; DAURONNEAU, DENIx,
GAULT et D'AUGY, secrétaires.
Paris, ce 9 octobre 1790.
Del'imprimerie DIDOT,FILS AINÉ, rue pavée.
--- Page 12 ---
(-8)
d'avoir; et nos ames s'éleveront au-dessus
de tous les événements ultérieurs.
Nous sommes avec respect,
MESSIEURS,
Vos très humbles et très obéissants
serviteurs
Dinaver,président,
AIMÉ GAULTIER, vice - président; DAURONNEAU, DENIx,
GAULT et D'AUGY, secrétaires.
Paris, ce 9 octobre 1790.
Del'imprimerie DIDOT,FILS AINÉ, rue pavée. --- Page 13 ---
L ETT R d E à
E T
DECLARATION
DES DÉPUTÉS DE SAINT-DOMINGUE
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE;
ADRESSÉE A LEURS COMMETTANS.
Paris, ce 6 Aoit 1790.
Mrssreuxs ET CHERS COxPATRIOTES,
VICTIMES d'un malheureux évènement, qui va,
sans doute, entraîner bien des VENGEANCES MINISTÉRIELLES, contre lesquelles vous devez vous PRÉMUNIR, et peut-être bien des CALAMITES publiques
funestes à VOS propriétés, à votre existence 2 à la
Colonie et à la Métropole, nous devons à la VÉRITÉ,
à nos COMMETTANS, à notre DÉLICATESSE, et à la
NATION, la déclaration suivante :
LE 2 Juillet, la Députation entière de SaintDomingue a présenté au Comité des Rapports environ 150 pièces originales à l'appui de la DÉNONCIATION du Ministre de la Marine; ce DÉPÔT a été fait
de notre part, sous la clause BIEN EXPRESSE de ne
A --- Page 14 --- --- Page 15 ---
E771
L05ld
V2 --- Page 16 ---
a
-
<